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DICTIONNAIRE BASQUE-FRANCAIS 



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DICTIONNAIRE 



BASQUE-FRANÇAIS 



PAR 



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PARIS 
MAISON NEUVE 

15 Quai Voltaire 



LONDBB9 

WILLIAMS & NORGATE 

14 Henrietta Street 
Covent garden 



1878 



PREFACE. 



*) M. F. Lécluse, Dict. basq.-esp.-fr. 2 v. 8°. à 2 col. N'a pas para. 

/. B. Archu et F. Michel, gr. 8°. N'a pas paru. 

C. A. F. Mahn, dans sa brochure »Denkmaler der baskischen Sprache 
1857" dit, qu'il espère publier un jour un dictionnaire basque. 

Chalio a commencé à publier un dict. basque (jusqu'à l)\ mais il ne 
donne que les mots empruntés aux autres langues. 



L'accueil bienveillant fait à notre „Essai de Grammaire de 
la langue basque", nous a encouragé à tenter un autre essai, 
celui d'un Dictionnaire. 

Jusqu'à ce jour rien ou à peu près rien n'a été fait pour 
la lexicologie basque, et cependant tous ceux qui s'occupent 
de cette langue intéressante savent combien l'étude en est 
entravée par le manque d'un dictionnaire- Souvent la publi- 
cation en a été annoncée comme prochaine, mais ce plan ne 
s'est jamais réalisé 1 ). Nous espérons donc qu'on ne jugera 
pas avec trop de sévérité ce premier travail nécessairement 
incomplet. 



INTRODUCTION. 



* 1. 



Nous avons réuni dans ce dictionnaire quatre dialectes: le 
guipuzcoan, le biscaien, le labourdin et le bas-navarrais. Pour 
le dialecte labourdin il y avait à consulter le précieux dic- 
tionnaire MS. de Silvain Pouvreau, inscrit à la bibliothèque na- 
tionale de Paris, sous le n°. 7700. Pour le bas-navarrais il n'y 
a qu'un tout petit vocabulaire de M. Salaberry d'ibarolle. 
Plus tard, à Londres, nous avons pu consulter le Nouveau 
Testament traduit par Liçarrague et imprimé à la Rochelle en 
1571. C'est sans doute un des livres les plus importants pour 
l'étude de la langue basque. 

Pour le guipuzcoan il y a le dictionnaire de Larramendi, 
qui, quoique bon à consulter, est cependant de moins de valeur 
qu'on ne serait tenté de le croire; d'abord tous les dialectes 
sont mêlés, et puis il contient une grande quantité de mots 
qui sont inconnus ou qui peut-être n'ont jamais été en usage. 
Larramendi paraît avoir pris un dictionnaire espagnol et l'avoir 
traduit, sans se demander si le mot qu'il allait traduire était 
connu ou non ; et ce qui est pire encore, c'est qu'il a fabriqué 
un assez grand nombre de mots, entièrement en désaccord avec 
le caractère de la langue basque. C'est ainsi qu'il a fait des 
mots commençant par „des" à la manière espagnole et quelques 
uns par „fo". P. ex. desjosi, découdre; beteuki de àe-euki; 
soutenir, sous-tenir. 



IV 

La partie étymologique est plus que faible; Larrainendi 
s'est laissé entraîner à considérer le basque comme la source 
des langues qu'il connaissait; l'espagnol en dérive entièrement, 
selon lui, ou peu s'en faut, et s'il ne trouve un mot analogue 
en espagnol, il le cherche et le trouve dans la langue latine, 
qui l'a pris, cela va sans dire, au basque. 

Astarloa va plus loin sous quelques rapports; les voyelles 
isolées n'ont plus de secrets pour lui; a indique la force, e 
la douceur etc., etc. Il y a donc peu à apprendre, sauf 
quelques exceptions, chez ces auteurs. 

Les très rares explications de M. Salaberry ne sont pas 
heureuses non plus '). Chaho est d'un fantastique inouï. Selon 
lui, „le sanscrit, le grec, le latin, le gallique, le celtibérien des 
Espagnols n'étaient que des dialectes du celto-scythique (?) du 
Nord. (p. 45)." 

„La langue des Romains et des Brahmines, dialectes celti- 
ques, même dans leur déclinaison qui est empruntée aux 
Euskariens, (p. 47)." 

„Admettez, ce qui est une vérité facile à prouver jusqu'à 
l'évidence, que les Euskariens antiques occupaient non seule- 
ment le Sud-Ouest de l'Europe, mais encore toute la partie 
septentrionale de l'Afrique et le midi de l'Asie." (p. 45.) 

„Eca désignait le premier nombre, l'unité, dans l'euskarien 
hindoustanique." Euskarien hindoustanique ! ! (p. 47.) 

§ 2. 

La méthode que nous avons suivie dans ce dictionnaire est 
celle-ci : nous avons placé en tête, autant que nous avons pu, 



l ) Bego, 8 me pers. de l'impératif de egon, rester, vient solon M. S. du 
verbe irrégulier uiz! Uste, croire (au fond opinion) a pour présent de 
l'indicatif sinhex! Horra, voilà et kuna, voici, deux démonstratifs, seraient 
des impératifs du vorbe ikhuni, voir!! Ilaùil, impératif de ebilli, serait 
l'impératif de joan ! 



le mot dans sa forme la plus simple en faisant suivre les dé- 
rivés et les composés ; ce n'est que très rarement que nous 
avons donné la préférence à la racine ; la langue basque étant 
entièrement isolée jusqu'à présent, il nous a semblé risqué 
de rechercher les racines, craignant de' considérer comme tels 
des mots, dont l'apparente simplicité n'est due qu'à la dégra- 
dation inhérente à toute laugue. En voyant le mot français 
„âge" on ne se douterait guère, si l'on n'avait pas les moyens 
d'en tracer la généalogie, que ce n'est plus que la terminaison 
du mot primitif. Age, de eage, edage, de aetaticum, aetas, aevitas, 
aevum où ae est le radical '). Un mot comme „car" pourrait pas- 
ser pour une racine si l'on ne connaissait pas son étymologie 2 ). 

Nous avons donné les verbes d'après l'usage guipuzcoan, c'est 
à dire l'adj. verbal auquel nous avons joint le subst. verbal; 
mais pour correspondant français nous avons donné l'infinitif; 
ainsi ikusi (vu) ikusten (dans le voir) sont rendus par „voir". 
Comme ikusten est composé de ikusle-n, on ne trouve dans l'or- 
dre alphabétique que ikuste, le subst. verbal indéfini, qui se 
trouve aussi uni à d'autres suffixes, comme ra, ko, etc. ikustera, 
artzeko, etc. etc. Ceci facilitera les recherches, d'autant plus 
qu'en bise, le e final devient i quand suit l'article; ainsi du 
nom verbal ilte (dont ïlteri) on forme le substantif illia, le 
mourir, la mort. 

Nous avons omis tous les mots comme : okasion, blasfemio, 
trompalu; ceux-là seulement ont été admis qui par leur forme 
étaient, pour ainsi dire, naturalisés basques, et par conséquent 
plus ou moins méconnaissables. 

Si nous avons placé le dialecte guipuzcoan le premier, ce 
n'est pas pour faire entendre que cette place lui revienne de 



l ) V. Max Mtiller, Lectures, vol. I. p. 298. 

a ) Voy. 0. Bothlingk. Uber die Sprache der Jakuten, p. XVII, note 
46, où l'auteur dit qu'en Thibétain on peut démontrer que plusioura 
mots aujourd'hui monosyllabiques ont été pollysyllabiques autrefois. 



VI 



droit ; il nous paraît môme que c'est tantôt l'un et tantôt l'autre 
dialecte qui offre des formes mieux conservées. On a dit, il 
est vrai, que le dial. guip. est le plus pur, mais c'est une 
opinion prématurée, aussi longtemps qu'une étude sérieuse des 
différents dialectes ne viendra pas l'appuyer. 

Tous les substantifs, contrairement à l'usage, sont donnés 
sans l'article. Il faudra donc, pour trouver les noms biscaïens, 
connaître les règles de la permutation des voyelles finales; 
elles sont très simples : a -f- a = a (on aurait pu accentuer le 
a, a, ce qui ne s'est jamais fait) ; aita père ; aita, le père ; 
e -\- a = ia, ec/ie, maison ; echia> la maison ; i + a = ija, andi, 
grand ; andija, le grand ; o -\- a = ua, guraso, aïeul ; gurasua, 
l'aïeul. Quand u est suivi de a ou e on intercale b ; buru, tête, 
buruba, la tête; zerubetan, de zeru-etan, dans le ciel. Cette 
règle se fait quelquefois sentir en lab. pour le o et le e. En 
guip. les mots qui finissent en », précédé d'une voyelle, chan- 
gent i en y, quand suit l'article: oi fait oya. En bise, le subst. 
verb. se forme régulièrement de l'adj. verb. sans jamais se 
contracter comme en guip. Ainsi berotu fait berotuten, en b. et 
berotzen en g. Il nous a paru superflu de répéter cette forme. 

ORTHOGRAPHE ET SYSTÈME PHONÉTIQUE. 

$ 3. 

Nous avons conservé généralement les mots tels que Pou- 
vreau et M. Salaberry nous les donnent ; seulement nous avons 
suivi l'orthographe adoptée dans notre Essai, c. a. d. celle qui 
est en usage en France et qui par routine est toujours rejetée 
en Espagne. Toutes les citations ont l'orthographe moderne, 
excepté celles qui sont prises dans le Nouveau Testament de 
Liçarrngue, la Rochelle 1571. Avec les poésies d'Echeparre 
c'est le plus ancien livre basque connu, et c'est à ce titre que 
nous n'avons pas touché à l'orthographe. 



VII 

Au lieu de y nous avons adopté le j. On trouvera nos 
observations sous cette lettre. Quant à la phonétique basque, 
nous n'avons rien trouvé à y changer depuis que nous avons 
publié notre Essai, il y a cinq ans. Sans doute il y aurait 
beaucoup à ajouter à notre chapitre sur la phonétique basque, 
ce dont on s'apercevra dans les exemples cités où nous avons 
taché de suppléer à ce qui y manquait ; mais les grandes lignes 
nous paraissent être exactes. M. Vinson, dans un article sur la 
phonétique basque, publié deux ans plus tard, (V. Revue de 
linguistique, 3 me vol. 1869 Paris), les a acceptées toutes ; il y 
a ajouté de très bonnes observations sur la permutation des 
consonnes et plusieurs additions. Il voudra bien nous per- 
mettre d'en relever quelques unes, qui nous paraissent deman- 
der une autre solution, en réservant un paragraphe spécial sur 
la mutation de h en k, le seul point où M. Vinson ne s'accorde 
pas avec nous. 

Page 432, behinere est traduit par „ jamais, pas une fois." 
C'est le contraire qu'il faut; „aussi une fois ;" pour que la phrase 
soit négative il faut encore ez ; behinere ez, pas aussi une fois. 
Page 435, 3°. permutation entre a et i, atckiki „retenu" devient 
à Bardos ilchiki. Nous croyons que atchiki vient de atz et it- 
c/iiki, de ich; tenu rend mieux l'idée que retenu. Page 441, 
43. „Mais ceux-ci (dialect. esp.) transforment le j ou le y des 
premiers (dialect. fr.) en j, jota espagnole." Est-ce bien sûr? 
ne se pourrait-il pas que le lab. eût changé la jota en y ? Il 
est certain que les Espagnols n'ont pris leur jota ni du latin, 
ni de l'arabe (v. Diez, Gr. vol. 1. p. 366); mais de qui alors ? 
des Basques ? nous l'ignorons. Un dialecte aurait pu avoir con- 
servé le j et un autre l'avoir perdu. Nous avons en holl. le 
g qui est exactement le j esp. et les allemands ne l'ont pas. 
Page 444. note 1. La présence de h dans lokharri est attribuée 
à la rencontre de t et k : lol-karri, ce qui ne nous paraît pas juste, 
i/ appartient à Marri; v. lokharri. Page 450, 63. Il est probable 
que les mots basques ne pouvaient pas commencer par une explo- 



vin 



sive dure. Comment défendre alors la tinsse du /• primitif? A l'ap- 
pui de ceci, M. V. cite plusieurs mots empruntés au latin ; mais 
ne faudrait-il pas admettre qu'il y a une phonétique particulière 
pour les mots d'origine étrangère? Les groupes br, pr, bl, etc. 
ne sont pas basques et cependant quand il s'agit d'introduire 
le mot „personne", le dial. lab. en fait preauna. Le t, esp. de 
tiempo devient d, dembora ; mais le t basque de aitatu, devient 
p, aipatu ; aizta = aizpa. Ceci n'est pas seulement le cas en 
basque mais dans d'autres langues. Le son ch fr. n'existe pas 
en holl. Chaise (de poste) devient sees, dans la bouche du 
peuple et par contre concierge est prononcé concherche, 
même au théâtre, sur la scène; et cependant il existe un 
seul et unique mot ou ch est prononcé ch fr. et représenté 
par sj : sjouwer, bambocheur. Page 450, 64. 2° G permute 
avec r. Cf. oramai, orhantza, dérivés de ogi. Il nous paraît 
plutôt de orhe. Page 454. 69. „En raison de cette permuta- 
tion (a en b ou p ) m, dans beaucoup de mots remplace le 
v français ou latin." Ne serait-ce pas plutôt l'influence espa-' 
gnole? Page 454. 70 „Dentale: 1° n est intercalé comme lettre 
de renforcement, ainizin et aitzin." Il nous semble que la forme 
primitive est aintzin; chute de n dans aitzin. 3° „N permute 
avec r. arima = anima." Non pas ; anima de l'esp. ; arima du 
provençal. Nous avons vu avec plaisir, M. Vinson rectifier lui- 
même ce qu'il avait dit, page 428, par rapport à la pronon- 
ciation des diphtongues. 

DE LA MUTATION DE h EN /t, OU DE k EN h. 
§ 4. 

M. Vinson dans un article de la Revue de linguistique, vol. 
III, p. 455 — 456, parle de ceux qui pensent que la 2 d ° per- 
sonne du pronom personnel était primitivement /•/, aujourd'hui 
ht. Dans le 5 me vol. de la dite Revue, page 215, M. Vinson 



IX 

revient à la question de cette mutation et reproduit l'opinion 
du Prince L. L. Bonaparte en rendant compte de son livre 
sur le Verbe basque, Londres 1869. Il parait donc que selon 
le Prince B. l'antériorité revient à k sur h. A la page 221 — * 
222, M. Vinsou se range tout-à-fait à cette opinion, et défend 
la thèse, qu'il fait sienne, dans une réponse à M. de Charen- 
cey par rapport à une question de phonétique. — Dans notre 
Essai de grammaire, nous avions fait remarquer dans le chapi- 
tre II que le h initial, placé par suite de la composition au 
milieu d'un mot, devient k; que eman-hume, et zar-àume deve- 
naient emakume, zarkume. 

Cette observation était nouvelle et paraît avoir donné lieu 
à des comparaisons dont le résultat a été pour le Prince B. 
exactement l'opposé de ce que nous avions trouvé ; hume était 
donc primitivement kume, et redevient kume dans les compo- 
sés. Quelles peuvent être les raisons du Prince B. pour prendre 
le contre-pied d'un loi parfaitement claire, croyons nous, et 
appuyée par de nombreux exemples? nous l'ignorons. Quand 
on cite les deux exemples de notre Essai : emakume et zarkume, 
on dirait qu'ils sont isolés, qu'ils sont des exceptions, ce qui 
n'est pas le cas; en voici d'autres: aitakide de aita-hide ; haur- 
kide de haur-hide ; zorakeria de zora-heria ; lokartu de lo-hartu ; 
sukartu, de su-hartu ; askazal de atz-hazal ; sukalde de su-halde ; 
erkatz de er-hatz ; arrainkari de arrain-hari ; chichkabar de c/iic/i- 
habar, gorrikara de gorri-hara, etc. Cette nomenclature suffira 
pour prouver que cette permutation n'est pas une exception, 
mais au contraire qu'elle semble être toute naturelle. 

Nous le répétons quelles sont les raisons du Prince B. pour 
admettre que le k est primitif? M. Vinson ne cite au fond 
qu'un seul exemple qui n'est pas bien concluant, comme nous 
verrons à l'instant, car le pronom ki pour hi n'est qu'une forme 
hypothétique, qui ne se trouve nulle part autant qne nous 
sachions; il ne reste donc que gizon kori, pour gizon hori, 
exemple unique qui devrait prouver, à lui seul, que k est 



primitif; mais l'observation du Prince B. qui accompagne cet 
exemple, parle beaucoup plus en faveur de la loi comme nous 
l'avons posée ; la voici „ceci n'arrive d'ailleurs aux démonstra- 
tifs que lorsqu'ils sont employés enclitiquement en guise de 
suffixes." Ainsi, en guise de suffixes c. a. d. attachés au mot; 
on pourrait (on devrait?) dans ce cas écrire gizonkori, et alors 
le h initial par suite de la composition vient au milieu et 
devient k, exactement comme tous les autres exemples. Ceci 
confirme tout-à-fait notre règle. 

En outre n'est-il pas beaucoup plus naturel de voir une lettre 
changer, en venant en contact avec une autre, que de la voir 
disparaître dans une foule de mots, sans qu'il en reste aucune 
trace, et reparaître dans les composés? Il ne faudrait certes 
pas condamner une règle parce qu'elle est extraordinaire, mais 
au>M longtemps qu'il n'y mira pas de preuves pour l'appuyer, 
on sera en droit, croyons nous, de la considérer comme une 
pure hypothèse, et de plus une hypothèse inutile, car elle 
n'explique rien. 

Mais en admettant pour un moment que la conséquence de 
cette observation eût en effet la valeur qu'on aimerait à lui 
attribuer, serions nous en droit d'admettre, comme pierre de 
touche, un mot qui se trouve être prononcé d'un certaine façon 
dans une petite localité, en contradiction avec les dialectes 
principaux. Nous ne voulons certes pas attaquer l'importance 
de ces observations de détail, mais il nous semble qu'il doit 
y avoir une certaine limite où les variantes finissent et où le 
désordre commence. Si, par exemple, on entend dire à Paris: 
collidor pour corridor, ou chartutier pour charcutier, ou fâen 
à la campagne: j'avions et j'étions, on se tromperait, croyons 
noua, en notant ces irrégularités ou plutôt ces fautes, pour des 
variations de la langue française; au contraire si, en veuant 
plus au midi, on s'aperçoit, bien que rarement, d'une certaine 
difficulté à prononcer l's impur, on sait que c'est l'influence 
de l'italien ou de l'espagnol. M. Vinson termine son article 



en citant, duk, tu l'as; mais le k est là comme toujours dans 
les 2 mes pers. la caractéristique du masculin, comme n l'est 
du féminin, dun. Ce k final, encore qu'il serait le représentant 
d'un pronom, ce qui est même probable, n'infirmerait en rien 
la règle que nous avons posée pour le k initial. Pour prouver 
la thèse du k primitif, on aurait pu trouver mieux, que gizon 
kori; car comme nous l'avons dit, l'exemple est annulé par 
l'observation qui l'accompagne \ ce serait le mot abi, en lab. 
habi, en composition kabi, chorikabi, cage d'oiseau. Nous avons 
appliqué notre règle à abi, n'ayant pas fait attention, quand 
nous écrivions l'article, que abi, guip. a perdu le h du lab. 
habi, qui a son tour a changé en h le g esp. (gavia) ou le c 
primitif du lat. cavia, dont les dial. sardes et vénitiens ont 
fait kabia. V. Diez, E. W. 1. p. 195. Mais d'abord nous ignorons 
si le lab. a pris habi du latin cavia, ou bien de l'esp. gavia, 
ce qui est beaucoup plus probable, et ensuite, ce qui est très im- 
portant, c'est un mot d'origine étrangère, et souvent les lois 
d'euphonie diffèrent selon que le mot est indigène ou étranger. 
Le groupe br, pi, n'est pas toléré eu basque ; et cependant dans 
un mot français que la langue basque adopte, la règle agit 
en sens contraire; de „ personne" le lab. a fait presuna. 

l'étude de la langue basque. 

h 5. 

Bien que le basque soit étudié de nos jours beaucoup plus 
sérieusement qu'il ne l'était autrefois, il n'est pas rare de trouver 
sur cette langue des théories, qui rappellent beaucoup trop 
l'époque des Larramendi, des Astarloa, des Chaho, etc. Les 
quelques échantillons que nous avons donnés des idées de ces 
auteurs sur la langue et sur l'étymologie basques, pouvaient 
se passer de commentaires. Aujourd'hui que nous avons les 
moyens d'échapper en grande partie aux erreurs de ces écri- 



xn 

vains, grâce aux progrès des études linguistiques, on ne peut 
pas les passer sous silence ; l'excuse des rêveries de ces temps- 
là n'existe plus de nos jours; de plus l'aplomb avec lequel 
ces extravagances sont débitées, fait beaucoup de tort à l'étude 
de la langue et donne souvent le change à ceux qui n'ont 
pas le temps ou les connaissances nécessaires pour approfondir 
la question, et qui à leur tour, sur ces données erronées, bâ- 
tissent des théories qui doivent s'écrouler du moment qu'il 
est prouvé que la base ne vaut rien. 

Une brochure spécialement consacrée à l'étymologie basque 
est celle de M. de Charenoey : Recherches sur les noms d'ani- 
maux domestiques chez les Basques 1869. Déjà ailleurs 1 ) on 
a reproché à M. de C. de s'être trop pressé de tirer des con- 
clusions de ses études; nous sommes entièrement de cet avis 
et nous regrettons l'assurance avec laquelle M. de C. doua 
donne des étymologies plus que douteuses. A la page 10, nous 
lisons, „Ou pourrait être surpris (en effet) de voir les Basques 
aller chercher dans la basse latinité ou au pis aller dans la 
langue grecque le nom d'un animal (le cheval) qu'ils ont connu 
depuis des siècles. Mais il ne faut pas oublier que la moitié (?!) 
peut-être du vocabulaire basque a été empruntée soit au latin, 
soit au provençal, soit à l'espagnol." Nous le demandons, est 
ce que M. de C. nous a habitué à des travaux si conscien- 
cieux sur l'étymologie basque, pour que nous puissions admet- 
tre un jugement si téméraire comme fondé. Nous en doutons 
fort. M. de Ch. n'a pas même profité de ce qui a été dit 
sur la phonétique basque et a fait des erreurs qu'il aurait pu 
éviter. Nous avons relevé quelques unes de ces étymologies, 
qu'on retrouvera dans le corps du dictionnaire, s. v. aker, 
ahunlz, ôurni, merchika. Nous préférons dire ici quelques mots 
d'un livre basque, dont la réédition est un véritable service rendu 
par M. F. Michei à ceux qui étudient la langue basque. 

') Un article de M. Vinson dans la Revuo linguistique vol. III, p. 107. 



XIII 

Nous voulons parler des proverbes recueillis par Oienhart, 
et réédités par M. Francisque Michel. Nous possédons la se- 
conde édition, de Bordeaux, 1847, revue, corrigée, etc.; heu- 
reusement le texte paraît avoir été reproduit à peu-près tel 
qu'il est dans l'édition originale. „C'est pour signaler ses 
imperfections (d'Oienhart)," dit M. F. Michel, „autaut que 
pour les corriger que nous avons donné des observations sur 
le texte des Proverbes et des poésies; nous les devons en 
grande partie à un compatriote d'Oienhart, à M. Archu, insti- 
tuteur communal à la Réole, dont l'obligeance égale le savoir. 
C'est à se savant modeste et laborieux que nous sommes aussi 
redevable de la traduction des poésies." 

Comme les observations portent à peu-près toutes sur les mots, 
elles sont du domaine d'un dictionnaire et nous en passerons 
quelques unes en revue. Ce travail de critique est fastidieux 
au possible, mais il nous paraît nécessaire ; le ton décidé avec 
lequel ces corrections sont faites et l'éloge dont elles sont 
accompagnées leur donnent une apparence de certitude, de 
vérité, qu'elles sont loin d'avoir. Quelques unes de ces cor- 
rections dénotent une ignorance totale des autres dialectes, ce 
qui est déjà beaucoup quand on se donne pour correcteur; mais 
il y en a d'autres, qui rendent le proverbe entièrement inin- 
telligible; p. ex. les numéros* 91 et 243. Nous donnerons les 
proverbes avec leur numéro d'ordre et la traduction du mot 
en question par Oienhart; ensuite la correction de M. Archu 
ou tout autre, finalement nos observations. 

N° 1. Jdaussia, aboiement. — Ce mot ne serait pas compris 
aujourd'hui, nous le soupçonnons d'être un transfuge latin ou 
espagnol. — Adaussia est parfaitement basque ; le bise, a aussia ; 
le d est souvent supprimé dans la prononciation et même en écri- 
vant ;comp. a itu = aditu;baut = badul;baanzut pour badanzut, etc. 

N° 90. Ezina, couché. — 11 faut ezana. — Pas du tout; 
ezina ou mieux etzina est du dial. g. De la Vieuxville, dans son 
„Guiristiuoen Doctrina" (dial. lab.), s'en sert aussi. 



XIV 

N° 91. Espis, ne soit. — Espis doit s'écrire en deux mots, 
ez pitz qui signifient „ne s'allume, ne se réveille." — Cette 
correction est au dessous de toute critique ; citons le proverbe. 
Bere ahal dena, espis berzeren. Qui peut estre à soy, ne soit 
à autruy. Maintenant la correction : qui peut être à soi, ne 
s'allume ou ne se réveille pour les autres. Est-il permis de di- 
vaguer de la sorte, quand on a devant soi une traduction par- 
faitement intelligible? Espis est pour ez biz, ne soit, comme O. 
le traduit; l'explosive forte après la sibilante, v. Essai Ch. II. 
On peut ne pas connaître tons les dialectes, cela se conçoit, mais 
de rendre inintelligible une phrase parfaitement claire, c'est 
trop fort. 

N° 112. Onhetsac adiskidea, chéris ton ami. — lion ezac, (mot 
à mot „rend bon") rends toi favorable ton ami. — Du tout. O. 
traduit bien : chéris ; le nom verbal est onetsi c. a. d. on-etsi, 
et l'impératif onetsi ezac, contracté en onetsac. Comp. egotzak 
pour egotzi ezak ; egizu pour egin-ezazu. 

N° 117. Dohacaiz-dunac Sisurren illuna, le malheureux est 
surpris de la nuit à Cicur. NB. Cicur est un petit village près 
de Pampelune. La correction de ce proverbe est comme celle 
du n° .91; on nous dit, lisez: Doha cais dunac, mot à mot 
qui a l'aller pénible, qui marche péniblement ! ! Quel sens est 
ce que cela donnerait? Dohaicaiz-dunac est tout simplement 
pour dohai-gaitz-dun, qui a mauvais destin = malheureux. 

N° 129. Eikeran dadinac egon-egui, bidean lasfer begui, celui 
qui a trop tardé au moulin doit courir en chemin. — Dadinac. 
Il faut badinac; au lieu de begiri il faudrait heguin. — Ces 
corrections ne signifient rien ; dadinac est la 3 pers. sing. 
du prés, du subjonctif de izan, dad/'n qu'il soit; dadina, celui 
tjui est; nous ne comprenons pas ici l'emploi du subjonctif, niais 
c'est une autre question ; qu'est-ce que heguin signifie ? begui 
est parfaitement juste; c'est la 3 pers. sing. de l'impératif de 
eguin, qu'il fasse. Comp. la variante de ce proverbe, s. v. berandu. 

N° 131. Elisaren hurrenena, le plus proche de l'église. — 



XV 

A la place de hurrenena, lisez hurbilena, qui signifie le plus près. 

Pas du tout ; lisez : hurrenena ; Iturren est „près" et le super- 
latif est hurrenena. Hurren, est lab. selon Pouvreau ; en tout 
cas ur est guip. et l'on dirait urrenena. Pour donner un petit 
échantillon de son savoir le correcteur ajoute „tous les dialec- 
tes rendent l'idée de proximité par hurbilena (navar. lab. guip. 
bise.) et par huillanena (soûl). 

N° 243. Arraulsia, oeuf. — Il faut lire arrautsia. — Pas 
du tout, arraultze est guip. — Même proverbe. Bilarrausi, veau. 
Ce dernier mot doit être écrit en deux. BU signifie ramasser, 
recueillir et arrausia est mis pour arraichea. — Cette correc- 
tion-ci passe de nouveau les bornes ; bilarrausi, est veau. Citons 
tout le proverbe : Robe da bakearequi arraulsia, esies aharrare- 
qi(i bilarrausia. Il vaut mieux un oeuf avec paix qu'un veau 
avec guerre ou dissension. Selon la correction ce sera : il vaut 
mieux un oeuf avec paix que de ramasser (ou de recueillir) 
un veau avec guerre ! Voilà où mène l'aplomb dont nous par- 
lions tout à l'heure. Nous espérons que ces corrections ne sont 
pas l'oeuvre du savant modeste dont l'obligeance égale le savoir, 
comme le dit M. Fr. Michel en juge compétent. 

Nous ne continuerons pas cette nomenclature de bévues, 
mais il nous en a fallu citer un certain nombre, afin d'établir 
clairement que nous ne nous en prenons pas à des exceptions, 
à des erreurs qui peuvent échapper à tout le monde. Si notre 
critique paraît sévère à quelques uns, elles paraîtra juste, 
croyons nous, à tous ceux qui s'intéressent sérieusement à l'étude 
de la langue basque; il est nécessaire de faire voir que 
cette immense prétention de quelques auteurs, qui se renvoient 
réciproquement de grands éloges, n'a aucun fondement. Nous 
savons que notre critique va exciter la colère de certains 
auteurs comme lors de la publication de notre Essai de gram- 
maire ; mais jusqu'à présent ces messieurs n'ont trouvé que des 
gros mots pour opposer à nos preuves, croyant sans doute que 
des grossièretés valaient des arguments. C'est ainsi que AI. 



XVI 



l'abbé Inchauspe, dans l'ouvrage de M Bladé sur l'origine des 
Basques, page 295 dit: Un écrivain allemand (M. van Eys) 
dans un essai de grammaire basque qui n'est au fond qu'un 
recurage de la vieille grammaire de Larramendy prétend qu'on 
ne peut pas rapporter à un verbe unique les formes transi- 
tives et intransitives, attendu qu'elles n'ont pas le même radi- 
cal. Cette observation comme la plupart de celles du même 
auteur n'est fondée que sur l'irréflexion et sur l'ignorance." 
On le voit, M l'abbé n'y va pas de main morte et il croit 
sans doute que ses paroles d'oracle ont de la valeur dans une 
discussion scientifique; mais il se trompe cette fois-ci d'audi- 
toire. Il se pourrait que les louanges si libéralement données 
et qui prouvent plus pour l'amitié, que pour les connaissances 
linguistiques, de ceux qui les prodiguent, aient ébloui quelque 
peu M. l'abbé '), qui paraît oublier que la modestie est une 
belle chose même pour ceux qui en ont besoin. Mais revenons 
aux observations du savant abbé et commençons par lui dire 
qu'Amsterdam n'est pas en Allemagne, mais que c'est la capi- 
tale de la Hollande; cette petite leçon de géographie donnée, 
)iis au reproche de „ recurage de la vielle grammaire de 
tmendy." (Larramendi, si vous voulez bien le permettre). 
Si M. l'abbé n'a rien découvert de nouveau dans notre „Essai 
de gr. basq." il doit plutôt s'en prendre à lui-même qu'à nous; 
s' il l'avait lu, il y aurait trouvé, croyons nous, plusieurs choses. 
On né peut malheureusement contenter tout le monde. M. le 
capitaine Duvoisin, au contraire, dans une critique de notre essai 
se montre si étonné de toutes les choses nouvelles que nous 
avons dites, que son étonnement, nous allions dire sa colère, 
se trahit à chaque page, dans un langage qui voudrait être 



l ) M. l'Abbé du reste ne serait pas le seul ; M. le Capitaine Duvoisin, 
dans une brochure sur notro Essai de gr. basq. se plaint de ce que nous 
l'avons critiqué, lui, dont le nom se trouvé mêlé à la Pléïade. Plèïade !! 
Ne dirait-on pas qu'il s'agit des Humboldt, des Bopp, des Burnouf, des 
Sleicherl pour ne parler que des morts. 



XVII 

acerbe et qui n'est que bouffon ou grossier, selon que l'on 
considère cette critique valoir quelque chose, ou ne valoir 
rien du tout. 

M. l'Abbé nous permettra de lui indiquer le chapitre II, 
sur le système phonétique basque, comme étant entièrement 
nouveau; il n'existait rien par rapport à cette partie impor- 
tante de la langue. Nous ne prétendons nullement avoir épuisé 
le sujet ; ces lois phonétiques pourront être complétées, et nous 
avons vu avec plaisir M. Vinson s'en occuper dans la Revue 
linguistique; mais nous avons été le premier à en donner les 
traits fondamentaux, qui jusqu'à présent, autant que nous 
sachions, sont rigoureusement justes. M. l'abbé ignore peut- 
êtie que les lois phonétiques sont d'un intérêt de premier 
ordre pour l'étude d'une langue ; aussi s'en passe-t-il à ce qu'il 
paraît; mais s'il les avait connues quand il a publié son 
„Verbe basque," il n'aurait pas fait les erreurs que nous 
avons relevées. 

Ce qui paraît surtout avoir froissé M. Inchauspe c'est que 
nous n'admettons pas son idée, qu'il a très nettement expri- 
mée dans son „ Verbe basque," que avoir et être ne font qu'un ; 
„il n'y a qu'un verbe et qu'une conjugaison" dit M. Tabbé. 
Dans le livre de M. Bladé il tâche d'en convaincre le lecteur 
par un argument qui est plus que médiocre ; le voici : „I1 
n'existe pas de radical pour les formes du verbe basque, qui, 
dans la même voix sont d'une variabilité infinie. Il ne faut 
connaître que les premiers termes du verbe pour en être con- 
vaincu. Je suis se dit niz; il est, du; nous sommes, gira; j'étais, 
ninzan; il était, zen; j'ai, dui ; j'avais, nian, ou nuen ; il avait, 
zian. Il est évident qu'on ne peut pas plus donner un même 
radical à niz, da, zen, qu'à dut, nian, zian ; et que ni les voix 
ni les formes du verbe basque ne peuvent se distinguer par 
les radicaux." Toujours le même ton d'oracle „il n'existe pas 
de radical, il est évident," etc. ; malheureusement cela est évi- 
dent pour M. l'abbé, mais pas pour ceux qui sont habitués 



xvni 

aux études linguistiques. Parce qu'on ne peut pas donner un 
môme radical à niz, da> zen, il faudrait en conclure que le 
verbe basque n'a pas de radical! Ceci revient à dire que, 
puisqu'en français „fus, été, être" n'ont pas le même radical, 
le verbe être, par conséquent, n'en a pas non plus. Quand 
même la thèse de M. l'abbé serait exacte, ce dont nous dou- 
tons beaucoup, son argument ne vaut rien. Si pour d'autres 
langues on est arrivé après de patientes recherches à découvrir 
les formes primitives, ce n'est certes pas en s'y prenant de 
la façon de M. l'abbé; pour lui „fus" et „été," ne seraient 
jamais dérivés de fuo et de stare, mais seraient toujours restés 
des formes verbales sans radical ! Il nous semble au contraire 
que le verbe basque ne contient pas un radical mais plusieurs 
radicaux. 

La question du verbe est une grosse question qui demande 
à être étudiée srieusement, ce qui n'a pas encore été fait l ) ; 
on n'a rassemblé que les différentes formes du verbe. Comme 
le dit M. lnchauspe lui-même dans la préface de son „Verbe 
basque," p. JX. „Le rôle que nous nous sommes assignés a 
été celui d'un ouvrier consciencieux et patient qui recueille 
les matériaux épars d'un magnifique édifice . . . etc." Il faudra 
maintenant, pour continuer la métaphore, trouver l'architecte, 
l'archéologue, capable de découvrir les lois d'après lesquelles 
l'édifice a été élevé, et qui sache distinguer ce qui est ancien 
de ce qui a été ajouté plus tard, soit par inadvertance, soit 
par un besoin exagéré d'ordre. L'impression que fait le verbe 
basque, est qu'il s'y trouve beaucoup de formes qui n'existent 
qu'en théorie. C'était déjà l'opinion de Humboldt, et rien n'a 
été écrit depuis ce temps-là, qui diminue cette impression. 
Nous n'avons rien que des tableaux; aucune règle, aucun 
aperçu même qui jette quelque lumière sur la question obscure 
du verbe. Dans l'état où étaient les études de la langue 

l ) Nous ne connaissons la publication du Pce L. L. Bonaparte que 
par ce que M. Vinson on a dit dans la Revue linguistique. 



XIX 

basque, il était impossible peut-être de donner plus, mais il 
est nécessaire de convenir que nous ne savons à peu près rien 
du verbe. Quand nous saurons à fond les lois de la phoné- 
tique basque, nous y trouverons sans doute un auxiliaire qui 
nous sera très-utile; si l'on voit que dans ichok, impératif 
de idechon, le o est très-probablement la seule lettre qui 
reste du verbe eyon; ou que le provençal renc, a donné très 
régulièrement le basque herreka, si l'on voit, disons nous, les 
mots s'altérer de telle façon, il est permis de croire que le 
verbe peut avoir souffert de la même manière. Au reste la 
régularité apparente pourrait induire en erreur; si pour l'a- 
mour de la régularité, l'on conjugait le verbe défectif férir, 
sur le modèle périr, il n'y aurait aucun obstacle: je féris, tu 
féris, etc. Nous savons aujourd'hui que ce serait une erreur 
et que l'on disait anciennement : je fiers, tu fiers, etc. v. M. 
Brachet, Gram. hist. p. 216, note 1. Mais nous ne le saurions 
pas si la langue française avait été aussi peu connue que la 
langue basque; aussi du moment qu'il sera prouvé que les 
formes du verbe basque sont aussi certaines, qu'il est certain 
que „férir" vient du latin ferire, et que „je fier, tu fiers", etc. 
est du français d'autrefois, de ce moment là le doute ne sera 
plus permis; mais jusqu'à présent l'impression reste que nous 
avons souvent à faire à des barbarismes comme „je féris" 
plutôt qu'à des archaïsmes comme „je fiers". 

DU CARACTÈRE DE LA LANGUE BASQUE. 

* 6. 

Avant de terminer cette introduction, déjà assez longue, 
nous aimerions dire deux mots par rapport au caractère de la 
langue basque. — Il a été si souvent dit et si souvent répété 
que le basque est une langue bizarre, qu'on a fini par prendre 
pour des singularités des faits qui se retrouvent dans plusieurs 



XX 

autres langues. Plus nous connaîtrons le basque et plus ces bi- 
zarreries disparaîtront. Nous avons tâché autant que possible, de 
donner les analogies, tant des mots que des expressions et des 
formes des mots, qui se retrouvent dans d'autres langues. Peu 
à peu la langue basque se trouvera alors moin> isolée et 
l'étonnement cessera. La forme du substantif- verbal, par 
exemple, sur lequel on a tant écrit, est toute simple et se 
retrouve en anglais. Dans „Jbaten naùf" (je vais), et „I am 
going", joaten et going sont des noms au locatif; going est 
pour „a going", c'est-à-dire „on going". v. M. Mûller, Lectu- 
res, IL p. 20. La terminaison heria se retrouve en hollandais. 
L'emploi de l'adjectif pour former le verbe, se retrouve en 
ail. et en holl. v. egin. Aux analogies qui se rencontrent dans 
les langues plus connues, comme le fr. l'ail, etc., on peut 
ajouter celles que l'on trouve dans des langues qui peut-être 
sont moins éloignées du basque. Nous ferons suivre ici quel- 
ques points de ressemblance entre le basque et le mongol, 
sans vouloir eu tirer la moindre conclusion quant à leur pa- 
renté; c'est seulement dans le but de réunir les matériaux 
qui peuvent jeter quelque lumière sur l'étude de la langue 
basque. 

Dans la langue mongole comme dans la langue basque: 

1°. Aucun mot ne commence par r. 

2°. Le pron. pers. de la 3 me personue n'existe pas ; il est 
remplacé par le pronom démonstratif. 

3°. Le génitif des pron. pers. n'existe qu'accompagné de 
suffixes {nerekin, hiretzat, etc.) ; mais par eux on forme les 
pron. possessifs (?iere, Aire etc.). 

4°. Le pron. relatif „que" n'existe pas , il faut rendre la 
phrase par uu participe. Le livre que tu m'as donné, doit 
se rendre par: le livre par toi donné. On peut mieux traduire 
ces phrases par l'ail. Dein mir gegebenes Buch. 

5°. Le verbe est périphrastique ; on dit: je suis prenant, 
pour: je prends. 



XXI 



G . Le supin est exprimé par ra (en basque aussi, ra, jatera, 
pour manger). 

7°. Les participes sont déclinables comme des substantifs. 

On le voit, la langue basque n'est pas encore si étonnante 
qu'on a bien voulu le dire. Le verbe est et reste toujours 
un graud mystère, mais il est probable, qu'une fois que nous 
connaîtrons son véritable caractère, il se présentera des ana- 
logies, comme il s'en est déjà trouvées. Nous n'avons aujourd'hui 
que le temps d'indiquer que les terminaisons auxiliaires lab. 
nav. et bn. darodi etc. dérivent probablement de eroan. 

Cette façon d'envisager le basque comme une langue entière- 
ment exceptionnelle n'a pas seulement le désavantage d'être 
inexact, mais celui plus grand encore, d'influencer les études 
en nous poussant à donner de l'importance à des détails qui 
n'attireraient pas même l'attention dans les langues plus con- 
nues. Il nous semble que les différences de prononciation, qui 
influencent, cela va sans dire, l'orthographe, ont été notées avec 
un soin exagéré. Un jour peut-être elles auront leur utilité, 
mais seulement alors que les grandes lois qui régissent les 
mutations phonétiques seront fixées. Rien de plus facile, étant 
dans le pays, que de marquer ces divergences, mais encore 
faut-il savoir faire la part des véritables variations, et la part 
de ce qui n'est que du désordre ou de l'ignorance. On a 
dressé des alphabets basques avec un nombre de lettres double 
de celui que possèdent les autres langues ! Et pourquoi ? Est- 
ce que les Italiens ont deux z pour le z dur et le z doux? 
Est-ce qu'en fr. il y a deux manières d'écrire les 11 mouillés, 
puisque les uns prononcent famille et les autres famiye? Ecrit- 
on avec un accent différent piège et vérité, parce que le é de 
piège se prononce différemment du dernier é de vérité; et dans 
le mot vérité même, le premier é a un son moins fermé que 
le dernier é. Y a-t-il un autre s pour exprimer le s gras 
comme il est prononcé en Auvergne? Comme nous l'avons 
déjà dit ailleurs, faudra-t-il dire qu'en français il y a permu- 



XXII 



tation de c en t parce que quelques gens du peuple prononcent 
chartutier pour charcutier? Nous craignons beaucoup que ces 
minuties, qui n'ont que peu de valeur, ne fassent oublier ce qu'il 
faut avant tout, des règles générales et simples, et qu'elles 
ne continuent à entretenir cette réputation d'étrangeté que la 
langue basque doit en grande partie aux études superficielles 
de ceux qui s'en sont occupés. 






Comme M. le capitaine Duvoisin paraît avoir été chargé 
par ses compatriotes, de faire l'examen' de notre Essai, nous 
avons cru nécessaire de reproduire ici l'opinion d'un Basque 
qui paraît être considéré comme une autorité. 

W. J. v. E. 

QUELQUES MOTS A PROPOS DE L'ESSAI DE GRAMMAIRE DE LA 

LANGUE BASQUE DE M. W. J. VAN EYS. EXTRAIT DU 

COURRIER DE BAYONNE DU 9 FÉVRIER 1868. 

Sous le titre qui précède, il parut en 1865, à Amsterdam, 
un ouvrage sans nom d'auteur. Cet écrit de peu d'étendue ne 
renfermait que des notions incomplètes, et pouvait être consi- 
déré comme un résumé d'idées suggérées par la lecture des 
travaux que Lardizabal et le P. de Larramendi ont laissés sur 
la langue basque. Il n'était pas irréprochable ; mais plus d'une 
fois ses erreurs ne lui appartenaient pas, il les répétait de 
confiance. Y avait-il là des motifs d'excuse suffisants, ou fal- 
lait-il que la critique se montrât sévère contre cette ébauche 
grammaticale? — Ces considérations ne subsistent plus aujourd'hui 
que l'auteur, M. van Eys (il nous donne son nom dans une 
édition nouvelle), est venu au Pays Basque faire une excursion 
après laquelle, suffisamment instruit sans doute, il a refondu 
son écrit et s'est posé en docteur. 

Tenter, soit même dans un Essai, d'établir les règles d'un 
idiome qu'on ne possède pas encore, c'est se hasarder dans 
une entreprise très-scabreuse pour le moins. Les Basques 
sauront bien à quoi s'en tenir sur cette œuvre prématurée; 
mais, de nos jours, leur langue est plus étudiée en Europe 



XXIV 



qu'elle ne le fut jamais, et les hommes qui s'en montrent 
curieux ne sont-ils pas exposés, par ce titre de Grammaire, 
à donner créance à Y Essai et à lui attribuer une autorité qu'il 
ne comporte pas? — C'est ce que l'on a considéré, et pour 
cette raison j'ai accepté la charge de faire l'examen du livre 
de M. van Eys. 

Les études grammaticales semblent appartenir à cet ordre 
de travaux intellectuels d'une perfectibilité inépuisable. Chaque 
jour voit éclore un traité nouveau remaniant la grammaire 
des langues le mieux connues. Celle de la langue basque est, 
non-seulement susceptible d'amélioration, mais encore a grand 
besoin d'être corrigée et complétée sur un plan nouveau. Aussi, 
M. van Eys ne se fait-il' pas faute de condamner tous les 
traités qui ont précédé le sien; à ses yeux, ce ne sont que 
des „amas de règles incohérentes et contradictoires"; et c'est 
sans doute pour les remplacer qu'il veut tracer „une esquisse 
à grands traits qui soit plus en rapport avec le caractère de 
la langue." — Le jugement est dur, l'engagement un peu 
téméraire. 

Le caractère éminent de la langue basque éclate tout d'abord 
dans l'uuité de sa conception. — Unité de déclinaison: tous 
les noms, quelle que soit lviur nature, obéissent à une règle 
commune, et c'est de la règle qu'ils reçoivent leurs formes. — 
Unité verbale : une seule conjugaison réunit les modes d'expri- 
mer l'idée agissante ou passive, Y état ou le mouvement ; du (il 
est), du (il a), dans ces deux formes se concentre le génie 
créateur du système de cou jui tison. — Aucune grammaire 
n'est moins embarrassée d'exceptions que la grammaire basque. 
Aussi, dès que l'ou a saisi la clef de la déclinaison et de la 
conjugaison, les grands problèmes sont résolus, tout se sim- 
plifie, et l'on ne tarde pas à se rendre maître de la langue. 
Une méthode qui rende facilement accessible à l'esprit le jeu 



XXV 



de ce double système est donc la fin que le grammairien doit 
se proposer. 

M. van Eys aurait-il atteint ce but si désirable? — Pour 
essayer de l'aborder, il faudrait une connaissance approfondie 
de la langue, et cette condition essentielle fait défaut à l'au- 
teur. Au lieu d'une vue d'ensemble prise de haut, du décousu, 
beaucoup de détails secondaires et trop souvent inexacts, voilà 
ce qu'on trouve dans son œuvre. 

Au cliapitre 1er, traitant de l'orthographe, M. van Eys a le 
mérite de se rallier au système rationnel qui fait son chemin 
et auquel appartient l'avenir. Il examine la nature phonique 
des lettres usitées dans les livres écrits en dialecte guipuscoan. 
On voit que les bonnes informations lui ont manqué quelque- 
fois. Entr'autres choses, il généralise l'usage de \ajota espagnole ; 
il est exceptionnel. Il assure aussi que le v se prononce 
„comme en français ou en espagnol." D'abord, et malgré leur 
Académie, les Espagnols font, dans la prononciation de cette 
lettre, une confusion qui ne permet pas qu'elle soit prise pour 
exemple; en second lieu, le son français du v n'est connu 
d'aucun dialecte basque, et les écrivains qui emploient ce ca- 
ractère le prononcent eux-mêmes comme le b. 

„Devant k, r, l, le n est élidé" (chap. n). — L'élimination 
euphonique du n devant le k et le / est une rareté et non 
la règle: de min (vif) on fera minki (vivement), et non point 
miki; de ehun (cent), ehunka (par centaines), et non ehuka. 
De même, on dira egonlekhua (demeure), etzanlekhua (couche), 
et non pas egolekhua, etc. — Pour ce qui est du r suivant 
un 71, le règle est toute opposée à celle que suppose Y Essai. 
Cette coïncidence des deux lettres ne peut avoir lieu que dans 
la déclinaison qui a des flexions à r initial. Quand on doit 
les appliquer à un nom terminé par le n, on ne supprime 
rien, l'euphonie intercale la voyelle e; on (bon) fera on-e-rat 
(au, vers le bon) Au reste, cette règle n'est pas une particu- 
larité propre au n; elle est indiquée toutes les fois que dans 



XXVI 

la déclinaison une consonne finale de nom rencontre une con- 
sonne initiale de flexion. Les exemples contraires produits par 
M. van Eys sont sans base; non est au cas que l'on appelle 
positif indéfini, et signifie où, dans quel lieu ; son thème est no, 
qui fait nora (vers quel lieu) d'une manière parfaitement ré- 
gulière ; il ne remplace pas nonra, comme dit l'auteur. On en 
trouve la démonstration dans les noms de lieux déclinés : Lar 
resoro (Larressore), Larresoron (à, dans...), Larresorora (à, vers...); 
Biarno (Béarn), Biarnon, Biarnora, etc., etc. 

Le r „après les lettres z, n, devient d. Bano, suffixe, jus- 
que avec egun, aujourdhui, fait egundano." — Le prétendu 
suffixe rano n'existe pas. Egundano, ou comme nous disons 
sans mouiller egundnino, est un mot composé et contracté; 
déliez la contraction, et les mots, rétablis dans leur entité, 
seront egunera dino. — Ce qui est dit du changement de r en 
d devant le z, ne repose pas sur un meilleur fondement; les 
exemples cités pour appuis sont de fausse application. „Le 
dialecte basque français a les deux formes erastea, edaztea, par- 
ler." Cette variante existe-t-elle? où? Lors même que cela 
serait, la thèse n'en tirerait nul avantage, puisque le r dans 
erastea n'est pas en contact avec le z. Le second exemple, 
igaz dano, se décompose de la même manière que eguudaino, 
par igazera dino. Toutefois le z peut se trouver en face du r 
dans la déclinaison, et alors, en vertu de la règle précitée, on 
intercale un e euphonique. 

M. van Eys dit encore au sujet du r: „A la fin d'un mot 
il est toujours redoublé quand suit l'article ou un suffixe com- 
mençant par une voyelle." — Le r, s'il est rude de nature, 
ne subit pas d'altération, quelle que soit situation. Quand il 
est doux, le contraire de ce que dit Y Essai est de règle. Ainsi, 
ur (eau) est l'indéterminé de ura; zur (bois de charpente) est 
le thème de zura; dans ura, ur cztia, zura, zur cderra, le r 
se prononce comme français dans Uranie. — De doux, ce r 
peut cependant devenir rude; il faut pour cela que le mot 






XXVII 

commence, non par une voyelle, mais par une consonne. Le 
même fait se représente quand le r termine une phrase ou un 
membre de phrase. Il n'y a là rien de phénoménal, tout est 
d'ordre naturel; dans les cas rapportés, le r devient forcément 
rude; le ;• dans ur zikhina, bi zur, ne saurait ûtre prononcé 
avec douceur comme dans oro, ur o/ia. Le r doux devient en- 
core rude lorsque la voyelle initiale du mot qui suit est avoi- 
sinée par un second r doux, par exemple dans zur arina. Je 
ne sais s'il y a dans la langue dix mots qui soient affectés 
par ces observations, et voilà les minuties au milieu desquelles 
vague l'auteur, tout en prétendant tirer les lignes d'une „ es- 
quisse à grands traits". Cette remarque se trouverait tout 
aussi bien placée en maint autre endroit; la répéter serait 
inutile. 

Le chapitre m est consacré à la déclinaison. M. van Eys avait 
conçu un paradigme de trois cas; il cherche encore à accré- 
diter son opinion. C'est lutter contre l'évidence ; la déclinaison 
basque déborde de toutes parts le cercle étroit où on vou- 
drait l'enfermer. L'euphonisme lui impose certaines règles: 
M. van Eys s'en impatiente, il se cabre devant les faits, il 
refuse de les reconnaître: Systèmes préconçus, s'écrie-t-il, règles 
confuses, arbitraires, élaborées dans le cabinet d'étude. Repous- 
sant ce qui est certain, il court après l'imaginaire : „I1 paraît, 
dit-il, que le basque français a un pluriel indéfini." — L'in- 
défini, dans le nom, n'a pas de nombre ; comment en aurait-il, 
puisque le nombre le renverse et le transforme en défini? On 
connaît -des classes de noms dans lesquels la loi euphonique 
rend des cas indéfinis semblables à des pluriels définis; c'est 
ce que l'auteur voulait ou devait dire. 

Le chapitre iv effleure la question des degrés de comparai- 
son. — Aux trois degrés de signification reçus par la gram- 
maire générale, le basque ajoute Yexce&if. Ce degré est de 
qualité aussi essentielle que les autres. L' Essai ne le con- 
naît pas; encore sait-il moins les formes à nuances gra- 



XXVIII 

duées que les suffixes et les interfixes élèvent sur ces quatre 
bases. 

Les pronoms occupent le chapitre suivant. — Le verbe 
basque contient les pronoms personnels. Si le discours exige 
qu'on les exprime formellement, celui de la troisième personne, 
qui n'existe pas, est représenté, suivant la circonstance, par l'un 
des trois degrés du démonstratif, et quelquefois par le réfléchi. 
Ces procédés sont communs à diverses langues; le grec et le 
latin, entr'autres, reconnaissent dans le verbe la présence des 
pronoms personnels; quand ils doivent les rendre en forme, 
au lieu du troisième personnel qu'ils ne possèdent pas, ils em- 
ploient, le grec un réfléchi, le -latin ses adjectifs démonstratifs. 
M. van Eys n'accepte pas cette disposition pour le basque; 
i=e taisant sur ses raisons, il oppose une méthode contraire et 
veut que le démonstratif du troisième degré soit un pronom per- 
sonnel; encore ne voit-on pas le motif pour lequel, dans l'ordre 
même de ses idées, il exclut les deux autres degrés qui rem- 
plissent cependant le même office et qui sont tout aussi in- 
dispensables. La manière dont se forme le pronom composé de 
la troisième personne aurait pu le faire douter de la bonté de 
sa théorie, il n'a pas su profiter de cet indice. 

Il émet encore une opinion très-innattendue sur le singulier 
zu (vous), qu'il suppose avoir été à l'origine le pluriel de hi 
(toi). — Ce qui suit n'est pas moins surprenant. — D'après 
YEssai, les désinences casuelles dans les noms sont des arti- 
cles; ce ne sont plus des articles quand on les applique au 
pluriel des pronoms personnels. — L'anomalie qui éclate entre 
les deux termes de la proposition avertissait l'auteur de 1 etran- 
geté de sa spéculation; il la trouve seulement remarquable. — 
Dans les langues néo-latines, l'article supplée la flexion décli- 
native, mais l'un n'est pas l'autre. L'article, tel que le con- 
çoit la grammaire moderne, n'existe pas plus en basque qu'en 
latin. 

De la réunion pure et simple du pronom démonstratif du 



XXIX 



premier degré au réfléchi et aux personnels des deux premières 
personnes résultent les composés, en sorte que les Basques 
disent ce moi pour mai-même, ces nom pour nous-mêmes. Ils 
diraient ce de moi, ces de nous, à en croire YEssai, qui pré- 
tend que le composé est construit sur le génitif des person- 
nels. — Quelques dialectes, il est vrai, ont, dans les composés, 
converti en e Yi et Yu des pronoms personnels, et c'est ce qui 
a donné le change à l'auteur; mais les autres dialectes n'ont 
pas opéré cette mutation et laissent à découvert la contexture 
des composés : ni/iau, guhau, etc. 

J'ai à peine parcouru une vingtaine de pages du livre sans 
m'arrêter à toutes ses défectuosités; YEssai en contient assez 
pour former la matière d'un volume. Dans notre temps où l'on 
est si pressé de produire, il arrive que les jeunes gens, ama- 
teurs des sciences, transforment en Traités les notes rapides, 
mal digérées et souvent fautives qu'ils recueillent dans un cours 
d'étude spéciale. M. van Eys nous donne un travail de ce 
genre, et j'admire la rare assurance de sa parole. De la chaire 
qu'il s'est improvisée, il distribue avec libéralité le blâme à 
l'exclusion de l'éloge, non pas précisément à ces élucubrations 
légères qui, dans les encyclopédies et dans beaucoup d'autres li- 
vres, faussent les vraies notions sur la langue basque, mais bien 
aux philologues qui ont bien mérité par des observations sen- 
sées ; et, particularité curieuse, la plupart du temps les fautes 
dont il les croit coupables ne sont telles qu'à ses yeux. J'ai 
été assez heureux pour que mon nom, malgré son obscurité, 
ait été mêle à ceux de la pléiade savante. J'aurais tort de m'en 
plaindre ; je me bornerai à donner une idée des critiques de 
YEssai par le spécimen suivant: 

«Souvent, pour cacher ce que le fond avait de défectueux, 
on a entassé conjecture sur conjecture, et on a abordé les ques- 
tions les plus épineuses avant d'avoir, nous ne disons pas aplani, 
mais examiné les difficultés les plus élémentaires. 



XXX 



«Prétendre, comme cela a été fait, que le pluriel aurait 
été ak précédant le signe du cas: gizonakak, gizonaken, etc., 
n'est qu'une pure conjecture ; rien ne vient à l'appui de cette 
supposition " 

La censure, on le voit, est impitoyable et superbe. Elle 
s'adresse d'abord à tous nos grammairiens et finit par lancer 
un trait qui frappe l'auteur lui-même en pleine poitrine. Un 
des grands linguistes dont s'honore l'Europe et qui ne s'aven- 
ture jamais au hasard, avait observé que le dialecte de Mar- 
quina dit gizonaak (les hommes), et non gizonak comme ailleurs. ] ) 
Il a fait connaître plus tard, qu'à Irun et à Fontarabie, on 
emploie les formes gizonaken (des hommes), gizonaki (aux hom- 
mes). M. H. de Charencey en a tiré la conclusion qui pré- 
cède. Pour la combattre, M. van Eys conteste des faits irré- 
cusables, et cependant il a été à portée de les vérifier person- 
nellement. Afin de faciliter ses investigations futures, j'ajouterai 
que c'est dans les paysages environnant Irun en Fontarabie, 
plutôt que dans l'enceinte de ces villes, que se sont conservées 
les formes dont il est question. 

Pour le moment, je ne m'étendrai pas davantage sur YEssai 
de. Grammaire basque. Aussi bien n apprendré-je rien de plus 
au lecteur sur le peu de sûreté des connaissances de l'auteur 
en fait de langue basque. Le premier travail de M. van Eys 
était comme l'efflorescence d'un esprit trop hâtif; c'était aussi 
la manifestation d'une bonne volonté que la persévérance à 
l'étude pouvait rendre profitable à la science. La seconde édition 
penche vers l'esprit de système, écueil sur lequel les intelli- 
gences médiocres restent tristement échouées. M. van Eys a 
péché par excès de promptitude ; toutefois, il a fait preuve 
d'assez de perspicacité et de talent pour nous laisser l'espé- 
rance qu'il saura se relever d'un échec qui n'a en lui-même 
rien de définitif. L'amour du vrai, la recherche de la lumière 



] ) Langue basque et langues finnoises, par le prince L.-L. Bonaparte. 




vXXI 

et un contrôle plus sévère des premières impressions le condui- 
ront dans la voie où nous nous féliciterions de le voir marcher. 

Capitaine Duvoisin. 

i \TRAIT DU LIBÉRAL BAYONNAIS DU 18 AOUT 1868. 

Guéthary, 14 Août 1868. 

Réponse à Mr. le Capitaine Duvoisin à propos de sa criti- 
que de notre essai sur la langue basque. 

Notre essai paraît avoir vivement contrarié M. Duvoisin. 
Le ton de sa critique, qu'il a publiée en février dans le Cour- 
rier de Bayonne, en fait foi. 

Ce n'est que tout dernièrement que nous avons trouvé, chez 
le libraire, à Paris, les aménités que M. Duvoisin a fait pa- 
raître sous le titre de: Quelques mots à propos de V essai de 
grammaire de la langue basque de M. J. van Eys. Examinons 
un peu ces observations avec calme et voyons ce qu'elles valent. 

Les deux premières pages ne contiennent que des person- 
nalités : elles n'intéressent donc en rien la science. 

A la page 7, l'auteur dit que nous avons généralisé l'usage 
de la jota espagnole; qu'est-ce que l'auteur entend par cela? 
Nous l'ignorons, nous avons dit que le j se prononce comme 
la jota espagnole et cela est incontestable. M. Duvoisin n'étant 
pas du Guipuzcoa, son erreur serait excusable, s'il n'affirmait 
pas trop vivement le contraire ; il en est de même de l'obser- 
vation de l'auteur quand il dit que le son du v français n'est 
d'aucun dialecte basque; c'est encore une erreur; que M. 
Duvoisin se rende dans le Guipuzcoa et il entendra dire gau 
on (pron. gavon); et auek (pron. avelc). A la page 8, l'auteur 
dit : X élimination de n devant k est une rareté et non la règle. 
Nous maintenons la règle. Aux exemples cités dans l'essai et 
qui suffiraient, nous ajoutons encore oraikoa ou oraingoa ; dans 
cette dernière forme du même mot, le » a pu se maintenir 
étant suivi de g; dans le premier mot, au contraire, le » a 



XXXII 

dû être élidé, le k a été conservé, ou en d'autres termes n'a 
pas été converti en g. 

À la même page, l'auteur dit: „La régie est tout opposée à 
celle que suppose l'Essai à savoir que n s'élide devant r." Nous 
maintenons encore la règle; nora est pour non-ra, et non pas, 
comme le suppose l'auteur, pour no-ra ; no est la racine et n'a 
pas encore de signification ; avec le suffixe n, no fait non, qui 
signifie où; et nora pour nonra, vers où ; exactement comme 
nondik, non-dik; ici le n a pu rester. Nous citons encore 
egille pour egin-le, emalle pour eman-le. 

La démonstration de l'auteur qui cite Biarno, Biarnora, Biar- 
non, ne démontre rien dutout; il est parfaitement clair que 
Biarno, plus le suffixe n ou ra fait Biarnon, Biarnora; cela 
n'a rien à faire avec la règle que nous avons posée. 

Page 9. L'auteur dit: „raïio n'existe pas;" nous répondons 
raho existe; raho ; jusqu'à; litt. jusque vers. L'auteur n'a plus 
ici l'excuse qu'il s'agit d'un dialecte qui n'est pas le sien; 
ici même à Guéthary on dit echerano, jusqu'à la maison. Nous 
avons dit que ra pourrait devenir parfois da ; par exemple 
egundano, jusqu'aujourd'hui. Nous laissons de côté, pour le 
moment, l'étonnement que cause cette mutation à M. Duvoisin; 
il y a tant de choses qui étonnent l'auteur; même que zn 
serait le pluriel de hi; c'est-à-dire que zu, vous, est employé 
comme singulier tout comme „vous" en français. 

Egundano t pourrait aussi s'expliquer comme egun-da-no ; jus- 
que-est-aujourd'hui ; egunera comme le veut l'auteur, ne paraît 
avoir rien à faire ici. Nous avions aussi d'abord penché pour 
cette explication ; mais puisqu'on dit gizonarendano, x ) jusqu'à 
l'homme, ou da ne peut-être le verbe, il nous a semblé plus 
juste d'accepter ici l'influence des lois phonétiques. Nous 
avons cité erastea ou edastea, pour indiquer la tendance de 



*) Cet exemple nous a été cité, dans le temps, mais il ne pour parait 
pas être correct; v. egundano. 



XXXIII 

transmutation de ces lettres; il y a encore ideki ou ireki, 
kokoratz ou hikudatz. 

Heureusement nous trouvons enfin au bas de la même page 
une observation à peu près juste, par rapport à la lettre r; 
nous disons à peu près, parceque le r de lur et eder est dur 
et si l'on y ajoute l'article a, on écrit lurra, ederra, etc. A 
la page 10, l'auteur reprend l'éternelle question d'une décli- 
naison; nous renvoyons à l'introduction de notre Essai ne 
pouvant la reproduire ici ; nous croyons y avoir démontré 
jusqu'à l'évidence qu'il n'existe pas de déclinaison en basque 
pas plus qu'en français; quand on connaît les langues turque, 
hongroise, etc., cette question est simple ; elle n'embarrasse 
que ceux qui prennent le latiu et le grec pour base. Aussi 
M. Duvoisin ne donne-t-il pas un seul argument ; l'auteur dit : 
„ C'est lutter contre l'évidence ; la déclinaison déborde de 
toutes parts " On le voit, ce ne sont pas là des arguments, 
c'est tout au plus une phrase en l'air. 

A la page 11. l'auteur nous reproche, d'avoir'dit-: „I1 paraît 
que le basque français a un pluriel indéfini. Nous n'avons 
fait que répéter ce que nous avons trouvé dans un livre, nous 
ne savons plus lequel et uniquement pour constater notre 
doute à cet égard; nous l'avons dit dans la note au bas de 
la page 13, n'ayant pas la prétention d'avoir une opiniou sur 
un dialecte qui nous est peu connu. 

Sa critique du pronom (même page) nous échappe, nous 
ne saisissons pas ce que veut l'auteur. Quant aux termes „de 
démonstratifs du troisième degré etc." ils devraient être bannis 
d'un écrit scientifique. 

Nous avons déjà parlé du pronom zu, pour le singulier. 

Ensuite (page 12) nous aurions dit que les désinences casu- 
elles dans les noms sont des articles et ne sont plus des articles 
quand on les applique au pluriel des pronoms personnels. 

Où aurions nous dit cette absurdité? L'auteur aurait dû 
le dire. 



XXXIV 

L'auteur veut que nerau, Aerori, berori, soient formés de 
ni-au, hi-ori, après avoir converti i en e; il faudrait le prou- 
ver; la remarque est incomplète; d'où vient le r intercalé. 

Pour ce qui regarde les pluriels gizonakak, etc., il faudra 
d'abord s'en assurer, et puis examiner avec beaucoup de pru- 
deDce si cette forme exceptionnelle du pluriel doit être consi- 
dérée comme primitive ou comme une corruption. Enfin, voilà 
bien assez d'un temps précieux donné à réfuter cette critique 
et voilà doue à quoi se réduisent les observations de M. 
Duvoisin. En quoi l'auteur se trouve-t-il donc si froissé de ce 
que nous avons tâché de faire un livre qui aurait pu être 
fait depuis longtemps. M. Duvoisin a-t-il produit quelque chose 
comme linguiste? Rien qu'une toute petite brochure sur la 
déclinaison et sur laquelle nous avons fait plusieurs observations 
dans l'introduction de notre Essai; nous regrettons que l'auteur 
n'ait pas répondu un seul mot à nos remarques, maintenant 
que l'occasion s'en présentait. 

Si nous attachions la moindre valeur scientifique à la criti- 
que de M. Duvoisin, nous exprimerions ici notre étonnement 
de ne pas avoir reçu le numéro du journal dans lequel cette 
critique a été placée , aussi n'y répondons nous que dans les 
journaux du pays afin que les Basques sachent à quoi s'en tenir. 

W. J. VAN EYS. 



ADDITIONS. 



LE PRONOM DEMONSTRATIF A-T-IL TOUJOURS 

ÉTÉ A? 

Le pronom démonstratif a, celui-là, existe uniquement dans 
le dialecte biscaïen. 

Si l'on ne savait pas que a est encore de nos jours en 
usage, on serait tenté de croire que ce pronom ne doit son 
existence qu'à un raisonnement inductif, qui aurait pu être 
celui-ci: puisque gizona signifie l'homme, il faut que a soit 
l'article et gizon le nom ; or comme l'article est primitivement 
un pronom ou en dérive, il s'en suit que a est le pronom 
démonstratif. Le nominatif est donc trouvé, c'est a. — Comme 
le génitif est gizonaren, de l'homme, aren est le génitif et art 
(gizonarï) le datif du pronom. C'est ici que le raisonnement 
ne serait plus ou n'est plus exact. Aren n'est pas le génitif, 
ni art le datif de a, mais bien de ar. 

Nous savons que a est employé en biscaïen: zer da a? 
qui est celui-là? Nor d a gizon a? qui est cet homme là? — 
Aùibarro, qui est biscaïen, s'en sert d'une façon enclitique, 
ce qui paraît être très-inusité. Nous n'avons trouvé que ce 
seul exemple, et les Biscaïens qui sont à Londres, à l'église 
des Carmélites, n'ont pas pu nous traduire la phrase de 



XXX Vf 

cet auteur ; la voici : Adu gaistoko infernutarra ! dîiiot nik 
orain> à, aldi baten jarraitu eskero Jesusi, iges eginik beraganik, 
ta eginik Satanasen vanderapekoak, ondatu zana betiko inftrnuan. 
Lora sorta, p. 10. Méchants penchants de l'enfer! moi je 
vous dis maintenant, celui-là qui après avoir suivi une fois 
Jésus, s'étant enfui de lui et s'étant placé sous la bannière 
de Satan, il est perdu éternellement en enfer. 

Nous n'avons pas à rechercher ici si une étymologie, 
erronnée peut-être, a influencé la forme du mot; si a a été 
employé pour ar, uniquement parce que le grammairien avait 
dit que « est le pronom. Nous n'avons pas d'anciens livres 
biscaïens pour tâcher de découvrir la vérité; mais aussi nous 
pouvons nous en passer; les mots disent assez leur propre 
histoire et sans documents anciens nous pouvons dire, croyons 
nous, que a était primitivement ar. L'espèce d'étymologie à 
laquelle nous faisons allusion ici, est celle que M. Max Muller 
nomme „popular etymology". C'est selon cette étymologie que 
siindfluth, déluge, est formé de sunde, péché, et fluth, inon- 
dation, tandis que siindfluth veut dire, grande inondation. De 
même sweetheart, amant, viendrait de sweet, doux et heart 
coeur; or heart est ici pour ard, terminaison qui se trouve 
aussi dans drunkard, ivrogne et qui signifie penchant, naturel. — 
S'il y a une langue à laquelle l'étymologie populaire, c'est à 
dire, non-scientifique a été appliquée, c'est bien la langue bas- 
que, et notre appréhension, exagérée peut-être, d'accepter les 
arrêts de MM. les grammairiens, n'étonnera personne. 

„ Celui-là" est donc rendu par a; par contre „cela" est 
rendu par ori. Les autres pronoms dém. au et ori s'emploient 
pour exprimer celui-ci et ceci, celui-là et cela. On ne dit pas : 
nok esan da a? mais: nok esan da ori? Qui a dit cela. En 
général l'emploi de a, celui-là, est extrêmement rare et l'exem- 
ple cité ci-dessus, d'Anibarro, est le seul que nous ayons trouvé 
dans les livres, et encore n'est-il pas compris par les Biscaïens. 
Tout cela donne à réfléchir. Il arrive quelquefois, comme en 



XXX Vil 

allemand, que le pronom et l'article ne font qu'un. Der 
mensch signifie l'homme ou cet homme là, selon que l'accent 
tombe sur „der" ou sur „mensch" ; mais ce n'est pas le cas 
en basque, croyons nous; a était ar et voici pourquoi. 

1°. Le soi-disant r euphonique, comme nous l'avons déjà 
fait remarquer dans notre Essai p. 23, ne se trouve qu'au 
singulier: gizonaren, de l'homme. Ainsi l'oreille basque aurait 
été choquée de aen au sing, et non pas de aen au pluriel 
[gizonaen, des hommes), ce qui n'est guère probable. Il est 
plus probable que le r s'est perdu ; comp. le démonstratif /tau 
qui est aussi haur ; hirur = hiru ; laur = lau, etc. Dans le 
dial. bise, les élisions sont fréquentes et très-fortes; biar dot 
il me faut, fait biot; norena fait nona etc.; on trouve même 
le génitif sing. écrit semearen et semeaen, v. Olaechea, Dotrina 
Cristianea. Citons encore nok pour nork, ze pour zer. Le r est 
donc une lettre qui s'est souvent perdue et plus souvent en 
bise, que dans les autres dialectes, et c'est justement ce dialecte 
qui nous occupe ici. 

2°. Le r euphonique se trouve dans plusieurs mots com- 
posés où il est absolument superflu. On pouvait dire également 
bien agatik que argatik, et la preuve en est que les deux formes 
sont en usage; la première comme terminaison: gizonagatik, pour 
l'homme; la seconde comme pronom démonstratif: argatik, pour 
celui-là, pour cela, de ar-gatik. Si le pronom avait été a et 
non ar, on aurait pu dire agatik, pour celui-là, puisqu'on 
dit gizonagatik (gizon-agatik) et puisque le pronom et l'article 
ne sont qu'un seul et même mot. Pourquoi donc a dans un 
cas et ar dans l'autre, ou plutôt comment expliquer le r in- 
tercalé là où il ne sert à rien, où il est de trop? Il faudra 
admettre qu'il s'est perdu dans agatik, etc. — En général les 
lettres euphoniques disparaissent en raison de ce que nos 
connaissances d'une langue s'étendent, témoin le t euphonique 
français (dira-t-on) qui était considéré par tous les anciens 
grammairiens comme une lettre euphonique. 



XXXVIII 



Maintenant que ar est retrouvé nous avons l'explica- 
tion de plusieurs mots qui restaient des énigmes. Nous 
avons d'abord le nominatif patient (qui n'est pas en usage) 
ar, dont est formé régulièrement le nominatif agent ark; 
ensuite le pluriel qui est maintenant aussi régulier ; arek, b. ; 
après la chute de r, aek, b. ; puis ayek, g. et hayek, 1. et bn. 
Il reste maintenant à rechercher pourquoi ar a été remplacé 
par hura. La même question se présente pour ona remplacé 
par hau. Nous devons rectifier ici deux erreurs. La première 
se trouve dans la traduction de la citation de Anibarro, dans 
le dict. s. v. a. Nous y avons traduit a par „cela", au lieu de 
„ celui-là" La seconde, est la signification donnée de adu, diable, 
au lieu de coutume, habitude, penchant. Le Biscaïen lisant adu 
gaistoko, mauvaise habitude, nous avait dit que adu signi- 
fiait diable. Pour le théologien, mauvais penchant pouvait 
signifier, diable; pour le grammairien c'était différent. Nous 
avons oublié un moment que nous parlions à un homme 
d'église. Plus tard un autre biscaïen s'est expliqué, moins 
religieusement, mais plus clairement. 



SYSTÈME PHONÉTIQUE DE LA LANGUE 
BASQUE. 

Nous reproduisons ici le chapitre II, de notre Essai de gram- 
maire, traitant de la phonétique de la langue basque, pour ceux 
qui ne possèdent pas l'Essai, le dictionnaire étant tiré à cinq 
cents exemplaires, l'essai à trois cents seulement. Nous y avons 
ajouté quelques notes explicatives qui se trouveront entre 
parenthèses, et puis un tableau des permutations des consonnes. 
F. Cette lettre est très-rare, et les mots où elle se trouve 
sont écrits de deux manières : kafia et kaèia, farra et 



XXXIX 



barra. Il est généralement admis que ce n'est pas une 
lettre basque et qu'elle ne se trouve que dans les mots 
d'origine étrangère. 

H, est aussi très-rarement employé dans le dialecte du Gui- 
puzcoa; il existe cependant, mais on le supprime presque 
toujours. H initial, placé par suite de la composition au 
milieu d'un mot, devient k. De art, mouton et hume {urne 
dial. guip.) enfant, petit, on fait arkume, agneau ; de zar, 
vieux et hume, zarkume, enfant malingre; très probablement 
emakume est dérivé de eman -f- hume, celle qui donne des 
enfants, la femme. Jusqu'à présent hume est le seul mot 
que nous ayons trouvé auquel la règle soit applicable — 
(Depuis nous avons trouvé un grand nombre de ces mots, 
v. l'introd. du dict. p. VIII). 

N, devant les labiales b, p devient m ; nombait pour non-bail, 
quelque part; mempe pour men-pe, possession; lembiziko 
pour len-biziko, premier. 

Devant k, r, l, t, le n est élidé : nora, pour nonra, vers 
où ; noronz pour non-ronz, vers où ; zaîa pour zan-la, qu'il 
était; gizonarekïn pour gizonaren-kin ; aitzitik pour aintzin- 
tik; ara pour an-ra, vers là; herreka, du prov. renc; egille 
de egin-le ; etc. etc. ; ou bien e est intercalé : lan -\- ko fait 
laneko ; lan + ra fait lanera. (Quand le n est conservé les 
explosives fortes {k, f) deviennent douces, ce qui donne les 
deux formes : egondu ou egotu ; emetik ou emendik, oraikoa 
ou oraingoa; zelako ou zelango. 

R, ne se trouve jamais au commencement d'un mot. Dans 
les mots d'origine étrangère et qui commencent par r on 
le fait précéder d'un e ou d'un a; de rex a été formé 
errege roi ; de razon, raison, arrazoya. A la fin d'un mot, 
quand le r est dur il est toujours redoublé quand suit l'article 
ou un suffixe qui commence par une voyelle ; ondar, sable, 
ondarra, le sable ; lur terre, lurra, la terre. (Les mots dont 
le r est doux ne le redoublent pas; ur, or, zur font ura, 



XL 



ora, zura. Cet r est souvent supprimé dans les mots com- 
posés; ur et biziak font ubiziak ; zur et arri, zuarri; zur 
et oîa, zuola. — M. le capitaine Duvoisin prétend que r 
rude ne subit pas d'altération. Quand il est doux le con- 
traire est de règle!! Alors M. D. écrit lura, zurral !) 

Après les lettres z, n, il (le r) devient d. Rano, suffixe, 
„jusque" avec egun, aujourd'hui" fait egundano. On a 
donc préféré dans ce cas-ci ne pas élider », comme dans 
nora (v. lettre N), mais changer le r en d, mutation assez 
ordinaire de IV doux, dont le son est si mou qu'il se 
rapproche du d. Le dial. basque français a les deux 
forme s : Erastea, edastea, parler. Igaz, l'année dernière, 
avec rano fait igazdano, jusqu'à l'année dernière. (V. egun- 
dano, dans le dict. où cette question a été traitée plus 
en détail. Nous pouvons ajouter ici, ce qui nous a échappé 
dans les différents articles à ce sujet (v. aussi ra et no), 
que la mutation de z en d ne s'est pas vérifiée et que 
par conséquent l'explication que nous donnons ajourd'hui 
de egundano y gagne). 

T, devant k s'élide : bat, un et kide, pareil font bakid, com- 
mun ; tzat, pour et ko, de, font tzako, envers. 

M. Aucun mot ne paraît se terminer par m. Dans les noms 
étrangers comme Adam, Balaam il est remplacé par n 
(En esp. les noms bibliques ont n au lieu de m ; v. Die«, 
Gr. v. 1, 200). 

V, est encore une lettre rare et généralement elle est rem- 
placée par b et dans les mots d'origine latine par ;;/. 
De „vagina" magina. Il est possible cependant que ce 
soit par l'influence de la langue espagnole qui a fait de 
„vimen" mimbre; de „vilano" inilano. 

Z, devant z devient /. Etzan pour ezzan, il n'était pus. 



XLI 

Aucun mot basque ne se termine par une explosive douce. 
La plupart se terminent par une voyelle : arreba ; soeur ; aide, 
côté ; arri, pierre ; amo, vin ; buru, tête ; par une des den- 
tales /, n, t, z; par r et s -, quelques uns par une explosive 
forte, comme: bat, un. (Exception). Deux consonnes ne se 
suivent jamais, ou très-rarement du moins, dans une même 
syllabe. Dans les mots d'origine étrangère on intercale une 
voyelle ou bien on retranche une des consonnes pour éviter 
la rencontre de deux consonnes : eleiza, de iglezia ; apirilla, 
avril. Il y a quelques exceptions: single, usé; lambro, brouil- 
lard. Deux consonnes dans deux syllabes différentes peuvent 
se suivre; les consonnes finales d'une syllabe sont toujours 
une des dentales: /, z, t; le z; le r; ou les nasales n, m. 

Quand donc deux consonnes se rencontrent dans deux 
syllabes différentes, elles sont soumises aux règles suivantes: 

Les explosives fortes après un son sibilant, après r et les 
voyelles. 

Les explosives douces après /, m, n. 

De là il suit que : 

1°. Les explosives fortes k, t, jj, sont remplacées par leurs 
correspondantes douces g, d, b, après /, m, n-, p. ex. eldu et 
non eltu, arrivé; Olondarra et non Olontarra, habitant d'Olo- 
ron ; ongi et non onhi, bien ; jango et non janko ; emen^ o, 
emendik et non ementik, d'ici; on peut dire, en élidant le n: 
emetik; izatu pour izandu, egotu pour egondu, etc. 

Ceci est la raison pourquoi le n du génitif singulier est 
élidé, quand suit le suffixe kin, avec, qui régit ce cas : gizona- 
rekin, avec l'homme, pour gizonarenkin. Cette règle a aussi 
été observée pour les mots d'origine étrangère; de voluntad 
est venu borondate {d pour t) ; de intelligentia, endelguya, 
{d pour t); de tiempo, dcmbora (b pour/?). (Par erreur de tiempo; 
plutôt du lat. tempore. Ajoutons encore herreka du prov. renc ; 
n élidé, e prosthétique ; h, aspiration propre au dial. bn.) 

Les explosives douces g, d, b, sont remplacées par leurs 



XLII 

correspondantes fortes k, t, p, après r, les sons sibilants et les 
voyelles; p. ex. Burgosko, de Burgos. Ortheztarra, habitant 
d'Orthez (mais Olorondarrà) ; eztu pour ez dut, je n'ai pas ; 
baita pour bai da ; baitu pour bai du ; artuko, mais jango ; 
lurpean, sous la terre; maipian, sous la table, ezpedi pour 
ez bedi. 

On écrit souvent ezditu, ezdituzu, etc. ; cependant Oihenart 
ne s'écarte pas de la règle et écrit estitu. 

Ces mutations ne sont que grammaticales; étymologique- 
ment la langue basque paraît moins s'en soucier; p. ex. 
berdin, égal; erbal, faible; burdin, fer. 

Les exemples de transposition de lettres (métathèse) sont 
très-fréquents en basque : gabe et bage ; igaro et irago ; irudi 
et iduri, eriden et ediren, etc. ; puis dans les dérivés ; de ofs, 
bruit, ostiga, tonnerre; de itz {hitz), parole, hiztuna, orateur, etc. 



LES VOYELLES. 



Tout mot finissant en a et auquel on ajoute l'article ou un 
suffixe quelconque qui commence par a, en élide un, (ou 
peut-être les deux se contractent en â). Aita, père, avec l'ar- 
ticle a, fait aita. Malaga + arra, fait Malagarra. 

I entre deux voyelles devient y et u devient v. Amorrai, 
truite, avec l'article: amorraya. Garai, victoire, garaya. Lau, 
quatre, lavoindura, quadrupède. On n'observe pas toujours cette 
règle, mais bien que l'on écrive : gau on, bon soir, on pro- 
nonce gav on ; on écrit au ère et l'on prononce avère. (Eche- 
berria écrit b pour v ; abek pour avek ; on sait que les Espagnols 
prononcent # et v de la même façon; ainsi, comme nous venons 
de le dire, on prononce avek à la française.) Les mots comme 
andi grand, euri pluie, où le i ne vient pas entre deux voyelles, 
s'écrivent andia, le grand, euria, la pluie, mais on les pro- 
nonce and'dia, euridia, comme si le i était y. 



XLIII 



Avant de terminer ce chapitre il nous faut encore relever 
une petite erreur des grammairiens basques, qui prétendent 
que n équivaut à in, ce qui n'est pas; n équivaut a ni, c. a. d. 
à gn français, ny hongrois. Bano se prononce banio ou bagno. 
Il est vrai que les Basques français écrivent partout in où les 
Basques espagnols écrivent n; ce qui prouve seulement qu'il 
y a une différence d'orthographe, mais non pas que n = in. 



TABLEAU DES PERMUTATIONS DES CONSONNES 

DANS LES MOTS BASQUES DE DIFFÉRENTS 

DIALECTES. 



GUTTURALES. 



G. 



s. z. 
s. z. 

h. 



d. 



ch. 



t. 

r. v. R. 
m. v.M. 
b. v. B. 



Karamitcha = zaramika. Kirten = zirtoin. Kun- 

kur = zunkur. Kiskaldu == chichkaldu. 

Gale = zale. Gapar = zapar. Itogin = itozin. 

Iges = ihes. Igar = ihar. Ego = eho. Olgatu = 

olhatu. Chingurri=chinhaurri. Gardois — hardois. 

Echagun = ec/tejaun. Gan=joan. Igaz=yaz 

(pour jaz). 

Chingar = chindar. Biqa = bida. Gupela=dupela. 

Gino = dino. Atsegin = alseden. 

Betondo de begi-ondo. Marranga = marhanta. 



Xl.l\ 

h ou nh. Ihes = ihes. Ihar = inhar (nh port. = n). 

Ginhar = gfnar. Chinhaurri = inurri. 
y. Bohatu = buyatu. Sahets = sayets. Peut-être 

influence de l'esp. comme hiema = yema. 
V. note à la fin du tableau. 



D. 



N. 



P. 



M. 



V. 



DENTALES. 

K. 

T> ] g- v. G. 

n. Gazta = gaana (Exception). 

p. Aizta = aizpa. Aitatu = aizpatu. Seta = sepa. 



//■ 



G 



h. Chindurri = chinhaurri. 

r. Ideki =" ire h. v. Egundano. 

z (?). Bidar = bizar. 

d. Elur = edur. Belar = bedar. 

r. Itzuîbide = itzurbide. Holtzadar = Hortzadar. 

Zahalo = zaharo. Zamalduna de zamari. Haliko 
de /tari. Juale =juare. Olitz = oritz. 



». v. 



N. 



/. Narru = larru. Lahar = nahar. Ultze = unlze. 

r. Belhaun = belhaur (Exception). 



LABTALES. 

t. v. T. 

m. Parra = marra. 

g. Ebiakoitza = egiakoitza. Burhaso = gurhaxo. 

Burdi = gurdi. Erbal= ergal. Habuiîi = hagttn. 
m. Bilgor = milgor. Biga = miga. Ibeni = imini. 

p. v. P. 
h ou f. Mî/n, hun ou fun dans burumun Exception. 

Sans cela permutation avec les autres labiales : 

ibeni = imini = ipini = ijini. 



XLV 

PALATALES. 

/ tz. Itchuli = itzuli. 

p, \ ts. Ilchaso = itsaso. (Plutôt différence d'or- 

j tohgraphe que de prononciation). 

i d (?). Ichuri = iduri. 

N. | 4. v. H. 

t. Zirzil = tirtil. Zunkur = tuntur. 

Z, S. { ^ après chute de r? Orzegun = ostegun. Orzirala = ostirala\bortz 
ou borz = busl ; berze = beste. 



R. 




LINGUALES. 



Ernari = ernagi. Buruzari = buruzagi. 
Argizari = argizagi. Irilai = igitai. 



NOTE. 



n ou nh. La nasale palatale [n) paraît avoir été exprimée dans les 
dialectes basques français par le groupe nh comme en portugais. Pou- 
vreau écrit guinharra et on écrit et on prononce ginarra; senàar, bn. 
vient de l'esp. senor et ainsi on trouve les variantes chinhaurri = 
(ch)iîairri. L'h ne donne pas seulement ce sou mouillé à Yn, mais aussi 
à 17; coinp. zilhar = zillar; zilhegi = zillegi. La question se présente donc 
si l'orthographe n'a pas influencé la prononciation et si le h, qui était 
simplement pour indiquer la prononciation, n'a pas été considéré à 
tort, comme une lettre organique. Nous ignorons si le h est prononcé 
dans senhar, mais ceci importe peu pour le moment; il est possible 
que l'usage ait adopté cette prononciation, et alors il faut l'admettre; 
mais il est clair que Y h est inorganique ici; combiné avec n il repré- 
sente le son n. Comparez encore inara qui s'écrit inhara ou enhara; 



XLVI 

nh évidemment pour n. Il y a cependant une difficulté. Comment se 
sont formés des mots comme iges = ihes = ihes ? Ines devrait être la 
forme primitive, écrite plus tard inhes (qui ne se trouve pas) puis ihes, 
puis iges; comme gihar = ginhar £s gihar ; {ch)inurri, inhaurri. Il serait, 
sous quelques rapports, plus logique de renverser la série, puisque 
probablement le g a précédé le h, et le h, Yn. Nous aurons alors 
iges, ihes, ines; mais le n ne s'explique pas de cette façon; il ne pro- 
vient par de h, selon toute apparence. Nous pouvons plutôt conclure, 
par analogie, à une forme intermédiaire en y, qui en effet se retrouve 
pour quelques mots. Le y indique ce son particulier, que nous avons 
appelé mouillé, le y hongrois; ce son en basque rappelle un peu celui 
de n et à cause de cela Larramendi et Lardizabal ont employé l'une 
et l'autre orthographe (v. jarduri). On devra donc établir l'ordre suivant : 
iges, ihes, iyes (hypothétique), ines. Nous pouvons citer un mot qui a 
parcouru toute la série, c'est igar, sec, ihar, étincelle, eyar, sec, inhar, 
étincelle; inhar aurait pu s'écrire inar. Il faudra alors admettre que 
dans quelques cas le n procède de nh qui est pour y et que dans 
d'autres cas c'est le contraire qui a lieu; c'est nh qui procède de h, comme 
dans senhar. Le n a toujours une grands tendance à changer de place; 
comp. ihor = nihor ; hanitz = anhitz ; bedeinkatu = benedikaiu. 



ABRÉVIATIONS. 



i. 



g guipuzcoan. 

b biscaïen. 

1 labourdin. 

bn bas-navarrais. 

esp espagnol. 

prov provençal. 

fr français. 

holl hollandais. 

ail allemand. 

angl anglais. 

comp. . . . comparez. 



syn synonyme. 

v voyez. 

litt littéralement. 

c. a. d. . . . c'est à dire. 

s. v sub verbo. 

i. a inconnu aujour- 
d'hui. On trouvera quelquefois : P. 
i. a. ce qui veut dire que le mot 
est cité par Pouvreau et qu'il est 
inconnu aujourd'hui. 



2. 



Larr. . . . Larramendi. Diccionario trilingue. San Sébastian 

1745. 

O Oihenart. Proverbes basques. Bordeaux 1847. 

P Pouvreau. Dictionnaire MS. 

Lardiz. . . . Lardizabal. Testamentu zarreco, etc. Tolosan 1855. 

Ax Axular. Gueroco guero. Bordelen 1642. Bay- 

onan 1864. 

Chourio Jesu-Christoren imitacionea. 

Moguel Basserritaar jaquintunaren echeco es- 

colia. Vitorian 1845. 
Arrue (maître d'école à Zarauz). Traduction ms. de l'ouvrage précédent 

de Moguel. 



ILVTD 

Olaechea, B Doctrina christiauea. Victorian 1780. 

Vieuxville, P. de la . . . . Guiristinoen doctrina laburra. Bay- 

onan 1788. 
Echeverria, J. C. de . . . . Jesusen imitacioco. . . . Tolosan 1829. 

Mendiburu, A. S Josusen companico. Donostian 1747. 

Anibarro, P. A Lora sorta espirituala. Tolosan 1803. 

3. 

Diez, E. W Diez, Etymologisches Wôrterbuc.h 

Bonn 1861. 
Diez, Gr Diez, Gram. des roman. Sprachen. 

Bonn 1865. 

Littré, D Littré, Diction, de la langue française. 

Brachet, D. E Brachet, Diction, étym. de la langue 

française. 

L. R Eaynoaurd, Lexique roman. 

D. A. E Diccionario de la lengua castellana. 

Madrid 1726. (Académie espagnole.) 
Dozy, Glos Dozy et Engelmann. Glossaire des mots 

espagnols et portugais dérivés de 

l'arabe. Leyde et Paris 1869. 
Fick. Indog. "Wb Fick, Vergleich. Wôrterb. der indog. 

Sprachen. Gôttingen 1870. 
Mahn, Bask. Sprach Mahn, Denkmaler der baskischen 

Sprache. Berlin 1857. 
Mahn, Etym. Unters Etymologischeuntersuchungenaufdem 

gebiete der romanischen Sprache. 

Berlin 1863. 



Ai 



A. Pronom démonstratif, celui- 
là. Le dial. bise, est le seul qui 
ait conservé a comme pron. dém. 
(v. Essai p. 14, 26) dinot nikorain a* 
Anibarro, Lora Sorta, p. 10, je vous 
dis maintenant cela. 

Le prou, qui y correspond dans 
les autres dialectes est hura. Daus 
tous les dialectes, y compris le 
bise, a est devenu l'article défini. 
Gizon, homme, gizona, l'homme ; 
emakume, femme, emakumea, la 
femme. 

Le pluriel de a comme pron. 
dém. est aek ou arek, b. ayek, g. 
hek, 1. bn. Gizon arek, ou ayek ou 
hek, ces hommes-là. 

Le pluriel de a comme article 
est ak. Gizonak, les hommes. Voir 
ce que nous avons dit de la forme 
du pluriel dans l'Essai de Gr. 
basq. p. 21, 23. Le génitif et le 
datif se trouvent s. v. hura. 

As'e, b. syn. de huras'e, celui-là 
même; s =. ch français. Voir pour 
la prononciation Essai de gr. basq. 
p. 27. 

An, g b. lian, 1. là. Très proba- 
blement de a avec le suffixe n qui cor- 
respond au locatif des autres langues. 



Anche, g. b. là-même; àean-che; 
V. Essai p. 27. 

Ara g. b. hara, 1. là. Ara noa, 
je vais là; plus littéralement en 
allemand, ich gehe dorthiu. Ara 
est pour an-ra, avec élision d« n, 
vers-là. V. Essai de gram. basq. 
p. 7. 

Aari, v. ari, 2. 

Aaztu, v. azlu. 

Abachu, bn. défaut. 

Abade, g. b. abbé. 

Abadota, 1. guêpe. 

Abal, v. vlal. 

Abanzu, bn. presque. Selon Chaho 
comme substantif avance, anticipa- 
tion et formé du latin ab ante. 

Abao, b. rayon de miel, syn. 
de abaraska. 

Abar, g. b. 1. bn. branche. 
Comp. adar. 

Abarka, g. b. bn. Chaussure (pri- 
mitivement de bois tendre) en cuir 
non tanné; nous croyons de abar- 
gai ou kai et non de abar-kia 
comme le veut Astarloa. (Apol. 
de la leugua bascong. p. 292.) 
Abarha n'existe pas. 

Abarkatu, abarkatzen, g. envelop- 
I per, entourer. 



Abarakl, bn. abri pour le bétail, 
de abar-toki? 

Âbargia, bn. bois taillis. 

Abarrols, g. b. abarrox, bu. ha- 
barrots ou harr abois, 1. raétathèse 
de habarrots, vacarme, fracas, bruit 
désagréable. De abar-ois, le bruit, 
le craquement des branches quand 
elles se cassent? 

Ihez egiozu ah al guziaz munduko 
habarrotsari ; Cliourio, Imit. de J. 
C. Fuyez autant que possible le 
tumulte du monde. Ibanetaren le- 
phoan harrabots bat agertzen da. 
Chaut d'Altabiscar. Au col d'Ibag- 
neta un bruit retentit. 

Autsiabartza, g. rixe, de aulsi, 
rompre et abartz pour abarrols. Le 
verbe faire dans „faire du bruit 1 ' 
est rendu dans plusieurs langues 
par „battre, donner des coups, rom- 
pre;" le français ne possède pas 
" de verbe équivalent ; p. ex. en 
anglais to kick, en hollandais 
schoppen ; to kick up a row, 
faire du tapage; eu bol. geweld 
schoppen. Nous croyons donc que 
autsi est employé ici dans le même 
sens. 
Autsiabarlzalle,^. tapageur (subst.). 

Abaraki, v. abar. 

Abaraska, g- rayon de miel. 

Abargi, v. abar. 

Abarka, v. abar. 

Abarkatu, abarkatzen v. 

abar. 

Abarrots, abarrox v. abar. 

Abata, bn. loge des chasseurs 
au haut d'un arbre pour observer 
les palombes. 



Abatsa, l. moyeu; vase de 
laiterie. 

Abatz, bn. pile de fougères etc. 
attachée sur de grosses branches 
et transportée en la traînant. 

Abazkatu, l'action de mettre eu 
pile. 

Abazera, l. bourrasque. 

Abazkatu, v. abatz. 

Abaztorra, abaztorratu,bn. 

éloigner quelqu'un avec violence 
ou avec défense de revenir. 

Abazuza, abazuzi, v. baba. 

Abe, 1 g. b. /tube, 1. bn. poutre, 
étai; — b. bois, forêt, arbre. Saur 
habe, 1. tuteur. 

Abe, 2 1. taon. 

Abegi, b. accueil. 

Abek, v. au 2. 

Abendu, g. b. avendo, 1 abendo, 
bn. décembre, avent. 
Aberastasun, v. nbere. 
Aberastu, v. abere. 
AberatS, v. abere. 
Aberatsi, v. abere. 

Aberatski, aberatskiro, v. 

abere. 

Aberatz, v. abere. 

Aberax, v. abere. 

Abere, g. b. 1. bn. animal. 

Aberals, g. 1. aberatz, b. aberaj-, 
bn. riche. Evidemment de abere, 
mais la terminaison est obscure; 
peut-être que le u final s'est perdu ; 
tsu se trouve comme équivalent dfl 
dun, dans altsu ou aldun; ainsi 
qui possède animaux = riche. 

Aberastu, aberalzen, g. b. 1. bu. 
enrichir. 

Aberastasun, g. b. 1. bn. richesse. 



Aderaisi, g. aberalski, 1. bu. aber- 
atskiro, g. adv. de aberats-ki et k/ro. 

Abrildit, ahrlblutzen, g. immoler, 
de aber-il-du. Un des rares mots 
où se trouve le groupe br, et un 
des très rares mots qui aient rapport 
;\ un culte quelconque. 

Aberilla, v. apirilfa. 

Abeto, g. sapin; l'esp. abeto. 

Abi, g- b. Aabi, 1. nid. L'ortho- 
graphe labourdine est la meilleure, 
les composes le prouvent; on dit 
chorihabi, mais aussi cAorikabi, où 
le k remplace régulièrement le A. 
v. Essai Ch. II. C'est sans doute 
en décomposant ce mot (cAorikabi) 
et dans l'ignorance des règles pho- 
nétiques que kabi a été pris pour 
le mot primitif ; la même coufusiou 
s'est produite avec kide pour Aide. 

Abiadura, v. abiatu. 

Abiatu, abiatzen g. 1. bn. s'ache- 
miner, se préparer à partir, se pré- 
parer à un travail, — b. commen- 
cer; de l'esp. aviar. 

Abiadura, bn. commencement; 
bn. 1. allure, démarche, — g. b. 
les quelques pas qu'on fait pour 
prendre son élan quand on va 
sauter. 

AbO, v. ao. 

Aboztu, abuzlu, g. b. 1. Août; 
par extensiou récolte en g. et 1. 
de l'esp. agosto. 

Abrildu, v. abere. 

Abruzka ; mot dont O. se sert 
selon P. sur la face; de l'esp. a 
bruces, de bruces. 

Aburu, bu. croyance confuse, 
espérance peu fondée. 



Abuztu, v. aljoztv. 

Ach, v. ailz. 

Achal. v. atai. 

Achake, b. aitzaki, g. 1. prétexte, 
de l'esp. achaque qui vient de 
l'arabe v. D. A. E. et Diez E. W. 
II p 81. 

Acheri, v. azari. 

Achiruina, 1. cheville du pied. 

Achitamachia, s. d. L. pa- 
pillon. 

Achiti, s. d. L. de aqui ade- 
lante, dorénavant. 

Achol, v. ajol. 

Acholatasua, v. ajol. 

Achulo, v. ailz. 

Achur, v. aitz. 

Achuri, 1. bn. agneau. — b. 
chevreau. 

Achut, bn. terme de mépris, 
correspondant à, fuyez lâches. 

Adakai, adaki, v. adar. 

Adar, g. b. 1. bn. corne d'ani- 
mal; grosse branche, plus grande 
que abar. 

Adaki, 1. araki, g. (r pour d, v. 
Essai d. gr. basq. p. 8 ) ; en lab. 
branches mortes, éclats de bois; 
en g. bûche, de adar-kai. P. donne 
encore adakai. 

AdartcAo, 1. branchette, de adar- 
tcAo, v. cA. 

Adarlsu, g. b. branchu; artepe 
adarlsu bal, sous un chêne bran- 
chu; de adar-tsu. 

Adarburu, b. 1. noeud dans le 
bois; adar -bu ru. 

Adarburu, v. adar. 
Adartcho, v. adar. 
Adartsu, v. adar. 



Adats, 1. chevelure. P. i. a. 

•Adarota, 1. charrue. C'est le 
nom de la nouvelle charrue dont 
l'usage n'est pas encore générale- 
ment répandu. 

Adausi, v. ausi. 

Adekallu, v. adrillu. 

Adesara, ou adesoras, 1. subite- 
ment; syu. de ùerehala; de l'esp. 
adeshora. 

Adi, g. adin, b. entendement, 
intelligence. Selon M. Malin (Basic. 
Sprachd.) adi dérive du lat. audire; 
il nous semble que le bise, adin s'y 
oppose; le n appartient au radical et 
comme finale se perd souvent comp. 
arrai, zai, mai. 

Adilu, aditzen, g. 1. aitu, ailulen, 
b. (d. supprimé) entendre, com- 
prendre. 

Aditza, g. adimendu, g. b. 1. bn. 
syn. de adi. La première forme est 
le subst. verb. déf. aditzea, dont le 
e est supprimé, comparez agin tza ; 
la seconde paraît être imitée du fran- 
çais ou de l'espagnol. 

Adierazo, g. b. 1. faire entendre, 
indiquer; de adierazo 

Adigarri, g. b. signification, de 
adi-garri. 

Adindu, adindutzen, g. tempérer, 
modérer. 

Adierazo, v. adi. 
Adigarri, v. adi. 
Adimendu, v. adi. 
Adin, 1 v. adi. 
Adin, 2 g. b. 1. bn. âge. Adin 
gare, P. nous avons même âge. 
Adin a, g. autant que; de adin 2? 

Adindu, v. adi. 



Adindutze, v. adi. 

Adiskide g. b. 1. bn. ami. 
Probablement de adi* kide (comp. 
de) ; adis pour aditza ou aditze. 
Adiskide signifie alors con-entende- 
ment, c. a. d. celui avec qui l'on 
s'entend. Comparez le fr. compa- 
gnon du latin cum-panis. v. Dict. 
de M. Lit t ré. 

Adiskidetasun, g. b. 1. adiskide- 
larzun, bn. amitié; de adis-kide-lc 

Adiskidetasun ou tarzun. 
v. adiskide. 

Aditu, v. adi. 

Aditza, v. adi. 

Aditze, v. adi. 

Ador, 1. sec. Esluladorra, toux 
sèche. Ador n'est plus connu au- 
jourd'hui dans cette acception ; 
est-ce une variante deagor? Ador 
signifie de nos jours roue. 

Adrillu, g. b. adreillu, 1. ade- 
rallu, bn. brique; de l'esp. ladrillo. 

Adu, b. g. diable. Adu gaisioko 
infernularra. Anibarro, Lora-sorta, 
p. 10. mauvais diable infernal. 

Adur, b. bave. 

Aek, v. a. 

Afaldu, v. afari. 

Afari, bn. souper, subst. 

Afaldu, afaltzen, 1. bn. apaldu, 
apallzen, g. b. soupir. Est-ce de 
a/'ari-du et /. pour r ; comp. baz- 
kaldu, gosaldu. 

Afer, v. a/fer. 

Aferkaria, v. al fer. 

Aga, g. b. haga, 1. bu. long 
bâton, perche p. ex. pour mettre 
le linge à sécher. 

Athal haga, 1. barre de porte. 



ILtgatn. bn. 1" arpenter; 2" tonne 
de meunier, presser la farine dans le 
sac, ce qui se fait avec un bâton. 

Age, apparence. Ce mot n'est 
eu usage ni en guip. ni en lab. 
Larramendi donne agia, la forme 
bise, avec l'article. 

Agian, 1. bu. peut-être; de agm-n } 
dans l'apparence n: apparemment. 

Agertu, (aussi ager) ageri, b. 
agertzen, g. b. 1. bn. paraître, ap- 
paraître, de âge artn; se conjugue 
avec izan; agerlit zilzagon, il lui 
apparût. Oberen bat ager dedin ar- 
tean, jusqu'à ce qu'il (en) paraisse 
un (livre) meilleur. Meudiburu. 
Iardizabal emploie agertu comme 
verbe actif dans le sens de mani- 
fester, déclarer. 

Ageri, agiri, g. déclaration, té- 
moignage. 

Agerkera, g. b. apparition. 

Agerkai, g. document, témoi- 
gnage, écriture; de ager l 

Agerrian, g. b. 1. bn. à décou- 
vert; bertzeren agerrian 1. à la vue 
■d'autrui; de ageria-n. Pourquoi 
deux r? 

Ager, v. âge. 

Ageri, v. âge. 

Agerkai, v. âge. 

Agerkera, v. âge. 

Agerrian, v. âge. 

Agertu, v. âge. 
Agertze, v. âge. 
Agian, v. âge. 
Agin, 1. g. if. 

Agin, 2. agin, g. b. hagiv, 1. 
bu. grosse dent. En g. et b. ;ivec 
l'article agiha En b. agin est dent ; 



grosse dent est matrailla agin, ou 

• 'Hjiiijîn de itlhu-iKj'iH. 

Aginke egin, b. mordre; chakur- 
rak (iginke egin dioisu, le chien 
vous a mordu. 

Agin, 3. ou agindu, agint- 
zen, g. b. commander; g. b. 1. 
promettre. 

Agindu, g. b. ordre. Agindu, au 
ipmi eta bereala, cet ordre étant 
don aé (placé), desuite... 

Agintza, g. 1. agiulari, b. pro- 
messe, offrande, v. aditza pour la 
forme. 

Aginizari, g. chef, commandant, 
de agintze-ari. 

Agindu, v. agin 3. 

Aginke, v. agin 2. 

Agintari, v. agin 3. 

Agintza, v. agin 3. 

Agintzari, v. agin 3. 

Agirandoa. Selon Oiouhart (cor- 
rections au Ms. de Pouvreau) cor- 
ruption de : au gui l'an neuf. 

Agireka, agiraka, b. querelle. 

Agiri, v. âge. 

Agitz, g. hagilz, 1. vigoureux, 
fort, très, beaucoup. 

Agor, g. 1. sec. tari; 1. stérile. 
Eta ez zuien haurrik, zeren Elisa- 
beth agorra baitzen ; et ils n'eurent 
point d'eufauts, parce qu'Elisabeth 
était stérile. 

Agor tu, agortzen, g. b. 1. bn. 
sécher, tarir. 

Agorlasuv, g. b. 1. sécheresse, 
stérilité, de la femme; de agor- 
tasun. 

Agorrean, b. 1. à sec; de agor- 
rea-n. v. Essai p. 49 note 1. 



8 



Agorilla, bise, selon Astarloa, 
mais n'est plus connu aujourd'hui; 
le mois d'août; de agor-illa. 

Agorrean, v. agor. 

Agorilla, v. agor. 
Agortasun, v. agor. 
Agortu, v. agor. 
Agortze, v. agor. 
Agudo, g. 1. bu. prompt, habile, 
de l'esp. agudo. 
Agur, v. gur. 

Agure, aguretu, v. gur. 
Ahaide. v. aide. 
Ahaidetasun, v. aide. 
Ahakatu, v. ao. 
Ahakartu, v. ao. 

Allai, v. al et ao. 

Ahalge, bn. ahalke, 1. honte. 
La forme bn. est plus en rapport 
avec les lois phonétiques. 

Ahalgetu, bn. ahalkalu, 1. avoir 
ou faire honte. 

Ahalgekor, bn. ahalgegarri, 1. hon- 
teux; de ahalge-kor et garri. 

Ahalgegabe, bn. ahalkegaàe, 1. 
effronté; de ahalge-gabe. 

Ahalgegabe, v. ahalge. 

Ahalgegarri, v. ahalge. 
Ahalgekor, v. ahalge. 

Ahalgetu, v. ahalge. 
Ahalkatu, v. ahalge. 
Ahalke, v. ahalge. 

Ahalkegabe, v. ahalge. 
Ahamen, v. ao. 
Ahantsi, 1. oublié. Ahantsi- zail, 
il m'a oublié. 

Ahanlskor, 1. oublieux. 
Ahantskor, v. ahantsi. 

Ahapaldi, v. ao. 
Ahar, v. ao. 



Aharausi, v. ao. 

Ahardi, 1. bn. 1° truie; 2° pièce 
de bois de pressoir aux trous de 
laquelle s'adaptent les fuseaux pour 
presser. 

Ahari, v. an, 2. 

Aharratu, v. ao. 

Aharrosi, v. ao. 

Ahartara, v. ao. 

Ahartu, v. ao. 

AharzatZ, 1. ahalzalz, bn. i. a. 
bélier. 
Ahasabai, v. ao. 
Ahate, v. aie, 2. 
AhatS, 1. sale; i. a. 
Ahalskeria, saleté; de ahats-keria. 

Ahatskeria, v. ahaU. 

AhatszatZ, v. aharzatz. 

Ahatzi, v. aztu. 

Ahazuri, 1. friand, écornifleur; 
syu. de ?iaj)ur. De ao? mais qu'est 
ce que zuri? 

Aheri, v. ao. 

Ahi, v. ai. 

Ahinko,b.par coeur, syu.degogoz. 

AhitU, v. ai. 

Ahizpa, v. aizpa. 

Aho, v. ao. 

Ahoeri, v. ao. 

Ahogozo, v. ao. 

Ahoganga, v. do. 

Ahoki, v. ahuk//. 

Aholkatu, aholkatzen, 1. ex- 
horter, inciter à faire quelque chose* 
Probablement de aho; le /se trouve 
dans plusieurs composés; la termi- 
naison n'est pas claire. 

Ahorpegi, v. aurre. 

Ahotz, 1. bu. aillotz, 1. baie <l< 
froment. 



Ahozpez, v. a». 

Ahllkll, 1. ti/it'lki, tihoki, bn. 
convoi funèbre. 

Ahul, 1. faible, maigre; bn. léger, 
de peu de valeur. Pouvreau ajoute 
encore- à jeun, mais cette accep- 
tion est inconnue aujourd'hui. 

Ahuldura, 1. faiblisse, maigreur. 

Ahidtu ahultzen, l. maigrir, se 
sentir faible. 

Ahuldura, v. ah al. 
Ahulki, v. ahuku. 
Ahultll, v. ahul. 

Ahultze, v. ahul. 
Ahunna, v. aunts. 

Ahuntz, v. aunfa. 

Ahur, 1. bu. creux de la main, 
poignée. Ahur bat aza, une poignée 
de choux. 

Ahurpegi, v. aurre. 

Ahuspe, v. ao. 

Ahuts, 1. joue. Selon Oieuhart 
alu : est Lab. occid. 

Ahulzetako. 1. soufflet; pourquoi 
pas (ditd.se/dko? 

Ahutzetako, v. ahuts. 
Ahuzpez, v. ao. 

Ai> g. uhi, 1. bouillie (pour les 
enfants). 

Ahi/u, 1. se fatiguer à l'excès; 
comparez le français être brisé, 
moulu. 

Ailu, ai'utzen. g. finir, tarir, user. 

Aichturrak, v. aitz. 

Aida, g. b. cri qu'on entend à 
tout moment dans le pays basque 
pour faire avancer les boeufs attelés. 
Larrameudi cite encore ago,ai/orro; 
mais ces mots sont inconnus au- 
jourd'hui. 



Aide, g- b. ahaide, 1. parent. 
.tidelasun, g. b. ahaidetasun, 1. 
parenté. 

Aide urkoak, ou aide urren, g. b. 

proches parents. 

Aidetasun, v. 

Aienatu, aienatzen, g. (mieux 

ai/enatu) disparaître 

Aihen, v. a //en. 2. 

Aiher, 1. bn. envie, désir 
surtout de faire le mal. Selon 
Pouvreau on dit en Soûle aiher naiz, 
pour je me doute, je soupçonne. 

Aiherkunde, 1. bn. vengeance. 

Aiherkunde, v. aiher. 

AihotZ, 1. bn. ayotz, b. espèce 
de serpe à long manche pour cou- 
per les haies. 

Ailiz, ailitz, 1. (plût à Dieu) 
qu'il fût. Ailiz, et ailu (plût 
\\ Dieu) qu'il eût, sont peut-être 
formés de al pouvoir et Hz et lu ; 
comp. les imperfecto-condicional de 
Larrameudi : baliz, balu ; (ba-liz, ba- 
lu) si j'étais, si j'avais; le i peut 
avoir remplacé le premier l, (ai- 
liz = ailiz) pour le son mouillé; 
ailiz, ailu correspondent alors à 
puisse, veuille. Iainkoak ailliotsa 
(sic) liren asko. Axular, p. 419 a. 
éd. Veuille Dieu qu'ils soient assez. 

Ailliz, v. aliz. 

Ailliotsa, v. ailiz. 

Ailu, v. aiU:. 

Aillotz, v. ahotz. 

Aimbat. v. ain. 

Aimbeste, v. aim, 

Ain, an, g. am, b. huiu, 1. bn. 

si, tant; contraction deadina/Aiu 

andia ; si grand. Ain- non ; si-que 



8 



Aimbat, ambal, g. b. hambat, 1. 
tant, autant que; de ain-bat, un si; 
ail. so ein, solch ein = pareil. 

Ambat beago, g. b. tant mieux. 

Aimbeste, g. b. hainherlze, 1. bu. 
tant, autant; de ain-besie, comme 
l'ital. altretanto. 

Anitz, g. bu. hainitz, anhitz, 1. 
bn. beaucoup. Hainitz dire erraiten 
dutenak, il y en a beaucoup qui 
disent. Anhitzetan, souvent. 

Bezain, bezin, g. 1. bn. basen, b. 
aussi, comme; elurra bezain churia, 
blanc comme la neige. M. Salaberry 
considère bezain comme la conjonc- 
tion que! Il nous semble que 
bezain est formé de ôiz, 3 me pers. 
de l'impératif, soit, et de ain, soit 
autant = pareil, comme. 

Bezambat, g. 1. syn. de bezain; 
en lab. encore: quant à; nitazbe- 
zambat, quant à moi. 

Aingeru, g. b. angeru, ainguru, 
bn. ange, du latin angélus; r pour 
l. borondaie de voluntad ; par contre 
tambolina de tambourin. 

Aingura, 1. ancre de navire. P. 

Ainguru, v. aingeru. 

Ainharba, 1. bn. arraignée. 

Aintzir, g. 1 Selon Larramendi 
lac, étang, ce qui n'est plus l'ac- 
ception générale; c'est plutôt bour- 
bier. Eu g. ou dit plus communé- 
ment zingira. 

AinziD, v. aitzin. 

AiDZiDatU, v. aitzin. 

Ainzindu, v. aitzin. 
Ainzinean, v. aitzin. 

AinziD eko, v. aitzin. 

Ainzur, v. aitz. 



Aiuzurtu, v. aitz. 

Aipamen, v. aipatu. 

Aipatu, aipatzen, g. ou ailatu, 
aitatzen, g. b. 1. aip/iatu, bn. men- 
tionner, parler de. 

Aipamen, 1. aitaera, g. aitamen, 
b. mention; de aipa-men. 

Aipamen ona du, 1. il a bonne 
renommée. Aipatzen zara, 1. ou 
parle de vous. 

Aipu, 1. bruit. Esta gerlen aipurik, 
il n'y a pas de bruit de guerre. 

AiphatU, v. aipatu. 

AipU, v. aipatu. 

Aira, v. arri 2. 

Aire, g. 1. bn. air, de l'esp. aire. 
Aireko choriak, les oiseaux de l'air. 

Aise, v. aize. 

Aïsia artll. v. asartu s. v. ats, 1. 

Aisolbe, v. aize. 

Aita, g. b. 1. bu. père. 

Aiton, g. aïeul; de aita-on. 

Aitasaba, g. bisaïeul, aitagoya, 
asabak, g. b. ancêtres Aitagoya, le 
haut-père équivalent à notre grand- 
père n'est plus connu. 

A/taita, b. aïeul. Ce sera la rédu- 
plication de aita. 

Aitanagusi, g. aitaso, g. 1. bn. 
syn. de ai ton, aïeul. Le premier 
do aita-nagusi. 

! <ilen, g. b. patriarche; de 
aita-len. 

Aitaisun, 1. bn. beau-père, (second 
père) esp. padrastro; comp. alabai- 
zuna. 

. I // /y/7/.. rréba t aiiaharreàa, b. 1. bn. 
(litagiarreùa, g.beau-père, es}) suegro. 

Aitabichi, b. 1. bn. parrain. 

Ailaponteko,g.b. syn. de aitabichi; 







de aita-ponte, du latiu fonte, puis- 
que le parrain tient l'enfant sur 
les fonts de baptême. 

Aitabesuetako, g. b. syn. d. aita- 
bichi ; de aitabeso, puisque le par- 
rain tient l'enfant dans ses bras. 

Aitabesuetako, v. aita. 

Aitabichi, v. aita. 

Aitaera, v. aipatu. 

Aitagiarreba, v. aita. 

Aitaginarreba, v. aita. 

Aitagoya, v. aita. 

Aitaisun, v. aita. 

Aitaita, v. aita. 

Aitalen, v. aita. 

Aitamen, v. aipatu. 

Aitanarreba, v. aita. 

Aitanagusi, v. aita. 

Aitaponteko, v. aita. 

Aitasaba, v, aita. 

Aitaso, v. aita. 
Aitatu, v. aipatu. 
Aitatze, v. aipatu. 
Aithor, v. aitortu. 
Aiton, v. aita. 
Aitormen, v. aitortu. 
Aitortu, aitortzen, g. b. 

aithor, 1. bn. avouer, confesser. 

Aitormen, g. b. 1. bn. aveu, con- 
fession. Juihko egiazkoaren aitormen 
gabea bazan ère, qu'il était sans 
reconnaître, (confesser) le vrai Dieu. 

AitU, v. adi et ai. 

Aitutze, v. ai. 

Aitz, g. ach, b. hiilz, 1. rocher. 

Aizkora, g. b 1. bn. hache. 

Aitzur, g. bn. acàur, b. ainzur, 
1. bêche. 

Bien que nous ne sachions pas 
expliquer la seconde partie des com- 



posés iizkor et aitzur nous les avons 
placés ici; on sait que ces instru- 
ments étaient en pierre chez tous 
les peuples. 

.rtzurtu, aitzurtzen, g. b. bn. 
aiii:n.rlii, 1. bêcher. 

Mchhn-rak, 1. ciseaux, forces. 

Achulo, b. grotte; de acà-zulo ; 
syn. do arzulo. 

Aitzaki, v. achake. 

Aitzili, 1. ainzin, bn. (le) devant. 
La ressemblance avec le vieux fr. 
ains, avant, est-elle fortuite? 

Aitzinean, 1. ainzhiean, bn. de- 
vant. Guzien aitzinean, devant tous. 

Aitzindu, 1. ainzindu, bn. devan- 
cer, prévenir. 

Aitzinatu, 1. ainzinatu, bu. avan- 
cer; 1. attiser le feu. 

Aitzinez- aitzin, 1. ainzinez- ainzin, 
bn. face-à-face. 

Aitzineko, 1. ancêtre; ainzineko, 
bn. devancier; de aitzin- ko. 

Aitzitik, 1. au contraire. Le » 
élidé devant t } v. Essai, ch. II. 

Aitzinatu, v. aitzin. 

Aitzindu, v. aitzin. 

Aitzinean, v. aitzin. 

Aitzineko, v. aitzin. 

Aitzitik, v. aitzin. 

Aitzur, v. aitz. 

Aitzurtu, v. aitz. 

Aize, g. haize 1. bn. aue. b. 
vent. Comp. ats, qui est évidem- 
ment le même mot, légèrement 
modifié par l'introduction de l't. 
Le bise, prononce généralement 
asse (**=ch. français) vent; cette 
forme se rapproche déjà plus de 
ats; quand nous voyons que le 



10 



bise, aisia artu correspond au 
guip. asartu (pour ats-artu) , il 
nous semble qu'il ne peut rester 
aucun doute que aize et ats aient 
une origine commune. 

Aizeman, aizegin, aizeztatu, g. b. 
1. bn. souffler, de aize-eman et 
egin. 

Haizatu, 1. bu. exposer au vent ; 
1. effaroucher. 

Aisia artu, v. asartu s. v. ah. 

Àisolbe ; selon O. de la Soûle 
mérid. Lieu où Ton est à couvert 
du vent; de aize-ol-be. 

Aizegin, v. aize. 

Aizeman, v. aize. 

Aizeztatu, v. aize. 

Aizkora, v. aitz. 

Aîzpa, g. ahizpa, 1. aizta, h. 
soeur de soeur 

Aizta, v. aizpa. 

Ajol, g. achol, 1. bn. soin, souci. 
Utzait ajola, je ne m'en soucie pas. 

Acholatasu, 1, soigneux; àeackol- 
tsu. 

Ak, v. a. 

Akabatu, akaàatzen, g. bn. finir; 
de l'esp. acabar. 

Akai, 1. bécasse; i. a. 

AkamaillU, 1. hièble; syn.de 
andura. 

Aker, g. b. 1. akher, bn. bouc. 
Akerlarre, 1. lieu de sabbat des 
sorciers, de aker-larre. 

M. de Charencey rattache aker 
au sansc. agâ, chèvre (Recherches 
sur les noms d'animaux domesti- 
ques chez les Basques 1809); la 
terminaison er est pour ar. Quel- 
ques preuves n'auraient pas été 



de trop; nous ne discuterons pas 
ici si c'est uniquement la ressem- 
blance partielle des deux mots qui 
a induit M. de C. à les rattacher 
l'un à l'autre; nous pouvons dire 
en passant que la ressemblance 
a souvent fort peu d'importance 
en fait d'étyinologie ; mais il aurait 
fallu prouver que er se trouve 
pour ar; nous n'en connaissons pas 
un seul exemple; aussi n'est-il 
pas probable quand on a à trans 
former un féminin (agâ) eu mas- 
culin aker et qu'on a sous la 
main la désinence ar maie qui esl 
bien basque, qu'on préfère prendre 
une désinence er qui ne signifie 
rien du tout et qui ne se trouve 
nulle part, tandis que ar indique 
exactement ce qu'il fallait. Nous 
croyons qu'on ne peut pas être 
trop soigneux en établissant les 
étymologies de la langue basque; 
il ne faut pas oublier que nous ne 
la connaissons que depuis trois 
siècles et qu'elle se trouve être 
tout-à-fait isolée. 

M. Bréal, dans l'introduction du 
3 me volume de sa Grain, comparée, 
dit (à propos de la finale slave (ù) 
considérée par Dobrowsky comme 
l'exposant du nominatif, tandis 
qu'en réalité c'est la finale du thème 
a adoucie en ù, vliikù, loup, \ri- 
ka-s, sansc. 1 ) „Une telle rencontre 
prouve clairement que nous sommes 
exposés à nous tromper sur la cause 
des faits les plus simples et que 
nous courons le risque d'imat: 
les théories les plus chimériques, 



11 



du moment que nous bornons no- 
tre vue à un seul idiome pris -i 
un seul moment de son existence." 
Si cela est vrai pour les autres 
langues, que sera-ce donc pour la 
langue basque, qui malheureuse- 
ment réunit en elle les deux con- 
ditions si défavorables d'être isolée 
et de n'offrir aux études qu'une 
période très limitée en comparaison 
des autres langues. 

Akerlarre, v. aher. 

Aketch, v. aketz. 

Aketz, 1. ak/ielz, akeicha, bn. 
verrat. 

Akher, v. aher. 

Akhetz, v. aketz. 

Akhitu, bn. fatiguer. 

Akobitu, bn. parvenir. 

Al, g. b. ahal, 1. bn. pouvoir. 

Le dial. g. ne se sert pas de al 
comme substantif, seulement comme 
nom verbal, qui se place alors de- 
vant l'auxiliaire et est invariable; 
ematen aldet, je puis donner ; elor- 
ten alnaiz, je puis venir. Les dial. 
lab. et bn, s'en servent comme 
substantif. 

Alik, dans les locutions suivantes 
al correspond à possible : alik gi- 
chiena, g. le moins possible ; ahalik 
lasterena, 1. le plus vite possible; 
ik est le suffixe que régit le super- 
latif; v. Essai p. 19. 

Almen, g. pouvoir, puissance. Ce 
sera au fond un pléonasme comme 
p. ex. aujourd'hui; de al-men. 

Allsu, aldun, g. puissant; de ai- 
su, et al-du-n. 
Albait, g. b. syn. de alik; albait 



guchien.t, le moins possible. Dans 
les composés hait correspond à 
quelque; some, angl. irgend, ail. p- 
ex. nombail, norbait, nolabait; v.baila. 

.t/egin, b. eginal, g. ce qu'il est 
possible de faire; eginal guzia, tout 
ce qui est possible ; de al-egin. 

Alegia, g. certes ; bai alegia, oui 
certes, de al-egia. 

Ala, alatan, g. alan, b. hala, 1. 
hala, halatan, bn. ainsi. En 1, g. bn. 
hola et holatan, de même en bise. 
ola v. alako. Ala est formé du 
démonstratif a -{-la; comp. orrela, 
onela ; alan, et alatan, de ala-n, et 
ala-ta-n. 

Ala-non, alatan-non, g. de telle 
façou que, de sorte que. Tan est 
littéralement dans; ainsi: dans la 
façon que; comme en ail. in der 
Weise. 

Alaere, g. (ala-ere), alamlere, b. 
{alan-bere), halarikere, 1. {hala-r-ik- 
ere) toutefois, nonobstant. 

Alalagusi, g. malgré tout; de 
ala-eta-guzi. 

Alako, g. b. halako, 1. de ala-ko 
tel, pareil ; alakoak esan dit, g. un 
tel m'a dit. Moguel écrit olakorik; 
ez jatzuben olakorik jazoko; de oluko- 
r-ik, rien de pareil ne vous serait 
arrivé. 

Alabanan, g. puisque, alabainan, 
alabadere, bn. dès que cela est 
ainsi ; de ala-banan et ala-bada-ere. 

Alabano, alanbaJio, g. b. sem- 
blable. 4 

Ala nola, g. zelan alan, b. hala 
nola, bu. ainsi que, comme. 

Halabere, 1. Aalabcr bu. de même, 



12 



pareil lem eut, aussi; p. ex. gau on 
bonsoir; kalaber, pareillement, (je 
vous le souhaite). 

Halabiz, bn. ainsi soit-il ; biz est 
la 3 mo p. de l'impératif: soit. 

Bezala, bezela, g. bezela, 1. bn. 
comme; formé comme alabiz. 

Bezalako, g. paieil; de biz-ala-ko. 
Oyetan beslerik ez bazalako bat arkilu 
zuen, parmi eux il (u'en) trouva pas 
un pareil des (aux) autres. 

Hala hala, 1. halahula, bu. négli- 
gemment, couci-couci. 

Alaba, g, b. 1. bn. fille. 

Alabaordeko, g. b. alabaizuna, 
1. bu. fille d'un mariage précédent; 
de aîaba-orde-ko. La terminaison 
izun n'est pas claire; serait-ce pour 
izen? nom; qui n'est fille que de 
nom. Bien qu'il y ait des excep- 
tions à la règle, il faudrait alors que 
ïzen précédât alaba. v. Essai p. 120. 

Alabichi. 1. filleule. 

Alabadere, v. ala. 

Alabainan, Alabarian, v. 

ala. 
Alabaizuna, v. alaba. 
Alabano, v. ala. 
Alabaordeko, v. alaba. 
Alabichi, v. alaba. 
Alaere, v. ala. 
Alai, g. vigoureux, joyeux. 
Alako, v. ala. 
Alambere, v. ala. 

Alar. v. ala. 

Alanbaïio. v. ala, 

Alargun, g. alhargun, 1. bu. 
veuf, veuve. Alhargunlcha, 1. bn. 
veuve. 

Alataguzi, v. ala. 



Alatan, v. ala. 

AlatU, g. se désespérer; cela 
me désespère, alatzen zait. 

Albagin, v. agin 2. 

Albait. v. al. 

Albenia, 1. lisière du drap, ve- 
nelle du lit. Ce mot est selon 
Oienhart, de la vallée de Bastan. 

Albiestia, v. albista. 

Albiristeak, v. albista. 

Albista, g. b. albiestia, 1. bn. 
bonne nouvelle; pour albiristea, de 
l'esp. albricias. comp. „albiz", avis, 
opinion. L. R. s. v. Arbitre. 

Albiristeak, 1. et rennes qu'on 
donne à celui qui apporte une 
bonne nouvelle; esp. albricias. 

Albo, g. b. côté. 

Alboan, g à côté; de alboa-n. 

Alborahi, alboratzen, g. s'appro- 
cher; de albo-ratu. 

Alboragolu, même forme verbale 
au comparatif; et alborageilu, au 
superlatif. Nous ne donnerons plus 
ces noms verbaux qui se forment 
régulièrement du nom verbal pri- 
mitif. 

AlboagÏD, v. agin 2, 

Alboan, v. albo. 
Alborageitu, v. albo. 
Alboragotu, v. albo. 
Alboratu, v. albo. 

Albumo, alburun, bu. esj 
de poisson d'eau douce; (tanche?) 
AlbUTUn, v. albumo. 
Au'ha<;auui, v. altzaiu. 
Alchaliua, v. altzaiu. 
Alchatu, v. altzaiu. 
Ai' HATULiLiA, v. altzaiu. 
Alcliona. 1. P. valet de pu- 



13 



teur. O. écrit alzona, du moins 
c'est ainsi dans l'édition de Bor- 
deaux 1847. 

Aldakak, 1. bu. petites branches 
au pied d'une plante. 

Aldaketa, v. aide. 

Aldakoi, v. aide. 

Aldakor, v. aide. 

Aldamio, 1. galerie extérieure 
d'une ferme. 

Aldapa, v. aide. 

Aldapere, v. aide. 

Aldaratu, Aldaratzen, 1. 
éloigner,provoquer,mettre en colère. 
Variante de alderatu? Eta bere 
ardi lagunen alhapidetik aldaratzen 
da. Axular p. 78. et s'éloigue du 
pâturage de ses compagnes (les) 
brebis. 

Aldaratze, v. aldaratu. 

Aldatsa, v. aide. 

Aldatu, Aldatze, v. aide. 

Aide, g. b. 1. bn. côté, région, 
proximité; en esp. aldea. Il nous 
semble que l'esp. vient du basque. 
Les composés basques prouvent que 
aide a dû être halde, bien qu'au- 
cun dialecte n'ait conservé le h. 
Ceci n'est pas un obstacle, la même 
chose a eu lieu avec eria, la mala- 
die, qui n'a pas non plus conservé 
le h, si ce n'est dans le composé 
gorheria, que P. écrit encore avec 
h, et qui vient donc confirmer ce 
que nous avons dit de eria. 

Aide, g. bu. en faveur de, au 
profit de. Gizonaren aide egin, fait 
en faveur de l'homme; — 1. manière 
façon ; aidez eda moldez, d'uue façon 
ou d'une autre, llilz aura bi al- 



detara aditzen da, ce mot s'entend 
de deux façons. 

Aldean, g. 1. près, à côté, en 
comparaison; de alde-a-n. 

Aldatu, aldatzen, g. 1. bn. changer 
(p. ex. de vêtement), déplacer, trans- 
porter, transmettre, Gurasoetatik 
semeetara onela aldaluaz,g. transmis 
(par la transmission, par le trans- 
mettre) ainsi de père en fils. 

Aldaketa, g. changement. 

Aide ko, g 
alde-lco. 

Aldeagoro, 



1. bn. proche; de 
prochainement; de 



aldea-go-ro. 

Aldapa, g. 
g. pente — 1. 



1. aldapere, aldalsa, 
colline. De alda-pea 
et fe-ra. Aldalsa pour aldatza, 
subst. verb. contracté? comp. adilza. 

Aldakoi, g. aldakor, b. mobile, 
de aide kor et koi. 

Aide egin, g. se séparer; faire 
une chose en faveur de, v. aide. 

Alderatu, alderatzen. g. b. appro- 
cher; — 1. syn. de aldatu, mais pas 
dans l'acception de changer de vê- 
tement. 

Alderdi, 1. bn. moitié, côté; de 
alde-erdi. 

Aldeagoro, v. aide. 

Aldean, v. aide, 

Aldegin, v. aide. 

Aldeko, v. alœ. 

Alderatu, v. aide. 

Alderdi, v. aide. 

Aldi, g. b. 1. bn. fois, tour, g. 
espace de temps. Aldi bateau etor- 
riko ez naiz, je ne viendrai pas 
pour quelque temps. Asko aldiz, 
plusieurs fois. Eta aldi onetan ère 



14 



berezko otiura egin zuen, g. et aussi 
cette fois il lit selon sa propre 
habitude. — b.l.bn. humeur; aldiona, 
la bonue humeur; aldi charra, la 
mauvaise humeur. 

Aldizka, b. 1. bn. tour-à-tour. 

Aldiona, v. aldi. 

Aldizka, v. aldi. 

Aldun, v. al. 

Aie, g. grain. 

Alor, g. alhor, 1. bn. En g. champ 
ensemencé; semailles; en 1. et bu. 
champ labourable ou labouré et 
prêt à être ensemencé de aie et — ? 

Alelu, aletzen, g. égrener. 

Alegia, v. al. 

Alegin, v. al. 

Alentatll, 1. éventé; arno alen- 
talua, vin éventé. 

Aletu, Aletzen, v. aie. 

Alfer, ou alper, g. alper, b. al- 
fer, 1. a/er, bn. paiesseux. 

Alfer, ou alpertasun, g. b. 1. al- 
ferreria, b. alferkeria, 1. aferkaria, 
bn. paresse. En bn. aussi stérile 
en parlant d'un champ; de alfer- 
lasun et keria. 

Alferrik, alperrik, g. 1. en vain, 
inutilement. 

Alferkeria, v. alfer. 
Alferreria, v. alfer. 
Alferrik, v. alfer. 
Alfertasun, v. alfer. 

ALFORCHA,bn. alfurcha,\. alporcha, 
g. sacoche, besace; de l'esp. alforja. 

Alfurcha, v. alforcha. 

Algara, g. éclat de rire. 

Alha, Alhatu, Alhatzen, 1, 
lm. brouter, paître; tourner (d'un 
moulin), allia du, il tourne. Selon 



P. aussi : ronger, et alhadura, 1. 
remords, tranchées. Concientcîa 
gaiztoaren alhaduraz, Axular, des 
remords de la mauvaise conscience. 

Alhapide, pâturage; de alha-bide? 
eta bere ardi lagunen alhapidetik 
aldaratzenda, Axular. 78. et s'éloig- 
ne du pâturage de ses compagnes 
les brebis. 

Alhadura, v. alha. 

Alhargun, v. alargun. 

Alharguntcha t v. alargun. 

Alhapide, v. alha. 

Alharze, 1. bn. seuil de la porte. 

Alhatu, alhatzen, v. alha. 

Alhor, v. aie. 

Aliatu, aliatzen, 1. cacher. 

Aliaua, 1. petit sac où les pay- 
sans mettent leur argent pour le 
cacher dans leur sein; de aliatu? 
caché; ou le participe du subst. ? 

Alik, v. al. 

Aliz, bn. ail Hz, 1. se dit du 
pain qui n'est pas levé; holl. tessig. 

Alka, 1. herbe dont on fait les 
balais. 

Alkandora,g.chemise d'homme. 

Alkar, et les dérivés v. elkar. 

Alkaterna, 1. goudron, de l'esp. 
alquitran. 

Alkia, 1. banc, escabeau. 

Allia, b. queue. 

Almen, v. al. 

Almucha, amikza, 1. amorce de 
fusil. 

Almute, 1, mesure pour le grain, 
picotin; de l'esp. almud. 

Alof, 1. ù l'abandon ; terme de 
marine quand le vaisseau vogue 
sans voiles et sans avirons. 



If. 



Alor, v. aie. 

Aloze, v. alozna. 

Alozna. 1. replis, troussis, quand 
un vêtement est trop long. Larra- 
mendi donne aloze. 

Alper, v. alfer. 

Alperrik, v. alfer. 

Alpertasun, v. alper. 

Ai.porcha, v. alforcha. 

Alta, bn. iuterj. indiquant regret 
ou menace. Alla nahi zindien, or 
donc vous vouliez. On prononce 
généralement altaa en faisant en- 
tendre deux a. 

Altaguzi, v. ala. 

Altchaoarri, v. allzatu. 

AltSU, v. al. 

Altza, 1. aulne, arbre,aussi haltza. 

Altzau, bu. tas de foin, de di- 
mension a être soulevé avec la 
fourche; comp. altzatn. 

Altzatu, b. Altchatu, alchatu.hu.. 
lever, élever, de l'esp. alzar. 

Altchagarri,\.alchagarri,hn.\ev&m. 

Alchalïlia, alchatu lilia, bn. pa- 
pillon. 

Ama, g. b. 1. bn. mère. 

Azama, ugazama, g. b. amaizuna, 
1. seconde femme du père; comp. 
alaùaizuna. 

Amagiarraba, g. b. belle-mère. 

Amona, (ama-on) Amandria {ama- 
andere) madame-mère; titre lauda- 
tif? amasaba, amagoya (ama-goij 
amanagusia (ama-nagusi) g. amaso, 
bn. aïeule, grand-mère. A Guéthary 
amona est de nos jours directrice 
de couvent, soeur en religion. 

Amata&un, g. amaldea, 1. (i. a.) 
maternité; de ama-tasun. 



Amabichi, b. 1. bn. amabesuelako, 
h. {ama beso) puisqu'elle tient l'en- 
fant sur les bras quand il est bap- 
tisé) amaordeko, h. (ama-orde-ko), 
amaponleko, g. b. du latin foute 
(qui tient l'enfant sur les fouts) 
marraine. 

Amabesuetako, v. ama. 

Amabi, v. amar. 

Amabichi, v. ama. 

AmabOSt. v. amar. 

Amagiarraba, v. ama. 
Amagoya, v. ama. 

Alliai, b. fiu. amaitu, fini. 
Amaika, v. amar. 
Amairu, v. amar. 
Amaizun, v. ama. 

Amalau, v. amar. 

Amaldea, v. ama. 
Amanagusi, v. ama. 
Amandria, v. ama. 
AmanO, 1. bu, nourrice. 
Amaordeko, v. ama. 
Amaponteko, v. ama. 

Amar, g. b. hamar, 1. bn. dix. 

Hamar bat, bn. une dizaine. 

Amargarren, g. b. hamargarren, 
1. bn. dixième; de amar-garren, 
Hamarra, 1. la dixième partie. 

Amaika, g. b. hameka, 1. hamaka, 
bn. onze. Peut-être de amar-ig, 
dans le sens de au delà de dix. 

Amabi, g. b. hamabi, Y, h. douze. 

Amairu, g. b. hama hirur, 1. bn. 
treize. 

Amalau, g. b. /uimaluur, 1. bu. 
quartorze. 

Amabost, g. b. hamabortz, 1. bn. 
quinze. 

Amasci, g. b. hamasei, 1. bn. seize 



16 



Amazazpi, g. b. hamazazpi, 1. bn. 
dix-sept. 

Amazorlzi, b. emezortzi, g. heme- 
zorlzi, 1. bn. dix huit. 

Emeretzi, g. b. hemerelzi, 1. bn. 
dix-neuf; de amar-bederatzi. 

Amarau, bn. arraignée. 

Amarra, 1. lien, garrot. Le fr. 
amarre, du basque? plutôt que du 
hollandais marren comme le disent 
M. Littré, Diet. et M. Brachet, 
Dict. étym. 

Amarratu, amarratzen, g. 1. lier, 
garotter. 

Amargarren, v. amar. 

Amarrain. v. amorrai. 
Amarratu > v. amarra. 

Amasaba, v. ama. 

Amasei, v. amar. 

Amasera, g. syn. de maira, de 
l'esp. amasar, pétrir. 

Ama80, v. ama. 

Amatasun, v. ama. 

Amazazpi, v. amar. 

Amazortzi, v. amar. 

Ambat, v. ain. 

Amen, v. ao. 

Ameschar, v amets. 

Ameskaitz, v. amels. 

Amets, g. b. 1. amex, bn. songe, 
rêve. 

Ametsiu, amelslen, g. b. 1. rêver. 

Ameskaitz, ameschar, g. cauche- 
mar; de amels gaitz (k pour g v. 
Essai. Ch. II); et amets char. 

Ametstu, ametste, v. amets. 

Ametz, g. b. 1. bn. rouvre. 

Ameztei, 1. forêt de rouvres; de 
amelz-iegi. Oienhart dit que le mot 
gascon est tausint. 



Amex, v. amels. 

Ameztei, v. ametz. 

Amiamako. 1. héron. Peut- 
être de mehe-moko ; mais d'où vient 
a inital? En tout cas formé irré- 
gulièrement; l'adj. suit le subst. 
v. Essai, p. 120. 

Amil, quel dialecte? rotatiou. 
' Amiltza, amiltegi, g. amiUoki, b. 
précipice, gouffre de amil-legi et 
loki. 

Amildu, amiltzen. g. précipiter, 
ou bien la forme causative amile- 
razo, précipiter, faire tomber. Orre- 
gatik, (la egia pikaluan amilerazlea- 
gatik deabruak sinistueragiten diela 
askoii. Arrue trad. Ms. de Moguel. 
p. 88. Pour cela la vérité est 
que le diable pour faire tomber 
dans le péché, (leur) fait croire 
à beaucoup que. 

Amildu, amiltze, \. amil. 

Amilerazo, v. amil. 

Amiltegi, v. amil. 

Amiltoki, v. amil. 

Amiltza, v. amil. 

Aminno, v. ao. 

Amirun, 1. amidon. 

Amodijo, v. amore. 

Amoltu, 1. amullu, bn. aimable. 

Amona, v. ama. 

Amoutzea, 1. apprivoiser. P. 

Amore, g. 1. amodijo, b. amour. 

Amorrai, g. amarrain, bn. ha- 
muarrain, 1. truite; de amu-arrain. 

Amorratu, g. ranger. 
Ampor, v. embor. 
Amil. g. b. bu. hamu, 1. hame- 
çon; du latin hamu-s? 

Gahamu selon M. Salabcrn est 



17 



un petit crochet à l'usage des 
pêcheurs. Veut-il dire hameçon? 
Il paraît en tout cas (|ue c'est le 
même mot, g pour h, gamu et 
l'autre h introduit, gahamu. 

Amuko, g. lin prépare pour 
être tilt'; le rebut en est le mulo. 

Amulsu, v. amolsu. 

Amurutcha, 1. roitelet (oiseau). 

Amuh/.a, v. almucha. 

An, v. a. 

Anaitar, v. anai. 

Anai, g. b. anaye, 1. bu. frère. 
Zeren hire anaye haur hil baitzen. 
Luc. XV, 32. Test. Kochelle. Car 
celui-ci ton frère était mort. 

/ailar, g.anayazko, 1. fraternel; 
de anai-tar, et anaya-z-ko. 

Anayazko, v. anai. 
Anaye, v. anai. 
Anche, v. a. 
Anda, 1. litière. 
Andana, bn. récolte. 
Andarrai, g. églantier. 

Andeatu, bn. gâter. Andegatu, 
1. dissiper, paraît être le même mot, 
mais n'est plus connu aujourd'hui. 

Andegatu, v. andeatu. 

Andere, v. andre. 

Andi. auudi, g. b. handi, 1. bn. 
grand. Tous les dérivés 1. et bn. 
avec //. 

Aïk erakusten dizkilzu gay aundi 
onen sayets gustiak (Lettre de Lar- 
rameudi à, Mendiburu), lui vous 
montre tous les côtés de cette 
grande question. 

Andilasun, g. b. 1. bn. grandeur. 

Andiro, andizkiro, g. handiki, han- 
dizki, 1. grandement^ de tmèi r#et M. 



Andi f.u, andiizen, g. b. 1. bn. 
grandir. 

A h dinde, antuste,g. orgueil; de 
iiiidi-mte? grande, haute opinion. 
Ii'adject. devrait suivre. 

Andiro, v. andi. 

Anditasun, v. andi. 

Anditu, v. andi. 

Anditze, v. andi. 

Andiuste, v. andi. 

Andizkiro, v. andi. 

André, g. anre, b. andere, 1. 
bn. En bise, femme mariée; dans 
les autres dialectes, mariée ou non 
mariée, demoiselle ; quand on parle 
à une femme on emploie andrea; 
bai andrea, oui madame. 

Andura, 1. hièble. 

Anega, b. 1. mesure pour les 
grains qui contient sept gaitziru ; 
de l'esp. fanega qui s'écrit aussi 
hauega; v. Dict. de l'Acad. esp. 

Angereder, 1. anyereder, bn. 
belette ; de andere-eder. La pronon- 
ciation de Vy comme d (v. Essai 
p. 6) doit être la cause de celte 
variété d'orthographe. Nous écri- 
vons angereder avec g d'après Pou- 
vreau; il nous paraît que c'est 
une faute; il a dû lire g pour y. 
Cette même méthaphore (jolie de- 
moiselle) se retrouve non seulement 
dans le fr. belette, mais aussi en 
danois, en bavarois et dans l'ancien 
anglais, v. Brachet, D. E. 

Angeru. v. aingeru. 

Anhitz, v. ain. 

Anhitzetan, v. ain. 

Anima, g. arima, b. 1. bn. âme; 
esp.anima; prov. arma, v. L. R. 1. 89. 

2 



18 



Anitz, v. ain. 

AnÏLO, v. ano. 

Anka, b. patte l.g. (Tolosa) jambe, 
bn. hanche, de l'esp. anca? 

AllO, g. I. portion; anho ; soûl, 
méridional selon O. pitance du 
berger. Selon Chalio du latin an- 
nus dans le sens de récolte; ce 
qui paraît .assez invraisemblable. 

Anre, v. andre. 

Ansara, anzara, 1. ansera, bn. 
oie, de l'esp. ansar. 

Ansera, v. ansara. 

Ansi, g. 1. anlsi, bu. soin, 
souci, — g. 1. bn. application, 
faculté. — g. 1. génie, moyen. — 
g. travail, vigueur. Jauna ez duzua 
ansiarik ene ahizpak utz nezan ba- 
Jcharrik zerbiizatzera ? Seigneur 
n'as-tu point de souci que ma 
soeur me laisse servir toute seule. 
Luc. Ch. X. 40. lab. Soc. bib. 
Londres. Ansi da, g. il importe. 

Antcha, bn. sangsue. 

Antesa, g. 1. merlot, poisson 
de mer. 

Antichuna, g. pot à anse pour 
boire; l'angl. mug. 

Antolatu, antolatzen, 1. bn. 
s'habiller, s'arranger. 

Antsi, v. ansi. 

AntllSte, v. andi. 

Antz, v. anz. 

Antzatsu, v. antze. 

Antze, 1. bn. industrie, adresse. 
Variante de ansi'i 

Antzatsu,mà\istriii\ix;deantze-ts7i. 

Alltzu, ou an:/', 1. mais la 
première forme est préférable. Qoi 
n'a plus de lait; selon M. Sala- 



berry (bn.) pas pleine. On nous a 
affirmé cependant qu'on le dit des 
vaches pleines qui n'ont pas de 
lait. Il est possible que „see" soit 
la signification générale du mot et 
de là comme le croit M. Mihn, 
Bask. Sprachdeuk. anchoa, anchois, 
(poisson) séché. 

Anzutu, anzutzen, g. 1. bn. an- 
zitu, b. dessécher (des femelles) ; 
bn. sevrer. 

Antzutu, antzutze, v. antzu. 

Anyereder, v. angereder. 

Anz ou antz, g. b. apparence, 
ressemblance. Larramendi écrit ce 
mot avec et sans t. Lardizabal avee 
t. Eta gizona bere antzera egin zuen, 
g. et quand il eût fait l'homme à 
son image. 

Anza ba$u, g. b. il paraît. Anza 
du, b. il ressemble. 

Anzeko, g. b. semblable, pareil ; 
de anz-ko. Le lab. anzo, comme, 
paraît être une forme contrac : 
Haur maite anzo, Eph. V. 1. comme 
ses chers enfants. Bat bedera bere 
gizara anzora eta moldera minzo 
da. Axular. Chacun parle selon sa 
guise, sa façon. 

Anzaka, v. ansara. 

Anzeko, v. anz. 

Anzinako, g. ancien, de l'esp. 
anciano; de anzina-ho. 

Anzîtu, v. antzu. 

Anzo, v. a»z. 

AnZU, v. an/:u. 

An, v. ain. 

AOi g- b. aho, 1. bn. bouche. En 
bise, ao fait avec l'article aua, mais 
généralement b est intercalé après 



19 



u, auba, comme si le radical était 
au; cette forme est aussi usitée à 
Toiosa. Comp. zerubetau,dezeru-etan. 

Abo et uba que cite Larramendi 
sont inconnus. 

Ahartu ou ahakartu, et générale- 
ment aharratu, 1. bn; la première 
fo/me de aho-artu, la seconde de 
aho-hartu, avec la mutation de h en 
h (v. Essai Ch. II) ; se quereller, 
littéralement et trivialement se 
prendre de bec (bouche); de là 
le mot suivant: 

Ahar, querelle. Beharrak a/iarra, 
nécessité (engendre) noise. Prov. 
de Oienhart. v. ci-dessus. 

Aharratu, 1. cité pins haut, déri- 
vation secondaire et formée de ahar, 
avec l'article, aharra et de là ahar- 
ratu. Pouvreau cite encore ahahatu. 

Auzpez, g. b. ahuzpez, ahozpez, 
1. ahuspe, bn. sur la face, p. ex. 
tomber. De ao, ou aho-z-pe-z. La 
forme bn. qui a s est évidemment 
fautive c'est le suf. z. qu'il faut. 

Aosapai, g. ahasabai, ahoganga, 
1. palais (de la bouche). De ao- 
sabai. V. pour l'analogie de la forme 
du mot palais, Diez, E. W. Se- 
lon MM. Brachet et Littré du la- 
tin palatum d'où paie et par er- 
reur palais. Quoiqu'il en soit 
le basque aosapai vient augmenter 
les exemples cités par M. Diez et 
tirés d'autres langues dans les quel- 
les le palais de la bouche est ex- 
primé par voûte ou ciel ou quelque 
idée analogue. Eu holl. nous disons 
verhemelte, de hemel, ciel. 

Ahoganga est formé de aho et 



de ganga que P. cite comme sig- 
nifiant déjà seul, palais de la bouche; 
et puis cahuette, vieux mot pour 
cahute. Selon Larramendi: luette. 

Ahogozo, 1. bu. salive. 

Ahoeri, aheri, 1. mal à la bouche, 
de aho-eri. 

Ahamen, 1. bn. bouchée, morceau; 
de aha (pour aho) et men. 

Ahatara 1. bouchée. Ahartara, S. 
d. L. bocanada, bouchée; paraît 
être une erreur, r est de trop. 

Amen, 1. (syncope de ahamen) 
ainsi que aminno bn. (nn = gn, 
fr. orth. de M. Sal.) portion, part, 
et par extension, moment, petit 
moment; amenetik amènera, de mo- 
ment en moment. 

Arratisi, g. b. aharausi, 1. ahar- 
rosi, bn. bâillement de aho-irçusi. 
Aharausi egin, 1. bailler. P. cite 
encore ahal usain, bâillement et 
ahal usainka dago, il baille. Il n'est 
pas clair d'où, vient le l; l'emploi 
de usain est curieux, du moins 
si ce mot u'a pas d'autre signifi- 
cation qu'odeur. 

Ahapaldi, 1. P. dit couplet de 
vers, strophe; et au pluriel aha- 
paldiak, discours impertinents; se- 
lon Larramendi, au supplément, bo- 
canadas, gorgée (d'eau etc.), bouffée 
(de fumée, de vanité); de aho} 

Aosapai, v. ao. 

Apacha, b. corne des pieds 
des auimaux, sabot, syn. de be- 
at zal. 

Apain, g. apaindura, b. 1. aphain- 
dura, bn. ornement. 

Apaindu, apaintzen, g. 1. bu. or- 



20 



ner, se parer — 1. bu. apprêter, 

préparer. 
Apaindu, v. apam, 
Apaindura, v. apain. 

Apaintze, v. apain. 

Apaiz, g. apez, 1. aphez, bn. 
prêtre, du lat. abbas. 

Apezkoa, 1. la prêtrise. 

Apaiku, 1. bu. repas. Selon Chaho 
du lat. apparare. 

Apal, 1. humble ; bu. bas. 

Apaldu, apallzen, 1. aphaldn, bu. 
s'abaisser, se prosterner. Bihotzez 
eta arimaz apaldurik, prosterné de 
coeur et d'âuie. 

Apala, g. planchette sur la 
cheminée sur laquelle on pose des 
plats. 

Apalardotza, 1. eheville du 
pied; syn. de achiruiva. 

Apaldu, v. apal et afari. 

Apar, g. écume. Comp. arrapo. 

Apartsu, écumcux. 

ApartSU, v. apar. 

Apez, v. apaiz. 

Apezkoa, v. apaiz. 

Aphaindura, v. apain. 

Aphal, aphaldu, v. apal. 

Aphez, v. apaiz. 

Apijikil, v. apirilla. 

Aphur, v. apur. 

Anmi.LA, g. 1. aberilla, b. aphi- 
ril, bu. le mois d'avril. Comme près» 
que tous les noms des mois pure- 
ment basques se terminent par Ma 
(le mois) p. ex. agorilla, il est 
possible que ce soit une contrac- 
tion de apiril-illa. 

•A-PO» g. 1. b. crapaud. 

Apo belalza, 1. butor (oiseau). 



Apostu, 1. aposlura, g. gageure ; 
1. pacte, de l'esp. apuesta; apostu 
eg/n du, 1. il a fait pacte... 

Apote, g. b. verrat. 

Apuko, g. prétexte; syu. de 
aitzaki . 

Apunta, 1. joli, mignon. 

Apur, g. b. 1. aphur, bu. peu; 
apur bat, uu peu. — g. miette 

Apurtu t apurlulen, b. rompre ; 
apur lu, apurlzen, 1. baisser ; a pur lu 
du, il a baissé de condition. 

Apurlasuu, 1. bassesse. 

Apurtasun, v. apur, 

Apurtu, v. apur. 

Apurtze, v. apicr. 

Ar, 1. g. b. 1. bn mâle. Ne 
serait-ce pas l'origine du suftlxe 
tar qui forme l'ethnique en basque? 
de même qu'en angl. et en ail. 
man et manu : frenchmau, english- 
man. Laudsmaun (compatriote) cor* 
respond exactement à err'itar. Le 
t est euphonique. 

Ar, 2. v. artu. 

Ar, 3. g. b. har, 1. bn. ver. 

Arrasla, arrastalzen, g. b. ram- 
per. L'esp. arrastrar du basque ? P. 
écrit arraztea (dans luarrazlea) avec 
z ce qui est mieux; beaucoup de 
noms verbaux formés do substantifs 
ont * ou ^; mais il nou^ semble 
que c'est le suffixe z; p. ex. de 
erro,erroztalu, et ici doarra,arrazla. 

Ara, 1. v. '. 

Ara, 2. On trouve ce mot dans 
les locutions suivantes : ara emen, 
g. b. voici; ara an, g. b. voilà; ara 
nota, g. voici comment; ara emen 
correspond à ona emen, g. b. voici. 



21 



et ona paraissent être des dé- 
monstratifs ; (coinp. les pron. dém. 
et les adv.). Pour ona il nous sem- 
ble qu'il n'y a pu de doute, c'est 
le démonstratif (pronom ou adverbe) 
renforcé de son synonyme emen; 
ara sera donc le démonstratif dont 
la forme actuelle est kura (hura- 
ark) ; comme le k est toujours la 
caractéristique de l'agent, il est 
permis, croyons nous de conclure 
à la forme (primitive?) ar ou ara, 
dont arh pour l'agent; comp. hura. 
Môme observation pour le pron. 
dém. au-onek. OneJc fait conclure 
à une forme primitive on, qui se 
retrouve quand un suffixe suit, p. 
ex. liburu onetan {on-e-tan) dans ce 
livre-ci; comp. araitzin, arano. 

On ne peut y chercher une forme 
verbale qui correspondrait à : prends 
ou tiens ou vois. En admettant 
(pie le verbe artu eût un impératif 
simple (nou périphrastique) comme 
egin etc., ce serait sans doute le 
verbe qui se prêterait le mieux à 
expliquer ara; mais cet impératif 
porterait toujours la caractéristi- 
que soit du masculin h soit du 
fém. n. 

Arabera, v. arau. 

Arada, l.bourdounement, p. ex. 
des abeilles; écho. 

Aragi, g. b. haragi, 1. bn. chair, 
viande. 

Arakai, arkai, g. viande salée. 

Arakina, g. boucher, de aragi- 
egin<i. 

Jlaragizko, 1. charnel, ileàaragi- 
z-ko. 



Jlarapirika, 1. la chair qui vient 
dans une plaie et la dépasse. 

Haralegun, bu. jour gras, de 
/idnigi-tu/iui. 

Araiozte, b. carnaval. Probable- 
ment de aragi; mais qu'est ce que 
tozte ou atozte? Atoz est la 2 de 
personne du sing. de l'impératif 
de etorri;atoz viens, atozte venez; 
mais carnaval exprime étymologi- 
quement le contraire, soit que l'on 
accepte, carnis levamen, v. Littré, D. 
soit, carnevale, v. Diez E. W. 

Araistia, araistian, 1. P. naguè- 
re; parait être une corruption de 
araitzin. 

Araitzin, 1. P. depuis long- 
temps ; litt. avant cela, de ara 2. et 
aitzin; exactement le holl. voor 
dezen, autrefois; voor, prép. avant; 
dezen, pron. dém. celui-ci. 

Arakai, v. aragi. 

Araki, v. adar. 

Arakina, v. aragi. 

Aralde, v. arau. 

Araldetu, araldetze, v. arau. 
Arana, g. 1. prune. 

Arantz, g. b. aranze, 1. épine. 

Aranze, v. arantz. 

AraÙO, g. jusque là; y. ara et no. 
Arara, v. arabera, s. v. arau. 

Ararteko, arartekotasun, 
arartekotarzun, v. artu. 

Aratche, V. aretze. 

Aratin, b. sur le dos. 

AratOZte, v. aragi. 
Aratz, 1. (i. a.) propre. 
Araztu, arazten, rendre propre. 
Aratztas/ni, propreté. 

Aratztasun, v. arau. 



22 



Arau, g. règle, droit; — 1. bn. 
proportion, apparence. M. Salaberry 
dit: selon, et synonyme de arabera. 

Arauz, g. bu. selon, de arau-z. 
Axular écrit p. 229 arauaz ; emazu 
beraz duzunaren arauaz, donnez donc 
selon que vous avez. 

Arabera, g. 1. bn. araura, arauera, 
1. bn. et par contraction arara, 
selon; de arau-ra; en guip. b pour 
u. Ha, suffixe, vers; il nous semble 
que c'est uue contraction do arau; 
v. pour les détails ra. Ebanyelio 
san Lvken arabera, Evangile selon 
St. Luc. 

Arauez, bn. vraisemblablement: 
et aussi sans doute, dans un sens 
interrogatif ; de arau-ez. Au fond le 
même mot que arauz; il n'y a 
aucune raison pour y introduire 
cet e de liaison. Le mot est de M. 
Salaberry. 

Arauchuka, bn. arauka, 1. bn. par à 
peu près, à proportion, de arau-ch-ka. 

Araxikide, g.conforme; de arau-hide. 

Aralde, 1. paire, couple. Selon 
Pouvreau encore : troupe,compagnie. 
Larramendi donne seguimento,suite; 
mais ni l'un ni l'autre dialecte ne 
connaît plus cette acception de 
aralde, qui pourrait cependant être 
la signification primitive, de arau- 
alde pour indiquer ce qui se trouve 
sur une même ligue (règle), ce qui 
forme une série; série est rendu 
par Larramendi par aralde; nous 
ignorons si ce mot est usité. 

Araldetu, araldetzen, g. suivre. 

Arara, v. arau. 

Arauaz, v. arau. 



Arauchuka, v. arau. 
Arauera. v. arau. 

Arauez, v. arau. 
Arauka, v. arau. 

Araukide, v. arau. 
Araura, v. arau. 

Arauz, v. arau. 

Arazi 1, b. humble, syn. de apal. 

Arazi 2, v. artu. 

ArazO, v. erazo. 
Arazte, v. erazo. 
Araztu, v. aratz. 
Akbalda, 1. bât d'âne, de l'esp. 
albarda. 

Arbazo, 1. bn. bisaïeul. 
Arbi, g. bu. navet, rave. 
Arbui, 1. mépris. S. d. L. rebut. 
Arbuyatu, 1. bn. mépriser, détester. 
ArbuyatU, v. arbui. 
Ardai, g. 1. bn. amadou. 
Ardaiudegi, v. unlmca. 

Ardanazka, v. ardanza. 

Ardandegi, v. ardan:<t. 

Andankoi, v. ardanza. 

Ardanza, L vigne. 

Ardanazka, entonnoir. 

Ardaindegi, ardandegi, cellier; de 
ardan-degi pour tegi ; mais qu'est-ce 
que ardani Ardo est vin. 

Ardankoi, qui aime la cave; de 
ardaii-koi. 

ArdaO, v. ardo. 

Ardatchua, V. ardatz. 

Ardatz, g. b. 1. bn. fuseau: 
g. 1. essieu, vis; 1. roue de moulin 
de ari-atz? mais d'où vient le d? 
Ardatchua, 1. peson du fuseau ; dimi- 
nutif de ardatz. 

Ardatzketan ari naiz, g. je file; 
litt. je suis occupé à (dans le) filer. 



23 



Ardi, g. b.l.bn. brebis. — b.puce. 

An/izain, 1. artzain, 1. bu. artzai, 
b. berger; de ardi-zain. comp. ai\ 

Artzanora, g. mâtin ; chien de 
berger; artzain-ora. 

Arditegi, b. bercail; syn. de ar- 
t(gi; de ardi-trgi. 

Artalde, b. 1. troupeau de brebis. 
de ardi (ou art) talde. 

Artzar, bn. vieille brebis destinée 
à la boucherie; de ardi-zar. 

Ardimihi, bn. herbe en forme de 
bague de brebis. 

Ardietsi, 1. ardiexi, bu. attein- 
dre, parvenir, obtenir; paraît être 
composé de ardi-etsi, comme onetsi, 
autetsi; mais qu'est-ce que ardi? 

Ardiexi, v. ardieUi. 

Ardimilii, v. ardi, 
Ardit, 1. bu. liard; mot béar- 
nais, v. L. R. 
Arditegi, v. ardi. 
Ardizain, v. ardi. 

Ardo, g. b. arno, 1. bu. ardao, 
b. vin. Dans le Labourd toute 
sorte de boisson. Arno buztinoa, ci- 
dre pur. 

Sagardo, g. b. sagarno, 1. bn. 
cidre; de sagar-ardo. 

Ardura, g. b. 1. soin. — 1. bn. 
souvent. Imini biar dau ardurarik 
andijeena, b. il faut donner le plus 
graud soin. 

Ardurako, 1. continuel. 

Aiduratsvty 1. (i. a.) soigneux. 

ArdurakO, v. ardura. 

ArduratSU, v. ardura. 

Are, 1. g. b. 1. arte, 1. bu. herse. 
De la racine se. ar? 

Arheatu, ar/ieatzen, 1. arhutv, bu. 



herser. Mu lab., du moins à (îué- 
thary, on dit plutôt, arhen haritzen 
naiz, je herse. 

Are, 2. g. b. 1. eucoro, aussi, 
même. Are ycyago, encore plus. 
Are et8ayak, même les ennemis. 
Zembatenaz areago, 1. d'autant plus. 

Are, 3. b. 1. bn. sable ; de l'esp. 
areua ? 

Areil, v. hura. 

Arera, v. artu. 

AreriflO, b. ennemi; syn. de 
etsai. 

Aresti, g. moment. Arestian emen 
zan, il était ici, daus un moment 
(il y a un moment). Aresti artan, 
daus ce moment. 

Aretche, v. aretze. 

Aretze, aratche, aretche, 

1. bn. Yeau d'un an; syn. do 
chahal. 

Argal, g. b. maigre; — bn. 
clair-semé. Gizonaren borondatia dala 
guztiz argal ta aldakorra ; la volonté 
de l'homme est très faible et mo- 
bile. 

Argaltasun. g. b. 1. maigreur, fai- 
blesse. Eta onen argaltasuna estalt- 
zen jakin zutelako, ... et parce qu'ils 
avaient su protéger la faiblesse de 
celui-ci (Noé ivre). 

Argaldu, argaltzen, g. b. affaiblir. 

Argaldll, v. argal. 

ArgaltaSUB, v. argal. 

Argaltze, V. argal. 

Argamasa. 1. mortier; esp. ar- 
gamasa. 

Argatik, v. hura. 

Argi, g. b. 1. bu. lumière, 
comme adject: éclairé, lumiueux; 



24 



rayonnant. Dctmu emon deutsee gi- 
zon argi askori, b. Moguel ; a 
donné de la peine à beaucoup 
d'hommes éclairés. Eta arpegi ar~ 
giarekin begiratzen zion, Lardizabal ; 
et elle le regarda avec un visage 
rayonnant. 

Argilu, argitzcn, g. b. 1 . bn. éclairer. 

Argil<min, g. 1. splendeur. — g. 
b. vivacité. — b. syn. de argibide. 

Argibide, argide, g. éclaircisse- 
ment ; la seconde forme contractée 
de argi-bide. 

Argîro, g. b. olairement. 

Argizagi, 1. bn. lune. Selon Dar- 
rigol, Diss. apol. p. 28, le mot est 
argizari et signifierait mesure de 
lumière, de argi-izari. Il se pour- 
rait que le mot primitif fut argizari 
mais alors il nous semble, qu'il faut 
le décomposer en argiz-ari, l'éelai- 
reur; comme buruzari, nekazari, 
agintari, eiztari, etc. etc. v. ari 4. 
Cette étymologie nous semble plus 
naturelle. Argizari, est aussi em- 
ployé pour clair de lune, v. Ma- 
nuel de la conversation, Bayonue 
1861, sans nom d'auteur. La dou- 
ble ortograplie g et ?• se retrouve 
encore ailleurs mais elle est exces- 
sivement rare; nous n'en pouvons 
citer que deux exemples pour Le 
moment buruzari, buriuagij dont la 
terminaison est au fond la nu" me 
que celle de argizagi ; et puis 
iruzkia, que donne M. Fabre dans 
son guide do la conversation, pour 
iguzkia. Nous ne croyons pas que 
les deux exempta qui sont donnés 
par M. Vinson dans la Hevue lin- 



guistique, vol. III, p. 450, puissent 
être cités à l'appui de la permu- 
tation de r en g; oramai ne dé- 
rive pas, croyons nous de ogi, mais 
de orhe, ore ; orhantz aura la 
mène origine. La dernière objec- 
tion pourrait être que les substan- 
tifs composés, ne sout pas formés 
à l'aide du suffixe z; les différents 
éléments du mot sont juxtaposés 
sauf le changement de lettres que 
les lois phonétiques exigent, ainsi 
eurijasa, de euri-jasa; arzain, de 
ari-zain; hezetasun,deheze-tasun;arJ;u- 
me de ari-hume, etc. etc Argi cepen- 
dant paraît faire exception. Leguip. 
argizagi, en b. argizai, cire, est 
formé sans doute de argi-z-gai, 
matière à lumière = cire. 

Bien que cette étymologie (argiz- 
ari) nous paraisse acceptable, nous 
voudrions proposer de décompo- 
ser argizagi en argi-z-age; appa- 
rence de lumière; on sait que 
dans le dial. bise, e devient i 
quand a suit, ainsi, argizagia. 
Comme la nuit dans d'autres lan- 
gues a été exprimée par des mots 
qui indiquent des idées de mort, 
de destruction (v. Origiues I. O. 
de M. Pictet II, 587), de même 
la lumière de la lune parait avoir 
fait une impression lugubre sur les 
Basques. D'autres dialectes disent 
illargi, lumière de mort; illhun, i 
bre dérive aussi de ill, mort. I »e 
plus le mot apparence (de lunnèn i 
peut facilement avoir pris la 
nitication de clair (de lumière). El 
1 allemand il n'y a qu'un mot pour 



25 



les deux, idées; „scheincn" est 
paraître et briller, luire; „Mond- 
schein," clair de lune, pourrait se 
traduire: apparence. 11 est encore 
possible que ces deux mots onji- 
zagi et argizari existent indépen- 
dants l'un de l'autre. 

