c\
■^4^ï
TK D. H. HILL im^V
NOBTH C;«0Lm>4 ST4TE C0LLC6E
ENTOMOLOeiC^L COLLECTION
This book is due on the date indicated
below and is subject to an overdue fine
as posted at the Circulation Desk.
DICTIONNAIRE
CLASSIQUE,
D'HISTOIRE NATURELLE
Liste des lettres initiales adoptées par les auteurs.
MM.
AD.B. Adolphe-Brongniart.
A. D. i. Adrien de Jussieu.
A.D..NS. Antoine Desmoulius.
A. R. Achille Richard.
AUD. Audouin.
B. Bory de Sainf-Vinceut.
c. p. Constant Prévost.
D. CE. De Gandolle.
D..S. Deshai^s. S-\ W
D..Z. Drapiez.
E. Edwards.
MM.
! JF. Daudebard de Férussac.
I FL..S. Flourens.
I G. DEL. Gabriel Delafosse.
I GEOF.ST.-H. Geoffioy deSt, Hihùre.
G..N. Guillemin.
isiD. B. Isidor Bourdon.
■ K. Kunth.
: L.iM..x. i«aniouroox.
^' t ili^T. . Lati*tiile.
1 ïxc. Lucas fils.
La grande division à laquelle appartient chaque article , est indiquée
par l'une dei abrévi»tiou8 suivantes , a\\<m. Iroiiv^ ij^nîiédirffeinent après
son tnre.
ACAi». Acalèphes.
ANNElh Annelides.
ARACHN. Arachnides.
BOT. Botanique.
CRU3T. Crusîacés.
CRYPT. Cryptogainic.
XCHiN. Echinodermes.
Foss. Fossiles.
GÉOL. Géologie.
INF. Infusoires.
INS. Insectes.
INT. Intestinaux.
I M.S.M. Mammifères.
j HIN. Minéralogie.
i MOLL. Mollusques.
j OIS. Oiseaux.
PHAN. Phanerogamie.
I FOIS. Poissons.
! roi.YP. Polypes.
REPT. BAT. Reptiles Batraciens.
— CHEL. — Cliéloniens.
— OPH. — Ophidiens.
— SAUR. — Sauriens,
ZOOL. Zoologie.
IMPRIMERIE J. TASXr, RUE DE VAtJGIRARD n" .36.
DICTIONNAIRE
CLASSIQUE
D'HISTOIRE NATURELLE,
PAR MESSIEURS
AuDouiN, Isid. Bourdon, Ad. Brongniart . De Candolle , Daudebabd
DE FÉRUSSAC , Deshaies , A. Desmoulins , Drapiez , Edwards ,
Flourens, Geofi'roy DE Sainï-Hilaire, GuiLLEMiN, A. DeJussieu,
KcNTii , G. De Lafosse , Lamouroux , Latreille , Lucas fils,
C. Prévost , A. Richard , et Bonv de Saint-Vincent.
Ouvrage dirigé par ce dernier collaborateur, et dans lequel on a ajouté, pour
le porter au niveau de la science , un grand nombre do mots qui n'avaient
pu faire partie de la plupart des Dictionnaires antérieurs.
TOME TROISIEME.
CAD-CHI.
PARIS.
KEY ET GRAVIER, LIBRAIRES-ÉDITEURS,
Quai des Augustins, n° 55 ;
BAUDOUIN FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS,
Rue de Vaugirard , n° 36.
182S.
DICTIONNAIRE
CLASSIOUE
D'HISTOIRE NATURELLE.
%v^ v\^'VV\v\^'V^^^^ \/^A^l/\;%v\^'^v^'«A^'V\A'V\'«^v«v%^'V\^^A/^'V\^\rv\'\%\'VV\vv^^l\%«VM v\a v\^\\\^ vvvvvxi\/\^vv\'\%\'Vv\'W^
CAD
i^AD. BOT. PiiAN L'un des noms
du Genévrier en vieux français. A-
danson écrit Kad. (b.)
CAUABA. BOT. PHAN. Genre de la
famille des Capparidées , établi par
Forskahl qui lui a donné ce nom, que
Vahlavaitchangé en celuideiSV/oe/«/a.
Son calice est composé de quatre sé-
pales étalés et caducs ; ses pétales, on-
guiculés et au nombre de quatre,
manquent quelquefois ; quatre ou
cinq étamines , à filets grêles , à an-
thères dressées , s'insèrent sur le som-
met d'un support qui soutient l'ovai-
re. En bas et sur le côté de ce même
support, se présente un appendice
tubuleux inférieuicment et qui finit
supérieurement en languette. L'ovai-
re , que termine lui stigmate obtus et
sessile, devient une sdique cylindri-
que, s'ouvrant en deux valves qui se
roulent en dehoi-s et contenant dans
une seule loge, remplie de pulpe, des
graines nombreuses sur un triple rang.
A trois espèces originaires de l'Arabie-
Heureuse et décrites par Forskahl,
savoir les Cadaba rotundifolia , glan-
dulosa et /arinosa , on en a réuni une
quatrième de l'Inde , le Cleome fruti-
cosa de Linné. Toutes les quatre sont
des Arbrisseaux. La première présente
des feuilles orbiculaires et glabres; la
seconde des feuilles arrondies et re-
TOME m.
CAD
couvertes de poils visqueux. L'une et
l'autre sont dépourvues de pétales, tan-
dis qu'on en observe dans le C. faii-
iiosa dont les feuilles sont allongées et
farineuses , ainsi que dans le C. te-
traiidra qui doit son nom au nombre
de ses étamines, moindre de l'unité
que dans les trois prem ières. Les fleurs
sont disposées en grappes à l'extré-
mité des rameaux. (a. d. j.)
* CADALE. BOT. PHAN. ( Léche-
nault. ) Syn. de Cicer arietinum, aux
environs de Pondichéry. (jî.)
CAD ALI ou KADALI. bot. phan.
(Ray.) Syn. A'Osbeckia zeylanica , L.
T''. OsBECKIE.
* Les Malabares donnent , selon
Adanson , ces noms à un Mélastome.
(B.)
* CAD ALI NI. bot. phan. Nom
portugais d'une variété de Banane
dans l'Inde. (b.)
CADxALI-PUA. bot. phan. Syn.
malabare de Munchausie. V^. ce mot.
(b.)
CADAMBA. bot. PHAN. (Sonnerai.)
Syn. de Giiettarda speci.osa. V. Guet-
tabde. (b.)
CADA-NAKU ou KADANACD.
Syn. à'Aloe perfoliata à la côte de
Malabar. (b.)
2 CAD
iCADA-PILAVA ou CODA-PILA-
VA. BOT. 3'iiAN. 8^(11. de Morinda
citiifolia à la côte de Malabar. Adan-
son écrit Kada-Pilava. (b.)
CADAR. BOT. piiAN. Probablement
la même chose que Cadare ? V. ce
mot. (b.)
* CADARE. BOT. PHAN. Syn. d'^-
lue pera à la côte de Malabar. (b.)
CADARON. BOT. PHAN. Une espè-
ce à'Hieracium chez les Arabes, f^.
Epervière. (b.)
CADAVANG ou CADAWANG.
BOT. PHAN. (Plukenct.) Syn. de Gle-
ditsia inermis à Java. F". Gleditsie.
(B.
CADAVRE. zooL. F. Mort.
CADDAÏI ouCATTATI. bot.
PiiAN. Syn. de Bau/i/nia tomentosa à
la côte de Coromandel. (c.)
CAD DO. OIS. Syn. anglais de
Choucas , Coivus Monedula, L. F'.
Corbeau. (dr..z.)
CADDOU-COULLOU. bot. piian.
Et non CADDON-COULLOU. Même
chose que Caddali et non Coddati.
(B.)
CADE etCADÉ. bot. phan. Pro-
bablement de Cad. J^. ce mot. Syn.
d'Oxicèdre, Juiùpenis Oxicedrus,h.
en provençal. (c.)
C ADE-ÉLÉMICII . bot . piian. Syn .
de Ziziphus (Eiioplla à la côte de Co-
romandel. (c)
CADEJI-INDI. bot. piian. (C.
Bauhin. ) Syn. de Laurits Malaba-
tlirum, Lamk. V. Laurier. (b.)
CADELAFON. bot. phan. ( Scali-
gcr.) Variélé de Banane qui est peut-
être la même que celle que les Portu-
gais de l'Inde nomment Cadaliui. (b.)
CADELARl. bot. phan. De Ka-
delaii , nom malabare sous lequel on
désigne , dans quelques ouvrages , le
genre Achyranthe K. ce mot. (b.)
CADEL-AVANACU bot. phan. Et
non ylvanaca. Syn. de Cioton Tigliiim
à la côte de Malabar. (b.j
CADEU-POEA ET SOTULARI.
CAD
Syn. indou d'Adamboë. V. ce mot.
Adanson écrit i^Taf/e/i-Poea. (b.)
CADELIUM. BOT. PHAN. (Rumph.
Amb. 5. pi. i4o. ) Syn. de Phaseolus
Max, appelle Kadelée à Java et à lîa-
lis. F. DoEic. (b.)
CADELLE. INS. Nom sous lequel
on a désigné et on désigne encore ,
dans le midi de la France , une larve
d'Insecte Coléoptère qui se nourrit
de la substance farineuse du Blé ren-
fermé dans les greniers. Cette Larve
a d'abord été décrite par Rozier
(Cours d'Agriculture), et ensuite par
Dorthe (Mém. de la Soc. d'agricul-
ture de Paris, i^"^ trimestre, 17S7). Ce
dernier observateur a suivi ses méta-
morphoses , et nous a appris que
l'Insecte parfait était le Tenebrio mau-
rilanicus de Linné ou le Trogossite
mauritanique d'Olivier. J^. Trogos-
site. (aud.)
CADELPACHI. bot. phan. Plante
delà côte de Coromandel que Bosc croit
appartenir au genre Scorsonère, (b.)
CADENACO ou KADENAKO.
BOT. phan. Syn. indou de Sanseuiera
laniiginosa, Willd. V. Sansevière.
(B.)
* CADENELLES. bot. phan. On
appelle ainsi dans le Languedoc et
dans la Provence les fruits du Juni-
perus Oxicedrus. V. Cade. (b.)
CADIE. Cadia. bot. phan. Forskahl
nomme, ainsi vin Arbrisseau qui croît
dans l'Egypte et l'Arabie , et qui par
son port ressemble au Tamarin. C'est
le môme que Piccivoli , botaniste ita-
lien , appelait Panciatlca et dont
Desfontaines , sous le nom de Spaeii-
doncea, a fait un genre consacré à un
célèbre peintre de fleurs. Il le plaça
parmi les Légumineuses à corolle ré-
gulière et à gousse uniloculaire bi-
valve. Son calice est campanule et
quinquefide ; ses pétales égaux entre
eux , au nombi e de cinq eu général ,
plus rarement de six ou sept, se rap-
prochent en formant une cloche ré-
gulière , qui passe du blanc au rouge
et rappelle la corolle de la Mauve. Le
nombre des étamiues est double de
CAD
celui des pétales, c'est-à-dire varie de
dix à quatorze ; leurs filets, libres et
égaux , s'épaississent vers leur base.
Les feuilles sont composées de plu-
sieurs paires de folioles terminées par
une impaire, et munies de stipules
sétacées. Ses pédoncules axillaires et
solitaires portent une ou deux (leurs.
(A. D. J.)
CADITE. ÉcniN. ross. Quelques
oryctographes ont doryié ce nom à
des articulations d Encrines fossiles ,
rondes et non anguleuses. (iiAM..x.)
CADJAN ou CADJANG. bot.
PHAN. Même chose que Cajan , V.
ce mot. (b.)
CADJOE-COÉ BOT. PiiAN. (Bar-
man fils. ) Syn. de Choux delà Chine.
(B.)
CADJU. BOT. piiAN. L'un des noms
indiens de l'Acajou. V. ce mot. (b.)
GADMIE. MIN. Oxide gris de Zinc,
qui, dans le traitement de la Calami-
ne ou de tout Minerai zincifère , s'atta-
che aux parois A fourneau ; elle est
en masses concrétionnées d'un gris cen-
dré ; on l'emploie en pharmacie dans
quelques préparations anti-ophtalmi-
ques.— D'anciens minéralogistes appe-
laient Cadmie NATUBELLE OU FOSSILE
rOxide blanc d'Arsenic , l'arséniate
de Cobalt, la Calamine, etc. (dr..z.)
* CADMIUM. MIN. Métal décou-
vert en 1818, par Stromeyer , dans
divers minerais de Zinc. Il est d'un
blanc légèrement bleuâtre, éclatant ,
mou , flexible , un peu plus dur et
plus tenace quel'Étain. Sa pesanteur
spécifiqueekde 8,69 ; il se fond ayant
de rougir , et se volatilise à une tem-
pérature plus élevée ; il cristallise par
décantation en octaèdres ; il se com-
bine avec l'oxigène dans les propor-
tions de 100 à i4,o52 ; il forme avec
les Acides des sels incolores ; il s'allie
avec la plupart des autres Métaux.
(D11..Z.)
CADMOIN OL-CATMON.BOT.PHAN.
Syn. de Dillenie. V. ce mot. (b.)
CADOCS. BOT. PHAN. Double em-
ploi de Cadoques. V . ce mol. (b.)
CAD 5
* CADOLINI. BOT. rn.iN. Même
chose que Cadalini. V. ce mot. (b.)
CADOO. BOT. PiiAN. (Marsden.)
Espèce de Poivre dans l'Inde, peut-
être le Bctel. (b.)
CADUQUES. BOT. PHAN. Nom vul-
gaire des graines du Guilandina Bon-
duc aux îles de France et de Masca-
reigne, oii l'on appelle aussi Cadu-
ques NOIRES les fruits d'une Légunii-
neuse qui paraît être un Dolic , peut-
être la Plante figurée dans Rhéede ,
T. VIII, pi. 46, sous lenomde Tseiia-
Cametti-f^alli. (b.)
CADOREUX. OIS. Syn. vulgaire
àviChniàonnerei, FrlngillaCatduelis,
L. V. Gros-Bec. i'dr..z.) "
CADORIJA. BOT. PHAN. Syn.
^Hjpecoor7?,pwcumbens dans les pro-
vinces de Grenade et de Murcie eu
Espagne. (b.)
CADOUCAIE. BOT. PHAN. (Lettres
édifiantes, nouv. édit.T. iv, p. i48.)
Syn. présumé de Myrobolan. (c.)
CADRAN. OIS. Espèce du genre
Merle, figurée par Levaillant, pi. 109
de ses Oiseaux d'Afrique. V. Merle.
(DR..Z.)
CADRAN. MOLL. V. Solarium.
CADRAN ou CADRANURE. bot.
PHAN. Maladie des Arbres très-vieux,
oii les zones ligneuses du centre se
détachent les unes des autres. (b.)
CADRAN, bot crypt. L'un des
noms vulgaii'es de l'Oronge, espèce
d'Agaric. (b.)
CADUC, deciduus. bot. C'est-à-
dire 5'?// tombe. On donne ce nom aux
parties des Végétaux qui ne persistent
pas pendant le développemeotdes or-
ganes, dans la composition desquels
ces parties entraient d'abord. Le ca-
lice est caduc dans le Pavot. Les sti-
pules sont caduques dans quelques
Passlonaires. La corolle est caduque
dans les fleurs de la Vigne, etc. (b.)
CADUK-DUK.BOT. phan. On don-
ne indifiéremment à Java ce nom au
Melastonia aspera et au Melastoma
octandra. ^".Mélastome. (b.)
4 CM
CA.UUI.A ET CADUTAS. bot.
PHAN. Pour Kadula et Kadutas. p^.
ces mots. (b.)
GADUL-GAHA ou GAH.E. bot.
PHAN. Syn. de Xylocarpe. /^. ce
mot. ^ (b.J
CADUTAS. BOT. PHAN. /^. Ga-
DULA.
CADYTAS. BOT. PHAN. Pour Ka-
dutas. /^. Kadula.
CJECALYPIIE. BOT. CRYPT. F.
CfiCALYPHUlM.
C^LACH>'E. BOT. PHAN. r. COE-
LAOHNE.
CiELA-DOLO. BOT. phatk. Syn.
Jndou de Torenia as/afica, dont Adan-
soa {Fam.Plarii. T. ii, p. 209) avait
formé son genre Kœla. (b.)
* CjELESTINE. Cœlestijia. bot.
PHAN. Genre formé par H. Cassini ,
dans la tribu des Eupatoriées , fa-
mille des Corymbifères, Singénésie
Polygamie égale , L. et qui ne renfer-
me jusqu'ici qu'une espèce fort élé-
gante , qui paraît être V Eupfi.torium
cœlestinum , L., et qu'on cultive dans
les serres du Jardin des Plantes , oii
l'élégance de ses fleurs, d'un bleu su-
blime, la fait remarquer. Elle avait
déjà été figurée dans VHortus Eltha-
mensis, t. ii4, f. 109. On en trouve
un beau dessin dans le Dictionnaire
de Levrault. Les caractères du genre
sont , selon son auteur : calathide
multiflore , flosculeuse, composée de
fleurons hermaphrodites ; péricline
sub-cylindracë , irrégulièrement im-
briqué, et formé d'écaillés foliacées,
inégales, linéaires, lancéolées; le
clinanthe nu et conique; la cypsèle
pentagone, glabre et surmontée , au
lieu d aigrette , d'une petite couronne
formée par une membrane cartilagi-
neuse, continue, dont le bord est ir-
régulièrement sinué et denticulé. (b.)
C^LESTINE. MXN. F. GÉL£s-
TINE.
G^NOMYE.INS. r. COENOMIE.
G^NOPTÈRE. Cœiiopteris. bot.
CRYPT. [Fougères.) Nom donné par
iswartz au genre Daréa de Jussieu.
/''. ce mot et Aoplenie. (ad.bJ
* C^NOTHALAMES. Cœnotha-
larni. bot. cr YPT.(Z,/67ie;75.)Classe se-
conde de la famille des Lichens dans
le système d'Achar, qui renfeime
tous les Lichens dont les scutelles ou
apothécies sont formées en partie par
la fronde ou le thallus du Lichen, et
en partie par une substance particu-
lière. Cette classe se divise en trois
ordres ; les Phymatoïdes qui renfer-
ment les genres dont les apothécies
sont contenues dans une sorte de
verrue, formée parla fronde; les Dis-
coïdes dans lesquels les apothécies
sont en forme de scutelles entourées
par un rebord produit par la fronde ;
les Cephaloïdes dont les apothécies
sont en forme de têtes ou de globules
pédicellées ousessilesà l'extrémité des
rameaux, et ne sont entourés par au-
cun rebord. F'. Céphaloides, Dis-
coïdes, Phymatoïdes. (ad.b.)
* CEOMA. BOT. CRYPT, {Urédi-
nées.) Link a donnéjle nom et ensuite
celui à' Hypodermium à un genre dans
lequel il réunit les yllcidium et les
Uredo des autres auteurs, c'est-à-
dire toutes les Urédinées épiphytes à
capsule uniloculaire. Il le divise en
six sous-genres , sous les noms de
Ustilago, Uredo , Cœomunis, jEci-
dium, Perldermlum, Rœstelia; mais
nous pensons que malgré la grande
analogie qui existe entre les Uredo elles
jEcidlum^ on doit conserver ces deux
genres. On doit alors rapporter aux
Uredo les trois premiers sous-genres
de Link; nous avons déjà indiqué les
trois derniers à l'article jEcidium. V.
tous ces mots. (ad.b.)
* C^OMURUS. BOT. CRYPT. ( Uré-
dinées.) Sous-genre établi par Link
dans le genre Cœorna, et qui doit , si
on conserve la division ancienne de
ce genre en yEcidium et Uredo, faire
partie du genre Ureào; il renferme
toutes les Puccinies à une loge de
De Gandolle qui sont de vrais Uredo
à capsules pédicellées , comme cet ha-
bile botaniste l'a reconnue dans le
Supplément de la Flore française;
telles sont les Fiiccinia Trifulii. D. C ,
Puccinia Tliyteumarum, V Lredo ap-
pendiculata, Persoon , etc. Peut-
êtie devia-t-on un jour regarder ce
§ous- genre comme un genre distinct,
intermédiaire aux Uredo et aux l'uc-
cinies. V. Urldo. (ad.b.)
(LESALPINIE. Cœsalpinia,L. bot.
PHAN. Genre de la famille des Légu-
mineuses et de la Dccandiie Mono-
gynie,L., ainsi caractérisé : calice ur-
cëolé, quinquéfidcjdont le sépale infé-
rieur est plus long; corolle presque
régulière a cinq pétales, dont l'infé-
rieur est souvent plus coloré ; dix éta-
mines libres et d'une longueur à peu
I)rès égale à celle des pétales, à filets
aincux; légume oblong, comprimé,
bivalve et poly sperme , quelquefois
tronqué à son sommet, et terminé
obliquement en pointe , renfermant
denx ou six graines, ovoïdes ou
rhomboïdales. Ces caractères donnés
par Jussieu et Lamarck diffèrent
très -peu de ceux attribués par les
mêmes auteurs au genre Poinciana.
Aussi ce dernier penche-t-il beau-
coup à réunir les deux genres en
un seul , et cette opinion a été em-
brassée sans réserve par Persoon dans
son Enclùr'ulium botanicurn . En ou-
tre, ces genres sont tous les deux com-
posés de Végétaux arbores^cens , qui
habitent entie les tropiques.
Deux espèces du genre Cœsalpinie
sont fort intéressantes à connaître ,
à cause du haut degré d'utilité qu'el-
les offrent à la teinture. Ce sont les
Cœsatpiuia echinata , Lamck. et C.
Sappan, L.; le premier fournit le bois
de Brésil ou Brésillet de Fernambouc,
grand Arbre qui croît naturellement
dans l'Amérique méridionale, et que
l'on reconnaît aisément à ses rameaux
longs et divergens, couverts de feuilles
deux fois ailées, à folioles ovales et ob-
tuses. Les grappes de ses fleurs, pana-
chées de jaune et de rouge,exbalan tune
bonne od eur , produisent aussi un effet
très-agréable. Quoique son bois reçoi-
ve bien le poli, et soit par conséquent
très-propre aux ouvrages de tour et
flébénislone , on l'eniploic rarement
GiE .1
à cet usage ; mais on en fait un com-
merce considérable pour la teinture
en rouge. Cette couleur, comme tous
les autres rouges végétaux, n'a pour-
tant pas beaucoup de fixité, et il est
nécessaire de lui associer d'autres
substances tinctoriales, ou de l'aviver
par des procédés chimiques.
L'autre espèce a un bois qui se vend
dans les Indes-Orientales, oti il est in-
digène, pour les mêmes usages que le
bois de Brésil eu Europe. Il paraît
plus facile à travailler cl plus riche
en principe colorant, car il donne
une plus Délie teinte rouge au coton
et à Ta laine. Au reste, c'est nn petit
Arbre de quatre à cinq mètres de
hauteur et de vingt centimètres dans
le plus grand diamètre de son tronc ,
qui porte, ainsi que plusieurs autres
espèces , des branches couvertes de
piquans, et chargées de feuilles bi-
pinnées à folioles obliques et échan-
crées. Il ^est figuré dans Roxburg ,
(/'/. Cojomafid-. t. 16). On le connaît
dans le commerce , sous le nom de.
Bois de Sappan ou Brésillet des J/i-
(/es.Lamarckdécrit(Encycl. i.p.462 )
une espèce indigène du Malabar, qui
a des folioles aussi contractiles, lors-
qu'on les touche, que celle de la Sen-
sitive , et qu'il nomme pour cette rai-
son CŒsatpiniamimosoides. (g..n.)
C^SIE. Cœsia. bot. phan. Genre
de la famille des Asphodélées , voisin
duPhalangium.R. BrowUjquil'a éta-
bli, lui donne pour caractères: un
calice à six divisions étalées, égales ,
caduques ; six étamines dont les filets
sont glabres et latéralement rétrécis ,
les anthères insérées à ces filets par
leur base échancrée ; un ovaire à trois
loges dispermes ; un style filiforme ;
un seul stigmate; une capsule dont
les valves sont à peine sensibles, ren-
flée à son sommet en bosse ou en
massue ; des graines ventrues , pré-
sentant autour de leur ombilic ces
appendices calleux que Salisbuiy
nomme strophioles. Ce genre ren-
ferme des Plantes herbacées, ordinai-
rement annuelles, glaJMos , dont la
racine se compose de faisceaux de
6 C^
fibres assez épaisses, ou de tubercules
allongés. Leurs feuilles sont giaini-
nées. Les pédicelles solitaires ou réu-
nis plusieurs ensemble s'articulent
avec le calice, et se disposent en grap-
pes simples ou composées. Les an-
thères sont jaunes, les fleurs blanchâ-
tres ou bleues , dressées, plus rare-
ment penchées ; le calice se contourne
en spirale, après la floraison , et ne
tarde pas à tomber. Brown en décrit
cinq espèces, recueillies dans la Nou-
velle-tloUande. L'une d'elles, le C.
laterijiora, s'éloigne de ses congé-
nères par son port , son inflorescence,
ses filets un peu hispides, et sa capsule
monosperme en forme de massue.
(a.d.j.)
CiESIO. POIS. Genre formé par
Commerson , adopté par Lacépède
dans son histoire des Poissons (ï. m,
p. 8.5 et suiv.) , qui le place parmi les
Thoraciques en le rapprocliant des
Scombéroïdes. Cuvier n'a pas même
mentionné ce genre auquel Lacépède
donne pour caractère : une seule doi-
sale, point de petites nageoires au-
dessus ni au-dessous de la queue ; les
côtes de celles-ci sont relevées longi-
tudinalement en carène ; une petite
nageoire , composée de deux aiguil-
lons qu'unissent une membrane , se
voit au-devant de l'anale qui est très-
proloiigée vers la queue ; la lèvre su-
périeui-e est fort extensible ; les dents
sont si petites que le tact seul aide à
les faire distinguer, elles garnissent
les mâchoires. Deux espèces compo-
sent le genre Cœsio.
L'AzuROR , Cœsio cœruleus, beau
Poisson d'une brillante couleur de
bleu de ciel , qui se trouve aux Molu-
ques , dont la chair est fort bonne à
manger, et qu'un dessin de Commer-
son , reproduit dans Levrault, a fait
connaître, b. 7, d. 9 — 15, p. i!4, v. 6,
A. 2 — 13, 6, 17.
Le Poulain, Cœsio jEquulus, Lac.
Cerit70gesieryEquula,Cin-\e\. Sysl. Nat.
T. ïii, pais 1001. Petit Poisson décou-
vert par Forskahl dans les mers d'A-
rabie, dont une variété est décrite,
d'après le même auteur, sous le nom
CAF
de Scombre Meillet , par Bonaterre
dans les planches de Poissons de l'En-
cyclopédie par ordre de matières, (b.)
C^SIOMORE. Cœsiomoj-us. pois.
Genre fort voisin du Cœsio, ainsi que
son nom l'indique , formé par Lacé-
pède (T. III , p. 92 ) , sur deux dessins
de Commerson; de l'ordre des Tho-
raciques, et de la famille des Scombé-
roïdes. Ses caractères sont une seule
dorsale ; pas de petite nageoire en
avant de 1 anale ; des aiguillons isolés
au-devant de la dorsale. Cuvier n'a
même pas mentionné ce genre oii La-
cépède établit deux espèces , qu'il
dédie , l'une à Baillau , l'autre à
Bloch. Le genre Cœsiomore doit être
examiné de nouveau, aucun détail sur
les dents n'accompagnant ce qu'on
en a rapporté. (b.)
C^SION ou CESION. POIS. Même
chose que Cœsio. /^. ce mot. (b.)
CjESULIE. Cœsulia. bot. phan.
Corymbifères, Juss. Syngénésie Poly-
gamie égale, L. Les fleurs, sessiles et
solitaires à l'aisselle des feuilles, sont
flosculeuses ; l'involucre est composé
de trois folioles; le réceptacle, garni
de paillettes , qui enveloppent les
akènes, dépoui'vus d'aigrette; les ti-
ges sont rampantes ou grimpantes ;
les feuilles sont opposées et très-en-
tières dans une espèce observée en
Guinée, Te C. /ûf/i'cawjde Willdenow;
alternes et dentées dans une seconde,
originaire des Indes, le C. axillaris.
Roxb. Corom. tab. 93. (a.d.j.)
CAFAGINA ou KAFAGINA. bot.
PHAN. Syn. de Lychnide. (b.)
CAF AL, CAFIL et CAFEL. bot.
PHAN. (Daléchamp.); Et non Cafat ,
Cqfit ou Cafet. Syn. arabes à'^gri-
monia Ei/patona,h. K. Aigbemoine.
(B.)
CAFÉ ou CAFFÉ. bot. phan.
Graine du Caféier ou Cafîer. V. ces
mots.
Le nom de Café a été étendu à
d'autres substances végétales et à
Flusieurs Arbrisseaux divers ; ainsi
on a appelé :
Café Bâtard ou Marron , à la
CAF
Martinique, le Coffca occicfe/i/alis, L.
qui appartient aujourd'hui au gtenre
Tetramariarn. f. ce mot ;
Café de Chicorée , les racines
tle Scorsonère et de Cliicoréc qu'on
emploie beaucoup en Allemagne , en
guise de Café ordinaire ;
Café diable à Cayeune, VJrancana
guianensis d' Aublet ;
Café fii-4.nçais , dans plusieurs
Srovinces, divers fruits et graines in-
igèncs qu'on a essayé de substituer
au Café arabique dans l'oflice , tels
que le Cicer aiietimum , l'Orge , le
P'alantia yJparine , l'Hélianthe an-
nuel , le Fragon, l'Iris faux-Acore , le
Seigle ou le Hêtre.
Café marron , à Mascareigne , le
Coffea maiiritlana , Lanik. , et les
graines du Gaertneria. (b.)
CAFÉ AU LAIT. moll. Nom vul-
gaire et marchand du Cij)/œa car-
neola. V. Ciprjee. (b.)
CAFEIER ou CAFIER. Coffœa.
BOT. PIIAN. (Quelquefois écrit Ca-
feyer et CalTier. ) Ce genre intéres-
sant appaitient à la famille naturelle
des Riibiacées et à la Pentandrie Mo-
nogynie, L. et offre pour caractères gé-
néraux : des fleurs axillaires, compo-
sées d'un calice presque globuleux,
adhérent avec l'ovaiie infère , et ter-
minépar cinqdents; une corolle mono-
pétale à tube long et grêle et à limbe
presque plane , à cinq divisions
aiguës , et assez longues ; les cinq
étamines sont saillantes : le fruit est
une baie cérasiforrae, globuleuse ou
ovoïde , allongée , ombiliquée à son
sommet et renfermant deux noyaux
cartilagineux et mouospermes ; cha-
que graine est convexe du côté exter-
ne , plane du côté interne , oii elle of-
fre un sillon longitudinal profond.
Les espèces de ce genre , au nombre
dune trentaine , sont toutes des Ar-
bres ou des Arbrisseaux , portant des
feuilles entières et opposées , avec des
stipules intermédiaires, des fleurs axil-
laires ordinairement blanches. On
doit en exclure les espèces décrites
par Ruiz et Pavon , dans la Flore du
Chili et du Péiou , et qui , ayant les
CAF 7
fleurs disposées en corymbes termi-
naux, se rapprochent beaucoup plus
du genre déjà si nombreux des ¥sy-
chotrics. Toutes les véritables espèces
de Caféier sont originaires des con-
trées chaudes , soit du nouveau , soit
de l'ancien continent. Il en est une
entre elles qui , par son importance
dans le commerce l'économie do-
mestique et poHtique , mérite que
nous entrions dans quelques détails
sur ses caractères et sur son histoire.
Le Caféier d'Arabie , Coffea ara-
bica, L. est un Arbrisseau qui croît
en Arabie, particulièrement dans
la province d'Yémen, sur les bords de
la mer Rouge et aux envii'ons de la
ville de Moka. Son tronc , qui est cy-
lindrique , s'élève à une hauteur de
quinze à vingt pieds et se divise en.
branches opposées , un peu noueuses
et grisâtres ; ses feuilles, qui forment
en tout temps une verdure agréable ,
sont opposées, presque sessiles , ova-
les, lancéolées, acmninées, très-entiè-
res, un peu onduleuses sur les bords,
d'un vert un peu foncé et luisantes à
leur face svipérieure , entièrement
glabres; les deux stipules sont lan-
céolées entières et glabres ; les fleurs
sont groupées à l'aisselle des feuilles
supérieures ; elles sont presque sessi-
les ) blanches , et répandent une odeur
extrêmement suave, que l'on compare
à celle du Jasmin d'Espagne. Il leur
succède des baies ou uueulaires céra-
siformes , charnus , d'abord verts ,
puis rouges , et devenant enfin pres-
que noirs à l'époque de leur matu-
rité. Leur sommet est maïqué par
un petit ombilic ; la pulpe est glai-
reuse et jaunâtre : les deux noyaux
sont niiuces , cartilagineux , formés
par l'endocarpe ou paroi interne du
péricarpe et non par une arille , ainsi
que plusieurs auteurs l'ont avancé.
Les graines , qui sont convexes du
côté extérieur , planes et marquées
d'un sillon longitudinal du côté in-
terne , ont une consistance dure et
cartilagineuse.
Au rapport de Raynal , le Caféier
est primitivement originaire de la
Hautc-Ethîopic , ou il était cultivé
& GAF
de temps immémorial , lorsque les
Arabes le transportèrent dans leur
pays à une époque qui est loin d'être
déterminée avec précision. C'est par-
ticulièrement sur les bords de la mer
Rouge, dans la province dYémcin et
surtout aux envuons de la ville de
Moka que les plantations de Caféier
ont le mieux prospéré; et encore au-
jourd'hui le Café le plus estimé est
celui que le commerce nous apporte
de ces contrées. Pendant long-temps
l'usage du Café n'a été cormu que des
f)eupTe5 de l'Orient. Les habitans dé
a Perse, de l'Arabie , de Constanti-
nople en préparaient une boisson
qui était pour eux un régal exquis ,
et l'on voyait, dans les quartiers po-
puleux d'Ispalian et de Conslantino-
ple , des lieux publics oii l'on se réu-
nissait pour boire du Café. Ce ne fut
guère que vers l'année 1669 que l'on
commença à Paris à connaître l'usage
du Café. Vers celte époque , Soliman
Aga, qui résidait à Paris en qualité
d'agent diplomatique, fit goûter de
cette liqueur à quelques personnes ,
qui bientôt en répandirent l'usage
dans les classes élevées de la société.
Le peuple , imitateur servile des usa-
ges des grands , ne tarda pas à pren-
dre du goût pour le Café , et bientôt
les Parisiens rivalisèrent d'enthou-
siasme avec les Orientaux pour cette
boisson. Des établissemens , sembla-
bles à ceux de Constantinople et de
la Perse , ne tardèrent point à s'éta-
blir à Paris ; on leur donna le nom de
cafés. Leur nombre, d'aboid peu con-
sidérable, s'augmenta ensuite d'une
manière graduelle.
Les graines du Café devinrent alors
une branche importante de comme) ce,
à cause delà grande consommation qui
s'en faisait en Europe. On désira con-
naître et se procui er l'Arbre qui pro-
duisait des fruits si délicieux. Le Hol-
landais Van Horn en acheta quelques
pieds à Moka et les transporta à Bata-
via, en 1690. Ils réussirentassez bien.
Il en envoya un pied à Amsterdam ,
vers l'année 1710. Cet individu, placé
dans les serres du Jardin de Botani-
que , se couvrit bientôt de fleurs et de
GAF
fruits , dont les graines servirent à le
multiplier. Un de ces pieds fut, vers
celte époque, envoyé à Louis XIV,
et réussit parfaitement dans les séries
du Jardin des Plantes de Paris ,
cil l'on ne tarda point à le multiplier.
Le gouvernement français conçut
alors le grand projet de naturaliser
le Caféier dans ses colonies des Indes-
Occidentales, et cîe cesser ainsi d'être
tributaire de l'étranger pour cette
denrée devenue si importante dans la
balance du commerce. Trois jeunes
pieds furent expédiés pour la Marti-^
nique, et confiés aux soins du capi-
taine Duclieux. Deux de ces individus
ne purent résister à l'intempérie et
surtout à la sécheresse «les vents
pendant la traversée qui fut longue
et périlleuse, et le troisième ne dut sa
conservation qu'aux privations que
ie capitaine s'imposa , en partageant
sa ration d'eau avec le jeune Caféier,
qui arriva sain et sauf ;". sa destina-
tion. Le climat de la Martinique fut
tellement favorable au jeune Ar-
brisseau, qu'en peu d'années il devint
fort vigoureux , se chargea de fleurs
et de IVuits et s'y multiplia d'une
manière prodigieuse.
Telle fut la source première des
plantations immenses de Caféiers qui,
depuis cette époque , couvrent la plu-
part des Antilles et font la branche
f)rincipale du commerce de ces îles
ointaines. Peu de temps après , le
Caféier fut également introduit à la
Guianne française et aux îles de
FranceetdeMascareigne,oii il se na-
turalisa avec une égale facilité. Les
Français reconnurent bientôt la sa-
gesse et l'importance de la mesure
adoptée par le gouvernement. Peu
à peu le Café recueilli dans les An-
tilles remplaça celui d'Orient , et au-
jourd'hui presque tout celui qui se
consomme en Europe provient de
Plants naturalisés dans les diverses
contrées du globe. Cependant ou doit
avouer que l'espèce la plus recher-
chée , la plus suave et la plus chère
est encore celle que l'on tire des en-
virons de Moka.
On distingue dans le commerce
F
CAF
plusieurs sortes on variétés de Caié,
surtout d'après les pays où il est ré-
colté. Les principales sont : i" le Cajé
Moi a , que l'on tire de l'Arabie Heu-
reuse. Son grain est petit, générale-
ment arrondi, parce qu'une des deux
graines renfermées ilans la cerise
avorte. C'est la sorte la plus chère,
la plus estimée ; elle réunit à la fois
une saveur exquise et un arôme dé-
licieux ; 2° le Café de Cayenne, en-
core peu répandu dans le commerce
ou il est fort estimé. C'est, à cequ'd
paraît , une des meilleures ; 5" le Café
Bourbon. On appelle ain.>^i celui qu on
récolte dans les îles de France et de
Mascareigne. Son grain est gros, jau-
nâtre, et son arôme est fort développé;
c'est surtout dans le quartier qu on
appelle le Bois de INèûe que se récolte
la meilleure qualité , qui ne le cède en
rien au Café de Moka, et que l'on ap-
récierait autant, s'il n'était reçu en
rance de déprécier les richesses qui
lui sont propres ; 4" le Café Martini-
que , dont le grain est moyen et d'une
teinte verdàtre, est surtout amer et
astringent; en sorte que le mélange
du Café Bourbon et du Café Marti-
nique , torréfiés séparément et 4 des
degrés difFérens, forme une boisson
des plus délicieuses.
Avant de parler de la culture du
Caféier et de la récolle de ses fruits ,
ajoutons quelques mots sur ses usa-
ges. Le hasard révéla , dit-on , les
propriétés du Café. Les Arabes re-
marquèrent que les Chèvi'es qui brou-
taient ces fiuits étaient plus vives et
plus entreprenantes. Le moUachCha-
dely fut , suivant quelques-uns , le
premier Arabe qui en fit usage ,
afin de se tenir éveillé pendant ses
firières nocturnes. Ses derviches vou-
urent imiter son exemple, et le leur
entraîna bientôt ceux même qui n'a-
vaient pas besoin de se tenir éveillés.
L'infusion de Café , convenable-
ment torréfié , est une liqueur ex-
quise qui stimule tous les organes de
l'économie animale. Elle a tous les
avantages des liqueurs splritueuses ,
par la stimulation vive et instantanée
qu'elle détermine; mais elle n'est ja-
CAF 9
mais suivie des mêmes accidens ,
c'est-à-dire des vertiges et de l'i-
vresse. Prise chaude , elle fait naître
dans l'estomac une sensation de bien-
être , qui ne tarde pas à réagir sur
tout l'organisme. Le système mus-
culaire et surtout le cerveau en re-
çoivent une influence particulière.
De-là la force, l'agilité , dont se sent
Eénétré celui qui a fait usage de cette
oisson. Les facultés sensitives et in-
tellectuelles sont plus vives , plus
exal técs; l'imagination est plus riante,
la pensée plus rapide , l'élocution
plus facile ; en un mot tous les tr.'t-
vaux de l'esprit sont plus prompts et
plus parfaits. Aussi est-ce à juste
titre que l'on a nommé le Café une
boisson intellectuelle.
Nous ne parlerons point ici de
l'emploi du Café dans la thérapeuti-
que. L'action tonique et stimulan-
te qu'il possède , les changemens
qu'il détermine dans l'économie ani-
male , rendent assez bien raison de
ses bons effets dans certains cas de
fièvre ou d'autres maladies compli-
quées d'un étal de faiblesse et de
prostration. On l'a employé tantôt
après l'avoir torréfié et en eu prépa-
lant une infusion très-chargée, à la-
3uelle on ajoute quelquefois le jus
'un citron; tantôt à l'état de cru-
dité. Le docteur Grindel en a fait
usage dans ce dernier état et le con-
sidère comme un médicament essen-
tiellement tonique et fébrifuge , que
l'on peut opposer avec avantage à
lécorce du Pérou. Ce médecin l'ad-
ministrait , soit en poudre à la dose
d'un scrupule , répétée plusieurs fois
dans la journée, soit en faisant bouil-
lir une once de ces graines dans dix-
huit onces d'eau, jusqu'à réduction
des deux tiers. Mais dans tous les cas ,
on ne peut espérer retirer quelque fr ni t
du Café administré comme médica-
ment , que chez les individus qui
n'en font point habituellement usage.
Les graines du Caféier ont été ana-
lysées par plusieurs chimistes. Cadet
de Gassicourt a trouvé , dans ces
graines non torréfiées , un principe
aromatique particulier , une huile es-
lo CAF
sentielle concrète , du mucilage qui
résulte probablement de l'action de
l'eau chaude sur la fécule , une ma-
tière extraclive colorante, de la Ré-
sine , une très-petite quantité d'Al-
bumine , et enfin un Acide que Cadet
de Gassicourt et la plupart des chi-
mistes modernes regardent comine de
l'Acide gallique, tandis que le doc-
teur Griudel le considère comme de
l'Acide quinique, et Payssé comme
un Acide particulier qu'il nomme
Acide cafique. La Caféine , que Ro-
biqueta retirée du Café, est un piin-
cipe immédiat nouveau, cristallisable.
Lorsqu'il n'a point été torréfié , le
Café est dur, corné , d'une odeur et
d'une saveur herbacées , qui n'ont
rien d'agréable. C'est la torréfaction
qui y développe l'aiome délicieux ,
qui donne à son infusion tant de
suavité. L'action du feu y occasione
des changemens très-notables dans
sa nature chimique. Elle y développe
le tannin et une huile empyreuma-
tique aromatique à laquelle il doit son
action éminemment stimulante.
La culture du Caféier a dû être ,
pour nos colonies américaines, l'objet
de soins et de recherches multipliées.
Aussi ne manquons-nous point de
documens à cet égard. Nous signale-
rons ici en peu de mots les règles
principales de cette culture , exposée
avec beaucoup de détails dans les
traités d'agriculture et en particulier
de l'agriculture coloniale.
Les lieux qui conviennent le mieux
aux plantations de Caféiers sont en
général les terrains substantiels des
mornes qui sont médiocrement arro-
sés par les eaux de la pluie. Elles
réussissent très-bien sur le penchant
des collines un peu ombragées , pour-
vu qu'on ne les élève point à une
trop grande hauteur,- autrement le
froid , l'intempérie et surtout les va-
riations trop subites de l'atmosphère
nuiraient infailliblement à la végéta-
tion du Caféier. On a remarqué que
les limites moyennes de la chaleur la
plus favorable à ce genre de planta-
tions, variaient de dix à vingt-cinq de-
grés du thermomètre de Iléauinur.
CAF
Avec une température plus élevée , la
croissance du bois est trop rapide,
les sujets ont une apparence magnifi-
que , une vigueur très -grande , mais
ils donnent peu.de fruits. Il en est de
même dans les expositions dont la
température descend souvent au-des-
sous de dix degrés ; la végétation en
est faible , languissante et la récolte
peu productive. La circonstance la plus
avantageuse pour former des planta-
tions de Caféier est celle où l'on abat
et défriche une portion de bois , dont
le fond est substantiel et profond. Les
terrains vierges sont singulièrement
pi'opres à cette culture, et dédomma-
gent amplement le colon des frais que
nécessite une pareille entreprise. Le
choix du terrain étant fait , et ce ter-
rain convenablement préparé par des
labours profonds, ondoitchoisu- pour
semences les grains les plus forts , les
mieux nourris et qui proviennent des
espères ou variétés reconnues les
meilleures et les plus productives. Ces
graines germent communément un
mois ou six semaines après avoir été
confiées à la terre. Ce n'est guère
qu'une année ou même quinze mois
après, que les jeunes plans sont assez
forts pour pouvoir être plantés avec
avantage. Il faut alors pratiquer des
trous carrés , espacés d'environ dix à
douze pieds et disposés en quinconce.
On enlève avec soin chaque pied
des jeunes plans avec sa motte , et oa
le place dans le trou que l'on a établi.
Ce n'est guère que trois ou quatre
années après avoir été plantés, queles
Cafeiei's commencent à donner du
fruit. A cette époque, on est dans
l'habitude d'arrêter la croissance ver-
ticale des Caféiers en retranchant leur
tête. C'est ordinairement lorsque ces
Arbrisseaux ont acquis une hauteur
de cinq à six pieds, qu'on leur fait
subir l'opération de l'étêtement. Ce
procédé a pour usage de faciliter la
récolte des fruits , en tenant les su-
jets à une hauteur convenable, et
d'augmenter le nombre des rameaux
fructifères , en arrêtant l'accroisse-
ment du bourgeon central , qui ab-
sorbe une grande quantité de sève-.
CAF
Bory de Sainl-Yincent a donne , dans
Son Voyage aux quatre îles des mers
d'Afrique, des détails intéressans sur
les cafcteries de l'île de Mascareigne.
Nous y renverrons, pour qu'on puisse
i'ugerdu degré d'utilité que peut avoir
'introduction de l'Arbre à pain pour
l'abritage , à la place des Mimeuscs
qui d'ordinaire y sont employées. Le
niêirie auteur a indiqué les raisons qui
avaient , durant les premières années
de ce siècle, fait descendre dans le com-
merce le Café de nos colonies , à l'est
du cap de Bonne-Espérance, au des-
sous de sa réputation.
Les Caféiers fleurissent ordinaire-
ment deux fois l'année, au printemps
et enautomiMi. Mais il n'y a en quel-
que sorte aucune interruption entre
ces deux époques, en sorte qu'en
tout temps ces Arbrisseaux élégans
sont ornés de fleurs odorantes et
chargées de fruits. Ceux-ci, qu'on
nomme Cerises, sont ordinairement
mûrs environ quatre mois après la
floraison. Ils doivent être recueillis
avec soin à mesure de leur maturité,
sans endommager ceux qui les avoi-
sinent , et qui ne sont pas encoie par-
venus à leur parfaite maturité.
Il existe plusieurs procédés pour
dépouiller les graines de Café de leur
enveloppe charnue; car ce n'est jamais
qu'api es leur avoir fait subir cette
opération , qu'elles sont livrées au
commerce. Tantôt on les expose par
lits à l'action du soleil, en ayantsoin de
les remuer assez fréquemment. Tantôt
on les laisse macérer pendant un jour
ou deux dans l'eau avant de les ex-
poser aux rayons du soleil ; ce Café
porte alors le nom de Café trempé. Il
est d'une couleur grisâtre et peu esti-
mé. Un troisième procédé consiste à
écraser les cerises et à les faire trem-
per pour en détacher la pulpe. Enfin
la dernière méthode , qui est à la fois
la meilleure, la plus usitée et celle qui
donne la qualité la plus estimée , se
pratique en faisant passer les cerises
Iraîches à un moulin nommé grage ,
à enlever toute la pulpe , en sorte
que les graines restent revêtues seu-
lement de leur endocarpe que
GAG 11
l'on appelle vulgairement jt;o/c/ie/w/«.
Cette sorte , la plus estimée , est con-
nue dans le commerce sous le nom de
Café gragé. (a. r.)
CAFE LALE. bot. piian. Nom
turc d'une vaiiélé de Tulipe. (b.)
CAFETERIE. bot. piian. On
appelle ainsi dans les colonies les
plantations de Caféier, y. ce mot. (c.)
^ CAFFERVISCH. rois. (Ruysch),
C'est-à-dire Poisson Caffre. Deux es-
pèces de Scares indéterminés des Mo-
luques. (b.)
CAFFIERetCAFIER. bot. piian.
V. Caféier. (b.)
CAFFRE. ois. Syn. du Ventou-
rin, Falco viilturinus. L. Levail. Oi-
seaux d'Afrique , pi. 6. /^'.Gypaète.
(DR..Z.)
* CAFURA ET CANFORA. bot.
PHAN. Syn. italiens de Laurus Cam-
p/iora,lj. f^.lj\vv.ii.^. (b.)
CAFUVO. bot. PHAN. Syn. de
Dioscorea bulbifera à Célcbes. (b.)
CAGAO. OIS. Syn. du Calao des
Philippines , Buceros hicornis , L.
dans 1 Inde. f^. Calao. (dr..z.)
CAGAREL , CAGARELLE et
CA.KAREL. POIS. (Rondelet.) Vieux
noms vulgaires de la Mendole à Mar-
seille. On nomme également ce Pois-
son Cackerel, JT. Spare. (b.)
CAGARELLE. bot. PHAN. L'un
des noms languedociens du Mercuriu'
lis annua. V. Mercuriale. (b.)
CAGARINHAS. bot. phan. Syn-
portugaisde Scolyme. /^. ce mot. (b.)
CAGAROL. mole. C'est , selon
Bosc, l'un des noms vulgaires des
Sabots qui sont nacrés en dedans, (b.)
CAGE. OIS. Syn. de l'Oie hybride.
Anasliy brida, Gmel. V. Canard.
*CAGNAN. ois. Espèce du genre
Turnix , Hemipodius nigricollis ,
Temm. P'. Turnix. (dr..z.)
*CAGNOLU. POIS. (Belon.) Syn.
àeM.av\ea\\. Sqiialus Zigœna, L. (b.)
CAGNOT. zooL. Mot gascon qui
signifie un jeune Chien , et donne sur
1 2 CAIl
les côtes inëi'idionales de la Frariceaux
Squales Glauque et Milandre appelés
aujsi petits Chiens-de-Mer. (b.)
CAGNUELO ET CEGNUELINO.
MAM. Diminutifs du nom italien que
porte le Chien, et quidësignentdans
cette langue le Bichon. (b.)
CAGOSANGA. bot. phan. (Cho-
niel.) Syn, portugais d'Ipëcacuanha
au Brésil. (b.)
GAGOUARÉ. MAM. r. Caaigo-
VAKÉ. (B.)
CAGUI. jfAM. Qui se prononce
Çagui , nom donné par les Brasiliens à
diverses espèces de Singes , et qui
peut être la racine du mot Saki. (b.)
CAHA. BOT. PHAN. Syn. de Curcu-
ma à Ceylan. (b.)
CAHADE, JIHADE et GIADE.
BOT. PHAN. (Daléchamp.) Syn. arabes
de Teucrium Poliiim, L. /^.German
CRÉE. (b.)
CAHOANEou CAHOUANE.
REPT. CHEL. Vieux noms qui dési-
gnaient des Tortues de mer, et parti-
culièrement le Caret. (b.)
*CAHODINÉES. bot. crypt. Pour
peu qu'on ail touché des rochers long-
temps niQuillës , les pierres polies qui
forment le pavé ou le pourtour de
certaines fontaines fermées, et la sur-
face de divers corps solides inondés
ou exposés à l'humidité, ^ a dû y
reconnaître la présence d'une muco-
sité particulière , qui ne se manifeste
qu'au tact, dont la transparence empê-
che d'apprécier la forme et la nature ,
et dans laquelle le microscope n'aide à
distinguer aucune organisation. Elle
ressemble à une couche d'Albumine
étendue avec le pinceau. Cetenduit est
ce qui rend souvent si glissantes les da-
les sur lesquelles coulent les conduits
d'ea u , et les pierres plates qu'on trouve
quelquefois dans les rivières. Cette sub-
stance s'exfolie en séchant, et devient,
à la lin , visible par la manière dont
elle se colore, soit eu vert, soit par une
teinte de rouille souvent très-foncée.
On' dirait une création provisoire qui
se forme comme pour attendre une
organisation , et qui en reçoit de dif-
CAH
férenies selon la nature descorpuscules
qui la pénètrent ou qui s'y dévelop-
pent. On dirait encore l'originededeux
existences bien distinctes , l'une cer-
tainement animale , l'autre purement
végétale. C'est de cette sorte de créa-
tion rudiraentaire dont nous forme-
rons le genre Chaos, f^. ce mot, genre
duquel nous n'oserions assigner la
place dans la nature, mais que nous
signalerons à l'attention des natura-
listes. Il deviendra le type de la fa-
mille naturelle dont nous propose-
rons l'établissement sous le nom de
Chaodinées.
Les genres que nous établirons
dans celte tainille , passant du simple
au composé , s'éloigneront considé-
rablement les uns des autres à me-
sure que leur organisation se compli-
quera , et plusieurs d'entre eux,
comparés immédiatement ensemble
pourraient paraître au premier coup-
d'œil forcément ou arbitrairement
rappiochés. Mais, si l'on compare
ces genres dans l'ordre de filiation
oii nous les avons subordonnés les
uns aux autres, on verra bientôt que,
du plus simple au plus composé , on
ne saurait trouver une coupure brus-
que , et que du Batrachosperme, si
avancé dans l'échelle végétale , mais
dont toutes les parties sont renfer-
mées dans une mucosité inorga-
nisée , jusqu'au genre Chaos , il
existe des nuances qui permettent à
peine d'établir les limites de grou-
pes tranchés. C'est donc cette muco-
sité comme albumineuse , qui forme
le caractère de la famille dont il est
question. C'est dans l'épaisseur de
celte mucosité que nous allons trou-
ver les premiers corpuscules organi-
ques , et ces corpuscules , d'abord iso-,
lés, simples et spnériques, se groupant,
s'agglomérant ou s'enchaînantles uns
aux autres, pioduiront bientôt, sous
nos yeux, seize genres assez naturels,
tous reconnaissables au tact, de telle
sorte que nul autre signe n'est néces-
saire pour distinguer une Cliaodiuée
de tout autre Végétal. Cette mucosité
est très-analogue à celle dont se levê-
tent les- Spongodium , diverses Fu-
CAH
içdcées, des Alcyons, oii des Gorgo-
niëes ; nous répétons qu'elle mérite
la plus séiieubC attention des natu-
ralislfs.
Nous diviserons notre nouvelle fa-
mille en trois ordres :
I Les CHAODINÉES PROPREMENT
DITES, les plus simples de toutes les
existences végétales ; consistant en
une couche muqueuse que ne limite
ou ne contient aucune membrane , et
que remplissent sans ordre, en nom-
bre plus ou moins considérable , des
corpuscules de formes diverses.
Les genres appartenant à cette di-
vision sont :
I. Chaos , Chaos, N. Corpuscules
internes disséminés, sphériques , en-
tièrement isolés ou solitaires, épars
dans un mucus amorphe étendu.
II.HÉTÉROCARP£Li.E,/re/e/oca/iDe/-
/a,]N .Corpuscules internes, indifférem-
ment simples, composés ouaggrégés,
et formant dans 1 intérieur du mu-
cus amorphe qu'ils colorent des
groupes de figures diverses.
III. Helierei-le , Helierella.
Corpuscules internes cunéiformes ,
composés, se groupant dans l'épais-
.seur du mucus par leur côté aminci,
etfigurant comme des faisceaux diver-
gens. Ce genre établit un passage aux
Bacillariées par les Navicules et les
Styllaires.
Le genre Potarcus de Rafinesque
pouvait bien appartenir à cette sec-
tion des Cliaodiuées. /^. Potarcus.
Les Chaodinées proprement dites
offrent une grande singularité. Quel-
quefois le mucus qui sert de base , ou
comme de matrice , aux corpuscules
intérieurs , lorsqu'il trouve dans des
eaux abondantes les conditions les
plus favorables à son développement ,
s'allonge , s'épaissit , et finit par for-
mer des masses de quelques pouces
d'étendue qui ne tardent pas à flotter
ou bien à s 'accrocher aux Plantes aqua-
tiques. D'abord ces masses ressemblent
à du frai de Poissons , et se ternissant ,
elles ne tardent pas à se colorer en vert
à mesure que des corpuscules végétaux
intérieurs s'y forment. Mais souvent
elles prennent une couleur laiteuse
C.Ui j5
ou ferrugineuse , et , si on les examine
dans Qet état au microscope, on en
trouve la totalité pénétrée de Navicu-
les , de Lunulines , et même les Styl-
laiies qui s'y pressent quelquefois au
point de ne pouvoir plus s'y balancer.
Alors ces Animalcules deviennent
inertes. S'y développent-ils? y ac-
courent-ils? y empechcnt-ils le dé-
veloppement des corpuscules verts?
Le mucus qu'ils remplissent est-il
pour eux comme cette substance
albumineuse dans laquelle sont con-
tenus les œufs de tant d'Animaux
aquatiques ? Nous ne pouvons en-
core résoudre ces questions. — A
la surface des rochers humides où le
mucus constitutif des Chaodinées
apparaît à l'aide de quelque suin-
tement, la même chose anive en plus
petit , et si l'on voit ce mucus prendre
une couleur de rouille souvent très-
foncée , en l'examinant même à l'aide
d'une lentille de deux lignes, on le
verra pénétré de Navicules rousses
qui finissent par le rendre épais ,
opaque, et si tenace que, pour peu
qu'il survienne un dessèchement, il
s'écaille , et tombe par plaques sou-
vent de plusieurs pouces d'étendue ,
et d'une ligne d'épaisseur. Nous
avons observé ce phénomène en plu-
sieurs endroits, particulièrement sur
les parois des Cryptes de Maestricht
et de Kannes , et l'on peut voir , dans
la description que nous avons donnée
de ces lieux ( Voyage soutei-rain, p.
270 et suivantes, et Ann. gén. des
Sciences phys. . T. i , p. 270), quel-
ques détails à ce sujet.
C'estce mucus constitutif des Chao-
dinées considérablement développé ,
flottant eu masses , qu'arrêtaient des
Plantes aquatiques , et pénétrées de
Lunulines oit de Styllaires que Lyng-
bye a pris pour une Plante distincte ,
confondant ainsi sous le nom à'Ec/ii-
Jiella olivacea (tab. 70) une substance
végétale , et de véritables Animaux
qui s'y étaient nichés. Ce savant algo-
logue danois est tombé dans l'erreur
où serait l'homme qui prendrait pour
un être unique le bois d'un vaisseau
rempli des tarets qui l'eussent percé ,
i4 CAH
et pour une espèce déroche distincte,
la pierre remplie de Pholades.
La presque totalité des Chaodinées
replongées dans l'eau , même après
une longue dessiccation dans l'Her-
bier, s'en pénètre, se ramollit,
se gonfle, et paraît renaître à la
vie. Ij3l vie n'y recommence ce-
pendant pas , ce n'est qu'une appa-
rence. Mais ces échantillons que l'hu-
midité semble ranimer , se conser-
vent sans se dégrader un temps assez
considérable dans le liquide oii on les
a plongés. Nous avons ainsi laissé dans
plusieurs vases desNostocs, desBatra-
cliospermes ou des Cluzelles, et ces
Plantes ne se sont désorganisées qu'à la
longue. Dans rétatnaturel,lades'sicca-
tion ne les eût cependant pas tuées , et
c'est à cette faculté de suspension dans
la vie , qui ne se conserve qu'à moitié
dans la dessiccation artificielle , qu'on
doit attribuer l'apparition presque su-
bite des Nostocs dans nos allées de
jardins ou sur certaines pelouses , et
celle des Draparnaldes dans plu-
sieurs cours deau qui n'étant pas
•permanens , se dessèchent ou arro-
sent tour à tour les campagnes selon
les saisons.
ff TREMELLAiRES.Icile mucus, s'ar-
rondissant en masses globuleuses, ou
s'allongeant en expansions plus ou
moins divisées, semble se niodifier dans
une forme plusarrètce. Des corpuscules
toujours semblables les uns aux autres
en pénètrent l'étendue , s'y disposent
en lilamens, et lors même qu'ils sont
épars, ils semblent déjà tendre vers
un ordre sériai, pour arriver, par leur
emboutement, à la composition de l'a-
nieaux qui sont très-distincts dans les
derniers genres de la section des Tre-
mellaires.
IV. Palmelle , Palmella, N. Pal-
mellœ Spec, Lyngb. Mucus en masses
arrondies, non sinueuses, pénétrées
et colorées par des globules homogè-
nes absolument isolés , ou tendant à
s'organiser de manière à former des
glomerules oLi ces globules sont dis-
posés de quatre en quatre , ou comme
de petites courbes. (Passageaux Ulves.)
y. Cluzei.le, CUizellay IN. Pal-
CAH
mellœ spec, Lyngb. Mucus en expan-
sions plus ou moins divisées et ra-
meuses , pénétrées de globules qui
paraissent eux-mêmes des aggloméra-
tions , et qui semblent chercher à se
coordonner dans une disposition sé-
riale. ( Passage aux Arthrodiées et aux
genres plus composés de la famille des
Ghaodinées. )
VI. NosToc, Nosloc , Vaucher,
Tremellœ spec. , L. Mucus en masses
globuleuses ou sinueuses dans les-
quelles les corpuscules se sont déjà
disposés en séries comme filamenteu-
ses et articulées. ( Passage aux Lichens
par les Collema qui ne sont que des
Nostocs portant des scutelles.)
VII- CHiETOPiioRE , Chœtophoiu ,
Agardh. Mucus en globules dans les-
quels se distinguent des filamens di-
vergens , rameux, où la matière co-
lorante est disposée intérieurement en
globules dont la disposition rappelle
celle d'un collier de perles. (Passage
aux Coafervées. )
VIII. LiNCKiA , L'uickla , Lyngbye.
Mucus en globules dans lesquels se dé-
veloppentdes filamens simples, diver-
gens, ciliaires, dans l'intérieur des-
quels une matière colorante ne forme
point des globules , mais comme des
taches carrées ou confuses.
IX. Gaillardotelle , Gaillardo-
tella , N. Linckiœ spec. Lyngb. Mu-
cus eu globules dans lesquels se
développent des filamens simples ,
divergens , munis d'une sorte de bulbe
ou appendice globuleux à sa base.
X. Glavatelle , Clavatella , N.
Mucus en globules dans lesquels se
développent des filamens divergens ,
dichotomes, visiblement articulés par
sections transverses , et dont l'extré-
mité se renfle en massue par l'effet du
développement des gemmes. (Passage
aux Gonfervées par les Lyngbyelles
et les Sphacelaires. )
XI. Mesoglcje , Mesogloja, Agardh.
Mucusen masses allongées , rameuses,
du centre à la circonférence desquelles,
quand ce n'est pas daus leur lon-
gueur, se développent des filamens
articulés par sections transverses, sub-
dichotomes ou rameux à leur extré-
CAH
mile, qui produisentdes gemmes ana-
logues à celles du genre Ceramium.
( Passage aux Ceramiaires. )
fff DiPiiYsrs. Dans cette section,
le mucus qui forme d'abord des mas-
ses globuleuses ou étendues , abso-
lument semblables à celles oli il per-
sévère dans les genres précédens, s'al-
longe bientôt pour ne constituer qu'un
enduit sur les rameaux qui se déve-
loppant, en divergeant dans son in-
térieur, acquièrent une physionomie
confervoïde très-déliée. On dir?itqu'il
y a ici complication de Plantes ou
deux existences; celle des filamens
f)rincipaux , et celle des ramules dont
es prolongemens ciliformes semblent
sécréter le mucus ; ramules d'une
forme très-dillérentedes filamens prin-
cipaux ou rachis qu'ils revêtent. On
est ici déjà bien éloigné du genre
Chaos, dont nous sommes partis eu
passant par des degrés de complica-
tions insensibles.
XII. Batraciiosperme , Batiachos-
perma , N. Rachis filamenteux investis
de lauiules cilifcres , transparentes ,
muqueuses ; ces ramules sont articu-
lées par étranglement ; des entre-
nœuds sphériques ou ovoïdes leur
donnent absolument l'aspect des sé-
ries filamenteuses de globules qu'on
voit dans l'intérieur dos Nostocs. On
doit observer que ce n'est pas la dis-
position par verlicilles , ou en duvet
continu , qui caractérise les Batra-
chospennes ; mais la forme ovoïde
des articles par étranglement , et non
par sections transversales de leurs la-
mules. La fructification des Batra-
chospermes, que nous avons eu le
bonheur de saisir et de pouvoir
bien observer, se compose de glo-
niérules formés par beaucoup de
corpuscules obronds et pressés , assez
semblables à ceux qu'on découvre
dans notre genre Botrytelle.
Xril . Draparnaldie , Vraparnal-
dia, N. Rachis filamenteux très-dis-
tinctement articulés par sections trans-
verses ; rameux , produisant des hou-
pes ou des faisceaux de ramules cili-
lères muqueuses , articulées , comme
les filamensj par sections transverses.
CAH i5
XIV.Cladostepiie, Cladostephus.
Agardh. Ilacfiis filamenteux articulés
par sections transverscs autour des-
quelles se réunissent, en verticilles,
des ramules simples ou divisées, égale-
ment articulées par sections qui don-
nent aux entre-nœuds une forme plus
ou moins approchant du carré.
XV. ÏHORÉE , T/iorea,lS. Rachis fi-
lamenteux, obscurément articulés,
revêtus de ramules simples qui en cou-
vrent toutes les parties, et sont arti-
culées par sections transverses comme
dans le genre précédent.
Xyi. Lemane , Lemanea, N. Ra-
chis filamenteux articulés par sections
transverses, que ne paraissent pas sé-
parer de dissépimens , et ren fiés vers
les articulations; intérieurement rem-
pli de séries filamenteuses compo-
sées de globules, et qu'on pourrait
comparer à celles d'un Nostoc em-
prisonné dans une enveloppe cornée.
On dirait des Batrachospermes re-
tournées. (Passage aux Fucacécs , fa-
mille à laquelle appartiendra peut-être
ce genre quand sa fructification sera
connue.) (b.)
* CxAHOS. Chaos, bot. crypt.
{Chaodinées.) Type de la famille des
Chaodinées. T^.cc mot. Genre le plus
siuiple et le plus obscur de la bota-
nique, composé d'espèces amorphes,
à peine organisées, répandues comme
un enduit à la surface des corps
pénétrés dhumidité, et que leur mu-
cosité rend plus sensibles au tact qu'à
la vue. Des Animalcules de la famille
des Bacillariées y lemplacent quel-
quefois ces corpuscules sphériques
sans mouvement et verts , que nous
regardons comme la molécule orga-
nique de l'existence végétale. Nous
connaissons une douzaine d'espèces
de ce genre, qui ne sont peut-être
que de simples modifications d'une
existence d'essai. La plus commune
est celle qui colore en vert, souvent de
la plus belle teinte, les pierres des vil-
les, d'oii sont sorties des transsudations
humides , transsudations oii les cor-
puscules colorans du genre Chaos se
sont développés en plus ou moins
grande quantité, selon leur épaisseur,
36 CAH
leur étendue et leur permanence. On
la retrouve sur la terre, dans l'eau, et
probablement c'est encore elle qui ,
en couches épaissies, venant à se des-
sécher et demeurant pulvérulente ,
a été décrite sous le nom de Byssus bo-
tryoides et de Lepra botryoides par
les botanistes. Ces globules sphéri-
ques et verts , dont l'espèce qui nous
occupe est un amas , varient en dia-
mètre , et les plus gros paraissent
avec une lentille de demi-ligne de
foyer du volume de l'un des globu-
les du sang. Nous appellerons cette es-
pèce Chaos primoidialis. — Nous cite-
rons encore le Chaos bituminosa , N. ,
dont la couleur brunâtre ou noire , et
la consistance visqueuse rappellent l'i-
dée de l'Asphalte sortant dfes rocheis.
Cette espèce croît sur les parois des
entrées de grottes ou de carrières
creusées dans la pierre calcaire ; c'est
celle que nous avOns trouvée si abon-
damment à Kanne. Ses globules, plus
petits que ceux de l'espèce précéden-
te , sont d'un brun verdâtre. — Le
Chaos sanguinaiius abonde dans les
grandes villes , au bas des murs hu-
mides ) parmi les tapis d' Oscillaria
urbica , N., ou sur la terre et les pavés
pénétrés d'humidité. On dirait sou-
vent des taches de sang répandues
sur le sol et à demi- caillées. Les
globules, dans cette espèce, sont plus
petits que ceux du sang , de la même
couleur, mais dépourvus de globule
intérieur. Les Palme/la adnata, alpi-
cola et hyallna de Lyngbye rentrent
dans ce genre, et peut-être tous les
Lepra. (b.)
CAHOUARou KEWER. bot.
PHAN. Espèce peu connue et indéter-
minée de Savonnier, qui croît au Sé-
négal. (B.)
CAHUA ET CAHUE. bot. phan.
Vieux noms du Café dans le Levant.
(B.)
CAHUHAU. POIS. Nom donné par
les pêcheurs de côtes du département
de la Seine -Inférieure aux individus
mâles du Cliipea fallax . V. CiiUPE.(E.)
GAHUITAHU. ois. (Lacondami-
CAl
ne.) Syn. du Kamichi , Pfl/a/rtcrfe«
cornuta,\j., dans l'Amérique ^méri-
dionale. ^. Kamichi. (UK..Z.)
CAL MAM. Qu'on prononce Sat.
R^acine américaine du nom qu'on a
donné à un Sapajou. V. ce mot.
(A. D..NS.)
CAIAMAl. bot. phan. (Oviédo.)
Syn. de Caryotaurens. L. V. Caryo-
ta. (b.)
CAIATA ET CAIA-TIA bot. phan.
Même chose que Caa-cica. V. ce
mot. (b.)
* CAIBAT-SIAMBU. bot. phan.
(Rhéede. Malab. T. iv. t. 16. ) Espèce
d'Eugenia. (b.)
CAICA. OIS. Syn. de Perruche à
tète noire , Fsittacus pileatus , L.
BufF. pi enl. 744. , Levaill. , Hist. des
Perr. ,pl. i33. /^.Perroquet. (dr..z.)
CAIDA. Pour Kaida. bot. phan.
F". Kaida.
CAIDBEJA. bot phan. (Forskahl.)
Syn. de Forskahlea. V. ce mot. (b.)
CAIEU. bot. phan. V. Oignon.
CATGUA. bot. phan. ( Feuillée ,
Pérou, part, i , pi. 4i. ) Syn. de Mo-
mordicapedata. /^.Momordique. (b.)
CAIHUA. bot. phan. Nom de pays
ànDianthera nodifiora {Flov. Péruv.)
(B.)
CAILLE. Cotumix. ois. Espèce
fort connue du genre Perdrix, dont le
nom a été étendu à l'une des sections
de ce genre. F'. Perdrix. (b.)
* CAILLE AQUATIQUE ou
d'EAU. ois. F'. AcoLiN.
CAILLE DU BEN GALE. OIS.
Syn. de la Brève de Ceylan, Coivus
brachyurus ,\j. /^. Brève. (db..z.)
CAILLEBOT. bot. phan. L'un des
noms vulgaires de l'Obier, yiburnum
Opulus, L. f^. Viorne. (b.)
CAILLELAIT. bot. phan. Nom
vulgaire qui répond au Gallum des
botanistes. /^. Gaillet. (b.)
GAILLETEAU et CAILLETON.
ois La jeune Caille. (b.)
CAI
CAILLETOT. rois. Nom vulgaire
du jeune Turbot en Normandie. T'.
PX-EUnONECT£, (b)
CAILLETTE, mam. V. Estomac.
CAILLETTE, ois. Syn. vulgaire
de 1 Oiseau de tempête, Procellaria
]>elagica,h. y.Vi.tn^i.. (dr..z.)
CAILLEU-TASSART ou SAVAL-
LE. rois. Syn. de Clupea Trissa, L.
Espèce du genre Clupanodon de La-
cépcde. (B j
CAILLI. BOT. PHAN. L'un des
noms vulgaires du Cresson, Sysim-
bnum Nasturtium, L. dans quelques
cantons de Normandie. (b.)
CAILLOT. zooL. Partie du sang
composée de la fibrine et de la ma-
tière colorante qui se forme par la
coagulation. Bory de Saint- Vincent y
trouve , par des observations micros-
copiques très- délicates , une sorte
d'organisation analogue à celle de
certaines membranes. (a.d..ns.)
CAILLOU. GÉOL. Silex commun ,
translucide , à pâte grossière , dont la "
cassure terne et quelquefois terreuse
n'est jamais cireuse , qui ne peut
prendre un poli brillant , et n'est par
conséquent pas employé comme bi-
joux ou oiTiemens. /^. Sii,ex.
Bien que les minéralogistes appli-
quent spécialement le nom de Caillou
aux pierres siliceuses, on comprend
cependant assez ordinairement sous
la dénomination de Cailloux mit lés
les fragmens arrondis et usés par le
frottement, de toute espèce de Pierre
dure qui se rencontrent libres ou a-
grégés dans les terrains meubles et de
transports anciens, comme dans le lit
des cours d'eau actuels et sur les bords
de la mer. Ainsi il y a pour les géo-
logues des Cailloux roulés de Granit
de Quartz , de Calcaire, etc. Les
Cailloux roulés , réunis par un Ci-
ment, forment les Poudingues. F", ce
mot. Afin de donner une acception
plus rigoureuse aux noms, nous ré-
sei-verons celui de Caillou pour les
Silex , et nous appellerons Galets ,
d une manière générale, les fragmens
roulés de toute espèce de Pierre et
TOME III.
CAI ,7
c'est à ce mot que nous renvoyons
leur bislo.rc géologique. K. aussi
IDEOLOGIE, lERRAiNs, et Roches.
Ce mot de Caillou désigne vulgai-
rement , avec quelque épuhète, des
tragmens de substances diverses •
ainsi l'on nomme : '
Caii,lou i'ERRUGîNEUx,£'«ert>l7ese/
des Allemands, le Quartz rubigineux
de Haiiy. °
Caillou de Rennes, une sorte de
Pierre jaspoïde qui se trouve en frag-
mens isolés dans quelques rivières c?e
la Bretagne , particulièrement aux
environs de Rennes; elle a été rangée
dans la classe des Poudingues , quoi-
que les noyaux, aiTondis et réunis
par une pâte de même nature qui les
compose, ne paraissent pas avoir été
roulés. V. Poudingue.
Caillou d'Angleterre , une es-
pèce de Poudingue. P^. ce mot.
Caillou d'Alençon ou Diam\ns
d Alençon , des masses de Cristaux
de Quartz qui remplissent des cavités
dans le Granit des environs de la
ville de ce nom.
Cailloux DE Bristol et du Rhin
des fragmens de Quartz roulés. '
Cailloux d'Egypte , des fragmens
arrondis ou plutôt orbiculaires d'une
espèce de Jaspe qui se rencontrenten
Egypte au milieu des sables j ces
Cailloux sont formés de couches con-
centriques de couleurs brune et jau-
ne brillantes, qui figurent, lorsqu'on
les casse, des zones rubanécs d'un bel
effet. Selon Cordier, les Cailloux d'E-
gypte auraient fait partie d'une brè-
che qui, en se décomposant,les a lais-
sés libres.
Cailloux francs , nom donné par
les ouvriers dans les départemcns de
l'Yonne et du Cher à celles des cou-
ches de Silex pyromaque qui peuvent
être employées à la fabrication des
Pierres à fusil. (c. p.)
* caïman, rept. opii. Nom donné
aux Crocodiles par les Nègres de Gui-
née et par les voyageurs, dans fous
les lieux oii ils ont rencontré de ces
Animaux , de quelque espèce qu'ils
fussent. Le Caïman des colons de
-.8 CM
Saint-Domingue n'est pas , comme on
]e sent bien , celui des habitans de
l'Afrique ou de l'Inde. Cuvier a res-
treint le nom de Caïmans aux Croco-
diles dfe son sous-genre Alligator. V.
Crocodile. (b.)
ÇAIMIRI etCAYMIRI. MAM.
Même chose que Saïmiri. V. ce mot.
(A. D..KS.)
* CAIMITE. BOT. PHAN. Fruit du
Chrysophyllum Caïnito, L. V- Chry-
SOPHYLI.E. (B.)
CAIMITIER. BOT. PHAN. Nom vul-
gaire donné par les Créoles à l'Arbre
nommé par les botanistes Chryso-
phyllum. V. Chrysophyxle. (b.)
CAI-NGAT. EOT. PHAN. Nom co-
chin chinois du genre formé par Lou-
reiro sous le nom d'Hexanthus. V.
ce mot, (^O
CAlNITO. BOT. PHAN. Par corrup-
tion de Caimite. Nom devenu spéci-
fique d'une espèce de Chrysophylle.
T^. cemot. Adanson écrit Kainito. (b.)
CAINO , TURCHESA et TUR-
CHINA. MIN. Noms italiens de la
Turquoise. \}s\:c.)
CAIOT. OIS. Espèce du genre Hé-
ron , division des Crabiers , Ardea
Squaiotta , Lath. J^. Héron. (dr..z.)
CAIOUS. BOT. PHAN. L'un des
noms vulgaires de la Noix d'Acajou ,
qui est la graine du Cassuvium pomi-
/e/ttm , Lamk. ^. Acajou. (b.)
CAIPA-SCHORA. bot. phan
(Rhéede, Hoit.Mal. tom. 8, pi. 5.)
Variété pi^riforme de Cucurbitacée
de la côte de Malabar dont on mange
le fruit. (B.)
* CAIPHA. ois. C'est-à-dire Poule
du ciel , dans le langage des Siamois.
Gallinacéepeu connue, de la grosseur
du Dindon; émaillée de diverses cou-
leurs avec la queue disposée comme
celle du Coq. (" /
CAIPON. BOT. PHAN. ^. Bois DE
Caïpon.
*GAI-QUONG ou CAY-QUONG.
i!OT. PHAN. Syn. cochincbinois d'//-
ralia chinensis, selon Louveiro. (?..)
CAJ
CAIRA ou C AIR AN. bot. phan.
&yn. à'ixota parviflora à la côte de
Q)romandel. \^)
CAIRE. BOT. PHAN. Écorce filan-
dreuse du Cocos , dont on fabrique
dans llndedes cordages et des étoffes
grossières. T^. Cocotier. (b-)
CAIRIN ET CHAUM. bot. phan.
Nom de l'Ail sur la côte de Barbarie.
(B.)
CAIROLI ou KAIROLI. bot.
PHAN. Même chose que Gacuvalli. V-
ce mot. \^-'
CAIRTEAL. BOT. phan. Syn. de
Mentha aivensis au pays de Galles.
V. Menthe. (b-)
* CAISSOTI. POIS. (Risso.) Espèce
nouvelle de Spare de la mer de Nice,
r-^ppartenant au sous-genre Pagre, (b.)
CAITAIA. MAM. Qu'on prononce
Saitaia. (Marcgraf.) Syn. de Saimiri
et non d'Ouistiti. (a.d.. ns.)
CAITON ET ZAITON. bot. phan.
(Daléchamp.)Noms arabes de l'Oli-
vier d'oii viennent évidemment les
mots' Aceytune, espagnol , elJzeilona ,
portugais, qui signifient l'un et l'au-
tre Olive. (b)
CAITU. bot. phan. r. Marotti.
CAJ AN. Cajanus. bot. phan. Une
Plante légumineuse, voisine des^ Do-
lic et du Haricot, et dont la graine
sert à la nourriture de l'Homme et
des Animaux , est cultivée sous le
nom de Cajan , dans les Indes-Onen-
tales ; en Afrique, sous celui à'Jmbre-
i-ade , et dans nos colonies d'Améri-
que , sous celui de Pois d'Angole.
Réunie à tort aux Cytises par Linné ,
elle est devenue , pour les botanistes
plus récens , le type d'un genre nou-
veau , auquel ils ont conservé le pre-
mier de ces noms , et qu'ils ont carac-
térisé de la manière suivante : calice
campanule , à cinq divisions inégales ,
l'inférieure plus longue que les au-
tres ; étendard grand, présentant sur
les côtés de sa base deux petites cal-
losités ; carène dressée ; étamines dia-
delphes ; gousse allongée, présentant
une suite de renflemens qui répon-
CAJ
tient aux graines scparées par des
cloisons transversales membraneuses;
deux feuilles sëmiuales opposées , dif-
férentes des vrais cotylédons , qui
sont épaiset restent enfouis. Les feuil-
les sont tcrnées, les fleurs disposées en
grappes axillaires et munies de brac-
tées. Au Cj/is us Cajan , L. , qui a été
considéré quelque temps comme la
seule espèce de ce genre , Jacquin en
a ajouté une dont les caractères lui
paraissent assez tranchés pour former
plus qu'une Variétë , et il l'a figurée
tab. 1 i9 du Jardin de Vienne sous le
nom de Cytisus pseudo-Cajan. Enfin
Du Petit-Thouars pense qu'on doit y
rapporter une espèce du genre Duli-
c/ios , le D. Scarabœoides , L. , dont
le nom est dû à la forme de la graine
petite et noire qui rappelle celle d'un
Scarabée. (a. d.j.)
* CAJAROD ET CARNAROU , ou
LIANE A MALINGRES. BOT. PHAN.
(Vaillant, in Herb.) Syn. de Convol-
vulusumhellatus. r^. Cahiarou. (h.)
CAJATIA. BOT. PHAN. (Pison.)
Plante brasilienne , prise à tort par
Brown , dans son Histoire de la Ja-
maïque, pour le Caa-Gica {V. ce mot)
dcRumph, espèce d'Euphorbe man-
geable qui croît dans l'Inde. (b.)
CAJENNEAM. et GAJONI. bot.
PHAN. (Rhéede. Hort. Mal. t. lo.
pi. 6i.) Syn. A'Eclipta prostrata à la
côte de Malabar. (b.)
CAJEPUT. BOT. PHAN. Huile très-
volatile , dune couleur verdâtre, et
d'une odeur pénétrante, qui tient du
Camphre et de la Térébenthine. On
l'obtient par distillation des feuilles du
MelaleucaLeucadenclruni, et non par
incision de son bois, comme on l'avait
d'abord pensé. Outre les propriétés
médicinales qu'on lui attribue, et qui
sont amplementdétaillées dans la Ma-
tière médicale de Murray, elle en a
une très-précieuse aux yeux des na-
turalistes. Nulle substance ne garan-
tit mieux les Insectes conservés dans
les collections, de la deslruclion et des
attaques des larves deDermestes, Quel-
ques gouttes d huile deCijeput, pla-
CAJ 19
cécs dans des boîtes oii étaient des
Papillons , ont sufli pour préserver
ceux-ci de toute atteinte durant plu-
sieurs années. (b.)
• CAJOE-TOCA ET TOLA. bOt.
PHAN. Plante de l'Inde, imparfaite-
nientobservée,quidoitêtreunCissus,
si elle n'est pas un Aquilicia, et qui
est peut-être la même que le Caju-
Tola. V. ce mot. (b.)
CAJONI. BOT. PHAN. r. CaJEN-
NEAM.
CAJOPOLIN. MAM. Même chose
que CayopoUin. F", ce mot. (B.)
CAJOU ET CAJOUS. BOT. PHAN.
Chez les Portugais, même chose que
Caious. f^. ce raotetC\JU. (b.)
CAJU, CAZOU ET CAZE. bot.
PHAN. Ces noms , dit Du Petit-
Thouars, signifient dans la langue
malaise également les Arbres en gé-
néral et le bois qu'on en retiie ; ils
se retrouventdansla langue de Mada-
gascar, oii, par l'habitude qu'on a de
changer les intonations gutturales en
aspirations, on prononce plus sou-
vent Hazou et Haze. On dit aussi
quelquefois Cacazou. Ces mois, avec
une épithète, seiA^eut à désigner un
grand nombre d'Arbres du pays de
la même manière que nous nous ser-
vons dans l'usage commun des mots
Arbres et Bois. Les Noirs, transportés
dans nos colonies, y ont porté avec
eux ces mots qui forment la racine de
plusieurs noms vulgaires des Végétaux
qu'on y trouve. Ainsi l'on appelle:
Caju-Adjaran , à Java , le Bigno-
niaspathacea. V. Caju-Cuda.
Caju-Ager, chez les Malais l'^i/a-
lia chinensis.
Caju-Api-Api, dans l'Inde, l'es-
pèce d'y^t^zce««m désignée à Madagas-
car sous le nom d'Afe, et dont le Bois
brvile si lentement qu'on s'en sert
pour conserver et transporter du feu.
Caju-Arang-Utan. Même chose
que Caju-Itam. V. ce mot.
Caju-Areng (Rumph. Àmb. t. 3
51.. 1-3.) Diverses espèces de Bois
'Ebène qui appartiennent au genre
Diospjros. r. Plaqueminier.
2(» CAJ
CAJU-BAnjEDAN , OU AreIIE DES
Râpes , Aibov radulifem (Rumph.
Amb. t. 3. pi. 129.) Un Arbre impar-
faitement connu, ayant des feuilles
pinnées avec impaire , et le fruit à
cinq loges dont la surface est telle-
ment hérissée qu'on s'en sert pour
râper les racines tendres et nourri-
cières. Son bois nourrit la larve man-
geable d'un Insecte que l'on a com-
parée auVers palmiste. 7^. ce mot.
Caju-Bawang, le même Arbre que
nous avons déjà mentionné sous le
nom de Bawang.
Gaju-Belo, même cliose que Bois
de Pieux. V. ce mot.
Caju-Besaar , le Morus indicachez
les Macassars. p^. Mûrier.
Caja-Bessi , c'est-à - dire Bois de
fer chez les Malais {3Ietrosi(Ieros am-
boliiensis. Rumph. ylmb. t. 3. pi. 10.)
Un Arbre de la famille des Légumi-
neuses, dont le Bois est fort dur, et
que Loureiro regarde comme son Ba-
ryxyium. V. ce mot.
Caju-Boba (Rumph. Amb. t. 5.
pi. io5.) Un grand Arbre imparfaite-
ment connu, dont les feuilles sont
lancéolées - ovales , les fruils réunis
en grappes terminales, peu garnies ,
renfermant une amande d'un goût
très-amer, employé en décoction com-
me topique.
CA.iv-QA.i.ovfXY^Arborspiculantm,
Rumph. Amb. t. 3. pi. 106.) Un Ar-
bre d'Amboine qui paraît êtie le Ter-
miiialla mauritiana. V. Terminalia.
CAJu-CA]vrBiNG(Rumph. Amb. t. 2.
p. i39.)Un Arbre des Moluques dont
i" fleur n'a pas été observée, et que la
mollesse de son bois blanc ne suffit
pas pour faire reconnaître.
CA3u-CAUTEKKA,à Java, \Aviceii-
nia tomentosa.
Caju-Casturi , c'est-à-dire iSo/sf/fï
Muzc. (Rumph. Amb. t. 2. p. 4i.) Un
Ai'bre à peu près inconnu du Pegu ,
dont la rapure répandue sur des char-
bons ardens donne une odeur mus-
quée, fort agréable.
Caju-Cuda, chez les Malais, le
Bigiiunia spathacea, et dans l'île de
Bali , VExcœcaria Agallocha.
Caju-Cuning , c'esl-à-dire Arbre
CAJ
(le Nuit (VLum^\\. Amb. t. 3. pi. 54.)
Un grand Arbre indéterminé, dont le
feuillage est si épais que le jour pé-
nètre rarement jusqu'à son tronc, ce
qui lui a valu le nom par lequel on le
désigne. Son fruit est de la grosseur
d'un œuf de Canard; ayant sa chair
blanche et molle comme celle d'une
pomme et d'une saveur moins agréa-
ble que son parfum.
Caju-Cutana , syn. d'Anasser. T^.
ce mot.
Caju-Galedupa (Rumph. Amb.
t. 2. pi. i3.) Même chose que Gale-
dupa. F", ce mot.
Caju-Gorita, même chose que
Caju-Sussu. P^. ce mot.
Gaju-Hollanda (Rumph. Amb.
t. 3. pi. 56.) Le Querciis molucca, L.
que Du Petit-Thouars croit être un
Laurier voisin de celui qu'on appelle
Bois-Canelle à l'Ile-de-France.
Caiu-Iati (Rumph. Ajnb. t. 3. pi.
18), le Tectona grandis ou Bois de
Tek.
Caju-Itam {Arbor nigra, Rumph.
Amb. t. 5. pi. 4-5.) Un Arbre qui pa-
raît appartenir au genre Uvaria.
Caju-Japan, à Java, le Poinciana
alata, L.
Caju Jawa, chez les Macassars,
X'AEschynomene grandijlora .
Caju-Ketan, même chose que Me-
laleuca.
CAJU-LANGiT(^/-èo/- cœli, Rumph.
Am,b. t. 3. pi. i32.) /lylantho des na-
bltans d'Amboine, dont Uesfontaines
a emprunté le nom d'Aylanthus pour
l'imposer au genre dans lequel il a
fait entrer le Caju-Langit qu'on avait,
jusqu'à lui, pris pour un Rhus. T''.
Aylanthe.
Caju-Lapia [Lignum muscomm,
Rumph. Amb. t. 5. pi. i5o.) Un Ar-
bre qu'il est impossible de déter-
miner.
Caju-Lingoo [Liingoum, Rumph.
Amb. t. 2. pi. 70.) Syn. de Pterocar-
pus indicus, Willd.
Caju -Lobé {Ârbor fitcum major,
Rumph. Amb. t. 5. pi. 49.) Proba-
blement l'espèce à'Erylhroxylum,
qu'on nomme Bois de Pvonde ou d'A-
ronde aux ïles-de-France et de Mas-
CAJ
careigne,et dont le Bois résineiuc qui
brûle aisément sert à faire des flam-
beaux.
Caju-Maria. Syn. de Calophylle.
Caju-Mas. V. Andjuri.
Caju-Matta-Buta. Syn. èi'Excœ-
caria.
Caju-Mera {Arhor ruhra, Rumpli.
Amb. t. 3. pi. 47-48.) Trois Arbres
dont le bois est rouge, et qui parais-
sent appartenir au genre Eugenia.
Caju-Moni ou Cay-Moni, chez les
Malais, le Murraya qui est le Come-
micum japonense de Kumph.
Caju-Nasi, chez les Malais, un
Arbrisseau qui croît jusqu'en Cochin-
chine, oiiLoureiroen a laitson genre
Darius. F", ce mot.
Caju-Pacaca ou PAi.ACCA(Runiph.
Amh. t. r>. pi. 125.) L'un des plus
grands Arbres des Indes que les IMa-
lais regardent comme le roi des forêts,
mais qu'il est impossible de détermi-
ner par ce qu'on en a dit.
Gaju-Puti , c'est-à-dire Bois blanc.
L'Arbre qui produit la résine de Ga-
jeput. P". ce mot, et qui est le Mêla-
leucaLeucadendnim .
Caju-Radja {Arbor régis, Rumph.
Amb. t. 2. pi. 84) chez les Malais ;
il paraît que c'est l'^e/yzararf/a sonora,
malgré les doutes élevés à l'égard de
l'identité. Le Cassia Fistula est aussi
désigné quelquefois par le nom de
Caja radja.
Gaju-Rapa ou Rapat. F". Râpa
ou Rapat.
Caju- SALOWAcno , c'est-à-dire
Bois de Bouclier (C/jpeana, Rumph.
Amb. t. 3. pi. 3.) Syn. à' Adenani/tera
falcata. V. Adènantiiere.
Caju - Sanga {Arbor vernicis ,
Rumph. Amb. t. 2. pi. 86.) Cet Ar-
bre qu'il est impossible de déterminer
est regardé comme un Terminalia par
La mardi.
Caju-Sa^vo. Syn. de Mimusops
Kauki , WiUd.
Caju-Sommot, même chose que
Caju-Radja. f^. ce mot.
Caju-Sonti. J^. Cossir.
Caju-Sossu pour Caju-Sussu. V.
ce mot.
CAR 21
Caju-Soul AMOK , syn . de Soulamea
de Lamarck. F". Soulamée.
Caju - Sussu , [Arbor lactaria ,
Rumph. Amb. t. 2. pi. 8i.) Syn. de
Cerbera Maiighas.
Caju-Tijamm.\ra (Rumph. Amh.
t. 3. pi. .67-58.) Deux espèces de Ca-
suarines.
Caju-Tola , à Java , un Arbuste
qui paraît appartenir au genreCissus,
et qui n'est certainement pas le Su-
reau du Canada , ainsi que 1 avait sup-
posé fort légèrement Burmann lils.
Caju-Ular [Lignum colubrinumy
Rumph. Amb. t. a. pi. 38.) Un Ar-
bre de l'Inde que Linné regardait
comme le Strychnos colubrina, et de
Jussicu, comme le Strychnos pota-
torum. Ses racines ont la forme de
Couleuvres. (b.)
CAKALIA. BOT. PHAN. (Diosco-
rlde.) Probablement le Cacalia alpina,
L. Nom adopté par Linné, avec un lé-
ger changement d'orthographe , pour
le genre auquel appartient cette
Plante F. Cacalie. (b.)
CAKAREL. POIS. V. Cagarel.
CAKATO ET CAKATOU. ois. r.
Cacatoua.
CAKATOCA ET CAKATOCHA.
ois. Même chose que Kakatoès. F.
ce mot. (b.)
CAKATOON ET CAKOTOIE. ois.
Même chose que Kakatoès. J^. ce
mot. (b.)
CARENAN. BOT. phan. Syn. de
CUtoria tematea sur la côte de Coro-
mandel. (b.)
CAKETAN. BOT. phan. Espèce in-
déterminée de Liseron à la côte de
Coromandel. (b.)
CAKILE. BOT. PHAN. Genre de la
famille des Crucifèi-es et de la Tétra-
dynamie siliculeuse, L. Linné avait
fondu ce genre, établi par Tournefort,
dans celui des Bunias, quoiqu'il y eût
entre les organes tant principaux
qu'accessoires de ces Plantes des dif-
férences assez frappantes. Scopoli ,
dans la Flore de Gamiole , rétablit le
genre de Tournefort , et son exemple
aa GAK
fut imité par Desfontaiues , Willdo-
now , Lamarck , De Candollc ,
Brown et la plupart des botanistes
modernes. Enfin De CandoUe , par
l'examen de la graine de Cakile , a
fixé les caractères propres à ce genre,
el dans sa nouvelle distribution des
Crucifères, l'a placé fort loin des es-
pèces dont on avait fait ses congénères .
Il en fait le type de sa sixième tribu
qu'il nomme Cakilinées{V . ce mol) ou
Pleurorhizées lomentacées. Au reste ,
voici les caractères essentiels du genre
Cakile : Un calice dressé, à deux bosses
à sa base; des pétales dontle limbe est
oboval; une silicule lomentacée, com-
primée, dont l'articulation inférieure
a la forme d'un cône tronqué , ren-
"ersé , à deux dents, et la supérieure
«st ensiforme, couronnée par le stig-
mate sessile. Chaque loge ne lenferme
qu'une seule graine, qui a ses cotylé-
dons linéaires, acconibans. On ne
connaît que trois espèces de Cakile ;
la plus remarquable est abondante
dans les sables maritimes de toute
l'Europe, tant de l'Océan que de la
Méditerranée et de la mer Noire. C'est
le Cakile mantlrna {Bunias Cakile ,
L.) Plante charnue, à feuilles pinna-
tifides, et dont les grappes de fleurs
blanches ou rougeâtres sont opposées
aux feuilles. (g..n.)
* CAKILINÉES. BOT. phan. Sous
ce nom, De Candolle a désigné sa
sixième tribu de la famille des Cruci-
rères, à laquelle il assigne les carac-
tères suivans : Une silicule ou une si-
lique, partagée en deux ou plusieurs
articulations , à une ou deux loges ,
dont les valves sont irrégulières, con-
caves et la cloison étroite. Les graines
sont comprimées et sans appendices;
elles ont des cotylédons planes et ac-
combans , c'est-à-dire penchés sur la
radicule, de manière que celle-ci soit
couchée le long de leur fissure. Ce
double caractère du fruit et des coty-
lédons a fait encore appeler cette
tribu par De Candolle Pleurorhizées
lomentacées. Elle se compose de qua-
tre geni'es {Cakile, Rapistrum, Cor-
djlocarpus el Chorispoia), qui par la
CAL
structure de leur péricarpe se rap-
prochent des Anchoniées et des Ra-
f)hauées, mais en diffèrent essentiel-
ement par leurs graines comprimées
et la position de leurs cotylédons.
(A. R.)
CALAB, COLT, CULT et KULB.
BOT. PHAN. (Daléchamp.) Noms ara-
bes du Grémil. F", ce mot. (b.)
CALABA. BOT. PHAN. Nom de pays
adopté par Plumier et par quelques
botanistes modernes pour désigner le
genre Calophylle. V. ce mot. Adan-
son écrit Kalaba. (b.)
CALABASSA. bot. phan. Syn. es-
pagnol etportugaisdeCourgeetdontle
mot Calebasse est une traduction. (B.)
CALABASSEN. bot. phan. Même
chose chez les Hollandais de l'Inde
que Caipa-Schora. W, ce mot. (b.)
CALABOTIS. bot. phan. Pour
Kalabotis. F"- ce mot.
CALABRIA. ois. (Adanson.) Syn.
de Grèbe huppé, Colymbus cristatus,
L. en Espagne. V. Grèbe. (dr..z.)
CALABRINA. bot. crypt. ( Do-
doens. ) Vieux nom du Blechnum
boréale , Swartz. 1^. Blechne et Lo-
MARXA. (b.)
CALABRONE. ins. Syn. de Bour-
don chez les Italiens. (b.)
CALABURE. bot. phan. Nom de
pays donné par des botanistes fran-
çaisaugenreiJftt/z/iî^m. /^'.cemot. iB.)
CALAC. BOT. phan. Nom de pays
donné par quelques botanistes fran-
çais au genre Carissa. V. ce mol. (b.)
CALADENIE. Caladenia. bot.
phan. Genre de la famille des Orchi-
dées établi par R. Brow^n , qui le ca-
ractérise ainsi : calice extérieurement
glanduleux et dont les divisions for-
ment deux lèvres , la supérieure à
peu près plane; labellum onguiculé,
en capuchon , découpé en trais lobes
ou rétréci à son sommet , présentant
sur son limbe des rangées de petites
glandes ; gynostème membraneux et
dilaté ; anthères terminales , persis-
tantes ; ses loges sont i"approcnées et
CAL
conlieunent chacune deux masses
poUiniqucs , comprimées , à deini-bi-
lobées, pulvérulentes. Ce genre ren-
ferme de belles Plantes herbacées,
chargées de poils glanduleux , entre-
mêlés avec des poils simples j leur
bulbe est indivise; leur hampe porte,
près de la racine , une feuille unique,
souvent linéaire , renfermée dans une
gaine à sa base, et une bractée outre
celles qui accompagnent chacune des
fleurs. Celles-ci , au nombre d'une à
quatre , sont inodores et de couleurs-
variées ; l'anthère est très -souvent
mucronée. Brow^n distribue quinze
espèces , toutes recueillies dans la-
Nouvelle-Hollande, en deuxsections.
La première comprend celles dans
lesquelles lii lèvre inférieure du calice
est formée par quatre divisions à peu
Srès égales , et celles-là , au uoniore
e treize , constituent véritablement
le genre. La seconde section , qui
pourrait peut-être servir à en établir-
un distinct sous le nom de Leptoceras,
ne renferme que deux espèces dans
lesquelles on rencontre la lèvre infé-
rieure bipartie , et les divisions inté-
rieures ascendantes , allongées , ré-
trécies. (a. d.j.)
CAL AD ION. Caladlum. bot.
PUAN. Ventenat a établi ce genre avec
quelques espèces exotiques qu'il a
retirées du genre Gouet , Arum , et
qui s'en distinguent par les caractères
suivans : leur spathe est monophylle,
roulée en cornet, un peu renflée à sa
base ; les fleurs sont monoïques , dé-
pourvues d'écaillés , lecouvrant en
totalité le spadice ; les fleurs femelles
occupent la partie inférieure, tandis
que les mâles recouvrent toute la par-
tie supérieure. Dans les fleurs mâles ,
qui se composent d'une seule étarai-
ne , l'anthère est presque sessile,
tronquée à son sommet; dans les fleurs
femelles, le stigmate est sessile; le fruit
est une baie, renfermant plusieurs
graines.
Les espèces de ce genre, au nombre
d'environ une vmgtaine , sont en gé-
néral des Plantes souvent herbacées
et parasites. Leurs feuilles sont quel-
CAL a>
quefois entières , d'autres fois quin-
quépartites.
La seule espèce qu'on cultive dans
les jardins , est le Caladium bicolor
de Ventenat [Jard. de Cets. t. 3o),
Plante vivace , originaire du Brésil.
ses feuilles sont radicales, sagittées,
d'un beau rouge , bordées de vert.'
Elle flevu'il eu juin et juillet.
Le genre Culcasia, établi par Beau-
vois dans sa Flore d'Ovs'are et de
Bénin, doit être réuni à ce genre.
(A.R.)
CALiEIATOUE. bot. crypt. Syn.
de Foljpodium-crenatum de Swartz ,
chez les Caraïbes. ^ (b.)
CALAF ou CHALAF. bot. phan.;
( Prosper Alpin. ) Syn. de Salix yE-
gyptiac a, ¥oi)ik. qiiiest probablement
un Eleagnus , et des fleurs odorantes
duquel on obtient, par la distillation,
une eau employée en médecine sous
le nom de Macahalaf. (b.)
CALAFUR et CARAFUL. bot..
PHAN. Syn. persans, arabes et turcs
de Giroflier. F", ce mot. (b.)
GALAGANSA. bot. phan. Syn.
malais de Cléome. F', ce mot. (b.)
CALAGERI. BOT. phan. Syn. in-
dou de Cojiyza anlhelmentica. V.
CONYZE. (b.)
aALAGlNONE oxi CALOGNONE.
MOLL. (Rondelet.) Vieux nom vul-
gaire sur les côtes de la Méditerranée
de V Archa Noce, L. F. Abche. (b.)
CAL AGUALA ou CALAGUELA.
BOT. CRYPT. Plante qu'on présume
être une Fougère, et même VAs-
puliuju coriaceum de Sw^artz ; elle
croît au Pérou- oii Ton fait usage de
sa racme comme sudorifique. (b.)
CALAI -TCHERI. bot. phan.
(Tournefort.) Syn. de Guilandina
Bonduc, à la côtedeCoromandel. (b.)
CALAK. OIS. Syn. du Corbeau,
Co/vus Cornix, L. en Perse. P'. Cor-
beau. (DR..Z.)
CALALOU. BOT. PHAN. C'est la
Morelle, Solanum nigntm, L. pj épu-
rée à Saint-Domingue, à la r .« ir
34 CAL
des Brèdcs , V. ce mot , et à laquelle
on ajoute ,pour lui donner une cer-
taine viscosité , le Gombo , fruit de
VHiblscus esculentus. P^. Ketmie. —
On emploie quelquefois les Amaran-
thus albus et viridis , dans le Ca-
lalou,à la place delà Morelle./^.AM A-
RANTHE. (B.)
GALAMAG. bot. phan. Syn. de
Haricot à Madagascar. L'on appelle •
Calamac proprement dit , le
PAaseolus lunatus.
Calamac Be, c'est-à-dire /)e///, un
Dolic indéterminé , dont les graines
ne sont guère plus giosses qu'une
Lentille.
Galamac Helic, ce qui veut éga-
lement dire itetit, le Dolichos scara-
Lœides , L. qui appartient , selon Du
Petit-Thouars , au genre Cajan. /^.
ce mot. (b.)
GALAMAGROSTIS. bot. phan.
Pxolh , dans sa Flora germanica , a
établi , après Adauson , ce genre de
Graminées sur quelques espèces à'A-
rundo de Linné ; Koeler y a réuni
plusieurs Agrostis ; De GandoUe, dans
sa Flore française , l'a adopté tel que
ces deux auteurs l'ont constitué, en
lui donnant pour caractères : une
lépicène bivalve et uniflore, une glume
aussi bivalve , mais recouverte, soit à
la base, soit sur toute sa surface, de
poils longs et soyeux ; caractère qui le
distingue du genre ylgrostis qui a les
valves de la glume très-glabres. Le
port de ces Plantes est celui des
Arundo , mais elles en diffèrent par
leurs épillets uniflores , difléi^ence qui
nous semble très-légère pour la vali-
dité du genre Calamagrostis. Palisot-
Beauvois a retiré de ce genre les Ca-
lamagrostis argentea et lanceolata ,
D. G. , pour en constituer le genre
Achnatherum , oti il a fondu aussi
quelques espèces à'yjgrostis et à'A-
rundo. V. Roseau. Au reste, les Ca-
lamagrostis sont des Graminées euro-
péennes qui se trouvent à des stations
très - diverses , les Alpes , les plaines
sablonneuses et les bords de la mer. Le
Calamagrostis des sables [Arundo are-
>iana,h.) a des racines tellement lon-
CAL
gués et traçantes , qu'elles servent à
fixer le Sable mobile des dunes , et
même en Hollande on le cultive à cet
effet. C'est à l'aide de ce précieux vé -
gétal , indiqué comme premier élé-
ment de la fertilisation des dunes
aquitaniques par Bory de Saint-Vin-
cent et par Bremontier, il y a vingt-
cinq ans, que les côtes d'Arcachon
doivent cette immense étendue de fo-
rêts de Pins maritimes, ajoutées pen-
dant la durée du dernier gouverne-
ment à celles qui existaient en petit
nombre etde toute antiquité sur quel-
ques points des côtes du golfe de Gas-
cogne. (g..n.)
GALAMAJO , CALAMARELLI et
GALAMARO. moi.i>. Noms italiens
du Calmar. F", ce mot. (b.)
CALAMANDRIÉ. bot. phan.
D'oùpeut-êtreCAiiAMANDRiNAdes Ita-
liens. Syn. de Teucrium àAns\e midi
de la France. /^. Germandrée. (b.)
CALAMANDRINA. bot. phan.
F', Calamandrié.
CAL AMAN SAY. bot. phan.
Grand Arbie de charpente des Phi-
lippines, dont Gamelli n'a mentionné
que le nom. (B.)
CALAMARELLI et GALAMARO.
MOLL. F'- GaLAMAÏO.
CALAMARIA. bot. crypt. ( Dil-
len.) Syn. d'/soe/es lacustris, L. /^.
IsoETE. (b.)
GALAMARY. moll. Syn. anglais
de Calmar. /^. ce mot. (b.)
GALAMBAC. bot. phan. r. Bois
d'Aigle , d'Aloès , etc.
CALAMBAU. bot. phan. Syn. de
Piper diffusum,Yah\. Espèce du genre
Poivre. (b.)
CALAMBOURG et CALAM-
BOUX. BOT. PHAN. Même chose que
Calambac. F". Bois d'Aigle, d'A-
x.oÈs,etc. (b.)
*CALAMÉES.Ca/a«eœ. BOT. PHAN.
Kunth désigne sous ce nom la troi-
sième section de la famille des Pal-
miers , qui renferme les genres dont
l'ovaire esta trois loges monospermes,
CAL
et le fruit recouvert d écailles imbri-
quées. Tels sont les genres Mauritia,
Sa^^us , etc. P^. Palmiebs. (a. r.)
CAL AMEN T. bot. than. Espèce
du genre Melissa de Linné , dont
Touruefort avait formé un genre
particulier sous le nom de Calamin-
tha. V. MÉLISSE. (b.)
C A LA M I N E. Calamina. bot.
PHAN. Palisot-Bcauvois a retiré des
genres Anthistiria et Apluda un cer-
tain nombre d'espèces dépourvues
d'arête , et dont il a fait son genre
Calamina. Mais ce genre ne nous pa-
raît point suffisamment distinct de
ceux dont on l'a voulu séparer, et
sou nom , emprunté de la minéralo-
gie , ne saurait être adopte. (a. h.)
CALAMINE ou CALAMITE, min.
On a donné le nom de Pierres cw
la/ninaires ou de Calamines à des
masses concrétionnécs ou terreuses ,
souvent cellulaires , spongieuses et
comme vermoulues , et qui sont
fonnées d'Oxyde de Zinc uni acci-
dentellement à l'Oxyde de Fer, à
l'Argile et à d'autres principes étran-
gers. On trouve les Calamines en
masses immenses presque à la surface
du sol en diverses parties de FEurope;
la Silésie en avait Ion g- temps ali-
menté le commerce presque exclusi-
vement jusqu'à l'époque oii des per-
sécutions religieuses , ayant conduit
des réformés dians les environs d'Aix-
la-Chapelle , ces hommes industrieux
tolérés à Stolberg qui n'en est distant
que de quelques lieues, s'aperçurent
qu'ils étaient entourés de Calamine ,
et l'exploitèrent pour en faire du lai-
ton. Ils se contentent encore de faire
calciner cette substance qui forme
presque tout le sol de leur vallon , et
après l'avoir réduite en poudre, de la
mêleravec delà poussière de Charbon
au Cuivre rouge qu'ils tirent de Suède;
on stratifié le tout dans de grands creu-
sets, et l'on opère la fusion. La matière
d'une grande partie des épingles qui
se consomment en Europe vient de
Stolberg oli la fabrication du laiton
est presque encore dans l'enfance. —
Des masses de Calamines plus çonsi-
CAL a5
dérables encore se trouvent à l'ouest
de cette même ville d'Aix-la-Chapelle
sur un espace de terrain indivis entre
la Prusse et les Pays-Bas, au bord même
de la grande route de la Belgique; des
exploitations y ont eu lieu dans les
temps les plus reculés ; on les a main-
tenant reprises avec la plus louable
activité. La Calamine de cette localité
paraît devoir être inépuisable , on la
concasse et on la calcine aujourd'hui
sur les lieux mêmes , et, transportée à
Liège , on en extrait le Zinc qu'on
façonne en lames. Le Zinc dans cet
état sert aux couvertures des monu-
mens, ainsi qu'au doublage des vais-
seaux Une mine d'argent ne répan-
drait guère plus de richesses dans le
pays. — Nous avons remarqué, pen-
dant cette partie du temps de notie exil
que nous passâmes surleslieux, un fait
de botanique constaté dansTexcelleutc
Flore de Spa , publiée par le savant
et modeste docteur Leieune ; c'est que
partout la présence de la Calamine
est manifestée , sans qu'on s'y puisse
jamais tromper, par une végétation
constamment la même. Une Pensée
jaune, une variété courte de l'Euphrai-
se officinale, le Cucubalus Behen , une
jolieSabline, un Lichen fruticuleuxet
un Brome particuliers composent cette
végétation appauvrie , mais élégante.
L'on ne peut nourrir de Gallinacées
dans les terrains calarainaires ; tous
les Oiseaux de basse-cour, habitués à
avaler de petits cailloux avec le grain,
y meurent ; quelle substance dans la
Calamine dont ils avaient conséquera-
ment des fragmens leur peut être
contraire? J^. Zinc. (b.)
CALAMISTRUM. bot. crypt.
(Ray.) Syn. à'Isoetes lacustris , L. f^.
Isoete. (b.)
CALAMITE. REPT. BATR. Espèce
du genre Crapaud. F . ce mot. (b.)
* CALAMITE. poLYP. foss. Nom
donné parGuettard, dans ses Mémoi-
res , à des Caryophyllées fossiles, sem-
blablesàdes tuyaux réunis ensemble,
telles que le Caryophyllea niusicalis et
quelques autres. (lam..x.),
26 CAL
CALAMITE. MIN. r. Calamine
et Amphibole globuliforme radié.
* CALAMITE. Calamités, bot.
Foss. Ce nom a été donné par Schlo-
theim etSternberg à un groupe de Vé-
gétaux fossiles , renfermant des tiges
simples , articulées et régulièrement
striées longitudinalement. Quoique ce
nom indique une analogie qui ne nous
paraît pas exacte entre ces Fossiles
et les tiges des Calamus on Rotangs,
nous avons pensé qu'étant déjà adop-
té, il fallait le respecter, et nous l'avons
conservé dans notre Essai sur la clas-
sification des Végétaux fossiles (Mém.
Mus. Hist. natur. T. viii).La plupart
des auteurs qui ont écrit surlesVégé-
taux fossiles ont avancé que ces tiges
avaient appartenu à des Bambous , à
des Rotangs ou à des Palmiers. Cette
opinion ne nous paraît pas probable.
En effet, aucun Palmier n'a des tiges
articulées , du moins nous ne croyons
pas qu'on en ait observé ou figuré
de tels. Quelques - uns présentent
bien des sortes d'anneaux trans-
versaux produits par la chute des
feuilles , mais ces anneaux ne font
ianiais le tour complet de la tige; en
second lieu , ces tiges ne présentent
s ces stries régulières qui couvrent
es empreintes des Calamités; les
Bambous et les Calamus sont, il est
vrai, articulés ; mais deux caractères
nous semblentles éloigner des Fossiles
qui BOUS- occupent : i°. L'absence
des stries régulières qui caractérisent
toutes les Calamités, et ces stries mé-
ritent de fixer notre attention , car ce
ne sont pas de simples lignes cou-
vrant irrégulièrement toute la surface
de la tige , mais des lignes parfaite-
ment continues d'une articulation à
l'autre , parallèles entre elles, alter-
nant avec celles qui sont au-delà de
l'articulation , et par conséquent en
même nombre dans toute l'étendue
d'une même tige; 2° la présence sur
les tiges des Calamus , des Bambous
et sur le chaume de presque toutes
les Graminées d'une impression uni-
latérale placée sur l'arliculation , et
alterna livement sur les deux côtés
r.
CAL
opposés de la tige ; ces impressions
qui indiquent la position du bour-
geon placé à l'aisselle de la feuille ,
sont surmontées d'une sorte de can-
nelure qui s'étend à une certaine dis-
tance sur la tige : on ne voit jamais
rien de semblable sur les tiges de Ca-
lamité. Au lieu d'impression unilaté-
rale , on remarque une série de petits
Points ronds qui font tout le tour de
articulation , et quelquefois un cer-
tain nombre d'impressions plus gran-
des qui sont placées à des intervalles
égaux sur cette articulation. Les petits
points se retrouvent sur toutes les
Calamités bien conservées; ils sont
en nombre égal aux stries et termi-
nent chacune de ces stries.
Cette disposition indique évidem-
ment des organes , rameaux ou feuil--
les verlicillés. C'est en effet parmi
des Plantes dans lesquelles cette dis-
position est un caractère important et
constantquenous croyons qu'on peut
retrouver les analogues des Calamités,
du moins il est probable que si elles
n'appartenaient pas au même genre ,
elles avalent la même structure exté-
rieure.
Ce- sont les Equisetum ou Prèles
qui nous paraissent se rapprocher le
plus de ce genre fossile; les tiges
principales sont en général simples,
articulées et striées; les stries, de
même que dans les Calamités , alter-
nent avec celles qui sont au-dessus
de l'articulation ; enfin si on dépouille
une articulation de la gaîne qui l'en-
toure, on voit que les faisceaux de
vaisseaux qui se portaient dans cette
gaîne, étant en nombre égal aux
dents qui la terminent et par con-
séquent aux stries de la tige, lais-
sent chacun une marque arrondie
à lextrémlté de chaque strie. Dans
les espèces oii il y a de grandes
impressions espacées autour de l'arti-
culation , ces impressions seraient
produites par la chute des rameaux.
L'organisation des Equisetum nous
paraît donc expliquer parfaitement ce
qui nous reste des Calamités , nous
avons même trouvé dans des échanlil»-
Ions renfermant des Calamités, des dé-
CAL
bris dégaines dentées qui parai liaient
appartenir à ce genre. La seule dif-
férence remarquable consiste donc
dans la grandeur; mais on sait que
parmi les Végétaux fossiles du terrain
de Houille, auquel toutes les espèces
de Calamités appartiennent, un grand
nombre paraissent les analogues gi-
gantesques de genres ou de familles
encore exislans , mais dans des pro-
portions réduites. Ainsi les Sagcnai-
res ( Lepidodendron , Sternb. ) pa-
raissent représenter les Lycopodes ,
les Sigillaires et les Clathiaires ap-
f)artiendraient aux Fougères en Ai-
lles qui devaient être alors beaucoup
plus fréquentes qu'actuellement. T^.
VÉGÉTAUX FOSSILES. (aI). B.)
CALAMOXENUS. ois. (Nozmann.)
Syn. delà Fauvette grise, Motacilla
SyUia, L., figurée sous le nom de Ca-
lamoxène dans l'Encyclopédie par or-
dre de matières, pi. 178. n° 3. /'. Bec-
Fin. (DR..Z.)
CALAMUS. BOT. PHAN. Ce mot la-
tin, tiré du grec, désignait originaire-
ment ce que nous appelons Chaume,
genre de tige propre aux Graminées ,
ainsi qu'à quelques Végétaux qui ap-
partiennent à des familles très-voisi-
nes ; il est depuis devenu le nom pro-
pre de Végétaux différens, tels que des
Roseauxou le Nard,et, avecl'épithète
d'aromatique, synon^ me d'Acore dans
les pharmacies; il estmaintenant don-
né scientifiquementau Rotang, y. ce
mot. (b.)
CALAMUS-AROMATICUS. bot.
PHAN. On trouve, sous ces noms latins,
dans toutes les pharmacies, une racine
odorante qu'on apportait autrefois de
l'Inde, et qui n'est que celle de VAco-
rus Calamus,h. Dans la Prusse ducale
oii cette Plante est fort commune , on
la mêle avec le grain, et c'est elle qui
donne à l'Eau-de -vie de Danlzick ce
parfum d'Iris tirant sur la Canelle ,
qui la particularise. C'est par erreur
qu'on a quelquefois confondu le Ro-
tang et le Nard avec le Calamus aro-
maticus. Une figure imaginaire de
Mathiole a causé celte confusion, (b.)
CAL a?
CALANaiOE. BOT. PHAN. V.
K.AI.ANK0E.
CALANDRE, ois. Espèce du genre
Alouette , Alauda Calandra , L. ,
BufF., pi. enl. 363. Ce nom a clé éten-
du à quelques autres Alouettes exoti-
ques. ^. Alouette. (DR..Z.)
CALANDRE. Calandra. iNs. Gen-
re de l'ordre des Coléoptères, section
des Tétramères , extrait du grand
genre Charanson de Linné, par Clair-
ville {Entom. helvet.) et rangé par
Latreille (Règn. Anim.de Cuv.)dans
la famille des Rhinchophores avec ces
caractères : Antennes insérées à la
base de la trompe, coudées, de huit
articles, dont le dernier, presqiie glo-
buleux ou triangulaire, formera mas-
sue. Les Calandres se distinguent
sous plusieurs rapports des autres
genres de leur famille. Elles ont une
tête terminée par une trompe cylin-
drique, longue, un peu courbée , et
sans sillons latéraux; des antennes
prenant naissance à la base de la
trompe, de huit articles, dont le pre-
mier est allongé, les suivans courts ,
arrondis, et le dernier ovoïde, trian-
gulaire ou conique, ofïiant quelquefois
l'apparence d'une division transver-
sale ; une bouche fort petite, munie
cependant de mandibules dentelées ,
de mâchoires velues ou ciliées , de
palpes coniques et presque impercep-
tibles, et d'une lèvre linéaire ou coi'-
née. Les yeux embrassent supérieu-
rement les côtés de la tête ; le pro-
thorax est arrondi de la longueur de
la trompe, étroit en avant pour re-
cevoir la tête, et plus large postérieu-
rement; les pâtes sont fortes avec
les jambes pointues; les tarses ont
leur pénultième article plus grand,
velu eu dessous et en forme de cœur ;
l'abdomen , terminé en pointe , est
plus long que les ély très; le corps cou-
sidéré dans son ensemble est allongé,
elliptique, très-déprimé en dessus.
Les Calandres ont la démarche
lente; elles se nourrissent des Plantes
raonocotylédones , attaquent princi-
palement les semences , et occasio-
nent souvent des dégâts incalcula-
28 CAL
blés. Leurs laryes s'introduisentdans
le Blé, le Seigle , le Riz , les Pal-
miers, et détruisent en fort peu de
temps les récoltes amassées dans
nos greniers, sans qu'il soit , pour
ainsidire, possible d'arrêter le ravage
lorsqu'il est commencé. L'espèce, ser-
vant de tjpe au genre, est la Calandre
raccourcie, Cal. abhreviata d'Olivier
(Coléopt. T. V. pi. 16. fig. 195. A. B.)
Elleestla plus grande de celles qu'on
rencontre en Europe, et atteint quel-
quefois huit lignes en longueur.
La Calandre du Palmiste, C.palma-
rurn, ou le Gharanson palmiste, Cui-
culio palmarum de Linné, figurée par
Olivier (/oc. cit. pi. 2. fig. 16. a. b),
est connue de tous les naturalistes, et
se trouve très-communément dans nos
collections. Sa larve désignée vulgai-
rement sous le nom de P'er palmiste,
a été figurée par mademoiselle Merian
(Ins. de Surinam, pl.48.)Elle vit delà
moelle qui remplit le tronc des Pal-
miers, et se métamorphose dans une
coque qu'elle construit avec leurs fi-
bres. Les Indiens et les Créoles la font
griller et trouvent ce mets fort délicat.
C'est probablenlent,quoi qu'en ait dit
Linné, cette même larve , et non celle
du Cossus, dont les Romains étaient
si friands, et qu'ils nourrissaient avec
de la farine.
La Calandre du Riz , Cal. Oryzœ
d'Olivier [loc. cit. pi. 7, fig. 81 , a.b)
attaque le Riz et les grains de Mil.
Mais l'espèce la plus nuisible et mal-
heureusement répandue sur toute la
terre , est la Calandre du Blé , Cal.
graiiaria ou le Curculio granarius
de Linné, figurée par Olivier {loc.
c//., pi. 16. fig. 196 , A. b). Son corps
est étroit , de couleur brune ; ses an-
tennes sont en massue ovale; le pro-
thorax offre des points enfoncés , et a
presque la longueur des élytres.
Celles-ci sont striées profondément.
A cet état , la Calandre n'occasione
pas de très-grands dommages dans les
tas de Blé , il n'est même pas certain
qu'elle vive alors de grains , et si
on la rencontre au milieu de ceux-ci ,
il est probable qu'elle y est plutôt
pour déposer ses œufs que pour s'en
CAL
nourrir. A peine devenue Insecte
parfait, et lorsque la température
est au-dessus de 8 à 9 degrés du
thermomètre de Réaumur , la Ca-
landre se livre à la copulation. S'il
faisait plus froid , l'accouplement
n'aurait pas lieu ; l'Animal pourrait
même, à un certain degré, rester en-
gourdi et ofifrir tous les caractères de
la mort apparente. La ponte a lieu
plus ou moins long-temps après l'u-
nion des sexes. Dans le midi de la
France , elle commence au mois d'a-
vril, et se continue jusqu'à l'automne.
La femelle s'enfonce dans les tas de
Blé , et fait une piqûre à l'enveloppe
du grain , probablement à l'aide d'un
petit dard caché sous la partie infé-
rieure de la trompe. La peau, soulevée
dans cet endroit, forme une élévation
peu sensible, au-dessous de laquelle
estpraliqué un trou oblique ou même
parallèle à la surface du grain. Un
seul œuf y est déposé , après quoi
l'ouverture du trou est bouchée avec
une sorte de gluten de la couleur du
Blé. Il devient alors très- difficile de
distinguer à la simple vue les grains
attaqués, on les reconnaît cependant
à leur poids spécifiquement moindre
que celui de l'eau , et à leur légèreté ,
très-sensible lorsqu'on les manie. L'ac-
couplement , la ponte des œufs et
toutes les autres fonctions des Calan-
dres n'ont pas lieu à la surface des tas
de Blé , mais à la profondeur de quel-
ques pouces; elles n'abandonnent leur
retraite que lorsqu'on les inquiète, et
quand la saison rigoureuse arrive;
à cette époque elles vont chercher un
abri contre le froid dans les angles
et les crevasses des murs , ou dans les
fentes des boiseries . Un grand nombre
périt , et celles qui échappeut retour-
nent au printemps dans les tas de Blé.
L'œuf, déposé ainsi que nous l'a-
vons dit dans le grain , ne tarde pas à
éclore. Il en naît une petite larve
blanche, allongée, molle, ayant le
corps composé de neuf anneaux , avec
une tête arrondie, de consistance cor-
née , munie de deux fortes mandibu-
les au moyen desquelles elle agrandit
journellement sa demeure , faisant
CAL
tourner au profit de son accroisse-
ment la substance farineuse dont clic
se nourrit. Arrivée au terme de sa
grosseur, elle se métamorphose en
nymphe , reste dans cet état huit
ou dix jours, et se transforme ensuite
en Insecte parfait qui perce l'enve-
loppe du grain. On conçoit que la
durée de toutes ces périocîes est tou-
jours liée au degré de température; la
chaleur accélérant beaucoup les
transformations , et le froid les retar-
dant singulièrement, cette influence
est générale dans la classe des Insec-
tes. Les travaux que nous avons en-
trepris sur cette action permettront
de l'apprécier d'une manière bien
plus exacte qu'on ne l'a fait jusqu'à
ce jour. Quoi qu'il en soit, le terme
moyen entre l'accouplement et l'état
parfait du nouvel être qui en résulte
est de 4o à 45 jours.
— Lorsque les idées de génération
spontanée avaient une grande vogue ,
on pensait que les Calandres étaient
ongeudrées par les grains de Blé im-
prégnés d'humidité. Plus tard, on crut
que ces Insectes déposaient leurs
œufs dans l'épi encore vert, et que
de-là ils étaient transportés dans
les greniers. Des observations fort
exactes de Lœuwcnliock {Continuatlo
Epistolanim , p. 56 ) , en détruisant
ces erreurs , ont appris tout ce que
nous venons de faire connaître sur
raccouplement,la ponte et lesdiverses
transformations des Charansons du
Blé. — Chaque lan'e consommant à
elle seule un grain de Blé , on sent que
toujours les ravages seront exacte-
ment proportionnels au nombre de
ces larves , et on ne se rend compte
des grands dégâts dont nous avons
parlé que par leur multiplication ex-
cessive : c'est aussi ce que l'observa-
tion a démonti'é. D'après un calcul de
Degéer , un seul couple de Calandres,
y compris plusieurs générations aux-
quelles il donne naissance et qui se
multiplient entre elles , peut avoir
produit au bout de l'année vingt-
trois mille six cents individus. D'au-
tres observateurs sont arrivés à un
résultat moins effrayant ; ils ont cal-
CAL 29
culé que le nombre des Calandres,
provenant d'une seule paire , ne four-
nissait en deraier total que le nombre
six mille quarante-cinq. Sans nous
arrêter à cette différence , et en n'ad-
mettant que le dernier de ces résul-
tats, on conçoit qu'il est très-impor-
tant pour les agriculteurs et pour les
économistes d'opposer des obstacles à
cettemultiplication excessive. Le nom-
bre des moyens que l'on a proposés
pour détruire ces Insectes est très-
grand , mais il n'en est que fort
peu dont l'expérience ait constaté
l'cflicacité. Nous croyons donc pou-
voir passer sous silence les fumi-
gations de Plantes odoranles ou de
Soufre, l'exposition subite à une cha-
leur de 19 degrés ou à celle de 70
dans une étuve. Ces procédés, s'ils
offrent quelque avantage réel , pré-
sentent aussi des inconvéniens incon-
testables.
II n'en est pas de même du suivant :
lorsqu'on s'aperçoit qu'un tas de Blé est
infectéparlcs Charansons, on dresse à
côté un petit monticule de grain au-
quel on ne touche plus , tandis qu'où
remue avec une pelle le monceau de
Blé. Les Calandres qui l'habitent
étant inquiétées, l'abandonnent et se
réfugient presque toutes dans le petit
tas qui est placé auprès. On y ramène
avec un balai les insectes qui s'en
écartent. Cette opération est conti-
nuée pendant quelques jours, et à
des intervalles assez rapprochés. Lors-
qu'on juge qu'un grand nombre
d'individus s'est réuni dans le petit
tas, on les fait tous périr en jetant
dessus celui-ci de l'eau bouillante. Ce
procédé, qui détruit les Insectes par-
f lits, et non les larvesquirestentdans
les grains, doit être employé aux pre-
mières chaleurs du printemps et avan^
que la ponte n'ait eu lieu. Il réussit
bien plus complètement, si on substi-
tue au petit tas de blé une quantité
égale de grains d'Orge, les Calandres
ayant une préférence bien marquée
pour ces derniers. Un second moyeu
consisteà entretenir dans les greniers
aumoyend'un ventilateur, une tem-
pérature assez basse pour que les Ca-
3o CAL
landres soient dans un état d'engour-
dissement qui les empêche de s'accou-
pler, et même de se nourrir. Nous
ignorons si ce moyen a été rais en
usage ; il serait sans doute très-effica-
ce, si on pouvait atteindre un degré
de froid assez considérable pour ame-
ner l'état de mort apparent et l'entre-
tenir pendant toute la saison chaude.
Des expériences tentées par Clé-
ment ont fait encore découvrir que
l'air desséché avec la Chaux pouvait
devenir un moyen certain de conser-
vation par la propriété qu'il a de faire
périr les œufs , les Larves et les In-
sectes parfaits. Les résultats de ces
recherches ont été annoncés par l'au-
teur dans le courant de l'ai uée 1819
à la Société philomatique de Paris,
et ils se trouvent consignés avec quel-
ques détails dans le 1 . LXXXix , p.
358 du Journal de physique.
On connaît un grand nombre d'au-
tres espèces appartenant au genre Ca-
landre et qui sont la plupart étrangères
à l'Europe. Le général Dejeau (Catal.
des Coléoptères, p. 99) en possède
vingt-trois. (aud.)
CALANDRELLE. ois. Nom vul-
gaire dans le midi de l'Europe de 1'^-
lauda biachj' dactylo, Temm. F"-
Alouette. (b.)
CALANDRES, kept. chel. Vieux
nom des Tortues de mer , selon Ges-
ner , qui pense que les Calandres que
des pêcheurs présentèrent à Christo-
phe Colomb , dans son premier voya-
ge en Amérique , et qu'on qualifia de
Poisson , étaient des Tortues. (b.)
CALANDRIA. ois. (Azara.) Espèce
de Merle du Paraguay, qui a beau-
coup de ressemblance avec les Mo-
queurs, (dr.. z.)
CALANDRINO. ois. Syn. de la
Farlouse, Jlauda pratensis , L. en
Italie. P^. PiPiT. (DR..Z.)
CALANDROTTE. ois. Nom vul-
gaire de la Grive Mauvis, Turdus
iliacus , L. , et de la Litorne , Turdus
pilans,lj. /^. Merle. (dr..z.)
CALANGARI. bot. phan. L'un
des noms de la Pastèque dans l'In-
dostan. (b.)
CALAO. Buceros , L. ois. Genre
CAL
de l'ordre des Omnivores dans la Mé-
thode deTemminck ,etc. Caractères :
Bec long, très-gros , grand , cellulai-
re , courbé en faulx , surmonté ou
d'un casque ou d'une simple ai'ète
lisse; bords des mandibules lisses ou
échancrés ; narines placées à la sur-
face du bec, près de sa base, dans
un sillon , petites , rondes , en partie
couvertes par une membrane ; pieds
courts , forls , musculeux, écailleux ;
trois doigts devant; l'intermédiaire
uni à l'externe jusqu'au-delà du mi-
lieu , et à l'interne jusqu'à la seconde
phalange , ce qui forme au pied une
plante épatée; un doigt derrière large
et plat; ailes médiocres, amples; les
trois premières rémiges étagées ; la
quatrième ou la cinquième la plus
longue. Queue composée de dix à
douze rectrices.
Les Calaos, si remarquables par
les formes extraordinaires et bizarres
du bec de quelques-uns d'entre eux ,
paraissent appartenir exclusivement
aux Indes et à l'Afrique , du moins
ne les a-t-on encore trouvés que sur
l'ancien continent et les îles qui en
dépendent. Ils s'y nourrissent de tout
ce qui convient aux autres Oiseaux ,
de Vers , d'Insectes , de petits Qua-
drupèdes , de charognes , de Graines ,
et principalement de Fruits. Malgré
la force de leurs jambes , ils marchent
rarement et paraissent même souffrir
de cet exercice , quoique la nature ait
tout f;iit pour les y assujettir en leur
donnant , par la conformation de
leurs doigts , une base large et épaisse;
ils se tiennent presque toujours per-
chés sur les plus grands Arbres; et
de préférence sur ceux qui sont le
moins garnis de feuillages. C'est sur
ces Arbres ou dans les parties mortes
de leur tronc qu'ils construisent leur
nid , dans lequel ils se retirent chaque
soir, même nors le temps de l'incu-
bation. La ponte consiste en quatre
et quelquefois cinq œufs que le mâle
et la femelle couvent alternativement
avec beaucoup de soin , et l'observa-
tion faite sur l'espèce des Philippines
porte que les parens ne mettent pas
moins de soin dans l'éducation de
CAL
leurs petits , qui ne les quilteut que
dans un âge assez avancé. L'on com-
mettrait de grandes erreurs si l'on
s'en rapportait à la conformation du
bec ix)ur la distinction des espèces,
car cet organe, n'acquérant que gra-
duellement SCS dimensions , diffère
totalement dans le jeune âge et dans
l'âge adulte; néanmoins, comme
dans tous les âges on aperçoit tou-
jours le casque ou le rudiment qui
doit le devenir chez les espèces qui
en sont pourvues , on peut diviser les
Calaos en deux sections dont l'une
comprend tous les Calaos à casque,
et l'autre ceux qui ont la mandibule
supérieure lisse.
f A casques.
Calao d'Abyssinie , Buceivs abys-
sinicus. Calao caroncule et grand Ca-
lao. Bnff. pi. enlum. 779. Levaill.
Oiseaux d'Afrique, pi. 200 et 2.Ô1.
Tout le plumage d'un noir foncé, à
l'exception des premières rémiges qui
sont d'un blanc fauve. Le bec est
très-grand , très-gros , avec le casque
à cannelures arrondies en dessus, ou-
vertes par devant oii le bord des can-
nelures forme un trèfle régulier; des
caroncules à la gorge. Longueur,
trois pieds et demi environ. Bruce,
qui a vu l'Oiseau en vie , assure qu'il
est brun : c'était peut-être une fe-
melle. Les jeunes de l'année ont aussi
les tectrices alaires brunes; leur bec
est légèrement arqué , aplati et com-
primé sur les côtés ; les deux mandi-
bules sont creusées en gouttières à
l'intérieur; la supérieure est surmon-
tée d'une excroissance cornée , bom-
bée , unie et fléchissant sous la pres-
sion du doigt ; c'est alors la figure de
la pi. 779 de Buff. et 202 de Levaill.
Calao d'Afrique , Buceros afri-
canus , L. , Levaill. Oiseaux rares , p.
17. Noir , abdomen et queue blancs;
bec jaune , rouge et noir ; la mandi-
bule supérieure surmontée d'une
excroissance cornée qui se prolonge
antérieurement en corne presque
droite, et recouvre postérieurement
le dessus de la tête. Longueur , trois
pieds et demi. Cette espèce, qui n'a
été vue que par le père Labat, paraît
CAL 5i
à Levaillant n'être que le Calao Rhi-
nocéros qu'une description exagérée
a rendu méconnaissable. Cuvier pense
qu'il n'en est qu'une variété d'âge.
Calao a bec blanc , Buceros albi-
/vstris , Vieill. Levaill. Oiseaux rares ,
pi. i4. Parties supérieures noires à
reflets verdâtrcs ; une huppe de lon-
gues plumes efiilées à la nuque; une
large tache blanche à l'extrémité des
reclrices et de la plupart des rémiges ;
parties inférieures blanches. Bec irré-
gulièrement dentelé et terminé en
S ointe mousse ; casque delà longueur
es deux tiers de la mandibule supé-
rieure, «'étendant sur le sommet de
la tête. Longueur , deux pieds ; celle
du bec est de quatre pouces trois
lignes. Ce Calao , que Levaillant juge
différent de celui de Malabar , lui a
été envoyé de Chandcrnagor.
Calao a bec ciselé , Levaill. P^.
Calao de l'Ile-Panay,
Calao bicorne , Calao bicornis ,
L. Levaill. Oiseaux rsres , pi. 7 et 8.
Parties supérieuies noires ; une tache
blanche sur les tectrices alaires ; par-
ties inférieures et rectrices latérales
blanches , pieds verdâtres. Casque
concave dans sa partie supérieure , à
deux saillies en avant, en forme de
double corne ; il s'étend en s'arron-
dissant sur le sommet de la tête. Lon-
gueur de l'Oiseau , du haut de la tête
à la pointe de la queue , deux pieds
huit pouces ; celle du bec est de neuf
pouces. Il habite les Philippines et la
Chine.
Calao blanc, iS«ce/-os albus, Lath.
Tout le plumage blanc; cou long et
étroit; bec très-grand , courbé , noir.
Grandeur de l'Ole ordinaire. Cette
espèce est douteuse ; elle a été formée
d'après un seul individu pris en mer,
prèsdes îles de l'archipel des Larrons.
Calao brac. Même chose que Calao
d'Afrique.
Calao CABONcuLÉ. /^. Calao d'A-
byssinie.
Calao a casque concave , Buce-
ros cristatus , Vieill. ( P". Planches
de ce Dictionnaire. ) Parties supé-
rieures noiies ; une huppe d'un roux
fauve ainsi que la moitié du cou; par-
3 a CAL
lies inférieures ctrectrices d'un blanc
mêlé de fauve ; mandibule supérieure
jaune, rouge à sa pointe, surmontée
d'un casque arrondi sur ses côtés et
très-relevé par derrière, creusé en
gouttière ouverte par devant. Lon-
gueur de l'Oiseau, du sommet de la
tète à la pointe de la queue, trois
pieds ; celle du bec est de sept pouces.
Les jeunes et les femelles sont entiè-
rement noirs. De Java. Tl est possible
quele2>«ce/osca(^a/«5,Cuv.etLevail.
pi. 3, 4, 5, 6, ne soit autre chose que
le Bucejos crlstatus.
Calao a casque en croissant,
Buceros syluestris , Vieill., Levaill.
Oiseaux rares, pi. i3. Buceros n'iger,
Cuv. Bucetvs diadematus. Parties su-
périeures noires, irisées; parties infé-
rieures d'un blanc teint de fauve;
Sueueplus longue quele corps, arron-
ie, noue au milieu , blanchâtre sur les
côlés. Bec jaunâtre, long de près d'un
pied , et très-fort ; la mandibule su-
périeure garnie d'un casque formant
un grand croissant. Longueur, trois
pieds quatre pouces du sommet de la
tète à l'extrémité de la queue. Cette
espèce vit en société à Sumatra et dé-
vore les cadavres.
Calao a casque festonné , Bu-
ceros niger, Vieill. , Levaill. Oi-
seaux rares, pi. 20 et 21. Buce-
ros undulatus, Cuv. Buceros annula-
tus. Parties supérieures noires , iri-
sées de bleuâtre; vme plaque d'un
brun rougeâtre sur les épaules du
mâle; parties inférieures d'un noir
brunâtre ; queue d'un blanc roussâ-
tre; une peau nue et ridée enveloppe
les yeux et descend sur la gorge ; les
plumes de la nuque sont longues. Le
bec est d'un brun jaunâtre , la man-
dibule supérieure a une espèce de
casque qui ne s'élève que de cinq à
six lignes ; il est coupé transversale-
ment en plusieurs festons. Longueur
totale, deux pieds dix pouces; celle du
bec de cinq pouces. De Java.
Calao a casque plissé , Buceros
leucocephalus, Vieill. Le plumage est
entièrement noir , le bec est d'un
brun jaunâtre; les mandibules d'un
ijoir bleuâti'c ont jusqu'aux trois
CAL
quarts de leur longueur des rainures
horizontales ; la supérieure est garnie
d'un casque haut de deux pouces,
long de quatre , en forme de quart
de cercle , coupé verticalement sur le
devant ou il est comme ridé et garni
de quatre plis verticaux très-profonds ;
sa couleur est un rouge brillant. Une
peau nue , extensible et d'un beau
jaune, couvre la gorge. Longueur
totale, deux pieds et demi; celle du
bec est de six pouces. Des îles Molu-
ques.
Calao a casque rond , Buce-
ros galeatus, L. BufF., pi. enl. 933
(le bec seulement). Cette espèce,
d'aprèi la description de Latham
qui l'a vue au Muséum britanni-
que , a les parties supérieures noires
et les inférieures blanches ; la queue
cunéiforme , blanche, avec une large
bande noire à l'extrémité de chaque
rectrice. Le bec est presque droit; la
mandibule supérieure porte un casque
arrondi , comprimé sur les côtés ;
haut de trois pouces deux lignes. La
longueur de l'Oiseau est de trois
pieis huit pouces depuis l'extrémité
(lu bec jusqu'à celle de la queue; la
longueur du bec est de sept pouces
quatre lignes.
Calao a casque sillonné , Bu-'
ceros sulcatus, Temm.,pl. coloriée,
69. Parties supérieures d'un noir à
reflets bleuâtres ; tête et cou d'un
blanc jaunâtre tirant au brun sur le
haut de la poitrine ; de longues plumes
brunâtres formant sur le cou une es-^
pèce de crête longitudinale ; reclrices
blanches, terminées de noir ; parties
inférieures noires. Bec louge, long
de quatre pouces trois lignes; une
pi'otubérence osseuse , pllssée trans-^
versalenienl , s'élève au-dessus de la
moitié de la mandibule supérieure,
et se termine insensiblement près du
crâne ; la mandibide inférieure a trois
stries profondes à sa base; peau nue
qui entoure les yeux rouges; iris
jaune; pieds noirâtres. Taille, vingt-
six pouces. De Mindanao.
Calao DE Céram , i?«ce/osjj//ca/«*,
Lath. Cet Oiseau, vu à la Nouvelle-
Guinée par Dampierrc dans son
CAL
Voyage autour du monde, serait de
la grosseur d'une Corneille, noir,
avec le cou assez long, d'une couleur
de Safran et la queue blanche; le bec
ressemblerait à la corne d'un Bélier.
Jugeant d'après cette description ,
Latham'esl porte à croire que cette
espèce serait celle qu'a trouvée Labil-
lardière à l'île de Waigiou , l'une des
Moluques, ctdout le corps est noir, le
cou d'un roux assez brillant avec la
queyc blanche; le casque de couleur
jaune est cannelé et aplati; la lon-
gueur de cet Oisca u depuis l'extrémité
du bec jusqu'à colle de la queue est
de deux pieds huit pouces , et celle
du bec de huit pouces.
C.4.LAO DE LA COTE DE CoROMAN-
DEL est une variété du Calao du Ma-
labar.
C.iLAO covRoxxÉ, Buceivs coro-
natus , Lcvaill. Oiseaux d'Afrique , pi.
234 et 255. Parties supérieures noires ;
une ligne blanche partant des jeux
enloure la tête daiîs le màlc; une
huppe sur la nuque; parties infé-
rieures blanches ainsi que les rec-
tiiccs latérales; bec d'un rouge vif;
casque petit en forme de crête ; pieds
bruns.
Calao a crinière , Buceros ju-
batus, Vicill. Parties supérieures
grises; goige et devant du cou d'un
gris blanchâtre; parties inférieures
blanches ainsi que l'extrémité de la
queue; une crête hérissée sur l'occi-
put et le long du cou. Bec rouge et
noir, la mandibule supérieure garnie
dans presque toute sa longueur d'une
arête très-relevée. De la Nouvelle-
Hollande.
Calao de Gixgt , Buceros gingi-
«/a//«5, Lath. , Lcvaill. Oiseaux rares,
pi. i5. Parties supéiieures grises ; ré-
miges noires; parties inférieures blan-
ches; rectrices latérales rayées de
noir vers le bout, et terminées de
blanc, les deux intermédiaires rous-
sâtres ierminées de noir. Bec long,
courbé avec une excroissance égale-
ment recourbée sur la mandibule su-
périeure . Longueur totale , deux pieds ;
celle du bec est de trois pouces six
lignes. De la côte de Coroiuandcl.
TOME III.
CAL 33
Grand Calao, p'. Calao d'Abys-
SINIE.
Calao oms , Buceros griseus, Latli,
La couleur du plumage est le gris
cendré avec les rémiges noires , blan-
ches à l'extrémité; dessus de la tête
noir ; une peau nue, bleuâtre autour
des yeux ; rectrices blanches , à
l'exception des deux intermédiaires
qui sont noires. Bec jaune entouré de
soies nombreuses; casque tronqué erf
arrière, et s'abaissant progressive-
ment vers la pointe. De la INodvclle-
llojlande.
Calao de l'Ile-Panay, Buceros
Panayensis, L., Bufl'. , pi. enl.780 et
vSi.Levaill. Oiseaux rares, pi. 16
17 et 18. Parties supérieures noires'
irisées de ver Jâtre; parties inférieures
d'un rouge brun ; queue d'un jaune
roussàtre, noire à l'extrémité. Bec
très-long, arqué, sillonné, jaune
nuancé de brun ; casque s'élevant à
la base , aplati sur les côtés , tran-
chant en dessus , s'étendant le lono'
du bec; yeux entourés d'une mem-
brane nue et brune. La femelle a la
tête et le cou blancs avec une tache
triangulaire d'un noir verdâtre. Dans
les jeunes , le casque ne s'élève pas à
plus d'une ligne et demie; il en atteint
huit et neuf chez les "adultes. Lon-
gueur totale , deux pieds et quelques
lignes.
Calao des Indes. Même chose que
le C. Rhinocéros.
Calao longibande , Buceros me-
ianoleucus , Vieill. , Buceros fascia-
/Wi-,CLiv.,Levadl. Oiseaux d'Afrique,
pi i233. Parties supérieures noires ;
parties inférieures et rectrices latérales
blanches. Bec rouge , brun et jaune
terne, avec un casque festonné peu
élevé. Longueur, dix-huit à vingt
pouces. De la côte d'Angole.
