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DICTIONNAIRE BASQUE-FRANCAIS
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DICTIONNAIRE
BASQUE-FRANÇAIS
PAR
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PARIS
MAISON NEUVE
15 Quai Voltaire
LONDBB9
WILLIAMS & NORGATE
14 Henrietta Street
Covent garden
1878
PREFACE.
*) M. F. Lécluse, Dict. basq.-esp.-fr. 2 v. 8°. à 2 col. N'a pas para.
/. B. Archu et F. Michel, gr. 8°. N'a pas paru.
C. A. F. Mahn, dans sa brochure »Denkmaler der baskischen Sprache
1857" dit, qu'il espère publier un jour un dictionnaire basque.
Chalio a commencé à publier un dict. basque (jusqu'à l)\ mais il ne
donne que les mots empruntés aux autres langues.
L'accueil bienveillant fait à notre „Essai de Grammaire de
la langue basque", nous a encouragé à tenter un autre essai,
celui d'un Dictionnaire.
Jusqu'à ce jour rien ou à peu près rien n'a été fait pour
la lexicologie basque, et cependant tous ceux qui s'occupent
de cette langue intéressante savent combien l'étude en est
entravée par le manque d'un dictionnaire- Souvent la publi-
cation en a été annoncée comme prochaine, mais ce plan ne
s'est jamais réalisé 1 ). Nous espérons donc qu'on ne jugera
pas avec trop de sévérité ce premier travail nécessairement
incomplet.
INTRODUCTION.
* 1.
Nous avons réuni dans ce dictionnaire quatre dialectes: le
guipuzcoan, le biscaien, le labourdin et le bas-navarrais. Pour
le dialecte labourdin il y avait à consulter le précieux dic-
tionnaire MS. de Silvain Pouvreau, inscrit à la bibliothèque na-
tionale de Paris, sous le n°. 7700. Pour le bas-navarrais il n'y
a qu'un tout petit vocabulaire de M. Salaberry d'ibarolle.
Plus tard, à Londres, nous avons pu consulter le Nouveau
Testament traduit par Liçarrague et imprimé à la Rochelle en
1571. C'est sans doute un des livres les plus importants pour
l'étude de la langue basque.
Pour le guipuzcoan il y a le dictionnaire de Larramendi,
qui, quoique bon à consulter, est cependant de moins de valeur
qu'on ne serait tenté de le croire; d'abord tous les dialectes
sont mêlés, et puis il contient une grande quantité de mots
qui sont inconnus ou qui peut-être n'ont jamais été en usage.
Larramendi paraît avoir pris un dictionnaire espagnol et l'avoir
traduit, sans se demander si le mot qu'il allait traduire était
connu ou non ; et ce qui est pire encore, c'est qu'il a fabriqué
un assez grand nombre de mots, entièrement en désaccord avec
le caractère de la langue basque. C'est ainsi qu'il a fait des
mots commençant par „des" à la manière espagnole et quelques
uns par „fo". P. ex. desjosi, découdre; beteuki de àe-euki;
soutenir, sous-tenir.
IV
La partie étymologique est plus que faible; Larrainendi
s'est laissé entraîner à considérer le basque comme la source
des langues qu'il connaissait; l'espagnol en dérive entièrement,
selon lui, ou peu s'en faut, et s'il ne trouve un mot analogue
en espagnol, il le cherche et le trouve dans la langue latine,
qui l'a pris, cela va sans dire, au basque.
Astarloa va plus loin sous quelques rapports; les voyelles
isolées n'ont plus de secrets pour lui; a indique la force, e
la douceur etc., etc. Il y a donc peu à apprendre, sauf
quelques exceptions, chez ces auteurs.
Les très rares explications de M. Salaberry ne sont pas
heureuses non plus '). Chaho est d'un fantastique inouï. Selon
lui, „le sanscrit, le grec, le latin, le gallique, le celtibérien des
Espagnols n'étaient que des dialectes du celto-scythique (?) du
Nord. (p. 45)."
„La langue des Romains et des Brahmines, dialectes celti-
ques, même dans leur déclinaison qui est empruntée aux
Euskariens, (p. 47)."
„Admettez, ce qui est une vérité facile à prouver jusqu'à
l'évidence, que les Euskariens antiques occupaient non seule-
ment le Sud-Ouest de l'Europe, mais encore toute la partie
septentrionale de l'Afrique et le midi de l'Asie." (p. 45.)
„Eca désignait le premier nombre, l'unité, dans l'euskarien
hindoustanique." Euskarien hindoustanique ! ! (p. 47.)
§ 2.
La méthode que nous avons suivie dans ce dictionnaire est
celle-ci : nous avons placé en tête, autant que nous avons pu,
l ) Bego, 8 me pers. de l'impératif de egon, rester, vient solon M. S. du
verbe irrégulier uiz! Uste, croire (au fond opinion) a pour présent de
l'indicatif sinhex! Horra, voilà et kuna, voici, deux démonstratifs, seraient
des impératifs du vorbe ikhuni, voir!! Ilaùil, impératif de ebilli, serait
l'impératif de joan !
le mot dans sa forme la plus simple en faisant suivre les dé-
rivés et les composés ; ce n'est que très rarement que nous
avons donné la préférence à la racine ; la langue basque étant
entièrement isolée jusqu'à présent, il nous a semblé risqué
de rechercher les racines, craignant de' considérer comme tels
des mots, dont l'apparente simplicité n'est due qu'à la dégra-
dation inhérente à toute laugue. En voyant le mot français
„âge" on ne se douterait guère, si l'on n'avait pas les moyens
d'en tracer la généalogie, que ce n'est plus que la terminaison
du mot primitif. Age, de eage, edage, de aetaticum, aetas, aevitas,
aevum où ae est le radical '). Un mot comme „car" pourrait pas-
ser pour une racine si l'on ne connaissait pas son étymologie 2 ).
Nous avons donné les verbes d'après l'usage guipuzcoan, c'est
à dire l'adj. verbal auquel nous avons joint le subst. verbal;
mais pour correspondant français nous avons donné l'infinitif;
ainsi ikusi (vu) ikusten (dans le voir) sont rendus par „voir".
Comme ikusten est composé de ikusle-n, on ne trouve dans l'or-
dre alphabétique que ikuste, le subst. verbal indéfini, qui se
trouve aussi uni à d'autres suffixes, comme ra, ko, etc. ikustera,
artzeko, etc. etc. Ceci facilitera les recherches, d'autant plus
qu'en bise, le e final devient i quand suit l'article; ainsi du
nom verbal ilte (dont ïlteri) on forme le substantif illia, le
mourir, la mort.
Nous avons omis tous les mots comme : okasion, blasfemio,
trompalu; ceux-là seulement ont été admis qui par leur forme
étaient, pour ainsi dire, naturalisés basques, et par conséquent
plus ou moins méconnaissables.
Si nous avons placé le dialecte guipuzcoan le premier, ce
n'est pas pour faire entendre que cette place lui revienne de
l ) V. Max Mtiller, Lectures, vol. I. p. 298.
a ) Voy. 0. Bothlingk. Uber die Sprache der Jakuten, p. XVII, note
46, où l'auteur dit qu'en Thibétain on peut démontrer que plusioura
mots aujourd'hui monosyllabiques ont été pollysyllabiques autrefois.
VI
droit ; il nous paraît môme que c'est tantôt l'un et tantôt l'autre
dialecte qui offre des formes mieux conservées. On a dit, il
est vrai, que le dial. guip. est le plus pur, mais c'est une
opinion prématurée, aussi longtemps qu'une étude sérieuse des
différents dialectes ne viendra pas l'appuyer.
Tous les substantifs, contrairement à l'usage, sont donnés
sans l'article. Il faudra donc, pour trouver les noms biscaïens,
connaître les règles de la permutation des voyelles finales;
elles sont très simples : a -f- a = a (on aurait pu accentuer le
a, a, ce qui ne s'est jamais fait) ; aita père ; aita, le père ;
e -\- a = ia, ec/ie, maison ; echia> la maison ; i + a = ija, andi,
grand ; andija, le grand ; o -\- a = ua, guraso, aïeul ; gurasua,
l'aïeul. Quand u est suivi de a ou e on intercale b ; buru, tête,
buruba, la tête; zerubetan, de zeru-etan, dans le ciel. Cette
règle se fait quelquefois sentir en lab. pour le o et le e. En
guip. les mots qui finissent en », précédé d'une voyelle, chan-
gent i en y, quand suit l'article: oi fait oya. En bise, le subst.
verb. se forme régulièrement de l'adj. verb. sans jamais se
contracter comme en guip. Ainsi berotu fait berotuten, en b. et
berotzen en g. Il nous a paru superflu de répéter cette forme.
ORTHOGRAPHE ET SYSTÈME PHONÉTIQUE.
$ 3.
Nous avons conservé généralement les mots tels que Pou-
vreau et M. Salaberry nous les donnent ; seulement nous avons
suivi l'orthographe adoptée dans notre Essai, c. a. d. celle qui
est en usage en France et qui par routine est toujours rejetée
en Espagne. Toutes les citations ont l'orthographe moderne,
excepté celles qui sont prises dans le Nouveau Testament de
Liçarrngue, la Rochelle 1571. Avec les poésies d'Echeparre
c'est le plus ancien livre basque connu, et c'est à ce titre que
nous n'avons pas touché à l'orthographe.
VII
Au lieu de y nous avons adopté le j. On trouvera nos
observations sous cette lettre. Quant à la phonétique basque,
nous n'avons rien trouvé à y changer depuis que nous avons
publié notre Essai, il y a cinq ans. Sans doute il y aurait
beaucoup à ajouter à notre chapitre sur la phonétique basque,
ce dont on s'apercevra dans les exemples cités où nous avons
taché de suppléer à ce qui y manquait ; mais les grandes lignes
nous paraissent être exactes. M. Vinson, dans un article sur la
phonétique basque, publié deux ans plus tard, (V. Revue de
linguistique, 3 me vol. 1869 Paris), les a acceptées toutes ; il y
a ajouté de très bonnes observations sur la permutation des
consonnes et plusieurs additions. Il voudra bien nous per-
mettre d'en relever quelques unes, qui nous paraissent deman-
der une autre solution, en réservant un paragraphe spécial sur
la mutation de h en k, le seul point où M. Vinson ne s'accorde
pas avec nous.
Page 432, behinere est traduit par „ jamais, pas une fois."
C'est le contraire qu'il faut; „aussi une fois ;" pour que la phrase
soit négative il faut encore ez ; behinere ez, pas aussi une fois.
Page 435, 3°. permutation entre a et i, atckiki „retenu" devient
à Bardos ilchiki. Nous croyons que atchiki vient de atz et it-
c/iiki, de ich; tenu rend mieux l'idée que retenu. Page 441,
43. „Mais ceux-ci (dialect. esp.) transforment le j ou le y des
premiers (dialect. fr.) en j, jota espagnole." Est-ce bien sûr?
ne se pourrait-il pas que le lab. eût changé la jota en y ? Il
est certain que les Espagnols n'ont pris leur jota ni du latin,
ni de l'arabe (v. Diez, Gr. vol. 1. p. 366); mais de qui alors ?
des Basques ? nous l'ignorons. Un dialecte aurait pu avoir con-
servé le j et un autre l'avoir perdu. Nous avons en holl. le
g qui est exactement le j esp. et les allemands ne l'ont pas.
Page 444. note 1. La présence de h dans lokharri est attribuée
à la rencontre de t et k : lol-karri, ce qui ne nous paraît pas juste,
i/ appartient à Marri; v. lokharri. Page 450, 63. Il est probable
que les mots basques ne pouvaient pas commencer par une explo-
vin
sive dure. Comment défendre alors la tinsse du /• primitif? A l'ap-
pui de ceci, M. V. cite plusieurs mots empruntés au latin ; mais
ne faudrait-il pas admettre qu'il y a une phonétique particulière
pour les mots d'origine étrangère? Les groupes br, pr, bl, etc.
ne sont pas basques et cependant quand il s'agit d'introduire
le mot „personne", le dial. lab. en fait preauna. Le t, esp. de
tiempo devient d, dembora ; mais le t basque de aitatu, devient
p, aipatu ; aizta = aizpa. Ceci n'est pas seulement le cas en
basque mais dans d'autres langues. Le son ch fr. n'existe pas
en holl. Chaise (de poste) devient sees, dans la bouche du
peuple et par contre concierge est prononcé concherche,
même au théâtre, sur la scène; et cependant il existe un
seul et unique mot ou ch est prononcé ch fr. et représenté
par sj : sjouwer, bambocheur. Page 450, 64. 2° G permute
avec r. Cf. oramai, orhantza, dérivés de ogi. Il nous paraît
plutôt de orhe. Page 454. 69. „En raison de cette permuta-
tion (a en b ou p ) m, dans beaucoup de mots remplace le
v français ou latin." Ne serait-ce pas plutôt l'influence espa-'
gnole? Page 454. 70 „Dentale: 1° n est intercalé comme lettre
de renforcement, ainizin et aitzin." Il nous semble que la forme
primitive est aintzin; chute de n dans aitzin. 3° „N permute
avec r. arima = anima." Non pas ; anima de l'esp. ; arima du
provençal. Nous avons vu avec plaisir, M. Vinson rectifier lui-
même ce qu'il avait dit, page 428, par rapport à la pronon-
ciation des diphtongues.
DE LA MUTATION DE h EN /t, OU DE k EN h.
§ 4.
M. Vinson dans un article de la Revue de linguistique, vol.
III, p. 455 — 456, parle de ceux qui pensent que la 2 d ° per-
sonne du pronom personnel était primitivement /•/, aujourd'hui
ht. Dans le 5 me vol. de la dite Revue, page 215, M. Vinson
IX
revient à la question de cette mutation et reproduit l'opinion
du Prince L. L. Bonaparte en rendant compte de son livre
sur le Verbe basque, Londres 1869. Il parait donc que selon
le Prince B. l'antériorité revient à k sur h. A la page 221 — *
222, M. Vinsou se range tout-à-fait à cette opinion, et défend
la thèse, qu'il fait sienne, dans une réponse à M. de Charen-
cey par rapport à une question de phonétique. — Dans notre
Essai de grammaire, nous avions fait remarquer dans le chapi-
tre II que le h initial, placé par suite de la composition au
milieu d'un mot, devient k; que eman-hume, et zar-àume deve-
naient emakume, zarkume.
Cette observation était nouvelle et paraît avoir donné lieu
à des comparaisons dont le résultat a été pour le Prince B.
exactement l'opposé de ce que nous avions trouvé ; hume était
donc primitivement kume, et redevient kume dans les compo-
sés. Quelles peuvent être les raisons du Prince B. pour prendre
le contre-pied d'un loi parfaitement claire, croyons nous, et
appuyée par de nombreux exemples? nous l'ignorons. Quand
on cite les deux exemples de notre Essai : emakume et zarkume,
on dirait qu'ils sont isolés, qu'ils sont des exceptions, ce qui
n'est pas le cas; en voici d'autres: aitakide de aita-hide ; haur-
kide de haur-hide ; zorakeria de zora-heria ; lokartu de lo-hartu ;
sukartu, de su-hartu ; askazal de atz-hazal ; sukalde de su-halde ;
erkatz de er-hatz ; arrainkari de arrain-hari ; chichkabar de c/iic/i-
habar, gorrikara de gorri-hara, etc. Cette nomenclature suffira
pour prouver que cette permutation n'est pas une exception,
mais au contraire qu'elle semble être toute naturelle.
Nous le répétons quelles sont les raisons du Prince B. pour
admettre que le k est primitif? M. Vinson ne cite au fond
qu'un seul exemple qui n'est pas bien concluant, comme nous
verrons à l'instant, car le pronom ki pour hi n'est qu'une forme
hypothétique, qui ne se trouve nulle part autant qne nous
sachions; il ne reste donc que gizon kori, pour gizon hori,
exemple unique qui devrait prouver, à lui seul, que k est
primitif; mais l'observation du Prince B. qui accompagne cet
exemple, parle beaucoup plus en faveur de la loi comme nous
l'avons posée ; la voici „ceci n'arrive d'ailleurs aux démonstra-
tifs que lorsqu'ils sont employés enclitiquement en guise de
suffixes." Ainsi, en guise de suffixes c. a. d. attachés au mot;
on pourrait (on devrait?) dans ce cas écrire gizonkori, et alors
le h initial par suite de la composition vient au milieu et
devient k, exactement comme tous les autres exemples. Ceci
confirme tout-à-fait notre règle.
En outre n'est-il pas beaucoup plus naturel de voir une lettre
changer, en venant en contact avec une autre, que de la voir
disparaître dans une foule de mots, sans qu'il en reste aucune
trace, et reparaître dans les composés? Il ne faudrait certes
pas condamner une règle parce qu'elle est extraordinaire, mais
au>M longtemps qu'il n'y mira pas de preuves pour l'appuyer,
on sera en droit, croyons nous, de la considérer comme une
pure hypothèse, et de plus une hypothèse inutile, car elle
n'explique rien.
Mais en admettant pour un moment que la conséquence de
cette observation eût en effet la valeur qu'on aimerait à lui
attribuer, serions nous en droit d'admettre, comme pierre de
touche, un mot qui se trouve être prononcé d'un certaine façon
dans une petite localité, en contradiction avec les dialectes
principaux. Nous ne voulons certes pas attaquer l'importance
de ces observations de détail, mais il nous semble qu'il doit
y avoir une certaine limite où les variantes finissent et où le
désordre commence. Si, par exemple, on entend dire à Paris:
collidor pour corridor, ou chartutier pour charcutier, ou fâen
à la campagne: j'avions et j'étions, on se tromperait, croyons
noua, en notant ces irrégularités ou plutôt ces fautes, pour des
variations de la langue française; au contraire si, en veuant
plus au midi, on s'aperçoit, bien que rarement, d'une certaine
difficulté à prononcer l's impur, on sait que c'est l'influence
de l'italien ou de l'espagnol. M. Vinson termine son article
en citant, duk, tu l'as; mais le k est là comme toujours dans
les 2 mes pers. la caractéristique du masculin, comme n l'est
du féminin, dun. Ce k final, encore qu'il serait le représentant
d'un pronom, ce qui est même probable, n'infirmerait en rien
la règle que nous avons posée pour le k initial. Pour prouver
la thèse du k primitif, on aurait pu trouver mieux, que gizon
kori; car comme nous l'avons dit, l'exemple est annulé par
l'observation qui l'accompagne \ ce serait le mot abi, en lab.
habi, en composition kabi, chorikabi, cage d'oiseau. Nous avons
appliqué notre règle à abi, n'ayant pas fait attention, quand
nous écrivions l'article, que abi, guip. a perdu le h du lab.
habi, qui a son tour a changé en h le g esp. (gavia) ou le c
primitif du lat. cavia, dont les dial. sardes et vénitiens ont
fait kabia. V. Diez, E. W. 1. p. 195. Mais d'abord nous ignorons
si le lab. a pris habi du latin cavia, ou bien de l'esp. gavia,
ce qui est beaucoup plus probable, et ensuite, ce qui est très im-
portant, c'est un mot d'origine étrangère, et souvent les lois
d'euphonie diffèrent selon que le mot est indigène ou étranger.
Le groupe br, pi, n'est pas toléré eu basque ; et cependant dans
un mot français que la langue basque adopte, la règle agit
en sens contraire; de „ personne" le lab. a fait presuna.
l'étude de la langue basque.
h 5.
Bien que le basque soit étudié de nos jours beaucoup plus
sérieusement qu'il ne l'était autrefois, il n'est pas rare de trouver
sur cette langue des théories, qui rappellent beaucoup trop
l'époque des Larramendi, des Astarloa, des Chaho, etc. Les
quelques échantillons que nous avons donnés des idées de ces
auteurs sur la langue et sur l'étymologie basques, pouvaient
se passer de commentaires. Aujourd'hui que nous avons les
moyens d'échapper en grande partie aux erreurs de ces écri-
xn
vains, grâce aux progrès des études linguistiques, on ne peut
pas les passer sous silence ; l'excuse des rêveries de ces temps-
là n'existe plus de nos jours; de plus l'aplomb avec lequel
ces extravagances sont débitées, fait beaucoup de tort à l'étude
de la langue et donne souvent le change à ceux qui n'ont
pas le temps ou les connaissances nécessaires pour approfondir
la question, et qui à leur tour, sur ces données erronées, bâ-
tissent des théories qui doivent s'écrouler du moment qu'il
est prouvé que la base ne vaut rien.
Une brochure spécialement consacrée à l'étymologie basque
est celle de M. de Charenoey : Recherches sur les noms d'ani-
maux domestiques chez les Basques 1869. Déjà ailleurs 1 ) on
a reproché à M. de C. de s'être trop pressé de tirer des con-
clusions de ses études; nous sommes entièrement de cet avis
et nous regrettons l'assurance avec laquelle M. de C. doua
donne des étymologies plus que douteuses. A la page 10, nous
lisons, „Ou pourrait être surpris (en effet) de voir les Basques
aller chercher dans la basse latinité ou au pis aller dans la
langue grecque le nom d'un animal (le cheval) qu'ils ont connu
depuis des siècles. Mais il ne faut pas oublier que la moitié (?!)
peut-être du vocabulaire basque a été empruntée soit au latin,
soit au provençal, soit à l'espagnol." Nous le demandons, est
ce que M. de C. nous a habitué à des travaux si conscien-
cieux sur l'étymologie basque, pour que nous puissions admet-
tre un jugement si téméraire comme fondé. Nous en doutons
fort. M. de Ch. n'a pas même profité de ce qui a été dit
sur la phonétique basque et a fait des erreurs qu'il aurait pu
éviter. Nous avons relevé quelques unes de ces étymologies,
qu'on retrouvera dans le corps du dictionnaire, s. v. aker,
ahunlz, ôurni, merchika. Nous préférons dire ici quelques mots
d'un livre basque, dont la réédition est un véritable service rendu
par M. F. Michei à ceux qui étudient la langue basque.
') Un article de M. Vinson dans la Revuo linguistique vol. III, p. 107.
XIII
Nous voulons parler des proverbes recueillis par Oienhart,
et réédités par M. Francisque Michel. Nous possédons la se-
conde édition, de Bordeaux, 1847, revue, corrigée, etc.; heu-
reusement le texte paraît avoir été reproduit à peu-près tel
qu'il est dans l'édition originale. „C'est pour signaler ses
imperfections (d'Oienhart)," dit M. F. Michel, „autaut que
pour les corriger que nous avons donné des observations sur
le texte des Proverbes et des poésies; nous les devons en
grande partie à un compatriote d'Oienhart, à M. Archu, insti-
tuteur communal à la Réole, dont l'obligeance égale le savoir.
C'est à se savant modeste et laborieux que nous sommes aussi
redevable de la traduction des poésies."
Comme les observations portent à peu-près toutes sur les mots,
elles sont du domaine d'un dictionnaire et nous en passerons
quelques unes en revue. Ce travail de critique est fastidieux
au possible, mais il nous paraît nécessaire ; le ton décidé avec
lequel ces corrections sont faites et l'éloge dont elles sont
accompagnées leur donnent une apparence de certitude, de
vérité, qu'elles sont loin d'avoir. Quelques unes de ces cor-
rections dénotent une ignorance totale des autres dialectes, ce
qui est déjà beaucoup quand on se donne pour correcteur; mais
il y en a d'autres, qui rendent le proverbe entièrement inin-
telligible; p. ex. les numéros* 91 et 243. Nous donnerons les
proverbes avec leur numéro d'ordre et la traduction du mot
en question par Oienhart; ensuite la correction de M. Archu
ou tout autre, finalement nos observations.
N° 1. Jdaussia, aboiement. — Ce mot ne serait pas compris
aujourd'hui, nous le soupçonnons d'être un transfuge latin ou
espagnol. — Adaussia est parfaitement basque ; le bise, a aussia ;
le d est souvent supprimé dans la prononciation et même en écri-
vant ;comp. a itu = aditu;baut = badul;baanzut pour badanzut, etc.
N° 90. Ezina, couché. — 11 faut ezana. — Pas du tout;
ezina ou mieux etzina est du dial. g. De la Vieuxville, dans son
„Guiristiuoen Doctrina" (dial. lab.), s'en sert aussi.
XIV
N° 91. Espis, ne soit. — Espis doit s'écrire en deux mots,
ez pitz qui signifient „ne s'allume, ne se réveille." — Cette
correction est au dessous de toute critique ; citons le proverbe.
Bere ahal dena, espis berzeren. Qui peut estre à soy, ne soit
à autruy. Maintenant la correction : qui peut être à soi, ne
s'allume ou ne se réveille pour les autres. Est-il permis de di-
vaguer de la sorte, quand on a devant soi une traduction par-
faitement intelligible? Espis est pour ez biz, ne soit, comme O.
le traduit; l'explosive forte après la sibilante, v. Essai Ch. II.
On peut ne pas connaître tons les dialectes, cela se conçoit, mais
de rendre inintelligible une phrase parfaitement claire, c'est
trop fort.
N° 112. Onhetsac adiskidea, chéris ton ami. — lion ezac, (mot
à mot „rend bon") rends toi favorable ton ami. — Du tout. O.
traduit bien : chéris ; le nom verbal est onetsi c. a. d. on-etsi,
et l'impératif onetsi ezac, contracté en onetsac. Comp. egotzak
pour egotzi ezak ; egizu pour egin-ezazu.
N° 117. Dohacaiz-dunac Sisurren illuna, le malheureux est
surpris de la nuit à Cicur. NB. Cicur est un petit village près
de Pampelune. La correction de ce proverbe est comme celle
du n° .91; on nous dit, lisez: Doha cais dunac, mot à mot
qui a l'aller pénible, qui marche péniblement ! ! Quel sens est
ce que cela donnerait? Dohaicaiz-dunac est tout simplement
pour dohai-gaitz-dun, qui a mauvais destin = malheureux.
N° 129. Eikeran dadinac egon-egui, bidean lasfer begui, celui
qui a trop tardé au moulin doit courir en chemin. — Dadinac.
Il faut badinac; au lieu de begiri il faudrait heguin. — Ces
corrections ne signifient rien ; dadinac est la 3 pers. sing.
du prés, du subjonctif de izan, dad/'n qu'il soit; dadina, celui
tjui est; nous ne comprenons pas ici l'emploi du subjonctif, niais
c'est une autre question ; qu'est-ce que heguin signifie ? begui
est parfaitement juste; c'est la 3 pers. sing. de l'impératif de
eguin, qu'il fasse. Comp. la variante de ce proverbe, s. v. berandu.
N° 131. Elisaren hurrenena, le plus proche de l'église. —
XV
A la place de hurrenena, lisez hurbilena, qui signifie le plus près.
Pas du tout ; lisez : hurrenena ; Iturren est „près" et le super-
latif est hurrenena. Hurren, est lab. selon Pouvreau ; en tout
cas ur est guip. et l'on dirait urrenena. Pour donner un petit
échantillon de son savoir le correcteur ajoute „tous les dialec-
tes rendent l'idée de proximité par hurbilena (navar. lab. guip.
bise.) et par huillanena (soûl).
N° 243. Arraulsia, oeuf. — Il faut lire arrautsia. — Pas
du tout, arraultze est guip. — Même proverbe. Bilarrausi, veau.
Ce dernier mot doit être écrit en deux. BU signifie ramasser,
recueillir et arrausia est mis pour arraichea. — Cette correc-
tion-ci passe de nouveau les bornes ; bilarrausi, est veau. Citons
tout le proverbe : Robe da bakearequi arraulsia, esies aharrare-
qi(i bilarrausia. Il vaut mieux un oeuf avec paix qu'un veau
avec guerre ou dissension. Selon la correction ce sera : il vaut
mieux un oeuf avec paix que de ramasser (ou de recueillir)
un veau avec guerre ! Voilà où mène l'aplomb dont nous par-
lions tout à l'heure. Nous espérons que ces corrections ne sont
pas l'oeuvre du savant modeste dont l'obligeance égale le savoir,
comme le dit M. Fr. Michel en juge compétent.
Nous ne continuerons pas cette nomenclature de bévues,
mais il nous en a fallu citer un certain nombre, afin d'établir
clairement que nous ne nous en prenons pas à des exceptions,
à des erreurs qui peuvent échapper à tout le monde. Si notre
critique paraît sévère à quelques uns, elles paraîtra juste,
croyons nous, à tous ceux qui s'intéressent sérieusement à l'étude
de la langue basque; il est nécessaire de faire voir que
cette immense prétention de quelques auteurs, qui se renvoient
réciproquement de grands éloges, n'a aucun fondement. Nous
savons que notre critique va exciter la colère de certains
auteurs comme lors de la publication de notre Essai de gram-
maire ; mais jusqu'à présent ces messieurs n'ont trouvé que des
gros mots pour opposer à nos preuves, croyant sans doute que
des grossièretés valaient des arguments. C'est ainsi que AI.
XVI
l'abbé Inchauspe, dans l'ouvrage de M Bladé sur l'origine des
Basques, page 295 dit: Un écrivain allemand (M. van Eys)
dans un essai de grammaire basque qui n'est au fond qu'un
recurage de la vieille grammaire de Larramendy prétend qu'on
ne peut pas rapporter à un verbe unique les formes transi-
tives et intransitives, attendu qu'elles n'ont pas le même radi-
cal. Cette observation comme la plupart de celles du même
auteur n'est fondée que sur l'irréflexion et sur l'ignorance."
On le voit, M l'abbé n'y va pas de main morte et il croit
sans doute que ses paroles d'oracle ont de la valeur dans une
discussion scientifique; mais il se trompe cette fois-ci d'audi-
toire. Il se pourrait que les louanges si libéralement données
et qui prouvent plus pour l'amitié, que pour les connaissances
linguistiques, de ceux qui les prodiguent, aient ébloui quelque
peu M. l'abbé '), qui paraît oublier que la modestie est une
belle chose même pour ceux qui en ont besoin. Mais revenons
aux observations du savant abbé et commençons par lui dire
qu'Amsterdam n'est pas en Allemagne, mais que c'est la capi-
tale de la Hollande; cette petite leçon de géographie donnée,
)iis au reproche de „ recurage de la vielle grammaire de
tmendy." (Larramendi, si vous voulez bien le permettre).
Si M. l'abbé n'a rien découvert de nouveau dans notre „Essai
de gr. basq." il doit plutôt s'en prendre à lui-même qu'à nous;
s' il l'avait lu, il y aurait trouvé, croyons nous, plusieurs choses.
On né peut malheureusement contenter tout le monde. M. le
capitaine Duvoisin, au contraire, dans une critique de notre essai
se montre si étonné de toutes les choses nouvelles que nous
avons dites, que son étonnement, nous allions dire sa colère,
se trahit à chaque page, dans un langage qui voudrait être
l ) M. l'Abbé du reste ne serait pas le seul ; M. le Capitaine Duvoisin,
dans une brochure sur notro Essai de gr. basq. se plaint de ce que nous
l'avons critiqué, lui, dont le nom se trouvé mêlé à la Pléïade. Plèïade !!
Ne dirait-on pas qu'il s'agit des Humboldt, des Bopp, des Burnouf, des
Sleicherl pour ne parler que des morts.
XVII
acerbe et qui n'est que bouffon ou grossier, selon que l'on
considère cette critique valoir quelque chose, ou ne valoir
rien du tout.
M. l'Abbé nous permettra de lui indiquer le chapitre II,
sur le système phonétique basque, comme étant entièrement
nouveau; il n'existait rien par rapport à cette partie impor-
tante de la langue. Nous ne prétendons nullement avoir épuisé
le sujet ; ces lois phonétiques pourront être complétées, et nous
avons vu avec plaisir M. Vinson s'en occuper dans la Revue
linguistique; mais nous avons été le premier à en donner les
traits fondamentaux, qui jusqu'à présent, autant que nous
sachions, sont rigoureusement justes. M. l'abbé ignore peut-
êtie que les lois phonétiques sont d'un intérêt de premier
ordre pour l'étude d'une langue ; aussi s'en passe-t-il à ce qu'il
paraît; mais s'il les avait connues quand il a publié son
„Verbe basque," il n'aurait pas fait les erreurs que nous
avons relevées.
Ce qui paraît surtout avoir froissé M. Inchauspe c'est que
nous n'admettons pas son idée, qu'il a très nettement expri-
mée dans son „ Verbe basque," que avoir et être ne font qu'un ;
„il n'y a qu'un verbe et qu'une conjugaison" dit M. Tabbé.
Dans le livre de M. Bladé il tâche d'en convaincre le lecteur
par un argument qui est plus que médiocre ; le voici : „I1
n'existe pas de radical pour les formes du verbe basque, qui,
dans la même voix sont d'une variabilité infinie. Il ne faut
connaître que les premiers termes du verbe pour en être con-
vaincu. Je suis se dit niz; il est, du; nous sommes, gira; j'étais,
ninzan; il était, zen; j'ai, dui ; j'avais, nian, ou nuen ; il avait,
zian. Il est évident qu'on ne peut pas plus donner un même
radical à niz, da, zen, qu'à dut, nian, zian ; et que ni les voix
ni les formes du verbe basque ne peuvent se distinguer par
les radicaux." Toujours le même ton d'oracle „il n'existe pas
de radical, il est évident," etc. ; malheureusement cela est évi-
dent pour M. l'abbé, mais pas pour ceux qui sont habitués
xvni
aux études linguistiques. Parce qu'on ne peut pas donner un
môme radical à niz, da> zen, il faudrait en conclure que le
verbe basque n'a pas de radical! Ceci revient à dire que,
puisqu'en français „fus, été, être" n'ont pas le même radical,
le verbe être, par conséquent, n'en a pas non plus. Quand
même la thèse de M. l'abbé serait exacte, ce dont nous dou-
tons beaucoup, son argument ne vaut rien. Si pour d'autres
langues on est arrivé après de patientes recherches à découvrir
les formes primitives, ce n'est certes pas en s'y prenant de
la façon de M. l'abbé; pour lui „fus" et „été," ne seraient
jamais dérivés de fuo et de stare, mais seraient toujours restés
des formes verbales sans radical ! Il nous semble au contraire
que le verbe basque ne contient pas un radical mais plusieurs
radicaux.
La question du verbe est une grosse question qui demande
à être étudiée s rieusement, ce qui n'a pas encore été fait l ) ;
on n'a rassemblé que les différentes formes du verbe. Comme
le dit M. lnchauspe lui-même dans la préface de son „Verbe
basque," p. JX. „Le rôle que nous nous sommes assignés a
été celui d'un ouvrier consciencieux et patient qui recueille
les matériaux épars d'un magnifique édifice . . . etc." Il faudra
maintenant, pour continuer la métaphore, trouver l'architecte,
l'archéologue, capable de découvrir les lois d'après lesquelles
l'édifice a été élevé, et qui sache distinguer ce qui est ancien
de ce qui a été ajouté plus tard, soit par inadvertance, soit
par un besoin exagéré d'ordre. L'impression que fait le verbe
basque, est qu'il s'y trouve beaucoup de formes qui n'existent
qu'en théorie. C'était déjà l'opinion de Humboldt, et rien n'a
été écrit depuis ce temps-là, qui diminue cette impression.
Nous n'avons rien que des tableaux; aucune règle, aucun
aperçu même qui jette quelque lumière sur la question obscure
du verbe. Dans l'état où étaient les études de la langue
l ) Nous ne connaissons la publication du Pce L. L. Bonaparte que
par ce que M. Vinson on a dit dans la Revue linguistique.
XIX
basque, il était impossible peut-être de donner plus, mais il
est nécessaire de convenir que nous ne savons à peu près rien
du verbe. Quand nous saurons à fond les lois de la phoné-
tique basque, nous y trouverons sans doute un auxiliaire qui
nous sera très-utile; si l'on voit que dans ichok, impératif
de idechon, le o est très-probablement la seule lettre qui
reste du verbe eyon; ou que le provençal renc, a donné très
régulièrement le basque herreka, si l'on voit, disons nous, les
mots s'altérer de telle façon, il est permis de croire que le
verbe peut avoir souffert de la même manière. Au reste la
régularité apparente pourrait induire en erreur; si pour l'a-
mour de la régularité, l'on conjugait le verbe défectif férir,
sur le modèle périr, il n'y aurait aucun obstacle: je féris, tu
féris, etc. Nous savons aujourd'hui que ce serait une erreur
et que l'on disait anciennement : je fiers, tu fiers, etc. v. M.
Brachet, Gram. hist. p. 216, note 1. Mais nous ne le saurions
pas si la langue française avait été aussi peu connue que la
langue basque; aussi du moment qu'il sera prouvé que les
formes du verbe basque sont aussi certaines, qu'il est certain
que „férir" vient du latin ferire, et que „je fier, tu fiers", etc.
est du français d'autrefois, de ce moment là le doute ne sera
plus permis; mais jusqu'à présent l'impression reste que nous
avons souvent à faire à des barbarismes comme „je féris"
plutôt qu'à des archaïsmes comme „je fiers".
DU CARACTÈRE DE LA LANGUE BASQUE.
* 6.
Avant de terminer cette introduction, déjà assez longue,
nous aimerions dire deux mots par rapport au caractère de la
langue basque. — Il a été si souvent dit et si souvent répété
que le basque est une langue bizarre, qu'on a fini par prendre
pour des singularités des faits qui se retrouvent dans plusieurs
XX
autres langues. Plus nous connaîtrons le basque et plus ces bi-
zarreries disparaîtront. Nous avons tâché autant que possible, de
donner les analogies, tant des mots que des expressions et des
formes des mots, qui se retrouvent dans d'autres langues. Peu
à peu la langue basque se trouvera alors moin> isolée et
l'étonnement cessera. La forme du substantif- verbal, par
exemple, sur lequel on a tant écrit, est toute simple et se
retrouve en anglais. Dans „Jbaten naùf" (je vais), et „I am
going", joaten et going sont des noms au locatif; going est
pour „a going", c'est-à-dire „on going". v. M. Mûller, Lectu-
res, IL p. 20. La terminaison heria se retrouve en hollandais.
L'emploi de l'adjectif pour former le verbe, se retrouve en
ail. et en holl. v. egin. Aux analogies qui se rencontrent dans
les langues plus connues, comme le fr. l'ail, etc., on peut
ajouter celles que l'on trouve dans des langues qui peut-être
sont moins éloignées du basque. Nous ferons suivre ici quel-
ques points de ressemblance entre le basque et le mongol,
sans vouloir eu tirer la moindre conclusion quant à leur pa-
renté; c'est seulement dans le but de réunir les matériaux
qui peuvent jeter quelque lumière sur l'étude de la langue
basque.
Dans la langue mongole comme dans la langue basque:
1°. Aucun mot ne commence par r.
2°. Le pron. pers. de la 3 me personue n'existe pas ; il est
remplacé par le pronom démonstratif.
3°. Le génitif des pron. pers. n'existe qu'accompagné de
suffixes {nerekin, hiretzat, etc.) ; mais par eux on forme les
pron. possessifs (?iere, Aire etc.).
4°. Le pron. relatif „que" n'existe pas , il faut rendre la
phrase par uu participe. Le livre que tu m'as donné, doit
se rendre par: le livre par toi donné. On peut mieux traduire
ces phrases par l'ail. Dein mir gegebenes Buch.
5°. Le verbe est périphrastique ; on dit: je suis prenant,
pour: je prends.
XXI
G . Le supin est exprimé par ra (en basque aussi, ra, jatera,
pour manger).
7°. Les participes sont déclinables comme des substantifs.
On le voit, la langue basque n'est pas encore si étonnante
qu'on a bien voulu le dire. Le verbe est et reste toujours
un graud mystère, mais il est probable, qu'une fois que nous
connaîtrons son véritable caractère, il se présentera des ana-
logies, comme il s'en est déjà trouvées. Nous n'avons aujourd'hui
que le temps d'indiquer que les terminaisons auxiliaires lab.
nav. et bn. darodi etc. dérivent probablement de eroan.
Cette façon d'envisager le basque comme une langue entière-
ment exceptionnelle n'a pas seulement le désavantage d'être
inexact, mais celui plus grand encore, d'influencer les études
en nous poussant à donner de l'importance à des détails qui
n'attireraient pas même l'attention dans les langues plus con-
nues. Il nous semble que les différences de prononciation, qui
influencent, cela va sans dire, l'orthographe, ont été notées avec
un soin exagéré. Un jour peut-être elles auront leur utilité,
mais seulement alors que les grandes lois qui régissent les
mutations phonétiques seront fixées. Rien de plus facile, étant
dans le pays, que de marquer ces divergences, mais encore
faut-il savoir faire la part des véritables variations, et la part
de ce qui n'est que du désordre ou de l'ignorance. On a
dressé des alphabets basques avec un nombre de lettres double
de celui que possèdent les autres langues ! Et pourquoi ? Est-
ce que les Italiens ont deux z pour le z dur et le z doux?
Est-ce qu'en fr. il y a deux manières d'écrire les 11 mouillés,
puisque les uns prononcent famille et les autres famiye? Ecrit-
on avec un accent différent piège et vérité, parce que le é de
piège se prononce différemment du dernier é de vérité; et dans
le mot vérité même, le premier é a un son moins fermé que
le dernier é. Y a-t-il un autre s pour exprimer le s gras
comme il est prononcé en Auvergne? Comme nous l'avons
déjà dit ailleurs, faudra-t-il dire qu'en français il y a permu-
XXII
tation de c en t parce que quelques gens du peuple prononcent
chartutier pour charcutier? Nous craignons beaucoup que ces
minuties, qui n'ont que peu de valeur, ne fassent oublier ce qu'il
faut avant tout, des règles générales et simples, et qu'elles
ne continuent à entretenir cette réputation d'étrangeté que la
langue basque doit en grande partie aux études superficielles
de ceux qui s'en sont occupés.
Comme M. le capitaine Duvoisin paraît avoir été chargé
par ses compatriotes, de faire l'examen' de notre Essai, nous
avons cru nécessaire de reproduire ici l'opinion d'un Basque
qui paraît être considéré comme une autorité.
W. J. v. E.
QUELQUES MOTS A PROPOS DE L'ESSAI DE GRAMMAIRE DE LA
LANGUE BASQUE DE M. W. J. VAN EYS. EXTRAIT DU
COURRIER DE BAYONNE DU 9 FÉVRIER 1868.
Sous le titre qui précède, il parut en 1865, à Amsterdam,
un ouvrage sans nom d'auteur. Cet écrit de peu d'étendue ne
renfermait que des notions incomplètes, et pouvait être consi-
déré comme un résumé d'idées suggérées par la lecture des
travaux que Lardizabal et le P. de Larramendi ont laissés sur
la langue basque. Il n'était pas irréprochable ; mais plus d'une
fois ses erreurs ne lui appartenaient pas, il les répétait de
confiance. Y avait-il là des motifs d'excuse suffisants, ou fal-
lait-il que la critique se montrât sévère contre cette ébauche
grammaticale? — Ces considérations ne subsistent plus aujourd'hui
que l'auteur, M. van Eys (il nous donne son nom dans une
édition nouvelle), est venu au Pays Basque faire une excursion
après laquelle, suffisamment instruit sans doute, il a refondu
son écrit et s'est posé en docteur.
Tenter, soit même dans un Essai, d'établir les règles d'un
idiome qu'on ne possède pas encore, c'est se hasarder dans
une entreprise très-scabreuse pour le moins. Les Basques
sauront bien à quoi s'en tenir sur cette œuvre prématurée;
mais, de nos jours, leur langue est plus étudiée en Europe
XXIV
qu'elle ne le fut jamais, et les hommes qui s'en montrent
curieux ne sont-ils pas exposés, par ce titre de Grammaire,
à donner créance à Y Essai et à lui attribuer une autorité qu'il
ne comporte pas? — C'est ce que l'on a considéré, et pour
cette raison j'ai accepté la charge de faire l'examen du livre
de M. van Eys.
Les études grammaticales semblent appartenir à cet ordre
de travaux intellectuels d'une perfectibilité inépuisable. Chaque
jour voit éclore un traité nouveau remaniant la grammaire
des langues le mieux connues. Celle de la langue basque est,
non-seulement susceptible d'amélioration, mais encore a grand
besoin d'être corrigée et complétée sur un plan nouveau. Aussi,
M. van Eys ne se fait-il' pas faute de condamner tous les
traités qui ont précédé le sien; à ses yeux, ce ne sont que
des „amas de règles incohérentes et contradictoires"; et c'est
sans doute pour les remplacer qu'il veut tracer „une esquisse
à grands traits qui soit plus en rapport avec le caractère de
la langue." — Le jugement est dur, l'engagement un peu
téméraire.
Le caractère éminent de la langue basque éclate tout d'abord
dans l'uuité de sa conception. — Unité de déclinaison: tous
les noms, quelle que soit lviur nature, obéissent à une règle
commune, et c'est de la règle qu'ils reçoivent leurs formes. —
Unité verbale : une seule conjugaison réunit les modes d'expri-
mer l'idée agissante ou passive, Y état ou le mouvement ; du (il
est), du (il a), dans ces deux formes se concentre le génie
créateur du système de cou jui tison. — Aucune grammaire
n'est moins embarrassée d'exceptions que la grammaire basque.
Aussi, dès que l'ou a saisi la clef de la déclinaison et de la
conjugaison, les grands problèmes sont résolus, tout se sim-
plifie, et l'on ne tarde pas à se rendre maître de la langue.
Une méthode qui rende facilement accessible à l'esprit le jeu
XXV
de ce double système est donc la fin que le grammairien doit
se proposer.
M. van Eys aurait-il atteint ce but si désirable? — Pour
essayer de l'aborder, il faudrait une connaissance approfondie
de la langue, et cette condition essentielle fait défaut à l'au-
teur. Au lieu d'une vue d'ensemble prise de haut, du décousu,
beaucoup de détails secondaires et trop souvent inexacts, voilà
ce qu'on trouve dans son œuvre.
Au cliapitre 1er, traitant de l'orthographe, M. van Eys a le
mérite de se rallier au système rationnel qui fait son chemin
et auquel appartient l'avenir. Il examine la nature phonique
des lettres usitées dans les livres écrits en dialecte guipuscoan.
On voit que les bonnes informations lui ont manqué quelque-
fois. Entr'autres choses, il généralise l'usage de \ajota espagnole ;
il est exceptionnel. Il assure aussi que le v se prononce
„comme en français ou en espagnol." D'abord, et malgré leur
Académie, les Espagnols font, dans la prononciation de cette
lettre, une confusion qui ne permet pas qu'elle soit prise pour
exemple; en second lieu, le son français du v n'est connu
d'aucun dialecte basque, et les écrivains qui emploient ce ca-
ractère le prononcent eux-mêmes comme le b.
„Devant k, r, l, le n est élidé" (chap. n). — L'élimination
euphonique du n devant le k et le / est une rareté et non
la règle: de min (vif) on fera minki (vivement), et non point
miki; de ehun (cent), ehunka (par centaines), et non ehuka.
De même, on dira egonlekhua (demeure), etzanlekhua (couche),
et non pas egolekhua, etc. — Pour ce qui est du r suivant
un 71, le règle est toute opposée à celle que suppose Y Essai.
Cette coïncidence des deux lettres ne peut avoir lieu que dans
la déclinaison qui a des flexions à r initial. Quand on doit
les appliquer à un nom terminé par le n, on ne supprime
rien, l'euphonie intercale la voyelle e; on (bon) fera on-e-rat
(au, vers le bon) Au reste, cette règle n'est pas une particu-
larité propre au n; elle est indiquée toutes les fois que dans
XXVI
la déclinaison une consonne finale de nom rencontre une con-
sonne initiale de flexion. Les exemples contraires produits par
M. van Eys sont sans base; non est au cas que l'on appelle
positif indéfini, et signifie où, dans quel lieu ; son thème est no,
qui fait nora (vers quel lieu) d'une manière parfaitement ré-
gulière ; il ne remplace pas nonra, comme dit l'auteur. On en
trouve la démonstration dans les noms de lieux déclinés : Lar
resoro (Larressore), Larresoron (à, dans...), Larresorora (à, vers...);
Biarno (Béarn), Biarnon, Biarnora, etc., etc.
Le r „après les lettres z, n, devient d. Bano, suffixe, jus-
que avec egun, aujourdhui, fait egundano." — Le prétendu
suffixe rano n'existe pas. Egundano, ou comme nous disons
sans mouiller egundnino, est un mot composé et contracté;
déliez la contraction, et les mots, rétablis dans leur entité,
seront egunera dino. — Ce qui est dit du changement de r en
d devant le z, ne repose pas sur un meilleur fondement; les
exemples cités pour appuis sont de fausse application. „Le
dialecte basque français a les deux formes erastea, edaztea, par-
ler." Cette variante existe-t-elle? où? Lors même que cela
serait, la thèse n'en tirerait nul avantage, puisque le r dans
erastea n'est pas en contact avec le z. Le second exemple,
igaz dano, se décompose de la même manière que eguudaino,
par igazera dino. Toutefois le z peut se trouver en face du r
dans la déclinaison, et alors, en vertu de la règle précitée, on
intercale un e euphonique.
M. van Eys dit encore au sujet du r: „A la fin d'un mot
il est toujours redoublé quand suit l'article ou un suffixe com-
mençant par une voyelle." — Le r, s'il est rude de nature,
ne subit pas d'altération, quelle que soit situation. Quand il
est doux, le contraire de ce que dit Y Essai est de règle. Ainsi,
ur (eau) est l'indéterminé de ura; zur (bois de charpente) est
le thème de zura; dans ura, ur cztia, zura, zur cderra, le r
se prononce comme français dans Uranie. — De doux, ce r
peut cependant devenir rude; il faut pour cela que le mot
XXVII
commence, non par une voyelle, mais par une consonne. Le
même fait se représente quand le r termine une phrase ou un
membre de phrase. Il n'y a là rien de phénoménal, tout est
d'ordre naturel; dans les cas rapportés, le r devient forcément
rude; le ;• dans ur zikhina, bi zur, ne saurait ûtre prononcé
avec douceur comme dans oro, ur o/ia. Le r doux devient en-
core rude lorsque la voyelle initiale du mot qui suit est avoi-
sinée par un second r doux, par exemple dans zur arina. Je
ne sais s'il y a dans la langue dix mots qui soient affectés
par ces observations, et voilà les minuties au milieu desquelles
vague l'auteur, tout en prétendant tirer les lignes d'une „ es-
quisse à grands traits". Cette remarque se trouverait tout
aussi bien placée en maint autre endroit; la répéter serait
inutile.
Le chapitre m est consacré à la déclinaison. M. van Eys avait
conçu un paradigme de trois cas; il cherche encore à accré-
diter son opinion. C'est lutter contre l'évidence ; la déclinaison
basque déborde de toutes parts le cercle étroit où on vou-
drait l'enfermer. L'euphonisme lui impose certaines règles:
M. van Eys s'en impatiente, il se cabre devant les faits, il
refuse de les reconnaître: Systèmes préconçus, s'écrie-t-il, règles
confuses, arbitraires, élaborées dans le cabinet d'étude. Repous-
sant ce qui est certain, il court après l'imaginaire : „I1 paraît,
dit-il, que le basque français a un pluriel indéfini." — L'in-
défini, dans le nom, n'a pas de nombre ; comment en aurait-il,
puisque le nombre le renverse et le transforme en défini? On
connaît -des classes de noms dans lesquels la loi euphonique
rend des cas indéfinis semblables à des pluriels définis; c'est
ce que l'auteur voulait ou devait dire.
Le chapitre iv effleure la question des degrés de comparai-
son. — Aux trois degrés de signification reçus par la gram-
maire générale, le basque ajoute Yexce&if. Ce degré est de
qualité aussi essentielle que les autres. L' Essai ne le con-
naît pas; encore sait-il moins les formes à nuances gra-
XXVIII
duées que les suffixes et les interfixes élèvent sur ces quatre
bases.
Les pronoms occupent le chapitre suivant. — Le verbe
basque contient les pronoms personnels. Si le discours exige
qu'on les exprime formellement, celui de la troisième personne,
qui n'existe pas, est représenté, suivant la circonstance, par l'un
des trois degrés du démonstratif, et quelquefois par le réfléchi.
Ces procédés sont communs à diverses langues; le grec et le
latin, entr'autres, reconnaissent dans le verbe la présence des
pronoms personnels; quand ils doivent les rendre en forme,
au lieu du troisième personnel qu'ils ne possèdent pas, ils em-
ploient, le grec un réfléchi, le -latin ses adjectifs démonstratifs.
M. van Eys n'accepte pas cette disposition pour le basque;
i=e taisant sur ses raisons, il oppose une méthode contraire et
veut que le démonstratif du troisième degré soit un pronom per-
sonnel; encore ne voit-on pas le motif pour lequel, dans l'ordre
même de ses idées, il exclut les deux autres degrés qui rem-
plissent cependant le même office et qui sont tout aussi in-
dispensables. La manière dont se forme le pronom composé de
la troisième personne aurait pu le faire douter de la bonté de
sa théorie, il n'a pas su profiter de cet indice.
Il émet encore une opinion très-innattendue sur le singulier
zu (vous), qu'il suppose avoir été à l'origine le pluriel de hi
(toi). — Ce qui suit n'est pas moins surprenant. — D'après
YEssai, les désinences casuelles dans les noms sont des arti-
cles; ce ne sont plus des articles quand on les applique au
pluriel des pronoms personnels. — L'anomalie qui éclate entre
les deux termes de la proposition avertissait l'auteur de 1 etran-
geté de sa spéculation; il la trouve seulement remarquable. —
Dans les langues néo-latines, l'article supplée la flexion décli-
native, mais l'un n'est pas l'autre. L'article, tel que le con-
çoit la grammaire moderne, n'existe pas plus en basque qu'en
latin.
De la réunion pure et simple du pronom démonstratif du
XXIX
premier degré au réfléchi et aux personnels des deux premières
personnes résultent les composés, en sorte que les Basques
disent ce moi pour mai-même, ces nom pour nous-mêmes. Ils
diraient ce de moi, ces de nous, à en croire YEssai, qui pré-
tend que le composé est construit sur le génitif des person-
nels. — Quelques dialectes, il est vrai, ont, dans les composés,
converti en e Yi et Yu des pronoms personnels, et c'est ce qui
a donné le change à l'auteur; mais les autres dialectes n'ont
pas opéré cette mutation et laissent à découvert la contexture
des composés : ni/iau, guhau, etc.
J'ai à peine parcouru une vingtaine de pages du livre sans
m'arrêter à toutes ses défectuosités; YEssai en contient assez
pour former la matière d'un volume. Dans notre temps où l'on
est si pressé de produire, il arrive que les jeunes gens, ama-
teurs des sciences, transforment en Traités les notes rapides,
mal digérées et souvent fautives qu'ils recueillent dans un cours
d'étude spéciale. M. van Eys nous donne un travail de ce
genre, et j'admire la rare assurance de sa parole. De la chaire
qu'il s'est improvisée, il distribue avec libéralité le blâme à
l'exclusion de l'éloge, non pas précisément à ces élucubrations
légères qui, dans les encyclopédies et dans beaucoup d'autres li-
vres, faussent les vraies notions sur la langue basque, mais bien
aux philologues qui ont bien mérité par des observations sen-
sées ; et, particularité curieuse, la plupart du temps les fautes
dont il les croit coupables ne sont telles qu'à ses yeux. J'ai
été assez heureux pour que mon nom, malgré son obscurité,
ait été mêle à ceux de la pléiade savante. J'aurais tort de m'en
plaindre ; je me bornerai à donner une idée des critiques de
YEssai par le spécimen suivant:
«Souvent, pour cacher ce que le fond avait de défectueux,
on a entassé conjecture sur conjecture, et on a abordé les ques-
tions les plus épineuses avant d'avoir, nous ne disons pas aplani,
mais examiné les difficultés les plus élémentaires.
XXX
«Prétendre, comme cela a été fait, que le pluriel aurait
été ak précédant le signe du cas: gizonakak, gizonaken, etc.,
n'est qu'une pure conjecture ; rien ne vient à l'appui de cette
supposition "
La censure, on le voit, est impitoyable et superbe. Elle
s'adresse d'abord à tous nos grammairiens et finit par lancer
un trait qui frappe l'auteur lui-même en pleine poitrine. Un
des grands linguistes dont s'honore l'Europe et qui ne s'aven-
ture jamais au hasard, avait observé que le dialecte de Mar-
quina dit gizonaak (les hommes), et non gizonak comme ailleurs. ] )
Il a fait connaître plus tard, qu'à Irun et à Fontarabie, on
emploie les formes gizonaken (des hommes), gizonaki (aux hom-
mes). M. H. de Charencey en a tiré la conclusion qui pré-
cède. Pour la combattre, M. van Eys conteste des faits irré-
cusables, et cependant il a été à portée de les vérifier person-
nellement. Afin de faciliter ses investigations futures, j'ajouterai
que c'est dans les paysages environnant Irun en Fontarabie,
plutôt que dans l'enceinte de ces villes, que se sont conservées
les formes dont il est question.
Pour le moment, je ne m'étendrai pas davantage sur YEssai
de. Grammaire basque. Aussi bien n apprendré-je rien de plus
au lecteur sur le peu de sûreté des connaissances de l'auteur
en fait de langue basque. Le premier travail de M. van Eys
était comme l'efflorescence d'un esprit trop hâtif; c'était aussi
la manifestation d'une bonne volonté que la persévérance à
l'étude pouvait rendre profitable à la science. La seconde édition
penche vers l'esprit de système, écueil sur lequel les intelli-
gences médiocres restent tristement échouées. M. van Eys a
péché par excès de promptitude ; toutefois, il a fait preuve
d'assez de perspicacité et de talent pour nous laisser l'espé-
rance qu'il saura se relever d'un échec qui n'a en lui-même
rien de définitif. L'amour du vrai, la recherche de la lumière
] ) Langue basque et langues finnoises, par le prince L.-L. Bonaparte.
vXXI
et un contrôle plus sévère des premières impressions le condui-
ront dans la voie où nous nous féliciterions de le voir marcher.
Capitaine Duvoisin.
i \TRAIT DU LIBÉRAL BAYONNAIS DU 18 AOUT 1868.
Guéthary, 14 Août 1868.
Réponse à Mr. le Capitaine Duvoisin à propos de sa criti-
que de notre essai sur la langue basque.
Notre essai paraît avoir vivement contrarié M. Duvoisin.
Le ton de sa critique, qu'il a publiée en février dans le Cour-
rier de Bayonne, en fait foi.
Ce n'est que tout dernièrement que nous avons trouvé, chez
le libraire, à Paris, les aménités que M. Duvoisin a fait pa-
raître sous le titre de: Quelques mots à propos de V essai de
grammaire de la langue basque de M. J. van Eys. Examinons
un peu ces observations avec calme et voyons ce qu'elles valent.
Les deux premières pages ne contiennent que des person-
nalités : elles n'intéressent donc en rien la science.
A la page 7, l'auteur dit que nous avons généralisé l'usage
de la jota espagnole; qu'est-ce que l'auteur entend par cela?
Nous l'ignorons, nous avons dit que le j se prononce comme
la jota espagnole et cela est incontestable. M. Duvoisin n'étant
pas du Guipuzcoa, son erreur serait excusable, s'il n'affirmait
pas trop vivement le contraire ; il en est de même de l'obser-
vation de l'auteur quand il dit que le son du v français n'est
d'aucun dialecte basque; c'est encore une erreur; que M.
Duvoisin se rende dans le Guipuzcoa et il entendra dire gau
on (pron. gavon); et auek (pron. avelc). A la page 8, l'auteur
dit : X élimination de n devant k est une rareté et non la règle.
Nous maintenons la règle. Aux exemples cités dans l'essai et
qui suffiraient, nous ajoutons encore oraikoa ou oraingoa ; dans
cette dernière forme du même mot, le » a pu se maintenir
étant suivi de g; dans le premier mot, au contraire, le » a
XXXII
dû être élidé, le k a été conservé, ou en d'autres termes n'a
pas été converti en g.
À la même page, l'auteur dit: „La régie est tout opposée à
celle que suppose l'Essai à savoir que n s'élide devant r." Nous
maintenons encore la règle; nora est pour non-ra, et non pas,
comme le suppose l'auteur, pour no-ra ; no est la racine et n'a
pas encore de signification ; avec le suffixe n, no fait non, qui
signifie où; et nora pour nonra, vers où ; exactement comme
nondik, non-dik; ici le n a pu rester. Nous citons encore
egille pour egin-le, emalle pour eman-le.
La démonstration de l'auteur qui cite Biarno, Biarnora, Biar-
non, ne démontre rien dutout; il est parfaitement clair que
Biarno, plus le suffixe n ou ra fait Biarnon, Biarnora; cela
n'a rien à faire avec la règle que nous avons posée.
Page 9. L'auteur dit: „raïio n'existe pas;" nous répondons
raho existe; raho ; jusqu'à; litt. jusque vers. L'auteur n'a plus
ici l'excuse qu'il s'agit d'un dialecte qui n'est pas le sien;
ici même à Guéthary on dit echerano, jusqu'à la maison. Nous
avons dit que ra pourrait devenir parfois da ; par exemple
egundano, jusqu'aujourd'hui. Nous laissons de côté, pour le
moment, l'étonnement que cause cette mutation à M. Duvoisin;
il y a tant de choses qui étonnent l'auteur; même que zn
serait le pluriel de hi; c'est-à-dire que zu, vous, est employé
comme singulier tout comme „vous" en français.
Egundano t pourrait aussi s'expliquer comme egun-da-no ; jus-
que-est-aujourd'hui ; egunera comme le veut l'auteur, ne paraît
avoir rien à faire ici. Nous avions aussi d'abord penché pour
cette explication ; mais puisqu'on dit gizonarendano, x ) jusqu'à
l'homme, ou da ne peut-être le verbe, il nous a semblé plus
juste d'accepter ici l'influence des lois phonétiques. Nous
avons cité erastea ou edastea, pour indiquer la tendance de
*) Cet exemple nous a été cité, dans le temps, mais il ne pour parait
pas être correct; v. egundano.
XXXIII
transmutation de ces lettres; il y a encore ideki ou ireki,
kokoratz ou hikudatz.
Heureusement nous trouvons enfin au bas de la même page
une observation à peu près juste, par rapport à la lettre r;
nous disons à peu près, parceque le r de lur et eder est dur
et si l'on y ajoute l'article a, on écrit lurra, ederra, etc. A
la page 10, l'auteur reprend l'éternelle question d'une décli-
naison; nous renvoyons à l'introduction de notre Essai ne
pouvant la reproduire ici ; nous croyons y avoir démontré
jusqu'à l'évidence qu'il n'existe pas de déclinaison en basque
pas plus qu'en français; quand on connaît les langues turque,
hongroise, etc., cette question est simple ; elle n'embarrasse
que ceux qui prennent le latiu et le grec pour base. Aussi
M. Duvoisin ne donne-t-il pas un seul argument ; l'auteur dit :
„ C'est lutter contre l'évidence ; la déclinaison déborde de
toutes parts " On le voit, ce ne sont pas là des arguments,
c'est tout au plus une phrase en l'air.
A la page 11. l'auteur nous reproche, d'avoir'dit-: „I1 paraît
que le basque français a un pluriel indéfini. Nous n'avons
fait que répéter ce que nous avons trouvé dans un livre, nous
ne savons plus lequel et uniquement pour constater notre
doute à cet égard; nous l'avons dit dans la note au bas de
la page 13, n'ayant pas la prétention d'avoir une opiniou sur
un dialecte qui nous est peu connu.
Sa critique du pronom (même page) nous échappe, nous
ne saisissons pas ce que veut l'auteur. Quant aux termes „de
démonstratifs du troisième degré etc." ils devraient être bannis
d'un écrit scientifique.
Nous avons déjà parlé du pronom zu, pour le singulier.
Ensuite (page 12) nous aurions dit que les désinences casu-
elles dans les noms sont des articles et ne sont plus des articles
quand on les applique au pluriel des pronoms personnels.
Où aurions nous dit cette absurdité? L'auteur aurait dû
le dire.
XXXIV
L'auteur veut que nerau, Aerori, berori, soient formés de
ni-au, hi-ori, après avoir converti i en e; il faudrait le prou-
ver; la remarque est incomplète; d'où vient le r intercalé.
Pour ce qui regarde les pluriels gizonakak, etc., il faudra
d'abord s'en assurer, et puis examiner avec beaucoup de pru-
deDce si cette forme exceptionnelle du pluriel doit être consi-
dérée comme primitive ou comme une corruption. Enfin, voilà
bien assez d'un temps précieux donné à réfuter cette critique
et voilà doue à quoi se réduisent les observations de M.
Duvoisin. En quoi l'auteur se trouve-t-il donc si froissé de ce
que nous avons tâché de faire un livre qui aurait pu être
fait depuis longtemps. M. Duvoisin a-t-il produit quelque chose
comme linguiste? Rien qu'une toute petite brochure sur la
déclinaison et sur laquelle nous avons fait plusieurs observations
dans l'introduction de notre Essai; nous regrettons que l'auteur
n'ait pas répondu un seul mot à nos remarques, maintenant
que l'occasion s'en présentait.
Si nous attachions la moindre valeur scientifique à la criti-
que de M. Duvoisin, nous exprimerions ici notre étonnement
de ne pas avoir reçu le numéro du journal dans lequel cette
critique a été placée , aussi n'y répondons nous que dans les
journaux du pays afin que les Basques sachent à quoi s'en tenir.
W. J. VAN EYS.
ADDITIONS.
LE PRONOM DEMONSTRATIF A-T-IL TOUJOURS
ÉTÉ A?
Le pronom démonstratif a, celui-là, existe uniquement dans
le dialecte biscaïen.
Si l'on ne savait pas que a est encore de nos jours en
usage, on serait tenté de croire que ce pronom ne doit son
existence qu'à un raisonnement inductif, qui aurait pu être
celui-ci: puisque gizona signifie l'homme, il faut que a soit
l'article et gizon le nom ; or comme l'article est primitivement
un pronom ou en dérive, il s'en suit que a est le pronom
démonstratif. Le nominatif est donc trouvé, c'est a. — Comme
le génitif est gizonaren, de l'homme, aren est le génitif et art
(gizonarï) le datif du pronom. C'est ici que le raisonnement
ne serait plus ou n'est plus exact. Aren n'est pas le génitif,
ni art le datif de a, mais bien de ar.
Nous savons que a est employé en biscaïen: zer da a?
qui est celui-là? Nor d a gizon a? qui est cet homme là? —
Aùibarro, qui est biscaïen, s'en sert d'une façon enclitique,
ce qui paraît être très-inusité. Nous n'avons trouvé que ce
seul exemple, et les Biscaïens qui sont à Londres, à l'église
des Carmélites, n'ont pas pu nous traduire la phrase de
XXX Vf
cet auteur ; la voici : Adu gaistoko infernutarra ! dîiiot nik
orain> à, aldi baten jarraitu eskero Jesusi, iges eginik beraganik,
ta eginik Satanasen vanderapekoak, ondatu zana betiko inftrnuan.
Lora sorta, p. 10. Méchants penchants de l'enfer! moi je
vous dis maintenant, celui-là qui après avoir suivi une fois
Jésus, s'étant enfui de lui et s'étant placé sous la bannière
de Satan, il est perdu éternellement en enfer.
Nous n'avons pas à rechercher ici si une étymologie,
erronnée peut-être, a influencé la forme du mot; si a a été
employé pour ar, uniquement parce que le grammairien avait
dit que « est le pronom. Nous n'avons pas d'anciens livres
biscaïens pour tâcher de découvrir la vérité; mais aussi nous
pouvons nous en passer; les mots disent assez leur propre
histoire et sans documents anciens nous pouvons dire, croyons
nous, que a était primitivement ar. L'espèce d'étymologie à
laquelle nous faisons allusion ici, est celle que M. Max Muller
nomme „popular etymology". C'est selon cette étymologie que
siindfluth, déluge, est formé de sunde, péché, et fluth, inon-
dation, tandis que siindfluth veut dire, grande inondation. De
même sweetheart, amant, viendrait de sweet, doux et heart
coeur; or heart est ici pour ard, terminaison qui se trouve
aussi dans drunkard, ivrogne et qui signifie penchant, naturel. —
S'il y a une langue à laquelle l'étymologie populaire, c'est à
dire, non-scientifique a été appliquée, c'est bien la langue bas-
que, et notre appréhension, exagérée peut-être, d'accepter les
arrêts de MM. les grammairiens, n'étonnera personne.
„ Celui-là" est donc rendu par a; par contre „cela" est
rendu par ori. Les autres pronoms dém. au et ori s'emploient
pour exprimer celui-ci et ceci, celui-là et cela. On ne dit pas :
nok esan da a? mais: nok esan da ori? Qui a dit cela. En
général l'emploi de a, celui-là, est extrêmement rare et l'exem-
ple cité ci-dessus, d'Anibarro, est le seul que nous ayons trouvé
dans les livres, et encore n'est-il pas compris par les Biscaïens.
Tout cela donne à réfléchir. Il arrive quelquefois, comme en
XXX Vil
allemand, que le pronom et l'article ne font qu'un. Der
mensch signifie l'homme ou cet homme là, selon que l'accent
tombe sur „der" ou sur „mensch" ; mais ce n'est pas le cas
en basque, croyons nous; a était ar et voici pourquoi.
1°. Le soi-disant r euphonique, comme nous l'avons déjà
fait remarquer dans notre Essai p. 23, ne se trouve qu'au
singulier: gizonaren, de l'homme. Ainsi l'oreille basque aurait
été choquée de aen au sing, et non pas de aen au pluriel
[gizonaen, des hommes), ce qui n'est guère probable. Il est
plus probable que le r s'est perdu ; comp. le démonstratif /tau
qui est aussi haur ; hirur = hiru ; laur = lau, etc. Dans le
dial. bise, les élisions sont fréquentes et très-fortes; biar dot
il me faut, fait biot; norena fait nona etc.; on trouve même
le génitif sing. écrit semearen et semeaen, v. Olaechea, Dotrina
Cristianea. Citons encore nok pour nork, ze pour zer. Le r est
donc une lettre qui s'est souvent perdue et plus souvent en
bise, que dans les autres dialectes, et c'est justement ce dialecte
qui nous occupe ici.
2°. Le r euphonique se trouve dans plusieurs mots com-
posés où il est absolument superflu. On pouvait dire également
bien agatik que argatik, et la preuve en est que les deux formes
sont en usage; la première comme terminaison: gizonagatik, pour
l'homme; la seconde comme pronom démonstratif: argatik, pour
celui-là, pour cela, de ar-gatik. Si le pronom avait été a et
non ar, on aurait pu dire agatik, pour celui-là, puisqu'on
dit gizonagatik (gizon-agatik) et puisque le pronom et l'article
ne sont qu'un seul et même mot. Pourquoi donc a dans un
cas et ar dans l'autre, ou plutôt comment expliquer le r in-
tercalé là où il ne sert à rien, où il est de trop? Il faudra
admettre qu'il s'est perdu dans agatik, etc. — En général les
lettres euphoniques disparaissent en raison de ce que nos
connaissances d'une langue s'étendent, témoin le t euphonique
français (dira-t-on) qui était considéré par tous les anciens
grammairiens comme une lettre euphonique.
XXXVIII
Maintenant que ar est retrouvé nous avons l'explica-
tion de plusieurs mots qui restaient des énigmes. Nous
avons d'abord le nominatif patient (qui n'est pas en usage)
ar, dont est formé régulièrement le nominatif agent ark;
ensuite le pluriel qui est maintenant aussi régulier ; arek, b. ;
après la chute de r, aek, b. ; puis ayek, g. et hayek, 1. et bn.
Il reste maintenant à rechercher pourquoi ar a été remplacé
par hura. La même question se présente pour ona remplacé
par hau. Nous devons rectifier ici deux erreurs. La première
se trouve dans la traduction de la citation de Anibarro, dans
le dict. s. v. a. Nous y avons traduit a par „cela", au lieu de
„ celui-là" La seconde, est la signification donnée de adu, diable,
au lieu de coutume, habitude, penchant. Le Biscaïen lisant adu
gaistoko, mauvaise habitude, nous avait dit que adu signi-
fiait diable. Pour le théologien, mauvais penchant pouvait
signifier, diable; pour le grammairien c'était différent. Nous
avons oublié un moment que nous parlions à un homme
d'église. Plus tard un autre biscaïen s'est expliqué, moins
religieusement, mais plus clairement.
SYSTÈME PHONÉTIQUE DE LA LANGUE
BASQUE.
Nous reproduisons ici le chapitre II, de notre Essai de gram-
maire, traitant de la phonétique de la langue basque, pour ceux
qui ne possèdent pas l'Essai, le dictionnaire étant tiré à cinq
cents exemplaires, l'essai à trois cents seulement. Nous y avons
ajouté quelques notes explicatives qui se trouveront entre
parenthèses, et puis un tableau des permutations des consonnes.
F. Cette lettre est très-rare, et les mots où elle se trouve
sont écrits de deux manières : kafia et kaèia, farra et
XXXIX
barra. Il est généralement admis que ce n'est pas une
lettre basque et qu'elle ne se trouve que dans les mots
d'origine étrangère.
H, est aussi très-rarement employé dans le dialecte du Gui-
puzcoa; il existe cependant, mais on le supprime presque
toujours. H initial, placé par suite de la composition au
milieu d'un mot, devient k. De art, mouton et hume {urne
dial. guip.) enfant, petit, on fait arkume, agneau ; de zar,
vieux et hume, zarkume, enfant malingre; très probablement
emakume est dérivé de eman -f- hume, celle qui donne des
enfants, la femme. Jusqu'à présent hume est le seul mot
que nous ayons trouvé auquel la règle soit applicable —
(Depuis nous avons trouvé un grand nombre de ces mots,
v. l'introd. du dict. p. VIII).
N, devant les labiales b, p devient m ; nombait pour non-bail,
quelque part; mempe pour men-pe, possession; lembiziko
pour len-biziko, premier.
Devant k, r, l, t, le n est élidé : nora, pour nonra, vers
où ; noronz pour non-ronz, vers où ; zaîa pour zan-la, qu'il
était; gizonarekïn pour gizonaren-kin ; aitzitik pour aintzin-
tik; ara pour an-ra, vers là; herreka, du prov. renc; egille
de egin-le ; etc. etc. ; ou bien e est intercalé : lan -\- ko fait
laneko ; lan + ra fait lanera. (Quand le n est conservé les
explosives fortes {k, f) deviennent douces, ce qui donne les
deux formes : egondu ou egotu ; emetik ou emendik, oraikoa
ou oraingoa; zelako ou zelango.
R, ne se trouve jamais au commencement d'un mot. Dans
les mots d'origine étrangère et qui commencent par r on
le fait précéder d'un e ou d'un a; de rex a été formé
errege roi ; de razon, raison, arrazoya. A la fin d'un mot,
quand le r est dur il est toujours redoublé quand suit l'article
ou un suffixe qui commence par une voyelle ; ondar, sable,
ondarra, le sable ; lur terre, lurra, la terre. (Les mots dont
le r est doux ne le redoublent pas; ur, or, zur font ura,
XL
ora, zura. Cet r est souvent supprimé dans les mots com-
posés; ur et biziak font ubiziak ; zur et arri, zuarri; zur
et oîa, zuola. — M. le capitaine Duvoisin prétend que r
rude ne subit pas d'altération. Quand il est doux le con-
traire est de règle!! Alors M. D. écrit lura, zurral !)
Après les lettres z, n, il (le r) devient d. Rano, suffixe,
„jusque" avec egun, aujourd'hui" fait egundano. On a
donc préféré dans ce cas-ci ne pas élider », comme dans
nora (v. lettre N), mais changer le r en d, mutation assez
ordinaire de IV doux, dont le son est si mou qu'il se
rapproche du d. Le dial. basque français a les deux
forme s : Erastea, edastea, parler. Igaz, l'année dernière,
avec rano fait igazdano, jusqu'à l'année dernière. (V. egun-
dano, dans le dict. où cette question a été traitée plus
en détail. Nous pouvons ajouter ici, ce qui nous a échappé
dans les différents articles à ce sujet (v. aussi ra et no),
que la mutation de z en d ne s'est pas vérifiée et que
par conséquent l'explication que nous donnons ajourd'hui
de egundano y gagne).
T, devant k s'élide : bat, un et kide, pareil font bakid, com-
mun ; tzat, pour et ko, de, font tzako, envers.
M. Aucun mot ne paraît se terminer par m. Dans les noms
étrangers comme Adam, Balaam il est remplacé par n
(En esp. les noms bibliques ont n au lieu de m ; v. Die«,
Gr. v. 1, 200).
V, est encore une lettre rare et généralement elle est rem-
placée par b et dans les mots d'origine latine par ;;/.
De „vagina" magina. Il est possible cependant que ce
soit par l'influence de la langue espagnole qui a fait de
„vimen" mimbre; de „vilano" inilano.
Z, devant z devient /. Etzan pour ezzan, il n'était pus.
XLI
Aucun mot basque ne se termine par une explosive douce.
La plupart se terminent par une voyelle : arreba ; soeur ; aide,
côté ; arri, pierre ; amo, vin ; buru, tête ; par une des den-
tales /, n, t, z; par r et s -, quelques uns par une explosive
forte, comme: bat, un. (Exception). Deux consonnes ne se
suivent jamais, ou très-rarement du moins, dans une même
syllabe. Dans les mots d'origine étrangère on intercale une
voyelle ou bien on retranche une des consonnes pour éviter
la rencontre de deux consonnes : eleiza, de iglezia ; apirilla,
avril. Il y a quelques exceptions: single, usé; lambro, brouil-
lard. Deux consonnes dans deux syllabes différentes peuvent
se suivre; les consonnes finales d'une syllabe sont toujours
une des dentales: /, z, t; le z; le r; ou les nasales n, m.
Quand donc deux consonnes se rencontrent dans deux
syllabes différentes, elles sont soumises aux règles suivantes:
Les explosives fortes après un son sibilant, après r et les
voyelles.
Les explosives douces après /, m, n.
De là il suit que :
1°. Les explosives fortes k, t, jj, sont remplacées par leurs
correspondantes douces g, d, b, après /, m, n-, p. ex. eldu et
non eltu, arrivé; Olondarra et non Olontarra, habitant d'Olo-
ron ; ongi et non onhi, bien ; jango et non janko ; emen^ o,
emendik et non ementik, d'ici; on peut dire, en élidant le n:
emetik; izatu pour izandu, egotu pour egondu, etc.
Ceci est la raison pourquoi le n du génitif singulier est
élidé, quand suit le suffixe kin, avec, qui régit ce cas : gizona-
rekin, avec l'homme, pour gizonarenkin. Cette règle a aussi
été observée pour les mots d'origine étrangère; de voluntad
est venu borondate {d pour t) ; de intelligentia, endelguya,
{d pour t); de tiempo, dcmbora (b pour/?). (Par erreur de tiempo;
plutôt du lat. tempore. Ajoutons encore herreka du prov. renc ;
n élidé, e prosthétique ; h, aspiration propre au dial. bn.)
Les explosives douces g, d, b, sont remplacées par leurs
XLII
correspondantes fortes k, t, p, après r, les sons sibilants et les
voyelles; p. ex. Burgosko, de Burgos. Ortheztarra, habitant
d'Orthez (mais Olorondarrà) ; eztu pour ez dut, je n'ai pas ;
baita pour bai da ; baitu pour bai du ; artuko, mais jango ;
lurpean, sous la terre; maipian, sous la table, ezpedi pour
ez bedi.
On écrit souvent ezditu, ezdituzu, etc. ; cependant Oihenart
ne s'écarte pas de la règle et écrit estitu.
Ces mutations ne sont que grammaticales; étymologique-
ment la langue basque paraît moins s'en soucier; p. ex.
berdin, égal; erbal, faible; burdin, fer.
Les exemples de transposition de lettres (métathèse) sont
très-fréquents en basque : gabe et bage ; igaro et irago ; irudi
et iduri, eriden et ediren, etc. ; puis dans les dérivés ; de ofs,
bruit, ostiga, tonnerre; de itz {hitz), parole, hiztuna, orateur, etc.
LES VOYELLES.
Tout mot finissant en a et auquel on ajoute l'article ou un
suffixe quelconque qui commence par a, en élide un, (ou
peut-être les deux se contractent en â). Aita, père, avec l'ar-
ticle a, fait aita. Malaga + arra, fait Malagarra.
I entre deux voyelles devient y et u devient v. Amorrai,
truite, avec l'article: amorraya. Garai, victoire, garaya. Lau,
quatre, lavoindura, quadrupède. On n'observe pas toujours cette
règle, mais bien que l'on écrive : gau on, bon soir, on pro-
nonce gav on ; on écrit au ère et l'on prononce avère. (Eche-
berria écrit b pour v ; abek pour avek ; on sait que les Espagnols
prononcent # et v de la même façon; ainsi, comme nous venons
de le dire, on prononce avek à la française.) Les mots comme
andi grand, euri pluie, où le i ne vient pas entre deux voyelles,
s'écrivent andia, le grand, euria, la pluie, mais on les pro-
nonce and'dia, euridia, comme si le i était y.
XLIII
Avant de terminer ce chapitre il nous faut encore relever
une petite erreur des grammairiens basques, qui prétendent
que n équivaut à in, ce qui n'est pas; n équivaut a ni, c. a. d.
à gn français, ny hongrois. Bano se prononce banio ou bagno.
Il est vrai que les Basques français écrivent partout in où les
Basques espagnols écrivent n; ce qui prouve seulement qu'il
y a une différence d'orthographe, mais non pas que n = in.
TABLEAU DES PERMUTATIONS DES CONSONNES
DANS LES MOTS BASQUES DE DIFFÉRENTS
DIALECTES.
GUTTURALES.
G.
s. z.
s. z.
h.
d.
ch.
t.
r. v. R.
m. v.M.
b. v. B.
Karamitcha = zaramika. Kirten = zirtoin. Kun-
kur = zunkur. Kiskaldu == chichkaldu.
Gale = zale. Gapar = zapar. Itogin = itozin.
Iges = ihes. Igar = ihar. Ego = eho. Olgatu =
olhatu. Chingurri=chinhaurri. Gardois — hardois.
Echagun = ec/tejaun. Gan=joan. Igaz=yaz
(pour jaz).
Chingar = chindar. Biqa = bida. Gupela=dupela.
Gino = dino. Atsegin = alseden.
Betondo de begi-ondo. Marranga = marhanta.
Xl.l\
h ou nh. Ihes = ihes. Ihar = inhar (nh port. = n).
Ginhar = gfnar. Chinhaurri = inurri.
y. Bohatu = buyatu. Sahets = sayets. Peut-être
influence de l'esp. comme hiema = yema.
V. note à la fin du tableau.
D.
N.
P.
M.
V.
DENTALES.
K.
T> ] g- v. G.
n. Gazta = gaana (Exception).
p. Aizta = aizpa. Aitatu = aizpatu. Seta = sepa.
//■
G
h. Chindurri = chinhaurri.
r. Ideki =" ire h. v. Egundano.
z (?). Bidar = bizar.
d. Elur = edur. Belar = bedar.
r. Itzuîbide = itzurbide. Holtzadar = Hortzadar.
Zahalo = zaharo. Zamalduna de zamari. Haliko
de /tari. Juale =juare. Olitz = oritz.
». v.
N.
/. Narru = larru. Lahar = nahar. Ultze = unlze.
r. Belhaun = belhaur (Exception).
LABTALES.
t. v. T.
m. Parra = marra.
g. Ebiakoitza = egiakoitza. Burhaso = gurhaxo.
Burdi = gurdi. Erbal= ergal. Habuiîi = hagttn.
m. Bilgor = milgor. Biga = miga. Ibeni = imini.
p. v. P.
h ou f. Mî/n, hun ou fun dans burumun Exception.
Sans cela permutation avec les autres labiales :
ibeni = imini = ipini = ijini.
XLV
PALATALES.
/ tz. Itchuli = itzuli.
p, \ ts. Ilchaso = itsaso. (Plutôt différence d'or-
j tohgraphe que de prononciation).
i d (?). Ichuri = iduri.
N. | 4. v. H.
t. Zirzil = tirtil. Zunkur = tuntur.
Z, S. { ^ après chute de r? Orzegun = ostegun. Orzirala = ostirala\bortz
ou borz = busl ; berze = beste.
R.
LINGUALES.
Ernari = ernagi. Buruzari = buruzagi.
Argizari = argizagi. Irilai = igitai.
NOTE.
n ou nh. La nasale palatale [n) paraît avoir été exprimée dans les
dialectes basques français par le groupe nh comme en portugais. Pou-
vreau écrit guinharra et on écrit et on prononce ginarra; senàar, bn.
vient de l'esp. senor et ainsi on trouve les variantes chinhaurri =
(ch)iîairri. L'h ne donne pas seulement ce sou mouillé à Yn, mais aussi
à 17; coinp. zilhar = zillar; zilhegi = zillegi. La question se présente donc
si l'orthographe n'a pas influencé la prononciation et si le h, qui était
simplement pour indiquer la prononciation, n'a pas été considéré à
tort, comme une lettre organique. Nous ignorons si le h est prononcé
dans senhar, mais ceci importe peu pour le moment; il est possible
que l'usage ait adopté cette prononciation, et alors il faut l'admettre;
mais il est clair que Y h est inorganique ici; combiné avec n il repré-
sente le son n. Comparez encore inara qui s'écrit inhara ou enhara;
XLVI
nh évidemment pour n. Il y a cependant une difficulté. Comment se
sont formés des mots comme iges = ihes = ihes ? Ines devrait être la
forme primitive, écrite plus tard inhes (qui ne se trouve pas) puis ihes,
puis iges; comme gihar = ginhar £s gihar ; {ch)inurri, inhaurri. Il serait,
sous quelques rapports, plus logique de renverser la série, puisque
probablement le g a précédé le h, et le h, Yn. Nous aurons alors
iges, ihes, ines; mais le n ne s'explique pas de cette façon; il ne pro-
vient par de h, selon toute apparence. Nous pouvons plutôt conclure,
par analogie, à une forme intermédiaire en y, qui en effet se retrouve
pour quelques mots. Le y indique ce son particulier, que nous avons
appelé mouillé, le y hongrois; ce son en basque rappelle un peu celui
de n et à cause de cela Larramendi et Lardizabal ont employé l'une
et l'autre orthographe (v. jarduri). On devra donc établir l'ordre suivant :
iges, ihes, iyes (hypothétique), ines. Nous pouvons citer un mot qui a
parcouru toute la série, c'est igar, sec, ihar, étincelle, eyar, sec, inhar,
étincelle; inhar aurait pu s'écrire inar. Il faudra alors admettre que
dans quelques cas le n procède de nh qui est pour y et que dans
d'autres cas c'est le contraire qui a lieu; c'est nh qui procède de h, comme
dans senhar. Le n a toujours une grands tendance à changer de place;
comp. ihor = nihor ; hanitz = anhitz ; bedeinkatu = benedikaiu.
ABRÉVIATIONS.
i.
g guipuzcoan.
b biscaïen.
1 labourdin.
bn bas-navarrais.
esp espagnol.
prov provençal.
fr français.
holl hollandais.
ail allemand.
angl anglais.
comp. . . . comparez.
syn synonyme.
v voyez.
litt littéralement.
c. a. d. . . . c'est à dire.
s. v sub verbo.
i. a inconnu aujour-
d'hui. On trouvera quelquefois : P.
i. a. ce qui veut dire que le mot
est cité par Pouvreau et qu'il est
inconnu aujourd'hui.
2.
Larr. . . . Larramendi. Diccionario trilingue. San Sébastian
1745.
O Oihenart. Proverbes basques. Bordeaux 1847.
P Pouvreau. Dictionnaire MS.
Lardiz. . . . Lardizabal. Testamentu zarreco, etc. Tolosan 1855.
Ax Axular. Gueroco guero. Bordelen 1642. Bay-
onan 1864.
Chourio Jesu-Christoren imitacionea.
Moguel Basserritaar jaquintunaren echeco es-
colia. Vitorian 1845.
Arrue (maître d'école à Zarauz). Traduction ms. de l'ouvrage précédent
de Moguel.
ILVTD
Olaechea, B Doctrina christiauea. Victorian 1780.
Vieuxville, P. de la . . . . Guiristinoen doctrina laburra. Bay-
onan 1788.
Echeverria, J. C. de . . . . Jesusen imitacioco. . . . Tolosan 1829.
Mendiburu, A. S Josusen companico. Donostian 1747.
Anibarro, P. A Lora sorta espirituala. Tolosan 1803.
3.
Diez, E. W Diez, Etymologisches Wôrterbuc.h
Bonn 1861.
Diez, Gr Diez, Gram. des roman. Sprachen.
Bonn 1865.
Littré, D Littré, Diction, de la langue française.
Brachet, D. E Brachet, Diction, étym. de la langue
française.
L. R Eaynoaurd, Lexique roman.
D. A. E Diccionario de la lengua castellana.
Madrid 1726. (Académie espagnole.)
Dozy, Glos Dozy et Engelmann. Glossaire des mots
espagnols et portugais dérivés de
l'arabe. Leyde et Paris 1869.
Fick. Indog. "Wb Fick, Vergleich. Wôrterb. der indog.
Sprachen. Gôttingen 1870.
Mahn, Bask. Sprach Mahn, Denkmaler der baskischen
Sprache. Berlin 1857.
Mahn, Etym. Unters Etymologischeuntersuchungenaufdem
gebiete der romanischen Sprache.
Berlin 1863.
Ai
A. Pronom démonstratif, celui-
là. Le dial. bise, est le seul qui
ait conservé a comme pron. dém.
(v. Essai p. 14, 26) dinot nikorain a*
Anibarro, Lora Sorta, p. 10, je vous
dis maintenant cela.
Le prou, qui y correspond dans
les autres dialectes est hura. Daus
tous les dialectes, y compris le
bise, a est devenu l'article défini.
Gizon, homme, gizona, l'homme ;
emakume, femme, emakumea, la
femme.
Le pluriel de a comme pron.
dém. est aek ou arek, b. ayek, g.
hek, 1. bn. Gizon arek, ou ayek ou
hek, ces hommes-là.
Le pluriel de a comme article
est ak. Gizonak, les hommes. Voir
ce que nous avons dit de la forme
du pluriel dans l'Essai de Gr.
basq. p. 21, 23. Le génitif et le
datif se trouvent s. v. hura.
As'e, b. syn. de huras'e, celui-là
même; s =. ch français. Voir pour
la prononciation Essai de gr. basq.
p. 27.
An, g b. lian, 1. là. Très proba-
blement de a avec le suffixe n qui cor-
respond au locatif des autres langues.
Anche, g. b. là-même; àean-che;
V. Essai p. 27.
Ara g. b. hara, 1. là. Ara noa,
je vais là; plus littéralement en
allemand, ich gehe dorthiu. Ara
est pour an-ra, avec élision d« n,
vers-là. V. Essai de gram. basq.
p. 7.
Aari, v. ari, 2.
Aaztu, v. azlu.
Abachu, bn. défaut.
Abade, g. b. abbé.
Abadota, 1. guêpe.
Abal, v. vlal.
Abanzu, bn. presque. Selon Chaho
comme substantif avance, anticipa-
tion et formé du latin ab ante.
Abao, b. rayon de miel, syn.
de abaraska.
Abar, g. b. 1. bn. branche.
Comp. adar.
Abarka, g. b. bn. Chaussure (pri-
mitivement de bois tendre) en cuir
non tanné; nous croyons de abar-
gai ou kai et non de abar-kia
comme le veut Astarloa. (Apol.
de la leugua bascong. p. 292.)
Abarha n'existe pas.
Abarkatu, abarkatzen, g. envelop-
I per, entourer.
Abarakl, bn. abri pour le bétail,
de abar-toki?
Âbargia, bn. bois taillis.
Abarrols, g. b. abarrox, bu. ha-
barrots ou harr abois, 1. raétathèse
de habarrots, vacarme, fracas, bruit
désagréable. De abar-ois, le bruit,
le craquement des branches quand
elles se cassent?
Ihez egiozu ah al guziaz munduko
habarrotsari ; Cliourio, Imit. de J.
C. Fuyez autant que possible le
tumulte du monde. Ibanetaren le-
phoan harrabots bat agertzen da.
Chaut d'Altabiscar. Au col d'Ibag-
neta un bruit retentit.
Autsiabartza, g. rixe, de aulsi,
rompre et abartz pour abarrols. Le
verbe faire dans „faire du bruit 1 '
est rendu dans plusieurs langues
par „battre, donner des coups, rom-
pre;" le français ne possède pas
" de verbe équivalent ; p. ex. en
anglais to kick, en hollandais
schoppen ; to kick up a row,
faire du tapage; eu bol. geweld
schoppen. Nous croyons donc que
autsi est employé ici dans le même
sens.
Autsiabarlzalle,^. tapageur (subst.).
Abaraki, v. abar.
Abaraska, g- rayon de miel.
Abargi, v. abar.
Abarka, v. abar.
Abarkatu, abarkatzen v.
abar.
Abarrots, abarrox v. abar.
Abata, bn. loge des chasseurs
au haut d'un arbre pour observer
les palombes.
Abatsa, l. moyeu; vase de
laiterie.
Abatz, bn. pile de fougères etc.
attachée sur de grosses branches
et transportée en la traînant.
Abazkatu, l'action de mettre eu
pile.
Abazera, l. bourrasque.
Abazkatu, v. abatz.
Abaztorra, abaztorratu,bn.
éloigner quelqu'un avec violence
ou avec défense de revenir.
Abazuza, abazuzi, v. baba.
Abe, 1 g. b. /tube, 1. bn. poutre,
étai; — b. bois, forêt, arbre. Saur
habe, 1. tuteur.
Abe, 2 1. taon.
Abegi, b. accueil.
Abek, v. au 2.
Abendu, g. b. avendo, 1 abendo,
bn. décembre, avent.
Aberastasun, v. nbere.
Aberastu, v. abere.
AberatS, v. abere.
Aberatsi, v. abere.
Aberatski, aberatskiro, v.
abere.
Aberatz, v. abere.
Aberax, v. abere.
Abere, g. b. 1. bn. animal.
Aberals, g. 1. aberatz, b. aberaj-,
bn. riche. Evidemment de abere,
mais la terminaison est obscure;
peut-être que le u final s'est perdu ;
tsu se trouve comme équivalent dfl
dun, dans altsu ou aldun; ainsi
qui possède animaux = riche.
Aberastu, aberalzen, g. b. 1. bu.
enrichir.
Aberastasun, g. b. 1. bn. richesse.
Aderaisi, g. aberalski, 1. bu. aber-
atskiro, g. adv. de aberats-ki et k/ro.
Abrildit, ahrlblutzen, g. immoler,
de aber-il-du. Un des rares mots
où se trouve le groupe br, et un
des très rares mots qui aient rapport
;\ un culte quelconque.
Aberilla, v. apirilfa.
Abeto, g. sapin; l'esp. abeto.
Abi, g- b. Aabi, 1. nid. L'ortho-
graphe labourdine est la meilleure,
les composes le prouvent; on dit
chorihabi, mais aussi cAorikabi, où
le k remplace régulièrement le A.
v. Essai Ch. II. C'est sans doute
en décomposant ce mot (cAorikabi)
et dans l'ignorance des règles pho-
nétiques que kabi a été pris pour
le mot primitif ; la même coufusiou
s'est produite avec kide pour Aide.
Abiadura, v. abiatu.
Abiatu, abiatzen g. 1. bn. s'ache-
miner, se préparer à partir, se pré-
parer à un travail, — b. commen-
cer; de l'esp. aviar.
Abiadura, bn. commencement;
bn. 1. allure, démarche, — g. b.
les quelques pas qu'on fait pour
prendre son élan quand on va
sauter.
AbO, v. ao.
Aboztu, abuzlu, g. b. 1. Août;
par extensiou récolte en g. et 1.
de l'esp. agosto.
Abrildu, v. abere.
Abruzka ; mot dont O. se sert
selon P. sur la face; de l'esp. a
bruces, de bruces.
Aburu, bu. croyance confuse,
espérance peu fondée.
Abuztu, v. aljoztv.
Ach, v. ailz.
Achal. v. atai.
Achake, b. aitzaki, g. 1. prétexte,
de l'esp. achaque qui vient de
l'arabe v. D. A. E. et Diez E. W.
II p 81.
Acheri, v. azari.
Achiruina, 1. cheville du pied.
Achitamachia, s. d. L. pa-
pillon.
Achiti, s. d. L. de aqui ade-
lante, dorénavant.
Achol, v. ajol.
Acholatasua, v. ajol.
Achulo, v. ailz.
Achur, v. aitz.
Achuri, 1. bn. agneau. — b.
chevreau.
Achut, bn. terme de mépris,
correspondant à, fuyez lâches.
Adakai, adaki, v. adar.
Adar, g. b. 1. bn. corne d'ani-
mal; grosse branche, plus grande
que abar.
Adaki, 1. araki, g. (r pour d, v.
Essai d. gr. basq. p. 8 ) ; en lab.
branches mortes, éclats de bois;
en g. bûche, de adar-kai. P. donne
encore adakai.
AdartcAo, 1. branchette, de adar-
tcAo, v. cA.
Adarlsu, g. b. branchu; artepe
adarlsu bal, sous un chêne bran-
chu; de adar-tsu.
Adarburu, b. 1. noeud dans le
bois; adar -bu ru.
Adarburu, v. adar.
Adartcho, v. adar.
Adartsu, v. adar.
Adats, 1. chevelure. P. i. a.
•Adarota, 1. charrue. C'est le
nom de la nouvelle charrue dont
l'usage n'est pas encore générale-
ment répandu.
Adausi, v. ausi.
Adekallu, v. adrillu.
Adesara, ou adesoras, 1. subite-
ment; syu. de ùerehala; de l'esp.
adeshora.
Adi, g. adin, b. entendement,
intelligence. Selon M. Malin (Basic.
Sprachd.) adi dérive du lat. audire;
il nous semble que le bise, adin s'y
oppose; le n appartient au radical et
comme finale se perd souvent comp.
arrai, zai, mai.
Adilu, aditzen, g. 1. aitu, ailulen,
b. (d. supprimé) entendre, com-
prendre.
Aditza, g. adimendu, g. b. 1. bn.
syn. de adi. La première forme est
le subst. verb. déf. aditzea, dont le
e est supprimé, comparez agin tza ;
la seconde paraît être imitée du fran-
çais ou de l'espagnol.
Adierazo, g. b. 1. faire entendre,
indiquer; de adierazo
Adigarri, g. b. signification, de
adi-garri.
Adindu, adindutzen, g. tempérer,
modérer.
Adierazo, v. adi.
Adigarri, v. adi.
Adimendu, v. adi.
Adin, 1 v. adi.
Adin, 2 g. b. 1. bn. âge. Adin
gare, P. nous avons même âge.
Adin a, g. autant que; de adin 2?
Adindu, v. adi.
Adindutze, v. adi.
Adiskide g. b. 1. bn. ami.
Probablement de adi* kide (comp.
de) ; adis pour aditza ou aditze.
Adiskide signifie alors con-entende-
ment, c. a. d. celui avec qui l'on
s'entend. Comparez le fr. compa-
gnon du latin cum-panis. v. Dict.
de M. Lit t ré.
Adiskidetasun, g. b. 1. adiskide-
larzun, bn. amitié; de adis-kide-lc
Adiskidetasun ou tarzun.
v. adiskide.
Aditu, v. adi.
Aditza, v. adi.
Aditze, v. adi.
Ador, 1. sec. Esluladorra, toux
sèche. Ador n'est plus connu au-
jourd'hui dans cette acception ;
est-ce une variante deagor? Ador
signifie de nos jours roue.
Adrillu, g. b. adreillu, 1. ade-
rallu, bn. brique; de l'esp. ladrillo.
Adu, b. g. diable. Adu gaisioko
infernularra. Anibarro, Lora-sorta,
p. 10. mauvais diable infernal.
Adur, b. bave.
Aek, v. a.
Afaldu, v. afari.
Afari, bn. souper, subst.
Afaldu, afaltzen, 1. bn. apaldu,
apallzen, g. b. soupir. Est-ce de
a/'ari-du et /. pour r ; comp. baz-
kaldu, gosaldu.
Afer, v. a/fer.
Aferkaria, v. al fer.
Aga, g. b. haga, 1. bu. long
bâton, perche p. ex. pour mettre
le linge à sécher.
Athal haga, 1. barre de porte.
ILtgatn. bn. 1" arpenter; 2" tonne
de meunier, presser la farine dans le
sac, ce qui se fait avec un bâton.
Age, apparence. Ce mot n'est
eu usage ni en guip. ni en lab.
Larramendi donne agia, la forme
bise, avec l'article.
Agian, 1. bu. peut-être; de agm-n }
dans l'apparence n: apparemment.
Agertu, (aussi ager) ageri, b.
agertzen, g. b. 1. bn. paraître, ap-
paraître, de âge artn; se conjugue
avec izan; agerlit zilzagon, il lui
apparût. Oberen bat ager dedin ar-
tean, jusqu'à ce qu'il (en) paraisse
un (livre) meilleur. Meudiburu.
Iardizabal emploie agertu comme
verbe actif dans le sens de mani-
fester, déclarer.
Ageri, agiri, g. déclaration, té-
moignage.
Agerkera, g. b. apparition.
Agerkai, g. document, témoi-
gnage, écriture; de ager l
Agerrian, g. b. 1. bn. à décou-
vert; bertzeren agerrian 1. à la vue
■d'autrui; de ageria-n. Pourquoi
deux r?
Ager, v. âge.
Ageri, v. âge.
Agerkai, v. âge.
Agerkera, v. âge.
Agerrian, v. âge.
Agertu, v. âge.
Agertze, v. âge.
Agian, v. âge.
Agin, 1. g. if.
Agin, 2. agin, g. b. hagiv, 1.
bu. grosse dent. En g. et b. ;ivec
l'article agiha En b. agin est dent ;
grosse dent est matrailla agin, ou
• 'Hjiiijîn de itlhu-iKj'iH.
Aginke egin, b. mordre; chakur-
rak (iginke egin dioisu, le chien
vous a mordu.
Agin, 3. ou agindu, agint-
zen, g. b. commander; g. b. 1.
promettre.
Agindu, g. b. ordre. Agindu, au
ipmi eta bereala, cet ordre étant
don aé (placé), desuite...
Agintza, g. 1. agiulari, b. pro-
messe, offrande, v. aditza pour la
forme.
Aginizari, g. chef, commandant,
de agintze-ari.
Agindu, v. agin 3.
Aginke, v. agin 2.
Agintari, v. agin 3.
Agintza, v. agin 3.
Agintzari, v. agin 3.
Agirandoa. Selon Oiouhart (cor-
rections au Ms. de Pouvreau) cor-
ruption de : au gui l'an neuf.
Agireka, agiraka, b. querelle.
Agiri, v. âge.
Agitz, g. hagilz, 1. vigoureux,
fort, très, beaucoup.
Agor, g. 1. sec. tari; 1. stérile.
Eta ez zuien haurrik, zeren Elisa-
beth agorra baitzen ; et ils n'eurent
point d'eufauts, parce qu'Elisabeth
était stérile.
Agor tu, agortzen, g. b. 1. bn.
sécher, tarir.
Agorlasuv, g. b. 1. sécheresse,
stérilité, de la femme; de agor-
tasun.
Agorrean, b. 1. à sec; de agor-
rea-n. v. Essai p. 49 note 1.
8
Agorilla, bise, selon Astarloa,
mais n'est plus connu aujourd'hui;
le mois d'août; de agor-illa.
Agorrean, v. agor.
Agorilla, v. agor.
Agortasun, v. agor.
Agortu, v. agor.
Agortze, v. agor.
Agudo, g. 1. bu. prompt, habile,
de l'esp. agudo.
Agur, v. gur.
Agure, aguretu, v. gur.
Ahaide. v. aide.
Ahaidetasun, v. aide.
Ahakatu, v. ao.
Ahakartu, v. ao.
Allai, v. al et ao.
Ahalge, bn. ahalke, 1. honte.
La forme bn. est plus en rapport
avec les lois phonétiques.
Ahalgetu, bn. ahalkalu, 1. avoir
ou faire honte.
Ahalgekor, bn. ahalgegarri, 1. hon-
teux; de ahalge-kor et garri.
Ahalgegabe, bn. ahalkegaàe, 1.
effronté; de ahalge-gabe.
Ahalgegabe, v. ahalge.
Ahalgegarri, v. ahalge.
Ahalgekor, v. ahalge.
Ahalgetu, v. ahalge.
Ahalkatu, v. ahalge.
Ahalke, v. ahalge.
Ahalkegabe, v. ahalge.
Ahamen, v. ao.
Ahantsi, 1. oublié. Ahantsi- zail,
il m'a oublié.
Ahanlskor, 1. oublieux.
Ahantskor, v. ahantsi.
Ahapaldi, v. ao.
Ahar, v. ao.
Aharausi, v. ao.
Ahardi, 1. bn. 1° truie; 2° pièce
de bois de pressoir aux trous de
laquelle s'adaptent les fuseaux pour
presser.
Ahari, v. an, 2.
Aharratu, v. ao.
Aharrosi, v. ao.
Ahartara, v. ao.
Ahartu, v. ao.
AharzatZ, 1. ahalzalz, bn. i. a.
bélier.
Ahasabai, v. ao.
Ahate, v. aie, 2.
AhatS, 1. sale; i. a.
Ahalskeria, saleté; de ahats-keria.
Ahatskeria, v. ahaU.
AhatszatZ, v. aharzatz.
Ahatzi, v. aztu.
Ahazuri, 1. friand, écornifleur;
syu. de ?iaj)ur. De ao? mais qu'est
ce que zuri?
Aheri, v. ao.
Ahi, v. ai.
Ahinko,b.par coeur, syu.degogoz.
AhitU, v. ai.
Ahizpa, v. aizpa.
Aho, v. ao.
Ahoeri, v. ao.
Ahogozo, v. ao.
Ahoganga, v. do.
Ahoki, v. ahuk//.
Aholkatu, aholkatzen, 1. ex-
horter, inciter à faire quelque chose*
Probablement de aho; le /se trouve
dans plusieurs composés; la termi-
naison n'est pas claire.
Ahorpegi, v. aurre.
Ahotz, 1. bu. aillotz, 1. baie <l<
froment.
Ahozpez, v. a».
Ahllkll, 1. ti/it'lki, tihoki, bn.
convoi funèbre.
Ahul, 1. faible, maigre; bn. léger,
de peu de valeur. Pouvreau ajoute
encore- à jeun, mais cette accep-
tion est inconnue aujourd'hui.
Ahuldura, 1. faiblisse, maigreur.
Ahidtu ahultzen, l. maigrir, se
sentir faible.
Ahuldura, v. ah al.
Ahulki, v. ahuku.
Ahultll, v. ahul.
Ahultze, v. ahul.
Ahunna, v. aunts.
Ahuntz, v. aunfa.
Ahur, 1. bu. creux de la main,
poignée. Ahur bat aza, une poignée
de choux.
Ahurpegi, v. aurre.
Ahuspe, v. ao.
Ahuts, 1. joue. Selon Oieuhart
alu : est Lab. occid.
Ahulzetako. 1. soufflet; pourquoi
pas (ditd.se/dko?
Ahutzetako, v. ahuts.
Ahuzpez, v. ao.
Ai> g. uhi, 1. bouillie (pour les
enfants).
Ahi/u, 1. se fatiguer à l'excès;
comparez le français être brisé,
moulu.
Ailu, ai'utzen. g. finir, tarir, user.
Aichturrak, v. aitz.
Aida, g. b. cri qu'on entend à
tout moment dans le pays basque
pour faire avancer les boeufs attelés.
Larrameudi cite encore ago,ai/orro;
mais ces mots sont inconnus au-
jourd'hui.
Aide, g- b. ahaide, 1. parent.
.tidelasun, g. b. ahaidetasun, 1.
parenté.
Aide urkoak, ou aide urren, g. b.
proches parents.
Aidetasun, v.
Aienatu, aienatzen, g. (mieux
ai/enatu) disparaître
Aihen, v. a //en. 2.
Aiher, 1. bn. envie, désir
surtout de faire le mal. Selon
Pouvreau on dit en Soûle aiher naiz,
pour je me doute, je soupçonne.
Aiherkunde, 1. bn. vengeance.
Aiherkunde, v. aiher.
AihotZ, 1. bn. ayotz, b. espèce
de serpe à long manche pour cou-
per les haies.
Ailiz, ailitz, 1. (plût à Dieu)
qu'il fût. Ailiz, et ailu (plût
\\ Dieu) qu'il eût, sont peut-être
formés de al pouvoir et Hz et lu ;
comp. les imperfecto-condicional de
Larrameudi : baliz, balu ; (ba-liz, ba-
lu) si j'étais, si j'avais; le i peut
avoir remplacé le premier l, (ai-
liz = ailiz) pour le son mouillé;
ailiz, ailu correspondent alors à
puisse, veuille. Iainkoak ailliotsa
(sic) liren asko. Axular, p. 419 a.
éd. Veuille Dieu qu'ils soient assez.
Ailliz, v. aliz.
Ailliotsa, v. ailiz.
Ailu, v. aiU:.
Aillotz, v. ahotz.
Aimbat. v. ain.
Aimbeste, v. aim,
Ain, an, g. am, b. huiu, 1. bn.
si, tant; contraction deadina/Aiu
andia ; si grand. Ain- non ; si-que
8
Aimbat, ambal, g. b. hambat, 1.
tant, autant que; de ain-bat, un si;
ail. so ein, solch ein = pareil.
Ambat beago, g. b. tant mieux.
Aimbeste, g. b. hainherlze, 1. bu.
tant, autant; de ain-besie, comme
l'ital. altretanto.
Anitz, g. bu. hainitz, anhitz, 1.
bn. beaucoup. Hainitz dire erraiten
dutenak, il y en a beaucoup qui
disent. Anhitzetan, souvent.
Bezain, bezin, g. 1. bn. basen, b.
aussi, comme; elurra bezain churia,
blanc comme la neige. M. Salaberry
considère bezain comme la conjonc-
tion que! Il nous semble que
bezain est formé de ôiz, 3 me pers.
de l'impératif, soit, et de ain, soit
autant = pareil, comme.
Bezambat, g. 1. syn. de bezain;
en lab. encore: quant à; nitazbe-
zambat, quant à moi.
Aingeru, g. b. angeru, ainguru,
bn. ange, du latin angélus; r pour
l. borondaie de voluntad ; par contre
tambolina de tambourin.
Aingura, 1. ancre de navire. P.
Ainguru, v. aingeru.
Ainharba, 1. bn. arraignée.
Aintzir, g. 1 Selon Larramendi
lac, étang, ce qui n'est plus l'ac-
ception générale; c'est plutôt bour-
bier. Eu g. ou dit plus communé-
ment zingira.
AinziD, v. aitzin.
AiDZiDatU, v. aitzin.
Ainzindu, v. aitzin.
Ainzinean, v. aitzin.
AinziD eko, v. aitzin.
Ainzur, v. aitz.
Aiuzurtu, v. aitz.
Aipamen, v. aipatu.
Aipatu, aipatzen, g. ou ailatu,
aitatzen, g. b. 1. aip/iatu, bn. men-
tionner, parler de.
Aipamen, 1. aitaera, g. aitamen,
b. mention; de aipa-men.
Aipamen ona du, 1. il a bonne
renommée. Aipatzen zara, 1. ou
parle de vous.
Aipu, 1. bruit. Esta gerlen aipurik,
il n'y a pas de bruit de guerre.
AiphatU, v. aipatu.
AipU, v. aipatu.
Aira, v. arri 2.
Aire, g. 1. bn. air, de l'esp. aire.
Aireko choriak, les oiseaux de l'air.
Aise, v. aize.
Aïsia artll. v. asartu s. v. ats, 1.
Aisolbe, v. aize.
Aita, g. b. 1. bu. père.
Aiton, g. aïeul; de aita-on.
Aitasaba, g. bisaïeul, aitagoya,
asabak, g. b. ancêtres Aitagoya, le
haut-père équivalent à notre grand-
père n'est plus connu.
A/taita, b. aïeul. Ce sera la rédu-
plication de aita.
Aitanagusi, g. aitaso, g. 1. bn.
syn. de ai ton, aïeul. Le premier
do aita-nagusi.
! <ilen, g. b. patriarche; de
aita-len.
Aitaisun, 1. bn. beau-père, (second
père) esp. padrastro; comp. alabai-
zuna.
. I // /y/7/.. rréba t aiiaharreàa, b. 1. bn.
(litagiarreùa, g.beau-père, es}) suegro.
Aitabichi, b. 1. bn. parrain.
Ailaponteko,g.b. syn. de aitabichi;
de aita-ponte, du latiu fonte, puis-
que le parrain tient l'enfant sur
les fonts de baptême.
Aitabesuetako, g. b. syn. d. aita-
bichi ; de aitabeso, puisque le par-
rain tient l'enfant dans ses bras.
Aitabesuetako, v. aita.
Aitabichi, v. aita.
Aitaera, v. aipatu.
Aitagiarreba, v. aita.
Aitaginarreba, v. aita.
Aitagoya, v. aita.
Aitaisun, v. aita.
Aitaita, v. aita.
Aitalen, v. aita.
Aitamen, v. aipatu.
Aitanarreba, v. aita.
Aitanagusi, v. aita.
Aitaponteko, v. aita.
Aitasaba, v, aita.
Aitaso, v. aita.
Aitatu, v. aipatu.
Aitatze, v. aipatu.
Aithor, v. aitortu.
Aiton, v. aita.
Aitormen, v. aitortu.
Aitortu, aitortzen, g. b.
aithor, 1. bn. avouer, confesser.
Aitormen, g. b. 1. bn. aveu, con-
fession. Juihko egiazkoaren aitormen
gabea bazan ère, qu'il était sans
reconnaître, (confesser) le vrai Dieu.
AitU, v. adi et ai.
Aitutze, v. ai.
Aitz, g. ach, b. hiilz, 1. rocher.
Aizkora, g. b 1. bn. hache.
Aitzur, g. bn. acàur, b. ainzur,
1. bêche.
Bien que nous ne sachions pas
expliquer la seconde partie des com-
posés iizkor et aitzur nous les avons
placés ici; on sait que ces instru-
ments étaient en pierre chez tous
les peuples.
.rtzurtu, aitzurtzen, g. b. bn.
aiii:n.rlii, 1. bêcher.
Mchhn-rak, 1. ciseaux, forces.
Achulo, b. grotte; de acà-zulo ;
syn. do arzulo.
Aitzaki, v. achake.
Aitzili, 1. ainzin, bn. (le) devant.
La ressemblance avec le vieux fr.
ains, avant, est-elle fortuite?
Aitzinean, 1. ainzhiean, bn. de-
vant. Guzien aitzinean, devant tous.
Aitzindu, 1. ainzindu, bn. devan-
cer, prévenir.
Aitzinatu, 1. ainzinatu, bu. avan-
cer; 1. attiser le feu.
Aitzinez- aitzin, 1. ainzinez- ainzin,
bn. face-à-face.
Aitzineko, 1. ancêtre; ainzineko,
bn. devancier; de aitzin- ko.
Aitzitik, 1. au contraire. Le »
élidé devant t } v. Essai, ch. II.
Aitzinatu, v. aitzin.
Aitzindu, v. aitzin.
Aitzinean, v. aitzin.
Aitzineko, v. aitzin.
Aitzitik, v. aitzin.
Aitzur, v. aitz.
Aitzurtu, v. aitz.
Aize, g. haize 1. bn. aue. b.
vent. Comp. ats, qui est évidem-
ment le même mot, légèrement
modifié par l'introduction de l't.
Le bise, prononce généralement
asse (**=ch. français) vent; cette
forme se rapproche déjà plus de
ats; quand nous voyons que le
10
bise, aisia artu correspond au
guip. asartu (pour ats-artu) , il
nous semble qu'il ne peut rester
aucun doute que aize et ats aient
une origine commune.
Aizeman, aizegin, aizeztatu, g. b.
1. bn. souffler, de aize-eman et
egin.
Haizatu, 1. bu. exposer au vent ;
1. effaroucher.
Aisia artu, v. asartu s. v. ah.
Àisolbe ; selon O. de la Soûle
mérid. Lieu où Ton est à couvert
du vent; de aize-ol-be.
Aizegin, v. aize.
Aizeman, v. aize.
Aizeztatu, v. aize.
Aizkora, v. aitz.
Aîzpa, g. ahizpa, 1. aizta, h.
soeur de soeur
Aizta, v. aizpa.
Ajol, g. achol, 1. bn. soin, souci.
Utzait ajola, je ne m'en soucie pas.
Acholatasu, 1, soigneux; àeackol-
tsu.
Ak, v. a.
Akabatu, akaàatzen, g. bn. finir;
de l'esp. acabar.
Akai, 1. bécasse; i. a.
AkamaillU, 1. hièble; syn.de
andura.
Aker, g. b. 1. akher, bn. bouc.
Akerlarre, 1. lieu de sabbat des
sorciers, de aker-larre.
M. de Charencey rattache aker
au sansc. agâ, chèvre (Recherches
sur les noms d'animaux domesti-
ques chez les Basques 1809); la
terminaison er est pour ar. Quel-
ques preuves n'auraient pas été
de trop; nous ne discuterons pas
ici si c'est uniquement la ressem-
blance partielle des deux mots qui
a induit M. de C. à les rattacher
l'un à l'autre; nous pouvons dire
en passant que la ressemblance
a souvent fort peu d'importance
en fait d'étyinologie ; mais il aurait
fallu prouver que er se trouve
pour ar; nous n'en connaissons pas
un seul exemple; aussi n'est-il
pas probable quand on a à trans
former un féminin (agâ) eu mas-
culin aker et qu'on a sous la
main la désinence ar maie qui esl
bien basque, qu'on préfère prendre
une désinence er qui ne signifie
rien du tout et qui ne se trouve
nulle part, tandis que ar indique
exactement ce qu'il fallait. Nous
croyons qu'on ne peut pas être
trop soigneux en établissant les
étymologies de la langue basque;
il ne faut pas oublier que nous ne
la connaissons que depuis trois
siècles et qu'elle se trouve être
tout-à-fait isolée.
M. Bréal, dans l'introduction du
3 me volume de sa Grain, comparée,
dit (à propos de la finale slave (ù)
considérée par Dobrowsky comme
l'exposant du nominatif, tandis
qu'en réalité c'est la finale du thème
a adoucie en ù, vliikù, loup, \ri-
ka-s, sansc. 1 ) „Une telle rencontre
prouve clairement que nous sommes
exposés à nous tromper sur la cause
des faits les plus simples et que
nous courons le risque d'imat:
les théories les plus chimériques,
11
du moment que nous bornons no-
tre vue à un seul idiome pris -i
un seul moment de son existence."
Si cela est vrai pour les autres
langues, que sera-ce donc pour la
langue basque, qui malheureuse-
ment réunit en elle les deux con-
ditions si défavorables d'être isolée
et de n'offrir aux études qu'une
période très limitée en comparaison
des autres langues.
Akerlarre, v. aher.
Aketch, v. aketz.
Aketz, 1. ak/ielz, akeicha, bn.
verrat.
Akher, v. aher.
Akhetz, v. aketz.
Akhitu, bn. fatiguer.
Akobitu, bn. parvenir.
Al, g. b. ahal, 1. bn. pouvoir.
Le dial. g. ne se sert pas de al
comme substantif, seulement comme
nom verbal, qui se place alors de-
vant l'auxiliaire et est invariable;
ematen aldet, je puis donner ; elor-
ten alnaiz, je puis venir. Les dial.
lab. et bn, s'en servent comme
substantif.
Alik, dans les locutions suivantes
al correspond à possible : alik gi-
chiena, g. le moins possible ; ahalik
lasterena, 1. le plus vite possible;
ik est le suffixe que régit le super-
latif; v. Essai p. 19.
Almen, g. pouvoir, puissance. Ce
sera au fond un pléonasme comme
p. ex. aujourd'hui; de al-men.
Allsu, aldun, g. puissant; de ai-
su, et al-du-n.
Albait, g. b. syn. de alik; albait
guchien.t, le moins possible. Dans
les composés hait correspond à
quelque; some, angl. irgend, ail. p-
ex. nombail, norbait, nolabait; v.baila.
.t/egin, b. eginal, g. ce qu'il est
possible de faire; eginal guzia, tout
ce qui est possible ; de al-egin.
Alegia, g. certes ; bai alegia, oui
certes, de al-egia.
Ala, alatan, g. alan, b. hala, 1.
hala, halatan, bn. ainsi. En 1, g. bn.
hola et holatan, de même en bise.
ola v. alako. Ala est formé du
démonstratif a -{-la; comp. orrela,
onela ; alan, et alatan, de ala-n, et
ala-ta-n.
Ala-non, alatan-non, g. de telle
façou que, de sorte que. Tan est
littéralement dans; ainsi: dans la
façon que; comme en ail. in der
Weise.
Alaere, g. (ala-ere), alamlere, b.
{alan-bere), halarikere, 1. {hala-r-ik-
ere) toutefois, nonobstant.
Alalagusi, g. malgré tout; de
ala-eta-guzi.
Alako, g. b. halako, 1. de ala-ko
tel, pareil ; alakoak esan dit, g. un
tel m'a dit. Moguel écrit olakorik;
ez jatzuben olakorik jazoko; de oluko-
r-ik, rien de pareil ne vous serait
arrivé.
Alabanan, g. puisque, alabainan,
alabadere, bn. dès que cela est
ainsi ; de ala-banan et ala-bada-ere.
Alabano, alanbaJio, g. b. sem-
blable. 4
Ala nola, g. zelan alan, b. hala
nola, bu. ainsi que, comme.
Halabere, 1. Aalabcr bu. de même,
12
pareil lem eut, aussi; p. ex. gau on
bonsoir; kalaber, pareillement, (je
vous le souhaite).
Halabiz, bn. ainsi soit-il ; biz est
la 3 mo p. de l'impératif: soit.
Bezala, bezela, g. bezela, 1. bn.
comme; formé comme alabiz.
Bezalako, g. paieil; de biz-ala-ko.
Oyetan beslerik ez bazalako bat arkilu
zuen, parmi eux il (u'en) trouva pas
un pareil des (aux) autres.
Hala hala, 1. halahula, bu. négli-
gemment, couci-couci.
Alaba, g, b. 1. bn. fille.
Alabaordeko, g. b. alabaizuna,
1. bu. fille d'un mariage précédent;
de aîaba-orde-ko. La terminaison
izun n'est pas claire; serait-ce pour
izen? nom; qui n'est fille que de
nom. Bien qu'il y ait des excep-
tions à la règle, il faudrait alors que
ïzen précédât alaba. v. Essai p. 120.
Alabichi. 1. filleule.
Alabadere, v. ala.
Alabainan, Alabarian, v.
ala.
Alabaizuna, v. alaba.
Alabano, v. ala.
Alabaordeko, v. alaba.
Alabichi, v. alaba.
Alaere, v. ala.
Alai, g. vigoureux, joyeux.
Alako, v. ala.
Alambere, v. ala.
Alar. v. ala.
Alanbaïio. v. ala,
Alargun, g. alhargun, 1. bu.
veuf, veuve. Alhargunlcha, 1. bn.
veuve.
Alataguzi, v. ala.
Alatan, v. ala.
AlatU, g. se désespérer; cela
me désespère, alatzen zait.
Albagin, v. agin 2.
Albait. v. al.
Albenia, 1. lisière du drap, ve-
nelle du lit. Ce mot est selon
Oienhart, de la vallée de Bastan.
Albiestia, v. albista.
Albiristeak, v. albista.
Albista, g. b. albiestia, 1. bn.
bonne nouvelle; pour albiristea, de
l'esp. albricias. comp. „albiz", avis,
opinion. L. R. s. v. Arbitre.
Albiristeak, 1. et rennes qu'on
donne à celui qui apporte une
bonne nouvelle; esp. albricias.
Albo, g. b. côté.
Alboan, g à côté; de alboa-n.
Alborahi, alboratzen, g. s'appro-
cher; de albo-ratu.
Alboragolu, même forme verbale
au comparatif; et alborageilu, au
superlatif. Nous ne donnerons plus
ces noms verbaux qui se forment
régulièrement du nom verbal pri-
mitif.
AlboagÏD, v. agin 2,
Alboan, v. albo.
Alborageitu, v. albo.
Alboragotu, v. albo.
Alboratu, v. albo.
Albumo, alburun, bu. esj
de poisson d'eau douce; (tanche?)
AlbUTUn, v. albumo.
Au'ha<;auui, v. altzaiu.
Alchaliua, v. altzaiu.
Alchatu, v. altzaiu.
Ai' HATULiLiA, v. altzaiu.
Alcliona. 1. P. valet de pu-
13
teur. O. écrit alzona, du moins
c'est ainsi dans l'édition de Bor-
deaux 1847.
Aldakak, 1. bu. petites branches
au pied d'une plante.
Aldaketa, v. aide.
Aldakoi, v. aide.
Aldakor, v. aide.
Aldamio, 1. galerie extérieure
d'une ferme.
Aldapa, v. aide.
Aldapere, v. aide.
Aldaratu, Aldaratzen, 1.
éloigner,provoquer,mettre en colère.
Variante de alderatu? Eta bere
ardi lagunen alhapidetik aldaratzen
da. Axular p. 78. et s'éloigue du
pâturage de ses compagnes (les)
brebis.
Aldaratze, v. aldaratu.
Aldatsa, v. aide.
Aldatu, Aldatze, v. aide.
Aide, g. b. 1. bn. côté, région,
proximité; en esp. aldea. Il nous
semble que l'esp. vient du basque.
Les composés basques prouvent que
aide a dû être halde, bien qu'au-
cun dialecte n'ait conservé le h.
Ceci n'est pas un obstacle, la même
chose a eu lieu avec eria, la mala-
die, qui n'a pas non plus conservé
le h, si ce n'est dans le composé
gorheria, que P. écrit encore avec
h, et qui vient donc confirmer ce
que nous avons dit de eria.
Aide, g. bu. en faveur de, au
profit de. Gizonaren aide egin, fait
en faveur de l'homme; — 1. manière
façon ; aidez eda moldez, d'uue façon
ou d'une autre, llilz aura bi al-
detara aditzen da, ce mot s'entend
de deux façons.
Aldean, g. 1. près, à côté, en
comparaison; de alde-a-n.
Aldatu, aldatzen, g. 1. bn. changer
(p. ex. de vêtement), déplacer, trans-
porter, transmettre, Gurasoetatik
semeetara onela aldaluaz,g. transmis
(par la transmission, par le trans-
mettre) ainsi de père en fils.
Aldaketa, g. changement.
Aide ko, g
alde-lco.
Aldeagoro,
1. bn. proche; de
prochainement; de
aldea-go-ro.
Aldapa, g.
g. pente — 1.
1. aldapere, aldalsa,
colline. De alda-pea
et fe-ra. Aldalsa pour aldatza,
subst. verb. contracté? comp. adilza.
Aldakoi, g. aldakor, b. mobile,
de aide kor et koi.
Aide egin, g. se séparer; faire
une chose en faveur de, v. aide.
Alderatu, alderatzen. g. b. appro-
cher; — 1. syn. de aldatu, mais pas
dans l'acception de changer de vê-
tement.
Alderdi, 1. bn. moitié, côté; de
alde-erdi.
Aldeagoro, v. aide.
Aldean, v. aide,
Aldegin, v. aide.
Aldeko, v. alœ.
Alderatu, v. aide.
Alderdi, v. aide.
Aldi, g. b. 1. bn. fois, tour, g.
espace de temps. Aldi bateau etor-
riko ez naiz, je ne viendrai pas
pour quelque temps. Asko aldiz,
plusieurs fois. Eta aldi onetan ère
14
berezko otiura egin zuen, g. et aussi
cette fois il lit selon sa propre
habitude. — b.l.bn. humeur; aldiona,
la bonue humeur; aldi charra, la
mauvaise humeur.
Aldizka, b. 1. bn. tour-à-tour.
Aldiona, v. aldi.
Aldizka, v. aldi.
Aldun, v. al.
Aie, g. grain.
Alor, g. alhor, 1. bn. En g. champ
ensemencé; semailles; en 1. et bu.
champ labourable ou labouré et
prêt à être ensemencé de aie et — ?
Alelu, aletzen, g. égrener.
Alegia, v. al.
Alegin, v. al.
Alentatll, 1. éventé; arno alen-
talua, vin éventé.
Aletu, Aletzen, v. aie.
Alfer, ou alper, g. alper, b. al-
fer, 1. a/er, bn. paiesseux.
Alfer, ou alpertasun, g. b. 1. al-
ferreria, b. alferkeria, 1. aferkaria,
bn. paresse. En bn. aussi stérile
en parlant d'un champ; de alfer-
lasun et keria.
Alferrik, alperrik, g. 1. en vain,
inutilement.
Alferkeria, v. alfer.
Alferreria, v. alfer.
Alferrik, v. alfer.
Alfertasun, v. alfer.
ALFORCHA,bn. alfurcha,\. alporcha,
g. sacoche, besace; de l'esp. alforja.
Alfurcha, v. alforcha.
Algara, g. éclat de rire.
Alha, Alhatu, Alhatzen, 1,
lm. brouter, paître; tourner (d'un
moulin), allia du, il tourne. Selon
P. aussi : ronger, et alhadura, 1.
remords, tranchées. Concientcîa
gaiztoaren alhaduraz, Axular, des
remords de la mauvaise conscience.
Alhapide, pâturage; de alha-bide?
eta bere ardi lagunen alhapidetik
aldaratzenda, Axular. 78. et s'éloig-
ne du pâturage de ses compagnes
les brebis.
Alhadura, v. alha.
Alhargun, v. alargun.
Alharguntcha t v. alargun.
Alhapide, v. alha.
Alharze, 1. bn. seuil de la porte.
Alhatu, alhatzen, v. alha.
Alhor, v. aie.
Aliatu, aliatzen, 1. cacher.
Aliaua, 1. petit sac où les pay-
sans mettent leur argent pour le
cacher dans leur sein; de aliatu?
caché; ou le participe du subst. ?
Alik, v. al.
Aliz, bn. ail Hz, 1. se dit du
pain qui n'est pas levé; holl. tessig.
Alka, 1. herbe dont on fait les
balais.
Alkandora,g.chemise d'homme.
Alkar, et les dérivés v. elkar.
Alkaterna, 1. goudron, de l'esp.
alquitran.
Alkia, 1. banc, escabeau.
Allia, b. queue.
Almen, v. al.
Almucha, amikza, 1. amorce de
fusil.
Almute, 1, mesure pour le grain,
picotin; de l'esp. almud.
Alof, 1. ù l'abandon ; terme de
marine quand le vaisseau vogue
sans voiles et sans avirons.
If.
Alor, v. aie.
Aloze, v. alozna.
Alozna. 1. replis, troussis, quand
un vêtement est trop long. Larra-
mendi donne aloze.
Alper, v. alfer.
Alperrik, v. alfer.
Alpertasun, v. alper.
Ai.porcha, v. alforcha.
Alta, bn. iuterj. indiquant regret
ou menace. Alla nahi zindien, or
donc vous vouliez. On prononce
généralement altaa en faisant en-
tendre deux a.
Altaguzi, v. ala.
Altchaoarri, v. allzatu.
AltSU, v. al.
Altza, 1. aulne, arbre,aussi haltza.
Altzau, bu. tas de foin, de di-
mension a être soulevé avec la
fourche; comp. altzatn.
Altzatu, b. Altchatu, alchatu.hu..
lever, élever, de l'esp. alzar.
Altchagarri,\.alchagarri,hn.\ev&m.
Alchalïlia, alchatu lilia, bn. pa-
pillon.
Ama, g. b. 1. bn. mère.
Azama, ugazama, g. b. amaizuna,
1. seconde femme du père; comp.
alaùaizuna.
Amagiarraba, g. b. belle-mère.
Amona, (ama-on) Amandria {ama-
andere) madame-mère; titre lauda-
tif? amasaba, amagoya (ama-goij
amanagusia (ama-nagusi) g. amaso,
bn. aïeule, grand-mère. A Guéthary
amona est de nos jours directrice
de couvent, soeur en religion.
Amata&un, g. amaldea, 1. (i. a.)
maternité; de ama-tasun.
Amabichi, b. 1. bn. amabesuelako,
h. {ama beso) puisqu'elle tient l'en-
fant sur les bras quand il est bap-
tisé) amaordeko, h. (ama-orde-ko),
amaponleko, g. b. du latin foute
(qui tient l'enfant sur les fouts)
marraine.
Amabesuetako, v. ama.
Amabi, v. amar.
Amabichi, v. ama.
AmabOSt. v. amar.
Amagiarraba, v. ama.
Amagoya, v. ama.
Alliai, b. fiu. amaitu, fini.
Amaika, v. amar.
Amairu, v. amar.
Amaizun, v. ama.
Amalau, v. amar.
Amaldea, v. ama.
Amanagusi, v. ama.
Amandria, v. ama.
AmanO, 1. bu, nourrice.
Amaordeko, v. ama.
Amaponteko, v. ama.
Amar, g. b. hamar, 1. bn. dix.
Hamar bat, bn. une dizaine.
Amargarren, g. b. hamargarren,
1. bn. dixième; de amar-garren,
Hamarra, 1. la dixième partie.
Amaika, g. b. hameka, 1. hamaka,
bn. onze. Peut-être de amar-ig,
dans le sens de au delà de dix.
Amabi, g. b. hamabi, Y, h. douze.
Amairu, g. b. hama hirur, 1. bn.
treize.
Amalau, g. b. /uimaluur, 1. bu.
quartorze.
Amabost, g. b. hamabortz, 1. bn.
quinze.
Amasci, g. b. hamasei, 1. bn. seize
16
Amazazpi, g. b. hamazazpi, 1. bn.
dix-sept.
Amazorlzi, b. emezortzi, g. heme-
zorlzi, 1. bn. dix huit.
Emeretzi, g. b. hemerelzi, 1. bn.
dix-neuf; de amar-bederatzi.
Amarau, bn. arraignée.
Amarra, 1. lien, garrot. Le fr.
amarre, du basque? plutôt que du
hollandais marren comme le disent
M. Littré, Diet. et M. Brachet,
Dict. étym.
Amarratu, amarratzen, g. 1. lier,
garotter.
Amargarren, v. amar.
Amarrain. v. amorrai.
Amarratu > v. amarra.
Amasaba, v. ama.
Amasei, v. amar.
Amasera, g. syn. de maira, de
l'esp. amasar, pétrir.
Ama80, v. ama.
Amatasun, v. ama.
Amazazpi, v. amar.
Amazortzi, v. amar.
Ambat, v. ain.
Amen, v. ao.
Ameschar, v amets.
Ameskaitz, v. amels.
Amets, g. b. 1. amex, bn. songe,
rêve.
Ametsiu, amelslen, g. b. 1. rêver.
Ameskaitz, ameschar, g. cauche-
mar; de amels gaitz (k pour g v.
Essai. Ch. II); et amets char.
Ametstu, ametste, v. amets.
Ametz, g. b. 1. bn. rouvre.
Ameztei, 1. forêt de rouvres; de
amelz-iegi. Oienhart dit que le mot
gascon est tausint.
Amex, v. amels.
Ameztei, v. ametz.
Amiamako. 1. héron. Peut-
être de mehe-moko ; mais d'où vient
a inital? En tout cas formé irré-
gulièrement; l'adj. suit le subst.
v. Essai, p. 120.
Amil, quel dialecte? rotatiou.
' Amiltza, amiltegi, g. amiUoki, b.
précipice, gouffre de amil-legi et
loki.
Amildu, amiltzen. g. précipiter,
ou bien la forme causative amile-
razo, précipiter, faire tomber. Orre-
gatik, (la egia pikaluan amilerazlea-
gatik deabruak sinistueragiten diela
askoii. Arrue trad. Ms. de Moguel.
p. 88. Pour cela la vérité est
que le diable pour faire tomber
dans le péché, (leur) fait croire
à beaucoup que.
Amildu, amiltze, \. amil.
Amilerazo, v. amil.
Amiltegi, v. amil.
Amiltoki, v. amil.
Amiltza, v. amil.
Aminno, v. ao.
Amirun, 1. amidon.
Amodijo, v. amore.
Amoltu, 1. amullu, bn. aimable.
Amona, v. ama.
Amoutzea, 1. apprivoiser. P.
Amore, g. 1. amodijo, b. amour.
Amorrai, g. amarrain, bn. ha-
muarrain, 1. truite; de amu-arrain.
Amorratu, g. ranger.
Ampor, v. embor.
Amil. g. b. bu. hamu, 1. hame-
çon; du latin hamu-s?
Gahamu selon M. Salabcrn est
17
un petit crochet à l'usage des
pêcheurs. Veut-il dire hameçon?
Il paraît en tout cas (|ue c'est le
même mot, g pour h, gamu et
l'autre h introduit, gahamu.
Amuko, g. lin prépare pour
être tilt'; le rebut en est le mulo.
Amulsu, v. amolsu.
Amurutcha, 1. roitelet (oiseau).
Amuh/.a, v. almucha.
An, v. a.
Anaitar, v. anai.
Anai, g. b. anaye, 1. bu. frère.
Zeren hire anaye haur hil baitzen.
Luc. XV, 32. Test. Kochelle. Car
celui-ci ton frère était mort.
/ailar, g.anayazko, 1. fraternel;
de anai-tar, et anaya-z-ko.
Anayazko, v. anai.
Anaye, v. anai.
Anche, v. a.
Anda, 1. litière.
Andana, bn. récolte.
Andarrai, g. églantier.
Andeatu, bn. gâter. Andegatu,
1. dissiper, paraît être le même mot,
mais n'est plus connu aujourd'hui.
Andegatu, v. andeatu.
Andere, v. andre.
Andi. auudi, g. b. handi, 1. bn.
grand. Tous les dérivés 1. et bn.
avec //.
Aïk erakusten dizkilzu gay aundi
onen sayets gustiak (Lettre de Lar-
rameudi à, Mendiburu), lui vous
montre tous les côtés de cette
grande question.
Andilasun, g. b. 1. bn. grandeur.
Andiro, andizkiro, g. handiki, han-
dizki, 1. grandement^ de tmèi r#et M.
Andi f.u, andiizen, g. b. 1. bn.
grandir.
A h dinde, antuste,g. orgueil; de
iiiidi-mte? grande, haute opinion.
Ii'adject. devrait suivre.
Andiro, v. andi.
Anditasun, v. andi.
Anditu, v. andi.
Anditze, v. andi.
Andiuste, v. andi.
Andizkiro, v. andi.
André, g. anre, b. andere, 1.
bn. En bise, femme mariée; dans
les autres dialectes, mariée ou non
mariée, demoiselle ; quand on parle
à une femme on emploie andrea;
bai andrea, oui madame.
Andura, 1. hièble.
Anega, b. 1. mesure pour les
grains qui contient sept gaitziru ;
de l'esp. fanega qui s'écrit aussi
hauega; v. Dict. de l'Acad. esp.
Angereder, 1. anyereder, bn.
belette ; de andere-eder. La pronon-
ciation de Vy comme d (v. Essai
p. 6) doit être la cause de celte
variété d'orthographe. Nous écri-
vons angereder avec g d'après Pou-
vreau; il nous paraît que c'est
une faute; il a dû lire g pour y.
Cette même méthaphore (jolie de-
moiselle) se retrouve non seulement
dans le fr. belette, mais aussi en
danois, en bavarois et dans l'ancien
anglais, v. Brachet, D. E.
Angeru. v. aingeru.
Anhitz, v. ain.
Anhitzetan, v. ain.
Anima, g. arima, b. 1. bn. âme;
esp.anima; prov. arma, v. L. R. 1. 89.
2
18
Anitz, v. ain.
AnÏLO, v. ano.
Anka, b. patte l.g. (Tolosa) jambe,
bn. hanche, de l'esp. anca?
AllO, g. I. portion; anho ; soûl,
méridional selon O. pitance du
berger. Selon Chalio du latin an-
nus dans le sens de récolte; ce
qui paraît .assez invraisemblable.
Anre, v. andre.
Ansara, anzara, 1. ansera, bn.
oie, de l'esp. ansar.
Ansera, v. ansara.
Ansi, g. 1. anlsi, bu. soin,
souci, — g. 1. bn. application,
faculté. — g. 1. génie, moyen. —
g. travail, vigueur. Jauna ez duzua
ansiarik ene ahizpak utz nezan ba-
Jcharrik zerbiizatzera ? Seigneur
n'as-tu point de souci que ma
soeur me laisse servir toute seule.
Luc. Ch. X. 40. lab. Soc. bib.
Londres. Ansi da, g. il importe.
Antcha, bn. sangsue.
Antesa, g. 1. merlot, poisson
de mer.
Antichuna, g. pot à anse pour
boire; l'angl. mug.
Antolatu, antolatzen, 1. bn.
s'habiller, s'arranger.
Antsi, v. ansi.
AntllSte, v. andi.
Antz, v. anz.
Antzatsu, v. antze.
Antze, 1. bn. industrie, adresse.
Variante de ansi'i
Antzatsu,mà\istriii\ix;deantze-ts7i.
Alltzu, ou an:/', 1. mais la
première forme est préférable. Qoi
n'a plus de lait; selon M. Sala-
berry (bn.) pas pleine. On nous a
affirmé cependant qu'on le dit des
vaches pleines qui n'ont pas de
lait. Il est possible que „see" soit
la signification générale du mot et
de là comme le croit M. Mihn,
Bask. Sprachdeuk. anchoa, anchois,
(poisson) séché.
Anzutu, anzutzen, g. 1. bn. an-
zitu, b. dessécher (des femelles) ;
bn. sevrer.
Antzutu, antzutze, v. antzu.
Anyereder, v. angereder.
Anz ou antz, g. b. apparence,
ressemblance. Larramendi écrit ce
mot avec et sans t. Lardizabal avee
t. Eta gizona bere antzera egin zuen,
g. et quand il eût fait l'homme à
son image.
Anza ba$u, g. b. il paraît. Anza
du, b. il ressemble.
Anzeko, g. b. semblable, pareil ;
de anz-ko. Le lab. anzo, comme,
paraît être une forme contrac :
Haur maite anzo, Eph. V. 1. comme
ses chers enfants. Bat bedera bere
gizara anzora eta moldera minzo
da. Axular. Chacun parle selon sa
guise, sa façon.
Anzaka, v. ansara.
Anzeko, v. anz.
Anzinako, g. ancien, de l'esp.
anciano; de anzina-ho.
Anzîtu, v. antzu.
Anzo, v. a»z.
AnZU, v. an/:u.
An, v. ain.
AOi g- b. aho, 1. bn. bouche. En
bise, ao fait avec l'article aua, mais
généralement b est intercalé après
19
u, auba, comme si le radical était
au; cette forme est aussi usitée à
Toiosa. Comp. zerubetau,dezeru-etan.
Abo et uba que cite Larramendi
sont inconnus.
Ahartu ou ahakartu, et générale-
ment aharratu, 1. bn; la première
fo/me de aho-artu, la seconde de
aho-hartu, avec la mutation de h en
h (v. Essai Ch. II) ; se quereller,
littéralement et trivialement se
prendre de bec (bouche); de là
le mot suivant:
Ahar, querelle. Beharrak a/iarra,
nécessité (engendre) noise. Prov.
de Oienhart. v. ci-dessus.
Aharratu, 1. cité pins haut, déri-
vation secondaire et formée de ahar,
avec l'article, aharra et de là ahar-
ratu. Pouvreau cite encore ahahatu.
Auzpez, g. b. ahuzpez, ahozpez,
1. ahuspe, bn. sur la face, p. ex.
tomber. De ao, ou aho-z-pe-z. La
forme bn. qui a s est évidemment
fautive c'est le suf. z. qu'il faut.
Aosapai, g. ahasabai, ahoganga,
1. palais (de la bouche). De ao-
sabai. V. pour l'analogie de la forme
du mot palais, Diez, E. W. Se-
lon MM. Brachet et Littré du la-
tin palatum d'où paie et par er-
reur palais. Quoiqu'il en soit
le basque aosapai vient augmenter
les exemples cités par M. Diez et
tirés d'autres langues dans les quel-
les le palais de la bouche est ex-
primé par voûte ou ciel ou quelque
idée analogue. Eu holl. nous disons
verhemelte, de hemel, ciel.
Ahoganga est formé de aho et
de ganga que P. cite comme sig-
nifiant déjà seul, palais de la bouche;
et puis cahuette, vieux mot pour
cahute. Selon Larramendi: luette.
Ahogozo, 1. bu. salive.
Ahoeri, aheri, 1. mal à la bouche,
de aho-eri.
Ahamen, 1. bn. bouchée, morceau;
de aha (pour aho) et men.
Ahatara 1. bouchée. Ahartara, S.
d. L. bocanada, bouchée; paraît
être une erreur, r est de trop.
Amen, 1. (syncope de ahamen)
ainsi que aminno bn. (nn = gn,
fr. orth. de M. Sal.) portion, part,
et par extension, moment, petit
moment; amenetik amènera, de mo-
ment en moment.
Arratisi, g. b. aharausi, 1. ahar-
rosi, bn. bâillement de aho-irçusi.
Aharausi egin, 1. bailler. P. cite
encore ahal usain, bâillement et
ahal usainka dago, il baille. Il n'est
pas clair d'où, vient le l; l'emploi
de usain est curieux, du moins
si ce mot u'a pas d'autre signifi-
cation qu'odeur.
Ahapaldi, 1. P. dit couplet de
vers, strophe; et au pluriel aha-
paldiak, discours impertinents; se-
lon Larramendi, au supplément, bo-
canadas, gorgée (d'eau etc.), bouffée
(de fumée, de vanité); de aho}
Aosapai, v. ao.
Apacha, b. corne des pieds
des auimaux, sabot, syn. de be-
at zal.
Apain, g. apaindura, b. 1. aphain-
dura, bn. ornement.
Apaindu, apaintzen, g. 1. bu. or-
20
ner, se parer — 1. bu. apprêter,
préparer.
Apaindu, v. apam,
Apaindura, v. apain.
Apaintze, v. apain.
Apaiz, g. apez, 1. aphez, bn.
prêtre, du lat. abbas.
Apezkoa, 1. la prêtrise.
Apaiku, 1. bu. repas. Selon Chaho
du lat. apparare.
Apal, 1. humble ; bu. bas.
Apaldu, apallzen, 1. aphaldn, bu.
s'abaisser, se prosterner. Bihotzez
eta arimaz apaldurik, prosterné de
coeur et d'âuie.
Apala, g. planchette sur la
cheminée sur laquelle on pose des
plats.
Apalardotza, 1. eheville du
pied; syn. de achiruiva.
Apaldu, v. apal et afari.
Apar, g. écume. Comp. arrapo.
Apartsu, écumcux.
ApartSU, v. apar.
Apez, v. apaiz.
Apezkoa, v. apaiz.
Aphaindura, v. apain.
Aphal, aphaldu, v. apal.
Aphez, v. apaiz.
Apijikil, v. apirilla.
Aphur, v. apur.
Anmi.LA, g. 1. aberilla, b. aphi-
ril, bu. le mois d'avril. Comme près»
que tous les noms des mois pure-
ment basques se terminent par Ma
(le mois) p. ex. agorilla, il est
possible que ce soit une contrac-
tion de apiril-illa.
•A-PO» g. 1. b. crapaud.
Apo belalza, 1. butor (oiseau).
Apostu, 1. aposlura, g. gageure ;
1. pacte, de l'esp. apuesta; apostu
eg/n du, 1. il a fait pacte...
Apote, g. b. verrat.
Apuko, g. prétexte; syu. de
aitzaki .
Apunta, 1. joli, mignon.
Apur, g. b. 1. aphur, bu. peu;
apur bat, uu peu. — g. miette
Apurtu t apurlulen, b. rompre ;
apur lu, apurlzen, 1. baisser ; a pur lu
du, il a baissé de condition.
Apurlasuu, 1. bassesse.
Apurtasun, v. apur,
Apurtu, v. apur.
Apurtze, v. apicr.
Ar, 1. g. b. 1. bn mâle. Ne
serait-ce pas l'origine du suftlxe
tar qui forme l'ethnique en basque?
de même qu'en angl. et en ail.
man et manu : frenchmau, english-
man. Laudsmaun (compatriote) cor*
respond exactement à err'itar. Le
t est euphonique.
Ar, 2. v. artu.
Ar, 3. g. b. har, 1. bn. ver.
Arrasla, arrastalzen, g. b. ram-
per. L'esp. arrastrar du basque ? P.
écrit arraztea (dans luarrazlea) avec
z ce qui est mieux; beaucoup de
noms verbaux formés do substantifs
ont * ou ^; mais il nou^ semble
que c'est le suffixe z; p. ex. de
erro,erroztalu, et ici doarra,arrazla.
Ara, 1. v. '.
Ara, 2. On trouve ce mot dans
les locutions suivantes : ara emen,
g. b. voici; ara an, g. b. voilà; ara
nota, g. voici comment; ara emen
correspond à ona emen, g. b. voici.
21
et ona paraissent être des dé-
monstratifs ; (coinp. les pron. dém.
et les adv.). Pour ona il nous sem-
ble qu'il n'y a pu de doute, c'est
le démonstratif (pronom ou adverbe)
renforcé de son synonyme emen;
ara sera donc le démonstratif dont
la forme actuelle est kura (hura-
ark) ; comme le k est toujours la
caractéristique de l'agent, il est
permis, croyons nous de conclure
à la forme (primitive?) ar ou ara,
dont arh pour l'agent; comp. hura.
Môme observation pour le pron.
dém. au-onek. OneJc fait conclure
à une forme primitive on, qui se
retrouve quand un suffixe suit, p.
ex. liburu onetan {on-e-tan) dans ce
livre-ci; comp. araitzin, arano.
On ne peut y chercher une forme
verbale qui correspondrait à : prends
ou tiens ou vois. En admettant
(pie le verbe artu eût un impératif
simple (nou périphrastique) comme
egin etc., ce serait sans doute le
verbe qui se prêterait le mieux à
expliquer ara; mais cet impératif
porterait toujours la caractéristi-
que soit du masculin h soit du
fém. n.
Arabera, v. arau.
Arada, l.bourdounement, p. ex.
des abeilles; écho.
Aragi, g. b. haragi, 1. bn. chair,
viande.
Arakai, arkai, g. viande salée.
Arakina, g. boucher, de aragi-
egin<i.
Jlaragizko, 1. charnel, ileàaragi-
z-ko.
Jlarapirika, 1. la chair qui vient
dans une plaie et la dépasse.
Haralegun, bu. jour gras, de
/idnigi-tu/iui.
Araiozte, b. carnaval. Probable-
ment de aragi; mais qu'est ce que
tozte ou atozte? Atoz est la 2 de
personne du sing. de l'impératif
de etorri;atoz viens, atozte venez;
mais carnaval exprime étymologi-
quement le contraire, soit que l'on
accepte, carnis levamen, v. Littré, D.
soit, carnevale, v. Diez E. W.
Araistia, araistian, 1. P. naguè-
re; parait être une corruption de
araitzin.
Araitzin, 1. P. depuis long-
temps ; litt. avant cela, de ara 2. et
aitzin; exactement le holl. voor
dezen, autrefois; voor, prép. avant;
dezen, pron. dém. celui-ci.
Arakai, v. aragi.
Araki, v. adar.
Arakina, v. aragi.
Aralde, v. arau.
Araldetu, araldetze, v. arau.
Arana, g. 1. prune.
Arantz, g. b. aranze, 1. épine.
Aranze, v. arantz.
AraÙO, g. jusque là; y. ara et no.
Arara, v. arabera, s. v. arau.
Ararteko, arartekotasun,
arartekotarzun, v. artu.
Aratche, V. aretze.
Aratin, b. sur le dos.
AratOZte, v. aragi.
Aratz, 1. (i. a.) propre.
Araztu, arazten, rendre propre.
Aratztas/ni, propreté.
Aratztasun, v. arau.
22
Arau, g. règle, droit; — 1. bn.
proportion, apparence. M. Salaberry
dit: selon, et synonyme de arabera.
Arauz, g. bu. selon, de arau-z.
Axular écrit p. 229 arauaz ; emazu
beraz duzunaren arauaz, donnez donc
selon que vous avez.
Arabera, g. 1. bn. araura, arauera,
1. bn. et par contraction arara,
selon; de arau-ra; en guip. b pour
u. Ha, suffixe, vers; il nous semble
que c'est uue contraction do arau;
v. pour les détails ra. Ebanyelio
san Lvken arabera, Evangile selon
St. Luc.
Arauez, bn. vraisemblablement:
et aussi sans doute, dans un sens
interrogatif ; de arau-ez. Au fond le
même mot que arauz; il n'y a
aucune raison pour y introduire
cet e de liaison. Le mot est de M.
Salaberry.
Arauchuka, bn. arauka, 1. bn. par à
peu près, à proportion, de arau-ch-ka.
Araxikide, g.conforme; de arau-hide.
Aralde, 1. paire, couple. Selon
Pouvreau encore : troupe,compagnie.
Larramendi donne seguimento,suite;
mais ni l'un ni l'autre dialecte ne
connaît plus cette acception de
aralde, qui pourrait cependant être
la signification primitive, de arau-
alde pour indiquer ce qui se trouve
sur une même ligue (règle), ce qui
forme une série; série est rendu
par Larramendi par aralde; nous
ignorons si ce mot est usité.
Araldetu, araldetzen, g. suivre.
Arara, v. arau.
Arauaz, v. arau.
Arauchuka, v. arau.
Arauera. v. arau.
Arauez, v. arau.
Arauka, v. arau.
Araukide, v. arau.
Araura, v. arau.
Arauz, v. arau.
Arazi 1, b. humble, syn. de apal.
Arazi 2, v. artu.
ArazO, v. erazo.
Arazte, v. erazo.
Araztu, v. aratz.
Akbalda, 1. bât d'âne, de l'esp.
albarda.
Arbazo, 1. bn. bisaïeul.
Arbi, g. bu. navet, rave.
Arbui, 1. mépris. S. d. L. rebut.
Arbuyatu, 1. bn. mépriser, détester.
ArbuyatU, v. arbui.
Ardai, g. 1. bn. amadou.
Ardaiudegi, v. unlmca.
Ardanazka, v. ardanza.
Ardandegi, v. ardan:<t.
Andankoi, v. ardanza.
Ardanza, L vigne.
Ardanazka, entonnoir.
Ardaindegi, ardandegi, cellier; de
ardan-degi pour tegi ; mais qu'est-ce
que ardani Ardo est vin.
Ardankoi, qui aime la cave; de
ardaii-koi.
ArdaO, v. ardo.
Ardatchua, V. ardatz.
Ardatz, g. b. 1. bn. fuseau:
g. 1. essieu, vis; 1. roue de moulin
de ari-atz? mais d'où vient le d?
Ardatchua, 1. peson du fuseau ; dimi-
nutif de ardatz.
Ardatzketan ari naiz, g. je file;
litt. je suis occupé à (dans le) filer.
23
Ardi, g. b.l.bn. brebis. — b.puce.
An/izain, 1. artzain, 1. bu. artzai,
b. berger; de ardi-zain. comp. ai\
Artzanora, g. mâtin ; chien de
berger; artzain-ora.
Arditegi, b. bercail; syn. de ar-
t(gi; de ardi-trgi.
Artalde, b. 1. troupeau de brebis.
de ardi (ou art) talde.
Artzar, bn. vieille brebis destinée
à la boucherie; de ardi-zar.
Ardimihi, bn. herbe en forme de
bague de brebis.
Ardietsi, 1. ardiexi, bu. attein-
dre, parvenir, obtenir; paraît être
composé de ardi-etsi, comme onetsi,
autetsi; mais qu'est-ce que ardi?
Ardiexi, v. ardieUi.
Ardimilii, v. ardi,
Ardit, 1. bu. liard; mot béar-
nais, v. L. R.
Arditegi, v. ardi.
Ardizain, v. ardi.
Ardo, g. b. arno, 1. bu. ardao,
b. vin. Dans le Labourd toute
sorte de boisson. Arno buztinoa, ci-
dre pur.
Sagardo, g. b. sagarno, 1. bn.
cidre; de sagar-ardo.
Ardura, g. b. 1. soin. — 1. bn.
souvent. Imini biar dau ardurarik
andijeena, b. il faut donner le plus
graud soin.
Ardurako, 1. continuel.
Aiduratsvty 1. (i. a.) soigneux.
ArdurakO, v. ardura.
ArduratSU, v. ardura.
Are, 1. g. b. 1. arte, 1. bu. herse.
De la racine se. ar?
Arheatu, ar/ieatzen, 1. arhutv, bu.
herser. Mu lab., du moins à (îué-
thary, on dit plutôt, arhen haritzen
naiz, je herse.
Are, 2. g. b. 1. eucoro, aussi,
même. Are ycyago, encore plus.
Are et8ayak, même les ennemis.
Zembatenaz areago, 1. d'autant plus.
Are, 3. b. 1. bn. sable ; de l'esp.
areua ?
Areil, v. hura.
Arera, v. artu.
AreriflO, b. ennemi; syn. de
etsai.
Aresti, g. moment. Arestian emen
zan, il était ici, daus un moment
(il y a un moment). Aresti artan,
daus ce moment.
Aretche, v. aretze.
Aretze, aratche, aretche,
1. bn. Yeau d'un an; syn. do
chahal.
Argal, g. b. maigre; — bn.
clair-semé. Gizonaren borondatia dala
guztiz argal ta aldakorra ; la volonté
de l'homme est très faible et mo-
bile.
Argaltasun. g. b. 1. maigreur, fai-
blesse. Eta onen argaltasuna estalt-
zen jakin zutelako, ... et parce qu'ils
avaient su protéger la faiblesse de
celui-ci (Noé ivre).
Argaldu, argaltzen, g. b. affaiblir.
Argaldll, v. argal.
ArgaltaSUB, v. argal.
Argaltze, V. argal.
Argamasa. 1. mortier; esp. ar-
gamasa.
Argatik, v. hura.
Argi, g. b. 1. bu. lumière,
comme adject: éclairé, lumiueux;
24
rayonnant. Dctmu emon deutsee gi-
zon argi askori, b. Moguel ; a
donné de la peine à beaucoup
d'hommes éclairés. Eta arpegi ar~
giarekin begiratzen zion, Lardizabal ;
et elle le regarda avec un visage
rayonnant.
Argilu, argitzcn, g. b. 1 . bn. éclairer.
Argil<min, g. 1. splendeur. — g.
b. vivacité. — b. syn. de argibide.
Argibide, argide, g. éclaircisse-
ment ; la seconde forme contractée
de argi-bide.
Argîro, g. b. olairement.
Argizagi, 1. bn. lune. Selon Dar-
rigol, Diss. apol. p. 28, le mot est
argizari et signifierait mesure de
lumière, de argi-izari. Il se pour-
rait que le mot primitif fut argizari
mais alors il nous semble, qu'il faut
le décomposer en argiz-ari, l'éelai-
reur; comme buruzari, nekazari,
agintari, eiztari, etc. etc. v. ari 4.