Argizagi, 2. g. argizai, b. cire; 
svn. de ezko; de argiz-gai. 

Argizaite, bu. clair de lune, de 



argt 



? 



Argizar, g. b. 1. étoile du matin, 
de argi-izar. 

Argitaratu, argitaratzen, g. b. 1. 
publier; de àrgi-tara-tu. 

Argibide, v. argi. 

Argide, r. argi. 
Argina, v. «ari 1. 

ArgirO, v. argi. 

Argitaratu, v. argi. 
Argitaratze, v. argi. 

ArgitaSUIl, V. argi. 
ArgitU, v* argi. 
Argitze, v. argi. 
Argizagi, 1 & 2. V. argi. 

Argizai, v. a-gi. 
Argizaite, v. argi. 

Argizar, V. argi. 
Argizari, v. argizagi, s. v. argi. 
Argoila, bu. terme de vigneron; 
pampre taillé d'une certaine façon. 
ArhatU, v. are. 1. 
Arhe, v. are, 1. 

Arheatu, arheatze, v. are, 2. 

Arhin, v. arin. 
Ari, 1. v. hira. 
Ari, 2. g. aari, b. ahari, 1. bélier. 
Ariii, g. chair de mouton; de 
ari-aragi ? 

Arkumc, g. agneau; de ari-},ume. 



Arzai, g. arzain, b. 1. berger; de 

Artegi, g. bercail ; de ari-ttgi. 

Ari, 3. g. b. /tari, 1. bn. fil. — 
1. filet. 

J'uristntu, bu. raccommoder avec 
du til. 

Ari/la, b. harilko, 1. haliko, (l pour 
r, comp. anhafdu, de auhari ; bulftttte, 
de buru) bn. peloton de fil. 

Harilkatu, \. halikatu, bn. dévider. 
De ari-hartu? prendre le fil. Le 
// devient régulièrement k (v. Essai 
Ch. II) ; mais généralement le r 
de artu n'est pas supprimé. 

Halgai, bn. tout ce qui provient 
du lin et qui est propre à être 
filé ; de hal (pour hari) -gai. comp. 
haliko. 

Arizpi, g. fil de soie ou de coton ; 
de ari-izpi. 

Ari, 4. g. hari. haritzen, 1. bn. 
M. Salaberry écrit ari. Nom verbal 
qui accompagné des terminaisons 
de izan signifie être occupé à, 
faire, travailler. En g. aii seul 
est en usage ; en lab. on se sert 
aussi de haritzen, pour indiquer le 
fréquentatif. Laucan hari naiz,je tra- 
vaille; lancan haritzen nais, je tra- 
vaille d'habitude j'ai coutume de 
travailler. Ce nom (ari) se trouve 
chez Larramendi et Lardizabal ac- 
collé à celui de Jaréun, yardun (v. 
ce mot) comme ayant la même 
nification et la même conjugaison ; 
niais ils ne disent pas comment 
■û devenu jardvn ou comment 
jaidvn dérive de ari. Nous croyons 
avoir réus.-i :\ expliquer la conju- 



20 



gaison de jardun ; mais pour ari 
il reste un doute, si l'on veut faire 
dérivée ce mot de jarri; c'est que 
ce dernier a deux r. Larrameudi 
ni Lardizabal qui généralement le 
copie ne nous sont d'aucune uti- 
lité. Lardizabal donne un second 
exemple d'une confusion pareille 
en attribuant la coujugaisou d'un 
verbe à un thème verbal tout dif- 
férent; noa, etc. est le préseut de 
l'indicatif de oi! Cette méprise est 
trop forte pour pouvoir donner lieu 
à aucun doute; v. joan. 

Comme terminaison nous croyons 
retrouver ari dans beaucoup de 
terminaisons pour indiquer le fac- 
teur, agintzari, arzainkari, eiztari, 
gelari, gerïari etc. etc. 

Ariail, b. quelque chose. Arian 
daukazui avez- vous quelque chose? 
Peut-être de ari. 

Ezarian ezarian, g. 1. peu à peu; 
de ez-arian. 

Arich, v. aritz. 

Ariki, v. ari, 2. 

Arilla, v. ari, 3. 

Arima, g. b. 1. bn. Cardabera 
(bise), écrit anima, de l'esp. anima; 
arima, du prov. arma. 

Arin, g. b. 1. avhin, bn. léger. 
Umetako okerkerijaak armagvak oi 
dira...baho, d'habitude les méclan- 
cetés de l'enfance sont plus lé r 
que... Moguel. 

Arivek arin, b. en courant. 

Arindv, arinùtt», b. 1. devenir 
léger. 

Ariiitasun, g. b. 1. légeretr ; de 
arin-tasun. 



Arinkiro, g. arinki, 1. adv. 

Arindu, v. arin. 

Arinki, v. ari*, 

Arinkiro, v. arin. 

Arintasun, v. arin. 

Arintze, v. arin. 

Aritz, g. arich, b. haritz, 1 bn. 
chêne. Serait-ce de arri % pierre, ii 
cause de la dureté du chêne, et 
de tzat contracté eu tz. (comp. kotz 
pour kotzat) ? comme en esp. roble, 
rouvre, fait roblizo, dur. Il y a 
une objection cependant; ce sont 
les deux r, bien qu'on trouve des 
mots qui s'écrivent avec un et deux 
r; harols, arrauiz; arrera ou arera. 
Il est curieux qu'en lab. ou ne 
prononce pas du tout le r dans 
aritz ; ainsi on dit aitz ce qui sig- 
nifie rocher; mais ce dialecte les 
supprime fréquemment. 

Arizpi, v. ari 3. 

Ark, v. Aura. 

Arkai, v. aragi. 

Arkaitz, g. rocher; au fond 
pléonasme de arri-Aailz ; £pour//, 
v. Essai Ch. II. 

Arkakuso, g. puce. 

Arkhara. bn. en chaleur (des 
brebis). Dé ari-khar? 
Al'khinna, v. arkina. 

Arkiarazo, v. ark 

Arkina, 1 arkhinna, bn. engi 
de chèvre et de mouton, ch 
et egina, egina, fait; k pour g après 
r, v. Essai Ch. II; «w=gn. fr. 

Arkitu. arkitzen, ç.aurkiti, 

b. anrkhilu, i. bn. trouver; di 
{arin) hide-iu .' prendre avec. 
Arkiarazo, g. faire trouver. 



27 



Arkola, 1. étoupe. Mot de 
Oienhart selon P. 

Arkoska, g. arkoskor, b. gravier. 

Arkume, v. an, 2. 

Arlantz, 1. baie de blé; syn. 
de ahotz. 

Aklotatu, arlotalze. v. arlole. 

Arlote, 1. fripon, l'esp. arlote; 
l'angl. harlot, prostituée. 

Arlotatu, arlotatzen-, s'amuser 
dans les mauvais lieux. 

Armazoi, b. armazoin, 1. i. a. 
outil, iustrumeut. 

Armazoin, v. armazoi. 

Arniiarma, g. armierma 1. ar- 
raignée ; syn. de marmara, ahiharba. 

Armierma, v. armiarma. 

Arnase, v. ats 1. 

Arnes, bn. outil; du rom. arnes, 
v. L. R. et le Dict. de M. Littré 
s. v. harnais. 

Arno, v. ardo. 

Al'0, 1- bn. saison, temps. Zeraro 
da? quel temps fait-il? Gastaro, 
1. le temps de la jeunesse; Azaro, 
bn. saison des semailles ; novembre. 

Arotz, g. b. harols, arrauts. 1. 
forgeron. En g. aussi charpentier. 

Arpegi, v. aune. 

Arraba, 1. an au, bn. arraun g. 
aviron, rame. Du rom. ram; ra- 
meau, baguette, v. L. Il; avec ar 
prosthétique et b pour m. v. Essai, 
Ch. II. 

Arrabar, v. arri i. 

Arraberritu, v. béni. 

Arrabita, bn. violon. 

Arradiza, g. gerçure (aux mains). 
( 'orruptiou du latin rhagadia avec 
or prosthétique ? 



Arkai, 1. 1. bu. gai, joyeux. Ne 
serait-ce pas de l'esp. rayo, rayon ? 
et alors rayon nant. 

Arrai, 2. g. arran, b. arrain, 1. 
bn. poisson. La diin'rence dans la 
terminaison in n'est pas chose rare; 
comp. arzai, usai. Le i intercalé 
dans les dialectes basques f r. rem- 
place d'ordinaire le son mouillé de 
1 (11 français) et de », (gn fr. et 
ii esp. v. arteino); et quant à 1' », 
il paraît que ce son à. la fin d'un 
mot est désagréable à l'oreille des 
basques espagnols ; de melon on a 
fait meloi/a; de l'esp. razon, ar- 
razoïja. ' 

Arraingorri, g. en esp. escarcho ; 
litt. poisson rouge. 

Arrantzatu ou arrantza, arrant- 
zatzen; arrantzan egin, g. pêcher; 
en lab. on construit ce nom ver- 
bal avec hari, arraintzan hari naiz, 
je pêche. 

Anantza, g. pêche. 

Arrantzari, g.arrainsaleA. (mieux 
arrainzqlé) arrainl-ari, bn. pêcheur; 
de arrantz-ari et arrain-zale. 

Arrail, 1. bn. bûche, de anaildu. 

Arraildu, 1. bn. fendre; corrup- 
tion du latin rhagadia. 

Aki;aii.<;.\kki, 1. qui fait fendre 
(le coeur); de arra'l-jarri. 

Arrain, v. arrai. 2. 

Arraingorri, v. anai, 2. 
Arrainkari, b. truite, syn. de 

amorrai. bn. pécheur v. arrai, 2. 

Arrainzale, ou sale, v. arv 

Arkaka 1. g. l'ente; du latin 
rhagadia; comp. arradisu* 

Akkakatu, anakatzen, fendre. 



28 



Arraka 2. bn. grand débit. 

Arrambela, bn. arc tendu pour 

y exposer et blanchir les échevaux. 

Arramberritu, v. berri. 

Arkangura, bn. souci, arrenkura, 
1. plainte. Arrenkuraz dago ; il se 
plaint. Du prov. rancura, récrimi- 
nation, plainte, v. L. R. v. erren- 
huratu. 

Arrano, g. b. 1. bn. aigle. 

Arrantza, 1. v. arrai 2. 

Arrantza, 2. g cri de l'âne. 

Arrantzarri, v. arrai 2. 

ArrantzatU, v. arrai 2. 

Arrantzatze, v. arrai 2. 

AlTan, v. arrai 2. 

Arrapatu, g. saisir,du roiu. rapar, 
v. L. 11. 

AlTapo, 1. écume; aha bazter 
arrapotstta, 1. qui écume des deux 
côtés de la bouche. P. 

Arkai'Ozki, bn. tranquillement; 
de fr. repos avec ar prosthétique. 

Auras, g. tout-à-fait; — 1. bn. 
très. Arras ongi, très bien; on pro- 
nonce arrach. Selon Chaho du latin 
rasus, pour indiquer l'état d'une 
chose porté à l'extrême limite, et 
peut être comparé au fr. à ras de, 
au ras de. 

Arraske, g. fer pour nettoyer 
la huche à pétrir; comp arska. 

Arrasta, arrastatze, v. 

Arrastian, 1. environ, i. a. 

Aki:\-mu, 1. râteau; du rom. 
rastel; et ar prosthétique. 

Arratoi, g. rat, tle l'esp. rato. 

Arrats, g. b. 1. arrax, et par 
contraction ax ; bn. nuit. 

Arratsean, 1. au soir. 



Arralsalde, g. b. 1. arraxalde, bn. 
soirée. Aralsalde on, bonsoir. 

Arratsalde, v. arrats. 

Arratsean, v. arrats. 

Arkau, v. arraùa. 

Arraultz, g. arrautz, b. ar- 
raultze, 1. arrolze, bn. oeuf. 

Arraultze guria bera, oeuf à la 
coque. Arraultze gogorra, oeuf dur. 

Arrauk, v. arraba. 

Arrausi, v. ao. 

Arrautz, v. arots et arrauliz. 

Arrax, v. arrats. 

Arraxalde, v. art 

Arrazadura, 1. P. passion, 

mauvaise habitude; se dit aussi de 
quelques infirmités du corps, i. a. 

Arrazoi, g. errazoi, b. arrajsom, 
1. bn. raison, du prov. razo, ou plu- 
tôt de l'esp. razon, vu la term. in. 

Arraztea, v. ar 3. 

Arre, g. b. gris; en bise, avec 
l'article arria; comme toujours e 
devient i. Serait-ce de arri, couleur 
de pierre? 

Arreba, g. b. 1. bu. soeur de 
frère. 

Arrega, 1. bn. fraise. 

AkbkgattTj 1. P. arroser; i. a. 
do l'esp.. regar. 

Arreit, g. 1. 2. pers. du ring. 
de l'impératif de jarraitu, suivre. 
On se serait attendu à ai 
a; mais dans le N. Test, de la Ro- 
chelle ainsi que chez Larr. se trouve 
arreit. Baina erran cieçon berct 

St. Luc IX : 59. Puis 
il dit à un autre: suis mois. 

Arren, g. b. 1. bn. de grâce. 
je vous en prie, donc. Esan esazu 



29 



arren, dites de grâce, dites donc. 
A.BBKNKUBA.J v. arrangura. 

Arrera, v. artu. 

Arrerazi, v. artu 

Arrerazo, v. artu. 

Arrerazotzen, v. artu. 

Arrêt zarret, ù droite et à 
gauche. Quel dialecte? Larramendi 
s. v. diestro. 

Arrêta, g. b. artha, 1. bu. soin. 
Bana arretarik andiena ipini bear- 
rean, g. mais quaud il faut donner 
le plus grand soin. 

Arrêtas, g. soigneusement. 

Arlhalu, arthatzen, soigner. 

Artiatsu, soigneux, de arlha-tsu. 

Arlhoski, bn. adv. de arthaz-ki. 

Arretaz, v. arrêta. 

Arrêt si, v. haretsi. 

Arri, 1. g. b. harri, 1. bn. 
pierre. — g. b. forte grêle. 

Arrilu, arrilzen, g. harrilu, har- 
ritze/i, 1. bn. pétrifier, s'étonner. 

Arrigarri, g, b. 1. épouvantable, 
admirable. 

Arritsu, g. b. 1. pierreux. 

Arrobi, g. b. harrobi, hardia, 1. 
carrière ; de arri-obi et âia. 

A/ribizi, g. b. écho; de arri-bizi, 
pierre vivante. Selon Larramendi 
le lieu oit se trouve l'écho, et l'écho, 
le sou même, yoton-l; niais ce mot 
n'est pas connu dans le Guipuzcoa, 
ni en Labourd. 

Arzulo, g. grotte; de arri-zulo. 

Argina, g. b. tailleur de pierre; 
de arri-eg'ut 

Harrabar, ou arrabar b. Selon P. 
grêle; il donne encore harri abar, 
grosse grêle, qui est évidemment le 



même motjmais aujourd'hui on ne les 
connaît plus à ce qu'on nous a dit. 

t&rrvm, 1. P. pilier ; i. a. de 
harri'Oin. 

//arroki, 1. P. tas de pierres; i. 
a. de harri-loki. 

Arri, 2, g. b. harri, 1. bn. cri 
pour faire avancer les chevaux et 
les mulets. Dans le Labourd aussi 
air a. 

Arria, v. arre. 

Arribera, erribera, 1. rivière, du 
fr, rivière avec ar prosthétique, et 
b pour v. 

Arribizi, v. arri, 1. 

Arrigarri, v. arri, i. 

Arrimatu, v. arrimu. 

Arrimu, bn. refuge. — 1. arran- 
gement; — b. appui; de l'esp. 
arrimo, appui, protection. 

Arrimalu, bu. se placer sous la 
protection de quelqu'un. — b. 
appuyer, s'appuyer. 

ArritSTl, v. arri, 1. 

Arritu, v. arri. 1. 

Arritze, v. cm, 1. 

Arro, g. b. harro, 1. bn. gonflé, 
vaniteux, — 1. hâbleur, taré. La 
signification propre paraît être : 
creux. P. donne harroa souche, 
arbre vermoulu et gâté en dedans. 
i, ikarari cla Harroari inhar 
baiekere iratchekitzeu dio. Axular 
p. 286, mais au sec et au vermoulu 
une étincelle même, le lui fait 
prendre (feu). Larramendi ne 
donne que le sens figuré ù arro; 
pour creux,hueco et gonilé,hiuchado 
il donne visa et anditua. Ou re- 
trouve hano dans azkcn harro avec 



30 



la signification de creuser ou creux 
v. azkuin. Barnea harro ducn aJka- 
leak, astaparretan ditu legeak. 490. 
Prov. d'O. Le juge qui a l'âinr 
tachée, tient les lois entre ses grif- 
fes; litt. l'alcalde qui a l'intérieur 
gâté etc. etc. 

Arrotu, arrotzen, g. b. bn. se 
gonfler, — 1. parler beaucoup; se 
monter. 

Arrokeria, g. b. vanité. — 1. hâ- 
blerie, jactance; do arro-keria. 

Arrotasun, g. syu. de arrokeria; 
mais cette dernière forme est pré- 
férable, v. eri. 

Arrobi, v. arri 1. 

Arrogaria, v. arrogatu. 

Arrogatu, arrogatzen, 1. voler, 
piller, de l'esp. arrogar. 

Arrogaria, arrogatzaille,vo\eur; de 
arroga-ari et tzalle. Le i est de trop. 

Arrogatzaille, v. arrogatu. 

Arroila, bn. fossé pour l'irri- 
gation des champs; de l'esp. rolla. 

Arrokeria, v. arro. 

Arrola, 1. arolla, bn. collier 
(des chevaux) de l'esp. rolla. 
Arrolze, v. arraultz. 
Arront, v. arrunt. 

Arrontatu, arrontatze, 1. P. 

moissonner, couper le blé, i. a. 
Heriotzearen sega, onen eta gaich- 
toenarrontatzeko. Axular. 574. a. éd. 
La faux de la mort pour (le) 
moissonner (des) les bons et les 
méchants. 

Selon le suppl. de Larr. manco- 
munar, s'unir, se joindre pour agir 
de concert. 

Arrota8UD, v. arro. 



ArrotU, v. arro. 

Arrotz, g. 1. bn. étranger, hôte. 

Arrotztu, 1. bn. devenir étranger 
à,se déshabituer de(son travail p. ex.). 

Arrotzatu, arrotzatzen, g. éloig- 
ner, détourner. 

Arrotzatu. v. arrotz. 

Arrotzatze, v. arrotz. 

Arrotze, v. arro. 

ArrotZtU, v. arrotz. 

Arrunt, 1. bn. arront que P. 
cite u'est plus connu. Commun, 
familier. Gnziekin solhasturi amolm 
edo arruntez. Axular 32., qui parle 
à tous, aimable, familier. — 1. bn. 
tous, sans exception. Arrunt h il 
dituzte, il les ont tous tués. Arrunt 
dira bat, il sont tout-à-fait un. 
Selon Chaho du latin rotundus. 

Aiiuniian, bu. communément. 

Aïi-uuler, bn. adj. toile commune 
faite néanmoins avec du lin dégagé 
de l'étoupe. Salaberry. Nous ne 
comprenons pas comment le sub- 
stantif toile peut être un adjectif. 

Arruntian, v. arrunt. 

Arrunter, v. arrunt. 

Arska, 1. me (maie) à pétrir; 
selon Pouvreau ce mot est em- 
ployé par Oienhart et syn. de maira. 
Le mot arska n'est plus connu; 
comp. aska, pétrin. Le r peut s'être 
perdu dans la prononciation. Oien- 
hart écrit de même arsto, qui de 
nos jours dans tous les dialectes 
est ado. 

Arsto, v. asto. 

Artalde, v. ardi 

Artazi, b. ciseaux. 

Art©, 1. g. b. 1. bn. espace. 



31 



Artean, g. b. 1. bu. dans l'espace 
(il '), tandis que, entre, parmi, jus- 
qu'à cv. que, aus^i longtemps que; 
de ar/en-n. Efa herrï ai/ek eskribic 
ezarri artean, g or de ziran, g. et 
ces nouvelles furent conservées tan- 
dis qu'elles furent couchées par 
écrit. Bi muru artean, entre deux 
murs. Mundu mundua dan artean 
gau-egunak elkarri j 'arraituko zitzay- 
eztela, g. que le jour et la nuit 
se suivront aussi longtemps que le 
monde est monde. Gizonen artean, 
entre, parmi les hommes Zande ni 
etorri artean, 1. restez jusqu'à ce 
que je vienne. 

Arteraàio, g. b. arteino, 1. artio, 
1. bn. jusqu'à; de arte-ra-no, arte 
no. Comme le i dans arteino ne 
sert qu'à donner le son mouillé à 
Yn, il est mieux de l'écrire sans 
tilde. Artio contraction de arteino. 
Sur ri artio, 1. jusqu'à tantôt. 

Arte, 2. chêne 

Arte, 3. b. aujourd'hui ariezta- 
sun, droiture ; peut être de arte, 
chêne. 

Arteza, b. droit ; artheza, 1. droit, 
adroit. Jangoikuaren legia arteza 
da, la loi de Dieu est droite, 
équitable. 

Artez, arteztero, b. adv. 

Arteztu, b. diriger. 

Artezari,b.directeur; de arteza-ari. 

Artean, v. arte, 1. 

Artegi, v. ari, 2. 

Arteino, v. arte, i. 

Arterano, v. arte, 1. 

Artez, v. arte, 3. 

Arteza, v. arte, 3. 



Artezari, v. arte, 3. 
Arteztasun, v. arte, 3. 
Arteztero, v. arte, 3. 

Arteztu, v. arte, 3. 

Artha, v. arrêta. 

Arthatsu, v. arrêta. 

Arthatu, v. arrêta. 

Artheza, v. arte, 3. 

Artho, v. arlo. 

Arthoski, v. arrêta. 

Artio, v. arte, 1. 

Arto, g. b. 1. artho, bn. maïs, 
méture. Selon W. v. Humboldt de 
arte, chêne, puisque primitivement 
on faisait le pain de glands de 
chêne. 

Artu, artzen, g. b. hartu, 

hartzen, 1. bu. prendre, recevoir. 
En holl. le verbe krijgen est aussi 
employé pour prendre et recevoir. — 
b. mener (la vie). — 1. traiter (mal 
ou bien). Etajaten dugula atseguin 
har deçagun. St. Luc. XV. 23. Test. 
Rochelle 1571... et que nous (en) 
mangions (et) prenions joie. Artu 
eban bizitza nasai bat, b. il eut, 
mena une vie relâchée. Artzen zuen 
gogor, 1. P. il le traita durement. 

Ez ezertan artu, g. ne faire aucun 
cas de, mépriser. 

Ârrerazo ou arrerazi, arrerazotzen, 
g. arazi, b. hararazi, 1. faire pren- 
dre, de ar-erazo, era:i. Générale- 
ment le g. ne se sert pas de la 
forme radicale ar; l'impératif cepen- 
dant en est formé, ar ezazu, prends, 
arbeza, qu'il prenne, familièrement 
on dit io (masc.) no, (fém.) prends 
(le) tiens (le) ; avec régime pluriel 
(les) totzik, notzin, v. to. 



32 



Arrera, arera, g. accueil. 

Artu-emon, b. commerce. 

Ilartze, hartzeko, bn. créance. 

Hartzedun, 1. bn. créancier; de 
hartze, subst. verb. et dn-n. 

Ararteho, b. 1. bn. médiateur, 
entremetteur; de ar-arte-ko. 

Arartekotasun, b. 1. arartekotar- 
zun, bn. intercession. 

Artu-emon, v. artu. 

Artz, g. 1. ours, du lat. ursa? 

Artzai, v. ardi.- 

Artzain, v. ardi. 

Artzanora, v. ardi. 

Artzar, v. ardi. 

Artze, v. artu. 

Arzai, arzain, v. ari, 2. 

Arzulo, v. arn 1. 

As. La racine as ou az a pro- 
duit beaucoup de dérivés. L'ortho- 
graphe est souvent ilottante entre 
as et az. Larramendi écrit azùura 
et astura; Pouvreau astea et hazlea. 
Bien que azi, semence, s'écrive dans 
tous les dialectes avec z, et asi, 
commencement, principe avec s, il 
nous paraît qu'il ne peut pas y avoir 
de doute que ce ne soit le même 
mot, quand ou voit l'irrégularité 
avec laquelle les dérivés s'écrivent; 
tantôt s et z, asture et azture; 
tantôt * dans un dérivé où il fau- 
drait 2, ase rassasié, de azi nourri 
(ou azi de ase?) La double signi- 
fication de as ou az indique croyons 
nous, que c'est le même mot pris 
dans deux acceptions qui se con- 
fondent, principe et semence; nous 
ne changerons rien à l'orthographe 
admise* 



1° Azi, 1. g. b bn. hazi, 1. 
semence. 

.l:aro, g. b. récolte ; de az-aro. — 
g. b. hazaro, bn. novembre; syno- 
nyme de azilla. 

Azilla, b. hazilla, 1. le mois de 
novembre, de az-illa. 

Azi, 2. azitzen, g. azi, azten, b. 
hazi, hazien, 1. bn. nourrir, élever; — 
g. croître (d'un enfant, d'un arbre). 
Beste askok bere azten dltuLeez gure 
moduban seme-alabaak. Moguel,p. 17 
beaucoup d'autres aussi ont élevé 
leurs enfants (fils-filles) de notre 
manière. 

Aziriko, b. azitalo, g. ayant été 
élevé, (abl. abs.) de azi-ik, et r euph. 
(v. Essai p. 46) et azi-iako. ' 

Jziera, g. azaîjera, b. éducation; 
iminteko ardura egijasko bat eureen 
familijaren azaijeraan, b. pour don- 
ner un véritable soin à (dans) 
l'éducation de leur famille. 

Aztura, g. 1 habitude. Lardiza* 
bal astura. Bano bere astura lasai 
gaistoagatik, mais à cause de ses 
mauvaises habitudes relâchées. Eta 
ikusi gabe ikusten, nolakoak, :er 
aziuratakoak eta zertêu diren, Axu- 
lar p. 414 a. éd Et devoir, sans 
voir, quelles et comment sont les 
habitudes, et ce qu'ils sont à peu 
près. 

Aziuratu, azturatzen,g. s'habituer. 

Azkuutza, azta, 1. nourriture, ha- 
bitude, façon de vivre ; P. cite azta, 
mais ce mot n'est plus connu. 
Azta horri ilchekiko dio, il gardera 
cette habitude. 

Azama, v. amu. 



38 



Hazkurri, 1. bu. nourriture; la 
tenniuaisou n'est pas claire. 

Ase, g. b. 1. bu. rassasié; rempli. 

Asetu, asetzeri, g. 1. bu. aseiu, 
aseten, b. rassasier, soûler, remplir. 

Asazketu, asazketan, b. se rassa- 
sier beaucoup ; de ase-asko-tu. 

Asko, g. b. 1. bu. beaucoup; de as-ko. 

Askotan, g. b. souvent. Bana ay! 
askotan provechu gale, mais hélas! 
souvent sans utilité. 

Askotu, askoizen, g. Ciï'aze eta 
arazo askotu dizkizut, peines et 
troubles je te les augmenterai. 

Aski, g. b. 1. assez; de as-ki. 

Askitan, bn. souvent ; de aski-lan. 

Askide, askotza, g. multitude; 
de as-hide. 

Askidatu, askidatzen, g. satisfaire, 
de as-hide-iu. 

Askietsi, s. L. syn. de askidatu; 
de^ aski-etsi. 

2° Asi, g. asiera, g. b. hastepen, 
haste, bn. hastapen, hatsapen, 1. 
(transposition du t) commencement. 
Hastean Jainkoak egin zituen zerua 
eta lurra. Au commencement Dieu 
fit le ciel et la terre. 

Asi, asten, g. b. hasi, hasten ou 
hasitzen, 1. bn. commencer. Horta- 
kotzat, hasitzen {haci-ceti) egitetik 
molderik gaôeko... leze ilhun bat 
lezala. Test, zahar. par Larregui; 
pour cela ayant commeucé, sans au- 
cune forme, comme un abîme obscur. 

Asie, g. b. 1. bn. semaine; subst. 
verbal indéfini, (le) commencer, 
commencement. Etymologie géné- 
ralement admise; mais au fond 
commencement de quoi? 



Asttlen, g. b. asielehen, 1. bn. 
lundi; de aste-len, le premier du 
commencement. 

Astearte, g. b. asieharte, mardi; 
de aste-arte, entre commencement, 
c. a. d. qui tient le milieu. 

Asteazken, g. b. 1. bn. astezken, 
1. bu. mercredi; de aste-azken, der- 
nier du commencement. 

Asa! bn. interj. pour exciter 
l'intérêt; ce sera le fr. ah ça! 

AsaDak, v. aita. 

Asaia, bn. émotion violente. 
Selon P. phtisie. 

AsakatU, s.L.acabarse, s'étein- 
dre, mourir, s'anéantir. Est-ce pour 
askatu, dans le sens de dissoudre ? 

Asalda, bn. tumulte; asaldu, 1. 
fâcherie; de l'esp. asalto. 

Asaldatu, asaldatzen, 1. bn. se fâ- 
cher, se soulever; irriter, importuner. 

Asarre, asarretu, v. ats, 1. 

Asartu, v. ats, 1. 

Asartze, v. ats, i. 

Asazketu, v. azi, s. v. as. 

Asbera, v. ats, L 

Ase, 1. v. azi, s. v. as. 

Ase, 2. v. aize. 

Aise, v. a. 

Aserre, v. ats, i. 

Aserretu, v. ats, 1. 

Aserre tze, v. ats, 1. 

AsetU, v. azi, s. v. as. 

Asi, v. as. 

Asiera, v. asi, s. v. as. 

Abiki, v. auts. 

AsikitU, v. auts. 

Aska, b. bu. pétrin — b. 1. 
auge. — 1. bn. rigole le long de la 
route; chute du r, v. arska, asto. 

3 



34 



Askatu, askalzen, b. délayer. 

Askaldu, askaltzen, 1. bn. 
déjeuner ; de askari-du ; pour la 
mutation de r en / v. an, 3. 

Askari, 1. bn. déjeuner; de 
ase-hari? v. ari, 4. k pour h, v. 
Essai, ChU. 

Askatu, askatze, v. aska. 

Askazi, 1. bn. parent. 

Aski, v. azi, s. v. as. 

Askidatu, v. azi, s. v. as. 

Askide, v. azi, s. v. as. 

Askietsi, v. azi, s. v. as. 

Askitan, v. azi, s. v. as. 

Asko, v. azi, s. v. as. 

Askotan, v. azi, s. v. as. 

Askotll, v. azi, s. v. as. 

Askotza, v. azi, s. v. as. 

Askotze, v. azi, s. v. as. 

Askor, v. ats. l. 

AskordiÈak, b. engelures. 

Asma. asmo, g. b. résolution. 
Art% nuen gipuzkoako euskeran berri 
bat argilaratzeko asmoa, g. j'ai pris 
la résolution d'en publier un nou- 
veau en basque du guipuzkoa. 
Jainkoak bere asmoak agertu zioz- 
kan, g. Dieu lui manifesta ses 
résolutions, ses projets. — 1. pensée. 
Selon Larramendi divination; mais 
aujourd'hui asmo ne paraît plus 
être en usage dans cette acception, 
ni en g. ni en b. Cependant les 
dérivés suivants existent : 

Asmatzalle, g. b. devin; de asma- 
tzalle. 

Asmatn, asmatzen g. b. deviner, 
inventer; de atz, trace et eman, 
g. ou emon, b.? (de là les deux 
formes asma, asmo), indiquer, don- 



ner la trace p. ex. dans les en- 
trailles des animaux. Edo doklrihu 
barrijak asmeetan ditubeenak, b. ou 
qui inventent de nouvelles doc- 
trines. 

Asmatu, v. asma. 

Asmatzalle, v. asma. 

Asmi, b. petit paiu, galette; 
syn. de opil. 

Asmo, v. asma. 

Asmu, asmuka, v. atz. 

Asnase, v. ats, 1. 

Asnaur egin, 1. ruminer. Se- 
lon P. ce mot est employé par O. 

Aspaldi, g. b. 1. bn. aspaldian, 
g. il y a longtemps; de aldi, espace 
de temps; mais qu'est ce que asp ? 
Aspaldian eziet ikusi; g. il y a 
longtemps que je ne l'ai vu. Aspaldi 
du etorria nintzela, 1. il y a long- 
temps que je suis arrivé. 

Aspaldian, v. aspaldi. 

Asper, bn. selon Oienhart, sa- 
tisfaction, contentement. P. ajoute : 
il se prend aussi en mauvaise part, 
asper hartu dut, j'ai pris plaisir. 
Qu'est-ce que P. entend par cela; 
veut-il dire plaisir charnel? Nous 
croyons plutôt qu'il a voulu dire 
vengeance, puis que c'est la signi- 
fication du verbe; plaisir et ven- 
geance se touchent d'assez près; 
nou§ savons que „la vengeance est 
le plaisir des dieux". La forme du 
mot vient corroborer cette double 
signiticatiou; il nous paraît que 
asper est une variante de asber, 
de ats; pas avec la signification de 
soupir, cela va saus dire, mais de 
mauvais (bas) sou file. 



35 



Asperlu, aspertzen, 1. se venger. 
Asperlu nalzayo odoloraiho, je me 
suis venge de lui jusqu'au sang. — 
g. b. fatiguer, ennuyer. Lanaz as- 
perlu naiz, g. je suis fatigué, en- 
nuyé du travail. 

Asperkaillu, 1. vengeance; la ter- 
minaison n'est pas claire; elle se 
retrouve dans herskailu. 

Asperkaillu, v. asper. 

Aspertu, aspertze, v. asper. 

AspO, v. ats 1. 
Asse, v. aize. 

Astaintasun, v. azta, 1. 

Astal, v. azial. 

Astalkatu, 1. dévider. Lerde 
ari fil est souvent l dans les dé- 
rivés, v. ari ; astalkatu peut donc 
être pour astarikatu. Ast qui est 
pour alz, doigt, se retrouve aussi 
dans ardatz, doigt à fil — fuseau. 

Astalko, écheveau de fil. 

AstalkO, v. astalkatu. 

Aste, v. asi, s. v. as. 

Astearte, v. asi, s. v. as. 
Asteazken, v. asi, s. v. as. 
Asteharte, v. asi, s. v. as. 
Astelehen, v. asi, s. v. as. 
A&telen, v. asi, s. v. as. 
Asten, v. asi, s. v. as. 

Astezken, v. asi, s. v. as. 

Asti, 1. asti t zen, g. battre, 
fouetter. 

Asti, 2. b. 1. bn. loisir. 

Asliro, g. b. 1. lentement; à 
loisir. 

Astigar, gasligar, g. tilleul. 
Le tilleul servait anciennement à 
faire des cordes, des nattes, v. 
Pictet, Origines I. E. 1. 225. Lar- 



ramendi donne pour corde aussi 
esligarria, ce qui sera le bise, estu- 
garri, évidemment dérivé de estu 
serrer, lier, et garri. Les deux noms 
signifieraient donc celui qui lie, le 
lieur, s'il nous est permis de faire 
ce mot. 

Astigarraga, lieu planté de tilleul. 

Astigarraga, v. astigar. 

Astindu, astintzen, g. b. se- 
couer, battre. Probablement une 
variante de asti, et formé de asti- 
egin-du. En bise, egirt se contracte 
en ein. Erazo egin fait erain. 

Astintze, v. astindu. 

Astiro, v. asti, 2. 

AstO, g. b. 1. bu. âne. Oien- 
hart, dans ses proverbes, écrit arsto. 

— 1. T en bois sur lequel on 
pend les habits pour les battre. 

Aslokeria, g. b. 1. bn. bêtise, 
ânerie; de asto-heri. 

Astokume, ânon; de asto-hume. 

Astokilla, 1. le membre viril de 
l'âne; de asto-killo? 

Asloaren arima, 1. papillon. 

Aslokaiko, g. b. (un) imbécile; 
se dit par dérision, le kaiko, kaiku 
n'étant employé que pour les vaches. 

Astokaiko, v. asto. 

Astokeria, v. asto. 

Astokilla, v. asto. 

Astun, v. azta, 1. 

Astunda, v. azta, l. 

Astura, v. azi, s. v. as. 

Asturatu, v. azi, s. v. as. 

Asturatze, v. azi, s. v. as. 

Asun, g. b. 1. bn. ortie. 

Atabala, b. 1. bn. tambour; de 
l'esp. atabala (v. Dict. A. E.) qui 



86 



vieiit de l'arabe. Alabalalu, battre 
de la caisse. 

Atakide, v. aie, 1. 

Atalaya, g. b. 1. En g. on pro- 
nonce talaya; lieu élevé sur la côte, 
tour d'où l'on peut observer les 
bateaux des pêcheurs et leur faire 
des signaux; de l'esp. atalaya qui 
vient de l'arabe tala'a ; v. Dozy, Glos. 

Atarte, v. aie. 

Atchiki, 1. bn. tenir; de aiz- 
egin? comp. ilcheki. 

Ate, 1. g. b. alhe, 1. bn. porte. 
Dans les composés alhe, devient 
athal sans que nous puissions en 
trouver la cause. P. donne même 
un exemple ou atlial est pour alhe. 
Alhal ondoan dago, il se tient près 
de la porte. 

Athalalase, 1. P. dit: seuil de la 
porte; mais il paraît que ce n'est 
pas juste; c'est la planche qu'on 
tire devant la porte dans les fermes; 
de alhal — ? 

Athalhaga, 1. barre de la porte, 
de alhal — / 

Alhalondalu, athamendalu, bu. 
chercher des renseignements secrets; 
de athal-ondo-tu et alhal — ? 

Alheka, 1. bu. brèche; passage 
étroit d'un champ à un autre. 

Alhari, 1. devant de maison cou- 
vert, abri; Larramendi dans le sup- 
plément donne alarle, portai, por- 
tail; comp. aleri. 

Alherbe, 1. alharbe, bn. lieu pour 
être à l'abri de la pluie; comp. aleri ; 
de alheri-be; par extension, maison, 
toit. Ezen eznauc digne ene alharbe 
peansar adin.Test. iiochelle. St.Luc. 



VII. 6. car je ne suis pas digne 
que tu entres sous mon toit. 

Alalàde, g. écluse; copié de l'esp. 
compuerta; de ale-hide. 

Ate, 2. g. ahate, 1. bn. canard. 

Atera, ateratzen, g. atera, 

aleralen, b. alhera, atheratzen, 1. 
tirer hors, arracher, sortir; ellipse 
(aller) vers la porte? ale-ra. 

Aterate, ateratze, v. atera. 

Ateri, g. b. atheri, 1. bn. Ce 
mot indique qu'il ne pleut pas, 
qu'il fait sec. Atheri da, 1. il fait 
sec; mais aussi comme substantif, 
sérénité. Sans pouvoir indiquer la 
filiation des idées il semble néan- 
moins que aleri se rattache à aie 
par alharia et alherbe. Quand on 
est à l'abri (alherbean) on ne sent 
pas la pluie, c'est comme s'il ne 
pleuvait pas, ce qui est la sig- 
nification de ateri, atheri, bien plus 
que sérénité; pour sérénité, ciel 
serein, Larramendi donne osgarbia, 
odagea. 

Aleri ou atertn, atertzen, g. atheri, 
alhertu, athertzen, 1. bu. ne plus 
pleuvoir, se rasséréner. Athertzen da, 
il se fait sec. c. a. d. la pluie dis- 
continue, atheri da, il fait sec, c. 
a. d. il ne pleut pas. Ezta behin 
ère athertu, il n'a pas cessé de 
pleuvoir; litt. il n'a jamais fait sec. 
Uria atheri da, la pluie a cessé. 
Dans ce dernier exemple qui est 
aussi de P. atheri a pris entière- 
ment le sens de sécher, la pluie 
(s)'est séchée. 

Alerrune, g. sérénité, ciel serein ; 
de aleri-une, époque de sécheresse. 



37 



Berrogei cgunen buruan aterrunea 
agertu zan, au bout de quarante 
jours le ciel serein reparut 
Atertu, v. ateri. 

Aterrune, v. ateri. 
Atertze, v. ateri. 
Athaka, v. aie. 
Athalalase, v. ate, 1. 
Athalhaga, v. ate, 1. 
Athalondatu, v. ate, 1. 
Athamendatu, v. ate, l. 
Atharbe, v. ate, 1. 
Athari, v. ate, 1. 
Athe, atheka, v. ate, 1. 

Athera, v. atera. 

Atherbe, v. ate, 1. 

Atheri, v. ateri. 

Athertze, v. ateri. 

Atorra, g. b. chemise de femme, 
bn. chemise d'homme — 1. chemise 
d'homme et de femme; — b. che- 
mise en général et aussi d'enfants. 

AtOZ, v. etorri. 

Ats, 1. b. hats, 1. faix, bn. 
Pouvreau écrit hatz pour hats, et 
hats pour hatz. Ce radical ne s'est 
conservé ni en g. ni en b. bien 
qu'il se retrouve dans les composés. 
En 1. et bn. hats s'est conservé 
avec la signification de souffle, ha- 
leine, respiration, désir violent et 
c'est selon toute apparence une 
variante de aize g. ase, b. haize, 
1. vent. Ce qui nous paraît changer 
cette supposition en certitude c'est 
que le verbe guip. asartu, jouir, 
est en bise, aiêia artu. 

Bats,\. haleine, souffle,respiration, 
1. aise, désir violent; hatsaren gainean 
jarriko naiz, Axular p. 75. Je me 



mettrai à l'aise; le gén. à cause 
de gainean. Le lab. aisia, aise, sera 
pris du bise. v. ats, et pourrait 
avoir donné, ais, prov. aise, fr. dont 
l'origine est inconnue. 

Atsnase, asnase, g. arnase, b. En 
g. respiration; en b. haleine. Le 
b. arnase est une étrange corrup- 
tion de asnase ou mieux atsnase. 

Asnase artu, g. respirer. 

Atseda, g. souffle; de atseden. 

Atseden. g. atseen, b. souffler 
dans le sens d'éteindre; se reposer; 
comme en français p. ex. faire 
souffler les chevaux. Ma arbola 
pean atseden zezatela, g. et qu'ils 
se reposassent sous l'arbre. Gorputz 
kansabari atseen eragiteko, b. pour 
faire reposer au (le) corps fatigué. 
De ats-egin et ein. 

Aserre, g. b. aussi asarre, b. ha- 
serre, 1. bn. hasarredura, 1. colère, 
de ats-erre. 

Aserretu, aserretzen, g. b. haser- 
retu, haserretzen, 1. bn. se mettre 
en colère ; de aserre. Ma chit aser- 
retua irten zan, g. et il sortit très irri- 
té. Aserretzen zera, tu es en colère. 

Asarre ou asarretu, g. b. se que- 
reller; de asarre, v. ci-dessus. 

Asartu, asertzen, g. aisia artu, b. 
jouir, s'amuser, de ats et aise artu. 

Hatshartu, 1. prendre haleine; 
respirer ; de hats hartu. 

Atsegin, g. b. 1. axegin, bn. joie, 
de ats-egin. Il est curieux qu'en, 1. 
et bn. on écrive ce mot sans h. 
Atsegin dut, 1. j'en suis content. 

Askor, b. joyeux; de ats-kor. 

Atsekabe, g. b. 1. axegabe, bu. 



38 



affliction; de ats-gabe, k pour g. 
v. Essai, Ch. II. 

Aspo, g. hausko, 1. poumons; de 
hats-ko. Le p. dans aspo semble 
être pour k. 

Hauskoak, plur. de hausko, 1. bn. 
soufflet, (de forge, de cuisine). 

Asbera, g. hatsbeherapeu, 1. has- 
perapen, bn. hasper ? soupir ; de 
ais-bera et hats-beherapen. Gaiz deri- 
zanak irri deraidik, onderizanak has- 
perren, Prov. de Oienhart. Celui 
qui te hait te fera rire, celui qui 
t'aime te fera soupirer. 

Ats, 2. g. sale; — b. puanteur. 
Serait-ce ats haleine? comp. hatsti. 

Atsitu, b. se salir, se corrompre. 

Hatsti, 1. qui a l'haleine forte. 

Atseda, v. ats, 1. 

Atseden, v. ats, 1. 

Atseen, v. ats, 1. 

Atsegin, v. ats, 1. 

Atsekabe, v. ats, 1. 

Atsitu, v. ats, 2. 

Atsnase, v. ats, 1. 

Atso, g. b. 1. vieille, ne se dit 
que de la femme. De l'homme on 
dit agure. 

Atsotu, atsotzen, g. b. 1. vieillir. 

Atsotu, atsotzen, v. atso. 

Atun, 1. bu. thon (poisson) de 
l'esp. atun. 

Atz, b. g. àatz, 1. bn. En b. 
doigt; en g. gale; en 1. bn. déman- 
geaison, trace. Doigt est en g. 
beatz ; nous ignorons d'où vient 
be; et en 1. et bn. erhi; cependant 
atz so retrouve daus les composés 
qui sont communs à tous les dia- 
lectes. Il nous semble que les 



différentes acceptions de atz (doigt, 
démangeaison, gale), se touchent de 
si près, qu'on peut les considérer 
comme dérivées du même radical. 

Azkazal, g. atzazal, b. azazkal, 
bn. ongle; de atz-hazal; k pour h, 
v. Essai, Ch. II. Le bn. a trans- 
posé le k. 

Hatzeri, bn. gale; de hatz-eri; 
mal (des) doigts. 

Aztapar, atzapar, 1. aztapar, bn. 
patte, giiffe, de atz — ? On ne 
peut avoir malheureusement au- 
cune confiance en Larrameudi qui 
fait dériver, l'esp. zarpa, griffe, du 
basque atzarpa pour atzapar. Nous 
ne savons si atzarpa existe. 

Atzlodi, b. beatzlodi, g. pouce; 
de atz-lodi. 

Atzlodiurren, b. beatzlodiurren, 
g. index; de atz-lodi-urren. 

Atzchiker, b. petit doigt ; de atz- 
chiki. 

Atzitu, atzitzen, g. saisir. Comp. 
atchiki. Sikengo ondoan atzitu, zituen, 
après qu'il eut pris Sichem. 

Aztatu, aztaizen, g. hastatu, 1. 
toucher, tâter. 

Asmu, bn. (sans h et avec *?) 
Selon M. Salaberry, tact. 

Asmuka, 1. bu. à tâtons. 

Hastamu, 1. P. syu. de asmuka; 
mais paraît ne plus être connu. 

Aztarna, g. trace ; de atz — ? 

Aztarnaiu, aztaruatzen, g. indi- 
quer. 

Hatzeman, 1. hatzaman, bn. attra- 
jht. atteindre de katz-eman. 

Hatzegin, l.se gratter; de hatz-egin. 

Atzapar, v. atz. 



39 



Atzartze, v. atzarri. 

Atzarri, atzartzen, 1. bn. 
éveiller, exciter. Atzarri dago, il 
est éveillé. 

Iratzarri, 1. iratzartu, b. bn. se 
réveiller; de erazo-atzar. Alzar est 
peu usité pour atzarri. 

Atzazal, v. atz. 

Atzchiker, v. atz. 

Atze, g. (le) derrière, partie 
postérieure. 

Atze, g. bn. étranger. Il nous 
semble que c'est le même mot dans 
F acception de atzen, dernier, dont 
azetu, s'éloigner; comme de arrotz, 
étranger, arrotztu, s'éloigner; ce 
n'est pas seulement l'éloignement 
qui est indiqué, mais peut-être 
aussi le peu de cas que l'on fait 
de l'étranger; il est considéré comme 
le dernier. Le prov. basque : arrotz 
herri, atzo herri, pays d'étranger, 
pays de loup, peut servir comme 
illustration de l'antipathie pour 
l'étranger. 

Atzekoaldeak, g. les fesses; de 
atze-ko-aldeak. 

Atzetu, atzetutzen, g. éloiguer ; — 
bn. devenir étranger. 

Atzen, g. azken, b. 1. bn. der- 
nier; de atze-n. Très problablement 
le superlatif, c. à. d. le génitif (v. 
Essai, Ch. IV.); couip. ail. letste, 
erste, v. Pott, Zàhlmeth. p. 215. 

Atzean, g. b. derrière ; de atze-a-n. 
Echearen atzean, derrière la maison. 

Atzenean, g. azkenean, b. 1. fina- 
lement; de atzen-ean, v. Essai, p. 
49. note 1. 

Atzeneko, g. azkeneko, b. 1. dernier, 



de atzen-ko, avec e de liaison; v. 
Essai,» p. 8. Bere atzeneko urteetan, 
dans ses dernières années. 

Azkendv, azkentzen, 1 éloigner, 
de azken. Ardia bere lagunei azkent- 
zen zaienean, Axular, p. 78. Quand 
la brebis s'est éloignée de ses com- 
pagnes. Le même auteur emploie 
daus le même sens,hastau,hastantzea; 
il nous semble que c'est une cor- 
ruption du gui p. atzen. Ma bere 
ardi lagunen alhapidetik aldaraizen 
eta hastantzen da. Axular, p. 78 
et se détourne, et s'éloigne du pâtu- 
rage de ses compagnes les brebis. 

Hastangarri, v. ce mot. 

Atzo, g. b. 1. bu. hier; de atze? 
d'où vient le o? 

Aizeratu, atzeratzen, g. b. reculer; 
de atze-ra. 

Atzean, v. atze. 

Atzen, v. atze. 

Atzenean, v. atze. 

Atzeneko, v. atze. 

Atzeratu, v. atze. 

Atzeratze, v. atze. 

Atzetu, atzetutze, v. atze. 

Atzitu, atzitze, v. atz. 

Atzekoaldeak, v. atze. 

Atzlodi, atzlodiurren, v. atz. 

AtZO, v. atze. 

AU, 1. v. ao. 

Au, 2. onek, g. au, auk ou 
onek, b. hau, hunek, 1. /mu, haur, 
hunek, bn celui-ci. Au pluriel, 
oj/ek, g. oneek, b. àoyek, 1. hauk, 
bn. ceux-ci. Le g. possède encore 
un pluriel régulier, auek, gén. auen; 
dat. aueu Le u se prononce v ; la 
prononciation flottante de v et b 



40 



chez ]es Espagnols donne encore 
l'orthographe abek ; Jesusen itzak 
dira abek. Echeverria, Imit. de 
J. C. Celles-ci sont les paroles de 
J. C Le gén. sing. de au, g. est 
onen, dat. oni. Le gén. plur. oyen, 
dat. oyei. En b. oneen, gén. onei, dat. 
Ause, g. bn. ausse, auxe. Celui-ci 

•HT , . / 

même. JNous écrivons * qui se 
prononce comme ch fr. Comp. ose, 
hurase. Ause da benetaho erruk/a, 
Moguel, Eeheco escolia p. 13. Ceci 
est la vraie compassion. 

Auba, v. ao. 

Auei, v. au 2. 

Auek, v. au 2. 

Auen, v. au 2. 

Auendatll, v auhen. 

Auenkak, Oieuhart dans ses 
corrections au Ms. de Pouvreau 
dit : échelles de cordes pour monter 
le long du mât. Selon d'Etcheberry 
(un contemporain?) antemna; mais 
c'est une erreur,dit Oienhart,puisque 
antemna est maspreza en basque. 

Auga, bn. osier. 

AuhaldU, v. auhari. 

Auhari, 1. bn. souper (subst.); 
de ao-ari, 4? w devenu /dans afari. 

Auhaldu, bn. souper (verbe) ; de 
auhari du; l pour r comp. ari, 3. 
et gosaldu. 

Auhen, 1. bn. lamentation, cri 
de détresse. De ao? ou peut-être 
une onomatopée. 

Auendatu, g. déplorer. 

Auher, bn. fainéant, inutile; 
variante de alfer? 

Auk, v. au, 2. et euki. 

Aukera, v. hanta. 



Auldll, g. perdre ses forces. 
Aunatu, aunatzen, v. unha. 

Aundi, v. andi. 
AuntS, g. b. ahwiiz, 1. bn. 
chèvre. M. de Charencey rattache 
ahunlz ainsi que ahher au sanscr. 
agâ ; un est une finale dénominative 
(qu'est-ce que c'est qu'une finale 
dénominative?); z, est le fétniniu(!) 
et pourrait être d'origine néo-latine, 
le g a pu se transformer en h- 
M. d. C. ajoute: tous ces noms 
d'animaux (idia, chahala, etc.) ne 
sont pas d'origine celtique pure, 
mais se rattachent directement à 
la langue aryaque primitive. Quel- 
ques preuves u 'auraient pas été de 
trop. La mémoire se refuse de 
temps en temps à fournir tout ce 
qu'il faut de celtique pur et d'a- 
ryaque primitif (est ce qu'il y a 
un aryaque secondaire ?) pour suivre 
la généalogie de pareils mots. L 
mologie basque n'avancera guère 

| de cette façon. La ressemblance 
des mots tente toujours beaucoup 
M. d. C. c'est ainsi qu'il compare 
garaitu au zend gairi, hauteur, tan- 
dis que nous croyons qu'il dérive 

j de gan. M. d. C. ajoute „ce n'est 
pas du reste la première fois que 
j'ai cru remarquer ce fait dans les 
emprunts faits aux langues aryen- 
nes : le basque paraît plus près du 
zend queduskr." Ne dirait-ou pas 
qur c'est une chose prouvée que le 
basque se rapproche d'une de ces 
langues. 

Ahunna, bn. chevreau ; selou M . 
Salaberry; »n = gn. fr. 



41 



Aur, g. haur, 1. bn. enfaut. 

Anrdun, g. enceinte ; de aur-dun. 

Aurtasun, g. haurtasun, 1. en- 
fance, — 1. humeur enfantine ; de 
aur-tasun. 

>rgite, g. haurrukhaite, bn. ac- 
couchement; de aur-egite et haur- 
ukhaite. 

Haurrukhaizte, bn . fausse couche ; 
de haur-ukhaite-gaizto. 

Hauride, 1. aurhide, bn. consan- 
guin; de aur-hide. Ce mot aurait 
dû s'écrire selon les lois phonéti- 
ques (v. Essai, Ch. II), àaurkide; 
il n'y a aucun motif pour admettre 
une exception à la règle géuérale. 

Aurdun, v. aur. 

Aurgina. S. d. L. occasion. 

Aurgite, v. aur. 

Aurhide, v. aur. 

Auriskitu, auriskitzen, 1. 
presser, fouler aux pieds, opprimer. 

Aurkezte, v. aurre. 

Aurkeztu, v. aurre. 

Aurkhitu, v. arkilu. 

Aurki, v. aurre. 

Aurkitu, v. arkitu. 

Aurni, bn. accorder, s'accorder. 

Aurpegi, v. aurre.- 

Aurrandetu, v. aurre. 

Aurrandetutze, v. aurre. 

Aurre, g. b. (le) devant. 

Aurrena, g. premier; le gén. de 
aurre est aurren ; avec l'art, ou le 
démonstr. a, aurrena, le, celui de 
devant = premier. Aussi employé 
comme adverbe. Aurrena emaiteari 
esan zion, g. premièrement il dit 
à la femme. 

Aurrean,g. b. devant; de aurrea-n. 



Aurreko, g. b. précédent ; de aurre- 
ko; substantivement et au pluriel : 

Aurrekoak, aïeux. 

Aurrera, g. b. en avant; de 
aurre-ra. 

Aurreraiu, aurreratzen, g. b. avan- 
cer; de aurrera. 

Aurrerakoan, g. b. dorénavant; 
de aurrera-ko-an. 

Aurkeztu, aurkezten, g. présenter. 

Aurrandetu, aurrandetutzen, g. 
continuer. 

Aurki, g. bref, de suite; — bu. 
ce soir, cette après midi; de aur-ki. 

Arpegi, g. b. aurpegi, g. ahurpegi, 
ahorpegi, harpegi, 1. visage; — g. 
l'endroit d'une étoffe; de aurre- 
6egi; p pour b, v. Essai, Ch. II. 

Arpegira eman, g. reprocher, jeter 
à la face. Jainkoak bere desobe- 
dienzia arpegira eman; Dieu lui 
reprocha, lui jeta (litt. donna) à 
la face, sa désobéissance. 

Arpegi eman, g. faire face, teuir 
tête. Oyek ère arpegi eman nai izan 
zieten . . . ceux-ci voulurent aussi 
leur tenir tête. 

Aurrean, v. aurre. 

Aurreko, v. aurre. 

Aurrekoak, v. aurre. 
Aurrena, v. aurre. 
Aurrera, v. aurre. 
Aurrerakoan, v. aurre. 
Aurreratu, v. aurre. 
Aurtasun, v. aur. 
Aurten, v. urte. 
Aurthen, v. urte. 
Aurthiki, 1. bu. jeter, lancer, 
renverser, darder. 

Ausa, ausaz. g. peut-être, par 



42 



hasard. Egia ezta ausa, peut-être 
ce n'est pas vrai. 

Ausardi, v. ausart. 

Ausarki, 1. bu. abondamment. 

Ausart, g. 1. bn. osé, hardi; du 
rom. auzart. v. L. R. 

Ausardi, g. hardiesse. 

Ausaz, v. ausa. 

Ause, v. au, 2. 

Ausi, 1. b. aboyer. Il ne peut 
y avoir de doute, croyons nous, 
que ce ne soit le même mot que 
le lab. adaussi, employé par Oien- 
hart, Prov. I, et que le correcteur, 
dans l'édition de Bordeaux 1817, 
prononce gravement être un trans- 
fuge latin ou espagnol. Comme le 
mot est bise, et paraît avoir été 
lab. et que Larramendi ne con- 
naissait pas très bien ces dialectes, 
il écrit asi, au mot ladrar, et dans 
son supplément à la fin du second 
volume eusi; c'est cet eusi qui nous 
a valu les étymologies sur les Eus- 
kaldun, que Humboldt a mises en 
circulation sans en être satisfait, 
il est vrai, que M. Mahu a repro- 
duites après Humboldt et M. de 
Charencey après les autres, en ajou- 
tant que eusi dérive de la racine 
es; mais il ne donne aucune preuve 
à l'appui, ce qui serait bien diffi- 
cile. Es a le seus de serrer, fer- 
mer, et nous ne voyous pas com- 
ment es, aurait pu produire des 
dérivés ayaut la signification de 
parler. 

Ausi, 2. autsi, s. v. auts. 

Ausiki, v. auts. 

Ausina, S. d. L. ortiga; ortie. 



AllSkO, v. auts. 

Auskor, v. auts. 
Ausse, v. au, 2. 
Auste, v. auts. 
Autatu, v. hauta. 

Auteman, v. hauta. 

Autetsi, v. hauta. 

AutetsitZG, v. hauta. 

Auts, g. b. herrauts, 1. erhaux, 
bn. poussière; v. l'article suivant. 

Autserre, g. hauts, 1. haux, bn. 
cendre Les dialectes basq. fr. em- 
ploient herrauts pour le guip. auts 
et vice-versa. Le guip. a conservé 
la signification propre de auts-erre, 
poussière brûlée = cendre. 

Autserria, g. hautserria, hauster- 
ria, 1. hauxie, bn. le jour des cendres; 
le mot egun, jour, est sous-entendu, 
hautserri eguna. 

Lardizabal se sert de su-auts. 

Ausko, 1. braise, matière de cen- 
dre, dit P. Oieuhart le corrige 
et écrit (moins bien) azkua. Ausko, 
de auts-ko, plutôt que de auts- 
cua, pour kaya, quia, (v. gai), 
comme dit M. Mahn, E. U. 
p. 76. 

Autsi, austen, g. b. ausi, b. 
hautsi, hausttn, 1. hauxi, bn déchi- 
rer, rompre. Baldin debeku au austen 
bazuen, g. si vous rompez (enfrei- 
gnez) ce commandement. Katillu 
bat ustebaga ausi badabee, b. s'ils 
ont déchiré par inadvertance quel- 
que cotillon. Moguel. p. lô. 

A%skor, g. hautskor, 1. hauxkor, 
bn. fragile; de auts-kor. 

Autsiera, g. fracture; de autsi- 
era. 



43 



Autsaillea. S. d. L. celui qui brise; 
quebrantador ; de autsi-tzalle. 

Erratz, g. b. erhatz, 1. bn. er- 
katz, 1. balai. Il n'est pas très' clair 
comment ce mot est composé; il 
se pourrait de errauts-atz. Atz, 
doigt, c. a. d. bâton ou n'importe 
quoi de raide, de droit ; les deux 
formes, haiz et katz, indiquent que 
cette supposition est fondée; hatz, 
la forme lab. ordiuaire; katz, la 
même forme, mais influencée par 
les lois phonétiques, v. Essai, Ch. IL 
Err est donc la contraction de 
errants ? 

Autsiki, g. asiki, 1. ausiki, bn. 
morsure. Peut-être de autsi-kin? 
Mordre, rompre, déchirer, pour- 
raient être exprimés par le même 
mot. 

Autsikîtu, autsikitzen, g. bn. asi- 
kilu, 1. mordre. 

Autsaillea, v. auts. 

Autserre, v. auts. 

Autsi, v. auts. 

Autsiabartza, v. abar. 

Autsiabartzalle, v. abar. 

Autsiera, v. auts. 

Autsiki, v. auts. 

Autsikitu, v. auts. 

Autsikitze, v. auts. 

Autu, v. hauta. 

Auxe, v. au, 2. 

Auznartu, S. d. L. ronger; 
esp. roer; de auts?, 

AllZO, gb. hauzo, 1. proximité, — 
1. bn. voisin. 

Auzoko, g. b. voisin ; de auzo-ko. 

AllZOkO, v. auzo. 

Auzpez, v. ao. 



Avenikoa, 1. accomodcment. P. 
Ax, v. arrats. 

Axegabe, v. ats, 1. 

Axegin, v. ats, 1. 

Ayei, v. aura et a. 

Ayek, v. hura et a. 

Ayen, 1. v. hura et a. 

Ayen, 2. g. b. ayhen, 1. aihen, 
bn. Viorne, vigne sauvage. A Gué- 
thary (Lab.) les branches de la 
vigue. 

Ayenatu,ayenatzen,g. mieux 

que aienatu; disparaître. Larramendi 
écrit ce mot, que nous ne trouvons 
pas dans son dictionnaire, ay-euat- 
zen, ce qui fait supposer qu'il est 
composé de ay et enatu ; mais nous 
ne connaissons pas ces mots. 
Ayeru, ayheru, 1. signe. 

AyO, v. aida. 

Ayorro, v. aida. 

Ayotz, v. aihotz. 

Ayubia, S. de L. clameur, esp. 
alarido. 

Az, v. as. 

Aza. g. 1. bn. azija b. chou. 
De az? 

Azal, g. b. 1. achat, b. bn. 
écorce, croûte, — b. peau. Les com- 
posés prouvent que azal, devrait 
s'écrire, hazal ; le h ne s'est con- 
servé, autant que nous sachions, 
que dans bethazal; il a subi géné- 
ralement l'influence des lois pho- 
nétiques; v. Essai, Ch. II; uzkazal 
pour atz-hazal. 

Azaldu, azaltzen, g. b. mani- 
fester. 

Azaltze, v. azaldu. 

Azama, v. ama. 



44 



Azantz, bn. bruit ; nraren azant- 
za, le bruit de l'eau. 

AzaO, g. a2«w, b. 1. bn. gerbe. 
Le 1. et bn. ont la forme bise, en 
u. Larramendi cite encore azauto, 
mais ce mot n'est pas connu dans 
le Guipuzcoa. Il est difficile de 
rendre compte de azao; il n'est 
pas probable, à en juger par la 
forme, qu'il vienne de l'esp. „haz;" 
La première partie az pourrait être 
de azi, semence; mais ao? il est 
vrai que ao en outre de bouche 
signifie encore en lab. le tranchant 
d'une épée, d'un couteau etc.; il 
pourrait donc avoir encore une autre 
signification tout aussi éloignée du 
sens primitif, bouche. 

Azar, azarri, bn. excéder de 
reproches. Comp. azartu. 

Azari, g. azéri, b. 1. acheri, 1. 
bn. renard. En lab. azéri signifie 
plutôt, grand renard et par métha- 
phore, astuce; acheri, uniquement 
renard. 

Azaro, 1. b. bn. Novembre; 
de azaro, saison des semailles. 

Azaro, 2. S. d. L. rocio, rosée. 

Azartu, S. d. L. oser; variaute 
de ausart ; azarria, atrevido, hardi. 

Azau, v. azao. 

Azauto, v. azao. 

Azaijera, v. azi, s. v. as. 
Azazkal, v. atz. 
Azazketu, v. azi, s. v. as. 
Azéri, v. azari. 
Azi, v. as. 

Azia, S. d. L. espalda, épaule. 
Aziera, v. azi, s. v. as. 
Azija, v. aza. 



Azilla, v. azi, s. v. as. 

Aziriko, v. azi, s. v. as. 

AzitakO, v. azi, s. v. as. 

Azitze, v. azi, s. v. as. 

Azizurria. S. d. L. papera, 
goitre; de azi-zuri? 

Azkanaro, 1. P. blaireau ; comp. 
azkuin. Larr. écrit askonarra. 

Azkar, g. 1. bn. fort, vigou- 
reux. — 1. bu. eu chaleur, se dit 
de la chèvre. 

Azkazal, v. atz. 

Azken, azkendu, azkentze, 

v. atze. 

Azkenean, v. atze. 

Azkin. S. d. L. hacendoso; 
actif; comp. azkar. 

Azkoin, selon O. dans ses 
corrections au Ms. de P. le trou 
| où entre la vis du pressoir. 

Azkon, 1. 1. espèce de dard; 
mot de O. selon P. Azcona est 
espagnol et pourrait dériver de 
l'ancien ail. asc; esche; frêne, v. 
Diez, II, 99. 

AzkOD, 2. v. azkuin. 

Azkonarra, v. azkanaro, azkuin. 

Azkua, v. auts. 

Azkuin, 1 azkon, bn. blaireau, 
taisson. A Guéthary, azken karma; 
Larramendi, askonarra; O.selon P., 
azkanaro; dans le Manuel de la 
conversation fr. basque, Bayonne, 
1861, se trouve, akomarra. Cette 
dernière forme doit être corrompu»!, 
le se trouve dans tous les dialec- 
tes; le mot paraît donc comp<>-« 
de azken ou azkon et arra, ou harro 
(avec l'art, àarrua). Arro, harro, 
i vain, gonflé, aura d'abord signifié 



45 



creux; cette signification se retrouve 
dans le lab. harroa, arbre ou sou- 
che vermoulue et gâtée en dedans. 
Il y a cependant une difficulté; 
c'est que si c'était une espèce par- 
ticulière de blaireau (azken), le 
blaireau des creux (puisqu'il fouille 
sous terre), arro devrait précéder. 
v. Essai, p. 120. Comme ce mot est 
composé maintenant il signifierait 
le creux du blaireau. Est-ce que 
azkon, viendrait de l'ancien ail. 
dahs, l'ail, dachs? 

Azkuntza, v. azi, s. v. as. 

Azorri, 1. écourgée; espèce de 
fouet fait de lanières de cuir. Ne 
paraît pas dériver de l'esp. azote. 

Azorriatu, azorriatzen,hz.^et avec 
l'écourgée. Azorriatu behar luke, il 
faudrait bien l'étriller. 

Azorriatu, v. azorri. 

Azote, b. 1. fouet, verge; de 
l'esp. azote. 

Azpa, v. azpi. 

Azpi, g. b. 1. bn. dessous ; subst. 
Onen azpia zikina dago, g. le des- 
sous de ceci est sale. — g. 1. fesse; 
— bu. cuisse; par pruderie? 

Azpian, g. b. 1. sous et dessous, 
prép. et adv. en g; eu de azpia-n. 
adv. lab. Liburu au mayaren azpian 
(ou maipean) dago ce livre est sous 
la table. Azpian dago, il est des- 
sous. Azpian est syn. de pean qui 
est be-an; az, le démonstr. a -\-z? 
comp. ail. darunten, darauf, etc. 

Azpiko, g. esclave, de azpi-ko. 

Azpa, bn. morceau de bois ser- 
vant de chaussure aux traîneaux. 

Azpian, v. azpi. 



AzpîkO, v. azpi. 
Azpila, 1. cormier. 
Azpildu, azpiltzen, 1. bn. 

ourler; de azpi? 

Azta, 1. bu poids. 

Aslutij g. b. pesant ; mieux aztun ; 
de azta-dun, qui a poids. 

Astaintasun, b. astunde, g. pe- 
santeur. 

Azta, 2. v. azi, s. v. as. 

Aztal, g. jambe ; — 1. mollet; — 
bn. talon. P. écrit astal. 

Aztalbeharri, bn. cheville du pied; 
il est difficile de voir l'analogie 
entre oreille et cheville aztal-beharri. 

Aztalbeharri, v. aztal. 

Aztapar, v. atz. 

Aztarna, aztarnatu, v. atz. 

Aztaro, v. aro. 

Aztatu, aztatze, v. atz. 

Azten, v. azi, s. v. as. 

Azteitu, b. regarder; comp. 
aztiatit. 

Azti, g. b. 1. bn. devin. Fau- 
drait-il rattacher azti à atz, dans 
le sens d'indiquer? 

Aztiatu, aztialzen, g. b. deviner, 
prédire, pronostiquer. 

Aztiatu, aztiatze, v. azti. 

Aztu, aztutzen, g. aaztu, b. 

ahutzi, bn. oublier; syn. de ahantzi. 

Aztura, azturatu, azturat- 

ZG, v. azi, s. v. as. 

Azuua, 1. P. truie pleine; u'est- 
ce pas l'adj. pleine, parlant de la 
truie? de aztun, v. astua. 

Azu/idu, g. devenir pleine. 

Azundu, v. azuna. 

Azur, v. ezur. 



B. 



Ba, v. bai. 

Baanzut, ou banzut, 1. plait-il, 
bu. j'entends, je comprends. De 
badanlztd, ba-danlzut, j'entends, de 
enlzun. Alors en lab. interrogatif, 
entends-je, et eu bu. affirmatif. 

Baatchuri, v. baralzuri. 

BaazUZa, v. baba. 

Baba, g. b.l. bn.fève; de l'esp.haba. 

Babarruma, généralement babaur- 
na, g. haricot blanc, esp. judia; en 
bise, india babia, ce qui indique 
une provenance étrangère. La „ju- 
dia" est venue des Indes (de là le 
bise.) en Italie, et de l'Italie (de 
là le guip.) eu Espagne; v. Dict. 
esp. de Dominguez; ainsi barbar- 
ruma est pour baba erroma, fève 
romaine. P. cite baba erroma (fève 
romaine) qu'il dit signifier une 
espèce de petit poisson. 

Babazuza, 1. abazuza, g. abazici, 
b. baazuza, 1. bu. grêle, — bn. 
grésil; de baba-zvzi. 

Babazizkor, bn. giboulée; de 
babaztizi-kor ? 

Babarruma, v. baba. 

Babaurna, v. baba. 

Babazuza, v. baba. 

Babazizkor, v. baba. 



Babese, g. protection. Persiako 
erregearen babe&ean, dans (sous) la 
protection du roi de Perse. 

Bâchera, 1. bn. vaisselle. Selon 
Chaho des patois romans qui ont 
bachero; ce mot ne se trouve pas 
daus le L. R. 

Bacheragille, bacherille, 1. bâche- 
reile, bn. potier; de bachera-egille. 

Bacheragille, v. bâchera. 

Bachereile, v. bâchera. 

Bacherille, v. bâchera. 

Bada, v. bai, 1. 

Badarik, v. bai, 1. 

Baga, bagarik, v. gobe. 

Bagailt, bn. journalier, celui 
qui travaille à la journée. 

Bage, v. gabe. 

Bagilla, g. b. le mois de Juin; 
de ebaki-illa. 

Bago, 1. fago, (Guéthary) ; pago, 
(Hasparren) hêtre; de Tesp. haya. 

Bahatu, v. buhe. 

Bahe, b. 1. bn. crible, tamis. 

Bahatu, passer au tamis. 

Bahi, 1. bn. gage, saisie. 

Bahilu, engager, saisir, mettre 
à l'amende. 

Bahitu, v. bahi. 

Bai, 1. g. b. 1. bn. oui; dans 



47 



la conversation le i est souvent 
supprimé, ba, ba, ba, oui, oui, oui. 
Il n'y a aucun texte guip. ou bise, 
qui soit aussi ancien que le Tes- 
tament de la Rochelle 1571, où 
nous voyous qu' alors on employait 
6ai pour 6a comme particule af- 
firmative; bien que nous ne puis- 
sions citer aucun exemple g. 
ou b. à l'appui de notre opi- 
nion, il nous semble qu'il ne 
peut y avoir de doute que 6ai 
et 6a ne soient le même mot; 
on trouvera l'exemple plus loin 
sous 6a. 

Baietz, g. oui certes; nous ne 
savons reudre compte de la termi- 
naison qui se retrouve aussi dans 
ezetz, non certes. 

Baita, g. b. aussi; de 6ai-da, 
t pour d, v. Essai, Ch. II. Peut- 
être que baita se retrouve dans 
les composés, nombait, zerbait, nor- 
bait, et pourrait être comparé à 
l'ail, aucli, aussi, wer auch, wie 
auch, wo auch. 

Baitaere, g. 6aita6ere, b. mais 
encore, mais aussi; de baita-ere 
ou 6ere. 

Baizlk, g. 1. bezik, l. bu. 6aizen, 1. 
ne que, sinon, et le verbe avec 
la négation ez; de 6aiez-ik. Eta 
6iak ezdira aragi 6at 6aizik izango, 
et les deux (Adam et Eve) ne se- 
ront qu'une chair. Ni 6aizen, P. 
sinon moi. Aspaldi zuen etzela 
edireden zatharkaturik 6aizen. Iu- 
chauspe, Iutr. du g. G. Axular; il 
y a longtemps qu'il ne s'en trou- 
vait sinon de gâtées. 



Baimen, g. 1. permission ; de bai- 
men. 

Ba, g. b. 1. bn. 1°. particule af- 
firmative, préfixée aux terminaisons 
auxiliaires (v. Essai, p. 118), ainsi 
qu'aux verbes réguliers. Badet, j'ai, 
bada, il est (pour il y a). Aiia 
nerea badakit . . . mon père je sais ; 
dakil de jakin. Nous avons dit plus 
haut, s. v. bai, que ba était autre- 
fois bai. Zeren hire anaye haur //il 
baitzen eta viztu baita, galdu bailzen 
eta eriden baita, S. Luc. XV. 32. 
Test, la Rochelle 1571. Car celui-ci 
ton frère était mort et il est re- 
venu à la vie, il était perdu et il 
est retrouvé. Aujourd'hui on écrit 
bada, bazen. 

Ba, 2°. particule conditionnelle, 
si. Jkusten badet, g. si je le vois. 

Bada, g. b. 1. bn. il est; de 
ba-da. 

Bada, g. b. 1. or, donc. L'affir- 
mation, il est, ba-da, nous paraît 
pouvoir iudiquer: or, donc; tout 
aussi bien que quiza, esp. (qui sait) 
peut-être. Hek bada bildu zira 
denean, Test, la Rochelle, 1571. 
Act. 1. b\ Eux donc s'étant ras- 
semblés. Zaude presloki bada, soyez 
donc sage. 

Badarik, badarik ère, 1. néan- 
moins, toutefois. 

Bai, 2, 1. tache; au figuré, dé- 
faut. JJeus ère bayarik ezlu jokoa 
baizen, P. il n'a de tache que le 
jeu. Etzaitul bayatzen deiwsetan, je 
ne vous tache eu rien. 

Baietz, v. bai, 1. 

Baimen, v. bai, 1. 



•48 



Bajna, g. haricot vert ; de l'esp. 
vaina. 
Baina, bainan, v. bdha. 
Baino, v. balto. 
Baita, v. bai, l. 
Baitabere, v. bai, 1. 
Baitaere, v. bai, 1. 
Baitan, baithan 1. en, dans, 

chez. Manech baitan da; il est chez 
Jean. Zure baitan, il est en vous, en 
votre pouvoir. 

Baizen, v. bai, l. 

Baizik, v. bai, 1. 

Bakan, v. bat. 

Bakar, bakarrik, v. bat. 

Bakartade, v. bat. 

Bakartasun, v. bat. 

Bake, v. pake. 

Bakhan, v. bat. 

Bakhar, bakharrik, v. bat. 

Bakharka, bakhartarzun, 

V. bat. 

Bakid, v. bat. 

Bakidatu, bakidatze, v. bat. 

Bakitu, bakitze, v. bat. 

Bakoch, v. bat. 

Bakoitchi, v. bat. 

Bakoiti, v. bat. 

Bakoitz, v. bat. 

Bakotcha, v. bat. 

Bakun, v. bat. 

Balakatu, v. balaku. . 

Balaku, 1. bn. caresse, flatterie. 

Balakatu, balakatzen, flatter, ca- 
resser, gagner quelqu'un. 

Baladrea, 1. ellébore; la ter- 
minaison drea n'est guère basque. 

Baldatu, balditu, 1. impotent; 
de l'esp. baldado, estropié. 

Balde, 1. égal, pareil; i. a. 



Baj.dera, aujourd'hui bandera, 1. 
étendard; c'est l'esp. bandera. 

Baidernapeza, 1. P. abbé de 
paroisse, magistrat. Il est clair que 
le mot finit par ajpheza, abbé ; mais 
baldern ? 

Baidi, 1. b, humble. 

Baldi, 2. g. Espèce de seau 
pour vider les barques de pêcheurs. 

Baldill, g. b. 1. bu. balin, 1. bn. 
si; particule condition.; le verbe qui 
l'accompagne est toujours précédé 
de ba, si. Baldin berrogeita amar on 
arkitzen badira, s'il s'en trouve qua- 
rante de bons. Aski< ogi balin bada, 
s'il y a assez de pain. 11 se pour- 
rait que baldin lût une contraction 
de ba-al-egin, si possible (de) l'aire; 
le lab. balin y correspond le mieux ; 
egin est souvent contracté en ein; 
le d de baldin reste inexpliqué; 
peut-être de bada et que, comme 
cela arrive souvent, il a changé de 
place, au lieu de bada-ab-ein, bal- 
din. 

Baldin ère, baldindez, baldin bai- 
taere, g. si par hasard. 

Baldindez, v. baldin. 

Balditu, v. baldatu. 

Baldoziak, g. les tempes. 

Baldres, bu. Sans-souci. Sous 
cette forme ce mot ne peut être 
basque. 

Balea, 1. baleine. 

Baliatu, v. balio, 2. 

Balimba, 1. bn. interjection 
exprimant un souhait ardent. Il 
nous semble de balin-ba, et m pour 
n devant b; v. Essai, Ch. 11. si 
possible de faire ! Le ba qui ter- 



49 



mine le mot n'est pas clair ; est-ce 
le second ba qui se trouve toujours 
à la suite de balin et préfixé au 
verba? v. balin. 

Balill, v. baldin. 

Balio, 1. 3 pers. siug. du pre- 
terito coudicionado de Lardizabal, 
„s'il le à lui". Ce temps correspond 
à l'imparf. du subj. esp. et it. et 
à l'imparf. de l'ind. fr. Eman izan 
balio, s'il le lui avait donné; sise 
le hubiese dado; esp. se glielo avesse 
dato, it. Ce temps est formé du cou- 
dit, en préfixant 6a, si, et eu retran- 
chant la terminaison ke: banio, 
bazinio, balio etc. 

Balio, 2. g. 1. bu. valeur, prix ; 
de l'esp. valia. 

BaliatUy baliatzen, se servir, em- 
ployer, — 1. bn. se prévaloir, faire 
valoir. Eu g. baliatu régit z. Suge 
pistirik sotillenaz baliatu zan, il 
employa le serpent, le plus rusé 
des reptiles. 

Balitz, b. 1. baliz, g. 3. pers. 

siug. du suppositif, de izan, s'il 
était; ba-litz, formé du condit. en 
préfixant ba et eu retranchant, ke. 

Balsan, 1. ensemble. Gurekin 
balsan, ensemble avec nous. Gure 
balsan, parmi nous, P. Neskatoen 
balsan, pêle-mêle avec les filles. 

Baltz, v, bêle. 

Bana, g. b. 1. chaque, dans le 
sens d'une répartition égale. Emango 
dizutet eun sagar bana, je vous 
donnerai à chacun cent pommes. 

Bana, parait mieux correspon- 
dre à l'anglais, each, indéclinable; 
I will give you hundred apples 



each. P. cite le gén. banaren, 
dont nous ne nous rendons pas 
compte. Egur zaïna banaren bïlha 
goaz, nous allons chercher chacun 
un fagot de bois. Chaque, est sans 
cela rendu par bakoitza, oro, etc. 
etc. Bana, vient très probable- 
ment de bat ; t élidé devant n, v. 
Essai, Ch. II; mais qu'est-ce que 
na que nous retrouvons dans bina, 
selon Larramendi, dos à dos, deux 
à deux. 

Banaka, g. 1. bn. un à un, sépa- 
rément; bana-ka. 

Banakatu, banakalzen, g. b. sé- 
parer; — placer un à un. 

Banaka, banakatu, v. bana. 

Bandeka, v. baldera. 

Bano, 1. bn. mou; banoki, adv. 

Bana, g. b. banan, g. baya, b. 
bainan, baina, 1. (i pour le tilde), 
bena, soûl; mais ; comp. balio. Ba^a 
nai litzakean 6a7io laùurragoa du, 
mais il (livre; est plus court qu'on 
ne le voudrait. 

BaTia dérive évidemment de ba, 
mais la terminaison n'est pas claire. 

Banan, v. baîui. 

BaLo, g. b. baino, b. 1. bn. 
beno, bn. soûl que, après le com- 
paratif. — Eu b. encore sinon; le 
g. préfère alors tzjjada. Balzuek 
câikiagoak besteak baZo, les uns 
sont plus petits que les autres. 
Norï Jauna zeuri baino basleri es- 
kini iiegijo nik/ A qui d'autre, 
Seigneur, si non (qu'j à vous, l'of- 
frirai-jeV Ez dago guretzat beste 
azkenik betiko salca:ione edo kon- 
Uenazinoia balio, b. il n'y a pour 

4 



50 



nous pas d'autre nu, que (sinon, 
en g. ezpada) le salut ou la con- 
damnation éternelle. 

Banzut, v. baanzut. 

Bapo, g. b. 1. bn. se dit de quel- 
qu'un qui est bien portant, gros 
et gras ; de l'esp. guapo. En b. on 
s'en sert comme d'une exclama- 
tion ironique : bien ! bien ! 

Bar. Le radical bar ne paraît 
pas être en usage ; nous le plaçons 
ici afin de réunir tous les dérivés. 

Barru, g. barren, L? bar ne, bn. 
adverbe, dedans. Le guip. barru, 
n'est pas clair; ou dirait que c'est 
un substantif, (intérieur) qui cepen- 
dant ne se retrouve pas; barru est 
toujours suivi d'un suffixe, autant 
que nous sachions. Le lab. et pro- 
bablemeut le bn. aussi sont des 
génitifs de bar, et ressemblent au 
fr. dedans; esp. de dentro; holl. 
van binnen. 11 n'est pas toujours 
facile de découvrir la différence 
dans l'emploi de ces formes-ci qu'on 
pourrait appeler des génitifs et de 
celles qui, comme barrenean, etc. 
pourraient être appelées des loca- 
tifs, et qui correspondent peut-être 
plus exactement au français : en 
dedans. Agindu zion aska zurezko 
kampolik eta barrulik, betunez igort- 
zia, egin zezala, Lardizabal; il lui 
ordonna de faire une arche en bois 
en duito de bitume en dehors et en 
dedans. Gain eder, barren u/itr, beau 
dehors, mauvais dedans, P. 

Barruan, barrunen, barrenen, g. b. 
barrenean, et par syncope barnean, 
1. dedans, en dedans; debarru-a/i, 



et de barren-ean (v. Essai, p 49 
note 1.); barren est déjà un génitif, 
ainsi exactement comme le fr. en de- 
dans. Barrunen egongo ziran eguneta- 
rako bear ziran janmiiki a bete zuen. 
Lardizabal; qu'il l'eût remplie (l'ar- 
che) d'aliments pour les jours qu'ils 
devraient être dedans. 

Barreneko, 1. adj. intérieur; <!>■ 
barren-ko ; avec e de liaison puis- 
que k ne peut suivre n. v. E 
Ch. IL Barreneko bakeaz, Chourio, 
Imit. de J. C. II, 3. De la paix 
intérieure. 

Barna, 1. bn. profondément, i 
ran cieçon Simoni, eramac barnago, 
Luc, V. 4 Test. Rochelle, et il dit 
à Simon, emporte-le (filet) plus 
profondément. 

Barrena, g. b. barhena, bn. le bas, 
substantif; sans article barrenjbarhen. 

Le lab. cependant se sert de 
barrena pour „dans," „dedans" et 
cela sans rendre la termiuaison n 
superflue. Etchean barrena 1. P. dans 
la maison ; etchean est déjà dans 
la maison, echea-n. Eta bihi h ht a 
gordetzen du lurrean, barrena. Axu- 
lar, anc. éd. p. 36. et elle (fourmi) 
cache ce grain dans la terre. 

Barrenean, g. au bas de. Nous 
trouvons le même mot (v. ci-deee 
en lab. avec la signification de, de- 
daus, adv. de barren-a-n avec e de 
liaison v. Essai, p. 49, note I. 

Barrundu, barruntzen, g. b. 
m : irer. 

BarÀmda, bn. aux écoutes. 

Barrendalu, 1. larhandatu, bn. 
espionner; de barrendari? 






51 



Barrendari, 1. barlmnd.tri, bn. 
espion ; do barren-ari, 4 ; d euph ? 

Bar no, bn. basse-cour. 

Barneko, bu. veste; c'est un adj. 
bame-ko, employé substantivement. 

Barneko-motck, bn. gilet. 

Barata, 1. selon P. bourde; se- 
lon O. dans ses corrections au 
Ms. de P. noise, brouillerie. Cor- 
ruption du provençal borda? 

Baratchuri, v. baraiz. 

Baratu, baratzen, 1. arrêter, du 
fr. barrer ? 

Baratz, g. baratze, 1. bn. jardin. 

Baratzuri, g. baratchuri, 1. baat- 
churi, bn. berakatz, b. ail; de ba- 
ratz- churi ? 

Baratze, v. baratz. 

Baratzuri, v. baratz. 

Barazkaldu, v. bazhatu. 

Barazkal muga, v. muga. 

Barazkari, v. bazhatu. 

Barbantzu, v. garbantzu. 

Barbar, b. 1. bn. en éparpil- 
lant; par-ci. par là. En b. se dit 
d'une personne qui parle à tort et 
à travers. Pait penser au holl. 
warren, brouiller; wirwar, confu- 
sion, embrouillamini. 

Barbarita, bu. 1° bruit, ru- 
meur; syn. desorberia. 2° tressaille- 
ment de la peau quand un insecte 
marche dessus; apparemment de 
barbar. 

Barda, v. bart. 

Bardiïl, V. berdin. 

Bare, g. 1. 1° rate, 2° limace. 
Sont-ce deux mots différents ? peut- 
être l'analogie se trouve-t-elle dans 
la substance molle, spongieuse des 



deux ? Bare, se trouve encore chez 
Axular, anc. éd. p. 275, nouv. éd. 
p. 101. Pouvreau corrige ce mot et 
dit : il faut malba boa izaitea, être 
faible et malsain, au lieu de : malba 
eta bare izaitea. Que le mot se trouve 
aussi dans la nouvelle édition ne 
prouve rien ; ce ne serait pas la 
seule erreur; v. nuu. 

BargO, 1- bn. jeune cochon 
sevré, trop jeune pour être appelé 
urde. ' 

Barhanda, barhandatu, v. 

bar. 

Barhandari, v. bar. 

Barhen, v. bar. 

Barik, v. gale. 

BarikU, b. vendredi. 

Barkamendu, v. barkatu. 

Barkatu, barkatzen, g. 1. par- 
katu, b. barkhatu, bn. pardonner; 
du latin parcere. 

Barkazio, g. barkamendu, 1. bar- 
khamemiu, bn. pardon. 

Barkaziozka eyon, g. demander 
pardon. 

Barkatze, v. barkatu. 

Barkazio, v. barkatu. 

Barkhamkxdu, v. barkatu. 

Bakkh.vh', v. barkatu. 

Bama, v. bar. 
Barne, v. bar. 
Barnean, v. bar. 
Barneko, barneko motch, 

V. bar. 

Barrabil, g. bn. testicule. 
Barramba, 1. bn. grand bruit. 
Barrasta, bn . poignée de grains ; 
comp. parraska. 

Barrata, bn. douve. 



52 



Barrayari, w. barreatu. 

BarrayatU, v. barreatu. 

Barrayatzaille, v. barreatu. 

Barre , v. farra. 

Barreatu, barreatzen, g. 

barrayatu, 1. bn. divulguer. — 1. 
dissiper; de barri? Berri gogoangarri 
au barreatu zanean bezala, g. aussi- 
tôt que cette mémorable nouvelle 
fut divulguée. 

Barrayari, barreyari, aujourd'hui 
plutôt, barrayatzaille, 1. dissipa- 
teur; de barraya-ari et Izalle. 

Barreu, bu. dispersé; contraction 
de barreatu. 

Barren, v. bar. 

Barrena, comme subst. et pré- 
position, v. bar. 

Barrendatu, v. bar. 
Barrendari, v. bar. 
Barrenean, v. bar. 
Barrenen, v. bar. 

Barreu, v. barreatu. 

Barreyari, v. barreatu. 

Barri, v. berri. 

Barrio, v. bar. 

Barrir o, v. berri. 

Barritsu, v. berri. 

Barritu, v. berri. 

Barriz, v. berri. 

Barru, v. bar. 

Barruan, v. bar. 

Barrundu, v. bar. 

Barrunen, v. bar. 

Barruntze, t. bar. 

Barrur, v. baru. 

Bart, g. barda, bn. hier au soir. 
Véritable énigme comme etzi-damu, 
etzi-dazu. 

Baru, b. barrur, 1. bn. jeûne. 



Bas, g. désert, substantif. — g. 
b. 1. bn. adj. sauvage. 

Basatar, g. sauvage, subst. homme 
sauvage. 

Basatia, g. syu. de basatar. 

Basaurde, g. b. 1. sanglier; de 
basa-urde. 

Basaur, g. noisette, de basa-ur. 

Ba8erri, g. b. ferme; P. cite 
basherri, pays champêtre, sauvage, 
mais ce mot n'est plus connu; eu 
b. et g. il s'est conservé avec la 
signification plus restreinte de ferme. 

Baserrttar, g. b.fermier;ôcw-ern'-*ar. 

Basaburu, bn. hameau delà mon- 
tagne; de basa-buru. 

Basabarhen, bu. hameau de la 
plaine ; de basa-barhen, barhen dans 
le sens de bas. 

Basothea, 1. bn. genièvre; syn. de 
orre ; de basa-othea. 

Baso, g. b. forêt. La forme indi- 
que que baso et bas out la même 
origiue; ou peut-êtro bien que 
c'est le môme mot légèrement mo- 
difié; dans d'autres langues nous 
trouvons les mots pour forêt et 
désert dériver d'un même radical; 
aranya, sansc. de arana, lointain, 
étranger, et signifiant proprement 
le désert, v. M. Pictet, Orig. I. E. 
I, p. 210. 

Basatu, basatzen, 1. P. s'égarer, 
se fourvoyer, i. a. 

Jîasa, 1. boue, du fr. vase. 

Basabarhen, v. bas. 

Basaburu, v. bas. 

Baeatar, v. bas. 

Basatia, v. bas. 

Basatu, v. bas. 



53 



Basaur, v. bas. 

Basaurde, v. bas. 

Baserri, baserritar, v. bas. 

Basherri, v. bas. 

Baso, v. bas. 

Basothea, v. bat. 

Basta, bn. point de couture 
large; de l'esp. basta. 

Bat, g. b 1. bn. uu; bat est 
aussi employé comme prou, indé- 
fini, quelque, et régit alors le géni- 
tif; v. Essai, p. 122. 

Batu, bat zen, g. b. 1. réunir, join- 
dre; bathu, bn. batu, 1. se rencon- 
trer, se parler. Batv naiz harekin, 
je me suis rencontré avec lui. P. 
ajoute que batu se prend aussi 
déshonnêtement. 

Batasun, g. b. bn. batarzun, bn. 
botzunde, g. union, alliance; de 
bat-tasun, tarzun. 

Batzarre, g. b. 1. bn. assemblée, — 
1. bu. rencontre, accueil. Ce mot 
paraît être formé de bat-zar, comme 
biltzarre, et signifier au fond assem- 
blée des anciens 

Bakan, g. b. 1. bakhan, bekhan, 
bn. rare ; paraît être formé de bat- 
han ; k pour h, et t élidé devant k ; 
v. Essai, Ch. II. Besterik zuen artean 
chit urria eta bakana dalako, d'un 
autre côté parce qu'il est (livre) 
très rare parmi vous. 

Bakun, g. 1. simple, innocent; 
formé comme bakan, mais avec Tadv. 
hun, bat-hun? 

Bakid, g. commun, général; de 
bat-kide. 

Bakitu, bakitzen, g. unir ; de 
bakid-tu. 



Bakidatu, bakidatzen, g. commu- 
niquer. 

Bakoitz, g. bakoch, b. bakotcha, 1. 
chacun; de bat — ? 

Bakoiti, g. bakoitchi, 1. impair, 
l'opposé de biritchi. 

Batbedera, 1. bn. chacun ; de bat- 
bedera. 

Batzuek, g. 1. batzuk, b. quelques 
uns. Dans les dial. basq. esp. c'est 
uu pluriel ; en lab. il y a batzu, 
batzuk sing. batzuek, plur. Batzu 
dira, 1. quelques uns sont. Batzuk 
diote, 1. quelques uns disent; le 
k ici indique le sujet du verbe 
actif, l'absence du k dans le pre- 
mier exemple, le sujet du verbe 
passif. Batzuek diote, 1. quelques 
uns disent; ici ek indique le plu- 
riel. Ces exemples sont de P. qui 
aurait pu avoir fait une erreur; 
mais la preuve que batzu est con- 
sidéré comme sing. c'est que le 
génitif est en ren. Oienhart prov. 
72 écrit: Bazuren (batzuren) gar 
onsian... dans la salière de quelques 
uns. — Dans les dial. basq. esp. 
il faudrait batzuen, gén. plur. de 
batzuek. Nous avons peut-être ici 
une dernière trace de la significa- 
tion primitive plurielle de zu, vous 
et non tu, comme nous l'avions 
déjà fait remarquer dans notre Essai, 
p. 21. Maintenant d'où vient la 
terminaison zu ; cela ne peut être 
le suffixe su qui a formé taut d'ad- 
jectifs, le pluriel aurait été suak 
{zuak) et non suek; il est plus 
probable que c'est le pronom zu, 
(vous) au pluriel zuek ; bien qu'il 



54 



ne soit pas très clair comment „vous 
un" a dû exprimer „quelques uns"» 
il est peut-être permis d'accepter 
cette hypothèse, jusqu'à preuve du 
contraire; la difficulté a dû être 
grande en basque pour exprimer 
le pluriel de bat; batak et bateh 
existant déjà comme siug. défini 
et indéfini. On pourrait trouver 
dans d'autres langues des cas ana 
logues; en holl. le pron. pers. 2 
pers. est „gij j" pour distinguer le 
pluriel on y ajoute „lieden," hom- 
mes (l'ail. Leute),, gijlieden;" du 
moins dans la grammaire, puisque 
d'ordir.aire le verbe ou le sens de 
la phrase indique suffisamment le 
pluriel. En fr. „vous autres," n'est 
qu'une forme intensive de „vous" 
quoique „autre" ne renferme nul- 
lement l'idée de renforcer. 

Batzuetan, batzutan, g. I. batzube' 
tan, b. quelquefois, de batzu-etan. 

Bateau, g. 1. batetan, g. betan, bu. 
à la fois; de bat-etan. 

JBatezere, g. batezbere, b. surtout; 
de batez-bere et ère. 

Bat batetan, g. b. bat bâtez, bat 
batean, 1. subitement. 

Batetako, g. à la fois, ensemble. 

Batere ez, g. b. bn. aucuu ; de bat- 
ere-ez, aussi pas un. M. Salaberry 
écrit batere, aucuu ; c'est une er- 
reur, il faut encore la négation. 

Bakar, g. b. 1. bakhar, bn. seul, 
solitaire, isolé; de bat; har de 
fiartu ! lznn'ik bera yauza ffUZt 
f'/illa ta jaubc bakarra. Mutuel. 
Etaut lui-même créateur et seul 
îhnitre de toutes choses. 



Bakarrik, g. b. bakharrik, 1. adv. 
seulement; àebakar-lk. Ez bakarrik 
gazte, baita bere zaarrak, b. non 
seulement les jeunes, mais aussi les 
vieillards. 

Bakharka, bn. un à un. 

Bakartade, g. b. solitude. 

Bakartasun, g. b. 1. bakhartarzun, 
bn. solitude, de bakar-tamn. 

Batarzun, v. bat. 
Batasun, v. bat. 

Batayo, g. bautismo, b. baptême. 
Batayatu, g. batiatu, b. baptiser. 

Batbatean, v. bat. 
Batbatetan, v. bat. 
Batbatez, v. bat. 
Batbedera, v. bat. 
Batean, v. bat. 
Batere, v. bat. 
Batetako, v. bat. 
Batetan, v. bat. 
Batezere, batezbere, v. bat. 
Bathu, v. bat v, 2. 
Batiatu, v. batayo. 

Batu 1, v. bat. 

Batu, 2, batzen, g. 1. bathu, 

bn. trier. 

Batzarre, v. bat. 
Batze, v. bat et batu, 2. 
Batzubetan, v. bat. 
Batzuek, v. bat. 
Batzuetan, v. bat. 

BltZUk, v. bat. 

Batzunde, v. bat. 
Batzutan, v. bat. 

Bai rXSKO, v. batayo. 

Baya, b. cependant ; variante 
de f»'f/<i. Y pour n se trouve dans 
yardun ^= inurdun; iardausi = i'nar- 



Bazka, v. bazkatu. 

B \/.katu, bazkatzen, g. 1. bu. paî- 
tre; du latin pascuare; v. Du Cange. 

Bazka, 1. bu. pâture; de bazkatu, 
comme ahar de aliarratu. Ne fau- 
drait-il pas placer ici comme dérivés: 

Bazkari, g. b. bu. barazkarl, 1. 
dîner, (subst.). De ba:ka-ari, 4. 

Bazkaldu, g. b. bn. barazkaldu, 
1. dîuer (verbe); aussi barazhari 
construit avec egon. Barazkaritan, 
nago, je dîue. Est-ce que bazkaldu 
ne serait pas pour bazka-ari-du ; 
bazkari s'est conservé dans le sub- 
stantif, et le r dans le verbe s'est 
transformé en l; comp. halikatu de 
hari; comp. a/aldu, gosaldu, La 
forme lab. s'oppose à cette expli- 
cation ; et cependant il ne paraît 
pas y avoir de doute que bazka et 
bazkatu ne viennent du latin. 

Bazkuldu, v. bazkatu. 

Bazkaltze, v. bazkatu, 

Bazkaki, v. bazkatu. 

Baztanga, g. petite vérole. 

Bazter, g. b. coin, angle. — 1. 
bn. côté, bord, lisière; — g. b. 1. 
bn. pays, contrée, environs. Oiha- 
laren bazterra, le bord du drap. 
Planiaren (?) bazterra, la marge d'une 
feuille de papier. Bazter ayetako 
erregeak, g. les rois de ces cou- 
tivcs 

Bazterrean, 1. auprès, au bord de. 
Ithur bazterrean, au bord de la 
fontaine. 

Bazteralde, bn. campagne, envi- 
rons; de bazter-alde ; syu. de bazter. 
P. cite : miratzatzue (de l'esp. mirar) 
bazterrak, voyez les environs. 



Baztertu, baztertzen, 1. bu. b. 
écarter. 
Bazteralde, v. bazter. 
Bazterrean, v. bazter. 
Baztertu, baztertze, v. bazter. 

Be, g. b. bas, (adj. et subst.). 
Le radical ne paraît pas être en 
usage dans les dial. basq. frauçais; 
mais on le retrouve dans les déri- 
vés sous la forme behe. Echearen 
beak onak ditu, g. les parties basses 
(le bas) de la maison sont bonnes. 
Prezio bea, le bas prix. Be devient 
pe selon les lois phonétiques, v. 
Essai, Ch. II ; pe se trouve uni au 
substantif non décliné, maipea, le 
bas de la table, ' de mai-pe-a. 

Beau, g. bian, b. en bas (adv.); 
de be-a-n. Bean nago, je suis en bas. 
Beau est employé comme suffixe 
pour exprimer sous = dans le bas; 
maipean, sous la table, zerupean, sous 
le ciel; pean n'est pas du style 
familier, ou dit alors azpian: zeru- 
aren azpian, sous le ciel. 

Bera, g. b. beherat, 1. eu bas, c. 
a. d. vers le bas; l'ail, nach unten; 
de be-ra. Bera ou beherat noa, je 
vais en bas. 

Behera, 1. behere, bn. la partie 
inférieure. C'est le même mot que 
le précédent, mais nous ne nous 
expliquons pas comment il a pu 
arriver à prendre la signification 
du substautif. 

Beeratu, beeratzen, g. b. behera tu, 
beherat zen, 1. baisser. TJrak beeratzen 
ziran, g. les vww\ baisseront. 

Be/tcratzapen, 1. abaissement; de 
beheratze-a-pen, 



56 



Beheiti, 1. bn. en bas, (adv.). 
Eria be'.eiti doa, le malade décline ; 
litt. va en bas Evidemment de 
beheti, quoique le suffixe ti n'ex- 
prime pas la tendance vers, c'est 
plutôt le contraire. 

Beheititu, beheititzen, 1. baisser, 
rabaisser. 

Beherapen, 1. bn. décaissement 
de la lune; de bekera-pen. 

Bea, g. bêlement des moutons. 

Bean, v. be. 

Bear, g. biar, b. behar, 1. bn- 
besoin, nécessité, indigence; — g' 
b. devoir. Beste baték eragken deutm 
biarra, b. Un autre lui fait faire son 
devoir. — 1. bn. nécessiteux, pauvre. 
Brar construit avec izan correspond 
aux verbes falloir, devoir. Bear da, 
il faut. Effim oroz saindutasunean 
behar givdvl-e berretu. Chourio. Im. 
de J. C. p. 47. Chaque jour nous 
devrions (il nous faudrait) accroître 
en sainteté. 

Bearw, bearsun, g. nécessiteux ; 
de bear-tsu. 

Bearrelco, g. mendiant; de bear-ho. 

Behartasun, 1. behartarzun, bn. 
pauvreté; de behar-tasnn. 

Bearlu, bearlzen, g. obliger, con- 
traindre; — 1. se forcer; c. a. d. 
quand on se fait mal en s'effor- 
çant à faire un travail dur. 

Bearbada, g. b. peut-être; de 
bear-ba-da, s'il est nécessaire. 

Bearrean, g. b. au lieu de. Au 
esa% bearrean, au lieu de dire ceci. 
Il est difficile de rendre compte de 
ce mot qui paraît être formé de 
bear-r-ean, (v. Essai, p. 49, note I.) 



dans la nécessité, dans l'obligation, 
ce qui donne un sens entièrement 
différent. 

Beorgai, g. besoin, négoce, travail. 

Bearbada, v. bear. 
Beargai, v. bear. 
Bearrean, v. bear. 
Bearreko, v. bear. 
Bear su, bearsun, v. bear. 
Beartu, beartze, v. bear. 

Beatz, g. doigt; behatz, 1. P. 
ongle; — bn. pouce. Comp. atz. 

Beatzài, g. corne du pied, sabot; 
de beatz-azal. 

Beatzlodi, g. pouce ; de bea'z-lodi. 

Beatzlodiurren, g. index; de beatz- 
lodi-nrren. 

Beatzal, v. beatz. 
Beatzlodi. v. leatz. 
Beatzlodiurren, v. beatz. 

Beazun, g. b'xiztnn, b. behaznn, 
behaztun, 1. fiel. 

Beberina, 1. serviette. N'a pas 
l'air basque 

Bechango, bn. coude. 

Bedar, v. beiar, 2. 

Bedats. soûl, selon O. correc- 
tions au Ms. P. bedax, bn. prin 
temps. 

Bedax, v. bedats. 

Bkdeinkatu, bkpeinkatzen, g. 
benedikatu, 1. bénir, du lat. beue- 
dicere. 

Bedeinkazio g. bénédiction. 

Bedeinkazio, v. bedeinkatu. 

Bedera. bn. chacun un. Dia- 
creac dirurfen emazfe bederaren se.nhar. 
'lYst. Rochelle, 1. Tim. IV. 12. 
Que les diacres soient maris d'uue 
seule femme ; ou chacun d'une 



57 



femme. Et a borthetaric batbedera cen 
perla bederaz, Test. Rochelle, Apoc. 
XXI. 21. Et chacune des portes 
était d'une seule perle ou d'une 
perle chaque. 

Bederatzi, g. b. 1. bu. beratzi, 
b. neuf. 

Bederatzigarren, neuvième. 

Bedere, bederen, 1. bn. au 

moins. 

Bedi. 3 pers. sing. de l'imper.; 
qu'il soit. 

Beeban, b. 3. pers. sing. im- 
parf. de l'indic. (eban) avec ba pré- 
fixé; correspond au g. bazuen. 

Beeratu. beeratze, v. be. 

Begi, g. b. 1. bu. oeil. 

Begitarte, g. b. 1. begitharte, bn. 
visage; de begi-arte. Le t paraît 
être ici euphonique, ainsi que dans 
plusieurs autres composés. On ne 
se sert plus de ce mot dans le 
Guipuzcoa, mais bien en Biscaye 
où il a conservé sa signification 
littérale de „entre yeux"; on le dit 
de quelqu'un qui a pleuré et dont 
les yeux sont rouges tout autour. 

Begi ezarri, g. jeter les yeux. 

Bftazal, g. b. bethazal, 1. bn. 
paupière; de begi-azal. 

Bftille, g. betule, b. cil ; de begi- 
ille et nie; le t euphon. 

Bepuru, g. 1. bephuru, bn. sour- 
cil ; de begi-puru t M. Mahn (Basic. 
Sprachdenk.) compare nuru à: braue, 
ail. brow, angl. bhrû, sansc. 

Bezinta, g. bekhain, bn. sourcil; 
syn. de bepuru; le g. est obscur; le 
bn. paraît composé de begt-gain, 
dessus yeux. 



Betondo, g. b. partie de la tête 

l>ns des yeux; de begi-ondo, le t 
euphon. 

Betondolcoa, b. coup de poing; 
oeil poché; de betondo-ko. 

Bekoki, g. b. front. Bekhoki, bn. 
paraît n'avoir conservé que le sens 
figuré: audace; de begi? 

Beïar, g. 1. bn. front; syn. de 
bekoki; — 1. P. frontispice, devant 
de maison ; de begi? 

Begiratu, begiratzen, g. b. 1. re- 
garder, considérer ; — g. se garder 
de ; de begi-ra-tu. Sutik eta uretik 
beghatzea, se garder du feu et de 
l'eau. Begiravk, 1. garde-toi. 

Begistatu, begistatzen, g. b. 1. re- 
garder. Aujourd'hui syn. de begi- 
ratu. P. donne begistu et bekaiztu 
regarder de mauvais oeil, ennuyer, 
être jaloux ; et ceci semble la véri- 
table signification : de begi-gaizto-tu. 
Si P. n'eût pas donné cette signi- 
fication, il semblerait plutôt que 
begistu vint de begi-z-tu? 

Begizko, g. fascination ; probable- 
ment le même mot que bekaizgo, 
v. l'art, ci-dessous. 

Bekaizgo, g. bn. bekaitzko, 1. be- 
ka/zkeria, bn. jalousie, envie; de 
begi-gailz-ko et keria. 

Bekaizteria, 1. P. le mauvais oeil; 
le mal occhio des Italiens ; de begi- 
gaitz-keria. Selon M. Salaberry syn. 
en bn. de bekn'mgo. 

Bekhaizii, bn. envieux; begi-gaitz. 

Begira egon, g. b. 1. attendre. 
Zure b'i/ira nago, je vous attends. 

Begira nerekin, g. begira nigaz, 
b. gare à moi. 



58 



Bethitza, 1. oeillade; mot d'Oieu- 
hart, selon P. qui le décompose en 
begiko-hitza (mot de l'oeil), begitza, 
bethitza. 

Begi ezarri, v. begi. 
Begira egon, v. begi. 
Begiratu, begiratze, v. begi. 
Begistatu, begistatze, v. begi. 

BegistU, v. begi. 

Begitarte, begitharte, V. begi. 

Begizko, v. begi. 

Beha, behatu, behatzen, bn. 

écouter, — 1. attendre, regarder, 
considérer. Beha lehenik, mintza az- 
kenik, Prov. d'O. Ecoute le premier, 
parle le dernier. Neure buruari vngi 
behatzen badiot. Chourio, Irait de J. 
C. si je considère bien moi-même. 
Gure beha egotu da, il nous a at- 
tendus. 

Behar, v. bear. • 

Beharri, v. belarri. 

Beharrondoko, v. Marti. 

Behartarzun, v. bear. 

Behartasun, v. bear. 

BehatZ, v. beat:. 

Behatze, v. beha. 

BehatztopatU, v. behatztupa. 

Behatztupa, 1. behatztopa, bu. 
faux pas. 

Behatztopatu, faire un faux pas. 
Eta bere escuetan eramancn a\ml<i 
eure oinaz harrian behaztopa ezudm- 
qat. Matt. IV: 6. Test. Kochclle. 
Et ils te portèrent en leurs mains, 
de peur que tu ne te heurtes ton 
pied eoutre quelque pierre. 

Behatu, v. beha. 

Behaztun, v. tara*. 

Behazun, v. ieemm. 



Beheiti, v. be. 

Beheititu, beheititze, v. be. 

Behera, beherapen, v. be. 

Beherat, v. be. 

Beheratu, beheratze, v. be. 

Behere, v. be. 

Behi, v. be>. 

Behin, behinere, v. bein. 

Behindik, v. bein. 

BehingOtZ, v. bein. 

Behoka, v. i$or. 

BehOT, v. beor. 

Bei, g. b. bel'/, 1. bu. vache. 
Beya gastu guchirekin n:it;en da, g. 
la vache est élevée à peu de frais. 

Beitegi, g. vacherie; de bei-tegi. 

Beimbere, v. bein. 

Bein, ben, g. b. behin, 1. bn. 
une fois. 

Ben ère ez, g. ben bere ez, beim- 
bere ez, b. ez behin ère, 1. bn. jamais : 
litt. pas aussi une fois. C'est une 
erreur que M. Salaberry écrive behin 
ère, jamais, sans la négatiou ez. ou 
gabe, etc. ; même observation pour 
batere. Ta beimbere aztu ezpedi, «i 
qu'il n'oublie jamais. Huradai 
ère unhatu gabe othoitz C'est 

de faire la prière sans jamais se 
lasser. 

Beingo buta), h. subitement. 

IlthiiKjot:, bn. pour toujours : 

selon M. Salaberry — 1. pour quel- 
que (un) temps, de behtn-go-tzat. 

Beindik bein, bemk bein, g. b. be- 
hindik behin, 1. au moins, pour le 
moins. /////• zaite behimhk bcl'in zure 
bihotzean bokftircn izmlzen. Chourio, 

huit, de .1. 0. ( iommenoea au moins 
par établir la paix dans votre coeur. 



59 



Beindik bein, v. bnn. 
Beingo baten, v. bein. 
Beitegi, v. bel. 
Beka, g. beka dago, il bêle. 
Bekaitzko, v. begi. 
Bekaizgo, v. begi. 
Bekaizkeria, v. begi. 
Bekaizteria, v. begi. 

Bekar, v. ekarri. 

Bekatu, g. 1. pekatu, g. b. bn. 
péché; de l'esp. pecado ou du latiu 
peccatum. 

Pekatusko, b. pécheur, adj. de 
pekatu-z-ko. 

Bekhain, v. begi. 
Bekhaizti, v. begi. 
Bekaiztu, v. begi. 
Bekhan, v. bat. . 

Bekhoki, v. begi. 

Bekoki, v. begi. 

Belar, 1, v. begi. 

Belar, 2. g. bedar, b. belhar, 1. 
bn. herbe. 

Belarri, g. b. beharri, 1. bn. 
oreille. 

Belarrondoko, g. b. beharrondoko, 
1. bn. soufflet — 1. oreiller, i. a. 

Belarrondoko, v. belarri. 

Belatch, v. bêle. 

BelaUD., g. b. belhaun, 1. bn. 
genou. Liçarague et La Vieuxville 
écrivent : belhaur ; goizean bezala bel- 
hauriko yarri behar da, comme le 
matin il faut se mettre à genoux. — 
g. b. 1. degré de parenté, généra- 
tion. Hirurgarren belkaunekoek guti 
gozatuko dute. Ax. p. 249, la troisième 
génération jouira peu. — bn. coude 
d'un chemin. 

Belauntkatu, g. b. belhaunikatu, 1. 



belhaurikatu, bn. Eta belhauricaturik 
reuerentia eguiten ceraucaten, Marc, 
XV. 19. Test. Rochelle; et s'étant 
agenouillés ils lui faisaient la révé- 
rence. 

Belhauniko, belhauriko jarri, se 
mettre à genoux. 

Belaunikatu, v. beiaun. 

Belch, v. bele. 

Beldur, v. bildm: 

Beldurti, v. bildur. 

Beldurtu, beldurtze,v.fo'Wur. 

Bele, g. b. 1. bn. corbeau. 

Belatch, bn. corneille; de bele 
avec la terminaison des diminutifs 
ch ? Selon O. épervier. v. Prov. d'O. 
Il écrit il est vrai belaz ; mais P. 
qui le cite écrit belatch. 

Beltzur, g. corneille. 

Beltz, belch, g. beltz, 1. belz, bn. 
baltz, b. noir. L idée très abstraite 
de couleur aura été exprimée par 
un dérivé de bele; la terminaison 
tz est peut-être la syncope de tzat, 
pour le corbeau, c. a. d. ce qui 
lui est propre. Bien que la termi- 
naison ne soit pas bien claire, il 
nous semble que bele et beltz ont 
une origine commune. 

Eeltzuri, 1. belzuri, bn. mine noire. 

Belzuriz, bn. en fronçant le 
sourcil. 

Belhar, v. belar, 2. 

Belhaun, v. beiaun. 

Belhaunikatu, v. beiaun. 

Beltz, v. bele. 

Beltzur, beltzuri, v. bele. 

Belu, b. tard; syu. de berandu. 

Beluze, g. foin. 
Belz, belzuri, v. bele. 



60 



Berna, bemo, 1. 3. pcrs. de 

l'impératif de eman, emon, qu'il 
donne. 

Bena, g. b. vrai, sérieux. Gizon 
bena, homme sérieux. De bein ou 
de l'esp. buen? v. l'exemple ci- 
dessous, s. v. benetako. 

Benaz, benazki, g. benefan, b. en 
vérité; de bena-z et ki et de ben* 
etan. 

Benetako, g. b. vrai, véritable. 
Benetako erruki ta amodijua dagoz, 
la véritable compassion et (le véri- 
table) amour consistent. Daus cet 
exemple on pourrait rendre, véri- 
table, par seule, unique, ce qui 
ferait croire que bena vient de bein. 

Benaz, benazki, v. bena. 

Benedikatu, v. bfdeinkatu. 

Benetan, v. bena. 
Benik bein, v. bein. 

BenO, v. baho. 

Ben, ben ère, v bein. 
Ben bere, v. bein. 

Beor, bigor, g. bior, h.behor, 
1. bn. jument. 

Behoka, bn. 1. pouliche; pour 
beho-kai ? 

Bephuru, bepuru, v. begl 
Bera 1, v. be. 

Bera 2 r v. bere. 

Bera 3. g. b. 1. bn. beraiz, bn. 
mou. 

Beratu, beratzen, 1. devenir mou. 

Berakatz, b. ail ; syn. de ba- 
ratznri. 

Berandu, g. b. 1. berant 1. bn. 
tard. Berant jaiki dadina bidean 
laster, qui se lève tard trotte tout 
le jour. 



Berandu, berantzen, g. b. 1. be- 
rantu, bn. (mieux avec d, v. Essai, 
Ch. Il) ; tarder, retarder. Berantzen 
du, 1. il tarde (à venir). 

Berantetsi, berantesten, 1. berantexi, 
bn. s'impatienter, tarder, impers, 
il me tarde; de berant-etsi, comme 
aut-etsi, etc. 

Berant, v. berandu. 

Berantetsi, v. berandu. 

Beranteste, v. benm&t; 

Berantexi, v. berandu. 

Berantu, berantze, v.btrandu, 

Berariaz, g exprès; bn. selon 
M. Salaberrv. adv. qui exprime l'op- 
posé du mot serioski. 

Beratu, beratze, v. bera, 8. 

Beratz, v. bera, 3. 

Beratzi, v. bederatzi. 

Berau, v. bere. 

Beraz, 1. bn. donc; syn. de 
arren. Emazu beraz duzunaren arauaz. 
Axular, p. 318. Donnez donc selon 
que vous avez. Ne serait-ce pas 
de l'esp. de veraz? en vérité? 

Berba, b. mot; syn. de hitz; du 
lat. verba. Berba aurrekoa, préface; 
litt. l'ail. Vorwort. 

Berdella, g. 1. maquereau, 
(poisson). 

Berdin, g. 1. bn. bardiù, 1. b. 
égal, uni. Ez oi da bardina guzien 
okertasuna, habituellement les tra- 
vers de tous ne sont pas égaux — 
1. bn. adv. berdin joan behar da 
mundutik, aussi bien (Hit. ('gaiement ) 
faut-il quitter ce monde. 

Berdindii.htrdintzen, l.bn. égaliser. 

Berdintasun. g. b. 1. égalité; de 
berdin-tasun. 



61 



Berdinkatu, berdinkatzen, g. b. 
comparer. 

Berdinkunza, g. b. comparaison. 

Berdintsu, 1. beidinxu, bn. à peu 
près. 

Berdindu, v. berdin. 

Berdinkatu, v. berdin. 
Berdinkatze, v. berdin. 
Berdinkunza, v. berdin. 
Berdintasun, v. berdin. 

Berdintze, v. berdin. 
BerdinXU, v. berdin. 

Berdogala, 1. pourpier. 

Bere, 1. g- b. 1. bu. prou. posa, 
son, sa; au plur. beren, ses. Ainsi 
que les autres pronoms poss. (nire, 
hire, zure, gure) bere a la forme d'uu 
génitif; ainsi bere est be-re, comme 
hire, est hi-re, etc. On peut donc 
en conclure que be a existé, comme 
ni, hi, gu, zu. Comme pron. per- 
sonnel be n'existe plus, mais il en 
est resté une trace dans la 3 1U pers. 
de l'impératif de tous les verbes, 
beza,<\eb-eza;bckar, de b-ekar, etc.etc. 
L'existence de be ne nous paraît 
donc plus douteuse; dans l'impé- 
ratif b remplit les mêmes fonctions 
que h (de hi) : hadi (h-adi) sois ; 
bedi (b-edi) qu'il soit; et comme 
pron. poss. il preud la même forme 
que les autres : nire, hire, bere, etc. 

Bera, g. b. 1. bu. le même, lui- 
même. Berak eta bere emazteak gogoan 
zeukaten, g. Lui-même et sa femme 
désiraient. Bera dago, 1. Il demeure 
seul; comme l'angl. by himself. 
Bera nous paraît être formé de 
bere-a, comme berau de bere-au et 
nerau de nere-au, c'est-à-dire, le prou. 



poss. renforcé du pron. déua. v. 
Essai, p. 23, 2L A a ici la sig- 
nification primitive du démonstratif. 

Berea, g. b. 1. bu. adj. pronomi- 
nal, le sien ; de bere-a, le de lui, 
la chose de lui = le sien. 

Bere, 2. b. adv. même, aussi. 
Ez bakarrik gazte idiak baila bere 
zaarak, non seulement les jeunes 
égaux (les jeuues geus du même 
âge), mais aussi les vieillards. D'ha- 
bitude la forme définie (avec l'ar- 
ticle) procède de la forme indéfinie 
(sans article); ici, nous croyons 
que le contraire a eu lieu; bere 
vient de bera, en faisant tomber 
le a et en prenant la forme indé- 
finie. Longtemps nous avons pensé, 
avant d'en venir à la conclusion 
que be (v. bere, 1.) est le radical, 
que bere, adv. (même), était le ra- 
dical, et de là bera (avec l'article) 
le même, ce qui était parfaitement 
régulier; mais du moment quil 
nous a semblé clair que bere pron. 
poss. était uu génitif, cette suppo- 
sition est tombée et nous croyous 
avoir démontré que la filiation 
est : be, radical qui se retrouve 
daus l'impératif; bere, Le génitif; 
bera^génitiî plus le démonstratif; 
bere, forme indéfinie de bera. 

Bere bai, b. aussi. 

Ber bera, g. b. correspond à : mis- 
misimo, esp. superlatif de: même. 

Berau, beronek, g. b. lui-même, 
celui-ci même ; de bere-au et onek ; 
au plur. berok, eux-mêmes; de bere- 
oyek. Berok sert comme pluriel de 
berau et de berori. 



62 



Berori, berorrek, g. b. berhura, 
bénira, 1. celui-là môme; de bere- 
ori et bere-hura. Au plur. berok, 
ceux-là mêmes, de bere-oijek. Berori 
sert encore en g. et b. comme 2 me 
personne, à l'imitation des autres 
langues, p. ex. l'allemand, Sie, ils, 
employé pour „vous." Eu ail. Sie 
et en fr. vous, servent pour le plur. 
et le sing. mais le basque suit 
l'exemple espagnol et dit berori au 
singulier, l'esp. usted et berok au 
pluriel, l'esp. ustedes. Le bise, a 
eurak au lieu de berok. 

Berez, g. b. 1. berenez, 1. P. bere 
baitarik, 1. de soi, par soi, de soi- 
même; de bere-z. Nous ne savons 
si la forme berenez que donne P. 
est connue. Gizonak berez jakitia 
deseaizen du, Chourio, Imit. de J. C. 
L'homme désire de lui-même savoir. 
Abel, berez paketsua, Abel, pacifi- 
que de sa nature. 

Berezko, g. b. de soi, naturel; 
de berez-ko. 

Bere buru, g. b. de soi-même; 
syn. de berez, v. buru. 

Beretu, beretulzen, g. b. 1. s'ap- 
proprier, gagner (le coeur). 

Beregan, g. beregain, 1. bu. pour 
soi, pour sou propre compte; de 
bere-gan. Eman beregain, 1. mettre 
à part. 

Beregaineko , 1. excellent, de bere- 
gain-ko, avec e de liaison. 

Beregaindu, 1. se mettre en mé- 
nage, se mettre chez soi. 

Bereganatu, bereganatzen, g. b. 
s'approprier, s'attirer. En 1. attirer 
pour son profit; de bere-gana. 



Berlan, g. b. dans le même en- 
droit ; expression elliptique, endroit 
est sous-entendu ; de bere-tan. Emen 
bertan, g. ici-même. 

Bertatik, g.b. bertarik, 1. berelarik, 
1. de suite, incontinent, dès l'instant 
même; de bertan-tik et rik; le n 
élidé; v. Essai, Ch. II. 

Bereala, g. beriala, b. berehala, 
1. tout de suite; syn. de bertarik; 
de bere-ala ; paraît être une expres- 
sion elliptique comme berlan. 

Berhil, bn. mort de lui-même, 
se dit des animaux qui meurent de 
leur propre" mort ; de ber-hil. 

Besle, g. b. berize, 1. bn. autre ; 
de bere-ez pas le même = autre. 
Il ne nous semble pas trop risqué 
de décomposer ce mot comme nous 
le faisons; le r doux est souvent 
supprimé dans la prononciation; 
de là la forme guip. ; pour ce qui 
regarde le l, il paraît ne pas s'y 
trouver anciennement ; le plus an- 
cien livre basque (Testament de 
1571) ne l'a pas. Baina erran cieçon 
berce bâti arreit niri, Luc. IX. 59. 
puis il dit à un autre: suis moi. 
Dans la prononciation et surtout 
quand l'article suit, berezea devieut 
facilement, croyons nous, bert 
On trouve la double orthographe de 
z et tz dans enzun et entzun, ant 'ci 
et au 

Bestela, g. b. bertzela, 1. bn. bes- 
tannez, bn. M.Salaberry; autrement, 
de beste-la; comp. onela. 

Berezi, g. 1. berliezi, 1. bn. séparé, 
distingué, particulier; de bere-ez, 
avec la terminaison i, qui forme 



63 



les adj. verbaux, conip. asi de a.?; 
■ic/ti de ich; utzi de utz ; etc. Le h de 
berhezi n'est point une objection; 
ou sait la manière tout arbitraire 
avec laquelle cette lettre a été in- 
troduite dans des mots où elle ne 
devrait pas être et supprimée dans 
d'autres mots où elle aurait dû 
rester. Aide s'écrit dans tous les 
dial. sans h et aurait dû s'écrire 
halde-, urne généralement sans h 
doit être hume; tandis que kola 
flot est l'esp. ola. Zeintzuetatik ba- 
koilzari bere ilzkuntza berezi... eman 
zien. Lardizabal. A chacun desquels 
il donna sa langue particulière. 

Berezi, bereisteu ou berezitzen, 
g. 1. berhezi, bn. séparer. 

Bereziki, 1. ber/ieziki, bu. parti- 
culièrement ; ki forme les adverbes. 

Bertzetarakor, 1. changeant, in- 
constant; de bertze-etara-kor. 

Berea, v. bere. 

Bereala, v. bere. 

Berebai, v. bere. 

Berbera, v. bere. 

Bere buru, v. bere. 

Beregain, beregaineko, v. 

bere. 

Beregaindu, v. bere. 
Beregan, v. bere. 
Bereganatu, v. bere. 
Bereganatze, v. bere. 
Berehala, v. bere. 
Bereiste, v. beste, s. v. bere. 
Beren, v. bere. 
Berenez, v. bere. 
Beretarik, v. bere. 
Beretu, v. bere. 
Berez, v. bere. 



Berezi, v. beste, s. v. bere. 

Bereziki, v. beste, s. v bere. 

Berezitze, v. bute, s. v. bere. 

Bereako, v. bere. 

Bkrga, 1. aune, (mesure), du fr. 
verge. 

Berhezi, v. beste, s. v. bere. 
. Berheziki, v. beste, s. v. bere. 

Berhil, v. bere. 

Berho, berro, 1. haie, hallier, 
broussailles; syn. de sapar, sasi. 
Selon P. ces mots sont d'Oienhart. 

Berhura, v. bere. 

Beriala, v. bere. 

Berkhoi, bu. envieux, syn. de 
bekhaizli. 

Bermatu, v. berme. 

Bermatzaki, v. berne. 

Berme, 1. bu. caution. Selon 
Chaho du latin firmus. 

Bermatu, cautionner. 

Berne, g. b. l'os de la jambe, 
du genou au pied; holl. scheen- 
been; du lat. perna. A Guéthary 
on dit berme. 

Bermatzaki, permatzaki, 1. l'os 
de la jambe; de berme (pour berne) 
tzat, ki; avec l'art, kui pour kai. 
Ki, kia se retrouve dans izuski, 
balai. 

Bero, g. b. 1. bu. chaleur, chaud. 

Berotu, berotzen, g. b. 1. bn. 
chauffer. 

Berok, v. bere. 

Beronek, v. bere. 

Berori, v. bere. 

Berorrek, v. bere. 

Berotu, v. bero. 

Berotze, v. bero. 

Berreun, v. berri. 



64 



Berri, g. L bn. barri, b. nou- 
veau; subst. nouvelle. Zer berri 
dakarkezu? 1. quelle nouvelle ap- 
portez vous? t 
Berriz, g. 1. bn. barriz, b. de 
nouveau; de berri-z. Aussi employé 
comme mot explétif, or, mais. Eta 
Kainek, berriz, bere abuztuetalik 
gichi bat .... ematen ziolako, Lar- 
dizabal ; et que Caïn lui avait donné 
un peu de ses récoltes. 

Berriz ta berriz, g. syn. de berriz. 
Berriro, g. barriro, b. berriki, 1. 
adv. de nouveau, nouvellement; ro 
et ki forment les adverbes. Dem- 
boraz mundua berriro bete zezaten, 
pourque avec le temps ils rem- 
plissent de nouveau le monde. 

Berritu, berritzen, g. 1. barrilu, b. 
arraberrilu, bn. renouveler. P. cite 
encore arramberrilu ; i. a. Les 
dialectes fr. paraissent avoir formé 
ce nom verbal en imitant le fran- 
çais ; re est devenu comme toujours 
arre. 

Berritsu, g. barriisu, b. bavard ; 
de berri-tsu. 

Berrogei, g. b. berrogoi, 1. P. 
ajoute berriz hogoy. Quarante; de 
berri-ogei, hogoi. 

Berrogei ou berrogoigarren, g. b. 1. 
quarantième. 

Berreun, g. b. deux cents. 

Berriki, v. berri. 

Berriro, v. berri. 

Berritsu, v. berri, 

Berritu, v. berri. 

Berritze, v. berri. 

Berriz, v. berri. 

Berro, v. berho. 



Berrogei, berrogoi, v. berri. 

Bertan, v. bere. 

Bertarik, v. bere. 

Bertatik, v. bere. 

Bertz, v. pertz. 

Bertze, v. besle, s. v. bere. 

Bertzela, v. besle, s. v. bere. 

Bertzetarakor, v. besle, s. v. 
bere. 

Beruin, 1. vendange. 

Berun, g. 1. plomb. Apparem- 
ment du prov. plom. B pour p ; 
r pour /, comp. borondate; ber 
pour br, ce qui n'est admis en 
basque. 

Berura, v. bere. 

Besabea, g. cbarrue à cinq 
dents. 

Besaize, v. beso. 

Besarka, besarkatu, v. beso. 

Besatra, v. beso. 

Besinoeta, v. beso. 

Beso, g. b. 1. bu. bras; — 1. 
coudée. 

Besoz beso, 1. bu. bras dessus, 
bras dessous. 

Besaize, g. aile de moulin; de 
beso-aize. 

Besarka, g. embrassement. Ce 
mot peut également bien veuir 
de l'esp. besar, baiser; cependant 
il est difficile de reudre compte 
de la finale ka, qui se trouve aussi 
daus le verbe, besarkatu, 1. embras- 
ser; besarkatu, peut être composé 
de beso-hartu qui devient besokartu; 
le r a donc changé de place, ce 
qui n'est pas rare ; comp. hur rabot:. 

Besatra, 1. brassée; la terminai- 
son n'est guère basque. 



65 



Besinoeta, 1 pièce de terre. Ce 
sera d'après la mesure par coudées ? 

Bksta, !. fête. 

Bestannez, v. beste, s. v bere. 

Beste, v. bere. 

Bestela, v. beste, s. v. bere. 

Beta, g. temps, loisir. Betarik 
eztet, je n'ai pas de temps. 

Betan, v. bat. 
Betatu, v. bete. 
Betazal, v. begi. 

Bete, g. b. bethe, 1. bu. plein. 

Egunakbete ziranean eman zion semé 
bat, g. quand les jours furent pleins 
(quaud elle fut au terme de sa 
grossesse) elle lui donna un fils. 
Erori naiz ene bethean, 1. je suis 
tombé tout de mon long. 

Bete ou betatu, betetzen, g. bete, 
beteten, b. bethe ou bethatu, bethetzen, 
1. bn. remplir. Eta mundua osotoro 
bete zuten, g. et avaient (les eaux) 
rempli entièrement le monde. 

Bete betean, g. b. 1. tout-à-fait, 
entièrement. La réduplication est 
très fréquente en basque pour ces 
locutions adverbiales ayant une 
signification superlative, comp. bat 
batetan, ber bera, etc. On retrouve en 
fr. la même chose, plein plein = 
très plein ; petit petit = très petit. 

Bethakor, 1. fertile, qui porte des 
fruits. Zuhaitz bethakorra eztunehork 
ebakitzen, Axular, p. 38. Personne 
ne coupe l'arbre qui porte des 
fruits. 

Betete, betetze, v. bete. 
Bethakor, v. bete 
Bethalde, 1. P. troupeau de 
bétail. 



Bethazal, v. begi. 
Bethe, bethatu, v. bete. 
Bethi, v. beti. 
Bethidanik, v. beti. 
Bethiereko, ?. beti. 
Bethiere, v. beti. 
Bethieretu, v. beti. 
Bethiko, v. beti. 
Bethitza, v. begi. 
Bethor, bethoz, v. etorri. 

Beti, g. b. bethi, 1. bu. toujours. 

Betiko, g. b. bethiko, 1. éternel; 
de beti-ko. Zer egingo det bizitza 
betikoa irabatzeko, g. que ferai-je 
pour gagner la vie éternelle? 

Bethidanik, 1. bn. de tout temps, 
pour le passé; de bethi-da-n-ik. 
Bethidanic Jaincoac badaçaguzqui bere 
obra guciak. Test. Rochelle. Act. 
des Ap. XV. 18. De tous temps 
sont counues à Dieu toutes ses 
oeuvres. 

Bethiere, bethiereko, 1. continuel, 
perpétuel, pour le futur; de bethi- 
ere-ko. 

Bethieretu, bethieretzen, 1. conti- 
nuer, perpétuer, de bethi-ere-tu. 

BetikO, v. beti. 

Betille, v. begi. 

BetondO, v. begi. 

Betondokoa, v. begi. 

Betor, betOZ, V. etorri. 
Betule, V. begi. 
Beza, 3 pers. siug. de l'imper, 
qu'il ait. 
Bezain, v. uiu. 
Bezala, bezalako, v. ala. 
Bezambat, v. ain. 
Bezela, v. ala. 

Bezik, v. bai, 1. 

5 



on 



Bezin, v. ain. 

Bezinta, v. begi. 

Bi, g. b. 1. bn. deux. 

Biga, 1. biga ou bida, bn. deux. 
Il nous semble que biga est bi plus 
l'article; que le ^ est pour A, ainsi 
biha, comp. iges et ihes, ihar et igar. 
Biha = bia, comme mehea = mea, etc. 
Nous le croyons d'autant plus que 
biga n'est jamais accompagné d'un 
substantif; on ne dit pas, biga etche 
deux maisons, mais bien : badira 
bia, il y en a, deux. Si g est pri- 
mitif la ressemblance avec le lat. 
bi-s est fortuite. 

Bigarren, g. b. 1. bn. deuxième; 
de bi-garren. 

Bira, 1. bina, g. deux à deux. Eta 
igor citzan hec bira bere beguitharte 
aitcinean, Luc. X. 1 ; Test. Roch. et 
les envoya deux à deux devant lui. 

Bitarte, g. 1. bitharte, bn. inter- 
valle, — 1. médiateur; de bi-arte, 
avec t euphonique; comp. betazal, 
betondo. 

Bitartean, g. bitartian, b. bithar- 
tean, bn. en attendant, cependant ; 
de bitarte-an. 

Bigar, biar, g. b. bihar, 1. bn. 
demain; de bi-gaur? 

Biaramon, g. bijamona, b. bihara- 
mun, 1. bn. le lendemain; de biar, v. 
ci- dessus; mais qu'est-ce que amon, 
amun; serait-ce l'esp. man, le valaque 
muin, de mane, matin, v. Diez. 
E. W. 1. 263. 

Biaramonean, g. b. le lendemain, 
litt. dans le lendemain. 

Biga, g. bigai, b. miga, 1. (m pour 
b, comp. bilgor et milgor, Biarritz 



et Miarritz) ; génisse ; par allusion 
à l'âge? 

Bizki, g. biki, bikochak (plur.) b. 
biritchiak, 1. bn. jumeaux. Biritchi, 
sing. 1. pair, l'opposé de impair; 
de ii? 

Birretan, g. en deux (fois). Lar- 
ramendi met deux r, un aurait 
suffi; de bi-retan. 

Birika, g. birija, b. biria, 1. pou- 
mon; puis qu'il y en a deux. Il 
n'est pas clair comment ce mot est 
formé. A Guéthary on donne le 
nom de biria a une partie de l'in- 
térieur de la vache qui tieut au 
foie; on le mange. 

Biri handia, 1. grand poltron ! 

Bialdu, v. bide. 

Bian, v. be. 

Biar, v. bear et bigar, s. v. 
bi. 
Biaramon, v. bi. 

Biaztun, V. beazun. 

Bichigoi, g. pagre, rousseau 
(poisson) ; de l'esp. besugo, ou L'esp. 
du basque? 

Bichilia, bn. jour maigre; de 
l'esp. vigilia. 

Bida, v. bi. 

Bidaldu, v. bide. 

Bidali, bu. trouver, se procu- 
rer, chercher. 

Bidaltze, v. bide. 

Bidaro, v. bide. 

Bidar, 1. menton. Selon P. 
c'est un mot d'O. 

Bidarri, g. pavé. Ce mot se 
trouve dans les dialogues basq. 
publiés par le prince N. Bona- 
parte ; il est évidemment composé 



67 



de bide-arri; mais aurait dû être 
arri-bide, comme Steinweg, ail. et 
non Wegsteiu. v. Essai, p. 120. 11 
se peut que bidarri soit en usage ; 
ce qui prouverait seulement l'oubli 
d'une règle généralement (toujours?) 
observée. 

Bide, 1. 1. particule dubitative; 
Etorri bide da, il est venu peut- 
être. 

Bide, 2. g. b. 1. bn. chemin, 
voie, moyen. Gizonaren gaiztakeriari 
ateak isteko, bide onetatik bat, g. un 
des bons moyens pour fermer la 
porte à la méchanceté des hom- 
mes. 

Bide eman, g. b. donner lieu, 
occasionner. 

Bidez, g. b. 1. au moyen de, en 
passant; de bide-z. 

Bidezko, g. juste; de bidez-ko. 
Bere aserre bidezkoa, sa juste colère. 

Bitartez, g. b. syn. de bidez ; de 
bide-arte-z. 

Bialdu, bialtzen, g. b. bidaldu, 1. 
envoyer (en message), envoyer de- 
hors. Belea bialdu zuen, il envoya 
(lâcha) le corbeau. 

Bitezar, g. envoi. Probablement 
de bide-ezar; comme nom verbal 
généralement ezarri. 

Bidebage, g. b. bidegabe, 1. bn. 
injustice; de bide-gabe. Zer bide- 
gabea! 1. quel malheur! 

Bidaro, b. bn. disposition du 
temps favorable ou contraire au 
voyageur; de bide-aro. 

Bidebage, v. bide. 
Bidegabe, v. bide. 
Bider, g. b. fois. Bi bider, deux 



fois. Asko bider, maintes fois, sou- 
vent. Zembait bider! combien de 
fois! 

Bidez, v. bide. 

Bidezko, v. bide. 

Biga, bigai, v. H 

Biga = miga, v. bi. 

Bigar, bigarren, v. bi. 

Bigor, v. beor. 

Bigun, 1. g. b. mou. 

Bigundu, g. b. appaiser. Bigundu- 
rik erregubagaz, appaisant par des 
prières; v. ci-dessous. 

Bigun, 2. bihun 1. courage, vi- 
gueur. Selon P. ce mot est d'O. 
Il est curieux qu'il signifie exacte- 
ment le contraire du g. et b. v. ci- 
dessus. 

Bigundu, v. bigun. 

Bihar, v. M. 

Biharamun, v. bi. 

Bihi, 1. bn. grain (blé). 

Bihitegi, grenier. 

Bihitu, bihitzen, égrener. 

Bihibat ez, aucun ; litt. pas un 
grain. Bihibat eztut. je n'en ai aucun. 
Il faut toujours la négation ; même 
observation que pour batere et beinere. 

Bihibat, v. bihi. 
Bihitegi, v. bihi. 
Bihitu, v. bihi. 
Bihitze, v. bihi. 

Bihotz, v. biotz. 

Bihotzkatu, v. biotz. 
Bihotzdun, v. biotz. 

Bihun, v. bigun, 2. 

Bihur, bihurtu, v. biurri. 
Bihurguna, v. biurri. 
Bihurri, v. biurri. 

Bijamona, v. biaramon, s. V. bi. 



68 



Bikaha, g. crème ; la meilleure 
partie de quoi que ce soit. A Za- 
rauz et à Azpeitia ce mot n'est pas 
usité pour crème. 

Bike, 1. bikhe, poix, du lat. pix. 
M. Salaberry dit: goudron; c'est 
sans doute une erreur. 

Biki, v. M. 

Bikochak, v. M. 

Bikor, 1. morceau; se dit en- 
core du rebut de la farine qui 
reste dans le sac et aussi des pe- 
tites bosses ou aspérités qui se for- 
ment sur le pain quand on le fait 
cuire au four. 

Bikun, 1. complet; i. a. 

Bila; Larramendi cite ce mot; 
Pouvreau donne pila, bilduna, bil- 
kua; ils sont tous inconnus aujour- 
d'hui. Le g. et b. seuls ont con- 
servé : 

Pilla, g. pillo, b. pile, monceau, 
du lat. pila. 

Bildu, biltzen, g. b. 1. bn. rassem- 
bler, récolter. 

Bildilla, b. le mois d'Octobre ; de 
bildu-illa. 

Biltzar, g. 1. bn. assemblée; il 
paraît de bil {bildu)-tzar (zar), as- 
semblée des anciens; comp. batzarre. 

Bildura, g, réunion; de bildu-ra. 

Bilgia, bn. lieu propre à amas- 
ser des objets; de bil-tegi. 

Billur, biUiur, 1. garrot. 

Bilhurtu, bilhurtzen, garroter, lier. 

BilarraUSÎ, 1. bilharrozi, bn. 
veau ; selon M. Sal. veau mâle âgé 
de quelques mois. De belar-autsi, qui 
mord, (mange) l'herbe ? o pour au, 
V. arrausi. Hobe da bakeareki ar~ 



raulsia, eziez aharreki bilarrausia, 
prov. d'O. mieux vaut l'oeuf avec 
paix que le veau avec guerre. 

Bilaun, 1. vilaiu, du fr. vilain. 
Prov. 496 d'O. 

Bilbatu, v. bilbe 

Bilbe, bn. trame. Bilbatu^Tbmer. 

BrLDiLLA, v. bila. 

Bildots, g. b. 1. bildox, bn. ag- 
neau. Nous ignorons comment ce 
mot est composé. On serait tenté 
de croire que la timidité de l'ag- 
neau a été exprimée par bildur- 
ots, crainte du bruit; ou encore, 
en vue de son ennemi le loup, 
bildur-otso ; mais la forme du mot 
s'y oppose; il faudrait plutôt que 
ots précédât. L'explication de M. 
de Charencey, n'est pas satisfaisante 
non plus; il dit : „de bildu, obtenu 
(ce qui n'est pas le sens de bihlu t 
c'est rassemblé, uni) littéralement 
le croît du troupeau"; c'est tout; 
que fait-il de ots, et où voit il 
troupeau. Ce littéralement'' laisse 
beaucoup à désirer. 

Bildox, v. bildots. 

Bildu, bilduna, v. bila. 

BildUT, g. b. beldur, g. 1. bn. 
crainte, craintif. Bildur naiz, g. je 
crains. Enaiz deusen beldur, 1. je ue 
crains rien. Jainkoaren beldurra du, 
il a crainte de Dieu. 

Bildurti, g. b. beldurti, 1. bn. 
craintif. 

Bildurtu, bildurtzen, g. b. beldurtu, 
beldurtzen, 1. bu. craindre. 

Bildurgarri, g. b. effrayant; de 
bildur-garri. 

Bildura, v. bila. 



09 



Bildurgarri, v. bildur. 

BildUTti, v. bildur. 

Bildurtu, bildurtze, v. bildur. 

Bilgia, v. bila. 

Bilgor, milgor, 1. bilgor, bn. 
suif. 

Bilhakatu, 1. bu. devenir, se 
transformer, — 1. tirailler, traiter 
mal quelqu'un; P. 

BilhaiTOZi, v. bilarrausi. 

BilhatU, V. billatu. 

Bilhukatu, 1. tordre; i. a. 

Biliiur, v. bila. 

Bilhtjrtu, v. bila. 

Bilkua, v. bila. 

Biligarro, b. 1. bn. grive. 

Billatu, billatzen, g. b. bii- 
hatu, 1. bu. chercher. 

Billoiba, v. illoba. 

BillOS, v. bilo. 

Billostasun, v. bilo. 
Billusgorri, v. bilo. 

BillUSi, v. bilo. 

Billustasun, v. bilo. 
Billuste, v. bilo. 

Billur, V. bila. 

Bilo, 1. bn. cheveu; n'est plus 
usité dans le Labourd, du moins 
à Guéthary. De l'esp. pelo? 

Billos, g. b. billusi 1. buluzi, bn. 
dépouillé, nu. Selon Chaho de bilda 
pilda, Jilda), vêtement, et utzi lais- 
ser. Il nous semble de bilo, cheveu 
et uts, vide, sans cheveux, chauve, 
et puis en général, nu. En bise, 
pour tête chauve, on dit : buru bil- 
losa. Le i de billusi, peut être com- 
paré à Yi de asi (de as) et de es» 
(de es), et donne au radical la 
forme verbale, en fait un participe 



passé, ou plutôt un adjectif verbal, 
mieux rendu ici par «dépouillé" 
que par „nu." 

Les deux l ne sont point un 
obstacle, croyons nous; comp. Ue 
et ille; hila et hilla. Adan eta Eva, 
billosik ikusi ziranean; Lardizabal, 
Adam et Eve, quand ils se virent nus. 

Billostasun, g. b. nudité. Etzuten, 
alabahan beren billostasuna ikusten, 
Lardizabal; ils n'avaient pas vu, 
en effet, leur nudité. 

Billusgorri, 1. syn. de billussi, nu ; 
comp. larrugorri qui , s'explique 
mieux, vu la couleur de la peau; 
peau-rouge. Chaho traduit billus- 
gorri, rouge nu, tout nu, comme 
si rouge en français était une ex- 
pression usitée, comme p. ex. tout 
fin nu, comme on disait jadis; 
nous n'avons pas pu trouver si 
rouge était jamais employé dans 
ce sens; larrugorri démontre que 
c'est une façon de parler basque 
et correspond à billusgorri, poil- 
roux; est-ce que ce mot donne- 
rait à entendre que les Basques 
sont de race rousse, blonde? 

Biltzar, v. bila. 

Biltze, v. bila. 

Bimpher, bn. envers, l'opposé 
de, endroit. M. Salabcrry ajoute: en- 
vers, adjectif; c'est préposition. 

Bina, v. bira, s. v. bi. 

Bior, v. beor. 

Biotz, g. b. bthotz, 1. bn. coeur. 
Biotzdun g. bihotzdun, 1. coura- 
geux ; de biotz-dun. 

Bihotzkatu, bn. se chagriner. 

Biotzdun, v. biotz. 



70 



Biplli, 1. bu. mite. Bipitatu, 1. 
vermoulu. 

Biphil, biphildu, v. bipii. 

Bipil, 1. biphil, bn. dépouillé, 
dénudé, plumé. Ce mot paraît se 
rattacher i\ pelo, esp. ou bilo, bas- 
que, mais comment? qu'est-ce que 
bi dans biphil? 

Bipildu, 1. plumer; se dit aussi 
de quelqu'un qui répond bien, qui 
arrange bien son adversaire. 

Biphildu, bn. plumer. 

Bipildu, v. bipii. 

Bipitatll, v. biphi. 

Bira, v. bi. 

Birau, g. b. malédiction ; comp. 
burho. 

Biri, v. birika, s. v. bi. 

Biribil, g. b. 1. bn. rond; biri 
fait penser au lat. viria, anneau, 
v. Brachet, Dict. Etym. s. v. virer ; 
bil de bildu, rassembler, v. bila; bil 
aurait pu donner tout aussi bien 
billatu que bildu; nous ignorons si 
billatu existe; mais il se retrouve 
dans bii-ibillatu, syn. de bildu, ras- 
sembler; c'est du nom verbal biri- 
billatu, que vient biribil, comme ahar 
de ahartu. 

Biribildu, bn. arrondir. 

BlRIBILDU, BlRIBILLATU, V. biribil. 

Birija, v. H. 

Birika, v. bi. 

Biritchi, biritchiak, v. bi. 

Birretan, v. w, 

Biskit, v. bit. 

Bisuts, g. petite pluie; — b. 
chasse-neige. 

Bit, qu'il me le donne; biskit, 
qu'il me les donne. P. 



Bitarte, bitartean, v. bi 
Bitartez, v. bide. 
Bitartian, v. bi. 
Bitezar, v. bide. 
Bitharte, bithartean, v. bi. 

Bitiiore, v. bitore. 

Bitika, bitina, 1. chevreau. 

Bitore, g. bithore, 1. excellent, 
éminent. Du lat. victor. P. dit : 
expert, versé; i. a. Abranek esan 
nai du aitabitorea eta Abrahamek 
askide bitorearen aita, Lardizabal; 
Abram signifie père excellent et 
Abraham père d'une multitude 
excellente. 

Bitsa, b. écume; on prononce 
généralement bicha. 

BitztU, pitztU, v. bizi. 

Biu, 3 mc pers. sing. de Pimpér. 
qu'il ait. Batbederac bere emaztea 
biu. I Cor. VII. 2. Test. Rochelle. 
Que chacun ait sa femme ; v. - 

Biurri, g. bihurri, 1. bu. Eu g. 
tordu, pervers; en 1. malin, per- 
vers, entêté; en bn. indocile. Eta 
ondore chit biurri eta gaiztoaren gu- 
raso izan zan, g. et il fut le père 
d'une postérité très perverse et 
méchante. 

Bihurguna, 1. retour, restitution. 

Biurtu, biurtzen, g. b. bihur ou 
bihurtu, bihurtzen, 1. bn. retourner, 
restituer, se convertir eu. Autsa 
zeran eta auts biurtuko ziran, g. tu 
es poussière et tu retourneras à la 
poussière. Eta beren tokira biurtu 
ziran, g. et ils retournèrent dans 
(litt. vers) leur pays. Biurtu fait 
penser au fr. virer, virar, employé 
! exactement avec les mêmes sigui- 



71 



ficatious. Eu 1. biurtu signifie en- 
core, tordre, traduire; en bn. tordre, 
rendre, résister et aussi comme 
terme de châtreur, rendre stérile 
sans châtrer. 

Biurtu, biurtze, v. biurri. 

Biz, 3. pers. du sing, de l'im- 
pératif de izan; biz-, h est la carac- 
téristique de la 3 me pers. v. bere. 

Bizar, g. b. 1. bn. barbe. Fau- 
drait-il accepter Pétymologie de Lar- 
ramendi : biz-arra, qu'il soit homme ? 
Sagar bizarra, 1. P. mousse de 
pommier. 

Bizarnabala, 1. bizamabela, bn. 
rasoir, de bizar-nabela. 

Bizarnabala, bizamabela, 

v. bizar. 

Bizi, ou vizi, g. b. 1. bn. sub- 
stant. vie; — g. b. 1. bn. adj. 
vif — bn. aigre. Sagar bizia, pomme 
aigre. Plusieurs auteurs écrivent 
vizi (vici), mais comme cette let- 
tre n'est pas basque nous n'avons 
admis aucun mot avec v. 

Bizitza, g. bizitze, b. syn. de bizi; 
c'est le subst. verbal bizitzea, le 
vivre = la vie; comp. aditza. 

Bizi ou bizitu, bizitzen, g. 1. bn. 
vivre. 

Biziera, g. bizijera, b. façon de 
vivre, de biri-era. 

Bizikari, g. vivant ; serait mieux 
bizikarri, de garri. 

Bizikor, g. bizkor, b. animé, vif; 
de bizi-kor. 

Biziro, g. 1. biziki, 1. bu. vive- 
ment ; de bizi-ro et H. 

Biztanle, g. habitant, de biztan-le 
pour eg/lle. Biztan pour bizi-tan? 



Biztandu, biztandutzcn, g, habite r. 

Biztu, g. bitztu ou pitztu, pitzten, 
l.P.donne les deux formes,mais/)/f^u 
est généralement usité dans le La- 
bourd;Larramendiécritmfu;exciter, 
allumer, ressusciter, — bn. aigrir. 

Zeren zure anaya hau hil baitzen, 
eta piztu baita, car celui-ci ton 
frère était mort et il est vivant. 
St. Luc. XV. 32. dial. lab. impr. 
à Londres par la soc. bibl. Anaya 
aurait dû être anaye ; la forme 
indéfinie avec le pron. démon- 
stratif. Larramendi écrit viztu; mais 
piztu est usité généralement dans 
le Labourd. 

Pitztura, 1. aiguillon. Haragiaren 
pitztura, l'aiguillon de la chair. 

Su pitzgarri, 1. allumette. 

Biziera, v. bizi. 

Bizijera, v. bizi. 

Bizikari, v. bizi. 

Biziki, v. bizi. 

Bizikor, v. bizi. 

Biziro, v. bizi. 

Bizitu, bizitze, v. bizi. 

Bizkar, g. b. 1. bn. dos. 

Bizki, v. H. 

Bizkitartean, g. 1. bizkitartian, 
bn. cependant; syn. de bitartean. 
La terminaison est claire artean; 
mais qu'est-ce que bizki? 

Bizkor, v. bizi. 

Biztandu, v. bizi. 

Biztanle, v. bizi. 

BiztU, v. bizi. 

Boa, v. bare. 

Bodina, 1. • tas de dix gerbes 
dont on en tire une pour la dîme; 
mot d'O. selon P. 



72 



Bohatu, bohatze, v. huyatu. 

Bohlllu, 1. guêpe, bourdon, 
frelon; mot d'O. selon P. 

Bohoinak, 1. gourdes, frettes. 

Boyak (boïac) 1. entraves; mot 
de O. selon P. 

Boyatzea, (boïatzea) mettre aux 
fers. 

Boyatzea, v. boyak. 

Boilla, v. bola. 

Boina, g. b. le bonnet des 
Basques tricoté en laine. 

Bokata, 1. lessive. 

BokatU, v. bulca. 

Bola, g. 1. bn. boule; de l'esp. 
bola. W. v. Humboldt cite boilesna 
comme dérivé de bola, boule à lait = 
mammelle ; il ne dit pas dans quel 
dialecte ; ce n'est ni g. ni 1. 

Boilla, g. rond; syn. de biribil. 

Boli, 1. ivoire, du prov. bori; 
l pour r et aussi r pour l comp. 
voluntad, esp. borondate, hari et le 
dérivé haliko etc. 

Bombuna, 1. copeaux pour 
allumer le feu. 

Borda, g. 1. borde, métairie, 
cabane; l'esp. borda. 

Borma, 1. muraille; O. écrit 
borma pour horma selon P. 

Bornua, 1.1. bn. gourme; du 
français? b pour g comp. barbantzu 
de garbanzo ; nabusi — nayuti. 

Bornua, 2.1. selon P. terme de 
nuutonnier. Bornuan zu.td.ukak cha- 
lupo, il tient la chaloupe à lancer. 

BoRONDATE, g. 1. bll. Volonté ; 

de l'esp. voluntad; b pour v; r 
pour l, comp. boli, ari, 3. d pour 
t après n, v. Essai, Ch. II. 



Borra, i. gros maillet de fer 
pour briser les pierres. Le mot 
paraît être borra et non bor. Axular, 
p. 54 anc. éd. 33 nouv. éd. écrit : 
Ikusiko duzu... Hercules sendo jamatu 
hurapintatua maki'.la borra bat, eskuan 
duela, vous trouverez représenté cet 
Hercule fameux et robuste qui a 
dans la main un bâton-maillet. 
En écrivant les deux mots il semble 
employer uu mot composé que 
nous écrivons avec un trait d'union 
bâton- maillet = massue? Ne serait- 
ce pas le prov. bordo, bâton de 
pèlerin ? 

BORRATU, BORRATZEN, g. b. 1. bu. 

effacer; de l'esp. borrar. 

Borrero, g. 1. bn. bourreau ; 
de l'esp. borrero ou l'esp. du bas- 
que? P. cite encore burreba, qui 
paraît être inconnu, du moins au- 
jourd'hui. Borrero, ferait penser à 
buru, tête ; d'autant plus que bour- 
reau est d'origine inconnue; mais 
la ressemblance des mots ne décide 
rien en définitive. 

Borroka, 1. lutte. 

Borrokatu, borrokatzen, lutter. 

BorrokatU, v. borroka. 

BorrOlldin, g. espèce de pois- 
sou de mer qui ressemble à Yar- 
rainyorria. 

Bortcha, 1. bn. force, du prov. 
forza, b pour / qui comme v n'ex- 
iste pas ou presque pas. 

Bonn, 1. bu. désert ; apparem- 
ment le même mot que borda. 

Bortz, v. bost. 

Bortzgarren, v. bost. 

Boska, bu. soupe au vin. 



73 



Bost, g. b. bii. borlz, 1. cinq. 

Bostgarren, g. b. bostagarreu, bn. 
borlzgarren, 1. cinquième. 

Boslortz, g. charrue à cinq dents, 
de bost-orl:. 

Bostagarren, bostgarren, 

v. bost. 

Bostortz, v. bost. 

BOTA, BOTATZEN, g. b. bn. butdttt, 

1. lancer, jeter hors — 1. bn. buter, 
terme de jeu de paume ; de l'esp. 
ou du prov. botar. Semé alabaak 
ezin echetik bota leitekez olseinak 
legez, b. on ne peut chasser de la 
maison les fils et les filles comme 
des domestiques. 

Botheke, 1. bn. pouvoir, de l'esp. 
poder. 

Botoya, (botoïa), 1. sujet, 
(opposé de, maître); mot d'O. se- 
lon P. 

Boz, v. poz. 

Bozkario, v. poz. 

Boztu, bozte, v. poz. 

Brana, 1. espèce de fleur des 
bruyères. 

BitkKA, g. dorade; esp. breca. 

Brozela, P. dit: Le corps de 
la charette qui a les deux côtés 
servant du clayes et quand les côtés 
sont formés d'ais on l'appelle orkira. 

Bu. P. donne ce mot et l'exem- 
ple suivant : begira bu, qu'il prenue 
garde; ce sera l'esp. bu, être ima- 
ginaire, pour effrayer les enfants; 
quelque chose comme croquemitaine. 

Bi a, P. vérole; l'esp. bua ou buba. 

Buxlta, 1. bulta, bn. disposition, 
effort. A Guéthary : un certain laps 
de temps. L'esp. vuelta? 



Bulia. v. buyatu. 
Buhezka, v. buyain. 

Buhumba, v. buyatu. 

Buhurri, v. buru. 

Burrumba, bn. bruit, hanne- 
ton. Si burrumba était écrit avec 
un r on pourrait croire que c'est 
une variante de buhumba; comp. 
aussi buyatu. 

Buiraka, 1. P. carquois. 

Buka, g. fin. 

Buka ou bukatu, bukatzen, g. 
bokatu, selon P. haut nav. finir. 

Bukaera, fin ; plus usité que buka. 

Bukaera, v. buka. 

Bukatu, v. buka. 

Bular, g. b. bulhar, 1. bn. poi- 
trine, sein, mammelle. 

Bulardelsu, g. vaillaut ; de bular- 
tsu; mais pourquoi de intercalé? 
Eta irureunda (irur eun eta) eme- 
zortzi serbitzari indartsu eta bular- 
deisuenak arturik Lardizabal. Et 
ayant pris trois cent dix-huit ser- 
viteurs des plus forts et vaillants. 

Bular detsu, v. bular. 

Bulhar, v. bular. 

Bulhute, v. buru. 

Bulkatu, 1. P. pousser, frapper; 
du prov. burcar; l pour r; comp. 
boli. 

Buluzi, v. bilo. 

Bulla, g. bullija, b. bruit. 

Bullija, v. bulla. 

Bulta, v. buella. 

Bultzatu, g. pousser; serait-ce 
une corruption de bulkatu? 

Buluzi, v. bilo. 

Burdatu, burdatzen, 1. plier, 

courber, i. a. 



74 



Burdax, bn. extrémité, bout; 
fie hurdatu? 

Burdi, v. gurdi. 
Burdin, v. àurni. 
Burdinzalhi, v. bumi. 

BurhaSO, v. gurhaso. 

BurhO, 1. bn. jurement, impré- 
cation; comp. birau. 

Burhostatu, maudire. 

Burhostatu, v. burho. 

Burkoku, v. buru. 

Burla, 1. agrafe, broche; de 
bumi? 

Burmun, v. buru. 

Burni, g. burdin, b. 1. bn. fer. 
Permutation rare, il est vrai, des 
dentales n et d, comp. ardo, arno ; 
chute de n final comp. arrai, zai, 
etc. etc. Ce mot est obscur. L'éty- 
mologie donnée par M. de Charen- 
cey n'est guère satisfaisante ; bur- 
din se rattacherait à Paraméen barz, 
avec une terminaison euphonique 
in. Les lettres euphoniques facili- 
tent un peu trop les recherches 
étymologiques; in ne sert jamais, 
autant que nous sachions, comme 
groupe euphonique; au contraire 
en guip. il y a chute de n par 
euphonie, comp. arrai, zai, burni, 
etc. M. de C. trouve des lettres 
euphoniques partout ; un k dans 
echekanderia, un z dans idizko, un 
i d&us ailza] deux r dans chakurra, 
et pour comble d'euphonisme le a 
final de chakurra, qui n'est autre 
chose que l'article a. Quant à r 
ou rr, dit M. de C. c'est une con- 
sonne euphonique. On le voit il 
n'y a pas le moindre doute; mal- 



heureusement cela est tout a fait 
une erreur. M. de C. aurait pu 
lire dans notre Essai, publié deux 
ans avant sa brochure sur l'éty- 
mologie basque (Recherches sur les 
noms d'animaux domestiques etc. 
1869) que les mots terminés en r 
dur redoublent cet r quand suit 
l'article ; ainsi chakur, fait chakurra: 
il aurait alors aussi évité la faute 
de prendre l'article pour une lettre 
euphonique. Une ligue plus bas 
nous lisons que le r se redouble 
d'ordinaire entre deux voyelles, ce 
qui est encore une grande erreur, 
comp. bira, biri, biro, bera, bero, 
buru, gora, ara, ari, are, et des 
douzaines d'autres exemples si l'on 
veut. A la page 1 4, M. d. C. pré- 
tend que le k de arkume est eupho- 
nique; toujours dans notre essai 
M. de C. aurait pu lire que h 
initial devient k, quand il se trouve 
par suite de la composition, au 
milieu d'un mot ; à l'appui de son 
assertion M. d. C. cite etchekande- 
ria où le k serait aussi euphonique, 
ce qui est une nouvelle erreur; 
etchekanderia est pour eleheko 
deria, littéralement : dame de la 
maison; ko est le suffixe qui cor- 
respond à de. 

Mais revenons à burdin ; hypo- 
thèse pour hypothèse il nous paraît 
plutôt que burdin, vient du latin 
ferrum; / n'existe pas en bassin 
et est rendu par b ; alors berrun, 
avec n puisque m n'est pas toléré 
s\ la fin d'un mot. Nous ignorons 
d'où vient lo </, mais quelques uns 



75 



des composés se rapprochent beau- 
coup de la forme hypothétique 
berrun; v. ci-dessous. 

Burrunzale, g. b. 1. burdinzalhi, 
bn. cuilliore en fer ayant la tige 
debout, dont on se sert dans la 
cuisine; de burdin-zalhi. Burrun 
est ici pour burdin et se rapproche 
de la forme hypothétique berrun 
qui peut venir du latin ferrum, 
v. ci-dessus. 

Buruntzia, g. broche; de burun 
pour burdin, v. l'art, ci-dessus. la 
terminaison est obscure. 

Burniola, g. forge; de burni-ola. 

Burniola, v. burni. 

Burreba, v. borrero. 

Burruka, g. b. altercation, 
rixe. Probablement de burho. 

Burrukalu, disputer. 

BuiTUkatu, v. burruka. 

Burrumba, 1. babillard, — bn. 
bruit; hanneton. 

Burrunzale, v. burni. 

Buru, g- b. 1. bn. tête, chef, 
terme, temps déterminé, — g. cha- 
pitre. Buru sert encore pour le 
pronom, même, ou comme le fran- 
çais chef, bere buruz, g. b. 1. bn. 
de soi-même, de son chef; zure 
buruz de vous même, de votre propre 
chef. Ondo ezagutzen duenak bere 
buruba, b. celui qui se counait bien 
lui-même. Ez bere buruan Cami... 
ezpada Canaani, non pas à Cham 
lui-même, mais à Canaan. 

Buruz, g. b. par coeur; — 1. de 
front, — bn. avec bon sens. 

Hvruan, g. b. 1. bn.au bout de; 
de buru-a-n; régit le génitif. Eia 



egun guliren buruan, et au bout de 
peu de jours. Autrefois ou disait 
aussi en fr. mettre à chef, pour 
venir à bout. v. Littré. Dict. 

Burmun, ou burumunak g. buru 
àun, 1. buru fuinak (plur.) bn. cer- 
velle; de buru-mun. La permutation 
de m en h et f nous paraît tout- 
à-fait exceptionnelle. 

Burulete, g. burute, 1. burulhe, 
bn. bulhute\ bn. M. Salaberry bour- 
relet. La terminaison est obscure 
mais le mot dérive évidemment de 
buru. La ressemblance avec le fran- 
çais serait-elle fortuite? Selon M. 
Littré et M. Brachet, Dict. étym. 
bourrelet vient de bourre. 

Buruauste, g. b. 1. bn. tracas, 
casse-tête; de buru-ausle, v. ausi 
s. v. auts. 

Buru eman, g commencer, exécu- 
ter, — 1. tenir tête. 

Burukal, bn. par tête. 

Burutikburura, 1. burutikburu, 
bn. d'un bout à l'autre. 

Buruzburu, 1. bn. tête-à-tête. 

Bvriizari, g. 1. buruzagi, 1. bn. 
chef; de burvz-ari, l pour r comp. 
argizari. La terminaison semble ici 
superflue; peut-être que le mot a 
été fait quand la signification de 
la terminaison n'était plus comprise; 
comme il est arrivé avec la termi- 
naison „ment" dans beaucoup 
d'adverbes français; grassement, 
chèrement, n'ont pas de sens éty- 
mologiquement parlant. 

Burvgogor, g. b. entêté; de buru- 
gogor. 

Bu/ittru, 1. syu. de burugogor ; 



76 



n'en serait-ce pas la contraction. 

BuruzkiiL, bu. syn. de burugogor ; 
de buruz-egin'i qui fait à sa tête. 

Buruzkingo bu. entêtement; de 
buruzkin-go. Comme go forme les 
adjectifs, buruzkingo est un adj. pris 
substantivement. 

Burkoka, 1. à coups de tête; de 
buru-ko-ka. Burkoka hari dire aha- 
riak, les béliers se tourtent, (anc. 
fr. se poussent). 

Bururdi, 1. bn. traversin ; do 
buru — ? 

Burukita, bn. oreiller ; de buru — / 

Buruka, 1. bu. buruchka, bn. épi 
de blé; de buru-okai? P. cite bu- 
ruka biltzailleak, glaneurs, mais 
billzailleak (de bildu, rassembler) 
n'est plus connu aujourd'hui. 

Buruilla, 1. burulla, bn, le mois 
de Septembre^ de buruka-illa? le 
mois des blés. 

Burukarritu, 1. faire le fier; de 
buru-ekarri. 

Buruan, v. buru. 

Buruauste ; v. buru. 

Buruchka, v. buru. 

Buru eman, v. buru. 

Buru gogor, v. buru. 

Buru hun, v. buru. 

Buruilla, v. buru. 

Buruka, v. buru. 

Burukal, v. buru. 

Burukarritu, v. bmm, 

Burukita, v. buru. 

Burulete, v. buru. 

Burulla, v. buru. 

Burumunak, v. buru. 

Buruntzia, v. bu mi. 

Burunzale, v. bumi. 



Bururdi, v. buru. 
Burute, buruthe, v. buru. 
Burutik, v. buru. 

BUTUZ, v. buru. 

Buruzagi, v. buru. 

Buruzari, v. buru. 

Buruzburu, v. buru. 

Buruzkin, v. buru. 

Buruzkingo, v. buru. 

Busta, v. busli. 

Busti, g. b. 1. bn. mouillé. 

Busti, bustilzen,\. bu. aussi busla, 
selon M. Salaberry ; mouiller. Ellze 
ahultu da neskatoak barnean ogia 
busliz. P. Le pot est devenu maigre, 
parce que la servante y a trempé 
sou pain. 

Bustaldi, g. b. bain; de busti- 
aide. 

Butatu, v. bola. 