Calao de Malabar , Buceros ma-
labancus , L., Buceros monoceros ,
Sh. , Calao unicorne , Buff. , pi'
cnl., n° 875; Levaill. Oiseaux ra-
res , pi. enl. 9 , 10, 11 et 12. Parties
supérieures noires à reflets violets et
verts; parties inférieures , prenuères
icmiges et les troisrectriccs extérieures
.blanches; bec arqué, jaunâtre, noir
u
CAL
à sa hasr; casque non adliéieul au
crâne, plat en aiTière et recouvert
(l'une peau noire ; il est sillonné , s'é-
lève progressivement, suivant l'âge,
se tronque canémenl et sallonge en-
fin vers l'extrémité chi bec en se cour-
bant ainsi que lui. La longueur totale
de ce Calao est de deux pieds six
pouces ; le bec a huit pouces. Latham
donne comme variété le Calao figuré
parSonncrat, pi. laidanssonVoyage
aux Indes et à la Chine ; le casque
s'élève do la base du bec en s'éten-
dant jusque vers la moitié de sa lon-
gueur, et en s'arrondissant surles cô-
tés ; il est très-gros ainsi que le bec.
Calao de Manille , Buceros ma-
nillensis , L. , BulF. , pi- enl. 891 . Par-
ties supérieures d'un brun noirâtre ;
tête et cou d'un blanc brunâtre ; par-
ties inférieures d'un blanc sale ; queue
rayée transversalement d'une bande
rousse. Bec tranchant et si^rmonlé
d'un léger feston. Longueur totale ,
vingt pouces. Levaillant pense que
c'est une variété de sexe d'une espèce
déjà décrite.
Calao des Moltjques , BucerosHy-
///'Oco;a.r,Lath.,Calao roux, Buff.,pl.
enl. 283. Parties supérieures noires,
mélangées de brun et de fauve; côtés
de la tête noirs; gorge entouréed'une
bande blanche ; parties inférieures
brunâtres, recti'ices d'un gris blan-
châtre ; bec cendré ; casque arrondi
en arrière et aplati en devant. Lon-
gueur, deux pieds quatre pouces;
celle du bec est de cinq pouces. On
assure que cette espèce ne se nourrit
que de muscades , ce qui donne à sa
chair un fumet exquis. Levaillant
prétend qu'elle n'est que le Calao à
casque concave daus son jeune âge ,
et l'a figurée pi. 6 de ses Oiseaux
rares , sous le nom de Calao roux.
Calao de la Nouvelle-Hol-
lande, Buceros orientalis , Lath.
Tout le corps est noirâtre ; le bec est
convexe , creusé en gouttière longi-
tudinalement, et relevé en casque sur
le front ; peau nue des yeux ridée.
Longueur, quatorze pouces.
Calao des PiiiLTPriNE.s. Même
chose que le Calao bicorne.
CAL
Cal.yo Rhinocéros , Buceros Rhi-
nocéros , L., BufF. , pi. enl. 934 (le
bec ) , Levaill. Oiseaux rares , pi. 1 et
2. Le pluniage est noir , à l'exception
du croupion, de l'abdomen, de la
base et de l'extrémité desrectrices qui
sont blancs; bec en faulx, surmonté
d'un casque énorme , recourbé en
haut, imitant la corne du Rhino-
céros, d'un beau rouge, et d'une
teinte orangée que séparent deux li-
gnes noires. Longueur totale, quatre
pieds quatre pouces , celle du bec
prend environ un pied. Les jeunes
n'ont qu'un rudiment de casque et
point de corne. De l'Inde.
Calao rouge, Buceros ruber ,
Lath. Tête huppée noire, plumage
d'un beau rouge avec une bande
transversale sur le dos ; bec casqué el
recourbé. Cette espèce , fori douteuse ,
a été décrite par Latham sur un des-
sin trouvé dans les papiers ce Smith.
Calao roux.^ V. Calao des Mo-
LUQUES.
Calao unicorne. V. Calao du
Malabar.
Calao vert , Buceros viridis ,
Lath. Parties supérieures noires avec
des reflets verts ; ventre et reclrices
latérales blancs; une touffe de plu-
mes effilées de chaque côté de l'ab-
domen. Bec jaune et lioir, surmonté
d'un casque tronqué postérieurement.
Patrie inconnue.
Calao violet , Bucervs violaceus ,
Vieill., Levaill. Oiseaux rares, pi.
19. Parties supérieures noires avec
des reflets pourprés ; parties infé-
rieures blanches ainsi que les trois
rectrices latérales. Bec en faulx,
échancré avec un casque élevé , aplati
et bi-sillonné sur les côtés, coupé
brusquement en devant, coloré de
rouge et de noir; la mandibule infé-
rieure rayée transversalement de
deux bandes noires à la base. Des
Indes.
Calao de Wavgion , Buceros ru-
Jicollis, Vieill. Le coi-ps noir; le cou
d'un roux brillant ; la queue blanche;
bec dentelé , surmonté dun casque
jaunâtre , ^iplati et cannelé. Lon-
gueur, deux pieds six pouces; celle
CAL
du bec est de sept pouces e( demi.
Des Moluques.
■f\- Bec sans casque.
Calao di^ Bengale, Buceros Ben-
ga/ensis , Cuv. Vaill. Cal. 20.
Calao couronné,, Buceros coro-
natus. Cuv., Levalll. Oiseaux d'Afii-
que, pi. 254 et 305. Parties supérieu-
res noires; une ligne blanche, partant
des veux, entoure la tète du uiale;
une liiippe sur la nuque; parties inté-
rieures et rectrices i:iteralcs blanches;
bec d'un rouge vil; mandibule supé-
rieure un peu l'clevéc eu crête; pieds
bruns.
Calao Gïnoai.\, Buceros 9l/igala,
Vieill. , Levaill. Oiseaux rares, pi.
->5. Bec courbé et dentelé , noir et
blanc ; {parties supérieures noires
nuancées de gris bleuâtre; tète hup-
pée ; gorge et dessous du cou bleus ;
parties inférieures grises ; rcctrices
anales rousses ; queUe étagée; rectri-
ces pointues terminées de blanc.
Longueur, dix-sept pouces; le bec
en a trois.
Calao Javan , Calao jat-anicus,
Cuv. , Levaill. Oi'^eaux rares, pi. 22.
11 a le bec jaunâtre , brun à sa base
avec une espèce de protubérance,
point assez élevée pour constituer un
casque , coupée de rides ti'ansversales
profondes , mais point apparentes
chez les jeunes ; le plumage est noir ,
irisé, à l'exception du sommet de la
tête qui est roux , du cou et de la
queue qui sont blancs ; la peau nue
qui couvre le dessous des jeux et le
bas des joues forme sur la gorge use
poche profondément ridée. Lon-
fueur totale, trois pieds ; celle du
ec est de neuf pouces.
Calao Nasique , Buceros Nasica ,
Cuv. j Levaill. Oiseaux d'Afrique, pi.
206 et 337. Parties supérieures d'un
gris sale , onde de blanchâtre ; parties
inférieures blanches , mêlées de gris
et de brun; un trait blanc au-dessus
de l'œil ; une petite huppe à la nuque;
queue coupée carrément ; les deux
rectrices intermédiaires brunes , les
autres terminées de blanc. Longueur,
dix-huit pouces. Du SénégaL|^
Calao Tock , Buceros n(m!tus , L.
CAL
55
Calao à bec rouge du Sénégal. Bull'
pi. enl. 260. Levaill. Oiseaux d'Afri-
que, jil. 258. Parties supérieures va-
riées de blanc et de noir: une huppe
de plumes eÛilécs sur la nuque; par-
ties inférieures blanches ; rectrices
grises, bordées et terminées de blanc;
bec rouge. Longueur , vingt pouces.
Du Sénégal. (dr..z.)
• CALAOMECOU. bot. phan. Syn.
caraïbe à\lgcratum conyzoides. V.
ACEKATE. (b.)
CALAPIS. oi.s. Pour Colaris. P^. ce
mot .
CALAPIÏE. BOT. MIN. V. CVLAP-
PITE.
* CALAPITO. BOT. PHAN. Syn. de
Teucrium Iva eu Piovencc. (b.)
CALAPPA. BOT. PiiAN. Ce nom
paraît désigner les Palmiers eu géné-
ral dans l'idiome m;ilais , puisque le
Cycas lui-même est appelé dans les
îles malaises Sajor-Calappa , ce qui
signifie Calappa -Légume. Rumph
restreint ce nom au\ Cocotiers ,
dont il mentionne plusieurs espèces
ou variétés. /'. Cocotier. (b )
CALAPPE. Calappa. crust. Genre
établi par Fabricius {Suppl. cntom.
Syst. p. 545) aux dépens du grand
genre Crabe, et rapporté par Latreille
( Règne Anim. de Cuv ) à l'ordre des
Décapodes , famille des Brachyures ,
section des Cryptopodes , avec ces ca-
ractères : crâne tiès-bombé; serres
comprimées en crête , et s'adaptant
parfaitement aux bords exiérieurs du
test, de manière à couvrir toute la
région de la bouche ; deuxième ar-
ticle des pieds-mâchoires extérieur
terminé en pointe. — Les Calappes ,
qu'on nomme j^ussi Migranes , diffè-
rent de tous les autres genres de la
famille des Brachyures parle dévelop-
pement considérable de leur cara-
pace dont les deux angles postérieurs
s'épanouissent, et constituent deux
avances en forme de voûte qui logent
et recouvrent les quatre dernières
paires de pâtes lorsque l'Animal les
contracte. Cette particularité caracté-
rise la section des Cryptopodes à la-
3uelle appartient aussi le genre jElhre
e Leach. Mais ces Crustacés qui ont
36 CAL
été omis dans les Dictionuaiies à leur
ordre alphabétique, parce que les au-
teurs on t écrit à tort OEthre ; ces Crus-
tacés, dis-je , diffèrent des Calappcs
par le test très-aplati et par le deuxiè-
me article des pieds-mâchoires carrés.
Du reste , ils ont avec eux beaucoup de
ressemblance par l'ensemble de leurs
formes .
Les mains en crêtes bien pronon-
cées ne sont point un caractère moins
important des Animaux dont nous
traitons. Dans l'état de repos, ces
mains sont repliées verticalement sur
la bouche , de manière à former de-
vant elle une sorte de bouclier; de-là
les noms de Crabe lionteux et de Coq-
de-mer ■àows lesquels on les a vulgai-
rement désignés. On rencontre les
Calappes dans toutes les mers des
climats chauds.
Le Calappe Migrane, Calappa Gra-
jiulata de Fabricius , sert de type au
genre. Il a été figuré pai lïerbst.
{Cane. tab. 12, fig. 76, 76). C'est le
Crabe honteux ou le Coq-de-mer , la
Migrane ou la Migraine des Proven-
çaux et des Languedociens. Belon , et
d'après lui Aldrovande ,1e rapportent
au Crabe d'Héraclée ou Iléracléotique
des anciens. Suivant Rondelet (AZi.
18) cette espèce seiait le Crabe Ours
d'Aristote et d'Athénée. Risso (Hist.
5Natur. des Crust. de INice, p. 18) ,
qui a observé celte espèce dans la mer
de Nice, dit qu'elle fait habituelle-
.rfjcnt son séjour dans les fentes des
rochers, d'où elle plonge à vingt ou
trente mètres de profondeur pour se
procurer sa nourriture qui consiste
en divers Mollusques et Zoophytes.
Elle est vorace , et c'çst à l'approche
du crépuscule quelle commence à
chasser. Si le mouvement des flots
l'oblige d'abandonner plus tôt son ré-
duit, elle contracte la première paire
de pales ainsi que les quatre paires
postérieures , et se laisse tomber au
fond de l'eau. Ces Animaux s'accou-
plent vers la fin du printemps, et la
femelle pond ses œufs en été. Leur
chair est fort bonne à manger. — On
rapporte encore à ce genre le Calappa
fornicata de Fabricius, figiuc par
CAL
Herbst(/oc. cil. tab. 12 ,fig.73 ,74); le
Calappa marmorata de Fabricius ,
représenté par Herbst {loc.cit. tab. 4o ,
fig. 2 ). Latreille soupçonne qu'il est
le Guaja-apara de Pison et de Marc-
grave , et le Crabe honteux de Chan-
valon (Voyage à la Martinique). Enfin
les Crabes désignés sous les noms de
Lophos , tuberculatus , inconspectus ,
Gallus , etc., etc., etc , figurés par
Herbst, appartiennent aussi au genre
Calappe. (aud.)
CALAPPITE. BOT. MIN. Et non
Calapite. INom donné par Rumph à
la concrétion pierreuse qu'on ti'ou-
ve quelquefois dans le Cocos appelé
Calappa , et que les Malais regardent
comme fort précieuse. Ils la portent
en amulette et lui attribuent de
grandes vertus. Ils assurent que pour
éprouver son authenticité, il suffit de
l'exposer avec quelque grain à l'ap-
pétit des Poules qui n'y touchent pas
tant que la Calappite s'y trouve. Cette
Pierre peu connue n'a pas été ana-
lysée, (b.)
* CALARDROTE.- ois. Syn. vul-
gaire du Mauvis, Turdus iliacus, L.
F'. Merle. (dr..z.)
CALAROU. BOT. PHAN. (Surian.)
Nom caraïbe de Bégonia scandens ,
espèce du genre Bégone. (b)
* CALAÏHE. Calalhus. ins. Genre
de l'ordre des Coléoptères, section
des Pentamères , famille des Carnas-
siers , tribu des Carabiques ( Règne
Anim. de Cuv.) , fondé par Bonelli
dans ses Observationsentomologiques
( Méni. de l'Académie de Turin ). Ces
Insectes appartiennent, selon Latreille
et Dejean ( Hist. nat. des Coléopt.), à
la division des Thoraciques. J^. Ca-
rabiques.
Les Calathes sont surtout remar-
quables par les crochets de leurs
tarses dentelés en dessous, et ce ca-
ractère, qu'ils partagent seulement
avec les Laîmosthènes et les Ta-
phries , suffit pour les distinguer des
autres genres de cette division. lisse
rapprochent des Harpales par la
forme de leur corps, et ont quelque
analogÎMavec les Amares et les Pœ-
ciles: mais ils s'éloignent des pie-
CAL
miers par l'absence d'une échancrurc
ou labre ; et dillerent des seconds par
leur prothorax aussi longouplus long
que large, presque carré ou en tra-
pèze sans re'trécisseinent à sa base.
Ce genre est assez nombicux en es-
pèces. Le général Dejean (Catal. des
Goléopt. p. n ) en mentionne seize
parmi lesquelles plusieurs se rencon-
trent en France et aux environs de
Paris. Telles sont entre autres le Ca-
lathe melanocéphale, Carabus mcla-
rwcephalus de Fabricius, figuré par
Panzer {Faun. Ins. Genn. Fasc. 3o,
fig- 19^- le Cal. cisteloïde, Car. cis-
teloïdes d'Illiger , ou le Car.Jîavipes
d'Olivier représenté par Panzer ( loc.
cit. FaSc. 11 , fig. \-2).
Dejean en a découvert une espèce
nouvelle dans les environs de Paris ,
il la nomme Cal. rotundicoUls. (aud.)
CALATHI.VNA. bot. piian. (Dalé-
champ.) Syn. des Gentianes Pneumo-
nanthe et filiforme. (u.)
C A L AT III D E. BOT. piian. Dans
la vaste famille des Sjuanthérées
ou Plantes à fleurs "composées,
les fleurs forment un véritable
capitule , c'est-à-dire qu'elles sont
réunies sur un plateau ou réceptacle
commun, et environnées d'un involu-
cre général. C'est à cette inflorescence
que Mirbel a proposé de donner le
nom de Calathide, et le professem-
Richard celui de Céphalauthe. Uà'\s
la Calathide est un véritable capitule.
Nous renvoyons donc à ce mol. (a.r.)
CALATil. OIS. (Brisson.) Espèce
des Indes du genre Tangara, Taiia-
gara Amhoinetisis , L. /^. Tangara.
(DR..Z.)
* CALAU. OIS. Syn. de Colymbusini-
«ordans le Bas-Poitou. J^. Grèbe, (b.)
CALAVANCE. bot. PiiAN.(Sloane.)
Syn. de Phaseolus sphœivsjiermusiilA
Jamaïque. (b.)
*CALAVEZZA. bot. piian. Syn. de
Myrtille dans quelques cantons de la
Toscane. 7^. Airelle. (b.)
CALAVRIA. ois. Syn. italien de
Lagopède, Tetrao Lagopus ,h. r. TÉ-
TRJiS. (DR..Z.)
CALA.WEE. bot.phan. (Marsden.)
Probablement un Jaquier dont l'é-
CAL
07
corce est employée à Sumatra pour
faire de la toile. (b.)
CALAYCAGAY. bot. pii.vn. Syn.
de Poiiicta/ia aux Philippines. P'.
PoiNCILLADE. (b.)
CALAYIAC.VY. bot. piian. Syn.
à'Jfcdysarum Gangcticum aux Phi-
lippines, (lî.)
* CALBET. MAM. r. Bourret.
C.VLBOA. BOT. PIIAN. Genre delà
famille des Convolvulacées, voisindc
ripomœa, dont il ne se distingue que
par les quatre loges monospermes de
sa capsule. Il a été établi par Cava-
nilles, oui, tab. 476 de ses Icônes, a
figuré l'unique espèce connue jus-
qu'ici, le Lalboa vitifolla, Herbe
grimpante , dont les fleurs sont dispo-
sées encorymbes axillaires, et dont les
feuilles longuement pédonculées rap-
f)ellent par leurs découpures celles de
a Vigne. Persoon a substitué au
nom de Cavanilles celui de Macro-
stema, destiné à exprimer la longueur
des étamines qui font saillie liors du
tube de la corolle. (a.d.J.)
CALBOS. POIS. Bosc dit que les
Marseillais désignent sous ce nom une
espèce du genre Cotte. (b.)
CALCABOTTO. ois. Syn. italien
de l'Engoulevent ordinaire, Capri-
mulgus europœus,h. /^.Engoulvent.
(DR..Z.)
CALCA.IRE. GÉOL. De'nomination
commune à toutes les masses miné-
l'ales ou roclies qui sont essentielle-
ment composées deChaux carbonatée
soit à l'état cristallin, soit à l'état de
sédiment, telles, par exemple, que
les Marbres salins ou statuaires, les
Marbres ordinaires, la Craie, la Pierre
à bâtir des environs de Paris , etc.
Le Calcaire est très-abondant dans
la nature; on le rencontre au mdieu
des terrains primitifs ,et son abondance
relative augmente depuis les couches
le plus anciennement formées jusqu'à
celles qui paraissent être les dernières
de l'enveloppe terrestre. Les divers
Calcaires forment des mon lagnes et des
chaînes entières considérables ; ils
sont presque toujours disposés en lits
ou assises distinctes, soit inclinés soit
horizontaux. A l'exception du Cal-
58 CAL
Caire primitif, ils renfcrraenlde nom-
breux débris de corps organisés qui
diffèrent dans tel ou tel Calcaire, se-
lon l'ancienneté de formations de
chnc(.nd'eux,et qui concourent, avec
Tordre de superposition, à faire dis-
tinguer leur âge relatif ; c'est par une
application irop vague du moyen
fourni par l'observation des corps or-
ganisés que fréquemment on parle
dans les descriptions géognostiques
de Calcaire à Grjjjfiées, de C. àÂm-
moniles, de C. à Cérites, etc., expres-
sions qui ne peuvent avoir, dans l'état
actuel de la science , une valeur ri-
goureuse et exclusive. On distingue
d'une manière plus exacte les Calcai-
res en C. marins et C. et eau douce,
d'après les espèces de corps organisés
qu'ils renferment et qui indiquent
l'origine de leur formation; on peut
également , sous le même point de
vue , les séparer en C. cristallins et
C. de sédiment , les premiers ayant
été formés par voie de précipitation
chimique ou de cristallisation , et les
seconds par dépôt à la suite d'une
simple suspension ou d'un délaye-
ment.
On verra au mot Roche ce que les
géologues entendent par Calcaire pri-
mitif, de transition, alpin, du Jura,
de montagnes, à cavernes , coquil-
lier , siliceux, etc- V. pour l'his-
toire des Roches calcaires les articles
GÉOLOGIE et GÉOGNOSIE. (C. P.)
CALCviMAR. OIS. Quelques voya-
geurs ont ainsi nommé un Oiseau de
la grosseur du Pigeon qu'ils ont vu
sur les côtes du Brésil, et que, d'a-
près leur dire, on devrait rapporter
au genreM-vNCHOT. (dr..z.)
* CALCANEUM. zooi.. r. Os et
Pied.
CALCANTHE. min. C'est-à-dire
Fleur de Cuivre, l'un des anciens
noms du sulfate de Cuivre. /^. Cui-
vre. (LUC.)
* C ALCAR. MOLL. Geni'e formé par
Denis Montfort aux dépens des Turbo
de Linné, et dont les caractères con-
sistent dans la dépression de la co-
quille non ombiliquée, à spire peu éle-
vée, ayant les bords de l'ouverture
CAL
continus, Iranchans, offrant une gout-
tière creusée dans un éperon, d'oli
vient le nom générique, située au mi-
lieu du bord droit, et se conservant
sur lestoursdelaspiie. Le Turbo Cal-
car, L. a servi de type à ce petit genre.
On voit la figure de cette coquille
dans Dargenville (Conch. p. 207.
pi. 6. fig. k) et dans Chemnitz {f^.
CLXIV. i552;.
Une espèce de Nautile porte encore
le nom de C.alcar dans Linné. Syst.
Nat.-yiui.pars-SA. Soyo. (b.)
* CALCARAMPHIS. bot. phan.
Espèce du genre Amphorchis de Du
Petit-Thouars , qui l'a ligure pi. 4 de
sa Flore des îles australes de l'Afri-
que, (b.)
CALCATREPPOLA , CALCA-
TREPPO et CALCATRIPA. bot.
Noms vulgaires donnés dans certains
cantonsdxialie iiuDelphiniumConso-
lida,h., auCenlaurea Calcitrapa, L.,
et à l'jîgaricus Prunulus, Scop. (b.)
^ CALCE. GÉOL. (De La Méthrie.)
Syn. de Chaux. V. ce mot. (luc.)
* CACCEANGIS. bot. cbtpt. Nom
donné par Du Petit-Thouars à l'une
des espèces de son genre Angorchis,
et qui était VEpidendyzim Calceolus; il
l'a figurée pi. 77 de sa Flore des îles
de l'Afrique australe. (b.)
CALCEDOINE, min. Variété d'A-
gate , d'un blanc-laiteux et d'une
transparence nébuleuse, quel'on taille
pour en faire des objets d'agrément.
Le nom de Calcédoine est celui d'une
ville deBithynie dans l' Asie-Mineure ,
près de laquelle les anciens trou-
vaient cette Pierre. Les Calcédoines
les plus estimées se tirent maintenant
de l'Islande et des îles Feroë, oii elles
se rencontrent en abondance. On
donne quelquefois l'épithète à'orieur-
tales aux Calcédoines dont la pâte est
plus fine, et dont l'intérieur paraît
comme pommelé. F". Quartz-Aga-
te, (g. DEL.)
CALCÉOLAIRE. Calceolaria.BOT.
PHAN. Genre de Plantes appartenant
à la famille des Scrophularinées, et à
la Diandrie Monogynie. Linné n'en
avait décrit que trois espèces origi-
naires du Pérou; Lamarck en ajouta
CAL
ciuq autres rapportées du tlclroiltle
Magellan parCoinmerson;enfui lesau-
teurstlc la Flore du Pérou cl du Chili,
CaVnnilleSjHuinboldtetBouplandont
considérablenientaugmentë ce genre,
de sorte que le nombre des espèces pu-
bliées par ces divers auteurs s'élève au-
jourd'hui à plus de soixante. Voici les
caraclèresdecegenrCjtelsque les don-
ne Kunth {NuraGeneraelSpec. Plant.
^///îe/..cZ','yw///):caliceàquatredivisions
presque égales entre elles ; la supérieu-
re un peu plus large ; corolle dont le
tube est très-court, le limbe bilabié;
la lèvre supérieure, petite, tronquée
et entière; l'inférieure très - dévelop-
pée , concave et en forme de sabot ;
deux étamincs insérées à la base du
tube, courtes, ayantles loges de leui's
anthères écartées; un seul stigmate;
capsule conique, biloculaireetà deux
valves bifides, et les trophospermes
adnés à la cloison; graincssillonnécs,
anguleuses.
Les Calcéolaires sont des Plantes
ligneuses ou herbacées , rarement
sans tiges j leurs feullhîs sont le plus
souvent opposées ou leiuées. Leurs
tleurs disposées en corymbe , d'une
couleur jaune, sont remarquables par
l'aspect que leui' donne la lèvre infé-
l'ieure de la corolle, dont la forme
rappelle celle du labcUe de notre
Sabot de Yénus,Cjpriped/i/rn Calceo-
lus, L. Elles sont toutes indigènes de
la partie occidentale tin continent de
l'Amérique méridionale , et principa-
lement du Pérou et du Chili. (g..n.)
CALCÉOLE. Calceo la. MOT.1J. fos.
Genre formé par Lamarck, dont VA-
nomiasandaliiim, L., coquille fossile,
est la seule espèce. Elle a été figurée
par Knorr (T. m. Suppl. pi. 206.
f. 5, 6) ; et cette figure a été repro-
duite dans les ouvrages d'Histoire
naturelle, oii il estquestion du genre
Calcéole , dont les caractères sont .
coquille inéquivalve, turbinée, apla-
tie sur le dos; la plus grande valve en
forme dedemi-sandale, ayant à la char-
nière deux ou trois petites dentsjla plus
petite valve plane , semi-orbiculaire ,
en forme d opercule. On trouve la
CAL 59
Calcéole eu diverses parties de 1 Alle-
magne, ou elle est toujours as.scz rare.
Nous l'avons rencontrée notamment
sur les hauteurs de Bisfcld en Wes!-
phalie. (b.)
CALCEOLE. Calceolus. bot. phan.
(Tournefort. ) Syn. de Cypripedium ,
L. ( Pcliver. ) Même chose que Ga-
langa. (B.)
CALCHANTE. min. ( Bertrand. )
Même chose que Chalcanthe. F", ce
mot. (LUC.)
CALCHTLE. min. Même chose que
Colcotar fossile selon Patrin. (luc.)
CALCHIS. OIS. Pour Chalsis. /^.
ce mot. (DR..Z.)
CALCIFRAGE. Calcifraga. bot.
PHAN. (Pline. )Syn. de GlobulariaAly-
pum, L.(Lobel.)Vieux nom du Crith-
muni maritimiim , L. F". Crithme.
(B.)
*CALCINATION. MIN. Réduction
des Pierres calcaires eu Chaux par
l'action du feu. On a improprement
étendu cette dénomination auxopéra-
tionsqui soumettaient à une tempéra-
ture très-élevée les substances infusi-
bles , mais sensiblement aliérables.
(DR.. Z.)
CALCINELLA et CALCINELLE.
MOLL. Syn. de Venus dealbata de
Gmelin. Coquille que le même auteur
a reproduite sous le nom de Mactra
piperita. Belon dit que ce nom est
surtout en usage dans l'Adriati-
que, (b.)
*CALCIPHYRE. géol. Brongniart
a donné ce nom à une Roche porphy-
roïde, c'est-à-dire du genre de celles
dans la pâte desquelles sont dissémi-
nés des Cristaux de forme détermi-
nable et de diverse nature. Ces Gris-
taux sont ici tantôt du Feldspath ,
tantôt des Grenats; de la Diallage, du
Pyroxèneoude l'Amphibole, du Fer
oxidulé et des Pyrites, s'y présentent
aussi quelquefois , comme parties ,
éventuellementdissémiuées. La struc-
ture de la pâte calcaire qui fait la base
du Calciphyie est tantôt grenue et
presque lamellaire, tantôt compacte
40 CAL
mais très-homogène et à grains fins.
Sa dureté la rend souvent suscep-
tible d'un beau poli; sa cassure,
rarement raboteuse, est généralement
conchoïde; la pâle calcaire étant
plus destructible que les Cristaux,
ceux - ci font souvent saillie sur
la surface de la Roche, dont les prin-
cipales variétés sont :
CaLCIPHYKK FELDSPATHIQtTE , qui
consiste en Cristaux de Feldspath
blanchâtre, disséminé dans un cal-
caire compacte , presque transparent,
d'un blanc jaunâtre. On le trouve en
couches inclinées au petit Saint-Ber-
nard.
Calciphyre l'YROPiEN. Des Gre-
nats rougeâtres dans un calcaire la-
mellaire ou grenu, tirant sur le gris
verdâtre . le composent. Se trouve
dans les Pyrénées moyennes en cou-
ches subordonnées au Calcaiie sac-
charoïde.
Calcipiiyre riélanique , formé
de Grenats mélanitesdans un calcaire
compacte et noirâtre. Il a été observé
dans les Pyrénées, au pic d'Espade ,
au Tourmalet , etc.
Calciphyre py'roxenique. Cris-
taux de Pyroxène verdâtre dans un
Calcaire compacte,ti-anslucide et rous-
sâtre. Cette belle variété, susceptible
d'un beau poli , vient de l'une des
îles Hébrides.
Les Calciphyres ne constituent , à
ce qu'il paraît, que très-artificielle-
ment une espèce parmi les Roches.
J^. ce mot. (b.)
CALCITRAPE. Calcitrapa. bot.
PHAN, Linné avait réuni dans son
genre Centaurea plusieurs genres des
botanistes ses prédécesseurs , et Jus-
sieu les a séparés de nouveau dans
son Gênera. L'un d'eux est le Calci-
trapa , caractérisé par les épines qui
terminent les folioles de ses involu-
cres. La Chaiisse-Trape, cette Plante
si commune dans nos champs incultes
et sur le bord de nos chemins, lui
appartient, et lui a donné son nom,
selon Bory-de-Salnt-Vincent. Elle est
fort amère et jouit d'une propriété
si éminemment fébrifuge, que les pay-
CAL
sans des Landes guérissent des fiè-
vres tierces en avalant des pilules
qu'ils font avec ses feuilles écrasées.
Moench , en admettant ce genre , lui
réunit le Çrocodllium ovl les folioles
sont terminées par une pointe unique,
et le Seridia , oii elles le sont par des
épines palmées. (a. d. j.)
* CALCITRAPOIDES. eût. ph-^n.
Genre formé par Vaillant, que Linné
avait, avec tant d'autres, confondu
parmi ses Centaurées, et qui rentre
aujourd'hui dans le genre Calciti'ape.
P^. ce mot. (b.)
* CALCIUM. MIN. Métal blanc ,
brillant, extrêmement combustible,
passant promptement à l'état d'Oxyde
ou de Chaux, soit par le contact de
l'air, soit par celui de l'eau qu'il dé-
compose. On n'a pu encore obtenir
le Calcium qu'à l'aide de la pile; on
soumet à son action un Sel calcaire
humecté d'eau et entouré de Mercure ;
le Sel est décomposé , et le Calcium
s'unit au Mercure dont on le sépare
ensuite parla distillation. (dr..z.)
C ALCOCRI. BOT. PHAN. ( Diosco-
ride.) Probablement le Fumaria offi-
clnalls , L. , selon Adanson. /^'. Fu-
METERRE. (b.)
CALCOPHONE. min. P. Chai^co-
PHONE.
CALCUL, zooii. MIN. De Calx.
INom par lequel on désigne des con-
crétions pierreuses qui se forment
dans diverses parties de l'Homme et
des autres Animaux. Il ne sera point
question ici des Perles ni des yeux d'E-
crevisses , qui ne sont pas ordinaire-
ment compris dans l'acception géné-
rique du mot Calcul, non plus que des
Bézoards dont il a déjà été parlé.
Les concrétions tophacées de la Goutte
ne sont pas non plus appelées ordi-
nairement Calculs , encore qu'elles
soient de l'Urate de Soude , et non
de la Craie ou du Phosphate de
Chaux, comme on l'avait cru jus-
qu'ici ; les principales concrétions
désignées par le nom de Calculs sont
les :
Calculs biliaires. Concrétions
qui paraissent dues à la séparation de
CAL
la matière Jaune que la Soude tenait
en dissolution dans la Bile. Ces con-
crétious dont le nombre varie , ainsi
que le volume qui du point imper-
ceptible peut aller jusqu à celui d'un
très-gros l'ois, se trouvent dans la
vésicule du fiel et dans les canaux bi-
liaires qu'ils obstruent quelquefois
au point de désorganiser complète-
ment le système vital. Les Calculs bi-
liaires sont inodores , insipides , d'un
jaune orangé, presque insolubles dans
l'Eau et dans l'Alcohol , légèrement
attaquables par les Alcalis; ils don-
nent à la distillation de l'Eau, de
l'Huile , des substances gazeuses, du
sous -Carbonate d'Ammoniaque , du
Phosphate de Chaux et du Charbon
animal; ilscontiennentabondamment
une matière particulière que les chi-
mistes ont nommée Cholcstérine.
f^. ce mot.
Calculs cérkbratjx. On rencontre
quelquefois dans le cerveau des con-
crétions blanches , insolubles dans
l'Eau et dans l'Alcohol, lesquelles,
examinées chimiquement, ont été
trouvées composées de Cholcstérine
et de Phosphate de Chaux.
Calculs pulmonaires. Concré-
tions que l'on trouve, mais l'arement,
dans le poumon , sous forme de petits
grains blancs , durs , agglomérés
par une matière muqueuse épaissie ;
elles sont composées de Phosphate et
de Carbonate de Chaux.
Calculs salivaires. Ils sont de
la même nature que les Calculs pul-
monaires , et paraissent se former
dans les couloirs de la salive.
Calculs xjrinaires. Concrétions
plus ou moins volumineuses qui se
forment dans la vessie, dans les reins,
et quelquefois , mais rarement , dans
les autres voies urinaires. Ils sont
composés d'Acide urique, d'Urate
d'Ammoniaque , d'Oxyde cystique ,
d'Oxalate de Chaux, de Silice, de
Phosphate ammoniaco-magnésien, de
Phosphate de Chaux , et d'une autre
matière que le docteur Marcet n'a
rencontrée qu'une seule fois , et qu'il
a nommée Oxyde xauthique. Les
quantités respectives de ces matières,
CAL 4i
et quelquefois l'isolement de l'une
d'elles , font varier à l'infini la forme,
la consistance , l'aspect et la couleur
des Calculs, et toute tentative de clas-
sification de ces corps a été jusqu'ici,
pour ainsi dire , impossible. Les
Calculs sont les causes d'aficctions
terribles et douloureuses, qui, le plus
souvent, ne se terminent que par l'o-
pération cruelle , mais indispensable,
connue vulgairement sous le nom de
taille de la pierre. Quelques chimistes
ne désespèrentpoint que leur science ,
dont les découvertes journalières pré-
sagent les résultats les plus étonnans,
ne parvienne un jour à dissoudre les
Calculs , et même à en prévenir la
formation. Ce sera certainement l'un
des plus grands bienfaits que l'hu-
manité recevra de la science. (dr..z.)
On appelle encore Ca;Lculs ou
Dragées de Tivoli une sorte de Pi-
solithe, /^'. ce mot , qui se forme dans
quelques parties du ruisseau des
bains de Saint-Philippe en Toscane.
(c. p.)
CALDASIE. Caldasia. bot. piian.
AVilldenow , ayant donné le nom de
Bcnplandia trifoliata à l'Arbre qui
produit la vraie écorce d'Anguslura ,
nommait Caldasia heteiophylla la
Plante de la famille des Polémonia-
cées que Cavanilles avait nommée
Bonplandia ge/ninijlora; ce change-
ment n'a point été adopté.
Il existe encore un autre genre
Caldasia proposé par Mutis ; ce genre
rentre dans celui que le professeur
Richard père a désigné sous le nom
d'Hclosis dans son beau Mémoire sur
la famille des Balanophorées- P^. HÉ-
Losis. (a. r.)
CALDERA. BOT. phan. (Marsdcn.)
Fandanus indéterminé dont on forme
des nattes à Sumatra. F. Vaq.oi. (b.)
CALDERON. mam. Quelques
voyageurs ont mentionné sous ce
nom certains Cétacées qu'on ne peut
reconnaître à ce qu'ils en disent. \}i.)
CALDERUGIO. ois. Syn. italien
duChardonneret,i'/v'/;^v7/af'a/r///fc'//5,
L. J^. Gros-Bec. (dr..z.)
42 CAL
CALEA. BOT. PiiAN. Corviubifères ,
Juss. Syngénésie Polygamie égale, L.
L'involucre est composé de folioles
lâchement imbriquées , le réceptacle
f)aleacé , les fleurs sont flosci.leuses ,
es akèues surmontés d'une aigrette
de poils simplei; les feuilles alteroes
ou opposées, les fleurs solitaires ou
réunies plusieurs à l'extrémité des
rameaux. Douze espèces environ sont
rapportées , plusieurs il est vrai avec
doute , à ce genre. La Billardière en
• a recueilli, dans la Nouvelle-Zélande,
deux qu'on peut voir figurées tab.
i85 et 186 de son ouvrage sur les
Plantes de la Nouvelle- Hollande.
Loureiro en a observé une à la Co-
chinchine. Toutes les autres sont ori-
ginaires de la Jamaïque. (a. D. j.)
CALEANA ou CALEYA. bot.
PHAN. Genre de Plantes de la famille
naturelle des Orchidées établi par
Rob. Brown pour deux espèces de la
Nouvelle- Hollande} elles sont her-
Lacéef , glabres ; leurs bulbes , au
nombre de deux , sont ovoïdes , en-
liers, terminant le caudex descen-
dant , qui est chargé de fibres sim-
ples; une seule feuille radicale, li-
néaire, accompagne la hampe; celle-ci
porte un petit nombre de fleurs d'un
brun vernàtre. Leur périanthe est à
six divisions, dont cinq sont égales
et étroites, le labelle est supérieur et
rétréci à sa base ; sa lame est peltée
et concave. Le gynostème est mince
et dilaté, et terminé par une anthère
persistante dont les loges sont rap-
prochées et contiennent chacune deux
masses polliniques pulvérulentes. Les
deux espèces rapportées à ce genre
par R. Brown, et qu'il a nommées Ca-
leya major g\. Caleya minor , ont été
trouvées par lui aux environs de Port-
Jackson, (a. k.)
CALEBASSE, bot. phan. Nom
vulgaire et générique donné dans les
pays chauds aux fruits de diverses
Cucnrbitacécs , dont les naturels font
des ustensiles de ménage. On a étendu
cette désignation au fruit du Baobab
quelquefoisappelé Calebasse du Séné-
gal. La Calebasse douce est ordinaire-
GAL
ment le Bêla Schora, V. ce mot , et la
Calebasse d'herbe, le Cucurbita lage-
naria, L. /^'. Courge. (b.)
CALEBASSIER. bot. ph.vn. r.
Ckescentie. On a étendu impropre-
ment ce syn. de Cucurbitacées à d'au-
tres Végétaux , tels que le Baobab ,
qui portent de gros fruits quelquefois
appelés Calebasses, ou qu'on a com-
parés aux Calebasses véritables, (u.)
CALEÇON-ROUGE. OIS. Nom
vulgaire à Saint-Domingue du Cou-
roucou à ventre rouge , Trogon Cuiu-
cui , L. f. CouROucou. (dr.. z.)
C A L E CT AS I E. Calectasia. bot.
piiAN. Robert Brown appelle ainsi
un genre de Plantes originaire de la
Nouvelle-Hollande, et qu'il rapporte
à la famille des Joncées. Ce genre se
compose d'une espèce unique, Calec-
tasia cyanea; c'est un petit Arbuste
dressé, très - lameux , couvert de
feuilles acérées et engainantes à leur
base. Les fleurs naissent solitaires au
sommet des rameaux ; elles sont
bleues ; leur calice est pétaloide, libre,
tubuleux et évasé en forme de coupe :
son limbe est étalé et à six divisions
égales. Les étamines , au nombre de
six , sont insérées au haut du tube du
calice; leurs anthères sont termi-
nales, étroites, linéaires et rappro-
chées. L'ovaire est à une seule loge
qui contient trois ovules dressés; il se
termine par un style simple, au som-
met duquel est un stigmate indivis;
Le fruit est un akène devenu mo-
nosperme par avortement , et revêtu
par le tube du calice.
Ce genre ressemble assez par scta
porta l'Aphyllanthes dont il s'éloigne
par sa structure. (a. r.)
CALEEKËE. bot. phan. Syn. de
Papayer à Sumatra. (b.)
CALEGNEIRIS. pois. Nom vul-
gaire du Cepola mbesceiis , L. sur la
côte de Nice ; on le donne aussi quel-
quefois à la Donzelle. (b.)
CALEMBEBA. bot. phan. Nom
caraïbe des graines du Mimosa 5Cû«-
n^c/w, L. espèce d'Acacie. (b.)
CAL
CALENDRE. ins. Même chose que
Calandre. /^. ce mot. (b)
GALENDRELLE. of.s. Espèce du
genre .\loiiclte, Alaiida brachydac-
ijla , V. Alouette. (dr..z.)
CALENDULA. OIS. (Brisson.) V.
Roitelet.
CALENDULACÉES. bot. phax.
H. Cassini a forme , sous ce nom, un
petit p;roupe de Plantes dans la grande
famille des Synantliérées. Il le place
entre ses Hélianthces et ses Arctoti-
dées ; il contient les genres Souci ,
Metcorine et Osteospermc. V. ces
mots. (B.j
CALENDROTE. ois. Syn. de Mau-
vis en Bourgogne , appliqué imniV-
prcment à la Litorne dans les plan-
ches enluminées de UufFon. (b.)
CALENTURAS. bot. phan. Ce
mot espagnol signifie proprement
fièvres ; joint au mot pa/o qui veut
dire bâton ou bois , il a quelquefois
désigné le Quina , ou quelque autre
Arbre fébrifuge. (b.)
CALEPIN A. bot. phan. Une Plante
de la famille des Crucifères, rapportée
successivement à un grand nombre
de genres diflerens par différens au-
teurs , est devenue, pour Adauson,
le type d'un genre distinct ainsi
nommé, et qui, rétabli par Desvaux
dans le Journal de botanique , a été
enfin adopté par De Candolle ( Syst.
Veget. T. II , p. 648 ) qui le place
dans sa tribu des Zillées , et lui assi-
gne les caractères suivans : calice de
quatre sépales à demi-étalés; pétales
obovales , les extérieurs un peu plus
grands ; filets des étamines dépourvus
d'appendices; quatre glandes cvlin-
driques sur le disque; ovaire ovoïde;
style conique , très-court , persistant
sur la silicule. Celle-ci , coriace, glo-
buleuse , indéhiscente, renferme pen-
dante au sommet d'une loge unique ,
une seule graine sphérique et tron-
quée supérieurement. Les cotylédons
forment, en se réfléchissant sur leurs
bords , un angle longitudinal qui re-
çoit la radicule recourbée. On ne
connaît qu'une seule espèce de ce
CAL 4:>
genre, le Calepina Con'ini, Desv. , Bu-
nias Cochlearioiclcs de la Flore Iran-
çaise, quicroît dans plusieurs contrées
I le l'Europe et se rencontre dans les en-
virons de Paris. C'est une Herbe an-
nuelle, glabre, dressée, dont les
feuilles radicales sont disposées eu
rosettes, pétiolées et découpées au-
delà de leur milieu en cinq ou sept
lobes , les latéraux petits , le terminal
grand et obtus , tandis que celles de
la tige, sessilcs et entières^ se pro-
longent à la base en deuv auricules
sagitlées. Les fleurs, dépourvues de
bractées, et de couleur blanche, for-
ment des grappes opposées aux feuil-
les, (a.d.j.)
CALERIA. BOT. PiiAN. Pour Kale-
ria d'Adanson. r. Kalkbia. (b.)
CALESAN oij CALESJAM. bot.
PîiAN. F'. Kalesïam.
GA.LEYA ET CALEYE. bot. pu an.
V. Cale.ana.
CALF. MAM. Syn. anglais de
Veau. (a.d..î«s.)
G.ALFAT. ois. Et non Galfat.
Espèce du genre Bruant. F', ce mot.
(B.)
CALFES-SNOWTE. bot. piian.
Syn. anglais de Cymbalaire, Antirrhl-
num Cjmbalaria, L. (b,)
CALHALEITE. bot. phan. Syn.
portugais de Galiurn verum, L. F^.
Gaillet. (b.)
CALI. bot. phan. Même chose
que Kali. F', ce mot. (b.)
*CALIAN-TODVERAY.BOT.PHAN.
(Commerson.) V. Callandoulé et
Callian-Rouverai.
CALI - APOCARO. bot. phan.
Qu'il ne faut pas confondre avec Calo-
Apocaro. V. ce mot. Deux Arbustes
de la côte de Malabar, figuiés pai"
Rumph, mais qu'il est impossible de
déterminer. (b.)
CALIBE. OIS. Même chose que
Calybé. V. ce mot. (b.)
CALI-CALIC. ois. Espèce du gen-
re Pie-Grièche , Lanlus Madagasca-
*^ CAL
riensis minor, L. r. Pie-Griéche.
(DR..Z.)
CALICALICHIRI. bot. phan.
(Surian.) Sjn. caraïbe de Durante.;^,
ce mot. {v,\
. GALICATZOU. ois. Syn. du pe-
tit Pingouin, Aléa Pica, L. dans l'île
de Crète. P^. Pingouin. (dr..z.)
CALIGATZU. OIS. Syn. du petit
Plongeoa, Colymbus stellatus, L. en
Grèce. P. Plongeon. (dr..z.)
CALI-C AVALÉ, bot. phan. Nom
vulgaire à la côte de Coromandel
d une espèce indéterminée de Galega,
qui est peut-être la même que celle
qu'on nomme simplement Cavale. /^.
ce mot peut-être générique. (b.)
GALICE. Calix. bot. phan. Dans
une fleur complète, telle que celle de
lOExIlet, de la Campanule, de la
Rose, delà Giroflée,etc., on trouve en
dehors des organes sexuels , nommés
pistils et étamines , qui occupent le
centre de la fleur, deux enveloppes
florales; l'une plus intérieure, sou-
ventornée des couleursles plus vives,
d'un tissu plus mince et plus délicat,
qui porte le nom de corolle; l'autre
située en dehors de la précédenie ,
ordinairement verte et de nature fo-
liacée , est le Calice proprement dit.
Ces deux enveloppes constituent le
périanthe, qui dans ce cas est appelé
périanthe double. Tous les botanistes
sont d'accord sur ce point, et appel-
lent calice l'enveloppe la plus exté-
rieure du périanthe double. Mais lors-
qu'il n'y a qu'une seule enveloppe
florale autour des organes delà repro-
duction, comme dans les Daphné, le
Lis, l'Iris, l'Oseille, la Rhubarbe;
en un mot, quaud le périanthe
est simple, c'est alors que l'on peut
remarquer la dissidence d'opinion
qui partage encore aujourd'hui les
botanistes sur ce point. Si vous con-
sultez les ouvrages des ïournefort,
des Linné et de leurs nombreux sec-
tateurs, vous venez qu'ils nomment
calice le périanthe simple, lorsqu'il
est peu apparent , vert et de nature
loliacée; tandis qu'ils lui donnent le
CAL
nom de corolle, lorsqu'il est grand ,
mince et coloré à la manière des co-
rolles. Le même organe porte donc
deux noms, sans que sa nature intime
soit changée, mais seulement parce
qu'il ofl're quelque différence légèic
dans sa forme et sa coloration. Une
semblable distinction ne saurait être
admise, et nous pensons avec Jussieu
que toutes les fois que le périanthe
est simple, on doitleconsidérercomme
un Calice, quelles que soient d'ailleurs
et sa forme, et sa consistance, et sa co-
loration. Plusieurs auteurs, et entre
autres De CandoUe, avaient proposé
de donner le nom particulier de Pé-
7'igone au périanthe simple, afin d'é-
viter les noms de Calice et de corolle ;
mais cette dénomination qui recule la
difiiculté, sans la résoudre, n'a point
été génénéralement approuvée.
Tjndes faiis principaux sur lesquels
se fondent les auteurs qui considèrent
le périanthe simple comme un Calice,
c'est que l'on désigne généralement
sous le nom d'ovaire intère ou adhé-
rent celui qui fait corps par tous les
points de sa périphérie avec le tube
du Calice; or il existe un ovaire in-
fère dans les Narcissées,les Iridées, les
Orchidées qui n'ont qu'une seule en-
veloppe florale; cette enveloppe est
donc un véritable Calice. En résumé,
on appelle Calice l'enveloppe florale
la plus extérieure d'un périanthe dou-
ble, ou le périanthe lui-même lors-
qu'il est simple.
Si vous examinez attentivement le
Calice de l'OEillet, de la Rose, du
Datura , etc., vous verrez qu'il forme
une sorte de tube continu , qu'il est
d'une seule pièce ou enfin monosé-
pale ; tandis que dans la Giroflée, la
Renoncule, il se compose de plusieurs
f)etites folioles que l'on peut isoler
es unes des autres ; en un mot qu'il
est poly sépale, parce que chacune de
ces petites folioles porte le nom de
sépale.
Dans le Calice monosépale, on dis-
tingue le tube ou partie inférieure et
tubuleuse , le limbe ou partie supé-
rieure, ordinairement évasée et dé-
coupée plus ou moins profondément
CAL
en un certain nombre de dents , de
lobes ou de lanières; de- là les noms
de IrUlenté, quaiUidcntc, que l'on don-
ne au Calice quand il olFrc trois ou
quatre dents ; ceux de trijhle, quadii-
/Vr/e, quand il présente trois ou quatre
lobes peu profonds, et enfin ceux de
triparti et quadriparli, lorsque les in-
cisions sout très-profondes, et descen-
dent presque jusqu'à la base du Ca-
lice.
Le Calice monosepale peut offrir des
formes extrêmement variées , et qui
servent de caractères pour distinguer
les Végétaux entre eux. Ainsi, dans
la Primevère et rOEillct, il est tubu-
leux et cylindrique; dans la Pulmo-
naire, il est lubuleux et prismatique ;
il peut être renflé eu forme d'ampoule,
comme dans le Bchon blanc : on dit
alors qu'il est vcsiculcux ; il peut être
plane , comme dans l'Oranger; en
forme de cloche ou campanule, com-
me dans la Molucelle; enfin, quelque-
fois il se termine à sa base par un
prolongement creux en forme de cor-
ne, quij.orte le nom d'éperon, et dans
ce cas il est dit éperouné, ca/caratus,
comme celui des Pieds-d'Alouelte ,
de la Capucine , etc.
Le nombre des pièces qui forment
le Calice polysépale est extrême-
ment variable. Ainsi dans la Fume-
lerrc , le Pavot, on trouve deux sépa-
les ; il y en a trois dans la Ficaire ;
quatre dans le Cresson, la Giroflée et
tou'cs les Crucifères; cinq dans la
Renoncule, le Lin, etc. De-là les noms
de Calice disépale, triscpalc tétrasé-
pale, pentasepale, donnés au Calice,
suivant quil se compose de deux ,
trois, quatre ou cinq folioles ou sé-
pales que l'on peut isoler les uns des
autres. Les sépales varient singulière-
ment dans leur figure; ainsi il y en a
qui- sont arrondis, d'autres qui sont
linéaires; ceux-ci sont obtus, ceux-là
terminés en pointe; d'autres échan-
crés en cœur, etc.
Revenons maintenant à quelques
considérations générales. Le Calice
monosépale ou polysépale peut être
régulier ou irrégulier. Il est régulier
quand toutes les parties qui le com-
CAL
45
posent sont disposées dans un ordre
symétrique, autour de l'axe de la
fieur, de manière que chaque moitié
de cet organe est absolument sembla-
ble à l'autre. On dit au contraire que
le Calice est irrégulier , lorsque les
parties qui le composent ne sont pas
symétriques, c'est-à-dire qu'elles of-
frent une grandeur, une position ou
une forme difféientes dans les divers
points de leur étendue. Ainsi le Calice
de la Rose, de la Campanule, de
lOEdIet, est régulier, tandis quecelui
de l'Aconit, du Pied-d'Alouette, est
irrégulier.
Le Calice offre encore une autre
disposition bien plus importante à
étudier, je veux parler de son adhé-
rence ou de sa non-adhérence avec
l'ovaire. Si vous examinez le Calice du
Lis, de la Belladone, du Datura , de
la Giroflée , etc. , vous reconnaîtrez
qu'il n'a aucune adhérence avec l'o-
vaire, c'csl-à-diie que ce dernier or-
gane est libre de toutes parts au mi-
lieu de la fleur. Mais examinez au
contraire le Calice de la Campanule
celui du Narcisse, de l'Iris, et vous
verrez que , par sa base , il est entiè-
rement confondu et soudé avec toute
la paroi externe de l'ovaire , et que
celui-ci , au lieu d'être libre et saillant
au fond de la fleur , est , au contraire
cache , en quelque sorte , au-dessous
d'elle , oii il forme une saillie plus ou
moins 'volumineuse. Cette difléience
est extrêmement importante à noter.
Dans le premier cas , on dit que lé
Calice est infère, relativement à l'o-
yaiie, au-dessous duquel il est inséré;
il est au contraire supère dans le se-
cond cas. Mais cette expression étant
peu exacte , on lui a substitué celles
de Calice libre et de Calice adhérent
ou d'ovaire supère et d'ovaire infère!
Nous développerons au mot Ovaire
les principes que l'on peut déduire de
celte position relative de l'ovaire et
du Calice.
Le plus souvent le Calice est vert,
et présente la plus grande ressem-
blance dans sa texture avec les feuil-
les. Mais quelquefois cependant il est
mince , coloré et semblable à la co-
46 CAL
roUe , c'est ce que l'on observe assez
fréquemment lorsque le périanthe est
simple , comme dans les Liliacées ,
les Iridées, les Daphnées. On dit
alors que le Calice est pélaloïde ou
coroUiforrac.
Le Calice présente souvent dans les
côtes ou nervures principales qui le
parcourent, des vaisseaux en spirale ,
qu'il est facile de dérouler. Il se
compose de plus de parenchyme vert
et d'épiderme ; en un mot , il offre
absolument la même organisation que
les feuilles. El en effet, cet organe ne
doit être considéré que comme un
assemblage de feuilles modifiées par
leur éloignement du foyer de la nu-
trition. Aussi voyons-nous un grand
nombre de Végétaux, dans lesquels
le Calice est composé de feuilles pres-
que entièrement semblables aux feuil-
les supérieures de la tige , comme
danslaPivoine, par exemple. Lorsqu'il
est d'une seule pièce , ou monosépale,
c'est que les feuilles qui doivent le
composer se sont réunies et sou !ées
par leurs parties latérales , de ma-
nière à former une sorte de tube.
Le Galice se détache et tombe gé-
néralement en même temps que les
autres parties de la fleur, c'est-à-
dire , peu de temps après la féconda-
tion des ovules contenus dans l'ovaire-
Cette chute rapide a surtout lieu lors-
que le Calice est polysépale. Mais
quand il est d'une seule pièce , il est
souvent persistant , c'est-à-dire , qu'il
survit à la fécondation et accompagne
l'ovaire dans toutes les époques de
son accroissement , et que souvent
lui-même il se développe d'une ma-
nière remarquable , comme dans
l'Alkekenge , la Molucelle, etc. Il est
nécessairement persistant toutes les
fois qu'il est adhérent avec l'ovaire ;
car, dans ce cas, il fait nécessaire-
ment partie du fruit dont il constitue
l'épicarpe.
Calice commun. Pour les auteurs
qui considéraient le capitule des Sy-
nanthérées comme une seule fleur à
laquelle ils donnaient le nom impro-
pre de Fleur composée, l'involucre
qui environne chaque capitule était
CAL
regardé comme un Calice commun.
P'. Capitule et Involucre. (a. w.)
CALICÈRE. BOT. PHAN. Pour Ca-
lycère. P^. ce mot. (b.)
CALICHIMATHEIA. bot. phan.
( C.Bauhiu. ) L'un des syn. du Faux-
Dictame , Marnibium Pseudo-Dicta-
rnus. (b.)
CALICHIRI. BOT. PHAN. fSurian.)
Syn. caraïbe d'Ecastaphylle. J^. ce
mot, (b.;
CALICmRICHJBOU. bot. piian.
Même chose qu'Ayouliba, y. ce mot;
mais dans l'Herbier de Surian, syn.
caraïbe de Cornutia pyramidcta. (B.)
CALICHIROU. BOT. PHAN. Et non
Caliclùron. Nom donné indifférem^
ment , selon Surian , par les Caraï-
bes, à rin:ligo teinturier, et au Da-
tura sarmentosa , L., devenu le genre
Solandra de Swartz. (b.)
CALICIMATEIA. bot. phan.
Pour Calichimatheia , V. ce mot. (b.)
CALICION et CALICIUM. bot.
CRYPT. Même chose que Calycium.
/^. ce mot. (AD.B.)
♦ CALICULE. Caliculus. bot.
PHAN. On appelle ainsi un second
Calice qui se tiouve en dehors du
Calice proprement dit , dans certains
Végétaux; ainsi, dans la Mauve, la
Guimauve, la Passerose , il existe un
Calicule triphylle , pentaphylle ou
polyphylle. On dit d'une fleur qu'elle
est caliculée , lorsqu'elle est pourvue
d'un second calice ou Calicule. (a. b.)
CALIDAY-TOMBAY. bot. phan.
Syn. A'Hydrophylax mantima , à la
côte deCoromandel. (b.)
CALIDRIS. OIS. (lUiger.) Syn. de
Sanderling. Ce nom a été donné à
plusieurs autres Oiseaux de rivage.
(DR..Z.)
CALIF. BOT. PHAN. L'un des noms
arabes du Saule. (b.j
CALIGE. Caligus. crust. Genre
établi par Othon-Frédéric Millier , et
rangé par Latrcille (Règne Anim. de
Cuv.) dans l'ordredes Branchiopodes,
section desPœcilopes , avec ces carac-
tères distinctifs : deux soies ou deux
CAL
lilcls articulés et saillans à l'extrëmité
posléiicurc de la queue , qui pour-
raient èlre des ovaires; deux sortes
de pieôs , les uns à crochet et les au-
tres en nageoire. Les Galiges sont des
Crustacés cncoreassezini parfaitement
connus. LiitrelUe (Considér. génér.
p. 90 ) les avait places dans la tamillc
des Clypéacës , en leur donnant pour
caractères : tète d'une pièce; point de
mâchoire; un bec; queuededeux (ilets;
des pâtes terminées en crochet; les
autres branchiales ou natatoires.
Leach, qui a fait une élude assez mi-
nutieuse des Animaux de cet ordre
( Dict. des se. nat. , article Entomos-
TBACÉ), les caractérise ainsi : quatorze
f>ates; les six de devant onguiculées;
a cinquième paire bifide ; le dernier
article garni de poils en forme de cils.
Soies de la queue allongées , cyhn-
driqucs et simples. A l'aide de ces ca-
raclères , on ne confondra les Caligcs
avec aucun des genres qui les avoisi-
nent. Les développemensqui vont sui-
vre donneront plus de valeur à cette
distinction. Lear corps est allongé,
déprimé et formé de deux pièces prin-
cipales , dont l'antérieure plus grande,
recouverte par un bouclier membra-
neux, présente deux antennes très-
petites , sétacées ; des yeux écartés ,
situés sur le bord du bouclier , et sup-
portés latéralement par une petite
saillie ; une bouche , en suçoir ou en
bec , placéeinférieurementeten quel-
que sorte pectorale, enfin toutes les
pâtes ou seulement un certain nom-
bre. La pièce postérieure ou abdomi-
nale, moins étendue que la précé-
dente, varie singulièrement dans sa
forme; elle est carrée, ovale ou
oblougue ; nue ou imbriquée d'écail-
lés membraneuses de diverses formes
et terminée ordinairement par deux
longs filets que Millier a considérés
' comme des ovaires , et que des auteurs
plus anciens avaient cru être les an-
tennes de l'Animal. Ce sont les ap-
pendices analogues aux filets abdomi-
naux des Apus, et aucune observation
n'autorise à les regarder comme des
ovaires.
Les pâtes, au nombre de dix à
CAL 47
quatorze, sont de deux sortes :les
premières se terminent par un cro-
chet , et lesaulres ont ou bien la forme
de lames natatoires plus ou moins lar-
ges ,ou bien celle d'appendices digités
et pectines. Ces deux espèces de pâtes,
fixées eu partie au bouclier et en par-
tie à la pièce abdominale , sont tou-
jours branchiales, et se rencontrent
quelquefois sur une même es-
pèce.
Les Caliges sont connus depuis fort
long-temps, mais les figures et les
descriptions que nous en ont laissées
les anciens sont trop imparfaites pour
qu'il soit utile de les citer. On les
désignait vulgairement souà le nom
de Pou (le Poissons. Linné les a
rangés parmi les Lernées et les Mo-
nocles , et , dans les ouvrages de Fa-
bricius , ils appartiennent encore à ce
dernier genre. Millier a beaucoup
éclairci leur histoire; Latreille a fixé
la place qu'ils paraissent devoir oc-
cuper dans la méthode naturelle
(nous reviendrons sur son important
travail à l'article Crustacés) : enfin
Leach, F". GALiGiDÉES,a tenté de leur
découvrir de bons caractères zoologi-
ques ; malgié ces travaux , il reste
beaucoup à faire sur l'organisation et
les mœui's de ces Crustacés. Tout ce
que nous savons sur leurs habitudes,
c'est qu'ils vivent à la manière des
Lernées et autres parasites marins
sur divers Poissons cartilagineux. En
général, ils sont au nombre d'une
vingtaine sur un seul individu, et res-
tent long-teuips fixés à la même place;
mais lorsque, par une cause quelcon-
que , ils l'abandonnent, on les voit
courir avec agilité surle corps du Pois-
son ,aux dépens duquel ils vivent , et
se cramponner bientôt à une autre par-
tie de son corps. Quelquefois même ils
l'abandonnent et nagent jusqu'à ce
qu'ils aient rencontré une nouvelle
proie. Nous ne croyons pas que leur
mode de reproduction soit connu ;
Risso ( Hist. des Crust. de Nice , p.
161 ) dit seulement que les femelles
paraissent renfermer quelques œufs
dans un sac qui est placé au bas de
l'abdomen.
48 CAL
Lalreillc divise de la manière sui-
vante les espèces de Caliges jusqu'à ce
jour peu nombreuses :
■]- Point de pieds abdominaux; mais
des pieds situés sur lapoil/i/ie ou la
première partie du corps.
Galigedes Poissons , Caliguspisci-
nus, ou le Galige court , Cal. curtus de
Millier [Entomost., tab. ui , lig. i, 2),
qui est le même que le Monoculuspis-
cinus de Linné et de Fabricius ; il
sert de type au genre et se distingue
des autres espèces par ses pales au
nombre de six paires , dont les trois
piemières à crochets et les suivantes
branchiales et pinnées, les deux der-
nières étant plus composées et plus
grandes; la pièce abdominale est
étroite, presque carrée et terminée
postérieurement par deux longs filets
tubulaires séparés par un appendice
échancré. Il habite l'Océan et se ren-
contre sur le Merlan commun et le
Saumon.
Le Galige de Muller , Cal.
Mulleri de Leach {loc. cit. et Encycl.
Brit. suppl. I, p. 4o5, pi. 20). Il a été
tiouvé sur la Morue , et paraît être une
espèce distincte de la précédente.
Basoche a trouvé ,àPort-en-Bassin ,
en INormandie et sur la Raie, un Ga-
lige qui appartient peut-être à cette
division , et qu'il nomme Galige de la
Raie, Cal. Rajœ.
^\ Abdomen portant des pieds, soit pin-
nés , soil en forme de lames lars>es et
membraneuses.
Galige prolongé , Cal. productus
de Millier ( loc. cit. , tab. 21 , fig. 5,
4 ) , ou le Monoculus sa/moneus de
Fabricius. Il se rencontre sur les
Saumons et sur les nageoires de
certains Squales.
Leach a créé plusieurs genres voi-
sins ('es Galiges, et que l'on pounait
y réunir. Tels sont ses Pandares , ses
Nogaus , ses Riscules et ses Anthoso-
mes. Ge dernier genre peut être classé
dans cette seconde division des Gali-
ges, et ofFrc pour caractères , suivant
Leach : test arrondi en avant et en
arrière; antennes à six articles; abdo-
GAL
men beaucoup plus étroit que le test ,
muni de deux petites lames foliacées
sur le dos , et de six autres sur le ven-
tre , tenant lieu des trois dernières
paires de pâtes : les paires antérieures
étendues en avant; leur ongle crochu
et rencontrant une petite dent située
vers le sommetde l'at ticle qui précède :
la seconde paire ayantl'ongle compri-
mé : le dernier article de la troisième
paire très -épais, denté antérieure-
ment , et terminé par un ongle très-
fort : le bec inséré derrière les pâtes
de devant , et muni à son extrémité
de deux mandibules droites et cor-
nées.
Nous y rapportons le Galige imbri-
qué , C. imbricatus de Risso ( loc.
cit. , p. 162 , pi. 5 , fig. 1.^), qui est la
même espèce queV A /itliosoma Smithii
de Leach (Enc. Brit. suppl. 1, p. 4o6,
tab. 20). Lamarck en fait, à tort,
deux espèces. Smith la découvert le
premier sur la côte méridionale du
Devonshire , en Angleterre ; il était
fixé à un Squale {Squalus cornubicnsis,
Pennant), et agitait, sans disconti-
nuer, les filamens de l'extrémité pos-
térieure de son corps. Risso l'a trouvé
sur les branchies et les lèvres de
son Squale féroce. (aud.)
* GALIGIDÉES. Caligidœ. cnrsT.
Famille de l'ordre des Brauchiopodcs
et de la section des Pœcilopes , établi
par Leach { Dict. des Se. Nal. , art.
Eutomostracés) avec les Galiges de
Millier qu'il subdivise en plusieurs
petits genres. Les Galigidées se dis-
tinguent de deuxnouvcUes famillesde
la même section , les Argulidées et
les Limulidées , par ces caractères :
bouche en forine de bec ; deux anten-
nes. Toutes les espèces qui s'y rap-
portent ont les antennes insérées à
l'angle externe de deux lobes sur la
partie externe de leur test; elles ont
aussi cela de commun, qu'elles sont
parasites et adhèrent à cei taines par-
lies du corps des Poissons marins.
Leach divise celte fnnillc en quatre
races ou sous-familles.
f Douze pâtes ; les six de devant
terminées par des crochets ou ongui-
CAL
culées. Elle comprend les genres An-
THOsoME de Leach , et Dichelestion
de Hermann.
II. — Quatorze pâtes ; les six anté-
rieures onguiculées; la qualrièine ou
cinquième paire bifide; la sixième et
la septième ayant les hanches et les
cuisses très-dilatées et réunies par
paires. Le seul genre CEcnopsla com-
pose.
III. — Quatorze pâtes ; les six an-
térieures onguiculées; les troisième,
quatrième, cinquième, sixième et
septième paires bifides. L'auteur y
rapporte ses genres Pandare et No-
GAUS .
IV. — Quatorze pâtes ; les six de
devant onguiculées; la cinquième
paire bifide; le dernier article garni
de poils eu forme de cils. Ici se clas-
sent les genres Calige et Riscule.
P^. tous ces mots. (aud.)
CALTGjNI. bot. ph\n. Nom vul-
gaire que porte, à la Guiane, le genre
formé par Aublct , sous le nom de
Licania. K. ce mot. (s.)
* CALIGULE.Ca//;§-«/a. ois. Illiger
donne ce nom à la peau qui couvre
les tarses dans les Oiseaux. (Dn..z.)
CALIMANDE. pois. Espèce du
GeniePleuronecte. Z^'. ce mot. Duha-
mel la nomme Callimande royale, (b.)
CALIN . MIN. Sorte de prépai-ation
de l'Etain , dont on fait eu Chine di-
vers ustensiles, et particulièrement des
boîtes à Thé. (luc.)
CALINEA. BOT. PHAN. Espèce du
genre Telracera. K. ce mot , dont
Àublet ( Guiane , t. 221 ) avait formé
un genre qui n'a pas été adopté, (b.)
CÂLINÉE ET CALINTER. bot.
PHAN. Même chose que Calinea. T'.
TÉTRACÈRE. (b.)
CALIRIBA. BOT. PHAN. Syn. ca-
raïbe de Lantana involucrata , L. ,
espèce du genre Lantane. (b.)
CALISPERME. Calispermum. ^ot:.
PiiAN. Genre établi par Loureiro ,
dans la Flore de la Cochinchine,
placé à la fin de la fiinille des Berbc-
ridées. 11 présente uu calice tics-petit ,
TOME III.
CAL
49
quinqucfide, persistant; cinq pétales
concaves , étalés ; cinq étammes à
anthères arrondies , insérées aux pé-
tales; un ovaire libre; un style fili-
forme; un stigmate assez épais; une
baie globuleuse , ayant une seule loge
dont la surface interne est pulpeuse, et
dans laquelle sont nichées des graines
nombreuses et très-petites. C'est un
Arbrisseau grimpant, rameuxjincrme,
à feuilles altcines , à fleurs disposées
en giappes vers l'extrémité des ra-
meaux, (a. d. j.)
CALI-VALLI. bot. piian. Syn.
indou de Cotwolvulus hastatus , es-
pèce du genre Liseron. (b.)
CALIXHYMÈNE. bot. phan. Pour
Calyxhimène. P'. ce mot. (a.r.)
CALKOENTJE. ois. Syn. de l'A-
louette à cravate jaune , jllauda ca-
jjensis , L. , au cap de Bonne-Espé-
rance. /^. Alouette. (DR..Z.)
CALLA. BOT. PHAN. Vieux nom du
brou de Noix. P^. ce mot. (dr..z.)
CALLADIUM. bot. piian. Pour
Caladium. T^ . ce mot. (a. r.)
CALLADGE. Calladoa.'Bor.vnA.^.
(Cavanilles. Dict. de Déterville.) Syn,
d'Anthéphore. /^. ce mot. (b.)
CALLiEAS. ois. (Bechstein , La-
tham.) Syn. de Glaucope. p^. ce mot.
(DR..Z.)
* CALLATDA. min. (Dioscoride.)
Probablement la même cliose que
Callaïs. p^. ce mot. (luc.)
* CALLAINAS. min. (Pline.)
Variété de couleur trouble de la gem-
me nommée par les anciens Callaïs.
/'. ce mot. (LUC.)
CALLAÏS. MIN. (Pline.) Les an-
ciens désignaient sous ce nom une
gemme qu'on disait imiter le Saphir,
mais de couleur plus pâle , avec une
teinte d'eau de mer sur les bords. Sa
couleur était quelquefois celle de l'E-
méraude. On la trouvait dans les ro-
chers inaccessibles des plus hautes
régions du Caucase, en Perse et dans
la Caramanie. On en faisait des bi-
joux. On a cru que celte substance
4
5o
CAL
était la Turquoise , rAigue-Marine,
ou une Chaux fluatée verte, (luc.)
CALLALLUH. bot. phan. Rumph
donne ce nom à une Amaranlhe d'un
usage journalier dans la cuisine in-
dienne. Le nom de Calalou , appliqué
par les Créoles à un mets du même
genre, est dérivé de ce mot. (b.)
CALLANDOULÉ. bot. PiiAN.Syn.
de Glycine monop/ijlla,h., Ixla. côte
de Coromandel. Commerson l'appe-
lait Calian-ïouveray. (b.)
* CALLARTAS. pois. Nom donné
par les Romains à une variété du
Poisson de la Méditerranée qu'ils ap-
pelaient y/se////*, et qui conséquem-
ment ne saurait être le Callarias des
modernes j lequel est une espèce de
Gade delà Baltique. (b.)
CALLE. Calla. bot. phan. C'est à
la famille des Aroidées et à la Monoe-
cie Polyandrie , L. qu'appartient ce
genre de Plantes , dont les caractères
consistent en des fleurs monoïques,
dépourvues d'écaillés, portées sur un
spadice cylindrique , oii elles sont
réunies pêle-mêle. La spathe qui les
environne est monophylle et roulée.
Chaque étamine doit être considérée
comme une fleur mâle ; l'anthère est
à deux loges distinctes qui s'ouvrent
chacune par un sillon longitudinal.
Les fleurs femelles sont formées d'un
ovaire libre, uniloculaire , contenant
plusieurs ovules basilaires et dressés.
Le stigmate estsessile. Le fruitest une
baie ovoïde renfermant un petit nom-
bre de graines qui naissent de sa base;
Les espèces de ce genre, au nombre
de trois ou quatre, sont des Plantes
herbacées qui se plaisent dans les
lieux marécageux: leurs racines sont
vivaces ; leurs tiges rampantes ; leurs
feuilles alternes , pétiolées , entières.
Leurs fleurs, très-petites, réunies en
spadices axillaires.
Kuntli a retiré de ce genre la plus
belle de toutes ses espèces , le Calla
œthiopica, T^ouY en former un genre
distinct sous le nom de Richardia.
V. RlCHARDIE.
L'espèce la plus commune rlc ce
CAL
genre et celle qui lui sert en quelque
sorte de type , est le Calla palustris ,
L. , Plante vivace qui croît dans les
marais du nord de l'Europe , en Po-
logne, en Prusse , en Belgique et jus-
que dans les Vosges. Sa racine , qui
est épaisse et charnue, contient une
assez grande quantité de fécule; on
la mange dans quelques parties de la
France. Kunth rapporte encore au
genre Calla \e Bracont'mm peiiumm
de Linné, qui croît dans les marais de
l'Amérique méridionale , et qui se
fait remarquer par ses feuilles obli-
ques , cordiformcs et percées d'un
granrl nombre de trous y formant
une sorte de treillage. (a. r.)
CALLEIRION. bot. piian. (Dios-
coride.) C'est-à-dire beau Lis. Pi'o-
bablement le Lis commun , Liliuni
candiduvi. (b.)
CALLESIS. bot. phan. (Diosco-
ride.) Syn. présumé de Verveine, (b.)
CALLI. BOT. PHAN. Nom donné
dans la langue du Malabar au suC
laiteux contenu dans diverses Plantes,
et qui entre dans la composition des
noms de pays que portent plusieurs
Végétaux, tels que Tiru-Calli, espèce
d'Euphorbe , Cali-Valti. V. ce mot.
etc. , etc. (b.)
*CALLIANASSE. Callianassa.
CRUST. Genre de l'ordre des Déca-
podes , section des Homar.ls (Règne
Anim. de Cuv. ) fondé par le docteur
Leach {Linn. Trans. Societ. T. xi) ,
et très-voisin des Thalassines pro-
pres , des Gébies et des Axies , ne dif-
férant même de ces deux derniers gen-
res que parce que les deux premières
paires de pieds sont munies d'uneserre
à deux doigts tiès-distincts , et que
ceux de la troisième paire se termi-
nent par un onglet qui manque aux
quatre derniers. Le Cancer subtevra-
neus de Montagu (/oc. cit. T. ix) ap-
partient à ce genre. F . Thalassink.
(aud.)
CALLIANIRE. Callianira. acal.
Genre de l'ordie des Acalèphes libres,
proposé par Péron , qui le regardait
comme un Mollusque, placé par de
CAL
Lamarckdan.s la premièi'e section des
Hadiaircs mollasses , et par Guvier ,
dans la classe des Acalèphes , ainsi
que pal" Schwclgger. Les caractères
sont : Animal libre , gélatineux ,
transparent, à corps cylindracé, tu-
buleux, obtus à ses extrémités, aug-
menté sur les côtés de deux nageoi-
res opposées , lamelleuscs , ciliées à
leurs bords ; bouche terminale supé-
rieure, nue , subtransvcrse. Le genre
Callianire a été d'abord classé par
Péron , parmi les Mollusques ptéro-
podes,nus , non tentacules ; Lamarck
a démontré que l'organisation de ces
Animaux les rapproche des Béroës.
Il était indispensable de les réunir à
ce groupe, et plaçant les Callianires à
la suite des Gestes et avant les Béroës,
il y réunit le Béroé hexagone de Bru-
guière à cause de ses caractères.
Les Callianires sont des Animaux
libres , gélatineux , mollasses , trans-
parens dans toutes leurs parties. Leur
corps est vertical dans l'eau , presque
cylindrique , comme tubuleux, obius
aux deux extrémités. Il est muni sur
les côtés de deux espèces dcnageoires
opposées , qui se divisent chacune en
deux ou trois feuillets membraneux ,
gélatineux , verticaux et fort amples.
Ces feuillets sont très-contractiles ,
bordés de cils , et égalent presque ,
par leur étendue verticale , la lon-
gueur du corps. — On peut dire que
les deux nageoires lamellifères et ci-
liées des Callianires ne sont que les
côtes ciliées et longitudinales des
Béroës, mais qui , dans les Callianires,
sont très -agrandies en volume et
réduites en nombre , ou rapprochées
et réunies en deux corps opposés.
Ces Animaux n'ont point de rapport,
par l'organisation , avec les Mollus-
ques ptéropodes.
Callianire triploptère , Callia-
nira triploptera , Lamk. , Anim. sans
vert., T. II, p. 467. Beroe hexagonus,
Brug. Encycl. méth. , p. 176, n. 3,
pi. 90, fig. 5, 6. La description que
Brugulère donne de ce Zoophyte
laisse peu de chose à désirer sur lepné-
nomène de sa phosphorescence et de
ses mouvemens ; il ne dit rien de son
CAL f),
organisation. H oflie un coi psoblong,
marquéde six côtes longitudinales; les
intervalles sont un peu convexes et
remplis de petites rirics longitudina-
les. La bouche est ronde avec deux
tentacules ciliés et branchus , plus
courts que le corps. On le rencontre
par grandes bancTes dans les mers de
Madagascar. Cette espèce est beau-
coup plus grande que la suivante.
Elle en diffère essentiellement par un
caractère, et surtout par la présence
des tentacules qui nous portent à re-
garder comme douteux le rapproche-
ment fait par Lamarck.
Callianire diploptère , Callia-
nlra diploptera , Péron et Lesueur ,
Ann. du Mus. , T. xv, p. 65 , pi. 3 ,
fig. 16. Cette Callianire n'a ponit de
tentacules, point d'yeux apparens;
elle offre une bouche simple et trans-
versale; trois nageoires, dont deux la-
térales et une caudale : les bran-
chies , en forme de cils , sont distri-
buées au pourtour extérieur des na-
geoires latérales. Elle se trouve en
troupes nombreuses dans les mers
cquatoriales voisines de la Nouvelle-
Hollande. (LAM..X.)
C ALLïAN-TOUVEPtAI. bot.
PHAN. Syn. de Glycine niinimularia.
Espèce de Glycine à la côte de Coro-
mandel. (b.)
CALLIAS. BOT. PHAN. (Dioscoride.)
Syn. à'ylnthemis Cota, L. Espèce du
genre Camomille. (b.)
* CALLIBIOS. POIS. On n'a d'au-
tres renseignemens sur ce Poisson ,
mentionné par Diphilus, sinon qu'il
le dit bon à manger. (b.)
* CALLIBRYUM. bot. crypt.
{Mousses.) Nom donné par Wibel
{Primitiœ Florœ Jfertheimensis )
au genre Catharinea d'Ehrhai t. P' .
Catharinea. (au. b.)
CALLICARPE. Callicarpa. bot.
piiAN. Genre de la famille des Verbé-
nacées, voisin du Vilex, et carac-
térisé par un calice quadrifidc , une
corolle découpée supérieurement en
quatre parties, quatre étamines sail-
lantes , un seul stigmate et une baie
4*
52
CAL
uniloculairc renfermant quatre grai-
nes. On en compte douze espèces. Ce
sont des Arbrisseaux à fleurs en co-
rymbes opposés et axillaires, origi-
naires de pays divers ; les uns
ont été recueillis en Amérique , tan-
dis que les autres croissent dans les
Indes- Orientales , à la Cochinchine ,
au Japon, etqueBrown en décrit deux
trouvés dans la Nouvelle -Hollande,
C'est à l'aspect agréable de ses fruits
que ce genre doit son nom , substitue
par Linné à ceux de Burcharclia et
de Jo/insonia que lui donnaient Hels-
ter et Miller. Il lui rapporte le Tomex
de son Flora Zeylanica, ou IlLa d'A-
danson. On peut aussi y réunir le
Torphyra de Loureiro , qui ne s'en
dislingue que par son calice tronqué,
et sa baie renfermant trois graines
seulement, mais peut-être par suite
d'avortement. V. Lamk. Enc. , tab.
Cg, lig. 2, et Valh. Symb. t. 53.
(a.d. j.)
CALLICERE. Calllcera.ia?!. Genre
'<Ie Tordre des Diptères , fondé par
Meigcn, et rangé par Latreille (Règne
Anim.de Cuv.) dans la nombreuse
famille des Athéricères. LesCallicères
ressemblent beaucoup aux Chryso-
toxes , dont elles ne diffèrent que par
leurs antennes terminées par une
massue allongée avec une soie à l'ex-
trémité; elles ont aussi beaucoup d'a-
'îialogie avec le genre Cérie , ce qui
a engagé Latreille {loc. cit.) à les y
réunir. La Callicère bronzée, Call.
œnea de Meigeu, sert de type au
genre : elle a été figurée par Panzcr
( Faiina Insect. Germ .fasc. lo 4 . tab. 17),
eî. est la même espèce que le Syrp/ii/s
auraiits de Rossi {Fauna Et/vsca ,T .
II, tab. 10, fig. 4).
Gravenhorst ( Coleopt. m/crosc
Brunsu'., 1802) avait établi sous ce
îiom un autre genre dans l'ordre des
Coléoptères, mais il a été réuni au
.génie Aléocbaie. P^. ce mot. (atjd.)
C A L L I C H R O M E. CalUdiroma.
INS. Genre de l'ordre des Coléoptères,
section des Tétramères, famille des
Longicorncs , extrait récemment par
Xiatieille ( Règu. Anim. de Guy.) du
CAL
genre Capricorne , et ayant , suivant
lui , pour caractères : tête penchée en
avant ; palpes terminés par un ar-
ticle plus grand en forme de cône ren-
versé, allongé et comprimé ; les maxil-
laires plus courts que les labiaux , et
ne dépassant pas l'extrémité des mâ-
choires ; corselet épineux. — LesCalli-
chromes ont une très-grande analogie
avec les Capricornes , et n'en diffèrent
essentiellement que par la longueur
relative des palpes maxillaires. Ils
ressemblent aussi beaucoup aux La-
mies, mais ils s'en distinguent par
leur tète penchée en avant et par la
forme de leurs palpes. Des caractères
semblables tirés des mêmes parties ,
et auxquels on peut ajouter la pré-
sence des épines au corselet, empê-
chent de les confondre avec les ba-
perdes.
Les espèces qui appartiennent à ce
genre sont ornéej de belles couleurs
métalliques ou brillantes , et répan-
dent en général une odeur fort agréa-
ble. Le Callichrome Rosalie, Call.
alpiiia de Latreille, ou le Cerambix
alpinus, L. , peut être considéré comme
luiservantde type. Il a été figuré par
Olivier (Coléopt. , T. iv, pi. 9 , fig.
.58). On le trouve assez communément
dans les Alpes et dans les montagne^
quelques individus ont été rencontrés
dans les chantiers de Paris.
Le Callichrome musqué, Callichro-
ma moschata ou ïeCe/ambix moschatus
de Linné, représenté par Olivier {loc.
cit. , pi. 2 , fig. 7 ) , est très-commun
sur les Saules desenvironsdeParis.il
est remarquable par sa belle couleur
verte , quelquefois bleuâtre ou cui-
vreuse, et par l'odeur de rose très-
prononcée qu'il exhale. Les Capri-
cornes vlrens , albitarsus , iiitens , mi-
cans , atci' ., festiviis , vittatus y veluti-
nus , sericeus , elegaiis , suturalis , la-
tipcs , fegius , albicornis , loiigipes et
cyaaicornis de Fabricius, appartien-
nent, suivant Latreille, au genre
Callichrome. (aud.)
CALLICHTE. CaUichtys. pois.
C'esl-à-dire , Beau Poisson. Genre
formé d'abord par Linné , dans ses
CAL
Aménités académiques C » j P- 3*7 > l-
i4, f. 1 ) , pour un Poisson qu'il réu-
nit depuis à ses Silures entre lesquels
Gmehu{Syst.Na/. T. TL,parsni, i36i)
l'a laissé sous le même nom , adopté
comme spécifique. Il est devenu l'un
des sous-genres établis par Cuvier
(Règ. Anim., T. n, p. 207). Lacépède,
d'après Blocli, en a fait le genre Ca-
tapliracte. /^. ce mot. (b.)
* CALLTCHTYN. rois. (Gesner.)
Syn. de Fialole chez les Grecs, f^.
FlATOLE. (b.)
CALLICOME. Callkoma. BOT.
piiAN. Andrews a figuré sous le nom
de Callicomaserratifolia {Botan. Re-
posit. , t. 166) un petit Arbrisseau
originaire de la Nouvelle -Hollande,
dont les caractères sont encore trop
imparfaitement connus pour pouvoir
le rapporter avec certitude à quel-
qu'une des familles naturelles de Plan-
tes. Cependant il nous semble avoir
beaucoup de rapports avec la famille
des Cunouiacces dans laquells il doit
être placé. Il a , comme les Brunia ,
dont il se rapproche beaucoup par le
port , les fleuis petites , groupées en
un capitule arrondi , environné d'un
involucre tétraphylle. Son calice se
compose de quatre à cinq folioles , et
ses étamines varient de onze à dix-
neuf. Son ovaire est libre , à une seule
loge qui contient un grand nombre
d'ovules. Les deux styles se termi-
nent chacun par ua stigmate simple.
Le fruit n'a pas encore été observé.
(A.R.)
CA.LLIGOQUE. Callicocca. bot.
PHAN. Brotero a- décrit, sous le nom
de Callicocca Ipecacuanha , la Plante
qui au Brésil fournit l'Ipécacuanha
apporté en Europe par le commerce.
Mais ce genre Callicocca est le même
que le Cephaelis de Swartz ou Tapo-
gomœa d'Aublet. Nous avons donc
nommé cette Plante Cephaelis Ipeca-
cuanha , dans notre Histoire naturelle
et médicale des Ipecacuanha. P". Ce-
phaelis. (a. r.)
CALLICORNE. CaUicomia. bot.
ruAN. (Burmann.)Mème chose qu'As-
CAL ^
teroptère. V. ce mot et Leysera.
(B.)
CALLICTE. POIS. Pour Callichte.
J^. ce mot. (b.)
CALLIDIE. Callidium. iNS. Genre
de l'ordre des Coléoptères , section
des Tétramères , extrait parFabricius
[Eiitoni. System. T. i, b. p. 3 18), des
deux grands genres Capricorne et
Lepture de Linné. Il appartient
(Considér. génér. , p. 20 1) à la famille
des Cérambycins. Ses caractères sont :
antennes insérées dans une échancru-
re des yeux , le plus souvent de lon-
gueur moyenne et filiformes; têtepeur
chée en avant ; palpes terminés par
un article plus gros, obtrigone ou
presque en hache ; corselet mulique,
orbiculaire ou globuleux ; cuisses
postérieures en massue. Les Callidies ,
rangés par Latreille (Règne Anim. de
Cuv.) dans la famille des Longicornes,
ont , de même que les Capricornes ,
la tête penchée en avant; mais leurs,
palpes sont proportionnellement plus
courts; leurs antennes, moins lon-
gues, ne dépassent guère celles du
corps , et leur prothorax presque
toujours sans épines est de forme va-
riable. Fabricius , attachant peut-
être trop d'importance à la forme du
corselet , s'en est servi pour fonder ,
sous le nom de Clyte , Cljtus, un
nouveau genre aux dépens de celui
des Callidies ( Syst. Eleut. ) Il com-
prend toutes les espèces dont le cor-
seletest convexeetpresque globuleux;
celles qui ont celte partie du thorax
déprimée et presque circulaire , ap-
partiennent seules à son genre Calli-
die. Latreille n'adjnet pas cette dis-
tinction générique.
Les Callidies ont la tète plus étroite
que le prothorax , supportant des an-
tennes filiformes , insérées à côté de
l'échancrurc de l'œil , et non dans le
fond de cette échaucrure , comme on
le remarque dans les Capricornes et
les Saperdes ; leur bouche est com-
posée d'une lèvre supérieure , petite,
arrondie antérieurement , de mandi-
bules courtes, dentelées fort légère-
ment et recouvertes par la lèvre , de
54
CAL
mâchpires termindes par deux pièces
inégales, membraneuses, dont l'une
interne, plus courte , est terminée en
pointe, etdont l'autre, externe, étroite
à sa base, arrondie et élargie à son
exiréinilé, donne attacheà un palpe
de quatre articles;d'une lèvre inférieu-
re , membraneuse et bifide, suppor-
tant deux palpes composés chacun de
trois pièces. Le prothorax est plus ou
moins convexe , quelquefois déprimé,
toujours ariondi sur ses bords; les
ëlytres sont aussi longues que l'ab-
domen ; les pâtes , surtout les posté-
rieures , oIFrent des cuisses grosses
et renflées à leur extrémité , amincies
vers leur base.
Les Gallidies se rencontrent commu-
nément au printemps dans les bois,
sur des troncs d'Arbres pourris , dans
Jes chantiers et jusque dans nos ap-
{)artemens. Quand on les saisit , ou
orsqu'on les inquiète, ils font enten-
dre un bruitparticulier qui est dû au
frottement de leur corselet sur la base
de l'écusson du mésothorax. Ils vo-
lent avec assez de facilité. Le mâle est
plus petit que la femelle; celle-ci,
étant fécondée , perce le bois et y dé-
pose les œufs au moyen d'une sorte
de tarière cachée dans son abdomen.
Il en naît des larves molles et allon-
gées , ayant treize anneaux au corps ,
des pâtes fort petites , un cou renflé et
\me bouche armée de deux fortes
jnandibiiles , au moyen desquelles
elles rongent le bois , s'en prépaient
une nourriture , et pratiquent succes-
sivement dans son intérieur de lon-
gues sinuosités qui, à mesure que l'A-
nimal avance, se trouvent en partie
bouchées par une poussière friable ,
ligneuse , rejetée par l'anus. La
larve change plusieurs fois de peau ,
et ne se métamorphose ordinairement
en nymphe qu'au bout de deux ans.
L'Insecte parfait éclot au printemps.
Ce genre est très-nombreux en es-
pèces. Le général Dejean (Catal. des
Goléopt., p. iio) en mentionne qua-
rante-six , et ce nombre s'élèverait
à qi^atre - vingts , si on y réunis-
sait les espèces qu'il range dans les
Clythes deFabricius. La plupart sont
CAL
exotiques jmais nous eu trouvons néan-
moins un grand nombre en France.
Le Gallidie Porte - Faix , Call.
Bajulus de Fabricius [Entom. Syst.),
ou la Lepture brune , à corselet
rhomboïdal, de Geoffroy (Ins. T. i ,
p. 218, n" 17 ), sert de type au gen-
re. — iParmi les autres espèces très-
communes aux environs de Paris ,
nous citerons le Gallidie sanguin ,
Call. sanguineum, Fabr. ( loc. cit. ) ,
ou la Lepture veloutée , couleur de
feu , de Geoffroy ( /oc. cit. T. i, p.
220, n° 21), et le Gallidie arqué,
Call. arcuatum, Fabr. ( loc. cit. ), ou
la Lepture à croissant doré de Geof-
froy (loc. cit. T. 1 , p. 212 , n" 10).
(aud.)
C.ILLIDUNION ET KAUROCH.
BOT. PHAN. (Daléchamp.) Syn. arabe
de Ghélidoine. (b.)
GALLIGONE. Calligonum. bot.
puan. Ce genre de la famille des Po-
lygonées et de la Dodécandrie Tétra-
gynie , L. , avait été constitué par
lournefort, sous le nom de Folygo-
iioides. Il offre les caractères suivans :
un calice à cinq divisions arrondies
et inégales; douze étamines; nombre
des styles un peu variable (de deux
à quatre); stigmates capités ; capsule
pyramidale à trois ou quatre angles,
monosperme et couverte de poils ra-
meux. Outre l'espèce que Tourner-
fort a fait connaître, et qu'il a trouvée
dans l'Orient sur le mont Ararat ,
Desfontaines et l'Héritier en ont dé-
crit une autre que le premier a ren-
contrée en Barbarie, et y ont ajouté le
Pallasia caspica, L. , que Jussieu avait
indiqué déjà comme congénère du
Calligone.
Loureiro, dans sa Flore de Gochin-
chine(ed. Willd. p. 4i8) avait posté-
rieuiement établi un autre genre Cal-
ligonum, auquel ce nom déjà consa-
cré ne pouvait point rester. De Gan-
dolle, en adoptant le genre constitué
par Loureiro , l'appela ïrachytelle.
r^. ce mot. (g..n.)
GALLIMORPHE. Callimorpha.
INS. Genre de l'ordre des Lépidop-
tères établi par Latreille , et rangé par
\ /
4c.
Fi^.l CALLIMORIMIE PHAESILEA. CALLIMORPIIA PUAESILEA. Latr.
Fij-.2 a.ERYCINE ARTIlÉMON .
Kg 3/b.ERYCINE THERSANDRE
Fie: 4 c SATYRE I>AGYRIS .
EmX INK Ail riIEMON . Lin .
ERYCINE THERSANDR.4. (Vam.
SATYRIS PAOYRIS. God.
CAL
ce savant (Considér. gënér. p. 565)
clans la section des Nocturnes, fa-
mille des Nocluo-Boinbycites, avec ces
caractères ; langue allongée et dont
les deux filets sont léunis on un seul ;
palpes unis ou ne paraissant pas hé-
rissés; antennes simples ou seule-
ment ciliées. Les Insectes qui com-
posent ce genre avaient été confondus
avec les Bombyces par Fabricius :
mais ils eu dlfTcrent par la présence
d'une trompe assez allongée. Ce ca-
ractère , joint à celui des antennes
plus ou moins ciliées dans les mâles
età celui des palpes inférieurs couverts,
seulement de petites écailles, sert à les
distinguer des Arcties aveclesquelsils
ont plusieurs points de ressemblance.
On ne les confondra pas non plus
avec les Noctuelles parce que leurs
palpes sont presque cylindriques ou
coniques. Les Chenilles des Callimor-
phcs ont seize pâtes, cequi les éloigne
des Phalènes. Les Insectes qui en
naissent portent les ailes en toit ; leurs
habitudes sont analogues à celles des
Bombyces. P^. ce mot. L'espèce ser-
vant de type au genre est le Calli-
morphe du Séneçon , CalL. Jacohœœ ,
ou la Phalène Carmin du Séneçon de
Geoffroy ( Ins. T. ii , p 146 J , figuré
far mademoiselle de Mérian ( Ins.
'Europe, tab. 129), et par Rœsel
(Ins. Class. 2 , Pap. noct. , T. i, pi.
44). Il est commun dans nos jardins.
Son vol est lourd. La Chenille se
trouve sur les Jacobées et les Séne-
çons.
Les Bombyces Hera , Dominula ,
rosea , obscura de Fabricius , peuvent
être rapportés au genre Callimorphe.
(aud.)
CALLIMUS. MIN. Nom donné par
les anciens aux noyaux des OEtites.
f^. ce mot. (LUC.)
CALLINUX. BOT. PHAN.(Raffines-
que. ) Double emploi du Pyrularia
de Michaux. T^. ce mot. (b.)
* CALLIODON. POIS. Genre formé
par Gronou , adopté par Schneider
qui le plaçait entre les Holocentres et
les Lutjans , mais que les ichtyologis-
tcs français n'ont pas conservé, (b.)
CAL 5i
C A L L IO|M O R E . Caltiomoius .
l'Ois. Genre formé par Lacépède aux
dépens du genre Callionyme , F", ce
mot , pour l'espèce appelée Calliony-
mus indicus, L. Cuvier, qui ne l'a-
dopte point , n'en a pas même men-
tionné le nom dans son Règne Ani-
mal, (b.)
GALLION.BOT. PHAN. (Pline.)
Syn. de P/iy salis AHekengis. V. Phy-
SALIS. , (b.)
CALLIONYME. Calliony mus .
POIS. Genre établi par Linné, et le
premier de son ordre des Jugulaires ,
placé par Cuvier dans la famille des
Gobioïdes parmi les Acanthoptéry-
glens , et dont les caractères consis-
tent : dans leurs ouïes ouvertes seule-
ment par uu trou de chaque côté de
la nuque ; dans leurs ventrales placées
sous la gorge et plus larges que les
pectorales ; leur tête est oblongue et
déprimée ; leurs yeux rapprochés et
regardant en haut, ce qui mérita le
nom d'Uranoscope , Regarde-Ciel , à
l'une des espèces les plus ancienne-
ment connues du genre. Leur inter-
maxillaire esttrès-protractile,et leurs
préopercules , allongés en arrière ,
sont terminés par quelques épines.
Le nom de Callionyme indique la
beauté et la singularité de ces Pois-
sons , dont la forme est particulière ,
la peau lisse, les couleurs variées et
brillantes. Leur estomac n'est point
en cul-de-sac, et ils manquent de cœ-
cum et de vessie aérienne. Cuvier a
distingué les Gallionymes en trois
sous-genres.
f Callionymes proprement dits.
La Lyre , Calliony mus Lyra , L. ,
Gmel. , Syst. Nat. , 1 ,j}ars 5, ii5i.
Bloch., pi. 161. Lac. t. 2, p. 029, pi.
19, f. 1. Le Lacert. Encyc. Pois. , pi.
27 , f. 90. Cette espèce , qui parvient
à la longueur d'un pied ou quatorze
pouces , a la chair délicate et fort es-
timée. On le trouve principalement
dans la Méditerranée oii il vit dOur-
sins et d'Astéries. B. 6,d. 4-io, p. 18-
19, V. 5-6, A. 10, c. 10.
Le DRAG0NNEAU,Ca/.Z?/'CC««C/////5,
L., Gmel. ^ loc. cil. , p. 1 1 32. Bloch.,
56 CAL
j^. 162 , f . 2. Encyc. p. 27, f, 94.
Celte espèce, des mêmes mers que la
precëdeute , n'atteint guère que huit
pouces de longueur, b. 6 , d. 4-io,
p. 12-iD, y. 6, A. 9, c. lo.
Le Petit Argus , Encyc, Pois., pi.
27 , f. 95. Callionymus occellatus ,
Pâli., Spec. Zuol. , viii, pi. 4 , f. i3.
Le Pointillé, Lac. , T. 11 , p. 34o. Ce
joli Poisson , dont la première dorsale
rappelle l'aile d'un Papillon, n'est
guère plus long que le petit doigt, et
se trouve dans les mers d'Amboine.
B. 5-6, D. 4-8, G. 20, V. 5, A. 7, c. 10.
L'Indien, Callionymus indiens, L.,
Gmel., /oc. c//., p. ii53. Platicephalus
^a/;//a,Bloch.,pl. 424. G'estcelte es-
pèce, avec laquelle Lacépède avaitfor-
mé son genre Calliomore, dontle prin-
cipal caractère était fondé sur la dis-
proportion de la tête et du corps. La
grosseur de cette première partie et la
physionomie générale de l'Animal le
faisaient regarder par Linné comme te-
nant le milieu entre les Urauoscopes,
les ïrachines ou Vives, et les autres
Poissons de son genre. Il se trouve
dans les mers d'Asie. B. 7,0. 1-7, i3 ,
P. 20, V. 1-8, A. i3, c. 11.
Les Callionymus orientalis de
SchnexàGY ,Sagitta de VaWAS, Japonicus
d'Houttuyn, et Pusillus de Laroche,
appartiennent à ce sous-genre, au-
quel il faut rapporter le GalUonyme
de Risso , et TElégant que Le Sueur
nous a fait connaître.
ff ÏRicHONOTE, Triclwnotiis de
Schneider. Les caractères de ce sous-
genre consistent dans leur corps très-
allongé oia la dorsale unique et l'anale
ont une longueur proportionnée. Les
deux premiers rayons de la dorsale
s'allongent en soles qui représentent
l'analogue de la première dorsale qui
existe dans les Callionymes propre-
ment dits. Le Trichonotus setigerus
est jusqu'ici la seule espèce qui nous
soit connue.
f f f CoMÈPiiORE , Comephorus de
Lacépède. Les caractères qui par-
ticularisent ce sous -genre sont:
la première dorsale très-basse , le
museau oblong, large, déprimé;
les ouïes très- fendues, à sept
CAL
rayons, et de très-longues pectora-
les. L'absence de ventrales n'indi-
que-t-elle pas la nécessité de consi-
dérer le Coméphore comme un genre
très-distinct de celui oii Cuvier l'a
laissé? La seule espèce qui nous soit
connue est un Poisson d'eau douce,
Callionymus baïcalensis , Pall. it. 3,
p. 707, n" 49, Gmel., loc. cit. ii33.
Sa queue est fourchue; il habite les
plus grandes profondeurs des eaux ,
et ne s'en élève qu'aux beaux jours
de l'été. B. 6, d. 8-28, p. i3, v. o, a.
02, c. 10.
Le nom de Callionyme désigne ,
dans Aristote et dans Pline, VUra--
noscopus scaber, L,, auquel Willugh-
by et Rai l'avaient conservé, f^. Ura-
NOSCOPE. (b )
GALLIPÉTALON. bot. phan.
(Dioscoride.) Probablement une Po-
îentille. (b.)
CALLIPTÈRE. Callipteris. bot.
CRTPT. ( Fougères.) C'est-à-dire belle
Fougère. Genre établi par Bory de
Saint-Vincent dans son Voyage aux
quatre îles des mers d'Afiùque (T. i,
p. 282) et ayant pour type VAsple-
nium proliferum de Lamarck. Les
quatre espèces de Calliptères , dont
trois étaient alors nouvelles , C. cas-
taneœfolium , sylvaticum et arbores-
cens , rentrent toutes dans le genre
Diplazium établi par Gavanilles, et
adopté par Swartz et Wi^denovs^ V.
Diplazium. (ad.b.)
GAELIQUE ou GÉLERIN. pois.
Noms languedociens d'un petit Pois-
son du genre Glupé. (b.)
GALLIRHOÉ. Callirhoe. acal.
Genre de l'ordre des Acalèphes libres,
établi par Pérou et Lesueur dans la
première section des Méduses gastri-
ques , adopté par Lamarck , et placé
dans la deuxième section de ses Ra-
diaires mollasses. Schvveigger le con-
sidère comme un sous-genre , et Cu-
vier comme une Cyanée. Ses carac-
tères sont : corps orbiculaire , trans-
parent, garni de bras en dessous,
mais privé de pédoncules , le plus
souvent des tentacules au pourtour;
bouche unique, inférieure et centrale;
CAL
quatre ovaires chenilles à la base de
l'estomac.
Les naturalistes à qui nous devons
l'établissement de ce genre ne nous
ont donné aucun détail sur l'histoire
des Animaux qui le composent. La-
marck n'y ajoute presque rien ; il se
borneàdircquelesCalhrhoés, comme
tous les genres qui' le précèdent ,
sont dépourvues de pédoncules , mais
qu'elles ont des bras sous l'ombrelle,
ce qui les distingue éminemment.
L'on ne connaît encore que deuxGal-
lirhoés.
Callirïioé micromène , Callirhoe
mie ramena , Pér. et Lesueur, Ann.
du Mus. , T. XIV, pi. 54i. — Lamk. ,
Anim. s. vert. T. ii , p. .5oi , n. i.
— Sou ombrelle subsphérique offre
un grand nombre de lignes simples
à son pourtour ; ovaires en forme de
cœur disposé en un carré; quatre
bras très-longs, très-larges, aplatis,
subspatulilormes et velus ; rebord
festonné et garni d'une multitude
de tentacules très-courts et comme
soyeux ; couleur hvaline avec quel-
ques légères taches bleues. Grandeur,
quatre a cinq centimètres. Des côtes
nord-ouest de la Nouvelle-Hollande.
Callirïioé bastérienne , Calli-
rhoe basîeriana , Pér. et Lesueur , An.
du Mus. , T. XIV , p. Ô42. — Médusa
œquoiea, Gmel. Sjst. nat. , p. 3i53,
n. 4. — Encycl. mélh. , pi. 94, fig.
4-5. Ombrelle orbiculaire, aplati, po-
lymorphe ; quati-e ovaires disposés en
forme de croix ; quatre bras allongés
et pointus ; rebord entier garui d'un
grand nombre de longs tentacules et
marqué d'un cercle rouge; couleur
hyaline. Grandeur, quatre à cinq
centimètres. Se trouve dans les mers
du Nord. (lam..x.)
CALLTRHOÉ. Callirhoe. moll.
ross. Genre institué par Monifort
[Conch. 1 , p. 56^ ) et adopté par Oc-
l:en {Lehrb. p. 020) pour la pile d'al-
véoles d'une espèce de Bélemnite. F".
ce mot. (F.)
CALLIRION. BOT. PiiAN. Pour
Callcirion. J^. ce mot. (b.)
CALLISE. Callisia. bot. l'HAN.Ce
CAL 57
genre , établi par Linné , d'après son
disciple Lœfling, et placé par ce savant
législateur dans la Triandric Mono-
gynie , avait été rapporté par Jussieu
à la famille des Joncées oii celui-ci l'a-
vait mis tout à côté desCommelincs et
des Tradescanties. R. Brown, ayant
également senti cette affinité , indique
dans ses Observations {Prodrom. FI.
Nou.-Ifoll.) qu'il doit être compris
dans la famille des Commelinées, la-
quelle se compose des genres précités
et de deux autres indigènes de la
Nouvelle-Hollande. Les caractères du
genre Callise sont : un pcrianthe à
six divisions dont les trois intérieures
sont pétaloïdes ; trois étamines com-
posées d'un filet plus long que les di-
visions intérieures du périanthe , eï
élargi vers son sommet qui présente
deux anthères adnées à la lame du
filet ; un style surmonté de trois stig-
mates ; capsule biloculaire (par avor-
tement d'une loge? ), disperme. L'es-
pèce que Linné a décrite a été repro-
duite par Jacquin {FI. amer. 11, p.
12 , T. XII ) sous un autre nom de
genre: c'est son Hapalanthus repens.
On y a ajouté depuis quelques autres
espèces qui, ainsi que la première,
hanilent l'Amérique méiùdionale . et
sont de petites Plantes herbacées ,
rampantes , ayant leurs fleurs en om-
belles ou disposées par trois dans
chaque gaine de feuilles inférieures.
(G..N.)
CALLISTAGHYS. bot. phan.
Ventenat a figuré , sous le nom de
Callistachjs lanceolata ( Malm. , 2 ,
t. ii5)', un Arbrisseau originaire
de la Nouvelle-Hollande , qui est ex-
trêmement voisin des genres Gom-
pliolobium et Chorizema. Ses cai-ac-
tères consistent en un calice bilabié ;
dans une corolle paplllonacée , dont
l'étendard ou pétale supérieur est re-
levé , tandis que les ailes et la carène
sont déprimées et rabattues ; ses dix
étamines sont libres ; sa gousse li-
gneuse, polysperme , s'ouvre par son
sommet en deux valves. (a. r.)
CALLISTE. Callista. moll. Troi-
sième genre de l'ordre des Mollusca
58
CAL
subsilientia de Poli ( Test, ulriusq.
Sicil. , T. 1 , Introd. p. 3o , et T. 1 1 ,
p. 65 et 84,) ou des Mollusques lainel-
libranches, auquel il donne pour ca-
ractères ; deux siphons glabres, tan-
tôt entièrement réunis, tantôt séparés
à leur partie supérieure ; branchies
écartées , quelquefois réunies à leur
extrémité supérieure ; le bord du
manteau ondulé et frangé dans quel-
ques espèces est disjoint ; le pied
lancéolé. Il y léunit les Mactres et la
partie des Vénus de Linné dont La-
ma rck a fait le genre Gythérée , et
donne à leur Coquille le nom de Cal-
listodenne , Callistoderma. Malgré
les rapports de l'Animal des Mactres
avec celui des Vénus, ces deux gen-
res ne peuvent être réunis ; ils présen-
tent des différences caractéristiques ,
et leur coquille , outre deux liga-
niens distincts dans les Mactres ,
offre des charnières diversement
conformées. J^. Mactre et Gythé-
BÉE. (F.)
*CALLISTE. Callistus. iNs. Genre
de l'ordre des Coléoptères , section
des Pentamères , établi par Bonelli
dans ses Observations entomologi-
ques , et rangé par Latreille (Règne
Auim. de Cuv. , et Hist. Natur. des
Coléopt. d'Europe) dans la famille
des Carnassiers , tribu des Carabi-
ques , division des Thoraciques. Les
Insectes qui le composent ont les
palpes antérieurs filiformes , avec le
dernier article ovalaire, le corps
oblong et le prothorax en cœur tron--
que. La forme des articles de leurs
palpes antérieurs empêche de les con-
fondre avec les Epomis, les Dlnodes,
les Chlsenics , et leur est commune au
contraire ayec les Oodes ; mais ils
diffèrent de ceux-ci par leur corselet
en forme de cœur tronqué; les Cal-
listes mâles sont encore remaïquables
par les articles dilatés de leurs tarses
antérieurs garnis en dessous d'une
brosse très-serrée et sans vide. Ce ca-
ractère , qu'ils partagent avec les
genres précédens , siiflit pour les dis-
tinguer de ceux qui portent les noms
deDolique, Platyne , Agoue et An-
CAL
chomèjie. Quelques espèces de ce
dernier sont réunies par Latreille aux
Callistes.
Les Carabes lunatus , pallipes , pra-
sinus et tceniatus , figurés par Panzer
{Faun. Ins. 6'e//«.), appartiennent au
genre dont nous avons exposé les
principaux caractères. (aud.)
CALLlSTE.6a///5/a. BOT.PHAN.On
trouve dans le Dictionnaire de Déler-
villeque c'est peut-être une belle espè-
ce d'Angrec de la Cochinchine. (a.r.)
* CALLISTHÈWE. Callisthenes.
INS. Genre de l'ordre des Coléoptères ,
section des Pentamères, famille des
Carnassiers , tribu des Carabiques ,
fondé par Gotthel Fischer { Ënto-
mogr. de la Russie, T. i", p. 84) qui
le place à côté des Calosomes et lui
donne pour caractères : antennes à
distance des yeux , insérées dans une
fosse particulière , presque filiformes ;
le premier article très-gros , triangu-
laire , avec le bord aigu en arrière, le
second très-court , et le troisième
très-long, également triangulaires;
lèvre supérieure très-émarginée , ci-
liée , et munie de deux dents au mi-
lieu portant de longues soies; mandi-
bules allongées, peu arquées , dépri-
mées , bidentées , transversalement
sillonnées en haut et ciliées en bas;
les cils ou les soies loussâtres se trou-
vant placées dans un pli longitudinal ;
mâchoires très-courtes , arquées , ter^
minées en épines intérieurement ci-
liées, supportant quatre palpes fili-
formes , les extérieurs très-longs avec
le dernier article court, obconique ,
tronqué: les intérieurs courts avec le
dernier article dilaté en forme de
cuiller, coudé et recevant dans son
creux l'épine de la mâchoire; lèvre
inférieure triangulaire, munie de deux
soies avec deux palpes un peu plus
courts que les maxillaires externes, et
ayant le dernier article long, com-
primé , tronqué et obconique ; men-
ton large , à ailes latérales arrondies.
L'auteur transcrit ces caractères en
latin et en français ; mais il est bon
de comparer ceux-ci aux premiers
parce qu'ils n'en sont pas une traduc-
CAL
tiou exaclc. Les Callisthènes se rap-
prochent beaucoup des Calosoines
par leurs formes extérieures; la tête
est proeiniucnte et supportée par un
cou long et coui'bé; les yeux sont
enfermés dans une orbite particu-
lière ; le prothorax est carré , tron-
qué eu avant et en arrière; les
bords latéraux sont légèrement réflé-
chis, et sur le milieu, se trouve une
ligne enfoncée; l'écus.son du meso-
ihorax est grand , triangulaire et
{jarni de plis; les élytres sont plus
arges que le prothorax, sillonnées,
crénelées , réunies , convexes et for-
tement rebordées. Il n'existe pas
d'ailes au mélathorax; quant aux
pâtes, la paire antérieure offre des
jambes écnancrées très-légèrement,
fortement canalicu'ées à la face in-
terne, et muniesdedeux épines; l'ab-
domen est presque orbiculaire , un
peu plus long dans les mâles. Fischer
rapporte à ce nouveau genre une seule
espèce qu'il nomme le Callisthène de
Pander, Callist. Pa/iden,enl'honneiiY
du docteur Pander, adjoint de l'A-
cadémie Impériale des Sciences de
Saint-Pétersbourg. Il les représente
dans la pi. 7 de son Entomographie.
Elle est dans toutes les parties de son
corps d'un bleu foncé , et a été trou-
vée daus les sables des déserts des
Kirguises au midid'Orenbourg.(AUD.)
* CALLISTODERME. Callistoder-
ma. MOLL. Nom donné par Poli aux
Coquilles du genre CalUste. P'. ce
mot. (F.)
* CALLITHAMNIE. CalLUham-
nion. BOT. crypt. ( Céramiaires. )
Lyngbye , daus son savant Essai
d'ÏIydrophytologie danoise , forma le
genre Callithamnion , et emprunta
son nom des mots grecs qui signifient
très-beau petit Arbuste , parce que les
Plantes qu'il y renfermait sont re-
marquables par l'élégance de leur
port. La plupart des Callithamnies de
cet auteur rentrent dans nos Céra-
miaires , f^. ce mot ; mais nous avons
conservé la désignation dusavant pro-
fesseur pour l'une de ses espèces, qui
formera le genre dont il est ici ques-
CAL 59
lion, et que Lyngbye avait confondue,
on ne sait trop comment, malgré d'é-
normes difféi'ences, avec une autre
Plante qu'il a figurée comme l'un
des états de celle-ci. — INous caracté-
risons ainsi le genre Callithamnie :
fila mens cylindriques , non noueux
comme dans lesBorynes, articulés par
sections, ayant des entre-nœuds mar-
qués, comme dans les Deliselles et les
Lyngbyelles, de macules colorantes
longitudinales. La fructification con-
siste dans des espèces de follicules
ovoïdes , subacuminées, comprimées,
sessiles , insérées extérieurement aux
rameaux, et comme involucrées par
une ou deux ramules plus longues
qu'elles. Ces follicules contiennent des
gemmes rondes , opaques , et très-
distinctes vers leur extrémité. La
seule espèce de ce genre qui soit bien
constatée, est celle que nous nommons
Callithamnion Lyngbyi , qui est celle
que Lyngbye a figurée pi. 58 , fig. 4, 5
et 6 , comme un état de son C. arbus-
cula. (B.)
CALLITHRIX. mam. C'est-à-dire
Beau poil, ^om quelquefois donné au
Si/nia Sabœa, L. , et étendu comme
générique, par Erxlebeu et Geoffroy, à
de petits Singes à queue du nouveau
continent. (A.n..Ns.)
CALLITRIC. Callilriche. bot.
PHAN. Genre de Plantes phanéroga-
mes , composé d'un petit nombre
d'espèces de peu d'apparence , et vi-
vant au milieu des eaux douces et
courantes. Les affinités naturelles de
ce genre n'étant pas encore bien dé-
terminées , nous exposerons ses ca-
ractères avec quelques détails , afin de
faciliter cette détermination. Les tiges
sont dans toutes les espèces grêles et
rameuses, et portent des feuilles oppo-
sées et sessiles. A l'aisselle de chaque
feuille se trouve une fleur unisexuée,
mâle ou femelle , sessile. La fleur
mâle se compose de deux folioles op-
S osées , rapprochées et concaves , et
une seule étamine dont le filet est
long, grêle, et l'anthère réniforme, ter-
minale , à une seule loge , qui s'ouvre
par une suture transversale. Dans
€o CAL
chaque fleur femelle , on trouve éga-
lement deux folioles opposées et sem-
blables à celles des fleurs mâles , et
un pistil sessile carré , déprimé au
sommet , à quatre angles obtus. L'o-
vaire coupé Jransversalement pré-
sente quatre loges , dans chacune des-
quelles on voit un seul ovule attaché
vers la partie supérieure et interne
de la loge. Du sommet de l'ovaire
partent deux stigmates subulés et
glanduleux. Le fruit, semblable à l'o-
vaire pour sa forme, constitue une
capsule indéhiscente , à quatre loges
monospermes. Chaque graine se com-
pose d'un tégument propre, très-
mince, et d'un endosperme charnu
blanc , qui renferme dans son inté-
rieur un ejnbi-yon renversé , cylin-
drique, manifestement dicotylédoné.
Sur un seul individu , nous avons ob-
servé une fleur hermaphrodite égale-
ment composée de deux folioles oppo-
sées , d'une étaraine saillante et d'un
pistil.
De Jussieu, dans son Gênera Plan-
tarum, avait placé ce genre dans sa
famille polymorphe des Nayades.
Mais son embryon étant bien mani-
festement bilobé, ce genre ne peut
rester parmi les Monocotylédonées.
Les Callitrics nous semblent avoir
des rapports assez intimes avec le
genre Mercuriale, et devoir être rap-
prochés des Plantes de la famille des
Euphorbiacées, ainsi que l'avait déjà
annoncé le professeur Richard dans
son Analyse du fruit. En effet, les éta-
mines et les pistils ont une structure
entièrement analogue dans ces deux
genres , et leurs graines offient abso-
lument la même organisation.
Liuué n'avait déterminé que deux
espèces de ce genre, le C. venia et
le C. autumnalis , Plantes fort com-
munes aux environs de Paris dans les
ruisseaux , et parmi lesquelles les bo-
tanistes modernes ont cru distinguer
des espèces qui avaient échappé à
leurs prédécesseurs. (a. r.)
CALLITRICHE. mam. Simia Cal-
Utrix , L. Espèce du geni'e Guenon.
A. ce mol. (A.D..N5.)
CAL
CALLITRICHE. CalUlriche.
MOLi,. Genre de l'ordre des Mollusca
subsUientia de Poli( Test, utriusque
Sic. T. I. Introd. p. Sa , et T. ii, p.
193), ou des Mollusques lamellibran-
ches , auquel il donne pour caractère
un seul siphon , en forme de trou ;
abdomen comprimé, ovale et proémi-
nent; point de pied, mais un appen-
dice linguiforme ou subulé , à la ra-
cme duquel est un byssus. Ce genre
de Poli revient aux genres Moule ,
MoDioLE et LiTiiODoME. V. CCS mots.
CALLITRICHE. bot. phan.
(Pline.) Syn. d'Hydrocotylet com-
mun. Ce nom est devenu dans Linné
celui d'un genre fort différent. /^. Cal-
LITRIC. (b.)
CALLITRICHO. bot. than. Syn.
portugais à'Honninum pyrenaicum^
L. V. HORMIN. (b.)
* CALLITRICHON. bot. phan.
(Pline.) Syn. ^ Adianthum Caplllus-
F'enerisjh. Ce nom nevientpas, com-
me on le croit généralement , de ce
que les stipes de cette fougère ofî"rent
quelque ressemblance avec des che-
veux , mais de ce qu'elle était em-
ployée pour les teindre. (b.)
* CALLITRICODERME. Caliàri-
coderma. moll. INom donné par Poli
aux Coquilles du genre Callitriche.
/^. ce mot. (f.)
CALLIXÈNE. BOT phan. Com-
merson a établi ce genre de la fa-
mille des Asparaginées , d'après une
Plante recueillie par lui vers le dé-
troit de Magellan. Elle présente un
calice divisé profondément en six
parties égales , dont trois alternes
munies intérieurement à leur base de
deux petites glandes; six étamines à
filets inférieurement élargis et à an-
thères oscillantes s'y insèrent ; le style
simple se termine par un stigmate
trigone; le fruit est une petite baie à
trois loges remplies de pulpe , renfer-
mant chacune de deux à quatre grai-
nes. — Le Callixcric marginala ,
Laink. ( llliistr. t. 248), est un sous-
Fio^.i. C Al-LOIUIYN OVK </.^ Jff/^w. CJLLOmmVCHUS M^Yu. B.
1V.2. SPARE ,.;-.//a^,a.. SP.IRUS J/,7^, B
CAL
Arbiissc;iu, sans feuilles^ infcricure-
ment , mais présentant de distance en
distance des nœuds et des écailles qui
les engaîncnt ; les feuilles qui se mon-
trent au sommet des ramcauv sont
alternes , scssiles , renflées sur leur
bord, et rappellent celles du Buis. Les
Jiédicelles terminaux, et environnes à
eur point de départ de deux squam-
mules , portent une fleur unique.
D'après Lamarck, VEnargea margi-
nata de Gaertner (T. i, t. Sg) doit
être rapportée au même genre , peut-
être à la même espèce, quoiqu'il lui
attribue deux cotylédons. Jussieu y
réunit aussi le Lusmiaga de la Flore
péruvienne ( 5. t. 298 ) , qui , présen-
tant à peu près les mêmes caractères
génériques, peut ètredistingué comme
espèce par ses pédicelles axillaires
chargés de trois à quatre fleurs.
(A. D. J.)
* CALLOGRAPHIS. bot. phav.
L'une des cinq espèces du genre Cal-
phorchis de Du Petit-ïhouars, qu'il a
ilguré pi. 45 et 44 de la Flore des îles
australes de l'Afrique , et qui était
le Limodorum pulckrum. (b.)
CALLOMYIE. Callomyia. iNS.
Genre de l'ordre des Diptères , créé
par Meigen et réuni par La treille
(Règ. Anim. de Cuv.) aux Doliclio-
pes dont il ne diflere que par des an-
tennes notablement plus longues que
la tète , avec le dernier article très-al-
longé et conique. V . Dolichope.
(aud.)
CALLOPILOPHORE. polyp. Do-
nati , dans son Histoire de la mer
Adriatique, a donné ce nom à l'Acé-
tabulaire à bords entiers. T^. Acéta-
BULAIRE. (LA5I..X.)
CALLORYNQUE. Callorynchus.
rois. Genre formé par Gronou d'a-
près un Poisson du cabinet de Séba,
dont la tête , d'une figure bizarre , lui
parut mériter un nom qui signifie
Beau-Bec. Linné le réunit dans l'or-
dre des Chondroplérygiens à son
^enrc Chimœra oii Laccpède l'avait
laissé. Guvier l'en a séparé de nou-
CAL
61
veau, et l'a placé à la suite de la fa-
mille des Sélaciens, aveclaquclle, ainsi
que la Chimère proprement dite, les
Callorynques présentent de grands
rapports. Les caractères du genre
consistent dans la manière dont leurs
branchies s'ouvrent à l'extérieur par
un seul trou apparent de chaque côté ;
les mâchoires sont en général plus
restreintes que dans les Squales , et
des plaques dures , non divisibles, s'y
distinguent au lieu de dents ; le mu-
seau est terminé ])ar un lambeau
charnu en forme de houe ; il y a deux
dorsales dont la seconde commence
au-dessus de l'anale; la première est
armée antérieurementd'un fort rayon
osseux dont la moitié supérieure est
libre. — Les mâles portent en outre
sur la tête, au-dessus du prolonge-
ment singulier en forme de houe, dont
il vient d'être question , une autre
sorte de tubercule allongé, terminé
globuleusement et tuberculeux.
On n'avait jusqu'ici mcniionné
qu'une espèce de Calloryuque que
les voyageurs discntavoir trouvé dans
la mer Ethiopique, à la Nouvelle-Hol-
lande et au Chili. Il est probable que
les Poissons de ce genre , trouvés dans
des lieux si éloignés, appartiennent
à diverses espèces qu'on a regardées
trop légèrement comme identiques, à
cause de l'aspect extraordinaire com-
mun à toutes. Nous avons déjà re-
connu , comme on va le voir, com-
bien le Callorynque de la Nouvelle-
Hollande est diflérent de l'espèce an-
ciennement décrite.
Callorynque élépiiantin, Cal-
lorynckus elephanlinus ,(j\on. Mus. y
59, n" i3o,t. 4., Chimœin Calloryn-
chus, Gmel. Syst. Nat. 1 , pars m,
1489. Chimère antarctique. Lac. 1, p.
4oo, pi. 12, fig. 1 ; Roi des Harengs du
Sud, Enc. Pois. pi. i4. Cette espèce
est probablement la vraie Paje-Gallo
( Poisson-Coq ) , et Elephanls-Fisch
(Poisson-Eléphant) de divers auteurs
ou voj'ageurs. Il se trouve sur les
côtes du Chili, d'oii Dombeyen a rap-
porté une peau Ibrt bien conservée.
On y distingue que le dos est lisse
et dépourvu de toute sorte d ai-
'62
CAL
guillon ; la figure donnée par Lacé-
pède montre , ainsi que celle de Fre-
zier et de Gronou , que la seconde
dorsale est plus près de la caudale
que de la première. Cet Animal a la
peau argentée avec des reflets grisa très
sur le dos ; il a deux à trois pieds de
long; il porte au Chili le nom vul-
gaire à'Ackagual ou Achaual. Sa
chair se mange , mais n'est point es-
timée.
Le Callorynque, figuré par Schnei-
der , pi. 68 , et dans l'Atlas du Dic-
tionnaire de Levrault comme le pré-
cédent, sous le nom d'Antarctique ,
ne saurait être le même Animal. Dans
celui-ci , la seconde dorsale est à une
égale distance de la première et de la
caudale. Entre ces nageoires, sur le
dos , régnent un ou deux rangs d'ai-
guillons tournés vers la queue, et qu'on
ne retrouve pas dans les figures de l'es-
pèce précédente. La caudale inférieure
présente une autre petite nageoire an-
térieure et les pectorales , beaucoup
glus grandes , sont marquées à leur
ase d'une tache particulière. Enfin
le rayon antérieur de la dorsale est
muni de dents en arrière , tandis que
dans les autres Callorynques, il sem-
ble mutique. Cette figure se rapporte
donc à une seconde espèce : nous en
ajouterons une troisième.
Callorynque de Milius , Cal-
lorynchus Mil'd , N. (/^. pi. de ce
Dict.)Cette espèce, observée par notre
ancien ami Milius, aujourd'nui gou-
verneur de Cayenne, a été décou-
verte sur les côtes occidentales de
la Nouvelle - Hollande ; elle a plus
de rapport que celle qu'on a figu-
rée dans l'Atlas de Levrault avec
le véritable Elephantina ou la Chi-
mère arctique des mers du Chili. Gom-
me dans ce Poisson , son dos estdépour-
vud'aiguillons,etraiguillondesa na-
geoire antérieure paraît être entière-
ment mutique. La seconde dorsale
est voisine de la queue , qui , relevée
comme celle de quelques Squales ,
n'est terminée par aucun appendice
nu ou filiforme. Nous l'avons repré-
senté d'après un dessin qui nous a
été communiqué et fait au quart ou au
CAL
sixième de la grandeur naturelle ; sa
peau lisse, dépourvue d'écaillés , va-
riée de nuances glauques et rougeâ-
tres, est luisante et comme argentée.
L'individu dont nous devons la con-
naissance à Milius, était une femelle.
CALLOSITÉS. zooL. Parties du-
res, ordinairement dépourvues de
poil , recouvertes d'une peau plus
épaisse, et quelquefois colorées , qui
se voient dans quelques Animaux ;
l'usage où sont ceux-ci de s'asseoir
ou de s'appuyer dessus ces Callosités
les rend plus considérables. Les Cha-
meaux en ont à la poitrine ainsi
qu'aux genoux; certains Singes ont
les fesses calleuses , mais la plante de
leurs pieds le devient beaucoup moins
par l'usage que celle de l'Homme, (b.)
Dans Tes Mollusques , on donne
ce nom à des protubérances placées
sur diverses parties des coquilles et
qui se distinguent des varices par
leur forme , celles-ci étant plus allon-
gées dans le sens de la longueur du
test; cette dénomination est surtout
employée pour désigner les dépôts
calcaires , souvent semblables à l'é-
mail qu'on observe sur la Columelle.
P'. ce mot et Coquille. (f.)
CALLUNE. Calluna, bot. phan.
Salisbury a retiré du genre Bruyère
la Bruyère commune, Erica vulgaris.
L. , et en a formé un genre nouveau
sous le nom de Calluna Erica. Ce
genre se distingue des véritables
Bruyères par son double calice et par
ce que les cloisons de sa capsule res-
tent adhérentes à l'axe et correspon-
dent non au milieu de chaque valve,
mais à leur suture.
La Bruyère commune croît eji
abondance dans les bois des environs
de Paris. Elle fleurit pendant les mois
d'août et de septembre. Il eu existe
une jolie variété à fleurs tout-à-fait
blanches, et une autre toute velue. Z^''.
Bruyère. (a. r.)
*CALLYONIMUS. bot. PHAN.(Ges-
ner.) Syn de Convallaria majalis, L.
/■^. Muguet. (b.)
CAL
CALMANTIRKA. ois. Syn. de Ber-
geronnette en Finlande. V. Berge-
ronnette. (DR..Z.)
CALMAR. REPT. OPH. Lacépède
a donné ce nom comme spécifique à
une Couleuvre américaine. (b.)
CALMAR. Loligo. moll. Genre
de Mollusques de l'ordre des Cépha-
lopodes Décapodes et de la famille
des Seiches, V. ces mots, institué par
Lamarck (Mém. de la Soc. d'Hist.
nat. de Paris, p. lo, et An. s. vert.,
prcm. édit., p. 60) pour séparer des
ôeiches les espèces allongées , mu-
nies d'ailes ou de nageoires à la partie
inférieure du sac seulement , et n'of-
frant à l'intérieur pour rudiment tes-
tacé qu'une lame mince , transparen-
te et cornée , qu'on a comparée à une
plume , et que les anciens nommaient
Xiphins , CAadiolum , d'où sont ve-
nus quelques-uns des noms moder-
nes donnés aux Calmars. De cette
ressemblance du test interne des Cal-
mars à une plume, et de l'encre con-
tenue dans ces Mollusques, est venu le
nom de Calmar ou Calamar , dérivé
de Theca Calamaria ( écriloire ), em-
ployé dans la basse latinité. Ce nom
est même devenu vulgaire sur les cô-
tes du Languedoc oîi la petite espèce
est appelée Calamar ou Glangio ; en
Samtonge on la nomme Casserons à
Bayonne Corniche , et le grand Cal-
mar Cornet (ou écritoirej. En Pro-
vence, à Venise, celui-ci est appelé
Tothena ou Totena, cl Tante k Mar-
seille , noms évidemment corrompus
du mot grec Theutos , par lequel
Aristofe le désigne , tandis qu'il nom-
me Theutis ou Thetis la petite espèce.
En Italie les Calmars sont nommés
Calamaro , Calamaio , Glangio ,e\c.
{Rondelet, De Piscib. , lib. 17, cap. 4).
Aristote parle avec assez de détails
des Calmars (iïw/. lib. 1, cap. 6; lib.
4, cap. i). Les modernes les ont peut-
êtremoins observés, etlaplupaitn'ont
fait que répéter à leur sujet ce qu'il
en a dit ou ce que Pline a pris d'A-
ristote. Le naturaliste grec en distin-
gue deux espèces , le grand et le petit;
toutes deuxnabitent en pleine mer, dit-
CAL 6.Î
il, et y pondentleursœufs quisoutliés
ensemble , mais qui forment deux-
masses distinctes , parce que la maui-
ce de la femelle est divisée en deux
parties ( De Générât. , lib. 3, cajJ. 8 ).
On n'est point encore fixé sur la ponte
de ces Animaux ; les uns pensent
qu'ils s'approchent des côtes pour
déposer leurs œufs sur des bas-fonds;
mais comme on a trouvé des œufs de
Seiches et même de Calmars en plei-
ne mer, quelques écrivains ci'oient,
comme le dit Aiistote , que les Cal-
mars pondent en pleine mer. Celte
dernière opinion est très-vraisembla-
ble; car , selon les observations de
Lesueur et de beaucoup de voyageurs
naturalistes, plusieurs Calmars vi-
vent habituellement dans les Fucus
qui flottent au milieu de l'Océan , et
quelques-uns suivent même le grand
courant dit Gulfstrom. Ils vivent peu ,
dit Aristote ; rarement ils arrivent à
leur seconde année [Hist. , lib. 5 ,
cap. 18) ; fait difficile à croire , mais
qu'on ne peut rejeter, faute d'obser-
vations. Ces Mollusques, ceux même
de la petite espèce , se rendent maî-
tres de gros Poissons , ajoute cet au-
teur {Hist., lib. 8, cap. 2); lors-
qu'ils ont peur , ils jettent leur encre
{lib. 9, cap. 37). Mais, selon Athé-
née {Deïpn. , lib. 8, p. 026) , cette
encre n'est pas aussi noire que celle
de la Seiche , elle est plutôt jaunâtre.
Ces faits paraissent vrais; quant à la
diflerence de couleur de l'encre des
Calmars , elle n'a été constatée que
par Montfort. Aristote donne au
grand Cahnar jusqu'à cinq pieds six
pouces de long ; Athénée , seulement
vingt-trois pouces ; Belon {lib. 2 , De
Piscib. ) dit qu'on en a vu de près
de cinq pieds. Il faut d'abord ob-
server que, jusque dans ces derniers
temps, on a confondu dans le grand
et le petit Calmar plusieurs autres
espèces distinctes ; mais aucun fait
connu n'a confirmé l'existence de Cal-
mars aussi grands depuis qu'on ob-
serve avec exactitude , ce qui ne veut
cependant pas dire qu'il n'en existe
point de cette taille. Selon Aristote ,
le grand Calmar diflère du petit en
64
CAL
ce que la pointe de son corps est plus
large , et que les nageoires environ-
nent la tolslilé du tronc , ce qui ne
convient qu'aux Seiches , et laisse un
peu de doute à l'égard de sa classifi-
cation dans l'un o u l'autre genre. Ce-
pendant il distingue les Seiches des
Calmars par des différences organi-
ques qui montrent toute sa sagacité.
Il y aura toujours beaucoup d'indé-
cision pour rapporter ces deux espè-
ces à celles qui nous sont connues ,
jusqu'à ce qu'on ait soigneusement
observé toutes celles de la Méditerra-
née. Aristote n'admet pour différence
entre le mâle et la femelle des Cal-
mars , que deux corps rouges qui se
trouvent dans le ventre de celle-ci.
Les petits Calmars , dit-il , ont, com-
me les autres MolUisques, deux esto-
macs , ou un jabot et un estomac très-
différens l'un de l'autre par leur or-
ganisation (Z^e Po/Z/Z». lib 4, cap. 5}.
Aristophane ( Equités , p. gaS ) et
Athénée ( Deïpnos , lib. f , p. 326 , et
lib. i4 , p. 620 ) nous appien-
uent qu'on mangeait de leur temps
les Calmars. Apilius donne même la
manière de les accommoder ( De Re
Culin. lib. 9 , co/j. o). Mais il paraît ,
d'après un passage du premier de ces
trois écrivains , que cette nourriture
était réservée aux gens les plus pau-
/ vres. Du temps de Rondelet , on goû-
tait assez les Calmars ; il dit qu'on les
préparait avec leur encie , dans une
sauce au beture ou à l'huile , avec
des épiées et du verjus. Dans l'Archi-
pel et en Italie , cet usage s'est encore
conservé; on les mange dans les mois
' d'hiver, et on les préfère même aux
Seiches. En cuisant, les Calmars de-
viennent rouges comme l'Ecrevisse :
on s'en serten plusieurs contrées com-
me appât pour attraper les Morues.
Les anciens regardaient l'apparition
des Calmars sur les côtes comme un
présage de la tempête. Plutarque en
donne les motifs {De Caiisis nat., 18).
Pline dit qu'ils semblent voler sur
l'Eau, eu s'élançanlcomme une flèche
hors de la mer ( Hist. , lib. 9 , cap. 7),
chose dont Monlfort doute ( MoU. de
Sonnini, t. 2, p. 16).
CAL
Les Latins nommèrent les Calmars
Loligo (Pline , Ovide , Varron , etc. ) ;
quelques- uns des plus modernes les
ont désignés aussi sous le nom de Lol-
lium. Rondelet est le premier qui
nous ait donné la figure d'un grand et
d'un petit Calmar, qu'il rapporte aux
espèces d'Arislote , et du Sépiole ,
petite espèce dont Leach a fait un
genre distinct. Gesner , Aldrovande ,
Johnston ont commenté les anciens ,
compilé tout ce qu'ils ont écrit au su-
jet des Calmars, et copié les figures de
Rondelet. Gesner ajoute à celle-ci
{De Aquat., p. 494 ) la figure d'une
troisième espèce qu'il donne pour être
celle du grand Calmar d'Aristote.
Nous donnerons à l'article Seiche
les détails de l'organisation commune
aux Mollusques de cette famille.
Nous nous bornerons seulement ici à
indiquer les anatomislesqui s'en sont
occupés. Swammerdam fut un des
premiers qui travailla à compléter ce
qu'Aristote en avait dit. Il parle du
Calmar dans sa lettre à Rédi , placée
vers la fin du Biblia naturœ. Plu-
sieurs années après, A. Monro , dans
sa Physiologie des Poissons , donna
la première anatomie du Calmar, oii
il rectifia ce que Syrammerdam avait
dit d'erroné sur les cœurs, et ajouta
plusieurs faits importans à ceux
qu'avait fait connaître ce dernier.
"Tilesius {Mag.anat. et Isenflamum)
a donné des détails sur les Cal-
mars. Dans ses Mémoires sur les
Céphalopodes en général , Cavier ,
enfin , a traité cette anatomie com-
parativement à celle des autres Cé-
phalopodes nus, et avec les soins
qu'exigent les connaissancesactuelles,
et nous renvoyons à ce beau travail
dont nous donnerons un extrait à
l'article Seiche. Les œufs des Cal-
mars ont été bien observés , dé-
crits et figurés par Bohadsch ( Anim.
marin. , cap. 12 , pag. i55, pi. xn),
qui les prit d'abord pour des œufs
de Seiches, mais qui reconnut ensuite
son erreur. Ils offrent dans leur en-
semble une réunion de tubes ou
grappes cylindriques partant en
layonnant d'un centre couijuun. Cette
CAL
masse gélatineuse , d'une couleur
Ijlcuâtre ou jaunâtre et transparente,
forme hors de l'eau une sorte de dis-
que de six « huit pouces de diamètre.
Montfort , qui a copié les figures de
Bohadsch, dit en avoir vu une de plus
de quatre pieds, sur laquelle il a
compté près de douze cents grappes,
et il avance l'opinion remarquable
que les œufs dont sont composées ces
grappes , et par conséquent les grap-
pes cîles-mcmcs et le disque dans son
ensemble , prennent un grand déve-
loppement après la ponte. Ce fait ,
qui n'est pas impossible, mérite d'ê-
tre confirmé. Il s'explique d'une ma-
nière plausible par l'agrandissement
du fœtus auquel , sans doute , la ma-
tière de l'œuf sert de nourriture.
Alors l'enveloppe gélatineuse, suscep-
tible d'extension, prendrait un déve-
loppement proportionnel à l'accrois-
sement des petits Calmars. Bohadsch
.s'est livré à des calculs sur le nombre
d'œufs contenus dans une des masses
de grappes qu'il a observées , et il a
trouvé qu'elle devait en contenir
59,760. Cette prodigieuse multiplica-
tion des Calmars finirait par encom-
brer les mers, si un très-grand nom-
bre de leurs œufs ne devenaient la
proie des autres habitans de l'Océan,
et celle d'Oiseaux de ces rivages oii
la marée en rejette beaucoup.
Le test interne des Calmars tient
de la figure d'une plume ; il est
mince , corné et transparent com-
me du verre , quelquefois long de
près d'un pied , ce qui suppose une
assez grande taille dans certaines es-
pèces.
Linné {Syst. Nat.) a réuni les Cal-
mars dans son genre Sepia , avec
les Poulpes et les véritables Seiches.
Il n'en décrit que trois espèces :
le Calmar commun , Sepia Loligo;
le petit Calmar, Sepia média , et le
Sépiole , Sepia Sepiola.
Gmelin a ajouté au genre Sepia trois
espèces décrites par Molina , dont
l'une est rapportée au genre Calmar
par Montfort; mais il n'a point cru de-
voir en créer de nouvelles pour plu-
sieurs figures de Séba dont Montfort
TO.ME m.
CAL 65
a fait des espèces distinctes, et l'on
sait qu'ordinairement (rmclin ne s'est
pas montré si timoré. Ijainarck, le pre-
mier, a ajouléaux trois espècesde Lin-
né un autre Calmar , conservé au
Muséum , en y rapportant ces mêmes
figures de Séba, érigées par Montfort
en espèces distinctes.
Dans l'Extrait de son Cours, p. laS,
le savant auteur des Animaux sans
vertèbres introduit un nouveau nom
générique, celui de Calmaret, dont
nous parlerons plus bas ; mais ne
donnant aucune description de ce
genre , nous crûmes qu'il appartenait
à la famille des Seiciies tandis qu'il
appartient à celle des Poulpes.
Tel était l'état de nos connaissances
à l'égard des Calmars, lorsque le doc-
teur Leach donna, en 1817, unapcrçu
de classification pour les Céphalopo-
des ( MiscelL Zool. , Tom. m ,
p. 107, et Journ. de Physique, mai
1818 ). Il divise , dans ce travail , les
Décapodes nus en deux familles ,
celle des Sépiolidécs (Sepiolic/e<i), qui
comprend le genre Sépiole , Sepiola ,
créé pour le Sépiole de Rondelet , et
le genre Cranchie , Cranchia , établi
pour deux nouvelles espèces décou-
vertes pendant l'expédition du capi-
taine Tuckey, destinée à reconnaître
le Zaïre. La seconde famille, celle des
Sépiidées {Sepiidea}, renferme lesdeux
genres Sepia et Loligo de Lamarck.
Dans ce dernier, le docteur Lcacli fait
connaître trois nouvelles espèces re-
cueillies pendant l'expédition du ca-
pitaine Tuckey . Ou trouve la descrip-
tion plus détaillée des unes et des
autres, accompagnée de figures, dans
la Notice générale des Animaux re-
cueillis par J. Cianclî , en tête de
l'atlas de la relation de ce ^voyage
{ Tral. franc. , p. i3, pi. 18 ). A
|îeu près dans le même temps, le
docteur Lichtenstein a publié et fi-
guré ( Isis , 1818 , p. 1Ô91 ,îab. 19)
une nouvelle espèce de Calmar dont
il a fait son genre Onychoteuthe ,
Onychoteuthis , auquel doivent se
rapporter les Calmars du docteur
Leach. Enfin Lesueur, à qui l'his-
toire naturelle doit déjà tant de résul-
5
€6
CAL
lais importans , vient d'ajouté» à nos
connaissances sur les Géplialopodes
nus en général , et les Calmars on
particulier, par la description de plu-
sieurs nouvelles espèces observées
dans ses voyages ( Jour, de l'Acad.
des sciences natur. de Philad., t. 2,
n" 3, 4 , mars et octobre 1821 ), des-
cription qui est accompagnée de
beaucoup de remarques précieuses
pour leur histoire. Il observe avec
raison que Leach n'aurait pas dû pla-
cer dans deux familles distinctes le
Sépiole et les Calmars en les séparant
par les Seiches et les Granchies. Mais
il est tombé lui-même dans une autre
erreur en créant pour les Calmars
une famille distincte sous le nom de
. Loligoidea. Les familles ne doivent
s'établir que sur l'examen d'ensemble
de tout l'ordre auquel elles appartien-
nent , et non sur l'observation par-
tielle de quelques genres. Il en est
de même do l'établissement des gen.r
res dans les familles, et des espèces
dans les genres. Il ne faut jamais ou-
blier que les caractèrei de chaque
coupe doivent être , autant que pos-
sible, d'une valeur égale et compara-
tive. Ainsi si le docteur Leach et Le-
sueur eussent examiné l'ensemble des
Décapodes , ils n'eussent point créé
des familles distinctes pour les Sei-
ches et les Calmars. Lesucur, em-
barrasse pour rapporter aux divi-
sions admises une nouvelle espè-
ce, qui réunît, à la forme générale
du corps , à la proportion des na-
.geoires et au test interne des Cal-
mars , les caractères de l'ordre des
Octopodes , car elle manque des
deux bras allongés, a cru pouvoir la
réunir , comme un genre nouveau , à
la famille des Loligoïdea. Ce genre,
intermédiaire entre les Calmars et les
Poulpes, doit incontestablement en-
trer parmi les Octopodes; le nombre
de bras étant certainement le carac-
tère le plus important à considérer
dans l'état de nos connaissances ,
povu' baser les coupes primordiales
dans la classe des Céphalopodes.
Cette nouvelle et curieuse espèce,
»lon>t Lesueur a fait le genre Leachia ,
CAL
en l'honneur du docteur Leaoh , se
trouve appartenir au genre déjà éta-
bli par Lamarck sous le nom ae Cai-
jnaref , Loligopsis , dont nous venons
de parler (An. sans vert, seconde édit.
t. 7, p. 669). — Dans le genre Loligo,
second genre de la famille Loligoï-
dea de Lesueur , ce savant décrit
cinq nouvelles espèces. Le troisième
genre, appelé par lui Onychia, n'en
contient qu'une seule, également nou-
velle ; mais il y donne l'indication
d'une seconde espèce sous le nom
à'angulatus. Le genre Onychia nous
paraît être le même que YOaychoteu-
this de Lichtenstein.
Lamarck ( Nouvelle édition des
An. sans vert.) n'a rien ajouté à ses
premiers travaux, et paraît n'avoir
pas eu connaisance de ceux de Leach,
de Lichtenstein et de Lesueur. Nous
laissons dans la famille'des Poulpes ou
Octopodes le genre Leachie ou Cal-
maret de Lamarck. K. ces mots. Nous
croyons devoir adopter les genres Sé-
piole et Cranchie de Leach, f^. ces
mots , basés sur la forme générale du
corps, la forme et la position des na-
geoires et les brides qui tiennent le
col au sac de ces Mollusques, et qui
sont des caractères de même ordre et
de même valeur que ceux qui distin-
guent les Seiches des Calmars. Quant
au genre Onychoteuthis ou Onychia,
nous le laissons avec les Calmars dont
il n'est pas différent. Voici les carac-
tères du genre Calmar, tel que nous
le limitons, et le tableau de ses es-
pèces. Sa synonymie sera établie de
la sorte : Loligo, Lam., Cuvier, Fé-
russac, Schweigger ; Sepia^lj.; Ony-
choteuthis, Lichtenst. ; Onychia, Le-
sueur. Corps charnu, contenu dans un
sacallongé,cyhndracéetailéinférieu-
rement; ailes et nageoires rhomboi-
dales ou triangulaires, ordinairement
réunies en pointe à leur sommet avec
l'extrémité du sac ; le col libre ; un ru-
diment teslacé formé d'une lame allon-
gée, étroite, mince, transparente et
cornée , quelquefois partiellement gé-
latineux , enchâssé dans l'intérieur
du corps vers le dos : bouche ter-
minale , entourée de dix bras ou
CAL
pieds, orciinaircinent garnis de veu-
Jouses avec ou sans onglets, dont
deux plus longs que les autres sont
pédicules et leinnnés en massue.