Cette étymologie nous semble plus
naturelle. Argizari, est aussi em-
ployé pour clair de lune, v. Ma-
nuel de la conversation, Bayonue
1861, sans nom d'auteur. La dou-
ble ortograplie g et ?• se retrouve
encore ailleurs mais elle est exces-
sivement rare; nous n'en pouvons
citer que deux exemples pour Le
moment buruzari, buriuagij dont la
terminaison est au fond la nu" me
que celle de argizagi ; et puis
iruzkia, que donne M. Fabre dans
son guide do la conversation, pour
iguzkia. Nous ne croyons pas que
les deux exempta qui sont donnés
par M. Vinson dans la Hevue lin-
guistique, vol. III, p. 450, puissent
être cités à l'appui de la permu-
tation de r en g; oramai ne dé-
rive pas, croyons nous de ogi, mais
de orhe, ore ; orhantz aura la
mène origine. La dernière objec-
tion pourrait être que les substan-
tifs composés, ne sout pas formés
à l'aide du suffixe z; les différents
éléments du mot sont juxtaposés
sauf le changement de lettres que
les lois phonétiques exigent, ainsi
eurijasa, de euri-jasa; arzain, de
ari-zain; hezetasun,deheze-tasun;arJ;u-
me de ari-hume, etc. etc Argi cepen-
dant paraît faire exception. Leguip.
argizagi, en b. argizai, cire, est
formé sans doute de argi-z-gai,
matière à lumière = cire.
Bien que cette étymologie (argiz-
ari) nous paraisse acceptable, nous
voudrions proposer de décompo-
ser argizagi en argi-z-age; appa-
rence de lumière; on sait que
dans le dial. bise, e devient i
quand a suit, ainsi, argizagia.
Comme la nuit dans d'autres lan-
gues a été exprimée par des mots
qui indiquent des idées de mort,
de destruction (v. Origiues I. O.
de M. Pictet II, 587), de même
la lumière de la lune parait avoir
fait une impression lugubre sur les
Basques. D'autres dialectes disent
illargi, lumière de mort; illhun, i
bre dérive aussi de ill, mort. I »e
plus le mot apparence (de lunnèn i
peut facilement avoir pris la
nitication de clair (de lumière). El
1 allemand il n'y a qu'un mot pour
25
les deux, idées; „scheincn" est
paraître et briller, luire; „Mond-
schein," clair de lune, pourrait se
traduire: apparence. 11 est encore
possible que ces deux mots onji-
zagi et argizari existent indépen-
dants l'un de l'autre.
Argizagi, 2. g. argizai, b. cire;
svn. de ezko; de argiz-gai.
Argizaite, bu. clair de lune, de
argt
?
Argizar, g. b. 1. étoile du matin,
de argi-izar.
Argitaratu, argitaratzen, g. b. 1.
publier; de àrgi-tara-tu.
Argibide, v. argi.
Argide, r. argi.
Argina, v. «ari 1.
ArgirO, v. argi.
Argitaratu, v. argi.
Argitaratze, v. argi.
ArgitaSUIl, V. argi.
ArgitU, v* argi.
Argitze, v. argi.
Argizagi, 1 & 2. V. argi.
Argizai, v. a-gi.
Argizaite, v. argi.
Argizar, V. argi.
Argizari, v. argizagi, s. v. argi.
Argoila, bu. terme de vigneron;
pampre taillé d'une certaine façon.
ArhatU, v. are. 1.
Arhe, v. are, 1.
Arheatu, arheatze, v. are, 2.
Arhin, v. arin.
Ari, 1. v. hira.
Ari, 2. g. aari, b. ahari, 1. bélier.
Ariii, g. chair de mouton; de
ari-aragi ?
Arkumc, g. agneau; de ari-},ume.
Arzai, g. arzain, b. 1. berger; de
Artegi, g. bercail ; de ari-ttgi.
Ari, 3. g. b. /tari, 1. bn. fil. —
1. filet.
J'uristntu, bu. raccommoder avec
du til.
Ari/la, b. harilko, 1. haliko, (l pour
r, comp. anhafdu, de auhari ; bulftttte,
de buru) bn. peloton de fil.
Harilkatu, \. halikatu, bn. dévider.
De ari-hartu? prendre le fil. Le
// devient régulièrement k (v. Essai
Ch. II) ; mais généralement le r
de artu n'est pas supprimé.
Halgai, bn. tout ce qui provient
du lin et qui est propre à être
filé ; de hal (pour hari) -gai. comp.
haliko.
Arizpi, g. fil de soie ou de coton ;
de ari-izpi.
Ari, 4. g. hari. haritzen, 1. bn.
M. Salaberry écrit ari. Nom verbal
qui accompagné des terminaisons
de izan signifie être occupé à,
faire, travailler. En g. aii seul
est en usage ; en lab. on se sert
aussi de haritzen, pour indiquer le
fréquentatif. Laucan hari naiz,je tra-
vaille; lancan haritzen nais, je tra-
vaille d'habitude j'ai coutume de
travailler. Ce nom (ari) se trouve
chez Larramendi et Lardizabal ac-
collé à celui de Jaréun, yardun (v.
ce mot) comme ayant la même
nification et la même conjugaison ;
niais ils ne disent pas comment
■û devenu jardvn ou comment
jaidvn dérive de ari. Nous croyons
avoir réus.-i :\ expliquer la conju-
20
gaison de jardun ; mais pour ari
il reste un doute, si l'on veut faire
dérivée ce mot de jarri; c'est que
ce dernier a deux r. Larrameudi
ni Lardizabal qui généralement le
copie ne nous sont d'aucune uti-
lité. Lardizabal donne un second
exemple d'une confusion pareille
en attribuant la coujugaisou d'un
verbe à un thème verbal tout dif-
férent; noa, etc. est le préseut de
l'indicatif de oi! Cette méprise est
trop forte pour pouvoir donner lieu
à aucun doute; v. joan.
Comme terminaison nous croyons
retrouver ari dans beaucoup de
terminaisons pour indiquer le fac-
teur, agintzari, arzainkari, eiztari,
gelari, gerïari etc. etc.
Ariail, b. quelque chose. Arian
daukazui avez- vous quelque chose?
Peut-être de ari.
Ezarian ezarian, g. 1. peu à peu;
de ez-arian.
Arich, v. aritz.
Ariki, v. ari, 2.
Arilla, v. ari, 3.
Arima, g. b. 1. bn. Cardabera
(bise), écrit anima, de l'esp. anima;
arima, du prov. arma.
Arin, g. b. 1. avhin, bn. léger.
Umetako okerkerijaak armagvak oi
dira...baho, d'habitude les méclan-
cetés de l'enfance sont plus lé r
que... Moguel.
Arivek arin, b. en courant.
Arindv, arinùtt», b. 1. devenir
léger.
Ariiitasun, g. b. 1. légeretr ; de
arin-tasun.
Arinkiro, g. arinki, 1. adv.
Arindu, v. arin.
Arinki, v. ari*,
Arinkiro, v. arin.
Arintasun, v. arin.
Arintze, v. arin.
Aritz, g. arich, b. haritz, 1 bn.
chêne. Serait-ce de arri % pierre, ii
cause de la dureté du chêne, et
de tzat contracté eu tz. (comp. kotz
pour kotzat) ? comme en esp. roble,
rouvre, fait roblizo, dur. Il y a
une objection cependant; ce sont
les deux r, bien qu'on trouve des
mots qui s'écrivent avec un et deux
r; harols, arrauiz; arrera ou arera.
Il est curieux qu'en lab. ou ne
prononce pas du tout le r dans
aritz ; ainsi on dit aitz ce qui sig-
nifie rocher; mais ce dialecte les
supprime fréquemment.
Arizpi, v. ari 3.
Ark, v. Aura.
Arkai, v. aragi.
Arkaitz, g. rocher; au fond
pléonasme de arri-Aailz ; £pour//,
v. Essai Ch. II.
Arkakuso, g. puce.
Arkhara. bn. en chaleur (des
brebis). Dé ari-khar?
Al'khinna, v. arkina.
Arkiarazo, v. ark
Arkina, 1 arkhinna, bn. engi
de chèvre et de mouton, ch
et egina, egina, fait; k pour g après
r, v. Essai Ch. II; «w=gn. fr.
Arkitu. arkitzen, ç.aurkiti,
b. anrkhilu, i. bn. trouver; di
{arin) hide-iu .' prendre avec.
Arkiarazo, g. faire trouver.
27
Arkola, 1. étoupe. Mot de
Oienhart selon P.
Arkoska, g. arkoskor, b. gravier.
Arkume, v. an, 2.
Arlantz, 1. baie de blé; syn.
de ahotz.
Aklotatu, arlotalze. v. arlole.
Arlote, 1. fripon, l'esp. arlote;
l'angl. harlot, prostituée.
Arlotatu, arlotatzen-, s'amuser
dans les mauvais lieux.
Armazoi, b. armazoin, 1. i. a.
outil, iustrumeut.
Armazoin, v. armazoi.
Arniiarma, g. armierma 1. ar-
raignée ; syn. de marmara, ahiharba.
Armierma, v. armiarma.
Arnase, v. ats 1.
Arnes, bn. outil; du rom. arnes,
v. L. R. et le Dict. de M. Littré
s. v. harnais.
Arno, v. ardo.
Al'0, 1- bn. saison, temps. Zeraro
da? quel temps fait-il? Gastaro,
1. le temps de la jeunesse; Azaro,
bn. saison des semailles ; novembre.
Arotz, g. b. harols, arrauts. 1.
forgeron. En g. aussi charpentier.
Arpegi, v. aune.
Arraba, 1. an au, bn. arraun g.
aviron, rame. Du rom. ram; ra-
meau, baguette, v. L. Il; avec ar
prosthétique et b pour m. v. Essai,
Ch. II.
Arrabar, v. arri i.
Arraberritu, v. béni.
Arrabita, bn. violon.
Arradiza, g. gerçure (aux mains).
( 'orruptiou du latin rhagadia avec
or prosthétique ?
Arkai, 1. 1. bu. gai, joyeux. Ne
serait-ce pas de l'esp. rayo, rayon ?
et alors rayon nant.
Arrai, 2. g. arran, b. arrain, 1.
bn. poisson. La diin'rence dans la
terminaison in n'est pas chose rare;
comp. arzai, usai. Le i intercalé
dans les dialectes basques f r. rem-
place d'ordinaire le son mouillé de
1 (11 français) et de », (gn fr. et
ii esp. v. arteino); et quant à 1' »,
il paraît que ce son à. la fin d'un
mot est désagréable à l'oreille des
basques espagnols ; de melon on a
fait meloi/a; de l'esp. razon, ar-
razoïja. '
Arraingorri, g. en esp. escarcho ;
litt. poisson rouge.
Arrantzatu ou arrantza, arrant-
zatzen; arrantzan egin, g. pêcher;
en lab. on construit ce nom ver-
bal avec hari, arraintzan hari naiz,
je pêche.
Anantza, g. pêche.
Arrantzari, g.arrainsaleA. (mieux
arrainzqlé) arrainl-ari, bn. pêcheur;
de arrantz-ari et arrain-zale.
Arrail, 1. bn. bûche, de anaildu.
Arraildu, 1. bn. fendre; corrup-
tion du latin rhagadia.
Aki;aii.<;.\kki, 1. qui fait fendre
(le coeur); de arra'l-jarri.
Arrain, v. arrai. 2.
Arraingorri, v. anai, 2.
Arrainkari, b. truite, syn. de
amorrai. bn. pécheur v. arrai, 2.
Arrainzale, ou sale, v. arv
Arkaka 1. g. l'ente; du latin
rhagadia; comp. arradisu*
Akkakatu, anakatzen, fendre.
28
Arraka 2. bn. grand débit.
Arrambela, bn. arc tendu pour
y exposer et blanchir les échevaux.
Arramberritu, v. berri.
Arkangura, bn. souci, arrenkura,
1. plainte. Arrenkuraz dago ; il se
plaint. Du prov. rancura, récrimi-
nation, plainte, v. L. R. v. erren-
huratu.
Arrano, g. b. 1. bn. aigle.
Arrantza, 1. v. arrai 2.
Arrantza, 2. g cri de l'âne.
Arrantzarri, v. arrai 2.
ArrantzatU, v. arrai 2.
Arrantzatze, v. arrai 2.
AlTan, v. arrai 2.
Arrapatu, g. saisir,du roiu. rapar,
v. L. 11.
AlTapo, 1. écume; aha bazter
arrapotstta, 1. qui écume des deux
côtés de la bouche. P.
Arkai'Ozki, bn. tranquillement;
de fr. repos avec ar prosthétique.
Auras, g. tout-à-fait; — 1. bn.
très. Arras ongi, très bien; on pro-
nonce arrach. Selon Chaho du latin
rasus, pour indiquer l'état d'une
chose porté à l'extrême limite, et
peut être comparé au fr. à ras de,
au ras de.
Arraske, g. fer pour nettoyer
la huche à pétrir; comp arska.
Arrasta, arrastatze, v.
Arrastian, 1. environ, i. a.
Aki:\-mu, 1. râteau; du rom.
rastel; et ar prosthétique.
Arratoi, g. rat, tle l'esp. rato.
Arrats, g. b. 1. arrax, et par
contraction ax ; bn. nuit.
Arratsean, 1. au soir.
Arralsalde, g. b. 1. arraxalde, bn.
soirée. Aralsalde on, bonsoir.
Arratsalde, v. arrats.
Arratsean, v. arrats.
Arkau, v. arraùa.
Arraultz, g. arrautz, b. ar-
raultze, 1. arrolze, bn. oeuf.
Arraultze guria bera, oeuf à la
coque. Arraultze gogorra, oeuf dur.
Arrauk, v. arraba.
Arrausi, v. ao.
Arrautz, v. arots et arrauliz.
Arrax, v. arrats.
Arraxalde, v. art
Arrazadura, 1. P. passion,
mauvaise habitude; se dit aussi de
quelques infirmités du corps, i. a.
Arrazoi, g. errazoi, b. arrajsom,
1. bn. raison, du prov. razo, ou plu-
tôt de l'esp. razon, vu la term. in.
Arraztea, v. ar 3.
Arre, g. b. gris; en bise, avec
l'article arria; comme toujours e
devient i. Serait-ce de arri, couleur
de pierre?
Arreba, g. b. 1. bu. soeur de
frère.
Arrega, 1. bn. fraise.
AkbkgattTj 1. P. arroser; i. a.
do l'esp.. regar.
Arreit, g. 1. 2. pers. du ring.
de l'impératif de jarraitu, suivre.
On se serait attendu à ai
a; mais dans le N. Test, de la Ro-
chelle ainsi que chez Larr. se trouve
arreit. Baina erran cieçon berct
St. Luc IX : 59. Puis
il dit à un autre: suis mois.
Arren, g. b. 1. bn. de grâce.
je vous en prie, donc. Esan esazu
29
arren, dites de grâce, dites donc.
A.BBKNKUBA.J v. arrangura.
Arrera, v. artu.
Arrerazi, v. artu
Arrerazo, v. artu.
Arrerazotzen, v. artu.
Arrêt zarret, ù droite et à
gauche. Quel dialecte? Larramendi
s. v. diestro.
Arrêta, g. b. artha, 1. bu. soin.
Bana arretarik andiena ipini bear-
rean, g. mais quaud il faut donner
le plus grand soin.
Arrêtas, g. soigneusement.
Arlhalu, arthatzen, soigner.
Artiatsu, soigneux, de arlha-tsu.
Arlhoski, bn. adv. de arthaz-ki.
Arretaz, v. arrêta.
Arrêt si, v. haretsi.
Arri, 1. g. b. harri, 1. bn.
pierre. — g. b. forte grêle.
Arrilu, arrilzen, g. harrilu, har-
ritze/i, 1. bn. pétrifier, s'étonner.
Arrigarri, g, b. 1. épouvantable,
admirable.
Arritsu, g. b. 1. pierreux.
Arrobi, g. b. harrobi, hardia, 1.
carrière ; de arri-obi et âia.
A/ribizi, g. b. écho; de arri-bizi,
pierre vivante. Selon Larramendi
le lieu oit se trouve l'écho, et l'écho,
le sou même, yoton-l; niais ce mot
n'est pas connu dans le Guipuzcoa,
ni en Labourd.
Arzulo, g. grotte; de arri-zulo.
Argina, g. b. tailleur de pierre;
de arri-eg'ut
Harrabar, ou arrabar b. Selon P.
grêle; il donne encore harri abar,
grosse grêle, qui est évidemment le
même motjmais aujourd'hui on ne les
connaît plus à ce qu'on nous a dit.
t&rrvm, 1. P. pilier ; i. a. de
harri'Oin.
//arroki, 1. P. tas de pierres; i.
a. de harri-loki.
Arri, 2, g. b. harri, 1. bn. cri
pour faire avancer les chevaux et
les mulets. Dans le Labourd aussi
air a.
Arria, v. arre.
Arribera, erribera, 1. rivière, du
fr, rivière avec ar prosthétique, et
b pour v.
Arribizi, v. arri, 1.
Arrigarri, v. arri, i.
Arrimatu, v. arrimu.
Arrimu, bn. refuge. — 1. arran-
gement; — b. appui; de l'esp.
arrimo, appui, protection.
Arrimalu, bu. se placer sous la
protection de quelqu'un. — b.
appuyer, s'appuyer.
ArritSTl, v. arri, 1.
Arritu, v. arri. 1.
Arritze, v. cm, 1.
Arro, g. b. harro, 1. bn. gonflé,
vaniteux, — 1. hâbleur, taré. La
signification propre paraît être :
creux. P. donne harroa souche,
arbre vermoulu et gâté en dedans.
i, ikarari cla Harroari inhar
baiekere iratchekitzeu dio. Axular
p. 286, mais au sec et au vermoulu
une étincelle même, le lui fait
prendre (feu). Larramendi ne
donne que le sens figuré ù arro;
pour creux,hueco et gonilé,hiuchado
il donne visa et anditua. Ou re-
trouve hano dans azkcn harro avec
30
la signification de creuser ou creux
v. azkuin. Barnea harro ducn aJka-
leak, astaparretan ditu legeak. 490.
Prov. d'O. Le juge qui a l'âinr
tachée, tient les lois entre ses grif-
fes; litt. l'alcalde qui a l'intérieur
gâté etc. etc.
Arrotu, arrotzen, g. b. bn. se
gonfler, — 1. parler beaucoup; se
monter.
Arrokeria, g. b. vanité. — 1. hâ-
blerie, jactance; do arro-keria.
Arrotasun, g. syu. de arrokeria;
mais cette dernière forme est pré-
férable, v. eri.
Arrobi, v. arri 1.
Arrogaria, v. arrogatu.
Arrogatu, arrogatzen, 1. voler,
piller, de l'esp. arrogar.
Arrogaria, arrogatzaille,vo\eur; de
arroga-ari et tzalle. Le i est de trop.
Arrogatzaille, v. arrogatu.
Arroila, bn. fossé pour l'irri-
gation des champs; de l'esp. rolla.
Arrokeria, v. arro.
Arrola, 1. arolla, bn. collier
(des chevaux) de l'esp. rolla.
Arrolze, v. arraultz.
Arront, v. arrunt.
Arrontatu, arrontatze, 1. P.
moissonner, couper le blé, i. a.
Heriotzearen sega, onen eta gaich-
toenarrontatzeko. Axular. 574. a. éd.
La faux de la mort pour (le)
moissonner (des) les bons et les
méchants.
Selon le suppl. de Larr. manco-
munar, s'unir, se joindre pour agir
de concert.
Arrota8UD, v. arro.
ArrotU, v. arro.
Arrotz, g. 1. bn. étranger, hôte.
Arrotztu, 1. bn. devenir étranger
à,se déshabituer de(son travail p. ex.).
Arrotzatu, arrotzatzen, g. éloig-
ner, détourner.
Arrotzatu. v. arrotz.
Arrotzatze, v. arrotz.
Arrotze, v. arro.
ArrotZtU, v. arrotz.
Arrunt, 1. bn. arront que P.
cite u'est plus connu. Commun,
familier. Gnziekin solhasturi amolm
edo arruntez. Axular 32., qui parle
à tous, aimable, familier. — 1. bn.
tous, sans exception. Arrunt h il
dituzte, il les ont tous tués. Arrunt
dira bat, il sont tout-à-fait un.
Selon Chaho du latin rotundus.
Aiiuniian, bu. communément.
Aïi-uuler, bn. adj. toile commune
faite néanmoins avec du lin dégagé
de l'étoupe. Salaberry. Nous ne
comprenons pas comment le sub-
stantif toile peut être un adjectif.
Arruntian, v. arrunt.
Arrunter, v. arrunt.
Arska, 1. me (maie) à pétrir;
selon Pouvreau ce mot est em-
ployé par Oienhart et syn. de maira.
Le mot arska n'est plus connu;
comp. aska, pétrin. Le r peut s'être
perdu dans la prononciation. Oien-
hart écrit de même arsto, qui de
nos jours dans tous les dialectes
est ado.
Arsto, v. asto.
Artalde, v. ardi
Artazi, b. ciseaux.
Art©, 1. g. b. 1. bn. espace.
31
Artean, g. b. 1. bu. dans l'espace
(il '), tandis que, entre, parmi, jus-
qu'à cv. que, aus^i longtemps que;
de ar/en-n. Efa herrï ai/ek eskribic
ezarri artean, g or de ziran, g. et
ces nouvelles furent conservées tan-
dis qu'elles furent couchées par
écrit. Bi muru artean, entre deux
murs. Mundu mundua dan artean
gau-egunak elkarri j 'arraituko zitzay-
eztela, g. que le jour et la nuit
se suivront aussi longtemps que le
monde est monde. Gizonen artean,
entre, parmi les hommes Zande ni
etorri artean, 1. restez jusqu'à ce
que je vienne.
Arteraàio, g. b. arteino, 1. artio,
1. bn. jusqu'à; de arte-ra-no, arte
no. Comme le i dans arteino ne
sert qu'à donner le son mouillé à
Yn, il est mieux de l'écrire sans
tilde. Artio contraction de arteino.
Sur ri artio, 1. jusqu'à tantôt.
Arte, 2. chêne
Arte, 3. b. aujourd'hui ariezta-
sun, droiture ; peut être de arte,
chêne.
Arteza, b. droit ; artheza, 1. droit,
adroit. Jangoikuaren legia arteza
da, la loi de Dieu est droite,
équitable.
Artez, arteztero, b. adv.
Arteztu, b. diriger.
Artezari,b.directeur; de arteza-ari.
Artean, v. arte, 1.
Artegi, v. ari, 2.
Arteino, v. arte, i.
Arterano, v. arte, 1.
Artez, v. arte, 3.
Arteza, v. arte, 3.
Artezari, v. arte, 3.
Arteztasun, v. arte, 3.
Arteztero, v. arte, 3.
Arteztu, v. arte, 3.
Artha, v. arrêta.
Arthatsu, v. arrêta.
Arthatu, v. arrêta.
Artheza, v. arte, 3.
Artho, v. arlo.
Arthoski, v. arrêta.
Artio, v. arte, 1.
Arto, g. b. 1. artho, bn. maïs,
méture. Selon W. v. Humboldt de
arte, chêne, puisque primitivement
on faisait le pain de glands de
chêne.
Artu, artzen, g. b. hartu,
hartzen, 1. bu. prendre, recevoir.
En holl. le verbe krijgen est aussi
employé pour prendre et recevoir. —
b. mener (la vie). — 1. traiter (mal
ou bien). Etajaten dugula atseguin
har deçagun. St. Luc. XV. 23. Test.
Rochelle 1571... et que nous (en)
mangions (et) prenions joie. Artu
eban bizitza nasai bat, b. il eut,
mena une vie relâchée. Artzen zuen
gogor, 1. P. il le traita durement.
Ez ezertan artu, g. ne faire aucun
cas de, mépriser.
Ârrerazo ou arrerazi, arrerazotzen,
g. arazi, b. hararazi, 1. faire pren-
dre, de ar-erazo, era:i. Générale-
ment le g. ne se sert pas de la
forme radicale ar; l'impératif cepen-
dant en est formé, ar ezazu, prends,
arbeza, qu'il prenne, familièrement
on dit io (masc.) no, (fém.) prends
(le) tiens (le) ; avec régime pluriel
(les) totzik, notzin, v. to.
32
Arrera, arera, g. accueil.
Artu-emon, b. commerce.
Ilartze, hartzeko, bn. créance.
Hartzedun, 1. bn. créancier; de
hartze, subst. verb. et dn-n.
Ararteho, b. 1. bn. médiateur,
entremetteur; de ar-arte-ko.
Arartekotasun, b. 1. arartekotar-
zun, bn. intercession.
Artu-emon, v. artu.
Artz, g. 1. ours, du lat. ursa?
Artzai, v. ardi.-
Artzain, v. ardi.
Artzanora, v. ardi.
Artzar, v. ardi.
Artze, v. artu.
Arzai, arzain, v. ari, 2.
Arzulo, v. arn 1.
As. La racine as ou az a pro-
duit beaucoup de dérivés. L'ortho-
graphe est souvent ilottante entre
as et az. Larramendi écrit azùura
et astura; Pouvreau astea et hazlea.
Bien que azi, semence, s'écrive dans
tous les dialectes avec z, et asi,
commencement, principe avec s, il
nous paraît qu'il ne peut pas y avoir
de doute que ce ne soit le même
mot, quand ou voit l'irrégularité
avec laquelle les dérivés s'écrivent;
tantôt s et z, asture et azture;
tantôt * dans un dérivé où il fau-
drait 2, ase rassasié, de azi nourri
(ou azi de ase?) La double signi-
fication de as ou az indique croyons
nous, que c'est le même mot pris
dans deux acceptions qui se con-
fondent, principe et semence; nous
ne changerons rien à l'orthographe
admise*
1° Azi, 1. g. b bn. hazi, 1.
semence.
.l:aro, g. b. récolte ; de az-aro. —
g. b. hazaro, bn. novembre; syno-
nyme de azilla.
Azilla, b. hazilla, 1. le mois de
novembre, de az-illa.
Azi, 2. azitzen, g. azi, azten, b.
hazi, hazien, 1. bn. nourrir, élever; —
g. croître (d'un enfant, d'un arbre).
Beste askok bere azten dltuLeez gure
moduban seme-alabaak. Moguel,p. 17
beaucoup d'autres aussi ont élevé
leurs enfants (fils-filles) de notre
manière.
Aziriko, b. azitalo, g. ayant été
élevé, (abl. abs.) de azi-ik, et r euph.
(v. Essai p. 46) et azi-iako. '
Jziera, g. azaîjera, b. éducation;
iminteko ardura egijasko bat eureen
familijaren azaijeraan, b. pour don-
ner un véritable soin à (dans)
l'éducation de leur famille.
Aztura, g. 1 habitude. Lardiza*
bal astura. Bano bere astura lasai
gaistoagatik, mais à cause de ses
mauvaises habitudes relâchées. Eta
ikusi gabe ikusten, nolakoak, :er
aziuratakoak eta zertêu diren, Axu-
lar p. 414 a. éd Et devoir, sans
voir, quelles et comment sont les
habitudes, et ce qu'ils sont à peu
près.
Aziuratu, azturatzen,g. s'habituer.
Azkuutza, azta, 1. nourriture, ha-
bitude, façon de vivre ; P. cite azta,
mais ce mot n'est plus connu.
Azta horri ilchekiko dio, il gardera
cette habitude.
Azama, v. amu.
38
Hazkurri, 1. bu. nourriture; la
tenniuaisou n'est pas claire.
Ase, g. b. 1. bu. rassasié; rempli.
Asetu, asetzeri, g. 1. bu. aseiu,
aseten, b. rassasier, soûler, remplir.
Asazketu, asazketan, b. se rassa-
sier beaucoup ; de ase-asko-tu.
Asko, g. b. 1. bu. beaucoup; de as-ko.
Askotan, g. b. souvent. Bana ay!
askotan provechu gale, mais hélas!
souvent sans utilité.
Askotu, askoizen, g. Ciï'aze eta
arazo askotu dizkizut, peines et
troubles je te les augmenterai.
Aski, g. b. 1. assez; de as-ki.
Askitan, bn. souvent ; de aski-lan.
Askide, askotza, g. multitude;
de as-hide.
Askidatu, askidatzen, g. satisfaire,
de as-hide-iu.
Askietsi, s. L. syn. de askidatu;
de^ aski-etsi.
2° Asi, g. asiera, g. b. hastepen,
haste, bn. hastapen, hatsapen, 1.
(transposition du t) commencement.
Hastean Jainkoak egin zituen zerua
eta lurra. Au commencement Dieu
fit le ciel et la terre.
Asi, asten, g. b. hasi, hasten ou
hasitzen, 1. bn. commencer. Horta-
kotzat, hasitzen {haci-ceti) egitetik
molderik gaôeko... leze ilhun bat
lezala. Test, zahar. par Larregui;
pour cela ayant commeucé, sans au-
cune forme, comme un abîme obscur.
Asie, g. b. 1. bn. semaine; subst.
verbal indéfini, (le) commencer,
commencement. Etymologie géné-
ralement admise; mais au fond
commencement de quoi?
Asttlen, g. b. asielehen, 1. bn.
lundi; de aste-len, le premier du
commencement.
Astearte, g. b. asieharte, mardi;
de aste-arte, entre commencement,
c. a. d. qui tient le milieu.
Asteazken, g. b. 1. bn. astezken,
1. bu. mercredi; de aste-azken, der-
nier du commencement.
Asa! bn. interj. pour exciter
l'intérêt; ce sera le fr. ah ça!
AsaDak, v. aita.
Asaia, bn. émotion violente.
Selon P. phtisie.
AsakatU, s.L.acabarse, s'étein-
dre, mourir, s'anéantir. Est-ce pour
askatu, dans le sens de dissoudre ?
Asalda, bn. tumulte; asaldu, 1.
fâcherie; de l'esp. asalto.
Asaldatu, asaldatzen, 1. bn. se fâ-
cher, se soulever; irriter, importuner.
Asarre, asarretu, v. ats, 1.
Asartu, v. ats, 1.
Asartze, v. ats, i.
Asazketu, v. azi, s. v. as.
Asbera, v. ats, L
Ase, 1. v. azi, s. v. as.
Ase, 2. v. aize.
Aise, v. a.
Aserre, v. ats, i.
Aserretu, v. ats, 1.
Aserre tze, v. ats, 1.
AsetU, v. azi, s. v. as.
Asi, v. as.
Asiera, v. asi, s. v. as.
Abiki, v. auts.
AsikitU, v. auts.
Aska, b. bu. pétrin — b. 1.
auge. — 1. bn. rigole le long de la
route; chute du r, v. arska, asto.
3
34
Askatu, askalzen, b. délayer.
Askaldu, askaltzen, 1. bn.
déjeuner ; de askari-du ; pour la
mutation de r en / v. an, 3.
Askari, 1. bn. déjeuner; de
ase-hari? v. ari, 4. k pour h, v.
Essai, ChU.
Askatu, askatze, v. aska.
Askazi, 1. bn. parent.
Aski, v. azi, s. v. as.
Askidatu, v. azi, s. v. as.
Askide, v. azi, s. v. as.
Askietsi, v. azi, s. v. as.
Askitan, v. azi, s. v. as.
Asko, v. azi, s. v. as.
Askotan, v. azi, s. v. as.
Askotll, v. azi, s. v. as.
Askotza, v. azi, s. v. as.
Askotze, v. azi, s. v. as.
Askor, v. ats. l.
AskordiÈak, b. engelures.
Asma. asmo, g. b. résolution.
Art% nuen gipuzkoako euskeran berri
bat argilaratzeko asmoa, g. j'ai pris
la résolution d'en publier un nou-
veau en basque du guipuzkoa.
Jainkoak bere asmoak agertu zioz-
kan, g. Dieu lui manifesta ses
résolutions, ses projets. — 1. pensée.
Selon Larramendi divination; mais
aujourd'hui asmo ne paraît plus
être en usage dans cette acception,
ni en g. ni en b. Cependant les
dérivés suivants existent :
Asmatzalle, g. b. devin; de asma-
tzalle.
Asmatn, asmatzen g. b. deviner,
inventer; de atz, trace et eman,
g. ou emon, b.? (de là les deux
formes asma, asmo), indiquer, don-
ner la trace p. ex. dans les en-
trailles des animaux. Edo doklrihu
barrijak asmeetan ditubeenak, b. ou
qui inventent de nouvelles doc-
trines.
Asmatu, v. asma.
Asmatzalle, v. asma.
Asmi, b. petit paiu, galette;
syn. de opil.
Asmo, v. asma.
Asmu, asmuka, v. atz.
Asnase, v. ats, 1.
Asnaur egin, 1. ruminer. Se-
lon P. ce mot est employé par O.
Aspaldi, g. b. 1. bn. aspaldian,
g. il y a longtemps; de aldi, espace
de temps; mais qu'est ce que asp ?
Aspaldian eziet ikusi; g. il y a
longtemps que je ne l'ai vu. Aspaldi
du etorria nintzela, 1. il y a long-
temps que je suis arrivé.
Aspaldian, v. aspaldi.
Asper, bn. selon Oienhart, sa-
tisfaction, contentement. P. ajoute :
il se prend aussi en mauvaise part,
asper hartu dut, j'ai pris plaisir.
Qu'est-ce que P. entend par cela;
veut-il dire plaisir charnel? Nous
croyons plutôt qu'il a voulu dire
vengeance, puis que c'est la signi-
fication du verbe; plaisir et ven-
geance se touchent d'assez près;
nou§ savons que „la vengeance est
le plaisir des dieux". La forme du
mot vient corroborer cette double
signiticatiou; il nous paraît que
asper est une variante de asber,
de ats; pas avec la signification de
soupir, cela va saus dire, mais de
mauvais (bas) sou file.
35
Asperlu, aspertzen, 1. se venger.
Asperlu nalzayo odoloraiho, je me
suis venge de lui jusqu'au sang. —
g. b. fatiguer, ennuyer. Lanaz as-
perlu naiz, g. je suis fatigué, en-
nuyé du travail.
Asperkaillu, 1. vengeance; la ter-
minaison n'est pas claire; elle se
retrouve dans herskailu.
Asperkaillu, v. asper.
Aspertu, aspertze, v. asper.
AspO, v. ats 1.
Asse, v. aize.
Astaintasun, v. azta, 1.
Astal, v. azial.
Astalkatu, 1. dévider. Lerde
ari fil est souvent l dans les dé-
rivés, v. ari ; astalkatu peut donc
être pour astarikatu. Ast qui est
pour alz, doigt, se retrouve aussi
dans ardatz, doigt à fil — fuseau.
Astalko, écheveau de fil.
AstalkO, v. astalkatu.
Aste, v. asi, s. v. as.
Astearte, v. asi, s. v. as.
Asteazken, v. asi, s. v. as.
Asteharte, v. asi, s. v. as.
Astelehen, v. asi, s. v. as.
A&telen, v. asi, s. v. as.
Asten, v. asi, s. v. as.
Astezken, v. asi, s. v. as.
Asti, 1. asti t zen, g. battre,
fouetter.
Asti, 2. b. 1. bn. loisir.
Asliro, g. b. 1. lentement; à
loisir.
Astigar, gasligar, g. tilleul.
Le tilleul servait anciennement à
faire des cordes, des nattes, v.
Pictet, Origines I. E. 1. 225. Lar-
ramendi donne pour corde aussi
esligarria, ce qui sera le bise, estu-
garri, évidemment dérivé de estu
serrer, lier, et garri. Les deux noms
signifieraient donc celui qui lie, le
lieur, s'il nous est permis de faire
ce mot.
Astigarraga, lieu planté de tilleul.
Astigarraga, v. astigar.
Astindu, astintzen, g. b. se-
couer, battre. Probablement une
variante de asti, et formé de asti-
egin-du. En bise, egirt se contracte
en ein. Erazo egin fait erain.
Astintze, v. astindu.
Astiro, v. asti, 2.
AstO, g. b. 1. bu. âne. Oien-
hart, dans ses proverbes, écrit arsto.
— 1. T en bois sur lequel on
pend les habits pour les battre.
Aslokeria, g. b. 1. bn. bêtise,
ânerie; de asto-heri.
Astokume, ânon; de asto-hume.
Astokilla, 1. le membre viril de
l'âne; de asto-killo?
Asloaren arima, 1. papillon.
Aslokaiko, g. b. (un) imbécile;
se dit par dérision, le kaiko, kaiku
n'étant employé que pour les vaches.
Astokaiko, v. asto.
Astokeria, v. asto.
Astokilla, v. asto.
Astun, v. azta, 1.
Astunda, v. azta, l.
Astura, v. azi, s. v. as.
Asturatu, v. azi, s. v. as.
Asturatze, v. azi, s. v. as.
Asun, g. b. 1. bn. ortie.
Atabala, b. 1. bn. tambour; de
l'esp. atabala (v. Dict. A. E.) qui
86
vieiit de l'arabe. Alabalalu, battre
de la caisse.
Atakide, v. aie, 1.
Atalaya, g. b. 1. En g. on pro-
nonce talaya; lieu élevé sur la côte,
tour d'où l'on peut observer les
bateaux des pêcheurs et leur faire
des signaux; de l'esp. atalaya qui
vient de l'arabe tala'a ; v. Dozy, Glos.
Atarte, v. aie.
Atchiki, 1. bn. tenir; de aiz-
egin? comp. ilcheki.
Ate, 1. g. b. alhe, 1. bn. porte.
Dans les composés alhe, devient
athal sans que nous puissions en
trouver la cause. P. donne même
un exemple ou atlial est pour alhe.
Alhal ondoan dago, il se tient près
de la porte.
Athalalase, 1. P. dit: seuil de la
porte; mais il paraît que ce n'est
pas juste; c'est la planche qu'on
tire devant la porte dans les fermes;
de alhal — ?
Athalhaga, 1. barre de la porte,
de alhal — /
Alhalondalu, athamendalu, bu.
chercher des renseignements secrets;
de athal-ondo-tu et alhal — ?
Alheka, 1. bu. brèche; passage
étroit d'un champ à un autre.
Alhari, 1. devant de maison cou-
vert, abri; Larramendi dans le sup-
plément donne alarle, portai, por-
tail; comp. aleri.
Alherbe, 1. alharbe, bn. lieu pour
être à l'abri de la pluie; comp. aleri ;
de alheri-be; par extension, maison,
toit. Ezen eznauc digne ene alharbe
peansar adin.Test. iiochelle. St.Luc.
VII. 6. car je ne suis pas digne
que tu entres sous mon toit.
Alalàde, g. écluse; copié de l'esp.
compuerta; de ale-hide.
Ate, 2. g. ahate, 1. bn. canard.
Atera, ateratzen, g. atera,
aleralen, b. alhera, atheratzen, 1.
tirer hors, arracher, sortir; ellipse
(aller) vers la porte? ale-ra.
Aterate, ateratze, v. atera.
Ateri, g. b. atheri, 1. bn. Ce
mot indique qu'il ne pleut pas,
qu'il fait sec. Atheri da, 1. il fait
sec; mais aussi comme substantif,
sérénité. Sans pouvoir indiquer la
filiation des idées il semble néan-
moins que aleri se rattache à aie
par alharia et alherbe. Quand on
est à l'abri (alherbean) on ne sent
pas la pluie, c'est comme s'il ne
pleuvait pas, ce qui est la sig-
nification de ateri, atheri, bien plus
que sérénité; pour sérénité, ciel
serein, Larramendi donne osgarbia,
odagea.
Aleri ou atertn, atertzen, g. atheri,
alhertu, athertzen, 1. bu. ne plus
pleuvoir, se rasséréner. Athertzen da,
il se fait sec. c. a. d. la pluie dis-
continue, atheri da, il fait sec, c.
a. d. il ne pleut pas. Ezta behin
ère athertu, il n'a pas cessé de
pleuvoir; litt. il n'a jamais fait sec.
Uria atheri da, la pluie a cessé.
Dans ce dernier exemple qui est
aussi de P. atheri a pris entière-
ment le sens de sécher, la pluie
(s)'est séchée.
Alerrune, g. sérénité, ciel serein ;
de aleri-une, époque de sécheresse.
37
Berrogei cgunen buruan aterrunea
agertu zan, au bout de quarante
jours le ciel serein reparut
Atertu, v. ateri.
Aterrune, v. ateri.
Atertze, v. ateri.
Athaka, v. aie.
Athalalase, v. ate, 1.
Athalhaga, v. ate, 1.
Athalondatu, v. ate, 1.
Athamendatu, v. ate, l.
Atharbe, v. ate, 1.
Athari, v. ate, 1.
Athe, atheka, v. ate, 1.
Athera, v. atera.
Atherbe, v. ate, 1.
Atheri, v. ateri.
Athertze, v. ateri.
Atorra, g. b. chemise de femme,
bn. chemise d'homme — 1. chemise
d'homme et de femme; — b. che-
mise en général et aussi d'enfants.
AtOZ, v. etorri.
Ats, 1. b. hats, 1. faix, bn.
Pouvreau écrit hatz pour hats, et
hats pour hatz. Ce radical ne s'est
conservé ni en g. ni en b. bien
qu'il se retrouve dans les composés.
En 1. et bn. hats s'est conservé
avec la signification de souffle, ha-
leine, respiration, désir violent et
c'est selon toute apparence une
variante de aize g. ase, b. haize,
1. vent. Ce qui nous paraît changer
cette supposition en certitude c'est
que le verbe guip. asartu, jouir,
est en bise, aiêia artu.
Bats,\. haleine, souffle,respiration,
1. aise, désir violent; hatsaren gainean
jarriko naiz, Axular p. 75. Je me
mettrai à l'aise; le gén. à cause
de gainean. Le lab. aisia, aise, sera
pris du bise. v. ats, et pourrait
avoir donné, ais, prov. aise, fr. dont
l'origine est inconnue.
Atsnase, asnase, g. arnase, b. En
g. respiration; en b. haleine. Le
b. arnase est une étrange corrup-
tion de asnase ou mieux atsnase.
Asnase artu, g. respirer.
Atseda, g. souffle; de atseden.
Atseden. g. atseen, b. souffler
dans le sens d'éteindre; se reposer;
comme en français p. ex. faire
souffler les chevaux. Ma arbola
pean atseden zezatela, g. et qu'ils
se reposassent sous l'arbre. Gorputz
kansabari atseen eragiteko, b. pour
faire reposer au (le) corps fatigué.
De ats-egin et ein.
Aserre, g. b. aussi asarre, b. ha-
serre, 1. bn. hasarredura, 1. colère,
de ats-erre.
Aserretu, aserretzen, g. b. haser-
retu, haserretzen, 1. bn. se mettre
en colère ; de aserre. Ma chit aser-
retua irten zan, g. et il sortit très irri-
té. Aserretzen zera, tu es en colère.
Asarre ou asarretu, g. b. se que-
reller; de asarre, v. ci-dessus.
Asartu, asertzen, g. aisia artu, b.
jouir, s'amuser, de ats et aise artu.
Hatshartu, 1. prendre haleine;
respirer ; de hats hartu.
Atsegin, g. b. 1. axegin, bn. joie,
de ats-egin. Il est curieux qu'en, 1.
et bn. on écrive ce mot sans h.
Atsegin dut, 1. j'en suis content.
Askor, b. joyeux; de ats-kor.
Atsekabe, g. b. 1. axegabe, bu.
38
affliction; de ats-gabe, k pour g.
v. Essai, Ch. II.
Aspo, g. hausko, 1. poumons; de
hats-ko. Le p. dans aspo semble
être pour k.
Hauskoak, plur. de hausko, 1. bn.
soufflet, (de forge, de cuisine).
Asbera, g. hatsbeherapeu, 1. has-
perapen, bn. hasper ? soupir ; de
ais-bera et hats-beherapen. Gaiz deri-
zanak irri deraidik, onderizanak has-
perren, Prov. de Oienhart. Celui
qui te hait te fera rire, celui qui
t'aime te fera soupirer.
Ats, 2. g. sale; — b. puanteur.
Serait-ce ats haleine? comp. hatsti.
Atsitu, b. se salir, se corrompre.
Hatsti, 1. qui a l'haleine forte.
Atseda, v. ats, 1.
Atseden, v. ats, 1.
Atseen, v. ats, 1.
Atsegin, v. ats, 1.
Atsekabe, v. ats, 1.
Atsitu, v. ats, 2.
Atsnase, v. ats, 1.
Atso, g. b. 1. vieille, ne se dit
que de la femme. De l'homme on
dit agure.
Atsotu, atsotzen, g. b. 1. vieillir.
Atsotu, atsotzen, v. atso.
Atun, 1. bu. thon (poisson) de
l'esp. atun.
Atz, b. g. àatz, 1. bn. En b.
doigt; en g. gale; en 1. bn. déman-
geaison, trace. Doigt est en g.
beatz ; nous ignorons d'où vient
be; et en 1. et bn. erhi; cependant
atz so retrouve daus les composés
qui sont communs à tous les dia-
lectes. Il nous semble que les
différentes acceptions de atz (doigt,
démangeaison, gale), se touchent de
si près, qu'on peut les considérer
comme dérivées du même radical.
Azkazal, g. atzazal, b. azazkal,
bn. ongle; de atz-hazal; k pour h,
v. Essai, Ch. II. Le bn. a trans-
posé le k.
Hatzeri, bn. gale; de hatz-eri;
mal (des) doigts.
Aztapar, atzapar, 1. aztapar, bn.
patte, giiffe, de atz — ? On ne
peut avoir malheureusement au-
cune confiance en Larrameudi qui
fait dériver, l'esp. zarpa, griffe, du
basque atzarpa pour atzapar. Nous
ne savons si atzarpa existe.
Atzlodi, b. beatzlodi, g. pouce;
de atz-lodi.
Atzlodiurren, b. beatzlodiurren,
g. index; de atz-lodi-urren.
Atzchiker, b. petit doigt ; de atz-
chiki.
Atzitu, atzitzen, g. saisir. Comp.
atchiki. Sikengo ondoan atzitu, zituen,
après qu'il eut pris Sichem.
Aztatu, aztaizen, g. hastatu, 1.
toucher, tâter.
Asmu, bn. (sans h et avec *?)
Selon M. Salaberry, tact.
Asmuka, 1. bu. à tâtons.
Hastamu, 1. P. syu. de asmuka;
mais paraît ne plus être connu.
Aztarna, g. trace ; de atz — ?
Aztarnaiu, aztaruatzen, g. indi-
quer.
Hatzeman, 1. hatzaman, bn. attra-
jht. atteindre de katz-eman.
Hatzegin, l.se gratter; de hatz-egin.
Atzapar, v. atz.
39
Atzartze, v. atzarri.
Atzarri, atzartzen, 1. bn.
éveiller, exciter. Atzarri dago, il
est éveillé.
Iratzarri, 1. iratzartu, b. bn. se
réveiller; de erazo-atzar. Alzar est
peu usité pour atzarri.
Atzazal, v. atz.
Atzchiker, v. atz.
Atze, g. (le) derrière, partie
postérieure.
Atze, g. bn. étranger. Il nous
semble que c'est le même mot dans
F acception de atzen, dernier, dont
azetu, s'éloigner; comme de arrotz,
étranger, arrotztu, s'éloigner; ce
n'est pas seulement l'éloignement
qui est indiqué, mais peut-être
aussi le peu de cas que l'on fait
de l'étranger; il est considéré comme
le dernier. Le prov. basque : arrotz
herri, atzo herri, pays d'étranger,
pays de loup, peut servir comme
illustration de l'antipathie pour
l'étranger.
Atzekoaldeak, g. les fesses; de
atze-ko-aldeak.
Atzetu, atzetutzen, g. éloiguer ; —
bn. devenir étranger.
Atzen, g. azken, b. 1. bn. der-
nier; de atze-n. Très problablement
le superlatif, c. à. d. le génitif (v.
Essai, Ch. IV.); couip. ail. letste,
erste, v. Pott, Zàhlmeth. p. 215.
Atzean, g. b. derrière ; de atze-a-n.
Echearen atzean, derrière la maison.
Atzenean, g. azkenean, b. 1. fina-
lement; de atzen-ean, v. Essai, p.
49. note 1.
Atzeneko, g. azkeneko, b. 1. dernier,
de atzen-ko, avec e de liaison; v.
Essai,» p. 8. Bere atzeneko urteetan,
dans ses dernières années.
Azkendv, azkentzen, 1 éloigner,
de azken. Ardia bere lagunei azkent-
zen zaienean, Axular, p. 78. Quand
la brebis s'est éloignée de ses com-
pagnes. Le même auteur emploie
daus le même sens,hastau,hastantzea;
il nous semble que c'est une cor-
ruption du gui p. atzen. Ma bere
ardi lagunen alhapidetik aldaraizen
eta hastantzen da. Axular, p. 78
et se détourne, et s'éloigne du pâtu-
rage de ses compagnes les brebis.
Hastangarri, v. ce mot.
Atzo, g. b. 1. bu. hier; de atze?
d'où vient le o?
Aizeratu, atzeratzen, g. b. reculer;
de atze-ra.
Atzean, v. atze.
Atzen, v. atze.
Atzenean, v. atze.
Atzeneko, v. atze.
Atzeratu, v. atze.
Atzeratze, v. atze.
Atzetu, atzetutze, v. atze.
Atzitu, atzitze, v. atz.
Atzekoaldeak, v. atze.
Atzlodi, atzlodiurren, v. atz.
AtZO, v. atze.
AU, 1. v. ao.
Au, 2. onek, g. au, auk ou
onek, b. hau, hunek, 1. /mu, haur,
hunek, bn celui-ci. Au pluriel,
oj/ek, g. oneek, b. àoyek, 1. hauk,
bn. ceux-ci. Le g. possède encore
un pluriel régulier, auek, gén. auen;
dat. aueu Le u se prononce v ; la
prononciation flottante de v et b
40
chez ]es Espagnols donne encore
l'orthographe abek ; Jesusen itzak
dira abek. Echeverria, Imit. de
J. C. Celles-ci sont les paroles de
J. C Le gén. sing. de au, g. est
onen, dat. oni. Le gén. plur. oyen,
dat. oyei. En b. oneen, gén. onei, dat.
Ause, g. bn. ausse, auxe. Celui-ci
•HT , . /
même. JNous écrivons * qui se
prononce comme ch fr. Comp. ose,
hurase. Ause da benetaho erruk/a,
Moguel, Eeheco escolia p. 13. Ceci
est la vraie compassion.
Auba, v. ao.
Auei, v. au 2.
Auek, v. au 2.
Auen, v. au 2.
Auendatll, v auhen.
Auenkak, Oieuhart dans ses
corrections au Ms. de Pouvreau
dit : échelles de cordes pour monter
le long du mât. Selon d'Etcheberry
(un contemporain?) antemna; mais
c'est une erreur,dit Oienhart,puisque
antemna est maspreza en basque.
Auga, bn. osier.
AuhaldU, v. auhari.
Auhari, 1. bn. souper (subst.);
de ao-ari, 4? w devenu /dans afari.
Auhaldu, bn. souper (verbe) ; de
auhari du; l pour r comp. ari, 3.
et gosaldu.
Auhen, 1. bn. lamentation, cri
de détresse. De ao? ou peut-être
une onomatopée.
Auendatu, g. déplorer.
Auher, bn. fainéant, inutile;
variante de alfer?
Auk, v. au, 2. et euki.
Aukera, v. hanta.
Auldll, g. perdre ses forces.
Aunatu, aunatzen, v. unha.
Aundi, v. andi.
AuntS, g. b. ahwiiz, 1. bn.
chèvre. M. de Charencey rattache
ahunlz ainsi que ahher au sanscr.
agâ ; un est une finale dénominative
(qu'est-ce que c'est qu'une finale
dénominative?); z, est le fétniniu(!)
et pourrait être d'origine néo-latine,
le g a pu se transformer en h-
M. d. C. ajoute: tous ces noms
d'animaux (idia, chahala, etc.) ne
sont pas d'origine celtique pure,
mais se rattachent directement à
la langue aryaque primitive. Quel-
ques preuves u 'auraient pas été de
trop. La mémoire se refuse de
temps en temps à fournir tout ce
qu'il faut de celtique pur et d'a-
ryaque primitif (est ce qu'il y a
un aryaque secondaire ?) pour suivre
la généalogie de pareils mots. L
mologie basque n'avancera guère
| de cette façon. La ressemblance
des mots tente toujours beaucoup
M. d. C. c'est ainsi qu'il compare
garaitu au zend gairi, hauteur, tan-
dis que nous croyons qu'il dérive
j de gan. M. d. C. ajoute „ce n'est
pas du reste la première fois que
j'ai cru remarquer ce fait dans les
emprunts faits aux langues aryen-
nes : le basque paraît plus près du
zend queduskr." Ne dirait-ou pas
qur c'est une chose prouvée que le
basque se rapproche d'une de ces
langues.
Ahunna, bn. chevreau ; selou M .
Salaberry; »n = gn. fr.
41
Aur, g. haur, 1. bn. enfaut.
Anrdun, g. enceinte ; de aur-dun.
Aurtasun, g. haurtasun, 1. en-
fance, — 1. humeur enfantine ; de
aur-tasun.
>rgite, g. haurrukhaite, bn. ac-
couchement; de aur-egite et haur-
ukhaite.
Haurrukhaizte, bn . fausse couche ;
de haur-ukhaite-gaizto.
Hauride, 1. aurhide, bn. consan-
guin; de aur-hide. Ce mot aurait
dû s'écrire selon les lois phonéti-
ques (v. Essai, Ch. II), àaurkide;
il n'y a aucun motif pour admettre
une exception à la règle géuérale.
Aurdun, v. aur.
Aurgina. S. d. L. occasion.
Aurgite, v. aur.
Aurhide, v. aur.
Auriskitu, auriskitzen, 1.
presser, fouler aux pieds, opprimer.
Aurkezte, v. aurre.
Aurkeztu, v. aurre.
Aurkhitu, v. arkilu.
Aurki, v. aurre.
Aurkitu, v. arkitu.
Aurni, bn. accorder, s'accorder.
Aurpegi, v. aurre.-
Aurrandetu, v. aurre.
Aurrandetutze, v. aurre.
Aurre, g. b. (le) devant.
Aurrena, g. premier; le gén. de
aurre est aurren ; avec l'art, ou le
démonstr. a, aurrena, le, celui de
devant = premier. Aussi employé
comme adverbe. Aurrena emaiteari
esan zion, g. premièrement il dit
à la femme.
Aurrean,g. b. devant; de aurrea-n.
Aurreko, g. b. précédent ; de aurre-
ko; substantivement et au pluriel :
Aurrekoak, aïeux.
Aurrera, g. b. en avant; de
aurre-ra.
Aurreraiu, aurreratzen, g. b. avan-
cer; de aurrera.
Aurrerakoan, g. b. dorénavant;
de aurrera-ko-an.
Aurkeztu, aurkezten, g. présenter.
Aurrandetu, aurrandetutzen, g.
continuer.
Aurki, g. bref, de suite; — bu.
ce soir, cette après midi; de aur-ki.
Arpegi, g. b. aurpegi, g. ahurpegi,
ahorpegi, harpegi, 1. visage; — g.
l'endroit d'une étoffe; de aurre-
6egi; p pour b, v. Essai, Ch. II.
Arpegira eman, g. reprocher, jeter
à la face. Jainkoak bere desobe-
dienzia arpegira eman; Dieu lui
reprocha, lui jeta (litt. donna) à
la face, sa désobéissance.
Arpegi eman, g. faire face, teuir
tête. Oyek ère arpegi eman nai izan
zieten . . . ceux-ci voulurent aussi
leur tenir tête.
Aurrean, v. aurre.
Aurreko, v. aurre.
Aurrekoak, v. aurre.
Aurrena, v. aurre.
Aurrera, v. aurre.
Aurrerakoan, v. aurre.
Aurreratu, v. aurre.
Aurtasun, v. aur.
Aurten, v. urte.
Aurthen, v. urte.
Aurthiki, 1. bu. jeter, lancer,
renverser, darder.
Ausa, ausaz. g. peut-être, par
42
hasard. Egia ezta ausa, peut-être
ce n'est pas vrai.
Ausardi, v. ausart.
Ausarki, 1. bu. abondamment.
Ausart, g. 1. bn. osé, hardi; du
rom. auzart. v. L. R.
Ausardi, g. hardiesse.
Ausaz, v. ausa.
Ause, v. au, 2.
Ausi, 1. b. aboyer. Il ne peut
y avoir de doute, croyons nous,
que ce ne soit le même mot que
le lab. adaussi, employé par Oien-
hart, Prov. I, et que le correcteur,
dans l'édition de Bordeaux 1817,
prononce gravement être un trans-
fuge latin ou espagnol. Comme le
mot est bise, et paraît avoir été
lab. et que Larramendi ne con-
naissait pas très bien ces dialectes,
il écrit asi, au mot ladrar, et dans
son supplément à la fin du second
volume eusi; c'est cet eusi qui nous
a valu les étymologies sur les Eus-
kaldun, que Humboldt a mises en
circulation sans en être satisfait,
il est vrai, que M. Mahu a repro-
duites après Humboldt et M. de
Charencey après les autres, en ajou-
tant que eusi dérive de la racine
es; mais il ne donne aucune preuve
à l'appui, ce qui serait bien diffi-
cile. Es a le seus de serrer, fer-
mer, et nous ne voyous pas com-
ment es, aurait pu produire des
dérivés ayaut la signification de
parler.
Ausi, 2. autsi, s. v. auts.
Ausiki, v. auts.
Ausina, S. d. L. ortiga; ortie.
AllSkO, v. auts.
Auskor, v. auts.
Ausse, v. au, 2.
Auste, v. auts.
Autatu, v. hauta.
Auteman, v. hauta.
Autetsi, v. hauta.
AutetsitZG, v. hauta.
Auts, g. b. herrauts, 1. erhaux,
bn. poussière; v. l'article suivant.
Autserre, g. hauts, 1. haux, bn.
cendre Les dialectes basq. fr. em-
ploient herrauts pour le guip. auts
et vice-versa. Le guip. a conservé
la signification propre de auts-erre,
poussière brûlée = cendre.
Autserria, g. hautserria, hauster-
ria, 1. hauxie, bn. le jour des cendres;
le mot egun, jour, est sous-entendu,
hautserri eguna.
Lardizabal se sert de su-auts.
Ausko, 1. braise, matière de cen-
dre, dit P. Oieuhart le corrige
et écrit (moins bien) azkua. Ausko,
de auts-ko, plutôt que de auts-
cua, pour kaya, quia, (v. gai),
comme dit M. Mahn, E. U.
p. 76.
Autsi, austen, g. b. ausi, b.
hautsi, hausttn, 1. hauxi, bn déchi-
rer, rompre. Baldin debeku au austen
bazuen, g. si vous rompez (enfrei-
gnez) ce commandement. Katillu
bat ustebaga ausi badabee, b. s'ils
ont déchiré par inadvertance quel-
que cotillon. Moguel. p. lô.
A%skor, g. hautskor, 1. hauxkor,
bn. fragile; de auts-kor.
Autsiera, g. fracture; de autsi-
era.
43
Autsaillea. S. d. L. celui qui brise;
quebrantador ; de autsi-tzalle.
Erratz, g. b. erhatz, 1. bn. er-
katz, 1. balai. Il n'est pas très' clair
comment ce mot est composé; il
se pourrait de errauts-atz. Atz,
doigt, c. a. d. bâton ou n'importe
quoi de raide, de droit ; les deux
formes, haiz et katz, indiquent que
cette supposition est fondée; hatz,
la forme lab. ordiuaire; katz, la
même forme, mais influencée par
les lois phonétiques, v. Essai, Ch. IL
Err est donc la contraction de
errants ?
Autsiki, g. asiki, 1. ausiki, bn.
morsure. Peut-être de autsi-kin?
Mordre, rompre, déchirer, pour-
raient être exprimés par le même
mot.
Autsikîtu, autsikitzen, g. bn. asi-
kilu, 1. mordre.
Autsaillea, v. auts.
Autserre, v. auts.
Autsi, v. auts.
Autsiabartza, v. abar.
Autsiabartzalle, v. abar.
Autsiera, v. auts.
Autsiki, v. auts.
Autsikitu, v. auts.
Autsikitze, v. auts.
Autu, v. hauta.
Auxe, v. au, 2.
Auznartu, S. d. L. ronger;
esp. roer; de auts?,
AllZO, gb. hauzo, 1. proximité, —
1. bn. voisin.
Auzoko, g. b. voisin ; de auzo-ko.
AllZOkO, v. auzo.
Auzpez, v. ao.
Avenikoa, 1. accomodcment. P.
Ax, v. arrats.
Axegabe, v. ats, 1.
Axegin, v. ats, 1.
Ayei, v. aura et a.
Ayek, v. hura et a.
Ayen, 1. v. hura et a.
Ayen, 2. g. b. ayhen, 1. aihen,
bn. Viorne, vigne sauvage. A Gué-
thary (Lab.) les branches de la
vigue.
Ayenatu,ayenatzen,g. mieux
que aienatu; disparaître. Larramendi
écrit ce mot, que nous ne trouvons
pas dans son dictionnaire, ay-euat-
zen, ce qui fait supposer qu'il est
composé de ay et enatu ; mais nous
ne connaissons pas ces mots.
Ayeru, ayheru, 1. signe.
AyO, v. aida.
Ayorro, v. aida.
Ayotz, v. aihotz.
Ayubia, S. de L. clameur, esp.
alarido.
Az, v. as.
Aza. g. 1. bn. azija b. chou.
De az?
Azal, g. b. 1. achat, b. bn.
écorce, croûte, — b. peau. Les com-
posés prouvent que azal, devrait
s'écrire, hazal ; le h ne s'est con-
servé, autant que nous sachions,
que dans bethazal; il a subi géné-
ralement l'influence des lois pho-
nétiques; v. Essai, Ch. II; uzkazal
pour atz-hazal.
Azaldu, azaltzen, g. b. mani-
fester.
Azaltze, v. azaldu.
Azama, v. ama.
44
Azantz, bn. bruit ; nraren azant-
za, le bruit de l'eau.
AzaO, g. a2«w, b. 1. bn. gerbe.
Le 1. et bn. ont la forme bise, en
u. Larramendi cite encore azauto,
mais ce mot n'est pas connu dans
le Guipuzcoa. Il est difficile de
rendre compte de azao; il n'est
pas probable, à en juger par la
forme, qu'il vienne de l'esp. „haz;"
La première partie az pourrait être
de azi, semence; mais ao? il est
vrai que ao en outre de bouche
signifie encore en lab. le tranchant
d'une épée, d'un couteau etc.; il
pourrait donc avoir encore une autre
signification tout aussi éloignée du
sens primitif, bouche.
Azar, azarri, bn. excéder de
reproches. Comp. azartu.
Azari, g. azéri, b. 1. acheri, 1.
bn. renard. En lab. azéri signifie
plutôt, grand renard et par métha-
phore, astuce; acheri, uniquement
renard.
Azaro, 1. b. bn. Novembre;
de azaro, saison des semailles.
Azaro, 2. S. d. L. rocio, rosée.
Azartu, S. d. L. oser; variaute
de ausart ; azarria, atrevido, hardi.
Azau, v. azao.
Azauto, v. azao.
Azaijera, v. azi, s. v. as.
Azazkal, v. atz.
Azazketu, v. azi, s. v. as.
Azéri, v. azari.
Azi, v. as.
Azia, S. d. L. espalda, épaule.
Aziera, v. azi, s. v. as.
Azija, v. aza.
Azilla, v. azi, s. v. as.
Aziriko, v. azi, s. v. as.
AzitakO, v. azi, s. v. as.
Azitze, v. azi, s. v. as.
Azizurria. S. d. L. papera,
goitre; de azi-zuri?
Azkanaro, 1. P. blaireau ; comp.
azkuin. Larr. écrit askonarra.
Azkar, g. 1. bn. fort, vigou-
reux. — 1. bu. eu chaleur, se dit
de la chèvre.
Azkazal, v. atz.
Azken, azkendu, azkentze,
v. atze.
Azkenean, v. atze.
Azkin. S. d. L. hacendoso;
actif; comp. azkar.
Azkoin, selon O. dans ses
corrections au Ms. de P. le trou
| où entre la vis du pressoir.
Azkon, 1. 1. espèce de dard;
mot de O. selon P. Azcona est
espagnol et pourrait dériver de
l'ancien ail. asc; esche; frêne, v.
Diez, II, 99.
AzkOD, 2. v. azkuin.
Azkonarra, v. azkanaro, azkuin.
Azkua, v. auts.
Azkuin, 1 azkon, bn. blaireau,
taisson. A Guéthary, azken karma;
Larramendi, askonarra; O.selon P.,
azkanaro; dans le Manuel de la
conversation fr. basque, Bayonne,
1861, se trouve, akomarra. Cette
dernière forme doit être corrompu»!,
le se trouve dans tous les dialec-
tes; le mot paraît donc comp<>-«
de azken ou azkon et arra, ou harro
(avec l'art, àarrua). Arro, harro,
i vain, gonflé, aura d'abord signifié
45
creux; cette signification se retrouve
dans le lab. harroa, arbre ou sou-
che vermoulue et gâtée en dedans.
Il y a cependant une difficulté;
c'est que si c'était une espèce par-
ticulière de blaireau (azken), le
blaireau des creux (puisqu'il fouille
sous terre), arro devrait précéder.
v. Essai, p. 120. Comme ce mot est
composé maintenant il signifierait
le creux du blaireau. Est-ce que
azkon, viendrait de l'ancien ail.
dahs, l'ail, dachs?
Azkuntza, v. azi, s. v. as.
Azorri, 1. écourgée; espèce de
fouet fait de lanières de cuir. Ne
paraît pas dériver de l'esp. azote.
Azorriatu, azorriatzen,hz.^et avec
l'écourgée. Azorriatu behar luke, il
faudrait bien l'étriller.
Azorriatu, v. azorri.
Azote, b. 1. fouet, verge; de
l'esp. azote.
Azpa, v. azpi.
Azpi, g. b. 1. bn. dessous ; subst.
Onen azpia zikina dago, g. le des-
sous de ceci est sale. — g. 1. fesse;
— bu. cuisse; par pruderie?
Azpian, g. b. 1. sous et dessous,
prép. et adv. en g; eu de azpia-n.
adv. lab. Liburu au mayaren azpian
(ou maipean) dago ce livre est sous
la table. Azpian dago, il est des-
sous. Azpian est syn. de pean qui
est be-an; az, le démonstr. a -\-z?
comp. ail. darunten, darauf, etc.
Azpiko, g. esclave, de azpi-ko.
Azpa, bn. morceau de bois ser-
vant de chaussure aux traîneaux.
Azpian, v. azpi.
AzpîkO, v. azpi.
Azpila, 1. cormier.
Azpildu, azpiltzen, 1. bn.
ourler; de azpi?
Azta, 1. bu poids.
Aslutij g. b. pesant ; mieux aztun ;
de azta-dun, qui a poids.
Astaintasun, b. astunde, g. pe-
santeur.
Azta, 2. v. azi, s. v. as.
Aztal, g. jambe ; — 1. mollet; —
bn. talon. P. écrit astal.
Aztalbeharri, bn. cheville du pied;
il est difficile de voir l'analogie
entre oreille et cheville aztal-beharri.
Aztalbeharri, v. aztal.
Aztapar, v. atz.
Aztarna, aztarnatu, v. atz.
Aztaro, v. aro.
Aztatu, aztatze, v. atz.
Azten, v. azi, s. v. as.
Azteitu, b. regarder; comp.
aztiatit.
Azti, g. b. 1. bn. devin. Fau-
drait-il rattacher azti à atz, dans
le sens d'indiquer?
Aztiatu, aztialzen, g. b. deviner,
prédire, pronostiquer.
Aztiatu, aztiatze, v. azti.
Aztu, aztutzen, g. aaztu, b.
ahutzi, bn. oublier; syn. de ahantzi.
Aztura, azturatu, azturat-
ZG, v. azi, s. v. as.
Azuua, 1. P. truie pleine; u'est-
ce pas l'adj. pleine, parlant de la
truie? de aztun, v. astua.
Azu/idu, g. devenir pleine.
Azundu, v. azuna.
Azur, v. ezur.
B.
Ba, v. bai.
Baanzut, ou banzut, 1. plait-il,
bu. j'entends, je comprends. De
badanlztd, ba-danlzut, j'entends, de
enlzun. Alors en lab. interrogatif,
entends-je, et eu bu. affirmatif.
Baatchuri, v. baralzuri.
BaazUZa, v. baba.
Baba, g. b.l. bn.fève; de l'esp.haba.
Babarruma, généralement babaur-
na, g. haricot blanc, esp. judia; en
bise, india babia, ce qui indique
une provenance étrangère. La „ju-
dia" est venue des Indes (de là le
bise.) en Italie, et de l'Italie (de
là le guip.) eu Espagne; v. Dict.
esp. de Dominguez; ainsi barbar-
ruma est pour baba erroma, fève
romaine. P. cite baba erroma (fève
romaine) qu'il dit signifier une
espèce de petit poisson.
Babazuza, 1. abazuza, g. abazici,
b. baazuza, 1. bu. grêle, — bn.
grésil; de baba-zvzi.
Babazizkor, bn. giboulée; de
babaztizi-kor ?
Babarruma, v. baba.
Babaurna, v. baba.
Babazuza, v. baba.
Babazizkor, v. baba.
Babese, g. protection. Persiako
erregearen babe&ean, dans (sous) la
protection du roi de Perse.
Bâchera, 1. bn. vaisselle. Selon
Chaho des patois romans qui ont
bachero; ce mot ne se trouve pas
daus le L. R.
Bacheragille, bacherille, 1. bâche-
reile, bn. potier; de bachera-egille.
Bacheragille, v. bâchera.
Bachereile, v. bâchera.
Bacherille, v. bâchera.
Bada, v. bai, 1.
Badarik, v. bai, 1.
Baga, bagarik, v. gobe.
Bagailt, bn. journalier, celui
qui travaille à la journée.
Bage, v. gabe.
Bagilla, g. b. le mois de Juin;
de ebaki-illa.
Bago, 1. fago, (Guéthary) ; pago,
(Hasparren) hêtre; de Tesp. haya.
Bahatu, v. buhe.
Bahe, b. 1. bn. crible, tamis.
Bahatu, passer au tamis.
Bahi, 1. bn. gage, saisie.
Bahilu, engager, saisir, mettre
à l'amende.
Bahitu, v. bahi.
Bai, 1. g. b. 1. bn. oui; dans
47
la conversation le i est souvent
supprimé, ba, ba, ba, oui, oui, oui.
Il n'y a aucun texte guip. ou bise,
qui soit aussi ancien que le Tes-
tament de la Rochelle 1571, où
nous voyous qu' alors on employait
6ai pour 6a comme particule af-
firmative; bien que nous ne puis-
sions citer aucun exemple g.
ou b. à l'appui de notre opi-
nion, il nous semble qu'il ne
peut y avoir de doute que 6ai
et 6a ne soient le même mot;
on trouvera l'exemple plus loin
sous 6a.
Baietz, g. oui certes; nous ne
savons reudre compte de la termi-
naison qui se retrouve aussi dans
ezetz, non certes.
Baita, g. b. aussi; de 6ai-da,
t pour d, v. Essai, Ch. II. Peut-
être que baita se retrouve dans
les composés, nombait, zerbait, nor-
bait, et pourrait être comparé à
l'ail, aucli, aussi, wer auch, wie
auch, wo auch.
Baitaere, g. 6aita6ere, b. mais
encore, mais aussi; de baita-ere
ou 6ere.
Baizlk, g. 1. bezik, l. bu. 6aizen, 1.
ne que, sinon, et le verbe avec
la négation ez; de 6aiez-ik. Eta
6iak ezdira aragi 6at 6aizik izango,
et les deux (Adam et Eve) ne se-
ront qu'une chair. Ni 6aizen, P.
sinon moi. Aspaldi zuen etzela
edireden zatharkaturik 6aizen. Iu-
chauspe, Iutr. du g. G. Axular; il
y a longtemps qu'il ne s'en trou-
vait sinon de gâtées.
Baimen, g. 1. permission ; de bai-
men.
Ba, g. b. 1. bn. 1°. particule af-
firmative, préfixée aux terminaisons
auxiliaires (v. Essai, p. 118), ainsi
qu'aux verbes réguliers. Badet, j'ai,
bada, il est (pour il y a). Aiia
nerea badakit . . . mon père je sais ;
dakil de jakin. Nous avons dit plus
haut, s. v. bai, que ba était autre-
fois bai. Zeren hire anaye haur //il
baitzen eta viztu baita, galdu bailzen
eta eriden baita, S. Luc. XV. 32.
Test, la Rochelle 1571. Car celui-ci
ton frère était mort et il est re-
venu à la vie, il était perdu et il
est retrouvé. Aujourd'hui on écrit
bada, bazen.
Ba, 2°. particule conditionnelle,
si. Jkusten badet, g. si je le vois.
Bada, g. b. 1. bn. il est; de
ba-da.
Bada, g. b. 1. or, donc. L'affir-
mation, il est, ba-da, nous paraît
pouvoir iudiquer: or, donc; tout
aussi bien que quiza, esp. (qui sait)
peut-être. Hek bada bildu zira
denean, Test, la Rochelle, 1571.
Act. 1. b\ Eux donc s'étant ras-
semblés. Zaude presloki bada, soyez
donc sage.
Badarik, badarik ère, 1. néan-
moins, toutefois.
Bai, 2, 1. tache; au figuré, dé-
faut. JJeus ère bayarik ezlu jokoa
baizen, P. il n'a de tache que le
jeu. Etzaitul bayatzen deiwsetan, je
ne vous tache eu rien.
Baietz, v. bai, 1.
Baimen, v. bai, 1.
•48
Bajna, g. haricot vert ; de l'esp.
vaina.
Baina, bainan, v. bdha.
Baino, v. balto.
Baita, v. bai, l.
Baitabere, v. bai, 1.
Baitaere, v. bai, 1.
Baitan, baithan 1. en, dans,
chez. Manech baitan da; il est chez
Jean. Zure baitan, il est en vous, en
votre pouvoir.
Baizen, v. bai, l.
Baizik, v. bai, 1.
Bakan, v. bat.
Bakar, bakarrik, v. bat.
Bakartade, v. bat.
Bakartasun, v. bat.
Bake, v. pake.
Bakhan, v. bat.
Bakhar, bakharrik, v. bat.
Bakharka, bakhartarzun,
V. bat.
Bakid, v. bat.
Bakidatu, bakidatze, v. bat.
Bakitu, bakitze, v. bat.
Bakoch, v. bat.
Bakoitchi, v. bat.
Bakoiti, v. bat.
Bakoitz, v. bat.
Bakotcha, v. bat.
Bakun, v. bat.
Balakatu, v. balaku. .
Balaku, 1. bn. caresse, flatterie.
Balakatu, balakatzen, flatter, ca-
resser, gagner quelqu'un.
Baladrea, 1. ellébore; la ter-
minaison drea n'est guère basque.
Baldatu, balditu, 1. impotent;
de l'esp. baldado, estropié.
Balde, 1. égal, pareil; i. a.
Baj.dera, aujourd'hui bandera, 1.
étendard; c'est l'esp. bandera.
Baidernapeza, 1. P. abbé de
paroisse, magistrat. Il est clair que
le mot finit par ajpheza, abbé ; mais
baldern ?
Baidi, 1. b, humble.
Baldi, 2. g. Espèce de seau
pour vider les barques de pêcheurs.
Baldill, g. b. 1. bu. balin, 1. bn.
si; particule condition.; le verbe qui
l'accompagne est toujours précédé
de ba, si. Baldin berrogeita amar on
arkitzen badira, s'il s'en trouve qua-
rante de bons. Aski< ogi balin bada,
s'il y a assez de pain. 11 se pour-
rait que baldin lût une contraction
de ba-al-egin, si possible (de) l'aire;
le lab. balin y correspond le mieux ;
egin est souvent contracté en ein;
le d de baldin reste inexpliqué;
peut-être de bada et que, comme
cela arrive souvent, il a changé de
place, au lieu de bada-ab-ein, bal-
din.
Baldin ère, baldindez, baldin bai-
taere, g. si par hasard.
Baldindez, v. baldin.
Balditu, v. baldatu.
Baldoziak, g. les tempes.
Baldres, bu. Sans-souci. Sous
cette forme ce mot ne peut être
basque.
Balea, 1. baleine.
Baliatu, v. balio, 2.
Balimba, 1. bn. interjection
exprimant un souhait ardent. Il
nous semble de balin-ba, et m pour
n devant b; v. Essai, Ch. 11. si
possible de faire ! Le ba qui ter-
49
mine le mot n'est pas clair ; est-ce
le second ba qui se trouve toujours
à la suite de balin et préfixé au
verba? v. balin.
Balill, v. baldin.
Balio, 1. 3 pers. siug. du pre-
terito coudicionado de Lardizabal,
„s'il le à lui". Ce temps correspond
à l'imparf. du subj. esp. et it. et
à l'imparf. de l'ind. fr. Eman izan
balio, s'il le lui avait donné; sise
le hubiese dado; esp. se glielo avesse
dato, it. Ce temps est formé du cou-
dit, en préfixant 6a, si, et eu retran-
chant la terminaison ke: banio,
bazinio, balio etc.
Balio, 2. g. 1. bu. valeur, prix ;
de l'esp. valia.
BaliatUy baliatzen, se servir, em-
ployer, — 1. bn. se prévaloir, faire
valoir. Eu g. baliatu régit z. Suge
pistirik sotillenaz baliatu zan, il
employa le serpent, le plus rusé
des reptiles.
Balitz, b. 1. baliz, g. 3. pers.
siug. du suppositif, de izan, s'il
était; ba-litz, formé du condit. en
préfixant ba et eu retranchant, ke.
Balsan, 1. ensemble. Gurekin
balsan, ensemble avec nous. Gure
balsan, parmi nous, P. Neskatoen
balsan, pêle-mêle avec les filles.
Baltz, v, bêle.
Bana, g. b. 1. chaque, dans le
sens d'une répartition égale. Emango
dizutet eun sagar bana, je vous
donnerai à chacun cent pommes.
Bana, parait mieux correspon-
dre à l'anglais, each, indéclinable;
I will give you hundred apples
each. P. cite le gén. banaren,
dont nous ne nous rendons pas
compte. Egur zaïna banaren bïlha
goaz, nous allons chercher chacun
un fagot de bois. Chaque, est sans
cela rendu par bakoitza, oro, etc.
etc. Bana, vient très probable-
ment de bat ; t élidé devant n, v.
Essai, Ch. II; mais qu'est-ce que
na que nous retrouvons dans bina,
selon Larramendi, dos à dos, deux
à deux.
Banaka, g. 1. bn. un à un, sépa-
rément; bana-ka.
Banakatu, banakalzen, g. b. sé-
parer; — placer un à un.
Banaka, banakatu, v. bana.
Bandeka, v. baldera.
Bano, 1. bn. mou; banoki, adv.
Bana, g. b. banan, g. baya, b.
bainan, baina, 1. (i pour le tilde),
bena, soûl; mais ; comp. balio. Ba^a
nai litzakean 6a7io laùurragoa du,
mais il (livre; est plus court qu'on
ne le voudrait.
BaTia dérive évidemment de ba,
mais la terminaison n'est pas claire.
Banan, v. baîui.
BaLo, g. b. baino, b. 1. bn.
beno, bn. soûl que, après le com-
paratif. — Eu b. encore sinon; le
g. préfère alors tzjjada. Balzuek
câikiagoak besteak baZo, les uns
sont plus petits que les autres.
Norï Jauna zeuri baino basleri es-
kini iiegijo nik/ A qui d'autre,
Seigneur, si non (qu'j à vous, l'of-
frirai-jeV Ez dago guretzat beste
azkenik betiko salca:ione edo kon-
Uenazinoia balio, b. il n'y a pour
4
50
nous pas d'autre nu, que (sinon,
en g. ezpada) le salut ou la con-
damnation éternelle.
Banzut, v. baanzut.
Bapo, g. b. 1. bn. se dit de quel-
qu'un qui est bien portant, gros
et gras ; de l'esp. guapo. En b. on
s'en sert comme d'une exclama-
tion ironique : bien ! bien !
Bar. Le radical bar ne paraît
pas être en usage ; nous le plaçons
ici afin de réunir tous les dérivés.
Barru, g. barren, L? bar ne, bn.
adverbe, dedans. Le guip. barru,
n'est pas clair; ou dirait que c'est
un substantif, (intérieur) qui cepen-
dant ne se retrouve pas; barru est
toujours suivi d'un suffixe, autant
que nous sachions. Le lab. et pro-
bablemeut le bn. aussi sont des
génitifs de bar, et ressemblent au
fr. dedans; esp. de dentro; holl.
van binnen. 11 n'est pas toujours
facile de découvrir la différence
dans l'emploi de ces formes-ci qu'on
pourrait appeler des génitifs et de
celles qui, comme barrenean, etc.
pourraient être appelées des loca-
tifs, et qui correspondent peut-être
plus exactement au français : en
dedans. Agindu zion aska zurezko
kampolik eta barrulik, betunez igort-
zia, egin zezala, Lardizabal; il lui
ordonna de faire une arche en bois
en duito de bitume en dehors et en
dedans. Gain eder, barren u/itr, beau
dehors, mauvais dedans, P.
Barruan, barrunen, barrenen, g. b.
barrenean, et par syncope barnean,
1. dedans, en dedans; debarru-a/i,
et de barren-ean (v. Essai, p 49
note 1.); barren est déjà un génitif,
ainsi exactement comme le fr. en de-
dans. Barrunen egongo ziran eguneta-
rako bear ziran janmiiki a bete zuen.
Lardizabal; qu'il l'eût remplie (l'ar-
che) d'aliments pour les jours qu'ils
devraient être dedans.
Barreneko, 1. adj. intérieur; <!>■
barren-ko ; avec e de liaison puis-
que k ne peut suivre n. v. E
Ch. IL Barreneko bakeaz, Chourio,
Imit. de J. C. II, 3. De la paix
intérieure.
Barna, 1. bn. profondément, i
ran cieçon Simoni, eramac barnago,
Luc, V. 4 Test. Rochelle, et il dit
à Simon, emporte-le (filet) plus
profondément.
Barrena, g. b. barhena, bn. le bas,
substantif; sans article barrenjbarhen.
Le lab. cependant se sert de
barrena pour „dans," „dedans" et
cela sans rendre la termiuaison n
superflue. Etchean barrena 1. P. dans
la maison ; etchean est déjà dans
la maison, echea-n. Eta bihi h ht a
gordetzen du lurrean, barrena. Axu-
lar, anc. éd. p. 36. et elle (fourmi)
cache ce grain dans la terre.
Barrenean, g. au bas de. Nous
trouvons le même mot (v. ci-deee
en lab. avec la signification de, de-
daus, adv. de barren-a-n avec e de
liaison v. Essai, p. 49, note I.
Barrundu, barruntzen, g. b.
m : irer.
BarÀmda, bn. aux écoutes.
Barrendalu, 1. larhandatu, bn.
espionner; de barrendari?
51
Barrendari, 1. barlmnd.tri, bn.
espion ; do barren-ari, 4 ; d euph ?
Bar no, bn. basse-cour.
Barneko, bu. veste; c'est un adj.
bame-ko, employé substantivement.
Barneko-motck, bn. gilet.
Barata, 1. selon P. bourde; se-
lon O. dans ses corrections au
Ms. de P. noise, brouillerie. Cor-
ruption du provençal borda?
Baratchuri, v. baraiz.
Baratu, baratzen, 1. arrêter, du
fr. barrer ?
Baratz, g. baratze, 1. bn. jardin.
Baratzuri, g. baratchuri, 1. baat-
churi, bn. berakatz, b. ail; de ba-
ratz- churi ?
Baratze, v. baratz.
Baratzuri, v. baratz.
Barazkaldu, v. bazhatu.
Barazkal muga, v. muga.
Barazkari, v. bazhatu.
Barbantzu, v. garbantzu.
Barbar, b. 1. bn. en éparpil-
lant; par-ci. par là. En b. se dit
d'une personne qui parle à tort et
à travers. Pait penser au holl.
warren, brouiller; wirwar, confu-
sion, embrouillamini.
Barbarita, bu. 1° bruit, ru-
meur; syn. desorberia. 2° tressaille-
ment de la peau quand un insecte
marche dessus; apparemment de
barbar.
Barda, v. bart.
Bardiïl, V. berdin.
Bare, g. 1. 1° rate, 2° limace.
Sont-ce deux mots différents ? peut-
être l'analogie se trouve-t-elle dans
la substance molle, spongieuse des
deux ? Bare, se trouve encore chez
Axular, anc. éd. p. 275, nouv. éd.
p. 101. Pouvreau corrige ce mot et
dit : il faut malba boa izaitea, être
faible et malsain, au lieu de : malba
eta bare izaitea. Que le mot se trouve
aussi dans la nouvelle édition ne
prouve rien ; ce ne serait pas la
seule erreur; v. nuu.
BargO, 1- bn. jeune cochon
sevré, trop jeune pour être appelé
urde. '
Barhanda, barhandatu, v.
bar.
Barhandari, v. bar.
Barhen, v. bar.
Barik, v. gale.
BarikU, b. vendredi.
Barkamendu, v. barkatu.
Barkatu, barkatzen, g. 1. par-
katu, b. barkhatu, bn. pardonner;
du latin parcere.
Barkazio, g. barkamendu, 1. bar-
khamemiu, bn. pardon.
Barkaziozka eyon, g. demander
pardon.
Barkatze, v. barkatu.
Barkazio, v. barkatu.
Barkhamkxdu, v. barkatu.
Bakkh.vh', v. barkatu.
Bama, v. bar.
Barne, v. bar.
Barnean, v. bar.
Barneko, barneko motch,
V. bar.
Barrabil, g. bn. testicule.
Barramba, 1. bn. grand bruit.
Barrasta, bn . poignée de grains ;
comp. parraska.
Barrata, bn. douve.
52
Barrayari, w. barreatu.
BarrayatU, v. barreatu.
Barrayatzaille, v. barreatu.
Barre , v. farra.
Barreatu, barreatzen, g.
barrayatu, 1. bn. divulguer. — 1.
dissiper; de barri? Berri gogoangarri
au barreatu zanean bezala, g. aussi-
tôt que cette mémorable nouvelle
fut divulguée.
Barrayari, barreyari, aujourd'hui
plutôt, barrayatzaille, 1. dissipa-
teur; de barraya-ari et Izalle.
Barreu, bu. dispersé; contraction
de barreatu.
Barren, v. bar.
Barrena, comme subst. et pré-
position, v. bar.
Barrendatu, v. bar.
Barrendari, v. bar.
Barrenean, v. bar.
Barrenen, v. bar.
Barreu, v. barreatu.
Barreyari, v. barreatu.
Barri, v. berri.
Barrio, v. bar.
Barrir o, v. berri.
Barritsu, v. berri.
Barritu, v. berri.
Barriz, v. berri.
Barru, v. bar.
Barruan, v. bar.
Barrundu, v. bar.
Barrunen, v. bar.
Barruntze, t. bar.
Barrur, v. baru.
Bart, g. barda, bn. hier au soir.
Véritable énigme comme etzi-damu,
etzi-dazu.
Baru, b. barrur, 1. bn. jeûne.
Bas, g. désert, substantif. — g.
b. 1. bn. adj. sauvage.
Basatar, g. sauvage, subst. homme
sauvage.
Basatia, g. syu. de basatar.
Basaurde, g. b. 1. sanglier; de
basa-urde.
Basaur, g. noisette, de basa-ur.
Ba8erri, g. b. ferme; P. cite
basherri, pays champêtre, sauvage,
mais ce mot n'est plus connu; eu
b. et g. il s'est conservé avec la
signification plus restreinte de ferme.
Baserrttar, g. b.fermier;ôcw-ern'-*ar.
Basaburu, bn. hameau delà mon-
tagne; de basa-buru.
Basabarhen, bu. hameau de la
plaine ; de basa-barhen, barhen dans
le sens de bas.
Basothea, 1. bn. genièvre; syn. de
orre ; de basa-othea.
Baso, g. b. forêt. La forme indi-
que que baso et bas out la même
origiue; ou peut-êtro bien que
c'est le môme mot légèrement mo-
difié; dans d'autres langues nous
trouvons les mots pour forêt et
désert dériver d'un même radical;
aranya, sansc. de arana, lointain,
étranger, et signifiant proprement
le désert, v. M. Pictet, Orig. I. E.
I, p. 210.
Basatu, basatzen, 1. P. s'égarer,
se fourvoyer, i. a.
Jîasa, 1. boue, du fr. vase.
Basabarhen, v. bas.
Basaburu, v. bas.
Baeatar, v. bas.
Basatia, v. bas.
Basatu, v. bas.
53
Basaur, v. bas.
Basaurde, v. bas.
Baserri, baserritar, v. bas.
Basherri, v. bas.
Baso, v. bas.
Basothea, v. bat.
Basta, bn. point de couture
large; de l'esp. basta.
Bat, g. b 1. bn. uu; bat est
aussi employé comme prou, indé-
fini, quelque, et régit alors le géni-
tif; v. Essai, p. 122.
Batu, bat zen, g. b. 1. réunir, join-
dre; bathu, bn. batu, 1. se rencon-
trer, se parler. Batv naiz harekin,
je me suis rencontré avec lui. P.
ajoute que batu se prend aussi
déshonnêtement.
Batasun, g. b. bn. batarzun, bn.
botzunde, g. union, alliance; de
bat-tasun, tarzun.
Batzarre, g. b. 1. bn. assemblée, —
1. bu. rencontre, accueil. Ce mot
paraît être formé de bat-zar, comme
biltzarre, et signifier au fond assem-
blée des anciens
Bakan, g. b. 1. bakhan, bekhan,
bn. rare ; paraît être formé de bat-
han ; k pour h, et t élidé devant k ;
v. Essai, Ch. II. Besterik zuen artean
chit urria eta bakana dalako, d'un
autre côté parce qu'il est (livre)
très rare parmi vous.
Bakun, g. 1. simple, innocent;
formé comme bakan, mais avec Tadv.
hun, bat-hun?
Bakid, g. commun, général; de
bat-kide.
Bakitu, bakitzen, g. unir ; de
bakid-tu.
Bakidatu, bakidatzen, g. commu-
niquer.
Bakoitz, g. bakoch, b. bakotcha, 1.
chacun; de bat — ?
Bakoiti, g. bakoitchi, 1. impair,
l'opposé de biritchi.
Batbedera, 1. bn. chacun ; de bat-
bedera.
Batzuek, g. 1. batzuk, b. quelques
uns. Dans les dial. basq. esp. c'est
uu pluriel ; en lab. il y a batzu,
batzuk sing. batzuek, plur. Batzu
dira, 1. quelques uns sont. Batzuk
diote, 1. quelques uns disent; le
k ici indique le sujet du verbe
actif, l'absence du k dans le pre-
mier exemple, le sujet du verbe
passif. Batzuek diote, 1. quelques
uns disent; ici ek indique le plu-
riel. Ces exemples sont de P. qui
aurait pu avoir fait une erreur;
mais la preuve que batzu est con-
sidéré comme sing. c'est que le
génitif est en ren. Oienhart prov.
72 écrit: Bazuren (batzuren) gar
onsian... dans la salière de quelques
uns. — Dans les dial. basq. esp.
il faudrait batzuen, gén. plur. de
batzuek. Nous avons peut-être ici
une dernière trace de la significa-
tion primitive plurielle de zu, vous
et non tu, comme nous l'avions
déjà fait remarquer dans notre Essai,
p. 21. Maintenant d'où vient la
terminaison zu ; cela ne peut être
le suffixe su qui a formé taut d'ad-
jectifs, le pluriel aurait été suak
{zuak) et non suek; il est plus
probable que c'est le pronom zu,
(vous) au pluriel zuek ; bien qu'il
54
ne soit pas très clair comment „vous
un" a dû exprimer „quelques uns"»
il est peut-être permis d'accepter
cette hypothèse, jusqu'à preuve du
contraire; la difficulté a dû être
grande en basque pour exprimer
le pluriel de bat; batak et bateh
existant déjà comme siug. défini
et indéfini. On pourrait trouver
dans d'autres langues des cas ana
logues; en holl. le pron. pers. 2
pers. est „gij j" pour distinguer le
pluriel on y ajoute „lieden," hom-
mes (l'ail. Leute),, gijlieden;" du
moins dans la grammaire, puisque
d'ordir.aire le verbe ou le sens de
la phrase indique suffisamment le
pluriel. En fr. „vous autres," n'est
qu'une forme intensive de „vous"
quoique „autre" ne renferme nul-
lement l'idée de renforcer.
Batzuetan, batzutan, g. I. batzube'
tan, b. quelquefois, de batzu-etan.
Bateau, g. 1. batetan, g. betan, bu.
à la fois; de bat-etan.
JBatezere, g. batezbere, b. surtout;
de batez-bere et ère.
Bat batetan, g. b. bat bâtez, bat
batean, 1. subitement.
Batetako, g. à la fois, ensemble.
Batere ez, g. b. bn. aucuu ; de bat-
ere-ez, aussi pas un. M. Salaberry
écrit batere, aucuu ; c'est une er-
reur, il faut encore la négation.
Bakar, g. b. 1. bakhar, bn. seul,
solitaire, isolé; de bat; har de
fiartu ! lznn'ik bera yauza ffUZt
f'/illa ta jaubc bakarra. Mutuel.
Etaut lui-même créateur et seul
îhnitre de toutes choses.
Bakarrik, g. b. bakharrik, 1. adv.
seulement; àebakar-lk. Ez bakarrik
gazte, baita bere zaarrak, b. non
seulement les jeunes, mais aussi les
vieillards.
Bakharka, bn. un à un.
Bakartade, g. b. solitude.
Bakartasun, g. b. 1. bakhartarzun,
bn. solitude, de bakar-tamn.
Batarzun, v. bat.
Batasun, v. bat.
Batayo, g. bautismo, b. baptême.
Batayatu, g. batiatu, b. baptiser.
Batbatean, v. bat.
Batbatetan, v. bat.
Batbatez, v. bat.
Batbedera, v. bat.
Batean, v. bat.
Batere, v. bat.
Batetako, v. bat.
Batetan, v. bat.
Batezere, batezbere, v. bat.
Bathu, v. bat v, 2.
Batiatu, v. batayo.
Batu 1, v. bat.
Batu, 2, batzen, g. 1. bathu,
bn. trier.
Batzarre, v. bat.
Batze, v. bat et batu, 2.
Batzubetan, v. bat.
Batzuek, v. bat.
Batzuetan, v. bat.
BltZUk, v. bat.
Batzunde, v. bat.
Batzutan, v. bat.
Bai rXSKO, v. batayo.
Baya, b. cependant ; variante
de f»'f/<i. Y pour n se trouve dans
yardun ^= inurdun; iardausi = i'nar-
Bazka, v. bazkatu.
B \/.katu, bazkatzen, g. 1. bu. paî-
tre; du latin pascuare; v. Du Cange.
Bazka, 1. bu. pâture; de bazkatu,
comme ahar de aliarratu. Ne fau-
drait-il pas placer ici comme dérivés:
Bazkari, g. b. bu. barazkarl, 1.
dîner, (subst.). De ba:ka-ari, 4.
Bazkaldu, g. b. bn. barazkaldu,
1. dîuer (verbe); aussi barazhari
construit avec egon. Barazkaritan,
nago, je dîue. Est-ce que bazkaldu
ne serait pas pour bazka-ari-du ;
bazkari s'est conservé dans le sub-
stantif, et le r dans le verbe s'est
transformé en l; comp. halikatu de
hari; comp. a/aldu, gosaldu, La
forme lab. s'oppose à cette expli-
cation ; et cependant il ne paraît
pas y avoir de doute que bazka et
bazkatu ne viennent du latin.
Bazkuldu, v. bazkatu.
Bazkaltze, v. bazkatu,
Bazkaki, v. bazkatu.
Baztanga, g. petite vérole.
Bazter, g. b. coin, angle. — 1.
bn. côté, bord, lisière; — g. b. 1.
bn. pays, contrée, environs. Oiha-
laren bazterra, le bord du drap.
Planiaren (?) bazterra, la marge d'une
feuille de papier. Bazter ayetako
erregeak, g. les rois de ces cou-
tivcs
Bazterrean, 1. auprès, au bord de.
Ithur bazterrean, au bord de la
fontaine.
Bazteralde, bn. campagne, envi-
rons; de bazter-alde ; syu. de bazter.
P. cite : miratzatzue (de l'esp. mirar)
bazterrak, voyez les environs.
Baztertu, baztertzen, 1. bu. b.
écarter.
Bazteralde, v. bazter.
Bazterrean, v. bazter.
Baztertu, baztertze, v. bazter.
Be, g. b. bas, (adj. et subst.).
Le radical ne paraît pas être en
usage dans les dial. basq. frauçais;
mais on le retrouve dans les déri-
vés sous la forme behe. Echearen
beak onak ditu, g. les parties basses
(le bas) de la maison sont bonnes.
Prezio bea, le bas prix. Be devient
pe selon les lois phonétiques, v.
Essai, Ch. II ; pe se trouve uni au
substantif non décliné, maipea, le
bas de la table, ' de mai-pe-a.
Beau, g. bian, b. en bas (adv.);
de be-a-n. Bean nago, je suis en bas.
Beau est employé comme suffixe
pour exprimer sous = dans le bas;
maipean, sous la table, zerupean, sous
le ciel; pean n'est pas du style
familier, ou dit alors azpian: zeru-
aren azpian, sous le ciel.
Bera, g. b. beherat, 1. eu bas, c.
a. d. vers le bas; l'ail, nach unten;
de be-ra. Bera ou beherat noa, je
vais en bas.
Behera, 1. behere, bn. la partie
inférieure. C'est le même mot que
le précédent, mais nous ne nous
expliquons pas comment il a pu
arriver à prendre la signification
du substautif.
Beeratu, beeratzen, g. b. behera tu,
beherat zen, 1. baisser. TJrak beeratzen
ziran, g. les vww\ baisseront.
Be/tcratzapen, 1. abaissement; de
beheratze-a-pen,
56
Beheiti, 1. bn. en bas, (adv.).
Eria be'.eiti doa, le malade décline ;
litt. va en bas Evidemment de
beheti, quoique le suffixe ti n'ex-
prime pas la tendance vers, c'est
plutôt le contraire.
Beheititu, beheititzen, 1. baisser,
rabaisser.
Beherapen, 1. bn. décaissement
de la lune; de bekera-pen.
Bea, g. bêlement des moutons.
Bean, v. be.
Bear, g. biar, b. behar, 1. bn-
besoin, nécessité, indigence; — g'
b. devoir. Beste baték eragken deutm
biarra, b. Un autre lui fait faire son
devoir. — 1. bn. nécessiteux, pauvre.
Brar construit avec izan correspond
aux verbes falloir, devoir. Bear da,
il faut. Effim oroz saindutasunean
behar givdvl-e berretu. Chourio. Im.
de J. C. p. 47. Chaque jour nous
devrions (il nous faudrait) accroître
en sainteté.
Bearw, bearsun, g. nécessiteux ;
de bear-tsu.
Bearrelco, g. mendiant; de bear-ho.
Behartasun, 1. behartarzun, bn.
pauvreté; de behar-tasnn.
Bearlu, bearlzen, g. obliger, con-
traindre; — 1. se forcer; c. a. d.
quand on se fait mal en s'effor-
çant à faire un travail dur.
Bearbada, g. b. peut-être; de
bear-ba-da, s'il est nécessaire.
Bearrean, g. b. au lieu de. Au
esa% bearrean, au lieu de dire ceci.
Il est difficile de rendre compte de
ce mot qui paraît être formé de
bear-r-ean, (v. Essai, p. 49, note I.)
dans la nécessité, dans l'obligation,
ce qui donne un sens entièrement
différent.
Beorgai, g. besoin, négoce, travail.
Bearbada, v. bear.
Beargai, v. bear.
Bearrean, v. bear.
Bearreko, v. bear.
Bear su, bearsun, v. bear.
Beartu, beartze, v. bear.
Beatz, g. doigt; behatz, 1. P.
ongle; — bn. pouce. Comp. atz.
Beatzài, g. corne du pied, sabot;
de beatz-azal.
Beatzlodi, g. pouce ; de bea'z-lodi.
Beatzlodiurren, g. index; de beatz-
lodi-nrren.
Beatzal, v. beatz.
Beatzlodi. v. leatz.
Beatzlodiurren, v. beatz.
Beazun, g. b'xiztnn, b. behaznn,
behaztun, 1. fiel.
Beberina, 1. serviette. N'a pas
l'air basque
Bechango, bn. coude.
Bedar, v. beiar, 2.
Bedats. soûl, selon O. correc-
tions au Ms. P. bedax, bn. prin
temps.
Bedax, v. bedats.
Bkdeinkatu, bkpeinkatzen, g.
benedikatu, 1. bénir, du lat. beue-
dicere.
Bedeinkazio g. bénédiction.
Bedeinkazio, v. bedeinkatu.
Bedera. bn. chacun un. Dia-
creac dirurfen emazfe bederaren se.nhar.
'lYst. Rochelle, 1. Tim. IV. 12.
Que les diacres soient maris d'uue
seule femme ; ou chacun d'une
57
femme. Et a borthetaric batbedera cen
perla bederaz, Test. Rochelle, Apoc.
XXI. 21. Et chacune des portes
était d'une seule perle ou d'une
perle chaque.
Bederatzi, g. b. 1. bu. beratzi,
b. neuf.
Bederatzigarren, neuvième.
Bedere, bederen, 1. bn. au
moins.
Bedi. 3 pers. sing. de l'imper.;
qu'il soit.
Beeban, b. 3. pers. sing. im-
parf. de l'indic. (eban) avec ba pré-
fixé; correspond au g. bazuen.
Beeratu. beeratze, v. be.
Begi, g. b. 1. bu. oeil.
Begitarte, g. b. 1. begitharte, bn.
visage; de begi-arte. Le t paraît
être ici euphonique, ainsi que dans
plusieurs autres composés. On ne
se sert plus de ce mot dans le
Guipuzcoa, mais bien en Biscaye
où il a conservé sa signification
littérale de „entre yeux"; on le dit
de quelqu'un qui a pleuré et dont
les yeux sont rouges tout autour.
Begi ezarri, g. jeter les yeux.
Bftazal, g. b. bethazal, 1. bn.
paupière; de begi-azal.
Bftille, g. betule, b. cil ; de begi-
ille et nie; le t euphon.
Bepuru, g. 1. bephuru, bn. sour-
cil ; de begi-puru t M. Mahn (Basic.
Sprachdenk.) compare nuru à: braue,
ail. brow, angl. bhrû, sansc.
Bezinta, g. bekhain, bn. sourcil;
syn. de bepuru; le g. est obscur; le
bn. paraît composé de begt-gain,
dessus yeux.
Betondo, g. b. partie de la tête
l>ns des yeux; de begi-ondo, le t
euphon.
Betondolcoa, b. coup de poing;
oeil poché; de betondo-ko.
Bekoki, g. b. front. Bekhoki, bn.
paraît n'avoir conservé que le sens
figuré: audace; de begi?
Beïar, g. 1. bn. front; syn. de
bekoki; — 1. P. frontispice, devant
de maison ; de begi?
Begiratu, begiratzen, g. b. 1. re-
garder, considérer ; — g. se garder
de ; de begi-ra-tu. Sutik eta uretik
beghatzea, se garder du feu et de
l'eau. Begiravk, 1. garde-toi.
Begistatu, begistatzen, g. b. 1. re-
garder. Aujourd'hui syn. de begi-
ratu. P. donne begistu et bekaiztu
regarder de mauvais oeil, ennuyer,
être jaloux ; et ceci semble la véri-
table signification : de begi-gaizto-tu.
Si P. n'eût pas donné cette signi-
fication, il semblerait plutôt que
begistu vint de begi-z-tu?
Begizko, g. fascination ; probable-
ment le même mot que bekaizgo,
v. l'art, ci-dessous.
Bekaizgo, g. bn. bekaitzko, 1. be-
ka/zkeria, bn. jalousie, envie; de
begi-gailz-ko et keria.
Bekaizteria, 1. P. le mauvais oeil;
le mal occhio des Italiens ; de begi-
gaitz-keria. Selon M. Salaberry syn.
en bn. de bekn'mgo.
Bekhaizii, bn. envieux; begi-gaitz.
Begira egon, g. b. 1. attendre.
Zure b'i/ira nago, je vous attends.
Begira nerekin, g. begira nigaz,
b. gare à moi.
58
Bethitza, 1. oeillade; mot d'Oieu-
hart, selon P. qui le décompose en
begiko-hitza (mot de l'oeil), begitza,
bethitza.
Begi ezarri, v. begi.
Begira egon, v. begi.
Begiratu, begiratze, v. begi.
Begistatu, begistatze, v. begi.
BegistU, v. begi.
Begitarte, begitharte, V. begi.
Begizko, v. begi.
Beha, behatu, behatzen, bn.
écouter, — 1. attendre, regarder,
considérer. Beha lehenik, mintza az-
kenik, Prov. d'O. Ecoute le premier,
parle le dernier. Neure buruari vngi
behatzen badiot. Chourio, Irait de J.
C. si je considère bien moi-même.
Gure beha egotu da, il nous a at-
tendus.
Behar, v. bear. •
Beharri, v. belarri.
Beharrondoko, v. Marti.
Behartarzun, v. bear.
Behartasun, v. bear.
BehatZ, v. beat:.
Behatze, v. beha.
BehatztopatU, v. behatztupa.
Behatztupa, 1. behatztopa, bu.
faux pas.
Behatztopatu, faire un faux pas.
Eta bere escuetan eramancn a\ml<i
eure oinaz harrian behaztopa ezudm-
qat. Matt. IV: 6. Test. Kochclle.
Et ils te portèrent en leurs mains,
de peur que tu ne te heurtes ton
pied eoutre quelque pierre.
Behatu, v. beha.
Behaztun, v. tara*.
Behazun, v. ieemm.
Beheiti, v. be.
Beheititu, beheititze, v. be.
Behera, beherapen, v. be.
Beherat, v. be.
Beheratu, beheratze, v. be.
Behere, v. be.
Behi, v. be>.
Behin, behinere, v. bein.
Behindik, v. bein.
BehingOtZ, v. bein.
Behoka, v. i$or.
BehOT, v. beor.
Bei, g. b. bel'/, 1. bu. vache.
Beya gastu guchirekin n:it;en da, g.
la vache est élevée à peu de frais.
Beitegi, g. vacherie; de bei-tegi.
Beimbere, v. bein.
Bein, ben, g. b. behin, 1. bn.
une fois.
Ben ère ez, g. ben bere ez, beim-
bere ez, b. ez behin ère, 1. bn. jamais :
litt. pas aussi une fois. C'est une
erreur que M. Salaberry écrive behin
ère, jamais, sans la négatiou ez. ou
gabe, etc. ; même observation pour
batere. Ta beimbere aztu ezpedi, «i
qu'il n'oublie jamais. Huradai
ère unhatu gabe othoitz C'est
de faire la prière sans jamais se
lasser.
Beingo buta), h. subitement.
IlthiiKjot:, bn. pour toujours :
selon M. Salaberry — 1. pour quel-
que (un) temps, de behtn-go-tzat.
Beindik bein, bemk bein, g. b. be-
hindik behin, 1. au moins, pour le
moins. /////• zaite behimhk bcl'in zure
bihotzean bokftircn izmlzen. Chourio,
huit, de .1. 0. ( iommenoea au moins
par établir la paix dans votre coeur.
59
Beindik bein, v. bnn.
Beingo baten, v. bein.
Beitegi, v. bel.
Beka, g. beka dago, il bêle.
Bekaitzko, v. begi.
Bekaizgo, v. begi.
Bekaizkeria, v. begi.
Bekaizteria, v. begi.
Bekar, v. ekarri.
Bekatu, g. 1. pekatu, g. b. bn.
péché; de l'esp. pecado ou du latiu
peccatum.
Pekatusko, b. pécheur, adj. de
pekatu-z-ko.
Bekhain, v. begi.
Bekhaizti, v. begi.
Bekaiztu, v. begi.
Bekhan, v. bat. .
Bekhoki, v. begi.
Bekoki, v. begi.
Belar, 1, v. begi.
Belar, 2. g. bedar, b. belhar, 1.
bn. herbe.
Belarri, g. b. beharri, 1. bn.
oreille.
Belarrondoko, g. b. beharrondoko,
1. bn. soufflet — 1. oreiller, i. a.
Belarrondoko, v. belarri.
Belatch, v. bêle.
BelaUD., g. b. belhaun, 1. bn.
genou. Liçarague et La Vieuxville
écrivent : belhaur ; goizean bezala bel-
hauriko yarri behar da, comme le
matin il faut se mettre à genoux. —
g. b. 1. degré de parenté, généra-
tion. Hirurgarren belkaunekoek guti
gozatuko dute. Ax. p. 249, la troisième
génération jouira peu. — bn. coude
d'un chemin.
Belauntkatu, g. b. belhaunikatu, 1.
belhaurikatu, bn. Eta belhauricaturik
reuerentia eguiten ceraucaten, Marc,
XV. 19. Test. Rochelle; et s'étant
agenouillés ils lui faisaient la révé-
rence.
Belhauniko, belhauriko jarri, se
mettre à genoux.
Belaunikatu, v. beiaun.
Belch, v. bele.
Beldur, v. bildm:
Beldurti, v. bildur.
Beldurtu, beldurtze,v.fo'Wur.
Bele, g. b. 1. bn. corbeau.
Belatch, bn. corneille; de bele
avec la terminaison des diminutifs
ch ? Selon O. épervier. v. Prov. d'O.
Il écrit il est vrai belaz ; mais P.
qui le cite écrit belatch.
Beltzur, g. corneille.
Beltz, belch, g. beltz, 1. belz, bn.
baltz, b. noir. L idée très abstraite
de couleur aura été exprimée par
un dérivé de bele; la terminaison
tz est peut-être la syncope de tzat,
pour le corbeau, c. a. d. ce qui
lui est propre. Bien que la termi-
naison ne soit pas bien claire, il
nous semble que bele et beltz ont
une origine commune.
Eeltzuri, 1. belzuri, bn. mine noire.
Belzuriz, bn. en fronçant le
sourcil.
Belhar, v. belar, 2.
Belhaun, v. beiaun.
Belhaunikatu, v. beiaun.
Beltz, v. bele.
Beltzur, beltzuri, v. bele.
Belu, b. tard; syu. de berandu.
Beluze, g. foin.
Belz, belzuri, v. bele.
60
Berna, bemo, 1. 3. pcrs. de
l'impératif de eman, emon, qu'il
donne.
Bena, g. b. vrai, sérieux. Gizon
bena, homme sérieux. De bein ou
de l'esp. buen? v. l'exemple ci-
dessous, s. v. benetako.
Benaz, benazki, g. benefan, b. en
vérité; de bena-z et ki et de ben*
etan.
Benetako, g. b. vrai, véritable.
Benetako erruki ta amodijua dagoz,
la véritable compassion et (le véri-
table) amour consistent. Daus cet
exemple on pourrait rendre, véri-
table, par seule, unique, ce qui
ferait croire que bena vient de bein.
Benaz, benazki, v. bena.
Benedikatu, v. bfdeinkatu.
Benetan, v. bena.
Benik bein, v. bein.
BenO, v. baho.
Ben, ben ère, v bein.
Ben bere, v. bein.
Beor, bigor, g. bior, h.behor,
1. bn. jument.
Behoka, bn. 1. pouliche; pour
beho-kai ?
Bephuru, bepuru, v. begl
Bera 1, v. be.
Bera 2 r v. bere.
Bera 3. g. b. 1. bn. beraiz, bn.
mou.
Beratu, beratzen, 1. devenir mou.
Berakatz, b. ail ; syn. de ba-
ratznri.
Berandu, g. b. 1. berant 1. bn.
tard. Berant jaiki dadina bidean
laster, qui se lève tard trotte tout
le jour.
Berandu, berantzen, g. b. 1. be-
rantu, bn. (mieux avec d, v. Essai,
Ch. Il) ; tarder, retarder. Berantzen
du, 1. il tarde (à venir).
Berantetsi, berantesten, 1. berantexi,
bn. s'impatienter, tarder, impers,
il me tarde; de berant-etsi, comme
aut-etsi, etc.
Berant, v. berandu.
Berantetsi, v. berandu.
Beranteste, v. benm&t;
Berantexi, v. berandu.
Berantu, berantze, v.btrandu,
Berariaz, g exprès; bn. selon
M. Salaberrv. adv. qui exprime l'op-
posé du mot serioski.
Beratu, beratze, v. bera, 8.
Beratz, v. bera, 3.
Beratzi, v. bederatzi.
Berau, v. bere.
Beraz, 1. bn. donc; syn. de
arren. Emazu beraz duzunaren arauaz.
Axular, p. 318. Donnez donc selon
que vous avez. Ne serait-ce pas
de l'esp. de veraz? en vérité?
Berba, b. mot; syn. de hitz; du
lat. verba. Berba aurrekoa, préface;
litt. l'ail. Vorwort.
Berdella, g. 1. maquereau,
(poisson).
Berdin, g. 1. bn. bardiù, 1. b.
égal, uni. Ez oi da bardina guzien
okertasuna, habituellement les tra-
vers de tous ne sont pas égaux —
1. bn. adv. berdin joan behar da
mundutik, aussi bien (Hit. ('gaiement )
faut-il quitter ce monde.
Berdindii.htrdintzen, l.bn. égaliser.
Berdintasun. g. b. 1. égalité; de
berdin-tasun.
61
Berdinkatu, berdinkatzen, g. b.
comparer.
Berdinkunza, g. b. comparaison.
Berdintsu, 1. beidinxu, bn. à peu
près.
Berdindu, v. berdin.
Berdinkatu, v. berdin.
Berdinkatze, v. berdin.
Berdinkunza, v. berdin.
Berdintasun, v. berdin.
Berdintze, v. berdin.
BerdinXU, v. berdin.
Berdogala, 1. pourpier.
Bere, 1. g- b. 1. bu. prou. posa,
son, sa; au plur. beren, ses. Ainsi
que les autres pronoms poss. (nire,
hire, zure, gure) bere a la forme d'uu
génitif; ainsi bere est be-re, comme
hire, est hi-re, etc. On peut donc
en conclure que be a existé, comme
ni, hi, gu, zu. Comme pron. per-
sonnel be n'existe plus, mais il en
est resté une trace dans la 3 1U pers.
de l'impératif de tous les verbes,
beza,<\eb-eza;bckar, de b-ekar, etc.etc.
L'existence de be ne nous paraît
donc plus douteuse; dans l'impé-
ratif b remplit les mêmes fonctions
que h (de hi) : hadi (h-adi) sois ;
bedi (b-edi) qu'il soit; et comme
pron. poss. il preud la même forme
que les autres : nire, hire, bere, etc.
Bera, g. b. 1. bu. le même, lui-
même. Berak eta bere emazteak gogoan
zeukaten, g. Lui-même et sa femme
désiraient. Bera dago, 1. Il demeure
seul; comme l'angl. by himself.
Bera nous paraît être formé de
bere-a, comme berau de bere-au et
nerau de nere-au, c'est-à-dire, le prou.
poss. renforcé du pron. déua. v.
Essai, p. 23, 2L A a ici la sig-
nification primitive du démonstratif.
Berea, g. b. 1. bu. adj. pronomi-
nal, le sien ; de bere-a, le de lui,
la chose de lui = le sien.
Bere, 2. b. adv. même, aussi.
Ez bakarrik gazte idiak baila bere
zaarak, non seulement les jeunes
égaux (les jeuues geus du même
âge), mais aussi les vieillards. D'ha-
bitude la forme définie (avec l'ar-
ticle) procède de la forme indéfinie
(sans article); ici, nous croyons
que le contraire a eu lieu; bere
vient de bera, en faisant tomber
le a et en prenant la forme indé-
finie. Longtemps nous avons pensé,
avant d'en venir à la conclusion
que be (v. bere, 1.) est le radical,
que bere, adv. (même), était le ra-
dical, et de là bera (avec l'article)
le même, ce qui était parfaitement
régulier; mais du moment quil
nous a semblé clair que bere pron.
poss. était uu génitif, cette suppo-
sition est tombée et nous croyous
avoir démontré que la filiation
est : be, radical qui se retrouve
daus l'impératif; bere, Le génitif;
bera^génitiî plus le démonstratif;
bere, forme indéfinie de bera.
Bere bai, b. aussi.
Ber bera, g. b. correspond à : mis-
misimo, esp. superlatif de: même.
Berau, beronek, g. b. lui-même,
celui-ci même ; de bere-au et onek ;
au plur. berok, eux-mêmes; de bere-
oyek. Berok sert comme pluriel de
berau et de berori.
62
Berori, berorrek, g. b. berhura,
bénira, 1. celui-là môme; de bere-
ori et bere-hura. Au plur. berok,
ceux-là mêmes, de bere-oijek. Berori
sert encore en g. et b. comme 2 me
personne, à l'imitation des autres
langues, p. ex. l'allemand, Sie, ils,
employé pour „vous." Eu ail. Sie
et en fr. vous, servent pour le plur.
et le sing. mais le basque suit
l'exemple espagnol et dit berori au
singulier, l'esp. usted et berok au
pluriel, l'esp. ustedes. Le bise, a
eurak au lieu de berok.
Berez, g. b. 1. berenez, 1. P. bere
baitarik, 1. de soi, par soi, de soi-
même; de bere-z. Nous ne savons
si la forme berenez que donne P.
est connue. Gizonak berez jakitia
deseaizen du, Chourio, Imit. de J. C.
L'homme désire de lui-même savoir.
Abel, berez paketsua, Abel, pacifi-
que de sa nature.
Berezko, g. b. de soi, naturel;
de berez-ko.
Bere buru, g. b. de soi-même;
syn. de berez, v. buru.
Beretu, beretulzen, g. b. 1. s'ap-
proprier, gagner (le coeur).
Beregan, g. beregain, 1. bu. pour
soi, pour sou propre compte; de
bere-gan. Eman beregain, 1. mettre
à part.
Beregaineko , 1. excellent, de bere-
gain-ko, avec e de liaison.
Beregaindu, 1. se mettre en mé-
nage, se mettre chez soi.
Bereganatu, bereganatzen, g. b.
s'approprier, s'attirer. En 1. attirer
pour son profit; de bere-gana.
Berlan, g. b. dans le même en-
droit ; expression elliptique, endroit
est sous-entendu ; de bere-tan. Emen
bertan, g. ici-même.
Bertatik, g.b. bertarik, 1. berelarik,
1. de suite, incontinent, dès l'instant
même; de bertan-tik et rik; le n
élidé; v. Essai, Ch. II.
Bereala, g. beriala, b. berehala,
1. tout de suite; syn. de bertarik;
de bere-ala ; paraît être une expres-
sion elliptique comme berlan.
Berhil, bn. mort de lui-même,
se dit des animaux qui meurent de
leur propre" mort ; de ber-hil.
Besle, g. b. berize, 1. bn. autre ;
de bere-ez pas le même = autre.
Il ne nous semble pas trop risqué
de décomposer ce mot comme nous
le faisons; le r doux est souvent
supprimé dans la prononciation;
de là la forme guip. ; pour ce qui
regarde le l, il paraît ne pas s'y
trouver anciennement ; le plus an-
cien livre basque (Testament de
1571) ne l'a pas. Baina erran cieçon
berce bâti arreit niri, Luc. IX. 59.
puis il dit à un autre: suis moi.
Dans la prononciation et surtout
quand l'article suit, berezea devieut
facilement, croyons nous, bert
On trouve la double orthographe de
z et tz dans enzun et entzun, ant 'ci
et au
Bestela, g. b. bertzela, 1. bn. bes-
tannez, bn. M.Salaberry; autrement,
de beste-la; comp. onela.
Berezi, g. 1. berliezi, 1. bn. séparé,
distingué, particulier; de bere-ez,
avec la terminaison i, qui forme
63
les adj. verbaux, conip. asi de a.?;
■ic/ti de ich; utzi de utz ; etc. Le h de
berhezi n'est point une objection;
ou sait la manière tout arbitraire
avec laquelle cette lettre a été in-
troduite dans des mots où elle ne
devrait pas être et supprimée dans
d'autres mots où elle aurait dû
rester. Aide s'écrit dans tous les
dial. sans h et aurait dû s'écrire
halde-, urne généralement sans h
doit être hume; tandis que kola
flot est l'esp. ola. Zeintzuetatik ba-
koilzari bere ilzkuntza berezi... eman
zien. Lardizabal. A chacun desquels
il donna sa langue particulière.
Berezi, bereisteu ou berezitzen,
g. 1. berhezi, bn. séparer.
Bereziki, 1. ber/ieziki, bu. parti-
culièrement ; ki forme les adverbes.
Bertzetarakor, 1. changeant, in-
constant; de bertze-etara-kor.
Berea, v. bere.
Bereala, v. bere.
Berebai, v. bere.
Berbera, v. bere.
Bere buru, v. bere.
Beregain, beregaineko, v.
bere.
Beregaindu, v. bere.
Beregan, v. bere.
Bereganatu, v. bere.
Bereganatze, v. bere.
Berehala, v. bere.
Bereiste, v. beste, s. v. bere.
Beren, v. bere.
Berenez, v. bere.
Beretarik, v. bere.
Beretu, v. bere.
Berez, v. bere.
Berezi, v. beste, s. v. bere.
Bereziki, v. beste, s. v bere.
Berezitze, v. bute, s. v. bere.
Bereako, v. bere.
Bkrga, 1. aune, (mesure), du fr.
verge.
Berhezi, v. beste, s. v. bere.
. Berheziki, v. beste, s. v. bere.
Berhil, v. bere.
Berho, berro, 1. haie, hallier,
broussailles; syn. de sapar, sasi.
Selon P. ces mots sont d'Oienhart.
Berhura, v. bere.
Beriala, v. bere.
Berkhoi, bu. envieux, syn. de
bekhaizli.
Bermatu, v. berme.
Bermatzaki, v. berne.
Berme, 1. bu. caution. Selon
Chaho du latin firmus.
Bermatu, cautionner.
Berne, g. b. l'os de la jambe,
du genou au pied; holl. scheen-
been; du lat. perna. A Guéthary
on dit berme.
Bermatzaki, permatzaki, 1. l'os
de la jambe; de berme (pour berne)
tzat, ki; avec l'art, kui pour kai.
Ki, kia se retrouve dans izuski,
balai.
Bero, g. b. 1. bu. chaleur, chaud.
Berotu, berotzen, g. b. 1. bn.
chauffer.
Berok, v. bere.
Beronek, v. bere.
Berori, v. bere.
Berorrek, v. bere.
Berotu, v. bero.
Berotze, v. bero.
Berreun, v. berri.
64
Berri, g. L bn. barri, b. nou-
veau; subst. nouvelle. Zer berri
dakarkezu? 1. quelle nouvelle ap-
portez vous? t
Berriz, g. 1. bn. barriz, b. de
nouveau; de berri-z. Aussi employé
comme mot explétif, or, mais. Eta
Kainek, berriz, bere abuztuetalik
gichi bat .... ematen ziolako, Lar-
dizabal ; et que Caïn lui avait donné
un peu de ses récoltes.
Berriz ta berriz, g. syn. de berriz.
Berriro, g. barriro, b. berriki, 1.
adv. de nouveau, nouvellement; ro
et ki forment les adverbes. Dem-
boraz mundua berriro bete zezaten,
pourque avec le temps ils rem-
plissent de nouveau le monde.
Berritu, berritzen, g. 1. barrilu, b.
arraberrilu, bn. renouveler. P. cite
encore arramberrilu ; i. a. Les
dialectes fr. paraissent avoir formé
ce nom verbal en imitant le fran-
çais ; re est devenu comme toujours
arre.
Berritsu, g. barriisu, b. bavard ;
de berri-tsu.
Berrogei, g. b. berrogoi, 1. P.
ajoute berriz hogoy. Quarante; de
berri-ogei, hogoi.
Berrogei ou berrogoigarren, g. b. 1.
quarantième.
Berreun, g. b. deux cents.
Berriki, v. berri.
Berriro, v. berri.
Berritsu, v. berri,
Berritu, v. berri.
Berritze, v. berri.
Berriz, v. berri.
Berro, v. berho.
Berrogei, berrogoi, v. berri.
Bertan, v. bere.
Bertarik, v. bere.
Bertatik, v. bere.
Bertz, v. pertz.
Bertze, v. besle, s. v. bere.
Bertzela, v. besle, s. v. bere.
Bertzetarakor, v. besle, s. v.
bere.
Beruin, 1. vendange.
Berun, g. 1. plomb. Apparem-
ment du prov. plom. B pour p ;
r pour /, comp. borondate; ber
pour br, ce qui n'est admis en
basque.
Berura, v. bere.
Besabea, g. cbarrue à cinq
dents.
Besaize, v. beso.
Besarka, besarkatu, v. beso.
Besatra, v. beso.
Besinoeta, v. beso.
Beso, g. b. 1. bu. bras; — 1.
coudée.
Besoz beso, 1. bu. bras dessus,
bras dessous.
Besaize, g. aile de moulin; de
beso-aize.
Besarka, g. embrassement. Ce
mot peut également bien veuir
de l'esp. besar, baiser; cependant
il est difficile de reudre compte
de la finale ka, qui se trouve aussi
daus le verbe, besarkatu, 1. embras-
ser; besarkatu, peut être composé
de beso-hartu qui devient besokartu;
le r a donc changé de place, ce
qui n'est pas rare ; comp. hur rabot:.
Besatra, 1. brassée; la terminai-
son n'est guère basque.
65
Besinoeta, 1 pièce de terre. Ce
sera d'après la mesure par coudées ?
Bksta, !. fête.
Bestannez, v. beste, s. v bere.
Beste, v. bere.
Bestela, v. beste, s. v. bere.
Beta, g. temps, loisir. Betarik
eztet, je n'ai pas de temps.
Betan, v. bat.
Betatu, v. bete.
Betazal, v. begi.
Bete, g. b. bethe, 1. bu. plein.
Egunakbete ziranean eman zion semé
bat, g. quand les jours furent pleins
(quaud elle fut au terme de sa
grossesse) elle lui donna un fils.
Erori naiz ene bethean, 1. je suis
tombé tout de mon long.
Bete ou betatu, betetzen, g. bete,
beteten, b. bethe ou bethatu, bethetzen,
1. bn. remplir. Eta mundua osotoro
bete zuten, g. et avaient (les eaux)
rempli entièrement le monde.
Bete betean, g. b. 1. tout-à-fait,
entièrement. La réduplication est
très fréquente en basque pour ces
locutions adverbiales ayant une
signification superlative, comp. bat
batetan, ber bera, etc. On retrouve en
fr. la même chose, plein plein =
très plein ; petit petit = très petit.
Bethakor, 1. fertile, qui porte des
fruits. Zuhaitz bethakorra eztunehork
ebakitzen, Axular, p. 38. Personne
ne coupe l'arbre qui porte des
fruits.
Betete, betetze, v. bete.
Bethakor, v. bete
Bethalde, 1. P. troupeau de
bétail.
Bethazal, v. begi.
Bethe, bethatu, v. bete.
Bethi, v. beti.
Bethidanik, v. beti.
Bethiereko, ?. beti.
Bethiere, v. beti.
Bethieretu, v. beti.
Bethiko, v. beti.
Bethitza, v. begi.
Bethor, bethoz, v. etorri.
Beti, g. b. bethi, 1. bu. toujours.
Betiko, g. b. bethiko, 1. éternel;
de beti-ko. Zer egingo det bizitza
betikoa irabatzeko, g. que ferai-je
pour gagner la vie éternelle?
Bethidanik, 1. bn. de tout temps,
pour le passé; de bethi-da-n-ik.
Bethidanic Jaincoac badaçaguzqui bere
obra guciak. Test. Rochelle. Act.
des Ap. XV. 18. De tous temps
sont counues à Dieu toutes ses
oeuvres.
Bethiere, bethiereko, 1. continuel,
perpétuel, pour le futur; de bethi-
ere-ko.
Bethieretu, bethieretzen, 1. conti-
nuer, perpétuer, de bethi-ere-tu.
BetikO, v. beti.
Betille, v. begi.
BetondO, v. begi.
Betondokoa, v. begi.
Betor, betOZ, V. etorri.
Betule, V. begi.
Beza, 3 pers. siug. de l'imper,
qu'il ait.
Bezain, v. uiu.
Bezala, bezalako, v. ala.
Bezambat, v. ain.
Bezela, v. ala.
Bezik, v. bai, 1.
5
on
Bezin, v. ain.
Bezinta, v. begi.
Bi, g. b. 1. bn. deux.
Biga, 1. biga ou bida, bn. deux.
Il nous semble que biga est bi plus
l'article; que le ^ est pour A, ainsi
biha, comp. iges et ihes, ihar et igar.
Biha = bia, comme mehea = mea, etc.
Nous le croyons d'autant plus que
biga n'est jamais accompagné d'un
substantif; on ne dit pas, biga etche
deux maisons, mais bien : badira
bia, il y en a, deux. Si g est pri-
mitif la ressemblance avec le lat.
bi-s est fortuite.
Bigarren, g. b. 1. bn. deuxième;
de bi-garren.
Bira, 1. bina, g. deux à deux. Eta
igor citzan hec bira bere beguitharte
aitcinean, Luc. X. 1 ; Test. Roch. et
les envoya deux à deux devant lui.
Bitarte, g. 1. bitharte, bn. inter-
valle, — 1. médiateur; de bi-arte,
avec t euphonique; comp. betazal,
betondo.
Bitartean, g. bitartian, b. bithar-
tean, bn. en attendant, cependant ;
de bitarte-an.
Bigar, biar, g. b. bihar, 1. bn.
demain; de bi-gaur?
Biaramon, g. bijamona, b. bihara-
mun, 1. bn. le lendemain; de biar, v.
ci- dessus; mais qu'est-ce que amon,
amun; serait-ce l'esp. man, le valaque
muin, de mane, matin, v. Diez.
E. W. 1. 263.
Biaramonean, g. b. le lendemain,
litt. dans le lendemain.
Biga, g. bigai, b. miga, 1. (m pour
b, comp. bilgor et milgor, Biarritz
et Miarritz) ; génisse ; par allusion
à l'âge?
Bizki, g. biki, bikochak (plur.) b.
biritchiak, 1. bn. jumeaux. Biritchi,
sing. 1. pair, l'opposé de impair;
de ii?
Birretan, g. en deux (fois). Lar-
ramendi met deux r, un aurait
suffi; de bi-retan.
Birika, g. birija, b. biria, 1. pou-
mon; puis qu'il y en a deux. Il
n'est pas clair comment ce mot est
formé. A Guéthary on donne le
nom de biria a une partie de l'in-
térieur de la vache qui tieut au
foie; on le mange.
Biri handia, 1. grand poltron !
Bialdu, v. bide.
Bian, v. be.
Biar, v. bear et bigar, s. v.
bi.
Biaramon, v. bi.
Biaztun, V. beazun.
Bichigoi, g. pagre, rousseau
(poisson) ; de l'esp. besugo, ou L'esp.
du basque?
Bichilia, bn. jour maigre; de
l'esp. vigilia.
Bida, v. bi.
Bidaldu, v. bide.
Bidali, bu. trouver, se procu-
rer, chercher.
Bidaltze, v. bide.
Bidaro, v. bide.
Bidar, 1. menton. Selon P.
c'est un mot d'O.
Bidarri, g. pavé. Ce mot se
trouve dans les dialogues basq.
publiés par le prince N. Bona-
parte ; il est évidemment composé
67
de bide-arri; mais aurait dû être
arri-bide, comme Steinweg, ail. et
non Wegsteiu. v. Essai, p. 120. 11
se peut que bidarri soit en usage ;
ce qui prouverait seulement l'oubli
d'une règle généralement (toujours?)
observée.
Bide, 1. 1. particule dubitative;
Etorri bide da, il est venu peut-
être.
Bide, 2. g. b. 1. bn. chemin,
voie, moyen. Gizonaren gaiztakeriari
ateak isteko, bide onetatik bat, g. un
des bons moyens pour fermer la
porte à la méchanceté des hom-
mes.
Bide eman, g. b. donner lieu,
occasionner.
Bidez, g. b. 1. au moyen de, en
passant; de bide-z.
Bidezko, g. juste; de bidez-ko.
Bere aserre bidezkoa, sa juste colère.
Bitartez, g. b. syn. de bidez ; de
bide-arte-z.
Bialdu, bialtzen, g. b. bidaldu, 1.
envoyer (en message), envoyer de-
hors. Belea bialdu zuen, il envoya
(lâcha) le corbeau.
Bitezar, g. envoi. Probablement
de bide-ezar; comme nom verbal
généralement ezarri.
Bidebage, g. b. bidegabe, 1. bn.
injustice; de bide-gabe. Zer bide-
gabea! 1. quel malheur!
Bidaro, b. bn. disposition du
temps favorable ou contraire au
voyageur; de bide-aro.
Bidebage, v. bide.
Bidegabe, v. bide.
Bider, g. b. fois. Bi bider, deux
fois. Asko bider, maintes fois, sou-
vent. Zembait bider! combien de
fois!
Bidez, v. bide.
Bidezko, v. bide.
Biga, bigai, v. H
Biga = miga, v. bi.
Bigar, bigarren, v. bi.
Bigor, v. beor.
Bigun, 1. g. b. mou.
Bigundu, g. b. appaiser. Bigundu-
rik erregubagaz, appaisant par des
prières; v. ci-dessous.
Bigun, 2. bihun 1. courage, vi-
gueur. Selon P. ce mot est d'O.
Il est curieux qu'il signifie exacte-
ment le contraire du g. et b. v. ci-
dessus.
Bigundu, v. bigun.
Bihar, v. M.
Biharamun, v. bi.
Bihi, 1. bn. grain (blé).
Bihitegi, grenier.
Bihitu, bihitzen, égrener.
Bihibat ez, aucun ; litt. pas un
grain. Bihibat eztut. je n'en ai aucun.
Il faut toujours la négation ; même
observation que pour batere et beinere.
Bihibat, v. bihi.
Bihitegi, v. bihi.
Bihitu, v. bihi.
Bihitze, v. bihi.
Bihotz, v. biotz.
Bihotzkatu, v. biotz.
Bihotzdun, v. biotz.
Bihun, v. bigun, 2.
Bihur, bihurtu, v. biurri.
Bihurguna, v. biurri.
Bihurri, v. biurri.
Bijamona, v. biaramon, s. V. bi.
68
Bikaha, g. crème ; la meilleure
partie de quoi que ce soit. A Za-
rauz et à Azpeitia ce mot n'est pas
usité pour crème.
Bike, 1. bikhe, poix, du lat. pix.
M. Salaberry dit: goudron; c'est
sans doute une erreur.
Biki, v. M.
Bikochak, v. M.
Bikor, 1. morceau; se dit en-
core du rebut de la farine qui
reste dans le sac et aussi des pe-
tites bosses ou aspérités qui se for-
ment sur le pain quand on le fait
cuire au four.
Bikun, 1. complet; i. a.
Bila; Larramendi cite ce mot;
Pouvreau donne pila, bilduna, bil-
kua; ils sont tous inconnus aujour-
d'hui. Le g. et b. seuls ont con-
servé :
Pilla, g. pillo, b. pile, monceau,
du lat. pila.
Bildu, biltzen, g. b. 1. bn. rassem-
bler, récolter.
Bildilla, b. le mois d'Octobre ; de
bildu-illa.
Biltzar, g. 1. bn. assemblée; il
paraît de bil {bildu)-tzar (zar), as-
semblée des anciens; comp. batzarre.
Bildura, g, réunion; de bildu-ra.
Bilgia, bn. lieu propre à amas-
ser des objets; de bil-tegi.
Billur, biUiur, 1. garrot.
Bilhurtu, bilhurtzen, garroter, lier.
BilarraUSÎ, 1. bilharrozi, bn.
veau ; selon M. Sal. veau mâle âgé
de quelques mois. De belar-autsi, qui
mord, (mange) l'herbe ? o pour au,
V. arrausi. Hobe da bakeareki ar~
raulsia, eziez aharreki bilarrausia,
prov. d'O. mieux vaut l'oeuf avec
paix que le veau avec guerre.
Bilaun, 1. vilaiu, du fr. vilain.
Prov. 496 d'O.
Bilbatu, v. bilbe
Bilbe, bn. trame. Bilbatu^Tbmer.
BrLDiLLA, v. bila.
Bildots, g. b. 1. bildox, bn. ag-
neau. Nous ignorons comment ce
mot est composé. On serait tenté
de croire que la timidité de l'ag-
neau a été exprimée par bildur-
ots, crainte du bruit; ou encore,
en vue de son ennemi le loup,
bildur-otso ; mais la forme du mot
s'y oppose; il faudrait plutôt que
ots précédât. L'explication de M.
de Charencey, n'est pas satisfaisante
non plus; il dit : „de bildu, obtenu
(ce qui n'est pas le sens de bihlu t
c'est rassemblé, uni) littéralement
le croît du troupeau"; c'est tout;
que fait-il de ots, et où voit il
troupeau. Ce littéralement'' laisse
beaucoup à désirer.
Bildox, v. bildots.
Bildu, bilduna, v. bila.
BildUT, g. b. beldur, g. 1. bn.
crainte, craintif. Bildur naiz, g. je
crains. Enaiz deusen beldur, 1. je ue
crains rien. Jainkoaren beldurra du,
il a crainte de Dieu.
Bildurti, g. b. beldurti, 1. bn.
craintif.
Bildurtu, bildurtzen, g. b. beldurtu,
beldurtzen, 1. bu. craindre.
Bildurgarri, g. b. effrayant; de
bildur-garri.
Bildura, v. bila.
09
Bildurgarri, v. bildur.
BildUTti, v. bildur.
Bildurtu, bildurtze, v. bildur.
Bilgia, v. bila.
Bilgor, milgor, 1. bilgor, bn.
suif.
Bilhakatu, 1. bu. devenir, se
transformer, — 1. tirailler, traiter
mal quelqu'un; P.
BilhaiTOZi, v. bilarrausi.
BilhatU, V. billatu.
Bilhukatu, 1. tordre; i. a.
Biliiur, v. bila.
Bilhtjrtu, v. bila.
Bilkua, v. bila.
Biligarro, b. 1. bn. grive.
Billatu, billatzen, g. b. bii-
hatu, 1. bu. chercher.
Billoiba, v. illoba.
BillOS, v. bilo.
Billostasun, v. bilo.
Billusgorri, v. bilo.
BillUSi, v. bilo.
Billustasun, v. bilo.
Billuste, v. bilo.
Billur, V. bila.
Bilo, 1. bn. cheveu; n'est plus
usité dans le Labourd, du moins
à Guéthary. De l'esp. pelo?
Billos, g. b. billusi 1. buluzi, bn.
dépouillé, nu. Selon Chaho de bilda
pilda, Jilda), vêtement, et utzi lais-
ser. Il nous semble de bilo, cheveu
et uts, vide, sans cheveux, chauve,
et puis en général, nu. En bise,
pour tête chauve, on dit : buru bil-
losa. Le i de billusi, peut être com-
paré à Yi de asi (de as) et de es»
(de es), et donne au radical la
forme verbale, en fait un participe
passé, ou plutôt un adjectif verbal,
mieux rendu ici par «dépouillé"
que par „nu."
Les deux l ne sont point un
obstacle, croyons nous; comp. Ue
et ille; hila et hilla. Adan eta Eva,
billosik ikusi ziranean; Lardizabal,
Adam et Eve, quand ils se virent nus.
Billostasun, g. b. nudité. Etzuten,
alabahan beren billostasuna ikusten,
Lardizabal; ils n'avaient pas vu,
en effet, leur nudité.
Billusgorri, 1. syn. de billussi, nu ;
comp. larrugorri qui , s'explique
mieux, vu la couleur de la peau;
peau-rouge. Chaho traduit billus-
gorri, rouge nu, tout nu, comme
si rouge en français était une ex-
pression usitée, comme p. ex. tout
fin nu, comme on disait jadis;
nous n'avons pas pu trouver si
rouge était jamais employé dans
ce sens; larrugorri démontre que
c'est une façon de parler basque
et correspond à billusgorri, poil-
roux; est-ce que ce mot donne-
rait à entendre que les Basques
sont de race rousse, blonde?
Biltzar, v. bila.
Biltze, v. bila.
Bimpher, bn. envers, l'opposé
de, endroit. M. Salabcrry ajoute: en-
vers, adjectif; c'est préposition.
Bina, v. bira, s. v. bi.
Bior, v. beor.
Biotz, g. b. bthotz, 1. bn. coeur.
Biotzdun g. bihotzdun, 1. coura-
geux ; de biotz-dun.
Bihotzkatu, bn. se chagriner.
Biotzdun, v. biotz.
70
Biplli, 1. bu. mite. Bipitatu, 1.
vermoulu.
Biphil, biphildu, v. bipii.
Bipil, 1. biphil, bn. dépouillé,
dénudé, plumé. Ce mot paraît se
rattacher i\ pelo, esp. ou bilo, bas-
que, mais comment? qu'est-ce que
bi dans biphil?
Bipildu, 1. plumer; se dit aussi
de quelqu'un qui répond bien, qui
arrange bien son adversaire.
Biphildu, bn. plumer.
Bipildu, v. bipii.
Bipitatll, v. biphi.
Bira, v. bi.
Birau, g. b. malédiction ; comp.
burho.
Biri, v. birika, s. v. bi.
Biribil, g. b. 1. bn. rond; biri
fait penser au lat. viria, anneau,
v. Brachet, Dict. Etym. s. v. virer ;
bil de bildu, rassembler, v. bila; bil
aurait pu donner tout aussi bien
billatu que bildu; nous ignorons si
billatu existe; mais il se retrouve
dans bii-ibillatu, syn. de bildu, ras-
sembler; c'est du nom verbal biri-
billatu, que vient biribil, comme ahar
de ahartu.
Biribildu, bn. arrondir.
BlRIBILDU, BlRIBILLATU, V. biribil.
Birija, v. H.
Birika, v. bi.
Biritchi, biritchiak, v. bi.
Birretan, v. w,
Biskit, v. bit.
Bisuts, g. petite pluie; — b.
chasse-neige.
Bit, qu'il me le donne; biskit,
qu'il me les donne. P.
Bitarte, bitartean, v. bi
Bitartez, v. bide.
Bitartian, v. bi.
Bitezar, v. bide.
Bitharte, bithartean, v. bi.
Bitiiore, v. bitore.
Bitika, bitina, 1. chevreau.
Bitore, g. bithore, 1. excellent,
éminent. Du lat. victor. P. dit :
expert, versé; i. a. Abranek esan
nai du aitabitorea eta Abrahamek
askide bitorearen aita, Lardizabal;
Abram signifie père excellent et
Abraham père d'une multitude
excellente.
Bitsa, b. écume; on prononce
généralement bicha.
BitztU, pitztU, v. bizi.
Biu, 3 mc pers. sing. de Pimpér.
qu'il ait. Batbederac bere emaztea
biu. I Cor. VII. 2. Test. Rochelle.
Que chacun ait sa femme ; v. -
Biurri, g. bihurri, 1. bu. Eu g.
tordu, pervers; en 1. malin, per-
vers, entêté; en bn. indocile. Eta
ondore chit biurri eta gaiztoaren gu-
raso izan zan, g. et il fut le père
d'une postérité très perverse et
méchante.
Bihurguna, 1. retour, restitution.
Biurtu, biurtzen, g. b. bihur ou
bihurtu, bihurtzen, 1. bn. retourner,
restituer, se convertir eu. Autsa
zeran eta auts biurtuko ziran, g. tu
es poussière et tu retourneras à la
poussière. Eta beren tokira biurtu
ziran, g. et ils retournèrent dans
(litt. vers) leur pays. Biurtu fait
penser au fr. virer, virar, employé
! exactement avec les mêmes sigui-
71
ficatious. Eu 1. biurtu signifie en-
core, tordre, traduire; en bn. tordre,
rendre, résister et aussi comme
terme de châtreur, rendre stérile
sans châtrer.
Biurtu, biurtze, v. biurri.
Biz, 3. pers. du sing, de l'im-
pératif de izan; biz-, h est la carac-
téristique de la 3 me pers. v. bere.
Bizar, g. b. 1. bn. barbe. Fau-
drait-il accepter Pétymologie de Lar-
ramendi : biz-arra, qu'il soit homme ?
Sagar bizarra, 1. P. mousse de
pommier.
Bizarnabala, 1. bizamabela, bn.
rasoir, de bizar-nabela.
Bizarnabala, bizamabela,
v. bizar.
Bizi, ou vizi, g. b. 1. bn. sub-
stant. vie; — g. b. 1. bn. adj.
vif — bn. aigre. Sagar bizia, pomme
aigre. Plusieurs auteurs écrivent
vizi (vici), mais comme cette let-
tre n'est pas basque nous n'avons
admis aucun mot avec v.
Bizitza, g. bizitze, b. syn. de bizi;
c'est le subst. verbal bizitzea, le
vivre = la vie; comp. aditza.
Bizi ou bizitu, bizitzen, g. 1. bn.
vivre.
Biziera, g. bizijera, b. façon de
vivre, de biri-era.
Bizikari, g. vivant ; serait mieux
bizikarri, de garri.
Bizikor, g. bizkor, b. animé, vif;
de bizi-kor.
Biziro, g. 1. biziki, 1. bu. vive-
ment ; de bizi-ro et H.
Biztanle, g. habitant, de biztan-le
pour eg/lle. Biztan pour bizi-tan?
Biztandu, biztandutzcn, g, habite r.
Biztu, g. bitztu ou pitztu, pitzten,
l.P.donne les deux formes,mais/)/f^u
est généralement usité dans le La-
bourd;Larramendiécritmfu;exciter,
allumer, ressusciter, — bn. aigrir.
Zeren zure anaya hau hil baitzen,
eta piztu baita, car celui-ci ton
frère était mort et il est vivant.
St. Luc. XV. 32. dial. lab. impr.
à Londres par la soc. bibl. Anaya
aurait dû être anaye ; la forme
indéfinie avec le pron. démon-
stratif. Larramendi écrit viztu; mais
piztu est usité généralement dans
le Labourd.
Pitztura, 1. aiguillon. Haragiaren
pitztura, l'aiguillon de la chair.
Su pitzgarri, 1. allumette.
Biziera, v. bizi.
Bizijera, v. bizi.
Bizikari, v. bizi.
Biziki, v. bizi.
Bizikor, v. bizi.
Biziro, v. bizi.
Bizitu, bizitze, v. bizi.
Bizkar, g. b. 1. bn. dos.
Bizki, v. H.
Bizkitartean, g. 1. bizkitartian,
bn. cependant; syn. de bitartean.
La terminaison est claire artean;
mais qu'est-ce que bizki?
Bizkor, v. bizi.
Biztandu, v. bizi.
Biztanle, v. bizi.
BiztU, v. bizi.
Boa, v. bare.
Bodina, 1. • tas de dix gerbes
dont on en tire une pour la dîme;
mot d'O. selon P.
72
Bohatu, bohatze, v. huyatu.
Bohlllu, 1. guêpe, bourdon,
frelon; mot d'O. selon P.
Bohoinak, 1. gourdes, frettes.
Boyak (boïac) 1. entraves; mot
de O. selon P.
Boyatzea, (boïatzea) mettre aux
fers.
Boyatzea, v. boyak.
Boilla, v. bola.
Boina, g. b. le bonnet des
Basques tricoté en laine.
Bokata, 1. lessive.
BokatU, v. bulca.
Bola, g. 1. bn. boule; de l'esp.
bola. W. v. Humboldt cite boilesna
comme dérivé de bola, boule à lait =
mammelle ; il ne dit pas dans quel
dialecte ; ce n'est ni g. ni 1.
Boilla, g. rond; syn. de biribil.
Boli, 1. ivoire, du prov. bori;
l pour r et aussi r pour l comp.
voluntad, esp. borondate, hari et le
dérivé haliko etc.
Bombuna, 1. copeaux pour
allumer le feu.
Borda, g. 1. borde, métairie,
cabane; l'esp. borda.
Borma, 1. muraille; O. écrit
borma pour horma selon P.
Bornua, 1.1. bn. gourme; du
français? b pour g comp. barbantzu
de garbanzo ; nabusi — nayuti.
Bornua, 2.1. selon P. terme de
nuutonnier. Bornuan zu.td.ukak cha-
lupo, il tient la chaloupe à lancer.
BoRONDATE, g. 1. bll. Volonté ;
de l'esp. voluntad; b pour v; r
pour l, comp. boli, ari, 3. d pour
t après n, v. Essai, Ch. II.
Borra, i. gros maillet de fer
pour briser les pierres. Le mot
paraît être borra et non bor. Axular,
p. 54 anc. éd. 33 nouv. éd. écrit :
Ikusiko duzu... Hercules sendo jamatu
hurapintatua maki'.la borra bat, eskuan
duela, vous trouverez représenté cet
Hercule fameux et robuste qui a
dans la main un bâton-maillet.
En écrivant les deux mots il semble
employer uu mot composé que
nous écrivons avec un trait d'union
bâton- maillet = massue? Ne serait-
ce pas le prov. bordo, bâton de
pèlerin ?
BORRATU, BORRATZEN, g. b. 1. bu.
effacer; de l'esp. borrar.
Borrero, g. 1. bn. bourreau ;
de l'esp. borrero ou l'esp. du bas-
que? P. cite encore burreba, qui
paraît être inconnu, du moins au-
jourd'hui. Borrero, ferait penser à
buru, tête ; d'autant plus que bour-
reau est d'origine inconnue; mais
la ressemblance des mots ne décide
rien en définitive.
Borroka, 1. lutte.
Borrokatu, borrokatzen, lutter.
BorrokatU, v. borroka.
BorrOlldin, g. espèce de pois-
sou de mer qui ressemble à Yar-
rainyorria.
Bortcha, 1. bn. force, du prov.
forza, b pour / qui comme v n'ex-
iste pas ou presque pas.
Bonn, 1. bu. désert ; apparem-
ment le même mot que borda.
Bortz, v. bost.
Bortzgarren, v. bost.
Boska, bu. soupe au vin.
73
Bost, g. b. bii. borlz, 1. cinq.
Bostgarren, g. b. bostagarreu, bn.
borlzgarren, 1. cinquième.
Boslortz, g. charrue à cinq dents,
de bost-orl:.
Bostagarren, bostgarren,
v. bost.
Bostortz, v. bost.
BOTA, BOTATZEN, g. b. bn. butdttt,
1. lancer, jeter hors — 1. bn. buter,
terme de jeu de paume ; de l'esp.
ou du prov. botar. Semé alabaak
ezin echetik bota leitekez olseinak
legez, b. on ne peut chasser de la
maison les fils et les filles comme
des domestiques.
Botheke, 1. bn. pouvoir, de l'esp.
poder.
Botoya, (botoïa), 1. sujet,
(opposé de, maître); mot d'O. se-
lon P.
Boz, v. poz.
Bozkario, v. poz.
Boztu, bozte, v. poz.
Brana, 1. espèce de fleur des
bruyères.
BitkKA, g. dorade; esp. breca.
Brozela, P. dit: Le corps de
la charette qui a les deux côtés
servant du clayes et quand les côtés
sont formés d'ais on l'appelle orkira.
Bu. P. donne ce mot et l'exem-
ple suivant : begira bu, qu'il prenue
garde; ce sera l'esp. bu, être ima-
ginaire, pour effrayer les enfants;
quelque chose comme croquemitaine.
Bi a, P. vérole; l'esp. bua ou buba.
Buxlta, 1. bulta, bn. disposition,
effort. A Guéthary : un certain laps
de temps. L'esp. vuelta?
Bulia. v. buyatu.
Buhezka, v. buyain.
Buhumba, v. buyatu.
Buhurri, v. buru.
Burrumba, bn. bruit, hanne-
ton. Si burrumba était écrit avec
un r on pourrait croire que c'est
une variante de buhumba; comp.
aussi buyatu.
Buiraka, 1. P. carquois.
Buka, g. fin.
Buka ou bukatu, bukatzen, g.
bokatu, selon P. haut nav. finir.
Bukaera, fin ; plus usité que buka.
Bukaera, v. buka.
Bukatu, v. buka.
Bular, g. b. bulhar, 1. bn. poi-
trine, sein, mammelle.
Bulardelsu, g. vaillaut ; de bular-
tsu; mais pourquoi de intercalé?
Eta irureunda (irur eun eta) eme-
zortzi serbitzari indartsu eta bular-
deisuenak arturik Lardizabal. Et
ayant pris trois cent dix-huit ser-
viteurs des plus forts et vaillants.
Bular detsu, v. bular.
Bulhar, v. bular.
Bulhute, v. buru.
Bulkatu, 1. P. pousser, frapper;
du prov. burcar; l pour r; comp.
boli.
Buluzi, v. bilo.
Bulla, g. bullija, b. bruit.
Bullija, v. bulla.
Bulta, v. buella.
Bultzatu, g. pousser; serait-ce
une corruption de bulkatu?
Buluzi, v. bilo.
Burdatu, burdatzen, 1. plier,
courber, i. a.
74
Burdax, bn. extrémité, bout;
fie hurdatu?
Burdi, v. gurdi.
Burdin, v. àurni.
Burdinzalhi, v. bumi.
BurhaSO, v. gurhaso.
BurhO, 1. bn. jurement, impré-
cation; comp. birau.
Burhostatu, maudire.
Burhostatu, v. burho.
Burkoku, v. buru.
Burla, 1. agrafe, broche; de
bumi?
Burmun, v. buru.
Burni, g. burdin, b. 1. bn. fer.
Permutation rare, il est vrai, des
dentales n et d, comp. ardo, arno ;
chute de n final comp. arrai, zai,
etc. etc. Ce mot est obscur. L'éty-
mologie donnée par M. de Charen-
cey n'est guère satisfaisante ; bur-
din se rattacherait à Paraméen barz,
avec une terminaison euphonique
in. Les lettres euphoniques facili-
tent un peu trop les recherches
étymologiques; in ne sert jamais,
autant que nous sachions, comme
groupe euphonique; au contraire
en guip. il y a chute de n par
euphonie, comp. arrai, zai, burni,
etc. M. de C. trouve des lettres
euphoniques partout ; un k dans
echekanderia, un z dans idizko, un
i d&us ailza] deux r dans chakurra,
et pour comble d'euphonisme le a
final de chakurra, qui n'est autre
chose que l'article a. Quant à r
ou rr, dit M. de C. c'est une con-
sonne euphonique. On le voit il
n'y a pas le moindre doute; mal-
heureusement cela est tout a fait
une erreur. M. de C. aurait pu
lire dans notre Essai, publié deux
ans avant sa brochure sur l'éty-
mologie basque (Recherches sur les
noms d'animaux domestiques etc.
1869) que les mots terminés en r
dur redoublent cet r quand suit
l'article ; ainsi chakur, fait chakurra:
il aurait alors aussi évité la faute
de prendre l'article pour une lettre
euphonique. Une ligue plus bas
nous lisons que le r se redouble
d'ordinaire entre deux voyelles, ce
qui est encore une grande erreur,
comp. bira, biri, biro, bera, bero,
buru, gora, ara, ari, are, et des
douzaines d'autres exemples si l'on
veut. A la page 1 4, M. d. C. pré-
tend que le k de arkume est eupho-
nique; toujours dans notre essai
M. de C. aurait pu lire que h
initial devient k, quand il se trouve
par suite de la composition, au
milieu d'un mot ; à l'appui de son
assertion M. d. C. cite etchekande-
ria où le k serait aussi euphonique,
ce qui est une nouvelle erreur;
etchekanderia est pour eleheko
deria, littéralement : dame de la
maison; ko est le suffixe qui cor-
respond à de.
Mais revenons à burdin ; hypo-
thèse pour hypothèse il nous paraît
plutôt que burdin, vient du latin
ferrum; / n'existe pas en bassin
et est rendu par b ; alors berrun,
avec n puisque m n'est pas toléré
s\ la fin d'un mot. Nous ignorons
d'où vient lo </, mais quelques uns
75
des composés se rapprochent beau-
coup de la forme hypothétique
berrun; v. ci-dessous.
Burrunzale, g. b. 1. burdinzalhi,
bn. cuilliore en fer ayant la tige
debout, dont on se sert dans la
cuisine; de burdin-zalhi. Burrun
est ici pour burdin et se rapproche
de la forme hypothétique berrun
qui peut venir du latin ferrum,
v. ci-dessus.
Buruntzia, g. broche; de burun
pour burdin, v. l'art, ci-dessus. la
terminaison est obscure.
Burniola, g. forge; de burni-ola.
Burniola, v. burni.
Burreba, v. borrero.
Burruka, g. b. altercation,
rixe. Probablement de burho.
Burrukalu, disputer.
BuiTUkatu, v. burruka.
Burrumba, 1. babillard, — bn.
bruit; hanneton.
Burrunzale, v. burni.
Buru, g- b. 1. bn. tête, chef,
terme, temps déterminé, — g. cha-
pitre. Buru sert encore pour le
pronom, même, ou comme le fran-
çais chef, bere buruz, g. b. 1. bn.
de soi-même, de son chef; zure
buruz de vous même, de votre propre
chef. Ondo ezagutzen duenak bere
buruba, b. celui qui se counait bien
lui-même. Ez bere buruan Cami...
ezpada Canaani, non pas à Cham
lui-même, mais à Canaan.
Buruz, g. b. par coeur; — 1. de
front, — bn. avec bon sens.
Hvruan, g. b. 1. bn.au bout de;
de buru-a-n; régit le génitif. Eia
egun guliren buruan, et au bout de
peu de jours. Autrefois ou disait
aussi en fr. mettre à chef, pour
venir à bout. v. Littré. Dict.
Burmun, ou burumunak g. buru
àun, 1. buru fuinak (plur.) bn. cer-
velle; de buru-mun. La permutation
de m en h et f nous paraît tout-
à-fait exceptionnelle.
Burulete, g. burute, 1. burulhe,
bn. bulhute\ bn. M. Salaberry bour-
relet. La terminaison est obscure
mais le mot dérive évidemment de
buru. La ressemblance avec le fran-
çais serait-elle fortuite? Selon M.
Littré et M. Brachet, Dict. étym.
bourrelet vient de bourre.
Buruauste, g. b. 1. bn. tracas,
casse-tête; de buru-ausle, v. ausi
s. v. auts.
Buru eman, g commencer, exécu-
ter, — 1. tenir tête.
Burukal, bn. par tête.
Burutikburura, 1. burutikburu,
bn. d'un bout à l'autre.
Buruzburu, 1. bn. tête-à-tête.
Bvriizari, g. 1. buruzagi, 1. bn.
chef; de burvz-ari, l pour r comp.
argizari. La terminaison semble ici
superflue; peut-être que le mot a
été fait quand la signification de
la terminaison n'était plus comprise;
comme il est arrivé avec la termi-
naison „ment" dans beaucoup
d'adverbes français; grassement,
chèrement, n'ont pas de sens éty-
mologiquement parlant.
Burvgogor, g. b. entêté; de buru-
gogor.
Bu/ittru, 1. syu. de burugogor ;
76
n'en serait-ce pas la contraction.
BuruzkiiL, bu. syn. de burugogor ;
de buruz-egin'i qui fait à sa tête.
Buruzkingo bu. entêtement; de
buruzkin-go. Comme go forme les
adjectifs, buruzkingo est un adj. pris
substantivement.
Burkoka, 1. à coups de tête; de
buru-ko-ka. Burkoka hari dire aha-
riak, les béliers se tourtent, (anc.
fr. se poussent).
Bururdi, 1. bn. traversin ; do
buru — ?
Burukita, bn. oreiller ; de buru — /
Buruka, 1. bu. buruchka, bn. épi
de blé; de buru-okai? P. cite bu-
ruka biltzailleak, glaneurs, mais
billzailleak (de bildu, rassembler)
n'est plus connu aujourd'hui.