Buyatu, buyatzen, g. bohalu, 
1. En g. enfler; en 1. souffler. 
Larramendi donne buha, soplo, 
souffle, et buhatu, soplar, souffler; 
mais ce nom verbal n'est pas connu 
dans le Guipuzcoa; il est évident 
que buyatu et bohalu dérivent de 
buha, si ce n'est que buha vienue 
de bohalu, comme ahar de ahartu, 
ce qui est rare. L'espagnol a bufar 
(bouffer, pouffer); le /'que le bas- 
que ne possède pas est devenu h 
et buhalu peut dériver de bufar. 
Mais comme bufar est considéré 
comme une onomatopée, v. Dict.Lit- 
tré et Diez, E. W. il sera permis de 
demander si bufar ne viendrait pas 
de buha, souffle, bien que nous ne 
puissions citer aucun exemple où 
le h basque devienne f en esp. ce 



qui est une grande objection. D'un 
autre côté bufar n'aurait pas don tu' 
buha, mais buhatu; et bu ha- souffle est 
plus primitif que bufameu, souffle eu 
prov. Quoiqu'il en soit il paraît y 
avoir eu un radical bu, buh, dont 
dérivent buha et les mots suivants : 

Buhumba, bn. tempête. Ordua 
altcha cedhi haice buhumba handibat. 
Marc, IV. 37. Test. Kochelle; et 
il s'éleva un grand veut (de) tem- 
pête. 

Buhezka, 1. P. qui parle toujours 
et ne dit rien qui vaille. 

Buhezkatu, 1. P. bourdonner. 

Buztan, g. b. 1. bn. queue. 
Larramendi et Pouvreau écrivent 
bustan avec *, Axular avec z. 
Comme on prononce buztan, il serait 
mieux de l'écrire avec z. 

Buztandu, buztantzen, 1. germer; 
à cause de la ressemblance entre 
les jeunes pousses et des petites 
queues. Zereri bertzela sorliteke 
bihi hura buztan liteke ; Axular 
37, parce qne autrement ce grain 
germerait. 



Buztandu, buztantze, v. 

buztan. 

Buztarina, uztarinal.uzterina, 
bu croupière d'âne. Nous ignorons 
d'où vient le b. Uztarim paraît se 
rattacher ainsi que uzki, cul, à uts, 
vide; creux, antre, trou; exactement 
comme en hollandais où hol signifie 
creux, antre et trivialement, cul. 
La terminaison reste obscure; et 
jusqu'à preuve du contraire nous 
considérerons plutôt le b comme 
préfixé 4 à buztarina que retranché 
à uztarina. La même difficulté se 
retrouve avec buztarri qui s'écrit 
aussi uztarri. 

Buztarri, v. uztarri. 

Buztin, g- b. argile; — bu. 
argileux. 

Buztino, 1. pur, sans mélange. 
Amo buztinoa, vin pur. A Guéthary 
on entend par là du cidre pur, 
sans être mélangé d'eau. P. le 
traduit aussi par: pommade (c. a. 
d. cidre) fine sans goutte d'eau. 
O. écrit bustino. 



c. 



Ch. représente le ch espagnol 
qui correspond a tch en français; 
ainsi les basques esp. écrivent eche, 
et les basques fr. elehe. Quoique 
cette orthographe soit très simple, 
les basques fr. ne s'y sont pas 
toujours tenus ; ou écrit chakur en 
lab. et en bn. et l'on prononce 
ichahur. 

Ch, iudique souvent un diminu- 
tif. Zakur, g. chien ; uli, mouche, 
chakur, g. petit chien, ulitcha, le 
moucheron. Pour les adjectifs le 
cas est un peu différent, à ce qu'on 
nous a dit, et très particulier; ce 
n'est pas l'adjectif qui en est altéré, 
mais le nom que l'adjectif quali- 
fie ; gizon zakar bat, uu homme dur; 
gizonchakar bat, un petit homme dur. 

Ch, comme terminaison des ad- 
verbes de lieu et des pronoms, 
correspond à: même; oriche, hurache, 
emenche. 

Chaar, v. char. 

Chabal, chabaldu, v. zabal. 

Chaberama, g. tortue. 

Chabola, v. eche. 

Chaburtu, chaburtzen, g. 

abréger, raccourcir. Probablement 
de chabur que nous n'avons pas 



pu trouver. La terminaison bursc 
retrouve dans labnr, qui a la même 
signification. 
Chaburtze, v. chaburtu. 

Cliacha. bn. terme de jeu de 
paume. 

Chafla, 1. bn. emplâtre; proba- 
blement variante de zajla, gifle; 
l'analogie se retrouve ailleurs; en 
holl. nous disons pour gifle „lap" 
morceau, généralement de drap ou 
de cuir; quelque chose de plat. 

Chahal, v. chai 

Chahar, v. zar. 

Chahu, 1. bu. propre; l'opposé 
de sale. 

Chahutu, chahutzen, 1. bn. net- 
toyer, — bn. dissiper; rouer de 
coups; chahutu naïf, il m'a abîmé 
de coups. 

Chahutu, chahutze, v. chahu. 

Chai (avec l'art, choya), 1. chai. 
ChainkU, v. changu. 

Chakhar, chakhartu, v. 

zahar. 

Chakhur, v. zakur. 
Chakur, v. zakur. 

Chai, g. b. chahal, 1. bu. veau 
d'un an: >vn. en bn. de aratche. 

Chalma, g. bât 



79 



Chamar, 1. v. zamar. 

Ciiamar, 2. g. b. 1. bn. blouse (vê- 
tement) ; probablement de simarre? 

Chambolin, g. joueur de tam- 
bourin. 

Champera, 1. corde à prendre 
la morue. P. 

Champha, bn. aboiement. 

Chanchilla, g. mesure pour 
le lait. 

Chanda, g. 1. sanya, bn. Zein 
bere chandan, chacun son tour. 
Apparemment de l'esp. tanda, tour; 
bien que la mutation de t en ch 
soit extraordinaire. 

ChangU, g. mutilé; chainku, 
1. soûl, boiteux. Il nous semble de 
zungo jambe, d'où chango {ch di- 
minutif) petite jambe et de là, boi- 
teux ; la jambe petite, c. a. d. courte 
faisant boiter; et puis en g. le 
sens plus général de, mutilé. 

Chaxoiuru, g. écrevisse; pro- 
bablement de l'esp. cangrejo. 

Chaol, v. eche. 

Chapinak, 1. chaussons. C'est 
l'esp chapin, qui vient de Parabe 
selon Alcala. v. D. A. E. cepen- 
dant nous ne trouvons pas le mot 
chez Dozy et Engelmann. Glos- 
saire des mots esp. et port, déri- 
vés de l'arabe. 

Char, g. bn. chaar, b. tchar, 
1. mauvais. Ne serait-ce pas le 
diminutif de zar vieux? 

Charto, b. charki, bn. mal. 

Charheria, bn. action blâmable; 
de char-keria. 

Chara, 1. bn. bois t^lis. P. 
écrit charha, charhadi. 



Chauamella, 1. bn. chalumeau ; 
du prov. caramel. 

Charbo, bn. goujon. 

Chardanga, fourchette. O. 

Chardango, 1. P. lévrier. 

Chardakatu, bu. élaguer des 
arbres. 

Charha, charhadi, v. chara. 

Charkeria, v. char. 

Charki, v. char. 

Charpota, v. cherpola. 

Charrampina, 1. rougeole; de 
l'esp. sarampion. Dans le Manuel 
de la conversation, Bayonne 1861; 
charrampïoa. L'origine de l'esp. sa- 
rampion est inconnue. 

Charri, g. b. cherri, g. 1. bn. 
cochon. — 1. écrouelles. 

Charro, b. bn. pot, jarre; l'esp. 
jarro. 

Charthatu, v. cherto. 

Charthatze, v. cherto. 

Charthe, v. cherto. 

ChartO, v. char. 

Chasta, 1- éclair; synonyme de 
chimista. 

Chatar, 1. chathar, bn. lange 
d'enfants. — bn. nom donné au 
chasseur qui tient un bâton au 
bout duquel est un morceau de 
toile pour effrayer les palombes. 

Chathar, v. chatar. 

Chatur, 1. paquet; i. a. 

Chaude, 1. filet. P. 

Chaz, v. igaz. 

Che, 1. suffixe qui affirme la 
signification d'un mot ou qui l'exa- 
gère. Emenche, g. ici-même. Anche, 
g.là-mtMne. llandiche, bu. trop grand. 

Che, 2. ze, g. ze, b. chehe, 1. 



80 



bn. menu, petit; de là le diminu- 
tif ch? v. ch. La Vieuxville em- 
ploie chehe dans le sens de familier 
Jcatechima du vistruzione familier 
edo chehe bat, le cathéchisme est 
une instruction familière. 

Cheatu, zeatu, chetu, cheatzen, 
g. chehatu, chehatzen, 1. bn. chehe- 
katu, 1. broyer, briser. 

Zearo, g. minutieusement; de 
zea-ro. 

Chehero, cheheroki, L séparément, 
en détail, i. a. 

Zeakor, g. fragile; de zea-kor. 

Cheatu, cheatze, v. che, 2. 

Chede. g. bn. 1. gede, 1. but, 
fin, limite; — bn résolution. 

Chedatu, 1. viser; — bn. limiter, 
indiquer jusqu'où uue chose doit 
ou peut se faire; p. ex. indiquer 
jusqu'où une personne doit tra- 
vailler. 

Chedatll, v. chede. 

Chedera, bu. lacet pour prendre 
des oiseaux. 

ChegOSi, v. egosi. 

Chehatu, chehatze, v. che, 2. 
Chehe, v. che, 2. 
Chehekatu, v. che, 2. 
Chehero, cheheroki, v. che,1. 

Chekada, segada, 1. filet, lacet 
à prendre des oiseaux, syn. de 
chedera. 

Chekor, g. bouvillon. 

Chermen, g. poire; ce mot 
est usité à Azpeitia et dans les 
environs. 

Cherpola, g. charpota, 1. bn. 
serpolet; de l'esp. serpol. 

Cherra, v. zerra. 



Cherrenda, 1. bn. bande, de 
toile, de drap, de quelque étoffe 
que ce soit. 

Cherront, bu. vif, éveillé; ce 
mot ne paraît pas être basque. 

Cherri, v. charri. 

Chertatu, v. cherto. 

ChertO, g.l. charthe, bn. greffe; — 
l. nuque, i. a. Lepo cherloa, la 
nuque du cou. Bekaluaren cherloak, 
P. les rejetons du péché. 

Chertatu, cheriatzen, g. 1. char- 
thatu, charihatzen, bn. greffer, en- 
ter; vacciner. 

Chetu, v. che, 2. 

Chibi, v. chiki. 

Chibista, g. noeud coulant. 

Chicha, 1. mot enfantin, du 
nanan; c'est l'esp. chicha qui est 
le mot enfantin pour came, vian- 
de; — bn petit champignon blanc. 

Chichari, 1. bn. ver intestinal ; 
du diminutif che, chich et ar, petit 
ver. 

Chicharro, 1. espèce de poisson. 

Chicher, 1. chUcher, bn. grésil. 

Chichitola, v. chichitoza. 

Chichitera, chichitola, 1. 
papillon; i. a. 

Chichka, bu. 1° piqûre, petit 
trou ; 2° mauvaise humeur momen- 
tanée; 3° petite mauvaise action. 

Chichkabar, bn. menu-bois; 
de che ou chi ou chich, diminutif 
et de abar, qui est habar, et k 
pour h. v. Essai, Ch II. 

Chichkaldu, chichkaildu, 

v. kiskaldu. 

ChmhkarratU, bn. flamber; 
(un poulet, un cochon); du dimi- 



81 



nutif che, chich, et kartu; brûler 
légèrement. 

Ctlichkor, v. chigortu. 

ChidlkortU, v. chigortu. 

ChichO, bu. bléser en parlant. 

Chicht, bn. promptement ; ono- 
matopée; la flèche passe chicht. 

Chichta, Cllichtatu, bn. en- 
foncer une arme pointue dans un 
corps ; comp. zihi. 

Chichtapur, bn. menu-bois; 
syn. de chichkabar. 

Chichter, bu. quartier de fruit. 

ChichtO, bn. panier long placé 
sur les bâts. 

Chichuria, 1. P. Fougère brû- 
lée pour engraisser les champs. 

Chidor, g. zidor, b. étroit. 
Bide chidorra, le chemin étroit. 

Ciiiklatu, bu. avaler; mauger 
son bien ; ce mot ne peut être bas- 
que et dérive probablement de gifle, 
ancien mot pour joue. 

Chigortu, chigortzen, 1 gril- 
ler (du pain), rôtir; ce nom verbal 
nous parait dériver de gur, courbé; 
les choses qu'on giille se crispent, 
se courbent, se frisent; c'est dans 
ce dernier sens que P. donne l'ex- 
emple : Me chigortua, poil frisé. 
Le ch initial est le diminutif. Le 
bn. chichkor, chichkoriu, sécher à 
l'excès, est évidemment unevariante. 

Chikhin, chikhindu, v. zikin. 

Chikhinkeria, v. zikin. 

Chikniro, bn. mouton; syn. 
de ahuri; de chikiratu. 

Chikhor, bu. terme de bou- 
langer; petit son. 

Chiki, g. b. 1. chijji, 1. petit. 



Eu catalan xic, chic; esp. chico. 
Est-ce que la ressemblance entre 
le basque et les langues romanes 
serait fortuite; le ch diminutif est 
essentiellement basque et convient 
donc parfaitement pour exprimer 
petit; selon Diez, E. W. 1. p. 127. 
c'est du latin ciccum que dérivent 
les formes des lang. romanes, et 
les dérivés sont trop répandus (it. 
cica, fr. chiche, albau. tziçe,) pour 
songer au basque chiki, d'autant 
plus que l'origine latine n'offre 
aucuue objection. Il reste donc à 
décider si le basque a pris chiki 
du latin ou de l'esp. etc. ou si 
c'est une forme indépendante des 
autres langues. 

Chiki est employé substantive- 
ment pour enfance: 

Chikiiaiik izau zan guztiz ikas- 
naija, b. dès sou enfance il était 
avide d'instruction. 

Il paraît qu'on dit aussi en b. 
chikarretatik, dès l'enfance, par con- 
séquent de chikar, que nous ne 
connaissons pas. 

Chikitu, chikilzen, g. chipiiu, chi- 
pitzen, 1. briser, rapetisser. 

Chi/citasun, g. b. chijntasun, 1. 
petitesse; de chiki-tasun. 

Chipidura, 1. rapetissement; de 
chipi-dura. 

Chikiratu % chikiratzen, g. 1. bu. 
châtrer. 

Chikiratzalle, g. châtreur; de chi- 
kira-tzalle. 

Ch'iùi, g. (Zarauz), chipirodi, g. 
(St. Sébastien), chipiraillu, 1. sèche 
(poisson). A Uuéthary ou les 

6 



82 



nomme: ancomet ou lancomet. 

Chili pocho, g. le même poisson 
que le chibi, mais plus grand, ap- 
pelé en esp. jibia. 

Chipa, 1. bn. véron, petit poisson 
de mer, selon P., de rivière, selon 
M. Littré. 

Chikin, chikindu, v. zikin. 

Chikinkeria, v. zikin. 

Chikiratu, v. chiki. 

Chikiratzalle, v. chiki. 

Chikiratze, v. chiki. 

Chikitasun, v. chiki. 

Chikitu, v. chiki. 

Chikitze, v. chiki. 

Chila, chilatu, v. zulo. 

Chilbor, g. zilbor, b. chilko, 1. 
chilkhoi, bn. nombril. Evidemment 
de chilo, trou; mais qu'est-ce que 
bor? Le lab. peut être un adj. 
(chil-ko) pris substantivement. 

Childre, chindre, bn. noeud ; 
ganse, espèce de noeud au bout 
d'une corde pour pouvoir l'accro- 
cher. Sous cette forme ce mot ne 
peut être basque. 

Chili, bn. vasière, endroit où 
l'on ramasse de la vase. 

Chilia biliak, 1. P. haillons; i. a. 

Chiligoratu, chirigoratu, 

1. flamber (un poulet); comp. chi- 
pildu. 

Chilintcha, 1. chili n a, b. chin- 
chila, bn. clochette; paraît être uue 
onomatopée. 

Chilina, v. chilintcha. 

Chilista, g. b. lentille, comp. 
chindilla. 

Chilkhoi, v. chilbor. 

Chilko, v. chilbor. 



Chillar, g. arbuste très mince 
dont on fait des balais. 

Chilo, v. zulo. 

Chilustre, bn. syn. de childre. 

Chimel, v. zimel. 

Chtmich, g. chiminch, b. chi- 
mitch, bn. zimitch (P. zimitx) 1. 
punaise; de l'esp. chinche? 

Chimichta, v. chimista. 

Chimikatu, v. zimiko. 

ChimikO, v. zimiko. 

Chimilichta, bn. éclaboussure. 

Chiminch, v. chimich. 

Chimignu, v. chimua. 

Ciiimtno, v. chimua. 

Chimista, g. 1. bn. chimichta, 
bn. A Baïgorry on dit chmnista 
et P. écrit aussi zizmixta, éclair. 

Chimitch, v. chimich. 

Chimua, g. chimino, b. bn. chi- 
mignu, P. (gn = îi) singe; du lat. 
simia. 

Chimur, chimurtu, v. zimur. 

Chincharri, g. clochette; syn. 
du lab. chilintcha. Larramendi écrit 
chincherri. 

Chinchila, v. chilintcha. 

Chinchinbare, chinchin- 

mare, 1. sangsue. 

Chinchosta, g. tresse de che- 
veux. 

Chinchur, v. zhdzur. 

Chinda, v. chingar, 1. 

Chindilla, 1. lentille ; syn. de 
chilista. P. écrit chingilla ; mais 
cela paraît être fautif. Chingil est 
cloche. 

Chini>kk, v. childre. 

Chindurri, chingurri, g. 
chinhaurri, 1. bn. chindurri, vmrri, 



83 



b. imàmri, 1. P. (i. a.), fourmi. 
Zoaz nagia chi nhaurria gana, Axular, 
p. 36. an. éd. 15. n. éd. Allez 
paresseux à la fourmi. Pour la 
variante de d et g comp. chingar, 
chi a da', gupela, dupela. Est-ce que 
iïiurri, inhurri serait une forme 
plus primitive dont chingurri, chin- 
haurri {ch-iahurrî) sont les dimi- 
nutifs? comp. chingar. 

Chingar, 1. g. chinda, inhar, 
ihar, 1. étincelle ; chingar, b. braise, 
charbon. Ihar, dont Axular se sert 
n'est plus connu aujourd'hui ; c'est 
peut-être une forme plus primitive, 
variante de inhar, dont chingar 
(ch-inhar) est le diminutif; pour 
la double orthographe de g et h, 
comp. iqes, ihes; ego, eho ; chin- 
fwrri, chinhaurri. Ihar ferait penser 
à gar flamme; chingar petite flam- 
me = étincelle; mais il faudrait 
pouvoir expliquer le i prosthétique, 
ce que nous ne pouvons pas pour 
le moment ; nous avons seulement 
à signaler un fait très curieux, 
c'est l'espèce d'échelle de sons qui 
se retrouve dans chingurri et quel- 
ques autres mots; à savoir: g, h, 
d, n, Chingurri, chinhaurri, chin- 
durri, inurri. Chingar, ihar, chinda, 
inhar (nh. port.?); inhara, — , ina- 
ra, enhara, (nh portugais?) Iges, 
ihes, — , ines. Et peut-être n ou in 
devient y, comp. inardun, yardun, 
inhar = eyar. 

Chingar, 2. 1. bu. tranche de 
jambon. A Guéthary, du lard. 

Chingil, 1. cloche-pied. Chin- 
gilka jaustenda, il saute à cloche- 



pied. Chingil paraît désigner ici 
cloche, (comp. chinchila), et sera 
formé de l'onomatopée chin et de 
la terini liaison gil pour egile. Cette 
expression doit être prise du fran- 
çais où clocher est boiter. 

Chingola, 1. galand; P. bn. 
ruban. Galand est du vieux fr. 
pour garlande, guirlande, v. Littré, 
D. galandage. 

Chingor, g. grêlon. 

Chingurri, v. chindurri. 

Chingurritz, v. chindurri. 

Chinhaurri, v. chindurri. 

Chinka, 1. bn. mauvaise hu- 
meur; i a. 

Chinka, 2. b. bn. filet, pour 
pêcher. 

Chio, 1. chira, bn. cautère. 

Chipa, v. chikL 

Chiphildu, v. chipildu. 

Chipi, v. chiki. 

Chipidura, v. chihi. 

Chipildu, 1. flamber un poulet ; 
syn. de chiligoratu, — chiphildu, 
bn. brûler à l'extérieur. 

Chipiraillu, v. chiki. 

Chipirodi, v. chiki. 

Chipitasun, v. chiki. 

Chipitu, chipitze, v. chiki. 

Chira, v. chio. 

Chirchil, v. zirzil. 

Chirgil, bn. malpropre, peu 
fourni ; en parlant des grappes de 
raisins; comp. zirzil. 

Chiri, v. ziri. 

Chiribiri, 1. violon. Dans les 
Dial. du P ce Bonaparte se trouve 
chiribiri, bise. syn. de inguma, pa- 
pillon. 



84 



Chiribikar, 1. joueur de violon. 
A Guéthary, chirïbika. 

Chirïbika, chiribikar, v. chi- 

riblri. 

Chirigoratu, L flamber, un 
poulet; syu. de chipildu. 

Chiripa, l. ruisseau. 

Chiristatu, chiristatzen, v. 

ziri. 

Chiritu, v. ziri. 

Chirola, v. chistu. 

Chispa, g. fusil. 

Chistu, v. isiu. 

ChistÛ, g. b. c/rirola, 1. bn. 
petite flûte basque. Le mot chistu 
est de Zarauz; il est accentué sur 
la dernière syllabe chistûa, la flûte; 
chislua, la salive. Ou trouve aussi 
islu. ' 

Chistu egin, 1. siffler. 

Chit, g. chito, b. tchit. soûl, 
très. Chii ondo.très bien. 

Chita, v. chito, 1. 

Chitaldi, v. chito, 1. 

Chitatu, v. chito, 1. 

Chitcher, v. chicher. 

Chitchuketa, bn. travail du 
laboureur ou de l'ouvrier qui répare 
ou raccommode ses outils. 

Chithal, bn. terme de mépris 
pour les petits hommes et les pe- 
tites femmes. 

Chito, 1. g. 1. chita, b. bn. 
poussin. 

Chitatu, 1. couver. Oilloa chilaé- 
zen dago, la poule couve. 

Chitaldi, 1. couvée. 

Chito, 2. v. chit. 

Chito, 3. g. silence. Rappelle 
l'italien, zitti, zitto. 



Chizki bezkiak, 1. haillons; 

v. chili. 

Chizpildu, 1. P. griller; comp. 
chipildu. 

Choarre, g. moineau. 

Chocho, v. zozo. 

Choil, choilki, v. soil. 

Choko, v. zoho. 

Chokon, v. zoho. 

Chondor, g. charbonnière. 

Chopin, v. zolin. 

Choratu, v. zoratu. 

Chori, g. b. 1. bn. oiseau. Géné- 
ralement pour les petits oiseaux. 

Chori-buru, g. b. 1. tête légère. 

Choro, v. zoro. 

Chorro, g. gouttière, tuyau de 
fontaine; v. churru. 

Chorroin, v. churroin. 

ChorrOCh, v. zorrotz. 

Chort, g. 1. chorla, bn. goutte; 
petite quantité; v. churru. 

Chortaka, goutte à goutte; de 
chorta-ka. 

Chortaka, v. chort. 

Ciiotil, v. solil. 
Chotin, v. zotin. 
Chuchen, v. zuzen. 
Chuhandor, bn. arbrisseau 
roux à fruits noirs. 
Chuhur, v. zur. 

Chukatll, v. chukhu. 

Chukatze, v. chukhu. 

Chukhadar, v. chukhu. 

Chukhu, 1. bu. sec, moins ab- 
solu que idor. 

( "hiikulu ,chnktiizen ,%. 1. chukhatu, 
bn. sécher, tarir. Xoek //, uêi zuet 
mundua chukatu zala, g. Quand Noé 
eut vu que la terre était séchée. 



85 



Chukkadar, bn. essuie-mains. 

Chukun, g. propre, élégant. 

Chulo, v. zxdo. 

Chupa, g. jaquette d'homme. 

CnuPATu, g. sucer; de l'esp. 
chu pur. 

Chimie, 1. bu. petit ; probable- 
ment le diminutif ch et hume. 
Ai tek et a amek irakhatsi behar dioz- 
kale orahw haur chumei, Pater 
Nostfr, Ave Maria, etc. Les pères 
et mères doivent enseigner encore 
aux petits eufants le Pater Noster 
etc. la Vieuxville, p. 25. 

Chur, v. zur, 2. 

Churchuri, v. zur, 1. 

Churdak, v. zerdah. 

Churhail, v. zuri. 

Churi, v. zuri. 

Churimuri, g. zurumuru, b. 
rumeur vague. Il est curieux que 
nous ayons ce mot eu hollandais 
(schorriemorrie), sans que l'origine 
soit connue, signifiant, canaille; 
un tas de canailles, een hoop schor- 
riemorrie. 

Churingo, v. zuri. 

Churitasun, v. zuri. 

Churitzaille, v. zuri. 

Churnio, g. cheville du pied; 
syn. de orgatil. 

Churpail, churphail, v. zuri. 
Churpatu, 1. P. se courber. 
Churretatu, v. churru. 

Churroin, 1. chorroin, bn. pou- 
perou de lin. 

Churru, 1. trémie de moulin; — 
bu cuve à lessive ; — torrent, cours 
d'eau; O. s'en sert dans ce sens, 



selon P. Comp. zorro, fourreau, 
sac, ventre; ainsi churru, zorro 
désignent un récipient quelconque, 
dans lequel on coule pour ainsi 
dire, ou la farine (trémie), ou l'eau 
(cuve), ou l'épée (fourreau), ou la 
nourriture (ventre). Comparez en- 
core chorro, gouttière ; chort, goutte; 
churrusta, zurruta, découlant, dé- 
gouttant; churrupita, averse; tous 
ces mots paraissent avoir une ori- 
gine commune; mais où la trouver? 
est-ce chort goutte, ou est-ce ur, 
eau avec le diminutif ch préfixé 
et de là le verbe churretatu, cou- 
ler, (mot d'O. selon P.); il y a 
ici un obstacle, ce sont les deux 
r, et bien que l'orthographe bas- 
que soit souvent très arbitraire il 
ne serait pas prudent d'admettre 
cette irrégularité sans preuves in- 
contestables. 

Churrupeko, bn. trépied soutenant 
la cuve à lessive ; de churru-pe-ko. 

Churrupeko, v. churru. 

Churrupita, bn. averse. Euria 
churrupitan ari da, la pluie tombe 
à verse; comp. churru. 

Churrustan, 1. bn. coulant 

continuellement, p. ex. d'un robinet. 

Churrusta, bn. zurruta, 1. adv. 
en coulant. 

Churruta, 1. jet d'eau, cascade: 
mot d'O. selon P. 

Churtch, v. zurtz. 

Chut, chutik, chutitu, v. 

zut. 

ChutChur, bn. se dit d'un arbre 
très chargé da fruits. 



D. 



Da, 1. g. b. 1. bn. 3 pers. sing. 
du prés, de l'ind. de izan, il est. 
Le a de da devient e en lab. quand 
suivent les suffixes n, et la; ainsi 
den, 1. dan, g. qui est; dena, 1. 
dana, g. lui ou ce qui est; delà, qu'il 
soit; en g. dala. 

Dena den bezala erraitera, pour 
dire la chose comme elle est ; litfi. 
pour dire comment est ce qui est. 
Bezala régit n, pour cela den. Ar- 
razoina galdelzen baduzu, huna non 
den, Chourio. Si vous demandez 
la raison la voici ; den à cause de 
non. Zer egin behar du giristino 
batek irakarlzen denean, que doit 
faire un chrétien quand il se ré- 
veille; den-ean, v. Essai, p. 35. 

Danik, g. b. 1. bn. dès, depuis. 
Oraindanik, g. orai danik 1. bu. 
dès à présent, désormais. Il nous 
semble que danik est la contraction 
de danetik, c a. d. da — n — tik. 
Pour unir tik à dan il fallait in- 
tercaler le e de liaison danetik ou 
bien supprimer le t, danik; v. 
Essai, Ch. TI. Aussi Larrainnuli 
emploie-t-il danetik, dans le même 
sens. Mundn wundua dant'/ik, de- 
puis que le monde est monde. Il 



est cependant possible que danik 
soit une forme indépendante de 
danetik et formée de dan-ik. 

Danez, g. selon, comme, étant. 
Andia danez gizonen gaiztakeria. 
Comme la méchanceté des hommes 
est grande; de danz avec e de 
liaison; litt. par qui est = par 
l'être = étant; par l'être grande 
la méchanceté, étant grande, etc.etc. 

Da, 2. v. ta. 

Batailla, 1. P. nappe; de l'esp. 
toalla. 

Dagokana, v. egoki, s. v. egon. 

Dainu, v. damu. 

Dakiregi, v jakin. 

Dako, bn. auge. 

Dallu, bn. faux. 

Dallarri, pierre à aiguiser la 
faux; de dallu-arri. 

Damu, g. b. 1. peine, regret — 
1. bn. dommage; du latin damnum. 
Les dial. g. et b. ont danic pour 
dommage, perte. P. cite dainu qui 
paraît être inconnu aujourd'hui. 
Danu de l'esp. daùo. Damu del, 
g. dut, 1. dot, b. je regrette (j'ai 
regret). Nere damuz g. b. à mou 
regret. Damu da, 1. bn. c'est dom- 
mage. 



87 



Damurik, g. b. à regret; de 
damu'ik, et r euph. 

Damulu, damuhen, g. 1. se re- 
pentir; damutzen nai:, je me repens. 

Damulasun, g. b. 1. repentir, 
regret; de damu- lu* nu. 

Damukor, g. construit avec egon 
est syu. de damu det ; damukor 
nago, je regrette; de damu-kor. 

Damukor, v. damu. 

Damdrik, v. damu. 

Damutasun, v. damu. 

Damutu, v. damu. 

Damutze, v. damu. 

Damuz, v. damu. 

Dan, v. da, 1. 

Danda, 1. bn. pac, l'un des 
termes d'une obligation payable en 
plusieurs portious et à divers dé- 
luis. Salaberry. 

Danda, 2. v. danga. 

Danetik, v. da, 1. 

Danez, v. da, 1. 

Danga, b. bu. danda, 1. coup 
de cloche. 

Danu, v. damu. 

Daho, v. no. 

Danik, v. da, 1. 

Dantzut, dantzuk, etc. v. 

en: h n. 

Darthu, bn. rejeton de souche 
d'arbre; holl. kreupelhout; terrain 
en bois taillis où les souches pro- 
duisent des arbrisseaux que l'on 
coupe. 

Dastatu, dastatzen, 1. goûter; 
du prov. gostar. A Guéthary on 
prononce yastatu. v. Y. 

Daugin, bn. prochain. Ce mot 
a l'air d'être une forme verbale. 



Deabru, g. bn. diebru, b. debru, 
deabru, 1. diable. 

Deadar, v. dei. 

Deatulu, bn. tarière. 

Debadio, bu. discussion ; du fr. 
débat? 

Debalde, bn. en vain. — 1. à 
l'abandon; de l'esp. de bal de, (qui 
vient de l'arabe, bâtil, v. Dozy, 
Glos.) pour rien, gratis. 

Debeku, g. 1. bn. défense. 

Debekatu, debekatzen, g. 1. bn. 
debekau, b. {t élidé) défendre. 

Deblauki, debloki, 1. hardiment. 
Deplauki, bn. complètement, ample- 
ment. Selon 0. dans ses correc- 
tions au Ms. de P. ce mot est 
seulement connu à Sare etAscain 
et ne lui paraît pas être basque. 
Zer ordenaluko diozu bada Jainkoaren 
izen saindua, hain deblauki, antsi- 
kabeki eta kontu guti erabiltzeko 
usantza duenari? Axular p. 262. 
a. éd. Qu'ordonnerez vous à celui 
qui a coutume de traiter le saint 
nom de Dieu si hardiment, si lé- 
gèrement (sans souci), et qui en 
tient si peu de compte ? La termi- 
naison adverbiale est Jet; il reste 
donc, deblau, que Chaho voudrait 
rattacher au latin debellatus, part, 
de debellare. 

Debloki, v. deblauki. 

Deboildu, bn. détruire. Ce mot, 
qui se trouve chez M. Salaberry, 
n'a pas l'air basque et fait penser 
à débile. 

Debru, v. deabru. 

Dei, g. b. appel, vocation. — 
1. son. Abranen deya, la vocation 



88 



d'Abraham. Mesaren deïa, le son 
de la messe. Deïez dagoka, P. il 
l'appelle. Zure deïa du, il vous ap- 
pelle. Ces exemples prouvent que 
le verbe dérive du substantif et 
non le subst. du verbe. 

Deitu, deitzen, g. b. 1. deitku, 
bn. appeler. 

Deadar, g. diadar, b. cri; deya- 
dar, 1. alarme ; deihadar, bn. tocsin. 
La terminaison est obscure. 

Deithore, 1. lamentation pour les 
morts. 

Deitkoratu, 1. deithuratu, bn. té- 
moigner du regret à, la mort de 
quelqu'un. 

Deihadar, v. dei. 

Deinhu, bu. adresse pour le tra- 
vail. Comme on prononce quelque- 
fois d comme y (dj) comp. dostatu, 
etc. il est probable que deinhu est 
une corruption de génie. 

Deino, v. no. 

Deithore, v. dei. 

Deithoratu, deithuratu, v. 

dei. 

Deithu, v. dei. 

Deitu, deitze, v. dei. 

Deitzi, v. jetzi. 

Dema, g. gageure. 

Dembora, g. 1. dempore, b. 
temps. 

Demontria, 1. bn. interjection 
d'étonnement; peste! Ce mot n'est 
pas basque ; mais d'où vient-il ? 

Df.mpore, v. dembora. 

Den, dena, v. da, 1. 

Denda, bn. constipation. 

Dendari, g. 1. bn. tailleur, coutu- 
rière. Il nous semble de l'esp. ten- 



dero, boutiquier. Selon Chaho du 
lat. tentoriutn. 

Dendaiu, b. 1. se parer. 

Dendatu, v. dendari. 

DepjjldXI, v. deblauhi. 

Deritzat, v. eritzi. 

Desakia, bn. desqfio, 1. défi. 

Desenkusa, 1. (i. a.) bu. excuse. 
On dit plutôt aujourd'hui deskusa. 

Deskansd, 1. bn. repos ; de l'esp. 
descanso. 

Destatu, destatzen, 1. mirer 

Destarratu, v. desterru. 

Desterru, 1. exil; de l'esp, des- 
tierro. 

Desterratu, 1. destarratu, bn. 
exiler, esp. desterrar. 

Destarta, 1. rustre, lourdaud; 
i. a. 

Deunge, b. mauvais. Barditi 
urten dai/ce guraso onetatik semé 
deungiak. également d'un bon père 
il peut provenir de mauvais fils. 
Est-ce que dennge serait une va- 
riante de donge qui est don-ge, pas 
saint = mauvais. 

Deus, 1. bn. quelquechose. M. 
Salaberry se trompe quand il dit 
que deus signifie, rien; pour cela 
il faut encore la négation. Deus 
guziak, 1. toutes choses. 

Eue deusak, 1. mes petites affai- 
res. Baduzu deusik? avez-vous quel- 
que chose. 

Deus m, 1. bn. rien. Deus e:/a, 
ezfa deusik, il n'y a rien. 

Ezdeus, 1. bn. vaurien. 

Ezdeuskeria, 1. bn. ineptie, action 
faite par imprévoyance. 

Deyadar. v. dei. 



89 



Di, v. dik. 

Dia, g. multitude. En g. dia 
n'est en usage que dans les com- 
posés; nous ignorons si dia se 
trouve dans les autres dialectes. 

Diako, g. pluriel; de dia ko. 

Diatu, diatzen, g. peupler. 

Diazkitu, diazkilzen, g. mul- 
tiplier. 

Diadar, v. dei. 
Diako, v. dia. 
Diatu, diatze, v. dia. 
Diazkitu, diazkitze, v. dia. 

Diebru, v. deabru. 

DlHARU, V. DIRU. 

Dik, g. 1. bn. di, b. de, dès, 
depuis ; le d se change en t selon 
les lois phonétiques, v. Essai, Ch. 
11. Dik indique toujours une idée 
de mouvement (par opposition h go), 
au propre et au figuré. Irlen naiz 
echeiik, je sors de la maison. Ezta 
gizona ogi bere 4 ik biziko, Matt. IV. 
4. l'honinie ne vivra pas de pain 
seulement. Noiztik, g. depuis quand. 
Emendik zazpigarren egunean, g. 
oraiiik zazpigarren egunean, 1. d'ici 
ou d'à 'présent au septième jour, 
c. a. d. après sept jours. 

Dik — ra, g. après. Kuchan sartu 
zaneiik urie betera, une année pleine 
après être entré dans l'arche; on 
ne peut traduire ceci littéralement; 
à peu près : une année pleine de 
ou dès (du moment de) leur entrée 
{sartu zav, ils étaieut entrés), dans 
l'arche. Quand dik doit exprimer 
le pluriel ou l'indéfini, on y 
ajoute, comme cela a lieu avec les 
autres suffixes, (v. Essai, p. 50), 



ta ou eta (e de liaison) et le d 
devient t (v. Essai, Ch. II), etalilc. 

Dilinda, 1. crochet; dilindan, 
bn. en suspens. 

Din, g. juste. Asko diria del, 
j'en ai assez. 

Din diJ/a, justement. 

Dindez, à proportion. Le d parait 
être euphonique. 

Dindez, v. din. 

Dino, v. no. 

Dionez g. selou ; de dio-n-z et 
e de liaison ; selon que il dit. 

Diriala, b. Le dial. b. inter- 
cale un i quand la et n suivent ; 
diriala correspond à dirala, qu'ils 
sont; et dirian à diran, qui sont. 

Dirian, v. diriala. 

Diru, g. b. 1. bn. argent (mon- 
nayé). Selon Chaho du lat. deua- 
rium en passant par diharu, soûl. 
Il nous semble plutôt de l'esp. 
dinero. La mutation de n en h se 
retrouve encore dans liho, de l'esp. 
lino. En bise, o devient régulière- 
ment u quand suit l'article; dinero 
est donc devenu diherua (forme 
hypothétique) diharua, dirua ; si le 
mot soûl, diharu, de Chaho, existe, 
il n'y a rien à dire, mais s'il n'existe 
pas, ce qui n'est pas impossible, 
la contraction de diherua en dirua 
expliquerait tout aussi bien, si non 
mieux, la forme actuelle. 

Dirudienez, v. irudi. 

Distia, 1. bn. splendeur. On 
dit à Guétharv, dislira; M paraîtrait 
donc que le r s'est perdu. 

Disliatu, dislialzen, g. 1. bn. 
briller, reluire. 



90 



Disliadura, 1. bn. lueur. 

Distiadura, v. distia. 

Distiatu, v. distia. 

Distiatze, v. distia. 

Dithari, 1. bn. dé à coudre; du 
lat. digitale, ou de l'esp. dedal. 

Diihi, Mi, g. b. 1. bn. tetou, 
mammelle. Ce mot se retrouve dans 
presque toutes les langues indo-eu- 
ropéennes, titthe, grec ; ziza, ancien 
haut. al', teta, prov. et esp. tette, 
fr. v. L. R. et Diez, E. W. S'il 
était permis de juger par la forme, 
les basques auraient pris leur mot 
du grec. 

Do ai, doain, g. doain, dugai, b. 
dohain, 1. bu. Selon Chaho dohan, 
duhan, soûl. Don, destin; esp. de- 
stino, doues; du lat. donum, avec 
mutation de n en h, (v. gihar, liho, 
diharu) et de la finale m en n. 
Chaho se demande si le i est ù sa 
place dans dohain, puisqu'on ne le 
prononce pas; il nous semble qu'il 
serait mieux d'écrire dohain sans 
i, du moment que le » a le tilde, 
w; i indique le son mouillé de n 
et l; in et il, correspondent à l'esp. 
n" et 11; comp. bano et baino, zain 
et zan, etc. etc. 

Doaiisu, g. dohatsu, 1. dohaxu, 
bn. heureux; de doai-tsu. 

Doatsutasun, g. 1. dohaxularzun, 
bu. bonheur, eu style d'église; de 
doatsu-tasun. 

Doakabe, g. 1. dohakabe, bn. mal- 
heureux ; de doai-gabe; k pour g 
apn-s une voyelle, v. Essai, Cii. 1 1 

Dohakaiz, malheur; de dohan- 
çaitz; chute de n, comp. dohatsu, 



k pour g après une voyelle; v. Essai, 
ch. II. mauvais destin, mauvaise 
chance. V. Pr. d'O. 117. dohacaiz 
dunac, celui qui a mauvaise chance 
= le malheureux. 

Dokainik, i. gratuitement; de 
dohain-ik. 

Doain, v. doai. 

Doaitsu, v. doai. 

Doakabe, v. doai. 

Doatsu, doatsutasun, v. doai. 

Dohain, v. doai. 

Dohakabe, v. doai. 

Dohakaiz, v. doai. 

Dohan, v. doai 

Dohatsu, v. doai. 

DOHAXU, DOHAXUTARZUN, V. doai. 

Doi, l. bu. juste, proportionné, 
à propos. Zure doia har za:u, bn. 
prenez juste ce qu'il vous faut 
Baldin doiez bazara, guti baduzu, 
emozu guti. Ax. 22'J. Si vous êtes 
juste, si vous avez peu, donnez peu. 

Doi doia, 1. bn. tout à l'heure, 
à peine; cette expression ne se 
rapporte qu'au passé; doi doia joan 
da, il est à peine parti, il est parti 
tout à l'heure. En g. b. 1. du ' </oia 
signifie, à peine, avec difficulté. 

Doi doia irabazi du, il a gagné 
avec peine. 

Doiaz, bn. avec mesure, avec 
économie. 

Doiaz, v. doi. 

Doidoia, v. doi. 

Doillor, v. dolor. 

Dollor, v. dolor. 

Dolor, g. dollor, b. doillor, 1. 
En g. et b. vil; en 1. doillora, un 
drôle, un bon compagnon, P. Selon 



91 



Chaho du latin dolus; la termi- 
naison or reste sans explication. 

Dolu, 1. bn. deuil; de dol, deuil. 
v. L. R. 

Dolutu, dolutzen, 1. bn. se re- 
pentir. 

Dolugarri, 1. bn. digne de pitié ; 
de dolu-garri. 

Dolugarri, v. dolu. 

DoLUTU, DOLUTZE, V. dolll. 

Domu, 1. empeigne de soulier. 

Don, 1. bu. Ce mot est pris de 
l'espagnol et correspond dans les 
composés à Saint; Dona Phalen, 
bn. Bonpalayoa, 1. St. Palais (ville). 
Donostia, St. Sébastien, de Don- 
Esteban. 

Bonge, b. mauvais; de don-ge 
pour gabe ; litt. pas saint ; on trouve 
aussi deuvge pour mauvais, c'est 
probablement le même mot. 

Donge, v. don. 

Dorpe, 1. bn. rude, pénible. — 
1. fier, enflé d'orgueil; de l'esp. 
torpe. Erltasun dorpea, rude ma- 
ladie. 

Dorre, g. 1. bn. tour, de l'esp. 
torre. 

Dorthollo, bn. grossier, in- 
flexible. 

Dosta, v. gozo, 2. 

DOSTATU, DOSTATZE, V. gOZO, 2. 

Dosteta, v. gozo, 2. 

Drago, 1. bn. coup à boire; de 
l'esp. trago. 

Draya, 1. bn. grenaille, petit 
plomb de chasse. Ce mot n'est pas 
basque, mais d'où vient-il? 

Dll, 1. Suffixe qui dans tous 
les dialectes sert à former l'adjectif 



verbal; le d devient t selon que 
les lois phonétiques l'exigent, Ae- 
baindu, galdelu, etc. etc. 

Du, 2. 3 pers. sing. du présent 
de l'indicatif: il a. Quand du est 
suivi du relatif », on écrit duen 
(comp. dun), qui a. 

Duen, v. du. 

Duga, 1. douve ; du prov. dogua. 

Dugai, v. doai. 

Duhan, v. doai. 

Dun, Cette terminaison se re- 
trouve dans tous les dialectes et 
sert à former des adjectifs; elle 
est composée de du, il a, et de n 
relatif, qui, que; qui a. Ainsi, 
aurdun, qui a enfant = enceinte; 
biofzdnn, qui a coeur = courageux, 
etc. Quand dun n'est pas une ter- 
minaison, on écrit duen, qui a. 

Dupela, v. dupha. 

Dupha, 1. bn. duphela, dupela, 
gupela, 1. tonneau. 0. écrit lupa, 
selon P. Pour la variété d'ortho- 
graphe, comparez chindurri, chin- 
gurrl; chindar; chingar. Est ce qu'il 
faudrait rattacher duga douve à 
dupha? L'origine de douve est in- 
certaine; v. Littré, D., Diez, E. 
"W.; Brachet, Dict. Etym. 

Duphin, v. du pin. 

Dupin, tupin, 1. duphin^ bn. 
lupin, b. pot en fer dans lequel les 
paysans font la soupe; par mé- 
thaph. homme lourd. 

Dura, terminaison qui est de 

tous les dialectes et qui sert à 

former des substantifs; disliadura, 

\ hebaïndura, etc. Il est difficile de 

i décider si cette terminaison est 



92 



prise de l'espagnol p. ex. cortadura, 
coupure; cornadura, couronnement, 
etc. ou si elle est basque. Dans 
un mot comme epeldura, attiédisse- 
ment, de epel tiède, elle pourrait 
être basque; nous choisissons epel- 
dura, puisque epeltasun, tiédeur, 
existe aussi ; ra, est vers et indi- 
querait peut-être ici le „devenir" 
tiède, l'attiédissement; càipitasun, 
petitesse, ckipifura, rappetissement, 
le devenir petit; eztidura, le devenir 
doux, l'adoucissement. 

Durdurika, bn. bruit sourd. 

Durdurikatu, chanceler. On dit 
plutôt durduzatu. 

Durdusi, 1. menace. 



Durdusiœtu, menacer, frôler. 

DurduziatU, v. durdusi. 

Durduzatu, v. durdurika. 

Dutchulu, 1. bn. robinet, ouver- 
ture d'un vase. Il nous semble 
qu'étymologiquement ce mot indi- 
que l'orifice du canal ou du goulot 
d'un vase, tuto-chulo, tuyau-trou. 
Nous avons en hollandais exa 
ment le même mot: tuitgat; et tuit, 
tout seul, indique goulot, seulement 
d'une théière ou bouilloire; on 
dit le cou (hais) d'une bouteille. 
Il est curieux que le verbe holl. 
tuiten, et le basque iutatv signi- 
fient le premier tinter (les oreilles), 
et le second corner aux oreilles. 



E. 



Ea, g. 1. bn. si. On trouve aussi 
eya, et à Guéthary ean. Galdetu dit 
ea ettorriko zeran, g. il m'a de- 
mandé si vous viendrez. Nahi nuke 
jakin ean Bidarten izalu zaren, je 
voudrais savoir si vous avez été à 
Bidart. 

Ea, g. b. 1. hea, bn. or, sus! 
voyons! commençons! esp. bamos! 
Ea! egilen ote dezun, voyons! si 
vous le faites. Ea eder dala ! voyez 
qu'il est beau! 

Ean, v. ea. 

Ebai, v. ébahi. 

Ebaki, ebakitzen, g. 1. bn. 

ebai, epaki, b. couper. Le dial. b. 
contracte souvent la dernière syllabe 
des formes verbales ; aitu = adilu; 
echan = echeden ; ein = egin. Il 
est curieux que les dial. basq. 
fr. aient choisi cette forme con- 
tractée pour signifier spécialement 
couper le blé. 

Epai, epaitzen, 1. ep/iai, ephaitzen, 
bn. couper avec la faux ou la 
faucille; v. l'art, ci-dessus. 

Epaille, 1. ephaille, bn. faucheur, 
moisson neur ; de epai Me pour egille. 

Epailla, g. b. le mois de mars; 
de epai (epaki) -Ma. 



Erabaki, g. erabai, b. décider; 
de erazo-ebaki. Les verbes couper, 
trancher, pour „décider" se re- 
trouvent dans plusieurs langues; 
mais pourquoi le nom verbal a-t-il 
la forme d'un causatif en basque? 

Ebakitze, v. ebaki. 

Ebaska, v. ebatsi. 

Ebatsi, ebatsten, 1. ebaxi, bu. 

voler, dérober. 

Ebaska, 1. bn. à la dérobée. 

Epaixka, syn. de ebaska; mot 
d'O. selon P. 

Ebatste, v. ebalsi. 

Ebaxi, v. ebatsi. 

Ebiakoitza, egiakoitza, bn. 

samedi ; syn. de larumbata. 

Ebilli, v. ibilli. 

Echadi, v. eche. 

Echagun, echaguntz, v. eche. 

Echalde, v. eche. 

Echan, v ; icheden. 

Echaon, v. icheden. 

Echatu, echatzen, 1. lancer; de 
l'esp. echar. 

Eche, g. b. etche, 1. bn. mai- 
sou. Selon W. v. Humboldt. Prlif. 
der Unters. etc. etc. de ichi, fermer; 
ce qui est très probable; Larra- 
mendi donne aussi ichea, maison. 



94 



Echelar, g. ceux qui habitent la 
maison; correspond exactement à 
l'ail, hausger.osse; de eche-tar. 

Echola, et par contraction chaola, 
g. chabola, b. elchola, 1. bu. cabane; 
de eche-ola. 

Etchechka, 1. bn. maisonnette; de 
etche, avec le diminutief ch. 

EcheJco, g. b. adj. domestique; 
de eche-ko. 

Echekoak, 1. bn. syn. de echetar t 
du moins à Guéthary; plur. de 
echeko. 

Ec/tejaun, g. echagun, b. maître 
de la maison ; de eche-jaun. 

Elcheko andere, 1. bn. dame de 
la maison ; de eche-ko-andere. M. 
de Chanrencey écrit etchekanderia, 
(Recherches sur les noms d'animaux 
etc.) et se figure que k est une 
lettre euphonique. 

Echalde, g. etchalde, 1. bn. echa- 
gnntz, b. propriété, ferme ; de eche- 
alde et echagun-izat. 

Echadi, g. lignage. 

Etchesartze, bn. trousseau: de 
etche et probablement de sartze, subst. 
verb. entrer; l'entrée eu ménage. 

Etchikhertze, bn. visite domici- 
liaire; de etclie-hertzte ? 

Echeden, v. icheden. 

Echejaun, v. eche. 

Echeki, v. ich. 

Echeko, v. eche. 

Echetar, v. eche. 

Echoik, v. icheden. 

Echoin, v. icheden. 

Echola, v. eche. 

Edale, v. edan. 

Edan, cdaten,g. b. 1. bn. boire. 



Edanerazo, g. b. edanazi, b. edan- 
arazi. 1. bn. Selon Sal. edadan, bn. 
faire boire, abreuver; de edan-erazo. 

Edari, g. b. 1. bn. boisson. 

Edale, g. b. 1. buveur; de edan- 
le; pour la chute de n, v. Essai, 
Ch. IL 

Edaloki, g. abreuvoir; de edan' 
toki ; chute de n, v. Essai, Ch. IL 

Egarri, g. b. 1. bn. soif. Ne 
faudrait-il pas placer ce mot ici 
comme dérivé de edan-garri ? porté, 
enclin à boire = soif. La contrac- 
tion peut paraître violente, mais 
elle n'est pas isolée ; comp. emeretzi 
pour amar bederatzi, erle pour er- 
raile, etc. C'est un adjectif employé 
substantivement comme tant d'au- 
tres adjectifs; la forme l'indique, 
et aussi l'emploi: egarri naiz, j'ai 
soif c. a. d. je suis altéré. Eu 
anglais ou ne dit pas non plus, 
j'ai soif; mais, je suis altéré, I 
am thirsty. 

Egarsu, 1. bn. soif; syn. de egarri; 
de egarri-su pour isu; Chourio 
écrit egartsu. Si notre supposition 
par rapport à egarri est fondée, il 
faut croire que egarsu a été formé 
du nom verbal egarri- tu, ou bien, 
que ce mot est d'une date plus 
récente, et que la terminaison Isu, 
su, y a été ajoutée, après qu'on 
eût oublié que garri en avait déjà 
fait un adjectif; la première hypo- 
thèso (l'adjectif du verbe) nous 
paraît la plus vraisemblable. Quoi- 
que étant décidément un adjectif, 
egarsu s'emploie substantivement. 
Egarsua ôadut, j'ai soif. 



95 



Egarritu, egarritzen, b. 1. bn. 
donner soif. 

Egargarri, b. qui donne soif; 
du nom verbal egarri-garri . 

Egarridura, bn. sentiment caché 
de haine; egarri-dura. 

Edanarazi, v. edan. 

Edanazi, v. edan. 

Edanerazo, v. edan. 

Edaran, v. edan. 

Edari, v. edan. 

Edasi, v. erausi. 

Edasle, v. erausi. 

Edaste, v. erausi. 

Edate, v. edan. 

Edatoki, v. edan. 

Ede, g. àede, 1. bn. courroie, 
lanière; dans le Labourd surtout 
pour attacher le joug. 

Edegin, b. hedaiu, Aedatzen, 1. 
bn. étendre, s'étendre. 
Hedadura, bn. étendue; heda-dura. 

Edegin, v. ede. 

Edeki, edekitzen, bn. ôter. 

Edekitze, v. edeki. 

Eder, g. b. 1. bu. beau. 

F.'lertasun, g. b. 1. beauté. 
fcrK, g. 1. ederto, b. adv. agréa- 
blement, joliment. 

Ederiu, edertzen, b. 1. bn. eder- 
tatu, 1. embellir. 

Ederets, ederelsten, 1. (i. a); 
ederexi, bn. trouver agréable, ac- 
cueillir, agréer; de eder-elsi. Guero 
ère ederetz dut, enfin il m'a agréé. 

Ederkitasun, 1. bienséance; de 
ederki-lasun. 

Edergallu, 1. bn. ornement; de 
eder — ? 

Ederets, v. eder. 



Ederexi, v. eder. 
Edergallu, v. eder. 
Ederki, v. eder. 
Ederkitasun, v. eder. 
Edertasun, v. eder. 
Edertatu, v. eder. 
Ederto, v. eder. 
Edertu, v. eder. 
Edertze, v. eder. 
Ediozoin, v. edo. 

Edireite, v. eriden. 

Ediren, v. eriden. 

Edo, g. b. 1. bn. ou; — b. 
sans doute, par hasard. 

Edozein, g. 1. edozen, b ediozoin, 
bn. quiconque, quelconque, quel- 
qu'un, chacun; de edo-ze'ni. Edo- 
zevek daki errazago dana gauzia 
esalen egi'.en balio, b. chacun sait 
qu'il est plus aisé de dire que de 
faire une chose 

Edola ère, 1. ou du moins. 

Edoi, v. odei. 

Edola ère, v. edo. 

Edoski, edoskitzen, 1. sucer, 
téter; i. a. On dit aujourd'hui 
erauskilu, dumoins à Guéthary, 
pour téter, en parlant de* animaux ; 
ceci nous paraît être le causatif 
erazo-edoski, dont le d s'est perdu 
en lab. Larramendi donne eradoski, 
P. eredoski. 

Edoskitze, v. edoski. 

Edozein, edozen, v. edo. 

Eduki, v. eiiki. 

Edur, v. elur. 

Ega, v. ego, 1. 

Egargarri, v. edan. 
Egari, egarten, 1. user. 
Egarri, v. edan. 



96 



Egarridura, v. edan. 

Egarritu, v. edan. 

Egarritze, v. edan. 

Egarsu, egartsu, v. edan. 

Egarte, v. egari. 

EgatU, v. ego, 1. 

Egatze, v. ego, 1. 

Egazkin, v. ego, 1. 

Egazti, v. ego, 1. 

Egi, v. hegi, 1. 

Egia, g. b. 1, bn. vérité. La 
ressemblance entre egia et ekia soleil, 
permettrait peut-être de les con- 
sidérer comme ayant une origine 
commune. L'idée abstraite de vérité 
a pu être exprimée par lumière. 
Comparez M. Renan, llist. géu. 
des langues sém. p. 22. 23 où l'au- 
teur dit ,,1'idée du vrai se tire de 
la solidité, celle du beau de la 
splendeur," etc. 

EgiazJco, g. b. 1. bn. vrai, véri- 
table; de egia-z-ko. 

Egiazki, g. b. 1. bn. véritable- 
ment ; de egia-z-ki. 

Egiaz, g. L. egijaz, b. en vérité; 
de egia-z. 

Egiali, 1. egiti, b. véridique. 

Egistalu, egisùalzen, g. vérifier. 

Egiakoitza, v. ebiakoitza. 

Egiati, v. egia. 

Egiaz, egiazki, v. egia. 

EgiazkO, v. egia. 

Egijaz. v. egia. 

Egikizun, v. egin. 

Egile, egille, v. egin. 

Egin, egiten, g. b. 1. bn. géné- 
ralement contracté en bise, en eut; 
faire. L'impératif, le prés, et 
l'imp. du subjonctif sont les seuls 



temps réguliers. Eu bise, egin sert 
comme auxiliaire, il egiten dau ari- 
mea, il tue l'âme ; lolsatu egin naz, 
j'ai eu honte. Ceci indique claire- 
ment la nature de quelques uns 
des noms verbaux basques, c. a. 
d. qu'ils sont des substantifs ou 
des adjectifs. La même chose se 
retrouve dans d'autres langues; en 
français p. ex. le verbe „rendre" peut 
être comparé à egia; rendre mou 
amollir; rendre petit, rapetisser; etc. 
et plus exactement en hollandais 
ou en allemand où l'on se sert du 
même verbe qu'en basque; holl. 
makeu ; ail. machen , egin ; dood 
maken, ill egin, faire, rendre mort, 
tuer; krom maken, plier; faire 
rendre courbé; dood et krom sont 
des adjectifs, mort et courbé. Open 
maken, rendre ouvert = ouvrir; 
toe maken, rendre fermé = fermer. 
Toutes ces expressions peuvent se 
rendre par de véritables verbes; 
toe maken = sluiteu; dood maken = 
dooden ; open maken = openen ; 
mais dans le langage ordinaire on 
préfère les formes composées, adj. 
adv. ou participe et auxiliaire. 

Eragin, g. b. erain, b. egin arazi, 
1. faire faire. — b. mouvoir. 

Egille, g. b. 1. eginzale, egile, 
bn. faiseur, — g. créateur ; de egin- 
le pour zale. Il nous semble que 
M. Salaberry a raison en considé- 
rant le comme sj ncope de zale. 
EijiHe, à son tour, devient termi- 
naison, mais dans la forme syn- 
copée, Me; baclierUle, potier, de 
bachera-egille. Pour la chute de * 



97 



v. Essai, Ch. II. Bere egillea eza~ 
gulzeko eta maUalzeko, pour con- 
naître et aimer sou créateur. 

Eyinbide, (mieux eghnbidé) g. 1. 
bn. eginbideru, b. imbide, bu. de- 
voir; de egin-bide Cette fois c'est 
le bu. au lieu du bise, qui sup- 
prime le g. 

Iiiibidezu (mieux tau ou su) bn, 
honorable, disposé à remplir ses 
devoirs; de imbide-tsu. 

Egiiikizun, g. 1. qui peut sefaire- 
La terminaison est obscure; elle 
paraît être une forme verbale ; ki- 
znn indique un futur : esankizun, 
g. ce qui se dira; elorkizun, ce 
qui viendra, ce qui peut venir. 

Egikizun, b. occupation; v. ci- 
ras eginki:uii. Le bise, a mieux 
observé les lois phon. eu élidant 
n devant k, v. Essai, Ch. IL Ta 
anima geyagogaz bere egikizunari 
jarraituteko, et pour poursuivre ses 
occupatious avec plus de zèle. 

Egiramu, 1. action faite par os- 
tentation ; mot d'O. selon P. de 



egin 



_? 



Ezin, en g. et 1. avec l'art, eziha 
impossible. Il nous paraît plus 
que probable que ezin se compose 
de ez-ein pour egin. Le bise, écrit 
généralement ein, et le bn. a fait 
la même contraction dans imbide, 
v. ci-dessus. 

Dans tous les dial. g. b. 1. bu. 
ezin, accompagné des terminaisons 
auxiliaires, correspond à, ne pas 
pouvoir. Ezin det, je ne puis pas. 
Ezin joan naiz, je ne puis pas aller. 
E/a ecin haren Mtza reprehenditu 



ukun dute, Luc. XX. 2»i, Test. 
Rochelle; et il ne purent pas trouver 
à redire à ses paroles. 

/../// ikuaia, g. la haine. 

Ezin eramana, g. l'envie. 

Ezin eraman alako, g. insuppor- 
table; litt. de manière qui ne peut 
être supporté. 

Ezin esan al adina, g. iuombra- 
ble; litt. autant que ne peut être 
dit. 

Eginal, v. al. 

Eginbide, eginbidera,v.^™. 

Eginkizun, v. eglu. 

Eginzale, v. egin. 

Egiramu, v. egin. 

Egistatu, v. egia. 

Egistatze, v. egia. 

Egiti, v. egia. 

Ego, l.g. b. kegal, 1. bn. aile. — 
1. nageoire; comme Fesp. ala pour 
nageoire, tandis que les basques 
esp. ont isatsa. Le o du guip. et 
bise, ego, ne se retrouve dans 
aucuu dialecte, ni dans aucun 
dérivé. 

Hegaldatu, hegaldalzen, 1. bu. 
s'envoler, voler; de hegal? mais 
d'où vient le d? comp. egatu. 

Egatuy egatzen, g. egaz egin, b. 
voler. Il est difficile de décider si 
egatu vient de ego, ou ego de 
egatu; egatu pourrait dériver de 
ega, g. qui signifie vol; de là aussi 
le bise, egaz egin faire, (prendre) 
vol, c. a. d. voler; cependant il 
semblerait que le mot pour aile a 
dû exister avant celui de vol; et 
aussi le verbe voler, avant le sub- 
stantif vol. Faudrait-il peut- 



98 



rattacher tous ces mots au radical 
ig? d'où hegi, dont ou aurait pu 
former hegi-alde-tu, (hypothétique) 
puis hegaldatu, et enfin Je substantif 
hegal ; nous aurions alors en même 
temps l'explication du d dans he- 
galdatu. 

Ega, v. ci-dessus. 

Ifegatz, 1. (i. a.) hegax, bn. plume. 
En g. ce mot n'est pas ou n'est 
plus connu; on emploie lutna, de 
l'esp. pluma; avec aphérèse du p 
pour éviter le son pi qui n'est pas 
basque. Larramendi, il est vrai, 
donne egalsa, mais on ne sait jamais 
s'il cite un mot guip. ou bien d'un 
des autres dialectes. La terminaison 
tz n'est pas claire. 

Egazti, g. b. hegatstin, 1. bn. 
oiseau. M. Fabre (Guide de la 
conv. fr. basq. Bayonne 1862), 
écrit egaxkin. 

Egazti, g. b. pourrait être un 
participe : couvert de plumes, l'angl. 
feathered; le fr. plumé exprime 
par hasard exactement le contraire ; 
comp. Ie3 participes (adj. verbaux) 
aulsi de auts ; etsi de es; ichi de 
ich; etc. Le n a la fin de hegals- 
iin, ferait penser que egaxkin est 
peut-être une forme mieux conser- 
vée pour egalz-egin, (k pour g après 
x = tz) fait (de) plume = oiseau ; 
nous ne connaissons qu'un exemple 
de permutation de k et l, c'est 
atzen et azken, et encore c'est plu- 
tôt tz pour zh. Toutes ces formes 
restent donc très incertaines. 

Ego, 2. g. egoi, b. hego, 1. bn. 
vent du midi. Eta hegoac draun- 



sanean, Luc. XII. 55. Test. Ro- 
chelle. Et quand le vent du midi 
souffle. 

Ego, 3. OgOtzen, g. eyo, eyoten, 
b. eho, ehotzen, 1. bn. moudre. — 
1. digérer, rouer de coups; quelque 
chose d'analogue en fr. moulu, 
pour: abîmé de fatigue. Le subst. 
verbal en lab. est aussi ehoiten, du 
moins P. cite: ehoiteko gaitza, dur 
à digérer. 

EgOi, v. ego, 2. 

Egoille, v. egon. 

Egoite, v. egon. 

Egoitste, v. egotzi. 

Egoitza, v. egon. 

EgOki, v. egon. 

Egon, ou egolu, ou egondu, 
egoten (egoilen 1.) g. b. 1. bn. Le n 
est élidé devant t, v. Essai, Ch. II. 
Eu g. b. être, rester, attendre. En 1. 
bn. rester. Les basq. esp. s'en ser- 
vent pour „être" à l'imitation des 
espagnols, qui emploieut„estar" pour 
être ; egon exprime seulement être, 
sans relation d'un datif; dembora 
ederra dago, le temps est beau. 
Egon se conjugue des deux ma- 
nières, nago, ago, dago, etc. et 
egoten naiz; l'impératif est ago, 
zagoz, reste, àego, qu'il reste, etc. 
Benetako erruki ta amodijua da- 
goz. ... b. la véritable compassion 
et le (véritable) amour sont. 

Egon zaitepuka bat, g. attendez, 
restez un peu. 

Egon aldia, g. b. visite. 

Egoitza, 1. bu. egongia, bn. de- 
meure ; de egon-tegia ; egoitza, le 
subst. verbal ; comp. aditza. 



99 



Egoille, 1. celui qui aime à rester 
à la maisou ; de egon-le pour zale ; 
ii élidé, v. Essai, Ch. II. La ter- 
minaison ne peut être Me, syncope 
de egille, comme dans bacher-ille, 
le sens l'indique; i est donc ici 
pour donner le son mouillé à l. 

Egoki, g. b. 1. importer (verbe 
unipers.) appartenir, concerner, con- 
venir. Dagokit niri, il m'importe. 
Eta onestasunari ez dagokion erdi 
agerian ikusi zuenean, Lardizabal. 
Et l'ayant vu (Noé) à moitié nu, 
ce qui ne convient pas à la dé- 
cence. Egoki a toujours un datif 
inhérent et est employé comme en 
esp. estar (être), ou l'anglais to be, 
avec un participe présent. Auzoko 
gizona beti dagokat eske, b. l'homme 
du voisinage me demande toujours; 
litt. m'est toujours demandant; 
me esta siempre pidiendo; is al- 
ways asking me. 

Egoki, g. b. à propos, propre à, 
capable. Zu egokià zera au egileko, 
vous êtes capable de faire cela. 
Comme substantif: propriété, capa- 
cité. Gizonen egokia, le propre des 
hommes, c'est.... Dagokana, g. con- 
cernant; c'est la 3 pers. sing. du 
prés, de l'indicatif de egoki, avec 
datif de la 3 pers. à lui, il con- 
cerne (à) lui; plus n relatif: qui 
concerne (à) lui; plus l'art, a; ce 
qui le concerne = concernant. Ar- 
giiaratuko liôru bat Jesusen biotza- 
rekiko devozioari dagokana, pour 
publier un livre concernant la dé- 
votion au coeur de J. C. 

Egon aldia, v. egon. 



Egondu, v. egon. 

Egongia, v. egon. 

Egorri, v. igorri. 

Egortzi, b. infecter. 

Egosi, egosten, g. b. 1. bn. 
En g. b. cuire; en 1. bn. bouillir. 
En lab. on ne prononce générale- 
ment pas le g. Haragi egosia, 1. 
la viande bouillie. Gizon egosia, 
l'homme bouillant, mauvais; — bn. 
dissimulé. 

Egoskin, bn. décoction ; de egosi- 
egin. 

Chegosi, g. digérer. Selon W. v. 
Humboldt, de ch-egosi, réduire en 
bouillant; klein kochen. 

EgOSkin, v. egosi. 

EgOSte, v. egosi. 

EgOte, v. egon. 

Egotsle, v. egotzi. 

Egotu, v. egon. 

Egotze, v. ego, 3. et egotzi. 

Egotzi, egotzen, g. b. egotze, 

egoitsten, bn. lancer, jeter. Selon 
M. Salaberry faire descendre; mais 
egotzi n'a pas la forme d'un cau- 
satif. P. cite ekoiztea, jeter le fruit 
de quelque arbre; ceci est évidem- 
ment le même mot; il a cite en- 
core, haur egoistea, l'avortement. 
Sugeari errua egotzirik, g. jetant 
la faute sur le serpent. Baldin 
Jaincoaren semea bahaiz egotzak 
eure buru beherera; Test. Rochelle. 
Matt. IV. 6. Si tu es le fils de 
Dieu jette-toi en bas. 

Egotsle, jeteur; de egotzi-le. 

Eragotzi, g. b. surprendre, ar- 
rêter, empêcher. — 1. jeter par terre, 
ébranler, secouer ; de erazo-egotzi. 



100 



Eguaize, v. egun. 
Eguanz, v. egun. 

Egubazten, v. egun. 

Egubena, v. egun. 

Eguerdi, v. egun. 

Egun, g. b. 1. bn. jour; — 1. 
bu. aujourd'hui. Egun on, bonjour. 

Eguneango, g. eguniango, b. quoti- 
dien; egun-ean-go. v. Essai, 49, note 1. 

Eguerdi, g. b. 1. bu. midi; de 
egun-erdi. Le u doit être conservé 
et prononcé ici, puis qu'il appar- 
tient au radical. 

Eguanz, g. b. aurore; de eg'in-anz. 

Egun sentia, g. b. aurore. 

Eguraldi, g. b. egunaldi, 1. P. 
(i. a.) temps; de egun-aldi. Egu- 
raldi ederra, le beau temps. La 
mutation de n eu r est rare, sinon 
entièrement exceptionnelle. 

Egundano, g. egundaino, 1. bu. 
jamais, comme dans: l'avez vous 
jamais vu; et plus exactement, je, 
ail. ever, aug. Litt. jusque est jour. 
Dans notre, Essai, p. 8. nous avons 
décomposé ce mot eu egun-raho, 
jusqu'à-jour, en admettant la mu- 
tation de r eu d, mutation incon- 
testable dans tous dialectes basques : 
erasi, edasi ; ideki, irekij kukudalz, 
kokoralz ; adaki, araki; enada, inara; 
ichedon, icheron; inguda, ingura; 
etc. Rano est formé de ra, vers et «o, 
jusque; ces deux suffixes se ren- 
contrent séparés, comme dans: 
echera, vers la maison; ara, vers 
là; onano, jusqu'ici; orano (orain, 
oran~ùo), jusqu'il présent ; ou unis, 
comme dans: echerano, jusqu'à, 
jusque vers la maison ; zeruraùo, 



jusqu'au, jusque vers le ciel ; on- 
damen au egin zaneràho, jusqu 
qu'était faite cette destruction ; 
zan, 3. pers. siug. imparf. et rano. 
M. le capitaine Duvoisin, dans une 
critiqua de notre Essai de gram- 
maire, déclare, saus la moindre 
hésitation, que „le prétendu suf- 
fixe rano n'existe pas" Ceci est 
clair, mais ne prouve pas pour la 
perspicacité de l'auteur, auquel 
échappe un mot d'un usage si fré- 
quent et cela encore dans sa propre 
langue ! Autant vaudrait nier que 
„jusque" existe en français. Un peu 
plus loin dans la même brochure 
M. D. se demande si la variante 
r pour d existe ! On a vu plus 
haut si elle existe. Quand on en 
est eucore à se demander de pa- 
reilles choses on ferait mieux de 
ne pas se charger d'écrire des cri- 
tiques linguistiques. Enfin M. Du- 
voisin, qui sait si bien sa langue, 
a eu la bonté de nous corriger et 
de nous dire que egundano est la 
contraction de egnnera dino. 

Ceci est une nouvelle erreur; si 
egunera d'no donne une forme syn- 
copée, ce n'est jamais egundano, 
mais eguneraino, par suite de la 
chute du d, et puis eguneraùo; mais 
ceci prouverait justement le con- 
traire de ce que M. D. a voulu 
prouver, c'est-à-dire que rano n'exis- 
te pas. M. D. paraît croire qu'on 
entend par contraction la dispari- 
tion arbitraire de quelques lettres 
{era) et l'introduction de quelques 
autres (a après d) ! Laissons cela. — 



101 



11 n'y a donc aucun cloute que 
rano existe, mais il nous semble 
aujourd'hui que egvndaîio, doit 
s'expliquer d'uue autre façon et 
mieux; savoir de egun-da-no, jus- 
que est jour. Ceci laisse parfaite- 
ment intact ce que nous avons dit 
par rapport au suffixe rano. No- 
tre supposition nous paraît d'au- 
tant plus probable, qu'elle nous 
donne l'explication de la forme dino, 
qui est restée obscure jusqu'à pré- 
sent. Le a de da, il est, devient 
e quand n ou l suivent; ainsi 
da-n fait den; da-la fait delà, etc.; 
da-no peut donc être devenu deno, 
et comme le son mouillé de n est 
rendu dans les dialectes basq. fr. 
par i (comp. baino = baiïo, zein = 
zeli, etc.), deno est devenu deino et 
par corruption dino, et eu bise, g'ino 
par suite de la permutation de d 
et g; comp. dupela, chindurri. Ces 
formes correspondent parfaitement 
au guip. dano, qui ne change pas 
a en e. Rano et dano, existent 
donc tous les deux: jusque vers 
et jusque est. 

Nous n'aurions pas pris la peine 
de réfuter si longuement l'opinion 
de M. Duvoisiu, dont M. Vinson 
avait déjà fait justice dans la 
„llevue linguistique, Ô"' c aimée, p. 
451" et nous même dans uu des 
journaux de Bayoune, si ce n'était 
que l'hypothèse de M. Duvoisiu, 
qu'il a prise chez Darrigol (Diss. 
Apol. p. 74), ne trouvât encore 
des partisans. M. Vinsou, dans la 
même Revue, 5 WC année, p. 215. 



fait mention d'un travail (le verbe 
banque) du prince L. L. Bonaparte, 
qui paraît partager l'opinion de 
Darrigol et expliquer rano, comme 
étant une contraction de ra-diuu ; 
dino pour dan-oro, „tout ce qui est." 
Notre article est déjà assez long 
et nous croyons avoir prouvé que 
cette étymologie est au nombre de 
celles, où le hasard joue un beau- 
coup plus grand rôle que la mé- 
thode. En admettant même la chute 
de or, nous n'avous l'explication, 
ni du changement des voyelles 
{dano, deno, dino), ni de l'n mouillé. 
Comp. encore ra et no. Selon notre 
explication, il a été rendu compte 
de toutes les lettres, sans faire 
violence à une seule. 

Egunka, g. b. 1. bu. jour par 
jour; de egun-ha. 

Egunian egunian, b. tous les jours; 
de egun-ian qui est ean dans les 
autres dialectes. 

Egunaz, g. b. 
eguna-z. 

Eguneko, bn. 
eguneco oguia igue egunecotzat. Luc. 
XL 3. Donne nous aujourd'hui 
notre pain quotidien. 

Egunorozko, bn. quotidien; de 
egun-oro-z-ko. 

Egubazten, b. mercredi; syn. de 
asteazken ; de egun-azten. Le n élidé 
comme dans eguanz, eguerdi, egu- 
aize, etc. ; le 6 intercalé à cause 
de l'a suivant. 

Egubena, b. jeudi; syn. ùeoste- 
gun; de egun — ? 

Egundu, egunizen, bn. se lever 



1. de jour; de 
quotidien. Gure 



102 



eu parlant (du jour); egundu da, 
le jour est venu. 

Eguraslu, egurastutzen, g. aérer, 
exposer au jour. Kainek Abeli esan 
zion eguraslu bat artzeko aitzakiare- 
kin. Caïn dit à Abel sous prétexte 
de prendre l'air, le frais. Ici egu- 
raslu (adj. verb.) est pris substan- 
tivement. 

Egunaldi, v. egun. 

Egunaz, v. egun. 

Egundaino, v. egun. 

Egundano, v. egun. 

Egundu, v. egun. 

Eguneango, eguniango, v. 

egun. 

Eguneko, v. egun. 

Egunka, v. egun. 

Egunorozko, v. egun. 

Egun sentia, v. egun. 

Eguntze, v. egun. 

EgUT, g. b. 1. bn. bois à 
chauffer. 

Egurrola, g. l'atelier du charpen- 
tier; de egur-ola. 

Egurtegi, g. b. 1. bn. bû- 
cher, endroit où l'on garde le 
bois. 

Egur egitea, 1. P. couper (litt. 
faire) le bois. 

Eguraldi, v. egun. 

Egurastu, v. egun. 

Egurrola, v. egur. 

Egurtegi, v. egur. 

EgUZki, g. b. iguzki, 1. bn. 
soleil. M. Fabre (Guide de la con- 
versation) écrit iruzki et M. Vin- 
son, Revue ling. III. 452, donne 
les formes iluzki, iduzki; nous ne 
les avons pas encore trouvées ail- 



leurs. Il est très probable que 
eguzki est formé de egun; pour la 
chute de n comp. eguanz, eguaize, 
egubazten, egubena ; mais qu'est-ce 
que la terminaison? peut-être gai 
contracté en ki, comme izuzki, balai, 
litt. chose à (enlever) saleté. Eguzki 
serait alors, chose à (donner) jour, 
lumière ? 

Iguzkiz iguzki, 1. du matin au 
soir. 

IguzMtalu, iguzkitatzen, 1. étendre 
au soleil. 

Ehaile, ehaille, v. eo. 
Ehaite, ehaitu, ehaitze, v. eo. 

Ehe, 1. bn. eau de lessive. 

Eheinatu, eheinatzen, 1. 
soigner un malade. 

Ehin, 1. facile; ehinki, adv. mots 
d'O. selon P. 

Eho, v. eo et ego, 3. 

Ehoaltzea, v. eo. 
Ehoite, v. ego, 3. 
Ehotze, v. ego, 3. et eo. 

Ehortsi, ehortzen, 1. ihortzi -, 

bn. ensevelir; — l. se cacher. 

Ehorlsiko nalzayo, je me cache- 
rai de lui. P. 

Ehortsleku, ehortstoki, 1. cime- 
tière; de ehortsleku et toki. 

E/iortsle, e/iortzaille, 1. fossoyeur ; 
de ehorls-egille. 

Ehortsle, v. ehortsi. 

Ehortsleku, v. abrfei 

Ehortstoki, v. ehortsi. 

Ehortzaille, v. ehortsi. 

Ehortze, v. ehortsi. 

Ehun, v. eun, 1. et eo. 

Ehundegi, v. eun, 2. 

Ei, 1. b. particule dubitative 



103 



comme omen. Ktorri et tla, on dit 
qu'il est venu. 

Ei, 2. g. kei, 1. étable de co- 
chons En lab. étable, en général. 

Eihar, 1. bn. moulin. 

J'iharzain, 1. meunier; eihar-zain. 

Eiharzain, v. eihar. 

Eitate, bu. procrd»'. 

Eite, bu. ressemblance. 

Eiz, g. chasse ; ikizi, l. bn. chasse, 
gibier. 

Eiztari, g. ihiztari, 1. bn. chas- 
seur; de eiz ttihiz-ari, 4. t euph. 

Eizean egin, g. chasser. 

Eizalu, eizatzen, g. ihiztatu, ïhiz- 
talzen, 1. bn. chasser. 

Eizatu, eizatze, v. eiz. 

Eiztari, v. eiz. 

Ekach, v. ekaitz. 

Ekai, v. gai. 

Ekaitz, g. 1. ekack, b. nekhaitz, 
bu. tempête, orage; de aize,haize, 
vent? mais d'où vient « ou w? 
Pourrait- ou rattacher nek à aeke, 
travail, peine, dans le sens d'un 
vent dur? 

Ekan, v. eharri. 

Ekandu, b. coutumes, moeurs ; 
syn. de oitura, g. 

Ekanza, g. image; ce mot est 
inconnu à Zarauz (Guip.) Norenak 
dira daukazkien ekanza eto izkiro- 
tallua, St. Luc. XX. 24. dial. g. 
société bibl. de Londres. De qui 
a-t-il l'image et l'inscription? 

Ekarara, l. bourrasque. Hau 
da uriaren ekarara ! quelle bour- 
rasque de pluie! 

Ekararazi, v. ekarri. 

Ekark, v. ekarri. 



Ekarri, ekartzen, g. b. 1. 

ek/iarri, bn. porter, apporter, ame- 
ner; g. mener, (p. ex. la vie). 
Ce nom verbal se conjugue des 
deux manières dans les dialectes 
basq. esp. L'impératif est: ekark, 
ekan, porte; bekar, qu'il porte; se- 
lon P. ekarrak, ekarran. — En bn. 
dit M. Salaberry, on ne fait pas 
de différence, comme en français, 
entre porter et amener ; mais ekharri 
signifie amener, et eraman, emme- 
ner; du moins si nous compre- 
nons bien M. S. 

Erakarri, g. 1. ekararazi, 1. ap- 
peler, dans le sens de faire venir; 
erakarri, bn. M. Salaberry l'écrit 
sans h; faire porter, faire venir; 
de erazo-ekarri. 

Il nous paraît que c'est de ekarri 
que vient le suffixe garri, qui forme 
un très grand nombre d'adjectifs : 
arrogarri, orgueilleux, ahalgegarri, 
honteux, etc. etc. c. a. d. porté à, 
enclin à l'orgueil, à la honte, etc. 
etc. Cette forme d'adjectifs se re- 
trouve dans d'autres langues ; p. 
ex. en holl. et en ail. le participe 
présent du verbe qui nous occupe 
ici, porter, rend le même service 
que garri ; haatdragend; holl. ran- 
cunier; de haat, haine, et dragend, 
portant; fruchtbringend, fruchttra- 
geud, ail. fertile, de frucht, fruit 
et briugend, apportant, tragend, 
portant. Tous ces adjectifs de- 
vraient avoir une signification ac- 
tive, ce qui n'est pas toujours le 
cas; nous trouvons chez Larra- 
mendi le mot de estimagarri, âpre- 



104 



ciable, esp. estimable ; la masse de 
mots qui a été fabriquée dans une 
ignorance totale du caractère de 
la langue, p. ex. tous les mots 
qui commencent par „des" des- 
argitu etc. etc. prouve qu'ils sont 
de date récente; ceci ne peut donc 
être un argument contraire à notre 
supposition. — Comme les adjec- 
tifs sont employés substantivement, 
il va sans dire qu'il y a beaucoup 
de substantifs terminés par garri 
ou karri, selon les lois phonéti- 
ques: lotkarri, porté à saisir, à 
prendre; lotkarria, le (la chose) 
qui est porté à saisir = em- 
plâtre. 

Il est souvent difficile dans les 
autres langues d'établir la généa- 
logie des mots et bien plus en- 
core dans la langue basque qui 
doit tirer tous les éclaircissements 
de son propre fonds; aussi ne 
nous risquerons nous pas à fixer 
si tel mot a précédé tel autre; 
si km p. ex. existait avant ekarri, 
mais il nous semble que la racine 
kr (kar, kor, kur) se retrouve dans 
kure, inclination (être porté à) 
comme dans ekarri. 

Ekartze, v. ekarri. 

Ekhaina, bn. juin. 

Ekharri, v. ekarri. 

Ekhey, v. gai. 

Ekhi, eki, bn. soûl, soleil. Peut- 
être de ekin, avancer, monter; nous 
trouvons ce nom verbal seulement 
chez P. 

Eki, v. ekhi. 

Ekin, ekiten, g. b. entrepren- 



dre, commencer, attaquer. L'es- 
pagnol „acometer" a ces trois signi- 
fications différentes que le basque 
lui aura prises. Ekhin, ekhiten, 1. 
avancer. * En guip. ce nom verbal 
régit 'le datif dans toutes les ac- 
ceptions. Nere lanari ekiteko, pour 
entreprendre mou travail. Eta Je- 
msaleni ekin bano lenago, avant 
d'attaquer Jérusalem. Eta hala 
baldin haserre direnen eta hauzitan 
dabiltzanen hartean, ongunderik, eta 
abenikoarik egin nahi baduzu, ez 
berehala lehenbiziko egnnean eklt'ut, 
utzkitzu, baldin nahi baduzu kolpea 
segur egin, apur bat holzlera. . . 
Axular a. éd. p. 302. n. .éd. p. 126. 
Et ainsi si vous voulez faire paix 
entre ceux qui sont eu colère et 
en procès, n'avancez pas de suite 
le premier jour, si vous voulez 
avoir un coup sûr pour les refroi- 
dir M. L'abbé Inchauspe a 

corrigé (?) ekhin en egin, ce qui 
rend la phrase inintelligible. Au- 
rait-il ignoré la signification de 
ekhin? on le dirait. 

Ekin, paraît si rattacher à ig, ik, 
d'autant plus que eraikilzea, irai- 
kitzea, signifient, selon P. faire 
monter; c. a. d. qu'ils sont loi 
causatifs de ekin; erazo-ekin, et de 
là la forme syncopée irakin, bouil- 
lir, qui ne pouvait être mieux 
rendu que par, faire mouler. 

Ekitô, v. ekiii 

Eko, l.non, nom. i, en tutoyant;i .a. 

Ekoizte, v. egotzi. 

Ekoratze, 1. se taire; mot d'O. 
selon P. i. a. 



105 



Ekosari, 1. fève; i. a. 

EkUTU, 1. tranquille. 

Ekurugait:, iuquiet; de ekuru- 
gaitz. Otso gosea ekurugaitz, prov. 
d'O. L'ours affamé est iuquiet. 

Ekurugaitz, v. ekuru. 

El, eldu eltzen, g. b. M, 

heldu, heltzen, 1. bu. La significa- 
tion primitive de ce nom verbal 
sera bien celle qu'il a dans les 
dialectes lab. bn. et bise, venir; 
puis parvenir, atteindre. En g. 
etorri a pris la place de el, qui 
signifie aujourd'hui mûrir, saisir; 
dans ce sens-là le dial bise, s'en 
sert aussi. Gizonik eldueuak, g. 
les plus mûrs des (d'entre les) hom- 
mes. Sagar oi/ek ondu elduak dira, 
g. Ces pommes sont mûres; litt. 
ces pommes sont bien venues; ici 
on dirait que la signification pri- 
mitive reparaît; mais l'on ne s'en 
rend pas compte puisque el n'est 
pas eu usage pour venir; cela 
s'expliquerait mieux si c'était un 
des dialectes basq. fr. qui se servit 
de cette expression et qui l'aurait 
prise du français; comp. mal venu, 
belle venue. — El akio besolik, g. 
Saisis-le par le bras, {akio est la 
2 pers. de l'impératif, toi à lui). 
Le radical el est généralement 
peu usité eu guip. 

Eriotzia eldu baho leenago peni- 
tenzia egiazkoa egin, b. Doctr. eusq. 
B. Olaechea. 59. il faut faire vé- 
ritable pénitence avant que la mort 
ne vienne. 

Elkidalu, elkidalzen, g. convenir; 
de el-hide-tu. La signification pro- 



pre de el reparaît ici, mais nous 
ne pouvons par garantir que ce 
nom verbal soit en usage. 

lleldura, 1. avancement ; de hel- 
dura. IJeldurarik ezlu bere egite- 
koetan, 1. il n'avance pas dans ses 
affaires. 

Helbide, l. /telmeu, bu. portée, 
de liel-bide et men. 

Helbidean, bn. à portée, de hel- 
bidea-n. 

Elbarri, g. estropié. 

Elàarrilu, elbarritzen, estropier. 

Eldarnio, 1. rêve; i. a. syn. 
de ametsa. 

Elder, bu. bave. 

Eldersu, baveux ; de elder-lsu. 

Eldu, v. el. 

Ele, g. elhi, 1. (i. a.) troupeau 
de grand bétail. 

Eleiza, g. elechia, b. eliza, 1. 
bn. église. 

Elemamia, 1. levain. 

Elgar, v. elkar. 
Elgorri, b. rougeole; de el-gorri? 
v. gelberia. 

Elhar, 1. bruyère; i. a. 
Elhatari, v. elhe. 

Ellie, 1. bu. parole; propos, dis- 
î cours, fable. 

Elheka, bn. en conversation; de 
elhe-ka. 

Elhekatu, bn. parler, faire la con- 
versation. 

Elkeberri, 1. discours frivole; de 
elhe-berri. 

Elhesari, 1. louange; elhe-sari. 

Elhatari, 1. beau parleur; de 
el/ie-ari, avec t euph. comp. eizlari. 

Elheberri, v. elhe. 



106 



Elheka, elhekatu, v. elhe. 

Elhesaria, v. elhe. 

Elhi, v. ele. 

Elhorri, v. elorri. 

ElhUT, v. elur. 

Eliza, v. eleiza. 

Elkar, g. 1. alkar, b. elgar, 
bn. On trouve aussi eikor, 1. L'un 
et l'autre. La forme bn. est la 
meilleure, selon les lois phonéti- 
ques ; v. Essai, Ch. IL Faudrait-il 
voir dans elJcar un composé de el- 
garri, porté, enclin à venir; se 
réunir, se mettre ensemble; en- 
semble? Ellcar maite dute, 1 ils 
s'entr'aiment 

ElkarreMn daude, 1. ils demeu- 
rent ensemble. Gau-egunak elkarri 
jarraituko zitzayeztela, g. que le 
jour et la nuit se suivront l'un 
l'autre. 

Elkarganeko, g. alkai reganako, b. 
elkarganako, 1. réciproque ; de elkar- 
ganako. 

Elkartu, elkartzen, g. alkarlu, b. 
se réunir. 

Elkarte, g. union, concorde. 

Elkargo, g. assemblée, compagnie • 
de elkar-go. 

Elkargun, g. compagnon ; la ter- 
minaison n'est pas claire. 

Elkargarri, g. sociable; de elkar- 
gnrri. 

Elkarganeko, elkargana- 
ko, v. elkar. 
Elkargarri, v. elkar. 

ElkargO, v. elkar. 
Elkargun, v. elkar. 
Elkarte, v. elkar. 
Elkartu, elkartze, v. elkar. 



Elkhor, elkhortu, v. eikor. 
Elkhorreria, v. eikor. 
Elkidatu, v. el. 
Elkidatze, v. el. 

Elkoit, 1. sauf; syn. de l ekat. 

Eikor, g- 1. sec, sécheresse. 

Eikor tu t elkortzen, g. 1. sécher. 

Elkhor ; bn. sourd; très proba- 
blement le même mot que eikor. 
Le lat. surdus signifiait d'abord 
obscur, puis sourd; v. Fick. Vergl. 
Wb. Cependant comp. gor, agor. 

Elkhortu, bn. devenir sourd. 

Elkhorreria, bu. surdité; de el- 
khor-eria. Un des rares mots où 
eria n'est pas devenu keria. 

Elkortu, elkortze, v. eikor. 

Elorri, g. b. elhorri, I. bn. 
épine; aubépine, ronce. 

Eltze, 1. v. el. 

Eltze, 2. g. 1. elze, bn. pot en 
terre pour la soupe. A Guéthary 
on nous a dit que le eltze est 
toujours en terre et le duphin en 
fer. Selon M. Salaberry ces mots 
sont synonymes. D'irakien ellzeari 
etzayo ulia lolzen, P. la mouche ne 
s'attaque pas à la marmite qui bout. 

Eltzo, v. elzo. 

Elur, g. elhur, 1. edur, b. neige. 

Elzaborra, bn. grand instru- 
ment de musique produisant un 
son désagréable, dont on fait usage 
pour les charivaris. M. Salaberry. 
Nous ne connaissons pas l'instru- 
ment dont parle M. Salaberry; 
mais elza borra doit se rattacher 
à eltze. La musique ou plutôt le 
bruit d'un charivari se fait avec 
les poêles et les marmites. La ter- 



107 



minaisou aôorra n'est pas claire ; 
comp. abarrots. 

Elzar, 1. guêpe; bu. petit ver 
dans la viande gâtée. 

Elzaiir, 1. noix ; comp. inchaur. 
Elzaur bano azanlza geyago, plus 
de bruit que de uoix. 

Elzaur mamia, elzaurkia, cerneau. 

Elzaurondo, noyer. 

Elzaurkia, v. elzaur. 

Elzaurondo, v. elzaur. 

Elze, v. eltze, 2. 

Elzo, 1. eltzo, bu. toute sorte de 
petits moucherons. Guidari itzuac 
eltzoa irasten duçue eta camelua 
iresten, Matt. XXIII, 24. Test. 
Rochelle. Conducteurs aveugles vous 
coulez le moucheron et vous avalez 
le chameau. 

Ema, v. eme. 

Emagin, !• emain, bu. sage- 
femme; de eme-egin? 

Emain, v. emagin. 

Emaite, v. eman. 

Emaitza, v. eman. 

Emak, v. eman. 

Emakidatu, emakidatutze, 

v. ema n. 

Emakume, v. eman. 

Eman, eniaten, g. emon, emo- 
ten, b. eman, emailen, 1. bn. don- 
ner. De la conjugaison régulière 
il est resté l'impératif et le pré- 
sent du subjonctif: emak, emok, 
donne; berna, bemo qu'il donne. 
Demadan, demazun, deman, que je 
donne, etc. Gogo emoc cure buruari, 
Tim. IV. 16. Test. Rochelle; songe 
à toi. 

Emaitza, g. 1. cadeau ; — 1. bu. 



générosité. Paraît être le subst. 
verbal en tze ; comp. aditza. 

Emakume, g. 1. femme ; de eman- 
hume; k pour h, v. Essai, Ch. IL 
Emakidatu, emakidatutzen, g. con- 
céder; de eman-hide-tu ; k pour h, 
v. Essai, Ch. IL 

Eraman, eramaten, g. 1. bn. em- 
porter, emmener; — g. supporter, 
porter; de erazo-eman. Berri min- 
garri au eraman zion, il lui porta 
cette douloureuse nouvelle. Ouek 
ezin zituen Agaren lotsagabekeriak 
eraman, celle-ci ne put supporter 
les insolences d'Agar. 

Emate, v. eman. 

Emazte, g. b. 1. bu. emazteki, 
1. femme mariée. Emazte paraît se 
rattacher à eme, mais que signifie 
la terminaison? 

Emazteki, v. eme. 

Embalditu, embalditzen, 1. 
estropier; être perclus. 

Embeïa, bn. envie; du français 
envie; b pour v, et par conséquent 
m pour n. 

Embor, g. ampor,b. ivrogne;syn. 
de moskor. Comp.l'esp.emborrachar. 

Eme, g. b. 1. bn. femelle; — 
1. bn. doux. 

Emeki, 1. doucement ; de eme-ki. 

Emetasun, 1. douceur; de eme- 
tasun. 

Ema t ematv, bn. adoucir, calmer. 

Emerdia, g. 1. l'accouchée; de 
eme-erdi? En holl. en style très 
familier, ce que les anglais appel- 
lent slang, on dit „iu tweeeu val- 
len," tomber en deux. 

Emeki, v. eme. 



]08 



Emcn, g. b. hemen, 1. bu. ici. 

Emenche, g. b. 1. ici-même; de 
emen-che ; v. Essai, p. 27. 

Emendik, g. emetik > b. hemendik, 
1. hementik, bn. d'ici. La forme bn. 
pèche contre les lois phonétiques, 
v. Essai, Ch. II. M. Archu et M. 
Salaberry la donnent, mais Larra- 
mendi, guidé par l'oreille, écrit cor- 
rectement emeiik. On ue peut faire 
suivre emen du suffixe ra, on em- 
ploie alors ona; onara, onarano. 

Emenche, v. emen. 

Emendatu, emendatzen, 1. 

bn. augmenter. 

Emendik, v. emen. 

Emerdia, v. eme. 

Emeretzi, v. amar. 

Emetasun, v. eme. 

Emetik, v. emen. 

Emezortzi, v. amar. 

Emok, v. eman. 

Emon, v. eman. 

Emote, v. eman. 

Emparau, b. au plur. empa- 
raubak, les autres, ces autres, le 
reste. Ce mot paraît être composé, 
mais nous ignorons comment. Ze- 
gaitïk bada mutil gazte oneek egin 
ez ebeen emparaubak egin ebeena? 
Moguel, p. 150. Pourquoi donc ces 
jeunes gens n'avaient-ils pas fait 
ce qu'avaient fait les autres. Bera- 
gandik artnten dogu izale ta empa- 
rauba, Moguel, p. 8. De lui nous 
avons reçu l'être et le reste. 

Emparatu, 1. empàaratu, bn. pro- 
téger, empêcher; de l'esp. amparar. 
Endelgija, g. endellegna, 1. in- 
telligence. 



Endrezera, 1. sentier; taille, 
maintien, i. a. Garputzeko endre- 
zera, Axul. 592 a. éd. 424. u. éd. 
Le maintien du corps. Ne faudrait- 
il pas rattacher ce mot à: endres- 
sar, endrezar, redresser, diriger? 
v. L. R. 

Enada, g. inhara, 1. bn. enhara, 
inara, 1. P. hirondelle. Pour la 
permutation de r en d, v. egun- 
dano, s. v. egun ; pour celle de h 
et n v. chingar. Gau-enhara, 1. 
chauve-souris, P. 

EnC, b. 1. bn. mon; syn. de 
nere. Ela eue gveia hire duc, T 
Rochelle, Luc. XV. 31. Et tout 
mon bien (litt. mon tout) est (le) 
tien. 

Enea, le mien. 

Engoitik, 1. désormais; bn. 
déjà. Devra être rattaché à goi, 
mais comment? de „eu" esp. et goi- 
tik ; comme „en adelante?" 
Enhara, v. enada. 
Enkantu, bn. réduire à l'immo- 
bilité. Nous ignorons d'où vieut 
ce mot; mais sous cette forme il 
n'a pas l'air basque, tout comme 
les suivants qui commencent par 
enk. 

Enkante, bn. positiou dange- 
reuse. Sal. 

Enkara, bn. prendre des allures 
pour une action, néanmoins sans 
l'exécuter. Sal. 

Enkhelo, bn. imbécile. Sal. Ce 
mot fait penser à l'ail, eitizel. 

Knkiii.nm, bn. grimace niaise; 
du fr. ingénu? 

Enkoniadura, v. enkomalv. 



109 



Enkoniatu, bn. s'attrister, de 
l'esp. enconia. 

Enkoniadura, tristesse. 

Entortu, entortze, 1. P- Vo- 
mir, i. a. 

Extiiabalo, bu. balancement, ir- 
résolution. 

Entrenxak, bn. les articulations 
du corps. 

Extregu, 1. habile, apte. P. i a 
Serait-ce du fr. intrigant? 

Entzun, v. enzun. 

Enzun, enzuten, g.l.bn.enézun, 
b. entendre, écouter. Ce nom ver- 
bal est conjugué des deux manières ; 
dantzut, dantzuk, dantzu, danlzugu, 
etc. je l'entends, etc.; danizuzkit, 
je les entends. 

aulsi ukan du çuee orain da- 
cussaçuen eta dançuçuen haur ; Act. 
II. 33. Test. Roch.; il a répandu 
ce que maintenant vous voyez et 
entendez. 

Eranzun, eranzuten, g. erantzun, 
b. répoudre, — 1. réprimander, re- 
prendre; de erazo-enzun. 

Eranzuera, g. réponse; de eran- 
znn-era. 

Eranzuki, 1. reproche, réprimande. 

Eranzukide, erantzupide, g. rela- 
tion, rapport; de eranzun- kide, à 
l'imitation de l'esp. cou-respouden- 
cia. Alako erantzupidea gordelzeko ; 
Lardizabal; pour s'abstenir de tel 
rapport. « 

Enzute, v. cnzu.n. 

Eo, eotzen, g. eyo, ei/oten, b. 
eho, ehotzeu, bu. ehailu, e/iailzen, 
ou ehaiten 1. tisser. Eu b. et bn. 
tisser et moudre, indifféremment. 



En g. moudre est ego, comme on 
nous l'a dit ;\ Zarauz ; mais Lar- 
ramendi donne eo et ego pour tis- 
ser et pour moudre. P. cite ehoalt- 
zea, tisser ; et ehailea, faire moudre. 
Cet accord des trois dialectes a 
n'avoir qu'uu mot pour indiquer 
les deux verbes, rend la différence 
que fait le guip. douteuse. Eo 
sera la syncope de ego. Il est en- 
core possible que ces deux mots 
n'aient rien à faire l'un avec l'autre. 

Eun, g. b. toile. Le mot eula 
que donne I.arramendi n'est pas 
connu dans le Guip., dumoius pas 
à Zarauz. 

Ennle, g. b. eliaille, 1. ehaile, 
bn. tisserand; de eun-le et ehai-le. 

Ehuna, 1. le métier de tisserand. 
P. Ehunean emaitea, mettre au 
métier. Ici reparaît la forme guip. 
eun; ainsi que dans : 

Ehundegi, bu. atelier de tisse- 
rand; de ehun-tegi-, comme dans 
ekuna, ou retrouve ici le g. eun. 

Eosi, v. egosi. 

Eotze, v. eo. 

Epai, 1. v. ebaki. 

Epai, 2. g. arrêt, sentence. 

Epailla, epaille, v. ebaki. 

Epaitze, v. ebaki. 
Epaixka, v. ebalsi. 
Epaki, v. ebaki. 

Epatu, epatze, v. epe. 

Epe, g. b. 1. ep/ie, bn. terme, 
délai. 

H/)(Uu, epatzen, 1. fixer un terme. 

Epel, g. b. 1. ephel, bn. tiède. 

Epeltasun, g. b. 1. tiédeur; de 
epel- ta x a h. 



110 



Epeldura, g. b. 1. attiédissement; 
de epel-dura. 

Epeldu, epellzen, g. 1. tiédir. 

Epeldu, v. epel. 

Epeldura, v. epel. 

Epeltasun, v. epel. 

Epeltze, v. epel. 

Eper, g. b. 1. perdrix. Faut-il 
parler de Pétymologie que propose 
M. de Chareucey, qui coupe la 
dernière syllabe du latin perdix 
ou de l'esp. perdiz (per) et y ajoute 
un e prosthétique, eper. 

Eperdi, v. epurdi. 

Ephai, v. ébahi. 

Ephaille, v. ébahi. 

Ephaitzen, v. ébahi. 

Ephe, v. epe. 

Ephel, v. epel. 

Epurdi, ipnrmamia, g. eperdi, 
b. iphurdi, 1. bn. cul. 

ERA,g.air, mode.manière; de l'esp. 
aire ? Iùillera, manière de marcher. 

Erara, selon, de era-ra ; ou est- 
ce une variante de arara? 

Eraztu, erazlutzen, eralu, eratu- 
tzen, proportionner. 

Eraantzi, v. janzi. 

Eraatsi, v. jachi. 

Erabai, v. ébahi. 

Erabaki, v. ébahi. 

Erabe, ennemi, quel dialecte? 

Erabilli, v. ibilli. 

Eracheki, v. ick. 

Erachi, v. jachi. 

Erachiki, v. ick. 

Eradate, v. edan. 

Eradoski, v. edosH 

Eraduki, v. euhi. 

Eragille, v. egin. 



Eragin, v. egin. 
Eragotzi, v. egolzi. 
Eragozte, v. egolzi. 
Eraiki, v. jaiki. 
Eraikitze, v. jaiki. 
Erain, v. egin. 
Erakarri, v. eharri. 
Erakasi, v. ihasi. 
Erakaxi, v. ihasi. 

Erakin, v. irahin. 

Erakite, v. irahin. 

Erakusaldi, v. ihusi. 

Erakusi, v. ihui. 

Erakusle, v. ihusi. 

Erakuste, v. ïhusi. 

Erakutsi, v. ihusi, 

Eralde, bn. farine qui reste 
après que les pierres en ont rendu 
la masse. 

Eraman, v. eman. 

Eramate, v. eman. 

Erantzi, erantzitzen, eraz- 
ton, g. b. erauntzi, eraunsien, 1. 
(i. a.) eraunzi, bn. déshabiller. 
Selon Zabala de erazo-janlzi. 

Erantzun, v. enzun. 

Erantzupide, v. enzun. 

Eranzuera, v. enzun. 

Eranzuki, v. enzun eterratdsun. 

Eranzukide, v. enzun. 

Eranzun, v. enzun et errantsun. 

Eranzute, v. enzun. 

Erasan, v. esan. 

Erasi, v. erausi. 

EraSO, 1. v. esan. 

Eraso, 2. erasotzen, g. at- 
taquer, battre; tomber, eu parlant 
de la pluie; ce nom verbal r 
le datif. Lau ayeh bostai eraso 
sietenean, quand ces quatre (rois) 



111 



eurent battu les cinq. Euri-jasa 
izugarri batek eraso zion, une pluie 
épouvantable tomba. La même ex- 
pression se retrouve à peu-près 
dans: pluie battante. 

Erasotzalle, g. envahisseur; de 
eraso-lzalle, 

Erasotzalle, v. eraso, 2. 

Erasotze, v. eraso, 2. 

Eraspena, b. affection, passion. 

Eraste, v. erausi. 

Eratzan, v. etzin. 

Eratzate, v. etzin. 

Erauki. Ce mot se trouve chez 
Axular, p. 365. P. le cite, mais ne 
l'explique pas; il dit „erauqui est 
quand on dit, je me rends, je 
vous cède. Erauqui dioçoçu ossa- 
sun doblea, guérir l'âme et le corps." 
Tout cela n'explique pas le passage 
d' Axular. 

Eraunsi, g. eraunxi, bn. erauntsi, 
selon Lardizabal. Ce nom verbal 
signifie en g. répandre, verser, 
couler, v. Larr. s. v. llovioso ; en 
bn. selon M. Salaberry, agir, tra- 
vailler ; il ne donne pas d'exemple 
pour cette acception ; mais il ajoute 
que eraunxi est le participe passé 
du verbe ari(\) L'exemple donné 
à l'appui de cette assertion, montre 
comment M. Salaberry a été induit 
en erreur: euria ari da? pleut-il? 
ez orai, bena eraunxi du orachtean, 
nou actuellement, mais il a plu 
tantôt. La signification de „couler" 
paraît donc s'être perdue daus les 
dial. basq. fr. et de là la confu- 
sion. En g. eraunsi se conjugue 
régulièrement; ou dit euriari <la- 



rauntsa ou daraunsa, il pleut ; plus 
généralement cependant : euria ari 
da. Larramendi ajoute que dans 
l'acception de couler, (la pluie 
coule, tombe) on met le sujet au 
datif, euriari ou chingorrari daraunl- 
sa, il pleut, il grêle ; sans cela au 
nominatif: hitzontziari chorakeria 
daraunsa; au parleur il lui découle 
des sottises. Nous ne nous expli- 
quons pas l'emploi du datif, tout 
aussi peu ici qu'avec le nom verbal 
eraso, 2j peut-être faut-il en chercher 
la cause en ce que la signification 
primitive s'est perdue à peu près 
dans les dial. basq. esp. et tout- 
à-fait dans les dial. basq. fr; té- 
moin l'exemple bn. cité plus haut, 
et l'emploi de eraunxi en souletin ; 
dans ce dialecte, à ce qu'on nous 
a dit, ce nom verbal est employé 
pour „faire" dans toutes sortes 
d'acceptions. En prêtant à „faire" 
une signification encore plus vague 
(egin, faire, sert comme auxiliaire 
en bise), on pourrait comparer les 
phrases : le temps est à la pluie, 
il est à son travail ; et encore mieux 
le holl. het is aan het regenen 
(aan = à); litt. il est à pleuvoir, 
au basque : euriari daraunsa. L'hy- 
pothèse n'est pas très satisfaisante, 
nous l'avouons; aussi reste-t-il en- 
core à expliquer la forme de eraunsi 
qui semble être celle d'uu causatif ; 
erazo — ? Comp. erautsi. 

Eraunxi, bn. ondée. 

Eraunste, v. erantzi. 

Erauntzi, v. erantzi. 

Eraunxi, v. eraunsi. 



112 



EraiUlZi, v. erantzi. 

Erausi, erausitzen,g. iraunsi, 

b. erasi, erasten, 1. bn. edasi, edus- 
ten, 1. (d pour r, coinp. egundano); 
bavarder, murmurer. Edasi n'est 
plus en usage eu lab. bieu que le 
substantif verbal edasia, le bavar- 
dage, et edasle, bavard, se soient 
conservés. Erausi et erasi se con- 
juguent aussi régulièrement; le 
premier a donné, darausHt, daraus- 
Hzu, darauslio, etc. je bavarde, etc.; 
le second, darasat, darasazu, da- 
rasa, etc. Cette dernière forme cor- 
respond en lab. à chanter, dans 
la phrase familière: qu'est-ce que 
tu me chantes? zer darasak (mas.), 
zer darasan (fém.) ; dans la pronon- 
ciation le r est généralement élidé. 
Erausi et erasi ne sont évidemment 
que deux variantes d'un même mot, 
qui a en guip. deux significations 
différentes; erausi est bavarder; 
erasi, parler avec colère, hablar en 
furia. Ceci rappelle l'esp. hablar, 
parler, qui est devenu hâbler en 
français ; il est possible que de la 
même manière le dial. g. ait pris 
erasi du lab. en modifiant légère- 
ment la signification. Le h qui se 
trouve dans darausHt, indique peut- 
être l'accusatif plur. „les" (pour pa- 
roles ?) comme c'est généralement 
le cas. Ceci expliquerait en même 
temps la forme transitive du verbe 
[d initial, caractéristique de l'ace, 
sing.), qui au fond devrait être 
intransitive. 

M. Mahu (Baslt. Sprachd. p. XX), 
considère erausi comme le causatif 



de eusi; erazo-eusi, ce qui nous 
semble très-probable; surtout après 
avoir fait une légère correction; 
ce n'est, pas eusi, mais ausi, qu'il 
faut; eusi est donné par Larra- 
mendi dans le supplément de sou 
dictionnaire, mais ce mot est in- 
connu; il faut ausi, b. contraction 
de *adausi, lab. ou bn? v. ces mots. 
Pour la chute de d, comp. aitu = 
aditu ; baut = badut, euhi = iduhi, 
etc. L'explication de M. Mahu de- 
vient ainsi plus probable encore; 
nous avons donc erazo-ansi, con- 
tracté en erausi. Ce qui change 
cette hypothèse en certitude, c'est 
la signification de erausi, en guip. 
bavardage, et en bn. aboiement. 
La forme bise, iraunsi, paraît être 
une corruption ; la conjugaison est 
exactement la même que celle de 
erausi. Pouvreau cite un exemple: 
eraunste handi bat, il a grand ca- 
quet; là le n se retrouve comme 
dans iraunsi. Faudrait il aussi con- 
sidérer cette forme comme une 
corruption de erausi ; ou ne serait- 
ce pas plutôt pour, couler, répan- 
dre; eraunsi; et pourrait se com- 
parer à: déluge de paroles. 

Erausi, g. bavardage; — bn. 
aboiement. 

Erauslt, g. erasilla, edasle, 1. 
bavard ; de eravs le et edas-le. 

'iishnendn, bu. fureur; de 
eravsi-menf La finale du n'est pas 
claire; peut-être me» du imitation 
du français ment. Elu bethe citecen 
eraucimenduz, Luc. VII. 11. T 
Rochelle; et ils furent remplis de 



118 



fureur. Faudrait-il rattacher onsi 
à 0/5 bruit ? uu graud nombre d'ad- 
jectifs verb. ont été formés du 
radical au moyen de i; ainsi asi 
de as; est de es; ichi de ich; utzi 
de utz, etc. etc. 

Erausimendu, v. erausi. 

EraUSitze, v. erausi. 

Erauskitu, v. edosH. 
Erauskitze, v. edoski. 

ErailSle, v. erausi. 
Erauste, v. erautri. 

Erautsi, erausten, bn. M. 

Salaberry écrit erauxi. Il règne une 
grande confusion dans l'orthographe 
et dans la signification de ce nom 
verbal, qu'il ne faut pas confondre 
avec erausi. Il nous semble qu'en 
bn. la signification est la plus com- 
plète, et l'orthographe la plus cor- 
recte. Erautsi, est, croyons nous, 
le eau satif de jautsi oujeuxi, comme 
l'écrit M. Salaberry ; ainsi : erazo- 
jautsi, faire descendre. La chute de 
j initial n'est pas rare ; comp. ar- 
reit nirï, suis-moi, de jarraitu. Ce 
causatif correspond à ceux des autres 
dialectes, erachi, g. de erazo-jachi; 
eraatsi, b. de erazo-jatsi ; v. jachi. 
Erautsi est donc „faire descendre" 
et dans ce sens le bn. s'en sert 
pour „abattre des fruits du haut 
d'un arbre;" il serait alors mieux 
d'écrire erautsi et non pas erauzi 
comme le fait M. Salaberry. En 1. 
et bn. pour „tirer du vin" (le faire 
descendre, du tonneau) ; arno eraus- 
ten harida, il tire le vin. M. Sal. 
se sert encore de erauxi, comme 
verbe transitif, descendre; erauxi 



dut generreiik eiheraharia, j'ai des- 
cendu la moulaude du grenier; 
cette expression sera peut-être imi- 
tée du français ; descendre est em- 
ployé populairement pour mettre 
plus bas; v. Littré, Dict. 

Erautsi se trouve dans le Test. 
de la Rochelle pour, répandre. 
Eta mirets ceçaten...ceren Gentilen 
gaineraere Spiritu sainduaren do- 
haina erautsi içan baitzen, Act. X. 
45; et ils s'étonnèrent de ce que 
le don du St. Esprit était aussi 
répandu sur les Gentils. Erautsi 
ukan du çuec orain dacussaçuen eta 
danqacuen haur ; Act. II, 33; il a 
répandu ce que maintenant vous 
voyez et entendez. La signification 
de répandre se lie à celle de verser, 
couler, et c'est alors que le guip. 
se sert de eraunsi. D'où vient le 
n de eraunsi ? en lab., du moins à 
Guéthary, on ne fait pas de diffé- 
rence entre erautsi et erauntsi] 
Pouvreau cite eraunstea, pour ca- 
quet ; eraunstiki, pour tempête, 
flabe d'eau. Pour comble de con- 
fusion le bise, a irauntsi, bavarder 
pour erausi; et le bu. eraunzi dont 
le subst. verbal est aussi eraunt- 
stea, pour déshabiller. Le bise. 
irauntsi, ainsi que le mot que P. 
cite, eraunstea (quel dial.P) caquet, 
paraissent être des formes corrom- 
pues. Les dialectes, g. bn. et 1. 
ont tous les trois erausi, erasi. Le 
n de eraunsi qui se trouve dans 
toute la conjugaison, paraît donc 
appartenir à la racine verbale et 
il faudra abandonner, pour le mo- 

8 



114 



ment, l'idée d'indentifier eraunsi 
avec erautsi, ce qui, saiis cela, ex- 
pliquerait bien sa forme, qui reste 
obscure jusqu'à présent; erautsi (era- 
zo-jautsi) faiie tomber, étant employé 
en bn. (v. l'exemple cité) pour ré- 
pandre, ce qui est synonyme à 
peu près de verser, couler. 

Erautste, v. erautsi. 

Erauxî, v. erautsi. 

Erauzi, bn. Ce nom verbal se 
trouve dans le Testament de la 
Eochelle (eraucï) et dans le voca- 
bulaire de M. Salaberry; selon ce 
dernier : abattre des fruits du haut 
d'un arbre; v. erautsi. Voici le 
texte du Test, cembeit proposez tru- 
blatu ukan çaituztela, çuen arimac 
erauciz... Act. XV. 24. Vous ont 
troublé par certains propos en ren- 
versant vos âmes. Il nous semble 
que c'est une erreur ; il aurait fallu 
erautsiz; v. erautsi; renverser c'est 
faire tomber. On trouve encore 
eraucimendu. Eta hethe citecen erau- 
cimenduz. Luc. VI. 11. Et ils furent 
remplis de fureur. Eraucimendu, 
dériverait de erauci, ce qui n'est 
guère possible pour la signification, 
il faudra écrire erausimendu, de 
erausi. 

Erauzimendu, v. erauzi. 

Erazarri, v. jasarri, 2. 
Erazeki, v. irazeki. 
Erazi, v. erazo. 

Erazo, erazotzen, g. b. erazi, 

erazten, g. b. 1. arazo, arazten, 1. 
contraindre, forcer; selon Larra- 
mendi: obligar a hacer algo. Ce 
nom verbal ne sert qu'à former 



les causatifs; tantôt il est préfixé, 
tantôt suffixe; de ar (artu), arerazo ; 
de ikasi, irakasi. En bise, erazi est 
souvent contracté en aei; ainsi de 
edan, edanazi; de jan, janazi. Zabala 
(Verbo vascongado, p. 162) se 
trompe donc quand il dit que erazi 
est d'un autre dialecte que du 
biscayen ; mais cette erreur pro- 
vient de ce qu'il n'a pas vu que 
erazo est un nom verbal ; il le con- 
sidère comme un suffixe (afijo) 
„arazu, erazo" et dans les autres 
dialectes „erazi." La forme synco- 
pée ra, de erazo, qui se retrouve 
dans plusieurs causatifs, comme 
erakarri de ekarri ; erakusi de i 
est pour lui une syllabe intercalée 
dans le nom verbal. 11 faut avouer 
qu'au premier abord cette expli- 
cation paraît assez juste, d'autant 
plus qu'une quantité de formes 
verbales ont été envisagées de la 
même façon; mais il est fort pro- 
bable que ces intercalations, qu'on 
a cru découvrir, dans la langue 
basque, comme dans les langues 
de l'Amérique, doivent s'expliquer 
d'une autre façon. Pour notre cas 
il n'y a pas de doute, croyons nous, 
que des causatifs comme, erakarri, 
erantzun, erabilli, ne soient des 
formes contractées de erazo-ékarri , 
erazo-entzun, erazo-ibilli, etc. ; mais 
il sera bon de donner l'opinion 
d'un des grands linguistes de 
notre époque sur cette question 
si obscure des intercalations ou 
incapsulatious. „A fourth class, the 
infixing or incapsulating languages, 



116 



are but a variety of the affixing 
class, for what in Bask or in the 
polysynthetic dialects of America 
has the appearance of actual in- 
sertion of formative éléments into 
the body of a base, can be ex- 
plained more rationally by the 
former existence of simpler bases, 
to which modifying suffixes or 
préfixes hâve once been added, but 
not so firmly as to exclude the 
adition of new suffixes at the end 
of the base, instead of, as with 
us, at the end of the compound." 
Max Miiller. On the stratification 
of language (London 1868) p. 22. 
Kevenons à erazo. Bien que ce 
nom verbal s'écrive régulièrement 
dans tous les dialectes avec z et 
eraso, attaquer, avec s, il nous 
semble qu'à l'origine ces deux noms 
ont pu se confondre et signifier 
contraindre, matériellement et mo- 
ralement. 

Arazo, g. subst. trouble, labeur. 
Onaze eta arazoak aslcotu dizkizut, 
peines et labeurs je te les aug- 
menterai. 

Erazte, v. erantzi et erazo. 

Erbal, g. herbail, 1. faible, ma- 
ladif. Variante de argal? g pour b, 
v. gurasoalc. 

Erbestu, g.b. proscrit ; erri-beste. 

Erbi, g. b. bn. herbi, 1. lièvre. 

Erbinude, g. belette. 
Erchatu, erchatzen, 1. sol- 
liciter, contraindre, pousser, induire. 
Erdainatu, erdainatzen, 1. 

rogner. 

Erdaldlin, v. erdara. 



Erdara, erdera, g. 1. langue 

étrangère, par opposition à la lan- 
gue basque; pour les basques es- 
pagnols, l'espagnol, pour les basques 
français, le français. P. le traduit 
par, langue du pays, par quoi il 
faut entendre, dit W. v. Humboldt, 
(Prufung der Unters. p. 58, 59) 
la langue romane, qui était parlée 
eu France et en Espagne. D'après 
Humboldt, erdara serait composé 
de «m, pays et ara, selon , d serait 
une lettre euphonique. Autant que 
nous sachions le d ne sert jamais 
comme lettre euphonique; c'est 
plutôt une lettre qui se perd facile- 
ment; comp. baut, pour badut; 
baanzut pour badanzut', ausi pour 
adausi, aitu pour adîtu, etc. Ara 
n'est pas „selon" comme le dit Hum- 
boldt, qui décompose arauz en ara- 
uz, au lieu de arau-z; mais ra f 
(vers) pourrait indiquer ici, selon; 
vers et selon sont intimement liés; 
comp. eredura. Erdara est donc, 
la langue selon le pays, la lan- 
gue du pays, par opposition à 
la langue basque. Il nous sem- 
ble que cette étymologie laisse à 
désirer. 

Erdaldun, g. celui qui parle 
erdara; de erdara-dun; l pour r 
comp. bulhute = buruthe, hari et le 
dérivé haliko, afari et afaldu, etc. 

Erdera, v. erdara. 

Erdi, g. b. 1. bu. milieu, moi- 
tié; accouchée. 

Erdian, g. b. bn. au milieu; de 
erdia-n. 

Erdi, erditzen, g. 1. bn. accoucher; 



116 



bn. mettre bas. Dans le langage 
vulgaire ou plutôt ce que les An- 
glais nomment slaiig, on dit en hol- 
landais tomber en deux. 

Erditsu, 1. demi; de erdi-tsu. 
Oren erditsu bat, P. l'espace envi- 
ron d'une demi-heure. 

Erditik, 1. bn. par le milieu ; de 
erdi-tik. 

Erdiratu, erdiratzen, 1. fendre; 
P. dit fendre par la moitié; on 
nous a dit que ce verbe n'est em- 
ployé qu'au figuré. 

Erdiragarri, 1. bn. qui fait fen- 
dre ; de erdira-garri. Bihotz erdira- 
garri, qui fait fendre le coeur. 

Erdizka, g. b. 1. bn. à moitié; 
de erdi-z-ka. 

Erdizkatu, erdizkatzen. 1. Gizon 
gaixto, odol-isurleek . . . eztituzte bere 
egunak erdizkatuko, Axular. p. 164. 
a. éd. 377, n. éd. Des hommes 
méchants, sanguinaires ne parvien- 
dront point à la moitié de leurs 
jours. Ps. LV. 24. et non LIV; 
erreur dans les deux éd. 

Erdiragarri, v. erdi. 

Erdiratu, v. erdi. 

Erdiratze, v. erdi. 

Erditik, v. erdi. 
Erditsu, v. erdi. 
Erditze, v. erdi. 
Erdizka, v. erdi. 
Erdizkatu, v. erdi. 
Erdizkatze, v. erdi. 

Erdoi, g. b. herdoil, 1. rouille. 
Selon Chaho une corruption de 
ferugilla, dimin. de ferrugo. 

Herdoildu, herdoiltzen, 1. rouiller. 

Erdu, b. 2. pers. sing. de l'im- 



pér. du verbe? erdu ona, viens ici. 

Erdutu erdutzen, 1. partir, 
s'acheminer; i. a. 

Ere, g. 1. bu. bere. b. aussi, 
encore. Serait-ce le même mot que 
bere, avec chute du b ? Ni ère, moi 
aussi. Kainek bere abuztuetatik gichi 
bat, eta au ère gogogabe ematen zio- 
lako, Lardizabal. Caïn lui avait 
donné un peu de ses récoltes et 
cela encore saus plaisir. Ez-ere, 
g. non plus. Ez hura ère, lui non 
plus. Ez jan ta ez edan ère, ne pas 
manger ni boire non plus. 

Ere bai, g. bere bai, aussi. 

Eredu; selon O. c'est du lab. 
occidental, équipollent; haren ère- 
dura ou haren auraura, à l'équi- 
pollent de luy, comme Iny. Eredu 
est composé, croyons nous, de ere- 
du, il a aussi; c'est la forme d'un 
adj. verbal, comme eldu, artu, etc. 
dont eretzen est le subs. verbal, v. 
ci-dessous. 

Eredura, ereduz, g. 1. eretzean, bn. 
en proportion, eu comparaison ; de 
eredu-ra et eredu-a-z. Le bu. est le 
subs t. verbal eretze, de ère, comme 
eltze, de el {eldu) ; au défini et avec 
le suffixe », eretzean, dans le com- 
parer c. a. d. eu comparaison. 

Eretz, bn. comparaison. M. S* 
laberry. v. ci-dessus eredura. 

Erearo, 1. juin. P. écrit ereroa. 
M. Salaberry écrit errearo, ce qui 
sera la bonne orthographe, de erre- 
aroa, la saison de la chaleur; erre, 
brûler, rôtir. 

Erebai, v. ère. 
Erechi, v. erùn. 



117 



Eredoski, eredoskitzen, v. 

edoski. 

Eredu, eredura, v. ère. 

Ereduz, v. ère. 

Erein, ereintzen, et mieux 

ereiten, g. b. 1. bn. semer. 

Ereit8, v. erein. 

Eremu, g. 1. bn. désert; du lat. 
eremus. 

Erenegtm, v. im. 

Ereroa, v. erearo. 

Eresia, g. désir violent. Il nous 
semble de erre-etsi et alors mieux 
avec deux r. 

Eresiak, l.bn. vieilles chansons 
qui contiennent quelque histoire. 
P. Eressiz cantatu drauçuegu eta 
eztuque nigarric eguin, Luc. VII. 32. 
Test. Rochelle; nous vous avons 
chanté des lamentations et vous 
n'avez pas pleuré. 

Eretz, eretzean, v. ère. 

Erezarri, v. ezarri. 

Ereztatu, ereztatzen, g. in- 
commoder, importuner. 

Ergel, 1. faquin, niais, badin, 
imbécile. P. écrit aussi elger. 

Ergelkeria. Usoaren inocentcia eta 
ergelkeria ; l'innocence et la niaiserie 
de la colombe. Ax. p. 842. 

Ergi, 1. bn. bouvillon. A Gué- 
thary, veau mâle de deux à quatre 
ans. 

Erhaitea, 1. bn. tuer. Nous 
n'avons pas trouvé 1' adj. verb. 
comp. fritv. 

Giza erhaille, l. meurtrier. 

Giza erhuitekak, 1. bn. meurtres. 
Invidiric, guica-erhaitecac. Gai. V. 21. 
lest. Roch. Les envies, les meurtres. 



Erharzun, v. erhasun. 

Erhastun, v. erhaztun. 

Erhasilll, 1. erharzun, bn. lan- 
gueur, maladie. Eta senda citzan 
erharqun diuersez eri ciraden guciak. 
Marc. 1. 34. Test. Rochelle; et il 
guérit tous (ceux) qui étaient ma- 
lades de différentes maladies. Comp. 
eritasun. 

Erhatz, erhatztatu, v. auts. 

Erhauts, 1. syn. de herrauts. 

Erhaux, v. auts. 

Erhaztrin, bn. erhastun, 1. an- 
neau, bague. Paraît être formé de 
erhi ; comme atzestun, (b. ?) que cite 
Larramendi, de atz ; la terminaison 
est donc astun ou estun, qui devra 
être rattachée à estu, serrer. 

Erhi, 1. bn. doigt; syn. de atz 
et beatz. 

Erhi mokoa, 1. le bout du doigt. 

Erhi potocha, 1. le pouce. 

Erkain, le bout des doigts. P. 
Erkainetan jakin behar diren gauzak, 
choses qui doivent se savoir sur le 
bout des doigts, 

ErhO, v. ero. 

ErhOgO, v. ero. 

Erhokeria, v. ero. 
Erhotasun, v. ero. 

Eri, g. 1. bn. malade. Eri nago, 
g. je suis malade. P. écrit eriz 
nago. Eri a dû s'écrire primitive- 
ment avec A, heri, les composés le 
prouvent, et par bonheur P. cite 
un mot, le seul que nous sachions 
où le h se retrouve, gorheria. Aucun 
dialecte n'a conservé \eh; maison 
sait la manière arbitraire avec la- 
quelle cette lettre a été tantôt in- 



118 



troduite et tantôt élidée, p. ex. 
aurhide de haur; ilherri de hil- 
erri; herebes de l'esp. al rebes, etc. 
etc.; ceci n'est pas une variété 
d'orthographe, on trouve ces irré- 
gularités dans un seul et même 
dialecte. — 

Comme le h initial devient h au 
milieu d'un mot (v. Essai, Ch. II), 
heri dans les composés devient keri, 
avec la signification de défaut: or- 
dikeria, l'ivrognerie, de ordi, ivre; 
arrokeria, la vanité, de arro, gonflé. 
Comme terminaison, keria est op- 
posé à tasuna; ainsi umetasuna, le 
propre de l'enfance ; umekeria pué- 
rilité, enfance (tomber dans 1'); 
zorakeria, folie (extravagance); zo- 
ratasuna, folie (maladie mentale); 
ixukeria , aveuglement; ixutarzun , 
cécité. On voit, par les derniers 
exemples, la différence faite entre 
les défauts de la nature, p. ex. zo- 
ratasuna, qui sont en dehors de 
notre appréciation, et ceux dont 
nous sommes responsables et que 
nous pouvons qualifier de mauvais 
p. ex. zorakeria. 

La manière d'exprimer une ten- 
dance mauvaise ou excessive par des 
mots comme malade, mal, etc. ne se 
trouve pas seulement chez les bas- 
ques; en holl. on dit, bien que 
l'expression soit triviale „manziek'' 
d'une femme qui désire ardemment 
un mari, un homme; deman, homme, 
et ziek, malade; koopziek se dit 
de quelqu'un qui achète à tort et 
à travers, de koopen , acheter ; 
comp. ikusmin, désir ardent de 



voir; de ikus et min, mal; sumin, 
furieux, de 8u-min. 

Eritu, eritzen, g. 1. bn. devenir 
malade. 

Eritasun, g. 1. eritarzun, bu. 
maladie. 

Erideite, v. eriden. 

Eriden, erideiten, bn. ediren, 

edireiten, 1. bn. trouver. Galdu bait~ 
zen eta eriden baita, Luc. XV. 32. 
Test. Rochelle ; il était perdu et il 
est retrouvé. 

Erijotz, v. erio. 

ErîO, g. b. (?) herio, 1. bn. (la) 
mort, subst. Selon Larramendi 
meurtre, et eriotza, la mort. La 
signification de ces deux mots ne 
paraît pas bien définie. Dans le 
Labourd (Guéthary) ou emploie 
herioa pour la mort, personnifiée 
pour ainsi dire, l'ail, der Tod; 
heriok jo du, la mort l'a frappa; 
par contre heriotza, la mort, le 
mourir; ail. das Sterben ; heriotzeko 
orena, l'heure de la mort, eriotzako 
ordnban, b. dans l'heure de la mort. 
Axular ne paraît pas faire cette 
distiuction ; il écrit p. 574, an. 6Â. 
Heriotzearen sega onen eta gaichtoaren 
arrontatzeko, la faux de la mort 
pour moissonner les bons et les 
méchants; il aurait fallu, si cette 
distinction est généralement faite: 
herioaren sega. Dans l'édition soi- 
disant corrigée de M. l'abbé In- 
chauspe, le mot heriotzearen est 
resté; mais ces corrections sont 
faites avec trop peu de soin pour 
qu'on puisse s'y fier; v. p. 280. 
anc. éd. 348. nouv. éd. où enzu 



119 



se trouve deux fois pour euzu ; p. 
302 an. éd. p. 126. nouv. éd. ekhin 
se trouve corrigé par egin ; mainte- 
nant avec egin la phrase n'a plus 
de sens. P. donne plusieurs exem- 
ples de herioa ; herioa zor du, il 
mérite la mort. Ilerioz Ml bedi, qu'il 
meure de mort. Herioko hersturak, 
les détresses (angoisses) de la mort. 
Heriotze pourrait être le subst. 
verb. (le mourir) formé de erio ; 
Larramendi donne eriotu pour ma- 
tar, tuer; le subst. verb. est donc 
eriotzen. 

Ezen heriotzea deseginen da, Chou- 
rio, Imit. de J. C. p. 260; parce 
que la mort est détruite. Quoique 
eriotu, eriotzen puissent dériver très 
régulièrement de erio, ce qui nous 
donnerait en même temps l'expli- 
cation de eriotze, il se pourrait que 
eriotze fût le mot primitif, de»en- 
otza, la maladie froide. 

Nolakoa bizitza, alakoa heriotza, g. 

Zelakua bizitzia, alakua erijotzia, 
b. Moguel; telle vie, telle mort. 

Ta geure eriotzako orduban, b. 
Olaechea ; et dans l'heure de notre 
mort. 

Eriotz, g. b. erijotz, b. heriotze, 
1. bn. v. ci-dessus. 

Heriotzegilla, 1. meurtrier; de 
heriotze-egille. 

Heriotarako, bu. mortel. Eta bal- 
din cerbait heriotarakoric edan bade- 
zate, Marc. XVI. 18. Test. Rochel- 
le ; et s'ils ont bu quelque chose 
de mortel. 

Eriotu, v. erio. 

Eriotz, eriotze, v. erio. 



Eriste, v. eritzi. 

Eritarzun, v. eri. 
Eritasun, v. eri. 
Eritsten, v. eritzi. 

Eritu, v. eri. 

Eritze, v. eri. 

Eritzi, eristen, g. iritzi, erecM, 

b. eritzi, eritsten, 1. bn. En g. bn. 
s'appeler, paraître. Zachariasi Joan- 
nes eritziren çayon semebat promettatu. 
Sommaire du Ch. I. de St. Luc. 
Test. Roch. Il fut promis à Zacha- 
rie un fils, nommé Jean. 

En b. 1. bn. juger, estimer, pa- 
raître. 

En g. et b. eritzi a deux temps 
réguliers, le présent et l'imparfait 
de l'indicatif: derilzat, deritzazu, 
deritza, etc. neritzan, zeneritzan, etc. 
Nola deritza ? comment s'appelle-t-il? 
Faudrait-il considérer eritzi comme 
composé de ere-etsi? comp. onetsi, 
autetsi, sinetsi, etc. s. v. es. il nous 
semble que la signification le per- 
mettrait, mais le e de etsi ainsi 
que le s se sont toujours mainte- 
nus dans les composés. 

Eritzi, g. erechi, b. comme subst. 
opinion. Nere iritzian, g. nire ère- 
chian, b. dans (selon) mon opinion. 

Oniritzi, g. 1. bn. onerechi, aimer; 
régit le datif. Senharrac, çuen emas- 
tey on erizteçue, Eph. V. 25. Test. 
Rochelle. Maris, aimez vos femmes. 

Gailz eritzi, 1. gaitz erecM. b. 
haïr. 

Erkain, v. erM. 
Erkatz, v. auts. 
Erkatzea, 1. P. comparer i. a. 
Comp. eretz. 



120 



Erlapo, bn. vaisseau eu bois 
par où le grain est versé sur la 
meule. Sal. 

Erlaste, v. erlastu. 

Erlastu, erlasten, 1. eriaxtv, 

bn. s'enrouer; 1. se morfondre. Kon- 
zientzia da behin ère lohahartzen ezten 
zerbitzari bat, marrantatzen edo er- 
lasten ezten predikari bat, Axular, 
p. 426. an. éd. La conscience est 
un serviteur qui ne s'endort jamais, 
un prêcheur qui ne s'enroue pas. 

Erlauntza, v. erie. 

Erlautza, v. erie. 

Erlaxtu, v. erlastu. 

Erie, 1. g. b. 1. bn. abeille. 

Erlauntza, g. erlautza, b. ruche; 
de erle-untzi. 

Erie umea, 1. l'essaim d'abeilles. 

Erie belharra, 1. P. thym. 

Erie, 2. v. erran. 

Ekligio, g. erliginoe, b. erreli- 
gione, erligione L bn. religion. 

Ernagi, g. b. ernari, 1. pleine, 
(des femelles). En b. on prononce 
généralement emai. Comp. argi- 
zagi pour la double orthographe 
r — g. 

Emai, 1. g. erne, 1. vigilant, 
éveillé. 

Ernatu, ernatzen, 1. bn. exciter, 
éveiller — bn. se réveiller. 

Ernai, 2. bn. poutre. 

Ernaltzea, 1. P. féconder. P. 
donne le latin foeto. L'adj. verb. 
sera ernaldu, probablement pour 
crnaridu (v. ernagi) ; l pour r comp. 
afaldu, et art 3. 

Emari, v. ernagi. 

Ernatu, v. ernai, 1. 



Ernatze, v. emai, 1. 

Erne, v. ernai, 1. 

Ero, g. erho, 1. bn. fou. 

Erho'jcsun, 1. erhogo, bn. folie. 
Ainen zazue supporta appur bat neure 
erhogoan, 2. Cor. XI. 1. Test. Ro- 
chelle. Plût à Dieu que vous me 
supportassiez un peu dans ma fo- 
lie; (imprudence, dans quelques 
bibles). La forme lab. est formée 
de erho-tasun; erhogo paraît être 
un adj. (erho-go) employé substan- 
tivement. 

Erholceria, 1. bn. folie, extrava- 
gance, folâtrerie; de erho-keria. 

Eroan, v. joan. 

Erori, erorten, g. b. 1. bn. 

tomber. 

Erorte, v. erori. 

Erosi, erosten, g. 1. bn. 

acheter. 

Erospen, 1. bn. achat; de eros- 
pen. 

Erosle, 1. bn. acheteur; de eros-le. 

ErOSle, v. erosi. 

Erospen, v. erosi. 

ErOSte, v. ero^i. 

Erpai, soûl, selon 0. et P. — 
qui atteud longtemps. Haren erpai 
hernen nago, je demeure ici l'atten- 
dant avec impatience. La traduc- 
tion de P. donne le sens de la 
phrase, mais non pas la significa- 
tion propre du mot. 

Erpe, b. griffe; syn. de aztapar. 

Erpeka, b. coup de griffe; de 
erpe-ka. 

Erpetu, b. griffer. 

Erpeka, v. erpe. 

ErpetU, v. erpe. 



121 



Erphil, 1. bn. v. erpil. 

Erpil, 1. erp/iil, bn. blême, flé- 
tri; faible. Paraît être une va- 
riante de erbal. 

Erpin, g. sommet; syn. de 
tontor. 

ErpO, % v. orpo. 

Ertor, v. erretor. 

Erra, v. erre. 

Erraile, erraille, v. erran. 

Erraite, v. erran. 

Erraldia, v. erre. 

Erraizun, v. erran. 
Erramu, g. b. 1. bn. fête des 
Rameaux; laurier. 

Erran, 1. erraiten, '1. bn. 

dire. Baina erran cieqon berce bâti, 
arreit niri, Luc. IX. 59. Test. Ro- 
chelle; puis il dit à un autre, suis 
moi. L'impératif, errok, dis. Erroc 
badani aldiz aiuta neqan, Luc. X. 40. 
Test. Roch. dis lui donc qu'elle 
m'aide de son côté. 

Erran zalle, erraille, 1. erraile, et 
par syncope erle bn. diseur; de 
erran-zale, et de erran-egille ; le n 
supprimé, v. Essai, Ch. IL 

Gaitz erraille, 1. médisant. 

Erraizun, 1. blâme, reproche. 
Nahi eztuenak erraizunik, estemela 
okasinorik, Axular, an. éd. 403 ; 
n. éd. 215, Celui qui ne veut pas 
de blâme, qu'il n'en donne (?) pas 
l'occasion. La terminaison n'est 
pas claire, aussi uous paraît-il que 
ce mot n'est pas bien composé; 
nous ignorons si d'autres qu' Axular 
s'en sont servis. Pouvreau cite 
encore errantzuki, eranzuki; aujour- 
d'hui on dit errantsun, (du moins 



à Guéthary) que P. cite aussi et 
ce mot nous donne la forme correcte, 
sauf les r; v. errantsun. 

Erran, 2. v. erran. 

Errantsun, l. eranzun, 1. P. 
blâme, reproche; syn. de errant- 
zuki et erraizun. Ces mots s'écrivent 
avec deux r (excepté eranzun, P.), 
ce qui ferait penser qu'ils dérivent 
de erran; c'est plutôt de eranzun 
et ils devraient être écrits aveo un r. 

Eranzun est pour eraso-enzun, 
faire entendre, écouter, c. a. d. ré- 
pondre, v. enzun. En esp. répondre 
est contestar, et de là probablement 
la signification de „réprimander" 
en lab. eranzun; ainsi s'explique 
le désordre d'avoir le verbe eranzun, 
réprimander, avec un r et errant- 
zuki ou errantsun, reproche, répri- 
mande avec deux r. 

Errantzuki, v. errantsun. 

Erranzale, v. erran. 

Erran, g. erran, b. errein, 1. 
bru, l?elle-fille. 

Errape, g. b. 1. pis de vache. 
Errasoi, v. arrasoi. 

Erraste, v. ermz. 
Errasumin, v. erre. 

Erratillu, g. plat; erretillu, 1. 
plat en bois pour hacher la viande. 

Erratz, v. auts. 

ErrautS, v. erre. 

Errayak, 1. P. entrailles, 
boyaux. 

Erraz, g. b. 1. errech, erretch, 
1. bn. facile, aisé. 

Errazki, errazkîro, g. erretchli, 
bn. facilement ; de erraz-ki et 
kiro. 



122 



Erraztu, errasten, g. 1. errechtu, 
errechien, b. 1. faciliter. 

Errazlura, g. erraz ta sun, 1. errech- 
tasun, b. 1. facilité ; de erraz-tasun. 

Errazita, v. erre. 
Errazki, errazkiro, v. erraz. 
Ebbazoi, v. arrazoi. 

Erraztasun, v. erraz. 
Erraztu, erraztura, v. erraz. 
Erre, erretzen, g. 1. erre, er- 

retan, b. erre ou erra, erretzen, bn. 
brûler, rôtir (la viande) ; griller (le 
poisson). 

ErreMa, 1. erria, g. b. le rôti. 
En g. et b. le participe comme en 
français. Le lab. sera probablement 
de erre-ki pour kai; matière à 
rôtir; v. gai. 

Erra, g. herra, 1. bn. haine. 
Probablement le même mot que 
erra, brûler. De pareilles méta- 
phores se trouvent dans toutes les 
langues; pour l'hébreu, v. M. 
Renan, Hist. des langues sém. p. 
22 et 23. 

Herratsu,\. haineux; de herra-tsu. 

Errasumin, 1. erresumin, bn. dou- 
leur causée par la brûlure, cuisson ; 
de erra-su-min. 

Errants, g. b. cendre; de erre- 
auts. 

Errazita, g. colère. Bien que 
nous ignorions la signification de 
la terminaison, il nous semble qu'il 
faut rattacher ce mot à erre, erra, 
d'autant plus que erra, herra, paraît 
être le même mot, v. ci-dessus. 

Erraldia, 1. A Guéthary on en- 
tend par erraldia toute la manipu- 
lation du pain, cuire, pétrir, etc. 



Errearo, v. erearo. 

ERREBELATU, ERREBELATZEN, 1. 

s'égarer, égarer. Ne serait-ce pas 
de l'esp. rebelar qui signifie aussi, 
se brouiller avec quelqu'un; de là 
s'éloigner, s'égarer? 

Erreberia, bn. délire; du fr. 
erreur? b pour u. 

Errebezatu, g. vomir ; de l'esp. 
(al)rebez. 

Erreboleta, 1. boucle de fer. 
j P. Ce mot n'a pas l'air basque. 

Errech, v. erraz. 

Errechi, errechitu, bn. 1° 
consommer avec économie ; 2° cal- 
mer une convoitise immodérée. Sal. 
Peut-être de erre-icM? ic/ti en b. 
est cesser, laisser et ainsi cesser 
de brûler. 

Errechtasun, v. erraz. 

Errechtu, errechta, v. erraz. 

Erradilla, 1. raifort. Ce mot 
n'a pas l'air basque et fait penser 
au prov. raditz, d'où le fr. radis. 

Errasumin, v. erre. 

Erredola, 1. râcloire; syn. de 
arrada. Selon Chaho du lat. radula. 

Errega, conque; mesure bas- 
que. P. 

Errege, g. b. 1. bn. roi; du 
lat. regem; comp. lege. 

Erreinu, g. de l'esp. reino; erre- 
suma, 1. bn. royaume. 

Erregeren minak, 1. les écrouel- 
les; puisque d'après un préjugé 
le roi pouvait les guérir. 

Erretate, 1. royaulr. 

Erregu, g. b. prière; de l'esp. 
ruega. 

Erregutu, erreguizen, prier. 



123 



Errein, v. errait. 

Erreinu, v. errege. 

Erreka, 1. sillon; — 1. bn. 
raviu ; — b. rivière. Eu bn. ce mot 
se retrouve avec la signification de 
sillon, dans ilderreka. P. cite: 
emazlearen erreka, mais ne le traduit 
pas; est-ce par pruderie? 

Errekeritu, bn. requérir. 

Errekia, v. erre. 

Errekitll, bn. 1° nom généri- 
que signifiant provision de toute 
espèce ; 2° nourriture pour les ma- 
lades. 

Errekitatu, soigner les malades. 

Errekitatu, v. errekitu. 

Errementaria, g. forgeron ; de 
l'esp. herramienta et la term. basq. 
ari, 4. 

Erremusina, 1. bn. aumône; du 
lat. eleemosina. 

Erren, g. b. boiteux. 

Errenkuratu, errenkuratzen, 
1. se plaindre, être fâché de; du 
pr. rancura; v. L. B. Ma hala 
estudala arrazoinik zutaz errenku- 
ratzeko, Chourio, Im. de J. C. Et 
comme je n'ai pas de raison de 
me plaindre de vous. V. arrangura, 
qui se trouve séparé par erreur de 
cet article-ci. 

Errepana, g. refrain; de l'esp. 
refran ? 

Errepika, errepikaten, 1. arra- 
pika, bn. carillonner; de l'esp. re- 
picar. 

Errepihatu, 1. chanter à tue-tête. 

Erresa, 1. bn. gages, arrhes; 
d'une des lang. rom. On prononçait 
autrefois, errhes, v. Littré, D. 



Erresuma, v. errege. 
Erresumin, v. erre. 
Erretan, v. erre. 

Erretate, v. errege. 

Erretch, erretchki, v. erraz. 

Erretillu, v. erratillu. 

Erretor, 1. ertor, bn. recteur, 
curé; du prov. rector. 

Eereueza, 1. P. revôche; herre- 
bes, bn. maladroit; de l'esp. rebes. 
Le h est introduit ici d'une façon 
tout-à-fait arbitraire. 

Erreza, 1. P. ou eresa, Aeresa, 
pain bis. 

Errezo, g. b. prière; de l'esp. 
rezo, prière. 

Erri, g. b. /terri. 1. bn. Ce mot 
est souvent traduit par pays, ce 
qui n'est pas la véritable signifi- 
cation; c'est plutôt l'esp. pueblo. 
P. donne pays, mais aussi paroisse 
et M. Salaberry village. Erri in- 
dique tout autant et peut-être plus, 
les habitans, que la contrée même. 
Eta erriko tropel guztia zegoan 
kampoan, St. Luc. 1. 10. dial. g. 
Et toute la multitude de peuple 
était dehors. Ni ashotan etorri nat- 
zazu erri onetara, je suis venu plu- 
sieurs fois vers ce peuple. 

Erritar, g. b. /lerritar, herlar, 1 . 
compatriote; de erri-tar. 

Herriko-jaun, par contraction ker 
jaun, 1., le Seigneur du lieu. 

Erria, v. erre. 

Erriatzea, O. terme de ma- 
rine, détacher une corde du na- 
vire; quel dial? 

Erribera, 1. L P. Leku erri- 

ôera, lieu Ot\ il ne fait pas froid 



124 



en hiver. Errièera paraît être un 
adjectif. 

Erribera, 2. v. arribera. 

Errierta, g. rixe, dispute. 

Erriertan eman, se disputer. 

Errio, g. rivière; de l'esp. rio. 

Erritar, v. erri. 

Erro, 1. g. 1. bn. racine. Athea- 
ren erroak, 1. les gonds d'une 
porte. P. 

Erro, 2. b. bn. téton, pis. 

Erroi, b. corbeau; — 1. cor- 
neille. 

Erroite, v. erron. 

Erroitz, bn. précipice; comp. 
ertz. Il est difficile d'admettre que 
erroitz soit une corruption de ertz; 
ce dernier serait plutôt une syn- 
cope de erroitz, et cependant ertz 
est plus près de 1er xi que erroitz. 

Erromeria, g. b 1. pèlerinage; 
de l'esp. romeria. 

Erron, erroiten, L errun, bn. 

pondre. Oilloak erron du, la poule 
a pondu. 

Errota, g. b. 1. moulin ; — bn. 
roue; du lat. rota. 

Errozgora, bn. la face en haut, 
couché sur le dos. Ce mot paraît 
être composé de l'esp. rostro, visage 
et de ffora, dessus. 

Erru, g. b. faute. 

Erruez, g. b. innocence 
erru-ez. 

Errvdun, g. b. 
erm-dun. 

Errvkarri, g. b. 
erru-karri. 

Errudun, v. erru, 

Erruesa, g. rebut. 



coupable; 
coupable; 



de 



de 



de 



Erruez, v. erru. 

Emikarri, v. erru. 

Ermki, g. b. compassion. Les 
dial. basq. esp. écrivent indiffé- 
remment errukt ou urriki. Ces 
mots paraissent être formés, comme 
dans les langues romanes, àeerru-ki 
pour kin, con-passion; mais comme 
erru signifie faute et non dou- 
leur, passion, on serait tenté de 
considérer erruki comme une trans- 
position de urriki, qui est allié à 
un ikal que l'on retrouve dans tous 
les dial. avec la signification de 
pitié, compassion II est vrai que 
urri ne se retrouve pas non plus, 
pour le moment du moins, comme 
substantif, dans le sens de passion, 
souffrance; mais tous les dérivés 
et composés font conclure à un 
radical urri dans le sens indiqué 
ci-dessus; v. urrikal. Gnraso batek 
ez deuisala semiari erruki z nekerik 
artu eragiten, b. qu'un père, par 
compassion, ne fasse pas prendre 
de la peine à son fils et 

Errukitsu, g. b. miséricordieux; 
de erruki-tsu. Bana Jainko erru- 
kitsua kupitu zan, g. mais le Dieu 
miséricordieux eut pitié. 

Errukiorra, b. compatissant; syn. 
de urrikaltsu, g. 

Errukiorra, v. ermki. 

ErrukitSU, v. erruki. 

Errumes 1. bn. gueux, mendiant; 
dénué, abject. Selon Chaho, de er- 
remusina et appliqué surtout aux 
quatre ordres de moines mendiants. 
Ne faudrait-il pas plutôt rattacher 
ce mot à erromeria, pèlerinage; 



125 



parmi les pèlerins il y eu a tou- 
jours un grand uombre de pau- 
vres. Les proverbes espagnols dé- 
montrent en outre que les pèleri- 
nages ne sont pas tenus en grande 
estime. B-omeria de cerca, mucho 
vino y poca cera. A las romerias 
y las bodas, van las locas todas; 
comp. romieu, pèlerin, v. L. R. 

Errun, v. errou. 

Errunka, 1. herroka, herreku, bu. 
rang, ordre; du prov. renc, ren- 
gua, avec er prosthétique et chute 
de n devant h, v. Essai, ' Ch. 
II. on trouve encore arronka, her- 
ronha. 

ElTUZ, g. avec abondance ; évi- 
demment de erru-z , mais dans quel 
dialecte est-ce que erru signifie 
abondance ? 

Erskon, 1. bn. fort, vigoureux, 
d'une bonne santé. Ecen aleguera- 
tzen gara gu flaccu garen^ eta çuec 
erscou çarelen, 2. Cor. XIII, 9. 
Test. Rochelle; or nous nous ré- 
jouissons si nous sommes faibles 
et que vous soyez forts. 

Erthangora, 1. sur le dos; 
syn. de errozgora. La terminaison 
gora est claire, mais erthan nous 
est inconnu. 

Erthura, 1. pesant. 

Ebtor, v. errelor. 

Ertsi, v. es. 

Ertz, g. b. bord, ourlet ; comp. 
erroitz et espatia. Peut-être de 
hersi (v. es.) 

Eruan, v. joan. 

Es, nous plaçons ici en tête la 
racine, afin de réunir les mots qui 



nous paraissent avoir une origine 
commune. Rappelons que parmi 
les terminaisons de l'adjectif ver- 
bal il y en a en du, tu, i, etc. ; 
la forme radicale, sans terminai- 
sou quelconque, est en usage dans les 
dialectes basq. fr. ; ainsi ebax pour 
ebaxi; har pour hartu ; ceci est 
très rare dans les dialectes basq. 
esp. Disons encore que h est une 
variété de dialecte et que le lab. 
écrit parfois deux s, ce que les 
dial. basq. esp. ne font jamais. On 
trouve ss en bise, mais dans quel- 
ques mots seulement pour indiquer 
le son ch français, 

La racine es contient l'idée de 
serrer, enfermer. 

Esiy g. b. hesi ou hessi, 1. Jiersi, 
bn. clôture, baie. A Guéthary, sur- 
tout clôture pour parquer les ani- 
maux. La forme de ces mots est 
celle d'un adject. verbal (participe) 
comme asi, utzi, etc. Le substantif 
verb. correspondant serait esten ou 
keslen, hersten ; la première forme 
ne se retrouve que dans heslia (de 
heste, le e en lab. devient quelque- 
fois i comme en bise.) et esteak, 
v. ci-dessous; la seconde forme a 
plusieurs dérivés. Le seul point 
obscur ici c'est le r de hersi. 
Eaut-il le considérer comme pri- 
mitif et perdu dans quelques dia- 
lectes ou dans quelques mots du 
même dialecte? Ce serait possible, 
et alors la racine serait ers, au lieu 
de es. Pour la chute de r comp. 
aska, asio, aritz. 

Heste, avec l'art, heslia, 1. clô- 



126 



ture ; c'est le subst. verb. indéfini, 
bien qne comme tel il ne paraisse pas 
être en usage; c'est alors hertsten 
qu'on emploie; v. plus bas. 

Estu, (lu, terminaison) estutzen, 
g. b. herlstn ou herslu, hertsten, 1. 
serrer, p. ex. avec une corde. En 
lab. au figuré, presser quelqu'un, 
l'engager. En g. et b. être impa- 
tienté; estu nago, je suis impa- 
tienté. Le g. ne se sert pas de la 
forme contractée esten pour es- 
tutzen, comme uzten de utzi, et 
islen de ichi. — Zeren zembait 

behar ordu hersiutan baizen, 

Axular, a. éd. p. 242. Car il fal- 
lait dans quelques moments pressés.. 

Estuera, g. b. compression; de 
es-dura. 

Hertstura, 1. herzdura, bn. dé- 
tresse, angoisse ; de herls-dura. 

Eslurasun, g. b. difficulté, em- 
barras. Pour es-dur a-tasun? 

Alako esturasunetatik atera izan 
zituela lenago ère bein bano geya- 
golan, g. qu'auparavant aussi il 
les avait tirés plus d'une fois de 
pareilles difficultés. 

Esteak, g. hertzeak, 1. herzeak, 
bn. intestins, boyaux; de este, v. 
est, ci-dessus. 

Estugarri. b. corde ; de eslu-garri. 
Esgarri, que donne Larramendi, 
n'est connu, ni en b. ni en 1. ni 
en bn. 

Estel a, 1. bn. lien, attache pour 
le bétail; (mieux avec h) de este, 
v. esi; comp. esteak. hest'm. 

Esteka, eslekalzen, 1. lier, at- 
tacher. 



EsUkaittu, 1. lien, attache. La 
terminaison n'est pas claire; comp. 
herlskaillu. 

Esitu, esilzen, g. b. environner; 
de esi-tu, v. ci-dessus. 

Hertsi, hertsten, 1. (i. a.) erlsi, 
herxi, (x = ts) bn. fermer. Comme 
adj. hertsi, herxi, signifie étroit ; et 
au figuré en lab. avare. P. ajoute 
synonyme de hessi. C'est donc bien 
le même mot. M. Salaberry écrit 
herxi, fermé et hersi, clôture, ce 
qui est encore le même mot; cette 
différence dans l'orthographe a tout 
l'air d'être du désordre. Ezneqala 
fascha, ia bortha ertsia duc. Luc. 
XI. 7. Test. Rochelle; ne m'im- 
portunes point, j'ai déjà fermé 
la porte. Bainan itchekatzu zure 
sensuak goardia hertsiaren azpian. 
Chourio, Im d. J. C. p. 73, mais 
tenez vos sens sous la garde 
étroite 

Hertstegi, 1. clôture, de hertsi- 
legi. 

Herxalu, bn. rétrécir. 

Herlskaillu, herskailu, O. ban- 
dage, emplâtre; comp. estekaillu. 

Esaera, v. esan. 

Esaite, v. esan. 

Esakune, v. esan. 

Esamesak, g. opinion, dire; 
de esan-ezak? 

Esan, esaten, g. b. esan, esai- 
ten, 1. dire. On trouve aussi essan, 
en bise, dont quelquefois le n final 
se perd. Jaten asi bano leenago, 
zer essan bl arda? Olaechea, p. 15; 
que faut-il dire avant de com- 
mencer à manger. Ederto essa eban 



127 



San Pabloc, Anibarro, p. 11. St. 
Paul a dit très bien. 

l'.satia, g. b. dit; adj. verb. 
Comme subst. opinion, dire. 

Esaera, g. esakune, b. dicton, 
proverbe. Le g. de esan-ra, avec 
élision de n ce qui était superflu 
puisque le e de liaison a été in- 
troduit; la terminaison du bise, 
n'est pas claire; esan-une pour hune 
et de là Jeune, (k pour h, v. Essai, 
Ch. II) ne donne pas un sens très 
satisfaisant. 

Erasan, eraxaten, ou eraso, era- 
sotzen, g. b. eraso, 1. faire dire; 
de erazo-esan. % 

En lab. erasan signifie, généra- 
lement, faire dire quelque chose à 
quelqu'un sans qu'il le veuille. 

Esate, v. esan. 

Eseki, esekitzen, g. prendre. 

Eseri, esekitzen, g. s'asseoir. 

Esgarri, v. estugarri, s. v. es. 

Esitu, v. es. 

Esitze, v. es. 

Eskabia, (eskabi.?) 1. farçin, 
grosse gale, teigne. Buru eskaùiatua, 
tête teigneuse, P. 

Eskaini, v. eskeni. 

Eskaintzen, v. eskeni. 

Eskaldun, v. euskara. 

Eskaili, v. eskeni. 

Eskara, v. euskara. 

Eskaratz, 1. place devant la 
maison. Eskaratzaren garbitzea, P. 
balayer la place. 

Eskari, v. eake. 

K-KARNIATU, ESKARNIATZEN, 1. 

berner, se moquer. Jainkoaz es- 
karniatzea, se moquer de Dieu, P. 



Du prov. escamir, esquernir. L'ita- 
lien scherno, schernire. 

Eskas, 1. g. b. 1. insuffisant, 
court; — 1. manque, défaut; de 
l'esp. escaso, court, frugal, avare. 
Zer duzu eskas? que vous manque- 
t-il? Eztu diru eskasia, il n'y a 
pas manque d'argent. 

Eskaski, adv. de eskas-ki. 

Eskatu, eskatzen, bn. ne pas com- 
pléter la mesure. 

Eskas, 2. 1. terme de jeu de 
paume, ligne de démarcation. 

Eskaski, v. eskas. 

Eskatu, 1. ". eske. 

Eskatu, 2. v. eskas. 

Eskatze, 1. v. eske. 

Eskatze, 2. v. eskas. 

Eske, g. b. 1. bu. Ce nom pa- 
rait toujours être construit avec 
un verbe, egon, ibilli, etc. P. le 
traduit par quête, demande; M. Sa- 
laberry par: en mendiant. En g. 
il est toujours accompagné d'un nom 
verbal. Mundua giza-seme eske ze- 
goan, le monde demandait (il lui 
fallait) des hommes. Zeren eske 
dago? que demande-t-il? Eske da- 
bïlla etchez etche, 1. P. il va quêtant, 
mendiant, de maison en maison. 

Eskari, g. pétition. 

Eskean iôilli, g. b. 1. mendier. 

Eskatu, eskatzen, g. b. 1. deman- 
der. Egin ère bearko degu gure 
estaduak eskatzen duana, g. mais 
nous devrons aussi faire l'état, la 
profession, qui est demandée. 

Eskela, g. b. 1. louche; — 1. 
nord-est. Ce mot paraît avoir une 
même origine que ezker gauche, ou 



128 



plutôt en être une variante ; la con- 
fusion entre s et z est grande, v. 
as ; pour la permutation de l et r, 
v. ari, 3. Le seul obstacleest peut- 
être que le r de ezker est dur, 
ezkerra, et non ezkera ; cependant 
ceci ne doit pas nous arrêter, croyons 
nous; la signification vient aussi 
à l'appui de l'origine commune des 
deux mots, et dans d'autres langues 
on trouve des expressions analo- 
gues. En malais p. ex. on exprime 
„louche" par gauche, et dans beau- 
coup de langues le nord est dé- 
signé par gauche; v. Pictet, Orig. 
1. O. II 495. Pott, Zahlmeth. 261. 
Dans cette dernière acception eskela 
se trouve donc pour ezkerra. 

Eskeni, eskani, eskentzen, 

g. eskini, b. eskaini, eskaintzen, 1. 
offrir, promettre. On serait tenté 
de rattacher ce mot à esku; mais 
qu'est-ce que la terminaison ? est-ce 
ein pour egin, avec transposition de 
if Eta Jaunari sakrifizioan eskent- 
zen zitzayozkan, g. et ils s'offrirent 
en sacrifice à Dieu. 

Eskeni, g. offrande, promesse, adj. 
verb. pris substantivement. Imgi- 
zon oyek bere eskelii oparoa ontzai 
artu, g. ces trois hommes après 
avoir reçu son offrande abondante. 

Esker, g. b. I. bn. remercîment. 
Comme eskeni, on aimerait ratta- 
cher ce mot à esku, mais la termi- 
naison est obscure. Eskerr'ik asko, 
g. eskerrik aski, l. bn. merci ; litt. 
beaucoup de remercîmeuts. 

Eskeron. g. b. I. gratitude; de 
esker-on. 



Eskergabe, g. b. 1. bn. ingrat, 
ingratitude; esker-gabe. 

Eskergabetasun, g. b. 1. ingrati- 
tude; eskergabe-tasun 

Eskerbeltz, g. 1. ingratitude; es- 
ker -beltz. 

Eskergaizto, 1. bn. ingratitude; 
en lab. c'est plus, c'est de l'in- 
gratitude mêlée de vengeance. 

Eskerdun^ 1. reconnaissant ; esker- 
dun. 

Eskerbeltz, v. esker. 

Eskerdun, v. esker. 

Eskergabe, — gabetasun, 

v. esker. 

Eskergaizto, v. esker. 

Eskeron, v. esker. 

Eskierki, 1. mo* explétif; vrai- 
ment, voire; i. a. 

Esktlla, g. 1. ezkila, bn. cloche ; 
c'est l'esp. esquilla. 

Eskina, g. eskina, b. angle ; c'est 
l'esp. esquina. 

Eskini, v. eskeni. 

Eskiribatu, eskiribatzen, 1. écrire. 

Esko, v. eze, 1. 

Eskoara, v. euskara. 

Esku, g. b. 1. bn. main; pou- 
voir, faculté. M. Mahn (Bask. 
Sprachd. p. XXXIV) propose de 
rattacher esku à es ; il nous semble 
que c'est plus que probable, seule- 
ment au lieu de ets, comme il le 
dit, il faut es; ets n'existe pas. 
Quant à l'explication qu'il a donnée 
plus tard („Etym. Unters. p. 75)," 
de la terminaison ku, elle ne nous 
semble pas être juste; M. Mahn 
considère ku comme une variante 
de caya, quia (dans notre dict. gai, 



129 



haï). Nous croyons plutôt que esku, 
est es-ko, avec l'article, eskua, o 
devenant m en bise. Selon la forme 
un adjectif employé substan- 
tivement ; v. ko s. v. go. Esku es- 
kiihiu, la main droite. Esku ezkerra, 
la main gauche. 0y<?i Aerew «///.v- 
koak sortzeko ezlua emanik, g. en 
donnant à ceux ci la faculté de 
reproduire leurs semblables. Ez- 
tut eskurik, 1. je n'ai pas de 
pouvoir. 

ra eman, g. 1. eskubera emon, 
b donner (mettre) à la disposition 
de. Jainkoak atsegin-kontentuzko 
(pléonasme) gauza guz/ak eskura 
§man :iozlan. Dieu lui donna toutes 
choses pour son contentement. 

Eskuei eraghi, 1. mettre la main 
à l'oeuvre. 

bide, g. b. 1. faculté; de 
esku-bide. 

men, g. 1. bn. poignée, botte; 
de esku-men. 

tdanza, 1. bn. hardiesse, — 
bn. habileté. 

Eslumutur, g. b. 1. poignet; de 
esku- mut ur. 

Ezki'lu, (mieux eskutu), g. b. 
caché, occulte; de esku-tu. 

Ezkutalu, ezkutal:e/i, (mieux avec 
*) g. cacher; de ezkutu. 

Esku m lu, eskurntzen, g. b. 1. ap- 
privoiser; de esku-ra-lu. 

Eskuetaratu, eskuetaratzen, g. b. 
1. avuir en mains, posséder; de 
eskuetara-tu. Beste obelo egindako 
bat eskuetaratzen dezuten bitarteuu, 
g. jusqu'à ce que vous en possé- 
diez un autre (livre) mieux fait. 



Eskularru, 1. bn. gant; de esku- 
Jarru. 

Eskuerakulsi, g. cadeau; paraît 
être composé de esku-erakutsi; comp. 
i ikhusgarri ; mais le seus n'en est 
| pas très clair. 

Eskusknbatu, g. manuscrit. 

Hskuma/iu/igu, bn. petit filet à 
manche. Malnnigu, manche? Ce mot 
est mal composé; v. Essai, p. 120. 

I'.xkiuigain, bn. avant-main; Sal. 

Eskutik, bn. profitant du nantisse- 
ment d'uu objet d'autrui; Salaberry. 

P. cite s. v. gau, l'exemple sui- 
vant : gau eskura da, il s'en va 
nuit. Veut-il dire la nuit est pro- 
che? dans ce cas cette expression 
correspond à peu-près au holl. op 
lianden ziju, être sur mains, c. a. d. 
être proche, d'un événement, etc. 
toujours au figuré. 

Eskualdun, v. euskara. 

Eskubide, v. esku. 
Eskudanza, v. esku. 
Eskuerakutsi, v. esku. 
Eskuetaratu, v. esku. 
Eskuetaratze, v. esku. 

Eskuî, g- eskuma, b. eskuin, 1. 
bn. droit, opposé à gauche; — 1. 
bn. à droite. Zoaza eskuin, allez à 
droite. Eskui devra être rattaché t\ 
esku; mais la terminaison est obs- 
cure. Le guip. eskui, doit avoir 
perdu h- // final; comp. arrai, 2. 

Eskuin, v. eskui. 

Eskularru, v. esku. 
Eskunia. v. eskui. 
Eskumahangu, v. esku. 
Eskumen, v. esku. 
Eskuruutur, v. esku. 

9 



ISO 



Eskungain, v. esku. 
Eskuratu, eskuratze, v. esku. 
Eskuskribatu, v. esku. 
Eskutatu, eskutatze, v. esku. 
Eskutik, v. esku. 

EskutU, v. esku. 

Eslayo, bn. fanfaron, presque 
fou. 

Esnatu, esnatzen, 1. g. ré- 
veiller, se réveiller; exciter. 

Esnatu, esnatzen, 2. v. esne. 

Esne, g. b. 1. bn. lait. 

Esnatu, esnatzen, 1. faire venir 
le lait au sein; P. Il paraît que 
cela se dit plutôt des vaches. 

Esnedun, bn. femelle; de esne- 
dun. 

Esnekeria, bn. laitage; de esne ke- 
ria. La terminaison keria (de keria, 
maladie), rappelle ici la terminai- 
son „ment" dans quelques adv. des 
langues romanes; p. ex. en parlant 
d'un marteau qui tombe lourde- 
ment, où ment (mente) a tout-à- 
fait perdu sa signification primitive 
et n'est plus qu'un élément for- 
matif; v. Diez, Gr. II. p. 432. 
M. Miiller, Lect. I. p. 46. On 
aurait toujours pu (ou dû) choisir 
tasun au lieu de keria. 

Esne ophil, g. b. 1. bn. pain au 
lait. 

Esnedun, v. esne. 

Esnekeria, v. esne. 

Espa, g. plainte. Eta senarari 
beti espaka zegokion, et elle était 
toujours en plaintes (à se plaiudre) 
envers son mari. 

Espabera, bn. espèce de filet; 
en fr. épervier? et de là le basque. 



Espaina, v. ezpana. 

Espal, avec l'article espala, 1. 
bn. terme de laboureur, javelle, 
poignée de blé dont douze en for- 
ment le azau 9 la gerbe. — 1. ez- 
pala, g. ozpala, b. copeau. Aritzak 
ezpala bere arikoa, g. le copeau de 
chêne a son fil ; c. a. d. tel père, 
tel fils. 