On peut admettre plusieurs coupes
aans le genre Calmar, pour ranger
les espèces suivantes : les unes ont
des ventouses ou suçoirs pédoncu-
les et simples à tous les bras; d'au-
tres ont les tiges des longs bras dé-
pourvues de suçoirs; une 3" coupe
présente des suçoirs onguiculés à tous
les bras, excepté sur la tige des deux
plus longs; enfin dans une quatriènie
se placent les espèces dans lesquelles
tous les bras sont pourvus de suçoirs
simpleset pédoncules, onguiculés'seu-
Icmentà la partie supérieure de deux
bras allongés; mais d est difficile de
rapporter avec certitude à ces quatre
coupes les figures de plusieurs des
espèces connues , qui n'ont point été
observées avec assez de soin. Voici le
tableau de celles que l'on peut ad-
mettre , et dont nous avons fait figu-
rer quelques-unes.
1. Le Calmar ordin^iire, LoUgo
vulgaris , Lamk. ; Loiigo magna,
Rondelet; Sepia Loiigo , L. Pennant,
Brit. Zool. IV. pi. 27. n" 45. Les
tiges des deux longs bras paraissent
dépourvues de ventouses; la lame
interne a la forme d'une plume. Cette
espèce habite les mers d'Europe. —
2. L. sagiltata , Lamk. (var. 5 x); Sepia
sagittata, Bosc; Montfort, MolL ï. 2.
p. 56. pi. 13. Vulgairement Calmar
Flèche. Lamarck paraîty rapporter, à
tort, plusieurs espèces distinctes , fi-
gurées par Séba. Les longs bras n'ont
pas de suçoirs sur leurs tiges , et leur
longueur égale celle du corps. —
5. L. Harpago, Montfort. p. 65. pi.
i4. C. Harpon , C. Javejot. p. 70.
pi. i5. L. sagittata, var. ^ Lamk.
Séba, Mus. 3. pi. iv. f. 5, 4. En-
cycl. méth. , pi. 77. f. i, ^j. Peut-
être les deux espèces de Mont-
fort doivent-elles être conservées?
Mais on ne peut les confondre avec la
Erécédente à cause de la briè/eté des
ras, et les suçoirs qui garnissent la
t igc desdeux pf us longs. 4. — L. Brdsi-
liensis, Montfort, iZi/VA p. 61. pi. i3.
CAL b7
/.. sagittata , l^aink. (var. -ï); Séba ,
Mus. 5. pi. 4. f. 1, 2. Celte espèce, si
elle se confirme, paraît distincte des
deux précédcnics , les bras n'étant
garnis que de deux rangées de ven-
touses. — 5. L. subulata, Lamk. Sepia
média, L. Gmel.; Loiigo paiva, Ron-
delet; Pennant, Brit. Zool. iv. t. 34.
f. 45. Encyol.méth.,pl. 76.f. 9. Cette
espèce habite l'Océan et la Méditer-
ranée. 6. — L.spiralis, Montfort, loc.
(7/. ,p.82. pi. i8./y.5«A«/rt/c, Lamk. Se-
lon toutes les apparences, cette espèce,
dessinée sur un individu du cabinet
de Lamarck, est distincte de la précé-
dente. — 7. L.pelagicus. Sepia pela-
gica, lîosc. Vers. T. 1 . p. 46, pi. 1 , f. 1 ,
2. Montfort, ibid. pi. 19. Ce Calmar
a été découvert et décrit par Bosc; il
vient de l'Océan. — 8. X. Baidsii ,
Leach. Voyage de Tuckey, Atlas,
p. 1 5. pi. 18. f. 2. id. Mise. "^ Zool. sp.
4. — g. L. Leptura, Le^ch, ibid. p. ï4.
pi. 18. f. 5. Mise. Zool. sp. 2. — 10.
L. Smit/iii, heacli, ibid. p. i4.pl. 18.
f. 4. Mise. Zool. sp. 3. ( Ces trois cs-
pècesappartiennentau genre Oiiycho-
/ew/'/î/sdeLichtenstein, ou OayckiaàQ
Lesueur.) — 1 1 . Z. Betgii , Onycho-
teuthis Bergii,lj\<iiiensi. Isis 1818. p.
1591. pi. 19. — 12. L. Bartramii, Le-
sueur, /. of the Acad. of N. Se. of
Philadel. vol. 2. p. 90. pi. 7, f. i, 2.
— 13. L. Pealeii, Lesueur, ibid. p,
92. pi. 8. f 1, 2. — i4. L. illece-
brosa, Lesueur, ibid. p. 95. pi. fîg.
du cahier de décembre 1821, n° 6.
— i5. L.BartUngii, Lesueur, ibid.
p. 95. — 16. L. Pavo, Lesueur, ibid
p. 96. pi. fig. du cahier de décem-
bre 1821, n° 6. — 17. L. earribœa,
Oiiyeliia , Lesueur, ibid. p. 98.
pi. 9. f. 1,2. — 18. L. angulatus,
Onychia , iiesueur, ibid. p.jffpo. pi.
9. f. 0. On voit par cet aperçu
qu'au lieu des deux espèces rappor-
tées par Linné et des quatre décrites
par Lamarck, ce genre coniient déjà
dix-huit espèces, f-'. , pour plusieurs
de ces espèces, les planches de ce
dictionnaire. fr.)
* CALMARET. Loligopsis. \ùn.i..
Nouveau genre de la fainillc des Poul-
pes, de l'ordre des Céphalopodes De-
€8
CAL
capodes , d'abord indiqué par La-
marck (Extr. de son cours, p. 123),
et décrit ensuite parce savant (Anim.
sans vert. 2*^ édit. T. vu , p. 659) avec
plus de détail. Ce nouveau genre dif-
fère des Calmars par le nombre de
SCS bras , quoiqu'il s'en rapproche
en ce qu'il est pourvu de nageoires à
la partie inférieure du sac , et d'un
rudiment testacé analogue à ceux de
ces Mollusques. Il a été établi pour
une petite espèce de la grandeur du
Sépiole de R.ondelet , découverte par
Péron et Lesueur dans leur voyage
aux terres Australes. Depuis la pu-
blication de l'Extrait du cours de Zoo-
logie, Lesueur a institué ce même
génie sous le nom de Leachie , JLea-
chia , en l'honneur du docteur Leach
{Journ. of tlie Acad. ofNat. Se. et
Philad. T. 11, p. 89}; mais pour uuc
espèce spécifiquement difFérente , à
ce qu'il paraît , d'après les descrip-
tions des deux auteurs.
Voici les caractères de ce curieux
et nouveau genre , intermédiaire entre
les Calmars et les Poulpes : corps
charnu , contenu dans un sac allongé,
oblong ou cylindracé et ailé inféricu-
rement; ailes ou nageoires semi-rhom-
boïdales ou orbiculaires , terminales;
lin rudiment testacé interne ; bouche
terminale entourée de huit bras tous
sessiles. Les deux espèces paraissent
n'avoir été décrites que sur des des-
sins , de sorte qu'on ne sait point si
le Calmaret est pourvu ou non d'un
test interne, et si les bras ont des
suçoirs : l'un et l'autre paraissent pro-
bables. Lamarck dit que dans son
espèce les bras sont égaux; ils sont
inégaux dans celle de Lesueur; la
forme de leurs nageoires diti'ère aussi.
Voici l'indication de CCS deujc espèces :
1° Loligopsis Peronli , Lamk. Anim.
sans vert., 2" édit., T. vii, p. 660. — •
2* L. Cyclunis,Leachia Cyclura,h&-
sueur,/c»c. cit. T. 11, p. 89, pi. 6. Ces
deux espèces sont de l'océan Paci-
fique. (F.)
CALMOLEA. bot. phan. Syn.
italien deCamclée,C/ieo/w//z//ïcocc«/«,
L. (E.)
CALMOUNY. BOT. phan. (Lindct.)
CAL
Variété très-précoce du Mûrier, cul-
tivée en Syrie. (b.)
CALO-ADULASSA. bot. phan.
Syn. indou de Juslicia Gandarussa.
P'. JUSTICIA. (B.)
'^ CALO-APOCARO bot. phan.
(Rumph. Hort. Mal. vol. 2. .t. 10.)
Syn. d' Uf^aria Zei/anica, L. (b.)
CALOBATE. Calohala. iNS. Genre
de l'ordre des Diptères établi par Fa-
bricius, aux dépens du grand genre
Musca de Linné, adopté par Melgcn
etLatreille. Cedernierle place(Règn.
Anim. de Cuv.) dans la famille des
Athéricères. Ses caractères sont : an-
tennes en palette , plus courtes que
la tête, dont le troisième article est
presque oibiculaire, avec une soie la-
térale et simple; balanciers décou-
verts; yeux sessiles; coi-ps et pâtes
très-allongées , presque filiformes ;
tète ovoïde ou presque globuleuse ;
ailes couchées sur le corps. Les Calo-
bates désignéesparDuméri! (Zoologie
analytique), sousle nom générique de
Ceyx, se distinguent des Sépedons ,
des Lauxaineset des Tétanocères par
leurs antennes sensiblement plus
courtes que la tête. Elles ressemblent
beaucoup aux Wiciopèzes et aux Té-
phrites qui en ont été séparés par
Meigen et Latreille, à cause de leurs
ailes vibrantes, cl parce qu'ils ont le
corps et les pâtes proportionnelle-
ment moins longs qu'aucune des es-
pèces dont est composé le genre
Cdlobate. Celui-ci a pour type la Ca-
loba te filiforme, CaLJillfoimis de Fa-
briclus , figurée par Schellenberg
(Z^//>/. pi. 6. fig. 1). On la trouve dans
les bois aux environs de Paris.
La Calobate Pétronelle ou la Mou-
che Petronillc, Musca Vetronella de
Linné, pourrait être ordinairement
confondue avec la précédente. On la
trouve assez communément sur les
eaux oii elle marche avec beaucoup
de vitesse. Celte faculté qui lui est
commune avec plusieurs Diptères lui
a valu le nom de Mouche de saint
Pierre ; il rappelle le miracle de cet
apôtre qui, comme chacun sait,
marchait à la surface des eaux. Fa-
CAL
bricius rapporte à ce genre dix-sept
espèces; parmi elles plusieurs appsir-
lienncnt aux genres Micropè/e et
Tephrite. /^". ces mots. (ald.)
CALOCHIERNI. bot. phan. r.
Calokhieuni.
CAJ.OCHILE. Calochilus. eût.
riiAN. Dans sou prodrome de la Flore
de la Nouvelle-Hollande, R. Brown
a donné ce nom à un genre nouveau
de la famille des Oi chidées, voisin du
Neottia, dont il se distingue par les
caractères suivans ; son calice est en
l'orme de mufle; les deux folioles laté-
rales sont appliquées sur le labelle,
qui est plus long, scssile, pointu, bar-
bu sur ses boids. L'anthère est per-
sistante et parallèle au stigmate. Les
deux espèces qui composent ce genre
sont tout-à-fait glabres; leurs bulbes
sont simples et indivis ; leurs feuilles
sont lancéolées; leurs fleurs sont écar-
tées , et forment un épi terminal.
Toutes deux ont été rapportées des
environs de Port-Jackson par R.
Brovpn. (a. H.)
GALOCHORTE. Calochortus. bot.
l'HAN. Pursli et Nultal appellentainsi
un genre de Plantes, qui a les plus
grands rapports avec 1 Hypoxis , et
auquel ils donnent pour caractères :
un calice coloré, à six divisions éta-
lées , dont les trois intérieures plus
larges sont velues sur leur face in-
terne, et marquées à leur base d'une
tache ronde et brillante. Les filamens
des étamines sont très-courts et in-
sérés à la base des divisions calici-
nales; les anthères sont dressées et
sagittées. Le stigmate est réfléchi, et le
fruit est une capsule biloculaire. La
seule espèce de ce genre, Calochortus
elegans, est une petite Plante à bulbe
globuleux et solide, portant une seule
feuille radicale et graminifoi-me. Sa
hampe produit trois fleurs. Elle croît
dans les lieux montueux de l'Améri-
que septentrionale. (a. r.)
CALODENDRON. bot. phan. Ce
genre établi par Thunberg fait partie
de la famille naturelle des Rutacées
etdela Pentandrie INIonogynie, L. Une
Jieule espèce le compose, c'est le Ca-
CAL 69
lodendron capense de Willdenow, ou
Dictamnus capensisAc Lamarck, Ar-
brisseau originaire du cap de Bonne-
Espérance, qui porte des feuilles op-
posées ou tcrnées, entières, marquées
de points glanduleux, comme la plu-
part des autres Rutacées, et dont les
fleurs, qui forment une sorte depani-
cule terminale, oft'rcnt les caractères
suivans : leur calice est étalé, à cinq
divisions profondes; leur corolle se
compose de cinq pétales onguiculés ,
onduleux et velus. Les étamines, au
nombre de dix ,sont hypogynes; cinq
sont stériles et filamenteuses; les cinq
autres sont fertiles et anlhérifères.
L'ovaire est élevé sur un pédicelle
assez long; iloff"re cinq loges qui con-
tiennent chacune deux ovules. Le
style et le stigmate sont simples, et le
fruit est une capsule à cinq côtés, hé-
rissée de pointes. Ce genre a des rap-
ports intimes avec les genres Rue et
ïribulus. (a.r.)
CALODIUM. BOT. puAN. Genre
établi par Lourciro,mais qui se trou-
ve le même que celui pour lequel le
nom de Gassyta a été antérieurement
adopté. (b.)
GALO-DOTIRO. bot. ppian. Nom
indou d'une Stramoiue qui diffère du
DaturaMetel par ses fruits lisses, (b.)
GALOGYNE. bot. phan. Ge genre,
établi et nommé ainsi par R. Brovvn,
renferme une seule espèce , qui pré-
sente entièrement le port d'un Goode-
nia, et n'en diffère qu'en ce que sou
style est trifide et non simple. G'est
nnePlante herbacée, annuelle, velue,
exhalant, lorsqu'elle est sèche, l'odeur
de la Flouve. Ses fleurs sont dentées;
ses pédoncules axillaires, uniflores ,
dépourvus de bractées, réfléchis à
la maturité du fruit. /^. Goodenia.
* (a. D.J.1
GALOKHIERNL bot. phan. (L'E-
cluse. )ProbablcmentunGarthame.(B.)
GALOMBÉ et GALOMBRE. bot.
phan. (Gommerson.) F". Galumbé.
* GALOMEL ou CALOMELAS.
MIN. Syn. alchimique et médical du
Proto-Chlorurede Mercure, f^. Mer-
cure doux. (DR..Z.)
CALOMERIE. Calomeria. bot.
70 CAL
l'HAN. Genre établi par "Veuleuat
(iMaliiî. pi. 73) , dans la famille des Co-
rynibifères , Syngénésic Polygamie
cigale , L. pour une Plante herbacée ,
bisannuelle , à feuilles alternes, dont
l'aspect lui mérita le nom spécifique
à'Amarant/ioïdes. Ses fleurs nom-
breuses et très- petites sont disposées
en grandes panicules pendantes, ac-
compagnées de bractées , et d'un
rouge foncé; elle est originaire de
la iNouvelie-lioUande. Toutes les par-
ties de cette Plante , qui s'élève à cinq
pieds de hauteur environ, répandent
une odeur analogue à celle de notre
Sauge officinale. (ï^O .
GALONNEA. bot. puan. Nom qui
ne saurait être adopté en botanique
par la double raison qu'il fut imposé
par Buchoz , et créé en mémoire
d'un ministrequi futaussi inutile à la
science que funeste à sa patrie. Il est
syn. de Galardia. F . ce mot. (b.)
GALOPE. Calopus. iNs. Genre de
l'ordre des Coléoptères et de la sec-
tion des Héléromères, extrait par Fa-
bricius du grand genre Cerainbix de
Linné, et ayant, selon lui, pour ca~
ractères : quatre palpes , les anté-
rieurs en massue, les postérieurs fili-
formes; mâchoires bifides; lèvre in-
férieure, membraneuse et bifide; an-
tennes fdiformes. Latreille (Règu.
Anim. de Cuv.) place ce genre dans
la famille des Sténélytres, et le carac-
térise de la manière suivante : pénul-
tième article des tarses bilobé; man-
dibules bifides ; dernier article des
palpes maxillaires en forme de hache ;
languette profondément échancrée ;
antennes fortement en scie; corps
étroit et allongé , avec la tête et le
corselet plus étroits que l'abdomen ;
les yeux allongés et échancrés. Ces
Insectes se distinguent des Capricor-
nes par le nombre des articles des
tarses. Ils ont plusieurs points de
ressemblance avec les Cistèles , mais
en diffèrent essentiellement par l'é-
chancrure du pénultième article de
tous les tarses. On ne les confondra
pas non plus avec les Lagries,à cause
de la lèvre profondément échancrée ,
ni avec lesNolhus dont les antennes
CAL
sont simples. Les Galopes ont des an-
tennes longues, en scie, posées dans
une échancrure au devant des yeux ,
et formées de onze articles, le premier
gros, en massue, le second petit, lesau-
tres un peu comprimes; le labre entier,
l'extrémité des mandibules bidentées ;
les mâchoires membraneuses, bifides^
avec la division interne moindre et
pointue ; des palpes maxillaires plus
longs que les labiaux ; la languette ar-
rondie au sommet et échancrée; les
palpes labiaux, terminés par un ar-
ticle en cône renversé. Ce genre se
compose jusqu'à présent d'une seule
espèce. Le Calope serra licorne^, Ca-
lopus serraticornis de Fabricius {En-
tum. Sysl.) ouïe Capricorne à corselet
cylindrique, sans épines, d'un brun
grisâtre , à ycuxnoirs, à antennes mé-
diocres, dentelées, à barbdlons longs
et à pales déliées de Degéer ( Méni.
Ins. T. V. p. 79. n" 16.) Cette espèce,,
longue d'environ neuf lignes, a une
forme allongée; sa tête est un peu
avancée; son corselet est en carré
long, sans rebords, dilaté en cievant ,
un peu raboteux en dessus. Les ély-
tres sont longues , sans rebords, et
présentent à leur surface quelques
lignes élevées, à peine distinctes. Les
pâtes sont erêles et ont une longueur
moyenne ; la couleur de llnsecte est
d'un brun-clair pubescent. Il habite
les bois et a été rencontré en Suède.
(aud.)
* CALOPHÈINE. Calophœna. iNS.
Genre de l'ordre des Coléoptères ,
section des Pentamères, famille dos
Carnassiers, tribu desCarabiques, éta-
bli parKlug [Jeta acad. Cœsar-Leo-
poldinœ natur. Cur. vol. X. p. 296),
aux dépens des Odacanthes. Il décrit
comme appartenant à ce nouveau
genre, les Carabes acuminatus et bi-
fasciatus d'Olivier. Les caractères
au'il lui assigne sont : tous les tarses
de cinq articles ; six palpes ; mâchoi-
res mobiles à leur sommet; jambes
antérieures, échancrées à leur côté
interne. La tête est rélrécie à sa partie
postérieure ; les mandibules sont den-
telées, etles palpes filiformes; le cor-
selet «st ovoïde ; les tarses ont leur
CAL
quali'ième article arioudi, cl les on-
gles sont aigus et arqués.
L'ensemble de ces caractères nous
autorise à regarder le nouveau genre
dont il est ici question comme syno-
nyme de celui qui porte le nom de
CoRDisTE. /^. cemot. (AtU.)
CALOPHYLLE. Calophyllum. bot.
VHAN. C'est à la famille des Gutlit'ères
etàla Polyandrie Monog\ nie, L. qu'ap-
partient ce genre de Plantes, caracté-
rise par un calice coloré, l'ormé de
deux, trois ou quatre sépales caducs,
quiquelquel'ois manque entièrement;
par une corolle composée de quatre
1 létales, et par des élamines fort nom-
)reuses, à anthèresallongées. L'ovaire
est libre, surmonté d'un style sim-
ple, au sommet duquel est un stig-
mate capitulé. Le fruit est une petite
drupe globuleuse ou ovoïde, renfer-
mant un seul no^au, dans lequel est
une graine de même forme. Son em-
bryon est droit , dépourvu d'endos-
perme.
Ce genre se compose d'environ
sept espèces, qui toutes sont des Ar-
bres plus ou moins élevés , à feuilles
entières et opposées. La structure de
ces feuilles est tout-à-fait singulière,
et fait facilement reconnaître les
Plantes qui appartiennent à ce genre.
Ces feuilles sont partagées en deux
moitiés égales par une nervure longi-
tudinale, des parties latérales de la-
quelle naissent une foule de nervures
parallèles et très-rapprocliées, qui se
dirigent vers les bords de la feuille.
Les Heurs sont groupées à l'aisselle
des feuilles supérieures oii elles sont
portées sur îles pédoncules triflores ,
qui forment par leur réunion une
sorte de panicule terminale.
L'espèce la plus intéressante est le
CalophyLLum Jnophyllum de Linné ,
nu Calophyllum Tacamahaca de Will-
denow. C'est un grand Arbre qui
croît naturellement dans les lieux sté-
riles et sablonneux des Indes-Orien-
tales et des îles australes d'Afrique.
Son tronc, qui est épais et recouvert
d'une écorce noirâtre et fendillée ,
laisse découler, quand on l'entame ,
une matière visqueuse et résineuse ,
CAL 71 •
de couloui verte , (|ui se solidifie et
porte le nom de gomme ou résine de
Tacamahaca. Ses jeunes rameaux
sont carrés et orné» de feuilles op-
fiosées, obovalcs , obtuses, entières,
uisantes,à nervures parallèlesel très-
serrées. Les fleurs qui sont ordmaire-
ment polygames . blanches et odo-
rante», forment à l'aisscUedes feuilles
supérieures des espèces de petites
grappes opposées. Il leur succède des
fruits qui sont globuleux, jaunâtres
etcharnui. Selon Du Petit-Phouars,
le bois de cet Arbre est fort employé
aux îles de France et de Bourbon,
pour la charpente, les constructions
navales et le charronnage. Loureiro
désigne cet Arbre sous le nom dcBal-
samaria Jnophyllum, et il le distingue
des autres espèces de Calophylles par
son calice formé de deux sépales , par
sa corolle composée de six pétales , et
par ses étamines qui sont groupées en
plusieurs faisceaux ou polyadelphes.
Z'". Balsamaria. (a. h.)
*CALOPHYLLODENDRON. bot.
PHAN. (Vaillant.) Syn. de Calophyl-
le. K. ce mot. (b.)
* CALOPODIUM. BOT. PHAAf. .
Rumph appelle ainsi le spathe des
Aroïdes. (b.)
*CALOPOGON. Calopogon. bot.
PHAN. R. Brown a donné ce nom à
un genre nouveau qu'il a établi pour'
une Plante de la famille des Orchi-
dées, plus généralement connue sous
le nom de Limodoium tuberosum , et
que Willdenow avait rangée dans le
genre Cymbidium. Voici les carac-
tères de ce nouveau genre : les cinq
divisions extérieuresde son calice sont
égales, étalées et non soudées entre
elles ;lelabelleest onguiculé et barbu
dans sa partie supérieure; le gynos-
tème est libre et se termine par une
anthère qui s'ouvre par une sorte
d'opercule ; les masses polliniques
sont anguleuses. Cette jolie Orchidée
qui est originaire de l'Amérique sep-
tentrionale, et qui a le port des Aré-
thuscs, fleurit fréquemment dans nos
serres. Sa racine est composée d'un
gros tubercule charnu et irrégulier,
d'où naissent des feuilles lancéolées ,
74
CAL
plissees et striées longitudiaalement ,
et une hampe nue, rameuse supérieu-
rement, ou elle porte des fleurs pur-
purines assez grandes. (a. r.)
CALOl'S. rois. Les pêclieurs ap-
pellent ainsi un Labre des côtes de
l'Océan. Ce nom a été adopté par les
ichlhyologistes. V. Labre. (b.)
• CALOPTILIUM. BOT. phak. Ce
genre de la famille des Carduacées et
de la Syngénésie séparée a été établi
par Lagasca qui lui avait d'abord
donné le nom de Sparocephalus. Il se
compose d'une seule espèce qui est
une Plante herbacée fort grêle, cou-
verte do petites feuilles imbriquées.
Son involucre est double ; l'extérieur
estforuîé de cinq écailles rapprochées
en forme de tube. Le réceptacle est
plane , nu , et porte cinq fleurs à co-
rolle bilabiée ; la lèvre intérieure est
bifide. Les fleurs sont couronnées
par une aigrette sessile et plumeuse.
Selon Lagasca , ce genre ofl"re une
très-grande aflinité avec le Nassau-
via. Ce rapprochement a été égale-
ment indiqué par Cassini qui place
ce genre dans sa tribu des Nassau-
viées. (a.r.)
GALOPUS. siAM. ( Albert - le-
Grand. ) Probablement le Paseng.
Espèce d'Antilope. /^. ce mot. (b.)
CALORIQUE. Principe qui n'est
guère appréciable que par quelques-
unes de ses propriétés j fluide, très-
subtil et sans pesanteur , qui pénè-
tre tout le corps , en distend les
f)ores, et, se combinant avec eux ,
es augmente d'abord, les liquéfie en-
suite, et finit par les léduire en va-
peur. Le Calorique n'est pas toujours
perceptiblepar la vue; quelquefois mê-
me il ne l'est pour aucun de nos sens,
encore qu'il existe en assez grande
quantité dans des corps oii nous cher-
cherions vainement à le reconnaître.
Ainsi l'expérience nous enseigne que
pour faire fondre une livre de glace
qui se trouve àla température de zéro,
il faut une livre d'eau à la tempéra-
tiHe de soixante degrés, c'est-à-dire
qui coiiticuiie les trois quarts de Ca-
CAL
lorlque qui rendent l'eau bouillante.
Quand la glace est fondue, le liquide
se trouve toujours à zéro, et la glace ,
pour passer à l'état liquide, a absorbé
soixante degrés de chaleur qui main-
tiennent sa fluidité, et que le thermo-
mètre lui-même ne saurait cependant
aider à reconnaître.
Le Calorique influe sur la vie et sur
la végétation : ëJnane-t-il du soleil en
rayonnant comme la lumière? est-il
indépendant de cette dernière? est-il
couime elle réfracté et réfléchi selon
les mêmes lois? Un certain frottement
est-il nécessaire pour le développer ou
pour l'entretenir? est-il une subs-
tance réelle? Ces questions sortent du
cadro de l'ouvrage que nous publions.
/^.Atmosphère, Lumière et Tem-
pérature, (b.)
CALOROPE. BOT. PHAN, Pour
Calorophe. V. ce mot. (b.)
CALOROPHE. Calorophiis. bot.
PHAN. La Billardière , sous le nom de
Calorophus elongata , décrit et figure
(Plantes de la Nouv.-Holl. , tab. ^28)
une Plaute de la famille des Restia-
cées. Elle a le port d'un Jonc. Ses
chaumes grêles etrameux présentent
de distance en distance des nodosités,
avec des graines terminées supérieu-
lemenl par une petite pointe réfléchie
et logeant les fleurs à leur aisselle.
Celles-ci sont dioïques ; leur calice,
muni à sa base de deux bractées glu-
niacées, et divisé en six parties égales,
de même consistance, dont trois in-
térieui'es , renferme trois étamines
dans les mâles, et, dans les femelles ,
un ovaire surmonté de trois styles ,
environné à sa base d'étamines rudi-
mentaires et contenant trois loges
monospermes. Le Calorophus se rap-
pi'oche par tous ces caractèies du
Jieslio , et il lui a même été réuni par
R. Brown qui le nomme R. lateri-
Jlorus. Il n'en diffère en effet que par
le petit nombre de fleurs situées dans
chaque gaine ; celui des mâles varie
de un à trois, et les femelles , quel-
quefois géminées, sont le plus sou-
vent solitaires. (A. d. j.)
CALOSOME. Calosoma. iNs. Genre
de l'ordre des Coléoptères, section
CAL
des Pentainères, fondé par Webcr
{Observ. Entomologicœ , p. 20) aux
dépens des Carabes de Linné et de
Fabricius, adopté par ce dernier au-
teur {Syst. Eleutk.), et par le plus
grand nombre des entomologistes.
Latreille (llcgn. Anim. de Cuv. et
Hist. Natur. des Coléopt. d'Europe)
le place dans la famille des Carnas-
siers , tribu des Carabiques , et lui
assigne pour caractères : mandibules
sans dents notables; tarses antérieurs
dilatés dans les mâles; bord anté-
rieur du labre à deux lobes ; second
article des antennes beaucoup plus
couit que le suivant ; dernier article
des palpes extérieurs à peine plus
large que le précédent , en cône
renversé ; corselet presque orbicu-
laire ; abdomen presque carré. Ran-
gés par Latreille (Cousidér. géncr.
p. i65) dans la famille des Carabi-
ques, et placés ensuite par le même
auteur (Coléopt. d'Europe j dans la
division des Abdominaux , les Caloso-
mes se distinguent, au moyen des
caractères que nous venons d'expo-
ser, de ton» les genres de cette famille
et de cette division. Ils diffèrent des
Pambores, des Cycbrcs et des Sca-
phinotes par l'absence des dents au
côté interne de leurs mandibules. La
dilatation des tarses antérieurs dans
les mâles empêche de les confondre
avec les Tefflus et les Procèrcs ; enfin
ils s'éloignent des Procrustesetdcs Ca-
rabes proprement dits par le peu de
développement du second article des
antennes. Ils sont eu outre caracté-
risés par leurs habitudes et la forme
générale de leur corps qui est dé-
primé et oblong. La tète est ovale et
grande ; elle supporte des yeux glo-
buleux , proérainens et des antennes
sétacées à articles comprimés , d'iné-
gale longueur , le premier très-gros ,
le second très-petit , le troisième aussi
étendu que les deux précédons léu-
nis, et tous les autres assez courts et
à peu près également développés.
Elles sont insérées au devant des
yeux. La bouche présente un labre
bilobé , des mandibules larges et
avancées , des mâchoires donnant in-
CAL
75
sertion à quatre palpes dont les maxil-
laires sont découverts dans toute leur
longueur; enfin une lèvre inférieure
à laquelle est attachée une paire de
palpes très - saillans. Le prothorax
plus large que long a ses bords laté-
rauxarrondiset relevés. Il est tronque
antérieurement et postérieurement.
L'écusson du mésothorax est petit, et
même ne paraît pas dans quelques
esjièces. Les élytres sont larges et
embrassent un peu sur les côtés l'ab-
domen; celui-ci est fort étendu dans
le sens transversal. Les pales sont
longues et cependant très-fortes; la
dernière paire est munie d'un tro-
chantcr saillant.
Dix espèces ont été décrites par
Fabricius comme appartenant à ce
genre ; celle qui lui sert de type est le
Calosome Svcophante, Cal. Syco-
phanta de Fabricius ou le Bupreste
carré, couleur d'or, de Geoffroy (Ins.
T. 1. p. i44.)Réaumur (Mém. T. 2.
p. 457) l'a souvent observé. Il vit sur
le Chêne, et attaque les Chenilles qui
s'y trouvent. La couleur verdâtre et
dorée de ses élytres avec de nom-
breuses stries longitudinales, et trois
rangées de points enfoncés, établissent
entreluiet les autres espèces du même
genre une distinction tranchée. Réau-
niur a donné l'histoire d'une larve de
couleur noire qui paraît bien être la
sienne. Elle s'établit dans le nid des
Chenilles processionnaires, et les at-
taque au moyen de ses mandibu-
les écailleuses : une seule Chenille ne
paraît pas lui suffire, et elle n'est sa-
tisfaite que lorsque sa gloutonnerie l'a
mise hors d'état de pouvoir exécuter
aucun mouvement ; elle court alors
les plus grands dangers. De jeunes
larves de son espèce la dévorent et la
pi-éfèrent même aux Chenilles.
Le Calosome Inquisiteur, Cal. In-
quisitor de Fabricius , ou le Bupreste
carré, couleur de bronze antique, de
Geoffroy (loc. cit. T. 1. p. i45), re-
présenté par Fanzey{Faun.Ins.Germ.
Fasc. 81. fig 7), vit, ainsi que le pré-
cédent, sur le Chêne, et y fait la chasse
aux Insectes, et particulièrement aux
Chenilles. L'un et l'autre se trouvent
74
CAL
assez cominimémenl aux environs de
Paris.
Nous rencontrons dans le midi et
dans l'ouest de la France une fort
belle espèce , le Calosoma Indagator.
Les Calosomes akeinans, retusum,
cal/idum,' Scruta/or de Fabricius ap-
partiennent à TAniëriqne; ceux dé-
signés par cet auteur sous les noms
de reùculatum et sericeuni se trou-
Vent assez fréquemment dans l'Alle-
magne, (aud.)
CALOSTECA. box. than. Pour
Calothèque. F', ce mot. (b.)
CALOSTEMMA.. bot. than. Ce
genre , établi par itobcrt Brown , ap-
partient à la famille des Aniai'yllidées,
ou à la seconde section des INarcissccs
de Jussieu. Le calice, adhérent à
l'ovaire, en foime d'entonnoir, péla-
loïde, divisé supérieurement en six
parties, e^t muni à sa gorge d'une
couronne tubuleuse et découpée en
douze dentelures, qui de deux en
deux sont subulées et chargées dune
anthère oscillante. L'ovaire unilocu-
laire , surmonlé d'un style filiforme
que termine un stigmate obtus , con-
tient deux ou trois ovules ; il devieut
une baie à une ou deux graines , qui
commencent à y germer. R. Brown a
recueilli dans la Nouvelle- Hollande
deux espèces de ce genre , l'une à
fleurs blanches , l'autre à fleurs pour-
pres, (a. n. J.)
* CALOSTOME. Calostoma. bot.
CRYPT. ( Lycopei (lacées. ) Desvaux a
établi ce genre dans le Journal de
botanique ( vol. 2, p. gé). Il ne ren-
ferme que le Scier odeima Calostoma ,
décritdans le même Journal (vol. 11,
p. 5 , pi. 11 , fig. 2),p?»r Persoon, qui
avait déjà pensé que cette espèce pou-
vaitdevenir le type d'un nouveau gen-
re. 11 diffère essentiellement desScle-
rodermes par son péridium extérieur
qui s'ouvre régulièrement au som-
met etdont l'orifice estbordé de dents
ou de lanières en étoiles, tandis que
dans les Sclerodermes il se fend sans
régularité , ou même ne donne issue
aux séminules que par des trous pro-
duits à sa base par les piqûres des In-
sectes. Le genre Calostoma est ainsi ca-
GAL
ractérisé : péri Jium porté sur un pédi-
cule central, coriace, celluleux , forme
de deux membranes , l'extérieure
coriace , s'ouvrant au sommet par un
orifice régulièrement denté , l'interne
très-mince , se rompant irrégulière-
ment; séminules très-nombieuses ,
entremêlées de filamens.
La seule espèce coiinue , nommée
par Desvaux Calostoma cinnabari-
num , croît sur la terre , dans l' Amé-
rique septentrionale. C'est un petit
Champignon , gros comme une Noix,
porté sur un pédicule cylindrique ,
épais et peu élevé ; le péridium est
globuleux, d'un rouge foncé.
(ad. b.)
GALOTHAMNE. Calothamnus.
BOT. PiiAN. Labillardière a donné ce
nom à un genre nouveau delà famille
des Myrtinées, voisin des genres Tris-
tania "et Beaufortia, et qui , cornnie
eux, se compose d'espèces originaires
delà Nouvelle-Hollande, et que l'on
reconnaît aux caractères suivans :
leur calice est monosépale, turbiné,
adhérent avec l'ovaire et à quatre
dents ; leur corolle est formée de qua-
tre pétales réguliers. Les étamines
sont réunies en quatre ou cinq fais-
ceaux opposés aux pétales. Les anthè-
res sont terminales et entières, c'est-à-
dire non bifides comme dans le Beau-
fortia. La capsule est couronnée parles
dents du calice; elle offre trois loges po-
lyspermes. Dans son Histoire des Plan-
tes de la Nouvelle-Hollande, Labdlai-
dière en avait décrit une seule espèce
qu'il nomma Calothamnus sangiiineus,
et qu'il figura t. i64. C'est un Arbris-
seau dont la hauteur estde septouliuit
pieds, qui porte des feuilles très-nom-
breuses, roides, subulées, éparses, des
fleurs sessiles et solitaires. R. Brown
en a découvert trois autres espèces
auxquelles il a donné les noms de Ca-
lothamnus quadrifida, C. villosa et C.
gracilis ; il eu a tracé les caractères
dans la seconde édition du Jardin de
Kew. (A.n.)
CALOTHÈQUE. Calotheca. bot.
riiAN. Ce genre de Graminées établi
par Desvaux et adopté par Beauvois
CAL
qui en a figuré les caractères daus sou
Agrostographie, pi. i7,fig.7, est voi-
sin des genres Brome et Brlze, dont
il diflcrc par les caractères suivons :
ses tleui s sont disposées eu une pani-
culc presque simple : leurlépicène est
bivalve, coriace, mutique , contenant
de six à dix fleurs. Leur glume égale-
ment coriace est bivalve ; la valve in-
férieure est large , ayant son bord
membraneux plissé ; elle se termine
supérieurement par une soie assez
longue ; la supérieure est très-petite ,
et porte à son sommet un petit ap-
pendice obtus. Les fruits sont presque
sphériques et recouverts par les tégu-
mens. On ne compte guère , dans ce
genre, que deux espèces , savoir : le
Calotheca biizuïJea , Desv. , ou Briza
erecta de. Lamaick, et le Calotheca
elegans ou Briza subaristata du même
auteur. Ces doux espèces sont exoti-
ques, (a.r.)
CALOTHYRSE. bot. phan. Ro-
bert BroAvn a formé sous ce nom une
division dans le genre Grevillea, J^.
ce mot , et soupçonne qu'elle pour-
rait devenir un genre nouveau dans
la famille des Protéacées. (b.)
CALOTROPIS. BOT. PHAN. R.
Brown, dans son Mémoire sur les As-
clépiadées, a retiré du genre Asclé-
fnade les deux espèces connues sous
es noms A' Asciepias })rocera,^ "iSiài.
et à.' Asclepias gigaiitea , Willd., pour
en former un genre particulier sous
le nom de Calotropis. Ce genre dif-
fère des véritables Asclepiades par sa
corolle campanulée et non réfléchie ;
par sa couronne staminalc simple ,
formée de cinq folioles attachées lon-
gitudinalement au tube des étamines,
non concaves et appendiculées.
La première de ces espèces croît en
Perse, et la seconde est originaire des
Grandes-Indes. (a.r.)
* CALOTÏLSS. BOT. CRYPT. Nom
sous lequel Paulet désigne divers
Champignons dont le chapeau a la
forme d'une calotte, et qui doit être
rejeté de la science, quelque eflbrt
que fassent les amateurs d'une no-
jneuclature ridicule pour y maiute-
CAL 75
iiir quelque espèce de CaloUins que
ce puisse être. (B-)
CALQUASSE ou COLOUASSE.
OIS. Syn. vulgaire de la Pie-Grièche
grise, Laiilus Excubitor, L. V. PiE-
Grièche. (DR..Z.)
CALOUBOULL bot. phan. (Su-
rian.)Syn. caraïbe de Banistère.(B.)
CALP. MIN. (Kirwan.) Sous-espèce
de Chaux carbonatée d'un noir bleuâ-
tre dont on bâtit les maisons en Ir-
lande, particulièrement à Dublin.
(LUC.)
* CALPA. BOT. CRYPT. Nom donné
par Necker à l'urne des Fontinales.
P . ce mot. (B-)
* CALPETRO.ois. Syn. russe delà
Spatule, Platelea kucorodia, L. P^.
Spatule. (dr..z.)
CALPIDIE. Calpidia. bot. piian.
AubertDuPetit-Thouars a nommé ain-
si un Arbre observé par lui à l'ile-de-
ï'rance,et qui se place dans la famille
des Nyctaginées, auprès du Pisonia ,
dont iînedifl'èrepas par descaractères
très-tranchés. Son calice est pétaloï-.
de, campanule et terminé supérieure-
ment par cinq divisions en étoile;
vers sa base , s'insèrent les filets de
dix étamines , terminés par un con-
nectif auquel sont attachées les deux
loges de l'anthère s'ouvrant par une
fente longitudinale. Le*style, plus
court que ces étamines , est surmonté
d'un stigmate bilobé et velu. L'ovaire
renferme un seul ovule. Le calice
persiste et croît avec lui , en formant
l'enveloppe du fruit qui est allongé et
prismatique, à cinq angles enduits
d'une matière visqueuse. La graiiie
est droite et contient, sous une tuni-
que membraneuse , deux cotylédons
foliacés , cordiformes et égaux , roulés
autour d'un moule ou corps charnu.
La radicule est inférieure et cylindri-
que. L'Arbre s'élève à peine à une
hauteur de huit à neuf pieds , tandis
que son tronc en acquiert deux ou
trois de diamètre ; son bois est mou;
SCS rameaux forment une tête touffue;
ses feuilles , portées sur un pétiole
76 CAL
court et épais, sont alternes, lancée-
léesetentières, d'une substance char-
nue et d'un vert coloré. Des pédon-
culesaxillaires partent, à angles pres-
que droits, plusieurs pédicelles mu-
nis d'une bractée à leur base , et ter-
minés par une ombellule de fleurs
roses et d'un parfum agréable , en-
vironnée elle - même de plusieurs
bractées qui lui forment une sorte
d'involucre. /^. Voyage dans les îles
australes d'Afrique par Aubert Du
Petit-Thouars , p. 23, tab. 8.(a.d.j.)
CALPURNE. Calpumus. moll.
Genre institué par Montfort ( Con-
chyl. T. 2 , p. 638) pour la BuLla
vemicosa de Linné, et qui n'a pas été
adopté. V. OvuiiE. (F.)
GALQDIN. OIS. Syn. de Hai-pie.
Espèce de Faucon du sous-genre
Aigle. K. ce mot. (dr..z.)
CALSCHISTE. géoi-. Brongniart
donne ce nom à une roche mélangée
essentiellement et distinctement com-
posée de Schiste argileux et de Cal-
caire , où cette première substance ,
souvent dominante, imprime la frac-
ture feuilletée ou du moins fissile
qui lui est propre. Le Calcaire y est
blanc et saccharoïde , quelquefois
compacte et grisâtre, et répandu dans
la roche en taches allongées ou en la-
mes minces. On y voit du Mica, de
la Serpentine et de l'Anthracite. La
cassure estXBuper-écailleuse. Ses prin-
cipales variété sont : i° le Calschiste
veiné , Schistes rubanés de Brochant ;
2" Le Granitellin, Giimsteinschiefer
des Allemands ; 3° Le Sublamellairc.
f^. Roche. (luc.)
CALTHE. Caltha. bot. phan. Ce
genre appartient à la famille des Re-
nonculacées, Polyandrie Polyginie,L.
Tournefort avait donné le nom de
Popvlago à la seule espèce connue de
son temps; mais Linné lui a restitué
celui que C. Bauhin et d'autres an-
ciens botanistes avaient imposé
auparavant à cette Plante , qui se
trouve ainsi désignée dans Virgile.
Dans son Sjstema fegetabilium ,
De Candolle donne les caractères
suivans au Caltha qu'il place en tête
CAL
des Helléborées , quatrième tribu
des Renonculacées : calice coloré,
cinq sépales, les sépales pétaloïdes ;
pointde corolle;étamines nombreuses;
cinq, ou dix ovaires, autant de capsules
comprimées, uniloculaires et polys-
permes. Ce genre ne renferme que
des Herbes vivaces et très-glabres ,
dont les racines sont fibreuses et les
fleurs terminales et d'une couleur
jaune très-intense, ce qui les faisait
confondre avec les Soucis par les an-
ciens. On a divisé les Caltha en deux
sections : la première, nommée Psy-
chrophila par De Candolle, se compose
de deux espèces indigènes de 1 hé-
misphère austral , et doit peut-
être constituer un nouveau genre
à cause de la persistance de son
calice et surtout par l'existence de
ses appendices foliaires. La seconde
Populago a pour type le Cal-
tha palustris vulgairement Souci
de Marais , Plante très-commune
dans les fossés et les ruisseaux de
toute l'Europe, qui a des fleurs très-
âcres, et que les paysans emploient
cependant pour donner à leur beurre
une belle nuance jaune. Les autres
espèces habitent l'Amérique septen-
trionale, à l'exception d'une seule qui
se trouve en Sibérie. (g..n.)
Le nom de Caltha désigne dans
Pline le Souci desChamps, Calendula
arvensis , L. , \ Arnica montana dans
Tabernœmontanus , et le f^erbesina
ca/endulacea dans Burmann. (b.)
CALTHOIDE. Calthoïdes. bot.
PHAN. Vieux nom de XOthonna chei-
rifoUa. T''. Othonnb. (b.)
CALTROP. bot. phan. Syn. an-
glais de Centaurea Calcitrapn, L. V.
Galcitrafe. (b.)
CALUMBÉ. bot. PHAN. Même chose
que Calombé et Calombre. V. Co-
LUMBO. (b.)
CALUMET. bot. PHAN. Évidemment
dérivé de Calamus (Chaume.) Nom
donné à plusieurs Végétaux ou plutôt
aux tiges de plusieurs Végétaux, dont
les Nègres ou les Sauvages se font des
tuya ux de pipe. Au Canada, oii ce nom
CAL
ileC-Tlumetaëlô évidemment inlrodiiit
par les Kuiopécns, c'est un Roseau :
à Saint-Domingue, oîi Ion le distingue
\e grand ci\c petit Calumet, ou Calu-
met franc et Calumet bâtard , c'est la,
lige d'un Z<j^o(//«/«, sorte de Fougère
autrefois appelée Ophioglossum scan-
dens; àCayenne, c'est \cMabea Piriri
d'Aul)let; à Mascareigne, c'est l'es-
pèce de Bambou qui est devenu le
type du genre Nastus, et qu'on nom-
me plus particulièrement Calumet des
hauts , parce qu'il ne croît qu'à une
grande élévation au-dessus du ni-
veau de la mer. (b.)
*CALUNGEN. bot. piian. L'un
des noms arabes du Ji/am/î/a Galan-
ga, L. (B.)
CALUNGIA, CALUNGIAN.BOT.
riiAN. (Avicène.) Syn. de Maranta
Galanga. (B.j
CALVEGTA, CALVEGIAM et
CHARSENDAR. bot. Autres noms
arabes du 1/a/a/z/a Galanga. (b.)
CALVIL. BOT. PIIAN. Variété du
Pommier. Ses fruits dont il existe
plusieui-s sous-variétés sont appelés
Calvilles- K. Pommier. (b.)
CALYBE. ois. Espèce du genre
Cassican, Barita viridis, Temm., que
Linné avait placée parmi les Para-
sidea. K. Cassicax. (dr..z.)
CAliYBION. BOT. PHAN. L'espèce
de fruit auquel Mirbel donne ce nom
dans sa Nomenclature carpologique ,
est le même que celui que tous les bo-
tanistes s'accordent à nommer Gland.
y. ce mot. (a. r.)
CALYCANT. bot. phan. Pour Ca-
lycanthe. V. ce mot. (A.R.)
CALYCANTHE. Calycanthus. bot.
PHAN. Ce genre de Plantes dont la
place n'est point encore positive-
ment déterminée dans la série des
ordres naturels, se compose d'environ
cinq ou six espèces exotiques qui pour
la plupart sont originaires de l'Amé-
rique septentrionale. Ce sont des Ar-
brisseaux à tiges ligneuses et rami-
fiées, portant des feuilles opposées et
simples, dépourvues de stipules. Leurs
CAL
77
fleurs sont hermaphrodites, solitaires,
d'une couleur pourpre foncée, et ter-
minent les jeunes rameaux. Le pé-
rianthe paraît siuiple et monosépale ,
quoique son limbe présente un très-^
grand nombre de divisions disi^sées
sur plusieurs rangées; mais il est im-
possible d'établir aucune ligne de dé-
marcation, et de distinguer un calice
et une corolle. Le tul)e du périanthe
est turbiné à sa base qui est dure et
épaisse. Les divisions du limbe sont
extrêmement nombreuses et forment
plusieurs rangs. L'ouverture du tube
calicinal est singulièrement rétrécie
par un épaississemeut considérable,
d'oîi naissent les étamincs. Celles-ci
sont fort nombreuses (environ 4o
à 5o), les plus intériemes sont avor-
tées et filamentiformes; les plus ex-
térieures , au nombre de cfouze ou
treize, sont seules fertiles. Leurs an-
tbères sont presque sessiles, allon-
gées et biloculaires, tournées en de-
hors. Les pistils occupent tout le fond
et les parois du tube calicinal , ainsi
qu'on l'observe dans les Roses; ils
sont sessiles, formés d'un ovaire al-
longé, uniloculaire, contenant deux
ovules superposés, attachés *au côté
interne de la cavité. Le style qui se
confond insensiblement avec le som-
met de l'ovaire se termine par un stig-
mate oblong et glanduleux. Le fruit
se compose d'un grand nombre de
petits akènes légèrement charnus, ren-
fermés dans l'intérieur du tube cali-
cinal. Le péricarpe est mince et ap-
pliqué immédiatement sur une seule
graine dressée , contenant un em-
bryon épispermique, dont les cotylé-
dons larges, minces et membraneux
.sont roulés plusieurs fois sur eux-
mêmes, autourde l'axe de la graine.
Ce genre a de grands rapports avec
la famille des Rosacées, dont il retrace
en plusieurs points la structure. Jus-
sieu l'a rapproché de sa famille des
Monimiécs, avec laquelle il ne nous,
paraît avoir que des rapportséloignés.
Enfin dans ces derniers temps, John
Lindley a proposé d'en faire le type
d'un ordre naturel, distinct, auquel il
a donné le nom de Calycantuées.
78 CAL
Cette nouvelle famille doit être placée
auprès des Rosacées. Plusieurs espè-
ces de Calycan thés font l'ornement de
nos jardins; on cidtive surtout :
Le Calycvnthe Pompadour, Ca-
lycanthus floridus, L. ou Arbre aux
Anémones, Pompadoura, etc.. Ar-
brisseau originaire de l'Amérique
septentrionale qui peut s'élever a
une hauteur de six à huit pieds.
Ses rameaux portent des feuilles
opposées, ovales, aiguës, d'un vert
terne , et ses fleurs d'un rouge
foncé l'épandent une odeur agréable
de Pomme de reinette. Il passe Thiver
en pleine teiTC.
On cultive également le Calycanthe
nain, Calx^anthus nanus , beaucoup
plus petit que le précédent. Le Caly-
canthe fertile , Calycanlhus ferax ,
Michx. ; et enfin le Calycanthe pré-
coce, Caljcantàus prœcox , dont
quelques auteurs ont fait un genre
distinct sous les noms de Meratia
prœcox ou de Chimanthus. Cette der-
nière espèce est originaire du Japon;
elle fleurit en pleine terre et au cœur
de l'hiver dans quelques-uns de nos
jardins qu'elle parfume. (A. R.)
*CALYCANTHÉES. Calycantheœ.
BOT. PHAN. C'est ainsi que John Lind-
ley a proposé de nommer une famille
naturelle nouvelle qui se composerait
des genres Calycanlhus et Chiman-
thus ou Meratia. Voici les caractères
assignés à ce groupe par le botaniste
de Londres : les fleurs sont herma-
phrodites et composées d'un calice mo-
nosépale, turbiné, divisé en un grand
nombre de lanières inégales, imbri-
quées sur plusieurs rangs. Les éta-
mines en grand nombre, mais dont
les intérieures sont stériles, sont in-
sérée» à la gorge du calice. Les an-
thères sont presque sessiles et extror-
ses ; les pistils sont en ^land nombre
attachés aux parois cahcinales ; leur
ovaire est uniloculaire et contient
deux ovules superposés et pariétaux;
le style et le stigmate sont simples ;
les fruits sont autant de petits car-
pelles, légèrement charnus, indéhis-
cens, monospermes; l'embryon, dé-
CAL
pourvu d'endosperme, a les cotylé-
dons planes et roulés sur eux-mêmes.
Les végétaux de cette famille, qui a
des rapports avec les Monimiées et
avec les Rosacées , sont des Arbris-
seaux à feuilles opposées, à fleurs so-
litaires, terminales ou axillaires, qui
croissent tous dans l'Amérique sep-
tentrionale ou le Japon. (a.r.)
CALYCANTHÈMES. Calycanthe-
mœ. BOT. PHAN. Linné désigna sous
ce nom, dans ses Fragmenta natura-
lia, une sorte de famille qui depuis
a été répartie dans les Onagraires , les
Mélaslomées et les Lythraires. Vcn-
tenat, dans son Tableau du Règne Vé-
gétal, le restreignit à cette dernière fa-
mille qui est la septième de sa qua-
torzième classe. Il n'est plus d'usage
dans la méthode naturelle. (s.)
CALYCÈRE. Calycera. bot. phan.
C'est Cavanilles qui a le premier éta-
bli ce genre de Plantes , que Jussieu
a placé d'abord dans la famille des
Synanthérées , mais qui plus récem-
ment est devenu le type d'un ordre
particulier sous le nom deCalycérées,
lequel tient le milieu entre les Synan-
1 hélées et les Dipsacées. /^. Calycé-
RÉES. Voici les caractères qui distin-
guent le genre Calycera •■ ses fleurs
sont disposées en capitules globu-
leux , comme dans les Synanthérées ,
environnés d'un involucre polyphylle
ou quinquéparti. Les fleurs sont dis-
semblables , les unes plus grandes , les
autres plus petites ; les premières sont
toutes hermaphrodites et fertiles, et
des secondes , les unes sont herma-
phrodites , les autres mâles par im-
perfection ; toutes sont sessiles sur un
réceptacle garni d'écaillés et non sou-
dées les unes avec les autres , «ynsi
qu'on l'observe dans le genre Jci-
carplia. Le limbe du calice est à cinq
divisions , qui sont tantôt grandes ,
épaisses , inégales et en forme de cor-
nes , d'autres fois petites et comme
squammiformcs. La corolle estinfun-
dibuliforme , tubuleuse ; son limbe est
resserré un peu au-dessous des inci-
sions. Les cina élamines sont soudées
ensemble par leurs filets et leurs an-
CAL
thères ou sy m ph^ sandres. Le style est
simple, grêle, glabre, terraitïé par
un stigmate très-petit et presque glo-
buleux. Le fruit est un akène cou-
ronne tantôt par quatre ou cinq cor-
nes inégales , tantôt par cinq petites
«.•cailles.
On ne connaît encore que deux es-
pèces de ce genre. Ce sont deux Plan-
tes herbacées, à feuilles alternes et
découpées , ofiVant à peu près le port
des Scabieuses. L'une, Caljceia Cava-
nillesii (Rich. , Mém. du Mus., t. 6.,
'o, f. i) ou Calycera /le/ùaceadc Ca-
vanilles , a été trouvée au Chili par
Nées.Elleest très-glabredans toutes ses
parties ; ses feuilles sont pinnatilidcs ;
ses capitules sont terminaux, globu-
leux et très-gros. La seconde, Calycera
balsamitœfol'ia (Rich.,1. c. t. lo , f.a) ,
est le Boopis balsamitœfolia de Jus-
sieii. Elle est également originaire du
Chili , d'où elle a été rapportée par
Dombey . Sa tige est velue ; ses feuilles
sont incisées , dentées ou presque
pinnatiGdcs , un peu velues sur les
bords.
Le genre Ca/jcem est extrêmement
rapproché du Boopis dont il nediflère
essentiellement que par ses fruits cou-
ronnés par des corner roidcs et sim-
ples ou des écailles , et par sa corolle
qui est rétrécie au-dessous des inci-
sions de son limbe- (a. r.)
* CALYCÉRÉES. Caljcereœ. bot.
PiiAN. On appelle ainsi une petite fa-
mille naturelle de Plantes, intermé-
diaire entre les Dipsacées et les Sy-
nanthérées, etqui en a été distinguée,
pour la première fois , parH. Cassini,
sous le nom de Boopidées. Les genres
Calycera, Boopis et Acicarpha , qui
composent cette famille , avaient d'a-
•bord été rapportés par Jussieu à la
grande famille des Synanthérées. Le
genre Ca/jce/a, décrit en 1 797 par Ca-
vanilles , a été le premier genre connu
de cette famille. Plus tard, en 1800,
Jussieu fit connaître les genres Boo-
pis et j4cicarpha, qu'il rapprocha du
précédent en, les plaçant parmi les
Synanthérées. Ce fut le célèbre carpo-
logisleCorréa de Serra qui le premier
CAL 79
éleva dos doutes sur les affinités de
ces trois genres avec les véritables
Synanthérées , en faisant voir que ,
dans le Calycera herbacea de Cava-
nilles , le fruit renferme une graine
pendante , contenant un embryon
renversé dans l'intérieur d'un endos-
perme épais. Enfin les travaux de R.
Brown, d'Henri Cassini, et surtout le
Mémoire récent du professeur L.-C.
Richard , ont établi dune manière
très-exacte et très-positive les carac-
tères de cette famille.
Les Calycérées ressemblent beau-
coup pourleur port aux Scabieuses ,
et surtout à quelques Synanthérées
herbacées. Leur tige est ordinaire-
ment cylindrique, rameuse, et porte
des feuilles alternes , souvent décou-
pées et pinnalifides, plus rarement
entières ( Acicarpka spatulata. ) Les
fleurs sont petites et forment des
capitules globuleux , munis à leur
base d'un involucre simple, dont
les folioles sont soudées inférieure-
ment, en sorte qu'il paraît monophyl-
le , ordinairement à cinq divisions.
Le phorantheou réceptacle, qui porte
les fleurs, est garni de sqnammes
foliacées, qui se soudent quelquefois
avec les fleurs, de manière à en être peu
distinctes. Les fleurs , réunies dans un
même capitule, sont ordinairement
dissemblables, quelques - unes étant
beaucoup plus grandes et paraissant
plus parfaites dans leur organisation.
Le calice est adhérent avec l'ovaire
infère. Son limbe est persistant , à
cinq divisions , quelquefois épineuses
ou en forme de cornes , d'autres fois
foliacées ou écailleuses. La corolle
est monopétale, tubuleuse et infun-
dibuliforme ; son limbe , qui est tan-
tôt campanule , tantôt infundibuli-
forme , oflVe cinq divisions égales ;
l'entrée du tube présente, au-dessous
du point d'origine des étamines , cinq
glandes ncctarées, que l'on observe
aussi quelquefois dans certaines Sy-
nanthérées. Les cinq étamines , dans
tous les genres de cette famille , sont
soudées à la fois par les anthères et
par les filets, qui constituent un tube
plus ou moins cylindrique. Le tul>c
8o CAL
anthërifère ou le synèine est ordinai-
rement fendu en cinq lobes peu pro-
fonds à sa partie supérieure ; le tube
anlhérique est également quiuquéfi-
de, en sorte que les cinq anlbères ne
sont soudées que par leur moitié infé-
rieure.
Chaque anthère s'ouvre par sa
face interne. L'ovaire, bien mani-
festement infère , est à une seule loge
du sommet de laquelle pend un ovule
renversé , qui n'en remplit qu'une
partie. Cet ovaire est couronné par un
disque épigyne , glanduleux et jau-
nâtre, qui se continue , d'une part,
avec la base du style, et de l'autre ,
avec le tube de la corolle. Dans le
genre Acicarplia^ les ovaires de toutes
les fleurs sont entregreftés entre eux,
et semblent en quelque sorte nichés
dans la substance même du récepta-
cle. Le style est toujours simple , en-
tièrement glabre , un peu renflé dans
sa partie supérieure , et terminé par
un stigmate hémisphérique , simple
et glanduleux. Le fruit est un akène
qui se termine à sa partie supérieure
par le limbe calicinal, lequel forme
ou cinq arêtes épaisses , inégales et en
forme de cornes , ou simplement cinq
écailles. La graine qu'il renferme se
compose : i" d'un épisperme ou tégu-
ment propre, sur l'un des côtés du-
quel on voit régner un vasiducte ou
raphé , qui s'étend de la base de la
graine jusqu'à son sommet; 3° d'un
endosperme épais et charnu; 3° et
enfin d'un embryon cylindrique ren-
versé,placé au centre de l'endosperme.
En comparant ces caractères avec
ceux des Plantes de la fsPmille des Sy-
nanthérées, il sera facile d'apercevoir
l'extrême analogie qui existe entre ces
deuxfamdies. En eâetl'on y observe
le même port , la même disposition de
(leLMS et vnie organisation intérieure
presque en tous points .malogue. Mais
cependant il existe des diflérences as-
sez tranchées pour justifier la sépa-
ration de ces deux familles. Ainsi
l'ovule est renversé et non dressé
comme dans les Synanthérccs ; les
etamines ont leurs filets monadelphcs
et non distincts; le stigmate est sim-
CAL
pie et non bifide. Tels sont les carac-
tères distinctifs entre les Galycérées et
les Synanlhérées.
La famille qui nous occupe a éga-
lement les plus grands rapports avec
les Dipsacées. Mais ses feuilles alter-
nes et non ojiposées , ses étamines à
la fois synanlhères et monadelphes la
distinguent suffisamment de ce der-
nier groupe.
Il résulte donc de ces observations
que la famille des Calycérées doit être
placée entre les Dipsacées et les Sy-
nanlhérées, et qu'elle établit en quel-
que sorte le milieu entre ces deux or-
dres naturels. (a.r.)
* CALYCIFLORES. {Végélaux.)
BOT. PHAN. De Candolle appelle ainsi
la seconde division qu'il établit par-
mi les Dicotylédones , etdans laquelle
il place les Végétaux dicotylédons
qui ont la corolle monopétale ou pOT-
lypétale insérée sur le calice. Cette
division correspond exactement à la
neuvième classe de la méthode de de
Jussieu, c'est-à-dire aux Dicotylé-
dones monopétales qui ont la corolle
périgyne. (a. r.)
* CALYCÏNAIRES. {T leurs. )^ot.
piiAN. Les fleurs doubles ou pleines
doivent cette multiplication extraor-
dinaiie des pétales à la transformation
d'un ou de plusieurs des autres or-
ganes de la fleur. Ainsi ce sont tantôt
les étamines, tantôt les pistils; quel-
quefois ce sont les sépales du calice :
dans ce dernier cas , De Candolle don-
ne à ces fleurs le nom de Caljcinal-
/¥6', pour rappeler l'origine de leur
multiplication. (a. r.)
CALYCIUM. BOT. CRYPT. ( Urédl-
nées.) L'opinion des divers auteurs est
très-divisee sur la famille à laquelle
on doi'c rapporter ce genre. Acharius
et Persoon le rangent parmi les Li-
chens ; Link le place dans la famille
des Lycopcrdacées à côté des genres
Crateiium, Onjgena , etc.; enfin,
TNées, dont nous croyons devoir adop-
ter ici la manière de vojr , le rapporte
à ses Pmtomyci qui correspondent à
la famille des Urédinées , auprès des
CAL
genres Tubercularia , Atractium , etc. ,
avec lesquels il nous paraît avoir les
F lus grands rapports. Quelle que soit
opinion qu'on admeite , on peut ca-
ractériser ce genreainsi : sporules glo-
buleuses ou ovales , libres, portées sur
un réceptacle fibreux en formelle tête
ou de cône renversé, pédicellé, et pré-
sentant quelquefois à sa base une croû-
te lichenoïde. Celte croûte lichenoïde,
qui paraîtrait rapprocher ce genre des
Lichens , n'existe pas dans toutes les
espèces, et il serait même possible
qu'elle leur fût toujours étrangère. On
connaît une vingtaine d'espèces de ce
genre ; presque toutes croissent sur
les bois pourris; elles sont très-petites
et de couleur noire ou brune foncée ;
on les divise en trois sections suivant
que leur réceptacle est sessile , qu'il
est pédicule et en forme de cône ren-
versé, présentant une sorte de calice
ou de cupule, ou qu'il est pédicule
et arrondi en tête. Achar a donné à
ces trois sections les noms à'ylcolium,
de Phacodum et de StrongyUum.
Une des espèces les plus communes
est le Calycium clavlculare, Ach. ; il
se trouve surtout fréquemment dans
les vieux Saules creux. (ad.b.)
CALYCOPTÈRE. Calycopteris.
BOT.PHAN. (Lamk. , Illust.t. 55^.) T.
GÉTONIE. (n.)
CALYDERME. Calydermos. bot.
PHAN. Lagasca ( Gênera et specie. )
a proposé ce genre pour deux Plantes
de la famille des Co: vmbifères , Syn-
génésie Polygamie égale , L. , dont
les carcatères sont : involucre oblong,
composé d'écaillés imbriquée? et sca-
rieuses ; réceptacle chargé d'ccailles
et de fleurons qui sont tous égaux ,
hermaphrodites et à cinq dents ;
fruits nus et turbines. Deux espèces
herbacées, mais vivaces , le compo-
sent, le Calydermos scaber , qui croît
au Mexique, et le Cal lungifolius quia
été trouvé à la Nouvelle-Espagne.
Le génie Calydehmos de la Flore
du Pérou , répond au Nicandra de
Persoon. J^. Nicakdjia. (b.)
TOMB III.
CAL 81
CALYiMEiNE. Caljmene. crx'ST.
Foss. Genre d'Animaux fossiles de la
famille de Trilobiles , fondé par
Alexandre Brongniart ( llist. natur.
des Trilobites in-4" , Paris 182a ) , et
ayant , suivant lui, pour caractères :
corps contractile en sphère presque
demi-cylindrique ; bouclier portant
plusieurs tubercules ou plis, et deux
tubercules oculilbrmes réticulés ; ab-
domen et post-abdomen à bords en-
tiers , le premier divisé en douze ou
quatorze articles ; point de queue
prolongée. Ce genre a beaucoup d'a-
nalogie avec celui des Asaphes, dont
les premières espèces présentent, à
peu de choses près , les mêmes ca-
ractères; cependant lorsqu'on exa-
mine les extrêmes on trouve entre ces
deux genres quelques différences assez
tranchées. Les Caly mènes au con-
traire se distinguent essentiellement
des Ogygies par la forme de leur
corps qui est contractile, par la pré-
sence des tubercules oculiformes ré-
ticulés , et par le nombre des articu-
lations à l'abdouien qui varie de douze
à quatorze. Ces Animaux sont ellipsoï-
des, presque demi-cylindriques dans
leur épaisseur ; leur bouclier est sur-
tout très-reconnaissable : on y voit une
sorte de chaperon ou de lèvre supé-
rieure plus ou moins relevée, et offrant
un petit sillon, lequel semblerait indi-
quer une séparation entre la partie su-
périeure de cette espèce de lèvre et
sa partie inférieure , et comme une
ouverture entre ces deux portions de
la même partie. On y remarque enco-
re un front garni de six tubercules
rangés sur deux lignes longitudina-
les ; enfin il existe en dehors de ce
front ou vertex deux éminences que
l'on pourrait appeler joues , et qui
supportent des yeux saillans, cornes ,
à structure réliculaire. L'abdomen ,
partagé transversalement en douze
ou quatorze anneaux, est aussi divisé
dans le sens de la longueur , en trois
lobes par deux sillons profonds. Les
côtes , ou arcs costaux , ou lobes laté-
raux , ou ilancs, sont aplatis de de-
vant en arrièie, et chacun d'eux est
divisé , par un léger sillon , en deux
'82
CAL
pièces qui correspondent à l'ëpister-
num et à l'épimere constituant aussi
les flancs dans les Insectes. Le post-
abdomen présente même ces arcs bi-
furques vers leur extrémité, etils sem-
blent avoir soutenu une expansion
membraneuse ou coriace. Nous ci-
terons plusieurs espèces ; la pre-
mière peut être considérée comme
type du genre.
Calymène de Blumenbacii, Cal.
Blumenbachu. Décrit très-ancienne-
ment sous le nom de Fossile de Diid-
ley. Cette espèce est la même que
l'Entomelithus paradoxusàe Blumen-
bacb , et l'Entomostracites tubercula-
tus de Vahlenberg. Elle se rencontre
Î)rincipalement en Angleterre , dans
e calcaire de transition de Dudley
dans le Worcestersbire. Elle a enco-
re été trouvée aux États-Unis d'A-
mérique , dans la province dO-
hio , et dans le canton de Genessée,
faisant partie de l'État de ]New-
Yorck.
Le CAI.YMÉNE DE Tristan , Cal.
Tristani. Décrit pour la première fois
par Tristan (Jour, des miu., V. xxiii,
n° i33 , p. ai ). Elle a été trouvée
dans des roches de Schiste argileux
grisâtre ou jaunâtre de la Hunaudiè-
rc, prèsdeNantes.Onl'aaussi rencon-
trée à Brenville près de Briquebec
dans le Cotentin; à Siouvillc, dans un
Phyllade pailleté presque luisant et
un peu carbviré, enfin dans plusieurs
autres lieux des environs de Valognc
et de Cherbourg.
Le Calymène Vabiolaire , Cal.
Variolaris. Parkinson {Organics Be-
?nains, tab. XVii , tig. 16 ) a repré-
senté sa partie antérieure. Il a été ob-
servé à Dudley.
Le Calymène Mackophtiialme ,
Cal. Macivphthalma. Il a été trouvé
dans un Schiste analogue à celui delà
Hunaudière , et provenant , à ce
qu'd paraît , de ce lieu; à Coal-B.iook-
Dale, en Shorpshire, et aux Etats-
Unis d'Amérique. La détermination
des deux dernières espèces a^ant été
faite sur des échantillons en mauvais
CAL
état , n'a pas le même degré de certi-
tude que les précédentes.
(aud.)
CALYMENTE. Calymenia. bot.
riiAN. Persoon (Syn. 1 , p. 06.) adopte
ce genre établi dans la Flora Peru-
viana { Prodr. 1 , p. 45 et <i:6 , t. 76).
Il appartient à le Triandrie Monogy-
nie,L.,f:imilledesNyctaginées.IleslIe
même ({\xOxybaphus antérieurement
établi par L'Héritier. Le Caljxhjme-
jiia est encore la même chose. Nuttal
( Gênera ofnoith American Plants )
adopte le même nom pour les AUio-
nics de l'Amérique septentrionale ,
que nous ayons déjà soupçonné de-
voir être détachées du genre où Mi-
chaux les avait placées. ï^. OxiBA-
piiE et Allionia. (b.)
* CALYMPERES. bot. crypt.
{Mousses.) Genre de Mousse établi par
Swartz dans le Supplément au iS/)ec;e5
Muscorum d'Hedw^ig par Schwœgri-
chen , et qui est aujourd'hui généra-
lement adopté ; Hooker , qui a donné
une excellente figure du Caljmperes
Gaertneri dans ses Ulusci e.volici, ca-
ractérise ce genre ainsi : péris tome
simple , formé par une membrane
spongieuse horizontale qui couvre
d'abord tout l'orifice de la capsule et
qui se divise ensuite vers le milieu en
seize dents courtes; coiffe très-grande,
tronquée à sa base , enveloppant d'a-
bord toute la capsule , se fendant
ensuite latéralement.
La capsule est terminale; la tige
simple ou peu rameuse; les feuilles
sont allongées , ondulées , crispées
par la sécheresse ; leur nervure est
forte et s'étend jusqu'à l'extrémité de
la feuille. Ces Mousses ont le port des
Polytrics. On n'en connaît encore
que trois espèces , toutes trois des ré-
gions équinoxiales; deux ont été figu-
rées par Schw^œgrichen : l'une a été
recueillie au royaume d'Ov?are par
Palisot -Beauvois et porte son nom ;
l'autre a été découverte parRichard à
la Guiane , on la nomme Caljmperes
lonchophyllurn. Enfin , la troisième a
été figurée par Hooker sous le nom
CAL
de Calfmpetvs Gaertneri. Elle est du
Nepaul. (AD. B.)
CALYPLECTE. Calyplectus. bot.
THAN. Genre clabli dans la Flora Pe-
r-uuiana pour un Arbre qui ne diffère
des Munchausies que par le nombre
des pétales qui est double. Ce carac-
tère n'étant pas suffisant pour consti-
tuer un genre , Jussieu pense que le
Calyplecte doit être rejeté. F". Mujs-
CUAUSIE. (b.)
CALYPSO. Calypso. bot. rnvN.
Du Petlt-ïhouars avait d'abord donné
ce nom à un Arbrisseau observé par
lui à Madagascar , et qu'il croyait for-
mer un genre nouveau ; mais depuis ,
ce genre ayant été reconnu être
le même que le Tontelea d'Aublet ,
Salisbury et Richard ont appliqué le
nom de Calypso à un genre de la fa-
mille des Orchidées , qui offre les ca-
ractères suivans : sou ovaire est pédi-
celléetnon contourné; son calice est
étalé et ses divisions sont presf^ue éga-
les ; le labelle est concave et presque
en forme de sabot; le gynostème est
allongé et membraneux sur les bords ;
l'anthère est terminale, arrondie;
ses loges sont simples; le pollen est
en masses solides , ovoïdes , un peu
comprimées.
Ce genre ne renferme qu'une seule
espèce , c'est le Caljpso borealis de
Salisbury {Paradis . Loiid. t. 89),
ou Cypripedium bulbosum de Linné,
Limodorum boréale de Willdenovr.
Cette jolie petite Plante , qui est assez
rare, présente une tige renflée à sa
base et recouverte de fibrilles, à peu
près comme dans le Liparis Loeselii ,
il en naît une seule feuille ovale, lan-
céolée, entière , et une hampe termi-
née par une seule tleur pourpre et
assez grande. Elle croît dans les ré-
gions septentrionales de l'Europe, en
Sibérie, à Terre-Neuve et dans
quelques parties de l'Amérique du
nord. R. Brow^n a voulu distin-
guer celle de celte dernière localité
sous le nom de Caljpso americana.
Mais nous n'avons pu en saisir les
caractères distinctifs. (a. K.)
* CALYPTERIA. ois. ( Illiger. )
CAL 85
Nom donné aux plumes de la couver-
turc de la queue. (».)
* CALYPTRACIENS. moll. Qua-
trième famille de l'ordre des Gasté-
ropodes de Lamarck ( Anim. sans
vert. , T. VI , part. 2 , p. 1 ; et
Exlr. de son Cours, p. iï4), dans
laquelle ce savant réunit les genres
Pannophore, Einarginule, Fissurel-
le. Cabochon, Calyptrée et Crépi-
dide. Il y ajoute provisoirement le
genre Ancyle oublié dans ses traités
antérieurs, et donne à celte coupe les
caractères suivans ; branchies placée.,
dans une cavité particulière sur le
dos, dans le voismage du cou, et
saillantes , soit seulement dans celle
cavité , soit même au dehors. Elles ne
respirent que l'eau. Coquille toujours
extérieuie, recouvrante.
Nous avons adopté cette même dé-
nomination pour le second sous-or-
dre des Mollusques Scutibranches ,
/^. ce mot , sous-ordre que nous di-
visons en deux familles, celle des Ca-
bochons et celle des Patelloïdes. f^.
ces mots. Notre coupe comprend de
plus que la famille créée par Lamaick
les genres Septaire (Navicelle, que La-
marck rapproche des Nérites), et Tré-
mésie de Rafinesque , celui-ci encore
incertain. Quant aux Ancyles , elles
doivent rester dans les Pulmonées.
(F.)
CALYPTRANTHE. Calyptranthes.
BOT. PHAN. Swartz a nommé ainsi un
genredePlanlesdela familles desMyr-
tinées, et de l'Icosandrie Monogyuie ,
L., qui tienten quelque sorte le milieu
entre le Myrte et l'Eucalyptus , et of-
fre pour caractères : un calice turbi-
ne, adhérent par sa base avec l'ovaire
infère , clos dans sa partie supérieure
qui s'ouvre par une sorte d'opercule
ou de coiffe , coupe'crcirculairement ,
et d'une manière irrégulière. Les éta-
mines sont nombreuses, insérées aux
parois du calice. Celui-ci , lorsque la
coiffe est tombée , est presque campa-
nule et abord irrégulicr. L'ovaire est
semi-infère à deux loges , contenant
chacune un petit nombre d'ovules ; il
est surmonté par un style simple ,
6*
U CAL
«Iressé , au sommet duquel est un
stigmate très-petit et entier. Le fruit
♦"st une baie globuleuse couronnée
par une partie du calice ; fUe ren-
ferme de deux à six graines.
Ce genre contient des Arbres et des
Arbrisseaux à feuilles le plus souvent
opposées. Sw^rtz, en décrit troisespèces
danssa Flore des Indes-Occidentales,
savoir les CaLyptranthcs Zuzyglum,
Chytraculia et ligida. Les noms spé-
cifiques des deux premiers méritent
d'être remarqués , parce qu'ils sont
génériques dans Gaertner et dans
Browne. Les C cumini, caryophyl-
lata et Jambotena croissent dans les
Indes-Orientales et à Geylan. On en
connaît encore deux espèces , le C
ginneensis et le C paniculata , ce der-
nier originaire du Pérou. Z"^. Swartz,
FI. Ind.-OccUL, tab. i5, Brow^ne,
Jam., tab. 7, fig. 2, et tab. 07 ,fig. a.
(a. d. ï.)
* CALYPTRANTHUS. bot. phan.
Du Petit-Thouars établit sous ce nom
un genre particulier pour le Capparis
pandurifonnis de Lamarck, qui est le
T/ùlachium africanum de Loureiro.
/^. Thilachium. (a. k. )
*CALYPTRE. Calyptra. moll. Dé-
nomination générique employée par
Klein ( Ostrac. p. 118, § 290 ) pour
designer le premier genre de sa classe
Ansata. /^. ce mot. Il y réunit à de
véritables Calyptrées , des Patelles et
Vyincy/us fluviatilis , et il paraît
avoir eu , en établissant ce genre ,
plutôt en vue la forme générale des
Coquilles que la languette intérieure
de quelques-unes d'entre elles. La
première espèce de Klein , la Patella
equestriè de L. , est devenue pour
Humphrey ( Mus. Calonnian., p. 5 )
le type du genre Calyptre , Ca-
typtra, qui est le même que celui que
Lamarck a nommé depuis Calyptrée.
7^. ce mot. (F.)
CALYPTRE. Calyptra. bot. crypt.
Syn. de coiffe lorsqu'il est question
de Mousses. Les racines des Lenti-
cules sont inférieurement terminées
par un organe du même genres /^.
CoiFir.. (B.)
CAL
CALYPÏRÉ. Calyptrus. moit..
Nom donné par Montfort (Gonchyl.,
T. II, p. 78) au genre Calyptrée de
Lam., en en changeant la terminai-
son. V. Calyptrée. (f.)
CALYPTRÉE. Calyptrœa. moll.
Genre d'abord indiqué sous un nom
analogue par Klein ( Ostrac. , p. 1 j8 )
et limité aux vraies Calyptrées par
Humphrey (jWws. Calonnian., p. 5);
puis définitivement institué par La-
marck ( Mém. de la Soc. d'hisl. nat.
de Paris , p. 54). Ce genre a été con-
fondu dans les Patelles par Linné , et
dans ces derniers temps encore par
Ocken, malgré les divisions établies
à leurs dépens par Lamarck. Plusieurs
de ses espèces étaient connues des an-
ciens naturalistes , tels que Buonanni,
Rumphius, Petiver , Lister, etc. ,
Îui les désignaient sous les noms de
épas à appendice, Cabochons à lan-
guette , Bonnets chinois ou de Dra-
gon , etc. Martini en a fait la troisiè-
me division de ses Lépas ( Lepades
vertice aduncu semi-concameratœ , swe
stilo interno donato. Conch. , 1, p. 90
et i5o). Linné , dans les dernières édi-
tions du Systema Naturœ , avait déjà
donné cet exemple , suivi depuis par
Gmelin. Dillwyn [Descrip. catal. ) ,
en le suivantà son tour, a distingué,
par une coupe particulière, les Crépi-
dules des Calyptrées. Montfort (Gon-
chyl., 2, p. 78), en adoptant avec de
Roissy le genre Calyptrée de Lamarck,
en a séparé, sur l'indication du pre-
mier (Moll. de Sonnini, T. v, 24i), les
espèces qui offrent extérieurement
une ligne spirale plus oumoins dis-
tincte , pour les joindre à son genre
Entonnoir, Infundibulum , créé pour
un Trocàus de Linné. Cuvier (Rè-
gne An., T. II, p. 45i) présume que
ces espèces devront peut-être en effet
se rapprocher des Pectinibranches ,
lorsque leur Animal aura été examiné.
Lamarck, d'après ces diverses obser-
vations, a cru devoir retirer des Ca-
lyptrées les Coquilles dont la cloison,
presque horizontale , trace une ligne
spirale visible à l'extérieur, mais il
n'ndoptp pas le genre Jnfiindibiilùm
CAL
de Monttbit. H laisse lespèce qui eu
«3t le type dans les Troclius , et y
rapporte aussi les Calyptrees à spira-
le, telle que sa Cal. twckiformis, qu'il
nomme Tr. calyptrœforinLs{ An. sans
vert. , i" édit. , T. vu , p. 568 ) , imi-
tant en cela Brander qui a figuré celte
Coquille. Nous ne pensons pas que
ces conjectures puissent être admises.
Le Trochus dont Montfort a lait le
genre Infundibuluin peut rester dans
les Trochus, mais la Cal. troclùformis
et les espèces analogues nous parais-
sent devoir rester dans les Sculibrau-
ches et former, soit un genre nou-
veau , intermédiaire entre les Grépi-
dules et les Calyptrées, soit un sous-
genre dans l'un ou l'aulre de ces
deux genres. La lame septlforme des
Calyptrées en question a les plus
grands rapports avec celle des Grépi-
dules dont certaines espèces offrent
non - seulement un sommet un peu
spiral , mais aussi un sommet élevé et
éloigné de la circonférence , ce qui
établit entre ces Coquilles une grande
analogie , taudis que des Calyptiées
de celte sorte se l'approchent à leur
tour des Crépidules par l'inclinaison
de leur sommet rapproché de la hase
du lest. Nous ne serions donc pas
surpris que l'observation des Ani-
maux fil réunir ces Calyptrées aux
Crépidules; nous les conserverons
néanmoins jusqu'à nouvel ordre dans
le genre Calyplrée , en les séparant de
celles qui lui appartiennent réelle-
ment. On peut aussi distinguer dans
ce genre des espèces intermédiaires
f)ar la forme et la diiection de leur
auguette entre les véritables Calyp-
trées et celles analogues à la Calyptr.
Irochlformis ; dans ces espèces , la
languette est adhérente du haut en
bas par un de ses côtés sur une partie
de la paroi du test ; elle offre un plan
peu saillant , plus ou moins oblique,
par rapport à celte paroi, et dont la
direction longitudinale est aussi per-
pendiculaire au plan de l'ouverture.
Enfin , dans les vrais Calyptrées ,
Gette languette varie également , car
elle présente un petit cornet complet ,
aplati sur un des côtés, ou plus ou
CAL 3.-.
niuiUÀ écUaud'é du suiumel ù In base
du cùne. Toutes ces modifications dans
les Calyptrées , depuis les Crépidules
jusqu'aux Septaires , montrent évi-
demment que ces Coquilles appar-
tiennent à une même coupe , dont on
ne peut séparer quelques membres,
pour les porter aux Pcctinibranches.
Quelquefois la languette intérieure
semble dépasser le plan de l'ouver-
ture , ce qui , joint au manque d'épi-
derme dans ces Coquilles, à leur
blancheur , à la transparence de plu-
sieurs d'entre elles , a fait soupçonner
à de Roissy et à Montfort que les
véritables Calyptrées étaient des Co-
quilles en partie recouvertes par le
manteau de l'Animal, dont la masse
serait plus considérable que la cavité
du test. Plusieurs sont couvertes d'é-
pines creuses ou petits tubes qui sem-
blent indiquer que les bords du man-
teau sont garnis d'une foule de pe-
tits filets sur lesquels se moulent
ces petits tubes. L'on ne connaît en-
core l'Animal d'aucune Calyplrée ;
cependant plusieurs espèces vivent
sur nos côtes. Voici les caractè-
res du genre Calyplrée : ( Animal in-
connu ) test conoïde à sommet imper-
foré plus ou moins élevé ou surbaissé;
axe vertical, quelquefois un peu obli-
que par rapport à la base , celle-ci
orbiculaire ou elliptique et souvent
irrégulière dans ses contours.^ Eiix-
preinte volutatoire bien marquée chez
quelques espèces, quelquefois même
uu à deux spires : cavité munie d'un
appendice vertical , détaché ou adhé-
rent , en demi-tube ou en cône com-
plet , ou d'une languelte formée par
une saillie oblique sur la partie inter-
ne , ou bien pourvue , dans les espèces
à spirale plus ou moins distincte , d'un
diaphragme en spirale, souvent pres-
que horizontal , soutenu par une co-
lumelle torse et solide. Les espèces
les plus remarquables de ce genre
sont réparties dans trois sections:
\ Campanulées. Un appendice verti-
cal en cornet ou en demi-tube, sans
spire. Genre Calyplrée de La-
marck et Montfort.
1. Calyptrœa equeslris , Lanik*
86
CAL
Martini, tab. i3 , fig. 119, 120 ,Gual-
lieri , t. 9 , f . z. Elle habile l'océan
Indien. Lamarck a confondu la sui-
vante avec celle-ci. L'equesiris se dis-
tingue par des bandes circulaires de
très-fines stiies , qui font paraître sa
Coquille comme gravée , et par un
sommet mousse , excentrique. Elle
varie beaucoup. Vulgairement la Clo-
che ou la Sonnette. — 2. C. J^ep/uni^
Dillw^. , Davila,Cat. , t. 2,B. Martini,
t. i3 , f. 117, 118, vulgairement
le Bonnet de Neptune. Elle habite,
à ce qu'on ci'oit, les Antilles. Elle of-
fre des stries ou côtes longitudinales
ondulées , subépineuses. La fig. de
Fa vanne offre à tort une sorte de spire.
-3. C. Tectum, D'iWvf.PatellaTectum-
Sine use, Ch&mniiz, t. 168, f. i63o,
i65i.Lamk., sp. 4. Elle habite les îles
de la Sonde; vulgairement le Toit
chinois , la Molette, — 4. C. auricula-
ta , Dillw.; Chemn. X, t. 168, f. 1628,
1629. Vulgairement le Bonnet chinois
rayé. Cette espèce et la suivante ont
leur appendice en demi-cornet aplati
sur un de ses côtés. — 5. C tublfera ,
N. {F'. Planches de ce Dictionnaire).
Belle espèce que nous ne trouvons
pas indiquée. Elle est fauve et luisan-
te à l'intérieur et couverte extérieure-
ment de petits tubes creux, saillans,
en forme d'épines, par rangées circu-
laires ; l'appendice est adhérent par
un de ses côtés. Nous ne connaissons
aucune espèce fossile de ce groupe.
f f Une languette verticale, plane ,
oblique et peu saillante sur la paroi
interne, sans spire.
6. C. deformis , Lamk. , An. sans
vert., T. VII. p. .'i32. Espèce fossile
des environs de Bordeaux. On rap-
porte aussi à cette section une très-
petite espèce conique des environs
de Dax.
tf t Trochiformes. Un diaphragme
interne soutenu par une columelle;
test offrant une empreinte voluta-
toire plus ou moins distincte. In-
fundibulum , Montf., Blainv,; Tro~
clius , Lamk.
7. C. Sinensis, Dillw., Martini,
tab. i3,f. 121 , 122. Lister, Conchyl.
t. 546, f. 39 , p. alhida , Donovan , t.
CAL
1 29. Peut-être confond-on deux espè-
ces sous ce nom: celle des Indes, figu-
rée par Chemnilz, et celle de nos cô-
tes, figurée par Donovan. Vulgaire-
ment le Bonnet chinois. — %.C.Trochl-
formis , Cliemnitz, t. 168, f. 1626,
1627. Elle habite les Grandes-Indes.
— 9. C. trochoides, Dilhv., Martini,
Conch. , t. i3, f. i55. Favanne , t. 4.
f. A. 2. Le Bouton de chapeau. — 10.
C. pilea , Tr. plleus , Lamk. , An. sans
vert., t. 7, p. 11. — 11. C.Lamarckii,
Troc/i. caljplrœ/brmis ,hamk., An. s.
vert. , t. 7, p. 12. — 12. C.pUcata ,
Patella, Gmel. — 13. C. stiiata, Pa-
/el/a, Gmel. — i4. C. contorta , Pa-
tella , Gmel. — i3. C. depressa , Pa-
tella , Gmel.
Espèces fossiles de cette section.
16. C. muricata , Brocchi, Conch., .
p. 254, t. 1, f.2; Cal. depressa y
Lamk., An. sans vert., t. 7, d. 532.
Se trouve en Italie et aux environs
de Bordeaux. — 17. C. echinatay
Patella, Gmelin, Syst. Nat.-^. 3695.
Martin , Neuest. Mannig. , 1 , p- 4o7 ,
t. 7 , f. 7 , 8. Trochus apeitus et
opercularis , Brander ; Calyp. tro-
chiformis , Lamk., Ann. du Mus. , 1 ,
p. 385 , n° 1 . Trochus caljptrœforiniSy
An. sans vert. , t. 7 , p. 558. Lamarck
mentionne deux variétés qui peut-être
doivent faire deux espèces. Il rap-
porte à celte Coquille , comme en
étant l'analogue vivant , la Calypt.
Lamarkil , sous le nom de Calyptrœ-
formis que nous avons dû changer.
Cette espèce se trouve à l'état fossile
en Angleterre, aux environs de Pa-
ris et eu Champagne. — 18. C. crepl-
dularis, Lamk. , Annales, n" 2. de
Roissy , Moll., T. v , p. 244. Fossile
de Grignon , elle se rapproche beau-
coup desCrépidules. Elle est rare. (F.)
* CALYPTRÉES. Colyptrati. bot.
CRYPX. Nom sous lequel quelques bo-
tanistes ont désigné les Mousses , à
cause de la calyptre ou coiffe qui sur-
monte leurs capsules et les distin-
gue des Hépatiques. V. ce mot. (s.)
*CALYRHOYON. bot. phan.
( Ruellius. ) Syn. de Gypsophylle ,
chez les Mages. (b.)
CAL
CALYSÏEGE. Caljsteqia. bot.
PHAN. Sous ce nom, R. Brown a
scparé du genre Liseron plusieurs
espèces remarquables par les deux
grandes bractées qui embrassent
leurs fleurs , et par leur ovaire di-
visé incomplètement en deux loges
et contenant quatre graines. Ce
nouveau genre renferme des Plantes
herbacées, lactescentes, glabres, à
tige grimpante ou couchée , à pédon-
cules uniflores et solitaires, qu'on ne
rencontre que hors des tropiques.
Deux espèces originaires d'Europe,
les Convohulus Soldanella et Sepium
de Linné, lui appartiennent. Cette
dernière , qui croît dans nos environs ,
se retrouve au Pérou et dans la Nou-
velle-Hollande, oii II. Brow^n l'a ob-
servée. Il y a découvert de plus deux
espèces nouvelles qu'il nomme Caly-
stegia marginata et reiiifonnis. V.
Liseron. (.i.d.j.)
CALYTRIPLE. Calytriplex. bot.
THAN. Ruiz et Pavon ont proposé l'é-
tablissement de ce genre nouveau
pour une Plante herbacée qui croît
au Pérou , dans les lieux marécageux,
et qu'ils ont nommée Calytriplex obo-
vata. Les caractères qu'ils en donnent
et qu'ils ont figurés T. xix de leur
Gênera, consistent en un calice qui
paraît triple (de-là l'étymologie du
nom générique ) , c'est-à-dire qu'en
dehors de cnaqne fleur on trouve
deux petites bractées lancéolées ap-
pliquées immédiatement sur le calice ;
celui-ci est à cinq divisions, trois
extérieures plus lai'ges et deux inter-
nes lancéolées. La corolle est mono-
pétale , irrégulière , lubuleuse. Son
limbe est à cinq divisions , deux supé-
rieures plus larges. Le style se termi-
ne par un stigmate capitulé , uu peu
échancrc. Le fruit est une capsule bi-
loculaire , à deux valves bifides à leur
sommet ; elle contient plusieurs grai-
nes striées transversalement , atta-
chées à deux tvophospermes qui ré-
gnent de chaque côté de la cloison.
Le Calytriplex oZ»op<i/a présente des
feuilles obovales très-entières et dé-
pourvues de nervures. Il doit être
CAM
87
placé dans la famille naturelle des
Scrophularinées, et paraît, selon Jus-
sieu , avoir des rapports avec le genre
Russelia de Jacquin. (a. r.)
CALYTRIX. BOT. PHAN. LabiUar-
dière , dans sa Flore de la Nouvelle-
Hollande , a établi sous ce nom un
genre nouveau de la famille des Myr-
tinées et de ricosandricMonogynie,L. ,
auquel il donne pour caractères : un
calice turbiné adhérent avec l'ovaire
infère, terminé par un limbe tubu-
leuxjà cinq divisions qui finissent en
une longue pointe capillaire (de-là
l'étymologie du nom de ce genre). La
corolle se compose de cinq pétales
ovales oblongs , insérés à la partie su-
périeure du calice; les étamines sont
fort nombreuses et attachées au même
point que la corolle. L'ovaire est sur-
monté d'un style simple , au somjnet
duquel on observe un stigmate pres-
aue capitulé. Le fruit est une petite
rupe sèche monosperme. Ce genre
ne se compose que d'une seule espè-
ce , Calytrix tetragona, Labillardière
(Nouv.-Holl., 2, p. 8 , t. i46). C'est un
petit Aibuste qui ne s'élève guère au-
delà de quatre à cinq pieds, et qui
a le port d'une Bruyère; ses ra-
meaux sont velus, ses feuilles éparses,
linéaires et presque tétragones , par-
semées de points glanduleux. Ses
fleurs sont axillaires, solitaires et pé-
donculées. Il croît à la Nouvelle-Hol-
lande, (a. r.)
*CALYXHYMÈNE. Ca//a/y'//?e«/a.
BOT. PHAN. V. CaL,VMÉNIE.
C A M. MAM. Syn. portugais de
Chien. (a.d..ns.)
CAM. BOT. PHAN. Paraît être le
Nard dans la langue chinoise. On le
nomme plus particulièrement Cam-
Sumhiam à la Chine , et Carn-Tung-
liuong chez les Cochinchinois. (b.)
CAMAA. MAM. Même chose que
Caama chez les Hotleutols. (b.)
CAMACARI. BOT. PHAN. (Marc-
graafF.) Grand Arbre du Brésil , qu'il
est impossible de déterminer. Ses
feuilles ressemblent à celles du Lau-
rier ; sou Bois est jaune , et l'on en fait
88 CAM
(les boîtes pour conserver le Sucre ; i)
donne une Réàine qu'on dit être ver-
mifuge, (b.)
* CAM ÂGÉ ES. MOLL. Famille
de Mollusques Lamellibranches insti-
tuée par Lamarck , d'abord dans ses
Mollusques acéphales testacés di-
myaires (Extr. du Cours de Zool. , p.
Jo5), et ensuite dans sa classe des Con-
chyfères (Au. sans vert. T. v i, i"^*^ p>p-
89). Il donne à cette famille pour ca-
ractères ; une coquille inéquivalve,
irrégulière, fixée; une seule dent gros-
sièi-e ou aucune à la charnière, deux
impressions musculaires séparées et
latérales. Ce naturaliste y réimit les
trois genres Dicérate, Came et Ethérie.
J^. ces mots. Nous avons adopté cette
famille ( Tabl. syst. des An. moll. , p.
XIV )avec les mêmes genres. Elle fait
partie, dans notre classification , de
l'ordre des Cardiacés. V. ce mot. (f.)
CAMACOAN. BOT.PHAN.(Rumph.)
Syn. àcCaiiaiium odoriferum. f-^.Qk-
NARIUM. (b.)
* CAMADIA MOLL. /^. BiVERONE.
CAMADJARA. bot. phan. Syn.
javannis à\'1 ndropogoii Schœiianthus ,
L. f^. Andropogon. . (b.)
CAMADU. BOT. PHAN.(Rumph. )
jNom javanais d'une Ortie indéter-
minée, (b.)
CAMAGNOC. BOT. phan. Variété
de Manioc , cultivée à Cayenne , dont
la racine n'a aucune qualité vénéneu-
se etpeut se manger bouillie ou rôtie,
sans que le suc en ait été extrait, (b.)
CAM AIL. OIS. (BufFon.) Espèce du
genre Tan gara, Tangara atra , L. /^.
T ANGARA. (DR..Z.)
CAMAJONDURO. bot. phan.
Svn. à.'Hellcteres o/^e/a/a à Carthagè-
Tie , dans l'Amérique méridionale, (b.)
CAMALANGA ouCOMOLANGA.
BOT. PHAN. ;Daléchamp.J Cueurbita-
cée de Sumatra , dont le fruit est ob-
long, et qui croît sur terre comme les
Melons. On en fait d'excellentes con-
fitures. Il est probable que c'est le
Camolenga de Rumph. V. ce mot.(B.)
CAMALEONE et CAMÉLÉOINE.
CAM
bot. phan. Noms vulgaires donne's
par d'anciens botanistes aux racines
de diverses Plantes Cinarocéphales ,
auxquelles on attribuait des propriétés
médicinales et la faculté de changer
de forme et de couleur. (b.)
CAMAMILLA et CAMAMILLI-
NA. BOT. PHAN. Vieux noms de la
Camomille et de la Matricaire. (b.)
CAMANBAYA. bot. phan. Nom
de pays du Tillandsia usneoldes. T^.
TiLLANDSIE. (b.)
CAMANDAG ou CAMANDANG.
bot. PHAN. (Camelli.J Arbre indéter-
miné des Philippines , dont le suc ,
appelé Taguc , est fort vénéneux , et
sert pour empoisonner des flèches
dont la piqûre cause la mort la plus
prompte. (b.)
CAMANGSI. bot. PHAN.(Camelll.)
Espèce de Jacquier indéterminé des
Philippines. (b.)
''CAMANIOC. BOT. PHAN. Même
chose que Camagnoc. F", ce mot. (b.)
CAMANTOURAY ou CAMB AN-
TOUR A. BOT. PHAN. Syn. de Phai-
naceum distichum à la côte de Coro-
mandel , ou la racine de cette Plante
est réputée fébrifuge. (b.)
CAMARA. BOT. PHAN. Espèce de
Lantana,^.ce mot, dont on a quelque-
fois étendu la signification à tout le
genre. (b.)
CAMARANBAYA. bot. phan.
(Mai-cgraaff. ) Espèce de /«si/cea du
Brésil , qui pourrait bien être le Te-
nella ou peut-être une Ludwige. (b.)
CAMARA-PUGUACU. pois. Pour
Camari-Puguacu. F", ce mot.
CAMARE. Camara. bot. phan.
On donne ce nom à un fruit multiple ,
plus ou moins membraneux , s'ou-
vrant en deux valves par sou côté
interne, etcoutenanl uneou plusieurs
graines attachées à la suture intérieu-
re. Les Aconits et la Delphinelle en
offrent un exemple.
Il ne faut pas confondre la Camare
avec la Samai'e , qui est un fruit min-
ce , ailé, et restant complètement clos,
comme celui de l'Orme, des Érables ,
etc. F". Sam ARE. (a. r.)
CAINI
• CAMAR-EL-LEILLE. voist
G'esl-à-dire jisf/v de nuit. Nom qvie
donnent les Arabes à un Saumon du
Nil , qui paraît être le Saltno rhombeus,
Pall. P". Saumon. (b.)
CAMARIA. OIS. Syn. de l'Hiron-
delle aculipenne , Hirundo pclasgia,
1j., à Cayenue. A'. Hirondelle.
• (DU..Z.)
CAMARILLA. bot. piian. (L'É-
cluse.) Nom espagnol du Teucrium
Folium. y. Gkrmandrée. (b.)
CA-MARIN. ois. Les Plongeons et
les Coimoransporteut ce nom sur les
côtesde Normandie ctde Picardie, (b.)
CAMARINE. Empelium. bot.
PIIAN. Les botanistes ne sont pas en-
core tous d'accord pour déterminer
positivement le rang que doit occu-
per ce genre dans la série des ordres
naturels. Jussieu l'avait placé à la suite
delà famille des Ericinées , sans tou-
tefois décider s'il y devait être réuni.
Cette opinion a ensuite été adoptée
Î)ar tous les auteurs qui ont eu à par-
er de ce genre. Mais les différences
qu'il offre sont tellement tranchées ,
qu'il est impossible de le laisser
auprès des Ericinées. Nous allons en
faire connaître la structure avec quel-
ques détails , parce que cette structu-
re n'a point encore été parfaitement
exposée par la plupart des botanisles.
C'est principalement la Camarine noi-
re que nous avons en vue , en décri-
vant l'organisation du genre , dont
cette Plante est le type.
Les fleurs sont fort petites, solitaires
et sessiles à l'aisselle des feuilles ; elles
sont presque constamment herma-
phrodites dans la Camarine noire ,
toujours unisexuées et dioïques dans
la Camarine blanche. Chaque fleur
est environnée d'une sorte de petit in-
volucre formé d'écaillés imbriquées,
dressées , dont le nombre varie; nous
en avons presque toujoms compté
six dans \ Empetrum nigrum. Le cali-
ce est monosépale , à trois divisions
égales et très-profondes ; il est conca-
ve et comme campanule. La corolle
se compose de trois pétales , alternes
CAM 89
avec les lobes du calice , plus longs
et plus étroits qu'eux , situés au-des-
sous de l'ovaire. Dans les fleurs her-
maphrodites, on trouve deux et plus
souvent trois étamines , insérées au
même point que les pétales , c'est-à-
dire à une sorte de petit pédicule très-
couit, qui soutient l'ovaire. Leurs fi-
lets sont grêles , capillaires , deux fois
plus longs que la corolle ; lesanthères
sont didymes, à deux loges qui s'ou-
vrent chacune par un sillon longitu-
dinal. L'ovaire est globuleux et dé-
primé , lisse ,profonQémentombiliqué
à son centre , porté sur un petit pédi-
cule court , étroit , qui constitue une
sorte de disque hypog^ne , coupé
transversalement ; il oflre sept , huit
ou neuf loges , contenant chacune un
seul ovule redressé. Le style est court,
il naît de l'enfoncement profond qu'on
remarque à la partie centrale de l'o-
vaire et se termine par un stigmate
élargi , pelté en forme de disque , par-
tage en un nombre de rayons égal au
nombre des loges de l'ovaire.
Le fruit est une baie globuleuse ,
déprimée , contenant de sept à neuf
graines osseuses , renfermées dans au-
tant de loges. Chaque graine se corn-
posed'un tégument osseux, etd'un en-
dosperme charnu dans lequel on trou-
ve un embryon dressé , ayant la ra-
dicule inférieure.
Le genre Camarine ne se compose
que de deux espèces , la Camarine
noire , Empetrum nigrum , L. , pe-
tit Arbuste faible , ayant le port
d'une Bruyère , des feuilles très -peti-
tes , persistantes , éparses , à bords
tellement roulés en dessous , qu'on
n'aperçoit à la face inférieure de la
feuille qu'une simple fente longitudi-
nale , en sorte que la feuille est creu-
se. Ses fleurs sont fort petites, en gé-
néral hermaphrodites , d'un rouge
foncé ; il leur succède de petites baies
pisiformes , déprimées , noirâtres, aci-
dulés , contenant de sept à neuf grai-
nes osseuses. Cette espèce croît dans
les lieux montueux , en Auvergne,
dans les Vosges , les Alpes et les Py-
rénées.
La seconde espèce ou la Camarine
9« CAM
blanche, Ernpetmm album, L. , est
originaire du Portugal. Elle est dres-
sée et offre à peu près le même port
que la précédente ; ses fleurs sont
constamment dioïques. SelonrÉcluse,
ses fruits ne contiennent que trois
graines.
Quant à VEmpetrum pinnatum de
Lamarck , découvert à Montevideo
par Gomnierson , il fait partie du
genre Margaiicarpus établi par Ruiz
et Pavon.
En comparant les caractères que
nous venons de tracer du genre Em-
petrum, il sera facile de remarquer
combien il diffère des véritables Éri-
cinées. En effet sa corolle est manifes-
tement polypétale , et ses étamines
sont, ainsi que les pétales, insérées
sous l'ovaire. Ces caractères , joints
au diclinisme des fleurs , rapprochent
ce genre du Ceratiola établi par Ri-
chard père dans la Flore de Michaux,
ainsi que ce botaniste l'avait déjà in-
diqué. Ces deux genres constituent un
petit groupe distinct que l'on doit
éloigner des vrais Éricinées , mais
dont les affinités ne sont pas faciles à
déterminer. Nous ne saurions à cet
égard partager l'opinion de Nuttal
( Gênera ofnoith Amer. Plants)(\\\\ rap-
proche ces deux genres de la famille
des Conifères. Il nous a été impossi-
ble de nous rendre compte des motifs
qui ont engagé cet auteur à établir ce
singulier rapprochement. Nous pen-
sons que la petite famille des Empélra-
cées, que nous proposons d'établir,
n'a aucun rapport avec les Conifères.
Nous éclaircirons cette question au
mot Empétracées. (a. b.)
GAMARINHEIRA et CAMARIN-
NAS. BOT. PHAN. Noms vulgaires de
la Camarine en Espagne et en Portu-
gal- (B.)
CAMARI-PUGUACU. pois. (Marc-
graaff. ) Syn. de Clupea cyprinoides ,
espèce du genre Clupe. V. ce mot. (b.)
CAMAROCH ET CHAMAROCH.
BOT. PHAN. (Rumph.) Syn. persan
è^Jverrhoa Carambola , ij. V . Ga-
RAMBOLIER. (B.)
* GAMARON ou GAMARONE.
CAM
CRrsT. Syn. d'Ecrevisse chez les Es-
pagnols , qui ont étendu ce nom
aux Langoustes etHomars appelés
Camarones de mar, Ecrevisses de mer.
Nos Créoles ont adopté ces noms, (b.)
GAMARON ou KAMARON.bot.
PHAN. V. GaMMARUM.
CAMARONUS, SABRA et XA-
BRA. bot. PHAN. (Rhazès.) Syn!
à^Euphorbia mauritanica , L. y. Eu-
phorbe, (b.)
CAMARU. bot. PHAN. Syn. bra-
silien de P/iysalis pubescens, dont on
mange les fruits, et non de P/i. angu-
lata. (b.)
CAMARUMA. bot. phan. Même
chose que Fève de Tonga. (b.)
CAMAWARRY. ois. (Stedmann.)
Grosse espèce de Gallinule de Suri-
nam , encore peu connue et indéter-
minée, (b.)
GAMAX. bot. PHAN. (Schreber.)
Même chose que Roupourea d'Aublet.
P'. ROUPOURIER. (B.)
CAMAYAN. BOT. phan. Eschels-
kron,cité parMurray dans sa Matière
médicale , nous apprend qu'on nom-
me ainsi le Benjoin à Sumatra où l'on,
en distingue trois sortes : le camayan-
Poeti, qui est le plus beau, blanc et
traversé de lignes rouges ; le Camay an-
Bamatta, qui est moins blanc et
comme marbré ; elle Camay an-Itan ,
qui est impur et le moins estimé, (b.)
*CAMBALA. POIS. Syn. kamscha-
dale de Pleuronectes stellatus. V.
Pleuronecte . f B . )
CAMBANG-CUNING. bot. phan.
et non Cuming. Les Malais nomment
ainsi une espèce de Casse à grandes
fleurs , dont les feuilles se mangent
comme des herbes potagères , et qui
n'est pas bien connue, encore qu'où
la trouve figurée dans Rumph. ^B.)
CAMBANG - TSIULANG. bot.
PHAN. Syn. du Camunium sinense de
Rumph , à Geylan. Cet Arbre paraît
appai tenir au genre Aglaia de Lou-
reiro. (b.)
CAMBANTOURA. bot. phan. r.
Camantouray.
CAM
CAMBARE. BOT. tiiak. Nom male-
Çache de l'Igname , dont on cultive
diverses variétés à l'Ile-de-France où
le nom de Gambare est passé du lan-
gage des Nègies dans celui des Créo-
les. (B.)
CAMBARLES.BOT. phan. On dé-
signe sous ce nom , dans quelques
départemens du Midi de la France,
les tiges du Maïs qu'on donne aux
bestiaux comme fourrage. (b.)
CAMBÉ. BOT. PHAN. Nom du
Chanvre dans les dialectes gascons. (b.)
CAMBERY. bot. phan. (Pison.)
Syn. de Myrtus Pimenta , L. P".
Mvrt£. (b.)
CAMBET ET GAMBET. ois. Syn.
provençal de Chevalier. V. ce mot.
(DR..Z.)
CAMBING. bot. phan. Même cho-
se que Caju-Cambing. F", ce mot. (b.)
* CAMBING -OUTANG. mam.
C'est-à-dire Bouc de bois. (xMarsden.)
Bouc sauvage de Sumatra encore
indéterminé. (b.)
CAMBIUM. bot. phan. Lorsqu'au
temps de la végétation on enlève sur
le tronc d'un Arbre dicotylédone une
plaque d'écorce , et qu'on abrite la
plaie du contact de l'air , on voit bien-
tôt suinter de la surface extérieure de
l'Aubier, mis à nu , des gouttelettes
d'un liquide limpide et visqueux , qui
se rapprochent les unes des autres , se
confondent et s'étendent sur toute la
surface de la plaie. C'est à ce liquide,
observé d'abord par Duhamel , que
l'on a donné le nom de Cambium.
Lorsque la plaie est bien abritée du
contact de l'air, ce liquide s'épaissit
graduellement ; des filamens déliés
s'y montrent, s'anastomosent, se
multiplient, et bientôt la couche li-
3uide est remplacée par une couche
e tissu cellulaire, dans laquelle se
développent de nouveaux vaisseaux,
et qui finit par remplacer la plaque
d'écorce que l'on a enlevée. — A une
époque encore peu reculée , oii la
Elupart des physiologistes attri-
uaient l'accroissement en diamètre
du tronc dans les Végétaux dicotylé-
CAM 91
dones , à la transformation annuelle
du liber en aubier , on prêtait au
Cambium un rôle beaucoup plus im-
portant dans les phénomènes de la
végétation. C'étaitceliquide,disail-on,
quichaqueannée se changeait en liber,
à mesure que ce dernier organe se
transformait en jeune bois. Mais au-
jourd'hui que l'on convient généra-
lement de la non -transmutation du
liber en aubier , le Cambium est seu-
lement regardé comme une sorte de
matrice dans laquelle se passent cha-
que année les phénomènes de l'ac-
ci oissement en diamètre. Tous les ans
il se reproduit une nouvelle cou-
che de Cambium. Ce liauide régéné-
rateur n'est point un fluide spécial
sécrété par des organes particuliers.
C'est la sève , dépouillée de toutes
ses parties étrangères , convenable-
ment ^aborce et ayant acquis toutes
les qualités qui peuvent la rendre pro-
preàla nutrition de la Plante. Ce n'est
doncpas sans quelque justesse quel'ou
peutlacomparerausangdesAnimaux,
qui après s'être en quelque sorte re-
vivifié dans les poumons , est porté
dans toutes les parties du corps par
le moyen des artères et de leurs in-
nombrables ramifications. (a. R.)
CAMBLI ou CAMBOULl. bot.
PHAN. Espèce de Mûrier indéterminé
de la côte de Coromandel. (b.)
* C AMBO ou SOUMLO. bot. phan.
Variété du Thé Bout, qui sent, dit-on,
la Violette. (b.)
* CAMBODISCHE PAMPUS-
VISCH. POIS. Syn. d'Holacanthe
Anneau. V. Holacanthe.
CAMBOGIE. Cambogia. bot.
PHAN. Ce genre , établi par Linné , a
été détruit par Gaertner , qui le réu-
nit au Mangoustan ou Garcinia, dont
il ne dilïere en effet que par la figure
de son stigmate et le nombre de ses
étamines. L'Arbre qui lui servait de
type est remarquable par le suc gom-
mo-réslneux qu'il contient, suc connu
sous le nom de Gomme-Gutte. P^.
GuTTiER et Mangoustan, (a. d.j.)
*CAMBOH. bot. phan. (Lesche-
iiault. ) Syu. de Holcus spicatus aux
92 CAIM
environs de Pondichéii. V. Houque.
(B.)
GAMBONG-SANTAL. bot. phan.
( Biirmann fils. ) Nom de pays du Pa-
vetta indica ou d'une espèce voisine
du même genre. (b.)
CAMBOULI. BOT. PHAN. r. Cam-
BLI.
CAMBROE[RA et GAMBRONE-
RA.BOT. PHAN. Noms portugais et es-
f)agnol de divers buissons, et particu-
ièremenl du Lycium europœum dont
quelques haies sont composées dans
la Péninsule ibérique. (b.)
GAMBROSEL ou GAMBROSEN.
bot. pu an. Noms italiens du ïroëne.
(B.j
GAMBROUSE ou GAMBROUZE.
Bot. phan. Une espèce de Bambou
indéterminé des marais de la Guia-
ne. ^^ • (B.)
GAMBRY; Clmber. moll. Dénomi-
nation générique substituée sans mo-
tif par Monlfort (Gonchyl. , T. ii, p.
83) à celle de Septaire , Septaiia, don-
née par nous en instituant, ce nou-
veau genrefEssai d'une méthode Gon-
chyl. , p. 6oj pour la Fatella Borbo-
nica deBory de Saint-Vincent(Voyage
aux quatre îles princijiales de la mer
d'Afrique, vol. i , p. 287, pi. 3? , f. 2)
rapporté au genre Grépidule) , par
de Roissy et appelle Navicelle par La-
marck. JT. Septaire. (f.)
GAMBULA. bot. phan. Syn. de
Galalpa. /^. ce mot. (b.)
GAMBUY. BOT. phan. (Pison.) Nom
de pays qui convient à diverses es-
pèces à'Eugenia indéterminées du
Brésil. (b.)
GAMGHAIN, GAMPKIT et GAM-
SANH. BOT. PHAN. Espèces d'Oran-
gers cultivées à la Cochinchine. (b.)
GAMDENIE. Camdenia. bot.
PHAN. ( Scopoli. ) Syn. àH Evolvulus
a/s i moi des , h. f^.hissRoy!. (b.)
GAME. Cliama. moll. Ge mot est
l'une des plus anciennes dénomina-
tions employées pour désigner certai-
nes espèces de Goquilles bivalves.
GAM
C'était , dans l'antiquité , un nom
collectif, comme celui de Gonques ;
mais il était appliqué plus particuliè-
rement , à ce qu'il paraît , aux espèces
dont les valves sont béantes ; le mot
Cliama venant , selon les étymologis-
tes , du grec Chemaï C id est , ab
hiarido , Conc/iœ kiafulœ). Aristote
{Hist., lib. 5, cap. \h) mentionne les
Cames , mais sans aucun détail ;
Elien ( lib. i5, cap. 12) en dislingue
de grandes et de petites; Athénée
dit ( Deïpn. , lib. 5 ) que leur chair
provoque le relâchement et excite
aux Urines ; Dioscoride en parle aussi
{lib. 2 , cap. 9). Pline donne, le pre-
mier , à leur sujet ( lib. 02 , cap. il )
des indications qui cependant ne met-
tent pas sur la voie pour leconnaîlre
les Goquilles qu'il signale ; il distin-
gue quatre espèces de Cames : les
Cames striées , les Cames lisses , les
Cames Pélorides ou monstrueuses ,
différentes entre elles par leurs varié-
tés et leur rotondité , et les Cames
Glycimérides ou de saveur douce ,
plus volumineuses que les Pélorides.
Les anciens conchyîiologisles , Ron-
delet , Belon , Aldrovande , Gesner ,
etc., ont longuement dissertépour dé-
terminer ce qu'étaient les Cames d'A-
ristote . et à quelles espèces se rappor-
taient les dénominations de Pline.
Rondelet a pris à tort celles-ci pour
spéciales , elles s'appliquaient évi-
demment à un certain nombre d'espè-
ces auxquelles elles convenaient
plus ou moins. Il fait avec les Cames
striées une première espèce, sous le
nom de Chama trachœa, Game tra-
chée ; la figure qu'il en donne ( de
Testac. , lib. i,p. i4) ressemble un
peu à une arche. D'Argenville a cru
y reconnaître la Coquille dont Linné
a fait depuis XAf^enusvermcosa. Klein,
avec plus de raison , a adopté le nom
de Game trachée , comme nom géné-
rique. Rondelet a fait une seconde
espèce des Cames lisses , sous le nom
de C/iameleia ou Chamelœa ( loc.
cit. , p. ri ) , dénomination éga-
lement adoptée par Klein pour l'un
de ses genres. Les Pélorides, ainsi
nommées, selon les anciens , parc?
CAM
que les incillcmcs se prenaient près
riii c;jp Pelorc en Sicile , et que quel-
ques mociei nés ont conlbndus à tort
avec les Palourdes des côtes de Fran-
ce , ont été mentionnées sous ce nom
par Athénée; celle que Rondelet fi-
gure avec son Animal [loc. cit. ,p. i4)
paraît être un Solen ; Buonanni l'a
confondu avec la Charna nigraàe Ron-
delet [loc. cit. , p. i4) , qui est très-
vraisemblablement le Solen strigilla-
tus de Linné. Enfin les Cames Glyci-
méridcs ne sont aussi pour Rondelet
qu'une espèce; la , figure qu'il en
donne , copiée comme les précédentes
par Gesner , peut convenir à plusieurs
Coquilles de genre différent. Al-
drovande a cru reconnaître ces Ca-
mes dans la Coquille nommée depuis
Mya Glycimeris par Chemnitz ; Co-
quille pour laquelle Menard de la
Groye a institué le genre Panopée.
Tl est à remarquer , à ce sujet, que
plus anciennement Klein en avait
déjà fait un genre distinct sous le nom
de Glycimère. V. ce mot. Ainsi des
quatre espèces de Rondelet on ne re-
connaît bien distinctement que le
Solen strigillatus, et auant à celles de
Pline , il est difficile ae rien décider à
leur sujet avant d'avoir entrepris un
travail critique spécial , en comparant
tout ce qu'ont dit les anciens sur les
Cames. Bellonius leur rapporte des
Coquilles diô'érentes de celles dé Ron-
delet. On appelle, dit-il, les Cames
en France , flammes ou Flammettes ,
celles du pays d'Aunissont nommées
Avagnons oyiLaulgnons, et on donne
le nom de Palourdes à quelques au-
tres espèces des côtes de France. Il y
rapporte aussi les Piperones ou Bive-
rones des Vénitiens ; mais il est évi-
dent que toutes indications sont arbi-
traires , du moins quant à leur analo-
gieavec les Camesdesanciens. Aldro-
vande a confondu les Cames dans les
Conques, il en figure quatorze espè-
ces parmi lesquelles il place la Tuilée
ou le Bénitier (tab. 462 et 463). Lister
chercha à se rapprocher de Pline en
comprenant dans les Cames les Coquil-
les baillantes. Il en fait deux sections:
Kl première , sous le nom fie Cha-
q,>
CAM
mis , comprçnd la Glycimcrc d'Al-
drovande, une Mye, des Solcns, etc. ;
la seconde section , sous le nom de
Cames pholadcs, C/iamœ pholadibus ,
renferme des Myes, un Lithodomo ,
etc. Rumphius fait avec les Cames
trois genres comprenant en général
des Vénus de Linné, mais mélangées
de Tellines, de Donaces , et renfer-
mant la ïridachne et ^Hippope^ tab. 42
à 44). Gualticri {Ind. , tab. 75 et 85 ,
86) a employé , d'après Langius , le
nom de Came pour deux genres, l'un
C/iamaœquilatera, l'autre Chama inœ-
quilatera, tous deu\ comprennentdes
Vénus deLinné.D'Argenville a donné
à la deuxième famille de ses Conques
le nom do famille des Cames , il y rap-
porte toutes celles de ses devanciers
comme des va riétés qu'il réuni t, con tre
toutes les analogies , en cinq espèces ;
celles qu'il figure comme exemple ,
sont en général des Vénus. Klein
( Ostrac. p. i48 ) a fait des Cames
une classe distincte , divisée en trois
genres qui renferment en général des
Vénus, mais oi.1 figure aussi la Tuilée.
Ainsi l'on voit qu'en général la ten-
dance des auteurs de cette époque a
été d'appliquer le nom de Cames aux
Coquilles nommées depuis Vénus , et
par conséquent de s'écarter des indi-
cations données par Pline dont Lister
et Tournefort ensuite ont voulu se rap-
procher. Adansonasuiviaussi la mar-
che des premiers conchyliologisles;son
genre Cameesten général composé de
Vénus. Linnévint enfin, et si le genre
qu'il a établi sous le nom de Came ne
ressemble pas à ceux de ses devan-
ciers , toujours est-il vrai qu'il n'était
guère mieux limité, et que par suite
des caractères qu'il lui a assignés le
mot Came a pris dans la langue
scientifique une toute autre accep-
tion. Ces caractères ne s'appliquaient
qu'aux Coquilles auxquelles Bruguiè-
re et Lamarck ont conservé ce nom
générique, et cependant Linné com-
prenait avec elles les Cardites, l'Iso-
carde et les Tridachnes. Bruguière,
le premier , réserva le nom de Cames
pour les Coquilles irrcgulières , adhé-
rentes, dont la charnicren'fstrompo-
94
CAM
sée que d'une seule dent. Coquilles
confondues avec les Huîtres et les
Spondyles par Lister et d'Argenville.
Klein (Os/rac. , p. 173, 174), outre
deux espèces confondues dans les
Huitres et les Chamœtrachœa , avait
déjà fait avec les vraies Cames les
trois genres . Globus , Stola et Cou-
cha ansata. Gualtieri avait insti-
tué pour elles le genre Conc/ia gry-
phoïdes [Ind. , pi. 101), et Adanson le
genre Jataion (Sënég. , p. 2o5), en
sorte qu'il aurait peut-être mieux valu
adopter un de ces noms que d'em-
ployer le mot Came qui n'établit au-
cune analogie avec les Coquilles
nommées ainsi par les Grecs et les
La lins, et qui paraissent être des espè-
ces à valves bâillantes , ni avec celles
des auteurs antérieurs à Linné qui
avaient appliqué ce nom aux \énus
en particulier et qui ont fait mention
des Cames de Bruguière, sous le nom
de Coucha rugata. Le genre de ce der-
nier auteur a été adopté parLamarck
et les conchyliologistes modernes ;
c'est celui dont nous allons nous oc-
cuper et dont les espèces sont telle-
ment déterminées , qu'on ne peut va-
rier à son sujet. ]\ous observerons
seulement que postérieurement à Bru-
guière , 1 ° Huuiphrey ( Mus. Calonn.,
p. 55) lui a donné le nom de Lacinia
( Lisez Gryphus ) ; 2° Poli ( Test,
ulriusq. Sic. , t. 2 p. 111) l'a appelé
Psllopus , dénomination adoptée par
Ocken {Leàrb. der Zool. , p. 23i1 qui
laisse le nom générique de Chama
aux ïridachneset aux Hippopes réu-
nies; 5° que Goldfuss ( //artf/Â. , p.
621 ) réunit à son genre Came l'I-
socarde de Lamarck ; 4° que La-
marck a fait avec la Chama ôicornis
de Bruguière le genre Dicérate , et sé-
paré les Hippopes des ïridachnes ;
5° Geoffroy (Traité sur les Coq. des
env. de Paris) a donné le nom géné-
rique deCame aux Bivalves fluviatiles
appelées depuis Cjclades par Lamk.
Le genre Came fait partie de la
famille des Camacées, F", ce mot ,
la première de l'ordre des Lamelli-
branches cardiacés. Adanson et Poli
nous ont donné des détails sur les
CAM
Animaux des Cames , le premier en
dérivant celui du Jataron (Sénég. , p.
206) , le second en expliquant l'ana-
tomie de son genre Psi/opus dont il
nomme la Coquille Psilopoderma
( lac. cit. ). Nous l'envoyons à ce
sujet à ces deux auteurs. Nous dirons
seulement ici que les Cames vivent
ordinairement à unepetiteprofondeur
dans la mer, toujours attachées à
d'autres Coquillages , aux rochers ou
aux Madrépores, et groupées entre
elles d'une manière très-variée. Rare-
ment elles offrent des couleurs bril-
lan tes, et leur valve inférieure est cons-
tamment moins colorée que celle de
dessus, et souventblancheoucendrée.
C'est à leur adhérence sur les corps
de formes diverses , adhérence telle
qu'on brise souvent la Coquille sans
pouvoir l'arracher , qu'on doit attri-
buer la variété infinie que présentent
dans leur configuration les individus
d'une même espèce de Came, ce qui
en rend la détermination fort difficile;
aussi c'est à l'intérieur qu'il faut cher-
cher les caractères spécifiques. La
surface lisse, striée ou pointillée , les
bords plissés, striés ou unis , peuvent
seuls, aveclaproportiondes sommets,
et combinés avec les caractères exté-
rieurs, donner les moyens de les dis-
tinguer. La forme irrégulière des Ca-
mes et les feuillets dont leur superfi-
cie est garnie, leur donnent au premier
coup-d'œil l'aspect des Huîtres ou des
Spondyles , mais la charnière les fait
aisément distinguer, on y voit une
callosité épaisse, inégale sur son con-
tour et dont la superficie est rabo-
teuse et garnie de tubercules ou de
crénelures qui sont répétées dans la
fossette de l'autre valve. Les valves
sont inégales , leurs sommets sont
souvent en spirale et fort saillans.
Voici les caractères du genreCame :
Animal muni de deux tubes courts
et disjoints, bordés à leur orifice de pe-
tits filets tentaculaires ; les branchies
séparées , réunies à leur extrémité ;
abdomen ovale comprimé ; un petit
pied en forme de languette coudée
de couleur rouge, ou sécuriforme. Co-
quille irrégulière , inéquivalve , fixée,
CAM
à crochets recourbes , inégaux ;^char-
nière composce d'une seule dent
épaisse , oblique , subcrénelce , s'arli-
culant dans une l'ossette de la valve
opposée ; deux impressions musculai-
res, distantes , latérales ; ligament ex-
térieur enfoncé. P'. pour les espè-
ces vivantes, Bruguiêre ( Enc.méth.
au mot Game) et Lamarck (An. sans
vert. , deuxième édit. , t. 6, i , p. 95).
Quant aux espèces fossiles , selon De-
france (Dict. des se. nat.), toutes ap-
partiennent aux couches du calcaire
de sédiment supérieur à la Craie. Ou-
tre les espèces signalées par ce savant
dans l'ouvrage cité , celles de Brocchi
et deSowerby, V. Schlolheim (Pe-
îrefact. , p. 210) , qui décrit onze espè-
ces de Camitesou Cames fossiles, mais
dont on ne peut assigner le genre ,
cet auteur entendant par Chamitem
les espèces fossiles du genre Came de
Linné. (f.)
CAMEACTIS. BOT.PHAN. Syn. ara-
be d'Hièble. V. Sureau. (b.)
CAMEAN. BOT. PiiAN. (Rum,ph,
Jmb.T. VII. pi. 8. Suppl. ) Espèce
d'Euphorbiacée indéterminée de Vln-
^e- (B.)
CAMEELBLOMSTER. bot. phan.
Syn. à' Anthémis iwbilis. , L. dans quel-
ques dialectes du JNord. r. Camo-
mille, (b)
CAMEELLTNG. bot. phan. (Mars-
dcn. ) Fruit de Sumatra comparé à la
Noix, dont on mange l'amande, et qui
provient d'un Arbre indéterminé, (b.)
* CAMEHUJA. MIN. Nom proposé
par divers savans d'Allemagne, pour
les Agales Onyx, suceptibles, par la
disposition de leurs couches colorées,
de fournir la matière des bijoux ap-
pelés Camées, oii l'une des couches
lorme une figure en relief, et la sui-
vante le fond. (LUC.)
CAMEL. MAM, Syn. anglais de
Chameau. (a, d..ns.)
CAMELAN. BOT. phan. \Anisum
^Joluccanum , Rumph , T. ii, pi. 42.)
Probablement une espèce du genre
tagara ^ Fagarier. (b.)
CAM 95
CAMELANNE, CAMELAUN et
CAMUL. i^oT. PiiAN. Noms donnés
aux Moluqucs au Fiper Malamiri ,
espèce du genre Poivre. (b.)
CAMELEE. Cneorum. bot. phan.
C'est un genre de la famille des ïéré-
binthacées et de la ïriandrie Mono-
gynic, L., reconnaissable aux carac-
tères suivans : le calice est persistant
et à trois ou quatre dents ; la corolle a
trois ou quatre pétales égaux ; les
élamines varient également pour le
nombre, de trois à quatre ; l'ovaire est
surmonté d'un style , surmonté lui-
même de trois stigmates ; le fruit est
une baie sèche à trois coques, cha-
cune ne renfermant qu'une seule
graine. Les Plantes de ce genre ont
tout le port des Euphorbiacées ; mais
leurs graines, dépourvues de péris-
perme, et autres caractères semblables
a ceux des Térébinthacées , les en sé-
parent complètement. Une espèce de
CumcXée, Cneorum Tricoccon,L., habi-
te les lieux pierreux des départemens
méridionaux de la France: c'est un
Arbuste rameux, ayant laformed'un
buisson, dont les feuilles alternes, en-
tières et sessiles, sont toujours vertes.
Cultivé dans les pays septentrionaux,
il exige des soins et des précautions
pour le garantir des gelées lorsqu'il
est en pleine terre. iT est très-âcre,
même caustique, et purge violemment.
L'autre espèce , Cneorum pulverulen-
/«OT(Vent.,Jard.deCels,T.77)estin-
digène de Ténériffe. On la cultive
dans les serres comme Plante d'or-
nsmeut. (g..n.)
CAMÉLÉON. Chamœleon. rept.
SAUR. Genre fort singulier, confondu
par Linné dans celui qu'il appelait
Lacerta , mais où ce législateur en avait
indiqué l'existence par une section, et
qui se trouve tellement distinct de
tous les autres par plusieurs caractè-
res de première valeur, que, seul, Cu-
vierl'a jugé capable de constituer une
famille particulière dans l'ordre des
Sauriens. La ureatijBonaterreetBronT
gniart l'avaient successivement établi,
Les Caméléons ont la peau dépourvue
de véritables écailles, mais chagrinée
o6
CAM
par de petits grains presque tubercu-
leux, susceptibles d'écartement quand
l'Animal distend sa peau. Le corps
est comprimé ; le dos tranchant; la
queue ronde, prenante pai-dessous ,
à peu près de la longueur du corps ;
les pieds sont séparés en cinq doigts
que réunissent une peau qui s'étend
jusqu'aux ongles , et sépaiés en deux
paquets , l'un de deujf , l'autre de
trois. La langue est charnue, cylindri-
que, pouvant s'allonger considérable-
ment, et terminée par un bouton vis-
queux; les dents sont trilobées, lesyeux
gros , saillans , mobiles indépendam-
ment l'un de l'autre, presque recou-
verts par la peau, avec un petit trou
vis-à-vis la prunelle. Les Caméléons
n'ont pas d'oreille externe visible ;
leur occiput est relevé en pyramide ;
leurs premières côtes se joignent à un
petit sternum; mais les suivantes, s'u-
nissant les unes aux autres, forment
un cercle entier autour de poumons
tellement vastes qu'ils remplissent la
presque totalité de l'Animal: ce grand
développement donne à celui-ci la
faculté de se gonfler d'une manière
prodigieuse , et ce renflement se com-
munique parfois jusqu'aux extrémi-
tés qui ensuite ne reviennent que
très-lentement à l'état naturel.
Cette singulière manière de dou-
bler son volume , la bizarrerie de sa
forme, la lenteur, la gaucherie de ses
mouvemens , la vivacité et la mo-
bilité de son regard , la façon merveil-
leuse dont il darde, pour ainsi dire,
sa langue , afin de saisir au vol les
Insectes les plus agiles, quand ils
passent à sa portée, la possibilité de
derrieurer plusieurs mois sans man-
ger, et l'habitude de percher comme
des Oiseaux, eussent suffi pour rendre
le Caméléon célèbre chez les anciens
qui cherchaient le merveilleux dans
toutes les productions de la nature ,
lors même qu'une plus grande singu-
larité ne lui eût pas attiré l'attention
de ces hommes crédules. A ce mot de
Caméléon mille idées de versatilité ,
d'inconstance , d'ingratitude et de
basse adulation se réveillent dans
notre esprit, plus que jamais surpris
CAM
de la facilité avec laquelle ou paise
aujourd'hui d'une opinion à une au-
tre; nous cherchons un terme de
comparaison qui exprime d'un seul
mot tous les genres d'infidélité et de
flatterie. Le Caméléon change, dit-
on , de couleur presque subitement
selon les corps qui l'environnent; le
Caméléon est donc le portrait de ces
hommes qui, changeant aussi de cou-
leur, n'attendent pas pour revêtir
celle du jour qu'ils aient compléte-
jnent dépouillé celle de la veille.
Mais ce Caméléon , dont le nom re-
trace le dernier degré des lâchetés
humaines, est, moins que l'Homme
lui-même , prompt à changer. De
blanc ou de grisâtre qu'il est habi-
tuellement , c'est par degrés , et com-
me en y accoutumant l'œil de l'ob-
servateur , que sa peau se bigarre de
teintes jaunâtres , purpurines ou rem-
brunies. La crainte et la colère , les
rayons du jour ou l'obscurité sont les
causes d'un changement qui, tenant
à des causes physiques, n'est jamais
aussi considérable ni aussi prompt
qu'on le croit, d'après les préjugés
reçus. Nous avons observé des Camé-
léons en liberté, fixes sur les rameaux
des Al bustes qu'ils tenaient forte-
ment serrés entre leurs doigts , à peu
près comme le font les Perroquets
dont le pied présente une certaine
analogie avec les leurs; ils étaient
aussi immobiles que s'ils eussent été
des iuiitations artificielles. Leurs yeux
seulement, dont la prunelle brdlait
comme une Pierre précieuse au milieu
d'un globe blanchâtre percé d'un pe^
lit trou étincelant, roulaient en tout
sens, et tandis que l'un regardait par-
devant , l'autre observait les objets
situés en arrière. Quelquefois le mou-
vement anguleux d'une pale comme
disloquée, lentement suivi de celui de
la suivante et du déroulement de la
queue qui servait de cinquième point
d'appui au Caméléon, déterminailun
tai'dif avancement de quelques lignes.
Dans cet état de paix, au milieu du
feuillage des Lentisques , sa couleur
était d'un blanc assez pur, tirant sur
le jaunâtre. Saisi, il se gonflait d'à-
CAM
bord et ne faisait nul effort pour évi-
ter le danger; sans doute il en sentait
l'inutilité; mais bientôt on voyait cir-
culer sur toutes les parties de son
corps des teintes diverses ducs au
sang, poussé vers la peau par la dila-
tation de ses vastes poumons. Le Ca-
méléon, rendu à lui-mcMnc, ne tardait
point à reprendre sa couleur blanchâ-
tre que la mort rembrunit. Du reste,
le plus innocent de tous les Animaux,
ce Caméléon changeant, qui ne cher-
che jamais à mordre, vit de Mouches
qu'il guette; lorsque celles-ci passent
à sa portée , son corps , sa tète , ses
membres demeurent immobiles; mais
il a calculé la portée de sa langue;
il la lance comme un trait, et l'Animal
ailé , malgré son agilité et la promp-
titude de son vol , se trouve collé au
bouton visqueux qui le rapporte en
un clin-d'œil dans la boucLie de son
ennemi.
Onfi imprimé, dans la plupart des
livres d'Hist. Nat. , qu'on ne trouvait
de Caméléons que dans les parties les
plus chaudes des régions interti-opi-
cales. Ces Animaux s'y plaisent sans
doute, mais non-seulement ils dépas-
sent les tropiques, ils s'élèvent encoi e
beaucoup au nord dans la zone tempé-
rée, paisquenous en avons ti'ouvé fré-
quemment dans le midi de l'Espagne.
L'espèce de Barbarie y est assez com-
mune autour de la baie de Cadix , oîx
lorsque, pour les opérations du siège ,
nous faisions abattre des Pins sur la
rive gauche du Guadalète , nous en
trouvions communément entre les ra-
meaux dont se formaient la cime de
ces Arbres. On en voit dans quelques
maisons , qui demeurent fort long-
temps, sans lemuer, suspendus à des
ficelles sur lesquelles on ief. a placés
comme objets de curiosité ; les Chats
en sont assez friands, et ceux qu'on
tient en captivité finissent ordinaire-
ment par les griffes de ces Tigres do-
mestiques.
Les espèces composant le genre Ca-
méléon dans 1 élat actuel de nos con-
niisanceSjSont les suivantes ;
. Caméléon VULGAIRE, Chamœleon
vu 'garis, N. C. africaniis, Laurent, n"
CAM 97
6 2 . Z ace 11 a af ricana ,G m el . , Sjst. Nat.
xiTt. l. part, in, 1069. Ce compilateur
iieravaitprobabiementvuque mort et
conservé dans quelque liqueur, puis-
qu'il le dit noir. C'est celui que nous
avons observé en Andalousie oii il est
au contraire très-blanc. La figure de
Lacépède {Ovlp. t. 1. pi. 22) est ex-
cellente, et lui convient parfaitement.
On le trouve communément en Bar-
barie ; il est de moyenne taille , et
non de la plus grande , comme on
J'a prétendu mal à propos. Le nom
d'a/rica/ii/s Tïc saurait être conservé,
puisque l'Animal auquel ou l'applique
se trouveaussi enEurope, et quedeux
ou trois autres Caméléons sont éga-
lement africiins.
Caméléon du Sénégal , C. sene-
galensis, N. C. parisiensium, Laurent.
Jmp/i. n" 59. Lacerta Chamœleon^
Gnicl. loc. cit. 1069. Seba. 1. pi. 83.
f. a. C'est probablement l'espèce qui
se trouve représentée dans l'Encyclo-
pédie (Rept. pi. 7. f 2), mais dont la
ligure est mauvaise, et qu'on dit être
si commune dans les haies, sur les
bords du iNil et autour du Caire.
Caméléon Zébke , C. Zébra , N.
Cette belle espèce que nous n'avons
point vue, se trouve dans l'Inde, à ce
qu'il paraît, dans les contrées arrosées
par le Gange. Nous la décrivons d'a-
près une figure qui nous en a été four-
nie, qui paraît fort exacte, et que
nous reproduirons dans les planches
de ce Dictionnaire. A peu près de la
tnille des Caméléons que nous avons
étudiés en Espagne, elle en a presque
toutes les formes ; la carène de sa tête
est plus pi ononcée , et celle-ci porte
une sorte de capuchon en arrière
du verlex ; le dessous de la gorge
présente aussi une petite carène for-
mée par des tubercules un peu plus
gros que ceux dont le reste de l'Ani-
mal est recouvert. Dos taches noi-
lâtres en forme do faciès se remar-
quent sur le dos, et descendent jus-
que sur les flancs; elles deviennent
annulaires sur la queue et sur les pa-
les. Cet Animal était représenté sur
les rameaux d'une espèce de petit Fi-
guier. *
98
CAM
Caméléon nain, C. pumilus. C.
Bonœ-Spei. Laurent. Ampli, n" 64.
.Lacerta pi/7nila,(jme\. loc. cit. 1069.
Scba. 1 . pi. 83. f. 5. La figure de l'En-
cyclopédie, donnée (pi. 7. f. 5) sous
le nom de Caméléon du cap de Bon-
ne-Espérance, représente un dos cré-
nelé , ce qui parait n'être pas naturel.
CaméI/Éon fourchu, Chamœ-
leori blfurcus , Daudin. Cette espèce
étrange avait déjà été mentionnée par
Pennant.Il est singulier que, sur cette
indication, Lacépède l'eût omise. Dès
long-temps nous eu possédions un
magnifique individu, dont, en l'an v,
nous adressâmes une figure fort soi-
gnée avec une description minutieuse
à la Société pbilomatique de Paris.
N'ayant jamais reçu de nouvelles de
cet envoi , notre Caméléon a été
déposé , avec le reste des belles col-
lections d'Histoire Naturelle formées
dans notre famille depuis trois gé-
nérations , dans le cabinet de l'aca-
démie de Bordeaux oii on peut le
voir aujourd'hui sous le nom de Ca-
méléon cornu. Cet Animal, d'assez
grande taille, a l'occiput plane, le mu-
seau divisé de haut en bas, et se pro-
longeant en deux espèces de protubé-
rances légèrement comprimées, qui
lui donnent un air cornu des plus
remarquables. Notre individu venait
des Moluques ; Riche a retrouvé cet
Animal dans quelque autre île de l'o-
céan Indien.
Diverses iigures de Séba et des in-
dividus conservés dans plusieurs mu-
sées, soit desséchés , soit dans la li-
queur, nous font présumer qu'il existe
encore d'autres espèces de Caméléons.
On a donné le nom de Caméléon ,
dans quelques parties de l'Amérique
méridionale, et particulièrement au
Paraguay, à divers Lézards du genre
Agame, qui ont la faculté de chan-
ger aussi de couleur. ^. Agame. Une
se trouve point de véritables Camé-
léons dans le Nouveau -Monde ; et
le Chamœlcon me.vicanusàe Laurentl,
rapporté comme une variété du Ca-
méléon ordinaire, ne venait certai-
nement pas de la Nouvelle- Espa-
gne, comme l'avait cru Scba qui ,
CAM
en beaucoup de circonstances, a don-
né des Habitai très-fautifs. (b.)
CAMÉLÉON, bot. phan. ^.Cha-
MÉLÉON.
CAMÉLÉON MINÉRAL, min.
Combinaison, à une température éle-
vée, du Peroxide de Manganèse avec
la Potasse. La dissolution aqueuse de
ce composé, abandonnée à elle-même
sous l'influence de l'Oxigène atmos-
phérique , passe successivement du
vert au bleu, au violet, au rouge, et
se décolore enfin totalement à mesure
qu'elle laisse déposer un précipité
plus ou moins abondant. Ces mêmes
variations de couleurs peuvent aussi
être déterminées par une addition
d'eau. (DR..Z.)
CAMÉLÉONIENS. bept. saur.
Famille formée par Cuvier dans l'or-
dre des Sauriens , et qui ne contient
que le seul genre Caméléon. F", ce
mot. (b.)
CAMÉLÉOPARD. mam. Traduc-
tion des noms donnés par les anciens
à la Girafe, et qu'on lui donne en-
core quelquefois. /^. Girafe, (b.)
CAMÉLIÉES. BOT. PHAN. Nom
proposé , selon Bosc , pour une nou-
velle famille de Plantes dont le genre
Ca/«e///a serait le type. f^. Camellie.
(B.)
CAMÉLINE. Camelina.-Ror.vHKS.
Sous ce nom , les botanistes actuels »
et notamment DeCandolle, compren-
nent des Plantes de la famille des
Crucifères et de la Tétradynamie si-
liculeuse, qui appartenaient au genre
Myagrum de Linné. Elles ont un ca-
lice sans bosses, des pétales entiers;
les filets des étamines sans appendi-
ces ; lasilicule obovale uu sphérique,
obtuse , à valves ventrues , déhiscen-
tes et à deux loges remplies d'un
grand nombre de graines non bor-
dées , dont les cotylédons sont iu-
combans ; les fleurs de ces Plantes
sont jaunes, leurs tiges souvent ra-
meuses, et leurs feuilles amplexicau-
les ou sagittées. Le genre Caméline se
dislingue du Myagre par son fruit po-
lyspermc : des Cochlcaria , Draba ot
CAM
Alysson , par ses colylëdons incom-
bans. Quoique le nom de Myagrum ,
donné par Linné à l'espèce la plus
remarquable, eût dû être conservé
au genre, De CandoUe a cru devoir
adopter le nom vulgaire deCaméline,
proposé parCranlz, Dcsvaux et R.
Brown , pour ne pas augmenter la
confusion des noms déjà trop grande
dans celte famille , réservant celui de
Myagrum à une espèce qu'il place
dans le groupe des Isatidces. Il a di-
visé le genre Cameline en deux sec-
tions : la première, qu'il appelle Clia-
mœlinumyA les silicules oDovales; la
seconde , Pseudoliniirn, les a sphéri-
ques. Ces Plantes habitent l'Europe
et l'Asie. On en cultive une espèce ,
Camelina satU'a , D. C. , à cause de
ses graines dont on relire une huile
fixe par expression. (g. .N.)
* CAMELINÉES. Camellneœ. bot.
PHAN. C'est le nom de la huitième
tribu des Crucifères , donné par De
CandoUe ( Syst. Vegel. T. ii , p. 5 1 3 )
au groupe qui comprend les genres
Stenopetalum , Camelina et Eudema.
Il les appelle aussi Nothorizées lati-
septées {Notorhizeœ latiseptœ) , parce
2ue la radicule est placée sur 1« dos
es cotylédons , ou , en d'autres ter-
mes , parce que ceux- ci sont incom-
ba ns. Leur silicule biloculaire ou
iiniloculaire par avortement, à val-
ves plus ou moins concaves , souvent
déhiscentes et séparées par une cloi-
son elliptique d un grand diamètre
transversal , caractérise bien cette tri-
bu des Crucifèies, et mérite le nom
adjectif que M. De CandoUe leur a
imposé. (g..n.)
CAMELLIE. Camellia. bot. phan.
Genre de la famille des Théacées, dé-
dié par Linné au jésuite Camelli ,
qui visita le Japon et les îles Philip-
pines ; on le reconnaît aux caractères
suivans : les fleurs sont grandes, so-
litaires ou réunies à l'aisselle des
feuilles; leur calice est formé de cinq
ou six sépales concaves et coriaces,
environné de dix à douze écailles im-
médiatement imbriquées; la corolle
S-Q compose de cinq pétales arrondis ,
CAM 99
obtus, un peu réunis parleur base et
ressemblant à une corolle monopéta-
le profondément quinquép.utie. Les
élamines sont fort nombreuses; leurs
filets sont soudés et nionadelphcs par
leur base , qui est insérée à la partie
inférieure des pétales. Les anthères
sont globuleuses, à deux loges séparées
par un connectif. L'ovaire est turbi-
né , à trois loges qui contiennent cha-
cune deux ovules. Le style est trifide
à son sommet , et se termine par
trois stigmates obtus. Le fruit est une
capsule globuleuse , à trois côtes, li-
gneuse, formée de trois coques mo-
nospermes par avortement.