Buruilla, 1. burulla, bn, le mois
de Septembre^ de buruka-illa? le
mois des blés.
Burukarritu, 1. faire le fier; de
buru-ekarri.
Buruan, v. buru.
Buruauste ; v. buru.
Buruchka, v. buru.
Buru eman, v. buru.
Buru gogor, v. buru.
Buru hun, v. buru.
Buruilla, v. buru.
Buruka, v. buru.
Burukal, v. buru.
Burukarritu, v. bmm,
Burukita, v. buru.
Burulete, v. buru.
Burulla, v. buru.
Burumunak, v. buru.
Buruntzia, v. bu mi.
Burunzale, v. bumi.
Bururdi, v. buru.
Burute, buruthe, v. buru.
Burutik, v. buru.
BUTUZ, v. buru.
Buruzagi, v. buru.
Buruzari, v. buru.
Buruzburu, v. buru.
Buruzkin, v. buru.
Buruzkingo, v. buru.
Busta, v. busli.
Busti, g. b. 1. bn. mouillé.
Busti, bustilzen,\. bu. aussi busla,
selon M. Salaberry ; mouiller. Ellze
ahultu da neskatoak barnean ogia
busliz. P. Le pot est devenu maigre,
parce que la servante y a trempé
sou pain.
Bustaldi, g. b. bain; de busti-
aide.
Butatu, v. bola.
Buyatu, buyatzen, g. bohalu,
1. En g. enfler; en 1. souffler.
Larramendi donne buha, soplo,
souffle, et buhatu, soplar, souffler;
mais ce nom verbal n'est pas connu
dans le Guipuzcoa; il est évident
que buyatu et bohalu dérivent de
buha, si ce n'est que buha vienue
de bohalu, comme ahar de ahartu,
ce qui est rare. L'espagnol a bufar
(bouffer, pouffer); le /'que le bas-
que ne possède pas est devenu h
et buhalu peut dériver de bufar.
Mais comme bufar est considéré
comme une onomatopée, v. Dict.Lit-
tré et Diez, E. W. il sera permis de
demander si bufar ne viendrait pas
de buha, souffle, bien que nous ne
puissions citer aucun exemple où
le h basque devienne f en esp. ce
qui est une grande objection. D'un
autre côté bufar n'aurait pas don tu'
buha, mais buhatu; et bu ha- souffle est
plus primitif que bufameu, souffle eu
prov. Quoiqu'il en soit il paraît y
avoir eu un radical bu, buh, dont
dérivent buha et les mots suivants :
Buhumba, bn. tempête. Ordua
altcha cedhi haice buhumba handibat.
Marc, IV. 37. Test. Kochelle; et
il s'éleva un grand veut (de) tem-
pête.
Buhezka, 1. P. qui parle toujours
et ne dit rien qui vaille.
Buhezkatu, 1. P. bourdonner.
Buztan, g. b. 1. bn. queue.
Larramendi et Pouvreau écrivent
bustan avec *, Axular avec z.
Comme on prononce buztan, il serait
mieux de l'écrire avec z.
Buztandu, buztantzen, 1. germer;
à cause de la ressemblance entre
les jeunes pousses et des petites
queues. Zereri bertzela sorliteke
bihi hura buztan liteke ; Axular
37, parce qne autrement ce grain
germerait.
Buztandu, buztantze, v.
buztan.
Buztarina, uztarinal.uzterina,
bu croupière d'âne. Nous ignorons
d'où vient le b. Uztarim paraît se
rattacher ainsi que uzki, cul, à uts,
vide; creux, antre, trou; exactement
comme en hollandais où hol signifie
creux, antre et trivialement, cul.
La terminaison reste obscure; et
jusqu'à preuve du contraire nous
considérerons plutôt le b comme
préfixé 4 à buztarina que retranché
à uztarina. La même difficulté se
retrouve avec buztarri qui s'écrit
aussi uztarri.
Buztarri, v. uztarri.
Buztin, g- b. argile; — bu.
argileux.
Buztino, 1. pur, sans mélange.
Amo buztinoa, vin pur. A Guéthary
on entend par là du cidre pur,
sans être mélangé d'eau. P. le
traduit aussi par: pommade (c. a.
d. cidre) fine sans goutte d'eau.
O. écrit bustino.
c.
Ch. représente le ch espagnol
qui correspond a tch en français;
ainsi les basques esp. écrivent eche,
et les basques fr. elehe. Quoique
cette orthographe soit très simple,
les basques fr. ne s'y sont pas
toujours tenus ; ou écrit chakur en
lab. et en bn. et l'on prononce
ichahur.
Ch, iudique souvent un diminu-
tif. Zakur, g. chien ; uli, mouche,
chakur, g. petit chien, ulitcha, le
moucheron. Pour les adjectifs le
cas est un peu différent, à ce qu'on
nous a dit, et très particulier; ce
n'est pas l'adjectif qui en est altéré,
mais le nom que l'adjectif quali-
fie ; gizon zakar bat, uu homme dur;
gizonchakar bat, un petit homme dur.
Ch, comme terminaison des ad-
verbes de lieu et des pronoms,
correspond à: même; oriche, hurache,
emenche.
Chaar, v. char.
Chabal, chabaldu, v. zabal.
Chaberama, g. tortue.
Chabola, v. eche.
Chaburtu, chaburtzen, g.
abréger, raccourcir. Probablement
de chabur que nous n'avons pas
pu trouver. La terminaison bursc
retrouve dans labnr, qui a la même
signification.
Chaburtze, v. chaburtu.
Cliacha. bn. terme de jeu de
paume.
Chafla, 1. bn. emplâtre; proba-
blement variante de zajla, gifle;
l'analogie se retrouve ailleurs; en
holl. nous disons pour gifle „lap"
morceau, généralement de drap ou
de cuir; quelque chose de plat.
Chahal, v. chai
Chahar, v. zar.
Chahu, 1. bu. propre; l'opposé
de sale.
Chahutu, chahutzen, 1. bn. net-
toyer, — bn. dissiper; rouer de
coups; chahutu naïf, il m'a abîmé
de coups.
Chahutu, chahutze, v. chahu.
Chai (avec l'art, choya), 1. chai.
ChainkU, v. changu.
Chakhar, chakhartu, v.
zahar.
Chakhur, v. zakur.
Chakur, v. zakur.
Chai, g. b. chahal, 1. bu. veau
d'un an: >vn. en bn. de aratche.
Chalma, g. bât
79
Chamar, 1. v. zamar.
Ciiamar, 2. g. b. 1. bn. blouse (vê-
tement) ; probablement de simarre?
Chambolin, g. joueur de tam-
bourin.
Champera, 1. corde à prendre
la morue. P.
Champha, bn. aboiement.
Chanchilla, g. mesure pour
le lait.
Chanda, g. 1. sanya, bn. Zein
bere chandan, chacun son tour.
Apparemment de l'esp. tanda, tour;
bien que la mutation de t en ch
soit extraordinaire.
ChangU, g. mutilé; chainku,
1. soûl, boiteux. Il nous semble de
zungo jambe, d'où chango {ch di-
minutif) petite jambe et de là, boi-
teux ; la jambe petite, c. a. d. courte
faisant boiter; et puis en g. le
sens plus général de, mutilé.
Chaxoiuru, g. écrevisse; pro-
bablement de l'esp. cangrejo.
Chaol, v. eche.
Chapinak, 1. chaussons. C'est
l'esp chapin, qui vient de Parabe
selon Alcala. v. D. A. E. cepen-
dant nous ne trouvons pas le mot
chez Dozy et Engelmann. Glos-
saire des mots esp. et port, déri-
vés de l'arabe.
Char, g. bn. chaar, b. tchar,
1. mauvais. Ne serait-ce pas le
diminutif de zar vieux?
Charto, b. charki, bn. mal.
Charheria, bn. action blâmable;
de char-keria.
Chara, 1. bn. bois t^lis. P.
écrit charha, charhadi.
Chauamella, 1. bn. chalumeau ;
du prov. caramel.
Charbo, bn. goujon.
Chardanga, fourchette. O.
Chardango, 1. P. lévrier.
Chardakatu, bu. élaguer des
arbres.
Charha, charhadi, v. chara.
Charkeria, v. char.
Charki, v. char.
Charpota, v. cherpola.
Charrampina, 1. rougeole; de
l'esp. sarampion. Dans le Manuel
de la conversation, Bayonne 1861;
charrampïoa. L'origine de l'esp. sa-
rampion est inconnue.
Charri, g. b. cherri, g. 1. bn.
cochon. — 1. écrouelles.
Charro, b. bn. pot, jarre; l'esp.
jarro.
Charthatu, v. cherto.
Charthatze, v. cherto.
Charthe, v. cherto.
ChartO, v. char.
Chasta, 1- éclair; synonyme de
chimista.
Chatar, 1. chathar, bn. lange
d'enfants. — bn. nom donné au
chasseur qui tient un bâton au
bout duquel est un morceau de
toile pour effrayer les palombes.
Chathar, v. chatar.
Chatur, 1. paquet; i. a.
Chaude, 1. filet. P.
Chaz, v. igaz.
Che, 1. suffixe qui affirme la
signification d'un mot ou qui l'exa-
gère. Emenche, g. ici-même. Anche,
g.là-mtMne. llandiche, bu. trop grand.
Che, 2. ze, g. ze, b. chehe, 1.
80
bn. menu, petit; de là le diminu-
tif ch? v. ch. La Vieuxville em-
ploie chehe dans le sens de familier
Jcatechima du vistruzione familier
edo chehe bat, le cathéchisme est
une instruction familière.
Cheatu, zeatu, chetu, cheatzen,
g. chehatu, chehatzen, 1. bn. chehe-
katu, 1. broyer, briser.
Zearo, g. minutieusement; de
zea-ro.
Chehero, cheheroki, L séparément,
en détail, i. a.
Zeakor, g. fragile; de zea-kor.
Cheatu, cheatze, v. che, 2.
Chede. g. bn. 1. gede, 1. but,
fin, limite; — bn résolution.
Chedatu, 1. viser; — bn. limiter,
indiquer jusqu'où uue chose doit
ou peut se faire; p. ex. indiquer
jusqu'où une personne doit tra-
vailler.
Chedatll, v. chede.
Chedera, bu. lacet pour prendre
des oiseaux.
ChegOSi, v. egosi.
Chehatu, chehatze, v. che, 2.
Chehe, v. che, 2.
Chehekatu, v. che, 2.
Chehero, cheheroki, v. che,1.
Chekada, segada, 1. filet, lacet
à prendre des oiseaux, syn. de
chedera.
Chekor, g. bouvillon.
Chermen, g. poire; ce mot
est usité à Azpeitia et dans les
environs.
Cherpola, g. charpota, 1. bn.
serpolet; de l'esp. serpol.
Cherra, v. zerra.
Cherrenda, 1. bn. bande, de
toile, de drap, de quelque étoffe
que ce soit.
Cherront, bu. vif, éveillé; ce
mot ne paraît pas être basque.
Cherri, v. charri.
Chertatu, v. cherto.
ChertO, g.l. charthe, bn. greffe; —
l. nuque, i. a. Lepo cherloa, la
nuque du cou. Bekaluaren cherloak,
P. les rejetons du péché.
Chertatu, cheriatzen, g. 1. char-
thatu, charihatzen, bn. greffer, en-
ter; vacciner.
Chetu, v. che, 2.
Chibi, v. chiki.
Chibista, g. noeud coulant.
Chicha, 1. mot enfantin, du
nanan; c'est l'esp. chicha qui est
le mot enfantin pour came, vian-
de; — bn petit champignon blanc.
Chichari, 1. bn. ver intestinal ;
du diminutif che, chich et ar, petit
ver.
Chicharro, 1. espèce de poisson.
Chicher, 1. chUcher, bn. grésil.
Chichitola, v. chichitoza.
Chichitera, chichitola, 1.
papillon; i. a.
Chichka, bu. 1° piqûre, petit
trou ; 2° mauvaise humeur momen-
tanée; 3° petite mauvaise action.
Chichkabar, bn. menu-bois;
de che ou chi ou chich, diminutif
et de abar, qui est habar, et k
pour h. v. Essai, Ch II.
Chichkaldu, chichkaildu,
v. kiskaldu.
ChmhkarratU, bn. flamber;
(un poulet, un cochon); du dimi-
81
nutif che, chich, et kartu; brûler
légèrement.
Ctlichkor, v. chigortu.
ChidlkortU, v. chigortu.
ChichO, bu. bléser en parlant.
Chicht, bn. promptement ; ono-
matopée; la flèche passe chicht.
Chichta, Cllichtatu, bn. en-
foncer une arme pointue dans un
corps ; comp. zihi.
Chichtapur, bn. menu-bois;
syn. de chichkabar.
Chichter, bu. quartier de fruit.
ChichtO, bn. panier long placé
sur les bâts.
Chichuria, 1. P. Fougère brû-
lée pour engraisser les champs.
Chidor, g. zidor, b. étroit.
Bide chidorra, le chemin étroit.
Ciiiklatu, bu. avaler; mauger
son bien ; ce mot ne peut être bas-
que et dérive probablement de gifle,
ancien mot pour joue.
Chigortu, chigortzen, 1 gril-
ler (du pain), rôtir; ce nom verbal
nous parait dériver de gur, courbé;
les choses qu'on giille se crispent,
se courbent, se frisent; c'est dans
ce dernier sens que P. donne l'ex-
emple : Me chigortua, poil frisé.
Le ch initial est le diminutif. Le
bn. chichkor, chichkoriu, sécher à
l'excès, est évidemment unevariante.
Chikhin, chikhindu, v. zikin.
Chikhinkeria, v. zikin.
Chikniro, bn. mouton; syn.
de ahuri; de chikiratu.
Chikhor, bu. terme de bou-
langer; petit son.
Chiki, g. b. 1. chijji, 1. petit.
Eu catalan xic, chic; esp. chico.
Est-ce que la ressemblance entre
le basque et les langues romanes
serait fortuite; le ch diminutif est
essentiellement basque et convient
donc parfaitement pour exprimer
petit; selon Diez, E. W. 1. p. 127.
c'est du latin ciccum que dérivent
les formes des lang. romanes, et
les dérivés sont trop répandus (it.
cica, fr. chiche, albau. tziçe,) pour
songer au basque chiki, d'autant
plus que l'origine latine n'offre
aucuue objection. Il reste donc à
décider si le basque a pris chiki
du latin ou de l'esp. etc. ou si
c'est une forme indépendante des
autres langues.
Chiki est employé substantive-
ment pour enfance:
Chikiiaiik izau zan guztiz ikas-
naija, b. dès sou enfance il était
avide d'instruction.
Il paraît qu'on dit aussi en b.
chikarretatik, dès l'enfance, par con-
séquent de chikar, que nous ne
connaissons pas.
Chikitu, chikilzen, g. chipiiu, chi-
pitzen, 1. briser, rapetisser.
Chi/citasun, g. b. chijntasun, 1.
petitesse; de chiki-tasun.
Chipidura, 1. rapetissement; de
chipi-dura.
Chikiratu % chikiratzen, g. 1. bu.
châtrer.
Chikiratzalle, g. châtreur; de chi-
kira-tzalle.
Ch'iùi, g. (Zarauz), chipirodi, g.
(St. Sébastien), chipiraillu, 1. sèche
(poisson). A Uuéthary ou les
6
82
nomme: ancomet ou lancomet.
Chili pocho, g. le même poisson
que le chibi, mais plus grand, ap-
pelé en esp. jibia.
Chipa, 1. bn. véron, petit poisson
de mer, selon P., de rivière, selon
M. Littré.
Chikin, chikindu, v. zikin.
Chikinkeria, v. zikin.
Chikiratu, v. chiki.
Chikiratzalle, v. chiki.
Chikiratze, v. chiki.
Chikitasun, v. chiki.
Chikitu, v. chiki.
Chikitze, v. chiki.
Chila, chilatu, v. zulo.
Chilbor, g. zilbor, b. chilko, 1.
chilkhoi, bn. nombril. Evidemment
de chilo, trou; mais qu'est-ce que
bor? Le lab. peut être un adj.
(chil-ko) pris substantivement.
Childre, chindre, bn. noeud ;
ganse, espèce de noeud au bout
d'une corde pour pouvoir l'accro-
cher. Sous cette forme ce mot ne
peut être basque.
Chili, bn. vasière, endroit où
l'on ramasse de la vase.
Chilia biliak, 1. P. haillons; i. a.
Chiligoratu, chirigoratu,
1. flamber (un poulet); comp. chi-
pildu.
Chilintcha, 1. chili n a, b. chin-
chila, bn. clochette; paraît être uue
onomatopée.
Chilina, v. chilintcha.
Chilista, g. b. lentille, comp.
chindilla.
Chilkhoi, v. chilbor.
Chilko, v. chilbor.
Chillar, g. arbuste très mince
dont on fait des balais.
Chilo, v. zulo.
Chilustre, bn. syn. de childre.
Chimel, v. zimel.
Chtmich, g. chiminch, b. chi-
mitch, bn. zimitch (P. zimitx) 1.
punaise; de l'esp. chinche?
Chimichta, v. chimista.
Chimikatu, v. zimiko.
ChimikO, v. zimiko.
Chimilichta, bn. éclaboussure.
Chiminch, v. chimich.
Chimignu, v. chimua.
Ciiimtno, v. chimua.
Chimista, g. 1. bn. chimichta,
bn. A Baïgorry on dit chmnista
et P. écrit aussi zizmixta, éclair.
Chimitch, v. chimich.
Chimua, g. chimino, b. bn. chi-
mignu, P. (gn = îi) singe; du lat.
simia.
Chimur, chimurtu, v. zimur.
Chincharri, g. clochette; syn.
du lab. chilintcha. Larramendi écrit
chincherri.
Chinchila, v. chilintcha.
Chinchinbare, chinchin-
mare, 1. sangsue.
Chinchosta, g. tresse de che-
veux.
Chinchur, v. zhdzur.
Chinda, v. chingar, 1.
Chindilla, 1. lentille ; syn. de
chilista. P. écrit chingilla ; mais
cela paraît être fautif. Chingil est
cloche.
Chini>kk, v. childre.
Chindurri, chingurri, g.
chinhaurri, 1. bn. chindurri, vmrri,
83
b. imàmri, 1. P. (i. a.), fourmi.
Zoaz nagia chi nhaurria gana, Axular,
p. 36. an. éd. 15. n. éd. Allez
paresseux à la fourmi. Pour la
variante de d et g comp. chingar,
chi a da', gupela, dupela. Est-ce que
iïiurri, inhurri serait une forme
plus primitive dont chingurri, chin-
haurri {ch-iahurrî) sont les dimi-
nutifs? comp. chingar.
Chingar, 1. g. chinda, inhar,
ihar, 1. étincelle ; chingar, b. braise,
charbon. Ihar, dont Axular se sert
n'est plus connu aujourd'hui ; c'est
peut-être une forme plus primitive,
variante de inhar, dont chingar
(ch-inhar) est le diminutif; pour
la double orthographe de g et h,
comp. iqes, ihes; ego, eho ; chin-
fwrri, chinhaurri. Ihar ferait penser
à gar flamme; chingar petite flam-
me = étincelle; mais il faudrait
pouvoir expliquer le i prosthétique,
ce que nous ne pouvons pas pour
le moment ; nous avons seulement
à signaler un fait très curieux,
c'est l'espèce d'échelle de sons qui
se retrouve dans chingurri et quel-
ques autres mots; à savoir: g, h,
d, n, Chingurri, chinhaurri, chin-
durri, inurri. Chingar, ihar, chinda,
inhar (nh. port.?); inhara, — , ina-
ra, enhara, (nh portugais?) Iges,
ihes, — , ines. Et peut-être n ou in
devient y, comp. inardun, yardun,
inhar = eyar.
Chingar, 2. 1. bu. tranche de
jambon. A Guéthary, du lard.
Chingil, 1. cloche-pied. Chin-
gilka jaustenda, il saute à cloche-
pied. Chingil paraît désigner ici
cloche, (comp. chinchila), et sera
formé de l'onomatopée chin et de
la terini liaison gil pour egile. Cette
expression doit être prise du fran-
çais où clocher est boiter.
Chingola, 1. galand; P. bn.
ruban. Galand est du vieux fr.
pour garlande, guirlande, v. Littré,
D. galandage.
Chingor, g. grêlon.
Chingurri, v. chindurri.
Chingurritz, v. chindurri.
Chinhaurri, v. chindurri.
Chinka, 1. bn. mauvaise hu-
meur; i a.
Chinka, 2. b. bn. filet, pour
pêcher.
Chio, 1. chira, bn. cautère.
Chipa, v. chikL
Chiphildu, v. chipildu.
Chipi, v. chiki.
Chipidura, v. chihi.
Chipildu, 1. flamber un poulet ;
syn. de chiligoratu, — chiphildu,
bn. brûler à l'extérieur.
Chipiraillu, v. chiki.
Chipirodi, v. chiki.
Chipitasun, v. chiki.
Chipitu, chipitze, v. chiki.
Chira, v. chio.
Chirchil, v. zirzil.
Chirgil, bn. malpropre, peu
fourni ; en parlant des grappes de
raisins; comp. zirzil.
Chiri, v. ziri.
Chiribiri, 1. violon. Dans les
Dial. du P ce Bonaparte se trouve
chiribiri, bise. syn. de inguma, pa-
pillon.
84
Chiribikar, 1. joueur de violon.
A Guéthary, chirïbika.
Chirïbika, chiribikar, v. chi-
riblri.
Chirigoratu, L flamber, un
poulet; syu. de chipildu.
Chiripa, l. ruisseau.
Chiristatu, chiristatzen, v.
ziri.
Chiritu, v. ziri.
Chirola, v. chistu.
Chispa, g. fusil.
Chistu, v. isiu.
ChistÛ, g. b. c/rirola, 1. bn.
petite flûte basque. Le mot chistu
est de Zarauz; il est accentué sur
la dernière syllabe chistûa, la flûte;
chislua, la salive. Ou trouve aussi
islu. '
Chistu egin, 1. siffler.
Chit, g. chito, b. tchit. soûl,
très. Chii ondo.très bien.
Chita, v. chito, 1.
Chitaldi, v. chito, 1.
Chitatu, v. chito, 1.
Chitcher, v. chicher.
Chitchuketa, bn. travail du
laboureur ou de l'ouvrier qui répare
ou raccommode ses outils.
Chithal, bn. terme de mépris
pour les petits hommes et les pe-
tites femmes.
Chito, 1. g. 1. chita, b. bn.
poussin.
Chitatu, 1. couver. Oilloa chilaé-
zen dago, la poule couve.
Chitaldi, 1. couvée.
Chito, 2. v. chit.
Chito, 3. g. silence. Rappelle
l'italien, zitti, zitto.
Chizki bezkiak, 1. haillons;
v. chili.
Chizpildu, 1. P. griller; comp.
chipildu.
Choarre, g. moineau.
Chocho, v. zozo.
Choil, choilki, v. soil.
Choko, v. zoho.
Chokon, v. zoho.
Chondor, g. charbonnière.
Chopin, v. zolin.
Choratu, v. zoratu.
Chori, g. b. 1. bn. oiseau. Géné-
ralement pour les petits oiseaux.
Chori-buru, g. b. 1. tête légère.
Choro, v. zoro.
Chorro, g. gouttière, tuyau de
fontaine; v. churru.
Chorroin, v. churroin.
ChorrOCh, v. zorrotz.
Chort, g. 1. chorla, bn. goutte;
petite quantité; v. churru.
Chortaka, goutte à goutte; de
chorta-ka.
Chortaka, v. chort.
Ciiotil, v. solil.
Chotin, v. zotin.
Chuchen, v. zuzen.
Chuhandor, bn. arbrisseau
roux à fruits noirs.
Chuhur, v. zur.
Chukatll, v. chukhu.
Chukatze, v. chukhu.
Chukhadar, v. chukhu.
Chukhu, 1. bu. sec, moins ab-
solu que idor.
( "hiikulu ,chnktiizen ,%. 1. chukhatu,
bn. sécher, tarir. Xoek //, uêi zuet
mundua chukatu zala, g. Quand Noé
eut vu que la terre était séchée.
85
Chukkadar, bn. essuie-mains.
Chukun, g. propre, élégant.
Chulo, v. zxdo.
Chupa, g. jaquette d'homme.
CnuPATu, g. sucer; de l'esp.
chu pur.
Chimie, 1. bu. petit ; probable-
ment le diminutif ch et hume.
Ai tek et a amek irakhatsi behar dioz-
kale orahw haur chumei, Pater
Nostfr, Ave Maria, etc. Les pères
et mères doivent enseigner encore
aux petits eufants le Pater Noster
etc. la Vieuxville, p. 25.
Chur, v. zur, 2.
Churchuri, v. zur, 1.
Churdak, v. zerdah.
Churhail, v. zuri.
Churi, v. zuri.
Churimuri, g. zurumuru, b.
rumeur vague. Il est curieux que
nous ayons ce mot eu hollandais
(schorriemorrie), sans que l'origine
soit connue, signifiant, canaille;
un tas de canailles, een hoop schor-
riemorrie.
Churingo, v. zuri.
Churitasun, v. zuri.
Churitzaille, v. zuri.
Churnio, g. cheville du pied;
syn. de orgatil.
Churpail, churphail, v. zuri.
Churpatu, 1. P. se courber.
Churretatu, v. churru.
Churroin, 1. chorroin, bn. pou-
perou de lin.
Churru, 1. trémie de moulin; —
bu cuve à lessive ; — torrent, cours
d'eau; O. s'en sert dans ce sens,
selon P. Comp. zorro, fourreau,
sac, ventre; ainsi churru, zorro
désignent un récipient quelconque,
dans lequel on coule pour ainsi
dire, ou la farine (trémie), ou l'eau
(cuve), ou l'épée (fourreau), ou la
nourriture (ventre). Comparez en-
core chorro, gouttière ; chort, goutte;
churrusta, zurruta, découlant, dé-
gouttant; churrupita, averse; tous
ces mots paraissent avoir une ori-
gine commune; mais où la trouver?
est-ce chort goutte, ou est-ce ur,
eau avec le diminutif ch préfixé
et de là le verbe churretatu, cou-
ler, (mot d'O. selon P.); il y a
ici un obstacle, ce sont les deux
r, et bien que l'orthographe bas-
que soit souvent très arbitraire il
ne serait pas prudent d'admettre
cette irrégularité sans preuves in-
contestables.
Churrupeko, bn. trépied soutenant
la cuve à lessive ; de churru-pe-ko.
Churrupeko, v. churru.
Churrupita, bn. averse. Euria
churrupitan ari da, la pluie tombe
à verse; comp. churru.
Churrustan, 1. bn. coulant
continuellement, p. ex. d'un robinet.
Churrusta, bn. zurruta, 1. adv.
en coulant.
Churruta, 1. jet d'eau, cascade:
mot d'O. selon P.
Churtch, v. zurtz.
Chut, chutik, chutitu, v.
zut.
ChutChur, bn. se dit d'un arbre
très chargé da fruits.
D.
Da, 1. g. b. 1. bn. 3 pers. sing.
du prés, de l'ind. de izan, il est.
Le a de da devient e en lab. quand
suivent les suffixes n, et la; ainsi
den, 1. dan, g. qui est; dena, 1.
dana, g. lui ou ce qui est; delà, qu'il
soit; en g. dala.
Dena den bezala erraitera, pour
dire la chose comme elle est ; litfi.
pour dire comment est ce qui est.
Bezala régit n, pour cela den. Ar-
razoina galdelzen baduzu, huna non
den, Chourio. Si vous demandez
la raison la voici ; den à cause de
non. Zer egin behar du giristino
batek irakarlzen denean, que doit
faire un chrétien quand il se ré-
veille; den-ean, v. Essai, p. 35.
Danik, g. b. 1. bn. dès, depuis.
Oraindanik, g. orai danik 1. bu.
dès à présent, désormais. Il nous
semble que danik est la contraction
de danetik, c a. d. da — n — tik.
Pour unir tik à dan il fallait in-
tercaler le e de liaison danetik ou
bien supprimer le t, danik; v.
Essai, Ch. TI. Aussi Larrainnuli
emploie-t-il danetik, dans le même
sens. Mundn wundua dant'/ik, de-
puis que le monde est monde. Il
est cependant possible que danik
soit une forme indépendante de
danetik et formée de dan-ik.
Danez, g. selon, comme, étant.
Andia danez gizonen gaiztakeria.
Comme la méchanceté des hommes
est grande; de danz avec e de
liaison; litt. par qui est = par
l'être = étant; par l'être grande
la méchanceté, étant grande, etc.etc.
Da, 2. v. ta.
Batailla, 1. P. nappe; de l'esp.
toalla.
Dagokana, v. egoki, s. v. egon.
Dainu, v. damu.
Dakiregi, v jakin.
Dako, bn. auge.
Dallu, bn. faux.
Dallarri, pierre à aiguiser la
faux; de dallu-arri.
Damu, g. b. 1. peine, regret —
1. bn. dommage; du latin damnum.
Les dial. g. et b. ont danic pour
dommage, perte. P. cite dainu qui
paraît être inconnu aujourd'hui.
Danu de l'esp. daùo. Damu del,
g. dut, 1. dot, b. je regrette (j'ai
regret). Nere damuz g. b. à mou
regret. Damu da, 1. bn. c'est dom-
mage.
87
Damurik, g. b. à regret; de
damu'ik, et r euph.
Damulu, damuhen, g. 1. se re-
pentir; damutzen nai:, je me repens.
Damulasun, g. b. 1. repentir,
regret; de damu- lu* nu.
Damukor, g. construit avec egon
est syu. de damu det ; damukor
nago, je regrette; de damu-kor.
Damukor, v. damu.
Damdrik, v. damu.
Damutasun, v. damu.
Damutu, v. damu.
Damutze, v. damu.
Damuz, v. damu.
Dan, v. da, 1.
Danda, 1. bn. pac, l'un des
termes d'une obligation payable en
plusieurs portious et à divers dé-
luis. Salaberry.
Danda, 2. v. danga.
Danetik, v. da, 1.
Danez, v. da, 1.
Danga, b. bu. danda, 1. coup
de cloche.
Danu, v. damu.
Daho, v. no.
Danik, v. da, 1.
Dantzut, dantzuk, etc. v.
en: h n.
Darthu, bn. rejeton de souche
d'arbre; holl. kreupelhout; terrain
en bois taillis où les souches pro-
duisent des arbrisseaux que l'on
coupe.
Dastatu, dastatzen, 1. goûter;
du prov. gostar. A Guéthary on
prononce yastatu. v. Y.
Daugin, bn. prochain. Ce mot
a l'air d'être une forme verbale.
Deabru, g. bn. diebru, b. debru,
deabru, 1. diable.
Deadar, v. dei.
Deatulu, bn. tarière.
Debadio, bu. discussion ; du fr.
débat?
Debalde, bn. en vain. — 1. à
l'abandon; de l'esp. de bal de, (qui
vient de l'arabe, bâtil, v. Dozy,
Glos.) pour rien, gratis.
Debeku, g. 1. bn. défense.
Debekatu, debekatzen, g. 1. bn.
debekau, b. {t élidé) défendre.
Deblauki, debloki, 1. hardiment.
Deplauki, bn. complètement, ample-
ment. Selon 0. dans ses correc-
tions au Ms. de P. ce mot est
seulement connu à Sare etAscain
et ne lui paraît pas être basque.
Zer ordenaluko diozu bada Jainkoaren
izen saindua, hain deblauki, antsi-
kabeki eta kontu guti erabiltzeko
usantza duenari? Axular p. 262.
a. éd. Qu'ordonnerez vous à celui
qui a coutume de traiter le saint
nom de Dieu si hardiment, si lé-
gèrement (sans souci), et qui en
tient si peu de compte ? La termi-
naison adverbiale est Jet; il reste
donc, deblau, que Chaho voudrait
rattacher au latin debellatus, part,
de debellare.
Debloki, v. deblauki.
Deboildu, bn. détruire. Ce mot,
qui se trouve chez M. Salaberry,
n'a pas l'air basque et fait penser
à débile.
Debru, v. deabru.
Dei, g. b. appel, vocation. —
1. son. Abranen deya, la vocation
88
d'Abraham. Mesaren deïa, le son
de la messe. Deïez dagoka, P. il
l'appelle. Zure deïa du, il vous ap-
pelle. Ces exemples prouvent que
le verbe dérive du substantif et
non le subst. du verbe.
Deitu, deitzen, g. b. 1. deitku,
bn. appeler.
Deadar, g. diadar, b. cri; deya-
dar, 1. alarme ; deihadar, bn. tocsin.
La terminaison est obscure.
Deithore, 1. lamentation pour les
morts.
Deitkoratu, 1. deithuratu, bn. té-
moigner du regret à, la mort de
quelqu'un.
Deihadar, v. dei.
Deinhu, bu. adresse pour le tra-
vail. Comme on prononce quelque-
fois d comme y (dj) comp. dostatu,
etc. il est probable que deinhu est
une corruption de génie.
Deino, v. no.
Deithore, v. dei.
Deithoratu, deithuratu, v.
dei.
Deithu, v. dei.
Deitu, deitze, v. dei.
Deitzi, v. jetzi.
Dema, g. gageure.
Dembora, g. 1. dempore, b.
temps.
Demontria, 1. bn. interjection
d'étonnement; peste! Ce mot n'est
pas basque ; mais d'où vient-il ?
Df.mpore, v. dembora.
Den, dena, v. da, 1.
Denda, bn. constipation.
Dendari, g. 1. bn. tailleur, coutu-
rière. Il nous semble de l'esp. ten-
dero, boutiquier. Selon Chaho du
lat. tentoriutn.
Dendaiu, b. 1. se parer.
Dendatu, v. dendari.
DepjjldXI, v. deblauhi.
Deritzat, v. eritzi.
Desakia, bn. desqfio, 1. défi.
Desenkusa, 1. (i. a.) bu. excuse.
On dit plutôt aujourd'hui deskusa.
Deskansd, 1. bn. repos ; de l'esp.
descanso.
Destatu, destatzen, 1. mirer
Destarratu, v. desterru.
Desterru, 1. exil; de l'esp, des-
tierro.
Desterratu, 1. destarratu, bn.
exiler, esp. desterrar.
Destarta, 1. rustre, lourdaud;
i. a.
Deunge, b. mauvais. Barditi
urten dai/ce guraso onetatik semé
deungiak. également d'un bon père
il peut provenir de mauvais fils.
Est-ce que dennge serait une va-
riante de donge qui est don-ge, pas
saint = mauvais.
Deus, 1. bn. quelquechose. M.
Salaberry se trompe quand il dit
que deus signifie, rien; pour cela
il faut encore la négation. Deus
guziak, 1. toutes choses.
Eue deusak, 1. mes petites affai-
res. Baduzu deusik? avez-vous quel-
que chose.
Deus m, 1. bn. rien. Deus e:/a,
ezfa deusik, il n'y a rien.
Ezdeus, 1. bn. vaurien.
Ezdeuskeria, 1. bn. ineptie, action
faite par imprévoyance.
Deyadar. v. dei.
89
Di, v. dik.
Dia, g. multitude. En g. dia
n'est en usage que dans les com-
posés; nous ignorons si dia se
trouve dans les autres dialectes.
Diako, g. pluriel; de dia ko.
Diatu, diatzen, g. peupler.
Diazkitu, diazkilzen, g. mul-
tiplier.
Diadar, v. dei.
Diako, v. dia.
Diatu, diatze, v. dia.
Diazkitu, diazkitze, v. dia.
Diebru, v. deabru.
DlHARU, V. DIRU.
Dik, g. 1. bn. di, b. de, dès,
depuis ; le d se change en t selon
les lois phonétiques, v. Essai, Ch.
11. Dik indique toujours une idée
de mouvement (par opposition h go),
au propre et au figuré. Irlen naiz
echeiik, je sors de la maison. Ezta
gizona ogi bere 4 ik biziko, Matt. IV.
4. l'honinie ne vivra pas de pain
seulement. Noiztik, g. depuis quand.
Emendik zazpigarren egunean, g.
oraiiik zazpigarren egunean, 1. d'ici
ou d'à 'présent au septième jour,
c. a. d. après sept jours.
Dik — ra, g. après. Kuchan sartu
zaneiik urie betera, une année pleine
après être entré dans l'arche; on
ne peut traduire ceci littéralement;
à peu près : une année pleine de
ou dès (du moment de) leur entrée
{sartu zav, ils étaieut entrés), dans
l'arche. Quand dik doit exprimer
le pluriel ou l'indéfini, on y
ajoute, comme cela a lieu avec les
autres suffixes, (v. Essai, p. 50),
ta ou eta (e de liaison) et le d
devient t (v. Essai, Ch. II), etalilc.
Dilinda, 1. crochet; dilindan,
bn. en suspens.
Din, g. juste. Asko diria del,
j'en ai assez.
Din diJ/a, justement.
Dindez, à proportion. Le d parait
être euphonique.
Dindez, v. din.
Dino, v. no.
Dionez g. selou ; de dio-n-z et
e de liaison ; selon que il dit.
Diriala, b. Le dial. b. inter-
cale un i quand la et n suivent ;
diriala correspond à dirala, qu'ils
sont; et dirian à diran, qui sont.
Dirian, v. diriala.
Diru, g. b. 1. bn. argent (mon-
nayé). Selon Chaho du lat. deua-
rium en passant par diharu, soûl.
Il nous semble plutôt de l'esp.
dinero. La mutation de n en h se
retrouve encore dans liho, de l'esp.
lino. En bise, o devient régulière-
ment u quand suit l'article; dinero
est donc devenu diherua (forme
hypothétique) diharua, dirua ; si le
mot soûl, diharu, de Chaho, existe,
il n'y a rien à dire, mais s'il n'existe
pas, ce qui n'est pas impossible,
la contraction de diherua en dirua
expliquerait tout aussi bien, si non
mieux, la forme actuelle.
Dirudienez, v. irudi.
Distia, 1. bn. splendeur. On
dit à Guétharv, dislira; M paraîtrait
donc que le r s'est perdu.
Disliatu, dislialzen, g. 1. bn.
briller, reluire.
90
Disliadura, 1. bn. lueur.
Distiadura, v. distia.
Distiatu, v. distia.
Distiatze, v. distia.
Dithari, 1. bn. dé à coudre; du
lat. digitale, ou de l'esp. dedal.
Diihi, Mi, g. b. 1. bn. tetou,
mammelle. Ce mot se retrouve dans
presque toutes les langues indo-eu-
ropéennes, titthe, grec ; ziza, ancien
haut. al', teta, prov. et esp. tette,
fr. v. L. R. et Diez, E. W. S'il
était permis de juger par la forme,
les basques auraient pris leur mot
du grec.
Do ai, doain, g. doain, dugai, b.
dohain, 1. bu. Selon Chaho dohan,
duhan, soûl. Don, destin; esp. de-
stino, doues; du lat. donum, avec
mutation de n en h, (v. gihar, liho,
diharu) et de la finale m en n.
Chaho se demande si le i est ù sa
place dans dohain, puisqu'on ne le
prononce pas; il nous semble qu'il
serait mieux d'écrire dohain sans
i, du moment que le » a le tilde,
w; i indique le son mouillé de n
et l; in et il, correspondent à l'esp.
n" et 11; comp. bano et baino, zain
et zan, etc. etc.
Doaiisu, g. dohatsu, 1. dohaxu,
bn. heureux; de doai-tsu.
Doatsutasun, g. 1. dohaxularzun,
bu. bonheur, eu style d'église; de
doatsu-tasun.
Doakabe, g. 1. dohakabe, bn. mal-
heureux ; de doai-gabe; k pour g
apn-s une voyelle, v. Essai, Cii. 1 1
Dohakaiz, malheur; de dohan-
çaitz; chute de n, comp. dohatsu,
k pour g après une voyelle; v. Essai,
ch. II. mauvais destin, mauvaise
chance. V. Pr. d'O. 117. dohacaiz
dunac, celui qui a mauvaise chance
= le malheureux.
Dokainik, i. gratuitement; de
dohain-ik.
Doain, v. doai.
Doaitsu, v. doai.
Doakabe, v. doai.
Doatsu, doatsutasun, v. doai.
Dohain, v. doai.
Dohakabe, v. doai.
Dohakaiz, v. doai.
Dohan, v. doai
Dohatsu, v. doai.
DOHAXU, DOHAXUTARZUN, V. doai.
Doi, l. bu. juste, proportionné,
à propos. Zure doia har za:u, bn.
prenez juste ce qu'il vous faut
Baldin doiez bazara, guti baduzu,
emozu guti. Ax. 22'J. Si vous êtes
juste, si vous avez peu, donnez peu.
Doi doia, 1. bn. tout à l'heure,
à peine; cette expression ne se
rapporte qu'au passé; doi doia joan
da, il est à peine parti, il est parti
tout à l'heure. En g. b. 1. du ' </oia
signifie, à peine, avec difficulté.
Doi doia irabazi du, il a gagné
avec peine.
Doiaz, bn. avec mesure, avec
économie.
Doiaz, v. doi.
Doidoia, v. doi.
Doillor, v. dolor.
Dollor, v. dolor.
Dolor, g. dollor, b. doillor, 1.
En g. et b. vil; en 1. doillora, un
drôle, un bon compagnon, P. Selon
91
Chaho du latin dolus; la termi-
naison or reste sans explication.
Dolu, 1. bn. deuil; de dol, deuil.
v. L. R.
Dolutu, dolutzen, 1. bn. se re-
pentir.
Dolugarri, 1. bn. digne de pitié ;
de dolu-garri.
Dolugarri, v. dolu.
DoLUTU, DOLUTZE, V. dolll.
Domu, 1. empeigne de soulier.
Don, 1. bu. Ce mot est pris de
l'espagnol et correspond dans les
composés à Saint; Dona Phalen,
bn. Bonpalayoa, 1. St. Palais (ville).
Donostia, St. Sébastien, de Don-
Esteban.
Bonge, b. mauvais; de don-ge
pour gabe ; litt. pas saint ; on trouve
aussi deuvge pour mauvais, c'est
probablement le même mot.
Donge, v. don.
Dorpe, 1. bn. rude, pénible. —
1. fier, enflé d'orgueil; de l'esp.
torpe. Erltasun dorpea, rude ma-
ladie.
Dorre, g. 1. bn. tour, de l'esp.
torre.
Dorthollo, bn. grossier, in-
flexible.
Dosta, v. gozo, 2.
DOSTATU, DOSTATZE, V. gOZO, 2.
Dosteta, v. gozo, 2.
Drago, 1. bn. coup à boire; de
l'esp. trago.
Draya, 1. bn. grenaille, petit
plomb de chasse. Ce mot n'est pas
basque, mais d'où vient-il?
Dll, 1. Suffixe qui dans tous
les dialectes sert à former l'adjectif
verbal; le d devient t selon que
les lois phonétiques l'exigent, Ae-
baindu, galdelu, etc. etc.
Du, 2. 3 pers. sing. du présent
de l'indicatif: il a. Quand du est
suivi du relatif », on écrit duen
(comp. dun), qui a.
Duen, v. du.
Duga, 1. douve ; du prov. dogua.
Dugai, v. doai.
Duhan, v. doai.
Dun, Cette terminaison se re-
trouve dans tous les dialectes et
sert à former des adjectifs; elle
est composée de du, il a, et de n
relatif, qui, que; qui a. Ainsi,
aurdun, qui a enfant = enceinte;
biofzdnn, qui a coeur = courageux,
etc. Quand dun n'est pas une ter-
minaison, on écrit duen, qui a.
Dupela, v. dupha.
Dupha, 1. bn. duphela, dupela,
gupela, 1. tonneau. 0. écrit lupa,
selon P. Pour la variété d'ortho-
graphe, comparez chindurri, chin-
gurrl; chindar; chingar. Est ce qu'il
faudrait rattacher duga douve à
dupha? L'origine de douve est in-
certaine; v. Littré, D., Diez, E.
"W.; Brachet, Dict. Etym.
Duphin, v. du pin.
Dupin, tupin, 1. duphin^ bn.
lupin, b. pot en fer dans lequel les
paysans font la soupe; par mé-
thaph. homme lourd.
Dura, terminaison qui est de
tous les dialectes et qui sert à
former des substantifs; disliadura,
\ hebaïndura, etc. Il est difficile de
i décider si cette terminaison est
92
prise de l'espagnol p. ex. cortadura,
coupure; cornadura, couronnement,
etc. ou si elle est basque. Dans
un mot comme epeldura, attiédisse-
ment, de epel tiède, elle pourrait
être basque; nous choisissons epel-
dura, puisque epeltasun, tiédeur,
existe aussi ; ra, est vers et indi-
querait peut-être ici le „devenir"
tiède, l'attiédissement; càipitasun,
petitesse, ckipifura, rappetissement,
le devenir petit; eztidura, le devenir
doux, l'adoucissement.
Durdurika, bn. bruit sourd.
Durdurikatu, chanceler. On dit
plutôt durduzatu.
Durdusi, 1. menace.
Durdusiœtu, menacer, frôler.
DurduziatU, v. durdusi.
Durduzatu, v. durdurika.
Dutchulu, 1. bn. robinet, ouver-
ture d'un vase. Il nous semble
qu'étymologiquement ce mot indi-
que l'orifice du canal ou du goulot
d'un vase, tuto-chulo, tuyau-trou.
Nous avons en hollandais exa
ment le même mot: tuitgat; et tuit,
tout seul, indique goulot, seulement
d'une théière ou bouilloire; on
dit le cou (hais) d'une bouteille.
Il est curieux que le verbe holl.
tuiten, et le basque iutatv signi-
fient le premier tinter (les oreilles),
et le second corner aux oreilles.
E.
Ea, g. 1. bn. si. On trouve aussi
eya, et à Guéthary ean. Galdetu dit
ea ettorriko zeran, g. il m'a de-
mandé si vous viendrez. Nahi nuke
jakin ean Bidarten izalu zaren, je
voudrais savoir si vous avez été à
Bidart.
Ea, g. b. 1. hea, bn. or, sus!
voyons! commençons! esp. bamos!
Ea! egilen ote dezun, voyons! si
vous le faites. Ea eder dala ! voyez
qu'il est beau!
Ean, v. ea.
Ebai, v. ébahi.
Ebaki, ebakitzen, g. 1. bn.
ebai, epaki, b. couper. Le dial. b.
contracte souvent la dernière syllabe
des formes verbales ; aitu = adilu;
echan = echeden ; ein = egin. Il
est curieux que les dial. basq.
fr. aient choisi cette forme con-
tractée pour signifier spécialement
couper le blé.
Epai, epaitzen, 1. ep/iai, ephaitzen,
bn. couper avec la faux ou la
faucille; v. l'art, ci-dessus.
Epaille, 1. ephaille, bn. faucheur,
moisson neur ; de epai Me pour egille.
Epailla, g. b. le mois de mars;
de epai (epaki) -Ma.
Erabaki, g. erabai, b. décider;
de erazo-ebaki. Les verbes couper,
trancher, pour „décider" se re-
trouvent dans plusieurs langues;
mais pourquoi le nom verbal a-t-il
la forme d'un causatif en basque?
Ebakitze, v. ebaki.
Ebaska, v. ebatsi.
Ebatsi, ebatsten, 1. ebaxi, bu.
voler, dérober.
Ebaska, 1. bn. à la dérobée.
Epaixka, syn. de ebaska; mot
d'O. selon P.
Ebatste, v. ebalsi.
Ebaxi, v. ebatsi.
Ebiakoitza, egiakoitza, bn.
samedi ; syn. de larumbata.
Ebilli, v. ibilli.
Echadi, v. eche.
Echagun, echaguntz, v. eche.
Echalde, v. eche.
Echan, v ; icheden.
Echaon, v. icheden.
Echatu, echatzen, 1. lancer; de
l'esp. echar.
Eche, g. b. etche, 1. bn. mai-
sou. Selon W. v. Humboldt. Prlif.
der Unters. etc. etc. de ichi, fermer;
ce qui est très probable; Larra-
mendi donne aussi ichea, maison.
94
Echelar, g. ceux qui habitent la
maison; correspond exactement à
l'ail, hausger.osse; de eche-tar.
Echola, et par contraction chaola,
g. chabola, b. elchola, 1. bu. cabane;
de eche-ola.
Etchechka, 1. bn. maisonnette; de
etche, avec le diminutief ch.
EcheJco, g. b. adj. domestique;
de eche-ko.
Echekoak, 1. bn. syn. de echetar t
du moins à Guéthary; plur. de
echeko.
Ec/tejaun, g. echagun, b. maître
de la maison ; de eche-jaun.
Elcheko andere, 1. bn. dame de
la maison ; de eche-ko-andere. M.
de Chanrencey écrit etchekanderia,
(Recherches sur les noms d'animaux
etc.) et se figure que k est une
lettre euphonique.
Echalde, g. etchalde, 1. bn. echa-
gnntz, b. propriété, ferme ; de eche-
alde et echagun-izat.
Echadi, g. lignage.
Etchesartze, bn. trousseau: de
etche et probablement de sartze, subst.
verb. entrer; l'entrée eu ménage.
Etchikhertze, bn. visite domici-
liaire; de etclie-hertzte ?
Echeden, v. icheden.
Echejaun, v. eche.
Echeki, v. ich.
Echeko, v. eche.
Echetar, v. eche.
Echoik, v. icheden.
Echoin, v. icheden.
Echola, v. eche.
Edale, v. edan.
Edan, cdaten,g. b. 1. bn. boire.
Edanerazo, g. b. edanazi, b. edan-
arazi. 1. bn. Selon Sal. edadan, bn.
faire boire, abreuver; de edan-erazo.
Edari, g. b. 1. bn. boisson.
Edale, g. b. 1. buveur; de edan-
le; pour la chute de n, v. Essai,
Ch. IL
Edaloki, g. abreuvoir; de edan'
toki ; chute de n, v. Essai, Ch. IL
Egarri, g. b. 1. bn. soif. Ne
faudrait-il pas placer ce mot ici
comme dérivé de edan-garri ? porté,
enclin à boire = soif. La contrac-
tion peut paraître violente, mais
elle n'est pas isolée ; comp. emeretzi
pour amar bederatzi, erle pour er-
raile, etc. C'est un adjectif employé
substantivement comme tant d'au-
tres adjectifs; la forme l'indique,
et aussi l'emploi: egarri naiz, j'ai
soif c. a. d. je suis altéré. Eu
anglais ou ne dit pas non plus,
j'ai soif; mais, je suis altéré, I
am thirsty.
Egarsu, 1. bn. soif; syn. de egarri;
de egarri-su pour isu; Chourio
écrit egartsu. Si notre supposition
par rapport à egarri est fondée, il
faut croire que egarsu a été formé
du nom verbal egarri- tu, ou bien,
que ce mot est d'une date plus
récente, et que la terminaison Isu,
su, y a été ajoutée, après qu'on
eût oublié que garri en avait déjà
fait un adjectif; la première hypo-
thèso (l'adjectif du verbe) nous
paraît la plus vraisemblable. Quoi-
que étant décidément un adjectif,
egarsu s'emploie substantivement.
Egarsua ôadut, j'ai soif.
95
Egarritu, egarritzen, b. 1. bn.
donner soif.
Egargarri, b. qui donne soif;
du nom verbal egarri-garri .
Egarridura, bn. sentiment caché
de haine; egarri-dura.
Edanarazi, v. edan.
Edanazi, v. edan.
Edanerazo, v. edan.
Edaran, v. edan.
Edari, v. edan.
Edasi, v. erausi.
Edasle, v. erausi.
Edaste, v. erausi.
Edate, v. edan.
Edatoki, v. edan.
Ede, g. àede, 1. bn. courroie,
lanière; dans le Labourd surtout
pour attacher le joug.
Edegin, b. hedaiu, Aedatzen, 1.
bn. étendre, s'étendre.
Hedadura, bn. étendue; heda-dura.
Edegin, v. ede.
Edeki, edekitzen, bn. ôter.
Edekitze, v. edeki.
Eder, g. b. 1. bu. beau.
F.'lertasun, g. b. 1. beauté.
fcrK, g. 1. ederto, b. adv. agréa-
blement, joliment.
Ederiu, edertzen, b. 1. bn. eder-
tatu, 1. embellir.
Ederets, ederelsten, 1. (i. a);
ederexi, bn. trouver agréable, ac-
cueillir, agréer; de eder-elsi. Guero
ère ederetz dut, enfin il m'a agréé.
Ederkitasun, 1. bienséance; de
ederki-lasun.
Edergallu, 1. bn. ornement; de
eder — ?
Ederets, v. eder.
Ederexi, v. eder.
Edergallu, v. eder.
Ederki, v. eder.
Ederkitasun, v. eder.
Edertasun, v. eder.
Edertatu, v. eder.
Ederto, v. eder.
Edertu, v. eder.
Edertze, v. eder.
Ediozoin, v. edo.
Edireite, v. eriden.
Ediren, v. eriden.
Edo, g. b. 1. bn. ou; — b.
sans doute, par hasard.
Edozein, g. 1. edozen, b ediozoin,
bn. quiconque, quelconque, quel-
qu'un, chacun; de edo-ze'ni. Edo-
zevek daki errazago dana gauzia
esalen egi'.en balio, b. chacun sait
qu'il est plus aisé de dire que de
faire une chose
Edola ère, 1. ou du moins.
Edoi, v. odei.
Edola ère, v. edo.
Edoski, edoskitzen, 1. sucer,
téter; i. a. On dit aujourd'hui
erauskilu, dumoins à Guéthary,
pour téter, en parlant de* animaux ;
ceci nous paraît être le causatif
erazo-edoski, dont le d s'est perdu
en lab. Larramendi donne eradoski,
P. eredoski.
Edoskitze, v. edoski.
Edozein, edozen, v. edo.
Eduki, v. eiiki.
Edur, v. elur.
Ega, v. ego, 1.
Egargarri, v. edan.
Egari, egarten, 1. user.
Egarri, v. edan.
96
Egarridura, v. edan.
Egarritu, v. edan.
Egarritze, v. edan.
Egarsu, egartsu, v. edan.
Egarte, v. egari.
EgatU, v. ego, 1.
Egatze, v. ego, 1.
Egazkin, v. ego, 1.
Egazti, v. ego, 1.
Egi, v. hegi, 1.
Egia, g. b. 1, bn. vérité. La
ressemblance entre egia et ekia soleil,
permettrait peut-être de les con-
sidérer comme ayant une origine
commune. L'idée abstraite de vérité
a pu être exprimée par lumière.
Comparez M. Renan, llist. géu.
des langues sém. p. 22. 23 où l'au-
teur dit ,,1'idée du vrai se tire de
la solidité, celle du beau de la
splendeur," etc.
EgiazJco, g. b. 1. bn. vrai, véri-
table; de egia-z-ko.
Egiazki, g. b. 1. bn. véritable-
ment ; de egia-z-ki.
Egiaz, g. L. egijaz, b. en vérité;
de egia-z.
Egiali, 1. egiti, b. véridique.
Egistalu, egisùalzen, g. vérifier.
Egiakoitza, v. ebiakoitza.
Egiati, v. egia.
Egiaz, egiazki, v. egia.
EgiazkO, v. egia.
Egijaz. v. egia.
Egikizun, v. egin.
Egile, egille, v. egin.
Egin, egiten, g. b. 1. bn. géné-
ralement contracté en bise, en eut;
faire. L'impératif, le prés, et
l'imp. du subjonctif sont les seuls
temps réguliers. Eu bise, egin sert
comme auxiliaire, il egiten dau ari-
mea, il tue l'âme ; lolsatu egin naz,
j'ai eu honte. Ceci indique claire-
ment la nature de quelques uns
des noms verbaux basques, c. a.
d. qu'ils sont des substantifs ou
des adjectifs. La même chose se
retrouve dans d'autres langues; en
français p. ex. le verbe „rendre" peut
être comparé à egia; rendre mou
amollir; rendre petit, rapetisser; etc.
et plus exactement en hollandais
ou en allemand où l'on se sert du
même verbe qu'en basque; holl.
makeu ; ail. machen , egin ; dood
maken, ill egin, faire, rendre mort,
tuer; krom maken, plier; faire
rendre courbé; dood et krom sont
des adjectifs, mort et courbé. Open
maken, rendre ouvert = ouvrir;
toe maken, rendre fermé = fermer.
Toutes ces expressions peuvent se
rendre par de véritables verbes;
toe maken = sluiteu; dood maken =
dooden ; open maken = openen ;
mais dans le langage ordinaire on
préfère les formes composées, adj.
adv. ou participe et auxiliaire.
Eragin, g. b. erain, b. egin arazi,
1. faire faire. — b. mouvoir.
Egille, g. b. 1. eginzale, egile,
bn. faiseur, — g. créateur ; de egin-
le pour zale. Il nous semble que
M. Salaberry a raison en considé-
rant le comme sj ncope de zale.
EijiHe, à son tour, devient termi-
naison, mais dans la forme syn-
copée, Me; baclierUle, potier, de
bachera-egille. Pour la chute de *
97
v. Essai, Ch. II. Bere egillea eza~
gulzeko eta maUalzeko, pour con-
naître et aimer sou créateur.
Eyinbide, (mieux eghnbidé) g. 1.
bn. eginbideru, b. imbide, bu. de-
voir; de egin-bide Cette fois c'est
le bu. au lieu du bise, qui sup-
prime le g.
Iiiibidezu (mieux tau ou su) bn,
honorable, disposé à remplir ses
devoirs; de imbide-tsu.
Egiiikizun, g. 1. qui peut sefaire-
La terminaison est obscure; elle
paraît être une forme verbale ; ki-
znn indique un futur : esankizun,
g. ce qui se dira; elorkizun, ce
qui viendra, ce qui peut venir.
Egikizun, b. occupation; v. ci-
ras eginki:uii. Le bise, a mieux
observé les lois phon. eu élidant
n devant k, v. Essai, Ch. IL Ta
anima geyagogaz bere egikizunari
jarraituteko, et pour poursuivre ses
occupatious avec plus de zèle.
Egiramu, 1. action faite par os-
tentation ; mot d'O. selon P. de
egin
_?
Ezin, en g. et 1. avec l'art, eziha
impossible. Il nous paraît plus
que probable que ezin se compose
de ez-ein pour egin. Le bise, écrit
généralement ein, et le bn. a fait
la même contraction dans imbide,
v. ci-dessus.
Dans tous les dial. g. b. 1. bu.
ezin, accompagné des terminaisons
auxiliaires, correspond à, ne pas
pouvoir. Ezin det, je ne puis pas.
Ezin joan naiz, je ne puis pas aller.
E/a ecin haren Mtza reprehenditu
ukun dute, Luc. XX. 2»i, Test.
Rochelle; et il ne purent pas trouver
à redire à ses paroles.
/../// ikuaia, g. la haine.
Ezin eramana, g. l'envie.
Ezin eraman alako, g. insuppor-
table; litt. de manière qui ne peut
être supporté.
Ezin esan al adina, g. iuombra-
ble; litt. autant que ne peut être
dit.
Eginal, v. al.
Eginbide, eginbidera,v.^™.
Eginkizun, v. eglu.
Eginzale, v. egin.
Egiramu, v. egin.
Egistatu, v. egia.
Egistatze, v. egia.
Egiti, v. egia.
Ego, l.g. b. kegal, 1. bn. aile. —
1. nageoire; comme Fesp. ala pour
nageoire, tandis que les basques
esp. ont isatsa. Le o du guip. et
bise, ego, ne se retrouve dans
aucuu dialecte, ni dans aucun
dérivé.
Hegaldatu, hegaldalzen, 1. bu.
s'envoler, voler; de hegal? mais
d'où vient le d? comp. egatu.
Egatuy egatzen, g. egaz egin, b.
voler. Il est difficile de décider si
egatu vient de ego, ou ego de
egatu; egatu pourrait dériver de
ega, g. qui signifie vol; de là aussi
le bise, egaz egin faire, (prendre)
vol, c. a. d. voler; cependant il
semblerait que le mot pour aile a
dû exister avant celui de vol; et
aussi le verbe voler, avant le sub-
stantif vol. Faudrait-il peut-
98
rattacher tous ces mots au radical
ig? d'où hegi, dont ou aurait pu
former hegi-alde-tu, (hypothétique)
puis hegaldatu, et enfin Je substantif
hegal ; nous aurions alors en même
temps l'explication du d dans he-
galdatu.
Ega, v. ci-dessus.
Ifegatz, 1. (i. a.) hegax, bn. plume.
En g. ce mot n'est pas ou n'est
plus connu; on emploie lutna, de
l'esp. pluma; avec aphérèse du p
pour éviter le son pi qui n'est pas
basque. Larramendi, il est vrai,
donne egalsa, mais on ne sait jamais
s'il cite un mot guip. ou bien d'un
des autres dialectes. La terminaison
tz n'est pas claire.
Egazti, g. b. hegatstin, 1. bn.
oiseau. M. Fabre (Guide de la
conv. fr. basq. Bayonne 1862),
écrit egaxkin.
Egazti, g. b. pourrait être un
participe : couvert de plumes, l'angl.
feathered; le fr. plumé exprime
par hasard exactement le contraire ;
comp. Ie3 participes (adj. verbaux)
aulsi de auts ; etsi de es; ichi de
ich; etc. Le n a la fin de hegals-
iin, ferait penser que egaxkin est
peut-être une forme mieux conser-
vée pour egalz-egin, (k pour g après
x = tz) fait (de) plume = oiseau ;
nous ne connaissons qu'un exemple
de permutation de k et l, c'est
atzen et azken, et encore c'est plu-
tôt tz pour zh. Toutes ces formes
restent donc très incertaines.
Ego, 2. g. egoi, b. hego, 1. bn.
vent du midi. Eta hegoac draun-
sanean, Luc. XII. 55. Test. Ro-
chelle. Et quand le vent du midi
souffle.
Ego, 3. OgOtzen, g. eyo, eyoten,
b. eho, ehotzen, 1. bn. moudre. —
1. digérer, rouer de coups; quelque
chose d'analogue en fr. moulu,
pour: abîmé de fatigue. Le subst.
verbal en lab. est aussi ehoiten, du
moins P. cite: ehoiteko gaitza, dur
à digérer.
EgOi, v. ego, 2.
Egoille, v. egon.
Egoite, v. egon.
Egoitste, v. egotzi.
Egoitza, v. egon.
EgOki, v. egon.
Egon, ou egolu, ou egondu,
egoten (egoilen 1.) g. b. 1. bn. Le n
est élidé devant t, v. Essai, Ch. II.
Eu g. b. être, rester, attendre. En 1.
bn. rester. Les basq. esp. s'en ser-
vent pour „être" à l'imitation des
espagnols, qui emploieut„estar" pour
être ; egon exprime seulement être,
sans relation d'un datif; dembora
ederra dago, le temps est beau.
Egon se conjugue des deux ma-
nières, nago, ago, dago, etc. et
egoten naiz; l'impératif est ago,
zagoz, reste, àego, qu'il reste, etc.
Benetako erruki ta amodijua da-
goz. ... b. la véritable compassion
et le (véritable) amour sont.
Egon zaitepuka bat, g. attendez,
restez un peu.
Egon aldia, g. b. visite.
Egoitza, 1. bu. egongia, bn. de-
meure ; de egon-tegia ; egoitza, le
subst. verbal ; comp. aditza.
99
Egoille, 1. celui qui aime à rester
à la maisou ; de egon-le pour zale ;
ii élidé, v. Essai, Ch. II. La ter-
minaison ne peut être Me, syncope
de egille, comme dans bacher-ille,
le sens l'indique; i est donc ici
pour donner le son mouillé à l.
Egoki, g. b. 1. importer (verbe
unipers.) appartenir, concerner, con-
venir. Dagokit niri, il m'importe.
Eta onestasunari ez dagokion erdi
agerian ikusi zuenean, Lardizabal.
Et l'ayant vu (Noé) à moitié nu,
ce qui ne convient pas à la dé-
cence. Egoki a toujours un datif
inhérent et est employé comme en
esp. estar (être), ou l'anglais to be,
avec un participe présent. Auzoko
gizona beti dagokat eske, b. l'homme
du voisinage me demande toujours;
litt. m'est toujours demandant;
me esta siempre pidiendo; is al-
ways asking me.
Egoki, g. b. à propos, propre à,
capable. Zu egokià zera au egileko,
vous êtes capable de faire cela.
Comme substantif: propriété, capa-
cité. Gizonen egokia, le propre des
hommes, c'est.... Dagokana, g. con-
cernant; c'est la 3 pers. sing. du
prés, de l'indicatif de egoki, avec
datif de la 3 pers. à lui, il con-
cerne (à) lui; plus n relatif: qui
concerne (à) lui; plus l'art, a; ce
qui le concerne = concernant. Ar-
giiaratuko liôru bat Jesusen biotza-
rekiko devozioari dagokana, pour
publier un livre concernant la dé-
votion au coeur de J. C.
Egon aldia, v. egon.
Egondu, v. egon.
Egongia, v. egon.
Egorri, v. igorri.
Egortzi, b. infecter.
Egosi, egosten, g. b. 1. bn.
En g. b. cuire; en 1. bn. bouillir.
En lab. on ne prononce générale-
ment pas le g. Haragi egosia, 1.
la viande bouillie. Gizon egosia,
l'homme bouillant, mauvais; — bn.
dissimulé.
Egoskin, bn. décoction ; de egosi-
egin.
Chegosi, g. digérer. Selon W. v.
Humboldt, de ch-egosi, réduire en
bouillant; klein kochen.
EgOSkin, v. egosi.
EgOSte, v. egosi.
EgOte, v. egon.
Egotsle, v. egotzi.
Egotu, v. egon.
Egotze, v. ego, 3. et egotzi.
Egotzi, egotzen, g. b. egotze,
egoitsten, bn. lancer, jeter. Selon
M. Salaberry faire descendre; mais
egotzi n'a pas la forme d'un cau-
satif. P. cite ekoiztea, jeter le fruit
de quelque arbre; ceci est évidem-
ment le même mot; il a cite en-
core, haur egoistea, l'avortement.
Sugeari errua egotzirik, g. jetant
la faute sur le serpent. Baldin
Jaincoaren semea bahaiz egotzak
eure buru beherera; Test. Rochelle.
Matt. IV. 6. Si tu es le fils de
Dieu jette-toi en bas.
Egotsle, jeteur; de egotzi-le.
Eragotzi, g. b. surprendre, ar-
rêter, empêcher. — 1. jeter par terre,
ébranler, secouer ; de erazo-egotzi.
100
Eguaize, v. egun.
Eguanz, v. egun.
Egubazten, v. egun.
Egubena, v. egun.
Eguerdi, v. egun.
Egun, g. b. 1. bn. jour; — 1.
bu. aujourd'hui. Egun on, bonjour.
Eguneango, g. eguniango, b. quoti-
dien; egun-ean-go. v. Essai, 49, note 1.
Eguerdi, g. b. 1. bu. midi; de
egun-erdi. Le u doit être conservé
et prononcé ici, puis qu'il appar-
tient au radical.
Eguanz, g. b. aurore; de eg'in-anz.
Egun sentia, g. b. aurore.
Eguraldi, g. b. egunaldi, 1. P.
(i. a.) temps; de egun-aldi. Egu-
raldi ederra, le beau temps. La
mutation de n eu r est rare, sinon
entièrement exceptionnelle.
Egundano, g. egundaino, 1. bu.
jamais, comme dans: l'avez vous
jamais vu; et plus exactement, je,
ail. ever, aug. Litt. jusque est jour.
Dans notre, Essai, p. 8. nous avons
décomposé ce mot eu egun-raho,
jusqu'à-jour, en admettant la mu-
tation de r eu d, mutation incon-
testable dans tous dialectes basques :
erasi, edasi ; ideki, irekij kukudalz,
kokoralz ; adaki, araki; enada, inara;
ichedon, icheron; inguda, ingura;
etc. Rano est formé de ra, vers et «o,
jusque; ces deux suffixes se ren-
contrent séparés, comme dans:
echera, vers la maison; ara, vers
là; onano, jusqu'ici; orano (orain,
oran~ùo), jusqu'il présent ; ou unis,
comme dans: echerano, jusqu'à,
jusque vers la maison ; zeruraùo,
jusqu'au, jusque vers le ciel ; on-
damen au egin zaneràho, jusqu
qu'était faite cette destruction ;
zan, 3. pers. siug. imparf. et rano.
M. le capitaine Duvoisin, dans une
critiqua de notre Essai de gram-
maire, déclare, saus la moindre
hésitation, que „le prétendu suf-
fixe rano n'existe pas" Ceci est
clair, mais ne prouve pas pour la
perspicacité de l'auteur, auquel
échappe un mot d'un usage si fré-
quent et cela encore dans sa propre
langue ! Autant vaudrait nier que
„jusque" existe en français. Un peu
plus loin dans la même brochure
M. D. se demande si la variante
r pour d existe ! On a vu plus
haut si elle existe. Quand on en
est eucore à se demander de pa-
reilles choses on ferait mieux de
ne pas se charger d'écrire des cri-
tiques linguistiques. Enfin M. Du-
voisin, qui sait si bien sa langue,
a eu la bonté de nous corriger et
de nous dire que egundano est la
contraction de egnnera dino.
Ceci est une nouvelle erreur; si
egunera d'no donne une forme syn-
copée, ce n'est jamais egundano,
mais eguneraino, par suite de la
chute du d, et puis eguneraùo; mais
ceci prouverait justement le con-
traire de ce que M. D. a voulu
prouver, c'est-à-dire que rano n'exis-
te pas. M. D. paraît croire qu'on
entend par contraction la dispari-
tion arbitraire de quelques lettres
{era) et l'introduction de quelques
autres (a après d) ! Laissons cela. —
101
11 n'y a donc aucun cloute que
rano existe, mais il nous semble
aujourd'hui que egvndaîio, doit
s'expliquer d'uue autre façon et
mieux; savoir de egun-da-no, jus-
que est jour. Ceci laisse parfaite-
ment intact ce que nous avons dit
par rapport au suffixe rano. No-
tre supposition nous paraît d'au-
tant plus probable, qu'elle nous
donne l'explication de la forme dino,
qui est restée obscure jusqu'à pré-
sent. Le a de da, il est, devient
e quand n ou l suivent; ainsi
da-n fait den; da-la fait delà, etc.;
da-no peut donc être devenu deno,
et comme le son mouillé de n est
rendu dans les dialectes basq. fr.
par i (comp. baino = baiïo, zein =
zeli, etc.), deno est devenu deino et
par corruption dino, et eu bise, g'ino
par suite de la permutation de d
et g; comp. dupela, chindurri. Ces
formes correspondent parfaitement
au guip. dano, qui ne change pas
a en e. Rano et dano, existent
donc tous les deux: jusque vers
et jusque est.
Nous n'aurions pas pris la peine
de réfuter si longuement l'opinion
de M. Duvoisiu, dont M. Vinson
avait déjà fait justice dans la
„llevue linguistique, Ô"' c aimée, p.
451" et nous même dans uu des
journaux de Bayoune, si ce n'était
que l'hypothèse de M. Duvoisiu,
qu'il a prise chez Darrigol (Diss.
Apol. p. 74), ne trouvât encore
des partisans. M. Vinsou, dans la
même Revue, 5 WC année, p. 215.
fait mention d'un travail (le verbe
banque) du prince L. L. Bonaparte,
qui paraît partager l'opinion de
Darrigol et expliquer rano, comme
étant une contraction de ra-diuu ;
dino pour dan-oro, „tout ce qui est."
Notre article est déjà assez long
et nous croyons avoir prouvé que
cette étymologie est au nombre de
celles, où le hasard joue un beau-
coup plus grand rôle que la mé-
thode. En admettant même la chute
de or, nous n'avous l'explication,
ni du changement des voyelles
{dano, deno, dino), ni de l'n mouillé.
Comp. encore ra et no. Selon notre
explication, il a été rendu compte
de toutes les lettres, sans faire
violence à une seule.
Egunka, g. b. 1. bu. jour par
jour; de egun-ha.
Egunian egunian, b. tous les jours;
de egun-ian qui est ean dans les
autres dialectes.
Egunaz, g. b.
eguna-z.
Eguneko, bn.
eguneco oguia igue egunecotzat. Luc.
XL 3. Donne nous aujourd'hui
notre pain quotidien.
Egunorozko, bn. quotidien; de
egun-oro-z-ko.
Egubazten, b. mercredi; syn. de
asteazken ; de egun-azten. Le n élidé
comme dans eguanz, eguerdi, egu-
aize, etc. ; le 6 intercalé à cause
de l'a suivant.
Egubena, b. jeudi; syn. ùeoste-
gun; de egun — ?
Egundu, egunizen, bn. se lever
1. de jour; de
quotidien. Gure
102
eu parlant (du jour); egundu da,
le jour est venu.
Eguraslu, egurastutzen, g. aérer,
exposer au jour. Kainek Abeli esan
zion eguraslu bat artzeko aitzakiare-
kin. Caïn dit à Abel sous prétexte
de prendre l'air, le frais. Ici egu-
raslu (adj. verb.) est pris substan-
tivement.
Egunaldi, v. egun.
Egunaz, v. egun.
Egundaino, v. egun.
Egundano, v. egun.
Egundu, v. egun.
Eguneango, eguniango, v.
egun.
Eguneko, v. egun.
Egunka, v. egun.
Egunorozko, v. egun.
Egun sentia, v. egun.
Eguntze, v. egun.
EgUT, g. b. 1. bn. bois à
chauffer.
Egurrola, g. l'atelier du charpen-
tier; de egur-ola.
Egurtegi, g. b. 1. bn. bû-
cher, endroit où l'on garde le
bois.
Egur egitea, 1. P. couper (litt.
faire) le bois.
Eguraldi, v. egun.
Egurastu, v. egun.
Egurrola, v. egur.
Egurtegi, v. egur.
EgUZki, g. b. iguzki, 1. bn.
soleil. M. Fabre (Guide de la con-
versation) écrit iruzki et M. Vin-
son, Revue ling. III. 452, donne
les formes iluzki, iduzki; nous ne
les avons pas encore trouvées ail-
leurs. Il est très probable que
eguzki est formé de egun; pour la
chute de n comp. eguanz, eguaize,
egubazten, egubena ; mais qu'est-ce
que la terminaison? peut-être gai
contracté en ki, comme izuzki, balai,
litt. chose à (enlever) saleté. Eguzki
serait alors, chose à (donner) jour,
lumière ?
Iguzkiz iguzki, 1. du matin au
soir.
IguzMtalu, iguzkitatzen, 1. étendre
au soleil.
Ehaile, ehaille, v. eo.
Ehaite, ehaitu, ehaitze, v. eo.
Ehe, 1. bn. eau de lessive.
Eheinatu, eheinatzen, 1.
soigner un malade.
Ehin, 1. facile; ehinki, adv. mots
d'O. selon P.
Eho, v. eo et ego, 3.
Ehoaltzea, v. eo.
Ehoite, v. ego, 3.
Ehotze, v. ego, 3. et eo.
Ehortsi, ehortzen, 1. ihortzi -,
bn. ensevelir; — l. se cacher.
Ehorlsiko nalzayo, je me cache-
rai de lui. P.
Ehortsleku, ehortstoki, 1. cime-
tière; de ehortsleku et toki.
E/iortsle, e/iortzaille, 1. fossoyeur ;
de ehorls-egille.
Ehortsle, v. ehortsi.
Ehortsleku, v. abrfei
Ehortstoki, v. ehortsi.
Ehortzaille, v. ehortsi.
Ehortze, v. ehortsi.
Ehun, v. eun, 1. et eo.
Ehundegi, v. eun, 2.
Ei, 1. b. particule dubitative
103
comme omen. Ktorri et tla, on dit
qu'il est venu.
Ei, 2. g. kei, 1. étable de co-
chons En lab. étable, en général.
Eihar, 1. bn. moulin.
J'iharzain, 1. meunier; eihar-zain.
Eiharzain, v. eihar.
Eitate, bu. procrd»'.
Eite, bu. ressemblance.
Eiz, g. chasse ; ikizi, l. bn. chasse,
gibier.
Eiztari, g. ihiztari, 1. bn. chas-
seur; de eiz ttihiz-ari, 4. t euph.
Eizean egin, g. chasser.
Eizalu, eizatzen, g. ihiztatu, ïhiz-
talzen, 1. bn. chasser.
Eizatu, eizatze, v. eiz.
Eiztari, v. eiz.
Ekach, v. ekaitz.
Ekai, v. gai.
Ekaitz, g. 1. ekack, b. nekhaitz,
bu. tempête, orage; de aize,haize,
vent? mais d'où vient « ou w?
Pourrait- ou rattacher nek à aeke,
travail, peine, dans le sens d'un
vent dur?
Ekan, v. eharri.
Ekandu, b. coutumes, moeurs ;
syn. de oitura, g.
Ekanza, g. image; ce mot est
inconnu à Zarauz (Guip.) Norenak
dira daukazkien ekanza eto izkiro-
tallua, St. Luc. XX. 24. dial. g.
société bibl. de Londres. De qui
a-t-il l'image et l'inscription?
Ekarara, l. bourrasque. Hau
da uriaren ekarara ! quelle bour-
rasque de pluie!
Ekararazi, v. ekarri.
Ekark, v. ekarri.
Ekarri, ekartzen, g. b. 1.
ek/iarri, bn. porter, apporter, ame-
ner; g. mener, (p. ex. la vie).
Ce nom verbal se conjugue des
deux manières dans les dialectes
basq. esp. L'impératif est: ekark,
ekan, porte; bekar, qu'il porte; se-
lon P. ekarrak, ekarran. — En bn.
dit M. Salaberry, on ne fait pas
de différence, comme en français,
entre porter et amener ; mais ekharri
signifie amener, et eraman, emme-
ner; du moins si nous compre-
nons bien M. S.
Erakarri, g. 1. ekararazi, 1. ap-
peler, dans le sens de faire venir;
erakarri, bn. M. Salaberry l'écrit
sans h; faire porter, faire venir;
de erazo-ekarri.
Il nous paraît que c'est de ekarri
que vient le suffixe garri, qui forme
un très grand nombre d'adjectifs :
arrogarri, orgueilleux, ahalgegarri,
honteux, etc. etc. c. a. d. porté à,
enclin à l'orgueil, à la honte, etc.
etc. Cette forme d'adjectifs se re-
trouve dans d'autres langues ; p.
ex. en holl. et en ail. le participe
présent du verbe qui nous occupe
ici, porter, rend le même service
que garri ; haatdragend; holl. ran-
cunier; de haat, haine, et dragend,
portant; fruchtbringend, fruchttra-
geud, ail. fertile, de frucht, fruit
et briugend, apportant, tragend,
portant. Tous ces adjectifs de-
vraient avoir une signification ac-
tive, ce qui n'est pas toujours le
cas; nous trouvons chez Larra-
mendi le mot de estimagarri, âpre-
104
ciable, esp. estimable ; la masse de
mots qui a été fabriquée dans une
ignorance totale du caractère de
la langue, p. ex. tous les mots
qui commencent par „des" des-
argitu etc. etc. prouve qu'ils sont
de date récente; ceci ne peut donc
être un argument contraire à notre
supposition. — Comme les adjec-
tifs sont employés substantivement,
il va sans dire qu'il y a beaucoup
de substantifs terminés par garri
ou karri, selon les lois phonéti-
ques: lotkarri, porté à saisir, à
prendre; lotkarria, le (la chose)
qui est porté à saisir = em-
plâtre.
Il est souvent difficile dans les
autres langues d'établir la généa-
logie des mots et bien plus en-
core dans la langue basque qui
doit tirer tous les éclaircissements
de son propre fonds; aussi ne
nous risquerons nous pas à fixer
si tel mot a précédé tel autre;
si km p. ex. existait avant ekarri,
mais il nous semble que la racine
kr (kar, kor, kur) se retrouve dans
kure, inclination (être porté à)
comme dans ekarri.
Ekartze, v. ekarri.
Ekhaina, bn. juin.
Ekharri, v. ekarri.
Ekhey, v. gai.
Ekhi, eki, bn. soûl, soleil. Peut-
être de ekin, avancer, monter; nous
trouvons ce nom verbal seulement
chez P.
Eki, v. ekhi.
Ekin, ekiten, g. b. entrepren-
dre, commencer, attaquer. L'es-
pagnol „acometer" a ces trois signi-
fications différentes que le basque
lui aura prises. Ekhin, ekhiten, 1.
avancer. * En guip. ce nom verbal
régit 'le datif dans toutes les ac-
ceptions. Nere lanari ekiteko, pour
entreprendre mou travail. Eta Je-
msaleni ekin bano lenago, avant
d'attaquer Jérusalem. Eta hala
baldin haserre direnen eta hauzitan
dabiltzanen hartean, ongunderik, eta
abenikoarik egin nahi baduzu, ez
berehala lehenbiziko egnnean eklt'ut,
utzkitzu, baldin nahi baduzu kolpea
segur egin, apur bat holzlera. . .
Axular a. éd. p. 302. n. .éd. p. 126.
Et ainsi si vous voulez faire paix
entre ceux qui sont eu colère et
en procès, n'avancez pas de suite
le premier jour, si vous voulez
avoir un coup sûr pour les refroi-
dir M. L'abbé Inchauspe a
corrigé (?) ekhin en egin, ce qui
rend la phrase inintelligible. Au-
rait-il ignoré la signification de
ekhin? on le dirait.
Ekin, paraît si rattacher à ig, ik,
d'autant plus que eraikilzea, irai-
kitzea, signifient, selon P. faire
monter; c. a. d. qu'ils sont loi
causatifs de ekin; erazo-ekin, et de
là la forme syncopée irakin, bouil-
lir, qui ne pouvait être mieux
rendu que par, faire mouler.
Ekitô, v. ekiii
Eko, l.non, nom. i, en tutoyant;i .a.
Ekoizte, v. egotzi.
Ekoratze, 1. se taire; mot d'O.
selon P. i. a.
105
Ekosari, 1. fève; i. a.
EkUTU, 1. tranquille.
Ekurugait:, iuquiet; de ekuru-
gaitz. Otso gosea ekurugaitz, prov.
d'O. L'ours affamé est iuquiet.
Ekurugaitz, v. ekuru.
El, eldu eltzen, g. b. M,
heldu, heltzen, 1. bu. La significa-
tion primitive de ce nom verbal
sera bien celle qu'il a dans les
dialectes lab. bn. et bise, venir;
puis parvenir, atteindre. En g.
etorri a pris la place de el, qui
signifie aujourd'hui mûrir, saisir;
dans ce sens-là le dial bise, s'en
sert aussi. Gizonik eldueuak, g.
les plus mûrs des (d'entre les) hom-
mes. Sagar oi/ek ondu elduak dira,
g. Ces pommes sont mûres; litt.
ces pommes sont bien venues; ici
on dirait que la signification pri-
mitive reparaît; mais l'on ne s'en
rend pas compte puisque el n'est
pas eu usage pour venir; cela
s'expliquerait mieux si c'était un
des dialectes basq. fr. qui se servit
de cette expression et qui l'aurait
prise du français; comp. mal venu,
belle venue. — El akio besolik, g.
Saisis-le par le bras, {akio est la
2 pers. de l'impératif, toi à lui).
Le radical el est généralement
peu usité eu guip.
Eriotzia eldu baho leenago peni-
tenzia egiazkoa egin, b. Doctr. eusq.
B. Olaechea. 59. il faut faire vé-
ritable pénitence avant que la mort
ne vienne.
Elkidalu, elkidalzen, g. convenir;
de el-hide-tu. La signification pro-
pre de el reparaît ici, mais nous
ne pouvons par garantir que ce
nom verbal soit en usage.
lleldura, 1. avancement ; de hel-
dura. IJeldurarik ezlu bere egite-
koetan, 1. il n'avance pas dans ses
affaires.
Helbide, l. /telmeu, bu. portée,
de liel-bide et men.
Helbidean, bn. à portée, de hel-
bidea-n.
Elbarri, g. estropié.
Elàarrilu, elbarritzen, estropier.
Eldarnio, 1. rêve; i. a. syn.
de ametsa.
Elder, bu. bave.
Eldersu, baveux ; de elder-lsu.
Eldu, v. el.
Ele, g. elhi, 1. (i. a.) troupeau
de grand bétail.
Eleiza, g. elechia, b. eliza, 1.
bn. église.
Elemamia, 1. levain.
Elgar, v. elkar.
Elgorri, b. rougeole; de el-gorri?
v. gelberia.
Elhar, 1. bruyère; i. a.
Elhatari, v. elhe.
Ellie, 1. bu. parole; propos, dis-
î cours, fable.
Elheka, bn. en conversation; de
elhe-ka.
Elhekatu, bn. parler, faire la con-
versation.
Elkeberri, 1. discours frivole; de
elhe-berri.
Elhesari, 1. louange; elhe-sari.
Elhatari, 1. beau parleur; de
el/ie-ari, avec t euph. comp. eizlari.
Elheberri, v. elhe.
106
Elheka, elhekatu, v. elhe.
Elhesaria, v. elhe.
Elhi, v. ele.
Elhorri, v. elorri.
ElhUT, v. elur.
Eliza, v. eleiza.
Elkar, g. 1. alkar, b. elgar,
bn. On trouve aussi eikor, 1. L'un
et l'autre. La forme bn. est la
meilleure, selon les lois phonéti-
ques ; v. Essai, Ch. IL Faudrait-il
voir dans elJcar un composé de el-
garri, porté, enclin à venir; se
réunir, se mettre ensemble; en-
semble? Ellcar maite dute, 1 ils
s'entr'aiment
ElkarreMn daude, 1. ils demeu-
rent ensemble. Gau-egunak elkarri
jarraituko zitzayeztela, g. que le
jour et la nuit se suivront l'un
l'autre.
Elkarganeko, g. alkai reganako, b.
elkarganako, 1. réciproque ; de elkar-
ganako.
Elkartu, elkartzen, g. alkarlu, b.
se réunir.
Elkarte, g. union, concorde.
Elkargo, g. assemblée, compagnie •
de elkar-go.
Elkargun, g. compagnon ; la ter-
minaison n'est pas claire.
Elkargarri, g. sociable; de elkar-
gnrri.
Elkarganeko, elkargana-
ko, v. elkar.
Elkargarri, v. elkar.
ElkargO, v. elkar.
Elkargun, v. elkar.
Elkarte, v. elkar.
Elkartu, elkartze, v. elkar.
Elkhor, elkhortu, v. eikor.
Elkhorreria, v. eikor.
Elkidatu, v. el.
Elkidatze, v. el.
Elkoit, 1. sauf; syn. de l ekat.
Eikor, g- 1. sec, sécheresse.
Eikor tu t elkortzen, g. 1. sécher.
Elkhor ; bn. sourd; très proba-
blement le même mot que eikor.
Le lat. surdus signifiait d'abord
obscur, puis sourd; v. Fick. Vergl.
Wb. Cependant comp. gor, agor.
Elkhortu, bn. devenir sourd.
Elkhorreria, bu. surdité; de el-
khor-eria. Un des rares mots où
eria n'est pas devenu keria.
Elkortu, elkortze, v. eikor.
Elorri, g. b. elhorri, I. bn.
épine; aubépine, ronce.
Eltze, 1. v. el.
Eltze, 2. g. 1. elze, bn. pot en
terre pour la soupe. A Guéthary
on nous a dit que le eltze est
toujours en terre et le duphin en
fer. Selon M. Salaberry ces mots
sont synonymes. D'irakien ellzeari
etzayo ulia lolzen, P. la mouche ne
s'attaque pas à la marmite qui bout.
Eltzo, v. elzo.
Elur, g. elhur, 1. edur, b. neige.
Elzaborra, bn. grand instru-
ment de musique produisant un
son désagréable, dont on fait usage
pour les charivaris. M. Salaberry.
Nous ne connaissons pas l'instru-
ment dont parle M. Salaberry;
mais elza borra doit se rattacher
à eltze. La musique ou plutôt le
bruit d'un charivari se fait avec
les poêles et les marmites. La ter-
107
minaisou aôorra n'est pas claire ;
comp. abarrots.
Elzar, 1. guêpe; bu. petit ver
dans la viande gâtée.
Elzaiir, 1. noix ; comp. inchaur.
Elzaur bano azanlza geyago, plus
de bruit que de uoix.
Elzaur mamia, elzaurkia, cerneau.
Elzaurondo, noyer.
Elzaurkia, v. elzaur.
Elzaurondo, v. elzaur.
Elze, v. eltze, 2.
Elzo, 1. eltzo, bu. toute sorte de
petits moucherons. Guidari itzuac
eltzoa irasten duçue eta camelua
iresten, Matt. XXIII, 24. Test.
Rochelle. Conducteurs aveugles vous
coulez le moucheron et vous avalez
le chameau.
Ema, v. eme.
Emagin, !• emain, bu. sage-
femme; de eme-egin?
Emain, v. emagin.
Emaite, v. eman.
Emaitza, v. eman.
Emak, v. eman.
Emakidatu, emakidatutze,
v. ema n.
Emakume, v. eman.
Eman, eniaten, g. emon, emo-
ten, b. eman, emailen, 1. bn. don-
ner. De la conjugaison régulière
il est resté l'impératif et le pré-
sent du subjonctif: emak, emok,
donne; berna, bemo qu'il donne.
Demadan, demazun, deman, que je
donne, etc. Gogo emoc cure buruari,
Tim. IV. 16. Test. Rochelle; songe
à toi.
Emaitza, g. 1. cadeau ; — 1. bu.
générosité. Paraît être le subst.
verbal en tze ; comp. aditza.
Emakume, g. 1. femme ; de eman-
hume; k pour h, v. Essai, Ch. IL
Emakidatu, emakidatutzen, g. con-
céder; de eman-hide-tu ; k pour h,
v. Essai, Ch. IL
Eraman, eramaten, g. 1. bn. em-
porter, emmener; — g. supporter,
porter; de erazo-eman. Berri min-
garri au eraman zion, il lui porta
cette douloureuse nouvelle. Ouek
ezin zituen Agaren lotsagabekeriak
eraman, celle-ci ne put supporter
les insolences d'Agar.
Emate, v. eman.
Emazte, g. b. 1. bu. emazteki,
1. femme mariée. Emazte paraît se
rattacher à eme, mais que signifie
la terminaison?
Emazteki, v. eme.
Embalditu, embalditzen, 1.
estropier; être perclus.
Embeïa, bn. envie; du français
envie; b pour v, et par conséquent
m pour n.
Embor, g. ampor,b. ivrogne;syn.
de moskor. Comp.l'esp.emborrachar.
Eme, g. b. 1. bn. femelle; —
1. bn. doux.
Emeki, 1. doucement ; de eme-ki.
Emetasun, 1. douceur; de eme-
tasun.
Ema t ematv, bn. adoucir, calmer.
Emerdia, g. 1. l'accouchée; de
eme-erdi? En holl. en style très
familier, ce que les anglais appel-
lent slang, on dit „iu tweeeu val-
len," tomber en deux.
Emeki, v. eme.
]08
Emcn, g. b. hemen, 1. bu. ici.
Emenche, g. b. 1. ici-même; de
emen-che ; v. Essai, p. 27.
Emendik, g. emetik > b. hemendik,
1. hementik, bn. d'ici. La forme bn.
pèche contre les lois phonétiques,
v. Essai, Ch. II. M. Archu et M.
Salaberry la donnent, mais Larra-
mendi, guidé par l'oreille, écrit cor-
rectement emeiik. On ue peut faire
suivre emen du suffixe ra, on em-
ploie alors ona; onara, onarano.
Emenche, v. emen.
Emendatu, emendatzen, 1.
bn. augmenter.
Emendik, v. emen.
Emerdia, v. eme.
Emeretzi, v. amar.
Emetasun, v. eme.
Emetik, v. emen.
Emezortzi, v. amar.
Emok, v. eman.
Emon, v. eman.
Emote, v. eman.
Emparau, b. au plur. empa-
raubak, les autres, ces autres, le
reste. Ce mot paraît être composé,
mais nous ignorons comment. Ze-
gaitïk bada mutil gazte oneek egin
ez ebeen emparaubak egin ebeena?
Moguel, p. 150. Pourquoi donc ces
jeunes gens n'avaient-ils pas fait
ce qu'avaient fait les autres. Bera-
gandik artnten dogu izale ta empa-
rauba, Moguel, p. 8. De lui nous
avons reçu l'être et le reste.
Emparatu, 1. empàaratu, bn. pro-
téger, empêcher; de l'esp. amparar.
Endelgija, g. endellegna, 1. in-
telligence.
Endrezera, 1. sentier; taille,
maintien, i. a. Garputzeko endre-
zera, Axul. 592 a. éd. 424. u. éd.
Le maintien du corps. Ne faudrait-
il pas rattacher ce mot à: endres-
sar, endrezar, redresser, diriger?
v. L. R.
Enada, g. inhara, 1. bn. enhara,
inara, 1. P. hirondelle. Pour la
permutation de r en d, v. egun-
dano, s. v. egun ; pour celle de h
et n v. chingar. Gau-enhara, 1.
chauve-souris, P.
EnC, b. 1. bn. mon; syn. de
nere. Ela eue gveia hire duc, T
Rochelle, Luc. XV. 31. Et tout
mon bien (litt. mon tout) est (le)
tien.
Enea, le mien.
Engoitik, 1. désormais; bn.
déjà. Devra être rattaché à goi,
mais comment? de „eu" esp. et goi-
tik ; comme „en adelante?"
Enhara, v. enada.
Enkantu, bn. réduire à l'immo-
bilité. Nous ignorons d'où vieut
ce mot; mais sous cette forme il
n'a pas l'air basque, tout comme
les suivants qui commencent par
enk.
Enkante, bn. positiou dange-
reuse. Sal.
Enkara, bn. prendre des allures
pour une action, néanmoins sans
l'exécuter. Sal.
Enkhelo, bn. imbécile. Sal. Ce
mot fait penser à l'ail, eitizel.
Knkiii.nm, bn. grimace niaise;
du fr. ingénu?
Enkoniadura, v. enkomalv.
109
Enkoniatu, bn. s'attrister, de
l'esp. enconia.
Enkoniadura, tristesse.
Entortu, entortze, 1. P- Vo-
mir, i. a.
Extiiabalo, bu. balancement, ir-
résolution.
Entrenxak, bn. les articulations
du corps.
Extregu, 1. habile, apte. P. i a
Serait-ce du fr. intrigant?
Entzun, v. enzun.
Enzun, enzuten, g.l.bn.enézun,
b. entendre, écouter. Ce nom ver-
bal est conjugué des deux manières ;
dantzut, dantzuk, dantzu, danlzugu,
etc. je l'entends, etc.; danizuzkit,
je les entends.
aulsi ukan du çuee orain da-
cussaçuen eta dançuçuen haur ; Act.
II. 33. Test. Roch.; il a répandu
ce que maintenant vous voyez et
entendez.
Eranzun, eranzuten, g. erantzun,
b. répoudre, — 1. réprimander, re-
prendre; de erazo-enzun.
Eranzuera, g. réponse; de eran-
znn-era.
Eranzuki, 1. reproche, réprimande.
Eranzukide, erantzupide, g. rela-
tion, rapport; de eranzun- kide, à
l'imitation de l'esp. cou-respouden-
cia. Alako erantzupidea gordelzeko ;
Lardizabal; pour s'abstenir de tel
rapport. «
Enzute, v. cnzu.n.
Eo, eotzen, g. eyo, ei/oten, b.
eho, ehotzeu, bu. ehailu, e/iailzen,
ou ehaiten 1. tisser. Eu b. et bn.
tisser et moudre, indifféremment.
En g. moudre est ego, comme on
nous l'a dit ;\ Zarauz ; mais Lar-
ramendi donne eo et ego pour tis-
ser et pour moudre. P. cite ehoalt-
zea, tisser ; et ehailea, faire moudre.
Cet accord des trois dialectes a
n'avoir qu'uu mot pour indiquer
les deux verbes, rend la différence
que fait le guip. douteuse. Eo
sera la syncope de ego. Il est en-
core possible que ces deux mots
n'aient rien à faire l'un avec l'autre.
Eun, g. b. toile. Le mot eula
que donne I.arramendi n'est pas
connu dans le Guip., dumoius pas
à Zarauz.
Ennle, g. b. eliaille, 1. ehaile,
bn. tisserand; de eun-le et ehai-le.
Ehuna, 1. le métier de tisserand.
P. Ehunean emaitea, mettre au
métier. Ici reparaît la forme guip.
eun; ainsi que dans :
Ehundegi, bu. atelier de tisse-
rand; de ehun-tegi-, comme dans
ekuna, ou retrouve ici le g. eun.
Eosi, v. egosi.
Eotze, v. eo.
Epai, 1. v. ebaki.
Epai, 2. g. arrêt, sentence.
Epailla, epaille, v. ebaki.
Epaitze, v. ebaki.
Epaixka, v. ebalsi.
Epaki, v. ebaki.
Epatu, epatze, v. epe.
Epe, g. b. 1. ep/ie, bn. terme,
délai.
H/)(Uu, epatzen, 1. fixer un terme.
Epel, g. b. 1. ephel, bn. tiède.
Epeltasun, g. b. 1. tiédeur; de
epel- ta x a h.
110
Epeldura, g. b. 1. attiédissement;
de epel-dura.
Epeldu, epellzen, g. 1. tiédir.
Epeldu, v. epel.
Epeldura, v. epel.
Epeltasun, v. epel.
Epeltze, v. epel.
Eper, g. b. 1. perdrix. Faut-il
parler de Pétymologie que propose
M. de Chareucey, qui coupe la
dernière syllabe du latin perdix
ou de l'esp. perdiz (per) et y ajoute
un e prosthétique, eper.
Eperdi, v. epurdi.
Ephai, v. ébahi.
Ephaille, v. ébahi.
Ephaitzen, v. ébahi.
Ephe, v. epe.
Ephel, v. epel.
Epurdi, ipnrmamia, g. eperdi,
b. iphurdi, 1. bn. cul.
ERA,g.air, mode.manière; de l'esp.
aire ? Iùillera, manière de marcher.
Erara, selon, de era-ra ; ou est-
ce une variante de arara?
Eraztu, erazlutzen, eralu, eratu-
tzen, proportionner.
Eraantzi, v. janzi.
Eraatsi, v. jachi.
Erabai, v. ébahi.
Erabaki, v. ébahi.
Erabe, ennemi, quel dialecte?
Erabilli, v. ibilli.
Eracheki, v. ick.
Erachi, v. jachi.
Erachiki, v. ick.
Eradate, v. edan.
Eradoski, v. edosH
Eraduki, v. euhi.
Eragille, v. egin.
Eragin, v. egin.
Eragotzi, v. egolzi.
Eragozte, v. egolzi.
Eraiki, v. jaiki.
Eraikitze, v. jaiki.
Erain, v. egin.
Erakarri, v. eharri.
Erakasi, v. ihasi.
Erakaxi, v. ihasi.
Erakin, v. irahin.
Erakite, v. irahin.
Erakusaldi, v. ihusi.
Erakusi, v. ihui.
Erakusle, v. ihusi.
Erakuste, v. ïhusi.
Erakutsi, v. ihusi,
Eralde, bn. farine qui reste
après que les pierres en ont rendu
la masse.
Eraman, v. eman.
Eramate, v. eman.
Erantzi, erantzitzen, eraz-
ton, g. b. erauntzi, eraunsien, 1.
(i. a.) eraunzi, bn. déshabiller.
Selon Zabala de erazo-janlzi.
Erantzun, v. enzun.
Erantzupide, v. enzun.
Eranzuera, v. enzun.
Eranzuki, v. enzun eterratdsun.
Eranzukide, v. enzun.
Eranzun, v. enzun et errantsun.
Eranzute, v. enzun.
Erasan, v. esan.
Erasi, v. erausi.
EraSO, 1. v. esan.
Eraso, 2. erasotzen, g. at-
taquer, battre; tomber, eu parlant
de la pluie; ce nom verbal r
le datif. Lau ayeh bostai eraso
sietenean, quand ces quatre (rois)
111
eurent battu les cinq. Euri-jasa
izugarri batek eraso zion, une pluie
épouvantable tomba. La même ex-
pression se retrouve à peu-près
dans: pluie battante.
Erasotzalle, g. envahisseur; de
eraso-lzalle,
Erasotzalle, v. eraso, 2.
Erasotze, v. eraso, 2.
Eraspena, b. affection, passion.
Eraste, v. erausi.
Eratzan, v. etzin.
Eratzate, v. etzin.
Erauki. Ce mot se trouve chez
Axular, p. 365. P. le cite, mais ne
l'explique pas; il dit „erauqui est
quand on dit, je me rends, je
vous cède. Erauqui dioçoçu ossa-
sun doblea, guérir l'âme et le corps."
Tout cela n'explique pas le passage
d' Axular.
Eraunsi, g. eraunxi, bn. erauntsi,
selon Lardizabal. Ce nom verbal
signifie en g. répandre, verser,
couler, v. Larr. s. v. llovioso ; en
bn. selon M. Salaberry, agir, tra-
vailler ; il ne donne pas d'exemple
pour cette acception ; mais il ajoute
que eraunxi est le participe passé
du verbe ari(\) L'exemple donné
à l'appui de cette assertion, montre
comment M. Salaberry a été induit
en erreur: euria ari da? pleut-il?
ez orai, bena eraunxi du orachtean,
nou actuellement, mais il a plu
tantôt. La signification de „couler"
paraît donc s'être perdue daus les
dial. basq. fr. et de là la confu-
sion. En g. eraunsi se conjugue
régulièrement; ou dit euriari <la-
rauntsa ou daraunsa, il pleut ; plus
généralement cependant : euria ari
da. Larramendi ajoute que dans
l'acception de couler, (la pluie
coule, tombe) on met le sujet au
datif, euriari ou chingorrari daraunl-
sa, il pleut, il grêle ; sans cela au
nominatif: hitzontziari chorakeria
daraunsa; au parleur il lui découle
des sottises. Nous ne nous expli-
quons pas l'emploi du datif, tout
aussi peu ici qu'avec le nom verbal
eraso, 2j peut-être faut-il en chercher
la cause en ce que la signification
primitive s'est perdue à peu près
dans les dial. basq. esp. et tout-
à-fait dans les dial. basq. fr; té-
moin l'exemple bn. cité plus haut,
et l'emploi de eraunxi en souletin ;
dans ce dialecte, à ce qu'on nous
a dit, ce nom verbal est employé
pour „faire" dans toutes sortes
d'acceptions. En prêtant à „faire"
une signification encore plus vague
(egin, faire, sert comme auxiliaire
en bise), on pourrait comparer les
phrases : le temps est à la pluie,
il est à son travail ; et encore mieux
le holl. het is aan het regenen
(aan = à); litt. il est à pleuvoir,
au basque : euriari daraunsa. L'hy-
pothèse n'est pas très satisfaisante,
nous l'avouons; aussi reste-t-il en-
core à expliquer la forme de eraunsi
qui semble être celle d'uu causatif ;
erazo — ? Comp. erautsi.
Eraunxi, bn. ondée.
Eraunste, v. erantzi.
Erauntzi, v. erantzi.
Eraunxi, v. eraunsi.
112
EraiUlZi, v. erantzi.
Erausi, erausitzen,g. iraunsi,
b. erasi, erasten, 1. bn. edasi, edus-
ten, 1. (d pour r, coinp. egundano);
bavarder, murmurer. Edasi n'est
plus en usage eu lab. bieu que le
substantif verbal edasia, le bavar-
dage, et edasle, bavard, se soient
conservés. Erausi et erasi se con-
juguent aussi régulièrement; le
premier a donné, darausHt, daraus-
Hzu, darauslio, etc. je bavarde, etc.;
le second, darasat, darasazu, da-
rasa, etc. Cette dernière forme cor-
respond en lab. à chanter, dans
la phrase familière: qu'est-ce que
tu me chantes? zer darasak (mas.),
zer darasan (fém.) ; dans la pronon-
ciation le r est généralement élidé.
Erausi et erasi ne sont évidemment
que deux variantes d'un même mot,
qui a en guip. deux significations
différentes; erausi est bavarder;
erasi, parler avec colère, hablar en
furia. Ceci rappelle l'esp. hablar,
parler, qui est devenu hâbler en
français ; il est possible que de la
même manière le dial. g. ait pris
erasi du lab. en modifiant légère-
ment la signification. Le h qui se
trouve dans darausHt, indique peut-
être l'accusatif plur. „les" (pour pa-
roles ?) comme c'est généralement
le cas. Ceci expliquerait en même
temps la forme transitive du verbe
[d initial, caractéristique de l'ace,
sing.), qui au fond devrait être
intransitive.
M. Mahu (Baslt. Sprachd. p. XX),
considère erausi comme le causatif
de eusi; erazo-eusi, ce qui nous
semble très-probable; surtout après
avoir fait une légère correction;
ce n'est, pas eusi, mais ausi, qu'il
faut; eusi est donné par Larra-
mendi dans le supplément de sou
dictionnaire, mais ce mot est in-
connu; il faut ausi, b. contraction
de *adausi, lab. ou bn? v. ces mots.
Pour la chute de d, comp. aitu =
aditu ; baut = badut, euhi = iduhi,
etc. L'explication de M. Mahu de-
vient ainsi plus probable encore;
nous avons donc erazo-ansi, con-
tracté en erausi. Ce qui change
cette hypothèse en certitude, c'est
la signification de erausi, en guip.
bavardage, et en bn. aboiement.
La forme bise, iraunsi, paraît être
une corruption ; la conjugaison est
exactement la même que celle de
erausi. Pouvreau cite un exemple:
eraunste handi bat, il a grand ca-
quet; là le n se retrouve comme
dans iraunsi. Faudrait il aussi con-
sidérer cette forme comme une
corruption de erausi ; ou ne serait-
ce pas plutôt pour, couler, répan-
dre; eraunsi; et pourrait se com-
parer à: déluge de paroles.
Erausi, g. bavardage; — bn.
aboiement.
Erauslt, g. erasilla, edasle, 1.
bavard ; de eravs le et edas-le.
'iishnendn, bu. fureur; de
eravsi-menf La finale du n'est pas
claire; peut-être me» du imitation
du français ment. Elu bethe citecen
eraucimenduz, Luc. VII. 11. T
Rochelle; et ils furent remplis de
118
fureur. Faudrait-il rattacher onsi
à 0/5 bruit ? uu graud nombre d'ad-
jectifs verb. ont été formés du
radical au moyen de i; ainsi asi
de as; est de es; ichi de ich; utzi
de utz, etc. etc.
Erausimendu, v. erausi.
EraUSitze, v. erausi.
Erauskitu, v. edosH.
Erauskitze, v. edoski.
ErailSle, v. erausi.
Erauste, v. erautri.
Erautsi, erausten, bn. M.
Salaberry écrit erauxi. Il règne une
grande confusion dans l'orthographe
et dans la signification de ce nom
verbal, qu'il ne faut pas confondre
avec erausi. Il nous semble qu'en
bn. la signification est la plus com-
plète, et l'orthographe la plus cor-
recte. Erautsi, est, croyons nous,
le eau satif de jautsi oujeuxi, comme
l'écrit M. Salaberry ; ainsi : erazo-
jautsi, faire descendre. La chute de
j initial n'est pas rare ; comp. ar-
reit nirï, suis-moi, de jarraitu. Ce
causatif correspond à ceux des autres
dialectes, erachi, g. de erazo-jachi;
eraatsi, b. de erazo-jatsi ; v. jachi.
Erautsi est donc „faire descendre"
et dans ce sens le bn. s'en sert
pour „abattre des fruits du haut
d'un arbre;" il serait alors mieux
d'écrire erautsi et non pas erauzi
comme le fait M. Salaberry. En 1.
et bn. pour „tirer du vin" (le faire
descendre, du tonneau) ; arno eraus-
ten harida, il tire le vin. M. Sal.
se sert encore de erauxi, comme
verbe transitif, descendre; erauxi
dut generreiik eiheraharia, j'ai des-
cendu la moulaude du grenier;
cette expression sera peut-être imi-
tée du français ; descendre est em-
ployé populairement pour mettre
plus bas; v. Littré, Dict.
Erautsi se trouve dans le Test.
de la Rochelle pour, répandre.
Eta mirets ceçaten...ceren Gentilen
gaineraere Spiritu sainduaren do-
haina erautsi içan baitzen, Act. X.
45; et ils s'étonnèrent de ce que
le don du St. Esprit était aussi
répandu sur les Gentils. Erautsi
ukan du çuec orain dacussaçuen eta
danqacuen haur ; Act. II, 33; il a
répandu ce que maintenant vous
voyez et entendez. La signification
de répandre se lie à celle de verser,
couler, et c'est alors que le guip.
se sert de eraunsi. D'où vient le
n de eraunsi ? en lab., du moins à
Guéthary, on ne fait pas de diffé-
rence entre erautsi et erauntsi]
Pouvreau cite eraunstea, pour ca-
quet ; eraunstiki, pour tempête,
flabe d'eau. Pour comble de con-
fusion le bise, a irauntsi, bavarder
pour erausi; et le bu. eraunzi dont
le subst. verbal est aussi eraunt-
stea, pour déshabiller. Le bise.
irauntsi, ainsi que le mot que P.
cite, eraunstea (quel dial.P) caquet,
paraissent être des formes corrom-
pues. Les dialectes, g. bn. et 1.
ont tous les trois erausi, erasi. Le
n de eraunsi qui se trouve dans
toute la conjugaison, paraît donc
appartenir à la racine verbale et
il faudra abandonner, pour le mo-
8
114
ment, l'idée d'indentifier eraunsi
avec erautsi, ce qui, saiis cela, ex-
pliquerait bien sa forme, qui reste
obscure jusqu'à présent; erautsi (era-
zo-jautsi) faiie tomber, étant employé
en bn. (v. l'exemple cité) pour ré-
pandre, ce qui est synonyme à
peu près de verser, couler.
Erautste, v. erautsi.
Erauxî, v. erautsi.
Erauzi, bn. Ce nom verbal se
trouve dans le Testament de la
Eochelle (eraucï) et dans le voca-
bulaire de M. Salaberry; selon ce
dernier : abattre des fruits du haut
d'un arbre; v. erautsi. Voici le
texte du Test, cembeit proposez tru-
blatu ukan çaituztela, çuen arimac
erauciz... Act. XV. 24. Vous ont
troublé par certains propos en ren-
versant vos âmes. Il nous semble
que c'est une erreur ; il aurait fallu
erautsiz; v. erautsi; renverser c'est
faire tomber. On trouve encore
eraucimendu. Eta hethe citecen erau-
cimenduz. Luc. VI. 11. Et ils furent
remplis de fureur. Eraucimendu,
dériverait de erauci, ce qui n'est
guère possible pour la signification,
il faudra écrire erausimendu, de
erausi.
Erauzimendu, v. erauzi.
Erazarri, v. jasarri, 2.
Erazeki, v. irazeki.
Erazi, v. erazo.
Erazo, erazotzen, g. b. erazi,
erazten, g. b. 1. arazo, arazten, 1.
contraindre, forcer; selon Larra-
mendi: obligar a hacer algo. Ce
nom verbal ne sert qu'à former
les causatifs; tantôt il est préfixé,
tantôt suffixe; de ar (artu), arerazo ;
de ikasi, irakasi. En bise, erazi est
souvent contracté en aei; ainsi de
edan, edanazi; de jan, janazi. Zabala
(Verbo vascongado, p. 162) se
trompe donc quand il dit que erazi
est d'un autre dialecte que du
biscayen ; mais cette erreur pro-
vient de ce qu'il n'a pas vu que
erazo est un nom verbal ; il le con-
sidère comme un suffixe (afijo)
„arazu, erazo" et dans les autres
dialectes „erazi." La forme synco-
pée ra, de erazo, qui se retrouve
dans plusieurs causatifs, comme
erakarri de ekarri ; erakusi de i
est pour lui une syllabe intercalée
dans le nom verbal. 11 faut avouer
qu'au premier abord cette expli-
cation paraît assez juste, d'autant
plus qu'une quantité de formes
verbales ont été envisagées de la
même façon; mais il est fort pro-
bable que ces intercalations, qu'on
a cru découvrir, dans la langue
basque, comme dans les langues
de l'Amérique, doivent s'expliquer
d'une autre façon. Pour notre cas
il n'y a pas de doute, croyons nous,
que des causatifs comme, erakarri,
erantzun, erabilli, ne soient des
formes contractées de erazo-ékarri ,
erazo-entzun, erazo-ibilli, etc. ; mais
il sera bon de donner l'opinion
d'un des grands linguistes de
notre époque sur cette question
si obscure des intercalations ou
incapsulatious. „A fourth class, the
infixing or incapsulating languages,
116
are but a variety of the affixing
class, for what in Bask or in the
polysynthetic dialects of America
has the appearance of actual in-
sertion of formative éléments into
the body of a base, can be ex-
plained more rationally by the
former existence of simpler bases,
to which modifying suffixes or
préfixes hâve once been added, but
not so firmly as to exclude the
adition of new suffixes at the end
of the base, instead of, as with
us, at the end of the compound."
Max Miiller. On the stratification
of language (London 1868) p. 22.
Kevenons à erazo. Bien que ce
nom verbal s'écrive régulièrement
dans tous les dialectes avec z et
eraso, attaquer, avec s, il nous
semble qu'à l'origine ces deux noms
ont pu se confondre et signifier
contraindre, matériellement et mo-
ralement.
Arazo, g. subst. trouble, labeur.
Onaze eta arazoak aslcotu dizkizut,
peines et labeurs je te les aug-
menterai.
Erazte, v. erantzi et erazo.
Erbal, g. herbail, 1. faible, ma-
ladif. Variante de argal? g pour b,
v. gurasoalc.
Erbestu, g.b. proscrit ; erri-beste.
Erbi, g. b. bn. herbi, 1. lièvre.
Erbinude, g. belette.
Erchatu, erchatzen, 1. sol-
liciter, contraindre, pousser, induire.
Erdainatu, erdainatzen, 1.
rogner.
Erdaldlin, v. erdara.
Erdara, erdera, g. 1. langue
étrangère, par opposition à la lan-
gue basque; pour les basques es-
pagnols, l'espagnol, pour les basques
français, le français. P. le traduit
par, langue du pays, par quoi il
faut entendre, dit W. v. Humboldt,
(Prufung der Unters. p. 58, 59)
la langue romane, qui était parlée
eu France et en Espagne. D'après
Humboldt, erdara serait composé
de «m, pays et ara, selon , d serait
une lettre euphonique. Autant que
nous sachions le d ne sert jamais
comme lettre euphonique; c'est
plutôt une lettre qui se perd facile-
ment; comp. baut, pour badut;
baanzut pour badanzut', ausi pour
adausi, aitu pour adîtu, etc. Ara
n'est pas „selon" comme le dit Hum-
boldt, qui décompose arauz en ara-
uz, au lieu de arau-z; mais ra f
(vers) pourrait indiquer ici, selon;
vers et selon sont intimement liés;
comp. eredura. Erdara est donc,
la langue selon le pays, la lan-
gue du pays, par opposition à
la langue basque. Il nous sem-
ble que cette étymologie laisse à
désirer.
Erdaldun, g. celui qui parle
erdara; de erdara-dun; l pour r
comp. bulhute = buruthe, hari et le
dérivé haliko, afari et afaldu, etc.
Erdera, v. erdara.
Erdi, g. b. 1. bu. milieu, moi-
tié; accouchée.
Erdian, g. b. bn. au milieu; de
erdia-n.
Erdi, erditzen, g. 1. bn. accoucher;
116
bn. mettre bas. Dans le langage
vulgaire ou plutôt ce que les An-
glais nomment slaiig, on dit en hol-
landais tomber en deux.
Erditsu, 1. demi; de erdi-tsu.
Oren erditsu bat, P. l'espace envi-
ron d'une demi-heure.
Erditik, 1. bn. par le milieu ; de
erdi-tik.
Erdiratu, erdiratzen, 1. fendre;
P. dit fendre par la moitié; on
nous a dit que ce verbe n'est em-
ployé qu'au figuré.
Erdiragarri, 1. bn. qui fait fen-
dre ; de erdira-garri. Bihotz erdira-
garri, qui fait fendre le coeur.
Erdizka, g. b. 1. bn. à moitié;
de erdi-z-ka.
Erdizkatu, erdizkatzen. 1. Gizon
gaixto, odol-isurleek . . . eztituzte bere
egunak erdizkatuko, Axular. p. 164.
a. éd. 377, n. éd. Des hommes
méchants, sanguinaires ne parvien-
dront point à la moitié de leurs
jours. Ps. LV. 24. et non LIV;
erreur dans les deux éd.
Erdiragarri, v. erdi.
Erdiratu, v. erdi.
Erdiratze, v. erdi.
Erditik, v. erdi.
Erditsu, v. erdi.
Erditze, v. erdi.
Erdizka, v. erdi.
Erdizkatu, v. erdi.
Erdizkatze, v. erdi.
Erdoi, g. b. herdoil, 1. rouille.
Selon Chaho une corruption de
ferugilla, dimin. de ferrugo.
Herdoildu, herdoiltzen, 1. rouiller.
Erdu, b. 2. pers. sing. de l'im-
pér. du verbe? erdu ona, viens ici.
Erdutu erdutzen, 1. partir,
s'acheminer; i. a.
Ere, g. 1. bu. bere. b. aussi,
encore. Serait-ce le même mot que
bere, avec chute du b ? Ni ère, moi
aussi. Kainek bere abuztuetatik gichi
bat, eta au ère gogogabe ematen zio-
lako, Lardizabal. Caïn lui avait
donné un peu de ses récoltes et
cela encore saus plaisir. Ez-ere,
g. non plus. Ez hura ère, lui non
plus. Ez jan ta ez edan ère, ne pas
manger ni boire non plus.
Ere bai, g. bere bai, aussi.
Eredu; selon O. c'est du lab.
occidental, équipollent; haren ère-
dura ou haren auraura, à l'équi-
pollent de luy, comme Iny. Eredu
est composé, croyons nous, de ere-
du, il a aussi; c'est la forme d'un
adj. verbal, comme eldu, artu, etc.
dont eretzen est le subs. verbal, v.
ci-dessous.
Eredura, ereduz, g. 1. eretzean, bn.
en proportion, eu comparaison ; de
eredu-ra et eredu-a-z. Le bu. est le
subs t. verbal eretze, de ère, comme
eltze, de el {eldu) ; au défini et avec
le suffixe », eretzean, dans le com-
parer c. a. d. eu comparaison.
Eretz, bn. comparaison. M. S*
laberry. v. ci-dessus eredura.
Erearo, 1. juin. P. écrit ereroa.
M. Salaberry écrit errearo, ce qui
sera la bonne orthographe, de erre-
aroa, la saison de la chaleur; erre,
brûler, rôtir.
Erebai, v. ère.
Erechi, v. erùn.
117
Eredoski, eredoskitzen, v.
edoski.
Eredu, eredura, v. ère.
Ereduz, v. ère.
Erein, ereintzen, et mieux
ereiten, g. b. 1. bn. semer.
Ereit8, v. erein.
Eremu, g. 1. bn. désert; du lat.
eremus.
Erenegtm, v. im.
Ereroa, v. erearo.
Eresia, g. désir violent. Il nous
semble de erre-etsi et alors mieux
avec deux r.
Eresiak, l.bn. vieilles chansons
qui contiennent quelque histoire.
P. Eressiz cantatu drauçuegu eta
eztuque nigarric eguin, Luc. VII. 32.
Test. Rochelle; nous vous avons
chanté des lamentations et vous
n'avez pas pleuré.
Eretz, eretzean, v. ère.
Erezarri, v. ezarri.
Ereztatu, ereztatzen, g. in-
commoder, importuner.
Ergel, 1. faquin, niais, badin,
imbécile. P. écrit aussi elger.
Ergelkeria. Usoaren inocentcia eta
ergelkeria ; l'innocence et la niaiserie
de la colombe. Ax. p. 842.
Ergi, 1. bn. bouvillon. A Gué-
thary, veau mâle de deux à quatre
ans.
Erhaitea, 1. bn. tuer. Nous
n'avons pas trouvé 1' adj. verb.
comp. fritv.
Giza erhaille, l. meurtrier.
Giza erhuitekak, 1. bn. meurtres.
Invidiric, guica-erhaitecac. Gai. V. 21.
lest. Roch. Les envies, les meurtres.
Erharzun, v. erhasun.
Erhastun, v. erhaztun.
Erhasilll, 1. erharzun, bn. lan-
gueur, maladie. Eta senda citzan
erharqun diuersez eri ciraden guciak.
Marc. 1. 34. Test. Rochelle; et il
guérit tous (ceux) qui étaient ma-
lades de différentes maladies. Comp.
eritasun.
Erhatz, erhatztatu, v. auts.
Erhauts, 1. syn. de herrauts.
Erhaux, v. auts.
Erhaztrin, bn. erhastun, 1. an-
neau, bague. Paraît être formé de
erhi ; comme atzestun, (b. ?) que cite
Larramendi, de atz ; la terminaison
est donc astun ou estun, qui devra
être rattachée à estu, serrer.
Erhi, 1. bn. doigt; syn. de atz
et beatz.
Erhi mokoa, 1. le bout du doigt.
Erhi potocha, 1. le pouce.
Erkain, le bout des doigts. P.
Erkainetan jakin behar diren gauzak,
choses qui doivent se savoir sur le
bout des doigts,
ErhO, v. ero.
ErhOgO, v. ero.
Erhokeria, v. ero.
Erhotasun, v. ero.
Eri, g. 1. bn. malade. Eri nago,
g. je suis malade. P. écrit eriz
nago. Eri a dû s'écrire primitive-
ment avec A, heri, les composés le
prouvent, et par bonheur P. cite
un mot, le seul que nous sachions
où le h se retrouve, gorheria. Aucun
dialecte n'a conservé \eh; maison
sait la manière arbitraire avec la-
quelle cette lettre a été tantôt in-
118
troduite et tantôt élidée, p. ex.
aurhide de haur; ilherri de hil-
erri; herebes de l'esp. al rebes, etc.
etc.; ceci n'est pas une variété
d'orthographe, on trouve ces irré-
gularités dans un seul et même
dialecte. —
Comme le h initial devient h au
milieu d'un mot (v. Essai, Ch. II),
heri dans les composés devient keri,
avec la signification de défaut: or-
dikeria, l'ivrognerie, de ordi, ivre;
arrokeria, la vanité, de arro, gonflé.
Comme terminaison, keria est op-
posé à tasuna; ainsi umetasuna, le
propre de l'enfance ; umekeria pué-
rilité, enfance (tomber dans 1');
zorakeria, folie (extravagance); zo-
ratasuna, folie (maladie mentale);
ixukeria , aveuglement; ixutarzun ,
cécité. On voit, par les derniers
exemples, la différence faite entre
les défauts de la nature, p. ex. zo-
ratasuna, qui sont en dehors de
notre appréciation, et ceux dont
nous sommes responsables et que
nous pouvons qualifier de mauvais
p. ex. zorakeria.
La manière d'exprimer une ten-
dance mauvaise ou excessive par des
mots comme malade, mal, etc. ne se
trouve pas seulement chez les bas-
ques; en holl. on dit, bien que
l'expression soit triviale „manziek''
d'une femme qui désire ardemment
un mari, un homme; deman, homme,
et ziek, malade; koopziek se dit
de quelqu'un qui achète à tort et
à travers, de koopen , acheter ;
comp. ikusmin, désir ardent de
voir; de ikus et min, mal; sumin,
furieux, de 8u-min.
Eritu, eritzen, g. 1. bn. devenir
malade.
Eritasun, g. 1. eritarzun, bu.
maladie.
Erideite, v. eriden.
Eriden, erideiten, bn. ediren,
edireiten, 1. bn. trouver. Galdu bait~
zen eta eriden baita, Luc. XV. 32.
Test. Rochelle ; il était perdu et il
est retrouvé.
Erijotz, v. erio.
ErîO, g. b. (?) herio, 1. bn. (la)
mort, subst. Selon Larramendi
meurtre, et eriotza, la mort. La
signification de ces deux mots ne
paraît pas bien définie. Dans le
Labourd (Guéthary) ou emploie
herioa pour la mort, personnifiée
pour ainsi dire, l'ail, der Tod;
heriok jo du, la mort l'a frappa;
par contre heriotza, la mort, le
mourir; ail. das Sterben ; heriotzeko
orena, l'heure de la mort, eriotzako
ordnban, b. dans l'heure de la mort.
Axular ne paraît pas faire cette
distiuction ; il écrit p. 574, an. 6Â.
Heriotzearen sega onen eta gaichtoaren
arrontatzeko, la faux de la mort
pour moissonner les bons et les
méchants; il aurait fallu, si cette
distinction est généralement faite:
herioaren sega. Dans l'édition soi-
disant corrigée de M. l'abbé In-
chauspe, le mot heriotzearen est
resté; mais ces corrections sont
faites avec trop peu de soin pour
qu'on puisse s'y fier; v. p. 280.
anc. éd. 348. nouv. éd. où enzu
119
se trouve deux fois pour euzu ; p.
302 an. éd. p. 126. nouv. éd. ekhin
se trouve corrigé par egin ; mainte-
nant avec egin la phrase n'a plus
de sens. P. donne plusieurs exem-
ples de herioa ; herioa zor du, il
mérite la mort. Ilerioz Ml bedi, qu'il
meure de mort. Herioko hersturak,
les détresses (angoisses) de la mort.
Heriotze pourrait être le subst.
verb. (le mourir) formé de erio ;
Larramendi donne eriotu pour ma-
tar, tuer; le subst. verb. est donc
eriotzen.
Ezen heriotzea deseginen da, Chou-
rio, Imit. de J. C. p. 260; parce
que la mort est détruite. Quoique
eriotu, eriotzen puissent dériver très
régulièrement de erio, ce qui nous
donnerait en même temps l'expli-
cation de eriotze, il se pourrait que
eriotze fût le mot primitif, de»en-
otza, la maladie froide.
Nolakoa bizitza, alakoa heriotza, g.
Zelakua bizitzia, alakua erijotzia,
b. Moguel; telle vie, telle mort.
Ta geure eriotzako orduban, b.
Olaechea ; et dans l'heure de notre
mort.
Eriotz, g. b. erijotz, b. heriotze,
1. bn. v. ci-dessus.
Heriotzegilla, 1. meurtrier; de
heriotze-egille.
Heriotarako, bu. mortel. Eta bal-
din cerbait heriotarakoric edan bade-
zate, Marc. XVI. 18. Test. Rochel-
le ; et s'ils ont bu quelque chose
de mortel.
Eriotu, v. erio.
Eriotz, eriotze, v. erio.
Eriste, v. eritzi.
Eritarzun, v. eri.
Eritasun, v. eri.
Eritsten, v. eritzi.
Eritu, v. eri.
Eritze, v. eri.
Eritzi, eristen, g. iritzi, erecM,
b. eritzi, eritsten, 1. bn. En g. bn.
s'appeler, paraître. Zachariasi Joan-
nes eritziren çayon semebat promettatu.
Sommaire du Ch. I. de St. Luc.
Test. Roch. Il fut promis à Zacha-
rie un fils, nommé Jean.
En b. 1. bn. juger, estimer, pa-
raître.
En g. et b. eritzi a deux temps
réguliers, le présent et l'imparfait
de l'indicatif: derilzat, deritzazu,
deritza, etc. neritzan, zeneritzan, etc.
Nola deritza ? comment s'appelle-t-il?
Faudrait-il considérer eritzi comme
composé de ere-etsi? comp. onetsi,
autetsi, sinetsi, etc. s. v. es. il nous
semble que la signification le per-
mettrait, mais le e de etsi ainsi
que le s se sont toujours mainte-
nus dans les composés.
Eritzi, g. erechi, b. comme subst.
opinion. Nere iritzian, g. nire ère-
chian, b. dans (selon) mon opinion.
Oniritzi, g. 1. bn. onerechi, aimer;
régit le datif. Senharrac, çuen emas-
tey on erizteçue, Eph. V. 25. Test.
Rochelle. Maris, aimez vos femmes.
Gailz eritzi, 1. gaitz erecM. b.
haïr.
Erkain, v. erM.
Erkatz, v. auts.
Erkatzea, 1. P. comparer i. a.
Comp. eretz.
120
Erlapo, bn. vaisseau eu bois
par où le grain est versé sur la
meule. Sal.
Erlaste, v. erlastu.
Erlastu, erlasten, 1. eriaxtv,
bn. s'enrouer; 1. se morfondre. Kon-
zientzia da behin ère lohahartzen ezten
zerbitzari bat, marrantatzen edo er-
lasten ezten predikari bat, Axular,
p. 426. an. éd. La conscience est
un serviteur qui ne s'endort jamais,
un prêcheur qui ne s'enroue pas.
Erlauntza, v. erie.
Erlautza, v. erie.
Erlaxtu, v. erlastu.
Erie, 1. g. b. 1. bn. abeille.
Erlauntza, g. erlautza, b. ruche;
de erle-untzi.
Erie umea, 1. l'essaim d'abeilles.
Erie belharra, 1. P. thym.
Erie, 2. v. erran.
Ekligio, g. erliginoe, b. erreli-
gione, erligione L bn. religion.
Ernagi, g. b. ernari, 1. pleine,
(des femelles). En b. on prononce
généralement emai. Comp. argi-
zagi pour la double orthographe
r — g.
Emai, 1. g. erne, 1. vigilant,
éveillé.
Ernatu, ernatzen, 1. bn. exciter,
éveiller — bn. se réveiller.
Ernai, 2. bn. poutre.
Ernaltzea, 1. P. féconder. P.
donne le latin foeto. L'adj. verb.
sera ernaldu, probablement pour
crnaridu (v. ernagi) ; l pour r comp.
afaldu, et art 3.
Emari, v. ernagi.
Ernatu, v. ernai, 1.
Ernatze, v. emai, 1.
Erne, v. ernai, 1.
Ero, g. erho, 1. bn. fou.
Erho'jcsun, 1. erhogo, bn. folie.
Ainen zazue supporta appur bat neure
erhogoan, 2. Cor. XI. 1. Test. Ro-
chelle. Plût à Dieu que vous me
supportassiez un peu dans ma fo-
lie; (imprudence, dans quelques
bibles). La forme lab. est formée
de erho-tasun; erhogo paraît être
un adj. (erho-go) employé substan-
tivement.
Erholceria, 1. bn. folie, extrava-
gance, folâtrerie; de erho-keria.
Eroan, v. joan.
Erori, erorten, g. b. 1. bn.
tomber.
Erorte, v. erori.
Erosi, erosten, g. 1. bn.
acheter.
Erospen, 1. bn. achat; de eros-
pen.
Erosle, 1. bn. acheteur; de eros-le.
ErOSle, v. erosi.
Erospen, v. erosi.
ErOSte, v. ero^i.
Erpai, soûl, selon 0. et P. —
qui atteud longtemps. Haren erpai
hernen nago, je demeure ici l'atten-
dant avec impatience. La traduc-
tion de P. donne le sens de la
phrase, mais non pas la significa-
tion propre du mot.
Erpe, b. griffe; syn. de aztapar.
Erpeka, b. coup de griffe; de
erpe-ka.
Erpetu, b. griffer.
Erpeka, v. erpe.
ErpetU, v. erpe.
121
Erphil, 1. bn. v. erpil.
Erpil, 1. erp/iil, bn. blême, flé-
tri; faible. Paraît être une va-
riante de erbal.
Erpin, g. sommet; syn. de
tontor.
ErpO, % v. orpo.
Ertor, v. erretor.
Erra, v. erre.
Erraile, erraille, v. erran.
Erraite, v. erran.
Erraldia, v. erre.
Erraizun, v. erran.
Erramu, g. b. 1. bn. fête des
Rameaux; laurier.
Erran, 1. erraiten, '1. bn.
dire. Baina erran cieqon berce bâti,
arreit niri, Luc. IX. 59. Test. Ro-
chelle; puis il dit à un autre, suis
moi. L'impératif, errok, dis. Erroc
badani aldiz aiuta neqan, Luc. X. 40.
Test. Roch. dis lui donc qu'elle
m'aide de son côté.
Erran zalle, erraille, 1. erraile, et
par syncope erle bn. diseur; de
erran-zale, et de erran-egille ; le n
supprimé, v. Essai, Ch. IL
Gaitz erraille, 1. médisant.
Erraizun, 1. blâme, reproche.
Nahi eztuenak erraizunik, estemela
okasinorik, Axular, an. éd. 403 ;
n. éd. 215, Celui qui ne veut pas
de blâme, qu'il n'en donne (?) pas
l'occasion. La terminaison n'est
pas claire, aussi uous paraît-il que
ce mot n'est pas bien composé;
nous ignorons si d'autres qu' Axular
s'en sont servis. Pouvreau cite
encore errantzuki, eranzuki; aujour-
d'hui on dit errantsun, (du moins
à Guéthary) que P. cite aussi et
ce mot nous donne la forme correcte,
sauf les r; v. errantsun.
Erran, 2. v. erran.
Errantsun, l. eranzun, 1. P.
blâme, reproche; syn. de errant-
zuki et erraizun. Ces mots s'écrivent
avec deux r (excepté eranzun, P.),
ce qui ferait penser qu'ils dérivent
de erran; c'est plutôt de eranzun
et ils devraient être écrits aveo un r.
Eranzun est pour eraso-enzun,
faire entendre, écouter, c. a. d. ré-
pondre, v. enzun. En esp. répondre
est contestar, et de là probablement
la signification de „réprimander"
en lab. eranzun; ainsi s'explique
le désordre d'avoir le verbe eranzun,
réprimander, avec un r et errant-
zuki ou errantsun, reproche, répri-
mande avec deux r.
Errantzuki, v. errantsun.
Erranzale, v. erran.
Erran, g. erran, b. errein, 1.
bru, l?elle-fille.
Errape, g. b. 1. pis de vache.
Errasoi, v. arrasoi.
Erraste, v. ermz.
Errasumin, v. erre.
Erratillu, g. plat; erretillu, 1.
plat en bois pour hacher la viande.
Erratz, v. auts.
ErrautS, v. erre.
Errayak, 1. P. entrailles,
boyaux.
Erraz, g. b. 1. errech, erretch,
1. bn. facile, aisé.
Errazki, errazkîro, g. erretchli,
bn. facilement ; de erraz-ki et
kiro.
122
Erraztu, errasten, g. 1. errechtu,
errechien, b. 1. faciliter.
Errazlura, g. erraz ta sun, 1. errech-
tasun, b. 1. facilité ; de erraz-tasun.
Errazita, v. erre.
Errazki, errazkiro, v. erraz.
Ebbazoi, v. arrazoi.
Erraztasun, v. erraz.
Erraztu, erraztura, v. erraz.
Erre, erretzen, g. 1. erre, er-
retan, b. erre ou erra, erretzen, bn.
brûler, rôtir (la viande) ; griller (le
poisson).
ErreMa, 1. erria, g. b. le rôti.
En g. et b. le participe comme en
français. Le lab. sera probablement
de erre-ki pour kai; matière à
rôtir; v. gai.
Erra, g. herra, 1. bn. haine.
Probablement le même mot que
erra, brûler. De pareilles méta-
phores se trouvent dans toutes les
langues; pour l'hébreu, v. M.
Renan, Hist. des langues sém. p.
22 et 23.
Herratsu,\. haineux; de herra-tsu.
Errasumin, 1. erresumin, bn. dou-
leur causée par la brûlure, cuisson ;
de erra-su-min.
Errants, g. b. cendre; de erre-
auts.
Errazita, g. colère. Bien que
nous ignorions la signification de
la terminaison, il nous semble qu'il
faut rattacher ce mot à erre, erra,
d'autant plus que erra, herra, paraît
être le même mot, v. ci-dessus.
Erraldia, 1. A Guéthary on en-
tend par erraldia toute la manipu-
lation du pain, cuire, pétrir, etc.
Errearo, v. erearo.
ERREBELATU, ERREBELATZEN, 1.
s'égarer, égarer. Ne serait-ce pas
de l'esp. rebelar qui signifie aussi,
se brouiller avec quelqu'un; de là
s'éloigner, s'égarer?
Erreberia, bn. délire; du fr.
erreur? b pour u.
Errebezatu, g. vomir ; de l'esp.
(al)rebez.
Erreboleta, 1. boucle de fer.
j P. Ce mot n'a pas l'air basque.
Errech, v. erraz.
Errechi, errechitu, bn. 1°
consommer avec économie ; 2° cal-
mer une convoitise immodérée. Sal.
Peut-être de erre-icM? ic/ti en b.
est cesser, laisser et ainsi cesser
de brûler.
Errechtasun, v. erraz.
Errechtu, errechta, v. erraz.
Erradilla, 1. raifort. Ce mot
n'a pas l'air basque et fait penser
au prov. raditz, d'où le fr. radis.
Errasumin, v. erre.
Erredola, 1. râcloire; syn. de
arrada. Selon Chaho du lat. radula.
Errega, conque; mesure bas-
que. P.
Errege, g. b. 1. bn. roi; du
lat. regem; comp. lege.
Erreinu, g. de l'esp. reino; erre-
suma, 1. bn. royaume.
Erregeren minak, 1. les écrouel-
les; puisque d'après un préjugé
le roi pouvait les guérir.
Erretate, 1. royaulr.
Erregu, g. b. prière; de l'esp.
ruega.
Erregutu, erreguizen, prier.
123
Errein, v. errait.
Erreinu, v. errege.
Erreka, 1. sillon; — 1. bn.
raviu ; — b. rivière. Eu bn. ce mot
se retrouve avec la signification de
sillon, dans ilderreka. P. cite:
emazlearen erreka, mais ne le traduit
pas; est-ce par pruderie?
Errekeritu, bn. requérir.
Errekia, v. erre.
Errekitll, bn. 1° nom généri-
que signifiant provision de toute
espèce ; 2° nourriture pour les ma-
lades.
Errekitatu, soigner les malades.
Errekitatu, v. errekitu.
Errementaria, g. forgeron ; de
l'esp. herramienta et la term. basq.
ari, 4.
Erremusina, 1. bn. aumône; du
lat. eleemosina.
Erren, g. b. boiteux.
Errenkuratu, errenkuratzen,
1. se plaindre, être fâché de; du
pr. rancura; v. L. B. Ma hala
estudala arrazoinik zutaz errenku-
ratzeko, Chourio, Im. de J. C. Et
comme je n'ai pas de raison de
me plaindre de vous. V. arrangura,
qui se trouve séparé par erreur de
cet article-ci.
Errepana, g. refrain; de l'esp.
refran ?
Errepika, errepikaten, 1. arra-
pika, bn. carillonner; de l'esp. re-
picar.
Errepihatu, 1. chanter à tue-tête.
Erresa, 1. bn. gages, arrhes;
d'une des lang. rom. On prononçait
autrefois, errhes, v. Littré, D.
Erresuma, v. errege.
Erresumin, v. erre.
Erretan, v. erre.
Erretate, v. errege.
Erretch, erretchki, v. erraz.
Erretillu, v. erratillu.
Erretor, 1. ertor, bn. recteur,
curé; du prov. rector.
Eereueza, 1. P. revôche; herre-
bes, bn. maladroit; de l'esp. rebes.
Le h est introduit ici d'une façon
tout-à-fait arbitraire.
Erreza, 1. P. ou eresa, Aeresa,
pain bis.
Errezo, g. b. prière; de l'esp.
rezo, prière.
Erri, g. b. /terri. 1. bn. Ce mot
est souvent traduit par pays, ce
qui n'est pas la véritable signifi-
cation; c'est plutôt l'esp. pueblo.
P. donne pays, mais aussi paroisse
et M. Salaberry village. Erri in-
dique tout autant et peut-être plus,
les habitans, que la contrée même.
Eta erriko tropel guztia zegoan
kampoan, St. Luc. 1. 10. dial. g.
Et toute la multitude de peuple
était dehors. Ni ashotan etorri nat-
zazu erri onetara, je suis venu plu-
sieurs fois vers ce peuple.
Erritar, g. b. /lerritar, herlar, 1 .
compatriote; de erri-tar.
Herriko-jaun, par contraction ker
jaun, 1., le Seigneur du lieu.
Erria, v. erre.
Erriatzea, O. terme de ma-
rine, détacher une corde du na-
vire; quel dial?
Erribera, 1. L P. Leku erri-
ôera, lieu Ot\ il ne fait pas froid
124
en hiver. Errièera paraît être un
adjectif.
Erribera, 2. v. arribera.
Errierta, g. rixe, dispute.
Erriertan eman, se disputer.
Errio, g. rivière; de l'esp. rio.
Erritar, v. erri.
Erro, 1. g. 1. bn. racine. Athea-
ren erroak, 1. les gonds d'une
porte. P.
Erro, 2. b. bn. téton, pis.
Erroi, b. corbeau; — 1. cor-
neille.
Erroite, v. erron.
Erroitz, bn. précipice; comp.
ertz. Il est difficile d'admettre que
erroitz soit une corruption de ertz;
ce dernier serait plutôt une syn-
cope de erroitz, et cependant ertz
est plus près de 1er xi que erroitz.
Erromeria, g. b 1. pèlerinage;
de l'esp. romeria.
Erron, erroiten, L errun, bn.
pondre. Oilloak erron du, la poule
a pondu.
Errota, g. b. 1. moulin ; — bn.
roue; du lat. rota.
Errozgora, bn. la face en haut,
couché sur le dos. Ce mot paraît
être composé de l'esp. rostro, visage
et de ffora, dessus.
Erru, g. b. faute.
Erruez, g. b. innocence
erru-ez.
Errvdun, g. b.
erm-dun.
Errvkarri, g. b.
erru-karri.
Errudun, v. erru,
Erruesa, g. rebut.
coupable;
coupable;
de
de
de
Erruez, v. erru.
Emikarri, v. erru.
Ermki, g. b. compassion. Les
dial. basq. esp. écrivent indiffé-
remment errukt ou urriki. Ces
mots paraissent être formés, comme
dans les langues romanes, àeerru-ki
pour kin, con-passion; mais comme
erru signifie faute et non dou-
leur, passion, on serait tenté de
considérer erruki comme une trans-
position de urriki, qui est allié à
un ikal que l'on retrouve dans tous
les dial. avec la signification de
pitié, compassion II est vrai que
urri ne se retrouve pas non plus,
pour le moment du moins, comme
substantif, dans le sens de passion,
souffrance; mais tous les dérivés
et composés font conclure à un
radical urri dans le sens indiqué
ci-dessus; v. urrikal. Gnraso batek
ez deuisala semiari erruki z nekerik
artu eragiten, b. qu'un père, par
compassion, ne fasse pas prendre
de la peine à son fils et
Errukitsu, g. b. miséricordieux;
de erruki-tsu. Bana Jainko erru-
kitsua kupitu zan, g. mais le Dieu
miséricordieux eut pitié.
Errukiorra, b. compatissant; syn.
de urrikaltsu, g.
Errukiorra, v. ermki.
ErrukitSU, v. erruki.
Errumes 1. bn. gueux, mendiant;
dénué, abject. Selon Chaho, de er-
remusina et appliqué surtout aux
quatre ordres de moines mendiants.
Ne faudrait-il pas plutôt rattacher
ce mot à erromeria, pèlerinage;
125
parmi les pèlerins il y eu a tou-
jours un grand uombre de pau-
vres. Les proverbes espagnols dé-
montrent en outre que les pèleri-
nages ne sont pas tenus en grande
estime. B-omeria de cerca, mucho
vino y poca cera. A las romerias
y las bodas, van las locas todas;
comp. romieu, pèlerin, v. L. R.
Errun, v. errou.
Errunka, 1. herroka, herreku, bu.
rang, ordre; du prov. renc, ren-
gua, avec er prosthétique et chute
de n devant h, v. Essai, ' Ch.
II. on trouve encore arronka, her-
ronha.
ElTUZ, g. avec abondance ; évi-
demment de erru-z , mais dans quel
dialecte est-ce que erru signifie
abondance ?
Erskon, 1. bn. fort, vigoureux,
d'une bonne santé. Ecen aleguera-
tzen gara gu flaccu garen^ eta çuec
erscou çarelen, 2. Cor. XIII, 9.
Test. Rochelle; or nous nous ré-
jouissons si nous sommes faibles
et que vous soyez forts.
Erthangora, 1. sur le dos;
syn. de errozgora. La terminaison
gora est claire, mais erthan nous
est inconnu.
Erthura, 1. pesant.
Ebtor, v. errelor.
Ertsi, v. es.
Ertz, g. b. bord, ourlet ; comp.
erroitz et espatia. Peut-être de
hersi (v. es.)
Eruan, v. joan.
Es, nous plaçons ici en tête la
racine, afin de réunir les mots qui
nous paraissent avoir une origine
commune. Rappelons que parmi
les terminaisons de l'adjectif ver-
bal il y en a en du, tu, i, etc. ;
la forme radicale, sans terminai-
sou quelconque, est en usage dans les
dialectes basq. fr. ; ainsi ebax pour
ebaxi; har pour hartu ; ceci est
très rare dans les dialectes basq.
esp. Disons encore que h est une
variété de dialecte et que le lab.
écrit parfois deux s, ce que les
dial. basq. esp. ne font jamais. On
trouve ss en bise, mais dans quel-
ques mots seulement pour indiquer
le son ch français,
La racine es contient l'idée de
serrer, enfermer.
Esiy g. b. hesi ou hessi, 1. Jiersi,
bn. clôture, baie. A Guéthary, sur-
tout clôture pour parquer les ani-
maux. La forme de ces mots est
celle d'un adject. verbal (participe)
comme asi, utzi, etc. Le substantif
verb. correspondant serait esten ou
keslen, hersten ; la première forme
ne se retrouve que dans heslia (de
heste, le e en lab. devient quelque-
fois i comme en bise.) et esteak,
v. ci-dessous; la seconde forme a
plusieurs dérivés. Le seul point
obscur ici c'est le r de hersi.
Eaut-il le considérer comme pri-
mitif et perdu dans quelques dia-
lectes ou dans quelques mots du
même dialecte? Ce serait possible,
et alors la racine serait ers, au lieu
de es. Pour la chute de r comp.
aska, asio, aritz.
Heste, avec l'art, heslia, 1. clô-
126
ture ; c'est le subst. verb. indéfini,
bien qne comme tel il ne paraisse pas
être en usage; c'est alors hertsten
qu'on emploie; v. plus bas.
Estu, (lu, terminaison) estutzen,
g. b. herlstn ou herslu, hertsten, 1.
serrer, p. ex. avec une corde. En
lab. au figuré, presser quelqu'un,
l'engager. En g. et b. être impa-
tienté; estu nago, je suis impa-
tienté. Le g. ne se sert pas de la
forme contractée esten pour es-
tutzen, comme uzten de utzi, et
islen de ichi. — Zeren zembait
behar ordu hersiutan baizen,
Axular, a. éd. p. 242. Car il fal-
lait dans quelques moments pressés..
Estuera, g. b. compression; de
es-dura.
Hertstura, 1. herzdura, bn. dé-
tresse, angoisse ; de herls-dura.
Eslurasun, g. b. difficulté, em-
barras. Pour es-dur a-tasun?
Alako esturasunetatik atera izan
zituela lenago ère bein bano geya-
golan, g. qu'auparavant aussi il
les avait tirés plus d'une fois de
pareilles difficultés.
Esteak, g. hertzeak, 1. herzeak,
bn. intestins, boyaux; de este, v.
est, ci-dessus.
Estugarri. b. corde ; de eslu-garri.
Esgarri, que donne Larramendi,
n'est connu, ni en b. ni en 1. ni
en bn.
Estel a, 1. bn. lien, attache pour
le bétail; (mieux avec h) de este,
v. esi; comp. esteak. hest'm.
Esteka, eslekalzen, 1. lier, at-
tacher.
EsUkaittu, 1. lien, attache. La
terminaison n'est pas claire; comp.
herlskaillu.
Esitu, esilzen, g. b. environner;
de esi-tu, v. ci-dessus.
Hertsi, hertsten, 1. (i. a.) erlsi,
herxi, (x = ts) bn. fermer. Comme
adj. hertsi, herxi, signifie étroit ; et
au figuré en lab. avare. P. ajoute
synonyme de hessi. C'est donc bien
le même mot. M. Salaberry écrit
herxi, fermé et hersi, clôture, ce
qui est encore le même mot; cette
différence dans l'orthographe a tout
l'air d'être du désordre. Ezneqala
fascha, ia bortha ertsia duc. Luc.
XI. 7. Test. Rochelle; ne m'im-
portunes point, j'ai déjà fermé
la porte. Bainan itchekatzu zure
sensuak goardia hertsiaren azpian.
Chourio, Im d. J. C. p. 73, mais
tenez vos sens sous la garde
étroite
Hertstegi, 1. clôture, de hertsi-
legi.
Herxalu, bn. rétrécir.
Herlskaillu, herskailu, O. ban-
dage, emplâtre; comp. estekaillu.
Esaera, v. esan.
Esaite, v. esan.
Esakune, v. esan.
Esamesak, g. opinion, dire;
de esan-ezak?
Esan, esaten, g. b. esan, esai-
ten, 1. dire. On trouve aussi essan,
en bise, dont quelquefois le n final
se perd. Jaten asi bano leenago,
zer essan bl arda? Olaechea, p. 15;
que faut-il dire avant de com-
mencer à manger. Ederto essa eban
127
San Pabloc, Anibarro, p. 11. St.
Paul a dit très bien.
l'.satia, g. b. dit; adj. verb.
Comme subst. opinion, dire.
Esaera, g. esakune, b. dicton,
proverbe. Le g. de esan-ra, avec
élision de n ce qui était superflu
puisque le e de liaison a été in-
troduit; la terminaison du bise,
n'est pas claire; esan-une pour hune
et de là Jeune, (k pour h, v. Essai,
Ch. II) ne donne pas un sens très
satisfaisant.
Erasan, eraxaten, ou eraso, era-
sotzen, g. b. eraso, 1. faire dire;
de erazo-esan. %
En lab. erasan signifie, généra-
lement, faire dire quelque chose à
quelqu'un sans qu'il le veuille.
Esate, v. esan.
Eseki, esekitzen, g. prendre.
Eseri, esekitzen, g. s'asseoir.
Esgarri, v. estugarri, s. v. es.
Esitu, v. es.
Esitze, v. es.
Eskabia, (eskabi.?) 1. farçin,
grosse gale, teigne. Buru eskaùiatua,
tête teigneuse, P.
Eskaini, v. eskeni.
Eskaintzen, v. eskeni.
Eskaldun, v. euskara.
Eskaili, v. eskeni.
Eskara, v. euskara.
Eskaratz, 1. place devant la
maison. Eskaratzaren garbitzea, P.
balayer la place.
Eskari, v. eake.
K-KARNIATU, ESKARNIATZEN, 1.
berner, se moquer. Jainkoaz es-
karniatzea, se moquer de Dieu, P.
Du prov. escamir, esquernir. L'ita-
lien scherno, schernire.
Eskas, 1. g. b. 1. insuffisant,
court; — 1. manque, défaut; de
l'esp. escaso, court, frugal, avare.
Zer duzu eskas? que vous manque-
t-il? Eztu diru eskasia, il n'y a
pas manque d'argent.
Eskaski, adv. de eskas-ki.
Eskatu, eskatzen, bn. ne pas com-
pléter la mesure.
Eskas, 2. 1. terme de jeu de
paume, ligne de démarcation.
Eskaski, v. eskas.
Eskatu, 1. ". eske.
Eskatu, 2. v. eskas.
Eskatze, 1. v. eske.
Eskatze, 2. v. eskas.
Eske, g. b. 1. bu. Ce nom pa-
rait toujours être construit avec
un verbe, egon, ibilli, etc. P. le
traduit par quête, demande; M. Sa-
laberry par: en mendiant. En g.
il est toujours accompagné d'un nom
verbal. Mundua giza-seme eske ze-
goan, le monde demandait (il lui
fallait) des hommes. Zeren eske
dago? que demande-t-il? Eske da-
bïlla etchez etche, 1. P. il va quêtant,
mendiant, de maison en maison.
Eskari, g. pétition.
Eskean iôilli, g. b. 1. mendier.
Eskatu, eskatzen, g. b. 1. deman-
der. Egin ère bearko degu gure
estaduak eskatzen duana, g. mais
nous devrons aussi faire l'état, la
profession, qui est demandée.
Eskela, g. b. 1. louche; — 1.
nord-est. Ce mot paraît avoir une
même origine que ezker gauche, ou
128
plutôt en être une variante ; la con-
fusion entre s et z est grande, v.
as ; pour la permutation de l et r,
v. ari, 3. Le seul obstacleest peut-
être que le r de ezker est dur,
ezkerra, et non ezkera ; cependant
ceci ne doit pas nous arrêter, croyons
nous; la signification vient aussi
à l'appui de l'origine commune des
deux mots, et dans d'autres langues
on trouve des expressions analo-
gues. En malais p. ex. on exprime
„louche" par gauche, et dans beau-
coup de langues le nord est dé-
signé par gauche; v. Pictet, Orig.
1. O. II 495. Pott, Zahlmeth. 261.
Dans cette dernière acception eskela
se trouve donc pour ezkerra.
Eskeni, eskani, eskentzen,
g. eskini, b. eskaini, eskaintzen, 1.
offrir, promettre. On serait tenté
de rattacher ce mot à esku; mais
qu'est-ce que la terminaison ? est-ce
ein pour egin, avec transposition de
if Eta Jaunari sakrifizioan eskent-
zen zitzayozkan, g. et ils s'offrirent
en sacrifice à Dieu.
Eskeni, g. offrande, promesse, adj.
verb. pris substantivement. Imgi-
zon oyek bere eskelii oparoa ontzai
artu, g. ces trois hommes après
avoir reçu son offrande abondante.
Esker, g. b. I. bn. remercîment.
Comme eskeni, on aimerait ratta-
cher ce mot à esku, mais la termi-
naison est obscure. Eskerr'ik asko,
g. eskerrik aski, l. bn. merci ; litt.
beaucoup de remercîmeuts.
Eskeron. g. b. I. gratitude; de
esker-on.
Eskergabe, g. b. 1. bn. ingrat,
ingratitude; esker-gabe.
Eskergabetasun, g. b. 1. ingrati-
tude; eskergabe-tasun
Eskerbeltz, g. 1. ingratitude; es-
ker -beltz.
Eskergaizto, 1. bn. ingratitude;
en lab. c'est plus, c'est de l'in-
gratitude mêlée de vengeance.
Eskerdun^ 1. reconnaissant ; esker-
dun.
Eskerbeltz, v. esker.
Eskerdun, v. esker.
Eskergabe, — gabetasun,
v. esker.
Eskergaizto, v. esker.
Eskeron, v. esker.
Eskierki, 1. mo* explétif; vrai-
ment, voire; i. a.
Esktlla, g. 1. ezkila, bn. cloche ;
c'est l'esp. esquilla.
Eskina, g. eskina, b. angle ; c'est
l'esp. esquina.
Eskini, v. eskeni.
Eskiribatu, eskiribatzen, 1. écrire.
Esko, v. eze, 1.
Eskoara, v. euskara.
Esku, g. b. 1. bn. main; pou-
voir, faculté. M. Mahn (Bask.
Sprachd. p. XXXIV) propose de
rattacher esku à es ; il nous semble
que c'est plus que probable, seule-
ment au lieu de ets, comme il le
dit, il faut es; ets n'existe pas.
Quant à l'explication qu'il a donnée
plus tard („Etym. Unters. p. 75),"
de la terminaison ku, elle ne nous
semble pas être juste; M. Mahn
considère ku comme une variante
de caya, quia (dans notre dict. gai,
129
haï). Nous croyons plutôt que esku,
est es-ko, avec l'article, eskua, o
devenant m en bise. Selon la forme
un adjectif employé substan-
tivement ; v. ko s. v. go. Esku es-
kiihiu, la main droite. Esku ezkerra,
la main gauche. 0y<?i Aerew «///.v-
koak sortzeko ezlua emanik, g. en
donnant à ceux ci la faculté de
reproduire leurs semblables. Ez-
tut eskurik, 1. je n'ai pas de
pouvoir.
ra eman, g. 1. eskubera emon,
b donner (mettre) à la disposition
de. Jainkoak atsegin-kontentuzko
(pléonasme) gauza guz/ak eskura
§man :iozlan. Dieu lui donna toutes
choses pour son contentement.
Eskuei eraghi, 1. mettre la main
à l'oeuvre.
bide, g. b. 1. faculté; de
esku-bide.
men, g. 1. bn. poignée, botte;
de esku-men.
tdanza, 1. bn. hardiesse, —
bn. habileté.
Eslumutur, g. b. 1. poignet; de
esku- mut ur.
Ezki'lu, (mieux eskutu), g. b.
caché, occulte; de esku-tu.
Ezkutalu, ezkutal:e/i, (mieux avec
*) g. cacher; de ezkutu.
Esku m lu, eskurntzen, g. b. 1. ap-
privoiser; de esku-ra-lu.
Eskuetaratu, eskuetaratzen, g. b.
1. avuir en mains, posséder; de
eskuetara-tu. Beste obelo egindako
bat eskuetaratzen dezuten bitarteuu,
g. jusqu'à ce que vous en possé-
diez un autre (livre) mieux fait.
Eskularru, 1. bn. gant; de esku-
Jarru.
Eskuerakulsi, g. cadeau; paraît
être composé de esku-erakutsi; comp.
i ikhusgarri ; mais le seus n'en est
| pas très clair.
Eskusknbatu, g. manuscrit.
Hskuma/iu/igu, bn. petit filet à
manche. Malnnigu, manche? Ce mot
est mal composé; v. Essai, p. 120.
I'.xkiuigain, bn. avant-main; Sal.
Eskutik, bn. profitant du nantisse-
ment d'uu objet d'autrui; Salaberry.
P. cite s. v. gau, l'exemple sui-
vant : gau eskura da, il s'en va
nuit. Veut-il dire la nuit est pro-
che? dans ce cas cette expression
correspond à peu-près au holl. op
lianden ziju, être sur mains, c. a. d.
être proche, d'un événement, etc.
toujours au figuré.
Eskualdun, v. euskara.
Eskubide, v. esku.
Eskudanza, v. esku.
Eskuerakutsi, v. esku.
Eskuetaratu, v. esku.
Eskuetaratze, v. esku.
Eskuî, g- eskuma, b. eskuin, 1.
bn. droit, opposé à gauche; — 1.
bn. à droite. Zoaza eskuin, allez à
droite. Eskui devra être rattaché t\
esku; mais la terminaison est obs-
cure. Le guip. eskui, doit avoir
perdu h- // final; comp. arrai, 2.
Eskuin, v. eskui.
Eskularru, v. esku.
Eskunia. v. eskui.
Eskumahangu, v. esku.
Eskumen, v. esku.
Eskuruutur, v. esku.
9
ISO
Eskungain, v. esku.
Eskuratu, eskuratze, v. esku.
Eskuskribatu, v. esku.
Eskutatu, eskutatze, v. esku.
Eskutik, v. esku.
EskutU, v. esku.
Eslayo, bn. fanfaron, presque
fou.
Esnatu, esnatzen, 1. g. ré-
veiller, se réveiller; exciter.
Esnatu, esnatzen, 2. v. esne.
Esne, g. b. 1. bn. lait.
Esnatu, esnatzen, 1. faire venir
le lait au sein; P. Il paraît que
cela se dit plutôt des vaches.
Esnedun, bn. femelle; de esne-
dun.
Esnekeria, bn. laitage; de esne ke-
ria. La terminaison keria (de keria,
maladie), rappelle ici la terminai-
son „ment" dans quelques adv. des
langues romanes; p. ex. en parlant
d'un marteau qui tombe lourde-
ment, où ment (mente) a tout-à-
fait perdu sa signification primitive
et n'est plus qu'un élément for-
matif; v. Diez, Gr. II. p. 432.