Espar, bn. échalas. 

Espara, 1. bu. mouche, qui 
s'attaque aux bêtes à cornes. 

Ezpartin, 1. bn. espadrille. 
Chaussure espagnole et basque en 
chanvre tressé. Selon le Dict. de 
l'Ac. esp. on nomme espartena la 
chaussure faite en esparto, genêt 
de Murcie, et alpargata celle faite 
de chanvre. 

Estainla, g. b. 1. bn. étain ; de 
l'esp. estano. 

Estadu, g. b. estatu, 1. état. 
Baha onek ikus/rik aren anim 
estad.ua, g. mais celui-ci voyant 
l'état de sou âme. 

EstakUTU, 1. bn. prétexte; — 
bn. défaut. 

Estali, estaltzen, g. 1. bn. 
estaldu, b. cacher, couvrir, proté- 
ger; — bn. saillir (des animaux). 
Ce nom verbal paraît être composé 
de este-ari; v. es et art, 4. Pour 
la mutation de r eu l, comp. arilla. 
etc. s. v. art, 3. Le nom verbal 
art semble être devenu al dans, 
askaldn, auhaldu, afaldu, bazkaldu, 
gosaldii. 

Estalarazi, g. faire couvrir; — 
bn. faire saillir une femelle. 

Estalpe, g. b. abri, mystère; de 



181 



eslal-pe. Estai peau nago. je suis à 
l'abri. 

Estalki, g. b. 1. estalgi, bn. cou- 
verture; — b. prétexte \ de estai- 
gui. La forme bn. est la plus cor- 
recte. 

Extalqune, 1. couverture, le cou- 
vert; de eslal-gune? et la signifi- 
catiou aura changé; d'abri elle sera 
devenue couverture. 

Estaldura, bn. couche, de terre, 
de plâtre, etc. de quoi que ce soit; 
de eslal-dura. 

Estalarazi, v. estali. 
Estaldu, v. estali. 
Estaldura, v. estait. 
Estalgi, v. estali. 
Estalgune, v. estali. 
Estalki, v. estait. 
Estalpe, v. estali. 
Estaltze, v. estai/. 
Estankatze, v. estanku. 
Estanku, estankatzen, 1. 

boucher, fermer. P. Faudrait-il rat- 
tacher ce nom verb. à es, esten'i 
Estanku ezten barrikatik istirtzen 
da arnoa, le vin découle de la 
barrique qui n'a pas été bouchée. 

Estatu, v. estadu. 

Estayak, v. eztayak. 

Este, v. esi, s. v. es. 

Esteak, v. es. 

Esteali, estealtzen, bn. dé- 
truire, abîmer, ruiner. O. écrit (v. 
Prov. d'O. Bordeaux 1847 p. 220), 
esteïalzea, dissiper le bien, le laisser 
perdre ; esteïari, misérable. Esteali 
pourrait être composé, il uous pa- 
raît, de este-an, rendre étroit, 
dans le sens de rendre petit, di- 



minuer; pour la mutation de /en 
r, v. estai/. 

Esleari, bn. souffrant, misérable, 
v. esteali. 

Esteari, v. esteali. 

Esteka, v. es. 

Estekaillu, v. es. 

Estekatze, v. es. 

Esteyak, v. eztayak. 

Estorbu, b. 1. empêchement; 
c'est l'esp. estorbo. 

Estorbatu, estorbatzen, 1. détour- 
ner. 

Estropu, 1. hasard, P. i. a. Es- 
iropuz, fortuitement. 

Estropo, g. faux pas, heurt; 
de l'esp. estropiezo? même signi- 
fication. 

Estu, v. es. 

Estuera, v. es. 

Estugarri, v. es. 

Esturasun, v. es. 

Estutze, v. es. 

Et, v. ez. 

Eta, g. b. 1. bn. coujonct. et. 
Souvent par contraction ta. Ga- 
yari banagoka batetik, eta bestetik 
hizkuntzari, baderilzal, gezurtatzen 
dituzula Erdaldunen ta Euskaldunen 
ustekela charrak, ta desegilen, la 
ay-enatzen guzieu lausoak, ta llillu- 
ramendnal-. Lettre de Larramendi 
à Mendiburu. Il me paraît qu'il 
importe d'un côté au sujet (travail) 
et d'un autre côté au langage que 
vous démentiez les mauvaises opi- 
nions des étrangers et des Basques 
et que vous détruisiez et fassiez 
disparaître l'aveuglement et l'erreur 
de Ions. — Ici se trouve un de ces 



182 



verbes comme Larramendi n'eu a 
fait malheureusement que trop, 
desegiien, deshacer, défaire, esp. de 
des et egin ; mode de formation 
qui est tout-à-fait coutraire au 
génie de la langue basque. 

Etan, v. ta et n. 

Etara, etarako. v. ta et m. 

Etatik, v. ta et dik. 
Etchalde, v. eche. 
Etchatze, v. eche. 
Etche, v. eche. 
Etchechka, v. eche. 
Etchekidura, v. ici. 
Etchesartze, v. eche. 
Etchikhertze, v. eche. 

Etchola, v. eche. 

Et en, eteten, b. et heu, ethent- 
zen, 1. bn. déchirer, rompre. Beli 
tiraan daguan arija laster eteten da, 
b. le fil qui est toujours tendu se 
rompt bientôt. 

Ethendura, 1. bn. déchirure; — 
bn. hernie. Eta gaizquitzenago da 
ethendura. Matt. IX. 16. Test. 
Roch. Et la déchirure en est plus 
mauvaise. 

Ethenkor, bn. fragile; de ethen- 
Jcor. 

Ethen, ethentze, v. et en. 

Ethendura, v. eten. 

Ethenkor, v. eten. 

Ethor, ethorri, v. etorri. 

Ethorki, v. etorri. 

Ethor kizko, v. etorri. 
Ethorte, v. etorri. 
Ethortze, v. etorri. 
Etorkin, v. etorri. 
Etorkizun, v. etorri. 

Etorri, etortzen, g. etorri. 



| etorten, b. ethorri, ethortzen, ou 
I ethorten, 1. bn. venir, arriver. Ce 
\ nom verbal se conjugue aussi ré- 
gulièrement; nator, ator, dator, etc. 
I je viens, tu viens, etc. L'impératif 
j est; ator, atoz, viens; betor, qu'il 
I vienne ; atozte, zatozte, venez ; betoz, 
betozie, qu'ils viennent. Ethor, est 
usité en bn. 

Etorkizun, g. 1. bn. avenir; — 
g. résultat ; de etor-kizun. Baitaere, 
semé ouen etorkizuneko berri asko 
eman ziozkan, Lardizabal. p. 17; 
mais aussi il lui donna beaucoup 
de nouvelles de l'avenir de ce fils. 
Eta etorkizun gaiztoai bi.de a k elaki 
nai... et comme celui qui veut 
couper les voies aux mauvais ré- 
sultats. 

Etorkiznnean, g. dans la suite, 
à l'avenir; de etorkizun-ean. 

Etorkin, g. ethorki, 1. En g. 
postérité; en lab. race, tige de 
famille, P. De ctor-kin. 

Ethorki zko, 1. adj. de ethorki-z- 
ko; de famille. Ethokizko i:e//<t. le 
nom de famille. Ethorkizko beka- 
tua, le péché originel. 
Etorte, v. etorri. 
Etortze, v. etorri. 
Etsai, v- zoi, 2. 

Etse, g. inculte, d'un ti-rrain. 
etse dago. Etse sera probablement 
une forme négative comme inculte, 
et sera pour ez; z devant nu sibi- 
lant devient i, v. Essai, Ch. EL 
etzan pour ez zan\ ctsai (mieux 
i pour mais d'où 

vient se? 

Etsi, etsitzen, g. ettUn, etsi. 



133 



bu. désespérer; — 1. 
juger, estimer, hf.sifu dut, 1. je 
désespère. ///'/" sobera etsirik cne- 
.':,/?, !. jugeant que celui-là est 
trop pour moi ; P. Comme etsi, 
elsten eu esten (non pas etsit- 
ngnifie en lab. juger, ap- 
précier, signification qui se retrouve 
dans les dérives de tous les dialec- 
tes, on serait porté à croire que 
désespère! n'est qu'une significa- 
tion secondaire, et qu'il faut rat- 
tacher etsi h la racine es, fer- 
mé, en passant par les ac- 
ceptions de serrer, environner, 
comprendre, juger, apprécier (et- 
si) et finalement désespérer. Sui- 
vent les verbes composés avec etsi: 

Onetsi, onesten, g. 1. bn. aimer, 
agréer, accueillir; litt. juger, esti- 
mer bon ; comp. coûter bon, trou- 
ver bon. Jainkoah ofrenda Aura c/tit 
onetsi zion, g. Dieu accueillit très- 
bien cette offrande. 

Gaitz etsi, gaitz esten, g. 1. bn. 
haïr; prendre en mauvaise part; 
litt. juger mauvais. 

Autetsi, autesten, g. choisir; litt. 
juger le choix. 

Si?ietsi, sivesten,- 1. sinhexi, bn. 
croire, de sin-etsi. Ici le sens pro- 
pre commence déjà à se perdre et 
etsi correspond presque à un auxi- 
liaire, p. ex. avoir foi; v. sin. 

Guii etsi, guti esten, 1. mépriser, 
litt. apprécier peu. 

lliardetxi, ihardesten, 1. bu. ré- 
pondre, résonner; paraît être com- 
posé de ihar-etsi; bien que lesens 



ne soit pas satisfaisant; v. i&ar. 

Ederretsi, eder resien, 1. ederrexi, 
bn. trouver beau; de eder-etsi. 

On voit par les verbes composés 
que etsi signifie juger, estimer, ap- 
précier, et bieu que ces verbes 
n'expriment pas une idée moins 
abstraite que celle de désespérer, 
il faut croire que etsi a signifié 
d'abord juger, qui pourrait se rat- 
tacher à la racine es, et ensuite 
désespérer; ou faudrait-il voir deux 
mots distincts dans etsi, juger et 
etsi, desespérer? En tout cas 
etsi ne peut rendre l'idée ab- 
straite et négative de désespérer; 
le mot d'espoir n'existe seule- 
ment pas, ni espérer non plus. 
Les dial. basq. esp. expriment 
ce dernier verbe par ichedm, 
qui semble iudiquer : rester (faire) 
ferme ; signification analogue à 
celle du verbe esperar, esp. qui 
est employé pour espérer et at- 
tendre. 

Etsigarri, g. 1. exigarri, bu. dé- 
sespérant; de etsi-garri. 

Etsigarri, v. etsi. 
Etsitu, v. etsi. 
Etsitze, v. etsi. 
Etste, v. etsi. 
Etzaite, v. et:in. 

Etzan, etzate, v. etziu. 

Etzani, v. etz'm. 

Etzauntza, v. etzin. 

Etzi, g. b. 1. bn. après-demain. 
Ce mot, ainsi que les composés, sont 
de véritables énigmes. 

Etzi damu, g. b. 1. etziri damu, 



134, 



1. P. (i. a.) après après demain, 
c. a. d. le troisième jour. 

Etzi dazu, g. le cinquième jour; 
comme etzi damu, le troisième jour. 
Larrameudi cite encore dans le 
supplément du dictionnaire etzi 
luma, deux jours après; etzi ka- 
ramu, trois jours après. 

Etzidamu, v. etzi. 

Etzidazu, v. etzi. 

Etzikaramu, v. etzi. 

Etziluma, v. etzi. 

Etzin, etziten, g. 1. etzan, et- 

zaten, b. 1. bn. se coucher; — g. 
étendre, s'étendre. En lab. on dit 
aussi, à ce qu'il paraît, etzani, et- 
zaiten. — Giristino batek zer egin beliar 
du etziterakoan ; la Vieuxville, p. 
106; que doit faire un chrétien 
quand il se couche. Mundua etzina 
da, il est adonné à la monda- 
nité, P. Eta ikusi zutenean illa 
zetzala, g. et quand ils virent qu'il 
était étendu, couché, mort. 

L'impératif, le prés, et l'imparf. 
de l'indic. ont des formes ré- 
gulières. 

Eratzan i eratzate, 1. faire coucher ; 
de erazo-etzan. 

Etzauntza, 1. couche; P. 

Etzite, v. etzin. 

Eu, euk, b bn. tu, synonyme 
de ai. Eu irakatsi yeut&ana, b. c'est 
toi (humilité) qu'il enseigne. Nous 
n'avons pas pu découvrir eu dans le 
Test, de la Rochelle, il y a tou- 
jours hi\ mais le pron. poss. eure 
s'y trouve. 

Eure, bn heure, 1. ton ; gui. de eu, 



comme hire, de Ai. Auc bihotz on, 
semé, barkatu zaizquic eure bekatuac, 
Matt. XI. 2. Test. Roch. Aies bon 
courage, fils, tes péchés te sont 
pardonnes. Eure haurra ezak gastiga, 
haur deno, pr. 169. d'O. Châtie 
ton enfant aussi longtemps qu'il 
est jeune. Egiok heure Jainkoari 
othoitz. Ax. p. 71. prie ton Dieu. 

Euror, 1. bn. (?) P. toi-même; 
de eure-ori, comme herori, ou de 
eu-ori avec r euph.? 

Euk, v. eu. 

Euki, g. b. eduki, bn. iduki, 
1. g. Dans le dictionnaire de Lar- 
rameudi ce nom verbal est placé 
en tête de la conjugaison ou des 
conjugaisons qui correspondent à 
l'espagnol „tener", avoir, tenir; 
ainsi les formes, det, dezu, du, etc. 
daukat, daukazu, dauka, etc., dadu- 
kat, dadukazu, daduka, etc. sont 
toutes considérées comme venant 
de iduki. H y a là évidemment de 
la confusion, causée en partie par 
l'espagnol qui a deux verbes auxi- 
liaires (tener, haber), pour exprimer 
avoir; et en partie par l'obscurité 
de quelques formes verbales bas- 
ques. Iduki, eduki, se conjugue 
régulièrement, comme ekarri, i:rki, 
etc. (v. Essai, Ch. X.) ; et euki en 
est la syncope; pour la chute du 
d, comp. baut = badut; aitu = 
ad'itu; amêi = adausi; beratzi = 
bederatzi, etc. Iduki a donné ré- 
gulièrement dadukat, dadukazu, etc. 
et euki a donné daukat, daukazu, 
etc. Comme ekarri fait dakart, eduki 



135 



fait iladukt ; mais comme / ne peut 
suivre k (v. Essai, Ch. II), on a 
intercalé a, dadukat, tout comme 
izeki fait dizehat pour dizekt. Nous 
ne croyons pas qu'on puisse trou- 
ver ici l'origine des terminaisons 
auxiliaires, det, de:u, etc. Iduki 
signifie donc primitivement „tenu" 
et non „eu'' ; c'est aussi dans ce 
sens que les dial. basq. fr. s'en 
servent. Edo bataraquin eduquiren 
du eta bercea menospreciaturen , 
Matt. VI. 24. Test. Rochelle; ou 
il s'attachera à l'un et méprisera 
l'autre. M. Salaberry dit que iduhi 
est synonyme de atchihi. Iduhi dut 
neure hit sa, 1. j'ai tenu ma parole. 
Les dial. basq. esp. ne se servent 
pas du subst. ou de l'adj. verbal 
pour tenir ou tenu; toujours pour 
avoir, eu; mais bien de la forme 
fléchie, daduhat, etc. Ezaguturih 
dudahat soldadual, Moguel. Sol- 
dats, je le tiens pour connu 

Cependant il fallait un mot pour 
exprimer l'infinitif „avoir" ou le 
participe „eu", (l'indicatif était 
rendu par det, dezu, dont nous 
parlerons plus tard), et c'est ce 
que le nom verbal iduhi, tenu, 
pouvait faire également bien que 
le verbe „tener" pour les espagnols. 
Les dial. basq. esp. ont donc euki, 
'iduhi, pour ,..eu" et iduhitze, idu- 
hitzea, pour „avoir". Obea da adis- 
hide onafe idukitzea, g. il est mieux 
(!') avoir de bous amis. Les dial. 
bn. et soûl, ont uhan, uhhan, 
uhhen ; ce nom verbal a probable- 
ment une origine commune avec 



enki, eduki; mais en tout cas les 
formes sont distinctes, uhan, eu; 
eduki, tenu. Comp. eutsi. 

Il nous semble donc qu'il n'est 
pas aussi certain qu'on a bien 
voulu le dire, que det, dezu, etc. 
dérivent de euhi, ni que euki doive 
se décomposer en eu racine, et hi 
terminaison. Les seules formes qui 
viennent à l'appui de cette hypo- 
thèse sont celles de l'impératif; 
euzu (eu~zu) aies; biu (b-iu), qu'il 
ait. L'impératif est sans doute un 
temps primitif et il est rendu dans 
tous les verbes réguliers par le 
thème verbal, plus la caractéristi- 
que du pronom sujet, eharh (ehar-h) 
behar, (b-ehar) de eharri; mais som- 
mes nous certains d'avoir une forme 
primitive dans euh, euzu ? Le bn. 
dit: auh, aun, auzu, aies; auc bi- 
hotz on, senne bashatu zaizquic eure 
behatuac, Matt. IX. 2. Test. Roch. 
1571 ; c'est, avec les poésies de 
d'Echeparre, le plus ancien texte 
basque qui existe ; et encore qu'est- 
ce que trois cents ans dans l'exis- 
tence d'une langue! Pour faire 
dériver det ou dot ou daut ou 
dut, de euhi, il faut absolument la 
chute du h dont il n'y pas d'exem- 
ple jusqu'à présent, autant que 
nous sachions; mais du moment 
qu'elle sera prouvée l'hypothèse est 
admissible; euhi qui donne régu- 
lièrement dauhat, (déjà contracté 
de daduhat, de iduhi) sera devenu 
dauat, après la chute hypothétique 
du h, et puis daut, bise; de là 
dut, lab. et bn. Mais il se pour- 



130 



rait aussi, en nous appuyant sur 
la plus ancienne forme connue a uk, 
que l'impératif fût formé du pro- 
nom démonstratif au. Eu détachant 
les caractéristiques, k (mas.), n, 
(fém.) et zu (forme polie), il reste 
au, qui pourrait être le pron. dém. 
Quand on dit eu français, „1;\" 
pour „tiens", ou „da" ail. on fait 
aussi usage d'un démonstratif, dont 
la signification en basque, est com- 
plétée par les caractéristiques, k, 
n, zu. Ce pron. dém. explique 
aussi les terminaisons du présent 
de l'indicatif de tous les dialectes, 
excepté celles du guip. det, dezu, 
etc. Le bise, dot, devrait s'écrire 
daut v. Zabala, Verbo vascongado 
p. 6. Pour le moment ces deux 
hypothèses s'excluent donc récipro- 
quement, ou bien il faut croire, 
ce qui serait encore possible, mais 
non pas probable, que l'impératif 
et le prés, de l'indicatif n'ont rien 
de commun. En russe p. ex. on 
rend .j'ai" par: (il) est chez moi; 
et le verbe est même supprimé dans 
„je n'ai pas" qui se rend par „pas 
chez moi". Quelque chose d'ana- 
logue aurait pu se produire en 
basque, et il nous semble qu'aussi 
longtemps que nous n'aurons pas 
une explication satisfaisante des for- 
mes verbales basques, il sera permis 
ou plutôt nécessaire de considérer 
les arrêts définitifs, portés pas quel- 
ques auteurs sur cette partie de la 
langue, comme ayant fort peu de 
valeur. 

Nous faisons suivre ici quelques 



exemples tirés du Nouveau Testa- 
meut, de Liçarrague, la Rochelle 
1571, où se trouvent les formes 
du verbe qui ne se rencontrent 
pas ailleurs. Auc bihotz on, semé, 
baskatu zaizquic eure bekatuac, Matt. 
IX. 2. Aies bon courage, fils, tes 
péchés te sont pardonnes. Balbederaç 
bere emaztea biu eta batbederac bere 
senharra biv, 1. Cor. VII 2. Que 
chacun ait sa femme et que chaque 
(femme) ait son mari. Alnençaçue 
supporta appurbat, 2. Cor. \ 1 . 1 . 
Plût-à-Dieu que vous me suppor- 
tassiez un peu. Cette forme (uinen- 
çaçue), n'est donc pas uniquement 
souletine comme cela a été dit. 

Eraduki, eradukitzen, 1. P. hitz 
eradukia, obligé envers quelqu'un 
de faire quelque chose. 

Eukitze, v. euh. 

Euli, g. b. uli, b. 1. bn. mouche. 

Ulitcha, 1. moucheron ; la termi- 
naison diminutive ch. 

//'Hz, g. ruche; la terminaison 
n'est pas claire. 

Eultz v. euli. 

Eun, 1. g. b. e/iun, 1. bn. cent. 
Eun ou ehungarren, centième. 

Eun, 2. v. eo. 

Eungarren, v. eun. 

Eunle, v. eo. 

Eurak. v. eure, 2. 

Eure, 1. v. eu. 

Eure, 2. En bise, eurok (Lar- 
di/abal), eurak (Zabala, Moguel) 
eux, eux-mêmes, correspond au 
plur. berok, g. dans l'emploi de 
„ustedes" esp. vous (plur.) fr. 11 
doit donc y avoir ou y avoir eu 



187 



un sing. qui en guip. «-st berori, 
nsttd, esp. vous (sing.) fr. Le bise, 
se sert aussi de berori, et non pas 
de titre, à quoi l'on pourrait s'atten- 
dre. Nous ignorons si eure existe en 
bise, dans le sens de „lui, lui-même." 
Guraso batzuk eurak egin gura izaten 
daue eskonizea. Quelques pères eux- 
mêmes aiment à faire le mariage 
(de leurs enfants). 

Eureen J b. leurs ; géu. plur. de — ? 
eureen arlian, entre ceux-là, en- 
tr'eux. Eureen ta beste askaren ari- 
maak, les âmes de eux (leurs) et 
de beaucoup d'autres. 

Euri, g. b. bn. uri, 1. b. pluie. 
Euria ari da, g. il pleut; v. 
eraunsi. 

Euritsu, b. uriisu, 1. pluvieux ; 
de euri-tsu. 

Euri-jasa, g. enri-i/asa, b. bour- 
rasque. Euri-jasa izugarri batek 
eraso zion, g. un torrent de pluie 
épouvantable tomba. 

Uritea, 1. abondance de pluie; P. 

Nigaz uriz, 1. à chaudes larmes. 

Euri-jasa, euri-yasa, v. euri. 

EuritSU, v. euri. 
Eurok, v. eure. 

Euror, v. eu. 

Eusi. Larramendi cite eusi dans 
le supplément de son dictionnaire, 
où il a réuni des mots bise, et 
lab. (surtout d' Axular); mais il 
y en a beaucoup dont il a changé 
la forme ou la signification, p. ex. 
alapide, camino libre, au lieu de 
pâturage; alkaturik, cansado, fatigué, 
pour rongé (de remords). La même 
chose pour eusi, qui u'est pas connu, 



mais qui est le bise, a» si, aboyer. 
EllSkaldun, v. euskara. 
Euskalerri, v. euskara. 

Euskalherri, v. euskara. 

Euskara, g. 1. euskera, b. es- 
knara, g. heskuara, 1. bn. eskoara, 
eskara, 1. la langue basque, le „bas- 
cuence" des espagnols. Ce u'est pas 
un adj. pris substantivement, comme 
le français, l'italien, le grec; l'ad- 
jectif „basque" est: 

Euskarazko, g. heuskarazko, bn. 
basque. Euskarazko libru hau, ce 
livre basque. Heusearazco hitzac, ln- 
trod. Test.Rochelle; les mots basques. 
Plusieurs tentatives ont été faites 
pour découvrir l'origine de ce mot; 
citons celle de Humboldt qui u'est 
guère heureuse, et dont il avoue 
lui-même ne pas être satisfait. 
Eusi est aboyer, et dans l'acception 
la plus large, faire du bruit, parler ; 
euskara signifierait alors: selon le 
parler = eus-k-ara, c. a. d. le parler 
par excellence, le basque. 11 est 
inutile, croyons nous, de nous ar- 
rêter longtemps à cette étymologie ; 
d'abord eusi n'existe pas, (v. eusi); 
puis il faudrait savoir d'où vient 
le k; et encore est-ce que le sens 
serait très satisfaisant? 

Euskaldun, eskaldun, g. euskeldun, 
b. heskualdun, 1. bn. heuskaldun, 
bn. Basque, subst. L'introduc- 
tion du N. Test. Rochelle est 
adressée : Heuskalduney, aux Bas- 
ques. Euskaldun semble dériver 
de euskara-dun, qui a, qui possède 
\ euskara; pour la mutation de r 
en /, v. cri, 3. 



138 



Evskal-erri, g. b. euskal-herri, 1. 
heskual-herri, 1. bn. pays basque. 
EuskarazkO, t. euskara. 

Euskaritu, euskaritutzen, 

g. s'appuyer, étayer, p. ex. un mur. 

Euskeldun, v. euskara. 

Euskera, v. euskara. 

Eutsi, b. tenir, avoir. Lardiza- 
bal dans sa grammaire dit, saisir; 
mais c'est plutôt tenir. Eutsi, neure 
Jésus neure arima au, Olaechea. 
Ayez mon âme, mon Jésus. Eutzi 
or, tèn ahi, voilà, tiens. 

Eutsi doit avoir une origine 
commune avec euki. 

EUZU, 1. 2 de pers. sing. de l'im- 
pératif, aies; correspond au gui p. 
ezazu; v. euki. Baldin ezpaduzu 
emaitekorik euzu danm zeren eztu- 
zun; eta damu harekin bateau euzu 
borondate, baldin bazendu emaileko ; 
Axular, p. 230, a. éd. 348, n. éd. 
Si tu n'a pas de quoi donner, aies 
regret de ce que tu n'as pas; et 
avec ce regret aies volonté de don- 
ner si tu as. Dans l'édition origi- 
nale ainsi que dans l'éd. corrigée, 
il y a enzu pour euzu ce qui rend 
la phrase parfaitement inintelli- 
gible. 
Exai, v. zai. 
Exaigo, v. zai. 
Exgarri, v. etsi. 

Exi, v. etsi. 

Eya, v. ea. 

Eyar, v. igar. 

Eyartu, v. h/ar. 

Eeyartze, v. igar. 

Eyo, eyote, v. ego, 3. et eo. 

Ez, g. b. 1. bu. non ; ne, ne 



pas. Lïbrua ez da guzia nerea ez 
eta besterena ère, g. Le livre n'est 
pas entièrement de moi, et pas 
non plus d'un autre. Comme z 
devient t devant z (v. Essai, Ch. 
II), etzan est pour ez zan, et et- 
zira, pour ez zira, etc. Etzinioke 
{ez zinioké) ain argi ta garbi saill 
oni ekingo. Lettre de Larr. à Men- 
diburu ; vous n'auriez pas entrepris 
un travail si brillant. Lehenbi- 
ziko ezean, 1. au premier refus, P. 
En lab. le z est élidé devant naiz ; 
enaiz hauzu, je ne suis pas libre. 

Ezer, g. b. quelque chose, in- 
terrogativement ; ezer eman diozu? 
lui avez vous donné quelque chose? 
affirmativement, quelque chose est 
rendu par zerbait. 

Ezer paraît avoir perdu sa sig- 
nification primitive, ez-zer, pas 
quelque chose = rien ; si l'on veut 
exprimer „rien," il faut se servir 
d'une double négation ez-ezer ; on 
dit donc : ezta {ez da) ezer, il n'y 
a rien. L'orthographe ancienne ecer 
peut avoir contribué à en obscurcir 
la véritable signification, mais il 
est encore possible que ce soit la 
tendance, propre à plusieurs lan- 
gues, à se servir d'uue double et 
même d'une triple négation, comme 
en français; p. ex pour que per- 
sonne ne sache rien; et même 
d'une quadruple négation dans: 
je n'ai jamais rien refusé à per- 
sonne, v. Diez, Gr. 1. p. 421. 

Du temps de Larramendi, ezer 
doit avoir eu encore la signification 
propre de, rien, puisqu'il cite 



139 



l'exemple : Obedek ezer ba-io zer, 
mieux vaut quelque chose (zer) que 
rien (ezer); litt. mieux que rien 
quelque chose. 

l'zetz, g. non certes. Nous ne 
savons pas rendre compte de la 
terminaison qui se retrouve encore 
dans baietz, oui certes. 

Ezere, g. pas même, pas non plus; 
de ez-ere, pas aussi. 

Ezerere, ou ezerkere(comme agent), 
g. ezerbere, b. aucune chose ; de ez- 
zer-ere, pas quelque chose aussi. 

Ezerez, g. b. (le) néant ; de ezer- 
ez. Jaungoikoak gauza guziak ezere- 
zelik atera fiai izan ziluen, g. Dieu 
a voulu tirer toutes choses du 
néant. 

Ezeztatu, ezeztatzen, 1. bn. ané- 
antir, effacer. Il nous semble de 
ez, comme subst. (v. l'exemple s. 
v. ez) avec le suffixe z, ezez, plus 
la terminaison tatu. Peut-être en- 
core de ezerez après la chute 
de r. 

Ezezik, ezezen, g. b. quelquefois 
ezeze, b. non seulement; de ez-ezik 
et ezen. Jakin ez ezen, irakurri ère 
badel oarrez; Lettre de Larramendi 
à Mendiburu; non seulement je le 
sais, mais aussi j'ai lu avec attention. 

Ezpa, g. b. sinon; de ez-ba, non 
si; p pour b après les sous sibi- 
lants; v. Essai, Ch. II. 

Ezpada, g. excepté, de ez-pa-da, 
si non est = si ce n'est. 

Ezpabere, b. ezperen, g. 1. ezpere, 
bn. sinon, autrement. De ezpa-bere 
ou ère, sinon même, sinon aussi. 
Ezpere mahalsarno berriac leher- 



f:t'// dïtu çakaguiaG) Marc. Tl. 22. 
Test. Rochelle; autrement le vin 
nouveau rompt les vaisseaux. Ikas- 
ten baduzu, emango dizut saria, bana 
ezpere ez; Lardiz. Si vous appre- 
nez, je vous donnerai le prix, si- 
non, non. Eta ezpere beha iazozu 
haserretua dahillan bâti nola mintzo 
den. Ax. 280. a. éd. 106. n. éd. 
Et autrement considérez celui qui 
est entré en colère, comment il 
parle. 

Ezbai, 1. bn. doute, incertitude. 

Ezbaieko, 1. indifférent; P. 

Ezbalimba, 1. bn. non pas, non 
certes. Eta ichilic campora egoizten 
gaitxute? ez balimba, Act. XVI. 
37. Test. Rochelle; et maintenant 
ils nous mettent dehors en cachette? 
il n'en sera pas ainsi. — De ez- 
balimba, Popposé, la négation de 
balimba. P. traduit -ez balimba, 
par, non pas s'il vous plaît. 

Ezdeus, 1. le rien, le néant; — 
bn. vaurien. Ezdeusetarik alheratzea, 
1. tirer du néant, P. 

Ezdeuskeria, 1. vétille; ezdeus- 
keria. 

Ezdeustu, ezdeusten, 1. bn. ané- 
; autir. 

Ezbear, g. malheur; de ez-bear? 
! ce qu'il ne faut pas. 

Ezade, g. suc. 

Ezaguera, ezagueradun, v. 

' ezagun. 

EzaguerazO, v. ezagun. 

Ezagun, ou ezagutu, eza- 

gutzen, g. ezatin, ezaulu, ezauten, 
b. ezagutu, ezagutzen, 1. bn. con- 
naître. Ge nom verbal se conjugue 



HO 



aussi régulièrement; mais toujours 
précédé en guip. de la particule ba 
et avec élision du g; badazaut, (pour 
ba-dazagut), badazauzu, etc. je le 
connais, tu le connais, etc. La 
particule ba disparaît, cela va sans 
dire, dans les phrases négatives. 
Eztnt ezauizen, je ne le connais pas. 

Ezagun est' plutôt un adjec- 
tif, ezagutu, l'adj. verbal formé, 
comme toujours, avec tu. Eza- 
gun correspond à l'ail, bekannt, 
ezagutu à gekannt : le premier est 
employé en 1. et bn. comme adj. 
et comme substantif, pour ami, 
connaissance. Ezagunen artean, en- 
tre amis, connaissances. 

Ezaguera, g. ezaubera, b. con- 
naissance; de ezagu-era. En bise, 
avec chute du g, et introduction 
de b après u. 

Ezagunde f g. connaissance; syno- 
nyme de ezaguera. La terminaison 
de n'est pas claire. 

Ezagueradun, g. ezauberadun , 
b. celui qui reconnaît, qui pro- 
fesse une religion ; de ezaguera- 
dun. Jainko egiazkoaren ezaguera- 
dunak, les croyants (?) du vrai 
Dieu. 

Ezagutza, 1. bn. connaissance; 
reconnaissance; comp. pour la forme 
aditza, agintza. 

Ezagutzale, bn. connaisseur; de 
ezagu-izale. 

Ezagutzagahe , 1. ingrat; de eza- 
gutza-gabe. 

Ezagutzagabetasun, 1. iugratitude; 
de ezagutzagabe-lasun. 

Ezaguerazo, g. ezagutarazi, 1. faire 



connaître; de ezagu-erazo et ezagutu- 
arazi. 

Ezagunde, v. ezagu/i. 

Ezagutarazi, v. ezagun. 

Ezagutu, v. ezagun. 

Ezagutza, v. ezagun. 

Ezagutzagabe, v. ezagun. 

Ezagutzagabetasun, v. eza- 
gun. 

Ezagutza, v. ezagun. 
Ezagutzale, v. ezagun. 
Ezagutze, v. ezagun. 
Ezaintasun, v. et.su i b. ▼. ;ai,-2. 
Ezarian ezarian, g. bn. peu 

à peu. 

Ezarri, ezartzen, g. b. 1. bn. 
mettre, placer; — 1. parier. La 
première signification est celle que 
donne aussi Larramendi; cependaut 
en g. et b. ezarri est plutôt em- 
ployé pour jeter, au propre et au 
figuré. Halaber nehorc eztu écart en 
mahatsarno berria çahagui çarretan. 
Marc, II. 22. Test. Rochelle; ainsi 
personne ne met le vin nouveau 
dans de vieux vaisseaux. Errege- 
tzarako begia ezarri zioten, g. ils 
jetèrent les yeux sur le roi. d'i- 
zon au jo eta lurrari ezarri diot, 
g. après avoir battu cet homme je 
l'ai jeté par terre. Ez jakee ezar- 
riko errura, b. il ne jettera pas la 
fente sur eux, il ne leur donnera 
pas la faute. Zerhaz nahi duzn 
ezarri? que voulez vous parier? 
L'acception de jeter (par terre) vieu- 
dra de l'esp.sentarse, tomber sur son 
derrière, de sentar, mettre, poser. 

Erezan-i, 1. donner contre, heur- 
ter, P. i. a. De erazo-ezarri. 



141 



Ezartze, v. ezarri. 
Ezaubera, v. ezagun. 

Ezauberadun, v. ezagun. 

Ezaun, v. ezagun. 

Ezailta, p. excepté; synonyme 
de ezpada. Très probablement de 
ez-au-da, n'est pas <via. 

Ezailte, v. ezagun. 

Ezautu. v. ezagun. 

Ezbai, v. «t. 

Ezbear, v. 

Ezdeus. ezdeuskeria, v. s*. 

Ezdeustii, ezdeuste, v «. 

Eze, 1. g. b. //£C£, 1. bu. humide, 
humidité ; vert, eu parlaut des arbres 
qui out eucore de la sève. 

Esko, b. humide ; de eze-ko. 

Eskotasun, b. Itezetasun, 1. humi- 
dité; de esko et heze-tasun. 

/.:eln, ezeizen, g. heza, hezatu, 
bu. mouiller, humecter. 

Eze, 2. v. ezen. 

Ezeil. g. 1. bu. eze, b. ezik, g. 
bu. ezi, bu. que, car. JDio ezennik 
jan dedala, g. il dit que je l'ai 
mangé. Hohe da bakeareki arraulsia 
eziez aharreki ôiiarrat/sia, prov. d'O. 
Mieux vaut l'oeuf avec paix que 
non (ezi-ez) le veau avec guerre. 
O. écrit estez, ce qui rend ce mot 
assez méconnaisable. 

Ezer, v. et. 

Ezerbere, v. ez. 

Ezere, v. ez. 

Ezerere, v. ez. 

Ezerez, v. ez. 

Ezerkere, v. ez. 

Ezetu, v. eze. 

Ezetz, v. ez. 

Ezetze, v. eze. 



Ezezen, v. ez. 

Ezezik, v. ez. 

Ezeztatu, ezeztatze, w, ez. 

Ezi. 1. \. i 

Ezi, 2 ezitzen, g. b. Aez, hezi, 

hezten, 1. bu. dompter, — bu. ha- 
bituer au travail. 

Hezgaltz, 1. bu. difficile à dompter. 

Ezik, v. ezen. 

Ezin, v. eghi. 

Ezio, v. izio. 

Ezitze, v. ezi, 2. 

Ezker, g. b. 1. bu. gauche; 
anc. esp. esquerro; esp. mod. iz- 
quierdo. M. Mahu (E. U. p. 75) 
propose, et il nous semble avec 
raison, de faire dériver ezker de 
esku-oker ; dans ce cas il serait 
mieux d'écrire, esker, bien que tous 
les dialectes aient ezker, avec z; 
comp. eskela. Ezker, comme le re- 
marque M. Mahu, est comme sig- 
nification, tout-à-fait analogue au 
fr. gauche, de l'anc. haut-ail. welk, 
faible; v. M. Brachet, D. E. s. v. 
gauche, où l'auteur dit: on voit 
que la main gauche signifie la 
main faible... Si étrange que pa- 
raisse cette origine elle est certaine 
et confirmée par l'existence de 
méthaphores analogues dans plu- 
sieurs langues de l'Europe; l'ita- 
lien stanca (fatiguée); manca, (dé- 
fectueuse); le prov. man seneco 
(main décrépite). 

Ezkero, v. gero. 
Ezkila, v. eskilla. 

Ezko, 1. bn. cire. Faut-il rat- 
tai lier ezko à ezfi, et puis tous les 
deux à es? avec la signification 



142 



de gluant; corap. es et ich. Ezko 
(ez-ko) signifierait comme esku, es- 
kua (main), ce qui tient. 

Ezkondu, ezkontzen, g. b. 
1. bn. se marier. Il nous paraît 
que ezkondu, dérive de es, lier; 
mais qu'est-ce que kon? Pouvreau 
écrit eskondua marié, avec s, ainsi 
que, estayak ; v. ci-dessous. 

Ezkontze, v. ezkondu. 

Ezkur, g. 1. bn. gland. 

Ezkutu, v. esku. 

Ezpa. v. ez. 

Ezpabere, v. ez. 

Ezpada, v. ez. 

Ezpaita, v. ez. 

Ezpala, v. espal. 

Ezpana, g. espana, b. espaina^ 
1. lèvre. 11 nous semble que les 
dial. b. et 1. ont raison d'écrire 
espaina avec s et non z; de la 
racine es, fermer; d'autant plus 
que, bord (d'un habit) se dit en 
lab. espaina, aldagarri espaina, P. 
et en g. ertz ; or ertz est la vari- 
ante lab et bn. de esi, v. es. Ces 
deux dial. ont donc exprimé de 
la même manière l'idée de „bord;" 
mais le g. a pris sou mot dans le 
dial. basq. français; erxi, /tersi, n'est 
pas connu en guip. 

Espère, v. ez 
Ezperen, v. ez. 

Ezpila, 1. bercail. 

Eztarri, g. b. 1. gosier. 
Eztayak, ezteyak, g. eztegn- 

bak, b. estayak, esteyak, 1. eztey, 
ou eztei sing. ezteyak, plur. bn. 
noces. Pouvreau est le seul qui 
écrive esttyak avec s et le seul, 



1 croyons nous, dont l'orthographe 
soit correcte; eztey, esiei, paraît 
dériver de este, lier (v. es) dont 
esteka, lien. Ordnan diotsa, ad'is- 
quidea nota huna sarthu aiz eztey 
arropa eztuela. Matt. XXII, 12. 
Test. Rochelle. Et il lui dit, ami, 
comment es-tu entré ici sans que 
tu aies robe de noce. 

Eztei, eztey, ezteyak, v. ez- 
tayak. 

Ezten, g. b. 1. bn. alêne — g. 
1. aiguillon, dard; de este? 

Eztera, g. b. 1. gestera,gvztera, 
1. geztera, bn. meule à aiguiser. 
Le g peut s'être perdu ; ou rem- 
place peut-être h, heztera = ez- 
tera. 

Ezteratu, bn. aiguiser. 

Ezti, g. b. 1. bn. miel. — 1. 
bn. doux. Comp. ezko. 

Eztitasvn, 1. eztitarzun, bn. dou- 
ceur; de ezti tasvn. 

Eztidura, 1. adoucissement; de 
ezt -dura. 

Eztitn, eztitzen, 1. bn. adoucir. 

Eziika, bn. pomme douce. 

Eztiki, eztiro, 1. bn doucement; 
de ezti-ki et ro. 

Eztidura, v. ezti. 

Eztika, v. ezti. 

Eztiki, v. ezti. 

Eztira, 1. géhenne, torture. P. 
du verbe suivant: 

Eziiratu, eztiratzen, donner la 
torture. Ne sernit-ce pas du prov. 
estizar, fr. étirer? cYst dans ce 
dernier sens qu' eztiratu est encore 
employé de nos jours. 

Estikatu, v. estini. 



143 



Eztiro, v. e:(L 

Eztitarzun, v. ezti. 

Eztitasun, y. e:(i. 

Eztitu, v. ezti. 

Eztitze, v. e:fi. 

Eztor, bn. curé. 

Eztul, g. b. bu. estul, 1. toux 



Eztul idorra, toux sèche. Estulka, 
1. bn. en toussant ; de eztul-la. 

Ezur, g. hezur, 1. bn. azur, b. 
os. — g. b. I. noyau des fruits. — 
g. b. arrêtes de poisson. 

Sayets-ezur, g. sahets-hezur, 1. bn. 
côte, (du corps). 



F. 



La lettre / n'est pas une lettre 
basque; cependant on la trouve 
dans quelques rares mots, dont 
en général on peut tracer la pro- 
venance étrangère. Les dial. basq. 
fr. ont adopté un assez grand nom- 
bre de mots avec f initial ; dans 
lés dial. basq. esp. nous ne con- 
naissons qu'un seul mot commen- 
çant avec f et encore l'orthographe 
flotte entremet b ; farra, barre. Il 
y a plusieurs mots auxquels il est 
difficile d'assigner l'origine étran- 
gère, cependant il. n'y a pas de doute 
qu'elle se trouvera plus tard, car 
il paraît être certain que le/' n'est 
pas basque, pas plus que le v. 
Le f des mots étrangers est con- 
servé quelquefois ou bien il est 
remplacé par une labiale, p. ex. 
bortcha, force. Le/" parcourt toute 
la série de labiales dans le mot 
ifvii, ibeni, ipini, imini ; ce nom 
verb. paraît cependant être basque ; 
le / de ifîui, lab. sera pour b. Il 
est très curieux que le verbe, prou- 
ver, ait ùowué frogatu ; une consonne 
qui n'existe pas (f), et un groupe 
(fr) qui n'est pas admis en basque, 
out été choisi pour rendre un mot 



étranger oïl la consonne ne se 
trouvait pas et où la rencontre de 
/ et r aurait pu être évitée, comme 
la règle l'exige et comme cela a 
été fait dans un grand nombre de 
mots. Comparez ce que nous avons 
dit de ces anomalies de la phoné- 
tique, à la fin du paragraphe sur 
l'orthographe et la phonétique bas- 
ques dans l'introduction. 

Nous ne citerons que les mots 
qu'il serait difficile de reconnaître 
sous leur forme basque. 

Fakka, g. barre, b. le rire, subst. 
Farra egin, farregin, g. barregin, 
b. rire. Peut-être faudra-t-il con- 
sidérer le bise, barre, comme la 
forme la mieux conservée, et fa rru, 
une corruption. Est-ce que barre 
rire et bare, rate, auraient une ori- 
gine commune? 

Fiirregiten <let, je ris. Zerlaho 
Sara fartai <Ligo? pourquoi Sara 
rit -elle? 

Farra irri, g. irri barre, b. sou- 
rire. Trri farra ou hirri farra, 1. 
éclat de rire, lrten etafarra irrian 
beste anayai esan zien, g. il sortit 
et dit en souriant à ses autres 
frères. Hirri ou irri farràka hari 



145 



dire, ils éclatent de rire. Âditzen 
ditut àirri farrak, j'entends des 
éclats de rire. 

Fago, v. bago. 

Falkoïn, bn. épervier, Salaberry. 
Evidemment faucon. 

Fardillo, bn. moût. 

Farpatzea, 1. battre. 

Farrastatu, bn. dépouiller les 
cannes de maïs de leurs feuilles. 

Farrastakin, bn. fourrage de 
feuilles de maïs. 

Fatsa, 1. marc de pommes ou 
de raisin; syn. de lapa. 

Fauna, 1. Axular emploie ce mot ; 
nous ignorons ce qu'il signifie. 
Zuhaitz bethakorra eztxt nehork eba- 
kitzen. Baina alferra, fauna... zer- 
tako da ? Personne ne coupe l'arbre 
qui porte des fruits, mais le (l'arbre) 
paresseux, le... à quoi sert-il? Ax. 
a. éd. 38. n. éd. 17. 



Felderaka, 1. levrette. 

Ferdamina, 1. crasse verte qui 
sort du fil ou du linge la première 
fois qu'on le met à la lessive. 

Ferekatzea, 1. frotter. 

Fetcho, 1. gentil. 

Ficho, bn. corpulent. 

Fika, 1. pie. 

Filda, philda, 1. linges, meubles. 

Frilla, 1. loquet, tourniquet; 
syn. de maralilla. 

Fitza, 1. bourrier, balayure. 

Floka, 1. bouquet. 

Fola, 1. collet de pourpoint. 

Fontale, 1. poutre. 

Forrua, 1. porreau. 

Frankak, 1. ouïes de poisson. 

Franko, 1. abondant. 

Frintza, 1. l'étoile de l'oeuf. 

Froga, 1. bn. preuve. 

Fuin, v. mun. 



10 



G. 



Gabarri, b. chaloupe; del'esp. 
gabarra, oul'esp. du basque? L'ori- 
gine du bas latin gabbarus est in- 
connue, v. Littré, D. 

Gabe, g. 1. bn. bage, baga, b. 
(hyperthèse de gabe), manque, dé- 
faut, — 1. indigent. Comme suf- 
fixe dans tous les dialectes: sans. 
En bise, contracté quelquefois en 
ge. Gabeak hatsa karats, prov. d'O. 
le pauvre a l'haleiue puante. Ez 
data iïior zeruban sartuko bere agin- 
dubak gorde baga, Moguel, p. 17. 
Que nul n'entrera daus le ciel sans 
garder ses commandements. Nigabe, 
sans moi. Buda bagarik, b. sans 
doute; quelquefois contracté en; 
duda barik. 

Gabetn, gabetzen, 1. bn. priver, 
être privé. Jabe onaz gabetua dago, 
1. il a perdu un bon support. 

Gabiâ, 1. hune, de navire; de 
l'esp. gavia, ou du prov. gavi, cage. 
11 est probable que le mot, abi, 
nid, que nous avons considrn' 
comme étant basque, dérive aussi 
de l'esp. gavia ou du lat. cavea; 
kabi, habi, abi; permutation de k 
en h pour le lab. et chute du k 
ou de VA, selon que le guip. a 



pris ce mot du latin ou bien de l'esp. 
ce qui est plus probable. Les dial. 
vénit, et sard. ont cabbia, pour 
cage, v. Diez, E. W. 1. 195. 

Gabiko, g. gerbe. 

Gach, v. gaitz. 

Gachur, v. gazta. 

Gahamu, v. «». 

Gai, gay, kai, g. 1. bn.^', b. 
P. écrit aussi: gaiha, et avec e 
initial (de liaison?) ekai, 1. ekhey, 
bn. Le g devient k, selon les lois 
phon. v. Essai, Ch. II. Comme 
adjectif ce mot signifie: apte, ca- 
pable, propre à. Eztagai ezerlako, 
g. ezta deusetako gai, 1. il n'est 
propre à rien. Ezta garik, g. ezta 
geirik, b. je n'ai pas de quoi, p. 
ex. de drap pour faire un habit. 
Comme substantif: matière, sujet, 
étoffe. Jolaskai, g. sujet de con- 
versation. Bana erakusleak zembait 
argibide gai onetan ematen dizkigute, 
g. mais les docteurs nous donnent 
quelques éclaircissements à ce sujet. 
Polro hau daugin urtheko gerenno 
ekhey, bn. j'ai ce poulain pour 
tire étalon de l'année prochaine. 
Salaberry. Emaiieko gayetan bagare, 
Ax. p. 223. a. éd. si nous avons 



147 



de quoi donner ; litt. si nous som- 
mes dans la capacité, si nous som- 
mes capables. P. cite : giltz ekaya, 
fer pour faire une clef; kutcha 
ekaya, bois pour faire un coffre. 
Le nom de la matière est donc 
sous-entendu; le coffre doit indi- 
quer qu'il s'agit de bois; la clef 
qu'il s'agit de fer. 

Nous croyons que gai, kai et la 
forme syncopée ka, ki se retrouvent, 
comme terminaison, dans plusieurs 
mots, avec une signification moins 
définie, mais indiquant toujours 
que le nom auquel il est suffixe est 
rendu propre à faire, qu'il a la 
faculté de faire, une chose : agerkai, 
halgai, etc. izuzki, eguzki, abarka. 

Gaich.0, v. gaitz. 

Gaichta, v. gaitz. 

Gaichtatu, v. gaitz. 

Gaichtagin, v. gaitz. 

Gaichtakeria, v. gaitz. 

Gaichto, v. gaitz. 

Gaichtotu, v. gaitz. 

Gaiero, bn. Chargé de supporter 
un préjudice, résultant d'une mau- 
vaise action commise en commun. 
Salaberry. 

Gaiha, v. gai. 

Gain, v. gan. 

Gainaldea, v. gan. 
Gaindi egin, v. gan. 
Gainean, v. gan. 
Gaineko, v. gan. 
Gainera, gainerako, v.gan. 
Gainerakoan, v. gan. 
Gainetik, v. gan. 
Gaingiroki, v. gan. 
Gainian, v. gan. 



Gaiti, gaitik, v. gan. 

GaisSO, v. gaitz. 

GaistO, v. gaitz. 

Gaistoko, v. gaitz. 

Gaitz, Au lieu de tz, on trouve 
eh, x, ss, z, si, zt, mais c'est tou- 
jours le même mot, avec la signi- 
fication de mal, mauvais. Dans 
quelques dialectes on paraît faire 
une distinction dans l'orthographe, 
pour les différentes acceptions de 
gaitz, ce que l'usage aura sans 
doute consacré; mais étymologi- 
quement parlant, ces différences 
n'existent pas, croyons nous, si ce 
n'est celles que les lois phonétiques 
exigent, et qui, peut-être, se bor- 
nent à une seule variation, et c'est 
la transposition du z; gaitz fait 
gaiztakeria. Ch, caractéristique du 
diminutif, donne gaicho; ce son 
est quelquefois rendu en bise, par x 
ou ss-, comp. ausse, auxe, anse; 
d'autres fois ch est conservé, pro- 
bablement d'après la fantaisie de 
l'auteur. 

Gaitz, g. 1. bn. gach, b. mal, 
maladie; subst. — b. 1. difficile. 
Gaitz ikharagarri bat da kolera; le 
choléra est une maladie terrible. 

Gaitz, gaicho, g. gecha, geso, b. 
malade. Gaicho dago, il est ma- 
lade. On nous a dit que gaitz est 
employé en lab. comme une espèce 
de superlatif, p. ex. en parlant 
de quelqu'un qui fait tout très 
bien, ou qui est très grand au 
moral comme au physique. 

Gachotasun, g. mal. subst. esp. 
dolencia; de gacho-tasan. 



148 



Gaicho, g. gaisso, b. gaizo, 1. 
bn. pauvre, terme de tendresse. 
Ama gaissuak darruiko ondoren, 
Moguel; la pauvre mère le sui- 
vait. Une zaîchur gaizoa, bu. mon 
pauvre chien. 

Gaizto, g. gaisto, b. gaichto, bn. 
gaixlo, 1. mauvais, méchant. Eureen 
egemplu gaistuagaz lotsaturik, b- 
ayant honte de leurs mauvais 
exemples. Gaichtoeti escuz cruciji- 
caturic hil ukan duçue. Act. II. 
23. Test. Rochelle; et vous l'avez 
tué, en le crucifiant, par la main 
des méchants. 

Gaistoko, b. méchant. La ter- 
minaison ko semble superflue. Adu 
gaistoko infernutarra, A^ibarro ; mé- 
chant diable infernal. 

Gaichtotu, b. gaixtatu, gaixtat- 
zen, 1. gaitz, gaiztu, bu. devenir 
méchant. Ezla gaixtatzen gaitza ; il 
n'est pas difficile à corrompre, P. 

Gaixtoki, 1. méchamment. 

Gaiztakeria, g. b. gaic/itakeria, 
gaixtakeria, 1. bn. méchanceté; de 
gaitza-keria. 

Gaixki, 1. mal; subst. Gaixkiari 
ihez egitea eta ungiaren egiiea, la 
Vieuxville, p. 47. Fuir le mal et 
faire le bien. En bu. au pluriel: 
reproches. Comme adj. malade. 
Salaberry. 

Gaizki, g. b. bn. gaixki, 1. mal, 
adv. Gaizki egin dut lan hori, bn. 
j'ai mal fait ce travail. 

Gaizetsi, 1. gaitzexi, bn. trouver 
mauvais, désespérer; de gaitzetsi. 

Gaichlagin, 1. bu. malfaiteur, 
malfaisant; de gaitza-egin. 



Gaitzeritzi, b. 1. haïr; de gaitz- 
eritzi. 

Gaitzerran, 1. médire. 

Gaiizi, 1. bn. ressentiment; de 
gaitzitu ? 

Gaitzitu, gaitzitzen, 1. avoir du 
ressentiment, degaitz et i, qui forme 
les adj. verbaux. 

Gaitzikor, 1. bn. susceptible, de 
gaitzi-kor. 

Gaitzeritzi, v. gaitz. 
Gaitzerran, v. gaitz. 
Gaitzetsi, v. gaitz. 
Gaitzexi, v. gaitz. 
Gaitzi, v. gaitz. 
Gaitzikor, v. gaitz. 
Gaitziru, 1. bn. boisseau. 
Gaitzitu, gaitzitze, v. gaitz. 
Gaixki, v. gaitz. 
Gaixtakeria, v. gaitz. 

Gaixto, v. gaitz. 
Gaixtoki, v. gaitz. 

Gaizetsi, v. gaitz. 
Gaizki, v. gaitz. 
Gaizo, v. gaitz. 

Gaiztakeria, v. gaitz. 

Gaiztatu, v. gaitz. 

GaiztO, v. gaitz. 

GakllO, v. gako. 

GakO, 1. gakho, bu. clef. 

Gai, v. galdu. 

Galaso, b. empêcher. 

Galdatu, v. gatde. 

Galde, g. l.galdo, bn. demande. 

Galdetu, galdetzen, g. 1. galdatu, 
bu. galde egin, 1. bu. demander. Ce 
nom verbal régit z en guip. Nere 
aitaren liôuruaz galdetu det, j'ai de- 
mandé le livre de mou père. 

Galdegin, v. galde» 



149 






Galdetu, v. galde. 

Galdetze, v. galde. 

Gald.0, v. galde. 
Galdor, v. gandor. 

Galdu, galtzen, g. b. 1 bu. 
perdre. Moguel écrit, galtzen, pour 
galduten, bise. Le g. se sert de 
gai, seulement à l'impératif. 

Galdu, b. pernicieux, corrompu. 
Olgeeta galdubak, les divertissements 
pernicieux. Biotz galdula, le coeur 
corrompu. 

Galera, g. perte 

Galmena, g. perdition ; de galmen. 

Galgarri, g. 1. bn. pernicieux; 
de gal-garri. 

Galdura. 1. corruption ; de gai- 
dur a. 

Gallzapen, 1. perte, perdition; de 
galtza-pen. 

Galdura, v. galdu. 

Gale, g. 1. envie. Lo galea, g. 
1. lo aléa, 1. envie de dormir; comp. 
zale. 

Galeper, v. gari. 

Galera, v. galdu. 
Galgarri, v. galdu. 
Galhar, v. garhar. 
GalhaiTOX, v. garhar. 

Galkha, galkhatu, bn. com- 
bler, bourrer. 
Galmena, v. galdu. 

Galsoro, v. gari. 

Galtzapen, v. galdu. 
Galtzarbe, g. aisselle. 

Galtze, v. galdu. 

Galyur, g. sommet; syn. de 
tontor. 

Gambara, g. gambera, bn. kamara, 
b. En g. et b. grenier; en bn. 



chambre. Le b. de l'esp. camara; 
le g. et le bn. du prov. cambra. 

Gambera. v. gambara. 

Gan, 1. g. b. en. En bise, ce 
suffixe se soumet aux règles pho- 
nétiques et devient kan, quand il 
le faut. Bana egin ezkero (eginez 
gero) eurakan dana, mais après avoir 
fait ce qui est en eux. Neregan, 
eu moi. 11 nous paraît que gan est 
l'adv. han, an, là. Etant un suffixe, 
le h initial se trouve toujours au 
milieu du mot et suit la règle que 
h initial devient k, et ici par ex- 
ception g. En bise, le k se retrouve. 
Pour la mutation de h en k, v. l'in- 
troduction. Les dial. basq. fr. ont 
bait/ian pour gan; mais tous les 
dialectes font usage de gana, qui 
dérive de gan. 

Gandik, g. ganik, b. 1. bn. de, de 
chez ; de gan-dik. Le d paraît s'être 
perdu dans ganik. Jaunaganik eldu 
du, il vient de chez monsieur. 

Gana, g. b. 1. bn. chez. à. En 
bn. gana régit le génitif. Norga- 
na zoaz? norengana zoaz ? bn. chez 
qui vas-tu? Centenerac igorcitzan 
adisquideac harengana, Test. Ro- 
chelle; le centenier envoya ses amis 
au devant de lui. Jainkoagana bi- 
holz goititzea, 1. élever le coeur à 
Dieu. Serait-il risqué de considé- 
rer gana comme la forme définie 
(avec l'article) de gan, en admettant 
que gan soit pour han, là; ainsi: 
le là, c'est-à-dire la demeure; comme 
„chez" fr. est pour „chiés" maison, 
elliptiquement pour en ches ou 
chiés; v. Littré, Dict. 



150 



GanaJco, g. b. 1. bn. envers, pour ; 
de gana-ko ; litt. de-vers ou de-à. 
Nor gizonaganako Jaungoikoaren 
amorioa ezagutzen duena, g. celui 
qui connaît l'amour de Dieu pour 
les hommes. 

Gan, 2. v. gah. 

Gana, v. gan. 

Ganako, v. gan. 

Gancliingor, v. gantz. 

Gancho, bn. crochet en fer au 
bout d'une perche. 

Gandik, v. gan. 

Gandor, galdor,galyur, g. som- 
met; syn. de tontor. 

Ganez egin, v. gan. 

Ganga, 1. cahute, palais de la 
bouche. Selon Larramendi, ce se- 
rait, la luette; ce qui nous paraît 
une erreur, du moins si ganga est 
cahute; v. ahoganga, s. v. ao. Peut- 
être comme le français gangue, 
de l'ail, gang, allée; v. Littré. D. 

Ganibet, g. b. 1. couteau; du 
prov. canivet; v. L. R. 

Ganik, v. gan. 

Gantz, g. b. 1. ganz, bn. sain- 
doux: — 1. pause. 

Ganchingor, g. 1. bn. galzcAingor t 
1. rillons de porc, cretons. Est-ce 
que chingor est pour c/dngar 2.P 

Ganz, v. gantz. 

Ganzola, 1. bn. morceau de 
cuir qui forme, pour ainsi dire, 
l'empeigne du sabot; de gan-zola» 
semelle supérieure. 

Gah, g. gan, b. gain, 1. bn. 
sur, dessus, Mayaren gana, g. ma- 
haharen gaina, 1. le dessus de la ta- 
ble. Hartu du beregain, 1. il a pris 



sur lui. Enegain da untzia. 1. bn. 
le navire est à ma charge. Le i 
de gain paraît indiquer, comme 
c'est généralement le cas, le son 
mouillé de ». 

Gahean, g. gainian, h. gainean, 
1. bn. sur; de gah-ean (v. Essai, 
p. 49. Note, 1. Comp. aurrean, 
gibelean); dans le dessus, et cor- 
respondant exactement à l'esp. en 
cima. Mendiaren gahean, sur la 
montagne. Au gaili aimbeste gauza 
esaten dira eureen gainian, pour 
cela tant de choses sont dites 
sur eux. 

Gainean, 1. adv. en haut. Gai- 
nean da, il est en haut. En g. et 
b. on dit: goian. 

Gaheko, g. b. gaineko, 1. bn. de 
dessus, supérieur; de gah-ko, avec 
e de liaison, puisque k ne peut 
suivre n, v. Essai, Ch. II. Eta 
onen gaheko urak beekoetatik bere- 
ziiu ziluen, g. et il sépara les eaux 
de dessus de ceci (firmameut) d'avec 
celles d'en bas. 

Gahera, g. b. en outre, par des- 
sus; de gan-ra, avec e de liaison, 
puisque r ne peut suivre », v. 
Essai, Ch. II. Le verbe se construit 
avec z. Ordi bal danez gahera, en 
outre d'être un ivrogne. 

Gainera, 1. sur ; v. gahera. Harl- 
zen dut ene gainera, je prends sur 
moi. Eltzea gainera dut, j'ai mis 
le pot au feu, expression elliptique, 
feu, sous entendu; correspond au 
holl. opzetten, mettre dessus. De 
aardappelen zijn opgezet, les pom- 
mes de terre sont sur le feu. Ceren 



151 



Gentilen gaineraere spiritu sain- 
duaren dohaina erauisi içan bu < 

■ Act. X. 45. Test. Rochelle; de ce 
que le don du St. Esprit était 
aussi répandu sur les gentils. 

Ganerako, g. gainerako, 1. bn. 
reste, surplus; de ganera-ko. 

Gaherakoan, g. gainerakoan, b. 
1. bn. au reste, du reste; degahe- 
rako-an. 

Ganartu, g. dominer; de gan- 
artu. 

Gainaldea, 1. la surface, le des- 
sus. 

Ganeratu, ganeratzen, g. b. se 
placer sur, monter; de gan-e-ra-tu. 

Ganetik, b. en outre, en sus; 
de gan-e-tik. Bere argilasun gane- 
tik, en outre de son activité. 

Gainetik, 1. bn. d'en haut; de 
gain-e-tik. 

Ganez egin, g. b. gainez egin, 1. 
bn. augmenter. Eta Gomorako be- 
kaluak ganez egin zutela, et que 
les péchés de Gomorrhe augmen- 
taient. Baldin aberatz bazara, gainez 
egina bazaude, emozu anhitz, Ax. 
p. 229. a. éd. Si vous êtes riche, 
si vous avez du superflu, donnez 
beaucoup. 

Gaindi egin, 1. bn. monter (p. 
ex. le lait), déborder. 

Gaingiroki, 1. superficiellement, 
P. (i. a.). La terminaison de l'adv. 
est répétée jusqu'à trois fois, gi 
pour ki, ro et ki. 



Gatik, g. b. 1. bn. gaitik, gaiti, 
b. pour, à cause; — bn. malgré. 



Nous avons placé gatik ici, puis- 
qu'il nous paraît être formé 
de ga-tik pour gan ou guin-dik, 
après l'élision régulière de n devant 
t; ou aurait pu laisser le n et 
dire gandik ; mais gandik signifiait 
peut-être déjà : de, de chez. Nous 
ne sommes pas du tout certain de 
ne pas nous tromper ici; nous 
avions penché un moment à rat- 
tacher gatik à gan pour han (v. 
ga?i), là; ainsi gatik pour àan-dik, 
de là, ce qui expliquerait très bien 
la signification : de là = à cause ; 
mais la forme gaitik, gaiti, s'y op- 
pose; nous ne saurions expliquer 
le i, qui se retrouve régulièrement 
dans gain pour gan. Jaungoikoak 
gizonagatik egin duena, jaquitea 
data, g. c'est de (le) savoir ce que 
Dieu a fait pour les hommes. 

Ganartu, v. gan. 

Ganean, v. gan. 

Ganeko, v. gan. 

Ganera, ganerako, v. gan. 

Ganerakoan, v. gan. 

Ganeratu, ganeratze, v. gan. 

Garietik, v. gan. 

Gapar, v. zapar. 

Gapirio, 1. chevron de. toit; de 
l'esp. cabrio. 

Gar, g. b. bu. kar, 1. flamme. 

Khar, 1. bu. zèle, évidemment 
le même mot, bien qu'on y ait in- 
troduit un h. 

Gariu, gartzen, g. gar hartu, 1. 
bn. kartu, kartzen, 1. enflammer. 

Kartsu, 1. kharxu, kharzu, bn. 
fervent, zélé ; de kar-tsu. M. Sala- 
berry ajoute la remarque que kharxu 



152 



est une corruption de kharzu; il 
nous semble que c'est le contraire ; 
kharxu est mieux du moment qu'on 
a adopté, comme M. Sal. l'ortho- 
graphe x au lieu de (s. Le x est 
de date récente; Liçarrague dans 
le Test, de la Rochelle ne s'en 
sert pas; si le mot en question s'y 
trouve il sera écrit kartsu. 

Kartsuki, 1. kharxuki, bn. adv. 
avec zèle; H forme les adv. 

Karlo, 1. charbon; nous ne savons 
rendre compte de la terminaison; 
il est peut-être plus probable que 
karlo vienne de l'esp. cardo, avec 
mutation de d en l; comp. elur = 
edur; ceci est cependant une mu- 
tation de dialecte à dialecte, et 
nous ne l'avons pas encore trouvée 
daus les mots d'origine étrangère. 

Garaba, 1. aucun. P. Ce mot 
est obscur. Par les exemples que 
P. cite, on croirait plutôt que^a- 
raba ou mieux garabe, a uue sig- 
nification affirmative au lieu de 
négative. Ezta garabik, il n'y en 
a pas un seul. Ici garaba est con- 
struit avec ez pour rendre le seus 
négatif. Orhoitz zara hitz garabez, 
vous souvenez vous d'aucun mot? 
Aucun, est ici pour „quelque" et 
alors affirmatif. Le troisième exem- 
ple n'est pas très clair :pena garaba^ 
peine qui reste à satisfaire. Mais 
en tout cas il eu ressort, croyous 
nous, que garaba ne peut signifier 
„aucun," sinon accompagné d'une 
négation. Comp. bagarik. 

Garabia, 1. grue à lever des 
matériaux; de garai-abe? 



Garagar, g. b. 1. bn. orge; 
comp. garau. 

Garagarilla. dial.? le mois de 
juin, et en bise, de juillet; de 
garagar-illa, comp. garilla. 

Garagarilla, v. garagar. 

Garai, 1. g. garrai, 1. garhai, 
bn. excellent. La signification pro- 
pre de garai doit avoir été: haut; 
les dérivés le prouvent; mais il 
paraît que seulement le sens figuré 
s'est conservé. Nous aurions voulu 
rattacher garai, à gan; c. a. d. de 
gan-ra, avec l'élision régulière de 
n devant r, mais le * final qui se 
retrouve dans tous les dérivés de 
tous les dialectes est un obstacle. 
Nous reprenons doue ce que nous 
avons dit, s. v. ahuntz, de garailu, 
sans toutefois accepter l'opinion de 
M. de Charencey, qui n'est basée que 
sur la ressemblance des deux mots. 

Garai, g. excellent; 1. victoire, P. 

Garaiko, g. d'en haut; de garai-ko. 

Garaitik, g. bn. d'en haut; de 
garai-lik. Baina baldin gogoz ga- 
raitik eguilen badut. 1. Cor. IX. 
17. Test. Rochelle; mais si je le 
fais contre ma volonté. L'emploi 
de garatik, n'est pas clair ici. 

Garaira, bn. en haut; de garai- 
ta. Jauisi içan den Aura bera da 
igan-ere dena ceru gueien garaira, 
Eph. IV. 10. Test. Rochelle; celui 
qui est descendu, c'est le même 
qui est monté au dessus (vers le 
haut) de tous les cieux. 

Gairapena, g. 1. victoire, avan- 
tage, de garai-pen. 

Garailari, garaile, g. 1. vainqueur 



158 



victorieux; de garai-le etgarai-ari. 
Le l dans garailari paraît être 
euphonique. 

Garailu, garaitzen, g. 1. garhaitu, 
garhaitzen, bn. vaincre, surpasser. 

Garaite, 1. avantage, victoire; 
subst. verb. pour garaitze, le vain- 
cre. Axular, p. 30. l'écrit avec l'ar- 
ticle, garaitia. Izan zutenean Erro- 
matarrek desiratzen zuten abantailla 
eta garaitia. Les Romains après 
avoir eu l'avantage et la victoire 
qu'ils désiraient. 

Garai, 2. g. temps. Garai one- 
tan, dans ce temps. 

Garaiko, v. garai, 1. 

Garailari, v. garai, 1. 

Garaile, v. garai, 1. 

Garailla, bn. gravier. 

Garaipena, v. garai, 1. 

Garaira, v. garai, 1. 

Garaite, v. garai, 1. 

Garaitik, v. garai, 1. 

Garaitu, v. garai, 1. 

Garaitze, v. garai, 1. 

Garand.0, v. garrando. 

Garaxo, 1. gerenno, bn. (nn = n) 
étalon; du vieux fr. goreignun, 
gareignun. Ce mot se retrouve dans 
toutes les langues romanes; gua- 
ragno, it. guaraùon, esp. v. Diez, 
E. W. 1. p. 230. 

Garatosa, 1. étrille, P. 

Garau, b. grain; comp. gari. 
Serait-ce peut-être de l'esp. grano, 
avec chute de n? 

Garazi, 1. province du pays 
basque français. Eu fr. Cize. 

Garaztar, habitant du pays de 
Cize. 



Garazi, 2. bn. cherté; de l'esp* 
carrestia. 

Garaztar, v. garazi, 1. 

Garba, 1. kharba, bn. broyé; 
instrument pour broyer le chauvre. 

Garbatu, garbatzen, broyer le 
chanvre. 

Garbatu, garbatze, v. garba. 

Garbal, 1. chauve; — bn. dé- 
couvert. 

Garbaldu, bn. éclaircir, découvrir. 

Garbantzu, g. barbantzu, 1. 
pois chiche. Selon M. Diez, E. W. 
2. p. 131. de garau atitzu, et l'esp. 
garbanzo du basque garbantzu. Pour 
la mutation du g en b, v. gurasodk. 

Garbi, g. b. 1. bn. propre, net, 
pur. 

Garbitasun, g. b. 1. bn. propreté, 
pureté; de garbi-iasun. 

Garbidura, g. nettoyage ; de garbi- 
dura. 

Garbitu, garbitzen, g. b. 1. bu. 
nettoyer. Le guip. se sert à l'im- 
pératif du radical garbi. 

Garbïki, 1. proprement; de gar- 
bi-Jci. 

Garbigarri, 1. torchon; degarbi- 
garri. 

Garbidura, v. garbi. 
Garbigarri, v. garbi. 

Garbiki, v. garbi. 

Garbitasun, v. garbi. 
Garbitu, garbitze, v. garbi. 

Gardox, bn. harrots, 1. gousse 
verte et piquante de la châtaigne. 
Garhai, v. garai, 1. 
Garhaite, v. garrondo. 

Garhai tu,garhaitze,v^rj«,l . 
Garhar, 1. galhar, bn. arbre 



154 



sec, branche morte; pour la mu- 
tation de r et /, v. ari, 3. 

Galharrox, bn. charivari; de gai- 
har-ols (x = ts), comp. abarrots. 

Garhasia, garrasi, bn. cri de dé- 
tresse, Sal. Pleurs avec crieries et 
lamentation ; mot d'O. selon P. — 
éclats. Ozpinen garhasiak, éclats 
de foudre. 

Garhasia, v. garhar. 

Garhinna, bn. (nn = n) cri de 
désespoir; comp. garhasia. 

Garho, bn. anse, d'une cloche 
ou d'une sonnette. 

Gari, 1. g. 1. (i. a.) froment; 
comp. garau. 

Garilla, bise, selon Astarloa ; 
mais n'est plus connu, ni en b. 
ni en g. Le. mois de juillet; de 
gari-illa. 

Galsoro, g. champ de blé? esp. 
trigal; de gari-soro; l pour r, v. 
ari, 3. 

Galeper, g. caille; de gari-eper; 
l pour r, v. ari, 3. 

Gari, 2. 1. bn. mince, grêle, 
efflanqué. 

Garicha, v. garrichu. 

Garichu, g. garicha, b. halitcha, 
1. verrue. 

Garilla, v. gari, 1. 

Gario, 1. sorte d'oiseau. P. 

Garizuma, 1. bn. carême; de 
l'esp. cuaresma. 

Garkharasta, garkharas- 

tatu, bu. enfumer; terme de cui- 
sine, en parlant de viande ou autre 
chose qui prend le goût de fumée; 
de gar-harals? 

Garkhora, v. garrondo. 



Garkhotcha, v. garrondo. 

Garlanda, bn. cercle en fer 
ou en bois dans lequel on fait 
cuire le pain de maïs nommé: 
mestura, méture; de garle? Le 
mot guirlande est d'origine dou- 
teuse, v. Littré, Dict. Serait-il 
basque ? 

Garle, 1. carreau, espèce de ton- 
neau. Garle bat sagarnoa, un car- 
reau de cidre. Comp. garlanda. 

Garmendi, 1. espèce de pom- 
me; P. de sagar-mendi? 

Garnura, v. gernu. 

Garoa, g. fougère. 

Garond.0, v. garrondo. 

Garrai, v. garai, 1. 

Garranga, L le chant de la 
poule. P. comp. haranka. 

Garrasi, v. garhar. 

Garrathoin, bn. rat. Il nous 
semble du pr. ou de l'esp. raton, 
avec ar prosthétique, comme tous 
les mots avec r initial, arraton; 
puis le h qui est souvent préfixé 
en bu. (v. herreka) et cet h changé 
en g. Pour la mutation de h eu 
g comp. chingar, 1. 

Garratz, g. b. 1. Marais, hha- 
rax, bn. hirals, 1. amer. Garratz, 
bn. âpre, violent, sévère. 

Garratz, Jcirats, 1. aigre; hirals, 
g. 1. puanteur. La signification ne 
paraît pas bien fixe ; mais tous ces 
mots, qui ne sont probablement 
que des variantes, iudiquent quelque 
chose de désagréable au goût ou à 
l'odorat. Le mot garratz doit être 
un nom composé; de gar-ats? als 
en bise, est puanteur et hatsti, 



155 



1. qui a l'haleine forte. En holl. le 
mot „lucht," air, exprime comme 
ats en basque, air et puanteur ; il 
faut, il est vrai, souvent ajouter 
le qualificatif soit „mauvais," soit 
„bon"; mais souvent aussi, p. ex. 
en parlant de la viande, ou dira, 
elle a de l'odeur (er is eeu luchtje 
aan), sans rien ajouter pour indi- 
quer qu'elle sent mauvais. Nous 
avons séparé les articles ats, 1. 
haleine et ats, 2. puanteur; mais 
il est fort possible qu'on doive 
les réunir. Il reste encore à trou- 
ver ce que gar, Jcar ou kir peut 
signifier. 

Gabeak hatsa karats, prov. 173 
d'O. Le pauvre a l'haleine puante. 
Sagar garratza, 1. la pomme aigre. 

Kirestu, kiresten, bn. kiratstu, 
kiratsten, 1. karatstu, (?) karatzen; 
prov. d'O. puer. Hatsa kiratsten 
zago, l'haleine lui devient puante, 
P. Biotsa Marthac, hil iqan cenaren 
arrebac, Jauna, kirestu duc, gaur- 
guero. Jean XI. 39. Test. Rochelle ; 
Marthe, la soeur de celui qui était 
mort, lui dit, Seigneur, il pue déjà. 
JBuruti hasten da arraina karatzen, 
prov. 107. d'O. C'est de la tête 
que le poisson commence à puer. 

Garraiztasun, 1. âpreté; degaratz- 
tasun. 

Kharaxtarzun, bn. amertume. 

Garratzki, 1. adv. 

Garratzki, v. garratz. 

Garratztasun, v. garratz. 

Garren, suffixe qui dans tous 
les dialectes sert à former les noms 
de nombres ordinaux: bigarren, 



//Jr/'garren, etc. A en juger par la 
forme, garren est un génitif de gar 
dont la signification nous est in- 
connue ; comme en basque le super- 
latif est exprimé par un génitif 
(v. Essai, Ch. IV), il faudra con- 
sidérer garren comme un superlatif; 
dans plusieurs autres langues il 
y a des nombres cardinaux formés 
de cette manière; p. ex. zwanzig- 
ste, ail ; aussi erste, letste ; et puis 
en basque: atzen, leàen, v. atzen. 

Garri, 1. suffixe qui sert à 
former des adjectifs, v. ekarri. 

Garri, 2. 1. scrupule, remords, 
inquiétude, P. i. a. 

Gar rondo, g- garondo (gar an- 
do?) garhaite, garzeta, 1. P. gar- 
khora, garkhotcha, bn. En g. et 
bn. nuque; en lab. le derrière de 
la tête ; ce qui s'accorde bien avec 
ondo ; gar de garai, 1 ? Il sem- 
blerait que gar indique quelque 
chose comme tête, cime, sommet, 
comp. garsoil, garbal, chauve; garu- 
nak, cervelles et aussi garle. Gar- 
khora signifierait plutôt couronne 
de la tête, c. a. d. le sommet, le 
holl. kruin; gar-khora. Okhasinoa 
kopetan, bellarrean, aitzin aldean, 
illetsu da, eta cherlotsu, baina gar- 
haitean, garzetan, gibelaldean, motz, 
soil, garbal, karsoil eta Me gobe-, 
Ax. p. 153 a. éd. p. 366. n. éd. 
Il est chevelu du front, mais chauve 
du derrière de la tête. La passion 
d'Axular d'employer des synony- 
mes lui fait répéter jusqu'à cinq 
fois le mot chauve. M. l'abbé In- 
chauspe écrit garhaltean; ce sera 



156 



probablement une de ces correc- 
tions comme egin pour ehin, v. 
eldn ; garkalte, ne paraît pas exister. 

Garsande, 1. chanvre; i. a. 
Garsande hazi, chenevis. 

Garsoil, karsoil, 1. chauve; 
à Guéthary, crépu. Soil est déjà 
chauve; d'où vient gar ? comp. 
gar rondo. 

Gartha-dembora ou gartkak, 1. 
bn. quatre-temps ; corruption de 
quatre. 

Gartu, v. gar. 

Gartze, v. gar. 

Gazimak, b. cervelles; comp. 
garrondo. 

Garzeta, v. garrondo. 

Gasaila, gasalla, bn. cris ou 
paroles vives de plusieurs person- 
nes parlant à la fois. 

Gasalla, v. gasaila. 

Gasna, v. gazta. 

Gasotasun, v. gaitz. 

Gastaro, gaztaro, v. gazte. 

Gastu, g. 1. bn. dépense; de 
Pesp. gasto, même signification. 
Ene gastuz, à mes dépens. 

Gastigar, v. astigar. 

Gatazka, g. combat, rixe. 

Gatha, 1. espèce de poisson. 

Gathabuta, v. hatabu. 

Gathea, 1. bn. chaîne; de l'esp. 
cadena. 

Gathibu, v. Tcatibu. 

Gathu, v. Tcatu. 

Gatillu, 1. tasse; syn. de opor. 

Gatik, v. gan. 

Gatz, g. b. 1. bn. sel. Baina, 
baldin gatza gueçat badadi, cerçaz 
gacièuren da, Luc. XIV. 34. Test. 



Rochelle; mais si le sel perd sa 
saveur, avec quoi le salera-t-on? 

Gazi, 1. salé. 

Gazitu, gazitzen, 1. saler. 

Gatzuntzi, 1. bn. salière; de gatz- 
untsi. 

GatzJcari, bn. marchand de sel; 
de gatz-hari, v. ari, 4. (comp. ar- 
rainkari) ; k pour h } v. Essai, Ch. II. 

Gatzatu, v. gazta. 

Gatzatze, v. gazta. 

Gatzchingor, 1. grillons ou 
rillons de porc ; synonyme et 
variante (?) de ganchingor. 

Gatzkari, v. gatz. 

Gatzuntzi, v. gatz. 

Gau, g. b. 1. bn. nuit. En bise, 
généralement prononcé gaba, avec 
l'article, au lieu de gauba, et en 
g. le u est prononcé v, quand suit 
une voyelle, gavon pour gau on. 

Gauerdi, g. b. 1. bn. minuit; de 
gau-erdi. 

Gauaz, g. 1. bn. gaubaz, b. de 
nuit; de gau-z. 

Gau-enkarra, v. enada. 

Gaur, g. b. aujourd'hui ; — bu. 
cette nuit. Gaur correspond en g. 
plutôt à l'ail, heute. Gaur arraU- 
aldean, heute abend, ce soir. Gaur 
goizean, heute Morgen, ce matin. 
Gaur eguerdian, heute Mittag, ce 
midi. Le r final de gaur, reste pour 
le moment sans explication; peut- 
être de gau-ori? cette nuit, ou 
bien degauren, génitif; nous disons 
eu holl. van daag, aujourd'hui, litt. 
de jour ; van nacht, cette nuit, litt. 
de nuit. 

Gaur gvero, bn. déjà. Jauna H- 



157 



restu duc gaurguero, Jean, IX, 39. 
Test. Rochelle. Seigneur, il pue 
déjà. 

Gaurdanik biarko,g. d'aujourd'hui 
à demain, c. a. d. bientôt, au 
premier jour. 

Gauaz, v. gau. 

Gaubaz, v. gau. 

Gauerdi, v. gau. 

Gaur, v. gau. 

Gaurgero, v. gaur, s. v. gau, 

Gauza, g. b. 1. chose ; de l'esp. 
cosa. 

G-ay, v. gai. 

Gaz, kaz, b. (selon les lois 
phon. v. Essai, Ch. IL) suffixe, avec. 
Gorotasunakaz, avec les jouissances. 

Gaza, v. geza. 

Gazaita, gozaita bn. parrain ; 
comp. ugazaita. 

Gazaina, gozamahn. marraine; 
comp. ugazama. 

Gazi, gazitu, gazitze, v. gatz. 

Gazta, g. gaztai, b. gasna, 1. 
bn. fromage. Nous ne connaissons 
aucun exemple de la permutation 
de t en n, ou de n en t ; nous 
avons donc probablement ici deux 
mots différents, du moins en partie. 
11 nous semble difficile de décider 
lequel est le plus ancien, du sub- 
stantif (fromage) ou de l'adj.verb. 
gatza, caillé; il semblerait cepen- 
dant qu'on a dû observer que le 
lait se caille, avant d'avoir appris 
à faire le fromage. Gazta, serait 
donc pour gatza (d'où gatzatu), le 
caillé, la chose caillée = fromage; 
et gasna trouverait aussi son expli- 
cation, gatza-eme, lait caillé. Il y 



a une objection sérieuse, c'est que 
esne aurait dû précéder, v. Essai, 
p. 120. 

Gatzatu, gatzatzen, g. b 1. cail- 
ler, — 1. concevoir; P. Gatzatu 
gineko ilhunak, la nuit que nous 
étions conçus. 

Gazur, g. gazuri, b. gachur, bn. 
petit -lait; de gatz-ur. 

Gaztai, v. gazta. 

Gaztaro, v. gazte. 

Gazte, g. b. 1. bn. jeune. 

Gaztetasun, g. b. 1. gaztetarzun, 
bn. jeunesse; de gazte-tasun. 

Gazteria, bn. la jeunesse, les 
jeunes gens; de gazte-eria? pour 
keria; ce serait, avec gorheria, le 
seul mot, que nous sachions, dans 
lequel la mutation de h en k n'a 
pas eu lieu. 

Gaztekeria, g. b. bn. étourderie 
de jeunesse; de gazte-keria. 

Gaztetu, gaztetzen, g. b. 1. bn. 
rajeunir. 

Gaztaro, 1. le temps de la jeu- 
nesse; de gazte- aro. P. écrit gastaro, 
ce qui est une erreur. 

Gaztechu, b. enfant. Oi dira gu- 
raso batzuk kastigeetan ditubenak 
gaztechubak errugabe, il y a des 
parents qui châtient les enfants 
sans faute. 

Gaztechu, v. gazte. 

Gaztekeria, v. gazte. 

Gazteria, v. gazte. 

Gaztetasun, tarzun, y. gazte. 

Gaztetu, v. gazte. 

Gaztetze, v. gazte. 

Gaztigatu,gaztigatzen, 1. bn. 
faire savoir,euvoyer une commission. 



158 



Gazur, gazuri, v. gazta. 

Ge, v. gabe. 
Gecha, v. gaitz. 
Gede, v. chede. 
Geheli, 1. chair de boeuf. P. 
i. a. 
Gehiago, v. gei. 
Gehien, v. gei. 

Gei, 1. La signification primi- 
tive de gei paraît être „plus"; du 
moins à en juger par la locution 
suivante: gei ta obe, a mas y me- 
jor, dans la dernière perfection ; v. 
Larramendi s. v. mas. Il est diffi- 
cile de dire si gei est un positif 
ou un comparatif; la même indé- 
cision règne par rapport à obe, qui 
signifie meilleur, mais auquel on 
ajoute cependant ainsi qu'à gei, le 
suffixe de comparaison go; obeago, 
geyago. On dirait même que gei 
sert parfois comme superlatif, puis- 
qu'il est- employé aussi pour ex- 
primer „trop"; alboraiu, approché; 
alboragotu, plus approché; albora- 
geitu, trop approché. Nous retrou- 
vons gei en bn. sous la forme egi, 
dans le même sens de „trop"; 
goizegi yin hiz, tu es venu trop 
tôt. Bota horriek handiegi dira, ces 
bottes sont trop grandes. La forme 
bn. nous rapproche peut-être du 
mot primitif, c. a. d. de Jiegi, ige, 
dans l'acception générale de „hau- 
teur", „haut"; v. ig. 

Geyen, g. geiyeen, b. geihen, geyen, 
1. gehien, bn. (le) plus; ail. meist; 
(la) plupart; — bn. supérieur, 
premier. Superlatif, c. a. d. génitif 
(v. Essai, Ch. IV), de gei. Geyen, 



devient avec l'article, geyena, la 
plupart. Espanako Euskaldunik geye- 
nak, la plupart (die meisten) des 
basques espagnols. Bainan nola 
gehienek gutizia handiagoa baitute 
hariitz jakiteko, Chourio, Im. de 
J. C. p. 33. Mais comme la plupart 
ont plus grand désir de savoir 
beaucoup. Officier horietan gehiena 
André da, bn. Sal. Parmi ces offi- 
ciers le premier, le plus élevé en 
grade, est André. Pilolan Jacob 
gehien da Martinen, bn. au jeu de 
paume Jacob est supérieur à Mar- 
tin. Eta hartan da ageri usoaren 
inocentcia eta ergelkeria, perilik ge- 
hien duenean, baita erhoenik eta 
antsikabenik, Ax. 342. a. éd. Et 
en cela se montre l'innocence et 
la niaiserie de la colombe, qui est 
la plus folle et la plus insouciante 
quand elle a le plus de danger. 

Geyago g. b. 1. geihago, 1. gehiago, 
bn. plus, davantage; comparatif de 
gei. Eztut nahi geyago, je n'en 
veux plus. 

Geyenaz, g. geyenez, b. 1. gehit- 
naz, bn. tout au plus; degeyena-z. 

Geyegi, g. b. geizko, g. trop. 
Geizko est formé comme un grand 
nombre d'adv. de gei-z-ko ; mais 
geyegi a plutôt l'air d'être une rédu- 
plicatiou, comme betebetean, etc. 

Geitu, geitzen, g. b. augmenter. 

Gei, 2. v. gai. 

Geihago, v. gei. 

Geihen, v. gei. 

Gehien, gehienaz, v. gei. 

Geijeen, v. gei. 

Geinhatzea, v . genhaizea. 



159 



Geirik, v. gai. 

Geitu, geitze, v. gei. 

Geizko, v. gei. 

Gela, g. 1. chambre. 

Gelari, gelazain, 1. valet ou femme 
de chambre, servante de curé; de 
gela-ari, 4. et zain. 

Gelari, v. gela. 

Gelazain, v. gela. 

Gelberia, 1. fièvre chaude, P. 
Ce mot n'est plu£ connu, mais 
Larramendi cite, elgaitz (el-gailz), 
pour fièvre chaude, et elgorri {el- 
gorri), en bise, signifie rougeole. 
El ou gel paraît doue signifier un 
mal, qualifié de gaitz, mauvais ; 
de gorri, rouge; de ôeria, qui sera 
probablement pour àerro, chaud. 
Mais d'où vient elf de el, eldu? 
ou bien de eri, (Aeri), mal avec 
mutation de r eu l ; comp. ari, 
3 ; g pour h, comp. eho = ego ; 
iges = ihes , etc. Cependant le i ne 
se serait pas perdu. Nous avouous 
que ces hypothèses ne sont pas 
très satisfaisantes. V. helgaitz. 

Geldi, g. b. 1. lent, lenteur; 
posé; — bu. stagnant. 

Geldilu, gelditzen, g. b. 1. bn. 
rester, cesser, s'arrêter. A Guéthary 
geldi, signifie s'arrêter. Zamaldia 
geldi doa, P. le cheval va len- 
tement. 

Geldi geldi, g. peu à peu. 

Gelditu, gelditze, v. geldi 

Gemen, bn. force douteuse ou 
affaiblie; énergie équivoque. (?) Sa- 
laberry. 

Gknde, g. gente, b. gens; de 
l'esp. gente. 



Genhatzea, P. geinhatzea, O. 
soûl, nourrir, entretenir, 

Geratu, geratzen, g. b. re- 
tenir, s'arrêter. 

Gerba, 1. fleur de noyer. 

Gereiz, g. kereiz, b. geriza, 1. 
En g. et b. ombre ; en 1. abri. La 
ressemblance avec le prov. guarida, 
l'esp. garita, refuge, d'où le fr. 
guérite, serait-elle fortuite ? ou est- 
ce que le basque aurait pris ce 
mot des langues romanes? 

Gerenno, v. garalio. 

Gekezi, 1. bn. cerise ; d'une des 
langues romanes? avec mutation 
de la sibilante en gutturale; comp. 
solaz, esp. jotas, basque. 

Geriza, v. gereiz. 

Gerla, 1. b. guerre. 

Gerlari, guerrier ; àegerla-ari, 4. 

Gerli, 1. pus. P. — bn. liquide 
qui sort imperceptiblement d'un 
arbre ou d'un fruit. 

Gernua, 1. urine. Larramendi 
cite, garnura; comme le r de ura 
est doux il se sera perdu dans la 
prononciation. Comp. harn, ail. 
urine. Si gamua, gernua était com- 
posé de gerri-itra, il est probable 
que le n ne s'y trouverait pas. 

Gero, g. b. 1. bu. après, en- 
suite. Gero régit le suffixe z,janez 
gero, après avoir mangé. Comme 
après les sibilants il faut une con- 
sonne forte (v. Essai, Ch. II.), on 
écrit et l'on prononce janezkero % 
et de là l'erreur des auteurs et 
qui écrivent jan ezkero (ezguero), 
n'y ayant plus reconnu le mot 
gero. Bien qu'ils connaissent 



160 



l'erreur, ils restent fidèles à leur 
orthographe vicieuse. Ordu hnra 
ezkero, Lardizabal. Après ce mo- 
ment. Gero Noe, èere emaztea eta 

oyen iru seme-erranak Ensuite 

Noé, sa femme et leurs trois en- 
fants (fils-filles) . . . Gero esan zion, 
ensuite il lui dit. Etorriko naiz 
gero, 1. je viendrai après, plus tard. 
Nazi geroz, 1. après avoir commencé. 
Egundainoz gero, 1. depuis tout ja- 
mais, P. (à tout jamais). 

Geroa, g. b. I. l'avenir. GeroJco 
legira egoitea, 1. regarder à l'ave- 
nir. P. 

Geroz, 1. depuis. 

Geroztik, g. b. 1. dès-lors, de- 
puis; de geroz- tik. 

Geroko, g. b. 1. bn. adj. d'après, 
de plus tard ; de gero-Jco. TJmetaho 
okerkeriak arrinagoak oi dira azi 
ezkerokuak (aziez-gerokuak) bano, b. 
les travers de la jeunesse sont 
d'habitude plus légers que ceux 
qui se produisent plus tard. Le 
fr. n'a pas d'adjectif qui corres- 
ponde à geroko, il faut une cir- 
conlocution; le holl. later, l'ail, 
spater (als die spàteren), s'en rap- 
prochent un peu plus, bien que 
ce soient des comparatifs. Geroko 
egunak, les jours d'après, les jours 
suivants. Au geroko utzi det, j'ai 
laissé cela pour plus tard. 

Gerokoak, plur. de geroko; b. 1. 
les descendants; litt. les ou ceux 
de après. 

Gerokoa gero, g. arrive qu'ar- 
rive; litt. après ou plus tard, les 
(choses) de plus tard ; l'ail, spater, 



das spatere, rendrait assez bien le 
basque. C'est le titre {geroko gero) 
du livre si connu d'Axular. 

Geroa, W. gero. 

Gerok, v. gu. 

Geroko, v. gero. 

Geroz, geroztik, v. gero. 

Gerpa, 1. cordon de chapeau. 

Gerrena, 1. broche. 

Gerri, g. reins, rognons; — g. 
b. 1. bn. ceinture, partie du corps 
au dessus hanches. 

Gerriko, 1. bn. ceinture; ce dont 
on se ceint; de gerri-ko. 

Gerrikatu, gerrikatzen, 1. bn. se 
ceindre. 

Gerruntzak, g. les reins, los lo- 
mos, selon M. Egureu, Guia- 
Manual, etc. Vitoria, 1868. Selon 
P. gerruntzea signifie „le lieu de 
la ceinture." De gerri-untzi? 

Gerrikatu, gerrikatze, v. 

gerri. 

Gerriko, v. gerri. 
Gerruntzak, v. gerri. 
Gerruntze, v. gerri. 
Gersti, 1. anse d'un vase. 
Gertaera, v. gertatu. 
Gertakari, v. gertatu. 

Gertaldi, v. gertatu. 

Gertatu, gertatutzen, g. ger- 

thatu, gerthatzen, 1. bn. arriver, sur- 
venir. Guertha ère daiteke batzuen 
eta èertzeen abisua ona den, Chourio, 
p. 43. Il peut arriver que le con- 
seil des uns et des autres soit bon. 
Ce nom verbal est formé de gert 
ou gerta, mais nous ignorons la 
signification de ce radical (?) qui 
se retrouve dans plusieurs dérivés: 



161 



Comp. gertuan. Selon M. de Cha- 
rencey, gertatu, dérive du lat. quae- 
ritare; mais il nous semble que la 
signification s'y oppose. 

Gertaera, gertaldi, g. gerthanza, 
1. événement. De gerta era etaldi; 
mais anza est obscur. 

Gertakari, g. succès ; — 1. événe- 
ment. Probablement de gerta-ari 
4. (hart), et k pour h. Zembat ger- 
takari dakarzkiena, qui apportât 
(eût) tant de succès. 

Gerthanza, v. gertatu. 

GerthatU, v. gertatu. 

Gerthatze, v. gertatu. 
Gerthu, 1. sûr. 

Gerthuz, gerthuzki, 1. assurément. 

Gerthuz, gerthuzki, v. gerthu. 

Gertuan, b. près de; de gertu- 
an ? comme aurrean, atzean, ondoan, 
etc. de aurre, atze, ondo et alors 
signifiant „dans la proximité de"; 
mais nous n'avons pas encore ren- 
contré gertu, gerto, dans le sens de 
proximité. Faudrait-il rattacher le 
nom verb. gertatu, à gertu'i le sens 
des deux mots le permettrait; ar- 
river, survenir et être proche. 

Gesal, 1. bn. 1° saumure; 2° 
boue provenant de la fonte de la 
glace. On prononce généralement 
yesal. 

Gesaldu, fondre, se dit de la 
glace fondue par le soleil. 

Gesaldu, v. gesal. 

Geso, v. gaitz. 

Gestera, v. eztera. 

Geu, geuk, v. gu. 

Geure, v. gu. 

Geurtza, 1. l'année qui vient. 



P. i. a. Geurtz datorken urtean, l'an- 
née qui vient. Geurtzko ogia, le blé 
de l'année qui vient. Ou voit 
par l'exemple que doune P. qat 
geurtza ne signifie pas Cannée qui 
vient", du moins dans le premier 
exemple; il faut croire que dans 
le second, il y a une ellipse. Geurtz 
paraît être un adverbe, et a peut- 
être une origine commune avec 
gertuan ; ainsi, geurtz datorken urtean, 
daus l'année qui vient prochaine- 
ment. Datorken, est la 3 we pers. 
du prés, de l'ind. de etorri, venir; 
nator, je viens; ator, tu viens; 
dator, il vient; datorren, qui vient 
{dator plus n relatif); nous igno- 
rons pourquoi P. écrit datorken. 

Geyago, v. gei. 
Geyegi, v. gei. 
Geyen, v. gei. 
Geyenaz, v. gel. 
Geyenez, v. gei. 

Geza, g. 1. bn. gaza, b. insipide, 
fade; — 1. doux. Sagar geza bat, une 
pomme douce. Ur geza, eau douce. 

Gezatia, 1. pommier à pommes 
douces. 

Gezatia, v. geza. 

Gezi, 1. trait; P. i. a. 

Geztera, gezteratu, v. eztera. 

Gezur, g. 1. bn. guzur, b. men- 
songe. Atera zituhan guzur ta borroe 
asko imprentatik, Moguel. Beaucoup 
de mensonges (d'iuexactitudes ?) et 
de fautes d'impression (en) ont 
été ôtés. Comme il parle d'une 
seconde édition de son propre 
ouvrage {Echeko eskolia), il n'em- 
ploiera pas guzur pour mensonge. 

11 



162 



Gezurti, g. 1. bn. guzurti, b. 
menteur. 

Gezurtatu, gezurtatzen, g. 1. guzur- 
tatu, b. démentir. 

Gezurrez, g. 1. guzurrez, b. men- 
songèrement; de gezur-z. 

Gezurrezko, g. 1. guzurrezko, b. 
mensonger; de gezurrez-ko. Bere 
Jainko gezurrezkoaren elisan, dans 
l'église de son Dieu mensonger. 

Gezurrez, ezko, v. gezur. 
Gezurtatu, gezurtatze, v. 

gezur. 

Gezurti, v. gezur. 

Giar, v. gihar. 

Gibel, 1. bn. (le) derrière, (le) 
dos; — g. b. 1. bn. foie. Elchegi- 
bela, le derrière de la maison. Gibel 
egiok ekaitzari, prov.192, d'O. Tourne 
(litt. fais) le dos au mauvais temps. 

Gibelean, 1. derrière ; de gibel-ean, 
dans le derrière; comp. aurrean, 
ondoan, etc. Etchearen gibelean, der- 
rière l'église. 

Gibelatu } gibelatzen, reculer, re- 
tarder. Ene seniea eztuzu gibela goan 
behar, Chourio, Im. de J. C. p. 
220. Mon fils il ne faut pas reculer. 

Gibelari, 1. gibeldari, bn. Sala- 
berry; (pourquoi d?) de gibel-ari 
4. retardataire. 

Gibelondo, bn. conduite louable 
ou blâmable des personnes prépo- 
sées à la garde de quelque chose 
en l'absence des maîtres. Sal. 

Gibelari, v. gibel. 

Gibelatu, gibelatze, v. gibel. 

Gibelean, v. gxbei. 

Gibeldari, v. gibel. 

Gibelondo, v. gibel. 



Gichi, v. guchi. 

Gichienez, v. guchi. 
Gichitan, v. guchi, 

GichitU, v. guchi. 

Gichon, v. gizon. 

Gidail, 1. l'os de la jambe ; P. 
i. a. synonyme de zangar. 

Gider, 1. manche de couteau; 
queue d'un fruit. Gerezi giderra, 
la queue de cerise. 

Gignarreba-gizon, 1. beau- 
père; P. i. a. Ce mot paraît être 
une corruption de aitagiïiarreba, 
même signification, v. aita. La seule 
façon de décomposer ce mot, nous 
semble être, aita-egin-arreba, ce qui 
n'offre rien de très satisfaisant; si 
ce n'est qu'il faut entendre par là 
le beau-père du mari; le père, 
amené dans la famille (fait = egin) 
par la fille? 

Gignarreba emazte, 1. belle-mère, 
P. i. a. 

Gihar, g. 1. giar, g. giyarre, b. 
ginhar, ginar, 1. chair vive. Selon Larr. 
chair sans graisse. Pour la mutation 
de h, y, 7t } v. chingar, 1. Giharran 
ukitua, 1. touché au vif. V. inharki. 

Gila, bn. ginda, gine, gindoil, 1. 
guigne, cerise aigre, P. douce, Lit- 
tré, D. 

Gindoltzea, guigner, mot d'O. 
selon P. 

Gille, 1. g. envie. 

Gille, 2. 1. quille. 

Gilli gilli, v. kilikatu. 

Giltz, g. b. 1. gilz, bn. clef. 

Giltzatu, 1. bn. giltztz khi, b. 
fermer à clef. 

Giltzatu, v. giltz. 



163 



Giltzez ichi, v. giltz. 

Giltzurmnak, g. les rognons, 
selon M. E(guren), Guia Manual, 
Yitoria, 1868. 

Gilz, v. giltz. 

Ginda, v. gila. 

Gine, v. gila. 

Gindach, 1. 1° piège à prendre 
les chiens qui vont manger les 
raisins; P. en donne la descrip- 
tion. 2° espèce de travail, où l'on 
soulève les boeufs pour les ferrer. 
Nous plaçons les deux acceptions 
dans le même article; peut-être 
faudrait-il les séparer. Il y a une 
ressemblance curieuse et fortuite 
peut-être, entre gindach et windasch, 
holl., grosse poutre, armée d'une 
poulie au moyen de laquelle on 
hisse les marchandises, etc. aux 
étages supérieurs; chaque maison 
a son windasch ; ce mot est formé 
de winden, tourner, remonter, et 
asch, essieu. 

Gindoil, v. gila. 

Gindoltzea, v. gila. 

Gingaya, 1. à l'avenir; i. a. 
Probablement de ym, jin, venir. 

Ginhar, v. gihar et chingar. 
P. donne: urdaya ginharra, sans 
traduction. Urdaya est chair de 
porc, lard. A Guéthary ou dit 
chingar pour lard. 

Giïiar, v. giliar. 

Girïo, V. n . 

Girgilla, 1. ruban; on le dit 
surtout des rubans qui flottent. 

Giri, 1. jument en chaleur. 

GmiSTiNO, 1. girislinno (nn = iï), 
bn. chrétien. 



GiTtain, v. kirten. 

GirtOin, v. kirten. 

Gisa, g. 1. bn. mode, façon, guise, 
apparence; — bn. suivant; de l'esp. 
guisa. Esan dan gisan, g. ainsi qu'il 
est dit; litt. dans la façon qu'il 
est dit. Norbert gisara, chacun à sa 
façon. 

Gùako, 1. bn. de belle apparence, 
de belle allure, propre; degisa-ko. 

Gisala, bn. suivant les apparen- 
ces; de gisa-la. 

Gisako, v. gisa. 

Gisala, v. gisa. 

Gisha, v. gija. 

Gisu, bn. kisu, 1. chaux. 

Gisulabe, bn. kisulàbe, 1. four à 
chaux; de gisu-labe. 

Gisustatu, gisustatzen, bn. kisustatu, 
1. répandre de la chaux sur les 
terres. 

Gisulabe, v. gisu. 

GiSUStatU, v. gisu. 

Gija, gisha, 1. hanche. Nous 
trouvons ces deux mots dans notre 
Dict. Ms. comme syn. de gizen, 
gras, graisse, signification inconnue 
aujourd'hui. 

Giyarre, v. gihar. 

Giza erhaille, v. erhaitea. 

Giza erhaiteka, v. erhaitea. 
Gizakume, v. gizon. 

Gizaldl, v. gizon. 
Gizen, g. b. 1. gras, graisse. 
Gizentasun, g. 1. embonpoint. 
GizeD taSUIL, v. gizen. 

Gizerhaille, v. gizon. 
Gizon, g. b. 1. bu. homme. 
Gizoncho, g. b. gichon, 1. bn, petit 
homme; de gizon et eh, diminutif 



164 



Gizonaldi, h. gizaldi, g. b. géné- 
ration; de gizon-aldi. 

Gizakumeak, g. les hommes ; litt. 
les enfants (des) hommes; exacte- 
ment le holl. mensche-kinderen ; 
de gizon-kume. 

Gizerhaille, 1. meurtrier. P. i. a. 
de gizon-erhaille. 

Giza erhaiteka, 1. meurtre. 

Gizondu, 1. bn. devenir homme, 
grandir. 

Gizon erdi, 1. eunuque. 

Gizon izotz ou hotz ; gizon ithurri 
hotz, 1. homme impuissant. 

Gizonaldi, v. gizon. 

GiZOIlCllO, v. gizon. 

Gizondu, v. gizon. 

Go. Nous considérerons ici go 
comme une racine, sans vouloir 
décider s'il ne faudrait pas ratta- 
cher go à ig, ou même si go ne 
dérive pas de ig. Go exprime l'idée 
de „haut" et a servi à exprimer 
les relations abstraites du compa- 
ratif et du génitif. Pour ce, qui 
concerne le comparatif, l'analogie 
est claire; l'idée d'aller au delà, 
pouvait s'exprimer par „haut"; 
comp. le verbe irago, aller au delà ; 
probablement de erazo-igo, faire 
monter. Le génitif trouve ses ana- 
logies dans d'autres langues, où 
il est quelquefois exprimé par un 
locatif; aussi ne faut-il pas oublier 
que tout ce qui est abstrait dans 
une langue, a été primitivement 
concret; v. M. Millier, Lectures, 
1. 104. 222. 

1° Go, g. b. 1. bn. suffixe du 
comparatif, correspondant à, plus. 



Andi, grand; andiago, plus grand. 
Go est toujours uni au nom défini, 
c. a. d. accompagné de l'article, 
{andiago et non andigo) et n'est 
jamais soumis aux lois de la pho- 
nétique ; go reste invariablement go. 

2° Go, suffixe du génitif, de. 
Selon que les lois phonétiques 
l'exigent, go devient ko, v. Essai, 
Ch. II. Echeko jauna, le maître de 
la maison. Nongo, d'où. Burgosko, 
de Burgos. Gizonak, lurreko abereak, 
aireko egaztiak, Lardizabal. Les hom- 
mes, les animaux de la terre, les 
oiseaux de l'air. Abranen ondoren- 
goak itsasoko areak bano ugariagoak 
izango zirala, Lardiz. Que la posté- 
rité d'Abraham serait plus abon- 
dante que le sable de la mer. — 
On se serait attendu dans les deux 
derniers exemples au génitif géné- 
ralement employé, le génitif en en 
(ren); itsasoaren areak, etc. Ceci 
prouve qu'on peut exprimer indin'é- 
remment le génitif par go ou par 
en; ce même fait se retrouve aussi 
dans les futurs, qui sont rendus 
dans quelques dial. par go, dans 
d'autres, par en. Le génitif dans 
des phrases, comme aireko egaztiak, 
et lurreko abereak, est tout près de 
devenir un adjectif, ou disons plu- 
tôt qu'il n'est pas toujours possi- 
ble de tracer la limite qui sépare 
l'un de l'autre; animaux terrestres 
ou animaux de la terre, sont des 
phrases à peu près (tout-à-fait ?) 
synonymes; v. l'article suivant. 

8° Go, suffixe du géuitif qui 
forme uu grand nombre d'adjectifs, 



165 



v. ci-dessus, n° 2. Dans beaucoup 
de langues le même procédé se 
retrouve ; en français, les génitifs 
„d'argent", „d'eau" (poule d'eau), 
de père, correspondent aux adj. 
aquatique, paternel, etc. Echeko, 
de maison = domestique ; alako, de 
ainsi = tel ; goizko, de matin = 
matinal; emengo, de ici; l'ail, pos- 
sède un adject. correspondant, 
hiesig. 

Comme tout adjectif basque peut 
être employé substantivement, il 
y a plusieurs substantifs en go ou 
ko, qui sont à l'origine des adjectifs. 
Ainsi, ondorengo, postérité, litt. de 
après; ondorengoaJc, les (ceux) de 
après = descendants, postérité. 
Aurreko, de avant; aurrekoak, les 
(ceux) de avant = ancêtres ; elkargo, 
assemblée, etc. 

4° Go, suffixe du futur dans les 
dial. basq. esp. et quelquefois, mais 
rarement, en lab. aussi. Les dial. 
basq. fr. ont fait choix de l'autre 
suffixe du génitif, en, ou ren, selon 
les lois phon. v. Essai, Ch. II. 
Ârtuko det, g. arturen dut, 1. je 
prendrai. Nous avons vu, plus 
haut (n° 2). Lardizabal se servir 
de la forme en go, pour celle en 
en; nous retrouvons ici, quoique 
dans différents dialectes, la même 
liberté. Cette façon de rendre 
le futur a quelque analogie avec 
l'espagnol, qui rend „avoir à faire 
une chose" par, haber de hacer 
algo. 

Go devient ko, quand les lois 
phonétiques l'exigent; v. Essai, 



Ch. IL Emango, galduko, etc. M. 
l'abbé Inchauspe ignorant les lois 
phonétiques de la langue basque, 
se figure que les formes joanko, 
emanko (v. verbe basque, p. 9. note, 
1.) ont été abandonnées par les 
dial. soûl, et bn. a cause de la 
rudesse du son ; il ajoute qu'elles 
sont conservées, dans les dial. guip. 
et bise. Nous avons déjà dit dans 
notre Essai que c'est une erreur; 
c'est la loi phonétique qui exige 
joango et emango, tout aussi bien 
en soûl, qu'en bise, ou guip. Joanko, 
emanko n'existent pas. 

5° Go, sert encore à indiquer 
le but d'une action, qui se rap- 
porte eu réalité à uu temps futur; 
go correspond alors à de, fr.; para, 
esp.; "zu, um zu, ail. Eue galtzeko 
asmoa artu zuen, g. et il prit la 
résolution de le perdre. Ta emoten 
deutsa bizitzia aterako bidea, b. et 
il lui donna le moyen de se tirer 
de la vie. Ekartzekorik (ko-ik, plus 
r euph.) ezta, 1. il n'y a rien à 
apporter. Nekazariak ona izateko, 
bear da, pour être bon laboureur, 
il faut. 

6° Go, sert finalement à expri- 
mer dès, depuis. Abran Egipton sartu 
zaneko (zan-ko avec e de liaison), 
g. Dès qu'Abraham entra en Egypte. 
Quand go, de, se trouve suffixe 
aux pronoms démonst. ou bien à 
un nom pluriel, il faut le faire 
précéder de eta et alors go devient 
ko, après la voyelle a, v. Essai, 
Ch. IL Onetako, de ceci, à cause 
de ceci. Baùa kongregazio {congre- 



166 



gatio) egunetàko ez dute bear lukeen 
euskarazkolibrurik, Mendiburu. Mais 
les congrégations de (nos) jours, 
n'ont pas les livres basques qu'il 



faudrait. Nous n'avons pas pu 
découvrir, jusqu'à présent, l'origine 
de eta; v. ta. 



Gora. 



Go, ne se retrouve pas seul, au- 
tant que nous sachions, avec sa 
signification primitive de „haut". 
Comme on vient de le voir, go est 
un suffixe et comme tel a perdu 
*sa signification propre. Cependant 
go a donné des dérivés et par ceux- 
ci nous pouvons fixer le sens pri- 
mitif de go, qui est, haut. 

Gora, g. b. bn. en haut; déco- 
ra; litt. vers haut; exactement l'ail, 
nach oben. Bana eunda {eifn eta) 
berrogeita amar eguneen urak gora- 
beerarik egm gabe iraun zuten, Lar- 
dizabal. Mais (pendant) cent cin- 
quante jours les eaux restèrent sans 
aller en haut ou en bas; ail. nach 
oben oder nach unten. En lab. 
gora signifie, haut, adv. Zeruagora 
da, le ciel est haut. Eta hain gora 
kontemplazionean altchatu dire? Chou- 
rio, p. 46. Et se sont-ils élevés si 
haut dans la contemplation? 

Gora a donc perdu en lab. sa 
signification propre de mouvement, 
vers le haut, go-ra, et ne signifie 
plus que haut, adv. Il règne cepen- 
dant une certaine confusion ; tan- 
tôt on serait tenté de croire que 
le sens de ra se retrouve, p. ex. 
Altcha zatzu begiak gorat zure Jain- 
goaganat, Chourio, p. 72. Levez les 



yeux en haut vers votre Dieu; 
gorat {rat = ra) indique ici la di- 
rection vers, exprimée, il est vrai, 
par ganat; mais en tout cas gorat 
ne signifie pas ici „haut"; gorat 
correspond ici à l'ail, nach oben, 
ou bien à, auf. D'autre fois le mot 
devient méconnaissable, p. ex Egiaz 
gauza gorez minzatzeak ez gai tu sain- 
dutzen, Chourio, p. 26. En vérité, 
le parler de choses hautes ne sanc- 
tifie pas l'homme; c. a. d. les pa- 
roles sublimes ne sanctifient pas 
l'homme. Gorez est ici pour gora-z; 
comme Chourio l'écrit, le radical 
serait gor ou gore et non pas gora. 
Même observation pour gorena, v. 
plus bas. 

Gorabera, g. b. plus ou moins. 

Gorago, 1. bu. plus haut; de 
gora-go, compar. de gora. Eta bert- 
zeak baino gorago igan nahl izatea, 
Chourio, p. 27. et de vouloir mon- 
ter plus haut que les autres. 

Goratu, goratzen, g. b. 1. bn. éle- 
ver, s'élever. 

Goraitea, 1. le haussement ; subst. 
verb. goraite = goratze. 

Goraki, 1. adv. de gora-ki. Zer 
probetchu zinduke trinitateko tnisterioaz 
gauza barrenak eta gordeak jakitea, 
eta httaz zuhurki eta goraki minzat- 



167 



zea, Chourio, p. 26. A quoi vous 
sert-il de savoir les choses ca- 
chées du mystère de la trinité et 
d'en parler savamment et haute- 
ment? 

Gorena, 1. le plus haut; super- 
latif, c. a. d. génitif de go, comme 
andiena, de andi. Il aurait fallu, 
il est vrai, goena, par analogie avec 
les autres superlatifs, qui, contrai- 
rement à la règle générale, n'in- 
tercalent pas le r euphonique- 
Gorena, est donc une exception. 
(V. plus haut ce que nous avons 
dit de, gorez s. v. gorà). Ikhaskaririk 
gorena da buruen ezagutzea. Chourio, 
p. 30. Le meilleur, le plus haut 
enseignement est de se connaître 
soi-même. 

Gorapen, g. 1. élèvement; — 1. 



bn. croissance de la lune; do gora- 
pen. 

Goratasun, g. b. 1. hauteur; de 
gora-tastin. 

Gorakoa, g. b. le vomissement; 
de gora-ko ; la forme d'un adj. em- 
ployé substantivement. 

Goragale, g. gorale, bn. envie de 
vomir; de gora-gale et gora-le -pour 
zale. 

Gorhain, bn. dégoût provoquant 
à vomir. Salaberry. Le h est de 
trop, croyons nous; gorhain est 
pour gora-egin comme en holl. op- 
geven, vomir; de op, prép. sur et 
geven, donner. 

Gorhaindu, bn. dégoûter, se dé- 
goûter; de gorhain. Etymologique- 
ment, gorhain devrait signifier vo- 
mir, de gora-egin-du. 



Goi. 



Goi, g. b. haut, élevé. Mendiaren 
goya, le haut, la hauteur de la 
montagne. Bana zeih ère dan goi, 
mee, ondatsu. Lettre de Larramendi 
à Mendiburu. Mais quelque élevé, 
léger, profond qu'il soit. — Bien 
que, pour le moment, nous ne 
sachions pas rendre compte de \'i 
de goi, il ne nous semble pas né- 
cessaire de séparer goi et go, dont 
l'origine commune paraît certaine 
et dont la racine est peut-être ig. 
Il serait possible que Yi de goi fût 
la voyelle formative des adject. 
verbaux, comme est de es; asi de 
as; ichi de ich; etc. etc.; mais il 



faudrait alors qu'il y eût le nom 
verbal goitu, qui ne se trouve pas, 
autant que nous sachions; il n'y 
a que goititu, élever, dérivé secon- 
daire de goiti. 

Goyan, g. b. en haut; de goi-a-n, 
dans le haut; comp. beau de be; 
aurrean de aurre, etc. Zerubak goijan 
inpernubak beian; gu, puska bateko 
luurrian, bijean erdijan, Moguel. Le 
ciel en haut, l'enfer en bas; nous, 
dans un peu de terre, entre les 
deux. 

Goitik, g. d'en haut; de goi-tik. 

Goiti, 1. bn. 1° en haut; àegoi-ti. 
La signification du guip. goitik, 



168 



paraît plus logique; ti indique gé- 
néralement „de". Ti est donc ici 
pour ra, et goili correspond à gora, 
guip. et est toujours employé avec 
les verbes qui indiquent le mou- 
vement. Banoha goiti, je vais en 
haut. Eta Jauna gauqa hauqaz haey 
minçatu içan çayenean goiti cerurat 
altcha cedin, Marc, XVI, 19. Test. 
Rochelle. Or le Seigneur, après leur 
avoir parlé, fut élevé en haut au 
ciel ; litt. vers le ciel. Quand „en 
haut" se trouve avec des verbes 
qui n'expriment pas le mouvement, 
on emploie gainean; gainean da, il 
est en haut. 

Goiti, 1. bn. 2° reste, surplus. 
M. Salaberry écrit goithia, et pa- 
raît faire ainsi une différence qui 
n' existe pas; ces deux mots n'en 
font qu'un, qui est pris dans deux 
acceptions différentes; comp. fr. sus, 
en sus; ail liber, dessus ; das tibrige, 
le restant. 

Goititu, goititzen, 1. bn. élever. 

Goitika, 1. vomissement; de 
goiti-ka. 

Goi erre, g. goka, 1. (i. a.) étouf- 
fant, lourd, en parlant du temps ; 
imité de Fesp. sobre asado. La 
forme lab. que donne P, n'est 
pas claire. Demèora goi errea, temps 
lourd. 

GoJia, v. ci-dessus. 

Goierre, g. goiherri, 1. partie 
élevée d'un pays; ail. hochland; 
de goi-erri. 

Goierritar, g. habitant de la 
montagne, des parties hautes; de 
goierri-tar. 



Goan, v. joan. 

Goan, gogoan behar, v. gogo. 

Goarsa, 1. espèce d'oiseau; P. 

Goaya, courant de l'eau; mot 
d'O. selon P. 

Goaz, v. joan. 

GoctLO, v. gozo. 

Goga, 1. instrument de fer- 
rerie; P. 

Gogalgina, v. gogo. 

Gogan behar, v. gogo. 

Gogara, gogarako, v. gogo. 

Gogarte, v. gogo. 

Gogatll, v. gogo, 

Gogo, g. b. 1. bn. pensée, in- 
clination, gré, souvenir, désir. Àr- 
tuko dute ain ongille onarekin leyalak 
izateko gogo, g. ils prendront le désir 
d'être fidèles à un si bon bien- 
faiteur. Gaitzik gogoan elzuen, g. 
ils n'avaient pas de mauvais pen- 
chants. Gogoan atchikazu hiltzea, 1. 
tenez la mort en mémoire. Baina 
baldin gogoz garaitic eguiten badnt; 
1. Cor. IX. 17. Test. Rochelle. 
Mais si je le fais contre mon gré. 
Dit-on en bn. sur, au lieu de, 
contre mon gré? Ene gogo onean, 
1. de ma souvenance. 

Gogo eman ou emon, bn. songer 
à, s'appliquer à. Gogo emok zure bu- 
ruari, Tim. IV. 16. Test. Rochelle. 
Songez à vous. 

Gogoàk eman, g. gogoak emon, b. 
venir a l'esprit. 

Gogo onez, g. de bon coeur. 

Gogotik, b. I. bn. de bon coeur; 
de gogo-tik. 

Gogoangarri, g. mémorable; de 
gogoa-n-garri. 



169 



Gogoz, 1. bn. par coeur ; de 
gogo-:. 

Gogoeta, 1. bn. pensée, réflexion. 

Gogarte, b. méditation ; de gogo- 
artu ? 

Gogoratu, gogoratzen, b. 1. bn. 
se rappeler, venir à la pensée. Go- 
goratu zait, 1. il m'est venu à la 
pensée. Ikaratu zaiteze, neure mai- 
teak gogoraturik Judasen zorigach; 
Anibarro; tremblez, mes (bien) aimés 
en vous rappellant le malheur de 
Judas. 

Gogatu, b. bn. amener à soi par 
des caresses; — 1. penser, rêver; 
i. a. 

Gogara, \. à plaisir; de gogo-ara. 
Une gogara da, il est à mon plai- 
sir, P. (c'est à mon gré). 

Gogarako, 1. agréable. Esperantza 
dut Eskaldun guziengogarakoa izanen 
delà, j'espère qu'il (ce livre) sera 
agréable à tous les Basques. Pré- 
face du N. T. de Royauraont. 

Gogalgina, 1. complaisant; de 
gogo-al-egint 

Gogoan ou gogan ou goan be- 
har, 1. soupçon. Herodes, errege 
Jentil hark, hil zuen Moriamnes 
bere emaztea koleran, gogan behar 
bâtez, Ax. 800. a. éd. Hérode, ce 
roi des Gentils, tua sa femme Ma- 
rianne, en colère, sur un soupçon. 

Gogo eman, v. gogo. 
Gogoak eman, v. gogo. 
Gogoan behar, v. gogo. 
Gogoangarri, v. gogo. 
Gogoeta, v. gogo. 
Gogo onez, v. gogo. 
Gogor, g. b. 1. bn. dur;— g. 



1. malgré. Nere ezjakinari gogor 
eginik, g. le faisant malgré mon 
ignorance. 

Gogortasun, g. b. 1. dureté; de 
gogor-tasun. 

Gogor, g. gogor H, 1. bn. dure- 
ment; gogor-ki. 

Gogortu, gogortzen, g. b. 1. en- 
durcir. A Guéthary on ne prononce 
généralement pas le second g. 

Gogora, v. gogo. 

Gogoratu, gogoratze, v. gogo. 
Gogorki, v. gogor. 
Gogortasun, v. gogor. 
Gogortu, gogortze, y. gogor. 
Gogotik, v. gogo. 
GogOZ, v. gogo. 
Goha, v. goi, s. v. go. 
Goi, v. go. 

Goibela, 1. sombre. Gizon goi- 
bela, homme sombre. 
Goiceco, v. goiz. 
Goich, v. goiz. 

Goichetik, v. goiz. 
Goichian, v. goiz. 
Goichko, v. goiz. 
Goierre, v. goi, s. v. go. 
Goierri, v. goi, s. v. go. 
Goierritar, v. goi, s. v. go. 
Goijan, v. goi, s. v. go. 
Goiherri, v. goi, s. v. go. 
Goithi, v. goi, s? v. go. 
Goiti, v. goi, s. v. go. 
Goitik, v. goi, s. v. go. 
Goitika, v. goi, s. v. go. 

Goititu, goititze, v. goi, s. 
v. go. 

Goiz, g. 1. bn. goich, gox, b. 
matin, — bn. tôt, de bonne heure. 
Orana goiz da, il est encore de 



170 



bonne heure. Goiz danik, dès le 
matin. 

Goizean, g. 1. bn. goxian, goi- 
chian, b. goizian, (Guéthary), le 
matin; litt. dans le matin; de 
goizea-n. Goizean bezala belhauriko 
jarri lehar da, la Vieuxville; comme 
le matin il faut qu'il s'agenouille. 
Goxian eguôerdian eta arratsian esa- 
teko orazinoia, Olaechea ; pour dire 
des prières le matin, à midi et le 
soir. 

Goizean goiz, g. 1. de bon matin. 

Goizik, bn. de bonne heure; de 
goiz-ik. 

Goizetik, g. 1. bn. goichetik, b. 
dès le matin, de bonne heure; de 
goiz-tik; le e est de trop. Goizelik 
arratsera, du matin au soir. 

Goizéko, 1. bn. du matin; de 
goiz-ko. Le e est de trop, k peut 
suivre z ; mais l'ancienne orthogra- 
phe goiceco avec c rendait le e né- 
cessaire. Goizeko othoitza, la prière 
du matin. Nous ignorons si l'on 
entendiez dans la prononciation; 
mais l'orthographe peut avoir in- 
fluencé la prononciation. 

Goichko, bn. un peu trop de 
bonne heure; de goiz-ko, avec ch 
pour indiquer le diminutif. 

Goizegi, 1. trop tôt; de goiz-egi. 

Goiztirîa, 1. matinée, P. i. a. 

Goizliarra, 1. matinal, P. 

Goizean, v. goiz. 

Goizegi, v. goiz. 

Goizeko, v. goiz. 

Goizetik, v. pois. 

Goizian, v. goiz. 

Goizik, v. goiz. 4 



Goiztiarra, v. goiz. 
Goiztiria, v. goiz. 

GokhO, 1. bn. grappe. Mahatz 
gokhoa, la grappe de raisin. P. écrit 
gok-hoa, ce qui ferait penser que 
c'est un mot composé; nous igno- 
rons comment; ho peut-être de aho, 
bouche ? 

GokhOX, bn. 1° partie du filet 
par où le poisson emtre. 2° bois 
sur lequel on fait rouler les meules 
d'un moulin à farine. 

Golandra, 1. double menton. 
Ce mot n'est pas basque à en juger 
par la terminaison. 

Golardo, 1. récompense; de l'esp. 
galardon, même signification. 

Golaspe, bn. le dessous du men- 
ton du porc. Sal. De gola, esp. et 
azpi ? 

Golatu, bn. se dit des moutons 
quand ils ont des tumeurs sous 
la bouche; de l'esp. gola? gosier. 

Golde, g. b. 1. charrue; — 1. 
bn. soc de charrue; — 1. arpent 
(de terre). 

Goldortz, g. soc de charrue; de 
golde-ùrtz. 

Golde naôar ou pikor/a, 1. bn. 
coutre; pointe en fer qui trace le 
sillon, soit mobile, comme aux an- 
ciennes charrues basques, soit fixée, 
comme à celles de nos jours. 

Goldetu, goldelzen, g. labourer. 

Goldetu, goldetze, v. golde. 

Goldortz, v. golde. 

Golhari, cuillère. Selon M. Sala- 
berry, du dial. soûl. Probablement 
une corruption du fr. 

Golkho, golko, v. kolko. 



171 



Gombite, 1. banquet; P. gomit, 
bn. invitation ; do Pesp. convite. 

Gomàidatu, gomitatu, inviter. 

Gona, 1. cotillon ; du prov. gona, 
robe, v. L. R. 

Gondera, bn. 1° chapelet. 2° 
mauvaise herbe dont les racines 
ont la forme d'un chapelet. 

Gongoilla, 1. tumeur qui vient 
sous le menton des moutons; comp. 
golatu. 

Gophor, v. gopor. 

Gopor, 1. gophor, bn. écuelle, 
bol, jatte en terre rouge avec 
anse. 

Gor, g. b. 1. bn. sourd. P. 
écrit aussi çorra, mais ce mot est 
inconnu aujourd'hui. Comp. elkhor. 

Gortasun, g. b. gorreria, gorkeria, 
1. gordura, bn. surdité ; de gor, avec 
les term. eria, tasun, dura. 

Gorkeria est le seul mot, autant 
que nous sachions, où le h de heria 
se retrouve ; v. l'introduction, para- 
graphe sur la mutation de h en Je. 

Gora, v. go. 

Gorabera, v. gora, s. v. go. 
•* Goraintziak, g. b. compli- 
ments, amitiés, salutations ; — 1. 
recommandations; P. i. a. 

Goragale, v. gora, s. v. go. 

GoragO, v. gora, s. v. go. 

Goraite, v. gora, s. v. go. 

Goraki, v. gora, s. v. go. 

Gorakoa, v. gora, s. v. go. 

Gorale, v. gora, s. v. go. 

Gorapen, v. gora, s. v. go. 

'Goratasun, v. gora, s. v. go. 

Goratu, v. gora, s. v. go. 

Goratze, v. gora, s. v. go. 



Gorda, gordatu, gordatze, 

v. gorde. 

Gorde, g. b. 1. caché. 

Gorde, gordetzen, g. gorde, gor- 
deten, b. gorda, gordatu, bn. gor- 
datu, gordatzen, 1. cacher. Gorde da, 
il s'est caché. 

Gordetu, gordetzen, g. b. 1. gar- 
der, serrer, défendre, protéger, s'abs- 
tenir. El data inor zeruban sartuko, 
bere agindubak gorde baga, b. que 
nul n'entrera au ciel, sans garder 
ses commandements. Gordezazu zure 
biotzian itz labur au, Echeverria, 
p. 280. Gardez dans votre coeur ce 
mot court. Ardotik gordetzea, g. 
s'abstenir de vin. 

Gordete, v. gorde. 

Gordetu, v. gorde. 

Gordetze, v. gorde. 

Gordin, g. b. 1. bn. cru, pas 
cuit; vert, pas mûr, — g. vert, 
d'un vieillard. 

Gordura, v. gor. 
Gorena, v. gora, s. v. go. 
Gorgollu, g. bosse. 
Gorhain, gorhaindUjV.^ora, 

s. v. go. 

Gorheria, v. gor. 

Gori, g. b. ardent, incandes- 
cent; — 1. chaud, rouge de feu; 
burdin goria, fer rouge, P. — bn. 
encourageant, excitant. Evidemment 
pour gorri, que P. écrit avec un 
et avec deux r; on prononce aussi 
toujours les deux r. 

Goritu, goritzen, 1. échauffer, em- 
braser; — bn. encourager. 

Goritu, goritzen, v. gori. 

Gorkara, v. gorri. 



172 



Goroldi, goroldio, v. oroldio. 

Gorosti, g. b. 1. bn. houx. 

Gorotz, g. 1. s. korotz, b. 1. 
fumier. 

Gorozlu, gorozten, g. fumer la 
terre. 

Goroztu, gorozten, v. gorotz. 

Gorphitz, v. gorputz. 

Gorputz, g. b. 1. gorphitz, bn. 
corps; du lat. corpus. 

Gorra, 1. espèce d'oiseau de 
mer. Le Ms. de P. était illisible. 

Gorreria, v. gor. 

Gorrî, g. b. 1. bn. rouge; nu. 
Belhaun gorritan jarlzea, se mettre 
à genoux nus. Comp. larrugorri. 

Gorriéu, gorritzen, g. b. 1. bn. 
rougir. 

Gorrikara, X.gorlara, bn. couleur 
tirant vers le rouge; de gorri- 
kara 2. 

Gorringo, g. b. 1. jaune d'oeuf. 

Gorrikara, v. goni. 
Gorringo, v. gorri. 
Gorritu, gorritzen, v.gorri. 

GoiTOmio, 1. rancune. 

GorrotO, g. b. rancune, haine. 

Gorrolalu, gorrotatzen. g. b. haïr. 

Gortasun, v. gor. 

Goni, b. queuouille. 

Gorule, fileur. 

Gosaldu, gosaltze, v. go&e. 

Gosari, v. gose. 

Gose, g. b. 1. bn. faim; affamé; 
l'angl. hungry. Gose naiz, je suis 
affamé, j'ai faim; I am hungry. 
Mendi goseak, P. montagnes stériles. 

Gosele, 1. famine. Gosetez hil du , 
il est mort de famine; P. 

Gosetu,gosetzen, l.bn.b. avoir faim. 



Gosari, g. 1. déjeuner, subst. 
Astarloa cite (Apologia, p. 313) 
goxala, goizala, comme du bise, et 
composé de goiz-ala, fortifiant ma- 
tinal (fortificacion matutina.) Cette 
étymologie n'est pas admissible, 
croyons nous; ala est pouvoir, force, 
ainsi force matinale, et puis il 
reste à savoir si le mot goizala 
existe; il fallait à Astarloa un 
mot en l pour expliquer le l du 
verbe gosaldu. 

Gosari, paraît plutôt être com- 
posé de gose-ari, 4, bien que le 
sens n'en soit pas très clair (comp. 
bazkari, afarî), et de là le verbe 
gosaldu. 

Gosaldu, gosaltzen, g. Lgoxaldu, 
b. déjeuner; de gosari-du; pour la 
permutation de r en l, v. ari, 3 
et afaldu, bazkaldu. 

Gosete, v. gose. 

Gosetu, gosetze, v. gose. 

Gosta, gostatzex, 1. bn. coûter. 
Gothor, I. fier, altier; i. a. — 
1. bn. fort. 

Golhortu, bn. grandir, se fortifier. 
GOX, v. goiz. 

Goxian, v. goiz. 
Goxaldu, v. gose. 
Goyan, v. goi, s. v. go. 
Goyena, 1. crème j P. Super- 
latif de goi, le dessus. 
Goyerri, v. goi. 

Gozaita, v. gazaita. 

GOZAKAITZ, V. gOZO. 

Gozaldi, v. gozo. 
Gozama, v. gazama. 
Gozatu, v. gozo. 
Gozatze, v. gozo. 



173 



Gozo, 1. bn. jouissance; — g. b. 
1. bu. doux, de bon goût, savou- 
reux; goût, saveur; de l'esp. gozo, 
qui se rattache au lat. gaudiuni, v. 
Diez, E. W. Il nous semble que 
les différentes acceptions de gozo 
se lient très naturellement les unes 
aux autres; mais saus cela on se- 
rait tenté de séparer gozo jouis- 
sauce, de gozo, doux, qui pourrait 
être une variante de ge:.a, doux, 
insipide. Il est assez surprenant, 
que les dial. basq. esp. n'aient pas 
gozo, jouissance, bien que ce mot 
soit évidemment pris de l'esp. En 
g. et b. on dit poz ou atsegin. Le 
lab. emploie gozo encore dans un 
autre sens; eztugozorik signifie dans 
ce dialecte: il n'a pas de repos; 
en guip. : c'est un rustre, un lour- 
daud; no tiene gracia. 

Gocho. bn. même signification que 
gozo, mais se dit des petites choses. 

Gozotasun, b. syn. de gozo. 

Gozatu, gozatzen, 1. goza, gozalu, 
bn. jouir de. 

Jostatu, jostatzen, g. 1. bn. dos- 
tatu, L bn. se réjouir, s'amuser. 
Il serait peut-être mieux d'écrire 
le lab. et bu. yostatu, en donnant 
à \y ce son particulier dj, qui 
se retrouve dans quelques rares 
mots; p. ex. yastaiu, = daslatti; 
yeitzi = deitzi. La mutation de g 
esp. en j basque est rare; aussi 
se peut-il que le guip. ait pris le 
mot des dial. 1. ou bn. qui écri- 
vent, il est vrai, dosta, dostatu, 
(v. Pr. 525 d'O.) mais qui pro- 
noncent djosta, etc. 



Dosta, bn. dosleta, doslakelu, amu- 
someut, récréation; du nom. verb. 
jostatu, dottatu. Dostaketu, a plutôt 
Pair d'être une forme biscayenne; 
v. Jostaketan. Jostaketan ibilli, g. 
se réjouir. Cette expression que 
nous n'avons pas pu trouver chez 
Larramendi, mais dont Lardizabal 
se sert, paraît plutôt être du dial. 
bise. Les subst. verb. dans ce dial. 
se forment à l'aide de la termi- 
naison etan, ten ou tzen, etc.; adi, 
adieian ; ezkoti, eskonetan ; atera, 
ateralen, v. Zabala. p. 13. Or 
etan est pour hetan (v. ta), et le h, 
venant au milieu du mot est de- 
venu k; jostaketan, sera donc pour 
jostaetan, jostaten, et synonyme de 
jostatzen. Comp. ardatzketan naiz, 
je file; anreketan ibilli, s'amuser 
avec les femmes; etc. 

Gozaldi,g. bonne humeur; sen- 
timent de bien-être. Gozaldiaz dago, 
il est eu bonne humeur. 

Gozakaitz, g. mauvaise humeur; 
de gozo-gaitz. 

Gozotasun, v. gozo. 

Gredale, 1. (?) plat (vaisseau, 
dit O.) pour hacher la viande. 

Graba, 1. (Guéthary) espèce de 
petite dorade. 

Grixa, g. b. chagrin ; — 1. soin, 
souci, scrupule, P. Du prov. gri- 
nosa? affligé, triste, v. L. E. On 
trouve le mot griïta chez Larra- 
mendi, pour inclination ; mais il 
n'est guère probable que ce soit 
le même mot. 

Gu, guk, g. 1. bu. geu, geuk, 
b. nous. Gu.fi, à nous. 



174 



Gure, g. 1. bn. genre, b. notre; 
génitif de gu; comp. nire, zure, 
aire, bere. 

Gerok, g. nous-mêmes; de gure- 
oyek, ou àegu-oyek, avec r euph. 

Gurendu, guretzen, 1. croître, P. 
Aujourd'hui, s'approprier. 

Guchi, gichi, g. gichi, b. guti, 
1. bn. peu. Guti dira, ils sont 
peu. Hitz gutiz, en peu de mots. 

Gichitan, g. b. gutitan, 1. rare- 
ment; de guchi et guti-tan. 

Gichienez, b. guiienaz, bn. gutie- 
nean, 1. du moins; du superlatif 
gichien, gulien, et *. 

Gichitu, b. gutitu, gutitzen, 1. 
bn. diminuer. 

Gutichko, 1. bn. bien peu ; gulich- 
ko; ch, diminutif. 

GWï efifo <mYz, bn. plus ou 
moins. 

(ts'cAï gora bera, b. plus ou 
moins. 

Gudu, 1. bn. combat, dispute. 

Guduka, 1. bn. en combattant; 
de gudu-ka. 

Gudutsu, 1. querelleur; de gu- 
du-tsu. 

Guduka, v. gudu. 

Gudutsu, v. gudu, 

Guleru, b. gourmand; de l'esp. 
gula, gourmandise. 

Gune, v. une. 

Guneka, v. une. 

Gunez, v. une. 

Gupela, v. dupha. 

Guphida, v. gupida. 

Guphidexi, v. gupida. 

Gupia, bossu; mot d'O. se- 
lon P. 



Gupida, 1. guphida, bn. ména- 
gement, épargne; du fr. cupide? 
Bena guphida da deusen emaitea, 
mais il a de la répugnance à don- 
ner quelque chose. Ceinec bere semé 
propria ezpaitu guppida ukan, Rom. 
VIII. 81. Test. Rochelle. Lui qui 
n'a point épargné son propre flls. 

Guphidexi, bn. agir avec ména- 
gement; de guphida-et»i. 

Gur, bu. kur, 1. révérence, sa- 
lut. La signification primitive de 
ce mot, paraît être : courbé, pen- 
ché, incliné. En g. et b. on dit 
agur, quand on rencontre quel- 
qu'un: bonjour, je vous salue. Il 
est difficile de rendre compte de 
Va, mais il paraît certain que agur 
vient de gur. 

Gurtu, gurtzen, g. 1. saluer, in- 
cliner la tête en saluant. 

Khurt,khurtu, bn. s'abaisser. Nous 
suivons l'orthographe de M. Sula- 
berry; mais le t ne peut appartenir 
au radical. Ce n'est pas comme, 
p. ex. haz, hazi, nourrir; là le Î, 
qui forme l'adj. verbal, est souvent 
supprimé en bn. ce qui n'a jamais 
lieu dans les dial. basq. esp. Khurt 
n'est pas le seul nom verbal, si 
arbitrairement coupé en deux; comp. 
hant, hantu, enfler. 

Makur, b. 1. makhur, bn. tordu, 
courbé, dévié. Même difficulté pour 
expliquer le ma de makur que l'a 
de agur. Faudrait-il considérer ces 
mots comme des pléonasmes; dans 
d'autres langues on en trouve des 
exemples; on dit: krumm beugen, 
ail. courber; de krumm, adj. courbé, 



175 



et beugeu, plier. Zuschliessen, fer- 
mer; dezu, adv. fermé et schliessen 
fermer. Il faudra alors rechercher 
si ma a ou a eu la signification 
de „courbé". Comp. rnako, crochet. 

Makuriu, makwrtzen, g. b. 1. bn. 
se courber, incliner, plier. Behin 
makurtuz gero aide bâtera ezin 
chuchen diieke berizera eta ez gi- 
belat bihur, Ai. p. 98. Après avoir 
été courbé, après avoir penché vers 
un côté, on ne pourra le redresser 
vers l'autre, ni le retourner en 
arrière. 

Gurpil, g. kurpil, b. roue; de 
gur-bila? 

Agure, g. b. 1. vieillard. Au 
pluriel eu lab. agureak ancêtres. 
De gure, puisque le vieillard est 
courbé? 

Aguretu, g. b. vieillir. 

Gure, comme inclinaison au mo- 
ral (inclination), sert de terminaison 
pour former des adjectifs et devient 
alors généralement gor ou kor, se- 
lon les lois phon. v. Essai, Ch. II. 
Logure, g. enclin à dormir, euvie 
de dormir. Azkure, g. b. envie de 
se gratter, de aiz-gure; k pour g 
après le sibilant. Ilkor, g. 1. mor- 
tel; etc. 

Gura, b. désir, volonté. Accom- 
pagné des terminaisons auxiliaires 
dot, dozu, dau, etc. correspond à 
«vouloir", gura dot, je. veux; en 
guip. liai del. 

Gura, v. gur. 

Guraizi, g. ciseaux. 

Gurasoak, g. b. burhasoak, 1. 
bn. parents, père et mère; en bn. 



bisaïeul. Pour la mutation de g 
en b comp., ebiakoitza, egiakoitza ; 
burdi, gurdi; nabusi, nagmt.. 

Gurbil, bn. soigneux, propre; 
l'opposé de zirzil. 

Gurbiza, g. espèce de poisson 
de mer. 

Gurdi, g. burdi, b. char. 

Gurd.0, bn. mou, tendre. Ne 
serait-ce pas 1' esp. gordo, gras? 

Gure, v. gu. 

Gurendu, guretze, v. gu. 

Guri, 1. v. gu. 

Guri, 2. g. b. 1. bn. mou, ten- 
dre; beurre. Chai guri bat, un veau 
tendre. Ohe guri bat, un lit mou. 
Guriki, adv. de guri-ki. 

Gurpil, v. gur. 

Gurtu, gurtze, v. gur. 

Gurrinka, g. gurrunga, gur- 
rungai, 1. , En g. grognements; en 
1. ronflement. Gurrunga dago, il 
ronfle. 

Gurrunga, gurrungai, v. 

gurrinka. 

Gurruntzi, 1. diarrhée ; P. i. a. 

Gurutze, v. kurutze. 

Gusu, 1. lengusu, g. b. guzialehen, 
bn. lehenkusiiia, Guéthary; cousin 
germain; du prov. cosin, avec chute 
de n; ou cru cat. cosi. Les dial. 
basq. esp. ont dû prendre le mot 
des basq. fr. puisque consobrinus 
a donné sobriuo en esp. ; et cosin, 
pr. cugiuo, ital. cousin, fr. Tous les 
dial. ont adopté la manière esp. 
d'exprimer cousin germain, primo 
hermano, par leheu, primo, premier. 

Gustera, v. eztera. 

Gl/STU, 1. bu. goût. 



176 



Guthizi, v. gutizi. 
Guti, v. guchi. 

Gutienaz, gutienez, v. guchi. 
Gutienean, v. guchi. 

Gutitan, v. guchi. 

Gutitu, v. guchi. 

Gutizi, g. gulhisi, 1. bn. dé- 
sir. 

Guzi, g. 1. bu. guzii, g. b. 
tout. 

Guziz, guztiz, g. très; — 1. bn. 
b. surtout ; tout, daus les composés : 
guziz lotheretsu ; tout puissant. 

Guziz ère, 1. surtout. 

Guziagalik ère, g. 1. guziagatih 



bere, b. guziareJcin ère, 1. toute- 
fois; malgré tout. 

Guzia àatzu, 1. presque tout 
un. P. 

Guziagatik ère, v. gvzi. 

Glzialehen, v. gusu. 
Guziz, v. guzi. 
Guztera, v. ezlera. 
Guzti, v. guzi. 
Guztiz, v. guzi. 
GUZUT, v. gezur. 
Guzurtatu, v. gezur. 
Guzurti, v. gezur. 

Guzurrez, guzurrezko, v. 

gezur. 



H. 



Habail, v. ulal 

Habarrots, v. aiar. 

Habe, v. abe, 1. 

Habela, v. ubal. 

Habi, v. abi. 

Habil, v. illlU. 

Habirakoia, 1. niot (vieux mot 
fr. ?); • l'oeuf qu'on laisse au nid 
pour faire pondre la poule. P. 

Haboro, soûl. plus. Salaberry. 

Habuin, 1. hagun, bn. écume 
de la bouche. Pour la mutation 
de g en b, v. gurasoak. 

Ma ezpere behaiazozu haserretua 
dabillan bâti, nola mintzo den, nota 
altotik habuina darion. Ax. p. 280. 
a. éd. Et sinon regardez quelqu'un 
qui est en colère, comment il parle, 
commeut l'écume coulé de la bouche. 

Eabuintsu, 1. baveux ; de habuin- 
tsu. 

HabuintSTl, v. habuin. 

Hacha, bn. qui n'a rien, qui 
ne possède rien. 

Hache, bn. fardeau, charge d'hom- 
me; de l'esp. haz. 

Hachelari, 1. porte-faix ; de hache- 
ari, 4 et l eup. ? 

Jlachekatu, bn. préparer des far- 
deaux. 



Hadi, l.bn. 2 de pers. de l'impér. 
de izan; sois. Eu g. et b. adi. 

Haga. v. aga. 

Hagana,'l. sorte d'herbe. P. 

Hagatu, v. aga. 

Hagin, v. agin, 2. 

HagitZ, v. agitz. 

HagO, 1. 1° fourneau. 2° ba- 
lance. Il est probable que ce n'est 
pas le même mot. 

Hagorandu, 1. qui est aux 
abois, agonisant. 

HagUIL, v. habuin. 

HaichtUT, bn. ciseaux, forces. 

Haik, 1. haika, bn. Sal. 2 de 
pers. de l'imp. de jaiïi ; lève-toi. 

Haik horiic, jar adi orazinelan, 
egiok heure Jainkoari othoitz. Ax. 
70. a. éd. 246. n. éd. Jonas, Ch. 
I. 6. et non pas Ch. II; erreur 
dans les deux éditions. Lève-toi 
de là, mets-toi en prière et fais 
prière à (et prie) ton Dieu. 

Hain, hainitz, v. ain. 

Hainbertze, v. cm. 

Haitsa, bn. Eta erran cieçon, 
Zaccheo, haitsa lehiaiuqtri, Luc. 
XIX. 5. Test. Rochelle. Et il lui 
dit: Zacchée descends prompte- 
ment. Nous n'avons trouvé jus- 

12 



178 



qu'à présent, que l'imper. M'Usa. 
Haitz, v. aitz. 

Haizatu, haizatzen, v. aize. 

Haize, v. aize. 

HakokO, bn. accroupi; comp. 
kokoriko. 

Hala, v. ala. 

Halabere, v. ala. 

Halabiz, v. ala. 

Hala hala, v. ala. 

Halahula, v. ala. 

Halako, v. ala. 

Halanola, v. ala. 

Halarik ère, v. ala. 

Halatan, v. ala. 

Haldomaldoka, 1. bn. chan- 
celant, boitant, clopin-clopant. 

Halga, bn. bruyère; com\>, elhar. 

Halgai, v. ari, 3. 

Halikatu, v. ari, 3. 

Haliko, v. ari, 3. 

Halsarrak. Selon P. ce mot 
signifie entrailles; et se trouve 2. 
Cor. XII; mais nous l'avons cherché 
vainement. 

Haltz, 1. halz, bn. aulne (arbre). 

Halz, v. haltz. 

Hamabi, v. amar. 

Hamabost, hamabortz, v. 
amar. 

Hama hiru, hirur, v. amar. 
Hamaka, v. amar. 
Hamalau, laur, v. amar. 
Hamasei, v. amar. 
Hamar, v. amar. 
Hamaratzi, v. amar. 
Hamargarren, v. amar. 
Hamarra, v. amar. 
Hamarsu, 1. environ dix. Es- 
pèce d'adjectif, de hamar-tsu. Ce 



mot aurait dû se trouver sous amar. 
Hamazazpi, v. amar. 
Hambat, v. ain. 
Hameka, v. amar. 
Hamu, v. amu. 
Hamuarrain, v. amarrai. 

Han, v. an, s. y. a. 

Handi, v. andi. 

Handitche, bn. handitsu, 1. 
furoncle, clou. 

Handitsu, v. handitche. 

Hanitz, v. ain. 

Hant, liantu, hantzen, 1. 
bn. enfler. Probablement syncope 
de handitu. 

Hantkor, 1. vain, arrogant. 

Hanlureria, 1. arrogance ; de han- 
tu-eria ; avec r euph. Généralement 
eria (heria) devient keria; v. eri. 

Hantkor, v. hant. 

Hantureria, v. hant. 

Hantze, v. liant. 

Har, v. ariu. 

Har, v. ar, 3. 

Hara, 1. bn. voilà; v. ara, £ 
pour l'explication. Eta cembailec 
errancieçon; /tara hire ama, Matt. 
XII. 47. Test. Rochelle. Et quel- 
qu'un lui dit, voilà ta mère. 

Hara, 2. v. a. 

Harabara, 1. bruit, tintamarre. 
Ce sera pour harrabar. 

Haragi, v. aragi. 

Haragizko, v. aragi. 

Haran, 1. bu. vall. 
Haraitzin, v. hura. 
Harapirika, v. aragi. 
Hararazi, v. artu. 

Harategun, v. aragi. 
Harbî, 1. 1° rave. %° laitance. 



179 



Hardia, v. arri, 1. 

Hardoa, mot d'O. selon P. 
amadou; syn. de ardai. 

Haren, v. hura. 

Harendi, horreindi, hu- 
nendi, bn. Ces trois mots sont for- 
més des trois démonstr. har (forme 
hypothétique, dont hark, arh pour 
l'agent, v. ara 2 et hura) hor, hun, 
et signifient, comme noms, ce que 
les démonstratifs signifient comme 
adverbes. M. Sal. n'en donne des 
exemples que comme adjectifs : 
harendiko, hunendiko, horreindiko, 
d'ici, de là; ail. hiesig, dortig. 
Harendiko Iota Simonenizat on da 
eta hunendikoa enetzat, le lot du 
côté le plus éloigné de nous (der 
dortige theil) est bon pour Simon, 
et celui d'ici pour moi. Hunendi- 
koa, est employé substantivement, 
hunendiko-a, le, la chose (le lot) 
d'ici. La terminaison di paraît être 
le suffixe di, de ; mais la désinence 
en, du démonstratif est obscure. 

Haretsi, arretsi, 1. enroué 
P. i. a. 
Hargatik, v. hura. 

Hari, v. hura ; ari, 3. et ari, 4. 

Harilkatu, v. ari, 3. 

Harilko, v. ari, 3. 

Haritz, v. aritz. 

Haritze, v. ari, 4. 

Hark, v. hura. 

Harmen, bn. portée; de har 
(hartu)-men. Acheriak khausitu zien 
mahaxa Jiarmenetik gorago, le renard 
trouva du raisin au-dessus de sa 
portée. Sal. 

Harmora, 1. masure, mu- 



raille de bouvillage, P. i. a. 

Harotz, v. arotz. 

Harpa, 1. 1° griffe. 2° engour- 
dissement de la jambe. 

Harpegi, v. aurre. 

Harrabar, v. arri, 1. 

Harrabots, v. aôarrots, s. v. 
abar. 

Harramantza, 1. vacarme 

(d'enfants). 

Harrapatu, bn. attraper, re- 
trouver, atteindre. 

Harrauts, v. herots. 

Harri, v. arri, 1. et 2. 

Harri abar, v. arri, 1. 
Harrigarri, bu. épouvantable, 

v. arri, 1. 

Harritu, harritze, v. arri, 1. 

Harro, v. arro. 

Harrobi, v. arri, 1. 

Harroin, v. arri, 1. 

Harroki, v. arri, 1. 

Harrots, 1. bn. gousse verte 
et piquante de la châtaigne ; comp. 
gardox. 

Hartakotz, v. hura. 

Hartara, v. hura. 

Hartaraino, v. hura. 

Hartarakotz, v. hura. 

Hartarik, v. hura. 

Hartean, 1. parmi, entre. Ce 
mot aurait dû se trouver s. v. 
arte ; généralement on écrit artean. 
Axular s'en sert, v. l'exemple s. 
v. ekin. 

Hartsi, 1. épars, éparpillé. Ille 
hartsiak, les cheveux épars. 

Hartu, v. artu. 

Hartzaz, v. hura. 

Hartze, 1. v. artu. 



180 



Hartze, 2. v. artu. 

Hartzedun, v. artu. 

Hartzeko, v. artu. 

Harzara, bn. de nouveau; syu. 
de berriz. P. 

Harzaratzea, reculer, détour- 
ner, rebuter; i. a. Mot d'O. selon 
P. Comp. hastangarri. 

Has, v. hats, 2. 

Hasarredura, v. ats, 1. 

Haserre, v. ats, 1. 

Haserretu, v. ats, 1. 

Haserretze, v. ats, i. 

Hasi, v. asi, s. v. as. 

Hasper, hasperapen, v. ats, 1. 
Hastamu, v. atz. 
Hastan, v. azkendu, s. v. atze. 
Hastangarri, rebutant, de 

hastan-garri. Urgoi gaiza hastan- 
garri, prov. d'O. 461. un fâcheux 
reproche est capable de rebuter. 
P. cite une variante de ce prov. 
où se trouve harzaragarri, au lieu 
de hastangarri. Hastan et hastan- 
garri nous semblent être des formes 
corrompues de atzen. 

Hastantze, v. azkendu, s. v. 
atze. 

Hastapen, v. asi, s. v. as. 
Hastasta, hastatcha, 1. pa- 
pillon; syu. de chichitera. 
Hastatu, v. atz. 

Haste, v. asi, s. v. as. 

Hastepen, v. asi, s. v. as. 

Hastiadura, v. hasiio. 
Ha.s'1 i \<; akki, v. hastio. 
Hastiatu, v. hastio. 
Hastio, 1. bn. dégoût, haine, 
dédain; de l'esp. fastidio. 

Hastiatu, hastiatzen, 1. bn. haïr. 



Hastiadura, bn. aversion; de 
hastia-dura. 

Hastiagarri, bn. détestable; de 
hastia-garri. 

Has tu, v. hats, 2. 

Hastura H 1. bn. jeuue cochon 
de trois à douze mois. 

Hasuin, 1. ortie; v. at 

Hattikonko, 1. bn. terme d'en- 
fant ; sautant en se tenant accroupi. 

Hats, 1. v. ats, 1. 

Hats, 2. 1. has, bn. eu che- 
misé. A Guéthary ou dit plutôt; 
atorra has. 

Hastu, bn. "ôter ses habits, se 
mettre en chemise. Xe serait-ce 
pas de ats, souffle, haleine; qui a 
donné atseden, souffler, se reposer. 
Ici alors „se mettre à l'aise/' Dans 
ce cas la locution adverbiale has, 
en chemise, vient du nom verbal. 

Hatsapatsaka, v. haxapaxaka. 

Hatsapen, v. asi, s. v. as. 
Hatsbeherapen, v. ats, 1. 
Hatshartu, v. ats, 1. 
Hatsti, v. ats, 2. 
Hatu, bn. hardes, bagages. 
Hatz, v. atz et ats, 1. 

Hatzaman, v. atz. 
Hatzegin, v. atz. 
Hatzeman, hatzemaite, v. 
atz. 
Hau, hauk, v. au. 2. 

Haugi, bn. i. pers. siug. de 
l'impér. du verbe — ? venir. Haugi 
hihar, viens demain. M. Salaberry 
ue dit pas de quel verbe. 

HaUT, v. au, 2. it tinr. 

Haur egotstea, 1. avortemeut. 
Hauride, v. aur. 



181 



Haurrukhaite, v. aur. 

Haurrukhaizte, v. aur. 

Haurtasun, v. aur. 

Hause, couteau à deux tran- 
chants. Prov. d'O. 224. 

Hausko, hauskoak, v. ats, 1. 

Hauste, v. auts. 

Hausterria, v. auts. 

Hauta, bu. hautu, 1. choix. 
/, hautalu, hautatzen, 1. bn. 
choisir. Lardizabal écrit autu, choisi; 
le radical serait alors au et lu la 
terminaison, comme ar et artu. 
Orduak Jainkoak bere erri berezi 
eta serbitzaritzat Abraham eta onen 
ondorea autu zituen. Alors Dieu 
partagea son pays et choisit pour 
serviteur Abraham et sa (de celui- 
ci) postérité. 

Ankera, g. choix- 

Autetsi, g. choisir; de aula-etsi; 
syn. de hautatu. 

Hauteman, auleman, 1. remarquer, 
observer, examiner : de hauta-eman. 

Hautatu, hautatze, v. hauta. 
Hauteman, v. hauta. 
Hauts, v. auts. 
Hautserri, v. auts. 
Hautsi, v. auts. 
Hautskor, v. auts. 

HautU, v. hauta. 

Haux ; v. auts. 

Hauxi, v. auts. 

Hauxkor, v. auts. 

Hauxte, v. auts. 

Hauzi, 1. procès. Eta halabal- 
dm haserre direnen eta hauzitan 
dabiltzanen hariean, ovfjunderik egin 
nahi baduzu. Axular, p. 302. a. 
éd. Et ainsi si vous voulez faire 



paix entre ceux qui sont en colère 
et en procès. 

Hauzo, v. auzo et havzu. 

Hauzu, 1. hauzo, bn. libre, per- 
mis; syn. de zilhegi. Enaiz hauzu, 
je ne suis pas libre. Hauzu baniuz 
erraitera, s'il m'était permis de dire. 
P. écrit aussi haiçu. 

Hayek, v. hura. 

Hayen, v. hura. 

Hax, v. ats, 1. 

Haxapaxaka, bn. hatsapat- 

saka, 1. avec précipitation. 

Haxarre, bn. commencement; 
syn. de haste, hastepen. Hax sera 
probablement pour haste, mais la 
terminaison est obscure. 

Hazal, v. azal. 

Hazaro, v. azi, s. v. as. 

Hazi, v. azi, s. v. as. 

Hazilla, v. azi, s. v. as. 

Hazitze, v. azi, s. v. as. 

Hazkara, 1. azkara, bn. en cha- 
leur, parlant de la chèvre. 

Hazkurri, v. azi, s. v. as. 

Haznaur egitea, 1. ruminer. 

Hazte, v. azi, s. v. as. 

Hazteri, v. atz. 

Hea, v. ea. 

Hebain, 1. impotent, perclus; — 
bn. exténué. 

Hebaindu, hebaintzen, 1. s'estro- 
pier; — bn. s'exténuer. 

Hebaindura, 1. paralysie. 

Hebaindu, v. hebain. 

Hebaindura, v. àeiam. 

Hcbaintze, v. hebain. 
Hôdadura, v. ede. 
Hedatu, hedatze, v. ede. 
Hede, v. ede. 



182 



Hedoi, v. odei. 
Hegal, v. ego, 1. 
Hegaldatu, hegaldatze, v. 
ego, 1. 
Hegatstin, v. ego, 1. 
Hegatz, bn. toiture. 
Hegax, v. ego, 1. 
Hegi, v. ig. 

HegO, v. ego, 2. 

Hei, 1. hura et ei, 2. 

Hei! nit,bn. interj. syn. de Iiela; 
mot par lequel on annonce sa pré- 
sence. Est-ce que nit fait partie 
de l'interjection, ou est-ce que nit 
est ici pour ni, nik? 

Heiagora, v. heyagora. 

Heien, v. Aura. 

Hein, 1. bn. M. Salaberry ex- 
plique ce mot par : mesure de mo- 
dération et de comparaison. Mzeman 
sobèra hein bat aski dut, n'en donnez 
pas trop, une certaine mesure suffit. 
Zure eta eue semeak hein berekoak 
dire, votre fils et le mien sont de 
la même taille. — Ce mot nous 
paraît être une corruption de Ziainj 
ain, tant. Ou dit encore en italien 
un tantino, en esp. algun tanto 
et en fr. aussi tantinet. 

Hek, v. hura. 

Hekin, v. hura. 

Hei, heldu, v. el. 

Hela, v. hei nit. 

Helantza, 1. maladie invétérée ; 
succès, rencontre. Comp. helgaitz. 

Helarantza, 1. syn. de lielantza. 
Comp. helgaitz. 

Helbide, v. el. 

Heldlak, maladies populaires (?); 
mot d'O. selon P. Le sing. doit 



être helde ou heldi. Comp. Zielgailz, 
Heldor, 1. bave; v. elder. 
Heldura, v. el. 
Helgaitz, 1. fièvre. La termi- 
naison est claire: gaitz, mal; hei 
se retrouve dans beaucoup de mots 
qui indiquent „maladie". Comp. hei- 
diak, helantza, helarantza, gelberia, 
elgorri. 

Helmen, v. el. 

Heltze, v. el. 

Hemen, hemendik,hemen- 

tik, v. emen. 

Hemeretzi, v. amar. 

Hemezortzi, v. amar. 

Hendello, bn. insouciant; né- 
glige 

Hera, bn. gésier. 

Herabe, 1. bn. répugnance; 
paresse. 

Herabez, 1. à contre-coeur; de 
herabe-z. 

Herabezli, bn. paresseux. 

Herabez, herabezti, v. herabe. 

Herausi, 1. truie en chaleur. 

Herautch, v. hérauts. 

Hérauts, 1. herautch, bn. verrat. 

Herbail, v. erbal. 

Herbi, v. erbi. 

Herchatze, v. herchatu. 

Herdi, bn. incomplet. Sala- 
berry. Il nous semble que c'est le 
j même mot que erdi, moitié'. 

Herdi tu, hertu, hertzen, 1. bu. 
diminuer. 

Herditu, v. herdi. 

Heudoil, v. erdoi. 

IIi:Ki>oii.i>r, herdoiltze, v. erdot. 

Herecha, bn. herreda, 1. bu. 
herexa, 1. P. trace, traînée, p. ex. 



L8S 



d'un limaçon, la trace qu'il laisse 
derrière lui ; syn. de hatz et oinhatz. 
Il nous semble que herresla vient 
de herstu (v. es), serrer. 

Herrestatu, herrestatzen, 1. bn. 
irristatu, g. glisser. 

Herreslaka, bn. en glissant; de 
herresta-ka. 

Heren, v. ?>«. 

Herenegun, v. ire. 

Herenzi, v. iru. 

Herexa, v. herrecha. 

Hergaitz, 1. effarouché, sauvage, 
(d'un animal) i. a. 

Herio, v. erio. 

Heriotarako, v. erio. 

Heriotze, v. erio. 

Heriotzegilla, v. erio. 

Her-jaun, v. erri. 

Herketz, droit; syn. de chu- 
c/ien; i. a. Mot d'O. selon P. 

Herori, v. M. 

Herorrek, v. H. 

Herots, mot d'O. selon P. har- 
rauts, 1. bruit, renommée. Pour 
harrabots? v. oJbar. 

Herra, v. erra, s. v. erre. 

Herratsu, v. erra, s. v. erre. 

Herrauts, v. auts. 

Herrkiïez, bn. errebez, 1. En 
lab. revéche; en bn. maladroit; de 
l'esp. rebes. 

Herreka, v. errunka. 

Herrementa, 1. bn. guenille. 

Herrena, 1. estropié, malade, i. a. 

Herresta. v. herecha. 

Herrestaka, v. herecha. 
Herrestatu, herrestatze, v. 

herrecha. 

Herreta, 1. *eau garni en fer. P. 



Herri, v. erri. 

Herritar, v. erri. 

Herroka, v. errunka. 

Herronka, v. errunka. Ce mot 
se trouve dans l'évangile de St. 
Luc. dial. guip. publié à Londres, 
par la société biblique. C'est un 
exemple assez remarquable de la 
facilité avec laquelle les mots se 
corrompent. Le h est très rare en 
guip. et nk est contraire aux lois 
de la phonétique. Le bn. herreka 
est parfaitement correct. 

Hersi, v. esi, s. v. es. 

Herskailu, v. hertsi, s. v. es. 

Herstu, v. es. 

Hertar, v. erri. 

Hertchatu, herchatzen, 1. 

pousser à, exciter. Il nous semble 
de lierstu (v. estu, s. v. es) serrer. 
En ital. p. ex. premere pour spi- 
gnere s'emploie dans le même 
sens. — Jesuse?i amudioa generosa 
da hertchatzen gaitu gauzarik han- 
dienetarat, Chourio, p. 152. L'a- 
mour de Jésus est généreux et 
nous pousse à de grandes choses. 

Hertsi, v. es. 

Hertskaillu, v. hertsi, s. v. es. 

Hertste, v. estu, s. v. es. 

Hertstegi, v. hertsi, s. v. es. 

Hertstu, v. estu, s. v. es. 

Hertstura, v. estu, s. v. es. 

Hertu, v. herdi. 

Hertze, v. herdi. 
Hertzeak, v. estek, s. v. es. 
Herxatu, v. hertsi, s. v. es. 
Herxi, v. hertsi, s. v. es. 

Herzdura, v. eztu, s. v. es. 
Herzeak, v. estek, s. v. et. 



184 



Hesaula, hezaula, hesioa, 1. 
pieu. P. i. a. De hesi-ola? bois 
pour haie, clôture. 

Hesi, v. es. 

Hesioa, v. hesaula. 

Heskualdun, v. euskara. 

Heskualherri, v. euskara. 

Heskuara, v. euskara. 

HestangO, bn. échalas. 

Heste, v. est, s. v. es. 

Hestia, v. es. 

Hetan, v. ta. 

Hetarik, v. ta. 

Hetemete, bn. effort. 

Heure, v. eu. 

Heuregi, content; abondance, 
foison ; mot d'O. selon P. 

Heuregoi, beaucoup ; mot d'O. 
selon P. 

Heuskaldun, v. euskara. 

Heuskar, v. euskara. 

HeuskarazkO, v. euskara. 

Heyagora, 1. bn. cri de dou- 
leur, clameur. Ma hayen heyagorac 
ela sacrificadore principalenac ren- 
forzatzen ciraden, Luc. XXIII, 23. 
Test. Rochelle. Et leurs cris et 
ceux des principaux sacrificateurs 
se renforçaient. M. Salabarry écrit 
heiugora. 

Heyen, v. hura. 
Hez, hezi, v. ezi, 2. 
Heza, hezatu, v. eze, 1. 

Hezaula, v. hesaula. 

Hezgaitz, v. ezi, 2. 
Hezi, v. ezi, 2. 
Heze, v. eze, 1. 
Hezetasun, v. eze, 1. 
Hezte, v. ezi, 2. 
Hezur, v. ezur. 



Hi, hik, g. 1. bn. i, ik, b. tu. 
Hi est le pron. pers. de la 2 de 
pers. du singulier; il a été géné- 
ralement remplace par le pron. du 
plur. zu, qui est considéré de nos 
jours comme un siug. Le Testament 
de Liçarrague est un des rares 
livres, que nous sachions, où il se 
retrouve. L'abandon du pronom a 
entraîné l'abandon des formes ver- 
bales qui y correspondent, et la 
langue, si elle y a gagné eu poli- 
tesse, y a certainement beaucoup 
perdu en richesse. — Hic badarpiic 
ecen on dariçadala, Jean XXI. 15 
Test. Roch. Tu sais, que je t'aime. 

Hiri, datif, à toi. Nescatcha, hiri 
diosnat, iaiqui adi, Marc, V. 41. 
Test. Rochelle. Jeune fille je te dis 
lève-toi. 

Rire, g. 1. bn. ire, b. pron. poss. 
ton ; génitif de hi, comme zure de 
zu; nere, nire de»/. Eçar ditzaque- 
dano hire eisayac, hire oinen sca~ 
bella, Act. IL 35. Test. Rochelle. 
Jusqu'à ce que j'aie mis tes enne- 
mis pour le marchepied de les 
pieds. 

Herori, herorrek, g. hi havr, toi- 
même. De hi-ori, avec r euph. ou 
bien du génitif hire-ori. Hihaurk 
lan egin ahala, prov. 234 d'O. 
Le travail que tu peux faire toi- 
même. 

Hide, v. kide. 

Hidoi, 1. bourbe. 