Les Camellies dont on connaît au-
jourd'hui six ou huit espèces ou va-
riétés remarquables , sont de jolis
Arbrisseaux qui décorent nos jardins
et nos salons. Leurs feuilles persis-
tantes , d'un vert foncé, luisantes ,
dentées en scie, sont alternes; leurs
fleurs sont très -grandes , ordinaire-
ment d'un beau rouge , ou blanches,
ou enfin panachées; elles doublent
avec facilité , et par leur grandeur et
leur éclat, elles peuvent, en quelque
sorte, rivaliser avec nos belles espèces
de Roses ; mais elles sont inodores, et,
malgré la vogue avec laquelle les Ca-
mellia se sont répandus depuis plu-
sieurs années, ils ne l'emporteront
jamais sur notre Rose, qui restera tou-
jours la reine des fleurs , par la fraî-
cheur de son coloris et la suavité de
son parfum.
L espèce la plus répandue dans
nos jardins est le Camellia Japonica ,
L. , Jacq. , le. rar. , 3, t. ôôo , Arbris-
seau élégant et toujours vert, originai-
re du Japon. On en voit dans les jar-
dins de Paris qui ont sept à huit pieds
de hauteur. Ses fleurs, naturellement
d'un beau rouge incarnat et simples,
sont quelquefois d'un beau blanc et
doubles. Cette dernière variété est
beaucoupplus recherchée parlesama-
teurs.Les cultivateurs en distinguent
un grand nombre d'autres variétés ;
tels sont le Camellia Pinck, à fleurs
doubles, d'un rose tendre, à feuilles
plus arrondies et moins dentées: le
Camellia Pompon; lés pétales exté^
loo CAM
rieurs sont blancs, planes, ceux du
centre sont roulés en cornets et rou-
ges à leur base. Le CamelUa'P ivuine ;
ses pétales sont disposés comme dans
la variété précédente, mais d'un beau
rose. Le Camellia à fleurs iV Anémo-
ne , fleurs rouges , pétales extérieui-s
tiès-grands et planes ; ceux du centre
très-petits et roulés en cornets , etc.
On cultive également, mais plus ra-
rement , une autre espèce qui vi^nt
aussi de la Chine et du Japon; c'est le
Camellia Sesanqua de ïhunberg ou
Camellia-Thé. Cette espèce se distin-
gue facilement par ses rameaux plus
g; êles , ses feuilles plus étroites , ses
fleurs blanclies , beaucoup plus peti-
tes , simples et légèrement odorantes.
Les Chinois mélangent quelquefois
ses fleurs avec le Thé pour lui donner
plus de parfum. Ses graines, mais
surtout celles de l'espèce précédente ,
contiennent beaucoup d'huile grasse ,
que les Japonais en expriment pour
les usages domestiques.
Les Camellia sont des Arbrisseaux
d'orangerie , mais que l'on pourrait
naturaliser en pleine terre. Ils de-
mandent les mêmes soins que l'Oran-
ger, et se multiplient de graines ou de
marcottes.
Forskalh avait donné le nom de
Camellia à un Végétal foit différent
qu'il avait découvert en Arabie , et
qui depuis a été placé dans le genre
lluellc , sous le nom de Ruellia
graiidiflora , L. (a . r . )
CAMELLO. MAM. Qui se prononce
Cameillo. Syn. espagnol et portugais
de Chameau. Les Italiens disent Ca-
rnelo. (u.)
CAMELOPARDALIS. mam. l\lê-
me chose que Caméléopard. V. Gi-
KAFE. (b.)
CAMELOPODIUM. bot. phan.
(Dioscoride. ) Syn. de Marruhium cre-
ticum owperegrhium . ^.Marrube . (b .)
CAiMELSTRO. BOT. phan. Vieux
nom allemand à'Jndropogon Schœ-
nanthus, L. (b.)
CAMERAIRE. Cameraria. bot.
PHAN Genre de la famille des Apoci-
Cam
nées. Ses caractères sont : un calice
très-petit, quinquefide ; une coiolle en
entonnoir, dontle tube renfléà sa base
et à son sommet se rétrécit dans l'inter-
valle, et dontle limbe se partage en
cinq lobes obliquement contournés
dans la perfloraison; les filets des
étamines présentent un appendice à
leur base, et leurs anthères conni-
ventes, nue double soie à leur som-
met; le style court est surmonté d'un
stigmate en tête et bifide; le fruit est
formé de deux follicules divariqués
et compi'imés, renflés de l'un et de
l'autre côté à leur base, et contenant
un rang de graines aplaties cl sur-
montées d'une expansion membra-
neuse. On a décrit quatre espèces de
ce genre. Ce sont des Arbres ou des
Arbrisseaux à fleurs disposées en co-
rymbes axillaires ou terminaux; leurs
feuilles opposées sont marquées de
nervures parallèles et transversales
dans deux espèces : le Cameraria la-
tifolia , L. , originaire de l'Amérique
méridionale , et le C. zeilanica qui
s'en distingue par ses feuilles plus
allongées et ses fleurs plus petites;
les nervures des feuilles forment un
réseau dans le C. lutea , Willd. , C.
tamaquarina, Aublet (Plantes de la
Guiane, t. 102). Elles sont linéaires
dans le C. angustifolia. C'est Plumier
qui, dans ses nouveaux genres d'A-
mérique , a établi celui-ci et fait con-
naître la première et la dernière es-
pèce. Il l'a consacrée àJ.Camerarius ,
médecin et botaniste à Nuremberg ,
qui vivait dans le seizième siècle.
(A. D. J.)
CAMERI. BOT. PHAN. Euphorbia-
cée indéterminée de l'Inde , qui n'est
peut-être qu'un double emploi de
Camean. /^. ce mot. (b.)
CAMERIER. BOT. phan. Même
chose que Caraéraire. J^. ce mol. (b.)
CAMERI NE. Camerina. moll.
FOSS. J^. NUMMULITE.
CAMERINHIERA. bot. phan.
Pour Camarinheiia. P^. ce mot. (b.)
CAMERISIER. Xylosteum. bot.
PHAN. Tournefort avait établi les
CAM
deux genres Chamœcerasus et Xylos-
teum, que plus tard Llnuii avait réu-
nis au genre Chèvrefeuille, en y com-
prenant également le genre Dier-
villa du même auteur et le Sympkori-
carpos de Dilleniiis. Mais les auteurs
modernes ont abandonné l'opinion
de Linné pour revenir à celle de
Tournefort, et l'on a de nouveau
érigé en genre distinct les Camcri-
siers sous le nom do Xylosteum, en y
réunissant les espèces dont il avait
formé son genre Chamœcerasus. Ce
genre est suffisamment distinct du
Caprifulium par ses fleurs constam-
ment géminées au sommet d'un pé-
doncule commun axillaire ; par sa
corolle à deux lèvres , dont la supé-
rieure ofTre quatre divisions, tandis
que l'inférieure est simple , et enfin ,
parce qu'il se-compose d'Arbrisseaux
non sarmcnteux nigrimpans. — Tous
les Canierisiors ont les feuilles oppo-
sées et entières; leurs fleurs, généra-
lement moins longues que celles des
Chèvrefeuilles , sont toujours gémi-
nées au sommet d'un pédoncule com-
mun; tantôt leurs ovaires sont sim-
plement contigus; tantôt ils sont sou-
dés par leur côté interne de manière
à former un même fruit ; au sommet
du pédoncule on trouve six bractées ;
deux plus grandes sont extérieures;
et quatre beaucoup plus petites sont
appliquées deux à deux de chaque
côté des deux ovaires. La structure
de l'ovaire, et par conséquent celle
du fruit, n"a point encore été exacte-
ment décrite jusqu'à présent, puis-
qu'on lui attribue deux loges , et que
l'on donne ce caractère comme pro-
Ï)re à distinguer ce genre des Chèvre-
éuilles dont l'ovaire est à trois loges.
Toutes les espèces de Camerisiers ont
toujours l'ovaire à trois loges, et
dans chaque loge, de deux à quatre
ovules pendans de la partie supé-
rieure et interne. Dans les espèces
dont les deux ovaires sont Soudés ,
les loges sont également distincte^,
ainsi qu'on peut le voir par exemple
dans le Camerisier des Alpes, Xjlos-
teum alpigenum ; mais assez sou-
vent , après la fécondation , quelques-
CAM 101
uns des ovules et même des cloisons
disparaissent,etlefruitpréscnte tantôt
trois, tantôt deux, ou même une seule
loge. L'ovaire est toujours couronné
par cinq petites dents aiguës; la co-
rolle est n»onopétalc , plus ou moins
irxégulière , ordinairement à deux
lèvres, dont la supérieure est à qua-
tre divisions profondes et l'inljérieure
simple; les étamines , au nombre de
cinq , sont libres et insérées à la co-
rolle ; le style se teruiine par un stig-,
mate épais, ombiliqué, et légèrement
trilobé. Le fruit est une baie globu-
leuse, ombiliquée, à deux ou à trois
loges dans chacune desquelles on
trouve une, deux ou trois graines
■ La plupart des espèces de ce genre
sontcultivces en pleine terre dans nos
jardins d'agrément. Un grand nom-
bre sont indigènes de l'Europe. On
peut les diviser en deux sections ,
suivant que les deux ovaires sont sou-
dés, ou suivant qu'ils sont distincts :
f Ovaires soudés.
Camerisier des Alpes, Xylos-
teum alpigenum, Eich. {Cat. Jiort.,
med.) Cet Arbrisseau peut s'élever à
une hauteur de dix et douze pieds, et
se distiiigue facilement à ses feuilles
larges, glabres et luisantes, et à ses
fleurs d'un brun rougeâtre. Il croît
dans les Alpes et les Pyrénées.
Camerisier bleu , Xylosteum cœ-
ruleum; ses feuilles sont beaucoup
plus petites que dans l'espèce précé-
dente , elles sont un peu pubescenles ;
ses fleurs sont jaunâtres, et ses baies,
parvenues à leur parfaite maturité,
offrent une couleur bleue foncée ,-
celte espèce croît également dans les
Alpes.
ff Ovaires non soudés.
Camerisier commuxV, Xylosteum
vulgare; il croît naturellement dans
les contrées septentrionales de l'Eu-
rope. Ses feuilles sont ovales , arron-
dies , couvertes d'un duvet blanchâ-
tre ; ses fleurs sont d'un rose pâle , et
remplacées par des baies rouges.
Camerisier de Tartarie , Xylos-
teum tartaricum ; celte espèce, l'une
des plus jolies du genre , est celle que
l'on désigne communément sous le
loa CAM
nom de C/iamœce/asus, ou de Cerisier
nain. C'est un Arbrisseau de huit à
dix pieds d'élévation , qui porte des
feuilles cordiformes , molles , lisses et
glabres ,- des fleurs très-nombreuses ,
roses, et d'un aspect fort agréable;
ses baies sont rouges lorsqu'elles ont
acquis leur parfaite maturité. C'est
une des espèces le plus fréquemment
cultivées dans les bosquets, (a. r.)
CAMESPERME. bot. phan. Pour
Comesperme. P'. ce mot. (a. r.)
CAMFE. BOT. phan. Nom qu'on
prétend désigner les Graminées du
genre u^ira chez les Auvergnats , les-
quels probablement, ne les distin-
guent guère des autres Herbes, (b.)
*CAMHA. BOT. CRYPT. L'un des sy-
nonymes de Truffe en langue arabe.
(B.)
CAMICHI. OIS. r. Kamichi.
(DR..Z.)
CAMIFITIUS. BOT. PHAN. Ce mot ,
évidemment dérivé du latin Chamœ-
pithis , désigne la Germandrée sur
les côtes de Barbarie. (b.)
CAMILBLOMMOR.BOT.PHAN.Syn.
suédois à' Anthémis nobilis , L. F'.
Camomille. (b.)
* CAMILLE. Camlllus.MoiJL. De-
nis Montfort a établi ce genre pour
une petite Coquille de l'Adriatique ,
décrite par Soldaui ( Test. mior. part.
1, p. 24, ï. xix) , et qu'il nomme Ca-
millus armatus ; elle est globuleuse ,
à spire peu élevée , à sommet mame-
lonné , ayant son ouverture arrondie ,
échancrée, et terminée par un canal
droit avec une dent à la base de sou
bord gauche; sa couleur est verdàtre
et transparente. Elle est fort petite, (b.)
CAMILLE ou GHAMILLE. bot.
PHAN. Syn. allemand de Matricarla
Charnomilla^lj. (b.)
*CAMI1NE-MALE. min. Syn.de
Beurre-de-Monlagne,/^. ce mot, chez
les Orientaux. (LUC.)
CAMINYAN.EOT.PHAN.(Marsden.)
Nom du Benjoin à Sumatra. /'. Ca-
MAYAN. (b.)
CAM
CAMIRI ET CAMIREU. bot.
PHAN. ( Camitiuin. Rumph , Amb.
T. II, t. 58), probablement le Ban-
coulier , V . ce mot, à Java et dans les
Moluques. (b.)
CAMIRION. BOT. PHAN. Double
emploi de Camiri. (b.)
CAMITES. moll. foss. Nom donné
aux Cames fossiles. K. Came, (b.)
CAMIUM etCAMUM. Syn. arabe
de Cumin. (b.)
*CAMLY. ins. Syn. islandais d'A-
beille, (b.)
CAMMARUM. bot. phan. Espèce
du genre Aconit , pour laquelle Lmné
emprunta en le latinisant le nom de
Cammaron, qui, dans Dioscoride, dé-
signe un Delphinium ou la Mandra-
gore , et dans Pline , V Arnica scor-
pioides ,\j.
CAMMETTI. bot. phan. ( Rhéede,
7>/a/aZi.T. v,p. 45. jArbredu Malabar
imparfaitement connu, et qui paraît
voisin de l'Exaecaria. (b.)
CAMMOCK. BOT. PHAN. Syn. an-
glais à'Ononis arvensis , L. (b.)
CAMOLENGA. bot. phan. Cucur-
bilacée de l'Inde , dont la description
etla figuredonnées par Rumph {Amb.
T. V, p. SgS, t. i43) ne suffisent pas
pour reconnaître l'espèce, mais qui
pourrait être la même que le Cama-
langa, dont, au rapport de Dalé-
champ, les Espagnols font d'excel-
lentes confitures appelées Carabassa-
(ias. (b.)
CAMOLXOCHITL. bot. fhan.
Espèce indéterminée du genre Cœsal-
pinia , originaire du Mexique, (b.)
CAMOMELE. bot. phan. L'un des
noms vulgaires du Matricaria Chamo-
milla dans le midi de l'Europe, (b.)
CAMOMILLE. Jnthemis. bot.
phan. Genre de la famille des Synan-
thérée's de Richard , section des Co-
tyrablfères, el de la Syngénésie Po-
lygamie superflue, L. C'était le Cha-
inamelum des anciens botanistes ,
ainsi que de Tournefort et d'Allioni ,
d'où le nom fiançais de Camomille.
CAM
H est ainsi caractérisé : involucre hé-
misphérique, composé d'écaillcs im-
briquées presque égales entre elles et
scarieuses sur leurs bords ; fleurs ra-
diées, à demi-fleurons nombreux,
lancéolés , femelles et fertiles ; à
fleurons hermaphrodites ; réceptacle
convexe et garni de paillettes ; aliènes
sans aigrettes, mais couronnés par une
membrane entière ou dentée. Les Ca-
momilles sont des Plantes herbacées
douées d'une odeur pénétrante, due à
la présence d'une huile volatile assez
abondante et remarquable par sa
belle couleur azurée; leurs nouilles
sont en général très-découpées, et
leurs fleurs , ordinairement termi-
nales , sont discolores , c'est-à-dire ,
ayant les rayons blancs ou louges et
le centre jaune ; quelquefois cepen-
dant les rayons sont également jau-
nes. C'est d'après ce caractère artifi-
ciel que les auteurs ont distribué les
nombreuses espèces d'Anthemis. La
plupart de ces Plantes habitent l'Eu-
rope méridionale et le bassin de la
Méditerranée. Parmi les Camomilles
à rayons discolores , une espèce se fait
remarquer parce qu'elle est assez ré-
pandue dans les environs de Paris , et
que , cultivée dans les jardins , elle
aoulîle facilement; en cet état elle est
très-employée en médecine sous le
nom de Camomille l'omaine {Anth.
nob'dis , L.) , et c'est un des meilleurs
stomachiques dont on puisse faire
usage. La racine de Pyrèthre , usitée
pour exciter la saUvation , est celle
de Y Anthémis Pyrethrum, L. Selon
Desfontaines, cette racine, manLée
lorsqu'elle est fraîche, communique
à la main une sensation de froid , puis
une chaleur assez vive. (Desf. Flor.
allant. 5 , p. 287. ) Dans la section des
Camomilles à fleurs entièrement jau-
nes , une Plante a des fleurs employées
dans la teinture en jaune , Anthémis
tinctoria , L.
De CandoUe avait réuni au genre
Anthémis, le Chrysanthemum indi-
cum , L. , Plante d'ornement commune
dans les partenes à la fin de l'au-
tomne. On n'enavait jamais vuquedes
fleurs doubles de couleurs très-di-
CAM io3
verses, et alors le réceptacle était
toujours garni, quoique incomplète-
ment, de paillettes; c était cette cir-
constance qui avait déterminé De
Candolle à placer cette Piaule parmi
les Camomilles. Cependant on savait
qu'en Angleterre, quelques pieds se
conservaient toujours avec des Fleurs
simples ; Gay , de la Société d'His-
toire naturelle de Paris, en a fait ve-
nir au Jardin du Luxembourg et a pu
vérifier le caractère donné à celte
Plante par Linné , savoir : que les
rayons de la fleur sont naturellement
jaunes , et que le réceptacle est nu
comme dans les Chrysanthèmes.
(G..N.)
CAMOMILLE DE PICARDIE.
BOT. PHAN. Syn. de Myagrum sativum.
V. Caméline. (b.)
* CAMONA. BOT. PHAN. Nom de
pays que porte Viriartea de la Flore
du Pérou. P'. Iriartée. (b.)
CAMOONING. BOT. PiiAN. (Mars-
den.) Grand Arbre indéterminé de
Sumatra , dont le bois est élégamment
veiné, et qu'on emploie pour divers
petits meubles. On le suppose le
même que le Chalcas paniculata. (b.)
CAMORCIAetCAMOSCIO. mam.
Syn. de Chamois , espèce d'Antilope
dans quelques cantons de l'Italie, (b.)
CAMORON. CRUST. Pour Cama-
BON, y. ce mot.
GAMOSCIO. MAM. /^.Camorcia.
CAMOTES. BOT. PHAN. Variété
fort savoureuse du Convolvulus Bata-
tas cultivée dans la province de Pa-
nama en Amérique. F". Amotes et
Liseron. (b.)
CAMOUCHE ou CAMOUCLE. ois.
Syn. du Kamichi, Palamedea cor-
nuta, L. /^. Kamichi. (dr..z.)
CAMODLROULOE. bot. phan.
Nom caraïbe de Convolvulus brasi-
liensis , espèce du genre Liseron, (b.)
CAMPAGNOL. Arvicola. mam.
Cuvier a caractérisé ce genre , parmi
les Rongeurs à clavicules complètes,
par trois molaires partout, dont l'an-
io4
CAM
tërieure est ordinairement la plus
longue , et dont chacune est formée
d'un seul tube vertical d'émail ,
transversalement comprime et plissé
sur toute la hauteur de ses côtés in-
terne et externe , de manière que les
plis représentent autant de prismes
triangulaires alternant d'un côté à
l'autre. Chaque dent a cinq, six,
et même huit prisraes par côté. Cha-
que rangée de prismes, ayant ses
Isases contiguës à celles -de 1 autre
sur une ligne droite d'avant en ar-
rière de la dent, il en résulte l'appa-
rence illusoire d'une lame centrale
d'émail. Les molaires des Lièvres, des
Cobaïes jdesCabiais, sont aussi can-
nelés sur toute la hauteur de leurs
tlancs , mai? il y a toujours pour cha-
que dent plusieurs tubes inégalement
aplatis, de sorte que chaque molai-
re , dans ces derniers genres , est réel-
lement multiple comme dans les Élé-
phans.
Avant Cuvier,Pallas [Nou.Sp. Gllr.)
avait réuni les Campagnols et les
Lemmings sous le titre de Mures
CunicuLarii. C'était la troisième divi-
sion de son grand genre Murinus.
Mais il n'avait pas nioiivé cette réu-
nion, dans laquelle d'ailleurs n'en-
traient pas les Ondatras, sur un carac-
tère positif, à l'influence duquel l'or-
ganisation entière fut subordonnée. Il
n'avait vu d'autre convenance géné-
rale parmi ces nombreuses espèces ,
qu'il a d'ailleurs si bien étudiées en
particulier , que la petitesse des inci-
sives et des pieds , leur activité hiver-
nale et leur instinct voyageur. Le vice
des deux premiers caractères, c'est
d'êtie vagues; celui des deux der-
niers , c'est de n'être pas visibles sur
l'animal. Certes, les qualités en ques-
tion dérivent des organes ; mais l'ex-
pression seule de la condition méca-
nique qui en gendre ces qualités, pour-
rait former un caractère.
La loi de la corrélation des for-
mes, par laquelle Cuvier a fait de
la place et de la dénomination
jnéthodique d'un animal, l'expies-
sion même de sa nature ( V. A}iA -
tomie) , trouve l'une de ses plus heu-
CAM
reuses applications dans la convenan-
ce d'organisation générale des nom-
breuses espèces de Campagnols. La di-
versité en nombre et en développe-
ment de certaines parties du sque-
lette , telles que les côtes qui varient
de treize à quatorze, et des vertèbres
caudales de sept à vingt-sept, laisse
subsister 1 harmonie léciproque entre
la figure des dents et les formes de
l'intestin. Et comme des formes dé-
terminées dans un organe eu néces-
sitent ailleurs d'autres qui le sont
aussi, il suffira de voir une partie
pour en conclure les autres. Ainsi de
tous les Rongeurs, moins sans doute
les Rats- Taupes, les Campagnols
ont l'interpariélal lé plus petit, et la
vue plus faible , l'arcade interocu-
laire du frontal plus étroite, et par-
tant la fosse éthmoïdale plus petite,
et l'odorat moins actif. Le péroné sou-
teud vme arcade du tibia au tiers in-
férieur duquel il se soude , et aug-
mente ainsi les surfaces d'insertion
musculaire , et parlant la force d'im-
pulsion des membres postérieurs. En-
fin l'arcade zygomatique est plus so-
lide que dans les Rats et les Ham-
sters , qui sont pourtant plus carnas-
siers. J'ajoute qu'entre le bord alvéo-
laire et les apophyses coronoide et
condvloïdienne , fort écartées en de-
hors^ le maxillaire inférieur est ex-
cavé longitudinalement pour mettre
des alimens en dépôt; qu'enfin la
caisse auditive est plus renflée que
dans la plupart des autres Rongeurs ,
indice certain d'une ouïe plus acti-
ve et plus fine. Excepté deux ou trois
espèces qui ne s'écartent pas beau-
coi^p du bord des eaux, la plupart
des Campagnols sont doués d'uu
instinct d'excursion qu'il ne faut pas
confondre avec celui d'émigration.
Quelque lointaines que soient leurs
excursions , ceux qui ont survécu aux
périls du voyage, retournent cons-
tamment au pays. Les Rats, au con-
traire , ne trouvent pas de barrières
dans leur instinct, quand les mers,
les fleuves ou les montagnes ne leur
en opposent plus. Ainsi l'invasion de
l'Europe par le Rat commun etlcSur-
CAM
mulot , jr a été suivie de leur établis-
sement. Aucune espèce de Campa-
gnol, au contraire, n a encore franchi
les limites de sa patrie ( V. notre
Mémoire sur la géographie des Ani-
maux vertébrés moins les Oiseaux.
Journ. de Physiq. février 1822 ). Ex-
cepté le Rat d'eau , répandu depuis le
midi de l'Europe jusqu'au nord-est
de l'Asie , et resté inaltérable maigre
la diversité de ces climats , toutes les
autres espèces sont échelonnées en
longitude sous les Zones boréales et
tempérées des deux continens , par
régions dont la largeur varie beau-
coup dans le sens des méridiens. Le
Campagnol vulgaire est de toute
l'Europe et de l'Asie, à l'ouest du
méridien passant par l'Obi et lo bord
oriental de la mer Caspienne : le ^Uts
socia/is , des contrées entre le Vol^a
et le Jaïck ; le Campagnol Econome de
toute la Sibérie orientale; les espè-
ces ^/e^a/Zs, rutilus, alliaceus et saxa-
tllls , delaDaourie et de la Mongolie :
mais dans une même circonscription
géographique chaque espècehabite des
sites particuliers, caractérisée par la
hauteur verticale, l'aridité ou l'hu-
niidilé du sol.
f Les Ondatras ou Campagnols à
PIEDS PALMÉS , Fiber. Cuv. , qui ont
la queue verticalement comprimée
et écailleuse, et dont on ne connaît
bien qu'une espèce ; du nord de l'A-
mérique.
1°. Ondatra ou Rat musqué du
Canada , Castor Zibetecus , L. Mus
Zibeteciis , Gmel. Bufl". T. x , pi. 1 ;
Schreb. pi. 176. Encycl. pi. 67,fig. 7.
Presque de la grosseur du Lapin ,
mais plus bas sur jambes; il a cinq
doigts fortement onguiculés à tous
les pieds , dont la demi-palmure est
complétée , sur le bord interne des
doigts , par des rangées de poils roi-
des et onctueux , dont les sommets
s'entrecroisent comme dans les Musa-
raignes d'eau. Sa queue, déjà remar-
quable par son aplatissement ver-
tical sur le milieu de sa longueur, est
aussi longue que le corps ; elle a
vingt-sept vertèbres. Sa plus grande
CAM »o5
largeur n^excède pas sept lignes.
Sa couleur générale est brun-rous-
sâtre nuancée de gris, à cause du
double poil de la fourrure : l'un ,
soyeux et brun , est long de dix à
do"uze lignes; l'autre est un duvet gris
très-fin^ de cinq à six lignes , qui est
traversé et recouvert par l'autre ; l'œil
presque aussi grand que celui duCas-
tor ; l'oreille arrondie est toute velue ;
il a quatorze côtes comme le Rat
d'eau. C'est à tort que Sarrasin, qui
en a donné une anatomie complète
(Méni. de l'Acad. des Se. pour 1725),
nelui en accorde que douze. L'odeur
fortement musquée qu'il exhale, sur-
tout au printemps pendant le rut , et
qui (i\illit,à cette époque, être funeste
à Sarrasin, dans plusieurs dissections,
provient d'un liquide de la consistance
et de la couleur du lait, liquide sé-
crété par un appareil de glandes vo-
lumineuses , situées entre les muscles
peaucier et grand oblique en avant
du pubis. Les canaux excréteurs de
ces glandes contournent le bord pos-
térieur du pubis, longent la verge
jusqu'au gland dans le mâle, et l'u-
rètre jusqu'au clitoris dans la fe-
melle : ce ne sont donc pas des
rostates. I/intestin est six ibis plus
ong que le corps; le colon est ter-
miné par un intestin spiral comme
dans les autres Campagnols. La fe-
melle porte six mamelles ventrales et
autant de petits. Sarrasin parle obscu-
rément d'une particularité anatomi-
que , qu'il importerait de vérifier; il
dit que pendant l'hivernage , lorsque
l'Ondatra ne vit que de lacines, la
face interne de l'estomac est tapissée
d'une membrane blanche , de consis-
tance de crème épaissie qu'il parvint
à extraire de plusieurs individus, et
remplie d'eau, laquelle finit par suin-
ter etsetamiserau travers: cette mem-
brane n'existerait pas pendant l'été ,
saison oii les membranes de restomac
sont si minces, qu'il est tranparent
comme dans le Castor.
Les Sauvages, frappés de la ressem-
blance de l'Ondatra avec le Castor
pour l'industrie et mêmepour l'aspect
dans le jeune âge de celui-ci,lc5 croicu t
l
106 CAM
du même sang. Ils disent que le Cas-
tor est l'aîné et a plus d'esprit. Néan-
moins , quoique plus simples , les
constructions de l'Ondatra ont enco-
re leur mérite , surtout en considé-
rant que l'Animal ne travaille pas
far un instinct aveugle, mais par
appréciation de la convenance de
telle partie du travail avec la néces-
sité du lieu et du temps. Ainsi il y a
ordinairement des galeiies souterrai-
nes pour aller de la cabane au fond de
la rivière; d'autres sont destinées seu-
lement pour les ordures. Ces galeries
leur servent à aller en hiver chercher
à manger sans être vus. Mais s'ils ont
pu élever leur cabane contre une jon-
chaie assez épaisse pour soutenir en
hiver une voûte de glace et de neige,
alors ils ne creusent pas de souter-
rains , et se fraient des routes à tra-
vers les joncs.
Leurs cabanes , dont Sarrasin a
donné la figure, le plan et l'élévation
(pl.ii,/oc. c//.), sont établies toujouis
au-dessus des plus hautes eaux sur le
bord des lacs et des rivières dont le lit
est plat et l'eau dormante. Elles for-
ment un dôme de deux pieds de diamè-
tre intérieur en tous sens. Quand elles
sontfaitespour sept ouhuilindividus,
l'intérieur offre plusieurs étages de
gradins pour y monter en cas d'inon-
dation. La voûte , épaisse de quatre
f)Ouces , est en bouse pétrie avec de
a glaise et des débris de joncs, et ma-
çonnée à l'aide des pâtes et de la
queue. La couverture , épaisse de
huit pouces , est de joncs nattés fort
régulièrement à l'extérieur. La porte
de la cabane se ferme en hiver quand
ils ont creusé des puits , mais reste
ouverte quand la cabane est dans une
jonchaie. Avant le dégel ils se reti-
rent dans les hautes terres. C'est le
temps de l'amour. Alors , outre les
glandes dont nous avons parléjles pros-
tates et tout l'appareil génital , pres-
que oblitérés auparavant, grossissent
énormément, comme dans la plupart
des Rongeurs et Insectivores fouis-
seurs. Quand elles ont conçu , les fe-
melles retournent aux cabanes; mais
les mâles continuent de courir la
CAM
campagne jusqu'à la fin de l'été >
qu'ifs bâtissent de nouvelles cabanes
pour l'hiver. Plus au midi , dans la
Louisiane, l'Ondatra se terre et ne
construit pas. En été il se nourrit de
toutes sortes d'herbes; en hiver prin-
cipalement de racines de Nymphœa
et d'Acore aromatique. Ses muscles
maxillaires sont si forts , qu'en une
nuit un seul Ondatra perça, dans une
cloison de bois dur , un trou de trois
f)ouces de diamètre et d'un pied de
ong , pour s'échapper.
tt Campagnols proprement dits ,
Aivicola, \jac., Hypitdœus, lUiger.
Tous ont la queue velue, celle-ci
est plus ou moins courte que le
coi'ps; le pouce de devant eS^t caché,
etson ongle est en général remplacé
par une callosité.
2°. Le Rat d'eau , Mus amphi-
hiusyhin., Musmarinus, MXiSin.,Mus
aquaticus , Rai et Briss. , Schreb.
pi. 186 , Encycl. pi. 68fig. 9. Un peu
plus grand que le Rat, d'un gris brun
foncé; queue d'un tiers plus courte que
le corps. Il n'y a que l'ongle de visi-
ble au pouce de devant. Les quatre
pieds nus et squammeux ; oreilles
nues , presque cachées dans le poil;
les incisives plus jaunes que dans ses
congénères : U s'en sert plus que de
ses ongles pour fouir. Ses trous , pa-
rallèles au sol et peu profonds, ont de
fréquentes sorties comme ceux de la
Taupe. 11 vit sur le bord de toutes les
eaux , surtout de celles qui abondent
en Typha , même quand elles man-
quent de Poissons dont il ne mange
pas. Quand il est surpris , il court se
jeter à l'eau et nage mal.
En Sibérie il est plus grand qu'en
Europe et d'au tant pi us qu'on s'avance
dans lenord-esl. Vers l'embouchuredu
Jenisey et de l'Obi, les Ratsd'eausont
assez grands pour que l'on emploie
en vêtemens leur fourrure quia deux
sortes de poils comme celle de l'On-
datra. Dans tous les climats , les mâ-
les sont plus grands et d'un poil plus
foncé que les femelles. Ils ont aussi
quelques poils blancs au bout de la
queue et îi la lèvie d'en bas. Entre
l'Obi et le Jenisey , il y en a une va-
CAM
riélé d'ailleurs semblable à celle
d'Europe , mais avec une grande ta-
che blanche entre les épaules et une
raie blanche sous la poitrine.
Le Rat d'eau a vingt-trois vertèbres
à la queue ; les mamelles sont imper-
ceptinles sur le mâle et la femelle qui
n'est pas pleine. Il y en a huit , qua-
tre sur le ventre, et quatre sur la poi-
trine.
Pallas présume que l'utie des deux
espèces cie Rats aquatiques, décrites
outre l'Ondatra par Brickell (Hist.
uat. de la Caroline du nord) , est le
même que le Rat d'eau.
S**. SanZR^ixvss , Mus paludosus ,
Lin. , Buff., sup. 7 , pi. 70 ; Encycl.,
pi. 68 , f. 10. Plus petit , à tête plus
ramassée , à queue plus courte , à
£oil plus noir <\\\e le Rat d'eau. La
rièvetc proportionnelle de la tête est
surtout remarquable sur le squelette
oii l'apophyse orbitaire du frontal est
aussi beaucoup plus saillante que
chez le Rat d'eau oii elle est à peme
sensible. Strauss , qui l'a observé ,
nous a ditqu'ils'éloigne plus de l'eau
que le précédent. On ne l'a encore vu
que dans les environs de Strasbourg.
4°. Campagnol ou petit Rat des
CUAMTS, Mus a/va//jî, Lin., Buff., 7,
pi. 47; Schreb., 191 ; Encycl., pi. 69,
i. 2. Le corps de trois pouces de long,
la queue d'un pouce , l'oreille déga-
gée du poil; pieds antérieurs à quatre
doigts visibles; pelage jaune -brun
dessus , et blanc sale sous le ventre.
Commun par toute l'Europe et le nord
de la Russie jusqu'à l'Obi dans les
champs et les jardins. H n'entre pas
dans les habitations , ni même dans
les granges : il se creuse plusieurs
trous qui aboutissent par des courbes
ou des zig-zags à une chambre de
trois ou quatre pouces de diamètre en
tous sens ; la femelle y met bas, deux
fois par an sur un lit d'herbe, jus-
qu'à douze petits , dont huit sont
le plus souvent dans la corne utérine
droite, quatre dans la gauche. Les
trous ont toujours deux ou trois is-
sues. La multiplication de cet Ani-
mal , quand elle est favorisée par la
sécheresse de l'été , est un fléau pour
CAM
107
l'agriculture. Heureusement qu'alors
les pluies de l'automne, et surtout
la fonte des neiges , les détruisent en
nombre aussi prodigieux qu'ils s'é-
taient multipliés. On ne le trouve
plus au-delà de l'Obi. Pallas en a
vu qui avaient été pris à l'est de la
mer Caspienne et vers l'Irtisch.
5**. Le Campagnol Économe ,
Mus (Economus , Pallas , Nov. Spec.
G/ir., pi. i4 , A ; Schreb. 190; En-
cycl. , pi. 69, f. 1. Ne différant exté-
rieurement du précédent que par sa
couleur un peu plus foncée ; mais sa
structure intérieure l'en distingue
spécifiquement autant que ses mœurs.
Il a quatorze paires de côtes et l'arc
interoculalredu frontal beaucoupplus
grand. La molaire postérieure a qua-
tre prismes de chaque côté, la moyen-
ne trois , l'antérieure deux. Deux
glandes plus grosses qu'une lentille
à l'entrée de la vulve dans la femelle,
et un peu plus petites sur le prépuce
du mâle , sécrètent une humeur for-
tement musquée.
Le domicile du Mus QEconomus ,
le plus intéressant de tous les Cam-
pagnols , est une chambre de trois
ou quatre pouces de hauteur et
d'un pied de diamètre , garnie d'un
lit de mousse , plafonnée par le ga-
zon même , et qui , dans les lieux hu-
mides, est voûtée dans une motte de
terre au-dessus du sol environnant.
Tout autour s'étendent des boyaUx ,
quelquefois au nombre de trente, ou-
verts latéralement de distance en dis-
tance par des trous du diamètre du
doigt. D'autres boyaux plus profonds
conduisent de la chambre d'habita-
tion à deux ou trois magasins plus
vastes que,celle-ci , etoti ,dès le prin-
temps , l'Econome apporte des mor-
ceaux de racines taillées convenable-
ment pour le transport et l'empilage.
Tant de travail est l'œuvre de deux
f>etits Quadrupèdes de trois pouces de
ong , et quelquefois d'un seul indi-
vidu qui vit solitaire. Souvent à l'au-
tomne , plusieurs se rassemblent ,
creusent une chambre plus vaste , et
minent autour jusqu'à huit ou dix
magasins qu'ils remplissent de raci-
io8
CAM
nés. La provision d'un seul couple
pèse quelquefois de vingt à trente li-
vres. Elle se compose principalement
de racines et de bulbes de Phlomls
tuberosa, Polygonum Bistorta, Po-
lygonum viviparum et PotenumSan-
guisorba. C'est une bonne fortune
pour les nomades de la Daourie que
la découverte de tels magasins; ils se
servent, en guise de ïhé, de la racine
de Sanguisorbe , et du reste comme
assaisonnemens. Pallas y a trouvé
aussi la racine vireusedu Ckœrophyl-
lu m temulum à demi- rongée. Au
Kamtschatka, Stellera vu ces Cam-
pagnols s'approvisionner des bulbes
du Lilium kamtschaticum , des noix
du Pinus Cembra, et, entre autres ra-
cines, de celle du Napel et d'une Ané-
mone très-âcre. Les Kamtschadales
croient qu'ils n'amassent ces derniè-
res que pour éloigner par leur odeur
des Campagnols spoliateurs. Plus re-
connaissans que les Mongols, ces peu-
ples indemnisent toujours l'Econome
par quelque présent de Caviar sec. Ils
ne lui prennent pas non plus toute sa
provision , de peur qu'il ne se tue
de désespoir, et ne les prive l'année
suivante de leur part au fruit de ses
travaux. L'emmagasinage se fait par
ordre ; les racines de même espèce
ensemble. Ils ont jusqu'au soin de
reporter sécher celles qui menacent
de se pourrir. Le Lièvre des Alpes ,
Lepus alpinus, en fait de même pour
son fourrage.
Les femelles sont au moins un
tiers plus grandes que les mâles. El-
les sont aussi plus laborieuses. Le rut
vient au printemps , même sous le
Î)ôle ; alors la femelle sent fortement
e musc. Elle met bas , au milieu de
mai , deux ou trois petits aveugles. 11
est probable qu'elle porte plusieurs
fois dans la même année.
Les excursions non périodiques de
ces animaux sont aussi célèbres dans
le nord-est de l'Asie que celle des
Leminings danS le nord de l'Europe.
Au Kamtschatlia , quand ils doivent
émigrer , ils se rassemblent de toutes
parts en grandes troupes au prin-
temps , excepte ceux qui trouvent à
CAM
vivre près des Ostrogs. Dirigés sur le.
couchant d'hiver , rien ne les arrête :
ni lacs , ni rivières , ni bras de mer.
Beaucoup se noient, d'autres devien--
nent la proie des Plongeons et des
grandes espèces de Salmones. Ceux
qui sont trop fatigués restent couchés
sur la rive pour se sécher , se reposer
et pouvoir ensuite continuer leur rou-
te. Heureux quand ils rencontrent des
Kamtschadales qui les réchauffent et
les protègent autant qu'ils peuvent.
Quand ils ont passé le Penshina qui
se jette à l'extrémité nord du golfe
d'Ocholsk , ils côtoient la mer vers le
sud , et , au milieu de juillet , arri-
vent sur les bords de rOchotsket du
Joudoma, après une route de plus de
vingt-cinq degrés en longitude. Il y
en a des colonne^ si nombreuses
qu'il leur faut au moins deux heu-
res pour défiler. Au mois d'octobre
de la même année , ils reviennent au
Kamtschatka. Leur retour est une
fête pour le pays. Outre l'escorte de
Carnassiers à fourrures dont ils ra-
mènent une chasse abondante , ils
présagent une année heureuse pour
la pêche et les récoltes. On sait au
contraire par expérience que la pro-
longation de leur absence est un pro-
nostic de pluies et de tempêtes. Com-
me, dans son voyage en Daourie, Pal-
lasa trouvé aux environs delaToura,
alors inondés, nombre de leurs habi-
tations désertes , quoiqu'on n'en pût
trouver un seul dans tout le pays , il
en conclut que le motif de leurs émi-
gra lions , c'est un sûr pressentiment
des saisons.
La variété du Kamtschatka ne dif-
fère de celle de Sibérie que par lui
peu plus de grandeur , et par une
teinte plus brune. La couleur reste la
même toute l'année.
On prétend avoir trouvé le Cam-
pagnol Econome en Danemarck et en
l'^rancé. Son existence à un si grand
éloignement de la patrie que choisit
son espèce serait une nouveauté en géo-
graphie zoologique(Voir notre Mém.
sur la distribr. géogr. des Animaux,
Journal de Phys. , février 182a ).
Aussi le fait est-il plus que douteux.
CAM
Le prétendu Mus (Economus du mi-
di de la France , dont le squelette
existe au Muséum d'anatoniie compa-
rée, n'a que douze côtes au lieu de
quatorze , l'un des caractères de son
type supposé. Ce n'est donc pas le
Mus (Economus , mais c'est évidem-
ment ime espèce nouvelle , puis-
que tous ses congénères ont au moins
treize côtes.
On n'a que la Hguredu prétcndu^/j/5
CKco/iomus d'Allemagne trouvé dans
lîle de Laland par le conseiller-d'État
Mïdler , qui d'ailleurs n'a rien dit de
ses mœurs. C'est le Mus Glareolus de
Schreb. , pi. 1 90. B. D'après cette figu-
re , le Glareolus diflerc plus des au-
tres Campagnols, que ceux-là ne dif-
fèrent entre eux. Son anatomie ap-
prendra sans doute que c'est une es-
pèce distincte.
Les , sites habités par le Campa-
gnol Econome sont les pâturages et
les prés humides au fond des vallées,
et les îles au milieu des fleuves.
6". Le Campagnol, des hauteurs ,
Mus gregalis , Pallas , Nou. Sp. Glir.
gage 238 ; Schreb. , pi. 189 ; Eucycl.;
lat cendré, pi. 68, f. i3. Encore plus
semblable que le précédent au Cam-
pagnol ordinaire : même forme du
crâne , même nombre de côtes; de
couleur gris pâle , blanc sale sous le
ventre; des mêmes contrées que le
précédent, mais n'habitant que les
montagnes et les plaines élevées , et
jamais les prairies, comme lui. Il ne
fait provision que de bulbes de Lis.
Aussi ne sort-il pas des limites de leur
végétation; il difière encore plus du
Campagnol social , qui n'a que cinq
vertèbres lombaires, fort petites, et
dont le crâne ressemble à celui de la
Souris.
Borné par l'Obi à l'ouest , il ne
cesse d'être rare que dans les monta-
gnes depuis rirtisch jusqu'aux sour-
ces du Jenisey ; mais il est surtout
commun en Daourie ; la nature
même des sites montueux le préserve
des inondations et de la nécessité d'é-
migrer. Le plan de son domicile est
le même que pour l'Econome. Seule-
ment les ouvertures des boyaux sont
CAM 109
couvertes d'un dôme en terre pour
éloigner l'eau. On ne trouve que des
bulbes de Liliacées dans ses maga-
sins , surtout du Liiium Pomponium
et de \^ AUium tenuissimum. H se
trouve jusque sous la latitude de
Jeniseisk.
7". Campagnol social , Mus socia-
lis , Pallas. JNoc. Sp. Gl. pi. i3. B.
Schreb. pi. 193. Enc, pi. 69. f. 3. Dif-
férent de tous les Campagnols par la
mollesse de son poil ; bord des oreilles,
queue et pieds blanchâtres , les reins
plus faibles , à cause de la petitesse
de leurs cinq vertèbres; ils sont si
nombreux dans le désert sablonneux
sec en été, inondé au printemps, qui
borde le Jaïck, (jue l'on ne peut faire
un pas sur ses rives élevées sans dé-
foncer leurs trous. Ils ne dépassent
pas le cinquantième degré au nord
i'Irstisch à l'est et le Yolga à l'ouest.
Leur existence eslliée, pour ainsi dire,
à celle de la Tulipa Gesneriana , dont
ils amassent les bulbes: ils ne peuvent
souffrir l'eau , bien différens du Cam-
pagnol ordinaire qui, dans les mêmes
contrées , n'habite que les prairies.
8". Campagnol ROUX, Jl!f«5/-i////«5,
Pallas. , Glir., pi. i4. B. Schreb. , pi.
188. Encycl.,pl. 68, f. la. Roux sur
le dos et le ventre, la bouche un peu
blanchâtre , pieds blancs et plus ve-
lus que dans tous les autres. La fe-
melle n'a que deux mamelles à deux
tétines chacune. Seul de tous les
Campagnols, il entre dans les greniers
et les maisons , vil errant et de rapine,
habile les forêts de la Sibérie à l'est
de l'Obi, dessine toutes sortes de
courbes en courant sur la neige, se
prend dans les pièges tendus aux
Hermines : Pallas en a retrouvé une
variété im peu plus petite , mais à
queue plus lougue, sans avoir plus
de seize vertèbres. Cette variété ha-
bite aux environs de Gœttingue et
dans le pays de Symbirsk et de Casan.
9". Campagnol des rochers. Mus
saxatilis, Pall. Gl. pi. 25. B. Schreb.
i85.Encycl. 68, f. 8. Très-ressemblant
au INIulot. Propre aux rochers de la
Mongolie, oîi il vit principalement de
graines d'Astragale, dans les tissures
no CAM
presque verticales que font les gelées
et le pivotement des racines.
10°. Campagnol, des Aulx, Mus
alliarius , Pall. Gl. pi. i4. 6. Encycl.,
pi . 68 , f . 1 1 . Queue toute vel ue ; deux
mamelles pectorales , deux ventrales,
deux inguinales; poil giis-cendré ,
moustaches plus longues qu'à tous
les autres ; oreilles de la Souris ; grand
comme le Campagnol ; cette espèce
est bien distincte ; mais est-elle la
même que celle dont en Sibérie on
défonce les trous pour en prendre les
provisions d'Ail ? Elle babite la Sibé-
rie et à l'est de l'Obi.
f-ff Lemmings, Cuv. , Georjchus ,
Illig. La queue et les oreilles très-
courtes , les ongles de devant plus
propres à fouir.
1 1°. Lemming , JUus Lemmus , L. ,
Pall. , Glir. 12. A et B. Schreb. 195.
A et B. Encycl. pi. 67 , f. 6. Le plus
célèbre et le plus agréablement peint
de tous les Campagnols. De la taille
d'un Rat, à pelage varié de jaune et
de noir sur le dos; le ventre et les
flancs d'un blanc jaunâtre , ainsi que
les pâtes ; cinq ongles à tous les doigts.
Ils vivent en peuplades immenses,
cbacun dans un trou particulier , sur
les Alpes de la Laponie; ils émigrent
à des époques irrégulières, au plus
une fois en dix ans , vers l'Océan et
le golfe de Bothnie. Ces excursions
précèdent les hivers rigoureux. Les
Lemmings en doivent avoir le pres-
sentiment; car , à l'approche de l'hi-
ver de 1742 , qui fut extrêmement
rigoureux dans le cercle d'Uméa , et
beaucoup plus doux dans celui de
Lula, pourtant plus boréal , ils érai-
grèrent du premier et non de l'autre.
Quelle que soit la cause de ces expé-
ditions , elles se font par un merveil-
leux accord de toute la population
d'une contrée. Formés en colonnes
parallèles , aucun obstacle ne peut
suspendre ni détourner leur maiche
toujours rectiligne ; la halte dure tout
le jour. L'endroit en estrasé comme si
le feu y avait passé. Presque tous ont
péri avant d'avoir vu la mer. Il n'en
reste pas la centième partie pour re-
tourner au pays , car l'objet du voya-
CAM
ge n'élaitpas d'allers'établirailleurs ;
sans cela , l'espèce se serait propagée
fort loin , puisqu'ils traversent aisé-
ment les plus grands fleuves et même
des bras de mer. Or le Lemming des
Alpes de la Scandinavie ne se retrouve
plus dans la Laponie russe. Le Lem-
ming des régions voisines de la mer
Blanche et de la mer Glaciale jusqu'à
l'Obi est une variété d'un tiers plus
fietite , d'une couleur fauve^bruo sur
e dos , jaunissant sur les flancs et
blanchâtre sous le ventre {F". Schreb.
pi. 196. B. ). Les Lemmings de cette
variété , nombreux surtout dans l'ex-
trémité nord des monts Ourals , émi-
grent aussi tantôt vers la Petzora ,
tantôt vers l'Obi , toujours escortés
comme les autres par toutes sortes de
Carnassiers. Ils diffèrent aussi par
leurs mœurs. Ceux de Norwègc n'ont
qu'une seule chambre dans leur ter-
rier , et ne font pas de provision. La
petite variété a toujours plusieurs
chambres de réserve sur la longueur
d'un boyau, oii elle emmagasine du
Lichen rangiferinus.
12°. Campagnol a collier, Mus
torquatus , Pall., Glir., pi. 11. B.
Schreb. 194. Encycl. pi 69, f. 5. De
l'extrémité polaire de l'Oural, cette
espèceémigre auxmêmesépoques que
les Lemmings ; elle n'a pas d'ongles
au pouce de devant.
1 3°. Campagnol a coubte queue,
Mus Lagurus , Pall., Glir. , pi. i3 A.
Schreb., pi. igS. Encycl.pl. 69, f. 3.
Plus petit que le Campagnol ordinai-
re, n'a que quatre ongles devant et sept
vertèbres à la queue. Poil cendré, pâle
en dessus avec une ligne noire dorsale
depuis l'intervalle des yeux jusqu'à
la queue. Habitant des steppes sablon-
neuses qui s'étendent aux pieds des
monts Allais , il est surtout nombreux
dans le désert de l'Irtisch où croît en
abondance \ Iris pumila. C'est le plus
belliqueux de tout ce genre. Quoique
le plus petit , il attaque, pour les man-
ger , les autres espèces qui pourcettc rai-
son n'habitent guère dans son canton.
Pallas en a vu d'enfermés se dévorer
jusqu'à ce qu'il ne restât plus qu'un
mâle pour posséder toutes les femel-;'
CAM
les. Ils sont aussi lascifs que cruels.
l4". LeLEMMlNGDELAB.VlED'HuD-
SON, Mus Hucfsonius, Pall.Schrcb., pi.
196; Encycl.,pl. 69, f. G. D'un gris per-
lé, ui la queue ni les oreilles visibles ;
auatrc ongles aux pieds de devant,
ont les mitoyens paraissent à double
pointe ; ceux-ci sont unifonnérnent
simples dans les jeunes et les femel-
les. Grand comme un Rat; il vit sous
terre autour de la baie d'Hudson.
i5°. Campagnol, tat;pin, Mi/s tal-
pinusy Pall. , GL, pi. 11. A. Schreb.,
pi. 200. Encycl. , pi. 71 , f. 5. Figure
plus mauvaise qu'à l'ordinaire, sous
le nomdepetitSpalax. — Cinqdoigtsà
tous les pieds ; première molaire plus
longue; pelage variant du gris-jaune
au brun-noir avec làge; six mamelles
sans vestige dans le mâle. Des bassins
méridionaux de l'Oural ; on ne le
trouve pas à l'est de l'Obi. Fouille
ftrès de la surface même du gazon de
ongs boyaux sur lesquels il élève de
distance en distance de petits dômes
de terre. Il n'en sort que pour cher-
cher sa femelle ou pour aller s'établir
ailleurs. Il s'approvisionne pour l'hi-
ver de racines du Phlomis tuberosa ,
près duquel on est toujours sûr de le
trouver. La femelle porte trois ou
quatre petits.
Rafinesque ( Jnnals of nature
1820) décrit, sous le nom générique
de Lemmus , trois Rongeurs , sans
motiver celte détermination sur la fi-
gure et le nombre des dents , seul ca-
ractère positif.
1°. Lemmus vittatus. Six mamelles
sur la poitrine; cinq raies blanches
longitudinales sur le dos. Des champs
et des bois de Kentucky.
2°. Lemmus talpoïdes. Gris de fer
en dessus , blanchâtre en dessous.
3". Lemmus Novœboracencis. Long
de cinq pouces et demi ; pieds courts
comme au précédent ; queue écailleu-
se , terminée par un flocon de soie.
Des Etats de New-York et de New-
Jersey, (a. D..NS.)
Cuvier a découvert , dans les brè-
ches osseuses du rocher de Cette, des
vestes de Campagnols fossiles qui ne
présentent aucune différence caractc-
CAM m
ristique avec les Campagnols ordinai*
res. (c. p.)
CAMPAGNOL VOLANT, mam.
/^. Nyctère.
CAMPAGNOLO et CAMPA-
GNOLI. M.vM. Syn. italien de Cam-
pagnol, (a. D..NS.)
CAMPAGNOUL et CAMPA-
GNOULE. BOT. CRYi'T. Noms vul-
gaires de plusieurs Agarics dans que'»
Sues cantons du midi de la France,
In y ajoute quelques épithètes, telles
que i'inous , vineux ; aurai , doi é ;
mouret, brun, pour désigner dos dif-
fércncesqui au reste sont fort vagues,
et varient de signification d'un lieu à
l'autre. (b.)
CAMPAINHAS. bot. phan. Nom
portugais du Muguet , Conuallaria
majalis , selon les dictionnaires anté-
rieurs, (b.)
CAMPAN ( Marbre de ). gÉol.
Espèce de Calcaire Marbre de transi-
tion qui est exploité principale-
ment au bourg de Campan , dans
la vallée de ce nom, auprèsde Bagnè-
res dans les Pyrénées. Les veines en-
trelacées que l'on obsei-ve à sa surfa-
ce sont formées par une substance
talqueuse , qui s'exfolie et laisiie des
creux dans les surfaces polies expo-
sées à l'air. On en distingue trois va-
riétés dans les arts : le C. vert , le C.
Isabelle, le C. rouge. (c. p.)
GAMPANA et CAMPANE. bot.
PHAN. Ces mots signifient une cloc/ie
dans les dialectes méiidionaux. Les
gens de la campagne et des herboris-
tes le donnent à diverses Plantes dont
les fleurs onr plus ou moins de rap-
port avec la forme d'une cloche , tel-
les que les Liserons des champs et
des haies, le Narcissus Pseudo-Nar-
cissus et le Bulbocodium , plusieurs
Campanules, etc. Ils ont été étendus
]us(iiiàVlnula Helenium. (b.)
CAMPAN EÏT A, CAMPANETTE
et CAMPANELLE. bot. phan.
C'est-à-dire pelite cloche. On donne
plus particulièrement ce nom au
lia CAM
Convolviilus aruensis dans le midi de
l'Europe. - (b.)
* CAMPANG- SAPPADOE. bot.
PHAN. ( Burmann.) S^n. à'Hibi,scus,
Rosa-sinensis à Java. f^. Ketmie. (b.)
* GAMPANIFORME. Campani-
formis. bot. phan. Ce terme s'ap-
plique aux calices et aux corolles
moaopétales régulières dont la forme
approche de celle d'une cloche, c'est-
à-dire qui, n'ayant pas de tube, vont
en s'évasant inseusiblement de la
base veis le sommet, ainsi qu'on l'ob-
serve dans la plupart des espèces des
éeares Cvimp:inule et Liseron.
(A. B.)
■ * GAMPANIFORMES. Campani-
formœ. bot. phan. Nom donné par
Tournefort aux Plantes qu'il ran-
geait dans la première classe de son
Système , et dont la plupart ont
en effet leurs corolles en forme de
cloche. Cette classe contenait , ré-
partis dans neuf sections , les gen-
res Mandragore , Belladone , Mu-
guet , Polygonatum, Fragon, Gerin-
ihe , Gentiane , Hydrophylle, Solda-
nelle , Liseron , ïithyraale , Glaux ,
Oxalide( Oxys) , Rubarbe, Cotylet,
Apocin , Periploque , Asclépiade ,
Mauve , AUhsea , Alcée , Malacoïde ,
Abutilon, Ketmie , Coton , Bryone ,
ïamne, Scicyos, Momordiquc , Con-
combre, Melon, Pâtissons , Courges,
Angurie , Calebasse , Campomèle ,
Raiponce, Garance, Grateron , Gail-
let et Croisette. On voit combien de
rapports naturels étaient brisés par de
tels rapprochemens. . (b.)
GAMPANILLA. bot. phan. Syu.
espagnol de Campanule. V. ce mot.
On a étendu ce nom, dans les posses-
sions d'outre-mer, à divers Liserons
et Quamoclils. (b.)
CAMPANIOLA. bot. crypt.
( Gouan. ) Nom vulgaire à'^gaiicus
fumetarius , L. en Languedoc.
(ad. b.)
GAMPATSULACÉES. Campanula-
ceœ. BOT. PHAN. C'est ainsi qu'on ap-
pelle un groupe naturel de Végé-
taux dont le genre Campanule peut
CAM
être considéré comme le type. Jus-
sieu , dans son Gênera Plantarum ,
a placé cette famille parmi celles qui,
ayant la corolle monopétale et stami-
nifère , ont cette corolle insérée au
calice ou périgynique. Il y a réuni
quelques genres qui plus tard en ont
été retirés pour former des ordres
distincts ; tels sont le Gesneria He
Plumier qui appartient à la nouvelle
famille des Gesnériées , le Lobetia
dont il a fait sa nouvelle famille des
Lobéliacées. La première de ces deux
familles nous paraît suffisamment
distincte des vraies Gampanulacées ;
mais quant au genre Lobelia, il ne
nous paraît point offrir des différen-
ces assez tranchées pour autoriser sa
séparation d'avec les autres genres de
la famille des Gampanulacées, ainsi
qu'il nous sera facile de le prouver
quand nous aurons exposé les carac-
tères généraux de cette famille
Les Gampanulacées sont ordinai-
rement des Plantes herbacées ou
sous-frutescentes , remplies d'un suc
blanc laiteux très-amer. Leurs feuil-
les sont alternes, entières , dépour-
vues de stipules ; très-rarement elles
sont opposées ; leurs fleurs , qui sont
souvent fort grandes , forment des
épis , des thyrses , ou sont rappro-
chées en capitules. Chacune d'elles
offre un calice monosépale adhérent
avec l'ovaire infère ou seulement se-
in i-infère ; il est à quatre , cinq ou
huit divisions égales , qui persistent
et couronnent le fruit. La corolle est
monopétale, ordinairement régulière,
f)lus rarement irrégulière , ayant son
imbe partagé en un nombre de lo-
bes égal aux divisions du calice; quel-
quefois elle est profondément fendue
d'un côté ou semble être à deux lè-
vres inégales ; elle est généralement
marcescente. Les étamines sont le
plus souvent au nombie de cinq , at-
tachées à la corolle , alternant avec
ses lobes. Leurs anthères , qui sont
attachées par leui base, et qui offrent
deux loges s'ouvranl par un sillon
longitudinal , sont tantôt libres et
écartées les unes des autres , tantôt
rapprochées et soudées en tube. L'o-
CAM
valrc est infère ou semi-infèrc, ordi-
nairement à deux loges, plus rarc-
jnenl à un grand nombre de loges po-
lyspermes. Le style est simple , ter-
miné par un stigmate diversement
lobé et nu , c'est-à-dire sans involu-
creXe tVuitest une capsule couronnée
par le limbe du calice , à deux ou un
plus grand nombre de loges , s'ou-
vrant soit par le moyen de trous qui
se forment vers la partie supérieure ,
soit par des valves qui n'occupent que
sa moitié supérieure , et qui entraî-
nent avec elles une partie des cloisons
sur leur lace interne. Les graines sont
fort nombreuses et fort petites ; elles
renferment, dans un endosperme char-
nu, un embi\on central et dressé.
Tels sont les caiactèrcs généraux
des Campanulacées lorsque l'on y
comprend le genre Lobella. En eft'et,
l'irrégularité de la corolle et la sou-
dure des anthères ne sauraient être
considérées comme des caractères
suflisans pour écarter ce genre des
Campanulacées auxquelles il appar-
tient par tous les autres points de
son organisation. Quant aux genres
avec lesquels on a formé les familles
des Stylidées et des Goodénoviées, les
différences qu'ils présentent ne sont
point tellement grandes, que l'on ne
puisse les réunir avec les vraies Cam-
panulacées, ainsi que Kunth l'a pro-
posé , et en faire de simples sections
d'un même ordre naturel, ou, si l'on
veut, les considérer comme des famil-
les appartenant à une même tribu
qui retiendrait le nom de Campanu-
lacées. Cette grande tribu, qui aurait
pour caractères communs un ovaire
infère , ordinairement à deux loges
(rarement à une seule loge ) multiovu-
lées ou quelquefois uniovulées ; une
corolle monopctale ; des étamines li-
bres ou soudées, en nombre variable,
mais toujours déterminé ; pour fruit,
une capsule ou rarement une drupe ;
enfin des feuilles al ternes, se distingue;
1° des Vacciniées par son fruit sec et
ordinairement à deux loges , et par
ses étamines dont le nombre excède
rarement cinq ; 2" des Rubiacées par
ses feuilles alternes dépourvues de
CAIM
113
stipules) 3° des Gaprifoliacées par ses
feuilles également alternes et son fruit
capsulaire. Elle comprendrait cinq fa-
milles que l'on pourrait ainsi carac-
tériser :
I. Campant^^es. Corolle régu-
lière ; cinq étamines , rarement plus
ou moins , distinctes les unes des au-
tres ; capsule a deux loges polysper-
mes , s'ouvrant dans leur partie su-
périeure par des trous ou des valves
incomplètes qui portent unepartiedes
cloisons siu' le milieu de leur face in-
terne. Plantes ordinairement herba-
cées, souvent lactescentes, portant des
feuilles alternes.
A cette famille se rapporteraient
les genres suivans : Ceralostemmai
Juss. ; Lightfootia, L'Hérit. ; Forge-
5/a,Commers. ; Michauxia,'L'\i.cv\\..;
Canarina, L.; Campanula, L.; Pris-
Jtiatocaqjus, L'Hérit.; Trachelium ,
L. ; Rotlla , L. ; fhyteuma , L. ; Ja-
siorie,h.; Ceivicina , Delile.
II. LoBÉLiACÉEs. Corolle irrégu-
lière, fendue d'un côté; étamines sou-
dées par les anthères ; stigmate en-
vironné de poils ; capsule à deux lo-
ges polyspermes, s'ouvrant par son
sommet en deux valves ; Plantes or-
dinairement herbacées , non lactes-
centes.
A cette famille appartiennent les
genres Lobelia de Linné, et Lysipo-
mia de Kunth.
III. Goodénoviées. Corolle irrégu-
lière ; cinq étamines entièrement li-
bres , ou simplement unies par les
anthères ; stigmate environné d'une
sorte de godet cupuliforme ; capsule
biloculaiie ou noix monosperme. Plan-
tes herbacées ousousfrutescentes^ non
lactescentes.
On compte dans cette famille les
genres : Guodenia, Smith -.Calogyne,
Brown ; Eutkales , Bfown ; f^elleia,
Smith ; Lechenaultia , Brown ; yin-
tkolium , Brown ; Scœ\'ola , Vahl ;
Diaspasis , Brown ; Dampiera ,
Brown .
IV. Stylidiées. Corolle irrégulière;
deux étaminesdont les filets sont sou-
dés et entièrement confondus avec le
si} le, et forment une sorte de colon-
^l4 CrVM
ne centrale ; stigmate silué entre les
deux anthères ; capsule biloculalre
bivalve. Plantes herbacées, non lac-
tescentes.
Nous plaçons dans cette famille les
genfes suivans : Styli^ium , Sw^artz ;
Levenhookia , Brown ; Forsteia, Per-
soon, ou Phyllachne ,^ Forster.
Y. GesnÉuiÉes. Corolle irrégulière;
étamines distinctes, au nombre de
quatre; capsule uniloculaire conte-
nant un grand nombre de graines at-
tachées à deux trophospermes parié-
taux.
Richard père , qui a établi cette
famille, y rangeait les genres Ges-
«e/ïfl , Plumier ; Glo.vinia, L'Hérit.;
Columnea, Willd.
Envisagée sous ce point de vue , la
tribu des Canipanulacées nous paraît
extrêmement naturelle, et l'on a, par
cette disposition , le double avantage
de conserver, comme familles distinc-
tes , les cinq groupes dont nous
avons esquissé les caractères , et ce-
pendant de les réunir par des carac-
tères généraux qui leur sont com-
muns. Cette méthode serait égale-
ment applicable à la plupart des au-
tres familles , qu'on pourrait grou-
per pour en former des tribus. Voyez
pour de plus grands détails les mots
GeS-N'ÉRIÉES , GOODÉNOVIÉES , LoBÉ-
3L,iACÉES et Stylidiées. (a.r.)
CAMPANDLAIRE. Campanula-
ria. POLYP. Lamarck ( Hist. nalur.
des Anim. sans vert. , T. ii, p. 112 )
a donné ce nom à un genre de Ser-
lulariécs, que nous avions nommé
Clytie dans notre premier Mémoire
sur les Polypiers en 1810. — Il jr réu-
nit le SertiUaria dichotoma de Linné,
que nous regardons comme une Lao-
médée. /'".cemotetCL.YTiE.(iiAM..x.)
CAMPAlNULlfl. Campaniila. bot.
PiiAN. Ce genre , qui a donné son
nom à la famille des Campanulacées ,
et qui appartient à la Pentandric Mo-
nogynie , L. , se distingue facilement
pnr son calico monoph\llc, tantôt
à cinq , tantôt à dix divisions plus ou
moins profondes, dont cinq alors sont
véHcchies ; par sa corolle en forme de
CAM
cloche et à cinq lobes ; par ses éta-
mines dont les anthères longues et
droites sont posées sur des filets tel-
lement larges à leur base qu'ils recou-'
vrent le sommet de l'ovaire; par son
stigmate tripartite , et enfin par sa
capsule triloculaire, rarement quio-
queloculaire , et de forme très-variée.
Les Campanules sont des Plantes her-
bacées, ou bien rarement de petits
Arbrisseaux qui ont des fleurs mu-
nies de bractées et disposées en épi.*
en panicules , ou solitaires dans les
aisselles des feuilles. Elles forment
un groupe très-naturel de Plantes,
dont plusieurs sont cultivées et foni,
l'ornement des jardins d'Europe lors-
que la saison d'été est avancée. Parmi
les espèces les plus remarquables sous
ce rapport, nous citerons : la Campa-
nule à larges feuilles, C. latifoUa ;
la C. gantelée , C. Tracàelium ; la C.
à feuilles de pêcher , C. peisicifulia,
dont les fleurs doublent aisément et
varient du blanc au bleu le plus ten-
dre ; le Carillon , C. médium ^ la Py-
ramidale, C.Pyramidalis ; la plupart
transportées de nos bois dans nos
parterres; et la C. dorée, C. aurea.
Cette dernière espèce, qui est origi-
naire de Madère ou des Canaries, a
des fleurs jaunes d'un aspect assez
particulier; leur structure est aussi
assez différente de celles des autres
Campanules pour la faire considérer
comme un genre distinct. Mais si les
Campanules charment la vue par l'a-
grément de leurs fleurs , elles ne four-
nissent d'un autre côté aucune Plante
utile , si ce n'est peut-être la Raipon-
ce des jardiniers, C. Rapunculus,\j.
dont on mange les lacines en salade.
Quoique celles-ci soient un peu du-
res, leur goût de Noisette les fait re-
chercher. Presque toutes les autres
Campanules ont un suc lactescent
tiès-amer, et par conséquent ne peu-
vent être comestibles. On a séparé
des Campanules la Campanula Spé-
culum, L. , pour en constituer un nou-
veau genre que L Héritier et De Can-
dolle ont nommé Pnsmatocaipus, P'.
ce mot. Durande ( Flore de Bourgo-
gne) avait déjà fait la nîêmc innova-
CAM
fion, et lui avait donné le nom de Le-
goHzia. (o-'N.)
• CAMPANULE. Campanutatus.
BOT. ru AN. Ce terme a à peu prèslamê-
me signification que Campanifoime ;
cependant il se dit plus paiticulière-
ment des calices et des corolles for-
mes de plusieurs pièces, dont la dis-
position générale approche de la for-
me d'une cloche. (-^-i^O
*CAMPA1\ELLE. HOT.PtiAN.Syn.
à'ytgaiicus cantpestris ; Champignon
commun dans toute la France, (b.)
* CAMPDERIE. Campderia. bot.
PHAN. Le professeur Lasçasca , dans
son Traité des Ombellitères inséré
dans le second numéro de ses Âmenl-
tates de las Espanas , a établi un genre
sous ce nom pour le Sfum siculuni de
Linné ; ce genre se disiingue des au-
tres Sium par ses fleurs jaunes , ses
pétales entiers et roulés, son fruit
allongé et cylindrique. Le Campderia
sicula de Lagasca est une Plante vi-
vace qui croît en Orient, en Corse,
en Barbarie ; ses feuilles pinnées se
composent de folioles obliquement
cordiformes et dentées en scie ; ses
ombelles sont terminales, accompa-
gnées d'un involucre polyphylle; ses
ombellules sont presque globuleuses,
également environnées d'un involu-
celle polyph\ lie. Ignorant l'existence
de ce genre, nous avions nous-mêmes
propo:^é un gen re Campderia pour deux
belles Plantes de la famille des Bromé-
liacées qui croissent, l'uneau Brésil, et
l'autre sur les bords de l'Orénoque.
Nous avons depuis changé ce nom en
celui de Radia en l'honneur de Ra-
dius, auteur dune Monographie des
genres Pyrola et Chimophila, mais ce
genredevra probablement être encore
détruit, car il paraît être le même que
le Velosia de Vandelli , genre qui
n'avait été adopté ni mentionné par
aucun autre botaniste, et dont Au-
guste de Saint-llilaire promet de nous
faire connaître plusieurs espèces nou-
velles qu'il a recueillies dans le voyage
qu'il vient de faire avec tant de succès
dans l'intérieur du Brésil. (a. R.)
*CAMPE. INS. Ce mot grec désigne
CAM iï5
les Chenilles dans Aristote et autres
auteurs anciens : de-là Hippocam-
pe (Cheval -Chenille ), Pitliyocampe
(Chenille du Pin), etc. ' (b.)
CAMPÊCIIE ou BOIS DE CAMPÊ-
CliE.r>OT.riIAÎI./^.HÉMATOXYLE.(B.)
CAMPECHIAetCAMPECIA. BOT.
ruAN. ( Adanson et Scopoli. ) Syn.
d'Hématoxyle. V. ce mot, (b.)
* CAMPÉCOPÉE. Campeco-
pea. cnusT. Genre de l'ordre des I.so-
podes , section des Ptérygibranches ,
créé par Leach (2v//2/7. Trans. Sociei.,
T.* xi), et ayant pour caractères dis-
tinctifs : appendices postérieurs du
ventre, dont la petite lame extérieure
seule est saillante: thorax ayant l'a-
vant-dcrnier article plus giand que
le dernier; appendice ventral posté-
rieur courbé , allongé. — La courbure
de l'appendice ventral postérieur dis-
tin gaeîesCampécopées des !Né3ées,qui
ont cette partie droite; ils diffèrent
desCymodocées, des Dynamènes, des
Zuzares et des Sphéromes par la pe-
tite lame extérieure des appendices
du ventre, qui seule est saillante,
tandis que dans les genres que nous
venons de citer, la petite lame inté-
rieure devient apparente; Leach
( Dict. des Se. nat. , T. xii , p. 34i )
classe le genre Campécopée dans la
seconde race de sa famille des Gyrao-
thoadées. Latreille (Règ. Anim. de
Cuv.) le réunit au genre Sphérome.
Deux espèces appartiennent au
genre que nous décrivons.
Campécopée velue. Camp, hirsuta
de Leach ou VOniscus hirsutus de
Montagu {Act. Soc. i/«rt.). Elle habite
les rochers de la côte méridionale du
Devonshire en Angleterre.
Campécopée de Ckanch , Camp.
Cranclùi de Leach , découverte par
M.-J. Cranch à Falmouth sur la côte
ouest de l'Angleterre, l^. Cymo-
thoauées et Sphérome. (aud.)
* CAMPÉE. Campœa. iNS. (Lamk.
An. sans vert. t. .5. p. 568.) Genre de
Lépidoptères, de la divi.sion de^ Pha-
lénides. /^'■. ce mot. (a.)
CAMPELIE. Campelia.-ROT. phan.
8*
^11 6 CAM
Çegenre, delà famille naturelle des
Commelinées , a été proposé par Ri-
chard père, et adopté par Kunth
pour le Commelina zflrto«m de Linné,
qui offre les caractères suivans : les
"ileurs sont sessiles et réunies au
•nombre de sept à huit à l'aisselle des
deux feuilles supérieures, qui sont
très-rapprochées l'une de l'autre; le
• calice est à six divisions étalées, trois
intérieures pélaloïdes, persistantes et
charnues ; trois extérieures caduques ;
étamines au norabi'e de six , à filets
grêles et glabres , à anthères dont les
deux loges sont écartées par un con-
nectif anguleux et très-large; ovaire
sessile trigone , à trois loges , conte-
nant chacun deux ovules ; style de la
longueur des étamines , renflé vers sa
partie supérieure oîi il se termine par
un stigmate concave dont les bords
sont glanduleux. Le fruit est une
capsule triloculaire , s'ouvrant en
trois valves par sa partie supérieure ,
et environnée par les trois divisions
persistantes du calice , qui deviennent
•épaisses et charnues.
La seule espèce qui forme ce genre
croît communément dans presque
toutes les contrées de l'Amérique mé-
ridionale , aux Antilles , à la Guiane ,
dans le royaume de la Nouvelle-Gre-
nade, etc. Elle a été figurée par Re-
douté dans ses Liiiacées. vol. 4, t.
192. (A. R.)
CAMPEPHAGA. ois. (Vieillot.)
V. ÉCHENILLEUR. (b.)
* CAMPÉRIEN. POIS. Espèce du
genre Scombresoco. V. ce mot. (b.)
G AMPESTRES. ois . Vin gt-sixième
famille du quatrième ordre de la Mé-
thode ornithologique d'IUiger, dont
les caractères consistent dans un bec
médiocre , droit et légèrement cro-
chu ; des ailes propres au vol ; des
pieds tridactyles fendus , ayant les
tarses réticulés. Les Outardes sont
comprises dans cette famille. (b.)
GAMPHORATA. bot. phan. C'est-
à-dire nui sent le Camp lire. Nom que la
plupart des anciens botanistes don-
naient à la Plante que nous appelons
CAM
Camphrée. V. ce mot. Commelin
l'appliquait au Selago corymbosa,\j.
V. Sel AGE. (b.) ■
*GAMPHORATES. Résultats
de la combinaison de l'Acide campho-
rique avec les bases salifiables. On
n'a encore trouvé aucun de ces sels
comme production naturelle, (br-.z.)
*CAMPHORIQUE. ;>^. Acide.
CAMPHRE. BOT. PHAN. Substance
particulière , limpide, odorante , amè-
re, solide , onctueuse, fusible, émi-
nemment inflammable, très-peu so-
luble dans l'eau, facilement disso-
luble par l'Alcohol, les Huiles , etc.
Le Camphre est un produit immédiat
de beaucoup de Végétaux; il abonde
dans le Laurus Camphora^ L. d'oli on
l'extrait au Japon , en distillant son
bois avec de l'eau dans de grandes
cucurbites surmontées de chapiteaux
dont l'intérieur est garni de cordes en
paille de Riz. On le rafline par une
sublimation lente. Soumis à l'action
de l'Acide nitrique , aidée d'une
douce chaleur, le Camphre se con-
vertit en Acide caniphorique. Les
usages du Camphre dans la méde-
cine sont très-étendus ; il est surtout
employé comme topique. On a mis à
profit l'aversion que son odeur cau-
sait à divers Insectes pour les éloi-
gner , avec son secours , des Collec-
tions zoologiques d'Histoire natu-
relle. On retire du tronc d'une espèce
de Laurier qui croît à Sumati'a, un
Camphre impur dont les propriétés
sont beaucoup plus actives que celles
que l'on a reconnues au Camphre du
commerce.
Camphre artificiel. En faisant
passer un courant de Chloreà travers
les Huiles essentielles, il s'en précipite
une substance qui a beaucoup d'ana-
logie avec le Camphre. (dr.. z.)
CAMPHRÉE. Camphorosma , L.
BOT. PHAN. Ce genre est placé dans
la famille des Chénopodées, et dans
laTctrandrie Monogynie, L. Il a pour
caractères : un caTice ou périgone
simple, lucéolé, à quatre dents dont
deux alternes sont plus grandes}
CAM
ouatre dtamines à filets saillans hors
Je la fleur ; un style à deux stig-
mates et une capsule monosperme.
On n'en connaît qu'un très-petit
nombre d'espèces (quatre à cinq);
elles habitent les lieux stériles et sa-
blonneux des pays méridionaux : la
seule remarquable est la Camphrée
de Montpellier, Camphorosma Mons-
peliaca, L. , connue de G. Bauhin et
des anciens botanistes sous le nom
de Camphorata. On lui attribuait
autrefois des propriétés médicales ,
sans doute fort exagérées, mais que
ses qualités physiques , et principale-
ment la forte odeur de Camphre
qu'elle exhale, doivent empêcher de
trouver ridicules. C'est à tort que
Willdenow a réuni au genre Campho-
rosma le Louichea pteranthus décrit
f'ar L'Héritier {Stirp. i , p. 1 35 , t. 65).
1 a suivi en cela l'exemple de Linné
^ui en avait déjà fait une espèce de
amphrée ; mais l'examen des carac-
tères de cette Plante nous porte à la
considérer comme appartenant à un
genre tout-à-fait distinct.
Morison donnait le nom de Cam-
phorosma au Dracocephalum cana-
riense. V. Dracocéphale. (g..n.)
CAMPHRIER. BOT. phan. Laums
Camphora , L., espèce du genre Lau-
rier. /^. ce mot et Camphre. (b.)
CAMPHUR. MAM. Animal fabu-
leux qui paraît être un double emploi
de la Licorne ; les Arabes le repré-
sentent comme un Ane sauvage qui
aurait une seule corne au milieu du
front. (b,)
CAMPHUR. BOT. PHAN. Syn. arabe
de Camphre. (b.)
* CAMPILOMYZE. Campilomyza.
iNS. Genre de l'ordre des Diptères,
famille des Néraocères , établi par
Meigen ( Descript. Syst. des Diptères
d'Europe , T. i, p. loi), qui le range
provisoiremenlà côté des Cécidomyies
et lui assigne pour caractères : an-
tennes étendues , cylindriques , de
quatorze articles , dont les deux in-
ferieurs plus gros; trois yeux lisses;
ailes poilues à trois nervures. — Ce
CAM i-ij
genre se distingue au premier abord
des Lasioptères par le nombre des-
nervures aux ailes, et la présence des
yeux lisses; ce dernier caractère est le
seul qui l'éloigné des Cécidomyies.
Meigen décrit quatre espèces aux-
quelles il donne les noms ae/lavipes ,
bicolor, atra et aceris ; il figure la
première. (aud )
* CAMPILOPUS. BOT. CRYPT.
[Mousses.) Ce genre a été créé par
Bnâel'i Methodus Mascorum , p. 71)
qui l'a caractérisé ainsi : périslome de
seize dents bifides ou perforées , coiffe
mitriforme, laminée à la base. Il pa-
raît très-difficile de le distinguer des
Grlmmia , dont plusieurs ont aussi
les dents du péristome perforées, et,
il faut convenir qu'il est presque im-.
possible de placer dans deux genres
dififérens les Grimmia ouala et Don-,
niaria, et quelques autresquiprésen-
tent un aspect parfaitement sembla-,
ble, et dont les unesontles dents per-
forées, ou même légèrement bifides au
sommet, et les auties les ont entières.
Outre plusieurs espèces de Grimmia,
Bridel rapport^ encore à ce genre plu-
sieurs espèces de Dicranum , dans les-
quelles il dit que la coifle n'est p?is
fendue latéralement , ce qui serait>
contraire aux observations de la plu-
part des botanistes qui ont étudié
cette famille : tels sont les Dicranum
flexuosum , scottianum , etc. Enfin ,
en adoptant ces observations , ce gen-
re ne dilTérerait des Trichostomes que
par les dents plus larges et moins.
profondément divisées. Si on voulait
distinguer ce genre des Grimmia d'a-
f>rès la forme des dents du péristome ,
es espèces qui devraient lui servir de
type sont le Dicranum sa.xicola , le
Dicranum ovale , le Dicranum puhi-
natum , qui ont été rangés successive-
ment pai mi les Grimmia et les Tri-
choslomum, ce qui prouve assez que
leur position est douteuse; on devrait
peut-être aussi y rapporter quelques
Trichostomes à dents courtes ; tels que
les Trichostomum patens , funale ,
e/iip/icu/n, etc. J^. Grimmia, Tri-
chostomum et Dicranum. (ad. b.)
ii8 CAM
*CAMPINI. BOT. CRYPT. C'est dans
( la basse latinité le nom qui désigne
les Cliampignons , etd'oii paraît être
venu ce mot. (b.)
CAMPKIT. BOT. PHAN. r. Gam-
CHAIN.
GAMPOIDES. BOT. PHAN. (Rivin.)
Syn. de Scorpiurus vcrmlculata , L.
F". Chenillère. (b.)
CAMPOM ATNÉSIE . Campomanesla.
BOT. PHAN. Genre de la famille des
Myrtacées, établi par Ruiz«t Pavon,
et dont ils ont donné les détails dans
leur Gênera, p. 72, t. 10. Ce genre
offre , selon Jussieu , de très -grands
rapports avec le Decaspermum de
Forstcr; taudis que Persoon en a fait
une espèce du genre Goyavier ou
Psldium.
La seule espèce décrite par Ruiz
et Pavon , sous le nom de Carnpoma-
nesia linearifolia ( Syst. 77. peruu. 1 ,
p. 128), est un grand et bel Arbre qui
croît dans les forêts les plus chaudes
des Andes , et que l'on cultive dans
les jardins du Pérou. Ses feuilles sont
ovales ; ses pédoncules axillaires et
unitlores. Ses fruits sont jaunes et de
la grosseur d'une petite Pomme. On
les mange ; leur saveur est fort agréa-
ble. ■ (A. R.)
*CAIVIPOUDI. BOT. PHAN. (Ro-
chon.) Plante indéterminée de Ma-
dagascar, qui est peut - être la même
que Piripéa. J^. ce mot. (b.)
GAMPSIS. (Loureiro.) bot. phan.
L'éditeur de la Flore de Cochinchine
de Loureiro , Willdenow prétend que
la Plante décrite dans cet ouvrage ,
sons le nom de Campsis adrepens et
appelée Lien Sien par les habitans ,
n est autre que Vincarvillœa sinensis,
Lamk. (Encycl.,T. m, p. 243.)Néan-
moius Jussieu , qui a établi ce der-
nier genre (Gênera Plant. , p. i58 ) ,
pense que si ces deux Plantes ne sont
pas de genres difierens , ils ne consti-
tuent pas certainement une seule es-
pèce. Il incline même pour l'admission
du genre Campsis , si toutefois les ca-
ractères suivans donnes par Loureiro
sont exacts : calice à cinq divisions
CAM
acuminées presque inégales; corolle
infundibuliforme, à limbe grand, ou-
vert et divisé en cinq lobes arrondis
et égaux ; étamines didynames dont
les filets sont courbés ; style filiforme
plus long que les étamines, terminé
par un stigmate spatule ; capsule bi-*
valve , tétragonc , polysperme ; se-
mences presque rondes. Dans l'espèce*
que Loureiro a trouvée près de Can-
ton en Chine , la tige est grimpante
et s'accroche aux troncs des Arbres ,
les feuilles sont bipinnées, dentées
en scie et glabres ; les fleurs , d'un
rouge vif, sont disposées en corymbe
et terminales. Il siifRra d'énoncer
quelques caractèi'es de l'Incarvilléé
pouf en faire saisir les différences ••
dans ce genre , la corolle est irrégu-
lière , le fruit siliquiforme, et les se-
mences membraneuses sur leursi
bords ; les anthères inférieures offrent
encore un caractère remarquable, ce-
lui d'avoir deux soies à la base , mais
comme elles ne sont pas décrites com-
plètement dans le Carnpsis , peut-
être cette remarque aura-t-elleéchap-t
pé à Loureiro. D'après les échantil-
lons conservés dans les herbiers ,
cette Plante est ligneuse et n'a pas les
feuilles tout-à-fait bipinnées, comme
celles du Campsis, mais elles y sont
découpées irrégulièrement. Au sur-^
plus, quelle que soit l'opinion qu'on
adoptera sur la séparation ou la réu-
nion de ces deux genres, on les pla-
cera toujours dans la famille des Bi-
gnoniacées. (g..n.)
CA.MPULAIA. BOT. PHAN. Genre
de la famille des Rinanthées , carac-
térisé par un calice tubuleux, termi-
né par cinq divisions aiguës ; une co-
rolle irrégulière dont le tube allongé
se recourbe vers le sommet , et dont le
limbe présente deux lèvres , la supé-
rieure à demi-bifide , l'inférieure k
trois lobes égaux et arrondis; quatre
étamines didynames, insérées vers la
courbure du tube , par des filets
courts dans les deux supérieurs ,
presque nuls dans les deux autres ;
un style de la longueur de la corolle
et recourbe comme elle, termin^ par
un stigmate renfle ; une cajisule à
CAM
deux valves , sur le milieu dcsq^uelles
k'iuscre une cloisou qui la divise en
deux loges , contenant des graines
nombreuses, petites et striées.
Aubert Du Petit- Thouars , auteur
de ce genre , en a observé deux espè-
ces , l'une dans l'Ile-de-Francc , oii
elle se trouvait abondamment vivant
parasitesurlcsiacines et remarquable
par sa corolle écarlale; et la seconde
dans l'île de Madagascar. Ce sont des
Plantes herbacées , vivaces,à racine
écailleuse , à tige simple , à feuilles
opposées en bas , alternes plus haut ;
à tleurs solitaires et axillaires, accom-
pagnées de deux bractées linéaires.
Leur port est celuiduBartsia.(A.D.J.)
CAMPDLOA. BOT. PHAN. V.
Campulose.
CAMPULOSE. Carnpulosus. bot.
PiiAN. Sous ce nom, Desvaux avait
établi un genre de la famille des
Graminées , et il en avait publié
la desoiiption dans le bulletin de
la Société philomatique. Palisot-
Beauvois ( Agrostographie , p. 65) l'a
adopté sans aucun changement : c'est
pourquoi nous donnons ici le nom
primitif de ce genre qui a été changé
ensuite par Desvaux lui-même en
celui de Campu/ua {3onru . de Botan.,
V. 5, p. 69). Ce genre est caractérisé
par ses épillets alternes , sessiles et
unilatéraux , par sa lépicène inégale ,
à deux valves , dont la supérieure est
bifide et munie sur le dos aune barbe
couchée obliquement sur l'axe ; les
fleurs sont en outre polygames. Ou
ne connaît encore que deux espèces
de Campuloses : la première est le
C/iloris monostachya , Mich. , et la
seconde le Cjriusurus furca/us ,Wï[\à..
J-te/acies de ces Graminées, et surtout
de la première, est tellement particu-
lier, qu'on ne conçoit pas comment
ce genre avait pu échapper àla recher-
che de ceux qui, avant Desvaux, ont
examiné de nouveau cette nombreuse
famille. (g..n.)
CAMPULOTTE. holi.. foss. r.
M AGILE.
CAMPYLUS. BOT. PHAN'. Loureiro
décrit, sous ce nom , un Arbrisseau
CAM H9
grimpant de la Chine , à feuilles al-
ternes , rares et portées sur de longs
pétioles , à fleurs disposées en grap-
pes terminales, flexueuses , munies
de bractées trilobées. Le calice est tu-
buleux , à cinq divisions inégales ; la
corolle présente un tube et un limbe
à deu» lèvies , la supérieure subulée,
l'inférieure ovale. Cinqétamines iné-
Edes s'insèrent à ce tube vers sa base,
'ovaire libre se termine par uu style
unique, et celui-ci par un stigmate à
cinq lobes. Le fruit est une capsule à
cinq loges polyspermes. Ce genre ,
ainsi caractérisé , n'a pu être rapporté
à aucune des familles établies jus-»-.
qu'ici. (a. d. J.)
CAMPYNÈMA. bot. phan. Genre
établi par La Billardière ( /'/. Nou.-
Holl. , 1 , p. 93,tab. 121), d'après
une Plante recueillie au cap de Van-
Diemen , et qui présente les caractè-
ressuivans : le calice, adhérent à l'o-
vaire et pétaloïde , se divise supérieu-
rement en six lobes , au bas desquels
s'insèrent autant d'étamines, dont
les filets se recourbent en dehors de
la fleur et portent des anthères oscii*
lantes. L'ovaire, surmonté de trois
styles et de trois stigmates , devient
une capsule prismatique , triangulai-
re , allongée , qui couronne le calice
persistant. Elle s'ouvre en trois val-
ves , qui , appliquées contre l'axe cen-
tral , la divisent en trois loges , con-
tenant chacune plusieurs graines dis-
posées sur un seul rang et attachées
sur le bord des valves. On a décrit une
seule espèce de ce genre, le Campy-
nema linearis^ Plante herbacée, à ra-
cines fusiformes et fasciculées , à tige
simple , chargée de quelques feuilles
graminées qui l'embrassent à demi ,
et terminée par une seule fleurie plus
souvent , et d'autres fois par deux ou
quatre , dont les pédoncules sont mu-
nis vers leur milieu dune foliole qui
les dépasse. La Billardière propose de
classer ce genre à la suite des Narcis-
sées , où sa place est en effet indiquée,
quoiqu'il manque de plusieurs carac-
tères propres à cette famille , dans la-
quelle on observe un style simple à
sa base, des graines attachées le long
lad CAN
de cloisons ' qui s'appliquent sur le
milieu des valves , et des fleurs mu-
nies de spalhes. (a. d. j.)
GAM-SANH ET TSEMCAN. bot.
PHAN. Une espèce d'Oranger à la Co-
chinchine. (b.)
CAMSIA. BOT. PHAN. Syn. chinois
de Canne à Suci-e. (b.)
CAMUL. BOT. PIIAN. V. Came-
I^ANNE.
CAMDLA. MAM. L'un des noms ita-
liens du Chamois. V. Antilope, (b.)
CAMUM.BOT.PiiAN. Etnon Camun.
V, Camium.
CAMUNENG ouCAMUNTUM.bot.
PHAN. ( Rumph, Jmb., T. v, pi. 17,
18. ) Trois Arbres portent ce nom à
Amboine, le Chalcas paniculata , le
Murraja, et peut-être celui dontLou-
reiro a l'ait son genre Aglaia, si ce
troisième Arbre ne doit pas former un
genre nouveau auquel Jussieu propose
de conserver le nom de Camun ium .( b .)
* C AMURI. pois.(Marcgraafif.)Nom
brasilien d'un Poisson qui pourrait
bien être voisin de l'Alose , s'il est le
même que celui que les Portugais ap-
pellent Robalo. (b.)
CAMUS. MAM. L'un des poras vul-
gaires donné parles marinsauDauphin
oïà^Mii^\xç,,l)elphinus Delphis, L. (b.)
CAMUS. POIS. Bosc donne ce nom
comme celui d'un Polynème qui pa-
raît être le Decadactjlus. V. Poly-
nème. (b.)
* CAMUSE, bept. oPH.Nom vulgai-
re d'une Couleuvre à la Caroline. (B.)
CAMUZA. MAM. L'un des noms
espagnols et italiens du Chamois. V.
Antilope. (b)
CAMY-CAMY. ois. Syn. de l'Aga-
mi, Psop/iia crepitam, L. à Suri-
nam. iT. Agami. (dr..z.)
CAN.MAM.Du latin Ca/î/s. Nom du
Chien dans les dialectes gascons, (b.)
CAN. OIS. Syn. vulgaire du Mau-
yis, Turdus iliacus ,h.jr. Merle.
(Drv..z.)
CAN
* CAN. POIS. C'est-à-dire Chien.
Syn. d' Aiguillât , P^. ce mot , dans le
golfe de Gènes. (b.)
CANA. OIS. Syn. de la Poule en
Finlande. ^. Coq. (Dn..z.)
CANA. BOT. PHAN. L'un des noms
de Vyliundo Donax , L., dans les dia-
lectes méridionaux. Les Espagnols
prononcent Cagna , parce qu'ils écri-
vent ce mot par un n mouillé.
Rumph dit qu'on appelle Cana en
Chine , ce qu'on nomme Cai - Gaiia
chez les Cochinchinois , et qui est le
Pirnelea alba de Loureiro. On appelle
Cana de la Vivora, c'est-à-dire de
la Vipère, la Kunthie, dans la Nou-
velle-Grenade, (b.)
CANAB. BOT. PHAN. Syn. de
Chanvre chez les Arabes, qui vient
peut-être du latin, comme Canabou
des Languedociens, Canabieret Ca-
nabé des Provençaux, Canatno des
Espagnols et Canapé des Italiens, (b.)
CANABÉ. bot. PHAN. V. Canab.
CANABERI. OIS. Syn. de l'Alouet-
te Cochevis , Alauda cristata, L. en
Grèce. K. Alouette. (db..z.)
CANABIER et CANABOU. bot.
PHAN. J^ Canab.
CANABINASTRUM. bot. phan.
(Heister.) Syn. de Galeopsis Galeob-
dolon, L. V. Galéobdolon. (b.)
CANABRAZ. bot. phan. Syn.
portugais à' Heracleurn Sphondylium.
V. Berce. (b.)
CANADA, bot. phan. Syn. de To-
pinamboux. (b.)
CANADE. zooL. 11 paraît que c'est
un nom de pays qui désigne quelque
espèce d'Oiseau-Mouche. On appelle
aussi de la sorte un Poisson qui ap-
partient au genre Gosterostée. (b.)
CANAFISTOLA ou CANAFIS-
TULA.BOT. PHAN.Syn. de Cassiajislu-
Ia,lj. en espagnol. ^'^.Canépicier. (b.)
CANAHEL\. BOT. phan. (L'Éclu-
se. ) Nom appliqué par les Espagnols
à diverses grandes Ombellifères, telles
que les Férules et les Thapsies, (b.)
CAN
CANAL MÉDULLAIRE. BOT.
FHAN. Au centre de la tige de tous
les Végétaux dicotyledous se trouve
un canal longitudinal , rempli par un
tissu cellulaire trcs-rcgulier. Ce canal
forte le nom de Canal médullaire, ci
on appelle moelle le tissu cellulaire
qu'il contient. Quelques auteurs don-
nent aux parois de ce canal le nom
d'étui méauUairc. L'étui médullaire
se compose essentiellement de vais-
seaux; c'est la seule partie de la tige
qui oflre des vaisseaux trachées dans
sa composition , et la première oli
1 on commence à apercevoir des vais-
seaux lors du premier développement
d'un jeune embryon. La forme du
Canal médullaire n'est pas la même
dans tous les Végétaux. Palisot île
Beauvois a prouvé que cette forme
de l'aire du Canal médullaire était
généralement en rapport avec la dis-
position des feuilles sur la tige. C'est
ainsi qu'il est allongé dans les Arbres
dont les feuilles sont opposées; qu'il
forme un triangle dans ceux qui
ont les feuilles verticillées par trois,
comme par exemple le Laurier-Rose,
et qu'enfin il est polygone dans
les Végétaux qui ont les feuilles
alternes et disposées en hélice ou en
quinconce.
Quelquefois le Canal médullaire est
tout-à-fait vide, et la moelle n'y existe
pas. Cette disposition se remarque
dans toutes les Plantes qui ont la tige
fistuleuse, comme dans la plupart des
Ombellifères. Mais il est important
de remarquer que cette particularité
ne se lencontre qu'au temps où ces
riantes ont déjà acquis un accroisse-
ment considérable, et qu'il y a une
époque oli ces liges ont leur Canal
médullaire rempli de moelle.
Le Canal médullaire que l'on ob-
serve dans les gros troncs ligneux sem-
ble généralement beaucoup plus petit
que celui des Jeunes branches du
même Arbre, et fort souvent il est
même difficile de l'apercevoir et d'en
constater l'existence. Aussi la plupart
des physiologistes ont-ils écrit que
par les progrès de l'âge, les parois du
Canal se resserrent sur elles-mêmes ,
CAN 121
et que sa cavité finit par disparaître
entièrement. Telle n'est pas l'opinion
de Du Petit-Thouat s. Ce savant bota-
niste pense qu'une fois solidifiées, les
parois du Canal médullaire ne se rap-
fuochent en aucune manière, et que
c diamètre de ce Canal reste toujours
le même. Mais peu à peu, dit- il ,
des molécules solides se déposent
dans les mailles du tissu cellulaire
qui forme la moelle, et il devient alors
diflicdede la distinguer du bois. C'est
cette apparence qui en a imposé aux
observateurs peu attentifs. (a.r.)
*CA1NALICULAIRE. Canalicula-
ria. BOT. CRYPT. {Lichens.) Section
formée par Achar parmi les Parmé-
lies et qui contient celles qui , telles
quelesy}///i//aceaet ciliaris, ont leurs
divisions canaliculées en dessous. La
plupart sont devenues desRamalines.
/^. ce mot. (b.)
*CANALICULÉ et CANALICU-
LEE. BOT. PHAN. On désigne ainsi les
parties des Plantes qui sont creusées
en figure de canal ; des feuilles et
particulièrement des pétioles sont Ca-
naliculés et Canaliculées. (a. r.)
C ANALITES. annel. -T. Dentales.
CANAMELLE. Nom imposé com-
me français par quelques botanistes
au genre Saccharum. f^. ce mot. (b.)
CANAMO ou CANA.MON. bot.
PHAN. P^. CaNAB.
CANANG ET CANANGO. bot.
PHAN. Le premier de ces noms qui dé-
signent l'un et l'autre, dansla langue
de Sumatra, l'C/f a/va odorata, L. , a
été étendu par quelques botanistes
français à toutes les espèces du genre
Uvaria. /^. ce mot. (b.)
CA.NANGA. BOT. phan. Rumph ,
sous ce nom, décrit et figure {Herb.
Amboin. t. 65 et 69) trois Arbres de
la famille des Anonacées, rapportés
au genre Unona. Ce sont les Unona
odorata, tripetaloïdea et Ugularis de
Dunal. — Aublet , regardant comme
congénère des Cananga de Rumph
un Arbre de la Guiane, lui avait
donné le même nom ( PI. de la
la* CAN
Guian.t.a44);etJussieuenfinenavait
fait un genre auquel il réunissait 1'^-
beremoa du même auteur. Dunal ,
dans sa Monographie des Anonacëes,
et De GandoUe, dans son Systema
Regni vegetabilis,QU adoptantle genre
(?«o//e/ïa de Ruiz et Pavon, lui ont
joint le Ca«a«^a d'Aublet. F". Guat-
TfiRIA. (a.d.i.)
Gananga est aussi l'un des noms
du Convoluulus Batatas chez les In-
dous. P^. Liseron. (b.)
GANAN-POULOU. bot. pu an.
Nom d'une espèce de Scirpe indéter-
miné, à la côte de Goromandel. (b.)
GANAOA. BOT. PHAN. (Surian.)
Syn. caraïbe de Cocoloba. (b.)
CANAPA. BOT. PHAN. f^. Canapé.
GANAPACIA. BOT. phan. (Gœsal-
pin.) Syn. d'Armoise. J^. ce mot. (b.)
GANAPÉ. BOT. PHAN. Et non Ca-
napa. V. Ganab.
GANAPETIÈRE. ois. Même chose
que Ganepetière. V. ce mot, et Ou-
tarde. (^DR..Z.)
GANAPI. BOT. PHAN. Même chose
que Ganaoa. /^. ce mot. (b.)
GANAPUCGIA. bot. phan. L'un
des synonymes de Chanvre. P^. ce
mot. (b.)
CANARD. Mam. L'un des noms
vulgaires du Barbet, race de Chien.
( A.D.-NS.I
CxiNARD. OIS. Allas, L, Genre de
l'ordre des Palmipèdes. Caractères :
bec droit , large, souvent très-élevé à
sa bascj et garni dans cette partie de
caroncules tuberculeux, toujours dé-
primé à la pointe et plus ou moins
dans le reste de son étendue , re-
couvert d'une peau mince, avec
l'extrémité anondie , obtuse et
onguiculée ; les deux mandibules
plates ou dentelées en lames sur
leurs bords ; narines placées presque à
la surl'ace du bec, et près de sa base,
ovoïdes, à demi couvertes par la mem-
brane de la fosse nasale -, pieds courts,
emplumés jusqu'aux genoux, retirés
vers l'abdomen ; quatre doigts ; trois
CAN
devant entièrement réunis par uue
large membrane, un derrière libre ou
avec un rudiment de membrane, ar-
ticulé assez haut sur le tarse. Ailes
médiocres, la première rémige égale
en longueur à la deuxième, ou un peu
plus courte qu'elle.
La nature en donnant aux Ca-
nards la double faculté de parcourir
l'immensité des airs, et de sillonner
les plaines de l'onde , semble les avoir
destiués à faire l'ornementdes rivières,
des fleuves, des lacs et des mers. C'est
dans ces humides demeures qu'ils
ne quittent jamais qu'à regret , et
lorsqu'une force majeure les y con-
traint, qu'ils trouvent abondamment
la nourriture appropriée à leurs or-
ganes , soit qu'elle se compose de
Poissons , soit que les Mollusques »
les larves, les V^ers et même les
Fucus ou autres Plantes des eaux,
en forment la base. Ils recherchent
cette nourriture avec avidité, plon-
fjent même sans répugnance dans
es eaux bourbeuses pour y saisir et
avaler leur proie. Il est vrai qu'ils ne
craignent point de gâter leur pluma-
ge. L'enduit particulier qui le recou-
vre, le protège contre les atteintes de
l'eau et des matières qui la salissent.
C'est aussi parmi les Joncs et les Ro-
seaux, sur les Varecs rejelés par les
flots , qu'ils construisent assez négli-
gemment leur nid. La forme, la cou-
leur et le volume des œufs varient
dans chaque espèce. Leur nombre
varie également, et non - seulement
dans l'espèce, mais encore dans cha-
que ponte. Les Canards sont presque
tous voyageurs ; la plupart habitent
de préférence les contréesduNord,et
l'élévation de température dans les
régions méridionales les en chasse
pendant l'été, ce qui détermine les
deux passages assez réguliers pour
chaque espèce, de printemps vers le
Nord et d'automne vers le Sud. Pres-
que tous sont sujets à une double mue
annuelle, et le changement de plu-
mage est tel, chez les mâles, qu'ils sont
absolument méconnaissables aux deux
époques opposées de l'année. En gé-
néral, ils prennent leur robe de noces
GAN
sur la fin de l'aulomne, et ne la quit-
tept qu'après l'accomplissemeut de
l'incubation.
La facilité avec laquelle divers Ca-
nards se sontpliésau iougde la domes-
ticité en a tiùt pourriioinme une con-
quête tout à la fois brillante et très-
utile. Leur multiplicité dans les basse-
cours surpasse souvent telle des Gal-
linacés. Outre une chair délicate et
agréable, ils offrent d;ins leurs plu-
mes un duvet à la mollesse, et à la
pensée un instrument de communica-
tion qui la répand et la perpétue. L'al-
lure du Canard, dans la basse-cour
comme sur la plage des eaux , a quel-
que chose de fatigant et même de
pénible. On s'aperçoit que ces Oi-
seaux sont hors de leur élément; ils
ne portent que lentement et difficdc-
nient, l'un avant l'autre, leurs larges
pieds palmés, et le déplacement des
Ïambes courtes et embari'assées dans
abdomen, communique au corps un
mouvement d'oscillation latérale, qui
en se combinant avec le mouvement
de progression, donne à l'Oiseau une
démarche stupide et ridicule; mais
à la surface des eaux, la plupart des
Canards nagent avec autant de grâce
que de facilité.
Le genre Canard, l'un des plus
nombreux en espèces, a été divisé par
plusieurs ornilhologisles qui en ont
séparé les Cygnes et les Oies pour eu
former des genres distincts; mais
les caractères assignés à ces deux
genres se fondant par des nuan-
ces insensibles, on a élé, pour ainsi
dire, forcé d'en revenir au genre uni-
que établi par Linné, et de ne consi-
dérer que comme de simples sections
les groupes que l'on avait cru pou-
voir présenter sous des caractères gé-
nériques particuliers. Cuvier, outre les
sous-genres Cygne , Oie et Canard
proprement dit, coupe encore ce der-
nier, et adopte autant de petites fa-
milles qu'il trouve de différences
marquantes dans la conformation du
bec.
t Les Cygnes. Cou très-long ; na-
rines percées vers le milieu du bec.
Cygne a bec jaune ou sauvack.
CAN xiV
^nas Cygnus, L. Cygne à bec noir,
Cuv. Tout le plumage blanc avec la
tête et la nuque lavées de jaunâtre ;
bec noir, couvert à sa base par une
membrane jaune qui s'étend jusqu'à
la région des yeux ; pieds noirs. Lon-
gueur de quatie pieds six pouces. La
femelle est un peu plus petite. Les
jeunes ont le plumage gris, la mem-
brane du bec , ainsi que celle des
yeux, et les pieds d'un gris rougeâtre;
ce n'est qu'après la seconde mue qu ils
prennent leur véritable robe ; com-
muns dans les régions septentrio-
nales des deux hémisphères qu'ils ne
quittent que dans les froids les plus
rigoureux pour passer quelques ins-
taus dans le Sud en prenant pour di-
rection les ])ords delà mer ou le cou-
rant des fleuves.
Cygne a bec rouge ou domes-
tique , Anas Olor, L. Cygne tuber-
cule, Tem. Biiff. pi. enl. 91 3. Tout le
plumageblancj bec rougeorangé, avec
le bord des mandibules ; le tubercule
charnu qui s'élève à sa base, et l'es-
pace nu qui entoure les yeux d'un
noir profond; pieds gris, nuancés de
rougeâtre. Longueur cinq pieds en-
viron. La femelle a en général les di-
mensions plus petites. Les jeunes sont
diiu gris brunâtre, avec le bec et les
pieds plombés. Ce magnifique Oiseau
paraît être originaire des grands lacs
ou des mers de l'intérieur de l'Euro-
pe ; sa beauté majestueuse a fait naî-
tre l'idée de l'amener à l'état de do-
mesticité, et dans sa douce servitude
il s'est embelli sans se dégrader ; il
fait l'ornement des canaux, des bas-
sins que le luxe creuse à grands frais,
à l'entour des habitations de plaisan-
ce , et malgré l'habitude que l'on a
de les voir, l'œil aime toujours à se
reposer sur ce symbole vivant de la
grâce, de la candeur et de la propreté.
Tous les ans , dès la fin de février,
chaque couple, aussi tendre que fidè-
le, construit un nid d'un gros amas de
roseaux, qu'd place souvent dans un
endroit de prédilection. La femelle y
pond six ou sept œufs, et les couve
pendant six semaines avec une ex-
trême assiduité ; les petits ne quitlenl
1:^4 CAN
leurs parens que vers le mois de no-
vembre, et vivent réunis Jusqu'au mo-
ment oïl l'amour leur fait désirer une
société plus intime. — L'éducation des
Cygnes est un objet assez important
pour la Hollande et la Belgique, d'oii
l'on en expédiesouventpour des con-
trées lointaines.
Cygne bronzé , Anas melanotos ,
Lath. BufF. pi. enl. gSy.Tête et moi-
tié supérieure du cou blancs, mouche-
tés de noir; parties supérieures noi-
res, à reflets bronzés ; parties infé-
rieures et bas du cou d'un blanc pur;
rectrices étagées ; une large excrois-
sance charnue à la base du bec qui
sont l'un et l'autre, ainsi que les pâ-
tes, noirs. Longueur, trois pieds. Des
indes.
Cygne a cravate, Anas Cana-
clensis, L. BufF. pi. enl. 346. Oie de
Canada. Tout le plumage varié de
brun et de gris, à l'exception de la
tète et du cou qui sont cendrés, de
la queue et de la gorge qui sont noi-
res. Une bande blanche traverse celle-
ci. Longueur, deux pieds dix pouces.
De l'Amérique septentrionale. Élevé
en domesticité.
Cygne de Gambie, Anas Gam-
lensis, L. Sommet de la tête blanchâ-
tre; nuque, haut du cou, aréole des
yeux roussâtres ; un collier roux ;
parties supérieures d'un noir pour-
pi'é ; ailes armées de deux gros épe-
rons ; rémiges noires ; petites tectrices
alaires, blanches, traversées d'un trait
noir; les grandes d'un vert chatoyant;
parties inférieures rayées de gris et
de blanc jaunâtre; rectrices noires ;
jambes très-longues ; une petite ca-
roncule noire sur le front. Longueur,
trois pieds. La femelle a brun mar-
ron, ce qui est noir-pourpré dans le
mâle d'Afrique.
Cygne de Guinée , Anas cygnoi-
des, L. Buff. pi. enl. 074. Parties su-
périeures d'un gris-brun ; tête et cou
gris, avec une membrane qui forme
ime poche sous la gorge; parties in-
férieures fauves ; rémiges et rectrices
brunes; un tubercule charnu sur la
base du bec. Longueur, trois pieds
neuf pouces.
CAN
Cygne î^oiR,Anas Plu/onia, Shaw.
Anas atrata, Lath. Nat. M. pi. 108.
Labill. f^. pi. 17. Entièrement noir à
l'exception des six premières rémi-
ges qui sont blanches, du bec et de
l'espace oculaire nu qui sont rouges.
Longueur, quatre pieds et demi. Les
jeunes sont d'un gris cendré. De la
Nouvelle-Hollande.
Cygne sauvage, y. Cygne a bec
JAUNE.
Cygne a tête et cou noiks ,
Anas nigricollis , Lath. Anas melano-
cephala, Gmel. Blanc à l'exception de
la tête et de la partie supérieure du
cou qui sont noirâtres, veloutées, du
bec qui est rouge. Longueur, trois
pieds deux pouces. De la partie la
plus méridionale de l'Amérique.
ff Les Oies. Cou de moyenne lon-
gueur-; bec plus court que la tête, un
peu conique, ainsi que les dentelu-
res du bord des mandibules.
Oied'Afrique. V. Oie d'Egypte.
Oie antarctique, Anas antarc-
tica, Lath. Gmel. Entièrement blanc,
avec le bec noir et les pieds jaunes.
Longueur, deux pieds quatre pouces.
La femelle est tachée de cendré sur
la tête, de brun sur le cou et le dos, et
de noir aux parties inférieures; les ré-
miges sont brunes; le bec est jaunâ-
tre. A la Terre-de-Feu.
Oie de Bering , Anas Beringii ,
Lath. Le plumage blanc, à l'exception
des ailes qui sont noires, et delà par-
tie supérieure du cou quiestbleuàtre;
une tache verdâtre près des oreilles et
une caroncule jaune sur la base du
bec. Du Kamtschatka.
Oie Bernache, Anas leucopsis ,
Tem, Anas eryt/iiopus, Gmel. Buff.
pi. enl. 855. Parties supérieures cen-
drées, avec les plumes terminées de
noir et frangées de gris; sommet, cô-
tés de la tête et gorge blancs; nuque,
cou, haut de la poitrine, extrémité
des rémiges et rectrices noirs ; parties
inférieures blanches ; bec et pieds,
noirs. Longueur, deux pieds. Les jeu-
nes ont du roussâtre sur le dos et une
bande noire entre le bec et l'œil. Du
nord de l'Europe.
CAN
Oie blanche, Anas cancUdus, Gan-
sa b/anco, Azara. Entièreincut blan-
clie, à l'cxceptiou d'une grande tache
noireà rextréniitédes rémiges, du bec
et des pales qui sont d'un rouge de
rose. Longueur, trois pieds. Améri-
que méridionale.
Oi£ BORÉALE, Anas borealis, La th.
Tout le plumage bhinc, à l'exception
de la tête qui est d'un vert chatoyant.
Longueur, deux pieds trois pouces.
D'Islande.
Oie de Brenta. J^. Oie Gra-
vant.
Oie bronzée. J^. Cygne bronzé.
Oie Cage, Ânas hybrula, Latli.
Entièrementblanche, à l'exception du
bec et des pieds qui sont jaunes, avec
une membrane rouge au premier de
ces organes. Longueur, trois pieds.
La femelle est noire avec quelques
filets blancs sur les plumes, le bec et
les pieds rouges. De l'Amérique mé-
ridionale.
Oie du Canada. P'. Cygne a
CRAVATE.
Oie du cap de Bonne-Espérance.
Buft". T'. Oie d'Egypte.
Oie cendrée , Anas Anser, Lath.
Gmel. Parties supérieui'es cendrées,
brunâtres, avec les plumes lisérécs de
blanchâtre ; tête et cou d'un cendré
clair ; petites tectrices alaires et bord
extérieur des rémiges d'un cendré
blanchâtre; les ailes pliées n'attei-
gnant point l'extrémité de la queue;
parties inférieures d'un cendré clair,
avec l'abdomen et les rectrices infé-
rieures blancs ; bec fort et gros, d'un
jaune orangé, ainsi que la membrane
des yeux ; l'onglet blanchâtre; pieds
couleur de chair. Longueur, deux
pieds dix pouces. Des contrées orien-
tales de l'Europe. Elle est la souche
de toutes les races que l'on tient en
domesticité. Dans quelques provinces
de l'Europe, on en élève des quantités
prodigieuses qui paissent les chamj5s
par bandes comme des troupeaux de
-Moutons; le nord de l'Allemagne et
la Poméranie surtout en nourrissent
peul-être plus que le reste du monde.
Cet Oiseau forme aussi l'une des ri-
chesses des laudes aquitaniques , oii
CAN lar.
Ion prépare ses membres d'une façon
à laide de laquelle ils deviennent un
mets délicat capable d'être transporté
au-delà des mers. Les foies de l'Oie
domestique , ainsi que celui du Ca-
nard, fournissent un autre mets plus
recherché encore des Sybarites de nos
jours ; mais la manièie dont on mar-
tyrise l'Animal pour en obtenir le
foie plus gras est l'une des plus gran-
des méchancetés humaines. L'instinct
de 1 Oie qui eu fit un Oiseau timide
en fit aussi un être brutal qu'un re-
gard incommode, et qui va toujours
menaçant, même lorsqu'il fuit, les au-
tres compagnons de son esclavage,
sans que souvent on devine les motifs
de sa colère ridicule. Les anciens vé-
néraient cet Oiseau , et tout le monde
connaît les Oies du Capitole.
Oie a coiffe noire , Anas indica,
Lath. Parties supérieures grises, avec
les plumes bordées de cendré-clair ;
parties inférieures cendrées, avec les
plumes de l'abdomen brunes, bordées
de blanc; tête, haut du cou et gorge
blancs; un double croissant noir sur
la nuque; rectrices grisgs avec l'ex-
trémité blanche. De l'Inde.
Oie de Coromandel , Anas Cow-
mandeliana, Lath. Sarcelle de Coro-
mandel, Yieill. Buff. pi. enl. 949 et
gSo. Parties supérieures d'un brun
noirâtre changeant faiblement en
verdâtre ; base du bec entourée de
petites plumes blanches; dessus de
la tête noirâtre avec un reflet verdâ-
tre ; derrière du cou tacheté de cette
même couleur sur un fond blanc sale;
joues, devant du cou et parties infé-
rieures d'un blanc pur; rémiges noi-
râtres et blanches vers leur extré-
mité; rectrices noirâtres; bec noir;
dessus des doigts d'un jaunâtre som-
bre. Longueur, dix pouces six lignes.
La femelle est d'un brun sombre oii
le mâle est Irisé eu vert; elle a en ou-
tre le bas du cou rayé transversale-
ment de noirâtre.
Oie Coscoraba, Anas Coscoraba,
Lath. Blanc avec le bec et les pieds
rouges. Longueur , deux pieds dix
pouces. Cette espèce habite l'Améri-
que méridiouale.
196
GAN
Oté de la côte de Coromandel,
Bufï". V. Cygne bronzé.
OïE A cou ROUX , Anas ruficolUs,
L. Pallas. Parties supérieures, gorge
et ventre noirs; du blanc entre le bec
et l'œil , derrière les yeux et sur les
côtes du cou; une ceinlure de cette
couleur sur la poitrine ; devant du
cou et poitrine loux, avec une bande
noire le long de la partie postérieure
du cou; abdomen et tectrices cauda-
les inférieures blancs ; bec brun ,
pieds noirs. Longueur, un pied neuf
pouces. Du nord de l'Asie.
Oie Gravant , Anas Benùcia, L.
Lath. Buff. pi. enl. 342. Parties supé-
rieures grises, avec les plumes termi-
nées de cendré-clair ; les parties infé-
rieures de même à l'exception de l'ab-
domen et des tectrices caudales qui
sont blancs ; tête, cou et poitrine d'un
noir terne, avec une tache blanche de
chaque côté du cou ; rémiges, rectri-
ces, bec et pieds noirs. Longueur, un
pied dix- pouces. Les jeunes ont le coU
entièrement gris et du roux mêlé au
cendré du plumage; ils ont ailssi les
pieds rougeâtres. Du nord de l'Euro-
pe et de l'Amérique.
Oie a cravate, f^. Gygne a
CRAVATE.
Oie cygnoide. V. Gygne de
Guinée.
Oie a demi-palmée , Anas semi-
palmat , Lath. Parties supérieures
grises; tête, cou et jambes d'un brun-
noirâtre; un collier blanc, ainsi que
le cioupion et les parties inférieures ;
bec brun; pieds rouges, avec les
doigts unis par les membranes
dans une partie de leur longueur.
Taille, deux pieds neuf pouces. De la
Nouvelle-Hollande.
Oie domestique. Gest I'Oie cen-
drée dont le plumage est plus 6\x
moins modifié par l'effet de la domes-
ticité.
Oie a duvet. ^. GanardEider.
Oie d'Egy^pte , Jnas yEgyptiacus,
Lath. Anser varias, Mey. Buff. pi.
enl. 579, 982 et 980. Parties inférieu-
res d'un cendré-roussàtre , varié de
zig-zags bruns ; aréole des yeux, de-
v.iniducou et quelques rémiges d'un
GAN
marron - clair ; parties inférieures
blanches , ainsi que les petites et
moyennes tectrices alaires ; les gran-
des sont d'un vert chatoyant; extré-
mité des rémiges et rectrices noires ;
bec et pieds rougeâtres ; un petit épe-
ron au poignet. Longueur, un pied
dix pouces. Gette Oie que l'on trouve
sur toute la côte orientale d'Afrique
arrive quelquefois accidentellement
en Europe.
Oie EiDER. P^. Ganard Eider.
Oie d'Espagne, Alb. p". Cygne
de Guinée.
Oie des Esquimaux. P^. Oie hy-
perborée.
Oie a front blanc. V. Oie
RIEUSE.
Oie grise, Anser griseus, Vieil.
Parties supérieures grises tachées de
noir, les inférieures cendrées; rémi-
ges et rectrices noires ; bec bombé ,
couvert d'une membrane jaunâtre ;
pieds à demi-palmés avec les ongles
très-crochus. Longueur, deux pieds
six pouces. De la terre de Diemen.
Oie de Guinée, f^. Cy'gne de
Guinée.
Oie Gulaund. T^. Oie boréale.
Oie hypereorée , Anas hyperbo-
rea^ Gmel. Tout le plumage blanc,
à l'exception du front qui est jaunâtre
et très-élevé , de la moitié inférieure
des rémiges qui est noire ; mandibule
supérieure rouge; l'inférieure blan-
châtre ; les onglets bleus ; partie laté-
rale du bec coupée par des sillons lon-
gitudinaux et des dentelures ; aréole
des yeux rouges; pieds d'un rouge de
sang. Longueur, deux pieds six pou-
ces. Les jeunes ont tout le plumage
d'un cendré-bleuâtre. A la seconde
mue, ils ont la tête et la parL-e supé-
rieure du cou blancs; la partie infé-"
rieure du cou , la poitrine et le dos
d'un brun-cendrc-violct, avec les plu-
mes terminées de bleu-clair; les tec-
trices alaires cendrées; le ventre et
l'abdomen blanchâtres , variés de
brun. C'est alors Anas cœrulescens,
Gmel. ; l'Oie des Esquimaux, Buffon.
Cette espèce est du nord de l'Europe.
Oie des îles Malouines, Anas
Icucopter.a, hzih. Brown. Nouv.-HoU.
CAN
f>l. 4o. Blanche, avec tles raies noires
sur le haut du dos et les flancs ;rcmi-
ge5noires,avccunebandclransversalc
blancheetunelargeplaque verte: rcc-
trices blanches, les deux intermédiai-
res noires; un éperon obtus au poi-
gnet. Longueur, deux pieds quatre
pouces. La femelleest en général d'une
teinte faiive, avec la plaque verte des
ailes moins vive.
Oie indienne. V. Oie a coiffe
NOIRE.
Oie Jabotijère. V. Cygne de
Guinée.
Oie de Java, Anas Javanensis, N.
Partiessupcrieures noires, à brillans
reflels verts ; front et sommet de la
tête d'un brun noirâtre ; cou et par-
ties inférieures d'un blanc légère-
ment tacheté de grisâtre; un grand
Collier noir sur le haut de la poitrine ;
les plumes des épaules, des îlancs et
du croupion finement rayées de noir ;
une grande tache blanche vers l'ex-
trémité des rémiges qui sont noirâ-
tres ainsi que les reclriccs ; tectrices
caudales inférieures blanches, avec
une bande noire; bec et pieds entiè-
rementnoirs. Longueur, onze pouces.
Cette espèce qui nous a été envoyée
comme nouvelle n'est peut - être
qu'une variété de V Anas Coioman-
deliana.
Oie Kasarka. /^. Canard Ka-
SARKA.
Oie de Madagascar, Jnas Ma-
(lagascariensis, Lath. Sancelle de Ma-
dagascar, Vieill. BufF. pi. eal. 770.
Parties supérieures noiiâtres, à re-
flets verts ; une large tache vert d'eau,
entourée de noir de chaque côté du
cou; front, joues, gorge et parties
inférieures d'un blanc pur; bas du
cou et flancs variés -de roux et de
brun; mandibule supérieure jauuâ-'
tre ; l'inférieure ainsi que les pieds
noirs. Longueur, quatorze pouces.
La femelle n a point de tache verte ;
le dessus du corps est varié de gris
et de brun; le dessous est d'un gris
pale.
Oie des Moissons, f'. Oie sau-
vage.
Oie de Montagne, Anas montana,
CAN U7
Lath. D'un gris cendré, varié de
noirâtre, avec la tète, le cou et les
tectrices alaires d'un vert chatoyant.
Longueur, trois pieds. Du Cap.
Oie moqueuse, Edwards, f^. Oie
sauvage.
Oie de Moscovie. f^. Cygne de
Guinée.
Oie de Neioe. 7^. Oie hyper-
borée.
Oie Newalgang. /'. Oie Demi-
PAIiMÉE.
Oie du Nil. /-'. Oie d'Egypte.
Oie Nonette. J^. Oie Berna-
ciie.
Oie peinte, Anas pic/a, Lath.
D'un cendré obscur, ra\é transver-
salement de noir; tête, cou, lectrices
alaires, bandes sur les rémiges et mi-
lieu du ventre blancs; rémiges, rec-
lriccs, bec et pieds noirs; un épe-
ron obtus au poignet. De laTerre-de-
Feu.
Oie Pie , Anas me/anoleuca, Lai h.
Tôte, cou, dos supérieur, partie des
tectrices alaires, rémiges et reclrices
noirs; le reste du plumage blanc;
pieds longs et jaunes, avec la palmure
très-courte. D'Australasie.
Oie de plein , Anas branchyptera^
Lath. Anas cinerea, Gmel. Parties
supérieures d'un cendré obscur; par-
ties inférieures grises avec le milieu
de l'abdomeri noir; une bande blan-
che sur les ailes; rémiges et tectrices
noires ; un long éperon javuie au poi-
gnet ; bec orangé avec la base brune;
pieds orangés avec la palmure noue.
Longueur, un pied dix pouces. Des
îles Falkland.
Oie première. V. Oie cendrée.
Oie Renard. J^. Canard Ta-
dorne.
Oie rieuse , Anas albijîons , L.
Anas Casarca , Gmel. Edw. Glan.
t. i55. Parties supérieures brunes ,
avec les plumes terminées de rous—
sàtie ; têle et cou d'un brun cendré ;
il ont blanc ; rémiges noires ; tectrices
alaires secondaires terminées de
blanc; poitrine et ventre blanchâtres
variés de noir; bec orangé, avec l'on-
glet blanc; pieds d'un jaune orangé.
Longueur, deux pieds trois pouces.
128 CAN
La femelle est moins gi'ande ; elle a
les couleurs plus ternes. Du nord de
l'Europe.
Oie sauvage , Jnas segetum, Gm.
Buff. pi. enl. 985. Parties supérieures
d'un cendré brun, liséré de blanchâ-
tre; tête et cou d'un gris bleuâtre ;
parties inférieures d'un cendré clair
avec l'abdomen et les tectrices cau-
dales inférieures blancs; croupion
d'un brun noirâtre ; bec orangé, noir
à sa base et à l'onglet; pieds rougeâ-
tres. Longueur, deux pieds six pou-
ces. Les jeunes ont la tête et le cou
d'un roux jaunâtre, et souvent trois
petites taches blanches à la naissance
du bec. Du nord de l'Europe d'où elle
émigré régulièrement chaque autom-
ne, en troupes plus ou moins nom-
breuses ; chacune d'elles sur deux fi-
les formant un angle aigu, dont le
chef de la troupe forme le sommet.
Oie sauvage de la bâte d'Hud-
soN. P^. Oie hyperborée.
Oie sauvage du Canada. P^. Cy-
gne A CRAVATE.
Oie SAUVAGE grande, a nos gran-
dis, La th. Parties supérieures noirâ-
tres , les inférieures blanches ; bec
noir, brun à sa base; pieds louges.
Longueur, trois pieds dix pouces. Du
Kamtschatka.
Oie sauvage du Nord. F^. Oie
RIEUSE.
Oie de Sibérie. V. Cygne de
Guinée, qui a paru en Sibérie.
Oie DES Terres magellaniques,
Anas magellanlca, Lath. Buff. pi. en!
1006. Parties supérieures , ainsi que
le bas du cou et la poitrine d'un brun
roux, avec les plumes bordées de
noir; parties inférieures blanchâtres,
avec les plumes également bordées de
noir; tête et partie du cou d'un roux
pourpré ; tectrices alaires et deux ban-
des sur les rémiges blanches; rémi-
ges, rectrices et bec noiis; pieds jau-
nes. Longueur, trois pieds.
Oie a tète grise, A/ias cana,
Lath. lllust. Zool. pi. 4i et 42. Parties
supérieures roussâtres , variées de
roux, les inférieures d'une teinte plus
terne ; tête et cou cendrés; joues blan-
ches ; petites tectrices alaires blan-
CAN
ches , les moyennes brun£S et les
grandes noires, ainsi que les rectrices,
le bec et les pieds; tectrices caudales
inférieures rousses; un éperon au
poignet. Longueur, un pied six pou-
ces. La femelle a les couleurs moins
vives et les joues grises.
Oie variée, ^«(35 ffl/7e§-a/a,Lath.
Tête , partie du cou et petites tectri-
ces alaires blanches ; tectrices moyeu-^
nés vertes; dos noirâtre, ondulé de
blanc : bas du cou , parties inférieu-
res et croupion d'un rouge-bai, avec
quelques taches blanches ; rémiges^
rectrices, bec et pieds noirs ; un épe-
ron obtusau poignet. Longueur, deux
pieds. De la Nouvelle-Zélande.
Oie vulgaire. C'est l'Oie sauvage
amenée à l'état de domesticité.
f ff Les Canards. Bec très-déprimé ,
large vers la poitrine ^ les dentelures
longues et ajilaties; le doigt de der-
rière libre , sans membrane , ou avec
un rudiment libre.
Canard aux ailes blanches ,
Anas peposaca , Vieill. Parties supé-
rieures d'un brun noirâtre ; tête et
cou noirs , à reflets violets ; épaules
pointillées de bleu ; la plupart des ré-
miges blanches terminées de bleu ;
parties inférieures blanches , rayées
transversalement et tiquetées de noir,-
quatorze rectrices. Longueur, vingt
pouces six lignes. La femelle a les
côtés de la tête blanchâtres ,le dessus
du corps brtm, les flancs roussâtres;
le dessous du corps blanchâtre ; elle
est un peu moins longue que le mâle.
De l'Amérique méridionale.
Canard aux ailes bleues , Anas
cyanoplera , Vieill. Parties supérieur
res noirâtres ; tête , cou et parties in-
férieures rouges; une bande noire,
angulaire , de chaque côté de la tête ;
tectrices alaires supérieures bleues ,
les intermédiaires vertes , à reflets ;
douze rectrices noires. Longueur,
seize pouces. La femelle a la tête et
le cou bruns , les parties supérieures
noirâtres , les inférieures variées de
blanc et de roux. De l'Amérique mé-
ridionale.
Canard aux ailes en rAuciLLE,
CAN
■ Anasfalcaria , La th. Partie supérieu-
re d'un gris nuancé ; front et som-
met de la tcte bruns; lourdes veux,
occiput et huppe d'un vert brillant ,
irisé ; gorge blanche ; cou et poitrine
cendrés , ondes de brun ; un double
collier noir- verdâtre et blanc ; abdo-
men noir ; rémiges rayées de blanc et
de violet, se relevant eu faucille; tec-
trices alaircs supérieures ou miroir
d'un vert bleu. Longueur, seize pou-
ces six lignes. De la Chine.
Canard Arlequin , Cuv. F'. Ca-
nard A COLLIER.
Canard de Bahama , ^nas ba/ia-
rnensis, Lath. Parties supérieures
brunâtres ; sommet de la tête et par-
ties inférieures d'un gris roux tache-
té de noir ; joues, gorge et devant du
cou blancs '■, grandes tectrices alaires
vertes , terminées de noir , les petites
noirâtres , les intermédiaires d'un
jaune foncé ; bec et pieds gris ; une
tache triangulaire orangée sur le pre-
mier. Longueur, quinze pouces six
lignes.
Canard de la baie d'Hudson.
V- Canard Eider.
Canard de Barbarie, p^. Canard
MUSQUÉ.
Canard de Barbarie a tète
blanche, ylnas leucocephala , Lath.
Parties supérieures rousses, variées
de brun ; tête blanche avec le sommet
noir ; cou blanc , avec un collier noir;
poitrine brune , rayée transversale-
ment de noir; ventre gris , tacheté de
noir ; rémiges et tectrices brunes ;
queue très-longue , conique ; bec bleu,
large, sillonné à sa base. Longueur,
seize pouces. La femelle a le roux
nuancé de cendré; le sommet de la
tête est brun. Lnproprement nommé ,
car il se trouve dans le nord de l'Eu-
rope.
Canard barbotteox. V. Canard
domestique.
Canard (beau) uuppé , Jiias spun-
sa , Lath. , Buff. , pi. cnl. 980 et 981.
Parties supérieures brunes à reflets
dorés; front et joues bronzés; une
huppe variée de vert , de blanc et de
pourpre ; bas du cou et poitrine d'un
loux tacheté de blanc , avec deux
CAN 1 29
bandes noires et blanches sur les
épaules; ventre blanc; flancs gris,
varioles ; miroir d'un bronze brillant ;
seize rémiges étagées d'un vert cui-
vreux. Longueur, dix- huit pouces.
La femelle n'a point de huppe , son
plumage est bleuâtre , blanchâtre sur
la gorge , varié de bleu et de vert sur
les ailes et la queue. Amérique sep-
tentrionale.
Canard a bec courbé, u4nas citr-
viiostra , Lath. Parties supérieures
noirâtres , avec des reflets verts sur
la tête , le cou et le croupion ; une ta-
che blanche , ovale sur la gorge ; les
cinq premières rémiges blanches ; bec
retroussé. Longueur, vingt-deux pou-
ces. Le Canard , décrit par Pallas
comme trouvé en Belgique , pourrait
bien être une variété accidentelle du
Canard sauvage.
Canard a bec étroit. T''. Fou de
Bassan. Oiseau qui n'a aucun rapport
avec les Canards.
Canard a sec jaune et noir,
Anas Jlavirostris , Vieill. Parties su-
périeures brunes; tête et cou rayés
de noir et de blanc; bas du cou et
épaules bruns , variés de roux ; deux
bandes rousses et un miroir vert sur
les ailes ; parties inférieures blanchâ-
tres avec des raies et le ventre bruns;
douze rectrices brunes; bec jaune,
noir à s.i base ; pieds plombés; quinze
pouces. Amérique méridionale.
Canard a bec membraneux , Anas
malacory iichos , L. , Latli. Parties su-
périeures cendrées ; sommet de la tête
et dessus du cou d'un gris verdâtre;
une tache blanche en travers des ailes ;
parties inférieures cendrées , mêlées
de ferrugineux; bec mou d'un cendi'é
pâle avec l'onglet noir. Longueur,
dix-sept pouces. De l'Australasie.
Canard a bec rouge , A/ms ery-
th/oryncha, Gm. Parties supérieures
d'un brun obscur, plus pâle sur la
nuque; côtés de la tèteet parties in-
férieures d'un blanc tacheté de brun
sur les côtés de la poitrine ; deux
bandes blanche et jaunâtre sur les ai-
les ; rectrices et pieds noirs; bec rou-
ge. Longueur , quatorze pouces. Du
Cap.
iZo CAN
Canard a ekc rouge et plombé ,
u^/ias lubrirostiis , Vieill. Parties su-
périeures noirâtres, avec le bord des
plunjes roux; joues et gorge blan-
ches; sommet de la tète noirâtre ; cou
roux, taclieté de noir ; tectrices inter-
médiaires vertes , avec une bande
noire et l'extrémité rousse ; seize rec-
trices blanchâtres, bordées de roux ;
parties inférieures rousses, tachetées
de noir; bec plombé avec les bords
orangés. Longueur , vingt pouces.
Amérique méridionale.
Canard a bec tacheté de rouge,
j4na5 pœkiloryncha , L. Noir avec
les joues elle devant du cou cendrés ;
une raie noire de chaque côté de la
tête ; miroirvert entouré de noir etde
blanc; bec allongé noir, avec la poin-
te blanche et une tache rouge de cha-
que côté. Des Indes.
Canard a bec thicolgr , Anas
versicolor , Yieili. Parties supérieures
brunes, variées de roussâtre ; sommet
de la tête noir; nuque brune; joues
roussâtres; une bande blanche sur
les ailes ; rémiges à reflets violets ,
irisés ; les quatorze rectrices et le ven-
tre rayés transversalement de noir et
de blanc; parties inférieures roussâ-
tres , tachetées de noir ; bec bleu pâ-
le , avec des taches orangées , la base
et l'extrémité noires. Longueur, qua-
torze pouces six lignes. Amérique mé-
ridionale.
Canard des bois , Canard bran-
ciiu. V. Beau Canard huppé.
Canard du Brésil, ^«as biasilien-
sis , L. Parties supérieures brunes,
avec les petites tectrices alaires bor-
dées de blanc, les grandes d'un vert
brillant, terminées de noir; une ta-
che d'un blanc jaunâtre entre le bec
et l'œil ; parties inférieures d'un gris
jaunâtre; gorge blanche; rectrices
noires; pieds rouges. Longueur, un
pied sept pouces.
Canard bridé , Anas frenata ,
Sparm./^. Canard MiLouiNAN,fem.
Canard BRUN, Anas miaula, L.
P'. Canard a collier. Buflbn (pi.
cnl. 1007) a donné sous ce nom le
Canard Morillon , jeune.
Canard brun de New -York,
CAN
Anas oi^scK/'û, La th. Parties supérieu-
res d'un brun noirâtre; miroir bleu
traversé de noir ; rectrices étagées ,
bordées de blanc ; parties inférieures
brunes, avec les plumes bordées de
jaunâtre. Longueur , deux pieds.
Canard brunâtre, Anasfucescens,
Lath. Parties supérieures d'un brun
pâle , bordées de jaunâtre ; tête et cou
fauves; ailes cendrées; miroir bleu ,
bordé de blanc. Longueur, quinze
pouces. Amérique septentrionale.
Canard Bucéphale , Anas Buce-
phala , Lath. Parties supérieures noi-
res; joues, cou, parties inférieures,
scapulaires, une bande sur les ailes,
blancs , tète garnie d'une touffe de»
plumes effilées vertes,- rectrices gri-
ses. Longueur , quinze pouces. La
femelle est brune en dessus , sans
huppe , avec une tache blanche der-
rière l'œil; elle est grise en dessous
et à la gorge; c'est l'Anas rustica,
Gmel. De l'Amérique septentrionale.
Canard caroncule, Anas lubata,
Shaw. , Anas carunculata , Vieill.
Parties supérieures noires , variées de
traits et de points blanchâtres; les
inférieures ainsi que la gorge et le
dessous du cou d'un blanc tacheté de
noir ; rectrices étagées ; bec noir ,
grand et courbé à l'extrémité ; une
grande membrane arrondie descend
de sa base et pend sur la gorge. Lon-
gueur , vingt -deux pouces. De la
Nouvelle-Hollande.
Canard chevelu , Anas jubata,
Lath. Parties supérieures noires va-
riées de brun ; tête et cou bruns ;
nuque ornée d'une huppe de plumes
effilées roussâtres , terminées de noir;
parties inférieures d'un gris argentin ,
varié de roux et de noir sur la poitri-
ne ; miroir d'un vert bronzé , encadré
de brun. Longueur, vingt pouces six
lignes. La femelle a le ventre blanc
et le miroir des ailes peu visible. De
l'Australasic.
Canard Chipi;au , Anas s/repera ,
L. , BufF. , pi. eiil. 968. Parties supé-
rieures grises, écaillées de noir; têle
et cou gris, pointillés de noir; miroir
blanc ; tectrices alaires intermédiaires
rousses , les grandes et les lecti ices
caudales inférieures noires ; parties
inférieures blanches , rayées Je noir
sur les flancs. Longueur, dix -neuf
pouces. La foincllea les plumes du dos
noirâtres, bordées de roux ; elle n'a
pointderaiesco zig-zagssur les flancs.
En Europe.
G.^NAKD A COLLIER , Anas histrio-
nica, L. , BuU". , pi. enl. 79&- Parties
supérieures, lèle et cou noirs, à reflets
violets et bleus ; espace entre le bec et
l'œil , tache derrière les yeux , bande
longitudinale sur le cou , collier et
partie des scapulaires, blancs; miroir
d'un violet foncé ; bas du cou et poi-
trine d'un bleu cendré ; ventre brun,
flancs roux. Longueur , dix-sept pou-
ces. La femelle a le dessus du corps
brun nuancé de cendré , une tache en
avant de l'œil , un espace entre le bec
et l'oreille blanc; la gorge blanchâ-
tre , la poilnne et le ventre blanchâ-
tres , nuancés de brun , les flancs
bruns. Pu Nord des deux Conlinens.
Canard a collier bleu , Anas
dispar; L. Parties supérieures , devant
du cou et gorge noirs à reflets violets;
un collier d'un bleu éclatant; nuque
garnie d'une petite huppe et d une
tache verte ; une autre tache sembla-
ble sur le front ; œil entouré de plu-
mes soyeuses noires ; petites tectrices
alaires d'un noir violet, pointues et
recourbées à l'extrémité, les moveu-
nes variées de noir , de bleu et de
blanc, les grandes brunes; parties
inférieures blanches avec la poitrine
roussâlre; rectrices brunes , étagées.
Longueur , seize pouces. La femelle
est variée de brun et de fauve ; elle a
deux taches blanches sur les tectrices
alaires qui sont toutes droites et noi-
râtres. De l'Amérique septentrionale
et du Kamtschatka.
Canard a collier noib , Ânas
torquata, \ieill. Parties supérieures
noires; front, côtés de la tète et de-
vant du cou variés de blanc et de
brun ; sommet de la têleuoir avec un
collier de mètne couleur au bas de la
nuque ; un trait blanc entre ce collier
et la nuque; scapulaires rougeâtrcs ;
miroir blanc , vert et bleu : parties in-
férieures blanchâtres, rayécsde noir;
CAN 101
devant du cou et poitrine rouges , ta-
chetés de noir; douze rectrices noi-
res. Longueur , quatorze pouces.
Amérique méiidionale.
Canard a collier de Terhï-
Neuve. y. Canard a collier.
Canard couronné. V. Canard de
Barbarie a tète blanche.
C.vnard de Damiette , Jnas da-
miatica , Gm., Lath. Plumage gris
avec le cou, les scapulaires et la queue
noirâtres; un croissant sur la nuque;
tectrices alaires et caudale d'un vert
noirâtre. Longueur, un pied neuf
pouces. En Egypte.
CanarddudétroitdeMagellin ,
F". Canard de Bahama.
Canard domestique. P^. Canard
SAUVAGEjdontcetOiseau est la souche.
Canard dominicain, yltias domi-
rncana , L. Parties supérieures d'un
gris cendré , avec deux bandes trans-
versales plus claires; joues et gorge
blanches; une bande de chaque côte
de la tête ; nuque , cou , poitrine, ré-
miges et rectrices noirs; parties infé-
rieures d'un gris clair. Longueur, un
pied dix pouces. Du Cap.
Canard Eider , Anas molUssima ,
L.jBufi". , pi. enl. 208 et 209. Par-
ties supérieures blanches ) joues ,
sommet de la tête et occiput d*un
blanc verdâtre; une large bande d'un
noir violet au-dessus de l'œil; par-
ties inférieures noires ; poitrine d'un
blanc rougeâtie; bec vert, sa base
se prolongeant latéralement sur le
front en deux lamelles aplaties ;
pieds d'un cendré verdâtre. Lon-
gueur, vingt-quatre pouces. La fe-
melle est plus petite; elle a le plu-
mage roux rayé transversalement de
noir; les tectrices alaires noires , bor-
dées de roux; deux bandes blanches
sur l'aile; les parties inférieures bru-
nesavec des bandes noires; leplumage
des jeunes varie extrêmement jusqu'à
l'âge de troisans.CetOiseau, qui habite
les contrées les plus septentrionales
de l'Europe, mérite d'être distingué.
Son plumage , ou plutôt le duvet qui
garnit les parties inférieures de so»
corps, est devenu un objet considé-
rable de commerce pour le Nord. On
9*
,^2 CAN
le recueille soigneusement , sous le
nom d'EDREDON , et l'on en fait des
couvre-pieds ou autres garnitures de
lits fort recKerchés par les personnes
sensuelles des pays froids.
Ganabd d'été. V. Beau Canard
HUPPÉ
Canard a face blanche , Anas
leucopsis , Vieill. , Anas viduata ,
Lath. , Buff. , pi. enl. 808. ^ Par-
ties supérieures variées de noirâtre et
de roux ; front , joues , nuque et men-
ton blancs ; sommet de la tête et col-
lier noirs ; rémiges et rectrices au
nombre de quatorze , noirâtres ; poi-
trine d^un rouge fauve ; parties infé-
rieures brunes; tachetées de noirâ-
tre ; bec noir , pieds bleus. Longueur,
dix-huit pouces.
Canard-Faisan./^. Canard PiLET.
Canard fauve , Anas fulva , L.
Parties supérieures rayées transversa-
lement de fauve et de brun ; tête, cou,
poitrine et parties inférieures fauves ;
rémiges brunes ; rectrices noires on-
dulées de blanc ; bec et pieds cendrés.
Longueur, dix-sept pouces. Du Mexi-
que.
Canard ferrugineux. J'. Ca-
nard A COLLIER BLEU , femelle.
Canard FRANC. /^.Canard MUSQUÉ.
Canard fuligineux, ânas cine-
rascens , Bechst. D'un brun noirâtre ,
avec les joues , les côtés et le devant
du cou blancs; bee large, élevé à la
base , noir en dessus , l'ougeâtre en
dessous ; l'onglet courbé et pointu ;
pieds d'un jaune verdâtre, les pal-
mures noires. Longueur , dix- huit
pouces. La femelle est presque cen-
drée et plus petite. De Sibérie.
Canard Garrot , Anas Glangula ,
Gmel. , Lath. , Buff. , pi. enl. 802.
Parties supérieures noires; les infé-
rieures , la poitrine et les grandes tec-
trices alaires blanches ; tête et partie
supérieure du cou d'un vert pourpré ;
un espace blanc à la racine du bec
qui est noir, très-court et plus large à
la base qu'à la pointe ; tarses et doigts
d'un jaune orangé , avec la palmure
noire. Longueur, dix-sept à dix-huit
pouces . La femelle et les jeunes ont les
parties supérieuics noirâtres , bordées
CAN
de cendr« : les inférieures blanches ,
avec la poitrine et les flancs cendrés,
la tête et le haut du cou bi'uns. Du
nord des deux Conlinens.
Canard Gattair , Anas Gattair ,
Lath. Parties supérieures brunes ,
ainsi que la tête et la poitrine, les in-
férieures blanches ; tectrices alaires
supérieures noires, les inférieures
blanches ; rémiges brunes , blanches
dans le milieu ; douze rectrices éta-
gées et pointues, brunes; bec brun ,
ridé; pieds bleus. Longueur, quator-
ze pouces. D'Egypte.
Canard de Géorgie , Anas geor-
gica , L. Plumage cendré, varié de
rougeâtre ; miroir vert bordé de
blanc ; rémiges et rectrices noirâtres;
bec légèrement recourbé en haut ,
jaune , noir à sa base ; pieds verdâtres.
Longueur, dix-huit pouces.
Canard Gingeon. V. Canard Sif-
FLEUR.
Canard des glaces. /^. Canard a
longue QUEUE DE TeRRE-NeUVE.
Canard Glaucion , Bel. , Anas
Glnucion, Lath. f^. Canard Garro*,
femelle au jeune âge.
Canard gloussant , Anas gloci-
tans , L. Parties supérieures ondulées
de noir et de brun ; sommet de la
tête brun; nuque d'un vert irisé;
une tache ronde , jaunâtre entre le bec
et l'œil ; gorge pourprée ; poitrine
rougeâtre , tachetée de noir; grandes
tectrices alaires cendrées ; miroir et
partie des rémiges d'un beau vert en-
touré de blanc ; les deux rectrices in-
termédiaires noires, les autres brunes,
bordées de blanc ; bec gris ; pieds
jaunes, avec la palmure noirâtre. De
Sibérie. Longueur, dix-neuf pouces.
Canard a grant) bec. P^. Canard
SOUCHET.
