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■^4^ï 



TK D. H. HILL im^V 

NOBTH C;«0Lm>4 ST4TE C0LLC6E 




ENTOMOLOeiC^L COLLECTION 






This book is due on the date indicated 
below and is subject to an overdue fine 
as posted at the Circulation Desk. 






DICTIONNAIRE 

CLASSIQUE, 

D'HISTOIRE NATURELLE 



Liste des lettres initiales adoptées par les auteurs. 



MM. 

AD.B. Adolphe-Brongniart. 
A. D. i. Adrien de Jussieu. 
A.D..NS. Antoine Desmoulius. 

A. R. Achille Richard. 
AUD. Audouin. 

B. Bory de Sainf-Vinceut. 
c. p. Constant Prévost. 

D. CE. De Gandolle. 

D..S. Deshai^s. S-\ W 

D..Z. Drapiez. 

E. Edwards. 



MM. 

! JF. Daudebard de Férussac. 

I FL..S. Flourens. 

I G. DEL. Gabriel Delafosse. 

I GEOF.ST.-H. Geoffioy deSt, Hihùre. 

G..N. Guillemin. 

isiD. B. Isidor Bourdon. 
■ K. Kunth. 
: L.iM..x. i«aniouroox. 
^' t ili^T. . Lati*tiile. 
1 ïxc. Lucas fils. 



La grande division à laquelle appartient chaque article , est indiquée 
par l'une dei abrévi»tiou8 suivantes , a\\<m. Iroiiv^ ij^nîiédirffeinent après 
son tnre. 



ACAi». Acalèphes. 
ANNElh Annelides. 
ARACHN. Arachnides. 
BOT. Botanique. 
CRU3T. Crusîacés. 
CRYPT. Cryptogainic. 
XCHiN. Echinodermes. 
Foss. Fossiles. 
GÉOL. Géologie. 
INF. Infusoires. 
INS. Insectes. 
INT. Intestinaux. 



I M.S.M. Mammifères. 
j HIN. Minéralogie. 
i MOLL. Mollusques. 
j OIS. Oiseaux. 

PHAN. Phanerogamie. 
I FOIS. Poissons. 
! roi.YP. Polypes. 



REPT. BAT. Reptiles Batraciens. 

— CHEL. — Cliéloniens. 

— OPH. — Ophidiens. 

— SAUR. — Sauriens, 
ZOOL. Zoologie. 



IMPRIMERIE J. TASXr, RUE DE VAtJGIRARD n" .36. 



DICTIONNAIRE 

CLASSIQUE 

D'HISTOIRE NATURELLE, 



PAR MESSIEURS 

AuDouiN, Isid. Bourdon, Ad. Brongniart . De Candolle , Daudebabd 
DE FÉRUSSAC , Deshaies , A. Desmoulins , Drapiez , Edwards , 
Flourens, Geofi'roy DE Sainï-Hilaire, GuiLLEMiN, A. DeJussieu, 
KcNTii , G. De Lafosse , Lamouroux , Latreille , Lucas fils, 
C. Prévost , A. Richard , et Bonv de Saint-Vincent. 

Ouvrage dirigé par ce dernier collaborateur, et dans lequel on a ajouté, pour 
le porter au niveau de la science , un grand nombre do mots qui n'avaient 
pu faire partie de la plupart des Dictionnaires antérieurs. 



TOME TROISIEME. 



CAD-CHI. 



PARIS. 

KEY ET GRAVIER, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 

Quai des Augustins, n° 55 ; 
BAUDOUIN FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 

Rue de Vaugirard , n° 36. 

182S. 



DICTIONNAIRE 



CLASSIOUE 



D'HISTOIRE NATURELLE. 



%v^ v\^'VV\v\^'V^^^^ \/^A^l/\;%v\^'^v^'«A^'V\A'V\'«^v«v%^'V\^^A/^'V\^\rv\'\%\'VV\vv^^l\%«VM v\a v\^\\\^ vvvvvxi\/\^vv\'\%\'Vv\'W^ 



CAD 

i^AD. BOT. PiiAN L'un des noms 
du Genévrier en vieux français. A- 
danson écrit Kad. (b.) 

CAUABA. BOT. PHAN. Genre de la 
famille des Capparidées , établi par 
Forskahl qui lui a donné ce nom, que 
Vahlavaitchangé en celuideiSV/oe/«/a. 
Son calice est composé de quatre sé- 
pales étalés et caducs ; ses pétales, on- 
guiculés et au nombre de quatre, 
manquent quelquefois ; quatre ou 
cinq étamines , à filets grêles , à an- 
thères dressées , s'insèrent sur le som- 
met d'un support qui soutient l'ovai- 
re. En bas et sur le côté de ce même 
support, se présente un appendice 
tubuleux inférieuicment et qui finit 
supérieurement en languette. L'ovai- 
re , que termine lui stigmate obtus et 
sessile, devient une sdique cylindri- 
que, s'ouvrant en deux valves qui se 
roulent en dehoi-s et contenant dans 
une seule loge, remplie de pulpe, des 
graines nombreuses sur un triple rang. 
A trois espèces originaires de l'Arabie- 
Heureuse et décrites par Forskahl, 
savoir les Cadaba rotundifolia , glan- 
dulosa et /arinosa , on en a réuni une 
quatrième de l'Inde , le Cleome fruti- 
cosa de Linné. Toutes les quatre sont 
des Arbrisseaux. La première présente 
des feuilles orbiculaires et glabres; la 
seconde des feuilles arrondies et re- 

TOME m. 