Hidoizlalu, hidoi ztalzen, 1. s'em- 
bourber. 

Higa, higatu, higatzen, 1. 

bn. user. 



185 



Hîgadura, 1. usure. 
Higatu, higatze, v. higa. 
Higi, higitu, higitzen, 1. 

bn. mouvoir, remuer, ébranler; 
de \g? 

Higitu, higitze, v. higi 
Higoa, 1. biche. 
Higoin, v. iguin. 

Higoindu, higointze, v. iguin. 

Higoingarri, v. iguin. 

Higun, bn. sevrer. 

Hik, v. hi. 

Hil, v. il, et Me. 

Hilbeharki, v. il. 

Hildo, 1. ildo, bu. trauche de 
terre que la charrue a tournée en 
traçant le sillon. 

Hildo lerroa, hildo aska, 1. le 
creux du sillon. 

Uderreha, 1. bn. sillon; deildo- 
erreha. Erreha se trouve par erreur 
seul et imprimé en gros caractères; 
c'est le même mot que herreka, v. 
errunka. 

Uduux, ildauxi, bn. rompre avec 
la herse la terre tournée avec la 
charrue; de ildo-autsi. 

Hildumatu, hildumatze, 

v. il. 

Hilhots, hilhotz, v. il. 

Hilhutcha, v. il. 

Hilkor, v. il. 

Hilla, hillabete, v. il. 

Hillareak, 1. bruyères. 

Hilohore, v. il. 

Hiltzaille, v. il. 

Hiltze, v. il. 

Hipa, bn. sanglot. 

Hipar, v. ipar. 

1 1 m;a, 1. dépit; du lat. ira. Gizon 



hirua, irua, homme fâcheux, P. 

Hiralu, 1. se dépiter; — bn. 
périr, Salaberry. 

Hiraka, 1. ivraie. 

Hire, v. hi. 

Hiri, v. hi, et tri. 

Hirizka, v. iri. 

Hirmiarma, 1. arraignéc; comp. 
armiarma. 

Hirri, v. irri. 

Hirritu, hirritze, v. irrilu. 

Hirun, v. irun. 

Hirur, hirurgarren, v. iru. 

Hirute, v. irun. 

Hisi, dépit, opiniâtreté. O. écrit 
issi, prov. 283. Issis fraide sarnen- 
din. Je me fis moine par dépit. P. 
qui le cite écrit hissi, avec h. Le 
s final de issis est une erreur; 
c'est le suffixe z qu'il faut; issiz, 
et mieux alors isiz ou hisiz. Il 
nous semble que kisi est une cor- 
ruption de hesi ; v. es. 

Hisiii, opiniâtre 

Hisiti, v. km. 

Histe, v. histu. 

Histu, histen, L hix, bu. ef- 
facer, passer (de la beauté). Selon 
P. accomplir. Zeren bere desiren 
histeagatik prometatzen dute anhU:, 
Axular, p. 351. a. éd. 172. n. éd. 
Car pour accomplir, remplir, ses 
désirs, ils promettent beaucoup. 

Hitz, v. itz. 

Hitzartu, v. Ut. 

Hitzkatu, v. il:. 
Hitzkuntza, v. Ut. 
Hitzmitztia, v. Ut. 
Hitzontzia, v 
Hitztegi, v, Ut. 



186 



Hix, hixtu, v. histu. 

Hizkuntza, v. itz. 

Hobe, v. obe. 

Hobeago, v. obe. 

Hobeki, v. obe. 

Hoben, 1. v. obe. 

Hoben, 2. 1. faute, péché; — 
bu. tort, préjudice. 

Hobendun, 1. bn. coupable, fau- 
tif; de hoben-dun. 

Hobendun, v. hoben, 2. 

Hoberen, v. obe. 

Hobi, v. obi. 

Hobiel, v. odei. 

Hodei, v. odei. 

Hogaza, ogaza, 1. fouace, gâteau; 
de l'esp. hogasa, v. L. R. 

Hogoi, v. ogei. 

Hoilatzea, 1. se glorifier; P. 

Hola, 1. holatan, v. ala. 

Hola, 2. 1. flot; de l'csp. ola. 
Holtza, 1. paroi faite de plan- 
ches; de ola — ? 
Holtzadar, v. orz. 
Honda, hondatu, v. ondo. 
Hondalea, v. ondo. 
Hondar, v. ondar. 

HONDAKTZE, V. Otldo. 

Hondatu, v. ondo. 
Hondu, v. on. 
Honi, bn. complet. 
Honitu, bn. compléter. 
Honigallu, bn. complément. 
HonigaUu, v. honi. 
Honitu, v. honi. 
Hontz, 1. huntz, bn. hibou. 
Hor, or, 1 et 2. 
Hordi, hordikeria, v. ordi. 
Horditu, horditze, v. ordi. 
Hori, v. or, l. 



Horma, v. orma. 
Horra, v. or, L 
Horrek, v. or, 1. 

Horrendi, v. harendi. 
Horria, 1. lambeau de drap. 

Hortakotzât, v. or, 1. 

Hortz, v. ortz et orz. 

Hortzadar, v. orz. 

Hortzkitzea, v. ortz. 

Hortztoki, v. ortz. 

Hosina, 1. grande eau; eau 
profonde. P. Oraiàaino bekatu ge- 
hiago duzunean, hosinean barrenago 
zaudenean, Axular, p. 86. a. éd. 
260. n. éd. Quand vous aurez 
péché plus que maintenant, quand 
vous serez plus profondément dans 
Fabîme (?). 

Hozto, v. osto. 

Hots, v. ots. 

Hotz, v. oiz. 

Hotzailla, 1. serrurier. La ter- 
minaison est Ma pour egilla; mais 
d'où vient hotz? 

Hotzki, v. otz. 

Hotzpera, v. otz. 

Hox, bn. interjection pour ex- 
citer les boeufs ù avancer. 

Hoxeman, bn. conduire la char- 
rue. 

Hoyek, v. au. 

Hozidura, v. ozi. 

Hozitu hozitze, v. osi. 

Hozpatu, v. ots. 

Hozpatze, v. ots. 

HuchtU, bu. sifflet; comp. 
isiu. 

Huchu, bn. interjection, pour 
chasser les volailles. Salaberrv. 

Hudi, 1 vdi. bn. étret du joug; 



187 



le trou du joug par lequel passe 
le tiraou de la charrette. 

HudigO, 1. aversiou. 

Hugun, 1. manche de couteau, 
de serpe. Syn. de gider. 

Huin, v. on. 

Huinez, v. ou. 

Huinka, v. où. 

Huinthux, v. oh. 

Hula, v. ona. 

Hume, g. urne, g. b. 1. bn. 
enfant. 11 est curieux que les dial. 
basq. fr. qui sont si prodigues de 
l'A, l'omettent ici où il le faudrait, 
comme les dérivés le prouvent : 
arkume, zarkume, emakume, sasikume, 
de art, zar, eman, sasi-kume, pour 
hume, v. Essai, Ch. II, et le pa- 
ragraphe dans l'introduction, sur 
la mutation de h en k. 

Utneéasun, g. le propre de l'en- 
fance; de ume-tasun. L'adj. ail. 
qui y correspond est kindlich. 

Umekeria, g. puérilité, enfantil- 
lage; de ume-keria. L'adj. ail. qui 
y correspond est kindisch. 

Ume orde hartzea, 1. adopter. P. 
Exactement l'ail, an kindes statt 
annehmen. 

Umezurtz, bn. orphelin ; de ume- 
zurtz. 

Umerri, 1. agneau ; — bn. le petit 
de la vache, de la chèvre, de la 
brebis, etc. 

Ichil umea, 1. le bâtard. 

Hun, v. mun et on. 

Huna, v. ona. 

Hunek, v. ona et au, 2. 

Hunela, hunelako, v. ona. 

Hunen, v. ona et au, 2. 



Hunendi, v. Iiarendi. 
Huneraino, v. ona. 
Hungaillu, v. on. 
Hungarri, v. on. 
Hunki, hunkitu, v. ukitu. 
Huntz, 1. bu. v. honiz, 1. 
Huntz, 2. v. untz. 
Hur, v. ur, 1. 
Hur, hurren, v. «r, 2. 

Hura, g. 1. bn. Pron. dém. 
celui-là. Eu bise, le pron. a cor- 
respond à hura. Le nominatif agent 
est: ark, g. hark, 1. bn. arek, ak, 
b. Génitif: aren, g. b. haren, 1. bn. 
Datif: ari, g. b. hari, 1. bn. Au 
pluriel, nominatif: ayek, g. hayek, 
haiek, hek, 1. bn. aek, areek, b. 
Génitif: ayen, g. aen, b. hayen, bn. 
heyen, heien, 1. Datif : ayei, g. haei, 
bn. hei, 1. bn. 

Hura sert aussi comme pron. 
personnel de la 3 me personne; v. 
Essai, p. 26. M. le capitaine Du- 
voisin, dans sa critique de notre 
Essai, nous reproche d'avoir dit que 
le pron. démonstr. hura est un pron. 
pers. Il ne s'agit pas cette fois-ci 
de savoir le basque; il s'agit de 
savoir lire, et alors la page 26 ae 
notre Essai lui prouvera qu'il s'est 
de nouveau trompé. — Ma hark er- 
ran ziezon, bn. et celui-là lui dit. 
Ma hura oraino urrun zela, bn. 
Et comme il était encore loin. 
Areek esan daue, b. Ceux-là ont dit. 
Ma hayen heyagorak, bn. et leurs 
cris; litt. les cris de eux; le géni- 
tif est employé comme pron. poss. 
Jésus bada joan hequin. Luc. VII. 
6. Test. Roch. Jésus s'en alla avec 



138 



eux. Ou trouve dans l'évangile se- 
lon St. Luc. IL 51, publié à Lon- 
dres, par la société biblique: Or- 
duan yauisi cen heyequin, alors il 
descendit avec eux ; il aurait fallu 
faquin; quin (kin) est suffixe au 
nominatif pluriel, v. Essai, p. 45. — 
Ilei saldatzeko jakin behar dituzten 
gauzah irakhastea. Introd. la Vieux- 
ville. Leur enseigner les choses qu'il 
faut savoir pour être sauvé. 

En dépouillant ark, hark de la 
caractéristique de l'agent (k), il 
reste ar, har, peut-être la forme 
primitive et remplacée par Aura. En 
tout cas ar, har se retrouve dans 
un grand nombre de composés, 
dont quelques uns suivent. Voyez 
aussi ara, 2. 

Argatik, g. hargalik, 1. pour, à cause 
de cela; de ar-gatik ; v. ci-dessus. 

Hartara, 1. syn. de hargalik; de 
har -tara ; v. ci-dessus. 

Harlakotz, 1. syn. de hargalik; 
de har-takotz ; v. ci-dessus. 

Barlarakotz, 1. syn. de hargatik; 
de har-tarakoiz ; v. ci-dessus. 

Hariaraino, 1. jusqu'à. Demôora 
hartaraino igurikilzen zaizala, eta 
ez gehiago. Ax. 125. a. éd. 296. 
n. éd. Jusqu'à ce moment il a at- 
tendu et pas plus. De har-eta-raino. 

Hartzaz, 1. de cela ; de har-tzaz, 
v. ci-dessus. Zeren hartzaz kon- 
tenlat-.en da Jainkoa. Axular, p. 
229. Car Dieu se contente do cela. 

Huragana, ou argana (plus usité), 
g. vers lui. 



Huragalik,g.\>our\m,h. cause de lui. 

Haraitzin, bn. depuis longtemps, 
de ïtar-aitzin ; comp. araitzin ; ce 
mot aurait dû se trouver ici. Guiçon 
anayeac çuec badaquiçue ecen harail- 
zina danic Jaincoac gure artean ele- 
gilu ukan nauela, Act. XV. 7. Test. 
Roch. Hommes frères, vous savez 
que depuis longtemps Dieu m'a 
choisi entre nous. 

Hurase, g. celui-là même; esp. 
aquel mismo Comp. anse. 

Huragana, v. hura. 

Huragatik, v. hura. 

Hurase, v. hum. 

Hurbil, hurbildu, v. ur, 2. 

Hurkari, v. ur, 3. 

Hurolde, v. ur s 3. 

Hurren, v. ur, 2. 

Hurreneko, v. ur, 2. 

Hurrentsu, v. nr, 2. 

Hurrentzea, v. ur, 2. 

Hurrun, v. urruli. 

Hurriipa, bn. gorgée. 

Hurrupatu, bn. aspirer un liquide. 

Hurtatu, v. ur, 3. 

Hurtu, v. ur, 3. 

Huste, v. uis. 

Hustu, v. uts. 

Hutcha, kutoita, bn. coffre, ba- 
hut; de l'esp. hucha. 

Huts, hutsegin, v. uis. 

Hutsik, v. uts. 

Hux, 1. v. uts. 

Hux, 2. bn. planche servant à 
abriter les cabanes de berger. 

Huxegin, v. uts. 

Huxtio, v. uts. 




I. 



I. Cette lettre est l'élément for- 
matif d'un grand nombre d'adjec- 
tifs verbaux. Les racines as, es, ich, 
utz, ebil, etc. ont donné les adj. 
verb. asi, esi, ichi, utzi, ebilli, etc. 

I, ik, v. H. 

Ibai, g. 1. rivière. 

Ibar, g. vallée ; aura une origine 
commune avec ibai. 

Ibeni, v. ipïîd. 
Ibente, v. ijAni. 
Ibentze, v. ipini. 

Ibia, v. ibiria. 
Ibil, v. ibilli. 

Ibilgune, v. ibilli. 

Ibili, v. ibilli. 

Ibilkera, v. ibilli. 

Ibilketak, v. ibilli. 

Ibilli, ibiltzen, g. b. ïbil, ibili, 

ibiltzen, 1. ebil, ebilli, ebiltzen, bn. 
marcher, mouvoir. Ce nom verb. 
se conjugue des deux manières; 
nabil, abil, dabil, etc. ou ibiltzen 
naiz. M. ÎSalaberry se trompe quand 
il dit que habil est la 2 de pers. 
de l'impératif de joan; c'est la 2 de 
pers. de l'imp. de ebilli. Habil et- 
cherat, va-t-en à la maison. Eta 
ebil caitezte charitatean Chrisiec-ere 
onhetsi ukan gaituen beçala. Eph. 



V. 2. Test. Roch. Et marchez dans 
la charité, aiusi que Christ aussi 
nous a aimés. Eta ezpere belia iazozu 
haserrelua dabillan bâti, Axular p. 
106 n. éd. 280. a. éd. Et sinon 
considérez celui qui s'est mis en 
colère. 

Erabilli, g. b. 1. remuer; — 
manier, traiter. Erabil bedi sain- 
duki zure izena, la Vieuxville. Votre 
nom soit sanctifié; litt. soit traité 
saintement. 

Ibillera, ibilkera, ibilgune, 1. dé- 
marche; de ibil-era etgune. Emaz- 
tearen ibilguneari beha egoitea. Ax. 
392, a. éd. Regarder la démarche 
d'une femme. 

Ibilketak, 1. promenades, allées 
et venues; P. i. a. 

Ibiltze, v. ibilli. 

Ibiria, ibia, ipidia, 1. gué. 

Pour la mutation de r en d, v. 
egtindaiio. Est-ce que ibia et ibai 
seraient le même mot avec métha- 
thèse de if 

Içh, ichi, fermé. Choroen hilz, 
belarriak ich, à paroles insensées, 
bouche fermée. Nous ignorons si 
ich et es ne sont que des variantes 
du même mot; la signification est 



190 



à peu-près la même : fermer. Aussi 
longtemps que nous n'aurons pas 
la certitude du contraire nous les 
considérerons comme deux mots 
distincts. Ich pourrait être comparé 
peut-être à la préposition ail. zu, 
dans zumachen, fermer. En ail. et 
en holl. ces verbes composés sont 
d'un usage fréquent, p. ex. auf- 
machen, ouvrir, festhalten, tenir, 
zuschliessen, enfermer; ces deux 
derniers verbes sont au fond des 
pléonasmes, halten est déjà tenir 
et schliessen fermer ; nous les citons 
puisque nous croyons trouver quel- 
que chose d'analogue en basque; 
v. ci-dessous iisatsi. 

Ichi, isten, (ichitzen n'est guère 
employé) g. fermer. Gizonaren gaiz- 
takeriari ateak isielo, pour fermer 
les portes à la méchanceté des 
hommes. 

Ichi en bise, est synonyme de 
utzi, g. 1. bn. laisser. On serait 
tenté de considérer ichi et %tzi, 
comme les variantes d'un même 
mot; i et w permutent entre eux: 
iltze, idtze ; irten, urten ; Me, ulle ; 
ch se trouve pour tz, ou ts : itchuli, 
ilzuli; ichaso, itsaso; ichter, ùter. 
Les deux significations, en appa- 
rence très éloignées l'une de l'autre, 
se rapprochent par les intermédi- 
aires, arrêter, cesser. C'est Pouvreau 
encore qui vient à notre aide en 
citant, „ixtitzea, arrêter, faire ar- 
rêter; bekatutik ixtitzea, cesser de 
pécher." Les dial. basq. français, 
autant que nous sachions, ne pos- 
sèdent pas le nom verbal ich ou 



ichi; il se retrouve cependant dans 
le dérivé itchain; le nom verb. ne 
se trouve ni chez Pouvreau, ni 
chez M. Salaberry ; mais ichli, ixii 
existe, comme l'on vient de voir, 
et c'est très probablement le même 
mot. Que le verbe fermer puisse 
arriver à signifier arrêter, est déjà 
prouvé par le latin firmare, fermer, 
dont le sens propre était arrêter; 
v. Littré, D. En italien on dit 
„firmarse" pour : s'arrêter et en fr. 
clore signifie fermer et finir. La 
distance de cesser, de finir, à laisser 
est bientôt franchie. 

Aucun de ces rapprochements ne 
donne prise, croyons nous, à de 
sérieuses objections et cependant il 
serait prématuré de conclure défi- 
nitivement à l'identité de ces deux 
mots; utzi se rapproche trop dents 
à ce qu'il nous semble, pour ne 
pas laisser des doutes à - cet égard ; 
v. utzi. 

Izai, tzan, g. itchain, 1. bn. sang- 
sue; de ich-zain; pour la chute 
de n, v. an ai, 2. 

lcheki, g. itcheki, itchekitzen, 1. 
etcheki, bn ? tenir ; de ich-egin ? 
Il paraît que de nos jours on se 
sert plutôt de atchiki. Baiîian itche- 
kalzu (itcheki-ezazu) zure zenzuah 
goardia hertsiaren azpian. Chourio, 
Im. de J. C. p. 73. Mais tenez 
vos sens sous la garde (discipline) 
étroite, sévère. 

Etchekidura, bn. itchekidura^ 1. 
lien; de etcheki-dura. 

lia lâcha cedin haren mihico et- 
chequidura. Marc. VII. 85. Test. 



l'.ll 



Roch. Et le lien de sa langue se 
délia. 

Itchekin, 1. tenace; de ich-egin. 

Eracheki, g. eratcldki, bu. irat- 
cheki, 1. attacher, joiudre; àeerazo- 
itcheki. Eu lab. au figuré: eu vouloir 
à quelqu'un. Iratchekitzen t\au i il 
m'en veut. 

Halaber nehorc eztrauca eratche- 
quiten oihal pedaçu latz bat abilla- 
mendu car bâti. Matt. IX. 16. Test. 
Roch. Aiusi personne ne met uue 
pièce de drap neuf à un vieux 
vêtement. 



Itsatsi, itsasien, g. saisir, prendre 
(p. ex. racine); il nous paraît de 
ich-atzi pour atzitu; atzitu s'écrit 
avec *, mais il est plus que pro- 
bable que c'est de atz que vient 
atzitu. Jch aurait ici le sens que 
nous lui avons donné ci-dessus, v. 
ich, et pourrait être comparé au 
fr. ferme, dans tenir ferme ou à 
l'ail, fest, dans festhalten, fest- 
greifen. 

Itsas&or, g. gluant, contagieux, 
de itsaste-kor. 



Ichu. 



Itsu, ichu g. itsu, b. 1. bn. ixu, 
bn. aveugle. Il nous semble de 
ich-tsu. Guidari itsuac, eltzoa irakien 
duçue. Matt. XXIII. 24. Test. Roch. 
Conducteurs aveugles vous coulez 
le moucheron. 

Itsuka, g. b. aveuglément, à yeux 
fermés; de itsu-ka. 

Itsumustu, g. itsu itsuban, b. 
inopinément. Niniven itzumustuan 
sartu zan. Il entra inopinément 
dans Ninive. 

Itsu tu, itsutzen, g. b. 1. ixutu, bn. 



s'aveugler, aveugler. Bana itsutu 
zan eta ondorengoen galmena ekarri 
zuen, g. mais il était aveuglé et 
amena la perdition de ses descen- 
dants. 

Itsutasun, g. 1. ichutasun, b. (l'adj. 
itsu!), ixutasun, bn. cécité ; et aussi 
aveuglement. Les auteurs n'ont pas 
tous observé la différence entre tasun 
et keria. 

- Itsumena, g. ixukeria, bn. aveugle- 
ment; de itsu-men et keria. 



Icheden, Ichedon. 



Icheden, echeden, ichedon, ichoron, j ichon, echoin, (fém.) espère. Il nous 

ichedeten, ic/iedoten; g. b. icliadon, j semble que ce nom verb. est com- 

echaon, echan, b. espérer, attendre, posé de ich-egin, ich-tgon ; pour la 

L'impératif a quelques formes ré- ; permutation de g en d, comp. chiu- 

gulières: ichok ou echoik, (niasc.) | durri; pour celle de r eu d, v. 



19a 



egundano ; pour la «hute du d 
(echaon = echadon), comp. atseen = 
atseden. Le sens véritable serait 
„rester ferme"; v. plus haut ce 
que nous avons dit de la signifi- 
cation de ich. Le verbe esperar en 
esp. signifie aussi espérer et atten- 
dre; les significations d'attendre, 
arrêter, rester ferme se touchent 
de très-près, et semblent avoir in- 
fluencé le choix du nom verbal 
basque tout autant que du verbe 
espagnol. — Bana, zein patugaiz- 
toak ichedolen zion! g. mais quel 
sort malheureux l'attendait! Eta 
ichadoten dot zeure misericordia an- 
dian, Olaechea, p. 26. Et j'espérais 
en votre grau de miséricorde. 

Ichadon, v. icheden, s. v. ich. 

Ichaka, ixeka, 1. sillon; syn. 
de hildo. 

IchaSO, v. itsaso. 

Ichedarratzea, émonder, éla- 
guer. Mot d'O. selou P. 

Icheden, ichedete, v. ich. 
Ichedon, ichedote, v. ich. 
Icheki, v. ich. 
Ichenduz, L par feinte. 
Ichi, v. ich et utzi. 
Ichil, v. isil. 

Ichildu, ichildute, v. isil. 

Ichillik, v. isil. 

Ichilka, v. isil. 

Ichilte, v. isil. 

Ichiri, ichiritzen, 1. digérer. 

Ichitze, v. ich. 

Ichkilimba, iskilimba, bn. 
épingle. 

Ichkilina, bn. petit coffret dans 
les vieux bahuts. Salaberry. 



Ichkina, bn. angle, bord; de 
Pesp. esquina. 

Ichkurduka, bn. contestation. 

Icho, v. isil. 

Ichok, v. icheden, s. v. ich. 

Ichon, v. icheden, s. v. ich. 

Ichoron, v. icheden, s. v. ich. 

Ichpi, bn. petit morceau d'un 
corps dur. 

Ichpicho, bn. pari, gageure. 

Ichtape, ichtapeka, v. ùte,-. 

Ichter, v. isler. 

Ichterbegi, bn. islerôegi, 1. 
ennemi. 

Ichti, ichtitu, ichtitzen, bn. 

ixti, ixtitzen, 1. faire arrêter, s'ar- 
rêter; P. Selon M. Salaberry: faire 
reculer un attelage en frappant au 
museau les animaux qui traînent 
la voiture. Pouvreau donne le sens 
primitif de ce nom verbal, qui sera 
une variante, la forme lab. et bn. 
de ichi. V. ichi s. v. ich. 

Ichtika. ichtikatu, bn. pétrir 

(le pain), écraser les raisins. 
Ichtil, bn. petite mare. 
Ichtitu, ichtitze, v. ichti. 

Ichu, v. ich. 

ICHUKATU, V. chulhu. 

Ichuli, v. itzuli. 

Ichur, 1. 1. bn. izur, b. bu. 
froncé, ridé, frisé. Comp. itzuli. 

Ichurla, ichurlzen, 1. izurtu, b. 
bn. froncer, friser. 

Ichur, 2. v. ùuri. 

Ichura, g. b. ilehura, 1. bn. 
apparence ; — bn. teint (du visage). 
Gure Jainkoaren gorphulza, odola, 
ariuHi, eta Jainkotasuiui ogiarenela 
mehats arnoaren idurien edo ilchu" 



193 






ren azpian. la Yieuxville, p. 24. 
Le corps, le sang, l'âme et la divi- 
nité de notre Seigneur sous l'ap- 
parence de pain et de vin. 

Ichurapen, g. itchurapen, 1. bn. 
apparition, vision; de ichura-pen. 
Elu ecagutu çn.teu ikhusi çuelacem- 
bait itchurapen templuan. Luc. 1. 22. 
Soc. bib. L. Et ils connurent qu'il 
avait vu quelque vision dans le tem- 
ple. Ez aditu itchurapen egitea, faire 
semblant de ne pas comprendre. P. 

Itchuraz, 1. par feinte; de it- 
chura-z. 

Itchurazko, 1. dissimuler; de it- 
churaz-ko. 

Ichurapen, v. ichura. 

Ichurba, 1. délire. Du nom 
verb. ichurbatu!' comme ahar de 
ahartu. 

Ichurbatu, ichurbatzen, 1. se trou- 
bler (de l'esprit), s'égarer, se four- 
voyer. P. écrit aussi ixurbatu. Adi- 
mendua ixurbatzen zayo, l'esprit lui 
trouble (sic). Le x est ici pour 
ch, mais généralement il remplace 
tz. Ichurba se rattache donc peut- 
être à itzur (itzurri) tourner; la 
terminaison ba reste obscure. Notre 
expression „la tête lui tourne" offre 
quelque analogie. Il est cependant 
possible que ichurba dérive de ichuri, 
répandre, verser (qui est peut-être 
le même mot que itzurri, tourner). 
Les deux acceptions de répandre 
(ichuri) et s'égarer {ichurba) se tou- 
chent de près; elles impliquent, 
toutes les deux, l'idée de se perdre. 

Ichurbatu, ichurbatze, v. 

ichurba. 



Ichuri, v. isiiri. 

Ichurtu, ichurtze, v. ickm 1. 

Ichutasun, v. ichu, s. v. ich. 

Idarokitea, faire sortir, selon 
0. v. idiH. 

Ide, v. kide. 

Ideki, idekitze, v. idiki. 

Ideren, bn. variante de eriden. 

Idi, g. b. 1. bn. boeuf. 

Idizko, g. b. bouvillon. Idizko 
paraît être composé de idi-z-ko, 
et avoir la forme d'un adjectif „de 
boeuf," comme zillarezko, (de zillar) 
signifie d'argent ; mais le sens n'en 
est pas clair. L'étymologie proposée 
par M. de Charencey (Recherches 
sur les noms d'animaux) n'est pas 
admissible; il y voit ide-ko, boeuf 
futur, et le z est une lettre euph. 
Ko est tout aussi peu „futur" que 
„ai" (j'aimer-ai) en fr. Ko indique 
le futur, voilà tout; v. go. 

Idizain, 1. nerf de boeuf. 

Itzain, b. 1. bn. bouvier; de idi- 
zain, 2. 

ltzaingoa,ba. le métier de bouvier; 
de itzain-go. 

Ithandi, bn. arpent de terre ; ce 
que le cultivateur peut labourer en 
une journée, avec de grands boeufs. 

Ithegun, syn. de ithandi, et du 
dial. soûl, selon M. Salaberry. 

Itzar, 1. vieux boeuf; deidi~iar. 

Itzarkinak, 1. instruments de la- 
bourage. 

Idiki, idikitzen, g. ireki, iriki, 
(prov. d'O.) ideki, idekitzen, g. 1. 
bn. idokiy idokitzen, 1. bn. Tous ces 
noms verb. ne sout que des variantes 
du même mot. Eu y;, ideki, est ôter; 

18 



194 



idiki, ouvrir. En 1. ideki est ouvrir. 
Idoki eu 1. et bu. est ôter, tirer hors, 
arracher. M. Salaberry ne donne que 
ideki pour toutes ces différentes ac- 
ceptions. Pour la mutation de rend, 
v. egnndaho. — Urte guzian gertaeze- 
dina bethirekian (begi-irekian). Prov. 
471 d'O. Ce qui n'arrive pas durant 
toute l'année, arrive parfois en un 
clin d'oeil. Begi ireki bâtez. En un 
clin d'oeil. Baina berec ethorriric ido- 
qui gailzale. Act. XVI. 37. Test. 
Roch. Mais que venant eux-mêmes 
ils nous mettent dehors. Arrain hait 
dot dota hureiik idekia da, bn. Ce 
poisson vient d'être tiré de l'eau. 

Idikitze, v. idiki. 

Idizain, v. idi. 

Idizko, v. idi. 

Idoki, idokitze, v. idiki. 

Idor, 1. bu. sec. 

Idortu, idortzen, 1. bn. sécher. 

Idorle, 1. bn. sécheresse. 

Idortasun, 1. constipation. 

Idortasun, idorte, v. idor. 
Idortu, idortze, v. idor. 

Iduki, v. euki. 

Idun, b. cou. 

Iduri, iduritu, v. irudi. 

Idurikoz, v. irudi. 

Iduripena, v. irudi. 

Ifernu, v. in/ernu. 

Ifini, v. ipini. 

Ifîntza, ifintze, v. ipini. 

Ig,ik.Cctte racine signifie„haut" 
„hauteur" et se retrouve dans un 
grand nombre de dérivés. 

lke, 1. b. montée, colline; P. 

Ike, ige, côte. Supplém. du dict. 
de Larr. 



Hegi, 1. montagne, colline; P. 
Métathèse de ige; — 1. bn. bord, 
côte ; peut-être à cause de la double 
signification de côte, penchant d'uue 
montagne, et bord de la mer. Hur 
hegira heldu zen eta han iiho, bn. 
il arriva au bord de l'eau, et il 
s'y noya. Il nous semble que hegi 
a donné le suffixe egi, trop ; han- 
diegi, trop grand. Geilu et tous les 
composés de gei paraissent aussi 
devoir s'y rapporter. Pour la chute 
de e initial, comp. bagilla de ebaki- 
Ma; chaola de echeola ; et même 
la double forme hegi, ike montre- 
rait déjà que le e ne tient pas bien 
en place. 

Ikesu, âpre; de ike-su pour (su. 

Igo, igotzen, g. b. igon, b. igan, 
igaUen, 1. ikan, ikaiten, bn. monter. 

Iautsi içan den hur a bera da igan 
ère dena ceru gucien garaira. Eph. 
IV. 10. Test. Roch. Celui qui est 
descendu, c'est le même qui est 
monté au dessus (vers le haut) de 
tous les cieux. Vanitate da berl 
baino gorago igan nahi izatea. Chou- 
rio, p. 27. C'est de la vanité de 
vouloir monter plus haut que les 
autres. 

Le guip. igo a sans doute perdu 
le n final, ce qui n'est pas rare 
dans ce dialecte, comp. arrai, 2. 
Pour ce qui concerne la voyelle 
finale il nous semble qu'il faut 
donner la préférence aux dial. basq. 
fr. ; igan, ikan, a pu vouloir dire 
ig-han, haut-là. — Larraraeudi écrit 
encore, io, igo; ce sont des formes 
vicieuses et inconnues dans le guip. 



195 



Igaro, igarotzen, g. irago, iragoiten, 
b. iragan, iragaiten, 1. bn. igaran, 
igaraiten, bn. passer; — bn. mon- 
ter; de erazo-igo. La signification 
de passer et monter, (verbes neu- 
tres) ne s'accorde pas bien avec la 
forme de igaran, qui est celle d'un 
verbe causatif. Nous avons vu plus 
haut que „monter" dans le Test. 
Roch. est rendu par igan et non 
igaran. Phiztu zenetik hirurgarren 
egunian Jésus igaran zen zerurat. 
Jésus monta au ciel le troisième 
jour de sa résurrection. Salaberry. 
Eta sei urte igaro ziran, g. et six 
ans s'étaient passés. Dembora ira- 
gana, 1. Le temps passé. Igaran igan- 
dean, bn. dimanche passé. Iragan 
ganean, la nuit passée. 

Iragazi, g. irazi, irazten, irasien 
b. 1. bn. tamiser, passer, litt. faire 
passer; 1. crever, de irago-erazi; 
c'est Je causatif d'un causatif. Pour 
la chute du g, comp. eïn = egin. 
Guidari itsuac eltzoa irasten duçu. 
Mat t. XXIII. 24. Test. Roch. con- 
ducteurs aveugles, vous coulez le 
moucheron. Eta lianditsua irasten 
denean. Axular p. 532. a. éd. 518. 
n; éd. Et quand le furoncle s'est 
crevé. Norbait begiak irastea, P. 
crever les yeux à quelqu'un. 

Eigitu, higitzen, 1. igitu, bn. re- 
muer, ébranler. 

Eihar, l.bn. moulin. Peut-être fau- 
dra-t-il placer ce mot ici. Larramen- 
di donne igar, ce qui explique eihar; 
h pour g est fréquent, v. chingar, 1. 

Igaite, v. igo, s. v. ig. 

Igan, v. igo, s. v. ig. 



Igande, g. b. 1. bn. dimanche. 

Igar, 1. v. eihar, s. v. ig. 

Igar, 2. g. iger, eyar, 1. eyhar, 
bn. ihar, 1. bn. sec, aride. Pour 
la mutation de g, h, y, v. chingar, 
1. Eta huna cen han guiçombat escua 
eyhar çnenic. Matt. XII. 10. Test. 
Roch. Et voilà, il y avait là un 
homme qui avait une main sèche. 
Egur iharra, le bois sec. Comp. 
gar, flamme; ihar, étincelle; idor, sec. 

Igartu, igar t zen, g. iger tu, igertuten , 
b. Ikartu, ihartzen, eyhwrtu, eyarlu, 
eyhartzen, 1. sécher. 

Igaraite, v. igo, s. v. ig. 

Igaran, v. igo, s. v. ig. 

Igaro, v. igo, s. v. ig. 

Igarotze, v. igo, s. v. ig. 

Igarri, v. igeri. 

Igartu, igartze, v. igar. 

Igaz, g. b. igez, iyez, b. jaz, 1. 
bn. chaz, bn. l'année passée. Cette 
expression sera elliptique; urte, 
année, sera sous-entendu; comme 
„courant" en français; le vingt cou- 
rant, pour le vingt du mois courant. 
Il nous semble que igaz vient de ig 
et signifie ,.passé" ou une idée ana- 
logue, et se rattache, par la forme 
bise, à ihes fuite. 

Ige, v. ig. 

Igel, g. 1. bn. ihel, 1. grenouille. 
Pour la mutation de h en g, v. 
chingar, 1. Igel aura probablement 
une origine commune avec igeri; 
pour la mutation de r en /, v. 
arilla, s. v. ari .'3. 

Igele, v. iyela. 

Iger, v. igar 2. 

Igeri, bu. eu trempe, en nage; de 



196 



igerihatu? Comme ahar de ahartu. 
Tgerikatu, igerikatzen, g. 1. bu. 
igarri, b. A Guéthary ireika, irei- 
katzen, nager. La signification pri- 
mitive de igeri ne sera probable- 
ment pavS „en trempe." Il faut sup- 
poser que cette locution adverbiale 
est prise du verbe; ou bien igeri 
sera plutôt verbal un adjectif p. 
ex. flottant, surnageant; et em- 
ployé plus tard dans le sens fi- 
guré de „en nage." Cette acception 
de „en nage" sera prise du fran- 
çais. Nous croyons donc plutôt que 
igeri est un adjectif, dont la forme 
bise, est la mieux conservée, igarri, 
de ig-garri, porté, enclin, à monter, 
c. a. d. à rester à la surface. 

Igerikatu, igerikatze, v. 
igeri. 
Igerri, igertzen, g. b. deviner. 
Igertu, igertute, v. igar. 

Iragarri, g. donner à deviner ; 
de erazo-igerri. 

Iges, g. b. iïies, b. ihes, 1. bn. 
fuite. Pour les mutations de g, h 
et ii, v. chingar, 1. Ne faudrait-il 
pas rattacher iges à ig? Il serait, 
alors plus correct d'écrire igez, de 
ig-e-z, c'est à dire en passant, en 
montant. — Igesari eman zion, g. 
Ihesari eman dio, 1. il a pris la 
fuite. 

I/iesi, 1. bu. iges ou i/ies egin, 
g. b. 1. fuir. Le 1. et bn. ont formé 
l'adj. verbal aven i; coinp. esi de 
es; asi de as, etc. Joan da iàesi, 
il est allé fuir. 

Ihesloki, bn. asile, refuge; de 
ihes-tokl. 



Igez, v. igaz. 

Igitai, v. iritai. 

IgitU, v. ig. 

IgO, v. ig. 

IgOD., v. igo, s. v. ig. 

Igor, igorri, igortzen, 1. 

bn. egorri (Larramendi), envoyer. 
Centeiierac igar cilzan adisquideac 
harengana. Luc. VII. 6. Test. Roch. 
Le centenier envoya au devant de 
lui (litt. vers lui). 

Igorle, bn. expéditeur; de igor-le. 

Igorle, v. igor. 

Igorri, igortze, v. igor. 

Igortzi, g. b. enduire, frotter; 
donner une maladie. Onetarako 
agindu zion, cacha zurezko, kampo- 
tik eta barrulik hetunez igortzia egin 
zezala. Lardizabal. Pour cela il lui 
ordonna de faire (qu'il fit) une 
arche, enduite de bitume au dehors 
et en dedans. 

Igorzuri, ihorziri, 1. tonnerre. 
Peut-être de igortze-uri. 

IgOtze, v. igo, s. v. ig. 

Iguin, g. (le u se prononce), 
higoin, 1. En g. haine, rancune; 
inala intencion, esp. En lab. à 
contre coeur. Ce mot est très peu 
usité en g. — Gertakari onek Kaini 
bere anaya Abelganako gorrolo eta 
iguin bizia sortu zion. Lardizabal. 
Cet événement produisit chez Caïn 
pour son frère une haine, une ran- 
cune vivace. 

Higointlii, h'ujoïaizen, 1. ennuyer, 
haïr. Larramendi donne iguilu, 
hartar, ennuyer; mais ce mot est 
inconnu; il embrouille, à cause 
de l'orthographe, igitu, (iguiiu) et 



197 



iguindu; dans le dict. ces noms ver- 
baux sont s. v. mover; dans le 
suppl. s. v. aborrecer. Larr. a cru 
qu'il y avait un n d'élidé; que 
iguxtu était pour igvindu, comme 
izatu pour izandu ; mais iguitn 
(higitu) vient de ig et higoindu de 
higoin [iguin). 

Higoivgarri, 1. qui fait mal au 
coeur; de higoin-garri. 

Iguk, igun, iguzu, bn. 2 de 
pers. de l'impératif du verbe — ? 
donne-le-moi. Gnre egvneco oguia 
igue egunecotzat, Luc. XI. 3. Test. 
Roch. Donne nous (pour) aujourd'hui 
notre pain quotidien. 

Igun, v. iguk. 

Iguriki, igurikitzen, 1. bn. 

attendre. Iguriki diot, 1. je l'ai at- 
tendu. 

IgUZkî, v. eguzki. 

Iguzkitatu, iguzkitatze, v. 

eguzki. 

IgUZU, v. iguk. 

Iliabalia, v. ihiabalia. 

Ihalli, bn. maltraiter, donner 
des coups. 

Ihalozka, inhalozka, bn. se 
vautrer, rouler par terre. 

Ihar, 1. inhar, 1. étincelle. 

Ihar n'e&t plus connu aujourd'hui. 
Comp. chingar, 1. Begietarik ihar- 
rak jansten zaitzan, Axular, p. 280. 
Les étincelles lui sautent des yeux. 

Ihar, 2. v. igar 2. 

Ihardesten, v. ihardelsi. 

Ihardetsi, ihardetsten, 1. 

ihardex, ihardexi, bu. répondre, ré- 
sonner; de ihar-elsi; comme onetsi 
etc. Nous avons écrit ihardetsten, 



d'après Pouvreau; mais ihardesten 
serait mieux, (v. etsî), et c'est ainsi 
que l'écrit Liçarrague. Etabarnetic 
ihardesten duela erran deçan. Luc. 
XI. 7. Test. Roch. Et que celui 
qui est dedans réponde, et dise. — 
I/iardetsi paraît être composé de 
ihar-etsi, bien que la signification 
de ihar ne soit pas claire ici. Peut- 
être que iharduki, (v. plus bas) 
nous en donne la clef. Iharduki, 
est quereller, contester; ihar est 
étincelle et iharduki, sera pour 
prendre feu, se quereller, contester. 
Or contestar en esp. est contester, 
mais aussi répondre et de là peut- 
être ihardetsi. 

Iharduki, ihardukitzen, 1. ihardoki, 
bn. En 1. se quereller, contester. 
En bn. conférer, traiter d'une af- 
faire, tenir tête à. Peut-être de 
ihar-iduki, tenir étincelle, comme 
on dit en français, prendre feu; 
v. ihardetsi. 

Ihardukitza, 1. querelle. Comp. 
adit:a, pour la forme. 

Ihardex, ihardexi, v. ihar- 
detsi. 

Ihardoki, ". ihardetsi. 

Iharduki, ihardukitze, v. 

ihardetsi. 

Ihardukitza, v. ihardetsi. 

Iharrosi, iharroste, v. irausi. 

Ihaurki, v. ihourri. 

Ihaurri, bn. couvert. Ihaurri 
dago bide guzia ostoz, tout le chcmiu 
est couvert de feuilles. 

Ihaurki, inhaurki, 1. litière à faire 
du fumier. 

Inhaurtu, 1 étendre la litière. 



198 



Ihaurteri, v. inoteri. 

Ihausi, bn. en clialeur, parlant 
de la truie. 

Ihausika, bn. aboiement. Ihau- 
siJca ari da, il aboie. Comp. ami. 

Iliaute, v. inoleri. 

Ihautiri, v. inoteri. 

Iheadarratzea, L raccourcir,?. 

Hiel, v. igel. 

Ihes, v. iges. 

Ihesi, v. iges. 

Ihestoki, v. iges. 

Ihetzetze» v. ihetzi. 

Ihetzitu, v. ihetzi. 

Ihetzi, 1. bn. usé. Il nous sem- 
ble que hix, (Ziitz) bn. usé est pour 
ihetzi, avec chute de i initial. Ihetzi 
est l'adj. verbal ihetz-i. 

Ihetzitu, ihetzitzen, 1. bn. user. 
P. écrit ihetzetzen. 

Ihiabalia. O. écrit (prov. 274) 
ihabalia. P. l'écrit des deux façons. 
lhabaliarenespatakpunta moz. L'épée 
de l'homme sans coeur a la pointe 
émoussée. Le mot est probablement 
composé de iha ou ihia-balia ; balia, 
valeur, de l'esp. valia ; mais qu'est- 
ce que iha? 

Ihi, v. iya, 1. 

Ihintz, v. intz. 

Ihintztatu, ihintztatze, v. 
intz. 

Ihipe, v. iya, 1. 

IhitZ, v. intz. 

Ihitztatu, v. intz. 
Ihizi, v. eiz. 
Ihiztari, v. eiz. 
Ihiztatu, ihiztatze, v. eiz. 

Ihortz, ihortzi, v. ehortsi. 
Ihorziri, v. igorzuri. 



Ijela, b. igele, g. 

Ik. Ce suffixe est d'un usage 
varié; uni aux noms il correspond 
à: de, quelque. Ez dago gloriarik 
Jaungoikoaren agindualc gordebage. 
Il n'y a pas de gloire sans l'obser- 
vance des commandements de Dieu. 
Buda bagarik (baga-ik et r eupho- 
nique), sans doute. Eskerrik asho, 
merci, beaucoup de remercîments. 
Uni aux adjectifs verb. il leur donne 
la valeur d'un ablatif absolu. Janik, 
ayant mangé. Ikusirik, ayant vu. 
Quand ik est précédé d'une voyelle, 
il faut intercaler r euphonique. 
La signification de ik n'est pas 
toujours également claire, cependant 
il est évident que ce suffixe doit 
servir à donner un sens indéfini 
au mot auquel il se trouve uni. 
Halarikere, toutefois, non obstant. 
Baizik, sinon. 

Ik est régi par le superlatif. 
Espanako Eskaldunik geyenak, la 
plupart des Basques espagnols. De 
lîï les locutions comme: alik gichiena, 
le moins possible; de al-ik. 

Ikaite, v. igo, s. v. ig. 

Ikan, v. igo, s. v. ig. 

Ikara, g. b.l. tremblement; — 
g. terreur. Ikhara, bn. tremblant. 

Ikaratu. ikaratzen, g. b. 1. ikhara, 
ikharatu, bn. trembler. 

Ikaragarri, g. b. 1. ikhara-garri, 
bn. terrible; de ikaragarri. 

Ikaragarri, v. ikara. 
Ikaratu, ikaratze, v. ikara. 

Ikartu, ikartzen, 1. bn. re- 
garder. Eta cen haren ikartzea chisl- 
mista beçala. Matt. XX VIII. :5. 



199 



Test. Roch. Et son regard était 
comme l'éclair. 

Ikasarazi, v. ikasi. 

Ikasbide, v. ikasi. 

Ikasgasa, v. ikasi. 

Ikasi, ikasten, g. b. 1. ikhas, 

ikhasi, 1. bn. apprendre. 

JJrakasi, g. irakasi, ikasarazi, 1. 
erakaxi, bn. enseigner; de erazo- 
ikasi. Nous avons suivi l'orthographe 
de M. Salaberry qui écrit erakaxi 
avec x et ikhasi avec * et h! 

Ikasola, g. école; de ikax-ola. 

Ikasbide, g. b. doctrine; de ikas- 
bide. 

Ikastun, 1. apprenti. 

Ikasgasa, 1. apprentissage. 

Ikasnai, g. b. désireux d'appren- 
dre; de ïkas-nai. 

Ikhaskari, 1. enseignement. Ikhas- 
karirik gorena da gure buruen eza- 
gutzea. Chourio, p. 30. Le plus 
haut enseignement est de nous 
connaître nous mêmes. Ce mot 
paraît être composé de ikhas-kari 
pour hari, v. ari 4. ce qui signi- 
fierait plutôt ^professeur" que „en- 
seiguement". 

Irakastun, g. docteur. 

Ikasnai, v. ikasi. 

Ikasola, v. ikasi. 

Ikastun, v. ikasi. 

Ikatz, g. 1. iketz, b. ikàatz, bn. 
charbon. 

Ikatztu, g. ikhatztu,h\\. carboniser. 

Ikhatzgin, bn. charbonnier; de 
ikhatz-egin. 

Fkhatztegi, bu. l'endroit où l'on 
garde le charbon; de ikhalz-tegi. 
Tkatztoli, 1. fournaise, P. En b. 



l'endroit où l'on garde le charbon. 

Ikatz kamborra, 1. le brasier al- 
lumé. 

Ikatztoki, v. ikatz, 

Ikatztu, v. ikatz. 

Ike, v. ig. 

Iker, ikertu, ikertzen, 1. 

ikher, ikhertu, bn. visiter; — 1. 
traiter un malade. 

Ikertu, ikertzen, v. iker. 
Ikesu, v. ig. 
Iketz, v. ikatz. 
Ikhara, v. ikara. 

Ikharagarri, v. ikara. 

Ikharatu, v. ikara. 

Ikhas, ikhasi, v. ikasi. 

Ikhaskari, v. ikasi. 

Ikhatz, v. ikatz. 

Ikhatzgin, v. ikatz. 

Ikhatztegi, v. ikatz. 

Ikhatztu, v. ikatz. 

Ikhel, bn. boeuf qui n'est plus 
propre à être attelé et qui est 
destiné à la boucherie. 

Ikher, ikhertu, v. iker. 

Ikheireste, bn. reconnaissance. 
Ce mot paraît être formé de ikher- 
este, de etsi, comme onetsi, etc. 
mais le sens n'est pas clair. 

Ikhus, ikhusi, v. ikusi. 

Ikhusgarri, v. ikusi. 

Ikhustate, v. ikusi. 

Ikhuz, ikhuzi, v. ikuzi. 

Ikinoa, P. n'en donne pas la 
signification; il ajoute comme sy- 
nonyme „ezdeuzetakoa, propre à 
rien." 

Ikorizirinak,humeurs qui vien- 
nent à la main pour avoir travaillé. 
Mot d'O. nloB P. 



200 



Iklltil, b. coup de poing. 

rkukatzea, achever. Mot d'O. 
selon P. 

Ikusi, ikusten, g. b. 1. ikkus, 
ikkusi, bu. voir. Ce nom verb. se 
conjugue aussi régulièrement. Ba- 
kust ou ikiisten det, g. je vois. 
Erautsi ukan da çuec orain dacussa- 
ç-uen eta dançucuen havr. Act. II. 
33. Test. Boch. Il a répandu ce 
que maintenant vous voyez et en- 
tendez. 

Erakusi, g. 1. erakntsi, erakusten, 
b. faire voir, montrer; de erazo- 
ihisi. 

Erakutsi, g. b. enseignement, 
leçon. 

Erakusaldi, g. b. leçon; de era- 
kus-aldi. 

Erakusle, g. b. docteur ; de era~ 
kuS'le. 

Ikuskera, g. vision; de 

Ikhusgarri, bn. cadeau que les 
accouchées reçoivent. 

iMwsfofe,bn.égard,considération. 

Ikuskizuna, 1. ce qui est bon à 
voir; P. Kizuna indique générale- 
ment un temps futur, comme hil- 
li.zvna, mortel = qui mourra; elor- 
kizun, avenir = ce qui viendra. 

Ikuskera, v. ikusi. 

Ikuskizun, v. ikusi. 

Ikuste, v. ikusi. 

Ikutu, g. b. toucher. 

Ikuzi, ikuzten, 1. bn. ikhuz, 
ikhuzi, bn. laver, nettoyer. Eta 
hetaric ilkiric arrançalec sareac ikut- 
zen citvzten, Luc. Y. 2. Test. Roch. 
Et les pêcheurs en (nacelle) étant 
sortis lavèrent leurs filets. 



IkUZte, v. ikuzi. 

Il, g. b. Ml, g. 1. bn. mort. Les 
dial. basq. esp. doublent le l quand 
suit l'article: illa ou hilla; les 
dial. basq. fr. écrivent ai la. M. 
Salaberry donne les deux exemples 
suivants : Emazte hori hila da, cette 
femme est morte (adjectif). Gure 
izeba hil da, notre tante est morte 
(participe). Cette différence corres- 
pond donc à l'ail. „tod", adj. et 
„gestorben," participe ; bien que ce 
soit toujours le même mot. Si cette 
distinction était faite régulièrement, 
il s'en suivrait que l'attribut est 
variable, si c'est un adjectif et qu'il 
est invariable si c'est un participe. 
Ceci n'est cependant pas générale- 
ment observé et la règle ne paraît 
pas bien fixée pour les dial. basq. 
fr. L'attribut en g. et b. est toujours 
défini et s'accorde en nombre avec 
le sujet. Gizonak ilkorrak dira, les 
hommes sont mortels. Et olgeeta 
guziak dira onak, b. Tous les amuse- 
ments ne sont pas bons. Selon M. 
Inchauspe le dial. soûl, serait le 
seul dans lequel l'attribut reste in- 
défiui. Darrigol cependant écrit 
(Diss. apol. p. 144.) Emazleak i:i- 
kor dire, les femmes sont pusilla- 
nimes. Ou lui ou M. l'abbé se 
trompe. De nos jours cependant on 
fait accorder en lab. l'attribut avec 
le sujet et on dit, du moins à 
Guéthary, emazleak izikorrak dire. 

Il, iltzen, g. il, ilteu, b. hil, 
Itilhen, 1. bn. mourir, tuer; — 1. 
ellacer, biffer; — bn. éteindre. 

Ute, b. avec l'art, illia, le mou- 



201 



rir, tuer; — 1. effacer, biffer; — 
hn. éteindre. 

IUe, b: avec l'art, iltia, le mou- 
rir, la mort. Iltia zerda? Olaechea, 
p. 58. Qu'est-ce que mourir? 

[Ilot:, g. cadavre; àeil-olz. Comp. 
h'dhotz. 

Il ko, ilkor, g. mortel;de il-ko et kor. 

lllezkor, g. immortel ; de il ez-kor. 

fllobi, g. b. Moi, g. cercueil; de 
ill-obi. Jacsi zaiiezee orain ikustera 
sepultura edo illobijak. Moguel. Des- 
cendez maintenant pour voir les 
sépulcres. 

Ukintz, g. massacre. 

HUhulc/ia, bn. cercueil; de hïl- 
hutcha. 

Ilherri, bn. cimetière; de hil-herri. 

HUhols, complainte sur la mort ; 
de hil'hots. Mot d'O. selon P. 

jy«7&?te,bn.raidemort.Compi#0te. 



Il/llzaille, 1. qui tue. Gizon hil- 
tzaillea, le meurtrier; de hiltza, 
(pour hiltzea, comp. aditza) et Me 
pour egille. 

HilbekarH, honneurs funèbres. 
Mot d'O. selon P. 

Hilohore, bn. syn. dekilbeàarki; 
de hil-ohore. 

Hïldnmatu, hildumatzen, 1. mor- 
tifier. 

Illun, g. b. ilhun, 1. bn. sombre. 
Peut-être de il-un qui est gune 
en bn. 

Ulundu, illunlzen, g. b. ilhundu, 
ilhuntzen, 1. bn. obscurcir, devenir 
obscur. 

Mluntasun, g. b. ilhuntasun, 1. 
bn. obscurité; de illun-tasun. 

Rhnmbe, 1. ilàumpe, bn. ténèbres; 
de ïlhun-be? 



lia, illa, illargi. 



llla, g. b. 1. hilla, bn. v. illabete. 

Illargi, 1. lune. Probablement de 
il-argi, lumière de mort; Todten- 
licht, ail. ; et non lumière morte, 
todtes Licht, ail. Dans ce dernier 
cas argi aurait dû précéder; v. Es- 
sai, p. 120. 

Tllargibete, g. b. UlargibetJte, 1. 
pleine lune; de Margi-bete. 

Illibete, g. b. 1. hillabethe, bn. 
mois; c'est-à-dire, une lunaison 
complète, un mois lunaire. Pro- 
bablement contractiou de illargibete. 
Illabethetik illabet/iera, 1. d'un mois 
à l'autre. La contraction de ce mot 



ne s'est pas arrêtée à illabete; il 
est plus que probable que illabete 
a perdu ses deux dernières syllabes 
et que Ma, mois, est tout ce qu'il 
en reste. Cette forme Ma a été 
réduite jusqu'à il dans plusieurs 
dérivés. — Illaren lehena, le premier 
du mois. 

Illabete, v. illargibete. 

Hillabete, v. illargibete. 

Ilgora, g. Margiaren gorapena, 1. 
lune croissante. Le g. de il-gora. 

libéra, g. b. Margiaren befiera- 
pena, 1. lune décroissante. Le g. 
de ilbera. 



202 



Ilzar, g. vieille lune; de il-zar. 

Ilàerri, g. b. illargi berri, 1. nou- 
velle lune; de il-berri. 

Ilbellz, g. Janvier; de il-beltz, 
mois noir. 

Hain, v. ille 1. 

Ilbeltz, v. illa, s. v. il. 

libéra, v. illa, s. v. il. 

Hberri, v. illa, s. v. il. ; 

ndaux, ildauxi, v. Ai7<fo. 

nderreka, v. foTtfo. 

Hdo, v. hildo. 

Ile, v. ille 1. 

Ilgora, v. i7fo, s. v. il 

Hhantza, 1. le milan; P. 

Illiar, 1. bn. haricot. 

Ilhar biribil, bn. petit pois. 

Mairu ilhar, 1. pois chiche. 

Ilhar nabarra, 1. pois chiche, pois- 
barré. P. 

Ilhaun, bn. cendres de fou- 
gère, paille, etc. baie de blé. Selon 
P. flamèche qui sort du bois éteint; 
et puis: ogi ilhauna, blé chamois. 
Nous n'avons pas pu trouver ce 
que chamois signifie. 

nhaundu, ilhauntzen, 1. 

(Guéthary), s'affaiblir; de ilhaun, 
faible. 

nhendi, v. illeti. 

Ilherri, v. il. 

ïïheti, v. illeti. 

Ilhumbe, ilhumpe, v. il. 

Ilhun, v. il. 

Ilhundu, v. il. 

Hhuntasun, v. il. 

Ilhuntze, v. il. 

IUncha, g. bois carbonisé, noir, 
à moitié brûlé. Comp. ilhendi. 

Ilkhi, v. UH. 



Hki, ilkitzen, 1. bn. ilHi, bn. 
sortir. Eu bn. syn. de atera et de 
jalgi {yalgi). Eta hetaric ilkiric ar- 
rançalec sareac ikutzen cituzten. Luc. 
V. 2. Test. Roch. Et en étant 
sortis (de la nacelle), les pêcheurs 
lavèrent les filets. 

Ilkintz, v. il. 

Ilkitze, v. Uli. 

Ilko, v. il. 

Hkor, v. il. 

Diabète, v. illa, s. v. il. 

Illargi, v. illa, s. v. il. 

HLargibete, v. illa, s. v. il. 

niargibethe, v. illa, s. v. U. 

Illaztu, P. donne illeàk illazlua, 
carder la laine; de ille? 

Die 1. g. 1. nlle, b. ile, bn. 
cheveu, laine. M. Salaberrv dit 
que dans beaucoup d'endroits on 
se sert de bilo, mais toujours pour 
cheveu, \st ile toujours pour laine. 
En bise, ulle n'est jamais employé 
pour laine. P. écrit s. v. biloa : 
' Ml biloac, (avec //) poil follet. 

Bletsu, g. 1. ulletsu, bn. chevelu ; 
' de ille-tsu. 

Eain, bn. ouvrier, marchaud, en 
laine; de ile-egin. 

Ule 2. v. egin. 

Illeti, g. ilheti, itchendi, ilhendi, 
b. 1. tison. 

UletSU, v. ille, 1. 

Illezkor, v. il. 

Illoba, g. 1. bn. llobia, b. (ortho- 
graphe esp. 11 = gl. ital.: 1 mouillé 
initial), neveu ou nièce. A Guéthary 
petit fils, petite fille. Abran bere 
emazte Sarai eta illoba Lot berekin 
zitttcla echelik irten za/t, Lardiz. 



£08 



Abraham, qui avait avec lui sa 
femme Sarah et son neveu Lot, 
sortit de la maison. 

Billoiba, g. bigarren llobia, b. 
arrière-neveu, petit-fils. Imité de 
l'esp. sobrino segundo. Abran Noe- 
ren b illoba amaikagarren belaunekoa, 
Lardiz. Abraham petit fils de Noé 
de la onzième génération. 

nioi, v. a. 

Hlotz, v. il. 

Ulundu, v. il. 

Illun, illuntasun, v. il. 

Illuntze, v. il. 

nte, v. il. 

Iltzatu, v. illze, 2. 

Iltzatze, v. illze, 2. 

ntze, 1. v. il. 

Htze, 2. g. ultze, untze, b. itze, 
1. bu. clou. Probablement de ick, 
qui a donné itsatsi, saisir, prendre. 
Les dial. basq. fr. paraissent avoir 
conservé la forme la moi us cor- 
rompue; nous ne savons pas, pour 
le moment, d'exemple de l'intro- 
duction de l; u bise pour i se 
retrouve dans ille, ulle; irlen, urtenj 
ukitu, ukulu. La forme bise, untze, 
rattache iltze à untz, g. b. huntz, 
1. bn. lierre. Pour la signification 
il n'y aurait aucuue objection à 
faire; cependant la corruption de 
icli en untz est forte; il faudrait 
pouvoir rendre compte ici de l'in- 
troduction de n daus le bise, ou 
de * la chute de n dans les autres 
dialectes, ce qui serait possible; 
comp. i/tile, s. v. intz, et iretzi. 

Iltzatu, iltzatzen, g. itzatu, il- 
zatzen, 1. bn. clouer. 



Hzar, v. Ma, s. v. il. 
Itzatu, itzatze, v. iltze, 2. 

I m aiiiin v. v. imagina. 

Imagina, 1. imachina, bn. image. 

Imasimanu, bn. avec parfaite res- 
semblance. Sal. 

Imbide, imbidezu, v. egin. 

Imin, imini, v. ip 

Imito, 1. entonnoir. 

Lhpamia, b. infamie. 

Imphiztu, bn. provocation. 

Inauteri, v. iïioleri. 

Incha, bn. haine cachée, ran- 
cune. 

Inchaur, g. b. inzaur, 1. bn. 
noix. Comp. elzaur. 

Inzaurtze, bn. noyer. 

Inchezka, bn. mouvement de 
tiraillement du corps, provoqué par 
l'inertie. Salaberry. Explication peu 
claire. 

Inda, bn. sentier. 

Indaitzu, v. indak. 

Indak. indan, indazu, g. b. 
1. 2 de pers. de l'impér. (forme mas., 
fém. et polie) du verbe — ? donne- 
le moi. Indaitzu, donne-les moi. 
Cet impératif paraît être isolé comme 
iguk. Ene Jdinkoa, indazu, othoi, 
alzo arraxa geroz egin ditudan hu.t- 
8en eta bekhatuen barkhamendua, 
la "Vieuxville, p. 9. Mon Dieu 
donnez-moi, je vous prie, pardon 
des fautes et péchés que j'ai faits 
depuis hier au soir. 

Indan, v. indak. 

Indar, g. b. 1. bn. force; — 
g. b. effort. Indarra egin biar da 
zeruba irabazteko, b. Il faut faire 
(un) effort pour gagner le ciel. 



204 



Indar Un, g. 1. indarzv, bn. 
fort, puissant, valeureux ; de indar- 
Uu. 

Indartu, indartzen, g. se fortifier. 

Indarka, indarrez, bn. par force; 
de indar -ka et z. 

IndartSU, v. indar. 

Indartu, indartze, v. indar. 

Indarzu, v. indar. 

Indazil, v. indak. 

Ineernu, g. inpernu, b. ifernu, 
1. enfer. 

Infernntarra, b. infernal. 

Inguda, g. yvngura, b. ingura, 
iguxa, 1. enclume. Le bise, pa- 
raît dériver de l'esp. yunque. Les 
autres dial. se rapprochent plutôt 
de l'ital. ou du port, incude. Pour 
la mutation de d en r, v. egun- 
dano. Inguxa est donné par P. 

Ingume, g. papillon ; — 1. fan- 
tôme qui charge les corps des dor- 
mants. P. De l'esp. incubo et du 
fr. incube; m pour b, comme Biar- 
ritz = Miarritz; maino, de baiio, 
bain, etc. 

Ingura, v. inguda. 

Inguru, 1. bn. environ, contour: 
Paraît être composé de l'esp. giro, 
contour, cercle, et de la prép. 
eu, in. 

Inguxa, v. inguda. 

Inhakin, 1. gestes par lesquels 
ou contrefait quelqu'un. P. Haren 
hihikina egiten du, il le contrefait. 

Inhalozka, v. ihahzka. 

Inhar, v. ihar. 
Inhara. v. enada. 
Inharki, I. P. ne traduit pas 
ce mot mais donne l'exemple sui- 



vant: Inharkitik nai dut, e: gizene- 
tik, je veux du maigre et non du 
gras. Inharki est évidemment com- 
posé de inhar-ki ; la terminaison 
ki pour gai. Inhar est une va- 
riante de ihar (v. ihar) qui, à sou 
tour, est une variante de igar, sec. 
Il nous semble que igar rendrait 
très bien l'idée de , ; maigre" et nous 
croyons avoir ici en même temps 
l'explication de gihar, chair vive, 
que Larrameudi traduit par „chair 
sans graisse". Le g a changé de 
place comme dans irago pour igaro. 

Inharros. inharrosi, v. irausi. 
Inharte, v. moteri. 

Inhaurki, v. ihavrri. 

Inhaurteri, v. înoterî. 

InhaurtU, v. ihavrri. 
Inhnrri, v. chindurri. 

Inhnrridura, v. inhurrîtu. 

InhurritU, bn. s'engourdir. 

Inhurridura, bn. engourdissement. 

InontZ, v. r,t/:. 

InoS, v. noiz. 

Inpernu, v. ivfernu. 

IntZ. g. iruntz, innni:, inontz, 
b, ihintz. 1. ihitz, 1. bn. rosée. 
Pour la chute de n comp. iltze. 

/// hdztatu ,ihintztatzen , 1. ihitztatu, 
bu. se couvrir de rosée. 

Izot2, g. 1. gelée; — bn. petite 
gelée, moins forte que kharroin ou 
horma. De ihitz -otz. 

Izotztu, izozten,g. izotzegin, l.gelrr. 

Intzire, g. hurlement; — bn. 
plainte, vagissement. Parait être le 
même mot que irrinzi, avec trans- 
position de irr initial. 

Inual. bn. imbécile. 



205 



InuntZ, v. intz. 

Inxea, inxeatu, bn. essayer; de 
l'esp. eiisayar. 

Inyubi, inyubitu, bn. avoir 
un vif désir d'une chose. Gathua 
inyidÀtua da bethi arrainari, le chat 
est toujours friand de poisson. 

Inzaur, v. inchaur. 

Inzaurtze, v. inchaur. 

Inardun, v. jardun. 

Inarrusi, v. irausi 

Ihaz latsa. b. balai. Comp. 
iitaztor. 

Ihaztor, g. fougère. Ce mot 
n'est pas connu à Zarauz, mais 
bien à Hernaui et Andoain, à ce 
qu'où nous a dit. Itaztor est en 
lab. fumier de fougère, de iraze, 
dont la forme basq. esp. sera inaze 
ou it/az. Iiiaztor ne peut donc 
signifier fougère, et doit être com- 
posé de ioaz-tor. Nous ne con- 
naissons aucun exemple de per- 
mutation de r en n. 

liiez, v. iges. 

Inoiz, v. noie. 

Inok, v. nor. 

Inor, iïiork, v. nor. 

InOS, v. noiz. 

Inotazi, b. grêlon; syn. de 
chingor. 

Inoteri, inauteri, ioteri, g. 

ihaurteri, inhaurteri, inharte, 1. 
ihaurtiria, bn. carnaval. De ihaute, 
mardi gras; mais qu'est-ce que 
ihaute? Pour la mutation de h en 
nh et n, v. chingar 1. Ihaute, 1. 
bn. mardi gras. Ihaute motza, mardi 
gras, P .Astelelieii ihaute, lundi gras. P. 
Zaldun ihaute, dimanche gras. P. 



Inotsi, b. couler; syn. de eraumi. 
V. Larramendi s. v. llover. 

Io, v. igo s. v. ig. 

Ioteri, v. inoteri. 

Ipar. g. b. hipar, 1. iphar, bn. 
vent du nord, nord. 

Iphar, v. ipar. 

Iphete, bn. plein de graisse. 
Gizon hori iphete egin da, cet homme 
est devenu très gros et gras. Sal. 
Peut-être de bethe, plein, comme 
on dit en fr. un visage plein. Le 
i paraît être prosthétique comme 
dans iphitta. 

Iphitta, bn. très petit ; du fr. 
petit avec i prosthétique? 

Iphurdi, v. epurdi. 

Iphuru, bn. terme de labou- 
reur ; point où l'on s'arrête avec 
la charrue, etc. pour retourner, re" 
venir au point de départ. 

lphuruko, bn. cheville attachant 
le timon au joug. 

Ipidia, v. ibiria. 

Ipintze, v. ipini. 

Ipihi, ipintzen, g. ifini, ifîntze, 

1. ibeni, ibentzen 1. ou iàente?i, b. 
imin, imini, bn. placer, mettre. 
Toutes les labiales' permutent ici 
entre elles, b, p, m, f. — Labort 
euskaran ipinia, g. traduit eu bas- 
que labourdiu. Arbola bide gainean 
ifinia, l'arbre placé, planté, sur le 
chemin. P. Eta othoitz hunekin bateau, 
Ama Virginaren, kastitearen palroin 
bezala arartelo ibentzea, Ax. 305. a. 
éd. 182. n. éd. Et avec cette prière 
subitement, le placer de la Vierge 
en médiatrice, comme patronne des 
chasies. 



206 



Ifmtza, 1. plantation. P. 
Ipizpikua, apezpikoa, 1. évêque. P. 
Ipui, g. b. fable, conte. 

Ipurmamia, v. epurdi. 

Irabarkhi. bn.forêt,vilebrequin. 

Irabazi, irabazten, g. b. 1. 

bn. gagner. 

Irabiatu, irabiatzen, g. bou- 
leverser. 

IradullU, bn. faux avec laquelle 
on coupe la fougère, l'ajonc, etc. 

Iragaite, v. igo, s. v. ig. 

Iragan, v. igo, s. v. ig. 
Iragariî, v. igerri. 
Iragazi, v. igaro, s. v. ig. 
IragO, V. igo, s. v. ig. 
IragOÎte, v. igo, s. v. ig. 

Iraikitze. v. jaiki. 

Irailla, b. le mois de Septem- 
bre; de ira-illa; mais ira nous est 
inconnu. 

Iraitsi, iraitste> 1. iraitsi, iraiz- 
ten, bn. jeter, rejeter. Eta çuec 
iraizten çaituztenac, ni iraizten nau. 
Luc. X. 16. Test Roch. Et celui 
qui vous rejette, me rejette. 

IraitSte, v. iraitsi. 

Iraizte, v. iraitsi. 

Irakasi, v. ikasi. 
Irakastun, v. ikasi. 
Irakin, irakiten, g. b. 1. erakit, 

erakitu, erakiten, bn. bouillir. Ce 
nom verbal se conjugue des deux 
manières et sa conjugaison n'iru- 
lière est celle des verbes transitifs : 
dira kit, dirakizu, diraki, etc. je bous, 
etc. ce qui s'explique peut-être par 
sa forme causative. Irakin est formé, 
peut-être de erazo-ekin faire avancer 
(lever?) = bouillir. Par erreur s. v. 



ekin, nous avons dit que P. traduisait 
eraïkitzi par: faire monter; il faut 
„faire lever"; de erazo-jeiki, et non 
de erazo-ekin, comme nous l'avons 
dit. Mais la possibilité reste que ekin 
se rattache à ig, ik. 
Irakite, v. irakin. 

Irakurri, irakurten, ira- 

kUTtzen, g. b. 1. bn. lire. 

Irakurgai, g. chapitre ; de irakur- 
gai. 

Irakurle, g. lecteur; de irakur-le 
pour eg'dle. 

Irakurgai, v. irakurri. 

Irakurle, v. irakurri. 

Irakurte, irakurtze, v. ira- 
kurri. 

Irasagar, g. 1. coing (fruit). 
Evidemment de ira-sagar, mais nous 
ignorons ce que ira signifie. 

Irasagarondo, coignier. 

Irasail, v. iraze. 

Iraski, iraskitzen, g. 1. irazJd, 

bn. ourdir. 

Irazki, bn. chaîne; terme de 
tisserand. 

Iraste, v. iragazi, s. v. ig. 

Irastor, v. iraze. 

Iratcheki, v. icheki, s. v. ich. 

Iratiotzc, — ?Baina orduand 
gaixtoenac ère hasten dira, àeren 
conteienteien iratwtzen eta iraultzen. 
Ax. p. 204. a. e'd. 64. n. ni. 

Iratzartu, iratzartuten, b. 

bn. se réveiller; de erazo-utzarri. 
Iratzartu, ta bertati Chrhtinnubak 
zer egin ùiur dau? Olaechea. Que 
doit faire le Chrétien dès qu'il est 
éveillé? 
Iratzo, v. 



207 



Iratztoi, v. iraze. 

Iraugai, 1. iraurgi, bn. chaume, 
fougère, ajonc, tout ce qui est propre 
à servir de litière ou à faire du 
fumier. Deirau-gai; mais qu'est-ce 
que iran? 

Iraurlu, bn. étendre la litière. 

Iraul, v. irauli. 

Iraulaya, espèce de gâteau, 
selon O. De irauli ? 

Irauldu, v. irauli. 

Irauli, iraultzen, g. 1. iruli, 
b. iraul, irauldu, bn. En g. et b. 
renverser. Eu 1. bn. labourer, tourner 
la terre avec la charrue; renverser. 

Iraulkatu, iraulkatzen, 1. bn. se 
tourner. 

Eria iraulkatzen da ohean, P. Le 
malade se tourne dans le lit. 

Iraulkatu, iraulkatze, y. 
irauli. 

Iraultze, v. irauli. 

Iraun, irauten, g. 1. bn. iraun, 
iraunlen, b. durer, persévérer. Ce 
nom verb. se conjugue des deux 
manières, v. Essai, Ch. X. Bakar- 
rik au salvauko dala azken giiio 
ondo irauten dabena. Aùibarro. Seule- 
ment celui-là sera sauvé qui aura 
persévéré jusqu'à la fin. 

Iraun, iraupen, g. b. 1. bn. iraute, 
1. durée, haute gulitakoa, de peu 
de durée. 

Irautez, iraupez, 1. largement. 
P. Iraupez est peut-être en usage, 
mais ce mot n'est pas correct; la 
terminaison n'est pas pe mais peu; 
il aurait fallu iraupenez. 

Iraungi, iraungitzen, 1 .étein- 
dre, mortifier. 



Iraunsi, v. erausi. 

Iraunte, v. iraun. 

Irauntsi, Moguel se sert de ce 
mot pour „encouragement" Auf- 
munterung; v. Berichtigungcn etc. 
de W. v. Humboldt. 

Iraupen, v. iraun. 

Iraupez, v. iraun. 

Iraurgi, v. iraugai. 

IraurtU, v. iraugai. 

Irausi, irausten, g. crever 

(d'un ulcère); — 1. forcer. Ihar- 

rosi, iharrosten ; inharrosi, inhar- 

) roslen, 1. bn. iharrusi,jardausi, iar- 

| dausi, g. secouer, ébrauler. Tous ces 

; noms verb. sont formés de erazo- 

: autsi, faire rompre, et devraieut se 

trouver s. v. auts. Pour la mutation 

de h, nh, n, v. chingar 1, etgikar. 

Atlieak irausi zituen, 1. il avait forcé 

; les portes. 

Irauste, v. irausi. 
Iraute, v. iraun. 
Irautez, v. iraun. 
Iraze, 1. iratze, bn. fougère. 
Irastor, 1. fumier de fougère. P. 
Iraztor, iratztoi, irasail, bn. fouge- 
raie. Comp. inaztor. 
Irazeki, erazekitze, \.era:eH, 

erazekitzen, g. iresegi, b. (Lardizabal) 
allumer; de erazo-izeki, v. izio. 

Irazi, v. iragazi, s. v. ig. 

Irazte, v. iragazi, s. v. ig. 

Iraztor, v. iraze. 

Ireika, ireikatze, v. igeri. 

Ireiz, ireizi, bn. nettoyer le 
froment en le jetant en l'air, avec 
une pelle; clarifier, filtrer. 

Ireiz-phala, la pelle pour nettoyer 
le froment. 



208 



Ireki, v. idiki. 
Irendu, g. b. châtrer. 
Irentsi, v. iretsi. 
1res, iresi, bn. peigner. Sal. 
Même mot que ireiz? 
Iresegi, v. irazehi. 
Ireste, v. iretsi. 

Iretsi, iresten, g. 1. bu. irex, 

irexi, bn. iruntzi, b. avaler. Selon 
P. le sub. verb. iretste. En g. irutsi 
(selon M. Arme, maître d'école à 
Zarauz), ce que la forme bise, rend 
probable. Peut-être que le n s'est 
perdu (comp. iltze 2. et ihitz), et 
que iruntzi, irentsi, est une variante 
de eraunsi, couler, verser. — Baina 
hire semé haur ceinek iretsi ukan 
battu hire onhassun gueia puteqtnn. 
Luc. XV. 80. Test. Eoch. Mais 
celui-ci ton fils qui a mangé tout 
son bien avec des putains. 
Iretste, v. iretsi. 

Irex, irexi, v. iretsi. 

Irhazain, 1. garde forêt; syn. 
de oihanzain. La terminaison est 
zain, mais irha ne se trouve pas. 

Irhinziri, v. irrinzi. 

Iri, 1. b. fougère. Comp. iraze. 

Iri, 2. g. nri, b. hiri, 1. bn. 
ville. Les dial. 1. et bu. ont iri, 
avec la signification de: endroit, 
environ, et de là la préposition 
irian, bn. vers ou environ. C'est 
probablement le même mot, bien 
que le h puisse servir à distinguer 
les deux acceptions. Bazko irian 
jinen da, il viendra vers Pâques. 
Eta gauaren laurgarren veilta irian 
ethor cedin fietara Usas gainez çabi- 
lala. Marc. VI. 48. Test, ltocb. 



Et environ la quatrième veille de 
la nuit, il alla vers eux, marchant 
sur la mer. 

lbirizka, 1. village. 

Irian, v. iri. 

Irichi, 1. v. iretsi. 

Irichi, 2. iristen, g. atteindre, 

réussir. Diru asko izatera irichi da, 
il a réussi a avoir beaucoup d'argent. 

Iriki, v. idiki. 

Irinteia, v. iriSL 

Irin, g. urun, b. irin, 1. bn. fa- 
rine. Du fr. ou de l'espagnol ha- 
rina? La chute de f ou h initial 
n'est pas rare ; mais nous ne con- 
naissons pas d'autre exemple de 
mutation de a fr. ou esp. en «ou 
u basque. 

Irinteia, bn. pièce où l'on pétrit 
le pain; de irin-tegia. 

Irioite, v. irion. 

Irion, irioiten, 1. envoyer. 

Urari bertzetara erioitea eta eriigilca, 
faire prendre chemin à l'eau par 
autre part. P. Ontasunah irioitea, 
prodiguer, dissiper son bien. P. 
Serait-ce une corruption de irago 
(erazo-igo) ? Larrameudi donne pour 
igo les formes io, igo. 

Iriste, v. irichi. 

Iritai, g. igitai, b. Serpe. Pour 
la mutation de g en r, v. argizugi. 

Iritzi, v. eritzi. 

Irozerazo, g. appuyer, soute- 
nir. Nous ignorons si ce mot est 
en usage ; il est composé de iroz- 
erazo, verbe causatif, faire — ? iro: 
ne se trouve pas. 

Irri, g. 1. bn. /tir ri, 1. rire, 
subst . Comp. farra. 



20'J 






Irri egin, irri: egon, 1. rire, verbe. 
///•/: (Li<jo, il rit. Irri: vrralzen dira, 
1. ils crèvent de rire. 

Irri:, bn. en riant; de irri-z. 

Irri:kina, 1. écorniileur. P. De 
irriz egina? 

lrrikor, 1. rieur, adj.; de irri-kor. 

Irri barre, b. sourire. 

Irrikatu, g. désirer vivement. 

lrrikor, v. irri. 

Irrinzi, g. irrinzin, 1. bu. ir- 
hinziri, bn. syn. de zinkha. Sal. 
Cri particulier des Basques, de défi, 
de joie, de ralliement. — g. b. 
bu. hennissement. Le guip. a perdu 
le n final, comp. arrai, 2. 

Irrinziri, irrinzirina, 1. hennisse- 
ment; syn. de zamarikina. 

Irrinzin, v. irrinzi. 

Irrinziri, v. irrinzi. 

Irrinzirina, v. irrinzi. 

Irrinarte, g. fente , ouverture; 
p. ex. d'une porte entre baillée. 
Ce mot paraît être composé de ir- 
rin-arte; arte, espace, en bn. fente. 
Comp. l'ail, zwischenraura. Irrih 
dérive peut-être du lat. rima, avec 
ir prosthétique et n au lieu de m 
final qui n'est pas toléré en bas- 
que. Dans ce cas le verbe irritu 
aurait perdu la nasale. 11 e&t ce- 
pendant possible que irri existe, 
d'où le verbe irritu et puis in marie-, 
le n sera alors pour l'euphonie. 
Comp. iriki fpour iri-egin?) et zirritu. 

Irritu, irritzen, hirrilu, hirritzen, 
1. s'entrouvrir, se fendre. Irritzen 
da lurra, la terre s'entrouvre de 
sécheresse. P. Hotzez irritvrik, transi 
de froid P. î. a. (Joaeak irriturik 



tlago, il est accablé par une grande 
faim. P. i. a. Les deux dernières 
acceptions ne sont pas claires. 

Irristatu, irristatzen, g. glis- 
ser. Peut-être faudra-t-il rattacher 
ce uom verb. à irri, forme hypo- 
thétique, v. irrinarte et ziri. 

Irritu, v. irrinarte. 

Irritze, v. irrinarte. 

Irrizkina, v, irri 

Irten, irteten, g. urten, urte- 

len, b. sortir, se lever (du vent), 
provenir, naître. Bigarren aldiz ur- 
telen dau argitara liburuchu onek, 
b. Pour la seconde fois ce petit 
livre paraît à la lumière (au jour). 
Urten lei semé onak guraso ardura 
bagakuetatik , b. Le bou fils pourra 
provenir, naître, de parents in- 
souciants. 

Irtete, v. irten. 

Iru, g. hirur, 1. bn. trois. 

Irugarren, g. b. hirurgarren, 1. 
bn. troisième. 

Heren, 1. bn. tiers. Heren comme 
atzen et garren, sera un superla- 
tif, c. a. d. un génitif. Les adject. 
numéraux (premier, dernier, etc.) 
sont rendus dans plusieurs langues 
par un superlatif: first, angl. erste, 
ail. achtste, holl. V. Pott, Ziihl- 
methode, p. 215 — 224. La muta- 
tion de i (hirur) en e se retrouve 
dans nere, gén. de ni. 

Hrenegun, g. arenegun, b. heren- 
egun, 1. bu. avant hier; de eren- 
egun. 

Herenzi, bn. pour la troisième 
fois. La termiuaison est obscure. 
1 lutta heren zi prext naiz çuetara 

14 



210 



ethortera. 2 Cor. XII. 14. Test. 
Roch. Voici pour la troisième fois 
que je suis prêt pour aller vers 
vous. 

Irudi, g. b. iduri, 1. bn. (trans- 
position de d et r) semblable, 
adj. Apparence, ressemblance, fi- 
gure, exemple. — g. poussier. Larr. 
dit que iduri est le plus en usage, 
bien que les formes fléchies soient 
prises de irudi. Le prés, de l'ind. 
fait dirudit, dirudizu, dirudi, etc. 
Il nous semble que iduri est un 
adjectif verbal formé, comme tant 
d'autres (asi de as; esi de es), de 
idur-i. Idur, pourrait être composé 
de ide, pareil, semblable et ur, près. 
Bi ahizpak elgar iduri dire, bn. 
Les deux soeurs sont semblables 
(se ressemblent). Ogiaren eta ma- 
hats arnoaren idurien edo itchuren 
azpian, 1. sous 1 apparence de pain 
et de vin. Bere iduriz, ona da, selon 
qu'il semble, il est bon. P. 

Idurikoz, 1. par conjecture, P. i. a. 

Iduripen, 1. soupçon; de iduri-pen. 

Irudi, irudilzen, g. iduri, idurit- 
zen, 1. bn. iduri, iduritu, bn. sem- 
bler, paraître, ressembler. Ce nom 
verb. a le présent et l'imparfait de 
l'ind. réguliers. Dirudit, dirudizu, 
dirudi, etc. il me semble, etc. 
dans la double acception, de 
„sembler" et „ressembler". Hura 
dirudi, il lui ressemble. P. Badi- 
rudizu ailla, vous semblez un 
mort. P. 

Dirudienez, g. apparemment. Di- 
rudi, 3. pers. du prés, de l'ind. il 
lui paraît; n relatif avec e de liai- 



son, dirudien; puis le suf. z ; de 
ce qu'il lui paraît = apparemment. 

Iruditze, v. irudi. 

Irugarren, v. ira. 

Irulaga, v. irun. 

Irulo, v. irun. 

Iruli, v. irauli. 

Irun, iruten, g. b. 1. bn. H- 

run, hiruten, 1. filer. Eztugu irun- 
gaik (de gai). Nous n'avons de quoi 
(de matière) à filer. 

lrule, 1. bn. fileur; de iru-le, 
avec élision de n devant l, v. Es- 
sai, Ch. IL 

Irulaga, 1. quenouille. P. i. a. 

Iruntsi, v. iretsi. 

Iruntz, v. intz. 

Iruntzi, v. iretsi. 

Irur, g. vallée. 

Irute, v. irun. 

Iruzki, v. eguzkï. 

Isats, g. 1°, petit balai sans 
manche. 2°. nageoire; probablement 
à cause de la ressemblance. 

Iseka, g. moquerie. 

lsekatu, isekatzen, se moquer. 

Isi, v. hisi. 

Isil, isiltzen, g. ichildu, ichil- 
duten. b. ichil, ichildu, ichilten, 1. 
bn. se taire. Les basques esp. écri- 
vent encore isil, ixildu, issildu, puis- 
qu'on prononce un s gras. Isil 
dérive probablement de la racine 
ich; pour le moment il reste sans 
explication. Nous avions d'abord 
pensé à décomposer ichildu en itz- 
il-du, éteindre la parole, ce qui 
paraît peu naturel. L'interjection 
bn. icho! silence! semble plutôt 
une forme impérative de ich, et 



211 



ainsi ichildu en dérivera aussi. P. 
emploie ichil comme adjectif: gizon 
ichilla, un homme posé, de peu 
de paroles. 

Isiltasun, g. silence ; de isil-iasun. 

Ichillik, b. 1. bn. eu silence, en 
cachette; de ichil-ik. 

Ichilka, bn. en cachette; de 
ichil-ka. 

Ichillik egon, b. 1. rester sans 
parler. 

Ixilume, b. enfant illégitime; de 
ichil-ume. 

Isiltasun, v. isil. 

Isiltze, v. isil. 

Iskambil, g. grand bruit de 
paroles. 

Iskinnaso, bn. geai. (nn—h). 

Ispillu, 1. 1. malotru, gueux. 
Probablement d'espiègle qui vient 
de spiegel, miroir v. ispillu 2. 

Ispillu, 2. g. b. miroir. Proba- 
blement du prov. espelh. 

Istape, v. ister. 

Istar, v. ister. 

Istarpe, v. ister. 

Iste, ich et utsi. 

Ister, g. b. 1. istar, g. ichler, 
bn. cuisse. 

Istarpe, b. istape, 1. ichtape, bn. 
enjambée; de istar-pe. 

Isiapeko. Istapeko andrea, la déesse 
Vénus. P. 

Ister odea, 1.1e gras de la jambe. 

Isterbegi, v. ichterbegi. 

Istil, 1. lac, fange. 

Istilleroa, 1. chantier. 

Istinga, istingia, g. marais. 

Istingor, g. bécassine. Il nous 
semble de instin-gor, la sourde du 



marais. Ollagor est bécasse; de 
ollo-gor, poule sourde, selon le 
préjugé (?) que la bécasse est 
sourde. 

Istingia, v. istinga. 

Istingor, v. istinga. 

Istu, chistu, g. chu, b. salive. 

Istu bota, g cracher. 

Istu, g. chistu, b. flûte basque. 
Ixtu, 1. sifflet pour appeler quel- 
qu'un. P. lxtuz dago, il vous 
siffle. P. 

Isun, 1. amende pécuniaire. 

Isuraldi, v. isuri. 

Isuri, isurtzen, g. 1. ichw, 

ichuri, bn. verser, répandre. 

Isuralde, g. versant de la mon- 
tagne, d'où coule l'eau; de isur- 
alde. 

Isurle, celui qui répand ; de isur- 
le. Ce mot se trouve chez Axular, 
p. 164. a éd. dans le composé odol- 
isurle, sanguinaire. 

Isurle, v. isuri. 

ISUTtze, v. isuri. 

Isuski, b. izuzki, bn. petit balai 
pour nettoyer les chambres; de 
itsus-kii' propre à, destiné à* la 
saleté. Comp. isatz. 

Itai, g. faux. 

Itailu, faucher. 

Itan, itaun, b. demande. 

Itandu, b. ithaun, ilhaunlzen, mot 
d'O. selon P. demander, interroger. 

Itandu, v. itan. 

Itaun, v. itan. 

Itaxura, v. itoi. 
Itchain, v. ich. 
Itcheki, itchekitzen, v. ich. 
Itchendi, v. Uleti. 



212 



Itchura, v. ichura. 

Itchurapen, v. ichura. 

Itchuraz,ichurazko,v ichura. 

Iten, b. manque, pénurie. 

Ithachur, v. itoi. 

Ithainçura, v. itoi. 

Ithaizur, v, Uoi. 

Ithandi, v. idi. 

Ithaun, v. itan. 

Ithauntze, v. itan. 

Ithegun, v. idi. 

Itho, v. ito. 

Itliokoin, bn. nom vulgaire 
des étoiles qui forment la grande 
ourse. 

Ithoitz, v. itoi. 

Ithotze, v. ito. 

Ithurri, v. iturri. 

Ito, itotzen, g. b. itho, ithotzen, 
1. bn. nover; — I, étouffer, étrangler. 
P. Itho da, il s'est noyé. 

Itogin, v. itoi. 

Itoi, g. goutte. 

Itoiti, g. ithoitz, 1. gouttière. La 
terminaison des deux mots est 
obscure. 

Ithaizur, 1. ithachur, bn. gout- 
tière; de itho-isur. Il serait donc 
mieux d'écrire ithaisur en lab. O. 
écrit prov. 284 : itaxura, et P. ithain- 
çura. 

Itogin, itokin, itozin, b. gouttière ; 
de ito-egin. Le n prend le tilde si 
l'article suit, itogina. Pour la per- 
mutation de la gutturale et de la 
sibilante, comp. girloin = zirtoin ; 
gapar = zapar ; gale = zale. V. aussi 
karraka. 

Itokin, v. Uoi. 

ItOÎtea, P. cite ce nom voil). 



comme souletin. Tirer de quelque 
lieu. Ce sera apparemment une cor- 
ruption de idokite. 

Itoiti, v. itoi. 

Itotze, v. ito. 

Itozin, v. itoi. 

Itsaso, g. 1. bn. ichiiso, g. b. 
ixaso, bn. mer. Ethor cedin hetara 
Usas gainez çabilala, Marc. VI. 48. 
Test. Roch. Il alla vers eux, en 
marchant (litt. qu'il marchait) sur 
la mer. 

Itsastar, g. marin (subst.); de 
itsas-tar. 

Ichasgizon, b. itsasgizon, 1. syn. 
de itsastar. 

Itsastum, 1. syn. de itsastar. Ce 
mot se trouve chez O. prov. 286. 
Est-ce uu corruption de Usas- 
tarra ? 

Ixasadar, bu. embouchure d'une 
rivière dans la mer: de ixas-adar. 

Itsasgizon, v. itsaso. 

Itsaskor, v. itsatsi, s. v. ich. 

Itsastar, v. itsaso. 
Itsaste, v. ich. 
Itsasturu, v. itsaso. 
Itsatsi, v. ich. 
ItSU, v. ichu, s. v. ich. 
Itsu itsuban, v. ichu, s. v. ich. 
Itsuka, v. ichu, s. v. ich. 
Itsukeria, v. ichu, s. v. ich. 

Itsumen, v. ichu, s. v. ich. 

ItSUmustU, v. ichu, s. v. ich. 

ItSUSi, icllUSi, g. itsusi, 1. ixusi, 
bn. sale, laid. Nous avions cru 
pouvoir rattacher itsusi à ttsu, 
aveugle, et de là laideur et puis 
saleté. L'idée abstraite de laideur 
aiii.tii j)ù être exprimée de cette 



213 



façon; mais la terminaison si nous 
embarasse. Gizon ilsusia, homme 
laid. I/ilz ilsusia, parole sale. 

Ilsuslasan, g. 1. laideur, saleté, 
de itsus-tasun. 

Ixvskeria, bn. vilenie; de i.ti/s- 
eria. 

Ilsnski, 1. salement. 

Ilsusln, ilsvslen, 1. salir; irus, 
ixvshi, bn. enlaidir. 

Itsuski, v. UsusL 

Itsustasun, v. ilsusi. 

ItSUSte, v. ilsusi. 

ItSUStU, v. ilsusi. 

Itsutasun, v. icku, s. v. ich. 

Itsutu, itsutze, V. ichu, s. v. 
ich. 

Iturri, g. b. ithurri, 1. bn. source, 
fontaine. Zorion guzien iturri, g. 
Source de tout bonheur. 

Iturburu, g. source principale; 
do itur-buru. 

Itz, g. hitz, g. 1. bn. mot, pa- 
role. Uitzetatik agirî dezu, nola dize- 
kan zure biotzari. Larr. Vous avez 
le témoignage des paroles comme 
elles brûlent votre coeur c. a. d. 
vos paroles témoignent combien 
votre coeur est brûlant. 

Hit zez -hitz, 1. mot à mot. 

Itzegin, g. parler; de itz-egin. 

Itzaurreko, g. préface; de itz- 
aurreko; l'ail. Vorwort. 

Hizkuntza, g. 1. izkuntza, g. lan- 
gage. Bestenaz banagolca zure hitz- 
kuntzari. D'un autre côté c'est à 
votre langage. 

Hitzontti, bavard, subst. Trèa 
probablement de hitz-ontzi. Comp. 
le holl. praatzak, de praten, parler 



et zak, sac; l'ail, plaudertasche, 
formé de la même façon. 

Tckcta, g. propos, discours. 11 
nous semble de hitz-hetan, après 
avoir changé h en k (v. Essai, Ch. 
II.) et avec chute de n final. Comp. 
arrai 2. Itzkefan, d'après sa forme 
est un subst. verb. (V. hetan, s. v. 
ta,) ou un nom au locatif ce qui 
revient au même. 

Itzaldi, g. discours. 

Hitzlanoak, 1. prose. P. 

Hitz neurtuak, neurthitzak, 1. 
poésie. 

Itza, itzatu, v. Htze 2. 

Itzain, itzaingoa, v. idi 

Itzal, g. 1. bn. ombre. 

Itzali, itzalizen, g. éteindre. Itzal, 
itzaldu, itzaltzen, 1. ombrager. P. — 
bn. se cacher. De ich-ari 4? Comp. 
estali. 

Itzaldi, v. Hz. 
Itzaldu, V. itzal. 
Itzali, v. itzal. 
Itzaltze, v. itzal. 

Itzar, v. idi. 
Itzarkinak, v. idi. 
Itzaurreko, v. itz. 
Itze, v. Vtze, 2. 
Itzegin, v. itz. 

Itziki, bn. gorgée. Itzikika, par 
gorgées. 

Itzketa, v. itz. 

ItZUl, V. itzuli. 

Itzulbide, v. itzuli. 

Itzul, ichuli, itzultzen, g. 

itzuli, itzultzen, b. 1. itzurri, itzulzen^ 
1. itzul, itzuli, bn. tourner, retourner, 
rendre. Beren errira itzultzeko, g. 
Pour retourner dans leur pays. 



214 



Âldagarri itzulia, habit tourné. P. 
Itzuli natzayo, je me suis échappé 
de lui. P. 

Itzulbide,itzurpide, l.refuge, échap- 
patoire; de itzul et itzur-bide. 

Itzulipurdi, g. itzuliphurdi, 1. bu. 
culbute ; de itzul-ipurdi. En g. aussi 
contracté en zilipurdi. 

Itzuliphurdi, itzulipurdi, v. 

itzuli. 

ItZUltze, v. itzuli. 

Itzurbide, v. itzuli. 
Itzurri, v. itzuli. 

ItZUtZG, v. itzuli. 

Ixasadar, v. itsaso. 

IxaSO, v. itsaso. 
Ixeka, v. ichaka. 
Ixildu, v. isil. 
Ixilume, v. îsii. 

IxiO, V. izio. 

Ixtï, v. ich et ichti. 

Ixititze, v. ichti. 

IxtU, V. istu. 

IXU, v. ichu, s. v. ich. 

Ixukeria, v. ichu, s. v. ich. 

IXUSi, v. itsusi. 

Ixuskeria, v. itsusi. 

IxUStarzun, v. ichu, s. v. ich. 

IxUStU, v. itsusi. 

Iya, 1. g. ihi, 1. bn. jonc. Nous 
écrivons le guip. iya ignorant com- 
ment on l'écrit sans l'article. 

Ihipe, 1. jonchère. 

Iya, 2. bu. nom enfantin qu'on 
donne aux petits objets pour les 
faire admirer par les enfants. Sal. 

Iyez, v. igaz. 

Izai, 1. v. ich, 

Izai, 2. bn. peuplier. Sal. «et, 
1. sapin. P. 



Izaite, v. izan. 

Izan, izandu, izatu, g. izan, 
b. 1. bn. été. La terminaison de 
l'adj. verbal étant du ou tu, il a 
fallu élider le n devant t, v. Essai, 
Ch. II. Le subst. verb. est izaten. 
Izaten naiz, je suis; forme fréquen- 
tative, j'ai l'habitude d'être. 

Izatea, g. izaitia, 1. subst. verb. 
défini. 

Les terminaisons auxiliaires de 
izan sont employées en g', et b. 
pour rendre le verbe importer. Niri 
zer zat? que m'importe à. moi? 
Zuri zer zatzu? que t'importe à toi ? 
etc. Niri zer zitzadan? que m'im- 
portait à moi? etc. 

Nous avons parlé dans notre 
essai de gr. p. 57 de la confusion 
qui règne dans l'emploi de izan, 
être, pour exprimer „avoir"; p. ex. 
Diru asko izatera irichi da, g. il a 
réussi à avoir beaucoup d'argent. 
Eta aurrak izateko urteetan igaro zan, 
Lardizabal. Et elle avait passé (dans) 
l'âge d'avoir des enfants. Nous 
n'avons malheureusement rien dé- 
couvert depuis ce temps qui puisse 
jeter quelque lumière sur cette ap- 
parente bizarrerie de la langue bas- 
que. Alors déjà nous avons fait 
remarquer que les explications de 
MM. Archu, Inchauspe, etc. n'ex- 
pliquaient rien du tout. Si le grand 
nombre de terminaisons est déjà 
une véritable difficulté, l'embarras 
en est encore considérablement aug- 
menté par l'emploi particulier qu'on 
en fait dans quelques dialectes. 
La manière d'exprimer la 2 de pers. 



215 



du pron. personnel se retrouve, il 
est vrai, dans d'autres langues, dans 
le style très familier. Nous disons 
en holl. Ik heb (je) hem een pak 
gegevenî je (vous) lui ai donné 
une raclée! Aussi en fr. „il vous 
a débité là des bêtises !" Ainsi on 
dit en basque : zuk egin didazu, me 
l'as-tu fait, au lieu de zuk egin 
dezu, l'as-tu fait,- JVi askotan etorri 
natzazu erri onetara. Je te suis venu 
plusieurs fois vers ce peuple, au 
lieu de, etorri naiz, je suis venu. 
Mais ce qui est plus extraordinaire, 
c'est que l'on emploie les termi- 
naisons d'avoir pour être. Dans 
la traduction de l'anc. Testament, 
Larregui écrit, p. 72 (élégamment, 
selon Zabala) : Nor zaitut eue semea ? 
qui es-tu mon fils. Zaitut avec le 
subst. verb. correspond sans cela 
à „je te" p. ex. ikusten zaitut, je 
te vois. Au lieu de naz (dit Zabala) 
on dit nozu; c'est-à-dire au lieu 
de „je suis" on dit „tu m'as." Nous 
ne faisons qu'indiquer ces bizarre- 
ries apparentes, qui devront être 
examinées dans un travail spécial 
sur le verbe. 

La racine de izan est probable- 
ment iz, que nous retrouvons dans 
l'impératif biz, qu'il soit, de b-iz. 
Pour l'explication de b v. bere. 
Est-ce que biz aurait donné l'adj. 
verb. bizi, vivant, (comp. asi de as, 
esi de es, etc.); d'où le substantif 
bizia, la vie et puis le nom verb. 
bizitu, bizitzen, vivre. 

Izandu, v. izan. 

Izan, v. ich. 



Izar, 1. g. b. 1. bu. étoile. 

Artizar, g. b. 1. arthizar, bn. 
l'étoile du matin. 

Ozar izarra, 1. la canicule. P. 

Izartegi, 1. ciel étoile; de izar-tegi. 

Izarratu, izarski, bn. étoile. 

Izarrihitz, bn. rosée; de izar-ihitz. 

Izar, 2. v. izari. 

Izari, 1. bn. mesure. 

Izar, izartu, izartzen, 1. bn. mesurer. 

Izark, izarki, bn. couvrir le 
feu. 

Izarratu, v. izar, l. 
Izarrihitz, v. izar, 1. 

Izarski, v. izar, 1. 

Izartegi, v. izar, 1. 
Izartu, izartze, v. izari. 

Izate, v. izan. 

Izatekotz, 1. tout au plus; de 
izate-ko-tzat. 

IzatU, v. izan. 

Izaba, v. izeba. 

Izeba, g. bn. izeko, g. b. izeka, 
1. bn.? Selon M. Pabre (Guide de 
la convers. basq. fr.) izoba. Selou 
le Manuel de la convers. fr. basq. 
izaba, tante. Oha eure izebaren etchera, 
bana ez maiz sobera, prov. 349. d'O. 
Va-t-en chez ta tante, mais pas 
trop souvent. 

Izei, v. izai, 2. 

Izeka, v. izeba. 

Izeki, izekitzen, g. brûler. Il 

nous semble de izio-egin, avec chute 
de n final. Ce nom verbal se con- 
jugue des deux manières et n'a, 
comme verbe régulier, que le présent 
et l'imparf. de l'indicatif, générale- 
ment précédé du préfixe ba. Badize- 
kat, badizekazu, badizeka, etc. I:*ki 



21ft 



régit le datif. Hitzelatik agi ri dezu 
nnla dizekan (dizelca avec n à cause 
de nola) zure liotzari. Lettre de Larr. 
à Mendiburu. Vous manifestez par 
vos paroles combien voire coeur 
est brûlant. 

IzekO, v. izebi. 

Izen, g. b. 1. bn. nom. 

Izendatu, izendatzen, g. 1. bn. nom- 
mer. Izendau, b. désigner, assigner. 

Izengoiti, 1. izengoithi, bn. surnom ; 
de izen-goiti. 

Izendatu, izendatze, v. izen. 

Izendau, v. izen. 

Izengoiti, izengoithi, v. izen. 

Izerdi, g. b. 1. bn. sueur. 
Eaudra-t-il rattacher izerdi à izio? 
de iz-erdi moitié brûlant? 

Izerdi, izertzen, ou izerditzen, g. 
1. izerditu, b. izert, izertu, izertzen, 
bn. suer. Izerdi naiz, je sue. P. 

Izerîika, 1. grosse sueur qui en- 
grendre crasse. P. De izer-lika. 

Izerditze, v. izerdi. « 

Izerîika, v. izerdi. 

Izertu, izertze, v. izerdi. 

Izi, v, izu. 

Izialdura, v. izu. 
Iziapen, v. izu. 
Izidura. v. izu. 
Izigarri, v. izu. 
Izigarrikeria, v. ùu. 
Izikor, v. izu. 

Izio, g. ino, ichatu, b. allu- 
mer Larramendi écrit ezio, s. v. 
oncender, où il cite comme syno- 
nyme irateki. Il est possible que 
ces deux noms verb. soieut em- 
ployés l'un pour l'autre, mais il 
nous semble que la forme à'irazeki 



indique que c'est un verbe causatif. 
Irazeki est composé, croyons nous, 
de erazo-izeki, et izeki de izio-egin. 
Il est probable que izio n'est pas 
un adjectif verbal; pour le devenir 
il fallait le suffixe i ou du ou tu; 
de là la forme bise, ichatu (x de 
ixio = ch). Izio sera le thème, (comme 
c'est souvent le cas en bn.) avant la 
signification de „chaud", „chaleur". 

Izipera, v. isu. 

Izitu, izitze, v. ùu. 

IzkirAj g. lettre. Il nous paraît 
que izkira vient du verbe izkiribafu, 
qui est pris de l'esp. escribir. 

Izkiribu, bn. écriture. 

Izkirarra, g. littéral; de izkira- 
ara. Mieux un r. 

Izkirotallu, g. inscriptions. Se 
trouve dans St. Luc. publié par 
la soc. bibl. de Loudres. 

Izkirribu, v. izkira. 

Izkirarea. v. izkira. 

Izkirotallu, v. izkira. 

Izkuntza, v. Hz. 

Izoba. v. izeba. 

Izoki, 1. saumon. 

Izor, g. 1. bn. enceinte, gro 
Huna virginabat iqorra içanen da. 
Matt. 1.23 Test. Roch. Voici une 
vierge sera enceinte. 

IZOtZ, v. intz. 

IZOZtU, izozte, v. intz. 

Izpi, g. 1. fil, briu, — 1. Ar- 
giaren izpiak, les rayons de lu- 
mière. 

Izpika, 1. brin-a-brin ; de izpi-ka. 

Izu, izi, g. terreur. 

Izugarri, g. izigarri, 1. bn. ter- 
rible; de izu-garri. Ugolde izugarri 



217 



baten bitartez ondwnen au egin za- 
nerano, jusqu'à ce que fut faite cette 
destruction au moyeu d'un déluge 
terrible. 

ttiapen, 1. bu. frayeur ; do itia-pen. 
Eta bertan partituric monumentetik 
iciapen eta bozcario handireqmn . 
Matt XXVI1L 8. Et daus es mo- 
ment étant sortis du sépulcre avec 
crainte et grande joie. 

hi'ihlura, iz'idirra, 1. P. peur; 
de izi-dura. Nous ignorons d'où 
vient al. 

Izikor, 1. bn. peureux; de izi-kor. 

Fripera, 1. peureux; P. 

Izigarrikeria, 1. l'horreur (Manuel 
de la convers. fr. basque,) De izi- 
garri-keria. 



Ituikara, g. terreur; de i:u-ikara. 
Eta guziak izuikara andiak artuen 
zituen. Et une grande terreur les prit 
tous (ils furent pris d'une etc.). 

Izutu, izutzen, g. izitu, izitzen, 1. 
bu. épouvanter, s'effrayer, 

Izugarri, v. izv. 

Izuikara, v. izu. 

Izurde, g. espèce de grand pois- 
son de mer qui fait la chasse ;>ux 
sardines. En esp. cerdo de mar. 
De itsaso-urde? 

IZUtu, izutze, v. izu. 

Izur, iZUrtU, v. ichur. 

Izurri, g. izurrite, 1. peste; de 
izn-eri? 

IZUZki, v. isuski. 



J. 



Les Basques espagnols prononcent 
cette lettre à l'espagnole, c'est-à- 
dire comme la jota, à peu près le 
ch allemand, exactement le g hol- 
landais ; les Basques français comme 
y dans „ayant", ce qui est cause 
de l'orthographe flottante entre j 
et y. M. Archu, dans sa traduction 
des fables de Lafontaine, se sert 
de j; et dans sa grammaire fran- 
çaise à l'usage des Basques, de y. 
Ni Axular (Gueroco guero), ni Oien- 
harfc, ni Larregui (Traduction du 
N. Testament de Royaumont), ne 
font usage de y. Decheparre, au 
contraire, écrit toujours y même 
pour i. La Vieuxville préfère géné- 
ralement j initial, cependant il écrit 
yoan, yarririe, yaun et jaun etc. 
C'est donc uniquement la fantaisie 
de l'auteur qui en décide, et la 
prononciation n'en est pas altérée. 
Il y a cependant une manière de 
rendre, lo son i et j (j ' = y dans 
„ayant") qui devrait être abandon- 
née; c'est d'employer i pour /, 
ioan pour joan, ce qui ne représente 
pas du tout le même son. En suite 
d'écrire y pour i, quand ou a' une 
fois adopté pour y le son de y 



dans „ayant." M. Salaberry, comme 
beaucoup d'autres auteurs a. con- 
servé le y initial comme consonne; 
mais s. v. ya il cite le mot ycho; 
écrit de cette façon il est impossi- 
ble de prononcer ce mot. 

Comme la majorité des Basques 
français a adopté /, nous avons 
préféré conserver ce caractère, à 
l'exclusion de y, comme lettre ini- 
tiale. J présente cet avantage, que 
chaque dialecte peut le prononcer 
à sa façon; les Basques esp. comme 
jota; les Labourdins et Bas-navar- 
rais comme j = y dans «ayant ;" 
même le Souletin s'en arrangera 
puisqu'il prononce le j à la fran- 
çaise, comme dans le mot jamais. 
Cette orthographe convient aussi 
aux Biscaiens, qui ont une façon 
particulière de prononcer le y dans 
le corps du mot et précédé de i 
et qui se rapproche un peu du g 
italien devant e et i. Dans ce cas 
les Guipuzcoaus écrivent y, {geijago, 
b. geyago, g.) et donnent à cet y 
exactement le son mouillé du dj 
hongrois, a peu près comme dia 
daus diable. Ce son mouillé de l'y 
se retrouve même comme son initial 



219 



dans quelques mots lab. et bn., 
mais ils sout si rares que pour le 
moment il nous a paru suffisant 
de faire remarquer cette pronon- 
ciation plutôt exceptionnelle, au 
mot même. Cette tendance de j :\ 
s'allier au d n'a rien d'extraordi- 
naire et se retrouve dans d'autres 
langues ; p. ex. giorno it. de diurnus 
qui se prononçait djurnus; diacere, 
it. de jacere. V. Diez, Gr. vol. 
I. p. 254. Brachet, D. Ers. v. abré- 
ger. Larramendi et après lui Lar- 
dizabal et d'autres ont prétendu 
que la prononciation du j comme 
jota n'est pas primitive; que les 
Basques out dû la prendre des 
Espagnols. Comme cette opinion 
ne s'appuie chez Larramendi, sur 
aucun argument quelconque, il sera 
nécessaire d'examiner si elle a quel- 
que valeur. Peut être dans l'état 
où sout nos connaissances de la 
langue basque, sera-t-il tout aussi 
difficile de rendre compte de cette 
prononciation pour le basque que 
pour l'espagnol. M. Diez, dans sa 
gram. vol. 1. 867, admet l'asser- 
tion de Larramendi, qui, dans l'in- 
troduction de son dictionnaire p. 
XXX dit. „Eu este dialecto de 
Guipuzcoa se ha introducido la 
pronunciacion castellana." Ne fau- 
drait-il pas exiger un peu plus 
qu'une assertiou pure et simple? 
M. Diez, qui cite Larramendi, ajoute 
que la jota esp. est souvent rem- 
placée par ch palatal ; ainsi bâchera 
de l'esp. baxel; alporcha de l'esp. 
alforja ; chucatzea de l'esp. enxugar. 



Il pourrait sembler téméraire 
d'avoir une autre opinion que l'émi- 
nent professeur de Bonn, et nous 
allous au devant de ce reproche 
eu demandant avec toute la réserve 
possible, si les trois exemples que 
citent M. Diez suffisent pour ne 
laisser aucun doute sur cette ques- 
tion. Nous n'oserions répoudre né- 
gativement, mais nous aimerions 
répéter ici l'exemple (v. l'introduc- 
tion) du mot fr. „personne," qui 
est devenu presuna eu lab. Ici nous 
n'avons donc pas seulement un 
groupe (pré) qui est inconnu au 
basque, mais bien plus, pr remplace 
une combinaison (per) parfaitement 
basque. A peu-près la même chose 
est arrivée avec „prouver" dont le 
dial. lab. a fait frogatu ; or/ n'existe 
pas en basque. Le seul fait qu'un 
mot est étranger à une langue paraît 
singulièrement influencer la pronon- 
ciation, même quand les sous ne 
diffèrent pas. Les Anglais ont dans 
les mots „knew" (je connaissais), 
„new" (nouveau) exactement le son 
de gn daus „agneau" et cependant 
ils éprouvent une grande difficulté 
à prononcer Cologne, Bourgogne. 

Nous aimerions encore faire re- 
marquer que notre g holl. est exac- 
tement la jota esp. et qu'aucune 
des autres langues germaniques ne 
possède ce son, du moins initial, si 
ce n'est l'allemand bernois. — Le 
troisième exemple {chucatzea), cité 
par M. Diez nous semble plutôt 
dériver du prov. echucar (v. L. R.) 
que de l'esp. enxugar. Ceci ne di- 



220 



minue en rien l'observation très 
juste de M. Diez que la jota est 
souvent rendue par ch. Nous pou- 
vons ajouter aux exemples donnés : 
kechu, plainte, de queja, plaiute. 
Mais est-ce que ces quelques exem- 
ples suffisent? nous ne voudrions 
par l'affirmer. Dans l'introduction 
on trouvera p. 8 et 11 quelques re- 
marques sur la prononciation de 
mots étrangers. 

Ja, 1. bn. interj. pour faire 
arrêter une action quelconque. M. 
Salaberry ajoute. „On dit ycho au 
lieu de ja pour faire cesser quel- 
qu'un de pleurer, de chanter, etc." 
Ycho est évidemment icho! silence. 

Ja, 2. 1. déjà; de l'esp. ya. 

Jadanik, 1. bn. syn. de ja. De 
ja-daniJc. 

Jagoiti, jagoitik, 1. désormais; de 
ja-goti. 

Jabaldu, jabaltzen, 1. s'apai- 
ser, s'adoucir, se calmer, très pro- 
bablement de jabe-ari-du, faire le 
maître, maîtriser. Pour la mutation 
de r en 1, v, arilla. — Haren ha- 
seria jabaltzen da, sa colère s'apaise. 
Emozu ur, mintza zakitza emeki eta 
emero, sua iraungiko da, gaitzerizkoa 
jabalduko da. Ax. 293 — 94. a. éd. 
118. n. éd. Donnez lui de l'eau, 
parlez-lui doucement, la colère pas- 
sera, la haine s'apaisera. 

Jabaltze, v. jabaldv. 

Jabe, g. b. 1. bn.jaube, b. maître. 

Jabetu, jabetzen, 1. jabe egin, b. 
posséder, se rendre maître. — bn. 
s'approprier. Jabetu natzayo, je me 
suis rendu maître de lui. 



Jabetu, jabetze, v. jabe. 
Jachi, jachitzen, g. jatzi, b. 

(Zabala) ; jacsi, b. (Mogue\) ; jautsi, 
jausten, 1. bn. M. Salaberry écrit 
yeux,yeuxi; descendre. Une variante 
de ce nom verbal est: jausi, 1. 
jauzi, bn. jausi ou jautsi, b. avec la 
signification de „sauter" dans les 
dial. basq. fr. et de „tomber," 
dans le dial. bise. Jauzi, en bn. 
ne signifie pas seulement sauter 
mais encore : faire sortir ou faire 
éclater, extraire; et de là , .traire'', 
jetai, g. qui est devenu en 1. et 
bn. deitzi, à cause de la pronon- 
ciation du y, v. la lettre J. — Ta 
menditic iavtsi cenean. Matt. YI1T. 1. 
Test. Roch. Et quand il fut des- 
cendu de la montagne. Jacsi zaitezee 
orain ikmtera sepultura edo illobijak. 
Moguel, p. 83. Descendez mainte- 
nant pour voir les sépulcres. 

Jautsapen, 1. descente, chute; de 
jautm-pen. Comp. aditza pour la 
forme du subst verb. Y. écrit 
jautste. Ile eta jautstegiak, montées 
et descentes. — Halako suertez non 
Esaiaz Prophetak hain jautsapen han- 
diaz miretsirik, galdegiten baitio, Ax. 
140. a. éd. 394. n. éd. C'est ainsi 
que le prophète Esaie, s'étonnant 
d'une si grande chute, lui demanda. 

Erachi, erachi t zen, g. eraatsi, era- 
asten, b. erautsi, erautsten ou erausten, 
1 bn. erauxi, bn. (Sal.) faire des- 
cendre; de erazo-jachi. V. erautsi 
où nous avons parlé on détail de 
ce nom verbal. 

Jt/iisi. jmisten, b. 1. jauzi. bn. 
jaulsi, b. Eu b. tomber; en 1. et 



lt\ 



bn. sauter; en bu. faire sortir, 
faire éclater, extraire. V. jachi. 
lauz baitzedin /mourra haren m- 
belean. Luc. I. 41. Test, lloch. 
L'enfant sauta dans sou ventre. 
Norutz jausten garian, b. Moguel. 
Où que nous tombions, lndazu 
sendotasuna jausi ez nadin pekatuan. 
Zabala. Donnez-moi la force pour 
que je ne tombe pas dans le 
péché. Krutziaea kargijagaz lurrera 
jautsi zan, b. Olaechea, p. 148. 
Il était tombé par terre avec la 
charge de la croix. Burutik juuzi du. 
g. b. 1. Il est devenu fou. Adimendu- 
tik jausia. Démonté de cervelle. P. 

Jauztekari,h\x. sauteur; de jaus- 
te-hari (v. ari 4.) Jauskari ona ka- 
pazar (O. écrit capaxar) duna. 
Prov. 265 d'O. Sous une méchante 
(vieille) cape se trouve souvent le 
bon sauteur. 

Jautskor, 1. facile à s'empor- 
ter; — bn. élastique, qui saute; 
de jauls-kor. 

Jauztiri bn. petite échelle pour 
franchir uu mur, une haie. La 
termiuaison est obscure. 



Jetzi, jetzitzen, jalzi, jaitste, 1. g. 
deilzi, bn. traire. — 1. tirer, pres- 
surer. P. La prononciation du y 
que nous écrivons j est légèrement 
nuancée du d et de là la diffé- 
rence d'orthogrape. V. la lettre •/. 

Jacsi, v. jachi. 

Jadanik, v. ja, 2. 

Jagi, v. jaiki. 

Jagitu, v. j lïk'i. 



Jagoiti, jagoitik, v. ja, -i. 

Jai, g. b. 1. jei, 1. fête. Jage- 
guu, jour de fête. Probablement, 
du prov, jai, gai, v. L. EL 

Jaigura, envie de sortir ou de 
s'assembler. Mot d'O. selon. P. 
La terminaison est gura, envie ; 
mais jaïi V. jayertu i. 

Jaiguratu, v. jai/ertua. 

Jaiki, jaikitzen, g. 1. bu. jagi, 
b. jei/c, jeiki, bn. (Sal.) se lever. 
JE: in iaiqiii niaitec hiri emaitera. 
Luc. XI. 7. Test, lloch. Je ne 
puis me lever pour t'en donner. 
Jaiki berria naiz, je vieus de me 
lever, P. Nescatcha hiri diosnat 
iaiqui adi. Marc. V. 41. Test. Eoch. 
Jeune fille, je te dis lève-toi. La 
2 de pers. de l'impératif est haik 
lève-toi (v. l'exemple s. v. haik). 
M. Salaberry cite aussi cette forme 
régulière (bien qu'il écrive yeiki 
avec e), mais il donne „haikcC y ; 
le a final doit être une erreur. 
La seconde pers. finit toujours eu 
/•, masc. », fém. P. cite kaïk. Pour 
la chute de j initial, comp. arrtit, 
de jarraitu. 

Eraikitze, iraikitze, 1. faire lever. 
P. De erazo-jaiki, comme irakmi 
de erazo-ikasi. Le j est toujours 
élidé; comp. erachi, de erazo -jachi; 
eroan de erazo joan. P. ne cite pas 
l'adj. verb. qui doit être eraiki 
ou irai/.i. 

Jaikitze, v. jaiki. 
Jainko, v. jaun. 
Jainkoaizun, v. jaun, 
Jainkotasun, tarzun, y. jaun. 
Jainko zko, v. jaun. 



222 



Jaitste, v. jetzi, s. v. jachi. 

Jaka, 1. bn. habit, pourpoint; 
du fr. jaque (habillement court 
et serré), dont l'origine est incer- 
taine, selon M. Littré. Du Cange 
croit que ce mot provient des 
Jacques, les paysans révoltés; M. 
Brachet (Dict. Etym.) se range à 
cette opinion. 

Jaki, g. 1. bn. Toute sorte de 
mets qui se ^mangent avec le pain, 
tels que viande, fruits, oeufs etc. 
Peut-être du nom verbal jakitu, 
comme a/mr de ahartu. 

Jakilu, jakitzen, 1. bn. Selon P. 
faire durer sa viande autant que 
le pain. Selon M. Salaberry, man- 
ger avec ordre en proportionnant 
le pain avec le jaki. Probablement 
de jan-hide, qui est devenu jan- 
kide, (k pour h, v. Essai, Ch. II) 
et puis jakide, puisque n ne peut 
précéder k. Jan-kide-tu, manger 
avec. 

Jakile, jakille, v. jakin. 

Jakimbide, v. jakin. 

Jakin, jakiten, g. b. 1. bn. 

savoir. En g. le n a généralement 
le tilde jakin. Le présent et l'im- 
parfait de l'ind. se conjuguent 
aussi régulièrement, dakil, dakik, 
daki, etc. je sais, tu sais, etc. On 
ne s'en sert généralement qu'avec le 
préfixe 6a, badakit, etc. 

Jakinlasun, g. b. 1. science; de 
jakin-tasun. 

Jakinde, g. connaissance, savoir. 

Jakinduri, g. 1. jakiluri, b. con- 
naissance, science. La terminaison 
duri paraît être une imitation de 



l'esp. sabiduria. Jakinduriako ar- 
bola, l'arbre de la science. 

Jakintsu, g. b. jakilun, b. jakin- 
stm, 1. bn. jakinsun, jakinsu, bn. 
savant ; de jakin-tsu. Les formes 
en n comme jakitun paraissent être 
pour jakin-dun, qui a savoir = sa- 
vant; et de là la forme corrom- 
pue jakisun où les deux terminai- 
son Uu et dun ont été réunies? 

Jakiunde, g. intelligence, con- 
naissance. Terminaison obscure. Ira- 
kurleen jakiunderako, pour l'intelli- 
gence du lecteur. 

Jakimbide, g. connaissance; de 
jakin-bide. Eztarasaie surmurrez ta 
deadarrez zeruko jakimbidea ? Let- 
tre de Larramendi à Mendiburu. 
Ne parlent-ils pas avec murmure 
et cris de la coanaissance du 
ciel? 

Jakile, bn. jakille, mot d'O. se- 
lon P. Témoin ; de jakin-le, avec 
élision de n devant l, v. Essai, 
Ch. II. 

Dakiregi, g. collège; de daki, il 
sait, et egi pour tegi, avec r eu- 
phonique? V. jauregi. 

Ezjakin, g. 1. ignorant, igno- 
rance; de ez-jakin. Nere ezjakinari 
gogor eginik, g. le faisant malgré 
mon ignorance. 

Jakingabe,jakingabelasun, 1. igno- 
rant, ignorance. 

Jakinde, v. jakin. 
Jakinduri, v. jakin. 
Jakingabe, jakingabeta- 

SUn, v. jakin. 

Jakinsu, v. jakin. 
Jakinsun, v. jakin. 



228 






Jakintasun, v. jakin. 
Jakintsu, v. jakin. 
Jakinsun, v. jakin. 
Jakite, v. jakin. 
Jakitu, v. jakin. 

Jakitun, v. jaUn. 
Jakituri, v. jakin. 
Jakiunde, v. jakin. 
Jako, jakoz, b. il à lui, ils 
à lui; prés, de l'ind. v. izan. 

Jakon, jakozan, b. il a lui, 

ils à lui; imparf. de l'ind. v. izan. 
Jaku. jakuz, b. il à nous, ils 

à nous, v. izan. 

Jakun, jakuzan, b. il à nous, 
ils à nous ; imparf. de l'ind. v. izan. 

Jale, v. jan. 

Jalgi, 1. bn. sortir, mettre de- 
hors; syn. de ilki. Bn g. c'est 
jalki, s'égrener, et ne se dit que 
du grain qui tombe de l'épi soit 
par le vent, soit parce qu'il 
est mûr. 

Jalgite, bn. diarrhée. 

Jalgite, v. jalgi. 

Jalkî, v. jalgi. 

Jan, jaten, g. b. 1. bn. man- 
ger. Bere hilz jaten du, il se dédit. 
P. Jan zaàarra, qui n'a pas mangé 
depuis longtemps. P. 

Janari, g. b. janhari, 1. bn. 
aliment. 

Janthurunz, mot d'O selon P. 
Repas; de jan-othurunz. 

Janiza, bn. faim canine. 

Jale, 1. bn. mangeur; de janle, 
avec élision de n devant l, v. 
Essai, Ch. II. — Gibel jalea, dé- 
tracteur, qui médit derrière le 
dos. P. 



Janari, v. jan. 

Jangoiko, v. jaun. 

Janhari, v. jan. 

Janiza, v. jan. 

Janthurunz, v. jan. 

Jantzi, v. janzi. 

Janzari, \>n. toupie. 

Janzi, janzitzen et plus usité 
jazten, g. jantzi, b. jaunizi t jaun- 
sien, 1. jaunz, jaunzi, bn. vêtir, se 
vêtir. A Guéthary ou prononce j 
comme dj. v. la lettre /. — Egija- 
ren koloriagaz bere guzurrak janzita, 
b. ayant revêtu ses mensonges des 
couleurs de la vérité. 

Janzkai, jazkai, g. vêtement; du 
thème janz et jaz-gai. 

Jazleko, b. vêtement ; de jazte-ko. 

Eraantzi, b. faire habiller; faire 
prendre, donner, p. ex. une mala- 
die, des habitudes, etc. Zabala, 
Verbo viscaino p. 162. 

Janzitze, v. janzi. 

Janzkai, v. janzi. 

Jar, v. jarri. 

Jaramon, g. b. faire cas de, 
faire attention. Ce nom verb. parait 
être composé de jar-emon; mais 
nous ignorons la signification de 
jar. Bana Agudinek jaramon baga. 
Moguel. Mais Augustin, sans en 
faire cas (des prières de sa mère). 
Zeren chakurrak ez jaramon egilen 
dionari, g. parce que le chieu au- 
quel on ne fait pas attention. 

Jardirex, jardirexi, bn. ob- 
tenir. Probablement de jardi- 
etsi, quoique jardi ne se trouve 
pas. 

Jardun ou ari, jarduten, g. 



224 



yardun, ihardun, b. être occupé à. 
C'est ainsi que Larrameudi et Lar- 
tiizal citent ces noms verbaux, dont 
le premier (jarduri) est connu en 
g. et b. et le second (ari) en g. 1. 
bu. Ils sont synonymes et ont, 
d'après ces auteurs, la même con- 
jugaison. La confusion saute aux 
yeux et voici comment elle a pu 
se produire. Rappelons d'abord que 
y ou j (v. la lettre J), se prononce 
quelquefois avec une nuance du d, 
à peu près comme dia dans diable; 
cette prononciation est si vague 
qu'on croit encore y distinguer le 
îï espagnol (gn fr. dans agneau); 
nous avons dû faire redire à re- 
prise les mots où ce son se trouve 
(p. ex. jostalu), avant d'en saisir 
la prononciation. Lardizabal paraît 
avoir éprouvé le même embarras 
et c'est pour cela qu'il écrit yardun 
et ivardun, et Larrameudi s. v. 
sacudir, iardausi (jardausi), ïhar- 
rusi. En bise, bana est devenu 
baya. — Si nous considérons main- 
tenant la conjugaison de jardun, 
nous trouverons qu'elle est compo- 
sée du nom verbal et des termi- 
naisons auxiliaires dut, duzu, du. 
Ainsi diardut, diarduzu, diardu, etc. 
je suis occupé à, etc. auraient pu 
(ou dû?) s'écrire, yardut, yard a: u 
yardu, et se décomposent en: yar- 
dut, yar-dvzu, yar-du, etc. Far ou ar 
est la racine qui a produit jarrl 
(Jar -j- i, l'élément Normatif des adj. 
verbaux; le r final est redoublé 
puisqu'il est dur?) se mettre à (tra- 
vailler). Irakurten jar d un uai:. g. 



je suis occupé à lire. Lanean diar- 
dut, g. je suis occupé ;\ travailler 
(litt. dans le travail). On voit par 
ces exemples que jardun se con- 
jugue, pour ainsi dire, régulière- 
ment {diardut) et aussi d'après le 
mode périphrastique (jardun nui:). 
Il est probable que la conjugaisou 
diardut, etc. c'est-à-dire yar dut, 
puisqu'elle est simple et complète, 
a été la conjugaison primitive; plus 
tard, quand sa véritable significa- 
tion s'est perdue, par suite de l'or- 
thographe, ou plutôt parce que l'écri- 
ture n'en avait peut-être pas fixé 
les formes, on y a accollé un se- 
cond auxiliaire: jarduten naiz. 

Depuis que nous avons écrit 
l'article ari l, noub avons décou- 
vert, croyons nous, comment^ar^u» 
dérive de ari. Ari est l'adj. verb. 
formé de la racine ar, au moyeu 
de la voyelle i (cemme asi du as ; 
esi do es; ichi de ich, etc.). Ari 
dans les dial. basq. fr. est hari; 
or h permute avec y, ainsi : sahetz = 
sayetz; bohatu = buyatu; gihar = 
giyarre. Le y qui provient de h de- 
vient n, et c'est ainsi que^jyarest 
devenu ginar. Ce dernier exemple 
nous mootre clairement comme har 
est devenu yar et puis inar, et 
avec la terminaison yardun ou inar- 
dun. La forme primitive a donc 
été: har dut, puis yar dut; et le 
y prononcé comme dj a donné diar 
dut et finalemeut diardut. V. chin- 
gar 1. pour ces différentes permu- 
tations. Il semblerait que h pro- 
Oôde de y et non pas // de >', 



225 



comme nous l'avons dit à la fin 
de l'article ckingar; c'est-à-dire que 
la filiation est h-y-n et non h- 
//-//. La filiation complète est donc 
g-d-h-y-h; par erreur g-à-d-n, à 
l'article chingar 1. Le sou mouillé 
de l'y (dj ou dia, diable) peut avoir 
produit n. Jgar a donné eyhar, 
eyar; mais inar n'existe pas, eyar 
a donc précédé inar? 

Jardute, v. jardun. 

Jargi, v. jarri. 

Jariete, v. jario. 

Jarietze, v. jario. 

Jario, jariotzen, g. l.jarion, 
erion, b. (Lardizabal) couler. P. 
cite jarietzea,jarieten, diffluere. Odol 
jarielea, flux de sang, dissenterie. 
Aujourd'hui l'adj. et le subst. verb. 
ne sont plus connus en labourdin ; 
cependant les formes fléchies sont 
restées en usage: dariot, dariozu, 
dario. Ce nom verb. a le prés, et 
Timparf. de l'ind. réguliers. Ta al- 
derdi guzietatik eziia dario. Lettre 
de Lar. à Mend. Et de tous côtés 
coule le miel. — Jario correspond 
à „faire" dans la phrase suivante: kea 
dario, g. b. 1. il fume. 11 est curieux 
que eraunxi qui est synonyme de 
jario (v. eraunsi), soit employé en 
souletin pour „faire" dans toutes 
sortes d'acceptions. 

Jarion, jariotze, v. jario. 

Jarki, g. inclination. 

Jarkitujarkitzen, g. incliner, pen- 
cher. Bàna Augustinek aita mundu- 
tarragana jarJdtu. Moguel. Mais- 
St. Augustin penchant vers un père 
mondain. 



Jarki tu, jarkitze, v. jarki. 

Jarmota, 1. bonite ; esp. bonito; 
espèce de truite; aussi connue sous 
le nom de : petit thon, bien que ce 
soit un poisson différent. 

Jarraik, jarraiki, v. jarraitu. 

Jarraitu, jarraitzen, g. b. 

jarraik, jarraiki, jarraitzen, 1. bn. 
garreilu, jarreiki, bn. suivre. Ce nom 
verb. se conjugue des deux manières, 
et perd le j dans la conjugaison ; il 
régit le datif. Ta animo geyagogaz bere 
egihizunari jarraituteko, b. Et pour 
poursuivre ses occupations avec plus 
de zèle. Niri darraitana ez dabilla 
illumôean, 1. Jeau VIII. 12. Chou- 
rio. Niri jarraitzen dirana ez da- 
bil illumàetan, g. Echeverria. Ce- 
lui qui me suit ne marchera pas 
dans l'obscurité. Eta gendetze handi 
iarreiqui cequion. Matt. IV. 25. 
Test. Boch. Et de grandes troupes 
de peuple le suivaient. Baina 
eguiari garreiizalaric charitatere- 
guin. Eph. IV. 15. Test. Roch. 
Mais suivant la vérité avec la 
charité. 

Jarraiki, bn. diligent, qui suit 
de près ses intérêts. Sal. 

Jarraitze, v. jarraitu. 

Jarri, jartzen, g. 1. jarri, ja- 

sarri, b. jar, jarri, jartzen, bn. se 
mettre, se mettre à (p. ex. travail- 
ler), s'asseoir. Abran auzpez jarri. 
g. Abraham se mit la face en terre. 
Vrdain jartzea, se faire porcher. 
P. Comp. jardun. Eta miraz iar- 
riric haren repostaren gainean ichil 
citecen. Luc. XX. 26. Test. Eoch. 
Et étant étonnés de sa réponse il 

15 



226 



se turent. Jésus itchelik ilkiric,iar 
cedin Usas costa. Matt. XIII. 1. 
Test. Roch. Et Jésus étant sorti 
de la maison, s'assit près de la mer. 

Jargi, bn. siège; de jar-gai. 

Jartoki, 1. place, lieu où s'asseoir ; 
de jar-tohi. 

Jartoki, v. jarri. 

Jartze, v. jarri. 

Jasa, g. b. (jasa, b.) Ce mot 
se trouve dans le composé euri- 
jasa; mais nous ignorons ce qu'il 
signifie. 

Jasan, jasaten, ou jasaiten, 

1. bn. porter, supporter. Qomyt.jaso. 

Jasarri, 1. v. jarri. 

Jasarri, 2. jasartzen, 1. frap- 
per, battre; s'en prendre à quelqu'un. 
Jasarri dio, il l'a battu. Uriari 
jasarri dio ou erautsi dio, il a plu 
à flabe, P. On pourrait comparer 
à cette façon de parler l'expression 
„pluie battante." — Jasarka era- 
billea, traiter de coups. P. 

Erazar, erazarri, bn. adresser des 
reproches vifs; de erazo-jasarri? 
Erazarri, bn. ondée. 

Jasartze, v. jasarri. 

Jaso, g. b. lever, monter. Jasan, 
1. porter; — bn. porter, supporter. 
Larramendi donne les deux formes 
s. v. levantar, et il est probable 
que ce sont des variantes du même 
mot. C'est le seul exemple que 
nous sachions, où an est pour o, ou 
o pour an. 

Jastatu, bn. goûter; du prov. 
gostar. Jastatu se prononce géné- 
ralement djastatu. V. la lettre /. 

Jate, v. jan. 



Jatorri, g. b. origine. Ce mot 
est obscur. La terminaison paraît 
être etorri, venu. Il est possible 
que ce soit uue expression pléonas- 
tique, jai-etorri, v. jayeratu. 

Jatorrizko, originaire; dejatorri- 
z-ko. 

Jatorrizko, v. jatorri. 

Jatzi, v. jetzi, s. v. jachi. 

Jaube, v. jabe. 

Jaugitea, 1. venir; syn. de 
ethortzea. Biaugi. qu'il vienne. P 
ne cite que le subst. verb. qui est 
évidemment composé de jau-egitea ; 
ainsi l'adj. verb. sera jaugin pour 
jau-egin. Nous ignorons ce que 
jau signifie. V. jayeratu. 

Jauki, jaukiten, soûl. O. at- 
taquer; — bn. reprocher. Eta sen- 
harrac utzen duenarequin ezconcen 
denac adulterio iauquiten du. Luc. 
XVI. 18. Test. Roch. Et quiconque 
prend celle qui a été répudiée par 
son mari, commet adultère. 

Jaukimendu, attaque, assaut. Dia- 
bruaren jaukimetiduak, les assauts 
du diable. 

Jaukimendu, v. jauki. 

Jaun, g. b. 1. bn. seigneur, 
maître, monsieur. Ec/ieko jauna, le 
maitre de la maison. 

Jaungoiko, g. 1. jangoiko, b. con- 
tracté en jainko, g. 1. jinko (j/inko) 
bn. Dieu; probablement de jaun- 
goi-ko, le seigneur d'en haut. 

Jainkotasun, g. 1. jainkotarzun, 
bn. divinité; de jainko-tasun. 

Jainkoaizun, idole. O. 

JainkozkOfl.jaungoikozko. b. divin ; 
de jaungoiko-Z'ko, et àejainkoz-ko. 



227 



Jainkotiar, bn. qui aime Dieu. Sal. 

Jainkoaren ollo, bn. papillou. 

Jaungoiko, v. jaun. 

Jaungoikozko, v. jaun. 

Jaunste, v. jamëi. 

Jauntzi, v. jmuL 

Jaunz, jaunzi, v. janzi. 

Jauregi, g. 1. palais. Selon 
P. pour jaundegi ; v. legi. La mu- 
tation de n en r est rare; cepen- 
dant le nom verbal jauretsi donne 
raison à P. Dans les proverbes d'O. 
on trouve jauregi comme nom pro- 
pre et aussi pour: gentilhomme. 

Jaureste, v. jauretsi. 

Jauretsi, jauresten, soûl. 

mér. O. reconnaître quelqu'un pour 
seigneur; dejaun-etsi; v. jauregi. — 
Jainkoian bat huts jauretsak. Ne 
reconnais qu'un seul Dieu. 

Jausi, v. jachi. 

Jauste, v. jausi, s. v. jachi. 

Jautsapen, v. jachi. 

Jautsi, v. jachi. 

Jautskor, v. jausi, s. v. jachi. 

Jauzi, 1. v. jausi, s. v. jachi. 

Jauzi, 2, g. terme de jeu, dé- 
passer, excéder, avoir plus de points 
qu'il n'en faut. 

Jauztekari, v. jausi, s. v. jachi. 

Jauztiri, v. jausi, s. v. jachi. 

Jax, bn. genêt; balai. 

Jayegun, v. jaigura. 

Jayera, g. inclination; àejay- 
ra ; v. jayeratu. Jainkoak eman ez- 
pazizun Jesusen biotzarekiko dezun 
jayera hori. Lettre de Larr.à Mendib. 
Si Dieu ne vous avait pas donné 
pour le coeur de Jésus cette incli- 
nation. 



Jayeratu, jaiguratu, g. incli- 
ner. Larramendi cite encore ayertu. 
O. se sert de jaigura, envie de sor- 
tir ou de s'assembler ; jai-gura. 
Jai est donc sortir, s'assem- 
bler et peut avoir donné le nom 
verb. jaiguratu, incliner, qui est 
„être porté à" et indique l'incli- 
naison morale (inclination). La 
signification primitive peut cepen- 
dant être „sortir", (et se retrouve 
peut-être dans jaugitea (jau-egitea) 
que cite P. pour „venir") et nous 
explique le nom verb. jayo, naître. 
Jayeratu peut être formé comme 
beaucoup de noms verb., avec le 
suf ra, vers ; sortir ou aller vers = 
incliner. 

Jayo, jayotzen, g. b. 1. bn. naî- 
tre. Jayo da, il est né. V. jayeratu. 
Hura dençat lehen iayoa anhitz 
anayeren artean. Rom. VIII. 28. 
Test. Roch. Afin qu'il soit le premier- 
né entre plusieurs frères. 

Jayotza, g. b. jayo, 1. naissance. 
Comp. aditza pour la forme de 
jayotze. Jayoz geroztik, depuis la 
naissance. 

Jayotzako, jayotzazko, g. natif; 
de jayotza-lo. 

Jayoperri, g. nouveau-né; de 
jayo-berri. Ikusi dituzute itioz bildots 
jayoperriac ? Avez vous jamais vu 
des agneaux nouveau-nés? 

Jayoperri, v. jayo. 
Jayotza, jayotzako, v. jayo. 
Jayotzazko, v. jayo. 
Jayotze, v. jayo. 

Jaz, v. igaz. 
Jazkai, v. janzi. 



228 



Jazojazoten, b. arriver. Baita 
bere jazoten da, même aussi arrive- 
t-il. . . Au berau jazoten da chakur 
ta animalija guzliakin, Moguel. Ceci 
arrive avec le chien et avec tous 
les animaux. Esan tajazo. Moguel. 
Aussitôt dit que fait. 

Jazote, v. jazo. 

Jazte, v. janzi. 

JaztekO, v. janzi. 

Jei, v. jai. 

Jeik, jeiki, v. jaiJd. 

Jeinha,jeinhatu, bn. soigner. Du 
fr. génie, dout le lab. a fait jeinu 
et le bn. jeinhu, deinhn, adresse. 

Jeinhu, jeinu, v. jeinha. 

Jende, bn. v. gende. 

Jestu, bn. geste, aptitude. 

Jetzi, jetzitze, v. jachi. 

Jeux, v. jausi, s. v. jac/ii. 

Jile, v. jin. 

Jin, jiten, bn. venir. 

Jile, bn. celui qui arrive; de 
jin-le. avec élision de n devant l, 
v. Essai, Ch. II. 

Jillko. v. jaun. 

Jite, v. jin. 

Jo, jotzen, g. b. jo, joilen, 1. 
bn. battre, frapper. Joz eta joz, 
en frappant et refrappant. P. Oil- 
larrak jo du, bu. le coq a chanté. 
Le même auteur cite: Jozazu larrika, 
percez la barrique; nous croyons 
qu'il se trompe; percé est josi; 
jozazu pour josi-ezazu. Burulik joa, 
qui a chambres à louer, P. Ce 
sera, comme en fr., avoir l'esprit 
frappé. 

Joka, 1. en se battant; dejo-ka. 

Joaille, joaile, v. joan. 



Joaite, v. joan. 

Joan, joaten, g. b. juan,jua- 

ten, b. bn. joan, joailen, 1. goan, 
ou gan, gaten, 1. aller. Ce nom 
verb. se conjugue des deux ma- 
nières : noa, oa, doa etc. ou joaten 
naiz. Je vais, tu vas, il va, etc. 
En bise, joan donne au verbe qu'il 
accompagne la signification d'un 
verbe fréquentatif; si ce verbe est 
neutre on emploie joan, s'il est 
actif eroan. Etortzen noa, j'ai l'ha- 
bitude de venir. Lardizabal se 
trompe donc quand il donne oi, 
comme infinitif des formes verbales 
noa, oa, etc. Oi n'a rieu à faire 
avec joan. Le verbe aller est em- 
ployé comme une espèce d'auxi- 
liaire aussi en italien; on dit, 
„se va diceudo", pour „on dit". — 
Ene semea esluzu gibela goan behar, 
Chourio. Mon fils il ne faut pas 
aller en arrière. 

Joan jin, bn. voyage court et 
prompt. M. Salaberry écrit ici yoan 
et pour le nom verb. yuan. 

Joaille, 1. joaile, bn. gaille, 1. celui 
qui part; de joan et gan-ille, avec 
élision de n devant l, v. Essai, 
Ch. IL 

Eroan, eruan, b. emporter, em- 
mener; syn. du g. eraman ; de 
erazo-joan, juan Eroan sert comme 
auxiliaire des verbes actifs pour 
leur donner la signification d'un 
verbe fréquentatif. 

Joate, v. joan. 

Jobalta, bn. merrain. 

Joite, v. jo. 
Joka, v. jo. 



229 



Jokha, jokhatu, bn. s'aceou- 
pler (dos oiseaux). Du prov. jogar, 
jouer? 

Jokari, bn. joueur, dejoko-ari, 4. 

Joko, b. bn. jeu, du prov. joc. 

Jolas, g. b. solàas, 1. zolas, bn. 
Conversation, amusement; de l'esp. 
solaz. Le mutation de s en j est 
extrêmement rare; c'en est peut- 
être le seul exemple. 

Sola statu, solastat zen, 1. bn. con- 
verser, discourir. 

Solastiar, 1. discoureur. 

Jondone, 1. saint; p. ex. Jon- 
done Laurendi, St. Laurent. Pro- 
bablement de Jaun-don, imité de 
l'esp. senor don. 

Jopo, 1. cerf. 

Jori, 1. potelé, grassouillet. 
Neslalo joria, fille potelée. Molza 
joria, bourse pleine. P. Cette der- 
nière acception nous donne proba- 
blement la signification primitive, 
d'où le verbe: 

Joritu,jorutitzen,g.ahon d er; v .jori. 

■Inritamn, g. abondance; de jou- 
ta su n. 

Joritasun, v. jori. 

Jori tu, joritutze, v. jori. 

Jorra, (jor?) g. b. 1. sarclure. 

Jorrailla, b. le mois d'avril; 
de jorra-illa. Selon P. le mois 
de mars. 

Jorrai, g. b. 1. sarcloir. 

Jorratu, jorratzen, g. b. 1. bn. 
sarcler. 

Jorrai, v. jorra 

Jorrailla, v. jorra. 

Jorratu, jorratzen, v. jorra. 

Josdura, v. jori. 



Josi, jositzen, josten, g. b. 

1. bn. coudre; — g. b. percer. — 
1. attacher. Bere bi semek ganibitaz 
josila, g. Ses deux fils l'ayant tué 
avec le couteau. 

Josdura, 1. bn. couture; de jos- 
dura. 

Jostalhari, 1. fll à coudre. P. 
Lino jostalhari gaya. Lin bon à 
faire du fil à coudre. P. Ce mot 
est obscur. P. l'a peut-être com- 
posé et ne s'est pas aperçu que 
halgai est pour harri-gai ; v. ari 3. 

Jositze, v. josi. 

JûSTAKETAN, V. gOZO. 

Jostalhari, v. jori. 

JOSTATD, JOSTATZE, V. gOZO. 

Joste, V. JOSÎ. 

Jotze, v. jo. 

Jotak, 1. bn. joyaux; habits de 
noces et tout ce qu'il faut pour 
les noces. 

Juale, g. juare, b. sonnette. Pour 
la permutation de l et /, v. itzul 
et itzurbide, nabala, nabara. Haliko 
de ari. Galeper de gari. Dejuan-le? 

Juan, v. joan. 

Juare, v. juale. 

Juate, v. joan. 

Jubé, bn. en silence. Peu usité. 

Jumpa, 1. jumpha, bn. balançoire 
faite de branches d'arbre. Comp. 
l'angl. to jump, sauter. 

Juntertu, bn. joindre. 

Justakus, bn. habit. Ce sera la 
corruption de justaucorps. 

Juzkata, bn. ridiculiser quel- 
qu'un. Comp. l'ail, juchs, farce, 
plaisanterie. Peut-être du prov. 
jausir, se réjouir; v. L. R. 



K. 



La lettre h remplace le groupe 
qu et le c devant #, o, u, de l'an- 
cienne orthographe. — Elle est la 
caractéristique du pluriel, et du 
nominatif agent. 

Ka. Ce suffixe correspond à : à, 
par. Il est plus eu usage dans les 
dial. basq. fr. qu'en g. ou b. En 
g. on dit plutôt zaldiz que zaldika, 
à cheval. Soka, par des regards. 
Chingilka jausten da, il saute à 
cloche-pied. Ehnnka, par centaines. 
Bakharka, un à un. 

Kabale, bn. Nom s'appliquant 
à tout animal domestique quadru- 
pède. Sal. 

Kabi, kafi, 1. cage. Pour la 
mutation de b en f comp. ibeni = 
ifini. Nous devons rectifier ici ce 
que nous avons dit à l'article obi. 
Kabi n'est pas basque et dérive du 
prov. gavi ou de l'esp. gavia, cago. 

Kabra, g. espèce de petite do- 
rade. Eu lab. graba. 

Kaclicta, bn. petite chaise d'en- 
fants en usage chez les paysans. 

Kaderi. g. le bas de la jambe. 

Kadera, bn. chaise. 

Kafi, v. kabi. 

Kai 1. v. gai. 



Kai 2. g. quai, môle; 

Kaik, v. jaiki. 

Kaiku, g. b. khotchu, bn. vase 
dans lequel on trait les vaches. 

Kaizu, bn. selon O. taille du 
corps. Kaizuz doia, proportionné 
de taille. 

Kaka, bn. merde. KaJcein, chiêr; 
de kaka-egin. 

Kakamarto, 1. bn. hanneton 
avec des cornes. 

Kakaraz, g. gloussement de la 
poule: esp cacarear, v. harraha. 

Kako, bn. kralo, 1. crochet. 
Comp. mako. 

Kalaka, 1. bn. traquet ou cli- 
quet de moulin. 

Kalamo, 1. chanvre; de l'eep. 
canamo. Pour la mutation de n en 
l, v. lar. 

Kalapio, bn. force réduite à 
la faiblesse (?!) Sal. Syn. de gemen. 

Kalapita gorrian, 1. en gran d e 
fureur; p. ex. des marchandes de 
poisson qui se disputent: k a lapit a 
gorrian hari ziren. 

Kalbar, v. halpar. 

Kalema, galerna, 1. tempête. C'est 
le prov. galerna, vent du nord- 
ouest. Gai paraît être celtique; 



231 



comp. gale, angl.; orna, suffixe pro- 
vençal; comp. bolerna, buerna, su- 
berua; v. Diez, E. W. s. v. ga- 
lerno. 

Kali, kalitu, bu. tuer, (un rep- 
tile). Sal. 

Kalitcha, v. garichu. 

Kalpar, g. halbar, b. sommet 
de la tète. Comp. galyur et gar- 
rondo. Kalpar = garbal avec hyper- 
thèse de l et r. 

Kaltarkitsu, v. halte. 

Kalte, g. b. 1. bu. dommage, 
tort, perte. Probablement de gai. 

Kalteztu, kalleztutzen, g. haltelu, 
b. nuire. 

Kaltegarri, g. b. haltarhitsu, g. 
nuisible; de halte-garri. 

Kaltekor, bn. dangereux ; de hal- 
te-hor. 

Kaltegarri, v. halte. 

Kaltekor, v. halte. 

Kaltetu, v. halte. 

Kalteztu, kalteztutze, v. 

halte. 

Kamara, v. gambara. 

Kambor, 1. braise. Ikatz ham- 
borra, brasier allumé. 

Kampa, v. kampo. 

Kampo, g. champ. Kampa, bn. 
camp; de l'esp. campo. 

Kampoan, g. b. kampo, bn. de- 
hors. Le g. et b. de kampo-an, 
comme aurre-an, etc. 

Kampoan, v. hampo. 

Kamustu, g. émousser. 

Kan, syn. de tih. V. Larra- 
mendi s. v. desde. Dans quel 
dialecte ? 

Kanabeka, g.l jonc; syu. de sesha. 



De l'esp. caîia? Qu'est-ce que 
bera ? • 

Kaneta, bu. godet en métal 
avec anse. Du fr. canette P 

Kanibet, v. ganibet. 

Kanti, 1. lieu proche. P. Appa- 
remment du vieux fr. cant, coin, 
angle. Ce mot se retrouve dans un 
grand nombre de langues, dans 
plusieurs acceptions différentes v. 
Diez, E. W. 1. p. 109 et Dieffen- 
bach, Orig. europ. p. 278. 

Kanti, hanlilu, hantitzen, 1. bn. 
se mouvoir, sortir de la place où 
l'on était. Rappelle décamper. 

Kantoi, g. hanloin, 1. canton, 
quartier; — g. angle; du fr. et 
de l'esp. canton qui dérive de 
cant, vieux fr. Pour la chute de 
Yn final, v. arrai 2. 

Kantitu, v. hanti. 

Kantitze, v. hanti. 

Kantoi, v. hanti. 

Kantoin, v. hanti. 

Kapera, bn. chapelle ; du prov. 
capella; r pour /, comp. borondate 
de voluntad; charamella de cha- 
lumeau. 

Kapete, bn. bourrelet; du prov. 
cap, tête. 

Kapezkap, bn. tête-à-tête; du 
prov. cap, tête, avec le sutf. z, 
hapezhap. 

Kara, 1. bn. aspect, allure; de 
l'esp. cara, visage? 

Kabakoil, 1. bn. escargot; esp. 
caracol. 

Karamitcha, v. harraka. 

Karats, v. garratz. 

Karatstu, v. garratz. 



232 



Karatze, w. garratz. 

Karazko, bn. opportun, capa- 
ble, propre à. Bada egun carazcoa 
ethorri cenean. Marc. VI. 21. Test. 
Boch. Mais un jour opportun étant 
venu. 

Kario, 1. kkario, bn. cher; de 
l'esp. caro, cher. 

Karkabu, b. disposition. Bur- 
ruka ta makillakaak erakusten dabee 
iontokeria, ta biotzeko karkabu zi- 
tala, bana ez prestutasun ta valo- 
rerik. Moguel p. 175. Les rixes 
et les coups de bâton montrent 
la folie et les dispositions du 
coeur et non pas l'honnêteté et la 
valeur. 

Karkalla, v. karraka. 

Karkallaz, v. karraka. 

Karlo, 1. khardo, bn. chardon; 
de l'esp. cardo. Pour la permuta- 
tion de d et l, comp. edur as elur j 
belar = bedar ; madarikatu de male- 
dictus. Comme le chardon pique, 
brûle, quand on le touche, nous 
avions cru pouvoir rattacher karlo 
à gar, ce qui est une erreur. 

Karlo, s. v. gar est traduit par 
charbon au lieu de chardon. 

Khardabera, bn. plante qui res- 
semble au chardon, mais qui pique 
moins. 

Karraka, bn. raclure. La ra- 
cine, qui est probablement kar- 
rak {kark), se retrouve dans plu- 
sieurs mots, qui tous expriment 
un bruit quelconque. Nous ne 
pouvons les rattacher les uns aux 
autres, et cependant il paraît cer- 
tain qu'ils sont tous de la même 



souche. Par exception nous vou- 
drions donc indiquer la racine arya- 
que (indogerm. Ursprache) kark, 
krak, résonner, rire, grincer (tônen, 
lachen, kràchzen) v. Fick, Indog. 
Wb. 2 éd. p. 48. Dans l'état où 
en sont nos connaissances de la 
langue basque, il serait peut-être 
prématuré de conclure à un em- 
prunt fait par le basque à l'arya- 
que, mais l'analogie est trop frap- 
pante ici comme forme et comme 
signification, pour pouvoir être at- 
tribuée purement au hasard. — 
Eta gucien karracaquin eguin içan 
gara beçala oraindrano. 1. Cor. IV. 
13. Test. Roch. Et nous sommes 
faits comme la raclure de tous, 
jusqu'à maintenant. Litt. comme 
avec la raclure, etc. 

Karrakatu, karrakatzen, bn. racler, 
grincer. Hortz karrakatzea. P. Le 
grincement des dents. M. Sal. écrit 
kharrakatu. 

Kakaraz, kukudatz, 1. kokoratz, 
bn. gloussement de la poule. Cette 
fois-ci, par exception, l'orthographe 
guip. nous semble la plus cor- 
recte, quant à la finale. Kaka- 
raz, viendra du verbe kakaraztu, 
comme ahar de ahartu. Le z 
est le suffixe z, qui a formé 
quelques noms verbaux et qui se 
trouve souvent écrit par s; p. ex. 
aizezlalu, de aize , keztatu de ke. 
Kakara sera la transposition de 
karaka ; comp. le se. karka, chant 
du coq. Le lab. kukudatz (mieux 
kukudaz, si notre observation est 
juste) aura pour raciue l'aryaque 



233 



kuk ou kuku, la première, avec 
la signification de crier, gémir, se 
plaindre; la seconde ayant formé 
les noms pour les cris d'auimaux, 
comme le faisan et peut-être le 
hibou ; v. Fick, Indog. Wb. p. 44. 
Pour la permutation de r et d, 
(kokoratz, kukudaiz,) v. egundaho. 

KAurruka, bn. râle. L'aryaque 
kruk, crier, grincer, v. Eick, Indog. 
Wb. 50. 

Khurrulla, bn. rouflement, v. 
kurruka. 

Karrazka, karraska, bu. bruit vio- 
lent; p. ex. du tonnerre, d'un arbre 
qui tombe, etc. Ce mot paraît être 
la transposition de kakaraz. 

Karranka, 1. bn. grincement d'un 
charette mal graissée, ou tout autre 
bruit de ce genre; comp. garranga. 

Garranga, 1. chant de la poule; 
comp. karranka. Nous ignorons 
d'où vient le n. Il y a l'aryaque 
krand ou kradati, résonner, ce qui 
expliquerait le n; mais alors d'où 
vient le k. L'introduction de v l'w 
est peut- être d'origine basque, et 
a causé dans le dial. lab. l'adou- 
cissement de la gutturale le en g 
(garranga pour karranka), k ne 
pouvant suivre n, v. Essai, Ch. II 
Le g n'est pas primitif, (la racine 
étant kark) et n'est là que pour 
empêcher la rencontre de n et k. 
Comp. le mot koainta ; là le n est 
introduit. 

Karkalla, bn. éclat de rire. La ter- 
minaison la est obscure. Karkallaz, 
bn. riant aux éclats; de karkalla-z. 

Karamitcha^ 1. égratignure. La 



terminaison est obscure. Est ce un 
diminutif de min, mal? ch paraît 
rtnle diminutif; le nom verb. est 
karamikatu. Ce mot est générale- 
ment écrit avec un r, mais les 
variantes en ont deux. Ce mot est 
très remarquable; le bn. eu a la 
variante zaramika ; et P. cite: ça- 
ramicoa, çaramiteka, çarrapoa, et 
les noms verb. çarrapocatzea et ça- 
ramicatzea. La permutation des 
gutturales k, g et de z est rare et 
nous n'en trouvons que quelques 
exemples: zapar "=z gapar ; iôozin 
= iiogin; zirtoin = girloin. Cette 
permutation nous permet donc de 
réunir ici les mots qui semblent 
avoir changé la gutturale primitive 
en sibilante. 

Zarrapo, 1. égratignure; écume. 
P. Syn. de karamitcha. Z paraît 
être pour k ; le terminaison est ob- 
cure, ainsi que l'analogie entre 
égratignure et écume. Comp. ce- 
pendant l'aryaque krap, faire du 
bruit/ se plaindre et être mouillé. 
Fick, Indog. Wb. p. 49. 

Zarrasta, 1. bn. bruit que fait 
la toile quand on la déchire. Z 
pour k, v. ci-dessus. Comp. karraska. 

Zarrakatu, zarrakaizen, g. se fen- 
dre. Z pour k; v. ci-dessus. 

Zartatu, zartatzen, zartagin, g. 
zarthatu, zarlhatzen, 1. se briser, 
éclater, déchirer. Z pour k? v. ci- 
dessus. 

Zarzo, mot d'O. selon P. Pétil- 
lement de la flamme; murmure 
quand ou parle à voix basse. Au 
plur. zarzoak, babil, caquet. 



234 



Karrakatu, karrakatze, v. 

harraha. 
Karranka, v. karraka. 
Karraska, karraskatu, v. 

IcarraJca. 

Karraskatze, v. karraka, 
Karreatze, 1. puiser. P. 
Karri, garri, termiuaison des 
adjectifs; v. e karri. 

Karroin, kharroin, bn. glace. 
Karsoil, v. garsoil. 

Kartsu, kartsuki, v. gar. 
Kartu, kartze, v. gar. 
Karxu, karxuki, v. gar. 

Karzu, v, gar. 

Kaska, kakastd, l.bn. détériorer, 
casser; de l'esp. cascar. 

Kaskarabar, g. grêle, grêlon; 
syn. de chingor, Comp. harrabar. 

Katabu, g. gat/iabuta, 1. cer- 
cueil ; esp. ataud, qui vient de l'a- 
rabe; v. Dozy, Gloss. p. 214. Ga- 
thabuta, de l'esp. ataud, avec pros- 
thèse de la gutturale? 

Katalo, bn. pendant, adj. 

Katamorc, 1. bn. tambour de 
basque; le tambourin. 

Katamotz, g. tigre; de gâta; 
mais nous ignorons ce que motz 
peut signifier ici. 

Katatzea, mot d'O. selon P. 
Demeurer arrêté et pensif. 

Katclio, bn. cor au pied. 

Katibu, g. gathibu, l. captif; de 
l'esp. cautivo. 

Katd, g. gathu, 1. chat. 

Kaiidola, bn. plainte, mur- 
mure. 

Kausera, bn. beignet. 

Kausitu, kausitzen, 1. khau- 



situ, bn. trouver. — bn. atteindre. 
Gaitz da hobeagorik kausitzea. 11 
est difficile d'en trouver de meil- 
leur. P. Thiratu zuan tiroa bina ez 
ninduen khausitu. Il m'avait tiré 
un coup de feu, mais il ne m'at- 
teignit point. Sal. La dernière ac- 
ception sera prise du français. 

Kaz, v. gaz. 

Ke, g. b. 1. fumée. Kea dario, 
g. b. 1. il fume. P. cite : kea saltzea, 
vendre de la fumée. Nous ignorons 
si cette expression est basque ou 
française. 

Ketsu, b. 1. enfumé, fumeux; de 
ke-tsu. 

Keztatu, keztatzen, 1. khestatu. bn. 
enfumer. M. Sal. écrit kestatu avec 
s; il serait mieux z; c'est le suf- 
fixe z. 

Kechadura, v. keja. 

Kechatu, kechatze, v. keja. 

Kecheria, v. keja. 

Kechu, v. keja. 

Kedar, g. b. khedarre, bn. kel- 
der, 1. suie. M. Fabre (Guide de 
la convers.) écrit kheldar. 

Keinu, v. kenu. 

Keisa, v. keja. 

Keja, kejura, g. keisa, b. kechu, 
1. plainte; esp. queja, plainte. Eta 
senarrari beti espa eta kejuraka ze- 
gokion. Lard. Et elle était toujours 
à se plaindre à son mari. 

Kecheria, 1. khechadura, bu. cha- 
grin, inquiétude; — 1. empr< 
ment; de kechu-eria et khechu-dura. 
Hil kechua, 1. complainte sur la 
mort de quelqu'un. 

Kechu, 1. empressé, hâté. Khe- 



235 



chu, bn. inquiet. Kechua zare, vous 
êtes bien pressé. P. 

Kechatu, kechatzen, 1. s'empresser; 
khechatu, bu. s'inquiéter. 

Kejura, v. keja. 

Kelder, v. kedar. 

Kemegin, v. kemen. 

Kemen, g. effort. 
Kemendu, kementzen ; kemegin, 
s'efforcer. 

Kemendu, kementze, v, 

kemen. 

Kendu, kentzen, g. b. 1. bn. 

k/ien, khendu, bn. ôter. Besteen 
pekatvak ez du kenduko gnrea, g. 
Le péché des autres n'ôtera pas 
le notre. Sugeac kenduren dituzte. 
Marc. XVI, 18. Test. Roch. Us 
chasseront les serpents. La version 
anglaise dit „take up" ramasser. 

Keïiada, g. menace. 

Kenu, g. b. keinu, 1. bn. kennu } 
bn. Sal. (nn = iî); signe, geste; d e 
Fesp. signo. Pour la permutation 
de s ou z et k v. karamilcka, 
s. v. karraka. Ecen keinuz aditzera 
emaiten cerauen. Luc. I. 22. Test- 
Roch. Car il le leur donnait à 
entendre par signes. 

Keria, terminaison qui forme 
un grand nombre de substantifs> 
v. eri. 

Kereiz, v. gereiz. 

Kesta, bn. poursuite; du pr. 
questa. 

Kestatu, rechercher. 

Ketu, bn. quantité. Bihi keta 
kandi bat. Une grande quantité 
de grain. 

Ketsu, g. ke. 



Kezka, g. soin, solicitude, souci 
Keztatu, keztatze, v. ke. 
Khaddîna, bn. chaine; de l'esp. 
cadena. 
Khaduri, bn. pollen. 
Khallu,bn. peau de porc tué. Sal. 
Kii.vna, v. kana. 
Khakabera, v. kana. 
Khar, v. gar. 
KharatS, v. garratz. 

Kharax, kharaxtu, v. garratz. 

Kharaxtarzun, v. garratz. 

Kharba kharbatu, v. garba. 

Kharbe, bn. autre, grotte. 

Khardabera, v. karlo. 

Khardo, v. karlo. 

Khario, v. kario. 

Kharmin, bu. M. Salaberry 
traduit ce mot par: goût aigre; 
adj. C'est subst. qu'il veut dire? 
Il est probable que c'est un adj. 
et qu'il faut le traduire par ; aigre. 
Ce sera une locution pléonasti- 
que, de gar-min. Min est aigre, au 
figuré. Gar se rattachera à gar 
flamme; alors; brûlant, âpre. Comp. 
garratz. 

Kharrakatu, v. karraka. 

Kliarrika, bn. rue; chemin 
bordé de clôtures. 

Kharroin, v. karroin. 

Kharxu, kharxuki, v. gar. 

Kharzu, v. gar. 

Khasu, bu. cas, circonstauce ; 
attention, soiu. 

Khasitu, v. kausitu. 

Khe, v. ke. 

Kheciia, v. keja. 

Khechadura, v. keja. 

Kiiechu, v. keja. 



236 



Khedarre, v. kedar. 

Kheeta, bu. espèce de barrière 
faite de branches d'arbre. 
Khen, khendu, v. ken. 

Khennu, v. kenu. 

Kherementa.bn. gémissement. 
Comp. kaoranka, garranga, s. v. 
harraha. 

Khestatu, v. ke. 

Khinno, v. Uno. 

Khodoin, bn. licou des bêtes 
à cornes. 

Khoi, v. koi. 

Khondu, bn. compte. 

Khorbe, bn. crèche, mangeoire 
des boeufs. 

Khoroa, v. koroa. 

Khorotz, v. gorotz. 

Khotcho, v. kotzo. 

Khotchll, v. kaiku. 

Khoxa, khoxatu, v. khoxu, 1. 

Khoxu 1, bn. communication 
d'une maladie. 

Khoxatu, communiquer une ma- 
ladie. 

Khoxu, 2. bn. un peu. 

Khulu, v. killo. 

Khuma, bn. chevelure; crin qui 
descend sur le front du cheval; 
du prov. coma, chevelure. 

Khunda, v. khonda. 

Khundu, bn. presque. Khun- 
duhil, presque mort. 

Khurruka, bn.râle. V. karraka. 

Khurulla, bn. ronflement. Ce 
mot devra se rattacher, comme 
khurruka, à karraka. 

Khurubilatu,bn. vanner. Peut- 
être formé de kurpil, roue, à cause 
du mouvement circulaire. 



Khtjrutza, ktturutze, v. kurutze. 

Khurtu, v. gur. 

Khujcha, v. hutcha. 

Khuva, v. kuya. 

Ki, 1. terminaison des adverbes; 
très probablement pour kin, avec. 
Pour la chute de n final, v. arrai 
2. Ainsi aski, assez, est pour as-kin, 
avec rassasiement; emeki, doucement, 
pour eme-kin, avec douceur. 

Ki, 2. v. gai. 

Kichkil, v. kiskila. 

Kide, 1 bn. ide, b. pareil, sem- 
blable, égal. Le dial. g. ne possède 
plus ce mot; il ne s'y retrouve 
que dans les composas. — /.': ha- 
karrik gazte idiak baita bere za< 
Moguel. Non seulement l'égal des 
jeunes, mais aussi des vieux. M. 
Arrue, maître d'école à Zaraaz 
(Guipuzcoa) rend cette phrase ainsi : 
bere quideco gazteac ezecie, zarrac 
ère. En bn. ou retrouve kide, sous 
la forme hide: aurhide, consanguin ; 
mais généralement c'est kide: aita~ 
kide, bakid, etc. Aurhide est même 
le seul mot, que nous sachions, où 
se trouve le h. Kide est donc une 
exception, sous ce rapport, que le 
le y paraît être primitif, puisque 
le mot, pour lui-même, est kide. 
Cependant, bien qu'une exception 
soit admissible, il nous paraît qu'un 
grand nombre de composés nous 
prouvent que le k, dans les mots 
composés, provient toujours d'un h 
initial. Aurhide montre que hide 
est connu ; il paraît vu outre plus 
probable que le bise ait perdu h 
initial que k initial. Kide en bas- 



237 



que, remplace le cum lat. et con 
fr. dans les composés et D'en est 
peut-être que l'imitatiou. On serait 
tenté de rattacher kide à kin, avec. 
Dans l'introduction ou trouvera un 
paragraphe spécial sur la mutation 
de h en t. 
KikO, v. kin. 

Kilikatu, kilikatzen, g. 1. 

bu. k(t:ik(itu } bn. chatouiller — bn. 
remuer le feu, provoquer à des 
actes d'hostilités. Sal. Ce nom verb. 
paraît être d'origine étraugère. 
Comp. kitzeln, ail. Il y avait dans 
l'ancien français (V. Littré, D.) 
chatillier ou catillier, signifiant har- 
celer. Cette même confusion paraît 
bt en bn. 

Kilikor, bn. kilikatsu, 1. chatouil- 
leux ; de kilik-kor et kilika tsu. 
La forme bn. ne nous semble pas 
correcte; kor forme des adj. actifs 
et non passifs. 

Kilizadura, 1. chatouillement; de 
kilika-dura ; avec mutation de k 
en z, v. karraka. 