Canabd gbis-bleu. /^. Canard a
bec membraneux.
Canard gris d'Egypte, f^. Ca-
nard DE Damiette.
Canard gris de la Louisiaîte.
/^. Canard Jensen.
Canard Grisette. f-^. Canard-
Macreuse, jeune âge.
Canard a grosse tète. f^. Ca-
nard BUCÉPHALE.
GAN
Ganard H^tukréra , yliias su-
perciliosa, Lath., L. D'un brun ceu-
dréavec les plumes bordées de fauve ;
deux raies blanches au-dessus et au-
dessous de l'œil ; menton et devant
du cou blanchâtres; miroir d'un vert
bleuâtre , entouré de noir ; bec et
pieds cendres. Longueur, dix -neuf
pouces. De la Nouvelle-Zélande.
Canard Hina , .Inas Hina , Luth.
Parties supérieures blanches , tache-
tées de non- ; tête et gorge brunes ;
miroir vert ; pieds cendrés ainsi que
le croupion. La femelle a la tête gri
sâlre , le dos varié de noir et de rou-
geâtre, les parties inférieures tache-
tées de noir. De la Chine.
Canard Histrion, y. Canard a
COLLIER.
Canard d'hiver. P". Canard Bu-
CÉPHAIiE.
Canard de Hongrie. F'. Canard
Garrot.
Canard huppé d'Islande, u4nas
is/andzca , L. Parties supérieures noi-
res , les inférieures blanches ; la tête
garnie d'une huppe de plumesefiilées,
noires ; pieds orangés.
Canard huppé de la Louisiane.
y. Beau Canard huppé.
, Canard huppé de la terre des
Etats , Anas cristata , L. Parties su-
périeures cendrées , les inférieures
plus pâles , avec la gorge et le devant
du cou jaunes , tachetés de roux; ai-
les noires avec le miroir blcuetblanc ;
rectrices, bec et pieds noirs. Lon-
gueur, deux pieds.
Canard d'Inde, y. Canard musi-
que.
Canard Ipécutiri , Anas Ipe-
cutiri , Yieill. Parties supérieures
noires ; front roussâtre ; sommet de
la tête et devant du cou grisâtres ;
nuque noire ; du roux sur les ailes et
les scapulaires ; petites tectrices alai-
res noires , les autres d'un vert chan-
geant , terminées de blanc et de noir
et de bleu-violet; parties Inférieures
et dessous du cou variés de roussâtre
et de rougeâtre ; flancs tachetés de
noir, quatorze rectrices noires. Lon-
gueur , seize pouces six Hgnes. La fe-
melle est plus petite, plus pâle ; elle a
l
GAN i35
cku\ lâches blanches de chaque côfe
de la lête. Amérique méridionale.
Canard a iris blanc , Anas leu-
cophthalmos , Bechst , Anas Nyraca ,
Gmel. , Lath., Buff. , pi. enl. looo.
Parties supérieures noirâtres, irisées ;
tête , cou et flancs d'un fauve rou-
geâtre ; un petit collier brun ; une ta-
che angulaue blanche dans le heô;
miroir blanc et noir ; parties inférieu-
res blanches ; bec noirâtre ; pieds
bleus, cendrés; iris blanc. Longueur ,
[uinze pouces. La femelle n'a point
e collier, et toutes les plumes rousses
sont terrrriuées de fauve , conune les
noirâtres le sont de gi'is-brun. Les
jeunes ont en outre le sommet de la
tête d'un brun noirâtre, et l'abdomen
lavé de brun clair. De l'est de l'Eu-
rope.
Canard d'Islande, y. Canard
HUPPÉ d'Islande.
Canard Jensen , Anas americana,
L.,Bufi".,pl. enl. gSS. Parties supé-
rieures d'un cendré roussâtre , varié
de laies transversales noires ; front et
sommet de la tête blancs :, joues ,
gorge et cou blancs , variés de noir ;
une bande d'un noir à reflets verts ,
derrière l'œil; miroir vert bordé de
noir; une large bande blanche sur
les ailes ; lectrices caudales et les deux
rectrices intermédiaires noires , les
autres cendrées; parties inférieures
blanchâtres avec la poitrine nuancée
de brun rougeâti'e ; bec gris ; pieds
noirâtres. De l'Amérique septentrio-
nale jusqu'à Cayenne.
Canard Kasarka , Anas rutila,
Pallas , Anas Casaria, Gmel. D'un
fauve i-ougeâtre; lête et moitié du
cou gris ; un petit collier noirâtre ;
rémiges noires ; miroir blanc et vert
foncé ; croupion et rectrices d'un noii
verdâtre; bec noir ; pieds longs d'un
brun noirâtre: iris brun. Longueur,
vingt pouces. La femelle n'a pas de
collier , elle a le front roux ,unepartie
de la tête blanche ; le cou varié de bleu
et de brun. De l'est de l'Europe.
Canard Kagolca , Anas Kagolca ,
L. y. Canard Milouinan.
Canard Kekuschka , Anas Ae-
kuschka , L. Parties supérieures d'ua
i34 CAN
jaune obscur, les inférieures blan-
ches, ainsi que l'extrémité de plu-
sieurs rémiges ; tectrices caudales et
rectrices noires. Longueur, dix-huit
pouces. De la Perse.
Canard a large bec. V. Canard
Morillon.
Canard a large bec ^t pieds
JAUNES, r. Canard Souchet.
Canard a longue queue , Anas
acuta, L., Buff., pi. enl. 954. Parties
supérieures et flancs variés de zig-zags
ïioirs et cendrés ; de longues taches
noires sur les scapulaires ; sommet de
la tête varié de brun et de noirâtre ;
joues, gorge et haut du cou bruns
irisés ; une bande noire bordée de
blanc sur la nuque ; miroir d'un vert
pourpré , bordé en dessus de roux et
en dessous de blanc ; parties infé-
rieures et devant du cou blancs ; rec-
trices d'un noir verdâtre, les deux
intermédiaires très-longues; bec d'un
bleu noirâtre. Longueur , vingt-qua-
tre pouces. La femelle est plus petite ;
elle a la tête etlecou fauves, parsemés
de points noirs , le dos brun , écaillé
de roux , le ventre d'un jaune roussâ-
tre nuancé de Ijrun , le miroir rous-
sâtre et la queue simplement conique.
Du nord des deux Continens.
Canard a longue queue de Mi-
clou. F^. Canard de Miclou.
Canard a longue queue de
Terre-Neuve, r. Canard de Mi-
clou.
Canard Lupin. V. Canard Ta-
dorne.
Canard Macreuse , Anas nigm ,
L., Buff. , pi. enl. 978. D'un noir ve-
louté ; bec noir avec les narines et
une bande orangée , une protubéran-
ce sphérlque à sa base ; tarses et doigts
cendres , membranes noires. Lon-
gueur, dix-huit pouces. La femelle a
le sommet de la tête et la nuque d'un
brun noirâtre; les joues et la gorge
d'un cendré clair , taché de brun ; les
plumes des parties supérieures bru-
nes bordées de roussâlre; celles de la
poitrine d'un cendré brunâtre bor-
dées de cendré clair; la base du bec
élevée , sans protubérance. Les jeunes
mâles ressemblent aux femelles adul-
CAN
tes , et les jeunes femelles ont les
nuances très -pâles; c'est alors Jnas
cinerascens , Bechst , Anas cinerea ,
Gmel. , Canard Grisette , Temm. Du
nord de l'Europe. Cet Oiseau, dont
la superstition et l'ignorance ont fait
considérer la chair comme celle du
Poisson , et qu'on mange ainsi qu'elle
au temps de l'abstinence , a été aussi ,
comme la Brenache, l'objet de contes
ridicules, sur sa naissance.
CvNARD (double) Macreuse, ^«C5
fusca , L. , Buff. , pi. enl. 966. D'uu
noir velouté ; un croissant blanc au-
dessous des yeux ; un petit miroir
blanc sur les ades ; bée élevé à sa ba-
se , jaune orangé, avec le bord noir ;
tarses et doigts rouges avec la palmu-
re noire. Longueur, vingt pouces. La
femelle a les parties supérieures bru-
nes, les inférieures blanchâtres, rayées
et taclietées de brun ; une tache blan-
che près de l'œU. Du nord des deux
Continens.
Canard Macreuse a large bec
ou Canard Marchand , ^«ûô pe/s-
picillata , L. INoir , un grand espace
angulaire blanc sur la nuque et une
large bande sur le front ; bec élevé à
la base et fortement renflé de chaque
côté, d'un jaune rougeâtre, marqué
de deux taches noires et de gris blan-
châtre ; pieds et doigts rouges, pal-
mures noires ; iris blanc. Longueur,
vingt-un pouces. La femelle est d'un
brun noirâtre avec les taches de la
tête cendrées ; les rentlemens du bec
sont peu marqués. De l'extrême nord
des deux Continens.
Canard Maréca. T^. Canard du
Brésil.
Canard Marie. V. Canard de
Bahama.
Canard de Miclou , Anas glacla-
lis, L. Parties supérieures brunes;
sommet de la tête , nuque , devant du
cou , ventre , abdomen et rectrices
latérales d'un blanc pur ; ioues cen-
drées, un grand espace brun-roux
sur les côtés du cou ; poitrine et les
deux rectrices intermédiaires qui sont
très-longues brunes ; flancs cendrés:
bec noir avec une bande transversale
rouge,- tarses et doigts jaunes. Lon-
CA.N
gueur, ving-un pouces. Ija femelle a
les parties supérieures variées de "noir
et de i-oux cendré , le front et les
sourcils blanchâtres, la nuque, Icde-
vant du cou et sa partie inférieure , le
ventre et l'abdomen blancs ; la queue
courte avec les rectrices bordées de
blanc ;. sa taille n'est que de seize
pouces ; c'est alors la Sarcelle de Fé-
roé , BulT. , pi. enl. 999. Du nord des
deux Continens.
C.4.NARD }ihjx>vis , ^nas Ferma , L.
^riàs n/fa, Gmcl.,BufF., pi. enl. 8o3.
Parties supérieures , flancs et abdo-
men cendrés , rayés de nombreux
zig-zags d'un cendré bleuâtre obscur;
tête et cou bruns rougcâtres; haut du
dos , poitrine et croupion noirs ; ven-
tre blanchâtre , iinement rayé de
noir ; rémiges et rectrices grises ; bec
noir , une large bande transversale
bleue ; tarses etdoigts bleuâtres. Lon-
gueur , dix-sept pouces. La femelle
est plus petite , elle a les couleurs
moins prononcées; la tête , le cou et
la poitrine roussâtres , nuancés de
fauve; l'espace entx-e le bec et l'œil ,
la porge et le devant du cou blancs ,
tachetés de roussâtre; le milieu du
ventre blanchâtre , les flancs tache-
tés de brun ; les ailes cendrées , poin-
tillées de blanc. Du nord de l'Europe.
Canard Milouinan, Jnas marina,
L., Buflf., pi. enl. 1002. Parties supé-
rieures blanchâtres rayées de zig-zags
noirs , très-fins ; tête et haut du cou
noirs à reflets verdâtres ; partie infé-
rieure du cou , poitrine et croupion
noirs ; tectrices alaires variées de
blanc et de noir; un petit miroir
blanc; ventre et flancs blancs ; abdo-
men rayé ; bec large , bleuâtre ; iris
jaune. Longueur , dix-huit pouces.
La femelle est un peu plus petite ; elle
a une bande blanche autour de la
base du bec; le reslo de la tête et le
cou sont d'un brun noirâtre ; les zig-
zags blancs et noirs des parties supé-
rieures, que l'on retrouve aussi sur
les flancs, sont très -rapprochés; c'est
alors Allas frenata, Sparm. Les jeu-
nes ressemblent assez aux femelles ,
mais les zig-zags du dos se confondent
souvent avec la nuance brune ccn-
CAN i35
drée qui forme le fond de la couleur.
Du nord des deux Continens.
Canard Moine , Anas Monacha ,
L. Plumage varié de noir et de blanc;
miroir vert et violet ; rémiges et rec-
trices blanches , terminées de brun ;
bec jaunâtre , noir à la pointe. Lon-
gueur , deux pieds.
Canard dk montagne. V. Canard-
ElDER.
Canard des montagnes du
K AMTSCII ATKA . /^.CaNARD A COLLIER .
Canard Morillon, ^«as Fuligula^
L. , jjnas Glaucion minus , Briss. ,
Buff'. pi. enl. 1001. Parties supérieu-
res d'im brun noirâlr» irisé , tique-
tées finement de cendré ; une huppe
de plumes effilées dont la couleur,
ainsi que celle de la tête et du cou ,
est le noir irisé; miroir blanc; poi-
trine noire avec les plumes du bas ,
bordées de cendré ; parties inférieu-
res blanches , avec l'abdomen noi-
râtre , bec bleuâtre avec l'onglet
noir^ pieds cendrés, palmure noire.
Longueur, seize pouces. La femelle
est également huppée , mais le noir
est terne et brunâtre ;elle a les flancs
et le ventre nuancés de brun. Les
jeunes n'ont point de huppe ; ils ont
une tache blanche de chaque côté du
bec , une autre sur le front ; ils ont
en général toutes les parties du corps
plus ou moins variées de brun. C'est
alors le Canard brun, Bufi". pi. enl.
1007, ^«<2s 5ca/z a'/'aca, Gmel. Dunord
des deux Continens.
Canard Morillon (petit), Anas
Glaucion, L. f^. Canard Morillon.
Canard DE MoscoviE , Albin, p^.
Canard musqué.
Canard Mulard. Métis du Canard
musqué et du Canard domestique.
Canard musqué , Anas mosc/taius,
L. , Buff. PI. enl. 98g. Parties supé-
rieures d'un noir irisé ; nuque garnie
d'une espèce de huppe de plumes effi-
lées ; une large bande blanche sur les
ailes ; parties inférieures d'un noir
brunâtre ; une large plaque nue et
des papilles d'un rouge vif de chaque
côté de la tête ; bec , pieds et palmu-
res rouges. Longueur , deux pieds.
La femelle est moins grande ; elle a
i36
CAN
le plumage d'un briiu noirâtre ; elle
est privée de huppe et de caroncule
charnue ; les jeunes ne la prennent
qu'à l'âge de deux ans. Cet Oiseau se
lait aisément à la domesticité ; il en
résulte une variété de plumage qui
va souvent jusqu'au blanc partait.
Canard Nankin. V. SARCEiiLE de
i-A Chine.
Canard du Nil, Anas nilotica,
L. Parties supérieures blanchâtres ;
tête et cou tachetées de gris ; une raie
blanche derrière les yeux -, parties in-
férieures blanchâtres , rayées de noir
et de gris ; bec et pieds rouges. Lon-
gueur , vingt-<ieux pouces.
Canard noir de Salerne. /^. Ca-
nard DOUBLE Macreuse.
Canabd noir (petit) de Salerne.
V. Canard Macreuse.
Canard noir et blanc. ^. Ca-
nard Eider.
Canard noirâtre, f. Canard
BRUN DE New-York.
Canard du Nord. P^. Canard
Marchand.
Canard de la Nouvelle-Zé-
lande , Anas Novœ-Zeelandiœ , \.i.
Parties supérieures noirâtres , irisées ;
tête et cou d'un noir d'acier ; premiè-
res rémiges grises, les autres rayées
transversalement de blanc; rectrices
courtes d'un gris verdâtre ; bec et
pieds d'un cendré bleuâtre; iris jaune.
Longueur , quatorze pouces.
Canard Nyroca. V. Canard a
IRIS BLANC.
Canard paille en queue. V.
Canard a longue queue.
Canard peint, Anas picta, Lath.
Entièrement varié de noir , de blanc
et de bi'un; une grande tache blanche
sur les ailes. Longueur , vingt-deux
pouces. La femelle a la tête et le cou
Î3lancs. De la Nouvelle-Zélande.
Canard Peposaca. /^.Canard aux
ailes blanches.
Canard a petit nvjc^Anasviduata,
Lath. Parties supérieures noirâtres ,
avec les scapulaires bordées de blanc;
joues blanches ; une bande à reflets
verts et violets , partant de l'angle de
l'œil, se prolonge vers la partie infé-
^fieure du cou , qui est , ainsi que la
CAPC
poitrine et le ventre , rayée de blanc
et de noirâtre ; ailes brunes ; partie
des tectrices intermédiaires blanche ,
les grandes, ainsi que l'extrémité des
rémiges et les lectrices noires ; bec
bleu, pâle en dessus; pieds verdâtres.
Longueur , vingt pouces. Amérique
méridionale.
Canard Pie , Anas Lahradora^ L.
Parties supérieures brunes ; tête et
cou roussâtres , avec la nuque noire ;
un collier noir et une bande de même
couleur sur la poitrine ; scapulaires
et tectrices alaires moyennes blan-
ches ; bec noirâtre entouré à sa base
d'un anneau orangé; pieds jaunes;
palmures brunes. Longueur , dix-
huit pouces. La .femelle a les parties
supérieures variées de brun , et les
inférieures blanchâtres; une tache
blanche sur l'aile, et les pieds noirs.
De l'Amérique septentrionale.
On nomme en Alsace le Canard
Garrot Canard Pie.
Canard Pilet. V. Canard a lon-
gue QUEUE.
Canard pointu. V. Canard a
longue queue.
Canard a poitrine rayée, Anas
lucida , Gmel. V. Canard de Gme-
lin.
Canard a poitrine rougeatre ,
Anas mbens , L. Variété d'âge du
Canard Souchet.
Canard a queue épineuse. F".
Canard -Sarcelle a queue épi-
neuse.
Canard a queue noire , Anas
Melanura, Vieill. /^.Canard a bec
ROUGE.
Canard a queue pointue, Anas
spinicauda, Vieill. Parties supérieu-
res brunes nuancées de brunâtre ;
sommet de la tête varié de noirâtre;
nuque , joues et haut du cou blancs ,
tiquetés de noir; tectrices alaires
brunâtres, avec une bande blanche
sur les intermédiaires; rémiges noires
et blanches ; rectrices brunes , blan-
châtres sur les bords, étagées au nom-
bre de seize. Longueur, vingt-deux
pouces. Amérique septentrionale.
Canard Renard , nom vulgaire
du Canard Tadorne.
CAN
Canard Ridenne. V. Canard
Chii'eau.
Canard rouge , Anas rubens ,
Ginel. /^. Canard Souchet, jeune
âge.
Canard roux. P^. Canard-Sar-
celle ROUX A LONGUE QUEUE.
Canard roux et noir, Arias bico-
lor, Vieill. Parties supérieures noi-
res avec les scapulaires bordées de
roux; tête rousse , avec une bande
noire; cou roussâtre avec un collier
blanc; seize rectrices noiies ; tectri-
ces caudales d'un blanc jaunâtre ;
tectrices alaii-es noirâtres , frangées
de roux ; poitrine et ventre roux ;
bec bleu; pieds cendrés. Longueur,
dix-sept pouces. Amérique méridio-
nale.
Canard royal , Anas regia , La th.
Parties supérieures bleues; une mem-
brane rouge sur la tête , un large
collier blanc ; parties inférieures bru-
nes. Longueur, vingt-deux pouces.
Amérique méridionale.
Canard rural, Canard sauvage
rendu domestique.
Canard rustique , Anas justica ,
Gmel. J^. Canard Bucépiiale, fe-
melle.
Canahd - Sarcelle de la baie
d'Hudson. F~. Canard a longue
queue, jeune.
Canard-Sarcelle Balbul, Anas
Ba/bul. Variies supérieures cendrées,
ondulées de blanc ; tête brune , mar-
quée de vert, temte de rouge sur les
tempes ; une autre tache derrière d'un
bleu noirâtre ; une plaque blanche
sur les ailes ; tectrices caudales supé-
rieures d'un noir verdâtre , bordées
de rougeâtre ; parties inférieures
blanches ; queue étagée ; bec noir ;
pieds cendrés. Longueur , quinze
pouces. En Egypte.
Canard-Sarcelle a bec recour-
bé, Anas recurvifvstra, Yie'iW. Anas
Jamaïcensis , Lath. Parties supérieu-
res noirâtres , ondulées de brun et de
jaunâtre; front noir; joues et gorge
blanches ; dessus du cou brun ; des-
sous du cou et parties inférieures
rayés transversalement de noirâtre
et de roux; rémiges et rectrices oran-
CAN i37
gées en dessous, sur les narines et les
côtés ainsi que les pieds. Longueur,
quatorze pouces six lignes. Des An-
tilles.
Canard-Sarcelle blanc et noir ,
Anas albeola , L. , Anas Bucephala ,
Lath. Sommet de la tête d'un noir
irisé; joues, nuque, dessus du cou,
poitrine , scapulaires et partie des
tectrices alaires intermédiaires d'un
blanc pur; dos et partie des tectrices
et des rémiges d'un noir velouté ; les
autres grisâtres variées de brun et de
blanc ; rectrices cendrées; bec noir en
dessus, verdâtre en dessous; pieds
frangés. Longueur, seize pouces.
Amérique septentrionale.
Canabd-Sarcelle brun et blanc.
K. Canard a collier, femelle.
Canard-Sarcelle de la Caroli-
ne , Anas rustica , L. P'. Canard
Bucépiiale, femelle.
Canard - Sarcelle de Cayenne
ou SoucROURou , Anas discors , L. ,
Buff. PI. enl. 9G6 . Parties supérieures
variées dezig-zagsgris et bruns ; som-
met de la tête et lorum noirs ; tête et
haut du cou d'un violet irisé , avec
une bande blanche entre le bec et
l'œil; croupion et tectrices caudales
d'un brun noirâtre; une plaque bleue
et un trait blanc sur les ailes; miroir
vert; premières rémiges brunes, les
autres vertes ; rectrices brunes ; par-
ties inférieures roussâtres , tachetées
de brun ; bec noir , pieds jaunes.
Longueur , seize pouces. La femelle,
BuiF. PI. enl. 4o3 , est plus petite ;
elle est d'un brun bordé de grisâtre
avec le milieu du ventre blanchâtre ;
deux taches bleue et verte, séparées
par un trait blanc , près de l'œil ; les
rectrices lisérées de blanc ; le bec teint
de rougeâtre sur l'arête.
Canard-Sarcelle de la Chine ,
Anas galericulata y L. , Buff. PI. enl.
8o5 et 806. Parties supérieures d'un
brun pourpré ; front et sommet de la
tête d'un vert foncé ; nuque et der-
rière du cou garnis de plumes lon-
gues , étroites , formant une huppe
brune ; irisée ; gorge et joues blan-
ches ; cou d'un marron clair ; poitri-
i38 CAN
ne d'un brun pourpré , avec quelques
raies transversales noues de chaque
côté; grandes tectrices alaires blan-
ches en dehors et terminées de noir
et de blanc , ce qui dessine sur l'aile
deux larges bandes noires , entourées
de blanc ; du sein de ces tectiices ,
s'élève de chaque côté une large et
courte plume triangulaire, d'un roux
doré, tenninée de blanc et de noir,
formant panache par la longueur des
barbes ; rémiges brunâtres , bordées
de blanchâtre ; parties inférieures
blanches, avec les flancs finement
rayés de roux et de noir ; rectrices
brunes : bec et pieds rouges. Lon-
gueur, quinze pouces. La femelle a
les parties supérieures brunes , la
huppe courte , un trait blanc qui en-
toure l'œil , et se dirige au-delà ; la
gorge blanche ; le devant du cou , la
poitrine et les flancs bruns, maillés
de roux; les parties inférieures blan-
ches.
Canard -Sarcelle commtjn. V.
Ganard-Sarcelle d'été et d'hiver.
Canard-Sarcelle de Coroman-
DEL. F". Oie de Coromaisdel.
Canard-Sarcelle d'Egypte. J^.
Canard a iris blanc
Canard - Sarcelle d'été, Anas
Querquedula, L., Anas Circia,Çtmt\.
BufF. PI. enl. 946. Parties supérieures
blanchâlres, rayées transversalement
de cendré ; sommet de la tête noirâ-
tre ; une bande blanche entourant les
yeux , se dirigeant sur la nuque ;
gorge noire ; tête et cou d'un brun
rougeâtre, pointillé de blanc; une
bande blanche sur les scapulaires;
tectrices alaires d'un cendré Isleuâtre;
miroir vert bordé de blanc ; poitrine
maillée de noir; parties inférieures
blanchâtres , avec des zig-zags noirs
sur les flancs; bec noirâtre; iris brun;
pieds cendrés. Longueur , quinze
pouces. La femelle est plus petite ;
elle a les parties supérieures noirâ-
tres , bordées de brun -clair, une
bande blanche tachetée de brun de
chaque côlé de la lête, le miroir ver-
dâtre , les parties inférieures blan-
ches ainsi que la gorge. Les jeunes
Hiâles ressemblent aux femelles; sou-
CAN
vent le ventre est tacheté de brun.
Dans cet état on l'a regardée comme
une variété de VAnas Crecca, qui est
la Sarcelle commune d'hiver.
Canard-Sarcelle de Féroé. P".
Canard de Miclotj , femelle.
Canard-Sarcelle Gmelin, Anas
Gmeiuii , Lath. Parties supérieures
noirâtres ; lête rousse , brunâtre ; une
tache blanche à l'angle du bec ; crou-
pion blanc; poitrine rayée transver-
salement de rouge; ventre blanchâtre
tacheté de brun; rectrices noirâtres.
Longueur, quatorze pouces six lignes.
En Russie.
Canard -Sarcelle ( grand ). V.
Canard-Sarcelle d'été.
Canard-Sarcelle de la Guade-
loupe , Anas Dominica , L. , Buff".
PI. enl. 968. Parties supérieuivs bru-
nes, bordées de roux; les inférieu-
res d'un gris pâle , roussâtre , poin-
tillé de brun noirâtre ; tête noire ;
miroir blanc ; rémiges noirâtres, ainsi
que les rectrices qui sont longues ,
larges, roides , étagées et pointues;
bec brun , ainsi que les pieds. Lon-
gueur, douze pouces. Amérique mé-
ridionale.
Canard-Sarcelle d'hiver , Anas
Crecca, L., Buff. PI. enl. 947. Parties
supérieures rayées de zig-zags blancs
et noirs; sommet de la tête, joues et
cou d'un roux foncé ; une large bande
verle de chaque côté de la tête ; gorge
noire ; partie inférieure du cou rayée
de zig-zags blancs et noirs ; tectrices
alaires brunes; miroir vert et noir,
bordé de blanc ; poitrine d'un blanc
roussâtre , tacheté de brun ; parties
inférieures blanchâtres ; bec noirâ-
tre; iris brun; pieds cendrés. Lon-
gueur , quatorze pouces. La femelle
est plus petite ; elle a de chaque côté
de la tête une bande roussâtre , ta-
chetée de brun ; la gorge blanche ;
les parties supérieures noirâtres avec
les plumes bordées de fauve; le bec
varié de brun. Les jeunes , suivant
leur âge , ressemblent aux femelles ,
ou leur plumage tient des deux sexes.
La chair de la Sarcelle d'été et de la
Sarcelle d'hiver fournit un mets digne
des tables les plus délicates.
CAN
Canard- Sa jicELLE de l'île de
LuçoN, j4nas manillensis , Lath. Par-
ties supérieures varices de jaune et
de uoirâtre ; tête et gorge blanches ;
cou , poitrine et petites tectrices alai-
rcs d'un brun rougeâtre; rémiges et
rectrices noirâtres ; parties inférieu-
res blanches, variées de noirâtre; bec
et pieds noirâtres. Longueur , tieize
pouces.
Canard- Sarcelle de la Jamaï-
t^UE. y. Canard-Sarcelle a bec
recourbé.
Canard-Sarcelle de Java , Jnas
falcaria, Var. , L. , BufF. PI. cnl. gSo^
Parties supérieures brunâtres ; tète
"Verte irisée ; gorge blanche ; cou , poi-
trine et parties inférieures varices
de noir et de blanchâtre; bec noii ;
pieds rougeâtres. Longueur, quinze
pouces.
Canard-Sarcelle du lac Baikal,
Anas fonnosa , Lath. Parties supé-
rieures brunes ; sommet de la tête
noir , varié de blanc ; un croissant
blanc de chaque côté de îa gorge qui
est roussâtre , tachetée de noir ; ailes
rayéesderouxet de noir; miroir noir,
entouré de rouge obscur et marqué
d'une tache verte; parties inférieures
variées de roux et de blanc ; rémiges
brunes tachetées de blanc; rectrices
noirâtres. Longueur, quinze pouces.
De Sibérie.
Canard -Sarcelle de la Loui-
siane, f^. Canard-Sarcelle brun
et BL.INC.
Canard-Sarcelle de Madagas-
car. V. Oie de Madagascar.
Canard-Sarcelle de la mer Cas-
pienne. P'. Canard -Sarcelle de
Gmelin.
Canard-Sarcelle du Mexique ,
Anas Novœ - Hispaniœ , Lath. Par-
ties supérieures noirâtres , irisées ;
tête fauve, variée de noirâtre, avec
des reflets brillans et une tache blan-
che de chaque côté ; gorge , cou et
parties inférieures blanchâtres , poin-
tillés de noir; tectrices alaires noirâ-
tres; miroir bleu; premières rémiges
noires ; les autres variées de vert et de
fauve, ou de blanc et de noir; bee
bleu , noir en dessous ; pieds rougeâ-
CAN 1Ô9
très. Longueur , quinze pouces. La
femelle a le dessus du corps noirâtre,
varié de fauve et de blanc , le dessous
blanc tacheté de noir, le bec noir,
les pieds cendrés.
Canard-Sarcelle (petit), f^. Cx-
nard-Sarcelle d'hiver.
Canard-Sarcelle a queue épi-
neuse, Anas spinosa , L. , BufF. PI.
enl. 967. Plumage d'un brun varié
de noirâtre avec un peu de blanc sur
les tectrices alaires ; sommet de la
tête noir; deux raies blanches et une
noire sur les côtés de la tête; rectrices
roides , longues , étagées et pointues ;
bec bleu ; pieds jaunâtres. Longueur,
onze pouces- Amérique méridionale.
Canard -Sarcelle roux a lon-
gue QUEUE, f. Canard - Sarcelle
de la Guadeloupe.
Canard-Sarcelle de Saint-Do-
mingue F". Canard - Sarcelle de
La Guadeloupe.
Canard-Sarcelle San-Sarai,
Anas alexandiina , L. Parties supé-
rieures cendrées , maillées de noir
et de blanc ; ventre noir ; abdomen
blanchâtre ; bec noir ; pieds jaunâtres
avec les palmures brunes. Longueur,
quinze pouces. A la Perse.
Canard-Sarcelle ScARCHiR,./^/zas
arabica , L. Parties supérieures cen-
drées , tachetées de noirâtre ; les in-
férieures , ainsi que le croupion ,
blanchâtres , variées de cendré; mi-
roir noir, bordé de blanc; bec noir,
bordé de jaune ; pieds jaunâtres avec
les palmures noirâtres. Longueur,
quatorze pouces. De la Perse et de
l'Inde. ■
Canard-Sarcelle Sirsair, Anas
Sirsair,h. Parties supérieures brunes,
ainsi que la tête et le cou; miroir vert,
bordé de blanc ; parties inférieures
blanchâtres , tachetées de brun ; gor-
ge et ventre blancs ; bec et pieds gris.
Longueur, quatorze pouces. De la
Perse.
Canard-Sarcelle Soucrourette.
p^. Canard-Sarcelle de Cayenne,
femelle.
C AN ARD - s ARCELLE SoUCROUROU .
F". Canard-Sarcelle de Cayenne.
Canard -Sarcelle a tète blan-
i4o CAN
CHE. V. Canard de Barbarie a tête
BLANCHE.
Canard-Sarcelle a tête brune,
Anas carolinensis , L. Parties supé-
rieures noirâtres , ondées de blanc ;
tête et nuque brunes; une large bande
verte de chaque côté , et une ligne
blanche derrière l'œil ; bas du cou
et poitrine blancs, tachetés de noir;
une lunule blanche sur l'épaule ;
miroir vert ; bec et pieds noirâtres.
Longueur, quatorze pouces six li-
gues. Amérique septentrionale.
Canard -Sarcelle de Virginie.
7^. Canard-Sarcelle de Cayenne.
Canard Sauki, Anas Mersa,lj3iÛi.
Parties supérieures d'un gris jaunâtre
finement pointillé de brun ; tête et
cou blancs ; une tache noire sur la
nuque et une autre sur le cou; ailes
petites , courtes et cendrées ; dix-huit
rectrices étroites , roides et étagées ;
Sarties inférieures et croupion cen-
lés; poitrine d'un brun jaunâtre,
ondulé de noir ; bec large , long ,
très-renflé à sa base , bleuâtre ; pieds
blanchâtres, placés fort en arrière.
Longueur, quinze pouces. De Sibérie.
Temminck le regarde comme le Ca-
nard couronné , jeune âge.
Canard sauvage, Anas Boscas ,
L. BufF. PI. enl. 676 et 677. Parties
supérieures rayées de zig-zags très-
fins , de brun cendré et de gris blan-
châtre ; tête et cou d'un vert foncé ;
un collier blanc ; miroir d'un vert
irisé , entre deux bandes blanches ;
les quatre rectrices intermédiaires ;
recourbées en demi-cercle ; parties
inférieures blanchâtres , rayées de
zig-zags cendrés ; poitrine d'un mar-
ron foncé ; bec d'un jaune verdâlre ;
iris brun rougeâtre ; pieds oi-angés.
Longueur vingt-deux pouces. La fe-
melle est plus petite ; elle est grisâtre,
variée de brun ; une bande blanchâ-
tre , tachetée de brun au-dessus des
yeux, et une autre noirâtre derrière ;
gorge blanche ; toutes les rectrices
droites. Les jeunes mâles sont sembla-
bles aux femelles. On trouve cet Oi-
seau dans le nord des deux Conti-
nens ; il en émigré des troupes nom-
breuses qui viennent se reposer sur
CAN
les lacs, dans les maratis , et surtout
sur les étangs ombragés que l'on dis-
pose à cet effet , et qui sont nommés
Canardières. C'est sur les étangs , oii
l'on place toute espèce de pièges, que
s'en font les chasses réglées. Le Ca-
nard sauvage, susceptible de diverses
modifications de plumage, a été dès
long - temps réduit à la domesticité
dans nos basse-cours oii il est une
ressource précieuse dans l'économie
rurale , et l'un des Oiseaux les plus
répandus.
Canard sauvage du Brésil. V.
Canard musqué.
Canard sauvage du Mexique.
Biiss. Il a le bec large et les ailes co-
lorées de bleu , de blanc et de noir.
Canard sauvage de Saint-Do-
mingue. J^. Canard musqué.
Canard sauvage a tête rous-
8ATRE F'. Canard Moril»on.
Canard Scarchir. r. Canard-
Sarcelle SCARCHIR.
Canard SïwIjEVb., A nos Pénélope,
L. Buff. PI. enl. 825. Parties supé-
rieures, ainsi que les flancs, rayés de
zig-zags noirs etblancs; front jaunâtre;
gorge noire; miroir vert, entouré de
noir; scapulaires noires, lisérées de
blanc; poitrine d'un rouge brun ; pe-
tites tectrices alaires blanches , les
caudales inférieures noires ; parties
inférieures blanches; bec bleu, noir
à la pointe; iris brun; pieds cendrés.
Longueur, dix-huit pouces. La fe-'
melle et les jeunes mâles sont plus
petits; ils ont la tête et le cou roux ,
tachetés de noirs , les plumes du dos
brunes, bordées de roux ,les tectrices
alaires brunes, bordées de blanc , le
miroir d'un cendré blanchâtre, la poi-
trine et les flancs loux. Il est du nord
de l'Europe.
Canard Siffleur du cap de
Bonne-Espérance, Anas capensis ,
L. Parties supérieures dun brun rou-
geâtre ; tête, devant du cou et poitrine
d'un bleu cendré, pointillé de noir ;
miroir d'un bleu verdâtre, entouré de
blanc ; parties Inférieuresblanchâtres;
bec rouge, noirà la pointe ; pieds rou-
geâtres , avec les palmures noires.
Longueur, quatorze pouces.
CAN
Ganahd sifflant, a bf.c mou.
f. Canard a bec membraneux.
Canard Siffleur , a bec noir ,
Anas arborea, L. Buff. pi. enl. 8o4.
Parties supérieures brunes, avec les
plumes bordées de roux; front et oc-
ciput roussâtres; nuque garnie de plu-
mes effilées , noirâtres , assez longues
pour former une huppe; lectrices
alaires d'un roussâtre foncé; tectrices
caudales et crotipion noirâtres; parties
inférieures blanches , tachetées de
noir ; poitrine roussâtre ; rémiges et
rectriccs noirâtres, ainsi que le bec et
les pieds. Longueur, dix-neuf pouces.
Amérique septentrionale.
Canard Siffleur, a bec rouge,
Anas auiumnalis, L. Bulf. El. cnl.826.
Parties supérieures d'un brun mar-
ron; tête et cou d'une teinte plus
claire; occiput noirâtre ; joues, gorge
et cou gris ; petites tectrices alaires
noirâtres , les moyennes fauves, les
grandes blanches ; croupion et tectri-
ces caudales blanchâtres, tachetées de
noir ; rémiges et rectrices noirâtres ,
bordées de gris ; bec rouge, avec l'on-
glet noir ; pieds rougeâtres. Lon-
gucur,dix-huit pouces. Amérique mé-
ridionale.
Canard Siffleur huppé, Anas
rufina, Pall. Gm. Lat. BufF. PI. enl.
928. Parties supérieures d'un brun
clair; tête, joues, gorge et haut du
cou d'un brun rougeâtre; une large
huppe sur la nuque ; bas du cou, poi-
trine et parties inférieures noires ;
poignet, miroir el base des rémiges ,
une grande tache sur les côtés du dos
blancs, ainsi que les flancs; bec rouge
avec l'onglet blanc ; pieds rouges
avec les palmures noires. Longueur ,
vingt-un pouces. La femelle a la tête
et la huppe d'un brun foncé, plus
clair aux joues et à la gorge; la poi-
trine et les flancs d'un brun jaunâtre,
point de taches sur les côtés du dos ,
le miroir grisâtre, etc. Du nord de
l'Europe.
Canard Siffleur, a queue noi-
re, Anas melanura, L. f^. Canard a
bec rouge.
Canard siffleur de Saint-Do-
CAN 141
MIN GUE. V. Canard Siffleur a
DEC NOIR.
Canard Sirsair. /^. Canard-
Sarcelle Sirsair.
Cana rd Skoora, Anas Scandiaca,
MuU. Parties supérieures noires , le
miroir , ainsi que les parties inférieu-
res , d'un brun-marron ; bec large ;
longueur vingt -deux pouces ; du
nord de l'Europe ; espèce douteuse.
Canard Souchet , Anas clypeata,
L. , Buff., PI. enl. 971 et 972. Parties
supérieures d'un brun noirâtre ; têle
et cou d'un vert foncé, irisé ; scapu-
laires blanches, tiquetées de noir ;
miroir d'un vert foncé; tectrices alai-
res d'un bleu pâle ; poitrine blanche ;
parties inférieures rousses ; bec lar-
ge , noir en dessus , jaunâtre en des-
sous ; iris jaune ; pieds orangés. Lon-
gueur , dix-huit pouces. La femelle a
la tête d'un roux clair , tiqueté de
noir ; les plumes du dos d'un brun-
noirâtre , bordées de roux-blanchâr-
tre ; les tectrices alaires d'un bleu sa-
le ; les parties inférieures roussâtres ,
avec de grandes taches brunes. Du
nord des deuxContinens.
Canard a sourcils blancs
AnasLeucophrys , Yieill. Parties su-
périeures brunes ; gorge blanche ,
ainsi qu'une bande en forme de
sourcil qui s'étend jusqu'à la nuque ;
devant du cou et poitrine blancs,
rayés de brun ; tectrices alaires d'un
gris irisé ; quelques rémiges vertes ,
bordées de violet; rectrices noirâtres'
termixiées de roussâtre ; bec noirâtre
et biun ; iris brun ; pieds blanchâ-
tres. Longueur, treize pouces. Amé-
rique méridionale.
Can'ard de Sparmann , Anas
Sparmanni , Lath. Parties supérieu-
res variées de noir , de blanc et de
roux ; scapulaires noires , rayées et
bordées de rougeâtre ; parties infé-
rieures blanches ; rectrices rougeâ-
tres ; bec et pieds noirs. Longueur
vingt-un pouces. Du nord de l'Euro-
pe. Espèce douteuse.
Canard Spatule , J^. Canard
SoUCHET.
Canard Spatule du Paraguay,
Anas platelea, Vieill. Parties supc-
i42 GAN
rieuves noirâtres , finement rayées
de roux ; tête et haut du cou blan-
châtres , tachetés de noir; bas du
cou et flancs roux ; tectrices alaires
supérieures bleues, variées de cen-
dré et de noirâtre ; les intermédiaires
d'un vert irisé ; parties inférieures
noires , variées de rouge-violel; seize
rectrices blanchâtres , étagccs ; bec
noir , très-élargi à l'extrémité. Lon-
gueur , dix-sept pouces.
Canard Spirit. r. Canard-Sak-
CELLE BLANC ZT NOIR.
Canard de Steller. V. Canard
A COLLIER ELEU.
Canard Succé , Ana& Jacquini,
L. Parties supérieures noirâtres , les
inférieures d'un brun-rouge ; bec
et pieds noirs. Longueur vingt-deux
pouces. Des Antilles.
Canard Tadorne, Anas Taclorna,
L., Anas cornuta , Gmel. , BiifF., pL
enl. 53. Tète et cou d'un vert som-
bre ; bas du cou , dos , tectrices alai-
res , flancs et croupion blancs ; sca-
pulàires , rémiges , exticmité des
rectrices , abdomen et une large ban-
de sur le milieu du ventre nous; mi-
roir vert irisé ; tectrices caudales et
une large bande qui entoure la poi-
trine et remonte sur le dos d'un roux
vif; bec et sa protubérance charnue
rouges ; iiis brun ; pieds rougeâtres.
Longueur vingt-deux pouces. La fe-
melle est plus petite ; elle a , au lieu
de protubérance sur le bec, une tache
blanchâtre. Les jeunes ont le front ,
la face , le cou , le dos et les parties
inférieures blancs ; la tète , les joues
et la nuque brunes, poinllllées de
blanchâtre ; la poitrine roussâtre ;
les scapulaires cendrées. Du nord et
des contrées occidentales de l'Europe.
Niche dans les terriers et les brisu-
res de rochers qui bordent la mer.
Canard Tempatlahoac. f^. Ca-
nard sauvage du Mexique.
Canard a tète canelle , J/ias
Caryophyllacea, Lath. Parties supé-
rieures brunes ; tectrices alaires lon-
gues et lecourbées; miroir rougeâtrc:
ïrls rouge; pieds gris. Longueur dix-
peuf pouces. De l'Inde.
Canard a tète grise , Anas
CAN
spec/alilis.he sommet de la tête d'un
gris-bleuâtre ; joues vertes ; cou ,
parties supérieure du dos , tectrices
alaires et deux grands espaces de cha-
que côté du croupion blancs ; une
très-étroite bande d'un cuir velouté
suit tout le contour de la mandibule
supérieure , et se divise vers la partie
supérieure du bec en remontant entre
deux crêtes charnues qui s'élèvent
sur cet organe ; une sgmblable dou-
ble bande forme sur la gorge un an-
gle en lils de lance; poitrine d'un
blanc roussâtre ; scapulaires , bas du
dos , rémiges , rectrices et parties in-
férieures noires ; bec , crêtes et pieds
rouges. Longueur vingt-qualre pou-
ces. De l'extrême nord de l'Europe.
Yieillot pense que c'est un jcuue
mâle du Canard Ëider.
Canard a tète jaspée , Anas jas-
pidea , Yieill. Parties supérieures
roussâtres , tachetées de noir ; tête ,
haut du cou jaspés de brun et de
noirâtre; parties inférieures roussâ-
tres et d'un roux obscur , tachetées
de noir ; rectrices noires en dessus,
grises en dessous. Longueur , dix-
neuf-pouces. Amérique méridionale.
Canard a tète noire , Anas me^
lanocephala , Yieill. Parties supérieu-
res noires , finement poinlillées de
roussâtre ; côté du cou , flancs et
croupion pointillés de roux et de noir;
tête et haut du cou noirs; parties in-
férieures d'un blanc soyeux , varié
de noir; tectrices caudales inférieures
rousses; bec verdâlre, bordé de rou-
ge. Longueur, seize pouces- Améri-
que méridionale.
Canard a tète rousse (grand.)
/^. Canard siffleur.
Canard Tzitzihoa, Anas Tzitzi^
hoa , Yieill. Parties supérieures va-
riées de noir et de brun ; tête et cou
d'un IViuve irisé , av«c un collier
blanchâtre ; petites tectrices alaires
cendrées , les intermédiaires rougeâ-
tres ; les grandes ainsi que les rémi-
ges mélangées de blanc , de cendré ,
ei de vert; miroir d'un vert doré ; les
deux rectrices intermédiaires fort al-
longées i parties inférieures blauchâ"
très ; bec bleu , allongé; pieds ççn-
CAN
filés. Du Mexique. Quelque» auteurs
pensent que c'est une variété du Ca-
nard à longue queue.
Canard Tzonyayauiiqui , Her-
nandez. Parties supérieures noires
avec une lai^ge bande brune sur toute
la longueur du dos: tête noirâtre iri-
sée ; ailes variées de noir, de fauve ,
de brun et de cendré ; poitrine noire ;
f>artie3 inférieures blanchâtres , rcc-
trices traversées de lignes noires; bec
large , brun avec deux taches et une
autre à l'extrémité de l'onglet. Lon-
gueur, vingt pouces. Du Mexique.
Canard varié a calottb noire,
Anas Jamaïcensis, Lath. f^. Canard
Sarcelle a bec recourbé. Vieillot
a fait un double emploi eu l'écrivant
la même espèce sous ces deux noms
dans le Dictionnaire de Déterville.
Canard VVappis , Anas discors ,
Var. , Lath. Parties supérieures d'un
brun noirâtre ; sommet de la tète
noir ; tectrices alaires , poitrine et
abdomen bleus; gorge, ventre et partie
extérieure des rémiges blancs; rcctri-
ces noires; bec noir; pieds bleus. Lon-
gueur , treize pouces. Amérique sep-
tentrionale. Selon Latham , cette es-
pèce ne serait qu'une variété du Ca-
nard-Sarcelle de Caycnne.
C.A.NARD VVrongi , A lias membra-
nacea, Lath. Parties supéiùeures d'un
brun ferrugineux ; devant du cou et
parties inférieures blanchâtres; som-
met de la tête , dessus du cou et tour
des yeux d'un brun noirâtre ; bec
large , membraneux et noir; iris bleu.
Longueur , dix-neuf pouces. De la
Nouvelle-Galles du sud. Ne serait-ce
pas le mâle du Canard à bec membi-a-
neux ?
Canard X\i.cvxsi, Anas Xalcua-
«/, Vieillot. Parties supérieures cen-
drées , variées de brun et de noir;
une bande verte qui va de l'occiput
aux yeux ; ailes et queue variées de
verdâtre , de blanc et de brun ; par-
ties inférieures blanchâtres ; poitrine
fauve , rayée transversalement de
blanc; pieds brunâtres. Longueur,
vingt pouces. Du Mexique.
Canard Ycatexotli , /4nas cya-
noiostiis, Vieillot. Parties supërieu-
CAN i43
res fauves; ; les inférieures cendrées ;
ailes noirâtres; bec large, arrondi ,
bleu en dessus, rougcâtre en dessous;
pieds noirâtres. Longueur , vingt-un
pouces. Du Mexique.
Canard aux yeux d'or, y Ca-
nard Garrot.
Canard Zinzin, F". Canard Jen-
8EK. (DR..Z.)
CANARD DE PRÉ DE FRANCE.
OTS. Syn. vulgaire de Cannepelière,
p'. Outarde. (dr..z.)
CANARDEAU. ois. Nom donné
vulgairement aux petits des espèces
du genre Canard. (dr..z.;
CANARI, ois. Espèce du genre
Gros-Bec, Fringilla Canaria, L. On
appelle Canari de montagne, en Ca-
talogne et en Piémon t , le Serin , Trin-
gilta Serinus , L. P'. Gros-Bec et Ca-
nari SAUVAGE; le Rémiz,Pa/7« Pen-
(iuimUS ,\i. V. MÉi>ANGE. (DR..Z.)
CANARL BOT. THAN. Pour Cana-
rimn. J^. ce mot. (a. d. j.)
CANARIA. BOT. PHAN. (Pline.)
Une Graminée qu'xidanson regarde
comme celle que Linné a nommée
Dactj lis glomerala. f. Dactylxs.(b.)
CANARI-LATJT. bot. phan. Syn.
de Terminalia Catalpa àdinsls. langue
malaise. K. Terminalia. (b.)
CANARI-MACAQUE, bot. phan.
Nom vulgaire du Qualea à Cayenne,
où l'on nomme Canari une petite
bouilloire, paice que le fruit d^ cet
Arbre a la iorme d'une sorte de vase
de ce genre. V. Lecythis. (b.)
CANARIN-SALVATICO. ois. Syn.
sarde du Loriot, Oriolus Galbula , L.
F". Loriot. (dr..ï.)
CANARINE. Canarina. bot,
PHAN Genre de la famille des
Campanulacées , voisin des Campa-
nules , auxquelles Linné le réunis-
sait d'abord en donnant à la seule
espèce connue le nom de sa pa-,
trie, les îles Canaries ; son calice est
quinquéfide ; sa corolle campanulée
se partage supérieurement en six lo-
bes; ses six élamines présentent des
filets inférieurement élargis et arqués
i44
CAN
qui portent des anthères pendantes;
son stigmate est à six découpures , et
sa capsule à six loges. C'est par ce
nomore qu'on retrouve dans ses dif-
férentes parties que le Canarina dif-
fère de la Campanule. Le C. campa-
nulata est une Herbe à feuilles oppo-
sées, hastées et dentées, à fleurs so-
litaires portées sur un pédoncule
axillaire. F". Larak. Illust. tab. 269.
(a. d. j.J
* CANARIO. OIS. Syn. romain du
Gros-Bec des Canaries , Fringilla Ca-
nafia,h. V. Gros-bec. (dr..z.)
CANARIUM. BOT. PHAN. Rumph
avait décrit et figuré ( Herb. Amhoin,
T. II, t. 47 et suivantes), sous les
noms de Canarium, Dnmmara et
Nanarium , plusieurs Arbres qui
semblaient se rapprocher entre eux
par leur port, leur inflorescence
en grappes axiilaires, leurs feuilles
pinnées avec impaire , le suc résineux
découlant de leur tronc , la consis-
tance huileuse de leur amande. D'un
autre côté , il existait des différences
bien marquées dans le nombre des
divisions de leurs calices , de leurs
pétales , de leurs étamines , des loges
de leur fruit , dans la séparation ou
la réunion des sexes sur une même
fleur. Aussi la plupart des auteurs
les avaient-ils séparés, les uns en en
laissant plusieurs de côté , les autres
en faisant plusieurs genres distincts.
Un examen plus approfondi paraît
conduire à ce lésultat , que ces difie-
rences sont la suite d'avortemens ,
que quelques-unes de ces Plantes ont
déjà disparu , et que sans doute quel-
ques autres disparaîtraient encore par
l'inspection de ces Plantes à une épo-
que moins avancée de la floraison ;
qu'enfin , ces Arbres appartiennent à
un seul genre de la famille des Té-
rébinthacées.
En adoptant ce genre unique , nous
le caractériserons : par un calice mo-
nosépale divisé en trois parties ; trois
pétales; six étamines réunies par l'ex-
trémité inférieure de leurs filets ; un
ovaire libre à trois loges dispermes ,
surmonté d'un style court et épais
CAN
que termine un stigmate à peu près
globuleux et sillonné ; une drupe
quelquefois réduite par suite d'avor-
tement à deux ou une seule loge or-
dinairement monosperrae , et portée
sur une sorte de cupule qu'on doit
regarder comme un disque hypogyne
qui a pris de l'accroissement; l em-
bryon , dépourvu de périsperme , et
dont la radicule est supérieure, est
remarquable par ses cotylédons pro-
fondément tripartis. (/^. Gaertner,
t. 102 et io3).
Maintenant , si nous examinons les
différens genres établis par les au-
teurs, nous verrons; 1° que les ca-
ractères , tels qu'ils viennent d'être
exposés , se trouvent dans le Pime/a
de Loureiro qui en décrit trois es-
pèces , dont deux sont rapportées à
des Plantes de Rumph ; 2'* que dans
le Canarium de Linné , les fleurs sont
devenues dioïques; le nombre des
divisions du calice , deux , et celui
des étamines , cinq ; mais que dans
deux espèces les trois loges du fruit
subsistent. — Le Dammara de Gaert-
ner paraît aussi lui appartenir , et par
son port et par son fruit qui est bilo-
culaire , mais il en diffère légèrement
par son calice quinquéparti. (a. D. J.)
CA]SARY-GRAS bot. phan. Syn.
anglais deP/ialariscanariensiSfh. V.
Phalaris. (b.)
CANATTE-CORONDE. bot. phan.
Arbre indéterminé de Ceylan , qui
donne une sorte de Canelle ainère.
(B.)
* GANA-VALAL bot. phan.
( Commerson. ) Nom vulgaire d'une
Commeline à la côte de Coromandel.
(b.)
CANAVALI. BOT. phan. Adanson
a adopté ce mot indou pour désigner
un genre de la famille des Légumi-
neuses , si voisin des Dolics que la
Plante qui a servi à le former y avait
été réunie par Valh sous le nom de
Dolichos rotundifolius. Malgré le dé-
faut de caractères essentiels, puisque,
selon Adanson lui-même , il n'existe
entre ces deux genres qu'une légère.
CAN
différence dans le fruit. Du Petifc-
Thouars , qui a observé avec atten-
tion plusieurs Dolics dans leur lieu
natal , pense que le genre Canavali
doit être rétabli. Il a expose ( Jour-
nal de Botanique , V. m , p. 77 ), les
caractères de ce genre , et y a rangé
trois espèces : les Canavali maxima ,
C. uicuri>a et C. maritima. Celle-ci
paraît être la Plante dont on trouve
une figure et une description dans
Rhéede ( Hort. Malab. , viii , p. 85
et t. 43) sous le nom de Katu-Tsjan-
di. Cette plante a le port des grandes
espèces de Dolics et de Haricots ; ses
Fleurs exhalent une odeur suave , la
gousse renferme une douzaine de
graines assez grosses et ovales dont
Rhéede ne dit pas les usages économi-
ques. Il ajoute seulement qu'on em-
ploie au Malabar les feuilles comme
un topique salutaire pour les tumeurs
glanduleuses. Du Petit-Thouars {loc.
eu. , p. 81 ) parle d"une quatrième
espèce de Canavali, à laquelle il donne
le nom spécifique de Catharùca , in-
digène de l'île de Mascareigne , et qui
paraît être le Katubara-Maieca figuré
dans Rhéede , T. lv. Cette Plante ,
dit-il, possède , ainsi que le C. mari-
tima , des propriétés purgatives qui
paraissent tenir à un principe parti-
culier des Légumineuses plus ou
moins développé selon les espèces.
(G..N.)
CANAVETE ou CABALETTE.
IKS. Noms vulgaires des Sauterelles
dans quelques parties de l'Espagne.
(B.)
CANAVROTE. ois. Syn. de Fau-
vette chez les Piémontais qui appel-
lent Canavrote d'Bussoun, le Mota-
cilla dumetorum. V. Sylvib. (dr..z.)
CAINCA. BOT. PHAN. Espèce amé-
ricaine du genre Casse. (b.)
CAINCAME ET CANCAMUM. bot.
PHAN.Sortede Gomme-Résine aujour-
d'hui peu connue, venant d'Afrique
selon les uns , d'Amériqueselon d'au-
tres , dont les amas , formés de diverses
substances , proviennent d'Arbres ou
de Végétaux différens , et sont , à ce
TOJtE m.
CAN i45
qu'on croit, le résultat du travail de
quelques Animaux. On employait
cette Gomme-Résine comme l'Encens
contre les maux de dents, mais on
n'en apporte plus en Europe. (b.)
CANCAMON. bot. phan. (Diosco-
ride.) Aibre qu'on a mal à propos cru
le même que Vlljmœnea Cou/baril ,
lequel, croissant dans l'Amérique mé-
ridionale, n'a pu être connu des an-
ciens. (B.)
^CANCAN. S^n. de Civette chez les
Ethiopiens. (a. D..NS.)
CANCELLAIRE. Cicclidotus.
bot. ciiYPT. {Mousses.) Genre formé
par Palisotde Beauvois dans la section
des Entopogones et dont le Trichos-
tomum fontinaloides d'IIedwig est le
type. Il lui donne pour caractères une
coiffe campaniforme glabre; opercule
conique,aigu, presque mamillaire; cils
tournés en spirales, réunis en plu-
sieurs paquets inégaux et réticulés.
Weber etMohr avaient prétendu que
ces caractères étaient inexacts , mais
Beauvois a persisté dans son opinion
dans un Mémoire posthume que nous
avons de lui ( V. le volume des Mé-
moires de la Société Linnéenne pour
1822 , p. 454. pi. 6. f. 3). Hooker ad-
met également ce genre qui , jusqu'ici,
ne se compose que d'une seule espèce
aquatique dont la tige est rameuse , les
feuilles éparses etles fleurs terminales.
Cette Mousse se trouve assez com-
munément en Europe. (b )
CANCELLAIRE. Çancellaria.
MOLL. Genre établi par Lamarck,
dans la seconde section , les Zoopha-
ges , de l'ordre des Trachélipodes ,
famille des Canalifères , aux dépens
des Volutes de Linné. Ses caractères
sont : coquille ovale ou turriculée ,
ouverture subcanaliculée à sa base ;
le canal court ou presque nul ; colu-
melie plicifère, à plis tantôt en petit
nombre , tantôt nombreux , la plupart
transverses; bord droit sillonné à
l'intérieur. Les Cancellaires sont des
Coquilles striées, cannelées, réticulées
et en général assez âpres au toucher ;
toutes sont marines. Lamarck en dé-
crit douze espèces^ vivantes , dont Ica
10
i46
CAN
plus répandues dans les collections
sont : 1° Cancellaiia reticulata, k.u. s.
vert. , T. Yii, p. 112; VoLuta Can-
cellata , h.,Sjst. Nat., xiii , T. i, p.
5446; Encycl., Coq. , pi. 576, f. 5,
A, B. Cette Coquille habite l'Océan
Atlantique austral. — 2° La Nasse ,
Cancellaria scœlœrina , Lanick. , /oc.
cil., p. Ji3; Voluta Nassa , Gniel. ,
Sjst. Nat. , T. I, p. 3493 , des mers
de l'Ile-de-France , oii nous l'avons
recueillie nous-mêmes dans la baie du
Tombeau. — ^° La Rosette, Rivet.,
Adanson , Sénég.,p. 12 3, pi. 8; Can-
cellaria Cancellata ,Lamck, loc. cit. ,
ii3; Encycl. ,Coq. ,pl. 374, f . 5 , a ,
B. Espèce élégante des côtes d'Afri-
que , particulièrement de celles de
Guinée. — 4* la Lime , Cancel. senti-
cosa , Lamck. , loc. cit., p. 1 14 ; Mu-
rex senticosus , L., Gmel., Syst. nat.,
XIII, T. I p. 3359; Encycl., Coq.,
pi. 4i7 , f. 3, A, B. , dont le Bucci-
num Lima de Chemnitz est une va-
riété qui. se trouve dans les mers de
l'Inde , et que sa forme générale ne
rend pas moins remarquable que les
aspérités de ses côtes.
Il existe aussi des Cancellaires à
l'état fossile ; on en connaît sept es-
pèces , dont l'une , l'Atourelle , a été
figurée par Knorr. , Pet réf. , T. 11 ,
pars. 1 , pi. 46, f. 1 , et se trouve dans
les environs de Florence. On distin-
gue encore entre elles le Cabestan ,
la Buccinule et la Volutelle que De-
france a découvert à Grignon.
Cuvier (Règne Animal , T. 11, p.
453} considère les Cancellaires com-
me un simple sous-genre de Volutes.
(B.)
* CANCELLÉS. Cancellati. bot.
CRYPT. (Lycoperdacées.) Section éta-
blie par Nées d'Esenbeck dans sa fa-
mille des Gastéromyces , et qui ren-
ferme les genres Trichia , Arcyria,
Cribraria et Dictydium , V. ces mots
et Lycoperdacées. (ad. b.)
* CANCELLIER. bot. piian. Nom
proposé pour \ Hy drogeton fenestralis
de Madagascar dont les feuilles sont
cancellées. (b.)
CAN
» CANCER. zooL. et bot. Nom du
genre Crabe qui a été quelquefois em-
ployé en français. Les anciens ont dési-
gné sous les noms de Cancer petrefac-
tus et de C. lapideus les Crustacés fos-
siles. Rumpïi ( Amhoinsche Rariteit
Kamer lib. 2, chap. 84, pi. 60 , fig. 5)
a nommé Cancer Lapidescens le Can-
cer macrochelus de Desmarest ( Hist.
nat. des Crust. Foss. , p. 91 ). Le mê-
me Rumpb ( loc. cit. , pi. 60, fig. 1
et 2 ) a appliqué le nom de Lapides-
cens à un Crustacé Fossile très-diffé-
rent , et qui est le Gonoplax incisa de
Desmarest {loc. cit., p. 100 ). LeCa«-
cerperuersusàe Walch et Knorr (Mo-
num. du déluge, ï. i , p. i36 , pi.
i4, fig. 2 ) appartient au genre Li-
mule et à l'espèce que Desmarest [lac.
cit., pag. 139 ) nomme L. If'alchii.
V. Crabe et Crustacés Fossiles.
(aud.)
Le nom de Cancer a été étendu a
l'une des plus tristes infirmités qui
affligent la plus belle moitié de l'espèce
humaine ; il indique aussi une mala-
die des Arbres consistant dans une
sorte d'ulcère ou de carie. (b.)
* CANCÉRIDES. crust. Division
établie (An. s. vert, de Lamarck. T.
V, p. 262) dans la famille des Nageurs,
seconde section , les Biachyuies, de
l'ordre des Holobranches. Ses carac-
tères consistent dans toutes les pâ-
tes onguiculées , et dans la forme du
lest qui est arqué antérieurement.
C'est la dernièiede la classe des Crus-
tacés ; elle embrasse les Arquées de
Latreille et quelques autres genres
les plus analogues aux Crabes, qui
eu font également partie. Les Cancé-
rides sont littorales et ne nagent
point. Les genres dans lesquels on
les a réparties sont les Dromies , les
.ffithres , les Calappes , les Hépates et
les Crabes. T^. ces mots. (b.)
CANCERIFORMES. crust. Fa-
mille établie par Dumeril et désignée
aussi sous le nom de Carcinoïdes. f^.
ce mot. (aud.)
CANCERILLE. liOT. PHAN. L'un
CAN
des noms vulgaires du Daphne Me-
zœreum , L. p". DaphnÉ. (b.)
CAJNCHA-LAGUA. uox. vhah. V.
CaCH£X-LaGU EN .
CAINCIIE. Aira. bot. phan. Genre
de la famille des Gramine'es , de la
Triandrie Dig^nie , L. caractérisé
par une Icplcènc bivalve contenant
deux fleurs , dont la glume est à
deux valves, l'externe chargée d'une
arête genouillce qui part de sa base.
Plusieurs espèces rapportées à ce
genre en sont exclues par cette des-
cription , pour prendre place dans
des genres voisins. Il lui en reste en-
viron une douzaine , dont quelques-
unes se rencontrent dans nos envi-
rons. Elles sont en général remar-
quables par l'élégance de leur pani-
cule et la couleur luisante de leurs
fleurs. IJ Airacœspitosa à feuilles pla-
nes et striées, à panicule étalée, à
glumcs velues et dont l'arête ne dé-
f)asse pas la longueur, se plaît dans
es prairies et les bois oii elle atteint
jusquà trois pieds de hauteur. U Aira
flexuosa moins haute , distinguée par
ses pédoncules flexueux et ses feuilles
sétacéeSjCouvrelesco taux sablonneux.
ViAira carjophjllea, beaucoup plus
basse encore , se plaît dans les lieux
secs et sur le bord des bois ; ses feuil-
les sont aussi menues, et sa panicule
peu garnie. Celle de VAira canescens
estresserrée en épis et longuement em-
brassée par la gaine de la feuille su-
périeure; ses arêtes sont un peu
épaissies en massue à leur sommet.
iLiAiiaprecox en diffère par sa taille
Irès-basse , la distance de ses pani-
cules à la première feuille et ses arêtes
pointues. (a. d. j.;
Le mot Canche est syn. chez les
Chinois de Canne à S4cre. J^. Sac-
CHARTJM. (b.)
CANCHILAGUA. bot.piun. Syn.
aragonais de I^iniim catharticum , L.
Espèce du genre Lin. (b.)
* CANCLAU. MOLL. Nom de pays
de l'Ampullaire OEil-d'Ammon. i^.
Ampullaire. (B.)
CAN 147
CANCOELLE. ins. L'un des noms
vulgaires du Hanneton commun. V.
Hanxeton. (b.)
CANCOINE. OIS. Syn. vulgaire de
la Litorne, Turdus Filurls , L. V.
Merle. (dr..z.)
C ANCOIN G ET S A JOR-C ANCONG .
BOT. PiiAN.Syn. malais des Convohu-
lus médium et reptans , L. , espèces du
genre Liseron, (b.)
* CANCOUDA. OIS. Syn. présumé
du Coulavan , Oriolus c/dnensis , L.
dans les Indes. /^. Loriot. (dr..z.)
CANCRE. Cancer, crusï. Mot
dont on s'est servi quelquefois pour
désigner les Crabes à courte queue
ou les Crustacés Décapodes de la fa-
mille des Brachyures.
Cancre cavalier. /^. Ocypode.
Cancre héracléotique. Les An-
ciens donnaient ce nom à des Crus-
tacés qu'on rencontrait principale-
ment piès de la ville d'Héraclée , sur
la Propontide. Bclon et Aldrovande
rapportent cette espèce au Calappe
INligrane, Cal. granulataàe'Fahi'icixxs.
^onàe\el [de Pisciùus, lib. 18, p, 563)
a uneopinion différente, et figure sous
le nom de Cancer heracleoticus un
Crustacé du genre Inachus. K. ce mot.
Cancre JAUNE ou ONDÉ . ^.HoMouE.
Cancre madré. V. Grapse.
Cancre migraine ou Ours. V.
Calappï.
Cancre Ours ou Maja ours de
BoSC. V. HOMOLE.
Cancre a pieds larges. V. For-
tune.
Cancre peint. V. Grapse et Ge-
CARCIN.
Cancre de rivière. V. Potamo-
PHILE.
Cancre Squinado. V. Inachus
et Maïa. (aud.)
CANCRELAT, ins. Syn. de BlaUn
amerlcana , L. f^. Blatte. (b.)
CANCRIDE. Cancjis. moll. Gen-
re établi par Montfort (Conchyl. , p.
266) pour une très -petite Nautilacée
qu'on trouve adhérente sur les algues
de la Méditerranée, y. Nautile, (b.)
i48 CAN
CANCRIFORMES. zool. On
dçnne gënériquement ce nom aux
Animaux qui paraissent se rapprocher
des Crustacés par leur aspect. (b.)
CANCRITES or CRUST AGITES.
CRUST.ross. Nom ordinairement don-
né aux Crustacés fossiles. J^. ce mot.
(c. p.)
C ANCROMA ET C ANCROPHAGE .
OIS. Nom donné par quelques auteurs
au Savacou. V . ce mot. (dr..z.)
CANDA. Canda. roLYP. Genre de
l'ordre des Cellariées dans la division
des Polypiers flexibles cellulifères.
C'est un Polypier frondescent , fla-
Lelliforme , dichotome , à rameaux
réunis par de petites fibres latérales
et horizontales ; à cellules alternes ,
placées sur une seule face et point
saillantes. — Nous avons donné à ce
genre le nom de Canda ; c'est celui
d'une jeune Malaise citée dans le
Voyage de Pérou et Lesueur ; ces na-
turalistes ont rapporté cette élégante
Cellariée des côtes de Timor. La des-
cription ne peut peindre que d'une
manière Imparfaite le port agréable
de ce Polypier, et l'effet que font les
rameaux peu divisés , presque tou-
jours dichotomes, et réunis par des
fibres latérales et horizontales qui
lient entre elles toutes les parties de
cette jolie production polypeuse. Dans
l'état frais les couleu^-s doivent être
très-vives , la dessiccation leur a en-
levé leur éclat et en a fait disparaître
plusieurs.'
Ce genre diffère desCabérées et des
Acamarchis par la forme des cellules
et des rameaux ; il a beaucoup plus
de rapport avec le dernier qu'avec les
premiers; cependant il s'en distin-
guera toujours par la forme des cel-
lules ; la substance est membraneuse ,
cornée , un peu crétacée et fi iable ;
la grandeur vai'ie de trois à quatre
centimètres; par l'élégance de son
Eort, elle peut servir à faire des ta-
leaux pour orner les cabinets des
curieux. La seule espèce qui nous
6oit connue est le Canda arachnoïde ,
Canda arachnoïdes , Lamx. Polyp.
CAN
p. 5, t. 64, fig. 19-22. Elle croît sur
les côtes de l'île de Ti«ior. (lam..x.)
CANDALANG. bot. phan. Même
chose que Cadul-Gaha. 7^. cemot. (b.)
CAN DALO. BOT. PHAN. Syn. indou
de Rhizophora. f^. Manglier. (a. r.)
CANDA LU. BOT. phan. Syn. in-
dou à! Avicennia tomentosa , L. F'~
AVICENNIE. (b.)
CANDAN-CATIDY. bot. phan,
Syn. présumé de Mélongène. /^. ce
mot et SoLANUM. (b.)
CANDARET et CANDARON.
BOT. PHAN. (Daléchamp.) Syn. arabes
de Chondrille. f^^. ce mot. (b.)
CANDEK. BOT. PHAN. Noms mala-
bares et indous du Care-Kandal. /^.
ce mot. (b.)
CANDEL ou KANDEL. bot.
PHAN. Même chose que Candalo. f^.
ce mot. (b.)
CANDELARLV, CANDELLA et
CANDILERA. bot. phan. Noms que
l'on donne dans quelques parties de
l'Espagne à des Plantes dont les feuil-
les épaisses sont tellement laineuses
qu'on peut s'en servir comme de mè-
ches dans la lampe. Telles sontle Pk/o-
7nis Lychnitis , L. , les F^erbascum
Thapsus et Lychnitis. F'. Phlomide
et MOLÈNE. (b.)
CANDELBERY. bot. phan. Syn.
de Myrica cerijera à la Louisiane. ^.
Myrica. (b.)
CANDL bot. phan. L'un des noms
vulgaires du Chanvre en Languedoc.
(B.)
CANDIDE. INS. (Engramelle.)Es-
f)èce de Lépidoptère du genre Co-
iade. J^. ce mot. (s.)
CANDILERA. bot. phan. r.
Candelarta.
CANDIS, bot. phan. Pour Kan-
dis. T^. ce mot. (b.)
CANDI-TUST. BOT. phan. Syn.
«inglais à'Iberis amara et umbellata ,
V. Ibéride. (£.}
CANDOLINI. bot. phan. Même
CAN
chose qne Chiucapalone. V. ce mot.
(B.)
CANDOLLEA. bot. phan. Genre
de Plantes appartenant à la fiimiiledes
Dillcniacees et à la Polyadelphie Po-
lyandrie , L. Labillardière l'a établi
en l'honneur du professeur De Can-
dolle, sur une Plante de la Nouvelle-
Hollande , et c'est celui qui a été
adopté par le célèbre naturaliste au-
quel il a été dédié , parmi les nom-
breux hommages que la plupart des
botanistes s'étaient empressés de lui
adresser. Tous les autres Candollea
ont donc dû recevoir des noms difFé-
rens ; il faut aussi se garder de con-
fondre le Candollea formé par Labil-
lardière lui-même , dans les Annales
du Musée, et qui est un genre déjà éta-
bli par Swartz, sous le nom de Sljli-
fiiu/n,uvec le genre qu'il a décrit dans
les Plantes de la Nouvelle-Hollande.
Voici les caractères des vrais Candol-
lea , tels que les donne De Candolle
dans le Sjslema Vegetahilium , i , p.
423 : calice à cinq sépales ovales, cou-
ronnés et persistans;corolleà cinqpé ta-
ies obovales ; plusieurs faisceauxd'éta-
mines opposés aux pétales; quatre à
cinq anthères oblongues pour chaque
faisceau; carpelles au nombre de trois
à six , ovés , pointus versle style , s'ou-
vrant intérieurement et contenant
chacun deux graines ovées dont l'al-
bumen est charnu et l'embryon très-
petit. L'espèce décrite par Labillar-
dière est un Arbrisseau dont les ra-
meaux sont un peu dressés , cendrés
et rugueux ; les feuilles ont la forme
d'un Coin Candollea cuneiformis ,
Labill. yNov.-HolL, 2 , p. 34, t. 176.
Les deux autres espèces que Dç
Candolle a fait connaître ont été aus-
si' rapportées de la Nouvelle-Hollande
par R. Brown. Ce sont des Arbris-
seaux qui ont des rapports très-mar-
qués avec les Hlbbertia , et surtout
avec le dernier grouppe des Pleuian-
dra, auquel De Candolle a donné le
nom de Pleur. Candolleanœ (g..n.)
CANDOLLEA. bot. crypt. {Hépa-
tiques.) Raddi dans sa Jungermanno-
grafia Etrusca, n séparé sous ce nom
CAN 149
quelques espèces de Jungermannes.
P'. ce mot. (ad. b.)
CANDOLLEA. bot. crypt. {Fou-
gères. ) Genre formé par Mirbel , dans
le petit Bulïou de Deterville, aux dé-
pens desAcrostics à frondes entières ,
et dont le nom a été changé par Des-
vaux en celui de Cyclophore. V. ce
mot. (b.)
CANDOLLINE. bot. phan. Pour
Candollea. f^. ce mot. (b.)
CANE. OIS. C'est ainsi que l'on
nomme vulgairement la femelle des
espèces du genre Canard , particuliè-
rement celle du Canard domestique:
de -là les noms de Cane blanche en
Sologne , de Cane du Cap , de Cane à
collier, de Cane de Guinée , du Caire
et de Lybie , de Cane Pénélope , de
Cane de mer et de Cane à grosse tête
ou à tête rousse pour désigner le Har-
le, le Canard musqué , la Bernache,
le'Cravant, le Siffleur, le Milouin ,
etc. , espèces du genre Canard. T^.
ce mot. (b.)
CANEBA. bot. phan. L'un des
noms du Chanvre dans le midi de la
France. (b.)
GANEBAS. bot. phan. Syn. pro-
vençal à'Jlthœa Cannabina , espèce
du geni'e Guimauve, p^. ce mot. (b.)
CANEBE. BOT. phan. Pour Caqeba,
f^. ce mot. (b.)
* CANEBERGE. bot. phan. Pour
Canneberge. F . ce mot. (b,)
* CANEFICE. BOT. PHAN. La Cas-
se des boutiques. (b.)
CANEFICIER. bot. phan. Espèce
du genre Cassia , qui donne la Casse
des boutiques. On appelle aussi Ca~
nejicier bâtard le Cassia bicapsularis
et Canejicier sauvage une espèce amé-
ricaine de Galéga. V. Casse et Ga-
LÉGA. (b.)
*51;ANEJA. pois. Syn. portugais
de Roussette , iSj«a///5 Caniculus , L.
(B.)
CANELA DE EMA. bot. phan.
(VandelU.) f^. Vei.lozia.
i5o CAN
* Les Italiens désignent VArundo
P/iragmàes par le même nom. f^^. Ro-
seau, (b.)
CANELLA. BOT. phan. Genre de
la famille des Méliacées, rapporté par
quelques auteurs aux Guttifères, et
plus généralement connu sous le
nom de Winterania. J^. Wintera-
NIE. (a.r.)
CANELLA DO MATTO. bot.
tHAN. L'écorcé du I^aurus Cassia
chez les Portugais des deux Indes.
/^.Laurier. (b.)
CANELLE. bot. phan. Pour Can-
nelle. /^. ce mot. (b.)
* CANELLI. bot. crtpt. L'un des
synonymes de Clavaire en Italie, (b.)
CANELON. ois. Syn. de Kamichi,
Patamedea coinuta , L. f^. Kamichi.
(DR..Z.)
CANELOS DE QUIXOS. bqt.
PHAN. (Joseph de Jussieu.) Arbre in-
déterminé de l'Amérique méridiona-
le , qui croît dans une région oii le
goût aromatique et piquant de son
iécorce l'a fait comparer au Cannel-
lier. F', ce mot. (b.)
CANELSTEINou KANELSTEIN.
MIN. /^. Pierre de Cannelle.
GANEPÉTIÈRE , CANEPÉTRA-
CE ou CANEPÉTROLE. ois. Espèce
du genre Outarde , Oiis Tetrax , L.
/^. Outarde.' (dr..z.)
CANÉPHORE. Canephora. bot.
PHAN. Jussieu a donné ce nom à un
genre de la famille naturelle des Ru-
biacées, auquel il assigne pour carac-
tères : des Ûeurs aggrégées au nom-
bre de trois à six , sur une sorte de
réceptacle commun, entouré dun
involucre très-petit et quinquéfide.
Ces fleurs sont sessiles et séparées les
unes des autres par des écailles; leur
calice est fort petit et marqué de cinq
ou six dents ; leur corolle est subcam-
panulée , à cinq ou six lobes dressés;
lesétamines, en nomjsre égal aux lobes
de la corolle , sont sessiles et incluses ;
le style est surmonté d'un stigmate
bifide ; le fruit est pisiforme , courou-
CAN
né par les deîJts du calice, et cotitietit
deux graines.
Deux seules espèces composent ce
genre : le CanCphara axiltaris de Jus-
sieu , figuré par Lamarck {Illustrât. ,
t. i5i,f. i),est un Arbuste originaire
de Madagascar , d'oii il a été rapporté
parCommerson. Ses feuilles opposées
sont ovales , et portent à leur aisselle
des fleurs axillaires et solitaires. Le
Canephora capitata , Lamk. , 111. , t.
i5i , f. 2, a les fleurs capilulées; les
feuilles plus longues ; il est égale-
ment originaire deMadagascar. (a.r.)
CANETou CANETON, ois. Noms
vulgaires des petits du Canard do-
mestique. (DR..Z.)
CANETTE. OIS. Syn. de Sarcelle
d'hiver, AnasCrecca, L. /^. Canard.
(DR..Z.)
CANEVAROLE. ois. ( Aldrovande.)
Et non Canevorole. Syn. de Fau-
vette à tête noire , Motacilla atrlca-
pilla, L. /^. Sylvie. (dr..z.)
CANGAN-GOUPI. bot. phan.
Nom de pays du Randia malabarica ,
jr. Randia. (b.)
CANGREJO. CRUST. Mot espagnol
et portugais qui désigne les espèces les
plus communes d'Ecrevisses. (b.)
CANGUL OIS. (Azara.) Syn. de
Jabiru, Mjcteria americaiia , h. au
Paraguay. /^.Jabiru. (dr..z.)
CANHAYAWL. bot. phan. Nom
gallois de la Pariétaire. K. ce mot.
(B.)
CANIA. BOT. phan. (Pline.) Syn.
présumé à'Urtica pilull/era , L. p^.
Ortie. (b.)
CANIARD. OIS. Syn. vulgaire de
Goéland à manteau noir, du jeune
âge , Larus Nœvius , L. J^. Maua''E.
(DR..Z.)
CANIBELLO. ois. Syn. italien de
la Cresserelle , Falco Tinunculus , L.
f. Faucon. (dr..z.).
CANICÂ. BOT. phan. Petit Arbre
aromatique de Cuba , qui paraît être
le Myrtits Pimenta. V. Myrte, (b.j
CAN
CANICHE , BARBET ou CHIEN-
CANARD. MAM. Race de Chien, r.
ce mot. (b.)
CANICHON. OIS. Nom par lequel
on désigne le jeune Canardavant qu'il
soit vêtu déplumes. (X)R..z.^
CAMCULA. POIS. Syn. espagnol
de Roussette , Squalus Caniculus , L.
(B.)
CANÏDAS.CANIDE, CANINDÉ
ou CANIVET. OIS. Syn. de l'Ara
,, ', P^^i^ac^s Jrarauna, L. dans
l'Amérique méridionale oii on l'ap-
pelle aussi Canidé Joiivé. V. Ara.
(DR..Z.)
CANIFICIER. BOT. PHAN. Pour
Caneficier. V. ce mot. (b.)
CANILLEE. BOT. phan. L'un des
noms vulgaires de la Lenticule. V.
ce mot. (i^\
CANINA. POTS. La Dorade, espèce
du genre Spare en Sardaigne. (b.)
*GANINANA. r£pt. oph, (Ruysch.)
Petit Serpent fort mal connu d'Amé-
rique , qu'on mange dans le pays en-
core qu'il passe pour très-venimeux.
CANINDÉ. OIS. T-. Canidas. ^^'^
CANINERO. BOT. phan. L'un des
noms du Sureau, dans quelques par-
ties de l'Italie et de l'Espagne, (b.)
CANINES. MAM. Denis au nombre
de quatre , forte? et coniques , situées
chez les Carnassiers, entre les incisives
et les molaires. On les nomme aussi
Laniaires et Crochets. J^. Dents.
(B.)
CANIOR. BOT. PHAN. Syn. de
Gurcuma, dans la langue de Java.
. (B-)
CANI-POUTI. BOT. PHAN. Plante
indéterminée de Madagascar, qui ne
peut être une Graminée, comme on
l'avait supposé , puisque son suc caus-
tique sert à une sorte de tannage, (b.)
CANIRAM, BOT. PHAN. Nom ma-
lais du Strychnos Nux-vomica, L. , que
DuPetit-Thouars, d'après Adanson,
veut substituer à celui qu'ont adopté
les botanistes. V. Strychnos. (b.)
CAN i5i
CANIRI-UTAM. bot. phan. (Bur-
mann.) Syn. de Rumpkia arnboinensis,
à Java. y. RuMPHiE. (b.)
* CANISTRUM. MOLL. Genre de
Coquille formé par Klein, aux dépens
des 'Turbo de Linné, et qui n'a pas
été adopté. (b.)
* CANITA. POIS. Ce nom , qu'on
trouve dans Plante , y désigne un
Poisson qu'il est impossible de recon-
naître, (b.)
CANIVET. OIS. r. Canidas.
CANIVETTE. arachn. On ap-
pelle ainsi la toile d'Araignée, en Bre-
tagne. (B.;
CANJALAT ET CANJALUT. bot.
PHAN. Nom malais d'une Plante en-
core peu connue de l'Inde, que l'on
nomme également Gortia. Cette
Plante paraît avoir quelques rapports
avec les Ignames. Rumphius la dé-
crit et figure sous le nom à'Ubium
Polj'poïdes{Heib. Amb. T. v. p. 364,
t. 129). Loureiro la rapporte à son
genre Stcmona. P'. Stemone. (a. r.)
CANJAN-CORAI. bot. phan.
Syn. de Basilic , Ocjmum,k la côte de
Coromandel. (b.)
CANKER-ROSE. bot. phan. L'un
des noms de Rosa canina, en quel-
ques parties de l'Angleterre. /^.Rose.
(B.)
CANKONG. bot. phan. Probable-
ment la même chose que Cancoug.
Nom donné dans le Dictionnaire de
Déterville comme syn. de Convolpulus
médium , espèce du genre Liseron.
(A.R.)
CANNA. MAM. Espèce d'Antilope.
P'^. ce mot. (b.)
CANNA. BOT. PHAN. V. Bali-
sier.
CANNA DE LA VIBORA. bot.
PHAN. /^. CaNA.
CANNAB. bot. phan. L'un des
noms vulgaires du Chanvre. (b.)
CANNABARE. bot, PHAN. Nom
d'une espèce de Commeline, Comme-
152 ■ CAN
lina hengalensis , à la côte de Mala-
bar, (b.)
CANNAEINE. Cannalina. bot.
PHAN. Nom spécifique d'un Datisca ,
d'un Eupatoire, dunBident, d'une
Guimauve, d'une Ortie, d'une Ga-
léopside et de plusieurs autres Végé-
taux. Ce nom a été étendu au pre-
mier de ces genres dans les diction-
naires précédens. V. Datisca. (b.)
CANNABION. bot. piian. (Dios-
coride.) Syn. de Chanvre, d'oii sont
dérivés la grande quantité de noms
donnés à ce Végétal depuis si long-
temps utilisé. (b.)
CANNA-BOSCH, bot. phan.
(Thunberg. ) Syn. de Caroxyle au
midi de l'Afrique. (b.)
CANNACORUS. bot. piian. Syn.
de Basilier, Canna, chez les anciens
botanistes. (b.)
CANNACUR. bot. phan. Nom
d'une espèce de Poivre, Piper Siriboa,
à Banda, selon Runiph. (b.)
CANNAMELLE. bot. phan. Pour
Canamelle. J^. Saccharum. (b.)
CANNAMERA. bot. phan. L'un
des noms de la Guimauve , en Espa-
gne. (B.)
* CANNANGOLI ou CAUNAN-
GOLI. OIS. Poale-Sultane de Madras,
J>ulica maderaspatana , Grael. f^.
TaLÉVE. (DR..Z.)
CANNA-PONDU. bot. phan. Syn.
de Crolalaire à la côte de Coroman-
del. (B.)
C AN N A-POU LOE. bot. phan.
(Bui'mann. ) Nom d'une espèce de
Cretelle, Cynosurus lagopoides , à la
côte de Coromandel. (b.)
CANNAT. POIS. L'un des noms
vulgaires du Mugil Cephalus , chez
quelques pêcheurs de la Méditerra-
née. /^. Muge. (b.)
* CANNA-VIEJA-ROJA. pois.
( Delaroche. ) Syn. de Perça pusilla ,
Brunn. , aux îles Baléares. /'. Per-
che, (b.)
CAN
CANNE, bot. phan. Ce mot, dé-
rivé de l'un des noms latins du Ro-
seau , a été vulgairement donné à des
Plantes dont les tiges sont ordinaire-
ment noueuses par intervalles , et
dont les feuilles graminées forment
des gaines à leur base ; ainsi :
Canne Bamboche désigne quel-
quefois le Bambou.
Canne Congo ou d'Inde, l'espèce
de Balisier , le plus anciennement
connue , Canna indica, L. /^. Canne
DE RIVIÈRE.
Canne- épineuse et Canne a
MAIN , le Piotang , Calamus , L.
Canne Marrone, aux Antilles, un
Gouet , Arum seguiniirn; à Masca-
reigne , notre Scirpiis iridifolius; à
Cayenne, une Alpinie , Alphiia oc-
cidentalis.
Canne de rivière , à la Martini-
que , le Costus spicatns qu'on ap-
pelle aussi Canne Congo à Cayenne ,
et qui n'est, selon Jussieu , qu'une
Alpinie.
Canne royale , la variété de VA-
rundo Donax, dont les feuilles sont
panachées.
Canne Roseau, YAmndo Donax
ordinaire.
Canne a sucre et Canamelle ,
l'espèce la plus utile et la plus connue
du genre Saccharum.
Canne de Tabago , aux environs
de Carthagène d'Amérique, le Pal-
mier dont Jacquin a formé le genre
Bactris.
* Canne vêle , par corruption de
Canna vera ( vraie Canne j, VArundo
Donaxàaiis divers cantons du midi de
la France. (b.)
CANNE BERGE, bot. phan. Syn.
de T'accinium Oxycoccos , L., devenu
type du genre Oxycoccus. V. ce mot.
(b.)
* CANNÉES. BOT. phan. r. Amo-
mées.
CANNE1RA. bot. phan. Syn. por-
tugais à'Arundo Donax, L. V. Ro-
seau, (b.)
CANNEL-COAL. min. C'est-à-
CAN
dire Charbon Chandelle, syn. an-
glais de Lignite rcsiniforme de Bron-
gniart. V. Lignite. (iuc.)
CANNELÉ. BEPT. SAUR. (Laccpè-
de.) Espèce du genre Chalcide. V. ce
mot. (b.)
CANNELLA , CANNELETTO et
CANNULICHL moll. Noms vulgai-
resdu Manche de couteau, iSo/e«, dans
quelques parties de l'Europe niëridio-
nfile , où l'on appelle Cannelle cer-
tains robinets en gouttièie qu'on em-
ploie pour transvaser des liquides ,
et dont la forme rappelle celle de
la Coquille qu'on leur compare, (b.)
CANNELLE. Cinnamomiim. bot.
PHAN. Ecorce très-aromatique et
fort usitée dans l'oflice et la pharma-
cie , qui provient des petits rameaux
d'un Arbre du genre Laurier vulgai-
rement appelé Canuellier. On a éten-
du ce nom à d'autres ccorces dont l'o-
deur et la saveur ont plus ou moins
de rapport avec l'odeur et la saveur
de la véritable Cannelle. Ainsi l'on a
appelé :
Cannelle blanche , l'écorce du
Winterania , /'. ce mol , qui est le
Canella alba de Murray.
Cannelle de la Chine ( Valmont
de Boniare ), l'écorce, moins aroma-
tique que celle du JLaurus Cinnamo-
murn, d'un arbre indéterminé de la
Chine , et qui pourrait bien être le
JLaurus Cassia.
* Cannelle fausse , l'écorce du
Laurus Cassia et quelquefois la Cas-
carille des boutiques qui vient d'un
arbuste du genre Crolon.
Cannelle Giroflée , Canella
caiyophyllata de l'ancienne drogue-
rie , l'écorce du Mjrlus carjophyl-
lata.
Cannelle matte , la même chose
que Canella do Matto. T^. ce mot. Et
quelquefois la vieille écorce du vrai
Cannellier qui n'a presque plus de sa-
veur.
C-iNTvELLE PomiÉE, la même cho-
se que Cannelle blanche. K. ce
mot.
Cannelle sauvage, un Laurier de
Ceylan qui n'est peut-être que celui
CAN i55
que la culture a perfectionné , et sur
lequel se recuedle la Cannelle la
plus parfaite. (b.)
CANNELLE, bot. cbypt. Dans la
nomenclature barbare des Champi-
gnons que quelques auteurs se sont
plu à entasser, et parmi lesquels ex-
celle Paulet , on a désigné sous ce
nom commun des espèces dont la
couleur rappelle celle de la Can-
nelle des boutiques. On les a appe-
lées Cannelle à grain , Cannelle pi-
quée. Cannelle pluchée, etc. , selon
les accidens qui se joignaient à leur
teinte dominante. (b.)
CANNELLIER. bot. phan. Es-
pèce du eenre Laurier. V . ce mot.
* CANNIHERBA. bot. phan.
(Adanson.) L'un des vieux noms de
la Santoline. J>'. ce mot. (b.)
CANNON-POUKA. bot. phan.
Nom d'une espèce de Tradescante,
Tradescantia cristata , à la côte de
Coromandel. (b.)
CANNUCCIA. BOT. PHAN. L'un
des noms italiens de VArundo Phra-
gmites. /'". Roseau. (b.)
CANNUME. pois. (Forskalh.)Nom
arabe d'une espèee de Mormyre. V^.
ce mot. (b.)
CANO-CANO. bot. phan. Syn.
malais d'^//a arundinacea, espèce du
genre Candie. P^. ce mol. (b.)
* CxlNOCHIA. cbust. ( Scopoli. )
Syn. de Cancer- 3Iantis , L. sur les
bords de l'Adriatique et dans le golfe
de Livourne. ^b.)
CANOIRA ET CHIRIVLl. bot.
PHAN. Noms portugais d'une Orabel-
lifère qui paraît ê re rjthamanta
cretensis, L. f. Athamante. (b.)
CANOKERSAIA. bot. phan.
(Dioscoride.) Syn. présumé de Pa-
riétaire. F^ . ce mot. (b.)
* CANOLIRE. Canolira. cbust.
Genre de l'ordre des Isopodes , sec-
tion des Ptérygibranches de Latreille
( Règne Anira. de Cuvier), fondé par
le docteur Leach { Dict. des Se. nal. ,
i5^
CAN
T. XII , p. o5o) , qui le range dans
la quatrième race de sa famille des
Cymothoadées. Les caractères qu'il
assigne à cette race sont : corps con-
vexe , abdomen composé de six an-
neaux distincts, le dernier plus grand
que les autres ; yeux place's sur les
côte's ; antennes inférieures n'étant ja-
raais plus longues que la moitié du
corps; les ongles des deuxième, troi-
sième et quatrième paires de pâtes
très-arqués , les autres légèrement
courbés. Les caractères propres du
genre sont : yeux peu granulés , con-
vexes, écartés; abdomen ayant les ar-
ticles imbriqués sur les côtés i le der-
nier un peu plus large à son extré-
mité. Les Ganolires ont, de même que
les Anilocres et les Olencires, tous
les ongles très-recourbés , les huit
dernières pâtes non épineuses , la
tête saillante en avant supportant les
yeux et les antennes supérieures
presque cylindriques, ayant leur pre-
mier article à peu près d'égale lar-
geur. Ils s'éloignent par-là des genres
Conilère , Rocinèle et /Ega. Ils ne
sont distingués des Anilocres et des
Olencires que parce qu'ils ont les pâ-
tes d'égale grosseur et de longueur
moyenne , les intérieui'cs étant un
peu plus longues. L'abdomen, dont
les articles sont imbriqués sur les cô-
tés avec le dernier un peu plus large
à son extrémité, peut encore être con-
sidéré comme un caractère distinctif.
Avouons toutefois que lorsqu'on est
obligé de recourir à des différences de
cette nature, qui, presque toutes,
sont inappréciables, la valeur du gen-
re devient excessivement douteuse :
c'est le cas de la plupart de ceux qui
viennent d'être cités , et que Leach a
beaucoup trop multipliés. Aussi ne
leur accordons-nous que très-peu
d'importance, et sommes-nous tentés
de les réunir tous au genre Cj'mothoé
de Fabricius , aux dépens duquel ils
paraissent avoir été formés.
Le genre Canolire se compose d'une
seule espèce que Leach désigne sous
le nom de Canolire de Risso , Cano-
lira Rissoniana, 3ivec cette description
succincte : dernier article de l'aodo-
CAN
men largement arrondi à son extrd'-
mité. Sa localité est inconnue ; il ne
la rapporte à aucune espèce connue,
et cite seulement son cabinet, (aud.)
* CANON. MAM. L'os du métacarpe
ou du métatarse dans les Ruminans
et les Solipèdes. F^. Os. (a. d..ns.)
CANONNIER. ins. Nom vulgaire
de quelques espèces d'Insectes de la
tribu des Carabiques, qui jouissentde
la propriété de lancer, par l'ouverture
anale de leur abdomen , une vapeur
caustique dont la sortie est accompa-
gnée d'un léger bruit. Ces espèces ont
encore été désignées sous les noms de
Bombardier et de Tirailleur ; elles ap-
partiennent toutes au genre Brachi-
ne. F', ce mot. (aud.)
CANOPE. Canopiis. iNS, Genre dé
l'ordre des Hémiptères et pouvant
être rangé (Règ. Anim. de Cuv.)dans
la section des Hétéroptères , famille
des Géocorises. Ce genre , fondé par
Fabricius et que Latreille {loc. cit. et
Considér. génér.) n'a pas adopté , pa-
raît très-voisin de celui des Scutellè-
res , et n'en diffère essentiellement
que parce qu'il n'a que trois articles
aux antennes. Une seule espèce ap-
partient jusqu'à présent à ce genre ;
elle est originaire de l'Amérique mé-
ridionale; Fabricius lui donne le nom
de Can. o^/ec/i/s.Elleparaîtserappro-
cher beaucoup des Tetyres scara-
bœoides , globus , cfibarius de cet au-
teur: son corps a la forme de la Coc-
cinelle à deux points. (aud.)
CANOPE. Canopus. moll. Genre
formé par Denys Montfort pour une
Coquille d'autant plus singulière
quelle n'offre aucune ouverture. C'est
un corps en forme de Poire , d'une
transparence parfaite à travers la-
quelle on distingue des cloisons inté-
rieures un peu arquées et placées les
uues au-dessus des autres, ba couleur
irisée est celle de la Perle , elle a été
observée sur les bords de la mer de
Java ; elle est fort petite. L'Animal
auquel elle appartient est incon-
nu ; Cuvier pense que le genre
Canope qui a besoin d'être mieu*
CAN
examiné appartient à \à famille des
Nautilacés. (»•)
CANOPICON. BOT. PIIAN. (Dlosr
coride. ) Syn. A'Euphorbia Heliosco-
jLi/a , L. /^. Euphorbe. (b.)
CANORI. OIS. r. Chanteurs.
CANOT. OIS. Syn. du Hibou,
Strix Olus , L . au Canada . f^. Chouet-
te. (DR..Z.)
CANOTA. BOT. PHAN. Syn. de Pa-
niciim italicum , L. dans quelques
parties de l'Espagne. V. Panic. (b.)
CANRÈNE. Moi.i>. Nom vulgaire
d'une Nérite de Linné ,NenlaCani'e-
ria de laquelle Monlfort a fait son
genre Poliuice. 7^. ce mot. (b.)
CANRULâR. BOT. PHAN. {mis
alla indica, Runiph, Amh. 5 , t. i65 ,
f. 1.) Espèce peu connue de Bryone
chez les Macassars. (b.)
CANSCHENA-POD. bot. phan.
Nom malabar dune espèce du genre
Baubine , Bauhinia tomentosa, L. (b.)
CANSCHI ou CANSCHY. bot.
PHAN. Syn. de Trewia à la côte de
Malabar. Adanson s'est empressé d'a-
dopter ce nom barbare. (b.)
CANSCORE. Canscora. bot. phan.
Lamarck, dans l'Encyclopédie , abrège
ainsi le nom de Cansjan-Kera donné
par Rbéede à une Plante du iMalabar.
{Tiort.MaL, lo, lab. 52.) Son calice
présente un tube renflé et marqué
d angles ailés, rétréci au-dessous du
limbe qui païaît à quatre divisions.
Les pétales, dont on ne connaît pas
l'insertion , sont au nombre de quatre
et inégaux , l'un d'eux plus long que
les autics. L'ovaire est libre , le style
unique , le stigmate en tète aplatie;
la capsule, recouverte parle calice,
contient des graines nombreuses et
petites. C est une Herbe d'une consis-
tance presque ligneuse, croissant dans
les lieux sablonneux ; ses feuilles sont
opposées; ses pédoncules solitaires,
axillalres ou terminaux: ,portentd'une
à trois fleurs qu'environne un involu-
r.
CAN i^â
cre commun dune seule pièce orbicu-
laire , plane, entière sur ses bords. Ces
caractères incomplets ne permettent
que d'indiquer la place de ce genre au-
près des Gentianées , dont il diffère ce-
pendant par sa corolle polypélale. Si
d'une autre part cetle considération
engage à la rapprocher des Caryo-r
jhyliécs, il s'en éloigne par l'inéga-
ité de ses pétales et ds ses étamines,
et peut-être aussi par la situation rela-
tive de ses parties , qui devrait être
connue pour fixer ses rapports.(A.D.J.;
CANSJAN-COURE. bot. phan.
pour Causjan-Kera. V. CaNSCORE.
^ (B.)
CANSJAVA. bot. phan. Syn. ma-
lais de Chanvre : Kalengi-Cansjaua
est le mâle , Tsjeru-Cansjava est la
femelle. (»•)
CANSJERE. Cansjera. bot. phan.
GenredelafamilledesThymelées, voi-
sin du Daphné. Son calice en grelot se
termine par quatre dents ; quatre éta-
minesà anthères aiTondies s'insèrent
vers sa base , et ne le dépassent pas ;
son ovaire, entouré de quatre petites
écailles , est libre , petit et surmonté
d'un style simple et d'un stigmate en
tête. Son fruit est une baie monosper-
me de la grosseur d'un Pois. Les
feuilles sont alternes et lancéolées;
les fleurs en épis géminés ou ternes
à l'aisselle de ces feuilles dans le
Cansjera scande ns de Roxburgh (Co-
romand.,tiih. io5), qui paraîtle même
qu'un Arbrisseau du Malabar , figuré
par Rhéede [Hort. Mal. , 7, tab. 2 )
sous le nom de Tsierou- Ca/isjeram ,
et premier type de ce genre. Le même
auteur décrit un autre Arbrisseau du
même pays, qu'ilnomme Sjeron-i'alU-
Cansjeram [Hort. Mal. 7, tab. 4), et
qui paraît congénère de la première
espèce, dont il diffère par ses épis so-
litaires, f^. aussi Lamck. {Illustr., t.
289). (A. D.J.)-
* C ANTABRICA. bot. PHAN.(Pline.)
Espèce d'OEillet , selon les uns , de
Campanule, selon d'autres, et de
Liseion, d'après Linné, qui appelle
Canvohiilus Cantabrica une des plus
156 CAN
élégantes espèces de ce dernier genre.
(B.)
* CANTALITE. min. (Rarsten.) V.
QUAUZ.
GANTALOU et CANTALOUP.
BOT. PHAN. Variété fort savoureuse
de Melons. V. ce mot. (b.)
CANTAPERDRIS. bot. phan.
Syn. languedocien de Daphne Gni-
dium , L. T^. Daphné. (b.)
* CANTARA. POIS. (Delaroche.)
Syn. deSparus Cantharus, L.aux îles
Baléares. F . Canthère. (b.)
* CANTARELLE. ins. Ce nom cité
dans plusieurs anciens ouvrages de
pharmacie , et employé aussi dans
quelques départemens de la France ,
désigne le Méloë Proscarabée, donton
faisait autrefois usage en médecine
comme vésicant. /^. MÉLOË. (aud.)
CANTARILLOS. BOT. phan. C'est-
à-dire Petites Cruches. Nom espagnol
d'une espèce du genre Androsace ,
Androsace rnaxima, L. (b.)
CA.NTARI3. ois. Syn. piémontais
deProyer. " (dr..z.)
CANTARIS. BOT. PHAN. (Diosco-
ride.) Syn. de rumaiiaqffîcinalis , L.
F". FUMETERRE. (B.)
^ CANTARO. BOT. PHAN. (Copling.)
C'est-à-dire Cruche. Nom du Curdia
GerascantJius, L., espèce de Sebestier,
chezjes Espagnols de Cumana, à cause
sansdoute du volume et de la forme du
fruit de cet arbre. (b.)
CANÏE. POIS. Syn. de Sparillon ,
Sparus annularis. Gmel. F. Spahe.
(B.)
CANTE-MORGARO. bot. phan.
Nom indou d'une espèce d'Achyran-
the, Achyrantlies prostrata ., L. (b.)
CANTERINHO. moll. Syn. por-
tugais de Cassis Urceola , Lamk. P^.
Casque. (b.)
CANTHARE. Cantharus. moï^x..
Genre de Coquilles formé par Denys
Montfort pour une très-petite Co-
quille de l Adriatique qui n'a guère
qu'une ligne de longueur; elle est
CAN
libre , univalve , cloisonnée droite en
forme de nacelle , arrondie sur le dos,
aplatie sur le ventre , obtuse au som-
met, plus large à la base avec un si-
phon central, (b.)
CANTHARIDE. Cantharis. ins.
Genre de l'ordre des Coléoptères, sec-
tion des Hétéromères, famille des Tra-
chelides (Règn. Anim. de Cuv.), et
ayant pour caractères : crochets des
tarses profondément bifides , sans
dentelures au-dessous; élytres de la
longueur de l'abdomen, flexibles, re-
couvrant deux ailes ; antennes fili-
formes, notablementplus courtes que
le corps, avecletroisièmearticlebeau-
coup plus long que le précédent ;
palpes maxillaires un peu plus gros
à leur extrémité.
Le nom de Cantharide est très-an-
cien, et a reçu des acceptions fort dif-
férentes. Arislote [Hist. Animal., lib.
IV. cap. 7) ne l'appliquait pas à un
Insecte en particulier,mais à plusieurs
de ceux qui ont les ailes membra-
neuses , enveloppées par des étuis.
Linné s'en est servi pour désigner un
grand genre de l'ordre des Coléoptè-
res, ne renfermant pas notre Cantha-
ride, laquelle était rangée parmi ses
Méloës. Geoffroy (Hist. des Ins. T. 1.
p. 169) substitua le nom de Cicin-
déle déjà employé par Linné à celui
de Cantharide, et il comprit sous ce
dernier [loc. cit. p. .^Sg) la Cantha-
ride des boutiques, ainsi que plu-
sieurs Insectes qui l'avoisinaient da-
vantage. Degéer opéra aussi quelques
réformes dans le genre Cantharide
de Linné, et proposa pour quelques
espèces l'expression de Téléphore qui
aurait été reçue , si ce mot n'avait été
employé pour un genre de Champi-
gnons. En fin Fabricius n'adoptant pas
les changemens apportés par ses pré-
décesseurs divisa encore les Canthari-
des de Linné, et établit aux dépens des
Méloés de cet auteur un nouveau
genre sous le nom de uytle, qui ré-
pondit à celui des Canlharides de
Geoffroy. Cette dernière dénomina-
tion a néanmoins prévalu.
Les Cantharides ont un coi-ps al-
CAN
longé et presque cylindrique , une
tète forte et cordiforme , supportant
des antennes plus longues que le cor-
selet, etdont le second article esttrès-
court , transversal; les suivans sont
cylindracés et le dernier est ovoïde :
une bouche composée de mandibules
terminées en une pointe entière et
de mâchoires de longueur moyenne :
un prothorax petit , presque carré ,
moins large que le ventre : des éiytres
longues , linéaires , flexibles , attei-
gnant 1 'extrémité anale de l'abdomen :
des tarses à articles entiers. Elles
s'éloignent des ^demèies par la ter-
minaison des mandibules et par les
articles entiers de leurs tarses. La
forme de leurs antennes empêche de
les confondre avec les genres Myla-
bre, Cérocome et Méloë. Enfui, quoi-
que très-voisines des Zonitis, des ]Ne-
mognates et des Sitaris , elles se dis-
tinguent de ces trois genres par la
forme de leurs palpes maxillaires.
Elles diffèrent ensuite du premier
par les antennes, du second par les
éiytres et du troisième par les mâ-
choires.
Il existe encore bien des doutes sur
les métamorphoses de ces Insectes.
Plusieurs observateurs, tels que De-
,géer et Geoffroy, disent n'avoir ja-
mais rencontré la larve; d'autres
prétendent l'avoir vue , et nous
apprennent qu'elle se nourrit de di-
verses racines, et subit dans la terre
tous ses changemens , observation
qui s'accorde assez bien avec la
prompte apparition des insectes par-
faits que quelques auteurs avaient
pensé, à cause de cela, venir par émi-
grations des terres australes , pour
gagner ensuite les contrées du Nord.
Olivier (Encycl.méthod. T. v. p. 272)
décrit assez vaguement cette larve.
Son corps, formé de treize anneaux,
est mou, d'un blanc jaunâtre, et sup-
porte six patcs courtes, écailleuses;
la tête est arrondie, un peu aplatie ,
munie de deux antennes comtes et
filiformes ; deux mâchoires assez so-
lides et quatre palpes composent la
bouche.
Personne n'ignore l'emploi très-fré-
CAN
157
quent que l'on fait en médecine d'une
espèce deCantharide, la Canlharldevé-
sicatoire ; mais son usage ne remonte
pas à des temps fort reculés ; la
Cantharide des anciens n'était certai-
nement pas la nôtre , et n'appartient
même pas au genre que nous décri-
vons. D'après le témoignage de Pline
et de Dioscoride, qui aflirmentque les
meilleures Gantharides sont celles
dont les éiytres sont marquées de
bandes jaunes transversales ; il pa-
raît éviilcnt que leur espèce était
le My labre de la Chicorée , qui ,
à la Chine , sert encore aujour-
d'hui aux préparations épispasiiques.
La Cantharide vésicatoire ou des
boutiques, Cantharis vesicatoiia de
Geoffroy ou le Meloë pesicalorius, L.
et la Lytta vesicatoria de Fabricius ,
nommée aussi Mouche d'Espagne ,
peut être considérée comme le type
du genre; elle a été figurée par Oli-
vier (Hist. des Coléopt. T. IIL tab. 1.
fig. 1 . A, B, c) et par Schaeffer [Icoii.
Ins. tab. 47. iig. 1 et ElementaEntom.
lab. 00). Sa couleur est d'un beau
vert, doré, brillant, avec les antennes
noires. Les mâles sont plus petits que
les femelles, et il existe en général une
grande variété dans la taille. LesCan-
tharides se montrent vers les mois de
mai etde juin, et presque toujours eu
grandnombre suilesFrênes,les Lilas
et les ïroênes, dont elles déyorent les
feuilles; on les trouve aussi , mais
moins communément sur les Sureaux
et le Chèvrefeuille ;lesdégâls qu'elles
causent s'étendent même quelquefois
sur les blés et les prairies. Leur pré-
sence est décelée par l'odeur particu-
lière qu'elles répandent, et qui a quel-
que analogie avec celle des Souris.
Quelque tempsapvès l'accouplement,
les mâles périssent , et les femelles
s'enfoncent dans la terre pour y pon-
dre de petits œufs allongés, réunis
par tas, desquels sortent des larves
dont rhistolre n'est pas encore bien
connue.
Les Cantharides sont très-commu-
nes en France , en Italie et en Espa-
gne. Celles que nous employons ,
nous viennent presque toutes de ces
i5S
CAN
derniers pays par la voie du commer-
ce. Leur récolte exige plusieurs pré-
cautions , d'abord à cause des pei-
sonnes qui la font et qui pourraient ,
par un manque de soin, éprouver
de graves accidens ; ensuite par
rapport à la conservation ultérieure
de ce médicament Les moyens dont
on se sert se réduisent à ceux-ci :
l'emploi du vinaigre en vapeur
pour les faire périr, et leur des-
siccation complète après qu'elles
sont mortes. A cet effet, on met
généralement en usage un procédé
fort simple. Dans le courant de juin ,
on étend sous un arbre chargé de
Cantharides , plusieurs draps , et on
fait tomber dessus les insectes , en
secouant alternativement toutes les
branches. Lorsqu'on eu a obtenu
ainsi une assez grande quantité , on
les réunit sur un tamis de crin, que
l'on expose à la vapeur du vinaigre ,
ou bien on les rassemble dans une
toile assez claire, que l'on trempe
plusieurs fois dans un vase conte-
nant du vinaigre étendu d'eau : il
s'agit ensuite de les dessécher ; alors
on les expose à l'ombre dans un gre-
nier ousous un hangar bienaéré, sur
des claies recouvertes par de la tode
ou du papier gris non collé, et on
les remue soit avec un petit bâton ,
soit avec la main. Seulement dans ce
dernier cas, il faut prendre la précau-
tion de mettre un gand de peau afin
d'éviter l'absorption d'un principe ve-
sicant que renferment ces Insectes , et
qui , comme nous le verrons plus
loin , est excessivement actif. Il est
inutile de dire que , dans la récolte,
il faut aussi employer les mêmes
moyens pour se garantir du contact.
Quelques personnes, après avoir éten-
du des toiles au-dessous des arbres ,
placent tout autour des terrines rem-
plies de vinaigre , qu'elles entretien-
nent à l'état d'ébullition , et , après
avoir secoué les arbres , elles ramas-
sent promptement les cantharides ,
les placent aussitôt dans des vases de
bois ou dans des bocaux de verre ,
les y laissent vingt-quatre heures
environ , et , après qu'elles sont tou-
CAN
tes mortes , les retirent et les font
sécher de la maiiièi-e qui a été indi-
quée. Celte méthode devient plus em-
barrassante et plus dispendieuse que
la précédente. Quoi qu'il en soit , les
Insectes étant bien desséchés , on les
place dans des vases de bois , de verre
ou de faïence, exactement fermés,
et on les met à l'abri de l'humidité.
En ne négligeant aucune de ces pré-
cautions , les Cantharides conservent
très-long-temps leurs propriétés.
L'analyse chimique des Cantha-
rides a été faite par un grand nom-
bre de savans qui se sont attachés
exclusivement à l'espèce employée en
médecine. S'ils eussent étudié avec
le même soin les Méloës , les M j la-
bres , les Coccinelles , les Carabes ,
plusieurs Ténébrions , ils auraient
probablement trouvé chez ces in-
sectes , qui ont aussi des propriétés
véslcantes , un principe analogue ,
quelquefois moins actif et peut-être
susceptible, par cela même , d'être
employé dans quelques cas particu-
liers. "Thouvenel, Fourcroy , Beau-
poil , Orfila et surtout Robiquet ,
sont arrivés à des résultats fort re--
tnarquables. Ce dernier a constaté
l'existence d'une substance particu-
lière, à laquelle il a donné le nom de
Canthaiidine , et qui a pour caractè-
res principaux d'être blanche , cristal-
line , insoluble dans l'eau , soluble
dans l'alcohol bouillant , dans l'éther
ainsi que dans les huiles, et dans
laquelle réside essentiellement la pro-
priété vésicante ; celle-ci n'appartient
par conséquent ni à l'huile verte, ni
à ]a matière .noire insoluble , m à
la matière jaune soluble dans l'alcohol
et dans l'eau , qui sont les autres
principes dont l'analyse a démontré
la présence. Cette découverte , quel-
que importante qu'elle soit pour la
science, n'a apporté aucun change-
ment dans la pratique. L'expéiienco
avait appris depuis long - temps ,
qu'appliquées sur la peau, les Can-
tharides , réduites en poudre et unies
à quelques corps gras, produisaient
le soulèvement de l'épiderme qui , so
détachant avec la plus grande faci-
CAN
litë, mettait à découvert la surface du
derme. On savait aussi que , préparé
de diverses manières et employé à
l'intérieur , elles produisaient une
excitation particulière sur les m-ganes
génitaux rfe l'un et de l'autre sexe ,
et agissaient sur la vessie en donnant
lieu quelquefois à des accidens les
plus graves ; enfin on n'ignorait pas
Qu'administrées dans la paralysie et
ans plusieurs autres affections ner-
veuses, ces Insectes n'étaient pas sans
effet.
Plusieurs autres espèces do Cau-
iharides ont été décrites par les au-
teurs. Dejean (Cat. desGoIéop. p. 75)
en mentionne trente. Les mieux con-
nues parmi elles sont : la Cantharide
syrienne, ('. 5j/7aca d'Olivier , ou
le Meloë syriacus de Linné. Elle est
assez semblable à la Cantharide vé-
sicatoire , et se trouve dans le midi
de TEurope et en Syrie ; la Cantha-
ride douteuse, C. f/i/^/a d Olivier, ou
la Lytla dubia de Fabricius. On la
rencontre communément sur la Lu-
zerne , dans les provinces méridio-
nales de la France , en Italie , dans le
Levant et dans la Sibérie méridio-
nale. Nous travaillons dans ce mo-
ment à une monographie du genre
Cantharide. (aud.)
CANTHARIDE. moll. Nom vul-
gaire et marchand du Trochus Iris ,
Gmel. Magnifique Coquille dont De-
nys Montf'ort a formé le type de son
genre Cantharidus. (e.)
CANTHARIDE. bot. crypt. Nom
d'un Champignon verd selon Paulet,
qui pourrait bien être Vjgaricus cya-
neus ou tout autre. (B.)
*CANTHARIDIENS. ins. Lamarck
(Anim. sans vert. t. 4 , pi .'-4 28) donne
ce nom à une division de la famille
des Trachelides , et qui comprend la
plupart des genres rangés par La-
treille dans celle des Cantharidies. J^.
ce mot. (AUD.)
CANTHARIDIES. Cantharidiœ .
INS. Famille de l'ordre des Coléop-
tères, section des Hétéromères, éta-
i>lie par LalreiJIe (Gonsidér. génér. ,
CAN 159
p. i5o et 2i3), et comprenant plu-
sieurs genres qui y sont répartis de
cette manière:
f Antennes en massue ou grossis-
sant très-sensiblement vers son extré-
mité
Genres Cérocome et Mylabbe.
f f Antennes de la même grosseur
ou plus menues à leur extrémité.
1. Antennes de la longueur du cor-
selet, au plus , composées d'articles
courts , plus globuleux que cylindri-
ques ou qu'obconiques.
a. Pénultième article de tous les
tarses bifide.
Genre Tétraonyx.
b. Tous les articles des tarses en-
tiers.,
« Elytres couvrant toutl'abdomen,
eu carré loilg , et à suture droite.
Genres Horie , OEnas.
/3 Elytres ne couvrant qu'une par-
tie de l'abdomen, courtes, ovales,
divergentes à la suture, (point d'ailes;
abdomen très-grand et mou ; an-
tennes souvent irrégulières dans les
mâles).
Genre Meloe.
2. Antennes plus longues que le
corselet , formées d'articles cylindra-
cés ou obconiques;
Genres Cantharide , Zonitis ,
NeMOGNATHE , ApaI.E, SlTARlS.
Cette famille correspond assez exac-
tement au grand genre Meloë de
Linné et à la cinquième section de la
famille des Trachelides de Lafreille.
(Règne Anim. de Cuv. p. 3i6.)/^".
ce mot et tous ces noms de genre.
(aud.)
*CANTHARIDINE. Principe vési-
cantdesCantharides. /^.ce mot. (aud.)
CANTHAROS.rois. V. Canthére.
CANTHENO. pois. Nom vulgaire
du Canthère commun , Sparus Can-
t/iarus , L. que Lacepède par un dou-
bla emploi dit convenir au vrai Scare.
F', ce mot. (b.)
CANTHÈRE. Canthams. pois.
Genre formé par Cuvier de plusieurs
Spares et Labres des auteurs dans la
famille des Percoïdes , de l'ordre des
i6o GAIN
Acanthoptérygiens, division de ceux
qui ont les dents petites et souvent en
velours. Ses caractères consistent dans
leur bouche étroite, garnie de dents
très-nombreuses ; dans leur museau
peu protractile; dans l'absence de
toute épine ou dentelure auxopercules.
Le corps est ovale. Ce genre contenait
jusqu'ici cinq espèces :
Cantiière ordinaire, SparusCan-
tharus , L. , Gmel. Syst. nat. xiii , i,
1275. Lac. IV. 97. Sparus Mœna?
Bloch. , pi. 270. C'est l'espèce la
plus vulgairement connue f elle a sa
queue bifide sans tacbe; son dos est
noirâtre , et le leste de son corps ar-
genté avec des lignes longitudinales
jaunâtres. Sa chair est peu estimée.
Ce Poisson paraît être celui que les
anciens nommaient Cantharos. B. 6,
V. i4 , T. 1/5 , A. — c. 17. Les autres
Canthères sont : û" la Brème de mer,
Sparus Brama , Blocli. pi. 269 , quia
été observée jusqu'au cap de Bonne-
Espérance ; 5° le Poisson que Lace-
pède a décrit sous les deux noms de
Labre macroptère et de Labre iris. Il
est des mers de l'Inde et même d'A-
mérique : 4° le Labre sparoïde de La-
cepède , m , pi. 24 , connu d'après un
dessin de Commerson , el qui se trouve
à rile-de-France et dans 1 Inde ; 5° en-
fin le Centrodonte. Ann. Mus. t. 25,
pi. II.
Nous ajouterons provisoirement au
genre Canthère deux espèces dont les
dessins et la description nous ont été
fournis par notre ancien ami Mllius ,
maintenant gouverneur de la Guiane.
Cependant, ce n'est qu'avec doute
que nous proposons de rapporter ces
élégans Poissons au genre qui nous
occupe , parce que les caractères de
la bouche n'ont pas été suffisamment
étudiés.
Canthère douteuse , Cantharus
dubia, N. Son corps est allongé et
acquiert de cinq à sept pouces de lon-
gueur. Ce Poisson a été pris à l'hame-
çon dans la baie des Chiens marins à
la Nouvelle-Hollande. Il est d'un gris
cendré , pâle en dessus ; cette couleur
Sasse au bleu céleste lavé sur les
ancs , cil se voit une bande d'un
CAN
brun-clair dont la moitié inférieure
est plus foncée , et qui règne de l'ex-
trémité du museau à la caudale, la-
quelle est toute entière de la même
teinte. Le globe de l'œil qui est assez
grand , a l'iris cendré ; le ventre est ar-
genté. La nageoire dorsale située à
une égale distance de la tête et de la
queue, compte seize rayons. Le nom-
bre de ceux des pectorales et de la
caudale n'a pas été noté exactement,
les ventrales sont fort petites, et l'anale
surtout est à peine rudimenlairement
indiquée par une petite nageoire si-
tuée au-aessous du point oti finit
celle du dos. Ce caractère est fort sin-
gulier , et semble en indiquer quel-
que autre qui pourra suffire pour faire
de notre Canthère provisoire un genre
particulier.
Canthère de Milius , Cantharus
311111, N. Ce beau Poisson, qui ac-
quiert de six à dix pouces de lon-
gueur , a la partie supérieure de la
tête , et celle ou sur le dos s'insère la
dorsale d'un assez beau bleu; la
même teinte, du verdet du brun pâle,
règne sur le reste de son corps ,
ainsi qu'une large bande longitudi-
nale brune el jaune ; le ventre est ar-
genté. Il habite la baie des Chiens
marins à la Nouvelle-Hollande, d.
24-25 , P. 12 , V. 9, A. II, c. 26. (b.)
CANTHI. Canthium. bot. phan.
Et non Canti. C'est à la famille na-
turelle des Rubiacées et à la Pentan-
drle Monogynle, L. , qu'appartient
ce genre de Plantes , dont le calice est
quinquéfide ; la corolle monopétale ,
courte, tubuleuse,à cinq divisions
étalées. Ses cinq étamines sont ren-
fermées dans l'intérieur du tube de
la corolle , et son style se termine par
un stigmate simple , entier et capi-
tulé. Le fruit est une baie ordinaire-
ment couronnée par les dents du ca-
lice et contenant deux graines sem-
blables à celles du Café , c'est-à-dire
planes et marquées d'un sillon longi-
tudinal du côté Interne , convexes du
côté externe. Ce genre se compose de
sept à huit espèces , autrefois placées
dans les genres Gai dénia, Randia ,
CA.N
Jf^ebera, etc. Ce sont en général des
Arbustes épineux, dont les feuilles
et les épines sont trécussécs , c'est-à-
dire opposées en croix. Les fleurs
sont sessiles , axillaires ou termina-
les. De Jussicu présume que l'on
devra réunir à ce genre le Dcmna-
canthus de Gaertncr fils , ainsi que
cet auteur l'avait déjà soupçonné lui-
même, (a.r.)
CANTHROPE. Canthropus. moll.
L'un des genres élablis par Denis
Monfort, pour des Coquilles cloison-
nées , voisines des Nautiles fossiles ,
dont il sera question au mot Nau-
tile. (iJ.)
CANTI. BOT. PHAN. y. Cantiii.
CANÏILAGUA. bot. phan. L'un
des noms espagnols du Linuni cathair
ticum , L. , espèce du genre Lin. (b.)
CANTSANU. BOT. phan. Nom in-
dou d'une espèce du genre Bauliine ,
Bauhiiiia tomentosa, L. («.)
CANÏDA. BOT. PHAN. Genre de la
famille des Polémoniacées. Ses carac-
tères sont : un calice dépourvu de
bractées à sa base , et terminé supé-
rieurement par trois ou cinq divi-
sions ; une corolle en entonnoir, dont
le tube cjlindrique est allongé, et
dont le limbe élargi se partage en
cinq lobes ouverts; ses cinq étamines,
quelquefois saillantes, s'y insèrent
f)ar des filets égaux et non dilatés ;
es graines sont ailées au sommet. De
Jussieu, dans un Mémoire sur le
Cantua (Annales du Mus. T. m , p.
ii3 , t. 7 etS),a prouvé que les genres
Feripliiagmos et Gilia de Ruiz et Pa-
von , et Jpomopsis de Michaux, ainsi
que des Plantes rapportées à des gen-
res déjà connus , appartiennent véri-
tablement à celui-ci, et il a ainsi porté
le nombre de ses espèces à dix. Sept
d'entre elles sont des Arbrisseaux ori-
ginaires du Pérou. Leurs pédoncules
terminaux ou axillaires vers le som-
met des rameaux , portent une seule
ou plusieurs fleurs , ou se partagent
en corjmbes plus ou moins fournis;
leaÂ,s feuilles , ordinairemental ternes ,
sont toujours simples , et c'est d'apr.ès
TOME JII.
CAO
161
leur aspect, leur forme, leur surface,
les rapports qu'elles ont avec celles
de Végétaux bien connus, qu'ont été
nommées ces espèces, qui sont les
Cantua pyiifolia , qucrcijblia , ovata
ligustrifulia , buxifotia , tomcnlusa et
cordata. Trois autres sont des sous-
Arbrisseaux ou des Herbes à feuilles
pinnalifides, l'une originaire égale-
ment du Pérou , c'est le C. brevijlora •
Kne seconde de la Caroline, le C.
thrjrsoïdea ; une troisième du Brésil ,
le C.glomerijiura. On peut voir la plus
grande partie de ces espèces figurées
dans les planches jointes au Mémoire
indiqué plus haut, t. 121, i5i , iSa
et i55 de la Flore péruvienne de Ruiic
et Pavon ; t. 565 , 564 et 628 des /co«.
de Cavanilles; t. 106, des I/lus//\ de
La mardi. (a. d. j.)
CANTUELLO et CANTUESSO.
BOT. PHAN. Syn. de Lavandula Stœ-
c/ias jh. y. Lavande. (b.)
CANTUFFA. bot. phan. V. Kan-
TUEFA. (B.)
CANTURINON ou CANTYRION.
(Dioscoride.) Syn. présumé de Bal-
lotte, y. ce mot. (b.)
* CANUANEROS. rept. chel.
(Valmont de Bomare. ) Syn. deCaoua-
ne, espèce de Tortue, aux Antilles.
y. Chéeonée. (b;)
CANUDE ET CANUS. pois. Non»
vulgaire, sur les bords de la Méditer-
ranée, d'une espèce de Labre, La-
brus Cydneus. (b.)
CANUT, ois. Espèce du genre Bé-
casseau , la Maubèche grise , Tringa
cinerea, L. J^. Bécasseau. (dr..z.)
* CANVUM. BOT. phan. L'un des
vieux noms du Chanvre. (b.)
CAN-XD ET CAY-CAM. bot.
phan. L'Oranger ordinaire à la Co-
chinchine. (b.)
CAOBO. BOT. PHAN. Syn. d'A-
cajou, Cassuvium, aux environs de
Carthagène dans l'Amérique méridio-
nale, (b.)
C.IOCHAN. MAM. L'un des noms
i62 CAO
de la Taupe dans quelques parties de
l'Angleterre. (a.d..ns.)
* GAOCIA. BOT. PHAN. (Surian.)
Graine peu connue des Antilles, qu'on
dit bonne pour guérir la morsure des
Serpens, et qui paraît être celle d'une
Euphorbe. (b.)
CAOLACH. OIS. Syn. anglais de
Coq. F", ce mol. (dr..z.)
* CAO-LEAMRIAM et CAOÎ^
LUONG-KUONGE. bot. phan. Syil.*
de Galanga en Chine et en Cochin-
chine. (b.)
CAOLIN. MIN. Même chose que
Kaolin, espèce d'Argile. V. ce mot.
(I.TJC.)
CAOPIA. bot. phan. Même chose
que Caa-Opia. V". ce mot. (b.)
CAOU. OIS. Syn. vulgaire du Mo-
teux, Motacillay±.nanthe , L. /^.Tra-
QUET. (DR..Z.)
CAOU , CAOULE , CAOULET et
CAULET. BOT. PHAN. Noms vul-
gaires du Chou dans les divers dia-
lectes gascons, (b.)
CAOUA. BOT. PHAN. C'est chez
les Arabes la boisson qu'on obtient
du Coffea arabica, et qu'en Europe on
appelle communément le Café. J^.
Cafier. (b.)
CAOUANE. REPT. CHEL. Espèce
de Tortue du genre Chélonée. F^. ce
mot. (b.)
* CAOUIN. OIS. r. Chat-Huant.
CAOULÉ et CAOULET. bot.
PHAN. J^. CaOU.
CAOULICAOU , ET NON Caou^
llchon. BOT. PHAN. Syn. langue-
docien de Cucubalus Beheii, L. /^'.
Carnillet. (b.)
CAOURET. BOT. phan. Ce mot
est , dans le Dictionnaire de Déter-
ville , donné comme synonyme de
Chou , mais on ne dit ni dans quel
lieu, ni dans quelle langue. (b.)
CAOUROUBALI. bot. phan. (Su-
rian.) Syn. caraïbe à^Hymenœa. V-
Courbarie. (b.)
CAOUSSIDA ET CAUSSIDOS.
CAP
bot. phan. (Garidel.) Syn. proven-
çal de Circium. (b.)
CAOUTCHOUC. BOT. PHAN. Pro-
duit immédiat des Yégétaux^ conte-
nu abondamment dans V Hevea gula~
nensis, d'Aublet, dont on le retire
en Amérique. A cet effet on recueille le
suc blanc et lésineux de l'Hévé , oa
l'applique par couches sur des mou-
les de terre friable , et ou laisse sécher
à l'air. Dès que le nombre des cou-
ches a doiiné au Caoutchouc une
épaisseur suffisante , on brise le mou-
le et on vide par une ouverture de
l'enveloppe , la terre réduite en frag-
raens. Ainsi qu'on le voit, cette subs-
tance doit avoir la forme d'un tissu
ou d'une membrane; elle jouit d'une
extrême élasticité , ce qui lui a valu
le nom de résine élastique ; elle est in-
soluble dans l'eau et dans l'Alcohol ,
se dissout assez difficilement dans l'é-
ther, les huiles essentielles et les hui-
les fixes dont on a élevé la tempéra-
ture ; elle est peu odorante et jouit
d'une saveur particulière très-faible ;
sa pesanteur spécifique est de o,9535 ;
elle s'eullamme au feu. Ou emploie la
dissolution de Caoutchouc faite avec
des huiles fixes ou volatiles , étendue
par couches sur des tissus de soie, à la
confection de beaucoup d'instrumens
de chirurgie et de physique ; on en
Prépare une vaisselle de voyage. On
appliquait autrefois sur le taffetas
qiii sert d'enveloppe imperméable aux
gaz des aérostats; mais ce vernis étant
beaucoup trop coûteux , on lui a
substitué l'huile de Lin cuite, qui
atteint le même but. Des Jacquiers,
des Figuiers et autres Arbres analo-
gues , la plupart de la famille des Ur»
ticées, donnent aussi du Caoutchouc.
(DR..Z.)
CAOUTCHOUC MINÉRAL, min.
Nom donné au Bitume élastique qui
se trouve en Angleterre près de Cast-
leton dans le Derbishire. J^. ÈiTU-
ME. (B.)
CAP. BOT. PHAN. Loupes ou ex-
croissances ligneuses qui vienrjent
sur les troncs des Bouleaux dans le
CAP
Word, où on les emploie pour faire de
petits ustensiles eu bois. (b.)
GAP DE COBRA, bot. piian.
(Thuuberg.) Nom portugais d'une
espèce de Crotoi> , Croton acutum. (b.)
CAPARACOCH. ois. (Edwards.)
Syn. de Strix hudsunica , L. f^.
ClIOUETTB. (DR..Z.)
CAP ARAS. BOT. rHAX.(Dodoens.)
3yn. espagnol de Delpkiiùum Staphi-
sagria, espèce de Dauphinelle. (b.)
GAPARRO. MABi. iXom de pays
d'un Singe du Ru) G uaviare en Amé-
rique, devenu type du genre appelé
par Geoffroy -Saint -Hua ire Lago-
triche. P'. ce mot. (A.D..NS.)
CAPARROZOLO. moll. Syn. de
Telline dans le golfe de Venise, [n.)
CaPAS. bot. phan. Syn. de Gos-
sypium indicum dans la langue ma-
laise. T^. Cotonnier. (b.)
CAPAS-ANTU. BOT. m an. C'esi-
à-dire Coton du diable. Nom malais
d'une Ketinie peu connue , encore
qu'elle ait été décrite et figurée par
Rumph ( f/o//. J/û/. , T. IV, t. i4).
(B.)
CAPASTRA. OIS. Syn. vulgaire de
l'Autour, Falco palumbarius , L. P'.
Faucon'. (dr..z.)
CAPA-TSJACCA. bot. PiiAX.Syn.
d'Ananas à la côte de Malabar, (b.)
CAPAYEELA. bot. piian. Syn. de
Chôme pentapliy lia. V. Cléome. (b.)
CAPE D'OR ou CAPODORO. ois.
Svn. de Roitelet aux environs de Ve-
nise.'^'. Sylvie, fa.)
CAPELA. rois. Pour Capelan. P'.
ce mot. (b.)
C.IPELAN ou CAPLAN. pois. Es-
fèce du genre Gade , Gadus Luscus ,
I. On a quelquefois donné ce nom au
Gade blennoïde. (b.)
CaPELET. bot. puan. (Lémery.)
L'un des noms vulgaires d'une espè-
ce de Myrte , Myrtus cariop/iyllata ,
dont l'écorce est fort aromatique, (b.)
CAPELETA. bot. phan. C'est-à-
dire petit Chapeau. Syn. languedo-
cien de Cotilet ombiliqué. (b.)
CAPELETS. bot. phan. C'est-à-
d;re petits Chapeaux. Nom languedo-
cien des fruits àwR/iainnus Paliurus,
L. F'. Pal,itjre. (b.)
CAP
i63
CAPELLA. ois. (Gesncr.)Syn. du
Vanneau, Tri/i^'a P ancllus , L. V.
Vanneau. (Dn..z.)
* CAPELLACr. BOT. PHAN. Syn. de
Nyjnphœa Lotus , L. /'. Nénuphar.
(B.)
* CAPELLAN. POIS. (Delaroche.)
C'est-à-dire Chapelain. Syn. d'Op/ti-
diuia barbatum et de Gadus Luscus ,
L., aux îles Baléares. P^. Donzelle
et Gade. Cb.)
* CAPELLAÏA ET CAPELLINA.
OIS. Noms italiens du Cochevis,y//aM-
da cristata , L. J>''. Alouette. ^dr..z.)
* CAPELLONE. bot. phan. Nom
vulgaire italien donné aux Cham-
pignons qui ont la foime d'un cha-
peau , recueilli par Paulet qui a hé-
rissé son Traité d'inuombrables noms
appartenant à une synonymie bar-
bare, (b.)
* CAPELVENÈRE. bot. crypt. De
Caplllus Keneris. L'un des noms vul-
gaires donnés en Italie au Capillaire
de Montpellier. P^. Adianthe. (b.)
CAPENDA. BOT. PHAN. /'". Ca-
PENDU.
CAPENDU ou COURT -PENDU.
BOT. PHAN. (Liger.) Et non Capenda.
Variété de Pommes. (a. R.)
CAPER. POIS. Nom du Balistes
Cap/iscus chez les anciens. P'. Ba-
LISTE. (b.)
CAPERON. BOT. PHAN. Variété de
Fraise qui provient du plan appelé
vulgairement Caperonier dans le jar-
dinage, (b.)
* CAPES. BOT. PHAN. Même chose
que Câpres , d'oii Capier que Dalé-
champ donne comme synonyme de
Câprier. V . ce mot. (b.)
* CAPETINO. BOT. CRYPT. Nom^
italien d'un très -petit Champignon
qu'on ne peut rapporter à aucune des
espèces déterminées, sur ce qu'en di-
sent ceux qui le citent. (ad. b.)
* CAPEUNA. POIS. (Marcgraaff.)
Poisson indéterminé dont la chair est
recherchée au Brésil. (b.)
i64 CAP
CAPEY. BOT. CRYPT. Nom malais
d'une espèce de Fougère du genre
Lygodium, qui est V Adianthum uolu-
Zi//edeRumpb(ï.vi,t.5o), et VOjjhio-
glossum flexitosum de Linné fils.fu.)
CAP -GROS. REPT. BATR. C'est-à-
dire Grosse-Téte. L'un des synony-
mes de Têtard dans les dialectes gas-
cons, (b.)
CAPHUR. BOT. PHAN. L'un des
noms arabes du Camphre. (b.)
CAPIA. BOT. FHAN. C'est, selon Jus-
sieu , le nom d'un geme de la famille
des Asparaginées , recueilli au Pé-
rouparDombej', et encore inédit dans
l'heibierdu premier de ces natura-
listes. Ce genre païaît avoir de grands
rapports avec les Smilax , dont il dif-
fèie cependant par l'absence des vril-
les, (a.b.)
CAPIBARA OIT CAPYBARA.
MAM. (MarcgraalT. } Syn. deCabial au
Brésil (b.)
CAPI-CATIPs\GA. BOT. PiiAX. (Pi-
son.) Nom brésilien d'une Plante qui
pouri'ait bien être l'Acore odorant ,
lequel se trouverait alors dans les
pays les plus opposés. (b.)
CAPIDOLIO. MAM. Le Cétacé
mentionné sous cette dénomination
par Bclon, paraît, ainsi que l'Orque
du même naturaliste, être le Dauphin
à bec. L'existence de celui auquel
Rondelet applique le nom de Capi-
(/o/^o paraît douteuse. (li.)
CAPIGOUARA ou CAPIGOUE-
RA. MAM. Même chose que Capiba-
ra. P^. ce mot. (b.)
CAPILI-PODT. BOT. PHAN. On
donne ce nom dans llnde à la poudre
qu'on fait avec les fruits du Rotlera
tinctoria. V. Rotlère. (b.)
CAPILIjAIRE. Capillaiia. intest.
Genre établi par Zedcr. Rudolphil'a
adopté, mais en a changé le ujjm en
celui de Trichosoma. f^. te mot.
(LAM..X.)
CAPILLAIRE. Capillaris. bot.
On applique généralement ce nom
à tous les organes des Yégétaux
CAP
qui sont grêles , allongés et sembla-
bles à des cheveux. Ainsi la racine
du Blé est capillaire ; les feuilles du
Fenouil sont partagées en lobes ca-
pillaires. Les filets des élamines, dans
les Graminées , sont capillaires, etc.
(a.r.)
On donne encore et vulgaii'ement
ce nom de Capillaire, Capillaiia, h
la plupart des petites Fougères qui
croissent sur les murs et dans les
lentes des puits ou des rochers.
Le Capillaire proprement dit ,
est ordinairement Vjpple/iium Tri-
chomanss , L. , autrement appelé Po-
lytric.
Le Capillaire du Canada est
\ Adiantliiim pedalum , L.
Le Capillaire de Montpellier
ou BLANC , VAdiaiit/ium Capillus Ve-
iieiis , L.
Le Capillaire noir , Y Asplenium
Adiantiuun nigrum , L,
Roussel avait , dans sa Flore du
Cdvados , établi un genre d'I^dro-
phyles sous ce nom, mais il n"a pas
été plus adopté que la plupart des
créations du même auteur. (b.)
* CAPILLARA. BOT. crypt. Im-
pérati donne ce nom à une Plante
marine qu'il est impossible de déter-
miner. Elle appartient probablement
à la division des Hydrophytes articu-
lées. (lam.,x.)
CAPILLARIA. BOT. crypt. {^Hy-
drophytes.) Stackhouse , dans la nou-
velle édition de la Néréide Britanni-
que, propose ce genre auquel il don-
ne pour caractères : fronde filiforme,
cylindrique , à rameaux irrégulieis
très-fins , avec une fructification tu-
berculeuse, sessile ou pédonculée et
pol^'morphe. Ce naturaliste le com-
pose de cinq espèces qui, appartenant
à nos genres Gelidium , Plocamium
et Gigarlina , nous y paraissent tiop
bien placées pour que le genre de
Stackhouse puisse subsister. (lam..x.)
* CAPILLARIA. BOT. crypt.
( Mucèdinées. ) Genre fondé par Pcr-
soon dans sa Mycologie européenne ,
et placé par lui auprès du genre
CAP
RfùzomorpJia. Il lui donne le carac-
tère suivant : filamens lisses , capil-
laires, solides , adhérons fortement
au corps qui les supporte, d'une cou-
leur brune ou noirâtre.
Il en indique six espèces qui crois-
sent sur les ieuillcs ou sur les tiges de
diverses Plantes. Aucune n'a en-
core été figurée. (ad. b.)
CAPILUrsE. BOT. CRYPT. Nom
donne au genre Trichia par quelques
botanistes. V. Triciiie. (ad. b.)
* CAPILLITIUM. BOT. CRYPT. On
donne ce nom ou celui de Réseau
lilamenteux, dans les Plantes de4a fa-
mille des Lycoperdacées, aux filamens
2ui sont entremêlés avec les sporules
ans l'iptérieur du peridium , et qui
persistent quelquefois après la des-
truction de ce peridium , comme on
l'observe dans les genres S/emonùis ,
Arcyria, Cribraria, etc. p'. Lycoper-
dacées. (AD. B. )
CAPINERA. OIS. Syn. italien de la
Fauvette à tète noire, Motaciila atrl-
capi//a,h. F'.Bec-Fj:>{. (dr..z.)
* CAPIUAT ou KAPIRAT. pois.
Espèce du genre Notoptère. (b.)
CAPISTRATE. mam. (Bosc.) Espè-
ce américaine du genre Ecureuil, f^.
ce mot. (b.)
CAPISTRUM. OIS. Partie de la
face qui entoure le bec. (dr..z.)
CAPITA. OIS. Syn. du Tangara à
tête rouge , Tangara gularls, Lath. ,
au Pai-aguay. F'. Tangara. (dr..z.)
CAPITAINE. POIS. Syn. de l'Ere-
mophile de Humboldt. On a quelque-
fois appelé Poisson-Capitaine le A7-
phias G!adius , Capitaine Blanc , une
espèce du genre Spare , et Capitaine
des Caffres un poisson désigné par
Ruysch dans sa collection d' Amboine,
et qui paraît appartenir à la famille
des Scombéroïdes. (b.)
CAPITAINE. MOLL. Camas capi-
ianus , L. Espèce du genre Came. J^.
ce mot. (b.}
CAPITAINE DE L'ORÉNOQUE.
CAP i65
OIS. Syn. du Grenadin , Fringilla
brasUiana, L. /"". Gros-Béc. ■
(DU..Z.)
CAPITAN. BOT. PiiAN. Nom d'une
espèce du genre Aristoloche , Jris-
tolochia ma.vima, à Carthagène dans
l'Amérique méridionale. (b.)
CAPITÉES. Capitatœ. bot. phan.
Linné, qui le premier signala, dans
ses Fragmenta naluralia , une mé-
thode oii les Plantes étaient disposées
selon des familles , donna ce nom à
l'une d'elles qui répond exactement
à celle que Jussieu, et d'après lui
Ventenat, ont depuis nommée celle
desCynarocéphales. • (b.)
CAPITELLE. Capilellum. moll.
Espèce du genre Volute. T^. ce mot.
(B.)
CAPITÉS. crust. Même chose
qu'Arthrocéphales. V. ce mot. (b.)
CAPITO. OIS. ( Vieillot. ) Même
chose que Cabezon. F', ce mot. (b.)
CAPITO. POIS. Syn. de Truite.
F. Saumon. On donne aussi vulgai-
rement ce nom à divers Ables , tels
que le Meunier , le Naze et la Che-
vanne , etc. V . Able. (b.)
CAPITON. BOT. PHAN. Pour Ca-
pèron. /^. cemot. (b.)
CAPITORZA. OIS. Syn. itahen du
Torctjl, Yunx Torquilla, L. F. Tor-
COL. (DR..Z.)
CAPITULATRE. Capitularia. bot.
CRYPT. {Lichens.) Flœrke a donné ce
nom au genre Scyphophoius de De
CandoUc. P^. ce inoV et Cenomyce.
(AD. B.)
CAPITULE. Capitulum. bot.
PiiAN. On donne ce nom à un mode
d'inflo^scence dans lequel les fleurs
sont reunies en grand nombre sur le
sommet du pédoncule commun dila-
té , oii elles constituent une tête de
fleurs , globuleuse , ovoïde ou allon-
gée, par exemple dans les Scabieuses,
le Jasione , le Pliyteuma et toutes
les Synanthérées. Plusieurs auteurs
ont voulu distinguer par une déno-
mination spéciale le mode d'inflores-
i66
GAP
cence des Synanthérées. Ainsi feu
mon père lui donnait le nom de Cé-
phalanthe ( Cephalanthium ), et Mir-
bel l'a plus récemment nommée Cala-
thide. Mais nous ne saurions voir de
différence essentielle et qui méritât
iin, nom spécial dans celte disposition
des Heurs de la famille des Synanthé-
rées , et nous pensons que l'on doit
également la comprendre sous la dé-
iibmination de Capitule. Nous fe-
rons connaître de la manière sui-
vante la disposition des parties qui
composent le Capitule , surtout dans
la vaste famille des Synanthérées.
Le pédoncule commun qui porîe
un Capitule de fleurs s'évase, s'élar-
git à son sommet , et constitue une
sorte de plateau charnu , sur lequel
les fleurs sont immédiatement appli-
3uées. On a donné à ce plateau le nom
e réceptacle commun , de phoran-
the ou de clinantke commun. Tantôt
il est plane , tantôt convexe , tantôt
proéminent et en forme de colonne cy-
lindrique, tantôt enfin il est concave.
Dans certains genres sa surface est
nue , c'est-à-dire qu'il ne porte que
les petites fleurs. D'autres fois il est
pointillé ou creusé d'alvéoles conte-
nant chacune une seule fleur. Dans
auelques cas il porte , outre les fleurs,
e petites écailles de forme , de gran-
deur extrêmement variées, ou des
poils ou des soies.
Laparlie extérieure dU Capitule est
formée par un assemblage de folioles
oud'écaillesordinairementvertesetde
nature foliacée, auquel on donne les
noms dïinvolucre, àe pé/iphorantàe ,de
pé/icline , oii enfin de calice com-
mun, à l'époque ou cet assemblage
de fleurs élait considéré comme une
fleur composée. La forme générale de
l'involucre est sujette à un grand nom-
bre de variations. Ainsi il est^lobu-
leuxdans la Bardane , hémisphérique
dans la Camomille , cylindracé dans
le Cercifix, etc. Il est en général com-
posé de plusieurs folioles distinctes ;
mais dans quelques espèces, ces folio-
les se soudent par leur base , et il
semble alors être monophylle comme
dans rOEille t-d 'Inde (Tû^e/e«). Les Ib-
CAP
iioles qui composent l'involucre peu-
vent être disposées sur un seul rangj
comme dansle Cercifix, la Larapsane,
etc.On dit alors de l'involucre qu'il est
simple. Les écailles peuvent être im-
briquées à la manière des tuiles d'un
toit, c'est-à-dire se recouvrir mutuel-
lement soit par leur partie supérieure,
soit par leurs côtés.