CAD 

couvertes de poils visqueux. L'une et 
l'autre sont dépourvues de pétales, tan- 
dis qu'on en observe dans le C. faii- 
iiosa dont les feuilles sont allongées et 
farineuses , ainsi que dans le C. te- 
traiidra qui doit son nom au nombre 
de ses étamines, moindre de l'unité 
que dans les trois prem ières. Les fleurs 
sont disposées en grappes à l'extré- 
mité des rameaux. (a. d. j.) 

* CADALE. BOT. PHAN. ( Léche- 
nault. ) Syn. de Cicer arietinum, aux 
environs de Pondichéry. (jî.) 

CAD ALI ou KADALI. bot. phan. 
(Ray.) Syn. A'Osbeckia zeylanica , L. 

T''. OsBECKIE. 

* Les Malabares donnent , selon 
Adanson , ces noms à un Mélastome. 

(B.) 

* CAD ALI NI. bot. phan. Nom 
portugais d'une variété de Banane 
dans l'Inde. (b.) 

CADxALI-PUA. bot. phan. Syn. 
malabare de Munchausie. V^. ce mot. 

(b.) 

CADAMBA. bot. PHAN. (Sonnerai.) 
Syn. de Giiettarda speci.osa. V. Guet- 
tabde. (b.) 

CADA-NAKU ou KADANACD. 
Syn. à'Aloe perfoliata à la côte de 
Malabar. (b.) 



2 CAD 

iCADA-PILAVA ou CODA-PILA- 
VA. BOT. 3'iiAN. 8^(11. de Morinda 
citiifolia à la côte de Malabar. Adan- 
son écrit Kada-Pilava. (b.) 

CADAR. BOT. piiAN. Probablement 
la même chose que Cadare ? V. ce 
mot. (b.) 

* CADARE. BOT. PHAN. Syn. d'^- 
lue pera à la côte de Malabar. (b.) 

CADARON. BOT. PHAN. Une espè- 
ce à'Hieracium chez les Arabes, f^. 
Epervière. (b.) 

CADAVANG ou CADAWANG. 
BOT. PHAN. (Plukenct.) Syn. de Gle- 
ditsia inermis à Java. F". Gleditsie. 

(B. 

CADAVRE. zooL. F. Mort. 

CADDAÏI ouCATTATI. bot. 
PiiAN. Syn. de Bau/i/nia tomentosa à 
la côte de Coromandel. (c.) 

CAD DO. OIS. Syn. anglais de 
Choucas , Coivus Monedula, L. F'. 
Corbeau. (dr..z.) 

CADDOU-COULLOU. bot. piian. 
Et non CADDON-COULLOU. Même 
chose que Caddali et non Coddati. 

(B.) 

CADE etCADÉ. bot. phan. Pro- 
bablement de Cad. J^. ce mot. Syn. 
d'Oxicèdre, Juiùpenis Oxicedrus,h. 
en provençal. (c.) 

C ADE-ÉLÉMICII . bot . piian. Syn . 
de Ziziphus (Eiioplla à la côte de Co- 
romandel. (c) 

CADEJI-INDI. bot. piian. (C. 
Bauhin. ) Syn. de Laurits Malaba- 
tlirum, Lamk. V. Laurier. (b.) 

CADELAFON. bot. phan. ( Scali- 
gcr.) Variélé de Banane qui est peut- 
être la même que celle que les Portu- 
gais de l'Inde nomment Cadaliui. (b.) 

CADELARl. bot. phan. De Ka- 
delaii , nom malabare sous lequel on 
désigne , dans quelques ouvrages , le 
genre Achyranthe K. ce mot. (b.) 

CADEL-AVANACU bot. phan. Et 
non ylvanaca. Syn. de Cioton Tigliiim 
à la côte de Malabar. (b.j 

CADEU-POEA ET SOTULARI. 



CAD 

Syn. indou d'Adamboë. V. ce mot. 
Adanson écrit i^Taf/e/i-Poea. (b.) 
CADELIUM. BOT. PHAN. (Rumph. 
Amb. 5. pi. i4o. ) Syn. de Phaseolus 
Max, appelle Kadelée à Java et à lîa- 
lis. F. DoEic. (b.) 