Kilikatsu, v. kilikatu. 

Kilikatze, v. kilikatu. 

Kilikor, v. kilikatu. 

Kilizadura, v. kilikatu. 

Kjllo, 1. murkilla, 1. (i. a.), khulu, 
bn. quenouille; de l'esp. quilla. 

Kin, g. b. 1. bn. ki, bn. avec. Ce 
suffixe régit le gén. sing. et le nom. 
plur; v. Essai, p. 44, 45. Gizo- 
narekin, avec l'homme. Gizonakin 
(pour gizonak-kin) avec les hommes. 
Hobe da bakeareki arraulsia eziez 
àharrareki bilarrausia. Prov. 243. 
d'O. Mieux vaut un oeuf avec 



paix qu'un veau avec guerre. 

Kiko, g. pour, à l'égard ; de kin- 
ko avec élision de n devant k; v. 
Essai, Ch. II. C'est la traduction 
de l'esp. para co\\.,Jainkoak eman 
ezpazizun Jesusen biolzarekiko dezun 
jayera hori. Lett. de Larr. à Men- 
diburu. Si Dieu ne vous avait donné 
pour le coeur de Jésus cette in- 
clination. 

Kinka, bn. point tout près de 
l'équilibre; disposition de doute 
pour agir dans un sens ou dans 
un autre. Sal. 

Kino, 1. khinno (nn = n) bn. 
Senteur (bonne ou mauvaise?) P. 
Mauvaise odeur de la viande. Sal. 

Kinze, g. b. bn. point, au jeu 
de paume. Au figuré: kinze bat 
eskas du, il lui manque un point, 
c. a. d. il est fou. 

Kirats, v. garratz. A l'article 
garratz nous avons- dit qu'il restait 
encore à trouver ce que gar, kar, 
kir pouvaient signifier. Nous n'avons 
presque jamais comparé le basque 
au sanscrit; cela aurait été au des- 
sus de nos forces et puis la publi- 
cation de notre dictionnaire en 
aurait encore été retardée; cepen- 
dant nous voudrions seulement in- 
diquer ici l'aryaque (Indog. Ur- 
sprache) kar, brûler (gar, basq. 
flamme); v. Pick, Indog. Wb. p. 33. 
Brûlant peut exprimer „îtpre M au 
goût; nous le disons en holl. bran- 
derig; de là amer et aigre, la sig- 
nification n'est pas bien fixée. 

Kiratste, v. garratz. 

Kir este, v. garratz. 



238 



KirestU, v. garratz. 

Kiritll, kiritzen, ébranler une 
chose qui tenait ferme. Mot d'O. 
Selon P. 

Kirten, g. b. girlain, girloin, 
zirloin, 1. manche de couteau — g. 
anse d'un pot. Pour la permutation 
de z et k, v. karamitcha, s. v. 
karraka. 

Kiritze, v. kiritu. 
Kiskaldu, kiskali, kiskalt- 

ZGll, g- kiskildu, kiskiltzen, b. chich- 
kaldu, chichkaildu, bn. brûler les 
mets au lieu de les rôtir. — g. 
au figuré: griller au soleil. Chn- 
pildu, 1. griller. P. La terminaison 
de kiskaldu sera pour ari-du, ce que 
la variante kiskali parait indiquer 
plus clairement. Pour la permutation 
de r et l, v. arilla, s. v. ari 3. 
Comp. aussi afaldu, bazkaldu, go- 
saldu. 

Kiskali, v. kiskaldu. 

Kiskaltze, v, kiskaldu. 
. Kiskila, selon O. chétif. P. le 
traduit par : chiche, pauvre. Serait- 
ce une corruption de chiche? Neska- 
toa ez motila, ez aôeratsa, ez kiskila. 
Il ne faut point prendre de servi- 
teur ni de servaute, qui soient ou 
riches ou trop chétifs. Prov. 333 d'O. 

Kichkil, bn. terme de mépris 
pour quelqu'un qui est très maigre 
et chétif. 

Kiskildu, v. kiskaldu. 

Kiskiltze, v. kiskaldu. 

Kisu, kisulabe, v. gisu. 

KiSUStatU, v. guu. 

Kitzika, kitzikatu, v.kilikalu. 
Kizun. Cette terminaison dont 



la forme est très obscure, se joint 
au nom verb. et correspond à: 
après avoir, après être. Etorkhim, 
après être venu. Ikuskizun, après 
avoir vu. 

Klask, bn. adv. en avalant d'un 
seul coup; se dit des animaux. 

Klaska, bn. clochette que l'on 
pend au cou des moutons. Comp. 
le prov. clos et cloca, cloche. Le 
groupe kl n'est pas basque. 

Ko, v. go. 

Koainta, bn. affaire désagréable, 
engageant à la plainte. Sal. Selon 
P. coeita, cuita, coaila, soin, an- 
xiété. Il suivait encore une autre 
acception, mais nous avons seule- 
ment pu lire le premier mot ^affaire''. 
De l'esp. cuita, peine, chagrin. 

Koba, b. kuba, 1. kopa, 1. bu. de 
l'esp. cuba et du prov. copa. En 
b. et 1. cuve- Kopa en bu. est la 
boîte dans laquelle les faucheurs 
gardent la pierre à aiguiser ; en vieux 
fr. cofnn. En lab. boîte en général ; 
puis ventouse. Coffin dérive du lat. 
cophinus, v. Littré, D. ; mais il 
nous semble que kopa vient de 
l'esp. cuba et non de coffin. 

Kobla, bn. 1° morceau de bois 
en forme de joug auquel on ac- 
couple les bêtes à cornes. 2° strophe; 
du prov. cobla. 

Koburatu, bn. recouvrer; du prov. 
cobrar. 

Koburu, bn. bon-sens, action 
prompte et scnsir. 

Koduella, bn. groupe; du fr. 
quadrille ? 

Kofa, bn. vermoulu, creux, d'un 



239 



arbre. Ne serait-ce pas une variante 
de koba, cuve, désignant arbre creux 
et puis en général comme adjectif 
creux? /'pour b, comp. ibeni—iji/ti. 

Koi, 1. k/wi, bn. désireux. 

Koipe, g. b. graisse. 

Koipetsu, g. b. gras; de koipe- 
tsu. Se dit au figuré de quelqu'un 
qui dit des choses flatteuses. 

Kofoin, bu. ruche d'abeilles du 
prov. cofin, panier; v. L. R. 

Koka, kokatu, 1. bu. s'accro- 
cher. Kokaturik han dago, il demeure 
là caché, il fait le renard. P. 

Koko, bn. oeuf, dans le language 
des enfants ; v. kokoratz, s. v. kar- 
raka. » 

Kokoma,bn.champignon blanc. 
Saï. Selon P. potiron. 

Kokoratz, v. kakaras, s. v. 
karraka. 

Kokoriko, g. 1. bn. accroupi. 

Kokote, g. nuque. 

Kokotz, g. b. okotz, b. menton. 
Kokotz larriizea, se morguer. P. 
Litt. se faire un gros menton. Le 
seul exemple, que nous sachions, 
de la chute du k initial; peut- 
être aussi ide de kide. 

Kolka, g. koloka, 1. koroka,bn. 
gloussement de la poule. Pour la 
permutation de r et l, v. lar. L'esp. 
clueca du basque ; v. kakaraz, s. v. 
karraka. 

Kolko, gOlkO, g. b. \.golkho, 
sein. En lab. surtout dans l'accep- 
tion suivante : Golkoan sarlu ditu, il 
les (p.ex. papiers) a mis dans son sein. 

Kolpatu, bn. blesser; de Pesp. 
golpear. 



Komaj, bn. marraine; du prov. 
comaire; v. L. R. 

K»»mpai, bn. parrain; dfl prov. 
compaire, compère; v. L. R. 

Kondaira, g. histoire, conte ; kon- 
dera,h\\. discours long et ennuyeux. 
De l'infinitif prov. ou esp. contar. 

Kondera, v. kondaira. 

Koner, bn. diagonal. 

Konkor, 1. kunkur, bn. zunkur, 
P. (i. a.) bossu. Pour la permuta- 
tion de z et k, v. karamitcha. La 
terminaison sera kur, gur, courbé. 
Kun pour kur? réduplication de 
kur = très courbé, bossu. N pour 
r, v. belhaun, inuntz. Selon M. 
de Charencey kunkur, dériverait 
de l'esp. corcova, ce qui nous pa- 
raît être inadmissible. 

Konnat, bn. (nn = n) beau-frère. 
C'est le prov. cognât. M. Salaberry 
cite même konnata, belle-soeur. 

Kontu, b. syn. de ardura. Paraît 
venir de l'esp. cuenta. 

Kopa, v. koba. 

Kopeta, g. 1. bn. front, bn. 
visage; au fig. hardiesse. — b. les 
longues tresses des femmes qui leur 
pendent sur le dos. 

Kor, v. gure, s. v. gur. 

Korana, b, faux ; esp. guadaùa. 
Le basque pourrait dériver de l'esp. 
Pour la mutation de d en r, v. 
egundano. Mais nous ignorons d'où 
vient l'esp. Selon Covarruvias, cité 
dans le Dict. de Tac. esp., guadana 
viendrait de l'it. gundagno, gain; 
ce qui est peu probable. 

Korapilla, g. b. korapillo, kor- 
ropilO) bu. (Sal.) noeud. 



240 



Korapillatu, korapillatzen, g. b. 
1. bn. nouer. 

Korapillo, v. korapilla. 

Korde, g. b. signification, sens. 

Kordoka, bn. branlant. 

Kordokatu, Tcordokalzen, 1. bn. 
ébranler. 

Koroka, v. kolha. 

Korduan, maroquin. P. Du nom 
de la ville de Cordoue. 

Korkoi, g. korokoin, 1. muble 
(poisson); esp. corocou. Ce mot ne 
se trouve ni dans le D. A. E. ni 
dans le Dicc. Nation, de Domiuguez. 
L'esp. du basque? Pour la chute 
de n final, v. arrai 2. 

Koroa, 1. khoroa, bn. couronne; 
de l'esp. ou du prov. corona. 

Koroka, v. kolka. 

Korokoin,korokoîi, v. korkoi. 

Korotz, v. gorotz. 

Korpiera, bu. croupière. Me- 
tathèse de r. 

Korrale, bn. basse-cour. C'est 
l'esp. corral; même signification. 

Korropilo, v. korapilla. 

Koska, g. 1. entaille, coche. 
1/ origine de ooche est inconnue; v. 
Littré\ D. 

Koskalu, koskatzen, entailler. 

Koskolla, 1. bu. scrotum ; syn 
de ôanabilla. P. cite, sans les 
traduire, ces deux mots au pluriel 
alors ce ne serait pas „scrotum" 
mais les testicules. La terminaison 
de koskolla, sera le fr. couille 
mais kos nous est inconnu. Comp 
se. k ûlya, scrotum ; v. Fick, Indog 
"Wb. p. 351. En fr. couille est 
toujours employé pour testicule, 



mais il paraît que le véritable sens 
de couille est bourse, scrotum. 

Kota, g. perche sur laquelle 
dorment les poules. 

Kotchea, bn. espèce de croix 
de quarante cinq centimètres de 
long, sur laquelle on place le fil 
tiré du fuseau pour en former des 
écheveaux. 

Kotzat, v. tzat. 

Kotzo, kotcho, bn. mâle, en 
parlant des quadrupèdes, selon Sal.; 
des bêtes de charges, selon. P. 

Krinkiltzea, écosser des pois. 

Kotor, bn. terrain en pente. 

Kuarenta, bn. nombre de trois 
points; terme de jeu de paume. 

Kuku, kukutu, bn. couvrir; 
syn. de estait. 

Kukudatz, v. kakaraz, s. v. 
karraka. 

Kukula, bn. le sommet, d'un 
arbre, d'une plante. 

Kukumarua, bn. On nomme 
ainsi le tato (la galette) dans le- 
quel est pétri un morceau de fro- 
mage en forme de boule. 

Kukuso, g. 1. puce. En g. 
plus généralement arkakuso. 

Kukutu, v. kuku. 

Kunkur, v. konkor. 

Kupitu, kupitzen, g. s'a- 
pitoyer. 

Kupida, g. compassion. 

Kupidagarri, g. digne de com- 
passion ; de kupida-garri. 

KUT, v. gnr. 

Kuritxa, 1. bouillie sans lait. P. 

Kurka, bn. grognement du porc, 
quand il est content; v. k/iurruka, 



241 



s. v. karraka. 

Kurpil, g. roue; de gur? 

Kurrinka, b. bn. cri plaintif 
du porc; v. karranka, s. v. karraka. 

Kurruchka, bn. espèce de rai- 
sin blauc sucré. 

Kurruska, bn. gargouillement; 
v. khurruka, s. v. karraka. 

Kurtu, kurtze, v. gur. 

Kurua, L terme de mépris. 
Kuruchoa da, c'est un cancre. P. 

Kurutze, g. b. gurutze, 1. khu- 
rulze, bn. croix; de l'esp. cruz. 

Kusku, bn. coque d'un oeuf. 
Sal. Apparemment du prov. cos- 
colha. Kusku, prononcé avec l'ar- 
ticle huskua se rapproche encore 
plus de coscolha, coquille, v. L. 
R. Il semblerait plus correct d'é- 
crire, huskua même sans l'article. 

Kuzkatu, kuzkatzen, 1. chapeler 
le pain. Mieux kuskatu. 

Kuskula, bn. 1". cuscute, herbe 



des prairies sèches, portant certains 
fruits jaunâtres. Sal. Du fr. ou de 
l'esp. cuscuta. 2°. Clonnette (?) 
ronde à bouche rétrécie. Sal.' 

Kutcha, v. hulclia. 

Kutsatu, v. kulsu. 

Kutsu 1. tache. Ethorrizko kut- 
sua, tache d'origine. P. A en juger 
par la forme kutsu serait un adjec- 
tif; de ku ou kut-tsu. Larramendi 
dans le supp. cite ukitz, saleté et 
ukuzkatu, sali. 

Kutsuzko, 1. contagieux, épidé- 
mique? Kutsuzko eritasuna, maladie 
qui se prend P. 

Kutsutu, kutsatu, kutsutzen, g. 
souiller. Inoren emaztearekin kut- 
sutzea zein itsusidan. Lardizabal. 
Combien il était laid de se souiller 
avec la femme d'autrui. 

Kuya, L. khuya. bn. citrouille. 
Apparemment du fr. couille, mot 
trivial pour testicule. 



1G 



L. 



La, g. b. 1. bn. Suffixe qui cor- 
respond à la conjonction „que." 
AdUzen dut seguralua naizela (naiz- 
la, avec e de liaison) badela [ba-da- 
la) Jainko bat, eta ezin izan deitez- 
îcela (deilezke-la) hainitz Jainko. 
La Vieuxville. J'entends (par là) 
que je suis certain qu'il est un 
Dieu et qu'il ne peut y en avoir 
plusieurs. Badakit nere lanaTc uts 
andiaJc izango diluela. Lardizabal. 
Je sais que mon travail aura de 
grands défauts. 

Lako, g. parceque, puisque, de 
ce que ; de la-ko. Zuen artean cJdt 
urria dalako. Lard. Puisqu'il (livre) 
est très rare parmi vous. 

Larik, g. 1. Ce suffixe est com- 
posé de la-ik avec r euphonique. 
Ik est uni aux adj. et subst. ver- 
baux. Larik paraît être suffixe aux 
formes fléchies du verbe, sans ajouter 
à la signification de ik. Apaiz Lar- 
reguik ère, orain irurogeita amar 
urte diralarik. Lard. L'abbé Lar- 
regui ayant maintenant soixante 
dix ans. Predikazozue Ebanyelioa 
mundu guziari, irakhasten dio- 
zuelarik. La Vieuxville (Matt. 
XXVIII. 19.) Prêchez l'évangile 



à- tout le monde, leur enseignant. 

Laarregi, v. larri. 

Labain, g. laban, b. glissade; 
du verbe labaindu, comme ahar de 
ahartu? Si laban venait du prov. 
labans, chute (v. L. B,.), le s ne 
se serait probablement pas perdu. 

Labandu, b. La forme g. serait 
labaindu, mais ce nom verb. ne 
parait pas en usage dans ce dialecte. 

Labaindu, vient, croyons nous, 
de lab-egin-du. Comp. l'aryaque rab, 
ramb, (.Fick, Indog. Wb. 165) d'où 
le lat. lâbi, labe-facio, etc. 

Labainkeria, g. labankeria, b. sé- 
duction. Eta munduaren labainkerien 
gorroloa. Et la haine des séductions 
du monde. 

Labainkeria, v. labain. 

Labaki, bn. pièce de terre, 
aride ou nouvellement défrichée. 

Labalde, v. labe. 

Laban, v. labain. 

Labana, g. b. nabala, 1. nabela, 
bn. En g. b. 1. rasoir. Eu bn. 
couteau. Le g. et b. labana, par 
hyperthèse du lab. nabafa qui vient 
de Tesp. nabaja, corruption du 
lat. novacula. v. Diez. E. W. II. 
p. 156. 



243 



Labandu, v. lobai». 

Labankeria, v. lobait*. 

Labarri, v. lobe. 

Labazai, labazain, v. labe. 

Labe, g. b. 1. bn. four. 

Labekarri, 1. labarri, b. fournier ; 
de labe-hari, et ari 4. Le // deveuu 
Je, v. Essai, Ch. II, et le § sur la 
permutation de h en &, dans l'in- 
trod. Il serait plus correctd 'écrire 
ce mot avec un seul r. Larramendi 
ne donne que labazai, labazain (de 
labe-zairi) qui sont peut-être du 
dial. guip. 

Labalde, g. b. 1. bn. fournée; 
de labe-alde. 

Labetegi, bn. fournil ; de labe-tegi. 

Labekarri, v. lobe. 
Labetegi, v. labe. 
Labo, bn. myope. Comp. lauso. 
Laboranza, v. laboralu. 

LABORATU, LABORAT2EN, 1. bn. 

labourer; du prov. laborar. 

Laborari, 1. bn. laboureur; de 
labor-ari 4. 

Laboranza, 1. bn. labourage, agri- 
culture; de l'esp. labranza, même 
signification. 

Labore, 1. bn. comestible. ' 

Laborari, v. laboralu. 

Labore, v. laboralu. 

Laborri, g. tremblement. 

Labur, g. b. 1. bn. court. Bi- 
zïtza labur onetan, g. dans cette 
courte vie. Au fig. en lab. emporté, 
^Tomipt.Gizonlaburra, homme colère. 

Laburtu, laburtzen, g. b. 1. bu. 
abréger, raccourcir. 

Laburlusun, 1. brièveté ; de labur- 
tasun. 



Labttreki, 1. brièvement; — bn. 
bientôt, sous peu. 

Laburski, v. labur. 

Laburtasun, v. labur. 

Laburtu, laburtze, s. labur. 

Lach, v. latz. 

Lacho, laohokeria, v. laaai. 

Lachotu, v. la mi. 

Lachosko, v. lasai. 

Lagun, g. b. 1. bn. compagnon. 
Syn. de elkargun; gun paraît donc 
être la terminaison et le mot sera 
composé de la-gwn. M. Mahn, E. U. 
p. 10. propose de faire dériver ce 
mot de laya-dun, puisque le travail 
avec le laya est fait par plusieurs 
hommes à la fois. 

Laguntaèun, g. b. aide ; de lagun- 
lasun. 

Laguntza, 1. lugunza, bn. com- 
pagnie ; aide, secours. Subst verbal ; 
v. adilza. 

Laguntzalle, g. compagnon; de 
lagun-tzalle. Ma lagtintzaUeak ema- 
nïk, bere gauza guziakin bialdu zuen. 
Lardiz. Et lui ayant donné (à Abra- 
ham) des compagnons, il se mit 
en route avec tous ses effets. 

Laguntzaha, g. Eta Jaunari saJeri- 
Jizioan esJeentzen zïtzayozlcan ab&te 
ga/rbietatile, iru pareatu aldi, eta 
bat bakarra edo laguntzaka. Lard. 
Et il offrit en sacrifice au Seigneur, 
d'entre les bêtes pures, trois fois 
une paire, et un ù un. (?) 

Lagundu, laguntzen, g. b. 1. ac- 
compagner, aider. 

Lagun egiti, g. b. 1. syn. de 
lagundu. 

Lagundu, laguntze, v. lagun. 



244 



Laguntasun, v. lagun. 
Laguntza, laguntzaka, v. 

lagun. 

Laguntzalle, v. lagun. 

Lagunza, v. lagun. 

Lahar, v. lar. 

Laido, 1. bn. déshonneur; igno- 
minie, outrage; du prov. laid, ou 
plutôt de Pane, esp. laido; fr. 
laid. 

Lainotsu, b. — ? 

Laka, 1, lakha, bn, picotin. 
Selon M. Salaberry une mesure 
qui correspond au quart d'un dé- 
calitre. 

Laket, laketu, laketzen, 1. 

bn. se plaire. Laketzen zait hemen, 
je me plais ici, 1. Laket dut, j'en 
suis content; syn. de atsegin dut. P. 

Laket leku, 1. lieu de plaisir. 
P. Laket paraît être un nom, soit 
subst. soit adj. M. Salaberry dit 
„se plaisant dans tel ou tel en- 
droit;" ainsi un adjectif: content, 
comme dans l'exemple de P. Mais 
la forme de laket est très inusitée. 
Bien que P. ne coupe jamais les 
adj. verbaux aussi arbitrairement 
que M. Salaberry (c'est peut-être 
un usage admis) il est probable 
que laket, laketu. est un adj. verb. 
comme hant, àantu, (syncope de 
handitu, handi-lu), lanth, lanlàu, 
auquel le t de la terminaison se 
trouve collé et fait croire qu'il 
appartient au thème. Laket est 
donc pour laketu qui sera lake-tu, 
bien que lake ne se trouve pas 
pour le moment. 

Laketu, 2. b. laisser; syn. de 



utzi, g. De l'esp. laxar, laisser; 
ou encore de l'an. esp. lexar avec 
transposition des voyelles. Jangoi- 
kuak laketu deutsa. Moguel. Dieu 
le laissa. 

Lakha, lakhatu, bn. action 
du meunier qui prend en nature 
son droit pour la mouture. Sala- 
berry. V. aussi laka. 

Lakhanna, bn. (nn = n). Se- 
lon M. Salaberry : „morceau ; ne 
se dit que des morceaux extraits 
du lin, de la laine, des cheveux, 
du crin." Alors plutôt „touffe." 
Liho lakkana, touffe de lin. Bilo 
lakkdha, touffe, mèche, de cheveu. 

Lakio, sac à mettre la pitance 
du berger. Mot d'O. selon P. 

Lakrio, bn. noeud coulant. Le 
groupe kr n'est pas basque. 

Lambide, v. lan. 

Lambro, g. b. 1. lambo, lanho. 
P. En g. et b. brouillard, brouée. 
En 1. obscurité, nuage. Peut être 
le mot brouée accompagné de l'ar- 
ticle: la brouée. L'introduction 
de m reste sans explication pour 
le moment. L'origine de brouée 
est inconnue, v. Littré D. Comp. 
lano, 1. 

Lamitia, 1. friand. P. 

Lamparoinak, Selon P. dans 
les dialectes basq. fr. farcin, et en 
Espagne: écrouelles. 

Lampkux, bu. emous 

Lan, g. b. 1. bn. travail. 

Lan egin, g. 1. travailler. 

Landu-s landutzen, g. b. landu, 
fantzen, 1. lanth, lanthu, lanlzen, bn. 
cultiver, travailler la terre. Dégros- 



245 



sir, équarrir, du bois, de la pierre. 

Langai, g. travail; de lan-gai. 
Eslura larri onelan, bada, langai 
onelara bildu ziran Principe gu- 
ziak. Lardiz. p. 135. Dans cette 
grande détresse, donc, tous les 
princes qui étaient réunis pour ce 
travail. 

Langille, 1. langile, bn. travailleur, 
ouvrier; de lan-egitte. 

Lankide, 1. compagnon ; de lan- 
Hde. 

Lankhia (mieux langia), lanlhei, 
bn. l'atelier; de lan-iegi. 

Lanthei, v. ci-dessus. 

Lambide, g. travail, action ; de 
lan-bide. Adanek lambide gaizto ar- 
tatik garbitii nayez. Lardiz. Adam 
voulant se justifier de cette mau- 
vaise action. Lambide onetan ogeita 
amar urte igaro zitwzten. Lardiz. 
Trente années se passèrent dans 
ce travail. 

Lanchurda, bn. v. lano 1. 

Landa, 1. bn. terre labourable; 
s vu. de alhor, selon Sal. et de elge, 
soûl, selon P. Si le mot français 
lande n'indiquait pas un terraiu 
très aride, ou pourrait croire que 
lande vint de landa. Lande, selon 
M. Littré, est d'origine allemande; 
selon M. Diez, d'origine bretonne ; 
ce qui revient à dire qu'elle est 
incertaine. 

Landatu,landatzen, 1. bn. planter. 
Ou serait tenté de croire que lan- 
dalu vient de planter, après la chute 
de p pour éviter le groupe pi. 
Mais nous avons vu autre part 
(v. l'iutrod. et la lettre J) que la 



langue admet ces groupes dans les 
mots étrangers. 

Landara, b. landare, 1. bu. jeune 
plante; sauvageon; bouture. 

Landelge, bn. terre labourable 
possédée en commuu. 

Lanhaàeza, outil pour travail- 
ler. P. 

Landan, 1. excepté. Hartaz 
landan. Excepté lui. 

Landara, landare, v. landa. 

Landatu, v, landa. 

Landelge, v. landa. 

Lander, 1. pauvre. 

Landu, landutze, v. lan. 

Langai, v. lan. 

Langile, langille, v. lan. 

Lanhabeza, v. lan. 

Lanho, lanhostatu, v. lano. 

Lankhia, v. lan 

Lankide, v. lan. 

Lano, 1. g. lanho, 1. bn. brouil- 
lard, vapeur, nuage. P. traduit 
lambroa et lanhoa par brouée; et 
pour lambroa il donne la variante 
lamboa. Est-ce que lambro serait 
le même mot que lanho? 

Lanchurda, 1. verglas, gelée blan- 
che. En bu. bourrasque mêlée de 
neige et de pluie. De lano-chwi-da? 
le brouillard est blanc. 

Lanhostatu, bn terme de blan- 
chisseur; se dit de l'humidité qui 
fait des taches sur la toile que l'on 
blanchit; de lanho-z-talu. 

Lano 2. g. 1. lanno, (un = iï) 
bu. Eu g. paisible. Gizon lanua, 
homme paisible. En 1. uui, planier, 
comme dit P. Bide lanoa, chemin 
planier. En bn. franc, sincère. De 



246 



l'esp. llano. Le son mouillé des 11 
esp. a passé en bu. sur l'ii. 

Lanoki) 1. bn. rondement, fran- 
chement. 

Lanoki, v. lano 2. 

Lantesa, andeja, g. Ces deux 

noms sont en usage à Zarauz pour 
un poisson qu'on nomme en esp. 
reche. 

Lanth, lantlm, v. Un. 

Lanthei, v. Un. 

Lantzadera, bn. navette. 

Lantze, v. Un. 

Lanyer, bn. danger. 

Lapa, g. b. 1. coquillage. Espèce 
d'huitre. — 1. lie, marc de pomme 
ou de raisin. 

Lapasta, 1. tourné, [en parlant 
du lait. 

Laphitz, v. lapitz. 

Lapiko, g. b. pot dans lequel 
on fait le potage; syn. du iupin 
ou eltze, lab. 

Lapitz, 1. laphitz, bn. lieu pier- 
reux. P. Roc au niveau de la terre, 
de la rivière. Sal. 

LapUT, g. b. voleur. 

Lapurlu, Upurtzen, g. b. voler. 

Lapurreta, g. b. vol. La termi- 
naison est obscure. 

Lapurreria, g. Upurrerîjaehu, b. 
vol, volerie; de Upur-eria. 

Lapurreta, v. Upur. 
Lapurreria, lapurrerija- 

chu, v. Upur. 

Lapurta. Le Labour d. Lapur- 
tarra, labourdin ; de Upurt-tarra. 

Lapurtu, lapurtze, v.Upvr. 

Lar, 1. g. Ukar, 1. bn. nahar, 
bn. ronce, rosier sauvage. Pour la 



permutation de l et n, comp. nar- 
ni = Urru; untze = ultze ; lenengo = 
lelengo. 

Lar, 2. Dans les mots composés 
lar est la contraction de Urre. 

Laranja, 1. orange; de l'esp. 
naranja. La mutation de n en l 
s'était déjà faite dans les langues 
romanes ; le port, a larauja. L'esp. 
dérive de l'arabe narandj ; v. Dozy, 
Gloss. Comp. cependant lar pour 
la permutation de l et ». 

Laratza, crémaillère. 

Lar-azken, automne, P. i. a. 

Lardai, bn. timon de voiture. 

Larde, 1. craintif. Larde naiz, 
j'ai peur. 

Larderia, 1. appréhension ; de 
larde-eria. 

Larderiatu, bn. menacer, inspirer 
de la crainte. 

Larderia, larderiatu, v. 

larde. 

Larga, largatd, largatzen, g. 
1. bn. laisser, laisser libre, de l'esp. 
ou du prov. largar, lâcher, v. L. B. 

Larme, v. Urru. 

Laroloa, v. Urre. 

Larrain, 1. plaine, vallée. Lar- 
ran, b. l'endroit où Ton bat le 
blé. 

Larran, v. Urram. 

Larre, g. b. pâturage dans la 
montagne. — 1. bn. pâturage non 
cultivé. 

Lar-aranza ckuria, 1. aubépine. 
P. Ce sera l'aubépine blanche. 

Lar-oloa, 1. aubépine. 1*. 

Larre ckoria, 1. alouette. P. Un 
bise, scarabée. 



247 






Larregizon, 1. homme champAtn. 

Larrepothe, 1. chèvre des champs; 
cigale, sauterelle. Nous ignorons 
comment ce mot est compose. La 
terminaison est peut être pour 
a/pote. Apo, apoée est employé dans 
des acceptions très-différentes. Apo 
chez P. signifie: crapaud, verrat; 
apo belatza, butor (oiseau); litt. 
crapaud noir. 

Larresu, 1. feu follet. P. Larre-su. 

Larrirakaslun, 1. pédant de vil- 
lage; de larre-irakastun. 

Larregizon, v. larre. 

Larrepothe, v. larre. 

Larresu, v. larre. 

Larri, g. b. 1. bu. grand, gros, 
épais. Euskaldun erri larrietan. 
Lettre de Larr. à Mendiburu. Dans 
le grand pays basque. Diru larria, 
grosse pièce de monnaie. — g. 1. 
effrayé, angoissé. Larririk nago nola 
eginen dudan. Je suis effrayé com- 
ment je ferai. P. 

Laaregi, b. trop; syn. degegegi. 
Au guztyau dator lurreko ta gor- 
putzeko gauzei laarregi begiratu. 
Moguel. Tout ceci vient de trop 
considérer les choses de la terre 
et du corps. De larri-egi. 

Larritu, larritzen, g. 1. s'affliger ; 
s'effrayer. 

Larritu, larritze, v. larri. 

Larril, g. 1. bn. narru, b. peau, 
cuir. Pour la permutation de l et 
n, v. lar. Esku larruak, gants. P. 

Larme, g. peau, épiderme; de 
larru-me. 

Larru ou narru-gorri, g. b. nu. 
Comp. èillusgorri. 



LarmCu, larrulzen, 1. bn. écorcher. 
Larru apainlzaille, 1. corroyeur. 
Apaintzaille, de apain-tzalle. 

Larrutu, larrutze, v. larru. 

Larumbata, g. 1. bn. samedi. 
Selon Astarloa (Apol. p. 327) larum- 
bata est pour lauren data, „une 
des quatre," époques lunaires. Il 
est vrai qu'on ne fait pas encore 
trop violence au mot en l'écrivaut 
de la sorte ,- mais on ne peut jamais 
se fier aux étymologies de ces 
auteurs qui arrangent parfois les 
mots pour leur faire dire ce qu'ils 
veulent. 

Lasa, 1. poutre. 

Lasai, g. lacko, 1. mou, lâche; 
de l'esp. laso. Bana bere astura 
lasai gaistoakgatik. Mais à cause 
de ses moeurs relâchées. 

Laze, bn. lâche, qui ne serre 
point. 

Lazo, laeho, bn. négligent. 

Lachokeria, bn. négligence; de 
lacho-keria. 

Lazoki, bn. adv. lachosko, adv. 
diminutif. 

Lazalu, lachotu, bn. négliger. 

Lasaroa, g. b. 1. le dimanche 
de la passion. 

Lastan, 1. maîtresse ou serviteur 
(amant?) en fait d'amour. P. En 
g. lastan ou lazlan, baiser, subst. 

Laste, v. latz. 

Laster, 1. bn. course; — g. 
b. 1. bn. vite, promptement. Aha- 
lik laslerrena, le plus vite possible. 

Laslerka, g. b. 1. bn. à la hâte ; 
de lasler-ka. 

Lasterkari_ bn. coureur ; de laster- 



248 



kari pour hari, v. ari 4. K pour 
h, v. Essai, Ch. II. et l'introduc- 
tion, p. 8. 

Lasterka, v. laster. 

Lasterkari, v. laster. 

Lastima, g. b. bn. douleur, re- 
gret. En g. et b. lastima est em- 
ployé comme l'esp. lastima. Las- 
tima da, g. b. c'est dommage; esp. 
lastima es. 

Lasto, g. 1. bn. paille. 

Latch, 1. v. latz. 

Latch, 2. bn. plante toujours 
verte, à épines, qui croit au milieu 
des rochers. De latz? 

Latste, latstu, v. latz. 

Latz, g. b. 1. bn. âpre, aigre, 
acerbe, rude (pas lisse). 

Latch, bn. diminutif de latz. 

Latztasnn, b. apreté; de latz- 
tasuna. 

Latzdura, bn. apreté au toucher, 
peur légère; de latz- dur a. 

Latztatu, bn. lalstu } latsten ou 
lasten, 1. s'effrayer, se hérisser. P. 
Buruko illeak latsten zait. Les che- 
veux de la tête (me) se hérissent. 
P. Peut-être avons nous ici la 
signification primitive de latz, c. a. 
d. droit, debout, et au figuré: 
rude, âpre, etc. — Burhoak lasten 
du buruko illeak. Le blasphème fait 
hérisser les cheveux. Lastu naiz. 
Je me suis effrayé. 

Latzgarri, bn. effrayant; de latz~ 
garri. 

Latzdura, v. latz. 

Latzgarri, v. latz. 

Latztasun, v. latz. 

Latztatu, v. latz. 



Lau, g. b. laur, 1. bn. quatre. 

Lan ou laurgarren, quatrième. 

Laurden, g. 1. bn. laurren, b. 
quart. Probablement le génitif de 
laur, et le d pour r, comp. egun- 
dano. Ce génitif exprime ici un 
superlatif; les nombres ordinaux 
dans plusieurs langues, sont rendus 
par un superlatif (v. atzen, lehen, 
garren). Le mot qui indique la 
fraction d'un nombre n'est pas 
toujours distinct du nombre ordi- 
nal; ainsi „cinquième" exprime les 
deux; la forme d'un superlatif peut 
donc avoir servi à exprimer l'un 
et l'autre. 

Laurdeneko mina, fièvre quarte. P. 

Laur mugak, les quatre temps. 

Laugarren, v. lau. 

Laur, laurden, v. lau. 

Laurgarren, v. lau. 

Lausengatu, 1. bn. flatter; du 
prov. lauzeugar, flatter; v. L. R. 

LauS0,g. bn. myope — 1. louche ; 
de l'anc. esp. lusco ? P. fait suivre 
comme syn. okilla, nord-est. Comme 
le nord est indiqué par gauche et 
non pas par louche (v. ezker et 
eskela), il faut que les idées de 
louche et de gauche se soient telle- 
ment identifiées que lauso, louche, 
qui n'a jamais signifié gauche, ait 
été employé pour indiquer nord 
Larr. s'en sert au figuré pour aveugle- 
ment; v. l'ex. s. v. lilluramendu. 

Lautu, lautzen, g. aplanir. 

Lauza, leuza, bn. lavasse, pierre 
platte. Du prov. lausa, roche. 

Laya, 1. g. b. instrument ara- 
toire, espèce de bêche à deux dents ; 



249 



de là le verbe layalu, et le subst. 
layari (laya-ari 4), celui qui fait 
ce travail. 

Laya, 2. 1. bu. branche de vigue. 

Laxa, laxatu, bn. frapper le 
linge contre une planche ou une 
pierre pour le blanchir. 

Jiarri, bn. pierre ou planche 
destinée ;\ cet usage, v. laxa. De 
laxa-honi. 

Laxari, bn. laveuse ; de laxa-arii. 

Laxaharri, v. laxa. 

Laxari, v. laxa. 

Laxun, bu. chaux. 

Laza, lazatu, v. lasai. 

Lazakkria, v. lasai. 

Lazo, 1. g. b. piège; esp. lazo. 

Lazo, 2. v. lasai. 

Laztan, v. lastan. 

Lazun, g. muble. A St. Sébas- 
tien on dit korkoi. 

Le. Suffixe, syncope de zale ou 
gale. 

Lebrosta, bn. levraut. Du fr. 
levraut avec mutation de v en b; 
v. legami. 

Legamt, g. lemami, 1. levain ; du 
prov. levain. Pour la mutation de 
v en m, comp. mendekatu de vin- 
dicare, mentura de ventura, magina 
de vagiua, eic. Pour celle de v en 
g: maillegatu. Comme b est v, on 
pourrait citer les exemples de per- 
mutation de b et g : nabusi = na- 
gusi; barbantzu = garbantzu, etc. 

Legar, g. 1. bn. gravier. 

Legatz, g. b. 1. merlus, mer- 
luche; esp. merluza. 

Lege, g. 1. bn. loi. De l'osp. ley. 
G pour y, comp. bago de haya. 



I.i'gez, b. comme; de lege-z ; comme 
arauz, selon, de arau-z. Legez est 
quelquefois contracté en lez. 

Legez, v. lege. 

Legor, v. leor. 

Legun, v. lenn. 

Legundu, legxmtze, v. Unn. 

Lehembizi, v. len. 

Lehen, v. len. 

Lehenago, v. len. 

Lehenbizi, lehenbiziko, v. 

len. 

Lehenbizian, v. len. 

Lehenbizirik, lehenbiziko- 
rik, v. len. 

Lehendanik, v. len. 

Lehenik, v. len. 

Lehenkusina, v. gusu. 

Leher, 1. pin. V. aussi 1er. 

Lehergarri, v. 1er. 

Lehertu, leher tze, v. 1er. 

Lehia, v. leya. 

Lehiatuki, v. leya. 

Lehotn, 1. bn. lion. 

Leiho, v. leyo. 

Leihor, v. leor. 

Leihotcho, v. leyo. 

LeinhUTU, 1. rayon. De lenu, 
ligne? 

Leinu, v. lenu. 

Lei, leitu, leitzen, 1. bn. lire. 
Du prov. legir. Pour la chute de 
g, comp. ein = egin ; leun = legun; 
irazi — iragazi. 

Leize, g. leze, 1. leiz, b. abîme, 
antre, caverne. Jlortul'otzatham 
egitetik molderik gabeko leze il h un 
bat bezala. Larregui. Pour cela 
ayant commencé sans aucune forme, 
comme uu abîme obscur. 



250 



Leka, g. b. bourgeon. — bn. 
gousse, de fève, etc. 

Lekariyaa, g. syn. de mi n ri . 

Lokat, 1. sauf, hormis; syn.de 
landan. Le t fiual de lekat, appar- 
tiendra comme le t dans laket, à 
la terminaison. 

Lekatn, lekatzen, excepter. Nihor 
leJcatu gabe } sans en excepter aucun. 
Le nom verb. est donc leka ; mais 
jusqu'à présent nous ne l'avons 
pas trouvé. Il paraîtrait que lek 
ou leka signifie „hors" ou „dehors," 
ce mot se retrouve dans lekora, 
que P. traduit par: hors, excepté, 
hormis. Lekat, lekora, landan sont 
synonymes. Handik lekora, hors de 
là, après cela. Jairikoaz lekora eztut 
zu bezain maiterik. Après Dieu je 
n'aime personne autant que vous. 
Zutaz lekorean. Hormis chez vous. 
Lekorean etzatea. Coucher dehors. 

Lekua, 1. lieue; du prov. légua ; 
v. L. R. 

Lektj, g. b. bn. lekhu, bn. lieu, 
endroit; comp. prov. loc, luec; et 
l'esp-. luego. La ressemblance avec 
le lat. locus est plus grande, mais 
en général il est bien rare que le 
basque emprunte directement au 
latin; et puis ce qui semble déci- 
der la question c'est le s final de 
locus, qui se serait conservé. — 
Bera etkorteco cen hiri eta leku 
gucielara. Luc. X. 1. Test. Roch. 
Dans toutes les villes et tous les 
lieux où il devait aller. 

Lekora, v. lekat. 

Lela, loloa, g. insipide, stu- 
pide. Lelo, 1. refrain, esp. lelo, qui 



vient du basque. M. Mahn (Btym. 
Unt. p. 58) trouve l'explication de 
ce mot dans uue ancienne poésie, 
(publiée par Humboldt, Bericht. 
uud Zuziitze, p. 86) dans laquelle 
un certain Lelo (le mari), est tué 
par Tota (la femme) et son amant 
Zara. Les meurtriers furent bannis 
et le peuple ordonna qu'au com- 
mencement de chaque poésie ou 
de chaque chanson, le nom de Lelo 
serait mentionné. De là le lab. 
„refrain;" mais aussi, puisque ce 
nom a été répété si souvent, l'ac- 
ception de : insipide, stupide. Hum- 
boldt cite un dicton basque: betiko 
leloa, éteruel lelo. Geroa <il/< 
ren leloa. A demain est du fainéant 
le refrain. Prov. 189. O. 

Lelikota, lerikota, 1. pois 

chiche. 

Lelo, v. lela. 

Lema, g. 1. gouvernail. 

Lemari, lemazain, g. lemako, 1. 
timonier; de lema-arik; lema~zaim 
et ko. 

Lemako, v. Uma. 

Lemami, v. legami. 

Lemari, v. lema. 

Lemazain, v. lema. 

Lembaitlen, v. len. 

Lembizi, lenibiziko, v. Un. 

Len, g. b. lehen, 1. bn. En g. 
et b. avant. En 1. et bu. avant, 
premier. La forme de ce mot nous 
avait induit à dire (s. v. garren) 
que c'est un superlatif. Aous croyons 
cependant plutôt que len est le 
thème, avec la signification de 
„avaut" ou peut-être plus corrt 



251 



meut, de „tôt," puisque avant ex- 
prime déjà uu comparatif. Le com- 
paratif de len est lenago, plus tôt = 
avant ; le superlatif (c. à. d. le géni- 
tif) est lenea, que l'on ne retrouve 
qu'avec le suffixe go, qui eu fait uu 
adjectif lenengo, le premier = le plus 
tôt. Il est encore possible que ce 
lenen, soit une variante de lehen, 
à cause de la permutation de h et 
», v. liho, et dans ce cas lehen 
serait un superlatif; mais il ne serait 
pas prudent d'en tirer une conclu- 
sion définitive, puisqu'à eu juger 
par quelques dérivés, len indique- 
rait déjà par lui-même, un com- 
paratif, p. ex lengo, lehengo, d'autre- 
fois ; litt. de avant ; ou faudrait-il 
voir dans lengo la forme syncopée 
de lenago, lehenago? Hura deuçat 
lehen iayoa anhUz anayeren arlean. 
Rom. VIII. 28. Test. Roch. Afin 
qu'il soit le premier-né entre plu- 
sieurs frères. Bano len ou lenago, 
g. baino lehen, 1. avant que, plu- 
tôt que. 

Lengo, g. leengo, b. lehengo, lehe- 
neko, 1. (ko pour go avec e de liaison 
puisque k ne peut suivre»; v. Es- 
sai, Ch. II.). D'auparavant, d'autre- 
fois; de len-go, de avant. Y. len. 
Agar itzuli zan eta lengo arrokeriak 
utzita. Lardiz. Agar revint ayaut 
laissé son orgueil d'autrefois. Et- 
zara lehenekoa. Vous n'êtes pas celui 
d'autrefois. 

Lenago, g. leenago, b. lehenago, 
1. bn. auparavant, avant, plus tôt; 
de lena-go, comparatif de len. Chez 
Larramendi len et lenago sont sy- 



nonymes; alors comme en ail. vor- 
dere, qui est un comparatif et qui 
signifie le premier, celui de devant. 

Lenagoko, g. lehenago/co, 1. bu. 
d'auparavant; de lenago-ko. Lena- 
goko aldarean Jaunari ofendra ber- 
riak egin ziozkan. Lardiz. Il fit de 
nouvelles offrandes à Dieu sur l'au- 
tel d'autrefois. Lehen agokophilosopho 
batzuek erran zulen. Ax. p. 38. a. 
éd. Plusieurs philosophes d'autre- 
fois ont dit. 

Lenengo, g. lelengo, lehengo, b. 
premier. Lenengo irakwrhaya, le 
premier chapitre. De lenen-go. Lenen, 
gén. de len; v. len. Pour la mu- 
tation de n en l, v. narru — larru; 
nahar = lahar ; untze = ullze. Ar- 
gatik Abrani aimbeste espa agertu 
ziozkan, Sarai emaztea zuela, lenen- 
gotik esan etziolako. Lardiz. Pour 
cela la plainte parut claire à Abra- 
ham d'autant que Sara était sa 
femme, ce qu'il n'avait pas dit 
auparavant. En ail. zuvor; holl. 
van te voren. 

Lembizi, lembiziko, lendabizi, len- 
dabiziko, g. lehenbizi, lehenbiziko, 1. 
bn. premier. Pour expliquer ce mot 
composé nous n'avons rien à offrir 
qu'une hypothèse peut-être risquée. 
Lembizi pourrait être pour len-biz 
(qu'il) soit devant ; auquel est suf- 
fixe le i qui forme les adj. verbaux, 
lemùizi, qui a formé plus tard la 
phrase lembizi da, il est celui de 
devant; cette locution peut avoir 
été intervertie et avoir donné len- 
dabizi. — Toutes ces formes diffé- 
rentes pour exprimer „premier" 



252 



semblent indiquer que le besoin 
s'est fait sentir de renforcer la 
signification primitive. Lehen{=-leri), 
lenengo, lembizi, lembiziko, premier, 
paraissent être parfaitement syno- 
nymes. — Lembiziko odol-isurtze 
au egin. Lard. La première effusion 
de sang (meurtre) étant faite. Lem- 
biziko gizonak. Les premiers hommes. 

Lehenbizian, l.au commencement; 
de lehenbizia-n. 

Lehenik, 1. bn. premièrement; de 
lehen-ik. Eta hain da zuhur lehenik 
hozitu behar duen burulik hasten 
baitzaika bihiari. Ax. p. 36. a. éd. 
16. n. éd. Et elle (fourmi) est si 
économe qu'elle commence à enta- 
mer le grain par le bout qui doit 
germer le premier. 

Lehenbizirik ; lehenbizikorik, 1. syn. 
de lehenik. La terminaison est ik 
avec r euph. 

Lendanik, g. lehendanik, bn. an- 
térieurement ; de lendanik. 

Lembaitlen, aussi séparé len-bait- 
len, g. d'autant plus vite. La con- 
struction de la phrase est peut-être 
imitée de l'espagnol: antes cou antes. 
Dirudienez mundua berriro gendez 
lembaitlen betetzeagatik. Lard. Ap- 
paremment pour remplir d'autant 
plus vite le monde d'hommes. 

Lehen bai lehen, lehen baino lehen, 
1. tout au plustôt. P. 

Lenendu, lenentzen, g. précéder 

Lengusu, v. gusu. 

Leîiargi, g. noblesse. 

Lenago, v. len. 
Lehargi, v. len. 
Lenbaitlen, v. len. 



Lendabizi, lendabiziko, v. 

len. 

Lendanik, v. len. 

Lenen, v. len. 

Lenendu, v. len. 

Lenengo, v. len. 

Lenenkiro, v. len. 

Lenentze, v. len. 

Lengusu, v. gusu. 

Lenargi, v. len. 

Lenu, g. leinu, 1. lignage. 

Leor, g lior, b. leihor, 1. bn. 
Dans les dialogues publiés par le 
P Ce Bonaparte se trouve legor, g. 
En g. et b. sec. Eu 1. et bn. terre, 
terre ferme, par opposition à mer. 
Il semblerait que leor a dû d'abord 
signifier sec et puis terre =r le sec, 
leihorra. Gor ou kor, dans le sens 
de sec se retrouve dans elkor, agor, 
idor; cette ressemblance ne sera 
pas fortuite. Il est probable que 
legor est le même mot que elkor 
avec méthathèse de e. heddeidor 
peut être pour g, comp. bida = biga ; 
dupela = gupela, etc. — ltsasoz edo 
leihorrez, 1. par mer ou par terre. 

Leortn, leortzen, g. sécher. 

Leorpe, g. cabane pour le bétail ; 
de leor-pe. 

Leorpe, v. leor. 
Leortu, leortze, v. leor. 
Lepazur, v. lepo. 
Lepho, v. lepo. 

Lepo, g. 1. lepho, bn. cou. Iba- 
nelaren lephoan harrabots bat agertzen 
du. Chant d'Altabiscar. Au col d'iba- 
gneta un bruit se fait euteudre. 

Lepazur, b. nuque du cou; de 
lepo-azur. 



253 



Lepa cherloa, 1. syn. de lepazur. 

Ler, g. leher, 1. bu. Ce radical 
ne se retrouve que dans les noms 
verbaux : lerregin ou lertu, lertzen, 
g. leher, lehertu, leherlzen, 1. bu. 
crever, écraser. Emakumeak burua 
lertuko ziola, g. Que la femme lui 
(au serpent) écrasera la tête. Isiz 
leher egitea. Crever de dépit. P. 
LeJier dezagizula. Qu'il te fasse 
crever, puisses tu crever. P. 

Lehergarri, bn. capable de faire 
crever (de rire) ; de leher-garri. 

Lerde, g. bave. 

Lerden, 1. bn. droit de corps; 
élaucé, svelte; syn. selon P. de 
lin do, lirain. Gizon ederra, lindoa, 
chuta. P. 

Lerdo, 1. vers de terre, achée; 
vieux mot pour appât pour la pêche 
à la ligne. 

Lerin, bn. très- mûr. 

Ler indu, mûrir. 

Lerra, lerratu. lerratzen, 

1. bn. glisser; syn. de legundu. 

Lerzo, 1. bn. trace de malpro- 
preté, d'un liquide sur un vase, etc. 

Lerratze, v. lerra. 

Lerro, g. L bn. rang, rangée, 
ligne; syn. en bn. de herroka. 
Lerroan doaz. Ils vont en rang. P. 

Lerroka, 1. par ligne; de lerro-ka. 

Lersun, L lexon, bn. grue. 

Lertsun, g. aulne. 

Lertu, lertze, v. 1er. 

Lerzo, v. lerra. 

Lesuin, v. pesuin. 

Letagin, g. lelhagin, 1. letain, 
bn. dent canine; de let-agin, 2. 
mais qu'est-ce que let? 



Letain, v. letagin. 

Lethagin, v. letagin. 

Leun, g. 1. legun, L bn. glissant, 
doux. Esku legunak, mains douces. 
P. Bide leguna. Chemiu glissant. 

Legundu, legunlzen, 1. glisser ; — 
bn. rendre lisse, polir. 

Leuza, v. lauza. 

Lexon, v. lersun. 

Leya, g. lia, b. lehia, 1. bn. 
En g. et b. émulation, ardeur. En 
1. et bn. hâte, empressement. Lia 
ez dauka. Il n'a pas de zèle, d'ar- 
deur. Leya du nom verb leyatu, 
comme ahar de ahartu? et leyatu 
peut-être de len, premier. Le n 
de len paraît se perdre dans quel- 
ques composés. Nous ignorons si 
les mots suivants sont en usage, 
mais Larramendi cite: lekin, premier- 
né; leizalia, primitif. Dans lekin, 
il est vrai, le n devait tomber à 
cause du k, v. Essai, Ch. II. (cepen- 
dant il y a des exceptions comme 
à toutes règles, p. exjainko). Mais 
dans leizalia, le n aurait pu rester ; 
il a donc été élidé sans nécessité, 
ce qui peut avoir été le cas pour 
leiatu, leyatu qui serait alors pour 
lenalu, (qui n'existe pas) et qui 
rendrait bien l'idée de s'efforcer, 
se hâter ; c. a. d. être le premier. — 
Lehia handiak hainitzelan kalle da- 
karke. La trop grande diligence 
est souvent nuisible. P. 

Leyatu, leyatzen, g. s'efforcer. 
Lehiatu, lehialzen, 1. bn. se hâter, 
s'empresser. Argatik elizako guraso 
santuak beti leyatu izan dira. Pour 
cela les saints pères de l'église se 



254 



sont toujours efforcés. Alferrik lehi- 
atzen zara. Vous vous hâtez en vain. 

Lehiatukiy 1. bn. promptement. 
Zaccheo haitsa le/datuki. Luc, XIX. 
5. Test. Roch. Zacchée descends 
promptement. 

Létal, g. 1. fidèle, loyal. 

Leyatu, v. Uya. 

Leyatze, v. Uya. 

Leyo, g. leiho, 1. bu. fenêtre. 

Leihotcho, 1. petite fenêtre ; tch = 
cJie diminutif. 

Lez, v. legez. 

Leze, v. leize. 

LlBRATU, LTBRATZEN, g. 1. bn. 

délivrer; de Fesp. librar. 

Liburu, g. b. 1. bn. livre; de 
l'esp. libro. 

lAburugille, g. 1. liburu saltzalle, 
g. libraire. La terminaison lab. pille 
de egin-le. 

Lichter, bn. un peu de; syn. 
de pilika. 

Liga, 1. bu. lie. Probablement 
du fr. lie, dont l'origine est cepen- 
dant inconnue. Scheler indique le 
lat. lix, cendre d'où une forme 
rustique liqua, lica et de là le fr. 
lie ; v. Littré, D. — Arno ligatu da, 
le vin est à la lie. P. 

Liho, 1. bn. lino, 1. lin ; de l'esp. 
lino. Pour la mutation de n en k, 
comp. olior de honor ; aJtate de ana- 
de; dohmï, de donum. 

Lira, g. glu; de l'esp. liga. 

Likhitz, v. likilz. 

Likitz, g. 1. likhilz, bn. sale. 

Likitzkeria, g. 1. saleté ; de lïlàtz- 
keria. 

Likitzkeria, v. likilz. 



Lili, 1. bu. fleur de lis: prov. lili. 

Lilluratu, lilluratzen, g. 1. 
Larramendi écrit llilluratu. Les 11 
esp. = 1 mouillé ou glital. Eblouir, 
enjôler. L'orthographe de Larr., 
avec le / mouillé initial, indique 
peut-être qu'il y a ici métathèse 
de i y illuratu; comme llobia = il. 
loba. Illuratu pourrait être pour 
illun-ra-tu, puis que r ne peut suivre 
n; v. Essai, Ch. II. Ou faudrait- 
il rattacher lilluratu à lili. En holl. 
nous avons verbloemen, déguiser, 
pallier; de bloem, fleur. 

Lilluramendu, g. illusion, séduc- 
tion. Ta ayenatzen diluzula guzien 
lausoak ta llilluramenduak. Lettre 
de Larr. à Mendiburu. Et que vous 
fassiez disparaître l'aveuglement et 
les illusions, les erreurs, de tous. 

Limar, lipar, limber, 1. 

échantillon. 

Limber, v. limar. 

Limburdika, 1. écorniflerie. 
P. Comp. limuri. 

Limburdikaria, 1. écornifleur. P. 
De limburdika-wri 4. 

Limburdikalu, 1. P. écorniiler. 

Limburdikeria, limburdi- 

katll, v. limburdika. 

Limburi, v. limuri. 
Limburtu, limburtze, v. 

limuri. 

Limikari, v. milliskatu. 

Limikatu, v. milliskatu. 
Lihosna, 1. bn. aumône; de l'esp. 
limosna. 

Limuri, g. limburi^ 1. glissant, 
lubrique; syn. deleun. Le b paraît 
être épenthétifjue. 



255 



LimurtU) g. limburtu, limôurlzen, 
L glisser, pencher. 

Linai, g. quenouille. Probable- 
ment de l'esp. lino et de gai, dans 
le sens de „chose destinée à." 

Linai estalkia, g. le petit cha- 
peau qui tient le lin sur la que- 
nouille. 

Lindo, 1. bu. En 1. syn. de 1er- 
tien. En bn. propre, sans tache; 
de l'esp. lindo, beau, joli. 

Lino, v. liho. 

Lirma, bn. traineau. M. Sal. 
écrit deux n pour n; ainsi lina. 
Est-ce de ligne que dérive linna? 
Comp. trainée pour lignée, rangée. 

Lipia, espèce de poisson; ar- 
raignée. Mot d'O. selon P. 

Lipu, bn. arraignée. Com^. lipia. 

Lirain, v. Uraîi. 

Lirail, g. lirain, 1. droit. Selon 
P. syn. de lerden. Peut-être une 
variante de lerden; pour la chute 
du d, comp. baut = badut, beratzi — 
bederatzi, ausi = adausi ; etc. 

Liska, bn. petite mare, marécage. 

Liskar, 1. querelle. Liskarrean 
ahoari brida. En débats mets-toi 
un frein. P. 

Liskartu, liskartzen, 1. se que- 
reller. 

Lisiargille, 1. querelleur, subst. 
De liskar -egille. 

Liskardura, liskartia, 1. querel- 
leur, selon P. Il semble que c'est 
une erreur; ce sont des substan- 
tifs. Liskar-dura ; et liskarte, subst. 
verb. ; avec l'article liskartia; (le) 
quereller = querelle. 

Liskardura, v. liskar. 



Liskargille, v. liskar. 
Liskartia, v. liskar. 
Liskartu, liskartze, v. liskar. 
Listafin, v. Ihtor. 
Listertasun, v. lixturtzea. 

Listor, g. lixtor, 1. listafin, 1. 
guêpe. Lixtor, 1. frelon, bourdon. 

Litcherrera, 1. lèche-frite. 

Litchua, 1. laitue. 

Litz, 1. lix, bn. En 1. frange. 
En bu. éraillure, effilure. 

Lix, lixlu, bu. s'érailler. 

Lix, v. litz. 

Lix a. Lizà, 1. squale, chien de 
mer ; de l'esp. lija, anc. orth. lixa. 

Lixlarru, 1. la peau du chien de 
mer, qui sert à polir le bois. 

Lixlarru, v. lixa. 

Lixter, v. Uxturtzea. 

Lixtur, v. Uxturtzea. 

Lixturtzea, 1. lixtertzea. O. 
selon P. incliner, pencher. Du 
subst. lixtur, penchant, que P. cite, 
mais ne traduit pas? Lixturtzea 
norbaitgana. Avoir inclination pour 
quelqu'un. P. 

Lixlertasun, ou listeriasun, comme 
O. corrige ce mot dans le Ms. de 
P. Appétit de quelque friandise. — 
Est-ce que litz, listor et listerlzea 
aurait une même origine? En ail. 
anhanglich, de auhangen, „pendre 
à," est employé au figuré pour 
„aimant enclin à se suspendre à," 
L'idée de „pendre à" se retrouve 
dans frange, litz. L'ail, a: auhangsel, 
„supplément." Enfin listor, abeille, 
peut-être à cause du miel qui est 
gluant. 

Liza, v. lixa. 



256 



Lizar, g. 1. frêne. L'arbre vé- 
néré des Basques. 

Lizun, g. moisi. 

Llilluraniendu, v. Ulluraïu. 

Llilluratu, v. Ulluratu. 

Llobia, v. illoba. 

Lo, g. b. 1. bn. sommeil. Au 
plur. loak, g. 1. les tempes ; comme 
en ail. et en holl. 

Lo egin, g. 1. dormir. Lo egilen 
du, il dort. P. construit lo avec 
etzan. Lo bethean dalza, il est en 
profond sommeil ; litt. il est couché 
en plein sommeil. On dit de nos 
jours: lo betlàa dago (de egon). P. 
par contre écrit: lotan dago. Nous 
disons la même chose en holl. Het 
kind is in slaap, l'enfant est en 
sommeil. 

Lozorro, g. cauchemar; de lo-zorro. 

Logale, g. 1. bn. envie de dor- 
mir; de lo-gale. 

Logure, g. syn. de logale; de 
lo-gure. 

Lotia, g. 1. dormeur. 

Lokuma, 1. assoupissement. P. 
De lo-humef 

Lohilla, 1. le mois de Janvier; 
de lo-hilla, mois de sommeil (hiver). 

Lokartu, lokartzen, 1. lokhariu, bn. 
s'endormir ; de lo-hartu ; h pour A, 
v. Essai, Ch. II. Le h daus le bn. 
est de trop, le k ayant pris sa place. 
Concientcia da behin ère lohakartzen 
ezlen zerbitzari. Ax. 426. a. éd. 324 
n. éd. La conscience est un servi- 
teur qui ne s'endort jamais. — 
Les verbes composés, sont toujours 
formés du thème (ici lo), et non pas 
du nom avec l'article (loha). 



Lobio, I. parc pour le bétail; 
devant de maison où Ton étend la 
litière pour faire du fumier. 

Lodi, g. b. 1. épais. 

Loditasun, b. embonpoint; de 
lodi-tasun. 

Loditu, loditzen, 1. grossir. 

Loditasun, v. lodi. 

Loditu, loditze, v, lodi. 

Logale, v. lo. 

Logure, v. lo. 

Loharda, 1. membre. 

Lohi, v. loi. 

Lohia, soûl, selon P. Corps. 
Lohia saindua. Le saint corps. 

Lohikeria, v. loi. 

Lohilla, v. lo. 

Loi, g. b. lohi, 1. bn. boue. 

Loiheria, g. b. lohikeria, 1. bn. 
souillure; de loi-keria. 

Loh'dsu, 1. boueux; de lohi-tsu. 

Loitu, loilzen, g. lohitu, lohilzen, 
1. souiller. 

Loikeria, v. loi. 

Loitu, loitze, v. loi. 

Lokartu, lokartze, v. lo. 

Lokatsa, b. fange. Probable- 
ment de loi-alsa pour hatsa, dont 
le h est devenu k, v. Essai, Ch. II 
et l'introd. p. 8. 

Lokharri, v. lot. 

Lokhartu, v. lo. 

Lokume, v. lo. 

Lollo, g. ivraie. 

Lolo. Ce mot se trouve chez 
Axular, p. 275. a. éd. 101. n. éU 
P. n'eu donne pas la traduction. 
V. l'exemple s. v. malba. 

Lor, g. grosse poutre; tronc 
d'arbre coupé. 



257 



Lora, v. lore. 

Lorategi, v. lore. 

Lora, g. 1. bu. lora, b. fleur ; 
de l'esp. et prov. flor. 

Lorategi, g. b. jardin; de lora- 
tegi. 

Lore, 2. bu. doux, trauquille. 

Loria, 1. gloire. — bn. délice, 
jouissance; du prov. gloria, avec 
chute du g pour éviter la rencontre 
de g et 1. 

Loriatu, 1. lori/ikatu, bu. glorifier; 
le lab. de loria; le bn. du prov. 
glorificar. 

Loriatu, v. loria. 

Lorifikatu, v. loria. 

Lot, lotu, lotzen, g. b. 1. loth, 

lothu, bn. lier. — 1. bn. saisir, 
prendre (d'une plante, d'une gref- 
fe). — bn. panser une plaie. Lanari 
lotzea, se mettre au travail. P. Zer- 
Laiti lotzea, s'attacher à quelqu'un. 
P. Eguiaz erraiten drauçuet, cer-ere 
lolhuren baituçue lurrean, lothua 
içanen du ceruan. Matt. XVIII. 18. 
Test. Roch. En vérité je vous dis 
que tout ce que vous aurez lié sur 
la terre, sera lié daus le ciel. 

Lolgarri, lokarri, 1. bn. emplâtre. 
Sal. Jarretière. P. De lot-karri, et 
pour éviter la rencontre de t et k, 
le t a été élidé dans l'un, et le h 
adouci dans l'autre mot. (V. Essai, 
Ch. II. bakid pour bat-kid; tzako 
pour tzat-ko, etc.). M. Salaberry 
écrit lokharri avec h. Plus d'une 
fois déjà nous avons fait remarquer 
cette tendance à mettre des h dans 
des mots où cette lettre ne devrait 
pas se trouver. (Comp. le Test, de 



la Rochelle en dial. bn.). Bien que 
le suffixe karri, garri se trouve 
généralement sans h, M. Salaberry 
a eu raison d'écrire kharri, puisqu'il 
écrit ekharri. L'orthographe de M. 
Sal. a induit en erreur M. Viuson, 
qui croit voir dans le h une lettre 
produite par la rencontre de t et k. 
(v. Revue ling. III, p. 414. note, 1). 

Lolgaillu, bn. bandage. Gaillu 
nous est inconnu. Comp. estekaillu. 

Zotura, 1. ligature. Le suffixe ra 
n'est pas clair. 

Lotazilla, b. le mois de décem- 
bre. Comp. azilla, novembre. 

Lotzekume, v. lolsa. 

Lotgaillu, v. loi. 

Lotgarri, v. lot. 

Loth, lothu, v. lot. 

Lotia, v. lo. 

Lotsa, g. lotse, b. lotza, 1. Selon 
0. avec s, lotsa. Eu g. et b. honte. 
En 1. peur, effroi. Lotza naiz, jai 
peur. 

Loxeria, bn. frayeur; delox-eria. 
Lox se retrouve dans le nom verb. 

Lotsatu, lotsatzen, g. b. faire et 
avoir honte. Sara lotsatu naiz. Sara 
eut houte. 

Loxa, loxatu, bn. intimider. 

Lotzkor, 1. peureux, craintif; de 
lotz-kor. 

Lotsagaàe, g. effronté; de lotsa- 
gabe. 

Lotsagabekeria, g. effronterie; de 
lotsagabe-keria. 

Lotsagarri, g. honteux ; de lotsa- 
garri. 

Loxagarri, bu. capable d'intimi- 
dation. Sal. Alors: effrayant? 

17 



258 



Lotezkume, g. enfant naturel ; de 
lotet pour lotsez-hume. K pour h, 
v. Essai, Ch. II et l'introd. p. 8. 

Lotsagabe, v. lotsa. 

Lotsagabekeria, v. lotsa. 

Lotsagarri, v. lotsa. 

Lotsatu, lotsàtze, v. lotsa. 

Lotse, v. lotsa. 

Lotskor, v, lotsa. 

Lotu, lotura, v. lot. 

Lotza, v. lotsa. 

Lotze, v. lot. 

Loxa, loxagarri, v. lotsa. 

Loxeria, v. lotsa. 

Lozorro, v. lo. 

Luarraztea, v. lur. 

Lufa, g. demoiselle. 

Luhartza, v. lur. 

Luhttnz, bn. lierre. Comp. wrdz. 

Luharbil, 1. motte de terre. 
De lur-bila? Le b. luur indique peut- 
être une forme primitive luhur? 

Lukainka, g. 1. saucisse. Cor- 
ruption de l'esp. longaniza? 

LuKtmARi, v. lukuru. 

Lukuru, 1. gain, usure; du lat. 
lucrum; avec chute de la nasale, 
v* orrai, 2. 

Lukurari. 1. usurier; — bn. avare; 
de lukuru-ari 4. L'emploi de ce 
mot comme adj. nous semble vi- 
cieux. M.Salaberry cependant ajoute: 
syn. de abarizioz. 

Luma, g. 1. bn. plume; de l'esp. 
pluma, avec chute du p pour éviter le 
groupe pi, qui n'est pas admis en 
basque. 

Luma zakar, 1. duvet. P. 

Lvmalu, venir en plumes (des 
oiseaux). P, 



Lumatza, 1. oreiller. 

Ltjmatza, v. luma. 

Liimera, g. graisse de baleine. 

Lupia, g. espèce de poisson de 
rivière qu'on nomme à Orio, en 
espagnol, lubina. Comp. lipia. 

Lupua, g. 1. espèce de maladie 
du bétail qui les tue de suite. 

Lut, g. 1. bn. luwr b. terre. 
Lenengoan zerua, lurra, urak, sua 
eta argia egin zituen. Dans le premier 
(jour) il fit le ciel, la terre, les 
eaux, le feu et la lumière. 

Lurreko, g. 1. luurrezko, b. ter- 
restre; de lur-ko, avec e de liaison 
puisque k ne peut suivre r (v. 
Essai, Ch. II), et le r, puisqu'il est 
dur, redoublé devant la voyelle. 
Lurreko abereak. Les animaux ter- 
restres ou de la terre. V. Lur- 
rezko. 

Lurrezko, 1. de terre (comme 
larezko, d'argent); de lurrez-ko. 
Lurrez de lur-z. Lurrezko eltzea, 
pot de terre. P. Lurreko et lurrezko 
sont considérés, comme l'on voit, 
comme des génitifs du nom plutôt 
que comme des adjectifs; l'adj. suit: 
le génitif précède. Nous avons donc 
ici un exemple remarquable d'un 
mot qui par sa forme est un ad- 
jectif, mais qui, par son emploi, in- 
dique n'avoir pas encore perdu son 
individualité comme nom au géni- 
tif. Ce n'est un mystère dans au- 
cune langue que beaucoup d'adjec- 
tifs sont des noms au génitif ; mais 
de tels mots démontrent clairement 
comment il se sont formée. 

Lwrka, lurkalu, bn. terrer. 



259 



Lnrpelu, Ittrpetzen, g. enterrer; 
de Itir-pe-tn. 

Lurbetatu, bn. terre labourable. 
Sal. 

Lurtuphi, I. pot de terre; de 
lur-/ 'upi n . 

LurtujAngiUe, 1. potier; de /ur- 
tupin-gîlle pour egille. 

Lurmin, 1. épilepsie ; de lur-min. 

Lurmin, bn. terme de berger; 
terrain nouvellement dégagé de 
neige et où le troupeau peut 
paître. 

Lursagar, bn. pomme de terre; 
le lursagar. 

Luhartza, ver qui rouge les ar- 
bres au pied. P. De lur-har. Pour 
Pélision de r, comp. plusieurs dé- 
rivés de ur, eau. La terminaison 
tza est obscure. 

Luarraztea, se prosterner. Mot 
d'O. selon P. De lur-arrazlea. Pour 
la chute de r, comp. hharlza. 

Lusuil, g. seau à eau; de lur- 
suil. Ce seau paraît donc avoir été 
fait en terre, bien qu'aujourd'hui 
il soit en bois cerclé de fer. Comp. 
usul. Pour la chute de r, comp. 
les deux mots précédents. 

Lurberatu, v. lur. 

Lurka, lurkatu, v. lur. 

Lurmin, v. lur. 

Lurpetu, lurpetze, v. lur. 

Lurrin, v. urrin. 
Lursagar, v. lur. 
Lurtupin, v. lur. 
Lurtupingille, v. lur. 
Lusuil, v. lur. 
Lutchu, 1. brochet. 
Luya, 1. vent contraire. Unlzia 



Ivyetan da, quand le vaisseaux ne 
peut pas avancer à cause du vent 
contraire. P. Il nous semble que 
l'exemple explique le mot luya; 
ce n'est pas vent contraire; mais 
„louvoyer" ou lofer, être au lof. 
Le navire est au lof. Ignorant les 
termes de marine nous avons laissé 
alof comme basque, qui vient évi- 
demment de au lof. 

Luza, v. luze. 

Luzabide, v. luze. 

Luzakeria, v. luze. 

Luzamendu, v. luze. 

Luzapenbide, v. luze. 

Luzaran, v. luze. 

Luzaraz, v. luze. 

Luzaro, v. luze. 

Luzatu, v. luze. 

Luzatze, v. luze. 

Luze, g. b. 1. bn. En g. et b. 
ample, large. En 1. et bn. long; 
lent, tard. 

Luzatu, luzatzen, g. b. élargir, 
étendre. — 1. bn. prolonger, tarder, 
retarder, renvoyer à une autre épo- 
que. Anhitz luzatu du, baina gero- 
kotz heldu da. Il a longtemps tardé, 
mais enfin il est arrivé. 

Luzelasun, 1. luzelarzun, bn. 
longueur; de luze-taswi et tar- 
zun. 

Luzakeria, bn. longueur, lenteur; 
de luza-keria. 

Luzapenbide, g. luzabide, b. luza- 
mendu, 1. retard, prolongation; de 
luza-bide, et pen-ôide; et de luza- 
me?i-du. Le suffixe du semble faire 
de luzamendu un adj. verb. pris 
substantivement. 



260 



Luzaro, 1. syn. de luzaran. 

Luzaro, g. bu. amplement. 

Luzaraz, bn. longuement, avec 
lenteur. La terminaison n'est pas 
claire, tout aussi peu que celle de 



luzaran. Peut-être pour luzarauz, 
selon la longueur? 

Luzaran, bn. à la longue. 

LlJZETARZUN, V. llize. 

Luzetasun, v. luze. 



M. 



Machikunka, à coups de poing. 

Mot d'O. selon P. De machikun-ka. 
Qu'est-ce-que machikunf Comp. ma- 
chacar, esp. frapper. 

Madari, b. 1. bu. poire. — 1. 
cormier. Comp. udare. 

Madarikatu, madarikatzen, g. 
1. bu. madadikatu, b. maudire. Ma- 
darikatu, maudit, du lat. raaledic- 
tus. Le premier d est pour 1, comp. 
elur = edur ; belar = bedar. Pour la 
permutation de r et d, v. egundano. 

Madarikazio, g. malédiction. La 
terminaison sera l'esp. cion (mal- 
dicion) avec chute de n; comp. 
arrai 2. 

Mafrondi, marfondi, 1. enrhumé. 
Ce mot ne peut guère être basque. 

Magala, g. giron, l'espace de 
la ceinture aux genoux; l'ang. lap; 
l'ail, schoos ; p. ex. tenir un enfant 
sur les genoux (giron). 

Magnua, v. maino. 

Magina, 1. gaine; du lat. vagina. 
Pour la mutation de v ou b en m, 
comp. maino, de l'esp. bano; men- 
tura, de veutura; manak, de bans 
(du mariage) ; mendekatu, de vendi- 
care. Miarritze = Biarritz. 

Magincha, bn. gousse. Diminutif 



(ch) de magina. Eta désir quen urdec 
iaten quten maguinchelaric bere sa- 
belaren bethatzera. Luc. XV, 16. 
Test. Roch. Et il désirait remplir 
son ventre des gousses que les 
pourceaux mangeaicut. 

Mahain, v. mai. 

Mahaindar, v. mai. 

Mahats, v. mats. 

Mahatsti, v. mats. 

Mahatstizain, v. mats. 

Mahax, mahaxtei, v.mats. 

Mahaxtekatu, bn. mâcher; du 
lat. masticare, ou plutôt du prov. 
mastegar. 

Mahel, bn. de travers. 

Maliuka, 1. manche, d'une robe. 

Mahuri, v. marrubi. 

Mai, g. mahain, 1. bn. table. 
Pour la chute de n, v. arrai 2. 

Mahaindar, bn. convive; de 
mahain-tar ; d pour t après n; v. 
Essai, Ch. IL 

Maiatz, v. mayatz. 

Mailla, v. malla. 

Maillegatd, 1. emprunter; du 
prov. malevar. Pour la permutation 
de g et v ou b, voy. gurasoak. 

Maillu, 1. mallu, bn. maillet; 
de l'esp. mallo. 



262 



Mainada, 1. famille. 

Maïnateka, v. manjatera. 

Mainatia, 1. douillet, nourri 
trop délicatement; syn. de mirigosa, 
merda, P. 

Maindirea, g. drap de lit. 

Maingu, g. tordu, de travers, 
d'une partie quelconque du corps; 
de l'esp. manco. — 1. bn. boiteux. 

Maingueria, bu. maladie du sabot 
des bêtes à laine; de maingu-eria. 

Maingutu, g. boiter. — bn. de- 
venir boiteux. 

Mainguka, bn. en boitant; de 
maingu-ka. 

Mainhatu, v. maino. 

Mainho, mainhoar, v. maino. 

Maino, (avec l'art, mainua. P.) 
1. magnu (gn = n) P. mainho, bn. 
bain ; de l'esp. bano. Pour la mu- 
tation de b en m, v. magina. 

Mainatu, mainatzen, 1. mainhatu, 
bn. baigner. 

Mainhoar, bn. baignoire. La ter- 
minaison sera une imitation du 
français baignoire. 

Maira, g. 1. pétrin, maie ou 
mée comme écrit P. Syn. de arska. 
Maira ne peut guère être la trans- 
position de oramai, pétrin. Maira 
ne s'explique pas bien par le basque; 
il est probable que c'est par hasard 
que mai se trouve dans les deux 
mots. Maie est en prov. mag, en 
lat. mactra; mais il faudrait la 
chute de la gutturale. Comp. Parya- 
que mar, pétrir; v. Fick, Indog. 
Wb. p. 148. 

Mairauze, mairause, 1. râcloir de 
maie. 



Mairan, 1. bn. bois de con- 
struction. 

Mairause, mairauze.v.maiVa. 

Mairu, 1. 1. bn. more ou maure; 
au figuré, personne dure sans pitié 
Mairu ilhar, 1. pois chiche. 

Mairu, 2. 1. plante dont on 
fait les balais. 

Maisu, g. maître. Eskola maisu, 
maître d'école. De l'esp. maestro. 

Maitagarri. v. moite. 

Maitarasun, v. moite. 

Maitaria, v. maite. 

Maitatll, v. maite. 
MaitatZG, v. maite. 

Maitatzeko, maitatzekota- 

SUIl, v. maite. 

Maite, g. b. 1. bn. cher, aimé. 
Nere Euskaldun maiteak. Mes chers 
Basques. Maite dut, 1. je l'aime. 
Exactement l'ail, ich habe ihn lieb; 
litt. je l'ai cher. En basque comme 
en ail. on a formé cependant les 
noms verb. maitatu, maitatzen, liebeu, 
aimer. 

Maitatu, maitatzen, g. 1. maitha, 
maithatu, bu. aimer. Maitatzen det, 
g. je l'aime. 

Maitagarri, g. maithagarri, bn. 
aimable; de tmite-garri. 

Maitatzeko, 1. aimable; de mai- 
tatze-ko. 

Maitatzekotasun, 1. amabilité; de 
maitaizeko-tasun. 

Maitaria, 1. amaut; de maite-ari 4. 

Maitarasun, 1. amitié. P. De 
maite-tarzun t 

Maiteki, 1. aimablement; de 
maite-ki. 

Maiteki, v. maite. 



268 



Maitha, maithatu, v. moty*. 

Maithagarri, v. maite. 

Maiz, g. 1. bu. souvent. 

Majadera, g. crèche des che- 
vaux. 

Maka, bn. bosse, par suite de 
coups ou d'une chute, en parlant 
des objets de métal. — Il est pro- 
bable que la signification primitive 
n'était pas limitée au métal seule- 
ment ; le bu. aura pris cette accep- 
tion du fr. En holl il y a le mot 
„deuk" avec la signification d'en- 
foncement, de creux, ce qui paraît 
être plus logique. 

Maka, makatu, makatzen, 1. bn. 
Selon P. hocher, se préparer à 
frapper. Selon Sal. faire des bosses. 
Hik maka, tiik eaka. Tu hoches, je 
frappe. Tu fais semblant de frapper 
et moi je frappe effectivement. P. 

Makala, g. aulne. 

MakatU, v. maka. 

Makatze, v. maka. 

Makilla, g. b. 1. makhila, bn. 
bâton. On a proposé de faire dé- 
river makilla du lat. baculum, et 
cette étymologie paraît par hasard 
être juste. Pour la permutation de 
m et b, comp. bilgor = milgor; 
biga = miga; ibeni = imeni. Nous 
disons par hasard, puisque la res- 
semblance des deux mots y a con- 
tribué sans doute pour uue bonne 
part, et puis la mutation de m et 
ô, connue dans toutes les langues. 
Mais de la terminaison um qui 
devient a; de l'u médial qui devient 
i, et de l qui devient II, on n'en 
dit rien. Nous pouvons citer le mot 



ispillu, qui explique en partie ma- 
killa; mais ispillu vient du latin 
en passant par le prov. Il faudrait 
donc trouver une forme prov. ou 
port, makelh. Eu général il nous 
semble que le basque a fort peu 
emprunté directement au latin. Bien 
qu'il n'y ait pas d'objection sérieuse 
à l'étymologie proposée, il serait 
possible que makilla dérive de maka 
d'où makatu frapper. Il peut paraître 
surprenant, en outre, que les Bas- 
ques n'aient pas eu un mot basque 
pour un objet si primitif. 

Makina, 1. makliinna, bn. (nn=n) 
auge pour les porcs. Sal. Selon P. 
tine (tonneau) de bois. Pourrait-on 
rattacher ce mot au prov. machar 
mâcher, manger; la terminaison 
pourrait être pour egina. 

Makhila, v. makila. 

Makhur, v. gur. 
Mako, g. b. 1. crochet. Comp. 
makur, s. v. gur, 

Makor, 1. durillon. 
MakUT, v. gur. 

Makurtu, makurtze, v. gur. 

Malba, 1. 1. faible. Même ori- 
gine que malgu? Pour la permu- 
tation de g et b, v. gurasoak. Ha~ 
serretu behar denean ez haserretzea, 
sentikortu behar denean ez sentikortzea, 
bethi bat, bethi uli, lolo, malba eta 
bare izaitea, ezthemtasuna da eta ez 
gizontasuna. Ax. p. 275. a. éd. 101. 
n. éd. Ne pas se mettre en colère 
quand il faut se mettre eu colère, 
ne pas se modérer quand il faut 
se modérer, être toujours un, toujours 
(u/i), (lolo), faible et bare, n'est pas 



264 



une bagatelle, n'est pas humain (de 
la nature de l'homme). O. corrige 
bare dans le Ms. de P. et dit 
malba eta bera izaitea, être faible et 
malsain. 11 nous semble que le 
sens n'est pas très satisfaisant. 
Dans l'éd. corrigée bare est resté, 
mais nous avons déjà fait remar- 
quer plus d'une fois comment ces 
corrections sont faites ; v. ekin, 
morkoxta. Nous ignorons la signi- 
fication de uli et lolo. Est-ce que 
lolo serait une variante de lela in- 
sipide? au figuré indifférent? 

Malba, 2. 1. bn. mauve; de 
l'esp. malva. 

Malda, 1.1. rogne, gale, croûte 
de gale. 

Malda, 2. 1. bn. colline, co- 
teau, terrain en pente. Comp. 
malhar. 

Malestruk, bn. maladroit. Sal. 
Le prov. estru, rapidité, vivacité, 
(v. L. R.) se retrouve peut-être 
dans la terminaison; mais d'où 
vient le k? 

Malexi, bn. malice; du fr. avec 
métathèse de IV 

Malgll, 1. souple, mou, efféminé. 
Comp. malba et malso. 

Malgutasun, 1. souplesse, mollesse, 
de malgu-lasvn. 

Malguki, 1. mollement; demalgu-ki. 

Malguki, v. malgu. 

MalgUtaSUn, v. malgu. 

Malkar, g. 1. coteau; — 1. 

lieu pierreux. Bide malkarra, chemin 
pierreux. P. Comp. malda. 

Mal ko, g. b. larme. 

Malla, g. mailla, 1. bu. En g. 



degré, grade. En 1. et bn. degré, 
boucle; de l'esp. malla et du prov. 
maille. 

Mallu, v maillu. 

Malluki, v. marrubi. 

Malo, malot, g. flocon déneige, 
boule de neige. 

MalsO, g. malxo, bn. En g. 
lent. En bn. doux, docile, mou, 
sans énergie. Il est probable que 
malso est une variante de malgu.. 
Pour la permutation de la sibilante 
s ou : et de la gutturale k ou g 
v. karamilcha. Comme o final devient 
u (en bise, et quelquefois en lab.) 
quand suit l'article, P. a pu écrire 
malgua pour malgo -j- a, 

MalxO, v. maho. 

Mama, bn. boisson, dans le 
langage des enfants. 

Mamar, g. espèce de poisson 
de mer. 

Mamia, g. 1. bn. mie. Ogi 
mamia, mie de pain. — g. crème. 
En général ce mot est appliqr. 
tout ce qui est mou; p. ex. delà 
viande sans os ; (et pour cela aussi 
se retrouve dans : ipurmamia, fesse) ; 
la chair d'un fruit, etc. P. cite: 
elzaur mamia, noyau de noix; ce 
qui ferait croire qu'en lab. on at- 
tache plutôt à ce mot le sens de 
„dedans," ce qui s'applique très 
bien à „mie"; de là au figuré 
adiskidemamibai, un ami intime. P. 

Mamitu, mamitzen, 1. se 

cailler De mamia crème? 

MaillOr, 1. bn. braise ardente. 

Mamor, 2. 1. tendre, fragile. 
Lur mamovra, terre aisée à labourer. 



265 



Mamil, bn. <Hre idéal, fantôme 
dont on fait peur aux enfants. 

Mamutu, bn. se masquer d'un 
manière hideuse. 

Man, 1. ban, publication de 
mariage. Pour la permutation de 
m et à, v. magina. 

Mana, manatu, 1. bn. comman- 
der; du prov. man, commandement. 

Manu, 1. commandement, ordre. 
Bayonako jaun Aphezpikuaren manvz 
imprimatua. Imprimé par ordre de 
M. l'abbé de Bayonne. 

Manamendu , 1. bu. commande- 
ment ; du prov. mandamen ; avec 
hyperthèse de d? 

Manamendu, v. man. 

Manatatze, v. maneatu. 

Manayu, v. maneatu. 

Manatukor, v. maneatu. 

Mancha, bn. gousse, quand la 
fève, le haricot, etc. sont formés; 
quand ils commencent à se former 
on dit leka. 

Mancho, bn. étable couverte 
de chaume. 

Mando, g. 1. bn. mulet. — bn. 
stérile, des animaux ; comme injure, 
d'une femme stérile. 

Mando emea, g. mule. 

Mandozain, 1. bn. muletier; de 
mando-zam. 

Manduli, 1. mouche anière P. 
De mando-uli. 

Mandozain, v. mando. 

Maneatc, maneatzen, g. prépa- 
rer (le manger). Manayu, manayatzen, 
1. remuer, manier. Du prov. maneiar, 
manier; esp. manejar. 

Manayu, 1. maniement. 



Mounyul-or, 1. facile à. manier; 
de manayu-kor. 

Manjatera, mantatera, 1. mai- 
natera, bn. mangeoire, crèche; du 
prov. manjar, avec la terminaison 
basque tera; comme ikustera de 
ikusi, etc. 

Manthar,bu. chemise de femme. 

Manu, v. mana. 

Marabio, v. marrubi. 

Maratilla, 1. loquet. 

Maraza, 1. couperet, petite 
hache. 

Marbalo, 1. cossou. 

Marbola, 1. marbre. 

Marchoi, marsoi, g. tranche. 
Comme le holl. moot, ne se dit que 
du poisson. 

Mardei! bn. interj. par Dieu! 
Du français avec mutation de pen m. 

Marchoa, 1. mars. 

Mardo, bn. flexible, mou. Comp. 
l'aryaque mardh, mou, faible (weich, 
schîaff) ; v. Fick, Indog. Wb. p. 150. 

Mardula, g. gros, gras. 

Marfondi, v. mafrondi. 

Margo, v. marra. 

Marhanta, marhantatu, v. 

marranga. 

Marhauze. Mot d'O. selon P. 

V. maira. 

Marhega, bn. couverture gros- 
sière en toile, ou en laine pour 
couvrir le bétail. 

Marfrllbi, 1 . hurlement de loup ; 
V. marraka. 

Marikola, 1. pois chiche. 
Mariskira, 1. crevette. 
Mabka, g. ligne. — bn. signe, 
marque. Rayonneur, instrument ara- 



266 



toire pour tracer les sillons où l'on 
sème le mais. Sal. De Tesp. ou du 
prov. marca. 

Marketz, 1. l&ià ;markhilz, bn. 
incomplet. 

Markhitztu, bn. rendre défec- 
tueux, incomplet. 

Markhitz, markhitztu, v. 
marketz. 

Marmara, 1. arraignée; syn. 
de armierma, ainharba. 

Marola, v. marra. 

Marsoi, v. marchai. 

Marra, 1. limite, règle; — bn. 
ligne, trait. P. cite: Marra edo 
parra iragaitea, franchir la barrière. 
Il y a donc permutation de m et 
p, ce qui nous mène au prov. esp. 
et it. barra, fr. barre ; même signi- 
fication. L'origine de ce mot est 
celtique ; c'est du ky mri bar, bran- 
che, qu'il dérive; v. Littré, D. et 
Brachet, D. E. Si ce n'était l'auto- 
rité de ces deux auteurs, on pour- 
rait croire que marra est basque; 
le thème est mar et se retrouve 
dans les composés margo, droit et 
marola (mar-ola), règle. Ou est-ce 
que mar, basque, vient du celti- 
que bar? 

Marraka, 1. bn. miaulement; — 
bn. bêlement. Le bn. indique donc 
que ce n'est pas seulement le cri 
du chat; mais que marraka a un 
sens plus large. Comp. marranga 
(m parait être introduit, comp. kar- 
ranka), marraska, marru, marhuùù 
marruma ; tous ces mots indiquent 
un bruit quelconque. Il faut donc 
que mar ou marra soit la racine 



avec une signification analogue. 
Jusqu'à présent nous n'avons pas 
découvert un seul exemple de per- 
mutation de m et h; sans cela 
marraka, pourrait être pour kar- 
raka. 

Marraska, 1. bn. cri violent, de 
détresse. Marraskaz hasi da, il s'est 
mis à crier. 

Marru, marhubi, 1. hurlement de 
loup. 

Marruma, 1. bn. rugissement, en 
général des grands animaux. 

Marranga, g. marluinta, 1. bn. 
enroué, enrhumé. Marhania da. il 
est enrhumé. Comp. marraka. La 
nasale se retrouve ici, comme dans 
karranka. Marranga pourrait donc 
être une autre forme de marraka, 
et indiquer surtout le son rauque 
de la voix. 

Marrantatu, marrantatzen, 1. mar- 
hanta, marhantatu, bn. s'enrhumer. 

Marrantatu, marrantatze, 

v. marranga. 

Marraska, v. marraka. 

Marro, bu. bélier. 

Marroka, 1. verrue; syu. de 
kalitcha. 

Marru, v. matraka. 

Mamibi, g. 1. marabio, 1. ma- 
huri, bn. malluki, b. fraise. La 
terminaison rubi sera l'esp. rubio, 
rouge. Le bn. est peut-être la syn- 
cope de mariguria que cite Larra- 
meudi ; probablement de marigorria, 
rouge. Comp. gori, chaud qui a 
aussi perdu un r. Mais qu'est-ce 
que mar. 1 ' De mora, esp. mi'irr? 
Alors mûre rouge; mais comment 



267 



faire accorder le bise, avec les autn - 
dialectes ? 

Marruma, v. marraka. 

Marruskatu, murruskatu, 
marruskatzen, 1. frotter entre 
les mains; se frotter les mains. 
Ce nom verb. paraît être formé 
du lat. manus. Pour la permutation 
de n et r comp. belhaun — belhaur. 
Le mot bu. marruchketa, petit rabot 
qu'on manie avec une seule main, 
semble venir à l'appui de notre 
supposition. 

Marruchketa, v. marruskatu. 

Marsoka,masorka,l. navette 
de tisserand. 

Marchite, bn. matchite, 1. serpe. 

Martesena, b. mardi; lift, celui 
(le jour) de mardi. 

Martimullo, 1. (Guéthary) 
rouleau. 

Martutza, v. mazuzta. 

Martzuka, v. mazuzta. 

Masalla, g. matraillâ, g. b. ma- 
zela, matela, 1. mathela, bn. joue; 
de l'esp. mejilla, joue. La forme 
matraillâ est extraordinaire. 

Mazelaco, 1. malhelako, bn. souf- 
flet; de mazela-ko. 

Maseta, 1. mailloche. Comp. 
massola, prov. ; maza, esp. massue. 

Maskar,g- petit; sans valeur, vil. 

Maskor, g. maxkor, 1. coquille. 

Maskurtu, maskurtzen, 1. 

s'endurcir. Eskuak maskurtzen zaitza, 
quand on ne peut les plier. P. 

Masniordi, v. mats. 

Masoka, 1. instrument de fer- 
rerie. P. 

Maspats, v. mats. 



Maspreza, selon O. antenne 
terme de navire. 

Masti, 1. mâtin. P. i. a. Chute 
île //, v. an ai 2. 

Masusta, v. mazuza. 

Matcharde, bn. fourchu. 

Matcharra, matcharratu, 

v. matcharro. 

Matcharro, bu. gril à manche 
sans pied pour faire griller les ga- 
lettes de maïs. 

Macharra, matcharratu, griller les 
galettes de maïs. 

Matchite, v. marchite. 

Matela, v. masalla. 

Materia, 1. bu. matière, pus; — 
1. exemple d'écriture. 

Mathela, mathelako, v. masalla. 

Mathuin, v. matoin. 

Matoin, 1. mat/iuin, bn. espèce 
de fromage gras. 

Matraillâ, v. masalla. 

Mats, g. b. mahats, 1. mahax, 
bn. raisin. 

Malsli, g. mahatsti, 1. mahaxtei, 
bn.; vigne; de mats-tegi. 

Mahats mulko ou murio (i. a.) 
ou burko (i. a.) ou gokho (i. a.), 
1. grappe de raisin. Comme nous 
l'avons dit, s. v. gokho, P. écrit 
gok-hoa et donne pour syn. mulkoa. 
Ne serait-ce pas un erreur de couper 
le mot de cette façon ? Il se pour- 
rait que nous eussious ici uu cas 
analogue au guip. ezkero, dout ez 
appartient au mot précédent; mahats 
gokhoa devrait peut-être s'écrire 
mahatsgo ou plutôt, à cause de* final, 
mahalsko-ahoa, bouchée de raisins? 
Ahoa n'est pas bouchée, mais bou- 



268 



che; serait-ce uiie objection? V. 
muru. 

Masmordi, b. grappe de raisin; 
de mats-mordi ou mordo ; v. muru. 

Mahats ondo, 1. cep de vigne. 

Mahats adar, 1. sarment. 

Maspats, marc de raisin ; de 
mats-pats. 

Mahatstizain, 1. vigneron; de 
mahatsti-zain. 

Mahatsarno, vin.V.Prov. 307 d'O. 

Matzuzta, 1. feu volage, espèce 
de maladie. P. Comp. mazuzta. 

Maxkor, v. maskor. 

Mayatz, 1. maiatz, bn. le moi 
de mai. 

Maze, bn. tamis. 

Mazela, mazelako, v. masalla. 

Mazkaro, bn. se dit des bêtes 
à laine qui ont le museau bigarré. 

Mazkuri, g. vessie. 

Mazuza, v. mazuzta. 

Mazuzta, masusta, g. b. 

mazuza, 1. bn. mariutza, martzuka, 
1. (Guéthary) mûre sauvage. 

Me, g. mee, b. mehe, 1. bu. mince, 
maigre, menu. 

Meatu, meatzen, g. mehatu, me- 
hatzen, 1. bn. M. Sal. donne encore 
mehartu, mehetu, mehaxtu. Tous ces 
noms verb. signifient maigrir, à 
l'exception de mehartu, rétrécir, qui 
correspond à un adj. mehar, étroit, 
auquel P. donne cependant la si- 
gnification de: menu, délié, min- 
ce. L'adj. est donc probablement 
pris du nom verb. mehartu qui 
lui-même, sera composé de mehe- 
artu. Mehax, bn. élancé, un 
peu maigre, paraît être un di- 



minutif (x pour ch) de meha. 

Mea, g. 1. mia, bn. mine. 

Meatz, g. mine. 

Meatzari, g. mineur; de meatz- 
ari 4. 

Meatu, v. me. 

Meatz, v. mea. 

Meatzari, v. mea. 

Meatze, v. me. 

Mederatzea, 1. profiter, amen- 
der. P. 

Mee, v. me. 

Mehaka, 1. chemin étroit. P. 
ajoute: aucuns disent qu'il signifie 
éminence. Comp. mehar s. v. me. 

Mehar, v. me. 

Mehartu, mehartze, v. me. 

Mehatciiu, 1. bn. menace. Pour 
la mutation de n eu h, v. doai. 

Mehatu, mehatze, v. me. 

Mehax, mehaxtu, v. me. 

Mehe, mehetu, v. me. 

Melino, bn. faible, sans fermeté 
morale. 

Meloina, 1. meloya, g. melon. 

Mempe, v. men. 

Mempeko, v. men. 

Mempetari, v. men. 

Men, 1. puissance, pouvoir. — 
bn. portée, — 1. instant. Jainkoaren 
menean, 1. Au (dans le) pouvoir de 
Dieu. Bere mènera etorriko da, 1. 
Il l'amènera on sa puissance. 

Men se trouve encore comme ter- 
minaison de quelques substantifs, 
et paraît indiquer en général „ca- 
pacité jouissance", au propre cl au 
figuré. Almen, pouvoir de al-tnen. 
Au fond un pléonasme. Eskumen, 
poignée ; ce que la main peut con- 



269 



tenir, sa capacité; ainsi que ahamen, 
bouchée, ce que la bouche peut 
contenir. En holl. nous rendons 
ceci par: vol, rempli; de mond, 
bouche: mondvol ; de hand, main : 
handvol. Nasmen, baimen etc. 

Men menean, 1. au même moment; 
au moment même, juste à point. 
Men menean etorri da, il est arrivé 
juste à point. 

Men mènera, au dernier moment. 
Miserikordios da Jainkoa, maitegaitu, 
onderizku, bereak bere odolaz erosiak 
gaitu, men mènera gaitezinean, eztia- 
zaigufalta. Ax. p. 136. a. éd. 391. 
n. éd. Le Seigneur est miséricor- 
dieux, il nous aime, il nous chérit, 
il nous a racheté lui-même avec 
son sang pour que n'ayons pas de 
péché, quand nous serons au der- 
nier moment. 

Meneratu, meneratzen, 1. P. ne 
traduit pas ce nom verbal, mais 
ailleurs se trouve l'exemple : er- 
clitzeko meneratzen denean, venant 
au point d'accoucher. De men-ra-tu. 

Mempe, g. b. possession, empire; 
de men-pe. 

Mempetu, mempetzen, g. posséder ; 
de mempe. 

Mempeko, g. esclave ; de mempe-ko. 

Mempetari, g. propriétaire; de 
mempe-ari 4. Le t paraît euphoni- 
que comme dans eizlari. 

Mendeko, g. sujet, esclave. Gizo- 
naren mendeko izango zera. Lardiz. 
Tu seras l'esclave de l'homme. Ma 
serbitzari eta mendeko zala azturik. 
Lardiz. Et oubliant qu'elle était 
servante et sujette. Le dial. g. 



ne connaît pas men, mais paraît 
avoir mende d'où mende-ko. Larr. 
cite mendea, mendera, sujecion et se 
sert lui-même ou nom verb. men- 
deratu. 

Menderatu, mendaratzen, g. sub- 
juguer, la orregalikan, ayek ezbe- 
zala, garaitzen dezu, lautzen ta men- 
deratzen. Et pour cela, pas comme 
eux, vous les surpassez vous les 
écrasez (?) vous les subjuguez. Let- 
tre de Larr. à Mendiburu. Larr. 
dans son Dict. ne cite que meneratu, 
apoderar; mais par contre il cite 
7raew#z,/raettûfe#,poder,pouvoir(subst.) 

Mende, 1. bn. siècle. La termi- 
naison est obscure, mais il nous 
semble que mende dérive de men, 
(syn. selon Larr.) pouvoir, en bn. 
portée, distance, (distance dans l'es- 
pace), et en lab. instant, moment, 
(distance dans le temps). 

Mendez mende, de siècle en siècle. 
Eta haren adiskidetasunak iranien 
du mende guzietan. Chourio. Et 
son amitié dure dans tous les siècles. 
Bere mende guzian. Durant toute 
sa vie. P. Menderen mendetan, tou- 
jours ; litt. dans les siècles des 
siècles. 

Menast, g. métal. Ce mot est 
obscur. A-t-il une origine com- 
mune avec meatz, mine? 

Mende, v. men. 

Mendekatd, mendekatzen, 1. bn. 
venger, se venger; du lat. vindi- 
care. — bn. mériter par son travail ; 
du prov. vendicar, v. fr. vendiquer 
pour revendiquer. Pour la mutation 
de v en m, v. magma. 



270 



Mendeku, mendekio , 1. ven- 
geance. 

Mendekio, mendeku, v. mende- 
Jcatu. 

Mendeko, v. men. 

Mendekoste, 1. bn. pentecôte. 
Eta etorri cenean mendecoste eguna. 
Act. II. 1. Test. Roch. Et comme 
le jour de Pentecôte arrivait. 

Mendematzea, bn. (faire les) 
vendanges; du prov. vendemia; m 
pour v, v. magina. 

Menderatu, menderatzen, 

v. men. 

Menderenmendetan, v. men. 
Mendi, g. b. 1. bn. montagne. 
Mendizka, 1. petite montagne; 2 
pour ch diminutif. 

Mendiala, 1. (Guéthary) l'ouest. 
Mendizka, v. mendi. 
Meneratu, meneratze, v. 

men. 

Mengoa, 1. mengua, bn. manque. 

Mens, bn. faible d'esprit, imbé- 
cile; v. menx. 

Meiltanak, 1. tripes de morue. 

Mentûra, bn. hasard; de l'esp. 
ventura. Pour la mutation de v 
en m, v. magina. 

Menturaz, b. peut-être; de inen- 
Ciira-z. 

Menx, bn. déficit, incomplet; 
du prov. meus, menz, moins, v. 
L. R. Et sous un autre fonne, 
■û/ci/.s', imbécile. Menx, menàtu, bn. 
manquer, faire défaut. 

Mekchtka, 1. pêche ; de l'esp. 
peTsica, pêche. Pour la permutation 
de p et m, comp. imini = ipini ; 
/noidekoste de pentecôte; etc. M. 



de Charencey (Recherches sur les 
noms d'animaux domestiques, etc. 
p. 24) fait Venir merchika du lat. per- 
sicum. Nous ne croyons pas que ce 
soit exact. En général, autant que 
nous avons pu observer, le basque 
emprunte très-rarement au latin. 
M. de C. dit, sur la même page, 
que mezpirua, nèfle, vient du lat. 
mespilus ; nous croyons de l'anc. 
esp. raespero; devient souvent 
(toujours en bise.) u quand l'article 
a suit. 

Puisque nous voici encore amené 
à parler de la brochure de M. de 
C, nous voudrions relever, en pas- 
sant, quelques étymologies, d'autant 
plus que nous avons été obliL 
l'article konkor, d'être aussi bref 
que possible. — Pour faire dériver 
khunkur, de l'esp. corcova, bosse, 
comme le veut M. d. C, il faudrait 
admettre une mutation de r en >/, 
inconnue jusqu'à présent ; et de v 
en r, également inconnue. On a 
vu, s. v. konkor, que nous ne savons 
pas exactement d'où vient ce mot, 
mais nous croyons savoir d'où il 
ne vient pas. Comme l'esp. corcova 
vient du lat. con-curvare (v. Diez, 
E. W. II. p. II G), on pourrait 
supposer une forme intermédiaire 
qtii reliât con-curvare à konkor; 
mais pour le moment cette forme 
est inconnue et ne ferait jamais dé- 
river hmkof de l'esp. corcova. « 
étymologie est donnée chez M. d. 
C. en passant, entre parenthèse, 
comme si l'exactitude en était par- 
faitement établie. Page -Z'Z l'auteur 



271 



dit. „L<\s Basques appellent encore 
le blé okhai/a pour ogi-gheia, litté- 
lalement qui panis faciendus est." 
Ktaif-ce bien nécessaire d'avoir re- 
cours au latin? Ogi-gheia veut dire 
eu bon français „matière a, pain." 
Ce mot littéralement" revient assez 
souvent dans la brochure de M. 
de C, même quand la traduction 
est rien moins que littérale, comme 
on vient de le voir. C'est ainsi que 
M. de C. cite baratchuria, litt. le 
gland blanc. Dans quel dialecte 
est-ce que bara est gland ? Page 23 
„Baberruma, litt. la fève de peu de 
prix." Nous croyons : fève romaine 
ou de Rome, v. baba. Page 15. 
„ZaMnrtzarra, litt. vêtus canis ou 
canis magnus." Si la traduction est 
littérale il n'en faudrait qu'une. 
Et pourquoi est-elle eu latin? Il 
nous semble que vieux chien (car 
zakhwr zarra veut dire: le vieux 
chien) est parfaitement clair; le 
latin n'y ajoute rien. Maintenant 
quelques détails qui ont cependant 
leur valeur dans un travail de ce 
genre. M. de C. dit (p. 25) que 
Ichitnkur signifie bossu; c'est bosse 
qu'il aurait fallu dire. „Mullugidia 
marrubidia, (p. 25) le framboisier, 
est formé du lat. morus et de l'adj. 
hide semblable." Nous laissons de 
coté l'étymologie; rasis marrubi ne 
signifie pas framboisier, ni fram- 
boise ; mais fraise. Mertchiha (p. 24) 
n'est pas pêcher, mais pêche. „Le 
n initial (p. 24) du castillau (na- 
ranja) est sans doute pour un ar- 
ticle incorporé au nom." — C'est 



i une erreur; l'esp. naranja vient de 
l'arabe narandj; v. Dozy, Qloss. 
En parlant de l'abricot M. d. C. 
dit (p. 23) que les Maures ont pris 
leur nom albirkouk au latin. Or 
ce n'est qu'en passant par le grec 
que ce mot latin est devenu: al 
barcoc; v. Dozy, Gloss. Page 20 
M. d. C. fait dériver eun, ausi, 
usi, faire du bruit (selon l'auteur), 
de aoa, la bouche, et ailleurs de es ! 
Pour expliquer erlea, abeille, M. 
de C. dit que le radical er a donné 
ara, langage. Nous aimerions savoir 
dans quel dialecte. 

Merda, potelé. Motd'O. selon 
P. Comp. mardo. Haur merda, en- 
fant potelé, douillet, nour/i déli- 
catement. 

Merchede, v. merezi. 

Merechi, v. merezi. 

Merezi, 1. merechi, merechimendu, 
bn. mérite; du prov. merce, mercey, 
grâce, faveur; en esp. merced, qui 
a donné le lab. merchede, grâce, 
faveur. Merchede eginen derautazii, 
vous me ferez plaisir. 

Merezi, mereztizen, 1. merechi, 
merechitu, bn. mériter. 

Merezitze, v. merezié 

Merke, 1. bn. bon marché; du 
prov. mercat? Il faut que „bon" 
soit sous-entendu. En ital. on dit: 
buon mercato; mais en esp. barato. 

Merla, 1. terre noire et grasse 
pour fertiliser les champs. P. 

Merzil, bn. mou, flasque. 

Merzildu, devenir flasque. 

Mesede, g. b. grâce, faveur, de 
l'esp. merced. 



272 



Meskaru, bn. mal accidentel; 
du prov. mescap; v. L. R. 

Mesperetchu, bu. mépris; du 
prov. inesprezo. 

Mestura, 1. bu. méture, pain 
de maïs cuit au four dans des 
vases grossiers ou dans des cercles 
de fer. Du prov. mixtura, mélange ? 
P. dit : blé moitié un moitié autre. 

Meta, g. 1. bn. tas, monceau. 
Belhar meta, meule de foin. En g. 
meta est généralement employé pour 
le blé et signifie alors gerbe. 

Metola, g. tas de bois ; de meta- 
ola. 

Meiarri, g. tas de pierre; de 
meta-arri. 

Meta, metalu, melatzen, 1. bn. 
mettre en tas. 

Metarri, v. meta. 

Metatu, metatze, v. meta. 

Meza, 1. bn. messe. 

Mezana, 1. bandeau de toile 
fine que les femmes mettent par 
dessus la coiffure quand elles vont 
dans la rue. P. 

Mezd, 1. bn. message, commis- 
sion; du prov. messio. 

Mezutu, mezutzen, 1. bn. envoyer, 
recevoir, une comission. 

Mi, v. mingana. 

Mia, v. mea. 

Miaurtzea, 1. écosser. 

Michika, bn. petit bouton sur 
la peau. 

Michkaudi, soûl, selon M. Sa- 
laberry. Domestique ; syn. de se/ii, 
nehabe. 

Michkurteria, bu. affront peu 
important. Sal. Ce mot n'est pro- 



bablement pas basque, à l'excep- 
tion de la terminaison eria. 

Mich sera pour mes, prov. (mes- 
cap, mesprezo). Qu est-ce- que kurt? 
de cortes, courtois? 

Miga, v. H. 

Mihi, v. mingana. 

Mihimen, bn. osier ; dulat. vimen. 
Pour la mutation de v en m, v. 
magina. 

Mihise, 1. bn. drap de lit. 
Linceul. P. 

Mihiskandoa, petit linceul. Mot 
d'O. selon P. Comp. alkandora. 

Mihiskandoa, v. mihise. 

Mihula, 1. bn. millura, mihura, 
1. gui. 

Mihura, v. mihula. 

Mihuri, bn. grain de fruits. 
Selon P. mohuri. 

Mikitta, v. miko. 

MikO, bu. petit morceau; du 
lat. mica? 

Mikitta, bn. diminutif de miko. 

Milika, mi\ïkQ,t\i J v.milliskatu. 

Milliskatu, g. milikatu, bu. 
limikalu, 1. lécher. 

Limikari, 1. écoruifleur ; de limika- 
art 4, ou de limi-hari, avec k pour 
h, v. Essai, Ch. II, et l'iutrod. p. 8. 

Millura, v. mihula. 

Mimicha, L belette. 

Min, g. 1. bn. douleur, mal. 
Min det buruan, g. j'ai mal à la 
tête. Buruko mina, g. mal de tète. 
Hezurretako mina, la goutte. — Mm 
se trouve comme terminaison de 
quelques mots avec la signification 
de „teudance à" de „désir." Comp. 
eri. lkusmin, 1. désir ardunt de voir. 



273 



Sumin, furieux. Min correspond 
alors exactement au holl. zucht et 
ii l'ail, sucht, maladie. P. ex. ail. 
Sehnsucht, désir violent, de sehnen, 
désirer ardemment. Dans cette ac- 
ccption-ci min a perdu sa signifi- 
cation propre et indique plutôt un 
degré excessif; c'est ainsi qu'il 
faudra expliquer le lab. adiskide 
vùun, ami fidèle. P. — Comme 
adj. km signifie sans cela, aigre, 
âpre, piquant, g. 1. moisi, bn. 

Mindu, mindutzen, g. mindu, miné- 
zen l. aigiir, (le lait, le bouil- 
lon). — 1. se mettre en colère. — 
1. bn. moisir. 

Minkor, 1. minkhor. En 1. amer; 
en bn. aigre, inquiet; demin-kor. 
La même confusion que pour gar- 
ratz. Kelderra baino minkorragoa, 
plus amer que la suie. P. Gichon 
minkhor char bat da. C'est un petit 
homme inquiet. 

Mingarri, g. douloureux ; de min- 
garri. 

Mingar, bu. aigre. Sera pour min- 
gor — minkor. Gor est plus correct 
que kor, v. Essai, Ch. II. 

Mingortu, mingortzen, 1. rendre 
ou devenir aigre. 

Mintasun, 1. aigreur, âpreté ; de 
min-tasun. 

Minki, 1. amèrement; de min- H. 

Minhar, minhariu, bu. se faire 
mal; de min-hartu. 

Minbera, 1. douillet, qui supporte 
mal la douleur; de min-bera. 

Miùeta, 1. mingotch, bn. oseille; 
de miu-gozo? 

Minbera, v. mm. 



Mindegi, 1. pépinière; — bn. 
échalassière. Do mihimen tegi? 

Mindu, mindutze, v. min. 

Minduria, P. traduit ce mot 
par: qu'on aime tendrement. Min- 
duririk eztu, il n'y a personne qui 
ait pitié de lui. 

Mina, v. mingaha. 

Mineta, v. min. 

Mingana, g. mina (pas g. mais 
cité par Larr.) mi, g. mihi, 1. bn. 
langue. Mihiaren mokoa zail, il me 
vient sur le bout de la langue. P. 

Mingar, v. min. 

Mingarri, v. ». 

Minginota, I. espèce de chapeau 
de femme. P. 

Mingortu, mingortze,v.m?». 

Mingotch, v. min. 

Minhartu, v. min. 

Minkhor, v. min. 

Minki, v. min. 

Minkor, v. min. 

Mintasun, v. min. 

Mintza, v. mintzo. 
Mintzatu, v. mintzo. 
Mintzatze, v. mintzo. 
Mintzaye, v. mintzo. 
Mintzo, minzo, g. 1. bu. minso, 

O.Adj. qui siguifie le contraire de 
muet. Minzo naiz, je parle, je suis 
parlant. Bat bederabere gizara minzo 
da. Ax. Chacun parle selon sa 
guise. 

Minzo est aussi employé substan- 
tivement pour langage; façon de 
parler, v. Prov. 318 d'O. Minso 
emeak, bihotz gogorra bera diro. Un 
parler doux est capable d'amollir 
uu coeur dur. Comme mintzo est 

18 



274 



un adj., il est probable que la ter- 
minaison tzo est pour tsu; jusqu'à 
présent nous n'avons pas encore 
trouvé ailleurs cette variante, mais 
comme o devient u quand suit l'ar- 
ticle, il peut y avoir eu la variante 
mintzoa et mintsua, de min (miïia) 
et tsu. On pourrait comparer à 
minzo le vieux fr. linguard. 

Mintza, minlzatu, mintzatzen, 1. 
bn. parler. Mintzatzen naiz, je 
parle. 

Mintzaye, 1. bu. langage. Zure 
mintzayan ezagun zare. On vous 
connait à votre parler. 

Minzo, v. mintzo. 

Mina, v. mingaùa. 

Mira, v. miratu. 

Miragarri, v. miratu. 

Merail, miraildatu, v. miratu. 

Miratu, miratzen, g. bn. regar- 
der, examiner, de l'esp. mirar, re- 
garder. 

Mira, bn. étonnement ; formé du 
nom verb. Eta miraz iarriric haren 
repostaren gainean, ichil citecen. 
Luc. XX. 26. Test. Koch. Et 
étant étonnés de sa, réponse, ils se 
turent. 

Miretsi, miresten, g. 1. mirets, 
miretsi, bn. admirer, s'étonner; de 
mira-etsi; comp. onelsi, autetsi, etc. 
Miresten naiz, je suis étonné. 
Eta mirets ceçaten cireoncisioneco 
fidel Pierrisequin etliorriec. Act. X. 
45. Test. Koch. Et les fidèles de 
la circoncision, qui étaient venus 
avec Pierre, s'étonnèrent. 

Miragarri, 1. bn. admirable; de 
mira-garri. 



Miretsteko, mirftsgarri, 1. syn. de 
miragarri; de miretste (mireste)-ko , 
et mirets-garri. 

Mirait, 1. bn. miroir; de mira- 
nte pour egille ; celui qui fait voir. 

Miraildatu, bn. se mirer. 

Mireste, v. miratu. 

Miretsgarri, v. miratu. 

Miretsi, v. miratu. 

Miretsteko, v. miratu. 

Mirigosa, 1. nourri trop déli- 
catement, douillet. P. Syn. de, 
mainatia. 

Mirotza, g. épervier. Comp. 
miru. 

Miru, g. 1. bn. milan. Le fr. 
milan vient du lat. milvus, par 
l'intermédiaire d'une forme dérivée 
miluanus; v. Littré, D. Pour le 
basque il faudra aussi cette forme 
intermédiaire pour expliquer la 
chute du v. Pour la mutation de 
1 en r, v. kapera. 

Mispira, g. 1. bn. nèfle; del'anc. 
esp. mespero. Il n'est pas néces- 
saire de recourir au lat. mespilum 
pour expliquer le basque. La mu- 
tation des lettres s'étaient déjà 
faite en esp. 

Misjiirondo, g. 1. mispiratze, bu. 
néflier; de mispir-ondo. 

MistO, g. aiguillon, de l'abeille, 
du serpent. 

Mitcha, 1. mèche; — bn. charpie. 

Mithi, bn. hardi, impertinent. 

MOCHALLE, V. motZ. 

Mocholon, bn. mousseron. Du 
fr. avec mutation de r en l. 
Mohuri, v. mihuri. 
Mokadu, v. moko. 



275 



Mokhor, bu. motte de terre. 
Comp. mokor. Comme adj. taciturne, 
maussade, sévère ; mais ce sera plu- 
tôt un autre mot, et composé, de 
mo-kor, quoique mo nous soit in- 
connu. 

Moko, g. 1. bn. mosko, bn. bec 
d'oiseau, pointe. Eta olivo adar oslo 
berdeduna moJioan zuela, itzulizan. 
Lardiz. Et il revint ayant dans le 
bec une brauche d'olive verte. Bi- 
thiaren mokoa, 1. le bout du sein. 
Iskilhnla mokoa, la pointe d'épingle. 

Mokadu, g. bouchée. 

Moskoka, bn. à coups de bec; 
de mosko-ka. 

Moskokari, bn. querelleur; de 
mosko-hari (v. an 4). Pour la mu- 
tation de h en k, v. Essai, Ch. II 
et Pintrod. du dict. p. 8. 

Mokor, P. cite seulement l'ex- 
emple suivant: ogi mokorra, grine 
(si nous avons bien lu) de pain. 
Nous ne trouvons nulle part grine. 
11 y a le verbe grignoter (grigno- 
ter des bonbons) que nous ne 
trouvons pas non plus, même dans 
le dict. de M. Littré, mais qui 
nous explique peut-être grine, qui 
signifiera: petit morceau; d'autant 
plus que P. renvoie à muscurra, 
croûte de pain, mot d'O. selon P. 
Comp. le bn. mokhor. 

Mokordo, 1. fiente, excré- 
ment. P. 

Moldatu, v. molde. 

Molde, 1. bn. moule, façon. — 
bn. aptitude. 

Moldatu, moldatzen, g. dresser, 
façonner, préparer. Oberen bat ager 



dêdin artean, alik ongiena = moldatu 
duthan. Mendiburu. En attendant 
qu'il s'en publie un (de) meilleur, 
j'ai fait celui-ci le mieux possible. 

Moldehun, bn. bonne mine ; de 
molde-hun. 

Moldegaitz, bn. maladroit, gros- 
sier; de molde-gaitz. 

Moldegaitz, v. molde. 

Moldehun, v. molde. 

Moltso, g. parties sexuelles de 
la femme; de molza? 

Molza, l. bourse ; de l'esp. bolza. 
Pour la permutation de m et b ou 
v, v. magina. - 

Mondoin, 1. timon. 

Monho, v. muno. 

Mora, v. muru. 

Morde, bn. qualification hono- 
rifique correspondant à: monsieur. 
Selon M. Sal. une corruption du fr. 

Mordo, mordi, b. grappe (de 
raisin). Comp. muru. 

Morkoxta, v. muru. 

Morrode, g. démon familier. 

Morrodo, bn. pain et oeufs, 
qu'une marraine donne à son filleul, 
pendant son enfance, à chaque fête 
de Pâques. 

Morroi, g. morroin, 1. bn. jeune 
garçon. Pour la chute de n, v. 
arrai 2. 

Morrointasun, 1. adolescence ; de 
morroin-tasun. 

Mokroil, MDRROiL, 1. verrou; du 
vieux fr. verrouil, avec mutation 
de v en m; comp. magina. 

Morroin, v. morroi et murrion. 

MorrokO, v. muru. 

Mortu, g. désert, subst. 



276 



Mosko, moskoka, v. moko. 
Moskokari, v. moko. 

Moskor 1, g. muskur, 1. mozkor, 
bn. ivrogne. Comme on prononce 
le s gras, il serait mieux de ne 
pas écrire mozkor. La terminaison 
paraît être kor, kur, enclin à ; mais 
qu'est-ce que mos. Nous trouvons 
chez Pictet (Orig. ludo Europ. 1 
p. 255), que plusieurs langues ont 
un nom commu a pour le vin nouveau 
ou moût; lat. mustum; anc. ail. 
most; etc. En pers. mast est ivre. 

Moskor 2, g. mukur, b. cime 
d'arbre. 

Mota, g. 1. bu. mueta, b. espèce, 
sorte. — g. bouton, bourgeon. Abere 
motaguziak, toutes sortes d'animaux. 
Sagar motarik hoùenak, les meilleures 
espèces de pommes. 

Motchota, 1. motho. bn. Espèce 
de coiffure de femmes.— 1. tutron (?) 
de bouteille. P. 

Motel, g. molhel, 1. bn. bègue; — 
g. lourd, stupide, indisposé. Le 
l n'est pas redoublé quand suit 
l'article. Motel nago, je suis in- 
disposé. 

Moteldu, moteltzen, g. 1. bn. (En 
1. et bn. avec h), bégayer. — 1. 
engourdir. Eskua hotzez motheldu 
zait, le main m'est engourdie de 
froid. P. 

Mothelduz, bn. eu bégayant; de 
molhelda-z. 

Moteldu, v. motel. 

Moteltze, v. motel. 

Mothel, motheldu, s. motel. 

Motho, v. motchota. 

Motz, g. l.bn. court. — l.émoussé. 



Au figuré eu g. stupide; de l'esp. 
mocha. Buru molz, est traduit par 
Humboldt. (Bericht. und Zuzàtze 
etc. p. 28) tête chauve (Kahlkopf), 
ce qui paraît ne pas être exact. 
Motz indique ici des cheveux 
coupés court. Sudur motz, nez ca- 
mus. P. 

Mozlu, moztutzen, g. ou molz le n, 
1. motz, molztu, bu. couper, tondre. 

Molzkina, 1. le barbier ; de molz- 
egin. 

Molz urdin, mutz urdin, 1. mut- 
churdin, bn. grisonnant, d'une fille 
qui vieillit, ou grisonne sans se 
marier. 

Mochalle, g. tondeur; de molzle 
pour egille. Mocha paraît être un 
diminutif (ch) de motz. 

Mozkor, bu. très-court. Cet adj. 
nous semble mal composé, du moins 
si l'orthographe en est bonne; kor 
signifie enclin à; v. gur. 

Motzkina, v. motz. 

Mozkor, v. moskor et molz. 

Moztu, v. motz. 

Muchiua, g. vil, méchant, avare; 
esp. ruin. 

Muchindu, s'ennuyer ; esp. en fa- 
darse. 

Muga, g. 1. bu. limite, terme; 
occasion, moment. Jainkoak gizonen 
gaiztakeria e2Ïn eraman alako, muga 
gabea, ikmirik. Lardiz. Dieu ayant 
vu que la méchanceté des hommes 
était insupportable, sans bornes. 
Zer mugaz? à quelle heure? P. 
Barazkal muga, l'heure du diiur. 

Mugon, g. bonne occasion. 

Mugailz g. mauvaise occasion. 



277 



Mugarri, g. 1. bn. borne; de 
muga-arri 1. 

Mugaristatu, bn. (mieux avez z) 
faire une ligne de démarcation avec 
des pierres, des planches, etc.; de 
■)iiiu/(irri-z-tatu. 

Mugaitz, v. muga. 

Mugarri, v. muga. 
Mugarristatu, v. muga. 

Mugîda, v. mugitu. 

Mugitu, mugitzen, g. mou- 
voir, pousser à. De muga-igitu? 
Nere amorio nobleak gauza andiyak, 
ta perfeccio geyagoak egitera beti 
mugitzen du. Echeverria, p. 180. 
Mon noble amour pousse toujours 
à faire de grandes choses et les 
plus parfaites. 

Mugida, 1. mouvement. Hara- 
giaren mugidak, chatouillement. P. 

Mugitze, v. mugitu. 

Mugon, v. muga. 

Muin, v. mûri. 

Muka, bn. muki, 1. En bn. mèche. 
Eu 1. morve et mèche. Pour morve 
(mucosités qui sortent du nez) le 
bn. a muku, mukus. Du lat. myxa, 
mèche et mucus, morve dont l'ori- 
gine commune est l'aryaque mue 
(muk) v. Littré, D. et Eick, Indog. 
Wb. p. 155. 

Mukatu, bn. mukadatu, muka- 
datzen, 1. moucher la chandelle; 
de muka-tu. M. Brachet cite cepen- 
dant : muccare. Si nasum excusserit 
ut muccare non possit. Loi des 
Ki pu aires, 5. 2. Le nom verb. peut 
avoir été formé également bien de 
Tune et de l'autre manière. 

Mukitsu, 1. morveux; de muki-tsu. 



Muketa, bn. mouchettes. Une cor 
ruption du français? /• pour eh. 

Mukadatu, mukadatze, v. muka. 

Mukatzk, v. muka. 

Muker, g. dur, irascible; — 1. 
superbe, fastueux. 

Muketa, v. muki. 

Muki, v. muka. 

Mukitsu, v. muka. 

Muku, v. muka. 

Mukur, v. moskor. 

Mukuru, 1. bn. comble. Larr. 
et P. écrivent ce mot avec un r. 
M. Sal. avec deux r. Comp. le bise. 
mukur (avec l'art, muhirrd) tête, 
cîme d'un arbre, ce qui explique- 
rait la signification de comble. Ou 
bien faudra-t-il rattacher mukuru 
à muru, monceau; comme comble 
du lat. cumulus. Neurria mukuru 
emaitea, douuer la mesure comble. P. 

Mukurutu, mukurutzen, 1. combler. 

Mukuruka, bn. loc. adv. de mu- 
kuru-ka. 

Mukuruka, v. mukuru. 

Mukurutu, mukurutze, v. 
mukuru. 

MulchO, v. muru. 

MulhO, v. muru. 

MulkO, v. muru. 

MulO, mullO, v. muru. 

Mulzo, v. muru. 

Mulzoka, v. muru. 

Mulzu, v. muru. 

Muil, g. muin, fuin, hun t 1. 
moelle. — g. suc des plantes. Au 
plur. munak ou burumunak, g. les 
cervelles. Pour la permutation de 
m et _/, comp. imini = ifini. La 
mutation de m en h est, autant 



278 



que nous sachions, une exception. 

Mundu, g. 1. bn. monde. 

MunhO, v. muno. 

Munhux, v. muno. 

MunnÏLO, bn. (nn rz n) infirme 
du pied ou de la main. Selon Diez, 
E. W. 1 p. 286 mon, mouii, est 
du breton, et inconnu aux autres 
langues celtiques. Ne serait-ce pas 
alors plutôt du basque? M. Diez 
ne cite pas le mot bn. qui cor- 
respond exactement au breton. Il 
identifie moun, avec mun, moelle, 
d'où dériverait l'esp. muïion, grand 
muscle du bms, et le fr. moignon. 
Selon MM. Littré et Brachet, l'ori- 
gine de moignon est inconnue. 

Muno, g. munho, 1. bn. petite 
colline. 

Munhux, bn. motte de terre dans 
de mauvaises prairies, ordinaire- 
ment l'oeuvre des fourmis. Sal. 

Murdukatu, bn. mettre en 
désordre des étoffes en dérangeant 
les plis. 

Murkilla, v. Jdllo. 

Murrion, 1. morroin, bn. bour- 
rache; du gén. lat. borraginis? Pour 
la mutation de b en m, comp. 
molza de bolza; Miarritze=J5i&T- 
ritz. 

Murritz, bn. court. 

Murritztu, 1. bn. raccourcir; 
rogner, ronger. 

Murroil, v. moroil. 

Murru, v. mv.ru. 

Murruchori, bn. moineau ; de 
murru (muT)-chori ? 

Murrnka, bn. rocher. 

MurruskatU, v. marruskatu. 



Muni, g. murru, mora (i. a.), 
P. murko, burko, P. morkoxta, 1. 
morroko, bn. mullco, mulho, muillo, 
mulza, 1. mulzo, mulcho (diminutif), 
bn. Tous ces mots ont à peu près 
la même signification : monceau, 
tas, grappe, botte, et probablement, 
la même origine. La racine paraît 
être mur ou mul, avec l mouillé; 
de là muillo, et mulho. Peut-être 
pourra-t-on ajouter encore ici muno 
ou munho colline. La permutation 
de l et r (v. kapera et art 3.) ex- 
plique la double orthographe muru 
et mulko. La permutation de k et 
z (v. Jcaramitcha) celle de mulko et 
mulzo. 

MurJco, mulko, mulzu, P. amas, 
monceau. Mahatz murhoa ou bur- 
Jcoa, la grappe de raisins. P. Syn. 
de goklto. Pour la permutation de 
b et m, comp. bilgor — milgor ; 
ibeni = imini ; biga z= miga. 

Mulko, tas, amas, monceau, P. 

Mulzo, bn. groupe. 

Mulcho, bn. petit groupe. Ch, 
diminutif. 

Mulzoka, bn. par groupe; de 
mulzo-ka. Mulzoka juan dire, ils sont 
allés par groupes. 

Muillo, houppe. P. Neskaren muil- 
loko, gros sein. P. 

Mulho, 1. petite colline; syn.de 
monho, munho. Pour la permutation 
de l et », v. lar. 

Morkoxta, 1. grappe (de raisin). 
Comp. mur ko, grappe; le x sera 
peut-être pour ch ou tch diminutif, 
comme cela se trouve quelquefois. 
Par ex. P. écrit buruxca = pour 



279 



buruchka, maxcor pour maskor. Me- 
hax (Sal.) paraît être un dimi- 
nutif de meha. Ezterautate morkoxla 
bat ère eta ez bikor bat, ahoan 
eman ahal ditekeyenik ulzi. Ax. p. 
173. a. éd. 36. n. éd. Il n'est pas 
même laissé une grappe ni un mor- 
ceau, pouvant être offert à la bouche. 
M. l'abbé Iuchauspe corrige (?) mor- 
koxla et écrit morcokhla ; ce qui 
change entièrement le mot; d'où 
vient ce k? nous ne trouvons nulle 
part morkok. 

Morroko, bn. botte, (de paille). 
Ce mot paraît être le même que 
murko et morkoxta (v. plus haut), 
et corrobore notre opinion que la 
correction de M. Pabbé Iuchauspe, 
morcoklda pour morkoxta, est une 
erreur. Morroko se dit encore pour 
ophil eu bu. 

Murulu, bn. moyeu. Peut-être 
du lat. modiolus ? Pour la permu- 
tation de r et d, v. egundano et 
madarikatu = madadikatu. 

Musika, g. alberge, pêche; 
l'arbre et le fruit. Ce mot a forte- 
ment souffert; il semble certain 
qu'il dérive de persica, esp. Aujour- 
d'hui il désigne une espèce parti- 
culière, le melocotone. Comp. mer- 
chika. 

Musketila, bn. raisin cultivé 
dans les jardins; du prov. musca- 
del, adj. muscat, v. L. R. 

MuskUT, croûte de pain, mot 
d'O. selon P. 

Mustza, 1. bn. apparence, échan- 
tillon; du prov. mostra, montre, 
apparence. 



Mustuka, bn. poignée de vieux 
linge pour nettoyer. De muslu 
poing, qui ne se trouve pas ? Comp. 
muslupUla. 

Mustupilla, 1. coup de poing. 
Mustupilka harilzea, se battre iï 
coups de poing. 

Musu, g. 1. bn. museau, baiser ; 
de l'anc. esp. muso, ou du prov. 
mus; même signification. Musu 
eman, donner un baiser. 

Musurkatu, 1. bn. fouiller, se dit 
des porcs; remuer la terre avec le 
groin. 

Musurkatu, MusuRKATZE,v.Ȕttsw. 

MutchitU, 1. moisi. Est-ce une 
corruption du fr. moisi; tu est la 
term. de l'adj. verb. 

Muthil, v. mutil. 

Muthiri, bn. importun. 

Muthiritasun, bn. importunité ; 
de mutMri-lasun. Jusqu'à présent 
nous n'avons pas trouvé muthiri 
que P. cite, sans en donner la 
traduction. Halere haren muthira- 
tassunagatic iaquiric. Luc XI. 8. 
Test. Eoch. Il se lèvera pourtant 
à cause de son importunité. 

Muthur, v. mutur. 

Mutkiko, v. mutil. 

Mutil, g. 1. mutïlla, b. muthil, 
bn. garçon. Diez se demande (E. 
W. 1. p. 284.) si Pesp. mocho, 
émoussé, dériverait du lat. mutilus, 
comme cachorro de catulus, et si 
le basque mutil garçon ne viendrait 
pas appuyer cette supposition ? Nous 
demandons à notre tour si le seul 
mot que les Basques ont pour „gar- 
çon" serait emprunte au latin ? 



280 



Baseryan jayo ta aziriko mutilla. 
Moguel. Garçon né et élevé dans 
la ferme. 

Mutkiko, bn. mithilko, sonl. selon 
Sal. syn. de mutil. On dirait une 
forme dérivée de mutil; une espèce 
d'adjectif (mulil-ko) employé sub- 
stantivement. 

Mutino, v. mutu. 

Mutu, 1. bn. muet; dePesp.mudo. 

Mututu, bn. devenir muet. 

Mutino, bn. silencieux, taciturne. 



MutUT, g. l.muthur, bn. museau, 
bec; 1. poignet, manchette. Au fig. 
moue, boudeur. Mutur dago, il fait 
la moue ; il est boudeur. Esku mutur 
ona da, il a bon poignet. P. 

Mllzika, 1. moquerie. 

Muzikaria, 1. moqueur; de mu- 
zïka-ari 4. 

Muzïkatu, muzikatzen, 1. se mo- 
quer. 

Muzu, v. musu. 



N. 



N. Suffixe qui correspond 1°. à: 
en, dans. Echea. la maison ; echean, 
dans la maison. Bilèaon, dans Bil- 
bao. An, là, de a-n. Le suf. n 
quand il signifie en, dans, ne s'unit 
qu'au nom défini, c. a. d. accom- 
pagné de l'article. Quand les noms 
finissent par r ou n, comme lur, 
gizon, le suffixe n devient ean, sans 
que nous ayons pu en découvrir 
la cause jusqu'à présent. Ainsi gi- ' 
twnean, lurrean. Quand il faut ex- ! 
primer cette relation du locatif ' 
d'une façon indéfinie ou, plurielle I 
n devient etan, de eta-n. Ceci a 
toujours lieu avec les pronoms qui, ! 
cela va sans dire, ne peuvent être 
accompagnés de l'article. P. ex. ' 
lihuru onetan, dans ce livre. V. eta, ' 
s. v. ta. 

2°. à : de. Pedroren, de Pierre ; de 
Pedro-n. Le e est lettre de liaison et 
caractéristique de l'indéfini, et se 
trouve toujours dans les cas sem- 
blables, où il faut distinguer le 
défini de l'indéfini. Le r est une 
lettre euphonique dont le bise, ne 
se sert souvent pas. C'est ainsi 
qu'Olaechea dit, p. 155. Jangoikoaen 
semiari; p. 174. Jaunaen graziaz ; 



p, 179. ezpada zeure semiaen arpegi. 
Dans tous les autres dialectes on 
dirait: Jangoikoaren, Jaunaren, se- 
miaren. 

3°. au pron. relatif; c'est à dire 
que suffixe à la terminaison ver- 
bale, il donne à la phrase une 
forme participiale, que nous ex- 
primons par un pron. relatif. On 
se sert en basque (comme dans 
beaucoup d'autres langues) du pron. 
interrogatif pour pron. relatif; mais 
c'est très-rare. — Ikusten naun aurra, 
l'enfant qui me voit; de ikusten nau, 
il me voit. La traduction ail. das 
mich sehende kiud (le me voyant 
enfant) s'en rapproche uu peu plus, 
bien que ikusten ne soit pas un 
participe, mais un nom au locatif. 

Un seul suffixe a pu exprimer 
le génitif et le locatif {echean., Jau- 
naen); ce fait se retrouve en latin, 
v. Bréal, grain, comp. 1. p. 484. 
Mais nous n'aimerions pas décider 
si le pron. relatif est exprimé par 
le même suffixe. Dans l'état où 
nous le connaissons, il a la même 
forme et c'est tout ce que nous 
pouvons en dire. 

4°. Ce suffixe est encore en 



282 



usage, du moins en guip. là, où 
nous nous servons de la conjonc- 
tion que. Pozik nago zeren ekarri 
didazun (didazu-n) berri on bat. Je 
suis content de ce que vous m'avez 
apporté une bonne nouvelle. — 
Faudrait-il y voir l'influence de 
l'espagnol ? dans cette langue comme 
en français, le pron. relatif (accu- 
satif) et la conjonction ont la 
même forme. Il paraît plutôt que 
n dépend ici de zeren; et c'est 
ainsi que n est, pour ainsi dire, 
régi par les mots suivants; non, 
bezala, arlean, zein, ea, norunlz. 
Non dan (da-nj bagea an da zelea. 
Où est manque, là est désir. Esan 
dan bezala. Ainsi qu'il est dit. 
Mundu mundua dan artean. Aussi 
longtemps que le monde est monde. 
Norunlz erorten geran. Où que nous 
tombions. Galdelu dit ea elorriko 
zeran. Il m'a demandé si tu 
viendras. 

Naasi, v. nos. 

Naastu, v. nos. 

Nabala, v. labana. 

Nabar, 1. bn. coutre. 

Nabar, g. 1. bn. bigarré. Illiar 
nabar, 1. pois chiche, pois barré. 
Nabardura, 1. bigarure; de nabar- 
dura. Mahiru herriko mairu beltzak 
bere larru beltza, eta tigre arrak 
ère, bere nabardurak aida, utz, eta 
mudadizanean. Ax. 93. a. éd. 267 
n. éd. Quand le maure du pays 
maure aura changé, laissé sa peau 
noire, et le tigre aussi sa biga- 
rure. . . . Axular écrit la première 
fois mahiru, avec h, la seconde fois 



sans h; l'édition corrigée (?) aussi. 

Nabarben, g. glouton, selon 
le petit vocabulaire à la fin des 
Fabulas en verso vascongado, etc. 
St. Sébastien 1842. — 1. opiniâtre, 
têtu, acariâtre, P. 

Nabarbenlasun, 1. opiniâtreté; de 
nabarben-tasun. 

Nabarbentu , nabarbentzen. P. n'en 
donne pas la traduction, ce qui 
importerait peu si nous ne trou- 
vions ce nom verb. employé dans 
une tout autre acception par l'abbé 
Inchauspe, dans l'introduction du 
Gueroco guero de Axular. Tsous 
y lisons : Horrek nabarbentzen du 
nota edizione harian hainberlze huts 
ete narrio aurkhitzen den. Ceci 
(explique?) comment il y a tant 
de fautes et de — ? dans cette 
édition. Narrio que nous ne tra- 
duisons pas est employé par Axu- 
lar et Pouvreau pour scrupule, 
remords. 

Nabar bentasun, v. nabarben. 

Nabarbentu, nabarbentze, 

v. nabarben, 

Nabari, nabaritu, nabarit- 

zen, 1. reconnatre, apercevoir, dé- 
couvrir de loin. 

Nabe, 1. grande plaine près des 
montagnes. Syn. de zelhai et du 
guip. (?) hordeki, P. C'est de ce 
mot que W. v. Humboldt fait dé- 
river navarra, nabarra; v. Priif. 
der Unters. etc. p. 15. L'autiur 
dit : de nava (bien que P. écrive 
nabea, nauea, et c'est de lui que 
Humboldt prend le mot) et de 
arra, suffixe qui est très-usité en 



*83 



basque ; et ainsi l'étymologic de 
Navarra ne laisse aucun doute. Il 
nous semble que c'est trancher la 
question à la légère; arra ou plu- 
tôt ar est, il est vrai, un suffixe 
qui se trouve assez fréquemment, 
mais indiquant toujours l'habitant 
d'un lieu: Burgostarra, Erromarra, 
Espanaira, errilarra, etc. Nabarra 
signifierait donc l'habitant de la 
plaine. 

Nabegatu, nabegatzen, P. 

donne pour synonyme gobernalzea, 
et écrit navegatzen. Otigi nabegat- 
zen da, il conduit bien ses affaires. 
De naviguer? 

Nabela, v. labana. 

Nabusi, v. nagusl. 

Nagatu, nazkatu, nazkat- 

zen, g. détester. Selon Larramendi 
on ne dit pas : nazkatzen det pe- 
kaltia je déteste le péché; mais 
nazkatzen nau pekatua ; ce qui pour- 
rait se traduire par: le péché m'a 
(m'est) en abomination. Nau est 
„m'a" et non „m'est" mais on em- 
ploie peut-être l'un pour l'autre, 
v. han. On peut encore rendre la 
phrase au passif: nazkatzen naiz 
pekatuaz, me ofendo mucho de el 
pecado, je suis très offensé par le 
péché. Ce nom verb. doit dériver 
de naga ou nazka, qui ne se trou- 
vent pas; peut-être est-il d'origine 
étrangère. 

Nagi, g. 1. bn. paresseux; syn. 
de alfer. Zoaz, nagia, chinhaurria- 
gana. Ax. p. 36. a. éd. Allez, pa- 
resseux, à la fourmi. Est-ce que nagi, 
viendrait du lat. ignavia? 



Nagitasun, 1. paresse. 

Nagitasun, v. nagi. 

Naglisi, g. nausi b. 1. nubusi, 
bn. maître. Pour la permutation 
de g et è, v. gurasoak. Nehorc bi 
nabussi ecin cerbitza ditzaque. Matt. 
VI. 24. Test, ltoch. Personne ne 
peut servir deux maîtres. Gizonik 
elduenak eta nagusienak, g. Les 
plus mûrs et les plus élevés (su- 
périeurs) des hommes. Mutil nau- 
sigei berekautan legez oi jatorkeez 
kasa, peska, palanka. Moguel, p. 
154. Comme aux grands garçons, 
il leur vient la coutume de chas- 
ser, pécher. 

Nahar, v. lar 1. 
Naharo, 1. souvent. 
Nahas, v. nas. 
Nahasgarri, v. nos. 
Nahasi, v. nas. 
Nahaskeria, v. nas. 
Nahasmendu, v. nos. 
Nahastaria, v. nas. 
Nahastakeria, v. nos. 
Nahastapen, v. nas. 
Nahastatu, v. nas. 
Nahastatze, v. nas. 
Nahaste, v. nas. 
Nahasteka, v. ?ias. 
Nahastekatu, nahastekat- 

ze, v. nas. 

Nahaszaille, v. nas. 
Nahatsale, v. nos. 
Nahi, v. nai. 
Nahigabe, v. nai. 
Nahikaria, v. nai. 
Nahikide, v. nai. 
Nahikunde, v. nai. 
Nahitu, v. nai. 



284 



Nahitze, w nai. 

Nahiz-nahiz, v. nai. 

Nai, g. b. nahi, 1. bn. volonté. 
Nai, accompagné des terminaisons 
auxil. det, dezu, etc. correspond à: 
vouloir. Nai det, g. nahi' dut, 1. 
bn. je veux. Nai accompagné des 
terminaisons de izan, correspond à= 
plaire à. Jainhoah naita (nai-da)i 
plaise à Dieu, Dieu veuille. Jain- 
goikoari nai dakiola, qu'il plaise à 
Dieu. Comme le degré de compa- 
raison est exprimé par le nom ver- 
bal même, on trouve nayago (comp.) 
et nayen, nahien (superl.) avec les 
term. auxil. Eta debeïcu hura autsi 
nayago izan zuen, g. Et il voulait 
plutôt enfreindre ce commandement. 
Nahien dudana, 1. ce que je veux 
le plus ; dut -f- n relatif devient 
dudan; avec l'article dudana. — 
Nere nekearen saririk nayena izango 
dana, g... qui sera la plus voulue 
(désirée) récompense de mes peines. 
Nahi bezain gaixto. Si méchant que 
vous voudrez. P. — Nai est em- 
ployé en bise, pour edo. Gentia 
batuten danian solo nai baso. Mo- 
guel, p. 115. Quand les cultiva- 
teurs de forêts ou de champs sont 
réunis. 

Naiz naiz, g. nai nai, h. nahiz 
nahiz, 1. soit soit ; de nai-z. Nahiz 
aitzinean, nahiz gibelean, soit de- 
vant, soit derrière. 

Nahiz nahira, 1. de volonté dé- 
libérée. 

Naikunde, g. nahikunde, 1. envie, 
désir, velléité. La terminaison est 
obscure. Nahikunde baita eta ez 



1 nahia. Ax. p. 47. a. éd. La vel- 
léité y est, mais non pas la vo- 
: lonté. Ona, bada, naikunde eta ats- 
egin guzien leku artatik nota irten 
' ziran. Lardiz. Voici donc comment 
ils sortirent de ce lieu de délices 
' et de plaisirs. 

Nahikaria, désir, convoitise. O. 
' De nahi-keria. 

Naigabe, g. nahigabe, bn. con- 
trariété; de nai-gahe. 

Nahitu, nahitzen, 1. bn. vouloir, 
' prendre envie. 

Naikera, g. commodité. 
Nahikide, 1. émule; de nahi- 
kide. 
Naigabe, v. nai. 
Naikera, v. nai. 
Naikunde, v. nai. 
Naiz, g. 1. je suis. 
Naiz naiz, v. nai. 

NapUT, 1. nnaphur, bn. friand ; 
syn. de ahazuri. — Zuri est resté 
sans explication s. v. ahazuri. Zuri 
blanc, indiquera peut-être sucre. 
En holl. zuikerraondje, bouche à 
sucre, de quelqu'un qui est friaud, 
qui aime le sucre; de moud, bou- 
che et zuiker, sucre. 

Nar, g. traineau, esp. narria. 
Le basque de l'esp. ou l'esp. du 
basque ? 

Nardabera, v. nardatu, 

Nardagarri, v. nardatu. 

Nardatu, nardatzen, 1. se 
dégoûter. Horrek nardatzen nau- 
Cela me dégoûte. De narda, qui 
ne se trouve pas. 

Nardabera, 1. qui se dégoûte 
aisément. P. cite encore: narda- 



285 



bertasun, (dégoût) nardaberatzea, (se 
dégoûter), nardaberaki, (adv. avec 
dégoût), sans les traduire. 

Nardagarri, 1. dégoûtant; de narda- 
(jarn. 

Nare, bu. tranquille, en repos 
(d'un liquide); amorti (?) Haurrek 
zuaza oherat, beglak uaretuak diiuzu. 
Enfants allez au lit, vous avez les 
yeux amortis. Sal. 

Nak(;atl, bn. narguer. 

Narriatu, narriatzen, 1. P. 
n'eu donne pas la traduction. Osa- 
suna narriatzea jan edan suberaz. 
Perdre,' abimer (?) la santé par 
excès de boire et de manger. Nota 
gure lehenùeziko aita hark gure na- 
turaleza haur, bere bekatuz nariatu 
baitzuen. Ax. p. 250. a. éd. 78. 
n. éd. Comment notre premier 
père a perdu notre nature par ses 
péchés. 

Narriatze, v. narriatu. 

Narrio, 1. scrupule, remords. 
Narriu zahartua nekez kentzen da. 
Il s'est défait avec peine de (sou) 
vieux scrupule. P. Arrazadura ur- 
thatua, narrio zahartua ezta pontu 
ùatetako midikuntzaz sendatzen. Ax. 
p. 93. a éd. 266. n. éd. L'ancienne 
passion, le vieux remords ne se 
guérit pas par une médication d'un 
moment. M. Inchauspe se sert de 
narrio dans un tout autre sens; 
v. l'ex. s. v. nabarùen. 

Narritamendu, v, narritatu. 
Narritatu, narritatzen, 1. 

inciter, pousser, irriter. 

Narritamendu, 1. incitation, as- 
saut. Koleraren le/ieabiziko aarri- 



tumendua. Le premier assaut de la 
colère. P. 

NaiTU, v. larru. 

Nas, 1. b. je suis. 

Nas, 2.nahas. Le dial. bu. pa- 
raît seul faire usage du radical 
nahas, ensemble ; syn. de elgarrekhi. 
Les autres dialectes n'ont que les 
dérivés. 

Naasi, g. mélangé; adj. verbal 
de naas (pour nahas)-i. Badarasate 
pulpituan hiizera naasi bat, bein 
Euskera, bein Erdera, bein Latinera. 
Lettre de Larr. à Mend. Ils par- 
lent dans la chaire un langage 
mêlé, une fois eu basque, une fois 
en espagnol, une fois en latin. 
Larramendi, dans la môme lettre, 
se sert de naasi comme substantif. 
Zeùean hizkuntzaren naasiaz ta aditu 
bageaz ozta jakin oi da bear dana. 
Dans lequel (pays basque) on sait 
ordinairement à peine ce qu'il faut, 
par (à cause du) le mélange du 
langage et par ce qu'on ne se 
comprend pas. 

Nahasi, bn. tracassier, qui aime 
à brouiller les gens. Il se peut 
que nahasi soit employé dans ce 
sens, mais il nous semble que ce 
n'est pas correct. Nahasi est un 
participe passé et ne peut avoir 
une signification active. 

Nastu, nasten, g. naastu, b. na- 
has, nahasi, nahasten, ou nahastat- 
zen, 1. bn. mêler, brouiller, impor- 
tuner. Ez neza zula nahas, 1. Luc, 
XI. 7. Soc. bib. Londres. Ne m'ini- 
portuues point. 

Nasiera, g. mélange ; de nasi-era. 



286 



Nasmen, g. confusion, mélange; 
àenas-men. 

Naspil, g. syn. de nasmen. Zenak 
esan nai dule nasmena edo naspilla. 
Lardiz. Lesquels (mots) veulent 
dire : confusion (Babel etBabylone). 

Nahasmendu, 1. syn. de nasmen. 
Ihez egiozu ahal guziaz munduko 
karrabolsarielanakasmenduari.Ch.oxji- 
rio. Fuyez de tout (votre) pouvoir 
le tumulte et les brouilleries du 
monde. 

Nakastepen, 1. syn. de nasmen. 
Du subst. verb. nahaste et de la 
term. peu. 

Naskiro. g. confusément ; de nas- 
ki-ro. Deux terminaisons pour une. 

Naski, nauaski, noaskiro, g. peut- 
être. Evidemment une corruption 
de nas ou nahas-ki. Larr. dans sa 
lettre à Mend. dit que c'est un 
mot des pays- bas et que ausa est 
en usage dans la montagne. — 
Noaskiro ezta hestea bezain jakina. 
Peut-être n'est-il pas si savant que 
l'autre. 

Nahaskeria, bn. nahastakeria, 1. 
brouillerie, tracasserie; de nahas- 
et nahaste-keria. 

Nakaslaria, 1. brouillon; de 
nahaste-ari 4. 

Nahasieka, bn. en mélange; de 
nahaste-ka. 

Nahastekatu, nahaslekalzen, 1. bn. 
mélanger. 

Nahaszaille, nahalsale, bn. celui 
qui fait ou qui aime à faire l'ac- 
tion indiquée par le verbe. De 
nahas-tzaille et zale. — Presenlaln 
drautaçue guiçon /mur populuaren 



nahalsale beçala. Luc, XXIII. 14. 
Test. Roch. Vous m'avez présenté 
cet homme comme pervertisseur du 
peuple. 

Na/iasgarri, 1. cuillière; syn. de 
burunzale. De nahas-garri. 

Nasai, g. b. détendu, relâché. — 
bn. ample, terme de tailleur et de 
cordonnier. Sal. 

Nasailasun, g. b. 1. relaxation, 
relâche; de nasai-lasun. Bozlasuna 
nasailasunik gabe, réjouissance sans 
relâche. P. 

Nasaikeria, g. b. méchanceté; de 
nasai-keria. Millinoiak gizon Noeren 
demporan bola zituban inferi, 
eureen nasaikerija gailik. Des mil- 
Ions d'hommes, au temps de Noé, 
furent précipités dans l'enfer à cause 
de leur méchanceté. Moguel. 

Nasaiki, 1. bn. amplement; de 
nasai-ki. 

Nasaikeria, v. nasai. 

Nasaiki, v. nasai. 

Nasaitasun, v. nasai. 
Nasiera, v. nos. 
Naski, v. nos. 
Naskiro, v. nas. 
Nasmen, v. nas. 
Naspil, y.' nas. 
Naste, v. nas, 

Nastu, v. nas. 

Nauaski, v. naski, s. v. nas. 

NaUSi, v. nagusi. 

Nauzatzea, se gausser. Adilzen 
ezluan gauza eztezala phusta ez 
nauza. La chose que tu n'entends 
pas ne la vilipende ni ne t'en gausse. 
Prov. 483. d'O. 

Nazkatu, v. nagalu. 



287 



Nebia, b. frère. 

Negala, v. negelarra. 

Negar, g. b. nigar, 1. bn. larme. 
Han içanen da nigar eta hortz gar- 
rascolz. Matt. VIII. 12. Test. Roch. 
Là il y aura des pleurs et des grin- 
cements de dents. Garrascotz, pa- 
raît être formé de garraska (v. 
karrazka, s. v. karraka) et de ots 
bruit. Nigar purpuilla, grosse larme. 
P. Nigar beroz, à chaudes larmes. P. 

Negarregin, g. nigar egin, 1. bn. 
nigarrez egon, 1. pleurer. 

Negar garri, g. b. nigargarri, 1. 
lamentable; de nigar-garri. 

Negargarri, v. negar. 

Negarregin, v. negar. 

Negela, 1. grenouille. 

Negelarra, 1. P. negala, 1. bn. 
dartre, larra pour larru? 

NegU, g. I. hiver. 

Nehabe, bu. domestique. Sal. 
s. v. michkaudi. Comp. nerhabe. 

Nehor, nehork, v. nor. 

Nehorat, v. nor. 

Neitu, neitzen, 1. finir. 

Neka, bu. mèche; syn. de muku. 

Nekadura, v. neke. 

Nekatu, nekatze, v. neke. 

Nekazale, v. neke. 

Nekazari, v. neke. 

Nekazaritz, v. neke. 

Neke, g. b. 1. travail, peine. 
M. Mahn (Bask. Sprachd. p. XXXV.) 
laisse indécis, si nekatu, vient du 
latiu necare ou bien si le latin 
vient du basque. Nous n'aimerions 
pas trancher la question et surtout 
pas pour le latin, (necare paraît se 
rattacher à l'aryaque nak, v. Fick, 



E. Wb. p. 10G); mais il nous sem- 
ble que neke a donné nekatu; si 
neke dérivait de nekatu, comme il 
arrive quelquefois que le nom dé- 
rive du verbe, (comp. ahar de ahartu), 
la forme serait très-probablement 
neka et uon neke. M. Sal. cite neke 
seulement comme adjectif: difficile, 
fatigant. Nekez cependant prouve 
que neke est aussi subst. en bn. 

Nekez, g. 1. bn. avec peine, dif- 
ficilement; de neke-z. 

Nekatu, nekatzen, g. b. 1. bn. se 
fatiguer. 

Nekadura, 1. lassitude. 

Nekazale, b. 1. bn. nekazari, g. 
ouvrier, laboureur; de neke-zale 
et ari4>. Ipuiok atera naiditut gaztecho 
ta nekazarientzat edo Viscaian esan 
oi dan nekezaleentzat. Je veux pu- 
blier ces fables, pour les enfants et 
les ouvriers, ou comme ou a cou- 
tume de dire en biscaien nekeza- 
leentzat. Ant. Moguel. Ipui onac, etc. 

Nekazaritz, g. 1. labourage, tra- 
vaux des champs. Noe kuchatik irteti 
zanean nekazaritzari eman zitzayon. 
Lardiz. Noé étant sorti de l'arche 
s'adonna au labourage. 

Nekizerdi, bn. travail fatigaut; 
de neke-izerdi. 

Nekezi, 1. disette, nekezu, 1. di- 
setteux. P. 

Nekez, v. neke. 

Nekezi, v. neke. 

Nekezu, v. neke. 

Nekhaitz, v. elaitr. 

Nekoxa. Le gîte que font les 
brebis hors de la bergerie, sur la 
rase campagne, pour prendre le frais, 



288 



lorsqu'il fait serein. 0. C'est du 
soûl, mérid. 

Nerau, v. ni. 
Nere, v. ni. 

Nerhabe, 1. eufant, garçon ou 
fille. P. Comp. nehabe. De la Vieux- 
ville écrit norhabe. Zuen herrietan 
adin eta estatu guzietako guiristi- 
noak, haurrak norhabeak, zaharrak 
eta sehiak zuenganik bizitzeko hit- 
zaren ogiaren begira daudez. Dans 
votre pays, les chrétiens de tout âge 
et de toute condition, enfants et 
jeunes gens (V) vieillards et ser- 
viteurs, attendent de vous le pain 
de la parole de vie. 

Neronek, v. ni. 

Neroni, v. ni. 

Neska, g. 1. fille. En guip. neska 
est considéré plutôt comme une 
expression grossière; on se sert de 
neskacha; p. ex. pour les servantes 
d'auberge; la chica des espagnols. 

Neskach, g. neskalcha, bu. nes- 
kato, 1. bn. fille, jeune fille; de 
neska, avec le diminutif ch et io. 
Baina Kainen ondorengo neskach eder- 
rai onirilzita. Lardiz. Mais la pos- 
térité de Caïn aimant les belles 
filles. Neskatcha, hiri diosnat, iaiqui. 
Marc. V. 41. Test. Roch. Jeune 
fille, lui dit-il, lève-toi. Ma segur 
neure muthilen eta neure nescatoen 
gainera egun hetan erautsireti dut 
neure spiritutic. Act. IL 18. Et 
pour vrai, eu ces jours là je répan- 
drai de mon esprit sur mes ser- 
viteurs (garçons) et sur mes ser- 
vantes (filles). — M. de Charencey 
cite nerkato, mais nous n'avons 



trouvé nulle part cette variante. 
Comme elle doit servir d'antithèse 
à nerabe et expliquer ce mot, on 
aimerait savoir où M. de C. Ta prise. 
Nous avons à relever ici, comme 
déjà ailleurs (v. merchika), uue tra- 
duction „littérale". „De môme 
dans nerabe, garçon, serviteur, litt. 
sub ho mine, homo parvus, par op- 
position à nerkato ou neskato ser- 
I vante". (Degrés de dimension et 
de comparaison en basque, p. 8. 
par M. de Charencey). Disons 
i d'abord que nerabe, nerhabe signifie 
; selon P. enfant, soit garçon soit 
i fille. Ainsi l'opposition de nerabe 
I à nerkato tombe de suite. Mais 
admettons un moment que nerabe 
i signifie spécialement garçou, alors 
il est difficile d'accepter sub homine 
comme étant une traduction litté- 
rale, puisque nera n'existe pas. Et 
de plus où se trouve l'opposition à 
nerkato (forme problématique). Si 
nera-be est sub homine, que signi- 
fie alors ner-ka-io. M. de C. oublie 
de nous le dire. — Nous sommes 
doue tenté de croire, jusqu'à 
preuve du contraire, que nerkato 
n'existe pas. 

Neskatzar, bn. fille méprisable; 
de neska-char. 

Neskaso. Mot d'O. qu'il écrit 
nescasso et selon lui de nesca osso, 
fille entière = vierge. 

Neskame, g. syn. de neskach. 
Neskatilla, b. syn. de neskach ; de 
neska-illa, ou il, diinin. qui se re- 
trouve dans opil. 

Neskacha, v. neska. 



289 



Neskame, v. neska. 
Neskaso, v. neska. 
Neskato, v. neska. 
Neskatcha, v. neska. 
Neskatilla, v. neska. 
Neskatzar, v. neska. 
Netchale, bu. mule ou mulet 
d'envirou six mois. 
Neuk, v. ni. 

Neure, v. ni. 

Neuror, v. ni. 

Neurri, g. b. 1. bn. mesure. 
Neurriz, 1. avec mesure, sobrement. 

Neuréu, neurtzen, g. 1. neurritu, 
bn. mesurer. 

Neurthilzak, 1. vers. O. écrit neur- 
tiz; sing. de neurlu-hitzak. 

Neurtasun, 1. inesurage ; de neur- 
tasun. 

Neurtzaille, 1. mesureur; àeneur- 
tzaille. 

Neurthitsak, v. neurri. 

Neurtasun, v. neurri. 

Neurtu, v. neurri. 

Neurtzaille, v. neurri. 

Neurtze, v. neurri. 

Ni, nik, g. b 1. bn. neuk, b. 
je. Ni naiz, je suis. Nik diot, je 
dis. Eztot nik ezer merezidu, b. je 
ne mérite rien. 

Niri, g. 1. bn. à moi. 

Nere, g. neure, 1. bn. b. nire, b. 
mon, ma. C'est le génitif de ni, 
comme hire de Ai. Pour la muta- 
tion de * en e, comp. heren de 
hiru. — Neure ôuruari ungi behatzen 
badiot. Chourio. Si je me considère 
bien moi-mùme.lkaratu zaiteze neure 
maileak, b. Tremblez, mes (bien-) 
aimés. Jauna eziuc hic ansiaric ceren 



neure ahizpac neuror cerbitzatzera 
utziten nauen? Luc. X. 40. Test. 
Roch. Seigneur n'as tu point de 
souci de ce que ma soeur me laisse 
moi seule (litt. moi-même) pour 
le service? 

Nerau, neronek, g. moi-même; de 
ni-au, avec / euphonique, ou bien 
du gén. nere-au. Nous ne savons 
qu'elle est la meilleure des deux 
explications. L'objection M. Du- 
voisin que le lab. dit nihau,guhau, 
n'est pas un argument décisif; on 
peut le tourner contre lui. Le bn. 
dit neuror, qui paraît plutôt com- 
posé de neure-ori, que de ni-ori. Et 
même Pouvreau dit: neurk eguin 
dut, j'ai fait moi-même. Neurk peut 
être une contraction de ni-haurek, 
et probablement le sera ; mais comme 
le bn. dit neuror, évidemment de 
neure-ori, il se pourrait que neurk 
fût pour neure-orrek. 

Nihau, nihaur, v. ci-dessus nerau. 

Neuror, v. ci-dessus nerau. 

Nerea, g. neurea, bn. b. le mien. 

Nigar, v. negar. 

Nigargarri, v. negar. 

Nihaur, v. ni. 

Nihoiz, v. noiz. 

Niholere, v. nola. 

Ninon, v. non. 

Nihor, nihork, v. nor. 

Nihun, v. non. 

Nik, v. ni. 

Ninia, g. 1. bn. prunelle; — 
g. 1. poupon; de l'esp. nina, en- 
fant. M. Sal. écrit nitii, ce qui 
nous semble fautif; le a final n'est 
pas l'article, ou plutôt il représente 

19 



290 



les deux, la terminaison et l'article. 
Sans l'article le mot est encore 
niùa, enfant (en hébreux prunelle 
est rendu par petit homme), puis- 
que l'oeil fait l'effet d'un miroir, 
on s'y voit. 

Ninika, g. bouton de fleur. 

Nire, v. ni. 

No, v. to. 

Noaski, noaskiro, v. nos. 

Nobera, v. nor. 

Noharroin, 1. vil. abject; syn. 
de errumez et de onbehar. Eta ha- 
larik ère bethi dira errumez, nohar- 
roin eta onbehar. Ax. p. 232. a. éd. 
350. n. éd. Et toutefois ils sont 
toujours misérables. 

Noiz, g. 1. bn. nos, b. quand. 
JainJcoaren doaya dezu, noiz ta nori 
nai duen ematen diona. Lettre de 
Larr. à Mend. Vous avez le don 
de Dieu qu'il donne quand et à 
qui il veut. Nos ilgo gara ? Quand 
mourrons nous? 

Noizbait, g. 1. bn. nosbait, b. un 
jour ou l'autre; de noiz-bait pour 
baita. Bail correspond ici à l'angl. 
ever ; à l'ail, auch ou irgend. 
Noizbait, whenever, irgend wann. 
Nombait, quelquepart, wherever, 
irgend wo, wo auch. Norbait, quel- 
qu'un, whoever, wer auch. Zerbait, 
quelque, quoique ce soit, whatso- 
ever, irgend was. Nolabait, d'une 
façon ou d'une autre, howsoever, 
irgend wie. — Noizbait ère hobeago 
da, ezen ez nihoiz ère. Il vaut mieux 
à la fin que non pas jamais. P. 
(Mieux vaut tard que jamais). 
Noizpaiteren buruan. Au bout de 



quelque temps (p pour b après la 
sibilante). 

Noizik bén, g. nosik bein, h. noizik 
behin, 1. quelquefois, de temps en 
temps; esp. de vez en cuando. Le 
basque imité de l'esp. ou l'esp. du 
basque P 

Noizetik noizera, 1. noizeiik noiz, 
bn. de temps en temps; de noiz- 
tih et ra, avec e de liaison. 

Noizten, jadis; mot d'O. selon 
P. La terminaison est obscure. 

Noiztenka,bn . syn. de noizetik noiz. 
Paraît être formé de noizten-ha. 

Noiz edo noiz. 1. bn. une fois 
ou l'autre, tôt ou tard. 

NoizJcotz, 1. pour quand; de 
noiz-kotzat. 

Noizere, 1. toutes les fois que; 
de noiz-ere. 

Inoiz, g. inos, b. nihoiz, 1. bn. 
quelquefois, jamais. Nihoiz bezam- 
bat bothere du, 1. Il a autant de 
pouvoir que jamais. Dans les phra- 
ses semblables on se sert en fr. 
de ..jamais" ce qui produit de la 
confusion et a fait croire que inoiz 
ou nihoiz a un sens négatif. Inoiz 
correspond à ever, angl. ; je, ail. 
ooit, holl. C'est donc une erreur 
quand M. Salaberry traduit nihoiz 
par „en aucun temps." Pour que 
la phrase soit négative il faut en- 
core ajouter ez. — Ikusi dituzute 
inoiz bildots jayoperriak f Avez vous 
jamais (quelquefois) vu des agneaux 
nouveau-nés? Inos entzun deutseet 
gurasuei esaten. Moguel. Quelque- 
fois j'ai entendu dire aux parents. 
Inoizko, g. syn. de inoiz, Roizko 



291 



demboratan esaten èadezu, g. Si 
jamais vous le disiez. 

Tnoiz-ez, g. inos ez, inosbere ez, 
b. nihoiz ez, 1. bu. jamais. Nos 
gichiiuko dira infemukopena? Inos- 
bere ez, inosbere ez. Quand diminue- 
ront les peines de l'enfer? Jamais, 
jamais. 

Noizbait, v. noiz. 

Noizere, v. noiz. 

Noizetik, v. noiz. 

Noizik ben, v. noiz. 

Noizkotz, v. noiz. 

Noizten, noiztenka, v. noiz. 

Noiztik, v. noiz. 

Nok, v. nor. 

Nokhu, v. noku. 

Noku, 1. perclus; nokhu, bn. 
défaut matériel. Sal. 

Nola, g. l.bn- comment, comme. 
Puisque le n est élidé devant l, r, 
k, t {egille pour eginle, hula pour 
hunla, ala pour anla, ara pour anra, 
aitzitik pour aintzinlik, etc. v. Essai, 
Ch. II), il est probable que nola 
est pour non-la, comme nora pour 
non-ra, norontz pour noti-rontz. 

Nolatan, 1. comment. Comp. ala- 
tan. Nolatan horrela minzo zare. 
Comment parlez vous de la sorte. 
P. Il paraît que nolatan n'est plus 
usité de nos jours dans ce sens. 
Nolatan ahal dateke beraz egia, 
errege Davitek dioena, eztela nehor 
heriotzean, Jainkoaz orhoilzen ? Ax. 
204. a. éd. 64. n. éd. Comment 
pourrait-il donc être vrai, ce que 
dit le roi David, que personne ne 
songe à Dieu en mourant? 

Nolaùait, g. nolazjmit, g. 1. nolaz- 



bait, bn. de quelque manière, de 
façon ou d'autre; de nola-bait, v. 
noizbait. 

Nola nai, g. nola nahi, bn. d'une 
manière ou d'autre. Litt. comme 
on veut. 

Nolako, g. 1. comment; de nola- 
ko. Jakinik zerorrek non eta no- 
lako ibilleretan egiten zan aimbeste 
pekatua. Sachant vous-même où et 
comment tant de péchés ont été com- 
mis. Bada bertzerik hari dagokanik, 
choilki zeren den gizon, nolakoa 
baita. P. Guir Dot. 26. Il y en 
a d'autres (titre de J. C.) qui lui ap- 
partiennent, seulement parce qu'il 
est homme, ainsi qu'il l'est. 

Inolaere ez, g. niholaere ez, 1. 
d'aucune façon. 

Nolabait, v. nola. 

NolakO, v. nola. 

Nolatan, v. nola. 

Nolazbait nolaspait, v. nola. 

Nolazpeka, v. nola. 

Nombait, v. non. 

Non, g. 1. bn. nun, b. g. bn. où. 

Nomàait, g. bn. nonbait, 1. (mieux 
avec m) nunbait, bn. quelque parti 
de nom-baït pour baita; v. noizbait. — 
Non ère baita, quelque part qu'il 
soit. Beste nonbait, g. ailleurs. 

Non edo non, 1. bn. nun edo nun, 
bn. syn. de nombait. Ardielsiko 
zailul non edo non. Je t'attrapperai 
en un lieu ou l'autre. P. 