M. Miiller, Lect. I. p. 46. On
aurait toujours pu (ou dû) choisir
tasun au lieu de keria.
Esne ophil, g. b. 1. bn. pain au
lait.
Esnedun, v. esne.
Esnekeria, v. esne.
Espa, g. plainte. Eta senarari
beti espaka zegokion, et elle était
toujours en plaintes (à se plaiudre)
envers son mari.
Espabera, bn. espèce de filet;
en fr. épervier? et de là le basque.
Espaina, v. ezpana.
Espal, avec l'article espala, 1.
bn. terme de laboureur, javelle,
poignée de blé dont douze en for-
ment le azau 9 la gerbe. — 1. ez-
pala, g. ozpala, b. copeau. Aritzak
ezpala bere arikoa, g. le copeau de
chêne a son fil ; c. a. d. tel père,
tel fils.
Espar, bn. échalas.
Espara, 1. bu. mouche, qui
s'attaque aux bêtes à cornes.
Ezpartin, 1. bn. espadrille.
Chaussure espagnole et basque en
chanvre tressé. Selon le Dict. de
l'Ac. esp. on nomme espartena la
chaussure faite en esparto, genêt
de Murcie, et alpargata celle faite
de chanvre.
Estainla, g. b. 1. bn. étain ; de
l'esp. estano.
Estadu, g. b. estatu, 1. état.
Baha onek ikus/rik aren anim
estad.ua, g. mais celui-ci voyant
l'état de sou âme.
EstakUTU, 1. bn. prétexte; —
bn. défaut.
Estali, estaltzen, g. 1. bn.
estaldu, b. cacher, couvrir, proté-
ger; — bn. saillir (des animaux).
Ce nom verbal paraît être composé
de este-ari; v. es et art, 4. Pour
la mutation de r eu l, comp. arilla.
etc. s. v. art, 3. Le nom verbal
art semble être devenu al dans,
askaldn, auhaldu, afaldu, bazkaldu,
gosaldii.
Estalarazi, g. faire couvrir; —
bn. faire saillir une femelle.
Estalpe, g. b. abri, mystère; de
181
eslal-pe. Estai peau nago. je suis à
l'abri.
Estalki, g. b. 1. estalgi, bn. cou-
verture; — b. prétexte \ de estai-
gui. La forme bn. est la plus cor-
recte.
Extalqune, 1. couverture, le cou-
vert; de eslal-gune? et la signifi-
catiou aura changé; d'abri elle sera
devenue couverture.
Estaldura, bn. couche, de terre,
de plâtre, etc. de quoi que ce soit;
de eslal-dura.
Estalarazi, v. estali.
Estaldu, v. estali.
Estaldura, v. estait.
Estalgi, v. estali.
Estalgune, v. estali.
Estalki, v. estait.
Estalpe, v. estali.
Estaltze, v. estai/.
Estankatze, v. estanku.
Estanku, estankatzen, 1.
boucher, fermer. P. Faudrait-il rat-
tacher ce nom verb. à es, esten'i
Estanku ezten barrikatik istirtzen
da arnoa, le vin découle de la
barrique qui n'a pas été bouchée.
Estatu, v. estadu.
Estayak, v. eztayak.
Este, v. esi, s. v. es.
Esteak, v. es.
Esteali, estealtzen, bn. dé-
truire, abîmer, ruiner. O. écrit (v.
Prov. d'O. Bordeaux 1847 p. 220),
esteïalzea, dissiper le bien, le laisser
perdre ; esteïari, misérable. Esteali
pourrait être composé, il uous pa-
raît, de este-an, rendre étroit,
dans le sens de rendre petit, di-
minuer; pour la mutation de /en
r, v. estai/.
Esleari, bn. souffrant, misérable,
v. esteali.
Esteari, v. esteali.
Esteka, v. es.
Estekaillu, v. es.
Estekatze, v. es.
Esteyak, v. eztayak.
Estorbu, b. 1. empêchement;
c'est l'esp. estorbo.
Estorbatu, estorbatzen, 1. détour-
ner.
Estropu, 1. hasard, P. i. a. Es-
iropuz, fortuitement.
Estropo, g. faux pas, heurt;
de l'esp. estropiezo? même signi-
fication.
Estu, v. es.
Estuera, v. es.
Estugarri, v. es.
Esturasun, v. es.
Estutze, v. es.
Et, v. ez.
Eta, g. b. 1. bn. coujonct. et.
Souvent par contraction ta. Ga-
yari banagoka batetik, eta bestetik
hizkuntzari, baderilzal, gezurtatzen
dituzula Erdaldunen ta Euskaldunen
ustekela charrak, ta desegilen, la
ay-enatzen guzieu lausoak, ta llillu-
ramendnal-. Lettre de Larramendi
à Mendiburu. Il me paraît qu'il
importe d'un côté au sujet (travail)
et d'un autre côté au langage que
vous démentiez les mauvaises opi-
nions des étrangers et des Basques
et que vous détruisiez et fassiez
disparaître l'aveuglement et l'erreur
de Ions. — Ici se trouve un de ces
182
verbes comme Larramendi n'eu a
fait malheureusement que trop,
desegiien, deshacer, défaire, esp. de
des et egin ; mode de formation
qui est tout-à-fait coutraire au
génie de la langue basque.
Etan, v. ta et n.
Etara, etarako. v. ta et m.
Etatik, v. ta et dik.
Etchalde, v. eche.
Etchatze, v. eche.
Etche, v. eche.
Etchechka, v. eche.
Etchekidura, v. ici.
Etchesartze, v. eche.
Etchikhertze, v. eche.
Etchola, v. eche.
Et en, eteten, b. et heu, ethent-
zen, 1. bn. déchirer, rompre. Beli
tiraan daguan arija laster eteten da,
b. le fil qui est toujours tendu se
rompt bientôt.
Ethendura, 1. bn. déchirure; —
bn. hernie. Eta gaizquitzenago da
ethendura. Matt. IX. 16. Test.
Roch. Et la déchirure en est plus
mauvaise.
Ethenkor, bn. fragile; de ethen-
Jcor.
Ethen, ethentze, v. et en.
Ethendura, v. eten.
Ethenkor, v. eten.
Ethor, ethorri, v. etorri.
Ethorki, v. etorri.
Ethor kizko, v. etorri.
Ethorte, v. etorri.
Ethortze, v. etorri.
Etorkin, v. etorri.
Etorkizun, v. etorri.
Etorri, etortzen, g. etorri.
| etorten, b. ethorri, ethortzen, ou
I ethorten, 1. bn. venir, arriver. Ce
\ nom verbal se conjugue aussi ré-
gulièrement; nator, ator, dator, etc.
I je viens, tu viens, etc. L'impératif
j est; ator, atoz, viens; betor, qu'il
I vienne ; atozte, zatozte, venez ; betoz,
betozie, qu'ils viennent. Ethor, est
usité en bn.
Etorkizun, g. 1. bn. avenir; —
g. résultat ; de etor-kizun. Baitaere,
semé ouen etorkizuneko berri asko
eman ziozkan, Lardizabal. p. 17;
mais aussi il lui donna beaucoup
de nouvelles de l'avenir de ce fils.
Eta etorkizun gaiztoai bi.de a k elaki
nai... et comme celui qui veut
couper les voies aux mauvais ré-
sultats.
Etorkiznnean, g. dans la suite,
à l'avenir; de etorkizun-ean.
Etorkin, g. ethorki, 1. En g.
postérité; en lab. race, tige de
famille, P. De ctor-kin.
Ethorki zko, 1. adj. de ethorki-z-
ko; de famille. Ethokizko i:e//<t. le
nom de famille. Ethorkizko beka-
tua, le péché originel.
Etorte, v. etorri.
Etortze, v. etorri.
Etsai, v- zoi, 2.
Etse, g. inculte, d'un ti-rrain.
etse dago. Etse sera probablement
une forme négative comme inculte,
et sera pour ez; z devant nu sibi-
lant devient i, v. Essai, Ch. EL
etzan pour ez zan\ ctsai (mieux
i pour mais d'où
vient se?
Etsi, etsitzen, g. ettUn, etsi.
133
bu. désespérer; — 1.
juger, estimer, hf.sifu dut, 1. je
désespère. ///'/" sobera etsirik cne-
.':,/?, !. jugeant que celui-là est
trop pour moi ; P. Comme etsi,
elsten eu esten (non pas etsit-
ngnifie en lab. juger, ap-
précier, signification qui se retrouve
dans les dérives de tous les dialec-
tes, on serait porté à croire que
désespère! n'est qu'une significa-
tion secondaire, et qu'il faut rat-
tacher etsi h la racine es, fer-
mé, en passant par les ac-
ceptions de serrer, environner,
comprendre, juger, apprécier (et-
si) et finalement désespérer. Sui-
vent les verbes composés avec etsi:
Onetsi, onesten, g. 1. bn. aimer,
agréer, accueillir; litt. juger, esti-
mer bon ; comp. coûter bon, trou-
ver bon. Jainkoah ofrenda Aura c/tit
onetsi zion, g. Dieu accueillit très-
bien cette offrande.
Gaitz etsi, gaitz esten, g. 1. bn.
haïr; prendre en mauvaise part;
litt. juger mauvais.
Autetsi, autesten, g. choisir; litt.
juger le choix.
Si?ietsi, sivesten,- 1. sinhexi, bn.
croire, de sin-etsi. Ici le sens pro-
pre commence déjà à se perdre et
etsi correspond presque à un auxi-
liaire, p. ex. avoir foi; v. sin.
Guii etsi, guti esten, 1. mépriser,
litt. apprécier peu.
lliardetxi, ihardesten, 1. bu. ré-
pondre, résonner; paraît être com-
posé de ihar-etsi; bien que lesens
ne soit pas satisfaisant; v. i&ar.
Ederretsi, eder resien, 1. ederrexi,
bn. trouver beau; de eder-etsi.
On voit par les verbes composés
que etsi signifie juger, estimer, ap-
précier, et bieu que ces verbes
n'expriment pas une idée moins
abstraite que celle de désespérer,
il faut croire que etsi a signifié
d'abord juger, qui pourrait se rat-
tacher à la racine es, et ensuite
désespérer; ou faudrait-il voir deux
mots distincts dans etsi, juger et
etsi, desespérer? En tout cas
etsi ne peut rendre l'idée ab-
straite et négative de désespérer;
le mot d'espoir n'existe seule-
ment pas, ni espérer non plus.
Les dial. basq. esp. expriment
ce dernier verbe par ichedm,
qui semble iudiquer : rester (faire)
ferme ; signification analogue à
celle du verbe esperar, esp. qui
est employé pour espérer et at-
tendre.
Etsigarri, g. 1. exigarri, bu. dé-
sespérant; de etsi-garri.
Etsigarri, v. etsi.
Etsitu, v. etsi.
Etsitze, v. etsi.
Etste, v. etsi.
Etzaite, v. et:in.
Etzan, etzate, v. etziu.
Etzani, v. etz'm.
Etzauntza, v. etzin.
Etzi, g. b. 1. bn. après-demain.
Ce mot, ainsi que les composés, sont
de véritables énigmes.
Etzi damu, g. b. 1. etziri damu,
134,
1. P. (i. a.) après après demain,
c. a. d. le troisième jour.
Etzi dazu, g. le cinquième jour;
comme etzi damu, le troisième jour.
Larrameudi cite encore dans le
supplément du dictionnaire etzi
luma, deux jours après; etzi ka-
ramu, trois jours après.
Etzidamu, v. etzi.
Etzidazu, v. etzi.
Etzikaramu, v. etzi.
Etziluma, v. etzi.
Etzin, etziten, g. 1. etzan, et-
zaten, b. 1. bn. se coucher; — g.
étendre, s'étendre. En lab. on dit
aussi, à ce qu'il paraît, etzani, et-
zaiten. — Giristino batek zer egin beliar
du etziterakoan ; la Vieuxville, p.
106; que doit faire un chrétien
quand il se couche. Mundua etzina
da, il est adonné à la monda-
nité, P. Eta ikusi zutenean illa
zetzala, g. et quand ils virent qu'il
était étendu, couché, mort.
L'impératif, le prés, et l'imparf.
de l'indic. ont des formes ré-
gulières.
Eratzan i eratzate, 1. faire coucher ;
de erazo-etzan.
Etzauntza, 1. couche; P.
Etzite, v. etzin.
Eu, euk, b bn. tu, synonyme
de ai. Eu irakatsi yeut&ana, b. c'est
toi (humilité) qu'il enseigne. Nous
n'avons pas pu découvrir eu dans le
Test, de la Rochelle, il y a tou-
jours hi\ mais le pron. poss. eure
s'y trouve.
Eure, bn heure, 1. ton ; gui. de eu,
comme hire, de Ai. Auc bihotz on,
semé, barkatu zaizquic eure bekatuac,
Matt. XI. 2. Test. Roch. Aies bon
courage, fils, tes péchés te sont
pardonnes. Eure haurra ezak gastiga,
haur deno, pr. 169. d'O. Châtie
ton enfant aussi longtemps qu'il
est jeune. Egiok heure Jainkoari
othoitz. Ax. p. 71. prie ton Dieu.
Euror, 1. bn. (?) P. toi-même;
de eure-ori, comme herori, ou de
eu-ori avec r euph.?
Euk, v. eu.
Euki, g. b. eduki, bn. iduki,
1. g. Dans le dictionnaire de Lar-
rameudi ce nom verbal est placé
en tête de la conjugaison ou des
conjugaisons qui correspondent à
l'espagnol „tener", avoir, tenir;
ainsi les formes, det, dezu, du, etc.
daukat, daukazu, dauka, etc., dadu-
kat, dadukazu, daduka, etc. sont
toutes considérées comme venant
de iduki. H y a là évidemment de
la confusion, causée en partie par
l'espagnol qui a deux verbes auxi-
liaires (tener, haber), pour exprimer
avoir; et en partie par l'obscurité
de quelques formes verbales bas-
ques. Iduki, eduki, se conjugue
régulièrement, comme ekarri, i:rki,
etc. (v. Essai, Ch. X.) ; et euki en
est la syncope; pour la chute du
d, comp. baut = badut; aitu =
ad'itu; amêi = adausi; beratzi =
bederatzi, etc. Iduki a donné ré-
gulièrement dadukat, dadukazu, etc.
et euki a donné daukat, daukazu,
etc. Comme ekarri fait dakart, eduki
135
fait iladukt ; mais comme / ne peut
suivre k (v. Essai, Ch. II), on a
intercalé a, dadukat, tout comme
izeki fait dizehat pour dizekt. Nous
ne croyons pas qu'on puisse trou-
ver ici l'origine des terminaisons
auxiliaires, det, de:u, etc. Iduki
signifie donc primitivement „tenu"
et non „eu'' ; c'est aussi dans ce
sens que les dial. basq. fr. s'en
servent. Edo bataraquin eduquiren
du eta bercea menospreciaturen ,
Matt. VI. 24. Test. Rochelle; ou
il s'attachera à l'un et méprisera
l'autre. M. Salaberry dit que iduhi
est synonyme de atchihi. Iduhi dut
neure hit sa, 1. j'ai tenu ma parole.
Les dial. basq. esp. ne se servent
pas du subst. ou de l'adj. verbal
pour tenir ou tenu; toujours pour
avoir, eu; mais bien de la forme
fléchie, daduhat, etc. Ezaguturih
dudahat soldadual, Moguel. Sol-
dats, je le tiens pour connu
Cependant il fallait un mot pour
exprimer l'infinitif „avoir" ou le
participe „eu", (l'indicatif était
rendu par det, dezu, dont nous
parlerons plus tard), et c'est ce
que le nom verbal iduhi, tenu,
pouvait faire également bien que
le verbe „tener" pour les espagnols.
Les dial. basq. esp. ont donc euki,
'iduhi, pour ,..eu" et iduhitze, idu-
hitzea, pour „avoir". Obea da adis-
hide onafe idukitzea, g. il est mieux
(!') avoir de bous amis. Les dial.
bn. et soûl, ont uhan, uhhan,
uhhen ; ce nom verbal a probable-
ment une origine commune avec
enki, eduki; mais en tout cas les
formes sont distinctes, uhan, eu;
eduki, tenu. Comp. eutsi.
Il nous semble donc qu'il n'est
pas aussi certain qu'on a bien
voulu le dire, que det, dezu, etc.
dérivent de euhi, ni que euki doive
se décomposer en eu racine, et hi
terminaison. Les seules formes qui
viennent à l'appui de cette hypo-
thèse sont celles de l'impératif;
euzu (eu~zu) aies; biu (b-iu), qu'il
ait. L'impératif est sans doute un
temps primitif et il est rendu dans
tous les verbes réguliers par le
thème verbal, plus la caractéristi-
que du pronom sujet, eharh (ehar-h)
behar, (b-ehar) de eharri; mais som-
mes nous certains d'avoir une forme
primitive dans euh, euzu ? Le bn.
dit: auh, aun, auzu, aies; auc bi-
hotz on, senne bashatu zaizquic eure
behatuac, Matt. IX. 2. Test. Roch.
1571 ; c'est, avec les poésies de
d'Echeparre, le plus ancien texte
basque qui existe ; et encore qu'est-
ce que trois cents ans dans l'exis-
tence d'une langue! Pour faire
dériver det ou dot ou daut ou
dut, de euhi, il faut absolument la
chute du h dont il n'y pas d'exem-
ple jusqu'à présent, autant que
nous sachions; mais du moment
qu'elle sera prouvée l'hypothèse est
admissible; euhi qui donne régu-
lièrement dauhat, (déjà contracté
de daduhat, de iduhi) sera devenu
dauat, après la chute hypothétique
du h, et puis daut, bise; de là
dut, lab. et bn. Mais il se pour-
130
rait aussi, en nous appuyant sur
la plus ancienne forme connue a uk,
que l'impératif fût formé du pro-
nom démonstratif au. Eu détachant
les caractéristiques, k (mas.), n,
(fém.) et zu (forme polie), il reste
au, qui pourrait être le pron. dém.
Quand on dit eu français, „1;\"
pour „tiens", ou „da" ail. on fait
aussi usage d'un démonstratif, dont
la signification en basque, est com-
plétée par les caractéristiques, k,
n, zu. Ce pron. dém. explique
aussi les terminaisons du présent
de l'indicatif de tous les dialectes,
excepté celles du guip. det, dezu,
etc. Le bise, dot, devrait s'écrire
daut v. Zabala, Verbo vascongado
p. 6. Pour le moment ces deux
hypothèses s'excluent donc récipro-
quement, ou bien il faut croire,
ce qui serait encore possible, mais
non pas probable, que l'impératif
et le prés, de l'indicatif n'ont rien
de commun. En russe p. ex. on
rend .j'ai" par: (il) est chez moi;
et le verbe est même supprimé dans
„je n'ai pas" qui se rend par „pas
chez moi". Quelque chose d'ana-
logue aurait pu se produire en
basque, et il nous semble qu'aussi
longtemps que nous n'aurons pas
une explication satisfaisante des for-
mes verbales basques, il sera permis
ou plutôt nécessaire de considérer
les arrêts définitifs, portés pas quel-
ques auteurs sur cette partie de la
langue, comme ayant fort peu de
valeur.
Nous faisons suivre ici quelques
exemples tirés du Nouveau Testa-
meut, de Liçarrague, la Rochelle
1571, où se trouvent les formes
du verbe qui ne se rencontrent
pas ailleurs. Auc bihotz on, semé,
baskatu zaizquic eure bekatuac, Matt.
IX. 2. Aies bon courage, fils, tes
péchés te sont pardonnes. Balbederaç
bere emaztea biu eta batbederac bere
senharra biv, 1. Cor. VII 2. Que
chacun ait sa femme et que chaque
(femme) ait son mari. Alnençaçue
supporta appurbat, 2. Cor. \ 1 . 1 .
Plût-à-Dieu que vous me suppor-
tassiez un peu. Cette forme (uinen-
çaçue), n'est donc pas uniquement
souletine comme cela a été dit.
Eraduki, eradukitzen, 1. P. hitz
eradukia, obligé envers quelqu'un
de faire quelque chose.
Eukitze, v. euh.
Euli, g. b. uli, b. 1. bn. mouche.
Ulitcha, 1. moucheron ; la termi-
naison diminutive ch.
//'Hz, g. ruche; la terminaison
n'est pas claire.
Eultz v. euli.
Eun, 1. g. b. e/iun, 1. bn. cent.
Eun ou ehungarren, centième.
Eun, 2. v. eo.
Eungarren, v. eun.
Eunle, v. eo.
Eurak. v. eure, 2.
Eure, 1. v. eu.
Eure, 2. En bise, eurok (Lar-
di/abal), eurak (Zabala, Moguel)
eux, eux-mêmes, correspond au
plur. berok, g. dans l'emploi de
„ustedes" esp. vous (plur.) fr. 11
doit donc y avoir ou y avoir eu
187
un sing. qui en guip. «-st berori,
nsttd, esp. vous (sing.) fr. Le bise,
se sert aussi de berori, et non pas
de titre, à quoi l'on pourrait s'atten-
dre. Nous ignorons si eure existe en
bise, dans le sens de „lui, lui-même."
Guraso batzuk eurak egin gura izaten
daue eskonizea. Quelques pères eux-
mêmes aiment à faire le mariage
(de leurs enfants).
Eureen J b. leurs ; géu. plur. de — ?
eureen arlian, entre ceux-là, en-
tr'eux. Eureen ta beste askaren ari-
maak, les âmes de eux (leurs) et
de beaucoup d'autres.
Euri, g. b. bn. uri, 1. b. pluie.
Euria ari da, g. il pleut; v.
eraunsi.
Euritsu, b. uriisu, 1. pluvieux ;
de euri-tsu.
Euri-jasa, g. enri-i/asa, b. bour-
rasque. Euri-jasa izugarri batek
eraso zion, g. un torrent de pluie
épouvantable tomba.
Uritea, 1. abondance de pluie; P.
Nigaz uriz, 1. à chaudes larmes.
Euri-jasa, euri-yasa, v. euri.
EuritSU, v. euri.
Eurok, v. eure.
Euror, v. eu.
Eusi. Larramendi cite eusi dans
le supplément de son dictionnaire,
où il a réuni des mots bise, et
lab. (surtout d' Axular); mais il
y en a beaucoup dont il a changé
la forme ou la signification, p. ex.
alapide, camino libre, au lieu de
pâturage; alkaturik, cansado, fatigué,
pour rongé (de remords). La même
chose pour eusi, qui u'est pas connu,
mais qui est le bise, a» si, aboyer.
EllSkaldun, v. euskara.
Euskalerri, v. euskara.
Euskalherri, v. euskara.
Euskara, g. 1. euskera, b. es-
knara, g. heskuara, 1. bn. eskoara,
eskara, 1. la langue basque, le „bas-
cuence" des espagnols. Ce u'est pas
un adj. pris substantivement, comme
le français, l'italien, le grec; l'ad-
jectif „basque" est:
Euskarazko, g. heuskarazko, bn.
basque. Euskarazko libru hau, ce
livre basque. Heusearazco hitzac, ln-
trod. Test.Rochelle; les mots basques.
Plusieurs tentatives ont été faites
pour découvrir l'origine de ce mot;
citons celle de Humboldt qui u'est
guère heureuse, et dont il avoue
lui-même ne pas être satisfait.
Eusi est aboyer, et dans l'acception
la plus large, faire du bruit, parler ;
euskara signifierait alors: selon le
parler = eus-k-ara, c. a. d. le parler
par excellence, le basque. 11 est
inutile, croyons nous, de nous ar-
rêter longtemps à cette étymologie ;
d'abord eusi n'existe pas, (v. eusi);
puis il faudrait savoir d'où vient
le k; et encore est-ce que le sens
serait très satisfaisant?
Euskaldun, eskaldun, g. euskeldun,
b. heskualdun, 1. bn. heuskaldun,
bn. Basque, subst. L'introduc-
tion du N. Test. Rochelle est
adressée : Heuskalduney, aux Bas-
ques. Euskaldun semble dériver
de euskara-dun, qui a, qui possède
\ euskara; pour la mutation de r
en /, v. cri, 3.
138
Evskal-erri, g. b. euskal-herri, 1.
heskual-herri, 1. bn. pays basque.
EuskarazkO, t. euskara.
Euskaritu, euskaritutzen,
g. s'appuyer, étayer, p. ex. un mur.
Euskeldun, v. euskara.
Euskera, v. euskara.
Eutsi, b. tenir, avoir. Lardiza-
bal dans sa grammaire dit, saisir;
mais c'est plutôt tenir. Eutsi, neure
Jésus neure arima au, Olaechea.
Ayez mon âme, mon Jésus. Eutzi
or, tèn ahi, voilà, tiens.
Eutsi doit avoir une origine
commune avec euki.
EUZU, 1. 2 de pers. sing. de l'im-
pératif, aies; correspond au gui p.
ezazu; v. euki. Baldin ezpaduzu
emaitekorik euzu danm zeren eztu-
zun; eta damu harekin bateau euzu
borondate, baldin bazendu emaileko ;
Axular, p. 230, a. éd. 348, n. éd.
Si tu n'a pas de quoi donner, aies
regret de ce que tu n'as pas; et
avec ce regret aies volonté de don-
ner si tu as. Dans l'édition origi-
nale ainsi que dans l'éd. corrigée,
il y a enzu pour euzu ce qui rend
la phrase parfaitement inintelli-
gible.
Exai, v. zai.
Exaigo, v. zai.
Exgarri, v. etsi.
Exi, v. etsi.
Eya, v. ea.
Eyar, v. igar.
Eyartu, v. h/ar.
Eeyartze, v. igar.
Eyo, eyote, v. ego, 3. et eo.
Ez, g. b. 1. bu. non ; ne, ne
pas. Lïbrua ez da guzia nerea ez
eta besterena ère, g. Le livre n'est
pas entièrement de moi, et pas
non plus d'un autre. Comme z
devient t devant z (v. Essai, Ch.
II), etzan est pour ez zan, et et-
zira, pour ez zira, etc. Etzinioke
{ez zinioké) ain argi ta garbi saill
oni ekingo. Lettre de Larr. à Men-
diburu ; vous n'auriez pas entrepris
un travail si brillant. Lehenbi-
ziko ezean, 1. au premier refus, P.
En lab. le z est élidé devant naiz ;
enaiz hauzu, je ne suis pas libre.
Ezer, g. b. quelque chose, in-
terrogativement ; ezer eman diozu?
lui avez vous donné quelque chose?
affirmativement, quelque chose est
rendu par zerbait.
Ezer paraît avoir perdu sa sig-
nification primitive, ez-zer, pas
quelque chose = rien ; si l'on veut
exprimer „rien," il faut se servir
d'une double négation ez-ezer ; on
dit donc : ezta {ez da) ezer, il n'y
a rien. L'orthographe ancienne ecer
peut avoir contribué à en obscurcir
la véritable signification, mais il
est encore possible que ce soit la
tendance, propre à plusieurs lan-
gues, à se servir d'uue double et
même d'une triple négation, comme
en français; p. ex pour que per-
sonne ne sache rien; et même
d'une quadruple négation dans:
je n'ai jamais rien refusé à per-
sonne, v. Diez, Gr. 1. p. 421.
Du temps de Larramendi, ezer
doit avoir eu encore la signification
propre de, rien, puisqu'il cite
139
l'exemple : Obedek ezer ba-io zer,
mieux vaut quelque chose (zer) que
rien (ezer); litt. mieux que rien
quelque chose.
l'zetz, g. non certes. Nous ne
savons pas rendre compte de la
terminaison qui se retrouve encore
dans baietz, oui certes.
Ezere, g. pas même, pas non plus;
de ez-ere, pas aussi.
Ezerere, ou ezerkere(comme agent),
g. ezerbere, b. aucune chose ; de ez-
zer-ere, pas quelque chose aussi.
Ezerez, g. b. (le) néant ; de ezer-
ez. Jaungoikoak gauza guziak ezere-
zelik atera fiai izan ziluen, g. Dieu
a voulu tirer toutes choses du
néant.
Ezeztatu, ezeztatzen, 1. bn. ané-
antir, effacer. Il nous semble de
ez, comme subst. (v. l'exemple s.
v. ez) avec le suffixe z, ezez, plus
la terminaison tatu. Peut-être en-
core de ezerez après la chute
de r.
Ezezik, ezezen, g. b. quelquefois
ezeze, b. non seulement; de ez-ezik
et ezen. Jakin ez ezen, irakurri ère
badel oarrez; Lettre de Larramendi
à Mendiburu; non seulement je le
sais, mais aussi j'ai lu avec attention.
Ezpa, g. b. sinon; de ez-ba, non
si; p pour b après les sous sibi-
lants; v. Essai, Ch. II.
Ezpada, g. excepté, de ez-pa-da,
si non est = si ce n'est.
Ezpabere, b. ezperen, g. 1. ezpere,
bn. sinon, autrement. De ezpa-bere
ou ère, sinon même, sinon aussi.
Ezpere mahalsarno berriac leher-
f:t'// dïtu çakaguiaG) Marc. Tl. 22.
Test. Rochelle; autrement le vin
nouveau rompt les vaisseaux. Ikas-
ten baduzu, emango dizut saria, bana
ezpere ez; Lardiz. Si vous appre-
nez, je vous donnerai le prix, si-
non, non. Eta ezpere beha iazozu
haserretua dahillan bâti nola mintzo
den. Ax. 280. a. éd. 106. n. éd.
Et autrement considérez celui qui
est entré en colère, comment il
parle.
Ezbai, 1. bn. doute, incertitude.
Ezbaieko, 1. indifférent; P.
Ezbalimba, 1. bn. non pas, non
certes. Eta ichilic campora egoizten
gaitxute? ez balimba, Act. XVI.
37. Test. Rochelle; et maintenant
ils nous mettent dehors en cachette?
il n'en sera pas ainsi. — De ez-
balimba, Popposé, la négation de
balimba. P. traduit -ez balimba,
par, non pas s'il vous plaît.
Ezdeus, 1. le rien, le néant; —
bn. vaurien. Ezdeusetarik alheratzea,
1. tirer du néant, P.
Ezdeuskeria, 1. vétille; ezdeus-
keria.
Ezdeustu, ezdeusten, 1. bn. ané-
; autir.
Ezbear, g. malheur; de ez-bear?
! ce qu'il ne faut pas.
Ezade, g. suc.
Ezaguera, ezagueradun, v.
' ezagun.
EzaguerazO, v. ezagun.
Ezagun, ou ezagutu, eza-
gutzen, g. ezatin, ezaulu, ezauten,
b. ezagutu, ezagutzen, 1. bn. con-
naître. Ge nom verbal se conjugue
HO
aussi régulièrement; mais toujours
précédé en guip. de la particule ba
et avec élision du g; badazaut, (pour
ba-dazagut), badazauzu, etc. je le
connais, tu le connais, etc. La
particule ba disparaît, cela va sans
dire, dans les phrases négatives.
Eztnt ezauizen, je ne le connais pas.
Ezagun est' plutôt un adjec-
tif, ezagutu, l'adj. verbal formé,
comme toujours, avec tu. Eza-
gun correspond à l'ail, bekannt,
ezagutu à gekannt : le premier est
employé en 1. et bn. comme adj.
et comme substantif, pour ami,
connaissance. Ezagunen artean, en-
tre amis, connaissances.
Ezaguera, g. ezaubera, b. con-
naissance; de ezagu-era. En bise,
avec chute du g, et introduction
de b après u.
Ezagunde f g. connaissance; syno-
nyme de ezaguera. La terminaison
de n'est pas claire.
Ezagueradun, g. ezauberadun ,
b. celui qui reconnaît, qui pro-
fesse une religion ; de ezaguera-
dun. Jainko egiazkoaren ezaguera-
dunak, les croyants (?) du vrai
Dieu.
Ezagutza, 1. bn. connaissance;
reconnaissance; comp. pour la forme
aditza, agintza.
Ezagutzale, bn. connaisseur; de
ezagu-izale.
Ezagutzagahe , 1. ingrat; de eza-
gutza-gabe.
Ezagutzagabetasun, 1. iugratitude;
de ezagutzagabe-lasun.
Ezaguerazo, g. ezagutarazi, 1. faire
connaître; de ezagu-erazo et ezagutu-
arazi.
Ezagunde, v. ezagu/i.
Ezagutarazi, v. ezagun.
Ezagutu, v. ezagun.
Ezagutza, v. ezagun.
Ezagutzagabe, v. ezagun.
Ezagutzagabetasun, v. eza-
gun.
Ezagutza, v. ezagun.
Ezagutzale, v. ezagun.
Ezagutze, v. ezagun.
Ezaintasun, v. et.su i b. ▼. ;ai,-2.
Ezarian ezarian, g. bn. peu
à peu.
Ezarri, ezartzen, g. b. 1. bn.
mettre, placer; — 1. parier. La
première signification est celle que
donne aussi Larramendi; cependaut
en g. et b. ezarri est plutôt em-
ployé pour jeter, au propre et au
figuré. Halaber nehorc eztu écart en
mahatsarno berria çahagui çarretan.
Marc, II. 22. Test. Rochelle; ainsi
personne ne met le vin nouveau
dans de vieux vaisseaux. Errege-
tzarako begia ezarri zioten, g. ils
jetèrent les yeux sur le roi. d'i-
zon au jo eta lurrari ezarri diot,
g. après avoir battu cet homme je
l'ai jeté par terre. Ez jakee ezar-
riko errura, b. il ne jettera pas la
fente sur eux, il ne leur donnera
pas la faute. Zerhaz nahi duzn
ezarri? que voulez vous parier?
L'acception de jeter (par terre) vieu-
dra de l'esp.sentarse, tomber sur son
derrière, de sentar, mettre, poser.
Erezan-i, 1. donner contre, heur-
ter, P. i. a. De erazo-ezarri.
141
Ezartze, v. ezarri.
Ezaubera, v. ezagun.
Ezauberadun, v. ezagun.
Ezaun, v. ezagun.
Ezailta, p. excepté; synonyme
de ezpada. Très probablement de
ez-au-da, n'est pas <via.
Ezailte, v. ezagun.
Ezautu. v. ezagun.
Ezbai, v. «t.
Ezbear, v.
Ezdeus. ezdeuskeria, v. s*.
Ezdeustii, ezdeuste, v «.
Eze, 1. g. b. //£C£, 1. bu. humide,
humidité ; vert, eu parlaut des arbres
qui out eucore de la sève.
Esko, b. humide ; de eze-ko.
Eskotasun, b. Itezetasun, 1. humi-
dité; de esko et heze-tasun.
/.:eln, ezeizen, g. heza, hezatu,
bu. mouiller, humecter.
Eze, 2. v. ezen.
Ezeil. g. 1. bu. eze, b. ezik, g.
bu. ezi, bu. que, car. JDio ezennik
jan dedala, g. il dit que je l'ai
mangé. Hohe da bakeareki arraulsia
eziez aharreki ôiiarrat/sia, prov. d'O.
Mieux vaut l'oeuf avec paix que
non (ezi-ez) le veau avec guerre.
O. écrit estez, ce qui rend ce mot
assez méconnaisable.
Ezer, v. et.
Ezerbere, v. ez.
Ezere, v. ez.
Ezerere, v. ez.
Ezerez, v. ez.
Ezerkere, v. ez.
Ezetu, v. eze.
Ezetz, v. ez.
Ezetze, v. eze.
Ezezen, v. ez.
Ezezik, v. ez.
Ezeztatu, ezeztatze, w, ez.
Ezi. 1. \. i
Ezi, 2 ezitzen, g. b. Aez, hezi,
hezten, 1. bu. dompter, — bu. ha-
bituer au travail.
Hezgaltz, 1. bu. difficile à dompter.
Ezik, v. ezen.
Ezin, v. eghi.
Ezio, v. izio.
Ezitze, v. ezi, 2.
Ezker, g. b. 1. bu. gauche;
anc. esp. esquerro; esp. mod. iz-
quierdo. M. Mahu (E. U. p. 75)
propose, et il nous semble avec
raison, de faire dériver ezker de
esku-oker ; dans ce cas il serait
mieux d'écrire, esker, bien que tous
les dialectes aient ezker, avec z;
comp. eskela. Ezker, comme le re-
marque M. Mahu, est comme sig-
nification, tout-à-fait analogue au
fr. gauche, de l'anc. haut-ail. welk,
faible; v. M. Brachet, D. E. s. v.
gauche, où l'auteur dit: on voit
que la main gauche signifie la
main faible... Si étrange que pa-
raisse cette origine elle est certaine
et confirmée par l'existence de
méthaphores analogues dans plu-
sieurs langues de l'Europe; l'ita-
lien stanca (fatiguée); manca, (dé-
fectueuse); le prov. man seneco
(main décrépite).
Ezkero, v. gero.
Ezkila, v. eskilla.
Ezko, 1. bn. cire. Faut-il rat-
tai lier ezko à ezfi, et puis tous les
deux à es? avec la signification
142
de gluant; corap. es et ich. Ezko
(ez-ko) signifierait comme esku, es-
kua (main), ce qui tient.
Ezkondu, ezkontzen, g. b.
1. bn. se marier. Il nous paraît
que ezkondu, dérive de es, lier;
mais qu'est-ce que kon? Pouvreau
écrit eskondua marié, avec s, ainsi
que, estayak ; v. ci-dessous.
Ezkontze, v. ezkondu.
Ezkur, g. 1. bn. gland.
Ezkutu, v. esku.
Ezpa. v. ez.
Ezpabere, v. ez.
Ezpada, v. ez.
Ezpaita, v. ez.
Ezpala, v. espal.
Ezpana, g. espana, b. espaina^
1. lèvre. 11 nous semble que les
dial. b. et 1. ont raison d'écrire
espaina avec s et non z; de la
racine es, fermer; d'autant plus
que, bord (d'un habit) se dit en
lab. espaina, aldagarri espaina, P.
et en g. ertz ; or ertz est la vari-
ante lab et bn. de esi, v. es. Ces
deux dial. ont donc exprimé de
la même manière l'idée de „bord;"
mais le g. a pris sou mot dans le
dial. basq. français; erxi, /tersi, n'est
pas connu en guip.
Espère, v. ez
Ezperen, v. ez.
Ezpila, 1. bercail.
Eztarri, g. b. 1. gosier.
Eztayak, ezteyak, g. eztegn-
bak, b. estayak, esteyak, 1. eztey,
ou eztei sing. ezteyak, plur. bn.
noces. Pouvreau est le seul qui
écrive esttyak avec s et le seul,
1 croyons nous, dont l'orthographe
soit correcte; eztey, esiei, paraît
dériver de este, lier (v. es) dont
esteka, lien. Ordnan diotsa, ad'is-
quidea nota huna sarthu aiz eztey
arropa eztuela. Matt. XXII, 12.
Test. Rochelle. Et il lui dit, ami,
comment es-tu entré ici sans que
tu aies robe de noce.
Eztei, eztey, ezteyak, v. ez-
tayak.
Ezten, g. b. 1. bn. alêne — g.
1. aiguillon, dard; de este?
Eztera, g. b. 1. gestera,gvztera,
1. geztera, bn. meule à aiguiser.
Le g peut s'être perdu ; ou rem-
place peut-être h, heztera = ez-
tera.
Ezteratu, bn. aiguiser.
Ezti, g. b. 1. bn. miel. — 1.
bn. doux. Comp. ezko.
Eztitasvn, 1. eztitarzun, bn. dou-
ceur; de ezti tasvn.
Eztidura, 1. adoucissement; de
ezt -dura.
Eztitn, eztitzen, 1. bn. adoucir.
Eziika, bn. pomme douce.
Eztiki, eztiro, 1. bn doucement;
de ezti-ki et ro.
Eztidura, v. ezti.
Eztika, v. ezti.
Eztiki, v. ezti.
Eztira, 1. géhenne, torture. P.
du verbe suivant:
Eziiratu, eztiratzen, donner la
torture. Ne sernit-ce pas du prov.
estizar, fr. étirer? cYst dans ce
dernier sens qu' eztiratu est encore
employé de nos jours.
Estikatu, v. estini.
143
Eztiro, v. e:(L
Eztitarzun, v. ezti.
Eztitasun, y. e:(i.
Eztitu, v. ezti.
Eztitze, v. e:fi.
Eztor, bn. curé.
Eztul, g. b. bu. estul, 1. toux
Eztul idorra, toux sèche. Estulka,
1. bn. en toussant ; de eztul-la.
Ezur, g. hezur, 1. bn. azur, b.
os. — g. b. I. noyau des fruits. —
g. b. arrêtes de poisson.
Sayets-ezur, g. sahets-hezur, 1. bn.
côte, (du corps).
F.
La lettre / n'est pas une lettre
basque; cependant on la trouve
dans quelques rares mots, dont
en général on peut tracer la pro-
venance étrangère. Les dial. basq.
fr. ont adopté un assez grand nom-
bre de mots avec f initial ; dans
lés dial. basq. esp. nous ne con-
naissons qu'un seul mot commen-
çant avec f et encore l'orthographe
flotte entremet b ; farra, barre. Il
y a plusieurs mots auxquels il est
difficile d'assigner l'origine étran-
gère, cependant il. n'y a pas de doute
qu'elle se trouvera plus tard, car
il paraît être certain que le/' n'est
pas basque, pas plus que le v.
Le f des mots étrangers est con-
servé quelquefois ou bien il est
remplacé par une labiale, p. ex.
bortcha, force. Le/" parcourt toute
la série de labiales dans le mot
ifvii, ibeni, ipini, imini ; ce nom
verb. paraît cependant être basque ;
le / de ifîui, lab. sera pour b. Il
est très curieux que le verbe, prou-
ver, ait ùowué frogatu ; une consonne
qui n'existe pas (f), et un groupe
(fr) qui n'est pas admis en basque,
out été choisi pour rendre un mot
étranger oïl la consonne ne se
trouvait pas et où la rencontre de
/ et r aurait pu être évitée, comme
la règle l'exige et comme cela a
été fait dans un grand nombre de
mots. Comparez ce que nous avons
dit de ces anomalies de la phoné-
tique, à la fin du paragraphe sur
l'orthographe et la phonétique bas-
ques dans l'introduction.
Nous ne citerons que les mots
qu'il serait difficile de reconnaître
sous leur forme basque.
Fakka, g. barre, b. le rire, subst.
Farra egin, farregin, g. barregin,
b. rire. Peut-être faudra-t-il con-
sidérer le bise, barre, comme la
forme la mieux conservée, et fa rru,
une corruption. Est-ce que barre
rire et bare, rate, auraient une ori-
gine commune?
Fiirregiten <let, je ris. Zerlaho
Sara fartai <Ligo? pourquoi Sara
rit -elle?
Farra irri, g. irri barre, b. sou-
rire. Trri farra ou hirri farra, 1.
éclat de rire, lrten etafarra irrian
beste anayai esan zien, g. il sortit
et dit en souriant à ses autres
frères. Hirri ou irri farràka hari
145
dire, ils éclatent de rire. Âditzen
ditut àirri farrak, j'entends des
éclats de rire.
Fago, v. bago.
Falkoïn, bn. épervier, Salaberry.
Evidemment faucon.
Fardillo, bn. moût.
Farpatzea, 1. battre.
Farrastatu, bn. dépouiller les
cannes de maïs de leurs feuilles.
Farrastakin, bn. fourrage de
feuilles de maïs.
Fatsa, 1. marc de pommes ou
de raisin; syn. de lapa.
Fauna, 1. Axular emploie ce mot ;
nous ignorons ce qu'il signifie.
Zuhaitz bethakorra eztxt nehork eba-
kitzen. Baina alferra, fauna... zer-
tako da ? Personne ne coupe l'arbre
qui porte des fruits, mais le (l'arbre)
paresseux, le... à quoi sert-il? Ax.
a. éd. 38. n. éd. 17.
Felderaka, 1. levrette.
Ferdamina, 1. crasse verte qui
sort du fil ou du linge la première
fois qu'on le met à la lessive.
Ferekatzea, 1. frotter.
Fetcho, 1. gentil.
Ficho, bn. corpulent.
Fika, 1. pie.
Filda, philda, 1. linges, meubles.
Frilla, 1. loquet, tourniquet;
syn. de maralilla.
Fitza, 1. bourrier, balayure.
Floka, 1. bouquet.
Fola, 1. collet de pourpoint.
Fontale, 1. poutre.
Forrua, 1. porreau.
Frankak, 1. ouïes de poisson.
Franko, 1. abondant.
Frintza, 1. l'étoile de l'oeuf.
Froga, 1. bn. preuve.
Fuin, v. mun.
10
G.
Gabarri, b. chaloupe; del'esp.
gabarra, oul'esp. du basque? L'ori-
gine du bas latin gabbarus est in-
connue, v. Littré, D.
Gabe, g. 1. bn. bage, baga, b.
(hyperthèse de gabe), manque, dé-
faut, — 1. indigent. Comme suf-
fixe dans tous les dialectes: sans.
En bise, contracté quelquefois en
ge. Gabeak hatsa karats, prov. d'O.
le pauvre a l'haleiue puante. Ez
data iïior zeruban sartuko bere agin-
dubak gorde baga, Moguel, p. 17.
Que nul n'entrera daus le ciel sans
garder ses commandements. Nigabe,
sans moi. Buda bagarik, b. sans
doute; quelquefois contracté en;
duda barik.
Gabetn, gabetzen, 1. bn. priver,
être privé. Jabe onaz gabetua dago,
1. il a perdu un bon support.
Gabiâ, 1. hune, de navire; de
l'esp. gavia, ou du prov. gavi, cage.
11 est probable que le mot, abi,
nid, que nous avons considrn'
comme étant basque, dérive aussi
de l'esp. gavia ou du lat. cavea;
kabi, habi, abi; permutation de k
en h pour le lab. et chute du k
ou de VA, selon que le guip. a
pris ce mot du latin ou bien de l'esp.
ce qui est plus probable. Les dial.
vénit, et sard. ont cabbia, pour
cage, v. Diez, E. W. 1. 195.
Gabiko, g. gerbe.
Gach, v. gaitz.
Gachur, v. gazta.
Gahamu, v. «».
Gai, gay, kai, g. 1. bn.^', b.
P. écrit aussi: gaiha, et avec e
initial (de liaison?) ekai, 1. ekhey,
bn. Le g devient k, selon les lois
phon. v. Essai, Ch. II. Comme
adjectif ce mot signifie: apte, ca-
pable, propre à. Eztagai ezerlako,
g. ezta deusetako gai, 1. il n'est
propre à rien. Ezta garik, g. ezta
geirik, b. je n'ai pas de quoi, p.
ex. de drap pour faire un habit.
Comme substantif: matière, sujet,
étoffe. Jolaskai, g. sujet de con-
versation. Bana erakusleak zembait
argibide gai onetan ematen dizkigute,
g. mais les docteurs nous donnent
quelques éclaircissements à ce sujet.
Polro hau daugin urtheko gerenno
ekhey, bn. j'ai ce poulain pour
tire étalon de l'année prochaine.
Salaberry. Emaiieko gayetan bagare,
Ax. p. 223. a. éd. si nous avons
147
de quoi donner ; litt. si nous som-
mes dans la capacité, si nous som-
mes capables. P. cite : giltz ekaya,
fer pour faire une clef; kutcha
ekaya, bois pour faire un coffre.
Le nom de la matière est donc
sous-entendu; le coffre doit indi-
quer qu'il s'agit de bois; la clef
qu'il s'agit de fer.
Nous croyons que gai, kai et la
forme syncopée ka, ki se retrouvent,
comme terminaison, dans plusieurs
mots, avec une signification moins
définie, mais indiquant toujours
que le nom auquel il est suffixe est
rendu propre à faire, qu'il a la
faculté de faire, une chose : agerkai,
halgai, etc. izuzki, eguzki, abarka.
Gaich.0, v. gaitz.
Gaichta, v. gaitz.
Gaichtatu, v. gaitz.
Gaichtagin, v. gaitz.
Gaichtakeria, v. gaitz.
Gaichto, v. gaitz.
Gaichtotu, v. gaitz.
Gaiero, bn. Chargé de supporter
un préjudice, résultant d'une mau-
vaise action commise en commun.
Salaberry.
Gaiha, v. gai.
Gain, v. gan.
Gainaldea, v. gan.
Gaindi egin, v. gan.
Gainean, v. gan.
Gaineko, v. gan.
Gainera, gainerako, v.gan.
Gainerakoan, v. gan.
Gainetik, v. gan.
Gaingiroki, v. gan.
Gainian, v. gan.
Gaiti, gaitik, v. gan.
GaisSO, v. gaitz.
GaistO, v. gaitz.
Gaistoko, v. gaitz.
Gaitz, Au lieu de tz, on trouve
eh, x, ss, z, si, zt, mais c'est tou-
jours le même mot, avec la signi-
fication de mal, mauvais. Dans
quelques dialectes on paraît faire
une distinction dans l'orthographe,
pour les différentes acceptions de
gaitz, ce que l'usage aura sans
doute consacré; mais étymologi-
quement parlant, ces différences
n'existent pas, croyons nous, si ce
n'est celles que les lois phonétiques
exigent, et qui, peut-être, se bor-
nent à une seule variation, et c'est
la transposition du z; gaitz fait
gaiztakeria. Ch, caractéristique du
diminutif, donne gaicho; ce son
est quelquefois rendu en bise, par x
ou ss-, comp. ausse, auxe, anse;
d'autres fois ch est conservé, pro-
bablement d'après la fantaisie de
l'auteur.
Gaitz, g. 1. bn. gach, b. mal,
maladie; subst. — b. 1. difficile.
Gaitz ikharagarri bat da kolera; le
choléra est une maladie terrible.
Gaitz, gaicho, g. gecha, geso, b.
malade. Gaicho dago, il est ma-
lade. On nous a dit que gaitz est
employé en lab. comme une espèce
de superlatif, p. ex. en parlant
de quelqu'un qui fait tout très
bien, ou qui est très grand au
moral comme au physique.
Gachotasun, g. mal. subst. esp.
dolencia; de gacho-tasan.
148
Gaicho, g. gaisso, b. gaizo, 1.
bn. pauvre, terme de tendresse.
Ama gaissuak darruiko ondoren,
Moguel; la pauvre mère le sui-
vait. Une zaîchur gaizoa, bu. mon
pauvre chien.
Gaizto, g. gaisto, b. gaichto, bn.
gaixlo, 1. mauvais, méchant. Eureen
egemplu gaistuagaz lotsaturik, b-
ayant honte de leurs mauvais
exemples. Gaichtoeti escuz cruciji-
caturic hil ukan duçue. Act. II.
23. Test. Rochelle; et vous l'avez
tué, en le crucifiant, par la main
des méchants.
Gaistoko, b. méchant. La ter-
minaison ko semble superflue. Adu
gaistoko infernutarra, A^ibarro ; mé-
chant diable infernal.
Gaichtotu, b. gaixtatu, gaixtat-
zen, 1. gaitz, gaiztu, bu. devenir
méchant. Ezla gaixtatzen gaitza ; il
n'est pas difficile à corrompre, P.
Gaixtoki, 1. méchamment.
Gaiztakeria, g. b. gaic/itakeria,
gaixtakeria, 1. bn. méchanceté; de
gaitza-keria.
Gaixki, 1. mal; subst. Gaixkiari
ihez egitea eta ungiaren egiiea, la
Vieuxville, p. 47. Fuir le mal et
faire le bien. En bu. au pluriel:
reproches. Comme adj. malade.
Salaberry.
Gaizki, g. b. bn. gaixki, 1. mal,
adv. Gaizki egin dut lan hori, bn.
j'ai mal fait ce travail.
Gaizetsi, 1. gaitzexi, bn. trouver
mauvais, désespérer; de gaitzetsi.
Gaichlagin, 1. bu. malfaiteur,
malfaisant; de gaitza-egin.
Gaitzeritzi, b. 1. haïr; de gaitz-
eritzi.
Gaitzerran, 1. médire.
Gaiizi, 1. bn. ressentiment; de
gaitzitu ?
Gaitzitu, gaitzitzen, 1. avoir du
ressentiment, degaitz et i, qui forme
les adj. verbaux.
Gaitzikor, 1. bn. susceptible, de
gaitzi-kor.
Gaitzeritzi, v. gaitz.
Gaitzerran, v. gaitz.
Gaitzetsi, v. gaitz.
Gaitzexi, v. gaitz.
Gaitzi, v. gaitz.
Gaitzikor, v. gaitz.
Gaitziru, 1. bn. boisseau.
Gaitzitu, gaitzitze, v. gaitz.
Gaixki, v. gaitz.
Gaixtakeria, v. gaitz.
Gaixto, v. gaitz.
Gaixtoki, v. gaitz.
Gaizetsi, v. gaitz.
Gaizki, v. gaitz.
Gaizo, v. gaitz.
Gaiztakeria, v. gaitz.
Gaiztatu, v. gaitz.
GaiztO, v. gaitz.
GakllO, v. gako.
GakO, 1. gakho, bu. clef.
Gai, v. galdu.
Galaso, b. empêcher.
Galdatu, v. gatde.
Galde, g. l.galdo, bn. demande.
Galdetu, galdetzen, g. 1. galdatu,
bu. galde egin, 1. bu. demander. Ce
nom verbal régit z en guip. Nere
aitaren liôuruaz galdetu det, j'ai de-
mandé le livre de mou père.
Galdegin, v. galde»
149
Galdetu, v. galde.
Galdetze, v. galde.
Gald.0, v. galde.
Galdor, v. gandor.
Galdu, galtzen, g. b. 1 bu.
perdre. Moguel écrit, galtzen, pour
galduten, bise. Le g. se sert de
gai, seulement à l'impératif.
Galdu, b. pernicieux, corrompu.
Olgeeta galdubak, les divertissements
pernicieux. Biotz galdula, le coeur
corrompu.
Galera, g. perte
Galmena, g. perdition ; de galmen.
Galgarri, g. 1. bn. pernicieux;
de gal-garri.
Galdura. 1. corruption ; de gai-
dur a.
Gallzapen, 1. perte, perdition; de
galtza-pen.
Galdura, v. galdu.
Gale, g. 1. envie. Lo galea, g.
1. lo aléa, 1. envie de dormir; comp.
zale.
Galeper, v. gari.
Galera, v. galdu.
Galgarri, v. galdu.
Galhar, v. garhar.
GalhaiTOX, v. garhar.
Galkha, galkhatu, bn. com-
bler, bourrer.
Galmena, v. galdu.
Galsoro, v. gari.
Galtzapen, v. galdu.
Galtzarbe, g. aisselle.
Galtze, v. galdu.
Galyur, g. sommet; syn. de
tontor.
Gambara, g. gambera, bn. kamara,
b. En g. et b. grenier; en bn.
chambre. Le b. de l'esp. camara;
le g. et le bn. du prov. cambra.
Gambera. v. gambara.
Gan, 1. g. b. en. En bise, ce
suffixe se soumet aux règles pho-
nétiques et devient kan, quand il
le faut. Bana egin ezkero (eginez
gero) eurakan dana, mais après avoir
fait ce qui est en eux. Neregan,
eu moi. 11 nous paraît que gan est
l'adv. han, an, là. Etant un suffixe,
le h initial se trouve toujours au
milieu du mot et suit la règle que
h initial devient k, et ici par ex-
ception g. En bise, le k se retrouve.
Pour la mutation de h en k, v. l'in-
troduction. Les dial. basq. fr. ont
bait/ian pour gan; mais tous les
dialectes font usage de gana, qui
dérive de gan.
Gandik, g. ganik, b. 1. bn. de, de
chez ; de gan-dik. Le d paraît s'être
perdu dans ganik. Jaunaganik eldu
du, il vient de chez monsieur.
Gana, g. b. 1. bn. chez. à. En
bn. gana régit le génitif. Norga-
na zoaz? norengana zoaz ? bn. chez
qui vas-tu? Centenerac igorcitzan
adisquideac harengana, Test. Ro-
chelle; le centenier envoya ses amis
au devant de lui. Jainkoagana bi-
holz goititzea, 1. élever le coeur à
Dieu. Serait-il risqué de considé-
rer gana comme la forme définie
(avec l'article) de gan, en admettant
que gan soit pour han, là; ainsi:
le là, c'est-à-dire la demeure; comme
„chez" fr. est pour „chiés" maison,
elliptiquement pour en ches ou
chiés; v. Littré, Dict.
150
GanaJco, g. b. 1. bn. envers, pour ;
de gana-ko ; litt. de-vers ou de-à.
Nor gizonaganako Jaungoikoaren
amorioa ezagutzen duena, g. celui
qui connaît l'amour de Dieu pour
les hommes.
Gan, 2. v. gah.
Gana, v. gan.
Ganako, v. gan.
Gancliingor, v. gantz.
Gancho, bn. crochet en fer au
bout d'une perche.
Gandik, v. gan.
Gandor, galdor,galyur, g. som-
met; syn. de tontor.
Ganez egin, v. gan.
Ganga, 1. cahute, palais de la
bouche. Selon Larramendi, ce se-
rait, la luette; ce qui nous paraît
une erreur, du moins si ganga est
cahute; v. ahoganga, s. v. ao. Peut-
être comme le français gangue,
de l'ail, gang, allée; v. Littré. D.
Ganibet, g. b. 1. couteau; du
prov. canivet; v. L. R.
Ganik, v. gan.
Gantz, g. b. 1. ganz, bn. sain-
doux: — 1. pause.
Ganchingor, g. 1. bn. galzcAingor t
1. rillons de porc, cretons. Est-ce
que chingor est pour c/dngar 2.P
Ganz, v. gantz.
Ganzola, 1. bn. morceau de
cuir qui forme, pour ainsi dire,
l'empeigne du sabot; de gan-zola»
semelle supérieure.
Gah, g. gan, b. gain, 1. bn.
sur, dessus, Mayaren gana, g. ma-
haharen gaina, 1. le dessus de la ta-
ble. Hartu du beregain, 1. il a pris
sur lui. Enegain da untzia. 1. bn.
le navire est à ma charge. Le i
de gain paraît indiquer, comme
c'est généralement le cas, le son
mouillé de ».
Gahean, g. gainian, h. gainean,
1. bn. sur; de gah-ean (v. Essai,
p. 49. Note, 1. Comp. aurrean,
gibelean); dans le dessus, et cor-
respondant exactement à l'esp. en
cima. Mendiaren gahean, sur la
montagne. Au gaili aimbeste gauza
esaten dira eureen gainian, pour
cela tant de choses sont dites
sur eux.
Gainean, 1. adv. en haut. Gai-
nean da, il est en haut. En g. et
b. on dit: goian.
Gaheko, g. b. gaineko, 1. bn. de
dessus, supérieur; de gah-ko, avec
e de liaison, puisque k ne peut
suivre n, v. Essai, Ch. II. Eta
onen gaheko urak beekoetatik bere-
ziiu ziluen, g. et il sépara les eaux
de dessus de ceci (firmameut) d'avec
celles d'en bas.
Gahera, g. b. en outre, par des-
sus; de gan-ra, avec e de liaison,
puisque r ne peut suivre », v.
Essai, Ch. II. Le verbe se construit
avec z. Ordi bal danez gahera, en
outre d'être un ivrogne.
Gainera, 1. sur ; v. gahera. Harl-
zen dut ene gainera, je prends sur
moi. Eltzea gainera dut, j'ai mis
le pot au feu, expression elliptique,
feu, sous entendu; correspond au
holl. opzetten, mettre dessus. De
aardappelen zijn opgezet, les pom-
mes de terre sont sur le feu. Ceren
151
Gentilen gaineraere spiritu sain-
duaren dohaina erauisi içan bu <
■ Act. X. 45. Test. Rochelle; de ce
que le don du St. Esprit était
aussi répandu sur les gentils.
Ganerako, g. gainerako, 1. bn.
reste, surplus; de ganera-ko.
Gaherakoan, g. gainerakoan, b.
1. bn. au reste, du reste; degahe-
rako-an.
Ganartu, g. dominer; de gan-
artu.
Gainaldea, 1. la surface, le des-
sus.
Ganeratu, ganeratzen, g. b. se
placer sur, monter; de gan-e-ra-tu.
Ganetik, b. en outre, en sus;
de gan-e-tik. Bere argilasun gane-
tik, en outre de son activité.
Gainetik, 1. bn. d'en haut; de
gain-e-tik.
Ganez egin, g. b. gainez egin, 1.
bn. augmenter. Eta Gomorako be-
kaluak ganez egin zutela, et que
les péchés de Gomorrhe augmen-
taient. Baldin aberatz bazara, gainez
egina bazaude, emozu anhitz, Ax.
p. 229. a. éd. Si vous êtes riche,
si vous avez du superflu, donnez
beaucoup.
Gaindi egin, 1. bn. monter (p.
ex. le lait), déborder.
Gaingiroki, 1. superficiellement,
P. (i. a.). La terminaison de l'adv.
est répétée jusqu'à trois fois, gi
pour ki, ro et ki.
Gatik, g. b. 1. bn. gaitik, gaiti,
b. pour, à cause; — bn. malgré.
Nous avons placé gatik ici, puis-
qu'il nous paraît être formé
de ga-tik pour gan ou guin-dik,
après l'élision régulière de n devant
t; ou aurait pu laisser le n et
dire gandik ; mais gandik signifiait
peut-être déjà : de, de chez. Nous
ne sommes pas du tout certain de
ne pas nous tromper ici; nous
avions penché un moment à rat-
tacher gatik à gan pour han (v.
ga?i), là; ainsi gatik pour àan-dik,
de là, ce qui expliquerait très bien
la signification : de là = à cause ;
mais la forme gaitik, gaiti, s'y op-
pose; nous ne saurions expliquer
le i, qui se retrouve régulièrement
dans gain pour gan. Jaungoikoak
gizonagatik egin duena, jaquitea
data, g. c'est de (le) savoir ce que
Dieu a fait pour les hommes.
Ganartu, v. gan.
Ganean, v. gan.
Ganeko, v. gan.
Ganera, ganerako, v. gan.
Ganerakoan, v. gan.
Ganeratu, ganeratze, v. gan.
Garietik, v. gan.
Gapar, v. zapar.
Gapirio, 1. chevron de. toit; de
l'esp. cabrio.
Gar, g. b. bu. kar, 1. flamme.
Khar, 1. bu. zèle, évidemment
le même mot, bien qu'on y ait in-
troduit un h.
Gariu, gartzen, g. gar hartu, 1.
bn. kartu, kartzen, 1. enflammer.
Kartsu, 1. kharxu, kharzu, bn.
fervent, zélé ; de kar-tsu. M. Sala-
berry ajoute la remarque que kharxu
152
est une corruption de kharzu; il
nous semble que c'est le contraire ;
kharxu est mieux du moment qu'on
a adopté, comme M. Sal. l'ortho-
graphe x au lieu de (s. Le x est
de date récente; Liçarrague dans
le Test, de la Rochelle ne s'en
sert pas; si le mot en question s'y
trouve il sera écrit kartsu.
Kartsuki, 1. kharxuki, bn. adv.
avec zèle; H forme les adv.
Karlo, 1. charbon; nous ne savons
rendre compte de la terminaison;
il est peut-être plus probable que
karlo vienne de l'esp. cardo, avec
mutation de d en l; comp. elur =
edur; ceci est cependant une mu-
tation de dialecte à dialecte, et
nous ne l'avons pas encore trouvée
daus les mots d'origine étrangère.
Garaba, 1. aucun. P. Ce mot
est obscur. Par les exemples que
P. cite, on croirait plutôt que^a-
raba ou mieux garabe, a uue sig-
nification affirmative au lieu de
négative. Ezta garabik, il n'y en
a pas un seul. Ici garaba est con-
struit avec ez pour rendre le seus
négatif. Orhoitz zara hitz garabez,
vous souvenez vous d'aucun mot?
Aucun, est ici pour „quelque" et
alors affirmatif. Le troisième exem-
ple n'est pas très clair :pena garaba^
peine qui reste à satisfaire. Mais
en tout cas il eu ressort, croyous
nous, que garaba ne peut signifier
„aucun," sinon accompagné d'une
négation. Comp. bagarik.
Garabia, 1. grue à lever des
matériaux; de garai-abe?
Garagar, g. b. 1. bn. orge;
comp. garau.
Garagarilla. dial.? le mois de
juin, et en bise, de juillet; de
garagar-illa, comp. garilla.
Garagarilla, v. garagar.
Garai, 1. g. garrai, 1. garhai,
bn. excellent. La signification pro-
pre de garai doit avoir été: haut;
les dérivés le prouvent; mais il
paraît que seulement le sens figuré
s'est conservé. Nous aurions voulu
rattacher garai, à gan; c. a. d. de
gan-ra, avec l'élision régulière de
n devant r, mais le * final qui se
retrouve dans tous les dérivés de
tous les dialectes est un obstacle.
Nous reprenons doue ce que nous
avons dit, s. v. ahuntz, de garailu,
sans toutefois accepter l'opinion de
M. de Charencey, qui n'est basée que
sur la ressemblance des deux mots.
Garai, g. excellent; 1. victoire, P.
Garaiko, g. d'en haut; de garai-ko.
Garaitik, g. bn. d'en haut; de
garai-lik. Baina baldin gogoz ga-
raitik eguilen badut. 1. Cor. IX.
17. Test. Rochelle; mais si je le
fais contre ma volonté. L'emploi
de garatik, n'est pas clair ici.
Garaira, bn. en haut; de garai-
ta. Jauisi içan den Aura bera da
igan-ere dena ceru gueien garaira,
Eph. IV. 10. Test. Rochelle; celui
qui est descendu, c'est le même
qui est monté au dessus (vers le
haut) de tous les cieux.
Gairapena, g. 1. victoire, avan-
tage, de garai-pen.
Garailari, garaile, g. 1. vainqueur
158
victorieux; de garai-le etgarai-ari.
Le l dans garailari paraît être
euphonique.
Garailu, garaitzen, g. 1. garhaitu,
garhaitzen, bn. vaincre, surpasser.
Garaite, 1. avantage, victoire;
subst. verb. pour garaitze, le vain-
cre. Axular, p. 30. l'écrit avec l'ar-
ticle, garaitia. Izan zutenean Erro-
matarrek desiratzen zuten abantailla
eta garaitia. Les Romains après
avoir eu l'avantage et la victoire
qu'ils désiraient.
Garai, 2. g. temps. Garai one-
tan, dans ce temps.
Garaiko, v. garai, 1.
Garailari, v. garai, 1.
Garaile, v. garai, 1.
Garailla, bn. gravier.
Garaipena, v. garai, 1.
Garaira, v. garai, 1.
Garaite, v. garai, 1.
Garaitik, v. garai, 1.
Garaitu, v. garai, 1.
Garaitze, v. garai, 1.
Garand.0, v. garrando.
Garaxo, 1. gerenno, bn. (nn = n)
étalon; du vieux fr. goreignun,
gareignun. Ce mot se retrouve dans
toutes les langues romanes; gua-
ragno, it. guaraùon, esp. v. Diez,
E. W. 1. p. 230.
Garatosa, 1. étrille, P.
Garau, b. grain; comp. gari.
Serait-ce peut-être de l'esp. grano,
avec chute de n?
Garazi, 1. province du pays
basque français. Eu fr. Cize.
Garaztar, habitant du pays de
Cize.
Garazi, 2. bn. cherté; de l'esp*
carrestia.
Garaztar, v. garazi, 1.
Garba, 1. kharba, bn. broyé;
instrument pour broyer le chauvre.
Garbatu, garbatzen, broyer le
chanvre.
Garbatu, garbatze, v. garba.
Garbal, 1. chauve; — bn. dé-
couvert.
Garbaldu, bn. éclaircir, découvrir.
Garbantzu, g. barbantzu, 1.
pois chiche. Selon M. Diez, E. W.
2. p. 131. de garau atitzu, et l'esp.
garbanzo du basque garbantzu. Pour
la mutation du g en b, v. gurasodk.
Garbi, g. b. 1. bn. propre, net,
pur.
Garbitasun, g. b. 1. bn. propreté,
pureté; de garbi-iasun.
Garbidura, g. nettoyage ; de garbi-
dura.
Garbitu, garbitzen, g. b. 1. bu.
nettoyer. Le guip. se sert à l'im-
pératif du radical garbi.
Garbïki, 1. proprement; de gar-
bi-Jci.
Garbigarri, 1. torchon; degarbi-
garri.
Garbidura, v. garbi.
Garbigarri, v. garbi.
Garbiki, v. garbi.
Garbitasun, v. garbi.
Garbitu, garbitze, v. garbi.
Gardox, bn. harrots, 1. gousse
verte et piquante de la châtaigne.
Garhai, v. garai, 1.
Garhaite, v. garrondo.
Garhai tu,garhaitze,v^rj«,l .
Garhar, 1. galhar, bn. arbre
154
sec, branche morte; pour la mu-
tation de r et /, v. ari, 3.
Galharrox, bn. charivari; de gai-
har-ols (x = ts), comp. abarrots.
Garhasia, garrasi, bn. cri de dé-
tresse, Sal. Pleurs avec crieries et
lamentation ; mot d'O. selon P. —
éclats. Ozpinen garhasiak, éclats
de foudre.
Garhasia, v. garhar.
Garhinna, bn. (nn = n) cri de
désespoir; comp. garhasia.
Garho, bn. anse, d'une cloche
ou d'une sonnette.
Gari, 1. g. 1. (i. a.) froment;
comp. garau.
Garilla, bise, selon Astarloa ;
mais n'est plus connu, ni en b.
ni en g. Le. mois de juillet; de
gari-illa.
Galsoro, g. champ de blé? esp.
trigal; de gari-soro; l pour r, v.
ari, 3.
Galeper, g. caille; de gari-eper;
l pour r, v. ari, 3.
Gari, 2. 1. bn. mince, grêle,
efflanqué.
Garicha, v. garrichu.
Garichu, g. garicha, b. halitcha,
1. verrue.
Garilla, v. gari, 1.
Gario, 1. sorte d'oiseau. P.
Garizuma, 1. bn. carême; de
l'esp. cuaresma.
Garkharasta, garkharas-
tatu, bu. enfumer; terme de cui-
sine, en parlant de viande ou autre
chose qui prend le goût de fumée;
de gar-harals?
Garkhora, v. garrondo.
Garkhotcha, v. garrondo.
Garlanda, bn. cercle en fer
ou en bois dans lequel on fait
cuire le pain de maïs nommé:
mestura, méture; de garle? Le
mot guirlande est d'origine dou-
teuse, v. Littré, Dict. Serait-il
basque ?
Garle, 1. carreau, espèce de ton-
neau. Garle bat sagarnoa, un car-
reau de cidre. Comp. garlanda.
Garmendi, 1. espèce de pom-
me; P. de sagar-mendi?
Garnura, v. gernu.
Garoa, g. fougère.
Garond.0, v. garrondo.
Garrai, v. garai, 1.
Garranga, L le chant de la
poule. P. comp. haranka.
Garrasi, v. garhar.
Garrathoin, bn. rat. Il nous
semble du pr. ou de l'esp. raton,
avec ar prosthétique, comme tous
les mots avec r initial, arraton;
puis le h qui est souvent préfixé
en bu. (v. herreka) et cet h changé
en g. Pour la mutation de h eu
g comp. chingar, 1.
Garratz, g. b. 1. Marais, hha-
rax, bn. hirals, 1. amer. Garratz,
bn. âpre, violent, sévère.
Garratz, Jcirats, 1. aigre; hirals,
g. 1. puanteur. La signification ne
paraît pas bien fixe ; mais tous ces
mots, qui ne sont probablement
que des variantes, iudiquent quelque
chose de désagréable au goût ou à
l'odorat. Le mot garratz doit être
un nom composé; de gar-ats? als
en bise, est puanteur et hatsti,
155
1. qui a l'haleine forte. En holl. le
mot „lucht," air, exprime comme
ats en basque, air et puanteur ; il
faut, il est vrai, souvent ajouter
le qualificatif soit „mauvais," soit
„bon"; mais souvent aussi, p. ex.
en parlant de la viande, ou dira,
elle a de l'odeur (er is eeu luchtje
aan), sans rien ajouter pour indi-
quer qu'elle sent mauvais. Nous
avons séparé les articles ats, 1.
haleine et ats, 2. puanteur; mais
il est fort possible qu'on doive
les réunir. Il reste encore à trou-
ver ce que gar, Jcar ou kir peut
signifier.
Gabeak hatsa karats, prov. 173
d'O. Le pauvre a l'haleine puante.
Sagar garratza, 1. la pomme aigre.
Kirestu, kiresten, bn. kiratstu,
kiratsten, 1. karatstu, (?) karatzen;
prov. d'O. puer. Hatsa kiratsten
zago, l'haleine lui devient puante,
P. Biotsa Marthac, hil iqan cenaren
arrebac, Jauna, kirestu duc, gaur-
guero. Jean XI. 39. Test. Rochelle ;
Marthe, la soeur de celui qui était
mort, lui dit, Seigneur, il pue déjà.
JBuruti hasten da arraina karatzen,
prov. 107. d'O. C'est de la tête
que le poisson commence à puer.
Garraiztasun, 1. âpreté; degaratz-
tasun.
Kharaxtarzun, bn. amertume.
Garratzki, 1. adv.
Garratzki, v. garratz.
Garratztasun, v. garratz.
Garren, suffixe qui dans tous
les dialectes sert à former les noms
de nombres ordinaux: bigarren,
//Jr/'garren, etc. A en juger par la
forme, garren est un génitif de gar
dont la signification nous est in-
connue ; comme en basque le super-
latif est exprimé par un génitif
(v. Essai, Ch. IV), il faudra con-
sidérer garren comme un superlatif;
dans plusieurs autres langues il
y a des nombres cardinaux formés
de cette manière; p. ex. zwanzig-
ste, ail ; aussi erste, letste ; et puis
en basque: atzen, leàen, v. atzen.
Garri, 1. suffixe qui sert à
former des adjectifs, v. ekarri.
Garri, 2. 1. scrupule, remords,
inquiétude, P. i. a.
Gar rondo, g- garondo (gar an-
do?) garhaite, garzeta, 1. P. gar-
khora, garkhotcha, bn. En g. et
bn. nuque; en lab. le derrière de
la tête ; ce qui s'accorde bien avec
ondo ; gar de garai, 1 ? Il sem-
blerait que gar indique quelque
chose comme tête, cime, sommet,
comp. garsoil, garbal, chauve; garu-
nak, cervelles et aussi garle. Gar-
khora signifierait plutôt couronne
de la tête, c. a. d. le sommet, le
holl. kruin; gar-khora. Okhasinoa
kopetan, bellarrean, aitzin aldean,
illetsu da, eta cherlotsu, baina gar-
haitean, garzetan, gibelaldean, motz,
soil, garbal, karsoil eta Me gobe-,
Ax. p. 153 a. éd. p. 366. n. éd.
Il est chevelu du front, mais chauve
du derrière de la tête. La passion
d'Axular d'employer des synony-
mes lui fait répéter jusqu'à cinq
fois le mot chauve. M. l'abbé In-
chauspe écrit garhaltean; ce sera
156
probablement une de ces correc-
tions comme egin pour ehin, v.
eldn ; garkalte, ne paraît pas exister.
Garsande, 1. chanvre; i. a.
Garsande hazi, chenevis.
Garsoil, karsoil, 1. chauve;
à Guéthary, crépu. Soil est déjà
chauve; d'où vient gar ? comp.
gar rondo.
Gartha-dembora ou gartkak, 1.
bn. quatre-temps ; corruption de
quatre.
Gartu, v. gar.
Gartze, v. gar.
Gazimak, b. cervelles; comp.
garrondo.
Garzeta, v. garrondo.
Gasaila, gasalla, bn. cris ou
paroles vives de plusieurs person-
nes parlant à la fois.
Gasalla, v. gasaila.
Gasna, v. gazta.
Gasotasun, v. gaitz.
Gastaro, gaztaro, v. gazte.
Gastu, g. 1. bn. dépense; de
Pesp. gasto, même signification.
Ene gastuz, à mes dépens.
Gastigar, v. astigar.
Gatazka, g. combat, rixe.
Gatha, 1. espèce de poisson.
Gathabuta, v. hatabu.
Gathea, 1. bn. chaîne; de l'esp.
cadena.
Gathibu, v. Tcatibu.
Gathu, v. Tcatu.
Gatillu, 1. tasse; syn. de opor.
Gatik, v. gan.
Gatz, g. b. 1. bn. sel. Baina,
baldin gatza gueçat badadi, cerçaz
gacièuren da, Luc. XIV. 34. Test.
Rochelle; mais si le sel perd sa
saveur, avec quoi le salera-t-on?
Gazi, 1. salé.
Gazitu, gazitzen, 1. saler.
Gatzuntzi, 1. bn. salière; de gatz-
untsi.
GatzJcari, bn. marchand de sel;
de gatz-hari, v. ari, 4. (comp. ar-
rainkari) ; k pour h } v. Essai, Ch. II.
Gatzatu, v. gazta.
Gatzatze, v. gazta.
Gatzchingor, 1. grillons ou
rillons de porc ; synonyme et
variante (?) de ganchingor.
Gatzkari, v. gatz.
Gatzuntzi, v. gatz.
Gau, g. b. 1. bn. nuit. En bise,
généralement prononcé gaba, avec
l'article, au lieu de gauba, et en
g. le u est prononcé v, quand suit
une voyelle, gavon pour gau on.
Gauerdi, g. b. 1. bn. minuit; de
gau-erdi.
Gauaz, g. 1. bn. gaubaz, b. de
nuit; de gau-z.
Gau-enkarra, v. enada.
Gaur, g. b. aujourd'hui ; — bu.
cette nuit. Gaur correspond en g.
plutôt à l'ail, heute. Gaur arraU-
aldean, heute abend, ce soir. Gaur
goizean, heute Morgen, ce matin.
Gaur eguerdian, heute Mittag, ce
midi. Le r final de gaur, reste pour
le moment sans explication; peut-
être de gau-ori? cette nuit, ou
bien degauren, génitif; nous disons
eu holl. van daag, aujourd'hui, litt.
de jour ; van nacht, cette nuit, litt.
de nuit.
Gaur gvero, bn. déjà. Jauna H-
157
restu duc gaurguero, Jean, IX, 39.
Test. Rochelle. Seigneur, il pue
déjà.
Gaurdanik biarko,g. d'aujourd'hui
à demain, c. a. d. bientôt, au
premier jour.
Gauaz, v. gau.
Gaubaz, v. gau.
Gauerdi, v. gau.
Gaur, v. gau.
Gaurgero, v. gaur, s. v. gau,
Gauza, g. b. 1. chose ; de l'esp.
cosa.
G-ay, v. gai.
Gaz, kaz, b. (selon les lois
phon. v. Essai, Ch. IL) suffixe, avec.
Gorotasunakaz, avec les jouissances.
Gaza, v. geza.
Gazaita, gozaita bn. parrain ;
comp. ugazaita.
Gazaina, gozamahn. marraine;
comp. ugazama.
Gazi, gazitu, gazitze, v. gatz.
Gazta, g. gaztai, b. gasna, 1.
bn. fromage. Nous ne connaissons
aucun exemple de la permutation
de t en n, ou de n en t ; nous
avons donc probablement ici deux
mots différents, du moins en partie.
11 nous semble difficile de décider
lequel est le plus ancien, du sub-
stantif (fromage) ou de l'adj.verb.
gatza, caillé; il semblerait cepen-
dant qu'on a dû observer que le
lait se caille, avant d'avoir appris
à faire le fromage. Gazta, serait
donc pour gatza (d'où gatzatu), le
caillé, la chose caillée = fromage;
et gasna trouverait aussi son expli-
cation, gatza-eme, lait caillé. Il y
a une objection sérieuse, c'est que
esne aurait dû précéder, v. Essai,
p. 120.
Gatzatu, gatzatzen, g. b 1. cail-
ler, — 1. concevoir; P. Gatzatu
gineko ilhunak, la nuit que nous
étions conçus.
Gazur, g. gazuri, b. gachur, bn.
petit -lait; de gatz-ur.
Gaztai, v. gazta.
Gaztaro, v. gazte.
Gazte, g. b. 1. bn. jeune.
Gaztetasun, g. b. 1. gaztetarzun,
bn. jeunesse; de gazte-tasun.
Gazteria, bn. la jeunesse, les
jeunes gens; de gazte-eria? pour
keria; ce serait, avec gorheria, le
seul mot, que nous sachions, dans
lequel la mutation de h en k n'a
pas eu lieu.
Gaztekeria, g. b. bn. étourderie
de jeunesse; de gazte-keria.
Gaztetu, gaztetzen, g. b. 1. bn.
rajeunir.
Gaztaro, 1. le temps de la jeu-
nesse; de gazte- aro. P. écrit gastaro,
ce qui est une erreur.
Gaztechu, b. enfant. Oi dira gu-
raso batzuk kastigeetan ditubenak
gaztechubak errugabe, il y a des
parents qui châtient les enfants
sans faute.
Gaztechu, v. gazte.
Gaztekeria, v. gazte.
Gazteria, v. gazte.
Gaztetasun, tarzun, y. gazte.
Gaztetu, v. gazte.
Gaztetze, v. gazte.
Gaztigatu,gaztigatzen, 1. bn.
faire savoir,euvoyer une commission.
158
Gazur, gazuri, v. gazta.
Ge, v. gabe.
Gecha, v. gaitz.
Gede, v. chede.
Geheli, 1. chair de boeuf. P.
i. a.
Gehiago, v. gei.
Gehien, v. gei.
Gei, 1. La signification primi-
tive de gei paraît être „plus"; du
moins à en juger par la locution
suivante: gei ta obe, a mas y me-
jor, dans la dernière perfection ; v.
Larramendi s. v. mas. Il est diffi-
cile de dire si gei est un positif
ou un comparatif; la même indé-
cision règne par rapport à obe, qui
signifie meilleur, mais auquel on
ajoute cependant ainsi qu'à gei, le
suffixe de comparaison go; obeago,
geyago. On dirait même que gei
sert parfois comme superlatif, puis-
qu'il est- employé aussi pour ex-
primer „trop"; alboraiu, approché;
alboragotu, plus approché; albora-
geitu, trop approché. Nous retrou-
vons gei en bn. sous la forme egi,
dans le même sens de „trop";
goizegi yin hiz, tu es venu trop
tôt. Bota horriek handiegi dira, ces
bottes sont trop grandes. La forme
bn. nous rapproche peut-être du
mot primitif, c. a. d. de Jiegi, ige,
dans l'acception générale de „hau-
teur", „haut"; v. ig.
Geyen, g. geiyeen, b. geihen, geyen,
1. gehien, bn. (le) plus; ail. meist;
(la) plupart; — bn. supérieur,
premier. Superlatif, c. a. d. génitif
(v. Essai, Ch. IV), de gei. Geyen,
devient avec l'article, geyena, la
plupart. Espanako Euskaldunik geye-
nak, la plupart (die meisten) des
basques espagnols. Bainan nola
gehienek gutizia handiagoa baitute
hariitz jakiteko, Chourio, Im. de
J. C. p. 33. Mais comme la plupart
ont plus grand désir de savoir
beaucoup. Officier horietan gehiena
André da, bn. Sal. Parmi ces offi-
ciers le premier, le plus élevé en
grade, est André. Pilolan Jacob
gehien da Martinen, bn. au jeu de
paume Jacob est supérieur à Mar-
tin. Eta hartan da ageri usoaren
inocentcia eta ergelkeria, perilik ge-
hien duenean, baita erhoenik eta
antsikabenik, Ax. 342. a. éd. Et
en cela se montre l'innocence et
la niaiserie de la colombe, qui est
la plus folle et la plus insouciante
quand elle a le plus de danger.
Geyago g. b. 1. geihago, 1. gehiago,
bn. plus, davantage; comparatif de
gei. Eztut nahi geyago, je n'en
veux plus.
Geyenaz, g. geyenez, b. 1. gehit-
naz, bn. tout au plus; degeyena-z.
Geyegi, g. b. geizko, g. trop.
Geizko est formé comme un grand
nombre d'adv. de gei-z-ko ; mais
geyegi a plutôt l'air d'être une rédu-
plicatiou, comme betebetean, etc.
Geitu, geitzen, g. b. augmenter.
Gei, 2. v. gai.
Geihago, v. gei.
Geihen, v. gei.
Gehien, gehienaz, v. gei.
Geijeen, v. gei.
Geinhatzea, v . genhaizea.
159
Geirik, v. gai.
Geitu, geitze, v. gei.
Geizko, v. gei.
Gela, g. 1. chambre.
Gelari, gelazain, 1. valet ou femme
de chambre, servante de curé; de
gela-ari, 4. et zain.
Gelari, v. gela.
Gelazain, v. gela.
Gelberia, 1. fièvre chaude, P.
Ce mot n'est plu£ connu, mais
Larramendi cite, elgaitz (el-gailz),
pour fièvre chaude, et elgorri {el-
gorri), en bise, signifie rougeole.
El ou gel paraît doue signifier un
mal, qualifié de gaitz, mauvais ;
de gorri, rouge; de ôeria, qui sera
probablement pour àerro, chaud.
Mais d'où vient elf de el, eldu?
ou bien de eri, (Aeri), mal avec
mutation de r eu l ; comp. ari,
3 ; g pour h, comp. eho = ego ;
iges = ihes , etc. Cependant le i ne
se serait pas perdu. Nous avouous
que ces hypothèses ne sont pas
très satisfaisantes. V. helgaitz.
Geldi, g. b. 1. lent, lenteur;
posé; — bu. stagnant.
Geldilu, gelditzen, g. b. 1. bn.
rester, cesser, s'arrêter. A Guéthary
geldi, signifie s'arrêter. Zamaldia
geldi doa, P. le cheval va len-
tement.
Geldi geldi, g. peu à peu.
Gelditu, gelditze, v. geldi
Gemen, bn. force douteuse ou
affaiblie; énergie équivoque. (?) Sa-
laberry.
Gknde, g. gente, b. gens; de
l'esp. gente.
Genhatzea, P. geinhatzea, O.
soûl, nourrir, entretenir,
Geratu, geratzen, g. b. re-
tenir, s'arrêter.
Gerba, 1. fleur de noyer.
Gereiz, g. kereiz, b. geriza, 1.
En g. et b. ombre ; en 1. abri. La
ressemblance avec le prov. guarida,
l'esp. garita, refuge, d'où le fr.
guérite, serait-elle fortuite ? ou est-
ce que le basque aurait pris ce
mot des langues romanes?
Gerenno, v. garalio.
Gekezi, 1. bn. cerise ; d'une des
langues romanes? avec mutation
de la sibilante en gutturale; comp.
solaz, esp. jotas, basque.
Geriza, v. gereiz.
Gerla, 1. b. guerre.
Gerlari, guerrier ; àegerla-ari, 4.
Gerli, 1. pus. P. — bn. liquide
qui sort imperceptiblement d'un
arbre ou d'un fruit.
Gernua, 1. urine. Larramendi
cite, garnura; comme le r de ura
est doux il se sera perdu dans la
prononciation. Comp. harn, ail.
urine. Si gamua, gernua était com-
posé de gerri-itra, il est probable
que le n ne s'y trouverait pas.
Gero, g. b. 1. bu. après, en-
suite. Gero régit le suffixe z,janez
gero, après avoir mangé. Comme
après les sibilants il faut une con-
sonne forte (v. Essai, Ch. II.), on
écrit et l'on prononce janezkero %
et de là l'erreur des auteurs et
qui écrivent jan ezkero (ezguero),
n'y ayant plus reconnu le mot
gero. Bien qu'ils connaissent
160
l'erreur, ils restent fidèles à leur
orthographe vicieuse. Ordu hnra
ezkero, Lardizabal. Après ce mo-
ment. Gero Noe, èere emaztea eta
oyen iru seme-erranak Ensuite
Noé, sa femme et leurs trois en-
fants (fils-filles) . . . Gero esan zion,
ensuite il lui dit. Etorriko naiz
gero, 1. je viendrai après, plus tard.
Nazi geroz, 1. après avoir commencé.
Egundainoz gero, 1. depuis tout ja-
mais, P. (à tout jamais).
Geroa, g. b. I. l'avenir. GeroJco
legira egoitea, 1. regarder à l'ave-
nir. P.
Geroz, 1. depuis.
Geroztik, g. b. 1. dès-lors, de-
puis; de geroz- tik.
Geroko, g. b. 1. bn. adj. d'après,
de plus tard ; de gero-Jco. TJmetaho
okerkeriak arrinagoak oi dira azi
ezkerokuak (aziez-gerokuak) bano, b.
les travers de la jeunesse sont
d'habitude plus légers que ceux
qui se produisent plus tard. Le
fr. n'a pas d'adjectif qui corres-
ponde à geroko, il faut une cir-
conlocution; le holl. later, l'ail,
spater (als die spàteren), s'en rap-
prochent un peu plus, bien que
ce soient des comparatifs. Geroko
egunak, les jours d'après, les jours
suivants. Au geroko utzi det, j'ai
laissé cela pour plus tard.
Gerokoak, plur. de geroko; b. 1.
les descendants; litt. les ou ceux
de après.
Gerokoa gero, g. arrive qu'ar-
rive; litt. après ou plus tard, les
(choses) de plus tard ; l'ail, spater,
das spatere, rendrait assez bien le
basque. C'est le titre {geroko gero)
du livre si connu d'Axular.
Geroa, W. gero.
Gerok, v. gu.
Geroko, v. gero.
Geroz, geroztik, v. gero.
Gerpa, 1. cordon de chapeau.
Gerrena, 1. broche.
Gerri, g. reins, rognons; — g.
b. 1. bn. ceinture, partie du corps
au dessus hanches.
Gerriko, 1. bn. ceinture; ce dont
on se ceint; de gerri-ko.
Gerrikatu, gerrikatzen, 1. bn. se
ceindre.
Gerruntzak, g. les reins, los lo-
mos, selon M. Egureu, Guia-
Manual, etc. Vitoria, 1868. Selon
P. gerruntzea signifie „le lieu de
la ceinture." De gerri-untzi?
Gerrikatu, gerrikatze, v.
gerri.
Gerriko, v. gerri.
Gerruntzak, v. gerri.
Gerruntze, v. gerri.
Gersti, 1. anse d'un vase.
Gertaera, v. gertatu.
Gertakari, v. gertatu.
Gertaldi, v. gertatu.
Gertatu, gertatutzen, g. ger-
thatu, gerthatzen, 1. bn. arriver, sur-
venir. Guertha ère daiteke batzuen
eta èertzeen abisua ona den, Chourio,
p. 43. Il peut arriver que le con-
seil des uns et des autres soit bon.
Ce nom verbal est formé de gert
ou gerta, mais nous ignorons la
signification de ce radical (?) qui
se retrouve dans plusieurs dérivés:
161
Comp. gertuan. Selon M. de Cha-
rencey, gertatu, dérive du lat. quae-
ritare; mais il nous semble que la
signification s'y oppose.
Gertaera, gertaldi, g. gerthanza,
1. événement. De gerta era etaldi;
mais anza est obscur.
Gertakari, g. succès ; — 1. événe-
ment. Probablement de gerta-ari
4. (hart), et k pour h. Zembat ger-
takari dakarzkiena, qui apportât
(eût) tant de succès.
Gerthanza, v. gertatu.
GerthatU, v. gertatu.
Gerthatze, v. gertatu.
Gerthu, 1. sûr.
Gerthuz, gerthuzki, 1. assurément.
Gerthuz, gerthuzki, v. gerthu.
Gertuan, b. près de; de gertu-
an ? comme aurrean, atzean, ondoan,
etc. de aurre, atze, ondo et alors
signifiant „dans la proximité de";
mais nous n'avons pas encore ren-
contré gertu, gerto, dans le sens de
proximité. Faudrait-il rattacher le
nom verb. gertatu, à gertu'i le sens
des deux mots le permettrait; ar-
river, survenir et être proche.
Gesal, 1. bn. 1° saumure; 2°
boue provenant de la fonte de la
glace. On prononce généralement
yesal.
Gesaldu, fondre, se dit de la
glace fondue par le soleil.
Gesaldu, v. gesal.
Geso, v. gaitz.
Gestera, v. eztera.
Geu, geuk, v. gu.
Geure, v. gu.
Geurtza, 1. l'année qui vient.
P. i. a. Geurtz datorken urtean, l'an-
née qui vient. Geurtzko ogia, le blé
de l'année qui vient. Ou voit
par l'exemple que doune P. qat
geurtza ne signifie pas Cannée qui
vient", du moins dans le premier
exemple; il faut croire que dans
le second, il y a une ellipse. Geurtz
paraît être un adverbe, et a peut-
être une origine commune avec
gertuan ; ainsi, geurtz datorken urtean,
daus l'année qui vient prochaine-
ment. Datorken, est la 3 we pers.
du prés, de l'ind. de etorri, venir;
nator, je viens; ator, tu viens;
dator, il vient; datorren, qui vient
{dator plus n relatif); nous igno-
rons pourquoi P. écrit datorken.
Geyago, v. gei.
Geyegi, v. gei.
Geyen, v. gei.
Geyenaz, v. gel.
Geyenez, v. gei.
Geza, g. 1. bn. gaza, b. insipide,
fade; — 1. doux. Sagar geza bat, une
pomme douce. Ur geza, eau douce.
Gezatia, 1. pommier à pommes
douces.
Gezatia, v. geza.
Gezi, 1. trait; P. i. a.
Geztera, gezteratu, v. eztera.
Gezur, g. 1. bn. guzur, b. men-
songe. Atera zituhan guzur ta borroe
asko imprentatik, Moguel. Beaucoup
de mensonges (d'iuexactitudes ?) et
de fautes d'impression (en) ont
été ôtés. Comme il parle d'une
seconde édition de son propre
ouvrage {Echeko eskolia), il n'em-
ploiera pas guzur pour mensonge.
11
162
Gezurti, g. 1. bn. guzurti, b.
menteur.
Gezurtatu, gezurtatzen, g. 1. guzur-
tatu, b. démentir.
Gezurrez, g. 1. guzurrez, b. men-
songèrement; de gezur-z.
Gezurrezko, g. 1. guzurrezko, b.
mensonger; de gezurrez-ko. Bere
Jainko gezurrezkoaren elisan, dans
l'église de son Dieu mensonger.
Gezurrez, ezko, v. gezur.
Gezurtatu, gezurtatze, v.
gezur.
Gezurti, v. gezur.
Giar, v. gihar.
Gibel, 1. bn. (le) derrière, (le)
dos; — g. b. 1. bn. foie. Elchegi-
bela, le derrière de la maison. Gibel
egiok ekaitzari, prov.192, d'O. Tourne
(litt. fais) le dos au mauvais temps.
Gibelean, 1. derrière ; de gibel-ean,
dans le derrière; comp. aurrean,
ondoan, etc. Etchearen gibelean, der-
rière l'église.
Gibelatu } gibelatzen, reculer, re-
tarder. Ene seniea eztuzu gibela goan
behar, Chourio, Im. de J. C. p.
220. Mon fils il ne faut pas reculer.
Gibelari, 1. gibeldari, bn. Sala-
berry; (pourquoi d?) de gibel-ari
4. retardataire.
Gibelondo, bn. conduite louable
ou blâmable des personnes prépo-
sées à la garde de quelque chose
en l'absence des maîtres. Sal.
Gibelari, v. gibel.
Gibelatu, gibelatze, v. gibel.
Gibelean, v. gxbei.
Gibeldari, v. gibel.
Gibelondo, v. gibel.
Gichi, v. guchi.
Gichienez, v. guchi.
Gichitan, v. guchi,
GichitU, v. guchi.
Gichon, v. gizon.
Gidail, 1. l'os de la jambe ; P.
i. a. synonyme de zangar.
Gider, 1. manche de couteau;
queue d'un fruit. Gerezi giderra,
la queue de cerise.
Gignarreba-gizon, 1. beau-
père; P. i. a. Ce mot paraît être
une corruption de aitagiïiarreba,
même signification, v. aita. La seule
façon de décomposer ce mot, nous
semble être, aita-egin-arreba, ce qui
n'offre rien de très satisfaisant; si
ce n'est qu'il faut entendre par là
le beau-père du mari; le père,
amené dans la famille (fait = egin)
par la fille?
Gignarreba emazte, 1. belle-mère,
P. i. a.
Gihar, g. 1. giar, g. giyarre, b.
ginhar, ginar, 1. chair vive. Selon Larr.
chair sans graisse. Pour la mutation
de h, y, 7t } v. chingar, 1. Giharran
ukitua, 1. touché au vif. V. inharki.
Gila, bn. ginda, gine, gindoil, 1.
guigne, cerise aigre, P. douce, Lit-
tré, D.
Gindoltzea, guigner, mot d'O.
selon P.
Gille, 1. g. envie.
Gille, 2. 1. quille.
Gilli gilli, v. kilikatu.
Giltz, g. b. 1. gilz, bn. clef.
Giltzatu, 1. bn. giltztz khi, b.
fermer à clef.
Giltzatu, v. giltz.
163
Giltzez ichi, v. giltz.
Giltzurmnak, g. les rognons,
selon M. E(guren), Guia Manual,
Yitoria, 1868.
Gilz, v. giltz.
Ginda, v. gila.
Gine, v. gila.
Gindach, 1. 1° piège à prendre
les chiens qui vont manger les
raisins; P. en donne la descrip-
tion. 2° espèce de travail, où l'on
soulève les boeufs pour les ferrer.
Nous plaçons les deux acceptions
dans le même article; peut-être
faudrait-il les séparer. Il y a une
ressemblance curieuse et fortuite
peut-être, entre gindach et windasch,
holl., grosse poutre, armée d'une
poulie au moyen de laquelle on
hisse les marchandises, etc. aux
étages supérieurs; chaque maison
a son windasch ; ce mot est formé
de winden, tourner, remonter, et
asch, essieu.
Gindoil, v. gila.
Gindoltzea, v. gila.
Gingaya, 1. à l'avenir; i. a.
Probablement de ym, jin, venir.
Ginhar, v. gihar et chingar.
P. donne: urdaya ginharra, sans
traduction. Urdaya est chair de
porc, lard. A Guéthary ou dit
chingar pour lard.
Giïiar, v. giliar.
Girïo, V. n .
Girgilla, 1. ruban; on le dit
surtout des rubans qui flottent.
Giri, 1. jument en chaleur.
GmiSTiNO, 1. girislinno (nn = iï),
bn. chrétien.
GiTtain, v. kirten.
GirtOin, v. kirten.
Gisa, g. 1. bn. mode, façon, guise,
apparence; — bn. suivant; de l'esp.
guisa. Esan dan gisan, g. ainsi qu'il
est dit; litt. dans la façon qu'il
est dit. Norbert gisara, chacun à sa
façon.
Gùako, 1. bn. de belle apparence,
de belle allure, propre; degisa-ko.
Gisala, bn. suivant les apparen-
ces; de gisa-la.
Gisako, v. gisa.
Gisala, v. gisa.
Gisha, v. gija.
Gisu, bn. kisu, 1. chaux.
Gisulabe, bn. kisulàbe, 1. four à
chaux; de gisu-labe.
Gisustatu, gisustatzen, bn. kisustatu,
1. répandre de la chaux sur les
terres.
Gisulabe, v. gisu.
GiSUStatU, v. gisu.
Gija, gisha, 1. hanche. Nous
trouvons ces deux mots dans notre
Dict. Ms. comme syn. de gizen,
gras, graisse, signification inconnue
aujourd'hui.
Giyarre, v. gihar.
Giza erhaille, v. erhaitea.
Giza erhaiteka, v. erhaitea.
Gizakume, v. gizon.
Gizaldl, v. gizon.
Gizen, g. b. 1. gras, graisse.
Gizentasun, g. 1. embonpoint.
GizeD taSUIL, v. gizen.
Gizerhaille, v. gizon.
Gizon, g. b. 1. bu. homme.
Gizoncho, g. b. gichon, 1. bn, petit
homme; de gizon et eh, diminutif
164
Gizonaldi, h. gizaldi, g. b. géné-
ration; de gizon-aldi.
Gizakumeak, g. les hommes ; litt.
les enfants (des) hommes; exacte-
ment le holl. mensche-kinderen ;
de gizon-kume.
Gizerhaille, 1. meurtrier. P. i. a.
de gizon-erhaille.
Giza erhaiteka, 1. meurtre.
Gizondu, 1. bn. devenir homme,
grandir.
Gizon erdi, 1. eunuque.
Gizon izotz ou hotz ; gizon ithurri
hotz, 1. homme impuissant.
Gizonaldi, v. gizon.
GiZOIlCllO, v. gizon.
Gizondu, v. gizon.
Go. Nous considérerons ici go
comme une racine, sans vouloir
décider s'il ne faudrait pas ratta-
cher go à ig, ou même si go ne
dérive pas de ig. Go exprime l'idée
de „haut" et a servi à exprimer
les relations abstraites du compa-
ratif et du génitif. Pour ce, qui
concerne le comparatif, l'analogie
est claire; l'idée d'aller au delà,
pouvait s'exprimer par „haut";
comp. le verbe irago, aller au delà ;
probablement de erazo-igo, faire
monter. Le génitif trouve ses ana-
logies dans d'autres langues, où
il est quelquefois exprimé par un
locatif; aussi ne faut-il pas oublier
que tout ce qui est abstrait dans
une langue, a été primitivement
concret; v. M. Millier, Lectures,
1. 104. 222.
1° Go, g. b. 1. bn. suffixe du
comparatif, correspondant à, plus.
Andi, grand; andiago, plus grand.
Go est toujours uni au nom défini,
c. a. d. accompagné de l'article,
{andiago et non andigo) et n'est
jamais soumis aux lois de la pho-
nétique ; go reste invariablement go.
2° Go, suffixe du génitif, de.
Selon que les lois phonétiques
l'exigent, go devient ko, v. Essai,
Ch. II. Echeko jauna, le maître de
la maison. Nongo, d'où. Burgosko,
de Burgos. Gizonak, lurreko abereak,
aireko egaztiak, Lardizabal. Les hom-
mes, les animaux de la terre, les
oiseaux de l'air. Abranen ondoren-
goak itsasoko areak bano ugariagoak
izango zirala, Lardiz. Que la posté-
rité d'Abraham serait plus abon-
dante que le sable de la mer. —
On se serait attendu dans les deux
derniers exemples au génitif géné-
ralement employé, le génitif en en
(ren); itsasoaren areak, etc. Ceci
prouve qu'on peut exprimer indin'é-
remment le génitif par go ou par
en; ce même fait se retrouve aussi
dans les futurs, qui sont rendus
dans quelques dial. par go, dans
d'autres, par en. Le génitif dans
des phrases, comme aireko egaztiak,
et lurreko abereak, est tout près de
devenir un adjectif, ou disons plu-
tôt qu'il n'est pas toujours possi-
ble de tracer la limite qui sépare
l'un de l'autre; animaux terrestres
ou animaux de la terre, sont des
phrases à peu près (tout-à-fait ?)
synonymes; v. l'article suivant.
8° Go, suffixe du géuitif qui
forme uu grand nombre d'adjectifs,
165
v. ci-dessus, n° 2. Dans beaucoup
de langues le même procédé se
retrouve ; en français, les génitifs
„d'argent", „d'eau" (poule d'eau),
de père, correspondent aux adj.
aquatique, paternel, etc. Echeko,
de maison = domestique ; alako, de
ainsi = tel ; goizko, de matin =
matinal; emengo, de ici; l'ail, pos-
sède un adject. correspondant,
hiesig.
Comme tout adjectif basque peut
être employé substantivement, il
y a plusieurs substantifs en go ou
ko, qui sont à l'origine des adjectifs.
Ainsi, ondorengo, postérité, litt. de
après; ondorengoaJc, les (ceux) de
après = descendants, postérité.
Aurreko, de avant; aurrekoak, les
(ceux) de avant = ancêtres ; elkargo,
assemblée, etc.
4° Go, suffixe du futur dans les
dial. basq. esp. et quelquefois, mais
rarement, en lab. aussi. Les dial.
basq. fr. ont fait choix de l'autre
suffixe du génitif, en, ou ren, selon
les lois phon. v. Essai, Ch. II.
Ârtuko det, g. arturen dut, 1. je
prendrai. Nous avons vu, plus
haut (n° 2). Lardizabal se servir
de la forme en go, pour celle en
en; nous retrouvons ici, quoique
dans différents dialectes, la même
liberté. Cette façon de rendre
le futur a quelque analogie avec
l'espagnol, qui rend „avoir à faire
une chose" par, haber de hacer
algo.
Go devient ko, quand les lois
phonétiques l'exigent; v. Essai,
Ch. IL Emango, galduko, etc. M.
l'abbé Inchauspe ignorant les lois
phonétiques de la langue basque,
se figure que les formes joanko,
emanko (v. verbe basque, p. 9. note,
1.) ont été abandonnées par les
dial. soûl, et bn. a cause de la
rudesse du son ; il ajoute qu'elles
sont conservées, dans les dial. guip.
et bise. Nous avons déjà dit dans
notre Essai que c'est une erreur;
c'est la loi phonétique qui exige
joango et emango, tout aussi bien
en soûl, qu'en bise, ou guip. Joanko,
emanko n'existent pas.
5° Go, sert encore à indiquer
le but d'une action, qui se rap-
porte eu réalité à uu temps futur;
go correspond alors à de, fr.; para,
esp.; "zu, um zu, ail. Eue galtzeko
asmoa artu zuen, g. et il prit la
résolution de le perdre. Ta emoten
deutsa bizitzia aterako bidea, b. et
il lui donna le moyen de se tirer
de la vie. Ekartzekorik (ko-ik, plus
r euph.) ezta, 1. il n'y a rien à
apporter. Nekazariak ona izateko,
bear da, pour être bon laboureur,
il faut.
6° Go, sert finalement à expri-
mer dès, depuis. Abran Egipton sartu
zaneko (zan-ko avec e de liaison),
g. Dès qu'Abraham entra en Egypte.
Quand go, de, se trouve suffixe
aux pronoms démonst. ou bien à
un nom pluriel, il faut le faire
précéder de eta et alors go devient
ko, après la voyelle a, v. Essai,
Ch. IL Onetako, de ceci, à cause
de ceci. Baùa kongregazio {congre-
166
gatio) egunetàko ez dute bear lukeen
euskarazkolibrurik, Mendiburu. Mais
les congrégations de (nos) jours,
n'ont pas les livres basques qu'il
faudrait. Nous n'avons pas pu
découvrir, jusqu'à présent, l'origine
de eta; v. ta.
Gora.
Go, ne se retrouve pas seul, au-
tant que nous sachions, avec sa
signification primitive de „haut".
Comme on vient de le voir, go est
un suffixe et comme tel a perdu
*sa signification propre. Cependant
go a donné des dérivés et par ceux-
ci nous pouvons fixer le sens pri-
mitif de go, qui est, haut.
Gora, g. b. bn. en haut; déco-
ra; litt. vers haut; exactement l'ail,
nach oben. Bana eunda {eifn eta)
berrogeita amar eguneen urak gora-
beerarik egm gabe iraun zuten, Lar-
dizabal. Mais (pendant) cent cin-
quante jours les eaux restèrent sans
aller en haut ou en bas; ail. nach
oben oder nach unten. En lab.
gora signifie, haut, adv. Zeruagora
da, le ciel est haut. Eta hain gora
kontemplazionean altchatu dire? Chou-
rio, p. 46. Et se sont-ils élevés si
haut dans la contemplation?
Gora a donc perdu en lab. sa
signification propre de mouvement,
vers le haut, go-ra, et ne signifie
plus que haut, adv. Il règne cepen-
dant une certaine confusion ; tan-
tôt on serait tenté de croire que
le sens de ra se retrouve, p. ex.
Altcha zatzu begiak gorat zure Jain-
goaganat, Chourio, p. 72. Levez les
yeux en haut vers votre Dieu;
gorat {rat = ra) indique ici la di-
rection vers, exprimée, il est vrai,
par ganat; mais en tout cas gorat
ne signifie pas ici „haut"; gorat
correspond ici à l'ail, nach oben,
ou bien à, auf. D'autre fois le mot
devient méconnaissable, p. ex Egiaz
gauza gorez minzatzeak ez gai tu sain-
dutzen, Chourio, p. 26. En vérité,
le parler de choses hautes ne sanc-
tifie pas l'homme; c. a. d. les pa-
roles sublimes ne sanctifient pas
l'homme. Gorez est ici pour gora-z;
comme Chourio l'écrit, le radical
serait gor ou gore et non pas gora.
Même observation pour gorena, v.
plus bas.
Gorabera, g. b. plus ou moins.
Gorago, 1. bu. plus haut; de
gora-go, compar. de gora. Eta bert-
zeak baino gorago igan nahl izatea,
Chourio, p. 27. et de vouloir mon-
ter plus haut que les autres.
Goratu, goratzen, g. b. 1. bn. éle-
ver, s'élever.
Goraitea, 1. le haussement ; subst.
verb. goraite = goratze.
Goraki, 1. adv. de gora-ki. Zer
probetchu zinduke trinitateko tnisterioaz
gauza barrenak eta gordeak jakitea,
eta httaz zuhurki eta goraki minzat-
167
zea, Chourio, p. 26. A quoi vous
sert-il de savoir les choses ca-
chées du mystère de la trinité et
d'en parler savamment et haute-
ment?
Gorena, 1. le plus haut; super-
latif, c. a. d. génitif de go, comme
andiena, de andi. Il aurait fallu,
il est vrai, goena, par analogie avec
les autres superlatifs, qui, contrai-
rement à la règle générale, n'in-
tercalent pas le r euphonique-
Gorena, est donc une exception.
(V. plus haut ce que nous avons
dit de, gorez s. v. gorà). Ikhaskaririk
gorena da buruen ezagutzea. Chourio,
p. 30. Le meilleur, le plus haut
enseignement est de se connaître
soi-même.
Gorapen, g. 1. élèvement; — 1.
bn. croissance de la lune; do gora-
pen.
Goratasun, g. b. 1. hauteur; de
gora-tastin.
Gorakoa, g. b. le vomissement;
de gora-ko ; la forme d'un adj. em-
ployé substantivement.
Goragale, g. gorale, bn. envie de
vomir; de gora-gale et gora-le -pour
zale.
Gorhain, bn. dégoût provoquant
à vomir. Salaberry. Le h est de
trop, croyons nous; gorhain est
pour gora-egin comme en holl. op-
geven, vomir; de op, prép. sur et
geven, donner.
Gorhaindu, bn. dégoûter, se dé-
goûter; de gorhain. Etymologique-
ment, gorhain devrait signifier vo-
mir, de gora-egin-du.
Goi.
Goi, g. b. haut, élevé. Mendiaren
goya, le haut, la hauteur de la
montagne. Bana zeih ère dan goi,
mee, ondatsu. Lettre de Larramendi
à Mendiburu. Mais quelque élevé,
léger, profond qu'il soit. — Bien
que, pour le moment, nous ne
sachions pas rendre compte de \'i
de goi, il ne nous semble pas né-
cessaire de séparer goi et go, dont
l'origine commune paraît certaine
et dont la racine est peut-être ig.
Il serait possible que Yi de goi fût
la voyelle formative des adject.
verbaux, comme est de es; asi de
as; ichi de ich; etc. etc.; mais il
faudrait alors qu'il y eût le nom
verbal goitu, qui ne se trouve pas,
autant que nous sachions; il n'y
a que goititu, élever, dérivé secon-
daire de goiti.
Goyan, g. b. en haut; de goi-a-n,
dans le haut; comp. beau de be;
aurrean de aurre, etc. Zerubak goijan
inpernubak beian; gu, puska bateko
luurrian, bijean erdijan, Moguel. Le
ciel en haut, l'enfer en bas; nous,
dans un peu de terre, entre les
deux.
Goitik, g. d'en haut; de goi-tik.
Goiti, 1. bn. 1° en haut; àegoi-ti.
La signification du guip. goitik,
168
paraît plus logique; ti indique gé-
néralement „de". Ti est donc ici
pour ra, et goili correspond à gora,
guip. et est toujours employé avec
les verbes qui indiquent le mou-
vement. Banoha goiti, je vais en
haut. Eta Jauna gauqa hauqaz haey
minçatu içan çayenean goiti cerurat
altcha cedin, Marc, XVI, 19. Test.
Rochelle. Or le Seigneur, après leur
avoir parlé, fut élevé en haut au
ciel ; litt. vers le ciel. Quand „en
haut" se trouve avec des verbes
qui n'expriment pas le mouvement,
on emploie gainean; gainean da, il
est en haut.
Goiti, 1. bn. 2° reste, surplus.
M. Salaberry écrit goithia, et pa-
raît faire ainsi une différence qui
n' existe pas; ces deux mots n'en
font qu'un, qui est pris dans deux
acceptions différentes; comp. fr. sus,
en sus; ail liber, dessus ; das tibrige,
le restant.
Goititu, goititzen, 1. bn. élever.
Goitika, 1. vomissement; de
goiti-ka.
Goi erre, g. goka, 1. (i. a.) étouf-
fant, lourd, en parlant du temps ;
imité de Fesp. sobre asado. La
forme lab. que donne P, n'est
pas claire. Demèora goi errea, temps
lourd.
GoJia, v. ci-dessus.
Goierre, g. goiherri, 1. partie
élevée d'un pays; ail. hochland;
de goi-erri.
Goierritar, g. habitant de la
montagne, des parties hautes; de
goierri-tar.
Goan, v. joan.
Goan, gogoan behar, v. gogo.
Goarsa, 1. espèce d'oiseau; P.
Goaya, courant de l'eau; mot
d'O. selon P.
Goaz, v. joan.
GoctLO, v. gozo.
Goga, 1. instrument de fer-
rerie; P.
Gogalgina, v. gogo.
Gogan behar, v. gogo.
Gogara, gogarako, v. gogo.
Gogarte, v. gogo.
Gogatll, v. gogo,
Gogo, g. b. 1. bn. pensée, in-
clination, gré, souvenir, désir. Àr-
tuko dute ain ongille onarekin leyalak
izateko gogo, g. ils prendront le désir
d'être fidèles à un si bon bien-
faiteur. Gaitzik gogoan elzuen, g.
ils n'avaient pas de mauvais pen-
chants. Gogoan atchikazu hiltzea, 1.
tenez la mort en mémoire. Baina
baldin gogoz garaitic eguiten badnt;
1. Cor. IX. 17. Test. Rochelle.
Mais si je le fais contre mon gré.
Dit-on en bn. sur, au lieu de,
contre mon gré? Ene gogo onean,
1. de ma souvenance.
Gogo eman ou emon, bn. songer
à, s'appliquer à. Gogo emok zure bu-
ruari, Tim. IV. 16. Test. Rochelle.
Songez à vous.
Gogoàk eman, g. gogoak emon, b.
venir a l'esprit.
Gogo onez, g. de bon coeur.
Gogotik, b. I. bn. de bon coeur;
de gogo-tik.
Gogoangarri, g. mémorable; de
gogoa-n-garri.
169
Gogoz, 1. bn. par coeur ; de
gogo-:.
Gogoeta, 1. bn. pensée, réflexion.
Gogarte, b. méditation ; de gogo-
artu ?
Gogoratu, gogoratzen, b. 1. bn.
se rappeler, venir à la pensée. Go-
goratu zait, 1. il m'est venu à la
pensée. Ikaratu zaiteze, neure mai-
teak gogoraturik Judasen zorigach;
Anibarro; tremblez, mes (bien) aimés
en vous rappellant le malheur de
Judas.
Gogatu, b. bn. amener à soi par
des caresses; — 1. penser, rêver;
i. a.
Gogara, \. à plaisir; de gogo-ara.
Une gogara da, il est à mon plai-
sir, P. (c'est à mon gré).
Gogarako, 1. agréable. Esperantza
dut Eskaldun guziengogarakoa izanen
delà, j'espère qu'il (ce livre) sera
agréable à tous les Basques. Pré-
face du N. T. de Royauraont.
Gogalgina, 1. complaisant; de
gogo-al-egint
Gogoan ou gogan ou goan be-
har, 1. soupçon. Herodes, errege
Jentil hark, hil zuen Moriamnes
bere emaztea koleran, gogan behar
bâtez, Ax. 800. a. éd. Hérode, ce
roi des Gentils, tua sa femme Ma-
rianne, en colère, sur un soupçon.
Gogo eman, v. gogo.
Gogoak eman, v. gogo.
Gogoan behar, v. gogo.
Gogoangarri, v. gogo.
Gogoeta, v. gogo.
Gogo onez, v. gogo.
Gogor, g. b. 1. bn. dur;— g.
1. malgré. Nere ezjakinari gogor
eginik, g. le faisant malgré mon
ignorance.
Gogortasun, g. b. 1. dureté; de
gogor-tasun.
Gogor, g. gogor H, 1. bn. dure-
ment; gogor-ki.
Gogortu, gogortzen, g. b. 1. en-
durcir. A Guéthary on ne prononce
généralement pas le second g.
Gogora, v. gogo.
Gogoratu, gogoratze, v. gogo.
Gogorki, v. gogor.
Gogortasun, v. gogor.
Gogortu, gogortze, y. gogor.
Gogotik, v. gogo.
GogOZ, v. gogo.
Goha, v. goi, s. v. go.
Goi, v. go.
Goibela, 1. sombre. Gizon goi-
bela, homme sombre.
Goiceco, v. goiz.
Goich, v. goiz.
Goichetik, v. goiz.
Goichian, v. goiz.
Goichko, v. goiz.
Goierre, v. goi, s. v. go.
Goierri, v. goi, s. v. go.
Goierritar, v. goi, s. v. go.
Goijan, v. goi, s. v. go.
Goiherri, v. goi, s. v. go.
Goithi, v. goi, s? v. go.
Goiti, v. goi, s. v. go.
Goitik, v. goi, s. v. go.
Goitika, v. goi, s. v. go.
Goititu, goititze, v. goi, s.
v. go.
Goiz, g. 1. bn. goich, gox, b.
matin, — bn. tôt, de bonne heure.
Orana goiz da, il est encore de
170
bonne heure. Goiz danik, dès le
matin.
Goizean, g. 1. bn. goxian, goi-
chian, b. goizian, (Guéthary), le
matin; litt. dans le matin; de
goizea-n. Goizean bezala belhauriko
jarri lehar da, la Vieuxville; comme
le matin il faut qu'il s'agenouille.
Goxian eguôerdian eta arratsian esa-
teko orazinoia, Olaechea ; pour dire
des prières le matin, à midi et le
soir.
Goizean goiz, g. 1. de bon matin.
Goizik, bn. de bonne heure; de
goiz-ik.
Goizetik, g. 1. bn. goichetik, b.
dès le matin, de bonne heure; de
goiz-tik; le e est de trop. Goizelik
arratsera, du matin au soir.
Goizéko, 1. bn. du matin; de
goiz-ko. Le e est de trop, k peut
suivre z ; mais l'ancienne orthogra-
phe goiceco avec c rendait le e né-
cessaire. Goizeko othoitza, la prière
du matin. Nous ignorons si l'on
entendiez dans la prononciation;
mais l'orthographe peut avoir in-
fluencé la prononciation.
Goichko, bn. un peu trop de
bonne heure; de goiz-ko, avec ch
pour indiquer le diminutif.
Goizegi, 1. trop tôt; de goiz-egi.
Goiztirîa, 1. matinée, P. i. a.
Goizliarra, 1. matinal, P.
Goizean, v. goiz.
Goizegi, v. goiz.
Goizeko, v. goiz.
Goizetik, v. pois.
Goizian, v. goiz.
Goizik, v. goiz. 4
Goiztiarra, v. goiz.
Goiztiria, v. goiz.
GokhO, 1. bn. grappe. Mahatz
gokhoa, la grappe de raisin. P. écrit
gok-hoa, ce qui ferait penser que
c'est un mot composé; nous igno-
rons comment; ho peut-être de aho,
bouche ?
GokhOX, bn. 1° partie du filet
par où le poisson emtre. 2° bois
sur lequel on fait rouler les meules
d'un moulin à farine.
Golandra, 1. double menton.
Ce mot n'est pas basque à en juger
par la terminaison.
Golardo, 1. récompense; de l'esp.
galardon, même signification.
Golaspe, bn. le dessous du men-
ton du porc. Sal. De gola, esp. et
azpi ?
Golatu, bn. se dit des moutons
quand ils ont des tumeurs sous
la bouche; de l'esp. gola? gosier.
Golde, g. b. 1. charrue; — 1.
bn. soc de charrue; — 1. arpent
(de terre).
Goldortz, g. soc de charrue; de
golde-ùrtz.
Golde naôar ou pikor/a, 1. bn.
coutre; pointe en fer qui trace le
sillon, soit mobile, comme aux an-
ciennes charrues basques, soit fixée,
comme à celles de nos jours.
Goldetu, goldelzen, g. labourer.
Goldetu, goldetze, v. golde.
Goldortz, v. golde.
Golhari, cuillère. Selon M. Sala-
berry, du dial. soûl. Probablement
une corruption du fr.
Golkho, golko, v. kolko.
171
Gombite, 1. banquet; P. gomit,
bn. invitation ; do Pesp. convite.
Gomàidatu, gomitatu, inviter.
Gona, 1. cotillon ; du prov. gona,
robe, v. L. R.
Gondera, bn. 1° chapelet. 2°
mauvaise herbe dont les racines
ont la forme d'un chapelet.
Gongoilla, 1. tumeur qui vient
sous le menton des moutons; comp.
golatu.
Gophor, v. gopor.
Gopor, 1. gophor, bn. écuelle,
bol, jatte en terre rouge avec
anse.
Gor, g. b. 1. bn. sourd. P.
écrit aussi çorra, mais ce mot est
inconnu aujourd'hui. Comp. elkhor.
Gortasun, g. b. gorreria, gorkeria,
1. gordura, bn. surdité ; de gor, avec
les term. eria, tasun, dura.
Gorkeria est le seul mot, autant
que nous sachions, où le h de heria
se retrouve ; v. l'introduction, para-
graphe sur la mutation de h en Je.
Gora, v. go.
Gorabera, v. gora, s. v. go.
•* Goraintziak, g. b. compli-
ments, amitiés, salutations ; — 1.
recommandations; P. i. a.
Goragale, v. gora, s. v. go.
GoragO, v. gora, s. v. go.
Goraite, v. gora, s. v. go.
Goraki, v. gora, s. v. go.
Gorakoa, v. gora, s. v. go.
Gorale, v. gora, s. v. go.
Gorapen, v. gora, s. v. go.
'Goratasun, v. gora, s. v. go.
Goratu, v. gora, s. v. go.
Goratze, v. gora, s. v. go.
Gorda, gordatu, gordatze,
v. gorde.
Gorde, g. b. 1. caché.
Gorde, gordetzen, g. gorde, gor-
deten, b. gorda, gordatu, bn. gor-
datu, gordatzen, 1. cacher. Gorde da,
il s'est caché.
Gordetu, gordetzen, g. b. 1. gar-
der, serrer, défendre, protéger, s'abs-
tenir. El data inor zeruban sartuko,
bere agindubak gorde baga, b. que
nul n'entrera au ciel, sans garder
ses commandements. Gordezazu zure
biotzian itz labur au, Echeverria,
p. 280. Gardez dans votre coeur ce
mot court. Ardotik gordetzea, g.
s'abstenir de vin.
Gordete, v. gorde.
Gordetu, v. gorde.
Gordetze, v. gorde.
Gordin, g. b. 1. bn. cru, pas
cuit; vert, pas mûr, — g. vert,
d'un vieillard.
Gordura, v. gor.
Gorena, v. gora, s. v. go.
Gorgollu, g. bosse.
Gorhain, gorhaindUjV.^ora,
s. v. go.
Gorheria, v. gor.
Gori, g. b. ardent, incandes-
cent; — 1. chaud, rouge de feu;
burdin goria, fer rouge, P. — bn.
encourageant, excitant. Evidemment
pour gorri, que P. écrit avec un
et avec deux r; on prononce aussi
toujours les deux r.
Goritu, goritzen, 1. échauffer, em-
braser; — bn. encourager.
Goritu, goritzen, v. gori.
Gorkara, v. gorri.
172
Goroldi, goroldio, v. oroldio.
Gorosti, g. b. 1. bn. houx.
Gorotz, g. 1. s. korotz, b. 1.
fumier.
Gorozlu, gorozten, g. fumer la
terre.
Goroztu, gorozten, v. gorotz.
Gorphitz, v. gorputz.
Gorputz, g. b. 1. gorphitz, bn.
corps; du lat. corpus.
Gorra, 1. espèce d'oiseau de
mer. Le Ms. de P. était illisible.
Gorreria, v. gor.
Gorrî, g. b. 1. bn. rouge; nu.
Belhaun gorritan jarlzea, se mettre
à genoux nus. Comp. larrugorri.
Gorriéu, gorritzen, g. b. 1. bn.
rougir.
Gorrikara, X.gorlara, bn. couleur
tirant vers le rouge; de gorri-
kara 2.
Gorringo, g. b. 1. jaune d'oeuf.
Gorrikara, v. goni.
Gorringo, v. gorri.
Gorritu, gorritzen, v.gorri.
GoiTOmio, 1. rancune.
GorrotO, g. b. rancune, haine.
Gorrolalu, gorrotatzen. g. b. haïr.
Gortasun, v. gor.
Goni, b. queuouille.
Gorule, fileur.
Gosaldu, gosaltze, v. go&e.
Gosari, v. gose.
Gose, g. b. 1. bn. faim; affamé;
l'angl. hungry. Gose naiz, je suis
affamé, j'ai faim; I am hungry.
Mendi goseak, P. montagnes stériles.
Gosele, 1. famine. Gosetez hil du ,
il est mort de famine; P.
Gosetu,gosetzen, l.bn.b. avoir faim.
Gosari, g. 1. déjeuner, subst.
Astarloa cite (Apologia, p. 313)
goxala, goizala, comme du bise, et
composé de goiz-ala, fortifiant ma-
tinal (fortificacion matutina.) Cette
étymologie n'est pas admissible,
croyons nous; ala est pouvoir, force,
ainsi force matinale, et puis il
reste à savoir si le mot goizala
existe; il fallait à Astarloa un
mot en l pour expliquer le l du
verbe gosaldu.
Gosari, paraît plutôt être com-
posé de gose-ari, 4, bien que le
sens n'en soit pas très clair (comp.
bazkari, afarî), et de là le verbe
gosaldu.
Gosaldu, gosaltzen, g. Lgoxaldu,
b. déjeuner; de gosari-du; pour la
permutation de r en l, v. ari, 3
et afaldu, bazkaldu.
Gosete, v. gose.
Gosetu, gosetze, v. gose.
Gosta, gostatzex, 1. bn. coûter.
Gothor, I. fier, altier; i. a. —
1. bn. fort.
Golhortu, bn. grandir, se fortifier.
GOX, v. goiz.
Goxian, v. goiz.
Goxaldu, v. gose.
Goyan, v. goi, s. v. go.
Goyena, 1. crème j P. Super-
latif de goi, le dessus.
Goyerri, v. goi.
Gozaita, v. gazaita.
GOZAKAITZ, V. gOZO.
Gozaldi, v. gozo.
Gozama, v. gazama.
Gozatu, v. gozo.
Gozatze, v. gozo.
173
Gozo, 1. bn. jouissance; — g. b.
1. bu. doux, de bon goût, savou-
reux; goût, saveur; de l'esp. gozo,
qui se rattache au lat. gaudiuni, v.
Diez, E. W. Il nous semble que
les différentes acceptions de gozo
se lient très naturellement les unes
aux autres; mais saus cela on se-
rait tenté de séparer gozo jouis-
sauce, de gozo, doux, qui pourrait
être une variante de ge:.a, doux,
insipide. Il est assez surprenant,
que les dial. basq. esp. n'aient pas
gozo, jouissance, bien que ce mot
soit évidemment pris de l'esp. En
g. et b. on dit poz ou atsegin. Le
lab. emploie gozo encore dans un
autre sens; eztugozorik signifie dans
ce dialecte: il n'a pas de repos;
en guip. : c'est un rustre, un lour-
daud; no tiene gracia.
Gocho. bn. même signification que
gozo, mais se dit des petites choses.
Gozotasun, b. syn. de gozo.
Gozatu, gozatzen, 1. goza, gozalu,
bn. jouir de.
Jostatu, jostatzen, g. 1. bn. dos-
tatu, L bn. se réjouir, s'amuser.
Il serait peut-être mieux d'écrire
le lab. et bu. yostatu, en donnant
à \y ce son particulier dj, qui
se retrouve dans quelques rares
mots; p. ex. yastaiu, = daslatti;
yeitzi = deitzi. La mutation de g
esp. en j basque est rare; aussi
se peut-il que le guip. ait pris le
mot des dial. 1. ou bn. qui écri-
vent, il est vrai, dosta, dostatu,
(v. Pr. 525 d'O.) mais qui pro-
noncent djosta, etc.
Dosta, bn. dosleta, doslakelu, amu-
someut, récréation; du nom. verb.
jostatu, dottatu. Dostaketu, a plutôt
Pair d'être une forme biscayenne;
v. Jostaketan. Jostaketan ibilli, g.
se réjouir. Cette expression que
nous n'avons pas pu trouver chez
Larramendi, mais dont Lardizabal
se sert, paraît plutôt être du dial.
bise. Les subst. verb. dans ce dial.
se forment à l'aide de la termi-
naison etan, ten ou tzen, etc.; adi,
adieian ; ezkoti, eskonetan ; atera,
ateralen, v. Zabala. p. 13. Or
etan est pour hetan (v. ta), et le h,
venant au milieu du mot est de-
venu k; jostaketan, sera donc pour
jostaetan, jostaten, et synonyme de
jostatzen. Comp. ardatzketan naiz,
je file; anreketan ibilli, s'amuser
avec les femmes; etc.
Gozaldi,g. bonne humeur; sen-
timent de bien-être. Gozaldiaz dago,
il est eu bonne humeur.
Gozakaitz, g. mauvaise humeur;
de gozo-gaitz.
Gozotasun, v. gozo.
Gredale, 1. (?) plat (vaisseau,
dit O.) pour hacher la viande.
Graba, 1. (Guéthary) espèce de
petite dorade.
Grixa, g. b. chagrin ; — 1. soin,
souci, scrupule, P. Du prov. gri-
nosa? affligé, triste, v. L. E. On
trouve le mot griïta chez Larra-
mendi, pour inclination ; mais il
n'est guère probable que ce soit
le même mot.
Gu, guk, g. 1. bu. geu, geuk,
b. nous. Gu.fi, à nous.
174
Gure, g. 1. bn. genre, b. notre;
génitif de gu; comp. nire, zure,
aire, bere.
Gerok, g. nous-mêmes; de gure-
oyek, ou àegu-oyek, avec r euph.
Gurendu, guretzen, 1. croître, P.
Aujourd'hui, s'approprier.
Guchi, gichi, g. gichi, b. guti,
1. bn. peu. Guti dira, ils sont
peu. Hitz gutiz, en peu de mots.
Gichitan, g. b. gutitan, 1. rare-
ment; de guchi et guti-tan.
Gichienez, b. guiienaz, bn. gutie-
nean, 1. du moins; du superlatif
gichien, gulien, et *.
Gichitu, b. gutitu, gutitzen, 1.
bn. diminuer.
Gutichko, 1. bn. bien peu ; gulich-
ko; ch, diminutif.
GWï efifo <mYz, bn. plus ou
moins.
(ts'cAï gora bera, b. plus ou
moins.
Gudu, 1. bn. combat, dispute.
Guduka, 1. bn. en combattant;
de gudu-ka.
Gudutsu, 1. querelleur; de gu-
du-tsu.
Guduka, v. gudu.
Gudutsu, v. gudu,
Guleru, b. gourmand; de l'esp.
gula, gourmandise.
Gune, v. une.
Guneka, v. une.
Gunez, v. une.
Gupela, v. dupha.
Guphida, v. gupida.
Guphidexi, v. gupida.
Gupia, bossu; mot d'O. se-
lon P.
Gupida, 1. guphida, bn. ména-
gement, épargne; du fr. cupide?
Bena guphida da deusen emaitea,
mais il a de la répugnance à don-
ner quelque chose. Ceinec bere semé
propria ezpaitu guppida ukan, Rom.
VIII. 81. Test. Rochelle. Lui qui
n'a point épargné son propre flls.
Guphidexi, bn. agir avec ména-
gement; de guphida-et»i.
Gur, bu. kur, 1. révérence, sa-
lut. La signification primitive de
ce mot, paraît être : courbé, pen-
ché, incliné. En g. et b. on dit
agur, quand on rencontre quel-
qu'un: bonjour, je vous salue. Il
est difficile de rendre compte de
Va, mais il paraît certain que agur
vient de gur.
Gurtu, gurtzen, g. 1. saluer, in-
cliner la tête en saluant.
Khurt,khurtu, bn. s'abaisser. Nous
suivons l'orthographe de M. Sula-
berry; mais le t ne peut appartenir
au radical. Ce n'est pas comme,
p. ex. haz, hazi, nourrir; là le Î,
qui forme l'adj. verbal, est souvent
supprimé en bn. ce qui n'a jamais
lieu dans les dial. basq. esp. Khurt
n'est pas le seul nom verbal, si
arbitrairement coupé en deux; comp.
hant, hantu, enfler.
Makur, b. 1. makhur, bn. tordu,
courbé, dévié. Même difficulté pour
expliquer le ma de makur que l'a
de agur. Faudrait-il considérer ces
mots comme des pléonasmes; dans
d'autres langues on en trouve des
exemples; on dit: krumm beugen,
ail. courber; de krumm, adj. courbé,
175
et beugeu, plier. Zuschliessen, fer-
mer; dezu, adv. fermé et schliessen
fermer. Il faudra alors rechercher
si ma a ou a eu la signification
de „courbé". Comp. rnako, crochet.
Makuriu, makwrtzen, g. b. 1. bn.
se courber, incliner, plier. Behin
makurtuz gero aide bâtera ezin
chuchen diieke berizera eta ez gi-
belat bihur, Ai. p. 98. Après avoir
été courbé, après avoir penché vers
un côté, on ne pourra le redresser
vers l'autre, ni le retourner en
arrière.
Gurpil, g. kurpil, b. roue; de
gur-bila?
Agure, g. b. 1. vieillard. Au
pluriel eu lab. agureak ancêtres.
De gure, puisque le vieillard est
courbé?
Aguretu, g. b. vieillir.
Gure, comme inclinaison au mo-
ral (inclination), sert de terminaison
pour former des adjectifs et devient
alors généralement gor ou kor, se-
lon les lois phon. v. Essai, Ch. II.
Logure, g. enclin à dormir, euvie
de dormir. Azkure, g. b. envie de
se gratter, de aiz-gure; k pour g
après le sibilant. Ilkor, g. 1. mor-
tel; etc.
Gura, b. désir, volonté. Accom-
pagné des terminaisons auxiliaires
dot, dozu, dau, etc. correspond à
«vouloir", gura dot, je. veux; en
guip. liai del.
Gura, v. gur.
Guraizi, g. ciseaux.
Gurasoak, g. b. burhasoak, 1.
bn. parents, père et mère; en bn.
bisaïeul. Pour la mutation de g
en b comp., ebiakoitza, egiakoitza ;
burdi, gurdi; nabusi, nagmt..
Gurbil, bn. soigneux, propre;
l'opposé de zirzil.
Gurbiza, g. espèce de poisson
de mer.
Gurdi, g. burdi, b. char.
Gurd.0, bn. mou, tendre. Ne
serait-ce pas 1' esp. gordo, gras?
Gure, v. gu.
Gurendu, guretze, v. gu.
Guri, 1. v. gu.
Guri, 2. g. b. 1. bn. mou, ten-
dre; beurre. Chai guri bat, un veau
tendre. Ohe guri bat, un lit mou.
Guriki, adv. de guri-ki.
Gurpil, v. gur.
Gurtu, gurtze, v. gur.
Gurrinka, g. gurrunga, gur-
rungai, 1. , En g. grognements; en
1. ronflement. Gurrunga dago, il
ronfle.
Gurrunga, gurrungai, v.
gurrinka.
Gurruntzi, 1. diarrhée ; P. i. a.
Gurutze, v. kurutze.
Gusu, 1. lengusu, g. b. guzialehen,
bn. lehenkusiiia, Guéthary; cousin
germain; du prov. cosin, avec chute
de n; ou cru cat. cosi. Les dial.
basq. esp. ont dû prendre le mot
des basq. fr. puisque consobrinus
a donné sobriuo en esp. ; et cosin,
pr. cugiuo, ital. cousin, fr. Tous les
dial. ont adopté la manière esp.
d'exprimer cousin germain, primo
hermano, par leheu, primo, premier.
Gustera, v. eztera.
Gl/STU, 1. bu. goût.
176
Guthizi, v. gutizi.
Guti, v. guchi.
Gutienaz, gutienez, v. guchi.
Gutienean, v. guchi.
Gutitan, v. guchi.
Gutitu, v. guchi.
Gutizi, g. gulhisi, 1. bn. dé-
sir.
Guzi, g. 1. bu. guzii, g. b.
tout.
Guziz, guztiz, g. très; — 1. bn.
b. surtout ; tout, daus les composés :
guziz lotheretsu ; tout puissant.
Guziz ère, 1. surtout.
Guziagalik ère, g. 1. guziagatih
bere, b. guziareJcin ère, 1. toute-
fois; malgré tout.
Guzia àatzu, 1. presque tout
un. P.
Guziagatik ère, v. gvzi.
Glzialehen, v. gusu.
Guziz, v. guzi.
Guztera, v. ezlera.
Guzti, v. guzi.
Guztiz, v. guzi.
GUZUT, v. gezur.
Guzurtatu, v. gezur.
Guzurti, v. gezur.
Guzurrez, guzurrezko, v.
gezur.
H.
Habail, v. ulal
Habarrots, v. aiar.
Habe, v. abe, 1.
Habela, v. ubal.
Habi, v. abi.
Habil, v. illlU.
Habirakoia, 1. niot (vieux mot
fr. ?); • l'oeuf qu'on laisse au nid
pour faire pondre la poule. P.
Haboro, soûl. plus. Salaberry.
Habuin, 1. hagun, bn. écume
de la bouche. Pour la mutation
de g en b, v. gurasoak.
Ma ezpere behaiazozu haserretua
dabillan bâti, nola mintzo den, nota
altotik habuina darion. Ax. p. 280.
a. éd. Et sinon regardez quelqu'un
qui est en colère, comment il parle,
commeut l'écume coulé de la bouche.
Eabuintsu, 1. baveux ; de habuin-
tsu.
HabuintSTl, v. habuin.
Hacha, bn. qui n'a rien, qui
ne possède rien.
Hache, bn. fardeau, charge d'hom-
me; de l'esp. haz.
Hachelari, 1. porte-faix ; de hache-
ari, 4 et l eup. ?
Jlachekatu, bn. préparer des far-
deaux.
Hadi, l.bn. 2 de pers. de l'impér.
de izan; sois. Eu g. et b. adi.
Haga. v. aga.
Hagana,'l. sorte d'herbe. P.
Hagatu, v. aga.
Hagin, v. agin, 2.
HagitZ, v. agitz.
HagO, 1. 1° fourneau. 2° ba-
lance. Il est probable que ce n'est
pas le même mot.
Hagorandu, 1. qui est aux
abois, agonisant.
HagUIL, v. habuin.
HaichtUT, bn. ciseaux, forces.
Haik, 1. haika, bn. Sal. 2 de
pers. de l'imp. de jaiïi ; lève-toi.
Haik horiic, jar adi orazinelan,
egiok heure Jainkoari othoitz. Ax.
70. a. éd. 246. n. éd. Jonas, Ch.
I. 6. et non pas Ch. II; erreur
dans les deux éditions. Lève-toi
de là, mets-toi en prière et fais
prière à (et prie) ton Dieu.
Hain, hainitz, v. ain.
Hainbertze, v. cm.
Haitsa, bn. Eta erran cieçon,
Zaccheo, haitsa lehiaiuqtri, Luc.
XIX. 5. Test. Rochelle. Et il lui
dit: Zacchée descends prompte-
ment. Nous n'avons trouvé jus-
12
178
qu'à présent, que l'imper. M'Usa.
Haitz, v. aitz.
Haizatu, haizatzen, v. aize.
Haize, v. aize.
HakokO, bn. accroupi; comp.
kokoriko.
Hala, v. ala.
Halabere, v. ala.
Halabiz, v. ala.
Hala hala, v. ala.
Halahula, v. ala.
Halako, v. ala.
Halanola, v. ala.
Halarik ère, v. ala.
Halatan, v. ala.
Haldomaldoka, 1. bn. chan-
celant, boitant, clopin-clopant.
Halga, bn. bruyère; com\>, elhar.
Halgai, v. ari, 3.
Halikatu, v. ari, 3.
Haliko, v. ari, 3.
Halsarrak. Selon P. ce mot
signifie entrailles; et se trouve 2.
Cor. XII; mais nous l'avons cherché
vainement.
Haltz, 1. halz, bn. aulne (arbre).
Halz, v. haltz.
Hamabi, v. amar.
Hamabost, hamabortz, v.
amar.
Hama hiru, hirur, v. amar.
Hamaka, v. amar.
Hamalau, laur, v. amar.
Hamasei, v. amar.
Hamar, v. amar.
Hamaratzi, v. amar.
Hamargarren, v. amar.
Hamarra, v. amar.
Hamarsu, 1. environ dix. Es-
pèce d'adjectif, de hamar-tsu. Ce
mot aurait dû se trouver sous amar.
Hamazazpi, v. amar.
Hambat, v. ain.
Hameka, v. amar.
Hamu, v. amu.
Hamuarrain, v. amarrai.
Han, v. an, s. y. a.
Handi, v. andi.
Handitche, bn. handitsu, 1.
furoncle, clou.
Handitsu, v. handitche.
Hanitz, v. ain.
Hant, liantu, hantzen, 1.
bn. enfler. Probablement syncope
de handitu.
Hantkor, 1. vain, arrogant.
Hanlureria, 1. arrogance ; de han-
tu-eria ; avec r euph. Généralement
eria (heria) devient keria; v. eri.
Hantkor, v. hant.
Hantureria, v. hant.
Hantze, v. liant.
Har, v. ariu.
Har, v. ar, 3.
Hara, 1. bn. voilà; v. ara, £
pour l'explication. Eta cembailec
errancieçon; /tara hire ama, Matt.
XII. 47. Test. Rochelle. Et quel-
qu'un lui dit, voilà ta mère.
Hara, 2. v. a.
Harabara, 1. bruit, tintamarre.
Ce sera pour harrabar.
Haragi, v. aragi.
Haragizko, v. aragi.
Haran, 1. bu. vall.
Haraitzin, v. hura.
Harapirika, v. aragi.
Hararazi, v. artu.
Harategun, v. aragi.
Harbî, 1. 1° rave. %° laitance.
179
Hardia, v. arri, 1.
Hardoa, mot d'O. selon P.
amadou; syn. de ardai.
Haren, v. hura.
Harendi, horreindi, hu-
nendi, bn. Ces trois mots sont for-
més des trois démonstr. har (forme
hypothétique, dont hark, arh pour
l'agent, v. ara 2 et hura) hor, hun,
et signifient, comme noms, ce que
les démonstratifs signifient comme
adverbes. M. Sal. n'en donne des
exemples que comme adjectifs :
harendiko, hunendiko, horreindiko,
d'ici, de là; ail. hiesig, dortig.
Harendiko Iota Simonenizat on da
eta hunendikoa enetzat, le lot du
côté le plus éloigné de nous (der
dortige theil) est bon pour Simon,
et celui d'ici pour moi. Hunendi-
koa, est employé substantivement,
hunendiko-a, le, la chose (le lot)
d'ici. La terminaison di paraît être
le suffixe di, de ; mais la désinence
en, du démonstratif est obscure.
Haretsi, arretsi, 1. enroué
P. i. a.
Hargatik, v. hura.
Hari, v. hura ; ari, 3. et ari, 4.
Harilkatu, v. ari, 3.
Harilko, v. ari, 3.
Haritz, v. aritz.
Haritze, v. ari, 4.
Hark, v. hura.
Harmen, bn. portée; de har
(hartu)-men. Acheriak khausitu zien
mahaxa Jiarmenetik gorago, le renard
trouva du raisin au-dessus de sa
portée. Sal.
Harmora, 1. masure, mu-
raille de bouvillage, P. i. a.
Harotz, v. arotz.
Harpa, 1. 1° griffe. 2° engour-
dissement de la jambe.
Harpegi, v. aurre.
Harrabar, v. arri, 1.
Harrabots, v. aôarrots, s. v.
abar.
Harramantza, 1. vacarme
(d'enfants).
Harrapatu, bn. attraper, re-
trouver, atteindre.
Harrauts, v. herots.
Harri, v. arri, 1. et 2.
Harri abar, v. arri, 1.
Harrigarri, bu. épouvantable,
v. arri, 1.
Harritu, harritze, v. arri, 1.
Harro, v. arro.
Harrobi, v. arri, 1.
Harroin, v. arri, 1.
Harroki, v. arri, 1.
Harrots, 1. bn. gousse verte
et piquante de la châtaigne ; comp.
gardox.
Hartakotz, v. hura.
Hartara, v. hura.
Hartaraino, v. hura.
Hartarakotz, v. hura.
Hartarik, v. hura.
Hartean, 1. parmi, entre. Ce
mot aurait dû se trouver s. v.
arte ; généralement on écrit artean.
Axular s'en sert, v. l'exemple s.
v. ekin.
Hartsi, 1. épars, éparpillé. Ille
hartsiak, les cheveux épars.
Hartu, v. artu.
Hartzaz, v. hura.
Hartze, 1. v. artu.
180
Hartze, 2. v. artu.
Hartzedun, v. artu.
Hartzeko, v. artu.
Harzara, bn. de nouveau; syu.
de berriz. P.
Harzaratzea, reculer, détour-
ner, rebuter; i. a. Mot d'O. selon
P. Comp. hastangarri.
Has, v. hats, 2.
Hasarredura, v. ats, 1.
Haserre, v. ats, 1.
Haserretu, v. ats, 1.
Haserretze, v. ats, i.
Hasi, v. asi, s. v. as.
Hasper, hasperapen, v. ats, 1.
Hastamu, v. atz.
Hastan, v. azkendu, s. v. atze.
Hastangarri, rebutant, de
hastan-garri. Urgoi gaiza hastan-
garri, prov. d'O. 461. un fâcheux
reproche est capable de rebuter.
P. cite une variante de ce prov.
où se trouve harzaragarri, au lieu
de hastangarri. Hastan et hastan-
garri nous semblent être des formes
corrompues de atzen.
Hastantze, v. azkendu, s. v.
atze.
Hastapen, v. asi, s. v. as.
Hastasta, hastatcha, 1. pa-
pillon; syu. de chichitera.
Hastatu, v. atz.
Haste, v. asi, s. v. as.
Hastepen, v. asi, s. v. as.
Hastiadura, v. hasiio.
Ha.s'1 i \<; akki, v. hastio.
Hastiatu, v. hastio.
Hastio, 1. bn. dégoût, haine,
dédain; de l'esp. fastidio.
Hastiatu, hastiatzen, 1. bn. haïr.
Hastiadura, bn. aversion; de
hastia-dura.
Hastiagarri, bn. détestable; de
hastia-garri.
Has tu, v. hats, 2.
Hastura H 1. bn. jeuue cochon
de trois à douze mois.
Hasuin, 1. ortie; v. at
Hattikonko, 1. bn. terme d'en-
fant ; sautant en se tenant accroupi.
Hats, 1. v. ats, 1.
Hats, 2. 1. has, bn. eu che-
misé. A Guéthary ou dit plutôt;
atorra has.
Hastu, bn. "ôter ses habits, se
mettre en chemise. Xe serait-ce
pas de ats, souffle, haleine; qui a
donné atseden, souffler, se reposer.
Ici alors „se mettre à l'aise/' Dans
ce cas la locution adverbiale has,
en chemise, vient du nom verbal.
Hatsapatsaka, v. haxapaxaka.
Hatsapen, v. asi, s. v. as.
Hatsbeherapen, v. ats, 1.
Hatshartu, v. ats, 1.
Hatsti, v. ats, 2.
Hatu, bn. hardes, bagages.
Hatz, v. atz et ats, 1.
Hatzaman, v. atz.
Hatzegin, v. atz.
Hatzeman, hatzemaite, v.
atz.
Hau, hauk, v. au. 2.
Haugi, bn. i. pers. siug. de
l'impér. du verbe — ? venir. Haugi
hihar, viens demain. M. Salaberry
ue dit pas de quel verbe.
HaUT, v. au, 2. it tinr.
Haur egotstea, 1. avortemeut.
Hauride, v. aur.
181
Haurrukhaite, v. aur.
Haurrukhaizte, v. aur.
Haurtasun, v. aur.
Hause, couteau à deux tran-
chants. Prov. d'O. 224.
Hausko, hauskoak, v. ats, 1.
Hauste, v. auts.
Hausterria, v. auts.
Hauta, bu. hautu, 1. choix.
/, hautalu, hautatzen, 1. bn.
choisir. Lardizabal écrit autu, choisi;
le radical serait alors au et lu la
terminaison, comme ar et artu.
Orduak Jainkoak bere erri berezi
eta serbitzaritzat Abraham eta onen
ondorea autu zituen. Alors Dieu
partagea son pays et choisit pour
serviteur Abraham et sa (de celui-
ci) postérité.
Ankera, g. choix-
Autetsi, g. choisir; de aula-etsi;
syn. de hautatu.
Hauteman, auleman, 1. remarquer,
observer, examiner : de hauta-eman.
Hautatu, hautatze, v. hauta.
Hauteman, v. hauta.
Hauts, v. auts.
Hautserri, v. auts.
Hautsi, v. auts.
Hautskor, v. auts.
HautU, v. hauta.
Haux ; v. auts.
Hauxi, v. auts.
Hauxkor, v. auts.
Hauxte, v. auts.
Hauzi, 1. procès. Eta halabal-
dm haserre direnen eta hauzitan
dabiltzanen hariean, ovfjunderik egin
nahi baduzu. Axular, p. 302. a.
éd. Et ainsi si vous voulez faire
paix entre ceux qui sont en colère
et en procès.
Hauzo, v. auzo et havzu.
Hauzu, 1. hauzo, bn. libre, per-
mis; syn. de zilhegi. Enaiz hauzu,
je ne suis pas libre. Hauzu baniuz
erraitera, s'il m'était permis de dire.
P. écrit aussi haiçu.
Hayek, v. hura.
Hayen, v. hura.
Hax, v. ats, 1.
Haxapaxaka, bn. hatsapat-
saka, 1. avec précipitation.
Haxarre, bn. commencement;
syn. de haste, hastepen. Hax sera
probablement pour haste, mais la
terminaison est obscure.
Hazal, v. azal.
Hazaro, v. azi, s. v. as.
Hazi, v. azi, s. v. as.
Hazilla, v. azi, s. v. as.
Hazitze, v. azi, s. v. as.
Hazkara, 1. azkara, bn. en cha-
leur, parlant de la chèvre.
Hazkurri, v. azi, s. v. as.
Haznaur egitea, 1. ruminer.
Hazte, v. azi, s. v. as.
Hazteri, v. atz.
Hea, v. ea.
Hebain, 1. impotent, perclus; —
bn. exténué.
Hebaindu, hebaintzen, 1. s'estro-
pier; — bn. s'exténuer.
Hebaindura, 1. paralysie.
Hebaindu, v. hebain.
Hebaindura, v. àeiam.
Hcbaintze, v. hebain.
Hôdadura, v. ede.
Hedatu, hedatze, v. ede.
Hede, v. ede.
182
Hedoi, v. odei.
Hegal, v. ego, 1.
Hegaldatu, hegaldatze, v.
ego, 1.
Hegatstin, v. ego, 1.
Hegatz, bn. toiture.
Hegax, v. ego, 1.
Hegi, v. ig.
HegO, v. ego, 2.
Hei, 1. hura et ei, 2.
Hei! nit,bn. interj. syn. de Iiela;
mot par lequel on annonce sa pré-
sence. Est-ce que nit fait partie
de l'interjection, ou est-ce que nit
est ici pour ni, nik?
Heiagora, v. heyagora.
Heien, v. Aura.
Hein, 1. bn. M. Salaberry ex-
plique ce mot par : mesure de mo-
dération et de comparaison. Mzeman
sobèra hein bat aski dut, n'en donnez
pas trop, une certaine mesure suffit.
Zure eta eue semeak hein berekoak
dire, votre fils et le mien sont de
la même taille. — Ce mot nous
paraît être une corruption de Ziainj
ain, tant. Ou dit encore en italien
un tantino, en esp. algun tanto
et en fr. aussi tantinet.
Hek, v. hura.
Hekin, v. hura.
Hei, heldu, v. el.
Hela, v. hei nit.
Helantza, 1. maladie invétérée ;
succès, rencontre. Comp. helgaitz.
Helarantza, 1. syn. de lielantza.
Comp. helgaitz.
Helbide, v. el.
Heldlak, maladies populaires (?);
mot d'O. selon P. Le sing. doit
être helde ou heldi. Comp. Zielgailz,
Heldor, 1. bave; v. elder.
Heldura, v. el.
Helgaitz, 1. fièvre. La termi-
naison est claire: gaitz, mal; hei
se retrouve dans beaucoup de mots
qui indiquent „maladie". Comp. hei-
diak, helantza, helarantza, gelberia,
elgorri.
Helmen, v. el.
Heltze, v. el.
Hemen, hemendik,hemen-
tik, v. emen.
Hemeretzi, v. amar.
Hemezortzi, v. amar.
Hendello, bn. insouciant; né-
glige
Hera, bn. gésier.
Herabe, 1. bn. répugnance;
paresse.
Herabez, 1. à contre-coeur; de
herabe-z.
Herabezli, bn. paresseux.
Herabez, herabezti, v. herabe.
Herausi, 1. truie en chaleur.
Herautch, v. hérauts.
Hérauts, 1. herautch, bn. verrat.
Herbail, v. erbal.
Herbi, v. erbi.
Herchatze, v. herchatu.
Herdi, bn. incomplet. Sala-
berry. Il nous semble que c'est le
j même mot que erdi, moitié'.
Herdi tu, hertu, hertzen, 1. bu.
diminuer.
Herditu, v. herdi.
Heudoil, v. erdoi.
IIi:Ki>oii.i>r, herdoiltze, v. erdot.
Herecha, bn. herreda, 1. bu.
herexa, 1. P. trace, traînée, p. ex.
L8S
d'un limaçon, la trace qu'il laisse
derrière lui ; syn. de hatz et oinhatz.
Il nous semble que herresla vient
de herstu (v. es), serrer.
Herrestatu, herrestatzen, 1. bn.
irristatu, g. glisser.
Herreslaka, bn. en glissant; de
herresta-ka.
Heren, v. ?>«.
Herenegun, v. ire.
Herenzi, v. iru.
Herexa, v. herrecha.
Hergaitz, 1. effarouché, sauvage,
(d'un animal) i. a.
Herio, v. erio.
Heriotarako, v. erio.
Heriotze, v. erio.
Heriotzegilla, v. erio.
Her-jaun, v. erri.
Herketz, droit; syn. de chu-
c/ien; i. a. Mot d'O. selon P.
Herori, v. M.
Herorrek, v. H.
Herots, mot d'O. selon P. har-
rauts, 1. bruit, renommée. Pour
harrabots? v. oJbar.
Herra, v. erra, s. v. erre.
Herratsu, v. erra, s. v. erre.
Herrauts, v. auts.
Herrkiïez, bn. errebez, 1. En
lab. revéche; en bn. maladroit; de
l'esp. rebes.
Herreka, v. errunka.
Herrementa, 1. bn. guenille.
Herrena, 1. estropié, malade, i. a.
Herresta. v. herecha.
Herrestaka, v. herecha.
Herrestatu, herrestatze, v.
herrecha.
Herreta, 1. *eau garni en fer. P.
Herri, v. erri.
Herritar, v. erri.
Herroka, v. errunka.
Herronka, v. errunka. Ce mot
se trouve dans l'évangile de St.
Luc. dial. guip. publié à Londres,
par la société biblique. C'est un
exemple assez remarquable de la
facilité avec laquelle les mots se
corrompent. Le h est très rare en
guip. et nk est contraire aux lois
de la phonétique. Le bn. herreka
est parfaitement correct.
Hersi, v. esi, s. v. es.
Herskailu, v. hertsi, s. v. es.
Herstu, v. es.
Hertar, v. erri.
Hertchatu, herchatzen, 1.
pousser à, exciter. Il nous semble
de lierstu (v. estu, s. v. es) serrer.
En ital. p. ex. premere pour spi-
gnere s'emploie dans le même
sens. — Jesuse?i amudioa generosa
da hertchatzen gaitu gauzarik han-
dienetarat, Chourio, p. 152. L'a-
mour de Jésus est généreux et
nous pousse à de grandes choses.
Hertsi, v. es.
Hertskaillu, v. hertsi, s. v. es.
Hertste, v. estu, s. v. es.
Hertstegi, v. hertsi, s. v. es.
Hertstu, v. estu, s. v. es.
Hertstura, v. estu, s. v. es.
Hertu, v. herdi.
Hertze, v. herdi.
Hertzeak, v. estek, s. v. es.
Herxatu, v. hertsi, s. v. es.
Herxi, v. hertsi, s. v. es.
Herzdura, v. eztu, s. v. es.
Herzeak, v. estek, s. v. et.
184
Hesaula, hezaula, hesioa, 1.
pieu. P. i. a. De hesi-ola? bois
pour haie, clôture.
Hesi, v. es.
Hesioa, v. hesaula.
Heskualdun, v. euskara.
Heskualherri, v. euskara.
Heskuara, v. euskara.
HestangO, bn. échalas.
Heste, v. est, s. v. es.
Hestia, v. es.
Hetan, v. ta.
Hetarik, v. ta.
Hetemete, bn. effort.
Heure, v. eu.
Heuregi, content; abondance,
foison ; mot d'O. selon P.
Heuregoi, beaucoup ; mot d'O.
selon P.
Heuskaldun, v. euskara.
Heuskar, v. euskara.
HeuskarazkO, v. euskara.
Heyagora, 1. bn. cri de dou-
leur, clameur. Ma hayen heyagorac
ela sacrificadore principalenac ren-
forzatzen ciraden, Luc. XXIII, 23.
Test. Rochelle. Et leurs cris et
ceux des principaux sacrificateurs
se renforçaient. M. Salabarry écrit
heiugora.
Heyen, v. hura.
Hez, hezi, v. ezi, 2.
Heza, hezatu, v. eze, 1.
Hezaula, v. hesaula.
Hezgaitz, v. ezi, 2.
Hezi, v. ezi, 2.
Heze, v. eze, 1.
Hezetasun, v. eze, 1.
Hezte, v. ezi, 2.
Hezur, v. ezur.
Hi, hik, g. 1. bn. i, ik, b. tu.
Hi est le pron. pers. de la 2 de
pers. du singulier; il a été géné-
ralement remplace par le pron. du
plur. zu, qui est considéré de nos
jours comme un siug. Le Testament
de Liçarrague est un des rares
livres, que nous sachions, où il se
retrouve. L'abandon du pronom a
entraîné l'abandon des formes ver-
bales qui y correspondent, et la
langue, si elle y a gagné eu poli-
tesse, y a certainement beaucoup
perdu en richesse. — Hic badarpiic
ecen on dariçadala, Jean XXI. 15
Test. Roch. Tu sais, que je t'aime.