Maintenant le Capitule considéré
dans son ensemble peut ofliir de
grandes différences , suivant la natu-
re des fleurs qui le composent. Ainsi
on le dit flosculeux , lorsqu'il est
uniquement composé de fleurons,
c'est-à-dire de petites fleurs ayant la
coroWe tubuleuse infundibuliforme à
cinq lobes , comme dans les Char-
dons , l'Artichaut , la Bardane. Ce
caractère forme la distinction des Cy-
narocéphales de Jussieii ou des Flos-
culeuses de Tournefort. Quand au
contraire toutes les fleurs composant
un Capitule sont des demi-fleurons,
c'est-à-dire que leur corolle est irré-
gulière déjetée d'un côté en forme
de languette, le Capitule est dit sé-
mi-flosculeux. La Laitue, la Chicorée,
le Pissenlit , et en général toutes les
Chicoracées de Jussieu,ou sémi-Flos-
culeuses de Tournefort, présentent ce
caractère. Enfin , dans le plus grand
nombre des genres de Synanthérées ,
chaque Capitule se compose à la fois
de fleurons qui occupent sa partie
centrale , et de derai-lleurons placés
à la circonférence. Cette disposition
s'observe dans le grand Soleil , la
Camomille , les Dahlia , etc. , et les
Capitules sont alors appelés radiés.
La vaste section des Corymbifères de
Jussieu , ou Radiées de Tournefort ,
en offient de nombreux exemples.
(A.R.)
CAPITULÉES ( Fleurs ). bot.
fIian. 1 loves capitati. On applique
cette dénomination aux Fleurs qui
sont disposées en Capitules . V. Ca-
pitule, (a. r.)
CAPITULUM, MOLL. jy. Anatife.
C APIVARD ET CAPIVERD. mam.
( Froger. ) Syn. de Câblai. (Labat. )
CAP
Même chose que Bomba. /^. ces fnols.
(B.)
GAPIVI. BOT. PiiAN. (Stedman.)
Syn. deBanmc de Copahu à Surinam.
(b.)
CAPIYGOUA. MAM. Syn. de Câ-
blai au Paraguay, (b.)
CAP-JAUNE. OIS. Espèce du genre
Troupiale. V. ce mot. (dr..z.^
CAPLAN. pojs. V. Capelan.
CAPLUA. ois. Syn. piëmonfais du
Cochcvis , Alauda cristata , L. y.
Alouette. (dr..z.)
CAP-MORE. ois. (Mauduyt.) Es-
pèce du genre Troupiale , Oriolus
Textor, L.Du Sénégal. /^.Troupiale.
(DR..Z.)
CAPNEGHER. ois. Syn. piémon-
tais de la Fauvette à tête noire , Mota-
cilla atricapilla , L. V. Bec-Fin.
(DR..Z.)
CAP-NÈGRE. OIS. Espèce du genre
Bec-Fin , que Vieillot a comprise
dans son genre Dyithine. f^. Sylvie.
(DR..Z.)
CAPNIAS. MIN. V. Capnite.
CAPNIE. Capnia. bot. crvpt. {Li"
chens.) Ce genre, établi par Ventenat,
rentre exactement dans le genre Gy-
rophore. F", ce mot. (b.)
CAPNION et CAPNITES. bot.
PHAN. (Dioscorlde.) Syn. de Coryda-
lis. f^. ce mot. (b.)
CAPNITE. MIN. Les anciens don-
naient ce nom aux roches d'une cou-
leur enfumée , d'oii Pline a pris le
nom de Capnias qu'il donne à un
Jaspe brunâtre. (luc)
* CAPNOCYSTE. bot. phan. (Jus-
sieu.) V. Cysticapnos.
CAPNOGORGION. bot. phan.
(Dioscoride.; Même chose que Cap-
nion , ou la Fumeterrc officinale, (b.)
CAPNOIDES. Capnoides. bot.
PHAN. Genre établi par Tournefort ,
réuni aux Fumeterres par Linné , ré-
tabli par Yentenat , et adopté par les
botanistes modernes sous le nom de
Cofjdalis , à l'une des sections duquel
CAP 167
Do CandoUe l'a restreint, f^. CoRY-
DALIS. (b.)
CAP-NOIR. OIS. Espèce du genre
Philédon , Certhia cucullala , Lath. j
Melithreptus cucullatus , Vieill. , pi.
60. Oiseau dor. P'. Philédon. (dr..z.)
CAPNOiy. bot. phan. Même chose
que Capnos. f^. ce mot. (a. r.)
CAPNOPHYLLE. Capnophyllum.
bot. phan. Gaertner (tab. 85) a dis-
tingué sous ce nom générique une es-
pèce de Ciguë , le Coiiium afiicanum
de Linné , qui difïêrc en effet des au-
tres Ciguës , en ce que ses fruits sont
ovoïdes , allongés, et nue ses ombel-
lules, autour d'une neur centrale,
sessile, hermaphrodite, en présentent
plusieurs pédonculées et stériles.
(a. d. J.)
CAPNORCHIS. BOT. PHAN. (Boer-
haave.) Syn. de Futnaria cucullaria ,
L. Espèce du genre Corydalis. P^. ce
mot. (b.)
CAPNOS. bot. phan. Syn. de Fu-
me terre en grec, (b.)
CAPO-CAPO..BOT. PHAN. r. CO-
da-Pail. * (b.)
CAPOCECCIOLA. ois. Syn. de la
Mésange hleiie , Parus cœruleus , L.
f^. Mésange. (dr..z.)
CAPOCÏER. OIS. Espèce du genre
Bec-Fin. P'. Sylvie. (dr..z,)
CAPODORO. ois. r. Cape d'or.
* CAPOET ou CAPOETA. pois.
Espèce de Cyprin du sous-genre des
Barbeaux. P". Cyprin. (b.)
CAPOLIN. bot. phan. (Hernan-
dez.) Arbre cultivé au Mexique pour
son fruit, et comparé au Cerisier. Il en
existe trois variétés. Il est surprenant
qu'il ne soit pas plus connu aujour-
d'hui , d'après les voyages qu'ont faits
tant de botanistes au pays oii l'on
se nourrit de ses fruits. (b.)
CAPO-MOLAGO. bot. phan.
C'est-à-dire Poivre cafre. Nom mala-
bar du Capsicum frutescens , espèce
du genre Piment. (B.)
* CAPON ou GAPOUN. ois. Le
i68 CAP
Chapon dans les dialectes gascons.
(B.)
CAPONE. POIS. Syn.ldeTrîgledans
certaines parties des côtes d'Italie. (b.)
CAPO-NEGRA ou CAPO-NERA.
OIS. Syn. italien de la Mésange cliar-
bonnière, Parus major, L. P^. Mé-
sange. (DU..Z.)
CAPO-NEGRO. OIS. Syn. italien
du Morillon, ylnas Fuligula, L. V^.
Canard. (dk..z.)
* CAPO-NERA. OIS. r. Capo-
Negra.
* CAPO-NERA GENTILE. ois. Syn.
romain de la î'auvette à tête noire,
Motacilla atricapiLLa , L. V. Bec-Fjn.
(DR..Z.)
CAPONERO. OIS. Même chose que
Capo-INe^ra, V. ce mot , et synonyme
de Morillon. Espèce de Canard, (b.)
*CAPO-ROSSO. OIS. (Anelra. )
Syn. romain du Milouin, Anas Fe-
rma, L. V. Canard. (dr..z.]
CAPO-RÔSSO MAGGIORE. ois.
(Villughby.) Syn. du Canard siffleur
huppé, Anas rujiiia, L. V. Canard.
(DR..Z.)
CAPO-TORTO OIS. Syn. italien
du Torcol,- Yunx Torquilla ,\j. y.
TORCOL. (DR..Z.)
* CAPOUN. OIS. V. Capon.
CAPOUN. POIS. Syn. de Scorpène
à Nice. (b.)
CAPOUNAS. OIS. Syn. piémontais
du Butor, Ardea stellaris , L. T^. HÉ-
RON. (DR..Z.)
CAPOUR-BARROOS. bot. phan.
Nom malais d'un Arbi'e trop impar-
faitement mentionné par Garcias de
Liorta dans son Histoire des Aro-
mates , pour être reconnu , et qui a
donné du Camphre en abondance.
C'est le Camphre même selon Mars-
den. (b.)
* CAPO-VERDE. (Anetra.) ois,
Syn. romain du Canard sauvage,
Anas Boscas , L. /^.Canard. (dr..z.)
CAPPA. M\M. Animal probable-
ment fabuleux auquel Nieremberg,
CAP
qui le dit très-féroce, dévorant les
Chiens et les troupeaux et tout ce
qu'il rencontre , attribue une figure
hideuse, un front tout rond, l'ongle
du pied semblable pour la forme à un
talon, la taille d'un Ane, et une peau
très-velue. On a voulu y reconnaître
le Tapir, gui n'est ni carnassier, ni
couvert de poils. (b.)
CAPPA. POIS. Nom vulgaire d'un
Poisson indéterminé de la Méditerra-
née, qui paraît être un Labre, (b.)
CAPPA -CORANIA. bot. phan.
Syn. de Pyrèthre chez les Romains,
selon Adanson. (b.)
CAPPA-LONGA. moll. Syn. de
Solen en Italie. (b.)
CAPPANG ET BIAULAR. moll,
ou annel. Noms malais des Serpula
lumbricalis. (b.)
CAPPAR ET KAPPAR. bot. phan.
(Daléchamp.) Doii Capparones des
Espagnols. Syn. arabe de Câprier, (b.)
CAPPARIDÉES. Capparideœ. BOT.
phan. Le Câprier est le type de cette
famille naturelle de Plantes, qui
vient se ranger parmi les Dicotylé-
dones polypétaies, dont les étamines
sont insérées sous l'ovaire ou hypo-
gynes , à côté des Crucifères et des
Sapindacées. Nous allons d'abord
Sonneries caractères de cette famille,
telle qu'elle est aujourd'hui circons-
crite ; nous indiquerons ensuite les
genres qui y avaient été jadis réunis.
Les Capparidées sont des Plantes
herbacées ou des Végétaux ligneux
qui portent des feuilles alternes , sim-
ples ou digitées , accompagnées à leUr
base de deux stipules foliacées, épi-
neuses ou glandulifères ; leurs fleurs
sont ou terminales et en forme d'épis
ou de grappes , ou axillaires et soli-
taires ; leur calice se compose généra-
lement de quatre sépales caducs , très-
rarement soudés par leur base et
semblant constituer un calice mono-
sépale , à quatre divisions profondes ;
la corolle est toujours formée de qua-
tre ou cinq pétales, égaux ou ine'-
gaux, alternant avec les sépales j les
GAP
ttaraines, dont les filamens s'insèrent
à la hase de 1 osa ire , sotit en nombre
délini5 — 8, ou plusgéncralemenl très-
nombreuses et en nombre indéfini ;
1 ov;iire qui est simple et supèie est
Souvent élevé sur un support plus ou
moins long, à la base duquel sont
insérés les étamlnes et les pétales;
Coupé transversalement, il présente
une seule loge, des parois de laquelle
s'élèvent plusieurs lames saillantes et
longitudinales , qui sont de véritables
trophospermcs sur lesquels les grai-
nes sont allachées, et que plusieurs
auteurs ont à tort considérées comme
les cloisons d'un fruit plurilocidai^ ;
le style est en général l'oit court et se
termine par un stigmate simple.
Le fruit présente deux modifications
principales; il est sec ou charnu.
Dans le premier cas, c est une sorte
de silique plus ou moins allongée,
uniloculaire, et s'ouvraut en deux
valves, comme dans la plupart des
Crucifères. Cette disposition existe
surtout dans les espèces du genre
Cléome. Dans le second cas , il forme
une sorte de baie uniloculaire et po-
lysperme dont les graines sont ou^a-
riélales , ou semblent éparses dans la
pulpe qui remplit l'intérieur du pé-
ricarpe. Ces graines ont ordinaire-
ment la forme d'un rein , et s'insè-
rent au podospcrnie ou cordon ombi-
lical par le moyen d'une échancrure
analogue à celle que l'on observe sur
la graine de beaucoup de Légumi-
neuses. Leur tégumeut propre ou
épisperme, est sec , fragile et cartila-
gineux ; il recouvre un embryon ren-
versé , un peu recourbé, dans le même
sens que la graine , et dépourvu d'en-
dosperme.
Les genres qui appartiennent à
celle famille sont les suivans : Cleome ,
L. ; CratcEi-a, L. ; Cadaba, Forskalh;
Capparts , L. ; Morisonia , Plumier ,
L.; Durio , Rumph. ; Stephania ,
^^'illdeno^v; Pudoria , Persoon, ou
Boscia de Lamaick , qu'il ne faut pas
confondre avec le Boscia de Thun-
berg, lequel appartientà la famille des
Térébinthacées ; Tldladiium , Lou-
mro; Oikrys, Du Petit-Thouars.
CAP 169
Outre ces genres qui constituent la
véritable famille des Capparidées,
Jussieu , dans son Gênera Flantarurriy
en avait rapproché plusieurs autres
qui sont devenus les types de plu-
sieurs ordres naturels nouveaux . Ainsi
le Reseda forme aujourd'hui celui de
la famille des RisÉDACÉES./^. ce mot.
Le Diosera , le Pamassia constituent
avec les genres Aldiwanda-, Dionœa
et piobablement le Sauvagesia , la
nouvelle famille des DnosEnACÉES , /^.
ce mot; et enfin le Marcgravia et le
JSorantea, un ordre distinct, sous le
nom de Maucgraviacées. f. ce mot.
La famille des Capparidées est ex-
trêmement voisine des Crucifères,
surtout par le genre Cléome, qui offre
pour fruit une silique; mais elle eu
difl'ère par ses étamiues ou très-nom-
breuses ou jamais au nombre de six
et tétradynames , lorsqu'elles sont en.
nombre défini; elle s'en éloigne aussi
par son fruit qui est généralement
une baie dans la plus grande partie
de ses genres. (a. r.)
CAPPARONES. BOT. than. r.
Cappar.
CAPPA- SANTA, moll. Syn. de
Peclen jacobeus , L. en Italie. /^.
Peigne. (b.)
CAPPA THYA. BOT. piian. Nom
d'une espèce du genre Croton, Cro/oa
/cc/Z/è/Y/OT àCeylau. (b.)
CAPPIER. BOT. PHAN. r. Capes.
CAPPIROÉ - CORONDE. bot.
PHAN. Espèce indéterminée de Can-
nellier de Ceylan, dontl'écorce exha-
le une légère odeur de Camphre, (b.)
C-IPPODOX.POL. Foss.? Pline dé-
signe sous ce nom une Pierre qui pa-
raît être une Éponge fossile. (Luc.)
CAPPUCIO ET CAPPUCINO. bot.
PIIAN. Syn. de Chou-Pomme en ita-
lien, d'où Choii-Capus, nom qu'on
donne en France à quelques variétés
du Chou. (b.)
CAPRA. OIS. (Gesner.) Syn. du
Vanneau , Tringa Vanellus, L. V'.
Vanneau. (dr..z.)
170 , CAP
* CAPRA. hept. oph. Serpent
peu connu d'Angole du Congo, ou
même du Bengale , peut-être fabu-
leux, et qu'on dit lancer au loin une
salive dangereuse qui cause la cé-
cité, (b.)
CAPRA DE MATTO. mam. D'an-
ciens voyageurs ont donné ce nom
portugais comme celui d'une race de
Chien de la Côte-d'Or. (b.)
CAPRAGINA ET CAPRAGO.
BOT. PHAN. Syn. de Galega (vulgaire-
ment Rhue de Chèvre) dans quelques
cantons d'Italie. (b.)
CAPRAIRE. MOLL. Pour Capri-
nus. V. ce mot. (r.)
CAPRAIRE. Caprarla. bot. phan.
Genre de la famille des Personnées ,
caractérisé par un calice quinquéparti;
une corolle campanulée, à cinq divi-
sions aiguës ; quatre étamiues presque
didynames, avec le rudiment d'une
cinquièmeàpeine visible; un stigmate
bilobé; une capsule dont les deux
valves , quelquefois biparties , vien-
nent, en se réfléchissant , s'appliquer
contre le réceptacle central. On a
décrit sept espèces de Caprarla. La
plus anciennenieht connue est le C.
bijîora, dont les feuilles sont recher-
chées par les Chèvres, ce quia fait
donner au genre son nom , et don-
nent en infusion une boisson agréa-
ble, ce qui a fait appeler cette espèce
Thé des Antilles. Deux autres espèces
croissent dans rAméiiquc septentrio-
nale; trois au cap de Bonne-Espé-
rance; une aux Indes-Orientales. Leur
tige est herbacée ou frutescente; leurs
feuilles sont disposées par verticilles
de trois, opposées ou alternes, en-
tières ou dentées, ou même profon-
démentlobées ; leurs fleurs axillaires,
portées sur des pédoncules nus ou
multiflores, ou bien encore en grap-
pes. T^.Lamk. ILlustr. t. 534, etGaert.
*• 53. (A.D.J.)
CAPRARIA. bot. phan. (Mathiole.)
Même chose que Capragina. T^. ce
mot. (B.)
CAPREA. bot. phan. Syn. de
CAP
Marsault, espèce du genre Saule. V.
ce mot. • (b.)
CAPREA. MAM. L'un des syno-
nymes de Chevreuil. K. Cerf, (b.)
*CAPRELLINES. crust. Nom don-
né par Lamark. (An. sans vert. T. v.
p. 171) à une division de l'ordre des
Isopodes , renfermant entre autres
genres celui des ChevroUes , en latin
Caprella, et correspondant à la sec-
tion que Latreille nomme Cystibrau-
ches./^. ce mot et Chevrolle. (atjd.)
*CAPREOLE. Capreolus. mam.
L'un des noms du Chevreuil, espèce
dttgenre Cerf. P^. ce mot. (b.)
CAPREOLI. mam. Illiger désigne
sous ce nom la famille dans laquelle il
range les genres Cerf et Chevrotain.(B.)
CAPRES, bot. phan. F". Câprier.
CAPRETTO. MAM. Le Chevreau-
en italien. (a.d..ns.)
* CAPRIA ou KAPRIA. bot. phan.
L'un des nonis du Câprier dans Dios-
coride, selon Adanson. (b.)
^ CAPRÎCERVA. MAM. (Kœmpfer.)
Syn. de Pasan , Antilopa Orix. V.
Antilope. . (b.)
*CAPRICOLA. OIS. (Sibbald.) Syn.
de l'Eider, Anas mollissima, L. F'.
Canard. (dr..z.)
CAPRICORNE. MAM. Ce mot qui,
dès long-temps, désignait une cons-
tellation du zodiaque qu'il ne faut pas
confondre avec la Chèvre, Capella , a
été, quelquefois, donné au Pasang,
espèce de Chèvie sauvage , Capra
Mgargus. V. Chèvre. (b.)
CAPRICORNE. Cerambyx. iNs.
Genre de l'ordre des Coléoptères, sec-
tion des Tétramères , famille des Lon-
gicoiiies(Règn.Anim.deCuv. p. 357),
admis fort anciennement et caracté-
risé d'une manière précise par Linné.
Très-nombreux en espèces dont plu-
sieurs offiaienl des différences assez
tranchées, ce genre a été subdivisé de-
puis en un grand nombre d'autres par
Geofi"roy,Fabricius, La treille, etc., de
telle sorte qu'il se trouve aujourd'hui
circonscrit(Règ.Anim.deCuv.p. 342)
aux seuls Insectes qui partagentlcs ca-
ractères suivans : yeux allongés, ré-
CAP
niformes ou en croissant, environ-
nant la base des antennes; celles-ci
longues et setacécs; labic très-appa-
rent; palpes terminés par un article
f>Ius grand, en cône renversé , al-
ongé et comprimé; les maxillaires
plus longs que les labiaux, et dépas-
sant l'extrémité des mâchoires; tête
pcnclice en avant: corselet presque
carréou presque cylindrique, ordinai-
rement épineux ou tubercule sur les
côtés. — Les Capricorrilkpropremcnt
dits de Latrtille correspondent au
^enveCera/nùj.r de Fabricius {En/om.
Sjs/.) et comprennent la plupart des
espèces de son genre Sicnocorus. Ils
ec distinguent des Spondylcs et des
Priones par leur labre très-appareni,
des Lamics par l'inclinaison de leur
tète et la forme du dernier article de
leurs palpes, et des Calllchromes qui
leur resseuiblent sous ce double rap-
f)ort , par les palpes maxillaires plus
ongs que les labiaux. Enfin ils diflè-
renl principalement des Callidies et
des Clvlesparleurproihorax épineux
ou tubercule. Ces Insectes sont re-
marquables par les couleurs vives et
très-variées de leurs corps. Leurs an-
tennes sont toujours longues, mais ce-
pendant moins développées dans les
femelles que dans les mâles. On les
rencontre Télé dans les bois sur les
troncs des Arbres, dans l'intérieur
desquels ils vivent à leur étalde larve,
de nymphe et d'Insecte parfait. Ils
font souvent usage de leurs ailes , et
volent assez bien, surtout si la tempé-
rature est élevée, et si le soleil brille.
Lorsqu'on les saisit, ils font enten-
dre un bruit aigu,' produit par le frot-
tement du bord postérieur et supé-
rieur de leur corselet sur une pièce
dudosdu mésothorax, située en avant
de l'écusson, confondue avec lui, et à
laquelle nous avons donné le nom
d"£cu [Scutum.) La femelle dépose ses
ceufs dans les Arbres : à cet effet, elle
est pourvue d'un long oviductus caché
dans l'abdomen, et que l'on fait sortir
facilement en opérant la compres-
sion. — Leslai'ves ont un corps allon-
gé , composé de treize anneaux peu con-
sistans,avec-^ix pâtes écailleuses, une
l
CAP »7i
tête aussi écailleusc , supportant une
bouclje à laquelle on dislingue deux
fortes mandibules destinées à ronger
le bois qui paraît leur servir de nour-
riture. Ce n'est guère qu'au bout de
trois ans qu'ayantacquis le maximum
de leur accroissement , elles se méta-
morphosent en nymphes qui bientôt
deviennent Insectes parfaits. On peut
suivre ces changemens en conservant
les larves dans de la sciure de bois,
mais il est rare que, par ce moyen, on
obtienne le Capricorne à son dernier
état ; presque toujours il périt à ce-
lui de nymphe.
Ce genre nombreux en espèces a
pour type le Capricorne Savetier, C.
Cerdo de Fabricius , ou le petit Ca-
)i icorne noir de Geoffroy (Hist. des
Jus. ï. I. p. 201), figuré par Olivier
(Hist. des Coléopl.ï. iv.pl. 10. f. 65).
On distingue encore : le Capricorne
Héros , C. Ilcros de Fabricius , ou
le grand Capricorne noir de Geoi-
froy {loc. cit. ï. i. p. 'ioo) , repré-
senté par Olivier {loc. cit. T. iv. pi. i-
fig. I.) Ces deux espèces sont très-voi-
sines et ne diffèrent que par la taille
et les élyties plus ou moins chagrinés.
Elles se trouvent aux environs de Pa-
ris. La dernière vit dans l'intérieur
des Chênes, et fait beaucoup de tort
à ces Arbres. — Le Capricorne rouge,
Cerambyx Kœhleri de Linné, se ren-
contre sur les Saules. Latreille rap-
porte au genre Callichrome les Ce-
rambyx alpinus et inoschatus de Linné,
mais il place dans son genre Capri-
corne les espèces du genre Sténocore
de Fabricius, désignées sous les noms
de cyaneus , -garganicus, festiuus,
marylandicus , spiniçoinis , bidens ,
semipunctatus , irroratus , glabratus ,
sexmaculatiis , quinquemaculatus ,
quadiimaculatus , maculosus , ge-
minatus , el'c. (aud.)
CAPRIER. Capparis. bot. phan.
Ce genre qui a donné son nom à la fa-
mille des Capparidées est placé dans
la Polyandrie Monogynie, L. Il est re-
connaissable auf caractères suivans :
calice 4-phylle ou 4-parlite ,à sépales
concaves, un peu bossus à leur base;
corolle à quatre pétales grands etou-
173 CAP
verts; un grand nombre d'étamines,
dont les filets sont plus longs que les
pétales , insérées sur le réceptacle ;
ovaire porté sur un pédicellemuni de
glandes à l'endroit de la bosselure des
sépales; stigmate en tête et sessile ;
fruit tantôt en baie ovale ou sphéri-
que, tantôt en forme de silique lon-
gue, unîloculaire et polyspcrme ; les
graines pariétales et nictiées dans une
sorte de pulpe. Les Câpriers sont pour
la plupart des Arbrisseaux à feuilles
simples, garnis d'épines à leur base
dans une partie des espèces, et portant
des glandes au lieu d epinesdans les au-
tres. Leurs fleurs sont ou solitaires et
axillaires, ou en corymbe et termina-
les. Il est à remarquer que tous les Câ-
priers épineux habitent l'ancien con-
tinent, et qu'ils ont en même temps
pour fruit une baie ovoïde à écorce fort
épaisse , tandis que les Câpriers iner-
mes et à feuilles glanduleuses sont in-
digènes du Nouveau-Monde , et que
leur fruit est une sorte de silique.
Ceux-ci forment le genre Brejnia de
Plumier qui pourrait être rétabli, si
les différences que nous venons d'ex-
poser étaient assez importantes dans
les Cappar idées pour en former des ca-
ractères. On connaît plus de trente
espèces de Câprier dont à peu près
moitié sont épineuses. C'est parmi
celles-ci qu'on trouve le Câprier com-
mun, Capparis spi/iosa, L. Arbris-
seau sarmenteux, abondant en Pro-
vence et dans l'Europe méridionale ,
dont on cueille les fleurs en boutons
pour les faire confire dans du vinai-
gre salé et les employer comme assai-
sonnement. Ces boulons de fleurs que
l'on connaît sous le nom de Câpres
sont d'autant plus formes et plus sa-
pides, qu'ils ont été cueillis dans un
état moins développé. (g..n.)
CAPRIFICATION. bot. phan.
opération pratiquée par les anciens
sur les Figues pour en bâter la matu-
rité, et qui s'est conservée dans le
Levant. Elle consiste à placer sur un
Figuier des Figues .remplies d'une
espèceparticulière de Cynips, lesquels
en sortent pour se répandre sur les
Figues qu'on veut faire mûrir, y pé-
CAP
nètrent, chargés delà poussière fécon-
dante que fournissent les Fleurs mâ-
les à l'entrée du calice commun. Des
auteurs prétendent que la piqiue de ces
Fruits parles Insectes détermine seule
leur maturation , de même que la plu-
part de nos Fruits mûrissent plus vite
et deviennent plus sapides lorsque des
larves s'y introduisent. Au reste, on a
des doutes sur l'efficacité de ce procédé
qui ne se pr^que ni en France, ni en
Espagne , ni en Italie, ni en Barbarie
oii l'on mange des Figues excellentes
qui mûrissent sans le moyen de la
Caprification. (b.)
CAPRIFIGUIER. Caprijicus. bot.
PHAN. Le Figuier sauvage. (b.)
CAPRIFOLIA. BOT. PHAN. Syn.de
Lonicera Pe?iclymenumQn italien.^.
Chèvrefeuille. (b.)
~ CAPRIFOLIACÉES. CaprifoUa-
ceœ. BOT. PHAN. On appelle ainsi une
famille naturelle de Végétaux qui se
compose du genre Chèvrefeuille et
des autres genres qui ont avec lui le
plus de rapport dans leur organisa-
tion. Cette famille très-rapprochéedes
Rubiacées est placée parmi les Dico-
tylédones monopétales , dont îa co-
rolle staminifère est portée sur un
ovaire infère. Tellç qu'elle avait été
présentée dans son ensemble par le
savant auteur du Gênera Planta-
ju7?i , elle se compose de genres assez
dissemblables pour avoir engagé les
auteurs modernes à en former des or-
dres distincts. Nous ne rapporterons
donc aux véritables Caprifoliacées
que la piemière et la troisième sec-
tions de la famille des Chèvrefeuilles
de Jussieu,*ct nous leur assignerons
les caractères suivans :
Leur calice est toujours monosé-
pale, adhérent avec l'ovaire qui est
complètement infère; il offre quatre
ou cinq dents. Leur corolle est mono-
pélale et très-variable dans sa forme
qui est le plus souvent irrégulière et
à cinq lobes. Le nombre des étami-
nes varie de quatre à cinq, et est tou-
jours en rapport avec le nombre des
deuts calicinales. Ces étamines qui
CAP
sont insérées à la paroi interne de la
corolle sont tantôt saillantes et excr-
tes, et tanlùt incluses. L'ovaire pré-
sente clans le plus grand nombre des
genres trois ou quatre loges ; rarement
u n'en offie qu'une seule , comme
dans le Viburnum. Dans chaque lo-
ge, on trouve d'un à quatre ovules ,
dont plusieursavortent souvent, après
la fécondation. Le style manque quel-
quefois; dans ce cas, l'ovaire est sur-
monté de trois stigmales sessiles, très-
rapprochés. Lorsque le style existe ,
on ne trouve à son sommet qu'un seul
stigmate élargi , déprimé à son centre
et légèrement trilobé. Celui du Sym-
plioricarpos est simplement à deux
lobes. Le fruit est une baie couron-
née par les dents ducalice, présentant
une ou plusieurs logesqui renferment
chacune une ou plusieurs graines, les-
quelles se composent, outre leurtégu-
mcnt propre, d'un endosperme chai-
nu, au centre duquel est un embryon
longitudinal et renversé, comme cha-
que graine.
Les Caprifoliacées sont ou des Vé-
gétaux soiis-frutescens ou plus géné-
ralement des Arbrisseaux ou des Ar-
bres. Leurs feuilles qui sont opposées
et dépourvues de stipules sont sim-
ples ou rarement piunécs. Les fleurs,
d'un aspect en général agréable et
d'une odeur suave, offrent plusieurs
modes d'inflorescence ; elles sont
quelquefois géminées au sommet d'un
f)édoncuIe commun , et fort souvent
eurs ovaires se soudent en un seul.
D'autres fois elles forment dessertules
ou ombelles simples, ou enfin des
cimes ou des corymbes. Le plus sou-
vent chaque tleur est accompagnée de
deux petites bractées opposées.
Jussieu avait divisé la famille des
Chèvrefeuilles en quatre sections.
Dans la première, il plaçait les genres
dont le calice est accompagné de
deux bractées : la corolle monopétale
et l'ovaire surmonté d'un style ; tels
sont les genres Linnœa, Triosteum ,
Symphoricarpos , Dienilla , Xy/os-
teum et Capiifolium. La seconde com-
prenait les s^enTGS LoranthuSyP^iscum
et R/iizop/iora , qui ont la corolle po-
CAP
173
lypétalc, le style simple et le calice
caliculé. Il rangeait dans la troisième
les genres qui ayant le calice caliculé,
la.corollemonopélale,sont dépourvus
de style, et portent trois stigmates
sessiles, comme les genres T^iburnum
et Sambiiciis. Enfin les genres Cornus
et Hcdera, qui ont le calice dépourvu
de bractées , le st\ le simple et la co-
rolle polypélale, formaient sa quatriè-
me section. Mais depuis la publica-
tion du Gênera , Jussieu et le profes-
seur Richard ont séparé les genres
de la seconde section pour en for-
luer une famille à part Sous le nom de
Loranlhées, V. ce mot ; et Pvobert
Brown trouvant dans les genres Rhl-
zophora et yf'giceras des différen-
ces remarquables , les a séparés des
Loranlhées, et a proposé d'en former
la famille des RuizopnonÉEs. /^. ce
mot. Pour nous, U nous semble que
la dernière section , c'est-à-dire les
genres Hedera etCc»/««5ayant la corol-
le manifestement polypétale, les éta-
mines insérées immédiatement sur
l'ovaire , les fleurs dépourvues de
bractées, les feuilles ordinairement
alternes doivent être séparées des vé-
ritables Caprifoliacées, et former un
ordre nouveau , beaucoup plus voi-
sin des Araliacécs, et que nous avons
désigné sous le nom •d'HÉDÉRACÉES
dans notre Botanique médicale. V.
HédÉracées. Ainsi donc nous ne lais-
sons dans les Caprifoliacées que les
genres suivans :
f. Caprifoliées. Style surmonte
d'un stigmate trilobé.
Linnœa, Gronov. Triosteum, L.
Ovieda, L. Symphoricarpos^ Dillen.
Dieruilla , Tournefort. Xylosteum,
ïournefort. Capri/b/ium,'rournel'ovt,
ff . Sambucinées. Style nul; trois
stigmates sessifes.
Viburnum , Tournefort. Sambucus
L.
Les Caprifoliacées ont une telle
ressemblance avec lesRubiacées qu'il
est fort difficile de trouver des carac-
tères propresà les en distinguer. Cette
analogie est surtout frappante entre
les Caprifoliacées et les Rubiacées à
fruit charnu. La seule différence es-
174 CAP
sentlelle qui existe alors entre ces
deux ordres naturels, c'est que dans
les Rubiacées, les feuilles sont verti-
cillëes ou opposées avec des stipules
intermédiaires, tandis que ces stipules
manquent constammeut dans les vé-
ritables Capril'oliacées. (a.K.)
* CAPRIFOLIÉES. bot. phan.
Nous désignons sous ce nom la pre-
mière section de la famille des Gapri-
foliacées. (a.r.)
CAPRIMULGUS. ois. Nom scien-
tifique du genre Engoulevent. P'. ce
mot. Il vient de la fausse idée oii l'on
était que les Oiseaux qui le compo-
sent tétaient les Chèvres. (dr..z.)
CAPRINUS. MOLL. Genre établi
par Denis Montfort pour une petite
Coquille du Gange confondue avec
la Caracolle. J^. ce mot. (b.)
CAPRIOLA. BOT. PHAN. (Adanson
d'après Lonicer.) Syn. de Vanicum
Daclylon, L. , type du genre Cyno-
don. y. ce mot. (b.)
CAPRIOLOttCAPRIULO. mam.
Syn. de Chevreuil. P'. Cerf. (b.)
CAPRISQUE. rois. Espèce de Ba-
liste. /^, ce mot. (b.)
CAPRIUOLA. bot. phan. L'un
des noms italiens de la Capucine com-
mune. ■ (b.)
CAPROCHETTA. polvp. Donali,
dans son Histoire de la mer Adria-
tique, donne ce nom à un genre de
production marine qui, dit-il, « ne
» peut produire qu'un seul ran<^ de
» baies ovalessur un pédicule qui leur
« tient lieu de calice. » d'après celte
description , nous ne doutons point
que ces êtres n'appartiennent aux Po-
lypiers flexibles cellulifères.(LAM..x.)
* CAPROMYS. Capromys. mam.
Genre de Mammifères de l'ordre des
Rongeurs et de la section des Clavi-
culés , récemment établi par Des-
marest, pour placer un Animal qui
lui a été apporté de" Cuba oii il n'avait
encore été indiqué clairement que
parOviédo, vers 1620 ou 162 5, pré*-
cisément sous le même nom qu'il
porte encore dans cette île , celui
J^'U/ia ou à'Hulia. P'. les Mémoires
CAP
de la Société d'histoire natureUe de
Paris , T. i*"", p- 44, pi. 1 , et les
planches de notre Dictionnaire.
C'est d'aprèsles notes étendues qu'a
bien voulu nous communiquer , avec
une extrême complaisatice , Desma-
rest lui-même, que nous occuperons
nos lecteurs de l'intéressant Animal
si bien décrit parce savant naturaliste.
Les caractères extérieurs du genre Ca-
promys le placent entre les Rats pro-^
prement dits dont il a le uombie de
doigts et la queue ronde, conique,
écauleuse, et les Marmottes dont il a
les membres forts , robustes et assez
courts, ainsi que la démarche planti-
grade et les incisives inférieures peu
comprimées sur les côtés. Il est grim-
peur et non fouisseur, nocturne , uni-
quement herbivore, ce qui serableéta-
bliràjD/v'o/v'que ses dents molaires, en-
core inconnues, sont différentes des
molaires d'omnivores propres aux
deux genres d'Animaux dont il se rap-
proche le plus (1) : le nombre de ses
mamelles est très-restreint. Une seule
espèce compose ce genre , et Desma-
rest en a reçu deux individus mâles ,
dont il donne la description suivante ,
en y ajoutant quelques détails sur
leurs mœurs dans l'état de captivité.
Capromys ije Fournier , Capio-
mjs Furnieri , du noirfdu voyageur
zélé auquel la science en est rede-
vable. Hut'ia d'Oviédo , Utia des ha-
bitans de Cuba , et peut-être le Rat
appelé /?flcoo« par Browne , Jamaïc.
Dans son Mémoire, Dcsmarest a fait
remarquer par quel genre d'erreur le
nom iX'Hutia ou à' Utia , pris dans
Oviédo, avait é;é appliqué parAldro-
vande ou son continuateur Marc-An-
toine Bernia à la planche des OEuvres
de cet auteur ( De Quadrup. digital. )
qui représente la Gerboise d'Egypte.
La taille du Capromys de Four-
nier est celle d'un Lapin de moyenne
(l) Ce soupçon, conçu par Desmarest, paraî-
trait s'être vérifié , si le rongeur que vient de dé-
crire , sous le nom àfsodon, M. Say ( Joura. de
l'Acad. des Se. nat. de Pliilaldelpliie ) apparte-
nait au même groupe. Celui-ci a six molaires
composée:), comme celles des Campagnols , de
chaque côté des mâchoires.
lâiu/iier dfl /-t do- , Pamd jculp
TÈTE OSSEUSE DU CAPROMYS DE FOURNIES. H''"^ mt4^
a. Vue de profil, \). en dessus, 0. en dessous, d. Denfs mo/uiiiv de (a màc/ioire injet-ieure ■
r.
CAP
grosseur ; sa tête est assez longue ,
conique, un peu comprimée Ifilcnile-
ment ; le bout du museau est comme
tronqué , et présente un vaste mufle
garni d'une peau fine, noire, non
muqueuse, mais revêlue de petits
poils très-fins. Les narines sont Ibrt
ouvertes, obliques, rapprochées l'une
del'autreenenDas, et leur contour est
reborde. La lèvre supérieure oUVe un
sillon médian très-prononcé; la gueule
n'a qu'une ouverture médiocre; les
incisives (seules dents qu'on puisse
voir) sont médiocrement fortes , tron-
quées M|biseau ; les supérieures n'ont
^int ae siHon sur leur face anîé-
rieure, et les inférieures ne sont que
légèrement subulces; la couleur des
premières est d'un blanc jaunâtre. Les
yeux moyens, un peu plus rappro-
chés de la base des oreilles que du
bout du museau , ont la cornée assez
bombée, l'iris de couleur brune, la
)upille en l'ente longitudinale dans
e jour, et ronde le soir; les pau-
pières sont bien formées , et la supé-
rieure est garnie de cils très-fins ,
assez longs et bien rangés. Les oreilles
ont à peu près en longueur le tiers
de celle de la tête; leur forme
est en général celle de l'oreille des
Rats; le bord postérieur offre une
échancrure peu profonde ; leur sur-
face est presque nue et noirâtre. Les
moustaches sont nombreuses, très-
longues et fort mobiles. Le cou est
court. Le corps est beaucoup plus
épais postérieurement qu'antérieure-
ment; le dos est fort arqué au-des-
sous de la région des épaules. La
queue , dont la longueur n'excède pas
la moitié de celle du corps et de la
tête ensemble, est droite, conique,
très-forte et musculeuse, couverte de
cent cinquante anneaux écailleux,
entre lesquels sortent des poils rudes,
assez rares. Les membres sont très-
robustes , et même plus , proportion
gardée, que ceux des Marmottes , les
postérieurs surtout. La main est for-
mée de quatre doigts bien séparés,
armés d ongles forts et arqués, et
d'un rudiment de pouce pourvu d'un
ongle tronqué , comme celui de beau-
CAP J75
coup de Rongcure : le doîgt le plus
long est le médius, et les autres dé-
croissent dans l'ordre suivant; l'an-
nulaire , l'index , l'auriculaire et le
pouce. Les ^ieds de derrière ont cinq
doigts de même forme que ceux des
mains, mais plus longs et pourvus
d'ongles plus robustes ; le doigt mé-
dius est le plus long ; les deux doigts
qui viennent ensuite , l'un à droite et
l'autre à gauche, sont de bien peu
plus courts , et à peu près égaux entre
eux ; le doigt externe est intermé-
diaire pour la longueur entre ceux-ci
et l'interne, qui est le plus petit de
tous. La paume et la plante sont nues
et couvertes d'une peau noire , épaisse
et chagrinée comme l'écorce d'une
Truffe; la première a trois cals ou tu-
bercules principaux à la base des
doigts-, et deux autres vers le pli du
poignet ; la seconde très-longue , très-
largc surtout antérieurement, a qua-
tre tubercules à la base des doigts,
un pli transversal au-dessous , et le'
talon bien marqué et un peu relevé.
Les mamelons très-petits et grisâtres
sont au nombre de quatre , deux pec-
toraux et deux abdominaux : ils sont
sit ués tout- à-fait sur les côtés du corp*
L'anus placé vers la base de la queue ,
forme une saillie très-apparente; l'o-
rifice en est circulaire, rebordé et
marqué finement de stries conver-
gentes. Le fourreau de la verge , situé
à un pouce en avant de l'anus , est
conique , pointu et dirigé en arrière;
les testicules sont cachés sous la peau,
près de sa base, et peu apparens même
au toucher. Les poils qui couvrent ces
Animaux sont généralement rudes;
ceux du dessus de la tête sont dirigés
en arrière , et forment une sorte de
huppe vers l'occiput ; ceux des par-
ties supérieures et latérales du corps
sont longs et de deux sortes : les inté-
rieurs sonlplusfinsquelesextérieui-s,
et de couleur grise; les derniers étant
la plupart bruns avec un anneau plus
ou moins large, jaunâtre vers l'extré»
mité, et ayant leur petite pointe
uon-e , il résulte de leur ensemble une
teinte générale brune-verdâtre, dont
la partie jaunâtre est distribuée par
4
s
176 CAP
piquetures, à peu près comme dans le
pelage de l'Agouti. Les poils de la
croupe sont plus durs que les autres,
couchés sur le corps, et passent au
brun-roux. Lespoils du ventre et de la
oitrine assez fins , peu fournis, sont
'un gris-brun sale assez uniforme.
Le bas-ventre est presque nu. Le bout
du museau et la partie où naissent les
moustaches ; les mains et les pieds
sont noirs. Les poils de la base de la
queue sont roux, et ceux du dernier
liers de cette partie bruns.
Les deux individus que possède
Desmarest présentent quelques diffé-
rences sous le rapportdes couleurs du
pelage. Celui qui paraît le moins âgé
a des teintes généralement plus obs-
cures. L'autre, au contraire, dont le
corps est plus effilé, a beaucoup de
Soils gris-blanchâtres sur la têle, et
e grands poils blancs sur la face su-
f)érieui'e des mains et des pieds, dont
a peau est d'ailleurs noire comme
dans le premier,
Les dimensions principales de ces
Animaux sont celles-ci : longueur,
depuis le bout du nez jusqu'à l'ori-
gine de la queue , un pieu trois lignes ;
de la tête , trois pouces trois lignes ;
de la queue , six pouces ; de la main ,
depuis le poignet jusqu'au bout des
ongles , un pouce six lignes; du pied ,
depuis le talon jusqu'au bout des on-
gles , deux pouces onze lignes ; sa laj-
geur, un pouce.
Desmarest, en formant pour ces
Animaux le nom générique de Capro-
mys de deux mots grecs dont l'un
signifie Sanglier et l'autre Rat , a
voulu indiquer un certain rapport
d'aspect que leurs poils grossiers ,
leurs couleurs générales , la manière
dont ils courent , etc. , leur donnent
avec les Sangliers. A cause de leur
démarche , la désignation à'Jctomjs
leur aurait bien mieux convenu, mais
elle est déjà employée depuis long-
temps pour désigner la Marmotte.
'Dans l'état de nature, les Ca-
promys vivent dans les bois et grim-
pent aux arbres avec facilité. Ceux
que Desmarest a observés lui parais-
sent avoir un degré d'intelligence
CAP
égal a celui des Rats et des Ecureuils,
Ils sont très-curieux et joueurs , quoi'^
que d'âge différent. Lorsqu'ils sont
libres, ils se dressent comme des
ICacguroos sur les plantes des pieds
et sur la queue, et se poussent mu^
tuellement en se tenant par les
épaules à l'aide de leurs pieds de de-
vant pendant des heures entières,
niais sans chercher à se faire de mal.
Ils paraissent n'avoir pas l'ouïe aussi
fine que les Lapins ; leur vue est
bonne , mais ils semblent plus éveil-
lés le soir que durant le jour ; leurs
narines sont toujours en mollement,
et ils les emploient fréquemmrot pouj
reconnaître les objets nouveaux poi
eux ; leur voix est un petit cri aigu
comme celui des Rats , et ils s'en ser-
vent pour s'appeler. Ils manifestent
leur contentement par un petit gro-
gnement très-bas , et le font entendre
surtout lorsqu'on les caresse , ou lors-
qu'ils s'élendentau soleil, ou bien lors-
qu'ils t.'^ouvent quelque aliment qui
leur convient. Leur nourriture consiste
uniquement en substances végétales ,
et ils en prennent de toutes sortes; ils
aiment beaucoup la Chicorée , les»
Choux, les Plantes aromatiques, les
Raisins, les Pornmes, le Thé bouil-
li, etc., et prennent avec plaisir du
pain trempé dans de l'auisette de Bor-
deaux ou de Kirchw^aser. Quand ils
trouvent des écorces fraîches , ils
les rongent avec une espèce de sen-
sualité, etc. Ils peuvent se passer
de boire. Lorsqu'ils marchent len-
tement, leurs pieds de derrière po-
sent à terre presque en entier , et leur
allure embarrassée est tout-à-fait celle
de rOursj lorsqu'ils courent, ils vont
au galop comme les Sangliers et font
beaucoup de bruit avec leurs pieds.
Dans le lepos , ils se tiennent ordi-
nairement accroupis, avec le dos ar-
âué , et laissent pendre les pieds de
evant, mais quelquefois ils se re-
lèvent tout-à-fait perpendiculaire-
ment. Il leur prend subitement de
temps à autre l'envie de sauter, et
dans ce mouvement ils se trouvent
souvent avoir changé de direction de
la tête à la queue. Enfin , ils prennent
CAP
ordinairement leur nourriture avec
les deux mains , comme la plupart des
Rongeurs, mais aussi très-souvent, ce
qui est remarquable , ils la saisissent
avec une seule. L'urine de ces Ani-
maux , qui est comme laiteuse , tache
en rouge le linge blanc ; leurs crot-
tes Sont noires et oblongues.
Lorsque l'un des Capromys que
possède Desmarest mourra , ce savant
se propose, dans un second Mémoire,
de faire connaître les principaux traits
de sou organisation intérieure , et
nous a promis la communication de
sou squelette que nous ferons figurer.
(B.)
* CAPRON. POIS. Espèce de Balis-
tedu golfe de Gênes, peut-être le B.
Capriscus. (B.)
CAPRON. BOT. PII AN. pour Ca-
peron. f^. ce mot. (b.)
CAPROS. rois. Genre formé par
Lacépède pour le Zeus ylper, L. Vul-
gairement nonmié Sanglier dans la
Méditerranée. Cuvier ne l'a conservé
que comme un sous-genre de Dorée.
P". ce mot. (b.)
CAP.ROUGE. OIS. Syn. de Char-
donneret à face rouge, f^. Gros-Bk.
(DR..Z.)
*CAPRYGONA. mam. J^. Cobaie.
CAPSA. ois. ( Shaw. ) ïringilla
(TopsajGmel.; Dattier ou Moineau des
dattes , BuÛbn. Oiseau d'Afrique
qu'une description assez peu exacte
fait néanmoins soupçonner être un
Gi os-Bec. (DR..Z.)
* CAPSALE. Capsula, crust. r.
OZOLE. (b.)
CAPSE. Capsa. MOLt,. Genre éta-
bli par Lamarck aux dépens du genre
Vénus de Linné , dans la seconde di-
vision des Nymphacées tellinaires,
famille des Nymphacées, section des
Ténuipèdes dans l'ordre des Gonchi-
fères Dim^ aires. Ses caractères con-
sistent dans leurs coquilles un peu
inéquilatérales, ayant leur ligament
surïecôté, court, comme dans les ïel-
lines et les Donaces. Elles manquent
de dent latérale ; elles se rapprochent
des Psammobies et de certaines Tel-
Ijnes par les dents de leur charnière ,
priais elles ne sont point bâillantes sur
TOME m.
CAP 177
les côtés , et n'ont pas le pli des Telli-
ucs. L'Animal des Capscs paraît être
pareil à ceux que Poli appelle Callis-
todermes. Les deux espèces que La-
marck comprend dans son genre
Capse, sont le Capsa lœuigata , Du-
««.V, Gincliu, figurée dans Chemnilz,
T. xxv, ilg. 249, et le Capsa brasi-
tlciisis, Donax de rEnc\clopédie ,
Coq. pi. 261, f. 10. Dans la piemière
édition des An. sans vert. , Lamarck
avait formé son genre Capsa de la
Venus deffoiata L. , figurée dans
l'Encyclopédie à la planche 25i ,fig. 3,
4. Il la nommait Capsa rugusa, et
c'est sur cette indication que le genre
dont il est question a été adopté par
quelques naturalistes. (b.)
CAPSE. Capsus. ins. Genre de
l'ordre des Hémiptères , section des
Hétéioplères, établi par Fabricius, et
rangé par Latreille ( Règn. Auim. de
Cuv., p. 091 ) dans la grande famdle
des Géocorises ou Punaises terres-
tres , avec ces caractères : gaîne du
suçoir à quatre articles distincts; la-
bre étroit, allongé et strié en dessus;
antennes de quatre articles dont les
deux derniers, beaucoup plus menus
que les suivans , capillaires ; corps
ovoïde ou arrondi. Les quatre divi-
sions de la gaîne du suçoir visibles,
et l'amincissement brusque des deux
derniers articles des antennes , sont
des caractères sufiisans pour distin-
guer les Capses de tous les autres gen-
res de la famille. Celui des Miris
eu est très-voisin , et n'en diffère
réellement que parce que les antennes
sont insensiblement sétacées , et le
corps plus long el moins large.
Plusieurs espèces appartenant à ce
genre se renconlient en France et
aux enviions de Paris. Tel est le Cap-
se spissicorne, C. spissicomis de Fabri-
cius , ou le Miris spissicorne de quel-
ques auteurs. Il se trouve sur les Ro-
siers ; tel est encore le Capse gothique,
C. gothicus de Fabricius, figuré par
Wolff{ Cimic, tab. iv , fig. 33. )
(aud.)
* CAPSELLE. Capsella. bot. phan. %
Genre de la Famille des Crucilèrts .
J78 CAP
Téli-adynamie siliculcuse, L. , établi
parDeCandoUe.Laformeparticulière
et caractéristique du fruit de la Plante,
connue vvdgairement sous le nom de
Bourse-à-Pasteur, l'avait fait considé-
rer comme un genre à part par Tour-
nefort. Néanmoins Linné n'avait pas
ÏLigé à propos de le séparer du Thlas-
pl. Reprenant de nouveau l'examen
des Crucifères , les auteurs modernes
ont adopté l'opinion de Tournefort ,
et la plupart ont donné au genre le
nom qui lui avait été imposé par Cœ-
salpin. Les caractères du Capsella ont
été ainsi fixés par De Candolle: ca-
lice égal; pétales entiers; étamines
sans appendices; silicule triangulai-
re, déprimée, dont les valves en for-
me de carène ne sont pas ailées; cloi-
son membraneuse presque linéaire ,
séparant la silicule en deux loges po-
lyspermes : cotylédons accumbans.
Ce genre est extrêmement voisin
desThlaspis et Hutcbinsies, desquels
Une diffère que par une modification
dans la forme du fruit. Une seule es-
pèce le constitue : c'est le Capsella
Bursa Fastoris , Plante excessive-
ment abondante en Europe ou elle fleu-
rit pendant presque toute l'année , et
maintenant répandue sur la surface
du globe entier. Peu de Plantes ot-
frent autant que celle-ci de si nom-
breuses variétés de grandeur et de
structure, tant dans les tiges que dans
les feuilles. (g.-N.)
* CAPSICAB.PELLE. Capsicar-
pella. BOT. CRYPT. (Céramiair-es.) Les
caractères de ce, genre que nous éta-
blirons aux dépens des nombreuses
Ccramies delà plupart des auteurs,
consistent en des filamens cylindri-
ques sans rentlemeus aux articu-
lations , que forment des sections
transversales , entre lesquelles sont
interceptés des entre -nœuds plus
longs quc^ larges , marqués par une
ou plusieurs macules colorantes. Les
Gemmes, nues , opaques, externes et
^édicellées , sont solitaires , et d'une
forme plus ou moins allongée, soit
comme une petite corne, soit comme
le fruit d'un Piment. Les organes de
CAP
la fructification rappelleraient exac-
tement, s'ds étaient environnés d'une
membrane translucide , ceux des
Spongodium , qui appartiennent ce-
pendant à une famille très-distincte
de celle dans laquelle se placent na-
turellement les Capsicarpelles. Le ty-
pe de ce genre sera la Capsicarpetla
elongala , N. , Ectocarpus siliculusus ,
Lyngb. Tent. , p. loi , f- 45 , f. c
seulement, la figure b, que cet auteur
donne comme un état de la même
Plante, étant une espèce fort diffé-
rente. La Capsicarpella elongala croît
dans la mer oii elle forme des toulFes
de trois à six pouces de longueur, d'un
vert brunâtre, dont les filamens très-
flexibles sont fort entremêlés. On la
trouve cliargée de Gemmes au prin-
temps. (^0
* CAPSIER. MOLL. Nom proposé
par Lamarck dans sa première édition
des An. sans vert. , pour l'Animal du
genre Capsa ({ui lui était inconnu, (b.)
CAPSTONE. rciiiN.ct polyp.foes.
Les Anglais donnent ce nom aux
Fossiles des genres Fongite et Cly-
péastre , lun appartenant à l'ordre
des Polypiers cary ophyllaires, et l'au-
tre à l'ordre des'Écliinodermes pédi-
cellées, famille des Oursins. (lam..x.)
CAPSULAIRE. Capsulaiia.
INTEST. etPOLYP. Genre proposé par
Zedcr pour placer quelques Yei sNé-
matoïdes qui se trouvent sous le pé-
ritoine de certains Poissons. Ru-
dolphi ne l'a point adopté , et eu a
placé les espèces parmi les Filaires et
les Ascarides, r. ces mots. Cuvier ,
dans son Tableau élémentaire de
l'histoire naturelle des Animaux , a
donné ce nom à un genre de Poly-
piers flexibles qui n'a point été adopté
non plus. Il ne le cile point dans son
dernier ouvrage. (lam.-X.J
CAPSULAIRES. moli.. Espèce du
genre Térébralule. /". ce mot. (b.)
* CAPSULAIRES {Fruits.) Fructus
capsulares. bot. phan. Dans le nom-
bre immense de Végétaux connus , le
fruit est loin de ])résenter toujours la
même organisation intérieure , ni la
CAP
même apparence externe. L'une des
tliÛereuces les plus sensibles est sans
contredit la distinction établie entre
les fruits, suivant que leur péricarpe
est épais, charnu et succulent, ou sui-
vant qu'il est sec et dépourvu de ma-
tière cnaruue. Ces derniers offrent en-
core entre eux une différence très-niar-
quéc qui lient à ce que les uns restent
toujours complètement clos , même
lorsqu'ils sont parvenus à la dernière
période de leur maturité, en un mot,
qu'ils sont i/uléhiscens; tandis que les
autres s'ouvrent d'une manière quel-
conque à l'époque oii lembryon ren-
fermé dans leurs graines est devenu
apte à reproduire un nouvel être, c'est-
à-dire qu'ils sont naturellement déhis-
cens. C'est aux fruits secs et déhiscens
que l'on applique généralement le
nom de Fruits capsulaires. Cet ordre
se compose de plusieurs genres que
l'on a d is I ingués par des noms propres .
Les principaux sont : i" le follicule
qui ne se rencontre que dans les Plan-
tes de la famille des Apocynées ; 2° la
silique et ia silicule qui s'observent
toujours dans les Plantes crucifères ;
3° la gousse ou légume qui est pro-
pre aux Légumineuses j 4° la pyxicle
ou iioite à savonette; b'^ Vélatérie
dont nous trouvons surtout des exem-
ples dans la lamille des Euphorbia-
cées ; 6° eX. cn^inidt. capsule. P'. ces
différens mots. (a.k.)
CAPSULE. Capsula, bot. than.
On donne ce nom à tous les fruits
secs qui s'ouvrent naturellement en
un certain nombre de pièces nommées
valves, ou par des trous qui se for-
ment sur diilérens pomts de leur sur-
face. Les Capsules offrent une ou plu-
sieurs loges : de-là les noms de Cap-
sule uniluculaire, biloculaire, frilocu-
laire, mulùloculaire ^ etc. Elles peu-
vent s'ouvrir tantôt par de simples
trous comme dans le grand Mufflier ,
le Pavot, etc.; tantôt par des dents
qui, d'abord rapprochées et conni-
ventes, s'écartent les unes des autres,
et forment une ouverture terminale,
par laquelle s'échappent les graines.
Cette particularité s'observe dans un
CAP J79
Çrand nombre de Caryophyllées. En-
hn le plus généralement, les Capsu-
les s'ouvrent en un certain nombre
de pièces nommées valves. Tantôt on
ne compte que deux valves; d'autres
fois il en existe trois , quatre ou im
grand nombre. C'est dans ce sens que
sont employés les mots de C*psule
bivalve, trivalve, quadrivalve, multi^
valve.
La déhiscence par le moyen des
valves peut se faire de différentes
manières, relativement à la position
relative des valves et des cloisons. De-
là on a distingué trois espèces de
déhiscence valvaire. 1", Ou bien cette
déhiscence se fait par le milieu des
loges, c'est-à-dire entre les cloisons
qui répondent alorsà la partie moyen-
ne des valves. Ou dit alors que la.
Capsule est luculicide, comme dans la
plupart des Ericinées. 2°. Ladébiscen-
cepeutavoirlieu vis-à-vis les cloisons
qu'elle partage le plus souvent en
deux lames. Ou lui donne alors le
nom de déhiscence septicidc , ainsi
qu'on le remarque dans les Rhodo-
racées de Jussieu et les Antirrhinées.
S^'.Un troisième mode est celui oii la
déhiscence se fait en face des cloisons'
qui restent en place au moment oii les
valves s'en sépai'ent. On nomme les
Capsules qui offrent cette déhiscence
sep/I/rages ; pcte,
et quia une contexture élastique. Elle
paraît terminée par deux petits ma-
melons constituant une sorte de
gland.
2°. Les organes générateurs femelles
offrent à considérer les organes 7^/e/ja-
rateurs ou ovaires, les organes éduca-
teurs ,\ei organes copulateurs et les
produits de la génération ou les œufs.
§ I. Les organes préparateurs ou
ovaires , au nombre de deux parfaite-
ment semblables, renferment les ger-
mes ou les produits de la fécondation .
On peut y distinguer les tubes ovigè-
res et le calice de V ovaire. — a. Les
tubes ovigères forment pour cha-
J88 car
que ovaire un faisceau pyramidal
couché le long des côtes de la cavité
abdominale au-dessous du paquet in-
testinal. Ce faisceau se compose de
tubes plus ou moins nombreux sui-
vant les genres, enveloppés d'une
membrane commune diaphane d'une
finesse imperceptible qui sert de tra-
me, de soutien à des ramuscules tra-
chéens d'une grande ténuité. Les tu-
bes ovigères, parfaitement séparés lès
uns des autres dans le sac qui les
renferme, sont des boyaux conoïdes
quiantérieurementseterminentd'une
manière insensible en un filet capil-
laire. Ils sont essentiellement formés
par une membrane pellucide, et of-
frent d'espace en espace des étrangle-
mens placés à la file les uns des au-
tres, d'autant plus rapprochés etd'au-
tant moins sensibles qu'ils sont plus
antérieurs. Les étranglemens inter-
ceptent vers la base des tubes des ré-
ceptacles oblongs, destinés à loger les
œufs. Les gaines tubuleuses des ovai-
res varient de septà douze; leurs som-
mets effilés convergent entre eux à la
base de l'abdomen, pour former par
leur réunion, leur soudure, un liga-
ment propre à chaque ovaire. Ce liga-
ment, après avoir traversé la poitrine,
pénètre dans le prothorax , s'y unit
avec celui du côté opposé ,et il en ré-
sulte un ligament suspenseui- des ovai-
res qui se fixe entre les masses muscu-
laires destinées aux mouvemens des
pâtes antérieures. L'anse que déter-
mine le concours des deux ligamens
propres des tubes ovigères embrasse
le jabot ; ces tubes s'abouchent par
leurs bases dans le calice de l'ovaire.
— b. Lecalicede l'ovaireest un récep-
tacle destiné au séjour momentané
des œufs à terme, et qui n'est, à dire
vrai, quela base du sac où sont renfer-
més les tubes ovigères ; sa texture pa-
raît musculo-menibraneuse. Dilaté à sa
partie antérieure, il dégénère en arrière
en un tube court , sorte d'oviducte
particulier à chaque ovaire. LéonDu-
four n'a pu se convaincre si le point
d'insertion des tubes ovigères a lieu
suruneparoien forme de diaphragme
qui ferme en devant le calice de To-
CAR
vaire; mais tout porte à croire que ce
diaphragme existe.
§ II. Les organes éducateurs sont
destinés, ainsique l'indique leur nom,
à conduire les œufs hors du corps de
l'Insecte; ils se composent d'un oui-
ducte et de la glande sébacée de ce
dernier canal. — a. L'oviducte esttin
conduit musculo -membraneux, for-
mé par la réunion des deux tubes
courts qui terminent en arrière les
calices des ovaires. Il reçoit dans son
trajet l'insertion de la glande sébacée,
et s'engage ensuite dans l'organe co-
pulateur pour se continuer avec le
vagin. Tantôt il est droit, et tantôt il
est courbé ou fléchi; d'autres fois il
est renflé vers son miheu. — b. L'or-
gane auquel l'auteur assigne la déno-
mination de glande sébacée est cons-
tant non-seulement dans les Carabi-
ques, mais encore dans tous les Insec-
tes; il est très-grand dans le Carabe.
On y reconnaît un vaisseau sécréteur
qui est un simple tube filiforme et
borgne, implanté au bout intérieur
d'un réscruoir inséré près de l'origine
de l'oviducte, et se présentant sous la
forme d'un corps ovalaire, compliqué
danssonintérieurparun organe parti-
culier, ressemblant à une valve con-
choïde, striée et adhérente par un
seul point à la paroi interne de ce ré-
servoir. Léon Dufour n'ose encore se
prononcer sur la structure et les fonc-
tions de ce petit corps. Cependant il
pense que le vaisseau sécréteur est
une véritable glande déroulée, pui-
sant par imbibi tion les matériaux de la
sécrétion, et les transmettant au ré-
servoir qui les retient, et dans lequel
ils sont peut-être élaborés. Il croit
aussi que le fluide sécrété est destiné
à lubréfier l'oviductus et les œufs ,
lors de leur passage, ou bien à four-
nir à ces derniers une sorte de vernis
qui les met à l'abri des influences ex-
térieures.
% III. Les organes copulateurs fe-
melles présentent à considérer les cro-
chets vi/luaires, la ^^ulve et le vagin.
Tous les Garabiques femelles ont à
l'abdomen un demi-segment dorsal
de plus que dans les mâles. Cette pla-
CAR
que supplémentaire i-ecouvre dans
l'ctat de repos les crochets vulvaircs
qui soûl des appendices palpifonnes,
de texture coriace, mobiles, se met-
tant à découvert dausles mouvemcns
variés qui précèdent ou accompa-
gnent l'acte de la copulation, et pa-
raissant favoriser l'entrée de la verge
dans la vulve. Celle-ci est placée en-
tre les crochets; le vagm n'est qu'une
continuation de l'oviductus.
§ IV. Les œufs des Garabiques sont
oblongs , cylindroïdes, blancs ou à
peine jaunâtres. Il est rare qu'on en
trouve dans un même ovaire plus
de six ou sept. Parvenus à un degré
de développement complet, ils sont
i-emplis duna pulpe homogène; leur
enveloppe est diaphane, et le micros-
cope y dénote une texture réticu-
laire.
III. Les organes des sécrétions ex-
crémentitielles forment un des traits
les plus caractéristiques, les pi us cons-
tans de la famille des Coléoptères car-
nassiers, et notamment de la tribu
des Carabiques. Ils constituent un
appareil double et commun aux deux
sexes, qui se compose d'un organe
prépara:em\, d'un réservoir et d'un
conduit excréteur.
§ I. L'organe préparateur est for-
mé par des vésicules secrétaires et par
un ou plusieurs canaux déférens. —
c. Les vésicules sécrétoires consti-
tuent essentiellement la glande, ou
l'organe destiné à la sécrétion de l'hu-
meur excrémentitielle. Elles sont réu-
nies en une ou plusieurs grappes en-
foncées dans le tissu adipeux de la
partie postérieure de la cavité abdo-
minale. La figure , le nombre et la
disposition de ces vésicules varient
singulièrement dans les difierens gen-
res. Chez tous, le Brachine excepté ,
elles sont portées par un pédicule
propre , bien distinct. — b. Les ca-
naux déférens , au nombre de irois,
et de chaque côté dans le Brachine ,
sont réduits à un seul dans tous
les autres Carabiques. Ils forment
la tige des grappes ou arbuscules
glandulaires. Leur grosseur est celle
d'un cheveu, et leur longueur estva-
CAR 189
riablc suivant les genres. Ils aboutis-
sent chacun au réservoir correspon-
dant.
La texture organique de ces ca-
naux ne varie point; ils sont compo-
sés de deux membranes constituant
deux tubes dont l'un externe ou en-
veloppant est d'un tissu contractile ,
et dont l'autre interne ou inclus est
finement strié en travers, et ressemble
Ibrt à une trachée.
§ 11. Le réservoir est une bourse
en général ovoïde , pj^riforme ou
oblonguc, blanchâtre, d'une consis-
tance comme celluleuse et élastique ,
d'une texture musculo-membraneuse;
la grosse extrémité qui est antérieure
estlibic et généralement an ondie; en
arrière le réservoir présente une for-
me assez variée ; fi paraît composé
d'une tunique épaisse, charnue, con-
tractile , et d'une bourse interne ,
membraneuse, pellucide, semblable
pour son organisation au tube inclus
du canal déiérent.
§ m. Le conduit excréteur, dans
tous les Carabiques que fauteur a eu
occasion d'observer, est tout simple-
ment un conduit filiforme qui sert de
col ou de pédicule au réservoir. Il a
la texture organique de ce dernier. 11
s'engage au-dessous du rectum et va
s'ouvrir aux cotés de l'anus. Sa forme
et sa structure sont bien différentes
dans le Brachine. En effet, le réservoir
ne dégénère pas postérieurement en
un col ; mais près l'insertion des trois
canauxdél'érens,il s'abouche immédia-
tement dans un corps sphérique creux
placé sous le dernier anneau dorsal
de l'abdomen. Cette sorte de petite
bombe contiguë à celledu côté opposé,
ofire en arrière un tube membraneux ,
excessivement court, qui s'ouvre tout
près de l'anus par une valvule formée
de quatre pièces conniventes, d'une
extrême petitesse. Léon Dufour pense
que c'est dans le corps sphérique qui
suit le réservoir que se forme la vapeur
expulsée par le Brachine.
IV. Les organes de la respiration se
composent , dans les Carabiques com-
me dans les autres Insectes, de stig-
mates et de trachées.
190 CAR
§ I. Les stigmates sont , dans le
Carabe doré, espèce que l'auteur a
principalement étudiée sous ce rap-
port, au nombre de neuf paires dis-
posées le long des côtes du corps. Il
n'en a découvert qu'une au thorax,
les huit autres sont situées sur l'abdo-
men. — a. Les stigmates thoraciques
sont en arrière de l'articulation de la
première paire de pâtes sur la peau
fibreuse et tenace qui joint le protho-
rax au niésothorax ; placés oblique-
ment à l'axe du corps , ils ontunecou-
formation extérieure différente de
celle des stigmates abdominaux. — b.
Les stigmates abdominaux correspon-
dent aux huit premiers anneaux du
ventre. Ce sont de petits boutons
saillans , durs , cornés , formés de
deux valves ou panneaux dont Ten-
ir 'ouverture est creuse et béante. Ces
ostéoles pneumatiques , soit du tho-
rax , soit de l'abdomen , offrent entre
les deux valves qui les constituent,
une scissure des plus étroites , une
fente presque imperceptible pour
l'inhalation de l'air; le pourtour de
cette scissure est garni d'un duvet ex-
cessivement fin.
§ II. Les trachées n'offrent point des
rentlemens utriculaires dans la famille
des Carabiqucs; ces Coléoptères n'ont
que des trachées tubulaires ou élasti-
ques , c'est-à-dire en forme de tubes
divisés et subdivisés à la manière des
vaisseaux sanguins. Leurs ramifica-
tions nacrées vont s'étaler en élégan-
tes broderies sur tous les viscères ,
sur toutes les surfaces. Elles débutent
à chaque stigmate par un tronc gros
et court, divisé dès son origine et s'a-
bouchant à une trachée latérale d'oii
partent d'innombrables branches.
Les trachées tubulaires se composent
de trois tuniques dont l'intermédiaire,
d'un blanc argentin , est formé d'un
fil élastique roulé en spirale ; l'externe,
apparente seulement dans les gros
troncs , est une membrane d'une
ténuité fugace; l'interne est extrê-
mement fine , et ne, se détache que
^très-difficilement de la tunique inter-
^^^<édiaire.
' ■ " Y. Le système nerveux consiste ,
CAR
dans les Carabiques comme dans tous
les Insectes, en un cerveau et un cor-
don nerveux rentté d'espace en espa-
ce en ganglions d'oii partent des nei f».
Il n'a ofiert dans le Carabe aucune
disposition extraordinaire. Il est seu-
lement à remarquer que les nerfs op-
tiques qui uaiisent du cei-veau sont
comprimés et remarquables par leur
grosseur. Léon Uufour a parfaitement
distingué le névrilemme qui enveloppe
le cordon nerveux sans en excepter
les ganglions , et n'est cependant pas
visible au cerveau. Les ganglions du
Erolongementrachidien sont au nom-
re de huit , variables pour leur
grosseur , leur distance respective et
les régions du corps qu'ils occupent.
VI. Le tissu adipeux splanchnique
sur lequel Léon Dufour a le premier
fixé l'attention , et qu'il avait précé-
demment classé parmi les dépendan-
ces de l'appareil digestif en le dé-
signant sous le nom d'épip/oon , con-
siste , dans la tribu des Carabiques,
en lambeaux graisseux, déchiquetés,
blanchâti-es , comme pulpeux , dont
l'abondance varie suivant les espèces
et suivant quelques circonstances in-
dividuelles. Soutenus par une trame
de ramifications trachéennes d'une
extrême ténuité , ces lambeaux fiol-
tent au milieu des viscères , et sont
d'autant plus multipliés qu'ils s'ap-
prochent davantage de la partie pos-
térieure de la cavité abdominale. Le
tissu splanchnique est plus abondant
et plus fourni de graisse dans les Ca-
rabiques Aptères , et en général dans
tous les Insecies privés d'ailes, que
dans ceux qui ont ces appendices dé-
veloppés. Souvent , et cela a surtout
été observé en automne , il contient
des corps sphéroïdes blancs , bien
isolés , en nombre variable de douze
à cent. Ces corps sont des espèces de
bourses remplies d'une pulpe homo-
gène très-blanche et offrant quelque-
fois un col tubuleux, dont l'extrémité
affilée se perd ou prend naissance dans
le tissu graisseux ou elles plon-
gent. L'auteur se demande si elles
sont le résultatd'une altération patho-
logique analogue à celle des loupes
CAR
enkystées , ou bien si elles ne seraient
pas plutôt des rései-voirs de graisse
pour les temps de disette?
Ici se tenuinont les recherches de
Léon Dufour pour ce qui concerne les
Carabiques. Son travail étant inédit
ctne pouvant cominede coutume ren-
voyer à aucune source, nous nous
sommes vus entraînés dans quelques
détails qu'on ne trouvera cepen-
dant pas inutiles, puisqu'ils étaient
indispensables à l'intelligence du
sujet. Rappelons-nous d'ailleurs cjue
l'anatomie des Insectes a été traitée
d'une manière si accessoire dans la
plupart des ouvrages , qu'il est bon
d'insister sur les travaux de cette na-
ture qui peuvent servir de modèle , et
certes les observations de notre ami
doivent, à cause de leur exactitude ,
être placées dans ce nombre. Nous nous
croyons en droit de porter ce juge-
ment, iiarcequ'ayantaussi étudié plu-
sieurs Carabiques etles mêmes espèces
qu'il a décrites, nous nous sommes
toujours rencontrés ensemble sur tous
les points que nous avions 1 un et l'au-
tre complètement observés.
Les lirves des Carabiques sont
assez diflaentes , suivant les gen-
res; mais, en général, elles ont
un corps allongé, presque cylindri-
que, fonné de douze anneaux; la tête
offre deux antennes courtes et une bou-
che composée de deux fortes man-
dibules, de deux mâchoires portant
chacune une division externe en forme
de palpe , et d une languette sur la-
quelle sont aussi fixés doux palpes
moins allongés que ceux des mâchoi-
res : le premier anneau , ou celui
qui correspond au prothorax , est
recouvert supérieurement d'une piè-
ce écailleusecarrée,ne débordant pas le
corps. Les autres anneaux sont mous.
Le huitième est dépourvu de ma-
melons , et le dernier présente deux
appendices coniques dontla forme et la
consistance varient suivant les genres.
Ces genres , très-nombreux , très-
difficiles à grouper dans un ordre
naturel , ont été rangés par Latreille
(Hist. des Coléoptères d'Europe) dans
cinq sections, delà manière suivante;
CAR igi
I"' SECTION. — Les Etuis tron-
qués , Truncatipennes. Palpes exté-
rieurs non terminés en alène ou su-
bulés; côté interne des deux jambes an-
térieures fortement échancrc; extré-
mité postérieure des élytres tronquée.
Dans celle section le corps est
ob'ong ; la tête et le prolhorax sont
ordinairement plus étroits que l'ab-
domen ; le prothorax a presque
la forme d'un cœur : il est tron-
qué postcrieurcmrnt, étroit, allongé,
ou prcsquL' c\ liiulrique. Les tarses
sont le plus souvent semblables dans
les deux sexes; enfin le bout des ély-
tres est simplement sinué dans quel-
ques-uns.
Crochets des tarses simples ou point
dentelés en dessous.
f Point de paraglosses sur les côtés
de la languette : cette partie , tantôt
entièrement cornée, tantôt cornée au
milieu, avec les bords latéraux mem-
braneux , et s'avançant au-delà du
bord supérieur dans quelques- uns
— Ici le pénultième article des tarses
est constamment entier ou point bi-
lobé ; la tête, rétrécie imméclialement
apjès le^yeux,a toujours une forme
triangulaire, et ne tient dans aucun
cas au prothorax par un col en forme
de petit nœud. Le prothorax n'est ja-
mais long et étroit.
Genres. Antiiie , Graphiptère,
Helluo, Aptine, Brachine.
f f Un paraglosse de chaque côté de
la languette. — On trouve maintenant
le pénultième article de tous les tarses,
ou du inoinsceluidesdeux larsesanté-
rieurs, très-distinctement bilobé dans
plusieurs. Tantôt, ce qui a lieu dans
le plus grand nombre, la tête tient au
prothorax par un col en forme de
petit nœud; souvent alors elle est
ovalaire, et se prolonge en se rétré-
cissant derrière les yeux ; tantôt elle
est triangulaire et sans col , en forme
de petit nœud ; mais , dans ce cas , le
prothorax est long et étroit, et le pé-
nultième article des tarses est bilobé
I. Dernier article des palpes exté-
rieurs en forme de triangle ou de cône
renversé et comprimé.
igu CAR
Genres Gale rite , Drypte , Ztr-
PnXE, POLISTIQUE.
II. Dernier article des palpes exté-
rieuas ovoïde. (Tète constamment al-
longée, et rétrécie en arrière des yeux
jusqu'au cou.)
Genres Cordiste ( Calophœna ,
Kliig), Gasnonie [Ophioaea , Klûg),
Op ACANTHE.
Crochets des taises dentelés en des-
sous.
Les paraglosses sonfllpeif ou point
distincts, ainsi que dans les Bra-
chines et autres genres analogues.
Genres Agre, Cyminde, Plochio-
NE, Lebie, Lamprie, DromiEjDeme-
TRIAS.
IP SECTION. — Les Bipartis , Bi-
partiti. Palpes extérieurs non termi-
nés en manière d'alêne. Côté intérieur
des deux jambes antérieures oïdiuaire-
raent fortement échancré. Elytres en-
tières ou légèrement sinuées à leur
extrémité postérieure. Tarses , le plus
souvent courts, semblables ou sans
dilTérences sensibles dans les deux
sexes : leur dessous dépourvu debi'os-
se et simplement garni de poils ou de
cils ordinaires.
Les Insectes de cette section sont
fouisseurs, terricoles et peu ou point
carnassiers , à ce qu'il paraît. Ils ont
les antennes souvent coudées ; l'abdo-
men pédicule , le prothorax grand ,
lunule dans plusieurs; carré ou pres-
que globuleux dans les autres ; les
jambes antérieures sont palmées ou
digitées dans un grand nombre.
Menton vecomTant pi'esquc tout le
dessous de la tête jusqu'au labre,
immobile , souvent sans suture à sa
base.
Genres Encelade, Siagone.
Menton laissante découvert une grande
partie de ha bouche et les côtés infé-
rieurs de la tête , mobile, toujours
distingué par une suture.
f Jambes antérieures palmées ou
digitées.
Genres Carène, Scarite, PasimjL-
QUE, CWVINE, DiSCHIRIE.
CAR
ff Jambes antérieures simples ou
de forme ordinaii'e.
I. Antennes grenues ou presque
grenues. Prothoiax presque carré.
Genres Ozène, Morion. .
II. xintenncs à articles allongés,,
presque cylindriques. Pro thorax pres-
que lunule ou cordilbrme.
Genres Ariste ( Ditome , Bon.),
Apotome.
IIP section. — Les Thoracïques ,
Thoracici. Palpes extérieurs non ter-
minés enmanière d'alêne. Coté interne
des deux jambes antérieures fortement
échancré. Elytres entières ou légère-»
ment smuées à leur ejttrémité posté-
rieure. Les premier»articles des qua-
tre ou deux tarses antérieurs des mâ-
les sensiblement plus larges , garnis
en dessous de papilles ou de poils ,
soit disposés en séries , soit en brosse
serrée et sans vide.
Les quatre tarses antérieurs des mdle»
dilatés.
f Dernier article des palpes maxil-
laires extérieurs au moins, ovoïde ,
tronqué ou obtus. Milieu du bord su-
périeur du menton à dent simple ou
nulle. — Les Insectes de celte sous-
division ont les palpes maxillaires in-
ternes très-pointus;les paraglosses prO'
f)ortionnellement plus larges que dans
esCarabiques suivans; les mandibu-
les courtes ; les pieds antérieurs au
moins, robustes et à jambes très-épi-
neuses. Ils sont pourvus d'ailes et
composent le genre Harpale de Bo-
nelli.
Genres Acinope, Harpale, Opiio-
NE, Sténolophe, Masorée.
ff Dernier article des palpes
maxillaires extérieurs au moins, coni-
que , très-pointu et formant avec le
précédent un corps ovalaire , allongé
ec tiès-acéré au bout. Milieu du bord
supérieur du menton ayant une dent
bihde.
Ici les tarses intermédiaires sont
en général moinssensiblement dilatés
que dans les précédens. Le dessus de
la tête est souvent élevé' près du bord
CAR
interne des yeux; eufin une portion
c/ esclytres est lisse, etl'autrc est striée
^ans plusieurs. Ces Insectes très-pe-
tits, prescjuc tous de couleur roussâ-
trc, avoisincnt ceux de la dernière di-
vision ou les Subulipalpes.
Genres TnÉcurs , Ijliîmls.
Les deux tarses antérieurs des mules
uniquement dilatés.
f Extrémité supérieure de la lan-^
guette attcij,'nant ou dépassant tou-
jours celle de l'article radical de ses
palpes. Point d'élranglcment ou de
dëpression l)rusqi;e à la partie posté-
rieure et supérieure de la tête iuinié-
diatement derrière les yeux,
I. Mandibules toujours terminées
en pointe. Bord antérieur de la tête
servant d'attache au labre plan, droit,
point élevé ni arqué en manière de
ceintre. Une ou deiix dents dans l'é-
chancrure du menton , au milieu de
son bord su})érieur. (Labre rarement
bilobé ou très-échancré.)
Les gcnrcsdes subdivisions suivan-
tes jusqu'à celle -[-J-, opposée à la pré-
cédente, composent le genre Féronie
(Rèo. Anim. de Cuv.). Le milieu du
bord supérieur du menton oftVe tou-
jours une dent qui est ordinairement
bifide.
A. Pieds, ou du moins les quatre
prcuùers, le plus souvent robustes;
a rt icles dilatés des tarses antérieurs des
màles en forme de cœur ou de trian-
gle reuversé, ne formant point de pa-
lette carrée ou orbiculaire ( toujours
garnis en dessous de pods ou de pa-
liilles disposés sur deux à quatie lignes
divergentes^.
* Crochets des tarses simples ou
sans dentelures.
a. Pieds lobustes : les quatre cuisses
antérieures au moins ovalaires etren-
Ilées. Corselet aussi large que l'abdo-
men , mesurés l'un et l'autre dans
leur plus grand diamètre transversaL
Longueur du troisième article des an-
tennes double au plus de celles du
précédent.
CAR 193
1 .Mandibules courtes ou moyennes,
dépassant le labretle la moitié au plus
de leur longueur. (Bord postérieur du
corselet s'appliquant ordinairement
contre la base des ëlytres, ou en étant
très-rapproché.)
(t;Corps du plus grand nombreailé,
ovale ou ovale-oblong, convexe ou
ai que en dessus, avec la tête inclinée.
Uernior article des palpes extérieurs
ovoïde ou presque ovalaire. Antennes
non grenues; la plupart des articles
toujours presque cylindriques, les
derniers un peu plus épais.
Genres Zabri; , Pelor, Pangus ,
AmaRE , PotiONE, TÉTRAGONOUKRE ,
POECILE , ArGUTOR.
Ils ont tous les mandibules courtes.
(ft) Corps ordinairement aptère et
droit. Dernier article des palpes exté-
rieurs plutôt cylindrique ou obconi-
que qu'ovoïde ou ovalaire. Antennes
grenues ou presque grenues, parais-
sant , vues de profil, comme noueuses
et plus grêles au bout : la plupart des
articles presque en forme de toupie
ou de poire , dans les espèces oix ces
organes sont allongés.
Les coupes dont se compose cette
division passent, par nuancespresquc
insensibles, de l'une à l'autre, et ne
semblent devoir former qu'un seul
genre renfermant des Insectes qui
habitent particulièrement les lieux
ombragés elles montagnes, et dont
les mandibules sont généralement
plus fortes que celles des pi'écédens ,
la gauche étant un peu plus grande.
Genres AisAx , Ptérostique, Pla-
TYSME, COPHOSE , OmaSÉE, StÉROI'E ,
MoLOPs, Perçus.
2. Mandibules très-fortes , nota-
blement avancées au-delà du labre.
(Abdomen pédicule.)
Genres Céphalote ( Broscus ,
Vsinz.), Stomis.
b. Pieds faibles , à cuisses oblon-
gues.Corseleldans toute son étendue,
plus étroit que l'abdoinen. Longueur
du troisième article des antennes tri-
194 CAR
pie ou presque triple de celle du pré-
cèdent. ( Les antennes menues et li-
néaires.)
Genre Sphodre.
** Crochets des tarses dentelés en
dessous.
Genres L^mosthéne , Calathe ,
Tapiirie {Syiiuchus, Gyll.).
B. Pieds ordinairement grêles j ar-
ticles dilatés des tarses antérieurs des
mâles, le premier au plus excepté,
presque carrés ou orbiculaires , et
Composant ensemble une sorte de pa-
lette, garnis inferieurement dans pi u-
sieursd'une biosseserrée et sans vide.
Corselet souvent plus étroit dans
toute sa longueur que l'abdomen.
Dans les uns , les poils ou papilles
du dessous des articles dilatés des tar-
ses antérieurs des mâles sont disposés
par séries longitudinales , ne formant
point de brosse serrée et sans vide ;
les palpes extérieurs sont toujours fi-
liformes , avec le dernier article ordi-
nairement presque ovalaire.Le corse-
let est toujours orbiculaire ou en for-
me de cône tronqué.
Genres Dolique, Platine, Anco-
MÈNE, Agone.
Dans les autres , le dessous des ar-
ticles dilatés des tarses antérieurs des
mâles est garni d'une brosse très-ser-
rée et sans vide.
Genres Caeltste , Epomis, Dinode ,
Cul^nie, Oode.
II. Mandibules le plus souvent très-
obtuses , ou tronquées et échancrées à
leur extrémité. Bord antérieur de la
tête servant de base au labre élevé, et
arqu^en manière de ceintre. Point de
dents au milieu du bord supérieur du
menton ou dans son écliancrure. (La-
bre toujours fortement échancré ou
bilobé.)
Ici les articles dilatés des tarses
antérieurs des mâles forment réel-
lement une sorte de palette.
Tantôt les mandiblules sont termi-
nées en pointe.
Genre Remee.
CAR
Tantôt, elles sont très-obtuses et
échancréesou tronquées obliquemerit
à leur extrémité.
Genres Hicml.'ë., Isicine, Badister.
ff Languette de plusieurs très-
courte et n'atteignant pas l'extrémité
supérieure du premier article de ses
palpes : un étranglement ou une dé-
pression brusqneàla partie postérieu-
re et supérieure de la tête , unmédia-
tement derrière les yeux.
Genres Patrobe, Microcéphaee ,
Pélécie , Panacée , Loricère.
IV SECTION. — Les Abdominaux,
Abdominales. Palpes extérieurs non
subulésouenalène. Pointd'échancru-
re au côté interne desjambes antérieu-
res, ou cette échancrure ne formant ,
lorsqu'elle existe,qu'un canal oblique,
linéaire, n'avançant point sur la face
antérieure de la jambe. Elytres en-
tières ou simplement sinuées à leur
extrémité postérieure. Dernier article
des palpes extérieurs ordinairement
dilaté , soit en forme de triangle ou
de hache , soit eu foimede cône ren-
versé et plus ou moins oblong. (Yeux
saillans. Abdomen très-grand relati-
vement au prothorax.)
Coté interne des mandibules entiè-
rement ou presque entièrement denté
dans toute sa longueur. ( Labrç tou-
jours trcs-bilobé. Dernier article des
palpes extérieurs toujours très-grand ;
celui des labiaux en forme de hache
ou de cuiller. )
Genres Pambore, CYCHRrs , Sca-
PHINOTE.
Mandibules sans dents notables, ou
dentées seulement vers leur basé.
-j- Tous les tarses semblables dans
les deux sexes.
Genres TrrrELs , Procère.
If Tarses antérieurs dilatés dans
les mâles.
I. Bord antérieur du labre à trois
ou deux lobes.
Genres Procruste ,Carabe , Ca-
x,osoaiE.
II. Labre entier. *
CAR
A. Dernier article des palpes Ibr-
mant un cône renversé. Anlennes
•igrcles et allongées.
Genres Leistus , Nebrie , Omo-
PHUON.
B. Dernier article des palpes exté-
rieurs presque cylindrique ou ovalai»-
re. Antennes assez épaisses et courtes.
Genres Bletiuse , Pélopuile ,
Elai'iire, ]Notioi'jiii-e.
V section. — Les Subulïtalpes,
Siibiilipalpi. Palpes extérieurs subu-
lés ; lavant-dernier article grand,
renflé, turbiné ou en forme de tou-
pie; le dernier très-petit, aciculaire.
Les Insectes de cette section se rap-
prochent un peu , par \e faciès , des
Cicindélètcs; ils ont le côté interne
des deux jauibes antérieures échan-
cré; les clytres entières ou simple-
ment slnuées à leur extrémité posté-
rieure, les yeux sadlans , et le milieu
du bord supérieur de la languette
pointu; on les rencontre sur les Lords
des eaux ou dans les lieux liumides.
Genres Taopiiye, LopiiE, Leja, Pe-
BYI'UE , BeMBIDION , ÎNOTACHE , Ta-
CHYS.
Latreille ( B.èg. Anim. de Cuv. )
réunit ces différens genres établis sur
des caractères peu importans , à celui
de BEM3101ON.
f^. , pour les caractères qui leur
sont propres, chacun des genres men-
tionnés dans ce tableau. (aùd.)
GARABOD ou KARABOU. bot.
PHAX. Syn. brame de Karibepou. F".
ce mot. (b.)
GARACA. BOT. PHAN. Nom de
pays qui , dans Rumpli , désigne une
espèce de Dolic, Doiichos bulbosus,
L. (B.)
GARAGAL. mam. Espèce du genre
Gbat. F', ce mot. (b.)
CARACALLA. bot. piian. Nom
trivial, devenu scicntitlque, dune es-
pèce de Haricot, vulgairement nom-
mée Garacole. (b.)
* CARACAN. bot. phan. (Knox.)
CxVIV 195
Même chose que Kurrakkan. V. ce
mot. (b.)
CARA-GANIRAM. bot. piian.
Syn. de Justicia paniculata. Espèce
de Garmantine qui, à la côte de Mala-
bar , passe pour spécifique contre lu
morsure de certains Serpcns veni-
meux, (b.)
CARACARA. Po/rio/ws. ois. Genre
établi par Vieillot duns son ordre des
Accipitres, lamille des A'aulouricns,
et dans lequel il plaça des espèces ran-
gées par Guvier à la suite des Aigles
pêcheurs, et qui font partie de la
septième section des Faucons deXem-
minck. Le nom de Caracara est em-
prunté des Brésiliens qui , au rapport
de Marcgraaif , désignaient ainsi uii
Oiseau delà tailled'un Milan et qui est
grand ennemi des Poules. On trouve
aussi Caracara employé comme syno-
nyme d'Agami. (b.)
CARACAR.IY. ois. Syn. de Cara-
cara au Paraguay. /^.Faucon, (on.. z.)
CARACCA. ois. Espèce du genre
Faucon, Falco cristatus , Lath. La
Grande-Harpie selon Cuvier. (dr..z.)
C A R A C H E R. Carachera. bot.
phan. Forskalh avait donné ce nom
arabe au genre qu il avait formé
pour une Plante que Yahl a re-
connue être une espèce du genre
Lantana qu'il appelle Fibuinoïdes.
(B.)
CARACHUPA.MAM.(Frezier.)Nom
vulgaire au Pérou d'un Animal qu'on
reconnaît être une espèce de Sarigue.
(B.)
CARACK-NASSI.BOT. piian. (Bur-
manu.) Syn. de Pergularia glabra à
Java. /^. Pergulaire. (b.)
CARACO ou CHARACO. mam.
Espèce du genre Rat. F', ce mot. (b.)
*CARAC0L. moll. Nom vulgaire
et générique sous lequel on désigne
les Limaçons en espagnol. (b.)
CARACOL-SOLDADO. crust.
C'est-à-dire Soldat Limaçon. L'un
des noms vulgaires espagnols de Ber-
na rd-l'Ermlte. ^. Pagure, (b.)
196 CAR
CARACOLT ou CARACOLY. min.
Alliage métallique peu connu en Eu-
1 ope , et que forment , selon certains
•voyageurs, les sauvages de l'Amé-
rique avec le Cuivre, l'Argent et l'Or
dont il a la couleur , ou avec de l'Ar-
gent et de l'Etain. (LUC.)
CARACOLLE. moll. Pour Caro-
coUe. V. ce mot. (b.)
CARACOLLE. bot. phan. Nom
vulgaire d'un Haricot, Fhaseolus Ca-
racalta , L. , remarquable par ses
fleurs contournées en Limaçon et
d'une odeur suave. . (b.)
CARACOLY. MIN. r. Caracoli.
CARACURA. OIS. (Ruysch.) Oi^
seau du Brésil dont la description est
encore trop douteuse pour assigner à
celte espèce une place dans la mé-
thode. (DR..Z.)
CARAF. BOT. PHAN. Syn. arabe
d'Arroclie. /^". ce mot. (b.)
CARAFUL. BOT. PHAN. r. Cala-
fUR.
CARAGAN. Caragana. bot. phan.
Les Arbres et Arbrisseaux qui com-
posent le genre Robinia de Linné se
séparent naturellement en deux sec-
tions. Dans la première, on observe
un calice entier ou découpé en cinq
lobes peu profonds , un stigmate an-
térieurement velu , des gousses com-
primées ainsi que les gi'aines , et des
feuilles ailées, terminées par une im-
paire. Dans la seconde, le calice est
à cinq dents , la gousse cylindrique ,
les graines sont globuleuses , et le pé-
tiole , au lieu de porter une foliole
impaire à son extrémité , se prolonge
on pointe ou en épine. Cette section
foiuie le geni-e Caragana àe Lamarck,
auquel se rapporte le Robinia Cara-
gana , L. , qui lui a donné son nom ,
Arbrisseau de Sibérie, à pédoncules
unitlores fascicules , ainsi que ses
feuilles composées de cinq paires de
folioles environ. — Le/?. Caludendron,
originaire du même pays , à pédon-
cules Iridores , à feuilles composées
de deux ou trois paires de folioles ar-
gentées. — Les R. jubata, tragacan-
thoides, Altagana, sjjinosa.friitescens,
CAR
pygmœa, qui croissent également en
Sibérie et ont été déciites et figurées
par Pallas { Not^. Act. petrop., t- 6, 7,
42 , 45 , 44 et 45). — Le R. martici-
îiensis dont la gousse très-étroite se
termine par un style en forme de
vrille ( F". Lamarck , Illuslr. t. 606 ,
fig. 2). — Le R. Jlorida à grandes
fleurs couleur de pourpre et fascicu-
lées (/"-". Valh , Symb. t. 70), et le R.
poijantha, espèce très-voisine , toutes
deux originaires d'Amérigue. — Le
R. Chamlagu dont les feuilles n'ont
que deux paires de folioles glabres ,
dont le pétiole et les stipules sont épi-
neux, les fleurs grandes et jaunes,
portées sur des pédoncules simples,
et le R.Jlava à tige inerme , à feuilles
composées de huit paires de folioles ,
à fleurs blanches , à racines jaunes et
amères. Le premier habite la Chine ,
le second la Cochinchine. V. Lamk.
Illuslr. t. 607. (a. d. ï.)
CARAGATE. bot. phan. Nom vul-
gaire du genre Tillandsia. T^. Til-
LANDSIE. (A.R.)
CARAGNE. MAM. Pour Carague.
V. ce mot. (B.)
CARAGNE. Caranna. bot. phan.
Vulgairement Gomme-Caragne. Subs-
tance gommo-résineuse qui provient
d'un Arbre indéterminé du Mexique,
et qu'on employait autrefois dans la
médecine où l'on n'en fait plus usage.
(B.)
*C ARAGUAT Aet C ARAGUATE.
bot. PHAN. Même chose que Caragale.
P\ ce mot et Tillandsie. (b.)
CARAGUE. MAM. (Laët.)Syn. de
Sarigue. V. ÛIDELPHE. (b.)
CARAH. ois. Nom d'une espèce
peu connue de Faucon au Bengale.
(DB..Z.)
CARAHSL bot. phan. Syn. indou
de Galedupa. /^. ce mot. (p.)
CARAICHE ou CAREICHE.
BOT. PHAN. Syn. de Carex. T^. Lai-
CHE. (b.)
* CARAI-CODI. BOT. PHAN. Es-
pèce de Bryone indéterminée de la côte
de Coromandel. (b.)
CAR
GARATNAL. ois. Syn. maltais du
Guêpier commun , Merops Apidsler,
L. /^. Gut'picr. (DR..Z.)
CARAIPÉ. Caraipa. MOT. phan. Ce
genre, établi par Aublet dans les
rli.ntes de laGuiane , nous paraît fort
diflicilo à bien classer dans une des
familles natarellcs de Plantes déjà
connues. Yoici les caractères qui le
distinguent : ses fleurs constituent
des grappes rameuses, axillaires ou
terminales; leur calice est petit, à
cinq divisions très-profondes; la co-
rolle se compose de cinq pétales ré-
guliers étalés , beaucoup plus grands
que le calice, insérés au-dessous du
pistil; les étamines sont eu très-grand
nombre ; leurs filamens sont grêles ,
capillaires , hypogynes ; leurs anthè-
res sont bilocuîaires; le pistil estlibrc
et se compose d'un ovaire globuleux
à trois angles obtus, à trois loges con-
tenant chacune un seul ovule; le
style est allongé et se termine par un
stigmate trilobé. Le fruit est une cap-
sule presque pyramidale à trois an-
gles se terminant en pomtc à son
sommet; elle est à trois loges qui s'ou-
vrent en trois valves , dont les bords
sont appliqués sur les cloisons qui
fornvent une sorte de colonne à trois
angles et comme à trois ailes.
Ce genre se compose d'un petit
nombre d'Arbres d'une taille mé-
diocre , dont les feuilles sont alternes,
entières , portées sur de courts pé-
tioles ; il a quelques rapports avec le
genre Vateria. (a. r.)
CARAK. OIS. Syn. de Troglodyte ,
Motacilla Troglodytes , L. dans le
nord de l'Europe. F". Sylvie. (dr..z.)
* CARAKIDIA. POIS. Syn. de Sciœ-
na Umbra chez les Grecs moLlcrnes.
P^. Sci.INE. (B.)
CARAK-^'ASSI-FOELA-AROS.
BOT. PHAX. Nom malais du Rondele-
tia aslaùca. V. Rondeletie. (b.)
CARALINE. BOT. «iPHan. Nom de
pays AwKanunculus glacialis. Espèce
deRenoncule tpii croît au boid des
glaciers. (b.)
CAR 197
CARALOU. BOT. PHAN. Pour Ca-
lalou. iT. ce mot. (b.)
CARA-MAINDYN. bot. phan. Syn.
de Melastoma aspera à Madagascar,
appelé Caduc-duc à Java. (b.)
CARAIMARO ou CARAMARRO.
BOT. PHAN". Même chose que Cama-
ron en quelques cantons du Portugal,
(B.)
CARAMASSON. rois. L'un des
noms vulgaires du Cottus Scorpio
vers l'embouchure de la Seine. J'^
CoTTE. (b.)
CARAMBA. BOT. phan. Pour Ci-
rambu. F', ce mot. ' (b.)
CARx\MBASSE. bot. phan. Rose
dit que c'est une espèce de Millet, (b.)
CARAMBOLE, bot. phan. Fruit
de VAuerrhoa Carambola. V. Caram-
bolicr. (b.;
CARÀMBOLIER. Averrhoa. bot.
PHAN. Genre placé par Jiissieu à la
suite desTéréblnthacées, mais qui ap-
partient aux Rhamnées , suivant Cor-
rea. Son calice est profondément dé-
coupé en cinq parties, avec lesquelles
alternent cinq pétales plus longs,
comme onguiculés et dont le limbe se
réÛéchit après la floraison ; les filets
sont réunis inférieurement en un an-
neau , cinq extérieurs plus courts,
cinq intérieurs alternant avec les pre-
miers et allongés , tous inférieure-
ment élargis; l anthère, fixée à leur
sommet par le milieu de son dos,
est ainsi oscillante et introrse;
elle a deux loges qui s'ouvrent par
une suture longitudinale ; l'ovaire
libre est à cinq côtes séparées par au-
tant d'enfoncemens, surmonté de cinq
styles et de cinq stigmates, et pré-
sente intérieurement cinq loges , dont
chacune contient autant de graines
pendantes à son angle intérieur; le
fruit, à la base duquel persiste le ca-
lice , est une baie allongée, marquée
de cinq angles saillans , qui corres-
pondent à autant de loges tapissées
par une membrane propre. On trouve
dans chacune de deux a cinq graines,
dontl'embry on, dressé au milieu d'un
périsperme charuu, oflfre une radi-
p. 72
On
198 CAR CAR
cule courte et des cotylëdons com- graaff.)î*almier indéterminé du Brésil^
primés. ( T^. Ann. du Mus. , ï. vin , qui paraît appartenir au genre Co-
ryplia. (b-)
CARA-NASCr. BOT. piian. Noni
qui paraît devoir être générique à
Amboine , oii , avec l'ëpilhèle de
grand , il désigne le Ruellia antipo-
da; avec celle de petit, le Capraria
Crustacea; avec celle d'Arbre à feuil-
les éi\o\.les,V OldcnlancUa repens. (b.)
CARANCHO ou CARANCRO.
t. 35.)
connaît deux espèces de ce
genre. Ce sont des Arbustes de Plnde
dont les feuilles sont composées de
folioles alternes, les fleurs dispo-
sées en panicides à Paisse le de ces
feuilles , à l'extrémité des l'ameaux ou
sur le tronc même, les fruits contenant
une pulpe acide. Dans le Bilimbi ,
Averihoa Bilimbi , L. , les dix filets
f)ortent des anthères, les angles du
ruit sont arrondis. Dans \ Aveirhoa
Carambola , L. , quia donné au genre
son nom fiançais, les cinq filets ex-
térieurs sont stériles; le fruit plus
grand a des anglesaigus, et les grai-
nes sont à demi enveloppées dans un
arille charnu ( Cavanilles , Disscr.
tab. 219 et 220, et Ijnnik. Illust.
tab. 58fi). La Plante décrite par Linné
sous le nom ^ Averrlioa acida a été
rapportée au genre Cicca. T^. ce mot.
(a. d. j.)
CARAMBU. BOT. PHAN. (Rhéede,
Malab. T. it, tab. 49.] L'une des
Plantes à laquelle les Indous appli-
quent le nom de Bula-Vanga, et qui
paraît être le Jussiœa caryophylluï-
des , Laink. (»•)
CARAMILLO. bot. phan. L'un
des noms espagnols du Salsola Kali,
L. r. Soude. (b.)
* CARAMOT ET CARAMOTE.
CBUST. Noms vulgaires cités par Ron-
delet {de Fiscihus, lib. i8, p. 547 et
549) et sous lesquels on désignait de
son temps deux Crustacés mai ius as-
sez diflerens. Le premier de ces noms
semble appartenir à l'espèce du genre
Alphée que Risso (Hist. des Crust. de
Nicej p. 90) nomme A- Caramo/e;
l'autre est rapportée par La treille
(Règne Anim. de Cuv. , T. 3 , p. 56)
au genre Pcnée. (aud.)
CARAMUJO. MOLL. Syn. espa-
gnol de INérite. iT. ce mot. (F.)
CARANA ET CARAPSOT. bot.
PHAN. La Canneberge chez les Tar-
taresOstlacks. (b-)
C.\RA]SA-IBA. BOT. riiAK. (Marc-
OTS. Syn. du Caracara dans l'Amé-
rique méridionale. F". Faucon. On
prétend que le second de ces noms
s'applique encore au Vautour Urubu,
ainsi qu'au Catharte Aura. On Ta
quelquefois écrit Carancros. (dr..z.)
*CARA]NDAS. bot. pnAN.(Garcias,
C. Baulîin et Rumph.)Syn. de Calac.
/". ce mot et Carissa. C'est le nom
propre de Pespèce qui sert de type à ce
genre. • (b.)
CARANDIER. Caranda. boT;
piiAN. Le fruit que Gaertner a décrit
et figuré sous le nom de Caranda pe-
dunculata (T. 11 , p. 7 , t. 83 ) appar-
tient à un Palmier, originaire de Gey-*
lan , dont on ne connaît point encore
la fleur, nilesorganesdela végétation.
Gaertner le décrit comme étant formé
f)ar un , deux , ou trois ovaires pédoncu-
és,parlantdufondd'un calice coriace,
ovoïdes, terminés en pointe, compo-
sés d'un péricarpe mince , lisse , uni
avec le tégument propre de la graine.
Celle-ci est en grande partie compo-
sée d'un cndosperme cartilagineux y
de même forme que le fruit, creusée à
son centre d'une petite cavité oblon-
gue et contenant l'embryon dans une
petite fossette latérale. Cet embryon
est conique, sa radicule est toiîrnée du
côté extérieur. (a. b.)
CARANGA. bot. phan. (Vahl.)
pour Curanga. V. ce mot. (b.)
* CARANGOLAM. bot. piian. V.
Cara Angolam.
CARANG-]^ÈDE. polyp. Ce nom
malais désigne, selon Desmarest , le
Millepore, vulgairement appelé Man-
chettes de Neptune. (lam.,X.)
CAR
CARANGUE. pois. Espèce du sous-
genre Caranx./^. ce mot. (B.)
* CARAÎNGUEIRO. crust. Même
chose que Cangrejo. V. ce mot. (b.)
*CARANINA. BOT. phan. Même
chose que Caiagnc. /^". ce mot. (b.)
CAR A-NOS [. BOT. PHAN.Syn. ma-
labare de P'itc.x trifolia. /'. ViTKX.
(B.)
CARANOïSCriI. BOT. piiAN. S^n.
mahiisde Jusiicia Gendarussa, espèce
dcCarmanliue. (b.)
* CARANTO. OTS. Syn. italien du
Verdier, Loxia Ckloiis, L. J^. Gnos-
B£C. (DR..Z.)
CARANX. POIS. Genre indiqué
d'abord par Commerson , formé par
Laccpè.ie aux dépens des Scombres
de Linné, et que Cuvier n'adopte
que comme sous-genre parmi ces mê-
mes Scombres. /^. ce mot. (u.)
C.\^K'SXO'S\0\\E.Caranxomorus.
POIS. Genre formé par Lacépède en
démembrement des Scombres, mais
qui n'a pas été adopté par Cuvier.
Les espèces dont il était couiposé peu-
vent être réparties dans pUnieurs au-
tres, tels que Coryphènc, Centronote
et Cicble : ce qui prouve qu'il était
peu naturel. /^. tous ces mots, (b.)
CARANZIA. bot. phan. Syn. ita-
lien de Momordlca Balsamina, L. /^.
MoMORDIQUE. (b.)
CARAPA.BOT. phan. Genre placé
à la suite de la famille des Méllacées,
dont il se rapproche en effet par plu-
sieurs caractères, quoiqu'il s'en éloi-
gne par plusieurs autres. 11 a été établi
par Aublet, daprès un Arbic de la
Guiane, puis reproduit par Kœnig et
en même temps mieux caractérisé
dans la description d'un Arbre des
Moluques qu'il appelle Xylocaijyus,
le même que Rumph nommait Gra-
natum [Hort. Amb. T. m. t. 61 .) Son
calice est à quatre lobes coriaces, ainsi
que les pétales qui sont en même nom-
bre, étalés et attachés sous l'ovaire.
Intérieurement et vers le même point
s'insère un tube qui présente supé-
rieurement huit découpures échan-
GAR 199
crées, contre lesquelles sont appli-
quées au dedans huit anthères. L'o-
vaire libre est surmonté d'un style
épais que termine un stigmate tron-
qué, large, percé dans son milieu, et
entouré i\\\\\ rebord sillonné. JjC
fruit est giand et globuleux. Son pé-
ricarpe ligneux à l'intérieur, coriace
extérieurement et maïqué de quatre
ou cinq sillons, se sépare en autant
de valves, et renferme une loge uni-
3 ue, peut-être parsuitcd'avortement,
ans laquelle plusieurs noyaux de
forme anguleuse, de consistance su-
béro-ligneuse se touchent par leurs
facettes en se groupant diversement.
Ils contiennent une graine dépourvue
de périspenne.
Les deux espèces dont nous avons
déjà parlé sont des Arbres à feuilles
alternes et pinnécs sans impaire , à
tleurs disposées en grappes axillaires,
polygames par a vertement. Dans celui
des Moluques, les feuilles n'ont en
général que trois paires de folioles
ovales-aiguës ; les fruits sont gros
comme la tête d'un enfant nouveau-
né. Ils sont plus petits, les folioles
sontlancéoléesct beaucoup plus nom-
breuses dans l'Arbre de la Guiane ,
dont l'amande fournit, à l'aide de la
chaleur ou de la pression, une huile
épaisse et ainère, employée à divers
usages domestiques et précieuseparla
propriété qu'elle a d'écarter les Insec-
tes, y. Lamk, lllustr. t. ooi, et Au-
blet, Suppl. t. 587. (a.d.j.)
L'écorce de Carapa est employée
avec succès par les Indiens comme
fébrifuge. Elle est d'un brun jaunâtre,
recouverte d'un épiderme gris et ru-
gueux. Sa saveur fortement amère se
rapproche de celle du Qidnquina gris.
L'examen chimique de cette écorce ,
fil it par Robinet, a encore démon-
tré la plus grande analogie entre
elle, et le Quinquina. Ce chimiste y
reconnut la présence : 1° d'une ma-
tière alcaline qui a beaucoup de res-
semblance avec la Quinine ; 20 d'un
acidedelanaturedu kinique; 5" d'une
matière rouge soluble ; 4° d'une ma-
tière rouge, insoluble, analogue au
rouge-cinchonique de Pelletier; 5"
800 CAR
d'une matière grasse verie ; 60 d'un
sel à base calcaire qui pourrait bien
être un Kinate. Le Carapa fournit as-
sez abondammentune huilcou graisse
Végétale, dont la très-grande amer-
tume est (lue, selon Bouiiay, à la pre^
sencede la même matière alcaline que
l'on trouve dans l'ccorce des Cinclio-
na. ' (DR..Z.)
CARAPACE. Testa. Kept. chel.
Partie supérieure de l'enveloppe des
Tortues, le plus souvent osseuse et
disposée en voûte résistante. F". Ché-
XONIENS. • (b.)
C ARAFAT ET K ARAFAT, bot.
phaN. Syn. de Ricin , d'oii vient
qu'on donne quelquefois ces noms à
riu'.ile qu'on retire des graines des
Plantes de ce genre. (b.)
CARAPATINE. pois. foss. r.
Glossopètke.
CARAFE. Carapus. rois. Sous-^
genre de Gymnote. V. ce mot. (b.)
* CARAFE. OIS. (Azara.)Syn. du
Tinamou nain , Tinamus nanus ,
Temm. y. Tinamoit. (dr..z.)
CARAFICHE. Carapichea. bot.
PiiAN. Le genre Carapichea d'Aublet
fait partie de la famille naturelle des
Rubiacées et de la FcntandrieMono-
gynie, L. Une seule espèce le compo-
se , c'est le Carapic/iea guianensis
(Aubl.jGuian.i. p. 168. t. 64). Arbris-
seau à feuilles opposées, très-grandes,
entières, ovales, allongées, acuminées
à leur sommet, ayant une grande sli-
pule entre chaque paire de feuilles.
Les tleurs sont petites , réunies eu
tête sur une sorte de réceptacle. Cha-
que capitule qui est axlUaire et pédon-
culéeslenvironné à sa baseparun in-
volucre formé ordinairement de qua-
tre folioles disposées en croix, et dont
les deux plus extérieures sont plus
longues. Les fleurs ont chaounc^une
corolle courte, moiiopétale, régulière,
infundibubforme,à cinq divisions, et
cinq étamines saillantes. Aublet leur
donne pour fruit une capsule angu-
leuse à deux loges monospermes ,
s'ouvranten deux valves. Nous avons,
au contraire, trouvé sur des échantil-
CAR
Ions recueillis à la Guiane par feU
mon père, que le fruit est un petitNu-*
culaire contenant deux noyaux carti-
lagineux, marqués d'un sillon Ion-'
gitudinal sur leur face interne qui est
plane.
Ces difFérens caractères rappellent,
comme il est facile de le voir, le genre
Cep hœ lis de Swartz ou Tapogomœa
d'Aublet. Il n'en diffère que par les
étamines saillantes, ce qui ne peut
constituer un caractère générique. Le
Schtaderaligulaiis décrit et figurépar
Rudge, t. 45,nousparaîtètr« la même
Plante que le Carapichea d'Aublet.
rA.Ti.)
CARA-PICOR. BOT. PHAN. Même
chose que Caa-Fomanga. T^. ce mot.
(B.)
* CARAFO. POIS. Et non Carappo.
Espèce de Gymnote du sous -genre
Carapc. F". Gymnote. (b.J
* CARAFOFEBA. eept. saur.
(Marcgraaff.)Petit Lézard indéterminé
du Brésil qu'on dit venimeux, brun,
avec des taches blanches sur la queue,
ayant cinq doigts aux pieds de de-
vant et quatre à ceux de derrière, (b.)
CARAFOUCHA. bot. piian.
(Feuillée.) Syn. de Brvmus cathare
tiens, Graminée du Pérou , dent la
graine , même en décoction, cause le
vertige et le délire. (b.)
CARAPPO. pois. P'. Carapo.
CARAPU. bot. PHAN. Syn. de
Smilax indica, que les Indous ap-
pellent Kaii-Vitandi. (b.)
CARA-PTJLLI. bot. phan. Syn.
indou de Jussiœa villosa, qui est le
Cattu Carambu de la côte de Mala-
bar, (b.)
CARAPULLO. BOT. phan. (Fre-
zier.) Même chose que Carapoucha.
V. ce mot. (b.)
CARARA. ois. Syn. d'Anlfingà,
PlotusJnhinga, L. dans l'Amérique
méridionale. /^'. Aniiinga. (dr..z.)
CARARA. BOT. PHAN. La Fiante
désignée sous ce nom en Toscane ,
d'après Cœsalpin, ne paraît pas être
CAR
le Cresson alenois ou la Passerage ,
comme on l'a pensé ; mais le Cochlea-
riaCoroFiopiis, devenu le genre Coro-
Ropiis de De Candolle, auquel Mcdi-
cus, qui l'avait aussilormc, avait don-
ué le nom de Carara. (u.)
CARA-RAYADA. mam. C'est-à-
dire face rayée. Nom donné par 1rs
Espagnols de l'Amérique méridionale
au Sapajou, appelé par Uumboldt
Simia trivirgata. (b.)
CARARU. BOT. piiAN. (Pison.j
îNoin brasilicn, doii peut-être Cala-
lou, de V Ajnarantlius viridls, qu'on
mange en guise d'Epinards. (b.)
CARASCA. BOT. PiiAN. Nom espa-
gnol du Quercus coccifeiv.,A' ow. le nom
de Garascal qui est quelquefois don-
né à des espaces de terrains déserts
que couvrent les buissons formés par
cette petite espèce de Chêne. (k.)
CARA-SCHULI et CARASCUL-
LI. bot. piiaX. Syn. de Barreliera
buxifulia, à la côte de Malabar. V.
Barkelière. (b.)
CARASSIN. POIS. Espèce de Cy-
prin du sous-genre Carpe, Cjpj'inus
Carassius. f". Cyprin. On appelle
aussi Carassix de mer le J^aôrus ru~
pestris qui est un Crénilabre de Cu-
vier. J'. ce mot. (b.)
CARASSUDO. bot. piian. L'un
des noms vulgaires du Centaurea col-
li/ia, L. dans le midi de la France.
CARATAS et CARATHAS. bot.
PHAX. f. KaRATAS.
CARATÉ. BOT. PHAN. Pour Ca-
rati. V. ce mot. (a. r.)
CARATHILLUT. bot. phan. (Su-
rian.) Syn. cara'ibede j^/aZ/j/^/t/a coc-
cifera. r. Malpighie. (b.)
CARATI. BOT. PHAN. Nom indou
d'une espèce du genre Momordique,
Momordica Charanthia, L. (b.)
CARAU. OIS. (Azara.) Espèce du
^enre Couilan, décrite par Vieillot ,
sous le nom de Courliri-Carau. F".
COURLAN. (DR..Z.)
CAR BOi
ne peut reconnaître à qiiel genre ap-
partient ce Poisson dont la chair, quoi-
que molle, a une saveur agréable. Il
se pèche entre les rochers. (b.)
*CARAUZA ET CARAUZIA. bot.
PHAN. La Momordique commune en
quelques parties de l'Italie. (b.)
CARAVALA.BOT. pnAN.(Sloane.)
Plante parasite de la Jamaïque, qui
paraît être une ïillandsie. (b.)
CARAYATA-MIRI. bot. phan.
Orchidée de la Guiane, rapportée au
genre Sérapias par Aublet. (b.)
CARAVATTI. bot. phan. Et non
Caravati. Nom indou d'une espèce de
Ti^vner, Ficus Ampe/os. (b.)
* CARAVEA. BOT. PHAN. Syn. es-
pagnol de Carvi. /^. ce mot. (e.)
CARxVVEELA. bot. phan. r. Ca-
PA-VEELA.
* CARAVELLE, mole. L'un des
noms vulgaires du Physalis pelagica ,
Lamk., qui était le Médusa Caravella
de Gmelin. • (b.)
CARAWAY. BOT. PHAN. Syn. an-
glais de Carvi. F'- ce mot. (B.)
CARAXERON.bot.phan. (Sébast.
Vaillant.^ Syn. de Gomphrenie. F^.
ce mot. (b.)
CARAYA. MAM. (Azara.) Nom
qu'on donne, au Paraguay, à l'Ouari-
ne de BufFon , Simia Beelzebulh, L.
(B.)
CARBALLO. bot. phan. L'un des
noms espagnols du Chêne Roure. (b.)
* CARBASSUS. BOT. phan. Nom
d'une espèce de Lin qui, chez les an-
ciens, servait pour les plus beaux tis-
sus. Cependant on l'employait aussi
pour les voiles de navire. Le nom de
Carbé qu'on attribue au Chanvre dans
le midi de la France , ne paraît être
que la corruption de Carbassus. (b.)
CARBÉ. BOT. phan. f^. Carbas-
sus.
*CARAUNA.pois.{Marcgraaff.;On CARBENGA. bot. phan. Syn. de
2oa CAR
Zérumbet, espèce du genre Amortie,
dans l'île de Ternate. (b.)
CARBENI. BOT. PHAN. Pour Kar-
beni. V. ce mot. (b.)
CARBO. OIS. Ce nom spécifique,
employé par Linné, pour désigner le
Cormoran, estdevenu générique pour
les auteurs qui ont extrait cet Oiseau
du genre Pélican. /^. ce mot et Cor-
moran, (b.)
* CARBO. POIS. Nom vulgaire du
Sciœna Umbra dans les environs de
Venise. (b,)
CARBONAJO. POTS. C'est-à-dire
Charbonnier, même chose que Colin,
espèce du genre Gade. f^. ce mot.(B.)
CARBONAJO. BOT. crypt. Ce
nom désigne, dans Miclieli , divers
Champignons , soit Bolets, soit Aga-
rics , de couleur brune ou noire, dont '
plusieurs sont mangeables , mais qui
presque tous sontfort mal détermines.
(B.)
CARBONAL ou CARBOUILLE.
BOT. PHAN. Syn. de Caiie du Fro-
ment dans les dialectes méridionaux.
^ (B.)
CARBONATE, min. Résultat de
la combinaison de TAcide cai bonique
avec les bases salifiables. Les Carbo-
nates sont les composés salins que la
nature ofFre en tous lieux le plus a-
bondamment, et leur examen parti-
culier fait une partie essentielle de la
minéialogie.
Bournon a donné le nom de Car-
bonate DE Chaux dur à une va-
riété d'Arragonite. P^. Chaux , Ba-
ryte , Strontiane , Magnésie ,
Soude carbonatée , Nickel, plomb ,
CuiTRE et Fer carbonates. (dr..z.)
CARBONE. MIN. Substance re-
gardée jusqu'à ce jour comme élémen-
taire, et que les chimistes ne sont
point encore parvenus à obtenir dans
vm état de pureté absolue ; elle forme
l'un des corps le plus abondamment
répandus dans les trois règnes de la
nature , et son état soupçonné le plus
voisin de la pureté est le vitreux ,
constituant Je Diamant. Il est alors
CAR
solide, d'une dureté extrême , inodo-
re , insoluble , Inaltérable au feu de
fourneau le plus ardent. Cet état na-
turel du Carbone n'est pas celui que
l'on entend le plus communément
lorsque l'on parle de ce corps; on est
convenu , dans le langage chimique ,
de considérer le Carbone dans 1 état
oii il se trouve après la plupart des
opérations , c'est-à-dire sous forme
irrégulière , poreuse , de couleur noi-
re. Le Carbone , dans les matières
végétales et animales dont il est la ba-
se principale, se trouve combiné avec
beaucoup de corps auxquels il adhère
plus ou moins fortement; uni à l'oxy-
gène , il entre dans la composition
des terrains calcaires et de tous les
Carbonates terreux et métalliques ; il
forme presqu'à lui seul tc'us ces vas-
tes dépots souterrains connus sous le
nom de couches de Houille , les mines
de Bitume-, etc. Le Caibone a une ex-
tiême tendance pour l'Oxygène, et il
l'enlève à presque tous les corps qui
en contiennent , pour se convertir en
Oxyde de Cai bone ou en Acide carbo-
nique, selon que l'Oxygène est en
quantité pi us ou moins suffisante pour
saturer le Carbone ; ils unit aussi avec
(Quelques substances combustibles et
donne naissance à des composés par-
ticuliers , les Carbures. (dr. .z.)
CARBONNÉ. OIS. Syn. piémon-
tais diiMouchet , Moîacil/a modularis ,
L. p^. ACCENTEUR. (DR..Z.)
CARBONNIER. ois. Syn. vulgaire
du Gobe -Mouche gris, Muscicapa
Grisola, L. /^. Gobe-Mouche. (dr. .z.)
* CARBOD. MAM. Syn. d'Arni à
Sumatra. /^. Boeuf. (b.)
CARBOUILLE. bot. phan. r.
Carbonal.
CARBURES. MIN. Combinaisons
du Carbone avec les substances com-
bustibles et les Oxydes métalliques.
Le Graphite est probablement une
combinaison naturelle du Carbone
avec le Fer. (dr..z.)
CARC, CARCADDEN et KER-
CAR
tvODON. MAM. Sja. persans de Rhi-
nocéros, (lî.)
CAR ÇA. BOT. THAN. Qu'on pro-
nonce Zaïza. Syn. espagnol de lion-
ce. (a.h.)
CARCABf. OIS. Syn. picmontiiis
de 1 Engoulevent ordinaire , Capri-
mu/gus eurupœus , L. /^. Engoi lé-
Vent, L. (UR..Z }
CARCADET ft CARCAILLOT.
Dis. S\n. vulgairedela Caille , 7'e//ao
Cotuniix , L. T^^. Perdrix. (dr..z.)
CARCAJOU. MAM. Et non Car-
cajon. INoin par lequel on dési-
gne un Animal de l'Amérique sep-
tentrionale , qu'on dit être carnas-
sier et habiter des tanières. La-
honfan, qui le mentionna le premier,
le comparait au Blaireau. Une peau
bourrée qui parvint à Buffon comme
celle d'un Carcajou , fit soupçonner
ridcntilë des deux Animaux : cepen-
dant on supposait que celui du ÎS'ou-
veau - Monde appartenait au genre
Glouton. Le nom de Carcajou appli-
qué au Cougouar , espèce du genre
Chat, par d'autres voyageurs et par
Charlcvoix entre autres , acheva
d'augmenter la confusion qui régnait
dans l'histoire du Carcajou. Enfui
Frédéric Cuvier ayant reçu du Ca-
nada, sous ce nom,un véritable Blai-
reau , il ne reste plus de doutes à cet
égard, et le Carcajou n'est qu'unBlai-
reau du nouveau Continent, et peut-
être une variété peu distincte dans
l'espèce du Blaireau commun, (b.)
CARCA^'D ET CHxiRTIS. mam.
Syn. arabes de Rhinocéros. V. ce
mot. (b.)
CARCxiPULT. BOT. piiAX. Ce nom
désigne, dans l'Inde , un Arbre qui
produit de la Gomme gutte et qui pa-
raît être le Cambogie. f^. ce mot. (b.)
* CARCARTA. pois. On donne en
Sardaigne ce nom à une espèce de
Squale qu'on croit être le Requin,
appelé scientifiquement Carcharias.
(b.)
CARCARIODONTES. pois. foss.
CAR «©5
C'est-à-dire dents de Requins. Syn. de
Glossopètres. (b.)
* C ARCÉRUL AIRES (frtjitsVrot.
PHAN. Dans sa Momenclalurc carpo-
logique, Mirbel appelle ainsi le pre-
mier ordre des fruits gy mnocarpicns,
c'est-à-dire des fruits qui sont libres
et non enveloppés , et en quelque
sorte masqués par des organes étran-
gers. Cet ordre renferme tous les
fruits gvmnocarpiens, qui ne s ou-
vrent point naturellement à ré[ioque
de leur maturité et qui le* pi us sou-
vent sont secs. Mirbel y place des
fruits à une et à plusieurs" loges , con-
tenant une ou plusieurs graines; tan-
tôt ils proviennent d'un ovaire bbre ,
tantôt ils succèdent à un ovaiie ad-
hérent. Trois genres principaux com-
posent cet oidre, et INlirbel leur donne
les noms de Cjpsèle , de Cérion et de
Carcérule. Le premier de ces genres
avait été nommé Akène par le profes-
seur Richard , et ce nom a été généra-
lement adopte par tous les botanistes.
Le Cérion de Mirbel est la Cariopse
du professeur Richard. K. Akène et
Cariopse. (a. r.)
CARCÉRULE. Carcerula. -rot.
PHAN. C'est , ainsi que nous venons
de le dire dans l'article précédent, un
genre de fruits indéhiscens établi par
Mirbel , et qui nous paraît réunir des
fruits d'une organisation trop difie-
rente pour pouvoir demeurer dans uu
même genre et avoir une dénomina-
tion commune. En cfl'et , Mirbel ap^
Î)elle Carcérule tous les fruits indé-
liscens qui ne sont ni une Cypsèle ,
ni un Cérion. Ainsi on trouve dans ce
genre de véritables Akènes, comme
îe fruit des Polygonées et des Chéno-
podées; des Samares , tels que les
fruits deTOrme , du Frêne , du Com-
bretum , et enfin le fruit du Gienadier
auquel Desvaux a donné le nom de
Balauste. K. Fri'it'. (a. r.)
CARCHARHIN. Carcharinhus.
POIS. Blainville a établi ce genre dans
la famille des Sélaciens. Il rentre en
entier dans le sous-genre formé par
Cuvier sous le nom de Requins. /^.
Squale. (b.)
so4
CAR
CARCHARIAS. zool. Nom spexî-
fique appliqué au Requin, Poisson de
la famille des Squales , étendu à di-
vers Insectes , tels qu'une Saperde et
une Dorthésie. Le sous-genre des Re-
quins a été traité à ce mot dans le Dic-
tionnaire de Levrault. (b.)
* CARCHEDOINE. Carchedonius.
MIN. (Pline. )Probablement une variété
du Silex Agathe. Celle pierre venait
d'Afrique, du pays des Nasamones;
elle se trouvait aussi aux environs
de Thèbes en Egypte. On en faisait
des vases à boire. (b.)
* CARCHICHEC. bot. phan.
Nom turc d'une variété de la Prime-
vère ordinaire qui croît aux environs
de Constantinople , et dont Cornuti
a donné une figure. (b.)
CARCHOFA. BOT. phan. D'où
Carchofle, Carchouflier , Carchouft-
zier, Carciofi , Carcufii, etc. Noms
par lesquels les Provençaux et les
Languedociens désignent'l'Articbaut
et même diverses autres Cinarocépba-
les , telles que le Carduus crispus ,
L.,etc. (B.)
-CARCHOFELA. bot. phan. C'est-
à-dire petit Artichaut. Syn. proven-
çal de Joubarbe des toits. (b.)
CARCIN. Carcinus. crust. Genre
de l'ordre des Décapodes et de la fa-
mille des Bracbyures , fondé par
Leach(i>//m. Tians. Societ. ,T xi)
aux dépens des Crabes proprement
dits, et ayant même pour type le Cra-
be vulgaire de nos côtes , Cancer
llœnas des auteurs. Ce nouveau gen-
re , fondé sur des caractères très-peu
importans , ne nous paraît pas devoir
être distingue de celui des Crabes. P^.
ce mot. (aud.)
* CARCINETHRON. bot. phan.
(Pline.) Probablement \e Polygonum
aviculare , espèce de Renouée. P'. ce
mot. ^ (b.)
* CARCTNITE. Carcinites. crtist.
Dénomination appliquée ancienne-
ment à des espèces et des genres
très-diffcrens de Crustacés décapodes
CAR
de la famille des Bracbyures à l'état
fossile. (aud.)
CARCINITRON. bot. phan. (Dios-
coride.) Probablement le Sceau de Sa-
lomon. F . ce mot. (b.)
CARCmOIDES ou CANCRIFOR-
MES. Carcinoides. crust.. Famille de
l'ordre des Décapodes instituée par
Duméril, et quicorrespond à celle que
La treille a désignée sous le nom de
Cancérides , dans ses Considérations
générales sur l'ordre naturel des
Crustacés. Les genres qui la compo-
saient sont rangés maintenant (Règne
Anim. de Cuv. T. 3, p. ii) dans la
grande famille des Bracbyures. F^. ce
mot. (aud.)
CARCINOPODE. Carcinopodium.
CRUST. Dénomination assignée aux
pâtes des Crustacés , à l'état fossile.
(;AUD.)
CARCIOFFUS, CARCIOFI, CAR-
ClOFOLO, etc. BOT. phan. Syn. ita-
liens d'Artichaut , espèce du genre
Cinara. /^. ce mot. (b.)
* CARCOUADE. pois. On ne sait
rien de ce Poisson, sinon qu'il se
trouve en Guinée au pays d'Issini se-
lon La Chesnaye-des-Bois. (b.)
CARCUM. BOT. PHAN. Syn. hé-
breu de Safran. Caruma , en arabe , a
la même signification , d'oii est venu
probablement Curcuma des Indiens.
Amomée dont la racine de couleur
safranée s'emploie dans la teinture, (b.)
CARDAIRO. POIS. Syn. de Raya
Tiillonica, L., sur la côte de Nice. V.
Raie. (b.)
CARD ALINE, ois. Syn. provençal
du Chardonneret, Fringilla Cardue-
/is , L. F. Gros-Bec. (dr..z.)
CARDA.MANTICA. bot. phan.
(Dioscoride.) Syn. présumé de Passe-
rage, (b.)
CARDAMINDUM. bot. phan. Syn.
de Capucine. F. ce mot. (b.)
CARD A MINE. Cardamine. bot.
phan. Ce genre de la famille des Cru-
cifères et de la Tétradynamie sili-
queuse, L,. forme un groupe d'espèces
CAR
tellement naturel, que tous les auteurs
se sont accordés pour l'adopter tel
Îu'il fut propose par Tournclort et
linnë. Sculciiicnt R. Brown et De
Candollo en ont distrait, l'un le C.
niualis de Pallas , dont il a l'orme le
nouveau genre Macropodium , l'autre
le C. grœca, L., qui est aussi un gen-
re nouveau sous le nom de Pteroneu-
rum. Les Cardamines sont comprises
dans la tribu des Arabidées ou i'ieu-
rorhizécs siliqueuses que De CandoUe
a ëlablie dans sa nouvelle distribu-
tion des Crucifères ( Syst. Veg. iinw.
T. II ). Cet auteur donne pour carac-
tères au genre Cardamine : un calice
fermé ou fort peu ouvert , égal à sa
base; des pétales onguiculés à limbe
entier ; des étamines libres , sans ap-
pendices ; des siliqucs >cssiles , linéai-
res , comprimées , à valves sans ner-
vureset s'ouvrant élastiquemcnt ; des
semences ovées , sans bordures , uni-
sériées , et portées sur dos cordons
ombilicaux très-grèles , enfin des co-
tylédons accombans. — La plupart
cfcs Cardamines sont des Piaules her-
bacées , glabres, dont les fleurs sont
blanches ou roses , et les feuilles pé-
tiolées , lantûl simples et indivises,
tantôt lobées ou pinnées ; mais sou-
vent sur les mêmes individus on ob-
serve ces deux formes l'ondamenlales.
C est ce qui rend très-artificielle la
distribution que De Candolle a faite
des espèces de ce genre ; il a, en effet,
coordonné d'après la forme des feuil-
les les cinquante -cinq Cardamines
qu'il a décrites. En déduisant de ce
nombre onze espèces trop peu con-
nues, il en reste quarante-quatre bien
caractérisées , qui habitent en grande
partie l'hémisphère boréal. Cepen-
dant on doit remarquer que ce genre
est plus répandu sur la surface du
globe que les autres Crucifères , car
on en trouve au Japon, au cap de
Bonne-Espérance, à l'Ile-de-France ,
aux Terres australes, dans l'Améri-
que méridionale , etc. Aucune espèce
de ce genre ne mérite de fixer 1 atten-
tion sous le rapport de l'utilité ou de
l'agrément ; elfes participent à un
faible degré aux propriétés générales
CAR 2o5
des Crucifères , et leurs fleurs sans
odeur, sans éclat , ne peuvent être
comparées aux Giroflées, Lunaires et
autres Plantes de la même famille. Il
n'y a qu'une seule espèce qui pourrait
être estimée à cet égard, c'est le Canl.
pratensis , L. ; mais son abondance
dans les prés d'Europe empêchera
toujours delà rechercher. (g..n.)
* CARDAMÏNUM. bot. piian.
Première section établie par De Can-
dolle {Syst. Vcg. , 2, p. 188) dans son
genre ÎNasturtium, cl qui ue comprend
qiie le Cresson ordinaire. Mœnch en
a fait un nom générique pour la mê-
me Plante. (b.)
CARDAMOME, bot. phan. Du
mot indien CanLamon , passé chez les
Grecs , et de-là dans la langue bota-
nique. Espèce du genre Amome ,
Aînomum Cardaniornurn , L. On a
aussi donné quelquefois ce nom à l'A-
rnomuni racemocum. L'un et lautre
produisent une graine aromatique au-
trefois employée dans la pharmacie,
mais qui ne l'est guère plus que dans
les ragoûts asiatiques , la poudre de
Ciris , etc. Les anciens ouvrages et le
compilateur Bomare distinguaient le
grand , le petit , le moyen Cardamo-
me , le commun , le proprement dit,
etc. mais il est difficile de reconnaître
à quelles espèces ou variétés se rap-
portent positivement ces dénomina-
tions vicieuses. (b.)
CARDAMON. bot. phan. Ce nom
qui dans Dioscoride et chez d'anciens
botanistes désignait leCresson aleuois,
Lepidiurnsath>um,\j.,iié\.é adopté par
De Candolle {Syst. Veg., 2, p. 553)
pour désigner la quatrième section
qu'il a établie dans le genre Lepi-
dium , dans laquelle ne se trouvent
que deux espèces. (b.)
CARDAO. bot. phan. L'un des
noms donnés par les Européens du
Brésil au Cactus Tuna , L. J^. Nopai,.
(B.)
* CARDARIA. BOT. phan. Genre
établi par Desvaux (Journ. de bot. 3,
2()6
CAR
p. i65 ) aux dépens des Lepidlum de
Linné, et que De Candolle n'a point
adopté. Ce dernier ( Sjst. Veget. , 2 .
p. 528) l'a conservé seulement avec le
même nom , comme une simple sec-
tion du même genre , qui se trouve la
première et contient cinq espèces, (b.)
CIRDARINO , CARDELINE ,
CARDELLO, CARDELL1?^0. ois.
Syn. romain de Chardonneret, Friu-
s'dla Carduelis , L. F. Gros-Bec.
(DK..Z.)
CARDASSE. BOT. phan. Même
chose que Cardao. /^. ce mot. (li.)
CARDEL ET CHARDEL. bot.
PHAN. ( Camerarius. ) Le Sénevé en
Mauritanie. fDaléchamp.) La Moutar-
de chez les Arabes. . (G..N,)
GARDELA et CERRERA. bot.
CRYPT. Nom vulgaire d'une espèce
d'Agaric dans quelques cantons d'Ita-
lie. (AD.B.)
CARDELINE. OIS. /^.Cardarino.
CARDELLO , CARDENIO, CAR-
VELINO. ois. Syn. vulgaires de
Chardonneret, Fringilla Carduelis, L.
;^. Gros-Bec. (dr.z.)
GARDE LO. BOT. phan. Syn. de
Laitrou , Sonchus , en provençal, (b.)
* CARDEIN. BOT. PHAN. (Rauwolf.)
Sortes de gousses venues d'Egypte,
qu'on vend sur les marchés d'Alep
et qui paraissent être le fruit de quel-
que Mimeuse ou de quelque Casse, (b.)
* CARDENCHA. bot. phan. Syn.
espagnol de Dipsacus fullonum, L.
P'. Cardèbe. (b.)
CARDENIO. ois. r. Cardello.
* CARDEOLI. bot. crypt. D'an-
ciens botanistes ont donné ce nom à
une espèce de Champignon qui n'est
peut-être que Vjgaricus F.ryng'd , ou
le Pmnulusde Scopoli. (ab. b.)
CARDÈRE. Dipsacus, L. bot.
^HAN. Genre de la fa famille des Dip-
sacées et de la Tétrandrie Monogynie,
CAR
L. , reconnaissable aux caractères suU
vans . fleurs réunies en tête, le plus
souvent coniques , ceintes à leur base
d'un involucre polyphylle, et sépa-
rées par des paillettes longues et épi-
neuses ; chaque petite tleur a un dou^
ble calice entier sur les bords et per-f
sistant;sa corolle est tubuleu.se,à qua-
tre lobes pointus et un peu inégaux ;
ses étamines , au nombre de quati'e ,
sont saillantes , et son ovaire , qui est
adhérent , porte un style surmonté
d'un stigmate simple. Les Cardèrcs
sont de grandes herbes ayant le port
des Chardons. Leurs tiges sont angu-
leuses et leurs feuilles opposées. Elles
se rapprochent infiniment des Sca-
bieuses par les caractères , mais elles
en diffèrent absolument par l'aspect.
On n'en connaît que quatre espèces',
qui croissent toutes naturellement en
France. La plus commune , le Dipsa-
cus sjluesiris , se rencontre dans les
lieux incultes , le long des grandes
routes , oii l'eau du ciel est retenue
dans les aisselles de ses feuilles. F.
Abreuvoir. L'une de ces espèces
surtout est digne de fixer l'atten-
tion sous le rapport de ses usages
dans les manufactures d'étoffes de
laine. C'est celle qu'on nomme im-
proprement le Chardon à foulon ,
D. fullonum , L. , que l'on cultive
abondamment en Normandie , en Pi-
cardie, aux environs d'Aix-la-Cha^
pelle, etc., pour peigner et polir les
draps. Ses involucres réfléchis vers le
sol , et surtout ses paillettes florales
arquées, la distinguent suffisamment
delà précédente, avec laquelle Linné
et Lamarck l'avaient réunie. (g..n.)
CARDERINA. bot. phan. (Cœsal-
piu.) Syn. de Séneçon. (b.)
CARDES. BOT. phan. Nom que
l'on donne dans le jardinage , et plus
particulièrement dans la cuisine , aux
côles des feuilles dont on fait des
plats fort estimés. Ainsi l'on nomme
simplement Cardes les côtes d'une
espèce du genre Cinara , et Cardes
poirécs celles du Beta Cicla.F'. Bette.
CAR
CARDÈTO. BOT. PHAN. Syu. ita-
lien de Séneçon vulgaire. (b.)
CARDI. OIS. L'un des noms vul-
gaires cl uGliardonneretdaus quelques
parties des Pyrénées. (b.)
* CARDI. BOT. PHAN. Même chose
que Cardao. K. ce mot. (b.)
CAllDIACA. BOT. piiAN. Espèce
du genre Ltionure , Leonurus , L. ,
vulgairement nommée Agripaume.
Tournelort en avait lait un gcurequ'A-
danson n'a pas manqué d'adopter, et
que Mœnch a prétendu rétablir, (b.)
*CARDIACÉS. MOLL. Quatrième
famille des Acéphales testacésdans la
Méthode de Cuvier (Règ. Anim.T. ii,
p. 476), à laquelle il donne pour ca-
ractère d'avoir le manteau ouvert par-
devant, et avec deux ouvertures sc-
Farées , l'une pour les excréuiens ,
autre pour la respiration , lesquelles
se prolongent souvent en tubes, tan-
tôt unis, tantôt distincts; ils ont tous
un muscle Iransverse à chaque ex-
trémité, et un pied qui dans le plus
grand nombre sert à ramper.
Dans noire classification des La-
mellibranches {Tabl. Sjst. des An.
MolL), cette famille est devenue un
ordre divisé en sept familles, savoir :
les Camacés, Lamk.; les Bucaides, les
Cyclades; les Nymphacées, Lamk.;
les Vénus, les Lithophages, Lamk.;
les Mactracés, Lamk. f^. ces mots.
Dans le Système de Lamarck (An.
sans vert. T. vi, i*^^ part. p. 1), les
Cardiaccs forment aussi une famille à
laquelle il donne les caractères sui-
vans : dents cardinales irrcgulières ,
soit dans leur forme, soit dans leur si-
tuation, et en général accompagnées
d'une ou deux dents latérales. Il y
place les genres Bucarde, Isocarde,
Cardile, Cvpricarde et Hiatelle, dont
les trois derniers n'appartiennent point
à notre ordre des Cardiacés. (F.)
CARDIAQUE, bot. phan. Nom
frîîncisé du Leunurus Cardiaca , L.
/'. Cardiaca. (b.)
CARDILAGNO. pois. Svn. de Bé-
CAR
ao7
casse, espèce du genre Centrisqwe, à
Marseille. (b,)
GARDILAGO. rois. Syn. de Mole,
espèce du genre Tétrodon,;\ Marseille,
et peut-être aussi double emploi de
Gardilagno. (b.)
CARDILLO. BOT. riiAN. C'est-à-
dire petit Chardun. Ce nom est donné
vulgairement en Es|)agne,ou dans les
anciennes colonies espagnoles, à di-
verses Cinarocéphales des champs,
telles que des Carlines , des Laitrons
desCartliames,desKraméries,ctc.(B.)
CARDINA. OIS. Syn. catalan de
Chardonneret. (b.)
CARDINAL. zooL. Ce nom , com-
me celui de Capucin , de Moine et
autres figuratifs, dérives de quelque
ressemblance de formes, de couleurs
ou d'habitudes, a été donne à divers
Animaux d'ordres fort différcns. —
Voici l'indicallon des véritables noms
qui conviennent à ces diveis Cardi-
naux du règne animal :
Cardinal d'Amérique. Syn. de
Tangara Rouge-Cap, ïc/zo^^m Gula-
ris , L. f^. Tangara.
Cardinal du Canada. Syn. de
Tangara rouge et noir, Taiwgra ru-
bra ,L.P^. Tangara.
Cardinal DU Cap. Syn, de Gros-
Bec Orix , FringilLa Orix. V- Gros-
Bec.
Cardinal carlsonien. Syn. de
Bouvieull carlsonien , Pyrrhula Caii-
sonii. K. Bouvreuil.
Cardinal a collier. Variété
d'âge du Tangara rouge et noir, Ta-
nagra rubra. f^. Tangara.
Cardinal Commandeur, Syn. de
Troupiale Connnandeur,ic/e/ws phœ-
nlceus. F~. Troupiale.
Cardinal dominicain huppé. Syn.
de Paroare huppé, FringilLa cuculla-
ta. V. Gros-Bec
Cardinal huppé. Espèce du genre
Gros-Bec, Fringiila Cardinatis. f^.
Gros-Bec.
Cardinal du Mexique. Syn. de
Tangara rouge et noir, Tanagra ru-
bra. y. Tangara.
2o8 CAR
Cardinal koir et noroE huppé.
Sj'n. de Tisserin Malimbe , Ploceus
cristatvs. V. Tisserin.
Cardinal pourpré. Syn. de Tan-
gara pourpré ^ Tanagrajacapa^ L. V.
Tangara.
Cardinal de Sibérie. V. Bec-
Croisé.
Cardinal tacheté. Variété d'âge
de Tangara rouge et noir , Tanagra
ntbra. F'. Tangara.
Cardinal de Virginie. Variété
d'âge de Tangara rouge , Tanagra
œstiva. F". Tangara.
Cardinal du Volga. Syn. de
Bouvreuil érythrin , Pynhula ery~
thriiia. ^^. Bouvreuil. (dr..z.)
Parmi les Poissons , c'est une espè-
ce du genre Spare; parmi les Mollus-
ques , une espèce du genre Cône ; en-
fin , parmi les Insectes, un Papillon
du genre Argyne. K. ces mots, (c.)
CARDINALE. Pyrochroa. ins.
Dénomination que Geoffroy a Imposée
(Hist. des Ins. T. i, p. 358; à un nou-
veau genre de l'ordre des Coléoptères,
section des HétéromèreS,et qu'on a de-
puis convertie en celle de Pyrochre.
T^. ce mot. (aud.)
* CARDINALE, moll. Nom d'a-
mateur d'une espèce de Mitre , Mi-
tra Caidinalis , Lamk ; KoLuta Car-
dinalis, Gmelin. (R.)
CARDINALE, bot. phan. Espèce
du genre Lobélie, ^'". ce mot, et varié-
té de Pêche, (b.)
CARDINALES, moll. r. Dents.
CARDINE. pois. Variété oupeut-
êlre espèce de Sole des côtes de la
France septentrionale, particulière-
ment du département de l'Orne. F.
Pleuronecte. (b.)
CARDIOLITES. moll. ross. On a
quelquefois donné ce nom aux Bu-
tardes fossiles. (c.)
CAPxDIOSPERME. Cardiospe?--
murn. rot. phan. C'est un genre de
la famille naturelle des Sapindacées
et de rOctandrie ïrigynie , L. Ses
caractères consistent en un calice té-
CAR
trasépale , irrégulier , coloré cl per-
sistant, dont les deu.t sépales exté-
rieurs sont plus courts. Sa corolle se
compose de quatre pétales inégaux ,
onguiculés, munis d'une lame péta-
loïde sur leur lace interne. Les é la-
mines , au nombre de huit, sont in-
sérées au stlpp qui supporte l'ovaire.
On trouve entre ellas et les pétales
deux glandes quelquefois allongées et
filamentiformes, d'autres fois courtes
et arrondies. L'ovaire, qui est un peu
stipité , offre trois loges dans chacune
desquelles existe une seule graine. Le
style est court et se termine par trois
stigmates.