Inon ez, tnon ère ez, g. ni Aon ez, 
1. nihun ez, bn. nulle part. 

Nora g. b. 1. bn. où; litt. vers 
où; de non-ra, avec élision de n 
devant r, v. Essai, Ch. IL Nora 



292 



zoaz? où allez vous? En ail. Wo 
gehen sie hin? 

Norabait, 1. norapait, bn. vers 
quelque part ; de non-ra-bait pour 
baita, v. noizbait. Comme on ne dit 
pas en français, il est allé vers 
quelque part, mais bien quelque 
part, ce mot se trouve traduit chez 
P. et chez M. Salaberry par quel- 
que part." Joan da norapait. Il est 
allé quelque part. V. Essai, p. 1^8. 

Norontz, noruntz, g. b. norutz, 
b. où ; litt. vers où ; de "non-rontz. 
Ce mot régit le suffixe». Norontz 
erorten geran, an izango géra eterni- 
dadean, g. Norutz jausten garian, 
an izango gara eternidadian, b. Mo- 
guel. Où que nous tombions, nous 
serons dans l'éternité. 

Non correspond encore à la con- 
jonction que. Alako moduan non, 
g. de telle manière que. Arrazoina 
galdetzen baduzu, huna non den. Si 
vous me demandez la raison, la 
voici, ou, voici qu'elle est. Hain 
bertze dira non. Il y en a tant que. 

Nor, nork, g. b. 1. bn. nok, 
b. qui. Génitif: noren. Datif: nori. — 
Nor da hor? qui est là? Nork 
dio? qui le ditP Nok esan eban 
Ave Maria ? Qui a dit l'Ave Maria? 

Nortzuk, b. pluriel de nor. Comp. 
batzuk. 

Norbait, g, 1. bn. quelqu'un; de 
nor-bait pour baita, v. noizbait. 

Nor bere, g. nobera, b. quicon- 
que. Norberak daukanerik bere emon 
biardau necesidadian dagozanpobriak 
sokorrietako. Olaechea. 79. Quicon- 
que possède doit donner le sien 



pour le secours des pauvres qui sont 
dans le besoin. 

Jnor, inork, g. inor {?) inok, b. 
nihor, nihork, 1. nehor, nehork, 1. 
bn. Tous ces pronoms, accompagnés 
de ez ou d'un verbe avec un sens 
négatif, siguifient: personne. 17ior 
ez dezu ïllko g. Eztuzu nihor hillen. 
P. Guir. Dot. Tu ne tueras per- 
sonne. Nehor c bi nabussi ecin cer- 
bitza ditzaqve. Matt. VI. 24. Test. 
Eoch. Personne ne pourra servir 
deux maîtres Zuhaitz bethakorra 
eztu nehork ebakitzen. Ax. 38. a. éd. 
Personne ne coupe l'arbre qui porte 
des fruits. Le seul exemple que 
nous puissions citer où nehor est 
employé seul et alors affirmative- 
ment, est le 241 me prov. d'O. Hi- 
rur gutik, eta hirur anhitzek galtzen 
dute nehor. Trois peu et trois beau- 
coup gâtentle monde; litt.quelqu'un. 

Nora, v. non. 

Norabait, norapait, v. non. 

Noren, v. nor. 

Nori, v. nor. 

Norhabe, v. nerhabe. 

Nork, v. nor. 

Norontz, v. non. 

Nortzuk, v. nor. 

Noruntz, v. non. 

Norutz, v. non. 

Nos, v. noiz. 

Nosbait, v. noiz. 

Nosik bein, v. noiz. 

Noski, g. peut-être, sans doute 
(interr. et dubit.). Sera une variante 
de noasH. Bana Sodotna eta Gomor- 
rakoak, noski, ikaraturik, itzxdtzera 
egin bide zuten. Laidiz. Mais ceux 



293 



de Sodome et de Gomorrhe, peut- 
être, ayant peur (litt. tremblant) 
prirent le chemin pour retourner. 
Notha, 1. tache, saleté; syn. 
de kutsu. En bn. défaut, et syn. 
de nokhu. Jayoko notha, jay a notha, 
péché originel. Sort notha, tache 
de naissance. 



Nothatu (?) nothatzen, 1. salir, 
tacher. 
Nothatze, v. notha. 
Nuk, bn. je suis. 
Nun, v. non. 
Nunbait, v. non. 
Nuzu, bn. je suis. 



N. 



M. Salaberry est le seul auteur 
qui représente, le son de n, esp., 
gn. fr. par nn. Il sera donc mieux 
de conserver n qui est accepté par 
la majorité. 

Nabar, v. nabar. 

NaphUT, v. napur. 

Nika, bn. niche. 

Neviino, bn. petit. 

NO, g. b. 1. bn. no, bn. Nous 
avons parlé ailleurs de ce suffixe, v. 
egundàho. Nous pouvons donc nous 
résumer ici et dire que no signifie 
jusque ; qu'il se trouve seul (p. ex. 
oaano, de ona-no, jusque ici; oraino 
de orain-no, jusque maintenant) ; 
ou bien uni au verbe ou au suffixe 
ra, sans doute à cause de la signi- 
fication de ^tendance vers" qui les 
rapproche, ainsi rano, jusque vers, 
jusqu'à. Zerurâho, jusqu'au ciel. 
No suffixe à da, donne en guip. 
dano, en 1. et bn. démo pour den-no 
(den de da -f- n) ; en bise, dino et 
généralement gino, par suite de la 
permutation de d et g. Le d de 
démo se perd quelquefois en lab. 
comme dans arteino pour arte deino, 
et même tout le verbe disparaît et 



arteino devient artio. Sarri artio, 
jusqu'à tantôt. Zuk erran arteino, 
1. jusqu'à ce que vous ayez dit. 
Bitiïia, gazte deino, on da jateko. 
Ax. p. 97. a. éd. 271. n. éd. Le 
chevreau, aussi longtemps (litt. jus- 
qu'à ce que) qu'il est jeune, est bon 
à manger. Azken gino ondo iraunten 
dabena. Anibarro p. 10. Celui qu*l 
persévère bien jusqu'à la fin. Orain- 
dino gichiago eskatuten dot.' Ani- 
barro, p. 84. Jusqu'à présent j'ai 
demandé moins. Hanitzeh maite 
dute Jesxcs nahi gaberik gerthatzen 
ez deino, laudatzen dute eta benedi- 
katzen, konsolatzen diiueino Chou- 
rio, p. 128. Plusieurs aiment Jésus 
aussi longtemps qu'il ne leur ar- 
rive point d'adversité, le louent et 
le bénissent aussi longtemps qu'il 
les consolent. — Liçarrague emploie 
dano, et no, aves les terminaisons 
verbales. Eçar ditzaquedano hire et- 
sayac hire oinen scabella. Act. IL 
35. Jusqu'à ce qu'il les puisse 
mettre (pour) le marchepied de tes 
pieds. Dano a donc perdu sa signi- 
fication propre et ne signifie plus 
que „jusque." Dans ces cas-là Lar- 



294 



dizabal se sert de rano, jusque vers, 
ce qui paraît être plus logique, 
v. l'ex. s. v. egundano. L'emploi 
ici de dano appuierait notre opi- 
nion, abandonnée maintenant, mais 
émise dans notre Essai, que dario 
serait une variante de rano et qui 
s'expliquerait par la permutation 
de d et r; mais il nous semble 
qu'il y a de la confusion chez Li- 
çarrague. Nous trouvons ailleurs 
qu'il emploie no et même drano. 
Diotza Jesusec. Baldin hori nahi 
badut dagoen nathorreno. Jean, XXI. 
22. Test. Roch. Jésus lui dit, si je 
veux cela qu'il demeure jusqu'à ce 
que je vienne. Nothorreno, de na- 
thor (je viens) — no; avec e de 
liaison puisque n et / ne peuvent 
se suivre. Aicen adisquide eure 
partida contrastarequin fitetz ha- 
requin bidean aiceno (de aiz-no). 
Matt. V. 25. Test. Roch. Sois ami 
avec ta partie adverse, pendant 
que tu es en chemin avec elle. 
JEguiaz, eguiaz, erraiten drauat, eztic 



ioren oillarac, ukatu nuqueano hiru- 
retan. Jean, XIII. 38. En vérité, 
en vérité je te dis, le coq ne chan- 
tera pas, jusqu'à ce tu m'auras 
renié trois fois. Eta gucien karra- 
caquin beçala oraindrano. 1 Cor. IV. 
13. Et comme avec ,1a raclure de 
tous, jusqu'à maintenant. Le groupe 
dr (dont Liçarrague se sert con- 
stamment) n'est pas basque ; il faut 
donc décomposer oraindrano en 
orain-da-ra-no. Comp. drauat dans 
l'ex. ci-dessus, pour darauat {er- 
raiten drauat, je te dis). Drauat 
vient probablement de eroan, bien 
que M. Iuchauspe prétende que 
les terminaisons n'ont pas de ra- 
dical ! — Ainsi darano, rano, et no, 
signifient chez Liçarrague la même 
chose „jusque". Cela n'est guère 
possible. Si c'était nécessaire le 
mot oraindrano démontrerait ce que 
vaut l'assertion de M. Duvoisin, 
que egundano est pour egunera-dino, 
et par conséquent oraindrano pour 
orainera-dino ! 



o. 



Oa, g. 1. oha, 1. bn. ua, b. bn. 
vas; 2 (le pers. de l'impér. de joan. 

Oar, g. attention. Peut-être de 
oartu. M. Mahn (Bask. Sprachd. 
p. XXXVI) compare oartu à l'ail, 
wahrnehmen; c'est à dire oartu, 
wahr-nehmen ; nehmen, prendre, 
artu. Ce qui plaiderait eu faveur 
de cette étyinologie serait le lab. 
et bn. ohartu; or hartu correspond 
à artu. Le sens de wahr, ail. est 
connu, mais jusqu'à présent nous 
n'avons pas trouvé o ailleurs. Si 
la supposition est fondée oar dérive 
de oartu, et non oartu de oar. Comp. 
aJtar de ahartu. Jakin ez ezen y ira- 
kurri ère badet oarrez ta arretaz 
zure eskuskribatua. Lettre de Larr. 
à Mend. Non seulement je le sais, 
mais j'ai lu avec attention et avec 
soin votre manuscrit. 

Oartu, oarizen, g. olutrt, ohartu, 
ohartze, 1. bn. observer, apercevoir, 
prendre garde, s'aviser. Inor ère 
oartu gobe, g. sans épargner, sans 
faire attention, à personne. Eta 
bere buruari ohart cequionean. Luc. 
XV. 17. Test. Roch. Or étant re- 
venu à lui-même. Eznatzayo ohartu, 
1. je ne m'en suis pas avisé. Pour 



la forme de ohart, comp. laket. 

Oarraz, g. attentivement; de 
oarra-z. 

Oarkabean, g. par inadvertance; 
de oar-gabea-n. 

Oarkabean, v. oar. 
Oarraz, v. oar. 
Oartu, oartze, v. oar. 

Obe, g. b. hobe, 1. bn. meilleur. 
C'est le seul comparatif irrégulier 
(comp. gei) que nous connaissions; 
cependant on trouve aussi : obeago, 
hobeago. — Oberen (gén. de obe y 
régi par bat, v. Essai, p. 122) bat 
ager dedin artean. Mendiburu. Jus- 
qu'à ce qu'il s'en publie un (quel- 
qu'un, irgend eines) (livre) de meil- 
leur. Guzietarik hoberena. Le meil- 
leur de tous. Hoberen, est le super- 
latif ici, c'est à dire le génitif. En 
bn. hoben. Har ezazu hobena, prenez 
le meilleur. Sal. Hoben est le génitif 
(superlatif) de hob et non de hobe 
qui donne régulièrement hoberen. 

Obe uni aux terminaisons auxili- 
aires correspond à: il est mieux 
que. Obedet egiiea, il est mieux le 
faire, il est mieux que je le fasse. 
Ces locutions ne peuvent se traduire 
littéralement en fr. Le verbe (det) 



296 



indique qu'il s'agit de la première 
personne. La construction anglaise 
se rapproche plus du basque, p. 
ex. I had better go my self; j'aurais 
fait mieux d'aller moi-même. 

Obeki, g. b. hobeki, 1. bn; mieux 
adv.; de obe-hi. Même observation 
que pour obe\ bien qu'exprimant 
le comparatif on trouve obeki avec 
le suffixe de comparaison. Len, ère 
bano obekiago dakust. Lettre de Larr. 
à Mend. Je vois mieux qu'aupa- 
ravant. Obeto, g. b. mieux. Obeto 
esaleko, pour mieux dire. 

Obeki, v. obe. 

Obeto, v. obe. 

Obi, g. hobi, 1. bn. tombe, fosse. 
Comp. oi 1. Au plur. obiak, g. 
gencives. Baldin itsuac itsua guida 
badeça, biac hobira eroriren dirade. 
Matt. XV. 14. Test. Roch. Si 
l'aveugle guide l'aveugle, les deux 
tomberont dans la fosse. 

Obiratu, obiratzen, g. hobiratu, 
1. enterrer; de obi-ra-tu. 

Obitchina, prière qu'on fait sur 
la fosse des morts. P. Nous igno- 
rons ce que la terminaison signifie. 
P. écrit Tiobi avec h et obitcàina 
sans h ; il se pourrait donc que le 
lat. obit se trouve dans la première 
partie du mot obitchina. 

Obiak, v. obi. 

Obiratu, obiratze, v. obi. 

Oboro, davantage. Mot d'O. 
selon P. De obe-ro? 

Odei, g. bn. Jiodei, 1. bn. hedoi, 
edoi, 1. nuage. 

Bobiel, bu. couvert, en parlant 
du temps. Nous plaçons ce mot 



ici puisque dans l'ordre alphabéti- 
que il est renvoyé à odei; mais 
nous craignons que ce ne soit une 
erreur. Il est plus probable que 
liobiel se rattache à hobi. Hobi a 
pu désigner primitivement couvert, 
et puis comme subst. fosse, expri- 
mant non pas l'idée d'un trou 
creusé dans la terre, mais l'idée 
de quelque chose de couvert. L'adj. 
oiheski, couvert, viendrait peut-être 
à l'appui de cette supposition ; car 
il semblerait que oi, lit et obi, 
fosse ont une origine commune, 
et contiennent l'idée de couvrir. 
V. oiheski. 

Odi, 1. mangeoire; vallon étroit. 

Odol, g. b. 1. bn. sang. Avec 
l'art, odola, le sang. Odol dut aura. 
Je l'ai pour parent. P. De nos 
jours on dirait plutôt, à ce qu'il 
paraît : Odoleko haut hura. Odol 
aldi bâtez. Par un mouvement de 
colère. P. 

Odol sendoa, 1. colère, superbe. 
P. Nere odol sendoaz, par ma colère. 

Odolsu, 1. odolzu, bn. sanguinaire; 
de odol-tsu. 

Odolisurle, 1. meurtrier; de odol- 
isur (de isuriyle. 

Odollzalu, odoltzatzen, 1. odolstatu, 
bn. ensanglanter. 

Odolki, 1. odolgi, bn. boudin; 
plat de sang cuit ; de odol-gi pour 
gai. 

Odolgi, v. odol. 

Odolisurle, v. odol. 

Odolki, v. odol. 

Odolstatu, v. odol. 

Odolsu, v. odol. 



297 



Odoltzatu, odoltzatze, v. 

odol. 

Odolzu, v. odol. 

Oe, v. oi. 

Ogale, 1. bn. nourriture pour 
les porcs composée de farine, de 
son et d'berbe. Selon P. excrément. 

Ogara, chienne chaude. Mot 
d'O. selon Pouvreau, qui cite ce- 
pendant le même mot légèrement 
modifié, ohara, et avec la signifi- 
cation de prostituée, mère de 
l'Antéchrist. Pour la permutation 
de g et h, v. chingar 1. Pour la 
permutation de l et r, v. arilla, s. 
v. ari 8. On serait tenté de voir 
dans la terminaison le mot gar, 
khar, flamme, qui se retrouve dans 
les qualificatifs des animaux en 
chaleur : arkara, pour la brebis ; 
azkara, pour la chèvre, et ici ogara, 
pour la chienne. 

Ogaza, v. hogasa. 

Ogei, g. b. hogoi, 1. vingt. 

Ogeigarren, g. b. hogoigarren, 1. 
bn. vingtième. La term. est garren. 

Ogeitabat, g. vingt et un. 

Ogen, hogen, bn. tort. Est-ce 
une variante de hoben. Pour la 
permutation de b et g, v. gurasoak. 
Eta huna nie çuen ailzinean inler- 
rogaturic, hoguenic batre (pour bat- 
ere) eztut eriden gniçon hunetan çvec 
accusatzenduçuenetaric. Luc, XXIII. 
14. Test. Roch. Et voici, l'en ayant 
fait répondre devant vous, je n'ai 
trouvé en cet homme aucun des 
crimes dont vous l'accusez. 

Ogi, g- b. 1. bn. pain. — 1. 
blé, froment. — P. emploie en 



français indistinctement pain et blé. 
Blé chamois, pain chamois. Glaiuot 
de pain, glainot de blé. Glaiuot 
doit signifier gerbe (de glaner?); 
mais nous le trouvons pas; v. 
espal. 

OHn, 1. okhin, bn. boulanger; 
de ogi-egin. 

Okhinza, bn. le métier de bou- 
langer; de ogi-egintzea. 

Ogigaztai, b. belette. 

Ogigaztai, v. ogi. 
Oha, v. oa. 
Ohaide, v. oi 1. 
Ohako, v. oi 1. 
Ohalano, 1. dogue. 
Ohantze, v. oi 1. 

Ohara, v. ogara. 

Ohatse, v. oi l. 

Ohartu, v. oar. 

Ohartze, v. oar. 

Ohatu, v. oi 1. 

Ohatze, v. oi 1. 

Ohe, v. oi 1. 

Ohi, v. oi 2. 

Ohikunde, v. oi 2. 

Ohil, ohildu, ohiltzen, 1. bn. 
effrayer, chasser, (des oiseaux). 

Ohiltze, v. ohil. 

Ohitu, v. oi 2. 

Ohitza, v. oi 2. 

Ohoin, 1. bu. voleur. 

Ohoinkeria, 1. vol ; de okoin-keriu. 

O/ioinza, bn. vol; subst. verb. 
ohointza, comp. aditza. 

Ohoingoa, bn. syn. de ohoinza. 

Ohoingoa, v. ohoin. 

Ohoinkeria, v. ohoin. 

Ohoinza, v. ohoin. 

Ohol, v. oh. 



298 



Ohondikatu, ohondikatze, 

v. oh. 

Ohore, 1. honneur; du prov. 
bonor. Pour la mutatioD de n en 
h, v. doai. 

Oi, 1. ohe, 1. bn. lit. Au plur. 
oyak, g. gencives, ainsi que obiak, 
de obi, fosse. Lit et fosse ont pu 
être exprimés par le même mot ; v. 
hobiel, s. v. odei. 

Oiratu, oiratzen, g. oheratu, ohe- 
ratzen, 1. bn. aller au lit; de oi- 
ra-tu. Oherako naiz, j'irai au lit. 

O/ialu, ohatzen, 1. bn. s'aliter; 
placer, ranger. Ohaturik datza (de 
etzan) aspaldi. Il y a longtemps 
qu'il est alité. 

Ohatse, 1. nid. Comp. ohantze. 

Ohantze, bn. nid, grabat. La 
terminaison n'est pas claire. Le n 
paraît avoir disparu en lab. 

Ohaide, 1. concubine; de oha 
pour ohea-ide. 

Oi, 2. g. b. ohi, 1. bn. commu- 
nément, d'ordinaire, habituellement. 
Jaten oidet, g. je mange d'ordinaire. 

Etorten oinaiz, g. je viens com- 
munément. 

En bn. ohi, signifie encore: ci- 
devant, ex. Nausiohia, l'ex-maître, 
le ci-devant maître. Ce qu'il faudra 
entendre comme: maître ordinaire, 
maître habituel. 

De oi s'est formé l'adj. verb. 
oitu, ohitu accoutumé, habitué. 
Ohitu naiz erorten. J'ai coutume 
de tomber. P. Plus litt. je suis 
habitué à tomber. 

Oitu, oiizen, g. s'accoutumer. 

Oitura, g. b. coutume ; de oi-dura. 



T pour d après la voyelle, v. Essai, 
Ch. II. 

Ohitza, 1. la coutume; subst. 
verb. pour ohitzea; comp. aditza. 

Ohikunde, 1. coutume. La termi- 
naison est obscure ; comp. naikunde. 

Oihal, v. oyal. 

Oihan, 1. bn. oyan, 1. bois, 
forêt. 

Oihanzain, 1. garde forêt; de 
oihan- zain. 

Oihatu, s'effaroucher, en parlant 
des animaux. Serait-il risqué de 
placer ce nom verb. ici, comme 
dérivé de oihan, avec l'élisiori ré- 
gulière de n devant t ; comp. jaten 
de jan, egotu pour egon-tu etc. 
En holl. de „wild", sauvage, dérive 
wildernis, forêt, pays sauvage, in- 
culte; verwilderen, deveuir sauvage, 
effarouché. 

Oihanzain, v. oihan. 

Oihatu, v. oihan. 

Oiher, oyer, oyen, 1. oblique, 
tortueux. P. (i. a.) Le même mot 
que oker, g. b. 1. olher, bn. En 
g. et b. oker est syn. de oiher, c. 
a. d. oblique, de travers; mais en 
lab. et bn. oker a pris la significa- 
tion de borgne. — Bide oiherra y 
le chemin tortueux. Iisua baïno 
okerra hobe, 1. mieux vaut borgne 
qu'aveugle. 

Okherlu, bn. devenir borgne. 
Eu soûl, s'écarter. 

Okerlasun, g. b. défaut, travers; 
de oker-tasun. Okerkeriu est plus 
correct, v. keria. 

Okerkeria. b. syn. àeokerèasun; 
de oker-keria. A l'article arin, nous 



299 



avons traduit okerkeria par mé- 
chanceté, ce qui est une erreur. 

Oilieski, bn. abrité, selon M. 
Sal. La forme de ce mot paraît 
plutôt indiquer que c'est un ad- 
verbe, oi -z-ki, à l'abri, (comp. zaldiz 
à cheval). Nous croyons retrouver 
ici le mot oi avec sa signification 
primitive de «couvert." Comp oi 1. 
et obi. 

Oihu, v. oyu. 

Oillachitoak, v. ollo. 

Oillagor, v. ollo. 

Oillaka, 1. or oillaka, levrette. 

Oillasko, v. ollo. 

Oillar, v. ollo. 

Oin, v. où. 

Oinez, v. on. 

Oinhase, v. unha. 

Oinhats, v. on. 

Oinhazi, v. unha. 

Ointhux, v. on. 

Oitian, partant. Mot d'O. se- 
lon P. 

Oitu, oitze, v. oi 2. 

Oitura, v. oi 2. 

Ok. Terminaison plur. en guip. 
et qui correspond à «autres," dans 
des locutions comme: Gizonokjoango 
géra. Nous autres hommes nous 
irons. Goazen biok. Allons nous 
autres deux. Il nous semble que 
c'est le pron. dém. plur. oyek, 
sans une forme contractée. 

Oka, 1. vomissement. Oka egitea, 
1. vomir. 

Okhazta, okhaztatu, bn. se dé- 
goûter fortement, jusqu'à vomir. 

Okhaztagarri, bn. dégoûtant; de 
okhazla-garri. 



Okai, g. froment. Peut-être de 
ogi-kai, matière à pain. Humboldt 
à déjà proposé cette étymologie, 
croyons nous. 

Okela, 1. morceau de viande, de 
pain ou d'autre chose bonne à 
manger. 

Okeli, b. viande; 8yn. de or agi. 

Okeli, v. okela. 

Oker, v. oïher. 

Okerkeria, v. oiher. 

Okertasun, v. oiher. 

Okhaztatu, v oka. 

Okher, v. oiher. 

Okhertu, v. oiher. 

Okhilo, v. okil 1. 

Okhin, v. ogi. 

Okhinza, v. ogi. 

Okllitu, bn. Ce mot ne se dit 
que pour renchérir sur le poids 
de la vieillesse soit des personnes 
soit des bêtes. Sal. — Cette expli- 
cation n'est pas très-claire. Jaun- 
doni Joane aposlolia zahar okhiturik 
hilzen. St. Jean l'apôtre mourut 
dans un âge fort avancé. Zure 
. zaldia zahar okhitia da. Votre mon- 
ture est très-vieille. Sal. 

Okil, 1. 1. okhilo, bn. pic-vert 
(oiseau). Avec Fart, okilla. 

Okil,2.1. nord-est; syn. de lawua, 
bigle (louche). P. Comp. aussi eskela, 
louche et nord-est. Est-ce que okil 
(okilla comme écrit P.) pourrait 
être une variante de oker, oblique, 
de travers; ceci expliquerait très 
bien le nord-est. Eskela, louche et 
ezkerra gauche, paraissent avoir une 
origine commune. Comp. ces deux 
mots. 



300 



Okin, v. ogi. 

Okotz, v. kokotz. 

Ola, 1. g. planche; oAol, 1. bn. 
bardeau. M. Sal. doDne oliol et 
non ohola. En g. cependant le mot 
paraît être ola et on le trouve écrit 
avec l'article olaa, ce qui est fautif, 
puisqu'on n'écrit pas non plus aitaa. 
Comme terminaison ola indique le 
lieu où se fait le travail, l'atelier. 
Egurrola, l'atelier du charpentier; 
de egur-ola. Burniola, la forge. Ola, 
tout seul, est aussi en usage, pour 
désigner la forge et s'écrit en b. 
olia, olea; en lab. et bn. olha, et 
signifie dans ce dernier dial. aussi: 
cabane, ce qu'on exprime en g. 
par : echola (eche-ola). Il est donc 
probable que ohola et olha ne sont 
que des variantes du même mot; 
les exemples de métathèse sont 
nombreux edoi = odei ; irudi = idu- 
ri ; ideren = eriden = ediren, etc. 

Olaska, g. auge. 

Ola, 2. olatu, bn. frapper 
violemment. Ne faudrait-il pas rat- 
tacher ce mot à ola forge, à cause 
du bruit en battant, en forgeant le fer. 

Olandriko, bn. correction violente 
par des coups. Il n'est pas clair 
comment ce mot est composé. 

Ola 3. v. ala. 

Olandriko, v. ola 2. 
Olaska, v. ola 1. 

Olata, 1 offrande: petit pain. 
P. Probablement du prov. oblatio. 

Oldar, 1. élan. Oldar aldi bâtez. 
Par un élan. De oldartu? 

Oldarlu, oldarlzen, 1. bn. s'élancer, 
se jeter sur. De olde l-arêu? 



Oldarmendu, oldardura, 1. élance- 
ment; de oldar-dura. Arimako ol- 
dardurak. Les passions de lame. P. 

Oldardura, v. oldar. 

Oldarmendu, v. oldar. 

Oldartu, oldartze, v. oldar. 

Olde 1. 1. volonté. Ene oldez 
ou ene nahiaz, de ma volonté, par 
mon mouvement. P. Oldez edo 
moldez. De façon ou d'autre. 

Olde 2. adj. Grande masse d'eau. 
M. Salaberry embrouille plus sou- 
vent les termes adjectifs et sub- 
stantifs. Il aura voulu dire sub- 
stantif. — Hur olde handian, Noe 
eta haren familia salbalu ziren ar- 
khan. Dans ce grand déluge Noé 
et sa famille se sauvèrent dans 
l'arche. Le mot hurolde est uu 
échantillon de l'orthographe arbi- 
traire de quelques auteurs. Eau 
est ur et non hur eu bn. et olde 
devra être probablement holde. Le 
lab. a uholde et le g. ugolde ; le h 
est donc tombé en bn. 

Olgau, v. olhe. 

Olgete, v. olhe. 

Olha, bu. fausse avoine. Comp. 
olo. 

Olhatu, v. olhe. 

Olhatze, v. olhe. 

Olhe, 1. apprivoisé, familier. 
P. (i. a.). Haren olhial qu'il est 
aise. 

Olhatu, olhalzen, 1. olgau (pour 
olgalu), b. Eu 1. apprivoiser. En 
b. s'amuser. Gaztiak olgau biar da- 
beela. Les jeunes gens doivent 
s'amuser. 

Olgeete, olgete, (avec l'art, olgee- 



301 



tia) b. amusement. Subst. verb. 
formé de olge (= olhe, 1.) que nous 
n'avons pas encore rencontré et 
dont l'adj. verb. correspondant sera 
olgau. On l'écrit avec un et avec 
deux e. Olgeeta guzieti artian, de, 
parmi, tous les amusements. Bar- 
tolome, p. 9. Alau olgeeliaren ize- 
nagaz ta estalgijagaz egiten dira. 
Ainsi sous (avec) le nom et sous 
(avec) prétexte d'amusement sont 
faites. 

Olitz, v. oriiz. 

Ollagor, v. ollo. 

Ollanda, v. ollo. 

Ollar, v. ollo. 

Ollasko, v. ollo. 

Ollo, g. b. bu. oillo. 1. ponle. 
Oilloa chitatzen dago, la poule couve. 

Ollar, g. b. bn. oillar, 1. coq. 
Serait-il risqué de faire dériver 
ollar de olla-ar, poule mâle ? Larr. 
écrit: ollarra. P. oillara, avec un 
r. 0. ollo, le i indiquant le son 
mouillé. 

Ollagor, g. oillagor, 1. bécasse; 
de ollo-gor, puis qu'elle est sourde, 
à ce qu'on dit. 

OillasTco, 1. ollasko, bn. poulet. 

Ollanda, bn. poularde. 

Oillarlzea, 1. devenir maître. 

Oillackiloak, les sept étoiles. P. 
De oillo-chilo; métaphore de la 
poule avec les poussins. 

Olo, g. b. 1. bn. avoine. 

Omen, 1. un dire, un bruit 
commun, renommée. P. — g. 1. 
bn. particule dubitative qui corres- 
pond à: ou dit; il paraît. Elle est 
toujours placée devant la terminai- 



son auxiliaire. Elorri omen da, g. 
11 est venu dit-on, il paraît qu'il 
est venu. Zerenjende gaixto balzuek, 
lehen nitzaz gaizhi erraiten zutenek, 
errai len omen dute orai ongi. Ax. 
p. 448. a. éd. Car quelques mau- 
vaises gens qui avaient dit pre- 
mièrement du mal de moi, disent 
maintenant, dit-on, du bien (de 
moi). 

On, g. b. 1. bn. hun, bn. bon. 

Ongi, g. I. bien; de on-gi pour 
Ta puisque h ne peut suivre n. v. 
Essai, Ch. II. — Oberen bal ager 
dedin artean alik ogiena moldatu 
dut hau. Mendiburu. Jusqu'à ce 
qu'il en paraisse un de meilleur, 
j'ai fait celui-ci, le mieux possible. 
Ongiena est le superlatif (génitif) 
de ongi. 

Ondo, g. b. bien. Chit ondo, très 
bien. 

Ondonayezho, g. bienveillant ; de 
ondonai-z-ko. 

Ontasun, g. 1. bonté, biens. 
De on-tasun. Eta gero emaiten de- 
raukute bereziki aditzera hartan 
lau ontasun beregaineko edireiten 
direla. P. Guir. p. 79. Et ensuite 
ils (Apôtres) donnent particulière- 
ment à entendre par cela qu'il 
se trouve quatre choses (biens) 
excellentes. Zeinaren mienbroak ha- 
lalco maneraz heltzen baitzaizho bâta 
bertzeari, non baiaren ontasuna bert- 
zearen ère oniasunera bihurtzen baita. 
P. Guir. p. 89. Dont (l'Église) 
les membres s'aident de telle ma- 
nière l'un l'autre, que le bieu de 
l'un soit aussi tourné vers le bien 



802 



de l'autre. Miserikordios da Jain- 
hoa } ontasunez bethea. Ax. p. 133. 
Dieu est miséricordieux et plein 
de bonté. 

Onestasun, g. syn. de ontasun. 

Ondasun, g. b. onhasun, onarzun, 
bn. biens, possessions. Ceinec iretsi 
ukan battu hire onhassun gucia pute- 
quin. Luc. XV. 30. Test. Roch. 
Qui a mangé tout ton bien avec 
des putains. 

Ongille, g. ongiegille, 1. bienfai- 
teur; de on-egille et ongi-egille. 

Onbide, 1. bienfait; de on-bide. 

Onbidetsu, 1. bienfaisant; de on- 
bide-tsu. * 

Ongose, 1. avare; de on-gose. 

Onbehar, 1. nécessiteux; de on- 
behar. 

On ibarrak, 1. biens qui consis- 
tent en fond et en héritages. P. 

Ongune, ongunde, 1. accommode- 
ment, accord; de on-gune? Il est 
difficile de rendre compte de gune. 

Ongoa, motd'O.et syn. deongune. 

Ondu, 1. hondu, bn. mûr. 

Ondu, ontzen, g. 1. bn. devenir 
bon, rendre bon ; mûrir. Onduko 
naiz, 1. je redeviendrai bon. Fru- 
tuak ondu dira, les fruits sont bons. 

Onetsi, g. 1. onexi, bn. v. etsi. 

Oneriizi, onerechi, v. iritzi. 

Onerran, 1. onherran, bn. bénir; 
de on-erran 1. Maledictione çuey 
guiço guciek onherranen çaituztenean. 
Luc. VI. 26. Test. Roch. Malheur 
à vous quand tous les hommes 
diront du bien de vous. 

Oneratu, oneraizen, 1. s'amender, 
se porter au bien. 



Ongitzea, 1. accomoder, apprêter. 
Comme P. ne cite pas l'adj. verb. 
il est difficile de décider si ongitzea 
est formé de on-ein, ou bien de 
ongi et alors ongitu, ongitze. La 
dernière supposition est la plus pro- 
bable; egin ne fait ip&s egitzen, mais 
egiten. 

Ongarri, 1. hungarri, bn. fumier; 
de on-garri. 

Onkhailln, 1. hungaittu, bn fu- 
mier; syn de ongarri. La termi- 
naison se retrouve dans estekaillu, 
kertskaillu, mais nous ignorons ce 
qu'elle signifie. 

Ona, g. b. kuna, 1. bn. voici. 
Ona, bada, atsegin gucien lehi ar- 
tatik gure lenengo gurasoak nota 
irten ziran. Lardiz. Voici donc com- 
ment nos premiers parents sortirent 
de ce lieu de toutes les délices. 
lluna ene ama eta ene anayeac. 
Matt. XII. 49. Test. Roch. Voici 
ma mère et mes frères. — P. tra- 
duit ona encore par: ici, hue; 
ainsi avec les verbes qui indiquent 
mouvement. Nous n'en avons pas 
trouvé d'exemple; et P. cite lui- 
même : Hunat zaite, (et non kuna) 
venez ici. Nous ne croyons pas que 
le t seul, indique, dans les dial. 
basq. fr., le mouvement. La raison 
de cette confusion sera peut-être 
celle-ci. En guip. ra ne peut suivre 
emen (ici) et l'on dit onera, vers 
ici, onerano, jusqu'ici, pour emenra 
et emenrarto, qui ne sont jamais 
employés. On (ona) -j- ra signifie 
alors: ici, avec mouvement et hunat 
est peut-être la syncope de Aune~ 



303 



rat = onera. — Comme l'adv. an 
est très-probablement formé du dé- 
monstratif a -^j- n, caractéristique du 
locatif, il serait possible que ona, 
dont le thème paraît être on, fût 
formé du démonstratif o (hypothé- 
. tique) -f ». le a final sera le 
démonst. a et ona correspondra à 
l'italien eccoci,(voici), eccola, (voilà). 
Eu ital. on trouve même eccola li, 
trois démonstratifs réunis, et cette 
forme correspondrait au guip. ona 
emen, voici. Ona emen itz bilan 
mvnduaren egitea eta asiera. Lardiz. 
Voici, en deux mots, la création 
et le commencement du monde. 
On trouve aussi : ona non, huna 
non. Huna non gauden belhâuniko 
lurrian jarriak zure oinetan. De 
la Yieuxville, p. 14. Nous voici 
agenouillés en terre à tes pieds. 
Comp. ara 2, ou kara, voilà. Comme 
nous l'avons dit plus haut, le thème 
de ona paraît être on, comme celui 
de ara, hara, voilà, paraît être ar. 
Tous les deux se retrouvent dans 
les composés; et tous les deux ont 
été remplacés, comme nominatif 
patient du pronom démonstratif; 
le premier (on) par au; le second 
(ar) par aura. Mais tous les deux re- 
paraissent comme nominatifs agents: 
onek, celui-ci; ark, celui-là (onek 
est pour onk puisque h ne peut 
suivre n, v. Essai, Ch. II); et 
aussi dans les dérivés, ar ou har- 
gatik, pour cela; onetan, dans ceci. 
Onela, g. hunela, 1. de cette fa- 
çon-ci, ainsi; de on-la, avec e de 
liaison. Comp. ala, de cette façon 



là, ainsi; de a-la, ou peut-être de 
an-la, avec élision de n, puisque 
n et l ne peuvent se suivre; v. 
Essai, Ch. II. Dans ce dernier 
cas les deux formes (onela et ala) 
seraient parallèles : on-la, an-la. Hula, 
pour hunla, (v. plus bas) viendrait 
à l'appui de cette supposition. 
Hunela dio St. Thomasek. Ainsi 
dit St. Thomas. 

Onelako, g, hunelako, 1. pareil; 
de onela-ko, pour «70. Go transforme 
le mot en adj.; comme en ail. de 
dort, on forme dortig; de hier, 
hiesig; et si cela était permis de 
also, alsoig. Cependant onelako 
précède le substantif. Bana one- 
lako aitzakiak ezer balio etzulen. 
Lardiz. Mais de pareilles excuses 
n'avaient pas de valeur. 

Hula, bn. adv. comme celui-ci. 
Sal. Comme M. Salaberry ne donne 
pas d'exemple on ne sait où est 
l'erreur. Hula sera apparemment 
une variante de hunela, avec éli- 
sion de n (puisque l ne peut 
suivre n), au lieu de la lettre de 
liaison e. Hula est alors une adv. 
mais signifie, ainsi, de cette fa- 
çon-ci. 

Onerano, g. huneraino, 1. jusqu'ici; 
de on-rano avec e de liaison, puis- 
que r ne peut suivre n; v. Essai, 
Ch. II. 

Ononz, onunz, g. vers ici ; de on- 
rontz, avec élision de r après n, 
v. Essai, Ch. II. 

Onetarako, g. à cause de ceci; 
de on-elara-ko. 



304 



Oneh, g. huneh, 1. bn nominatif 
agentdupron. déra. celui-ci; de on-h, 
hun-h, avec e de liaison, puisque n 
et h ne peuvent se suivre; v. Essai, 
Ch. II. Le nominatif patient cor- 
respondant à oneh est au. Le thème 
on, hun reparaît dans les composés 
et dérivés. 

Onen, g. hunen, 1. bn. Génitif: 
de celui-ci. 

Oni, g. huni, 1. bn. Datif: à 
celui-ci. 

Oyeh, g. oneeh, b. hoyeh, 1. hauh, 
bn. Nom. pi. ceux-ci. Le bn. hauh 
est le plur. de hau. 

Oyen, g. oneen, b. Aoye» (?) 1. 
hauen bn. Gén. pi. de ceux-ci. 

Oyei, g. oraeê, b. hoyei (?) 1. 
&rw<?i (?) bn. Dat. pi. à ceux-ci. 

Hil ukan draucac huni aretze 
guicena. Luc. XV. 30. Test. Roch. 
Tu lui as tué à celui-ci le veau gras. 
Hitz huneh, catholica erran tiahi du. 
P. Guir. Dot. p. 86, Ce mot veut 
dire catholique. Hitz hauh irahatzen 
deravhute. P. Guir. Dot. p. 88. 
Ces paroles nous enseignent. Gauça 
hauen ondoan Paul partituric. A et. 
XVIII. 1 Test. Roch. Après ces 
choses (après cela), Paul étant parti. 

Onche,oneeheh, celui-ci même; esp. 
estemismo; de on-che. Gén. onechen. 
Dat. oniche. Nom. plur. oye-cheh. 
Gén. oyechen, Dat. oyechei. 

Onembeste, g. quelque ; onembeste 
bat, une certaine quantité. De onen- 
bestef Comp. aimbeste. 

Onarzun, v. on. 

Onbehar, v. on. 

Onbide, v. on. 



Onbidetzu, v. on. 
Onche, v. ona. 
Onda, v. ondo. 
Ondamen, v. ondo. 
Ondar, g. hondar, 1. fond, lie; 
de ondo-are 3. 

Ondatsu, v. ondo. 
Ondasun, v. on. 
Ondatu, v. ondo. 
Ondazale, v. ondo. 
Ondatze, v. ondo. 

OndikO,l. affliction. Ondihozbet- 
hea, plein d'affliction. P. Ondiozho, 
affligé. 

Ondo, 1 v. on. 

Ondo, 2. g. 1. bn. fond, extré- 
mité, bout, tronc; — 1. au plur. 
ondoah, champignons, potirons. De 
l'esp. hondo, profond. Les dial. 1. 
et bu. souvent si prodigues de 
Y h, écrivent ondo. Ondora doa, il 
va au fond. Sagarrondo, g. 1. bn. 
pommier. Harritz ondo, souche de 
chêne; chêne. 

Ondatsu, g. profond. Bana zein 
ère dan goi, mee, ondatsu. Lettre 
de Larr à Mend. Mais quelqu'élevé, 
léger, profond qu'il (sujet de son 
livre) soit de ondo-tsu. 

Ondoan, g. 1. bn. près, après, au 
bout de; de ondoa-n. Bayonaren 
ondoan da Miarritze. Biarritz est 
près de Bayonne. Aritz ondoan, 
près, au pied, du chêne. Egun 
biren ondean. Au bout de deux 
jours. Erran ondoan. Après avoir 
dit. 

Ondoren, g. ondotih, 1. bn. après, 
par derrière. Le guip. est le génitif 
de ondo. En holl. et en ail. on 



305 



emploie aussi le génitif; van ach- 
tereu, von hinten. Ondoren régit 
le génitif. Zure ondoren nabil. Je 
vais après vous; litt. je vais par 
ou de, derrière de vous. En ail. 
lch folge euch von hinten. — Le 
lab. et bu. viulo lik, est composé de 
ondo-tik. Ondolik narrait niri. Il 
me suit par derrière. Bernard phar- 
titu da bere ai anayen ondotik, bn. 
Bernard est parti après ses deux 
frères. 

Ondore, g. postérité. — 1. bn. 
suite, conséquence. Paraît être le 
génitif de ondo, avec chute de n. 
Au plur. ondoreak, g. syn. de on- 
dore, les descendants. — Bekha- 
tuaren ondoreak, 1. les conséquences 
du péché. 

Ondorengo, ou le plur. ondoren- 
goak, g. b. les descendants. Ondo- 
rengoak ère berdin izatea naiko de- 
zute, g. Trad. de Moguel. Voudrez 
vous que la postérité soit comme 
(égale à; vous. 

Ondoko, 1. bn. postérieur, succes- 
seur; de ondo-ko. 

Ondokoak, 1. bn. plur. de ondoko; 
les descendants, la postérité. 

Ondatu, ondatzen, g. b. ondatu, 
hondaiv, hondarlu, hondarlzen, 1. 
unda, undatu, onda, ondatu, bn. 
En g. détruire. En 1. abîmer, en- 
foncer, prodiguer. Eu bn. gaspiller, 
prodiguer. La forme lab. hondartu 
doit être une corruption de hon- 
daiu. Hondar, ondar, existe, mais 
signifie: lie, fond; nous croyons 
de ondo-are 3; à, peu-près, le lioll. 
grondsop. de grond, fond, et sop, 



liquide épais, suc. — Eta bizidun 
t/u:iak ondatzeko asmoa artu znen. 
Lardiz. Et, il prit la résolution de 
détruire tous les vivants. Hondatuko 
zaitut. Je te ruinerai. P. 

Hondatzaille, 1. hondazale, uwlti- 
zale, bn. prodigue; de hondo-tzaiUe. 

llondale, 1. fondrière. 

Ondamen, g. destruction ; àeondo- 
men. Ondamen onetarik igea egin 
zuen batek, g. Un échappa à cette 
déroute. Ondamen ark etziola nki- 
teko, g. Que cette destruction (le 
déluge) ne le toucherait pas. 

Ondar, g. hondar, 1. lie, reste^ 
fond ; de onda-are 3. Arnoa hondartu 
da. Le vin est au bas. P. Lurra- 
ren hondarrean. Au centre de la 
terre. P. Il semblerait que hondar 
dévie un peu trop de sa signifi- 
cation primitive, qui se sera peut- 
être perdue. 

Hondartu, v. hondatu. 

Ondoan, v. ondo. 

Ondoko, v. ondo. 

Ondonayezko, v. on. 

Ondore, v. ondo. 

Ondoren, v. ondo. 

Ondorengo, ondorengoak, 

v. ondo. 

Ondotik, v. ondo. 

Ondu 1, v. on. 

Ondu 2, g. sec; se dit des 
fruits secs comme : raisins, figues, 
etc. Il nous semble que c'est le 
même mot que ondu, mûr; v. on. 

Onechek, v. onek, s. v. ona. 

Oneek, v. onek, s. v. ona. 

Oneen, v. onek, s. v. uun. 

Onei, v. ouek, s. v. ona, 

20 



m; 



Onek, v. ona. 

Onela, onelako, v. ona. 

Onembeste, v. ona. 

Onen, v. onek, s. v. ona. 

Onerano, v. ona. 
Oneratu, oneratze, v. pn. 
Onerechi, v. eritzi. 
Oneritzi, v. eritzi. 
Onerran, v. on. 
Onestasun, v. on. 
Oneste, v. etsi. 
Onetarako, v. ona. 
Onetsi, v. etsi. 
Onexi, v. etsi. 
Ongarri, v. on. 
Ongi, v. on. 
Ongiegille, v. on. 
Ongille, v. on. 
Ongitzea, v. on. 
Ongoa, v. on. 
Ongose, v. on. 
Ongune, ongunde, v. on. 
Onhasun, v. on. 
Oni, v. onek, s. v. ona. 
Oniritzi, v. eritzi. 
Onkhaillu, v. on. 

Ononz, v. ona. 

Ontasun,,v. on. 
Olitz, g. hontz, 1. huntz, bn. 
hibou. 

Ontze, v. on. 

Ontzi, g. b. untzi, l. unzi, bu. 
vase, vaisseau, plat, navire. 

Onunz, v. ona. 

On, g. oin, b. 1. oin, kuin, bn. 
pied. Il paraît que de nos jours 
on dit toujours en lab. et bn. 
zango pour pied. — Bada kausa 
komuna eta ardurakoa oinah likits 
izaitca. Ax. p. 190. a. éd. 52. n. 



éd. Mais c'est une chose commune 
et fréquente que d'avoir (l'avoir) 
les pieds sales. Eta pot eguiten 
cerauen haren oiney. Luc, VII. 38. 
Test. Roch. Et lui baisait ses pieds. 

Onez, g. oinez, /minez, àuinka, 
bn. à pied; de on-z et ha. 

Omtsik, g. ointhux, huinthnx, bu. 
pieds nus; de on-uts-ik. 

Oliatz, g. b. oin/iats, 1. pas, trace, 
vestige; de oin-atz. Exactement le 
holl. voetspoor; voet, pied; spoor 
trace. 

Ohazkar, g. (Tolosa) ohaztar, g. 
onaztu, b. (Astarloa) foudre, éclair; 
de onatz-kar? Pour la variante de 
zk et zi, comp. azken, atzen. 

Onaztu, onazten, g. fouler aux 
pieds. 

Oinhatstea, oinhatsten, 1. enjam- 
ber. P. 

Oindogora, ondagora, 1. talon. P. 

OinetaJcoak, 1. chaussure, souliers ; 
de oin-eta-ho-ak. Adj. employé sub- 
stantivement et au pluriel. 

Onaze, v. unha. 

Onazkar, v. on. 

Onaztar, v. on. 

Oïiazte, v. oh. 

Onaztu, v. oïi. 

Onezko, v. on. 

Onutsik, v. on. 

Opa, g. b. désir. Selon Astarloa : 
cadeau (regalo,.ofrenda). L'adverbe 
oparo, abondamment (de opa-ro) 
nous met probablement sur la trace 
de la véritable signification et de 
l'origine de opa. La signification 
sera abondance; comp. Parvaque 
apa 2. (Fick, E. Wb. p. 9), dont 



307 



le grec opos, sève, lat. op, puis- 
sance, force (kraft); au. afa, sève, 
abondance. L'auteur ajoute que si 
l'on accepte „sève" comme signifi- 
cation primitive, alors la significa- 
tion force, abondance du latin et 
de l'allemand, s'explique facilement. 

Opailla, b le mois d'avril. De 
opa-illa? mois d'abondance. Pour 
un climat du nord, cette dénomi- 
nation ne serait pas très bonne; 
mais le mot peutôtre ancien, et 
les Basques ont peut-être habité 
d'autres latitudes. L'explication 
d'Astarloa (Apologia, p. 384), mes 
de ofrendas, mois de cadeaux, n'est 
pas à l'abri de plusieurs objections 
sérieuses. D'abord est-ce que opa, 
opta, signifie cadeau ? Ensuite l'ex- 
plication des cadeaux est louche. 
Les Basques s'offraient réciproque- 
ment des agneaux dans ce mois-là ; 
ou bien ils faisaient des sacrifices; 
Astarloa n'est donc pas certain de 
son étymologie. Des sacrifices on 
n'en sait rien ; il n'est resté aucune 
notion par rapport aux usages reli- 
gieux des Basques ; et la coutume 
de s'offrir des agneaux est assez 
bizarre, pour que l'on soit en droit 
de demander quelques détails. M. 
Cordier qui s'est occupé de cette 
question (Croyances des Anciens 
Basques, par Eugène Cordier. Ex- 
trait du bulletin de la Société Ra- 
mond) dit, page 20. „Nous ne 
possédons, en définitive, aucune 
notion certaine sur la religion des 
premiers Basques." 

Opa, opatu, opalze?t, g. désirer, 



souhaiter. Opa dizul, je te souhaite. 
Semé biurria da aitari eriotza opat- 
zen diona. C'est un fils pervers, 
celui qui désire la mort de son 

piVc. 

Opailla, v. opa. 

Oparo, v. opa. 

Opatu, v. opa. 

Opatze, v. opa. 

Ope, g. paiu rond. 

Opil, g. 1. ophil, bu. petit pain, 
gâteau, galette. Diminutif de ope. 
La terminaison illa se retrouve dans 
neskatilla. En bn. ophil est employé 
comme pain en français, dans pain 
de sucre, suhre-ophil ; pain de cire, 
eslo-ophil; pain au lait, esne-ophil. 
Comme on dit eu lab. suiopil, 
galette cuite sous la cendre, de 
au-ophil, il est probable que opil 
est pour hopil. Pour la mutation 
8e h en h, v. Essai, Ch. Il, et l'in- 
trod. du dict. p. 8. 

Ophera, bn. rassemblement de 
moissonneurs. Sal. N'est-ce pas 
plutôt ouvrier en général ? En tout 
cas il nous semble de l'esp, ope- 
rario, ouvrier. En italien le second 
r s'est aussi perdu: operaio. 

Ophil, v. ope. 

Opil, v. ope. 

Opoa, (ou opo?) 1. défaut. 

Opor, Opora, 1. tasse, gobelet ; 
syn. de gatillu. » 

Or, 1. g. hor, 1. bn. là. Nor 
da or? Qui est là? 

Orra, 1. g. b. horra 1. 1. bn. 
voilà; de hor-a, comme hara de har, 
(v. ara 2). Le r de or paraît être 
dur et par conséquent redoublé orra; 



308 



comp. cependant ori, qui n'a 
qu'un r. Selon M. Salaberry c'est 
encore un impératif de ikhmi! 
Horra Apostoluek emaiten derauski- 
gulen seinaleak Elizaren ezagutzeko. 
P. Guir. dot. p. 86. Voilà les 
signes que les Apôtres nous don- 
nent pour connaître l'Eglise. Horra 
non den, le voilà. 

Orra, 2. g. horra 2. 1. bu. là, 
litt. vers-là ; de or-ra. Horra nintzen, 
j'étais allé là. Eu fr. on dit tou- 
jours là, mais en ail. p. ex., on 
dit dorthin, en augl. thither, ce qui 
rend mieux le basque. 

Orrela, g. de cette façon là, 
ainsi; de or-la. Comp. onela. 

Orrerano, g. jusque là; de or- 
rano. 

Orregatik, g. orregaitik, b. pour 
cela, à cause de cela ; de or-gatik. 
Orregaitik egija da, diabrubak peka- 
tnban jausi eragite arren sinistu 
eragin gura deutsala askori. Moguel. 
p. 88. Pour cela il est vrai que le dia- 
ble, pour faire tomber daus le péché 
veut fait croire à beaucoup que... 

Orrelarako, g. pour cela, syn. de 
orregalik; de or-eta-rako. 

Hortakotzat, 1. pour cela ; de hor- 
eta-kolzal. Hortakotzat hasitzen egi- 
tetik molderik gabeko leze ilhunbat 
bezala. Larreguy. Test. Çahar. 1. p.l. 
Pour cela ayant commencé sans au- 
cune forme, comme un abîme obscur. 



On, orrek, g. b. hori, horrek, 1. 
bu. Nominatif patient et agent, 
ce, celui-là, cela. 



Orren, g. b. horreu, 1. bn. Géu. 
de celui-là. Le r de or paraît être 
dur et par conséquent redoublé 
quand suit une voyelle; de là horra, 
orrela etc.; et de même le géuitif 
orren et le datif orri. Cependant 
le plur. oriek, horiek, orieu, ho ri en, 
oriei, horiei, n'a qu'un r; pour 
cette raison nous avions considéré 
dans notre Essai, p. 27, le géu. 
orren, comme étant la syncope de 
oriren et le dat. orri, de oriri, en 
prenant pour thème le nominatif 
ori. De cette façon le pluriel s'ex- 
plique aussi et n'offre aucune irré- 
gularité. Mais alors le nominatif 
orrek, horrek, et les composés orrela 
etc. demandent une explication, que 
nous ne savons donner. — Il paraît 
que ori est employé en bn. pour 
tiens, voilà. V. ori 2. C'est encore un 
impératif, selon M. Salaberry. Cette 
fois-ci ou a le choix entre atchik 
et hari — Biortu egizuz gugana 
zeure begi miserikordiazko orrek. 
Olacchea, 8. Tournez vers nous 
ces (vos) yeux de miséricorde. Eu 
holl. et en ail. ou s'exprime de la 
même façon, en employant le pron. 
poss. et le pron. dém. à la fois. — 
Ezeu hori gerlhaluko zait kampotik 
choilki banaiz abisatua. Chourio, p. 
148. Car celn arrivera si je suis 
seulement instruit du dehors. — 
Larrameudi écrit hor, hori, avec h, 
et orregatikan sans h; v. les exem- 
ples s. v. jayera et menderalu. 

Oriche, orrechek, g. celui là même; 
esp. eso mismo; de ori-che. 

Or 2, 1. /ivr Z. bn. chien. Un 



309 



des très-rares mots dont le r n'est 
pas doublé; ora, hora, le chien. 
En g. or se retrouve dans artzanora. 

Or oilloka, 1. levrette. P. 

Orachte, v. orain. 

Orachtean, v. orai?/. 

Or ai, v. orain. 

Oraidanik, v. orain et da. 

Oraiko, oraikoan, v. orain. 

Oraikotz, v. orain. 

Orain, oran, g. b. orai, 1. bn. 
maintenant. Du lat. hora, ou du 
prov. ora avec le suffixe n, dans 
l'heure ? C'est généralement le dial. 
g. qui supprime le n final, v arrai 
2 ; ici c'est le contraire, ce sont 
les dial. basq. français. 

Orai berehala, 1. tout de suite. 

OraingOj g. 1. oraiko, 1. bn. d'à 
présent, récent; de orain-ko. Comme 
n et k ne peuvent se suivre (v. 
Essai, Ch. II) le k a été adouci dans 
oraingo, et le n élidé dans oraiko. 

Oranago, g. depuis peu ; de orah- 
go. Comp. oraingo. Oranago esan 
dan bezela. Comme il vient d'être 
dit; comme il a été dit tout-à- 
Pheure. 

Orahagotik, g. oraingotik, 1. dès 
à présent ; de oraingo- tik. 

Oraingoan, g. orailoan,\m. mainte- 
nant, cette fois; de oraingo-a-n. 

Oraindanik, g. 1. orai danik, 1. 
bn. désormais; de orain-danik. 

Oraindano, g. oraindaino, 1. bn. 
oraindrano, bn. jusqu'à présent, 
jusqu'à maintenant ; de orain-da-no, 
et orain-da-rano. Comp. egvndaho. 
Eta gucien karracaquin beçala orain- 
drano. 1 Cor. IV. 13. Test, Koch. 



Et comme avec la raclure de tous, 
jusqu'à maintenant. 

Oraino, 1. orano, bn. encore; de 
orai-no. Liçarrague écrit no pour 
ho. ou ino. Le i dans oraino peut 
également bien appartenir à orai 
qu'à ino puisqu'en lab. on rend 
le son n par in. Aiiek eta amek 
irakhatsi behar diozkate oraino havr 
chumei Pater Noster, etc. De la 
Vieuxville. Les pères et mères doi- 
vent enseigner encore aux petits 
enfants le pater noster, etc. 

Oraintche, 1. orachte, bn. tantôt 
(en parlant du passé). 

Orachtean, bn. tantôt, récemment, 
de orachte-a-n. 

Oraindanik, v. orain. 
Oraindano, v. orain. 
Oraingo, oraingoan, v. orain. 
Oraingotik, v. orain. 

Oraino, v. orain. 

Oraintche, v. orain. 

Oraino, v. orain. 

Oramai, v. ore. 
Orano, v. orain. 

Oranz, v. ore. 

Oranago, v. orain. 

Oranagotik, v. orain. 

Oratu, v. ore. 

Oratze, v. ore. 

Or bain, v. orbal. 

Orbal, (orbala?) 1. cicatriec. 
Orbain, mot d'O. selon P. 

Orbi, course, galop. Mot d'O. 
selon P. 

Orda, ordara, 1. tocsin. 

Ordain, v. orde. 

Ordaindu, v. orde. 

Ordaintzalle, v. orde. 



310 



Ordaintze, v. orde. 

Ordainzka, v. orde. 

Ordainzkatu, v. orde. 

Ordannaz, v. orde. 

Ordara, v. orda. 

Orde, g. b. 1. bu. lieu, place. — 
1. bu. au lieu de. Haren orde da. 
Il est eu sa place. P. Litt. c'est 
sa pince. Kf/nigo orde mdazu bihar. 
Au lieu d'aujourd'hui donnez-moi 
demain. Ou dit aussi ordez, au lieu, 
et il semblerait que ordez (orde-z) 
est plus logique que orde; Il n'est 
pas clair ce que orde signifie. Lu- 
garteniente lieutenant, est traduit 
chez Larramendi par orde; et P. 
cite andre ordea, dame en seconde 
noces; litt. celle qui en tient 
lieu. Nous retrouvons orde encore 
dans ama et ai ta ordeko, mar- 
raine et parrain; celui qui tient 
lieu de la mère ou du père. Ici 
nous avons uu adjectif , orde-ko. 
Est-ce que orde dériverait de or, 
là, avec la terminaison de? 

Ordetu. Ce nom verb. est donné 
par Larr. pour: substituer, mais il 
paraît que ce mot n'est pas connu. 

Ordea, g. 1. bn. ordia, ordian, 
bu. mais, cependant. Il nous sem- 
ble que ordian, aura été la forme 
primitive, orde-a-n, dans le lieu, 
au lieu (de); et plus tard cepen- 
dant." Pour la chute de n final 
v. arrai 2. — Bai ordea, 1. oui, 
si fait. 

Ordain, 1. bn. la pareille. P. 
Remplaçant. Sal. — g. récompense. 
— 1. au lieu de. Emozu ene ordain. 
Donnez au lieu de moi. P. Comp. 



orde, dans le sens de „au lieu." — 
Il nous semble que ordain (avec 
l'art, ordaind) vient du nom verb. 
Orde egin ou de l'adj. verb. orde 
egïha. Il arrive que le nom est pris 
du verbe, comp. ahar de ahartu. 

Ordain, pour „au lieu" s'explique 
tout aussi peu que orde, au lieu. 

Ordonnaz, bn. en échauge. Comme 
M. Salaberry écrit ordain il aurait 
pu ou dû écrire ordainaz ou or- 
dainaz; de ordaina-z. Les deux 
n = n. 

Ordainzka, bn. par réciprocité; 
de ardain-z-ka. 

Ordainzkatu, bn. user de réci- 
procité. 

Ordaindu, ordaintzen, g. récom- 
penser. 

Ordaintzalle, g. rémunérateur ; de 
ordain-tzalle. 

Ordea, v. orde. 

Ordean, v. ordu. 

Orden, 1. bu. ordre. 

Ordenu, 1. bn. testament. 

Ordî, g. b. /wrdi, 1. bn. ivre. 

Ordikeria, g. b. /wrdikeria, 1. bu. 
ivrognerie; de ordï-keria. 

Ordiin, orditzen, g. b. hordilu, 
horditzen, 1. bn. s'enivrer. 

Ordia, ordian, v. orde. 

Ordikeria, v. ordi. 

Orditu, orditze, v. ordi. 

Ordo, 1. uni, égal. Bide ordo 
bat. Un chemin uni. 

Ordotz, g. ordox, bn. verrat. — 
1. porc châtré. P. 

Ordotx, (x = ch) 1. petit cochon 
mâle. P. 

OrdOX, v. ordot:. 



311 






Ordu, g. 1. bu. moment, temps. 
Ordu da jaikitzeko. Il est temps 
de se lever. Zer ordu da? g. Quelle 
heure est-il? Ordvz geroztik. Depuis 
ce temps là. P. 

Orduan, g. 1. bn. ordvban, b. or- 
dean, bn. alors; de ordva-n. 

Orduko, g. d'alors; de ordu-ko. 
Orduko gizonak. Les hommes d'alors. 

Ordvan danik, 1. ordvdanik, bn. 
dès-lors. 

Ordukoizat, 1. bn. dès lors; de 
ordu-kotzat. Zer en ja ordukoizat 
neurria beihe baitzvien. Ax. 125. 
a. éd. 296. n. éd. Car déjà de ce 
temps-là la mesure était pleine. 
Barazkal orduko. Pour l'heure du 
dîner. P. Behar orduko. Pour quand 
il en sera besoin. P. Ces deux 
locutions sont assez curieuses; le 
suffixe ko indique ici le futur. 

Orduan, v. ordu. 

Ordudanik, v. ordu. 

Orduko. v. ordu. 

Ordukotzat, v. ordu. 

Ore, g. orhe, 1. bn pâte de 
farine préparée pour la cuisson. 

Oratu, oratzen, g. orhatu, orhat- 
zen, 1. bn. pétrir. 

OrTieta, bn. la manipulation du 
pain, pétrir et cuire. Il nous semble 
que c'est le subst. verb. dont le» 
s'est perdu; v. heian, s. v. ta. 

Oramai, g. pétrin; de ore-mai. 

Orhaska, 1. pétrin; de orhe- 
aska. 

Oranz, g. levain; de ore — ? 

OreiD, 1. cerf. Orein adarrak. 
Bois de cerf. 

Oren, 1. bn. heure. Probable- 



ment du prov. ora, heure, bien que 
nous ne sachions pas comment. 
Oren erdilsu bat, environ une demi 
heure. 

Oren oroz, oren gvziez, à toute 
heure. P. 

Orenerdi, bn. demi-heure; de 
oren-erdi. 

Orenkal, à chaque heure. Mot 
d'O. selon P. 

Orenerdi, v. oren. 

Orenkal, v. oren. 

Orga, 1. char, charretée. Orga 
bat egur. Une charretée de bois. P. 

Orgazain, 1. charretier; de orga- 
zain. 

Orgari, orgagille, 1. charron; de 
orga-ari 4, et orga-gille pour egille. 

Orgahats, (mieux avec z) 1. or- 
nière; de orga-hatz. 

Organetcke, 1. corps de la char- 
rette; de orga-etche avec n euph. 

Orgagille, v. orga. 

Orgahats, v. orga. 

Organetche, v. orga. 

Orgari, v. orga. 

Orgatil, g. orkatil, b. cheville 
du pied; esp. tobillo. 

Orgazain, v. arga. 

Orhaska, v. ore. 
Orhatu, v. ore. 
Orhatze, v. ore. 
Orhe, v. ore. 
Orheta, v. ore. 
Or hit, orhitu, v. oroï. 
Orhitze, v. oroi. 
Orhoitkarri^ v. oroi. 
Orhoitu, v. oroi. 
Orhoitza, v. oroi. 
Orhoitzapen, v. oroi. 



312 



Orhoitzar, v. oroi. 

Orhoitze, v. oroi. 

Ori, 1. v. or 1. 

Ori, 2. orizu, orizie, bn. 

Selou M. Salaberry ces trois mots 
sont des impératifs du verbe atchik, 
et signifient le premier: tiens; le 
second : tenez (sing. forme polie); le 
troisième : teuez, plur. Cette étymo- 
logie ressemble à celle de huna et 
de horra et a la même valeur. Il 
nous semble qu'il ne peut y avoir 
de doute que ori dérive du démon- 
stratif or, là, et a pris le caractère 
d'un impératif par l'adjonction de 
zu (toi) et de zis, corruption de 
zute (vous). V. or l. 

Obi, 3 g. hori, 1. bn. jaune, 
pâle, blême; de l'esp. oro. 

Oritz, g. b. olitz, 1. le premier 
lait après l'accouchement. Pour la 
permutation de r et l, com^.juale. 

Orizie, v. ori 2. 

Orizu, v. ori Z. 

Orkatil, v. orgatil. 

Orkhatz, bn. chevreuil. Sal. 

Orkira, v. brozela. 

Orma, b. korma, 1. bu. glace, 
gelée. Horrna urlzen da. La glace 
fond. P. 

Oro, g. 1. bu. tout, chaque. 

Orobal, g. 1. bn. tout un, indiffé- 
rent. Oro bat da bihar. Autant vaut 
demain. P. Zeren berdin ezla deusen 
periliJc, ora bal da bi/uir, ora bat da 
gero. Ax. p. 133—134. a. éd. 388. 
n. éd. Puisque tout de même, il 
• n'y a rien de périlleux autant vaut 
demain que plus tard. 

Orabatsu, 1. presque égal. Pou- 



vreau cite quelques adjectifs comme 
celui-ci, se terminant par tsu, avec 
la signification de ,,à peu-près, pres- 
que." Oren erditsu bal, environ 
une demi-heure. Tsu ne peut être 
ici la terminaison qui forme un 
grand nombre d'adjectifs. Ce sera 
peut-être une corruption du dimi- 
nutif ch, qui s'écrit aussi tch. 

Oroch, 1. orox, bu. veau mâle. 

Oroi. Ce mot ne se retrouve 
que dans les composés; mais le bu. 
a orhit, adj. qui se souvient. Eu 
français il n'y a pas d'équivalent; 
en ail. eingedenk. Il y a tout 
lieu de croire que le t de orhit 
appartient à la terminaison verbale 
orhitu (comp laket). La significa- 
tion comme adjectif s'est donc con- 
servée, mais la forme s'est corrom- 
pue ; elle semble devoir être orhoi, 
dont le i final sera la caractéristi- 
que des adj. verbaux; v. lettre I. 

Oroitu, oroitzen, g. orhoitu, or- 
hoitzen, 1. orhit, orhitu, orhitzen, 
bn. se souvenir. Ce nom verb. 
régit z. Ene semea, orhoit zaite bethi 
horïez. Chourio, p. 2*1. Mou fils 
souveuez-vous toujours de cela. Ch. 
écrit orrhoil, mais nous ne trouvons 
nulle part deux r. 

Orhoilza, 1. souvenance. Subst. 
verb. Comp. adilza. 

Oroipen, g. b. orhoilzopen, 1. 
souvenir, commémoration. Oroipe- 
nean mesedeen, g. En souvenir des 
faveurs. 

Oroipengarri, g. souvenir. Ânts 
p tus ha bal ela izitr tristeak geratu 
zaizue beren oroipengarrUzal. g. 



313 



Trad. par M. Arruo de YEcheco 
escolia de Moguel. Un peu de 
poussière et de misérables os vous 
restent eu souvenir d'eux. 

Orhoitkarri, 1. mémoire (docu- 
ment). Sarako orhoitzarriek era- 
kusten dute. Les mémoires de Sare 
font voir que... 

Oroipen, v. oroi. 

Oroipengarri, v. oroi. 

Oroitu, v. oroi. 

Oroitze, v. oroi. 

Oroldio, g. bu. oroldi, b. go- 
roldio, g oroldi, orolio, 1. mousse 
(plante). 

Orox, v. oroch. 

OrpO, erpo, g. b. talon; gond. 

Orra, v. or l. 

Orrase, v. orraze. 

Orratz, g. épingle. — 1. bn. 
aiguille, à coudre, d'une horloge. 
Comp. ortz, dent. 

Jo8torratz, g. aiguille; de jos 
(de josi) — orratz. Le t de joslor- 
ratz, pourrait bien, comme dans les 
dérivés de begi, être un g devenu 
/. Orratz est probablement le même 
mot que ortz, eu lab. hortz. Comme 
h permute avec g, hortz explique 
peut-être gorosti, houx. Gorosti a 
la forme d'un adj. verb. et pour- 
rait signifier, (gorostia) le pointu, 
celui qui est muui d'aiguilles. 

Galzetorratz, g. aiguille à tricoter. 

Orratze, g. bn. orrase, 1. peigne. 
Probablement comme ortz de orratz. 

Orrazetu, g. orrazta, orraztatu, 
1. bn. peigner. 

Orrazetu, v. orraze. 

Orraztatu, v. orraze. 



Orre, bn. or ri, 1. genièvre. Eu 
lab. aussi feuille. 

Orregaitik, v. or 1. 
Orregatik, v. or 1. 
Orrek, v. or 1. 
Orrela, v. or 1. 
Orren, v. or 1. 
Orrerano, v. or 1. 
Orretarako, v. or 1. 

Orri, g. b. 1. feuille. 

Orilla, b. le mois de mai. De 
orr'i-illa? 

Orrilla, v. orri. 

Orro, 1. bn. mugissement; se 
dit de la vache, de l'âne, de la 
mer, etc. Ado deiturik egizu, orro. 
Quand on t'appelle âne, brais. 
Prov. d'O. 

Ortera, 1. tine de terre. P. 
Au mot aska, auge, P. ajoute 
ortera comme syn. C'est alors en 
terre cuite? 

OrthutS, orhutsik, 1. ortosik, b. 
pieds uus; syn. de oint Aux. De 
or-huls et or-huts-ik. Jusqu'à présent 
nous n'avons trouvé qu'un seul 
mot dans lequel r se trouve pour 
n, c'est belaun. Nous avons cité 
iruntz, b. mais c'est une erreur; 
nous n'avions pas vu que c'est 
une faute d'impression chez Mo- 
guel. Belhaur paraît donc être une 
exception et par conséquent orthux 
ne nous paraît pas être une variante 
de ointhttx. Ort ou or doit alors 
signifier pied, et se retrouve dans 
ortkoi, 1. forme de soulier. Pouvreau 
ajoute un exemple qu'il ne traduit 
pas, et qui ne rend pas le mot 
plus clair. Hartzen dute bere plega 



314 



eta orkoia. Ils prennent son pli et 
la forme de soulier? La traduction 
ne peut être bonne, car elle n'offre 
aucun sens. — Comme le t dans 
ointhux est euphonique {pin-huis), 
il sera également euphonique dans 
orthuts, et il faudra décomposer 
ce mot en or-huts. Or est donc 
pied et se retrouve peut-être dans 
orpo, talon. — Orthuts dago. Il va 
pieds nus. Orthutsetanjoaitea. Aller 
pieds nus. Orlhutsik ibiltea. Mar- 
cher pieds-nus. 

Ortkoi, v. orthuts. 

OrtOSik, v. orthuts. 

Ortz, g. hortz, 1. bn. dent. — 
1. échelon, degré. Serait-ce la syn- 
cope de orratz? 

Orizkatu, ortzkatzen, g. mordre. 

Hortzkitzea, 1. agacer les dents. P. 

Hortztoki, hortzkrosko, 1. gencive; 
de hortz-toki et de hortz-hrosko. 
Krosko que nous avons omis sur la 
lettre /', signifie : enveloppe, coque, 
d'un oeuf,, d'un navire (le corps), 
de la tête (crâne). O. écrit kurskua 
selon P. Du prov. crosta, croûte. 
La variante tz (pas zt) et zk se 
retrouve dans atzen et azhen. 

Ortzkatu, ortzkatze, v. ortz. 

Orz, horz, bn. nuage. Ce mot 
a vieilli ; il est syn. de hodei, et 
s'est conservé dans quelques dé- 
rivés. 

Orzadar, horzadar, bn. holtzadar. 
P. arc-en-ciel; de orz-adar. Pour 
la permutation de l et r, v.juale. 

Orzgorri, bn. rouge (du ciel). 

Orzanz, bn. tonnerre; de orz- 
atantz. 



Orzozki, 1. serein. Zeru orzozki, 
ciel serein. P. 

Orzaizkiara, bn. à la clarté du 
ciel; de orzozki-ra? Ezagutu ziniu- 
dan orzaizkiara eue borthan igarai- 
ten. Je vous ai reconnu, au clair 
des étoiles, quand vous passiez 
devant ma porte. 

Orzadar, v. orz. 

Orzaizkiara, v. or 2. 

Orzanz, ?. orz 

Orzegun, v. ostegun. 

Orzgorri, v. orz. 

Orzilare, v. ostirala. 
Orzirale, v. ostirala. 

Orzozki, v. orz. 

Osaba, g. b. 1. bn. oseda, bn. 
oncle. 

Osagarri, v. oso. 

Osasun, v. oso. 

Osasuntsu, v. oso. 

Osatu 1, soûl, châtrer. Sal. 

Osatu 2, v. oso. 

Osatze, v. oso. 

Osin 1, g. ortie. 

Osin 2, bn. eau profonde dont 
le cours est ralenti par une cavité 
de son lit dans certains endroits. 

m 

Oske, 1. ozJce, bn. entaille, qu'on 
fait à un bâton. 

OzkarratU) bn. faire des entailles. 

Oski, 1. bn. soulier. 

OSO, g. 1. bn. entier. — 1. bn. 
sain, bien portaut. 

Osaswt, g. b. 1. bn. santé; de 
oso-tasun ? 

Osasunisu, g. salutaire; de 
osasu?i-tsu. 

Osoro, oso ta oro, g. osoli, l.bu. 



815 



onlièreuteut; do oso-ro at ki. Oso 
ta oro pourrait se comparer au holl. 
geheel eu al, entier et tout = en- 
tièrement; ainsi qu'à l'ail, gauz 
und gar. 

Osatu, osatzen, g. guérir. — ras- 
sembler, reudre entier. — bn. coudre 
ensemble. 

Osoki, v. oso. 

Osoro, v. oso. 

Ospa, ospako, v. ots. 

Ospe, v. ots. 

Ospel, g. (avec l'art, ospela) 
engelure; uspel, bu. meurtrissure. 
De otz-bele ? Bien que s soit rare- 
ment pour z, puisque la pronon- 
ciation est très différente, il s'eu 
trouve des exemples. La mutation 
de b eu p, après la sibilante est 
régulière; v. Essai, Ch. II. 

Ostaro, v. osto. 

Ostatu 1, v. osto. 

Ostatu 2. 1. bn. hôtellerie, au- 
berge; du prov. ostau, v. L. R. 

Rostaler, bn. aubergiste ; du prov. 
hostalier, v. L. R. 

Ostazuri, v. osto. 

Osto 1, g. derrière. Ecliearen 
ostea. Le derrière de la maison. 

Ostean, g. en outre; ostian, b. 
derrière,eu outre ; de oste-a-n; comp. 
aurrean, gibelean, etc. Leleenguan, 
letra gaistuaz ostian. Moguel. Dans 
la première (édition) en outre de 
la vilaine lettre. Orrezaz, ou enezaz 
ou arzaz, ostean, g. en outre de 
ceci, de cela. 

Osieko, g. postérieur ; de oste-ko. 

Osteronzean, g. du reste; de 
oste-ronz-n. La terminaison paraît 



être ean pour n comme c'est le cas 
après les lettres n et r, lurrean, 
gizonean. 

Osterontzeko, g. reste; de oste- 
ronz-ko. Pagatuko dizkidazu oste- 
rontzekoak bigar. Vous me payerez 
le reste demain. 

Ostera, g. b. de nouveau; de 
oste-ra. 

Ostiko, 1. bn. coup de pied; de 
oste-ko; expression elliptique. 

Ostikada, g. coup de pied; la 
terminaison n'est pas claire. Comp 
ostiko. 

Ostikatu, 1. bn. donner des coups 
de pieds; fouler aux pieds, vilipender. 

Ostikoka, 1. bn. à coups de pieds; 
de ostiko-ka. 

Oste 2. bn. ozte, 1. grande 
quantité. 

Ostean, v. oste 1. 

Ostegun, g. b. orzegun, l. jeudi. 
De ots, bruit? Comp. l'ail, don- 
nerstag. 

Osteko, v. oste 1. 

Ostera, v. oste 1. 

Osteronzean, v. oste 1. 

Osterontzeko, v. oste 1. 

Ostian, v. oste 1. 

Ostikada, v. oste 1. 

Ostikatu, v. oste 1. 

Ostiko, v. oste 1. 

Ostikoka, v. oste 1. 

Ostirala, g. b. orzilare, orzirale, 
1. vendredi. 

Osto, g. 1. bn. hosto, bn. feuille. 

Ostoilla, 1. ostaro, b. 1. bn. le 
mois de mai; de osto-illa et aro. 

Ostazuri, g. aune; de osta-zuri, 
;\ cause de la couleur du feuillage? 



316 



Ostatu, ostatzen, 1. bu. se garnir 
de feuilles. 

Ostoillatu, ostoillalzen, 1. garnir, 
meubler une maison. De ostoilla? 

Ostoilla, v. oslo. 

OstoiHatu, ostoillatze,v.wfo. 

OsTREINATU, OSTREINATZEN, 1. 

s'endurcir, s'obstiner. P. Sera pro- 
bablement une corruption de ob- 
stiner. 

Ostrellaka, g. arc-en-ciel. Ce 
mot dérivera de orz; mais nous 
ignorons comment il est composé. 

Ostu, OStutzen, g. voler, dé- 
rober. 

Ota, g. perche, sur laquelle dor- 
ment les poules. 

Otadi, v. ote 1. 

Otar, g. otharre, I. panier. 

Ote 1. g. bourg-épine (?) esp. 
argoma. Dans le Dicc. de Domin- 
guez on est renvoyé de argoma à 
aliaga, plante à épines et à fleurs 
jaunes. Othe, 1. bn. ajonc épineux, 
genêt. 

Otadi, g. othar, bn. terrain ou 
croît cette plante; esp. argomal. 

Othaska, 1. l'endroit dans la ferme 
où l'on pile l'ajonc. 

Ote, 2. g. othe, 1. bn. mot ex- 
plétif, de doute, d'interrogation. 
Joan ote da? Est-il parti? Egin 
othe duzu? Avez-vous fait? Ez 
othe duzu egin? N'avez-vous pas 
fait? Bai othe? Est-il vrai? Ezta 
otherik. Il n'y pas de doute. Il 
uous semble que othe, et othoi ont 
une origine commune, ou plutôt 
que othe est la syncope de othoi, 
othoy, je vous prie, je vous demande. 



Ainsi : Joan ote da, signifie au foud : 
Je vous demande, je vous prie, 
est-il parti. 

Othar, v. ote 1. 

Otharre, v. otar. 

Othe, v. oie 2. 

Othi, v. oti. 

Othian, bn. donc. Olhianpaga- 
tuko nuzu. Donc vous me payerez. 
Sal. Il nous semble de othe. 

Othoi, 1. je vous prie. P. Ene 
Jainboa, indazu, othoi atzo arraxa 
geroz egin ditudan hutsen eta bekha- 
tuen barlhamendua. De la Vieux- 
ville, p. 9. Mon Dieu donnez-moi, 
je vous prie, le pardon des fautes 
et des péchés que j'ai faits hier 
au soir. — La forme de othoi est 
obscure. Ce n'est pas la l re pers. 
de l'indicatif; il faudrait pour cela 
un n initial (forme passive) ou un 
d initial (forme active). La forme 
de othoi est plutôt celle de l'ad- 
jectif verbal, otho -\- i; mais l'em- 
ploi de othoi rend cette supposition 
peu probable. Il ne reste alors 
que l'impératif qui pourrait expli- 
quer othoi, si ce n'est que la 2 dp 
personne porte toujours la carac- 
téristique, soit du masc. (k), soit 
du fém. (»), soit de la forme polie 
(zu). Nous ne pouvons donc rien 
dire de positif sur othoi, mais le 
subst. othoitza, prière, nous fait 
supposer que othoi doit être un 
adj. verb. dont le subst. verb. cor- 
respondant est othoitza, comme 
aditza de adi, agintza de agi». 
Nous trouverons peut-être plus tard 
l'explication de othoi. 



317 



Othoitz, 1. bu. prière. Othoitz 
eguioçue bada uzta Jabeari. Matt. 
IX. 38. Test. Roch. Faites donc 
prière (priez) le Dieu de la moisson. 
Heien othoitzak entzunak izan ziren. 
Larregui, Test. Çahar. Leurs prières 
furent écoutées. 

Othoitz egin, 1. bu. othoitzez 
egon, 1. prier. Othoitzez nagotzu. 
Je vous prie. P. 

Othoitztea, 1. prier. P. Ce subst. 
verb. correspond à un adj. verb. 
oihoitztu. 

Othoitztia, othoitztiar, 1. dévot en 
prières. P. 

Othoitz, v. othoi. 

Othoitzte, v. othoi. 

Othoitztia, othoitztiar, v. 

othoi. 

Othoronza, v. othurunza. 

OthUTUnza, 1. othoronza, bn. 
repas ; syn. de apairu. Santhurunza, 
O. selon P. 

Othurunzatu, othurunzatzen, 1. 
donner ou prendre repas. P. Othu- 
runzatu naiz, j'ai pris repas. 

Othuninzatu, v. othurunza. 

OthUTUnzatze, v. othurunza. 

Oti, g. othi, 1. bn. sauterelle. 
Eta ketic ilki citecen othiac lur- 
rera. Apoc. IX. 3. Test. Roch. Et 
de la fumée sortirent des sauterel- 
les sur la terre. — Selon la version 
française : Et de la fumée du puit 
il sortit des sauterelles qui se ré- 
pandirent sur la terre. Earen iaquia 
cen olhiz eta basa eztiz. Matt. III. 
4. Test. Roch. Et son manger était 
dcssauterelles et du miel sauvage. 

Otord©. O torde dabila maiaza 



su eske. Le mois de Mai est en 
quête de feu, en troque de pain. 
Cela veut dire que quand il fait 
froid en Mai il y aura abondance 
de grain. Prov. 381. d'O. P. fait 
dériver ce mot de ogi-ordia ; ce 
qui est possible. Pour la mutation 
de g en t, comp. plusieurs déri- 
vés de begi. — Nous ignorons si 
l'explication qui accompagne le 
proverbe est de Oienhart; mais il 
nous semble qu'elle n'est pas bonne; 
c'est le contraire de ce que dit le 
proverbe: Mai est en quête de feu 
(demande de la chaleur) eu troque 
de pain, c. a. d. pour du paiu, 
afin de pouvoir donner du pain. 

Ots 1, g. hots, bruit. O. cite hots, 
bruit, renommée, sans dire à quel 
dialecte hots appartient. Ce mot 
n'est pas lab. ; mais ou le retrouve 
dans hilhots ; il paraît ne pas être 
bn., mais il s'est conservé dans 
oxez, (Sal.) selon la rumeur; de 
ox-z. Il est cependant plus proba- 
ble que M. Salaberry a oublié de 
de citer ox. 

Otsegin, g. appeler, invoquer. 

Ozen, 1. bn. souore. Probable- 
ment l'adj. verb. otsegin, avec l'art. 
oisegina. Egin se contracte en ein 
et en bu. même en in; v. imbide, 
s. v. egin. 

Ozengi, 1. à haute voix ; de ozen- 
ki. G pour k après n, v. Essai, 
Ch. II. 

Ospe, g. b. bruit, ospe, 1. ospa, 
bn. renommée. — bn. vanterie. 
Ospe paraît devoir se rattacher à 
ots; la forme est à peu près et la 



318 



signification est tout-à-fait la mf;ine. 
La permutation de p et l, tirs- 
rare il est vrai, explique les deux 
formes; comp. aipalu = aitatu; 
aizpa = aizta. — Ateraten dabee ospe 
edo buillia, b. Ils s'attirent grand 
bruit. 

Ospako, g. hazpasu, 0. renommé» 
célèbre. De ospa-ko et tsu. 

Ozpaz, bu. vanterie ; de ozpa-z. 

Hospatzea, publier. O. 

Ost 2. g. hots!\. allons, voyous! 
Ots, uri bat egin dezagun. Lardiz. 
Voyons, bâtissons une tour. 

Otsailla, b. 1. oxalla, bn. le 
mois de février. 

Otsegin, v. ots. 

Otsein, b. domestique; syn. de 
mirabe. Variante de otzan ? 

Otso, g. 1. oxo, bu. loup. 

Otso-gizon, 1. loup-garou. 

Oxo phutz, bn. vesse de loup; 
espèce de champignon. 

Ozt, g. hotz, 1. bn. froid. Hotz 
naiz, 1. J'ai froid. Hotz da, 1. Il 
fait froid. 

Oztu, oztntzen, g. hoiztu, holzleu, 
1. avoir froid, refroidir. 

Ozpera, g. hotsbera, I. frileux; 
de otz-bero. 

Holzki, 1. bn. froidement; de 
hotz-ld. 

Otzan, g. doux, inoffensif (des 
animaux), domestiqué, esp. dome- 
stico, tratable; ang. domesticated. 
Comp. otsein. 

Oxaba, 1. espèce de poisson. 

Oxalla,v. otsailla. 

Oxatz, bn. chiendent. 

0X0, v. otso. 



Oxaputz, v. otso. 

Olïal, g. oihal, 1. bn. drap, toile. 
En guip. oyal est généralement en 
usage pour du drap de laine; ce- 
pendant ù Hernani, p. ex. on dit 
oyal pour drap de lit. Pour la per- 
mutation de g et h, v. chingar, 1. 

Oyan, v. oihan. 

OyarZTin, g. 1. oyharzini, bn. 
écho, c. a. d. le lieu où se trouve 
l'écho. De oyu? 

Oyechek, v. onek, s. v. ona. 

Oyei, v. onek, s. v. ona. 

Oyek, v. onek, s. v. ona. 

Oyen. 1. v. onek, s. v. ona. 

Oyen 2. v. oiher. 

Oyer, v. oiher. 

Oyes, bn. stupide et brutal à 
la fois. 

Oyil, 1. oihu, 1. bn. cri. 

Oyu egin, 1. oyuz, oihuz egon, 1. 
bn. Eta bâta bereeari oihuz dagoz- 
can haourchoac beçalaco dirade. Luc, 
VII. 32. Test. Roch. Et ils sont 
comme les enfants qui crient les 
uns aux autres. 

Oytdari, 1. crieur, clabaudeur. I'. 
De oyu-ari 4. Le l doit être eupho- 
nique. 

Oyutu. Larr. cite ce nom verb. 
dans sou supplément pour rogar, 
prier. 

Oyulari, v. oyu. 

Oyutu, v. oyu. 

Ozar, 1. gros chien. Otarlehar, 
vieux chieu (injure) ; de I 
tchar — char. Ozar-izarra, la cani- 
cule. 

Ozen, v. ots. 

Ozengi, v. ots. 



319 



Ozi, bn. kozi % l. la première 
pointe qui sort d'iui grain qui 
germe. Cette fois-ci c'est le bu. 
qui n'écrit pas l'A. 

Ozitu, ozitzen, bn. àozitu, kozitzen, 
1. germer. 

Hozidura, 1. germure; de hozi- 
dura. Are gehiago hozidurak janez 
gero ère lurraren humidurak ela 
Ziezetasuna. Ax. p. 36. a. éd. n. éd. 
De plus quand l'humidité de la 
terre a rongé les germures. 

Ozkarratu, v. oske. 
Ozke, v. oske. 

Ozkerren, bu. plaute à épines. 
Ozkornoki, bn. croupion. 
Ozpal, v. espal. 

Ozpera, v. ots. 



Ozpin, g. ozpin, b. 1. bn. vinai- 
gre. Pouvreau cite ozpin et ozprin 
pour foudre. Ozpinen garhasiak, 
éclats de foudre. Il nous semble 
qu'il doit y avoir une erreur ici ; 
foudre sera pour tonnerre et ozpin 
ou ozprina, dérivera de ots, bruit. 

Ozta, g. à peine, à peu-près. 
Zenean hizhintzaren naasiaz ta aditu 
bageaz ozta jakin oi da bear dana. 
Lettre de Larr. à Mend. Dans le- 
quel (pays basque) on sait d'habi- 
tude à peine ce qu'il faut, par le (à 
cause du) mélange des dialectes et 
pareequ'on ne se comprend pas. 

Ozte, v. otte. 2. 

Oztu, v. otz. 

Oztutze, v. otz. 



p. 



Paba, pabeza, 1. appui, sou- 
tien. Pabeza handia zaizkit. Vous 
m'êtes un grand appui. P. 

Pabeza, v. paba. 

Pachela, pachelu. Pockeh, 

bn. selon O. empêchement. 

Pachelatu,pachelatzen,\. empêcher. 

Pachelu, v. pachela. 

Padera, 1. poêle à frire. 

Pagatu, pagatzen, g. 1. payer. 

Pago, v. bago. 

PagU, 1. content. Pagu dapagu- 
rik dago, il est content. P. 

Paieru, mesure. Mot d'O. se- 
lon P. 

Pairadura, v. pairatu. 

Pairatu, pairatzen, l bn. 
souffrir. Du prov. patir? bien que 
la chute du t soit une exception. 

Pairu, 1. souffrance ; de pairatu, 
(comp. ahar de ahartu), si notre 
supposition est fondée; sans cela 
pairatu de pairu. 

Pairadura, 1. souffrance; depairu- 
dura. 

Pairutsoa, 1. très-patient. P. De 
pairu-tsu. La forme tso vient à 
l'appui de ce que nous avons dit 
de minlzo. 

Pairu, v. pairatu. 



Pairutsoa, v. pairatu. 

Pake, g. bake, b. 1. bu. paix. 
Du lat. pace ou de l'esp. paz avec 
mutation de z en kj comp. héku 
de signo, et karamitcha. 

Pala, 1. phala bn. pelle; bn. 
entrave qu'on met aux animaux 
pour les empêcher de s'introduire 
dans les champs. 

Palanka, b. palenka, 1. barre 
de fer. 

Palota, 1. truelle de maçon ; 
batoir de paume. P. En esp. la 
balle avec laquelle on joue le jeu 
de paume et le jeu même, sont 
appelés pelota, comme le fr. pelote 
du lat. pila, v. Littré, D. La se- 
conde acception ferait croire que 
pelota, est une variante de pelota, 
esp. et basque; bien qu'il soi dif- 
ficile de voir comment pelota, balle, 
a jamais pu signifier batoir de 
paume. 

Palt atd, manquer; de l'esp.faltar. 

Paltsu, b. faux, de l'esp. falso. 

Paluma, 1. palombe; du lat. pa- 
lumba. 

Pamichi, b. (selon Humboldt) 
pain long. Comp. pampvUt. Dfl 
l'esp. pan — ? 



821 



Pampotz, brave. Mot d'O. se- 
lon P. — Bihotz pampotza. Palpi- 
tation de coeur. 

Pampulet,b. (selon Humboldt) 
pain rond. Comp. pamichi. De l'esp. 
pan — ? 

Panchu, g. espèce de poisson. 

Pandero, g. b. tambour de 
basque. De l'esp. pandero, ou Fesp. 
du basque. 

Paneka, g. espèce de poisson. 

Panela, 1. table à porter le pain 
au four. P. Du prov. panel, fr. 
panneau, terme de menuiserie, p. 
ex. les panneaux d'une porte. Le 
lex. roman ne donne pour panel 
que l'acception suivante : espèce de 
selle sans arçons ; mais probablement 
panel aura aussi désigné panneau. 

Pangeru, panyeru, 1. chau- 
dière. 

Pailta, 1. bande d'étoffe plissée 
qui garnit le haut de la cheminée 
dans toute sa largeur. Eu holl. val 
ou schoorsteenval. Schoorsteen est 
cheminée. 

Pantetch, bn. chambranle. Sal. 
Ce mot paraît, comme panta, signi- 
fier cheminée ou quelque chose qui 
a rapport à cheminée; or cham- 
branle est un terme de menuiserie 
qui signifie : encadrement de porte, 
fenêtre ou chemiuée. 

Pantoka, Sponda, salebra. P. 
pile de pierres, O. Harri pantoka. 
Endroit dans le chemin entrecoupé 
de pierres, où on ne marche que 
sur des pierres. P. 

Panyeru, v. pangeru. 

Paparda, v. papo. 



Paparo, v. papo. 

Papo, 1. bn. partie supérieure 
de la poitrine. En ital. on dit en 
parlant d'une femme, le poppe, 
(plur.) le sein, la gorge. P. cite 
encore: paparda, paparo, grosse 
gorge. — Oilloaren paparo, jabot 
de poule. P. 

Papor, 1. miette. 

Paporlzea, 1. éraietter. 

Par, v. marra. 

Para, paratu, paratzen g. 

para, paratuten, b. mettre; syn. de 
ipini. — 1. pharatu, bn. tendre. 
Parazazu eshia, tendez la main. 
Belauniko para biot (biar dot). Je 
dois me mettre à genoux. Paratu 
natzayo. Je me suis présenté à lui.P. 

Parabisu, g. L pharabizu, bn. 
paradis. 

Parada, 1. bn. occasion; — 
bn. commodité. 

ParatchikO, 1. espèce de poti- 
ron. Serait-ce un diminutif de 
pertz, à cause de la forme? 

Paratze, v. paratu. 

Pare, g. 1. bn. paire, couple. — 
1. bn. égal, semblable. Idipare bat. 
Une paire de boeufs. Eztu bere 
parerik. Il n'a pas sou pareil. 

Parrezpar, bn. en position égale (?) 
Sal. — Pourquoi deux r; le mot 
est pare en bn. aussi. 

Pargamio, pergamio, L parche- 
min; du prov. parguamina, avec 
chute de l'a final. 

Parkatu, v. barlcatu. 

Parpara, 1. caille. Comy.gale- 
per. Le passereau est aussi appelé 
en basque : parra ch&ria. P. — Il 

21 



322 



n'est pas clair ce que parra signi- 
fie ; mais est-ce que par {parra) se 
trouverait dans la première partie 
de parpara? 

Parra, ?. marra. 

Parraska, grand nombre, mul- 
titude. Comp barrasta. 

Parrete, b. syn. du guip. arrai, 
toka; paraît être un jeu, un passe- 
temps. Mutil nausijei berekautan 
legez oi jaiorkeez kaza, peska, pa- 
lanka, bola, parrete ta onelako jo- 
Jcuen afizinue edo eraspenak ihos 
pelatakua aazlu baga euskal errije- 
tan. Moguel, p. 154. Comme aux 
grands garçons il leur vient habi- 
tude de la chasse, pêche, barre (?) 
boule (paume) parrete (?), et pour 
cela la passion des jeux, sans jamais 
oublier le jeu de paume dans le 
pays basque. 

Parropia, 1. bn. paroisse. 

Parropiant, bn. l'individu avec 
lequel on est en rapport de vente, 
de travail, etc. Sal. 

Partale, 1. participant. P. Du 
prov. part, fr. part et la termi- 
naison basq. le. Partaletasun, par- 
ticipation. P. 

Paseatu, bn. se promener; de 
l'esp. pasear. 

Pastenagri, 1. carotte. Du prov. 
pastenaga et du basque gorri. 

Patar, 1. bn. colline; sol eu 
pente. 

Patu, g. sort, destinée ; de l'esp. 
hado plutôt que du lat. fatum. 
suivi de l'art, a, devient u. Pour 
la mutation de n en p v. bago. Le 
m do fatum, il est vrai aurait pu 



ou dû se perdre puisque le m 
n'est pas toléré comme finale. Patu 
peut donc dériver également bien 
de fatum que de hado ; le t plai- 
derait peut-être pour la dérivation 
latine ; mais on aura remarqué que 
généralement le basque prend ses 
mots à l'espagnol plutôt qu'au 
latin. 

Pats g. 1. marc de fruit; en 
lab. surtout de pommes. 

Patsamo, 1. petit cidre. 

Pauma, bn. pauoa, 1. le paou. 

Pazi, g. chaudron. 

Pe, v. be. 

Peail, v. be. 

Pedasa, 1. espèce de pommes. 

Pedatchu, bu. pedazu, 1. mor- 
ceau; de l'esp. pedazo. 

Pedoi, bn. espèce de serpe; 
syn. de aïhotz. 

Pegar, 1. bn. cruche pour l'eau, 
à forte panse et avec un goulot. 

Pegar -tei, bn. évier; de pegar-tegi. 

Pegartei, v. pegar. 

Pegeseria, bn. bagatelle. 

Pegorreria, bn. misère; de 
l'esp. peor, pire avec la terminai- 
sou basque eria? 

Pek, pekatd, v. bekaiu. 

Pekado, bn. pekade, 1. bécasse. 

Pelata, bn. quadrain, liard, 
selon Pouvreau ; mais le liard était 
en cuivre et non pas en argent, 
et il paraît que pelata vient de 
plata, esp. argent. — Eguiaz er- 
raiten drauat, ezaiz ilkiren handie, 
renda diroano azquen pelata. Matt. 
V. 26. Test. Roch. En vérité je te 
dis que tu ne sortiras point de là, 



323 



jusqu'à ce que tu aies reudu le 
dernier quadrain. 

Pelatu, pelatzen, 1. bn. se 

mouiller. Pelaturik elhorriko da. Il 
viendra bien mouillé. P. 

Peldo, pheldo, bn. menthe 
sauvage. 

Peleatu, peleatzen, 1. com- 
battre. 

Pelkar, 1. raboteux. 

Pen. Cette terminaison forme 
des substantifs dans tous les dialec- 
tes. Nous ignorons ce qu'elle signi- 
fie. Erospen, iduripen, nahastepen, 
oroipen, sortzapev, etc. 

Pena, 1. peine; le prov. pena. 

Perdira, 1. (Guéthary) perdi- 
roin, P. plomb de chasse. 

Perdiroin, v. perdira. 

Peresil, 1. pherrechil, bn. persil. 

Perfosta, bn. conséquemment. 
Corruption de: parforce=forcément. 

Pekkachant, bn. actif, adroit. 

Permatzaki, v. berne. 

Permatu, permatzen, 1. appuyer; 
de benne. 

Perposa, préposa, 1. propos ; du 
fr. avec metathèse de r. 

Perrechil, v. peresil. 

Perrehiku, g. champignon. 
Variante de paratchiko. 

Pertala, 1. bord (de robe), lam- 
beaux, déchirures de robes. P. cite 
petrala, ce qui ferait penser à une 
origine étrangère, tr n'étant pas 
basque. 

Pertol, bn. petit filet de la forme 
d'un pain de sucre Sal. 

Pertz, g. 1. lertz, 1. bn. chau- 
dron ; syn. de pangeru. 



Peskiza, 1. attente, espérance; 
pheskiza, bn. abandon. Gailz han- 
dien pesktzan dago. Il est dans 
l'attente de grands malheurs. Ez 
da utzi behar seknlan haurren 
pheskizan surik ez harmarik. Il ne 
faut jamais laisser à la disposition 
des enfants ni feu ni armes. 

Pesuin, besuin, lesuin, 1. 

phezoin, bn. dos de fossé, digue; 
fossé qui sert de clôture. 

Peya, 1. phej/a, bu. entrave, 
pour arrêter la roue d'une voiture; 
chaîne qu'on met aux pieds des 
chevaux pour les empêcher de courir. 

Pheyatu, bn. entraver. 

Piaïantak, voyageurs. P. cite 
d'abord piaïa, qu'il ne traduit pas. 
Piaïa. voyage? 

Picher, g. pitcJier, 1. phitcher, 
bn. petit pot à eau, sans goulot. 

Phitchaslre, bn. vessie. 

Pichika, v. piska. 

Pieste, b. fête. 

Pijo, g. adroit, apte. Comp. 
pinoa. 

Pika, 1. phika, bn. pie. 

Pikaillatzea, 1. émailler. 

Pikalaporte bn. pie-grièche. 

Pikain, le meilleur morceau 
d'un mets quelconque. Mot d'O. 
selon P. 

Pikar, chétif, infructueux. Mot 
d'O. selon P. 

Pekarda, bn. pikarta, 1. bigarré. 
Corruption du français. 

Pikarrai, bn. tout nu. 

Pikatu, pikatzen, 1. couper, 
tailler. Harri ptkatva. Pierre tail- 
lée. P. 



324 



Pikero, bn. terme de mépris; 
syn. de asto, âne. 

Pikitta, bn. très petite quan- 
tité, pincée. Diminutif de piska. 

Pitchika, moins que pikitta. 

Pikor, bn. petit corps dur. 
Comp. pikar. Gazna pikor. Petit 
morceau de fromage dur. Harri 
pikor. Petit morceau de pierre. 

Pikorrik, adv. dans les phrases 
négatives pour dire : pas la moin- 
dre chose. 

Pilla, v. bila. 

Pillika, bn. syn. de pikitta. 

Pillo, v. bila. 

Pilota, g. 1. bn. balle du jeu 
de paume; de Fesp. pelota. 

Pimpirina, 1. espèce de poisson; 
papillon. 

Pimpirinatchea, 1. petite délicate 
(ironiquement) P. 

Pimpirinaketak, 1. petites j olivet- 
tes. P. 

Pinttolakulo, bn. jeu d'en- 
fants aux épingles (?) Sal. 

Pinu, 1. pin. 

Pipi, g. 1. ver qui ronge le bois. 
Zur pipiatua ou pipilatua ou pipiz- 
tatua. Bois vermoulu. P. Variante 
de biphi. 

Pipita, 1. bn. pépin ; holl. pit. 

Pipoilla, 1. m errai n pour faire 
des tonneaux. De ola, planche, 
mais qu'est-ce que pip ? le prov. 
pipa, fr. pipe, pour tonneau ? 

Pirkoildu, bn. entrer en con- 
valescence. 

Piro, 1. pirv, bn. oison, selon 
M. Salaberry le petit de la dinde, 
de l'oie, du canard. 



Piru, v. piro. 

Pisatu, 1. phizatu, bn. peser; 
du prov. pezar. 

Piska, g. puska, puchka, b. 1. 
bn. peu. Piska ou pichka ou puchka 
bat, un peu. 

Pikitta, pillika, pichika, bn. dimi- 
nutifs de piska. 

Pisti, g. La signification de ce 
mot ne semble pas bien fixée. Dans 
le suppl. du dict. de Larramendi 
on trouve ave, oiseau. Lardizabal 
s'en sert pour reptile. Onetarako, 
suge pistirik sotillenaz baliatu zan. 
Pour cela il se servit du serpent, 
le plus rusé des reptiles (des ani- 
maux ?). 

Pitcho, pito, 1. membre viril. 

Pitar, 1. bn. petit cidre. 

Pito, v. pitcho. 

Pitzgarri, v. bizi. 
Pitzte, v. bizi. 
Pitztll, v. bizi. 

Pitztura, v. bizi. 

Piuoa, 1. lieu montant. P. Ce 
sera peut-être le même mot que 
le guip. pijo, adroit, apte. Comme 
adroit vient de droit, pijo pourrait 
avoir signifié, lieu montant, droit, 
et adroit. Cependant l'esp. a propio, 
apte que Larr. cite comme basque. 
Si ce mot a été en usage en bas- 
que il se pourrait qu'il eût perdu 
la première syllabe pro. 

Plainu, 1. bn. plainte. 

Platutcha, 1. espèce de poisson. 

Pleitu, bn. procès; holl. plei- 
dooi; pleiten, plaider. 

PochelU, v. pachda. 

Pochi, v. pochin. 



325 



Pocliiil, 1. pochi, bu. morceau. 
Pochinka jatea. Manger morceau à 
morceau. 

Pocho, g. terme de tendresse 
pour toute sorte d'animaux. 

Podoee, 1. bu. pouvoir; du prov. 
poder. 

Podra, v. potro. 

Pokal, bn. endroit convenable 
pour y attirer le monde. Sal. 

Poker, 1. rot. 

Poliki, polikicho, g. petit à 

petit. 

Polsu, 1. pouls. 

Poltsa, b. bourse; de l'esp. bolzo. 

Pontsu, 1. humeur sombre. 
Pontsuz dagot niri. Il me fait la 
mine. P. On dirait que pontsu est 
un adjectif pon-tsu. 

Pordoin, 1. bourdou. Comme le 
prov. est bordo il faut que pordoin 
soit pris du français. 

Porfidiatzea, 1. s'enfler de co- 
lère, disputer, s'obstiner; de l'esp. 
porfiar. 

Porro, bu. panse d'une bou- 
teille, d'un tonneau. 

PorrOSka, 1. phorroska bn. 
miette, petits débris de bois. 

Porru, 1. phorru, bn. porreau. 

POTU, 1. bruit. Zuzen gaistoak 
porua handi. Celui qui a le plus 
mauvais droit fait le plus grand 
bruit. P. 

Pospolina, caille. Quel dia- 
lecte? pas guip. 

Pot, 1. bn. baiser, subst. Pot 
egin, baiser. Eure gelaria tz potikeia. 
Ne baisotte pas ta femme de cham- 
bre. Prov. d'O. 168. 



Potchia, L laucomet; sèche 
syn. de chipirodi. 

PotchO, v. potzo. 

PotikaJ. à quatre pieds. Potika 
joaitea. Marcher à quatre pieds. 

PotingO, 1. chien basset. 

Potro, 1. bn. poulain. C'est 
l'esp. potro. M. Sal. donne encore 
podra, pouliche; terminaison fém. 
en basque! 

PotTOSka, bn. ordure. 

Potza, g. abandonné. 

Potzo, potcho, 1. chien. 

Potzuak, g. parties naturelles 
de l'homme. De poztu? 

Poz, g. b. joie; boz, 1. joyeux. 

Poztu, poztutzen, g. b. boztu, bozten, 
1. réjouir, se réjouir. 

Bozkario, 1. réjouissance, allé- 
gresse. P. 

Poztun, g. gai; de poz-dun. 

Pozik, g. gaîment; de poz-ik. 

Pozik, v. poz. 

Pozonia, g. pozoa, pozoin,\. poison; 
au fig. haine. 
Poztu, v. poz. 
Poztun, v. poz. 

Poztutze, v. poz. 

Praij, b. frère (en religion). De 
l'esp. frai, de fraile pour fraire, du 
lat. frater. Pour la mutation de f 
en p, comp. faltar qui a donné 
paltatu. 

Premia, 1 . nécessité, besoin ; de 
l'esp. premio. 

Préposa, t. perposa. 

Prest, g. b. 1. prêt, disposé à. 
Ondo da prest cyotia eriotzia dator- 
reneko. Olaechea. 11 est bon d'être 
prêt pour la mort qui vient. 



326 



Prestatu, prestatzen, g. préparer, 
apprêter. 

Prestatu, v. prest. 

Prestu, 1. pherestu, bn. honnête, 
probe. Ce mot n'est probablement 
pas basque; si ce n'est cependant 
que l'orthographe bn. soit la meil- 
leure. 

Prestutasun, g. b. 1. honnêteté. 
V. l'ex. s. v. karkabu. 

Presuna, 1. bu. personne. Le 
groupe pr qui n'est pas basque est 
pour per que la langue basque 
tolère. 

Prezatze, prezatzen, 1. pheret- 
chatu, bn. priser, apprécier. 

Pribatu, bn. les latrines. 

Probea, 1. pour pobrea, pauvre. 



Probechatu, 1. bn. profiter; de 
l'esp. aprovechar. 

Prutu, b. frutu, g. fruit. 

Puchant, 1. bn. puissant. 

Puchka, v. piska. 

Pllka, 1. (Guéthary) crapaud. 

Pulo, l.phulo, bn. amas. Serait- 
ce une variante de pila? v. bila. 

Pulusta, bn. une certaine quantité. 

Puska, v, piska. 

Puta, bn. putain. 

Putar, bn. ruade. 

Putsu, g. 1. puit, fosse; de l'esp. 
pozo. 

Plltz, g. b. 1. phutz, bn. En g. 
et b. souffle, haleine. Eu 1. et bu. 



vesse. 



Puztu, puztutzen, g. enfler. 



Ph. 



Ph. Ce groupe ne se trouve que 
dans le dialecte bn. et représente 
le son de p aspiré et non celui 
de f, selon M. Salaberry. 

Phagatch, v. bago. Nous avons 
oublié phagatch, faîne, s. v. bago. 

Phago, v. bago. 

Phala, v. pala. 

Phalacha,palachatu, tailler une 
haie de façon à former une clôture. 

Phalachu, haie vive. 

Phaldo, jante. 

Phalza, sang coagulé. 

Phancheta, v. phanz. 

Phanz, panse. 

Phancheta, farci fait avec des 
boyaux d'agneaux. Sal. 

Phanzoil, estomac des animaux. 



Phanzoil, v. phanz. 

Phara, pharatu, v. para. 

Pharabisu, v. parabisu. 

Pharte, part. 

Phasu, passage. 

Phausu, repos; marche d'un 
escalier. 

Pheldo, v. peldo. 

Phenna, rocher; de l'esp. peùa. 

Phendaitz, rocher présentaut une 
pointe avaucée. 

Phena, v. pena. 

Phendaitz, v. phenna. 

Phenze, prairie. 

Phrederikatu, prêcher. 

Plier do, refrain. P. 

Pherekatu, frotter, enduire ; du 
prov. fricacio. 



327 



Pherestatu, v. perestatu. 
Pheretcha, pheretcuatu, ap- 
précier. 

Pherrechil, v. peresil. 
Pherro, chien. C'est l'esp. perro. 
Pherza, v. pertz. 

Pheskiza, v. peskiza. 

Phex, dépit violent. 

Pheya, v. peya. 

Pliezoin, v. pesuin. 

Phicha, uriue; pichegin, pisser. 

Phichka, mauvaise humeur 
momentanée. 

Phika, v. pika. 

Phiko, figue; de l'esp. higo. 

Phiko, marteau des meuniers 
pour piquer la meule ; propos 
piquant. 

Phikota, petite vérole. 

Philda, v. filda. 

Philzar, drille, vieux linge; de 
phil ou philda-zar. 

Phildamu, haillon ; de phil-damu ; 
damu dans le sens de endommagé, 
abîmé. 

Philzarkari, marchand de drilles; 
de philzar-hari v. ari 4. Pour la 
mutation de h en k v. Essai, Ch. 
II et l'introd. du dict. p. 8. 

Phindar , étincelle ; variante de 
chindar. Exemple unique, autant 
que nous sachions, de mutation de 
ch en ph. 



Phinztu, se faire une cloche, 
une ampoule; du fr. pincer? Phintz, 
ampoule. 

Phirphir, peu à peu. 

Phiru, morceau. 

Phitchastre, v. picher. 

Phitcher, v. picher. 

PhitztU, v. bizi. 

Phizatd, v. pisatu. 

Phisu, instrument pour peser, 
poids. 

Phorogatu, prouver; du prov. 
proar. 

Phorogu, épreuve. 

PhOITOSka, v. porroska. 

Phorru, v. porru. 

Phosa, partie supérieure du 
tablier qui couvre la poitrine. 

Phuchulu, entrave. 

Phulo, v. pulo. 

Phulumpatu, v. pulo. 

Phumpatu, bondir. 

Phumpe, bond. 

Phundu, point de couture. 

Phunzela, pucelle. 

Phurdumpatu, remuer un 
liquide. 

Phlirtzikatu, déranger les vête- 
ments, toucher une femme d'une 
façon indécente. 

PhutZ, v. putz. 

Phtjtzu, v. putsu. 



R. 



Ra, g. b. rat, 1. bn. correspond 
1° à: vers. En français on rend 
généralement ra par à, faute d'avoir 
un mot correspondant, puisqu'en 
fr. on ne peut pas exprimer ,.la 
tendance vers" (wohin, ail.) d'une 
autre façon. Echera noa. Je vais à 
la (litt. vers la) maison. Orrera 
noa. Je vais là; litt. vers là; ail. 
dorthin. Hiri diossat iaiqui adi, eta 
har eçac eure ohea, eta habit echerat. 
Marc, II. 11. Test. Boch. Je te dis, 
lève-toi et prends ton lit et va 
à la maison. Eta norat ni ioaiten 
naicen badaquiçue eta bidea bada- 
quiçue. Jean, XIV. 4. Test. Roch. 
Et vous savez où je vais et vous 
en savez le chemin. Aitzitik altchatu 
behar duzu zure anima estatu gora 
hartarat, edo bederen ensaiatu zure 
desirez, harat igaterat. Chourio, p. 
226. Au contraire vous devez élever 
votre âme vers cet état sublime 
ou au moins y aspirer par vos 
désirs; litt. monter vers là par vos 
désirs ; harat ou hara est pour han- 
ra> v. a. 

2° à: pour, de, a; ail. um, um 
zu. En français ra n'est souvent 
pas rendu du tout. Jatera noa. Je 



vais (pour) manger. Badirudi hitz 
horiez ertchatzen zaitudala gauzarik 
baliosenen despendioz tcharrenen eta 
mezpreçagarrienen erosterat. Chourio, 
p. 227. Il semble que par ces 
paroles il te pousse à acquérir des 
choses mauvaises et méprisées, aux 
dépens des choses de valeur. 

Ra se trouve dans un grand 
nombre de noms verbaux pour in- 
diquer une direction vers une 
chose. Ainsi de begi oeil, begira-tu, 
regarder. En ail. nous retrouvons 
la même chose; ra est en ail. zu; 
et regarder, considérer, zuschauen. 
De gogo, pensée, gogora-tu, se rap- 
peler, venir à la pensée. 

Comme aucun mot ne commence 
par r, il faut en conclure que ra 
a souffert par la corruption pho- 
nétique et ne nous offre plus qu'uue 
forme tronquée. Il nous semble 
que ra est la syncope de arau, règle, 
dont on fait arauz (arau-z) selon. 
Or «selon" et „vers," se touchent, 
quant à la signification, et sont ren- 
dus dans d'autres langues par le 
même mot. En ail. nach, après, 
signifie aussi selon, vers, en, et même 
en français, „d'après" pour „selou." 



329 



D'après lui ou selon lui; ail. nach 
ihm. Er ist nach Erankreich ge- 
gangen. Il est allé en France. Cette 
supposition se trouve encore ap- 
puyée par plusieurs substantifs, 
dont la terminaison est ra, avec 
la signification de arau, règle, 
exactement comme en hollandais. 
Aztura, habitude, façon de vivre, 
de aztu-ra; holl. leefregel; regel, 
règle. Dans quelques substantifs 
la signification est moins claire; 
quelquefois elle est pléonastique, 
p. ex. oitura, habitude, de oitu-ra 
coutume-règle; d'autrefois elle se 
perd, et ra n'est qu'une terminai- 
son (mot vide, comme disent les 
Chinois, v. Stratif. of lang. M. 
Millier p. 14), p. ex. estuera. Mais 
cela a lieu dans toutes les langues 
et la terminaison mente, des adv. 
fr. esp. et it. en est un exemple 
remarquable. 

Il va sans dire qu'on peut suf- 
fixer à ra, comme à tout autre 
mot, les suffixes ko ou no. S'il 
s'agissait de toute autre langue, pa- 
reille remarque serait superflue, mais 
on en a tant voulu à ce pauvre 
suffixe ralw, (qui n'existe même 
pas selon M. le capitaine Duvoisin!) 
qu'il nous a semblé nécessaire d'af- 
firmer spécialement que ravo et 
rako existent. Onerano, g. jusqu'ici. 
V. egundano. 

Rano, raîrto; v. no et egundano. 

Rako, g. vers, pour; de ra-ko ; 
litt. de vers. Norako zoaz? Où, vers 
où, allez vous? Dabil Espanarako. 
Il part pour l'Espagne. Lau urte- 



rako eche bat alogeratzen det. J'ai 
loué une maison pour quatre ans. 

Ranokoy g. rainoko, 1. jusque 
vers; synonyme de rano. Ots, uri 
bat egin dezagun, eta uri onetan zeru- 
ranoko dorre bat. Lardiz. p. 11. 
Or, faisons une ville et dans cette 
ville une tour jusqu'au ciel. Baïia 
bere leyaltasuna zetnbateranokoa zan 
ikusi nai izan zuen. Lardiz. p. 2. 
Mais il avait voulu voir jusqu'où 
allait sa loyauté. 

Eta berriz bertzea, non da halaber 
bitartean, urthe hunetan, zure gero 
horretara hel arterainekoan, galtzen 
duzun dembora. Ax. p. 153. a. éd. 
366. n. éd. Et encore où est pareil- 
lement le temps que vous avez 
perdu cette année, en attendant 
que, jusqu'à ce que, vous parveniez 
à votre avenir. 

Etara, etarako. Quand ra, ainsi 
que w, onz, go, et dik, doit exprimer 
le pluriel ou L'indéfiui, il est uni 
à eta. V. hetan s. v. ta. 

Ro. Terminaison qui forme des 
adverbes. 

Ronz, rontz, g. runz,nintz, 
b. vers. Dans notre Essai p. 53 
nous avons donné onz, pour „vers" 
en admettant le r comme lettre 
euph. Nous croyons que c'est une 
erreur. Un mot comme ononz, vers 
ici, s'explique par la chute de r 
après n, de on-ronz, puisque ces 
deux lettres ne se suivent jamais ; 
v. Essai, Ch II. L'observation que 
nous avons faite sur le r initial 
de ra s'applique donc aussi à ronz. 
Peut-être faudra-t-il voir dans 



330 



ronz, une syncope de arautzat. 
Nous savons que tz, syncope de 
tzal, existe dans kotz pour kotzat; 
nous aurons donc arautz ; et comme 
le a s'est perdu dans ra, nous 
pouvons admettre aussi cette chute 
pour arautz; ce qui donne rautz. 



Le r initia] dans les deux mots 
(ra et ronz), qui ont la même 
signification, semble en outre 
indiquer une origine commune. 
L'introduction de Vn est rare; 
comparez cependant garranga, s. v. 
karraka et koainta. 



s. 



Sabai, bn. fenil, grenier à foin* 

Sabato, 1. bn. sapato, b. samedi, 
sabbat. 

Sabel, g. b. 1. bn. ventre. Ma 
guertha cedin ençun ceçanean Mi- 
sabethec Mariaren salutationea iauz 
baitzedin haourra haren sabelean. 
Luc. 1. 41. Test. Roch. Et il ar- 
riva qu'aussitôt qu'Elisabeth eut 
entendu la salution de Marie, que 
l'enfant tressaillit dans son ventre. 

Sabel bâtez, 1. d'une ventrée. 

Sabellra, bn. ventrée. 

Sabelzorro, l. bn. gros ventre; 
de sabel-zorro. 

Sabelbatekoak, 1. bn. jumeaux; 
de sabel-bat-ko-a-k ; litt. les, ceux, 
d'un ventre, d'une ventrée. 

Sabeldasun, 1. dyssenterie; de sa- 
bel-tasun; d pour t, après l; v. 
Essai, Ch. II. 

Sabeldura, 1. (i. a.) syn. de sa- 
beldasun. P. 

Sabeldarrayolasun, 1. (i. a.) Gour- 
mandise. P. 

Sabeldarrayotasun, v. sabel 

Sabeldasun, v. sabel. 

Sabeldura, v. sabel. 

Sabeltra, v. sabel. 

Sabelzorro, v. sabel. 



Sagar, g. b. 1. bn. pomme. 

Sagardo, g. sagarno, 1. bn. cidre; 
de sagar-ardo. 

Sagarrondo, g. 1. bn. pommier; 
de sagar -ondo. 

Sagardi, 1. bn. sargardoi, bn. pom- 
meraie; de sagar 'tegi et toTà. Tegi 
devient souvent tel et ti et ici di. 

Sagara, 1. son de cloche pour 
l'élévation du sacrement. P. Il faut 
supposer que sagara n'est pas bas- 
que, puisque tout ce qui a rapport 
à la religion est emprunté au culte 
catholique. 

Sagardi, v. sagar. 

Sagardo, v. sagar. 

SagardOÎ, v. sagar. 

SagaillO, v. sagar. 

Sagarroi, 1. bn. saharroya, 1. 
1. hérisson. Pour la permutation de 
g et h, v. chingar 1. 

Sagarrondo, v. sagar. 

Sagatz, v. sarats. 

Sagu, g. 1. bn. souris. 

Sagulei, 1. bn. souricière; de 
sagu-legi. 

Saguzara, g. chauve-souris. Se- 
lon Larr. sagusyarra. 

Saguka, 1. bn. saguko, 1. (i. a.) 
sureau; de l'esp. sauco. 



332 



Sagutei, v. sagu. 
Saguzara, v. sagu. 
Saharde, v. sarde, bn. fourche 
à deux dents. 

SaharrayO, v. sagarroi. 
Saliats, bu. saule. Comp. sarats. 
Sahets, v. sayets. 

Sahex, sahexian, v. sayets. 

Sahi, v. sai et zai. 

Sai, 1. bu. sahi, bn. vautour. 

Saihan, saihandu, bn. abuser 

de la faiblesse de quelqu'un. 

Saihera. bn. groupe, syn. de 
mulzo, avec cette différence que 
saihera se dit des êtres qui se 
suivent et mulzo, de ceux qui sont 
réunis. Sai. Probablement une cor- 
ruption du mot fr. série, qui cor- 
respond mieux que groupe, à l'ex- 
plication donnée par M. Sai. Egun 
iJcusi dut lexon saihera bat. J'ai 
vu aujourd'hui une série, une file, 
de grues. 

Saihets, v. sayets. 

Sail, 1, v. zail. 

Sail, 2, g. 1. bn. terme de la- 
boureur, étendue de terre, donnée 
ou prise à tâche pour qu'on . y 
exécute les travaux qu'on doit y 
faire, p. ex. la tâche d'un faucheur 
d'un bout du champ à l'autre. 
Zembat sail egin diluzue? Combien 
de (sail) avez vous fait? P. ne 
donne que la signification géné- 
rale, tâche. Hau da eue sailla. Ceci 
est ma tâche. Ehinioke aih argi ta 
garbi saill oni ekingo. Let. de Larr. 
à Mend. Vous n'auriez pas entre- 
pris cette tâche si brillante et si 
pure. 



Sainga, v. sanga. 

Saka 1, 1. terme de jeu de 
paume, le but; de sakatu. 

Sakatu, sakalz'en, 1. bn. servir 
la balle, c. a. d. la lancer d'une 
extrémité de la place à l'autre; 
de l'esp. sacar. 

Sakarri, g. esp. botadera, la 
pierre d'où la paume est lancr' ; 
de saka-arri. 

Saka 2, 1. bn. grand sac. 

Sakela, 1. bn. sohola, 1. (Gué- 
thary) poche. 

Sakabanatu, g. disperser. Eta 
ogia erabazteko bidea guziak saka- 
banaiuta artu zuten, g. Et ils pri- 
rent le moyen de gagner le pain 
en se dispersant tous. 

Sakar, sakartsu, v. zakar. 

Sakela, v. saka. 2. 

Sakera, 1. charlatan, bate- 
leur. 

SakllO, bn. Sai. sakhi, 1. bn. 
blessure grave. 

Sakhi, v. sakho. 

Sakil, 1. membre viril du tau- 
reau et de Pane. Idi sakilla, le 
nerf de boeuf. 

Sai, v. saldu. 

Salda, g. 1. bn. bouillon; de 
Pesp. caldo. Pour la permutation 
de k et z ou s, v. karamilcha. 

SaldO, v. caldo. 

Saldu, saltzen ou saldut- 

Z6IL, g. b. sai, saldu, saltzen, 1. 
bn. vendre. 

Saldu ra, salera, g. vente; de 
sal-dura et era? 

Salze, salzapen, bn. vente. Salze 
est pour saltze, subst. verb. 



333 



Salerosi, 1. bn. commerce; de 
sal-erosi. 

Saltzailie, 1. bn. vendeur; de 
sal-tzaille. 

Saldura, v. saldu. 

Saldutze, v. saldu. 

Sale, v. zale. 

Salechea, v. zaldo. 

Salera, v. saldu. 

Salerosi, v. saldu. 

Saletu, v. zale. 

Saletze, v. zale. 

Salliati, v. salho. 

Salhatari, v. salho. 

Salhatu, v. salho. 

Salhatze, v. salho. 

Salhazale, v. salho. 

Salhe, salhi, v. zale 1. 

SalllO, 1. message, proposition, 
(i. a.) P. Comp. salhalu. 

Salhatu, salhatzen, g. 1. bn. dé- 
noncer, déceler. Mandatu baten 
salhatzea. Faire un message. P. 

Salhatari, 1. bn. dénonciateur; 
de salha-ari 4. Le t sera celui de 
la terminaison tu, v. laket. 

Salhazale, 1. bn. syn. de salha- 
tari. De salha-zale 2. 

Salhati, 1. (i. a.) syn. de sal- 
hazale. 

Salhu, salhutze, v. zalhu. 

Salo, g. empressé, violent, im- 
pétueux; esp. atropellado. 
Salsa, 1. bn. sauce. 
Saltza, 1. aulne. P. Comp. haltz. 
Salzaille, v. saldu. 
Saltze, v. saldu, 
Saltzapen, v. saldu. 
Salze, v. saldu. 
Samalda, 1. bn. beaucoup. A 



Guéthary zamalda. 

Samar, 1. zamar, bn. taie, tache 
sur les cornes; nuage léger. A Gué- 
thary zamar, crabe; P. écrit cha- 
mar, écrevisse. 

Samarka, v. zamarra. 

Samarrak, 1. chair où il y a 
de la graisse et des nerfs, (i. a.) P. 

Samats, 1. bn. Selon M. Sal. 
samax, syn. de barrio, korrale, basse 
cour. On nous a dit que samats 
ne signifie pas basse-cour, mais le 
fumier qui s'y fait. 

Samin, g. zamin, 1. amer. — 
1. bn. âpre, aigu (de la douleur). 
La terminaison est peut-être min; 
mais qu'est-ce que sa? Comp. 
samur, tendre. 

Samindura, samintasun g. 1. amer- 
tume, aigreur, colère; de samin- 
dura et tasun. 

Saminkiro, g. saminki, 1. amè- 
rement; de samin-hi. 

Samindura, v. samin. 

Saminki, saminkiro, v. sa- 
min. 

Samintasun, v. samin. 

Sampantzar, g. carnaval. Noua 
ignorons comment ce mot est com- 
posé. Larr. cite le plur. zampan- 
tzartah, correspondant au plur. esp. 
carnestolendas. Sampantzar est un 
des très-rares mots, le seul avec 
tussuria, qui ait rapport à un 
culte quelconque. 

Samur, 1, 1. bn. fâché. 

Samursa murlu, samurtzen, l.bn. 
se fâcher. 

Samur 2, g. b. 1. tendre. 
Bitiiia, ahuntz<-%mea, gazte deiùo, 



834 



on da jaieko, samur da, uzter du, 
sasoal da. Ax p. 97. Le chevreau, 
le petit de la chèvre, aussi long- 
temps qu'il est jeune, est bon à 
manger, il est tendre. Uzter et sasoal 
sont des synonymes de samur. Sa- 
murtu, samurlzen, 1. devenir tendre. 

Sanmrtu, v. samur. 

Sandia, g. 1. un tel; lat. qui- 
dam; esp. zutano. Sandia ta urlia, 
tel et tel; esp. fulano y zutano. 
Anhitzetan ère ekartzen derauskignle 
elha-berriak, erran-merranak enzuten 
dugu zer dioten urliak eta sandiak, 
hunelakok eta halakok, eta gerok 
ère desiros gara jakitera. Ax. p. 312. 
a. éd. 135. n. éd. Souvent aussi 
ils nous apportent les nouvelles, 
les (erran-merranak, propos?), nous 
entendons ce que disent tel et tel, 
de cette façon-ci et de cette façon 
là, et après nous sommes aussi 
désireux de savoir. 

Sanga, g. saunke, b. sainga, 1. 
bn. aboiement. Erakusten deutsee 
umiai chakur saunkiari iges egin. 
Moguel, p. 15. Apprends aux 
enfants de fuir l'aboiement des 
chiens. 

Saingatu, saingatzen, 1. bn. aboyer. 

Santhurunza, mot d'O. selon 

P. et syn. de othurunza. 
Sanya, v. chanda. 
Sapar, v. zapar. 
Sapato, v. sabato. 

Sar, sartu, sartzen, g. b. 1. 

bn. entrer. Elemosyna esca lequien- 
tzat templean sartzen ciradeney. Act. 
III. 2. Test. Roch. Pour demander 
l'aumône à ceux qui entraient dans 



le temple. Eta urik sartu etzekion, 
Jainkoak kucliako atea ichi zion. 
Lardiz. Et pour que l'eau ne pût 
entrer Dieu ferma la porte de l'arche. 

Sarerazo, g. sararazi, sararazten, 
1. bn. faire entrer; de sar-erazo. 

Sarera ou sarrera, g. introduc- 
tion, entrée; de sar-era. En 1. et bn. 
aimable, qui entre facilement en 
relation. 

Sarkura, bn. syn. de sarrera. 
Le terminaison n'est pas claire. 

Sara, g. b. scorie. 

Saragar, saragarsu, v. za- 

ragar. 

Sarati, b. bruit. 

SaratS,l.saule.P. Sagats. Fabre, 
Guide etc. Sahats. Manuel de la 
conv. Pour la mutation de r en g, 
v. iritai. 

Sardai, bn. grosse baguette. 

Sarde, v. saharde. 

Sardina, 1. sardine. 

Sare, g. b. 1. bn. filet. Ikucilzan 
Jacques Zebedeoren semea eta Joannes 
haren anayea hec-ere uncian bere 
sareac adobatzen cituztela. Marc, 
1 : 19. Test. Roch. Il vit Jacques 
fils de Zébédée et Jean son frère, 
qui eux aussi raccommodaient leurs 
filets dans la nacelle, v. zare, 

Amarau sareak, toiles d'araignées. 

Sarera, v. sar. 

Sarerazo, v. sar. 

Sargori, g. chaleur suffocante 
quand le ciel est couvert; esp. 
bochorno. 

Sari, g. b. 1. bn. récompense. 

Sarislatu, saristatzen, g. b. 1. bn. 
récompenser. 



835 



Saristatu, saristatze, v. sari. 

Sarkura, v. sar. 

Sarrai, espèce de poissou. P. 
A. Guéthary on nomme la raie, 
serra ou zerra. Serait-ce le même 
poisson que sarrai, cité par P? 

Sakrailla, 1. bn. serrure. 

Sarraski, v. sarratz. 

Sarratz, charogne. Beleak sar- 
ratzera. Les corbeaux (vont) à la 
charogne. Prov. 87 d'O. Il nous 
paraît que c'est le même mot que 
zaratz, charratx, zarotx, qui signifie 
selon P. la paille qui reste debout 
quand le blé est coupé; le holl. 
stoppel; l'esp. hera (Le mot hera 
ne se trouve ni dans le Dict. de 
l'Ac. esp. ni dans le Dict. de Domin- 
guez) La signification primitive de 
sarratz aura été rebut, ou quelqu' 
autre mot analogue; de là aussi: 

Sarraski, g. dépouille, cadavre ; de 
sarratz- g ai, chose de rebut. En 1. et 
bn. sarraski & pris le sens de carnage. 

Sarri, g. b. 1. bn. tantôt. — 
g. b. fréquemment. Sarri arte, 1. 
A tantôt. Ahalik sarriena, le plutôt 
possible 

Sarritan, g. b. sarricho, g. sou- 
vent; de sarri-tan. 

Sarricho, v. sarri. 

Sarritan, v. sarri. 

Sartain. Selon P. cuillière de 
pot; syn. de burunzale. Ce mot 
n'est plus connu aujourd'hui, mais 
bien zartein en bn. poêle à frire, 
de l'esp. sarten. Est-ce que P. aurait 
fait une erreur? 

Sartu, v. sar. 

Sartze, v. sar. 



Sasi, g. 1. bn. buisson, brous- 
saille ; syn. de zapar. 

Sasikume, g. b. bâtard; de sasi- 
hume. K pour h, v. Essai, Ch. II et 
l'introd. du dict. p. VIII. Forma- 
tion analogue à celle de bâtard. 

Saska, bn. action, travail à 
l'impromptu, de peu de durée. Sal. 

Saski, g. 1. bn. corbeille sans 
anses. Selon M. Sal. avec deux anses. 
Etagoiti citzaten çathi soberatuetarik 
çazpi sasqui betherw. Matt. XV. 37. 
Test. Roch. Et on remporta des res- 
tes des pièces du pain sept corbeil- 
les pleines. 

Sasmadoi, bn. broussaille; syn 
de sasi. 

Sasoal, 1. tendre; syn. de samur, 
uzter. En bn. sain, fort. V. l'ex. 
s. v. samur. 

Sasta, 1. bn. sastada, g. élan- 
cement (de douleur); élan. 

Sastada, v. sasta. 

Sastraka, g. écueil. Or du aura 
ezkero lurrak ayentzat sastrakak 
baizik etzuen. Lardiz. p. 5. Après 
ce moment la terre n'eut pour eux 
que des écueils. 

Sathor, v. sator. 

Sator, g. 1. sathor, bn. taupe. 
Sathor oski,bn. taupinée, taupinière. 

Satsa 1, 1. poupée d'enfant; 
poupée qu'on met aux mais qu'on 
plante le premier du mois de mai. 
Larr. écrit sitsa. 

Satsa 2, bn. mite, teigne. Selon 
Larr. sitsa. 

Satsu, 1. saxu, bn. sale, vilain; 
syn. do likitz. Eu esp. sucio; ital. 
sozzo. Selon M. Sal. saxu est un 



336 



substantif: objet dégoûtant par sa 
malpropreté; mauvaise herbe. 

Salsuiu, satsutzen, 1. bn. salir. 

Satsukeria, 1. vilenie, ordure. P. 
De saisu-keria. 

Satsukeria, v. satsu. 

Sauta, 1. sauge. P. Du prov. salvia. 

Saunke, v. sanga. 

Saxu, v. satsu. 

&Q,yet8,g-saikets,\. sahex, bn. côté. 

Saye tsow. saihels ou sahex-ezur, 
côté. 

Sahexian, bn. à côté; de sahex-ian 
pour ean. Com^.aurrean,giàelean, etc. 

Seaska, g. berceau; de ze-asha? 
petite cuve ou auge. 

Sebatu, sebatzen, 1. dompter. 

Sega, g. 1. bn. faux. — bn. scie. 
De segatu. 

Segatu, segatzen, faucher; du 
prov. segar. 

Segada, v. chekada. 

Segatu, segatze, v. sega. 

Segitu, 1. bn. suivre. 

Sehabethe, v. zéhe. 

Sehame, v. zéhe. 

Selie, v. zehe. 

Sehi, 1. bn. domestique (homme 
et femme). 

Se/iilasun, 1. servitude; de sehi- 
tasun. P. donne sehiatasun ; ce sera 
une erreur. 

Sehitasun, v. sehi. 

Sei, g. b. 1. bn. sey, 1. six. 

Seigarren, sixième; de sei-garren. 

Seyetati, 1. six fois; de sei-etan. 

Seigarren, v. sei. 
Sein, sen, b. 1. enfant, (qui 
vient de naître). 

Seindun, b. enceinte; de sein-dun. 



Senaiteio, b. syn. de seindun. 

Seindera, b. enfance; de sein-era? 

Senide, b. g. consanguin; de sen- 
ide; syn. de hauride. 

Senilasun, b. parenté. 

Semin, bn. douleur annonçant 
l'accouchement; de sein-mi n. 

Seindera, v. sein. 

Seindun, v. sein. 

Sekera, 1. sekere,g. aride, al i 
Se&eria, 1. place où l'on met le 
poisson à sécher. Du prov. secar? 

Semaizun, v. semé. 

Sematchi, v. semé. 

Semberabena, 1. bu. espèce 
de fromage qui se fait avec du 
petit-lait. P. Il paraît qu'il serait 
mieux d'écrire zemberabena. 

Semé, g. b. 1. bn. fils. 

Semebitchi, 1. filleul, v. semeatchi. 

Semeatchi, sematchi, 1. syn. de 
semebitchi. Nous ignorons comment 
ces trois mots sont formés. Est-ce 
que atchi se rattacherait à atchiki; 
tenir : celui que l'on tient pour fils, 
que l'on considère comme fils? 

Semaizun, bu. fillutre, c. a. d. 
le fils d'un mariage précédent. 

Semeatchi, v. semé. 

Semebitchi, v. semé. 

Semin, v. sein. 

Senar, g. senhar, 1. bn. mari; 
de l'esp. seiîor. 

Sendabail, bn. essentiel. 

Sendagai, v. sendo. 

Sendagail, (i. a.) plaisir, chose 
réjouissante, bel exploit. P. 

Sendagaillaz bezala, comme par 
gausserie. 

Sendagar, v. sendo. 



337 



Sendatu, v. sendo. 

Sendo, g. I, bu. sain, fort. Il 
ne nous paraît pas que sendo soit 
basque, et cependant, l'esp. sano 
ou le prov. sau ne peuvent avoir 
do nue le basque sendo. 11 est diffi- 
cile de rendre compte du d, si ce 
n'est que n se renforce en nd, 
comme le croit M. Vin son (Revue 
ling. III. p. 454), qui cite ondra 
de l'esp. honra, honneur. 

Sendotasun, g. b. 1. santé ; de 
sendo-tasn.il. 

Sendoro, sendoki, 1. fortement, P. 

Sendotu, sendotzen, g. sendatu, 
senihttutei), b. guérir. Selon P. sen- 
(Iiifu, guérir; sendofu, devenir fort. 

Sendagai, g. remède; de sendo-gai. 

Sentatzea, se dorloter. Mot d'O. 
selon P. 

Sendoki, v. sendo. 

Sendoro, v. sendo. 

Sendotasun, v. sendo. 

Sendotu, sendotze, v. sendo. 

Ser'de, v. sein. 

Senhar, v. senar. 

Senitasun, v. sein. 

Senjoralea, 1. le pèlerin, P. 

Senjoretasun, 1. pèlerinage. Sen- 
joretasuna da gure bizia. Notre vie 
est un pèlerinage. P. Du prov. 
cenher, ceindre? 

Sentatzea, v. sendo. 

Sentheria, bu. surabondance 
de force ou de bonheur dont on 
se targue, Sal. Jactance, suffisance. 
O. traduit ce mot dans le 516"" 
prov. par: aise, prospérité. Il nous 
semble de serulo-eri. Ainsi plutôt 
un défaut (v. erî). Esta (ezUi) 



sentheria lano min f/'tizngoric. Il 
n'y a pas de pire mal, que celui 
de ne pouvoir pas durer dans 
l'aise ou dans la prospérité. 

Sentheriaz, bn. par jactance Sal. 

SentOli, 1. bu. vieillard. Ax. 
écrit senton, sans tilde. 

Sentontasun, 1. l'âge décrépit; 
de senton-tasun. Leheni hïltzen da 
haurtasuna.... zahartasunaren ondoan 
hïltzen da sentontastma.... Ax. 63. a. 
éd. 238 n. éd. Premièrement l'en- 
fance se meurt,.... après la vieillesse 
l'âge décrépit se meurt. 

Sentobtasun, v. senton. 

Sebaiteko, v. sein. 

Sepa, v. set. 

Sepatu, v. set. 

Sepatuki, v. set. 

Serra, 1. scie; le latiu serra. 

Seska, 1. (Guéthary) jonc; le 
prov. sescha. Le prov. du basque? 

Set, seta, g. b. bn. sepa, 1. 
M. Sal. écrit set. En g. et 1. opi- 
niâtreté, obstination. Eu b. ténacité. 
En bn. renonciation. Pour la per- 
mutatiou de p et l comp. aitatu= 
aipatu; aizta = aizpa. 

Selartu, setartzen, g. sepatu, se- 
patzen, 1. s'obstiner. 

Setatsu, g. tenace; de seta-tsu. 

Sepatuki, 1. opiniâtrement. 

Setabe, zethabe, bn. tamis, v. 
Prov. 435, d'O. Syn. de bahe. 
Zethatchu, bn. tamis commuu. 

Setartu, setartze, v. set. 

Setatsu, v. set. 

Setio, 1. bn. cercle en jonc 
ou en paille sur lequel on pose 
le» chaudrons. 

22 



338 



Setio, 2. 1. bn. siège (d'uue ville); 
du prov. seti. 
Sey, v. sei. 
Seyar, v. zear. 
Seyetan, seygarren, v. sei. 

Seyu, suy, sia, signa 1. siAuâ, bn. 
suif. Du prov. seu. 

Zi/io, bn. chandelle, graisse de 
viande. Zi/iotu, bn. graisser. 

Sia, v. seyu. 

Sierpe, zierpe, 1. engeance, ser- 
pent; de l'esp. sierpe, serpent. 

Sillutegi, b. imprimer, presser; 
de l'esp. sello, sceau et de egin. 

Sin. En lab. et bn. on écrit 
cin ou zin, serment, jurement. En 
g. et b. ce mot n'est pas usité; 
cependant il y a un grand nombre 
de composés et de dérivés, qui 
s'écrivent avec *, non seulement 
en g. et b. mais aussi en lab. et bn. 
Il serait mieux d'écrire uniformé- 
ment * ou z. 

Sinistu, sinisten, g. siniselan, b. 
zinetzi, zinetsten, 1. situiez, sinhexi, 
sinesten, bn. croire. Le g. et b. de 
sin-z-iu. Le lab. et bn. de sineisi. 
Siniselan dot Espiritu Sanlu hagan. 
Olaec.iea. Je crois au St. Esprit. 

Zinein (zin-eginj bn. jurer, af- 
firmer par serment. 

Siniskor, g. zinetskor, zinetsbera, 
1. sinhexkor, bn. crédule; de si- 
nets-kor. 

Sinisezkor, g. sinetsgogor, 1. sin- 
hexgogor, bn. incrédule; de s'ini:- 
ez-kor, et de sinets-gogor. 

Sinisgarri, g. gage, témoignage; 
de siniz-garri. Ela 1ère itzaren 
sinisgarritzat osirellaka eman zien. 



Et comme gage de sa parole il 
leur donna l'arc-en-ciel. 

Sinez, zinez, g. en effet. Zine:, 
bu. sincèrement, véritablement ; de 
sin-z, avec e de liaison. 

Zin zinez, 1. bu. vraiment, sérieu- 
sement. Bainan Jesu Chrisio zinzi- 
nez maite dnena. Mais celui qui 
aime vraiment J. C. Devozioneko 
grazia hehar duzu galdegin zituin t * . 
Vous devez chercher sérieusement 
la grâce de la dévotion. 

Zinezko, 1. sérieux; de zinez-ko. 

Zinak, g. sérieusement. La ter- 
minaison est obscure. 

Zinetan, 1. sérieusement; de m« 
etan. Comme l'ail, im Ernat. 

Sineste, v. sin. 

Sinetsgogor, v. tim, 

Sinez, v. sin. 

Single, g. usé. Ce mot ne peut 
Être basque, du moins sous cette 
forme. 

Sinhex, sinhexi, v. sin. 

Sinhexgogor, v. sin. 

Sinhexkor, v. sin. 

Sinisetan, v. sin. 

Sinisezkor, v. sin. 

Sinisgarri, v. sin. 

Siniskor, v. «m, 

Siniste, v. sin. 

Sinistu, v. si)/. 

Sista, bn. coup d'une arme 
pointue. Comp. chista. 

Sistaka, bn .à coups d'arme poin- 
tue; de sista-ka. 

SlSTATU, SISTATZKN, bll. ]>i<jU«T, 

percer. 
Sistaka, v. mto. 
Sistatu, sistatze, v. sista. 



330 



Sitsa, v. salsa. 

So, bu. regard. 

So egin, 1. bn. regarder. Eu bu. 
généralement sogin. 

So egon, bu. regarder. So dagoka, 
il le regarde. 

Soka, bu. par des regards; de so-ka. 

Soallu, v. soilleru. 

Sobera, 1. bn. trop; du prov. 
sobre, sur. 

Soberatu, soberalzen, 1. bn. excé- 
der, rester. 

Soberazko, 1. bn. excès; de sobera- 
z-ho. 

Soberakin, 1. bn. restant; de 
sobera- egin ? 

Soberakin, v. sobera. 

Soberatu, soberatze, v. sobera. 

Soberazko, v. sobera. 

Soberra, soperra, v. soberra. 1. 
débordement d'eau. P. 

Sogin, v. so. 

Sohorna, ruelle ou gouttière, 
entre deux maisons; fossé, (i. a.). 
Mot d'O. selon P. Hiriko sohornak. 
Les fossés de la ville. 

Soil, g. 1. bn. dépouillé, désert, 
nu, stérile, chauve. Selon M. de 
Charencey du lat. solus. Est-ce 
que la ressemblance n'aurait pas 
de nouveau induit M. de Ck. en 
erreur? Nous aimerions citer ici, 
en passant, deux mots qui n'ont 
rien de commun comme origine, 
elkar, basque et elkaâr holl. signi- 
fiant tous les deux ,,1'un l'autre" 
et se prononçant exactement de la 
même manière. Elkaâr, syncope 
de elkander, de elk ander. — P. 
cite suhil, désert. Etche suhilla, la 



maison déserte. Ekliea suhil dute. 
Us ont laissé la maison déserte, 
P. donne encore sua hillik, et ce- 
ci nous explique le mot suhil, c. a. 
d. feu éteint, mort. Ainsi c'est une 
métaphore, la maison, le foyer est 
abandonné, on a laissé le feu s'étein- 
dre; de là désert, nu, dépouillé 
et finalement chauve. pour u se 
retrouve dans sokil = sukil. — Le 
feu a toujours joué un grand rôle 
et il est resté encore de nos jours 
des traces de son importance pri- 
mitive. Le vendredi saint les pay- 
sans donnent aux enfants de l'ama- 
dou qu'ils apportent le vendredi 
soir au curé pour le bénir; le len- 
demain, samedi, cet amadou sert 
à allumer ce qu'on nomme „le 
nouveau feu". 

Le lab. et bn. choil, seul, semble 
une variante de soil. Choil signifie 
encore en bn. habitant de la cam- 
pagne vivant à la journée. 

Choilki, 1. bn. seulement; de 
choil-ki. 

Soilleru, 1. soallu, bn. étage 
supérieur, grenier; du prov. solar, 
étage ? 

Soin, v. son. 

Soinka, v. son. 

Soinu, 1. bn. son; du prov. sou. 

Soinulari, 1. bn. ménétrier. De 
soinu-ari 4. Le l euphonique? 

Soka 1, v. so. 

Soka 2, g. 1. corde; de Tesp. soga. 

Sokatu, sokatzen, 1. bn. lier. So- 
katzen zitzayon gendea. Le monde 
se liait, se joignait, a lui. P. 

Sokarrari, railleur. Sokarraria, 



310 



xolila bada, da gosogarri, iholdea 
bada, erdeinagarri. Un railleur sub- 
til donne du plaisir, mais s'il est gros- 
sier il est dégoûtant. Prov. 408 d'O. 

SOKATU, SOKATZKN, V. SO/fa. 

Sokliaran, bu. l'écorce verte 
de la noix. 

Sokil, v. su. 

Sokor 1, g. motte de terre. 

Sokor 2, 1. veau mâle d'un an 
et au delà. 

Sola, zola, 1. bn. semelle, partie 
inférieure d'un corps. Oin sola, 
la plante du pied. 

Solas, v. jolas. 

SOLASTATU, V, jolaS. 

Soleatu, bu. soulager. 
Solhas, v. jolas. 

SOLHASTATZE, V. jûlaS. 

Solhasti, discoureur. P. (i. a.) 
v. jolas. 

SOLHASTIAR, V. jolas. 

Solhasturi, discoureur. P. (i. a.), 
v. jolas. 

Solo, v. soro. 

Son, g. sun, b. soin, 1. bn. dos, 
charge, vêtement complet. On nous 
a dit qu'eu lab. ce mot n'est plus 
usité pour dos. — Son berri bat 
egin dezu? Avez-vous un nouveau 
vêtement? Bai sonean dauket, oui 
je l'ai sur le dos. Soin bat egur. 
Une charge de bois. P. Bide luzean 
lastoa ère sorta (sorl/ia) soinean. 
Eu un long voyage la paille même 
est à charge. Prov. 99 d'O. Soin 
burutik soin bnrura. 1. D'une épaule 
à l'autre. 

Soinka, bu. à dos, avec le dos; 
de soin-ka. 



Sopa 1, 1. cabine du proprié- 
taire des bateaux de pêcheurs ou 
se trouvent les vivres. Boite. 

Sopa 2, v. zopa. 

SOPATU, SOPATZE, V. ZOpa. 

Soperra, v. soberna. 

Sopiku, v. zopa. 

Sor 1, v. sortu. 

Sor 2, g. insensible. — 1. 
stupide. — bn. sourd. Sal. v. Zor 2. 

Sortatu, sortatzen, g. engourdir. 

Sorrera, g. engourdissement. 

Sorbalda, g. 1. bu. épaules. 
Ene sorbalden gainean egin zuten egur 
bekalorreak. Ax. 13G. a. éd. 391. 
n. éd. (Ps. XXIX : 3 et non XXVIII) 
Sur mes épaules les pécheurs ont 
travaillé. Des laboureurs ont la- 
bouré sur mon dos. Version fr. 
Supra dorsum meum fabricaverunt 
peccatores. 

Sorberia, bn. rumeur vague. 

Sordetch, bn. pire. 

Soregun, v. sortu. 

Sorgia, v. sortu. 

Sokgin, 1. sorcier. 

Sorhayo, 1. lépreux. — Comp. 
zanri. 

SorllO, v. soro. 

Sori, 1. bu. permis. Egiten dute 
egin zori eztena. Us font ce qu'il 
n'est pas permis de faire. «Son 
eguna da, 1. bn. C'est jour grafc 

Sorkatu, sorkatzen, 1. bn. 

être pressé, entassé. 

Sorna. Mot demandé par P. à 
0. qui ne le connaissait pas. Comp. 
sohoma. 

Sorne, v. zome. 

Soro, g. solo, b. loiho, 1. bn. 



SU 



Ei! g. champ cultivé. En 1. b. 
prairie. En bn. regain. Selon M. 
de Charenccy du lat. solum. 
Sorrera, v. sor 2. 

Sorta, g. poignée, paquet. Sorla 
lotzalle, celui qui lie les gerbes. 
Sortalde, v. sort»». 
Sortatu, sortatze, v. sortha 

et sor 2. 

Sortegun, v. sortit. 

Sortha, zortha, 1. pesant (i. a.). 
P. Comp. sor, 2. 

Sorthatu, sorthatzen, 1. rendre 
pesant, s'appesantir. 

Sorthatu, sorthatze, v. sortha. 

Sortu, sortutzen, g. sor, sortu, 
.«.)//-vH,l.bn.naître,germer,engendrer. 

Adanék sortu zuen Set. Lardiz. 
Adam engendra Seth. Zeren bertzela 
sor litcke bïhi Mira buztan liteke belhar 
bUiur liteke. Ax. 87 a. éd. Car au- 
trement ce grain germerait, devien- 
drait (tournerait en) herbe. 

Sortze, g. 1. bu. naissance. Subst. 
verb. sortzea, le naître, la naissance. 

Sortzapen, bn. naissance; de sortza 
pour sortzea-pen. 

Soregun, sortegun, 1. bn. jour de 
naissance. Pour le t qui est resté 
attaché au thème, v. làket. 

Sortalde, g. oriente; de sort (pour 
sor) — aide. Pour le t, v. laket. 

Sortu berri, 1. nouveau-né. 

Sortzain, 1. qui préside à la 
naissance; de sor-zain. 

Sorgia, bn. source, lieu de nais- 
sance; de sor-tegi. 

Sortzain, v. sortu. 
Sortzapen, v. sortu. 

Sortze, v. sortu. 



Sosa, 1. bn. sou. 

Sotal, v. zothal. 

Sotil, g. subtil, rusé, v. l'ex. 
s. v. balio.- 

Soto, 1. bn. cave: du prov. 
sotol, fondement? 

Su, g. b. 1. bu. feu; colère. 
Emozu ur, mintza zakitza emeki eta 
eztiki, sua iraungiko da, gaitzerizkoa 
jabalduko da. Ax. p. 293 a. éd. 
118 n. éd. Donnez-lui de l'eau, 
parlez-lui doucement, la colère se 
calmera, la haine s'apaisera. 

Eta batbederaren obra nolaco da- 
ten, suac phorogaluren du. 1 Cor. 
III: 13. Test. Eoch. Et le feu 
éprouvera quelle sera l'œuvre de 
chacun. 

Sukartu f sukartzen, g. suakartu, 
suakartzen, 1. allumer, prendre feu; 
de su-hartu. Pour la mutation de 
h en k, v. Essai Ch. II et introd. 
du dict. p. VIII. Le thème (su) et 
non le nom défini (sua) sert à 
former les composés; la forme guip. 
est donc la plus correcte. Nous 
avons fait la même observation 
pour lokartu, qu'Axular écrit loha- 
cartu, et que nous trouvons écrit 
dans un vocabulaire loak hartu, ce 
qui est pire encore. — Etchea sua- 
kartu da. La maison a pris feu. 

Suaus. Lardiz. s'en sert pour 
auts-erre. 

Sukar, 1. bn. fièvre. De sukartu 
comme ahar de ahartu. M. Sala- 
berry écrit sukhar et tmkhnlde, mais 
le h est évidemment de trop, il est 
déjà converti en k. 

Suhar, 1. bn. très-vif. Ce sera 



342 



probablement une variante de auhar ; 
le h est conservé. 

Sutu, sututzen, g. brûler. 

Suta, sutatu, sutatzen ;suzta,suztatzen, 
bn. s'animer. 

Sukalde, g. 1. sukhalde, bn. cuisine; 
de su- aide pour halde. Pour la mu- 
tation de h en h v. Essai Ch. II 
et introd. du dict. p. VIII. Le h 
dans sukhalde est de trop; v. sukar. 

Sukhal, bn. impôt prélevé sur les 
cheminées avant 1789. Pour le h 
v. l'article précédent. 

Sukopil, 1. galette cuite sous les 
cendres ; de su-opil pour hopil. Pour 
la mutation de h en h v. Essai 
Ch. II et introd. du dict. p. VIII. 

Sukil, sokil, 1. (i. a.) grosse bûche 
qui entretient le feu; de su-hil, feu 
mort, puisque la bûche se consume 
si lentement? 

Subazter, 1. bn. foyer, âtre; de 
su-bazter. 

Sutegi, g. forge; sutei, bn. âtre; 
de su-tegi. 

Suburdina, 1. bn. le chenet; de 
su-burdin. 

Sugibelekoa, bn. la plaque en 
fonte placée au fond de l'âtre; de 
su-gibel-ko-a. 

Suharri, 1. pierre à feu. Il fau- 
drait, selon la règle, suJcarti. 

Suharotz, 1. forgeron; générale- 
ment harotz. Même observation que 
ci-dessus. 

Sumin, g. 1. bu. furieux. — bn. 
engourdi; de su-min. Conip. eri. 

Sumindu, sumintzen, g. 1. bn. cour- 
roucer.— 1. bn. s'inquiéter vivement; 
s'engourdir. 



Sumindura, 1. bn. mal que l'on 
ressent en s'étant piqué aux orties 
ou causé par la violence du froid. 

Susara, 1. bn. en chaleur; en 
parlant de la vache. De suz-aro, 
l'époque de feu (chaleur)? 

Supilzgarri, 1. allumette. 

Supkala, 1. pelle; de su-pàala. 

Su, 2. v. tsu. 

Suakartu, v. su. 

Suakartze, v. su. 

Suaus, v. tu. 

Subazter, v. su. 

Suburdin, v. su. 

Suderia, v. sudur. 

Sudu, certaine mesure de terre. 
Selon P. elle contient deux tiers 
de — ? Nous n'avons pu lire le 
mot. P. ajoute que par méthaphore 
on emploie sudu pour intérêt. Hain 
zinez eta hain sudu Jiandiz berdinzlà 
dohahunaz gero. Puisqu'il nous y 
va tout de bon et d'un si grand 
intérêt. 

SudUT, g. 1. bn. sur, b. nez. 

Suderia, bn. maladie des bêtes 
se purgeant par les narines. Sal. 
De sudur-eri. 

Sudur oyal, 1. mouchoir. 

Suerte, 1. bn. sorte, espèce ; sort, 
hasard. Sueriez, par hasard. Ha* 
laJiO sueriez non. De telle sorte 
que. Zemôal bekatu suerle dira. 
Combien d'espèces de péchés y 
a-t-il? 

Sugarrast, v. suge. 

Suge, g. 1. bn. serpent. 
Sugarrasl, Q.ser^eut;de svge-arrasl. 

Sugibeleko, v. su. 
Suhar, v. su. 



343 



Suharotz, v. su. 
Suharri, v. su. 
Suhi, v. sut. 
Suhil, v. soil. 

Sui, g. suhi, 1. bu. gendre. 
Suil, v. usid. 

Sukalde, v. su. 
Sukar, v. su. 
Sukartu, v. su. 
Sukartze, v. su. 
Sukhal, v. su. 
Sukhalde, v. su. 
Sukhar, v. su. 
Sukil, v. su. 
Sukopil, v. tu. 

Sumbil, g. tête d'arbre; syn. 
de mosTcor 2. Comp. sunipur. 

Sumin, sumindu, v. su. 

Sumindura, v. su. 

Sumintze, v. su. 

Sumpur, 1. s. grosse souche 
d'arbre. Sua eguberris sump'urreki, 
jjascos aldis adarreJci. Il faut faire 
le feu de Noël avec de grosses 
souches et à Pâques avec des 
branches. Prov. 411. d'O. Eguerri 
gauéko snmpurra. Souche de Noël. 
P. L'apostrophe chez O. indique 
l'aspiration ; ainsi sumphurrelà. 
Eguerri pour egun berri. 

Sun, SUna, profond. P. (i. a.). 
Comme P. cite encore suntzea et 
suudalzea, éprouver, qui dériveront 
très-probablement de sonder, il se- 
rait possible que sun en dérivât aussi. 

SUNDATZEA, V. 8U71. 

Sunhar, ormeau. Sunharrak 



eder du adarra. L'ormeau a le 
branchage fort beau. Prov. 441 d'O. 

Sunsi, sunsitu, sunsitzen, 
1. sunxi, sunxilu, bn. ravager, abîmer, 
ruiner. Alzoko harriak mtunim ditu 
gure bazter guziak. La grêle de 
hier a ravagé toutes nos campagnes. 

Smisuiia, bn. simple, niais. 
Au fond suusuna indique le son 
du tambourin. 

Suntzea, v. sun. 

Sunxi, sunxitu, v. sunsi. 

Sun, v. son. 

SurEKTu, supertzen, 1. rester. P. 
Variante et synonyme de soberalu; 
du lat. super. 

Supertuz, par excès; de super tu-z. 

Suphala, v. su. 

Supio, 1. force. P. (i. a.). 

Supitzgarri, v. su. 

Subitdki, 1. subitement. 

Supu, 1. fossé. P. (i. a.). 

Sur, v. sudur. 

Surda, v. zurda. 

Surmur, g. Larramendi, dans 
sa lettre à Mendiburu, se sert de ce 
mot, qui paraît être une variante de 
churirnuri. V. l'ex. s. v. jakimbide. 

Susara, v. su. 
Sustrai, g. racine. 
Suta, sutatu, v. su. 
Sutatze, v. su. 
Sutegi, v. su. 
Sutei, v. su. 
Sutu, sututze, v. su. 

Suya, v. sej/u. 

Suzta, suztatzen, v. su. 



T. 



Ta. 1°. On trouve la uni à 
l'adj. verbal, qui est rendu alors 
par „après avoir" ou „ayaut". 
Ikusita, après avoir vu ou ayant 
vu; edanda, ayant bu. Dans ce 
dernier exemple on voit que le t 
devient d quand les lois phoné- 
tiques l'exigent. Les Basques disent 
que ta est ici la contraction de la 
conjonction eta, et; cette explica- 
tion nous semble confirmée par 
Liçarrague et Pouvreau qui écrivent 
encore eta. P. dans son diction- 
naire écrit quelque part ikusi eta. — 
Harlan sartu eta eridenen duçue 
ado-urne arbat. Luc. XIX. 30. 
Test. Roch. Et après y être entré 
(ou y étaut entré) vous trouverez 
un ftnon. Quelque chose d'analogue 
se trouve dans les dial. basq. es- 
pagnols; là les deux mots ez gero 
sou t si bien unis, que de nos jours 
encore on écrit ezkero (esquero), se 
figuraut que ce n'est qu'un seul 
mot. 

2°. Ta sert encore à donner aux 
suffixes n, ra, ko, etc. une signifi- 
cation indéfinie ou plurielle: tan, 
tara, iako; v. Essai, p. 51. Lan -f- n 
fait lanetan (de lan-e-ta-n) dans 



les travaux ; eche -f- n fait échelon, 
dans les maisons. On trouvera plus 
bas, s. v. hetan, pourquoi cette 
forme est plurielle; mais ta reste 
jusqu'à présent sans explication. 
Du moment qu'un suffixe est uni 
aux prou, démonstratifs, il faut que 
ce suffixe soit composé avec ta; 
ainsi orrelara (non pas orrera) vers 
ce ; orietara (non pas orirà) vers ces. 

3°. Ta contraction de eta. 

Hetan, 1. bn. y, en, dans lui, 
dans eux, dans ces. Nous donne- 
rons d'abord quelques exemples 
et ensuite l'explication. — Vaniiate 
da aberaslasun gallhorren ondoan 
iàiltzea eta hetan esperantzaren etna- 
lea. Chourio, p. 27. C'est de la 
vanité que d'amasser des richesses 
périssables et d'y (en elles) placer 
son espoir. Etzazula hetan bit ha 
komplazenzia vano bal. Chourio, 
p. 144. Ce n'est pas une vaine 
satisfaction qu'on y (eu mes paro- 
les) doit rechercher. Eta egun hetan 
iaiquiric PierrUec discipnluen ar- 
tean. Act. 1. 15. Test. Roch. Et 
en ces jours-là Pierre s'étant levé 
au milieu des disciples. — Hetan 
est un mot très-remarquable. Le 



845 



pluriel de kura celui là, est ayek 
eu guip., Jtat/ek ou hek eu lab. 
Ayek -{- tau fait ayetan avec élision 
du /?•, puisque ^ et h ne peuvent 
se suivre, v. Essai, Ch. II; et ainsi 
hek -|~ ^ w es ^ devenu £ila». Hetan 
se retrouve daus tous les dialec- 
sous uue forme syncopée élan, 
et perd même souvent le e initial. 
En bise, etan se retrouve dans les 
substantifs verbaux. Nous savons 
que le nom verb. n'est autre chose 
qu'uu nom au locatif; que ikusteu 
est pour ikus-ten dans le voir; or 
eu bise, etan s'est conservé, et ainsi 
adi a donné adieian, subst. verb.; 
de adi-etan pour hetan. Erantetan, 
pour erant-hetan, lever. Que la 
forme primitive était hetan, nous 
semble encore confirmé par plu- 
sieurs noms verbaux, dans lesquels 
le h est devenu k, conformément 
à la règle ; v. Essai, Ch. II et 
l'introd. du diclionuaire p. VIII. 
Par exemple: Ardatzketan nàiz, g. 
je file; de ardatz-hetan. Josiaketan 
idilU, g. se réjouir; de josta- hetan. 
Anreketan failli, g. aller (s'amuser) 
avec les femmes; de anre (pour 
andere) — hetan. Cette forme se 
retrouve peut-être dans orheta (chute 
de n, comp. arrai 2); de orhe-hetan; 
et dans hitzketa, conversation; de 
hitz-hetan. La différence en guip. 
est grande entre ayetan, dans ce, 
dans celui-là, et etan, syncope de 
ayetan, et aujourd'hui terminaison ; 
mais la différence entre hetan et 
etan est très-petite. Malgré cela 
les dial. lab. et bn. ont tenu séparé 



ces deux formes du même mot en 
& rivant hetan exclusivement pour 
le pronom démonstratif, et etan 
pour la terminaison qui indiquera 
le pluriel ou L'indéfini du locatif. — 
Egun hetan, orduan penetan (pêne- 
etan) daudenek, désir atuko du te bere 
egunen fina. Ax. p. 595 a. éd. 427 
n. éd. Dans ces jours là, ceux qui 
sont en peine alors, désireront la 
fin de leurs jours. Tnoizko dern&o- 
ratan esaten badezu, g. Si jamais 
(indéfiui, si en aucun temps,) vous 
le disiez. 

Hetangoa, bn. celui qui est dedans; 
de hetan-go-a. Hetan signifie dans 
ce, dans cela; l'ail, darin (dar-in); 
le suffixe go en fait un adjectif, 
de dedans; a est l'article le; le, 
celui, de dedans. De la même 
manière nous avons vu l'adv. emen, 
ici, donner l'adj. emengo d'ici, l'ail, 
hiesig, avec l'art, emengoa, le, celui 
d'ici. — Eta hirietan {hiii-etaii) 
iragaiten eiradela iracazlen cituzten 
hetangoac Jerusalemen ciraden apos- 
tuluez eta ancianoez eguin içan 
ciraden ordenacen leguiratzen. Act. 
XVI: 4. Test. Roch. Et eux qui 
passaient dans les villes, instrui- 
saient ceux qui étaient dedans, de 
garder les ordonnances qui avaient 
été faites par les Apôtres et les 
Anciens de Jérusalem. 

ffetaz, bn. d'en, de cela; de 
hek-ta-z, avec élision de h devaut t. 
Eta hetaz zuhurki etâ goraki min- 
zatzea. Chourio, p. 29. Et d'en 
parler savamment et hautement. 

Hetara, bn. vers eux; do hek-ta-ra, 



346 



avec élision de Je devant t. Ela 
gauaren laurgarren veilla irian elhor 
cedin helara. Marc, VI : 48. Test. 
Roch. Et environ la quatrième veille 
de la nuit il alla vers eux. 

Helarik, 1. bn. en, de cela, de 
lui; de kek-ta-ik, avec élision de 
k devant l, et avec r euphonique. 
Ma hetaric ilkiric arrançalec sareac 
ikutzen cituzlen. Luc, V: 2. Test. 
Roch. Et les pêcheurs en (nacelle) 
étant sortis, lavèrent leurs filets. 

Tous ces mots composés auraient 
dû se trouver à l'article aura; 
mais nous avons découvert trop 
tard comment hetan, etc. étaient 
composés pour pouvoir les y placer. 

Tafalla, bn. nappe; du prov. 
toalha. 

Taka taka, bn. proraptement. 

Tako, v. takoh. 

Takoû, takoin, 1. talon. P. 
cite la forme syncopée takoa. La 
terminaison est probablement oin; 
mais qu'est-ce que tak ou ta? Le 
k pourrait être pour h, si oin est 
pour hoin. 

Talde, g. troupeau, assemblage. 

Talika, bn. souffrance vive, 
momentanée qu'un malade éprouve 
à l'improviste. 

Talo, g. 1. bn. galette de maïs. 
Thalo, gâteau de millet. P. 

Tamarina, g. tamborina, bu. 
tamarin, tamaris. Ce sont deux 
arbres différents, mais nous igno- 
rons auquel des deux le nom 
basque s'applique. 

Tambolin, v. tamborina %. 

Tambokdîa, 1, v. tamarina. 



Tamborina 2, 1. instrument 
de musique, d'un mètre à peu-près 
do long, à six cordes, sur lesquel- 
les on frappe avec une baguette. 
Olaechea, (biscaïen) écrit tamlofùi. 
Taberna, joko, tambolin. . . . iges 
egin. Fuir la taverne, le jeu, le 
tambourin(?) 

Tan, v. hetan, s. v. ta. 

Tanka, bn. bruit d'un corps dur 
frappant un autre corps dur. Bal. 
De tankatu, comme ahar de ahart». 

Tankalu, tankatzen, 1. bu. frapper 
un corps dur. Sal. Frapper sur 
quelque chose pour le faire entrer 
par force. P. Du prov. tancar, qui 
vient du lat. v. Diez, E. W. I. 
396. s. v. stancare. 

Tankatu, v. tanka. 

Tankatze, v. tanka. 

Tanta, g. b. goutte; de l'esp. 
tanto. 