Hiri, datif, à toi. Nescatcha, hiri
diosnat, iaiqui adi, Marc, V. 41.
Test. Rochelle. Jeune fille je te dis
lève-toi.
Rire, g. 1. bn. ire, b. pron. poss.
ton ; génitif de hi, comme zure de
zu; nere, nire de»/. Eçar ditzaque-
dano hire eisayac, hire oinen sca~
bella, Act. IL 35. Test. Rochelle.
Jusqu'à ce que j'aie mis tes enne-
mis pour le marchepied de les
pieds.
Herori, herorrek, g. hi havr, toi-
même. De hi-ori, avec r euph. ou
bien du génitif hire-ori. Hihaurk
lan egin ahala, prov. 234 d'O.
Le travail que tu peux faire toi-
même.
Hide, v. kide.
Hidoi, 1. bourbe.
Hidoizlalu, hidoi ztalzen, 1. s'em-
bourber.
Higa, higatu, higatzen, 1.
bn. user.
185
Hîgadura, 1. usure.
Higatu, higatze, v. higa.
Higi, higitu, higitzen, 1.
bn. mouvoir, remuer, ébranler;
de \g?
Higitu, higitze, v. higi
Higoa, 1. biche.
Higoin, v. iguin.
Higoindu, higointze, v. iguin.
Higoingarri, v. iguin.
Higun, bn. sevrer.
Hik, v. hi.
Hil, v. il, et Me.
Hilbeharki, v. il.
Hildo, 1. ildo, bu. trauche de
terre que la charrue a tournée en
traçant le sillon.
Hildo lerroa, hildo aska, 1. le
creux du sillon.
Uderreha, 1. bn. sillon; deildo-
erreha. Erreha se trouve par erreur
seul et imprimé en gros caractères;
c'est le même mot que herreka, v.
errunka.
Uduux, ildauxi, bn. rompre avec
la herse la terre tournée avec la
charrue; de ildo-autsi.
Hildumatu, hildumatze,
v. il.
Hilhots, hilhotz, v. il.
Hilhutcha, v. il.
Hilkor, v. il.
Hilla, hillabete, v. il.
Hillareak, 1. bruyères.
Hilohore, v. il.
Hiltzaille, v. il.
Hiltze, v. il.
Hipa, bn. sanglot.
Hipar, v. ipar.
1 1 m;a, 1. dépit; du lat. ira. Gizon
hirua, irua, homme fâcheux, P.
Hiralu, 1. se dépiter; — bn.
périr, Salaberry.
Hiraka, 1. ivraie.
Hire, v. hi.
Hiri, v. hi, et tri.
Hirizka, v. iri.
Hirmiarma, 1. arraignéc; comp.
armiarma.
Hirri, v. irri.
Hirritu, hirritze, v. irrilu.
Hirun, v. irun.
Hirur, hirurgarren, v. iru.
Hirute, v. irun.
Hisi, dépit, opiniâtreté. O. écrit
issi, prov. 283. Issis fraide sarnen-
din. Je me fis moine par dépit. P.
qui le cite écrit hissi, avec h. Le
s final de issis est une erreur;
c'est le suffixe z qu'il faut; issiz,
et mieux alors isiz ou hisiz. Il
nous semble que kisi est une cor-
ruption de hesi ; v. es.
Hisiii, opiniâtre
Hisiti, v. km.
Histe, v. histu.
Histu, histen, L hix, bu. ef-
facer, passer (de la beauté). Selon
P. accomplir. Zeren bere desiren
histeagatik prometatzen dute anhU:,
Axular, p. 351. a. éd. 172. n. éd.
Car pour accomplir, remplir, ses
désirs, ils promettent beaucoup.
Hitz, v. itz.
Hitzartu, v. Ut.
Hitzkatu, v. il:.
Hitzkuntza, v. Ut.
Hitzmitztia, v. Ut.
Hitzontzia, v
Hitztegi, v, Ut.
186
Hix, hixtu, v. histu.
Hizkuntza, v. itz.
Hobe, v. obe.
Hobeago, v. obe.
Hobeki, v. obe.
Hoben, 1. v. obe.
Hoben, 2. 1. faute, péché; —
bu. tort, préjudice.
Hobendun, 1. bn. coupable, fau-
tif; de hoben-dun.
Hobendun, v. hoben, 2.
Hoberen, v. obe.
Hobi, v. obi.
Hobiel, v. odei.
Hodei, v. odei.
Hogaza, ogaza, 1. fouace, gâteau;
de l'esp. hogasa, v. L. R.
Hogoi, v. ogei.
Hoilatzea, 1. se glorifier; P.
Hola, 1. holatan, v. ala.
Hola, 2. 1. flot; de l'csp. ola.
Holtza, 1. paroi faite de plan-
ches; de ola — ?
Holtzadar, v. orz.
Honda, hondatu, v. ondo.
Hondalea, v. ondo.
Hondar, v. ondar.
HONDAKTZE, V. Otldo.
Hondatu, v. ondo.
Hondu, v. on.
Honi, bn. complet.
Honitu, bn. compléter.
Honigallu, bn. complément.
HonigaUu, v. honi.
Honitu, v. honi.
Hontz, 1. huntz, bn. hibou.
Hor, or, 1 et 2.
Hordi, hordikeria, v. ordi.
Horditu, horditze, v. ordi.
Hori, v. or, l.
Horma, v. orma.
Horra, v. or, L
Horrek, v. or, 1.
Horrendi, v. harendi.
Horria, 1. lambeau de drap.
Hortakotzât, v. or, 1.
Hortz, v. ortz et orz.
Hortzadar, v. orz.
Hortzkitzea, v. ortz.
Hortztoki, v. ortz.
Hosina, 1. grande eau; eau
profonde. P. Oraiàaino bekatu ge-
hiago duzunean, hosinean barrenago
zaudenean, Axular, p. 86. a. éd.
260. n. éd. Quand vous aurez
péché plus que maintenant, quand
vous serez plus profondément dans
Fabîme (?).
Hozto, v. osto.
Hots, v. ots.
Hotz, v. oiz.
Hotzailla, 1. serrurier. La ter-
minaison est Ma pour egilla; mais
d'où vient hotz?
Hotzki, v. otz.
Hotzpera, v. otz.
Hox, bn. interjection pour ex-
citer les boeufs ù avancer.
Hoxeman, bn. conduire la char-
rue.
Hoyek, v. au.
Hozidura, v. ozi.
Hozitu hozitze, v. osi.
Hozpatu, v. ots.
Hozpatze, v. ots.
HuchtU, bu. sifflet; comp.
isiu.
Huchu, bn. interjection, pour
chasser les volailles. Salaberrv.
Hudi, 1 vdi. bn. étret du joug;
187
le trou du joug par lequel passe
le tiraou de la charrette.
HudigO, 1. aversiou.
Hugun, 1. manche de couteau,
de serpe. Syn. de gider.
Huin, v. on.
Huinez, v. ou.
Huinka, v. où.
Huinthux, v. oh.
Hula, v. ona.
Hume, g. urne, g. b. 1. bn.
enfant. 11 est curieux que les dial.
basq. fr. qui sont si prodigues de
l'A, l'omettent ici où il le faudrait,
comme les dérivés le prouvent :
arkume, zarkume, emakume, sasikume,
de art, zar, eman, sasi-kume, pour
hume, v. Essai, Ch. II, et le pa-
ragraphe dans l'introduction, sur
la mutation de h en k.
Utneéasun, g. le propre de l'en-
fance; de ume-tasun. L'adj. ail.
qui y correspond est kindlich.
Umekeria, g. puérilité, enfantil-
lage; de ume-keria. L'adj. ail. qui
y correspond est kindisch.
Ume orde hartzea, 1. adopter. P.
Exactement l'ail, an kindes statt
annehmen.
Umezurtz, bn. orphelin ; de ume-
zurtz.
Umerri, 1. agneau ; — bn. le petit
de la vache, de la chèvre, de la
brebis, etc.
Ichil umea, 1. le bâtard.
Hun, v. mun et on.
Huna, v. ona.
Hunek, v. ona et au, 2.
Hunela, hunelako, v. ona.
Hunen, v. ona et au, 2.
Hunendi, v. Iiarendi.
Huneraino, v. ona.
Hungaillu, v. on.
Hungarri, v. on.
Hunki, hunkitu, v. ukitu.
Huntz, 1. bu. v. honiz, 1.
Huntz, 2. v. untz.
Hur, v. ur, 1.
Hur, hurren, v. «r, 2.
Hura, g. 1. bn. Pron. dém.
celui-là. Eu bise, le pron. a cor-
respond à hura. Le nominatif agent
est: ark, g. hark, 1. bn. arek, ak,
b. Génitif: aren, g. b. haren, 1. bn.
Datif: ari, g. b. hari, 1. bn. Au
pluriel, nominatif: ayek, g. hayek,
haiek, hek, 1. bn. aek, areek, b.
Génitif: ayen, g. aen, b. hayen, bn.
heyen, heien, 1. Datif : ayei, g. haei,
bn. hei, 1. bn.
Hura sert aussi comme pron.
personnel de la 3 me personne; v.
Essai, p. 26. M. le capitaine Du-
voisin, dans sa critique de notre
Essai, nous reproche d'avoir dit que
le pron. démonstr. hura est un pron.
pers. Il ne s'agit pas cette fois-ci
de savoir le basque; il s'agit de
savoir lire, et alors la page 26 ae
notre Essai lui prouvera qu'il s'est
de nouveau trompé. — Ma hark er-
ran ziezon, bn. et celui-là lui dit.
Ma hura oraino urrun zela, bn.
Et comme il était encore loin.
Areek esan daue, b. Ceux-là ont dit.
Ma hayen heyagorak, bn. et leurs
cris; litt. les cris de eux; le géni-
tif est employé comme pron. poss.
Jésus bada joan hequin. Luc. VII.
6. Test. Roch. Jésus s'en alla avec
138
eux. Ou trouve dans l'évangile se-
lon St. Luc. IL 51, publié à Lon-
dres, par la société biblique: Or-
duan yauisi cen heyequin, alors il
descendit avec eux ; il aurait fallu
faquin; quin (kin) est suffixe au
nominatif pluriel, v. Essai, p. 45. —
Ilei saldatzeko jakin behar dituzten
gauzah irakhastea. Introd. la Vieux-
ville. Leur enseigner les choses qu'il
faut savoir pour être sauvé.
En dépouillant ark, hark de la
caractéristique de l'agent (k), il
reste ar, har, peut-être la forme
primitive et remplacée par Aura. En
tout cas ar, har se retrouve dans
un grand nombre de composés,
dont quelques uns suivent. Voyez
aussi ara, 2.
Argatik, g. hargalik, 1. pour, à cause
de cela; de ar-gatik ; v. ci-dessus.
Hartara, 1. syn. de hargalik; de
har -tara ; v. ci-dessus.
Harlakotz, 1. syn. de hargalik;
de har-takotz ; v. ci-dessus.
Barlarakotz, 1. syn. de hargatik;
de har-tarakoiz ; v. ci-dessus.
Hariaraino, 1. jusqu'à. Demôora
hartaraino igurikilzen zaizala, eta
ez gehiago. Ax. 125. a. éd. 296.
n. éd. Jusqu'à ce moment il a at-
tendu et pas plus. De har-eta-raino.
Hartzaz, 1. de cela ; de har-tzaz,
v. ci-dessus. Zeren hartzaz kon-
tenlat-.en da Jainkoa. Axular, p.
229. Car Dieu se contente do cela.
Huragana, ou argana (plus usité),
g. vers lui.
Huragalik,g.\>our\m,h. cause de lui.
Haraitzin, bn. depuis longtemps,
de ïtar-aitzin ; comp. araitzin ; ce
mot aurait dû se trouver ici. Guiçon
anayeac çuec badaquiçue ecen harail-
zina danic Jaincoac gure artean ele-
gilu ukan nauela, Act. XV. 7. Test.
Roch. Hommes frères, vous savez
que depuis longtemps Dieu m'a
choisi entre nous.
Hurase, g. celui-là même; esp.
aquel mismo Comp. anse.
Huragana, v. hura.
Huragatik, v. hura.
Hurase, v. hum.
Hurbil, hurbildu, v. ur, 2.
Hurkari, v. ur, 3.
Hurolde, v. ur s 3.
Hurren, v. ur, 2.
Hurreneko, v. ur, 2.
Hurrentsu, v. nr, 2.
Hurrentzea, v. ur, 2.
Hurrun, v. urruli.
Hurriipa, bn. gorgée.
Hurrupatu, bn. aspirer un liquide.
Hurtatu, v. ur, 3.
Hurtu, v. ur, 3.
Huste, v. uis.
Hustu, v. uts.
Hutcha, kutoita, bn. coffre, ba-
hut; de l'esp. hucha.
Huts, hutsegin, v. uis.
Hutsik, v. uts.
Hux, 1. v. uts.
Hux, 2. bn. planche servant à
abriter les cabanes de berger.
Huxegin, v. uts.
Huxtio, v. uts.
I.
I. Cette lettre est l'élément for-
matif d'un grand nombre d'adjec-
tifs verbaux. Les racines as, es, ich,
utz, ebil, etc. ont donné les adj.
verb. asi, esi, ichi, utzi, ebilli, etc.
I, ik, v. H.
Ibai, g. 1. rivière.
Ibar, g. vallée ; aura une origine
commune avec ibai.
Ibeni, v. ipïîd.
Ibente, v. ijAni.
Ibentze, v. ipini.
Ibia, v. ibiria.
Ibil, v. ibilli.
Ibilgune, v. ibilli.
Ibili, v. ibilli.
Ibilkera, v. ibilli.
Ibilketak, v. ibilli.
Ibilli, ibiltzen, g. b. ïbil, ibili,
ibiltzen, 1. ebil, ebilli, ebiltzen, bn.
marcher, mouvoir. Ce nom verb.
se conjugue des deux manières;
nabil, abil, dabil, etc. ou ibiltzen
naiz. M. ÎSalaberry se trompe quand
il dit que habil est la 2 de pers.
de l'impératif de joan; c'est la 2 de
pers. de l'imp. de ebilli. Habil et-
cherat, va-t-en à la maison. Eta
ebil caitezte charitatean Chrisiec-ere
onhetsi ukan gaituen beçala. Eph.
V. 2. Test. Roch. Et marchez dans
la charité, aiusi que Christ aussi
nous a aimés. Eta ezpere belia iazozu
haserrelua dabillan bâti, Axular p.
106 n. éd. 280. a. éd. Et sinon
considérez celui qui s'est mis en
colère.
Erabilli, g. b. 1. remuer; —
manier, traiter. Erabil bedi sain-
duki zure izena, la Vieuxville. Votre
nom soit sanctifié; litt. soit traité
saintement.
Ibillera, ibilkera, ibilgune, 1. dé-
marche; de ibil-era etgune. Emaz-
tearen ibilguneari beha egoitea. Ax.
392, a. éd. Regarder la démarche
d'une femme.
Ibilketak, 1. promenades, allées
et venues; P. i. a.
Ibiltze, v. ibilli.
Ibiria, ibia, ipidia, 1. gué.
Pour la mutation de r en d, v.
egtindaiio. Est-ce que ibia et ibai
seraient le même mot avec métha-
thèse de if
Içh, ichi, fermé. Choroen hilz,
belarriak ich, à paroles insensées,
bouche fermée. Nous ignorons si
ich et es ne sont que des variantes
du même mot; la signification est
190
à peu-près la même : fermer. Aussi
longtemps que nous n'aurons pas
la certitude du contraire nous les
considérerons comme deux mots
distincts. Ich pourrait être comparé
peut-être à la préposition ail. zu,
dans zumachen, fermer. En ail. et
en holl. ces verbes composés sont
d'un usage fréquent, p. ex. auf-
machen, ouvrir, festhalten, tenir,
zuschliessen, enfermer; ces deux
derniers verbes sont au fond des
pléonasmes, halten est déjà tenir
et schliessen fermer ; nous les citons
puisque nous croyons trouver quel-
que chose d'analogue en basque;
v. ci-dessous iisatsi.
Ichi, isten, (ichitzen n'est guère
employé) g. fermer. Gizonaren gaiz-
takeriari ateak isielo, pour fermer
les portes à la méchanceté des
hommes.
Ichi en bise, est synonyme de
utzi, g. 1. bn. laisser. On serait
tenté de considérer ichi et %tzi,
comme les variantes d'un même
mot; i et w permutent entre eux:
iltze, idtze ; irten, urten ; Me, ulle ;
ch se trouve pour tz, ou ts : itchuli,
ilzuli; ichaso, itsaso; ichter, ùter.
Les deux significations, en appa-
rence très éloignées l'une de l'autre,
se rapprochent par les intermédi-
aires, arrêter, cesser. C'est Pouvreau
encore qui vient à notre aide en
citant, „ixtitzea, arrêter, faire ar-
rêter; bekatutik ixtitzea, cesser de
pécher." Les dial. basq. français,
autant que nous sachions, ne pos-
sèdent pas le nom verbal ich ou
ichi; il se retrouve cependant dans
le dérivé itchain; le nom verb. ne
se trouve ni chez Pouvreau, ni
chez M. Salaberry ; mais ichli, ixii
existe, comme l'on vient de voir,
et c'est très probablement le même
mot. Que le verbe fermer puisse
arriver à signifier arrêter, est déjà
prouvé par le latin firmare, fermer,
dont le sens propre était arrêter;
v. Littré, D. En italien on dit
„firmarse" pour : s'arrêter et en fr.
clore signifie fermer et finir. La
distance de cesser, de finir, à laisser
est bientôt franchie.
Aucun de ces rapprochements ne
donne prise, croyons nous, à de
sérieuses objections et cependant il
serait prématuré de conclure défi-
nitivement à l'identité de ces deux
mots; utzi se rapproche trop dents
à ce qu'il nous semble, pour ne
pas laisser des doutes à - cet égard ;
v. utzi.
Izai, tzan, g. itchain, 1. bn. sang-
sue; de ich-zain; pour la chute
de n, v. an ai, 2.
lcheki, g. itcheki, itchekitzen, 1.
etcheki, bn ? tenir ; de ich-egin ?
Il paraît que de nos jours on se
sert plutôt de atchiki. Baiîian itche-
kalzu (itcheki-ezazu) zure zenzuah
goardia hertsiaren azpian. Chourio,
Im. de J. C. p. 73. Mais tenez
vos sens sous la garde (discipline)
étroite, sévère.
Etchekidura, bn. itchekidura^ 1.
lien; de etcheki-dura.
lia lâcha cedin haren mihico et-
chequidura. Marc. VII. 85. Test.
l'.ll
Roch. Et le lien de sa langue se
délia.
Itchekin, 1. tenace; de ich-egin.
Eracheki, g. eratcldki, bu. irat-
cheki, 1. attacher, joiudre; àeerazo-
itcheki. Eu lab. au figuré: eu vouloir
à quelqu'un. Iratchekitzen t\au i il
m'en veut.
Halaber nehorc eztrauca eratche-
quiten oihal pedaçu latz bat abilla-
mendu car bâti. Matt. IX. 16. Test.
Roch. Aiusi personne ne met uue
pièce de drap neuf à un vieux
vêtement.
Itsatsi, itsasien, g. saisir, prendre
(p. ex. racine); il nous paraît de
ich-atzi pour atzitu; atzitu s'écrit
avec *, mais il est plus que pro-
bable que c'est de atz que vient
atzitu. Jch aurait ici le sens que
nous lui avons donné ci-dessus, v.
ich, et pourrait être comparé au
fr. ferme, dans tenir ferme ou à
l'ail, fest, dans festhalten, fest-
greifen.
Itsas&or, g. gluant, contagieux,
de itsaste-kor.
Ichu.
Itsu, ichu g. itsu, b. 1. bn. ixu,
bn. aveugle. Il nous semble de
ich-tsu. Guidari itsuac, eltzoa irakien
duçue. Matt. XXIII. 24. Test. Roch.
Conducteurs aveugles vous coulez
le moucheron.
Itsuka, g. b. aveuglément, à yeux
fermés; de itsu-ka.
Itsumustu, g. itsu itsuban, b.
inopinément. Niniven itzumustuan
sartu zan. Il entra inopinément
dans Ninive.
Itsu tu, itsutzen, g. b. 1. ixutu, bn.
s'aveugler, aveugler. Bana itsutu
zan eta ondorengoen galmena ekarri
zuen, g. mais il était aveuglé et
amena la perdition de ses descen-
dants.
Itsutasun, g. 1. ichutasun, b. (l'adj.
itsu!), ixutasun, bn. cécité ; et aussi
aveuglement. Les auteurs n'ont pas
tous observé la différence entre tasun
et keria.
- Itsumena, g. ixukeria, bn. aveugle-
ment; de itsu-men et keria.
Icheden, Ichedon.
Icheden, echeden, ichedon, ichoron, j ichon, echoin, (fém.) espère. Il nous
ichedeten, ic/iedoten; g. b. icliadon, j semble que ce nom verb. est com-
echaon, echan, b. espérer, attendre, posé de ich-egin, ich-tgon ; pour la
L'impératif a quelques formes ré- ; permutation de g en d, comp. chiu-
gulières: ichok ou echoik, (niasc.) | durri; pour celle de r eu d, v.
19a
egundano ; pour la «hute du d
(echaon = echadon), comp. atseen =
atseden. Le sens véritable serait
„rester ferme"; v. plus haut ce
que nous avons dit de la signifi-
cation de ich. Le verbe esperar en
esp. signifie aussi espérer et atten-
dre; les significations d'attendre,
arrêter, rester ferme se touchent
de très-près, et semblent avoir in-
fluencé le choix du nom verbal
basque tout autant que du verbe
espagnol. — Bana, zein patugaiz-
toak ichedolen zion! g. mais quel
sort malheureux l'attendait! Eta
ichadoten dot zeure misericordia an-
dian, Olaechea, p. 26. Et j'espérais
en votre grau de miséricorde.
Ichadon, v. icheden, s. v. ich.
Ichaka, ixeka, 1. sillon; syn.
de hildo.
IchaSO, v. itsaso.
Ichedarratzea, émonder, éla-
guer. Mot d'O. selou P.
Icheden, ichedete, v. ich.
Ichedon, ichedote, v. ich.
Icheki, v. ich.
Ichenduz, L par feinte.
Ichi, v. ich et utzi.
Ichil, v. isil.
Ichildu, ichildute, v. isil.
Ichillik, v. isil.
Ichilka, v. isil.
Ichilte, v. isil.
Ichiri, ichiritzen, 1. digérer.
Ichitze, v. ich.
Ichkilimba, iskilimba, bn.
épingle.
Ichkilina, bn. petit coffret dans
les vieux bahuts. Salaberry.
Ichkina, bn. angle, bord; de
Pesp. esquina.
Ichkurduka, bn. contestation.
Icho, v. isil.
Ichok, v. icheden, s. v. ich.
Ichon, v. icheden, s. v. ich.
Ichoron, v. icheden, s. v. ich.
Ichpi, bn. petit morceau d'un
corps dur.
Ichpicho, bn. pari, gageure.
Ichtape, ichtapeka, v. ùte,-.
Ichter, v. isler.
Ichterbegi, bn. islerôegi, 1.
ennemi.
Ichti, ichtitu, ichtitzen, bn.
ixti, ixtitzen, 1. faire arrêter, s'ar-
rêter; P. Selon M. Salaberry: faire
reculer un attelage en frappant au
museau les animaux qui traînent
la voiture. Pouvreau donne le sens
primitif de ce nom verbal, qui sera
une variante, la forme lab. et bn.
de ichi. V. ichi s. v. ich.
Ichtika. ichtikatu, bn. pétrir
(le pain), écraser les raisins.
Ichtil, bn. petite mare.
Ichtitu, ichtitze, v. ichti.
Ichu, v. ich.
ICHUKATU, V. chulhu.
Ichuli, v. itzuli.
Ichur, 1. 1. bn. izur, b. bu.
froncé, ridé, frisé. Comp. itzuli.
Ichurla, ichurlzen, 1. izurtu, b.
bn. froncer, friser.
Ichur, 2. v. ùuri.
Ichura, g. b. ilehura, 1. bn.
apparence ; — bn. teint (du visage).
Gure Jainkoaren gorphulza, odola,
ariuHi, eta Jainkotasuiui ogiarenela
mehats arnoaren idurien edo ilchu"
193
ren azpian. la Yieuxville, p. 24.
Le corps, le sang, l'âme et la divi-
nité de notre Seigneur sous l'ap-
parence de pain et de vin.
Ichurapen, g. itchurapen, 1. bn.
apparition, vision; de ichura-pen.
Elu ecagutu çn.teu ikhusi çuelacem-
bait itchurapen templuan. Luc. 1. 22.
Soc. bib. L. Et ils connurent qu'il
avait vu quelque vision dans le tem-
ple. Ez aditu itchurapen egitea, faire
semblant de ne pas comprendre. P.
Itchuraz, 1. par feinte; de it-
chura-z.
Itchurazko, 1. dissimuler; de it-
churaz-ko.
Ichurapen, v. ichura.
Ichurba, 1. délire. Du nom
verb. ichurbatu!' comme ahar de
ahartu.
Ichurbatu, ichurbatzen, 1. se trou-
bler (de l'esprit), s'égarer, se four-
voyer. P. écrit aussi ixurbatu. Adi-
mendua ixurbatzen zayo, l'esprit lui
trouble (sic). Le x est ici pour
ch, mais généralement il remplace
tz. Ichurba se rattache donc peut-
être à itzur (itzurri) tourner; la
terminaison ba reste obscure. Notre
expression „la tête lui tourne" offre
quelque analogie. Il est cependant
possible que ichurba dérive de ichuri,
répandre, verser (qui est peut-être
le même mot que itzurri, tourner).
Les deux acceptions de répandre
(ichuri) et s'égarer {ichurba) se tou-
chent de près; elles impliquent,
toutes les deux, l'idée de se perdre.
Ichurbatu, ichurbatze, v.
ichurba.
Ichuri, v. isiiri.
Ichurtu, ichurtze, v. ickm 1.
Ichutasun, v. ichu, s. v. ich.
Idarokitea, faire sortir, selon
0. v. idiH.
Ide, v. kide.
Ideki, idekitze, v. idiki.
Ideren, bn. variante de eriden.
Idi, g. b. 1. bn. boeuf.
Idizko, g. b. bouvillon. Idizko
paraît être composé de idi-z-ko,
et avoir la forme d'un adjectif „de
boeuf," comme zillarezko, (de zillar)
signifie d'argent ; mais le sens n'en
est pas clair. L'étymologie proposée
par M. de Charencey (Recherches
sur les noms d'animaux) n'est pas
admissible; il y voit ide-ko, boeuf
futur, et le z est une lettre euph.
Ko est tout aussi peu „futur" que
„ai" (j'aimer-ai) en fr. Ko indique
le futur, voilà tout; v. go.
Idizain, 1. nerf de boeuf.
Itzain, b. 1. bn. bouvier; de idi-
zain, 2.
ltzaingoa,ba. le métier de bouvier;
de itzain-go.
Ithandi, bn. arpent de terre ; ce
que le cultivateur peut labourer en
une journée, avec de grands boeufs.
Ithegun, syn. de ithandi, et du
dial. soûl, selon M. Salaberry.
Itzar, 1. vieux boeuf; deidi~iar.
Itzarkinak, 1. instruments de la-
bourage.
Idiki, idikitzen, g. ireki, iriki,
(prov. d'O.) ideki, idekitzen, g. 1.
bn. idokiy idokitzen, 1. bn. Tous ces
noms verb. ne sout que des variantes
du même mot. Eu y;, ideki, est ôter;
18
194
idiki, ouvrir. En 1. ideki est ouvrir.
Idoki eu 1. et bu. est ôter, tirer hors,
arracher. M. Salaberry ne donne que
ideki pour toutes ces différentes ac-
ceptions. Pour la mutation de rend,
v. egnndaho. — Urte guzian gertaeze-
dina bethirekian (begi-irekian). Prov.
471 d'O. Ce qui n'arrive pas durant
toute l'année, arrive parfois en un
clin d'oeil. Begi ireki bâtez. En un
clin d'oeil. Baina berec ethorriric ido-
qui gailzale. Act. XVI. 37. Test.
Roch. Mais que venant eux-mêmes
ils nous mettent dehors. Arrain hait
dot dota hureiik idekia da, bn. Ce
poisson vient d'être tiré de l'eau.
Idikitze, v. idiki.
Idizain, v. idi.
Idizko, v. idi.
Idoki, idokitze, v. idiki.
Idor, 1. bu. sec.
Idortu, idortzen, 1. bn. sécher.
Idorle, 1. bn. sécheresse.
Idortasun, 1. constipation.
Idortasun, idorte, v. idor.
Idortu, idortze, v. idor.
Iduki, v. euki.
Idun, b. cou.
Iduri, iduritu, v. irudi.
Idurikoz, v. irudi.
Iduripena, v. irudi.
Ifernu, v. in/ernu.
Ifini, v. ipini.
Ifîntza, ifintze, v. ipini.
Ig,ik.Cctte racine signifie„haut"
„hauteur" et se retrouve dans un
grand nombre de dérivés.
lke, 1. b. montée, colline; P.
Ike, ige, côte. Supplém. du dict.
de Larr.
Hegi, 1. montagne, colline; P.
Métathèse de ige; — 1. bn. bord,
côte ; peut-être à cause de la double
signification de côte, penchant d'uue
montagne, et bord de la mer. Hur
hegira heldu zen eta han iiho, bn.
il arriva au bord de l'eau, et il
s'y noya. Il nous semble que hegi
a donné le suffixe egi, trop ; han-
diegi, trop grand. Geilu et tous les
composés de gei paraissent aussi
devoir s'y rapporter. Pour la chute
de e initial, comp. bagilla de ebaki-
Ma; chaola de echeola ; et même
la double forme hegi, ike montre-
rait déjà que le e ne tient pas bien
en place.
Ikesu, âpre; de ike-su pour (su.
Igo, igotzen, g. b. igon, b. igan,
igaUen, 1. ikan, ikaiten, bn. monter.
Iautsi içan den hur a bera da igan
ère dena ceru gucien garaira. Eph.
IV. 10. Test. Roch. Celui qui est
descendu, c'est le même qui est
monté au dessus (vers le haut) de
tous les cieux. Vanitate da berl
baino gorago igan nahi izatea. Chou-
rio, p. 27. C'est de la vanité de
vouloir monter plus haut que les
autres.
Le guip. igo a sans doute perdu
le n final, ce qui n'est pas rare
dans ce dialecte, comp. arrai, 2.
Pour ce qui concerne la voyelle
finale il nous semble qu'il faut
donner la préférence aux dial. basq.
fr. ; igan, ikan, a pu vouloir dire
ig-han, haut-là. — Larraraeudi écrit
encore, io, igo; ce sont des formes
vicieuses et inconnues dans le guip.
195
Igaro, igarotzen, g. irago, iragoiten,
b. iragan, iragaiten, 1. bn. igaran,
igaraiten, bn. passer; — bn. mon-
ter; de erazo-igo. La signification
de passer et monter, (verbes neu-
tres) ne s'accorde pas bien avec la
forme de igaran, qui est celle d'un
verbe causatif. Nous avons vu plus
haut que „monter" dans le Test.
Roch. est rendu par igan et non
igaran. Phiztu zenetik hirurgarren
egunian Jésus igaran zen zerurat.
Jésus monta au ciel le troisième
jour de sa résurrection. Salaberry.
Eta sei urte igaro ziran, g. et six
ans s'étaient passés. Dembora ira-
gana, 1. Le temps passé. Igaran igan-
dean, bn. dimanche passé. Iragan
ganean, la nuit passée.
Iragazi, g. irazi, irazten, irasien
b. 1. bn. tamiser, passer, litt. faire
passer; 1. crever, de irago-erazi;
c'est Je causatif d'un causatif. Pour
la chute du g, comp. eïn = egin.
Guidari itsuac eltzoa irasten duçu.
Mat t. XXIII. 24. Test. Roch. con-
ducteurs aveugles, vous coulez le
moucheron. Eta lianditsua irasten
denean. Axular p. 532. a. éd. 518.
n; éd. Et quand le furoncle s'est
crevé. Norbait begiak irastea, P.
crever les yeux à quelqu'un.
Eigitu, higitzen, 1. igitu, bn. re-
muer, ébranler.
Eihar, l.bn. moulin. Peut-être fau-
dra-t-il placer ce mot ici. Larramen-
di donne igar, ce qui explique eihar;
h pour g est fréquent, v. chingar, 1.
Igaite, v. igo, s. v. ig.
Igan, v. igo, s. v. ig.
Igande, g. b. 1. bn. dimanche.
Igar, 1. v. eihar, s. v. ig.
Igar, 2. g. iger, eyar, 1. eyhar,
bn. ihar, 1. bn. sec, aride. Pour
la mutation de g, h, y, v. chingar,
1. Eta huna cen han guiçombat escua
eyhar çnenic. Matt. XII. 10. Test.
Roch. Et voilà, il y avait là un
homme qui avait une main sèche.
Egur iharra, le bois sec. Comp.
gar, flamme; ihar, étincelle; idor, sec.
Igartu, igar t zen, g. iger tu, igertuten ,
b. Ikartu, ihartzen, eyhwrtu, eyarlu,
eyhartzen, 1. sécher.
Igaraite, v. igo, s. v. ig.
Igaran, v. igo, s. v. ig.
Igaro, v. igo, s. v. ig.
Igarotze, v. igo, s. v. ig.
Igarri, v. igeri.
Igartu, igartze, v. igar.
Igaz, g. b. igez, iyez, b. jaz, 1.
bn. chaz, bn. l'année passée. Cette
expression sera elliptique; urte,
année, sera sous-entendu; comme
„courant" en français; le vingt cou-
rant, pour le vingt du mois courant.
Il nous semble que igaz vient de ig
et signifie ,.passé" ou une idée ana-
logue, et se rattache, par la forme
bise, à ihes fuite.
Ige, v. ig.
Igel, g. 1. bn. ihel, 1. grenouille.
Pour la mutation de h en g, v.
chingar, 1. Igel aura probablement
une origine commune avec igeri;
pour la mutation de r en /, v.
arilla, s. v. ari .'3.
Igele, v. iyela.
Iger, v. igar 2.
Igeri, bu. eu trempe, en nage; de
196
igerihatu? Comme ahar de ahartu.
Tgerikatu, igerikatzen, g. 1. bu.
igarri, b. A Guéthary ireika, irei-
katzen, nager. La signification pri-
mitive de igeri ne sera probable-
ment pavS „en trempe." Il faut sup-
poser que cette locution adverbiale
est prise du verbe; ou bien igeri
sera plutôt verbal un adjectif p.
ex. flottant, surnageant; et em-
ployé plus tard dans le sens fi-
guré de „en nage." Cette acception
de „en nage" sera prise du fran-
çais. Nous croyons donc plutôt que
igeri est un adjectif, dont la forme
bise, est la mieux conservée, igarri,
de ig-garri, porté, enclin, à monter,
c. a. d. à rester à la surface.
Igerikatu, igerikatze, v.
igeri.
Igerri, igertzen, g. b. deviner.
Igertu, igertute, v. igar.
Iragarri, g. donner à deviner ;
de erazo-igerri.
Iges, g. b. iïies, b. ihes, 1. bn.
fuite. Pour les mutations de g, h
et ii, v. chingar, 1. Ne faudrait-il
pas rattacher iges à ig? Il serait,
alors plus correct d'écrire igez, de
ig-e-z, c'est à dire en passant, en
montant. — Igesari eman zion, g.
Ihesari eman dio, 1. il a pris la
fuite.
I/iesi, 1. bu. iges ou i/ies egin,
g. b. 1. fuir. Le 1. et bn. ont formé
l'adj. verbal aven i; coinp. esi de
es; asi de as, etc. Joan da iàesi,
il est allé fuir.
Ihesloki, bn. asile, refuge; de
ihes-tokl.
Igez, v. igaz.
Igitai, v. iritai.
IgitU, v. ig.
IgO, v. ig.
IgOD., v. igo, s. v. ig.
Igor, igorri, igortzen, 1.
bn. egorri (Larramendi), envoyer.
Centeiierac igar cilzan adisquideac
harengana. Luc. VII. 6. Test. Roch.
Le centenier envoya au devant de
lui (litt. vers lui).
Igorle, bn. expéditeur; de igor-le.
Igorle, v. igor.
Igorri, igortze, v. igor.
Igortzi, g. b. enduire, frotter;
donner une maladie. Onetarako
agindu zion, cacha zurezko, kampo-
tik eta barrulik hetunez igortzia egin
zezala. Lardizabal. Pour cela il lui
ordonna de faire (qu'il fit) une
arche, enduite de bitume au dehors
et en dedans.
Igorzuri, ihorziri, 1. tonnerre.
Peut-être de igortze-uri.
IgOtze, v. igo, s. v. ig.
Iguin, g. (le u se prononce),
higoin, 1. En g. haine, rancune;
inala intencion, esp. En lab. à
contre coeur. Ce mot est très peu
usité en g. — Gertakari onek Kaini
bere anaya Abelganako gorrolo eta
iguin bizia sortu zion. Lardizabal.
Cet événement produisit chez Caïn
pour son frère une haine, une ran-
cune vivace.
Higointlii, h'ujoïaizen, 1. ennuyer,
haïr. Larramendi donne iguilu,
hartar, ennuyer; mais ce mot est
inconnu; il embrouille, à cause
de l'orthographe, igitu, (iguiiu) et
197
iguindu; dans le dict. ces noms ver-
baux sont s. v. mover; dans le
suppl. s. v. aborrecer. Larr. a cru
qu'il y avait un n d'élidé; que
iguxtu était pour igvindu, comme
izatu pour izandu ; mais iguitn
(higitu) vient de ig et higoindu de
higoin [iguin).
Higoivgarri, 1. qui fait mal au
coeur; de higoin-garri.
Iguk, igun, iguzu, bn. 2 de
pers. de l'impératif du verbe — ?
donne-le-moi. Gnre egvneco oguia
igue egunecotzat, Luc. XI. 3. Test.
Roch. Donne nous (pour) aujourd'hui
notre pain quotidien.
Igun, v. iguk.
Iguriki, igurikitzen, 1. bn.
attendre. Iguriki diot, 1. je l'ai at-
tendu.
IgUZkî, v. eguzki.
Iguzkitatu, iguzkitatze, v.
eguzki.
IgUZU, v. iguk.
Iliabalia, v. ihiabalia.
Ihalli, bn. maltraiter, donner
des coups.
Ihalozka, inhalozka, bn. se
vautrer, rouler par terre.
Ihar, 1. inhar, 1. étincelle.
Ihar n'e&t plus connu aujourd'hui.
Comp. chingar, 1. Begietarik ihar-
rak jansten zaitzan, Axular, p. 280.
Les étincelles lui sautent des yeux.
Ihar, 2. v. igar 2.
Ihardesten, v. ihardelsi.
Ihardetsi, ihardetsten, 1.
ihardex, ihardexi, bu. répondre, ré-
sonner; de ihar-elsi; comme onetsi
etc. Nous avons écrit ihardetsten,
d'après Pouvreau; mais ihardesten
serait mieux, (v. etsî), et c'est ainsi
que l'écrit Liçarrague. Etabarnetic
ihardesten duela erran deçan. Luc.
XI. 7. Test. Roch. Et que celui
qui est dedans réponde, et dise. —
I/iardetsi paraît être composé de
ihar-etsi, bien que la signification
de ihar ne soit pas claire ici. Peut-
être que iharduki, (v. plus bas)
nous en donne la clef. Iharduki,
est quereller, contester; ihar est
étincelle et iharduki, sera pour
prendre feu, se quereller, contester.
Or contestar en esp. est contester,
mais aussi répondre et de là peut-
être ihardetsi.
Iharduki, ihardukitzen, 1. ihardoki,
bn. En 1. se quereller, contester.
En bn. conférer, traiter d'une af-
faire, tenir tête à. Peut-être de
ihar-iduki, tenir étincelle, comme
on dit en français, prendre feu;
v. ihardetsi.
Ihardukitza, 1. querelle. Comp.
adit:a, pour la forme.
Ihardex, ihardexi, v. ihar-
detsi.
Ihardoki, ". ihardetsi.
Iharduki, ihardukitze, v.
ihardetsi.
Ihardukitza, v. ihardetsi.
Iharrosi, iharroste, v. irausi.
Ihaurki, v. ihourri.
Ihaurri, bn. couvert. Ihaurri
dago bide guzia ostoz, tout le chcmiu
est couvert de feuilles.
Ihaurki, inhaurki, 1. litière à faire
du fumier.
Inhaurtu, 1 étendre la litière.
198
Ihaurteri, v. inoteri.
Ihausi, bn. en clialeur, parlant
de la truie.
Ihausika, bn. aboiement. Ihau-
siJca ari da, il aboie. Comp. ami.
Iliaute, v. inoleri.
Ihautiri, v. inoteri.
Iheadarratzea, L raccourcir,?.
Hiel, v. igel.
Ihes, v. iges.
Ihesi, v. iges.
Ihestoki, v. iges.
Ihetzetze» v. ihetzi.
Ihetzitu, v. ihetzi.
Ihetzi, 1. bn. usé. Il nous sem-
ble que hix, (Ziitz) bn. usé est pour
ihetzi, avec chute de i initial. Ihetzi
est l'adj. verbal ihetz-i.
Ihetzitu, ihetzitzen, 1. bn. user.
P. écrit ihetzetzen.
Ihiabalia. O. écrit (prov. 274)
ihabalia. P. l'écrit des deux façons.
lhabaliarenespatakpunta moz. L'épée
de l'homme sans coeur a la pointe
émoussée. Le mot est probablement
composé de iha ou ihia-balia ; balia,
valeur, de l'esp. valia ; mais qu'est-
ce que iha?
Ihi, v. iya, 1.
Ihintz, v. intz.
Ihintztatu, ihintztatze, v.
intz.
Ihipe, v. iya, 1.
IhitZ, v. intz.
Ihitztatu, v. intz.
Ihizi, v. eiz.
Ihiztari, v. eiz.
Ihiztatu, ihiztatze, v. eiz.
Ihortz, ihortzi, v. ehortsi.
Ihorziri, v. igorzuri.
Ijela, b. igele, g.
Ik. Ce suffixe est d'un usage
varié; uni aux noms il correspond
à: de, quelque. Ez dago gloriarik
Jaungoikoaren agindualc gordebage.
Il n'y a pas de gloire sans l'obser-
vance des commandements de Dieu.
Buda bagarik (baga-ik et r eupho-
nique), sans doute. Eskerrik asho,
merci, beaucoup de remercîments.
Uni aux adjectifs verb. il leur donne
la valeur d'un ablatif absolu. Janik,
ayant mangé. Ikusirik, ayant vu.
Quand ik est précédé d'une voyelle,
il faut intercaler r euphonique.
La signification de ik n'est pas
toujours également claire, cependant
il est évident que ce suffixe doit
servir à donner un sens indéfini
au mot auquel il se trouve uni.
Halarikere, toutefois, non obstant.
Baizik, sinon.
Ik est régi par le superlatif.
Espanako Eskaldunik geyenak, la
plupart des Basques espagnols. De
lîï les locutions comme: alik gichiena,
le moins possible; de al-ik.
Ikaite, v. igo, s. v. ig.
Ikan, v. igo, s. v. ig.
Ikara, g. b.l. tremblement; —
g. terreur. Ikhara, bn. tremblant.
Ikaratu. ikaratzen, g. b. 1. ikhara,
ikharatu, bn. trembler.
Ikaragarri, g. b. 1. ikhara-garri,
bn. terrible; de ikaragarri.
Ikaragarri, v. ikara.
Ikaratu, ikaratze, v. ikara.
Ikartu, ikartzen, 1. bn. re-
garder. Eta cen haren ikartzea chisl-
mista beçala. Matt. XX VIII. :5.
199
Test. Roch. Et son regard était
comme l'éclair.
Ikasarazi, v. ikasi.
Ikasbide, v. ikasi.
Ikasgasa, v. ikasi.
Ikasi, ikasten, g. b. 1. ikhas,
ikhasi, 1. bn. apprendre.
JJrakasi, g. irakasi, ikasarazi, 1.
erakaxi, bn. enseigner; de erazo-
ikasi. Nous avons suivi l'orthographe
de M. Salaberry qui écrit erakaxi
avec x et ikhasi avec * et h!
Ikasola, g. école; de ikax-ola.
Ikasbide, g. b. doctrine; de ikas-
bide.
Ikastun, 1. apprenti.
Ikasgasa, 1. apprentissage.
Ikasnai, g. b. désireux d'appren-
dre; de ïkas-nai.
Ikhaskari, 1. enseignement. Ikhas-
karirik gorena da gure buruen eza-
gutzea. Chourio, p. 30. Le plus
haut enseignement est de nous
connaître nous mêmes. Ce mot
paraît être composé de ikhas-kari
pour hari, v. ari 4. ce qui signi-
fierait plutôt ^professeur" que „en-
seiguement".
Irakastun, g. docteur.
Ikasnai, v. ikasi.
Ikasola, v. ikasi.
Ikastun, v. ikasi.
Ikatz, g. 1. iketz, b. ikàatz, bn.
charbon.
Ikatztu, g. ikhatztu,h\\. carboniser.
Ikhatzgin, bn. charbonnier; de
ikhatz-egin.
Fkhatztegi, bu. l'endroit où l'on
garde le charbon; de ikhalz-tegi.
Tkatztoli, 1. fournaise, P. En b.
l'endroit où l'on garde le charbon.
Ikatz kamborra, 1. le brasier al-
lumé.
Ikatztoki, v. ikatz,
Ikatztu, v. ikatz.
Ike, v. ig.
Iker, ikertu, ikertzen, 1.
ikher, ikhertu, bn. visiter; — 1.
traiter un malade.
Ikertu, ikertzen, v. iker.
Ikesu, v. ig.
Iketz, v. ikatz.
Ikhara, v. ikara.
Ikharagarri, v. ikara.
Ikharatu, v. ikara.
Ikhas, ikhasi, v. ikasi.
Ikhaskari, v. ikasi.
Ikhatz, v. ikatz.
Ikhatzgin, v. ikatz.
Ikhatztegi, v. ikatz.
Ikhatztu, v. ikatz.
Ikhel, bn. boeuf qui n'est plus
propre à être attelé et qui est
destiné à la boucherie.
Ikher, ikhertu, v. iker.
Ikheireste, bn. reconnaissance.
Ce mot paraît être formé de ikher-
este, de etsi, comme onetsi, etc.
mais le sens n'est pas clair.
Ikhus, ikhusi, v. ikusi.
Ikhusgarri, v. ikusi.
Ikhustate, v. ikusi.
Ikhuz, ikhuzi, v. ikuzi.
Ikinoa, P. n'en donne pas la
signification; il ajoute comme sy-
nonyme „ezdeuzetakoa, propre à
rien."
Ikorizirinak,humeurs qui vien-
nent à la main pour avoir travaillé.
Mot d'O. nloB P.
200
Iklltil, b. coup de poing.
rkukatzea, achever. Mot d'O.
selon P.
Ikusi, ikusten, g. b. 1. ikkus,
ikkusi, bu. voir. Ce nom verb. se
conjugue aussi régulièrement. Ba-
kust ou ikiisten det, g. je vois.
Erautsi ukan da çuec orain dacussa-
ç-uen eta dançucuen havr. Act. II.
33. Test. Boch. Il a répandu ce
que maintenant vous voyez et en-
tendez.
Erakusi, g. 1. erakntsi, erakusten,
b. faire voir, montrer; de erazo-
ihisi.
Erakutsi, g. b. enseignement,
leçon.
Erakusaldi, g. b. leçon; de era-
kus-aldi.
Erakusle, g. b. docteur ; de era~
kuS'le.
Ikuskera, g. vision; de
Ikhusgarri, bn. cadeau que les
accouchées reçoivent.
iMwsfofe,bn.égard,considération.
Ikuskizuna, 1. ce qui est bon à
voir; P. Kizuna indique générale-
ment un temps futur, comme hil-
li.zvna, mortel = qui mourra; elor-
kizun, avenir = ce qui viendra.
Ikuskera, v. ikusi.
Ikuskizun, v. ikusi.
Ikuste, v. ikusi.
Ikutu, g. b. toucher.
Ikuzi, ikuzten, 1. bn. ikhuz,
ikhuzi, bn. laver, nettoyer. Eta
hetaric ilkiric arrançalec sareac ikut-
zen citvzten, Luc. Y. 2. Test. Roch.
Et les pêcheurs en (nacelle) étant
sortis lavèrent leurs filets.
IkUZte, v. ikuzi.
Il, g. b. Ml, g. 1. bn. mort. Les
dial. basq. esp. doublent le l quand
suit l'article: illa ou hilla; les
dial. basq. fr. écrivent ai la. M.
Salaberry donne les deux exemples
suivants : Emazte hori hila da, cette
femme est morte (adjectif). Gure
izeba hil da, notre tante est morte
(participe). Cette différence corres-
pond donc à l'ail. „tod", adj. et
„gestorben," participe ; bien que ce
soit toujours le même mot. Si cette
distinction était faite régulièrement,
il s'en suivrait que l'attribut est
variable, si c'est un adjectif et qu'il
est invariable si c'est un participe.
Ceci n'est cependant pas générale-
ment observé et la règle ne paraît
pas bien fixée pour les dial. basq.
fr. L'attribut en g. et b. est toujours
défini et s'accorde en nombre avec
le sujet. Gizonak ilkorrak dira, les
hommes sont mortels. Et olgeeta
guziak dira onak, b. Tous les amuse-
ments ne sont pas bons. Selon M.
Inchauspe le dial. soûl, serait le
seul dans lequel l'attribut reste in-
défiui. Darrigol cependant écrit
(Diss. apol. p. 144.) Emazleak i:i-
kor dire, les femmes sont pusilla-
nimes. Ou lui ou M. l'abbé se
trompe. De nos jours cependant on
fait accorder en lab. l'attribut avec
le sujet et on dit, du moins à
Guéthary, emazleak izikorrak dire.
Il, iltzen, g. il, ilteu, b. hil,
Itilhen, 1. bn. mourir, tuer; — 1.
ellacer, biffer; — bn. éteindre.
Ute, b. avec l'art, illia, le mou-
201
rir, tuer; — 1. effacer, biffer; —
hn. éteindre.
IUe, b: avec l'art, iltia, le mou-
rir, la mort. Iltia zerda? Olaechea,
p. 58. Qu'est-ce que mourir?
[Ilot:, g. cadavre; àeil-olz. Comp.
h'dhotz.
Il ko, ilkor, g. mortel;de il-ko et kor.
lllezkor, g. immortel ; de il ez-kor.
fllobi, g. b. Moi, g. cercueil; de
ill-obi. Jacsi zaiiezee orain ikustera
sepultura edo illobijak. Moguel. Des-
cendez maintenant pour voir les
sépulcres.
Ukintz, g. massacre.
HUhulc/ia, bn. cercueil; de hïl-
hutcha.
Ilherri, bn. cimetière; de hil-herri.
HUhols, complainte sur la mort ;
de hil'hots. Mot d'O. selon P.
jy«7&?te,bn.raidemort.Compi#0te.
Il/llzaille, 1. qui tue. Gizon hil-
tzaillea, le meurtrier; de hiltza,
(pour hiltzea, comp. aditza) et Me
pour egille.
HilbekarH, honneurs funèbres.
Mot d'O. selon P.
Hilohore, bn. syn. dekilbeàarki;
de hil-ohore.
Hïldnmatu, hildumatzen, 1. mor-
tifier.
Illun, g. b. ilhun, 1. bn. sombre.
Peut-être de il-un qui est gune
en bn.
Ulundu, illunlzen, g. b. ilhundu,
ilhuntzen, 1. bn. obscurcir, devenir
obscur.
Mluntasun, g. b. ilhuntasun, 1.
bn. obscurité; de illun-tasun.
Rhnmbe, 1. ilàumpe, bn. ténèbres;
de ïlhun-be?
lia, illa, illargi.
llla, g. b. 1. hilla, bn. v. illabete.
Illargi, 1. lune. Probablement de
il-argi, lumière de mort; Todten-
licht, ail. ; et non lumière morte,
todtes Licht, ail. Dans ce dernier
cas argi aurait dû précéder; v. Es-
sai, p. 120.
Tllargibete, g. b. UlargibetJte, 1.
pleine lune; de Margi-bete.
Illibete, g. b. 1. hillabethe, bn.
mois; c'est-à-dire, une lunaison
complète, un mois lunaire. Pro-
bablement contractiou de illargibete.
Illabethetik illabet/iera, 1. d'un mois
à l'autre. La contraction de ce mot
ne s'est pas arrêtée à illabete; il
est plus que probable que illabete
a perdu ses deux dernières syllabes
et que Ma, mois, est tout ce qu'il
en reste. Cette forme Ma a été
réduite jusqu'à il dans plusieurs
dérivés. — Illaren lehena, le premier
du mois.
Illabete, v. illargibete.
Hillabete, v. illargibete.
Ilgora, g. Margiaren gorapena, 1.
lune croissante. Le g. de il-gora.
libéra, g. b. Margiaren befiera-
pena, 1. lune décroissante. Le g.
de ilbera.
202
Ilzar, g. vieille lune; de il-zar.
Ilàerri, g. b. illargi berri, 1. nou-
velle lune; de il-berri.
Ilbellz, g. Janvier; de il-beltz,
mois noir.
Hain, v. ille 1.
Ilbeltz, v. illa, s. v. il.
libéra, v. illa, s. v. il.
Hberri, v. illa, s. v. il. ;
ndaux, ildauxi, v. Ai7<fo.
nderreka, v. foTtfo.
Hdo, v. hildo.
Ile, v. ille 1.
Ilgora, v. i7fo, s. v. il
Hhantza, 1. le milan; P.
Illiar, 1. bn. haricot.
Ilhar biribil, bn. petit pois.
Mairu ilhar, 1. pois chiche.
Ilhar nabarra, 1. pois chiche, pois-
barré. P.
Ilhaun, bn. cendres de fou-
gère, paille, etc. baie de blé. Selon
P. flamèche qui sort du bois éteint;
et puis: ogi ilhauna, blé chamois.
Nous n'avons pas pu trouver ce
que chamois signifie.
nhaundu, ilhauntzen, 1.
(Guéthary), s'affaiblir; de ilhaun,
faible.
nhendi, v. illeti.
Ilherri, v. il.
ïïheti, v. illeti.
Ilhumbe, ilhumpe, v. il.
Ilhun, v. il.
Ilhundu, v. il.
Hhuntasun, v. il.
Ilhuntze, v. il.
IUncha, g. bois carbonisé, noir,
à moitié brûlé. Comp. ilhendi.
Ilkhi, v. UH.
Hki, ilkitzen, 1. bn. ilHi, bn.
sortir. Eu bn. syn. de atera et de
jalgi {yalgi). Eta hetaric ilkiric ar-
rançalec sareac ikutzen cituzten. Luc.
V. 2. Test. Roch. Et en étant
sortis (de la nacelle), les pêcheurs
lavèrent les filets.
Ilkintz, v. il.
Ilkitze, v. Uli.
Ilko, v. il.
Hkor, v. il.
Diabète, v. illa, s. v. il.
Illargi, v. illa, s. v. il.
HLargibete, v. illa, s. v. il.
niargibethe, v. illa, s. v. U.
Illaztu, P. donne illeàk illazlua,
carder la laine; de ille?
Die 1. g. 1. nlle, b. ile, bn.
cheveu, laine. M. Salaberrv dit
que dans beaucoup d'endroits on
se sert de bilo, mais toujours pour
cheveu, \st ile toujours pour laine.
En bise, ulle n'est jamais employé
pour laine. P. écrit s. v. biloa :
' Ml biloac, (avec //) poil follet.
Bletsu, g. 1. ulletsu, bn. chevelu ;
' de ille-tsu.
Eain, bn. ouvrier, marchaud, en
laine; de ile-egin.
Ule 2. v. egin.
Illeti, g. ilheti, itchendi, ilhendi,
b. 1. tison.
UletSU, v. ille, 1.
Illezkor, v. il.
Illoba, g. 1. bn. llobia, b. (ortho-
graphe esp. 11 = gl. ital.: 1 mouillé
initial), neveu ou nièce. A Guéthary
petit fils, petite fille. Abran bere
emazte Sarai eta illoba Lot berekin
zitttcla echelik irten za/t, Lardiz.
£08
Abraham, qui avait avec lui sa
femme Sarah et son neveu Lot,
sortit de la maison.
Billoiba, g. bigarren llobia, b.
arrière-neveu, petit-fils. Imité de
l'esp. sobrino segundo. Abran Noe-
ren b illoba amaikagarren belaunekoa,
Lardiz. Abraham petit fils de Noé
de la onzième génération.
nioi, v. a.
Hlotz, v. il.
Ulundu, v. il.
Illun, illuntasun, v. il.
Illuntze, v. il.
nte, v. il.
Iltzatu, v. illze, 2.
Iltzatze, v. illze, 2.
ntze, 1. v. il.
Htze, 2. g. ultze, untze, b. itze,
1. bu. clou. Probablement de ick,
qui a donné itsatsi, saisir, prendre.
Les dial. basq. fr. paraissent avoir
conservé la forme la moi us cor-
rompue; nous ne savons pas, pour
le moment, d'exemple de l'intro-
duction de l; u bise pour i se
retrouve dans ille, ulle; irlen, urtenj
ukitu, ukulu. La forme bise, untze,
rattache iltze à untz, g. b. huntz,
1. bn. lierre. Pour la signification
il n'y aurait aucuue objection à
faire; cependant la corruption de
icli en untz est forte; il faudrait
pouvoir rendre compte ici de l'in-
troduction de n daus le bise, ou
de * la chute de n dans les autres
dialectes, ce qui serait possible;
comp. i/tile, s. v. intz, et iretzi.
Iltzatu, iltzatzen, g. itzatu, il-
zatzen, 1. bn. clouer.
Hzar, v. Ma, s. v. il.
Itzatu, itzatze, v. iltze, 2.
I m aiiiin v. v. imagina.
Imagina, 1. imachina, bn. image.
Imasimanu, bn. avec parfaite res-
semblance. Sal.
Imbide, imbidezu, v. egin.
Imin, imini, v. ip
Imito, 1. entonnoir.
Lhpamia, b. infamie.
Imphiztu, bn. provocation.
Inauteri, v. iïioleri.
Incha, bn. haine cachée, ran-
cune.
Inchaur, g. b. inzaur, 1. bn.
noix. Comp. elzaur.
Inzaurtze, bn. noyer.
Inchezka, bn. mouvement de
tiraillement du corps, provoqué par
l'inertie. Salaberry. Explication peu
claire.
Inda, bn. sentier.
Indaitzu, v. indak.
Indak. indan, indazu, g. b.
1. 2 de pers. de l'impér. (forme mas.,
fém. et polie) du verbe — ? donne-
le moi. Indaitzu, donne-les moi.
Cet impératif paraît être isolé comme
iguk. Ene Jdinkoa, indazu, othoi,
alzo arraxa geroz egin ditudan hu.t-
8en eta bekhatuen barkhamendua,
la "Vieuxville, p. 9. Mon Dieu
donnez-moi, je vous prie, pardon
des fautes et péchés que j'ai faits
depuis hier au soir.
Indan, v. indak.
Indar, g. b. 1. bn. force; —
g. b. effort. Indarra egin biar da
zeruba irabazteko, b. Il faut faire
(un) effort pour gagner le ciel.
204
Indar Un, g. 1. indarzv, bn.
fort, puissant, valeureux ; de indar-
Uu.
Indartu, indartzen, g. se fortifier.
Indarka, indarrez, bn. par force;
de indar -ka et z.
IndartSU, v. indar.
Indartu, indartze, v. indar.
Indarzu, v. indar.
Indazil, v. indak.
Ineernu, g. inpernu, b. ifernu,
1. enfer.
Infernntarra, b. infernal.
Inguda, g. yvngura, b. ingura,
iguxa, 1. enclume. Le bise, pa-
raît dériver de l'esp. yunque. Les
autres dial. se rapprochent plutôt
de l'ital. ou du port, incude. Pour
la mutation de d en r, v. egun-
dano. Inguxa est donné par P.
Ingume, g. papillon ; — 1. fan-
tôme qui charge les corps des dor-
mants. P. De l'esp. incubo et du
fr. incube; m pour b, comme Biar-
ritz = Miarritz; maino, de baiio,
bain, etc.
Ingura, v. inguda.
Inguru, 1. bn. environ, contour:
Paraît être composé de l'esp. giro,
contour, cercle, et de la prép.
eu, in.
Inguxa, v. inguda.
Inhakin, 1. gestes par lesquels
ou contrefait quelqu'un. P. Haren
hihikina egiten du, il le contrefait.
Inhalozka, v. ihahzka.
Inhar, v. ihar.
Inhara. v. enada.
Inharki, I. P. ne traduit pas
ce mot mais donne l'exemple sui-
vant: Inharkitik nai dut, e: gizene-
tik, je veux du maigre et non du
gras. Inharki est évidemment com-
posé de inhar-ki ; la terminaison
ki pour gai. Inhar est une va-
riante de ihar (v. ihar) qui, à sou
tour, est une variante de igar, sec.
Il nous semble que igar rendrait
très bien l'idée de , ; maigre" et nous
croyons avoir ici en même temps
l'explication de gihar, chair vive,
que Larrameudi traduit par „chair
sans graisse". Le g a changé de
place comme dans irago pour igaro.
Inharros. inharrosi, v. irausi.
Inharte, v. moteri.
Inhaurki, v. ihavrri.
Inhaurteri, v. înoterî.
InhaurtU, v. ihavrri.
Inhnrri, v. chindurri.
Inhnrridura, v. inhurrîtu.
InhurritU, bn. s'engourdir.
Inhurridura, bn. engourdissement.
InontZ, v. r,t/:.
InoS, v. noiz.
Inpernu, v. ivfernu.
IntZ. g. iruntz, innni:, inontz,
b, ihintz. 1. ihitz, 1. bn. rosée.
Pour la chute de n comp. iltze.
/// hdztatu ,ihintztatzen , 1. ihitztatu,
bu. se couvrir de rosée.
Izot2, g. 1. gelée; — bn. petite
gelée, moins forte que kharroin ou
horma. De ihitz -otz.
Izotztu, izozten,g. izotzegin, l.gelrr.
Intzire, g. hurlement; — bn.
plainte, vagissement. Parait être le
même mot que irrinzi, avec trans-
position de irr initial.
Inual. bn. imbécile.
205
InuntZ, v. intz.
Inxea, inxeatu, bn. essayer; de
l'esp. eiisayar.
Inyubi, inyubitu, bn. avoir
un vif désir d'une chose. Gathua
inyidÀtua da bethi arrainari, le chat
est toujours friand de poisson.
Inzaur, v. inchaur.
Inzaurtze, v. inchaur.
Inardun, v. jardun.
Inarrusi, v. irausi
Ihaz latsa. b. balai. Comp.
iitaztor.
Ihaztor, g. fougère. Ce mot
n'est pas connu à Zarauz, mais
bien à Hernaui et Andoain, à ce
qu'où nous a dit. Itaztor est en
lab. fumier de fougère, de iraze,
dont la forme basq. esp. sera inaze
ou it/az. Iiiaztor ne peut donc
signifier fougère, et doit être com-
posé de ioaz-tor. Nous ne con-
naissons aucun exemple de per-
mutation de r en n.
liiez, v. iges.
Inoiz, v. noie.
Inok, v. nor.
Inor, iïiork, v. nor.
InOS, v. noiz.
Inotazi, b. grêlon; syn. de
chingor.
Inoteri, inauteri, ioteri, g.
ihaurteri, inhaurteri, inharte, 1.
ihaurtiria, bn. carnaval. De ihaute,
mardi gras; mais qu'est-ce que
ihaute? Pour la mutation de h en
nh et n, v. chingar 1. Ihaute, 1.
bn. mardi gras. Ihaute motza, mardi
gras, P .Astelelieii ihaute, lundi gras. P.
Zaldun ihaute, dimanche gras. P.
Inotsi, b. couler; syn. de eraumi.
V. Larramendi s. v. llover.
Io, v. igo s. v. ig.
Ioteri, v. inoteri.
Ipar. g. b. hipar, 1. iphar, bn.
vent du nord, nord.
Iphar, v. ipar.
Iphete, bn. plein de graisse.
Gizon hori iphete egin da, cet homme
est devenu très gros et gras. Sal.
Peut-être de bethe, plein, comme
on dit en fr. un visage plein. Le
i paraît être prosthétique comme
dans iphitta.
Iphitta, bn. très petit ; du fr.
petit avec i prosthétique?
Iphurdi, v. epurdi.
Iphuru, bn. terme de labou-
reur ; point où l'on s'arrête avec
la charrue, etc. pour retourner, re"
venir au point de départ.
lphuruko, bn. cheville attachant
le timon au joug.
Ipidia, v. ibiria.
Ipintze, v. ipini.
Ipihi, ipintzen, g. ifini, ifîntze,
1. ibeni, ibentzen 1. ou iàente?i, b.
imin, imini, bn. placer, mettre.
Toutes les labiales' permutent ici
entre elles, b, p, m, f. — Labort
euskaran ipinia, g. traduit eu bas-
que labourdiu. Arbola bide gainean
ifinia, l'arbre placé, planté, sur le
chemin. P. Eta othoitz hunekin bateau,
Ama Virginaren, kastitearen palroin
bezala arartelo ibentzea, Ax. 305. a.
éd. 182. n. éd. Et avec cette prière
subitement, le placer de la Vierge
en médiatrice, comme patronne des
chasies.
206
Ifmtza, 1. plantation. P.
Ipizpikua, apezpikoa, 1. évêque. P.
Ipui, g. b. fable, conte.
Ipurmamia, v. epurdi.
Irabarkhi. bn.forêt,vilebrequin.
Irabazi, irabazten, g. b. 1.
bn. gagner.
Irabiatu, irabiatzen, g. bou-
leverser.
IradullU, bn. faux avec laquelle
on coupe la fougère, l'ajonc, etc.
Iragaite, v. igo, s. v. ig.
Iragan, v. igo, s. v. ig.
Iragariî, v. igerri.
Iragazi, v. igaro, s. v. ig.
IragO, V. igo, s. v. ig.
IragOÎte, v. igo, s. v. ig.
Iraikitze. v. jaiki.
Irailla, b. le mois de Septem-
bre; de ira-illa; mais ira nous est
inconnu.
Iraitsi, iraitste> 1. iraitsi, iraiz-
ten, bn. jeter, rejeter. Eta çuec
iraizten çaituztenac, ni iraizten nau.
Luc. X. 16. Test Roch. Et celui
qui vous rejette, me rejette.
IraitSte, v. iraitsi.
Iraizte, v. iraitsi.
Irakasi, v. ikasi.
Irakastun, v. ikasi.
Irakin, irakiten, g. b. 1. erakit,
erakitu, erakiten, bn. bouillir. Ce
nom verbal se conjugue des deux
manières et sa conjugaison n'iru-
lière est celle des verbes transitifs :
dira kit, dirakizu, diraki, etc. je bous,
etc. ce qui s'explique peut-être par
sa forme causative. Irakin est formé,
peut-être de erazo-ekin faire avancer
(lever?) = bouillir. Par erreur s. v.
ekin, nous avons dit que P. traduisait
eraïkitzi par: faire monter; il faut
„faire lever"; de erazo-jeiki, et non
de erazo-ekin, comme nous l'avons
dit. Mais la possibilité reste que ekin
se rattache à ig, ik.
Irakite, v. irakin.
Irakurri, irakurten, ira-
kUTtzen, g. b. 1. bn. lire.
Irakurgai, g. chapitre ; de irakur-
gai.
Irakurle, g. lecteur; de irakur-le
pour eg'dle.
Irakurgai, v. irakurri.
Irakurle, v. irakurri.
Irakurte, irakurtze, v. ira-
kurri.
Irasagar, g. 1. coing (fruit).
Evidemment de ira-sagar, mais nous
ignorons ce que ira signifie.
Irasagarondo, coignier.
Irasail, v. iraze.
Iraski, iraskitzen, g. 1. irazJd,
bn. ourdir.
Irazki, bn. chaîne; terme de
tisserand.
Iraste, v. iragazi, s. v. ig.
Irastor, v. iraze.
Iratcheki, v. icheki, s. v. ich.
Iratiotzc, — ?Baina orduand
gaixtoenac ère hasten dira, àeren
conteienteien iratwtzen eta iraultzen.
Ax. p. 204. a. e'd. 64. n. ni.
Iratzartu, iratzartuten, b.
bn. se réveiller; de erazo-utzarri.
Iratzartu, ta bertati Chrhtinnubak
zer egin ùiur dau? Olaechea. Que
doit faire le Chrétien dès qu'il est
éveillé?
Iratzo, v.
207
Iratztoi, v. iraze.
Iraugai, 1. iraurgi, bn. chaume,
fougère, ajonc, tout ce qui est propre
à servir de litière ou à faire du
fumier. Deirau-gai; mais qu'est-ce
que iran?
Iraurlu, bn. étendre la litière.
Iraul, v. irauli.
Iraulaya, espèce de gâteau,
selon O. De irauli ?
Irauldu, v. irauli.
Irauli, iraultzen, g. 1. iruli,
b. iraul, irauldu, bn. En g. et b.
renverser. Eu 1. bn. labourer, tourner
la terre avec la charrue; renverser.
Iraulkatu, iraulkatzen, 1. bn. se
tourner.
Eria iraulkatzen da ohean, P. Le
malade se tourne dans le lit.
Iraulkatu, iraulkatze, y.
irauli.
Iraultze, v. irauli.
Iraun, irauten, g. 1. bn. iraun,
iraunlen, b. durer, persévérer. Ce
nom verb. se conjugue des deux
manières, v. Essai, Ch. X. Bakar-
rik au salvauko dala azken giiio
ondo irauten dabena. Aùibarro. Seule-
ment celui-là sera sauvé qui aura
persévéré jusqu'à la fin.
Iraun, iraupen, g. b. 1. bn. iraute,
1. durée, haute gulitakoa, de peu
de durée.
Irautez, iraupez, 1. largement.
P. Iraupez est peut-être en usage,
mais ce mot n'est pas correct; la
terminaison n'est pas pe mais peu;
il aurait fallu iraupenez.
Iraungi, iraungitzen, 1 .étein-
dre, mortifier.
Iraunsi, v. erausi.
Iraunte, v. iraun.
Irauntsi, Moguel se sert de ce
mot pour „encouragement" Auf-
munterung; v. Berichtigungcn etc.
de W. v. Humboldt.
Iraupen, v. iraun.
Iraupez, v. iraun.
Iraurgi, v. iraugai.
IraurtU, v. iraugai.
Irausi, irausten, g. crever
(d'un ulcère); — 1. forcer. Ihar-
rosi, iharrosten ; inharrosi, inhar-
) roslen, 1. bn. iharrusi,jardausi, iar-
| dausi, g. secouer, ébrauler. Tous ces
; noms verb. sont formés de erazo-
: autsi, faire rompre, et devraieut se
trouver s. v. auts. Pour la mutation
de h, nh, n, v. chingar 1, etgikar.
Atlieak irausi zituen, 1. il avait forcé
; les portes.
Irauste, v. irausi.
Iraute, v. iraun.
Irautez, v. iraun.
Iraze, 1. iratze, bn. fougère.
Irastor, 1. fumier de fougère. P.
Iraztor, iratztoi, irasail, bn. fouge-
raie. Comp. inaztor.
Irazeki, erazekitze, \.era:eH,
erazekitzen, g. iresegi, b. (Lardizabal)
allumer; de erazo-izeki, v. izio.
Irazi, v. iragazi, s. v. ig.
Irazte, v. iragazi, s. v. ig.
Iraztor, v. iraze.
Ireika, ireikatze, v. igeri.
Ireiz, ireizi, bn. nettoyer le
froment en le jetant en l'air, avec
une pelle; clarifier, filtrer.
Ireiz-phala, la pelle pour nettoyer
le froment.
208
Ireki, v. idiki.
Irendu, g. b. châtrer.
Irentsi, v. iretsi.
1res, iresi, bn. peigner. Sal.
Même mot que ireiz?
Iresegi, v. irazehi.
Ireste, v. iretsi.
Iretsi, iresten, g. 1. bu. irex,
irexi, bn. iruntzi, b. avaler. Selon
P. le sub. verb. iretste. En g. irutsi
(selon M. Arme, maître d'école à
Zarauz), ce que la forme bise, rend
probable. Peut-être que le n s'est
perdu (comp. iltze 2. et ihitz), et
que iruntzi, irentsi, est une variante
de eraunsi, couler, verser. — Baina
hire semé haur ceinek iretsi ukan
battu hire onhassun gueia puteqtnn.
Luc. XV. 80. Test. Eoch. Mais
celui-ci ton fils qui a mangé tout
son bien avec des putains.
Iretste, v. iretsi.
Irex, irexi, v. iretsi.
Irhazain, 1. garde forêt; syn.
de oihanzain. La terminaison est
zain, mais irha ne se trouve pas.
Irhinziri, v. irrinzi.
Iri, 1. b. fougère. Comp. iraze.
Iri, 2. g. nri, b. hiri, 1. bn.
ville. Les dial. 1. et bu. ont iri,
avec la signification de: endroit,
environ, et de là la préposition
irian, bn. vers ou environ. C'est
probablement le même mot, bien
que le h puisse servir à distinguer
les deux acceptions. Bazko irian
jinen da, il viendra vers Pâques.
Eta gauaren laurgarren veilta irian
ethor cedin fietara Usas gainez çabi-
lala. Marc. VI. 48. Test, ltocb.
Et environ la quatrième veille de
la nuit, il alla vers eux, marchant
sur la mer.
lbirizka, 1. village.
Irian, v. iri.
Irichi, 1. v. iretsi.
Irichi, 2. iristen, g. atteindre,
réussir. Diru asko izatera irichi da,
il a réussi a avoir beaucoup d'argent.
Iriki, v. idiki.
Irinteia, v. iriSL
Irin, g. urun, b. irin, 1. bn. fa-
rine. Du fr. ou de l'espagnol ha-
rina? La chute de f ou h initial
n'est pas rare ; mais nous ne con-
naissons pas d'autre exemple de
mutation de a fr. ou esp. en «ou
u basque.
Irinteia, bn. pièce où l'on pétrit
le pain; de irin-tegia.
Irioite, v. irion.
Irion, irioiten, 1. envoyer.
Urari bertzetara erioitea eta eriigilca,
faire prendre chemin à l'eau par
autre part. P. Ontasunah irioitea,
prodiguer, dissiper son bien. P.
Serait-ce une corruption de irago
(erazo-igo) ? Larrameudi donne pour
igo les formes io, igo.
Iriste, v. irichi.
Iritai, g. igitai, b. Serpe. Pour
la mutation de g en r, v. argizugi.
Iritzi, v. eritzi.
Irozerazo, g. appuyer, soute-
nir. Nous ignorons si ce mot est
en usage ; il est composé de iroz-
erazo, verbe causatif, faire — ? iro:
ne se trouve pas.
Irri, g. 1. bn. /tir ri, 1. rire,
subst . Comp. farra.
20'J
Irri egin, irri: egon, 1. rire, verbe.
///•/: (Li<jo, il rit. Irri: vrralzen dira,
1. ils crèvent de rire.
Irri:, bn. en riant; de irri-z.
Irri:kina, 1. écorniileur. P. De
irriz egina?
lrrikor, 1. rieur, adj.; de irri-kor.
Irri barre, b. sourire.
Irrikatu, g. désirer vivement.
lrrikor, v. irri.
Irrinzi, g. irrinzin, 1. bu. ir-
hinziri, bn. syn. de zinkha. Sal.
Cri particulier des Basques, de défi,
de joie, de ralliement. — g. b.
bu. hennissement. Le guip. a perdu
le n final, comp. arrai, 2.
Irrinziri, irrinzirina, 1. hennisse-
ment; syn. de zamarikina.
Irrinzin, v. irrinzi.
Irrinziri, v. irrinzi.
Irrinzirina, v. irrinzi.
Irrinarte, g. fente , ouverture;
p. ex. d'une porte entre baillée.
Ce mot paraît être composé de ir-
rin-arte; arte, espace, en bn. fente.
Comp. l'ail, zwischenraura. Irrih
dérive peut-être du lat. rima, avec
ir prosthétique et n au lieu de m
final qui n'est pas toléré en bas-
que. Dans ce cas le verbe irritu
aurait perdu la nasale. 11 e&t ce-
pendant possible que irri existe,
d'où le verbe irritu et puis in marie-,
le n sera alors pour l'euphonie.
Comp. iriki fpour iri-egin?) et zirritu.
Irritu, irritzen, hirrilu, hirritzen,
1. s'entrouvrir, se fendre. Irritzen
da lurra, la terre s'entrouvre de
sécheresse. P. Hotzez irritvrik, transi
de froid P. î. a. (Joaeak irriturik
tlago, il est accablé par une grande
faim. P. i. a. Les deux dernières
acceptions ne sont pas claires.
Irristatu, irristatzen, g. glis-
ser. Peut-être faudra-t-il rattacher
ce uom verb. à irri, forme hypo-
thétique, v. irrinarte et ziri.
Irritu, v. irrinarte.
Irritze, v. irrinarte.
Irrizkina, v, irri
Irten, irteten, g. urten, urte-
len, b. sortir, se lever (du vent),
provenir, naître. Bigarren aldiz ur-
telen dau argitara liburuchu onek,
b. Pour la seconde fois ce petit
livre paraît à la lumière (au jour).
Urten lei semé onak guraso ardura
bagakuetatik , b. Le bou fils pourra
provenir, naître, de parents in-
souciants.
Irtete, v. irten.
Iru, g. hirur, 1. bn. trois.
Irugarren, g. b. hirurgarren, 1.
bn. troisième.
Heren, 1. bn. tiers. Heren comme
atzen et garren, sera un superla-
tif, c. a. d. un génitif. Les adject.
numéraux (premier, dernier, etc.)
sont rendus dans plusieurs langues
par un superlatif: first, angl. erste,
ail. achtste, holl. V. Pott, Ziihl-
methode, p. 215 — 224. La muta-
tion de i (hirur) en e se retrouve
dans nere, gén. de ni.
Hrenegun, g. arenegun, b. heren-
egun, 1. bu. avant hier; de eren-
egun.
Herenzi, bn. pour la troisième
fois. La termiuaison est obscure.
1 lutta heren zi prext naiz çuetara
14
210
ethortera. 2 Cor. XII. 14. Test.
Roch. Voici pour la troisième fois
que je suis prêt pour aller vers
vous.
Irudi, g. b. iduri, 1. bn. (trans-
position de d et r) semblable,
adj. Apparence, ressemblance, fi-
gure, exemple. — g. poussier. Larr.
dit que iduri est le plus en usage,
bien que les formes fléchies soient
prises de irudi. Le prés, de l'ind.
fait dirudit, dirudizu, dirudi, etc.
Il nous semble que iduri est un
adjectif verbal formé, comme tant
d'autres (asi de as; esi de es), de
idur-i. Idur, pourrait être composé
de ide, pareil, semblable et ur, près.
Bi ahizpak elgar iduri dire, bn.
Les deux soeurs sont semblables
(se ressemblent). Ogiaren eta ma-
hats arnoaren idurien edo itchuren
azpian, 1. sous 1 apparence de pain
et de vin. Bere iduriz, ona da, selon
qu'il semble, il est bon. P.
Idurikoz, 1. par conjecture, P. i. a.
Iduripen, 1. soupçon; de iduri-pen.
Irudi, irudilzen, g. iduri, idurit-
zen, 1. bn. iduri, iduritu, bn. sem-
bler, paraître, ressembler. Ce nom
verb. a le présent et l'imparfait de
l'ind. réguliers. Dirudit, dirudizu,
dirudi, etc. il me semble, etc.
dans la double acception, de
„sembler" et „ressembler". Hura
dirudi, il lui ressemble. P. Badi-
rudizu ailla, vous semblez un
mort. P.
Dirudienez, g. apparemment. Di-
rudi, 3. pers. du prés, de l'ind. il
lui paraît; n relatif avec e de liai-
son, dirudien; puis le suf. z ; de
ce qu'il lui paraît = apparemment.
Iruditze, v. irudi.
Irugarren, v. ira.
Irulaga, v. irun.
Irulo, v. irun.
Iruli, v. irauli.
Irun, iruten, g. b. 1. bn. H-
run, hiruten, 1. filer. Eztugu irun-
gaik (de gai). Nous n'avons de quoi
(de matière) à filer.
lrule, 1. bn. fileur; de iru-le,
avec élision de n devant l, v. Es-
sai, Ch. IL
Irulaga, 1. quenouille. P. i. a.
Iruntsi, v. iretsi.
Iruntz, v. intz.
Iruntzi, v. iretsi.
Irur, g. vallée.
Irute, v. irun.
Iruzki, v. eguzkï.
Isats, g. 1°, petit balai sans
manche. 2°. nageoire; probablement
à cause de la ressemblance.
Iseka, g. moquerie.
lsekatu, isekatzen, se moquer.
Isi, v. hisi.
Isil, isiltzen, g. ichildu, ichil-
duten. b. ichil, ichildu, ichilten, 1.
bn. se taire. Les basques esp. écri-
vent encore isil, ixildu, issildu, puis-
qu'on prononce un s gras. Isil
dérive probablement de la racine
ich; pour le moment il reste sans
explication. Nous avions d'abord
pensé à décomposer ichildu en itz-
il-du, éteindre la parole, ce qui
paraît peu naturel. L'interjection
bn. icho! silence! semble plutôt
une forme impérative de ich, et
211
ainsi ichildu en dérivera aussi. P.
emploie ichil comme adjectif: gizon
ichilla, un homme posé, de peu
de paroles.
Isiltasun, g. silence ; de isil-iasun.
Ichillik, b. 1. bn. eu silence, en
cachette; de ichil-ik.
Ichilka, bn. en cachette; de
ichil-ka.
Ichillik egon, b. 1. rester sans
parler.
Ixilume, b. enfant illégitime; de
ichil-ume.
Isiltasun, v. isil.
Isiltze, v. isil.
Iskambil, g. grand bruit de
paroles.
Iskinnaso, bn. geai. (nn—h).
Ispillu, 1. 1. malotru, gueux.
Probablement d'espiègle qui vient
de spiegel, miroir v. ispillu 2.
Ispillu, 2. g. b. miroir. Proba-
blement du prov. espelh.
Istape, v. ister.
Istar, v. ister.
Istarpe, v. ister.
Iste, ich et utsi.
Ister, g. b. 1. istar, g. ichler,
bn. cuisse.
Istarpe, b. istape, 1. ichtape, bn.
enjambée; de istar-pe.
Isiapeko. Istapeko andrea, la déesse
Vénus. P.
Ister odea, 1.1e gras de la jambe.
Isterbegi, v. ichterbegi.
Istil, 1. lac, fange.
Istilleroa, 1. chantier.
Istinga, istingia, g. marais.
Istingor, g. bécassine. Il nous
semble de instin-gor, la sourde du
marais. Ollagor est bécasse; de
ollo-gor, poule sourde, selon le
préjugé (?) que la bécasse est
sourde.
Istingia, v. istinga.
Istingor, v. istinga.
Istu, chistu, g. chu, b. salive.
Istu bota, g cracher.
Istu, g. chistu, b. flûte basque.
Ixtu, 1. sifflet pour appeler quel-
qu'un. P. lxtuz dago, il vous
siffle. P.
Isun, 1. amende pécuniaire.
Isuraldi, v. isuri.
Isuri, isurtzen, g. 1. ichw,
ichuri, bn. verser, répandre.
Isuralde, g. versant de la mon-
tagne, d'où coule l'eau; de isur-
alde.
Isurle, celui qui répand ; de isur-
le. Ce mot se trouve chez Axular,
p. 164. a éd. dans le composé odol-
isurle, sanguinaire.
Isurle, v. isuri.
ISUTtze, v. isuri.
Isuski, b. izuzki, bn. petit balai
pour nettoyer les chambres; de
itsus-kii' propre à, destiné à* la
saleté. Comp. isatz.
Itai, g. faux.
Itailu, faucher.
Itan, itaun, b. demande.
Itandu, b. ithaun, ilhaunlzen, mot
d'O. selon P. demander, interroger.
Itandu, v. itan.
Itaun, v. itan.
Itaxura, v. itoi.
Itchain, v. ich.
Itcheki, itchekitzen, v. ich.
Itchendi, v. Uleti.
212
Itchura, v. ichura.
Itchurapen, v. ichura.
Itchuraz,ichurazko,v ichura.
Iten, b. manque, pénurie.
Ithachur, v. itoi.
Ithainçura, v. itoi.
Ithaizur, v, Uoi.
Ithandi, v. idi.
Ithaun, v. itan.
Ithauntze, v. itan.
Ithegun, v. idi.
Itho, v. ito.
Itliokoin, bn. nom vulgaire
des étoiles qui forment la grande
ourse.
Ithoitz, v. itoi.
Ithotze, v. ito.
Ithurri, v. iturri.
Ito, itotzen, g. b. itho, ithotzen,
1. bn. nover; — I, étouffer, étrangler.
P. Itho da, il s'est noyé.
Itogin, v. itoi.
Itoi, g. goutte.
Itoiti, g. ithoitz, 1. gouttière. La
terminaison des deux mots est
obscure.
Ithaizur, 1. ithachur, bn. gout-
tière; de itho-isur. Il serait donc
mieux d'écrire ithaisur en lab. O.
écrit prov. 284 : itaxura, et P. ithain-
çura.
Itogin, itokin, itozin, b. gouttière ;
de ito-egin. Le n prend le tilde si
l'article suit, itogina. Pour la per-
mutation de la gutturale et de la
sibilante, comp. girloin = zirtoin ;
gapar = zapar ; gale = zale. V. aussi
karraka.
Itokin, v. Uoi.
ItOÎtea, P. cite ce nom voil).
comme souletin. Tirer de quelque
lieu. Ce sera apparemment une cor-
ruption de idokite.
Itoiti, v. itoi.
Itotze, v. ito.
Itozin, v. itoi.
Itsaso, g. 1. bn. ichiiso, g. b.
ixaso, bn. mer. Ethor cedin hetara
Usas gainez çabilala, Marc. VI. 48.
Test. Roch. Il alla vers eux, en
marchant (litt. qu'il marchait) sur
la mer.
Itsastar, g. marin (subst.); de
itsas-tar.
Ichasgizon, b. itsasgizon, 1. syn.
de itsastar.
Itsastum, 1. syn. de itsastar. Ce
mot se trouve chez O. prov. 286.
Est-ce uu corruption de Usas-
tarra ?
Ixasadar, bu. embouchure d'une
rivière dans la mer: de ixas-adar.
Itsasgizon, v. itsaso.
Itsaskor, v. itsatsi, s. v. ich.
Itsastar, v. itsaso.
Itsaste, v. ich.
Itsasturu, v. itsaso.
Itsatsi, v. ich.
ItSU, v. ichu, s. v. ich.
Itsu itsuban, v. ichu, s. v. ich.
Itsuka, v. ichu, s. v. ich.
Itsukeria, v. ichu, s. v. ich.
Itsumen, v. ichu, s. v. ich.
ItSUmustU, v. ichu, s. v. ich.
ItSUSi, icllUSi, g. itsusi, 1. ixusi,
bn. sale, laid. Nous avions cru
pouvoir rattacher itsusi à ttsu,
aveugle, et de là laideur et puis
saleté. L'idée abstraite de laideur
aiii.tii j)ù être exprimée de cette
213
façon; mais la terminaison si nous
embarasse. Gizon ilsusia, homme
laid. I/ilz ilsusia, parole sale.
Ilsuslasan, g. 1. laideur, saleté,
de itsus-tasun.
Ixvskeria, bn. vilenie; de i.ti/s-
eria.
Ilsnski, 1. salement.
Ilsusln, ilsvslen, 1. salir; irus,
ixvshi, bn. enlaidir.
Itsuski, v. UsusL
Itsustasun, v. ilsusi.
ItSUSte, v. ilsusi.
ItSUStU, v. ilsusi.
Itsutasun, v. icku, s. v. ich.
Itsutu, itsutze, V. ichu, s. v.
ich.
Iturri, g. b. ithurri, 1. bn. source,
fontaine. Zorion guzien iturri, g.
Source de tout bonheur.
Iturburu, g. source principale;
do itur-buru.
Itz, g. hitz, g. 1. bn. mot, pa-
role. Uitzetatik agirî dezu, nola dize-
kan zure biotzari. Larr. Vous avez
le témoignage des paroles comme
elles brûlent votre coeur c. a. d.
vos paroles témoignent combien
votre coeur est brûlant.
Hit zez -hitz, 1. mot à mot.
Itzegin, g. parler; de itz-egin.
Itzaurreko, g. préface; de itz-
aurreko; l'ail. Vorwort.
Hizkuntza, g. 1. izkuntza, g. lan-
gage. Bestenaz banagolca zure hitz-
kuntzari. D'un autre côté c'est à
votre langage.
Hitzontti, bavard, subst. Trèa
probablement de hitz-ontzi. Comp.
le holl. praatzak, de praten, parler
et zak, sac; l'ail, plaudertasche,
formé de la même façon.
Tckcta, g. propos, discours. 11
nous semble de hitz-hetan, après
avoir changé h en k (v. Essai, Ch.
II.) et avec chute de n final. Comp.
arrai 2. Itzkefan, d'après sa forme
est un subst. verb. (V. hetan, s. v.
ta,) ou un nom au locatif ce qui
revient au même.
Itzaldi, g. discours.
Hitzlanoak, 1. prose. P.
Hitz neurtuak, neurthitzak, 1.
poésie.
Itza, itzatu, v. Htze 2.
Itzain, itzaingoa, v. idi
Itzal, g. 1. bn. ombre.
Itzali, itzalizen, g. éteindre. Itzal,
itzaldu, itzaltzen, 1. ombrager. P. —
bn. se cacher. De ich-ari 4? Comp.
estali.
Itzaldi, v. Hz.
Itzaldu, V. itzal.
Itzali, v. itzal.
Itzaltze, v. itzal.
Itzar, v. idi.
Itzarkinak, v. idi.
Itzaurreko, v. itz.
Itze, v. Vtze, 2.
Itzegin, v. itz.
Itziki, bn. gorgée. Itzikika, par
gorgées.
Itzketa, v. itz.
ItZUl, V. itzuli.
Itzulbide, v. itzuli.
Itzul, ichuli, itzultzen, g.
itzuli, itzultzen, b. 1. itzurri, itzulzen^
1. itzul, itzuli, bn. tourner, retourner,
rendre. Beren errira itzultzeko, g.
Pour retourner dans leur pays.
214
Âldagarri itzulia, habit tourné. P.
Itzuli natzayo, je me suis échappé
de lui. P.
Itzulbide,itzurpide, l.refuge, échap-
patoire; de itzul et itzur-bide.
Itzulipurdi, g. itzuliphurdi, 1. bu.
culbute ; de itzul-ipurdi. En g. aussi
contracté en zilipurdi.
Itzuliphurdi, itzulipurdi, v.
itzuli.
ItZUltze, v. itzuli.
Itzurbide, v. itzuli.
Itzurri, v. itzuli.
ItZUtZG, v. itzuli.
Ixasadar, v. itsaso.
IxaSO, v. itsaso.
Ixeka, v. ichaka.
Ixildu, v. isil.
Ixilume, v. îsii.
IxiO, V. izio.
Ixtï, v. ich et ichti.
Ixititze, v. ichti.
IxtU, V. istu.
IXU, v. ichu, s. v. ich.
Ixukeria, v. ichu, s. v. ich.
IXUSi, v. itsusi.
Ixuskeria, v. itsusi.
IxUStarzun, v. ichu, s. v. ich.
IxUStU, v. itsusi.
Iya, 1. g. ihi, 1. bn. jonc. Nous
écrivons le guip. iya ignorant com-
ment on l'écrit sans l'article.
Ihipe, 1. jonchère.
Iya, 2. bu. nom enfantin qu'on
donne aux petits objets pour les
faire admirer par les enfants. Sal.
Iyez, v. igaz.
Izai, 1. v. ich,
Izai, 2. bn. peuplier. Sal. «et,
1. sapin. P.
Izaite, v. izan.
Izan, izandu, izatu, g. izan,
b. 1. bn. été. La terminaison de
l'adj. verbal étant du ou tu, il a
fallu élider le n devant t, v. Essai,
Ch. II. Le subst. verb. est izaten.
Izaten naiz, je suis; forme fréquen-
tative, j'ai l'habitude d'être.
Izatea, g. izaitia, 1. subst. verb.
défini.
Les terminaisons auxiliaires de
izan sont employées en g', et b.
pour rendre le verbe importer. Niri
zer zat? que m'importe à. moi?
Zuri zer zatzu? que t'importe à toi ?
etc. Niri zer zitzadan? que m'im-
portait à moi? etc.
Nous avons parlé dans notre
essai de gr. p. 57 de la confusion
qui règne dans l'emploi de izan,
être, pour exprimer „avoir"; p. ex.
Diru asko izatera irichi da, g. il a
réussi à avoir beaucoup d'argent.
Eta aurrak izateko urteetan igaro zan,
Lardizabal. Et elle avait passé (dans)
l'âge d'avoir des enfants. Nous
n'avons malheureusement rien dé-
couvert depuis ce temps qui puisse
jeter quelque lumière sur cette ap-
parente bizarrerie de la langue bas-
que. Alors déjà nous avons fait
remarquer que les explications de
MM. Archu, Inchauspe, etc. n'ex-
pliquaient rien du tout. Si le grand
nombre de terminaisons est déjà
une véritable difficulté, l'embarras
en est encore considérablement aug-
menté par l'emploi particulier qu'on
en fait dans quelques dialectes.
La manière d'exprimer la 2 de pers.
215
du pron. personnel se retrouve, il
est vrai, dans d'autres langues, dans
le style très familier. Nous disons
en holl. Ik heb (je) hem een pak
gegevenî je (vous) lui ai donné
une raclée! Aussi en fr. „il vous
a débité là des bêtises !" Ainsi on
dit en basque : zuk egin didazu, me
l'as-tu fait, au lieu de zuk egin
dezu, l'as-tu fait,- JVi askotan etorri
natzazu erri onetara. Je te suis venu
plusieurs fois vers ce peuple, au
lieu de, etorri naiz, je suis venu.
Mais ce qui est plus extraordinaire,
c'est que l'on emploie les termi-
naisons d'avoir pour être. Dans
la traduction de l'anc. Testament,
Larregui écrit, p. 72 (élégamment,
selon Zabala) : Nor zaitut eue semea ?
qui es-tu mon fils. Zaitut avec le
subst. verb. correspond sans cela
à „je te" p. ex. ikusten zaitut, je
te vois. Au lieu de naz (dit Zabala)
on dit nozu; c'est-à-dire au lieu
de „je suis" on dit „tu m'as." Nous
ne faisons qu'indiquer ces bizarre-
ries apparentes, qui devront être
examinées dans un travail spécial
sur le verbe.
La racine de izan est probable-
ment iz, que nous retrouvons dans
l'impératif biz, qu'il soit, de b-iz.
Pour l'explication de b v. bere.
Est-ce que biz aurait donné l'adj.
verb. bizi, vivant, (comp. asi de as,
esi de es, etc.); d'où le substantif
bizia, la vie et puis le nom verb.
bizitu, bizitzen, vivre.
Izandu, v. izan.
Izan, v. ich.
Izar, 1. g. b. 1. bu. étoile.
Artizar, g. b. 1. arthizar, bn.
l'étoile du matin.
Ozar izarra, 1. la canicule. P.
Izartegi, 1. ciel étoile; de izar-tegi.
Izarratu, izarski, bn. étoile.
Izarrihitz, bn. rosée; de izar-ihitz.
Izar, 2. v. izari.
Izari, 1. bn. mesure.
Izar, izartu, izartzen, 1. bn. mesurer.
Izark, izarki, bn. couvrir le
feu.
Izarratu, v. izar, l.
Izarrihitz, v. izar, 1.
Izarski, v. izar, 1.
Izartegi, v. izar, 1.
Izartu, izartze, v. izari.
Izate, v. izan.
Izatekotz, 1. tout au plus; de
izate-ko-tzat.
IzatU, v. izan.
Izaba, v. izeba.
Izeba, g. bn. izeko, g. b. izeka,
1. bn.? Selon M. Pabre (Guide de
la convers. basq. fr.) izoba. Selou
le Manuel de la convers. fr. basq.
izaba, tante. Oha eure izebaren etchera,
bana ez maiz sobera, prov. 349. d'O.
Va-t-en chez ta tante, mais pas
trop souvent.
Izei, v. izai, 2.
Izeka, v. izeba.
Izeki, izekitzen, g. brûler. Il
nous semble de izio-egin, avec chute
de n final. Ce nom verbal se con-
jugue des deux manières et n'a,
comme verbe régulier, que le présent
et l'imparf. de l'indicatif, générale-
ment précédé du préfixe ba. Badize-
kat, badizekazu, badizeka, etc. I:*ki
21ft
régit le datif. Hitzelatik agi ri dezu
nnla dizekan (dizelca avec n à cause
de nola) zure liotzari. Lettre de Larr.
à Mendiburu. Vous manifestez par
vos paroles combien voire coeur
est brûlant.
IzekO, v. izebi.
Izen, g. b. 1. bn. nom.
Izendatu, izendatzen, g. 1. bn. nom-
mer. Izendau, b. désigner, assigner.
Izengoiti, 1. izengoithi, bn. surnom ;
de izen-goiti.
Izendatu, izendatze, v. izen.
Izendau, v. izen.
Izengoiti, izengoithi, v. izen.
Izerdi, g. b. 1. bn. sueur.
Eaudra-t-il rattacher izerdi à izio?
de iz-erdi moitié brûlant?
Izerdi, izertzen, ou izerditzen, g.
1. izerditu, b. izert, izertu, izertzen,
bn. suer. Izerdi naiz, je sue. P.
Izerîika, 1. grosse sueur qui en-
grendre crasse. P. De izer-lika.
Izerditze, v. izerdi. «
Izerîika, v. izerdi.
Izertu, izertze, v. izerdi.
Izi, v, izu.
Izialdura, v. izu.
Iziapen, v. izu.
Izidura. v. izu.
Izigarri, v. izu.
Izigarrikeria, v. ùu.
Izikor, v. izu.
Izio, g. ino, ichatu, b. allu-
mer Larramendi écrit ezio, s. v.
oncender, où il cite comme syno-
nyme irateki. Il est possible que
ces deux noms verb. soieut em-
ployés l'un pour l'autre, mais il
nous semble que la forme à'irazeki
indique que c'est un verbe causatif.
Irazeki est composé, croyons nous,
de erazo-izeki, et izeki de izio-egin.
Il est probable que izio n'est pas
un adjectif verbal; pour le devenir
il fallait le suffixe i ou du ou tu;
de là la forme bise, ichatu (x de
ixio = ch). Izio sera le thème, (comme
c'est souvent le cas en bn.) avant la
signification de „chaud", „chaleur".
Izipera, v. isu.
Izitu, izitze, v. ùu.
IzkirAj g. lettre. Il nous paraît
que izkira vient du verbe izkiribafu,
qui est pris de l'esp. escribir.
Izkiribu, bn. écriture.
Izkirarra, g. littéral; de izkira-
ara. Mieux un r.
Izkirotallu, g. inscriptions. Se
trouve dans St. Luc. publié par
la soc. bibl. de Loudres.
Izkirribu, v. izkira.
Izkirarea. v. izkira.
Izkirotallu, v. izkira.
Izkuntza, v. Hz.
Izoba. v. izeba.
Izoki, 1. saumon.
Izor, g. 1. bn. enceinte, gro
Huna virginabat iqorra içanen da.
Matt. 1.23 Test. Roch. Voici une
vierge sera enceinte.
IZOtZ, v. intz.
IZOZtU, izozte, v. intz.
Izpi, g. 1. fil, briu, — 1. Ar-
giaren izpiak, les rayons de lu-
mière.
Izpika, 1. brin-a-brin ; de izpi-ka.
Izu, izi, g. terreur.
Izugarri, g. izigarri, 1. bn. ter-
rible; de izu-garri. Ugolde izugarri
217
baten bitartez ondwnen au egin za-
nerano, jusqu'à ce que fut faite cette
destruction au moyeu d'un déluge
terrible.
ttiapen, 1. bu. frayeur ; do itia-pen.
Eta bertan partituric monumentetik
iciapen eta bozcario handireqmn .
Matt XXVI1L 8. Et daus es mo-
ment étant sortis du sépulcre avec
crainte et grande joie.
hi'ihlura, iz'idirra, 1. P. peur;
de izi-dura. Nous ignorons d'où
vient al.
Izikor, 1. bn. peureux; de izi-kor.
Fripera, 1. peureux; P.
Izigarrikeria, 1. l'horreur (Manuel
de la convers. fr. basque,) De izi-
garri-keria.
Ituikara, g. terreur; de i:u-ikara.
Eta guziak izuikara andiak artuen
zituen. Et une grande terreur les prit
tous (ils furent pris d'une etc.).
Izutu, izutzen, g. izitu, izitzen, 1.
bu. épouvanter, s'effrayer,
Izugarri, v. izv.
Izuikara, v. izu.
Izurde, g. espèce de grand pois-
son de mer qui fait la chasse ;>ux
sardines. En esp. cerdo de mar.
De itsaso-urde?
IZUtu, izutze, v. izu.
Izur, iZUrtU, v. ichur.
Izurri, g. izurrite, 1. peste; de
izn-eri?
IZUZki, v. isuski.
J.
Les Basques espagnols prononcent
cette lettre à l'espagnole, c'est-à-
dire comme la jota, à peu près le
ch allemand, exactement le g hol-
landais ; les Basques français comme
y dans „ayant", ce qui est cause
de l'orthographe flottante entre j
et y. M. Archu, dans sa traduction
des fables de Lafontaine, se sert
de j; et dans sa grammaire fran-
çaise à l'usage des Basques, de y.
Ni Axular (Gueroco guero), ni Oien-
harfc, ni Larregui (Traduction du
N. Testament de Royaumont), ne
font usage de y. Decheparre, au
contraire, écrit toujours y même
pour i. La Vieuxville préfère géné-
ralement j initial, cependant il écrit
yoan, yarririe, yaun et jaun etc.
C'est donc uniquement la fantaisie
de l'auteur qui en décide, et la
prononciation n'en est pas altérée.
Il y a cependant une manière de
rendre, lo son i et j (j ' = y dans
„ayant") qui devrait être abandon-
née; c'est d'employer i pour /,
ioan pour joan, ce qui ne représente
pas du tout le même son. En suite
d'écrire y pour i, quand ou a' une
fois adopté pour y le son de y
dans „ayant." M. Salaberry, comme
beaucoup d'autres auteurs a. con-
servé le y initial comme consonne;
mais s. v. ya il cite le mot ycho;
écrit de cette façon il est impossi-
ble de prononcer ce mot.
Comme la majorité des Basques
français a adopté /, nous avons
préféré conserver ce caractère, à
l'exclusion de y, comme lettre ini-
tiale. J présente cet avantage, que
chaque dialecte peut le prononcer
à sa façon; les Basques esp. comme
jota; les Labourdins et Bas-navar-
rais comme j = y dans «ayant ;"
même le Souletin s'en arrangera
puisqu'il prononce le j à la fran-
çaise, comme dans le mot jamais.
Cette orthographe convient aussi
aux Biscaiens, qui ont une façon
particulière de prononcer le y dans
le corps du mot et précédé de i
et qui se rapproche un peu du g
italien devant e et i. Dans ce cas
les Guipuzcoaus écrivent y, {geijago,
b. geyago, g.) et donnent à cet y
exactement le son mouillé du dj
hongrois, a peu près comme dia
daus diable. Ce son mouillé de l'y
se retrouve même comme son initial
219
dans quelques mots lab. et bn.,
mais ils sout si rares que pour le
moment il nous a paru suffisant
de faire remarquer cette pronon-
ciation plutôt exceptionnelle, au
mot même. Cette tendance de j :\
s'allier au d n'a rien d'extraordi-
naire et se retrouve dans d'autres
langues ; p. ex. giorno it. de diurnus
qui se prononçait djurnus; diacere,
it. de jacere. V. Diez, Gr. vol.
I. p. 254. Brachet, D. Ers. v. abré-
ger. Larramendi et après lui Lar-
dizabal et d'autres ont prétendu
que la prononciation du j comme
jota n'est pas primitive; que les
Basques out dû la prendre des
Espagnols. Comme cette opinion
ne s'appuie chez Larramendi, sur
aucun argument quelconque, il sera
nécessaire d'examiner si elle a quel-
que valeur. Peut être dans l'état
où sout nos connaissances de la
langue basque, sera-t-il tout aussi
difficile de rendre compte de cette
prononciation pour le basque que
pour l'espagnol. M. Diez, dans sa
gram. vol. 1. 867, admet l'asser-
tion de Larramendi, qui, dans l'in-
troduction de son dictionnaire p.
XXX dit. „Eu este dialecto de
Guipuzcoa se ha introducido la
pronunciacion castellana." Ne fau-
drait-il pas exiger un peu plus
qu'une assertiou pure et simple?
M. Diez, qui cite Larramendi, ajoute
que la jota esp. est souvent rem-
placée par ch palatal ; ainsi bâchera
de l'esp. baxel; alporcha de l'esp.
alforja ; chucatzea de l'esp. enxugar.
Il pourrait sembler téméraire
d'avoir une autre opinion que l'émi-
nent professeur de Bonn, et nous
allous au devant de ce reproche
eu demandant avec toute la réserve
possible, si les trois exemples que
citent M. Diez suffisent pour ne
laisser aucun doute sur cette ques-
tion. Nous n'oserions répoudre né-
gativement, mais nous aimerions
répéter ici l'exemple (v. l'introduc-
tion) du mot fr. „personne," qui
est devenu presuna eu lab. Ici nous
n'avons donc pas seulement un
groupe (pré) qui est inconnu au
basque, mais bien plus, pr remplace
une combinaison (per) parfaitement
basque. A peu-près la même chose
est arrivée avec „prouver" dont le
dial. lab. a fait frogatu ; or/ n'existe
pas en basque. Le seul fait qu'un
mot est étranger à une langue paraît
singulièrement influencer la pronon-
ciation, même quand les sous ne
diffèrent pas. Les Anglais ont dans
les mots „knew" (je connaissais),
„new" (nouveau) exactement le son
de gn daus „agneau" et cependant
ils éprouvent une grande difficulté
à prononcer Cologne, Bourgogne.
Nous aimerions encore faire re-
marquer que notre g holl. est exac-
tement la jota esp. et qu'aucune
des autres langues germaniques ne
possède ce son, du moins initial, si
ce n'est l'allemand bernois. — Le
troisième exemple {chucatzea), cité
par M. Diez nous semble plutôt
dériver du prov. echucar (v. L. R.)
que de l'esp. enxugar. Ceci ne di-
220
minue en rien l'observation très
juste de M. Diez que la jota est
souvent rendue par ch. Nous pou-
vons ajouter aux exemples donnés :
kechu, plainte, de queja, plaiute.
Mais est-ce que ces quelques exem-
ples suffisent? nous ne voudrions
par l'affirmer. Dans l'introduction
on trouvera p. 8 et 11 quelques re-
marques sur la prononciation de
mots étrangers.
Ja, 1. bn. interj. pour faire
arrêter une action quelconque. M.
Salaberry ajoute. „On dit ycho au
lieu de ja pour faire cesser quel-
qu'un de pleurer, de chanter, etc."
Ycho est évidemment icho! silence.
Ja, 2. 1. déjà; de l'esp. ya.
Jadanik, 1. bn. syn. de ja. De
ja-daniJc.
Jagoiti, jagoitik, 1. désormais; de
ja-goti.
Jabaldu, jabaltzen, 1. s'apai-
ser, s'adoucir, se calmer, très pro-
bablement de jabe-ari-du, faire le
maître, maîtriser. Pour la mutation
de r en 1, v, arilla. — Haren ha-
seria jabaltzen da, sa colère s'apaise.
Emozu ur, mintza zakitza emeki eta
emero, sua iraungiko da, gaitzerizkoa
jabalduko da. Ax. 293 — 94. a. éd.
118. n. éd. Donnez lui de l'eau,
parlez-lui doucement, la colère pas-
sera, la haine s'apaisera.
Jabaltze, v. jabaldv.
Jabe, g. b. 1. bn.jaube, b. maître.
Jabetu, jabetzen, 1. jabe egin, b.
posséder, se rendre maître. — bn.
s'approprier. Jabetu natzayo, je me
suis rendu maître de lui.
Jabetu, jabetze, v. jabe.
Jachi, jachitzen, g. jatzi, b.
(Zabala) ; jacsi, b. (Mogue\) ; jautsi,
jausten, 1. bn. M. Salaberry écrit
yeux,yeuxi; descendre. Une variante
de ce nom verbal est: jausi, 1.
jauzi, bn. jausi ou jautsi, b. avec la
signification de „sauter" dans les
dial. basq. fr. et de „tomber,"
dans le dial. bise. Jauzi, en bn.
ne signifie pas seulement sauter
mais encore : faire sortir ou faire
éclater, extraire; et de là , .traire'',
jetai, g. qui est devenu en 1. et
bn. deitzi, à cause de la pronon-
ciation du y, v. la lettre J. — Ta
menditic iavtsi cenean. Matt. YI1T. 1.
Test. Roch. Et quand il fut des-
cendu de la montagne. Jacsi zaitezee
orain ikmtera sepultura edo illobijak.
Moguel, p. 83. Descendez mainte-
nant pour voir les sépulcres.
Jautsapen, 1. descente, chute; de
jautm-pen. Comp. aditza pour la
forme du subst verb. Y. écrit
jautste. Ile eta jautstegiak, montées
et descentes. — Halako suertez non
Esaiaz Prophetak hain jautsapen han-
diaz miretsirik, galdegiten baitio, Ax.
140. a. éd. 394. n. éd. C'est ainsi
que le prophète Esaie, s'étonnant
d'une si grande chute, lui demanda.
Erachi, erachi t zen, g. eraatsi, era-
asten, b. erautsi, erautsten ou erausten,
1 bn. erauxi, bn. (Sal.) faire des-
cendre; de erazo-jachi. V. erautsi
où nous avons parlé on détail de
ce nom verbal.
Jt/iisi. jmisten, b. 1. jauzi. bn.
jaulsi, b. Eu b. tomber; en 1. et
lt\
bn. sauter; en bu. faire sortir,
faire éclater, extraire. V. jachi.
lauz baitzedin /mourra haren m-
belean. Luc. I. 41. Test, lloch.
L'enfant sauta dans sou ventre.
Norutz jausten garian, b. Moguel.
Où que nous tombions, lndazu
sendotasuna jausi ez nadin pekatuan.
Zabala. Donnez-moi la force pour
que je ne tombe pas dans le
péché. Krutziaea kargijagaz lurrera
jautsi zan, b. Olaechea, p. 148.
Il était tombé par terre avec la
charge de la croix. Burutik juuzi du.
g. b. 1. Il est devenu fou. Adimendu-
tik jausia. Démonté de cervelle. P.
Jauztekari,h\x. sauteur; de jaus-
te-hari (v. ari 4.) Jauskari ona ka-
pazar (O. écrit capaxar) duna.
Prov. 265 d'O. Sous une méchante
(vieille) cape se trouve souvent le
bon sauteur.
Jautskor, 1. facile à s'empor-
ter; — bn. élastique, qui saute;
de jauls-kor.
Jauztiri bn. petite échelle pour
franchir uu mur, une haie. La
termiuaison est obscure.
Jetzi, jetzitzen, jalzi, jaitste, 1. g.
deilzi, bn. traire. — 1. tirer, pres-
surer. P. La prononciation du y
que nous écrivons j est légèrement
nuancée du d et de là la diffé-
rence d'orthogrape. V. la lettre •/.
Jacsi, v. jachi.
Jadanik, v. ja, 2.
Jagi, v. jaiki.
Jagitu, v. j lïk'i.
Jagoiti, jagoitik, v. ja, -i.
Jai, g. b. 1. jei, 1. fête. Jage-
guu, jour de fête. Probablement,
du prov, jai, gai, v. L. EL
Jaigura, envie de sortir ou de
s'assembler. Mot d'O. selon. P.
La terminaison est gura, envie ;
mais jaïi V. jayertu i.
Jaiguratu, v. jai/ertua.
Jaiki, jaikitzen, g. 1. bu. jagi,
b. jei/c, jeiki, bn. (Sal.) se lever.
JE: in iaiqiii niaitec hiri emaitera.
Luc. XI. 7. Test, lloch. Je ne
puis me lever pour t'en donner.
Jaiki berria naiz, je vieus de me
lever, P. Nescatcha hiri diosnat
iaiqui adi. Marc. V. 41. Test. Eoch.
Jeune fille, je te dis lève-toi. La
2 de pers. de l'impératif est haik
lève-toi (v. l'exemple s. v. haik).
M. Salaberry cite aussi cette forme
régulière (bien qu'il écrive yeiki
avec e), mais il donne „haikcC y ;
le a final doit être une erreur.
La seconde pers. finit toujours eu
/•, masc. », fém. P. cite kaïk. Pour
la chute de j initial, comp. arrtit,
de jarraitu.
Eraikitze, iraikitze, 1. faire lever.
P. De erazo-jaiki, comme irakmi
de erazo-ikasi. Le j est toujours
élidé; comp. erachi, de erazo -jachi;
eroan de erazo joan. P. ne cite pas
l'adj. verb. qui doit être eraiki
ou irai/.i.
Jaikitze, v. jaiki.
Jainko, v. jaun.
Jainkoaizun, v. jaun,
Jainkotasun, tarzun, y. jaun.
Jainko zko, v. jaun.
222
Jaitste, v. jetzi, s. v. jachi.
Jaka, 1. bn. habit, pourpoint;
du fr. jaque (habillement court
et serré), dont l'origine est incer-
taine, selon M. Littré. Du Cange
croit que ce mot provient des
Jacques, les paysans révoltés; M.
Brachet (Dict. Etym.) se range à
cette opinion.
Jaki, g. 1. bn. Toute sorte de
mets qui se ^mangent avec le pain,
tels que viande, fruits, oeufs etc.
Peut-être du nom verbal jakitu,
comme a/mr de ahartu.
Jakilu, jakitzen, 1. bn. Selon P.
faire durer sa viande autant que
le pain. Selon M. Salaberry, man-
ger avec ordre en proportionnant
le pain avec le jaki. Probablement
de jan-hide, qui est devenu jan-
kide, (k pour h, v. Essai, Ch. II)
et puis jakide, puisque n ne peut
précéder k. Jan-kide-tu, manger
avec.
Jakile, jakille, v. jakin.
Jakimbide, v. jakin.
Jakin, jakiten, g. b. 1. bn.
savoir. En g. le n a généralement
le tilde jakin. Le présent et l'im-
parfait de l'ind. se conjuguent
aussi régulièrement, dakil, dakik,
daki, etc. je sais, tu sais, etc. On
ne s'en sert généralement qu'avec le
préfixe 6a, badakit, etc.
Jakinlasun, g. b. 1. science; de
jakin-tasun.
Jakinde, g. connaissance, savoir.
Jakinduri, g. 1. jakiluri, b. con-
naissance, science. La terminaison
duri paraît être une imitation de
l'esp. sabiduria. Jakinduriako ar-
bola, l'arbre de la science.
Jakintsu, g. b. jakilun, b. jakin-
stm, 1. bn. jakinsun, jakinsu, bn.
savant ; de jakin-tsu. Les formes
en n comme jakitun paraissent être
pour jakin-dun, qui a savoir = sa-
vant; et de là la forme corrom-
pue jakisun où les deux terminai-
son Uu et dun ont été réunies?
Jakiunde, g. intelligence, con-
naissance. Terminaison obscure. Ira-
kurleen jakiunderako, pour l'intelli-
gence du lecteur.
Jakimbide, g. connaissance; de
jakin-bide. Eztarasaie surmurrez ta
deadarrez zeruko jakimbidea ? Let-
tre de Larramendi à Mendiburu.
Ne parlent-ils pas avec murmure
et cris de la coanaissance du
ciel?
Jakile, bn. jakille, mot d'O. se-
lon P. Témoin ; de jakin-le, avec
élision de n devant l, v. Essai,
Ch. II.
Dakiregi, g. collège; de daki, il
sait, et egi pour tegi, avec r eu-
phonique? V. jauregi.
Ezjakin, g. 1. ignorant, igno-
rance; de ez-jakin. Nere ezjakinari
gogor eginik, g. le faisant malgré
mon ignorance.
Jakingabe,jakingabelasun, 1. igno-
rant, ignorance.
Jakinde, v. jakin.
Jakinduri, v. jakin.
Jakingabe, jakingabeta-
SUn, v. jakin.
Jakinsu, v. jakin.
Jakinsun, v. jakin.
228
Jakintasun, v. jakin.
Jakintsu, v. jakin.
Jakinsun, v. jakin.
Jakite, v. jakin.
Jakitu, v. jakin.
Jakitun, v. jaUn.
Jakituri, v. jakin.
Jakiunde, v. jakin.
Jako, jakoz, b. il à lui, ils
à lui; prés, de l'ind. v. izan.
Jakon, jakozan, b. il a lui,
ils à lui; imparf. de l'ind. v. izan.
Jaku. jakuz, b. il à nous, ils
à nous, v. izan.
Jakun, jakuzan, b. il à nous,
ils à nous ; imparf. de l'ind. v. izan.
Jale, v. jan.
Jalgi, 1. bn. sortir, mettre de-
hors; syn. de ilki. Bn g. c'est
jalki, s'égrener, et ne se dit que
du grain qui tombe de l'épi soit
par le vent, soit parce qu'il
est mûr.
Jalgite, bn. diarrhée.
Jalgite, v. jalgi.
Jalkî, v. jalgi.
Jan, jaten, g. b. 1. bn. man-
ger. Bere hilz jaten du, il se dédit.
P. Jan zaàarra, qui n'a pas mangé
depuis longtemps. P.
Janari, g. b. janhari, 1. bn.
aliment.
Janthurunz, mot d'O selon P.
Repas; de jan-othurunz.
Janiza, bn. faim canine.
Jale, 1. bn. mangeur; de janle,
avec élision de n devant l, v.
Essai, Ch. II. — Gibel jalea, dé-
tracteur, qui médit derrière le
dos. P.
Janari, v. jan.
Jangoiko, v. jaun.
Janhari, v. jan.
Janiza, v. jan.
Janthurunz, v. jan.
Jantzi, v. janzi.
Janzari, \>n. toupie.
Janzi, janzitzen et plus usité
jazten, g. jantzi, b. jaunizi t jaun-
sien, 1. jaunz, jaunzi, bn. vêtir, se
vêtir. A Guéthary ou prononce j
comme dj. v. la lettre /. — Egija-
ren koloriagaz bere guzurrak janzita,
b. ayant revêtu ses mensonges des
couleurs de la vérité.
Janzkai, jazkai, g. vêtement; du
thème janz et jaz-gai.
Jazleko, b. vêtement ; de jazte-ko.
Eraantzi, b. faire habiller; faire
prendre, donner, p. ex. une mala-
die, des habitudes, etc. Zabala,
Verbo viscaino p. 162.
Janzitze, v. janzi.
Janzkai, v. janzi.
Jar, v. jarri.
Jaramon, g. b. faire cas de,
faire attention. Ce nom verb. parait
être composé de jar-emon; mais
nous ignorons la signification de
jar. Bana Agudinek jaramon baga.
Moguel. Mais Augustin, sans en
faire cas (des prières de sa mère).
Zeren chakurrak ez jaramon egilen
dionari, g. parce que le chieu au-
quel on ne fait pas attention.
Jardirex, jardirexi, bn. ob-
tenir. Probablement de jardi-
etsi, quoique jardi ne se trouve
pas.
Jardun ou ari, jarduten, g.
224
yardun, ihardun, b. être occupé à.
C'est ainsi que Larrameudi et Lar-
tiizal citent ces noms verbaux, dont
le premier (jarduri) est connu en
g. et b. et le second (ari) en g. 1.
bu. Ils sont synonymes et ont,
d'après ces auteurs, la même con-
jugaison. La confusion saute aux
yeux et voici comment elle a pu
se produire. Rappelons d'abord que
y ou j (v. la lettre J), se prononce
quelquefois avec une nuance du d,
à peu près comme dia dans diable;
cette prononciation est si vague
qu'on croit encore y distinguer le
îï espagnol (gn fr. dans agneau);
nous avons dû faire redire à re-
prise les mots où ce son se trouve
(p. ex. jostalu), avant d'en saisir
la prononciation. Lardizabal paraît
avoir éprouvé le même embarras
et c'est pour cela qu'il écrit yardun
et ivardun, et Larrameudi s. v.
sacudir, iardausi (jardausi), ïhar-
rusi. En bise, bana est devenu
baya. — Si nous considérons main-
tenant la conjugaison de jardun,
nous trouverons qu'elle est compo-
sée du nom verbal et des termi-
naisons auxiliaires dut, duzu, du.
Ainsi diardut, diarduzu, diardu, etc.
je suis occupé à, etc. auraient pu
(ou dû?) s'écrire, yardut, yard a: u
yardu, et se décomposent en: yar-
dut, yar-dvzu, yar-du, etc. Far ou ar
est la racine qui a produit jarrl
(Jar -j- i, l'élément Normatif des adj.
verbaux; le r final est redoublé
puisqu'il est dur?) se mettre à (tra-
vailler). Irakurten jar d un uai:. g.
je suis occupé à lire. Lanean diar-
dut, g. je suis occupé ;\ travailler
(litt. dans le travail). On voit par
ces exemples que jardun se con-
jugue, pour ainsi dire, régulière-
ment {diardut) et aussi d'après le
mode périphrastique (jardun nui:).
Il est probable que la conjugaisou
diardut, etc. c'est-à-dire yar dut,
puisqu'elle est simple et complète,
a été la conjugaison primitive; plus
tard, quand sa véritable significa-
tion s'est perdue, par suite de l'or-
thographe, ou plutôt parce que l'écri-
ture n'en avait peut-être pas fixé
les formes, on y a accollé un se-
cond auxiliaire: jarduten naiz.
Depuis que nous avons écrit
l'article ari l, noub avons décou-
vert, croyons nous, comment^ar^u»
dérive de ari. Ari est l'adj. verb.
formé de la racine ar, au moyeu
de la voyelle i (cemme asi du as ;
esi do es; ichi de ich, etc.). Ari
dans les dial. basq. fr. est hari;
or h permute avec y, ainsi : sahetz =
sayetz; bohatu = buyatu; gihar =
giyarre. Le y qui provient de h de-
vient n, et c'est ainsi que^jyarest
devenu ginar. Ce dernier exemple
nous mootre clairement comme har
est devenu yar et puis inar, et
avec la terminaison yardun ou inar-
dun. La forme primitive a donc
été: har dut, puis yar dut; et le
y prononcé comme dj a donné diar
dut et finalemeut diardut. V. chin-
gar 1. pour ces différentes permu-
tations. Il semblerait que h pro-
Oôde de y et non pas // de >',
225
comme nous l'avons dit à la fin
de l'article ckingar; c'est-à-dire que
la filiation est h-y-n et non h-
//-//. La filiation complète est donc
g-d-h-y-h; par erreur g-à-d-n, à
l'article chingar 1. Le sou mouillé
de l'y (dj ou dia, diable) peut avoir
produit n. Jgar a donné eyhar,
eyar; mais inar n'existe pas, eyar
a donc précédé inar?
Jardute, v. jardun.
Jargi, v. jarri.
Jariete, v. jario.
Jarietze, v. jario.
Jario, jariotzen, g. l.jarion,
erion, b. (Lardizabal) couler. P.
cite jarietzea,jarieten, diffluere. Odol
jarielea, flux de sang, dissenterie.
Aujourd'hui l'adj. et le subst. verb.
ne sont plus connus en labourdin ;
cependant les formes fléchies sont
restées en usage: dariot, dariozu,
dario. Ce nom verb. a le prés, et
Timparf. de l'ind. réguliers. Ta al-
derdi guzietatik eziia dario. Lettre
de Lar. à Mend. Et de tous côtés
coule le miel. — Jario correspond
à „faire" dans la phrase suivante: kea
dario, g. b. 1. il fume. 11 est curieux
que eraunxi qui est synonyme de
jario (v. eraunsi), soit employé en
souletin pour „faire" dans toutes
sortes d'acceptions.
Jarion, jariotze, v. jario.
Jarki, g. inclination.
Jarkitujarkitzen, g. incliner, pen-
cher. Bàna Augustinek aita mundu-
tarragana jarJdtu. Moguel. Mais-
St. Augustin penchant vers un père
mondain.
Jarki tu, jarkitze, v. jarki.
Jarmota, 1. bonite ; esp. bonito;
espèce de truite; aussi connue sous
le nom de : petit thon, bien que ce
soit un poisson différent.
Jarraik, jarraiki, v. jarraitu.
Jarraitu, jarraitzen, g. b.
jarraik, jarraiki, jarraitzen, 1. bn.
garreilu, jarreiki, bn. suivre. Ce nom
verb. se conjugue des deux manières,
et perd le j dans la conjugaison ; il
régit le datif. Ta animo geyagogaz bere
egihizunari jarraituteko, b. Et pour
poursuivre ses occupations avec plus
de zèle. Niri darraitana ez dabilla
illumôean, 1. Jeau VIII. 12. Chou-
rio. Niri jarraitzen dirana ez da-
bil illumàetan, g. Echeverria. Ce-
lui qui me suit ne marchera pas
dans l'obscurité. Eta gendetze handi
iarreiqui cequion. Matt. IV. 25.
Test. Boch. Et de grandes troupes
de peuple le suivaient. Baina
eguiari garreiizalaric charitatere-
guin. Eph. IV. 15. Test. Roch.
Mais suivant la vérité avec la
charité.
Jarraiki, bn. diligent, qui suit
de près ses intérêts. Sal.
Jarraitze, v. jarraitu.
Jarri, jartzen, g. 1. jarri, ja-
sarri, b. jar, jarri, jartzen, bn. se
mettre, se mettre à (p. ex. travail-
ler), s'asseoir. Abran auzpez jarri.
g. Abraham se mit la face en terre.
Vrdain jartzea, se faire porcher.
P. Comp. jardun. Eta miraz iar-
riric haren repostaren gainean ichil
citecen. Luc. XX. 26. Test. Eoch.
Et étant étonnés de sa réponse il
15
226
se turent. Jésus itchelik ilkiric,iar
cedin Usas costa. Matt. XIII. 1.
Test. Roch. Et Jésus étant sorti
de la maison, s'assit près de la mer.
Jargi, bn. siège; de jar-gai.
Jartoki, 1. place, lieu où s'asseoir ;
de jar-tohi.
Jartoki, v. jarri.
Jartze, v. jarri.
Jasa, g. b. (jasa, b.) Ce mot
se trouve dans le composé euri-
jasa; mais nous ignorons ce qu'il
signifie.
Jasan, jasaten, ou jasaiten,
1. bn. porter, supporter. Qomyt.jaso.
Jasarri, 1. v. jarri.
Jasarri, 2. jasartzen, 1. frap-
per, battre; s'en prendre à quelqu'un.
Jasarri dio, il l'a battu. Uriari
jasarri dio ou erautsi dio, il a plu
à flabe, P. On pourrait comparer
à cette façon de parler l'expression
„pluie battante." — Jasarka era-
billea, traiter de coups. P.
Erazar, erazarri, bn. adresser des
reproches vifs; de erazo-jasarri?
Erazarri, bn. ondée.
Jasartze, v. jasarri.
Jaso, g. b. lever, monter. Jasan,
1. porter; — bn. porter, supporter.
Larramendi donne les deux formes
s. v. levantar, et il est probable
que ce sont des variantes du même
mot. C'est le seul exemple que
nous sachions, où an est pour o, ou
o pour an.
Jastatu, bn. goûter; du prov.
gostar. Jastatu se prononce géné-
ralement djastatu. V. la lettre /.
Jate, v. jan.
Jatorri, g. b. origine. Ce mot
est obscur. La terminaison paraît
être etorri, venu. Il est possible
que ce soit uue expression pléonas-
tique, jai-etorri, v. jayeratu.
Jatorrizko, originaire; dejatorri-
z-ko.
Jatorrizko, v. jatorri.
Jatzi, v. jetzi, s. v. jachi.
Jaube, v. jabe.
Jaugitea, 1. venir; syn. de
ethortzea. Biaugi. qu'il vienne. P
ne cite que le subst. verb. qui est
évidemment composé de jau-egitea ;
ainsi l'adj. verb. sera jaugin pour
jau-egin. Nous ignorons ce que
jau signifie. V. jayeratu.
Jauki, jaukiten, soûl. O. at-
taquer; — bn. reprocher. Eta sen-
harrac utzen duenarequin ezconcen
denac adulterio iauquiten du. Luc.
XVI. 18. Test. Roch. Et quiconque
prend celle qui a été répudiée par
son mari, commet adultère.
Jaukimendu, attaque, assaut. Dia-
bruaren jaukimetiduak, les assauts
du diable.
Jaukimendu, v. jauki.
Jaun, g. b. 1. bn. seigneur,
maître, monsieur. Ec/ieko jauna, le
maitre de la maison.
Jaungoiko, g. 1. jangoiko, b. con-
tracté en jainko, g. 1. jinko (j/inko)
bn. Dieu; probablement de jaun-
goi-ko, le seigneur d'en haut.
Jainkotasun, g. 1. jainkotarzun,
bn. divinité; de jainko-tasun.
Jainkoaizun, idole. O.
JainkozkOfl.jaungoikozko. b. divin ;
de jaungoiko-Z'ko, et àejainkoz-ko.
227
Jainkotiar, bn. qui aime Dieu. Sal.
Jainkoaren ollo, bn. papillou.
Jaungoiko, v. jaun.
Jaungoikozko, v. jaun.
Jaunste, v. jamëi.
Jauntzi, v. jmuL
Jaunz, jaunzi, v. janzi.
Jauregi, g. 1. palais. Selon
P. pour jaundegi ; v. legi. La mu-
tation de n en r est rare; cepen-
dant le nom verbal jauretsi donne
raison à P. Dans les proverbes d'O.
on trouve jauregi comme nom pro-
pre et aussi pour: gentilhomme.
Jaureste, v. jauretsi.
Jauretsi, jauresten, soûl.
mér. O. reconnaître quelqu'un pour
seigneur; dejaun-etsi; v. jauregi. —
Jainkoian bat huts jauretsak. Ne
reconnais qu'un seul Dieu.
Jausi, v. jachi.
Jauste, v. jausi, s. v. jachi.
Jautsapen, v. jachi.
Jautsi, v. jachi.
Jautskor, v. jausi, s. v. jachi.
Jauzi, 1. v. jausi, s. v. jachi.
Jauzi, 2, g. terme de jeu, dé-
passer, excéder, avoir plus de points
qu'il n'en faut.
Jauztekari, v. jausi, s. v. jachi.
Jauztiri, v. jausi, s. v. jachi.
Jax, bn. genêt; balai.
Jayegun, v. jaigura.
Jayera, g. inclination; àejay-
ra ; v. jayeratu. Jainkoak eman ez-
pazizun Jesusen biotzarekiko dezun
jayera hori. Lettre de Larr.à Mendib.
Si Dieu ne vous avait pas donné
pour le coeur de Jésus cette incli-
nation.
Jayeratu, jaiguratu, g. incli-
ner. Larramendi cite encore ayertu.
O. se sert de jaigura, envie de sor-
tir ou de s'assembler ; jai-gura.
Jai est donc sortir, s'assem-
bler et peut avoir donné le nom
verb. jaiguratu, incliner, qui est
„être porté à" et indique l'incli-
naison morale (inclination). La
signification primitive peut cepen-
dant être „sortir", (et se retrouve
peut-être dans jaugitea (jau-egitea)
que cite P. pour „venir") et nous
explique le nom verb. jayo, naître.
Jayeratu peut être formé comme
beaucoup de noms verb., avec le
suf ra, vers ; sortir ou aller vers =
incliner.
Jayo, jayotzen, g. b. 1. bn. naî-
tre. Jayo da, il est né. V. jayeratu.
Hura dençat lehen iayoa anhitz
anayeren artean. Rom. VIII. 28.
Test. Roch. Afin qu'il soit le premier-
né entre plusieurs frères.
Jayotza, g. b. jayo, 1. naissance.
Comp. aditza pour la forme de
jayotze. Jayoz geroztik, depuis la
naissance.
Jayotzako, jayotzazko, g. natif;
de jayotza-lo.
Jayoperri, g. nouveau-né; de
jayo-berri. Ikusi dituzute itioz bildots
jayoperriac ? Avez vous jamais vu
des agneaux nouveau-nés?
Jayoperri, v. jayo.
Jayotza, jayotzako, v. jayo.
Jayotzazko, v. jayo.
Jayotze, v. jayo.
Jaz, v. igaz.
Jazkai, v. janzi.
228
Jazojazoten, b. arriver. Baita
bere jazoten da, même aussi arrive-
t-il. . . Au berau jazoten da chakur
ta animalija guzliakin, Moguel. Ceci
arrive avec le chien et avec tous
les animaux. Esan tajazo. Moguel.
Aussitôt dit que fait.
Jazote, v. jazo.
Jazte, v. janzi.
JaztekO, v. janzi.
Jei, v. jai.
Jeik, jeiki, v. jaiJd.
Jeinha,jeinhatu, bn. soigner. Du
fr. génie, dout le lab. a fait jeinu
et le bn. jeinhu, deinhn, adresse.
Jeinhu, jeinu, v. jeinha.
Jende, bn. v. gende.
Jestu, bn. geste, aptitude.
Jetzi, jetzitze, v. jachi.
Jeux, v. jausi, s. v. jac/ii.
Jile, v. jin.
Jin, jiten, bn. venir.
Jile, bn. celui qui arrive; de
jin-le. avec élision de n devant l,
v. Essai, Ch. II.
Jillko. v. jaun.
Jite, v. jin.
Jo, jotzen, g. b. jo, joilen, 1.
bn. battre, frapper. Joz eta joz,
en frappant et refrappant. P. Oil-
larrak jo du, bu. le coq a chanté.
Le même auteur cite: Jozazu larrika,
percez la barrique; nous croyons
qu'il se trompe; percé est josi;
jozazu pour josi-ezazu. Burulik joa,
qui a chambres à louer, P. Ce
sera, comme en fr., avoir l'esprit
frappé.
Joka, 1. en se battant; dejo-ka.
Joaille, joaile, v. joan.
Joaite, v. joan.
Joan, joaten, g. b. juan,jua-
ten, b. bn. joan, joailen, 1. goan,
ou gan, gaten, 1. aller. Ce nom
verb. se conjugue des deux ma-
nières : noa, oa, doa etc. ou joaten
naiz. Je vais, tu vas, il va, etc.
En bise, joan donne au verbe qu'il
accompagne la signification d'un
verbe fréquentatif; si ce verbe est
neutre on emploie joan, s'il est
actif eroan. Etortzen noa, j'ai l'ha-
bitude de venir. Lardizabal se
trompe donc quand il donne oi,
comme infinitif des formes verbales
noa, oa, etc. Oi n'a rieu à faire
avec joan. Le verbe aller est em-
ployé comme une espèce d'auxi-
liaire aussi en italien; on dit,
„se va diceudo", pour „on dit". —
Ene semea esluzu gibela goan behar,
Chourio. Mon fils il ne faut pas
aller en arrière.
Joan jin, bn. voyage court et
prompt. M. Salaberry écrit ici yoan
et pour le nom verb. yuan.
Joaille, 1. joaile, bn. gaille, 1. celui
qui part; de joan et gan-ille, avec
élision de n devant l, v. Essai,
Ch. IL
Eroan, eruan, b. emporter, em-
mener; syn. du g. eraman ; de
erazo-joan, juan Eroan sert comme
auxiliaire des verbes actifs pour
leur donner la signification d'un
verbe fréquentatif.
Joate, v. joan.
Jobalta, bn. merrain.
Joite, v. jo.
Joka, v. jo.
229
Jokha, jokhatu, bn. s'aceou-
pler (dos oiseaux). Du prov. jogar,
jouer?
Jokari, bn. joueur, dejoko-ari, 4.
Joko, b. bn. jeu, du prov. joc.
Jolas, g. b. solàas, 1. zolas, bn.
Conversation, amusement; de l'esp.
solaz. Le mutation de s en j est
extrêmement rare; c'en est peut-
être le seul exemple.
Sola statu, solastat zen, 1. bn. con-
verser, discourir.
Solastiar, 1. discoureur.
Jondone, 1. saint; p. ex. Jon-
done Laurendi, St. Laurent. Pro-
bablement de Jaun-don, imité de
l'esp. senor don.
Jopo, 1. cerf.
Jori, 1. potelé, grassouillet.
Neslalo joria, fille potelée. Molza
joria, bourse pleine. P. Cette der-
nière acception nous donne proba-
blement la signification primitive,
d'où le verbe:
Joritu,jorutitzen,g.ahon d er; v .jori.
■Inritamn, g. abondance; de jou-
ta su n.
Joritasun, v. jori.
Jori tu, joritutze, v. jori.
Jorra, (jor?) g. b. 1. sarclure.
Jorrailla, b. le mois d'avril;
de jorra-illa. Selon P. le mois
de mars.
Jorrai, g. b. 1. sarcloir.
Jorratu, jorratzen, g. b. 1. bn.
sarcler.
Jorrai, v. jorra
Jorrailla, v. jorra.
Jorratu, jorratzen, v. jorra.
Josdura, v. jori.
Josi, jositzen, josten, g. b.
1. bn. coudre; — g. b. percer. —
1. attacher. Bere bi semek ganibitaz
josila, g. Ses deux fils l'ayant tué
avec le couteau.
Josdura, 1. bn. couture; de jos-
dura.
Jostalhari, 1. fll à coudre. P.
Lino jostalhari gaya. Lin bon à
faire du fil à coudre. P. Ce mot
est obscur. P. l'a peut-être com-
posé et ne s'est pas aperçu que
halgai est pour harri-gai ; v. ari 3.
Jositze, v. josi.
JûSTAKETAN, V. gOZO.
Jostalhari, v. jori.
JOSTATD, JOSTATZE, V. gOZO.
Joste, V. JOSÎ.
Jotze, v. jo.
Jotak, 1. bn. joyaux; habits de
noces et tout ce qu'il faut pour
les noces.
Juale, g. juare, b. sonnette. Pour
la permutation de l et /, v. itzul
et itzurbide, nabala, nabara. Haliko
de ari. Galeper de gari. Dejuan-le?
Juan, v. joan.
Juare, v. juale.
Juate, v. joan.
Jubé, bn. en silence. Peu usité.
Jumpa, 1. jumpha, bn. balançoire
faite de branches d'arbre. Comp.
l'angl. to jump, sauter.
Juntertu, bn. joindre.
Justakus, bn. habit. Ce sera la
corruption de justaucorps.
Juzkata, bn. ridiculiser quel-
qu'un. Comp. l'ail, juchs, farce,
plaisanterie. Peut-être du prov.
jausir, se réjouir; v. L. R.
K.
La lettre h remplace le groupe
qu et le c devant #, o, u, de l'an-
cienne orthographe. — Elle est la
caractéristique du pluriel, et du
nominatif agent.
Ka. Ce suffixe correspond à : à,
par. Il est plus eu usage dans les
dial. basq. fr. qu'en g. ou b. En
g. on dit plutôt zaldiz que zaldika,
à cheval. Soka, par des regards.
Chingilka jausten da, il saute à
cloche-pied. Ehnnka, par centaines.
Bakharka, un à un.
Kabale, bn. Nom s'appliquant
à tout animal domestique quadru-
pède. Sal.
Kabi, kafi, 1. cage. Pour la
mutation de b en f comp. ibeni =
ifini. Nous devons rectifier ici ce
que nous avons dit à l'article obi.
Kabi n'est pas basque et dérive du
prov. gavi ou de l'esp. gavia, cago.
Kabra, g. espèce de petite do-
rade. Eu lab. graba.
Kaclicta, bn. petite chaise d'en-
fants en usage chez les paysans.
Kaderi. g. le bas de la jambe.
Kadera, bn. chaise.
Kafi, v. kabi.
Kai 1. v. gai.
Kai 2. g. quai, môle;
Kaik, v. jaiki.
Kaiku, g. b. khotchu, bn. vase
dans lequel on trait les vaches.
Kaizu, bn. selon O. taille du
corps. Kaizuz doia, proportionné
de taille.
Kaka, bn. merde. KaJcein, chiêr;
de kaka-egin.
Kakamarto, 1. bn. hanneton
avec des cornes.
Kakaraz, g. gloussement de la
poule: esp cacarear, v. harraha.
Kako, bn. kralo, 1. crochet.
Comp. mako.
Kalaka, 1. bn. traquet ou cli-
quet de moulin.
Kalamo, 1. chanvre; de l'eep.
canamo. Pour la mutation de n en
l, v. lar.
Kalapio, bn. force réduite à
la faiblesse (?!) Sal. Syn. de gemen.
Kalapita gorrian, 1. en gran d e
fureur; p. ex. des marchandes de
poisson qui se disputent: k a lapit a
gorrian hari ziren.
Kalbar, v. halpar.
Kalema, galerna, 1. tempête. C'est
le prov. galerna, vent du nord-
ouest. Gai paraît être celtique;
231
comp. gale, angl.; orna, suffixe pro-
vençal; comp. bolerna, buerna, su-
berua; v. Diez, E. W. s. v. ga-
lerno.
Kali, kalitu, bu. tuer, (un rep-
tile). Sal.
Kalitcha, v. garichu.
Kalpar, g. halbar, b. sommet
de la tète. Comp. galyur et gar-
rondo. Kalpar = garbal avec hyper-
thèse de l et r.
Kaltarkitsu, v. halte.
Kalte, g. b. 1. bu. dommage,
tort, perte. Probablement de gai.
Kalteztu, kalleztutzen, g. haltelu,
b. nuire.
Kaltegarri, g. b. haltarhitsu, g.
nuisible; de halte-garri.
Kaltekor, bn. dangereux ; de hal-
te-hor.
Kaltegarri, v. halte.
Kaltekor, v. halte.
Kaltetu, v. halte.
Kalteztu, kalteztutze, v.
halte.
Kamara, v. gambara.
Kambor, 1. braise. Ikatz ham-
borra, brasier allumé.
Kampa, v. kampo.
Kampo, g. champ. Kampa, bn.
camp; de l'esp. campo.
Kampoan, g. b. kampo, bn. de-
hors. Le g. et b. de kampo-an,
comme aurre-an, etc.
Kampoan, v. hampo.
Kamustu, g. émousser.
Kan, syn. de tih. V. Larra-
mendi s. v. desde. Dans quel
dialecte ?
Kanabeka, g.l jonc; syu. de sesha.
De l'esp. caîia? Qu'est-ce que
bera ? •
Kaneta, bu. godet en métal
avec anse. Du fr. canette P
Kanibet, v. ganibet.
Kanti, 1. lieu proche. P. Appa-
remment du vieux fr. cant, coin,
angle. Ce mot se retrouve dans un
grand nombre de langues, dans
plusieurs acceptions différentes v.
Diez, E. W. 1. p. 109 et Dieffen-
bach, Orig. europ. p. 278.
Kanti, hanlilu, hantitzen, 1. bn.
se mouvoir, sortir de la place où
l'on était. Rappelle décamper.
Kantoi, g. hanloin, 1. canton,
quartier; — g. angle; du fr. et
de l'esp. canton qui dérive de
cant, vieux fr. Pour la chute de
Yn final, v. arrai 2.
Kantitu, v. hanti.
Kantitze, v. hanti.
Kantoi, v. hanti.
Kantoin, v. hanti.
Kapera, bn. chapelle ; du prov.
capella; r pour /, comp. borondate
de voluntad; charamella de cha-
lumeau.
Kapete, bn. bourrelet; du prov.
cap, tête.
Kapezkap, bn. tête-à-tête; du
prov. cap, tête, avec le sutf. z,
hapezhap.
Kara, 1. bn. aspect, allure; de
l'esp. cara, visage?
Kabakoil, 1. bn. escargot; esp.
caracol.
Karamitcha, v. harraka.
Karats, v. garratz.
Karatstu, v. garratz.
232
Karatze, w. garratz.
Karazko, bn. opportun, capa-
ble, propre à. Bada egun carazcoa
ethorri cenean. Marc. VI. 21. Test.
Boch. Mais un jour opportun étant
venu.
Kario, 1. kkario, bn. cher; de
l'esp. caro, cher.
Karkabu, b. disposition. Bur-
ruka ta makillakaak erakusten dabee
iontokeria, ta biotzeko karkabu zi-
tala, bana ez prestutasun ta valo-
rerik. Moguel p. 175. Les rixes
et les coups de bâton montrent
la folie et les dispositions du
coeur et non pas l'honnêteté et la
valeur.
Karkalla, v. karraka.
Karkallaz, v. karraka.
Karlo, 1. khardo, bn. chardon;
de l'esp. cardo. Pour la permuta-
tion de d et l, comp. edur as elur j
belar = bedar ; madarikatu de male-
dictus. Comme le chardon pique,
brûle, quand on le touche, nous
avions cru pouvoir rattacher karlo
à gar, ce qui est une erreur.
Karlo, s. v. gar est traduit par
charbon au lieu de chardon.
Khardabera, bn. plante qui res-
semble au chardon, mais qui pique
moins.
Karraka, bn. raclure. La ra-
cine, qui est probablement kar-
rak {kark), se retrouve dans plu-
sieurs mots, qui tous expriment
un bruit quelconque. Nous ne
pouvons les rattacher les uns aux
autres, et cependant il paraît cer-
tain qu'ils sont tous de la même
souche. Par exception nous vou-
drions donc indiquer la racine arya-
que (indogerm. Ursprache) kark,
krak, résonner, rire, grincer (tônen,
lachen, kràchzen) v. Fick, Indog.
Wb. 2 éd. p. 48. Dans l'état où
en sont nos connaissances de la
langue basque, il serait peut-être
prématuré de conclure à un em-
prunt fait par le basque à l'arya-
que, mais l'analogie est trop frap-
pante ici comme forme et comme
signification, pour pouvoir être at-
tribuée purement au hasard. —
Eta gucien karracaquin eguin içan
gara beçala oraindrano. 1. Cor. IV.
13. Test. Roch. Et nous sommes
faits comme la raclure de tous,
jusqu'à maintenant. Litt. comme
avec la raclure, etc.
Karrakatu, karrakatzen, bn. racler,
grincer. Hortz karrakatzea. P. Le
grincement des dents. M. Sal. écrit
kharrakatu.
Kakaraz, kukudatz, 1. kokoratz,
bn. gloussement de la poule. Cette
fois-ci, par exception, l'orthographe
guip. nous semble la plus cor-
recte, quant à la finale. Kaka-
raz, viendra du verbe kakaraztu,
comme ahar de ahartu. Le z
est le suffixe z, qui a formé
quelques noms verbaux et qui se
trouve souvent écrit par s; p. ex.
aizezlalu, de aize , keztatu de ke.
Kakara sera la transposition de
karaka ; comp. le se. karka, chant
du coq. Le lab. kukudatz (mieux
kukudaz, si notre observation est
juste) aura pour raciue l'aryaque
233
kuk ou kuku, la première, avec
la signification de crier, gémir, se
plaindre; la seconde ayant formé
les noms pour les cris d'auimaux,
comme le faisan et peut-être le
hibou ; v. Fick, Indog. Wb. p. 44.
Pour la permutation de r et d,
(kokoratz, kukudaiz,) v. egundaho.
KAurruka, bn. râle. L'aryaque
kruk, crier, grincer, v. Eick, Indog.
Wb. 50.
Khurrulla, bn. rouflement, v.
kurruka.
Karrazka, karraska, bu. bruit vio-
lent; p. ex. du tonnerre, d'un arbre
qui tombe, etc. Ce mot paraît être
la transposition de kakaraz.
Karranka, 1. bn. grincement d'un
charette mal graissée, ou tout autre
bruit de ce genre; comp. garranga.
Garranga, 1. chant de la poule;
comp. karranka. Nous ignorons
d'où vient le n. Il y a l'aryaque
krand ou kradati, résonner, ce qui
expliquerait le n; mais alors d'où
vient le k. L'introduction de v l'w
est peut- être d'origine basque, et
a causé dans le dial. lab. l'adou-
cissement de la gutturale le en g
(garranga pour karranka), k ne
pouvant suivre n, v. Essai, Ch. II
Le g n'est pas primitif, (la racine
étant kark) et n'est là que pour
empêcher la rencontre de n et k.
Comp. le mot koainta ; là le n est
introduit.
Karkalla, bn. éclat de rire. La ter-
minaison la est obscure. Karkallaz,
bn. riant aux éclats; de karkalla-z.
Karamitcha^ 1. égratignure. La
terminaison est obscure. Est ce un
diminutif de min, mal? ch paraît
rtnle diminutif; le nom verb. est
karamikatu. Ce mot est générale-
ment écrit avec un r, mais les
variantes en ont deux. Ce mot est
très remarquable; le bn. eu a la
variante zaramika ; et P. cite: ça-
ramicoa, çaramiteka, çarrapoa, et
les noms verb. çarrapocatzea et ça-
ramicatzea. La permutation des
gutturales k, g et de z est rare et
nous n'en trouvons que quelques
exemples: zapar "=z gapar ; iôozin
= iiogin; zirtoin = girloin. Cette
permutation nous permet donc de
réunir ici les mots qui semblent
avoir changé la gutturale primitive
en sibilante.
Zarrapo, 1. égratignure; écume.
P. Syn. de karamitcha. Z paraît
être pour k ; le terminaison est ob-
cure, ainsi que l'analogie entre
égratignure et écume. Comp. ce-
pendant l'aryaque krap, faire du
bruit/ se plaindre et être mouillé.
Fick, Indog. Wb. p. 49.
Zarrasta, 1. bn. bruit que fait
la toile quand on la déchire. Z
pour k, v. ci-dessus. Comp. karraska.
Zarrakatu, zarrakaizen, g. se fen-
dre. Z pour k; v. ci-dessus.
Zartatu, zartatzen, zartagin, g.
zarthatu, zarlhatzen, 1. se briser,
éclater, déchirer. Z pour k? v. ci-
dessus.
Zarzo, mot d'O. selon P. Pétil-
lement de la flamme; murmure
quand ou parle à voix basse. Au
plur. zarzoak, babil, caquet.
234
Karrakatu, karrakatze, v.
harraha.
Karranka, v. karraka.
Karraska, karraskatu, v.
IcarraJca.
Karraskatze, v. karraka,
Karreatze, 1. puiser. P.
Karri, garri, termiuaison des
adjectifs; v. e karri.
Karroin, kharroin, bn. glace.
Karsoil, v. garsoil.
Kartsu, kartsuki, v. gar.
Kartu, kartze, v. gar.
Karxu, karxuki, v. gar.
Karzu, v, gar.
Kaska, kakastd, l.bn. détériorer,
casser; de l'esp. cascar.
Kaskarabar, g. grêle, grêlon;
syn. de chingor, Comp. harrabar.
Katabu, g. gat/iabuta, 1. cer-
cueil ; esp. ataud, qui vient de l'a-
rabe; v. Dozy, Gloss. p. 214. Ga-
thabuta, de l'esp. ataud, avec pros-
thèse de la gutturale?
Katalo, bn. pendant, adj.
Katamorc, 1. bn. tambour de
basque; le tambourin.
Katamotz, g. tigre; de gâta;
mais nous ignorons ce que motz
peut signifier ici.
Katatzea, mot d'O. selon P.
Demeurer arrêté et pensif.
Katclio, bn. cor au pied.
Katibu, g. gathibu, l. captif; de
l'esp. cautivo.
Katd, g. gathu, 1. chat.
Kaiidola, bn. plainte, mur-
mure.
Kausera, bn. beignet.
Kausitu, kausitzen, 1. khau-
situ, bn. trouver. — bn. atteindre.
Gaitz da hobeagorik kausitzea. 11
est difficile d'en trouver de meil-
leur. P. Thiratu zuan tiroa bina ez
ninduen khausitu. Il m'avait tiré
un coup de feu, mais il ne m'at-
teignit point. Sal. La dernière ac-
ception sera prise du français.
Kaz, v. gaz.
Ke, g. b. 1. fumée. Kea dario,
g. b. 1. il fume. P. cite : kea saltzea,
vendre de la fumée. Nous ignorons
si cette expression est basque ou
française.
Ketsu, b. 1. enfumé, fumeux; de
ke-tsu.
Keztatu, keztatzen, 1. khestatu. bn.
enfumer. M. Sal. écrit kestatu avec
s; il serait mieux z; c'est le suf-
fixe z.
Kechadura, v. keja.
Kechatu, kechatze, v. keja.
Kecheria, v. keja.
Kechu, v. keja.
Kedar, g. b. khedarre, bn. kel-
der, 1. suie. M. Fabre (Guide de
la convers.) écrit kheldar.
Keinu, v. kenu.
Keisa, v. keja.
Keja, kejura, g. keisa, b. kechu,
1. plainte; esp. queja, plainte. Eta
senarrari beti espa eta kejuraka ze-
gokion. Lard. Et elle était toujours
à se plaindre à son mari.
Kecheria, 1. khechadura, bu. cha-
grin, inquiétude; — 1. empr<
ment; de kechu-eria et khechu-dura.
Hil kechua, 1. complainte sur la
mort de quelqu'un.
Kechu, 1. empressé, hâté. Khe-
235
chu, bn. inquiet. Kechua zare, vous
êtes bien pressé. P.
Kechatu, kechatzen, 1. s'empresser;
khechatu, bu. s'inquiéter.
Kejura, v. keja.
Kelder, v. kedar.
Kemegin, v. kemen.
Kemen, g. effort.
Kemendu, kementzen ; kemegin,
s'efforcer.
Kemendu, kementze, v,
kemen.
Kendu, kentzen, g. b. 1. bn.
k/ien, khendu, bn. ôter. Besteen
pekatvak ez du kenduko gnrea, g.
Le péché des autres n'ôtera pas
le notre. Sugeac kenduren dituzte.
Marc. XVI, 18. Test. Roch. Us
chasseront les serpents. La version
anglaise dit „take up" ramasser.
Keïiada, g. menace.
Kenu, g. b. keinu, 1. bn. kennu }
bn. Sal. (nn = iî); signe, geste; d e
Fesp. signo. Pour la permutation
de s ou z et k v. karamilcka,
s. v. karraka. Ecen keinuz aditzera
emaiten cerauen. Luc. I. 22. Test-
Roch. Car il le leur donnait à
entendre par signes.
Keria, terminaison qui forme
un grand nombre de substantifs>
v. eri.
Kereiz, v. gereiz.
Kesta, bn. poursuite; du pr.
questa.
Kestatu, rechercher.
Ketu, bn. quantité. Bihi keta
kandi bat. Une grande quantité
de grain.
Ketsu, g. ke.
Kezka, g. soin, solicitude, souci
Keztatu, keztatze, v. ke.
Khaddîna, bn. chaine; de l'esp.
cadena.
Khaduri, bn. pollen.
Khallu,bn. peau de porc tué. Sal.
Kii.vna, v. kana.
Khakabera, v. kana.
Khar, v. gar.
KharatS, v. garratz.
Kharax, kharaxtu, v. garratz.
Kharaxtarzun, v. garratz.
Kharba kharbatu, v. garba.
Kharbe, bn. autre, grotte.
Khardabera, v. karlo.
Khardo, v. karlo.
Khario, v. kario.
Kharmin, bu. M. Salaberry
traduit ce mot par: goût aigre;
adj. C'est subst. qu'il veut dire?
Il est probable que c'est un adj.
et qu'il faut le traduire par ; aigre.
Ce sera une locution pléonasti-
que, de gar-min. Min est aigre, au
figuré. Gar se rattachera à gar
flamme; alors; brûlant, âpre. Comp.
garratz.
Kharrakatu, v. karraka.
Kliarrika, bn. rue; chemin
bordé de clôtures.
Kharroin, v. karroin.
Kharxu, kharxuki, v. gar.
Kharzu, v. gar.
Khasu, bu. cas, circonstauce ;
attention, soiu.
Khasitu, v. kausitu.
Khe, v. ke.
Kheciia, v. keja.
Khechadura, v. keja.
Kiiechu, v. keja.
236
Khedarre, v. kedar.
Kheeta, bu. espèce de barrière
faite de branches d'arbre.
Khen, khendu, v. ken.
Khennu, v. kenu.
Kherementa.bn. gémissement.
Comp. kaoranka, garranga, s. v.
harraha.
Khestatu, v. ke.
Khinno, v. Uno.
Khodoin, bn. licou des bêtes
à cornes.
Khoi, v. koi.
Khondu, bn. compte.
Khorbe, bn. crèche, mangeoire
des boeufs.
Khoroa, v. koroa.
Khorotz, v. gorotz.
Khotcho, v. kotzo.
Khotchll, v. kaiku.
Khoxa, khoxatu, v. khoxu, 1.
Khoxu 1, bn. communication
d'une maladie.
Khoxatu, communiquer une ma-
ladie.
Khoxu, 2. bn. un peu.
Khulu, v. killo.
Khuma, bn. chevelure; crin qui
descend sur le front du cheval;
du prov. coma, chevelure.
Khunda, v. khonda.
Khundu, bn. presque. Khun-
duhil, presque mort.
Khurruka, bn.râle. V. karraka.
Khurulla, bn. ronflement. Ce
mot devra se rattacher, comme
khurruka, à karraka.
Khurubilatu,bn. vanner. Peut-
être formé de kurpil, roue, à cause
du mouvement circulaire.
Khtjrutza, ktturutze, v. kurutze.
Khurtu, v. gur.
Khujcha, v. hutcha.
Khuva, v. kuya.
Ki, 1. terminaison des adverbes;
très probablement pour kin, avec.
Pour la chute de n final, v. arrai
2. Ainsi aski, assez, est pour as-kin,
avec rassasiement; emeki, doucement,
pour eme-kin, avec douceur.
Ki, 2. v. gai.
Kichkil, v. kiskila.
Kide, 1 bn. ide, b. pareil, sem-
blable, égal. Le dial. g. ne possède
plus ce mot; il ne s'y retrouve
que dans les composas. — /.': ha-
karrik gazte idiak baita bere za<
Moguel. Non seulement l'égal des
jeunes, mais aussi des vieux. M.
Arrue, maître d'école à Zaraaz
(Guipuzcoa) rend cette phrase ainsi :
bere quideco gazteac ezecie, zarrac
ère. En bn. ou retrouve kide, sous
la forme hide: aurhide, consanguin ;
mais généralement c'est kide: aita~
kide, bakid, etc. Aurhide est même
le seul mot, que nous sachions, où
se trouve le h. Kide est donc une
exception, sous ce rapport, que le
le y paraît être primitif, puisque
le mot, pour lui-même, est kide.
Cependant, bien qu'une exception
soit admissible, il nous paraît qu'un
grand nombre de composés nous
prouvent que le k, dans les mots
composés, provient toujours d'un h
initial. Aurhide montre que hide
est connu ; il paraît vu outre plus
probable que le bise ait perdu h
initial que k initial. Kide en bas-
237
que, remplace le cum lat. et con
fr. dans les composés et D'en est
peut-être que l'imitatiou. On serait
tenté de rattacher kide à kin, avec.