Le fruit est unecapsulevésiculeuse,
renflée , trilobée , à parois minces et à
trois loges monospermes , et s'ouvrant
par le milieu des cloisons en trois
valves. Les graines sont blanches,
globuleuses , recouvertes eu partie
par un arillc cordifonne. Les Car-
diospermes sont des Plantes herba-
cées , volubiles et grimpantes, à
feuilles alternes , blternées ou décom-
posées. Les tlcui-s foi'ment des espè-
ces de grappes rameuses et pédoncu-
lées , accompagnées à leur base de
deux vrilles souvent rameuses.
Linné n'a connu que deux espèces
de ce genre, savoir : le Cardiosp. Co-
?uidum , qui est annuel et croît dans
l'Inde , et le Cardiosp. Halicacahum ,
également annuel , dont les graines
servent à faire des colliers et des cha-
pelets. Sa racine, administrée en dé~
coction , est spécialement recomman-
dée dans les maladies de la ves:sie;
elle est, dans les Antilles, rangée au
nombre des médicamens llthonlrip-
tiques. Willdeno-vv en a ajouté une
troisième , originaire de Guinée, et
qu'il nomme Cardiosp. liir&uluiji-
Svvartz en décrit deux autres sous les
noms de Cardiosp. grandijlorum et de
Cardiosp. iironiliferum, qui croissent
à la Jamaïque. Enfin , on en trouve
six espèces nouvelles dans les Noua
Gênera de Humboldt,dont une,Ca;-
diospcrmum elegans est figurée, avec
beaucoup de détails , planche éSg de
ce magnifique ouvrage rédigé par
notre collaborateur Kunth. (a. h.)
CAR
GARUIOSPERMON. bot. phax.
Syn. de Souci des jardins ,tlans quel-
ques anciens ouvrages de Botanique.
CARDTSPERMUM. bot. phan.
(Trant.) Syn. de Cdlcndula hybruia,
L. Espèce du genre Souci. (u.)
CARDISSA. moll. Dénomina-
tion gcnerique cm;)run(ec à Klein
par Mcgerle de Mulhleld {Svst. des
Schall. ) pour les Coquilles bivalves ,
auxquelles Cuvicr a donné le noiii
dHcniic.Trdcs , aussi emprunté à
Klein. En effet, ce dernier auteur
[Ostrac.) appelle Ilemicardia le pre-
mier genre de sa classe des Diconcha
cordifonnis , c\. le divise en deux sec-
tions : la première j sous le nom de
Cardissa simplex , renferme les Hémi-
cardes de Cuvicr ; la seconde , sous
celui de Cardissa di/p/ex , comprend
le Cardiian uiicdo et les espèces ana-
logues. Le genre Cardissa de Megerle
a été appelé Hacardiii/n par Ocken ,
et il a transporté le nom de Cardissa
aux Coquilles appelées Vcnéricardes
par Lamarck. J^. Bic.vrde , Hiî.^ti-
CAT^DE et Yénéricarde. (r.)
C.vRDIÏE. Cardita. 310LI-. Genre
de Lamellibranche de la famille du
même nom et de l'ordre des Mytilla-
cccs, T'. ce mot, institué par Bru-
guière aux dépens des Cames de Lin-
né, et restreint par Lamarck qui en a
séparé les Isocardes et les Cypricardcs,
ainsi que par Daudinquieu a retiré
les Il^atelles. Ce genre ainsi limité ne
renferme plus que des Coquilles fort
analogues par leurs caractères géné-
riques. Il a cependant été de nouveau
subdivisé par Megerle eu deux genres
qui répondent aux deux sections
adoptées par Laniaick : le premier,
Caidile, a pour type la Cardita guI-
cata de Bruguière ( Chaîna anliqiia-
ta,h.)\ le second, sous le nom de
Glans , a pour type la Cardita ca/jcu-
lala (C/iama, h.). Ce dernier genre
n'a point été adopté. Adansona placé
les Cardites qu il connaissait parmi
ses Jambonneaux et ses Cames. Oc-
ken en a fait son genre Arcinclle. l^.
ce mot. Enfin Poli les a confondues
TO:\tE ITt.
CAR 009
avec les Anndontes et les Muleltes
sous un nom commun , appelant leur
Animal Liiuiœa et leur (J()(|uillc Lin-
nœoderma. L analogie des Animaux
qui a guidé Poli et qu'admet Cuvier
( Règn. An. T. 11 , p. 470 ) , est une
preuve de plus du peu de fondement
lies métliodes artificielles et de la né-
cessité oii l'on est , lorsqu'on les suit,
de rom|)re tous les rapports naturels ,
car Lamarck a dû , d'après les ana-
logies des Coquilles , placer les Cardi-
tesdans la famillcdes Cardiacées, plus
près des Bucardcs que des Vénéri-
cardesqui font partie, dans son svstè-
me, d'uneautre famille , quoique leur
Animal ne diffère pas sans doute de
celui des Cirdites , et qu'on ne puisse
en séparer leurs Coquilles. En suivant
au contraire les analogies des Ani-
inaux, nous avons réuni dans une
seule famille de l'ordre des Myîillacécs,
les Cardites, les Véuéricardcs et les
Cypricaides , tandis que les Bucardes
font partie de l'ordre des Cardiacées.
Les Animaux des Cardites offrent
cependant des difîérences qui , quoi-
que légères, suffisent, dans les Lamel-
hbranches, pour séparer les Cardiîes
des Anodontes et des Mulettes , tel-
les que la brièveté, la forme du pied,
les sillons dont il est pourvu; la for-
me et la brièveté des sypbons, etc. Po-
li a décrit et figuré les Anim.Tux des
Cardita sitkata et calyculata. C'est
donc à tort que le Dictionnaire des
Sciences médicales dit l'Animal de ce
genre inconnu. Quelques espèces s'at-
tachent, à ce qu'il paraît, aux corps
marins par un byssus. Les Cardites
sont toutes marines , elles ont un as-
pect particulier qui les fait aisément
reconnaître. Selon toutes les apparen-
ces , on devra réunir les trois genres
Cardile , Vénéncarde et Cypricarde.
La coquille des Cardites est libre,
régulière, équivalve, inéquilatérale ,
ovale, subcordiforme , transverse ou
longitudinale. Charnière à dents iné-
gales : l'une courte, droite, située
sous les crochets; l'autre oblique,
marginale , se prolongeant sous le
corselet, Lamk.
Voyez pour les espèces de ce genre?
j4
aïo CAR
parmi lesquelles il n'en existe aucune
de très-remarquable, Lamarck (An.
sans vert. , seconde édition) et Poli, et
pour les espèces fossiles , outre les ou-
vrages de Lainarck, ceux de Brocchi
et de Sowerby , ainsi que le Dict. des
Se. nat. , au mot Cardite. (f.)
CARDITES. MOLL. On a donné ce
nom aux Cœui's , ainsi qu'aux Bucar-
des fossiles. (F-)
CARDLIIN ou CARLIN, ois. Syn.
piémontais du Cliardonneret , F/in-
gilla Carduelis, L. P'. Gros-Bec.
(dr.,z.)
CARDO. BOT. PHAN. Syn. espagnol
de Chardon. Ce nom est étendu à
beaucoup de Plantes épineuses avec
diverses épithètes. (b.)
CARDON. BOT. PHAN. Nom vul-
gaire d'une espèce d'Artichaut , Ci-
nara Carduncellus. V. Cinara. Ce
nom a été étendu à d'autres Plantes ;
au rapport de lEcluse , il désignait
une espèce de Pitte ou Agave au
Mexique. Le Pouiretia de la Flore
liu Pérou , divers Cactes de l'Amér-i-
que méridionale , et VEuphorbia ca-
nariensis k Ténévii^e , selon Clavijo,
sont ainsi appelés par les Espagnols.
On appelle encore Cardon cabezudo,
le Mélocacte , et Cardon léchai ou
lechar, le Scolymc d'Espagne, (b.)
CARDONCELLE. Carduncellus.
BOT. PHAN. Genre de la famille des
Synanthérées , tribu des Cinarocépha-
les , Syngénésie Polygamie égale , L,
Adanson fut le premier qui le sépara de
celui desCarthames de Linné; Gaert-
ner le fil connaître ensuite sous le
nouveau nom A'Onobroma , et De
Caadolle , en lui restituant le nom
de Cardoncellc , a fixé de la manière
suivante les caractères qui lui sont
propres : involucre composé de fo-
lioles épineuses et imbriquées; fleu-
rons hermaphrodites ; filets des éta-
mines hérissés dans leur partie libre ;
réceptacle garni de paillettes divisées
en lanières soyeuses ; akènes couron-
nés d'une aigrette formée de poils
simples, roides et inégaux. Les deux
es|)èces dont ce genre se compose ,
CAR
étaient , comme nous l'avons dit , des
Carthames de Linné . De même que les
Plantes de ce dernier genre , ce sont
des Herbes épineuses, le plus souvent
acaulcs, ou quelquefois munies d'une
tige courte qui porte des feuilles pin-
natifides, dont les lobes sont étroits,
incisés sur les côtés et terminés par des
épines aiguës. Elles habitent toutes
les deux la France : l'une d'elles est le
Gardoncelle de Montpellier, C. Mons-
peliensium, qui croît dans les endroits
arides et montagneux des départe-
mens méridionaux ; l'autre le Car-
doncellc doux, C. mitissimus , que
tous les auteurs des Flores parisiennes
admettent comme indigène des envi-
rons de la capitale, mais qui y est très-
rare , si toutefois il s'y trouve. Selon
H. Cassini , le genre Cardoncelle a
des rapports avec VAlractylis et doit
être placé , comme ce dernier, dans
la tribu des Carlinées. (g..n.)
CARDONCELLO. bot. phan.
L'un des noms italiens du Séneçon
vulgaire. (b.)
CARDONNERET , CARDON-
NETïE. ois. Syn. vulgaire du Char-
donneret , Frlngilla Carduells , L.
f^. Gros-Bec. (dr..z.)
CARDONNETTE ou CHARDO-
NETTE. BOT. PHAN. Nom vulgaire
du Cinara Carduncellus , à l'état sau-
vage, (b.)
CARDOPAT. Cardopatium. bot.
PHAN. (Juss.) Famille des Synanthé-
rées , tribu des Cinarocéphales , Syn-
génésie Polygamie égale . L. Quoique
Willdenow eût déjà considéré le Car-
thamus corymbosus, L. comme le ty-
pe d'un genre distinct auquel il avait
imposé le nom de Brotera, cependant
ce n'est pas à lui que nous emprunte-
rons les caractères du genre en ques-
tion , tant parce que , dans son ou-
vrage , ils sont exposés avec inexacti-
tude , que parce que le nom de
B rotera ne saurait être admis pour ce
genre , puisque Cavanilles l'avait
donné antéiieurement à une Malva-
cée. Jussieu , dans une note insérée
à la fin d'un de ses Mémoires sur
les caractères généraux des familles
CAR
( Annales du Muséum , 6 , p. r.24 ) ,
exprime ainsi les signes distiuctifs
du Cardopat : involucre composé
de plusieurs rangs d'écaillés dont
les intérieures sont aiguës et sim-
ples , les autres épineuses et plus
ou moins ramifiées ; six î» huit
fleurons portes sur un réceptacle
chargé de paillettes étroites et l'asci-
cuiées ; akènes couverts de poils
soyeux qui se prolongent en aigrette.
Ces caractères combinés sulfisent
pour le différencier, soit de VJtraclj-
hs auquel Vaillant avait rapporté
cette Plante , soit de l'Echinopeet du
Carthame auxquels elle avait été tour
à tour associée par Linné. Le Cardo-
pat en corymbc est abondant dans le
Levant où il a été rencontré plu-
sieurs fois par Belon. Nous l'avons re-
çu de DUrville qui l'a souvent trouve
dans les îles de Samos et de Lcsbos.
F'. Mém. (ie la Soc. Linnéeune de Pa-
ris , première année. De Jussieu lui a
donné le nom de Cardopalium , et
non pas Cardopatum , comme l'écrit
Persoon , parce que celui de Chamce-
leon , sous lequel il a été long-temps
désigné, appartient déjà à un Animal
très-connu, et parce que la dénomi-
nation qu'il a proposée était autrefois
celle de la Carline à courte tige , Ca/-
lina subacaiiliSy L. (G..N.)
CARDOUILA. BOT. phan. Syn.
languedocien de Caiiina acaulis ,
L. /^'. Carline. (b.)
CARDOUNIÉRO. pois. (Ri<so.)
Nom vulgaire, sur la côte de Nice ,
d'un Ilolocenlre et d'un Scorpène.
(B.)
CARDOUSSÈS BOT. piiax. Syn.
languedocien de icolymc d Espagne.
(B.)
* GARDUACEES. Carduaceœ.
BOT. PHAN. On donne ce nom à une
• les grandes tribus de la vaste famille
des Synanthérées , qui correspond
firesquc exactement aux Cinarocépha-
es de Jussieu et aux Flosculeuses de
\ aillant et de Tournef'ort. Elle ren-
ferme les genres qui out la corolle
tubuleuse, évasée supérieurement, et
le plus souvent à cmq lobes égaux
CAR an
ou inégaux. Les étamines ont leurs
filaineris libres et articulés avec le
tube anthériliquc : ces iiiamens sont
quelquefois velus; le stsk" est long
et grêle, il se renfle un peu dans sa
partie supérieure , oii il est garni
dune touffe circulaire de poils. Le
stigmate est formé de deux lanières
étroites, dont la face interne est plane
et glabre , dont l'extci ne est convexe
et ordinancment chargée de poils ;
les glandules stigmatiques exisient
surtout sur les bords de ces deux
lanières. Le fruit est un akène
ovoïde , lisse , glabre , à quatre
côtes peu marquées ; il s'attache
au réceptacle ou immédiatement par
sa base, ou par un point latéral , ce
que l'on observe constamment dans
la section des Centauriées. L'aigrette
est tantôt sessile , composée de poils
simples ou plumeux; plus rarement
elle est stipltée ; le réceptacle est tan-
tôt plane , tantôt un peu concave ; il
est toujours chargé d'une grande
quantité de soies ou de petites écail-
les qui sont toujours en plus grand
nombre que les fleurs, ou enfin
creusé d'alvéoles ; l'involucre se
compose d'écailies imbriquées, sou-
vent épineuses à leur sommet.
Kunlh , dans le quatrième volume
desA'^oi^rt^^e/ze/adeHumboldt, adivisé
sa tribu des Carduacées en six«ections
qu'il nomme Onoseridées , Earna-
désiées , Carduacées vraies, Échinop-
sidées , Vernouiacées et Asterées. On
voit, par l'énumcration de ces six sec-
tions , que cet auteur donne aux Car-
duacées une très gran.le extension.
Cassiui , au contraire, ne place dans
cette tiibu qu'un moins grand nom-
bre de genres , qu'il divise en deux
sections sous les noms de Carduacées-
Prototjpes et de Caiduacées-cenlau-
riées. Les genres qu'd rapporte à cette
première section sont les suivans :
Alfredia , Cass. ; Arctium , Juss. ;
CardunceLLus , Adans. ; Carduus ,
Gaertuer ; Cattliamus , Gaertner ;
Ceslrinus , Cass.; Cinara, Juss.; Cir-
sium, Tournef. ; Galactites, Mœnch ;
Lappa, Juss. ; Leuzea, De Cand. ;
Onopordon, L'm.; F ti lostemoti , Cas-
i4't
î!)2 CAR
sini ; lihaponticum , Lomk. ; iS<?/-
ratula, De Cand. ; SUyhum, Gsertn.;
Stemmacantha, Cassiui. 7'. Cr.XTAt"-
KIÉES. (a.k.)
CARDUELE. bot. crypt. ( Mi-
chel!.) Agarics compares à desMous-
serons et qui croissent sur les tiges
des Chardons. Peut-être la même
chose que Cardeoli. F', ce mot. (b.)
CARDUELIXO , CARDUELLO.
OIS. Syn. italiens du Chardonneret ,
FiingÙla Carduelis , L. /^. Grôs-
J3£C. (DR..Z.)
CARDULOVIQUE. Cardulovica.
BOT. PHAN. Syn. deSalmie selon Bosc.
(B.)
CARDUMENI. bot. phan. T'. Ca-
CALOA.
CARE. BOT. pnAX. Syn. de Wehera
letrandra, Willdenow , et de Gmeltna
cordala, Burraann , à la côte de Co-
romandel. (b.)
CARE-BOEUF. bot. phan. Même
chose qu'Arrête-Bœuf. (b.)
CAREICHE. bot. puan. V. Ca-
BAICHE.
* CAREILLADA ov CARELIA-
DO. BOT. PHAN. Syn. languedociens
deJusquiame. (b.)
CARE - RANDEL. bot. phan.
(Rhéede', 3]alab. T. v, t. i5.) Ar-
brisseau indéterminé de la famille
des Myrtes. (b.)
CARELET ou CARRELET, pois.
Espèce du genre Pleuronecte. P". ce
mot. (B.)
CARELIA. BOT. phan. ]Nom re-
nouvelé de Pontédera par Adanson ,
pour désigner un genre qu'il avait
formé de VJgeratum conyzoides , L.
aux dépens d'Agcrale. F. ce mot. (b.)
CARELIADO. bot. phan. r. Ca-
BEIXLADA.
CARELLI. BOT. PHAN. Pour Ca-
rclti. f^. ce mot. 'CN.)
CARELLONA-CONDI. bot.
PHAN. L'un des noms vulgaires du
Convolvulus Ves-Caprœ dans l'Inde.
V. Liseron. (b.)
CAR
C ARELOE-YEGON or CARELtJ-
VE&ON. BOT. PHAN. Nom malabare
d'une. espèce d'Aristoloche, Aristo-
lochia indica,\j. (b.)
CAR-ELU. BOT. PHAN. Espèce du
genre Sésame indéterminée , malgré
qu'elle soit figurée dans VHoitus Ma-
labartcus , ï. 9, t. 55. (b.)
CAPxELU-YEGON. bot. phan.
T^. Careloe-Yegon.
CAREMOTTL bot. phan. Syn.
malabare de Bengeiri ou Bengiri. P~.
Ben. (b.)
CARENDANG ou TEUDANG.
bot. phan. Syn. de Calao à Java. F".
Calao et Carissa. (b.)
CARÈNE. POIS. Espèce du genre
Silure. F", ce mot. On a quelquefois
donné ce nom à diverses Glossopctres
ou autres dénis fossiles don lia forme
en carène rappelait celle d'une cossef
de Pois. (b.)
* CARENE. Carenum. ins. Genre
de l'ordre des Coléoptères , section
des Pentamères, fondé par Bonelli
( Obs. enlomol., seconde partie ) aux
dépens du genre Scarile , el offrant ,
suivant lui, pour caractères ; mâchoi-
res droites , obtuses, sans crochet
tciininal ; langue arrondie à son som-
met , el prolongée à peine au-delà de
l'évasement des paraglosses , termi-
née par deux soies; palpes maxillaires
extérieurs à djrnier article renflé et
une fois plus long que le précédent ;
les labiaux à dernier article grand et
triangulaire. Le genre Carène , qui
appartient à la famille des Cainas-
siei's , yihu des Carabiques ( Règn.
Anim. de Cuvier) , a de l'analogie
avec les Encelades , les Siagones , Tes
Ozènes, les Morions , les Aristes et
les Apotomes. Il ressemble surtout
beaucoup aux Scarites , aux Pasima-
ques,aux Clivincs et aux Discliiries.
Connue eux il est rangé dans la sec-
tion des Bipartis fondée par Latreille
( Hist. des Coléopt. d Euiope, prem.
livraison , p. 78 j , et se distingue de
tous les autres genres par un grand
nombre de caractères. T''. CarabI'
CAR
QtJES. Son menton mobile, toujours
distingue à la base par une suture et
laissant h découvert une grande par-
tie de la boiiclicetlescùles inférieurs
de la tète, l'éloigné dos genres Ence-
lade et Siagone. 11 dilVèrc dfS Ozcncs,
des RIorions, des Aristes et des Apo-
tomes par les jand)cs antérieures digi-
tées. Enlin il se dislingue, d'une part,
desScaritcs et des Pasiniaques par les
palpes extérieurs dilatés à leur ex-
trémité , et , de l'autre , des genres
Clivine et Discjiirie par un labre crus-
lacé et denté , et par les niamlibidcs
au moins aussi longues que la tète. Le
Carenum Cyancuin , Scarites Cjaneus
de Fabricius et d Olivier, est, jusqu'à
présent , la seule espèce connue. Il est
Qi iginairc de la Nouveilc-iloUande.
(AUD.)
CARÈJSE. Car'uta. bot. phan. On
nomme ainsi les deux pétales inl'é-
lieurs d'une tleur papilionacéc. Ces
deux pétales sont oïdlnaireinent rap-
prochés 1 un contre l'autre et soudés
par leur bord inférieur , de maniè-
re à olfrir quelque ressemblance avec
la carène d'un vaisseau. Ce nom
s'applique également à l'awglc formé
sur les difléieus organes planes des
Végétaux , par la direction différente
des deux côtés. (a.r.)
CARENE. Cari/ian/s. bot. piian.
Ce nom s'applique à tous les organes
qui offrent une crête longitudinale ,
ce qui leur donne quelque ressem-
blance avec la carène d'une nacelle.
(A. R.)
CARENEE. REPT. OPH. Espèce in-
dienne du genre Couleuvre, Coluber
carinatus , L. (b.)
CARET. REPT. ciiEii. Espèce de
Tortue du genre Chélone. F', ce mot.
(B.)
CARET. BOT. PHAN. L'un des syn.
vulgaires de Carex. /^. Laiche. (h.)
CARETELA. bot. piian. Syn. in-
dau de Co/jp/ta umbraculifera , L.
f^. CORVPIIA. (b.)
CARETTATSJORI-VALLL bot.
PHAN. ( Rhéede. ) Espèce du genre
Cisse , Cissus trilobata , Lour. (b.)
CAR ai 3
CARETTL BOT. piian. Syn. de
Guillandi/ia Bonducella à la côte dç
Malabar. /^. GuiLLANDiNA, (b.)
* CAREDM. BOT. PIIAN. ( Pline. )
Syn. de Carvi. V. ce mot. {a.)
CAREX. BOT. piiA^. f^. Laiche.
CAREYA. BOT. PHAN. Roxburg a
décrit et iiguré sous le nom de (Ja-
reja herbacca ( PL Corom. 3, p. i3 ,
t. 217 ) une petite Plante herbacée
originaire de l'Inde, qui fait partie
de la Monadelphie Polvandrie. Ses
fleurs sont hermaphrodites, pédon-
culécs , composées d'un calice à qua-
tre divisions profondes; d'une corolle
tétrapélale et d'un grand nombre
d'étamines monadelpnes, dont les
extérieures ont les anthères avortées;
le fruit est une baie globuleuse et
polysperme. (a.r.)
*CAREZZA. BOT. PHAN. (Seguier.)
Svn. de Carex dans les environs de
Vérone V. Laiciic. (b.)
CARFjÏ",. BOT. PHAN. Syn. arabe de
Tamarix. V. ce mot. (b.)
CARGILLIA. BOT. piian. Genre
de la famille des Ebénacées établi par
R. Brown. Ses fleurs polygames ont
un calice partagé jusqu'à sa moitié
en quatre parties , et une corolle dont
le limbe se divise en quatre lobes.
Dans les mdles, huit étamines , dont
les fdets sont réunis deux à deux ,
s'insèrent à la base de la corolle , et
entourent le rudiment du pistil. Dans
les femelles , on trouve des étamines
stériles eu plus petit nombre, et un
ovaire à quati'e loges dispermes , qui
devient une baie globuleuse environ-
née à sa base par le calice appliqué
contre elle en forme de cupule. R.
Brown a rencontré dans la Nouvelle-
Hollande deux espèces de ce genre :
l'un qu'il appelle Cargillia laxa , et
dont le style se divise en trois ou' qua-
tre paities ; l'autre , qu'il nomme C.
austialls , et dont le style est indivis.
Ce sont des Arbrisseaux à feuilles al-
longées, (a. d. j.)
CARGOOS. ois. (Charleton.) Syn.
de Grèbe huppé , Colymbus cristatus,
L. V. Grèbe. (dr..z.)
si4
CAR
CARHU. MAM. Syn. finlandais
d'Ours. (b.)
CARHUMFET. bot. piian. Syn.
arabe de Géroflier. (b.)
CARHDN-KAMMEN. bot. fhav.
Syn . finlandais 'd'Heracleum Sp/ion-
dylium, L. V. Berce. (b.)
* CARIA ou KARIA. ixs. Nom
vulgaire d'une espèce de Thermitc
fort redoutable , peut-être le Thermes
ciestructor, L. à rilc-de-France oti cet
Insecte est fort commun. Il forme sur
les troncs d'Arbres , dans les forêts ,
des amas considérables de tan aggluti-
né dans lesquels sont pratiquées ses
sinueuses habitations. Les magasins
des ports et les charpentes des mai-
sons ne sont pas à l'abri de ses ra-
vages, (b.)
* CARIA, bot. phan. La Noix
dans Pline , selon Adanson. (b.)
CARIACOU ou CARIACU. mam.
Espèce du genre Cerf. F^. ce mot.
(A.D..NS.)
CARIAMA. OIS. Dlcholophus, 111 ig.,
Miciodactylus , Geoff. , Lophorhyn^
c/iw«,Vieill. Genre de l'ordre des Alec"
torides. Caractères : bec plus long que
la tête, gros, arrondi ou voûté, dépri-
mé à sa base qui est garnie de plumes
assezlongueSjàbarbes désunies, com-
primé à la pointe qui est crochue ,
iendu jusque sous les yeux; fosse
nasale graude 5 narines placées au mi-
lieu du bec , petites, en partie couvei-
tes d'une membrane ; pieds longs ,
grêles; quatre doigts, trois devant,
gros , très-courts , unis à la base par
une membrane; un derrière, articulé
sur le tarse , ne posant point à terre ;
ongles courts et forts ; ailes médio-
cres; la première rémige la plus cour-
te , les cinquième, sixième et septième
les plus longues.
Ce genre, établi par Brisson, ne
présente encore qu'une seule espèce
qui avait été placée par Linné et La-
tnam dans le genre Kamichi; elle est
assez rare et paraît habiter de préfé-
rence les lisières humides des vastes
forêts, peu éloignées des savannes,
où abondent les Reptiles et gros In-
CAR
sectes dont elle fait sa nourriture.
Les Cariamas se rassemblent ordinai-
rement par petites troupes de cinq à
six , et semblent , par l'inquiétude
qu'ils manifestent constamment au-
tour d'eux, veiller mutuellement à
leur conservation. Malgré ces dé-
monstrations d'une grande défiance
et d'un caractère sauvage, les natu-
rels du Paraguay et du Brésil , seules
provinces de l'Amérique méridionale
oii Ton ait encore vu ces Oiseaux ,
sont parvenus aies soumettre à la do-
mesticité et en obtiennent une res-
source agréable dans la délicatesse de
leur cliair. D'Azai-a, à qui l'on est re -
devable du peu de faits connus rela-
tivement aux mœurs des Cariamas,
se tait sur tout ce qui concerne leur
reproduction ; il dit seidement qu'il a
vu une femelle déposer deux œufs sur
le sol sans faire de nid. Ces Oiseaux
vont eux-mêmes dans les champs à la
recherche de leur nourriture , et re-
viennent sans guides à la demeure oij
ils ont été élevés. Les Guaranis ou
habitans du Paraguay les nomment
Saria .
Cariama , Lophorhynchus saura-
phagus , Vieill. , Palamedea cristata ,
L., Lath. , Nouv. Dict. d'hist. nat.,
a^édit., pi. B- 11 , fig. 3; Ann. du
Mus. , ï. XIII, p. 36^. — Tête blan-
che ; plumes à la base du bec se rele-
vant en aigrette et formant une sorte
de panache ; face et cou d'un brun
pâle ; un trait blanc avi-dessus de
l'œil ; les plumes du cou longues, effi-
léesetàbarbesdésunies, redescendent
en arrière ; ailes d'un gris cendré, on-
dulées de roux; rémiges noires avec
des lignes transversales noires pique-
tées de blanc ; rectrices intermédiaires
brunes, les autres traversées d'une
bande noire et blanche à l'extrémité.
Partie nue des jambes et tarses oran-
gés ; bec rouge. Longueur, trente
pouces. {DR..Z.)
CARIANA. Ois. Pour Cariama. P'.
ce mot. (DR..Z.)
* CARIANGAY. bot. phan. Même
chose qu'Ababangay. P". ce mot. (B.)
CARIA-POETI. (Burmann.)SyR,
CAR
de Myrte chez les Indous. Peut-^re
la même chose que Caju-Puti. V. ce
mot. (b.)
CARIAROU. BOT. PHAN. (Surian.)
Sj'n. des Coiwoh'uJus umbellatus ,
bmsiliensii etrejje/is. 13a nère applique
ce nom à line quatrième espèce de
Liseron. ^. ce mot. (b.)
CARIBLANCO. mam. Nom de
Eays du Sirnia kypoleuca de Hum-
oldt. ^'■. SaX>AJOU. (A.D..NS.)
CARIBOU , CARIBOUX ou CA-
RIBU. MAsr. Noms du Renne en Amé-
rique. F'. Cerf. (b.)
CARICA. BOT. PHAN. Nom grec
des Figues sèches et d'une variété de
Figuier de Carie , devenu spécifique
pour le Figuier ordinaire , et généri-
que pour désigner le Papayer, f^. ce
mot et Figuier. (b.)
CARI-CAPUSI. BOT. PHAN. Syn.
malais d'Hibiscus tiliaceus. F". Ket-
MiE. (b.)
* CARTCARA. ois. Syn. vulgaire
de l'Ortolan de Roseaux , Emberiza
schœniclus, L. F. Bruant. C'est aus-
si le nom qu'au Brésil ou donne à la
Frégate, Pelecanus Aquilus , L. f^.
Frégate. (dr..z.)
CARICOIDE. Guettard figure et
décrit sous ce nom des Polypiers fos-
silesquenous classons dans la division
des Sarcoïdes. Ils sont sphériques avec
un trou rond plus ou moins profond à
leur partie supérieure. Desoryctogra-
plies les ont regardés comme des
Madrépores , d'autres comme des Fi-
gues pétrifiées ou fossiles. (lam..x.)
CARICTÈRE. BOT. phan. Pour
Carictéria. P^. ce mot. (b.)
CARICTERIA. bot. phan. ( Sco-
poli.) Syn. d' Antichorus. P^. ce mat.
(B.)
* CARIDE. Caris. iNS. Genre de
l'ordre des Coléoptères , section des
Pentaraères, famille des Carnassiers,
tribu des Cicindelètes, établi par Got-
thelf Fischer {Gêner. Insect.,vo\. i ,p.
99), et ayant, selon lui , pour caractè-
res : antennes filiformes, a article de la
CAR 2i5
base très-gros, obconique , le troisiè-
me droit; chaperon très-grand; man-
dibules terminées par un crochet très-
fort; mâchoires aussi longues que les
in;indibules , intérieurement cillées;
palpes inégaux, à quatre articles dont
le dernier long et obcouique , les
maxillaires plus courts , les labiaux
f)lus longs , avec les deux articles de
a base gros et courts , tous garnis de
soies longues eUoides ; menton à deux
épines, la ligule épineuse. Fischer
place dans ce genre la Collyris formi-
caria de Fabricius ( Syst. Eleuth. ). Il
y rapporte aussi, mais avec doute, la
Cicindela <7/)/e/a d'Olivier. Ivlug, dans
son Specirnea de l'Entomologie du
Brésil , a formé, sous le nom de Cte-
nostoma , une coupe qui répond exac-
tement au genre Caride de Fischer.
Nous reviendrons sur celui-ci au mot
Ctenostome. (aud.)
CARIE. zooL. et BOT.Maladie des or-
ganes animaux dont on a étendu le nom
a deux maladies des Arbres, qui pénè-
trentleur tronc. Cequ'on appelle vul-
gairement Carie du Froment est un
Végétal particulier dont De Candolle
a fait son Uredo Caries. ^.Uredo. (b.)
CARIEIRO. BOT. PHAN. Syn. lan-
guedocien de Rue commune , Ruta
graveolens , L. p'. Rue. (b.)
CARIGOUE , CARIGUE ou CA-
RIGUYA. MAM. Dont la première
lettre se prononce comme un S. Nom
de pays du Sarigue. (b.)
CARIGUEIBEJU. mam. ( Marc-
graaff. ) Et non Cariqueibeju. Même
chose que le Taira de Bufibn. 7^. ce
mot. (A.D..NS.)
CARIL. BOT. PHAN. Pour Karil.
V. ce mot.
CARILHA. BOT. PHAN. Pour Card-
ia, p^. ce mot.
CARILLA. BOT. PHAN. Nom d'une
espèce de Vitex, peut-être le //•//o/z'a/a,
dans les colonies portugaises de la
côte de Malabar. (b.)
* CARILLON, bot. phan. L'un
des noms vulgaires du Campanula
médium. V. Campanule. (b.)
316 CAR
CARILLONNEUR. ois. Espèce du
genre iMerle , Turdus tintiniiabulatus,
L. K. ÛIeRLE. (DR..Z.)
CARIM-CURINI. BOT. piian. Syn.
malais de yusticiaEQbolium, L. Espè-
ce du genre Cnrmanline. (b.)
CARIM-GOLA. bot. piian.
(Rhéede.)Svn. de Funtedenavagina-
lis, espèce de l'outëdeiie de la cote de
Malabar. (b.)
CARI-MOULLI. BOT. niAN. Syn.
de tiola/mm ferox à la côte de Coro-
niandel. (b.)
CARTM-PANA. bot. than. Syn.
malais de Borassus flabelUformis. (b.)
CARIM-ÏUMBA. bot. phan. Syn.
malabarc de Cacolumba des Indous,
qui e-.t le Nepcta malabarica, L. , es-
pèce du genre Cataire. (b.)
CARIiNAlRE. Cariiiaria. moll,.
Genre formé par Lamarck , dans sa
première édition des Animaux sans
vertèbres , et qui , adopté par tous les
naturalistes > a été conseiA'é dans la
seconde édition de cet excellent ou-
vrage. On l'y trouve rangé dans Tor-
dre des Héléropodes. Ses caractères
consistent dans un corps allongé, gé-
latineux, transparent , terminé posté-
rieurement en queue , et muni d'une
ou plusieurs nageoires inégales. Le
cœur et les branchies sailians hors du
corps , réunis vers la queue et renfer-
més dans une coquille; tête distincte;
deux tentacules ; deux yeux ; ime
trompe contractile. Coquille uniyalve,
conique, aplanie sur îescolés, uni-
loculaire , très-mince, h\aliue, à
somuiet contourné en spirale, et à dos
muni quelquefois d'une carène dentée,
ayantl'ouverture oblougueet entière.
Nous avons, le premier , dans notre
A' oyage en quati eiles des mers d'Afri-
que , fait connaître l'Animal d'une es-
pèce de Carinaire; plus tard, dit le
savant Lamarck, Pérou et Lesueur
ont parlé de l'Animal du même genre :
ainsi il n'est pas exact d'attiibuer,
avec le Dictionnaire de Levrault, la
connaissance de l'Animal, du genre
Carinaire à Pérou et Lesueur qui n'en
parlèrent que long-temps apiès que
CAR
nous l'avions fait connaître par une
description et par une figure dont
nous garantissons la rigoureuse exac-
titude. Quoi qu'il en soit , habitués à
nous voir ravir ou contester des décou-^
vertes que nous avons faites avant qui
que ce soit, et que nous avons toujours
communiquées , sans réserve et dans
l'intérèldela science, à plus d'uneper-
soiuie qui s'en estdonné le mérite, nous
mentionnerons les espèces connues
du singulier genre qui nous occupe.
Carinaire vitrée , Carinaria vi~
trea, Lamk. , An. s. vert., t. 7, p. 673;
Patella cristata , L. ; Argonauta vi-^
trea , Gmel. , Syst. Aal.,l. i , p. 3368.
Cette Coquille est sans contredit la
plus rare de toutes celles qui existent
dans les collections; on n'en connaît
que deux ou trois individus en Euro-
pe, dont le prix est porté jusquà trois
mille francs. Celui du Muséum d'his-
toire naturelle de Paris est le plus
beau et le mieux conservé. La Cari-
naire vitrée est extiêmcinent mince et
légère, transparente, conformée en
bonnet conique, mais aplatie sur les
côtés j sillonnée transversalement et
bordée , dans toute sa convexité, par
une carène simple et dentée ; e^c ac-
quiert presque trois pouces de long
sur à peu près deux de large. Elle a
été trouvée dans les mers cie l'archi-
pel de 1 Inde, vers Amboine. Son Ani-
mal n'a pas é^é observé.
Carinaire fragile , Carinaria
fragilis, N. Itin. , t. 1 ,p. i43 , pi. 6,
f. 4 ; Lamk. , ibid. , t. 7, p. 674. jNous
avons trouvé celte espèce dans l'O-
céan , fort loin des côtes, nageant à
sa surface; sa transparence était ex-
trême; sa tète dure, teinte en violet;
son corps allongé, terminé en une
queue relevée, qui était entourée
d'une sorte de nageoire pointue, en-
veloppée d'i ne tunique lâche et com-
me hérissée (/aspérités. Les bran-
chies , toujours agitées et rougeâ-
tres , étaient contenues dans la Co-
quille ; celle-ci, d'un peu moins d'un
pouce, est extrêmement transparen-
te et se casse aisément. Elle diffère
de la précédente, non-seulement par
son volume , mais en ce quelle n'est
CAR
pa/ carence, et qu'elle a de petites
stries longlludinales disposées du
sommet à la circonlércnce, ce qia est
le coutiairc de la prccédenlo. On a
reprcsenlé dans lEncyclopcdie (Coq.
T. 46 t , f. 7), sous ic'noin que nous
avons imposé à noire Aniin^d , une li-
guie qui , par les rapports qu'elle ollVc
avec ee que nous avons vu , nous
prouve qu'elle doit être exacte, inaisen
niLMue temps qu'elle nappartienl pas
h la Carinairc que nous avons obser-
vée ; cette figure appartient à quelque
espèce nouvelle. En eilet, sa coqudle
oiVre une carène longitudinale bien
distincte, outre des stries circulaires
comme dans la première espèce; une
queue non relevée dont la nageoire
caudale ne fait pas le tour; une na-
geoiie dorsale ou ventrale, connue on
voudra la considérer , J>ieu moins
longue que celle de l'Animal que
nous avons observé, et qui agitait
continuellement la sienne avec une
sorte de giàce. Nous proposerions
de la nommer Carinaire de La-
marck. INous avons trouvé la Cari-
naire fragile dans les hautes mers
Atlantiques intei tropicales , et na-
geant à la surface des eaux en un
jour oii elles étaient calmes et cou-
vertes de Mollusques.
Carinaire Gondole , Ca?inana
Cymbium, Lamk., ibld. Sup. , p. 674;
yligoiiauta Cj/ziSh/m , Gnicl. , fSjst.
jV«/. , p. 5568. Cette espèce microsco-
pique habite la Méditerranée. (b.)
CARINARIUS. MOLL. (Denis
Montfort.) Pour Carlnaria. V. Cari-
naire. (B.)
CARÎNDE. OIS. (Thevet.) Syn. de
l'Ara bleu, Psittacus Ararauna, h.
J^- Ara. (DR..Z.)
CARINJOTI. BOT. PiiAN. V. Lo-
KANDI.
CARINTA-KALI. BOT.PHAN. Syn,
pialabare de Psyckotria herbacea , L.
(R.)
CARINTI. Nom indou qui désigne
indifleremment V Uvaria zeylanica et
une espèce indéterminée de Momor-
dique. (b.)
CAR ti7
CARIOCATACTES. ois. Pour
Caryocatactes. F . ce mot.
*CARIOPSE. Cari opsis. -ROT. vnAN.
On appelle ainsi, d'après le professeur
Richaid , un genre détruits secs et in-
déliiscens, qui sont monospermes,
ont le péricarpe très-mince, inlime-
inenl uni et confondu avec le tégu-
ment pioprc de la graine , dont on ne
peut le distinguer à l'époque de la
maturité de la graine. Ce fruit est
propre à toutes les Plantes de la vaste
fannlle des Graminées, tels que le
Blé , l'Orge , le Mais , etc. Sa forme
est trè.ssujette à varier, mais la struc-
ture lese toujours la même. La Ca-
riopse est le même fruit que Mirbel a
plus récemment appelé Cérioh. Elle
se distingue de l'Akène par l'union
de son péricarpe avec sa graine, tan-
dis que dans 1 Akène , le péricarpe est
tout-à-fiit distinct du tégument pro-
pre de la graine. (a. r.)
» CARIOSSO. BOT. PHAN. Syn:
d'Ady. F", ce mot. (u.)
CARIOT^. BOT. PHAN. r. Ca-
RYOTA.
* CARIPA. BOT. piiAN. Nom de
pays du Pirigara d'Aublct, Gustavia
de Linné fils. P'. ces mots. (b.) ,
CARIPE. rois. Espèce indienne du
genre Pristipomc. V. ce mot. (b.)
CARIPIRA. OIS. Même chose que
Caricara. F. ce mot. (b.)
CARIQUEIBEIU. mam. r. Cari-
OrZIBEJU.
CARIS. MAM. (Thevet.) Probable-
ment l'Agouti. (A.D..NS.)
CARIS. Caris, arachn. Genre de
l'ordre des Trachéennes , famille des
Holètres, tribu des Aca rides, fondé par
Latreille , et ayant, suivant lui , pour
caractères : six pieds ; palpes et suçoir
apparens ; corps très-plat , revêtu
d'une peau écailleuse. On ne connaît
qu'une espèce appartenant à ce genre ;
elle a été trouvée par Latreille sur le
corps d'une Chauve-Souris, et porte
le nom de Caris de la Chauve-Souris,
Cajis Vespertilionis. Sa plus grande
atg GAK
longueur ne dépasse guère deux li-
gnes. (AUD.)
CARISSA. BOT. PHAN. Genre placé
à la fin des Apocinëes par Jussieu ,
dans les Jasminées par Correa , vul-
gairement nomme Calao par quel-
ques botanistes français, et Calao dans
les dictionnaires précédens. Son ca-
lice court est à cinq découpures plus
ou moins profondes ; sa corolle beau-
coup plus longue , tubuleuse , un peu
élargiesupcrieurement, à limbe quin-
quéfide; cinq étaraines s'insèrent au
tube qu'elles ne dépassent pas. Le
Style simple est terminé par un stig-
mate simple aussi ou légèrement bi-
fide. Le fruit est une baie séparée en
deux loges par une cloison épaissie à
son milieu et sur laquelle s'insèrent
«ne ou plusieurs graines comprimées,
dont le liile est central , l'embryon à
radicule supérieure , logé dans un pé-
risperme charnu. — Ce genre ren-
ferme des Arbrisseaux à fleurs dispo-
sées en pauicules ou en corymbes, à
feuilles opposées sur des rameaux or-
dinairement dichotomes. Ils sont dé-
pourvus d'épines dans deux espèces
décrites par Vahl, les Carissa inermis
et mids , Vahl, Sjmb. tab. Sg, tous
deux originaires de l'Inde , à feuilles
ovales , cordées , mucronées dans la
première , lancéolées dans la seconde.
Cinq autres espèces présentent des
épines ; elles sont opposées au-dessus
et en sens contraire des feuilles lan-
céolées dans le C. spi/iarum,- ces feuil-
les sont plus grandes et ovales dans le
C. carandas ,\ lancéolées et étroites
dans le C. salicina; elles sont veinées
dans les trois Arbrisseaux précédens
qui habitent les Indes- Orientales, et
dépourvues de veines dans un autre
originaire de l' Arabie-Heureuse, le C.
Edulis , qui est VAntura de Forskalh.
Enfin , on a réuni à ce genre celui que
Linné appelait Arduina , dont les
loges sont monospermes, les épines
bifides à leur sommet , et qui croît au
cap de Bonne-Espérance. /^. Lamk.,
IlLust. t. Ji8. (a. d. j.)
CARIVE. BOT. PHAN. L'un des
CAR
vieux noms du Piment selon Poiftel.
K. ce mot. (b.)
CARI-VILLANDI.BOT.PHAN. Syn.
de Smilax indica à la côte de Mala-
bar, (b.)
CARJD. MAM. Syn. finlandais de
Terrât. P^. Porc. (a. d..ns.)
*CARLET. POIS. (Gesner.) Pour
Carrelet. EspècedugenrePleuronec te.
F", ce mot. (b.)
CARLIN. MAM. Syn. de Doguin ,
race de Chien, y. ce mot. (a. d..ns.)
* CARLIN. OIS. Même chose que
Cardarino et Cardello. V. ces mots.
CARLINE.Ca///«a.T.L.BOT.PHAN.
Synanthéréeç, Cinarocéphales ,Juss. ;
Syngénésie Polygamie égale , L. Ce
genre est ainsi caractérisé : involucre
composé de deux sortes de folioles ;
les extérieures épineuses et décou-
pées , de forme et de couleur analo-
gues à celles des feuilles; les inté-
rieures beaucoup plus longues, lui-
santes, blanches ou colorées , le plus
souvent lancéolées , aiguës , ressem-
blant aux folioles qui forment les
rayons des Elychrysum et d'autres
Corymbifères ; fleurons hermaphro-
dites ; paillettes membraneuses sur
le réceptacle ; akènes couronnés
d'une aigrette plumeuse et héris-
sés de poils roux qui forment une
sorte d'aigrette extérieure. Le nombre
des espèces de Carlines est peu consi-
dérable ; on n'en a décrit que quinze
environ qui sont toutes indigènes des
pays montueux de l'Europe, de l'A-
frique septentrionale et de la Russie
d'Asie; car les C. Atractyidides, L.
et C. Gorterioïdes , Lamk., qui habi-
tent le cap de Bonne-Espérance , ap-
Eartiennent au genre Slœbeade Thun-
erg.Cesontdes Plantes vivaces, her-
bacées , pour la plupart à très-courte
tige et à feuilles pinnatifides et épineu-
ses. Dans les montagnes de l'Europe
méridionale, on rencontre souvent la
Carline à tige courte , C. subacauUs,
L. , remarquable par les énormes di-
mensions de ses flems , dont les fo-
lioles intérieures de l'involucve sont
d'un beau blanc satine. Les paysans
CAR
mangent, en guise d'Artichaut , son
réceptacle, ainsi que celui de la Car-
iine à feuilles d'Acanthe , C. acan-
thifoUa , AU. FI. ped. On lait dériver
le nom de Cailine de celui de Charle-
niagne, auquel on prétend qu'un ange
la montra au passage des Pyrénées ,
après le désastre de Ronccvaux oii les
preux de ce prince furent taillés en
pièces. L'ange la lui donna connue un
remède souverain qui devait tout
guérir. Il est prohable que la Carline
de Charlcmagne n'est pas celle des bo-
tanistes, ou bien qu'elle a beaucoup
perdu de ses vertus vulnéraires. (g. .n.)
* CARLINÉES. Carlineœ. ' bot.
niAN. Casslni , dans sa distiibution
des Synantlicrécs en tribus , eu a éta-
bli , sous cé.uom, une qui est bien
peu distincte des véritables Cardua-
cées , ainsi qu'il l'avoue lui-même en
disant que, de tous les caractères qui
distinguent cette tribu des Ccntau-
riécs et des Garduacées , le seul qui
soit exempt d'exceptions consiste
dans la glabrélté parfaite des filets des
ctamines. Nous doutons qu'un sem-
blable caractère puisse servir à l'éta-
blissement d'une tribu naturelle.
Voici i'énumération des genres qu'il
range parmi lesCarlinées : Atractylis,
L.; Cardopatium , Juss.; Caiiina ,
ïourncf. ; Caiiowizia^ Mœnch. ; Char-
d'uiia, Desf ; Chuquiraga, Juss.;
Cirsellium, Gaertn. ; Dicoma, Cass. ;
Saussurea, D. C. ; Stœhlina , L. ; Slœ-
ieûjThunb.; Turpi/iia, Bonp. ; He-
ranlhemum , Gaertner. (.v. n.)
CARLO. OIS. (Knox. ) Syn. pré-
sumé du Cormoran , Pe/ecû«W5 Carbo,
L. V. Cormoran. (dr..z.)
* CARLOTTE. ois. (Willugbbi.)
Syn. du Courlis de terre, Cliaradrius
^dicnemus, L. 7^. ^dicnème.
(DR..Z.)
CARLOWITZIE. bot. phan. Pour
Carlowizie. /^. ce mot. (a. r.)
CARLOWIZIE. Carlowizia. bot.
PHAN. Mœnch a établi , sous ce nom ,
un genre dans la famille des Cardua-
cécs y tribu des Carlinées de Cassini ,
Syngénésie Polygamie égale , pour le
Çarthamus salLcifollus de Linné fils,
CAR aig
Arbrisseau originaire de l'île de Ma-
dère. Sa tige, haute de trois à quatre
f)ieds , est ornée de feuilles alternes,
ancéolées, étroites, dentées et épi*
neuses sur les bords, blanchâtres et
cotonneuses à leur face inférieure. Les
rameaux se terminent par un capi-
tule solitaire, flosculeux, dont l'in-
volucre semble double; l'extéiicur est
formé d'une rangée circulaire de
grandes bractées étalées, analogues
aux feuilles ; l'intérieur se compose
d'écaillés imbriquées , épineusesàlcur
sommet. Le réceptacle , quicstplanc,
présente un grand nombre d'alvéoles
formées par la soudure des soies dont
il est garni. Tous les fleurons sont ré-
guliers, hermaphrodites et fertiles.
Le fruit est velu , couronné par xnie
aigrette légèrement plumeuse. ]Nec-
ker avait donné à ce genre le nom
d'.<////<zOTWs;maislenomdeCarlovv^Izia
a été adopté par De CandoUe et Cas-
sini. Ca.r.)
* CARLSFOGEL ou CARLS-VO-
GEL. OIS. Syn. de la Gorge-Bleue ,
Motacilla Suecica , L. en Suède, f^.
B£C-FlN. (DR..Z.)
CARLUDOVIQUE. Carludovicia.
BOT. PHAN. Genre de Plantes établi
par Ruiz et Pavon dans la Flore du
Chili et du Pérou , et que l'on désigne
f)lus généralement aujourd'hui sous
e nom de Ludovie, Ludovia. V- ce
mot. (a. r.)
CARLWM. MAM. L'Hermine selon
Desmarest, dans quelques cantons de
l'Angleterre. /^. Marte, (a. d..ns.)
CARMANTINE. bot. phan. Nom
donné par plusieurs botanistes fran-
çais au genre que Linné avait scienti-
hquemment désigné sous celui de
Justicia. V. ce mot. (b.)
CARMAS. bot. PHAN. (Daléchamp.)
Syn. arabe d'Yeuse, Quercus lle.x^
L. F. Chêne. (b.)
CARMIN. INS. Nom imposé par
Geoffroy (HIst. des Ins., T. ii, p. i46)
à une espèce de Lépldoptèie , qui est
le Bombyx Jacobece de Fabricius ;
320 CAR
elle fait maintenant partie du genre
Calliraorphe. y. ce; mot. (axjd.)
* On nomme amssi Carmin une
matière colorante d'un pourpre Irès-
éclatant, que l'on obtient de la Co-
chenille, par sa décoction dans l'Eau
de rivière chargée d'un peu de Soude.
Yers la fin de rébullition , on
verse un peu de dissolution de Sul-
fate d'Alumine: on filtre et on laisse
se déposer le Carmin que 1 on re-
cueille par la décanta tioii et que l'on
fait sécher à l'omhre. Le Carmin est
une des couleurs les plus recherchées
pour sa vivacité , et celle qui a servi
à faire de curieuses expériences sur
la divisibilité de la matière. J^. ce mot
et Nopal. (dr..z.)
*CARMON. POIS. (Lachênaj^e-des-
Bois.) Poisson peu connu des rivières
de la Côle-d'Or en Afrique , dont la
chair est grasse et bonne à manger.
(13.)
CARMONE. Carmona. bot. phan.
Genre établi parCavanilleSjd'après un
Arbrisseau des îles Mariaunes ( Icon.
458),et rapporté à lafamille des Borra-
ginées. Son calice est quinquéparti ; sa
corolle quinquélobée au-dessus d'un
tube court, à la base duquel s'insè-
rent cinq étamincs alternes aux lobes;
le style est partagé en deux jusque
vers sa base , et terminé par deux stig-
mates; le fruit est une drupe pisi-
forme, contenant un noyau à six loges
monospermes. Les feuilles du Car-
mona heteruplijlla, dont la surface est
rude et parsemée de points blanchâ-
tres surmontés d'une soie , sont les
unes alternes , les autres fasciculées
au-dessus d'un tubercule; ses fleurs
sont en grappes axillaires. Outre l'es-
pèce précédente , on doit rapporter à
ce genre le Cordia retusa de Vahl
(Symb. 2 . 42) qui croît dans les Indes-
Orientales, (a.d. J.)
CARMONEA. bot. phak. ( Per-
soon.) Sy n. de Carmona. V. Cat^mone.
(a. d. J.)
CARNABADIUM. bot. phan.
( C. Eauhin.) L'un des noms anciens
du Cumin. (b.)
CAR
CARNABIOOU ou CORT^O-
BIOOU. bot. phan. Noms vulgaires
du Latkyrus Jphaca , L. en Langue-
doc. /^."Gesse. " (B-)
CARNASSIERS, mam. Nom d'un
ordi4
COUROU-MOELLI.
CARONCULE. zooL. Excroissance
charnue et membraneuse, plus ou
moins colorée, qui, dans les Oiseaux,
entoure ordinairement la base du bec
et s'étend plus ou moins au-delà de cet
organe. Vieillot a donné le nom de
Caroncules à des Oiseaux de sa tribu
des Anisodactyles portant une Caron-
cule à la tcte ou à la mandibule infé-
rieure, et qu'il a réunis en famille dans
l'ordre des Oiseaux sylvains. Il est
dans d'autres Animaux des parties qui
portent aussi le nom de Caroncules.
Dans la femelle de l'Homme , celles
qui sont particulièrement indiquées
sous le nom demyrtiformes (en feuil-
les de myrte ) sont les débris d'une
membrane dont plusieurs anatomis-
tes ont contesté l'existence. V ■ Gé-
nération ( organes de ta ). (b.)
CARONCULE, box. phan. On a
donné ce nom à un petit corps char-
nu, de forme et de grandeur varia-
bles , situé au contour du hile de cer-
taines graines, comme dans le Ricin,
le Cheirostemon , la Fève , etc. Ce
corps ne nous paraît pas distinct de
l'Arille. V. ce mot. (a. r.)
CARONCULE, ois. (Sonnini.)Syn.
CAR
de Stnrnus carunculatus, Lath. F".
PlIILKnON. (nR..z.)
CARO.NGULÉS. 013. r. Caron-
cule.
CARONDI. ôis. Syn. de Perro-
quet dans l'Inde. (DR..Z.)
CARO-NKRVALON ou CARO-
NER-VOLOÉ. BOT. niAN. Chez les
Indous, même chose qu'Appel. J^. oc
mot. (b.)
CARONOSI. BOT. PiiAN. Nom vul-
gaire de pays d'une Gratiolc de
l'Inde. (-B.)
CAROPI. BOT. PHAV. (Camclli.)
Même chose, à ce que l'on croit, que
la Plante mentionnée par Dioscoride ,
sous le nom d'Amomum. (b )
* CARO-PICOS. BOT. niAN. Même
chose que Caa-Pomanga. P'. ce mot.
(B.)
* CAROS. BOT. PHAN. Yieux nom
du Garvi. T^. ce mot. (b.)
CAROSA. MOLL. (Bonnani.) Syn.
napolitain de Murex trunculus, Co-
quille qui appartient au genre Pour-
pre. (15.)
CAROTIDE. zooL. r. Caroti-
niEN.
* CAROTIDES oiiCAROTTIDES.
BOT. PHAN. (Dioscoride.) Syn. de Dat-
te. /". ce mot. (b )
; CAROTIDIEN. mam. Canal du
crâne, par lequel l'artère Carotide in-
terne pénètre vers le cerveau, accom-
pagné du nerf grand sympathique.
H est beaucoup plus court dans ceux
des Mammifères qui en sont munis
que dans l'Homme et les Singes.
Les Rongeurs , l'Hippopotame et les
Oiseaux ne présentent pas ce canal.
(P.D.)
* CAROTOGO-MONOCENERI.
BOT. PiiAN. (Aublet.) Syn. de Besle-
ria coccinea à la Guiane. (b.)
* CAROTTA. BOT. PHAN. (Gouan.)
Syn. de Panais dans les environs de
Montpellier. (u.)
CAROTTE.M01.L. Espèce du genre
Cône. (B.)
CAROTTE. Daucus. bot. phan.
Orabellifères , Juss. Pentandrie Di-
gynie , L. En adoptant ce genre
établi par Tournefort , Linné y avait
introduit des Plantes qui ne concor-
TOME III.
CAR aa5
daient pas avec lui par un des carac-
tères principaux ; c est pourquoi La-
marclv , dans l'Encyclopédie, a réuni
au genre Ammi les Daucus à fruits
lisses de Linné, et réciproquement il
a placé dans les Daucus les Ammis de
Linné, dont les fruits sont hérissés.
Sprengcl, qui a fait un travail récent
sur les OmbcUifèrcs {in Rœmer et
Schultes , Syst. P'eget., v. 6), paraît
s'être conformé à cette idée; bien plus
il a beaucoup éloigné les deux genres
on question, car il place les Daucus
dans sa tribu des Caucalinées, tandis
que le genre Ammi est le type des
Amminécs. Sans nous arrêter à exa-
miner la justesse de la distribution de
notre genre d'Ouibellifères par Spren-
gel,nous allons exposer les caractères
qu'il lui a assignés, en ajoutant ceux
que l'on y observe constamment, et
qui servent à mieux le faire connaî-
tre : collerette générale, pinnalilide ,
chacuncdes folioles profondément dé-
coupée ; fleurs de la circonférence
plus grandes que les autres, par suite
de l'avortement des organes sexuels ;
fleurs du centre aussi avortées, mais
non grossies et le plus souvent co-
lorées ; cinq pétales plies en cœur et
cinqétaïuinesalternes à anthères sim-
ples ; akène ovale, h^i issée de poils ou
de piquans assez rpidês. Les pédon-
cules des fleurs»e\téricures s'allon-
gent après la floraison , tandis que
ceux du centre restent les mêmes, ce
qui donne à l'Ombelle générale une
forme serrée et arrondie. En fixant ain-
si les caractères du genre Daucus, no.
n'adoptons pas le genre Tlatyspi
miim d'Hoffmann , Ibrmd seuleme .
du D. muricatus^i-t. — On connaît une
quinzaine de Carottes qui habitent
presque toutes le bassin de la Médi-
terranée, et particulièrement les côtes
d'Afrique. Elles sont aromatiques,
comme la plupart des Ombellifères ;
mais quelques espèces contiennent le
principe odorant, en telle quantité
qu'on l'extrait par incision , sous forme
de gomme-résine ; tel est le D. gum~
mifer, Lamk. Une des racines potagè-
res les plus saines et les plus agréables,
est celle du D. Carotta, L. Cette Plan-
i5
226
CAR
le, à l'état sauvage, est tres-coinmune
en France; cultivée, elle donne des ra-
cines coniques d'une grosseur con-
sidérable, qui sont alors lellcmept ri-
ches en sucre, qu'on a proposé de l'en
extraire, à l'instar du sucre de Bette-
rave. (g..n.)
CAROTTIDES. bot. than. P\ Ca-
BOTIDES.
CAROÏTOLE. BOT. piian. Syn.
italien de Betterave. V. Bette.
(A. R.)
CAROUBE, bot. phan Le fruit
• du Caroubier. /^'. ce mot. (g..n.)
? CARODBIER ou CAROUGE. Ce-
ratonla. bot. phan. Une seule espèce,
Ceratonia sîliqua , L. constitue ce
genre delà fomille des Légumineuses
et de la Diœcle Hexandrie, L. C'est un
Arl)re assez intéressant , tant sous
ie rapport de la singulière structure
de ses organes reproducteurs, que
]iarce qu'il est indigène du midi de
l'Europe , pour mériter ici une cour-
te description : ses rameaux, qui s'é-
lèvent jusqu'àdix mètres, sont dispo-
sés en tète arrondie comme ceux du
Pommier. Ils portent des feuilles ailées
sans impaires, persistantes, composées
de six à dix folioles dures, presque
rondes, entières, luisantes en dessus,
et un peu pâles en dessous. Les fleurs
naissent sur dô petites branches axd-
laircs oli elles y sou( presque sessiles,
etformentune grappe simple. Elles ont
un calice rouge, très-petit, à cinq di-
visions inégales, devant le^quelles les
étamines , au nombre de cinq à sept ,
€nt insérées ; les filets de celles-ci
pt distincts et saillans hors de la
;ur qui est entièrement dépourvue
de corolle. Dans la plupart des fle.;r.s,
l'ovaire avorte , ce qui a fait placer ce
genre dans la Diœcie du système
.sexuel. Lorsqu'il n'y a point d'avor-
teiuent, un disque charnu slaminl-
fère entoure l'ovaire auquel succède
une gousse longue , comprimée , co-
riace et indéhiscente , renfermant
des semences dures et lisses , nichées
dans une matière ]iulpeuse. L'aspect
de cet Arlire est très-analogue à celui
des Pistachiers et de certaines Téré-
bintiiacécs ; il s'éloigne un peu des
CAR
Légumineuses ord'inaires par la
structure de sa fleur , mais l'organi-
sation de son fruit le rapproche beau-
coup de quelques Légumineuses exo-
tiques, et notamment du Tamarinier.
En Espagne et en Provence ses gous-
ses pulpeuses et douceâtres servent
d'aUmeut aux bestiaux , et quelque-
fois iuêmeau\ pauvres dans les temps
de disette. Son bois , connu vulgai-
rement sous le nom de Carouge , est
employé avec avantage dans les arts
à cause de sa dureté. (g..k.)
* CAROUBIER DE LA GUIA-
NE. bot. phan. ( Stcdman. ) Même
chose que Caouroubali. y. ce mot.
(B.)
CAROUCHA. INS. Syn. espagnol
de Carabe. J^. ce mot. (aud.)
* CAROU-COUACA. bot. phan.
( Surian. ) Syn. de Clusia ivsea. K.
Clusie.
CAROUGE. ois. Genre établi par
Lacépède qui le premier a effectué
cette séparation déjà indiquée par
Brisson dans le genre Troupialc. 11 a
depuis été adopté par Vieillot et Cu-
-vier. Le seul caractère qui distingue
les deux genres consiste dans la cour-
bure du bec, et comme la limite de
celte courbure est quelquefois si peu
tranchée qu'il en résulte de grandes
incertitudes , il est plus avantageux
pour les méthodistes de laisser les Ca-
louges réunis aux ïroupiales. V. ce
mot. (nR..z.)
CAROUGE. BOT. PHAN. V. Ca-
roubier.
CAROUGE A-MIEL. bot. phan.
Syn. de GledUsia triacanthos dans
l'Amérique du nord. P". Gleditsia.
(B.)
* CAROULA. REPT. opHiD. (La-
chesnaye-des-Bois.) Petit Serpent de
deux pieds de longueur, fort veni-
meux, et qui se cache dans les toits à
Ceylan. On ne peut le déterminer sur
de telles indications. (b.)
* C A R O U M B O U. BOT. phan.
(Commerson.) Syn. de Canne à sucre
en quelques parties de la cote de Ma-
labar, (b.)
CAROU-MOELLI. bot. piian.
pour Coarou-Mœlli. ?^. ce mot.
(/
Fi</.J. CAROUGE C^SQUET . \.iNTHORNUS O.iSQl'ET. (QaovdG«in.)
fù/.n. MECL^PODE EIŒTCINET . MEGATODIUS FREYCEUET . (ÇaoychGaim)
CAR
* GAROU-NETCHOULI. bot.
PIIAN. P^t non Notchoiili. Syn. de Jiis-
ticia (la/ic/arassa, belle espèce de Car-
inanliiie à la côte de Coroinandel. (u.)
CAUOUSSE. POIS. (Sonnini.) Nom
vidgalic dans la Mcditciianéc du
Perça Labiax , espèce du genre Per-
che. /^. ce mot. (lî.)
CAROXILE ET CAROXILOxN.
liOT. riiAN. Pour Caroxylum. V. ce
mot. (a. n.J.)
CAROXYLUM. noT. tiian. Tl.nn-
hcrg nommait ainsi un Arbre du cap
de IJonnc-Espèrancc dont la tige at-
teint la taille d'un homme à peu près,
et est presque entièrement dépourvue
de feuilles. On l'a réuni au genre
Monde , sous le nom de Salsola
aphvlla. T'. Soude. (a. d. j.)
CARPAUÈLE. BOT. piian. Des-
vaux donne ce nom aux fruits des
Ombcllifères. f^. ce mot. (b.)
CAUPjE. bot. phan. De Carpinus
latin. Bosc donne ce nom cominesyn.
de Charme en espagnol et en portu-
gais, fu.)
CAPtPAIS. ARAcriN. Latreillc (Pré-
cis des caractères génériques des In-
sectes ) avait désigné sous ce nom un
genre d'Arachnides trachéennes com-
prenant plusieurs petits Animaux
parasites, et qu'il a depuis remplacé
par celui de Gamase. F', ce mot.
(aud.)
• CARPANTIIE. Carpanthus.
BOT. CRYPT. ( Ujdropterides ou Rhi-
sonpcrmes.) Raffinesque propose l'é-
tablissement de ce genre, dont une
Plante voisine des Salvinics,qui croît
aux bords des ruisseaux de Pensylva-
nie et de New-Jersey, ser.'iit le type.
Cette Cryptogame, qu'il nomme Car-
panthe axillaire , a pour caractères :
une capsule solitaire , globuleuse ,
axillaire, uniloculaire , souvrant à
la maturité en quatre demi-valves
obtuses , et contenant quatre graines
lenticulaires. Ses feuilles sont oppo-
sées , se.-silcs , oblongitcs , et a\ant
leurs nervures peu saillantes. RnlH-
nesque , prenant son genre nouveau
pour type d'une famille, propose de
substituer lé nom de Carpanthées à
ceux par lesquels ou a désigne les
CAR 217
fausses Fougères Rhizospermes. F".
Riiizospi;rmls. ^b.)
CARPAS. bot. phan. (Cœsalpin.)
Même chose que Capas. f^''. ce mot.
(B.)
* CARPASIUiM ou CARPAS U M.
BOT. PiiAX, Plante indéterminée men-
tionnée par les anciens et par leurs
commentateurs connue fort véné-
neuse , et qu'on a quelquefois confon-
due avec le Carpesiuni. /'. ce mot.
(G.)
CARPATA. BOT. Pii.\N. (Lcmery.)
Espèce de Jatropha. ( Adanson.)Sjn. «
de Ricin. P^. ces mois. (u.) 1
CARPAÏHOS ou CARPATON.
BOT. PIIAN. (Dioscoride.) Syn. de Z,o-
nicera Pericljmenian, L.^.Chèvre-
TEUILLE. (b.)
CARPE. zooL. r. O.S.
CARPE. POIS. Espèce à peu près
la plus connue du genre Cyprin. P^.
ce mot. On a donné ce nom avec di-
verses épithètes à d'autres espèces du
même genre ou de genre différent ;
ainsi l'on a appelé :
Carpe de Buggenhagen, une es-r
pèce d'Able. /^. ce mot.
Carpe a cuir, le Cypiinus Rex-Cj-
prinorum.
Carpe dorée , le Cyprin doré de la
Chine.
Carpe de mer, la Vieille, Lahrus
P'etula , L.
Carpe a miroir, le Cyprinus Rex~
Cyprinorvrn.
Carpe du Nil, un Labéon.
Carpe piquante , le Pigo , Cyprin
des lacs d'Italie.
Carpe rougeatre, le Leuciscus
rulilus , espèce d'Able.
Carpe spécueaire ou Reine des
C \RPES,le Cyprinus Rex-Cyprinorum.
D'anciens voyageurs appellent Car-
pes, des Poissons d'eau douce trouvés
dans des régions lointaines , et qui
peuvent bien être des Cyprins, mais
qui ne sont probablement pas la même
chose que nos Carpes. (b.)
CAUPE DE TERRE, mam. L'un
dc3 noms vicieux du Pangolin , dans
quelques vieilles relations. (b.)
CARPEAU. pois. Ce nom qui dési-
gnait originaii'ement une petite Carpe
228 <]AR
jeune , est devenu celui d'une variété
accidentelle de ce Poisson qu'on trou-
ve dans le Rhône et dans la Saône ,
et qui ayant, dans sa jeunesse, éprou-
vé une castration naturelle , offre
aux friands un mets fort délicat. On a
encore appelé Carpeau, en Amérique,
le Sal/iio Cyprinoicles , L. , espèce de
Curimate de Cuvier. (b.)
* GARPEMÏERO. ois. r. Car-
PINTERO.
CARPESIUM. BOT. riiAN. Corym-
bifères , Juss. ; tribu des Inulées de
• Cassinl; Syngenesie Polygamie super-
flue , L. L'involncre est composé de
folioles imbriquées , les extérieures
foliacées et appendiculées , les inter-
médiaires acuminées , rétléchies au
sommet , les intérieures membraneu-
ses , blanchâtres , obtuses , crénelées.
Le réceptacle est nu. Il ne porte que
des fleurons quiuquefides et herma-
phrodites dans le centre , rétrécis ,
qumquedentés et femelles dans le
rayon, tous fertiles. Les akènes sont
surmontés d'un pedicelle sans aigret-
te. — On connaît deux espèces de ce
genre : ce sont des Plantes herbacées
à feuilles alternes et dentées , à fleurs
solitaires , terminales dans le Carpe-
sium cernuurn qui croît dans le midi
de la France , axillaires dans le C.
abrotanoides , indigène de la Chine.
7^. Gaert. tab. i64, et Lamarck, II-
lustr. tab. 696. (a.d. j.)
Les anciens donnaient ce nom de
Carpesium au f'aleiiana dioica se-
lon Malthiole, au Valeiiana P/iu se-
lon C. Bauhin, et même au Piment.
Dans Galien, il désigne les fruits d'un
Myrte. _ (b.)
CARPET. FOIS. Espèce du genre
Raliste imparfaitement observée ,
qu'on dit être de la foi me d'une Carpe
et se trouver dans le fleuve de Séné^
gai. (B.)
* CARPETTE. POIS. L'un des noms
vulgaires que portent les jeunes Car-
pes. (B )
CAPvPHA. BOT. PHAN. Genre de la
famille des Cypéracées , établi par
Banks et Solander sur une Plante de
la Terre-de-Feu , et publié avec
les caractères suivans, par R. Brown,
CAR
dans son Prodrome de lu Flore de la
INouvelle- Hollande : épiet uniflore,
à écailles presque distiques, les infé-
rieures vides ; soies hypogynes égales
aux 3-6 écailles florifères , plumeuses
ou capillaires; st\le subulé , non ar-
ticulé avec l'ovaire ; 5 ou 2 stigmates.
INoix prismatique terminée en pointe
à cause de la persistance du style. —
R. Brown partage ce genre en deux
sections : la première comprend , ou-
tre la Plante de Banks et Solander,
deux espèces de la Nouvelle-Hollande,
elle est caractérisée par son épiet
distique , sa noix a trois angles bien
prononcés et ses soies plumeuses.
Dans la deuxième section , composée
aussi de trois espèces originaires de la
Nouvelle - Hollande , on trouve les
épiets subulés , le style bifide et la
noix cylindracée. Sans le doute qui
paraît exister dans l'esprit de R.
Brown sur l'existence de ces derniers
caractères, il y a tout lieu de croire
que la seconde section aurait formé
un genre partic^ilier. Les Carpha
tiennent le milieu entre les genres
Rliynchospora et Chœtuspora , dont
elles ont entièrement l'aspect. (g..n.)
CARPHALE. Carphalea. bot.
PHAN. Genre de la famille des Rubia-
cées. \\ a pour caractères : un calice
turbiné , à quatre divisions oblon-
gues , spatulées , scaricuses; une co-
lolle dont le tube est long et filifor-
me , la gorge élargie , intévieurement
velue, le limbe découpé en quatre
lobes étroits; quatre anthères pres-
que sessiles et oblongues insérées
vers la gorge ; un seul stigmate ;
une capsule couronnée par les lobes
du calice persistant , à deux loges
pol^ spermes , s'ouvrant en dedans en
deux valves , auxquelles est opposée
la cloison médiane qui se sépare elle-
même en deux. Ou en connaît une
seule espèce, le Carphalea co/jmùusa.
Arbrisseau de Madagascar, à feuilles
opposées dont la forme rappelle celle
des feuilles d'Hyssope , à ileurs dis-
posées en corvmbes terminaux. F".
Lamk. , Illustr. tab. 69. Ne pourrait-
on pas réunir à ce genre la Plante fi-
gurée par Cavanilles [ Icori. , 672,
CAR
fîg- 1 ), sous le nom à'yEgynetia lon-
ëlfl'jra? (A.D.J.)
'CAllPIIEOTUM. BOT. PHAN.
( Pline. ) Encens très-pur et très-blanc
qui coulait pendant 1 ctc de l'ccorce
d'un Arbre inconnu. Celui qu'on re-
cueillait en hiver se nommait Datbia-
tum. (u j
*CARPHOS. BOT. piiAN. (Pline.)
Syn. de Tiigonella Fœiiumgrœcum ,
L. Espèce du genre Trigonelle. r. ce
mot. (u.)
CARPIGNA. BOT. piiAN. La Plante
désignée sous ce nom par Cœsalpin
serait la Clandestine, espèce du genre
Lalhrœe selon le Dictionnaire de Dé-
terville, et l'AracUide suivant celui
de Levrault. (b.)
* CARPILLON. POIS. L'un des
noms vulgaires de la jeune Girpe. (u.)
CARPINELLA et CARPINO -
NERO. BOT. PHAX. Syn. italiens de
Carpinus Ost/ya , L. /^. Charme, (b.)
CARPINTERO. ois. Et non Car-
pentero. Syn. de la plupart des Pics
qui ont l'habitude d'entailler et
de percer le bois avec leur bec ;
l'un d'eux désigne particulièrement
le Pic noir à bec blanc , Piccus pria-
cipalis, L. r. Pic. (dr..z.)
CARPION. Carpio. pois. Espèce
du genre Saumon, f. ce mot. (b.)
CARPOBALSAME. Carpobalsa-
mum. BOT. piiAN. C'est un fruit et
non un Arbre ; on le trouve encore
dans quelques pharmacies; il paraît
être celui d'un Arbre du genre Amy-
ris. F. ce mot au supplément, (b.;
CARPOBLEPTA. bot. piian. [Hy-
c/rvp/iytes.) Stackhouse , dans la nou-
velle édition de sa Néréide Britanni-
que, propose ce genre pour le ïuci/s
tuberculatiis de Linné. Il constitue la
onzième section de notre genre Fu-
cus, et na pas été adopté par les na-
turalistes. (LAM..X.)
CARPOBOLE. Carpobulus. bot.
cnYPT. {Lycoperdacées.) Ce genre ,
créé par Michcli qui l'a parfaitement
figuré lab. loi de ses No^'a Gênera
CAR 329
Plan/arum , a éié ensuhe réuni par
Linné aux Lycoperdons , dont il dif-
fère cependant beaucoup. Depuis, To-
de l'a rétabli comme genre sous le nom
de Sphœrobolus. Quoique ce dernier
nom ait été adopté par la plupart des
botanistes, nous croyons, comme
Willdenow, devoir conserverie nom
le plus ancien. Ce genre présente un
péiidium double , globuleux; l'exté-
rieur coriace se divise en six ou huit
dénis assez profondes; l'intérieur
membraneux forme une sphère lisse
qui est lancée au dehors à la matu-
rité ; il est rempli de sporules très-
serrées sans raéUmge de filamens , et
ne se rompt qu'après être séparé du
reste de la Plante.
La seule espèce qu'on connaisse de
ce genre est un petit Champignon
qui dépasse rarement la grosseur
d'un grain de Millet et qui est d'un
jaune terreux. Il croît sur les mor-
ceaux de bois pourris en automne.
(ad. b.)
CARPODET. Carpodetus. bot.
PHAN. Genre placé à la suite de la
famille des Rhamnées. Il a été établi
par Forster, d'après un Arbre de la
Nouvelle-Zélande, dont les tiges et les ^
rameaux sont parsemés de tubercu-
les, les feuilles alternes, les fleurs dis-
posées en grappes solitaires ou gémi-
nées , axillaires et terminales. Leur
calice turbine se termine par cinq
dents caduques; cinq pétales alternes
s'y insèrent, ainsi que cinq étamines
courtes. L'ovaire à demi adhérent se
termine par un seul style et un stig-
mate en lête.lî devient une baie sè-
che etsphérique, autour de laquelle
le calice forme une sorte de bourrelet
après la chute de ses dents. Elle est
partagée en cinq loges, dans lesquel-
les fait saillie un placenta central au-
quel plusieurs graines sont attachées.
y. Lamk. ///. tab. i45. (a.d.j.)
CARPODONÏE. Ca^7JOf/o«/05.BOT.
PHAN. Genre établi par Lnbillardière,
et que Jussieu cl Choisy placent dans
la famille des Hypéricinées. C'est un
grand et Ijel Arbre qui porte des
feuilles elliptiques, oblougues, oblu-
âSo
CAR
ses, gliitincusesclluisantesen dessus,
d'un gris cendré à leurface inférieure,
dépourvues de points translucides.
Leurs fleurs qui sont axillnires et so-
litaires ont leurs pédoncules accom-
pagnés à leur base de deux écailles.
Le calice est étalé, formé de quatre
sépales frangés sur les bords. La co-
rolle se compose de quatre pétales
1 'aunes, obtus, entiers, plus longs que
e calice. Les étamines qui sont fort
nombreuses sont réunies par leur
base. L'ovaire est allongé et surmonté
de cinq à neuf styles, et devient une
capsule à autant de loges, et s'ouvrant
en autant de valves qu'il y a de styles
sur l'ovaire. Les graines .'■ont planes
et membraneuses. La seule espèce de
ce genre, Carpodontos luclcla, a clé fi-
gurée par Labillardière , dans son
Voyage à la recherche delà Pcyrouse,
t. 18. Elle croît abondamment à lîle
de Van-Diémcn. (a.r.)
GARPOLEPIDE. Carpolepis. bot.
C^^VT. [Hépatiques.) Genre séparé
des Juugermannes par Palisot de
Beauvois. 11 n'est pas adopté. /^.
Ju^'GERMA^'NE. (AD. B.)
CARPOLITIIES. BOT. foss. On a
désigné, depuis long-temps, sous ce
nom, les fruits qui se trouvent à l'état
fossile dans diverses couches de la
terre. Dans notre classification arti-
ficielle des Végétaux fossiles , nous
avons adopté ce nom pour tous les
fruits fossiles qu'on ne peut rdpportcr
à aucun genre connu, et leur nom-
bre est très-considérable. Quelques-
nns offrant au contraix'eides caractères
qui permettent de les ranger avec cer-
titude dans des genres encore exis-
tans, nous avons cru devoir les dé-
crire sous ces noms génériques; c'est
ainsi que dans les terrains tertiaires
ou de sédimens supérieurs, on a
trouvé des fruits qui appartiennent
sans aucun doute aux genres Pin ,
INoyer, Charagne, Cocos, etc. T'^. ces
mots. Mais on doit observer que ces
Fossiles diflèi ent toujours spécifique-
ment des espèces actuellement exis-
tantes, auxquelles nous avons pu les
comparer. C'est ce que nous avons
CAR
cherché à établir dans le Mémoire cité
ci- dessus en décrivant ces espèces.
(Mémoire du Muséum d'Hist. Nat. ï.
VJII.)
Quant aux fruits fossiles de genres
indéterminés , leur nombre est très-
considérable , surtout dans les ter-
rains assez nouveaux. La formation
qui pp.raît en renfermer le plus est
celle des Lignites de l'argile plasti-
que. Ainsi les argiles de l'île de
Schcppey que les géologues rappor-
tent à cette formation, contiennent
une immense quantité de graines et
de fruits transformés, en pyrites. Par-
kinson en a figuré un assez grand
nombre, mais c est peu de chose en
comparaison de ce que les collections
d'Angleterre on renferment.
On en a également trouvé dans les
Lignites de Aleissner et de |>liisieurs
autres parties de l'Allemagne; ils sont
indiqués dans l'ouvrage de Schlo-
theim [Fetrefaclen kunde).
Dans lesfonnations plus anciennes,
ils deviennent, à ce qu'il paraît, lieau-
coup plus rares ; ainsi nous ne savons
pas qu'on en ait trouvé dans la Craie,
le Calcaire du .lura et le Calcaire Al-
pin; enfin ils reparaissent, quoiqu'on
pe;it nombre, dans les terrains houil-
Jiers, mais souvent mal consei'vés , et
en général les Carpolithes de ces ter-
rains, même ceuxqui sonten bonétat,
paraissent assez différons des fruits
des Végétaux actuellement existans;
ainsi nous ne savons pas qu'on y ait
jamais trouvé, comme dans les Ligni-
tes , ni fruits de Palmiers , ni truils de
Banibous , etc. , ce qui vient à l'appui
de l'opinion que nous avons émise que
les tiges qu'on a cru appartenir à des
Plantes de ces familles sont, en gé-
néral , des tiges de Plantes cryptoga-
mes arborescentes. La présence de
quelques espèces de graines prouve
cependant évidemment l'existence des
Végétaux phanérogames ; n)ais aux-
quels des genres de Plantes fossiles du
terrain houiltier ces graines apparte-
naient-elles ? c'est ce que nous ne
pouvons encore établir.
Quant aux teri-alns d'Anthracites ,
nous ne croyons pas qu'on y ait en-
CAR
core observi; de fruits fossiles; mais
les Vôgctaux y étant moins nombreux
et les terrains étant peu exploités , on
ne peut jusqu'à présent rien aflirmer
sur ce sujet. P\ Végétaux fossiles,
(ad. b.)
CARPOLYZE. Carpolyza. bot.
PHAN. (Salisbury.) T^. SxiiuMAiRE.
* CARPOPIIORE. Carpophorus.
BOT. PiiAN. (Linck.) Même cliosc que
ce que feu Richard nommait Basi-
g^nue. /^. ce mot. (b.)
* CARPOPHYLLON. bot. tiian.
(Pline.) Probablement un Fragon, le
Husciis llypophylliim ou llypoglus-
num, L., mais non certainement le
Convallatia poljgonalum, comme on
l'a supposé. (b.)
* CARPOU-INDOU. bot. phan.
Acacic indéterminée de la côte de
Corouiandel. (g..n.)
* CARPUS. bot. PHAN. C'est la
Paslèquechcz les Turcs, selon Kolbe,
qui aura mal transcrit le mot Copous,
par lequel ce fruit est réellement dé-
signé à Conslantinople et dans la
Troade , d'après Belon. /^. Copous.
(B.)
CARQUEJA ET CARQUEIXA.
BOT. PiiAN. Noms espagnol et portu-
gais du Genista tridentata , L., qu'on
prononce, selon les provinces, Car-
guesca, Carguecsa et Canjuesia. K.
Genêt. (b.)
* CARRA. BOT. PHAN. (L'Écluse.)
Nom vulgaire du Mercurialis tomen-
tosa aux environs de Grenade en An-
dalousie. T'. Mercuriale. (b.)
* CARRANCHO. ois. C'est au Pa-
raguay la même chose que ce que
Marcgraaff appelait Caracara. V . ce
raot. (B.)
CARRAPATEIRO. bot. phan.
Syn. portugais de Ricin. T^. ce mot.
(B.)
CA.RRAPATO. arachn. Nom por-
tugais qui paraît convenir à \ Acarits
/•e<?wf/^5 de Linné. (b.)
CARRASCA , CARRASCO et
CARRASGOSA.bot. PHAN.Nomses-
CAPv 231
pagnols et portugaisdcs()//err//5Cocc/-
fera et 7/e.r, L. , qui ont fait donner
celui de Carrascal à certains espaces
déserts que couvrent les buissons for-
més par ces Arbres. (b.)
CARREAU. Fulgur. moll. Genre
formé par F3enis Moutfort aux dépens
des rocher:, , et dont le type serait le
Murex pervcisus. P' . RocMER. (n.)
CARREAUX. OIS. Syn. vulgaire
de rilirondelle de rivage, lliriindo
riparia, L. f^. Hirondelle. (dr..z.)
CARRELÉE, rept. ciiel. (La-
treille.) L'espèce de Tortue que Uau-
din nomme Aréole. F", ce mot. (b.)
CxiRRELET. pois. F". Carelet.
*CARRET. REPT. ciiel. Pour Ca-
ret. P'. ce mot. (B.)
CARRETILLAS. bot. phan. Syn.
espagnol de ISledicago orhicularis,\j.
Espèce du genre Luzerne. (b.)
* CARRICHTERA. bot. phan.
( Adanson. Fam. Fiant, ir, p. 42 1.)
Syn. de Vella. K. ce mot et Carricii-
tère du Supplément de ce Diction-
naire. (15)
CARRICO. bot. phan. Nom géné-
rique par lequel les Portugais dési-
gnentla plupart des Graminées etCy-
péroïdes grandes et dures , qui crois-
sent dans les marécages, telles que
certaines Laiches et Roseaux. (b.)
CARRTCTER. bot. phan. Pour
Carriclîtera. F. ce mot. (b.)
CARPtIERES. Lieux d'oii l'on ex-
trait de la teire des niasses pierreuses
qui sont ordinairement employées
dans les constructions; on nomme
également Carrières les excavations
qui résultent de celte extraction. Les
Carrières s'exploitent ou à ciel ouvert
ou par galerie. Le premier cas a lieu
lorsque , dans une plaine , les maté-
riaux inutiles qui recouvrent la pierre
employée sont peu abondans, ou bien
lorsque celles-ci, entrant dans la com-
position d'une colline ou d'une mon-
tagne, peuvent être attaquées latérale-
ment en tlanc , sans produire lébou-
lement de parties supérieures. L'ex-
ploitation par galerie se fait lorsque
353 CAR
les bancs que l'on veut extraire sont
recouverts par des couches plus ou
moins solides et épaisses qui ne pour-
raient être enlevées sans de grands
frais. Ces galeries sont en général ho-
rizontales, et elles communiquent avec
l'extérieur , suivant la l'orme générale
et superficielle du sol dans lequel elles
sont pratiquées , soit immédiatement,
soit par des puits verticaux plus ou
moins profonds. Les Granits , les
Schistes , les différentes espèces de
Calcaires , les Gypses ou Pierres à
Plâtre, donnent lieu à des ouvertures
de Carrières. On poui'rait eu dire au-
tant des Lignites, des Houilles, des
Sels gemmes , de diflférens minerais
de Fer, dont les exploitations sont
comprises plus généralement sous le
nom de Mines, J^. ce mot; ce qui in-
dique la difficulté que l'on rencontre
à Gonner dans tous les cas un sens
bien précis à ces deux expressions
Carrières et Mines. Ces dernières com-
prennent plutôt les travaux entrepris
pour les recheiches et l'extraction des
Métaux et substances minérales qui
sont disséminés irrégulièrement dans
des masses pierreuses que l'on tra-
verse. Une grande partie delà ville de
Paris , au midi de la Seine, est établie
sur des Carrières spacieuses qui se
prolongent sous la plaine de Mont-
Kouge , et qui sont creusées dans le
Calcaire grossier. Elles communi-
quent par des puits avec l'extérieur à
Montmartre. La Pierre à plâtie est gé-
néralement exploitée à ciel ouvert, tan-
dis qu'à ïreil , par exemple, la même
substance donne lieu à des excava-
tions souterraines qui ont plusieurs
centaines de pieds de profondeur ,
mais qui,pénétrant dans le sein d'une
colline, viennent s'ouvrir sur sa pen-
te. Les Carrières de Maëstricht, dont
l'exploitation remonte à une haute
antiquité, sont célèbres par leur éten-
due, par les fossiles qui en ont été
extraits et paf l'élégante description
qu'en a donnée Bory de St. -Vincent;
ces Car] ièies paraissent être dans la
Craie inférieure; leur ouverture a éga-
lement lieu sur les escarpcmcns laté-
raux du plateau deSaiut-PieiTe. (cf.}
CAR
* CARRION-CROW.ois. Syn. an-
glais de la Corneille noire , Corvus
Corone , L. F". Corbeau. On donne
aussi ce nom dans les Antilles à V\}-
YuhUfP^u/lur Z7/«^«,L./^. Vautour.
(DR..Z.)
* CARRIOU-CROWN. ois. Syn.
vulgaire du Catharte Aura , FuUur
Aura, L., à la Caroline. F. Cathar-
te. (DR..Z.)
CARRIZAL. BOT. PHAN. L'un des
noms espagnols du Roseau. (b.)
* CARRIZO. BOT. PHAN. Même
chose en espagnol que Carricoen por-
tugais. F. Carrico. (b.)
* CARRUBIA, bot. fhan. V. C.i-
EOUBE.
* CARSAAMI. bot. piian. (Rau-
■Wolf)Syn. àeCallaoï-lentalls, et nom
d'un Gouet indéterminé dont la feuil-
le est lancéolée. (b.)
CARTAZONON. mam. (iElien.)
Animal fabuleux qui aurait la figure
d'un Ane et une seule corne au front,
probablement la Licorne. (b.)
CARTE GÉOGRAPHIQUE BRU-
NE ET CARTE GÉOGRAPHIQUE
FAUVE. iNS. Noms sous lesquels
Engramelle a désigné deux espèces
distmctes de Lépidoptères. La pre-
mière est le Papilio levana de Linné,
et la seconde le Fapilio prorsa du mê-
me auteur. L'une et l'autre font au-
jourd'hui partie du genre Vanesse.
F. ce mot. (aud.)
CARTE GÉOGRAPHIQUE, moll.
Nom vulgaire et marchand d'une Por-
celaine , Cjprea 31appa, L. y. Por-
celaine, (b.)
*CARTÉSIA. BOT. PiiAN..(H. Cas-
sini. EuU. Soc phil. décembre 1816.)
Probablement la même chose que le
Stokesia de L'Héritier. K. ce mot. (b.)
CARTHAME. Cartkamus. bot.
PIIAN. Genre de la famille des Synan-
thérées, section des Carduacées (H.
Cassini ) , et de la Syngénésie Poly-
gamie égale de Linné. Une seule es-
pèce composaitoi'iginairementce gen-
re établi par Toui'nefort; mais Linné
CAR
y reunit plusieurs autres Plantes qui
sont devenues les types de diflerens
genres proposes par Adanson, Nec-
Ker, Gaertncr, de Jussieu et De Cau-
dolle. Ainsi les genres jllractylis et
Caidiinci-Uus étaient des Carthames
de Linné, l^es Carduncellus sont les
Plantes qui se rapprochent le plus
des Gartlianies; ils n'en diirèrent en
effet que par la présence d'une Ai-
grette simple, leurs étamincs hérissées
et leurs corolles bleues; ces faibles
caractères ont suffi pour l'admission
du genre Carduncellus proposé par
Adanson , et ensuite par De Can-
dolle. Celui-ci a ainsi caractérisé les
Carthames : un Involucre bossu à sa
base, et imbriqué de folioles qui se
terminent par une petite épine; tous
les fleurons hermaphrodites ; récepta-
cle paléacé ; akènes sans aigrette. Mais
en l'adoptant ainsi réformé, ce genre
ne renfermerait plus, comme dans l'o-
rigine, qu'une seule espèce, c'est-à-
dire le Carthame des teinturiers ,
Cartkamus tlnctorius, L. Celte Plante,
connue vulgairement sous le nom de
Safran bâtard, croît spontanémenten
Client, etmcme dans le midi de l'Eu-
rope oii on la cultive à cause de ses
fleurs qui ont une belle couleur oran-
gée. Deux principes immédiats com-
posent celte couleur : l'un jaune, très-
soluble dans l'eau, et qui altère les
qualités de l'autre principe rouge, le-
quel nesedissoutnidans l'eaunidans
lalcohol, mais seulement est soluble
dans les alcalis dont il est précipité par
lesacides. Celte couleur a bien peu de
fixité; néanmoins comme elle peut se
nuancer à l'infini, et que ses nuances,
surtout le rose, sontfort éclatantes, les
teinturiersenfontun grand usagepour
donner aux tissus de soie et de coton
toutes les couleurs depuis le rose cou-
leur de chair jusqu'au rouge cerise. Un
autre usage assez important de ce der-
nier principe du Carthame, c'est le
rouge pour la toilette des dames. On
prépare celui-ci en broyant la couleur
desséchée avec du talc exactement ré-
duit en poudre. Eufin les graines du
Carthainus tinclorius sont violemment
puigallves pour l'espèce humaine ,
CAR 233
tandis que pour les Perroquets elles
sont un aliment sain : aussi les nom-
me- t-ou Graines de Perroquets.
(G..N.)
CARTHAMOIDES. bot. phan.
(Vaillant. 1 Syn. de Caithamus milis-
simus , L. dont Adanson avait fait son
genre Cardoncelle. /'^. ce mot. (b.)
* CARTHEGON. bot. than. (Pli-
ne.) La graine du Buis. f^. ce mot. (b.)
CARTILAGE, zooi.. Le plus élas-
tique de tous les tissus et d'une con-
sistance intermédiaire , mais dans
des degrés très-différens au tissu fi-
breux et au tissu osseux , avec les-
quels il est ordinairement continu ou
au moins contigu.
Lorsque le Cartilage est isolé, com-
me par exemple au thiroïde et au
circoide de l'Homme , du Singe , etc.,
aussi bien que dans le cas de sa con-
tinuité avec le système osseux , sa
consistance et sa structure passent
progressivement , avec l'âge , à une
véritable ossification. Réciproque-
ment , dans les premiers temps de
l'ostéogénie chez tous les Vertébrés ,
oii le squelette est complètement os-
seux , tous les os sont primitivement
des Cartilages , et les Cartilages pro-
prement dits , qui subsistent pendant
une ou plusieurs des périodes ulté-
rieures, finissent toujours eux-mêmes
par sossifier , soit séparément du
squelette , soit en se continuant à
quelqu'une de ses parties. Tels sont
entre autres les Cartilages qui arc-
boutent les côtes sur le sternum. Com-
me nous l'avons fait observer dans no-
tre article Anatomie, le progrès et les
périodes de l'ostéogénie ne sont pas
uniformes pour toutes les classes de
Vertébrés. Chez les Oiseaux, oii le
squelette est avec tant de prompti-
tude complètement ossifié , il n'existe
réellement pas de Cartilage. Récipro-
quement , dans un ordre entier de
Poissons ( les Choiidroptérygiens ou
Cartilagineux), le squelette conserve
toute la vie l'état primitif, et les sels
calcaires et terreux dont la déposi-
tion , dans les mailles des Cartilages ,
en ont fait des os, sont, ou bien in-
1234
CAR
corpoi es à d'autres tissus , ou bien
rejelés par des organes secrétoires.
Cette dernière combinaison a lieu
dans les Lamproies par des elabora-
tions des reins et de la peau , qui
semblent si complètes que même les
dents ( comme nous croyons l'avoir
observé les premiers) n'y sont autre
chose que des lames cartilagineuses
relevées en sommités de distance en
distance , et s'emboîtant de dehors
en dedans. Dans le Mémoire sur l'a-
natomie de la Lamproie , que nous
avons lu à l'Institut en commun avec
Magendie, et imprimé au deuxième
volume de son Journal de physiolo-
gie, nous avons démontré quel était
le 1 développement de l'appareil uri-
nairc de la Lamproie, que Everard
Home (Trans. Philos, de i8i5) avait
pris pour des testicules. La première
combinaison est réalisée dans les
Esturgeons , oîi il se forme une
cuirasse à la tête , et sur le corps
des rangées d'écussons presque inat-
taquables à la scie; et chez les R.aies
et les Squales , dans les boucles des
premières et les dents des seconds.
Dans ces deux grands genres de Pois-
sons , une membrane, fibreuse par-
tout ailleurs , la sclérotique , est aussi
devenue une calotte cartilagineuse :
dans les Cycloptères et les Tétraodons,
ou la peau présente aussi des endur-
cissemens ou des écussons calcaires ,
le squelette reste également plus ou
moins cartilagineux , en même temps
que les glandes urinaires acquièrent
tm développement extrême de vo-
lume et d'action : au moins avons-
nous vu , dans ces deux genres de
Poissons, cet état récijiroque du vo-
lume des reins et du défaut de soli-
dification du squelette. Le Cartilage
considéré, soit dans les divers états
de développement d'un même Ani-
mal , soit dans la série des Animaux
vertébrés, n'estdonc réellement qu'un
état primitif du système osseux. Aussi
arrive-t-il quelquefois, par maladie,
que réciproquement les os redevien-
nent Cartilages par l'absorption des
sels qui les solidifient, et le trans-
port , soit sur d'autres tissus , soit à
CAR
des glandes secrétoires, de ces sels
eux-mêmes ou de leurs matériaux
élémentaires. Cest ce qui arrive dans
le rachitisme , et une sorte de ramol-
lissement des os , dont la femme Su-
ficot a offert un exemple devenu vul-
gaire par sa singularité.
D'après ce mécanisme de la trans-
formation du Cartilage en os et de
l'os en Cartilage, on voit que ces
deux tissus sont identiques , et que
là oii il n'y a pas de squelette il n'y
a pas lieu à l'existence du Cartilage
( V". pour cette réciprocité des tissus
oii se déposent à 1 état coiiciet des
combinaisons salines , le § VU de
notre article Ajsatomie). Nous ne con-
naissons, hors des Animaux verté-
brés , que les Mollusques bivalves
qui off'rent une sorte de tissu cartila-
gineux dans le ligament articulaire
de la charnière des valves.
Pour les organes spécialement car-
tilagineux j tels que les diverses par-
tics de larynx , de la trachée artère ,
les bourrelets et les rondelles des di-
verses articulations du squelette dans
les Vertébrés, etc. , et le jeu et l'uti-
lité mécanique de ces parties, /^. L\-
KYNX, Os, Squelette, "rRACHÉE
ARTÈRE, etc. (A.D..NS.)
CARTILAGINEUX. POIS. V.
Choa'droptérygiens.
* CARTOFLE ou CARTOUFLE.
BOT. PHAN. On donne ce nom , dans
plusieurs parties de l'Allemagne et de
la Belgique , à la Poraine-de-terre. Il
paraît qu'il fut originairement appli-
qué à V Helianthus tuberosus, L. v ul-
gaii ement Topinamboux. (s.)
CARTON. EOT. PHAN. C'était in-
différemment chez les anciens le Car-
vi et l'Oignon. (b.)
CARTONÈME. Cartonema. rot.
PHAN. Le genre que R. Brown a éta-
bli sous ce nom , dans son Prodrome,
fiiit partie de la famille naturelle des
Commelinées et se distingue surtout
par les caractères suivans : son calice
est à six divisions un peu inégales et
disposées sur deux rangs ; trois exté-
rieures sont vertes et calicinales ; trois
CAR
intérieures plus petites sont colorées
ctpétaloïdes ; toutes sont persistantes.
Lcssix étaniines, qui persistent aussi ,
sont égales entre elles; leurs lUels
sont glabres , el leurs anthères allon-
gées et attaetiéos par leur l)ase. L"o-
vaire est sunnonlé d'un style simple
que termine un stigmate barbu. Le
iruit est une capsule à trois loges,
s'ouvrant en trois valves septil'ères ;
chaque loge contient deux graines.
Ce genre ne se compose encore que
d'une seule espèce, Cartonerna spica-
tum, Brown, loc. cit. C'est une Plan-
te vivace couverte de poils lâches. Sa
racine, qui est fibreuse, se termine
inférieuroment par un renflement
charnu. Sa tige , qui est presque sim-
ple , porte des feuilles linéaires allon-
gées , amplexicaulcs. Les ileurs sont
sessiles et jaunes ; elles formeut un
épi multiilorc au sommet de la lige.
(A. II.)
» C ARTO> NIÈRES. ixs. Nom
que l'on applique vulgairement en
Amérique à certaines Guêpes qui ont
le singulier instinct de composer,
avec des débris de Végétaux , une
matière analogue au carton , avec la-
quelle elles façonnent leurs nids. Ces
Insectes appartiennent au genre Po-
listc. f. ce mot. (At'D.)
* CARTOPOGON. bot. tiian.
(PalisotdcBcauvois.)^. Aristide. (b.)
CARUA. BOT. PiiAK. Ecrit à tort
Ca/va. (Théophraste. ) Syn. de Noix.
(B.)
* CARUAROU. BOT. piiAN. r.
Cariarou.
* CARUB, CHARNUBI ET
CHARNI. BOT. PHAN. Syn. égyptien
de Caroubier. P^. ce mot. (b.)
* CARUCUOCA. MAM. Souris du
Brésil , qu'on ne connaît que par la
simple citaliou qu'en a faite Marc-
graair. (b.)
CARUDE. POIS. Nom vulgaire de
Labrusrupestris. /^".CrÉnilabre. (b.)
CARUDSE. POIS. Espèce du genre
Spare dans Lacépède. (b.)
CARUIRL MAM. L'un des noms de
CAR 2 35
pavs du Si mi a melanocepJtala de
llùmboldt. r. Sapajou. (b.)
* CAllDM. BOT. PHAN. Syn. de
Carvi. /'. ce mot. (h.)
* CARUMFEL. bot. piian. Vieux
nom du Girofle chez les Orientaux.
(B.)
CARUTZ. POIS. (Gcsner.) Proba-
blement la même chose que Carudc.
P'. ce mot. (uO
CARVA. BOT. PIIAN. Syn. mala-
bare de Laurus Cassia, l^. Laurier,
et de Jiisticia Gaiii^edca, espèce de
Carmantine. («•)
CARVALIIINIIA. bot. piian.
Syn. portugais de Jeucriiim Chamœ-
d/js , L. f^'. Germandrée. (b.)
CARVÉ. BOT. PIIAN. L'un des
noms du Chanvre , dans quelques
cantons de la France méridionale, (b.)
CARVÉLINO. OIS. r. Cardenio.
CARVI. Can/m, L. bot. piian.
Ombellifcres , Juss. ; Pentandrie Ui-
^Y'iie , L. — Lamarck (Encycl. méth.)
ci De Candolle (FI. fr.) ont supprimé
ce genre établi par Tournefovt, Lin-
né et Jussieu , et l'ont réuni aux Sé-
sélis. Malgré la faillie différence qui
existe, en effet, entre ces deux genres,
plusieurs auteurs récens ont néan-
moins continué de les distinguer ;
G. Sprengel a ajouté quelques carac-
tères à ceux donnés par ses devan-
ciers, et l'a placé dans sa tribu des
Pimpinellées. On ne connaît qu'une
seule espèce de Carvi , car le Caritrn
simplex , Willd. est le Seseli (tnnuum,
L. C'est le Carvi ordinaire, Cariirn
Ca/vi , L. Il se distingue des Sésélis
par sa collerette généraleà uueoudeux
lolioles linéaires, tandis qu'elle est
nulle dans ceux-ci , par son fruit ovale
oblong , strié, à trois eûtes dorsales ,
obtuses d'après Sprengel. Au reste, le
calice est entier , et les pétales cordés
et infléchis comme dans les Sésélis.
La Plante est herbacée , ayant le port
et surtout les feuilles de ces derniers,
quoique présentant moins de rigidité
dans l'ensemble de ses parties. Elle
habite les pays niontueux de toute
256 CAR.
l'Europe où on recueille ses semences,
gui, contenant une assez grande
quantité d'huile volatile, sont très-
carminatives et stomachiques. (g..n.)
CARVIFEUILLE. Carvifolium.
BOT. PHAN. Genre formé par Villars ,
dans sa Flore du Dauphiné , pour le
Seltnum Carvifoliurn , L. Il n'a pas
été adopté. ^. Séx.in. (b.)
CARVITES. BOT. PHAN. (Dioscori-
de.) Probablement un Euphorbe, (b.)
CARVUIM. BOT. ruAN. Pour Carvi.
P^. ce mot. (b.)
GARYA. BOT. PHAN. (Pline.) Même
chose que Carua, r. ce mot, dont
probablement l'orthographe est pré-
férable. (G..N.)
CARYBDÉE. Carybdea. acal.
Genre del'ordre des Acalèphes libres ,
établi par Péron et Lesueur dans la
première section de leurs Méduses
gastriques , classé par Lamarck parmi
ses Radiaires médusaires, et régardé
Ear Cuvier comme un Rhizostome.
es Carybdées ont un corps oibicu-
laire , convexe ou conoïde en dessus ,
concave en dessous, sans pédoncule,
ni bras, ni tentacules, mais ayant
des lobes divers à son bord. On dis-
tingue facilement les Carybdées des
Phorcynées par les appendices ou les
lobes particuliers et divers qui bor-
nent leur limbe. Et quoique les unes
et les autres n'aient ni pédoncule ,
ni bras , ni tentacules , la forme géné-
rale des Carybdées est déjà plus com-
posée que celle des Phorcynées, et
semble annoncer le voisinage des
Equorées. On n'en connaît encore
que deux espèces.
Garyedée péryphylle , Caiybclea
periphj lia, Véron. et Les. , Ann. du
Mus., t. i4, p. 532, n. ii; Lamk., An.
sans vert., t. 2, p. 496, n. 1. Elle oflfre
une ombelle subconique avec le re-
bord découpé en seize folioles trian-
gulaires et pétiolées, dont huit sont
réunies par paires. L'estomac est très-
large à son bord , très-aigu à son
sommet. Cette Méduse , toujours pe-
tite, habite l'océan Atlantique équa-
to rial .
CAR
Garyedée marsupiale , Carybdea
marsupialis , Péionet Lesueur, Ann.,
t. i4,p. 555, n. 12; Médusa marsu-
pialis , GmeX., Syst. Nat. ,p. 3i54,
n. 8. Son ombelle est semi-ovale,
cruméniforme, à rebord entier et gar-
ni de quatre tentacules très-gros et
très-coui ts. Elle est plus petite que la
précédente, et se trouve assezcommu-
nément dans la Méditerranée.
(LAM..X.J
• CARYE. Carya. bot. phan. Nut-
tal , dans son Gênera , propose de
former sous ce nom un genre nouveau
Four plusieurs espèces de Noyers de
Amérique septentrionale. Les carac-
tères qui distinguent ce genre des vé-
ritables Noyers sont, pour les fleurs
mâles , un calice formé d'écaillés tri-
partitcs; des étaminesdont le nombre
ne s'élève pas au-delà de quatre ou
de six. Pour les fleurs femelles , on
n'y observe pas de style ; le stigmate
est sessile et quadrilobé , et le fruit
s'ouvre en quatre valves et non en
deux.
Cet auteur rapporte à ce genre nou-
veau cinq espèces , savoir : Carya
olivœformis {Juglans olivœfurmis ,
Mich.), Carya sulcaia [Jugl. sulcata),
Carya alba ( Jitgl. alba ) , Carya
tomentosa ( Jugl. tumentosa) , et enfin
une espèce nouvelle qu'il nomme
Carya microcaqm. V. JuglandÉes et
Noyer. Le noar de Carya est em-
prunté de celui que portait la Noix
chez les anciens. (a. r.)
CARYGUEYA. mam. L'un des
noms de pays , syn. de Dldelphe.
« (A.D..NS.)
CAPvYOCAR. BOT. phan. V. Pe-
KEA
CARYOCATACTES. ois. C'esl-à-
diie Gasse-Noix. Nom donné à plu-
sieurs Oiseaux , particulièrement à la
Sis telle , au Calao des Moluques , et
devenu générique dans Cuvier pour
désigner le Casse-Noix. V. ce mot.
(DR..Z.)
CARYOLOBE. Caryolobis. bot.
PHAN. Gaertner , sur l'examen d'un
fruit appelé Bérélie par les habitans
CAR
(le Ceylan , a établi ce genre qui pa-
raît appartenir à la famille des Rai-
sinicrs , niais qui ne peut être defimt!-
venienl adopté que lorsque le Végétal
d'oii provient la Bérélie sera connu.
Ce fruit est recouvert dun brou, (b.)
* CVRYON. BOT. PiiAN. ( Dalé-
champ. ) La Noix cbez les Grecs , et
génoraleinjnt les fruits qui, comme
clic , sont renfermés dans une coque
ligneuse. (b.)
* CARYOO - GADDÉES. bot.
PiiAN. (Marsdcn.) Arbre indéterminé
de Sumatra, qui a , dit-on, le parfum
et les vertus ilu Sassafras. [a.)
*GARY0PI1YLL.'EUS. ijstest. r.
GÉROrLÉ.
* CARYOPHYLLAIRES. Cario-
phyltaria. polyp. Ordre de la sqc-
tion des Polypiers lamellifères, que
nous avons établi dans la division
des Polypiers entièrement pierreux
et non flexibles ; tous ceux qui le
composent ont des cellules étoilécs
et terminales, cylindriques, turbi-
nées ou épatées , parallèles ou non
parallèles , simples ou rameuses ,
isolées ou en groupes , jamais à
parois communes. Tels sont les ca-
ractères de l'ordre des Caryopliyl-
laires, Polypiers faciles à distinguer
des autres Lamellifères avec les-
quels on les a confondus. Cet ordre
est composé des genres Caryophyllie,
Turbinolopse , Turbinalie , Cycla-
lite et Fongie; il diffère des Mandri-
nées , des Astraires et des Madrépo-
rées par la forme des cellules étoilées,
fiar celle des lames , par celle du Po-
ypicr en général et par quelques au-
tres caractères moins essentiels.
Plusieurs Caryophyllaires semblent
libies , c'est-à-dire que l'on n'aperçoit
ni empâtement ni aucune partie qui
aitadbéré à une masse solide quelcon-
que : cette apparence est-elle réelle et
peut-il exister des Polypiers madrépo-
riqucs sans adhérence? nous ne le pen-
sons pas. En eff 't , si ces Polypiers
existaient , ils jouiraient de la faculté
locomotive, ils pourraient se fixer ou
6e mouvoirà leur choix; mais agités
CAR
2:)7
par les plus petits mouvemens , expo-
sés aux ballottemens des vaguesetdeg
courans, jouets des flots, ils roule-
raient sur le fond de la mer et seraient
jetés sur le rivage avant qu'ils eus-^
sent pu acquérir une partie de leur
grandeur. Les Polypes pourraient-
ils vivre , se nourrir , se développer
au milieu de ce mouvement conti-
nuel, eux que la plus petite cause
fait rentrer dans leurs cellules étoi-
lécs? Si quelques-uns de ces Polypiers
jouissent de la faculté locomotive ,
ne faut-il pas les séparer des autres
Caryophyllaires? Doil-on les consi-
dérer comme des Mollusques à co-
quille interne '' Leur organisation
s'oppose à un rapprochement aussi
intime. Quel est donc le moyen que
la nature emploie pour fixer les
Turbinolées , les Cyclalites , les Fon-
gies que Lamarck regarde comme
libres ? Cette question est moins diffi-
cile à résoudre qu'on ne le pense ;
considérons d'abord les Caryophyl-
laires , il en existe de simples à étoi-
les de trois à quatre centimètres de
diamètre , et dont le pédicule a au
plus un à deux millimètres de largeur.
Elles ne diffèrent presque point de
quelques Turbinolées que nous pos-
sédons. Elles ont un pédicelle bien
marqué, doncles Turbinolées ne sont
pas libres ; il en est à peu près de
même des Cyclalites et des Fongies;
au centre organique et géométrique
4e la partie intérieure de ces Poly-
piers , l'on observe un point d'une
forme particulière , euvironné de
concentriques. Rien ne nous dit que
le Polypier serait interne , si l'on
peut se servir de cette expression en
parlant de ces êtres. Au reste, que
les Caryophyllaires s'attachent de
cette manière ou d'une autre, nous
ne pourrons jamais considérer comme
des Animaux libres des êtres dépour-
vus de tout organe pour résister à un
mouvement qui leur serait imprimé,
ou pour se transporter d'un lieu dans
un autre.
IjCS Caryophyllaires varient beau-
coup dans leur forme ainsi que dans
leur grandeur; les Polypes qui les
238
CAR
construisent en sont inconnus , et
l'on ne sait que le peu que nous en a
appris Lesueur dans les deux ou
trois descriptions qu'il nous donne ;
elles sont trop peu clpndues pour être
d'aucune utilité pour la science.
Les Caryophyllaircs vivans se Irou-
vent dans les mers des trois parties
du monde : en Europe on ne com-
mence à les trouver que vers le 48 °
de latitude; plus au nord elles n'exii-
Icnt pas. Les Caryophyllaircs fossiles
se rencontrent dans tous le pays oii
il existe des productions marines an-
tédiluviennes. (LAM..X.)
CARYOPHYLLASTER. bot.
PHAN. ( Rumph. ) Et non Carjopliyl-
la/le r. Syn. de Dodonee visqueuse et
d'Anthèrvne. /^". ces mots. (b.)
CARYOPHYLLATA. bot. phan.
Vieux nom de la Benoîte, adopté par
Tournefort , remplacé dans Lumé
par celui de Geum qui a été généra-
lement adopté , contre le sentinieni
deLamarck. (b.)
CARYOPHYLLÉES. Carjophjl-
leœ. BOT. PHAN. On donne ce nom à
xuie famille naturelle de Plantes di-
cotylédones polypétales, dont les éta-
mines sont hypogynes , c'est-à-dire
insérées sous l'ovaire. Les Caryo-
plivllécs sont en général des Plantes
herbacées , rarement sous-frutescen-
tes à leur base. Leur tige est cylin-
drique , souvent noueuse et comme
articulée , portant des feuilles op-
posées et connées par leur base
qui offre quelquefois une expan-
sion membraneuse stipuliformc, ou
bien elles sont vertlciilées. Leurs
fleurs , généralement hermaphro-
dites blanches ou rougeâties , sont
nu terminales au sommet des rami-
fications de la tige , ou placées à
l'aisselle des feuilles. Elles offrent un
calice ordinairement persistant , tan-
tôt tubuleux et à quatre ou cinq di-
Yisions plus ou moins profondes ,
Jantôt étalé et formé de quatre ou
cinq sépales caducs.
La corolle se compose de cinq pé-
nales égaux entre eux, généralement
onguiculés à leur base ; ayant les on-
CAR
glets longs, dressés et renfermés dans
l'intérieur du tube, lorsque le calice
es^ubuleux; étant au contraire éta-
lés, loi sque le calice est pentasépale.
Quelquefois les pétales manquent ;ib-
soluurent par suite d'avortement. Le
nombre des étamines est en général
égal ou double de celui des pétales.
Dans les genres à calice tubuleux et à
pétales longuement onguiculés, tan-
tôt les étamines sont au nombre de
cinq, tantôt au nombre de dix ; dans
ce dernier cas, cinq des filets sont al-
ternes avec les pétales, et cinq leur
sont opposés et se soudent inférieure-
mcnt avec les onglets. Tous sont in-
sérés à une espèce de podogyne ou
support particulier qui élève 1 ovaire.
Celui-ci présente tantôt une seule
loge, tantôt deux, trois ou cinq loges.
Dans le premier cas, les ovules qui
sont nombreux sont attachés à une
sorte de columelle ou tropho-ipermc
axillaire, soudé avec la base et le som-
met de sa loge, mais qui devient li-
bre par sa partie supérieure, à l'épo-
que de la maturité du fruit. Dans les
autres cas, les ovules sont insérés à
l'angle interne de chaque loge. On
trouve sur le sommet de l'ovaire deux,
trois ou cinq styles subulés, glandu-
leux et stigmatifères sur leur face in-
terne.
Le fruit est une capsule (c'est une
baie dans le seul genre Cucubale) tan-
tôt à une seule loge, tantôt à deux ,
trois ou cinq loges qui contiennent
un grand nombre de graines. Cette
capsule s'ouvre, soit parle moyen de
valves, soit simplement par des dents
placées à leur sommet, qui, d'abord
rapprochées et contigués, s'écartent
les unes des autres, et form.enl ainsi
une ouverture au sommet de la cap-
sule.
Les graines sont tantôt planes et
m.eud>raneuses, tantôtarrondies. Elles
contiennent un embryon recourbé et
comme roulé autour d'un endosper-
me farineux.
Plusieurs genres, d'abord placés
par l'illustre auteur du Gênera Plan-
tai uni, dans la famille desCaryopliyl-
lées, en ont été successivement lell-
CAR
rés, soitpour former des familles nou-
velles, soit pour cire incorpoits clans
d'autres ordres naturels. Ainsi les
genres Folycarpon , LucJIi/igia, Mi-
riuania, Çuc/ia, reunis à (juclques
antres genres tirés rie la famille des
Amarantliacées, constituent la nou-
velle famdle des Paronycliiécs qui se
dislingue surtout des Carvoph} liées
par son insertion manifeslement pé-
rigvnique. Les genres Lin, Frankenie
et Ijecliea forment aujourd'hui un
ordre distinct sous le nom de Lina-
CÉES.
Les genres qui appartiennent vé-
ritablement à la famille des Caryo-
phyllées sont encore assez nombreux.
On peut les diviser en deux sections
fort naturelles, savoir: les Diantiiɣs
et les ALsiNÉrs, suivant que leur ca-
lice est tubuleux , et suivant qu'il est
étalé Nous allons énumérer les gen-
res principaux de chacune de ces deux
sections.
f DiANTHÉES.
Gypsophila,^^. Hapo/ia/ia, L. Dian-
thus, L. Hedone, Loureiro. Lychnis,
Tournef. yJgivstemtna, Desfoutaines.
Glt/iago, Desfontaines. Stlene,V)eCay\-
doUe. OtUes, Ricbard. Cucubalus ,
De CandoUe. Drjpis , L. V^ele-
zia, L.
77 Al.SIXKES.
Ortegia , Loefl . Holosteum , \j . Slipu-
//c/r/û, Ricbard dans Michx. 3]ollugo,
3^. Pharnaceurn, L. Buffunia, L. Pa-
gina, L. Torena, Adansou. A/sine,\j.
Tdœrhingsa, L. Speîgula, L. Ceras-
tium, L. C//e//e//(ï, Haller. jlrenaria^
L. Jlyrnenogonum, iuss. S/e//aria,lj.
Spergulastrum, Richard dans Michx ,
ou Mici'opetalum de Persoon. (a.r.)
GARYOPHYLLES. polyp. foss.
INlcme chose que Caryophyllites et
Caiyophyllo'iàes. f^. ces" mois.
(LAM..X.)
CARYOPHYLLIE. Caryophyllia.
PULYP. Genre do 1 ordie des Caryo-
phyllaires auquel il sert de type; il
appartient aux Lamellifèies dans la
division des Polypiers entièrement
pierreux. Lamarck l'a établi aux dé-
pens des Madrépores de Linné et lui
CAR 239
donne pour caractères d'être un Po-
lypier pierreux, fixé , simple ou ra-
jneux , à liges et rameaux subturbi-
nés , striés lougitutiinalement et ter-
minés chacun par unecellulelamellée
en étoile. Les Caryophyllies forment
un genre bien circonscrit dans ses ca-
ractères , quoiqu'il seraptiroche beau-
coup des Turbinalies ainsi que des
TuibinolopSes ; mais les caiactcres
qui les séparent sont assez distincts
pour empêcher de les confondre. Ces
Polypiers s'élèvent en tiges simples
ou rameuses, ds forment des touftcs
plus ou moins épaisses , ou bien ils
ne présentent qu'une seule cellule
isolée , portée sur un tronc qui varie
depuis la forme cylindrique jusqu'à
celle d'un cône renversé à sommet
aigu: quelquefois plusieurs cellules
sont réunies par leur base ; leur nom-
bre n'est jamais considérable. Quelle
que soit la forme du Polypier , il se
termine toujours par une .cellule, ce
qui lui donne une apparence tron-
quée ; il en est de même de ses divi-
sions. Les tiges de plusieurs Caryo-
phyllies sont fasciculées, rapprochées,
et comme agglomérées en f;iisceaux;
rarement elles sont parallèles et sim-
ples; toutes les fois qu'elles sont un
peu longues , elles se ramifient , et les
rameaux se mêlent et se croisent dans
tous les sens. La surface de ces Poly-
piers est striée longitudinalement.
Leur base est toujours adhérente par
un empâtement plus ou moins étendu.
Les Polypes sont encore peu con-
nus. Douati est le premier qui ea
fasse mention : il dit qu'ds ont une
bouche polygonale entourée d'appen-
dices qui se terminent en pince de
Crabe, et à l'oiifice, un corps à huit
raj'ons oscillatoires que Donali nom-
me leur tête. La bouche polygonale
paraît n'être que l'ouvertuie termi-
nale d'un fourreau membraneux ,
bordée d'apnendices ravonuans et eu
pince. Quant au corps à huit rayons
oscillatoires, aperçu à l'orifice de celte
ouverture, Lnmarck pense que c'est
celui même du Polype; les rayons
sont sans tentacules.
Cette description nous semble en-
24o CAR
tièrement idéale et sans vraisem-
blance. Un Animal ainsi organisé ne
se rapporte à aucun Polype connu , et
diffère complètement de ceux que
Lesueur a observés en Amérique, et
dont nous donnons la description
aux articles des Caryophyllies soli-
taire et Arbuste.
La grandeur des Caryophyllies varie
depuis quelques millimètres jusqu'à
cellede plusieurs mètres. Ces Polypiers
se trouvent dans toutes les mers tem-
pérées et chaudes ; sur nos côtes , elles
commencent à paraître au large et par
trente brasses de profondeur au moins;
elles sont plus communes à mesure
que l'on se rapproche des pays chauds.
A Tétat fossile, elles sont répandues
dans presque toutes les formations
marines, principalement dans les se-
condaires oii elles forment quelquefois
des masses énormes.
Lamarck les a divisées en deux sec-
tions : la première renferme les Ca-
ryophyllies à tiges simples , soit soli-
taires, soit fasciculées; la deuxième les
Caryophyllies à tiges divisées ou ra-
meuses. Les auteurs du Dictionnaire
des Sciences naturelles en ont proposé
trois :1a première renferme les espèces
à Polypier simple ; la deuxième , les
espèces dont les Polypleis sont réunis
et forment une sorte de croûte ; la
troisième, les espèces dont les cel-
lules sont divisées ou rameuses. Nous
citerons parmi les principales espèces
du genre les;
Caryophyllie solitaire , Catyo-
phyllia solitaria, Lesueur (Mém. du
Mus. T. VI, p. 275, pi. i5, fig. 1 ,
A , B , c). Ce Polypier est cylindrique,
court, tronqué, empâté à sa base,
légèrement strié au sommet, et ter-
miné par une étoile formée par quinze
à seize lames principales placées entre
de plus petites, les unes et les autres
denticulées. — L'Animal de cette Ca-
ryophyllie offre vingt-deux tentacules
courts, obtus, d'une couleur dia-
phane , et parsemés de petites taches
d'un blanc mat. Onze de ces tenta-
cules sont dirigés en haut , les autres
obliquement. Les premiers sont ter-
minés à leur sommet par une tache
CAR
annulaire rousse , avec un point blanc
au centre. L'ouverture linéaire cen-
trale est marquée de lignes noirâ-
tres de chaque côté. Quand l'Ani-
mal sort de son Polypier, on observe
au-dessous de la base des tentacules
les piliers ou lamelles gélatineuses
qui correspondent et s'emboîtent en-
tre les rayons denliculés de l'étoile du
Polypier : l'Animal est d'une couleur
rousse diaphane , et rentre en entier
dans le fond de son étoile. Le Poly-
pier est roussâtre à sa partie supé-
rieure : il devient grisâtre en séchant.
Il habite les plages de la Guadeloupe ;
petit et isolé au milieu des produc-
tions marines de tout genre, il avait
échappé aux recherches des natura-
listes.
Caryopiiyi.lïe Gobelet, Carjo-
phyllia Cyathus , Sol. et Ellis. p. i50j
n" 3, t. 28, fig. 7. Lamk., An. sans
vert., T. II, p. 226, n° 1. Lamx. ,
Genr. Pol}'p.,p. 48, t. 28, fig. 7. Cette
espèce , assez commune dans toute la
Méditerranée, a été regardée par quel-
ques auteurs comme la Caryophyl-
laire rameuse dans son premier âge.
Caryophyllie tronquée , Caryo-
phyllla truncata, Lamx., Genre Po-
lyp. , p. 85 , t. 78 , fig. 5. Caryophyl-
lie fossile , simple , cylindrique, ter-
minée par une étoile plane , à surface
fortement striée , principalemenldans
sa partie supérieure avec des bourre-
lets transversaux anneliformes , assez
nombreux et parallèles ; elle se trouve
dans le calcaire à Polypiers des envi-
rons de Caen. Elle y est rare.
Caryophyllie Arbuste, Caryo-
phyllia jlrbuscula , Lesueur. Mém.
du Mus. T. VI, p. 275, pi. j5, fig.
2 , A , B , c , D. La tige principale est
presque droite , cylindrique , striée
ainsi que les rameaux irrégulièrement
disposés et contournés en divers sens.
— L'étoile est composée de trente à
trente -deux lames alternativement
grandes et petites , foutes denticulées ,
se prolongeant à l'extérîbur en gran-
des et petites stries , en grandes et pe-
tites dentelures. — L'Animal est dis-
coïde , acliniforme , à bords garnis de
trente à trente-deux tentacules coni-
CAR
qiics , aussi longs que le diamètie de
l'^loilc. Ils sont rou\ cl verts avec
une tache ])l;inclie à leur cxlreinilti ,
cl couverts de petits tubercules ou
suçoirs analogues à ceux des Actinies.
— (^)uand l'Animal se développe et
sort de sa cavité aslroide , il clèvc son
disque en cône tronqué, terminé par
une ouverture ronde sans lèvies ren-
versées. Il tient ses tentacLdes éten-
dus , dirigés les uns en bas , les autres
en haut; dessous se voient les la-
melles gélatineuses qui embrassent
celles de l'étoile de ce Polypier. Ce
dernier habite les côtes de l'île Saint-
ïhomasjsa grosseur égale celle d'une
plume d'Oie, il se phut>dans les en-
droits sablonneux.
CvKvovnYLMi: arborescente ,
Carjophjllia arborea, Lamarck. An.
sans vert., ï. ir, p. 228, n° n;
Lamx., Genre Polyp. , p. 5o,t, 52,
fig. 5-8, et t. 58; Madrcpora la/nea ,
Gmel, Svsl. Aat. , p. 0777, n° 95.
C est la plus grande Caryophyllie de
toutes celles que Ion connaît; elle
s'élève , suivant quelques auteurs, à
un mètie et demi et même au-delà
(cinq à six pieds), avec des tiges et
des branches de la grosseur du bras.
Les étoiles sont conipo?ées de la-
melles irrégulières , très-tlexueuses ,
presque rameuses, couvertes d'aspé-
rités, et se confondant dans un axe
celluleux. — L'Animal paraît jaune ,
taché de rouge. Ce Polypier est com-
mun dans la jMédilerranéc; Schaw
l'indique en Afrique , Linné en Nor-
wège , Pallas en Portugal et aux îles
de Jersey. Il n'est pas rare sur les
côtes du Finistère. La même espèce
peut-elle se trouver dans des localités
si diflérente;? — Solander, dans Ellis,
dit que les figures 5-8, t. 52 , sont
copiées sur la pi. 4 , p. io5,vol. 4-,
des Transactions Philosophiques. Ces
figures ont été prises d'abord dans
l'Histoire de la mer Adriatiquede Do-
nati. Elles représentent un Animal si
singulier et tellement compliqué dans
son organlsation,que nous sommes ten-
tés de le regarder comme un effet de l'i-
magination de l'auteur. D'après Impé-
rati , Marsilli et Schaw, l'Animal de
CAR
34 1
la Caryophyllie arborescente est gé-
latineux , de couleur jaune , avec de»
taches louges et la bouche enviroa-
née de lilainens.
CvRYOrUVLUE FL,EXUEUSE,Ca/jo-
p/ijl/ia y/exuosa , Lanik. , Anim. sans
vert. , T. II , p. 227 , n» 7. Lamx.,
genre Polyp. , p. 49 , t. 5i ,fig. i.Ma-
dreporaflcxuosa , Gmel. Sjst. Nat. p.
5770 , n" 68. Ce Madrépore se pré-
sente en masse arrondie couverte de
cylindres nombreux , courts , Irès-
flexueux et comnie coudés , terminés
par des étoiles concaves, à limbe un
peu arrondi , et dont la grosseur égale
celle d'une plume de Cygne. — So-
landerdansEllis, ainsi que Pallas, ont
réuni \c^MadreporaJlexuosa et cespi-
tosa de Linné ; cependant les pre-
miers n'ont donné aucune explica-
tion de leur pi. 52 qui leprésente si
pa r fa 1 te m e n 1 1 e Ca /•/ ophj lliajlexuosa,-
Gmelin , Bosc et Lamarck les ont sé-
parés avec raison à cause des carac-
tères qui distinguent ces deux es-
pèces; cependant , Gmelin, dans sa
phrase descriptive, dit : 5/e///5 coa-
i'^exis ; la figure les représente con-
caves. Linné l'indique dans la mer
Baltique, Lamarck dans l'océan In-
dien, mais avec un point de doute;
nous l'avons reçu de la Méditerranée.
Peut-on regarder ces difierenccs et ces
localités si éloignées comme trop peu
essentielles pour que l'on doive s'y
arrêter, d'autant que Linné , Pallas
el Lamarck gardent le silence sur la
forme des étoiles , et que Gmelin est
sujet à commettre des erreurs?
Caryophyllie musicale , Carjo^
pJiyllia musicalis, Lamarck. Anim.
sans vert. , T. 11 , p. 227, n" 6 ; Ma-
clrepoia musicalis , Gmel. , Syst. Nat.
p. 5769 , n" 62 ; Esper , Zooph. 1 , t.
5o , iig. 2. Espèce assez rare tormant
une masse composée de cylindres de
la grosseur environ d une plume de
Cvgne , rapprochés presque parallè-
lement , néanmoins distincts, et ter-
minés par des étoiles planes à six la-
melles , rarement neuf ou douze
réunies au centre et placées entre des
lamelles pli\s courtes. Ce;te espèce,
souvent d'une grandcuv considérable
i6
243 CAR
habile l'océan Indien. On la trouve
fossile sur les côtes d'Irlande , d'après
Borlase et Lamarck ; Gueltard l'in-
dique dans les carrières de Malesme,
département de la Côte-d'Or. Ces Fos-
siles sont-ils bien de la même espèce
que la Car^/ophyllie musicale?
CaRYOPHYLLIE FASCICtrLÉE, Ca~
ryop/tylUa fasciculata, vulgairement
rOEillet, Lamk., Anim. sans vert. ,
ï. II, p. ^26, n" 4; Lamx., Genre
Polyp. , 48 , t. 3 o , fig. 1-2 ; Madrepo-
raj'asciculaiis , Gmel. ; Sjst. Nat. , p.
5770, n° 69. Cette Caryophyllie, com-
mune dans les collections, offre une
croûte pierreuse couverte de nom-
breux cylindres en cône allongé,
terminés" par des étoiles concaves à
lamelles entières , beaucoup plus sail-
lantes d'un côté que de l'autre, alter-
nativement plus petites. Elle habite
l'ccéan Indien , et se trouve , dit-on ,
fossile en Europe. — Parmi les nom-
breux synonymes que Gmelin cite
pour cette espèce, il a oublié celui
d'EUis et Solander.
Il existe encore un grand nombre
d'espèces de ce genre , dont la plupart
ne sont pas décrites, mais que le ca-
dre que nous nous sommes tracé ne
permet point de rapporter ici.
(l,am..x.)
CAKYOPIIYLLITES et CARYO-
PI1\:LL0IDES. POLYP . foss. LesCa-
lyophyllics fossiles portent ces noms
dans plusieurs ouvrages. Bosc dit
qu'on les trouve en général avec les
Ammonites dans les terrains argileux
de seconde formation. Le terrain à
polypiers des environs de Caen , et le
banc bleu que l'on regarde avec
raison comme un Calcaire gros-
sier, en renferment de bien ca-
ractérisés. De Gerville nous en a
envoyé du département de la Manche ;
Bonnemaison, de celui du Finistère ;
Loyrette, des environs de Tours. Nous
pourrions citer beaucoup d'autres lo-
calités qui prouvent que les Caryo-
phylloides ou Caryophyllites se trou-
vent dans presque tous les terrains oii
il existe dô3 Fossiles marins. (lam..x.)
CAR
CARYOPHYLLODENDROiS .Sot.
PHAN. (Sébastien Vaillant.) Syn. de
Giroflier. P". ce mot. (b.)
CARYOPHYLLOIDES. polyp.
FOSS. F'. Caryophyllites.
CARYOPON. BOT. PHAN. Nom grec
de la Muscade, mais qui dans Pline
désigne un Arbuste de Syrie qui don-
ne un suc laiteux, et qu'on appelait
aussi Cinnamon. (b.)
*CARYOPOS. EOT.PHAN. Chez les
anciens, c'était un Arbrisseau odorant
qui croissait en Syiie, et qui pourrait
bien être la même chose que Caryopon
Ou VJmyris opoùaisamum. P^.AmyriH
dans le Supplément. (b.)
CARYOPSE. BOT. PHÀN. Même
chose queCariopse. (a. r.)
CARYOTA. BOT. PHAN. (Diosco-
ride.) Syn. de Dattier. /^. ce mot et
Caryote. (b.)
CARYOTE. Caiyota. bot. phan.
Ce nom , donné au Dattier par Pline et
Dioscoride, a été transporté par Linné
à un autre génie de la famille des
Palmiers , distingué parles caractères
suivans : les spadices fascicules , en-
vironnés à leur base de plusieurs spa-
thes imbriquées , qui les cachaient
avant la floraison, portent des fleurs
mâles et femelles. Leur calice est à six
divisions profondes, dont trois inté-
rieures, et renferme dans les mâles
beaucoup d'étamines , dans les fe-
melles un ovaire libre surmonté d'un
style et d'un stigmate. Le fruit est
une baie sphéiique rouge, unilocu-
laire , et contenant deux graines
aplaties intérieurement , extéiicure-
ment convexes, formées en dedans
d'un périsperme veiné , sur le côté
duquel est pratiquée une petite cavité
qui loge l'embryon. Dans le Caryola
urens, l'espèce la plus anciennement
connue, originaire de l'Inde, et qui
doit son nom à la pulpe acre de ses
baies, les folioles des feuilles pinnées
sont en coin, obliquementtronquées,
et comme frangées ti leur sommet. Elles
sontinermes, ainsi que la tige, tan-
dis que ces mêmes parties sont épi-
neuses dans une seconde espèce , le
CAS
C. horrida qui habite la province de
Caraccas.^^. Gacitner, t. 7,elLaink.
Jllust. t. 897. (a.d.i.)
* CASA. BOT. PliAX. Plante Icgu-
mineusc, indéicrinincc, que cultivent
les Nègres des bords du Zaïre , et qui
passe pour purgative. (b.)
*CASAD Y DDRYCCrN. ois. Ce
mot , donné dans le Dictionnaire de
Levrault couinie le nom espagnol de
laLitorne, ne nous parait appartenir
à aucune langue. (DR..Z.)
CASAILO. BOT.PHAN. Même chose
que Bentèque. /'". ce mot. (b.)
CASARCA ou KASARKA. ois.
Espèce du genre Canard, Anasrutila,
Pallas. F". CiNAUD. (dr..z.)
CASCA. BOT. PH.VN. (L'Écluse.)
Syn. portugais d'Alalerne , Rhamnus
Àlatenius. ?^. jNerprxj.v. (b.)
CASCADE. GÉOL. V. Cata-
racte.
* CASCx\LHO. CHOL. Nom espa-
gnol d'un terrain de transport com-
posé de Quartz roulé et d'un sablon
lougeàtre ferrugineux. C'est dans ce
terrain que se trouvent d'ordinaire les
Diamans. T'. ce mot. (b.)
* CASCALITRA. bot. piiax. ^Be-
lon.) riante indéterminée qu'on pré-
suir.cctrele Cai/ca/is des anciens , qui
elle-même est fort peu connue. On l:i
mange en salade dansl'Asie-JMineure.
(B.)
* CASCALL. bot. phak. (Do-
doens.) Syn. espagnol de Pavot som-
ûifère. (b.)
CASCARA. bot. piian. Espèce de
Quina qui est l'écorce du Cinckona
grandijolia de Ruiz et Pavon. /^".Qri-
NA.Cascara signifie proprement écorcc
en espagnol, d'oii Cascarille , petite
écorce. (b.)
CASCARILLE. Cascar'dla. bot.
PHAN. Espèce du genre Croton. On
vend chez les droguistes cl dans lès
pharmacies une écorce rougcàtre, un
peu épaisse, par pelils morceaux, as-
sez aiomatiquo, et qui répand une
odeur de musc fort agréable lors-
CAS 24S
qu^on la brûle. On s'enscrt pour aro-
jnatiscr le tabac à fumer: il en entre
beaucoup dans les pastilles qu'on
brûle dans les appartemens. Cette
écorce provient-elle du Cruton Cas-
cnrilla ou d'un Laurier? Ce point
n'est pis suffisamment éclairci. Adan-
son indique le Clutiaàc Linné com-
me synonyme de Cascarille. (b.)
CASCARRA. POIS. Syn. portugais
de Requin. (u.)
CASCASCiï. bot. piian. (Rauwolf.)
Syn. de Pavot somnifère dans le Le-
vant, (b.)
CASCAYELLE. bot. piian. L'un
des noms quepoitent à l'Ile-de-France
les ^vsi'nicsàeVAbrusprecatorius, L.
(B.)
CASCHAS. bot. piian. Pour Cas-
ca V. ce mot. (b.)
CASCHELOTTE. mam. L'un des
noms vulgaires du Cachalot macro-
céphale. f^. Cachalot. (b.)
CASCIIIVE. POIS. (Hasselquitz.)
Nom arabe d une espèce de Mormyre
du NU. P'. Mormyre. (b.)
CASCHON.bot. piian. fSibylle de
Merian.) Syn. de Cassuvium à Su-
rinam. K. Acajou. (b.)
CASCOCLYTRE. Cascoclytmm.
bot. phan. (Desvaux.) Même chose
que Calothèque. /^. ce mot. (b.)
CASEARIE. Ccsea/m , Jacq. bot.
PHAN. Rliéedc ( Hort. Malab. , p. 4 ,
t. 49) a le premier figuré un Arbre de
l'Inde, présentant des cari^[tères par-
ticuliers , et lui a donné le nom à.' A—
navinga que Lamarck (Eucyc. méth.)
a adopté, en y joignant la description
d'une seconde espèce. Dans les Nova
Gênera de Forster , on voit aussi la
description et la figure d'un nouveau
genre qu'il appelle Melistaunim et
qui semble identique avec l'Anavinga
deRhéedc. Mais, malgré l'antériorité
de ces noms , on leur a préféré celui
de Casearia , proposé par Jacquin ,
parce que cet auteur est réellement le
premier qui ait exposé les véritables
caractères du genre. Les voici : caliciT
à cinq divisions profondes; corolle
244
CAS
nulle; huit à dix etamlnes insérées
sur la base des sépales , et entre cha-
cune desquelles on observe un petit
ap|)enclice cilié ou hérissé , appelé
Squamule parles uns ,et Nectaire par
les autres , mais qui n'est autre chose
qu'une élamine dégénérée. Style unl-
queetstigmatecapité.Baiecapsulaire,
globuleuse ouovée, marquée de trois
sillons , uniîoculaire et polysperme.
Graines attachées sur les valves ou
parois du fruit. Plusieurs espèces de
Caséarics ont été publiées par Jac-
quindans ses Plantes d'Amérique; en
/ y joignant Vlroucana guianensis
d'Aublet (P/. Guia?i., t. 127) et quel-
ques Samj'da de Linné , qui leur sont
évidemment congénères , le genre
Casearia forme un groupe d'espèces
assez nombreux que doit encore aug-
rjenler la publication des Plantes de
l'Amérique méridionale par Ivuiilh.
Ce sont des Arbres ou Arbrisseaux à
feuilles alternes , à fleurs disposées en
petites touffes le plus souvent axillal-
rcs , et qui sont tous indigènes de
l'Amérique équinoxiale , à l'exceplion
des deux espèces décrites par Rhéede
et Lamarck. Dans \ Encldiidion de
Persoon le genre Casearia se trouve
divisé en deux sections : la pre-
mière 1 enferme les espèces qui n'ont
que huit étamin:^s, et dans la se-
conde sont comprises celles qui en
ont dix, ce qui rend très - incer-
taine la place que le groupe en-
tier des Caséaries doit occuper dans le
système sexuel de Linné. Placé , par
Jussicu, dips les genres non rappor-
tés à leur ramille naturelle, il en a été
retiré par Ycnlenat qui, avec le Sa-
iny(la,V /Iquilaria, etc. , en a constitué
la nouvelle famille des Samydées. P'.
ce mot. (G..N.)
■^ CASEARIUS. OIS. ( Klein. ) S^n.
de Casoar. J^. ce mot. (dr..z )
* CASEDEL. BOT. -PHAN. (Bur-
niann.lSyn.de Cardia IiJj.va à Java.
f''. SCBESTIER. (B.)
*CASERO. OIS. Syn. indien du
Guèpier-Fournier , Merops ru/us, L.
f^. GuÈrjr.K. (uR.-z.)
CAS
CASET. INS. Nom que donnent les
pêcheurs à des larves , particulière-
ment à celles des Phryganes qu'ils
emploient pour amorcer leurs ligues ,
après avoir tiré ces larves de leur
étui. (b.)
* CISEUM ou MATIÈRE CA-
StlEUSE. zooL. /^. Lait.
CASHIVE. POIS. Pour Caschive.
P". ce mot. {n)
CASIA POETICA. bot. phan.
fL'EclL'.EC.) Syn. d'Osjris alba, L. T^.
OSYRIDE. (b.)
* CASIFOS. OIS. Syn. du Merle
noir, Turdus Meiula, L!. /^. Merle.
(UR..Z.)
CASIMIRE. Casimira. bot. piian.
(Scopoli.) Syn. de Mélicoque. F', ce
mot. fB.)
CASKET. MOLL. Les Coquilles du
genre Casque sont désignées sous ce
nom par les Anglais. 'F.)
CASMINAR OU CASSUI^ILNIAR.
BOT. PiiAN. l\acine des Indes-Orien-
tales qu'on croit être celle d'un Amo-
llie, et àlaquelleon aitribue diverses
propriétés médicinales. Burmann ,
dont on n'a pas adopté Topinion ,
croyait que ce nom désignait le Gin-
gembre. (B.)
CASOAR. Casuarius. ois. Genre
de l'ordre des Couieuis. Caractères :
bec dioit, court, à r'os caréné, com-
primé, arrondi vers la jiointe, portant
un casque osseux, arrondi, obtus, qui
s élève de sa base et s'étend sur le
sommet de la tète; bords des mandi-
bules inr peu éla'gisà la base, l'infé-
rieure inoile, flexible, anguleuse vers
le bout : fosse nasale très-longue , pro-
longée jusque près la pointe du bec,
vers la partie latérale de laquelle sont
placées les narines rondes et ouvertes
en devant ; pieds longs , robustes ,
musculeux; troisdoigts devant, aucun
derrière, tous dirigés en avant, iné-
gaux ; l'interne court, armé d'un on-
gle long et fort; ceux des autres
courts; ailes impropres au vol ; cinq
baguettes rondes, pointues, sansbar-
CAS
he, tenant lieu de rciniges; point de
rectrices.
Ce genre ne se compose encore que
d'une seule espèce propre luix Indes
et à la pu lie la plus orientale de l'an-
cien couliiient; elle y est rare , et
niêiiie prcs((uc tous les indiviilus que
l'on y voit ne sont enlrcleuiis à l'élat
de domesticité que comme objets de
luxe et (le ciuiosilé , car la stupidité
habituellede ces Bipèdes monstrueux,
leur "roiinemcnt glapissant et leur
ciiair tlure , noue et peu agréable,
n'ont rien qui dédommage des soins
et des Irais qu'occasionent leur édu-
cation et leur entrelien. Les Casoars
libres se nourrissent de fruils, de ra-
cines teuilres,et quelquefoisdcsjeuncs
et petits Animaux ({u'ili renconlrent.
Dans les basse-cours etlesménageries
on leur donne, outre des fruits, du
pain dont ils consomment environ
quatre livres par jour. Us avalent les
li'uits sans les diviser, et il paraît que
cela est dû à la conforinaùon de leur
langue très-courte et tlenlelée, qui de
même ne leur permet pas de lar.e
usage des graines un peu grosses. Ils
sont fort babiles à la course, à peine
peut-on les atteindre avec le meilleur
cheval ; ils se défendent des Chiens en
les frappant vigoureusement avec le
pied. Au temps des amours que l'on
assure être de courte durée, les deux
sexes se recherchent, mais bientôt le
niàle abandonne à sa compagne tous
les soins de l'incubation qui n'est de
riguem- cjue pendantla nuit, car dans
la jouinée, les trois œufs grisâtres ,
pointillés de vert,résultant de la ponte,
sont laissés exposés à l'action vivi-
fiante du soleil, simplement recouverts
d'un peu de sable dans le trou oii ils
ont été déposés. Dans la captivité, l'in-
cubation dure vingt-huit jours. Le
premier Casoar qui parut en Europe
y fut apporté par les Hollandais en
1597.
Casovk , Buff. pi. enl. 01 3.
Willugbby , pi. 2.5. Strutido Ca-
suarius , L. , Casuarius galeatus ,
\ieill. Tète presque nue , revêtue
d'une peau bleuâtre , parsemée de
quelques poils ; elle est surmontée
CAS Ȏ^>
d'un casque conique, brun par-de-
vant et jaune dans tout le reste , for-
mé parle renflement des os du crâne;
gorge enveloppée de membraiu;s ca-
lonculeuses rouges et violettes qui
pendent en avant; corps couvert" de
plumes, d'un noir bleuâtre, qui sont
d'une nature particulière et assez sem-
blables à dii gros poils effilés; les pen-
nes de 1 aile ou de ce qui la repré-
sente consistent en cinq tuyauxcreux,
dégarnis de barbes et rouges à leur
extrémité ; tectrices ansles, pendantes
et remplaçant la queue ; bec et pieds
noliàlres; ongles noirs en dehors ,
blancs en dedans. Longueur totale ,
lin peu plus de cinq pieds. Le jeune
n'a point de casque, et son plumage
est d'un roux-clair , mêlé de gri-
sâtre.
L'Oiscau qu'on a désigné sous la
nom de C.vsoar sans casoue ou de
lu NouVKLLE-HoLl-ANDE, appartient
à un autre genre auquel Vieillot a
imposé le nom de Dromaïus. V. ce
mot.