Tantai, bn. piquet de vigue. Sal. 

Tapa, 1. tapoin, bu. bouchou; de 
l'esp. tapon. 

Tapatu, tapalzen, 1. bn. bou- 
cher. — g. couvrir. 

Tapia, 1. (Guétharv) chausson 
en laine qui ne monte pas plus 
haut que le sabot. 

Tapoin, v. tapa. 

Târ. Suffixe de l'ethnique. Le 
t devient d quand les lois phoné- 
tiques l'exigent. Burgostarra, l'ha- 
bitant do Burgos. Olorandarra, 
l'habitant d'Oloron. Si le nom 
fiuit par une voyelle, il paraît que 
c'est l'oreille qui décide si le t est 
maintenu ou non. Selon Lardizabal 
on dit également bien: Erromarra 



347 



et Erromatarra. Il serait possible 
que le t fût euphonique et que 
Un- fut pour ar, mille, v. ar 1. — 
Tar a formé, par exception, l'adj. 
anailar, g. fraternel. 

Tara, v. ta et ra. 

Tarrapata, bu. marche rapide 
et bruyante. 

Tarritatzea, 1. fâcher, mettre 
eu colère. P. 

Tarro, bu. un peu grand. 

Tarroiu, devenir grand. 

Tarte, Selon P. entre deux, 
rispaee. Tarte hartan. En cette 
entrefaite. Il nous semble que c'est 
une erreur ou en tout cas une 
corruption de arte. Arte, espace, 
(entre), avec bi, deux, a donué 
bitarte, traduction littérale du fr. 
entre deux. Le t paraît être eu- 
phonique. Pouvreau nous semble 
avoir coupé le mot en hi-tarte. — 
Le t de betazal et betondo, aux- 
quels mots nous avons renvoyé 
s. v. bitarte, nous paraît plutôt être 
une mutation du g; cependant 
nous ne voudrions pas l'affirmer, 
puisque jusqu'à présent cette per- 
mutation ne se trouve que dans 
les composés de begi. 

Tarzun, v. ta&un. 

Tasun, g. b. 1. tarzun. bn. 
Terminaison qui forme des sub- 
stantifs ; nous n'avons pu en décou- 
vrir le sens. v. eri. 

Taulen, bn. carreau de jar- 
din. 

Taz, v. zaz. 

Tchar, tchartu, v. char et zar. 

Tchit, v. chit. 



Tchitcharro, 1. espèce de 
poisson. 

Tegi, g. 1. bn. lieu, demeure, 
v. ziri. En guip. tegi no s'emploie 
que comme terminaison. Toki est 
une variante et s'emploie seul ou 
comme terminaison. En bn. tegi est 
généralement contracté en tei. 

Argindegi, g. atelier du lapidaire; 
de arri-egin-tegi. D pour t après 
n, v. Essai, Ch. II. 

Sutei, bn. foyer, âtre, desu-iegi. 

Tella, bn. thellla, 1. tuile. 

Tenore, bn. époque précise; 
moment opportun ; de Tesp. tenore, 
ordre, forme; ou du lat. ténor? 

Tentu, 1. jugement rassis. P. 
Bere tentu onean dago. Il a l'esprit 
en bonne assiette. Kechatzeu naît 
tenturik. Il me fait perdre patience. 

Tepertll, bn. crise, moment 
critique. 

Thai, bn. suspension d'une 
action; n'est guère en usage que 
dans le sens négatif. Thai-ik gabe, 
sans cesse. Thai-ik gabe minzo da. 
Il parle sans cesse. 

Thait.lu, 1. façon, sorte. P. Ene 
thaillutakoa da. Il est de même 
façon (taille) que moi. Zer nahi 
den thaïlluz. De quelque façon que 
ce soit. 

Tliaka, bn. défaut. 

Thalo, v. talo. 

Thamborin, bn. tambourin; 
v. tamborina 2. 

Thaku, bn. tan. 

Tharroka, bn. motte de terre. 

Thaztarika, bn. en ébullition 
suivie, non interrompue. De thaz- 



348 



tari-ka. Alors thaztari, bouillir, 
entrer en ébullition, doit aussi se 
trouver. 

Tiiatcha, bn. tache, défaut. 

Tiieilla, v. leïïa. 

Theka, bn. opiniâtreté. Comp. 
sepa et thema. 

Thema, bu. 1. opiniâtreté, en- 
têtement. 

Thematu, thematzen, 1. bn. s'ob- 
stiner, s'entêter. 

Thematstc, 1. opiniâtre ; de thema- 
tsu. 

Thematsu, v. thema. 

Thematu, thematze,v. ihema. 

Therestaka, bn. en traînant 
à terre; de iheresta-Jca. Theresla 
ne se trouve pas. Est-ce que ce 
mot dériverait de terre? 

Therestan, bu. syn. de theres- 
taka. 

Thesto, bu. sens. Sal. Glzon 
thesto huna. Homme de bon sens. 
Probablement du prov. testa, tête. 

Theyn, 1. sale, vilain. 

Thei/ukeria, 1. vilenie; de theyu- 
kerîa. 

Thini, bn. sommité. Il est cu- 
rieux qu'en holl. tin, généralement 
employé au pluriel, tinnen, ainsi 
que l'ail, zinne, signifient cré- 
neaux, pinacle. 

Thoilla, 1. v. tolla. 

Tholdo, v. iolde. 

Tholdatu, v. tolde. 

Thona, bn. tache d'une cou- 
leur différente imprimée (? !) sur 
l'étoffe.Sal. Du français ton, couleur? 

Thonatn, tacher. 

Thornu, bn. tour; charge. Egur 



(honni bat. Une charge de bois. 

Thll, 1. bn. crachat. 

Thu egiit, cracher. 

Ti, v. dik. 

Tik, v. dik. 

Tileta, bn. le point sur l'i. 

Tilika, bn. un peu; ne se «lit 
que des liquides. 

Tillape, 1. carène de navire. 
Peut-être de tilla-pe, sous-tillac? 
Tillac est en esp. tilla; tillac 
une corruption et n'est pas ancien 
en français; v. Littré, D. 

Tille, 1. titre, inscription. Selon 
0. d'après P. qualité. 

Timpla, 1. ornement de coiffure 
de femme; bandelette. Ce mot ne 
peut-être basque sous cette forme. 

Tina, 1. espèce de vaisseau. 

Tinka, 1. tinki, bu. serré forte- 
ment. 

Tinkatu, tinkatzen, 1. bn. presser 
fortement, bander. 

Tinketz, 1. fortement. P. (i. a.). 
Tinketz edatea, boire d'autant (?). 

Tinkatu, tinkatze, v. tiuka. 

Tinketz, v. tinka. 

Tinki, v. tinka. 

Tinto, bn. fortement coloré; du 
fr. teint. 

Tiotia, 1. un tout petit peu. 

Tipula, g. 1. bn. oiguon. Aussi 
kipula. Plutôt de l'esp. cebolla, 
que du bas-lat. caepula. Pour la mu- 
tation de la sibilante eu /, v. àrsiij 
de la gutt. eu sibil. v. karamitcha. 

Tipuri, bn. pustule. Variante 
de tipnla? 

Tipustapast, (Quéthary) su- 
bitement. 



349 



Tirent a, bu. tiroir. 

Titcu a,1. bonheur ; de l'esp. dicha. 

Tireso, bu. fort, bieu assis, 
solide. 

Tiresoki, bu. solidement. 

Tiro, bn. coup de fusil. 

Tirria, bu. désir, envie. 

Tirriatu, bn. désirer. 

Tirtil, bn. Comp. c/iirc/iil, chir- 
<j'il, z'irzil. 

Titi, v. dithi. 

To, g. 1. bn. Ce mot corres- 
pond à: tieus, quand on s'adresse 
à un homme. Quand on parle à 
une femme ou dit no. Il va sans 
dire que to n'est pas la seconde 
pers. de l'impératif de har, prendre, 
comme le dit M. Salaberry; mais 
nous ignorons d'où ces mots (to 
et no) viennent. Totzik, Jtar itzak 
eure diruak eta utstak niri. Tiens, 
prends ton argent et me laisse en 
paix. 1\ Hemen no da to. Ici la 
femelle commande le mâle. P. 
Dans le premier exemple to paraît 
être considéré comme tout autre 
nom verbal, to itzak, (totzik) tiens- 
les, har-itzak, prends-les. Nous ne 
nou3 expliquons pas pourquoi l'on 
écrit itzik et non itzak. 

Tocho, 1. stupide. 

Toki, g. 1. lieu, endroit; v. 
tegi. Ma beren iokira biurtu ziran, 
g. Et ils retournèrent dans leur 
pays. 

Tolde, 1. grossier; tholdo, bn. 
maladroit, engourdi. Tohlez eg'm 
du. Il l'a fait par grossièreté. P. 

Tholdotu, bu. s'engourdir. 

Tôles, g. pli. 



Toleslu, toleslutzen, plier. 

Tolesgabe, sincérité, candeur; do 
toles-gabe. Analogie avec le holl. 
eenvoud, l'ail, einfalt, litt. uu pli. 

Toleskor, toleskoi, flexible; de 
toles-kor. 

Tolesgabe, v. tôles. 

Toleskoi, toleskor, v. tôles. 

Tolestu, tolestutze, v. tôles. 

Tolla, g. thoilla, 1. grand pois- 
son de mer de la forme du bro- 
chet, mais plus grand. 

Tontor, g. b. sommet (d'une 
montagne). — b. bosse. Par erreur 
ici; v. konkor, et merchika. 

Topatu, topatzen, g. topau, 
b. (chute du l) chercher. 

Topau, v. topatu. 

Torpe, v. dorpe. 

Torticha, v. lortika. 

Tortika, g. torticha, 1. lie. 

Tortoilla. Vso tortoilla, tour- 
terelle. P. 

Totilla. 1. gentil. Ema totilla. 
Pemme belle et gentille. P. Serait- 
ce pour tortoilla, tourterelle? 

Tsu, SU, Terminaison qui sert 
à former des adjectifs; Allsu,adarlsu, 
egarsu, ilsu = icku, odolsu. 

Tta, bn. interj. exprimant ordre 
d'empêcher ou de faire cesser une 
action. (Tt, comme tie dans tiède.) 

Ttattiko, bn. bernique. 

Ttipika, pitika, 1. (Guéthary) 
chevreau. 

Ttiritta, 1. cigale. 

Ttutta, bn. terme de tisserand; 
petite cheville do roseau, placée 
au milieu de la navette, de laquelle 
l'ouvrier tire lo fil de la trame 



350 



par le mouvement qu'il lui donne. 
Sal. Dimin. de tula, tuyau. 

Tumpa, bn. coup peu violent, 
mais faisant un certain bruit. Sal. 

Tuntur, bn. variante de hun- 
îcur ; v. konkor. 

Tupa, v. dupha. 

Tupin, v. dupin. 

Tupust, bn. à Pimproviste. 

Tukmoi, g. tonnerre. Ce mot 
est-il basque? Comp. l'angl. tur- 
moil, vacarme. 

Turrusta, bn. chute d'eau ou 
de tout autre liquide, cataracte. 

Turrustan, bn. en versant avec 
abondance ; de turrusta — n. 

T'usto. O. e'crit l'apostrophe 
pour Y h; ainsi thusto. Thuslo du 
irabasten, jokoa eta putah dituenak 
ahasten. Celui-là gagne beaucoup 
qui oublie le jeu et les pu- 
tains. Prov. 448. 

Tusuria, soûl, le diable. P. 
dit que c'est un vieux mot basque 
dont on se sert encore (de son 
temps) en Soûle. En tout cas nous 
le donnons puisque c'est un des 
très-rares mots basques (dumoins 
il paraît être basque) qui ait rap- 
port à la religion. 

Tuta, bn. cornemuse à un seul 
tuyau. Le prov. et l'esp. ont tudel, 
fr. tuyau, anciennement tuyel, du 
lat. tubellus; v. Brachet, D. E. Selon 
Diez, E. W. tuyau, etc. ne vient 



pas du lat. tubellus (ce que Mé- 
nage avait déjà proposé), mais de 
l'anc. haut-ail. tûda, holl. tuit. 
Comp. dutchulu. 

Tuta, tutatu, bn. corner aux 
oreilles; dissiper (son bien). En 
holl. tuiten, signifie tinter aux 
oreilles. Comp. dutchulu. 

Tutulu, bn. gobelet en bois a 
anse, dont le peuple fait usage 
pour prendre de l'eau daus les 
seaux. 

Tutatu, v. tuta. 

TutulU, v. tuta. 

Tutuluya, sot, lourd eau. Mot 
d'O. Selon P. — Comp. tvtv.lu. 

Tzaille, v. zale. 

Tzaka, v. zaJca. 

Tzalle, v. zale. 

Tzat, Ce suffixe correspond à 
pour. Zerentzat. Pourquoi. B*m- 
tzat dauhat. Je le tiens pour 
dit. Gizonarentzat. Pour l'homme. 
Gironentzat. Pour les hommes. 
Comme nous l'avons déjà fait re- 
marquer dans notre Essai, tzat 
régit le génitif. — Tzat se trouve 
uni à ko et forme alors koizat, 
quelquefois contracté en kolz. 
Laurgarrenekotzat, pour la qua- 
trième fois. Ain aberats izateholz 
eskua labur. Pour être si riche il 
est peu généreux. 

Tzaz, v. zaz. 



351 



Tr. 



Tr. Ce groupe n'est pas toléru 
dam la langue basque; cependant 
elle a adopté plusieurs mots com- 
mençant pas tr. 

Traba, v. Irabu. 

Tràbu, 1. traba, bn. entrave. Le 
port.a trave, du lat. trabes, poutre. V. 
Littré, D. et Diez, E. W. s. v. travar. 

Tragaza, 1. dard, trait d'arbalète. 
P. — Du prov. trag, trait, L. R. — 
La terminaison est obscure. 

Traka, bn. mesure, taille. Eue 
trakako gizon bat ikhusi dut. J'ai 
vu un homme de ma taille. 

Trapu, 1. drapeau; haillon. P. 
Du fr. drapeau. 

Trastatu, 1. bn. traiter, trafiquer. 

Trasteria, bn. haillon. 

Tratu, b. 1. bn. trafic. 

Trebatc, v. trebe. 

Trebe, bn. habile, adroit; 1. 
familier, privé. P. 

Trebatu, trebatzen, g. Se rendre 
habile. 

Trebes, bn. en position opposée 
à la ligue perpendiculaire. Sal. (?) 
Est-ce que l'auteur veut dire hori- 
zontal ou penché? On dirait du 
prov. travers? 

Trego, 1. trêve. 

Trempe, 1. bn. disposition bonne 
ou mauvaise, d'une personne. Du 
prov. tempre. 

Trenkatu, bn. rompre un fil, 
une corde, etc. en tirant des deux 
côtés; de tronquer? 



Tresna, 1. bn. outil, instrument. 
Sal. Selon P. qui donne tresnak 
(plur.) habits, robes. Tresnak ira- 
kaslen du bidean joaiten eta diruuk 
hitzgiten. L'habit apprend à mar- 
cher et l'argent à parler. 

TRIKA, TR1KATU, TRIKATZEN, 1. bll. 

demeurer, arrêter; suspendre un 
peu la marche. Probablement de 
trego, litt. faire trêve. 

Triku, g. hérisson. 

Trimpoilla, 1. panse, gros ven- 
tre. Comp. tripa. 

Trinko, g. épais. 

Tripa, bn. ventre. 

Tripazoiro, bn. syn. de trim- 
poilla. 

Trocha, trochatu, v. trosa. 

Trokiu, b. Selon W. v. Hum- 
boldt. Danse mimique. 

Trombilka, 1. en roulant. 

Tronadura, 1. bn. plancher. 

Trosa, g. trocha, 1. maillot; du 
prov. trossa. 

Trosaiu, g. trochatu, 1. bn. Em- 
mailloter. 

Trosatu, v. trosa. 

Trosta, bn. trosle, 1. trot. Tros- 
tean dago. Il va au trot. 

Trua, 1. Haur trua. Enfant 
trouvé. Corruption du fr. trouvé. 

Trdka, 1. espèce de jeu de car- 
tes. P. 

Trukatu, trdkatzen, g. 1. bn. 
troquer; de l'esp. trocar. 



u. 



Ua, v. oa. 

Ubal, ual, g. courroie, ceinture. 
Le b est probablement intercalé; 
il l'est toujours en bise, après u 
quand l'art, a suit. 

Abal, g. habail, 1. liabela, bn. 
fronde. Est-ce que ubal et abal ne 
seraient pas des variantes du même 
mot dont la signification primitive 
était courroie ? — Davidek artu zi- 
tuen artzai-soneJcoa eta abalîa bost 
arrirehin. Lardiz. David prit les 
habits de berger et la fronde avec 
cinq pierres. — Larr. donne aussi 
uballarri fronde; de ubal-arri. 

Ubalarri, v. ubal. 

Ubel, avec l'art, ubela, g. 1. bn. 
pale terne. Selon P. „Couleur 
obscure tirant sur le noir; noirceurs 
que causent les meurtrissures." 
Dans ce dernier sens il y a la 
variante uspel, bn. meurtrissure, 
contusion qui ne saigne pas, mais 
laisse une tache livide; en lab. 
noirceur causée par la contusion. 
Le guip. a ospel pour uspel, 
engelure. Uspel nous semble dé- 
river de uls-bele et non de olz- 
bel, comme nous l'avons dit s. v. 
ospel. 



Ubeltasun, g. pâleur; de ubel- 
tasun. 

Ubeldura, 1. meurtrissure. — bn. 
obscurcissement, de ubel-dura. 

Ubel, ubeldu, ubellzen, 1. bn. 
meurtrir, ternir, obscurcir. 

Ubeldu, ubeldura, v. ubel. 

Ubeltasun, v. ubel. 

Ubeltze, v. ubel. 

Ubil, ubildu, ubildutze, v. 
ur 3. 

Ubiziak, v. ur 3. 

Uchada, v. uts. 

Uda, g. b. 1. bn. été. 

Uda berri, g. uda barri, b. prin- 
temps. 

Uda haste, 1. printemps. 

Udalzen, g. uda azken, 1. au- 
tomne. 

Udalantzea, labourer avec des 
boeufs. Mot d'O. selon P. De 
uda-landu. — P. ajoute encore 
l'exemple suivant qui n'est pas 
clair. Udalen an du. Il laboure 
la terre. 

Udabarri, v. uda. 

Udagara, 1. bu. loutre. P. cite 
encore uhadera et u/tain. U sera 
probablement pour ur. 

Udalantzea, v. uda. 



358 



Udare, g. 1. bu. poire. 

Udarondo, g. 1. poirier. 

Udararno, g. 1. poiré. 

Udarondo, v. udare. 

Udatzen, v. uda. 

Uder,bn .petit bou ton sur la peau. 

Udi v. Audi. 

Uka larrla, 1. peau de chamois; 
du buffle. P. Nons citons ce mot 
puisque ufa paraît être pour buffle 
et avoir perdu le b initial. 

Ufiafia, 1. dédain. Ufiajiaz ke- 
chalzea Jainkoaren contra. Se dépiter 
contre Dieu. P. De oh ! fi? 

Ufu hatsa, 1. fi ! du vilain ! P. 

Ugari, g. b. abondant, abon- 
dance. Probablement de ur, eau ; 
et ari 4. Pour la mutation de / 
en g, comp. ernari — ernagi ; burn- 
zari = burvzagi; iritai = igitai, 
aiusi que plusieurs mots composés 
avec ur, p. ex. ugolde, ugaste, ugarri, 
etc. Eu holl. et ail. abondance est t 
rendu par débordement, overvloed, | 
iiberfluss; de over, par dessus et j 
vloed, flux. 

Ugarilu, ugaritzen, g. b. abon- 
der, augmenter, féconder. 

Ugaritasun, g. b. abondance; de ; 
ugari-tasun. 

Ugaritasun, v. ugari. 

Ugaritu, ugaritze, v. ugarï. 

Ugarri, v. ur 8. 

Ugarte, v. ur 3. 

Ugaste, v. ur 3. 

Ugatz, v. ur S. 

Ugazaba, ugesaba, b. maître de 
la maison; svn. de echeko-jaun. 
Comp. s. v. ugazaita ious les com- 
posés avec uga:. 



Ugazaita, g. b. 1. beau-père; 
c. a. d. le second mari de la mère. 
Ugazama, g. b. 1. la secoude mère. 
Ugazseme, g. b. 1. fils d'un mariage 
précédent. Ugazalaba, g. b. 1. fille 
d'un mariage précédent. Humboldt 
(Berichtigungen, etc. p. 19) ratta- 
che tous ces mots à ugatz. Est-ce 
bien prouvé? 

Ugazalaba, v. ugazaita. 

Ugazama. v. ugazaita. 

Ugazesne, v. ur 3. 

Ugazseme, v. ugazaita. 
Ugesaba, v. ugazaba. 

Ugolde, v. ur 3. 
Ugotcho, v. ur 3. 
UgOtsO, v. ur 3. 
Uhadera, v. udagara. 
Uhain, v. udagara. 

Uhaitz, v. ur 3. 
Uharka, v. ur 3. 
Uharre, v. ur 3. 
Uhartu, bu. s'aviser. 
Une, 1. bâton; syu. de makil. 
Uhendil, v. ur 3. 

Uher, 1. gris. Gain eder barren 
ufier. Beau dessus sombre dedans. 
Bonne mine à mauvais jeu. Comp. 
urdin. 

Uherlo, bn. terne. Comp. ur- 
din et uher. 

Uherritzea, v. vr 3. 

Uhillatu, uhillatze, v. ur 8. 

Uhin, v. ur 3. 

Uhobi, v. ur 3. 

Uholde, v. ur 3. 

Ujayotz, v. ur 3. 

Ukabil, g. 1. ukhumil, 1. poing. 
Le curé biscaïen de l'église des 
Carmélites à Londres nous a dit 

23 



354 



que dans son pays on dit ikubil, 
(par erreur ikutil dans Tordre al- 
phabétique). Comp. encore ukarai, 
poignet; ukaldi, coup, et ukalondo 
ou vkondo, coude. — Tous ces mots 
paraissent avoir une origine com- 
mune. La forme bise, se rapproche 
du lat. ictus coup; ico, je frappe. 
La terminaison bit (v. bila) peut 
signifier ici rond. B est devenu m 
dans ukhumilla. 

Ukaite, v. ukan. 

Ukaldi, 1. ukkaldi, bn. coup. 
Harrukaldiz. A coups de pierre. 
Davidek Goliath hil zien habela 
ukhaldi bâtez. David tua Goliath 
d'un coup de froude. Comp. ukabil. 

Ukalondo, g. ukondo, 1. coude. 

Ukan, ukaite, 1. bn. ukhan, 
vkhaile, bn. P. dit : avoir et être. 
M. Salaberry dit: avoir, ce qui 
nous semble être la véritable signi- 
fication. V. Essai, p. 56. la note. 
M. Inchauspe a relevé cette note 
et y a répondu par une tirade, dont 
le fond et la forme se valent v. 
l'introd. p. XVI et suiv. Gi>zia 
despendalu ukan zunean. Luc, XV. 
14. Test. Roch. Quand il eut tout 
dépensé. 

Ukarai. 1. ukharai, bn. poignet. 
Comp. ukabil. 

Ukatu, ukatze, v. uko. 
Ukha, v. uko. 
Ukhaite, v. ukan. 
Ukhaldi, v. ukaldi. 
Ukhan, v. ukaite. 
Ukharai. v. ukarai. 
Ukhatu, v. uko. 
Ukho, v. uko. 



Ukhumil, v. ukabil. 

Ukhur, Ukhurtu, bu. se pen- 
cher en avant. De gurtu? Mais 
d'où vient le u initial? 

Ukitu, ukitzen, g. 1. ukutu, 
b. hunki, hunkiiu, bn. toucher. La 
forme bn. est la moins correcte; 
le n est élidé devant k; v. Essai, 
Ch. II. Ba n a erdian dagoan arbo- 
latikjatea eta ukilzea, debekatu digu. 
Lardiz. Mais le manger et le 
toucher à l'arbre qui se trouve au 
milieu, il uous Ta défendu. 

Uko, g. 1. ukho, bu. déni, re- 
noncement; couardise. 

Ukatu, ukalzen, g. 1. nier, ukha, 
ukhatu, bn. se rendre par épuise- 
ment, par manque de forces suffi- 
santes. Sal. — Hark asma, nik uka. 
Il a beau deviner, je nie. P. 

Uko egin, g. 1. renier, renoncer. 
Ukoan dago (de egon). Il en est 
au déni. P. Ukho egiznte zure pa~ 
sioneei. Chourio, p. 32. Renoncez 
à vos passions. 

Ukondo, v. ukalondo. 

Ukutu, v. ukitu. 

Ukuz, ukuzkatu, v. kulsu. 

UlertU, b. comprendre. 

Uli, v. euli. 

Ulitcha, v. euli. 

Ulle, v. Ule 1. 

Ulletsu, v. Ule 1. 

Ultze, v. iltze 2. 

Umatzea, v. umo. 

Unie, v. hume. 

Umekeria, v. hume. 

Umerri, v. hume. 

Umetasun, v. hume. 

Umezurtz, v. hume. 



355 



Umo, 1. mûr, mou. 
Umatzea, umolzea, 1. mûrir. 

Umotzea, v. umo. 

Unchi, g. lapin. 

Unda, undatu, v. ondatu^ s. v. 
ondo 2. 

Undar 1, bu. reste. Ce mot 
aurait dû se trouver avec ondar, 
hondar, s. v. ondo 2. 

Undar 2, bn. dernier; syn. 
de azken. Sal. Probablement le 
même mot que undar 1. reste, 
dans le sens de fond, ce qui reste 
en dernier. 

Underze, bn. le rectum. Erze 
est pour herze, v. esieak, s. v. es. 
Und de undar? 

Une, g. b. gune, bn. endroit, 
lieu, moment. Le g bn. proviendra 
de h, ce qui donne hune; le h 
s'est perHu, comme presque tou- 
jours, dans les dial. g. et b. Hune 
sera formé de l'adv. hun, là. Eu 
lab. selon P. gune, signifie geste, 
maintien. Gorpuizearen guneak. Le 
maintien du corps. Gune itsusiak. 
Gestes sales. En ail. „stelle" signi- 
fie endroit, lieu; et „stellung" 
position. — Ez naiz oroitzen une 
onetan, g. Je ne me rappelle pas 
dans ce moment. 

Gunez, bn. à la portée; de 
gune-z. 

Guneka, bn. par quartiers; de 
gune-ka. 

Une se retrouve encore dans 
quelques composés : Aôerrune, us- 
pelgune, utsune ou hutsgune, etc. 
Lardizabal écrit aterrune avec deux 
r (v. l'ex. s. v. aferi),ce qui nous 



paraît être une erreur, le mot étant 
formé de ateri-une. 

Unha, unhe, 1. las, fatigué. 
Unhe da. Il est fatigué. 

Unhatu, unhalzen, 1. aunatu, au- 
natzen, g. lasser. 

Unhadura, 1. lassitude ; de un- 
hadu-ra. 

Le subst. verb. unhatze, a donné, 
croyons nous : 

Oinhase, 1. onaze, g. oinhazi, bn. 
douleur. Le i du bn. sera pour 
e; e suivi de a devient quelque- 
fois (toujours en biscaïen) *. 

Unhadura, v. unha. 

Unhai, unhain, 1. vacher. 
Comp. urdain. 

Unhama, 1. corde à prendre 
la baleine. 

Unhatu, unhatze, v. unha. 

Unhe, v. unha. 

Unhide, 1. bn. nourrice. 

Unil, 1. entonnoir; syn. de 
imito. 

Unki, souche qui reste après 
que l'arbre est coupé. Mot d'O. 

Untz, g. huntz, 1. bn. hontz, 
]. lierre. Comp. iltze 2. 

Untze, v. iltze 2. 

Upa, v. upel. 

Upel, g. upa, b. cuve. Comp. 
dupela. Upa du lat. cupa? avec 
chute de la gutturale, ce dont 
nous n'avons pas encore trouvé 
d'exemple bien établi. V. p. XI 
de l'iDtrod. où nous citons abi de 
cavia en passant par habi. — La 
terminaison el est obscure. 

Ur 1, g. hnr, 1. bu. noisette. 
Avec l'art, urra, la noisette. 



356 



Urrilz, g. 1. bn. noisetier. Pour- 
quoi en 1. et bn. sans h? La ter- 
minaison n'est pas claire; serait-ce 
pour ur-arilz? arilz dans le sens 
d'arbre. P. donne pour hariiz, chêne, 
arbre. Pour la forme du mot il 
n'y aurait pas d'obstacle; en ail. 
en angl. en holl. on dit de la 
même façon : nussbaum, uooteboom, 
appletree, etc. baum, boom, tree, 
signifient arbre. Hurrak, 1. noi- 
sillier. P. fNoisille diminutif de 
noix). 

Ur 2, g. b. urôil, 1. kurbil, bn. 
près, proche, (V. p. XIV de l'in- 
trod. N. 131.) La terminaison bil 
est obscure. Ahalik hurbilleua, le 
plus près possible; hurbillena, su- 
perlatif c a. d. génitif de hurbil. 

Urrean, g. hurren^ 1. près de, dans 
la proximité; de urra-n ; comp. 
aurrean, gibelean. etc. Les mots en 

I et r, comme nous l'avons dit 
daûs l'Essai, p. 49, note 1. inter- 
calent un e; p. ex. lurrean, gizo- 
nean, ganean. P. cite hurren et le 
traduit par presque. 16 il hurren da. 

II est presque mort. Presque et près \ 
de se tiennent; presque est formé ' 
de près que; en ail. beiuahe, de ! 
bei, chez et nahe, proximité. — La : 
forme basque française est généra- 
lement hurOil avec ses dérivés; ce- 
pendaut P. cite encore hurrena , 
le plus proche; c'est le superlatif, 
c. a. d. le génitif de hur. Ape- 
zak dira Jainkoaren hurren gizo- 
nak. Les prêtres sont les hom- 
mes le plus près de Dieu. P. 
(modeste !) 



Urko, g. 1. urreko, urrengo, b. 
hurreneko, hurrengo , 1. proche, 
voisin. Zetako esaten dozu Pater- 
noslerraen urrengo Ave Maria? b. 
Pourquoi dites-vous un Ave Maria, 
près (avec, après) du Paternoster? 
Aide urkoak, g. les proches parents. 
Hunen hurreneko hitza. La parole 
qui suit celle-ci. P. llurbïllago tut 
{dut, l pour d après la voyelle), 
hortzah urkoak 6aino. Mes dents 
me sont plus près que mes pa- 
rents. P. 

Urkoéasun, 1. proximité. P. De 
urko tasun. 

Hurrenlsu. 1. à peu près. P. 
De hurren-lsu. Nous n'avons pas 
d'exemple à citer, mais hurren-tsu 
doit être un adjectif. 

Hurrentu, hurrenlzen, 1. urhent, 
urhentu, bn. achever, terminer. 
Le t final de urhent appartient à 
la terminaison; comp. laket. Le h 
iuitial se trouve par hyperthèse 
après ur. 

Urreralu, urrezaluten, b. appro- 
cher. 

Ilurbildu, hurbillzen, 1. bn. ap- 
procher. Ela ia Oliuaizelaco mendi 
ondora hur6iltzen cela. Luc, XIX. 
37. Test. Roch. Et lorsqu'il se fut 
approché de la descente de la 
woutague des Oliviers. 

Ur 3, g. b. 1. bu. eau. Un des 
tièà-rares mots en r doux, c'est-à- 
dire dont le r ne se double pas; 
ura l'eau. Dans les noms comp 
h; /• su perd presque toujours. 

Urtu, urlzen, g. 1. hurlu, bn. 
fondre. 



357 



Hfrta, hurlatu, bn. arroser, mê- 
ler d'eau. Arno hurtatu frango saltzen 
da ostatvetan. Il se vend dans les 
cabarets du vin mêlé abondamment 
d'eau. 

Urhatu, urhatzen, 1. étendre. 

l'biziak, g. se dit des fortes 
marées h certaines époques de 
l'année. En esp. aguas vivas. De 
ur-bizi. 

VgaHe, g. source; de ur-hade 
(de asi), origine-eau. Pour la 
permutation de h et g, comp. 
igea = ihes; ego := eho ; chingurri 
= chinhaurri ; olgatu = olhatu; 
Pour la chute de r v. plusieurs 
mots composés avec ur que l'on 
trouvera ci-dessous. Nous devons 
nous arrêter quelques moments à 
cette mutation de h en g } qui a 
fait le sujet d'un discussion entre 
M. de Chareucey et M. Viuscm j 
(Revue ling. vol. v. p. 220;. M. de , 
Ch. ne peut croire à cette muta- 
tion que sur des preuves indiscu- | 
tables. M. V. (même Revue, vol. 
5. p. 12) pense que le g est un j 
substitut naturel de 1'^, qui s'est 
produit après la chute de r. D'ail- j 
leurs, ajoute M. de Ch., pourrait- ' 
ou supposer que la forme dialec- . 
tique nigan, in me, soit pour nihan? 
A cette observation M. Vinson 
répond que le g ne peut venir de j 
h, puisque le suffixe du locatif 
n'est pas an, mais », et par suite 
le g n'est pas euphonique; c'est 
l'initiale d'un suffixe spécial. — 
Nous ne pouvons admettre qu'en ; 
partie l'opinion de MM. V. et de 



Ch. 11 ne peut y avoir de doute 
que le r de ur ne se perde; v. 
ubiziah, v»vl, uhobi, etc. qui sont 
incontestablement pour ur-biziak, 
vr-sul, etc. La mutation de h en g 
est prouvée, croyons nous, par les 
mots composés avec ur. Même ni- 
gan est pour nihan; ni-gan, en 
moi; et gan pour han, v. gan. 
D'ailleurs l'objection de M. V. que 
le suffixe du locatif est n et non 
an, n'est pas concluante. Le suf- 
fixe du locatif n'est jamais, autant 
que nous sachions, uni à un pro- 
nom purement et simplement ; c'est 
toujours par l'intermédiaire d'un 
autre suffixe, soit haith {baithan), 
soit ta {oyetan, zuetan). — Il se 
trouvera sans doute des mots comme 
ugo-tcho, de ur-olcho (oiso), où nous 
ne retrouvons plus le h, holcho; 
mais l'orthographe basque n'est rien 
moins que correcte sous ce rapport, 
p. ex. urhentu de hur rendu, v. ur 
2; hvrkari, hnrolda, etc. v. ur 3. 
V. encore eri. 

Ugari, g. b. abondant; proba- 
blement de ur-ari 4. V. ce mot et 
ses dérivés s. v. ugari. 

ligarri, g. écueil; de ur-harri; 
v. arri 1. 

Ugarte, g. île; de ur-arte? entre, 
au milieu d -, l'eau. 

Ugoldt, g. uàolde, 1. hurolde bn. 
déluge, torrent; de ur-holde pour 
olde Le h en bn. se trouve où il 
ne devrait pas être, et n'est pas 
où il le faudrait. 

Hnrkari, bn. porteur d'eau; de 
ur-hari, v. ari 4. Pour la muta- 



358 



tiou de h en k v. Essai, Ch. II 
et l'introd. du dict. p. VIII. 

Ulorki, g. source ; de ur-toki, 
avec transposition de r? 

Ujayotz, g. source ; de ur-jayotz. 

Usul, g. avec l'art, ttsulla, 
seau; de ur-sul ou suil (i pour 
/ mouillé). 

Urzulo, g. mare; de ur-zulo. 

Ubil, g. flux, fluide; v. ubildu. 

Ubildu, ubildutzen, g. couler; de 
ur-bildu. Il nous semble que ubil 
vient de ubildu, comme ahar de 
ahartu. 

Ukarre,]. bn. torrent,ondée; syn. 
de uholde P. 

Ukarka, 1. fleuve. P. 

Uhaitz, 1. bn. fleuve, rivière; 
de nr — ? 

Uhin, 1. ondes. 

Uhobi, 1. embouchure, golfe, gouf- 
fre. P. De ur-hobi. 

Urzilào, 1. puit; de ur-zilho. 

Urpetu, urpetzen, g. se noyer; 
de ur-pe-tu. 

Uhillatu, ukillatzen, 1. mouiller, 
tremper. 

Urezlatu, urezlatzen, 1. syn. de 
uhillatu. De ur-z-ta-tu. 

Uherritzea, Troubler l'eau P. 

Uhendil, 1. insecte d'eau qui res- 
semble à l'araignée. 

Vgatz, b. (?) mamelle, lait; syn- 
cope de ugazeznea. Humboldt cite 
ce mot. (Bericht. etc. p. 19 s. v. 
bularra) Selon M. Mahu (Denkm. 
p. XXXIX) de ur-atz. Comme 
nous l'avons dit plus haut g est 
pour h, et atz est hatz encore 
de nos jours en lab. et bn. 



Ugolso, g. ugotcho, 1. brochet; 
de ur-otso ou otcko, pour hotcho. 

Ur 4, v. urhats. 

Urbil, v. ur 2. 

Urchinch, bu. belette. 

Urdai, v. urde. 

Urdain, v. urde. 

Urdal, g. estomac. 

Urdatu, v. urde. 

Urdalde, v. urde. 

Urde, g. 1. bn. cochon. 

Urdai, g. 1. bn. lard. 

Urdain, 1. porcher. P. De urde- 
zaïn? La chute de z nous est in- 
connue. Comp. unhai, 

Urdalde, 1. troupeau de porcs; 
de urde-alde. 

Urdatu, bn.mot exprimant l'unité 
à laquelle sont réduits et comptés 
pour la dépense, les petits porcs 
s'introduisant dans les bois pour 
la consommation de la glan- 
dée. Sal. 

Urdifi, g. bleu, urdin, 1. gris, 
moisi, — bn. gris. Begi urdinak. 
Yeux gris. De ur-edin pour egin? 
D pour g v. atsegin = atseden. 
Comp. uher et uherlo. 

Urdindu, urdinlzen, 1. grisonner, 
moisir. Ogi urdin du. Le pain 
s'est moisi. 

Urdinchak, 1. potirons. P. 
Urdindu, urdin tze, v. urdin. 

Ureztatu, ureztatze, v. 

ur, 8. 

Urgaitz, urgaitzi, bn. Mé- 
nager quelqu'un par pitié. Selon 
P. aider. Comp. urrikari. Ur peut 
tenir de urri; la terminaison gailz 
n'est pas claire. 



359 



Urgoi, bu. discret; — 1. re- 
proche. 

Urhats, 1. urhax, bu. pas. P. 
écrit urrats, mais il vaut mieux 
couserver le h, comme dans son 
synonyme oinhats. Urhats vient de 
ur-hats, exactement le holl. voet- 
spoor, pied — vestige, trace. Nous 
n'avons trouvé nulle part le mot 
«r, mais déjà à l'article orthuts 
nous soupçonuions sou existence. 
Urhats vient donc couiirmer que 
ur ou or signifie pied. 

Urhatska, 1. urhaxka, bu. pas à 
pasj de urhats -ka. 

Urhatska, v. urhats. 
Urhatu, urhatze, v. ur 3. 
Urhax, urhaxka, v. urhats. 
Urhe, v. urre. 

Urhent, urhentu, v. ur 2. 

Uri, v. euri et iri 2. 
Urin, bu. graisse. 
Urinda, urindatu, graisser. 
Uringatzgabe, sain-doux ; de urin- 
gatz-gabe. 

Urinda, urindatu, v. urin. 

Uringatzgabe, v. urin. 

Uritea, v. euri. 

UritSU, v. euri. 

Urka, 1. fourche; du lat. furca 
ou de prov. força ; la mutation de 
o en u est fréquente. 

Urkatu, urkatzen, g. 1. urkhatu, 
bu. pendre. 

Urkabe, 1. urkabieta, bn. potence. 
Le lab. de urka-abe. 

Urkagia, bn. lieu où l'on pend ; 
de urka-tegi. 

Urkabe, v. urka. 

Urkabieta, v. urka. 



Urkagia, v. urka. 

Urkatu, urkatze, v. urka. 

Urkhatu, v. urka. 

Urki, g. bouleau. 

Urko, urkotasun, v. ur 2. 

Urlia, v. sandia. 

Urpetu, urpetze, v. ur 3. 

Urra, v. urratu. 

Urragia, v. urratu. 

Urraida, g. cuivre; de «r- 
rea-ide. 

Urrapen, v. urratu. 
Urratu, urratzen, g. b. 1. 

urra, urratu, bn. déchirer, rompre. 
Irriz urratu gara. Nous avons crevé 
de rire. P. Argi urratzea. La pointe 
du jour P. 

Urrapen, g. rupture; de urra- 
pen. Urra ne se trouve pas pour 
le moment. 

Urragia, bn. déchirure; de urra- 
egina. 

Urre, g. 1. urhe, bn. or. 

Urrean, v. ur 2. 
Urreko, v. w 2. 
Urrengo, v. ur 2. 
Urreratu, urreratute, v. 

ur 2. 

Urretatu, v. ur 2. 

Urri, g. rare. — 1. pressé, serré. 
— bu. lent. Il n'est pas clair 
comment ces trois acceptions dif- 
férentes sont indiquées par le même 
mot; surtout pressé et lent. — 
Bestetik zuen artean chit urri a da- 
leka. Lardiz. D'un autre côté puis- 
qu'il (livre) est très rare parmi 
vous. — La signification de rare, 
parcimonieux , se retrouve dans 
zur, chur, chuhur, qui, peut-être, 



860 



n'est après tout qu'un diminutif de 
urri Le * serait la caractéristique 
de l'adj. verb. 

Urriki, bn. avec lenteur; deurri-ki. 
Urria, v. nrilla. 
Urricha, bn. femelle des" qua- 
drupèdes. — 1. génisse. P. 
Urrikal, v. urrikari. 

Urrikalmendu, v. urrikari. 
Urrikalsu, v. urrikari. 
TJrrikaltu, v. urrikari. 

Urrikaltze, v. urrikari. 

Urrikalkizun, v. urrikari. 
Urrikalsu, v. urrikari. 
Urrikari, 1. bn. qui excite la 
compassion, qui fait pitié; de urri- 
kari (v. ari 4.) Pour la mutation 
de h en k v. l'essai Ck. II, et 
Pintrod. du dict. p. VIII. Urrikari 
zaitut. J'ai pitié de vous. P. — 
Urri ne se trouve que dans les 
composés ; jusqu'à présent nous ne 
l'avons pas trouvé seul. 

Urrikaltu, urrikallzen, 1. bu. avoir 
compassion; de urrikari-du, comme 
qfaldu de q/'ari, auhaldu de auhari, 
etc. Urrikallzen zaizkil. J'ai com- 
passion de vous P. 

Urrikal, g. 1. bu. Ce mot ne se pré- 
sente qu'accompagné de l'auxiliaire. 
Urrikal zago, g. Il a pitié de lui. 
Urrikal nakizu, 1 Ayez pitié de moi. 
Urrikal dérive de la forme verbale 
urrikaltu comme ahar de aharlu. 

Urrikalmendu, 1. pitié, compas- 
sion ; de urrikal-mendu. 

Urrikalkizuna, 1. digue de com- 
passion; de urrikal-kizuna, bien que 
kiznn corresponde généralement à: 
après avoir. Orduan zinez zinateke 



onbehar, ondikozko ela urrikal kizu a. 
Ax. p. 592. a. éd. 4i4. n. éd. 
Alors vous vous croirez misérable, 
affligé et digne de compassion./ 

Urrikallsu, 1. pitoyable; de ur- 
rikal-lsu. 

Urriki, 1. bu. repentir, regret. 

— g. compassion; de urri-kide; 
con-passion? en admettant pour le 
moment que urri signifie passion 
(souffrance). Urriki dut. J'ai regret. 

Urrikimendu, 1. repentir, contri- 
tion ; de urriki-mendu. 

Urrikitu, urrikitulzen, g. avoir 
compassion. 

Urriki, urrikitu, urrikilzen, 1. bn. 
se repentir. Lrrikilzen zait. Je me 
repeus. 

Urgaitz, urgaitzi, v. ce mot. 

Urriki, v. urri et urrikari. 

Urrikimendu, v. urrikari. 

Urrikitu, v. urrikari 

Urrikitutze, v. urrikari. 

Urrikitze, v. urrikari. 

Urrila, g. urria, g. bu. le mois 
d'octobre. La termiuaisou est illa; 
Qu'est-ce que urri ou ur t 

Urrin, 1. bu. odeur. Lurrïh, 
g. haleine, vapeur. Ussain onezco 
urrinetan. Eph. V. 2. Test. Roch. 
Eu odeur de bouue seuteur 

Urrin, urr/udu, bn. prendre une 
mauvaise odeur. 

Urriuda, urrindalzen, bn. flairer. 

— 1. parfumer. 
Urrinda, v. urrin. 
Urriudatze, v. urrin. 

UrrindU, v. urrin. 

Urririk, v. ururik. 
Urrin, v. urruli. 



361 



Urritz, v. ur 1. 
Urruiti, v. urruêi. 
Urrun, v. urrutt 
Urrundari, v. urruli. 
Urrupa, 1. gorgée. 
l'rrupat'i, urrupatzen, 1. avaler 
à gorgées. 

Urrupatu, urrupatze, v. 

urrupa. 

Urrupitcha, 1. espèce d'herbe. 

Urruti, g. wtrxk, b. urrun, b. 
1. bn. hurrun, 1. loiu. Eu lab. ou 
trouve aussi urrniti. Urruititik 
ikuslen du. Ax. 391. Il voit de 
loiu. Joan da etchean urruiti. Il a 
passé par la maison. P. Eta aura 
oraino urrun cela ikus zezan bere 
aitac. Luc, XV. 20. Test. Roch. 
Et comme il était eucore loiu, son 
père le vit. 

Urrundari, bn. voix ou son qui 
se fait entendre de loin. 

Ursain, v. urzinz 

Ursaiztea, v. urzinz. 

Ursapal, v. uso. 

Urt. Nous u'avous trouvé ce 
mot que dans le composé urlaize, 
g. b. veut d'est; de urt-aize. D'où 
vient wrtt 

Urtaize, v. urt. 

Urtarilla, g. b. wtharilla, 1. 

urlharila, bn. le mois de janvier; 
de urtar-illa. Qu'est-ce que urtar? 
Urt©, g. b. urthe, 1. bu. année. 
Urthe oroz, urthe guziez. Tous les 
ans. Urte guzian gerta ezedina, be- 
thirekian (begi-irekian, t pour g, le 
h introduit). Ce qui n'arrivera du- 
raut toute l'année, arrive parfois 
en un clin d'oeil. Prov. 171 d'O. 



Aurten, g. b. aurthen, 1. bu. cette 
aunée; de urle-nf mais d'où vient 
le a initial? 

Urlhux, bu. premier jour de Tau ; 
de urthe-haste. Cette déplorable 
orthographe de x pour ts obscurcit 
ici entièrement la métathèse de ts 
pour st. 

Urthaburu, 1. bout de l'an P. 

Urthaur, 1. enfant de l'aunée. 

Urthume, 1. rejeton d'arbre. 

Urten, urteten, v. irten. 

Urtha, urthatu, bu. rouir, 

eu parlant du liu. 

Urthaburu, v. urte. 

Urtharilla, v. urtarilla. 

Urthaur, v. urte. 

Urthax, v. urte. 

Urthe, v. urte. 

Urthume, v. urte. 

Urtu, v. ur 3. 

Urtza, 1. ais, table (planche). P. 

Urtze, v. ur 3. 

Urun, v. irih. 

Ururik, 1 urririk, bn. gratui- 
tement; de uru et uri-ik avec r 
euphonique; mais qu'est-ce que 
j uru, urri? 

Urzainz, v. urzinz. 

Urzekitea, conduire, accom- 
' pagner. Mot d'O. selon P. 

Urzilho, v. ur 3. 

Urzindu, v. urzinz. 

Urzinz, g. ursain, 1. urzainz, 
bu. éteriiûment. Le nom verbal est 
ursain egin; selon Larr. urzindu. 
Est-ce que ursain no serait pas 
déjà urs-ein, pour egin bien que 
urs ne se trouve pas. P. cite 
| encore ursaiztea, éteruûment; c'est 



un subst. verb. défini : l'éternuer. 
Urzo, v. uso. 
Urzoapal, v. mo. 
Urzobelhar, v. mo. 
Urzokari, v. mo. 
CJrzulo, v. ut 3. 

Usai, v. usan. 

Usain, v. usan. 

Usaindatu, v. man. 

Usaindatze, v. usan. 

Usaindu, v. man. 

Usaintze, v. man. 

Usan, usai, g. usain, 1. bn. 
odeur. — b. puanteur. 

Ahal main, 1. bâillement. Cette 
expression est obscure; ahal vien- 
dra de ao, bien qu'il soit difficile 
d'expliquer la présence de /. 

Usaindu, maintzen, 1. devenir 
puant. P. 

Usaindatu, usaindatzen, 1. par- 
fumer. P. — bn. flairer, syu. de 
wrinda. 

Usandu, usantzen, g. sentir. En 
guip. sentir, verb. actif se conjugue 
avec izan. 

Usna, 1. odorat. 

Usandu, v. usan. 

Usantze, v. man. 

Usanza, 1. bn. maya, g. bn. 
usage, habitude. 

Usapal, v. uso. 

Usaya, v. usanza. 

Usena, b. sangsue ; syn. de izai, 
1. De uts-eina pour egina. Eu 
bise, egin perd généralement le g. 
Ainsi la videuse ; le Grec dit bien 
la suceuse; le Eusse la buveuse. 
V. Pictet, Or. Indo-Europ. 

Uske, 1. millet. P. 



Uski, 1. uzki, bn. cul. Il nous 

semble de uts, vide. Ce qui est 

vide est creux ; creux en holl. „hol" 

signifie creux et cul. La terminai- 

, sou ki n'est pas claire; peut-être 

| de gai 

Uzker, bn. pet; de uski F 

Uzkornoki, bu. cul; de uski? 

Uzkal, uzkali, uzkaltzen, bu. ren- 
verser. Il nous semble de nzki-ali 
pour ari. V. afaldu. 

Uskurtu, uskurtzen, 1. se 
courber. Ne serait-ce pas de uzki- 
kurtu (v. gur), eu prenant uzki 
dans un sens plus général de reins ? 

Usna, v. man. 

Uso, g. 1. urzo, bn. palombe, 
pigeon. Il est probable que mo a 
perdu le r. 

Usokume, 1. pigeonneau; démo- 
hume. Pour la mutation de h en k, 
v. l'introd. du Die. p. VIII. 

Usotegi, 1. pigeonnier ; de uso-tegi. 

Usapal, 1. urzo apal, 1. tourte- 
relle. O. écrit ursapal selou P. 

Urzobelhar, bn. herbe qui res- 
semble au trèfle. 

Urzokari, bn. chasseur de pa- 
lombes; de urzo-hari (v. ari 4). 
Pour la mutatiou de h eu k, v. 
l'introd. du dict. p. VIII. 

Usokume, v. mo. 

Usotegi, v. mo. 

Uspel, bu. meurtrissure, con- 
tusion. — 1. la noirceur causée 
pas une coutusiou. Nous uous som- 
mes demandé s. v. ospel, si ce 
mot dériverait de olz-bele. Nous 
croyons plutôt que ospel est une 
variante de uspel et que uspel 



863 



est pour uts-bele, vide ou trou 
uoir. 

Uspeldu, uspeltzen, 1. bn. meur- 
trir; de uspel-du. 

Uspelgune, bn. eufoucemeut daus 
les laudes, abri contre le soleil et 
le veut, de uspel-gune. 

Uspelgune, v. uspel 
Uspeldu, v. uspel. 
Uspeltze, v. uspel. 

Ustai, v. uztai. 

Uste, g. b. opinion, attente, 
espérance. — 1. opinion. — bn 
croyance. En g. b. 1. uste est in- 
variable, et uni à l'auxiliaire del, 
etc., correspond à : je pense, il me 
paraît. Uste det, dut ou dot. Je 
peDse; litt. j'ai opinion. — Bere 
ou nere usiez. Selon son ou selon 
mon opinion. M. Salaberry prend 
uste pour un nom verbal dont sinhex 
est le présent de l'indicatif! 

Uslegabe, g. b. bn. inadvertance 
de uste-gabe. 

Ustekabez, ustekabean, g. uste ga- 
berik, 1. uste gaôez, bn. sans y pen- 
ser, par inadvertance ; de ustegabe-z 
et ik. K pour g v. Essai, Ch. II. 

Ustekeria, bn. croyance tenant 
du doute (?) Sal. La forme de ce 
mot (uste-keria) indiquerait plutôt 
crédulité. 

Usleketa, g opiuion ; de usle- 
hetan avec chute de n final, comp. 
orrai 2. Baiiagoka gezurtatzen ditu- 
zula Erdaldunen ta Euskaldunen 
usteketa charrak. Lettre de Larr. à 
Meudiburu. Il importe que vous 
démentiez les mauvaises opinions 
des étrangers et des Basques. 



Ustegabe, ustegabez, v. uste. 
Ustei, v. uztai. 
Ustekabean, ustekabez, v. 

uste. 

Ustekeria, v. uste. 

Us tel, v. uts. 

Usteldu, v. uts. 

Ustelkor, v. uts. 

Usteltasun, v. uts. 

Usteltze, v. uts. 

Uster, 1. bn. fragile, facile à 
rompre, tendre, l'opposé de coriace. 
Axular écrit uxter. Peut-être uue 
variante de ustel, pourri. Pour la 
permutation de l et r, v. juale. 
Hari haur usterra da. Ce fil est 
peu solide. Sal. 

Ustu, ustutze, v. uts. 

Usul, v. ur 3. 

Utkitzea, 1. le goût. Zein baitira 
ikustea, dasiatzea, enzutea, usnatzea 
eta utkitzea. Ax. p. 391. a. éd. 204. 
n. éd. Qui sont la vue, le toucher, 
l'ouïe, l'odorat et le goût. 

Utorki, v. ur 3. 

Uts, g. b. àuts, 1. Aux, bn. vide; 
seul, pur. Pour rendre compte des 
dernières acceptions (dont les exem- 
ples ci-dessous), il faut examiner 
le nom verbal utzi, laisser, cesser, 
que nous trouvons partout avec z, 
excepté chez Pouvreau, qui écrit 
dans son dictionnaire utsia, délaissé, 
mais par contre utzitea, laisser. Il 
est superflu de faire remarquer qu'il 
n'avait pas la plus légère idée que 
huts et utsi pussent avoir une 
origine commune. Quoique nous 
trouvious utzi avec z dans le Test, 
de la Kochelle, chez Larramendi, 



364 



chez M. Salaberry et chez Pouvreau, 
si l'on veut, il nous semble que 
utsi est l'adj. verbal de uls (uls-i), 
et ainsi devrait s'écrire utsi, laisser 
Nous pouvons tracer clairement, 
croyons nous, les différentes accep- 
tions de uls, qui signifie primitive- 
ment vide; puis délaissé (maison 
vide ou délaissée), seul (du pain 
seul, rien que du pain, ogi utsa); 
pur (ogi huts, 1. du pain pur; c. a. 
d. seul, sans mélange, pur.) Seul 
a précédé pur. Seul a dû être 
appliqué d'abord a la quantité (seul), 
puis à la qualité (pur). 

A l'article ich, nous n'avons pas 
voulu décider la question d'identité 
des deux noms verbaux ichi et vtzi 
(v. ich) et nous croyons avoir bien 
fait. Il nous semble aujourd'hui 
que l'adj. verb. bise, ichi, itzi, 
laissé, cessé, vient de ich, et n'a 
aucun rapport, malgré la ressem- 
blance, avec ulzi. Le bise, a doue 
perdu la signification primitive de 
ich, fermé, et n'a gardé que la 
signification secondaire de „laisser, 
cesser. Comme nous l'avons déjà 
dit l'ital. firmarse, s'arrêter, vient 
du latin firmar dont le sens propre 
était" arrêter". Arrêter, cesser, lais- 
ser se tiennent. 

Nous ne changerons rien à l'or- 
thographe, mais nous placerons utzi, 
ici, puisqu'il ne nous semble plus 
douteux que ulzi dérive de uls. 

Uts ou huis ou hua signifie donc 
vide; seul, pur. Comme substantif: 
faute, erreur; v. Pex. s. v. indak. 
— P. écrit hulz, dans son Guir. 



Dotn'na qui date de 1656. Hulz 
berean errorlzen da, nork ère. Il 
tombe dans la même faute, qui- 
conque... Dans son dict. qui a 
paru plus tard, P. écrit huts. Ceci 
montre une fois de plus combien 
peu l'orthographe était fixée. Arno 
huts, 1. vin pur. Ogi huts, 1. pain 
pur. Ogi utsa, g. Seulement du 
pain. Gezur hulsez, 1. Par pure 
vanterie. — Eu ail. on se sert indif- 
féremment de „vide" et de „pur". 
Das ist lediglich (vide) unsinn. Das 
ist reiner (pur) unsinn. C'est du 
verbiage tout pur. 

Ustu, uslutzen, g. huslu ou hulstu, 
husten, 1. huxt, huslu, bn. vider. 
La transposition de * et t ou z 
est très fréquente; comp. gaitz, 
gaistakeria; erautsi, erausten, etc. 

Visarte, 1. espace, loisir. P. De 
uts-arte. 

Utsune, g. hutsgune, 1. manque, 
défaut; de uls-une. Dezuten ulsv- 
nea ez du, mi bezala, beletzen. 
Lardiz. Ne comble pas, comme il 
le fallait, le manque que vous (en) 
aviez. Le lab. a couservé la signi- 
fication propre. Selon P. c'est „le 
lieu où il y a dauger de manquer 
ou faillir"(?) Ezlu fiazterrii, eztu 
huts-gunerik, guztia da bethea. Ax. 
p. 592, a. éd. 424 n. éd. 11 n'y 
a pas de recoin, pas d'endroit-vide, 
tout est plein, (c. a. d. tout ce 
corps est plein de douleur). 

Hutsegiu, 1. bn. huxegiv, bn. 
manquer, faire une faute, offenser. 

Bidea hutsegin du. Il a manqu< ; 
le chemin. P. Âila huts eguin diat 



365 



ceruaren contra. Luc, XV. 21. Test. 
Roch. Mon père, j'ai péché contre 
le ciel. 

UUegite, g. b. faute. C'est le 
subst. verb. de utsegin. Oh! zein 
utsegite andija gurasvena galdulen 
bada seha eureen erruz! Oh! quelle 
grande faute des parents si l'en- 
fant est perdu par leur faute. 
Moguel. 

I (midi, g. manque, défaut; de 
uis-aldi. 

Usteldu, usteltzen, g. b. miel, 
usteldu, usteltzen, 1. bu. pourrir; 
de uts-el, avec métathèse de t 
comme dans le nom verbal ustu, 
vider. I.e bn. hux a donné ustel 
tout comme les autres dialectes . 

y 

le h s'est donc perdu et le x a été 
converti eu st. Comp. urthax. 
Nous n'avons pas la prétention de 
changer l'orthographe ; mais on 
avouera qu'il est temps que ce 
désordre finisse. — P. cite aussi 
busleldu; nous ignorons d'où vient 
le b qui paraît être préfixé; comp. 
buztarina et buztino. 

Usteltasun, g. b. corruption ; de 
ustel tasun. 

f stelkor,h. périssable; de ustelkor. 

Uchuda (mieux utsada) 1. dyssen- 
terie. Da est probablement la 3 me 
pers „il est". Nous avons entendu 
dire „va-vite" pour diarrhée. Eu- 
phémisme enfantin, il est vrai; 
mais qui prouve comment les mots 
se forment. 



Utzi. 

Ulzi, uzten, utziten, g. ulsi, utsten 
ou ulzten ou utziten, 1. utz, utzi, 
utziten, bn. laisser, cesser, aban- 
donner; de uts-i, (laissé) adj. ver- 
bal ; v. ce que nous avons dit ci- 
dessus, s. v. uis. — Le bise, ichi, 
ichiten ou itzi, islen, laisser, cesser, 
doit être placé s. v. ich; ainsi que 
l'exemple qui suivra. — Erran ceçan 
bada Jesu&ec, utzi eçac ene sepul- 
tura eguneco hori beguiratu die. 
Jean XII: 7. Test. Roch. Mais 
Jésus lui dit: laisse-la faire, elle 
l'a gardé pour le jour de ma sé- 
pulture. Baina urle osiian egon biar 
baleu johtari ichi bagarik, b. Mais 
s'il fallait jouer une année entière 
sans cesser. Bere lanari etzion utzi, 
g. Il ne laissa, cessa, pas son tra- 
vail. Utzazu guziak eta kauzitako 
lutzu guziak. Chourio. p. 225. 
Laissez tout et vous trouverez tout. 
Ax. écrit utzten. P. utziten et utslea, 
dans son dict. — Crdea bat ère eta 
nehoiz ère, bekatxirik egin gabe egoite' 
ko gogo deliberatua perseveratzeko 
Jimietasuna, geroko utzten dute. Ax. 
p. 460. a. éd. 548. n.éd. Mais 
personne, ayaut pris envie de vivre 
sans péché, (et ayant pris) la 
résolution de persévérer, ne l'aban- 
donnera jamais plus tard. 

Norc ère utziten baitubereemazlea. 
Luc. XVI: 18. Test. Roch. Qui- 
conque abandonne sa femme. 

L'tziera, g. abandon ; de uizi-era. 

Utsa, v. ut s. 

Utsaldi, v. itts. 



366 



Utsarte, v uts. 
Utsegin, v. uts. 
Utsegite, v. uts. 
Utsi, v. uts. 
Utsik, v. uts. 

Utsio, mangeoire de boeuf. 
Mot d'O. selon P. 

Utste, v. utzi a. v. uts. 
Utsune, v. uts. 

Utz, v. utzi s. v. uts. 
Utzi, v. utzi, s. v. uts. 
Utzite, v. utzi, s. v. uts. 
Utziera, v. utti, a. v. uts. 

Utzte, v. utzi, a. v. uts. 

Uxter, v. uster. 

Uxu, avengle, variante de ixu. 

Uzkal, uzkali, v. uski. 

Uzkaltze, v. uski. 

Uzker, v. uski. 

Uzki, v. uski. 

Uzkornoki, v. uski. 

Uzkur, g. I. irrésolu, — bn. 
récalcitraut. Comp. uskurtu; le bn. 
s'expliquerait ainsi ; se courber pour 
résister. 

Uzkurtasun. g. I. irrésolution ; 
de uzkur-tasun. 

Uzkurtasun, v. uzkur. 
Uzta, g. bn. récolte. 



Uztailla, g. b. I. uztalla, bu. le 
mois de Juillet, de uzta-illa 

Uztai, g. ustai, \. ustei, bn. 
arc, cercle (d'un tonneau). 

Uztargi, g. arc-en-ciel ; de uztai' 
argi. 

Uztailla, v. uzta. 

Uztalla, v. uzta. 

Uztar 1, 1. ruade, coup de pied. 
Zamariaren uztar. Coup de pied de 
cheval. P. 

Uztar 2. uztartu, bn. v. 
uztarri. 

Uztargi, v. uztai. 

Uztarhede, v. uztarri. 

Uztarina, 1. v. buztarina. 

Uztarri, g. bn. joug. En bn. 
aussi buztarri. Nous ignorons com- 
ment ce mot est formé. Est-ce 
que buz pourrait être pour buruz, 
de tête ? et le nom verb. burustartu, 
pris par la tête, au lieu de uztartu ? 

Uztar, uztar tu, bn. attacher au joug. 

Uztarhede, bn. courroie du joug, 
de uztar-hede. 

Uztartu, v. uztarri. 

Uzte, v. utzi, s. v. uts. 

Uzterina, v. buztarina. 



Y. 



Nous avons adopté j iuitial à j 
l'exclusion de y (v. J). Continuer j 
à écrire comme la Vieuxville et 
de nos jours comme M. Archu et , 
d'autres jaun et yaun, nous semble , 
du désordre. Nous avrons conservé , 
le y daus la syllabe finale suivie 
d'une voyelle; là il provient de j 
i, précédé d'une voyelle, amorrai , 
fait amorraya; lai fait laya ; gei , 
fait geyago; là aussi l'y a sa raison 
d'être, du moins en guip; il ne se 
prononce plus comme y dans ayant, 
mais avec ce son, que nous appel- 
lerons mouillé; le son dj hongrois 
ou die dans Dieu. 

Cette orthographe a l'avantage de 
ne pas être une innovation que 
nous aimerions introduire, ni d'ap- 
partenir spécialement au dialecte 
guipuzcoan. Pouvreau qui se sert 



invariablement de J initial (ou i) 
emploie le y comme nous le pro- 
posons. Il écrit baya de 6ai, tache; 
natzayo, etc. En guip. ce sou mouillé 
est rarement (jamais?) initial; 
mais ou le trouve en lab. et bise, 
ce qui a produit une double ortho- 
graphe, tantôt / ou y, tantôt 
d; p. ex. doslalu, jo&tatu, que l'on 
prononce en Labourd avec le son 
mouillé. Deitzi, 1. bn. traire, vient 
de jachi et doit cette orthographe 
au son mouillé du j initial en lab. 
Il serait donc mieux d'écrire ces 
mots avec y. Pour le moment le 
nombre nous a semblé trop insigni- 
fiant pour établir cette différence; 
mais cela devra se faire quand la 
liste des mots bise, et lab. sera 
plus complète. 



z. 



Z, g. b. 1. bn. Ce suffixe tst de 
tous les dialectes et correspond à: 
de, par, à, avec. Zaldiz, à cheval ; 
de zaldi-z. Buruz, par coeur; de 
buru-z. Quand le mot auquel il est 
joint finit par une consoune, il 
faut, comme toujours dans ces cas-là, 
intercaler le e de liaison. Zillarrez, 
d'argent ; de zillar-z. Le r est 
doublé puis qu'il est dur. Danez, 
comme étant; de dan-z plus le e 
de liaison. Ban est pour da-n, qui 
ou que est; litt. pour que est. 

Jakin ez ezen, irakurri ère badet 
oarrez (de oar-z, et r redoublé puis 
qu'il est dur), ta arretaz {arreta-z) 
zure eskuskribatua ; eta ikusiaz (iku- 
sia-z) ta erabilliaz (erabillia-z) are 
geyago ezagetu det lan onen andita- 
suna. Lettre de Larr. à Mend. Non 
seulement je sais, mais j'ai lu avec 
attention et avec soin votre ma- 
nuscrit et par la vue et par la — ? 
je connais mieux la grandeur de 
votre travail. Eta nor berearekin 
irten nayez. Lardiz. Et chacun Vou- 
laut sortir (litt. par le vouloir, nai-z) 
avec ce qui était à lui. Ce suffixe 
se trouve souvent uni au suffixe ko: 
zillarezko, d'argent. 



Z se trouve quelquefois uni aux 
terminaisons verbales; p. ex. Ba- 
dakizu gertatuko danz? Danz est 
ici pour dan edo ez. Savez-vous 
s'il est arrivé ou non ? C'est ainsi 
que Lardizabal l'explique dans sa 
grammaire p. 70. — Quand nous 
voyons le bise, biar dot, je dois, 
il me faut, devenir biot, il nous 
semble qu'on peut admettre aussi 
la syncope z pour edoz. 

Zaako, v. zagi. 

Zaar, v. zar. 

Zabal, g. b. 1. bn. large, 
plat. Olgeeta guztien artian leku- 
rik zabalena. Bartolome. La plus 
large place parmi tous les amu- 
sements. 

Zabaldu, zabaltzen, g. b. 1. bn. 
élargir, étendre. — g. bu. ouvrir. 

Zabaltasun, 1. bn. largeur; de 
zabal-tasun. 

Zabaldura, g. 1. ouverture, élar- 
gissement; de zabel-dura. 

Zapaldu, zapaltzen, g. écraser. 
Rendre plat, peut avoir pris la 
signification d'écraser; mais zapa Ida 
pourrait être une variante, de zapatu, 
et être formé de zapa-ari-du y comme 
bazkaldu. 



.3.;;» 



Chabal, bn. diminutif de zabal ; 
v. eh. 

Chahal, chabal du, bn. aplatir. 
Zabaldu, v. zabal. 

Zabaldura, v. zabal. 

Zabalôra, g. espèce de poisson 
de mer, d'aumoins un mètre de 
long 

Zabaltasun, v. zabal. 

Zabaltze, v. zabal. 

Zabar, g. 1. indifférent, lent. 

Zabarkeria, g. indifférence; de 
zabar-heria. 

Zabartu (?) zabartzen, 1. devenir 
lent, ralentir. Begirautzue (begira- 
auzu) orduan zabartzelik nagitzetik, 
eta ez antsiatzetik. Ax. p. 188. a. 
éd. 50. n. éd. Gardez-vous de la 
lenteur, de la paresse, et de l'in- 
souciance. — Ces noms sont en 
basque des noms verbaux; zabartze- 
tik, du ralentir; etc. 

Zabarkeria, v. zabar. 

Zabartze, v. zabar. 

Zafarda, zafardarako, 1. 

coup. Orduan usiez ezen egiaz minzo 
zen, behatu zuen gibelat eta bitarte 
hartan eman zioen bere bethea, eman 
zioen zafardarako eder bat. Ax. p. 
469. a. éd. 546. n. éd. Alors croy- 
ant qu'il disait vrai, il regarda en 
arrière, et dans ce temps, il (c. a. 
d. l'autre) lui donna son plein 
(en holl. nous disons la pleine ra- 
clée) il lui donna un coup. — Ce 
mot n'est probablement pas basque; 
comp. zafla. 

Zafla, 1. soufflet; comp. chafla. 
Peut-être du fr. gifle. 

Zafla, zaflalu, bn. se battre. P. 



cite zaflakatu, se battre à coups de 
poing. De zafla-ka. 

Zaflatu, v. zafla. 

Zagi, g. zahagi, 1. bn. outre. P. 
cite encore zahato, zahako, zaako. 

Zagoz, zagoze, v. zaude. 

Zahagi, v. zagi. 

Zahako, v. zagi. 

Zahalburu, bn. véron à tête 
plate. Sal. Vairon est un petit 
poisson de rivière. Littré, D. Ne 
serait-ce pas pour zabal-buru? 

Zahalo,bn.*a/ftfr0,l. verge, gaule. 

Zahamiola, 1. haut-bois. P. Cor- 
ruption de chalumeau? Comp. 
charamella. 

Zahar, v. zar. 
Zaharo, v. zahalo. 
Zahartasun, v. zar. 
Zahartu, v. zar. 
Zahartze, v. zar. 

ZahatO, v. zagi. 

Zahi, v. zai, 1. 

Zai 1. g. zahi, 1. bn. sou, 
poussière des céréales. P. écrit sahi. 

Zai 2. g. zain, b. I. bn. garde, 
gardien. En guip. zai n'est en 
usage que dans les mots composés, 
comme arzai, etc. 

Zaitzalle, g. gardien; de zai-tzalle. 

Zailzari, g. gardien ; de zailze 
(nom verb.) et ari 4. 

Zaitu, zailuzleîi, g. soigner. 

Zaindu, zaintzen, g. 1. bn. garder, 
veiller à. 

Etsai, g. 1. ou etzai comme 
l'écrit Larr. daus le supplément de 
sou dictiouuaire; exai, bu. ennemi; 
de ez-zai, puisque z devant z de- 
vient t; etzan pour ezzan, v. Essai, 

24 



370 



Ch. II. Ainsi litt. non-gardien. 
Nous avons en holl. des formes 
analogues, p. ex: ondier, monstre; 
de on négation et dier, animal ; 
onmensch, homme dénaturé, mon- 
stre, de ou et raensch, homme. Eu 
basque il y a ezdeus qui est formé 
exactement comme elsai. 

Etsaitasun, g. 1. ezainlasun, b. 
inimitié; de eUai-tamn. Amodijo 
nasaijen ezaintasuna. Moguel. Le 
tort des amours relâchées. 

Etsaigo, 1. exaigo, bn. inimitié; 
de etsai-go; adj. employé substan- 
tivement. 

Zail, g. b. bu. sait, 1. coriace, 
ferme, résolu; se dit de quelqu'un 
de fort qui supporte bieu la fati- 
gue. — g. difficile. 

Zain, v. zai 2. et zàh. 
Zaindu, v. zai 2. 
Zaintze, v. zai 2. 
Zaitll, v. zai 2. 
Zaituzte, v. zai 2. 
Zaitzalle, v. zai 2. 
Zaitzari, v. zai 2. 
Zaka, zake, b. syn. de gabe. 
Lardizabal s'est servi de tzaka, 
mais ce mot ne paraît pas être du 
Guipuzcoa. 

Zakar, g. 1. sakar, 1. zakhar, 
bn. Selon P. balle de blé, syn. de 
ahotz ; croûte déteigne. Selon Sal. 
croûte qui se fait sur la peau. En 
Guip. en général une petite saleté, 
croûte ou poussière, qui se trou- 
verait p. ex. dans la soupe ou 
dans le vin, etc. Comme adj. zakar 
signifie dur, mauvais en guip. Gizon 
zakar bat. Un homme dur. 



Sakartsu, 1. teigneux ; de sakar -Uu. 

Zakhar, zakharéu, bn. devenir 
croûte. 

Chakhar, diminutif de zakhar, v.ch. 

Zake, v. zaka. 

Zakel, g. grenouille ; syn. de igel. 

Zakhar, v. zakar. 

Zakhartll, v. zakar. 

Zakhlir, v. zakur. 

Zakil, 1. idi zakilla, nerf de 
boeuf. P. 

Zakon, v. zoko. 

ZakUT, g. chakur, l. zakhur, 
bn. chien. La forme lab. est au 
fond uu diminutif. 

Chakur, g. chakhur, bn. dimin. 
de zakur; v. ch. 

Zalants, g. vacillation; doute, 
suspens. 

Zalaparta, g. grand bruit. 

Zaldain, bn. pont étroit en bois 
d'une seule pièce pour passer les 
ruisseaux. 

Zaldar, b. selon O. furoncle, 
clou. 

Zaldi, g. b. 1. bn. cheval. M. 
Sal. dit „monture de bête chevaline 
ou asine, mâle ou femelle". 

Zamari, est traduit par cheval. 
Nous ignorons quelle est l'acception 
généralement admise aujourd'hui ; 
mais dans le testament de la Ro- 
chelle zaldi est cheval. — Ehnn 
saldik ehun saltoki behar. A cent 
chevaux il faut cent selles. Prov. 
127 d'O. 

Zaldiz, 1. à cheval; de zaldi~z. 

Zaldun, 1. cavalier, gentilhomme. 
P. A Guéthary on dit zaldidun; 
de zaldi-dun. 



871 



Zaltoki, 1. selle; de zaldi — ? 

Zal&O t \.saldo, bn.troupe,groupe. 
Comp. Talde. La permutation de z 
ou s eu t nous est inconnue. Zaldo 
dérive peut-être de zaldi, à peu 
près comme cavalcade de caballus 
et aura pris plus tard l'acception 
générale de troupe. — Gizon zaldo, 
troupe d'hommes. 

Zaldun 1. v. zaldi. 

Zaldun 2. P. cite : zaldun ihaute, 
dimanche gras. Qu'est-ce que zaldun? 

Zale 1. g. b. zalhi, bn. salhe, 
1. cuillière en bois ou eu fer. — 
bn. roue de moulin en bois qui 
met l'usine en action. Sal. 

Zale 2. g. b. 1. bn. porté à, 
qui aime une chose. P. écrit sale, 
mais ou prononce en lab. toujours 
zale. Erdi gauzak ezta sale. Il n'aime 
pas la moitié des choses. Gale est 
probablement une autre forme (pri- 
mitive ?) pour zale. Pour la permu- 
tation de g et z, v. zapar=gapar; 
itoziiv=z.itogin ) et aussi karraka. 

Zaletu, zalelzen, g. b. (avec izan) 
avoir envie. 

Zale se trouve comme terminai- 
son d'un grand nombre de noms, 
pour indiquer celui qui fait ou qui 
aime à faire l'action : p. ex. nekazale, 
ouvrier; de neke-zale;eginzale,î&\$exiT, 
créateur; de egin-zale. Employé 
comme terminaison zale est souvent 
écrit tzalle, (chez V.lçaille); p. ex. 
onlzalle, bienfaiteur; saltzaille, ven- 
deur, traître. Plusieurs de ces mots 
cependant pourraient être formés 
du subst. verbal avec la terminaison 
ille ou ile, syncope de egille pour 



egin-le (puisque n s'élide devant l). 
Ainsi apaintzaille, saltzaille, sont 
peut-être formés de apaintza (pour 
apainlzea, comp. adilza) et ille, et 
saltzaille. Quoiqu'il en soit zale 
existe comme terminaison, v. les 
exemples ci-dessus. La différence 
entre les terminaisons est peut-être 
indiquée par les l mouillés; mais 
d'un autre côté cette distinction 
n'est pas toujours certaine; comp. 
ile, bn.=ille, g. hila, bn. mort, Ma, g. 
Zaletu, v. zale 2. 

Zaletze, v. zale 2. 

Zalge, bn. vesce; plante. 

Zalhi, v. zale 1. 

Zalhu, bn. souple. P. écrit: 
salhua, çalua et çaulia; puisqu'il 
écrit généralement u pour b (çauala 
pour zabala), çaulia sera pour çablia 
et çablia, zablia, sablia, pourrait 
dériver de souple. Le h qui se 
trouve dans zalhu n'est pas un 
obstacle, comp. eri. — Esku zaluak. 
Mains douillettes. P. Makilla zau- 
lia. Bâton souple. 

Salhutzea, zaulitzea, 1. rendre 
souple. P. 

Zaltoki, v. zaldi. 

Zalu, v. zalhu. 

Zama, 1. bn. charge, fardeau, 
faisceau, botte, fagot. Belhar zama. 
Botte de foin. Egur zama. Fagot 
de bois. 

Zamari, g. 1. bn. cheval. Il nous 
semble que zamari dérive de zama- 
ari 4, comme agintari, asmari. Si 
notre supposition est juste, il faut 
que zamari signifie „bête de somme," 
ce qui est exprimé aujourd'hui 



372 



plutôt par zaldi. On nous a dit 
que zamari en bn. était employé 
pour cheval hongre. 

Zamaldun, bn. cavalier; de za- 
mari-dun. Pour la permutation de 
l et r, v. arilla et afaldu. 

Zamalzatz, 1. étalon (i. a.) P. 

Zamariz, 1. bn. à cheval; de 
zamari- z. 

Zamarikina, 1. hennissement. P* 

Zamaldun, v. zama. 

Zamalzatz, v. zama. 

Zamar 1, 1. crabe. P. donne 
chamar, écrevisse. 

Zamar 2, 1. herbe qui reste sur 
les champs et que l'on brûle. 

Zamarra, 1. blouse. Il y a le 
français siraarre, de l'ital. zimarre 
selon M. Brachet. D. E. 

Zamari, v. zama. 

Zamarikin, v. zama. 

Zamastra, 1. lit, couche. P. 
Ce mot n'a pas l'air basque. 

Zamillt v. samin. 

Zampela, 1. (Guéthary) crin de 
cheval; syn. de zvrda. Syncope de 
zamari-biloa ? 

Zampha, zamphatu, zam- 
phatzen, 1. bn. frapper; abîmer 
de coups. 

Zangar, 1. tibia, l'os de la 
jambe. Probablement de zango ; 
mais qu'est-ce que ar? In syncope 
de sagar? v. zango. 

Zango, zanko, g. mollet. — 1. bn. 
jambe; eu lab. aussi: pied. Ce mot 
se retrouve dans toutes les langues 
romanes; v. Diez, E. "W. s. v. 
zanca. L'origine n'en paraît pas 
certaine; cependant ce n'est pas 



un mot basque d'origiue, la guttu- 
rale forte après n ne s'y trouverait 
pas. Zango lerraturik ou leundurik. 
Le pied ayant glissé. 

Zangokari, 1. bn. piéton; de zango- 
kari, v. ari 4. h pour k, v. l'introd. 
du dict. p. VIII. 

Zango sagar, bn. mollet. En lab. 
zangar, qui est peut-être la con- 
traction de zango sagar. 

Zangokari, v. zango. 

ZankO, v. zango. 

Zantzu, g. trace, syn. de az- 
lama, selon M. Arrue, maître d'école 
à Zarauz. Eta Pharaonek gaitz ayen 
ituriaren, zantzua nombait itan zuen. 
Et Pharaon eut quelques traces 
de la source de ces maux. 

Zah, g. zain, 1. bn. veine, 1. 
bn. nerf, racine. 

Zapaldu, zapaltze, v. zabal. 

Zapar, 1. bn. buisson. O. écrit 
gapar selon P. et sapar dans 
l'édition des prov. d'O. par M. P. 
Michel. Pour la mutation de z 
en g, v. itogin. Sapar edozeinek du 
bere hala. Chaque buisson a son 
ombre. Prov. 403 d'O. 

Zaparrada.g.omlée.bourrasque. 

Zapata, g. 1. bn. soulier: esp. 
zapato. Selon M. Mahn. (Etym. 
Unters. p. 16) l'espagnol vient du 
basque; et la racine de zapatu est 
„zap" ail. sappeu, soppen, marcher 
difficilement. Nous ajouterons l'ital. 
zopicare, boiter. — Comp. cependant 
l'aryaque kapa, sabot; v. Eick, In- 
dog. Wb. 2e éd. p. 32. Pour la 
mutation de k en z, v. karraka. 

Zapatu, zapatzen, g. 1. zaphaiu, 



373 



bu. fouler, presser, pas seulement 
avec les pieds, mais en général. 
Zapatain, 1. bn. cordounier; de 

zapata-eghi. 

Zapatain, v. zapata. 

Zapatu, v, zapata. 

Zapatze, v. zapata. 

Zaphatu, v. zapata. 

Zaphora, bn. bonne disposi- 
tion. 

Zapi, g. linge. 

Zapo, g. crapaud ; de l'esp. sapo. 
Comp. apo. 

Zapore, 1. saveur; zaphore — bu. 
bonne disposition. Aussi en lab. 
dans ce sens. 

Zar, g. bn. zaar, b. zahar, 1. 
bn. vieux. Selon M. Salaberry zar 
signifie: vieux, usé, de peu de valeur 
et est toujours un terme de mé- 
pris ; et zahar signifie vieux. Cette 
différence paraît être assez arbi- 
traire, puisque zar et zahar ne sont 
que des variantes du même mot. 
Les autres dialectes ont pris char 
le diminutif de zar, pour indiquer 
mauvais, usé. M. Sal. donne chahar 
comme dimin. de zahar, et char 
dimin. de zar. 

Char, g. chaar, b. char, chahar, 
bu. tchar, 1. mauvais. Diminutif 
de zar, v. ch. Pour l'acception 
v. ci-dessus zar. 

Chahartu, bu. vieillir. Zartu bn. 
devenir vieux, usé. Sal. Tchartu, 
1. devenir mauvais. P. 

Zartu, zartzen, g. zahartu, za- 
hartzen, 1. bn. vieillir. 

Zartza, g. vieillesse ; subst. verb. 
Comp. aditza. 



Zarrera, g. syn. de zartza. De 
zar-era ? 

Zahartasun, 1. vieillesse ; de 
zahar-tasvu. 

Zarkume, enfant malingre ; de 
zar-hume. Pour la mutation de h 
en k, v. l'iutrod. du dict. p. VIII. 

Zaragar, 1. gale. P. écrit saragar. 
Ce mot est évidemment composé; 
mais nous iguorons comment. Peut 
être de sara, scorie, à cause de la 
ressemblance de la gale avec les 
scories des métaux ? L'esp. sarua 
vient du basque selou M. Diez. 

Zaragoil, bn. culotte. 

Zarale, g. fourrage. 

Zaramatika,b n. embarras causé 
par une mauvaise chicane. Ne se- 
rait-ce pas une variante de zaramïka, 
égratiguure? V. ce mot s. v. harraka. 

Zaramika, v. karamitcha, s. v. 
harraka. 

Zaramikatze, v. karamitcha, 
s. v. harraka. 

Zarapatu, zarapatzen, v. 

zarrapo. 

Zaratz, charratx, 1. chaume, 
éteule, paille qui reste sur pied 
quand le blé est coupé. P. Comp. 
sarratz. — De zar, vieux? 

Zarhaiu, zarhatzen, bêcher la terre 
pour en arracher les herbes. O. 

Zarbaskitzea, v. zawri. 

Zar de, 1. instrument de menui- 
serie. P. 

Zarduka, bn. verges d'osier, 
de genêt, etc. Comp. zarika, etzare. 

Zare, sare, 1. bu. panier à 
anse qu'on porte au bras. M. Sa- 
laberry distingue zare, panier de 



374 



sare, filet. P. écrit sare pour filet 
et panier. Cette diversité d'ortho- 
graphe n'a pas une grande impor- 
tance étymologique. — Larramendi 
écrit sarria, en esp. sarria. Il est 
superflu de dire que selon Larr. 
l'esp. sarria vient du basque sarea; 
et cette fois-ci il pourrait avoir 
raison. En esp. sarria signifie pro- 
prement une espèce de filet pour 
transporter la paille. Il n'y a donc, 
selon toute apparence, qu'un seul 
mot, qui est sare ou zare et qui 
signifie panier et filet; l'analogie 
entre filet et panier est claire. 

L'origine de sarria dans les lan- 
gues romanes est incertaine; M. 
Diez compare (E. W. II. p. 173.) 
sarria à l'anc. ail. sahar (jonc, 
sparte) et au bas-latin sarex pour 
carex, sans en venir cependant à 
une conclusion. Sarria ne vient pas 
non plus de l'arabe, v. la note 
dans le Glossaire de MM. Dozy 
et Engelmann, p. 857. L'origine 
pourrait en être berbère, mais M. 
Dozy dit ne pas être en état de 
le prouver. — Peut-être que sarria 
vient du basque sare; sare avec 
l'article fait sarea, du moins au- 
jourd'hui, mais puisque e suivi de 
a devient t, sarea a pu s'écrire 
saria. Sare panier, trouverait son 
explication en basque puisque les 
paniers sont faits en osier ot que 
le saule (l'osier est une espèce de 
saule) s'appelle en basque sarats 
et aussi zartka. L'arbre aurait pris, 
dans cette hypothèse, le nom de 
l'objet qu'on fabriquait de ses bran- 



ches. Mais encore faut-il expliquer 
la terminaison ats ou ts, ce qui 
est très-difficile. M. de Charencey 
dit dans ses Kecherches sur les 
noms d'animaux, p. 25, que „tzea 
est souvent ajouté au nom du 
fruit pour désigner l'arbre qui Le 
porte." — Ce serait alors une ter- 
minaison, comme en français „ier" 
dans noyer, figuier, mais aussi dans 
peuplier, qui ne porte pas de fruits. 
Comp. ametz, haritz, haltz. Ou bien 
est-ce que tze ou tz serait la syn- 
cope de tzatt Comp. beltz. — Za- 
rika par suite de la permutation 
si fréquente de r et l pourrait être 
comparé au lat. salix; mais salix 
dériverait de l'aryaque salakâ, saule 
(v. Eick, Indog." Wb. p. 402), de 
sala, eau. Ceci ne pourrait s'ac- 
corder avec la dérivation de sare, 
panier. En tout cas nous ne voulons 
pas nous risquer sur un terrain 
qui n'est pas le nôtre; l'astérisque 
dont le mot sala est accompagué, 
indique peut-être que cette étyrao- 
logie n'est pas certaine. Quoiqu'il eu 
soit zarika doit être un mot com- 
posé et s'il est primitivement bas- 
que, ce qui est fort possible, la 
terminaison sera pour gai (v. ce 
mot). Zarika signifierait alors : chose 
à (branche de) saule = verges. 
Zarduka sera une variante de zarika. 
Aussi M. Sal. traduit-il zarika, 
non par saule, mais par genêt ; 
le gêuet n'est pas un arbre et 
représente plutôt une touffe, un 
paquet de branches. 
ZarhatU, v. zarats. 






IZahartze, v. tarais. 
Zarika, g. 1. saule. — bn. genêt. 
V. tare. 
Zarkume, v. zar. 
Zarpa, 1. pochette. 
Zarrakatu, zarrakatzen, g. 

se fendre; v. karraka. 

Zarrapo, 1. égratignure; écume; 
syn. de karainitcha, v. ce mot s. v. 
karraka. 

Zarapatu, zarapatzen, 1. égratiguer. 
Mieux avec deux r. 

Zarraski, g. ravage. Comp. 
sarraski ; et puis karraka dont 
zarraski dérivera. 

Zarrasta, v. kairaka. 

Zarrera, v. zar. 

Zartagin, v. karraka. 

ZartatU, v. karraka. 

Zartatze, v. karraka. 

Zartkin, b. poêle à frire; de 
l'esp. sarteu ou du prov. sartan; 
(v. L. R.) du lat. sartago. 

Zarthatu, zarthatze, v. kar- 
raka. 

Zartsu, g. force. 

ZartU, v. zar. 

Zartza, v. zar. 
Zartze, v. zar. 

Zarzaro, g. vieillesse; de 
zar-z-aro. Jacobek zarzaro mingarria 
zeraman. Lardiz p. 51. Jacob eut 
(mena) une vieillesse douloureuse. 

Zarzo, v. karraka. 

Zatar, g. chiffon, torchon; laid. 

Zatchezte, 1. 2 mu pers. de 
l'imper, de itcheki. Zatcheste hari. 
Saisissez-vous de lui. P. 

Zathi, v. zati. 

Zathikatu, v. zati. 



375 



Zathikatze, v. zati. 

Zathitu, v. zati. 

Zathitze, v. zati. 

Zati, g. zathi, 1. bn. morceau, 
pièce. — 1. jante (de la roue). 

Zatitu, zatitzen, g. zathitu, zathitzen, 
zathikatu zathikatzen, 1. rompre, 
mettre eu morceaux, diviser, par- 
tager. 

Zatitu, v. zati. 

Zatitze, v. zati. 

Zato, 1. bu. 2 me pers. de l'impér. 
de etorri. Zato, othoi, ene lagvntzerat. 
Chourio, p. 203. Venez, je vous 
prie, à mon aide. Larr. donne: 
ator, atoz, zato ven tu, viens. P. 
traduit zato par viens, venez. Il 
nous semble que le z initial indi- 
que que zato correspond à zu, et 
signifie venez. Ator et atoz doivent 
correspondre à Ai. Mais P. a raison, 
en tant que zu a remplacé hi; 
ainsi: (ni) nator; (zu) zator, vous 
venez, (siug.) correspondant dans 
les grammaires à: tu viens, mais 
„tu viens" proprement dit est: 
hi ator. 

Zaude, g. 1. bn. zagoz, b. 
restez (sing.) 2 me pers. de l'impér. 
de egon. 

Zaudete, g. zagoze, b. zaudezte, 
bn. restez (plur). 

Zaudete, zaudezte, v. zaude. 

Zauli, v. zalhu. 

Zaulitzea, v. zalhu. 

Zauri 1. g. b. 1. bn. plaie, 
blessure. Ce mot est-il basque? 
Comp. l'ang]. sore, plaie, de l'ang. 
sax. sâr, le goth. saira. — D'uu 
autre côté zaur ou sor se retrouve 



376 



dans beaucoup de mots basques. 
P. écrit zaurne (caurne), et Larr. 
sorne, pus. Comme uous ne pouvons 
rendre compte de la terminaison ne 
nous plaçons zaurne, pus, à part. 
Zori signifie mûr. Sohorna avec 
chute de ch, sorna, est gouttière. 

Zaur paraît être le thème, dont 
zauri, l'adj. verb. blessé. Le bn. a 
formé son nom verbal de zaur; 
zaurtti et non zauritu comme en g. 
v. Zori 2. 

Zauritu, zauritzen ou zaurtzen, g. 
b. 1. zaurt, zaurtu, bn. blesser. Pour 
le t de zaurt, v. laket. 

Zarbaskitzea, charger de plaies, 
(i. a.). Mot d'O. selon P. 

Zauri 2. bu. Venez. 2 me pers. 
sing. de l'impér. du verbe — ? 
M. Sal. ajoute : syn. de zato, im- 
pératif du verbe yin. Nous ne 
savons si ^impératif" se rapporte 
ici à zato ou à zauri ; mais en tout 
cas M. Sal. se trompe. Zato vient 
de etorri, et si nous ne savons pas 
d'où vient zauri, nous croyons 
savoir que cet impératif ne vient 
pas de yin. Peut-être de eroan. 

Zauritu, v. zauri. 

Zauritze, v. zauri. 

Zaurnatu, v. zome. 

Zaurnatze, v. zome. 

Zaurne, v. zome. 

Zaurte, bn. venez. 2 mo pers. 
plur. de l'impér. du verbe eroan? 
v. zauri 2. 

Zaya, bn. jupon. 

Zaz, g. bn. tzaz, g. taz, 1. Suf- 
fixe qui correspond à: de. Nizaz, 
de moi. Nere aitaren liburuenzaz 



galdetu det, g J'ai demandé les 
livres de mon père. Zutaz minzo du. 
Il parle de vous. P. Baina baidin 
gatza gueqat badadi, cerqaz gacituren 
daî Luc, XIV: 34. Test. Roch. 
Mais si le sel perd sa saveur avec 
quoi le salera-t-on ? Baina male- 
dictione hari, norqaz ethorten badirade. 
Luc, XVII: 1. Test. Roch. Mais 
malédiction à celui par qui ils 
arrivent. Andijagoa da zulc nttzaz 
dezun kuidado. Echeverria.. Le soin 
que vous avez de moi est plus 
grand. 

Zazpi.g. b. 1. bn . sept ; zazpigarren, 
septième. Zazpitan, 1. sept fois. 

Zazpigarren, v. taspi. 
Zazpitan, v. zazpi. 

Ze, v. che 2 et zer. 

Zeakor, v. che 2. 

Zear, g. zeyar, 1. zeihar, 1. bn. 
de travers, en travers, oblique, p. 
ex. les fils sur la trame, les uns 
debout (zutak), les autres en travers 
(zearrak). — Begiratu zearka, g. 
regarder de travers; de zear-ka. 

Zearkatu, g. dévier. 

Zeiharmen, bu. machine eu bois 
sur laquelle on roule la trame de 
la pièce de toile qu'on doit tisser. 

Zearka, zearkatu, v. zear. 

Zearo, v. che 2. 

ZeatU, v. che 2. 

Zedarre, v. zedarri. 
Zedarrestatu, v. zedarri. 

Zedarri, 1. zedarre, bn. borne, 
limite; syn. demugnrri. De zehe-arri ? 

Zedarrestatu, bu. planter des 
bornes. Sal. 

Zeden, 1. ver; carcoma, Larr. 



377 



Corap. zerren. Pour la mutation 
de r en d, v. egundano. Ezta zedenik 
urdaya hala bohatzen eta jaten duenik 
nola. Ax. 423 a. éd. 320, n. éd. 
Il n'y a pas de ver (à) lard qui le 
mange autant. . . . que. 

Zegaiti, v. zer. 
Zeha, zehatu, zehatzen, 1. bn. 

frapper, battre très-fort; aplatir 
quelqu'un de coups, v. che 2. 

Zehatu, zehatze, v. zeha. 

Zeharka, 1. berceau. 

Zehe, 1. bn. empan. En lab. du 
pouce à l'index. En bn. du pouce au 
petit doigt. Zehabethe, 1. du pouce au 
petit doigt. P. 

Zehe chume, bn. du pouce à l'index. 
P. cite encore sehe, sehame, seume. 

Zeihar, zeiharmen, v. zear. 

Zein, zen, g. b. zein, 1. bn. 
quel, lequel. Zein da hor? Qui est 
là? Dans les dialectes g. b. bn. 
zein est des deux nombres. En bise, 
on forme le pluriel de zein en y 
ajoutant tzu; comp. batzuek. Lardi- 
zabal, quoique du Guipuzcoa, em- 
ploie cette forme. Zeintzuetatik ba- 
koitzari bere itzkuntza berezi bestek 
etzikiena Jainkoak eman zien. A 
chacun desquels Dieu donna sa 
langue particulière que les autres 
ne connaissaient pas. 

Zein-ere,g.b. quelque. Zein eri izanik 
ère. Quelque malade qu'il soit. Zein 
ère régit n. Zein ère dan, quelque soit. 

Zein, g. 1. bn. employé comme 
adv. comme. Zein erraz dan ! Comme 
c'est facile. 

Zena ou zeina, g. b 1. bn. pro- 
nom relatif, lequel, qui; de zen-a. 



Liçarrague emploie zein au nomi- 
natif. Eta handic Philipposera, cein 
boita Macedoniaquoarterekolehen hiria. 
Act. XVI. 12. Test. Roch. Et de 
là à Philippe», qui est la première 
ville du quartier de Macédoine. En 
guip. on dit zena. Gizona, zena atzo 
etorri zan. L'homme qui est venu 
hier. On sait qu'il est de règle de 
ne faire usage de zein que pour 
les cas obliques, v. Essai, Ch. VI. 

Zena dan, g. c'est à savoir. 

Zembat, g. b. 1. bn. combien ; de 
zen-bat, un quel un quoi. Zembat 
balio dut Combien cela vaut-il? 
Le n devant b est devenu m. Zembat 
geyago, g. combien plus. 

Zeintzuk, b. lesquels; v. ci-dessus 
zein. 

Zembat — ambat, g. zembatenaz — 
hambatenaz, 1. plus — plus. Zemba- 
tenaz bai dire zeruko zigorradez zaur- 
thuak, hambatenaz lehiatzen dire bere 
ezkerrak Jainkoari bihurtzerat. Royau- 
me nt. Test, zahar. Plus il y en a 
de blessés par les châtiments du 
ciel, plus ils s'efforcent de rendre 
grâce à Dieu. 

Zembatenaz areago, 1. combien 
davantage? Areago paraît être la 
syncope de are-geyago. V. cependant 
au Supplément are 2. 

Zembatetan, 1. combien de fois; 
de zembat-etan. 

Zembana, 1. à combien chacun. P. 
De zembat-bana. 

Zembait, g. 1. zembat ère bait bn. 
quelques (toujours pluriel). Baiia 
erakusleak zembait argibide gai onetan 
ematen dirkigute. Lardiz. p. 7. Mais 



378 



les docteurs nous ont donné quel- 
ques éclaircissements à ce sujet. Eta 
egon guentecen hiri hartan cembatre 
(zembat-eré) beit egun. Act. XVI. 12. 
Test, lloch. Et nous séjournâmes 
quelques jours dans la ville. 

Nous ignorons si Liçarrague écrit 
généralement beit pour bait. Nous 
n'en avons pas encore trouvé un 
autre exemple. Beit est ici pour bait, 
croyons nous. Comp. baitaere. L'ex- 
pression de Liçarrague nous explique 
la forme guip. zembait, qui sera la 
syncope de zembat-bait. Le i serait 
sans cela inexplicable. Nous avons 
déjà fait remarquer s. v. no, que 
Liçarrague écrit dr, tr, etc. 

Zembatre, v. ci-dessus zembait. 

Zembate, zembatezko, g. nombre. 
Abraham zerraikion galdeak egiten eta 
justuen zembatezko gichitzen. Lardiz. 
Abraham continua à faire des ques- 
tions et à amoindrir (abaisser) le 
nombre des justes. 

Zeina, v. zein. 
Zeintzuk, v. zein. 
Zeinu, bu. cloche. De signe, 
signal? 
Zeken, cheken, bu. chiche, 

taquin. P. Eta haur erraiten dut: 
cekengui ereiten duenac cekenqui bildu- 
ren ère du. 2 Cor. IX. 6. Test. 
Iloch. Et je vous dis ceci, celui 
qui sème chichement, recueillera 
aussi chichement. 

Zekentasun, bn. parcimonie; de 
zeken-tasun. 

Zelai, g. b. zelhai, 1. bn. plaine. 

Zelhaitzca, 1. aplanir. P. 

ZelakO, v. zer. 



Zelan, zelango, v. zer. 

Zelata, g. 1. guet, embûche. 

Zelatatu, zelatatzen, g. 1. espion- 
ner. On pourrait croire que ce 
nom verbal dérive du lat. celare 
ou du prov. celar, celer, ce qui 
serait possible ; cependant on aurait 
alors zelatu plutôt que zelatatu. 
Aussi longtemps que la syllabe ta 
ne sera pas expliquée, il faudra 
admettre que zelatatu vient de 
zelata. 

Zelatari, g. 1. espion; de zelata- 
ari 4. 

Zelatari, v. zelata. 

Zelatatu, v. zelata. 

Zelatatze, v. zelata. 

Zeldor, 1. poids; (i. a.) Syn. 
de zortha. Mot d'O. selon P. 
Zelhai, v. gelai. 

Zelhaitze, v. zelai. 

Zelodun, g. zélé; de zelo, esp. 
et du?i. 

Zelu, v. zeru. 
Zematu b. menacer. 
Zembait, v. zein. 
Zembat, v. m 
Zembera, bn. breuil. 

Zemendi, b. Novembre. 

Zemphor, bn. pain grossier. 

Zen, bn. feu, défunt. Eztor zena, 
le feu curé. 11 nous semble que 
c'est la 8 me pers. de l'imparfait : 
était. Eu italien ou dit de même: 
fu, la fu regina, feu la reine. L'ital. 
du lat. fuit; le fr. du lat. fatutus; 
v. Littré, D. et Jirachet, D. E. 

Zentoi, g. géant. 

Zentzu, g. zenzu, bn. sens, juge- 
ment; du lat. sensus? 



379 



Zenzadar, g. boiteux, estropié. 

Zen, v. zein. 

Zena, zena dan, v. «#*•. 
Zer, zerk, g. b. 1. bn. ze, b. 

quoi, que, quel. Zer duzu? qu'avez- 
VOUsV Zejuicio egingo dan Jangoikoak 
orduban? Olaechea. Quel jugement 
Dieu fcra-t-il alors? Eta zer eran- 
tzungo jako onetara Juez artez edo 
zuzenari? Et que lui sera-t-il ré- 
pondu au juge équitable? 

Zergatik, g. 1. zergaitik, zegaiti, h. 
pourquoi ; de zer-gatïk. 

Zertako, g. 1. zetako, b. syn. de 
zergatik. De zer-tako. 

Zertan, g. zetan, b. en quoi; de 
zer-tan. 

Zerbait, g. b. 1. bn. quelque 
chose; de zer-bait. Comp. norbait, 
noizbait. 

Zerbait — go, g. un peu plus. 

Zelan, b. comment, de zer-alan; 
avec chute de IV, v. ci-dessus zetan, 
zegaiti, etc. 

Zelako, b. comment, de quelle 
façon; de zelan-ko avec chute de 
n devant k, v. E sai, Ch. II. Lar- 
ramendi cite zelango (dialecte?) où 
le n s'est conservé étant suivi 
par g. 

Zeren — n, g. b. 1. bu. parce 
que; génitif de zer. On trouve 
en bise, aussi zerren. 

Zerez, g. parce que; de zer-z et 
e de liaison. Eztezu hau zerez Jain- 
koaren doaya dezu. Lettre de Larr. 
à Mend. Vous n'avez pas cela, parce 
que vous avez le don de Dieu. 

Zernahi, 1. bu. quoi que ce soit; 
de zer-nahi. 



/.i.uuA, bn. herbe potagère. 

Zerbait, v. zer. 

Zerbitzari, g. 1. bn. serviteur. 
Ce mot aura été formé sur le mo- 
dèle des mots qui se terminent 
en art. V. ari 4. 

Zerdak, zurdak, g. churdak, 1. 
zurdak. bn. l'esp. cerda. Soies de 
cochon, crin de cheval; — g. ligne 
à pêcher. — 1. corde d'instrument. 

Zere, v. zu. 

Zer egin, b. occupation; de zer- 
egin. Gero gogo obiagaz ostera ekiteko 
bere zeregina. Pour entreprendre 
de nouveau plus tard avec plus de 
zèle son travail. 

Zeren, v. zer. 

Zerez, v. zer. 

Zergaitik, zergatik, v. zer. 

Zerhelere,l. bn. par prévoyance. 
Litt. quoi qu'il arrive, de zer-hel-ere. 
Zerk, v. zer. 

Zernahi, v. zer. 

Zerok, v. zu. 

Zerori, zerorrek, v. zer. 

Zeronek, v. zu. 

Zerra 1, cherra, 1. morceau. 

Ogi zerra bat. Un morceau de pain. 
Comp. zerrenda. 

Zerra, 2. 1. colline. Mot d'O. 
selon P. En prov. il y a ser, sera, 
cime, sommet de mont; v. L. B,.; 
du lat. serra, scie, à cause de la 
forme dentelée, v. Diez, E. W, 

Zerra 8, 1. (St. Jean de Luz) raie. 

Zerren 1, 1. bn. teigne, mite. 
Comp. zeden. 

Zerren 2, v. zeren, s. v. zer. 

Zerrenda, g. lambeau, mor- 
ceau. Latinezko zerrenda battuek. 



380 



Introd. dict. Larr, p. CCIV. Quel- 
ques fragments latins. 

Zerrold.0, g. cercueil. 

Zertako, v. zer. 

Zertan, v. zer. 

Zerthana, 1. quartier de pays, 
région. 

Zertzu. Ce mot dont Axular 
se sert (certçu) et que Pouvreau 
traduit par: à peu près, dérivera 
du lat. circa avec la terminaison 
de l'adjectif basque tsu. Il est assez 
curieux que dans la conversation 
nous nous servions en holl. du 
lat. circa. Circa eeu uur, environ 
une heure. — Ikusten da zertzu 
diren. Ax. p. 414 a. éd. 225 n. 
éd. On voit ce qu'ils sont à peu 
près. 

Zeru, g. b. 1. bn. ciel. P. donne 
aussi la forme celuya, que nous 
n'avons pas encore trouvée ailleurs. 
Probablement du lat. coelum. Pour 
la mutatiou de l en r, v. kapera. 
Le m final n'est jamais toléré; il 
est supprimé ou changé en n; v. 
Essai, Cb. II. 

Zeruko, g. 1. bn. céleste; de 
zeru-ko. 

Zeruko, v. zeru. 

Zetako, v. zer. 

Zetan, v. zer. 

Zetha, bn. espèce de lin qui 
tient le milieu entre l'étoupe et 
le lin propre. 

Zethabe, bn. tamis fin. 

ZethacllU, bu. tamis ordinaire. 
Apparemment de l'esp. seda, soie. 
Comp. setabe. 

Zeu, v. m. 



Zeure, v. zu. 
Zeyar, v. zear. 

Zezeartzea, Ce nom verbal 
que P. écrit avec raison cecearlzea, 
puisqu'il signifie „pronoucer mal le 
c en prononçant */' pourra s'écrire 
avec z, puisque cette lettre a rem- 
placé le ç. 

Zezeilla, b. le mois de février. 
De zezen-illa, selon Astarloa. 

Zezen, g. b. 1. bn. taureau. 

Zezka, bn. petite chandelle en 
cire. Sal. 

Zi, 1. bn. gland de chêne. Zi: 
bizi da. Il vit de glands. 

Zidor. v. chidor. 

Zierpe, v. sierpe. 

Zigar, 1. ciron. P. 

Zigor, g. b. zihor, 1. gaule, 
verge; châtiment, fléau. V. l'ex. 
s. v. zembatenaz. 

Zigorrada, g. coups de gaule. 

Zigorrada, v. zigor. 

Zihi, v. ziri. 

Ziho, zihoiu, v. seyu. 

Zihor, v. zigor. 

Zikhin, v. zikin. 

Zikhinda, v. zikin. 

Zikhinkeria, v. zikin. 

Zikinkeria, v. zikin. 

Zikin, g. b. 1. zikhin, bn. En 
g. avec l'article zikiha. Crasse, 
ordure; sale. 

Zikin, zikintzen ,1. zikhin, zikhinda, 
bn. zïkhindu? Salir. 

Zikinkeria, 1. zikhinleria, bn. 
saleté; action sale, de zikin-keria. 

Chikkin, chikhindu et chinkhin- 
keria, bn. sont des diminutifs, de 
zikhin, etc.; v. ch. 



381 



Zikintze, v. zikin. 

Zikotz, 1. chiche, taquin. 

Zikultzea, v. ziskurtu. 

Zilal,(Tolosa) nombril. A Zarauz 
et Azpeitia on dit chilùor. Comp. 
zulo. 

Zila 2, g. membre génital du 
taureau. Nerf de boeuf. C'est une 
erreur populaire que cette partie 
est prise pour le membre génital 
du boeuf, v. Littré, D. 

Zilatu, zilatze, v. zulo. 

Zilbor, v. chilùor. 

Zilder, bourgeon, bouton qui 
vient à la figure. Mot d'O. selon P. 

Zilegi, g. zilhegi, 1. permis. 
Selon Pouvreau zilhegia signifie : 
qui a permission de fuir, qui est 
libre. La dernière acception de 
«rendu libre" sera la signification 
propre, bien qu'elle ne soit plus 
connue aujourd'hui. Zilegi nous 
paraît donc un adj. verbal: rendn 
libre, libéré, de zil-egi pour egin. 
Le n de egin se perd quelquefois, 
p. ex. urragia dp urra-egina, et en 
général comme finale le n dispa- 
raît souveut; v. arrai 2. Comne la 
signification d'aucun mot n'a été 
abstraite primitivement, on pourra 
admettre, crovons nous, que zilegin 
a d'abord signifié faire un trou, 
c'est à dire, ouvrir ce qui était 
fermé, puis dégager (dégager le 
ventre), débarrasser, délivrer, rendre 
libre, permettre. 

Zilhegi du. Il est permis. Zilhegi 
naiz errailera. Il mest permis de dire. 

Zilegitu, zilegitzen, g. zilhegilu 
zilhegitzen, 1. permettre. 



ZilegitU, v. zilegi. 

Zilegitze, v. zilegi. 

Zilhar, v. zillar. 

Zilhargin, v. rillar. 

Zilhatu, v. zulo. 

Zilhatze, v. zulo. 

Zilhegi, v. zilegi 

ZllhegitU, v. zilegi. 

Zilhegitze, v. zilegi. 

Zilhetze, détacher. Mot d'O. 
selon P. Apparemment syncope ou 
variante de zilhegitze. 

Zilho, v. zulo. 

Zilipurdi, v. itzulipurdi. 

Zilindroin, bu. sans tenue, 
insouciant, sans énergie. Nous ne 
réussirons qu'en partie à décom- 
poser ce mot. Zilin, nous semble 
venir de zil-egin que l'on retrouve 
en lab. sous la forme zilhegi, libre. 
La chute de l'u final est fréquente, 
v. arrai 2. Comp. zinzillo. 

Zillar, g. b. zilhar, 1. bn. argent. 
L'origine du mot pour argent, dans 
les langues germaniques et lithuano- 
slaves, était encore incertaine et 
disputée quand M. Pictet publiait 
ses Orig. Indo-Eur. en 1859. Le 
goth. a silubra, angl. sax. seolfor; 
scand. silfr; auc. ail. silapar; auc 
pruss. sirabras. — Pick, Indog. Wb. 
p. 894, dit entre parenthèse „(Comp. 
le lat. sulpur, sulphur?)" 

Zilhargina, 1. l'orfèvre; de zilhar- 
egin. 

Zillo, Zilo, v. zulo. 

Zilotu, zilotze, v. zulo. 
Zimaur, g. fumier. 
Zimaurtu, zimaurtzen^ g. fumer 
la terre. 



382 



ZimaurtU, v. zimaur. 

Zimaurtze. v. zimaur. 

Zimel, chimel, g. b. sec. 
chimel, 1. bn. ridé. Coinp. zimur. 

Zimeldu, g. b. sécher. 

Zimikatu, v. zimiko. 

Ziiniko, 1. bn. chimiko, pince, 
l'action de pincer. 

Zimikatu, ckimikatu, chimikatzen, 
pincer. 

Zimitch, zimitx, v. chimich. 

Zimitz, 1. éclisse où l'on met 

le fromage. 

Zimur, g. 1. chimur, b. bn. 
ride. Comp. zimel. 

Zimurtu, zimurtzen, g. 1. c/ii- 
murtu, chimurtzen, b. bn. rider, 
froncer, chiffonner. 

Zimurtu, v. zimur. 

Zimurtze, v. zimur. 

Ziil, v. sin. 

Zinak, v. sin. 

Zinein, v. sin. 

Zinetan, v. sin. 

Zinetsbera, v. sin. 

Zinetskor, v. sin. 

Zinetste, v. sin. 

Zinetzi, v. sin. 

Zinez, v. sin. 

Zinezko, v. sin. 

Zingira, g. lac. 

Zinka, v. zinkha. 

Zinkha, zinka, bn. cri de 
joie sauvage en usage chez les 
paysans basques; syn. de irhinziri. 
Sal. — Dans le Labourd, du moins 
à Baïgorri, irhinziri signifie hen- 
nissement. 

Zinkhor, bn. chingor, 1. avare. 

Zinkhuri, bn. murmure plain- 



tif. Même origine que zinkha? 

Zintz, 1. bn. Selon P. morve, 
gourme. Selon M. Sal. l'effort pour 
faire sortir la morve. 

Zamal zintz, 1. bn. gourme de 
cheval. Pour zamal v. zamari. 

Zintz egilea, 1. souffler (i. a.), 
se moucher. P. Egizak zintz. 
Mouche-toi. 

Zintzo, g. apte, capable. Comp. 
zentzu. 

Zinzilika, g. 1. suspendu, bal- 
lant. Zinzillika gelditu zan. Il resta 
suspendu. — Zinzillika est proba- 
blement une expression adverbiale, 
et formé de zinzili-ka. Mais zinzili 
jusqu'à présent ne se trouve pas. 
Zinzilikalu, signifie en bn. briser. 

ZinzilikatU, v. zinzilika. 

Zinzillo, bn. sans souci, sans 
tenue. Sal. Peut-être l'esp. sencillo, 
simple, niais. Comp. zilindroin. 

Zinzinez, v. sin. 

Zinzur, L bn. gorge, gosier. 

Chinchur, bn. diminutif de zinzur. 

Zinzurzilo, bu. syn. de zinzur 
selon M. Sal. Proprement l'entrée, 
l'ouverture du gosier, de zinzur-zilo. 
Nous disons la même chose en 
holl. keelgat; gat est trou. 

Zinzur konkor, 1. pomme d'Adam. 

Zinzur konkor, v. zinzur. 

Zinzurzilo, v. zinzur. 

Ziri, g. 1. zihi, 1. ziri, chiri, bn. 
coin, cheville. En cherchant d'où 
vient ziri, nous trouverons peut- 
être l'origine de plusieurs autres 
mots assez obscurs jusqu'à présent. 
Il faudra faire un détour pour y 
arriver. — Iri, hiri, signifie ville; 



383 



ce qui ne peut être la signification 
primitive. Iri, comme stadt, ville en 
ail. aura indiqué lieu, eudroit, et 
puis ville. Comp. l'ail, statt dessen, 
angl. in stead of, au lieu de. Iri 
avec egin a donné iriki, ôter, c'est- 
ù-dire: faire place. Le g est devenu 
k après la voyelle (v. Essai, Ch. 
II); et le n final s'est perdu, v. 
airai 2. Iriki a produit les variantes 
ideki, par suite du changement de 
r en d (v. egundano), puis idoki. 
De idoki dérive toki, lieu, endroit, 
après la chute de i initial; comp. 
iarràitu qui fait arreit. 

Iri avec egin a produit une autre 
forme où le n s'est maintenu et ou 
le g s'est perdu (comp. m, b. et in, 
bu. dans imbide). C'est irhi avec 
l'art. iri7ia, de nos jours irriiia. Ce 
mot s'est conservé dans irrinarte,- 
fente, ouverture, de irrina-arte, en- 
tre-espace, exactement l'ail, zwi- 
schenraum, de zwischen, entre, et 
raum, place. Un troisième dérivé 
de iri est le nom verbal iriten, 
sortir, se lever, de iri-egiten; (en 
b. egiten se contracte en eiten); 
ainsi une autre acception de „faire 
place". — Un quatrième dérivé de 
m, est irilu, hiritu, (irritu, hirritu) ; 
le h de hiri s'est conservé en lab. 
Irritu signifie s'entr'ouvrir, se fen- 
dre, à peu près la même signifi- 
cation que ideki. Un cinquième 
dérivé est irrisiatu (Larrara. s. v. 
deslizar) glisser, qui s'écrirait plus 
correctement iriztatu de iri-z-tatu. 
Or une variante de irrisiatu est 
chiristatu, avec un r. Le ch initial 



paraît indiquer, comme s'est souvent 
le cas, le diminutif. C'est cette 
forme qui reliera ziri et iri en 
passant par chiri. La signification 
de coin se trouve dans les noms 
verbaux entr'ouvrir, glisser. Ziri 
ou chiri est donc formé du nom 
verbal (comme ahar de aharlu), et 
non le nom verbal du substantif. — 
La mutation de r en h (ziri et 
zihi) est très-rare, nous ne pouvons 
citer que sarats, mais elle s'explique 
sans peine. Le r doux a un son 
si incertain, qu'il se perd souvent 
(comp. les mots composés avec ur) 
ou qu'il devient g ; de g à h il 
n'y a qu'un pas; aussi sarats donne 
les trois variantes sarats, sahats et 
sagats. 

Zirista, ziristatu, 1. bu. cheviller. 

Chiristatu, chiristatzen, g. glisser. 
Selon Larr. irristatu. 

Zirristatu, zirriztalzen, 1. bn. terme 
de jeu de paume, faire rouler la 
paume d'un bout à l'autre du gant. 

Zirriiu, g. fente. Selon la forme 
c'est un adj. verb. employé sub- 
stantivement. 

Chiritu, bn. ouverture ou petite 
croisée sans fenêtre dans les mai- 
sons ou les étables. Même obser- 
vation que pour zirriiu. 

Zirri, g. action de toucher une 
femme d'une façon indécente. 

Zikiko, soie; du lat. sericus. 

Zirista, ziristatu, v. ziri. 
Ziristatze, v. ziri. 
Zirraida, g. étaiu; de zil~ 

larra-ide. 

Zirri, v. ziri. 



384 



Zirritu, v. ziri. 

Zirristatu,zirristatze, v. ziri. 

Zirtoin, v. kirlen. 

Zirzil, 1. bn. lirlil,chirchil,chirgil, 
bn. mal soigné, qui a ses habits 
déchirés, dégoûtant. — 1. lent. — g. 
charlatan. La mutation de z ou t 
est rare; cepeudaut il faudra l'ad- 
mettre ; comp. zunkur =■ tontor ; 
tipula de l'esp. cebolla. Tipula est 
plus près du lat. caepula, ce qui 
supposerait une permutation entre 
k et t, permutation dont nous ne 
croyons pas qu'où puisse citer un 
seul exemple indiscutable. Le lat. 
caepula, qui se prononçait kaepula 
(v. Diez, Gr. I. p. 231, sur la 
prononciation du c), a donné kipula, 
et aurait pu donner zipula qui 
n'existe pas. La mutation de k en 
z est parfaitement établie, et est 
beaucoup plus fréquente que nous 
ne l'avions cru d'abord (v. karraka). 
Zunkur dérive donc de kunkur et 
non de tuntur ; par contre tuntur 
dérivera de zunkur plutôt que de 
kunkur ; cette mutation se retrouve 
dans lirlil= zirzil, et il nous sem- 
ble que tipula dérive de cebolla; 
peut-être y a-t-il eu une forme 
intermédiaire, qui s'est perdue ou 
qui nous est inconnue. De z à ch 
il n'y a qu'un pas, zirhil = chir- 
chil ; ch a été rendu par t, dans 
quelques dialectes, pour le son 
mouillé: gizoncho, ou gizonllo, petit 
homme. Les exemples qu'on a cité 
pour prouver la mutation de k en t, 
s'expliquent autrement, à ce qu'il 
nous paraît. Le k de chichkabar 



qui serait devenu t dans chichlapur, 
provient de h, selon notre règle 
de VA initial, v. Essai, Ch. II. et 
l'introd. du dict. p. VIII. Chich- 
kabar est pour chich habar (abar) 
menu-bois. Dans chichtapur le t 
paraît être euphonique, chich-upur. 
Il nous semble que ce sont deux 
mots différents qui ont la même 
signification. Bozkario, dérive de 
boz-harij v. ari 4, et le h couverti 
en k; bozlario, du subst. verb. 
bozie et ari 4. 

Chirchil, 1. bn. diminutif de zirzil. 

Chirgil, bn. v. ce mot. Pour la 
mutation de z en g, v. ilogin. 

Ziska, v. zizka. 

Ziskaldu, zizkaltze, 1. aurait 
dû se trouver s. v. kiskaldu, dont 
c'est une variante. Pour la muta- 
tion de k en 2, v. karamilcha. 

Ziski, v. zizka. 

Ziskita, v. zizka. 

Ziskurtu, v. zizkurtu. 

Zista, 1. homme vigilant. P. 

Zital, g. b. zithal, 1. bn. sale, 
vilain, méprisable. 

Chilhal, bn. diminutif de zithal. 
V. chilhal. 

Ziur, b. sûr, certain; de l'esp. 
seguro. Ziurra da dinozun. C'est 
sûr ce que vous dites. 

Zizallu, g. zizeillu, 1. (i. a.) 
banc; du lat. subsellium. 

Zizeillu, v. zizallu. 

Zizari, bn. ver; variante de 
chichari. Parait dériver du diminu- 
tif che, chich et ar. 

Zizialea, espèce de poisson 
endurci (séché?) par l'air ou par 



s s:, 



le vent. Mot d'O. selon. P. 

Zizka, bn. vermoulure. Sal. 
Zi*ka, sciure de bois. Mot d'O. 
selon P. Il nous semble de ziz, 
variante de chich, qui indique quel- 
que chose de petit (corap. chichari, 
chichkabar, etc.) et de gai, chose; 
chose menue. P. donue encore une 
forme légèrement différente: ziskia, 
menu fatras, chose de peu; de 
ziz-ki pour gai, v. gai. Nous écri- 
rons partout z. Zizka, zizhatu, bn. 
se ronger de vers (parlant du bois). 

Zizlita, 1. bn. éteule; ce qui 
reste du blé quand il est coupé. 
De ziz-ki (pour gai)- ta. La termi- 
naison ta n'est pas claire; peut-être 
est-ce le diminutif t qui est géné- 
ralement écrit tt. 

Zizkattl, v. zizka. 

Zizkita, v. zizka. 

Zizkurtu, zizkurtzen, 1. hé- 
risser, se resserrer, rétrécir. P. écrit 
ziskurtzea, mais le z représente dans 
tous ces mots ch. Il donne encore 
la variante zikultze qui n'est plus 
connue. Zizkurtu, est une autre 
forme pour le bn. chichgortu. V. 
chigortu. 

Zizkurtze, v. zizkurtu. 

Zizmizta, v. chimista. 

Zizo, zizotu, bn. biaiser en 
parlant. 

Zizpuru, b. larme. Zuzenduten 
dituz gau ta egun zerura orazinoe 
ta bere biotzeko zizpurubak. Moguel, 
p. 12. Elle adressait au ciel, nuit 
et jour des prières brûlantes et les 
larmes de son coeur. 

Ziztapurrak, 1. fétus, bran- 



( nettes P. Ce mot aurait dû se 
trouver s. v. ckichtapur. De chich 
et :i pur avec t euphonique? Zizta- 
pur paraît ne pas indiquer uni- 
quement du bois; fétu est un brin 
de paille. Sans cela il serait mieux 
de considérer ziztapur, ckichtapur 
comme une variante de chichkabar 
bien que n'ayons aucun exemple 
certain de la mutation de k en t. 
V. zirzil. Ziztapur indiquerait donc 
plutôt quelque chose de petit, comme 
brin, brimborion. 

Zoaz, g. b. zuaza, bn. 2 me pers. 
de Timpér. de joan ; allez, sing. 
Zoazte, zuazte, pluriel. 

Zogeri, bn. manifeste. Bada 
çogveriac dirade haraguiaren obrac. 
Gai. V: 19. Test. Roch. Car les 
œuvres de la chair sont manifestes. 

Zohardi, soûl. Serein selon M. 
Gèze ; étoile selon M. Sal. 

Zohi, v. zoi. 

Zoi, g. zohi, 1. zorhi, bn. motte 
de terre. En guip. c'est au fond 
la motte de terre retournée par la 
lai/ a. 

Zoiîoj, bu. soin. 

ZokllO, v. zoko. 

Zoko, g. 1. zokho, bn. coin. P. 
cite encore zaholu (i. a.). 

Choko, g. 1. chokho, bn. diminu- 
tif de zoko. 

Ckokon,zakon, g creux; de choko-n? 

Zokolu, v. zoko. 

Zola, v. sola. Liçarrague se sert 
tic ço!<i pour fond. J'.çar baitzitzan 
pretoindegui çolan. Act XVI: 24. 
Et ils les mit au fond de la prison. 

Zoi.dra, bn. rouille ou saleté 
85 



886 



qui s'attache à la peau, aux vases, 
etc. Sal. — Ce mot n'est probable- 
ment pas basque, du moins sous 
cette forme. 

Zoli, g. vif, perspicace. 

Zopa, i. bn. P. écrit sopa: M. 
Sal. zopa, et sopikou, soupe faite 
de maïs ou de seigle. 

Arnoan sopatzea, 1. s'enivrer. P. 
Hordi sopatua, 1. tout-à-fait ivre. P. 

Zopin, v. iotin. 

Zor 1, g. b. 1. bn. dette. Avec 
les terminaisons det, dezu, etc. zor 
correspond à devoir. Zor det, je 
dois, zor dezu, tu dois, etc. Zor 
est alors invariable. ParJcahc ègi- 
guzuz genre zorrah. Pardonne-nous 
nos offenses (en ho 11 , aussi dettes 
dans ce sens). 

Zordun, g. 1. bn. débiteur; de 
zor-dun. 

Zor 2, sourd. Larr. et M. Sal. 
écrivent sor. Sor a une variante 
gor. Pour la permutation de g et 
z ou s, v. itogin. La ressemblance 
entre sor et sourd nous semble 
fortuite. Si le basque eût pris ce 
mot des langues romanes, sor serait 
sorta ou sorda. 

Zortasun, 1. surdité; de zor-lasun. 

Zoragarri, v. zoro. 

Zorakeria, v. zoro. 

Zoratasun, v. zoro. 

ZoratU, v. zoro. 
Zordun, v. zor. 
Zorhi, v. zori 1. et zoi. 
Zorhitu, v. zori 1. 
Zorhitzo, v. zori 1. 
Zori 1, g. zorhi, 1. bn. mûr, 
proprement jaune. Comp. zori 2. 



Zoritu, zoritzen, g. zorhi, zorhitu , 
zorhitzen,\. bn. mûrir. Ogia zorhitzca 
da. Le blé mûrit. 

Zorilasun, g. maturité; de zori- 
tasun. 

Zori 2, g. 1. bu. sort, fortune, 
succès. La ressemblance entre zori 
et sort nous paraît être fortuite. 
Le i empêche de faire dériver zori 
de sort. Comme les mots basques 
zori, sort, zori, mûr, zauri, plaie, 
zorne, pus, sont tous obscurs, ainsi 
que le mot français saure, prov. 
sor, jaune, roux; nous aimerions 
réunir ici quelques hypothèses sur 
la forme de tous ces mots dont 
l'origine est peut-tre la même. 
D'abord le fr. saur ou le prov. sor, 
est d'origine incertaine. M. Diez 
compare (E. W. p. 365) sor au holl. 
soor, sec; mais il demande com- 
ment sor, sec, pourra signifier jaune, 
roux. M. Brachet se décide pour 
la dérivation d'une forme germa- 
nique, dont le holl. soor est le 
représentant. M. Mahn (E. U. p. 
16) donne pour origine le basque 
zuri, churi, blanc ; blanc peut avoir 
indiqué jaune, et jaune, roux. Ainsi 
hareng saur n'est pas hareng sec, 
mais hareng jaune, en angl. a red 
(rouge) herring. 

L'éty mologie donnée par M. Malin 
paraît acceptable, d'autant plus que 
comme g permute avec * ou s, zori 
peut être une variante de gori, in- 
candescent, c. a. d. rouge-blanc. La 
difficulté pour „sec" d'en venir à 
signifier „jauue, roux" est résolue, 
à ce qu'il nous paraît, par M. Dm 



887 



lui-même, en citant feuille jaune 
et feuille sèche comme synonymes. 
La signification de „sec"aura précédé 
celle de „jaune". L'idée abstraite de 
couleur ne peut êtrequ'une significa- 
tion secondaire. Nous croyons aussi 
pour cette raison avec M. Diez et con- 
tre M. Mahn que hareng saur, indi- 
que hareng séché et non jaune, bien 
qu'eu anglais on dise red herriug, 
hareng rouge. — Eu tout cas le bas- 
que 20/7, mûr, sera le prov. sor. Ce 
qui était jaune était mûr; le blé jau- 
nit ou mûrit. Quant à zauri, plaie, 
nous ne pouvons, pour le moment, 
que le comparer au goth. saira, 
l'angl. sore, l'ang. sax. sâr. Peut-être 
le i de zori, est-il la caractéristique 
de l'adj. verbal; ainsi zori, signifirait 
plutôt jauni,rougi r mûri. Il est encore 
possible que le i soit primitivement 
e, zore; e -\- a devenant ia. 

La première hypothèse est la plus 
probable, car l'adjectif verbal est 
zoritu. mûri, qui aurait été zoretu 
ou zoriu si le primitif avait été 
zore. Zuri ou churi explique peut- 
être le prov. sor, le fr. saur, etc. 
11 reste maintenant à découvrir 
la véritable signification de zuri. 
L'idée très-abstraite de couleur est 
toujours difficile à rendre; p. ex. 
rouge et beau sout exprimés en 
russe par le même mot (krasuoe); 
en anglais fair veut dire blond et 
joli. Zuri et zori sont peut-être- 
dès variantes; comme o est souvent 
pour au nous pourrions écrire zauri. 
Il est difficile de décider lequel 
des deux mots est le plus primitif. 



On pourrait les comparera l'aryaque 
savari, se. suri, soleil; v. ïick, 
fndog. Wb. p. 197. Nous aurions 
alors, à ce qu'il nous semble, l'ex- 
plication des différentes acceptions. 
La signification primitive de zuri, 
zauri dériverait alors de soleil et 
exprimerait la qualité de „sec" ; 
de là jaune, qui a servi à exprimer, 
dans une direction, pâle puis blanc; 
dans l'autre, roux, rouge (gori pour 
zori)', de là plaie et finalement 
malheur (comp. le fr. plaie, et 
plaies d'Egypte). 

Zori, sort, étant toujours accom- 
pagné d'un qualicatif zorion, bon- 
heur, zorigaitz, malheur, peut avoir 
perdu sa signification propre, pour 
prendre celle plus générale de „sort". 

Zorikaitz, g. zorigaitz, 1. bn. 
zorigach, b. malheur ; de zori-gaitz. 

Zorion, g. 1. bn. bonheur; de 
zorï-on. 

Zoriontasun, g. b. bonheur; de 
zorion-tasun. 

Zorioneko, g. 1. zorijoneko, b. 
heureux; de zorion-ko pour go, 
avec e de liaison puisque n et k 
ne se suivent pas, v. Essai, Ch. II. 

Zoriongabe, g. 1. malheureux; de 
zorion-gabe. 

Zorigaiztoko, g. zorigaistoko, b. 
malheureux; de zori-gaisto-ko. 

Zorigach, v. zori, 2. 

Zorigaitz, v. zori, 2. 

Zorigaiztoko, v. zori, 2. 

Zorikaitz, v. zori, 2. 

Zorion, zorioneko, v. zori, 2. 

Zoriongabe, v. zori, 2. 



388 



Zoriontasun, v. zori, 2. 

Zoritasun, v. zori, 1. 

Zoritu, v. zori,, 1. 

Zoritze, v. zori, 1. 

ZorkhatU, v. zorri 

Zome, g. 1. pus. P. écrit zaurne 
(çaurne). On aimerait pouvoir rat- 
tacher zome ou zaurne à zauri 
plaie, mais comment? la terminai- 
son est obscure. 

Zoro, g. b. fou, stupide, simple, 
niais. Choro, bn. état d'allégresse 
de quelqu'un poussé jusqu'à la 
stupidité. Sal. En guip. choro et 
zoro sont synonymes et signifient 
simple, niais. Comme ch indique 
le diminutif il est probable que 
zoro signifie au fond fou et choro 
niais. Comp. ero. 

Choratasun, 1. simplicité, naïveté. 
Axular écrit p. 342. Ma hartan da 
ageri usoaren inocentcia. Et en cela 
se manifeste la simplicité de la co- 
lombe. M. l'abbé Inchauspe, dans 
son édition d'Axular, a changé le 
mot de inocentcia en choratasun. 

Zorakeria, chorakeria, g. b. folie, 
extravagance; de zora-heria. 

Zoratasun, g. folie, maladie men- 
tale; de zora-tasun. 

Zoratu, b. devenir fou, admirer. 

Choratu, bn. enchanter, éblouir, 
charmer. 

Zoragarri, g. 1. bn. admirable; 
de zoro-garri. 

Zorri, g. b. 1. bn. pou. — bn. 
vermine. 

Zorritsu, 1. zoirizu, bn. pouil- 
leux ; do zorri-tsu. 

Zorkha, zorkhatu, bn. prendre 



des poux, probablement de zorri- 
hartu; k pour h, v. Essai, Ch. II 
et l'introd. du dict. p. VIII. 

Zorritsu, zorrizu, v. zorri. 

Zorro 1, g. fourreau (d'épée). — 
1. bn. sac; gros ventre. V. churru. 

Chorro, gouttière ; diminutif de 
zorro, v. ch. 

Zorro 2. Ce mot se trouve dans 
lozorro, cauchemar, en esp. j> 
dilla ; lozorro parait être composé 
de lo-zorro, probablement de som- 
meil lourd; cependant zorro ne se 
trouve pas avec cette signification. 

Zorrota,l. cours d'eau. P. Comp. 
churru et zorro 1. 

Zorrotz, g. b. 1. bn. aigu, tran- 
chant. 

Chorrotz, g. syn. de zorrotz, di- 
minutif de zorrotz du moins selon 
la forme. 

Zoiroztu, zorrozten, g. 1. zorrotz, 
zorrotzi, bn. aiguiser. 

Zorrotz, g. adv. formellement. 
Bana erdiko onenik jalea zorrotz 
debekatu zion. Lardiz. Mais il lui 
défendit formellement le manger de 
ceux (fruits) de celui (arbre) du 
milieu. 

Zorrolzki, 1. de point en point. 

Zorrotzle, zorrotzaille, 1. remou- 
leur; de zorrotz-le et tzaille. 

Zorrotzaille, v. zorrotz. 

Zorrotzi, v. zorrotz. 
Zorrotzki, v. zorrotz. 

Zorrotzle, v. zorrotz. 

Zorrozte, v. zorrotz. 

ZoiTOZtu, v. zorrotz. 

Zorta, bu. goutte. 

Chorta, dimiuutif de zorta. 



S80 



Zortasun, v. zor, 2. 

Zokte, g. zorthe, 1. bu. sort. 

Zortha, v. sorlha. 

Zortzi, g. b. 1. bn. hmt.Zorlzian 
henni. Une fois en huit jours. 
y.orhigarren, huitième; de zortz'i- 
garren . 

Zothal, 1. bn amas d'herbes 
sèches que les laboureurs font 
brûler et qui proviennent du her- 
sage de terres labourables. Sal. 

Zotin, g. 1. zopin, b. chotin, b. 
bn. chopin, 1. hoquet. Nigar chopin, 
1. sanglot. P. 

Zotz, 1. bn petit morceau de 
bois en forme de petit bâton ou 
cheville; le menu bois avec lequel 
on allume le feu. Barrikaren zotza. 
Le douzil (ou comme l'écrit P. 
doisil) de la barrique. Zotzezho 
galzerdiak. Bas faits à l'aiguille.. 
Zotz-z-lco. 

Zozkor, 1. bn. tige d'arbrisseau. 

ZOZO, b. 1. bn. ckocào, bn. 
merle ; au fig. sot ; de l'esp. zorzal, 
grive? Zorzal vient de l'arabe zor- 
zal, dont il y a une variante zor- 
zour; v. Dozy, Glos. 

Zozollo, bn. niais; de l'esp. 
zorzal, v. zozo. 

Zu, zuk, g. b. 1. bn. zeu,zeuk, 
b. vous. Zu est proprement le pron. 
pers. de la 2me pers. du pluriel, 
mais il est employé pour la 2me 
pers. du singulier, v. Essai, p. 21. 
Le singulier qui y correspond est 
hi, tu. Cette substitution de pro- 
noms n'a rien de surprenant; (elle 
a fortement étonné M. Duvoisin); 
au contraire, il serait surprenant 



que le basque y eût échappé. La 
politesse a voulu partout une sub- 
stitution de pronoms. En ail. on 
ne s'est même pas arrêté la. L'ar- 
rogance ou la fierté a exigé la 
même chose, et comme il ne suf- 
fisait pas d'adresser la parole à un 
inférieur à la 2me pers. du sing. 
(du) on s'est servi de la 8me pers. 
du sing. (er). Ainsi l'on dit en 
s'adressant à qu'elqu'un. Woistei 
gewesen P où as-tu été; au fond: 
où a-til été. Familièrement on 
dira: Wo bist du gewesen? où 
as-tu été? et plus poliment: Wo 
sind Sie gewesen? où avez-vous 
été? Il y a donc en ail. trois 
pronoms pour indiquer la 2me pers. 
du singulier: du, tu; er, il; sie, 
ils. — En italien la Sine pers. du 
sing. correspond à vous fr. Mal- 
heureusement Ai n'a pas seulement 
dû faire place à zu; mais hi a 
presque entièrement disparu de la 
langue basque. Pour les dial. basq. 
espagnols zu n'était pas encore assez 
cérémonieux, et l'on a introduit 
la forme berori, berok, correspon- 
dant sous quelques rapports à l'al- 
lemand, vu que la forme est celle 
de la 8me personne; mais sous 
d'autres rapports à l'espagnol. Be- 
rori, vous, sing. correspond à usted, 
vous, sing, et berok à ustedes, vous, 
pluriel. 

Comme le pronom zu, quoique 
du pluriel, était employé pour le 
singulier, il fallait une autre forint' 
pour indiquer le pluriel, et on a 
écrit zuek. Le pronom a été traité 



890 



comme tout autre nom en y suf- 
fisant la caractéristique du pluriel 
k, avec cette différence qu'on a in- 
tercalé un e, puisque zuk servait 
déjà comme nominatif agent. Le 
e intercalé ici a une valeur toute 
négative; comme nous l'avons dit 
dans l'Essai, nous aimerions appeler 
cette lettre: la caractéristique de 
l'indéfini. 

Le génitif de zu comme sing. 
est zure, qui ainsi que tous les 
autres génitifs des pron. pers., 
sert comme pron. possessif. Le 
datif est zuri. Le génitif de zu 
comme pluriel, est zuen, et le datif 
zuei. Zuen sert, cela va sans dire, 
comme pron. possessif. 

Zure, g. b. 1. bn. zeure, b. zere, 
g. ton, votre; génitif de zu, sing. 
Bana zeure biotzeho semiaen odol 
preziosuagaiti. Olaechea, p. 172. 
Mais par le sang précieux de votre 
fils chéri. Emozute, othoi, zure bene- 
dizione saindua, 1. Donne-moi je 
t'en prie, ta sainte bénédiction. 
Zere erri eta echetik bereala irten 
zaite. Lardiz. p. 12. Sortez de suite 
de votre pays et de votre maison. 
Cette forme {zere) dont Lardiz. se 
sert est, croyons nous, inusitée; elle 
ne reparaît que dans zerori. 

Zuen, g. 1. bn. zeuben, bn. vos ; 
génitif de zu, plur. Zuen gurasoak 
obeto begiratu bazizuien, g. Si vos 
parents avaient mieux surveillé. 

Zerori, zerorrek, g. I. zeroni, 
zeronek, 1. vous-même. V. nerau. 
Si nerau est pour ni-hau , alors 
gerok est pour gu-ogek, zerori pour 



zu-ari, berau pour be-au. C'est là 
l'explication de M. Duvoisin, v. 
l'introd du dict. p. XXVIII et 
XXIX. Le r est alors par consé- 
quent une lettre euphonique. Les 
formes comme zerori décident bien 
la question en faveur de notre 
supposition; à savoir que zerori, 
est composé du génitif zere (pour 
zeure ou zure) et ori; et ainsi 
nere-au; gure-oyek, etc. 

J&ro^g.vous-mêmes; de zere-oyek. 

Zuaitz, v. zut. 

Zuaza, v. zoaz. 

Zubia, g. 1. bn. pont. Dezur- 
bidea? Le r de zur se perd sou- 
vent, v. zur. 

Zuei, v. zu. 

Zuek, v. zu. 

Zuen, v. zu. 

Zugan, bu. cuve à vin. 

Zuliai, v. zuhain. 

Zuhain 1, ZUhai, 1. bn. four- 
rage. Pour la chute de n v. arrai 2. 

Zuhaindegi, le grenier à fourrage; 
de zuhain-tegi. D pour t, après n 
v. Essai, Ch. II. 

Zuhain, 2, v. zur, 1. 

Zuhaindegi, v. zuhain, l. 

Zuhaitz, v. zur, 1. 

Zuhamu, v. zur, 1. 

Zuhantze, v. zur, 1. 

Zuhan, v. zur, 1. 

Zuhar, v. zur, 1. 

Zuhari, v. zur, 1. 

Zuhur, v. zur 2. 

Zuhurina, 1. poudre qui vient 
du bois rongé de vers. De zur, 
bois; mais la terminaison n'est pas 
claire. 



891 



Zuhurintzea, 1. se dit du bois 

rongé par les vers. 

Zuhurki, v. zur 2. 

Zuhurtu, v. zur 2. 

Zuhurtze, v. zur 2. 

Zuhurzi, v. mr 2. 

Zukutu, zukutzen, g. mettre 
en morceaux, écraser. 

Zukutze, v. zukulu. 

Zulatu, v. zulo. 

Zulatze, v. zulo. 

Zulho, v. zulo. 

Zulo, g. b. zillo, zilko, 1. zilo, 
zulho, 1. (i. a.); chulo, bu. trou. 
De l'esp. culo? Pour la mutation 
de k eu z, v. karamilcha. En gaéli- 
que cûl, kymri, kîl, v. Littré. 

Zulalu, zulatzen, g. zilkatu, zil- 
hatzen, 1. zila ou zilo, zilatu ou 
zilotu, zilalzen, zilotzen, bn. trouer, 
percer. Chila, chilalu, bn. trouer, 
percer. 

Zulogille, g. fossoyeur; de zulo- 
egille. 

Zulogille, v zulo. 

Zuma lakarra, 1. Selon P. 
espèce de bois puant. 

Zumadegi, v. zur 1. 

Zumar, v. zur 1. 

Zumarika, v. zur 1. 

Zumatze, v. zur 1. 

Zume, v. zur 1. 

Zumendil, v. zur 1. 

Zumin, v. zur 1. 

Zumitze, v. zur 1. 

Zumu 1, saule. Mot d'O. selon 
P. Nous trouvons dans un voca- 
bulaire du dial. soûl. (Eléments de 
gr. basq. Louis Gèze) zume y saule. 
Saule et osier paraissent s'être con- 



fondus Zutne est généralement 
osier. 

Zumu 2,g. jus; de l'esp. zumo. 
Matzari zumua kendu edan, orditu 
eta loac artu zuen. Lardiz. Au raisin 
il ôta le jus, il but, s'enivra et 
s'endormit. 

Zunkur, v. konkor. 

Zuntoi, g. tronc d'arbre. 

Zlintz, 1. aiguillée. Hari zuntz. 
Aiguillée de fil. P. 

Zur 1, g. b. 1. bn. bois de con- 
struction. Le r de zur est doux, 
par conséquent il n'est pas doublé ; 
zîcra, le bois. Généralement dans les 
mots composés le r s'est perdu. 

Zuaitz, g. zuhaitz, 1. arbre, chêne. 
Larramendi cite ce mot pour arbol, 
arbre et P. doune d'abord arbre, 
puis chêne. Zuhaitz servirait donc 
comme terme générique. Le chêne, 
l'arbre par excellence, soit par ses 
qualités, soit parce qu'il était le 
plus généralement (le seul ?) connu, 
aura servi à indiquer toute l'espèce. 
Haritz, que Ton prononce toujours 
haitz, signifie chêne. Le r s'est 
tout-à-fait perdu, à ce qu'il paraît 
dans haitz, rocher, qui, il faut le 
croire, aura été primitivement haritz. 
La dureté du chêne et du rocher, 
aura fait appliquer le nom de l'un 
à l'autre. Lequel a été le premier 
nommé? nous l'ignorons. En tout 
cas on paraît avoir trouvé nécessaire, 
afin d'éviter la confusion, d'appeler 
l'arbre, le zu-haitz, bois-rocher. — 
M. Sal. cite zuhain, arbres épars. 
Ce terme dit-il „u'est employé 
qu'eu Labourd et en Espagne." 



892 



Dans le vocabulaire de la gram. 
de M. Gèze se trouve zuhan, zu- 
hantze, arbre, ce qui explique les 
„arbres épars" de M. Sal. Nous 
n'avons pas encore rencontré ce 
mot de zuhain, ni en guip. ni en 
lab. Oihenart écrit sursai (Prov. 
535) et est corrigé dans l'édition 
de Bordeaux, où sursai est devenu 
suihain. C'est le soûl, zuhali. Nous 
ignorons ce que la terminaison 
signifie. 

Zwne, g. b. 1. bu. osier; de zur-me. 

Zumadegi, zumatze, 1. oseraie: de 
zume-tegi. 

Zumitze, g. bandes de bois très- 
minces dont ou fait des paniers ; ce 
n'est pas de l'osier, à ce qu'on nous 
a dit. Qu'est-ce que mitz? 

Zurchuri,\. bn. peuplier; dezur- 
churi. Ou prononce souvent chur- 
churi. P. dit : sorte de bois que les 
marins apportent de Terre-Neuve. 

Zumar, g. zuhar, 1. orme. Zu 
sera pour zur\ mais nous ignorons 
ce que la terminaison signifie. La 
permutation de m et h n'est pas 
prouvée; nous ne connaissons que 
hun pour mun. 

Zuhar, v. ci-dessus zumar. 

Zumarika, bu. genêt. Sal. Comp. 
zumar. 

Zuhamu, 1. jeune arbre. Pied de 
vigne qui s'attache à un arbre. De 
zu-haum ? 

Zumendilla, espèce d'arbre, avec les 
brandies duquelJésus Christ aurait 
été fouetté, selon la tradition basq. P. 

Zurgillé, 1. zurgin. 1. bn. char- 
pentier; de zur-egillf. et zur-egin. 



Zurkaitz, 1. zurlhaitz, bn. rameau 
pour ramer les pois ; tuteur de 
plantes. De zur-haitz, avec mutation 
de h en k, v. Essai, Ch. Il et l'in- 
trod. du dict. p. VIII. C'est une 
variante de zuhaitz. IUarrak zurkai- 
tatzea, ramer les pois. 

Zurkai, arbre. Mot d'O. selon P- 
Il se pourrait que zurkai fût formé 
de zur-gai, (v. gai) chose à bois = 
arbre; mais il est aussi possible 
que zurkai soit une corruption de 
zurkaitz. Il nous a semblé, plus d'une 
fois ; qu'Oihenart emploie des mots 
corrompus ou qui ne se trouvent 
que chez lui, du moins si P. les 
cite correctement. 

Zuhari, 1. cordeau, ligne du char- 
pentier; de zur-hari. 

Zurmin,h\\. moisissure; de zur-min. 

Zurmindu, zurmintzen,\. bn. moisir. 

Zlir 2, g. b. zuhur, 1. chuhir, bn. 
sage, sobre, économe. Selon Larr. 
zurra viendrait de zurra, auc. eep., 
zorro, esp. mod., renard, avec la 
signification d'astucieux. M. Diez, 
E. W. II p. 191 se range à l'opinion 
de Larrameudi. Il y a cependant 
deux observations à faire; d'abord le 
mot basque n'est pas zurra, m&\s :ur; 
et puis est-ce que Larr. pour sauver 
son étymologie, n'aurait pas douné 
à zurra l'acception d'astucieux? v. 
urri. Zeinek i<:hilztn baitutc infutituki 
munduko zuhurren jakintasun guzia. 
Chourio, p. 144. Qui (paroles) sur- 
passent infiniment toute la KM 
des sages du moude. llclevous ici 
en passant l'emploi assez surprenant 
de ichitzen pour surpasser. 



896 



Zukurtu } zuhurtzen, 1. devenir sage, 
bn. sobre, parcimonieux jusqu'à 
L'avariée. 

Zuhnrzi, 1. sagesse. 

Zuhurkï, 1 bn. sagement Gogo- 
anrue dada nola çuhurqui ebil çaitez- 
queten, ez erho anqo, bainn quhur unro, 
Bph. V: 15. Test. Koch. Prenez 
donc garde comment vous vous 
conduirez sagement, non point 
comme des fous, mais comme des 
sages. 

Zurbi, v. zurrubi. 

Zur churi, v. zur 1. 

Zurda, v. zerda. 

Zure, v. zu. 

Zurgille, v. zur 1. 

Zurgin, v. zur 1. 

Zuri, g. b. churi, g. 1. bn. 
blanc. V. zori 2. 

Churi, churiiu, churi tzen, 1. bn- 
blauchir. — 1. tromper, enjôler. 

Churitzaille, 1. trompeur; de 
churi-lzalle. 

Zurigana, g. flagornerie; de zuri- 
galia, selon Larr. 

Zuritasun, g. churitasun, 1. blan- 
cheur; de churi-tasun. 

Churingo, g. 1. blanc d'oeuf. Ar- 
raidtzaren churingoa. Le blanc d'oeuf. 
Arraultzaren gorringoa. Le jaune 
d'œuf Nous ignorons d'où vient 
le n dans ces deux mots. Zuri et 
gorri étant des adjectifs, la termi- 
naison go ne peut être le suffixe 
go du. génitif, si ce n'est que le n 
n'ait transformé zuri et gorri en sub- 
stantifs. 

Churpail, 1. churphail, bn. chur- 
hail, bu. blanchâtre; blême, hâve. 



Zurigana, v. mi 
Zuritasun, v. zuri. 
Zurkai, v. zur 1. 
Zurkaitz, v. zur 1. 
Zurhaitz, v. zur 1. 
Zurmin, v. zur l. 
Zurmindu, zurmintze, v. 

zur 1. 

Zurra, zurratu, bn. châtier ; de 
l'esp. zurrar, châtier, battre. 

Zurroa, zurrona, sac. Mot 
d'O. selon P. Variante de zorro, 
dont zurrona sera une corruption. 

Zurrona, v. zurroa. 

Zurrun, 1. raide. Edireiten da 
presuna zàharraren eta gaztearen ar- 
tean ère, gaztea zalhui eta manayukor 
bezain, da zaharra gogor eta zurrun. 
Ax. p. 181. a. éd. 43. n. éd. On 
la trouve (différence) aussi parmi 
les personnes vieilles et jeunes; il 
est des jeunes lestes et remuants, 
des vieux durs et raides. A l'arti- 
cle manayukor, nous avons cité la 
traduction que P. donne de ce 
mot : facile à manier. Il nous sem- 
ble qu'Axular veut dire ici : actif, 
remuant, vigilant, ce qui est aussi 
la signification propre du mot 
manayu-kor, porté, enclin, à se re- 
muer. Gizon zurruna. Personne lente 
et peu agissante; O. selon P. 

Zurrunga, g. 1. bn. ronflement. 
Ce mot aurait dû se trouver, ainsi 
que gurrunga, s. v. karraka. 

Zurruugatu, zurrungatzen, g. ron- 
fler. 

Zurrungatu, zurrungatze, 

V. zurrumj'i. 

Zurrupatu, zurrupatzen, 



394 



g. prendre par ruse ; de l'esp. zorro, 
renard? La terminaison pa n'est 
pas claire. 

Zurruta, 1. adv. en coulant; 
de zorta, goutte; v. churrustan. 

Zurubi, ZUrbi, 1. échelle; va- 
riante de zubia. 

ZurumurU, v. churimuri. 

Zurtz, bn. isolé, abandonné. 

Zurtz, g. churtch, bn. umezurtz, 
bn. orphelin. 

Zut, g. 1. chut, 1. bn. zutin, b. 
droit, raide. Le bise, paraît être 
composé de zut-ein pour egin. 

Zutik, g. chutik, g. 1. bn. zutinik, 
b. debout. Gizon zahar bat badago 
chutik, bainan ez chut. Un vieillard 
se tient debout, mais non pas droit. 

Chuti, chutitu, bn. se lever. 

Zutik, v. zut. 

Zutin, zutinik, v. zut. 

Zuzembalitz, v. zuzen. 

Zuzembide, v. zuzen. 

Zuzen, g. b. 1. bn. chuchen, bn. 
droit, équitable. 

Zuzentasun, g. 1. équité; de zuzen- 
tasun. 

Zuzembide, g. 1. zuzenpide, 1. mesure, 
carrière, profession; de zuzen-bide. 
En lab. moyen équitable, droits, 
droit d'aînesse. Eta zuzembideak artu 
zuen. Et il prit des mesures. 

Libru onetako utsegiheen zuzembidea. 
Correction (redressement) des fautes 



de ce livre. Anibarro s'en sert pour 
notre Erratum. 

Zuzendu, zuzentzen, g. b. 1. chu- 
chendu, bn. rendre droit, régler, 
corriger, adresser. Ama zuzenduten 
dituz gau ta egun zerura orazinoe. 
Moguel. La mère adressait nuit et 
jour des prières au ciel. 

Zuzenki, adv. 

Zuzembalitz, 1. de travers, tortu- 
eusement; de zuzen-balitz, si c'était 
droit. 

ZuzendU, v. zuzen. 

Zuzenki, v. zuzen. 

Zuzenpide, v. zuzen. 
Zuzentasun, v. zuzen. 

Zuzentze, v. zuzen. 

Zuzi, ZUZitu, bu. détruire. 
Undar igandeko harriak gure herri 
guziko ogiak zuzitu ditu. La grrle 
de dimanche dernier a détruit tous 
les froments de notre village. 

Zuzpertu, zuzpertzen, g. 

recouvrer ses forces, se remettre. 
Eta gero zer jana emango ziela, onekin 
zuzpertuta, bideari ekiteko. Lardiz. 
p. II. Et qu'ensuite il leur appor- 
terait de quoi manger, pour entre- 
prendre le voyage, après s'être 
réconfortés avec cela. — Il serait 
possible que zuzpertu fut une va- 
riante de supertu, dans le sens de 
surmonter, surmonter les fatigues, 
se reposer, se réconforter. 



SUPPLÉMENT. 



A. 



Ara (s. v. a). Ajoutez : harat, 1. 

Abaraska. Selon M. Mahn 
(Etym. Unters. p. 56, 57), d'une 
des langues romanes. Ce mot n'est 
pas indigène (einheimisch), dit l'au- 
teur; le vrai mot basque est ezti- 
orracea, de ezli, miel et orracia 
(v. orratze) peigne. — Nous ne 
voyons pas pourquoi abaraska est 
moins basque que eztiorracea. La 
forme de ce dernier mot est plus 
claire, voilà tout; c'est une imita- 
tion des autres langues; p. ex. 
l'angl. honeycomb, le holl. honig- 
graat (arrête) ; peigne ou arrête, 
c'est la même idée. — Nous ne 
voulons pas contester, que abaraska 
ne puisse se rattacher au prov. 
brusc, ruche; cependaut il nous 
semble que les preuves ne sont 
pas satisfaisantes. Il est vrai qu'une 
voyelle est souvent intercalée pour 
éviter les groupes bl, 6r, etc.; mais 
les voyelles prosthétiques sont 
extrêmement rares; baraska pour 



brusc est possible, mais abaraska 
est moins certain. — Sans vouloir 
prétendre à une origine basque 
pour abaraska, nous voulons cepen- 
dant faire remarquer que abar 
veut dire branche et que les ruches, 
comme le dit M. Mahn lui-même, 
étaient faites primitivement de 
branches. Nous ignorons ce que 
la terminaison aska signifie ici; 
nous avons seulement voulu dire 
que abaraska pourrait être un 
mot basque et qui s'expliquerait 
même très-bien s'il désignait ruche 
abar-aska, au lieu de rayon de 
miel. Aska est pétrin, auge. 

Abi. Cet article est rectifié s. 
v. kabi. 

Adirazi, g. variante de adierazo. 

Adu, b. coutume, habitude, peu- 
chaut. Par erreur : diable. Adu gais- 
loko infernutarra. Mauvais penchant 
de l'enfer. Nire adu gaisloz jaus- 
ten baiius bekatu mortalean. Anibarro, 
I p. 155. Par mes mauvais peu- 



396 



chants je suis tombé dans le péché 
mortel. 

Aen, v. hura. 

Ahalegar, 1. pépie. 

Anitz. Ajoutez: hanitz, bu. 

Alaere. Ajoutez : halere, 1m. 

Alop, du français „aller au lof." 

Ar 3. Ajoutez: harabartu. 

Araitzin. Ajoutez : haraitzin, 
bn. Guiçon anayeac çuec badaquiçue 
ecen haraitcina danic Jaincoac gure 
artean elegitu ukan nauela. A et. 
XV : 7. Test. Roch. Hommes frères, 
vous savez que depuis longtemps 
(litt. avant cela, c'est-à-dire jadis) 
Dieu m'a choisi entre nous. 

Are 2. Dans une locution 
comme are geyago, encore plus, are 
est, croyons nous, le génitif du 
prou. dém. dont le n final s'est 
perdu ; exactement le holl. des te 
meer ou l'ail, desto mehr; „des" 
est le génitif du pronom. 

Arek, areek, v. a et hura. 

Ari 3. Ajoutez: haliketa, bn. 



s'occupant à dévider, de hali-hettoi. 
Comp. à/tzketa et orheta, s. v. hetan. 

Aritz. Ajoutez : arbre. P. 

Arrega, du lat. fraga? Le f 
initial supprimé et a posthétique, 
puisque r n'est jamais initial. 

Ate 2. De anade. Pour la mu- 
tation de n en h v liho. 

Atsedon. Ajoutez: atsedeti . 

Aurkao, bn. Eta Lybia bazter- 
relan, baita Cynereco aurkan eta 
Roman daudenec. Act. II: 10. 
Test. Roch. Et dans les quartiers 
de la I.ybie qui est près de Cyrène. 

Aurkientza, 1. rencontre. 

Ausko, v. ce mot. En esp. il 
y a ascua, braise, que Covarr. dit 
venir de l'arabe. Ce mot ne se 
trouve pas dans le Gloss. de M. 
Dozy ; il est donc probable que 
cette étymologie n'est pas juste. 

AUZU, v. euki. 

AyertU, syu. de jayeratu. 

Azaro 3, v. as. 



B 



Baratche baratche, 1. petit 
à petit. 

Baratu, baratzen, bu. arrêter; 
du prov. barrar, fermer. 

Bedeinkatu, béni ; du lat. bene- 
dictum. 

Bestenaz, g. Variante de 6e- 
s tannez. 

Berregin, 1. attifé, enjolivé. 



P. Semea aie eta zirc?t, alaba gose 
eta berregin. Le fils soûl et déchiré, 
la fille affamée et vêtue. 

Besuin, v. pesnin. 

Borroe, b. faute, erreur. Atera 
zituban guzur ta borroe asko im- 
prentatik. Moguel, préface de Y Es. 
colia. Beaucoup d'inexactitudes et de 
fautes ont été ôtées en imprimant. 



897 



Ch. 



Chistniista chismista, v. 

clùmista. 

Chukhu lît ciiukatd, ainsi que 



le bu. icfiukaln, dérivent du prov. 
ecluicar, qui vient du lat. sucus, 
suc. V. Diez, E. W. 1 p. 402. 



Delà, v. da 1. 



D 



E. 



Edeki. Ajoutez: v. idiki. 

Edoski. Ajoutez: g. 

Eguerri, 1. jour de Noël; de 
egun-berri. 

Ekinekin, b. remontrance. Ta 
agintariaren iramilsi ta ekinekin.... 
Moguel. Et avec les encouragements 
et les remontrances du comman- 
dant. . . . 

Elgaitz, v. gelberia. 

Elhaberri, variante de elhe- 
berri. 

Elkhor. Nous avons comparé 
ce mot à elkor, sec. Nous croyons 
que c'est une erreur. M doit sig- 
nifier quelque chose comme mala- 
die. Comp. elgorri, elgaitz. 

Emero, syn. de emeki. 

Enzule, g. auditeur; de enzun- 



le, avec élision de n devant /, v. 
Essai, Ch. II. 

Epaî. Probablement de ebak'i. 

Eraunstiki, 1. flabe de pluie, 
tempête. P. 

Erdeinabera, 1. syn. de nar- 

dabera. 

Ertchatu, au lieu de erchalu. 

Erreka. Même origine que 
herreka. 

Estura, variante de herlstura. 

Esnatu, comp. ernatu. 

Echeki, v. ich. 

Eyhar, v. igar 2. 

Eztheustasun, syn. de ezdeus- 
h'-r'i.i. 

Ezarri. Ajoutez •. ezarten. 

Ezjakin, v. jakin. 



398 



G 



Gaille, v. joan. 
Gaitzerisko, 1. haine. - 
Galerazo, b. galerazi, g. 

empêcher. 

Galerne, v. kalerna. 

Galkhor, galkor, 1. périssa- 
ble, s. v. galdu; de gal-kor. 

Gan 3, v. joan. 

Garrazkotz, bu. grincement. 
v. karraka. 



Garreitu, v. jarmîtu. 

Gâte, v. joan. 

Geyegi. Ce mot nous paraît 
plutôt formé comme les autres 
adverbes, c. a. d. avec la termi- 
naison ki, qui par exception est 
ici gi. 

Gomuta, b. souvenir. 

Gurrinka. Ajoutez: v. karraka. 

Gurrunga. Ajoutez: v.zvrrunga. 



H 



Halôre, bn. variante de alaere. 

Heroia, pus. P. 

Heuragi, bu. Variante de hen- 
regi. Eta batzu erori içan dirade 
leku harri çuelara non ezpaitzuten 
heuragi lurric. Matt. XII: 5. Test. 
Roch. Et une autre (partie) tomba 
dans des lieux pierreux où elle 
n'avait pas beaucoup de terre. — 
P. se sera peut-être trompé eu 



citant heuregi, lieuregoi; mais il 
nous semble que Oiheuart a sou- 
vent une orthographe assez bizarre. 

Hitzketa, 1. v. itzkela. 

Hitztun, g. orateur, s. v. 4 
de hitz-dun. 

Hogen, v. ogen. 

Hutstu, v. uts. 

Hutsgune, v. uts. 



Iduri, g. poussier. Par erreur 
à l'article irudi, iduri. 

Thartu, ihartze, v. igar 2. 

Ikusbide, g. preuve, démon- 
stration. Eta egia onen ikusbidea 
zure libru hau izango da. — Lettre 
de Larr. à M nul. Et de cette vérité, 
votre livre sera la preuve. 



Imiki, 1. coiffure de femme. P. 
Inara, v. enada. 
Iraitz, bn. v. iraitsi. 
Itzera, g. langage, manière de 
parler; de itz-era. 

Itzi, v. utzi, s. v. uts. 
Ixurbatu, v. ichurba. 



S99 



Jakitze, v. jaki. 
Jareiki, v. jarràiiu. 



Jasaite, jasate, v. jasan. 



K 



Kabardena, 1. barbu, en par- 
lant du froment. P. 

Kadera, bu. Douué par erreur 
pour un mot basque; vient du 
prov. cadera. 



Kipula, v. iipuia. 
Koloka, v. kolka. 
Krako, v. kako. 
Kuzkatu, kuzkatzo, v. hisku. 



Lautu. Ajoutez: égaliser, apla- 
tir, écraser. 

Lizar. Ajoutez : legizar, 1. (Ma- 



nuel de la couv. basq.). Leizar, 1. 
(Guide de la conv. 1873.) 



M. 



Mokor. Nous regrettons l'erreur 
que nous avons faite en disant 
que grigne et grignoter ne se 



trouvaient pas dans le dict. de M. 
Littré. Les deux mots s'y trouvent. 



N. 



Nehoiz, variante do nikoiz. Notha, du lat. nota. 



400 



o 



Obeago, v. obe. 
Obitchina, v. obi. 
Oindagora, v. on. 
Oinetakoak, v. on. 
Oinhatste, v. on, 
Ondagora, v. on. 
Oraindrano, v. orain. 

Or ah, v. orain. 
Orduban, v. ordu. 
Orthuts. Urhats explique or- 



thuts. Orgatil devra aussi trouver 
sa place ici, bien que la terminai- 
sou ue soit pas claire. 

Oseba, v. osaba. 

Oski. Ajoutez: de or-z-ki ; ki 
pour gai, chose pour le pied. La 
chute de r est très-fréquente. V. 
orthuts et urhats. 

Ozpaz, v. ots 1. 



P. 



Pitcher, v. ficher. 



Pitiak, v. ttipika. 



s. 



Sararazi, v. sar. 
Sarera, v. sar. 



Seù, v. sein. 



u. 



Untzi, v. ontzi. 
Unzi, v. ontzi. 



Usteketa, v. vsfe. 



VERBES RÉGULIERS. 





Egin. Faire. 






Impératif. 




Mgïk) egin, egizu. 


Subjonctif. 




(Selon Larramendi) 


Présent. 


(Selon Lardjzabal) 


Dagidala. 




Dagidan. 


Dagizula. 




Dagizun. 


Dagiala. 




Dagien. 


Dagigula, 




Dagigun. 


Dagizuela. 




Dagizuten. 


Dagitela. 


Imparfait. 


Dagiten. 


Negian. 




Negian. 


Zenegian. 




Zegian. 


Zegian. 




Egian. 


Genegian. 




Gengian. 


Zenegiten. 




Zengien. 


Zegilen. 




JEgien. 



Dagidala est formé de dagidanla, avec élision de n devant /,- v. 
Essai, Ch. II. Dagidan est formé de dagit, présent de l'indicatif, qui 
n'est pas en usage. 

Egoki. Importer, concerner. 

Ce nom verbal a produit un très-grand nombre de formes fléchies. 
Nous n'en donnerons que quelques unes. 

2G 





402 




Indicatif. 


Présent. 




Imparfait. 


Dagokit, il m'importe. 


Zegokidan, il m'importait. 


Dagokizu, il vous 


importe. 


Zegokizun, il vous . . . 


Dagokio, il lui im 


porte. 


Zegokion, il lui . . . 


Dagokigu, il nous 


importe. 


Zegokigun, il nous . . . 


Dagokizute, il vous importe. 


Zegokizuten, il vous . . . 


DagoMole, il leur 


importe. 


Zegokioten, il leur . . . 




Egon. 


Être. 




Impératif. 


Ago, zagoz, zaude. 






Bego. 






Zagozte, zaute. 






Begoz, beude. 








Indicatif. 


Présent. 




Imparfait. 


Nago. 




Nengoan. 


Ago, zagoz, zaude. 




Engoon, zengozan, zeunden. 


Dago. 




Zegoan. 


Gagoz, gaude. 




Gengozan, geunden, zengozaten 


Zaute, zaudeie. 




Zeunten, zewideten. 


JDagoz, daude. 




Zegozan, zeuden. 




Ekarri. 


Porter. 




Impératif. 


Eharh, ekan (Lan 


.), ekarzu. 




BeJcar. 






Ekarzue, 






Bekarte. 








Indicatif. 


Présent. 




Imparfait. 


Dakart. 




Nekarren. 


Dakar zu. 




Zenekarren. 


Dakar. 




Zekarren. 


Dakar gu. 




Genekarren. 


Dakar zue. 




Zenekarten. 


Dakarte. 




Zekarten. 



403 



Entzun, enzun. Entendre. 




Impératif. 


Entzuzn. 




Baunlso (Larr.) 


Bentzu (Lardiz.) 


/ 


Indicatif. 


Préscut. 


Imparfait. 


Dantzu. 


Nentzuan (Lardiz.) 


Dantzuzu. 


Zentzuan. 


Dantzu. 


Entzuan. 


Dantzugu. 


Gentzuan. 


Dantzuzue. 


Zentzuen. 


Bantzue. 


Entzuen. 




Erabilli. Mouvoir. 




Impératif. 


Eraùilk, eralrillan, 


erabilzu. 


Beraùil. 




Erabilzute. 




Berabilte. 






Indicatif. 


Présent. 


Imparfait. 


Darabilt. 


Nerabillen. 


Barabilzu. 


ErabUlen, zeneraàillen. 


Darabil. 


Zerabillen. 


Barabilgu. 


Generabillen. 


Darabilzute. 


Zeneralilten. 


Darabilte. 


Zerabilten. 



Eraman. porter, emporter. 
Impératif. 



Eramak, eraman, eramazu. 

Beratna. 

Eramazute. 

Beramate. 



404 



Indicatif. 



Présent. 
Daramat. 
Daramazu. 
Barama. 
Baramagu. 
Baramazule. 
Daramate. 



Imparfait. 
Neraman. 
Zeneraman. 
Zeraman. 
Generaman. 
Ze