Dans l'introduction ou trouvera un
paragraphe spécial sur la mutation
de h en t.
KikO, v. kin.
Kilikatu, kilikatzen, g. 1.
bu. k(t:ik(itu } bn. chatouiller — bn.
remuer le feu, provoquer à des
actes d'hostilités. Sal. Ce nom verb.
paraît être d'origine étraugère.
Comp. kitzeln, ail. Il y avait dans
l'ancien français (V. Littré, D.)
chatillier ou catillier, signifiant har-
celer. Cette même confusion paraît
bt en bn.
Kilikor, bn. kilikatsu, 1. chatouil-
leux ; de kilik-kor et kilika tsu.
La forme bn. ne nous semble pas
correcte; kor forme des adj. actifs
et non passifs.
Kilizadura, 1. chatouillement; de
kilika-dura ; avec mutation de k
en z, v. karraka.
Kilikatsu, v. kilikatu.
Kilikatze, v. kilikatu.
Kilikor, v. kilikatu.
Kilizadura, v. kilikatu.
Kjllo, 1. murkilla, 1. (i. a.), khulu,
bn. quenouille; de l'esp. quilla.
Kin, g. b. 1. bn. ki, bn. avec. Ce
suffixe régit le gén. sing. et le nom.
plur; v. Essai, p. 44, 45. Gizo-
narekin, avec l'homme. Gizonakin
(pour gizonak-kin) avec les hommes.
Hobe da bakeareki arraulsia eziez
àharrareki bilarrausia. Prov. 243.
d'O. Mieux vaut un oeuf avec
paix qu'un veau avec guerre.
Kiko, g. pour, à l'égard ; de kin-
ko avec élision de n devant k; v.
Essai, Ch. II. C'est la traduction
de l'esp. para co\\.,Jainkoak eman
ezpazizun Jesusen biolzarekiko dezun
jayera hori. Lett. de Larr. à Men-
diburu. Si Dieu ne vous avait donné
pour le coeur de Jésus cette in-
clination.
Kinka, bn. point tout près de
l'équilibre; disposition de doute
pour agir dans un sens ou dans
un autre. Sal.
Kino, 1. khinno (nn = n) bn.
Senteur (bonne ou mauvaise?) P.
Mauvaise odeur de la viande. Sal.
Kinze, g. b. bn. point, au jeu
de paume. Au figuré: kinze bat
eskas du, il lui manque un point,
c. a. d. il est fou.
Kirats, v. garratz. A l'article
garratz nous avons- dit qu'il restait
encore à trouver ce que gar, kar,
kir pouvaient signifier. Nous n'avons
presque jamais comparé le basque
au sanscrit; cela aurait été au des-
sus de nos forces et puis la publi-
cation de notre dictionnaire en
aurait encore été retardée; cepen-
dant nous voudrions seulement in-
diquer ici l'aryaque (Indog. Ur-
sprache) kar, brûler (gar, basq.
flamme); v. Pick, Indog. Wb. p. 33.
Brûlant peut exprimer „îtpre M au
goût; nous le disons en holl. bran-
derig; de là amer et aigre, la sig-
nification n'est pas bien fixée.
Kiratste, v. garratz.
Kir este, v. garratz.
238
KirestU, v. garratz.
Kiritll, kiritzen, ébranler une
chose qui tenait ferme. Mot d'O.
Selon P.
Kirten, g. b. girlain, girloin,
zirloin, 1. manche de couteau — g.
anse d'un pot. Pour la permutation
de z et k, v. karamitcha, s. v.
karraka.
Kiritze, v. kiritu.
Kiskaldu, kiskali, kiskalt-
ZGll, g- kiskildu, kiskiltzen, b. chich-
kaldu, chichkaildu, bn. brûler les
mets au lieu de les rôtir. — g.
au figuré: griller au soleil. Chn-
pildu, 1. griller. P. La terminaison
de kiskaldu sera pour ari-du, ce que
la variante kiskali parait indiquer
plus clairement. Pour la permutation
de r et l, v. arilla, s. v. ari 3.
Comp. aussi afaldu, bazkaldu, go-
saldu.
Kiskali, v. kiskaldu.
Kiskaltze, v, kiskaldu.
. Kiskila, selon O. chétif. P. le
traduit par : chiche, pauvre. Serait-
ce une corruption de chiche? Neska-
toa ez motila, ez aôeratsa, ez kiskila.
Il ne faut point prendre de servi-
teur ni de servaute, qui soient ou
riches ou trop chétifs. Prov. 333 d'O.
Kichkil, bn. terme de mépris
pour quelqu'un qui est très maigre
et chétif.
Kiskildu, v. kiskaldu.
Kiskiltze, v. kiskaldu.
Kisu, kisulabe, v. gisu.
KiSUStatU, v. guu.
Kitzika, kitzikatu, v.kilikalu.
Kizun. Cette terminaison dont
la forme est très obscure, se joint
au nom verb. et correspond à:
après avoir, après être. Etorkhim,
après être venu. Ikuskizun, après
avoir vu.
Klask, bn. adv. en avalant d'un
seul coup; se dit des animaux.
Klaska, bn. clochette que l'on
pend au cou des moutons. Comp.
le prov. clos et cloca, cloche. Le
groupe kl n'est pas basque.
Ko, v. go.
Koainta, bn. affaire désagréable,
engageant à la plainte. Sal. Selon
P. coeita, cuita, coaila, soin, an-
xiété. Il suivait encore une autre
acception, mais nous avons seule-
ment pu lire le premier mot ^affaire''.
De l'esp. cuita, peine, chagrin.
Koba, b. kuba, 1. kopa, 1. bu. de
l'esp. cuba et du prov. copa. En
b. et 1. cuve- Kopa en bu. est la
boîte dans laquelle les faucheurs
gardent la pierre à aiguiser ; en vieux
fr. cofnn. En lab. boîte en général ;
puis ventouse. Coffin dérive du lat.
cophinus, v. Littré, D. ; mais il
nous semble que kopa vient de
l'esp. cuba et non de coffin.
Kobla, bn. 1° morceau de bois
en forme de joug auquel on ac-
couple les bêtes à cornes. 2° strophe;
du prov. cobla.
Koburatu, bn. recouvrer; du prov.
cobrar.
Koburu, bn. bon-sens, action
prompte et scnsir.
Koduella, bn. groupe; du fr.
quadrille ?
Kofa, bn. vermoulu, creux, d'un
239
arbre. Ne serait-ce pas une variante
de koba, cuve, désignant arbre creux
et puis en général comme adjectif
creux? /'pour b, comp. ibeni—iji/ti.
Koi, 1. k/wi, bn. désireux.
Koipe, g. b. graisse.
Koipetsu, g. b. gras; de koipe-
tsu. Se dit au figuré de quelqu'un
qui dit des choses flatteuses.
Kofoin, bu. ruche d'abeilles du
prov. cofin, panier; v. L. R.
Koka, kokatu, 1. bu. s'accro-
cher. Kokaturik han dago, il demeure
là caché, il fait le renard. P.
Koko, bn. oeuf, dans le language
des enfants ; v. kokoratz, s. v. kar-
raka. »
Kokoma,bn.champignon blanc.
Saï. Selon P. potiron.
Kokoratz, v. kakaras, s. v.
karraka.
Kokoriko, g. 1. bn. accroupi.
Kokote, g. nuque.
Kokotz, g. b. okotz, b. menton.
Kokotz larriizea, se morguer. P.
Litt. se faire un gros menton. Le
seul exemple, que nous sachions,
de la chute du k initial; peut-
être aussi ide de kide.
Kolka, g. koloka, 1. koroka,bn.
gloussement de la poule. Pour la
permutation de r et l, v. lar. L'esp.
clueca du basque ; v. kakaraz, s. v.
karraka.
Kolko, gOlkO, g. b. \.golkho,
sein. En lab. surtout dans l'accep-
tion suivante : Golkoan sarlu ditu, il
les (p.ex. papiers) a mis dans son sein.
Kolpatu, bn. blesser; de Pesp.
golpear.
Komaj, bn. marraine; du prov.
comaire; v. L. R.
K»»mpai, bn. parrain; dfl prov.
compaire, compère; v. L. R.
Kondaira, g. histoire, conte ; kon-
dera,h\\. discours long et ennuyeux.
De l'infinitif prov. ou esp. contar.
Kondera, v. kondaira.
Koner, bn. diagonal.
Konkor, 1. kunkur, bn. zunkur,
P. (i. a.) bossu. Pour la permuta-
tion de z et k, v. karamitcha. La
terminaison sera kur, gur, courbé.
Kun pour kur? réduplication de
kur = très courbé, bossu. N pour
r, v. belhaun, inuntz. Selon M.
de Charencey kunkur, dériverait
de l'esp. corcova, ce qui nous pa-
raît être inadmissible.
Konnat, bn. (nn = n) beau-frère.
C'est le prov. cognât. M. Salaberry
cite même konnata, belle-soeur.
Kontu, b. syn. de ardura. Paraît
venir de l'esp. cuenta.
Kopa, v. koba.
Kopeta, g. 1. bn. front, bn.
visage; au fig. hardiesse. — b. les
longues tresses des femmes qui leur
pendent sur le dos.
Kor, v. gure, s. v. gur.
Korana, b, faux ; esp. guadaùa.
Le basque pourrait dériver de l'esp.
Pour la mutation de d en r, v.
egundano. Mais nous ignorons d'où
vient l'esp. Selon Covarruvias, cité
dans le Dict. de Tac. esp., guadana
viendrait de l'it. gundagno, gain;
ce qui est peu probable.
Korapilla, g. b. korapillo, kor-
ropilO) bu. (Sal.) noeud.
240
Korapillatu, korapillatzen, g. b.
1. bn. nouer.
Korapillo, v. korapilla.
Korde, g. b. signification, sens.
Kordoka, bn. branlant.
Kordokatu, Tcordokalzen, 1. bn.
ébranler.
Koroka, v. kolha.
Korduan, maroquin. P. Du nom
de la ville de Cordoue.
Korkoi, g. korokoin, 1. muble
(poisson); esp. corocou. Ce mot ne
se trouve ni dans le D. A. E. ni
dans le Dicc. Nation, de Domiuguez.
L'esp. du basque? Pour la chute
de n final, v. arrai 2.
Koroa, 1. khoroa, bn. couronne;
de l'esp. ou du prov. corona.
Koroka, v. kolka.
Korokoin,korokoîi, v. korkoi.
Korotz, v. gorotz.
Korpiera, bu. croupière. Me-
tathèse de r.
Korrale, bn. basse-cour. C'est
l'esp. corral; même signification.
Korropilo, v. korapilla.
Koska, g. 1. entaille, coche.
1/ origine de ooche est inconnue; v.
Littré\ D.
Koskalu, koskatzen, entailler.
Koskolla, 1. bu. scrotum ; syn
de ôanabilla. P. cite, sans les
traduire, ces deux mots au pluriel
alors ce ne serait pas „scrotum"
mais les testicules. La terminaison
de koskolla, sera le fr. couille
mais kos nous est inconnu. Comp
se. k ûlya, scrotum ; v. Fick, Indog
"Wb. p. 351. En fr. couille est
toujours employé pour testicule,
mais il paraît que le véritable sens
de couille est bourse, scrotum.
Kota, g. perche sur laquelle
dorment les poules.
Kotchea, bn. espèce de croix
de quarante cinq centimètres de
long, sur laquelle on place le fil
tiré du fuseau pour en former des
écheveaux.
Kotzat, v. tzat.
Kotzo, kotcho, bn. mâle, en
parlant des quadrupèdes, selon Sal.;
des bêtes de charges, selon. P.
Krinkiltzea, écosser des pois.
Kotor, bn. terrain en pente.
Kuarenta, bn. nombre de trois
points; terme de jeu de paume.
Kuku, kukutu, bn. couvrir;
syn. de estait.
Kukudatz, v. kakaraz, s. v.
karraka.
Kukula, bn. le sommet, d'un
arbre, d'une plante.
Kukumarua, bn. On nomme
ainsi le tato (la galette) dans le-
quel est pétri un morceau de fro-
mage en forme de boule.
Kukuso, g. 1. puce. En g.
plus généralement arkakuso.
Kukutu, v. kuku.
Kunkur, v. konkor.
Kupitu, kupitzen, g. s'a-
pitoyer.
Kupida, g. compassion.
Kupidagarri, g. digne de com-
passion ; de kupida-garri.
KUT, v. gnr.
Kuritxa, 1. bouillie sans lait. P.
Kurka, bn. grognement du porc,
quand il est content; v. k/iurruka,
241
s. v. karraka.
Kurpil, g. roue; de gur?
Kurrinka, b. bn. cri plaintif
du porc; v. karranka, s. v. karraka.
Kurruchka, bn. espèce de rai-
sin blauc sucré.
Kurruska, bn. gargouillement;
v. khurruka, s. v. karraka.
Kurtu, kurtze, v. gur.
Kurua, L terme de mépris.
Kuruchoa da, c'est un cancre. P.
Kurutze, g. b. gurutze, 1. khu-
rulze, bn. croix; de l'esp. cruz.
Kusku, bn. coque d'un oeuf.
Sal. Apparemment du prov. cos-
colha. Kusku, prononcé avec l'ar-
ticle huskua se rapproche encore
plus de coscolha, coquille, v. L.
R. Il semblerait plus correct d'é-
crire, huskua même sans l'article.
Kuzkatu, kuzkatzen, 1. chapeler
le pain. Mieux kuskatu.
Kuskula, bn. 1". cuscute, herbe
des prairies sèches, portant certains
fruits jaunâtres. Sal. Du fr. ou de
l'esp. cuscuta. 2°. Clonnette (?)
ronde à bouche rétrécie. Sal.'
Kutcha, v. hulclia.
Kutsatu, v. kulsu.
Kutsu 1. tache. Ethorrizko kut-
sua, tache d'origine. P. A en juger
par la forme kutsu serait un adjec-
tif; de ku ou kut-tsu. Larramendi
dans le supp. cite ukitz, saleté et
ukuzkatu, sali.
Kutsuzko, 1. contagieux, épidé-
mique? Kutsuzko eritasuna, maladie
qui se prend P.
Kutsutu, kutsatu, kutsutzen, g.
souiller. Inoren emaztearekin kut-
sutzea zein itsusidan. Lardizabal.
Combien il était laid de se souiller
avec la femme d'autrui.
Kuya, L. khuya. bn. citrouille.
Apparemment du fr. couille, mot
trivial pour testicule.
1G
L.
La, g. b. 1. bn. Suffixe qui cor-
respond à la conjonction „que."
AdUzen dut seguralua naizela (naiz-
la, avec e de liaison) badela [ba-da-
la) Jainko bat, eta ezin izan deitez-
îcela (deilezke-la) hainitz Jainko.
La Vieuxville. J'entends (par là)
que je suis certain qu'il est un
Dieu et qu'il ne peut y en avoir
plusieurs. Badakit nere lanaTc uts
andiaJc izango diluela. Lardizabal.
Je sais que mon travail aura de
grands défauts.
Lako, g. parceque, puisque, de
ce que ; de la-ko. Zuen artean cJdt
urria dalako. Lard. Puisqu'il (livre)
est très rare parmi vous.
Larik, g. 1. Ce suffixe est com-
posé de la-ik avec r euphonique.
Ik est uni aux adj. et subst. ver-
baux. Larik paraît être suffixe aux
formes fléchies du verbe, sans ajouter
à la signification de ik. Apaiz Lar-
reguik ère, orain irurogeita amar
urte diralarik. Lard. L'abbé Lar-
regui ayant maintenant soixante
dix ans. Predikazozue Ebanyelioa
mundu guziari, irakhasten dio-
zuelarik. La Vieuxville (Matt.
XXVIII. 19.) Prêchez l'évangile
à- tout le monde, leur enseignant.
Laarregi, v. larri.
Labain, g. laban, b. glissade;
du verbe labaindu, comme ahar de
ahartu? Si laban venait du prov.
labans, chute (v. L. B,.), le s ne
se serait probablement pas perdu.
Labandu, b. La forme g. serait
labaindu, mais ce nom verb. ne
parait pas en usage dans ce dialecte.
Labaindu, vient, croyons nous,
de lab-egin-du. Comp. l'aryaque rab,
ramb, (.Fick, Indog. Wb. 165) d'où
le lat. lâbi, labe-facio, etc.
Labainkeria, g. labankeria, b. sé-
duction. Eta munduaren labainkerien
gorroloa. Et la haine des séductions
du monde.
Labainkeria, v. labain.
Labaki, bn. pièce de terre,
aride ou nouvellement défrichée.
Labalde, v. labe.
Laban, v. labain.
Labana, g. b. nabala, 1. nabela,
bn. En g. b. 1. rasoir. Eu bn.
couteau. Le g. et b. labana, par
hyperthèse du lab. nabafa qui vient
de Tesp. nabaja, corruption du
lat. novacula. v. Diez. E. W. II.
p. 156.
243
Labandu, v. lobai».
Labankeria, v. lobait*.
Labarri, v. lobe.
Labazai, labazain, v. labe.
Labe, g. b. 1. bn. four.
Labekarri, 1. labarri, b. fournier ;
de labe-hari, et ari 4. Le // deveuu
Je, v. Essai, Ch. II, et le § sur la
permutation de h en &, dans l'in-
trod. Il serait plus correctd 'écrire
ce mot avec un seul r. Larramendi
ne donne que labazai, labazain (de
labe-zairi) qui sont peut-être du
dial. guip.
Labalde, g. b. 1. bn. fournée;
de labe-alde.
Labetegi, bn. fournil ; de labe-tegi.
Labekarri, v. lobe.
Labetegi, v. labe.
Labo, bn. myope. Comp. lauso.
Laboranza, v. laboralu.
LABORATU, LABORAT2EN, 1. bn.
labourer; du prov. laborar.
Laborari, 1. bn. laboureur; de
labor-ari 4.
Laboranza, 1. bn. labourage, agri-
culture; de l'esp. labranza, même
signification.
Labore, 1. bn. comestible. '
Laborari, v. laboralu.
Labore, v. laboralu.
Laborri, g. tremblement.
Labur, g. b. 1. bn. court. Bi-
zïtza labur onetan, g. dans cette
courte vie. Au fig. en lab. emporté,
^Tomipt.Gizonlaburra, homme colère.
Laburtu, laburtzen, g. b. 1. bu.
abréger, raccourcir.
Laburlusun, 1. brièveté ; de labur-
tasun.
Labttreki, 1. brièvement; — bn.
bientôt, sous peu.
Laburski, v. labur.
Laburtasun, v. labur.
Laburtu, laburtze, s. labur.
Lach, v. latz.
Lacho, laohokeria, v. laaai.
Lachotu, v. la mi.
Lachosko, v. lasai.
Lagun, g. b. 1. bn. compagnon.
Syn. de elkargun; gun paraît donc
être la terminaison et le mot sera
composé de la-gwn. M. Mahn, E. U.
p. 10. propose de faire dériver ce
mot de laya-dun, puisque le travail
avec le laya est fait par plusieurs
hommes à la fois.
Laguntaèun, g. b. aide ; de lagun-
lasun.
Laguntza, 1. lugunza, bn. com-
pagnie ; aide, secours. Subst verbal ;
v. adilza.
Laguntzalle, g. compagnon; de
lagun-tzalle. Ma lagtintzaUeak ema-
nïk, bere gauza guziakin bialdu zuen.
Lardiz. Et lui ayant donné (à Abra-
ham) des compagnons, il se mit
en route avec tous ses effets.
Laguntzaha, g. Eta Jaunari saJeri-
Jizioan esJeentzen zïtzayozlcan ab&te
ga/rbietatile, iru pareatu aldi, eta
bat bakarra edo laguntzaka. Lard.
Et il offrit en sacrifice au Seigneur,
d'entre les bêtes pures, trois fois
une paire, et un ù un. (?)
Lagundu, laguntzen, g. b. 1. ac-
compagner, aider.
Lagun egiti, g. b. 1. syn. de
lagundu.
Lagundu, laguntze, v. lagun.
244
Laguntasun, v. lagun.
Laguntza, laguntzaka, v.
lagun.
Laguntzalle, v. lagun.
Lagunza, v. lagun.
Lahar, v. lar.
Laido, 1. bn. déshonneur; igno-
minie, outrage; du prov. laid, ou
plutôt de Pane, esp. laido; fr.
laid.
Lainotsu, b. — ?
Laka, 1, lakha, bn, picotin.
Selon M. Salaberry une mesure
qui correspond au quart d'un dé-
calitre.
Laket, laketu, laketzen, 1.
bn. se plaire. Laketzen zait hemen,
je me plais ici, 1. Laket dut, j'en
suis content; syn. de atsegin dut. P.
Laket leku, 1. lieu de plaisir.
P. Laket paraît être un nom, soit
subst. soit adj. M. Salaberry dit
„se plaisant dans tel ou tel en-
droit;" ainsi un adjectif: content,
comme dans l'exemple de P. Mais
la forme de laket est très inusitée.
Bien que P. ne coupe jamais les
adj. verbaux aussi arbitrairement
que M. Salaberry (c'est peut-être
un usage admis) il est probable
que laket, laketu. est un adj. verb.
comme hant, àantu, (syncope de
handitu, handi-lu), lanth, lanlàu,
auquel le t de la terminaison se
trouve collé et fait croire qu'il
appartient au thème. Laket est
donc pour laketu qui sera lake-tu,
bien que lake ne se trouve pas
pour le moment.
Laketu, 2. b. laisser; syn. de
utzi, g. De l'esp. laxar, laisser;
ou encore de l'an. esp. lexar avec
transposition des voyelles. Jangoi-
kuak laketu deutsa. Moguel. Dieu
le laissa.
Lakha, lakhatu, bn. action
du meunier qui prend en nature
son droit pour la mouture. Sala-
berry. V. aussi laka.
Lakhanna, bn. (nn = n). Se-
lon M. Salaberry : „morceau ; ne
se dit que des morceaux extraits
du lin, de la laine, des cheveux,
du crin." Alors plutôt „touffe."
Liho lakkana, touffe de lin. Bilo
lakkdha, touffe, mèche, de cheveu.
Lakio, sac à mettre la pitance
du berger. Mot d'O. selon P.
Lakrio, bn. noeud coulant. Le
groupe kr n'est pas basque.
Lambide, v. lan.
Lambro, g. b. 1. lambo, lanho.
P. En g. et b. brouillard, brouée.
En 1. obscurité, nuage. Peut être
le mot brouée accompagné de l'ar-
ticle: la brouée. L'introduction
de m reste sans explication pour
le moment. L'origine de brouée
est inconnue, v. Littré D. Comp.
lano, 1.
Lamitia, 1. friand. P.
Lamparoinak, Selon P. dans
les dialectes basq. fr. farcin, et en
Espagne: écrouelles.
Lampkux, bu. emous
Lan, g. b. 1. bn. travail.
Lan egin, g. 1. travailler.
Landu-s landutzen, g. b. landu,
fantzen, 1. lanth, lanthu, lanlzen, bn.
cultiver, travailler la terre. Dégros-
245
sir, équarrir, du bois, de la pierre.
Langai, g. travail; de lan-gai.
Eslura larri onelan, bada, langai
onelara bildu ziran Principe gu-
ziak. Lardiz. p. 135. Dans cette
grande détresse, donc, tous les
princes qui étaient réunis pour ce
travail.
Langille, 1. langile, bn. travailleur,
ouvrier; de lan-egitte.
Lankide, 1. compagnon ; de lan-
Hde.
Lankhia (mieux langia), lanlhei,
bn. l'atelier; de lan-iegi.
Lanthei, v. ci-dessus.
Lambide, g. travail, action ; de
lan-bide. Adanek lambide gaizto ar-
tatik garbitii nayez. Lardiz. Adam
voulant se justifier de cette mau-
vaise action. Lambide onetan ogeita
amar urte igaro zitwzten. Lardiz.
Trente années se passèrent dans
ce travail.
Lanchurda, bn. v. lano 1.
Landa, 1. bn. terre labourable;
s vu. de alhor, selon Sal. et de elge,
soûl, selon P. Si le mot français
lande n'indiquait pas un terraiu
très aride, ou pourrait croire que
lande vint de landa. Lande, selon
M. Littré, est d'origine allemande;
selon M. Diez, d'origine bretonne ;
ce qui revient à dire qu'elle est
incertaine.
Landatu,landatzen, 1. bn. planter.
Ou serait tenté de croire que lan-
dalu vient de planter, après la chute
de p pour éviter le groupe pi.
Mais nous avons vu autre part
(v. l'iutrod. et la lettre J) que la
langue admet ces groupes dans les
mots étrangers.
Landara, b. landare, 1. bu. jeune
plante; sauvageon; bouture.
Landelge, bn. terre labourable
possédée en commuu.
Lanhaàeza, outil pour travail-
ler. P.
Landan, 1. excepté. Hartaz
landan. Excepté lui.
Landara, landare, v. landa.
Landatu, v, landa.
Landelge, v. landa.
Lander, 1. pauvre.
Landu, landutze, v. lan.
Langai, v. lan.
Langile, langille, v. lan.
Lanhabeza, v. lan.
Lanho, lanhostatu, v. lano.
Lankhia, v. lan
Lankide, v. lan.
Lano, 1. g. lanho, 1. bn. brouil-
lard, vapeur, nuage. P. traduit
lambroa et lanhoa par brouée; et
pour lambroa il donne la variante
lamboa. Est-ce que lambro serait
le même mot que lanho?
Lanchurda, 1. verglas, gelée blan-
che. En bu. bourrasque mêlée de
neige et de pluie. De lano-chwi-da?
le brouillard est blanc.
Lanhostatu, bn terme de blan-
chisseur; se dit de l'humidité qui
fait des taches sur la toile que l'on
blanchit; de lanho-z-talu.
Lano 2. g. 1. lanno, (un = iï)
bu. Eu g. paisible. Gizon lanua,
homme paisible. En 1. uui, planier,
comme dit P. Bide lanoa, chemin
planier. En bn. franc, sincère. De
246
l'esp. llano. Le son mouillé des 11
esp. a passé en bu. sur l'ii.
Lanoki) 1. bn. rondement, fran-
chement.
Lanoki, v. lano 2.
Lantesa, andeja, g. Ces deux
noms sont en usage à Zarauz pour
un poisson qu'on nomme en esp.
reche.
Lanth, lantlm, v. Un.
Lanthei, v. Un.
Lantzadera, bn. navette.
Lantze, v. Un.
Lanyer, bn. danger.
Lapa, g. b. 1. coquillage. Espèce
d'huitre. — 1. lie, marc de pomme
ou de raisin.
Lapasta, 1. tourné, [en parlant
du lait.
Laphitz, v. lapitz.
Lapiko, g. b. pot dans lequel
on fait le potage; syn. du iupin
ou eltze, lab.
Lapitz, 1. laphitz, bn. lieu pier-
reux. P. Roc au niveau de la terre,
de la rivière. Sal.
LapUT, g. b. voleur.
Lapurlu, Upurtzen, g. b. voler.
Lapurreta, g. b. vol. La termi-
naison est obscure.
Lapurreria, g. Upurrerîjaehu, b.
vol, volerie; de Upur-eria.
Lapurreta, v. Upur.
Lapurreria, lapurrerija-
chu, v. Upur.
Lapurta. Le Labour d. Lapur-
tarra, labourdin ; de Upurt-tarra.
Lapurtu, lapurtze, v.Upvr.
Lar, 1. g. Ukar, 1. bn. nahar,
bn. ronce, rosier sauvage. Pour la
permutation de l et n, comp. nar-
ni = Urru; untze = ultze ; lenengo =
lelengo.
Lar, 2. Dans les mots composés
lar est la contraction de Urre.
Laranja, 1. orange; de l'esp.
naranja. La mutation de n en l
s'était déjà faite dans les langues
romanes ; le port, a larauja. L'esp.
dérive de l'arabe narandj ; v. Dozy,
Gloss. Comp. cependant lar pour
la permutation de l et ».
Laratza, crémaillère.
Lar-azken, automne, P. i. a.
Lardai, bn. timon de voiture.
Larde, 1. craintif. Larde naiz,
j'ai peur.
Larderia, 1. appréhension ; de
larde-eria.
Larderiatu, bn. menacer, inspirer
de la crainte.
Larderia, larderiatu, v.
larde.
Larga, largatd, largatzen, g.
1. bn. laisser, laisser libre, de l'esp.
ou du prov. largar, lâcher, v. L. B.
Larme, v. Urru.
Laroloa, v. Urre.
Larrain, 1. plaine, vallée. Lar-
ran, b. l'endroit où Ton bat le
blé.
Larran, v. Urram.
Larre, g. b. pâturage dans la
montagne. — 1. bn. pâturage non
cultivé.
Lar-aranza ckuria, 1. aubépine.
P. Ce sera l'aubépine blanche.
Lar-oloa, 1. aubépine. 1*.
Larre ckoria, 1. alouette. P. Un
bise, scarabée.
247
Larregizon, 1. homme champAtn.
Larrepothe, 1. chèvre des champs;
cigale, sauterelle. Nous ignorons
comment ce mot est compose. La
terminaison est peut être pour
a/pote. Apo, apoée est employé dans
des acceptions très-différentes. Apo
chez P. signifie: crapaud, verrat;
apo belatza, butor (oiseau); litt.
crapaud noir.
Larresu, 1. feu follet. P. Larre-su.
Larrirakaslun, 1. pédant de vil-
lage; de larre-irakastun.
Larregizon, v. larre.
Larrepothe, v. larre.
Larresu, v. larre.
Larri, g. b. 1. bu. grand, gros,
épais. Euskaldun erri larrietan.
Lettre de Larr. à Mendiburu. Dans
le grand pays basque. Diru larria,
grosse pièce de monnaie. — g. 1.
effrayé, angoissé. Larririk nago nola
eginen dudan. Je suis effrayé com-
ment je ferai. P.
Laaregi, b. trop; syn. degegegi.
Au guztyau dator lurreko ta gor-
putzeko gauzei laarregi begiratu.
Moguel. Tout ceci vient de trop
considérer les choses de la terre
et du corps. De larri-egi.
Larritu, larritzen, g. 1. s'affliger ;
s'effrayer.
Larritu, larritze, v. larri.
Larril, g. 1. bn. narru, b. peau,
cuir. Pour la permutation de l et
n, v. lar. Esku larruak, gants. P.
Larme, g. peau, épiderme; de
larru-me.
Larru ou narru-gorri, g. b. nu.
Comp. èillusgorri.
LarmCu, larrulzen, 1. bn. écorcher.
Larru apainlzaille, 1. corroyeur.
Apaintzaille, de apain-tzalle.
Larrutu, larrutze, v. larru.
Larumbata, g. 1. bn. samedi.
Selon Astarloa (Apol. p. 327) larum-
bata est pour lauren data, „une
des quatre," époques lunaires. Il
est vrai qu'on ne fait pas encore
trop violence au mot en l'écrivaut
de la sorte ,- mais on ne peut jamais
se fier aux étymologies de ces
auteurs qui arrangent parfois les
mots pour leur faire dire ce qu'ils
veulent.
Lasa, 1. poutre.
Lasai, g. lacko, 1. mou, lâche;
de l'esp. laso. Bana bere astura
lasai gaistoakgatik. Mais à cause
de ses moeurs relâchées.
Laze, bn. lâche, qui ne serre
point.
Lazo, laeho, bn. négligent.
Lachokeria, bn. négligence; de
lacho-keria.
Lazoki, bn. adv. lachosko, adv.
diminutif.
Lazalu, lachotu, bn. négliger.
Lasaroa, g. b. 1. le dimanche
de la passion.
Lastan, 1. maîtresse ou serviteur
(amant?) en fait d'amour. P. En
g. lastan ou lazlan, baiser, subst.
Laste, v. latz.
Laster, 1. bn. course; — g.
b. 1. bn. vite, promptement. Aha-
lik laslerrena, le plus vite possible.
Laslerka, g. b. 1. bn. à la hâte ;
de lasler-ka.
Lasterkari_ bn. coureur ; de laster-
248
kari pour hari, v. ari 4. K pour
h, v. Essai, Ch. II. et l'introduc-
tion, p. 8.
Lasterka, v. laster.
Lasterkari, v. laster.
Lastima, g. b. bn. douleur, re-
gret. En g. et b. lastima est em-
ployé comme l'esp. lastima. Las-
tima da, g. b. c'est dommage; esp.
lastima es.
Lasto, g. 1. bn. paille.
Latch, 1. v. latz.
Latch, 2. bn. plante toujours
verte, à épines, qui croit au milieu
des rochers. De latz?
Latste, latstu, v. latz.
Latz, g. b. 1. bn. âpre, aigre,
acerbe, rude (pas lisse).
Latch, bn. diminutif de latz.
Latztasnn, b. apreté; de latz-
tasuna.
Latzdura, bn. apreté au toucher,
peur légère; de latz- dur a.
Latztatu, bn. lalstu } latsten ou
lasten, 1. s'effrayer, se hérisser. P.
Buruko illeak latsten zait. Les che-
veux de la tête (me) se hérissent.
P. Peut-être avons nous ici la
signification primitive de latz, c. a.
d. droit, debout, et au figuré:
rude, âpre, etc. — Burhoak lasten
du buruko illeak. Le blasphème fait
hérisser les cheveux. Lastu naiz.
Je me suis effrayé.
Latzgarri, bn. effrayant; de latz~
garri.
Latzdura, v. latz.
Latzgarri, v. latz.
Latztasun, v. latz.
Latztatu, v. latz.
Lau, g. b. laur, 1. bn. quatre.
Lan ou laurgarren, quatrième.
Laurden, g. 1. bn. laurren, b.
quart. Probablement le génitif de
laur, et le d pour r, comp. egun-
dano. Ce génitif exprime ici un
superlatif; les nombres ordinaux
dans plusieurs langues, sont rendus
par un superlatif (v. atzen, lehen,
garren). Le mot qui indique la
fraction d'un nombre n'est pas
toujours distinct du nombre ordi-
nal; ainsi „cinquième" exprime les
deux; la forme d'un superlatif peut
donc avoir servi à exprimer l'un
et l'autre.
Laurdeneko mina, fièvre quarte. P.
Laur mugak, les quatre temps.
Laugarren, v. lau.
Laur, laurden, v. lau.
Laurgarren, v. lau.
Lausengatu, 1. bn. flatter; du
prov. lauzeugar, flatter; v. L. R.
LauS0,g. bn. myope — 1. louche ;
de l'anc. esp. lusco ? P. fait suivre
comme syn. okilla, nord-est. Comme
le nord est indiqué par gauche et
non pas par louche (v. ezker et
eskela), il faut que les idées de
louche et de gauche se soient telle-
ment identifiées que lauso, louche,
qui n'a jamais signifié gauche, ait
été employé pour indiquer nord
Larr. s'en sert au figuré pour aveugle-
ment; v. l'ex. s. v. lilluramendu.
Lautu, lautzen, g. aplanir.
Lauza, leuza, bn. lavasse, pierre
platte. Du prov. lausa, roche.
Laya, 1. g. b. instrument ara-
toire, espèce de bêche à deux dents ;
249
de là le verbe layalu, et le subst.
layari (laya-ari 4), celui qui fait
ce travail.
Laya, 2. 1. bu. branche de vigue.
Laxa, laxatu, bn. frapper le
linge contre une planche ou une
pierre pour le blanchir.
Jiarri, bn. pierre ou planche
destinée ;\ cet usage, v. laxa. De
laxa-honi.
Laxari, bn. laveuse ; de laxa-arii.
Laxaharri, v. laxa.
Laxari, v. laxa.
Laxun, bu. chaux.
Laza, lazatu, v. lasai.
Lazakkria, v. lasai.
Lazo, 1. g. b. piège; esp. lazo.
Lazo, 2. v. lasai.
Laztan, v. lastan.
Lazun, g. muble. A St. Sébas-
tien on dit korkoi.
Le. Suffixe, syncope de zale ou
gale.
Lebrosta, bn. levraut. Du fr.
levraut avec mutation de v en b;
v. legami.
Legamt, g. lemami, 1. levain ; du
prov. levain. Pour la mutation de
v en m, comp. mendekatu de vin-
dicare, mentura de ventura, magina
de vagiua, eic. Pour celle de v en
g: maillegatu. Comme b est v, on
pourrait citer les exemples de per-
mutation de b et g : nabusi = na-
gusi; barbantzu = garbantzu, etc.
Legar, g. 1. bn. gravier.
Legatz, g. b. 1. merlus, mer-
luche; esp. merluza.
Lege, g. 1. bn. loi. De l'osp. ley.
G pour y, comp. bago de haya.
I.i'gez, b. comme; de lege-z ; comme
arauz, selon, de arau-z. Legez est
quelquefois contracté en lez.
Legez, v. lege.
Legor, v. leor.
Legun, v. lenn.
Legundu, legxmtze, v. Unn.
Lehembizi, v. len.
Lehen, v. len.
Lehenago, v. len.
Lehenbizi, lehenbiziko, v.
len.
Lehenbizian, v. len.
Lehenbizirik, lehenbiziko-
rik, v. len.
Lehendanik, v. len.
Lehenik, v. len.
Lehenkusina, v. gusu.
Leher, 1. pin. V. aussi 1er.
Lehergarri, v. 1er.
Lehertu, leher tze, v. 1er.
Lehia, v. leya.
Lehiatuki, v. leya.
Lehotn, 1. bn. lion.
Leiho, v. leyo.
Leihor, v. leor.
Leihotcho, v. leyo.
LeinhUTU, 1. rayon. De lenu,
ligne?
Leinu, v. lenu.
Lei, leitu, leitzen, 1. bn. lire.
Du prov. legir. Pour la chute de
g, comp. ein = egin ; leun = legun;
irazi — iragazi.
Leize, g. leze, 1. leiz, b. abîme,
antre, caverne. Jlortul'otzatham
egitetik molderik gabeko leze il h un
bat bezala. Larregui. Pour cela
ayant commencé sans aucune forme,
comme uu abîme obscur.
250
Leka, g. b. bourgeon. — bn.
gousse, de fève, etc.
Lekariyaa, g. syn. de mi n ri .
Lokat, 1. sauf, hormis; syn.de
landan. Le t fiual de lekat, appar-
tiendra comme le t dans laket, à
la terminaison.
Lekatn, lekatzen, excepter. Nihor
leJcatu gabe } sans en excepter aucun.
Le nom verb. est donc leka ; mais
jusqu'à présent nous ne l'avons
pas trouvé. Il paraîtrait que lek
ou leka signifie „hors" ou „dehors,"
ce mot se retrouve dans lekora,
que P. traduit par: hors, excepté,
hormis. Lekat, lekora, landan sont
synonymes. Handik lekora, hors de
là, après cela. Jairikoaz lekora eztut
zu bezain maiterik. Après Dieu je
n'aime personne autant que vous.
Zutaz lekorean. Hormis chez vous.
Lekorean etzatea. Coucher dehors.
Lekua, 1. lieue; du prov. légua ;
v. L. R.
Lektj, g. b. bn. lekhu, bn. lieu,
endroit; comp. prov. loc, luec; et
l'esp-. luego. La ressemblance avec
le lat. locus est plus grande, mais
en général il est bien rare que le
basque emprunte directement au
latin; et puis ce qui semble déci-
der la question c'est le s final de
locus, qui se serait conservé. —
Bera etkorteco cen hiri eta leku
gucielara. Luc. X. 1. Test. Roch.
Dans toutes les villes et tous les
lieux où il devait aller.
Lekora, v. lekat.
Lela, loloa, g. insipide, stu-
pide. Lelo, 1. refrain, esp. lelo, qui
vient du basque. M. Mahn (Btym.
Unt. p. 58) trouve l'explication de
ce mot dans uue ancienne poésie,
(publiée par Humboldt, Bericht.
uud Zuziitze, p. 86) dans laquelle
un certain Lelo (le mari), est tué
par Tota (la femme) et son amant
Zara. Les meurtriers furent bannis
et le peuple ordonna qu'au com-
mencement de chaque poésie ou
de chaque chanson, le nom de Lelo
serait mentionné. De là le lab.
„refrain;" mais aussi, puisque ce
nom a été répété si souvent, l'ac-
ception de : insipide, stupide. Hum-
boldt cite un dicton basque: betiko
leloa, éteruel lelo. Geroa <il/<
ren leloa. A demain est du fainéant
le refrain. Prov. 189. O.
Lelikota, lerikota, 1. pois
chiche.
Lelo, v. lela.
Lema, g. 1. gouvernail.
Lemari, lemazain, g. lemako, 1.
timonier; de lema-arik; lema~zaim
et ko.
Lemako, v. Uma.
Lemami, v. legami.
Lemari, v. lema.
Lemazain, v. lema.
Lembaitlen, v. len.
Lembizi, lenibiziko, v. Un.
Len, g. b. lehen, 1. bn. En g.
et b. avant. En 1. et bu. avant,
premier. La forme de ce mot nous
avait induit à dire (s. v. garren)
que c'est un superlatif. Aous croyons
cependant plutôt que len est le
thème, avec la signification de
„avaut" ou peut-être plus corrt
251
meut, de „tôt," puisque avant ex-
prime déjà uu comparatif. Le com-
paratif de len est lenago, plus tôt =
avant ; le superlatif (c. à. d. le géni-
tif) est lenea, que l'on ne retrouve
qu'avec le suffixe go, qui eu fait uu
adjectif lenengo, le premier = le plus
tôt. Il est encore possible que ce
lenen, soit une variante de lehen,
à cause de la permutation de h et
», v. liho, et dans ce cas lehen
serait un superlatif; mais il ne serait
pas prudent d'en tirer une conclu-
sion définitive, puisqu'à eu juger
par quelques dérivés, len indique-
rait déjà par lui-même, un com-
paratif, p. ex lengo, lehengo, d'autre-
fois ; litt. de avant ; ou faudrait-il
voir dans lengo la forme syncopée
de lenago, lehenago? Hura deuçat
lehen iayoa anhUz anayeren arlean.
Rom. VIII. 28. Test. Roch. Afin
qu'il soit le premier-né entre plu-
sieurs frères. Bano len ou lenago,
g. baino lehen, 1. avant que, plu-
tôt que.
Lengo, g. leengo, b. lehengo, lehe-
neko, 1. (ko pour go avec e de liaison
puisque k ne peut suivre»; v. Es-
sai, Ch. II.). D'auparavant, d'autre-
fois; de len-go, de avant. Y. len.
Agar itzuli zan eta lengo arrokeriak
utzita. Lardiz. Agar revint ayaut
laissé son orgueil d'autrefois. Et-
zara lehenekoa. Vous n'êtes pas celui
d'autrefois.
Lenago, g. leenago, b. lehenago,
1. bn. auparavant, avant, plus tôt;
de lena-go, comparatif de len. Chez
Larramendi len et lenago sont sy-
nonymes; alors comme en ail. vor-
dere, qui est un comparatif et qui
signifie le premier, celui de devant.
Lenagoko, g. lehenago/co, 1. bu.
d'auparavant; de lenago-ko. Lena-
goko aldarean Jaunari ofendra ber-
riak egin ziozkan. Lardiz. Il fit de
nouvelles offrandes à Dieu sur l'au-
tel d'autrefois. Lehen agokophilosopho
batzuek erran zulen. Ax. p. 38. a.
éd. Plusieurs philosophes d'autre-
fois ont dit.
Lenengo, g. lelengo, lehengo, b.
premier. Lenengo irakwrhaya, le
premier chapitre. De lenen-go. Lenen,
gén. de len; v. len. Pour la mu-
tation de n en l, v. narru — larru;
nahar = lahar ; untze = ullze. Ar-
gatik Abrani aimbeste espa agertu
ziozkan, Sarai emaztea zuela, lenen-
gotik esan etziolako. Lardiz. Pour
cela la plainte parut claire à Abra-
ham d'autant que Sara était sa
femme, ce qu'il n'avait pas dit
auparavant. En ail. zuvor; holl.
van te voren.
Lembizi, lembiziko, lendabizi, len-
dabiziko, g. lehenbizi, lehenbiziko, 1.
bn. premier. Pour expliquer ce mot
composé nous n'avons rien à offrir
qu'une hypothèse peut-être risquée.
Lembizi pourrait être pour len-biz
(qu'il) soit devant ; auquel est suf-
fixe le i qui forme les adj. verbaux,
lemùizi, qui a formé plus tard la
phrase lembizi da, il est celui de
devant; cette locution peut avoir
été intervertie et avoir donné len-
dabizi. — Toutes ces formes diffé-
rentes pour exprimer „premier"
252
semblent indiquer que le besoin
s'est fait sentir de renforcer la
signification primitive. Lehen{=-leri),
lenengo, lembizi, lembiziko, premier,
paraissent être parfaitement syno-
nymes. — Lembiziko odol-isurtze
au egin. Lard. La première effusion
de sang (meurtre) étant faite. Lem-
biziko gizonak. Les premiers hommes.
Lehenbizian, l.au commencement;
de lehenbizia-n.
Lehenik, 1. bn. premièrement; de
lehen-ik. Eta hain da zuhur lehenik
hozitu behar duen burulik hasten
baitzaika bihiari. Ax. p. 36. a. éd.
16. n. éd. Et elle (fourmi) est si
économe qu'elle commence à enta-
mer le grain par le bout qui doit
germer le premier.
Lehenbizirik ; lehenbizikorik, 1. syn.
de lehenik. La terminaison est ik
avec r euph.
Lendanik, g. lehendanik, bn. an-
térieurement ; de lendanik.
Lembaitlen, aussi séparé len-bait-
len, g. d'autant plus vite. La con-
struction de la phrase est peut-être
imitée de l'espagnol: antes cou antes.
Dirudienez mundua berriro gendez
lembaitlen betetzeagatik. Lard. Ap-
paremment pour remplir d'autant
plus vite le monde d'hommes.
Lehen bai lehen, lehen baino lehen,
1. tout au plustôt. P.
Lenendu, lenentzen, g. précéder
Lengusu, v. gusu.
Leîiargi, g. noblesse.
Lenago, v. len.
Lehargi, v. len.
Lenbaitlen, v. len.
Lendabizi, lendabiziko, v.
len.
Lendanik, v. len.
Lenen, v. len.
Lenendu, v. len.
Lenengo, v. len.
Lenenkiro, v. len.
Lenentze, v. len.
Lengusu, v. gusu.
Lenargi, v. len.
Lenu, g. leinu, 1. lignage.
Leor, g lior, b. leihor, 1. bn.
Dans les dialogues publiés par le
P Ce Bonaparte se trouve legor, g.
En g. et b. sec. Eu 1. et bn. terre,
terre ferme, par opposition à mer.
Il semblerait que leor a dû d'abord
signifier sec et puis terre =r le sec,
leihorra. Gor ou kor, dans le sens
de sec se retrouve dans elkor, agor,
idor; cette ressemblance ne sera
pas fortuite. Il est probable que
legor est le même mot que elkor
avec méthathèse de e. heddeidor
peut être pour g, comp. bida = biga ;
dupela = gupela, etc. — ltsasoz edo
leihorrez, 1. par mer ou par terre.
Leortn, leortzen, g. sécher.
Leorpe, g. cabane pour le bétail ;
de leor-pe.
Leorpe, v. leor.
Leortu, leortze, v. leor.
Lepazur, v. lepo.
Lepho, v. lepo.
Lepo, g. 1. lepho, bn. cou. Iba-
nelaren lephoan harrabots bat agertzen
du. Chant d'Altabiscar. Au col d'iba-
gneta un bruit se fait euteudre.
Lepazur, b. nuque du cou; de
lepo-azur.
253
Lepa cherloa, 1. syn. de lepazur.
Ler, g. leher, 1. bu. Ce radical
ne se retrouve que dans les noms
verbaux : lerregin ou lertu, lertzen,
g. leher, lehertu, leherlzen, 1. bu.
crever, écraser. Emakumeak burua
lertuko ziola, g. Que la femme lui
(au serpent) écrasera la tête. Isiz
leher egitea. Crever de dépit. P.
LeJier dezagizula. Qu'il te fasse
crever, puisses tu crever. P.
Lehergarri, bn. capable de faire
crever (de rire) ; de leher-garri.
Lerde, g. bave.
Lerden, 1. bn. droit de corps;
élaucé, svelte; syn. selon P. de
lin do, lirain. Gizon ederra, lindoa,
chuta. P.
Lerdo, 1. vers de terre, achée;
vieux mot pour appât pour la pêche
à la ligne.
Lerin, bn. très- mûr.
Ler indu, mûrir.
Lerra, lerratu. lerratzen,
1. bn. glisser; syn. de legundu.
Lerzo, 1. bn. trace de malpro-
preté, d'un liquide sur un vase, etc.
Lerratze, v. lerra.
Lerro, g. L bn. rang, rangée,
ligne; syn. en bn. de herroka.
Lerroan doaz. Ils vont en rang. P.
Lerroka, 1. par ligne; de lerro-ka.
Lersun, L lexon, bn. grue.
Lertsun, g. aulne.
Lertu, lertze, v. 1er.
Lerzo, v. lerra.
Lesuin, v. pesuin.
Letagin, g. lelhagin, 1. letain,
bn. dent canine; de let-agin, 2.
mais qu'est-ce que let?
Letain, v. letagin.
Lethagin, v. letagin.
Leun, g. 1. legun, L bn. glissant,
doux. Esku legunak, mains douces.
P. Bide leguna. Chemiu glissant.
Legundu, legunlzen, 1. glisser ; —
bn. rendre lisse, polir.
Leuza, v. lauza.
Lexon, v. lersun.
Leya, g. lia, b. lehia, 1. bn.
En g. et b. émulation, ardeur. En
1. et bn. hâte, empressement. Lia
ez dauka. Il n'a pas de zèle, d'ar-
deur. Leya du nom verb leyatu,
comme ahar de ahartu? et leyatu
peut-être de len, premier. Le n
de len paraît se perdre dans quel-
ques composés. Nous ignorons si
les mots suivants sont en usage,
mais Larramendi cite: lekin, premier-
né; leizalia, primitif. Dans lekin,
il est vrai, le n devait tomber à
cause du k, v. Essai, Ch. II. (cepen-
dant il y a des exceptions comme
à toutes règles, p. exjainko). Mais
dans leizalia, le n aurait pu rester ;
il a donc été élidé sans nécessité,
ce qui peut avoir été le cas pour
leiatu, leyatu qui serait alors pour
lenalu, (qui n'existe pas) et qui
rendrait bien l'idée de s'efforcer,
se hâter ; c. a. d. être le premier. —
Lehia handiak hainitzelan kalle da-
karke. La trop grande diligence
est souvent nuisible. P.
Leyatu, leyatzen, g. s'efforcer.
Lehiatu, lehialzen, 1. bn. se hâter,
s'empresser. Argatik elizako guraso
santuak beti leyatu izan dira. Pour
cela les saints pères de l'église se
254
sont toujours efforcés. Alferrik lehi-
atzen zara. Vous vous hâtez en vain.
Lehiatukiy 1. bn. promptement.
Zaccheo haitsa le/datuki. Luc, XIX.
5. Test. Roch. Zacchée descends
promptement.
Létal, g. 1. fidèle, loyal.
Leyatu, v. Uya.
Leyatze, v. Uya.
Leyo, g. leiho, 1. bu. fenêtre.
Leihotcho, 1. petite fenêtre ; tch =
cJie diminutif.
Lez, v. legez.
Leze, v. leize.
LlBRATU, LTBRATZEN, g. 1. bn.
délivrer; de Fesp. librar.
Liburu, g. b. 1. bn. livre; de
l'esp. libro.
lAburugille, g. 1. liburu saltzalle,
g. libraire. La terminaison lab. pille
de egin-le.
Lichter, bn. un peu de; syn.
de pilika.
Liga, 1. bu. lie. Probablement
du fr. lie, dont l'origine est cepen-
dant inconnue. Scheler indique le
lat. lix, cendre d'où une forme
rustique liqua, lica et de là le fr.
lie ; v. Littré, D. — Arno ligatu da,
le vin est à la lie. P.
Liho, 1. bn. lino, 1. lin ; de l'esp.
lino. Pour la mutation de n en k,
comp. olior de honor ; aJtate de ana-
de; dohmï, de donum.
Lira, g. glu; de l'esp. liga.
Likhitz, v. likilz.
Likitz, g. 1. likhilz, bn. sale.
Likitzkeria, g. 1. saleté ; de lïlàtz-
keria.
Likitzkeria, v. likilz.
Lili, 1. bu. fleur de lis: prov. lili.
Lilluratu, lilluratzen, g. 1.
Larramendi écrit llilluratu. Les 11
esp. = 1 mouillé ou glital. Eblouir,
enjôler. L'orthographe de Larr.,
avec le / mouillé initial, indique
peut-être qu'il y a ici métathèse
de i y illuratu; comme llobia = il.
loba. Illuratu pourrait être pour
illun-ra-tu, puis que r ne peut suivre
n; v. Essai, Ch. II. Ou faudrait-
il rattacher lilluratu à lili. En holl.
nous avons verbloemen, déguiser,
pallier; de bloem, fleur.
Lilluramendu, g. illusion, séduc-
tion. Ta ayenatzen diluzula guzien
lausoak ta llilluramenduak. Lettre
de Larr. à Mendiburu. Et que vous
fassiez disparaître l'aveuglement et
les illusions, les erreurs, de tous.
Limar, lipar, limber, 1.
échantillon.
Limber, v. limar.
Limburdika, 1. écorniflerie.
P. Comp. limuri.
Limburdikaria, 1. écornifleur. P.
De limburdika-wri 4.
Limburdikalu, 1. P. écorniiler.
Limburdikeria, limburdi-
katll, v. limburdika.
Limburi, v. limuri.
Limburtu, limburtze, v.
limuri.
Limikari, v. milliskatu.
Limikatu, v. milliskatu.
Lihosna, 1. bn. aumône; de l'esp.
limosna.
Limuri, g. limburi^ 1. glissant,
lubrique; syn. deleun. Le b paraît
être épenthétifjue.
255
LimurtU) g. limburtu, limôurlzen,
L glisser, pencher.
Linai, g. quenouille. Probable-
ment de l'esp. lino et de gai, dans
le sens de „chose destinée à."
Linai estalkia, g. le petit cha-
peau qui tient le lin sur la que-
nouille.
Lindo, 1. bu. En 1. syn. de 1er-
tien. En bn. propre, sans tache;
de l'esp. lindo, beau, joli.
Lino, v. liho.
Lirma, bn. traineau. M. Sal.
écrit deux n pour n; ainsi lina.
Est-ce de ligne que dérive linna?
Comp. trainée pour lignée, rangée.
Lipia, espèce de poisson; ar-
raignée. Mot d'O. selon P.
Lipu, bn. arraignée. Com^. lipia.
Lirain, v. Uraîi.
Lirail, g. lirain, 1. droit. Selon
P. syn. de lerden. Peut-être une
variante de lerden; pour la chute
du d, comp. baut = badut, beratzi —
bederatzi, ausi = adausi ; etc.
Liska, bn. petite mare, marécage.
Liskar, 1. querelle. Liskarrean
ahoari brida. En débats mets-toi
un frein. P.
Liskartu, liskartzen, 1. se que-
reller.
Lisiargille, 1. querelleur, subst.
De liskar -egille.
Liskardura, liskartia, 1. querel-
leur, selon P. Il semble que c'est
une erreur; ce sont des substan-
tifs. Liskar-dura ; et liskarte, subst.
verb. ; avec l'article liskartia; (le)
quereller = querelle.
Liskardura, v. liskar.
Liskargille, v. liskar.
Liskartia, v. liskar.
Liskartu, liskartze, v. liskar.
Listafin, v. Ihtor.
Listertasun, v. lixturtzea.
Listor, g. lixtor, 1. listafin, 1.
guêpe. Lixtor, 1. frelon, bourdon.
Litcherrera, 1. lèche-frite.
Litchua, 1. laitue.
Litz, 1. lix, bn. En 1. frange.
En bu. éraillure, effilure.
Lix, lixlu, bu. s'érailler.
Lix, v. litz.
Lix a. Lizà, 1. squale, chien de
mer ; de l'esp. lija, anc. orth. lixa.
Lixlarru, 1. la peau du chien de
mer, qui sert à polir le bois.
Lixlarru, v. lixa.
Lixter, v. Uxturtzea.
Lixtur, v. Uxturtzea.
Lixturtzea, 1. lixtertzea. O.
selon P. incliner, pencher. Du
subst. lixtur, penchant, que P. cite,
mais ne traduit pas? Lixturtzea
norbaitgana. Avoir inclination pour
quelqu'un. P.
Lixlertasun, ou listeriasun, comme
O. corrige ce mot dans le Ms. de
P. Appétit de quelque friandise. —
Est-ce que litz, listor et listerlzea
aurait une même origine? En ail.
anhanglich, de auhangen, „pendre
à," est employé au figuré pour
„aimant enclin à se suspendre à,"
L'idée de „pendre à" se retrouve
dans frange, litz. L'ail, a: auhangsel,
„supplément." Enfin listor, abeille,
peut-être à cause du miel qui est
gluant.
Liza, v. lixa.
256
Lizar, g. 1. frêne. L'arbre vé-
néré des Basques.
Lizun, g. moisi.
Llilluraniendu, v. Ulluraïu.
Llilluratu, v. Ulluratu.
Llobia, v. illoba.
Lo, g. b. 1. bn. sommeil. Au
plur. loak, g. 1. les tempes ; comme
en ail. et en holl.
Lo egin, g. 1. dormir. Lo egilen
du, il dort. P. construit lo avec
etzan. Lo bethean dalza, il est en
profond sommeil ; litt. il est couché
en plein sommeil. On dit de nos
jours: lo betlàa dago (de egon). P.
par contre écrit: lotan dago. Nous
disons la même chose en holl. Het
kind is in slaap, l'enfant est en
sommeil.
Lozorro, g. cauchemar; de lo-zorro.
Logale, g. 1. bn. envie de dor-
mir; de lo-gale.
Logure, g. syn. de logale; de
lo-gure.
Lotia, g. 1. dormeur.
Lokuma, 1. assoupissement. P.
De lo-humef
Lohilla, 1. le mois de Janvier;
de lo-hilla, mois de sommeil (hiver).
Lokartu, lokartzen, 1. lokhariu, bn.
s'endormir ; de lo-hartu ; h pour A,
v. Essai, Ch. II. Le h daus le bn.
est de trop, le k ayant pris sa place.
Concientcia da behin ère lohakartzen
ezlen zerbitzari. Ax. 426. a. éd. 324
n. éd. La conscience est un servi-
teur qui ne s'endort jamais. —
Les verbes composés, sont toujours
formés du thème (ici lo), et non pas
du nom avec l'article (loha).
Lobio, I. parc pour le bétail;
devant de maison où Ton étend la
litière pour faire du fumier.
Lodi, g. b. 1. épais.
Loditasun, b. embonpoint; de
lodi-tasun.
Loditu, loditzen, 1. grossir.
Loditasun, v. lodi.
Loditu, loditze, v, lodi.
Logale, v. lo.
Logure, v. lo.
Loharda, 1. membre.
Lohi, v. loi.
Lohia, soûl, selon P. Corps.
Lohia saindua. Le saint corps.
Lohikeria, v. loi.
Lohilla, v. lo.
Loi, g. b. lohi, 1. bn. boue.
Loiheria, g. b. lohikeria, 1. bn.
souillure; de loi-keria.
Loh'dsu, 1. boueux; de lohi-tsu.
Loitu, loilzen, g. lohitu, lohilzen,
1. souiller.
Loikeria, v. loi.
Loitu, loitze, v. loi.
Lokartu, lokartze, v. lo.
Lokatsa, b. fange. Probable-
ment de loi-alsa pour hatsa, dont
le h est devenu k, v. Essai, Ch. II
et l'introd. p. 8.
Lokharri, v. lot.
Lokhartu, v. lo.
Lokume, v. lo.
Lollo, g. ivraie.
Lolo. Ce mot se trouve chez
Axular, p. 275. a. éd. 101. n. éU
P. n'eu donne pas la traduction.
V. l'exemple s. v. malba.
Lor, g. grosse poutre; tronc
d'arbre coupé.
257
Lora, v. lore.
Lorategi, v. lore.
Lora, g. 1. bu. lora, b. fleur ;
de l'esp. et prov. flor.
Lorategi, g. b. jardin; de lora-
tegi.
Lore, 2. bu. doux, trauquille.
Loria, 1. gloire. — bn. délice,
jouissance; du prov. gloria, avec
chute du g pour éviter la rencontre
de g et 1.
Loriatu, 1. lori/ikatu, bu. glorifier;
le lab. de loria; le bn. du prov.
glorificar.
Loriatu, v. loria.
Lorifikatu, v. loria.
Lot, lotu, lotzen, g. b. 1. loth,
lothu, bn. lier. — 1. bn. saisir,
prendre (d'une plante, d'une gref-
fe). — bn. panser une plaie. Lanari
lotzea, se mettre au travail. P. Zer-
Laiti lotzea, s'attacher à quelqu'un.
P. Eguiaz erraiten drauçuet, cer-ere
lolhuren baituçue lurrean, lothua
içanen du ceruan. Matt. XVIII. 18.
Test. Roch. En vérité je vous dis
que tout ce que vous aurez lié sur
la terre, sera lié daus le ciel.
Lolgarri, lokarri, 1. bn. emplâtre.
Sal. Jarretière. P. De lot-karri, et
pour éviter la rencontre de t et k,
le t a été élidé dans l'un, et le h
adouci dans l'autre mot. (V. Essai,
Ch. II. bakid pour bat-kid; tzako
pour tzat-ko, etc.). M. Salaberry
écrit lokharri avec h. Plus d'une
fois déjà nous avons fait remarquer
cette tendance à mettre des h dans
des mots où cette lettre ne devrait
pas se trouver. (Comp. le Test, de
la Rochelle en dial. bn.). Bien que
le suffixe karri, garri se trouve
généralement sans h, M. Salaberry
a eu raison d'écrire kharri, puisqu'il
écrit ekharri. L'orthographe de M.
Sal. a induit en erreur M. Viuson,
qui croit voir dans le h une lettre
produite par la rencontre de t et k.
(v. Revue ling. III, p. 414. note, 1).
Lolgaillu, bn. bandage. Gaillu
nous est inconnu. Comp. estekaillu.
Zotura, 1. ligature. Le suffixe ra
n'est pas clair.
Lotazilla, b. le mois de décem-
bre. Comp. azilla, novembre.
Lotzekume, v. lolsa.
Lotgaillu, v. loi.
Lotgarri, v. lot.
Loth, lothu, v. lot.
Lotia, v. lo.
Lotsa, g. lotse, b. lotza, 1. Selon
0. avec s, lotsa. Eu g. et b. honte.
En 1. peur, effroi. Lotza naiz, jai
peur.
Loxeria, bn. frayeur; delox-eria.
Lox se retrouve dans le nom verb.
Lotsatu, lotsatzen, g. b. faire et
avoir honte. Sara lotsatu naiz. Sara
eut houte.
Loxa, loxatu, bn. intimider.
Lotzkor, 1. peureux, craintif; de
lotz-kor.
Lotsagaàe, g. effronté; de lotsa-
gabe.
Lotsagabekeria, g. effronterie; de
lotsagabe-keria.
Lotsagarri, g. honteux ; de lotsa-
garri.
Loxagarri, bu. capable d'intimi-
dation. Sal. Alors: effrayant?
17
258
Lotezkume, g. enfant naturel ; de
lotet pour lotsez-hume. K pour h,
v. Essai, Ch. II et l'introd. p. 8.
Lotsagabe, v. lotsa.
Lotsagabekeria, v. lotsa.
Lotsagarri, v. lotsa.
Lotsatu, lotsàtze, v. lotsa.
Lotse, v. lotsa.
Lotskor, v, lotsa.
Lotu, lotura, v. lot.
Lotza, v. lotsa.
Lotze, v. lot.
Loxa, loxagarri, v. lotsa.
Loxeria, v. lotsa.
Lozorro, v. lo.
Luarraztea, v. lur.
Lufa, g. demoiselle.
Luhartza, v. lur.
Luhttnz, bn. lierre. Comp. wrdz.
Luharbil, 1. motte de terre.
De lur-bila? Le b. luur indique peut-
être une forme primitive luhur?
Lukainka, g. 1. saucisse. Cor-
ruption de l'esp. longaniza?
LuKtmARi, v. lukuru.
Lukuru, 1. gain, usure; du lat.
lucrum; avec chute de la nasale,
v* orrai, 2.
Lukurari. 1. usurier; — bn. avare;
de lukuru-ari 4. L'emploi de ce
mot comme adj. nous semble vi-
cieux. M.Salaberry cependant ajoute:
syn. de abarizioz.
Luma, g. 1. bn. plume; de l'esp.
pluma, avec chute du p pour éviter le
groupe pi, qui n'est pas admis en
basque.
Luma zakar, 1. duvet. P.
Lvmalu, venir en plumes (des
oiseaux). P,
Lumatza, 1. oreiller.
Ltjmatza, v. luma.
Liimera, g. graisse de baleine.
Lupia, g. espèce de poisson de
rivière qu'on nomme à Orio, en
espagnol, lubina. Comp. lipia.
Lupua, g. 1. espèce de maladie
du bétail qui les tue de suite.
Lut, g. 1. bn. luwr b. terre.
Lenengoan zerua, lurra, urak, sua
eta argia egin zituen. Dans le premier
(jour) il fit le ciel, la terre, les
eaux, le feu et la lumière.
Lurreko, g. 1. luurrezko, b. ter-
restre; de lur-ko, avec e de liaison
puisque k ne peut suivre r (v.
Essai, Ch. II), et le r, puisqu'il est
dur, redoublé devant la voyelle.
Lurreko abereak. Les animaux ter-
restres ou de la terre. V. Lur-
rezko.
Lurrezko, 1. de terre (comme
larezko, d'argent); de lurrez-ko.
Lurrez de lur-z. Lurrezko eltzea,
pot de terre. P. Lurreko et lurrezko
sont considérés, comme l'on voit,
comme des génitifs du nom plutôt
que comme des adjectifs; l'adj. suit:
le génitif précède. Nous avons donc
ici un exemple remarquable d'un
mot qui par sa forme est un ad-
jectif, mais qui, par son emploi, in-
dique n'avoir pas encore perdu son
individualité comme nom au géni-
tif. Ce n'est un mystère dans au-
cune langue que beaucoup d'adjec-
tifs sont des noms au génitif ; mais
de tels mots démontrent clairement
comment il se sont formée.
Lwrka, lurkalu, bn. terrer.
259
Lnrpelu, Ittrpetzen, g. enterrer;
de Itir-pe-tn.
Lurbetatu, bn. terre labourable.
Sal.
Lurtuphi, I. pot de terre; de
lur-/ 'upi n .
LurtujAngiUe, 1. potier; de /ur-
tupin-gîlle pour egille.
Lurmin, 1. épilepsie ; de lur-min.
Lurmin, bn. terme de berger;
terrain nouvellement dégagé de
neige et où le troupeau peut
paître.
Lursagar, bn. pomme de terre;
le lursagar.
Luhartza, ver qui rouge les ar-
bres au pied. P. De lur-har. Pour
Pélision de r, comp. plusieurs dé-
rivés de ur, eau. La terminaison
tza est obscure.
Luarraztea, se prosterner. Mot
d'O. selon P. De lur-arrazlea. Pour
la chute de r, comp. hharlza.
Lusuil, g. seau à eau; de lur-
suil. Ce seau paraît donc avoir été
fait en terre, bien qu'aujourd'hui
il soit en bois cerclé de fer. Comp.
usul. Pour la chute de r, comp.
les deux mots précédents.
Lurberatu, v. lur.
Lurka, lurkatu, v. lur.
Lurmin, v. lur.
Lurpetu, lurpetze, v. lur.
Lurrin, v. urrin.
Lursagar, v. lur.
Lurtupin, v. lur.
Lurtupingille, v. lur.
Lusuil, v. lur.
Lutchu, 1. brochet.
Luya, 1. vent contraire. Unlzia
Ivyetan da, quand le vaisseaux ne
peut pas avancer à cause du vent
contraire. P. Il nous semble que
l'exemple explique le mot luya;
ce n'est pas vent contraire; mais
„louvoyer" ou lofer, être au lof.
Le navire est au lof. Ignorant les
termes de marine nous avons laissé
alof comme basque, qui vient évi-
demment de au lof.
Luza, v. luze.
Luzabide, v. luze.
Luzakeria, v. luze.
Luzamendu, v. luze.
Luzapenbide, v. luze.
Luzaran, v. luze.
Luzaraz, v. luze.
Luzaro, v. luze.
Luzatu, v. luze.
Luzatze, v. luze.
Luze, g. b. 1. bn. En g. et b.
ample, large. En 1. et bn. long;
lent, tard.
Luzatu, luzatzen, g. b. élargir,
étendre. — 1. bn. prolonger, tarder,
retarder, renvoyer à une autre épo-
que. Anhitz luzatu du, baina gero-
kotz heldu da. Il a longtemps tardé,
mais enfin il est arrivé.
Luzelasun, 1. luzelarzun, bn.
longueur; de luze-taswi et tar-
zun.
Luzakeria, bn. longueur, lenteur;
de luza-keria.
Luzapenbide, g. luzabide, b. luza-
mendu, 1. retard, prolongation; de
luza-bide, et pen-ôide; et de luza-
me?i-du. Le suffixe du semble faire
de luzamendu un adj. verb. pris
substantivement.
260
Luzaro, 1. syn. de luzaran.
Luzaro, g. bu. amplement.
Luzaraz, bn. longuement, avec
lenteur. La terminaison n'est pas
claire, tout aussi peu que celle de
luzaran. Peut-être pour luzarauz,
selon la longueur?
Luzaran, bn. à la longue.
LlJZETARZUN, V. llize.
Luzetasun, v. luze.
M.
Machikunka, à coups de poing.
Mot d'O. selon P. De machikun-ka.
Qu'est-ce-que machikunf Comp. ma-
chacar, esp. frapper.
Madari, b. 1. bu. poire. — 1.
cormier. Comp. udare.
Madarikatu, madarikatzen, g.
1. bu. madadikatu, b. maudire. Ma-
darikatu, maudit, du lat. raaledic-
tus. Le premier d est pour 1, comp.
elur = edur ; belar = bedar. Pour la
permutation de r et d, v. egundano.
Madarikazio, g. malédiction. La
terminaison sera l'esp. cion (mal-
dicion) avec chute de n; comp.
arrai 2.
Mafrondi, marfondi, 1. enrhumé.
Ce mot ne peut guère être basque.
Magala, g. giron, l'espace de
la ceinture aux genoux; l'ang. lap;
l'ail, schoos ; p. ex. tenir un enfant
sur les genoux (giron).
Magnua, v. maino.
Magina, 1. gaine; du lat. vagina.
Pour la mutation de v ou b en m,
comp. maino, de l'esp. bano; men-
tura, de veutura; manak, de bans
(du mariage) ; mendekatu, de vendi-
care. Miarritze = Biarritz.
Magincha, bn. gousse. Diminutif
(ch) de magina. Eta désir quen urdec
iaten quten maguinchelaric bere sa-
belaren bethatzera. Luc. XV, 16.
Test. Roch. Et il désirait remplir
son ventre des gousses que les
pourceaux mangeaicut.
Mahain, v. mai.
Mahaindar, v. mai.
Mahats, v. mats.
Mahatsti, v. mats.
Mahatstizain, v. mats.
Mahax, mahaxtei, v.mats.
Mahaxtekatu, bn. mâcher; du
lat. masticare, ou plutôt du prov.
mastegar.
Mahel, bn. de travers.
Maliuka, 1. manche, d'une robe.
Mahuri, v. marrubi.
Mai, g. mahain, 1. bn. table.
Pour la chute de n, v. arrai 2.
Mahaindar, bn. convive; de
mahain-tar ; d pour t après n; v.
Essai, Ch. IL
Maiatz, v. mayatz.
Mailla, v. malla.
Maillegatd, 1. emprunter; du
prov. malevar. Pour la permutation
de g et v ou b, voy. gurasoak.
Maillu, 1. mallu, bn. maillet;
de l'esp. mallo.
262
Mainada, 1. famille.
Maïnateka, v. manjatera.
Mainatia, 1. douillet, nourri
trop délicatement; syn. de mirigosa,
merda, P.
Maindirea, g. drap de lit.
Maingu, g. tordu, de travers,
d'une partie quelconque du corps;
de l'esp. manco. — 1. bn. boiteux.
Maingueria, bu. maladie du sabot
des bêtes à laine; de maingu-eria.
Maingutu, g. boiter. — bn. de-
venir boiteux.
Mainguka, bn. en boitant; de
maingu-ka.
Mainhatu, v. maino.
Mainho, mainhoar, v. maino.
Maino, (avec l'art, mainua. P.)
1. magnu (gn = n) P. mainho, bn.
bain ; de l'esp. bano. Pour la mu-
tation de b en m, v. magina.
Mainatu, mainatzen, 1. mainhatu,
bn. baigner.
Mainhoar, bn. baignoire. La ter-
minaison sera une imitation du
français baignoire.
Maira, g. 1. pétrin, maie ou
mée comme écrit P. Syn. de arska.
Maira ne peut guère être la trans-
position de oramai, pétrin. Maira
ne s'explique pas bien par le basque;
il est probable que c'est par hasard
que mai se trouve dans les deux
mots. Maie est en prov. mag, en
lat. mactra; mais il faudrait la
chute de la gutturale. Comp. Parya-
que mar, pétrir; v. Fick, Indog.
Wb. p. 148.
Mairauze, mairause, 1. râcloir de
maie.
Mairan, 1. bn. bois de con-
struction.
Mairause, mairauze.v.maiVa.
Mairu, 1. 1. bn. more ou maure;
au figuré, personne dure sans pitié
Mairu ilhar, 1. pois chiche.
Mairu, 2. 1. plante dont on
fait les balais.
Maisu, g. maître. Eskola maisu,
maître d'école. De l'esp. maestro.
Maitagarri. v. moite.
Maitarasun, v. moite.
Maitaria, v. maite.
Maitatll, v. maite.
MaitatZG, v. maite.
Maitatzeko, maitatzekota-
SUIl, v. maite.
Maite, g. b. 1. bn. cher, aimé.
Nere Euskaldun maiteak. Mes chers
Basques. Maite dut, 1. je l'aime.
Exactement l'ail, ich habe ihn lieb;
litt. je l'ai cher. En basque comme
en ail. on a formé cependant les
noms verb. maitatu, maitatzen, liebeu,
aimer.
Maitatu, maitatzen, g. 1. maitha,
maithatu, bu. aimer. Maitatzen det,
g. je l'aime.
Maitagarri, g. maithagarri, bn.
aimable; de tmite-garri.
Maitatzeko, 1. aimable; de mai-
tatze-ko.
Maitatzekotasun, 1. amabilité; de
maitaizeko-tasun.
Maitaria, 1. amaut; de maite-ari 4.
Maitarasun, 1. amitié. P. De
maite-tarzun t
Maiteki, 1. aimablement; de
maite-ki.
Maiteki, v. maite.
268
Maitha, maithatu, v. moty*.
Maithagarri, v. maite.
Maiz, g. 1. bu. souvent.
Majadera, g. crèche des che-
vaux.
Maka, bn. bosse, par suite de
coups ou d'une chute, en parlant
des objets de métal. — Il est pro-
bable que la signification primitive
n'était pas limitée au métal seule-
ment ; le bu. aura pris cette accep-
tion du fr. En holl il y a le mot
„deuk" avec la signification d'en-
foncement, de creux, ce qui paraît
être plus logique.
Maka, makatu, makatzen, 1. bn.
Selon P. hocher, se préparer à
frapper. Selon Sal. faire des bosses.
Hik maka, tiik eaka. Tu hoches, je
frappe. Tu fais semblant de frapper
et moi je frappe effectivement. P.
Makala, g. aulne.
MakatU, v. maka.
Makatze, v. maka.
Makilla, g. b. 1. makhila, bn.
bâton. On a proposé de faire dé-
river makilla du lat. baculum, et
cette étymologie paraît par hasard
être juste. Pour la permutation de
m et b, comp. bilgor = milgor;
biga = miga; ibeni = imeni. Nous
disons par hasard, puisque la res-
semblance des deux mots y a con-
tribué sans doute pour uue bonne
part, et puis la mutation de m et
ô, connue dans toutes les langues.
Mais de la terminaison um qui
devient a; de l'u médial qui devient
i, et de l qui devient II, on n'en
dit rien. Nous pouvons citer le mot
ispillu, qui explique en partie ma-
killa; mais ispillu vient du latin
en passant par le prov. Il faudrait
donc trouver une forme prov. ou
port, makelh. Eu général il nous
semble que le basque a fort peu
emprunté directement au latin. Bien
qu'il n'y ait pas d'objection sérieuse
à l'étymologie proposée, il serait
possible que makilla dérive de maka
d'où makatu frapper. Il peut paraître
surprenant, en outre, que les Bas-
ques n'aient pas eu un mot basque
pour un objet si primitif.
Makina, 1. makliinna, bn. (nn=n)
auge pour les porcs. Sal. Selon P.
tine (tonneau) de bois. Pourrait-on
rattacher ce mot au prov. machar
mâcher, manger; la terminaison
pourrait être pour egina.
Makhila, v. makila.
Makhur, v. gur.
Mako, g. b. 1. crochet. Comp.
makur, s. v. gur,
Makor, 1. durillon.
MakUT, v. gur.
Makurtu, makurtze, v. gur.
Malba, 1. 1. faible. Même ori-
gine que malgu? Pour la permu-
tation de g et b, v. gurasoak. Ha~
serretu behar denean ez haserretzea,
sentikortu behar denean ez sentikortzea,
bethi bat, bethi uli, lolo, malba eta
bare izaitea, ezthemtasuna da eta ez
gizontasuna. Ax. p. 275. a. éd. 101.
n. éd. Ne pas se mettre en colère
quand il faut se mettre eu colère,
ne pas se modérer quand il faut
se modérer, être toujours un, toujours
(u/i), (lolo), faible et bare, n'est pas
264
une bagatelle, n'est pas humain (de
la nature de l'homme). O. corrige
bare dans le Ms. de P. et dit
malba eta bera izaitea, être faible et
malsain. 11 nous semble que le
sens n'est pas très satisfaisant.
Dans l'éd. corrigée bare est resté,
mais nous avons déjà fait remar-
quer plus d'une fois comment ces
corrections sont faites ; v. ekin,
morkoxta. Nous ignorons la signi-
fication de uli et lolo. Est-ce que
lolo serait une variante de lela in-
sipide? au figuré indifférent?
Malba, 2. 1. bn. mauve; de
l'esp. malva.
Malda, 1.1. rogne, gale, croûte
de gale.
Malda, 2. 1. bn. colline, co-
teau, terrain en pente. Comp.
malhar.
Malestruk, bn. maladroit. Sal.
Le prov. estru, rapidité, vivacité,
(v. L. R.) se retrouve peut-être
dans la terminaison; mais d'où
vient le k?
Malexi, bn. malice; du fr. avec
métathèse de IV
Malgll, 1. souple, mou, efféminé.
Comp. malba et malso.
Malgutasun, 1. souplesse, mollesse,
de malgu-lasvn.
Malguki, 1. mollement; demalgu-ki.
Malguki, v. malgu.
MalgUtaSUn, v. malgu.
Malkar, g. 1. coteau; — 1.
lieu pierreux. Bide malkarra, chemin
pierreux. P. Comp. malda.
Mal ko, g. b. larme.
Malla, g. mailla, 1. bu. En g.
degré, grade. En 1. et bn. degré,
boucle; de l'esp. malla et du prov.
maille.
Mallu, v maillu.
Malluki, v. marrubi.
Malo, malot, g. flocon déneige,
boule de neige.
MalsO, g. malxo, bn. En g.
lent. En bn. doux, docile, mou,
sans énergie. Il est probable que
malso est une variante de malgu..
Pour la permutation de la sibilante
s ou : et de la gutturale k ou g
v. karamilcha. Comme o final devient
u (en bise, et quelquefois en lab.)
quand suit l'article, P. a pu écrire
malgua pour malgo -j- a,
MalxO, v. maho.
Mama, bn. boisson, dans le
langage des enfants.
Mamar, g. espèce de poisson
de mer.
Mamia, g. 1. bn. mie. Ogi
mamia, mie de pain. — g. crème.
En général ce mot est appliqr.
tout ce qui est mou; p. ex. delà
viande sans os ; (et pour cela aussi
se retrouve dans : ipurmamia, fesse) ;
la chair d'un fruit, etc. P. cite:
elzaur mamia, noyau de noix; ce
qui ferait croire qu'en lab. on at-
tache plutôt à ce mot le sens de
„dedans," ce qui s'applique très
bien à „mie"; de là au figuré
adiskidemamibai, un ami intime. P.
Mamitu, mamitzen, 1. se
cailler De mamia crème?
MaillOr, 1. bn. braise ardente.
Mamor, 2. 1. tendre, fragile.
Lur mamovra, terre aisée à labourer.
265
Mamil, bn. <Hre idéal, fantôme
dont on fait peur aux enfants.
Mamutu, bn. se masquer d'un
manière hideuse.
Man, 1. ban, publication de
mariage. Pour la permutation de
m et à, v. magina.
Mana, manatu, 1. bn. comman-
der; du prov. man, commandement.
Manu, 1. commandement, ordre.
Bayonako jaun Aphezpikuaren manvz
imprimatua. Imprimé par ordre de
M. l'abbé de Bayonne.
Manamendu , 1. bu. commande-
ment ; du prov. mandamen ; avec
hyperthèse de d?
Manamendu, v. man.
Manatatze, v. maneatu.
Manayu, v. maneatu.
Manatukor, v. maneatu.
Mancha, bn. gousse, quand la
fève, le haricot, etc. sont formés;
quand ils commencent à se former
on dit leka.
Mancho, bn. étable couverte
de chaume.
Mando, g. 1. bn. mulet. — bn.
stérile, des animaux ; comme injure,
d'une femme stérile.
Mando emea, g. mule.
Mandozain, 1. bn. muletier; de
mando-zam.
Manduli, 1. mouche anière P.
De mando-uli.
Mandozain, v. mando.
Maneatc, maneatzen, g. prépa-
rer (le manger). Manayu, manayatzen,
1. remuer, manier. Du prov. maneiar,
manier; esp. manejar.
Manayu, 1. maniement.
Mounyul-or, 1. facile à. manier;
de manayu-kor.
Manjatera, mantatera, 1. mai-
natera, bn. mangeoire, crèche; du
prov. manjar, avec la terminaison
basque tera; comme ikustera de
ikusi, etc.
Manthar,bu. chemise de femme.
Manu, v. mana.
Marabio, v. marrubi.
Maratilla, 1. loquet.
Maraza, 1. couperet, petite
hache.
Marbalo, 1. cossou.
Marbola, 1. marbre.
Marchoi, marsoi, g. tranche.
Comme le holl. moot, ne se dit que
du poisson.
Mardei! bn. interj. par Dieu!
Du français avec mutation de pen m.
Marchoa, 1. mars.
Mardo, bn. flexible, mou. Comp.
l'aryaque mardh, mou, faible (weich,
schîaff) ; v. Fick, Indog. Wb. p. 150.
Mardula, g. gros, gras.
Marfondi, v. mafrondi.
Margo, v. marra.
Marhanta, marhantatu, v.
marranga.
Marhauze. Mot d'O. selon P.
V. maira.
Marhega, bn. couverture gros-
sière en toile, ou en laine pour
couvrir le bétail.
Marfrllbi, 1 . hurlement de loup ;
V. marraka.
Marikola, 1. pois chiche.
Mariskira, 1. crevette.
Mabka, g. ligne. — bn. signe,
marque. Rayonneur, instrument ara-
266
toire pour tracer les sillons où l'on
sème le mais. Sal. De Tesp. ou du
prov. marca.
Marketz, 1. l&ià ;markhilz, bn.
incomplet.
Markhitztu, bn. rendre défec-
tueux, incomplet.
Markhitz, markhitztu, v.
marketz.
Marmara, 1. arraignée; syn.
de armierma, ainharba.
Marola, v. marra.
Marsoi, v. marchai.
Marra, 1. limite, règle; — bn.
ligne, trait. P. cite: Marra edo
parra iragaitea, franchir la barrière.
Il y a donc permutation de m et
p, ce qui nous mène au prov. esp.
et it. barra, fr. barre ; même signi-
fication. L'origine de ce mot est
celtique ; c'est du ky mri bar, bran-
che, qu'il dérive; v. Littré, D. et
Brachet, D. E. Si ce n'était l'auto-
rité de ces deux auteurs, on pour-
rait croire que marra est basque;
le thème est mar et se retrouve
dans les composés margo, droit et
marola (mar-ola), règle. Ou est-ce
que mar, basque, vient du celti-
que bar?
Marraka, 1. bn. miaulement; —
bn. bêlement. Le bn. indique donc
que ce n'est pas seulement le cri
du chat; mais que marraka a un
sens plus large. Comp. marranga
(m parait être introduit, comp. kar-
ranka), marraska, marru, marhuùù
marruma ; tous ces mots indiquent
un bruit quelconque. Il faut donc
que mar ou marra soit la racine
avec une signification analogue.
Jusqu'à présent nous n'avons pas
découvert un seul exemple de per-
mutation de m et h; sans cela
marraka, pourrait être pour kar-
raka.
Marraska, 1. bn. cri violent, de
détresse. Marraskaz hasi da, il s'est
mis à crier.
Marru, marhubi, 1. hurlement de
loup.
Marruma, 1. bn. rugissement, en
général des grands animaux.
Marranga, g. marluinta, 1. bn.
enroué, enrhumé. Marhania da. il
est enrhumé. Comp. marraka. La
nasale se retrouve ici, comme dans
karranka. Marranga pourrait donc
être une autre forme de marraka,
et indiquer surtout le son rauque
de la voix.
Marrantatu, marrantatzen, 1. mar-
hanta, marhantatu, bn. s'enrhumer.
Marrantatu, marrantatze,
v. marranga.
Marraska, v. marraka.
Marro, bu. bélier.
Marroka, 1. verrue; syu. de
kalitcha.
Marru, v. matraka.
Mamibi, g. 1. marabio, 1. ma-
huri, bn. malluki, b. fraise. La
terminaison rubi sera l'esp. rubio,
rouge. Le bn. est peut-être la syn-
cope de mariguria que cite Larra-
meudi ; probablement de marigorria,
rouge. Comp. gori, chaud qui a
aussi perdu un r. Mais qu'est-ce
que mar. 1 ' De mora, esp. mi'irr?
Alors mûre rouge; mais comment
267
faire accorder le bise, avec les autn -
dialectes ?
Marruma, v. marraka.
Marruskatu, murruskatu,
marruskatzen, 1. frotter entre
les mains; se frotter les mains.
Ce nom verb. paraît être formé
du lat. manus. Pour la permutation
de n et r comp. belhaun — belhaur.
Le mot bu. marruchketa, petit rabot
qu'on manie avec une seule main,
semble venir à l'appui de notre
supposition.
Marruchketa, v. marruskatu.
Marsoka,masorka,l. navette
de tisserand.
Marchite, bn. matchite, 1. serpe.
Martesena, b. mardi; lift, celui
(le jour) de mardi.
Martimullo, 1. (Guéthary)
rouleau.
Martutza, v. mazuzta.
Martzuka, v. mazuzta.
Masalla, g. matraillâ, g. b. ma-
zela, matela, 1. mathela, bn. joue;
de l'esp. mejilla, joue. La forme
matraillâ est extraordinaire.
Mazelaco, 1. malhelako, bn. souf-
flet; de mazela-ko.
Maseta, 1. mailloche. Comp.
massola, prov. ; maza, esp. massue.
Maskar,g- petit; sans valeur, vil.
Maskor, g. maxkor, 1. coquille.
Maskurtu, maskurtzen, 1.
s'endurcir. Eskuak maskurtzen zaitza,
quand on ne peut les plier. P.
Masniordi, v. mats.
Masoka, 1. instrument de fer-
rerie. P.
Maspats, v. mats.
Maspreza, selon O. antenne
terme de navire.
Masti, 1. mâtin. P. i. a. Chute
île //, v. an ai 2.
Masusta, v. mazuza.
Matcharde, bn. fourchu.
Matcharra, matcharratu,
v. matcharro.
Matcharro, bu. gril à manche
sans pied pour faire griller les ga-
lettes de maïs.
Macharra, matcharratu, griller les
galettes de maïs.
Matchite, v. marchite.
Matela, v. masalla.
Materia, 1. bu. matière, pus; —
1. exemple d'écriture.
Mathela, mathelako, v. masalla.
Mathuin, v. matoin.
Matoin, 1. mat/iuin, bn. espèce
de fromage gras.
Matraillâ, v. masalla.
Mats, g. b. mahats, 1. mahax,
bn. raisin.
Malsli, g. mahatsti, 1. mahaxtei,
bn.; vigne; de mats-tegi.
Mahats mulko ou murio (i. a.)
ou burko (i. a.) ou gokho (i. a.),
1. grappe de raisin. Comme nous
l'avons dit, s. v. gokho, P. écrit
gok-hoa et donne pour syn. mulkoa.
Ne serait-ce pas un erreur de couper
le mot de cette façon ? Il se pour-
rait que nous eussious ici uu cas
analogue au guip. ezkero, dout ez
appartient au mot précédent; mahats
gokhoa devrait peut-être s'écrire
mahatsgo ou plutôt, à cause de* final,
mahalsko-ahoa, bouchée de raisins?
Ahoa n'est pas bouchée, mais bou-
268
che; serait-ce uiie objection? V.
muru.
Masmordi, b. grappe de raisin;
de mats-mordi ou mordo ; v. muru.
Mahats ondo, 1. cep de vigne.
Mahats adar, 1. sarment.
Maspats, marc de raisin ; de
mats-pats.
Mahatstizain, 1. vigneron; de
mahatsti-zain.
Mahatsarno, vin.V.Prov. 307 d'O.
Matzuzta, 1. feu volage, espèce
de maladie. P. Comp. mazuzta.
Maxkor, v. maskor.
Mayatz, 1. maiatz, bn. le moi
de mai.
Maze, bn. tamis.
Mazela, mazelako, v. masalla.
Mazkaro, bn. se dit des bêtes
à laine qui ont le museau bigarré.
Mazkuri, g. vessie.
Mazuza, v. mazuzta.
Mazuzta, masusta, g. b.
mazuza, 1. bn. mariutza, martzuka,
1. (Guéthary) mûre sauvage.
Me, g. mee, b. mehe, 1. bu. mince,
maigre, menu.
Meatu, meatzen, g. mehatu, me-
hatzen, 1. bn. M. Sal. donne encore
mehartu, mehetu, mehaxtu. Tous ces
noms verb. signifient maigrir, à
l'exception de mehartu, rétrécir, qui
correspond à un adj. mehar, étroit,
auquel P. donne cependant la si-
gnification de: menu, délié, min-
ce. L'adj. est donc probablement
pris du nom verb. mehartu qui
lui-même, sera composé de mehe-
artu. Mehax, bn. élancé, un
peu maigre, paraît être un di-
minutif (x pour ch) de meha.
Mea, g. 1. mia, bn. mine.
Meatz, g. mine.
Meatzari, g. mineur; de meatz-
ari 4.
Meatu, v. me.
Meatz, v. mea.
Meatzari, v. mea.
Meatze, v. me.
Mederatzea, 1. profiter, amen-
der. P.
Mee, v. me.
Mehaka, 1. chemin étroit. P.
ajoute: aucuns disent qu'il signifie
éminence. Comp. mehar s. v. me.
Mehar, v. me.
Mehartu, mehartze, v. me.
Mehatciiu, 1. bn. menace. Pour
la mutation de n eu h, v. doai.
Mehatu, mehatze, v. me.
Mehax, mehaxtu, v. me.
Mehe, mehetu, v. me.
Melino, bn. faible, sans fermeté
morale.
Meloina, 1. meloya, g. melon.
Mempe, v. men.
Mempeko, v. men.
Mempetari, v. men.
Men, 1. puissance, pouvoir. —
bn. portée, — 1. instant. Jainkoaren
menean, 1. Au (dans le) pouvoir de
Dieu. Bere mènera etorriko da, 1.
Il l'amènera on sa puissance.
Men se trouve encore comme ter-
minaison de quelques substantifs,
et paraît indiquer en général „ca-
pacité jouissance", au propre cl au
figuré. Almen, pouvoir de al-tnen.
Au fond un pléonasme. Eskumen,
poignée ; ce que la main peut con-
269
tenir, sa capacité; ainsi que ahamen,
bouchée, ce que la bouche peut
contenir. En holl. nous rendons
ceci par: vol, rempli; de mond,
bouche: mondvol ; de hand, main :
handvol. Nasmen, baimen etc.
Men menean, 1. au même moment;
au moment même, juste à point.
Men menean etorri da, il est arrivé
juste à point.
Men mènera, au dernier moment.
Miserikordios da Jainkoa, maitegaitu,
onderizku, bereak bere odolaz erosiak
gaitu, men mènera gaitezinean, eztia-
zaigufalta. Ax. p. 136. a. éd. 391.
n. éd. Le Seigneur est miséricor-
dieux, il nous aime, il nous chérit,
il nous a racheté lui-même avec
son sang pour que n'ayons pas de
péché, quand nous serons au der-
nier moment.
Meneratu, meneratzen, 1. P. ne
traduit pas ce nom verbal, mais
ailleurs se trouve l'exemple : er-
clitzeko meneratzen denean, venant
au point d'accoucher. De men-ra-tu.
Mempe, g. b. possession, empire;
de men-pe.
Mempetu, mempetzen, g. posséder ;
de mempe.
Mempeko, g. esclave ; de mempe-ko.
Mempetari, g. propriétaire; de
mempe-ari 4. Le t paraît euphoni-
que comme dans eizlari.
Mendeko, g. sujet, esclave. Gizo-
naren mendeko izango zera. Lardiz.
Tu seras l'esclave de l'homme. Ma
serbitzari eta mendeko zala azturik.
Lardiz. Et oubliant qu'elle était
servante et sujette. Le dial. g.
ne connaît pas men, mais paraît
avoir mende d'où mende-ko. Larr.
cite mendea, mendera, sujecion et se
sert lui-même ou nom verb. men-
deratu.
Menderatu, mendaratzen, g. sub-
juguer, la orregalikan, ayek ezbe-
zala, garaitzen dezu, lautzen ta men-
deratzen. Et pour cela, pas comme
eux, vous les surpassez vous les
écrasez (?) vous les subjuguez. Let-
tre de Larr. à Mendiburu. Larr.
dans son Dict. ne cite que meneratu,
apoderar; mais par contre il cite
7raew#z,/raettûfe#,poder,pouvoir(subst.)
Mende, 1. bn. siècle. La termi-
naison est obscure, mais il nous
semble que mende dérive de men,
(syn. selon Larr.) pouvoir, en bn.
portée, distance, (distance dans l'es-
pace), et en lab. instant, moment,
(distance dans le temps).
Mendez mende, de siècle en siècle.
Eta haren adiskidetasunak iranien
du mende guzietan. Chourio. Et
son amitié dure dans tous les siècles.
Bere mende guzian. Durant toute
sa vie. P. Menderen mendetan, tou-
jours ; litt. dans les siècles des
siècles.
Menast, g. métal. Ce mot est
obscur. A-t-il une origine com-
mune avec meatz, mine?
Mende, v. men.
Mendekatd, mendekatzen, 1. bn.
venger, se venger; du lat. vindi-
care. — bn. mériter par son travail ;
du prov. vendicar, v. fr. vendiquer
pour revendiquer. Pour la mutation
de v en m, v. magma.
270
Mendeku, mendekio , 1. ven-
geance.
Mendekio, mendeku, v. mende-
Jcatu.
Mendeko, v. men.
Mendekoste, 1. bn. pentecôte.
Eta etorri cenean mendecoste eguna.
Act. II. 1. Test. Roch. Et comme
le jour de Pentecôte arrivait.
Mendematzea, bn. (faire les)
vendanges; du prov. vendemia; m
pour v, v. magina.
Menderatu, menderatzen,
v. men.
Menderenmendetan, v. men.
Mendi, g. b. 1. bn. montagne.
Mendizka, 1. petite montagne; 2
pour ch diminutif.
Mendiala, 1. (Guéthary) l'ouest.
Mendizka, v. mendi.
Meneratu, meneratze, v.
men.
Mengoa, 1. mengua, bn. manque.
Mens, bn. faible d'esprit, imbé-
cile; v. menx.
Meiltanak, 1. tripes de morue.
Mentûra, bn. hasard; de l'esp.
ventura. Pour la mutation de v
en m, v. magina.
Menturaz, b. peut-être; de inen-
Ciira-z.
Menx, bn. déficit, incomplet;
du prov. meus, menz, moins, v.
L. R. Et sous un autre fonne,
■û/ci/.s', imbécile. Menx, menàtu, bn.
manquer, faire défaut.
Mekchtka, 1. pêche ; de l'esp.
peTsica, pêche. Pour la permutation
de p et m, comp. imini = ipini ;
/noidekoste de pentecôte; etc. M.
de Charencey (Recherches sur les
noms d'animaux domestiques, etc.
p. 24) fait Venir merchika du lat. per-
sicum. Nous ne croyons pas que ce
soit exact. En général, autant que
nous avons pu observer, le basque
emprunte très-rarement au latin.
M. de C. dit, sur la même page,
que mezpirua, nèfle, vient du lat.
mespilus ; nous croyons de l'anc.
esp. raespero; devient souvent
(toujours en bise.) u quand l'article
a suit.
Puisque nous voici encore amené
à parler de la brochure de M. de
C, nous voudrions relever, en pas-
sant, quelques étymologies, d'autant
plus que nous avons été obliL
l'article konkor, d'être aussi bref
que possible. — Pour faire dériver
khunkur, de l'esp. corcova, bosse,
comme le veut M. d. C, il faudrait
admettre une mutation de r en >/,
inconnue jusqu'à présent ; et de v
en r, également inconnue. On a
vu, s. v. konkor, que nous ne savons
pas exactement d'où vient ce mot,
mais nous croyons savoir d'où il
ne vient pas. Comme l'esp. corcova
vient du lat. con-curvare (v. Diez,
E. W. II. p. II G), on pourrait
supposer une forme intermédiaire
qtii reliât con-curvare à konkor;
mais pour le moment cette forme
est inconnue et ne ferait jamais dé-
river hmkof de l'esp. corcova. «
étymologie est donnée chez M. d.
C. en passant, entre parenthèse,
comme si l'exactitude en était par-
faitement établie. Page -Z'Z l'auteur
271
dit. „L<\s Basques appellent encore
le blé okhai/a pour ogi-gheia, litté-
lalement qui panis faciendus est."
Ktaif-ce bien nécessaire d'avoir re-
cours au latin? Ogi-gheia veut dire
eu bon français „matière a, pain."
Ce mot littéralement" revient assez
souvent dans la brochure de M.
de C, même quand la traduction
est rien moins que littérale, comme
on vient de le voir. C'est ainsi que
M. de C. cite baratchuria, litt. le
gland blanc. Dans quel dialecte
est-ce que bara est gland ? Page 23
„Baberruma, litt. la fève de peu de
prix." Nous croyons : fève romaine
ou de Rome, v. baba. Page 15.
„ZaMnrtzarra, litt. vêtus canis ou
canis magnus." Si la traduction est
littérale il n'en faudrait qu'une.
Et pourquoi est-elle eu latin? Il
nous semble que vieux chien (car
zakhwr zarra veut dire: le vieux
chien) est parfaitement clair; le
latin n'y ajoute rien. Maintenant
quelques détails qui ont cependant
leur valeur dans un travail de ce
genre. M. de C. dit (p. 25) que
Ichitnkur signifie bossu; c'est bosse
qu'il aurait fallu dire. „Mullugidia
marrubidia, (p. 25) le framboisier,
est formé du lat. morus et de l'adj.
hide semblable." Nous laissons de
coté l'étymologie; rasis marrubi ne
signifie pas framboisier, ni fram-
boise ; mais fraise. Mertchiha (p. 24)
n'est pas pêcher, mais pêche. „Le
n initial (p. 24) du castillau (na-
ranja) est sans doute pour un ar-
ticle incorporé au nom." — C'est
i une erreur; l'esp. naranja vient de
l'arabe narandj; v. Dozy, Qloss.
En parlant de l'abricot M. d. C.
dit (p. 23) que les Maures ont pris
leur nom albirkouk au latin. Or
ce n'est qu'en passant par le grec
que ce mot latin est devenu: al
barcoc; v. Dozy, Gloss. Page 20
M. d. C. fait dériver eun, ausi,
usi, faire du bruit (selon l'auteur),
de aoa, la bouche, et ailleurs de es !
Pour expliquer erlea, abeille, M.
de C. dit que le radical er a donné
ara, langage. Nous aimerions savoir
dans quel dialecte.
Merda, potelé. Motd'O. selon
P. Comp. mardo. Haur merda, en-
fant potelé, douillet, nour/i déli-
catement.
Merchede, v. merezi.
Merechi, v. merezi.
Merezi, 1. merechi, merechimendu,
bn. mérite; du prov. merce, mercey,
grâce, faveur; en esp. merced, qui
a donné le lab. merchede, grâce,
faveur. Merchede eginen derautazii,
vous me ferez plaisir.
Merezi, mereztizen, 1. merechi,
merechitu, bn. mériter.
Merezitze, v. merezié
Merke, 1. bn. bon marché; du
prov. mercat? Il faut que „bon"
soit sous-entendu. En ital. on dit:
buon mercato; mais en esp. barato.
Merla, 1. terre noire et grasse
pour fertiliser les champs. P.
Merzil, bn. mou, flasque.
Merzildu, devenir flasque.
Mesede, g. b. grâce, faveur, de
l'esp. merced.
272
Meskaru, bn. mal accidentel;
du prov. mescap; v. L. R.
Mesperetchu, bu. mépris; du
prov. inesprezo.
Mestura, 1. bu. méture, pain
de maïs cuit au four dans des
vases grossiers ou dans des cercles
de fer. Du prov. mixtura, mélange ?
P. dit : blé moitié un moitié autre.
Meta, g. 1. bn. tas, monceau.
Belhar meta, meule de foin. En g.
meta est généralement employé pour
le blé et signifie alors gerbe.
Metola, g. tas de bois ; de meta-
ola.
Meiarri, g. tas de pierre; de
meta-arri.
Meta, metalu, melatzen, 1. bn.
mettre en tas.
Metarri, v. meta.
Metatu, metatze, v. meta.
Meza, 1. bn. messe.
Mezana, 1. bandeau de toile
fine que les femmes mettent par
dessus la coiffure quand elles vont
dans la rue. P.
Mezd, 1. bn. message, commis-
sion; du prov. messio.
Mezutu, mezutzen, 1. bn. envoyer,
recevoir, une comission.
Mi, v. mingana.
Mia, v. mea.
Miaurtzea, 1. écosser.
Michika, bn. petit bouton sur
la peau.
Michkaudi, soûl, selon M. Sa-
laberry. Domestique ; syn. de se/ii,
nehabe.
Michkurteria, bu. affront peu
important. Sal. Ce mot n'est pro-
bablement pas basque, à l'excep-
tion de la terminaison eria.
Mich sera pour mes, prov. (mes-
cap, mesprezo). Qu est-ce- que kurt?
de cortes, courtois?
Miga, v. H.
Mihi, v. mingana.
Mihimen, bn. osier ; dulat. vimen.
Pour la mutation de v en m, v.
magina.
Mihise, 1. bn. drap de lit.
Linceul. P.
Mihiskandoa, petit linceul. Mot
d'O. selon P. Comp. alkandora.
Mihiskandoa, v. mihise.
Mihula, 1. bn. millura, mihura,
1. gui.
Mihura, v. mihula.
Mihuri, bn. grain de fruits.
Selon P. mohuri.
Mikitta, v. miko.
MikO, bu. petit morceau; du
lat. mica?
Mikitta, bn. diminutif de miko.
Milika, mi\ïkQ,t\i J v.milliskatu.
Milliskatu, g. milikatu, bu.
limikalu, 1. lécher.
Limikari, 1. écoruifleur ; de limika-
art 4, ou de limi-hari, avec k pour
h, v. Essai, Ch. II, et l'iutrod. p. 8.
Millura, v. mihula.
Mimicha, L belette.
Min, g. 1. bn. douleur, mal.
Min det buruan, g. j'ai mal à la
tête. Buruko mina, g. mal de tète.
Hezurretako mina, la goutte. — Mm
se trouve comme terminaison de
quelques mots avec la signification
de „teudance à" de „désir." Comp.
eri. lkusmin, 1. désir ardunt de voir.
273
Sumin, furieux. Min correspond
alors exactement au holl. zucht et
ii l'ail, sucht, maladie. P. ex. ail.
Sehnsucht, désir violent, de sehnen,
désirer ardemment. Dans cette ac-
ccption-ci min a perdu sa signifi-
cation propre et indique plutôt un
degré excessif; c'est ainsi qu'il
faudra expliquer le lab. adiskide
vùun, ami fidèle. P. — Comme
adj. km signifie sans cela, aigre,
âpre, piquant, g. 1. moisi, bn.
Mindu, mindutzen, g. mindu, miné-
zen l. aigiir, (le lait, le bouil-
lon). — 1. se mettre en colère. —
1. bn. moisir.
Minkor, 1. minkhor. En 1. amer;
en bn. aigre, inquiet; demin-kor.
La même confusion que pour gar-
ratz. Kelderra baino minkorragoa,
plus amer que la suie. P. Gichon
minkhor char bat da. C'est un petit
homme inquiet.
Mingarri, g. douloureux ; de min-
garri.
Mingar, bu. aigre. Sera pour min-
gor — minkor. Gor est plus correct
que kor, v. Essai, Ch. II.
Mingortu, mingortzen, 1. rendre
ou devenir aigre.
Mintasun, 1. aigreur, âpreté ; de
min-tasun.
Minki, 1. amèrement; de min- H.
Minhar, minhariu, bu. se faire
mal; de min-hartu.
Minbera, 1. douillet, qui supporte
mal la douleur; de min-bera.
Miùeta, 1. mingotch, bn. oseille;
de miu-gozo?
Minbera, v. mm.
Mindegi, 1. pépinière; — bn.
échalassière. Do mihimen tegi?
Mindu, mindutze, v. min.
Minduria, P. traduit ce mot
par: qu'on aime tendrement. Min-
duririk eztu, il n'y a personne qui
ait pitié de lui.
Mina, v. mingaha.
Mineta, v. min.
Mingana, g. mina (pas g. mais
cité par Larr.) mi, g. mihi, 1. bn.
langue. Mihiaren mokoa zail, il me
vient sur le bout de la langue. P.
Mingar, v. min.
Mingarri, v. ».
Minginota, I. espèce de chapeau
de femme. P.
Mingortu, mingortze,v.m?».
Mingotch, v. min.
Minhartu, v. min.
Minkhor, v. min.
Minki, v. min.
Minkor, v. min.
Mintasun, v. min.
Mintza, v. mintzo.
Mintzatu, v. mintzo.
Mintzatze, v. mintzo.
Mintzaye, v. mintzo.
Mintzo, minzo, g. 1. bu. minso,
O.Adj. qui siguifie le contraire de
muet. Minzo naiz, je parle, je suis
parlant. Bat bederabere gizara minzo
da. Ax. Chacun parle selon sa
guise.
Minzo est aussi employé substan-
tivement pour langage; façon de
parler, v. Prov. 318 d'O. Minso
emeak, bihotz gogorra bera diro. Un
parler doux est capable d'amollir
uu coeur dur. Comme mintzo est
18
274
un adj., il est probable que la ter-
minaison tzo est pour tsu; jusqu'à
présent nous n'avons pas encore
trouvé ailleurs cette variante, mais
comme o devient u quand suit l'ar-
ticle, il peut y avoir eu la variante
mintzoa et mintsua, de min (miïia)
et tsu. On pourrait comparer à
minzo le vieux fr. linguard.
Mintza, minlzatu, mintzatzen, 1.
bn. parler. Mintzatzen naiz, je
parle.
Mintzaye, 1. bu. langage. Zure
mintzayan ezagun zare. On vous
connait à votre parler.
Minzo, v. mintzo.
Mina, v. mingaùa.
Mira, v. miratu.
Miragarri, v. miratu.
Merail, miraildatu, v. miratu.
Miratu, miratzen, g. bn. regar-
der, examiner, de l'esp. mirar, re-
garder.
Mira, bn. étonnement ; formé du
nom verb. Eta miraz iarriric haren
repostaren gainean, ichil citecen.
Luc. XX. 26. Test. Koch. Et
étant étonnés de sa, réponse, ils se
turent.
Miretsi, miresten, g. 1. mirets,
miretsi, bn. admirer, s'étonner; de
mira-etsi; comp. onelsi, autetsi, etc.
Miresten naiz, je suis étonné.
Eta mirets ceçaten cireoncisioneco
fidel Pierrisequin etliorriec. Act. X.
45. Test. Koch. Et les fidèles de
la circoncision, qui étaient venus
avec Pierre, s'étonnèrent.
Miragarri, 1. bn. admirable; de
mira-garri.
Miretsteko, mirftsgarri, 1. syn. de
miragarri; de miretste (mireste)-ko ,
et mirets-garri.
Mirait, 1. bn. miroir; de mira-
nte pour egille ; celui qui fait voir.
Miraildatu, bn. se mirer.
Mireste, v. miratu.
Miretsgarri, v. miratu.
Miretsi, v. miratu.
Miretsteko, v. miratu.
Mirigosa, 1. nourri trop déli-
catement, douillet. P. Syn. de,
mainatia.
Mirotza, g. épervier. Comp.
miru.
Miru, g. 1. bn. milan. Le fr.
milan vient du lat. milvus, par
l'intermédiaire d'une forme dérivée
miluanus; v. Littré, D. Pour le
basque il faudra aussi cette forme
intermédiaire pour expliquer la
chute du v. Pour la mutation de
1 en r, v. kapera.
Mispira, g. 1. bn. nèfle; del'anc.
esp. mespero. Il n'est pas néces-
saire de recourir au lat. mespilum
pour expliquer le basque. La mu-
tation des lettres s'étaient déjà
faite en esp.
Misjiirondo, g. 1. mispiratze, bu.
néflier; de mispir-ondo.
MistO, g. aiguillon, de l'abeille,
du serpent.
Mitcha, 1. mèche; — bn. charpie.
Mithi, bn. hardi, impertinent.
MOCHALLE, V. motZ.
Mocholon, bn. mousseron. Du
fr. avec mutation de r en l.
Mohuri, v. mihuri.
Mokadu, v. moko.
275
Mokhor, bu. motte de terre.
Comp. mokor. Comme adj. taciturne,
maussade, sévère ; mais ce sera plu-
tôt un autre mot, et composé, de
mo-kor, quoique mo nous soit in-
connu.
Moko, g. 1. bn. mosko, bn. bec
d'oiseau, pointe. Eta olivo adar oslo
berdeduna moJioan zuela, itzulizan.
Lardiz. Et il revint ayant dans le
bec une brauche d'olive verte. Bi-
thiaren mokoa, 1. le bout du sein.
Iskilhnla mokoa, la pointe d'épingle.
Mokadu, g. bouchée.
Moskoka, bn. à coups de bec;
de mosko-ka.
Moskokari, bn. querelleur; de
mosko-hari (v. an 4). Pour la mu-
tation de h en k, v. Essai, Ch. II
et Pintrod. du dict. p. 8.
Mokor, P. cite seulement l'ex-
emple suivant: ogi mokorra, grine
(si nous avons bien lu) de pain.
Nous ne trouvons nulle part grine.
11 y a le verbe grignoter (grigno-
ter des bonbons) que nous ne
trouvons pas non plus, même dans
le dict. de M. Littré, mais qui
nous explique peut-être grine, qui
signifiera: petit morceau; d'autant
plus que P. renvoie à muscurra,
croûte de pain, mot d'O. selon P.
Comp. le bn. mokhor.
Mokordo, 1. fiente, excré-
ment. P.
Moldatu, v. molde.
Molde, 1. bn. moule, façon. —
bn. aptitude.
Moldatu, moldatzen, g. dresser,
façonner, préparer. Oberen bat ager
dêdin artean, alik ongiena = moldatu
duthan. Mendiburu. En attendant
qu'il s'en publie un (de) meilleur,
j'ai fait celui-ci le mieux possible.
Moldehun, bn. bonne mine ; de
molde-hun.
Moldegaitz, bn. maladroit, gros-
sier; de molde-gaitz.
Moldegaitz, v. molde.
Moldehun, v. molde.
Moltso, g. parties sexuelles de
la femme; de molza?
Molza, l. bourse ; de l'esp. bolza.
Pour la permutation de m et b ou
v, v. magina. -
Mondoin, 1. timon.
Monho, v. muno.
Mora, v. muru.
Morde, bn. qualification hono-
rifique correspondant à: monsieur.
Selon M. Sal. une corruption du fr.
Mordo, mordi, b. grappe (de
raisin). Comp. muru.
Morkoxta, v. muru.
Morrode, g. démon familier.
Morrodo, bn. pain et oeufs,
qu'une marraine donne à son filleul,
pendant son enfance, à chaque fête
de Pâques.
Morroi, g. morroin, 1. bn. jeune
garçon. Pour la chute de n, v.
arrai 2.
Morrointasun, 1. adolescence ; de
morroin-tasun.
Mokroil, MDRROiL, 1. verrou; du
vieux fr. verrouil, avec mutation
de v en m; comp. magina.
Morroin, v. morroi et murrion.
MorrokO, v. muru.
Mortu, g. désert, subst.
276
Mosko, moskoka, v. moko.
Moskokari, v. moko.
Moskor 1, g. muskur, 1. mozkor,
bn. ivrogne. Comme on prononce
le s gras, il serait mieux de ne
pas écrire mozkor. La terminaison
paraît être kor, kur, enclin à ; mais
qu'est-ce que mos. Nous trouvons
chez Pictet (Orig. ludo Europ. 1
p. 255), que plusieurs langues ont
un nom commu a pour le vin nouveau
ou moût; lat. mustum; anc. ail.
most; etc. En pers. mast est ivre.
Moskor 2, g. mukur, b. cime
d'arbre.
Mota, g. 1. bu. mueta, b. espèce,
sorte. — g. bouton, bourgeon. Abere
motaguziak, toutes sortes d'animaux.
Sagar motarik hoùenak, les meilleures
espèces de pommes.
Motchota, 1. motho. bn. Espèce
de coiffure de femmes.— 1. tutron (?)
de bouteille. P.
Motel, g. molhel, 1. bn. bègue; —
g. lourd, stupide, indisposé. Le
l n'est pas redoublé quand suit
l'article. Motel nago, je suis in-
disposé.
Moteldu, moteltzen, g. 1. bn. (En
1. et bn. avec h), bégayer. — 1.
engourdir. Eskua hotzez motheldu
zait, le main m'est engourdie de
froid. P.
Mothelduz, bn. eu bégayant; de
molhelda-z.
Moteldu, v. motel.
Moteltze, v. motel.
Mothel, motheldu, s. motel.
Motho, v. motchota.
Motz, g. l.bn. court. — l.émoussé.
Au figuré eu g. stupide; de l'esp.
mocha. Buru molz, est traduit par
Humboldt. (Bericht. und Zuzàtze
etc. p. 28) tête chauve (Kahlkopf),
ce qui paraît ne pas être exact.
Motz indique ici des cheveux
coupés court. Sudur motz, nez ca-
mus. P.
Mozlu, moztutzen, g. ou molz le n,
1. motz, molztu, bu. couper, tondre.
Molzkina, 1. le barbier ; de molz-
egin.
Molz urdin, mutz urdin, 1. mut-
churdin, bn. grisonnant, d'une fille
qui vieillit, ou grisonne sans se
marier.
Mochalle, g. tondeur; de molzle
pour egille. Mocha paraît être un
diminutif (ch) de motz.
Mozkor, bu. très-court. Cet adj.
nous semble mal composé, du moins
si l'orthographe en est bonne; kor
signifie enclin à; v. gur.
Motzkina, v. motz.
Mozkor, v. moskor et molz.
Moztu, v. motz.
Muchiua, g. vil, méchant, avare;
esp. ruin.
Muchindu, s'ennuyer ; esp. en fa-
darse.
Muga, g. 1. bu. limite, terme;
occasion, moment. Jainkoak gizonen
gaiztakeria e2Ïn eraman alako, muga
gabea, ikmirik. Lardiz. Dieu ayant
vu que la méchanceté des hommes
était insupportable, sans bornes.
Zer mugaz? à quelle heure? P.
Barazkal muga, l'heure du diiur.
Mugon, g. bonne occasion.
Mugailz g. mauvaise occasion.
277
Mugarri, g. 1. bn. borne; de
muga-arri 1.
Mugaristatu, bn. (mieux avez z)
faire une ligne de démarcation avec
des pierres, des planches, etc.; de
■)iiiu/(irri-z-tatu.
Mugaitz, v. muga.
Mugarri, v. muga.
Mugarristatu, v. muga.
Mugîda, v. mugitu.
Mugitu, mugitzen, g. mou-
voir, pousser à. De muga-igitu?
Nere amorio nobleak gauza andiyak,
ta perfeccio geyagoak egitera beti
mugitzen du. Echeverria, p. 180.
Mon noble amour pousse toujours
à faire de grandes choses et les
plus parfaites.
Mugida, 1. mouvement. Hara-
giaren mugidak, chatouillement. P.
Mugitze, v. mugitu.
Mugon, v. muga.
Muin, v. mûri.
Muka, bn. muki, 1. En bn. mèche.
Eu 1. morve et mèche. Pour morve
(mucosités qui sortent du nez) le
bn. a muku, mukus. Du lat. myxa,
mèche et mucus, morve dont l'ori-
gine commune est l'aryaque mue
(muk) v. Littré, D. et Eick, Indog.
Wb. p. 155.
Mukatu, bn. mukadatu, muka-
datzen, 1. moucher la chandelle;
de muka-tu. M. Brachet cite cepen-
dant : muccare. Si nasum excusserit
ut muccare non possit. Loi des
Ki pu aires, 5. 2. Le nom verb. peut
avoir été formé également bien de
Tune et de l'autre manière.
Mukitsu, 1. morveux; de muki-tsu.
Muketa, bn. mouchettes. Une cor
ruption du français? /• pour eh.
Mukadatu, mukadatze, v. muka.
Mukatzk, v. muka.
Muker, g. dur, irascible; — 1.
superbe, fastueux.
Muketa, v. muki.
Muki, v. muka.
Mukitsu, v. muka.
Muku, v. muka.
Mukur, v. moskor.
Mukuru, 1. bn. comble. Larr.
et P. écrivent ce mot avec un r.
M. Sal. avec deux r. Comp. le bise.
mukur (avec l'art, muhirrd) tête,
cîme d'un arbre, ce qui explique-
rait la signification de comble. Ou
bien faudra-t-il rattacher mukuru
à muru, monceau; comme comble
du lat. cumulus. Neurria mukuru
emaitea, douuer la mesure comble. P.
Mukurutu, mukurutzen, 1. combler.
Mukuruka, bn. loc. adv. de mu-
kuru-ka.
Mukuruka, v. mukuru.
Mukurutu, mukurutze, v.
mukuru.
MulchO, v. muru.
MulhO, v. muru.
MulkO, v. muru.
MulO, mullO, v. muru.
Mulzo, v. muru.
Mulzoka, v. muru.
Mulzu, v. muru.
Muil, g. muin, fuin, hun t 1.
moelle. — g. suc des plantes. Au
plur. munak ou burumunak, g. les
cervelles. Pour la permutation de
m et _/, comp. imini = ifini. La
mutation de m en h est, autant
278
que nous sachions, une exception.
Mundu, g. 1. bn. monde.
MunhO, v. muno.
Munhux, v. muno.
MunnÏLO, bn. (nn rz n) infirme
du pied ou de la main. Selon Diez,
E. W. 1 p. 286 mon, mouii, est
du breton, et inconnu aux autres
langues celtiques. Ne serait-ce pas
alors plutôt du basque? M. Diez
ne cite pas le mot bn. qui cor-
respond exactement au breton. Il
identifie moun, avec mun, moelle,
d'où dériverait l'esp. muïion, grand
muscle du bms, et le fr. moignon.
Selon MM. Littré et Brachet, l'ori-
gine de moignon est inconnue.
Muno, g. munho, 1. bn. petite
colline.
Munhux, bn. motte de terre dans
de mauvaises prairies, ordinaire-
ment l'oeuvre des fourmis. Sal.
Murdukatu, bn. mettre en
désordre des étoffes en dérangeant
les plis.
Murkilla, v. Jdllo.
Murrion, 1. morroin, bn. bour-
rache; du gén. lat. borraginis? Pour
la mutation de b en m, comp.
molza de bolza; Miarritze=J5i&T-
ritz.
Murritz, bn. court.
Murritztu, 1. bn. raccourcir;
rogner, ronger.
Murroil, v. moroil.
Murru, v. mv.ru.
Murruchori, bn. moineau ; de
murru (muT)-chori ?
Murrnka, bn. rocher.
MurruskatU, v. marruskatu.
Muni, g. murru, mora (i. a.),
P. murko, burko, P. morkoxta, 1.
morroko, bn. mullco, mulho, muillo,
mulza, 1. mulzo, mulcho (diminutif),
bn. Tous ces mots ont à peu près
la même signification : monceau,
tas, grappe, botte, et probablement,
la même origine. La racine paraît
être mur ou mul, avec l mouillé;
de là muillo, et mulho. Peut-être
pourra-t-on ajouter encore ici muno
ou munho colline. La permutation
de l et r (v. kapera et art 3.) ex-
plique la double orthographe muru
et mulko. La permutation de k et
z (v. Jcaramitcha) celle de mulko et
mulzo.
MurJco, mulko, mulzu, P. amas,
monceau. Mahatz murhoa ou bur-
Jcoa, la grappe de raisins. P. Syn.
de goklto. Pour la permutation de
b et m, comp. bilgor — milgor ;
ibeni = imini ; biga z= miga.
Mulko, tas, amas, monceau, P.
Mulzo, bn. groupe.
Mulcho, bn. petit groupe. Ch,
diminutif.
Mulzoka, bn. par groupe; de
mulzo-ka. Mulzoka juan dire, ils sont
allés par groupes.
Muillo, houppe. P. Neskaren muil-
loko, gros sein. P.
Mulho, 1. petite colline; syn.de
monho, munho. Pour la permutation
de l et », v. lar.
Morkoxta, 1. grappe (de raisin).
Comp. mur ko, grappe; le x sera
peut-être pour ch ou tch diminutif,
comme cela se trouve quelquefois.
Par ex. P. écrit buruxca = pour
279
buruchka, maxcor pour maskor. Me-
hax (Sal.) paraît être un dimi-
nutif de meha. Ezterautate morkoxla
bat ère eta ez bikor bat, ahoan
eman ahal ditekeyenik ulzi. Ax. p.
173. a. éd. 36. n. éd. Il n'est pas
même laissé une grappe ni un mor-
ceau, pouvant être offert à la bouche.
M. l'abbé Iuchauspe corrige (?) mor-
koxla et écrit morcokhla ; ce qui
change entièrement le mot; d'où
vient ce k? nous ne trouvons nulle
part morkok.
Morroko, bn. botte, (de paille).
Ce mot paraît être le même que
murko et morkoxta (v. plus haut),
et corrobore notre opinion que la
correction de M. Pabbé Iuchauspe,
morcoklda pour morkoxta, est une
erreur. Morroko se dit encore pour
ophil eu bu.
Murulu, bn. moyeu. Peut-être
du lat. modiolus ? Pour la permu-
tation de r et d, v. egundano et
madarikatu = madadikatu.
Musika, g. alberge, pêche;
l'arbre et le fruit. Ce mot a forte-
ment souffert; il semble certain
qu'il dérive de persica, esp. Aujour-
d'hui il désigne une espèce parti-
culière, le melocotone. Comp. mer-
chika.
Musketila, bn. raisin cultivé
dans les jardins; du prov. musca-
del, adj. muscat, v. L. R.
MuskUT, croûte de pain, mot
d'O. selon P.
Mustza, 1. bn. apparence, échan-
tillon; du prov. mostra, montre,
apparence.
Mustuka, bn. poignée de vieux
linge pour nettoyer. De muslu
poing, qui ne se trouve pas ? Comp.
muslupUla.
Mustupilla, 1. coup de poing.
Mustupilka harilzea, se battre iï
coups de poing.
Musu, g. 1. bn. museau, baiser ;
de l'anc. esp. muso, ou du prov.
mus; même signification. Musu
eman, donner un baiser.
Musurkatu, 1. bn. fouiller, se dit
des porcs; remuer la terre avec le
groin.
Musurkatu, MusuRKATZE,v.Ȕttsw.
MutchitU, 1. moisi. Est-ce une
corruption du fr. moisi; tu est la
term. de l'adj. verb.
Muthil, v. mutil.
Muthiri, bn. importun.
Muthiritasun, bn. importunité ;
de mutMri-lasun. Jusqu'à présent
nous n'avons pas trouvé muthiri
que P. cite, sans en donner la
traduction. Halere haren muthira-
tassunagatic iaquiric. Luc XI. 8.
Test. Eoch. Il se lèvera pourtant
à cause de son importunité.
Muthur, v. mutur.
Mutkiko, v. mutil.
Mutil, g. 1. mutïlla, b. muthil,
bn. garçon. Diez se demande (E.
W. 1. p. 284.) si Pesp. mocho,
émoussé, dériverait du lat. mutilus,
comme cachorro de catulus, et si
le basque mutil garçon ne viendrait
pas appuyer cette supposition ? Nous
demandons à notre tour si le seul
mot que les Basques ont pour „gar-
çon" serait emprunte au latin ?
280
Baseryan jayo ta aziriko mutilla.
Moguel. Garçon né et élevé dans
la ferme.
Mutkiko, bn. mithilko, sonl. selon
Sal. syn. de mutil. On dirait une
forme dérivée de mutil; une espèce
d'adjectif (mulil-ko) employé sub-
stantivement.
Mutino, v. mutu.
Mutu, 1. bn. muet; dePesp.mudo.
Mututu, bn. devenir muet.
Mutino, bn. silencieux, taciturne.
MutUT, g. l.muthur, bn. museau,
bec; 1. poignet, manchette. Au fig.
moue, boudeur. Mutur dago, il fait
la moue ; il est boudeur. Esku mutur
ona da, il a bon poignet. P.
Mllzika, 1. moquerie.
Muzikaria, 1. moqueur; de mu-
zïka-ari 4.
Muzïkatu, muzikatzen, 1. se mo-
quer.
Muzu, v. musu.
N.
N. Suffixe qui correspond 1°. à:
en, dans. Echea. la maison ; echean,
dans la maison. Bilèaon, dans Bil-
bao. An, là, de a-n. Le suf. n
quand il signifie en, dans, ne s'unit
qu'au nom défini, c. a. d. accom-
pagné de l'article. Quand les noms
finissent par r ou n, comme lur,
gizon, le suffixe n devient ean, sans
que nous ayons pu en découvrir
la cause jusqu'à présent. Ainsi gi- '
twnean, lurrean. Quand il faut ex- !
primer cette relation du locatif '
d'une façon indéfinie ou, plurielle I
n devient etan, de eta-n. Ceci a
toujours lieu avec les pronoms qui, !
cela va sans dire, ne peuvent être
accompagnés de l'article. P. ex. '
lihuru onetan, dans ce livre. V. eta, '
s. v. ta.
2°. à : de. Pedroren, de Pierre ; de
Pedro-n. Le e est lettre de liaison et
caractéristique de l'indéfini, et se
trouve toujours dans les cas sem-
blables, où il faut distinguer le
défini de l'indéfini. Le r est une
lettre euphonique dont le bise, ne
se sert souvent pas. C'est ainsi
qu'Olaechea dit, p. 155. Jangoikoaen
semiari; p. 174. Jaunaen graziaz ;
p, 179. ezpada zeure semiaen arpegi.
Dans tous les autres dialectes on
dirait: Jangoikoaren, Jaunaren, se-
miaren.
3°. au pron. relatif; c'est à dire
que suffixe à la terminaison ver-
bale, il donne à la phrase une
forme participiale, que nous ex-
primons par un pron. relatif. On
se sert en basque (comme dans
beaucoup d'autres langues) du pron.
interrogatif pour pron. relatif; mais
c'est très-rare. — Ikusten naun aurra,
l'enfant qui me voit; de ikusten nau,
il me voit. La traduction ail. das
mich sehende kiud (le me voyant
enfant) s'en rapproche uu peu plus,
bien que ikusten ne soit pas un
participe, mais un nom au locatif.
Un seul suffixe a pu exprimer
le génitif et le locatif {echean., Jau-
naen); ce fait se retrouve en latin,
v. Bréal, grain, comp. 1. p. 484.
Mais nous n'aimerions pas décider
si le pron. relatif est exprimé par
le même suffixe. Dans l'état où
nous le connaissons, il a la même
forme et c'est tout ce que nous
pouvons en dire.
4°. Ce suffixe est encore en
282
usage, du moins en guip. là, où
nous nous servons de la conjonc-
tion que. Pozik nago zeren ekarri
didazun (didazu-n) berri on bat. Je
suis content de ce que vous m'avez
apporté une bonne nouvelle. —
Faudrait-il y voir l'influence de
l'espagnol ? dans cette langue comme
en français, le pron. relatif (accu-
satif) et la conjonction ont la
même forme. Il paraît plutôt que
n dépend ici de zeren; et c'est
ainsi que n est, pour ainsi dire,
régi par les mots suivants; non,
bezala, arlean, zein, ea, norunlz.
Non dan (da-nj bagea an da zelea.
Où est manque, là est désir. Esan
dan bezala. Ainsi qu'il est dit.
Mundu mundua dan artean. Aussi
longtemps que le monde est monde.
Norunlz erorten geran. Où que nous
tombions. Galdelu dit ea elorriko
zeran. Il m'a demandé si tu
viendras.
Naasi, v. nos.
Naastu, v. nos.
Nabala, v. labana.
Nabar, 1. bn. coutre.
Nabar, g. 1. bn. bigarré. Illiar
nabar, 1. pois chiche, pois barré.
Nabardura, 1. bigarure; de nabar-
dura. Mahiru herriko mairu beltzak
bere larru beltza, eta tigre arrak
ère, bere nabardurak aida, utz, eta
mudadizanean. Ax. 93. a. éd. 267
n. éd. Quand le maure du pays
maure aura changé, laissé sa peau
noire, et le tigre aussi sa biga-
rure. . . . Axular écrit la première
fois mahiru, avec h, la seconde fois
sans h; l'édition corrigée (?) aussi.
Nabarben, g. glouton, selon
le petit vocabulaire à la fin des
Fabulas en verso vascongado, etc.
St. Sébastien 1842. — 1. opiniâtre,
têtu, acariâtre, P.
Nabarbenlasun, 1. opiniâtreté; de
nabarben-tasun.
Nabarbentu , nabarbentzen. P. n'en
donne pas la traduction, ce qui
importerait peu si nous ne trou-
vions ce nom verb. employé dans
une tout autre acception par l'abbé
Inchauspe, dans l'introduction du
Gueroco guero de Axular. Tsous
y lisons : Horrek nabarbentzen du
nota edizione harian hainberlze huts
ete narrio aurkhitzen den. Ceci
(explique?) comment il y a tant
de fautes et de — ? dans cette
édition. Narrio que nous ne tra-
duisons pas est employé par Axu-
lar et Pouvreau pour scrupule,
remords.
Nabar bentasun, v. nabarben.
Nabarbentu, nabarbentze,
v. nabarben,
Nabari, nabaritu, nabarit-
zen, 1. reconna tre, apercevoir, dé-
couvrir de loin.
Nabe, 1. grande plaine près des
montagnes. Syn. de zelhai et du
guip. (?) hordeki, P. C'est de ce
mot que W. v. Humboldt fait dé-
river navarra, nabarra; v. Priif.
der Unters. etc. p. 15. L'autiur
dit : de nava (bien que P. écrive
nabea, nauea, et c'est de lui que
Humboldt prend le mot) et de
arra, suffixe qui est très-usité en
*83
basque ; et ainsi l'étymologic de
Navarra ne laisse aucun doute. Il
nous semble que c'est trancher la
question à la légère; arra ou plu-
tôt ar est, il est vrai, un suffixe
qui se trouve assez fréquemment,
mais indiquant toujours l'habitant
d'un lieu: Burgostarra, Erromarra,
Espanaira, errilarra, etc. Nabarra
signifierait donc l'habitant de la
plaine.
Nabegatu, nabegatzen, P.
donne pour synonyme gobernalzea,
et écrit navegatzen. Otigi nabegat-
zen da, il conduit bien ses affaires.
De naviguer?
Nabela, v. labana.
Nabusi, v. nagusl.
Nagatu, nazkatu, nazkat-
zen, g. détester. Selon Larramendi
on ne dit pas : nazkatzen det pe-
kaltia je déteste le péché; mais
nazkatzen nau pekatua ; ce qui pour-
rait se traduire par: le péché m'a
(m'est) en abomination. Nau est
„m'a" et non „m'est" mais on em-
ploie peut-être l'un pour l'autre,
v. han. On peut encore rendre la
phrase au passif: nazkatzen naiz
pekatuaz, me ofendo mucho de el
pecado, je suis très offensé par le
péché. Ce nom verb. doit dériver
de naga ou nazka, qui ne se trou-
vent pas; peut-être est-il d'origine
étrangère.
Nagi, g. 1. bn. paresseux; syn.
de alfer. Zoaz, nagia, chinhaurria-
gana. Ax. p. 36. a. éd. Allez, pa-
resseux, à la fourmi. Est-ce que nagi,
viendrait du lat. ignavia?
Nagitasun, 1. paresse.
Nagitasun, v. nagi.
Naglisi, g. nausi b. 1. nubusi,
bn. maître. Pour la permutation
de g et è, v. gurasoak. Nehorc bi
nabussi ecin cerbitza ditzaque. Matt.
VI. 24. Test, ltoch. Personne ne
peut servir deux maîtres. Gizonik
elduenak eta nagusienak, g. Les
plus mûrs et les plus élevés (su-
périeurs) des hommes. Mutil nau-
sigei berekautan legez oi jatorkeez
kasa, peska, palanka. Moguel, p.
154. Comme aux grands garçons,
il leur vient la coutume de chas-
ser, pécher.
Nahar, v. lar 1.
Naharo, 1. souvent.
Nahas, v. nas.
Nahasgarri, v. nos.
Nahasi, v. nas.
Nahaskeria, v. nas.
Nahasmendu, v. nos.
Nahastaria, v. nas.
Nahastakeria, v. nos.
Nahastapen, v. nas.
Nahastatu, v. nas.
Nahastatze, v. nas.
Nahaste, v. nas.
Nahasteka, v. ?ias.
Nahastekatu, nahastekat-
ze, v. nas.
Nahaszaille, v. nas.
Nahatsale, v. nos.
Nahi, v. nai.
Nahigabe, v. nai.
Nahikaria, v. nai.
Nahikide, v. nai.
Nahikunde, v. nai.
Nahitu, v. nai.
284
Nahitze, w nai.
Nahiz-nahiz, v. nai.
Nai, g. b. nahi, 1. bn. volonté.
Nai, accompagné des terminaisons
auxil. det, dezu, etc. correspond à:
vouloir. Nai det, g. nahi' dut, 1.
bn. je veux. Nai accompagné des
terminaisons de izan, correspond à=
plaire à. Jainhoah naita (nai-da)i
plaise à Dieu, Dieu veuille. Jain-
goikoari nai dakiola, qu'il plaise à
Dieu. Comme le degré de compa-
raison est exprimé par le nom ver-
bal même, on trouve nayago (comp.)
et nayen, nahien (superl.) avec les
term. auxil. Eta debeïcu hura autsi
nayago izan zuen, g. Et il voulait
plutôt enfreindre ce commandement.
Nahien dudana, 1. ce que je veux
le plus ; dut -f- n relatif devient
dudan; avec l'article dudana. —
Nere nekearen saririk nayena izango
dana, g... qui sera la plus voulue
(désirée) récompense de mes peines.
Nahi bezain gaixto. Si méchant que
vous voudrez. P. — Nai est em-
ployé en bise, pour edo. Gentia
batuten danian solo nai baso. Mo-
guel, p. 115. Quand les cultiva-
teurs de forêts ou de champs sont
réunis.
Naiz naiz, g. nai nai, h. nahiz
nahiz, 1. soit soit ; de nai-z. Nahiz
aitzinean, nahiz gibelean, soit de-
vant, soit derrière.
Nahiz nahira, 1. de volonté dé-
libérée.
Naikunde, g. nahikunde, 1. envie,
désir, velléité. La terminaison est
obscure. Nahikunde baita eta ez
1 nahia. Ax. p. 47. a. éd. La vel-
léité y est, mais non pas la vo-
: lonté. Ona, bada, naikunde eta ats-
egin guzien leku artatik nota irten
' ziran. Lardiz. Voici donc comment
ils sortirent de ce lieu de délices
' et de plaisirs.
Nahikaria, désir, convoitise. O.
' De nahi-keria.
Naigabe, g. nahigabe, bn. con-
trariété; de nai-gahe.
Nahitu, nahitzen, 1. bn. vouloir,
' prendre envie.
Naikera, g. commodité.
Nahikide, 1. émule; de nahi-
kide.
Naigabe, v. nai.
Naikera, v. nai.
Naikunde, v. nai.
Naiz, g. 1. je suis.
Naiz naiz, v. nai.
NapUT, 1. nnaphur, bn. friand ;
syn. de ahazuri. — Zuri est resté
sans explication s. v. ahazuri. Zuri
blanc, indiquera peut-être sucre.
En holl. zuikerraondje, bouche à
sucre, de quelqu'un qui est friaud,
qui aime le sucre; de moud, bou-
che et zuiker, sucre.
Nar, g. traineau, esp. narria.
Le basque de l'esp. ou l'esp. du
basque ?
Nardabera, v. nardatu,
Nardagarri, v. nardatu.
Nardatu, nardatzen, 1. se
dégoûter. Horrek nardatzen nau-
Cela me dégoûte. De narda, qui
ne se trouve pas.
Nardabera, 1. qui se dégoûte
aisément. P. cite encore: narda-
285
bertasun, (dégoût) nardaberatzea, (se
dégoûter), nardaberaki, (adv. avec
dégoût), sans les traduire.
Nardagarri, 1. dégoûtant; de narda-
(jarn.
Nare, bu. tranquille, en repos
(d'un liquide); amorti (?) Haurrek
zuaza oherat, beglak uaretuak diiuzu.
Enfants allez au lit, vous avez les
yeux amortis. Sal.
Nak(;atl, bn. narguer.
Narriatu, narriatzen, 1. P.
n'eu donne pas la traduction. Osa-
suna narriatzea jan edan suberaz.
Perdre,' abimer (?) la santé par
excès de boire et de manger. Nota
gure lehenùeziko aita hark gure na-
turaleza haur, bere bekatuz nariatu
baitzuen. Ax. p. 250. a. éd. 78.
n. éd. Comment notre premier
père a perdu notre nature par ses
péchés.
Narriatze, v. narriatu.
Narrio, 1. scrupule, remords.
Narriu zahartua nekez kentzen da.
Il s'est défait avec peine de (sou)
vieux scrupule. P. Arrazadura ur-
thatua, narrio zahartua ezta pontu
ùatetako midikuntzaz sendatzen. Ax.
p. 93. a éd. 266. n. éd. L'ancienne
passion, le vieux remords ne se
guérit pas par une médication d'un
moment. M. Inchauspe se sert de
narrio dans un tout autre sens;
v. l'ex. s. v. nabarùen.
Narritamendu, v, narritatu.
Narritatu, narritatzen, 1.
inciter, pousser, irriter.
Narritamendu, 1. incitation, as-
saut. Koleraren le/ieabiziko aarri-
tumendua. Le premier assaut de la
colère. P.
NaiTU, v. larru.
Nas, 1. b. je suis.
Nas, 2.nahas. Le dial. bu. pa-
raît seul faire usage du radical
nahas, ensemble ; syn. de elgarrekhi.
Les autres dialectes n'ont que les
dérivés.
Naasi, g. mélangé; adj. verbal
de naas (pour nahas)-i. Badarasate
pulpituan hiizera naasi bat, bein
Euskera, bein Erdera, bein Latinera.
Lettre de Larr. à Mend. Ils par-
lent dans la chaire un langage
mêlé, une fois eu basque, une fois
en espagnol, une fois en latin.
Larramendi, dans la môme lettre,
se sert de naasi comme substantif.
Zeùean hizkuntzaren naasiaz ta aditu
bageaz ozta jakin oi da bear dana.
Dans lequel (pays basque) on sait
ordinairement à peine ce qu'il faut,
par (à cause du) le mélange du
langage et par ce qu'on ne se
comprend pas.
Nahasi, bn. tracassier, qui aime
à brouiller les gens. Il se peut
que nahasi soit employé dans ce
sens, mais il nous semble que ce
n'est pas correct. Nahasi est un
participe passé et ne peut avoir
une signification active.
Nastu, nasten, g. naastu, b. na-
has, nahasi, nahasten, ou nahastat-
zen, 1. bn. mêler, brouiller, impor-
tuner. Ez neza zula nahas, 1. Luc,
XI. 7. Soc. bib. Londres. Ne m'ini-
portuues point.
Nasiera, g. mélange ; de nasi-era.
286
Nasmen, g. confusion, mélange;
àenas-men.
Naspil, g. syn. de nasmen. Zenak
esan nai dule nasmena edo naspilla.
Lardiz. Lesquels (mots) veulent
dire : confusion (Babel etBabylone).
Nahasmendu, 1. syn. de nasmen.
Ihez egiozu ahal guziaz munduko
karrabolsarielanakasmenduari.Ch.oxji-
rio. Fuyez de tout (votre) pouvoir
le tumulte et les brouilleries du
monde.
Nakastepen, 1. syn. de nasmen.
Du subst. verb. nahaste et de la
term. peu.
Naskiro. g. confusément ; de nas-
ki-ro. Deux terminaisons pour une.
Naski, nauaski, noaskiro, g. peut-
être. Evidemment une corruption
de nas ou nahas-ki. Larr. dans sa
lettre à Mend. dit que c'est un
mot des pays- bas et que ausa est
en usage dans la montagne. —
Noaskiro ezta hestea bezain jakina.
Peut-être n'est-il pas si savant que
l'autre.
Nahaskeria, bn. nahastakeria, 1.
brouillerie, tracasserie; de nahas-
et nahaste-keria.
Nakaslaria, 1. brouillon; de
nahaste-ari 4.
Nahasieka, bn. en mélange; de
nahaste-ka.
Nahastekatu, nahaslekalzen, 1. bn.
mélanger.
Nahaszaille, nahalsale, bn. celui
qui fait ou qui aime à faire l'ac-
tion indiquée par le verbe. De
nahas-tzaille et zale. — Presenlaln
drautaçue guiçon /mur populuaren
nahalsale beçala. Luc, XXIII. 14.
Test. Roch. Vous m'avez présenté
cet homme comme pervertisseur du
peuple.
Na/iasgarri, 1. cuillière; syn. de
burunzale. De nahas-garri.
Nasai, g. b. détendu, relâché. —
bn. ample, terme de tailleur et de
cordonnier. Sal.
Nasailasun, g. b. 1. relaxation,
relâche; de nasai-lasun. Bozlasuna
nasailasunik gabe, réjouissance sans
relâche. P.
Nasaikeria, g. b. méchanceté; de
nasai-keria. Millinoiak gizon Noeren
demporan bola zituban inferi,
eureen nasaikerija gailik. Des mil-
Ions d'hommes, au temps de Noé,
furent précipités dans l'enfer à cause
de leur méchanceté. Moguel.
Nasaiki, 1. bn. amplement; de
nasai-ki.
Nasaikeria, v. nasai.
Nasaiki, v. nasai.
Nasaitasun, v. nasai.
Nasiera, v. nos.
Naski, v. nos.
Naskiro, v. nas.
Nasmen, v. nas.
Naspil, y.' nas.
Naste, v. nas,
Nastu, v. nas.
Nauaski, v. naski, s. v. nas.
NaUSi, v. nagusi.
Nauzatzea, se gausser. Adilzen
ezluan gauza eztezala phusta ez
nauza. La chose que tu n'entends
pas ne la vilipende ni ne t'en gausse.
Prov. 483. d'O.
Nazkatu, v. nagalu.
287
Nebia, b. frère.
Negala, v. negelarra.
Negar, g. b. nigar, 1. bn. larme.
Han içanen da nigar eta hortz gar-
rascolz. Matt. VIII. 12. Test. Roch.
Là il y aura des pleurs et des grin-
cements de dents. Garrascotz, pa-
raît être formé de garraska (v.
karrazka, s. v. karraka) et de ots
bruit. Nigar purpuilla, grosse larme.
P. Nigar beroz, à chaudes larmes. P.
Negarregin, g. nigar egin, 1. bn.
nigarrez egon, 1. pleurer.
Negar garri, g. b. nigargarri, 1.
lamentable; de nigar-garri.
Negargarri, v. negar.
Negarregin, v. negar.
Negela, 1. grenouille.
Negelarra, 1. P. negala, 1. bn.
dartre, larra pour larru?
NegU, g. I. hiver.
Nehabe, bu. domestique. Sal.
s. v. michkaudi. Comp. nerhabe.
Nehor, nehork, v. nor.
Nehorat, v. nor.
Neitu, neitzen, 1. finir.
Neka, bu. mèche; syn. de muku.
Nekadura, v. neke.
Nekatu, nekatze, v. neke.
Nekazale, v. neke.
Nekazari, v. neke.
Nekazaritz, v. neke.
Neke, g. b. 1. travail, peine.
M. Mahn (Bask. Sprachd. p. XXXV.)
laisse indécis, si nekatu, vient du
latiu necare ou bien si le latin
vient du basque. Nous n'aimerions
pas trancher la question et surtout
pas pour le latin, (necare paraît se
rattacher à l'aryaque nak, v. Fick,
E. Wb. p. 10G); mais il nous sem-
ble que neke a donné nekatu; si
neke dérivait de nekatu, comme il
arrive quelquefois que le nom dé-
rive du verbe, (comp. ahar de ahartu),
la forme serait très-probablement
neka et uon neke. M. Sal. cite neke
seulement comme adjectif: difficile,
fatigant. Nekez cependant prouve
que neke est aussi subst. en bn.
Nekez, g. 1. bn. avec peine, dif-
ficilement; de neke-z.
Nekatu, nekatzen, g. b. 1. bn. se
fatiguer.
Nekadura, 1. lassitude.
Nekazale, b. 1. bn. nekazari, g.
ouvrier, laboureur; de neke-zale
et ari4>. Ipuiok atera naiditut gaztecho
ta nekazarientzat edo Viscaian esan
oi dan nekezaleentzat. Je veux pu-
blier ces fables, pour les enfants et
les ouvriers, ou comme ou a cou-
tume de dire en biscaien nekeza-
leentzat. Ant. Moguel. Ipui onac, etc.
Nekazaritz, g. 1. labourage, tra-
vaux des champs. Noe kuchatik irteti
zanean nekazaritzari eman zitzayon.
Lardiz. Noé étant sorti de l'arche
s'adonna au labourage.
Nekizerdi, bn. travail fatigaut;
de neke-izerdi.
Nekezi, 1. disette, nekezu, 1. di-
setteux. P.
Nekez, v. neke.
Nekezi, v. neke.
Nekezu, v. neke.
Nekhaitz, v. elaitr.
Nekoxa. Le gîte que font les
brebis hors de la bergerie, sur la
rase campagne, pour prendre le frais,
288
lorsqu'il fait serein. 0. C'est du
soûl, mérid.
Nerau, v. ni.
Nere, v. ni.
Nerhabe, 1. eufant, garçon ou
fille. P. Comp. nehabe. De la Vieux-
ville écrit norhabe. Zuen herrietan
adin eta estatu guzietako guiristi-
noak, haurrak norhabeak, zaharrak
eta sehiak zuenganik bizitzeko hit-
zaren ogiaren begira daudez. Dans
votre pays, les chrétiens de tout âge
et de toute condition, enfants et
jeunes gens (V) vieillards et ser-
viteurs, attendent de vous le pain
de la parole de vie.
Neronek, v. ni.
Neroni, v. ni.
Neska, g. 1. fille. En guip. neska
est considéré plutôt comme une
expression grossière; on se sert de
neskacha; p. ex. pour les servantes
d'auberge; la chica des espagnols.
Neskach, g. neskalcha, bu. nes-
kato, 1. bn. fille, jeune fille; de
neska, avec le diminutif ch et io.
Baina Kainen ondorengo neskach eder-
rai onirilzita. Lardiz. Mais la pos-
térité de Caïn aimant les belles
filles. Neskatcha, hiri diosnat, iaiqui.
Marc. V. 41. Test. Roch. Jeune
fille, lui dit-il, lève-toi. Ma segur
neure muthilen eta neure nescatoen
gainera egun hetan erautsireti dut
neure spiritutic. Act. IL 18. Et
pour vrai, eu ces jours là je répan-
drai de mon esprit sur mes ser-
viteurs (garçons) et sur mes ser-
vantes (filles). — M. de Charencey
cite nerkato, mais nous n'avons
trouvé nulle part cette variante.
Comme elle doit servir d'antithèse
à nerabe et expliquer ce mot, on
aimerait savoir où M. de C. Ta prise.
Nous avons à relever ici, comme
déjà ailleurs (v. merchika), uue tra-
duction „littérale". „De môme
dans nerabe, garçon, serviteur, litt.
sub ho mine, homo parvus, par op-
position à nerkato ou neskato ser-
I vante". (Degrés de dimension et
de comparaison en basque, p. 8.
par M. de Charencey). Disons
i d'abord que nerabe, nerhabe signifie
; selon P. enfant, soit garçon soit
i fille. Ainsi l'opposition de nerabe
I à nerkato tombe de suite. Mais
admettons un moment que nerabe
i signifie spécialement garçou, alors
il est difficile d'accepter sub homine
comme étant une traduction litté-
rale, puisque nera n'existe pas. Et
de plus où se trouve l'opposition à
nerkato (forme problématique). Si
nera-be est sub homine, que signi-
fie alors ner-ka-io. M. de C. oublie
de nous le dire. — Nous sommes
doue tenté de croire, jusqu'à
preuve du contraire, que nerkato
n'existe pas.
Neskatzar, bn. fille méprisable;
de neska-char.
Neskaso. Mot d'O. qu'il écrit
nescasso et selon lui de nesca osso,
fille entière = vierge.
Neskame, g. syn. de neskach.
Neskatilla, b. syn. de neskach ; de
neska-illa, ou il, diinin. qui se re-
trouve dans opil.
Neskacha, v. neska.
289
Neskame, v. neska.
Neskaso, v. neska.
Neskato, v. neska.
Neskatcha, v. neska.
Neskatilla, v. neska.
Neskatzar, v. neska.
Netchale, bu. mule ou mulet
d'envirou six mois.
Neuk, v. ni.
Neure, v. ni.
Neuror, v. ni.
Neurri, g. b. 1. bn. mesure.
Neurriz, 1. avec mesure, sobrement.
Neuréu, neurtzen, g. 1. neurritu,
bn. mesurer.
Neurthilzak, 1. vers. O. écrit neur-
tiz; sing. de neurlu-hitzak.
Neurtasun, 1. inesurage ; de neur-
tasun.
Neurtzaille, 1. mesureur; àeneur-
tzaille.
Neurthitsak, v. neurri.
Neurtasun, v. neurri.
Neurtu, v. neurri.
Neurtzaille, v. neurri.
Neurtze, v. neurri.
Ni, nik, g. b 1. bn. neuk, b.
je. Ni naiz, je suis. Nik diot, je
dis. Eztot nik ezer merezidu, b. je
ne mérite rien.
Niri, g. 1. bn. à moi.
Nere, g. neure, 1. bn. b. nire, b.
mon, ma. C'est le génitif de ni,
comme hire de Ai. Pour la muta-
tion de * en e, comp. heren de
hiru. — Neure ôuruari ungi behatzen
badiot. Chourio. Si je me considère
bien moi-mùme.lkaratu zaiteze neure
maileak, b. Tremblez, mes (bien-)
aimés. Jauna eziuc hic ansiaric ceren
neure ahizpac neuror cerbitzatzera
utziten nauen? Luc. X. 40. Test.
Roch. Seigneur n'as tu point de
souci de ce que ma soeur me laisse
moi seule (litt. moi-même) pour
le service?
Nerau, neronek, g. moi-même; de
ni-au, avec / euphonique, ou bien
du gén. nere-au. Nous ne savons
qu'elle est la meilleure des deux
explications. L'objection M. Du-
voisin que le lab. dit nihau,guhau,
n'est pas un argument décisif; on
peut le tourner contre lui. Le bn.
dit neuror, qui paraît plutôt com-
posé de neure-ori, que de ni-ori. Et
même Pouvreau dit: neurk eguin
dut, j'ai fait moi-même. Neurk peut
être une contraction de ni-haurek,
et probablement le sera ; mais comme
le bn. dit neuror, évidemment de
neure-ori, il se pourrait que neurk
fût pour neure-orrek.
Nihau, nihaur, v. ci-dessus nerau.
Neuror, v. ci-dessus nerau.
Nerea, g. neurea, bn. b. le mien.
Nigar, v. negar.
Nigargarri, v. negar.
Nihaur, v. ni.
Nihoiz, v. noiz.
Niholere, v. nola.
Ninon, v. non.
Nihor, nihork, v. nor.
Nihun, v. non.
Nik, v. ni.
Ninia, g. 1. bn. prunelle; —
g. 1. poupon; de l'esp. nina, en-
fant. M. Sal. écrit nitii, ce qui
nous semble fautif; le a final n'est
pas l'article, ou plutôt il représente
19
290
les deux, la terminaison et l'article.
Sans l'article le mot est encore
niùa, enfant (en hébreux prunelle
est rendu par petit homme), puis-
que l'oeil fait l'effet d'un miroir,
on s'y voit.
Ninika, g. bouton de fleur.
Nire, v. ni.
No, v. to.
Noaski, noaskiro, v. nos.
Nobera, v. nor.
Noharroin, 1. vil. abject; syn.
de errumez et de onbehar. Eta ha-
larik ère bethi dira errumez, nohar-
roin eta onbehar. Ax. p. 232. a. éd.
350. n. éd. Et toutefois ils sont
toujours misérables.
Noiz, g. 1. bn. nos, b. quand.
JainJcoaren doaya dezu, noiz ta nori
nai duen ematen diona. Lettre de
Larr. à Mend. Vous avez le don
de Dieu qu'il donne quand et à
qui il veut. Nos ilgo gara ? Quand
mourrons nous?
Noizbait, g. 1. bn. nosbait, b. un
jour ou l'autre; de noiz-bait pour
baita. Bail correspond ici à l'angl.
ever ; à l'ail, auch ou irgend.
Noizbait, whenever, irgend wann.
Nombait, quelquepart, wherever,
irgend wo, wo auch. Norbait, quel-
qu'un, whoever, wer auch. Zerbait,
quelque, quoique ce soit, whatso-
ever, irgend was. Nolabait, d'une
façon ou d'une autre, howsoever,
irgend wie. — Noizbait ère hobeago
da, ezen ez nihoiz ère. Il vaut mieux
à la fin que non pas jamais. P.
(Mieux vaut tard que jamais).
Noizpaiteren buruan. Au bout de
quelque temps (p pour b après la
sibilante).
Noizik bén, g. nosik bein, h. noizik
behin, 1. quelquefois, de temps en
temps; esp. de vez en cuando. Le
basque imité de l'esp. ou l'esp. du
basque P
Noizetik noizera, 1. noizeiik noiz,
bn. de temps en temps; de noiz-
tih et ra, avec e de liaison.
Noizten, jadis; mot d'O. selon
P. La terminaison est obscure.
Noiztenka,bn . syn. de noizetik noiz.
Paraît être formé de noizten-ha.
Noiz edo noiz. 1. bn. une fois
ou l'autre, tôt ou tard.
NoizJcotz, 1. pour quand; de
noiz-kotzat.
Noizere, 1. toutes les fois que;
de noiz-ere.
Inoiz, g. inos, b. nihoiz, 1. bn.
quelquefois, jamais. Nihoiz bezam-
bat bothere du, 1. Il a autant de
pouvoir que jamais. Dans les phra-
ses semblables on se sert en fr.
de ..jamais" ce qui produit de la
confusion et a fait croire que inoiz
ou nihoiz a un sens négatif. Inoiz
correspond à ever, angl. ; je, ail.
ooit, holl. C'est donc une erreur
quand M. Salaberry traduit nihoiz
par „en aucun temps." Pour que
la phrase soit négative il faut en-
core ajouter ez. — Ikusi dituzute
inoiz bildots jayoperriak f Avez vous
jamais (quelquefois) vu des agneaux
nouveau-nés? Inos entzun deutseet
gurasuei esaten. Moguel. Quelque-
fois j'ai entendu dire aux parents.
Inoizko, g. syn. de inoiz, Roizko
291
demboratan esaten èadezu, g. Si
jamais vous le disiez.
Tnoiz-ez, g. inos ez, inosbere ez,
b. nihoiz ez, 1. bu. jamais. Nos
gichiiuko dira infemukopena? Inos-
bere ez, inosbere ez. Quand diminue-
ront les peines de l'enfer? Jamais,
jamais.
Noizbait, v. noiz.
Noizere, v. noiz.
Noizetik, v. noiz.
Noizik ben, v. noiz.
Noizkotz, v. noiz.
Noizten, noiztenka, v. noiz.
Noiztik, v. noiz.
Nok, v. nor.
Nokhu, v. noku.
Noku, 1. perclus; nokhu, bn.
défaut matériel. Sal.
Nola, g. l.bn- comment, comme.
Puisque le n est élidé devant l, r,
k, t {egille pour eginle, hula pour
hunla, ala pour anla, ara pour anra,
aitzitik pour aintzinlik, etc. v. Essai,
Ch. II), il est probable que nola
est pour non-la, comme nora pour
non-ra, norontz pour noti-rontz.
Nolatan, 1. comment. Comp. ala-
tan. Nolatan horrela minzo zare.
Comment parlez vous de la sorte.
P. Il paraît que nolatan n'est plus
usité de nos jours dans ce sens.
Nolatan ahal dateke beraz egia,
errege Davitek dioena, eztela nehor
heriotzean, Jainkoaz orhoilzen ? Ax.
204. a. éd. 64. n. éd. Comment
pourrait-il donc être vrai, ce que
dit le roi David, que personne ne
songe à Dieu en mourant?
Nolaùait, g. nolazjmit, g. 1. nolaz-
bait, bn. de quelque manière, de
façon ou d'autre; de nola-bait, v.
noizbait.
Nola nai, g. nola nahi, bn. d'une
manière ou d'autre. Litt. comme
on veut.
Nolako, g. 1. comment; de nola-
ko. Jakinik zerorrek non eta no-
lako ibilleretan egiten zan aimbeste
pekatua. Sachant vous-même où et
comment tant de péchés ont été com-
mis. Bada bertzerik hari dagokanik,
choilki zeren den gizon, nolakoa
baita. P. Guir Dot. 26. Il y en
a d'autres (titre de J. C.) qui lui ap-
partiennent, seulement parce qu'il
est homme, ainsi qu'il l'est.
Inolaere ez, g. niholaere ez, 1.
d'aucune façon.
Nolabait, v. nola.
NolakO, v. nola.