On a aussi appelé le Nandou Ca-
soar A B£c d'Autruche ou d'A-
mérique. V. jNandou. (dr..z.)
CASOLANA. BOT. piian. Variété
de Pomme d'Api de l'Italie. (b.)
CASOURt. BOT. pnAN.,Syn. indou
i^ELate syhestris, L. K. ElatÉ. (b.)
CASPIE. Caspia. bot. phan. (Sco-
poli.) f^. VlSMIA.
* CASPIENNE, rept. chel. Es-
pèce du genre Énivdc. /^. ce mot.
(b.)
CASQUE. G aléa. ois. On a dé-
signé psr ce terme le tubercule cal-
leux qui dans certains Oiseaux, tels
que le Casoar et les Calaos , occupe
le sommet de la tête. (b.)
CASQUE. Cassis, imoll. Genre fort
naturel, indiqué par les premiers na-
turalistes qui s'occupèrent des Co-
quilles , et que Linné avait réuni au
genre Buccin. Lamarck l'en a séparé
et lui a donné pour caractères : co-
quille bombée; ouverture longitudi-
246
CAS
nale, étroite, terminée à sa base par
un canal court, brusquement recour-
bé vers le dos de la Coquille; colu-
melle plissée, ridée transversalement;
bord presque toujours droit et den-
té. Les Casques diffèrent principale-
ment des Buccins par la forme de
leur ouverture et les dentures que
présente celle-ci sur le bord droit;
par l'aplali-sement de leur bord
gaucbe ou coiumellaire qui fait une
saillie ordinairement considérable et
en forme de grosse lèvre sur le cô-
té; par le canal qui termine leur
base et qui est brusquement re-
plié vers le dos de la Coquille. Ils ont
en général la spire peu élevée. Plu-
sieurs deviennent fort grands et ac-
quièrent une épaisseur considérable,
vivent dans les hautes mers et s'y en-
foncent dans le sable sur lequel ils
semblent se plaire.
L'Animal des Casques n'a pas été
observé par les naturalistes. Il paraît
devoir être fort voisin de celui des
Vrais Buccins. Lamarck mentionne
vingt-six espèces de Casques* parmi
lesquelles on doit remarquer les sui-
vantes :
Le Casque fera eepasser, Cassis
cornu/a, Lamk. , An. sans vert.' vu ,
p. 219; JJiiCci/iium connUi/m , L. Fa-
vanne , Concli., II, t. 35, f 348, 349;
Cassidea corniita , Brug. , Enc>, clop. ,
n** 17. L'une des plus grandes Co-
quilles connues, atteignant à plus de
dix pouces de longueur. On l'appelle
quelquefois la Tète de Cochon.
Le Casque de Rondeeet , Cassis
tuberosa, Lamk. , loc. cit. , p. ^220 ,
Encyc. , MoU. , pi. 4o6 et 407 ; Bucci-
niirntuberosum, L.; Cassidea tuberosa,
Brug. , Encyc. , n° 18. Coquille assez
commune dans les collcclions, de
grande taille, huit pouces environ de
longueur, remarquable par l'apla-
tissement de la spire; originaire des
Antilles et assez commune dans les
collée lions.
Le Flambé, Cassis flammea,
Lamk. , loc. cit. 220, Encyc. , Moll.,
pi. 4o6, fig, 3, a, b; Buccinum flam-
mettm, L. ; Cassidea, n° i3, Brug.
Coquille de cinq pouces de longueur
CAS
environ , assez commune dans les
collections; elle vient des Antilles.
Le Bezoar, Cassis glauca , Lamk.,
loc. cit. 221 ; Buccinum glaucum ,
L.,Favanne , Conch., 2, t. 02, f. 342,
545; Cassidea, n" 3, Brug. Sa lon-
gueur n'est que de 3 à 4 pouces ; il est
originaire des Moluqucs.
Le Casque pavé , Cassis areola ,
Lamk. , loc. cit. 222 , Encyc. , Moll. ,
pi. 4o7 , f. Cl ; Buccinum areola , L. ;
Cassidea, n° 8, Brug. L'une des plus
jolies espèces du genre par les séries
de taches en forme de croissant épais
qui décorent sa robe. U vient des Mo-
luques et des Grandes-Indes.
Les autres espèces de ce genre sont :
les Cassis madagascariensis , fasciala ,
crumena, psicaria , Zébra, vulgaire-
ment le Zèbre, decussata, le ïrcillis-
sé , abreviata , rufa ,pennata , testicu-
lus , pyrum , zejlanica , sulcosa , gra-
nulosa, Saburon , canaliculata , semi—
granosa, f^itex, vulgairement le Bau-
drier, licriiiaceus , le Hérisson eihar-
piformis. Les treize dernières espèces
ont leur spire sans bourrelet. (b.)
CASQUE. INS. Quelques auteurs
ont employé ce motcomme traduction
du nom Galea, dont s'est servi Fa-
bricius pour désigner U£:e partie de
la bouche des Orthoptères , et qu'il
crovait leur être propre. On traduit
généralement ce nom par l'expres-
sion de Galè'.e. P'. ce mot. (aud.)
CASQUE. BOT. piiAN. Lèvre supé-
rieure des corolles bilabiées, quand
elle est voûtée et concave in férié uie-
ment , en forme de casque. Les divi-
sions supérieures du périanthe des
Orchidées portent aussi ce nom. L'A-
conit a sa tleur en casque. (b.)
CASQUE MILITAIRE, bot.piian.
L'un des noms vulgaires de VOrc/tis
mititaris , L. T^. Orchide. (b.)
CASQUE NOIR. ois. Syn.de Merle
à tète noire , Turdus atricapïllus , L. ,
du Cap. V. Merle. (dr..z.)
CASQUÉ. P018. Espèce de Pimelode
et de Coryphène. V . ce mot. (b.)
CASQUES. MAM. Labat désigne
sous ce nom des Chiens apportés
CAS
d'Europe aux Antilles , oh Ils dtaicnt
devenus sauvages, couraient les bois
en meute et causaient beaucoup de
tort aux troupeaux. (b.)
CASQUILLON. moll. T^. Arcu-
i.AiRf. ULANc et Nasse.
CASSAB. BOT. rnAN. L'un des
noms arabes du Calarnus arornaticus.
P'. ce mot. (b.)
CASSAB EL BAMIRA. bot. than.
Syn. arabe de Bambou. (b.)
* CASSAB ET DARRIB ou DAR-
RIRA. BOT. PiiAN. (Prosper Alpin. )
On présume que cet Arbuste d'Egyp-
te , méconnaissable sur ce qu'on en a
dit, peut être une Salicaire, malgré
qu'on lait compare au Calainus. (b.)
CASSA-LASOU. ois. Syn. pie-
montais de la Mésange à longue
queue, Parus caudatus , L. J^. MÉ-
S.VXGE. (DR..Z.)
* CASSAMBA. bot. than. Une es-
pèce ou variété de Coco dans Rumpb.
(B.)
* CASSAÏ^.BOT. PHAX. Syn. de Me-
mecylon ramijloiiiin. à la côte de Co-
romandel. J^. Memecyle. (b.)
CASSANO. BOT. ixs. Syn. de ?ifoix
de galle en Languedoc. (aud.)
CASSARDouCASSATRE.ois.Lun
des vieux noms de la Buse commune ,
Falco Buteo, L. , parce que cet Oiseau
vil de chasse, f. Faucon. (dr..z.)
CASSASSODT. OIS. Syn. du Grèbe
huppé, Coljmbus cristatus, L. V.
Grèbe. (dr..z.)
* CASSAUN. rois. (Gesner.) Syn.
portugais de Rochier, espèce de
Squale. (b.)
CASSAVE. BOT. PHAN. Sorte de
pain ou de gâteau formé de la farine
aui résulte parla l'apure des racines
u Jalropha Manikot , L. , après
qu'on en a extrait le suc réputé véné-
neux. Cfct aliment a passé des Indes
dans toutes les colonies oîi l'on em-
ploie des esclaves , et sert de nourri-
ture presque fondamentale à ceux-ci.
Ce suc vénéneux du Manioc s'appelle
Bobioii à Cayenne , lorsqu'il estépais-
CAS a47
si ; le même suc devient fort enivrant
S aria fermentation, et prend le nom
e Cachiri. La Cassave cslassez saine ;
les Créoles la mangent avec \)laisiF,
quoiquelle soit très -fade. Sa cou-
leur est d'un blanc jaunâtre ; sa con
sistance sèche et grenue. On la pré- i
pare eu galettes. (b.) '
CASSE. Cassia. bot. piian. Genre
extrêmement nomijreux en espèces :
il fait partie delà famille des Légumi-
neuses et de la Décandrie Monogynie,
L. On le reconnaît à son calice à cinq
divisions très-profondes et comme
pentasépale , à sa corolle formée de
cinq pétales étalés et presque régu-
liers , à ses dix étamines libres et Ibrt
inégales. Les trois inférieures ont
leurs filets longs et déclinés ; les trois
supérieures ont leurs anthères pres-
que sessiles ; ces anthères s'ouvrent
ordinairement par deux trous ou
deux petites fentes à leur partie su-
périeure. Le fruit, qui est une gous-
se, offre les formes les plus variées
et quelquefois tellement différentes ,
qu'il païaîtrait impossible que deux
espèces , telles que la Casse en bâton
[Cassia Jistula, L. Jet laCasse à feuilles
aiguës(Cac/////o//a)appartieunentau
même genre, si l'on ne retrouvait
une structure absolument semblable
dans leurs fleurs. Nous ferons con-
naître les principales variétés de for-
me et de structilrc que présente le
fruit des Casses , eu exposant les ca-
ractères des diverses sections naturel-
les que Ion a établies dans ce genre
pour faciliter la recherche des espè-
ces.
Mais un caractère commun à tou-
tes les espèces et propre à distinguer
nettement le genre Casse , c'est que
l'intérieur de sa gousse est partagé
en un nombre plus ou moins consi-
dérable de loges monospermes par des
cloisons ou diaphragmes transver-
saux.
A l'exemple de Gaspard Bauhin ,
laplupartdes botanistesavaientdivisé
le genre Casse en deux sections qu'ils
regardaient comme deux genres : ces
deux genres portent les nomsdeC<w5*a
248 CAS
etdcSefma. hcsCassia renfermenttoii-
tes les espèces dont le fniilcst ligneux,
indéhiscent et souvent pulpeux ù
son intérieur. Dans le genre Seiuia au
contraire , le fruit est mince , sec et
membraneux. Persoon et \Villdenow
ont adopté celte division en chan-
geant seulement les noms. Ils appel-
lent Cassia les espèces de ^enna de
Tournelort , et les Cassia du même
auteur Ibiuient le genre Catkajtho-
carpus de Pcr.soon ou Bactyrilohium
de VVilldenow. Cette division paraît
au premier coiip-d'œil ibrt naturelle,
surlout lorsque l'on compare ensem-
ble les fruits du Cassia aculifulia et
ceux du CassiaJistu/a.Miùi elle devient
d'une application liès-dillicile si l'on
veut classer un grand nombre d'es-
pèces. On en trouve plusieurs en effet
qui servent en quelque sorte de pas-
sage et d'intermédiaire entre ces deux
foimes.
Le travail le plus complet et le plus
récent que no.iS possédions sur le
genre Casse est celui que le docteur
Colladon de Genève a publié à Mont-
pellier, en iSi6,sousle titre d'His-
toire naturelle et médicale des Casses.
Dans cet ouvrage , ce genre est par-
tagé en huit seclions naturelles, aux-
quelles il donne les noms et attribue
les caractères sulvans :
1°. FiSTULA. Le Calice est à cinq
lobes obtus ; les graines sont placées
horizontalement au milieu d'une
pulpe douceâtre; la gousse est cylin-
drique ou im peu compiimée , li-
gneuse , et les anthères s'ouvrent à
leur sommet par deux fentes. Cette
section , dans laquelle M. Colladon
place six espèces , contient entre au-
tres les Cassia fistula , L. , et Cassia
brasiliana. Toutes sont des Arbres
élevés , portant de grandes fleurs. El-
le correspond au genre Cathariko-
caipus de Persoon ou Bacly riiobium
<le Willdenow.
2". Cham.efistula. Les espèces de
celle section se distinguent de la pré-
cédente par leur fruit dont les parois
sont membraneuses , et dont les an-
thères s'ouvrent par deux trous. Six
espèces entrent également dans cette
CAS
section : telles sont les Cassia corym-
bosa de Lamarck, C.floribunda, Cav.
C. lœvigata , Willd. , etc.
5".Herp£tica. Cette troisième sec-
tion est facile à reconnaître à ses
fruits ailés de chaque côté , renfer-
mant des graines placées horizonta-
lement dans la pulpe, et à ses brac-
tées très-grandes. Nous n'y trouvons
que le Cassia atala, L. qui porte aux
Antilles le nom d heibe aux dartres,
et le C. bracleata, L. fils.
4". Senna.Lcs Sénés se distinguent
facilement à leurs fruits comprimés,
minces , membraneux , surtout sur
leurs bords qui forment deux ailes
saillanles, dépourvues de pulpe, con-
tenant des graines placées verticale-
ment , obcoidiformcs. M. Colladon
ne place ici que le Cas ia Seiuia de
Linné , que l'on a divisé en deux ou
tiois espèces sur lesquelles nous re-
viendrons dans un instant.
5"^. GiiAiMiESEXNA. Celte sectlon la
plus nombreuse en espèces , puis-
qu'elle en. renferme environ une
soixoiitaine, a pour fruit une gousse
membraneuse plus ou moins plane ,
n'ayant pas les bords prolongés eu
ailes.
6°. Bascophylltjm. Une seule es-
pèce compose cette sixième section ,
dont les caractères consistent surtout
dans ses dix étamines égales entre
elles, c'est le Cassia Cy/isoïdes, Colla-
don , 1. c. T. XIV , qui est originaire
du Brésil.
7*. Absus. Les Absus se distin-
guent des six sections précédentes
par leur calice dont les segmens sont
lancéolés et aigus , par leurs pé-
dicelles munis de deux petites brac-
tées, et par leurs anthères s'ouvrant
par deux fentes, efinarquéestle cha-
que coté d'une rangée de poils. Le
Cassia ylbsus de Linné et le C. his-
jjida de Colladon ' composent cette
petite section.
S''. CiiAM.ECRTSTA. Cette dernière
section ditlère surtout de la précé-
dente par ses anthères glabres qui
s ouvrent par le moyeu de deux
trous.
Telles sont les huit sections que le
CAS
docteur CoUadon a cru devoir ctat)lir
pour ranimer toutci les espèces du
genre Casse , qui se montent à cVnt
vingt-cinq dans son travail. Do ces
espèces , soixanle-lreizc sont indi'j^è-
nes des jiarties continentale et insu-
laire de l'Amérique , entre ou piès les
tropiques ; savoii" le .Mexique, le B è-
sil, la Gnianc et les Anlilles ; quin-
ze sont indigènes de la zone tenipéiée
aniéiicaine; une du cnn de Bonne-Es-
Iièrance , deux de lile de Madère ;
luit d Egypte ou d'Arabie ; dix-sept
des Grandes-Indes ,• trois delà Cinnc
et du Japon ; deux que 1 on dit com-
munes aux deux Indes ; enfin quatre
dont la patrie est douteuse.
INous allons donner quelques dé-
tails sur plusieurs des espèces les plus
intéressantes de ce génie.
Le C.vNÉFiciKR, Casiiafistula, L. ,
Calhartucarpus Jistula , Pers. , est
un grand Arbre qui , pour le port ,
ressemble beaucoup à notre INoiCr ,
et peut comme lui s élever à une hau-
teur très-grande. Ses leuilles sont im-
paripinnées et olîrent aussi beaucoup
de ressemblance avec celles du Moyer
ou du Frêne. Les Ueurssont grandes,
jaunes, et foiinenldes grappes lâ-
ches , axillaiies et pendantes. Ses
fruits sont des gousses cylindriques ,
ligneuses , longues de deux pieds et
plus, d'un brun noirâtre , lisses ex-
térieurement, offrant un grand nom-
bre de loges séparées par des cloi-
sons transversales , et contenant
chacune une seule graine nichée
dans une pulpe rnugeatie , douce et
purgative. Ces fruits portent dans le
commerce le nom de Casse en bâton.
On pense assez généralement que le
Canélîcier est oiiginaire d'Afrique.
On le trouve dans IJude , l'Améri-
que méridionale et les jardins de l'E-
gvpte. La pulpe renfermée dans ses
fruits est un purgatif très-doux, à la
dose de deux à trois onces.
On appelle Séné dans le commerce
les ."euilies et les fiuits de trois es-
pèces du genre Cassla , dont deux
avaient été déjà distinguées par les
auteurs anciens , mais que Linné a
cru devoir réunir comme deux varié-
CAS
249
tés d'une même espèce à laquelle il
a donné le nom de Cassia Serina.
Cependant les différences que ces
Plantes présentent dans la forme de
leurs folioles , celle de leurs fruits ,
leur patrie , etc. , ont engagé les mo-
dernes à les considérer de nouveau
comme des espèces distinctes. L'une
d'elles, qui a les folioles très-obtu-
ses , les gousses arquées , et qui
formait la variété a; de Linné , a été
désignée par CoUadon sous le nom
de Cassia obwata. C'est une Plante
annuelle qui cioît en Egypte. Elle
fournit la variété de Séné connue
sous les noms de Séné d'Italie , Séné
d'Alcp , Séné de Tripoli.
L'autre espèce est celle que le pro-
fesseur Dclile a nommée Cassia acu-
tifolia. Elle se distingue surtout delà
précédente par ses lolioles lancéolées,
aiguës, et par ses fruits ou follicules
plus larges et non arquées. Elle est
originaire d Egvpte et Cournit le Séné
de la l'alte qui est la sorte la plus esti-
mée dans le commerce. Tous les au-
teurs s'accordent à considérer le Cas-
sia acutifalia de Dclile comme la mê-
me Plante que le Cassia lanctolala de
Forskalh , qui cependant eu est lout-
à-fait différente. La première espèce,
ainsi que l'a indiqué le professeur Dc-
lile, est commune en Egypte; ses pé-
tioles sont absolument dépourvus do
glandes. Au contraire l'espèce décrite
par Forskalh est originaire des déserts
de l'Arabie , et porte une glande à la
base de ses pétioles. Or dans le Sé-
né de la Palte on ne trouve jamais
de folioles portant une glande à la
base de leur pétiole. 11 suit de-là que
lopinion de Delile nous paraît très-
fondée , et que l'on doit considérer
comme deux espèces distinctes le Cas-
sia acutifolia de ce savant et le Cassia
laitceolaia de Forskalh.
Nous nous sommes assurés que le
Séné, connu dans le commerce sous
les noms de Séné moka ou de Séné de
la pique , était produit parle Cassia
lanceolata de Forskalh. V. à ce sujet
la seconde partie de notre Botanique
médicale.
Tout le monde sait que le Séné est
a5o
CAS
un médicament purgatif fort en usa-
ge dans la pratique de la médecine.
Lassaigne et Chevallier ont reconnu
que les propriétés médicales du Séné
étaient dues à un piincipe immédiat
nouveau, que ces jeunes chimistes ont
nommé Calhartine.
On cultive dans les jardins et les
serres plusieurs espèces de Casses ,
entre au Ires la Casse de Maryland,ras-
sia marylandica , L. , dont la racine
est vivace et les tiges herbacées ; elle
passe l'hiver en pleine terre dans nos
jardins. On voit encore assez souvent
fleurir dans les serres les Cassia bijio-
ra , Cassia grandiflom et plusieurs
autres espèces. (a. r.)
CASSE. BOT. TOAN. Vieux nom
gaulois du Chêne, Çi/ercus Roùifr,h.,
conservé dans les dialectes gascons oii
Cassenat signifie un jeune Roure. (b.)
CASSE- AL AIGNE et CASSENIA.
OIS. Syn. vulgaire du Casse-Noix ,
Corviis Carjocatactes , L. /^. Casse-
iNoix. (Drx..z.)
CASSE AROMATIQUE et CASSE
GIROFLEE. BOT. phan. Vieux noms
de la Cannelle. J^. ce mot. (b.)
CASSE BAH. ojs. Syn. américain
du Lagopède, Tetrao Lagopus , L. J^.
TiTRAS. (DR..Z.)
*CASSEBURG0T.POTs.(La Ches-
naye-des-Bois.) Espèce de Poisson des
lacs de la Louisiane, dont on sait seu-
lement que la chair, bonne à manger,
a quelque rapport par la consistance
avec celle de la Raie. (b.)
CASSE EN BOIS et CASSE ODO-
RANTE. Cassia llgnea et odorata.
BOT. PHAN. Vieux noms du Launis
Cassia , L. 7"-^. Laurier. (b.)
CASSE-LUNETTE, bot. phan.
Même chose que Brisc-Lunelte. /'. ce
mot. (b.)
CASSE-MOTTE, ois. Même chose
que Brise-Motte. ^. ce mot. (b.)
» CASSENAT. BOT. phan. r.
Casse. Syn. de Chêne. (b.)
CASSE-NOISETTE. ois.Nomvul-
gaira de la Sitelle Torchepot, Sit/a
CAS
europœa , L. F'. Sitelle. Il est aussi
synonyme de PipraManacus , L. au
Brésil. /^. Manakin. (dr..z.)
CASSE-NOIX. Nucifraga. ois.
Genre de l'ordre des Omnivores. Ca-
jactères : bec épais , long , droit ,
convexe en dessus , compriiné par les
côtés, effilé à la pointe; mandibule
supérieure arrondie , sans arête sail-
lante, plus longue que l'inférieure ;
narines placées à la base du bec , pe-
tites , ouvertes, cachées par des poils
dirigés en avant; quatre doigts aux
Fieds; trois devant et un derrière :
extérieur soudé à sa base; celui du
milieu moins long que le tarse.
Ailes acuminées : les premièie et
sixième rémiges égales : les deuxiè-
me et troisième plus courtes que la
quatrième qui est la plus longue. —
Une seule espèce compose le genre
dont il est question , et on la retrouve
dans toutes les régions septentrio-
nales des deux hémisphères, oii elle se
répand lorsque la disette la force à
quitter les moutagnes qui sont l'habi-
tation favorite qu'elle a choisie. Il pa-
raît que les Casse-Noix ne se décident
à ces voyages que lorsqu'ils sont ré-
duits aux dernières extrémités, car
alors on les trouve tellement affaiblis
d inanition , qu'il leur reste à peine la
force de voler : aussi prendrait-on à
la main tout ce qui forme les bandes
émigrantes; ils se jettent en affamés
sur tout ce qu'ils rencontrent : Noix,
Noisettes, baies, graines, pignons,
Insectes , bourgeons , tout sert à apai-
ser leur voracité; souvent même ils
frappent du bec l'écorce des Arbres,
à la manière des Pics , afin de décou-
vrir les larves qu'elle recèle , et cau-
sent par-îà des dommages considéra-
bles dans les forêts. Leur nourriture
la plus ordinaire consiste dans les
amandes ou pignons renfermés dans
les cônes de Pins, qu'ils épluchent
avec beaucoup d'adresse. Un peu de
duvet qu'apportent les deux époux
dans le trou d'un vieux tronc d'Arbre
devient bientôt le nid oii la femelle
pond de très-bonne heure cinq ou six
œufsd'un gris fauve, parsemés de quel-
CAS
ques taches pliisclaircs;lcs deux sexes
participent à l'iiicubalion , et il en ré-
sulte des petits peu dificrens, quant
au plumage, de leurs parcns.
On ne connaît encore qu'une es-
pèce de Casse-Noix , J^ucifraga Ca-
ryucalactes , Briss. ; Curvits C aryo-
calactcs , h. , Bull'. , pi. enl. Bo. Tout
son plumage est d'un noir tirant
sur le brun, parsemé, à 1 exception
du sommet de la tctc , de taclios blan-
ches; les taches ou mouchetures
sont plus larges et plus irrégulières
sur les parties inférieures: ses rec-
trices sont terminées par une large
bande blanche; le bec et les pieds
sont grisâtres; l'iris est brun. Lon-
gueur, treize pouces. Les femelles
ont le brun d'une teinte plus claire
Sui même se rapproclie du roiissàtre.
• n trouve queiquefoi;; des variétés
blanches ou nuancées de beaucoup
plus de blanc.
On appelle improprement Casse-
Noix le Gros-Bec ordinaire dans
toute la Champagne. (dr..z.)
CASSENOLES. bot. ixs. L'un des
noms vulgaires de la Noix de galle
dans les contrées méditerranéennes
de la France, r. Galle. (b.)
CASSE-NOYAUX ou CASSE-RO-
GNONS, ois. Syn. vulgaire du Gros-
Bec , Loxla Cuccut/iraustes , L. P^.
Gros-Bec. (dr..z.)
CASSE-PIERRE, bot. piian. Nom
vulgaire donné en diverses provinces
de la France , à la Pariétaire , à divers
Saxifrages et même au Crithmum ma-
jtlimum , parce que ces Plantes crois-
sent dans les murs ou sur les rochers.
(B.)
* CASSE-POT. BOT. PHAN. Mot
traduit de l'espagnol (?weZi/a-0//rt, et
qui désigne au Pérou le Cestrum pe-
tieiiatiim , dont le bois éclate quand
on le brûle, et brise les poteries qu'on
expose au feu. (b.)
CASSE-ROGNON, ois. r. Casse-
Noyaux, (b.)
CASSERON. MOLE. r. Calmar.
* GASSI ou CASSIS, bot. than.
CAS «5i
Parconuption de Cassie. V. ce mot.
Nom vulgaire par lequel on désigne
le Mimosa J'arnesiana, L. à l'Ile-de-
France. {^•)
CASSIA. BOT. PU AN. Espèce de
Laurier, et nom scientifique de C;<sse.
F', ces mots. (^0
CASSIALA. BOT. piiAN. (Diosco-
ride.) Svn. d'IIyssopc selon Adanson.
^ ^ (B.)
* CASSIBORI. BOT. PHAN. Syn.
indou d'Asjagan ou Asjogam. V- ces
mots. (»•)
CASSICAN. OIS. Barita, Cuv. Crac-
//c7/5,Yieill. Genre de l'ordre des Om-
nivores. Caractères : bec assez long,
dur , droit , convexe en dessus , échan-
crc et fléchi à la pointe; point de
ibsse nasale ; narines latérales un
peu distinctes de la base du bec , fen-
dues longitudinaicmentdans la masse
cornée et à moitié fermées par elle ;
pieds robustes; quatre doigts : trois
devant; les latéraux inégaux, l'ex-
terne réuni jusqu'à la première arti-
culation , l'interne divisé , l'interiTiér-
diaire moins long que le tarse , le
quatrième doigt long et fort ; ailes ou
médiocres ou longues; les quatre pre-
mières rémiges étagées, et la sixième
la plus longue, ou les trois premières
ctagcesct la quatrième la plus longue.
Le genre Cassican , établi par Cu-
vier et Vieillot sous des noms géné-
riques latins diflerens, se compose de
plusieurs espèces que précédemment
les ornithologistes avaient dissémi-
nées parmi les Coibeaux, les Maina-
tes , les Rolliers ouïes Oiseaux de Pa-
radis. Presque tous ces Oiseaux , dont
les mœurs ont encore jusqu'ici échap-
pé à l'œil observateur des naturalistes
qui ontvisitc les côtes de la Nouvelle-
Guinée , ont été rapportés de cette
terre équatoriale; les autres sont in-
digènes à la Nouvelle-Hollande.
Cassican Cualybé, Faradisca t'i-
rldis , L. ; Faradisca Chalyiea, Lath. ,
Buff. , pi. enlum. 634, Ois. Paradis ,
pi. 23. Tout le plumage d'un vert
d'acier bronzé , irisé ; tète et cou
d'une nuance plus claire; front et
=•53 CAS
base du bec d'un noir velouté. Lon-
gueur, douze pouces. De la ]Nouvelle-
Ijuinee.
Gasstcan Fluteur , Coracins Tihi-
cew Lalh. Nuque, tectrices alaireset
caudales , quelques remigus et la base
des rectriccs d'un beau blanc, le reste
du plumage noir; bec noir à In base ,
bleu à rextromite. Longueur, dix-
sept pouces. On assure que le chant
de celle espèce iinilelesoa de la flûte,
et qu'il se nourrit de pelils Oiscauv.
De la Nouvelle- Galles du sud.
Cassican Kariîock, Coiviis cvano-
leimts, Lath. Milieu de la tète ', nu-
<ï"e,bas du cou, partie du dos, des
ailes et extrémité de la queue d'un
bleu foncé ; bas des jambes brunâtre ;
ie i;cstcdu plumage blanc. Longueur
quinze pouces. Delà Nouvelle-Galles
du sud.
Cassican noir , Corvus tiopiciis ,
Lath. Plumage d'un noir irisé avec
des taches dun blanc sale à l'extrc-
mite des tectrices alaires inférieures
et caudales inférieures. Longueur,
onze pouces. Des îles Sandwich.
Cassican noir et blanc , Corvus
metatro/ei/ciis , Lath. Gorge , milieu
des grandes tectrices alaires, tectrices
anales et caudales inférieures, milieu
des lectrices latérales blancs , le reste
du plumage noir. Longueur, dix-huit
pouces. De la Nouvelle-Galles du sud.
Cette espèce est soupçonnée n'être
qu une variété de sexe du Cassican
FI u leur.
Cassican a queue et âgée, Crac-
ticus cuneicaudus , Vieill. Tête, cou
et corps d'un noir bleuâtre; rémiges
et rectriccs noirâtres, terminées de
blanc; tectrices caudales inférieures
blanches. Longueur, dix-huit pou-
ces. De la Nouvelle-Hollande
Cassican Réveilleur, Coraciaa
Sirepera, Lath.; Gracula St repéra ,
Schaw. Le plumage noir, à l'excep-
tion des six premières rémiges, de la
barbe extérieure des rectriccs laté-
rales et des tectrices caudales infé-
rieures qui sont blanches. Longueur ,
dix-huit pouces. De lîle de Norfolk.
CAS
Le nom de cet Oiseau lui vient du
bruit qu'il ne cesse de faire pendant
la nuit.
Cassican varié , Coracias varia ,
Lath. , Butf. , pi. enl. 628. Tête , cou ,
partie de la poitrine , dos , rémiges et
rectrices d'un beau noir ; le reste du
plumage blanc. Longueur , treize pou-
ces. De la Nouvelle-Guinée. (DR..Z.)
CASSIDA. ROT. niAN. Vieux nom
qui , chez d'anciens botanistes , dési-
gnait la Scuteltaria galericulata , L. ,
et plusieurs autres Labiées p". Scu-
TELLilRE. (B.)
CASSIDAIR.E. Cassldaria. moll.
Genre formé aux dépens des Buccins
de Linné . par Lainarck , dans lu fa-
mille des Puipurifères , le même que
Denis IMontfort désignait sous le nom
de ]\]uriu et qu'on trouve indiqué sous
celui d'Heaume dans quelques ouvra-
ges d'histoire naturelle. Ses caractè-
res sont : coquille ovoïde ou ovale
oblongue; ouverture longitudinale
étroite, terminée à sa base par un
cr.nal courbé ascendant; bord droit
muni d'un bourrelet ou d'un repli;
bord gauche appliqué sur la colu-
melle , le plus souvent rude, granu-
leux , tuberculeux ou ridé. Les Cas-
sidaires sont en général moins bom-
bées que les Casques , et le canal
plus ou moins court , qui termine in-
férieurement leur ouverture , n'est
pas replié brusquement vers le dos.
La spire est courte , conoïde , com-
posée de tours convexes , et ne pré-
sentant point de bourrelet persistant.
Ce genre se place naturellement entre
les Harpes et les Casques. On en con-
naît sept espèces dont deux au moins
habitent la Rléditerranée ; les autres
appartiennent toutes aux mers des
pays chauds. Bruguière les compre-
nait parmi ses Cassidées. Les espèces
de Cassidaires sont Cassic/aria ec/ti-
nopJiora , Thyrrena , cuigiilata , strla-
ta, Oniscus , cancellata et cariiiata.
(13.)
CASSIDE. Cassida. iNS. Genre de
l'ordre des Coléoptères , section des
Tétramères établi par Linné , et ran-
gé par Latreille(Règn. Aniin. de Cu-
CAS
vicr ) dnns la famille des Cycliques.
Ses caraclèrcs sont : anteunes très-
cloignecs de la bouche , avancoes ,
droites , grossissant à peine vers le
bout, et insérées à la partie supé-
rieure de la Icte , très-rappi ocliées à
leur base ; tète cachée soi)s le prolho-
rax ; celui-ci demi-circulaire en des-
sus ; corps presque oibiculaire ou.
pvcsc|ue carré, aplati en dessous, et
plus ou moins débordé par les él^-
trcs.
Le nom de Cassicla qui signifie Cas-
que, et lesdénominations vulgaires de
Tortues, Scarabées Tortues , impo-
sés à ces Insectes , indiquent un des
traits les plus caractéristiques de leur
organisation. En cOot , le corselet
d'une part , et les élytres de l'autre,
constituent unesorte de bouclier con-
vexe, en général ovalaire , quelque-
fois triangulaire , qui recouvre , pro-
tège et déborde le corps de tous côtés.
Celui-ci est beaucoup plus étroit que
les parties qui 1 enchâssent. Sa forme
est allongée ; la tète est petite, dépri-
mée et cachée en totalité ou presque
entièrement sous le prothorax. Elle
supporte des antennes presque filifor-
mes , très-rapproclu'cs à leur origine ;
une bouche composée de deux lèvres,
dont linférieure est allongée et en-
tière , de deux mandibules larges,
tranchantes, Iridontées, de deux mâ-
choires simples et de quatre p dpes
dont les antérieurs sont en massue et
les postérieurs lUiformcs ; les pâtes,
couchées parallèlement à la surface
inférieure du corps , sontcourtes; leur
longueur ne dépasse pas ordinaire-
ment la circonférence du corselet et
des élytres. Les Cassides qui avoisi-
nent les Boucliers et les Coccinelles
))Our la forme générale du corps , en
difFcreut essentiellement par les arti-
cles de leurs tarses au nombre de
quatre ; leur corselet , leurs élytres et
leurs anlennesempèchenl de les con-
fondre avec les Erotyles ; enfin elles
se distinguent des imatidies par le
boni antérieur de leur prolhorax non
échancré et recouvrant la tète. Cette
dcinicre difFér^ncc est de peu de va-
leur, et plusieurs entomologistes, h\-
CAS
253
treille en particulier (/or. c/'/.), réunis-
sent le genre Imatidie de Fabricius
com]iosé d'espèces exoticpies, à celui
des Cassides. Dans plusieurs espèces
indigènes les élytres et le prolhorax
sont de couleur verte , et présentent
en outre de belles coideurs aigentées
ou dorées qui disparaissent par la
mort de 1 Insecte, mais que I on peut
rendre apparent- en le plongeant
quelque tempsdans l'eau chaude. Les
Cassides se nourrissent loutesde Végé-
taux, elseiencontrent vers le mois de
juil le t sur les Art ichaiTts, les Chardons,
et sur plusieurs Plantes verlieillécs.
La femelle dépose sur les feuilles dont
elle se nourrit des œufsoblongs qu'el-
le range les uns auprès des autres, de
manière à former de petites plaques
que Uéaumur a trouvées quelquefois
couvertes d'excrémcns , sans doute
dans le but de protéger la larve à
l'instant de sa naissance. Ces lar-
ves, qui toutes sont lieibivores, ont
une organisation remarquable et
des habituiies fort singulières. Goe-
dard, Roesel, Degéer(Mém. de l'A-
cad. des Se. , Ins., T. 5) , et Réaumur
(Mém. Ins. T. iTi, p. 233), les ont dé-
crites et figurées avec beaucoup de
soin. Nous emprunterons à ces obser-
vateurs les détails dans lesquels nous
allons entrer. Le corps de ces larves
est aplati, assez large transversale-
ment , et garni sur les côtés de seize
épines braucliLies situées horizontale-
ment de cliaque côté de la moitié pos-
térieure du corps et supérieurement.
On observe à la base des épines sept
petits tuyaux cylindriques tronqués
au bout, et placés chacun sur un an-
neau distinct. Ils paraissent être des
ouvertures stigmatiques. On leniar-
que à la partie antérieure une tête pe-
tite, de consistance cornée, munie de
dents , et offrant plusieiu's petits tu-
bercules au nombre de quatre decha-
que côté à la partie supérieure, et de
trois seulemeatà celle d'en bas. Ceux-
ci ont été regardés pu-Degéer comme
de véritablesyeux. Six pâtes écailleu-
ses, coniques et terminées par un cro-
chet de couleur brune, supportent le
corps qui est terminé postérieurement
254 CAS
par une espèce de fourchette l\ deux
branches, dans l'intervalle desquelles
existe l'ouverture anale. Chaque
branche ou fourchon est un filet de
consistance écâilleuse , conique, ter-
miné en pointe assez aiguë, parallèle
à celui du coté oppose , dirigé en haut
et en avant, garni au côté externe de-
puis sou origine, et seulement dans
une portion de son étendue, d'épines
fort courtes. L'anus est situé à Tex-
trëmité d'un mamelon plus ou moins
recourbé , et que la larve élève à son
gré. La disposition de ces diverses
parties est telle que, lorsque l'anus
jette des excrémens , les fourchons
qui sont inclinés du côté de la tète les
reçoivent successivement , et devien-
nent, en quelque sorte, la charpente
ou la bâtisse d'un toit de matière ex-
crémentitielle , lequel recouvre tout le
corps sans appuyer sur lui. Le plus
souvent ce toit est immédiatement au-
dessus du corps ; il le touche sans le
charger: quelquefois il est un peu
élevé ; dans d'autres temps la larve
lui fait prendre ditlcrente? inclinai-
sons , et le tient n)ême perpendicu-
laire aucorps. Enfin la masse d'onlure
peut être entièrement renversée en
arrière et se traîner après le corps qui
dans ce c;1s esta découvert ; mais la
larve ne savanture ainsi que lorsr-
qu'elle se croit hors de tout danger ,
et au moindre bruit elle ramène sur
elle son toit protecteur. Ces différen-
tes positions sont nécessairement dé-
pendantes de celles de la fourchette
qui est très-mobile. Quoique les ex-
crémens desséchés ou encore mous
fassent la plus grande partie de cette
couverture , la dépouille de l'Insecte
aide à la fortilier et lui sert quelque-
fois de hase. C'est à la suite de plu-
sieurs dépouilles complètes , c'est-à-
dire dans lesquelles toutes les parties ,
les fourchons mêmes, revêtent ime
nouvelle peau , que la larve se dis-
pose à se métamorphoser en nym-
phe. Ce changement a lieu sur la
feuille même oii elle a vécu, et sans
qu'elle construise aucune enveloppe.
il s'opère de la manière suivante :
J'époquc de la transformation étant
CAS
arrivée , la larve abaisse sa queue ,
et la porte étendue en arrière du
corps et sur le même plan. S'étant
ensuite débarrassée entièrement de sa
peau et delà couverture que les four-
chons supportent , elle fixe contre
quelque feuille la face inférieure des
deux anneaux qui suivent la derniè-
re paire de pâtes. Ainsi collée , elle a
toujours l'aspect d'une larve; mais
après deux ou trois jours elle quitte
sa peau , et ne paraît plus que sous la
forme de nymphe ; celte peau , par
l'adhérence qu'elle conserve avec la
feuille de la plante , devient très-im-
portante. En effet la nymphe reste
fixée à sa dépouille au moyen de deux
filets déliés et courts, engagés dans
l'enveloppe bifide, qui , dans le précé-
dent état , constituait la fourchette.
La nymphe , plus courte que la lar-
ve , est large , aplatie , de forme ova-
le , ornée dans son contour d'appen-
dices à plusieurs pointes semblables
à des espèces de feuillages. Elle a un
ample corselet terminé en arc de cer-
cle chargé de pareilles pointes , et
recouvrant la tête qui est assez visi-
ble. On distingue aussi à la partie in-
férieure les pâtes et les segmens de
l'abdomen. Supérieurement on re-
marque de chaque côté quatre stig-
mates qui ont la forme de petits
tuyaux élevés et pointus. Cette nym-
phe, dans laquelle Goedard a cru voir
une figure humaine surmontée d'une
couronne impériale, et que Geoffroy
a comparée avec plus de raison à une
sorte d'écusson darmoirie couronné ,
présente en effet une forme si extraor-
dinaire, qu'on la prendrait à poinc
pour un Animal. Cependant au bout
de douze à quinze jours, il se fait une
rupture à la partie antérieure de la
peau du dos, et on en voit sos tir l'In-
secte qui lui-même a une forme peu
ordinaire.
Le genre Casside est très-nom-
breux en espèces. Le général Dcjean
en mentionne cent trois dans le Cata-
logue de sa CoUeclion (pag. ii5) : la
plupart sont étrangères à l'Europe.
Parmi celles que l'on rencontre le
plus communéinenl en France et aux
CAS
environs rlc Paris , nous citerons : la
Casside Equestre , Cansicla Equestrii
de Fabriciiis, figurée par 011ivier(Col.
T. \. pi. I, f. 5 ) ; elle peut être con-
sidérée comme le type du genre. On
ne la trouve que dans les lieux aqua-
tiques sur la Menthe. Elle est voisine
de l'espèce suivante , et n'en dillere
que par le lieu oîi elle se rencontre et
parce qu'elle est plus grande.
La Ciasside verte , Cassida viridis ,
L. figurée par Ollivicr [/oc. cit.-, pi.
2, fig. 29;. P^. pour les autres espèces
Ollivier ( loc. cit. ) , Fabriciys ( Sys(.
Eleuther. ), Schouherr ( Syn. Iiiscct.
H, pag. 209 ). (aud.)
CASSIDEA. BtoLL. Nom Sous le-
quel iàruguière désignait le genre au-
quel Laiiiarck a définitivement im-
posé ceux de Cassis et de Cassidaire.
y. ce mot et Casque. (b.)
CASSIDES. MOLL. (Dict. de Dé--
terville.) F*. Cassidea.
* CASSIDITES. ÉCHiN. Foss. On a
quelquefois donné ce nom aux Cassi-
duies fossiles. (LAM..X.)
CASSIDULE. Cassichilus. échin.
Genre de l'onlre des Pédicellés éta-
bli par Lomarck dans sa section des
Ecliinides, et oilopté par Cuvier. Ses
caractères sont : corps irrégulier ,
elliptique , ovale ou subcordiformc ,
convexe ou renflé , garni de très-pe-
tites épines ; cinq ambulacres bornés
et en étoiles; bouche subcentrale;
anus au-dessus du bord.
Les Cassidules seraient des Cly-
péastres , si elles n'avaient l'anus évi-
demment au-dessus du bord, et par-
là véritablement dorsal. Ceux desSpa-
tangues qui ont l'anus dans le bord,
pourraient être considéi-és comme
ayant l'anus au-dessus du bord. Ce-
pendant ce serait à tort , car , dans ces
Spatangues, lanus est situé dans le
haut d'une facette marginale , mais
n'est pas réellement au-dessus du
bord. — C'est avec les Nucléolites
que les Cassidules ont le plus de rap-
ports , et peut-être devrait-on les réu-
nir en un seul genre. Elles n'en dif-
fèrent effectivement que par les am-
CAS a5^
bulacres , lesquels sont bornés dans
les Cassidules, taudis que dans les
Nucléolites ils ne le sont pas. Mais
sur les individus fossiles , il n'est pas
toujours aisé de déterminer ce carac-
tère des Ambulacres. — L'on ne con-
naît encore qu'un petit nombre d'es-
pèces de Cassidules , presque toutes
fossiles. Nous citerons entre elles :
CaSSIDI LE SCL'TELLE , CoSsUlulUS
Sculella , Lamk. , An. s. vert. , T. m.
p. 55 , n" ) ; Knorr , vol. 11 , t. e , m.
Grande et belle espèce de Cassidule
ayant la forme d un Clypéastre, et
dont les ambulacres, au nombre do
cinq, sont striés transversalement
sur les côtés. Elle est elliptique , con-
vexe , et longue d'environ neuf cen-
timètres sur huit centimèlies de
largeur. ( Trois pouces et demi sur
trois pouces.) Elle a été trouvée dans
le Véionais , ce qui lui a fait donner
le nom de Cassidulus Kcronensis , par
De France , dans le Dictionnaire des
Sciences naturelles.
Cassidule de RicHAnD , Cassidu-
lus Richardi , Encycl. Vers. pi. i45
fig. 8, 9, 10. Cette espèce est ovale,
plate en dessous , assez bombée en
dessus, un peu échancrée à son bord
postérieur ; la bouche est un peu plus
en arrière qu'en avant. L'étoile est
composée de cinq ambulacres , les
deux postérieurs beaucoup plus longs
que les trois antérieurs ; leur point de
réunion est placé au tiers de la lon-
gueur et marqué par quatre petits
trous formant un carré. La longueur
de cet Oursin dépasse rarement trois
centimètres, environ un pouce. Pé-
rou et Lesueur ont rapporté cetle
Cassidule de la baie des Chiens Ma-
rins dans la Nouvelle-Hollande ; elle
a été trouvée long-temps avant dans
l'océan des Antilles près de Spanis-
town, par le célèbre botaniste lllchard
à qui nous l'avons consacrée pour
remplacer les deux noms de (Itssidule
australe et de Caraïbes que lui avait
donnés Lamarckdans deux de ses ou-
vrages , d'autant qu'il est douteux
que la Cassidule de Péron soit la mê-
me que celle de Richard.
La Cassidule Pierre de Crabe , fos-
256 CAS
silc cle la montagne de Maëstricht,
Echinus lapis Caiicii , Encvcl. méth.
pi. i45, fig. 6-7 : la Cassidulo aplatie
iossiledo Grignon ,Lamk. Anim. sans
vert. ï. II, p. 85 , n" 4 ; la Cassidule
lenticulëe Ibssilc des environs de Gi-
soi'S , De France , Dict. 7 , p. 227 , n°
5 , sont encore trois espèces de ce
genre auxquelles on en pourrait ajou-
ter plusieurs autres que renferment les
collections, et qui, cependant, ne
sont pas décrites. (LAM-.X.)
CASSIE. BOT. rnAN. Syn. de Mi-
mosa Faniesiana sur les côtes de la
Méditerranée oii ce petit Arbre fleu-
rit en pleine terre, du Jiohinia Vseu-
ilo-Acacia dansquelqucslivrcs, ctdu
Mimosa guianensis d'Aublet , à la
Guiane. (b.)
CASSIER. 0301". PiiAN. L'un des
synonymes de Canneficier. T^. ce
mot et Casse. (b.)
CASSINA. BOT. PiiAN. (C. Bau-
hin.) Synonyme présumé d'Jle.r po-
miloria , espèce américaine du genre
Houx. K.ce. motet Apalachine. (b.)
CASSINE. BOT. PiiAN. Genre de
la famille dos Rliamnées , dont les
caractères sont : un calice très-petit,
quinqueparli ; cinq pétales étalés ,
élargis à la base et légèrement sou-
dés entre eux ; cinq étamincs alternes
avec les pétales; trois stigmates ses-
siles ; une baie à trois loges monos-
permes. On en a décrit buit espèces en-
viron, dont plusieurs sont rejetées
dans d'autres genres voisins par dif-
férens botanistes. Ce sont des Arbustes
ou des Arbrisseaux à feuilles opposées
ou alternes , et dont les (leuis sont
portées sur des pédoncules axillaires,
simples ou divisés. Ils babitent l'A-
frique, et la plupart le cap de Bonne-
Espérance. Les Cassine capeiisis et
Maurocenia ont des feuilles oppo-
sées, dentées dans le premier, entières
et sessiles dans le second. Eiles sont
alternes et entières, arrondies dans le
Cassine concava ; oblongucs , ovales
dans le C. lœuigata, ovales, lancéolées
<lans le C. vleifulla. K. Lamarck ,
Jlliistr. tab. ]5o. Vcntcnat , sous le
CAS
nom de C. xylocarpa, en a décrit et
figuré (Choix de Plantes, t. 20) une
espèce originaire des Antilles qui, de
son propre aveu, semble se rappro-
cher du genre Elœodendron. f^. ce
mot. (a.d.J.)
CASSINE. BOT. CRYPT. L'un des
noms vulgaires du Menilius CantJiarel-
lus dans le midi de la France, où l'on
a cru remarquer que ce Champignon
croît de préférence autour des souches
pourries du Chêne appelé Casse, (b.)
CASSIJNIE. Cassinia. bot. phan.
Ce genre de la famille des Synanthé-
rées et de la Syngénésie Polygamie
séparée, a d'abordîléproposé par Ro-
bert Brown dans la seconde édition
du Jardin de Kew (vol. 3, p. i84\ Il
en a donné un caractère fort abrégé,
et y a rapporté une seule espèce qu'il
a nommée Cassinia aurea. Plus tard ,
dans son beau Mémoire surles Com-
posées, publié en 1817, dans le 12*
volume des Transactions de la Société
Linnéenne de Londres, il a exposé de
nouveaud'une inanièrebeaucoup plus
complète les caractères génériques du
Cassinia, et y a rapporté dix espèces.
Ce sont toutes des Plantes herbacées
ou frutescentes, originaires de la Nou-
velle-Hollande. Plusieurs des espèces
que Brown y rapporte avaient clé pré-
cédemment déentes sous le nom de
Calec; telles sont entre autres les
Calea acideata, Labill. jNouv.-HoU.
2, p. 4i,t. i85, et Calea spectabilis,
ici. p. 42, t. 186.
Toutes les espèces de Cnssinies ont
les feuilles alternes , ordinairement
étroites et à bords rabattus. Leurs
fleurs forment des corymbes ou des
panicules terminales. Leur involucre
est blanc ou d'un jaune doré. Il se
compose d'écaillés imbriquées, sca-
ricu5es,lantotconnivenles,tantôtplii5
ou moins étalées. Le réceptacle porte
un petit nombre de fleurs qui sont
séparées par des paillettes semblables
à celles qui constituent l'involucre.
Les fleurs sont toulcs flosculcuscs et
hermaphrodites: quelques-unes des
plus extérieures sont femelles , plus
étroites. Les anthères qui sont rcnfer-
CAS
jiiees dans rinlericur des corolles , se
lerminent chacune à leur base par
deux Petits prolongeniens fililoiniej.
Le slyle poi le deux sli;;iuales, dont le
soiniuct tronque est couvert d'un bou-
quet de poils glanduleux. Les fruits
sont couionnes par une aigrette ses-
sile, persistante, l'orinée de pcnls sim-
ples, (a.h.)
CASSIOPElv Cassiopsa. acal.
Gcnie de Méduse de l'oulre des Aca-
lè|)lies libres, élabli par l'éron cl Le-
sueur, adopté par Cuvier et Lainaick.
Ce dernier a réuni au\ Cassiopées les
Ocvioés de Pérou, dont Cuvier ne
parle point, et les a placées dans la
seconde division de ses lladiaiies Mé-
dusaires. Les Cassiopées ont un corps
orbiculaiie , traa.--parcnt , nuiui en
dessous de quahe, huit ou dix bras
très - con)posés, arborescens, poly-
chotonies, brauchioporcs et col\lirè-
res,quiiui sont attachés par un ou
plusieuis pédoncides gros et courts,
enlie lesfjuels sont desouverluresque
l'on regaide connue des bouches.
Cuvier et Blainville disent que ces
An iinaux ont plusieurs bouches cl plu-
sieuis pédoncules, taudis que Pérou et
Lesueur, eld'après euxLanîarck,pré-
tenJent que ces Animaux manquent
de pédoncules et de leutaculcs.ïN'a^aut
jamais vu ces Animaux vivans, uous
ne pouvons dii e de quel côté se trouve
la véri'ié. Le^ Cassiopées sonl plus ou
jnoins convexes; le nombre de leurs
bouches païaît être eu rapport avec
celui de leurs bras. La grandeur de
ces Animaux est quelquefois très-
considdiabîe ; il eu existe dans les
mer.-> chaudes el tempe» ées des deux
Mondes. Quoique les espèces parais-
sent assez nombreu-es, il en est peu
qui soient connues. Les principales
sont :
Cassiopke i.ixéolée , Cassiopea
lineulata. Lamk. An. sans vert. t. 2,
p. 5ii, n" 1. Ocyroé linéoiée, Pér. et
Les. An. t. i4,p. 555,n" Si. Llle pré-
sente une ombrelle hémisphéuque à
reboid légèrement festonné. Vingtli-
gues iuléi ieures très-lines partent du
centre de l'ombrelle, et vont, en di-
TOME m.
CAS
267
vergcant, se terminera son pourtour.
Celle Cassiopée ollic une couleur hya-
lino-bleuàtre, une giandeur de cinq
cenlimèties enviion, el se trouve sur
les côtes de la terie de VVilt.
Cassiopée boklase , Cassiopea
Buiiasea. Pér.et Les. An. t. 1 >, p. 5.t5,
u" Hi. Mcdi/sa uc/upus, Gmel. Syst.
Aat. p. 3107, n" 27.C'esl la plus grande
Cassiopée de celles que l'on connaît ,
son ombrelle est oibiculaiie, aplatie,
lisse,feslonnéeà son rebord. Ellea huit
bouches sémi-lunaires, hiâl bias per-
l'oliés dans leur longueur, tricdics à
leiu" pomle. AleurCvUtre se tiouvent
vingt-quatre côtoies pol\mo! plies ,
réuniseuime sorte de hoi.pe;sa cou-
leur est hyalino-vcrdàire avec le re-
bord bleu; sa granuci:r, de soixante-
dix ceHlimèlies(vingl-qiialre îi vingt-
six pouce»). Elle habile la Manche et
les côtes de Cornounilles.
C.ISSIOPÉE FliONnESCENTE, CuSS/'o-
pea frundusa. Lamk. An. sans vcrl.
T. ai, p. bi2, no 5. Jîledusafivndosa,
Gmel. Syst. Aat. p. 3 167, no 26. En-
cvcl. méth. pi. 92, lig. 1. L'ombrelle
de celte Méduse est oibiculaiic, aj la-
tie, liste, marquée de tache^ polymor-
phes, d'un blanc opaque, avec dix
échancrures prolondes à son pour-
tour. Elle a dix bouches et dix bras
pai semés de côtoies blancs, aplatis
et pédicellés. Giandeur six à sept cen--
timèlres (deux pouces à deux [louces
et demi). Elle habite la mer des An-
tilles.
La Cassiopée dienphilc de Féron et
LcsUeur, la Cass.roiskuél des mêmes
naluralisles , ainsi que l<i Méduse an-
diomèJe de Gmeliu, Eucyel. mélh.
pi. 91, appartiennent à ce genre.
(LAM..X.)
CASSIPOURIER. Casslpoinea.
BOT. PiiAN. Genre de la l'anulle des
baiicariécs, élabli par Aublet et du-
quel Schreber el tiwarlz ont changé
le nom pour celui de Leg;totis. Î5co[.o-
li l'appelle Tila. Son calice turbiné
se lennine par quatre ou cinq dents.
A .-.on sommet s'insèrent autant de
pétales ongMicidés , dont le bord est
d'Jcoupé eu lanières Jines coihme les
17
258
CAS
bail)es d'une pi unie, et seize ou vingt
étainines, rarement plus. L'ovaire est
libre , surmonté d un seul style et
d'un seul stigmate; la capsule irilo-
culaiie,àla base de laquelle persiste
le calice, se sépare élastiquemcnt en
trois valves, quelquefois eu quatre ,
et, dans ce cas, on compte aussi qua-
tre loges. Elles contiennent chacune
xine seule graine. Ce genre renferme
deux espèces d Arbrisseaux, à feuilles
opposées et munies de stipules , à
fleuis ramassées en paquets, axillai-
rcs et environnées de deux bractées.
Les l'cudles sont ovales, et les fleurs
presque sessilcs dans le Cassipourea
^i/ia//e/is/s ; les \)i'emtèi'es sont ellipti-
ques et les secondes pédonculées dans
le C. pcclunculata, J., l.egiiolis ellip-
//cûjSvvarlz , qui habite la Jamaïque.
(A.D.3.)
CASSIQUE. ois. Cuvier a établi ce
genre qu'il a sous-diviséen Cassiques
proprement dits, en Trouplales , en
Carouges et en PltS-pit. Vieillot a éga-
lement formé un genre Cassique qu'il
a composédehuil à neuf espèces, dont
la plupart sont détachées des Loriots
de Latliam. Enfin, Temminck a fait
des Cassiques une division de son
gense ïroupiale. J^''. ce mot. Le
genre Cacique de Duméril n'est que
la même choîe avec une autre ortho-
graphe. A'. Caciqui;. [DR..Z.)
CASSIRI ou COSSIRY. bot. phan.
Même chose que Cachiri. T^. Cassave.
(B.)
CASSIS. MOLL. ( Lamarck. ) V.
Casque.
CASSIS. KOT. PiiAN. Riles nigrum ,
L. Espèce à fruits noirs du genre
Groseiller. f . ce mot. (b.)
CASSITA. OIS. Syn. latin du Co-
chevis, Alauda cristata , L. P^.
Alouette. (db..z.)
CASSITE. EOT. THAN. Du Diction-
naire de Uétcrville, pourCassythe. f-".
ce mot. (a. u. j.)
CASSOMBA ET CASSOOMBO.
EOT. PiiAN. Nom générique employé
dans l'Inde pour désigner des Ycgé-
CAS
taux qui fournissent une matière colo-
rante employée dans la t-^inturc, ou
pour se peindre le corps ; on y ajoute
ensuite quelque épilhcte distinctive ,
ainsi 1 on appelle :
Cassomjîa ou Cassoombo propre-
ment dit , le Carthamus tinctufius , L.
/^. Carthame.
Cassomba-Ktikg, le Bixa à Java.
J^. llocou.
CassoMbo-Calappa ou Calappa-
Cassusibo , une variété rougcàlre de
Cocos.
Le^ enveloppes des finits du i^ter-
culia Balang/ias sont le Cassomba des
îles Ceram et Banda. /^. Sterculier.
(B.;
CASSONADE, bot. puan. r. Su-
cre.
CASSOOMBO-KLING. bot.
PHAN. INlème chose que Cassomba-
Kting à Sumatra. F". Cassomba. (b.)
* CASSOORWAN. pois. PetitPois-
son ]>iobablenienl fabuleux, puisque
La Chesuave-des-Eois qui le mention-
ne lui attribue deux prunelles dans
chaque oeil , de sorte qu'eu nageant ,
il pouirait voir ce qui se passe au-
dessus et au-dessous de lui. On le dit
de la taille d'un Anchois et fort bon à
manger. (b.)
* CASSOOUDA. bot. crypt.
(Gouan.}S^n. languedocien à'Equi-
setui7ifluviallle,\^. /^'. Préee. (b.)
CASSOWARE ou CASSOWARY.
ois. Syn. anglais du Casoar, Struthio
Casuarius , L. f. Casoar. (dr..z.)
CASSUMMIAR. bot. pii^n. K.
Cas:\iinar.
CASSUPE. Cassupa. bot. piian.
Genre de la faniilie des Rubiacées,
établi d'après un Arbre de l'Amérique
méridionale qu'Hmnboldt et Bon-
pland ont fait connaître (PI. cquin. ,
p. 42, tab. la). Son calice est globu-
leux, terminé par un bord entier et
membraneux; sa corolle, beaucoup
plus longue, tubuleuse, garnie au
dehors, sur sa moitié supérieure, de
tubercules glanduleux , et en dedans,
vers sa gorge, de houppes de poils
CAS
qui s'insèrent à la naissnncc des «ix
lobes dans lesquels le limbe se parta-
ge ; six anthères presque SGssiles ,
oblongucs et saillantes, s'insèrent
cnlrceuv. L'ovaire spliériquc et adhè-
rent au calice se termine p:ir un stj le
simple, et celui-ci par un stigmate bi-
fide. Le fVuit est une baie de même
Ibrme , couronné par le cr.licc , séparé
en deux loges par une cloison média-
ne , qui porte devix placentas saillans
dans les logés et chargés de graines.
Les fleurs, munies chacune <i'une
courte bractée, forment des panicu-
les terminales. Les feuilles , longues
de deux pieds , obovales et coriaces ,
sont portées sur un pétiole épais à sa
base et séparé par deux stipules aigus
du pétiole opposé. (a. d. j.)
CASSUÏA ou CASSUTHA. bot.
VHAX. (Théophraste.)Syn. de Cuscu-
te, T'. ce mot, dont Linné a tiré le
nom du genre Cassytha. F'. Cassy-
THE. (b.)
CASSUVIUM. BOT. PHAK. r. Aca-
jou.
CASSYTHE. Cassytha. eot.ph.\.n.
Ce genre avait été établi d'après une
Plante des Indes , composée de filets
longs et raraeux qui rappellent ceux
nie la Cuscute, et s'entrelacent avec
les branches des Plantes voisines sur
lesquelles vit en parasite la Cassythe.
On n'y remarque que quelques petites
écadles placées à la naissance des ra-
meaux etdesépis terminaux de Heurs.
Celles-ci présentent un calice dont le
tube est très-court, etle limbe àsix di-
visions , trois extérieures très-petites ,
trois intérieures alternes et plus gran-
des. Douze étamines insérées au calice
sont disposées sur deux rangées con-
centriques , les six extérieures fertiles ;
des six intéiieures , trois également
fertiles et chargées de deux glandes à
leur base, et trois autres stériles; ce
sont celles qui répondentaux divisions
intérieures du calice. L'émission du
i)olleu se fait par une valvule delà
hase à la pointe de l'anthère. L'ovaire
libre est surmonté d'un style court et
épais etd'un stigmate obtus. Il devient
CAS 269
une capsule globuleuse, entourée,
excepté à son sommet, par le calice
qui jiersiste et prend de l'accroisse-
mrnt avec une conststance ch.unue.
Elle renferme une graine unique dont
l'embryon , dé])ourvu de péiisperme ,
se compose de deux cotjléJons , con-
vexes d'un côté, planes de l'autre ,
contenant entre eux, vers leur som-
met, une radicule diriî;ée supérieu-
rement et une plumule bilobéc.
Gaerfner avait pris celle plumula
pour les cot^lédons , et ceux-ci pour
un périspcrme ; erreur qui avaitlong-
te-nps abusé les botanistes sur la vé-
ritable place de ce genre. 11. Brown
l'a assignée avec raison parmi les Lau-
rinécs, dont il se rapproche en effet par
l'ensemble de ses caractères, quoique
pa r son port il pi éscn te une sorte d'ano-
malie. Des anciennes espèces décrites,
il n'en a conserve qu'une seule, le
Cassytiiajilijbrmis de Linné; mais en
même temps, il l'a enrichi de quatre
espèces nouvelles observées à la Nou-
velle-Hollande. V. Lamk. , Illust.,
t. 520. (a. d. j.)
CASTA. BOT. than. La Pivoine
cliez les Romains. (b.)
* CASTAGNA ET CASTAGNE.
BOT. PHAN. La Châtaigne dans les dia-
lectes méridionaux, d'oii le fruit de
l'Hippocastane a été appelé Castagne
Caualllne en italien. (b.)
CASÏ AGNEAU (petit), pois.
(Piondelet.) Nom vulgaire du Sparus
Cn/omis , L., t\pe du genre Chromis.
P'. ce mot. On l'appelle aussi Casla-
gnole en Liguiûe et en Toscane, (b.^
CASTAGNEUX. ois. Espèce du
genre Grèbe, Colymbus minor , L.
/''. Grèbe. (dr..z.)
* CASTAGNIÉ. BOT. phan. Syn. de
Châtaignier, dans les dialectes gas-
cons , du latin Castanea , d'oii Casta-
giia , Castagne , Casiania , la Châtai-
gne, et Cas/anar , ainsi queCastanàei-
jo , l'Arbre qui porte ce fruit , en es-
p.igijol et en portugais. (b.)
CASTAGNIONI. bot. phan. Svn.
26o CAS
d'IIippocastane clans les Ltats vcni-
tieus. (b.)
CASTAGNOLE. Brama, rois.
Genre établi par Schneider aux dé-
pens des Spnres de Linné , cl adopté
par Cuvier (Règ. An. T. n , p. 54o) ,
qui le place dans la première tribu de
la famille des Squammipe unes , parmi
ses Acanthoptéryji;iens.Il rentre aussi
danilesLcipomesdeDuméril.LesCas-
tagnoles, dit Cuvier, se font remarciuer
au premier coup-d"œil par un front
descendant verticalement, comme si
le museau avait été repoussé et tron-
qué, ce qui tient à la brièveté des iu-
termaxillaires et à l'extrême hauteur
de la crête verticale ; la bouche 1er-
mce se dirige vers le haut. Des na-
geoires dorsales et anales très-écail-
leuses commençant chacune par
une pointe saillante, régnent en s'a-
baissan! vers la queue, et n'ont qu'un
petit nombie de rayons épineux ca-
ches dans leurs bords antérieurs. Le
corps est assez haut verticalement, la
tête couverte d'écaillés jusque sur les
maxillaires ; les rjents en crochets , et
une de leurs rangées externes plus
forte; l'estomac est court, l'intestin
peu ample , et les cécums au nom-
bre de cinq seulement. L'espèce
qui sert de \\ pe à ce genre est la Cas-
tagnole proprement dite, ^/«/«a Raii,
Sclineid., p. 99 , SparusRan , Bloch.
t. 273. Spare Castagnole, Lac. Pois.
t. 4 , p. 111- Brème denté , Encycl.
Pois. pi. 5o, f. 192. Très-beau et brU-
lanttoisson, presque aussi haut que
long, qui parvient à la taille d'un
mètre et au poids de dix livres , dont
la chair est i'ort délicate et qv;i habite
les protbndcurs de la Méditerranée,
ïj. 5, P. Qo, \, 1-5, c. 2->.
Schneider place encore dans le gen-
re dont 1! est question sous le nom de
Biama Farce, un beau Poisson des
profondeurs des mers de l'Améiique,
qui a sa tête d'un rouge foncé, avec
le ven'rerose, laqueue orangée , dont
la nageoire est pourpre et couverte
d'ccaiiles, l'anale, les pectorales et
l'extrémité de la dorsale d'un beau
noir. (B.)
CAS
CASTAGNOLO. pois. Même chose
que Castaguole-et que Chromissur la
cote de INice. F . ces mots. (B.)
CASTAL. BOT. PE.4.N. Syn. ai-abede
Châtaigne. (b.)
*CASTALIE. Caslalia. ankel. Sa-
vigny , (Syst. des Annclides, p. 46)
propose sous ce noui l'établissement
d'un genre dans 1.-. famille des Néréi-
des, lequel aurait pour typeleAc/m
josea d'Othon Fabricius ( taiin.
Groeul. \\° 284 ). Cette espèce offre
une conformation semblable au iV'e-
reis cœca d Othon Fabricius {/oc. cit.
n" 2S7) et au Nereis viridis et tnacu-
lata de Miiller {Von Tf urm, p. 1 56
et 162, t. 10 et 11 ) et d'Othon P"a-
biicius(/oc. cit. nf* 279 et 281 ) ; mais
les cirres tentaculaires , tous les cirres
supérieurs et les st\le5 postérieurs
sont grêles et fort longs ; d y a deux
rames réunies pour chaque pied. Sa-
vigny , n'ayant pas examiné lui mêuie
celte espèce, ne piopose qu'avec
doute ce nouveau genre, y. Néréi-
des, (aud.)
CASTALIE. Castalia. bot. phan.
Salisbury a établi sous ce nom un
genre qui ne paraît pas devoir être
conservé et dont le Wcnuphar rouge
figuré dans le Botanical magazine se-
rait le type. ;b )
* CASTANITE. min. (Aldrovan-
de.) Pierre dont on n'indique pas la
natuie et dont la forme est celle d'une
Châtaigne. (Lrc.)
* CASTANITES. eot. piian. Tubé-
rosités ligneuses qui cioissent sur les
racines des Châtaigniers. On en re-
trouve sur celles du Chêne et de
rOrme. (b.)
CASTAINNUELLA. bot. Ce nom
est donné comme synonyme espagnol
de Buphtalmiim cpinositm , L. F.
BuriiTALME. Il pourrait désignerplu-
tôt le ïerre-noix , Bunium Bulbo-
castanum , L. (u.)
* CASÏ AN VEL AM. bot. crypt. Ce
mot, probablement mal écrit et qui
doit être Castanuela { petite Châtai-
gne) , désigne, dans un recued de
voyages , une espèce de TrutFe du
CAS
Mexique dont on engraisse les bes-
tiaux, (b.)
CASTAR. ou CAFTAAR. mam.
Svn. persans d Hjène. P^. ce mot.(B.)
CASTEL. BOT. PH.VN. Du Diction-
naire lie Déterville , pour Gastèlc. P'.
ce mot. (a. u. j.)
* CASTEL \. BOT. PHAN. Nom cjue
porle aux Moluqucs la Patate, ton-
vuU'ulus Balatas L.; on le icgarde
comme la preuve que cette Piaule y a
élc inîroduitc par les Espagnols ou
Castillans. (B.)
CASTE LE. Castela. bot. than.
Genre établi par Turpin , (Ann. du
Mus., 7, p. 7S, tab. â), qui le rap-
porte à ta famille des Simaroiibées.
Sei caractères sout : un calice à quatre
dents; quatre pétales plus longs que
le calice , alternes avec ces dents, et
huit étauiincs ii tilets courts , à anthè-
res ovales et dressées, qui s insèrent
les inis et les autres à un bourrelet
glanduleux qui entoure la basede l'o-
vaire; celui-ci est formé de quatre lo-
bes , quelqueloisdecinq , disposés au-
tour d un disque tétragoue ,^L.scourt
qu'cuK , et que surmonte un style
sunple et droit , terminé par un stig-
mate en tèteet légèrcmentquadriiobé.
Chaque lobe de l ovaiie devient une
drupe ovale contenant sous lenvelop-
pe Ov-ieuse que le cordon ombilical
parcourt de la base au sommet, une
graine unique pourvue d'un périsper-
me charnu au centre duquel est un
grand embryon ovale , à deux cotylé-
dons loliacés, à radicule supérieine ,
courte et conique. Ce genre renferme
deux Arbrisseaux des Antilles, à
feudles alternes et petites , à rameaux
garnis d'épines terminales oua\illai-
res, à fleurs solitaire-;, géminées ou ter-
néesà l'aisselle desfeudles. Dans l'un
d'eux , le Castela depressa, la tige se
divise dès sabaseeu rameaux couchés,
et les feuilles sont sessiles ; dans l'au-
tre , le C erccla , la tige est dicssée ,
les feuilles soûl courtcment pétlolées.
Ce genre a été dédié à Casicl , au-
teur du poënie des Plantes. Cava-
nilles antérieurement eu avait établi
CAS
961
un qu'il nommait Castelia , en l'hon-
neur d'un dessinateur du même nom ;
mais il a été détruit et réuni au Priva
d'Adanson. p^. ce mot. (a. d. j.)
C.\STÉLtE. Castelia. bot. phan.
(Cavanilles. ) p^. Castèle et Priva.
CASTIGLIONE. Castlglionia. bot.
PiiAN. Ruiz et Pavon , dans leur Flo-
re du Pérou , ont décrit, sous le nom
de Casliglionia lohata , le Jat/vpha
Citrcas de Linné. Si l'on conserve ce
genre , il devra comprendre toutes les
espèces de Jalropha qui, comme
celle-ci , présentent un double calice.
P''. MÉDlCiNl£R. (a. d. j.)
CASTILÈJE. Castileja. bot. phan.
P^. Castilée.
CASTILLE. Càstilla. bot. phan,
P^. Perebée.
CASTILÉE. Castileja. bot.
piiAN. JMulis et Linné fds ont appelé
ainsi un genre de Plantes de la fa-
mille des Pédiculaires et de la Dldy-
namie Angiospermie. H se coçipose
d'environ h^it à neuf espèces , qui
sont herbacées ou sous-frutescentes ,
portant des feuilles alternes, entières
ou trifides ; des bractées colorées ; des
fleurs axillaires et solitaires , ou for-
mant des épis terminaux.
Leur calice tubuleux et comprimé ,
est fendu d Un côté. Leur corolle ,
qui est blanche ou verdàtre , est éga-
lement tubuleusc et comprimée , à
deux lèvres ; la supérieure est étroite
canaliculée ; l'inférieure est très-cour-
te et dentée. I^es étamines, au nom-
bre de quatre , sont didynames , pla-
cées sous la lèvre supérieure de la co-
rolle, qu'elles dépassent rarement. Le
style est terminé par un stigmate
simple et capitulé. La capsule est
ovoide , comprimée , biloculaire,
. s'ouvrant en deux valves et contenant
des graines enveloppées chacune dans
une sorte de tissu membraneux et
réticulé.
Toutes les espèces de ce genre sont
originaires du continent de l'Améri-
que méridionale. Linné fils , dans son
Supplément, en a d'abord décrit deux
a6ii CAS
espèces d'après Miitis . qui les lui
avait envo_yecs de la Nouvelle-Gre-
nade. Ces deux espèces sont : i° Cas-
/illeja Jissifolia, L. , Suppl. 290, et
Caslilleja integrifulia, L. ., Siippl. 2Ç)3.
Yenteuat en a plus récennuenl tait
connaître une troisième espèce qu'il
nomme Castilleja coronupijv/ia , et
qu'il figure dans son Choix de IManles,
t. 59. Cette espèce est, ainsi que les
deux prèccdenics, oiiginaire delà
Nouvelle -Grenade. En(in Kunth,
dans les Nova Gênera et Species de
Humboldt, en a décrit cinq espèces
nouvelles auxquelles il donne les
noms de Caslilleja lithospermoùles ; il
la figure pi. i64 ; Castilleja nubigena ,
pi. 160; Castilleja scoizonerœjolia ,
pi. 1 6.5 ; Castilleja ioluccc/isis et Caslil-
leja ?noranensis.
Quant à l'espèce décrite par Pursli,
sous le nom de Castilleja sessilijlura ,
Nuttal en fait un genre distinct, sous
le nom dCEuchroma. V. Euchrome.
(A. R.)
CASTINE. MIN. Carbonate de
Chaux que l'on mêle au Minerai de
Fer , dans les hauts fourneaux , pour
lui servir de fondant. La Castine, en
entrant en fusion , absorbe l'Argille
qui faisait partie du IMinerai et la
transforme en laitier. (dr..z.)
CASTJNIE. Cas//? /a. INS. Genre de
l'ordre des Lépidoptères, famille des
Crépusculaires, établi parFabricius
(Syst. Gloss.) , et ayant pour caractère
essentiel : antennes terminées en une
massue allongée, sans dentelures ou
stries en dessous. Use rapproche par
là des Lépidoptères diurnes et s'éloi-
gne au contraire des Sphinx propre-
ment dus. Ses palpes ont trois articles
distincts et sont écartés entre eux.
Les Insectes compris dans ce genre
sont tous exotiques , et appartiennent
à l'Amérique méridionale, tels sont,
entre auti es , les Papillons Cyparissias
et Licas de Fabricius {Entum. Syst.,
t. 3, a, p. 09,45). (aud.)
*CASTOERL BOT. piian. C'est à
Java 1 Hibiscus suratensis , et chez les
Malais , VHibiscus Abelmoschus. V.
Ketmijî. /g n
CAS
*C ASTOERI-MOGARL bot.
phan. Syn. indou de Mogorium un-
(B.)
dulatum. F'. Mogori.
CASTOPi. Castor, mam. Genre de
Rongeurs à clavicules complètes, ca-
ractérisé par l'aplatissement irans-
ye;saldesa queue cx)uvcrle d'écaillés
imbriquées comme dans lesl'oisson.i;
par la palmuie pai faite de ses pieds
de derrière oii l'ongle du seconddoigt
interne est double; par quaie mo-
lai.res partout , formées d'un seul
ruban d'émail enroulé sur lui-même
en circonvolutions, dessinant trois
échancrures sur le côté externe , et
une seule sur le coté interne pour
les dents d'en baut et l'inverse pour
cellesd'en bas. Commedans les Cam-
pagnols, le péroné, et surtout le tibia,
arqués en seus contraire, se regar-
dent par leurs concavités; ils accrois-
sentainsil'aire des insertions des mus-
cles,eî portent la foi ce d'impulsion des
membres postérieurs ; mais le péroné
ne se soude pas au tiers inférieur du
tibia, il descend jusqu à l'astragale.
Il y a quinze paires de côtes et quatre
vertèbies lombaires. Le canal osseux
de l'oreille se relève obliquement de
plus de quarante degrés. Il y a une
troisième paupière transparente, qui
préserve loeil du contact de leau ,
quand le Castor y travaille au fond. Le
cerveau manque de circonvolution ;
ce défaut d'accroissement des surfaces
cérébrales, signalé d'abord par Per-
rault (Acad. des Se. 1666), ensuite par
Sarrazin ( ibid. , 1704 ), et depuis
par Daubenlon , a été représenté
par Tiedmann (tab. 5, f. b et 6 Icô-
nes cerebri Simiar. et Quorumdam
mammal.varior. Ileidelberg., iSai).
Le cervelet est au contraire prolbn-
dément feuilleté dans ses trois lobes ;
celte absence de circonvolution céré-
brale coïncide bien avec la stupidité
obseivéepnr Buûon et F. Cuvicr dans
cet Animal. Nous avons établi le pre-
mier, dans un Mémoire couronné à
1 Institut, ce rapport enirele degré de
l'inteiligeuce et l'étendue des surfaces
du cerveau. (Voir le Mém. cité et
l'extrait inséré au Journal de Physio-
CAS
loglepar Magemlie, octobre i8ja.)La
queue est surtout remarquable dans
le squelette par la largeur et la pro-
jectioa latérale de ses apopliyscs
trausverscs. Sou mécanisme dans la
nage, aualogueà celui de la queue des
Cétacés, V nécessitait des os en V ,
développés en proportion. Ses mus-
cles dontles tendons glissent dans des
gaines fibreuses, ont leur point fixe
aux apophyses transvcrses du sacrum.
Un ilouble matelas de graisse dense ,
analogue à celle des Marsouins, eten-
trelacée d'expansions aponévroliques,
aflerinit les tendons et leurs coulisses.
Ledcs-usde la queue est recouvert
d'écaillés convexes, et le dessous d'é-
cailles concaves. Les plus grandesont
trois lignes et demie en travers et
deux de largeur dans leur décou-
vremenl.
Le muscle peaiicier a presque un
pouce d'épaisseur sur le dos pour
mieux brider les musclesqui meuvent
la queue et les membres postérieurs
sur le bassin. En outre, ses digita-
tions postérieures envoient aux apo-
physes de la queue et aux tendons de
tirage des aponévroses qui y appli-
quent un supplément de force. Les
digitalions antérieures du peaucier se
portent de la naissance du scapulum,
a la tubérosité humérale, au coude
et à lavant-bras.
La queue se meut tout d'une pièce
verticalement et latéralement. Ce der-
nier mouvement peut se combiner
avec une courte révolution qui en in-
cUne le plan quand l'Animal vire de
bord ou traverse un courant.
Tout le dessous du ventre est dou-
blé d'une couche de graisse de huit
ou dix lignes d'épiiisseur, qui s'amin-
cit vers les tlancs et disparaît sur le
dos.
L'œsophage est tapissé intérieure-
ment d'une membrane blanche, de
consistance crémeuse , analogue à
celle que Sarrasin a observée en hi-
ver dans l'estomac de l'Ondatra, /^.
Campagnol , et tout aussi peu adhé-
rente. Nous en avons observé une dis-
posée de même dans l'estomac de plu-
sieurs Poissons, les Muges entre au-
CAS a65
1res. L'estomac est si mince qu'il se
déchire pour peu qu'on le gonfle. A
droite de l'œsophage, la membrane
musculeuse est écartée de la mu-
queuse par une agglomération d'une
centaine de vésicules creuses à parois
glandulaires, constituant une glande
de sept ou huit lignes d épaisseur et
de trois pouces de diamètre. Leurs
canaux excréteurs s'ouvrent dans
l'estomac par quinze trous rangés sur
trois lignes , d'après Daubenton; par
douze, rangés sur quatre, suivant
Sarrasin. Cette glande existe à la mê-
me place dans rOndalras. D'après ce
que l'on sait de la digestion dans les
Ruminaus qui se nourrissent de tiges
herbacées, le mécanisme n'en scin-
blait-il pas devoir en être renforcé
chez le Castor dont la nourriture est
exclusivement ligueuse? Au premier
coup-d'œil on croit à une inharmo-
nic entre le but et les moyens; cardes
morceaux de bois en échappant à la
mastication, sembleraient nécessiter
un supplément de forces compriman-
tes dans les parois de l'estomac qui
paraît n'avoir au con!raire que juste
ce qu'il lui faut de résistance pour
contenir les alimens. Mais Cuvier a
fait voir que des deux facteurs de la
fonction digestive combinés dans
toutes les proportions, un seul peut
suffire en arrivant à un accroissement
convenable. Ici l'action dissolvante
seule transforme les alimens. Aussi
àe^ appareils sécrétoires, surnumé-
raires, se sont-ils développés dans
l'estomac.
Dans lesdeux sexcs,un seul sphinc-
ter ferme l'entrée de l'anus et des
conduits génito-urinaires {P'. les p.
59 et 4o , t. 8 de Buff.). Le prépuce
s allonge en fourreau étendu depuis
le sphincter commun jusque sous le
pubis. La partie moyenne de ce four-
reau communique de chaque côté
en avant du gland avec deux
grandes poches de trois pouces de
long sur un de large. En dehors s'ou-
vrent deux grosses glandes de deux
pouces de long. Leurs petits conduits
exciéteurs sont piéservés d'engorge-
ment par des poils d'un demi-pouee
a64
CAS
de long, mserc à l'origine de chacun
d eux, et dont rextrëmilé est libre et
se rencontre dans un bassinet, com-
muniquant au foiirreau. Les poches
prepiiliales contiennent une humeur
Jélidcdom les femmes sauvagesgrais-
scnl leurs ciieveux. C'est leCaA76i/ï'////z.
La situation de lonficedu sphinc-
ter commun, le volume et l'iidlexibi-
lilé de la queue, ndce.,si:ent l'accou-
plement ventre à ventre. La femelle
qui a quatre mamelles, deux siu" la
poitrine placées comme chez la fem-
me, et deux au bas du col, porte pen-
dant quatre mois quatre petits.
T^. pour plus de détails Sarrasin,
Acad. des Se, an. 1704, d'où nous
avons extrait ce qui précède.
L'espèce unique de ce genre est
commune au nord des deux conti-
nens: la latitude la plus mériiiio-
nale oii elle se rencontre est trente
degrés en Améiiqiie, à cause de la
déclinaison des lignes isothermes.
Le Castor , (^ 'û;5/6»// /Tip/-, Lin n . Bu (T.
t. 8, pi. 56, Schreb. pi. 175.
GeofF. et F. Cuv. Mamm. lithog.
liy.6,pl. 79, t. i.Loiîg. dctioisàquatre
ftieds sur douze ou quinze pouces de
arge à 4a poitrine et aux hanches ;
d'un Liun roux , uniforme dans le
Canada, d'un beau noir pi us au nord
oii il est quelquefois tout blanc, et
f >assant au fauve et au même jaune pail-
e vers l'Ohio et les Illinois. Comme
tous les Rongeurs aquatiques , il a
deux sortes de i^oils; ie long qui 41-
minuede longueur vers la tète et la
queue, paraît creux sur sou axe, et
détermine parsa couleur celle de l'A-
nimal j le court ou duvet d'un gris
cendré a un pouce de long.
L'intelligence de cet Animal paraît
absorbée dans son talent pour cons-
truire; sous tous les autres rapports,
BufTon qui l'a vu apprivoisé , l'a
trouvé inféiicur au Chien. Indifférent
à tout, hors la liberté, in<ouciantue
plaire ou de nuire, la nécessité de se
défendre le tirait à peine de son apa-
thie. L'expérience ne lui appienait
rien, et ne lui faisait rien oublier; il
avait lair stupide.
Buffon écrivit éloquemment sur les
CAS
travaux et sur la discipline des Cas-
tors ; nous ne gâterons pas ses ta-
bleaux en les découpant, et comme
ses ouvrages sont dans toutes les
mains, nous y renverrons pour l'his-
toire de l'Animal qui n'a dû nous oc-
cuper que dan? les rapports nég'igés
par ifotie Pline modei ne.
Dans les solitudes de l'Amérique,
surtout dans la Haute-Louisiane, il y
a des Cistors dont le chasseur n'ap-
procha jamais, et qui cependant vi-
vent épars, tout au plus en famille,
dans l'ignorance ou la paresse de
construire ; appartiennent-ils à quel-
que espèce ditlérenle, quoiqu'il n'y ait
aucun signe visible de cette diversité
dans leur structure? ou bien quelque
influence locale a-t-elle modilié leurs
mœurs ? jNous rappelons que les
Ondatras ne cons'iuisent pas non
plus (ians les latituiles basses. L'exer-
cice ou l'inaction de leurs talens dé-
pend-ddu besoin qu'ils ont de ses
lésultat.? L'Homme seul obéirait-il à
cette loi 'i£n Norwège,on a trouvé des
communes de Castors. On n'en ja-
mais vu ni en France ni en Allema-
gne. On l'attribuait au défaut de sé-
curité; mais les Castors fie la Louisia-
ne, dans des soliludes qui jamais n'a-
vaient été troublées, ne savent ou ne
veuient faire que ries terriers dont le
boyau a jusqu'à mille pieds de long.
Pallas dit que ceux des bords de la
Lena et du Genisei sont également
terriers, même lorsqu'ils sont rassem-
blés en communauté; mais que plus
souvent ils restent solitaires. Les Cas-
tors d'Europe ne diffèrent du reste en
rien d'essentiel de ceux d'Améiique.
F. Cuvier a observé au Jardin des
Plantes deux Castors, l'un des bords
du Danube, l'autre de ceux du Gar-
don en Oauphiné. Il lésa vus entas-
ser pêle-mêle dans un coin de leur
loge les divers objets qu'on leur don-
nait; ne pas se seivir de leur queue
comme d'une truelle, mais déplacer
leurs matériaux, soit en les projetant
en arrière avec le.s pieds, soit en les
tiansporlantà la bouche ou à la main,
avec laquelle ils saisissent jusqu'aux
plus petites choses. Ces deux Ani-
CAS
maux vivaient paisiblemcnlensenible,
miMSlravaillaicnt seuls; leur proprclé
était cxtrèiiio. lis inang.aiciit assis
dans Icau, dormaient piesque tout le
jour, ou ne veillaient que poui- se lis-
ser le poil avec les ])ntos , cl netlover
leur cabane de la moindre parcelle
dordurelUict. des Se. nat., t. 7). De-
puis ;6^ livraison des IMaunnif.Jilbo-
giapliiés), il a observé une telle ab-
sence de toutes facultés dans un jeune
^slordu Canada, qui, malgré toutes
les facililés mises à sa disposition, ne
manilL'staauctni penelianl pour cons-
truire ni aucun goût pour l'eau , que
l'on doit croire que cet individu était
dans un véi ilable idiotisme. Ilditaiissi
avoir réuni quelquefois d'autres Cas-
tors du Caiiiida , pris jeunes, et qui
avaient éléséparéineiitélevés ; au lieu
de s'accorder pour rester tranquilles
ou travailler de conccî t , ils se bat-
taient avec une fureur toujours re-
naissante; mais ce que Ion sait de
1 aliéralion du naturel des Animaux
par l'esclavage empèclie de rien con-
clure de ces faits sur les causes de
1 état social ou solitairedcs Castors li-
bres, et encore davantage sur les cau-
ses qui déterminent des sociétés de
Castors à bâtir, tandis que d autres
sociétés vivent dans des galeries sou-
terr;iines.
Fischer (Mém. des Nat. de Moscou)
décrit une tête de Castor d'un quart
pi us grande que celle de l'espèce vivan-
te. C.ivler observe qu autrefois leCas-
tor habitait sur les rives de l'Euxin ,
oii il Se nommait Ca/i/'s po/i//ci/s ; que
le terrain d'Azof est un dépôt d'alhi-
vions; qu'on n'est pas sûr de con-
naître les plus glandes variétés du
Cislor Fiber, et que comme la figure
et toute pareille, il n'y a pas de rai-
son d'y voir un fossile.
On en trouve aussi dans les tour-
bières de la vallée de la Somme. On
a donne le nom d ; Castor, de mer à
une espèce de Loutre, f^ . ce mot.
(a. D..KS.)
CASTOR. OIS. (Aldrovande.) Syn.
du Harle, Merlus Merganser, h/l^.
Hakj.e. (DR..Z.)
CAS ûBO
CASTOR. INS. (Esper.) Espèce de
Lépidoptère du genre Satyre. (b.)
CASTOR. zooL?BOT?(^/////-oflr/eV5.)
Espèce de notre genre Tindaiidce.
f. ce mot. (b.)
C.\STOR. BOT. niAN. Dans Dios-
coride, c'est le Safran, selon Adnnson.
On nomme ainsi à Saint-Domingue
une Liane indéterminée. (b.)
CASTOREA. BOT. riiAN. Genre
dédié ]>ar Plumier à Castor Durante,
et que l^iiiné, selon les règles de sa
nomenclature , a changé pour celui
de Durnnta. V. Durante. (b.)
CASTOREUM. .-NIAM. L'un des ma-
tériaux immédiats des Animaux , qui
se trouve contenu^dans deux [loches
prépuliaU'S du Castor. Sa consistance
naturellement mielleuse est suscep-
tible d'acquérir plus de solidité. Son
odeurest forte, parliculièic; st saveur
acre, amère et désagréable. Le C isto-
rcum est employé en médecine com-
)ne un puissant anti- spasmodique.
Le plus estimé vient de la Tarlarie.
(Dn..z.)
* CASTORTS. P01.S. Éllen et Op-
pien qui ont mentionné ce Poisson
probablement fabuleux, disent qu'il
fait entendre, entre les rochers qu'il
liabile, d épouvantables hurlemens.
(b.)
CASTRACARA. bot. piian. Syn.
de Galega officiiialis en italien, (b.)
C ASTR ANGULA. bot. piian. Syn.
de Scrophulaire aqua;ique en Ita-
lie. (B.)
CASTRICA. ois. Syn. italien de la
Pie-Grièche grise, Lanius excubilor,
L. f^. PiE-Gr1ÈC1I£. \ï)K..Z.)
* CASTURLma]#: LesMalals don-
nent ce nom, selon Rumph, à l'Ani-
mal qui produit le Musc. y. Musc.
(B.)
* CASTURI - CAMALLA. bot.
PiiAN. ^om indou d'une espèce de
INénupbar. K. ce mot. (b.)
CASUARIISE ou FILAO. Ca~
suarina. bot. phajs'. Ce genre se
q66
CAS
compose de Vegclanx d'un port
tout-à-fait singulier. Ils ressemblent
à de grandes Prêles arborescentes ,
dont les rameaux sont allongés, grê-
les, cannelés, dresses ou pendans, of-
frant de distance en distance de pe-
tites gaines courtes et dentées qui
tiennent lieu de feuilles. Jjcuis ileui-s
sont dioïqucs. Les mâles forment des
esjièces d'épis allongés au sommet des
I'eunes ramificalions de la tige, ou à
'aisselle des gaines. Cliaque épi se
compose d'un certain nombre de ver-
ticiUes superposés, qui diacun sont
formés par six ou douze étamines ,
naissant de laisselle d'une gaine ana-
logue à celles que Ion aperçoit sur
les ramificationsdela tige. CL'tte gaine
f Présente autant de dents qu'elle ren-
érme d'étamines,ret chaque ctamine
doit être considciée comme une fleur
monandre. Les filets staminaux sont
un peu saillans au-dessus des gaines,
et portent une anthère vacillante ,
cordiforme et à deux loges.
Les fleurs femelles forment de pe-
tits cônes écaillcux , un peu pédi-
cellés , naissant également des gai-
nes de ia tige. A. la base de chaque
écaille, on trouve une fleur femelle
sessile ; elle est flanquée de quatre
écailles beaucoup plus petites que la
précédente et situées deux à deux de
chaque côté de l'ovaire. Celui-ci est
très - comprimé latéralement à une
seule loge, dans laquelle est un seul
ovule dressé. Le style est très^court
et un peu comprimé; il se termine
pai- deux stigmates très-longs, planes,
étroits et presque linéaires. Les écail-
les persistent etprcnnent de l'accrois-
sement, en soite que le fruit est un
petitcône ovoïde ou globuleux. Entre
chacune des écailles qui souvent s'cn-
tregretfent toutSi ensemble par leur
base, on voit saillir deux des écailles
qui accompagnent chaque fleur; elles
sont plus longues que les précédentes.
D'abord, immédiatement ap|)liquées
r une contre l'autre, elles s'écartent su-
j)érieurement pour laisser sortir le
î'ruit. Celui-ci est un petit akène al-
longé , comprimé, mince et mem-
braneux dans sa partie supérieure.
CAS
Ce genre offre une très-grande ana-
logie de structure avec les genres
Cvmptunia et Mjrica, et fait partie de
la famille des ftlyricées. Il avait clé
placé d'abord par Jussieu, parmi les
Conifères, dont il rappelle la struc-
ture sous plus d'un rapport, mais
dont il s'éloigne surtout par l'organi-
sation de ses fleurs mâles et celle de
sa graine.
On compte environ huit à neuf es-
pèces de ce genre que l'on désigHc
communément sous le nom de Filaos.
Presque toutes sont originaires de la
Nouvelle-Hollande et des îles austra-
les d'Afrique. Leur bois est très-dur
et très-compact; les Sauvages s'en ser-
vent pour fabriquer des armes et des
ustensiles de ménage. Il est agréable-
ment veiné de rouge.
Parmi les espèces que l'on cultive
en Europe, nous distinguerons : le
Casuarina à feuilles de Prêle , ou Fi-
lao de l'Inde, Casuarina equiselifuUa,
L. figuré par Lamarck. III. t. 746, f. a.
Il peut s'élever à une trentaine de
pieds, et croît communéuient dans
l'Inde et aux îles de France et de Ma-
dagascar. Ses rameaux qui sont longs,
grêles et striés , forment une cime
épaisse; ses fruits constituent un petit
cône globuleux. On le cultive dans
l'orangerie; il demande une terre lé-
gère.
Ventenat, dans le Jardin de Cels, en
a figuré une autre espèce originaire
de la Nouvelle-Hollande , et qu'il a
nommée Casi/aiina distjla (Jard.Cels.
t. G*). On cuhiveaussiquelquefois les
Casuarina toru/osael Casuarina siricta
d'Aiton, qui toutes deux croissent na-
turellement sur les côtes de la Nou-
velle-Hollande. Labillardière en a fi-
guré une bellr(5 espèce sous le nom de
Casua/i/ia qu ad rival vis ,à;\ns sa Flore
de la Nouvelle - Hollande , t. 218.
(A.r..)
CASUAPJNEES. bot. piian. La
f;imille désignée sous ce nom par
Mirbel est la même que celle à la-
quelle le professeur Richard avait
antérieurement donné le nom de My-
ricées. y. ce mot. (a.r.)
CASUAR10,CASUARIUS et CA-
CAT
SLTEL. OIS- Syn. de Casoar. V- ce
mot. (n.)
CASUS. yso-v. Pii.vx. Syn. arabe
de Ciite ladanifcre. V. CiSTE. (b.)
CAT. rois. Selon Risso la Chimère
aiciiqucà Nice, et scloa Bosc un i)e-
til Squale à Marseille. (b.)
* CAT A. OTS. Syn. turc de Tetrao
alchala, L. 7''. Ganga. (dr..z.)
♦CATABATES. bot. cr\-pt. C'est-
i*i-(lire produit du tonnerre. ( Slcr-
bccck. ) Syn. de TrutVes. [a.)
CATABROSE. Catabrosa. bot.
riiAN. tierwe de la famille des Grami-
nées et de la Triandrie Dijj;ynie, quia
été iormeparPalisot-Bcau VOIS dan.s son
Agrostographie pour l'y/ //a aquatica,
L., et le Pt>a v.eiiiciUala de Poirct, et
dans lequel on doit également placer
\' .lira minuta, L., cil' ylira/iumi/is de
Marsch. Bieberstein. Il a beaucoup de
rapports avec le genre Glyceria de
Biown , dont il dillère par sa Lépi-
cène billore , à deux valves inégales,
et plus courtes que la glume. Celle-ci
est formée de deux paillettes tron-
quées et erosées à leur sommet. Le
Il uit n'est pas enveloppé dans la glu-
me. (a.r.)
CATACLYSME, geol. ;^. Déluge.
CATACOUA. ois. p. C^catoua.
CATACRA ou CATRACA. ois.
(Feuillée.) Syn. de Motmot, Momo-
ius brasiliensis. 7^. Motmot. (dr..z.^
CATAF ET CARAF. bot. phax.
Syn. arabes de Bonuedame. K. ce
nïot et Arroche. (b.)
CATAFUSIS. BOT. piiAN. ( Dios-
coride. ) Syn. de Planlago Fsylliu/n ,
L. f. Plantain. (b.)
* CATAGAUNA. bot. piian. (Le-
mery.) Vieux nom delà Gomme gutte.
(B.)
CATAIRE. BOT. PHAN. Même cho-
se que Chalaire. 7^. ce mot. (b.)
CATAIRO>'. BOT. piian. Ce nom,
dans Dioscoride, désigne un Iris. 7^.
ce mot. (b.)
CATALEPTIQUE, eot. phan.
CAT 967
Nom vulgaire du Dracocephahim vir-
einianum , L. 7^. Dracocîpiiale.
(H.)
CATALPA. BOT. PHAN. Famille
des Bignoniacées, Didynamie Angio-
spcrmie, L. Ce genre , séparé par
Jussieu des Bigiio/iia , a pour ca-
ractères : un calice à deux divisions
piofondes ; une corolle campanulée ,
dont le tube est renilé et le liudie à
quatre lobes Inégaux ; deux clamlnes
fertiles et trois filets stériles; îe stig-
mate formé de deux lamelles, la cap-
sule en forme de silique, à deux val-
ves séparées par une cloI:on qui leur
est opposée. Les semences sont mem-
braneuses et comme algrellées à la
base ainsi qu'au sommet. Il n'y a
que peu de différences entre les gen-
res CatalpaGlBignonia; deux étami-
nes fertiles; la cloison opposée aux
valves du fruit dans le premier ; qua-
tre étamines fertiles, la cloison pa-
rallèle aux valves dans le, second,
voilà les différences les plus essen-
tielles ; mais les Catalpa ont en outre
unpor.tquilesdistinguesuiïïsamment.
On cultive en Europe les deux espèces
connues sous les noms de Catalpa ai-
ZfO/edjDuham., etC lu/igi&sima, iuss.
La première est un Aibrede huit à dix
mètres de hauteur, à branches éta-
lées , et couvert de feuilles cordifor-
mes , entières , molles et pointues ;
ses fleurs, d'un beau blanc marqué
de ponctuations pourprées et di po-
sées en corymbes terminaux , lor-
ment un superbe coup-dœil. Cet Ar-
bre , originaire de la Caroline , passe
malnleiiant l'hiver en pleine terre ,
dans l'Europe tempérée ; mais il faut
avoir eu soin de le préserver du fioid
dans sa jeunesse. L'autre espèce ne
peut être conservée que dans une ser-
re chaude tannée. (G..N.)
* CATALUFA. fois. (Parra.) Syn.
présumé de V yt/:thias macrop/italrnus.
de Bloc, qui est un Priachanthe. 7^~
ce mot. (b.)
* CAT A MB AL AN. bot. phax.
Yariété de l'espèce peu connue de
Spondias appelée dans l'Inde Amba-
lam. 7^. ce mot. (a.)
a6S CAT
* CATAMBOCHIO. bot. phan.
Syn. de Sorgho, Holcus Sorgkum,
Ij. , à Corcyre. fB.)
CAÏ/V^JANCIIE. BOT. PHAN. INom
scientifique de Cupidone. V. ce mol.
(G..N.)
Lie nom de Cnlannnclie avait aiité-
rieuremenl e!c donné par Cameiarius
au Scurpiuius sulcata , espèce de Clie-
nillère, pai- Cé^alpin aux Balsamines,
par Jmpeiati au Plantain de Crète, et
par Dodoens au Lathyrus Mssolia.
(B.)
CATANCUSA. bot. phan. (Dios-
coride.) Une Borraginee qu'il est dif-
ficile de rrconnaîlre. (b.)
ClTANGELOS. bot. phan. (Dios-
coride.) Probablement le liuscus IJy-
poglossum , L. , espèce du genre Fra-
gon. , (B.)
* CATAPETALES. BOT. PHAN.
Terme par lequel Liuk désigne les
coiolles des Maivacées. (if.)
CATAPH PtACTE. pots. Genre for-
mé par Lacépède, aux dépens des Si-
lures de Linné , et conservé comme
sous- genre seulement paiCuvier. /"''.
Callichte et Silure. (b.)
CATAPHRACTUS. mak. Syn. de
Tatous. V. ce mol. (b.)
CATAPPA. BOT.PHAN.Syn.de Ter-
mi/iatia Calappa dont Gacrincr avait
fait le nom d'un genre qui n'a pas été
adopié.Loureiroa rappoilé mal à pro-
pos ce nom comme synon-^me de son
Juglans Ca/appa, Â.rhre peu connu par
la description imparfaite qu'il en a
donnée , et qui n'est certainement pas
un Termina lia. Le Cafappa do mato
des Portugais de l'Inde est le Quls-
qualis indica de Linné. (b.)
CATAPYSXIS. BOT. phan. Syn.
d'.^tliuse , F. ce mot. fB.I
CATAPUCE. BOT. PHAN. Syn.
d'Epuige, Eupkorhia Lalliyris, L.
V. Euphorbe. (b.)
CATARACTES, oéol. Chutes
bru.squemenl interjeféesdans le cours
des fleuves, qui en empêchent la na-
vigation, et qui ne sont que des cas-
cades considérables. Les plus anlique-
ment célèbres de ces Cataractes sont
CAT
celles du Nil, dont on avait long-
temps exagéré l'élévation , et qui ne
sont guère quede simples rapides, tels
qu'on en voit dans beaucoup d'au-
tres rivières. Les plus majestueu-
ses sont celles de Niagara , que
Buffon, emporté par son génie poéti-
que, et malgré ce qu'en avait dit
Oharlevoix, qu'il avait sous le-> jeux,
se plut à nous peindie vingt fuis plus
considérables qu'elles ne sont en ef-
fet; mais tels sont les grands tableaux
de la nature qi'il n'est pas nécessaire
deles exagérer pour qu'ils produisent
une impression profonde da ns lespi it.
Les Cataractes ou saut (ie JViagaia, si-
tuéesentre leslacsErié et Ontario, ont
de cent quarante à cent cinquante
piedsd"élévation,ctpièsdo trois cents
pas de largeur. On sent qu'une niKS-
se d'eau telle que celle du fleuve
Samt-Laurcnt , q i se précij ite d'une
telle hatitcur , doit produire un eflet
imposant auquel des sons graves et
confus, des jeux de lumièrevaiiés, des
vapeurs et des flots d'écume éblouis-
sanie emportés par les vents, doivent
ajouter un singulier intérêt. JjC Gan-
ge a aussi ses cataractes ; mais ce sont
surtout les fleuves d'Afrique et de
l'Amérique méridionale qui en sont
remplis. 11 paraît que ces continens
sont formés de plateaux superposés,
comme de vastes degrés, qui dans
l'un d'eux s'élèvent vers l'Ethiofiie
centrale , et dans l'autre vers le
fafîte des Andes. A chaque degré se
rencontre une cataracte , et le Zaïre
particulièrement en offre plusieurs.
Ces cataractes ont dû être beaucoup
plus nombreuses dans l'origine. La
plupart des cols de monlagnes , vul-
gairement appelés ports , en présen-
tent des traces. Elles doivent dispa-
raître à la longue par le frottement
des eaux qui s'y précipitent et qui ,
dans le tumulte de leur chute , usent
nécessairement le fond du canal dans
lequel elles roulent avec fracas.
Dans les anciennes traditions qui
perpétuèrent chez nos ayeux l'idée
d'un cataclysme universel, l'on trou-
ve que les Cataractes du cielfurentou-
vertes. L'on imaginait alors des deux
CAT
de cristal au-dessus desquels el.-vient
contenues les eaux supéiicuies des-
tinéis à servir le courroux du dieu
de bonté, qui voulut uoyer toutes
les créatures vivantes pour punir
les fautes des enfans des bouinies ;
et k\s Calaracles du ciel étaient les is-
sues par lesquelles ces eaux vent;rres-
ses pouvaient se précipiter sin notre
malheureuse planèie. Aujoiiid'luii les
cieuv de cristal et leurs cataractes ont
dis[iaru avec leurs eaux supéiieures
devant nos découvertes en physique ;
ne serait-il pas à souhaiter, dans
1 intérêt même do la religion, que des
livres sacrés, oii tant d'en eurs ont été
accumulées pour les accommoder à
l'ancienne grossièreté de nos pères,
fussent portés, dans toutes les choses
positives , au point de hauteur ou at-
teiguent les lumières du i>ièclc?Oii
trouverait moins d'incrédules, (u.)
CAÏARRACTE, et non Cata-
racte. OIS. Espèce dii genre Ster-
coraire , Larus Catarracies , L. P'.
Stercoraire. (dr..z.}
CAÏAllAS. MAM. Syn. languedo-
cien de Matou , gros Chat mâle.
(a. D..NS.)
CATARRHACTÈS. ois. (Brisson.)
Syn. de Gorfou dont Cuvier a fait le
type d'un sous-genre daus le genre
Manchot. P'. ce mot. (DR..Z.)
G.VrARRHINLNS. mam. Geof-
froy Saint-Hilairc ( Ann. Mus. T.
xix) a formé sous ce nom une grande
famille oii les Singes de l'ancien con-
tinent viennent se grouper en onze
genres. Les caractères de cette famUle
consistent dans la cIoi.->oa étroite
des narmes qui sont ouvertes au-des-
sous du nez , dont les os sout soudés
avant la chute des dents de but ; cinq
dents molaires à chaque mâchoire ;
l'axe do vi^on parallèle au plan des
os maxillaires. La plupart sont mu-
nis d'abajoues,
7 Puint de queue. Les Troglodiles,
les Orangs et les Pongos.
fx Une queue rwn prenante. Les
Py gat riches , les îMasiques , les Colo-
bes , les Guenons , les Cercocèles ou
Macaques , les Magots , les Babouins
CAÏ a69
à os maxillaires arrondis , et les Ba-
bouins à os maxillaires renflés. P".
tous ces mots , Singls , SAPAJOîiset
Quadrumanes. (b.)
CATARSIS. BOT. riiAN. ( Diosco-'
ride. ) S\n. présumé de Gypsophyl-
le. /^. ce mot. (b.)
CATARÏHOCARPUS. bot.
l'iiAN.fJacqiiin.) Fruits qui probsbie-
ment sont ceux de deux espèces du
genre Casse. F', ce mot et Catiiar-
TOCARPUS. (I3.)
*C.VTATOL ou C.ViOTOL. ois.
(Dcsmarest.) Syn. du Manakin à tèle
blanche , Fipra Leucocapilla. V.
Manakin. (dr..z.)
* CATATUMPHULI. bot. crvpt.
(Boccone.) S\uonyme sicilien d'En-
claclnusàc Rafiiiesque. F", ce mot. (b.)
CAT-BIRD. OIS. C'est-à-dire Oiseau
Chat. On donne ce nom dans l'Amé-
rique septentrionale à une sorte de
Grive encore indéterminée , dont le
ramageressemble au miaulement. (u.)
CATCAN. BOT. i-jiAN. Syn. de
Dulichus trllobus , L. à la Cochin-
chine. (b.)
*CATCHÉ ET C ATÉ. bot. piian.
Syn. de Cachou dans l'Inde. (b.)
CATCHFLY. bot. phan. Svn. an- *
glais de Silène; ce nom s'étend au
JLjchnls Piscaria, L. (b.)
C.VÏCHVVRED. bot. phan. Sjrn.
anglais de Gaiiuiii aparine, L. espèce
du genre Gaillet. F", ce mot. (b.)
* CATE. BOT. PHAN. F. Catché.
CATECIliMEiMON. bot. phan.
Pour C.ithecomcnion. F. ce mot.
* CAÏECHU. BOT. pn.vN. (Adan^
son.) Pour Cathecu. F. ce mot. in.)
" CATECOAIER. bot. piian. (Lins-
cot.) Nom de l'Alocs chez les anciens
habilans des Canaries. (b.)
CAÏELLT-YEGON. bot. phan.
Syn. A' Aristoluchia indica, à la côte
de Malabar. (b.)
* CATENAIRE. Ca.'e«<:/7(x POLYP. {
Genre de la division des Polypiers
ilexiblcs, appartenant aux Cellariécs ,
syo CAT
figuré par Savigny, dans le grand ou-
vrage sur l'Egypte; il ne diffère en
rien du genre Eucralea, adoplé par
les naturalistes, et que nous avions
proposé dès 1810. 7^". Eucratée.
(t,AM..X.)
* CATENAIRE. Catenaria. bot.
CRYPT. ( Hydropliyles. ) Genre établi
par Roussel, dans sa Flore du Calva-
dos. Il lui donne pour caractères :
filets articulés, rameux; articulations
ovoïdes, nodulcuses,rhonilj(nd:des ou
comprimées, et lecomposede huit es-
pèces appartenant à ddVérens genres,
les uns articulés, les autres sans arti-
culations; malgré les c-.iraclèrcs géné-
riques, indiqués parTauleur, il n'est
pas adopté. (lam..x.)
CATENIPORE. Catenipora.vo\.-^v.
ross. Genre de l'ordre des ïubipo-
rées dans la division des Polypiers en-
tièrement pierreux et tuhulés, éta-
bli par Lamarck,et placé par lui dans
la section des Polypiers Ibranjinés.
Cuvier a adopté ce genre qui a pour
caractères d'offrir rme masse pier-
reuse, composée de tubes parallèles,
insérés dans l'épaisseur de lames ver-
ticales, anastomosées en réseau. Ces
Polvpicrs ont été regardés comme des
Millepores par Linné, et comme des
Tubiporespar Gmelin.Lamarck en a
fait avec raison un genre particulier
auquel il a donné le nom de Caténi-
pore, à cause de la situation des tubes
polypeux; mais nous doutons que ces
Fossiles appartiennent à l'orirc de
ses Polypiers foraminés, ainsi qu'à
notre ordre des Tubulés^ous serons
tentés de les regarder, a après leur
description, plutôt comme des Acti-
nairesdela division des Polypiers sar-
coïdes , parce que leur surface infé-
rieure n'a aucune ressemblance avec
la supérieure; que celte dernière pa-
raît poreuse, et que les lames saillan-
tes renfermant les tubes ont plus de
rapports avec des lames osculées qu'a-
vec des cellules polypifèrcs. Au reste,
})0ur décider cette question, il fau-
drait avoir les objets en nature et en
plusieurs états. L'on n'a trouvé les
Calcnipores que dans l'étal fossile, et
CAT
l'on n'en connaît que deux espèces.
Defrance en indique une troisième a ux;
environs de Caen. Nous croyons qu'il
a pris VEunomia radiata, P"". ce mot,
pour un Caténipore.
CaTENITORE ESCHAROIDE , Ca-
tenipura Escharoldcs. Lamk. Au.
sans vert. T. ii, p. 207, n. 1. — Tu-
hipora ca/e/iu/afa, Gmtii. Sjst.Nat. p.
.0753, n. 2. — FossUe des bords de la
mer Baltique, offrant une masse com-
posée de lames droites et sadlantes ,
anastomosées en réseau irrégulier ,
avec des tubes sur le tranchant des
lames. — Nous croyons que la fig. 4
delà table F, IX de Knorr, doit former
uno espèce distincte que l'on p'our-
rait nommer Cat lubu/osa, à cause de
la grandeur de ses tubes.
Caténipore axillaire, Catenipo-
ra axillaris, Lamk. An. sans vert. T.
II, p. 207, n. 2. Ce Fossile se trouve
avec le précédent ; est-il bien du mê-
me genre? Gmelin, que nous n'avons
pas cru devoir citer, donne à cette es-
pèce le nom de Tubipora serpens. Il
en a singulièrement embrouillé la sy-
nonymie, et l'a confondue avec le Tu-
hipuia transversa de Lamarck qui en
diffère beaucoup. (L.4.M..X.)
CATENULAIRE. rept. orii.(Dau-
din.) Espèce indienne du genre Cou-
leuvre, (b.)
CATERETE. Caterctes. ins. Genre
de l'ordre des Coléoptères .établi par
Illiger et Herbst , et auquel se rap-
portent le /Je/v7ze5/es i/rùcœ,]e Sp/ie-
ridium pulicarlum et \g Dermestespc-
diculariusiXcY i\hv\cins. Latrcilleafait
de cette dernière espèce son genre Cer-
QUE, et quant aux deux premières,
elles appartiennent au genre Pro-
téine. P^. ces mots. (Aro.)
CATERPILLAR, rot. piian. Syn.
anglais de Scurpiurus, L., dans le
Dictionnaire de Délèrville. F". CiiE-
NILLÈRE. (B.}
* CATERPILLERS ou CULILU.
BOT. PHAN. (Sloane.) S>n. de d'y/-
marantkus viiidis, L. à la Jamaïque.
(B.)
CATESBÉE. Catesbœa. bot. phan.
CAT
Genre de la famille des Rubiacdes ,
caracteriic par un calice très-petit, à
quatre deuls ; une corolle en enton-
noir très-allonqé , dont le tube est
étroit, le limbe dilalé et quadrdobé ;
quatre élatnincs insérées au bas du
tube, dont les anthères longues sont
saillantes audeliors ; un si'ul stiginale;
une b:iie de la forme et de la grosseur
d'une Prune ou plus ])cUte , cd»#èoa-
née par le calice pu-rsistant, présen-
tant intérieurement un/;/(7tcv//a sphc-
rique, bordé d'une cloison veiticale
qui la séjiare en lieux loges, dans cha-
cune desquelles sont plusieurs grai-
ne». Les deux espèces connues de ce
geiire sont des Arbrisseaux dont les
lame.iux sont armés d'épines opposées
au-dessus des aisselles des feuilles qui
sont petites, et les (leurs axillaires et
solitaires. Le tube de la corolle e.U
très-long , et la baie ovale dans le
Calesbœa spinosa, originaire des Lu-
canes; le tube létragone est raccourci,
Ja baie arrondie dans le C. patvi/Iora,
qui croît à la Jama'ique. (a. d. J.J
*CATESBY. POIS. (LaccpèJc.) Es-
pèce du genre Spare , qui était le
Ferca Melanura de Linné, et d'un
Scare , J^. Scare et Spare. (b.)
GATE VAL A. bot. phan. Même
Chose que Gada-jNaku. K. ce mot.
(B.)
CAT-FISH. POIS. Syn. anglais de
Squalus stellaris , L. (b.)
* CATHA. OIS. Syn. clialdcen du
l'élican , Pelecaniis Onocrolalus. L.
7"^. PÉLICAX. (nji..z.)
CATHA. BOT. PHAN. ( Forskalh. )
Syn. arabe de Célastre comestible.
f^. CÉLASTRE. (B.)
CATHALORA. bot. phax. (Bur-
niann. ) Syn. de Cr/isus Caj'an , L. à
Ceylan. /^'. Cajan. (b.)
CATHArxACTES. ois. Pour Ca-
lar/acte. /^. ce mot. (ur..z.)
CATHARIJN'EE. Cathaiinea. bot.
CHYPT. {Mousses.) Genre séparé par
Elirhardt des Polv tries , et auquel
beaucoup d'auteurs le réunissent en-
tore. Le nom de Catharinea a été
CAT 371
changé successivement en OUgotri-
chu m, Âlrichiuin, Callihryum ; mais
si on conserve le genre , il devra por-
ter le nom de Col/uirinea qui lui a été
donné en premier. — Il ne diflère
des Polylrics que par sa coilTe , qui ,
au lieu d'être couverte de poils longs,
épais et soyeux, ne présente que quel-
ques poils (-pars ; du reste il présente
absolument la même structure dans
la capsule et le iiérisloinc. Aussi Hoo-
ker et Schwœgrichen ne séparent
pas ces deux genres. L'espèce la plus
commune de ce genre et qui lui-^ert
de type est le Catharinea uiniulata
ou fuiyliichum undulatum, qui est
très-abondant dans les bois sablon-
neux. On doit aussi y rapporter le
Foljtrlchum Ilercynicum , et quel-
ques autres espèces moins connues.
P'. Pox.YTRlCHU:\t. (AI). B.)
GATHARISTA. ois. Syn. de Gal-
linacée. T^. ce mot. (dr..z.)
* CATHARSIS. BOT. FiiAN. Syn.
de Gypsofihile. P^. ce mot.
GATnARTE.ra//^ff7/es. ois. Genre
de l'ordre des Rapaces. Garaclères :
bec assez long, délié, comprimé,
courbé seulement vers la pointe; cire
nue, dépassant la moilié du bec;
mandilude supérieure renflée vers
l'extrémité ; tète oblongue , nue ,
ainsi que la partie supérieure du
cou ; narines placées au milieu du
bec, près de l'arête de la mandibule
supérieure, larges, fendues longi-
ludinalemcnt , percées de part en
part, quelquefois surmontées par des
appendices charnus; pieds à tarse
nu , plus ou moins grêles , avec le
doigt du milieu long et uni vers la
base au doigt externe; ailes légère-
ment acumiuées , la première rémige
assez coui te , la deuxième moins lon-
gue que la troisième qui est la plus
longue.
Les G.ithartes ont été confondues
par Linné avec les Vautours ; c'est
le savant Illiger qui, dans son Pro-
drome des Mammaires et des Oi-
seaux, en a indiqué la séparation ;
Vieillot l'a eflèctuée en partie , eu
créant les genres Gallinazos et Zîopi-
272 CAT
lotes, qui ne paraissent point oITrir
de5 limites asicz tianchées pour ou-
trepasser celles qu'a posées l'ornillio-
logiste de Berlin. Cuvier, dans sa
belle distribution du Règne Animal,
a adopte la sous-division dllliger,
mais il l'a restreinte à quelques es-
pèces sous le titre de Pcréiioptc;es ,
et en a laissé plusieurs parmi les
Vautours propiement dits , en les
disting.-.ant seulement comme Vau-
tours de l'Amérique méridionale ,
que Duméiil surnomme Sarcoram-
])hes. Quoi qu'il en soit, les mœuis
des Gathartes sont les mêmes que
celles des Vautours ; on les trouve
toujours rassemblés par troupes plus
ou moins nouibreuses ; attirés de
très-loin par l'odeur de la chair pal-
pitante aussi bien que par les émana-
tions de la putréfaction ; guidés par
un odorat d'une incioyable iinesse,
ils arrivent en tournoyant du plus
hautdes airs, sur une charogneousur
quelques-uns de ses débris ; ils les
avalent souvent sans prendre le soin
de diviser ou de délayer les os que ,
chez eux, l'abondance du suc gas-
trique parvi 'lit t'acileuient à triturer
ou à dissoudre. La voracité avec la-
quelle ils se jettent sur toutes les im-
mondices a valu à plusieurs d'entre
eux la vénération des sauvages qui,
trop paresseux pour débarrasser leurs
retraites esdéchelsdes Animaux qui
composent leur nourriture, et même
des cadavres dont ils ne soiguent pas
la sépulture , se conteutent de laisser
accès de leurs habitations aux Cir-
tha es, bien certains qu'à leur reloar
ils les trouveront ennèremeut net-
toyées. Lorqae ces Rapaces sont
pressés par la taim , ils attaquent et
tuent les Animaux vivans qu'ils dé-
vorent ensuite ; on a même vu les
grandes espèces se jeter sur des Tau-
reaux auxquels ils arrachent d'abord
les yeux et la langue ; mais celte
excessive audace n'est que le résultat
de la nécessité, car une extrême lâ-
cheté est l'apanage de ces Oiseaux ;
elle les porte souvent à compromel-
tre leur existence par l'appioche des
hommes , et Humboldt, ainsi que ses
CAT
compagnons de voyage, sont arrivas
jusqu à deux toises d une troupe de
Condors avant qu'ils aient songé à
s'enfuir. La niditlcation et 1 incu-
bation des Catharles sont encore peu
connues; tout ce qui est relitil à cette
importante fonction de la nature s'o-
pérant dans des antics isolés , dans
des crevasses de lochers inaccessi-
blegttkoi s des regards et de la portée
des Hommes.
Gatiiakte alimoche, f'ultur Pe-~
icnuplerus, L. , f^ulturleucucephalus,
Lath. , T'ultur Stercurarius, Lap. ,
ISeuphroiiFercnoplerus, Sav. Vau4our
de jNorwége ou Vautour blanc, BufF.
pi. enl. 429. Vautour ouiigo^uap,
Levaill. Ois. d' Afrique, pi. i4. Ra-
chamachou Poule de Phaiaon, Bruce,
Vov. pi. 35. Plumage blanc à lexcep-
tion des rémiges qui sont noires ; tète
et devant du cou nus, avec la peau
d'un jaune rougeàtre; occiput garni
de plumes longues et effiléL-s ; bec et
ciie orangés, le premier noir vers la
pointe; iris jaune; pieds jaunâtres ;
ongles noires ; queue étagée. Lon-
gueur, vingt-six pouces. Les jeunes,
d'un an, ont tout le plumage d'un
brun foncé , varié de taches brunâ-
tres avec les grandes rémiges noires;,
la partie nue de la tèle couverte d'un
duvet rare, gris; liris brun; la cire
et les pieds cendrés ; c est alors le
Vautour de Malle , Buft". pi. enl. 4^7,
^ultur fuscus , Gmel. Dans un âge
plus avancé, le plumage est mêle de
plus ou moins de plumes blanches,
Ja cire prend une teinte orangée et
les pieds palissent. D'Europe cl d'A-
fiique,
Catuarte aura , Vullur Aura ,
h. , Bull", pi. enl. 187. Parties supé-
rieures d'un noir irisé , avec les plu-
mes bordées des brun; teclrices alai-
rcs , rémiges secondaires et lectrices
latéiales piejque entièremenl brunes
en dessus et fiiisùtics en dessous; co-
lereite et parUcs inieneuics noires
irisées le bleu; tête et cou nus. rou-
ges , avec quelques poils noirs sur la
peau qui a des rides jaunes vers le
derrière du cou ; tour de l'œil et
ligne qui le surmonte jaunes; queue
CAT
ûtagc'e ; bec blanchâtre ; pieds rou-
è'eàtrcs avec les ongles noirs. Lon-
gueur , vingt-sept pouces. Des ré-
gions tempérées de l'Amérique.
Catiiarïe ve la Calu'oknie ,
P'ultiir CaUJhrnianus , LatU , Sha^v.
Nat. Miscel. Val. g, pi. 5oi. Zopdotc
de la Californie, Vieill. Parties su-
périeures noires , avec l'extrémité
des rémiges secondaires blanchâtres ,
et les tectrices alaires brunâtres; tète
et cou dénués de plumes , avec la
peau lisse et d'un rouge obscur; un
trait noir sur le front et deux autres
sur la nuque ; collerette composée de
plumes étroites et noires; parties in-
iérieures couvertes de plumes , ou
plutôt d'un duvet lâche ; queue
égale; bec brun ; pieds noirs. Lon-
gueur, trente-quatre pouces.
Catharte Condor , Vultur Gry-
pluis , L. , Tcmm. pi. color. i33.
Parties supérieures d'un noir tirant
sur le grisâtre; tète et cou dégarnis
de plumes ; une crête cartilagineuse ,
oblongue , mince, ridée sur le som-
met de la tète ; des barbillons derrière
l'œil sur la peau qui, en cet endroit,
est plissée et rugueuse ; une membra-
ne lâche, tumesciblc, descendant sur
la gorge; peau du cou ridée ; un col-
lier blanc , couvert de duvet , dans le-
quel l'Oiseau retire ordinairement la
tête à l'aide des plis de la peau du cou;
tectrices alaires et rémiges secondai-
res blanches intérieurement, ce qui
forme sur l'aile une grande plaque
de celte couleur; rectriccs noirâtres
étagées ; bec et pieds noirâtres ; on-
gles noirs, longs et peu crochus. La
femelle n'a point de crête cartilagi-
neuse ; elle a les rides de la peau
moins profondes, les tectrices et les
rémiges entièrement cendrées. Les
jeunes, dans les premiers mois , ont
au lieu de plumes un duvet blanchâ-
tre, fin et frisé; jusqu à deux ans,
le plumage est entièrement noir : ce
n'estmême qu'à cet âge que les femel-
les prennent leur collier. Longueur,
trois pieds. Le Condor habile les som-
mités les plus escarpées , voisines des
neiges perpétuelles de la chaîne des
Andes au Pérou. Ou a exagéré sa
TOMF. IH.
CAT
275
grosseur et sa voracité ; on a dit qu'il
enlevait les Bœufs comme un Ai<'le
enlève un Lapin ; eu un mot , on en a
fait un animal fabideux confondu avec
le prétendu lloch de Madagascar.
Catiiarte Pai>e, Fultur Papa,
L. Zopilote Papa, Yieill. , Buff. pi.
cnl. 428. Parties supérieures blan-
ches , tirant quclquetois sur le rou-
gcâtre ; une membrane rouge en-
toiaant la base du bec, du milieu de
laquelle s'élève une crête charnue ,
orangée, dont l'extréuiilé est garniede
beaucoup de verrues; une couronne
de peau nue et rouge sur le sonmiet
de la lêle; une bande circulaire de
poils noirs et courts sur l'occiput ,
entre les yeux; cou nu, élégamment
coloré et garni de grosses rides
duveteuses , qui vont se joindre à une
bande charnue , orangée, sur le dei-
lière du cou; collerette blanchâtre,
formée de plumes dirigées les unes
en avant , les autres en arrière , et
au mdieu de laquelle l'Oiseau cache
la tête ; grandes tectrices alaires , ré-
miges et rectrices noires ; un trait
de cette couleur sur le dos ; bec et
pieds noirs ; iris blanc. Longueur ,
trente pouces. Les jeunes ont la crête
très-petite, noire, ainsi que la peau
de la tête et du cou ; la mandibule
supérieure est d'un noir rougcàtre ;
l'iuférieui-eorangée, tachetée de noir;
l'iris est noirâtre, les pieds verdâtres;
tout le plumage est d'un bleuâtre
foncé, à rexceplion du ventre et des
côtés du croupion. A l'âge de deux
ans, la peau nue se colore en violet
et en orangé ; la crête encore noire
se partage en trois protubérances; le
plumage est noirâtre avec des ta'ches
blanches aux parties inférieures. A
trois ans, c'est un mélaoge du plu-
mage précédent avec celui de l'adulte.
De l'Amérique méridionale.
Catharte a queue blanche ,
P'uÙu/ sacra, Bav. Parties supérieures
blanches, à l'exception du poignet et
de quelques rangées de tectrices qui
sont d'un brun noiàtre ; peau de la
tête et du cou tachetée de rouge vif,
avec des rides jaunes et une couronne
rouge ; partie postérieure du cou gar-
27*
CAÏ
nie de poils noirs; collerette blanche,
ainsi que les parties inférieures et les
rectrices, qui sont en outre mouche-
tées debrun ; bec brun ; pieds blancs;
iris jaune. Longueur, vingt-huit
pouces. Des régions tempérées de
l'Amérique. Latham le regarde com-
me une variété du Catharte Papa.
Cathartb Urubu, Catharista Uru-
bu , Yieill. Parties supérieures d'un
noir irisé ; peau nue de la tête et du
cou rouge , parsemée de mamelons
verruqueux et de poils noirs; des-
sous des rémiges primaires jaunes ;
rectrices égales ; bec blanc avec la
cire bleuâtre ; iris roux; pieds d'un
noir rougeâtre. Longueur vingt-
deux pouces. Des régions tem-
pérées de l'Amérique. Ce Cathai-te,
dont Vieillot a fait une espèce , est
considéré par Latham comme une
variété de l'Aura.
Catharte Vautourin , Cathartes
J^ulturitiiis ,Tem.. pi. color. oi. Tout
le plumage noir bordé de brun ; col-
lerette composée de plumes étroites ,
dirigées en tout sens , et d'un brun
tirant sur le cendré; tête et cou dé-
nués de plumes ; peau de ces organes
d'un rouge de chair garni de grosses
rides éloignées et de quelques poils
courts et noirâtres ; bec jaunâtre ,
gros , presque droit , avec une gibbo-
sité sur la carène ; iris jaune ; pieds
noirs; ailes pliées dépassant d'un tiers
la longueur de la queue. Longueur,
trente-quatre pouces. De la Nouvelle-
Californie. (DR..Z.)
CATHARTOCARPUS.BOT. phan.
Genre formé par Necker aux dépens
du genre Casse , dont le Cassia fis-
tula serait le tvpe, et qu'adopta Per-
soon. Il renferme en outre les Cassia
Baccillus , L. Brasiliana , Lamk. , et
Jauanicus , Vahl. Ce genre ne paraît
pas être assez distinct pour devoir être
conservé. /^. Casse. (b.)
* CATHECOMENIO?^ . bot. phan.
Syn. d'^thuse. IK. ce mot. (a.)
* CATHECU. *BOT. PHAN. Espèce
du genre Arec. J^. ce mot. (b.)
* CATHERINA ou CATHERL
CAT
NILLA. GTS. Syn. mexicain de l'Aou-
rou-Couraou, Psittacus œstivus,e\.à\\
Cric à tête bleue, Psittacus autumna-
lis , L. 7^. AiuRU-CuBAU et Perro-
quet. (DR..Z.)
* CATHER^E. BOT. phan. (Do-
doens qui cite à tort Ruell.)Yieux
nom français de Rubus Cœsius , L.
/^. Ronce. (b.)
CA'THERINETTE.BOT. phan.
Syn. d'Epurge dans quelques cantons
de la Çiauce septentrionale, f^. Eu-
phorbe, (b.)
CATHET ou CATHÈTE. Catàe-
tus. BOT. PHAN. Lourciro décrit sous
le nom de Cathetus fasciculata un
arbrisseau de la Cochinchine , à
fleurs dioïques , solitaires à l'ais-
selle des feuilles , lesquelles sont
petites, ovales , entières , glabres et
fasciculécs. Dans les mâles , on ob-
serve un calice de six sépales, dont
trois extérieurs plus petits , six glan-
des intérieurement, et un filet unique
qui porte à son sommet trois anthères
biloculaires. Dans les femelles, le ca-
lice est semblable ; l'ovaire se ter-
mine par un style épais, à trois stig-
mates bifides et réfléchis ; le fruit est
une capsule comprimée, marquée de
six sillons et à trois loges, dont cha-
cune renferme deux graines intérieu-
rement anguleuses , extérieurement
convexes. Ce genre paraît devoir être
rapproché des PhylLanthus, dont il
ne diffère que par ses feuilles fasci-
culées. (a.d.j.)
CATHOBLEPS. bot. phan. (Bar-
relier.) Syn. de Trifolium subtena-
neum, L. Espèce du genre Trèfle.
(B.)
* CATHORAY. bot. phan. (Ca-
melli.) Syn. de Sesbau aux Philippi-
nes. /^. Sesban. (b.)
CATHSUM. bot. phan. (Dalé-
champ.) Nom arabe, synonyme d'A-
brotone ou Abrotonon. V. ces mots.
* CAT - HUANT , CAOtiIN ,
CAUANT. ois. Noms vulgaires de
plusieurs espèces de Chouettes.
(l)R..Z.)
CAT
CATIANG.BOT. PHAN. D'où peut-
être Cajan. V. ce mol. Nom par le-
quel les Malais désignent collective-
ment plusieurs espèces de Légumi-
neuses, et adopté par Linné comme
spécifique pour un Dolic. (b.)
*CATILANG.BOT. PiiAN. (Rumph.)
Nom donné à Java à un Arbrisseau
qui paraît être le (ioinis amarissimus
de Lourciro. J'^. Goxus. (b.)
* CATILARIA. BOT. cr\tt. [Li-
chens. ) Division établie par Acharius
dans son genre Lécidéa. f^. ce mot.
(B.}
CATI-MARUS.BOT.pnAN.fRumph.)
Amb. 5, pi. ii5.)Syn. àe Klein/iojia
Ao5/j//a,L. /^. Kleinhofie. (b.)
G Aï IM BAN. Catimbium. bot.
l'HAN". 7^'. GloBBA.
CATIMURON. BOT. pu an. Nom
des Ronces dans quelques cantons de
la France septentrionale. (b.)
CATINGUE. Calinga. bot. piian.
Aublet a décrit sous ce nomun genre
delà famille de^ Myriinées et de l'I-
cosandrie Monogynie,L., qui a beau-
coup de rapports avec les genres Bu-
tonica et Barringtonia. Il y place deux
espèces dont il n'a pu décrire que les
fruits. L'une, Catingamoschata, Aubl.
j, p. 5ii, t. 2o5, f. 1, est un grand
Arbre dontlcs rameaux sont peudans,
les feuilles opposées ou rarement al-
ternes, ovales, oblongues, acuminées,
entières, marquées de petits points
transparens, quand on les examine
entre l'œil et la lumière. Ses fruits
présentent la forme et la grosseur
d'une Orange ; leur écorce est épais-
se. On doit les considérer comme des
baies lisses , pointillées et parsemées
de vésicules pleines d'une huile es-
sentielle , dont l'odeur est forte et
musquée. Cette écorce, dit Aublet ,
renferme une coque mince, dure et
cassante, qui contient une amande
compacte, roussâtre et parsemée in-
térieuremeut de veines rougeâfres.
Les Garipons donnent à ce fruit le
nom à'Iva-Calinga
La seconde espèce se distingue par
son fri;it plus allongé, terminé en
CAT 275
λointe à son sommet oii l'on aperçoit
es quatre divisions du calice. Aublet
la non)mc Catiriga awmatica.Cc gen-
re, nous le répétons, ne saurait être
éloigné du genre Barringlunia. (a.r.)
* CATIPPING. BOT. PHAN. (Bur-
mann.) S> n . de Cassia Tagera, espèce
du genre Casse à Ce^ lan. (b.)
*CAÏITINA. BOT. PUAN.(Siirian.)
Spi. d' Orni/ro])/ie occldenlalis, Willd,
aux Antilles. (b.)
CAT.TANG. BOT. PiiAX.Nom géné-
rique donné à Ceylan à des Plantes
qui portent un fruit plus ou moins
analogue à des gousses. Ainsi l'on
nomme :
Catjang-Bali (Rumph), le Ca-
jan. T". ce mot.
* Catjang-Gattal (Burmann),
le Dolichos pru7-ieus , L. P^. DoLic .
* Catjang - Taudoc (Burmann),
une espèce de Casse , Cassia torta. (e.)
CATIMARIN. OIS. Espèce du genre
Plongeon, Colymhus septentrionalis,
L. Des mers arctiques des deux Mon-
des. P^. Pl>ONGEON. (DR..Z.)
CAT-MINT. BOT. PHAN. C'est-à-
dire Menthe de Chats. Syn. anglais de
J^epeta Cataria. V. Chataibe. (b.)
CATMON.BOT. PHAN. ^'.Cadmon.
CITO. POIS. C'est-à-dire Chat.
Syn. de Roussette, espèce de Squale,
sur les côtes de la Méditenanéer (b.)
CATOBLEPAS. mam. ( Pline et
jlilien.) Syn. de Gnou, espèce du
genre Antilope. F', ce mot. (b.)
* CATOCARPUM. bot. phan. Pre-
mière section formée pai- De Candolle
{Syst. Veget. 2, p. 629) dans le genre
Diplotaxis. V. ce mot. (b.)
CATOCLESIE. bot. phan. Des-
vaux donne ce nom aux fruits des
Chénopodées. V. Fruit. (a. b.)
CATODON. MAM. Linné donnait
originairement ce nom aux Cacha-
lots qu'il réunit par la suite aux Ba-
leinées; ces Animaux en ont été de
nouveau séparés. V. Cachalot, (b.)
* CATOLE. bot. PHAN. Nom des
fruits accrochans de Vjrctium Lappa
i8*
27ti CAT
dans le midi de la France, V. Bau-
CANE. . (B.)
CATONIE. Catoiiia. bot. piian.
Browne, dans Son Histoire de la Ja-
maïque, décrit sous ce nom un Ar-
brisseau à feuilles opposées, qui a un
coJice quadrifide, quatre étamines,
un ovaire adhèrent, globvdeux, un
style et un stigmate , et pour fruit
une baie succulente à quatre graines
dont une ou deux avortent souvent,
et couronnée par le calice persistant.
Ces caractères sont trop incomplets
pour assigner la place de ce genre. —
Sous ce même nom générique de t'a-
tonia , Mœncli a détaché deux es-
pèces du genre Epervière , les Ilicra-
clum Blattaiioïdes et amplexicaule ,
donllinvolucre est composé de deux
rangs de folioles non imbriquées , et
l'aigrette persistante. 1^. Epervière.
(a. d. j.)
* CATOPES. rois. Duméril , dans
sa Zoologie analytique, propose ce
nom pour désigner les nageoires ap-
pelées ventrales par les ichtyologistcs.
Il les avait d'abord nommées Cato-
podes. (b.)
* CATOPHTALMITE. min. (Fis-
cher.) Syn. d'OEil-de-Chat ou Silex
chatoyant. P'. Silex. (luc.)
■^ CATOPOUES. POIS. (Duméril.)
J^. Catopes.
CATOPS. Catops. iNS. Genre de
l'ordre des Coléoptères établi par Pay-
kull {Fauna suecica , ï. i, p. 342),
et synonyme de celui désigué par
Latreille sous le nom de Cholève. /^.
ce mot. (aud.)
CATO-SIMIUS VOL AN S. mam.
(Petiver. ) Syn. àe Lemur volitans ,
h. V. GaLÉOPITIIÈQUE. (a. D...NS.)
.* CATOSTOME. pois. (For s ter.)
Espèce du genre Cyprin. V. ce mot.
(B.)
CATOTOL. ois. r. Catatol.
CAÏOU ET CATU. BOT. PIIAN. Pour
CCS mots et pour tous leurs dérivés que
l'on trouve dans les Diclionnairos pré-
cédens, tels que Cfi/o«-arffl/nioe;Cfl/ott-
CAT
alou , Catou-landa, etc. , etc., T^. Ka-
Tou ou Katu. (b.)
CATRACA OIS. V. Catabra.
* CAÏREUS. ois. Les anciens don-
naient ce nom à un Oiseau merveil-
leux qui joignait, selon eux, la voix du
Rossignol à la taille et à l'éclat du
Paon. S'il existe, il n'est plus connu.
(B.)
CATRICA. OIS. Syn. finlandais de
la Lavandière, Motacilla alba , L.
F". Bergeronnette. (dr..z.)
CATRICONDA. bot. phan. Syn.
de Larme de Job. V. Coïx. (b.)
CATSJIL-KELENGU. bot. phan.
Syn.malabare àc Dioscoiea alata.ifi .)
CATSJOPIRI. bot. piian. Syn. de
Gardénia Jlo rida à Amboine. (b.)
CATSJULA-KALENGU. bot.
phan. Syn. de Kaempferia Galanga ,
L. (e.)
CATTA. MAM. Espèce du genre
Maki. /^. ce mot. (a. d..ns.)
*CATTA-CACHÉRÉE. bot. phan.
Espèce de Ketmie indéterminée à
la côte de Coromandel. • (b.)
CATTA-GAUMA. bot. phan. Un
des vieux noms de la Gomme gute.
(b.)
* CATTAI-ILLANDAI bot. phan.
(Commerson.) Espèce de Jujubiei' à
la côte de Coromandel. (b.)
CATTAM. CRUST. Ce nom, dans
les MoluquesT^araît désigner collec-
tivement les Crustacés; ainsi l'on ap-
pelle :
Cattam andjin , le Cancer cursor,
L.
Cattam caju , une espèce de Por-
tune, figurée par Rumphius ( t. 6 ).
Cattam caeappa , Cattam mula-
NA et Cattam canarg, le Pagurus
Latrof.
Cattam pangel, le Cancer volans ,
L.
Cattam salissa , le Cancer jnacu-
latus, L. (aud.)
CAT
* CATTAMMON. bot. phan. Syn.
à'Eugenia Jambos chez les Macas-
sars. /^. Jamuose. (b.)
* CATTAÏI. BOT. PHAN. r. Cad-
DATl.
CATTATUS. CRUST. Syn. de Pa-
gunts Latrof. (aud.)
* CATTÉ-CARELLÉ. bot. phan.
Euphorbe indéleiminée de la cote de
Coroniandel. (b.)
* CATTE-CODLLOU. bot. phax.
Nom de pays d'une espèce de Casse ,
Cassia chamœcrista à la côte de Coro-
luaudel. (b.)
CATTELLI-PALLA ou POLLA.
BOT. PHAN. Syn. de Pajicratium zey-
lanicum. (b.)
* CATTEON-DEREGUE. bot.
PHAN. Syn. de Cissus angulata à la
côte de Coroniandel. (b.)
CAÏTEROLLES. mam. On ap-
E^le quelquefois ainsi les terriers des
lapins. (a. D..NS.)
*CATTI-aiTTI. BOT. PHAN. Syn.
de Guillandina gënériquement dans
la langue malaise et passé dans toute
l'Inde. (B.)
CATTICHES. MAM. On appelle
quelquefois ainsi les terriers des Lou-
tres. (A.D..NS.)
CATTI-COROMDE. bot. Arbre
épineux de Ceylan , qui donne une
ccorce assez aromatique pour avoir
été quelquefois appelée Cannelle, (b.)
GATTI MARUS. bot. phan. Même
chose que Cati-Marus. F', ce mot. (b.)
* CATTON-CATCHÉRÉE. bot.
PHAN. Même chose que Catta-Gaché-
rée. V. ce mot. (b.)
* CATTON-PAGUERAI. bot.
PHAN. (Commerson.) Une Momor-
dique indéterminée de la côte de Co-
romandel. (b.)
* CATTON-VARY. bot. phan.
(Commerson.) Syn. de Loranthe lon-
giflore à la côte de Coromandel , (b, )
CAT 277
*CATTO>'-WALAY. bot. phan.
V. Catu-VVagghei.
* CATTO-ROCHIERO. pois.
Même chose que Chaï Rochier. V. ce
mot. . ■ (b.)
CATTU. BOT. PHAN. Mot qui , pré-
cédant uji grand nombre de noms'de
Plantes , dans la langue du Malabar,
paraît désigner quelque qualité com-
mune à ces Plantes, ainsi l'on ap-
pelle :
Cattu Carambu, la même chose
que Cara-PuUi. F", ce mot.
Cattu Gasturi , l'Abel-Mosch.
Cattu Kelengu , le Convolvulus
malabaricus , L.
* Cattu-Molago , un Poivre indé-
terminé de la côte de Malabar.
Cattu-Pictnna, et non Catlu pic-
cinia, probablement une Momordique
indéterminée du iMalabar.
Cattu-Schiragam , le Cpnyza an-
thehnentlca.
CATTU-TAGERA,un Indigotier sau-
vage , Indigofera hirsuta , L.
Cattu-Tirpali , le Poivre long ,
Piper longum.
*Cattu-Tirtava , VOcymum gra-
tissimum.
Cattu-Tsieru-Nageram , un Li-
monier fort acide.
* Cattu Tsjandi, le Do/ic/ios ro-
tundifolius de Walh.
Cattu \ ai>li, le Menispermum or-
biculatum , L.
Ce mot Cattu est quelquefois écrit
Kattu. (b.)
CATTUS. bot. PHAN. (Théophras-
te.) Syn. de Carde, particulièrement
sous le rapport de l'office oii l'on em-
ploie les côtes des feuilles des Cardes
comme aliment. (b.)
CATU. BOT. PHAN. On écrit quel-
Îuefois Katu ce mot qui, de même que
lattu ou Kattu, entre dans la com-
position d'un grand nombre de noms
de Plantes à la côte de Malabar, et qui
probablement désigne quelqu'une
des qualités de ces Végétaux; ainsi
l'on appelle :
Catu Ai.u ou Katou Allou , le
Fieiis cilnfolia, Willd.
378
CAT
Catu-Bala, le Canna indica, L.
f^. Balisier.
Catu-Balaeren , VHlblscus vUl-
folius , L. espèce du genre Ketmie.
* Catu Baramareca, le Cattii-
Tsjandi. T^. ce mot et Canavali.
Gatu-Capei. , une Sansevière dont
Lourelvo a forme son genre Liriope.
Catu-Catsiil , le JJioscoiea bulbi-
fera, L.
Gatu-Cukba , le Lauandula carno-
sa , L.
Gatu-KaIiENgu , le Dioscorea aeu-
leata.h. V. Dioscorée.
* Catu-Rarohiti , le Barreliera
^Prionitis. V. Barrelière.
* Catu-Lama. Même chose que
J^aUia-P ira-F itica. V. ce mot.
Catu-Mulla , un Jasmin indéter-
mine, voisin de V Jzoricum, L.
* Catu-Narégam , X Alangium. V.
ce mot.
CATU-NrREN-KELExMGU , cspèce ou
variété de Dioscorée, voisine du Z>/o5-
corea aculeata.
* Catu-Paelxj ou Paeru , un petit
Dolic imparfaitement connu, peut-
être le Dollchos rotiindifolius de Vahl.
Catu -Pal- Valli, le Feriploca
dubia de Barmann .
Catu-Pee-Tjanga-Piisporam , le
Ruellia Anlipoda , L.
Catu Pinaca. Syn. d'Adambea. V.
Adambé.
CATU-PlTSJEGAM-MuLLA,le MogO-
riuin trijloium, Lamk. V, Mogori.
Catu-T^kka , un Arbre de la
TriaudrieMonogynie, L., imparfaite-
ment connu , rapporté à la fiimille des
Chèvi'efeuilles par Adanson , et qui
appartient peut-être au genre Gi^ewia.
Catu-ïsjandi , pourCattu-Tsjau-
di. P^. ce mot.
Catu-ïsj£tti-Pu , \ Artemisia in-
dica de Willdenow.
Catu-Tjiragam-Mulla , le Mo-
gorium multiflomm ^ et non le Sam-
bac qui est le Kudda-MuUa.
Gatu-ïritava. , VOcjmiim gratis-
simum. K. Basilic.
Catu-Uren, le Sidacordifolia, L.
* Catu-Wagghei , le Mimosa leb-
hec, L. Espèce du genre Acacie. F', ce
mot. (r.)
CAU
CATULTO-YITSNA -ELEANDI.
bot.phan. Syn. de Ruellia erecta à la
côte de Malabar. 'b.)
CATULLI-PELA ou CATULLI-
POLA. BOT. PHAN. Syn. de Panera^
tiurn zejlanicum ,I