Nolatan, v. nola.
Nolazbait nolaspait, v. nola.
Nolazpeka, v. nola.
Nombait, v. non.
Non, g. 1. bn. nun, b. g. bn. où.
Nomàait, g. bn. nonbait, 1. (mieux
avec m) nunbait, bn. quelque parti
de nom-baït pour baita; v. noizbait. —
Non ère baita, quelque part qu'il
soit. Beste nonbait, g. ailleurs.
Non edo non, 1. bn. nun edo nun,
bn. syn. de nombait. Ardielsiko
zailul non edo non. Je t'attrapperai
en un lieu ou l'autre. P.
Inon ez, tnon ère ez, g. ni Aon ez,
1. nihun ez, bn. nulle part.
Nora g. b. 1. bn. où; litt. vers
où; de non-ra, avec élision de n
devant r, v. Essai, Ch. IL Nora
292
zoaz? où allez vous? En ail. Wo
gehen sie hin?
Norabait, 1. norapait, bn. vers
quelque part ; de non-ra-bait pour
baita, v. noizbait. Comme on ne dit
pas en français, il est allé vers
quelque part, mais bien quelque
part, ce mot se trouve traduit chez
P. et chez M. Salaberry par quel-
que part." Joan da norapait. Il est
allé quelque part. V. Essai, p. 1^8.
Norontz, noruntz, g. b. norutz,
b. où ; litt. vers où ; de "non-rontz.
Ce mot régit le suffixe». Norontz
erorten geran, an izango géra eterni-
dadean, g. Norutz jausten garian,
an izango gara eternidadian, b. Mo-
guel. Où que nous tombions, nous
serons dans l'éternité.
Non correspond encore à la con-
jonction que. Alako moduan non,
g. de telle manière que. Arrazoina
galdetzen baduzu, huna non den. Si
vous me demandez la raison, la
voici, ou, voici qu'elle est. Hain
bertze dira non. Il y en a tant que.
Nor, nork, g. b. 1. bn. nok,
b. qui. Génitif: noren. Datif: nori. —
Nor da hor? qui est là? Nork
dio? qui le ditP Nok esan eban
Ave Maria ? Qui a dit l'Ave Maria?
Nortzuk, b. pluriel de nor. Comp.
batzuk.
Norbait, g, 1. bn. quelqu'un; de
nor-bait pour baita, v. noizbait.
Nor bere, g. nobera, b. quicon-
que. Norberak daukanerik bere emon
biardau necesidadian dagozanpobriak
sokorrietako. Olaechea. 79. Quicon-
que possède doit donner le sien
pour le secours des pauvres qui sont
dans le besoin.
Jnor, inork, g. inor {?) inok, b.
nihor, nihork, 1. nehor, nehork, 1.
bn. Tous ces pronoms, accompagnés
de ez ou d'un verbe avec un sens
négatif, siguifient: personne. 17ior
ez dezu ïllko g. Eztuzu nihor hillen.
P. Guir. Dot. Tu ne tueras per-
sonne. Nehor c bi nabussi ecin cer-
bitza ditzaqve. Matt. VI. 24. Test.
Eoch. Personne ne pourra servir
deux maîtres Zuhaitz bethakorra
eztu nehork ebakitzen. Ax. 38. a. éd.
Personne ne coupe l'arbre qui porte
des fruits. Le seul exemple que
nous puissions citer où nehor est
employé seul et alors affirmative-
ment, est le 241 me prov. d'O. Hi-
rur gutik, eta hirur anhitzek galtzen
dute nehor. Trois peu et trois beau-
coup gâtentle monde; litt.quelqu'un.
Nora, v. non.
Norabait, norapait, v. non.
Noren, v. nor.
Nori, v. nor.
Norhabe, v. nerhabe.
Nork, v. nor.
Norontz, v. non.
Nortzuk, v. nor.
Noruntz, v. non.
Norutz, v. non.
Nos, v. noiz.
Nosbait, v. noiz.
Nosik bein, v. noiz.
Noski, g. peut-être, sans doute
(interr. et dubit.). Sera une variante
de noasH. Bana Sodotna eta Gomor-
rakoak, noski, ikaraturik, itzxdtzera
egin bide zuten. Laidiz. Mais ceux
293
de Sodome et de Gomorrhe, peut-
être, ayant peur (litt. tremblant)
prirent le chemin pour retourner.
Notha, 1. tache, saleté; syn.
de kutsu. En bn. défaut, et syn.
de nokhu. Jayoko notha, jay a notha,
péché originel. Sort notha, tache
de naissance.
Nothatu (?) nothatzen, 1. salir,
tacher.
Nothatze, v. notha.
Nuk, bn. je suis.
Nun, v. non.
Nunbait, v. non.
Nuzu, bn. je suis.
N.
M. Salaberry est le seul auteur
qui représente, le son de n, esp.,
gn. fr. par nn. Il sera donc mieux
de conserver n qui est accepté par
la majorité.
Nabar, v. nabar.
NaphUT, v. napur.
Nika, bn. niche.
Neviino, bn. petit.
NO, g. b. 1. bn. no, bn. Nous
avons parlé ailleurs de ce suffixe, v.
egundàho. Nous pouvons donc nous
résumer ici et dire que no signifie
jusque ; qu'il se trouve seul (p. ex.
oaano, de ona-no, jusque ici; oraino
de orain-no, jusque maintenant) ;
ou bien uni au verbe ou au suffixe
ra, sans doute à cause de la signi-
fication de ^tendance vers" qui les
rapproche, ainsi rano, jusque vers,
jusqu'à. Zerurâho, jusqu'au ciel.
No suffixe à da, donne en guip.
dano, en 1. et bn. démo pour den-no
(den de da -f- n) ; en bise, dino et
généralement gino, par suite de la
permutation de d et g. Le d de
démo se perd quelquefois en lab.
comme dans arteino pour arte deino,
et même tout le verbe disparaît et
arteino devient artio. Sarri artio,
jusqu'à tantôt. Zuk erran arteino,
1. jusqu'à ce que vous ayez dit.
Bitiïia, gazte deino, on da jateko.
Ax. p. 97. a. éd. 271. n. éd. Le
chevreau, aussi longtemps (litt. jus-
qu'à ce que) qu'il est jeune, est bon
à manger. Azken gino ondo iraunten
dabena. Anibarro p. 10. Celui qu*l
persévère bien jusqu'à la fin. Orain-
dino gichiago eskatuten dot.' Ani-
barro, p. 84. Jusqu'à présent j'ai
demandé moins. Hanitzeh maite
dute Jesxcs nahi gaberik gerthatzen
ez deino, laudatzen dute eta benedi-
katzen, konsolatzen diiueino Chou-
rio, p. 128. Plusieurs aiment Jésus
aussi longtemps qu'il ne leur ar-
rive point d'adversité, le louent et
le bénissent aussi longtemps qu'il
les consolent. — Liçarrague emploie
dano, et no, aves les terminaisons
verbales. Eçar ditzaquedano hire et-
sayac hire oinen scabella. Act. IL
35. Jusqu'à ce qu'il les puisse
mettre (pour) le marchepied de tes
pieds. Dano a donc perdu sa signi-
fication propre et ne signifie plus
que „jusque." Dans ces cas-là Lar-
294
dizabal se sert de rano, jusque vers,
ce qui paraît être plus logique,
v. l'ex. s. v. egundano. L'emploi
ici de dano appuierait notre opi-
nion, abandonnée maintenant, mais
émise dans notre Essai, que dario
serait une variante de rano et qui
s'expliquerait par la permutation
de d et r; mais il nous semble
qu'il y a de la confusion chez Li-
çarrague. Nous trouvons ailleurs
qu'il emploie no et même drano.
Diotza Jesusec. Baldin hori nahi
badut dagoen nathorreno. Jean, XXI.
22. Test. Roch. Jésus lui dit, si je
veux cela qu'il demeure jusqu'à ce
que je vienne. Nothorreno, de na-
thor (je viens) — no; avec e de
liaison puisque n et / ne peuvent
se suivre. Aicen adisquide eure
partida contrastarequin fitetz ha-
requin bidean aiceno (de aiz-no).
Matt. V. 25. Test. Roch. Sois ami
avec ta partie adverse, pendant
que tu es en chemin avec elle.
JEguiaz, eguiaz, erraiten drauat, eztic
ioren oillarac, ukatu nuqueano hiru-
retan. Jean, XIII. 38. En vérité,
en vérité je te dis, le coq ne chan-
tera pas, jusqu'à ce tu m'auras
renié trois fois. Eta gucien karra-
caquin beçala oraindrano. 1 Cor. IV.
13. Et comme avec ,1a raclure de
tous, jusqu'à maintenant. Le groupe
dr (dont Liçarrague se sert con-
stamment) n'est pas basque ; il faut
donc décomposer oraindrano en
orain-da-ra-no. Comp. drauat dans
l'ex. ci-dessus, pour darauat {er-
raiten drauat, je te dis). Drauat
vient probablement de eroan, bien
que M. Iuchauspe prétende que
les terminaisons n'ont pas de ra-
dical ! — Ainsi darano, rano, et no,
signifient chez Liçarrague la même
chose „jusque". Cela n'est guère
possible. Si c'était nécessaire le
mot oraindrano démontrerait ce que
vaut l'assertion de M. Duvoisin,
que egundano est pour egunera-dino,
et par conséquent oraindrano pour
orainera-dino !
o.
Oa, g. 1. oha, 1. bn. ua, b. bn.
vas; 2 (le pers. de l'impér. de joan.
Oar, g. attention. Peut-être de
oartu. M. Mahn (Bask. Sprachd.
p. XXXVI) compare oartu à l'ail,
wahrnehmen; c'est à dire oartu,
wahr-nehmen ; nehmen, prendre,
artu. Ce qui plaiderait eu faveur
de cette étyinologie serait le lab.
et bn. ohartu; or hartu correspond
à artu. Le sens de wahr, ail. est
connu, mais jusqu'à présent nous
n'avons pas trouvé o ailleurs. Si
la supposition est fondée oar dérive
de oartu, et non oartu de oar. Comp.
aJtar de ahartu. Jakin ez ezen y ira-
kurri ère badet oarrez ta arretaz
zure eskuskribatua. Lettre de Larr.
à Mend. Non seulement je le sais,
mais j'ai lu avec attention et avec
soin votre manuscrit.
Oartu, oarizen, g. olutrt, ohartu,
ohartze, 1. bn. observer, apercevoir,
prendre garde, s'aviser. Inor ère
oartu gobe, g. sans épargner, sans
faire attention, à personne. Eta
bere buruari ohart cequionean. Luc.
XV. 17. Test. Roch. Or étant re-
venu à lui-même. Eznatzayo ohartu,
1. je ne m'en suis pas avisé. Pour
la forme de ohart, comp. laket.
Oarraz, g. attentivement; de
oarra-z.
Oarkabean, g. par inadvertance;
de oar-gabea-n.
Oarkabean, v. oar.
Oarraz, v. oar.
Oartu, oartze, v. oar.
Obe, g. b. hobe, 1. bn. meilleur.
C'est le seul comparatif irrégulier
(comp. gei) que nous connaissions;
cependant on trouve aussi : obeago,
hobeago. — Oberen (gén. de obe y
régi par bat, v. Essai, p. 122) bat
ager dedin artean. Mendiburu. Jus-
qu'à ce qu'il s'en publie un (quel-
qu'un, irgend eines) (livre) de meil-
leur. Guzietarik hoberena. Le meil-
leur de tous. Hoberen, est le super-
latif ici, c'est à dire le génitif. En
bn. hoben. Har ezazu hobena, prenez
le meilleur. Sal. Hoben est le génitif
(superlatif) de hob et non de hobe
qui donne régulièrement hoberen.
Obe uni aux terminaisons auxili-
aires correspond à: il est mieux
que. Obedet egiiea, il est mieux le
faire, il est mieux que je le fasse.
Ces locutions ne peuvent se traduire
littéralement en fr. Le verbe (det)
296
indique qu'il s'agit de la première
personne. La construction anglaise
se rapproche plus du basque, p.
ex. I had better go my self; j'aurais
fait mieux d'aller moi-même.
Obeki, g. b. hobeki, 1. bn; mieux
adv.; de obe-hi. Même observation
que pour obe\ bien qu'exprimant
le comparatif on trouve obeki avec
le suffixe de comparaison. Len, ère
bano obekiago dakust. Lettre de Larr.
à Mend. Je vois mieux qu'aupa-
ravant. Obeto, g. b. mieux. Obeto
esaleko, pour mieux dire.
Obeki, v. obe.
Obeto, v. obe.
Obi, g. hobi, 1. bn. tombe, fosse.
Comp. oi 1. Au plur. obiak, g.
gencives. Baldin itsuac itsua guida
badeça, biac hobira eroriren dirade.
Matt. XV. 14. Test. Roch. Si
l'aveugle guide l'aveugle, les deux
tomberont dans la fosse.
Obiratu, obiratzen, g. hobiratu,
1. enterrer; de obi-ra-tu.
Obitchina, prière qu'on fait sur
la fosse des morts. P. Nous igno-
rons ce que la terminaison signifie.
P. écrit Tiobi avec h et obitcàina
sans h ; il se pourrait donc que le
lat. obit se trouve dans la première
partie du mot obitchina.
Obiak, v. obi.
Obiratu, obiratze, v. obi.
Oboro, davantage. Mot d'O.
selon P. De obe-ro?
Odei, g. bn. Jiodei, 1. bn. hedoi,
edoi, 1. nuage.
Bobiel, bu. couvert, en parlant
du temps. Nous plaçons ce mot
ici puisque dans l'ordre alphabéti-
que il est renvoyé à odei; mais
nous craignons que ce ne soit une
erreur. Il est plus probable que
liobiel se rattache à hobi. Hobi a
pu désigner primitivement couvert,
et puis comme subst. fosse, expri-
mant non pas l'idée d'un trou
creusé dans la terre, mais l'idée
de quelque chose de couvert. L'adj.
oiheski, couvert, viendrait peut-être
à l'appui de cette supposition ; car
il semblerait que oi, lit et obi,
fosse ont une origine commune,
et contiennent l'idée de couvrir.
V. oiheski.
Odi, 1. mangeoire; vallon étroit.
Odol, g. b. 1. bn. sang. Avec
l'art, odola, le sang. Odol dut aura.
Je l'ai pour parent. P. De nos
jours on dirait plutôt, à ce qu'il
paraît : Odoleko haut hura. Odol
aldi bâtez. Par un mouvement de
colère. P.
Odol sendoa, 1. colère, superbe.
P. Nere odol sendoaz, par ma colère.
Odolsu, 1. odolzu, bn. sanguinaire;
de odol-tsu.
Odolisurle, 1. meurtrier; de odol-
isur (de isuriyle.
Odollzalu, odoltzatzen, 1. odolstatu,
bn. ensanglanter.
Odolki, 1. odolgi, bn. boudin;
plat de sang cuit ; de odol-gi pour
gai.
Odolgi, v. odol.
Odolisurle, v. odol.
Odolki, v. odol.
Odolstatu, v. odol.
Odolsu, v. odol.
297
Odoltzatu, odoltzatze, v.
odol.
Odolzu, v. odol.
Oe, v. oi.
Ogale, 1. bn. nourriture pour
les porcs composée de farine, de
son et d'berbe. Selon P. excrément.
Ogara, chienne chaude. Mot
d'O. selon Pouvreau, qui cite ce-
pendant le même mot légèrement
modifié, ohara, et avec la signifi-
cation de prostituée, mère de
l'Antéchrist. Pour la permutation
de g et h, v. chingar 1. Pour la
permutation de l et r, v. arilla, s.
v. ari 8. On serait tenté de voir
dans la terminaison le mot gar,
khar, flamme, qui se retrouve dans
les qualificatifs des animaux en
chaleur : arkara, pour la brebis ;
azkara, pour la chèvre, et ici ogara,
pour la chienne.
Ogaza, v. hogasa.
Ogei, g. b. hogoi, 1. vingt.
Ogeigarren, g. b. hogoigarren, 1.
bn. vingtième. La term. est garren.
Ogeitabat, g. vingt et un.
Ogen, hogen, bn. tort. Est-ce
une variante de hoben. Pour la
permutation de b et g, v. gurasoak.
Eta huna nie çuen ailzinean inler-
rogaturic, hoguenic batre (pour bat-
ere) eztut eriden gniçon hunetan çvec
accusatzenduçuenetaric. Luc, XXIII.
14. Test. Roch. Et voici, l'en ayant
fait répondre devant vous, je n'ai
trouvé en cet homme aucun des
crimes dont vous l'accusez.
Ogi, g- b. 1. bn. pain. — 1.
blé, froment. — P. emploie en
français indistinctement pain et blé.
Blé chamois, pain chamois. Glaiuot
de pain, glainot de blé. Glaiuot
doit signifier gerbe (de glaner?);
mais nous le trouvons pas; v.
espal.
OHn, 1. okhin, bn. boulanger;
de ogi-egin.
Okhinza, bn. le métier de bou-
langer; de ogi-egintzea.
Ogigaztai, b. belette.
Ogigaztai, v. ogi.
Oha, v. oa.
Ohaide, v. oi 1.
Ohako, v. oi 1.
Ohalano, 1. dogue.
Ohantze, v. oi 1.
Ohara, v. ogara.
Ohatse, v. oi l.
Ohartu, v. oar.
Ohartze, v. oar.
Ohatu, v. oi 1.
Ohatze, v. oi 1.
Ohe, v. oi 1.
Ohi, v. oi 2.
Ohikunde, v. oi 2.
Ohil, ohildu, ohiltzen, 1. bn.
effrayer, chasser, (des oiseaux).
Ohiltze, v. ohil.
Ohitu, v. oi 2.
Ohitza, v. oi 2.
Ohoin, 1. bu. voleur.
Ohoinkeria, 1. vol ; de okoin-keriu.
O/ioinza, bn. vol; subst. verb.
ohointza, comp. aditza.
Ohoingoa, bn. syn. de ohoinza.
Ohoingoa, v. ohoin.
Ohoinkeria, v. ohoin.
Ohoinza, v. ohoin.
Ohol, v. oh.
298
Ohondikatu, ohondikatze,
v. oh.
Ohore, 1. honneur; du prov.
bonor. Pour la mutatioD de n en
h, v. doai.
Oi, 1. ohe, 1. bn. lit. Au plur.
oyak, g. gencives, ainsi que obiak,
de obi, fosse. Lit et fosse ont pu
être exprimés par le même mot ; v.
hobiel, s. v. odei.
Oiratu, oiratzen, g. oheratu, ohe-
ratzen, 1. bn. aller au lit; de oi-
ra-tu. Oherako naiz, j'irai au lit.
O/ialu, ohatzen, 1. bn. s'aliter;
placer, ranger. Ohaturik datza (de
etzan) aspaldi. Il y a longtemps
qu'il est alité.
Ohatse, 1. nid. Comp. ohantze.
Ohantze, bn. nid, grabat. La
terminaison n'est pas claire. Le n
paraît avoir disparu en lab.
Ohaide, 1. concubine; de oha
pour ohea-ide.
Oi, 2. g. b. ohi, 1. bn. commu-
nément, d'ordinaire, habituellement.
Jaten oidet, g. je mange d'ordinaire.
Etorten oinaiz, g. je viens com-
munément.
En bn. ohi, signifie encore: ci-
devant, ex. Nausiohia, l'ex-maître,
le ci-devant maître. Ce qu'il faudra
entendre comme: maître ordinaire,
maître habituel.
De oi s'est formé l'adj. verb.
oitu, ohitu accoutumé, habitué.
Ohitu naiz erorten. J'ai coutume
de tomber. P. Plus litt. je suis
habitué à tomber.
Oitu, oiizen, g. s'accoutumer.
Oitura, g. b. coutume ; de oi-dura.
T pour d après la voyelle, v. Essai,
Ch. II.
Ohitza, 1. la coutume; subst.
verb. pour ohitzea; comp. aditza.
Ohikunde, 1. coutume. La termi-
naison est obscure ; comp. naikunde.
Oihal, v. oyal.
Oihan, 1. bn. oyan, 1. bois,
forêt.
Oihanzain, 1. garde forêt; de
oihan- zain.
Oihatu, s'effaroucher, en parlant
des animaux. Serait-il risqué de
placer ce nom verb. ici, comme
dérivé de oihan, avec l'élisiori ré-
gulière de n devant t ; comp. jaten
de jan, egotu pour egon-tu etc.
En holl. de „wild", sauvage, dérive
wildernis, forêt, pays sauvage, in-
culte; verwilderen, deveuir sauvage,
effarouché.
Oihanzain, v. oihan.
Oihatu, v. oihan.
Oiher, oyer, oyen, 1. oblique,
tortueux. P. (i. a.) Le même mot
que oker, g. b. 1. olher, bn. En
g. et b. oker est syn. de oiher, c.
a. d. oblique, de travers; mais en
lab. et bn. oker a pris la significa-
tion de borgne. — Bide oiherra y
le chemin tortueux. Iisua baïno
okerra hobe, 1. mieux vaut borgne
qu'aveugle.
Okherlu, bn. devenir borgne.
Eu soûl, s'écarter.
Okerlasun, g. b. défaut, travers;
de oker-tasun. Okerkeriu est plus
correct, v. keria.
Okerkeria. b. syn. àeokerèasun;
de oker-keria. A l'article arin, nous
299
avons traduit okerkeria par mé-
chanceté, ce qui est une erreur.
Oilieski, bn. abrité, selon M.
Sal. La forme de ce mot paraît
plutôt indiquer que c'est un ad-
verbe, oi -z-ki, à l'abri, (comp. zaldiz
à cheval). Nous croyons retrouver
ici le mot oi avec sa signification
primitive de «couvert." Comp oi 1.
et obi.
Oihu, v. oyu.
Oillachitoak, v. ollo.
Oillagor, v. ollo.
Oillaka, 1. or oillaka, levrette.
Oillasko, v. ollo.
Oillar, v. ollo.
Oin, v. où.
Oinez, v. on.
Oinhase, v. unha.
Oinhats, v. on.
Oinhazi, v. unha.
Ointhux, v. on.
Oitian, partant. Mot d'O. se-
lon P.
Oitu, oitze, v. oi 2.
Oitura, v. oi 2.
Ok. Terminaison plur. en guip.
et qui correspond à «autres," dans
des locutions comme: Gizonokjoango
géra. Nous autres hommes nous
irons. Goazen biok. Allons nous
autres deux. Il nous semble que
c'est le pron. dém. plur. oyek,
sans une forme contractée.
Oka, 1. vomissement. Oka egitea,
1. vomir.
Okhazta, okhaztatu, bn. se dé-
goûter fortement, jusqu'à vomir.
Okhaztagarri, bn. dégoûtant; de
okhazla-garri.
Okai, g. froment. Peut-être de
ogi-kai, matière à pain. Humboldt
à déjà proposé cette étymologie,
croyons nous.
Okela, 1. morceau de viande, de
pain ou d'autre chose bonne à
manger.
Okeli, b. viande; 8yn. de or agi.
Okeli, v. okela.
Oker, v. oïher.
Okerkeria, v. oiher.
Okertasun, v. oiher.
Okhaztatu, v oka.
Okher, v. oiher.
Okhertu, v. oiher.
Okhilo, v. okil 1.
Okhin, v. ogi.
Okhinza, v. ogi.
Okllitu, bn. Ce mot ne se dit
que pour renchérir sur le poids
de la vieillesse soit des personnes
soit des bêtes. Sal. — Cette expli-
cation n'est pas très-claire. Jaun-
doni Joane aposlolia zahar okhiturik
hilzen. St. Jean l'apôtre mourut
dans un âge fort avancé. Zure
. zaldia zahar okhitia da. Votre mon-
ture est très-vieille. Sal.
Okil, 1. 1. okhilo, bn. pic-vert
(oiseau). Avec Fart, okilla.
Okil,2.1. nord-est; syn. de lawua,
bigle (louche). P. Comp. aussi eskela,
louche et nord-est. Est-ce que okil
(okilla comme écrit P.) pourrait
être une variante de oker, oblique,
de travers; ceci expliquerait très
bien le nord-est. Eskela, louche et
ezkerra gauche, paraissent avoir une
origine commune. Comp. ces deux
mots.
300
Okin, v. ogi.
Okotz, v. kokotz.
Ola, 1. g. planche; oAol, 1. bn.
bardeau. M. Sal. doDne oliol et
non ohola. En g. cependant le mot
paraît être ola et on le trouve écrit
avec l'article olaa, ce qui est fautif,
puisqu'on n'écrit pas non plus aitaa.
Comme terminaison ola indique le
lieu où se fait le travail, l'atelier.
Egurrola, l'atelier du charpentier;
de egur-ola. Burniola, la forge. Ola,
tout seul, est aussi en usage, pour
désigner la forge et s'écrit en b.
olia, olea; en lab. et bn. olha, et
signifie dans ce dernier dial. aussi:
cabane, ce qu'on exprime en g.
par : echola (eche-ola). Il est donc
probable que ohola et olha ne sont
que des variantes du même mot;
les exemples de métathèse sont
nombreux edoi = odei ; irudi = idu-
ri ; ideren = eriden = ediren, etc.
Olaska, g. auge.
Ola, 2. olatu, bn. frapper
violemment. Ne faudrait-il pas rat-
tacher ce mot à ola forge, à cause
du bruit en battant, en forgeant le fer.
Olandriko, bn. correction violente
par des coups. Il n'est pas clair
comment ce mot est composé.
Ola 3. v. ala.
Olandriko, v. ola 2.
Olaska, v. ola 1.
Olata, 1 offrande: petit pain.
P. Probablement du prov. oblatio.
Oldar, 1. élan. Oldar aldi bâtez.
Par un élan. De oldartu?
Oldarlu, oldarlzen, 1. bn. s'élancer,
se jeter sur. De olde l-arêu?
Oldarmendu, oldardura, 1. élance-
ment; de oldar-dura. Arimako ol-
dardurak. Les passions de lame. P.
Oldardura, v. oldar.
Oldarmendu, v. oldar.
Oldartu, oldartze, v. oldar.
Olde 1. 1. volonté. Ene oldez
ou ene nahiaz, de ma volonté, par
mon mouvement. P. Oldez edo
moldez. De façon ou d'autre.
Olde 2. adj. Grande masse d'eau.
M. Salaberry embrouille plus sou-
vent les termes adjectifs et sub-
stantifs. Il aura voulu dire sub-
stantif. — Hur olde handian, Noe
eta haren familia salbalu ziren ar-
khan. Dans ce grand déluge Noé
et sa famille se sauvèrent dans
l'arche. Le mot hurolde est uu
échantillon de l'orthographe arbi-
traire de quelques auteurs. Eau
est ur et non hur eu bn. et olde
devra être probablement holde. Le
lab. a uholde et le g. ugolde ; le h
est donc tombé en bn.
Olgau, v. olhe.
Olgete, v. olhe.
Olha, bu. fausse avoine. Comp.
olo.
Olhatu, v. olhe.
Olhatze, v. olhe.
Olhe, 1. apprivoisé, familier.
P. (i. a.). Haren olhial qu'il est
aise.
Olhatu, olhalzen, 1. olgau (pour
olgalu), b. Eu 1. apprivoiser. En
b. s'amuser. Gaztiak olgau biar da-
beela. Les jeunes gens doivent
s'amuser.
Olgeete, olgete, (avec l'art, olgee-
301
tia) b. amusement. Subst. verb.
formé de olge (= olhe, 1.) que nous
n'avons pas encore rencontré et
dont l'adj. verb. correspondant sera
olgau. On l'écrit avec un et avec
deux e. Olgeeta guzieti artian, de,
parmi, tous les amusements. Bar-
tolome, p. 9. Alau olgeeliaren ize-
nagaz ta estalgijagaz egiten dira.
Ainsi sous (avec) le nom et sous
(avec) prétexte d'amusement sont
faites.
Olitz, v. oriiz.
Ollagor, v. ollo.
Ollanda, v. ollo.
Ollar, v. ollo.
Ollasko, v. ollo.
Ollo, g. b. bu. oillo. 1. ponle.
Oilloa chitatzen dago, la poule couve.
Ollar, g. b. bn. oillar, 1. coq.
Serait-il risqué de faire dériver
ollar de olla-ar, poule mâle ? Larr.
écrit: ollarra. P. oillara, avec un
r. 0. ollo, le i indiquant le son
mouillé.
Ollagor, g. oillagor, 1. bécasse;
de ollo-gor, puis qu'elle est sourde,
à ce qu'on dit.
OillasTco, 1. ollasko, bn. poulet.
Ollanda, bn. poularde.
Oillarlzea, 1. devenir maître.
Oillackiloak, les sept étoiles. P.
De oillo-chilo; métaphore de la
poule avec les poussins.
Olo, g. b. 1. bn. avoine.
Omen, 1. un dire, un bruit
commun, renommée. P. — g. 1.
bn. particule dubitative qui corres-
pond à: ou dit; il paraît. Elle est
toujours placée devant la terminai-
son auxiliaire. Elorri omen da, g.
11 est venu dit-on, il paraît qu'il
est venu. Zerenjende gaixto balzuek,
lehen nitzaz gaizhi erraiten zutenek,
errai len omen dute orai ongi. Ax.
p. 448. a. éd. Car quelques mau-
vaises gens qui avaient dit pre-
mièrement du mal de moi, disent
maintenant, dit-on, du bien (de
moi).
On, g. b. 1. bn. hun, bn. bon.
Ongi, g. I. bien; de on-gi pour
Ta puisque h ne peut suivre n. v.
Essai, Ch. II. — Oberen bal ager
dedin artean alik ogiena moldatu
dut hau. Mendiburu. Jusqu'à ce
qu'il en paraisse un de meilleur,
j'ai fait celui-ci, le mieux possible.
Ongiena est le superlatif (génitif)
de ongi.
Ondo, g. b. bien. Chit ondo, très
bien.
Ondonayezho, g. bienveillant ; de
ondonai-z-ko.
Ontasun, g. 1. bonté, biens.
De on-tasun. Eta gero emaiten de-
raukute bereziki aditzera hartan
lau ontasun beregaineko edireiten
direla. P. Guir. p. 79. Et ensuite
ils (Apôtres) donnent particulière-
ment à entendre par cela qu'il
se trouve quatre choses (biens)
excellentes. Zeinaren mienbroak ha-
lalco maneraz heltzen baitzaizho bâta
bertzeari, non baiaren ontasuna bert-
zearen ère oniasunera bihurtzen baita.
P. Guir. p. 89. Dont (l'Église)
les membres s'aident de telle ma-
nière l'un l'autre, que le bieu de
l'un soit aussi tourné vers le bien
802
de l'autre. Miserikordios da Jain-
hoa } ontasunez bethea. Ax. p. 133.
Dieu est miséricordieux et plein
de bonté.
Onestasun, g. syn. de ontasun.
Ondasun, g. b. onhasun, onarzun,
bn. biens, possessions. Ceinec iretsi
ukan battu hire onhassun gucia pute-
quin. Luc. XV. 30. Test. Roch.
Qui a mangé tout ton bien avec
des putains.
Ongille, g. ongiegille, 1. bienfai-
teur; de on-egille et ongi-egille.
Onbide, 1. bienfait; de on-bide.
Onbidetsu, 1. bienfaisant; de on-
bide-tsu. *
Ongose, 1. avare; de on-gose.
Onbehar, 1. nécessiteux; de on-
behar.
On ibarrak, 1. biens qui consis-
tent en fond et en héritages. P.
Ongune, ongunde, 1. accommode-
ment, accord; de on-gune? Il est
difficile de rendre compte de gune.
Ongoa, motd'O.et syn. deongune.
Ondu, 1. hondu, bn. mûr.
Ondu, ontzen, g. 1. bn. devenir
bon, rendre bon ; mûrir. Onduko
naiz, 1. je redeviendrai bon. Fru-
tuak ondu dira, les fruits sont bons.
Onetsi, g. 1. onexi, bn. v. etsi.
Oneriizi, onerechi, v. iritzi.
Onerran, 1. onherran, bn. bénir;
de on-erran 1. Maledictione çuey
guiço guciek onherranen çaituztenean.
Luc. VI. 26. Test. Roch. Malheur
à vous quand tous les hommes
diront du bien de vous.
Oneratu, oneraizen, 1. s'amender,
se porter au bien.
Ongitzea, 1. accomoder, apprêter.
Comme P. ne cite pas l'adj. verb.
il est difficile de décider si ongitzea
est formé de on-ein, ou bien de
ongi et alors ongitu, ongitze. La
dernière supposition est la plus pro-
bable; egin ne fait ip&s egitzen, mais
egiten.
Ongarri, 1. hungarri, bn. fumier;
de on-garri.
Onkhailln, 1. hungaittu, bn fu-
mier; syn de ongarri. La termi-
naison se retrouve dans estekaillu,
kertskaillu, mais nous ignorons ce
qu'elle signifie.
Ona, g. b. kuna, 1. bn. voici.
Ona, bada, atsegin gucien lehi ar-
tatik gure lenengo gurasoak nota
irten ziran. Lardiz. Voici donc com-
ment nos premiers parents sortirent
de ce lieu de toutes les délices.
lluna ene ama eta ene anayeac.
Matt. XII. 49. Test. Roch. Voici
ma mère et mes frères. — P. tra-
duit ona encore par: ici, hue;
ainsi avec les verbes qui indiquent
mouvement. Nous n'en avons pas
trouvé d'exemple; et P. cite lui-
même : Hunat zaite, (et non kuna)
venez ici. Nous ne croyons pas que
le t seul, indique, dans les dial.
basq. fr., le mouvement. La raison
de cette confusion sera peut-être
celle-ci. En guip. ra ne peut suivre
emen (ici) et l'on dit onera, vers
ici, onerano, jusqu'ici, pour emenra
et emenrarto, qui ne sont jamais
employés. On (ona) -j- ra signifie
alors: ici, avec mouvement et hunat
est peut-être la syncope de Aune~
303
rat = onera. — Comme l'adv. an
est très-probablement formé du dé-
monstratif a -^j- n, caractéristique du
locatif, il serait possible que ona,
dont le thème paraît être on, fût
formé du démonstratif o (hypothé-
. tique) -f ». le a final sera le
démonst. a et ona correspondra à
l'italien eccoci,(voici), eccola, (voilà).
Eu ital. on trouve même eccola li,
trois démonstratifs réunis, et cette
forme correspondrait au guip. ona
emen, voici. Ona emen itz bilan
mvnduaren egitea eta asiera. Lardiz.
Voici, en deux mots, la création
et le commencement du monde.
On trouve aussi : ona non, huna
non. Huna non gauden belhâuniko
lurrian jarriak zure oinetan. De
la Yieuxville, p. 14. Nous voici
agenouillés en terre à tes pieds.
Comp. ara 2, ou kara, voilà. Comme
nous l'avons dit plus haut, le thème
de ona paraît être on, comme celui
de ara, hara, voilà, paraît être ar.
Tous les deux se retrouvent dans
les composés; et tous les deux ont
été remplacés, comme nominatif
patient du pronom démonstratif;
le premier (on) par au; le second
(ar) par aura. Mais tous les deux re-
paraissent comme nominatifs agents:
onek, celui-ci; ark, celui-là (onek
est pour onk puisque h ne peut
suivre n, v. Essai, Ch. II); et
aussi dans les dérivés, ar ou har-
gatik, pour cela; onetan, dans ceci.
Onela, g. hunela, 1. de cette fa-
çon-ci, ainsi; de on-la, avec e de
liaison. Comp. ala, de cette façon
là, ainsi; de a-la, ou peut-être de
an-la, avec élision de n, puisque
n et l ne peuvent se suivre; v.
Essai, Ch. II. Dans ce dernier
cas les deux formes (onela et ala)
seraient parallèles : on-la, an-la. Hula,
pour hunla, (v. plus bas) viendrait
à l'appui de cette supposition.
Hunela dio St. Thomasek. Ainsi
dit St. Thomas.
Onelako, g, hunelako, 1. pareil;
de onela-ko, pour «70. Go transforme
le mot en adj.; comme en ail. de
dort, on forme dortig; de hier,
hiesig; et si cela était permis de
also, alsoig. Cependant onelako
précède le substantif. Bana one-
lako aitzakiak ezer balio etzulen.
Lardiz. Mais de pareilles excuses
n'avaient pas de valeur.
Hula, bn. adv. comme celui-ci.
Sal. Comme M. Salaberry ne donne
pas d'exemple on ne sait où est
l'erreur. Hula sera apparemment
une variante de hunela, avec éli-
sion de n (puisque l ne peut
suivre n), au lieu de la lettre de
liaison e. Hula est alors une adv.
mais signifie, ainsi, de cette fa-
çon-ci.
Onerano, g. huneraino, 1. jusqu'ici;
de on-rano avec e de liaison, puis-
que r ne peut suivre n; v. Essai,
Ch. II.
Ononz, onunz, g. vers ici ; de on-
rontz, avec élision de r après n,
v. Essai, Ch. II.
Onetarako, g. à cause de ceci;
de on-elara-ko.
304
Oneh, g. huneh, 1. bn nominatif
agentdupron. déra. celui-ci; de on-h,
hun-h, avec e de liaison, puisque n
et h ne peuvent se suivre; v. Essai,
Ch. II. Le nominatif patient cor-
respondant à oneh est au. Le thème
on, hun reparaît dans les composés
et dérivés.
Onen, g. hunen, 1. bn. Génitif:
de celui-ci.
Oni, g. huni, 1. bn. Datif: à
celui-ci.
Oyeh, g. oneeh, b. hoyeh, 1. hauh,
bn. Nom. pi. ceux-ci. Le bn. hauh
est le plur. de hau.
Oyen, g. oneen, b. Aoye» (?) 1.
hauen bn. Gén. pi. de ceux-ci.
Oyei, g. oraeê, b. hoyei (?) 1.
&rw<?i (?) bn. Dat. pi. à ceux-ci.
Hil ukan draucac huni aretze
guicena. Luc. XV. 30. Test. Roch.
Tu lui as tué à celui-ci le veau gras.
Hitz huneh, catholica erran tiahi du.
P. Guir. Dot. p. 86, Ce mot veut
dire catholique. Hitz hauh irahatzen
deravhute. P. Guir. Dot. p. 88.
Ces paroles nous enseignent. Gauça
hauen ondoan Paul partituric. A et.
XVIII. 1 Test. Roch. Après ces
choses (après cela), Paul étant parti.
Onche,oneeheh, celui-ci même; esp.
estemismo; de on-che. Gén. onechen.
Dat. oniche. Nom. plur. oye-cheh.
Gén. oyechen, Dat. oyechei.
Onembeste, g. quelque ; onembeste
bat, une certaine quantité. De onen-
bestef Comp. aimbeste.
Onarzun, v. on.
Onbehar, v. on.
Onbide, v. on.
Onbidetzu, v. on.
Onche, v. ona.
Onda, v. ondo.
Ondamen, v. ondo.
Ondar, g. hondar, 1. fond, lie;
de ondo-are 3.
Ondatsu, v. ondo.
Ondasun, v. on.
Ondatu, v. ondo.
Ondazale, v. ondo.
Ondatze, v. ondo.
OndikO,l. affliction. Ondihozbet-
hea, plein d'affliction. P. Ondiozho,
affligé.
Ondo, 1 v. on.
Ondo, 2. g. 1. bn. fond, extré-
mité, bout, tronc; — 1. au plur.
ondoah, champignons, potirons. De
l'esp. hondo, profond. Les dial. 1.
et bu. souvent si prodigues de
Y h, écrivent ondo. Ondora doa, il
va au fond. Sagarrondo, g. 1. bn.
pommier. Harritz ondo, souche de
chêne; chêne.
Ondatsu, g. profond. Bana zein
ère dan goi, mee, ondatsu. Lettre
de Larr à Mend. Mais quelqu'élevé,
léger, profond qu'il (sujet de son
livre) soit de ondo-tsu.
Ondoan, g. 1. bn. près, après, au
bout de; de ondoa-n. Bayonaren
ondoan da Miarritze. Biarritz est
près de Bayonne. Aritz ondoan,
près, au pied, du chêne. Egun
biren ondean. Au bout de deux
jours. Erran ondoan. Après avoir
dit.
Ondoren, g. ondotih, 1. bn. après,
par derrière. Le guip. est le génitif
de ondo. En holl. et en ail. on
305
emploie aussi le génitif; van ach-
tereu, von hinten. Ondoren régit
le génitif. Zure ondoren nabil. Je
vais après vous; litt. je vais par
ou de, derrière de vous. En ail.
lch folge euch von hinten. — Le
lab. et bu. viulo lik, est composé de
ondo-tik. Ondolik narrait niri. Il
me suit par derrière. Bernard phar-
titu da bere ai anayen ondotik, bn.
Bernard est parti après ses deux
frères.
Ondore, g. postérité. — 1. bn.
suite, conséquence. Paraît être le
génitif de ondo, avec chute de n.
Au plur. ondoreak, g. syn. de on-
dore, les descendants. — Bekha-
tuaren ondoreak, 1. les conséquences
du péché.
Ondorengo, ou le plur. ondoren-
goak, g. b. les descendants. Ondo-
rengoak ère berdin izatea naiko de-
zute, g. Trad. de Moguel. Voudrez
vous que la postérité soit comme
(égale à; vous.
Ondoko, 1. bn. postérieur, succes-
seur; de ondo-ko.
Ondokoak, 1. bn. plur. de ondoko;
les descendants, la postérité.
Ondatu, ondatzen, g. b. ondatu,
hondaiv, hondarlu, hondarlzen, 1.
unda, undatu, onda, ondatu, bn.
En g. détruire. En 1. abîmer, en-
foncer, prodiguer. Eu bn. gaspiller,
prodiguer. La forme lab. hondartu
doit être une corruption de hon-
daiu. Hondar, ondar, existe, mais
signifie: lie, fond; nous croyons
de ondo-are 3; à, peu-près, le lioll.
grondsop. de grond, fond, et sop,
liquide épais, suc. — Eta bizidun
t/u:iak ondatzeko asmoa artu znen.
Lardiz. Et, il prit la résolution de
détruire tous les vivants. Hondatuko
zaitut. Je te ruinerai. P.
Hondatzaille, 1. hondazale, uwlti-
zale, bn. prodigue; de hondo-tzaiUe.
llondale, 1. fondrière.
Ondamen, g. destruction ; àeondo-
men. Ondamen onetarik igea egin
zuen batek, g. Un échappa à cette
déroute. Ondamen ark etziola nki-
teko, g. Que cette destruction (le
déluge) ne le toucherait pas.
Ondar, g. hondar, 1. lie, reste^
fond ; de onda-are 3. Arnoa hondartu
da. Le vin est au bas. P. Lurra-
ren hondarrean. Au centre de la
terre. P. Il semblerait que hondar
dévie un peu trop de sa signifi-
cation primitive, qui se sera peut-
être perdue.
Hondartu, v. hondatu.
Ondoan, v. ondo.
Ondoko, v. ondo.
Ondonayezko, v. on.
Ondore, v. ondo.
Ondoren, v. ondo.
Ondorengo, ondorengoak,
v. ondo.
Ondotik, v. ondo.
Ondu 1, v. on.
Ondu 2, g. sec; se dit des
fruits secs comme : raisins, figues,
etc. Il nous semble que c'est le
même mot que ondu, mûr; v. on.
Onechek, v. onek, s. v. ona.
Oneek, v. onek, s. v. ona.
Oneen, v. onek, s. v. uun.
Onei, v. ouek, s. v. ona,
20
m;
Onek, v. ona.
Onela, onelako, v. ona.
Onembeste, v. ona.
Onen, v. onek, s. v. ona.
Onerano, v. ona.
Oneratu, oneratze, v. pn.
Onerechi, v. eritzi.
Oneritzi, v. eritzi.
Onerran, v. on.
Onestasun, v. on.
Oneste, v. etsi.
Onetarako, v. ona.
Onetsi, v. etsi.
Onexi, v. etsi.
Ongarri, v. on.
Ongi, v. on.
Ongiegille, v. on.
Ongille, v. on.
Ongitzea, v. on.
Ongoa, v. on.
Ongose, v. on.
Ongune, ongunde, v. on.
Onhasun, v. on.
Oni, v. onek, s. v. ona.
Oniritzi, v. eritzi.
Onkhaillu, v. on.
Ononz, v. ona.
Ontasun,,v. on.
Olitz, g. hontz, 1. huntz, bn.
hibou.
Ontze, v. on.
Ontzi, g. b. untzi, l. unzi, bu.
vase, vaisseau, plat, navire.
Onunz, v. ona.
On, g. oin, b. 1. oin, kuin, bn.
pied. Il paraît que de nos jours
on dit toujours en lab. et bn.
zango pour pied. — Bada kausa
komuna eta ardurakoa oinah likits
izaitca. Ax. p. 190. a. éd. 52. n.
éd. Mais c'est une chose commune
et fréquente que d'avoir (l'avoir)
les pieds sales. Eta pot eguiten
cerauen haren oiney. Luc, VII. 38.
Test. Roch. Et lui baisait ses pieds.
Onez, g. oinez, /minez, àuinka,
bn. à pied; de on-z et ha.
Omtsik, g. ointhux, huinthnx, bu.
pieds nus; de on-uts-ik.
Oliatz, g. b. oin/iats, 1. pas, trace,
vestige; de oin-atz. Exactement le
holl. voetspoor; voet, pied; spoor
trace.
Ohazkar, g. (Tolosa) ohaztar, g.
onaztu, b. (Astarloa) foudre, éclair;
de onatz-kar? Pour la variante de
zk et zi, comp. azken, atzen.
Onaztu, onazten, g. fouler aux
pieds.
Oinhatstea, oinhatsten, 1. enjam-
ber. P.
Oindogora, ondagora, 1. talon. P.
OinetaJcoak, 1. chaussure, souliers ;
de oin-eta-ho-ak. Adj. employé sub-
stantivement et au pluriel.
Onaze, v. unha.
Onazkar, v. on.
Onaztar, v. on.
Oïiazte, v. oh.
Onaztu, v. oïi.
Onezko, v. on.
Onutsik, v. on.
Opa, g. b. désir. Selon Astarloa :
cadeau (regalo,.ofrenda). L'adverbe
oparo, abondamment (de opa-ro)
nous met probablement sur la trace
de la véritable signification et de
l'origine de opa. La signification
sera abondance; comp. Parvaque
apa 2. (Fick, E. Wb. p. 9), dont
307
le grec opos, sève, lat. op, puis-
sance, force (kraft); au. afa, sève,
abondance. L'auteur ajoute que si
l'on accepte „sève" comme signifi-
cation primitive, alors la significa-
tion force, abondance du latin et
de l'allemand, s'explique facilement.
Opailla, b le mois d'avril. De
opa-illa? mois d'abondance. Pour
un climat du nord, cette dénomi-
nation ne serait pas très bonne;
mais le mot peutôtre ancien, et
les Basques ont peut-être habité
d'autres latitudes. L'explication
d'Astarloa (Apologia, p. 384), mes
de ofrendas, mois de cadeaux, n'est
pas à l'abri de plusieurs objections
sérieuses. D'abord est-ce que opa,
opta, signifie cadeau ? Ensuite l'ex-
plication des cadeaux est louche.
Les Basques s'offraient réciproque-
ment des agneaux dans ce mois-là ;
ou bien ils faisaient des sacrifices;
Astarloa n'est donc pas certain de
son étymologie. Des sacrifices on
n'en sait rien ; il n'est resté aucune
notion par rapport aux usages reli-
gieux des Basques ; et la coutume
de s'offrir des agneaux est assez
bizarre, pour que l'on soit en droit
de demander quelques détails. M.
Cordier qui s'est occupé de cette
question (Croyances des Anciens
Basques, par Eugène Cordier. Ex-
trait du bulletin de la Société Ra-
mond) dit, page 20. „Nous ne
possédons, en définitive, aucune
notion certaine sur la religion des
premiers Basques."
Opa, opatu, opalze?t, g. désirer,
souhaiter. Opa dizul, je te souhaite.
Semé biurria da aitari eriotza opat-
zen diona. C'est un fils pervers,
celui qui désire la mort de son
piVc.
Opailla, v. opa.
Oparo, v. opa.
Opatu, v. opa.
Opatze, v. opa.
Ope, g. paiu rond.
Opil, g. 1. ophil, bu. petit pain,
gâteau, galette. Diminutif de ope.
La terminaison illa se retrouve dans
neskatilla. En bn. ophil est employé
comme pain en français, dans pain
de sucre, suhre-ophil ; pain de cire,
eslo-ophil; pain au lait, esne-ophil.
Comme on dit eu lab. suiopil,
galette cuite sous la cendre, de
au-ophil, il est probable que opil
est pour hopil. Pour la mutation
8e h en h, v. Essai, Ch. Il, et l'in-
trod. du dict. p. 8.
Ophera, bn. rassemblement de
moissonneurs. Sal. N'est-ce pas
plutôt ouvrier en général ? En tout
cas il nous semble de l'esp, ope-
rario, ouvrier. En italien le second
r s'est aussi perdu: operaio.
Ophil, v. ope.
Opil, v. ope.
Opoa, (ou opo?) 1. défaut.
Opor, Opora, 1. tasse, gobelet ;
syn. de gatillu. »
Or, 1. g. hor, 1. bn. là. Nor
da or? Qui est là?
Orra, 1. g. b. horra 1. 1. bn.
voilà; de hor-a, comme hara de har,
(v. ara 2). Le r de or paraît être
dur et par conséquent redoublé orra;
308
comp. cependant ori, qui n'a
qu'un r. Selon M. Salaberry c'est
encore un impératif de ikhmi!
Horra Apostoluek emaiten derauski-
gulen seinaleak Elizaren ezagutzeko.
P. Guir. dot. p. 86. Voilà les
signes que les Apôtres nous don-
nent pour connaître l'Eglise. Horra
non den, le voilà.
Orra, 2. g. horra 2. 1. bu. là,
litt. vers-là ; de or-ra. Horra nintzen,
j'étais allé là. Eu fr. on dit tou-
jours là, mais en ail. p. ex., on
dit dorthin, en augl. thither, ce qui
rend mieux le basque.
Orrela, g. de cette façon là,
ainsi; de or-la. Comp. onela.
Orrerano, g. jusque là; de or-
rano.
Orregatik, g. orregaitik, b. pour
cela, à cause de cela ; de or-gatik.
Orregaitik egija da, diabrubak peka-
tnban jausi eragite arren sinistu
eragin gura deutsala askori. Moguel.
p. 88. Pour cela il est vrai que le dia-
ble, pour faire tomber daus le péché
veut fait croire à beaucoup que...
Orrelarako, g. pour cela, syn. de
orregalik; de or-eta-rako.
Hortakotzat, 1. pour cela ; de hor-
eta-kolzal. Hortakotzat hasitzen egi-
tetik molderik gabeko leze ilhunbat
bezala. Larreguy. Test. Çahar. 1. p.l.
Pour cela ayant commencé sans au-
cune forme, comme un abîme obscur.
On, orrek, g. b. hori, horrek, 1.
bu. Nominatif patient et agent,
ce, celui-là, cela.
Orren, g. b. horreu, 1. bn. Géu.
de celui-là. Le r de or paraît être
dur et par conséquent redoublé
quand suit une voyelle; de là horra,
orrela etc.; et de même le géuitif
orren et le datif orri. Cependant
le plur. oriek, horiek, orieu, ho ri en,
oriei, horiei, n'a qu'un r; pour
cette raison nous avions considéré
dans notre Essai, p. 27, le géu.
orren, comme étant la syncope de
oriren et le dat. orri, de oriri, en
prenant pour thème le nominatif
ori. De cette façon le pluriel s'ex-
plique aussi et n'offre aucune irré-
gularité. Mais alors le nominatif
orrek, horrek, et les composés orrela
etc. demandent une explication, que
nous ne savons donner. — Il paraît
que ori est employé en bn. pour
tiens, voilà. V. ori 2. C'est encore un
impératif, selon M. Salaberry. Cette
fois-ci ou a le choix entre atchik
et hari — Biortu egizuz gugana
zeure begi miserikordiazko orrek.
Olacchea, 8. Tournez vers nous
ces (vos) yeux de miséricorde. Eu
holl. et en ail. ou s'exprime de la
même façon, en employant le pron.
poss. et le pron. dém. à la fois. —
Ezeu hori gerlhaluko zait kampotik
choilki banaiz abisatua. Chourio, p.
148. Car celn arrivera si je suis
seulement instruit du dehors. —
Larrameudi écrit hor, hori, avec h,
et orregatikan sans h; v. les exem-
ples s. v. jayera et menderalu.
Oriche, orrechek, g. celui là même;
esp. eso mismo; de ori-che.
Or 2, 1. /ivr Z. bn. chien. Un
309
des très-rares mots dont le r n'est
pas doublé; ora, hora, le chien.
En g. or se retrouve dans artzanora.
Or oilloka, 1. levrette. P.
Orachte, v. orain.
Orachtean, v. orai?/.
Or ai, v. orain.
Oraidanik, v. orain et da.
Oraiko, oraikoan, v. orain.
Oraikotz, v. orain.
Orain, oran, g. b. orai, 1. bn.
maintenant. Du lat. hora, ou du
prov. ora avec le suffixe n, dans
l'heure ? C'est généralement le dial.
g. qui supprime le n final, v arrai
2 ; ici c'est le contraire, ce sont
les dial. basq. français.
Orai berehala, 1. tout de suite.
OraingOj g. 1. oraiko, 1. bn. d'à
présent, récent; de orain-ko. Comme
n et k ne peuvent se suivre (v.
Essai, Ch. II) le k a été adouci dans
oraingo, et le n élidé dans oraiko.
Oranago, g. depuis peu ; de orah-
go. Comp. oraingo. Oranago esan
dan bezela. Comme il vient d'être
dit; comme il a été dit tout-à-
Pheure.
Orahagotik, g. oraingotik, 1. dès
à présent ; de oraingo- tik.
Oraingoan, g. orailoan,\m. mainte-
nant, cette fois; de oraingo-a-n.
Oraindanik, g. 1. orai danik, 1.
bn. désormais; de orain-danik.
Oraindano, g. oraindaino, 1. bn.
oraindrano, bn. jusqu'à présent,
jusqu'à maintenant ; de orain-da-no,
et orain-da-rano. Comp. egvndaho.
Eta gucien karracaquin beçala orain-
drano. 1 Cor. IV. 13. Test, Koch.
Et comme avec la raclure de tous,
jusqu'à maintenant.
Oraino, 1. orano, bn. encore; de
orai-no. Liçarrague écrit no pour
ho. ou ino. Le i dans oraino peut
également bien appartenir à orai
qu'à ino puisqu'en lab. on rend
le son n par in. Aiiek eta amek
irakhatsi behar diozkate oraino havr
chumei Pater Noster, etc. De la
Vieuxville. Les pères et mères doi-
vent enseigner encore aux petits
enfants le pater noster, etc.
Oraintche, 1. orachte, bn. tantôt
(en parlant du passé).
Orachtean, bn. tantôt, récemment,
de orachte-a-n.
Oraindanik, v. orain.
Oraindano, v. orain.
Oraingo, oraingoan, v. orain.
Oraingotik, v. orain.
Oraino, v. orain.
Oraintche, v. orain.
Oraino, v. orain.
Oramai, v. ore.
Orano, v. orain.
Oranz, v. ore.
Oranago, v. orain.
Oranagotik, v. orain.
Oratu, v. ore.
Oratze, v. ore.
Or bain, v. orbal.
Orbal, (orbala?) 1. cicatriec.
Orbain, mot d'O. selon P.
Orbi, course, galop. Mot d'O.
selon P.
Orda, ordara, 1. tocsin.
Ordain, v. orde.
Ordaindu, v. orde.
Ordaintzalle, v. orde.
310
Ordaintze, v. orde.
Ordainzka, v. orde.
Ordainzkatu, v. orde.
Ordannaz, v. orde.
Ordara, v. orda.
Orde, g. b. 1. bu. lieu, place. —
1. bu. au lieu de. Haren orde da.
Il est eu sa place. P. Litt. c'est
sa pince. Kf/nigo orde mdazu bihar.
Au lieu d'aujourd'hui donnez-moi
demain. Ou dit aussi ordez, au lieu,
et il semblerait que ordez (orde-z)
est plus logique que orde; Il n'est
pas clair ce que orde signifie. Lu-
garteniente lieutenant, est traduit
chez Larramendi par orde; et P.
cite andre ordea, dame en seconde
noces; litt. celle qui en tient
lieu. Nous retrouvons orde encore
dans ama et ai ta ordeko, mar-
raine et parrain; celui qui tient
lieu de la mère ou du père. Ici
nous avons uu adjectif , orde-ko.
Est-ce que orde dériverait de or,
là, avec la terminaison de?
Ordetu. Ce nom verb. est donné
par Larr. pour: substituer, mais il
paraît que ce mot n'est pas connu.
Ordea, g. 1. bn. ordia, ordian,
bu. mais, cependant. Il nous sem-
ble que ordian, aura été la forme
primitive, orde-a-n, dans le lieu,
au lieu (de); et plus tard cepen-
dant." Pour la chute de n final
v. arrai 2. — Bai ordea, 1. oui,
si fait.
Ordain, 1. bn. la pareille. P.
Remplaçant. Sal. — g. récompense.
— 1. au lieu de. Emozu ene ordain.
Donnez au lieu de moi. P. Comp.
orde, dans le sens de „au lieu." —
Il nous semble que ordain (avec
l'art, ordaind) vient du nom verb.
Orde egin ou de l'adj. verb. orde
egïha. Il arrive que le nom est pris
du verbe, comp. ahar de ahartu.
Ordain, pour „au lieu" s'explique
tout aussi peu que orde, au lieu.
Ordonnaz, bn. en échauge. Comme
M. Salaberry écrit ordain il aurait
pu ou dû écrire ordainaz ou or-
dainaz; de ordaina-z. Les deux
n = n.
Ordainzka, bn. par réciprocité;
de ardain-z-ka.
Ordainzkatu, bn. user de réci-
procité.
Ordaindu, ordaintzen, g. récom-
penser.
Ordaintzalle, g. rémunérateur ; de
ordain-tzalle.
Ordea, v. orde.
Ordean, v. ordu.
Orden, 1. bu. ordre.
Ordenu, 1. bn. testament.
Ordî, g. b. /wrdi, 1. bn. ivre.
Ordikeria, g. b. /wrdikeria, 1. bu.
ivrognerie; de ordï-keria.
Ordiin, orditzen, g. b. hordilu,
horditzen, 1. bn. s'enivrer.
Ordia, ordian, v. orde.
Ordikeria, v. ordi.
Orditu, orditze, v. ordi.
Ordo, 1. uni, égal. Bide ordo
bat. Un chemin uni.
Ordotz, g. ordox, bn. verrat. —
1. porc châtré. P.
Ordotx, (x = ch) 1. petit cochon
mâle. P.
OrdOX, v. ordot:.
311
Ordu, g. 1. bu. moment, temps.
Ordu da jaikitzeko. Il est temps
de se lever. Zer ordu da? g. Quelle
heure est-il? Ordvz geroztik. Depuis
ce temps là. P.
Orduan, g. 1. bn. ordvban, b. or-
dean, bn. alors; de ordva-n.
Orduko, g. d'alors; de ordu-ko.
Orduko gizonak. Les hommes d'alors.
Ordvan danik, 1. ordvdanik, bn.
dès-lors.
Ordukoizat, 1. bn. dès lors; de
ordu-kotzat. Zer en ja ordukoizat
neurria beihe baitzvien. Ax. 125.
a. éd. 296. n. éd. Car déjà de ce
temps-là la mesure était pleine.
Barazkal orduko. Pour l'heure du
dîner. P. Behar orduko. Pour quand
il en sera besoin. P. Ces deux
locutions sont assez curieuses; le
suffixe ko indique ici le futur.
Orduan, v. ordu.
Ordudanik, v. ordu.
Orduko. v. ordu.
Ordukotzat, v. ordu.
Ore, g. orhe, 1. bn pâte de
farine préparée pour la cuisson.
Oratu, oratzen, g. orhatu, orhat-
zen, 1. bn. pétrir.
OrTieta, bn. la manipulation du
pain, pétrir et cuire. Il nous semble
que c'est le subst. verb. dont le»
s'est perdu; v. heian, s. v. ta.
Oramai, g. pétrin; de ore-mai.
Orhaska, 1. pétrin; de orhe-
aska.
Oranz, g. levain; de ore — ?
OreiD, 1. cerf. Orein adarrak.
Bois de cerf.
Oren, 1. bn. heure. Probable-
ment du prov. ora, heure, bien que
nous ne sachions pas comment.
Oren erdilsu bat, environ une demi
heure.
Oren oroz, oren gvziez, à toute
heure. P.
Orenerdi, bn. demi-heure; de
oren-erdi.
Orenkal, à chaque heure. Mot
d'O. selon P.
Orenerdi, v. oren.
Orenkal, v. oren.
Orga, 1. char, charretée. Orga
bat egur. Une charretée de bois. P.
Orgazain, 1. charretier; de orga-
zain.
Orgari, orgagille, 1. charron; de
orga-ari 4, et orga-gille pour egille.
Orgahats, (mieux avec z) 1. or-
nière; de orga-hatz.
Organetcke, 1. corps de la char-
rette; de orga-etche avec n euph.
Orgagille, v. orga.
Orgahats, v. orga.
Organetche, v. orga.
Orgari, v. orga.
Orgatil, g. orkatil, b. cheville
du pied; esp. tobillo.
Orgazain, v. arga.
Orhaska, v. ore.
Orhatu, v. ore.
Orhatze, v. ore.
Orhe, v. ore.
Orheta, v. ore.
Or hit, orhitu, v. oroï.
Orhitze, v. oroi.
Orhoitkarri^ v. oroi.
Orhoitu, v. oroi.
Orhoitza, v. oroi.
Orhoitzapen, v. oroi.
312
Orhoitzar, v. oroi.
Orhoitze, v. oroi.
Ori, 1. v. or 1.
Ori, 2. orizu, orizie, bn.
Selou M. Salaberry ces trois mots
sont des impératifs du verbe atchik,
et signifient le premier: tiens; le
second : tenez (sing. forme polie); le
troisième : teuez, plur. Cette étymo-
logie ressemble à celle de huna et
de horra et a la même valeur. Il
nous semble qu'il ne peut y avoir
de doute que ori dérive du démon-
stratif or, là, et a pris le caractère
d'un impératif par l'adjonction de
zu (toi) et de zis, corruption de
zute (vous). V. or l.
Obi, 3 g. hori, 1. bn. jaune,
pâle, blême; de l'esp. oro.
Oritz, g. b. olitz, 1. le premier
lait après l'accouchement. Pour la
permutation de r et l, com^.juale.
Orizie, v. ori 2.
Orizu, v. ori Z.
Orkatil, v. orgatil.
Orkhatz, bn. chevreuil. Sal.
Orkira, v. brozela.
Orma, b. korma, 1. bu. glace,
gelée. Horrna urlzen da. La glace
fond. P.
Oro, g. 1. bu. tout, chaque.
Orobal, g. 1. bn. tout un, indiffé-
rent. Oro bat da bihar. Autant vaut
demain. P. Zeren berdin ezla deusen
periliJc, ora bal da bi/uir, ora bat da
gero. Ax. p. 133—134. a. éd. 388.
n. éd. Puisque tout de même, il
• n'y a rien de périlleux autant vaut
demain que plus tard.
Orabatsu, 1. presque égal. Pou-
vreau cite quelques adjectifs comme
celui-ci, se terminant par tsu, avec
la signification de ,,à peu-près, pres-
que." Oren erditsu bal, environ
une demi-heure. Tsu ne peut être
ici la terminaison qui forme un
grand nombre d'adjectifs. Ce sera
peut-être une corruption du dimi-
nutif ch, qui s'écrit aussi tch.
Oroch, 1. orox, bu. veau mâle.
Oroi. Ce mot ne se retrouve
que dans les composés; mais le bu.
a orhit, adj. qui se souvient. Eu
français il n'y a pas d'équivalent;
en ail. eingedenk. Il y a tout
lieu de croire que le t de orhit
appartient à la terminaison verbale
orhitu (comp laket). La significa-
tion comme adjectif s'est donc con-
servée, mais la forme s'est corrom-
pue ; elle semble devoir être orhoi,
dont le i final sera la caractéristi-
que des adj. verbaux; v. lettre I.
Oroitu, oroitzen, g. orhoitu, or-
hoitzen, 1. orhit, orhitu, orhitzen,
bn. se souvenir. Ce nom verb.
régit z. Ene semea, orhoit zaite bethi
horïez. Chourio, p. 2*1. Mou fils
souveuez-vous toujours de cela. Ch.
écrit orrhoil, mais nous ne trouvons
nulle part deux r.
Orhoilza, 1. souvenance. Subst.
verb. Comp. adilza.
Oroipen, g. b. orhoilzopen, 1.
souvenir, commémoration. Oroipe-
nean mesedeen, g. En souvenir des
faveurs.
Oroipengarri, g. souvenir. Ânts
p tus ha bal ela izitr tristeak geratu
zaizue beren oroipengarrUzal. g.
313
Trad. par M. Arruo de YEcheco
escolia de Moguel. Un peu de
poussière et de misérables os vous
restent eu souvenir d'eux.
Orhoitkarri, 1. mémoire (docu-
ment). Sarako orhoitzarriek era-
kusten dute. Les mémoires de Sare
font voir que...
Oroipen, v. oroi.
Oroipengarri, v. oroi.
Oroitu, v. oroi.
Oroitze, v. oroi.
Oroldio, g. bu. oroldi, b. go-
roldio, g oroldi, orolio, 1. mousse
(plante).
Orox, v. oroch.
OrpO, erpo, g. b. talon; gond.
Orra, v. or l.
Orrase, v. orraze.
Orratz, g. épingle. — 1. bn.
aiguille, à coudre, d'une horloge.
Comp. ortz, dent.
Jo8torratz, g. aiguille; de jos
(de josi) — orratz. Le t de joslor-
ratz, pourrait bien, comme dans les
dérivés de begi, être un g devenu
/. Orratz est probablement le même
mot que ortz, eu lab. hortz. Comme
h permute avec g, hortz explique
peut-être gorosti, houx. Gorosti a
la forme d'un adj. verb. et pour-
rait signifier, (gorostia) le pointu,
celui qui est muui d'aiguilles.
Galzetorratz, g. aiguille à tricoter.
Orratze, g. bn. orrase, 1. peigne.
Probablement comme ortz de orratz.
Orrazetu, g. orrazta, orraztatu,
1. bn. peigner.
Orrazetu, v. orraze.
Orraztatu, v. orraze.
Orre, bn. or ri, 1. genièvre. Eu
lab. aussi feuille.
Orregaitik, v. or 1.
Orregatik, v. or 1.
Orrek, v. or 1.
Orrela, v. or 1.
Orren, v. or 1.
Orrerano, v. or 1.
Orretarako, v. or 1.
Orri, g. b. 1. feuille.
Orilla, b. le mois de mai. De
orr'i-illa?
Orrilla, v. orri.
Orro, 1. bn. mugissement; se
dit de la vache, de l'âne, de la
mer, etc. Ado deiturik egizu, orro.
Quand on t'appelle âne, brais.
Prov. d'O.
Ortera, 1. tine de terre. P.
Au mot aska, auge, P. ajoute
ortera comme syn. C'est alors en
terre cuite?
OrthutS, orhutsik, 1. ortosik, b.
pieds uus; syn. de oint Aux. De
or-huls et or-huts-ik. Jusqu'à présent
nous n'avons trouvé qu'un seul
mot dans lequel r se trouve pour
n, c'est belaun. Nous avons cité
iruntz, b. mais c'est une erreur;
nous n'avions pas vu que c'est
une faute d'impression chez Mo-
guel. Belhaur paraît donc être une
exception et par conséquent orthux
ne nous paraît pas être une variante
de ointhttx. Ort ou or doit alors
signifier pied, et se retrouve dans
ortkoi, 1. forme de soulier. Pouvreau
ajoute un exemple qu'il ne traduit
pas, et qui ne rend pas le mot
plus clair. Hartzen dute bere plega
314
eta orkoia. Ils prennent son pli et
la forme de soulier? La traduction
ne peut être bonne, car elle n'offre
aucun sens. — Comme le t dans
ointhux est euphonique {pin-huis),
il sera également euphonique dans
orthuts, et il faudra décomposer
ce mot en or-huts. Or est donc
pied et se retrouve peut-être dans
orpo, talon. — Orthuts dago. Il va
pieds nus. Orthutsetanjoaitea. Aller
pieds nus. Orlhutsik ibiltea. Mar-
cher pieds-nus.
Ortkoi, v. orthuts.
OrtOSik, v. orthuts.
Ortz, g. hortz, 1. bn. dent. —
1. échelon, degré. Serait-ce la syn-
cope de orratz?
Orizkatu, ortzkatzen, g. mordre.
Hortzkitzea, 1. agacer les dents. P.
Hortztoki, hortzkrosko, 1. gencive;
de hortz-toki et de hortz-hrosko.
Krosko que nous avons omis sur la
lettre /', signifie : enveloppe, coque,
d'un oeuf,, d'un navire (le corps),
de la tête (crâne). O. écrit kurskua
selon P. Du prov. crosta, croûte.
La variante tz (pas zt) et zk se
retrouve dans atzen et azhen.
Ortzkatu, ortzkatze, v. ortz.
Orz, horz, bn. nuage. Ce mot
a vieilli ; il est syn. de hodei, et
s'est conservé dans quelques dé-
rivés.
Orzadar, horzadar, bn. holtzadar.
P. arc-en-ciel; de orz-adar. Pour
la permutation de l et r, v.juale.
Orzgorri, bn. rouge (du ciel).
Orzanz, bn. tonnerre; de orz-
atantz.
Orzozki, 1. serein. Zeru orzozki,
ciel serein. P.
Orzaizkiara, bn. à la clarté du
ciel; de orzozki-ra? Ezagutu ziniu-
dan orzaizkiara eue borthan igarai-
ten. Je vous ai reconnu, au clair
des étoiles, quand vous passiez
devant ma porte.
Orzadar, v. orz.
Orzaizkiara, v. or 2.
Orzanz, ?. orz
Orzegun, v. ostegun.
Orzgorri, v. orz.
Orzilare, v. ostirala.
Orzirale, v. ostirala.
Orzozki, v. orz.
Osaba, g. b. 1. bn. oseda, bn.
oncle.
Osagarri, v. oso.
Osasun, v. oso.
Osasuntsu, v. oso.
Osatu 1, soûl, châtrer. Sal.
Osatu 2, v. oso.
Osatze, v. oso.
Osin 1, g. ortie.
Osin 2, bn. eau profonde dont
le cours est ralenti par une cavité
de son lit dans certains endroits.
m
Oske, 1. ozJce, bn. entaille, qu'on
fait à un bâton.
OzkarratU) bn. faire des entailles.
Oski, 1. bn. soulier.
OSO, g. 1. bn. entier. — 1. bn.
sain, bien portaut.
Osaswt, g. b. 1. bn. santé; de
oso-tasun ?
Osasunisu, g. salutaire; de
osasu?i-tsu.
Osoro, oso ta oro, g. osoli, l.bu.
815
onlièreuteut; do oso-ro at ki. Oso
ta oro pourrait se comparer au holl.
geheel eu al, entier et tout = en-
tièrement; ainsi qu'à l'ail, gauz
und gar.
Osatu, osatzen, g. guérir. — ras-
sembler, reudre entier. — bn. coudre
ensemble.
Osoki, v. oso.
Osoro, v. oso.
Ospa, ospako, v. ots.
Ospe, v. ots.
Ospel, g. (avec l'art, ospela)
engelure; uspel, bu. meurtrissure.
De otz-bele ? Bien que s soit rare-
ment pour z, puisque la pronon-
ciation est très différente, il s'eu
trouve des exemples. La mutation
de b eu p, après la sibilante est
régulière; v. Essai, Ch. II.
Ostaro, v. osto.
Ostatu 1, v. osto.
Ostatu 2. 1. bn. hôtellerie, au-
berge; du prov. ostau, v. L. R.
Rostaler, bn. aubergiste ; du prov.
hostalier, v. L. R.
Ostazuri, v. osto.
Osto 1, g. derrière. Ecliearen
ostea. Le derrière de la maison.
Ostean, g. en outre; ostian, b.
derrière,eu outre ; de oste-a-n; comp.
aurrean, gibelean, etc. Leleenguan,
letra gaistuaz ostian. Moguel. Dans
la première (édition) en outre de
la vilaine lettre. Orrezaz, ou enezaz
ou arzaz, ostean, g. en outre de
ceci, de cela.
Osieko, g. postérieur ; de oste-ko.
Osteronzean, g. du reste; de
oste-ronz-n. La terminaison paraît
être ean pour n comme c'est le cas
après les lettres n et r, lurrean,
gizonean.
Osterontzeko, g. reste; de oste-
ronz-ko. Pagatuko dizkidazu oste-
rontzekoak bigar. Vous me payerez
le reste demain.
Ostera, g. b. de nouveau; de
oste-ra.
Ostiko, 1. bn. coup de pied; de
oste-ko; expression elliptique.
Ostikada, g. coup de pied; la
terminaison n'est pas claire. Comp
ostiko.
Ostikatu, 1. bn. donner des coups
de pieds; fouler aux pieds, vilipender.
Ostikoka, 1. bn. à coups de pieds;
de ostiko-ka.
Oste 2. bn. ozte, 1. grande
quantité.
Ostean, v. oste 1.
Ostegun, g. b. orzegun, l. jeudi.
De ots, bruit? Comp. l'ail, don-
nerstag.
Osteko, v. oste 1.
Ostera, v. oste 1.
Osteronzean, v. oste 1.
Osterontzeko, v. oste 1.
Ostian, v. oste 1.
Ostikada, v. oste 1.
Ostikatu, v. oste 1.
Ostiko, v. oste 1.
Ostikoka, v. oste 1.
Ostirala, g. b. orzilare, orzirale,
1. vendredi.
Osto, g. 1. bn. hosto, bn. feuille.
Ostoilla, 1. ostaro, b. 1. bn. le
mois de mai; de osto-illa et aro.
Ostazuri, g. aune; de osta-zuri,
;\ cause de la couleur du feuillage?
316
Ostatu, ostatzen, 1. bu. se garnir
de feuilles.
Ostoillatu, ostoillalzen, 1. garnir,
meubler une maison. De ostoilla?
Ostoilla, v. oslo.
OstoiHatu, ostoillatze,v.wfo.
OsTREINATU, OSTREINATZEN, 1.
s'endurcir, s'obstiner. P. Sera pro-
bablement une corruption de ob-
stiner.
Ostrellaka, g. arc-en-ciel. Ce
mot dérivera de orz; mais nous
ignorons comment il est composé.
Ostu, OStutzen, g. voler, dé-
rober.
Ota, g. perche, sur laquelle dor-
ment les poules.
Otadi, v. ote 1.
Otar, g. otharre, I. panier.
Ote 1. g. bourg-épine (?) esp.
argoma. Dans le Dicc. de Domin-
guez on est renvoyé de argoma à
aliaga, plante à épines et à fleurs
jaunes. Othe, 1. bn. ajonc épineux,
genêt.
Otadi, g. othar, bn. terrain ou
croît cette plante; esp. argomal.
Othaska, 1. l'endroit dans la ferme
où l'on pile l'ajonc.
Ote, 2. g. othe, 1. bn. mot ex-
plétif, de doute, d'interrogation.
Joan ote da? Est-il parti? Egin
othe duzu? Avez-vous fait? Ez
othe duzu egin? N'avez-vous pas
fait? Bai othe? Est-il vrai? Ezta
otherik. Il n'y pas de doute. Il
uous semble que othe, et othoi ont
une origine commune, ou plutôt
que othe est la syncope de othoi,
othoy, je vous prie, je vous demande.
Ainsi : Joan ote da, signifie au foud :
Je vous demande, je vous prie,
est-il parti.
Othar, v. ote 1.
Otharre, v. otar.
Othe, v. oie 2.
Othi, v. oti.
Othian, bn. donc. Olhianpaga-
tuko nuzu. Donc vous me payerez.
Sal. Il nous semble de othe.
Othoi, 1. je vous prie. P. Ene
Jainboa, indazu, othoi atzo arraxa
geroz egin ditudan hutsen eta bekha-
tuen barlhamendua. De la Vieux-
ville, p. 9. Mon Dieu donnez-moi,
je vous prie, le pardon des fautes
et des péchés que j'ai faits hier
au soir. — La forme de othoi est
obscure. Ce n'est pas la l re pers.
de l'indicatif; il faudrait pour cela
un n initial (forme passive) ou un
d initial (forme active). La forme
de othoi est plutôt celle de l'ad-
jectif verbal, otho -\- i; mais l'em-
ploi de othoi rend cette supposition
peu probable. Il ne reste alors
que l'impératif qui pourrait expli-
quer othoi, si ce n'est que la 2 dp
personne porte toujours la carac-
téristique, soit du masc. (k), soit
du fém. (»), soit de la forme polie
(zu). Nous ne pouvons donc rien
dire de positif sur othoi, mais le
subst. othoitza, prière, nous fait
supposer que othoi doit être un
adj. verb. dont le subst. verb. cor-
respondant est othoitza, comme
aditza de adi, agintza de agi».
Nous trouverons peut-être plus tard
l'explication de othoi.
317
Othoitz, 1. bu. prière. Othoitz
eguioçue bada uzta Jabeari. Matt.
IX. 38. Test. Roch. Faites donc
prière (priez) le Dieu de la moisson.
Heien othoitzak entzunak izan ziren.
Larregui, Test. Çahar. Leurs prières
furent écoutées.
Othoitz egin, 1. bu. othoitzez
egon, 1. prier. Othoitzez nagotzu.
Je vous prie. P.
Othoitztea, 1. prier. P. Ce subst.
verb. correspond à un adj. verb.
oihoitztu.
Othoitztia, othoitztiar, 1. dévot en
prières. P.
Othoitz, v. othoi.
Othoitzte, v. othoi.
Othoitztia, othoitztiar, v.
othoi.
Othoronza, v. othurunza.
OthUTUnza, 1. othoronza, bn.
repas ; syn. de apairu. Santhurunza,
O. selon P.
Othurunzatu, othurunzatzen, 1.
donner ou prendre repas. P. Othu-
runzatu naiz, j'ai pris repas.
Othuninzatu, v. othurunza.
OthUTUnzatze, v. othurunza.
Oti, g. othi, 1. bn. sauterelle.
Eta ketic ilki citecen othiac lur-
rera. Apoc. IX. 3. Test. Roch. Et
de la fumée sortirent des sauterel-
les sur la terre. — Selon la version
française : Et de la fumée du puit
il sortit des sauterelles qui se ré-
pandirent sur la terre. Earen iaquia
cen olhiz eta basa eztiz. Matt. III.
4. Test. Roch. Et son manger était
dcssauterelles et du miel sauvage.
Otord©. O torde dabila maiaza
su eske. Le mois de Mai est en
quête de feu, en troque de pain.
Cela veut dire que quand il fait
froid en Mai il y aura abondance
de grain. Prov. 381. d'O. P. fait
dériver ce mot de ogi-ordia ; ce
qui est possible. Pour la mutation
de g en t, comp. plusieurs déri-
vés de begi. — Nous ignorons si
l'explication qui accompagne le
proverbe est de Oienhart; mais il
nous semble qu'elle n'est pas bonne;
c'est le contraire de ce que dit le
proverbe: Mai est en quête de feu
(demande de la chaleur) eu troque
de pain, c. a. d. pour du paiu,
afin de pouvoir donner du pain.
Ots 1, g. hots, bruit. O. cite hots,
bruit, renommée, sans dire à quel
dialecte hots appartient. Ce mot
n'est pas lab. ; mais ou le retrouve
dans hilhots ; il paraît ne pas être
bn., mais il s'est conservé dans
oxez, (Sal.) selon la rumeur; de
ox-z. Il est cependant plus proba-
ble que M. Salaberry a oublié de
de citer ox.
Otsegin, g. appeler, invoquer.
Ozen, 1. bn. souore. Probable-
ment l'adj. verb. otsegin, avec l'art.
oisegina. Egin se contracte en ein
et en bu. même en in; v. imbide,
s. v. egin.
Ozengi, 1. à haute voix ; de ozen-
ki. G pour k après n, v. Essai,
Ch. II.
Ospe, g. b. bruit, ospe, 1. ospa,
bn. renommée. — bn. vanterie.
Ospe paraît devoir se rattacher à
ots; la forme est à peu près et la
318
signification est tout-à-fait la mf;ine.
La permutation de p et l, tirs-
rare il est vrai, explique les deux
formes; comp. aipalu = aitatu;
aizpa = aizta. — Ateraten dabee ospe
edo buillia, b. Ils s'attirent grand
bruit.
Ospako, g. hazpasu, 0. renommé»
célèbre. De ospa-ko et tsu.
Ozpaz, bu. vanterie ; de ozpa-z.
Hospatzea, publier. O.
Ost 2. g. hots!\. allons, voyous!
Ots, uri bat egin dezagun. Lardiz.
Voyons, bâtissons une tour.
Otsailla, b. 1. oxalla, bn. le
mois de février.
Otsegin, v. ots.
Otsein, b. domestique; syn. de
mirabe. Variante de otzan ?
Otso, g. 1. oxo, bu. loup.
Otso-gizon, 1. loup-garou.
Oxo phutz, bn. vesse de loup;
espèce de champignon.
Ozt, g. hotz, 1. bn. froid. Hotz
naiz, 1. J'ai froid. Hotz da, 1. Il
fait froid.
Oztu, oztntzen, g. hoiztu, holzleu,
1. avoir froid, refroidir.
Ozpera, g. hotsbera, I. frileux;
de otz-bero.
Holzki, 1. bn. froidement; de
hotz-ld.
Otzan, g. doux, inoffensif (des
animaux), domestiqué, esp. dome-
stico, tratable; ang. domesticated.
Comp. otsein.
Oxaba, 1. espèce de poisson.
Oxalla,v. otsailla.
Oxatz, bn. chiendent.
0X0, v. otso.
Oxaputz, v. otso.
Olïal, g. oihal, 1. bn. drap, toile.
En guip. oyal est généralement en
usage pour du drap de laine; ce-
pendant ù Hernani, p. ex. on dit
oyal pour drap de lit. Pour la per-
mutation de g et h, v. chingar, 1.
Oyan, v. oihan.
OyarZTin, g. 1. oyharzini, bn.
écho, c. a. d. le lieu où se trouve
l'écho. De oyu?
Oyechek, v. onek, s. v. ona.
Oyei, v. onek, s. v. ona.
Oyek, v. onek, s. v. ona.
Oyen. 1. v. onek, s. v. ona.
Oyen 2. v. oiher.
Oyer, v. oiher.
Oyes, bn. stupide et brutal à
la fois.
Oyil, 1. oihu, 1. bn. cri.
Oyu egin, 1. oyuz, oihuz egon, 1.
bn. Eta bâta bereeari oihuz dagoz-
can haourchoac beçalaco dirade. Luc,
VII. 32. Test. Roch. Et ils sont
comme les enfants qui crient les
uns aux autres.
Oytdari, 1. crieur, clabaudeur. I'.
De oyu-ari 4. Le l doit être eupho-
nique.
Oyutu. Larr. cite ce nom verb.
dans sou supplément pour rogar,
prier.
Oyulari, v. oyu.
Oyutu, v. oyu.
Ozar, 1. gros chien. Otarlehar,
vieux chieu (injure) ; de I
tchar — char. Ozar-izarra, la cani-
cule.
Ozen, v. ots.
Ozengi, v. ots.
319
Ozi, bn. kozi % l. la première
pointe qui sort d'iui grain qui
germe. Cette fois-ci c'est le bu.
qui n'écrit pas l'A.
Ozitu, ozitzen, bn. àozitu, kozitzen,
1. germer.
Hozidura, 1. germure; de hozi-
dura. Are gehiago hozidurak janez
gero ère lurraren humidurak ela
Ziezetasuna. Ax. p. 36. a. éd. n. éd.
De plus quand l'humidité de la
terre a rongé les germures.
Ozkarratu, v. oske.
Ozke, v. oske.
Ozkerren, bu. plaute à épines.
Ozkornoki, bn. croupion.
Ozpal, v. espal.
Ozpera, v. ots.
Ozpin, g. ozpin, b. 1. bn. vinai-
gre. Pouvreau cite ozpin et ozprin
pour foudre. Ozpinen garhasiak,
éclats de foudre. Il nous semble
qu'il doit y avoir une erreur ici ;
foudre sera pour tonnerre et ozpin
ou ozprina, dérivera de ots, bruit.
Ozta, g. à peine, à peu-près.
Zenean hizhintzaren naasiaz ta aditu
bageaz ozta jakin oi da bear dana.
Lettre de Larr. à Mend. Dans le-
quel (pays basque) on sait d'habi-
tude à peine ce qu'il faut, par le (à
cause du) mélange des dialectes et
pareequ'on ne se comprend pas.
Ozte, v. otte. 2.
Oztu, v. otz.
Oztutze, v. otz.
p.
Paba, pabeza, 1. appui, sou-
tien. Pabeza handia zaizkit. Vous
m'êtes un grand appui. P.
Pabeza, v. paba.
Pachela, pachelu. Pockeh,
bn. selon O. empêchement.
Pachelatu,pachelatzen,\. empêcher.
Pachelu, v. pachela.
Padera, 1. poêle à frire.
Pagatu, pagatzen, g. 1. payer.
Pago, v. bago.
PagU, 1. content. Pagu dapagu-
rik dago, il est content. P.
Paieru, mesure. Mot d'O. se-
lon P.
Pairadura, v. pairatu.
Pairatu, pairatzen, l bn.
souffrir. Du prov. patir? bien que
la chute du t soit une exception.
Pairu, 1. souffrance ; de pairatu,
(comp. ahar de ahartu), si notre
supposition est fondée; sans cela
pairatu de pairu.
Pairadura, 1. souffrance; depairu-
dura.
Pairutsoa, 1. très-patient. P. De
pairu-tsu. La forme tso vient à
l'appui de ce que nous avons dit
de minlzo.
Pairu, v. pairatu.
Pairutsoa, v. pairatu.
Pake, g. bake, b. 1. bu. paix.
Du lat. pace ou de l'esp. paz avec
mutation de z en kj comp. héku
de signo, et karamitcha.
Pala, 1. phala bn. pelle; bn.
entrave qu'on met aux animaux
pour les empêcher de s'introduire
dans les champs.
Palanka, b. palenka, 1. barre
de fer.
Palota, 1. truelle de maçon ;
batoir de paume. P. En esp. la
balle avec laquelle on joue le jeu
de paume et le jeu même, sont
appelés pelota, comme le fr. pelote
du lat. pila, v. Littré, D. La se-
conde acception ferait croire que
pelota, est une variante de pelota,
esp. et basque; bien qu'il soi dif-
ficile de voir comment pelota, balle,
a jamais pu signifier batoir de
paume.
Palt atd, manquer; de l'esp.faltar.
Paltsu, b. faux, de l'esp. falso.
Paluma, 1. palombe; du lat. pa-
lumba.
Pamichi, b. (selon Humboldt)
pain long. Comp. pampvUt. Dfl
l'esp. pan — ?
821
Pampotz, brave. Mot d'O. se-
lon P. — Bihotz pampotza. Palpi-
tation de coeur.
Pampulet,b. (selon Humboldt)
pain rond. Comp. pamichi. De l'esp.
pan — ?
Panchu, g. espèce de poisson.
Pandero, g. b. tambour de
basque. De l'esp. pandero, ou Fesp.
du basque.
Paneka, g. espèce de poisson.
Panela, 1. table à porter le pain
au four. P. Du prov. panel, fr.
panneau, terme de menuiserie, p.
ex. les panneaux d'une porte. Le
lex. roman ne donne pour panel
que l'acception suivante : espèce de
selle sans arçons ; mais probablement
panel aura aussi désigné panneau.
Pangeru, panyeru, 1. chau-
dière.
Pailta, 1. bande d'étoffe plissée
qui garnit le haut de la cheminée
dans toute sa largeur. Eu holl. val
ou schoorsteenval. Schoorsteen est
cheminée.
Pantetch, bn. chambranle. Sal.
Ce mot paraît, comme panta, signi-
fier cheminée ou quelque chose qui
a rapport à cheminée; or cham-
branle est un terme de menuiserie
qui signifie : encadrement de porte,
fenêtre ou chemiuée.
Pantoka, Sponda, salebra. P.
pile de pierres, O. Harri pantoka.
Endroit dans le chemin entrecoupé
de pierres, où on ne marche que
sur des pierres. P.
Panyeru, v. pangeru.
Paparda, v. papo.
Paparo, v. papo.
Papo, 1. bn. partie supérieure
de la poitrine. En ital. on dit en
parlant d'une femme, le poppe,
(plur.) le sein, la gorge. P. cite
encore: paparda, paparo, grosse
gorge. — Oilloaren paparo, jabot
de poule. P.
Papor, 1. miette.
Paporlzea, 1. éraietter.
Par, v. marra.
Para, paratu, paratzen g.
para, paratuten, b. mettre; syn. de
ipini. — 1. pharatu, bn. tendre.
Parazazu eshia, tendez la main.
Belauniko para biot (biar dot). Je
dois me mettre à genoux. Paratu
natzayo. Je me suis présenté à lui.P.
Parabisu, g. L pharabizu, bn.
paradis.
Parada, 1. bn. occasion; —
bn. commodité.
ParatchikO, 1. espèce de poti-
ron. Serait-ce un diminutif de
pertz, à cause de la forme?
Paratze, v. paratu.
Pare, g. 1. bn. paire, couple. —
1. bn. égal, semblable. Idipare bat.
Une paire de boeufs. Eztu bere
parerik. Il n'a pas sou pareil.
Parrezpar, bn. en position égale (?)
Sal. — Pourquoi deux r; le mot
est pare en bn. aussi.
Pargamio, pergamio, L parche-
min; du prov. parguamina, avec
chute de l'a final.
Parkatu, v. barlcatu.
Parpara, 1. caille. Comy.gale-
per. Le passereau est aussi appelé
en basque : parra ch&ria. P. — Il
21
322
n'est pas clair ce que parra signi-
fie ; mais est-ce que par {parra) se
trouverait dans la première partie
de parpara?
Parra, ?. marra.
Parraska, grand nombre, mul-
titude. Comp barrasta.
Parrete, b. syn. du guip. arrai,
toka; paraît être un jeu, un passe-
temps. Mutil nausijei berekautan
legez oi jaiorkeez kaza, peska, pa-
lanka, bola, parrete ta onelako jo-
Jcuen afizinue edo eraspenak ihos
pelatakua aazlu baga euskal errije-
tan. Moguel, p. 154. Comme aux
grands garçons il leur vient habi-
tude de la chasse, pêche, barre (?)
boule (paume) parrete (?), et pour
cela la passion des jeux, sans jamais
oublier le jeu de paume dans le
pays basque.
Parropia, 1. bn. paroisse.
Parropiant, bn. l'individu avec
lequel on est en rapport de vente,
de travail, etc. Sal.
Partale, 1. participant. P. Du
prov. part, fr. part et la termi-
naison basq. le. Partaletasun, par-
ticipation. P.
Paseatu, bn. se promener; de
l'esp. pasear.
Pastenagri, 1. carotte. Du prov.
pastenaga et du basque gorri.
Patar, 1. bn. colline; sol eu
pente.
Patu, g. sort, destinée ; de l'esp.
hado plutôt que du lat. fatum.
suivi de l'art, a, devient u. Pour
la mutation de n en p v. bago. Le
m do fatum, il est vrai aurait pu
ou dû se perdre puisque le m
n'est pas toléré comme finale. Patu
peut donc dériver également bien
de fatum que de hado ; le t plai-
derait peut-être pour la dérivation
latine ; mais on aura remarqué que
généralement le basque prend ses
mots à l'espagnol plutôt qu'au
latin.
Pats g. 1. marc de fruit; en
lab. surtout de pommes.
Patsamo, 1. petit cidre.
Pauma, bn. pauoa, 1. le paou.
Pazi, g. chaudron.
Pe, v. be.
Peail, v. be.
Pedasa, 1. espèce de pommes.
Pedatchu, bu. pedazu, 1. mor-
ceau; de l'esp. pedazo.
Pedoi, bn. espèce de serpe;
syn. de aïhotz.
Pegar, 1. bn. cruche pour l'eau,
à forte panse et avec un goulot.
Pegar -tei, bn. évier; de pegar-tegi.
Pegartei, v. pegar.
Pegeseria, bn. bagatelle.
Pegorreria, bn. misère; de
l'esp. peor, pire avec la terminai-
sou basque eria?
Pek, pekatd, v. bekaiu.
Pekado, bn. pekade, 1. bécasse.
Pelata, bn. quadrain, liard,
selon Pouvreau ; mais le liard était
en cuivre et non pas en argent,
et il paraît que pelata vient de
plata, esp. argent. — Eguiaz er-
raiten drauat, ezaiz ilkiren handie,
renda diroano azquen pelata. Matt.
V. 26. Test. Roch. En vérité je te
dis que tu ne sortiras point de là,
323
jusqu'à ce que tu aies reudu le
dernier quadrain.
Pelatu, pelatzen, 1. bn. se
mouiller. Pelaturik elhorriko da. Il
viendra bien mouillé. P.
Peldo, pheldo, bn. menthe
sauvage.
Peleatu, peleatzen, 1. com-
battre.
Pelkar, 1. raboteux.
Pen. Cette terminaison forme
des substantifs dans tous les dialec-
tes. Nous ignorons ce qu'elle signi-
fie. Erospen, iduripen, nahastepen,
oroipen, sortzapev, etc.
Pena, 1. peine; le prov. pena.
Perdira, 1. (Guéthary) perdi-
roin, P. plomb de chasse.
Perdiroin, v. perdira.
Peresil, 1. pherrechil, bn. persil.
Perfosta, bn. conséquemment.
Corruption de: parforce=forcément.
Pekkachant, bn. actif, adroit.
Permatzaki, v. berne.
Permatu, permatzen, 1. appuyer;
de benne.
Perposa, préposa, 1. propos ; du
fr. avec metathèse de r.
Perrechil, v. peresil.
Perrehiku, g. champignon.
Variante de paratchiko.
Pertala, 1. bord (de robe), lam-
beaux, déchirures de robes. P. cite
petrala, ce qui ferait penser à une
origine étrangère, tr n'étant pas
basque.
Pertol, bn. petit filet de la forme
d'un pain de sucre Sal.
Pertz, g. 1. lertz, 1. bn. chau-
dron ; syn. de pangeru.
Peskiza, 1. attente, espérance;
pheskiza, bn. abandon. Gailz han-
dien pesktzan dago. Il est dans
l'attente de grands malheurs. Ez
da utzi behar seknlan haurren
pheskizan surik ez harmarik. Il ne
faut jamais laisser à la disposition
des enfants ni feu ni armes.
Pesuin, besuin, lesuin, 1.
phezoin, bn. dos de fossé, digue;
fossé qui sert de clôture.
Peya, 1. phej/a, bu. entrave,
pour arrêter la roue d'une voiture;
chaîne qu'on met aux pieds des
chevaux pour les empêcher de courir.
Pheyatu, bn. entraver.
Piaïantak, voyageurs. P. cite
d'abord piaïa, qu'il ne traduit pas.
Piaïa. voyage?
Picher, g. pitcJier, 1. phitcher,
bn. petit pot à eau, sans goulot.
Phitchaslre, bn. vessie.
Pichika, v. piska.
Pieste, b. fête.
Pijo, g. adroit, apte. Comp.
pinoa.
Pika, 1. phika, bn. pie.
Pikaillatzea, 1. émailler.
Pikalaporte bn. pie-grièche.
Pikain, le meilleur morceau
d'un mets quelconque. Mot d'O.
selon P.
Pikar, chétif, infructueux. Mot
d'O. selon P.
Pekarda, bn. pikarta, 1. bigarré.
Corruption du français.
Pikarrai, bn. tout nu.
Pikatu, pikatzen, 1. couper,
tailler. Harri ptkatva. Pierre tail-
lée. P.
324
Pikero, bn. terme de mépris;
syn. de asto, âne.
Pikitta, bn. très petite quan-
tité, pincée. Diminutif de piska.
Pitchika, moins que pikitta.
Pikor, bn. petit corps dur.
Comp. pikar. Gazna pikor. Petit
morceau de fromage dur. Harri
pikor. Petit morceau de pierre.
Pikorrik, adv. dans les phrases
négatives pour dire : pas la moin-
dre chose.
Pilla, v. bila.
Pillika, bn. syn. de pikitta.
Pillo, v. bila.
Pilota, g. 1. bn. balle du jeu
de paume; de Fesp. pelota.
Pimpirina, 1. espèce de poisson;
papillon.
Pimpirinatchea, 1. petite délicate
(ironiquement) P.
Pimpirinaketak, 1. petites j olivet-
tes. P.
Pinttolakulo, bn. jeu d'en-
fants aux épingles (?) Sal.
Pinu, 1. pin.
Pipi, g. 1. ver qui ronge le bois.
Zur pipiatua ou pipilatua ou pipiz-
tatua. Bois vermoulu. P. Variante
de biphi.
Pipita, 1. bn. pépin ; holl. pit.
Pipoilla, 1. m errai n pour faire
des tonneaux. De ola, planche,
mais qu'est-ce que pip ? le prov.
pipa, fr. pipe, pour tonneau ?
Pirkoildu, bn. entrer en con-
valescence.
Piro, 1. pirv, bn. oison, selon
M. Salaberry le petit de la dinde,
de l'oie, du canard.
Piru, v. piro.
Pisatu, 1. phizatu, bn. peser;
du prov. pezar.
Piska, g. puska, puchka, b. 1.
bn. peu. Piska ou pichka ou puchka
bat, un peu.
Pikitta, pillika, pichika, bn. dimi-
nutifs de piska.
Pisti, g. La signification de ce
mot ne semble pas bien fixée. Dans
le suppl. du dict. de Larramendi
on trouve ave, oiseau. Lardizabal
s'en sert pour reptile. Onetarako,
suge pistirik sotillenaz baliatu zan.
Pour cela il se servit du serpent,
le plus rusé des reptiles (des ani-
maux ?).
Pitcho, pito, 1. membre viril.
Pitar, 1. bn. petit cidre.
Pito, v. pitcho.
Pitzgarri, v. bizi.
Pitzte, v. bizi.
Pitztll, v. bizi.
Pitztura, v. bizi.
Piuoa, 1. lieu montant. P. Ce
sera peut-être le même mot que
le guip. pijo, adroit, apte. Comme
adroit vient de droit, pijo pourrait
avoir signifié, lieu montant, droit,
et adroit. Cependant l'esp. a propio,
apte que Larr. cite comme basque.
Si ce mot a été en usage en bas-
que il se pourrait qu'il eût perdu
la première syllabe pro.
Plainu, 1. bn. plainte.
Platutcha, 1. espèce de poisson.
Pleitu, bn. procès; holl. plei-
dooi; pleiten, plaider.
PochelU, v. pachda.
Pochi, v. pochin.
325
Pocliiil, 1. pochi, bu. morceau.
Pochinka jatea. Manger morceau à
morceau.
Pocho, g. terme de tendresse
pour toute sorte d'animaux.
Podoee, 1. bu. pouvoir; du prov.
poder.
Podra, v. potro.
Pokal, bn. endroit convenable
pour y attirer le monde. Sal.
Poker, 1. rot.
Poliki, polikicho, g. petit à
petit.
Polsu, 1. pouls.
Poltsa, b. bourse; de l'esp. bolzo.
Pontsu, 1. humeur sombre.
Pontsuz dagot niri. Il me fait la
mine. P. On dirait que pontsu est
un adjectif pon-tsu.
Pordoin, 1. bourdou. Comme le
prov. est bordo il faut que pordoin
soit pris du français.
Porfidiatzea, 1. s'enfler de co-
lère, disputer, s'obstiner; de l'esp.
porfiar.
Porro, bu. panse d'une bou-
teille, d'un tonneau.
PorrOSka, 1. phorroska bn.
miette, petits débris de bois.
Porru, 1. phorru, bn. porreau.
POTU, 1. bruit. Zuzen gaistoak
porua handi. Celui qui a le plus
mauvais droit fait le plus grand
bruit. P.
Pospolina, caille. Quel dia-
lecte? pas guip.
Pot, 1. bn. baiser, subst. Pot
egin, baiser. Eure gelaria tz potikeia.
Ne baisotte pas ta femme de cham-
bre. Prov. d'O. 168.
Potchia, L laucomet; sèche
syn. de chipirodi.
PotchO, v. potzo.
PotikaJ. à quatre pieds. Potika
joaitea. Marcher à quatre pieds.
PotingO, 1. chien basset.
Potro, 1. bn. poulain. C'est
l'esp. potro. M. Sal. donne encore
podra, pouliche; terminaison fém.
en basque!
PotTOSka, bn. ordure.
Potza, g. abandonné.
Potzo, potcho, 1. chien.
Potzuak, g. parties naturelles
de l'homme. De poztu?
Poz, g. b. joie; boz, 1. joyeux.
Poztu, poztutzen, g. b. boztu, bozten,
1. réjouir, se réjouir.
Bozkario, 1. réjouissance, allé-
gresse. P.
Poztun, g. gai; de poz-dun.
Pozik, g. gaîment; de poz-ik.
Pozik, v. poz.
Pozonia, g. pozoa, pozoin,\. poison;
au fig. haine.
Poztu, v. poz.
Poztun, v. poz.
Poztutze, v. poz.
Praij, b. frère (en religion). De
l'esp. frai, de fraile pour fraire, du
lat. frater. Pour la mutation de f
en p, comp. faltar qui a donné
paltatu.
Premia, 1 . nécessité, besoin ; de
l'esp. premio.
Préposa, t. perposa.
Prest, g. b. 1. prêt, disposé à.
Ondo da prest cyotia eriotzia dator-
reneko. Olaechea. 11 est bon d'être
prêt pour la mort qui vient.
326
Prestatu, prestatzen, g. préparer,
apprêter.
Prestatu, v. prest.
Prestu, 1. pherestu, bn. honnête,
probe. Ce mot n'est probablement
pas basque; si ce n'est cependant
que l'orthographe bn. soit la meil-
leure.
Prestutasun, g. b. 1. honnêteté.
V. l'ex. s. v. karkabu.
Presuna, 1. bu. personne. Le
groupe pr qui n'est pas basque est
pour per que la langue basque
tolère.
Prezatze, prezatzen, 1. pheret-
chatu, bn. priser, apprécier.
Pribatu, bn. les latrines.
Probea, 1. pour pobrea, pauvre.
Probechatu, 1. bn. profiter; de
l'esp. aprovechar.
Prutu, b. frutu, g. fruit.
Puchant, 1. bn. puissant.
Puchka, v. piska.
Pllka, 1. (Guéthary) crapaud.
Pulo, l.phulo, bn. amas. Serait-
ce une variante de pila? v. bila.
Pulusta, bn. une certaine quantité.
Puska, v, piska.
Puta, bn. putain.
Putar, bn. ruade.
Putsu, g. 1. puit, fosse; de l'esp.
pozo.
Plltz, g. b. 1. phutz, bn. En g.
et b. souffle, haleine. Eu 1. et bu.
vesse.
Puztu, puztutzen, g. enfler.
Ph.
Ph. Ce groupe ne se trouve que
dans le dialecte bn. et représente
le son de p aspiré et non celui
de f, selon M. Salaberry.
Phagatch, v. bago. Nous avons
oublié phagatch, faîne, s. v. bago.
Phago, v. bago.
Phala, v. pala.
Phalacha,palachatu, tailler une
haie de façon à former une clôture.
Phalachu, haie vive.
Phaldo, jante.
Phalza, sang coagulé.
Phancheta, v. phanz.
Phanz, panse.
Phancheta, farci fait avec des
boyaux d'agneaux. Sal.
Phanzoil, estomac des animaux.
Phanzoil, v. phanz.
Phara, pharatu, v. para.
Pharabisu, v. parabisu.
Pharte, part.
Phasu, passage.
Phausu, repos; marche d'un
escalier.
Pheldo, v. peldo.
Phenna, rocher; de l'esp. peùa.
Phendaitz, rocher présentaut une
pointe avaucée.
Phena, v. pena.
Phendaitz, v. phenna.
Phenze, prairie.
Phrederikatu, prêcher.
Plier do, refrain. P.
Pherekatu, frotter, enduire ; du
prov. fricacio.
327
Pherestatu, v. perestatu.
Pheretcha, pheretcuatu, ap-
précier.
Pherrechil, v. peresil.
Pherro, chien. C'est l'esp. perro.
Pherza, v. pertz.
Pheskiza, v. peskiza.
Phex, dépit violent.
Pheya, v. peya.
Pliezoin, v. pesuin.
Phicha, uriue; pichegin, pisser.
Phichka, mauvaise humeur
momentanée.
Phika, v. pika.
Phiko, figue; de l'esp. higo.
Phiko, marteau des meuniers
pour piquer la meule ; propos
piquant.
Phikota, petite vérole.
Philda, v. filda.
Philzar, drille, vieux linge; de
phil ou philda-zar.
Phildamu, haillon ; de phil-damu ;
damu dans le sens de endommagé,
abîmé.
Philzarkari, marchand de drilles;
de philzar-hari v. ari 4. Pour la
mutation de h en k v. Essai, Ch.
II et l'introd. du dict. p. 8.
Phindar , étincelle ; variante de
chindar. Exemple unique, autant
que nous sachions, de mutation de
ch en ph.
Phinztu, se faire une cloche,
une ampoule; du fr. pincer? Phintz,
ampoule.
Phirphir, peu à peu.
Phiru, morceau.
Phitchastre, v. picher.
Phitcher, v. picher.
PhitztU, v. bizi.
Phizatd, v. pisatu.
Phisu, instrument pour peser,
poids.
Phorogatu, prouver; du prov.
proar.
Phorogu, épreuve.
PhOITOSka, v. porroska.
Phorru, v. porru.
Phosa, partie supérieure du
tablier qui couvre la poitrine.
Phuchulu, entrave.
Phulo, v. pulo.
Phulumpatu, v. pulo.
Phumpatu, bondir.
Phumpe, bond.
Phundu, point de couture.
Phunzela, pucelle.
Phurdumpatu, remuer un
liquide.
Phlirtzikatu, déranger les vête-
ments, toucher une femme d'une
façon indécente.
PhutZ, v. putz.
Phtjtzu, v. putsu.
R.
Ra, g. b. rat, 1. bn. correspond
1° à: vers. En français on rend
généralement ra par à, faute d'avoir
un mot correspondant, puisqu'en
fr. on ne peut pas exprimer ,.la
tendance vers" (wohin, ail.) d'une
autre façon. Echera noa. Je vais à
la (litt. vers la) maison. Orrera
noa. Je vais là; litt. vers là; ail.
dorthin. Hiri diossat iaiqui adi, eta
har eçac eure ohea, eta habit echerat.
Marc, II. 11. Test. Boch. Je te dis,
lève-toi et prends ton lit et va
à la maison. Eta norat ni ioaiten
naicen badaquiçue eta bidea bada-
quiçue. Jean, XIV. 4. Test. Roch.
Et vous savez où je vais et vous
en savez le chemin. Aitzitik altchatu
behar duzu zure anima estatu gora
hartarat, edo bederen ensaiatu zure
desirez, harat igaterat. Chourio, p.
226. Au contraire vous devez élever
votre âme vers cet état sublime
ou au moins y aspirer par vos
désirs; litt. monter vers là par vos
désirs ; harat ou hara est pour han-
ra> v. a.
2° à: pour, de, a; ail. um, um
zu. En français ra n'est souvent
pas rendu du tout. Jatera noa. Je
vais (pour) manger. Badirudi hitz
horiez ertchatzen zaitudala gauzarik
baliosenen despendioz tcharrenen eta
mezpreçagarrienen erosterat. Chourio,
p. 227. Il semble que par ces
paroles il te pousse à acquérir des
choses mauvaises et méprisées, aux
dépens des choses de valeur.
Ra se trouve dans un grand
nombre de noms verbaux pour in-
diquer une direction vers une
chose. Ainsi de begi oeil, begira-tu,
regarder. En ail. nous retrouvons
la même chose; ra est en ail. zu;
et regarder, considérer, zuschauen.
De gogo, pensée, gogora-tu, se rap-
peler, venir à la pensée.
Comme aucun mot ne commence
par r, il faut en conclure que ra
a souffert par la corruption pho-
nétique et ne nous offre plus qu'uue
forme tronquée. Il nous semble
que ra est la syncope de arau, règle,
dont on fait arauz (arau-z) selon.
Or «selon" et „vers," se touchent,
quant à la signification, et sont ren-
dus dans d'autres langues par le
même mot. En ail. nach, après,
signifie aussi selon, vers, en, et même
en français, „d'après" pour „selou."
329
D'après lui ou selon lui; ail. nach
ihm. Er ist nach Erankreich ge-
gangen. Il est allé en France. Cette
supposition se trouve encore ap-
puyée par plusieurs substantifs,
dont la terminaison est ra, avec
la signification de arau, règle,
exactement comme en hollandais.
Aztura, habitude, façon de vivre,
de aztu-ra; holl. leefregel; regel,
règle. Dans quelques substantifs
la signification est moins claire;
quelquefois elle est pléonastique,
p. ex. oitura, habitude, de oitu-ra
coutume-règle; d'autrefois elle se
perd, et ra n'est qu'une terminai-
son (mot vide, comme disent les
Chinois, v. Stratif. of lang. M.
Millier p. 14), p. ex. estuera. Mais
cela a lieu dans toutes les langues
et la terminaison mente, des adv.
fr. esp. et it. en est un exemple
remarquable.
Il va sans dire qu'on peut suf-
fixer à ra, comme à tout autre
mot, les suffixes ko ou no. S'il
s'agissait de toute autre langue, pa-
reille remarque serait superflue, mais
on en a tant voulu à ce pauvre
suffixe ralw, (qui n'existe même
pas selon M. le capitaine Duvoisin!)
qu'il nous a semblé nécessaire d'af-
firmer spécialement que ravo et
rako existent. Onerano, g. jusqu'ici.
V. egundano.
Rano, raîrto; v. no et egundano.
Rako, g. vers, pour; de ra-ko ;
litt. de vers. Norako zoaz? Où, vers
où, allez vous? Dabil Espanarako.
Il part pour l'Espagne. Lau urte-
rako eche bat alogeratzen det. J'ai
loué une maison pour quatre ans.
Ranokoy g. rainoko, 1. jusque
vers; synonyme de rano. Ots, uri
bat egin dezagun, eta uri onetan zeru-
ranoko dorre bat. Lardiz. p. 11.
Or, faisons une ville et dans cette
ville une tour jusqu'au ciel. Baïia
bere leyaltasuna zetnbateranokoa zan
ikusi nai izan zuen. Lardiz. p. 2.
Mais il avait voulu voir jusqu'où
allait sa loyauté.
Eta berriz bertzea, non da halaber
bitartean, urthe hunetan, zure gero
horretara hel arterainekoan, galtzen
duzun dembora. Ax. p. 153. a. éd.
366. n. éd. Et encore où est pareil-
lement le temps que vous avez
perdu cette année, en attendant
que, jusqu'à ce que, vous parveniez
à votre avenir.
Etara, etarako. Quand ra, ainsi
que w, onz, go, et dik, doit exprimer
le pluriel ou L'indéfiui, il est uni
à eta. V. hetan s. v. ta.
Ro. Terminaison qui forme des
adverbes.
Ronz, rontz, g. runz,nintz,
b. vers. Dans notre Essai p. 53
nous avons donné onz, pour „vers"
en admettant le r comme lettre
euph. Nous croyons que c'est une
erreur. Un mot comme ononz, vers
ici, s'explique par la chute de r
après n, de on-ronz, puisque ces
deux lettres ne se suivent jamais ;
v. Essai, Ch II. L'observation que
nous avons faite sur le r initial
de ra s'applique donc aussi à ronz.
Peut-être faudra-t-il voir dans
330
ronz, une syncope de arautzat.
Nous savons que tz, syncope de
tzal, existe dans kotz pour kotzat;
nous aurons donc arautz ; et comme
le a s'est perdu dans ra, nous
pouvons admettre aussi cette chute
pour arautz; ce qui donne rautz.
Le r initia] dans les deux mots
(ra et ronz), qui ont la même
signification, semble en outre
indiquer une origine commune.
L'introduction de Vn est rare;
comparez cependant garranga, s. v.
karraka et koainta.
s.
Sabai, bn. fenil, grenier à foin*
Sabato, 1. bn. sapato, b. samedi,
sabbat.
Sabel, g. b. 1. bn. ventre. Ma
guertha cedin ençun ceçanean Mi-
sabethec Mariaren salutationea iauz
baitzedin haourra haren sabelean.
Luc. 1. 41. Test. Roch. Et il ar-
riva qu'aussitôt qu'Elisabeth eut
entendu la salution de Marie, que
l'enfant tressaillit dans son ventre.
Sabel bâtez, 1. d'une ventrée.
Sabellra, bn. ventrée.
Sabelzorro, l. bn. gros ventre;
de sabel-zorro.
Sabelbatekoak, 1. bn. jumeaux;
de sabel-bat-ko-a-k ; litt. les, ceux,
d'un ventre, d'une ventrée.
Sabeldasun, 1. dyssenterie; de sa-
bel-tasun; d pour t, après l; v.
Essai, Ch. II.
Sabeldura, 1. (i. a.) syn. de sa-
beldasun. P.
Sabeldarrayolasun, 1. (i. a.) Gour-
mandise. P.
Sabeldarrayotasun, v. sabel
Sabeldasun, v. sabel.
Sabeldura, v. sabel.
Sabeltra, v. sabel.
Sabelzorro, v. sabel.
Sagar, g. b. 1. bn. pomme.
Sagardo, g. sagarno, 1. bn. cidre;
de sagar-ardo.
Sagarrondo, g. 1. bn. pommier;
de sagar -ondo.
Sagardi, 1. bn. sargardoi, bn. pom-
meraie; de sagar 'tegi et toTà. Tegi
devient souvent tel et ti et ici di.
Sagara, 1. son de cloche pour
l'élévation du sacrement. P. Il faut
supposer que sagara n'est pas bas-
que, puisque tout ce qui a rapport
à la religion est emprunté au culte
catholique.
Sagardi, v. sagar.
Sagardo, v. sagar.
SagardOÎ, v. sagar.
SagaillO, v. sagar.
Sagarroi, 1. bn. saharroya, 1.
1. hérisson. Pour la permutation de
g et h, v. chingar 1.
Sagarrondo, v. sagar.
Sagatz, v. sarats.
Sagu, g. 1. bn. souris.
Sagulei, 1. bn. souricière; de
sagu-legi.
Saguzara, g. chauve-souris. Se-
lon Larr. sagusyarra.
Saguka, 1. bn. saguko, 1. (i. a.)
sureau; de l'esp. sauco.
332
Sagutei, v. sagu.
Saguzara, v. sagu.
Saharde, v. sarde, bn. fourche
à deux dents.
SaharrayO, v. sagarroi.
Saliats, bu. saule. Comp. sarats.
Sahets, v. sayets.
Sahex, sahexian, v. sayets.
Sahi, v. sai et zai.
Sai, 1. bu. sahi, bn. vautour.
Saihan, saihandu, bn. abuser
de la faiblesse de quelqu'un.
Saihera. bn. groupe, syn. de
mulzo, avec cette différence que
saihera se dit des êtres qui se
suivent et mulzo, de ceux qui sont
réunis. Sai. Probablement une cor-
ruption du mot fr. série, qui cor-
respond mieux que groupe, à l'ex-
plication donnée par M. Sai. Egun
iJcusi dut lexon saihera bat. J'ai
vu aujourd'hui une série, une file,
de grues.
Saihets, v. sayets.
Sail, 1, v. zail.
Sail, 2, g. 1. bn. terme de la-
boureur, étendue de terre, donnée
ou prise à tâche pour qu'on . y
exécute les travaux qu'on doit y
faire, p. ex. la tâche d'un faucheur
d'un bout du champ à l'autre.
Zembat sail egin diluzue? Combien
de (sail) avez vous fait? P. ne
donne que la signification géné-
rale, tâche. Hau da eue sailla. Ceci
est ma tâche. Ehinioke aih argi ta
garbi saill oni ekingo. Let. de Larr.
à Mend. Vous n'auriez pas entre-
pris cette tâche si brillante et si
pure.
Sainga, v. sanga.
Saka 1, 1. terme de jeu de
paume, le but; de sakatu.
Sakatu, sakalz'en, 1. bn. servir
la balle, c. a. d. la lancer d'une
extrémité de la place à l'autre;
de l'esp. sacar.
Sakarri, g. esp. botadera, la
pierre d'où la paume est lancr' ;
de saka-arri.
Saka 2, 1. bn. grand sac.
Sakela, 1. bn. sohola, 1. (Gué-
thary) poche.
Sakabanatu, g. disperser. Eta
ogia erabazteko bidea guziak saka-
banaiuta artu zuten, g. Et ils pri-
rent le moyen de gagner le pain
en se dispersant tous.
Sakar, sakartsu, v. zakar.
Sakela, v. saka. 2.
Sakera, 1. charlatan, bate-
leur.
SakllO, bn. Sai. sakhi, 1. bn.
blessure grave.
Sakhi, v. sakho.
Sakil, 1. membre viril du tau-
reau et de Pane. Idi sakilla, le
nerf de boeuf.
Sai, v. saldu.
Salda, g. 1. bn. bouillon; de
Pesp. caldo. Pour la permutation
de k et z ou s, v. karamilcha.
SaldO, v. caldo.
Saldu, saltzen ou saldut-
Z6IL, g. b. sai, saldu, saltzen, 1.
bn. vendre.
Saldu ra, salera, g. vente; de
sal-dura et era?
Salze, salzapen, bn. vente. Salze
est pour saltze, subst. verb.
333
Salerosi, 1. bn. commerce; de
sal-erosi.
Saltzailie, 1. bn. vendeur; de
sal-tzaille.
Saldura, v. saldu.
Saldutze, v. saldu.
Sale, v. zale.
Salechea, v. zaldo.
Salera, v. saldu.
Salerosi, v. saldu.
Saletu, v. zale.
Saletze, v. zale.
Salliati, v. salho.
Salhatari, v. salho.
Salhatu, v. salho.
Salhatze, v. salho.
Salhazale, v. salho.
Salhe, salhi, v. zale 1.
SalllO, 1. message, proposition,
(i. a.) P. Comp. salhalu.
Salhatu, salhatzen, g. 1. bn. dé-
noncer, déceler. Mandatu baten
salhatzea. Faire un message. P.
Salhatari, 1. bn. dénonciateur;
de salha-ari 4. Le t sera celui de
la terminaison tu, v. laket.
Salhazale, 1. bn. syn. de salha-
tari. De salha-zale 2.
Salhati, 1. (i. a.) syn. de sal-
hazale.
Salhu, salhutze, v. zalhu.
Salo, g. empressé, violent, im-
pétueux; esp. atropellado.
Salsa, 1. bn. sauce.
Saltza, 1. aulne. P. Comp. haltz.
Salzaille, v. saldu.
Saltze, v. saldu,
Saltzapen, v. saldu.
Salze, v. saldu.
Samalda, 1. bn. beaucoup. A
Guéthary zamalda.
Samar, 1. zamar, bn. taie, tache
sur les cornes; nuage léger. A Gué-
thary zamar, crabe; P. écrit cha-
mar, écrevisse.
Samarka, v. zamarra.
Samarrak, 1. chair où il y a
de la graisse et des nerfs, (i. a.) P.
Samats, 1. bn. Selon M. Sal.
samax, syn. de barrio, korrale, basse
cour. On nous a dit que samats
ne signifie pas basse-cour, mais le
fumier qui s'y fait.
Samin, g. zamin, 1. amer. —
1. bn. âpre, aigu (de la douleur).
La terminaison est peut-être min;
mais qu'est-ce que sa? Comp.
samur, tendre.
Samindura, samintasun g. 1. amer-
tume, aigreur, colère; de samin-
dura et tasun.
Saminkiro, g. saminki, 1. amè-
rement; de samin-hi.
Samindura, v. samin.
Saminki, saminkiro, v. sa-
min.
Samintasun, v. samin.
Sampantzar, g. carnaval. Noua
ignorons comment ce mot est com-
posé. Larr. cite le plur. zampan-
tzartah, correspondant au plur. esp.
carnestolendas. Sampantzar est un
des très-rares mots, le seul avec
tussuria, qui ait rapport à un
culte quelconque.
Samur, 1, 1. bn. fâché.
Samursa murlu, samurtzen, l.bn.
se fâcher.
Samur 2, g. b. 1. tendre.
Bitiiia, ahuntz<-%mea, gazte deiùo,
834
on da jaieko, samur da, uzter du,
sasoal da. Ax p. 97. Le chevreau,
le petit de la chèvre, aussi long-
temps qu'il est jeune, est bon à
manger, il est tendre. Uzter et sasoal
sont des synonymes de samur. Sa-
murtu, samurlzen, 1. devenir tendre.
Sanmrtu, v. samur.
Sandia, g. 1. un tel; lat. qui-
dam; esp. zutano. Sandia ta urlia,
tel et tel; esp. fulano y zutano.
Anhitzetan ère ekartzen derauskignle
elha-berriak, erran-merranak enzuten
dugu zer dioten urliak eta sandiak,
hunelakok eta halakok, eta gerok
ère desiros gara jakitera. Ax. p. 312.
a. éd. 135. n. éd. Souvent aussi
ils nous apportent les nouvelles,
les (erran-merranak, propos?), nous
entendons ce que disent tel et tel,
de cette façon-ci et de cette façon
là, et après nous sommes aussi
désireux de savoir.
Sanga, g. saunke, b. sainga, 1.
bn. aboiement. Erakusten deutsee
umiai chakur saunkiari iges egin.
Moguel, p. 15. Apprends aux
enfants de fuir l'aboiement des
chiens.
Saingatu, saingatzen, 1. bn. aboyer.
Santhurunza, mot d'O. selon
P. et syn. de othurunza.
Sanya, v. chanda.
Sapar, v. zapar.
Sapato, v. sabato.
Sar, sartu, sartzen, g. b. 1.
bn. entrer. Elemosyna esca lequien-
tzat templean sartzen ciradeney. Act.
III. 2. Test. Roch. Pour demander
l'aumône à ceux qui entraient dans
le temple. Eta urik sartu etzekion,
Jainkoak kucliako atea ichi zion.
Lardiz. Et pour que l'eau ne pût
entrer Dieu ferma la porte de l'arche.
Sarerazo, g. sararazi, sararazten,
1. bn. faire entrer; de sar-erazo.
Sarera ou sarrera, g. introduc-
tion, entrée; de sar-era. En 1. et bn.
aimable, qui entre facilement en
relation.
Sarkura, bn. syn. de sarrera.
Le terminaison n'est pas claire.
Sara, g. b. scorie.
Saragar, saragarsu, v. za-
ragar.
Sarati, b. bruit.
SaratS,l.saule.P. Sagats. Fabre,
Guide etc. Sahats. Manuel de la
conv. Pour la mutation de r en g,
v. iritai.
Sardai, bn. grosse baguette.
Sarde, v. saharde.
Sardina, 1. sardine.
Sare, g. b. 1. bn. filet. Ikucilzan
Jacques Zebedeoren semea eta Joannes
haren anayea hec-ere uncian bere
sareac adobatzen cituztela. Marc,
1 : 19. Test. Roch. Il vit Jacques
fils de Zébédée et Jean son frère,
qui eux aussi raccommodaient leurs
filets dans la nacelle, v. zare,
Amarau sareak, toiles d'araignées.
Sarera, v. sar.
Sarerazo, v. sar.
Sargori, g. chaleur suffocante
quand le ciel est couvert; esp.
bochorno.
Sari, g. b. 1. bn. récompense.
Sarislatu, saristatzen, g. b. 1. bn.
récompenser.
835
Saristatu, saristatze, v. sari.
Sarkura, v. sar.
Sarrai, espèce de poissou. P.
A. Guéthary on nomme la raie,
serra ou zerra. Serait-ce le même
poisson que sarrai, cité par P?
Sakrailla, 1. bn. serrure.
Sarraski, v. sarratz.
Sarratz, charogne. Beleak sar-
ratzera. Les corbeaux (vont) à la
charogne. Prov. 87 d'O. Il nous
paraît que c'est le même mot que
zaratz, charratx, zarotx, qui signifie
selon P. la paille qui reste debout
quand le blé est coupé; le holl.
stoppel; l'esp. hera (Le mot hera
ne se trouve ni dans le Dict. de
l'Ac. esp. ni dans le Dict. de Domin-
guez) La signification primitive de
sarratz aura été rebut, ou quelqu'
autre mot analogue; de là aussi:
Sarraski, g. dépouille, cadavre ; de
sarratz- g ai, chose de rebut. En 1. et
bn. sarraski & pris le sens de carnage.
Sarri, g. b. 1. bn. tantôt. —
g. b. fréquemment. Sarri arte, 1.
A tantôt. Ahalik sarriena, le plutôt
possible
Sarritan, g. b. sarricho, g. sou-
vent; de sarri-tan.
Sarricho, v. sarri.
Sarritan, v. sarri.
Sartain. Selon P. cuillière de
pot; syn. de burunzale. Ce mot
n'est plus connu aujourd'hui, mais
bien zartein en bn. poêle à frire,
de l'esp. sarten. Est-ce que P. aurait
fait une erreur?
Sartu, v. sar.
Sartze, v. sar.
Sasi, g. 1. bn. buisson, brous-
saille ; syn. de zapar.
Sasikume, g. b. bâtard; de sasi-
hume. K pour h, v. Essai, Ch. II et
l'introd. du dict. p. VIII. Forma-
tion analogue à celle de bâtard.
Saska, bn. action, travail à
l'impromptu, de peu de durée. Sal.
Saski, g. 1. bn. corbeille sans
anses. Selon M. Sal. avec deux anses.
Etagoiti citzaten çathi soberatuetarik
çazpi sasqui betherw. Matt. XV. 37.
Test. Roch. Et on remporta des res-
tes des pièces du pain sept corbeil-
les pleines.
Sasmadoi, bn. broussaille; syn
de sasi.
Sasoal, 1. tendre; syn. de samur,
uzter. En bn. sain, fort. V. l'ex.
s. v. samur.
Sasta, 1. bn. sastada, g. élan-
cement (de douleur); élan.
Sastada, v. sasta.
Sastraka, g. écueil. Or du aura
ezkero lurrak ayentzat sastrakak
baizik etzuen. Lardiz. p. 5. Après
ce moment la terre n'eut pour eux
que des écueils.
Sathor, v. sator.
Sator, g. 1. sathor, bn. taupe.
Sathor oski,bn. taupinée, taupinière.
Satsa 1, 1. poupée d'enfant;
poupée qu'on met aux mais qu'on
plante le premier du mois de mai.
Larr. écrit sitsa.
Satsa 2, bn. mite, teigne. Selon
Larr. sitsa.
Satsu, 1. saxu, bn. sale, vilain;
syn. do likitz. Eu esp. sucio; ital.
sozzo. Selon M. Sal. saxu est un
336
substantif: objet dégoûtant par sa
malpropreté; mauvaise herbe.
Salsuiu, satsutzen, 1. bn. salir.
Satsukeria, 1. vilenie, ordure. P.
De saisu-keria.
Satsukeria, v. satsu.
Sauta, 1. sauge. P. Du prov. salvia.
Saunke, v. sanga.
Saxu, v. satsu.
&Q,yet8,g-saikets,\. sahex, bn. côté.
Saye tsow. saihels ou sahex-ezur,
côté.
Sahexian, bn. à côté; de sahex-ian
pour ean. Com^.aurrean,giàelean, etc.
Seaska, g. berceau; de ze-asha?
petite cuve ou auge.
Sebatu, sebatzen, 1. dompter.
Sega, g. 1. bn. faux. — bn. scie.
De segatu.
Segatu, segatzen, faucher; du
prov. segar.
Segada, v. chekada.
Segatu, segatze, v. sega.
Segitu, 1. bn. suivre.
Sehabethe, v. zéhe.
Sehame, v. zéhe.
Selie, v. zehe.
Sehi, 1. bn. domestique (homme
et femme).
Se/iilasun, 1. servitude; de sehi-
tasun. P. donne sehiatasun ; ce sera
une erreur.
Sehitasun, v. sehi.
Sei, g. b. 1. bn. sey, 1. six.
Seigarren, sixième; de sei-garren.
Seyetati, 1. six fois; de sei-etan.
Seigarren, v. sei.
Sein, sen, b. 1. enfant, (qui
vient de naître).
Seindun, b. enceinte; de sein-dun.
Senaiteio, b. syn. de seindun.
Seindera, b. enfance; de sein-era?
Senide, b. g. consanguin; de sen-
ide; syn. de hauride.
Senilasun, b. parenté.
Semin, bn. douleur annonçant
l'accouchement; de sein-mi n.
Seindera, v. sein.
Seindun, v. sein.
Sekera, 1. sekere,g. aride, al i
Se&eria, 1. place où l'on met le
poisson à sécher. Du prov. secar?
Semaizun, v. semé.
Sematchi, v. semé.
Semberabena, 1. bu. espèce
de fromage qui se fait avec du
petit-lait. P. Il paraît qu'il serait
mieux d'écrire zemberabena.
Semé, g. b. 1. bn. fils.
Semebitchi, 1. filleul, v. semeatchi.
Semeatchi, sematchi, 1. syn. de
semebitchi. Nous ignorons comment
ces trois mots sont formés. Est-ce
que atchi se rattacherait à atchiki;
tenir : celui que l'on tient pour fils,
que l'on considère comme fils?
Semaizun, bu. fillutre, c. a. d.
le fils d'un mariage précédent.
Semeatchi, v. semé.
Semebitchi, v. semé.
Semin, v. sein.
Senar, g. senhar, 1. bn. mari;
de l'esp. seiîor.
Sendabail, bn. essentiel.
Sendagai, v. sendo.
Sendagail, (i. a.) plaisir, chose
réjouissante, bel exploit. P.
Sendagaillaz bezala, comme par
gausserie.
Sendagar, v. sendo.
337
Sendatu, v. sendo.
Sendo, g. I, bu. sain, fort. Il
ne nous paraît pas que sendo soit
basque, et cependant, l'esp. sano
ou le prov. sau ne peuvent avoir
do nue le basque sendo. 11 est diffi-
cile de rendre compte du d, si ce
n'est que n se renforce en nd,
comme le croit M. Vin son (Revue
ling. III. p. 454), qui cite ondra
de l'esp. honra, honneur.
Sendotasun, g. b. 1. santé ; de
sendo-tasn.il.
Sendoro, sendoki, 1. fortement, P.
Sendotu, sendotzen, g. sendatu,
senihttutei), b. guérir. Selon P. sen-
(Iiifu, guérir; sendofu, devenir fort.
Sendagai, g. remède; de sendo-gai.
Sentatzea, se dorloter. Mot d'O.
selon P.
Sendoki, v. sendo.
Sendoro, v. sendo.
Sendotasun, v. sendo.
Sendotu, sendotze, v. sendo.
Ser'de, v. sein.
Senhar, v. senar.
Senitasun, v. sein.
Senjoralea, 1. le pèlerin, P.
Senjoretasun, 1. pèlerinage. Sen-
joretasuna da gure bizia. Notre vie
est un pèlerinage. P. Du prov.
cenher, ceindre?
Sentatzea, v. sendo.
Sentheria, bu. surabondance
de force ou de bonheur dont on
se targue, Sal. Jactance, suffisance.
O. traduit ce mot dans le 516""
prov. par: aise, prospérité. Il nous
semble de serulo-eri. Ainsi plutôt
un défaut (v. erî). Esta (ezUi)
sentheria lano min f/'tizngoric. Il
n'y a pas de pire mal, que celui
de ne pouvoir pas durer dans
l'aise ou dans la prospérité.
Sentheriaz, bn. par jactance Sal.
SentOli, 1. bu. vieillard. Ax.
écrit senton, sans tilde.
Sentontasun, 1. l'âge décrépit;
de senton-tasun. Leheni hïltzen da
haurtasuna.... zahartasunaren ondoan
hïltzen da sentontastma.... Ax. 63. a.
éd. 238 n. éd. Premièrement l'en-
fance se meurt,.... après la vieillesse
l'âge décrépit se meurt.
Sentobtasun, v. senton.
Sebaiteko, v. sein.
Sepa, v. set.
Sepatu, v. set.
Sepatuki, v. set.
Serra, 1. scie; le latiu serra.
Seska, 1. (Guéthary) jonc; le
prov. sescha. Le prov. du basque?
Set, seta, g. b. bn. sepa, 1.
M. Sal. écrit set. En g. et 1. opi-
niâtreté, obstination. Eu b. ténacité.
En bn. renonciation. Pour la per-
mutatiou de p et l comp. aitatu=
aipatu; aizta = aizpa.
Selartu, setartzen, g. sepatu, se-
patzen, 1. s'obstiner.
Setatsu, g. tenace; de seta-tsu.
Sepatuki, 1. opiniâtrement.
Setabe, zethabe, bn. tamis, v.
Prov. 435, d'O. Syn. de bahe.
Zethatchu, bn. tamis commuu.
Setartu, setartze, v. set.
Setatsu, v. set.
Setio, 1. bn. cercle en jonc
ou en paille sur lequel on pose
le» chaudrons.
22
338
Setio, 2. 1. bn. siège (d'uue ville);
du prov. seti.
Sey, v. sei.
Seyar, v. zear.
Seyetan, seygarren, v. sei.
Seyu, suy, sia, signa 1. siAuâ, bn.
suif. Du prov. seu.
Zi/io, bn. chandelle, graisse de
viande. Zi/iotu, bn. graisser.
Sia, v. seyu.
Sierpe, zierpe, 1. engeance, ser-
pent; de l'esp. sierpe, serpent.
Sillutegi, b. imprimer, presser;
de l'esp. sello, sceau et de egin.
Sin. En lab. et bn. on écrit
cin ou zin, serment, jurement. En
g. et b. ce mot n'est pas usité;
cependant il y a un grand nombre
de composés et de dérivés, qui
s'écrivent avec *, non seulement
en g. et b. mais aussi en lab. et bn.
Il serait mieux d'écrire uniformé-
ment * ou z.
Sinistu, sinisten, g. siniselan, b.
zinetzi, zinetsten, 1. situiez, sinhexi,
sinesten, bn. croire. Le g. et b. de
sin-z-iu. Le lab. et bn. de sineisi.
Siniselan dot Espiritu Sanlu hagan.
Olaec.iea. Je crois au St. Esprit.
Zinein (zin-eginj bn. jurer, af-
firmer par serment.
Siniskor, g. zinetskor, zinetsbera,
1. sinhexkor, bn. crédule; de si-
nets-kor.
Sinisezkor, g. sinetsgogor, 1. sin-
hexgogor, bn. incrédule; de s'ini:-
ez-kor, et de sinets-gogor.
Sinisgarri, g. gage, témoignage;
de siniz-garri. Ela 1ère itzaren
sinisgarritzat osirellaka eman zien.
Et comme gage de sa parole il
leur donna l'arc-en-ciel.
Sinez, zinez, g. en effet. Zine:,
bu. sincèrement, véritablement ; de
sin-z, avec e de liaison.
Zin zinez, 1. bu. vraiment, sérieu-
sement. Bainan Jesu Chrisio zinzi-
nez maite dnena. Mais celui qui
aime vraiment J. C. Devozioneko
grazia hehar duzu galdegin zituin t * .
Vous devez chercher sérieusement
la grâce de la dévotion.
Zinezko, 1. sérieux; de zinez-ko.
Zinak, g. sérieusement. La ter-
minaison est obscure.
Zinetan, 1. sérieusement; de m«
etan. Comme l'ail, im Ernat.
Sineste, v. sin.
Sinetsgogor, v. tim,
Sinez, v. sin.
Single, g. usé. Ce mot ne peut
Être basque, du moins sous cette
forme.
Sinhex, sinhexi, v. sin.
Sinhexgogor, v. sin.
Sinhexkor, v. sin.
Sinisetan, v. sin.
Sinisezkor, v. sin.
Sinisgarri, v. sin.
Siniskor, v. «m,
Siniste, v. sin.
Sinistu, v. si)/.
Sista, bn. coup d'une arme
pointue. Comp. chista.
Sistaka, bn .à coups d'arme poin-
tue; de sista-ka.
SlSTATU, SISTATZKN, bll. ]>i<jU«T,
percer.
Sistaka, v. mto.
Sistatu, sistatze, v. sista.
330
Sitsa, v. salsa.
So, bu. regard.
So egin, 1. bn. regarder. Eu bu.
généralement sogin.
So egon, bu. regarder. So dagoka,
il le regarde.
Soka, bu. par des regards; de so-ka.
Soallu, v. soilleru.
Sobera, 1. bn. trop; du prov.
sobre, sur.
Soberatu, soberalzen, 1. bn. excé-
der, rester.
Soberazko, 1. bn. excès; de sobera-
z-ho.
Soberakin, 1. bn. restant; de
sobera- egin ?
Soberakin, v. sobera.
Soberatu, soberatze, v. sobera.
Soberazko, v. sobera.
Soberra, soperra, v. soberra. 1.
débordement d'eau. P.
Sogin, v. so.
Sohorna, ruelle ou gouttière,
entre deux maisons; fossé, (i. a.).
Mot d'O. selon P. Hiriko sohornak.
Les fossés de la ville.
Soil, g. 1. bn. dépouillé, désert,
nu, stérile, chauve. Selon M. de
Charencey du lat. solus. Est-ce
que la ressemblance n'aurait pas
de nouveau induit M. de Ck. en
erreur? Nous aimerions citer ici,
en passant, deux mots qui n'ont
rien de commun comme origine,
elkar, basque et elkaâr holl. signi-
fiant tous les deux ,,1'un l'autre"
et se prononçant exactement de la
même manière. Elkaâr, syncope
de elkander, de elk ander. — P.
cite suhil, désert. Etche suhilla, la
maison déserte. Ekliea suhil dute.
Us ont laissé la maison déserte,
P. donne encore sua hillik, et ce-
ci nous explique le mot suhil, c. a.
d. feu éteint, mort. Ainsi c'est une
métaphore, la maison, le foyer est
abandonné, on a laissé le feu s'étein-
dre; de là désert, nu, dépouillé
et finalement chauve. pour u se
retrouve dans sokil = sukil. — Le
feu a toujours joué un grand rôle
et il est resté encore de nos jours
des traces de son importance pri-
mitive. Le vendredi saint les pay-
sans donnent aux enfants de l'ama-
dou qu'ils apportent le vendredi
soir au curé pour le bénir; le len-
demain, samedi, cet amadou sert
à allumer ce qu'on nomme „le
nouveau feu".
Le lab. et bn. choil, seul, semble
une variante de soil. Choil signifie
encore en bn. habitant de la cam-
pagne vivant à la journée.
Choilki, 1. bn. seulement; de
choil-ki.
Soilleru, 1. soallu, bn. étage
supérieur, grenier; du prov. solar,
étage ?
Soin, v. son.
Soinka, v. son.
Soinu, 1. bn. son; du prov. sou.
Soinulari, 1. bn. ménétrier. De
soinu-ari 4. Le l euphonique?
Soka 1, v. so.
Soka 2, g. 1. corde; de Tesp. soga.
Sokatu, sokatzen, 1. bn. lier. So-
katzen zitzayon gendea. Le monde
se liait, se joignait, a lui. P.
Sokarrari, railleur. Sokarraria,
310
xolila bada, da gosogarri, iholdea
bada, erdeinagarri. Un railleur sub-
til donne du plaisir, mais s'il est gros-
sier il est dégoûtant. Prov. 408 d'O.
SOKATU, SOKATZKN, V. SO/fa.
Sokliaran, bu. l'écorce verte
de la noix.
Sokil, v. su.
Sokor 1, g. motte de terre.
Sokor 2, 1. veau mâle d'un an
et au delà.
Sola, zola, 1. bn. semelle, partie
inférieure d'un corps. Oin sola,
la plante du pied.
Solas, v. jolas.
SOLASTATU, V, jolaS.
Soleatu, bu. soulager.
Solhas, v. jolas.
SOLHASTATZE, V. jûlaS.
Solhasti, discoureur. P. (i. a.)
v. jolas.
SOLHASTIAR, V. jolas.
Solhasturi, discoureur. P. (i. a.),
v. jolas.
Solo, v. soro.
Son, g. sun, b. soin, 1. bn. dos,
charge, vêtement complet. On nous
a dit qu'eu lab. ce mot n'est plus
usité pour dos. — Son berri bat
egin dezu? Avez-vous un nouveau
vêtement? Bai sonean dauket, oui
je l'ai sur le dos. Soin bat egur.
Une charge de bois. P. Bide luzean
lastoa ère sorta (sorl/ia) soinean.
Eu un long voyage la paille même
est à charge. Prov. 99 d'O. Soin
burutik soin bnrura. 1. D'une épaule
à l'autre.
Soinka, bu. à dos, avec le dos;
de soin-ka.
Sopa 1, 1. cabine du proprié-
taire des bateaux de pêcheurs ou
se trouvent les vivres. Boite.
Sopa 2, v. zopa.
SOPATU, SOPATZE, V. ZOpa.
Soperra, v. soberna.
Sopiku, v. zopa.
Sor 1, v. sortu.
Sor 2, g. insensible. — 1.
stupide. — bn. sourd. Sal. v. Zor 2.
Sortatu, sortatzen, g. engourdir.
Sorrera, g. engourdissement.
Sorbalda, g. 1. bu. épaules.
Ene sorbalden gainean egin zuten egur
bekalorreak. Ax. 13G. a. éd. 391.
n. éd. (Ps. XXIX : 3 et non XXVIII)
Sur mes épaules les pécheurs ont
travaillé. Des laboureurs ont la-
bouré sur mon dos. Version fr.
Supra dorsum meum fabricaverunt
peccatores.
Sorberia, bn. rumeur vague.
Sordetch, bn. pire.
Soregun, v. sortu.
Sorgia, v. sortu.
Sokgin, 1. sorcier.
Sorhayo, 1. lépreux. — Comp.
zanri.
SorllO, v. soro.
Sori, 1. bu. permis. Egiten dute
egin zori eztena. Us font ce qu'il
n'est pas permis de faire. «Son
eguna da, 1. bn. C'est jour grafc
Sorkatu, sorkatzen, 1. bn.
être pressé, entassé.
Sorna. Mot demandé par P. à
0. qui ne le connaissait pas. Comp.
sohoma.
Sorne, v. zome.
Soro, g. solo, b. loiho, 1. bn.
SU
Ei! g. champ cultivé. En 1. b.
prairie. En bn. regain. Selon M.
de Charenccy du lat. solum.
Sorrera, v. sor 2.
Sorta, g. poignée, paquet. Sorla
lotzalle, celui qui lie les gerbes.
Sortalde, v. sort»».
Sortatu, sortatze, v. sortha
et sor 2.
Sortegun, v. sortit.
Sortha, zortha, 1. pesant (i. a.).
P. Comp. sor, 2.
Sorthatu, sorthatzen, 1. rendre
pesant, s'appesantir.
Sorthatu, sorthatze, v. sortha.
Sortu, sortutzen, g. sor, sortu,
.«.)//-vH,l.bn.naître,germer,engendrer.
Adanék sortu zuen Set. Lardiz.
Adam engendra Seth. Zeren bertzela
sor litcke bïhi Mira buztan liteke belhar
bUiur liteke. Ax. 87 a. éd. Car au-
trement ce grain germerait, devien-
drait (tournerait en) herbe.
Sortze, g. 1. bu. naissance. Subst.
verb. sortzea, le naître, la naissance.
Sortzapen, bn. naissance; de sortza
pour sortzea-pen.
Soregun, sortegun, 1. bn. jour de
naissance. Pour le t qui est resté
attaché au thème, v. làket.
Sortalde, g. oriente; de sort (pour
sor) — aide. Pour le t, v. laket.
Sortu berri, 1. nouveau-né.
Sortzain, 1. qui préside à la
naissance; de sor-zain.
Sorgia, bn. source, lieu de nais-
sance; de sor-tegi.
Sortzain, v. sortu.
Sortzapen, v. sortu.
Sortze, v. sortu.
Sosa, 1. bn. sou.
Sotal, v. zothal.
Sotil, g. subtil, rusé, v. l'ex.
s. v. balio.-
Soto, 1. bn. cave: du prov.
sotol, fondement?
Su, g. b. 1. bu. feu; colère.
Emozu ur, mintza zakitza emeki eta
eztiki, sua iraungiko da, gaitzerizkoa
jabalduko da. Ax. p. 293 a. éd.
118 n. éd. Donnez-lui de l'eau,
parlez-lui doucement, la colère se
calmera, la haine s'apaisera.
Eta batbederaren obra nolaco da-
ten, suac phorogaluren du. 1 Cor.
III: 13. Test. Eoch. Et le feu
éprouvera quelle sera l'œuvre de
chacun.
Sukartu f sukartzen, g. suakartu,
suakartzen, 1. allumer, prendre feu;
de su-hartu. Pour la mutation de
h en k, v. Essai Ch. II et introd.
du dict. p. VIII. Le thème (su) et
non le nom défini (sua) sert à
former les composés; la forme guip.
est donc la plus correcte. Nous
avons fait la même observation
pour lokartu, qu'Axular écrit loha-
cartu, et que nous trouvons écrit
dans un vocabulaire loak hartu, ce
qui est pire encore. — Etchea sua-
kartu da. La maison a pris feu.
Suaus. Lardiz. s'en sert pour
auts-erre.
Sukar, 1. bn. fièvre. De sukartu
comme ahar de ahartu. M. Sala-
berry écrit sukhar et tmkhnlde, mais
le h est évidemment de trop, il est
déjà converti en k.
Suhar, 1. bn. très-vif. Ce sera
342
probablement une variante de auhar ;
le h est conservé.
Sutu, sututzen, g. brûler.
Suta, sutatu, sutatzen ;suzta,suztatzen,
bn. s'animer.
Sukalde, g. 1. sukhalde, bn. cuisine;
de su- aide pour halde. Pour la mu-
tation de h en h v. Essai Ch. II
et introd. du dict. p. VIII. Le h
dans sukhalde est de trop; v. sukar.
Sukhal, bn. impôt prélevé sur les
cheminées avant 1789. Pour le h
v. l'article précédent.
Sukopil, 1. galette cuite sous les
cendres ; de su-opil pour hopil. Pour
la mutation de h en h v. Essai
Ch. II et introd. du dict. p. VIII.
Sukil, sokil, 1. (i. a.) grosse bûche
qui entretient le feu; de su-hil, feu
mort, puisque la bûche se consume
si lentement?
Subazter, 1. bn. foyer, âtre; de
su-bazter.
Sutegi, g. forge; sutei, bn. âtre;
de su-tegi.
Suburdina, 1. bn. le chenet; de
su-burdin.
Sugibelekoa, bn. la plaque en
fonte placée au fond de l'âtre; de
su-gibel-ko-a.
Suharri, 1. pierre à feu. Il fau-
drait, selon la règle, suJcarti.
Suharotz, 1. forgeron; générale-
ment harotz. Même observation que
ci-dessus.
Sumin, g. 1. bu. furieux. — bn.
engourdi; de su-min. Conip. eri.
Sumindu, sumintzen, g. 1. bn. cour-
roucer.— 1. bn. s'inquiéter vivement;
s'engourdir.
Sumindura, 1. bn. mal que l'on
ressent en s'étant piqué aux orties
ou causé par la violence du froid.
Susara, 1. bn. en chaleur; en
parlant de la vache. De suz-aro,
l'époque de feu (chaleur)?
Supilzgarri, 1. allumette.
Supkala, 1. pelle; de su-pàala.
Su, 2. v. tsu.
Suakartu, v. su.
Suakartze, v. su.
Suaus, v. tu.
Subazter, v. su.
Suburdin, v. su.
Suderia, v. sudur.
Sudu, certaine mesure de terre.
Selon P. elle contient deux tiers
de — ? Nous n'avons pu lire le
mot. P. ajoute que par méthaphore
on emploie sudu pour intérêt. Hain
zinez eta hain sudu Jiandiz berdinzlà
dohahunaz gero. Puisqu'il nous y
va tout de bon et d'un si grand
intérêt.
SudUT, g. 1. bn. sur, b. nez.
Suderia, bn. maladie des bêtes
se purgeant par les narines. Sal.
De sudur-eri.
Sudur oyal, 1. mouchoir.
Suerte, 1. bn. sorte, espèce ; sort,
hasard. Sueriez, par hasard. Ha*
laJiO sueriez non. De telle sorte
que. Zemôal bekatu suerle dira.
Combien d'espèces de péchés y
a-t-il?
Sugarrast, v. suge.
Suge, g. 1. bn. serpent.
Sugarrasl, Q.ser^eut;de svge-arrasl.
Sugibeleko, v. su.
Suhar, v. su.
343
Suharotz, v. su.
Suharri, v. su.
Suhi, v. sut.
Suhil, v. soil.
Sui, g. suhi, 1. bu. gendre.
Suil, v. usid.
Sukalde, v. su.
Sukar, v. su.
Sukartu, v. su.
Sukartze, v. su.
Sukhal, v. su.
Sukhalde, v. su.
Sukhar, v. su.
Sukil, v. su.
Sukopil, v. tu.
Sumbil, g. tête d'arbre; syn.
de mosTcor 2. Comp. sunipur.
Sumin, sumindu, v. su.
Sumindura, v. su.
Sumintze, v. su.
Sumpur, 1. s. grosse souche
d'arbre. Sua eguberris sump'urreki,
jjascos aldis adarreJci. Il faut faire
le feu de Noël avec de grosses
souches et à Pâques avec des
branches. Prov. 411. d'O. Eguerri
gauéko snmpurra. Souche de Noël.
P. L'apostrophe chez O. indique
l'aspiration ; ainsi sumphurrelà.
Eguerri pour egun berri.
Sun, SUna, profond. P. (i. a.).
Comme P. cite encore suntzea et
suudalzea, éprouver, qui dériveront
très-probablement de sonder, il se-
rait possible que sun en dérivât aussi.
SUNDATZEA, V. 8U71.
Sunhar, ormeau. Sunharrak
eder du adarra. L'ormeau a le
branchage fort beau. Prov. 441 d'O.
Sunsi, sunsitu, sunsitzen,
1. sunxi, sunxilu, bn. ravager, abîmer,
ruiner. Alzoko harriak mtunim ditu
gure bazter guziak. La grêle de
hier a ravagé toutes nos campagnes.
Smisuiia, bn. simple, niais.
Au fond suusuna indique le son
du tambourin.
Suntzea, v. sun.
Sunxi, sunxitu, v. sunsi.
Sun, v. son.
SurEKTu, supertzen, 1. rester. P.
Variante et synonyme de soberalu;
du lat. super.
Supertuz, par excès; de super tu-z.
Suphala, v. su.
Supio, 1. force. P. (i. a.).
Supitzgarri, v. su.
Subitdki, 1. subitement.
Supu, 1. fossé. P. (i. a.).
Sur, v. sudur.
Surda, v. zurda.
Surmur, g. Larramendi, dans
sa lettre à Mendiburu, se sert de ce
mot, qui paraît être une variante de
churirnuri. V. l'ex. s. v. jakimbide.
Susara, v. su.
Sustrai, g. racine.
Suta, sutatu, v. su.
Sutatze, v. su.
Sutegi, v. su.
Sutei, v. su.
Sutu, sututze, v. su.
Suya, v. sej/u.
Suzta, suztatzen, v. su.
T.
Ta. 1°. On trouve la uni à
l'adj. verbal, qui est rendu alors
par „après avoir" ou „ayaut".
Ikusita, après avoir vu ou ayant
vu; edanda, ayant bu. Dans ce
dernier exemple on voit que le t
devient d quand les lois phoné-
tiques l'exigent. Les Basques disent
que ta est ici la contraction de la
conjonction eta, et; cette explica-
tion nous semble confirmée par
Liçarrague et Pouvreau qui écrivent
encore eta. P. dans son diction-
naire écrit quelque part ikusi eta. —
Harlan sartu eta eridenen duçue
ado-urne arbat. Luc. XIX. 30.
Test. Roch. Et après y être entré
(ou y étaut entré) vous trouverez
un ftnon. Quelque chose d'analogue
se trouve dans les dial. basq. es-
pagnols; là les deux mots ez gero
sou t si bien unis, que de nos jours
encore on écrit ezkero (esquero), se
figuraut que ce n'est qu'un seul
mot.
2°. Ta sert encore à donner aux
suffixes n, ra, ko, etc. une signifi-
cation indéfinie ou plurielle: tan,
tara, iako; v. Essai, p. 51. Lan -f- n
fait lanetan (de lan-e-ta-n) dans
les travaux ; eche -f- n fait échelon,
dans les maisons. On trouvera plus
bas, s. v. hetan, pourquoi cette
forme est plurielle; mais ta reste
jusqu'à présent sans explication.
Du moment qu'un suffixe est uni
aux prou, démonstratifs, il faut que
ce suffixe soit composé avec ta;
ainsi orrelara (non pas orrera) vers
ce ; orietara (non pas orirà) vers ces.
3°. Ta contraction de eta.
Hetan, 1. bn. y, en, dans lui,
dans eux, dans ces. Nous donne-
rons d'abord quelques exemples
et ensuite l'explication. — Vaniiate
da aberaslasun gallhorren ondoan
iàiltzea eta hetan esperantzaren etna-
lea. Chourio, p. 27. C'est de la
vanité que d'amasser des richesses
périssables et d'y (en elles) placer
son espoir. Etzazula hetan bit ha
komplazenzia vano bal. Chourio,
p. 144. Ce n'est pas une vaine
satisfaction qu'on y (eu mes paro-
les) doit rechercher. Eta egun hetan
iaiquiric PierrUec discipnluen ar-
tean. Act. 1. 15. Test. Roch. Et
en ces jours-là Pierre s'étant levé
au milieu des disciples. — Hetan
est un mot très-remarquable. Le
845
pluriel de kura celui là, est ayek
eu guip., Jtat/ek ou hek eu lab.
Ayek -{- tau fait ayetan avec élision
du /?•, puisque ^ et h ne peuvent
se suivre, v. Essai, Ch. II; et ainsi
hek -|~ ^ w es ^ devenu £ila». Hetan
se retrouve daus tous les dialec-
sous uue forme syncopée élan,
et perd même souvent le e initial.
En bise, etan se retrouve dans les
substantifs verbaux. Nous savons
que le nom verb. n'est autre chose
qu'uu nom au locatif; que ikusteu
est pour ikus-ten dans le voir; or
eu bise, etan s'est conservé, et ainsi
adi a donné adieian, subst. verb.;
de adi-etan pour hetan. Erantetan,
pour erant-hetan, lever. Que la
forme primitive était hetan, nous
semble encore confirmé par plu-
sieurs noms verbaux, dans lesquels
le h est devenu k, conformément
à la règle ; v. Essai, Ch. II et
l'introd. du diclionuaire p. VIII.
Par exemple: Ardatzketan nàiz, g.
je file; de ardatz-hetan. Josiaketan
idilU, g. se réjouir; de josta- hetan.
Anreketan failli, g. aller (s'amuser)
avec les femmes; de anre (pour
andere) — hetan. Cette forme se
retrouve peut-être dans orheta (chute
de n, comp. arrai 2); de orhe-hetan;
et dans hitzketa, conversation; de
hitz-hetan. La différence en guip.
est grande entre ayetan, dans ce,
dans celui-là, et etan, syncope de
ayetan, et aujourd'hui terminaison ;
mais la différence entre hetan et
etan est très-petite. Malgré cela
les dial. lab. et bn. ont tenu séparé
ces deux formes du même mot en
& rivant hetan exclusivement pour
le pronom démonstratif, et etan
pour la terminaison qui indiquera
le pluriel ou L'indéfini du locatif. —
Egun hetan, orduan penetan (pêne-
etan) daudenek, désir atuko du te bere
egunen fina. Ax. p. 595 a. éd. 427
n. éd. Dans ces jours là, ceux qui
sont en peine alors, désireront la
fin de leurs jours. Tnoizko dern&o-
ratan esaten badezu, g. Si jamais
(indéfiui, si en aucun temps,) vous
le disiez.
Hetangoa, bn. celui qui est dedans;
de hetan-go-a. Hetan signifie dans
ce, dans cela; l'ail, darin (dar-in);
le suffixe go en fait un adjectif,
de dedans; a est l'article le; le,
celui, de dedans. De la même
manière nous avons vu l'adv. emen,
ici, donner l'adj. emengo d'ici, l'ail,
hiesig, avec l'art, emengoa, le, celui
d'ici. — Eta hirietan {hiii-etaii)
iragaiten eiradela iracazlen cituzten
hetangoac Jerusalemen ciraden apos-
tuluez eta ancianoez eguin içan
ciraden ordenacen leguiratzen. Act.
XVI: 4. Test. Roch. Et eux qui
passaient dans les villes, instrui-
saient ceux qui étaient dedans, de
garder les ordonnances qui avaient
été faites par les Apôtres et les
Anciens de Jérusalem.
ffetaz, bn. d'en, de cela; de
hek-ta-z, avec élision de h devaut t.
Eta hetaz zuhurki etâ goraki min-
zatzea. Chourio, p. 29. Et d'en
parler savamment et hautement.
Hetara, bn. vers eux; do hek-ta-ra,
346
avec élision de Je devant t. Ela
gauaren laurgarren veilla irian elhor
cedin helara. Marc, VI : 48. Test.
Roch. Et environ la quatrième veille
de la nuit il alla vers eux.
Helarik, 1. bn. en, de cela, de
lui; de kek-ta-ik, avec élision de
k devant l, et avec r euphonique.
Ma hetaric ilkiric arrançalec sareac
ikutzen cituzlen. Luc, V: 2. Test.
Roch. Et les pêcheurs en (nacelle)
étant sortis, lavèrent leurs filets.
Tous ces mots composés auraient
dû se trouver à l'article aura;
mais nous avons découvert trop
tard comment hetan, etc. étaient
composés pour pouvoir les y placer.
Tafalla, bn. nappe; du prov.
toalha.
Taka taka, bn. proraptement.
Tako, v. takoh.
Takoû, takoin, 1. talon. P.
cite la forme syncopée takoa. La
terminaison est probablement oin;
mais qu'est-ce que tak ou ta? Le
k pourrait être pour h, si oin est
pour hoin.
Talde, g. troupeau, assemblage.
Talika, bn. souffrance vive,
momentanée qu'un malade éprouve
à l'improviste.
Talo, g. 1. bn. galette de maïs.
Thalo, gâteau de millet. P.
Tamarina, g. tamborina, bu.
tamarin, tamaris. Ce sont deux
arbres différents, mais nous igno-
rons auquel des deux le nom
basque s'applique.
Tambolin, v. tamborina %.
Tambokdîa, 1, v. tamarina.
Tamborina 2, 1. instrument
de musique, d'un mètre à peu-près
do long, à six cordes, sur lesquel-
les on frappe avec une baguette.
Olaechea, (biscaïen) écrit tamlofùi.
Taberna, joko, tambolin. . . . iges
egin. Fuir la taverne, le jeu, le
tambourin(?)
Tan, v. hetan, s. v. ta.
Tanka, bn. bruit d'un corps dur
frappant un autre corps dur. Bal.
De tankatu, comme ahar de ahart».
Tankalu, tankatzen, 1. bu. frapper
un corps dur. Sal. Frapper sur
quelque chose pour le faire entrer
par force. P. Du prov. tancar, qui
vient du lat. v. Diez, E. W. I.
396. s. v. stancare.
Tankatu, v. tanka.
Tankatze, v. tanka.
Tanta, g. b. goutte; de l'esp.
tanto.
Tantai, bn. piquet de vigue. Sal.
Tapa, 1. tapoin, bu. bouchou; de
l'esp. tapon.
Tapatu, tapalzen, 1. bn. bou-
cher. — g. couvrir.
Tapia, 1. (Guétharv) chausson
en laine qui ne monte pas plus
haut que le sabot.
Tapoin, v. tapa.
Târ. Suffixe de l'ethnique. Le
t devient d quand les lois phoné-
tiques l'exigent. Burgostarra, l'ha-
bitant do Burgos. Olorandarra,
l'habitant d'Oloron. Si le nom
fiuit par une voyelle, il paraît que
c'est l'oreille qui décide si le t est
maintenu ou non. Selon Lardizabal
on dit également bien: Erromarra
347
et Erromatarra. Il serait possible
que le t fût euphonique et que
Un- fut pour ar, mille, v. ar 1. —
Tar a formé, par exception, l'adj.
anailar, g. fraternel.
Tara, v. ta et ra.
Tarrapata, bu. marche rapide
et bruyante.
Tarritatzea, 1. fâcher, mettre
eu colère. P.
Tarro, bu. un peu grand.
Tarroiu, devenir grand.
Tarte, Selon P. entre deux,
rispaee. Tarte hartan. En cette
entrefaite. Il nous semble que c'est
une erreur ou en tout cas une
corruption de arte. Arte, espace,
(entre), avec bi, deux, a donué
bitarte, traduction littérale du fr.
entre deux. Le t paraît être eu-
phonique. Pouvreau nous semble
avoir coupé le mot en hi-tarte. —
Le t de betazal et betondo, aux-
quels mots nous avons renvoyé
s. v. bitarte, nous paraît plutôt être
une mutation du g; cependant
nous ne voudrions pas l'affirmer,
puisque jusqu'à présent cette per-
mutation ne se trouve que dans
les composés de begi.
Tarzun, v. ta&un.
Tasun, g. b. 1. tarzun. bn.
Terminaison qui forme des sub-
stantifs ; nous n'avons pu en décou-
vrir le sens. v. eri.
Taulen, bn. carreau de jar-
din.
Taz, v. zaz.
Tchar, tchartu, v. char et zar.
Tchit, v. chit.
Tchitcharro, 1. espèce de
poisson.
Tegi, g. 1. bn. lieu, demeure,
v. ziri. En guip. tegi no s'emploie
que comme terminaison. Toki est
une variante et s'emploie seul ou
comme terminaison. En bn. tegi est
généralement contracté en tei.
Argindegi, g. atelier du lapidaire;
de arri-egin-tegi. D pour t après
n, v. Essai, Ch. II.
Sutei, bn. foyer, âtre, desu-iegi.
Tella, bn. thellla, 1. tuile.
Tenore, bn. époque précise;
moment opportun ; de Tesp. tenore,
ordre, forme; ou du lat. ténor?
Tentu, 1. jugement rassis. P.
Bere tentu onean dago. Il a l'esprit
en bonne assiette. Kechatzeu naît
tenturik. Il me fait perdre patience.
Tepertll, bn. crise, moment
critique.
Thai, bn. suspension d'une
action; n'est guère en usage que
dans le sens négatif. Thai-ik gabe,
sans cesse. Thai-ik gabe minzo da.
Il parle sans cesse.
Thait.lu, 1. façon, sorte. P. Ene
thaillutakoa da. Il est de même
façon (taille) que moi. Zer nahi
den thaïlluz. De quelque façon que
ce soit.
Tliaka, bn. défaut.
Thalo, v. talo.
Thamborin, bn. tambourin;
v. tamborina 2.
Thaku, bn. tan.
Tharroka, bn. motte de terre.
Thaztarika, bn. en ébullition
suivie, non interrompue. De thaz-
348
tari-ka. Alors thaztari, bouillir,
entrer en ébullition, doit aussi se
trouver.
Tiiatcha, bn. tache, défaut.
Tiieilla, v. leïïa.
Theka, bn. opiniâtreté. Comp.
sepa et thema.
Thema, bu. 1. opiniâtreté, en-
têtement.
Thematu, thematzen, 1. bn. s'ob-
stiner, s'entêter.
Thematstc, 1. opiniâtre ; de thema-
tsu.
Thematsu, v. thema.
Thematu, thematze,v. ihema.
Therestaka, bn. en traînant
à terre; de iheresta-Jca. Theresla
ne se trouve pas. Est-ce que ce
mot dériverait de terre?
Therestan, bu. syn. de theres-
taka.
Thesto, bu. sens. Sal. Glzon
thesto huna. Homme de bon sens.
Probablement du prov. testa, tête.
Theyn, 1. sale, vilain.
Thei/ukeria, 1. vilenie; de theyu-
kerîa.
Thini, bn. sommité. Il est cu-
rieux qu'en holl. tin, généralement
employé au pluriel, tinnen, ainsi
que l'ail, zinne, signifient cré-
neaux, pinacle.
Thoilla, 1. v. tolla.
Tholdo, v. iolde.
Tholdatu, v. tolde.
Thona, bn. tache d'une cou-
leur différente imprimée (? !) sur
l'étoffe.Sal. Du français ton, couleur?
Thonatn, tacher.
Thornu, bn. tour; charge. Egur
(honni bat. Une charge de bois.
Thll, 1. bn. crachat.
Thu egiit, cracher.
Ti, v. dik.
Tik, v. dik.
Tileta, bn. le point sur l'i.
Tilika, bn. un peu; ne se «lit
que des liquides.
Tillape, 1. carène de navire.
Peut-être de tilla-pe, sous-tillac?
Tillac est en esp. tilla; tillac
une corruption et n'est pas ancien
en français; v. Littré, D.
Tille, 1. titre, inscription. Selon
0. d'après P. qualité.
Timpla, 1. ornement de coiffure
de femme; bandelette. Ce mot ne
peut-être basque sous cette forme.
Tina, 1. espèce de vaisseau.
Tinka, 1. tinki, bu. serré forte-
ment.
Tinkatu, tinkatzen, 1. bn. presser
fortement, bander.
Tinketz, 1. fortement. P. (i. a.).
Tinketz edatea, boire d'autant (?).
Tinkatu, tinkatze, v. tiuka.
Tinketz, v. tinka.
Tinki, v. tinka.
Tinto, bn. fortement coloré; du
fr. teint.
Tiotia, 1. un tout petit peu.
Tipula, g. 1. bn. oiguon. Aussi
kipula. Plutôt de l'esp. cebolla,
que du bas-lat. caepula. Pour la mu-
tation de la sibilante eu /, v. àrsiij
de la gutt. eu sibil. v. karamitcha.
Tipuri, bn. pustule. Variante
de tipnla?
Tipustapast, (Quéthary) su-
bitement.
349
Tirent a, bu. tiroir.
Titcu a,1. bonheur ; de l'esp. dicha.
Tireso, bu. fort, bieu assis,
solide.
Tiresoki, bu. solidement.
Tiro, bn. coup de fusil.
Tirria, bu. désir, envie.
Tirriatu, bn. désirer.
Tirtil, bn. Comp. c/iirc/iil, chir-
<j'il, z'irzil.
Titi, v. dithi.
To, g. 1. bn. Ce mot corres-
pond à: tieus, quand on s'adresse
à un homme. Quand on parle à
une femme ou dit no. Il va sans
dire que to n'est pas la seconde
pers. de l'impératif de har, prendre,
comme le dit M. Salaberry; mais
nous ignorons d'où ces mots (to
et no) viennent. Totzik, Jtar itzak
eure diruak eta utstak niri. Tiens,
prends ton argent et me laisse en
paix. 1\ Hemen no da to. Ici la
femelle commande le mâle. P.
Dans le premier exemple to paraît
être considéré comme tout autre
nom verbal, to itzak, (totzik) tiens-
les, har-itzak, prends-les. Nous ne
nou3 expliquons pas pourquoi l'on
écrit itzik et non itzak.
Tocho, 1. stupide.
Toki, g. 1. lieu, endroit; v.
tegi. Ma beren iokira biurtu ziran,
g. Et ils retournèrent dans leur
pays.
Tolde, 1. grossier; tholdo, bn.
maladroit, engourdi. Tohlez eg'm
du. Il l'a fait par grossièreté. P.
Tholdotu, bu. s'engourdir.
Tôles, g. pli.
Toleslu, toleslutzen, plier.
Tolesgabe, sincérité, candeur; do
toles-gabe. Analogie avec le holl.
eenvoud, l'ail, einfalt, litt. uu pli.
Toleskor, toleskoi, flexible; de
toles-kor.
Tolesgabe, v. tôles.
Toleskoi, toleskor, v. tôles.
Tolestu, tolestutze, v. tôles.
Tolla, g. thoilla, 1. grand pois-
son de mer de la forme du bro-
chet, mais plus grand.
Tontor, g. b. sommet (d'une
montagne). — b. bosse. Par erreur
ici; v. konkor, et merchika.
Topatu, topatzen, g. topau,
b. (chute du l) chercher.
Topau, v. topatu.
Torpe, v. dorpe.
Torticha, v. lortika.
Tortika, g. torticha, 1. lie.
Tortoilla. Vso tortoilla, tour-
terelle. P.
Totilla. 1. gentil. Ema totilla.
Pemme belle et gentille. P. Serait-
ce pour tortoilla, tourterelle?
Tsu, SU, Terminaison qui sert
à former des adjectifs; Allsu,adarlsu,
egarsu, ilsu = icku, odolsu.
Tta, bn. interj. exprimant ordre
d'empêcher ou de faire cesser une
action. (Tt, comme tie dans tiède.)
Ttattiko, bn. bernique.
Ttipika, pitika, 1. (Guéthary)
chevreau.
Ttiritta, 1. cigale.
Ttutta, bn. terme de tisserand;
petite cheville do roseau, placée
au milieu de la navette, de laquelle
l'ouvrier tire lo fil de la trame
350
par le mouvement qu'il lui donne.
Sal. Dimin. de tula, tuyau.
Tumpa, bn. coup peu violent,
mais faisant un certain bruit. Sal.
Tuntur, bn. variante de hun-
îcur ; v. konkor.
Tupa, v. dupha.
Tupin, v. dupin.
Tupust, bn. à Pimproviste.
Tukmoi, g. tonnerre. Ce mot
est-il basque? Comp. l'angl. tur-
moil, vacarme.
Turrusta, bn. chute d'eau ou
de tout autre liquide, cataracte.
Turrustan, bn. en versant avec
abondance ; de turrusta — n.
T'usto. O. e'crit l'apostrophe
pour Y h; ainsi thusto. Thuslo du
irabasten, jokoa eta putah dituenak
ahasten. Celui-là gagne beaucoup
qui oublie le jeu et les pu-
tains. Prov. 448.
Tusuria, soûl, le diable. P.
dit que c'est un vieux mot basque
dont on se sert encore (de son
temps) en Soûle. En tout cas nous
le donnons puisque c'est un des
très-rares mots basques (dumoins
il paraît être basque) qui ait rap-
port à la religion.
Tuta, bn. cornemuse à un seul
tuyau. Le prov. et l'esp. ont tudel,
fr. tuyau, anciennement tuyel, du
lat. tubellus; v. Brachet, D. E. Selon
Diez, E. W. tuyau, etc. ne vient
pas du lat. tubellus (ce que Mé-
nage avait déjà proposé), mais de
l'anc. haut-ail. tûda, holl. tuit.
Comp. dutchulu.
Tuta, tutatu, bn. corner aux
oreilles; dissiper (son bien). En
holl. tuiten, signifie tinter aux
oreilles. Comp. dutchulu.
Tutulu, bn. gobelet en bois a
anse, dont le peuple fait usage
pour prendre de l'eau daus les
seaux.
Tutatu, v. tuta.
TutulU, v. tuta.
Tutuluya, sot, lourd eau. Mot
d'O. Selon P. — Comp. tvtv.lu.
Tzaille, v. zale.
Tzaka, v. zaJca.
Tzalle, v. zale.
Tzat, Ce suffixe correspond à
pour. Zerentzat. Pourquoi. B*m-
tzat dauhat. Je le tiens pour
dit. Gizonarentzat. Pour l'homme.
Gironentzat. Pour les hommes.
Comme nous l'avons déjà fait re-
marquer dans notre Essai, tzat
régit le génitif. — Tzat se trouve
uni à ko et forme alors koizat,
quelquefois contracté en kolz.
Laurgarrenekotzat, pour la qua-
trième fois. Ain aberats izateholz
eskua labur. Pour être si riche il
est peu généreux.
Tzaz, v. zaz.
351
Tr.
Tr. Ce groupe n'est pas toléru
dam la langue basque; cependant
elle a adopté plusieurs mots com-
mençant pas tr.
Traba, v. Irabu.
Tràbu, 1. traba, bn. entrave. Le
port.a trave, du lat. trabes, poutre. V.
Littré, D. et Diez, E. W. s. v. travar.
Tragaza, 1. dard, trait d'arbalète.
P. — Du prov. trag, trait, L. R. —
La terminaison est obscure.
Traka, bn. mesure, taille. Eue
trakako gizon bat ikhusi dut. J'ai
vu un homme de ma taille.
Trapu, 1. drapeau; haillon. P.
Du fr. drapeau.
Trastatu, 1. bn. traiter, trafiquer.
Trasteria, bn. haillon.
Tratu, b. 1. bn. trafic.
Trebatc, v. trebe.
Trebe, bn. habile, adroit; 1.
familier, privé. P.
Trebatu, trebatzen, g. Se rendre
habile.
Trebes, bn. en position opposée
à la ligue perpendiculaire. Sal. (?)
Est-ce que l'auteur veut dire hori-
zontal ou penché? On dirait du
prov. travers?
Trego, 1. trêve.
Trempe, 1. bn. disposition bonne
ou mauvaise, d'une personne. Du
prov. tempre.
Trenkatu, bn. rompre un fil,
une corde, etc. en tirant des deux
côtés; de tronquer?
Tresna, 1. bn. outil, instrument.
Sal. Selon P. qui donne tresnak
(plur.) habits, robes. Tresnak ira-
kaslen du bidean joaiten eta diruuk
hitzgiten. L'habit apprend à mar-
cher et l'argent à parler.
TRIKA, TR1KATU, TRIKATZEN, 1. bll.
demeurer, arrêter; suspendre un
peu la marche. Probablement de
trego, litt. faire trêve.
Triku, g. hérisson.
Trimpoilla, 1. panse, gros ven-
tre. Comp. tripa.
Trinko, g. épais.
Tripa, bn. ventre.
Tripazoiro, bn. syn. de trim-
poilla.
Trocha, trochatu, v. trosa.
Trokiu, b. Selon W. v. Hum-
boldt. Danse mimique.
Trombilka, 1. en roulant.
Tronadura, 1. bn. plancher.
Trosa, g. trocha, 1. maillot; du
prov. trossa.
Trosaiu, g. trochatu, 1. bn. Em-
mailloter.
Trosatu, v. trosa.
Trosta, bn. trosle, 1. trot. Tros-
tean dago. Il va au trot.
Trua, 1. Haur trua. Enfant
trouvé. Corruption du fr. trouvé.
Trdka, 1. espèce de jeu de car-
tes. P.
Trukatu, trdkatzen, g. 1. bn.
troquer; de l'esp. trocar.
u.
Ua, v. oa.
Ubal, ual, g. courroie, ceinture.
Le b est probablement intercalé;
il l'est toujours en bise, après u
quand l'art, a suit.
Abal, g. habail, 1. liabela, bn.
fronde. Est-ce que ubal et abal ne
seraient pas des variantes du même
mot dont la signification primitive
était courroie ? — Davidek artu zi-
tuen artzai-soneJcoa eta abalîa bost
arrirehin. Lardiz. David prit les
habits de berger et la fronde avec
cinq pierres. — Larr. donne aussi
uballarri fronde; de ubal-arri.
Ubalarri, v. ubal.
Ubel, avec l'art, ubela, g. 1. bn.
pale terne. Selon P. „Couleur
obscure tirant sur le noir; noirceurs
que causent les meurtrissures."
Dans ce dernier sens il y a la
variante uspel, bn. meurtrissure,
contusion qui ne saigne pas, mais
laisse une tache livide; en lab.
noirceur causée par la contusion.
Le guip. a ospel pour uspel,
engelure. Uspel nous semble dé-
river de uls-bele et non de olz-
bel, comme nous l'avons dit s. v.
ospel.
Ubeltasun, g. pâleur; de ubel-
tasun.
Ubeldura, 1. meurtrissure. — bn.
obscurcissement, de ubel-dura.
Ubel, ubeldu, ubellzen, 1. bn.
meurtrir, ternir, obscurcir.
Ubeldu, ubeldura, v. ubel.
Ubeltasun, v. ubel.
Ubeltze, v. ubel.
Ubil, ubildu, ubildutze, v.
ur 3.
Ubiziak, v. ur 3.
Uchada, v. uts.
Uda, g. b. 1. bn. été.
Uda berri, g. uda barri, b. prin-
temps.
Uda haste, 1. printemps.
Udalzen, g. uda azken, 1. au-
tomne.
Udalantzea, labourer avec des
boeufs. Mot d'O. selon P. De
uda-landu. — P. ajoute encore
l'exemple suivant qui n'est pas
clair. Udalen an du. Il laboure
la terre.
Udabarri, v. uda.
Udagara, 1. bu. loutre. P. cite
encore uhadera et u/tain. U sera
probablement pour ur.
Udalantzea, v. uda.
358
Udare, g. 1. bu. poire.
Udarondo, g. 1. poirier.
Udararno, g. 1. poiré.
Udarondo, v. udare.
Udatzen, v. uda.
Uder,bn .petit bou ton sur la peau.
Udi v. Audi.
Uka larrla, 1. peau de chamois;
du buffle. P. Nons citons ce mot
puisque ufa paraît être pour buffle
et avoir perdu le b initial.
Ufiafia, 1. dédain. Ufiajiaz ke-
chalzea Jainkoaren contra. Se dépiter
contre Dieu. P. De oh ! fi?
Ufu hatsa, 1. fi ! du vilain ! P.
Ugari, g. b. abondant, abon-
dance. Probablement de ur, eau ;
et ari 4. Pour la mutation de /
en g, comp. ernari — ernagi ; burn-
zari = burvzagi; iritai = igitai,
aiusi que plusieurs mots composés
avec ur, p. ex. ugolde, ugaste, ugarri,
etc. Eu holl. et ail. abondance est t
rendu par débordement, overvloed, |
iiberfluss; de over, par dessus et j
vloed, flux.
Ugarilu, ugaritzen, g. b. abon-
der, augmenter, féconder.
Ugaritasun, g. b. abondance; de ;
ugari-tasun.
Ugaritasun, v. ugari.
Ugaritu, ugaritze, v. ugarï.
Ugarri, v. ur 8.
Ugarte, v. ur 3.
Ugaste, v. ur 3.
Ugatz, v. ur S.
Ugazaba, ugesaba, b. maître de
la maison; svn. de echeko-jaun.
Comp. s. v. ugazaita ious les com-
posés avec uga:.
Ugazaita, g. b. 1. beau-père;
c. a. d. le second mari de la mère.
Ugazama, g. b. 1. la secoude mère.
Ugazseme, g. b. 1. fils d'un mariage
précédent. Ugazalaba, g. b. 1. fille
d'un mariage précédent. Humboldt
(Berichtigungen, etc. p. 19) ratta-
che tous ces mots à ugatz. Est-ce
bien prouvé?
Ugazalaba, v. ugazaita.
Ugazama. v. ugazaita.
Ugazesne, v. ur 3.
Ugazseme, v. ugazaita.
Ugesaba, v. ugazaba.
Ugolde, v. ur 3.
Ugotcho, v. ur 3.
UgOtsO, v. ur 3.
Uhadera, v. udagara.
Uhain, v. udagara.
Uhaitz, v. ur 3.
Uharka, v. ur 3.
Uharre, v. ur 3.
Uhartu, bu. s'aviser.
Une, 1. bâton; syu. de makil.
Uhendil, v. ur 3.
Uher, 1. gris. Gain eder barren
ufier. Beau dessus sombre dedans.
Bonne mine à mauvais jeu. Comp.
urdin.
Uherlo, bn. terne. Comp. ur-
din et uher.
Uherritzea, v. vr 3.
Uhillatu, uhillatze, v. ur 8.
Uhin, v. ur 3.
Uhobi, v. ur 3.
Uholde, v. ur 3.
Ujayotz, v. ur 3.
Ukabil, g. 1. ukhumil, 1. poing.
Le curé biscaïen de l'église des
Carmélites à Londres nous a dit
23
354
que dans son pays on dit ikubil,
(par erreur ikutil dans Tordre al-
phabétique). Comp. encore ukarai,
poignet; ukaldi, coup, et ukalondo
ou vkondo, coude. — Tous ces mots
paraissent avoir une origine com-
mune. La forme bise, se rapproche
du lat. ictus coup; ico, je frappe.
La terminaison bit (v. bila) peut
signifier ici rond. B est devenu m
dans ukhumilla.
Ukaite, v. ukan.
Ukaldi, 1. ukkaldi, bn. coup.
Harrukaldiz. A coups de pierre.
Davidek Goliath hil zien habela
ukhaldi bâtez. David tua Goliath
d'un coup de froude. Comp. ukabil.
Ukalondo, g. ukondo, 1. coude.
Ukan, ukaite, 1. bn. ukhan,
vkhaile, bn. P. dit : avoir et être.
M. Salaberry dit: avoir, ce qui
nous semble être la véritable signi-
fication. V. Essai, p. 56. la note.
M. Inchauspe a relevé cette note
et y a répondu par une tirade, dont
le fond et la forme se valent v.
l'introd. p. XVI et suiv. Gi>zia
despendalu ukan zunean. Luc, XV.
14. Test. Roch. Quand il eut tout
dépensé.
Ukarai. 1. ukharai, bn. poignet.
Comp. ukabil.
Ukatu, ukatze, v. uko.
Ukha, v. uko.
Ukhaite, v. ukan.
Ukhaldi, v. ukaldi.
Ukhan, v. ukaite.
Ukharai. v. ukarai.
Ukhatu, v. uko.
Ukho, v. uko.
Ukhumil, v. ukabil.
Ukhur, Ukhurtu, bu. se pen-
cher en avant. De gurtu? Mais
d'où vient le u initial?
Ukitu, ukitzen, g. 1. ukutu,
b. hunki, hunkiiu, bn. toucher. La
forme bn. est la moins correcte;
le n est élidé devant k; v. Essai,
Ch. II. Ba n a erdian dagoan arbo-
latikjatea eta ukilzea, debekatu digu.
Lardiz. Mais le manger et le
toucher à l'arbre qui se trouve au
milieu, il uous Ta défendu.
Uko, g. 1. ukho, bu. déni, re-
noncement; couardise.
Ukatu, ukalzen, g. 1. nier, ukha,
ukhatu, bn. se rendre par épuise-
ment, par manque de forces suffi-
santes. Sal. — Hark asma, nik uka.
Il a beau deviner, je nie. P.
Uko egin, g. 1. renier, renoncer.
Ukoan dago (de egon). Il en est
au déni. P. Ukho egiznte zure pa~
sioneei. Chourio, p. 32. Renoncez
à vos passions.
Ukondo, v. ukalondo.
Ukutu, v. ukitu.
Ukuz, ukuzkatu, v. kulsu.
UlertU, b. comprendre.
Uli, v. euli.
Ulitcha, v. euli.
Ulle, v. Ule 1.
Ulletsu, v. Ule 1.
Ultze, v. iltze 2.
Umatzea, v. umo.
Unie, v. hume.
Umekeria, v. hume.
Umerri, v. hume.
Umetasun, v. hume.
Umezurtz, v. hume.
355
Umo, 1. mûr, mou.
Umatzea, umolzea, 1. mûrir.
Umotzea, v. umo.
Unchi, g. lapin.
Unda, undatu, v. ondatu^ s. v.
ondo 2.
Undar 1, bu. reste. Ce mot
aurait dû se trouver avec ondar,
hondar, s. v. ondo 2.
Undar 2, bn. dernier; syn.
de azken. Sal. Probablement le
même mot que undar 1. reste,
dans le sens de fond, ce qui reste
en dernier.
Underze, bn. le rectum. Erze
est pour herze, v. esieak, s. v. es.
Und de undar?
Une, g. b. gune, bn. endroit,
lieu, moment. Le g bn. proviendra
de h, ce qui donne hune; le h
s'est perHu, comme presque tou-
jours, dans les dial. g. et b. Hune
sera formé de l'adv. hun, là. Eu
lab. selon P. gune, signifie geste,
maintien. Gorpuizearen guneak. Le
maintien du corps. Gune itsusiak.
Gestes sales. En ail. „stelle" signi-
fie endroit, lieu; et „stellung"
position. — Ez naiz oroitzen une
onetan, g. Je ne me rappelle pas
dans ce moment.
Gunez, bn. à la portée; de
gune-z.
Guneka, bn. par quartiers; de
gune-ka.
Une se retrouve encore dans
quelques composés : Aôerrune, us-
pelgune, utsune ou hutsgune, etc.
Lardizabal écrit aterrune avec deux
r (v. l'ex. s. v. aferi),ce qui nous
paraît être une erreur, le mot étant
formé de ateri-une.
Unha, unhe, 1. las, fatigué.
Unhe da. Il est fatigué.
Unhatu, unhalzen, 1. aunatu, au-
natzen, g. lasser.
Unhadura, 1. lassitude ; de un-
hadu-ra.
Le subst. verb. unhatze, a donné,
croyons nous :
Oinhase, 1. onaze, g. oinhazi, bn.
douleur. Le i du bn. sera pour
e; e suivi de a devient quelque-
fois (toujours en biscaïen) *.
Unhadura, v. unha.
Unhai, unhain, 1. vacher.
Comp. urdain.
Unhama, 1. corde à prendre
la baleine.
Unhatu, unhatze, v. unha.
Unhe, v. unha.
Unhide, 1. bn. nourrice.
Unil, 1. entonnoir; syn. de
imito.
Unki, souche qui reste après
que l'arbre est coupé. Mot d'O.
Untz, g. huntz, 1. bn. hontz,
]. lierre. Comp. iltze 2.
Untze, v. iltze 2.
Upa, v. upel.
Upel, g. upa, b. cuve. Comp.
dupela. Upa du lat. cupa? avec
chute de la gutturale, ce dont
nous n'avons pas encore trouvé
d'exemple bien établi. V. p. XI
de l'iDtrod. où nous citons abi de
cavia en passant par habi. — La
terminaison el est obscure.
Ur 1, g. hnr, 1. bu. noisette.
Avec l'art, urra, la noisette.
356
Urrilz, g. 1. bn. noisetier. Pour-
quoi en 1. et bn. sans h? La ter-
minaison n'est pas claire; serait-ce
pour ur-arilz? arilz dans le sens
d'arbre. P. donne pour hariiz, chêne,
arbre. Pour la forme du mot il
n'y aurait pas d'obstacle; en ail.
en angl. en holl. on dit de la
même façon : nussbaum, uooteboom,
appletree, etc. baum, boom, tree,
signifient arbre. Hurrak, 1. noi-
sillier. P. fNoisille diminutif de
noix).
Ur 2, g. b. urôil, 1. kurbil, bn.
près, proche, (V. p. XIV de l'in-
trod. N. 131.) La terminaison bil
est obscure. Ahalik hurbilleua, le
plus près possible; hurbillena, su-
perlatif c a. d. génitif de hurbil.
Urrean, g. hurren^ 1. près de, dans
la proximité; de urra-n ; comp.
aurrean, gibelean. etc. Les mots en
I et r, comme nous l'avons dit
daûs l'Essai, p. 49, note 1. inter-
calent un e; p. ex. lurrean, gizo-
nean, ganean. P. cite hurren et le
traduit par presque. 16 il hurren da.
II est presque mort. Presque et près \
de se tiennent; presque est formé '
de près que; en ail. beiuahe, de !
bei, chez et nahe, proximité. — La :
forme basque française est généra-
lement hurOil avec ses dérivés; ce-
pendaut P. cite encore hurrena ,
le plus proche; c'est le superlatif,
c. a. d. le génitif de hur. Ape-
zak dira Jainkoaren hurren gizo-
nak. Les prêtres sont les hom-
mes le plus près de Dieu. P.
(modeste !)
Urko, g. 1. urreko, urrengo, b.
hurreneko, hurrengo , 1. proche,
voisin. Zetako esaten dozu Pater-
noslerraen urrengo Ave Maria? b.
Pourquoi dites-vous un Ave Maria,
près (avec, après) du Paternoster?
Aide urkoak, g. les proches parents.
Hunen hurreneko hitza. La parole
qui suit celle-ci. P. llurbïllago tut
{dut, l pour d après la voyelle),
hortzah urkoak 6aino. Mes dents
me sont plus près que mes pa-
rents. P.
Urkoéasun, 1. proximité. P. De
urko tasun.
Hurrenlsu. 1. à peu près. P.
De hurren-lsu. Nous n'avons pas
d'exemple à citer, mais hurren-tsu
doit être un adjectif.
Hurrentu, hurrenlzen, 1. urhent,
urhentu, bn. achever, terminer.
Le t final de urhent appartient à
la terminaison; comp. laket. Le h
iuitial se trouve par hyperthèse
après ur.
Urreralu, urrezaluten, b. appro-
cher.
Ilurbildu, hurbillzen, 1. bn. ap-
procher. Ela ia Oliuaizelaco mendi
ondora hur6iltzen cela. Luc, XIX.
37. Test. Roch. Et lorsqu'il se fut
approché de la descente de la
woutague des Oliviers.
Ur 3, g. b. 1. bu. eau. Un des
tièà-rares mots en r doux, c'est-à-
dire dont le r ne se double pas;
ura l'eau. Dans les noms comp
h; /• su perd presque toujours.
Urtu, urlzen, g. 1. hurlu, bn.
fondre.
357
Hfrta, hurlatu, bn. arroser, mê-
ler d'eau. Arno hurtatu frango saltzen
da ostatvetan. Il se vend dans les
cabarets du vin mêlé abondamment
d'eau.
Urhatu, urhatzen, 1. étendre.
l'biziak, g. se dit des fortes
marées h certaines époques de
l'année. En esp. aguas vivas. De
ur-bizi.
VgaHe, g. source; de ur-hade
(de asi), origine-eau. Pour la
permutation de h et g, comp.
igea = ihes; ego := eho ; chingurri
= chinhaurri ; olgatu = olhatu;
Pour la chute de r v. plusieurs
mots composés avec ur que l'on
trouvera ci-dessous. Nous devons
nous arrêter quelques moments à
cette mutation de h en g } qui a
fait le sujet d'un discussion entre
M. de Chareucey et M. Viuscm j
(Revue ling. vol. v. p. 220;. M. de ,
Ch. ne peut croire à cette muta-
tion que sur des preuves indiscu- |
tables. M. V. (même Revue, vol.
5. p. 12) pense que le g est un j
substitut naturel de 1'^, qui s'est
produit après la chute de r. D'ail- j
leurs, ajoute M. de Ch., pourrait- '
ou supposer que la forme dialec- .
tique nigan, in me, soit pour nihan?
A cette observation M. Vinson
répond que le g ne peut venir de j
h, puisque le suffixe du locatif
n'est pas an, mais », et par suite
le g n'est pas euphonique; c'est
l'initiale d'un suffixe spécial. —
Nous ne pouvons admettre qu'en ;
partie l'opinion de MM. V. et de
Ch. 11 ne peut y avoir de doute
que le r de ur ne se perde; v.
ubiziah, v»vl, uhobi, etc. qui sont
incontestablement pour ur-biziak,
vr-sul, etc. La mutation de h en g
est prouvée, croyons nous, par les
mots composés avec ur. Même ni-
gan est pour nihan; ni-gan, en
moi; et gan pour han, v. gan.
D'ailleurs l'objection de M. V. que
le suffixe du locatif est n et non
an, n'est pas concluante. Le suf-
fixe du locatif n'est jamais, autant
que nous sachions, uni à un pro-
nom purement et simplement ; c'est
toujours par l'intermédiaire d'un
autre suffixe, soit haith {baithan),
soit ta {oyetan, zuetan). — Il se
trouvera sans doute des mots comme
ugo-tcho, de ur-olcho (oiso), où nous
ne retrouvons plus le h, holcho;
mais l'orthographe basque n'est rien
moins que correcte sous ce rapport,
p. ex. urhentu de hur rendu, v. ur
2; hvrkari, hnrolda, etc. v. ur 3.
V. encore eri.
Ugari, g. b. abondant; proba-
blement de ur-ari 4. V. ce mot et
ses dérivés s. v. ugari.
ligarri, g. écueil; de ur-harri;
v. arri 1.
Ugarte, g. île; de ur-arte? entre,
au milieu d -, l'eau.
Ugoldt, g. uàolde, 1. hurolde bn.
déluge, torrent; de ur-holde pour
olde Le h en bn. se trouve où il
ne devrait pas être, et n'est pas
où il le faudrait.
Hnrkari, bn. porteur d'eau; de
ur-hari, v. ari 4. Pour la muta-
358
tiou de h en k v. Essai, Ch. II
et l'introd. du dict. p. VIII.
Ulorki, g. source ; de ur-toki,
avec transposition de r?
Ujayotz, g. source ; de ur-jayotz.
Usul, g. avec l'art, ttsulla,
seau; de ur-sul ou suil (i pour
/ mouillé).
Urzulo, g. mare; de ur-zulo.
Ubil, g. flux, fluide; v. ubildu.
Ubildu, ubildutzen, g. couler; de
ur-bildu. Il nous semble que ubil
vient de ubildu, comme ahar de
ahartu.
Ukarre,]. bn. torrent,ondée; syn.
de uholde P.
Ukarka, 1. fleuve. P.
Uhaitz, 1. bn. fleuve, rivière;
de nr — ?
Uhin, 1. ondes.
Uhobi, 1. embouchure, golfe, gouf-
fre. P. De ur-hobi.
Urzilào, 1. puit; de ur-zilho.
Urpetu, urpetzen, g. se noyer;
de ur-pe-tu.
Uhillatu, ukillatzen, 1. mouiller,
tremper.
Urezlatu, urezlatzen, 1. syn. de
uhillatu. De ur-z-ta-tu.
Uherritzea, Troubler l'eau P.
Uhendil, 1. insecte d'eau qui res-
semble à l'araignée.
Vgatz, b. (?) mamelle, lait; syn-
cope de ugazeznea. Humboldt cite
ce mot. (Bericht. etc. p. 19 s. v.
bularra) Selon M. Mahu (Denkm.
p. XXXIX) de ur-atz. Comme
nous l'avons dit plus haut g est
pour h, et atz est hatz encore
de nos jours en lab. et bn.
Ugolso, g. ugotcho, 1. brochet;
de ur-otso ou otcko, pour hotcho.
Ur 4, v. urhats.
Urbil, v. ur 2.
Urchinch, bu. belette.
Urdai, v. urde.
Urdain, v. urde.
Urdal, g. estomac.
Urdatu, v. urde.
Urdalde, v. urde.
Urde, g. 1. bn. cochon.
Urdai, g. 1. bn. lard.
Urdain, 1. porcher. P. De urde-
zaïn? La chute de z nous est in-
connue. Comp. unhai,
Urdalde, 1. troupeau de porcs;
de urde-alde.
Urdatu, bn.mot exprimant l'unité
à laquelle sont réduits et comptés
pour la dépense, les petits porcs
s'introduisant dans les bois pour
la consommation de la glan-
dée. Sal.
Urdifi, g. bleu, urdin, 1. gris,
moisi, — bn. gris. Begi urdinak.
Yeux gris. De ur-edin pour egin?
D pour g v. atsegin = atseden.
Comp. uher et uherlo.
Urdindu, urdinlzen, 1. grisonner,
moisir. Ogi urdin du. Le pain
s'est moisi.
Urdinchak, 1. potirons. P.
Urdindu, urdin tze, v. urdin.
Ureztatu, ureztatze, v.
ur, 8.
Urgaitz, urgaitzi, bn. Mé-
nager quelqu'un par pitié. Selon
P. aider. Comp. urrikari. Ur peut
tenir de urri; la terminaison gailz
n'est pas claire.
359
Urgoi, bu. discret; — 1. re-
proche.
Urhats, 1. urhax, bu. pas. P.
écrit urrats, mais il vaut mieux
couserver le h, comme dans son
synonyme oinhats. Urhats vient de
ur-hats, exactement le holl. voet-
spoor, pied — vestige, trace. Nous
n'avons trouvé nulle part le mot
«r, mais déjà à l'article orthuts
nous soupçonuions sou existence.
Urhats vient donc couiirmer que
ur ou or signifie pied.
Urhatska, 1. urhaxka, bu. pas à
pasj de urhats -ka.
Urhatska, v. urhats.
Urhatu, urhatze, v. ur 3.
Urhax, urhaxka, v. urhats.
Urhe, v. urre.
Urhent, urhentu, v. ur 2.
Uri, v. euri et iri 2.
Urin, bu. graisse.
Urinda, urindatu, graisser.
Uringatzgabe, sain-doux ; de urin-
gatz-gabe.
Urinda, urindatu, v. urin.
Uringatzgabe, v. urin.
Uritea, v. euri.
UritSU, v. euri.
Urka, 1. fourche; du lat. furca
ou de prov. força ; la mutation de
o en u est fréquente.
Urkatu, urkatzen, g. 1. urkhatu,
bu. pendre.
Urkabe, 1. urkabieta, bn. potence.
Le lab. de urka-abe.
Urkagia, bn. lieu où l'on pend ;
de urka-tegi.
Urkabe, v. urka.
Urkabieta, v. urka.
Urkagia, v. urka.
Urkatu, urkatze, v. urka.
Urkhatu, v. urka.
Urki, g. bouleau.
Urko, urkotasun, v. ur 2.
Urlia, v. sandia.
Urpetu, urpetze, v. ur 3.
Urra, v. urratu.
Urragia, v. urratu.
Urraida, g. cuivre; de «r-
rea-ide.
Urrapen, v. urratu.
Urratu, urratzen, g. b. 1.
urra, urratu, bn. déchirer, rompre.
Irriz urratu gara. Nous avons crevé
de rire. P. Argi urratzea. La pointe
du jour P.
Urrapen, g. rupture; de urra-
pen. Urra ne se trouve pas pour
le moment.
Urragia, bn. déchirure; de urra-
egina.
Urre, g. 1. urhe, bn. or.
Urrean, v. ur 2.
Urreko, v. w 2.
Urrengo, v. ur 2.
Urreratu, urreratute, v.
ur 2.
Urretatu, v. ur 2.
Urri, g. rare. — 1. pressé, serré.
— bu. lent. Il n'est pas clair
comment ces trois acceptions dif-
férentes sont indiquées par le même
mot; surtout pressé et lent. —
Bestetik zuen artean chit urri a da-
leka. Lardiz. D'un autre côté puis-
qu'il (livre) est très rare parmi
vous. — La signification de rare,
parcimonieux , se retrouve dans
zur, chur, chuhur, qui, peut-être,
860
n'est après tout qu'un diminutif de
urri Le * serait la caractéristique
de l'adj. verb.
Urriki, bn. avec lenteur; deurri-ki.
Urria, v. nrilla.
Urricha, bn. femelle des" qua-
drupèdes. — 1. génisse. P.
Urrikal, v. urrikari.
Urrikalmendu, v. urrikari.
Urrikalsu, v. urrikari.
TJrrikaltu, v. urrikari.
Urrikaltze, v. urrikari.
Urrikalkizun, v. urrikari.
Urrikalsu, v. urrikari.
Urrikari, 1. bn. qui excite la
compassion, qui fait pitié; de urri-
kari (v. ari 4.) Pour la mutation
de h en k v. l'essai Ck. II, et
Pintrod. du dict. p. VIII. Urrikari
zaitut. J'ai pitié de vous. P. —
Urri ne se trouve que dans les
composés ; jusqu'à présent nous ne
l'avons pas trouvé seul.
Urrikaltu, urrikallzen, 1. bu. avoir
compassion; de urrikari-du, comme
qfaldu de q/'ari, auhaldu de auhari,
etc. Urrikallzen zaizkil. J'ai com-
passion de vous P.
Urrikal, g. 1. bu. Ce mot ne se pré-
sente qu'accompagné de l'auxiliaire.
Urrikal zago, g. Il a pitié de lui.
Urrikal nakizu, 1 Ayez pitié de moi.
Urrikal dérive de la forme verbale
urrikaltu comme ahar de aharlu.
Urrikalmendu, 1. pitié, compas-
sion ; de urrikal-mendu.
Urrikalkizuna, 1. digue de com-
passion; de urrikal-kizuna, bien que
kiznn corresponde généralement à:
après avoir. Orduan zinez zinateke
onbehar, ondikozko ela urrikal kizu a.
Ax. p. 592. a. éd. 4i4. n. éd.
Alors vous vous croirez misérable,
affligé et digne de compassion./
Urrikallsu, 1. pitoyable; de ur-
rikal-lsu.
Urriki, 1. bu. repentir, regret.
— g. compassion; de urri-kide;
con-passion? en admettant pour le
moment que urri signifie passion
(souffrance). Urriki dut. J'ai regret.
Urrikimendu, 1. repentir, contri-
tion ; de urriki-mendu.
Urrikitu, urrikitulzen, g. avoir
compassion.
Urriki, urrikitu, urrikilzen, 1. bn.
se repentir. Lrrikilzen zait. Je me
repeus.
Urgaitz, urgaitzi, v. ce mot.
Urriki, v. urri et urrikari.
Urrikimendu, v. urrikari.
Urrikitu, v. urrikari
Urrikitutze, v. urrikari.
Urrikitze, v. urrikari.
Urrila, g. urria, g. bu. le mois
d'octobre. La termiuaisou est illa;
Qu'est-ce que urri ou ur t
Urrin, 1. bu. odeur. Lurrïh,
g. haleine, vapeur. Ussain onezco
urrinetan. Eph. V. 2. Test. Roch.
Eu odeur de bouue seuteur
Urrin, urr/udu, bn. prendre une
mauvaise odeur.
Urriuda, urrindalzen, bn. flairer.
— 1. parfumer.
Urrinda, v. urrin.
Urriudatze, v. urrin.
UrrindU, v. urrin.
Urririk, v. ururik.
Urrin, v. urruli.
361
Urritz, v. ur 1.
Urruiti, v. urruêi.
Urrun, v. urrutt
Urrundari, v. urruli.
Urrupa, 1. gorgée.
l'rrupat'i, urrupatzen, 1. avaler
à gorgées.
Urrupatu, urrupatze, v.
urrupa.
Urrupitcha, 1. espèce d'herbe.
Urruti, g. wtrxk, b. urrun, b.
1. bn. hurrun, 1. loiu. Eu lab. ou
trouve aussi urrniti. Urruititik
ikuslen du. Ax. 391. Il voit de
loiu. Joan da etchean urruiti. Il a
passé par la maison. P. Eta aura
oraino urrun cela ikus zezan bere
aitac. Luc, XV. 20. Test. Roch.
Et comme il était eucore loiu, son
père le vit.
Urrundari, bn. voix ou son qui
se fait entendre de loin.
Ursain, v. urzinz
Ursaiztea, v. urzinz.
Ursapal, v. uso.
Urt. Nous u'avous trouvé ce
mot que dans le composé urlaize,
g. b. veut d'est; de urt-aize. D'où
vient wrtt
Urtaize, v. urt.
Urtarilla, g. b. wtharilla, 1.
urlharila, bn. le mois de janvier;
de urtar-illa. Qu'est-ce que urtar?
Urt©, g. b. urthe, 1. bu. année.
Urthe oroz, urthe guziez. Tous les
ans. Urte guzian gerta ezedina, be-
thirekian (begi-irekian, t pour g, le
h introduit). Ce qui n'arrivera du-
raut toute l'année, arrive parfois
en un clin d'oeil. Prov. 171 d'O.
Aurten, g. b. aurthen, 1. bu. cette
aunée; de urle-nf mais d'où vient
le a initial?
Urlhux, bu. premier jour de Tau ;
de urthe-haste. Cette déplorable
orthographe de x pour ts obscurcit
ici entièrement la métathèse de ts
pour st.
Urthaburu, 1. bout de l'an P.
Urthaur, 1. enfant de l'aunée.
Urthume, 1. rejeton d'arbre.
Urten, urteten, v. irten.
Urtha, urthatu, bu. rouir,
eu parlant du liu.
Urthaburu, v. urte.
Urtharilla, v. urtarilla.
Urthaur, v. urte.
Urthax, v. urte.
Urthe, v. urte.
Urthume, v. urte.
Urtu, v. ur 3.
Urtza, 1. ais, table (planche). P.
Urtze, v. ur 3.
Urun, v. irih.
Ururik, 1 urririk, bn. gratui-
tement; de uru et uri-ik avec r
euphonique; mais qu'est-ce que
j uru, urri?
Urzainz, v. urzinz.
Urzekitea, conduire, accom-
' pagner. Mot d'O. selon P.
Urzilho, v. ur 3.
Urzindu, v. urzinz.
Urzinz, g. ursain, 1. urzainz,
bu. éteriiûment. Le nom verbal est
ursain egin; selon Larr. urzindu.
Est-ce que ursain no serait pas
déjà urs-ein, pour egin bien que
urs ne se trouve pas. P. cite
| encore ursaiztea, éteruûment; c'est
un subst. verb. défini : l'éternuer.
Urzo, v. uso.
Urzoapal, v. mo.
Urzobelhar, v. mo.
Urzokari, v. mo.
CJrzulo, v. ut 3.
Usai, v. usan.
Usain, v. usan.
Usaindatu, v. man.
Usaindatze, v. usan.
Usaindu, v. man.
Usaintze, v. man.
Usan, usai, g. usain, 1. bn.
odeur. — b. puanteur.
Ahal main, 1. bâillement. Cette
expression est obscure; ahal vien-
dra de ao, bien qu'il soit difficile
d'expliquer la présence de /.
Usaindu, maintzen, 1. devenir
puant. P.
Usaindatu, usaindatzen, 1. par-
fumer. P. — bn. flairer, syu. de
wrinda.
Usandu, usantzen, g. sentir. En
guip. sentir, verb. actif se conjugue
avec izan.
Usna, 1. odorat.
Usandu, v. usan.
Usantze, v. man.
Usanza, 1. bn. maya, g. bn.
usage, habitude.
Usapal, v. uso.
Usaya, v. usanza.
Usena, b. sangsue ; syn. de izai,
1. De uts-eina pour egina. Eu
bise, egin perd généralement le g.
Ainsi la videuse ; le Grec dit bien
la suceuse; le Eusse la buveuse.
V. Pictet, Or. Indo-Europ.
Uske, 1. millet. P.
Uski, 1. uzki, bn. cul. Il nous
semble de uts, vide. Ce qui est
vide est creux ; creux en holl. „hol"
signifie creux et cul. La terminai-
, sou ki n'est pas claire; peut-être
| de gai
Uzker, bn. pet; de uski F
Uzkornoki, bu. cul; de uski?
Uzkal, uzkali, uzkaltzen, bu. ren-
verser. Il nous semble de nzki-ali
pour ari. V. afaldu.
Uskurtu, uskurtzen, 1. se
courber. Ne serait-ce pas de uzki-
kurtu (v. gur), eu prenant uzki
dans un sens plus général de reins ?
Usna, v. man.
Uso, g. 1. urzo, bn. palombe,
pigeon. Il est probable que mo a
perdu le r.
Usokume, 1. pigeonneau; démo-
hume. Pour la mutation de h en k,
v. l'introd. du Die. p. VIII.
Usotegi, 1. pigeonnier ; de uso-tegi.
Usapal, 1. urzo apal, 1. tourte-
relle. O. écrit ursapal selou P.
Urzobelhar, bn. herbe qui res-
semble au trèfle.
Urzokari, bn. chasseur de pa-
lombes; de urzo-hari (v. ari 4).
Pour la mutatiou de h eu k, v.
l'introd. du dict. p. VIII.
Usokume, v. mo.
Usotegi, v. mo.
Uspel, bu. meurtrissure, con-
tusion. — 1. la noirceur causée
pas une coutusiou. Nous uous som-
mes demandé s. v. ospel, si ce
mot dériverait de olz-bele. Nous
croyons plutôt que ospel est une
variante de uspel et que uspel
863
est pour uts-bele, vide ou trou
uoir.
Uspeldu, uspeltzen, 1. bn. meur-
trir; de uspel-du.
Uspelgune, bn. eufoucemeut daus
les laudes, abri contre le soleil et
le veut, de uspel-gune.
Uspelgune, v. uspel
Uspeldu, v. uspel.
Uspeltze, v. uspel.
Ustai, v. uztai.
Uste, g. b. opinion, attente,
espérance. — 1. opinion. — bn
croyance. En g. b. 1. uste est in-
variable, et uni à l'auxiliaire del,
etc., correspond à : je pense, il me
paraît. Uste det, dut ou dot. Je
peDse; litt. j'ai opinion. — Bere
ou nere usiez. Selon son ou selon
mon opinion. M. Salaberry prend
uste pour un nom verbal dont sinhex
est le présent de l'indicatif!
Uslegabe, g. b. bn. inadvertance
de uste-gabe.
Ustekabez, ustekabean, g. uste ga-
berik, 1. uste gaôez, bn. sans y pen-
ser, par inadvertance ; de ustegabe-z
et ik. K pour g v. Essai, Ch. II.
Ustekeria, bn. croyance tenant
du doute (?) Sal. La forme de ce
mot (uste-keria) indiquerait plutôt
crédulité.
Usleketa, g opiuion ; de usle-
hetan avec chute de n final, comp.
orrai 2. Baiiagoka gezurtatzen ditu-
zula Erdaldunen ta Euskaldunen
usteketa charrak. Lettre de Larr. à
Meudiburu. Il importe que vous
démentiez les mauvaises opinions
des étrangers et des Basques.
Ustegabe, ustegabez, v. uste.
Ustei, v. uztai.
Ustekabean, ustekabez, v.
uste.
Ustekeria, v. uste.
Us tel, v. uts.
Usteldu, v. uts.
Ustelkor, v. uts.
Usteltasun, v. uts.
Usteltze, v. uts.
Uster, 1. bn. fragile, facile à
rompre, tendre, l'opposé de coriace.
Axular écrit uxter. Peut-être uue
variante de ustel, pourri. Pour la
permutation de l et r, v. juale.
Hari haur usterra da. Ce fil est
peu solide. Sal.
Ustu, ustutze, v. uts.
Usul, v. ur 3.
Utkitzea, 1. le goût. Zein baitira
ikustea, dasiatzea, enzutea, usnatzea
eta utkitzea. Ax. p. 391. a. éd. 204.
n. éd. Qui sont la vue, le toucher,
l'ouïe, l'odorat et le goût.
Utorki, v. ur 3.
Uts, g. b. àuts, 1. Aux, bn. vide;
seul, pur. Pour rendre compte des
dernières acceptions (dont les exem-
ples ci-dessous), il faut examiner
le nom verbal utzi, laisser, cesser,
que nous trouvons partout avec z,
excepté chez Pouvreau, qui écrit
dans son dictionnaire utsia, délaissé,
mais par contre utzitea, laisser. Il
est superflu de faire remarquer qu'il
n'avait pas la plus légère idée que
huts et utsi pussent avoir une
origine commune. Quoique nous
trouvious utzi avec z dans le Test,
de la Kochelle, chez Larramendi,
364
chez M. Salaberry et chez Pouvreau,
si l'on veut, il nous semble que
utsi est l'adj. verbal de uls (uls-i),
et ainsi devrait s'écrire utsi, laisser
Nous pouvons tracer clairement,
croyons nous, les différentes accep-
tions de uls, qui signifie primitive-
ment vide; puis délaissé (maison
vide ou délaissée), seul (du pain
seul, rien que du pain, ogi utsa);
pur (ogi huts, 1. du pain pur; c. a.
d. seul, sans mélange, pur.) Seul
a précédé pur. Seul a dû être
appliqué d'abord a la quantité (seul),
puis à la qualité (pur).
A l'article ich, nous n'avons pas
voulu décider la question d'identité
des deux noms verbaux ichi et vtzi
(v. ich) et nous croyons avoir bien
fait. Il nous semble aujourd'hui
que l'adj. verb. bise, ichi, itzi,
laissé, cessé, vient de ich, et n'a
aucun rapport, malgré la ressem-
blance, avec ulzi. Le bise, a doue
perdu la signification primitive de
ich, fermé, et n'a gardé que la
signification secondaire de „laisser,
cesser. Comme nous l'avons déjà
dit l'ital. firmarse, s'arrêter, vient
du latin firmar dont le sens propre
était" arrêter". Arrêter, cesser, lais-
ser se tiennent.
Nous ne changerons rien à l'or-
thographe, mais nous placerons utzi,
ici, puisqu'il ne nous semble plus
douteux que ulzi dérive de uls.
Uts ou huis ou hua signifie donc
vide; seul, pur. Comme substantif:
faute, erreur; v. Pex. s. v. indak.
— P. écrit hulz, dans son Guir.
Dotn'na qui date de 1656. Hulz
berean errorlzen da, nork ère. Il
tombe dans la même faute, qui-
conque... Dans son dict. qui a
paru plus tard, P. écrit huts. Ceci
montre une fois de plus combien
peu l'orthographe était fixée. Arno
huts, 1. vin pur. Ogi huts, 1. pain
pur. Ogi utsa, g. Seulement du
pain. Gezur hulsez, 1. Par pure
vanterie. — Eu ail. on se sert indif-
féremment de „vide" et de „pur".
Das ist lediglich (vide) unsinn. Das
ist reiner (pur) unsinn. C'est du
verbiage tout pur.
Ustu, uslutzen, g. huslu ou hulstu,
husten, 1. huxt, huslu, bn. vider.
La transposition de * et t ou z
est très fréquente; comp. gaitz,
gaistakeria; erautsi, erausten, etc.
Visarte, 1. espace, loisir. P. De
uts-arte.
Utsune, g. hutsgune, 1. manque,
défaut; de uls-une. Dezuten ulsv-
nea ez du, mi bezala, beletzen.
Lardiz. Ne comble pas, comme il
le fallait, le manque que vous (en)
aviez. Le lab. a couservé la signi-
fication propre. Selon P. c'est „le
lieu où il y a dauger de manquer
ou faillir"(?) Ezlu fiazterrii, eztu
huts-gunerik, guztia da bethea. Ax.
p. 592, a. éd. 424 n. éd. 11 n'y
a pas de recoin, pas d'endroit-vide,
tout est plein, (c. a. d. tout ce
corps est plein de douleur).
Hutsegiu, 1. bn. huxegiv, bn.
manquer, faire une faute, offenser.
Bidea hutsegin du. Il a manqu< ;
le chemin. P. Âila huts eguin diat
365
ceruaren contra. Luc, XV. 21. Test.
Roch. Mon père, j'ai péché contre
le ciel.
UUegite, g. b. faute. C'est le
subst. verb. de utsegin. Oh! zein
utsegite andija gurasvena galdulen
bada seha eureen erruz! Oh! quelle
grande faute des parents si l'en-
fant est perdu par leur faute.
Moguel.
I (midi, g. manque, défaut; de
uis-aldi.
Usteldu, usteltzen, g. b. miel,
usteldu, usteltzen, 1. bu. pourrir;
de uts-el, avec métathèse de t
comme dans le nom verbal ustu,
vider. I.e bn. hux a donné ustel
tout comme les autres dialectes .
y
le h s'est donc perdu et le x a été
converti eu st. Comp. urthax.
Nous n'avons pas la prétention de
changer l'orthographe ; mais on
avouera qu'il est temps que ce
désordre finisse. — P. cite aussi
busleldu; nous ignorons d'où vient
le b qui paraît être préfixé; comp.
buztarina et buztino.
Usteltasun, g. b. corruption ; de
ustel tasun.
f stelkor,h. périssable; de ustelkor.
Uchuda (mieux utsada) 1. dyssen-
terie. Da est probablement la 3 me
pers „il est". Nous avons entendu
dire „va-vite" pour diarrhée. Eu-
phémisme enfantin, il est vrai;
mais qui prouve comment les mots
se forment.
Utzi.
Ulzi, uzten, utziten, g. ulsi, utsten
ou ulzten ou utziten, 1. utz, utzi,
utziten, bn. laisser, cesser, aban-
donner; de uts-i, (laissé) adj. ver-
bal ; v. ce que nous avons dit ci-
dessus, s. v. uis. — Le bise, ichi,
ichiten ou itzi, islen, laisser, cesser,
doit être placé s. v. ich; ainsi que
l'exemple qui suivra. — Erran ceçan
bada Jesu&ec, utzi eçac ene sepul-
tura eguneco hori beguiratu die.
Jean XII: 7. Test. Roch. Mais
Jésus lui dit: laisse-la faire, elle
l'a gardé pour le jour de ma sé-
pulture. Baina urle osiian egon biar
baleu johtari ichi bagarik, b. Mais
s'il fallait jouer une année entière
sans cesser. Bere lanari etzion utzi,
g. Il ne laissa, cessa, pas son tra-
vail. Utzazu guziak eta kauzitako
lutzu guziak. Chourio. p. 225.
Laissez tout et vous trouverez tout.
Ax. écrit utzten. P. utziten et utslea,
dans son dict. — Crdea bat ère eta
nehoiz ère, bekatxirik egin gabe egoite'
ko gogo deliberatua perseveratzeko
Jimietasuna, geroko utzten dute. Ax.
p. 460. a. éd. 548. n.éd. Mais
personne, ayaut pris envie de vivre
sans péché, (et ayant pris) la
résolution de persévérer, ne l'aban-
donnera jamais plus tard.
Norc ère utziten baitubereemazlea.
Luc. XVI: 18. Test. Roch. Qui-
conque abandonne sa femme.
L'tziera, g. abandon ; de uizi-era.
Utsa, v. ut s.
Utsaldi, v. itts.
366
Utsarte, v uts.
Utsegin, v. uts.
Utsegite, v. uts.
Utsi, v. uts.
Utsik, v. uts.
Utsio, mangeoire de boeuf.
Mot d'O. selon P.
Utste, v. utzi a. v. uts.
Utsune, v. uts.
Utz, v. utzi s. v. uts.
Utzi, v. utzi, s. v. uts.
Utzite, v. utzi, s. v. uts.
Utziera, v. utti, a. v. uts.
Utzte, v. utzi, a. v. uts.
Uxter, v. uster.
Uxu, avengle, variante de ixu.
Uzkal, uzkali, v. uski.
Uzkaltze, v. uski.
Uzker, v. uski.
Uzki, v. uski.
Uzkornoki, v. uski.
Uzkur, g. I. irrésolu, — bn.
récalcitraut. Comp. uskurtu; le bn.
s'expliquerait ainsi ; se courber pour
résister.
Uzkurtasun. g. I. irrésolution ;
de uzkur-tasun.
Uzkurtasun, v. uzkur.
Uzta, g. bn. récolte.
Uztailla, g. b. I. uztalla, bu. le
mois de Juillet, de uzta-illa
Uztai, g. ustai, \. ustei, bn.
arc, cercle (d'un tonneau).
Uztargi, g. arc-en-ciel ; de uztai'
argi.
Uztailla, v. uzta.
Uztalla, v. uzta.
Uztar 1, 1. ruade, coup de pied.
Zamariaren uztar. Coup de pied de
cheval. P.
Uztar 2. uztartu, bn. v.
uztarri.
Uztargi, v. uztai.
Uztarhede, v. uztarri.
Uztarina, 1. v. buztarina.
Uztarri, g. bn. joug. En bn.
aussi buztarri. Nous ignorons com-
ment ce mot est formé. Est-ce
que buz pourrait être pour buruz,
de tête ? et le nom verb. burustartu,
pris par la tête, au lieu de uztartu ?
Uztar, uztar tu, bn. attacher au joug.
Uztarhede, bn. courroie du joug,
de uztar-hede.
Uztartu, v. uztarri.
Uzte, v. utzi, s. v. uts.
Uzterina, v. buztarina.
Y.
Nous avons adopté j iuitial à j
l'exclusion de y (v. J). Continuer j
à écrire comme la Vieuxville et
de nos jours comme M. Archu et ,
d'autres jaun et yaun, nous semble ,
du désordre. Nous avrons conservé ,
le y daus la syllabe finale suivie
d'une voyelle; là il provient de j
i, précédé d'une voyelle, amorrai ,
fait amorraya; lai fait laya ; gei ,
fait geyago; là aussi l'y a sa raison
d'être, du moins en guip; il ne se
prononce plus comme y dans ayant,
mais avec ce son, que nous appel-
lerons mouillé; le son dj hongrois
ou die dans Dieu.
Cette orthographe a l'avantage de
ne pas être une innovation que
nous aimerions introduire, ni d'ap-
partenir spécialement au dialecte
guipuzcoan. Pouvreau qui se sert
invariablement de J initial (ou i)
emploie le y comme nous le pro-
posons. Il écrit baya de 6ai, tache;
natzayo, etc. En guip. ce sou mouillé
est rarement (jamais?) initial;
mais ou le trouve en lab. et bise,
ce qui a produit une double ortho-
graphe, tantôt / ou y, tantôt
d; p. ex. doslalu, jo&tatu, que l'on
prononce en Labourd avec le son
mouillé. Deitzi, 1. bn. traire, vient
de jachi et doit cette orthographe
au son mouillé du j initial en lab.
Il serait donc mieux d'écrire ces
mots avec y. Pour le moment le
nombre nous a semblé trop insigni-
fiant pour établir cette différence;
mais cela devra se faire quand la
liste des mots bise, et lab. sera
plus complète.
z.
Z, g. b. 1. bn. Ce suffixe tst de
tous les dialectes et correspond à:
de, par, à, avec. Zaldiz, à cheval ;
de zaldi-z. Buruz, par coeur; de
buru-z. Quand le mot auquel il est
joint finit par une consoune, il
faut, comme toujours dans ces cas-là,
intercaler le e de liaison. Zillarrez,
d'argent ; de zillar-z. Le r est
doublé puis qu'il est dur. Danez,
comme étant; de dan-z plus le e
de liaison. Ban est pour da-n, qui
ou que est; litt. pour que est.
Jakin ez ezen, irakurri ère badet
oarrez (de oar-z, et r redoublé puis
qu'il est dur), ta arretaz {arreta-z)
zure eskuskribatua ; eta ikusiaz (iku-
sia-z) ta erabilliaz (erabillia-z) are
geyago ezagetu det lan onen andita-
suna. Lettre de Larr. à Mend. Non
seulement je sais, mais j'ai lu avec
attention et avec soin votre ma-
nuscrit et par la vue et par la — ?
je connais mieux la grandeur de
votre travail. Eta nor berearekin
irten nayez. Lardiz. Et chacun Vou-
laut sortir (litt. par le vouloir, nai-z)
avec ce qui était à lui. Ce suffixe
se trouve souvent uni au suffixe ko:
zillarezko, d'argent.
Z se trouve quelquefois uni aux
terminaisons verbales; p. ex. Ba-
dakizu gertatuko danz? Danz est
ici pour dan edo ez. Savez-vous
s'il est arrivé ou non ? C'est ainsi
que Lardizabal l'explique dans sa
grammaire p. 70. — Quand nous
voyons le bise, biar dot, je dois,
il me faut, devenir biot, il nous
semble qu'on peut admettre aussi
la syncope z pour edoz.
Zaako, v. zagi.
Zaar, v. zar.
Zabal, g. b. 1. bn. large,
plat. Olgeeta guztien artian leku-
rik zabalena. Bartolome. La plus
large place parmi tous les amu-
sements.
Zabaldu, zabaltzen, g. b. 1. bn.
élargir, étendre. — g. bu. ouvrir.
Zabaltasun, 1. bn. largeur; de
zabal-tasun.
Zabaldura, g. 1. ouverture, élar-
gissement; de zabel-dura.
Zapaldu, zapaltzen, g. écraser.
Rendre plat, peut avoir pris la
signification d'écraser; mais zapa Ida
pourrait être une variante, de zapatu,
et être formé de zapa-ari-du y comme
bazkaldu.
.3.;;»
Chabal, bn. diminutif de zabal ;
v. eh.
Chahal, chabal du, bn. aplatir.
Zabaldu, v. zabal.
Zabaldura, v. zabal.
Zabalôra, g. espèce de poisson
de mer, d'aumoins un mètre de
long
Zabaltasun, v. zabal.
Zabaltze, v. zabal.
Zabar, g. 1. indifférent, lent.
Zabarkeria, g. indifférence; de
zabar-heria.
Zabartu (?) zabartzen, 1. devenir
lent, ralentir. Begirautzue (begira-
auzu) orduan zabartzelik nagitzetik,
eta ez antsiatzetik. Ax. p. 188. a.
éd. 50. n. éd. Gardez-vous de la
lenteur, de la paresse, et de l'in-
souciance. — Ces noms sont en
basque des noms verbaux; zabartze-
tik, du ralentir; etc.
Zabarkeria, v. zabar.
Zabartze, v. zabar.
Zafarda, zafardarako, 1.
coup. Orduan usiez ezen egiaz minzo
zen, behatu zuen gibelat eta bitarte
hartan eman zioen bere bethea, eman
zioen zafardarako eder bat. Ax. p.
469. a. éd. 546. n. éd. Alors croy-
ant qu'il disait vrai, il regarda en
arrière, et dans ce temps, il (c. a.
d. l'autre) lui donna son plein
(en holl. nous disons la pleine ra-
clée) il lui donna un coup. — Ce
mot n'est probablement pas basque;
comp. zafla.
Zafla, 1. soufflet; comp. chafla.
Peut-être du fr. gifle.
Zafla, zaflalu, bn. se battre. P.
cite zaflakatu, se battre à coups de
poing. De zafla-ka.
Zaflatu, v. zafla.
Zagi, g. zahagi, 1. bn. outre. P.
cite encore zahato, zahako, zaako.
Zagoz, zagoze, v. zaude.
Zahagi, v. zagi.
Zahako, v. zagi.
Zahalburu, bn. véron à tête
plate. Sal. Vairon est un petit
poisson de rivière. Littré, D. Ne
serait-ce pas pour zabal-buru?
Zahalo,bn.*a/ftfr0,l. verge, gaule.
Zahamiola, 1. haut-bois. P. Cor-
ruption de chalumeau? Comp.
charamella.
Zahar, v. zar.
Zaharo, v. zahalo.
Zahartasun, v. zar.
Zahartu, v. zar.
Zahartze, v. zar.
ZahatO, v. zagi.
Zahi, v. zai, 1.
Zai 1. g. zahi, 1. bn. sou,
poussière des céréales. P. écrit sahi.
Zai 2. g. zain, b. I. bn. garde,
gardien. En guip. zai n'est en
usage que dans les mots composés,
comme arzai, etc.
Zaitzalle, g. gardien; de zai-tzalle.
Zailzari, g. gardien ; de zailze
(nom verb.) et ari 4.
Zaitu, zailuzleîi, g. soigner.
Zaindu, zaintzen, g. 1. bn. garder,
veiller à.
Etsai, g. 1. ou etzai comme
l'écrit Larr. daus le supplément de
sou dictiouuaire; exai, bu. ennemi;
de ez-zai, puisque z devant z de-
vient t; etzan pour ezzan, v. Essai,
24
370
Ch. II. Ainsi litt. non-gardien.
Nous avons en holl. des formes
analogues, p. ex: ondier, monstre;
de on négation et dier, animal ;
onmensch, homme dénaturé, mon-
stre, de ou et raensch, homme. Eu
basque il y a ezdeus qui est formé
exactement comme elsai.
Etsaitasun, g. 1. ezainlasun, b.
inimitié; de eUai-tamn. Amodijo
nasaijen ezaintasuna. Moguel. Le
tort des amours relâchées.
Etsaigo, 1. exaigo, bn. inimitié;
de etsai-go; adj. employé substan-
tivement.
Zail, g. b. bu. sait, 1. coriace,
ferme, résolu; se dit de quelqu'un
de fort qui supporte bieu la fati-
gue. — g. difficile.
Zain, v. zai 2. et zàh.
Zaindu, v. zai 2.
Zaintze, v. zai 2.
Zaitll, v. zai 2.
Zaituzte, v. zai 2.
Zaitzalle, v. zai 2.
Zaitzari, v. zai 2.
Zaka, zake, b. syn. de gabe.
Lardizabal s'est servi de tzaka,
mais ce mot ne paraît pas être du
Guipuzcoa.
Zakar, g. 1. sakar, 1. zakhar,
bn. Selon P. balle de blé, syn. de
ahotz ; croûte déteigne. Selon Sal.
croûte qui se fait sur la peau. En
Guip. en général une petite saleté,
croûte ou poussière, qui se trou-
verait p. ex. dans la soupe ou
dans le vin, etc. Comme adj. zakar
signifie dur, mauvais en guip. Gizon
zakar bat. Un homme dur.
Sakartsu, 1. teigneux ; de sakar -Uu.
Zakhar, zakharéu, bn. devenir
croûte.
Chakhar, diminutif de zakhar, v.ch.
Zake, v. zaka.
Zakel, g. grenouille ; syn. de igel.
Zakhar, v. zakar.
Zakhartll, v. zakar.
Zakhlir, v. zakur.
Zakil, 1. idi zakilla, nerf de
boeuf. P.
Zakon, v. zoko.
ZakUT, g. chakur, l. zakhur,
bn. chien. La forme lab. est au
fond uu diminutif.
Chakur, g. chakhur, bn. dimin.
de zakur; v. ch.
Zalants, g. vacillation; doute,
suspens.
Zalaparta, g. grand bruit.
Zaldain, bn. pont étroit en bois
d'une seule pièce pour passer les
ruisseaux.
Zaldar, b. selon O. furoncle,
clou.
Zaldi, g. b. 1. bn. cheval. M.
Sal. dit „monture de bête chevaline
ou asine, mâle ou femelle".
Zamari, est traduit par cheval.
Nous ignorons quelle est l'acception
généralement admise aujourd'hui ;
mais dans le testament de la Ro-
chelle zaldi est cheval. — Ehnn
saldik ehun saltoki behar. A cent
chevaux il faut cent selles. Prov.
127 d'O.
Zaldiz, 1. à cheval; de zaldi~z.
Zaldun, 1. cavalier, gentilhomme.
P. A Guéthary on dit zaldidun;
de zaldi-dun.
871
Zaltoki, 1. selle; de zaldi — ?
Zal&O t \.saldo, bn.troupe,groupe.
Comp. Talde. La permutation de z
ou s eu t nous est inconnue. Zaldo
dérive peut-être de zaldi, à peu
près comme cavalcade de caballus
et aura pris plus tard l'acception
générale de troupe. — Gizon zaldo,
troupe d'hommes.
Zaldun 1. v. zaldi.
Zaldun 2. P. cite : zaldun ihaute,
dimanche gras. Qu'est-ce que zaldun?
Zale 1. g. b. zalhi, bn. salhe,
1. cuillière en bois ou eu fer. —
bn. roue de moulin en bois qui
met l'usine en action. Sal.
Zale 2. g. b. 1. bn. porté à,
qui aime une chose. P. écrit sale,
mais ou prononce en lab. toujours
zale. Erdi gauzak ezta sale. Il n'aime
pas la moitié des choses. Gale est
probablement une autre forme (pri-
mitive ?) pour zale. Pour la permu-
tation de g et z, v. zapar=gapar;
itoziiv=z.itogin ) et aussi karraka.
Zaletu, zalelzen, g. b. (avec izan)
avoir envie.
Zale se trouve comme terminai-
son d'un grand nombre de noms,
pour indiquer celui qui fait ou qui
aime à faire l'action : p. ex. nekazale,
ouvrier; de neke-zale;eginzale,î&\$exiT,
créateur; de egin-zale. Employé
comme terminaison zale est souvent
écrit tzalle, (chez V.lçaille); p. ex.
onlzalle, bienfaiteur; saltzaille, ven-
deur, traître. Plusieurs de ces mots
cependant pourraient être formés
du subst. verbal avec la terminaison
ille ou ile, syncope de egille pour
egin-le (puisque n s'élide devant l).
Ainsi apaintzaille, saltzaille, sont
peut-être formés de apaintza (pour
apainlzea, comp. adilza) et ille, et
saltzaille. Quoiqu'il en soit zale
existe comme terminaison, v. les
exemples ci-dessus. La différence
entre les terminaisons est peut-être
indiquée par les l mouillés; mais
d'un autre côté cette distinction
n'est pas toujours certaine; comp.
ile, bn.=ille, g. hila, bn. mort, Ma, g.
Zaletu, v. zale 2.
Zaletze, v. zale 2.
Zalge, bn. vesce; plante.
Zalhi, v. zale 1.
Zalhu, bn. souple. P. écrit:
salhua, çalua et çaulia; puisqu'il
écrit généralement u pour b (çauala
pour zabala), çaulia sera pour çablia
et çablia, zablia, sablia, pourrait
dériver de souple. Le h qui se
trouve dans zalhu n'est pas un
obstacle, comp. eri. — Esku zaluak.
Mains douillettes. P. Makilla zau-
lia. Bâton souple.
Salhutzea, zaulitzea, 1. rendre
souple. P.
Zaltoki, v. zaldi.
Zalu, v. zalhu.
Zama, 1. bn. charge, fardeau,
faisceau, botte, fagot. Belhar zama.
Botte de foin. Egur zama. Fagot
de bois.
Zamari, g. 1. bn. cheval. Il nous
semble que zamari dérive de zama-
ari 4, comme agintari, asmari. Si
notre supposition est juste, il faut
que zamari signifie „bête de somme,"
ce qui est exprimé aujourd'hui
372
plutôt par zaldi. On nous a dit
que zamari en bn. était employé
pour cheval hongre.
Zamaldun, bn. cavalier; de za-
mari-dun. Pour la permutation de
l et r, v. arilla et afaldu.
Zamalzatz, 1. étalon (i. a.) P.
Zamariz, 1. bn. à cheval; de
zamari- z.
Zamarikina, 1. hennissement. P*
Zamaldun, v. zama.
Zamalzatz, v. zama.
Zamar 1, 1. crabe. P. donne
chamar, écrevisse.
Zamar 2, 1. herbe qui reste sur
les champs et que l'on brûle.
Zamarra, 1. blouse. Il y a le
français siraarre, de l'ital. zimarre
selon M. Brachet. D. E.
Zamari, v. zama.
Zamarikin, v. zama.
Zamastra, 1. lit, couche. P.
Ce mot n'a pas l'air basque.
Zamillt v. samin.
Zampela, 1. (Guéthary) crin de
cheval; syn. de zvrda. Syncope de
zamari-biloa ?
Zampha, zamphatu, zam-
phatzen, 1. bn. frapper; abîmer
de coups.
Zangar, 1. tibia, l'os de la
jambe. Probablement de zango ;
mais qu'est-ce que ar? In syncope
de sagar? v. zango.
Zango, zanko, g. mollet. — 1. bn.
jambe; eu lab. aussi: pied. Ce mot
se retrouve dans toutes les langues
romanes; v. Diez, E. "W. s. v.
zanca. L'origine n'en paraît pas
certaine; cependant ce n'est pas
un mot basque d'origiue, la guttu-
rale forte après n ne s'y trouverait
pas. Zango lerraturik ou leundurik.
Le pied ayant glissé.
Zangokari, 1. bn. piéton; de zango-
kari, v. ari 4. h pour k, v. l'introd.
du dict. p. VIII.
Zango sagar, bn. mollet. En lab.
zangar, qui est peut-être la con-
traction de zango sagar.
Zangokari, v. zango.
ZankO, v. zango.
Zantzu, g. trace, syn. de az-
lama, selon M. Arrue, maître d'école
à Zarauz. Eta Pharaonek gaitz ayen
ituriaren, zantzua nombait itan zuen.
Et Pharaon eut quelques traces
de la source de ces maux.
Zah, g. zain, 1. bn. veine, 1.
bn. nerf, racine.
Zapaldu, zapaltze, v. zabal.
Zapar, 1. bn. buisson. O. écrit
gapar selon P. et sapar dans
l'édition des prov. d'O. par M. P.
Michel. Pour la mutation de z
en g, v. itogin. Sapar edozeinek du
bere hala. Chaque buisson a son
ombre. Prov. 403 d'O.
Zaparrada.g.omlée.bourrasque.
Zapata, g. 1. bn. soulier: esp.
zapato. Selon M. Mahn. (Etym.
Unters. p. 16) l'espagnol vient du
basque; et la racine de zapatu est
„zap" ail. sappeu, soppen, marcher
difficilement. Nous ajouterons l'ital.
zopicare, boiter. — Comp. cependant
l'aryaque kapa, sabot; v. Eick, In-
dog. Wb. 2e éd. p. 32. Pour la
mutation de k en z, v. karraka.
Zapatu, zapatzen, g. 1. zaphaiu,
373
bu. fouler, presser, pas seulement
avec les pieds, mais en général.
Zapatain, 1. bn. cordounier; de
zapata-eghi.
Zapatain, v. zapata.
Zapatu, v, zapata.
Zapatze, v. zapata.
Zaphatu, v. zapata.
Zaphora, bn. bonne disposi-
tion.
Zapi, g. linge.
Zapo, g. crapaud ; de l'esp. sapo.
Comp. apo.
Zapore, 1. saveur; zaphore — bu.
bonne disposition. Aussi en lab.
dans ce sens.
Zar, g. bn. zaar, b. zahar, 1.
bn. vieux. Selon M. Salaberry zar
signifie: vieux, usé, de peu de valeur
et est toujours un terme de mé-
pris ; et zahar signifie vieux. Cette
différence paraît être assez arbi-
traire, puisque zar et zahar ne sont
que des variantes du même mot.
Les autres dialectes ont pris char
le diminutif de zar, pour indiquer
mauvais, usé. M. Sal. donne chahar
comme dimin. de zahar, et char
dimin. de zar.
Char, g. chaar, b. char, chahar,
bu. tchar, 1. mauvais. Diminutif
de zar, v. ch. Pour l'acception
v. ci-dessus zar.
Chahartu, bu. vieillir. Zartu bn.
devenir vieux, usé. Sal. Tchartu,
1. devenir mauvais. P.
Zartu, zartzen, g. zahartu, za-
hartzen, 1. bn. vieillir.
Zartza, g. vieillesse ; subst. verb.
Comp. aditza.
Zarrera, g. syn. de zartza. De
zar-era ?
Zahartasun, 1. vieillesse ; de
zahar-tasvu.
Zarkume, enfant malingre ; de
zar-hume. Pour la mutation de h
en k, v. l'iutrod. du dict. p. VIII.
Zaragar, 1. gale. P. écrit saragar.
Ce mot est évidemment composé;
mais nous iguorons comment. Peut
être de sara, scorie, à cause de la
ressemblance de la gale avec les
scories des métaux ? L'esp. sarua
vient du basque selou M. Diez.
Zaragoil, bn. culotte.
Zarale, g. fourrage.
Zaramatika,b n. embarras causé
par une mauvaise chicane. Ne se-
rait-ce pas une variante de zaramïka,
égratiguure? V. ce mot s. v. harraka.
Zaramika, v. karamitcha, s. v.
harraka.
Zaramikatze, v. karamitcha,
s. v. harraka.
Zarapatu, zarapatzen, v.
zarrapo.
Zaratz, charratx, 1. chaume,
éteule, paille qui reste sur pied
quand le blé est coupé. P. Comp.
sarratz. — De zar, vieux?
Zarhaiu, zarhatzen, bêcher la terre
pour en arracher les herbes. O.
Zarbaskitzea, v. zawri.
Zar de, 1. instrument de menui-
serie. P.
Zarduka, bn. verges d'osier,
de genêt, etc. Comp. zarika, etzare.
Zare, sare, 1. bu. panier à
anse qu'on porte au bras. M. Sa-
laberry distingue zare, panier de
374
sare, filet. P. écrit sare pour filet
et panier. Cette diversité d'ortho-
graphe n'a pas une grande impor-
tance étymologique. — Larramendi
écrit sarria, en esp. sarria. Il est
superflu de dire que selon Larr.
l'esp. sarria vient du basque sarea;
et cette fois-ci il pourrait avoir
raison. En esp. sarria signifie pro-
prement une espèce de filet pour
transporter la paille. Il n'y a donc,
selon toute apparence, qu'un seul
mot, qui est sare ou zare et qui
signifie panier et filet; l'analogie
entre filet et panier est claire.
L'origine de sarria dans les lan-
gues romanes est incertaine; M.
Diez compare (E. W. II. p. 173.)
sarria à l'anc. ail. sahar (jonc,
sparte) et au bas-latin sarex pour
carex, sans en venir cependant à
une conclusion. Sarria ne vient pas
non plus de l'arabe, v. la note
dans le Glossaire de MM. Dozy
et Engelmann, p. 857. L'origine
pourrait en être berbère, mais M.
Dozy dit ne pas être en état de
le prouver. — Peut-être que sarria
vient du basque sare; sare avec
l'article fait sarea, du moins au-
jourd'hui, mais puisque e suivi de
a devient t, sarea a pu s'écrire
saria. Sare panier, trouverait son
explication en basque puisque les
paniers sont faits en osier ot que
le saule (l'osier est une espèce de
saule) s'appelle en basque sarats
et aussi zartka. L'arbre aurait pris,
dans cette hypothèse, le nom de
l'objet qu'on fabriquait de ses bran-
ches. Mais encore faut-il expliquer
la terminaison ats ou ts, ce qui
est très-difficile. M. de Charencey
dit dans ses Kecherches sur les
noms d'animaux, p. 25, que „tzea
est souvent ajouté au nom du
fruit pour désigner l'arbre qui Le
porte." — Ce serait alors une ter-
minaison, comme en français „ier"
dans noyer, figuier, mais aussi dans
peuplier, qui ne porte pas de fruits.
Comp. ametz, haritz, haltz. Ou bien
est-ce que tze ou tz serait la syn-
cope de tzatt Comp. beltz. — Za-
rika par suite de la permutation
si fréquente de r et l pourrait être
comparé au lat. salix; mais salix
dériverait de l'aryaque salakâ, saule
(v. Eick, Indog." Wb. p. 402), de
sala, eau. Ceci ne pourrait s'ac-
corder avec la dérivation de sare,
panier. En tout cas nous ne voulons
pas nous risquer sur un terrain
qui n'est pas le nôtre; l'astérisque
dont le mot sala est accompagué,
indique peut-être que cette étyrao-
logie n'est pas certaine. Quoiqu'il eu
soit zarika doit être un mot com-
posé et s'il est primitivement bas-
que, ce qui est fort possible, la
terminaison sera pour gai (v. ce
mot). Zarika signifierait alors : chose
à (branche de) saule = verges.
Zarduka sera une variante de zarika.
Aussi M. Sal. traduit-il zarika,
non par saule, mais par genêt ;
le gêuet n'est pas un arbre et
représente plutôt une touffe, un
paquet de branches.
ZarhatU, v. zarats.
IZahartze, v. tarais.
Zarika, g. 1. saule. — bn. genêt.
V. tare.
Zarkume, v. zar.
Zarpa, 1. pochette.
Zarrakatu, zarrakatzen, g.
se fendre; v. karraka.
Zarrapo, 1. égratignure; écume;
syn. de karainitcha, v. ce mot s. v.
karraka.
Zarapatu, zarapatzen, 1. égratiguer.
Mieux avec deux r.
Zarraski, g. ravage. Comp.
sarraski ; et puis karraka dont
zarraski dérivera.
Zarrasta, v. kairaka.
Zarrera, v. zar.
Zartagin, v. karraka.
ZartatU, v. karraka.
Zartatze, v. karraka.
Zartkin, b. poêle à frire; de
l'esp. sarteu ou du prov. sartan;
(v. L. R.) du lat. sartago.
Zarthatu, zarthatze, v. kar-
raka.
Zartsu, g. force.
ZartU, v. zar.
Zartza, v. zar.
Zartze, v. zar.
Zarzaro, g. vieillesse; de
zar-z-aro. Jacobek zarzaro mingarria
zeraman. Lardiz p. 51. Jacob eut
(mena) une vieillesse douloureuse.
Zarzo, v. karraka.
Zatar, g. chiffon, torchon; laid.
Zatchezte, 1. 2 mu pers. de
l'imper, de itcheki. Zatcheste hari.
Saisissez-vous de lui. P.
Zathi, v. zati.
Zathikatu, v. zati.
375
Zathikatze, v. zati.
Zathitu, v. zati.
Zathitze, v. zati.
Zati, g. zathi, 1. bn. morceau,
pièce. — 1. jante (de la roue).
Zatitu, zatitzen, g. zathitu, zathitzen,
zathikatu zathikatzen, 1. rompre,
mettre eu morceaux, diviser, par-
tager.
Zatitu, v. zati.
Zatitze, v. zati.
Zato, 1. bu. 2 me pers. de l'impér.
de etorri. Zato, othoi, ene lagvntzerat.
Chourio, p. 203. Venez, je vous
prie, à mon aide. Larr. donne:
ator, atoz, zato ven tu, viens. P.
traduit zato par viens, venez. Il
nous semble que le z initial indi-
que que zato correspond à zu, et
signifie venez. Ator et atoz doivent
correspondre à Ai. Mais P. a raison,
en tant que zu a remplacé hi;
ainsi: (ni) nator; (zu) zator, vous
venez, (siug.) correspondant dans
les grammaires à: tu viens, mais
„tu viens" proprement dit est:
hi ator.
Zaude, g. 1. bn. zagoz, b.
restez (sing.) 2 me pers. de l'impér.
de egon.
Zaudete, g. zagoze, b. zaudezte,
bn. restez (plur).
Zaudete, zaudezte, v. zaude.
Zauli, v. zalhu.
Zaulitzea, v. zalhu.
Zauri 1. g. b. 1. bn. plaie,
blessure. Ce mot est-il basque?
Comp. l'ang]. sore, plaie, de l'ang.
sax. sâr, le goth. saira. — D'uu
autre côté zaur ou sor se retrouve
376
dans beaucoup de mots basques.
P. écrit zaurne (caurne), et Larr.
sorne, pus. Comme uous ne pouvons
rendre compte de la terminaison ne
nous plaçons zaurne, pus, à part.
Zori signifie mûr. Sohorna avec
chute de ch, sorna, est gouttière.
Zaur paraît être le thème, dont
zauri, l'adj. verb. blessé. Le bn. a
formé son nom verbal de zaur;
zaurtti et non zauritu comme en g.
v. Zori 2.
Zauritu, zauritzen ou zaurtzen, g.
b. 1. zaurt, zaurtu, bn. blesser. Pour
le t de zaurt, v. laket.
Zarbaskitzea, charger de plaies,
(i. a.). Mot d'O. selon P.
Zauri 2. bu. Venez. 2 me pers.
sing. de l'impér. du verbe — ?
M. Sal. ajoute : syn. de zato, im-
pératif du verbe yin. Nous ne
savons si ^impératif" se rapporte
ici à zato ou à zauri ; mais en tout
cas M. Sal. se trompe. Zato vient
de etorri, et si nous ne savons pas
d'où vient zauri, nous croyons
savoir que cet impératif ne vient
pas de yin. Peut-être de eroan.
Zauritu, v. zauri.
Zauritze, v. zauri.
Zaurnatu, v. zome.
Zaurnatze, v. zome.
Zaurne, v. zome.
Zaurte, bn. venez. 2 mo pers.
plur. de l'impér. du verbe eroan?
v. zauri 2.
Zaya, bn. jupon.
Zaz, g. bn. tzaz, g. taz, 1. Suf-
fixe qui correspond à: de. Nizaz,
de moi. Nere aitaren liburuenzaz
galdetu det, g J'ai demandé les
livres de mon père. Zutaz minzo du.
Il parle de vous. P. Baina baidin
gatza gueqat badadi, cerqaz gacituren
daî Luc, XIV: 34. Test. Roch.
Mais si le sel perd sa saveur avec
quoi le salera-t-on ? Baina male-
dictione hari, norqaz ethorten badirade.
Luc, XVII: 1. Test. Roch. Mais
malédiction à celui par qui ils
arrivent. Andijagoa da zulc nttzaz
dezun kuidado. Echeverria.. Le soin
que vous avez de moi est plus
grand.
Zazpi.g. b. 1. bn . sept ; zazpigarren,
septième. Zazpitan, 1. sept fois.
Zazpigarren, v. taspi.
Zazpitan, v. zazpi.
Ze, v. che 2 et zer.
Zeakor, v. che 2.
Zear, g. zeyar, 1. zeihar, 1. bn.
de travers, en travers, oblique, p.
ex. les fils sur la trame, les uns
debout (zutak), les autres en travers
(zearrak). — Begiratu zearka, g.
regarder de travers; de zear-ka.
Zearkatu, g. dévier.
Zeiharmen, bu. machine eu bois
sur laquelle on roule la trame de
la pièce de toile qu'on doit tisser.
Zearka, zearkatu, v. zear.
Zearo, v. che 2.
ZeatU, v. che 2.
Zedarre, v. zedarri.
Zedarrestatu, v. zedarri.
Zedarri, 1. zedarre, bn. borne,
limite; syn. demugnrri. De zehe-arri ?
Zedarrestatu, bu. planter des
bornes. Sal.
Zeden, 1. ver; carcoma, Larr.
377
Corap. zerren. Pour la mutation
de r en d, v. egundano. Ezta zedenik
urdaya hala bohatzen eta jaten duenik
nola. Ax. 423 a. éd. 320, n. éd.
Il n'y a pas de ver (à) lard qui le
mange autant. . . . que.
Zegaiti, v. zer.
Zeha, zehatu, zehatzen, 1. bn.
frapper, battre très-fort; aplatir
quelqu'un de coups, v. che 2.
Zehatu, zehatze, v. zeha.
Zeharka, 1. berceau.
Zehe, 1. bn. empan. En lab. du
pouce à l'index. En bn. du pouce au
petit doigt. Zehabethe, 1. du pouce au
petit doigt. P.
Zehe chume, bn. du pouce à l'index.
P. cite encore sehe, sehame, seume.
Zeihar, zeiharmen, v. zear.
Zein, zen, g. b. zein, 1. bn.
quel, lequel. Zein da hor? Qui est
là? Dans les dialectes g. b. bn.
zein est des deux nombres. En bise,
on forme le pluriel de zein en y
ajoutant tzu; comp. batzuek. Lardi-
zabal, quoique du Guipuzcoa, em-
ploie cette forme. Zeintzuetatik ba-
koitzari bere itzkuntza berezi bestek
etzikiena Jainkoak eman zien. A
chacun desquels Dieu donna sa
langue particulière que les autres
ne connaissaient pas.
Zein-ere,g.b. quelque. Zein eri izanik
ère. Quelque malade qu'il soit. Zein
ère régit n. Zein ère dan, quelque soit.
Zein, g. 1. bn. employé comme
adv. comme. Zein erraz dan ! Comme
c'est facile.
Zena ou zeina, g. b 1. bn. pro-
nom relatif, lequel, qui; de zen-a.
Liçarrague emploie zein au nomi-
natif. Eta handic Philipposera, cein
boita Macedoniaquoarterekolehen hiria.
Act. XVI. 12. Test. Roch. Et de
là à Philippe», qui est la première
ville du quartier de Macédoine. En
guip. on dit zena. Gizona, zena atzo
etorri zan. L'homme qui est venu
hier. On sait qu'il est de règle de
ne faire usage de zein que pour
les cas obliques, v. Essai, Ch. VI.
Zena dan, g. c'est à savoir.
Zembat, g. b. 1. bn. combien ; de
zen-bat, un quel un quoi. Zembat
balio dut Combien cela vaut-il?
Le n devant b est devenu m. Zembat
geyago, g. combien plus.
Zeintzuk, b. lesquels; v. ci-dessus
zein.
Zembat — ambat, g. zembatenaz —
hambatenaz, 1. plus — plus. Zemba-
tenaz bai dire zeruko zigorradez zaur-
thuak, hambatenaz lehiatzen dire bere
ezkerrak Jainkoari bihurtzerat. Royau-
me nt. Test, zahar. Plus il y en a
de blessés par les châtiments du
ciel, plus ils s'efforcent de rendre
grâce à Dieu.
Zembatenaz areago, 1. combien
davantage? Areago paraît être la
syncope de are-geyago. V. cependant
au Supplément are 2.
Zembatetan, 1. combien de fois;
de zembat-etan.
Zembana, 1. à combien chacun. P.
De zembat-bana.
Zembait, g. 1. zembat ère bait bn.
quelques (toujours pluriel). Baiia
erakusleak zembait argibide gai onetan
ematen dirkigute. Lardiz. p. 7. Mais
378
les docteurs nous ont donné quel-
ques éclaircissements à ce sujet. Eta
egon guentecen hiri hartan cembatre
(zembat-eré) beit egun. Act. XVI. 12.
Test, lloch. Et nous séjournâmes
quelques jours dans la ville.
Nous ignorons si Liçarrague écrit
généralement beit pour bait. Nous
n'en avons pas encore trouvé un
autre exemple. Beit est ici pour bait,
croyons nous. Comp. baitaere. L'ex-
pression de Liçarrague nous explique
la forme guip. zembait, qui sera la
syncope de zembat-bait. Le i serait
sans cela inexplicable. Nous avons
déjà fait remarquer s. v. no, que
Liçarrague écrit dr, tr, etc.
Zembatre, v. ci-dessus zembait.
Zembate, zembatezko, g. nombre.
Abraham zerraikion galdeak egiten eta
justuen zembatezko gichitzen. Lardiz.
Abraham continua à faire des ques-
tions et à amoindrir (abaisser) le
nombre des justes.
Zeina, v. zein.
Zeintzuk, v. zein.
Zeinu, bu. cloche. De signe,
signal?
Zeken, cheken, bu. chiche,
taquin. P. Eta haur erraiten dut:
cekengui ereiten duenac cekenqui bildu-
ren ère du. 2 Cor. IX. 6. Test.
Iloch. Et je vous dis ceci, celui
qui sème chichement, recueillera
aussi chichement.
Zekentasun, bn. parcimonie; de
zeken-tasun.
Zelai, g. b. zelhai, 1. bn. plaine.
Zelhaitzca, 1. aplanir. P.
ZelakO, v. zer.
Zelan, zelango, v. zer.
Zelata, g. 1. guet, embûche.
Zelatatu, zelatatzen, g. 1. espion-
ner. On pourrait croire que ce
nom verbal dérive du lat. celare
ou du prov. celar, celer, ce qui
serait possible ; cependant on aurait
alors zelatu plutôt que zelatatu.
Aussi longtemps que la syllabe ta
ne sera pas expliquée, il faudra
admettre que zelatatu vient de
zelata.
Zelatari, g. 1. espion; de zelata-
ari 4.
Zelatari, v. zelata.
Zelatatu, v. zelata.
Zelatatze, v. zelata.
Zeldor, 1. poids; (i. a.) Syn.
de zortha. Mot d'O. selon P.
Zelhai, v. gelai.
Zelhaitze, v. zelai.
Zelodun, g. zélé; de zelo, esp.
et du?i.
Zelu, v. zeru.
Zematu b. menacer.
Zembait, v. zein.
Zembat, v. m
Zembera, bn. breuil.
Zemendi, b. Novembre.
Zemphor, bn. pain grossier.
Zen, bn. feu, défunt. Eztor zena,
le feu curé. 11 nous semble que
c'est la 8 me pers. de l'imparfait :
était. Eu italien ou dit de même:
fu, la fu regina, feu la reine. L'ital.
du lat. fuit; le fr. du lat. fatutus;
v. Littré, D. et Jirachet, D. E.
Zentoi, g. géant.
Zentzu, g. zenzu, bn. sens, juge-
ment; du lat. sensus?
379
Zenzadar, g. boiteux, estropié.
Zen, v. zein.
Zena, zena dan, v. «#*•.
Zer, zerk, g. b. 1. bn. ze, b.
quoi, que, quel. Zer duzu? qu'avez-
VOUsV Zejuicio egingo dan Jangoikoak
orduban? Olaechea. Quel jugement
Dieu fcra-t-il alors? Eta zer eran-
tzungo jako onetara Juez artez edo
zuzenari? Et que lui sera-t-il ré-
pondu au juge équitable?
Zergatik, g. 1. zergaitik, zegaiti, h.
pourquoi ; de zer-gatïk.
Zertako, g. 1. zetako, b. syn. de
zergatik. De zer-tako.
Zertan, g. zetan, b. en quoi; de
zer-tan.
Zerbait, g. b. 1. bn. quelque
chose; de zer-bait. Comp. norbait,
noizbait.
Zerbait — go, g. un peu plus.
Zelan, b. comment, de zer-alan;
avec chute de IV, v. ci-dessus zetan,
zegaiti, etc.
Zelako, b. comment, de quelle
façon; de zelan-ko avec chute de
n devant k, v. E sai, Ch. II. Lar-
ramendi cite zelango (dialecte?) où
le n s'est conservé étant suivi
par g.
Zeren — n, g. b. 1. bu. parce
que; génitif de zer. On trouve
en bise, aussi zerren.
Zerez, g. parce que; de zer-z et
e de liaison. Eztezu hau zerez Jain-
koaren doaya dezu. Lettre de Larr.
à Mend. Vous n'avez pas cela, parce
que vous avez le don de Dieu.
Zernahi, 1. bu. quoi que ce soit;
de zer-nahi.
/.i.uuA, bn. herbe potagère.
Zerbait, v. zer.
Zerbitzari, g. 1. bn. serviteur.
Ce mot aura été formé sur le mo-
dèle des mots qui se terminent
en art. V. ari 4.
Zerdak, zurdak, g. churdak, 1.
zurdak. bn. l'esp. cerda. Soies de
cochon, crin de cheval; — g. ligne
à pêcher. — 1. corde d'instrument.
Zere, v. zu.
Zer egin, b. occupation; de zer-
egin. Gero gogo obiagaz ostera ekiteko
bere zeregina. Pour entreprendre
de nouveau plus tard avec plus de
zèle son travail.
Zeren, v. zer.
Zerez, v. zer.
Zergaitik, zergatik, v. zer.
Zerhelere,l. bn. par prévoyance.
Litt. quoi qu'il arrive, de zer-hel-ere.
Zerk, v. zer.
Zernahi, v. zer.
Zerok, v. zu.
Zerori, zerorrek, v. zer.
Zeronek, v. zu.
Zerra 1, cherra, 1. morceau.
Ogi zerra bat. Un morceau de pain.
Comp. zerrenda.
Zerra, 2. 1. colline. Mot d'O.
selon P. En prov. il y a ser, sera,
cime, sommet de mont; v. L. B,.;
du lat. serra, scie, à cause de la
forme dentelée, v. Diez, E. W,
Zerra 8, 1. (St. Jean de Luz) raie.
Zerren 1, 1. bn. teigne, mite.
Comp. zeden.
Zerren 2, v. zeren, s. v. zer.
Zerrenda, g. lambeau, mor-
ceau. Latinezko zerrenda battuek.
380
Introd. dict. Larr, p. CCIV. Quel-
ques fragments latins.
Zerrold.0, g. cercueil.
Zertako, v. zer.
Zertan, v. zer.
Zerthana, 1. quartier de pays,
région.
Zertzu. Ce mot dont Axular
se sert (certçu) et que Pouvreau
traduit par: à peu près, dérivera
du lat. circa avec la terminaison
de l'adjectif basque tsu. Il est assez
curieux que dans la conversation
nous nous servions en holl. du
lat. circa. Circa eeu uur, environ
une heure. — Ikusten da zertzu
diren. Ax. p. 414 a. éd. 225 n.
éd. On voit ce qu'ils sont à peu
près.
Zeru, g. b. 1. bn. ciel. P. donne
aussi la forme celuya, que nous
n'avons pas encore trouvée ailleurs.
Probablement du lat. coelum. Pour
la mutatiou de l en r, v. kapera.
Le m final n'est jamais toléré; il
est supprimé ou changé en n; v.
Essai, Cb. II.
Zeruko, g. 1. bn. céleste; de
zeru-ko.
Zeruko, v. zeru.
Zetako, v. zer.
Zetan, v. zer.
Zetha, bn. espèce de lin qui
tient le milieu entre l'étoupe et
le lin propre.
Zethabe, bn. tamis fin.
ZethacllU, bu. tamis ordinaire.
Apparemment de l'esp. seda, soie.
Comp. setabe.
Zeu, v. m.
Zeure, v. zu.
Zeyar, v. zear.
Zezeartzea, Ce nom verbal
que P. écrit avec raison cecearlzea,
puisqu'il signifie „pronoucer mal le
c en prononçant */' pourra s'écrire
avec z, puisque cette lettre a rem-
placé le ç.
Zezeilla, b. le mois de février.
De zezen-illa, selon Astarloa.
Zezen, g. b. 1. bn. taureau.
Zezka, bn. petite chandelle en
cire. Sal.
Zi, 1. bn. gland de chêne. Zi:
bizi da. Il vit de glands.
Zidor. v. chidor.
Zierpe, v. sierpe.
Zigar, 1. ciron. P.
Zigor, g. b. zihor, 1. gaule,
verge; châtiment, fléau. V. l'ex.
s. v. zembatenaz.
Zigorrada, g. coups de gaule.
Zigorrada, v. zigor.
Zihi, v. ziri.
Ziho, zihoiu, v. seyu.
Zihor, v. zigor.
Zikhin, v. zikin.
Zikhinda, v. zikin.
Zikhinkeria, v. zikin.
Zikinkeria, v. zikin.
Zikin, g. b. 1. zikhin, bn. En
g. avec l'article zikiha. Crasse,
ordure; sale.
Zikin, zikintzen ,1. zikhin, zikhinda,
bn. zïkhindu? Salir.
Zikinkeria, 1. zikhinleria, bn.
saleté; action sale, de zikin-keria.
Chikkin, chikhindu et chinkhin-
keria, bn. sont des diminutifs, de
zikhin, etc.; v. ch.
381
Zikintze, v. zikin.
Zikotz, 1. chiche, taquin.
Zikultzea, v. ziskurtu.
Zilal,(Tolosa) nombril. A Zarauz
et Azpeitia on dit chilùor. Comp.
zulo.
Zila 2, g. membre génital du
taureau. Nerf de boeuf. C'est une
erreur populaire que cette partie
est prise pour le membre génital
du boeuf, v. Littré, D.
Zilatu, zilatze, v. zulo.
Zilbor, v. chilùor.
Zilder, bourgeon, bouton qui
vient à la figure. Mot d'O. selon P.
Zilegi, g. zilhegi, 1. permis.
Selon Pouvreau zilhegia signifie :
qui a permission de fuir, qui est
libre. La dernière acception de
«rendu libre" sera la signification
propre, bien qu'elle ne soit plus
connue aujourd'hui. Zilegi nous
paraît donc un adj. verbal: rendn
libre, libéré, de zil-egi pour egin.
Le n de egin se perd quelquefois,
p. ex. urragia dp urra-egina, et en
général comme finale le n dispa-
raît souveut; v. arrai 2. Comne la
signification d'aucun mot n'a été
abstraite primitivement, on pourra
admettre, crovons nous, que zilegin
a d'abord signifié faire un trou,
c'est à dire, ouvrir ce qui était
fermé, puis dégager (dégager le
ventre), débarrasser, délivrer, rendre
libre, permettre.
Zilhegi du. Il est permis. Zilhegi
naiz errailera. Il mest permis de dire.
Zilegitu, zilegitzen, g. zilhegilu
zilhegitzen, 1. permettre.
ZilegitU, v. zilegi.
Zilegitze, v. zilegi.
Zilhar, v. zillar.
Zilhargin, v. rillar.
Zilhatu, v. zulo.
Zilhatze, v. zulo.
Zilhegi, v. zilegi
ZllhegitU, v. zilegi.
Zilhegitze, v. zilegi.
Zilhetze, détacher. Mot d'O.
selon P. Apparemment syncope ou
variante de zilhegitze.
Zilho, v. zulo.
Zilipurdi, v. itzulipurdi.
Zilindroin, bu. sans tenue,
insouciant, sans énergie. Nous ne
réussirons qu'en partie à décom-
poser ce mot. Zilin, nous semble
venir de zil-egin que l'on retrouve
en lab. sous la forme zilhegi, libre.
La chute de l'u final est fréquente,
v. arrai 2. Comp. zinzillo.
Zillar, g. b. zilhar, 1. bn. argent.
L'origine du mot pour argent, dans
les langues germaniques et lithuano-
slaves, était encore incertaine et
disputée quand M. Pictet publiait
ses Orig. Indo-Eur. en 1859. Le
goth. a silubra, angl. sax. seolfor;
scand. silfr; auc. ail. silapar; auc
pruss. sirabras. — Pick, Indog. Wb.
p. 894, dit entre parenthèse „(Comp.
le lat. sulpur, sulphur?)"
Zilhargina, 1. l'orfèvre; de zilhar-
egin.
Zillo, Zilo, v. zulo.
Zilotu, zilotze, v. zulo.
Zimaur, g. fumier.
Zimaurtu, zimaurtzen^ g. fumer
la terre.
382
ZimaurtU, v. zimaur.
Zimaurtze. v. zimaur.
Zimel, chimel, g. b. sec.
chimel, 1. bn. ridé. Coinp. zimur.
Zimeldu, g. b. sécher.
Zimikatu, v. zimiko.
Ziiniko, 1. bn. chimiko, pince,
l'action de pincer.
Zimikatu, ckimikatu, chimikatzen,
pincer.
Zimitch, zimitx, v. chimich.
Zimitz, 1. éclisse où l'on met
le fromage.
Zimur, g. 1. chimur, b. bn.
ride. Comp. zimel.
Zimurtu, zimurtzen, g. 1. c/ii-
murtu, chimurtzen, b. bn. rider,
froncer, chiffonner.
Zimurtu, v. zimur.
Zimurtze, v. zimur.
Ziil, v. sin.
Zinak, v. sin.
Zinein, v. sin.
Zinetan, v. sin.
Zinetsbera, v. sin.
Zinetskor, v. sin.
Zinetste, v. sin.
Zinetzi, v. sin.
Zinez, v. sin.
Zinezko, v. sin.
Zingira, g. lac.
Zinka, v. zinkha.
Zinkha, zinka, bn. cri de
joie sauvage en usage chez les
paysans basques; syn. de irhinziri.
Sal. — Dans le Labourd, du moins
à Baïgorri, irhinziri signifie hen-
nissement.
Zinkhor, bn. chingor, 1. avare.
Zinkhuri, bn. murmure plain-
tif. Même origine que zinkha?
Zintz, 1. bn. Selon P. morve,
gourme. Selon M. Sal. l'effort pour
faire sortir la morve.
Zamal zintz, 1. bn. gourme de
cheval. Pour zamal v. zamari.
Zintz egilea, 1. souffler (i. a.),
se moucher. P. Egizak zintz.
Mouche-toi.
Zintzo, g. apte, capable. Comp.
zentzu.
Zinzilika, g. 1. suspendu, bal-
lant. Zinzillika gelditu zan. Il resta
suspendu. — Zinzillika est proba-
blement une expression adverbiale,
et formé de zinzili-ka. Mais zinzili
jusqu'à présent ne se trouve pas.
Zinzilikalu, signifie en bn. briser.
ZinzilikatU, v. zinzilika.
Zinzillo, bn. sans souci, sans
tenue. Sal. Peut-être l'esp. sencillo,
simple, niais. Comp. zilindroin.
Zinzinez, v. sin.
Zinzur, L bn. gorge, gosier.
Chinchur, bn. diminutif de zinzur.
Zinzurzilo, bu. syn. de zinzur
selon M. Sal. Proprement l'entrée,
l'ouverture du gosier, de zinzur-zilo.
Nous disons la même chose en
holl. keelgat; gat est trou.
Zinzur konkor, 1. pomme d'Adam.
Zinzur konkor, v. zinzur.
Zinzurzilo, v. zinzur.
Ziri, g. 1. zihi, 1. ziri, chiri, bn.
coin, cheville. En cherchant d'où
vient ziri, nous trouverons peut-
être l'origine de plusieurs autres
mots assez obscurs jusqu'à présent.
Il faudra faire un détour pour y
arriver. — Iri, hiri, signifie ville;
383
ce qui ne peut être la signification
primitive. Iri, comme stadt, ville en
ail. aura indiqué lieu, eudroit, et
puis ville. Comp. l'ail, statt dessen,
angl. in stead of, au lieu de. Iri
avec egin a donné iriki, ôter, c'est-
ù-dire: faire place. Le g est devenu
k après la voyelle (v. Essai, Ch.
II); et le n final s'est perdu, v.
airai 2. Iriki a produit les variantes
ideki, par suite du changement de
r en d (v. egundano), puis idoki.
De idoki dérive toki, lieu, endroit,
après la chute de i initial; comp.
iarràitu qui fait arreit.
Iri avec egin a produit une autre
forme où le n s'est maintenu et ou
le g s'est perdu (comp. m, b. et in,
bu. dans imbide). C'est irhi avec
l'art. iri7ia, de nos jours irriiia. Ce
mot s'est conservé dans irrinarte,-
fente, ouverture, de irrina-arte, en-
tre-espace, exactement l'ail, zwi-
schenraum, de zwischen, entre, et
raum, place. Un troisième dérivé
de iri est le nom verbal iriten,
sortir, se lever, de iri-egiten; (en
b. egiten se contracte en eiten);
ainsi une autre acception de „faire
place". — Un quatrième dérivé de
m, est irilu, hiritu, (irritu, hirritu) ;
le h de hiri s'est conservé en lab.
Irritu signifie s'entr'ouvrir, se fen-
dre, à peu près la même signifi-
cation que ideki. Un cinquième
dérivé est irrisiatu (Larrara. s. v.
deslizar) glisser, qui s'écrirait plus
correctement iriztatu de iri-z-tatu.
Or une variante de irrisiatu est
chiristatu, avec un r. Le ch initial
paraît indiquer, comme s'est souvent
le cas, le diminutif. C'est cette
forme qui reliera ziri et iri en
passant par chiri. La signification
de coin se trouve dans les noms
verbaux entr'ouvrir, glisser. Ziri
ou chiri est donc formé du nom
verbal (comme ahar de aharlu), et
non le nom verbal du substantif. —
La mutation de r en h (ziri et
zihi) est très-rare, nous ne pouvons
citer que sarats, mais elle s'explique
sans peine. Le r doux a un son
si incertain, qu'il se perd souvent
(comp. les mots composés avec ur)
ou qu'il devient g ; de g à h il
n'y a qu'un pas; aussi sarats donne
les trois variantes sarats, sahats et
sagats.
Zirista, ziristatu, 1. bu. cheviller.
Chiristatu, chiristatzen, g. glisser.
Selon Larr. irristatu.
Zirristatu, zirriztalzen, 1. bn. terme
de jeu de paume, faire rouler la
paume d'un bout à l'autre du gant.
Zirriiu, g. fente. Selon la forme
c'est un adj. verb. employé sub-
stantivement.
Chiritu, bn. ouverture ou petite
croisée sans fenêtre dans les mai-
sons ou les étables. Même obser-
vation que pour zirriiu.
Zirri, g. action de toucher une
femme d'une façon indécente.
Zikiko, soie; du lat. sericus.
Zirista, ziristatu, v. ziri.
Ziristatze, v. ziri.
Zirraida, g. étaiu; de zil~
larra-ide.
Zirri, v. ziri.
384
Zirritu, v. ziri.
Zirristatu,zirristatze, v. ziri.
Zirtoin, v. kirlen.
Zirzil, 1. bn. lirlil,chirchil,chirgil,
bn. mal soigné, qui a ses habits
déchirés, dégoûtant. — 1. lent. — g.
charlatan. La mutation de z ou t
est rare; cepeudaut il faudra l'ad-
mettre ; comp. zunkur =■ tontor ;
tipula de l'esp. cebolla. Tipula est
plus près du lat. caepula, ce qui
supposerait une permutation entre
k et t, permutation dont nous ne
croyons pas qu'où puisse citer un
seul exemple indiscutable. Le lat.
caepula, qui se prononçait kaepula
(v. Diez, Gr. I. p. 231, sur la
prononciation du c), a donné kipula,
et aurait pu donner zipula qui
n'existe pas. La mutation de k en
z est parfaitement établie, et est
beaucoup plus fréquente que nous
ne l'avions cru d'abord (v. karraka).
Zunkur dérive donc de kunkur et
non de tuntur ; par contre tuntur
dérivera de zunkur plutôt que de
kunkur ; cette mutation se retrouve
dans lirlil= zirzil, et il nous sem-
ble que tipula dérive de cebolla;
peut-être y a-t-il eu une forme
intermédiaire, qui s'est perdue ou
qui nous est inconnue. De z à ch
il n'y a qu'un pas, zirhil = chir-
chil ; ch a été rendu par t, dans
quelques dialectes, pour le son
mouillé: gizoncho, ou gizonllo, petit
homme. Les exemples qu'on a cité
pour prouver la mutation de k en t,
s'expliquent autrement, à ce qu'il
nous paraît. Le k de chichkabar
qui serait devenu t dans chichlapur,
provient de h, selon notre règle
de VA initial, v. Essai, Ch. II. et
l'introd. du dict. p. VIII. Chich-
kabar est pour chich habar (abar)
menu-bois. Dans chichtapur le t
paraît être euphonique, chich-upur.
Il nous semble que ce sont deux
mots différents qui ont la même
signification. Bozkario, dérive de
boz-harij v. ari 4, et le h couverti
en k; bozlario, du subst. verb.
bozie et ari 4.
Chirchil, 1. bn. diminutif de zirzil.
Chirgil, bn. v. ce mot. Pour la
mutation de z en g, v. ilogin.
Ziska, v. zizka.
Ziskaldu, zizkaltze, 1. aurait
dû se trouver s. v. kiskaldu, dont
c'est une variante. Pour la muta-
tion de k en 2, v. karamilcha.
Ziski, v. zizka.
Ziskita, v. zizka.
Ziskurtu, v. zizkurtu.
Zista, 1. homme vigilant. P.
Zital, g. b. zithal, 1. bn. sale,
vilain, méprisable.
Chilhal, bn. diminutif de zithal.
V. chilhal.
Ziur, b. sûr, certain; de l'esp.
seguro. Ziurra da dinozun. C'est
sûr ce que vous dites.
Zizallu, g. zizeillu, 1. (i. a.)
banc; du lat. subsellium.
Zizeillu, v. zizallu.
Zizari, bn. ver; variante de
chichari. Parait dériver du diminu-
tif che, chich et ar.
Zizialea, espèce de poisson
endurci (séché?) par l'air ou par
s s:,
le vent. Mot d'O. selon. P.
Zizka, bn. vermoulure. Sal.
Zi*ka, sciure de bois. Mot d'O.
selon P. Il nous semble de ziz,
variante de chich, qui indique quel-
que chose de petit (corap. chichari,
chichkabar, etc.) et de gai, chose;
chose menue. P. donue encore une
forme légèrement différente: ziskia,
menu fatras, chose de peu; de
ziz-ki pour gai, v. gai. Nous écri-
rons partout z. Zizka, zizhatu, bn.
se ronger de vers (parlant du bois).
Zizlita, 1. bn. éteule; ce qui
reste du blé quand il est coupé.
De ziz-ki (pour gai)- ta. La termi-
naison ta n'est pas claire; peut-être
est-ce le diminutif t qui est géné-
ralement écrit tt.
Zizkattl, v. zizka.
Zizkita, v. zizka.
Zizkurtu, zizkurtzen, 1. hé-
risser, se resserrer, rétrécir. P. écrit
ziskurtzea, mais le z représente dans
tous ces mots ch. Il donne encore
la variante zikultze qui n'est plus
connue. Zizkurtu, est une autre
forme pour le bn. chichgortu. V.
chigortu.
Zizkurtze, v. zizkurtu.
Zizmizta, v. chimista.
Zizo, zizotu, bn. biaiser en
parlant.
Zizpuru, b. larme. Zuzenduten
dituz gau ta egun zerura orazinoe
ta bere biotzeko zizpurubak. Moguel,
p. 12. Elle adressait au ciel, nuit
et jour des prières brûlantes et les
larmes de son coeur.
Ziztapurrak, 1. fétus, bran-
( nettes P. Ce mot aurait dû se
trouver s. v. ckichtapur. De chich
et :i pur avec t euphonique? Zizta-
pur paraît ne pas indiquer uni-
quement du bois; fétu est un brin
de paille. Sans cela il serait mieux
de considérer ziztapur, ckichtapur
comme une variante de chichkabar
bien que n'ayons aucun exemple
certain de la mutation de k en t.
V. zirzil. Ziztapur indiquerait donc
plutôt quelque chose de petit, comme
brin, brimborion.
Zoaz, g. b. zuaza, bn. 2 me pers.
de Timpér. de joan ; allez, sing.
Zoazte, zuazte, pluriel.
Zogeri, bn. manifeste. Bada
çogveriac dirade haraguiaren obrac.
Gai. V: 19. Test. Roch. Car les
œuvres de la chair sont manifestes.
Zohardi, soûl. Serein selon M.
Gèze ; étoile selon M. Sal.
Zohi, v. zoi.
Zoi, g. zohi, 1. zorhi, bn. motte
de terre. En guip. c'est au fond
la motte de terre retournée par la
lai/ a.
Zoiîoj, bu. soin.
ZokllO, v. zoko.
Zoko, g. 1. zokho, bn. coin. P.
cite encore zaholu (i. a.).
Choko, g. 1. chokho, bn. diminu-
tif de zoko.
Ckokon,zakon, g creux; de choko-n?
Zokolu, v. zoko.
Zola, v. sola. Liçarrague se sert
tic ço!<i pour fond. J'.çar baitzitzan
pretoindegui çolan. Act XVI: 24.
Et ils les mit au fond de la prison.
Zoi.dra, bn. rouille ou saleté
85
886
qui s'attache à la peau, aux vases,
etc. Sal. — Ce mot n'est probable-
ment pas basque, du moins sous
cette forme.
Zoli, g. vif, perspicace.
Zopa, i. bn. P. écrit sopa: M.
Sal. zopa, et sopikou, soupe faite
de maïs ou de seigle.
Arnoan sopatzea, 1. s'enivrer. P.
Hordi sopatua, 1. tout-à-fait ivre. P.
Zopin, v. iotin.
Zor 1, g. b. 1. bn. dette. Avec
les terminaisons det, dezu, etc. zor
correspond à devoir. Zor det, je
dois, zor dezu, tu dois, etc. Zor
est alors invariable. ParJcahc ègi-
guzuz genre zorrah. Pardonne-nous
nos offenses (en ho 11 , aussi dettes
dans ce sens).
Zordun, g. 1. bn. débiteur; de
zor-dun.
Zor 2, sourd. Larr. et M. Sal.
écrivent sor. Sor a une variante
gor. Pour la permutation de g et
z ou s, v. itogin. La ressemblance
entre sor et sourd nous semble
fortuite. Si le basque eût pris ce
mot des langues romanes, sor serait
sorta ou sorda.
Zortasun, 1. surdité; de zor-lasun.
Zoragarri, v. zoro.
Zorakeria, v. zoro.
Zoratasun, v. zoro.
ZoratU, v. zoro.
Zordun, v. zor.
Zorhi, v. zori 1. et zoi.
Zorhitu, v. zori 1.
Zorhitzo, v. zori 1.
Zori 1, g. zorhi, 1. bn. mûr,
proprement jaune. Comp. zori 2.
Zoritu, zoritzen, g. zorhi, zorhitu ,
zorhitzen,\. bn. mûrir. Ogia zorhitzca
da. Le blé mûrit.
Zorilasun, g. maturité; de zori-
tasun.
Zori 2, g. 1. bu. sort, fortune,
succès. La ressemblance entre zori
et sort nous paraît être fortuite.
Le i empêche de faire dériver zori
de sort. Comme les mots basques
zori, sort, zori, mûr, zauri, plaie,
zorne, pus, sont tous obscurs, ainsi
que le mot français saure, prov.
sor, jaune, roux; nous aimerions
réunir ici quelques hypothèses sur
la forme de tous ces mots dont
l'origine est peut- tre la même.
D'abord le fr. saur ou le prov. sor,
est d'origine incertaine. M. Diez
compare (E. W. p. 365) sor au holl.
soor, sec; mais il demande com-
ment sor, sec, pourra signifier jaune,
roux. M. Brachet se décide pour
la dérivation d'une forme germa-
nique, dont le holl. soor est le
représentant. M. Mahn (E. U. p.
16) donne pour origine le basque
zuri, churi, blanc ; blanc peut avoir
indiqué jaune, et jaune, roux. Ainsi
hareng saur n'est pas hareng sec,
mais hareng jaune, en angl. a red
(rouge) herring.
L'éty mologie donnée par M. Malin
paraît acceptable, d'autant plus que
comme g permute avec * ou s, zori
peut être une variante de gori, in-
candescent, c. a. d. rouge-blanc. La
difficulté pour „sec" d'en venir à
signifier „jauue, roux" est résolue,
à ce qu'il nous paraît, par M. Dm
887
lui-même, en citant feuille jaune
et feuille sèche comme synonymes.
La signification de „sec"aura précédé
celle de „jaune". L'idée abstraite de
couleur ne peut êtrequ'une significa-
tion secondaire. Nous croyons aussi
pour cette raison avec M. Diez et con-
tre M. Mahn que hareng saur, indi-
que hareng séché et non jaune, bien
qu'eu anglais on dise red herriug,
hareng rouge. — Eu tout cas le bas-
que 20/7, mûr, sera le prov. sor. Ce
qui était jaune était mûr; le blé jau-
nit ou mûrit. Quant à zauri, plaie,
nous ne pouvons, pour le moment,
que le comparer au goth. saira,
l'angl. sore, l'ang. sax. sâr. Peut-être
le i de zori, est-il la caractéristique
de l'adj. verbal; ainsi zori, signifirait
plutôt jauni,rougi r mûri. Il est encore
possible que le i soit primitivement
e, zore; e -\- a devenant ia.
La première hypothèse est la plus
probable, car l'adjectif verbal est
zoritu. mûri, qui aurait été zoretu
ou zoriu si le primitif avait été
zore. Zuri ou churi explique peut-
être le prov. sor, le fr. saur, etc.
11 reste maintenant à découvrir
la véritable signification de zuri.
L'idée très-abstraite de couleur est
toujours difficile à rendre; p. ex.
rouge et beau sout exprimés en
russe par le même mot (krasuoe);
en anglais fair veut dire blond et
joli. Zuri et zori sont peut-être-
dès variantes; comme o est souvent
pour au nous pourrions écrire zauri.
Il est difficile de décider lequel
des deux mots est le plus primitif.
On pourrait les comparera l'aryaque
savari, se. suri, soleil; v. ïick,
fndog. Wb. p. 197. Nous aurions
alors, à ce qu'il nous semble, l'ex-
plication des différentes acceptions.
La signification primitive de zuri,
zauri dériverait alors de soleil et
exprimerait la qualité de „sec" ;
de là jaune, qui a servi à exprimer,
dans une direction, pâle puis blanc;
dans l'autre, roux, rouge (gori pour
zori)', de là plaie et finalement
malheur (comp. le fr. plaie, et
plaies d'Egypte).
Zori, sort, étant toujours accom-
pagné d'un qualicatif zorion, bon-
heur, zorigaitz, malheur, peut avoir
perdu sa signification propre, pour
prendre celle plus générale de „sort".
Zorikaitz, g. zorigaitz, 1. bn.
zorigach, b. malheur ; de zori-gaitz.
Zorion, g. 1. bn. bonheur; de
zorï-on.
Zoriontasun, g. b. bonheur; de
zorion-tasun.
Zorioneko, g. 1. zorijoneko, b.
heureux; de zorion-ko pour go,
avec e de liaison puisque n et k
ne se suivent pas, v. Essai, Ch. II.
Zoriongabe, g. 1. malheureux; de
zorion-gabe.
Zorigaiztoko, g. zorigaistoko, b.
malheureux; de zori-gaisto-ko.
Zorigach, v. zori, 2.
Zorigaitz, v. zori, 2.
Zorigaiztoko, v. zori, 2.
Zorikaitz, v. zori, 2.
Zorion, zorioneko, v. zori, 2.
Zoriongabe, v. zori, 2.
388
Zoriontasun, v. zori, 2.
Zoritasun, v. zori, 1.
Zoritu, v. zori,, 1.
Zoritze, v. zori, 1.
ZorkhatU, v. zorri
Zome, g. 1. pus. P. écrit zaurne
(çaurne). On aimerait pouvoir rat-
tacher zome ou zaurne à zauri
plaie, mais comment? la terminai-
son est obscure.
Zoro, g. b. fou, stupide, simple,
niais. Choro, bn. état d'allégresse
de quelqu'un poussé jusqu'à la
stupidité. Sal. En guip. choro et
zoro sont synonymes et signifient
simple, niais. Comme ch indique
le diminutif il est probable que
zoro signifie au fond fou et choro
niais. Comp. ero.
Choratasun, 1. simplicité, naïveté.
Axular écrit p. 342. Ma hartan da
ageri usoaren inocentcia. Et en cela
se manifeste la simplicité de la co-
lombe. M. l'abbé Inchauspe, dans
son édition d'Axular, a changé le
mot de inocentcia en choratasun.
Zorakeria, chorakeria, g. b. folie,
extravagance; de zora-heria.
Zoratasun, g. folie, maladie men-
tale; de zora-tasun.
Zoratu, b. devenir fou, admirer.
Choratu, bn. enchanter, éblouir,
charmer.
Zoragarri, g. 1. bn. admirable;
de zoro-garri.
Zorri, g. b. 1. bn. pou. — bn.
vermine.
Zorritsu, 1. zoirizu, bn. pouil-
leux ; do zorri-tsu.
Zorkha, zorkhatu, bn. prendre
des poux, probablement de zorri-
hartu; k pour h, v. Essai, Ch. II
et l'introd. du dict. p. VIII.
Zorritsu, zorrizu, v. zorri.
Zorro 1, g. fourreau (d'épée). —
1. bn. sac; gros ventre. V. churru.
Chorro, gouttière ; diminutif de
zorro, v. ch.
Zorro 2. Ce mot se trouve dans
lozorro, cauchemar, en esp. j>
dilla ; lozorro parait être composé
de lo-zorro, probablement de som-
meil lourd; cependant zorro ne se
trouve pas avec cette signification.
Zorrota,l. cours d'eau. P. Comp.
churru et zorro 1.
Zorrotz, g. b. 1. bn. aigu, tran-
chant.
Chorrotz, g. syn. de zorrotz, di-
minutif de zorrotz du moins selon
la forme.
Zoiroztu, zorrozten, g. 1. zorrotz,
zorrotzi, bn. aiguiser.
Zorrotz, g. adv. formellement.
Bana erdiko onenik jalea zorrotz
debekatu zion. Lardiz. Mais il lui
défendit formellement le manger de
ceux (fruits) de celui (arbre) du
milieu.
Zorrolzki, 1. de point en point.
Zorrotzle, zorrotzaille, 1. remou-
leur; de zorrotz-le et tzaille.
Zorrotzaille, v. zorrotz.
Zorrotzi, v. zorrotz.
Zorrotzki, v. zorrotz.
Zorrotzle, v. zorrotz.
Zorrozte, v. zorrotz.
ZoiTOZtu, v. zorrotz.
Zorta, bu. goutte.
Chorta, dimiuutif de zorta.
S80
Zortasun, v. zor, 2.
Zokte, g. zorthe, 1. bu. sort.
Zortha, v. sorlha.
Zortzi, g. b. 1. bn. hmt.Zorlzian
henni. Une fois en huit jours.
y.orhigarren, huitième; de zortz'i-
garren .
Zothal, 1. bn amas d'herbes
sèches que les laboureurs font
brûler et qui proviennent du her-
sage de terres labourables. Sal.
Zotin, g. 1. zopin, b. chotin, b.
bn. chopin, 1. hoquet. Nigar chopin,
1. sanglot. P.
Zotz, 1. bn petit morceau de
bois en forme de petit bâton ou
cheville; le menu bois avec lequel
on allume le feu. Barrikaren zotza.
Le douzil (ou comme l'écrit P.
doisil) de la barrique. Zotzezho
galzerdiak. Bas faits à l'aiguille..
Zotz-z-lco.
Zozkor, 1. bn. tige d'arbrisseau.
ZOZO, b. 1. bn. ckocào, bn.
merle ; au fig. sot ; de l'esp. zorzal,
grive? Zorzal vient de l'arabe zor-
zal, dont il y a une variante zor-
zour; v. Dozy, Glos.
Zozollo, bn. niais; de l'esp.
zorzal, v. zozo.
Zu, zuk, g. b. 1. bn. zeu,zeuk,
b. vous. Zu est proprement le pron.
pers. de la 2me pers. du pluriel,
mais il est employé pour la 2me
pers. du singulier, v. Essai, p. 21.
Le singulier qui y correspond est
hi, tu. Cette substitution de pro-
noms n'a rien de surprenant; (elle
a fortement étonné M. Duvoisin);
au contraire, il serait surprenant
que le basque y eût échappé. La
politesse a voulu partout une sub-
stitution de pronoms. En ail. on
ne s'est même pas arrêté la. L'ar-
rogance ou la fierté a exigé la
même chose, et comme il ne suf-
fisait pas d'adresser la parole à un
inférieur à la 2me pers. du sing.
(du) on s'est servi de la 8me pers.
du sing. (er). Ainsi l'on dit en
s'adressant à qu'elqu'un. Woistei
gewesen P où as-tu été; au fond:
où a-til été. Familièrement on
dira: Wo bist du gewesen? où
as-tu été? et plus poliment: Wo
sind Sie gewesen? où avez-vous
été? Il y a donc en ail. trois
pronoms pour indiquer la 2me pers.
du singulier: du, tu; er, il; sie,
ils. — En italien la Sine pers. du
sing. correspond à vous fr. Mal-
heureusement Ai n'a pas seulement
dû faire place à zu; mais hi a
presque entièrement disparu de la
langue basque. Pour les dial. basq.
espagnols zu n'était pas encore assez
cérémonieux, et l'on a introduit
la forme berori, berok, correspon-
dant sous quelques rapports à l'al-
lemand, vu que la forme est celle
de la 8me personne; mais sous
d'autres rapports à l'espagnol. Be-
rori, vous, sing. correspond à usted,
vous, sing, et berok à ustedes, vous,
pluriel.
Comme le pronom zu, quoique
du pluriel, était employé pour le
singulier, il fallait une autre forint'
pour indiquer le pluriel, et on a
écrit zuek. Le pronom a été traité
890
comme tout autre nom en y suf-
fisant la caractéristique du pluriel
k, avec cette différence qu'on a in-
tercalé un e, puisque zuk servait
déjà comme nominatif agent. Le
e intercalé ici a une valeur toute
négative; comme nous l'avons dit
dans l'Essai, nous aimerions appeler
cette lettre: la caractéristique de
l'indéfini.
Le génitif de zu comme sing.
est zure, qui ainsi que tous les
autres génitifs des pron. pers.,
sert comme pron. possessif. Le
datif est zuri. Le génitif de zu
comme pluriel, est zuen, et le datif
zuei. Zuen sert, cela va sans dire,
comme pron. possessif.
Zure, g. b. 1. bn. zeure, b. zere,
g. ton, votre; génitif de zu, sing.
Bana zeure biotzeho semiaen odol
preziosuagaiti. Olaechea, p. 172.
Mais par le sang précieux de votre
fils chéri. Emozute, othoi, zure bene-
dizione saindua, 1. Donne-moi je
t'en prie, ta sainte bénédiction.
Zere erri eta echetik bereala irten
zaite. Lardiz. p. 12. Sortez de suite
de votre pays et de votre maison.
Cette forme {zere) dont Lardiz. se
sert est, croyons nous, inusitée; elle
ne reparaît que dans zerori.
Zuen, g. 1. bn. zeuben, bn. vos ;
génitif de zu, plur. Zuen gurasoak
obeto begiratu bazizuien, g. Si vos
parents avaient mieux surveillé.
Zerori, zerorrek, g. I. zeroni,
zeronek, 1. vous-même. V. nerau.
Si nerau est pour ni-hau , alors
gerok est pour gu-ogek, zerori pour
zu-ari, berau pour be-au. C'est là
l'explication de M. Duvoisin, v.
l'introd du dict. p. XXVIII et
XXIX. Le r est alors par consé-
quent une lettre euphonique. Les
formes comme zerori décident bien
la question en faveur de notre
supposition; à savoir que zerori,
est composé du génitif zere (pour
zeure ou zure) et ori; et ainsi
nere-au; gure-oyek, etc.
J&ro^g.vous-mêmes; de zere-oyek.
Zuaitz, v. zut.
Zuaza, v. zoaz.
Zubia, g. 1. bn. pont. Dezur-
bidea? Le r de zur se perd sou-
vent, v. zur.
Zuei, v. zu.
Zuek, v. zu.
Zuen, v. zu.
Zugan, bu. cuve à vin.
Zuliai, v. zuhain.
Zuhain 1, ZUhai, 1. bn. four-
rage. Pour la chute de n v. arrai 2.
Zuhaindegi, le grenier à fourrage;
de zuhain-tegi. D pour t, après n
v. Essai, Ch. II.
Zuhain, 2, v. zur, 1.
Zuhaindegi, v. zuhain, l.
Zuhaitz, v. zur, 1.
Zuhamu, v. zur, 1.
Zuhantze, v. zur, 1.
Zuhan, v. zur, 1.
Zuhar, v. zur, 1.
Zuhari, v. zur, 1.
Zuhur, v. zur 2.
Zuhurina, 1. poudre qui vient
du bois rongé de vers. De zur,
bois; mais la terminaison n'est pas
claire.
891
Zuhurintzea, 1. se dit du bois
rongé par les vers.
Zuhurki, v. zur 2.
Zuhurtu, v. zur 2.
Zuhurtze, v. zur 2.
Zuhurzi, v. mr 2.
Zukutu, zukutzen, g. mettre
en morceaux, écraser.
Zukutze, v. zukulu.
Zulatu, v. zulo.
Zulatze, v. zulo.
Zulho, v. zulo.
Zulo, g. b. zillo, zilko, 1. zilo,
zulho, 1. (i. a.); chulo, bu. trou.
De l'esp. culo? Pour la mutation
de k eu z, v. karamilcha. En gaéli-
que cûl, kymri, kîl, v. Littré.
Zulalu, zulatzen, g. zilkatu, zil-
hatzen, 1. zila ou zilo, zilatu ou
zilotu, zilalzen, zilotzen, bn. trouer,
percer. Chila, chilalu, bn. trouer,
percer.
Zulogille, g. fossoyeur; de zulo-
egille.
Zulogille, v zulo.
Zuma lakarra, 1. Selon P.
espèce de bois puant.
Zumadegi, v. zur 1.
Zumar, v. zur 1.
Zumarika, v. zur 1.
Zumatze, v. zur 1.
Zume, v. zur 1.
Zumendil, v. zur 1.
Zumin, v. zur 1.
Zumitze, v. zur 1.
Zumu 1, saule. Mot d'O. selon
P. Nous trouvons dans un voca-
bulaire du dial. soûl. (Eléments de
gr. basq. Louis Gèze) zume y saule.
Saule et osier paraissent s'être con-
fondus Zutne est généralement
osier.
Zumu 2,g. jus; de l'esp. zumo.
Matzari zumua kendu edan, orditu
eta loac artu zuen. Lardiz. Au raisin
il ôta le jus, il but, s'enivra et
s'endormit.
Zunkur, v. konkor.
Zuntoi, g. tronc d'arbre.
Zlintz, 1. aiguillée. Hari zuntz.
Aiguillée de fil. P.
Zur 1, g. b. 1. bn. bois de con-
struction. Le r de zur est doux,
par conséquent il n'est pas doublé ;
zîcra, le bois. Généralement dans les
mots composés le r s'est perdu.
Zuaitz, g. zuhaitz, 1. arbre, chêne.
Larramendi cite ce mot pour arbol,
arbre et P. doune d'abord arbre,
puis chêne. Zuhaitz servirait donc
comme terme générique. Le chêne,
l'arbre par excellence, soit par ses
qualités, soit parce qu'il était le
plus généralement (le seul ?) connu,
aura servi à indiquer toute l'espèce.
Haritz, que Ton prononce toujours
haitz, signifie chêne. Le r s'est
tout-à-fait perdu, à ce qu'il paraît
dans haitz, rocher, qui, il faut le
croire, aura été primitivement haritz.
La dureté du chêne et du rocher,
aura fait appliquer le nom de l'un
à l'autre. Lequel a été le premier
nommé? nous l'ignorons. En tout
cas on paraît avoir trouvé nécessaire,
afin d'éviter la confusion, d'appeler
l'arbre, le zu-haitz, bois-rocher. —
M. Sal. cite zuhain, arbres épars.
Ce terme dit-il „u'est employé
qu'eu Labourd et en Espagne."
892
Dans le vocabulaire de la gram.
de M. Gèze se trouve zuhan, zu-
hantze, arbre, ce qui explique les
„arbres épars" de M. Sal. Nous
n'avons pas encore rencontré ce
mot de zuhain, ni en guip. ni en
lab. Oihenart écrit sursai (Prov.
535) et est corrigé dans l'édition
de Bordeaux, où sursai est devenu
suihain. C'est le soûl, zuhali. Nous
ignorons ce que la terminaison
signifie.
Zwne, g. b. 1. bu. osier; de zur-me.
Zumadegi, zumatze, 1. oseraie: de
zume-tegi.
Zumitze, g. bandes de bois très-
minces dont ou fait des paniers ; ce
n'est pas de l'osier, à ce qu'on nous
a dit. Qu'est-ce que mitz?
Zurchuri,\. bn. peuplier; dezur-
churi. Ou prononce souvent chur-
churi. P. dit : sorte de bois que les
marins apportent de Terre-Neuve.
Zumar, g. zuhar, 1. orme. Zu
sera pour zur\ mais nous ignorons
ce que la terminaison signifie. La
permutation de m et h n'est pas
prouvée; nous ne connaissons que
hun pour mun.
Zuhar, v. ci-dessus zumar.
Zumarika, bu. genêt. Sal. Comp.
zumar.
Zuhamu, 1. jeune arbre. Pied de
vigne qui s'attache à un arbre. De
zu-haum ?
Zumendilla, espèce d'arbre, avec les
brandies duquelJésus Christ aurait
été fouetté, selon la tradition basq. P.
Zurgillé, 1. zurgin. 1. bn. char-
pentier; de zur-egillf. et zur-egin.
Zurkaitz, 1. zurlhaitz, bn. rameau
pour ramer les pois ; tuteur de
plantes. De zur-haitz, avec mutation
de h en k, v. Essai, Ch. Il et l'in-
trod. du dict. p. VIII. C'est une
variante de zuhaitz. IUarrak zurkai-
tatzea, ramer les pois.
Zurkai, arbre. Mot d'O. selon P-
Il se pourrait que zurkai fût formé
de zur-gai, (v. gai) chose à bois =
arbre; mais il est aussi possible
que zurkai soit une corruption de
zurkaitz. Il nous a semblé, plus d'une
fois ; qu'Oihenart emploie des mots
corrompus ou qui ne se trouvent
que chez lui, du moins si P. les
cite correctement.
Zuhari, 1. cordeau, ligne du char-
pentier; de zur-hari.
Zurmin,h\\. moisissure; de zur-min.
Zurmindu, zurmintzen,\. bn. moisir.
Zlir 2, g. b. zuhur, 1. chuhir, bn.
sage, sobre, économe. Selon Larr.
zurra viendrait de zurra, auc. eep.,
zorro, esp. mod., renard, avec la
signification d'astucieux. M. Diez,
E. W. II p. 191 se range à l'opinion
de Larrameudi. Il y a cependant
deux observations à faire; d'abord le
mot basque n'est pas zurra, m&\s :ur;
et puis est-ce que Larr. pour sauver
son étymologie, n'aurait pas douné
à zurra l'acception d'astucieux? v.
urri. Zeinek i<:hilztn baitutc infutituki
munduko zuhurren jakintasun guzia.
Chourio, p. 144. Qui (paroles) sur-
passent infiniment toute la KM
des sages du moude. llclevous ici
en passant l'emploi assez surprenant
de ichitzen pour surpasser.
896
Zukurtu } zuhurtzen, 1. devenir sage,
bn. sobre, parcimonieux jusqu'à
L'avariée.
Zuhnrzi, 1. sagesse.
Zuhurkï, 1 bn. sagement Gogo-
anrue dada nola çuhurqui ebil çaitez-
queten, ez erho anqo, bainn quhur unro,
Bph. V: 15. Test. Koch. Prenez
donc garde comment vous vous
conduirez sagement, non point
comme des fous, mais comme des
sages.
Zurbi, v. zurrubi.
Zur churi, v. zur 1.
Zurda, v. zerda.
Zure, v. zu.
Zurgille, v. zur 1.
Zurgin, v. zur 1.
Zuri, g. b. churi, g. 1. bn.
blanc. V. zori 2.
Churi, churiiu, churi tzen, 1. bn-
blauchir. — 1. tromper, enjôler.
Churitzaille, 1. trompeur; de
churi-lzalle.
Zurigana, g. flagornerie; de zuri-
galia, selon Larr.
Zuritasun, g. churitasun, 1. blan-
cheur; de churi-tasun.
Churingo, g. 1. blanc d'oeuf. Ar-
raidtzaren churingoa. Le blanc d'oeuf.
Arraultzaren gorringoa. Le jaune
d'œuf Nous ignorons d'où vient
le n dans ces deux mots. Zuri et
gorri étant des adjectifs, la termi-
naison go ne peut être le suffixe
go du. génitif, si ce n'est que le n
n'ait transformé zuri et gorri en sub-
stantifs.
Churpail, 1. churphail, bn. chur-
hail, bu. blanchâtre; blême, hâve.
Zurigana, v. mi
Zuritasun, v. zuri.
Zurkai, v. zur 1.
Zurkaitz, v. zur 1.
Zurhaitz, v. zur 1.
Zurmin, v. zur l.
Zurmindu, zurmintze, v.
zur 1.
Zurra, zurratu, bn. châtier ; de
l'esp. zurrar, châtier, battre.
Zurroa, zurrona, sac. Mot
d'O. selon P. Variante de zorro,
dont zurrona sera une corruption.
Zurrona, v. zurroa.
Zurrun, 1. raide. Edireiten da
presuna zàharraren eta gaztearen ar-
tean ère, gaztea zalhui eta manayukor
bezain, da zaharra gogor eta zurrun.
Ax. p. 181. a. éd. 43. n. éd. On
la trouve (différence) aussi parmi
les personnes vieilles et jeunes; il
est des jeunes lestes et remuants,
des vieux durs et raides. A l'arti-
cle manayukor, nous avons cité la
traduction que P. donne de ce
mot : facile à manier. Il nous sem-
ble qu'Axular veut dire ici : actif,
remuant, vigilant, ce qui est aussi
la signification propre du mot
manayu-kor, porté, enclin, à se re-
muer. Gizon zurruna. Personne lente
et peu agissante; O. selon P.
Zurrunga, g. 1. bn. ronflement.
Ce mot aurait dû se trouver, ainsi
que gurrunga, s. v. karraka.
Zurruugatu, zurrungatzen, g. ron-
fler.
Zurrungatu, zurrungatze,
V. zurrumj'i.
Zurrupatu, zurrupatzen,
394
g. prendre par ruse ; de l'esp. zorro,
renard? La terminaison pa n'est
pas claire.
Zurruta, 1. adv. en coulant;
de zorta, goutte; v. churrustan.
Zurubi, ZUrbi, 1. échelle; va-
riante de zubia.
ZurumurU, v. churimuri.
Zurtz, bn. isolé, abandonné.
Zurtz, g. churtch, bn. umezurtz,
bn. orphelin.
Zut, g. 1. chut, 1. bn. zutin, b.
droit, raide. Le bise, paraît être
composé de zut-ein pour egin.
Zutik, g. chutik, g. 1. bn. zutinik,
b. debout. Gizon zahar bat badago
chutik, bainan ez chut. Un vieillard
se tient debout, mais non pas droit.
Chuti, chutitu, bn. se lever.
Zutik, v. zut.
Zutin, zutinik, v. zut.
Zuzembalitz, v. zuzen.
Zuzembide, v. zuzen.
Zuzen, g. b. 1. bn. chuchen, bn.
droit, équitable.
Zuzentasun, g. 1. équité; de zuzen-
tasun.
Zuzembide, g. 1. zuzenpide, 1. mesure,
carrière, profession; de zuzen-bide.
En lab. moyen équitable, droits,
droit d'aînesse. Eta zuzembideak artu
zuen. Et il prit des mesures.
Libru onetako utsegiheen zuzembidea.
Correction (redressement) des fautes
de ce livre. Anibarro s'en sert pour
notre Erratum.
Zuzendu, zuzentzen, g. b. 1. chu-
chendu, bn. rendre droit, régler,
corriger, adresser. Ama zuzenduten
dituz gau ta egun zerura orazinoe.
Moguel. La mère adressait nuit et
jour des prières au ciel.
Zuzenki, adv.
Zuzembalitz, 1. de travers, tortu-
eusement; de zuzen-balitz, si c'était
droit.
ZuzendU, v. zuzen.
Zuzenki, v. zuzen.
Zuzenpide, v. zuzen.
Zuzentasun, v. zuzen.
Zuzentze, v. zuzen.
Zuzi, ZUZitu, bu. détruire.
Undar igandeko harriak gure herri
guziko ogiak zuzitu ditu. La grrle
de dimanche dernier a détruit tous
les froments de notre village.
Zuzpertu, zuzpertzen, g.
recouvrer ses forces, se remettre.
Eta gero zer jana emango ziela, onekin
zuzpertuta, bideari ekiteko. Lardiz.
p. II. Et qu'ensuite il leur appor-
terait de quoi manger, pour entre-
prendre le voyage, après s'être
réconfortés avec cela. — Il serait
possible que zuzpertu fut une va-
riante de supertu, dans le sens de
surmonter, surmonter les fatigues,
se reposer, se réconforter.
SUPPLÉMENT.
A.
Ara (s. v. a). Ajoutez : harat, 1.
Abaraska. Selon M. Mahn
(Etym. Unters. p. 56, 57), d'une
des langues romanes. Ce mot n'est
pas indigène (einheimisch), dit l'au-
teur; le vrai mot basque est ezti-
orracea, de ezli, miel et orracia
(v. orratze) peigne. — Nous ne
voyons pas pourquoi abaraska est
moins basque que eztiorracea. La
forme de ce dernier mot est plus
claire, voilà tout; c'est une imita-
tion des autres langues; p. ex.
l'angl. honeycomb, le holl. honig-
graat (arrête) ; peigne ou arrête,
c'est la même idée. — Nous ne
voulons pas contester, que abaraska
ne puisse se rattacher au prov.
brusc, ruche; cependaut il nous
semble que les preuves ne sont
pas satisfaisantes. Il est vrai qu'une
voyelle est souvent intercalée pour
éviter les groupes bl, 6r, etc.; mais
les voyelles prosthétiques sont
extrêmement rares; baraska pour
brusc est possible, mais abaraska
est moins certain. — Sans vouloir
prétendre à une origine basque
pour abaraska, nous voulons cepen-
dant faire remarquer que abar
veut dire branche et que les ruches,
comme le dit M. Mahn lui-même,
étaient faites primitivement de
branches. Nous ignorons ce que
la terminaison aska signifie ici;
nous avons seulement voulu dire
que abaraska pourrait être un
mot basque et qui s'expliquerait
même très-bien s'il désignait ruche
abar-aska, au lieu de rayon de
miel. Aska est pétrin, auge.
Abi. Cet article est rectifié s.
v. kabi.
Adirazi, g. variante de adierazo.
Adu, b. coutume, habitude, peu-
chaut. Par erreur : diable. Adu gais-
loko infernutarra. Mauvais penchant
de l'enfer. Nire adu gaisloz jaus-
ten baiius bekatu mortalean. Anibarro,
I p. 155. Par mes mauvais peu-
396
chants je suis tombé dans le péché
mortel.
Aen, v. hura.
Ahalegar, 1. pépie.
Anitz. Ajoutez: hanitz, bu.
Alaere. Ajoutez : halere, 1m.
Alop, du français „aller au lof."
Ar 3. Ajoutez: harabartu.
Araitzin. Ajoutez : haraitzin,
bn. Guiçon anayeac çuec badaquiçue
ecen haraitcina danic Jaincoac gure
artean elegitu ukan nauela. A et.
XV : 7. Test. Roch. Hommes frères,
vous savez que depuis longtemps
(litt. avant cela, c'est-à-dire jadis)
Dieu m'a choisi entre nous.
Are 2. Dans une locution
comme are geyago, encore plus, are
est, croyons nous, le génitif du
prou. dém. dont le n final s'est
perdu ; exactement le holl. des te
meer ou l'ail, desto mehr; „des"
est le génitif du pronom.
Arek, areek, v. a et hura.
Ari 3. Ajoutez: haliketa, bn.
s'occupant à dévider, de hali-hettoi.
Comp. à/tzketa et orheta, s. v. hetan.
Aritz. Ajoutez : arbre. P.
Arrega, du lat. fraga? Le f
initial supprimé et a posthétique,
puisque r n'est jamais initial.
Ate 2. De anade. Pour la mu-
tation de n en h v liho.
Atsedon. Ajoutez: atsedeti .
Aurkao, bn. Eta Lybia bazter-
relan, baita Cynereco aurkan eta
Roman daudenec. Act. II: 10.
Test. Roch. Et dans les quartiers
de la I.ybie qui est près de Cyrène.
Aurkientza, 1. rencontre.
Ausko, v. ce mot. En esp. il
y a ascua, braise, que Covarr. dit
venir de l'arabe. Ce mot ne se
trouve pas dans le Gloss. de M.
Dozy ; il est donc probable que
cette étymologie n'est pas juste.
AUZU, v. euki.
AyertU, syu. de jayeratu.
Azaro 3, v. as.
B
Baratche baratche, 1. petit
à petit.
Baratu, baratzen, bu. arrêter;
du prov. barrar, fermer.
Bedeinkatu, béni ; du lat. bene-
dictum.
Bestenaz, g. Variante de 6e-
s tannez.
Berregin, 1. attifé, enjolivé.
P. Semea aie eta zirc?t, alaba gose
eta berregin. Le fils soûl et déchiré,
la fille affamée et vêtue.
Besuin, v. pesnin.
Borroe, b. faute, erreur. Atera
zituban guzur ta borroe asko im-
prentatik. Moguel, préface de Y Es.
colia. Beaucoup d'inexactitudes et de
fautes ont été ôtées en imprimant.
897
Ch.
Chistniista chismista, v.
clùmista.
Chukhu lît ciiukatd, ainsi que
le bu. icfiukaln, dérivent du prov.
ecluicar, qui vient du lat. sucus,
suc. V. Diez, E. W. 1 p. 402.
Delà, v. da 1.
D
E.
Edeki. Ajoutez: v. idiki.
Edoski. Ajoutez: g.
Eguerri, 1. jour de Noël; de
egun-berri.
Ekinekin, b. remontrance. Ta
agintariaren iramilsi ta ekinekin....
Moguel. Et avec les encouragements
et les remontrances du comman-
dant. . . .
Elgaitz, v. gelberia.
Elhaberri, variante de elhe-
berri.
Elkhor. Nous avons comparé
ce mot à elkor, sec. Nous croyons
que c'est une erreur. M doit sig-
nifier quelque chose comme mala-
die. Comp. elgorri, elgaitz.
Emero, syn. de emeki.
Enzule, g. auditeur; de enzun-
le, avec élision de n devant /, v.
Essai, Ch. II.
Epaî. Probablement de ebak'i.
Eraunstiki, 1. flabe de pluie,
tempête. P.
Erdeinabera, 1. syn. de nar-
dabera.
Ertchatu, au lieu de erchalu.
Erreka. Même origine que
herreka.
Estura, variante de herlstura.
Esnatu, comp. ernatu.
Echeki, v. ich.
Eyhar, v. igar 2.
Eztheustasun, syn. de ezdeus-
h'-r'i.i.
Ezarri. Ajoutez •. ezarten.
Ezjakin, v. jakin.
398
G
Gaille, v. joan.
Gaitzerisko, 1. haine. -
Galerazo, b. galerazi, g.
empêcher.
Galerne, v. kalerna.
Galkhor, galkor, 1. périssa-
ble, s. v. galdu; de gal-kor.
Gan 3, v. joan.
Garrazkotz, bu. grincement.
v. karraka.
Garreitu, v. jarmîtu.
Gâte, v. joan.
Geyegi. Ce mot nous paraît
plutôt formé comme les autres
adverbes, c. a. d. avec la termi-
naison ki, qui par exception est
ici gi.
Gomuta, b. souvenir.
Gurrinka. Ajoutez: v. karraka.
Gurrunga. Ajoutez: v.zvrrunga.
H
Halôre, bn. variante de alaere.
Heroia, pus. P.
Heuragi, bu. Variante de hen-
regi. Eta batzu erori içan dirade
leku harri çuelara non ezpaitzuten
heuragi lurric. Matt. XII: 5. Test.
Roch. Et une autre (partie) tomba
dans des lieux pierreux où elle
n'avait pas beaucoup de terre. —
P. se sera peut-être trompé eu
citant heuregi, lieuregoi; mais il
nous semble que Oiheuart a sou-
vent une orthographe assez bizarre.
Hitzketa, 1. v. itzkela.
Hitztun, g. orateur, s. v. 4
de hitz-dun.
Hogen, v. ogen.
Hutstu, v. uts.
Hutsgune, v. uts.
Iduri, g. poussier. Par erreur
à l'article irudi, iduri.
Thartu, ihartze, v. igar 2.
Ikusbide, g. preuve, démon-
stration. Eta egia onen ikusbidea
zure libru hau izango da. — Lettre
de Larr. à M nul. Et de cette vérité,
votre livre sera la preuve.
Imiki, 1. coiffure de femme. P.
Inara, v. enada.
Iraitz, bn. v. iraitsi.
Itzera, g. langage, manière de
parler; de itz-era.
Itzi, v. utzi, s. v. uts.
Ixurbatu, v. ichurba.
S99
Jakitze, v. jaki.
Jareiki, v. jarràiiu.
Jasaite, jasate, v. jasan.
K
Kabardena, 1. barbu, en par-
lant du froment. P.
Kadera, bu. Douué par erreur
pour un mot basque; vient du
prov. cadera.
Kipula, v. iipuia.
Koloka, v. kolka.
Krako, v. kako.
Kuzkatu, kuzkatzo, v. hisku.
Lautu. Ajoutez: égaliser, apla-
tir, écraser.
Lizar. Ajoutez : legizar, 1. (Ma-
nuel de la couv. basq.). Leizar, 1.
(Guide de la conv. 1873.)
M.
Mokor. Nous regrettons l'erreur
que nous avons faite en disant
que grigne et grignoter ne se
trouvaient pas dans le dict. de M.
Littré. Les deux mots s'y trouvent.
N.
Nehoiz, variante do nikoiz. Notha, du lat. nota.
400
o
Obeago, v. obe.
Obitchina, v. obi.
Oindagora, v. on.
Oinetakoak, v. on.
Oinhatste, v. on,
Ondagora, v. on.
Oraindrano, v. orain.
Or ah, v. orain.
Orduban, v. ordu.
Orthuts. Urhats explique or-
thuts. Orgatil devra aussi trouver
sa place ici, bien que la terminai-
sou ue soit pas claire.
Oseba, v. osaba.
Oski. Ajoutez: de or-z-ki ; ki
pour gai, chose pour le pied. La
chute de r est très-fréquente. V.
orthuts et urhats.
Ozpaz, v. ots 1.
P.
Pitcher, v. ficher.
Pitiak, v. ttipika.
s.
Sararazi, v. sar.
Sarera, v. sar.
Seù, v. sein.
u.
Untzi, v. ontzi.
Unzi, v. ontzi.
Usteketa, v. vsfe.
VERBES RÉGULIERS.
Egin. Faire.
Impératif.
Mgïk) egin, egizu.
Subjonctif.
(Selon Larramendi)
Présent.
(Selon Lardjzabal)
Dagidala.
Dagidan.
Dagizula.
Dagizun.
Dagiala.
Dagien.
Dagigula,
Dagigun.
Dagizuela.
Dagizuten.
Dagitela.
Imparfait.
Dagiten.
Negian.
Negian.
Zenegian.
Zegian.
Zegian.
Egian.
Genegian.
Gengian.
Zenegiten.
Zengien.
Zegilen.
JEgien.
Dagidala est formé de dagidanla, avec élision de n devant /,- v.
Essai, Ch. II. Dagidan est formé de dagit, présent de l'indicatif, qui
n'est pas en usage.
Egoki. Importer, concerner.
Ce nom verbal a produit un très-grand nombre de formes fléchies.
Nous n'en donnerons que quelques unes.
2G
402
Indicatif.
Présent.
Imparfait.
Dagokit, il m'importe.
Zegokidan, il m'importait.
Dagokizu, il vous
importe.
Zegokizun, il vous . . .
Dagokio, il lui im
porte.
Zegokion, il lui . . .
Dagokigu, il nous
importe.
Zegokigun, il nous . . .
Dagokizute, il vous importe.
Zegokizuten, il vous . . .
DagoMole, il leur
importe.
Zegokioten, il leur . . .
Egon.
Être.
Impératif.
Ago, zagoz, zaude.
Bego.
Zagozte, zaute.
Begoz, beude.
Indicatif.
Présent.
Imparfait.
Nago.
Nengoan.
Ago, zagoz, zaude.
Engoon, zengozan, zeunden.
Dago.
Zegoan.
Gagoz, gaude.
Gengozan, geunden, zengozaten
Zaute, zaudeie.
Zeunten, zewideten.
JDagoz, daude.
Zegozan, zeuden.
Ekarri.
Porter.
Impératif.
Eharh, ekan (Lan
.), ekarzu.
BeJcar.
Ekarzue,
Bekarte.
Indicatif.
Présent.
Imparfait.
Dakart.
Nekarren.
Dakar zu.
Zenekarren.
Dakar.
Zekarren.
Dakar gu.
Genekarren.
Dakar zue.
Zenekarten.
Dakarte.
Zekarten.
403
Entzun, enzun. Entendre.
Impératif.
Entzuzn.
Baunlso (Larr.)
Bentzu (Lardiz.)
/
Indicatif.
Préscut.
Imparfait.
Dantzu.
Nentzuan (Lardiz.)
Dantzuzu.
Zentzuan.
Dantzu.
Entzuan.
Dantzugu.
Gentzuan.
Dantzuzue.
Zentzuen.
Bantzue.
Entzuen.
Erabilli. Mouvoir.
Impératif.
Eraùilk, eralrillan,
erabilzu.
Beraùil.
Erabilzute.
Berabilte.
Indicatif.
Présent.
Imparfait.
Darabilt.
Nerabillen.
Barabilzu.
ErabUlen, zeneraàillen.
Darabil.
Zerabillen.
Barabilgu.
Generabillen.
Darabilzute.
Zeneralilten.
Darabilte.
Zerabilten.
Eraman. porter, emporter.
Impératif.
Eramak, eraman, eramazu.
Beratna.
Eramazute.
Beramate.
404
Indicatif.
Présent.
Daramat.
Daramazu.
Barama.
Baramagu.
Baramazule.
Daramate.
Imparfait.
Neraman.
Zeneraman.
Zeraman.
Generaman.
Ze