CADELLE. INS. Nom sous lequel 
on a désigné et on désigne encore , 
dans le midi de la France , une larve 
d'Insecte Coléoptère qui se nourrit 
de la substance farineuse du Blé ren- 
fermé dans les greniers. Cette Larve 
a d'abord été décrite par Rozier 
(Cours d'Agriculture), et ensuite par 
Dorthe (Mém. de la Soc. d'agricul- 
ture de Paris, i^"^ trimestre, 17S7). Ce 
dernier observateur a suivi ses méta- 
morphoses , et nous a appris que 
l'Insecte parfait était le Tenebrio mau- 
rilanicus de Linné ou le Trogossite 
mauritanique d'Olivier. J^. Trogos- 
site. (aud.) 

CADELPACHI. bot. phan. Plante 
delà côte de Coromandel que Bosc croit 
appartenir au genre Scorsonère, (b.) 

CADENACO ou KADENAKO. 

BOT. phan. Syn. indou de Sanseuiera 
laniiginosa, Willd. V. Sansevière. 

(B.) 

* CADENELLES. bot. phan. On 
appelle ainsi dans le Languedoc et 
dans la Provence les fruits du Juni- 
perus Oxicedrus. V. Cade. (b.) 

CADIE. Cadia. bot. phan. Forskahl 
nomme, ainsi vin Arbrisseau qui croît 
dans l'Egypte et l'Arabie , et qui par 
son port ressemble au Tamarin. C'est 
le môme que Piccivoli , botaniste ita- 
lien , appelait Panciatlca et dont 
Desfontaines , sous le nom de Spaeii- 
doncea, a fait un genre consacré à un 
célèbre peintre de fleurs. Il le plaça 
parmi les Légumineuses à corolle ré- 
gulière et à gousse uniloculaire bi- 
valve. Son calice est campanule et 
quinquefide ; ses pétales égaux entre 
eux , au nombi e de cinq eu général , 
plus rarement de six ou sept, se rap- 
prochent en formant une cloche ré- 
gulière , qui passe du blanc au rouge 
et rappelle la corolle de la Mauve. Le 
nombre des étamiues est double de 



CAD 

celui des pétales, c'est-à-dire varie de 
dix à quatorze ; leurs filets, libres et 
égaux , s'épaississent vers leur base. 
Les feuilles sont composées de plu- 
sieurs paires de folioles terminées par 
une impaire, et munies de stipules 
sétacées. Ses pédoncules axillaires et 
solitaires portent une ou deux (leurs. 
(A. D. J.) 

CADITE. ÉcniN. ross. Quelques 
oryctographes ont doryié ce nom à 
des articulations d Encrines fossiles , 
rondes et non anguleuses. (iiAM..x.) 

CADJAN ou CADJANG. bot. 
PHAN. Même chose que Cajan , V. 
ce mot. (b.) 

CADJOE-COÉ BOT. PiiAN. (Bar- 
man fils. ) Syn. de Choux delà Chine. 

(B.) 

CADJU. BOT. piiAN. L'un des noms 
indiens de l'Acajou. V. ce mot. (b.) 

GADMIE. MIN. Oxide gris de Zinc, 
qui, dans le traitement de la Calami- 
ne ou de tout Minerai zincifère , s'atta- 
che aux parois A fourneau ; elle est 
en masses concrétionnées d'un gris cen- 
dré ; on l'emploie en pharmacie dans 
quelques préparations anti-ophtalmi- 
ques.— D'anciens minéralogistes appe- 
laient Cadmie NATUBELLE OU FOSSILE 
rOxide blanc d'Arsenic , l'arséniate 
de Cobalt, la Calamine, etc. (dr..z.) 

* CADMIUM. MIN. Métal décou- 
vert en 1818, par Stromeyer , dans 
divers minerais de Zinc. Il est d'un 
blanc légèrement bleuâtre, éclatant , 
mou , flexible , un peu plus dur et 
plus tenace quel'Étain. Sa pesanteur 
spécifiqueekde 8,69 ; il se fond ayant 
de rougir , et se volatilise à une tem- 
pérature plus élevée ; il cristallise par 
décantation en octaèdres ; il se com- 
bine avec l'oxigène dans les propor- 
tions de 100 à i4,o52 ; il forme avec 
les Acides des sels incolores ; il s'allie 
avec la plupart des autres Métaux. 

(D11..Z.) 

CADMOIN OL-CATMON.BOT.PHAN. 
Syn. de Dillenie. V. ce mot. (b.) 

CADOCS. BOT. PHAN. Double em- 
ploi de Cadoques. V . ce mol. (b.) 



CAD 5 

* CADOLINI. BOT. rn.iN. Même 
chose que Cadalini. V. ce mot. (b.) 

CADOO. BOT. PiiAN. (Marsden.) 
Espèce de Poivre dans l'Inde, peut- 
être le Bctel. (b.) 

CADUQUES. BOT. PHAN. Nom vul- 
gaire des graines du Guilandina Bon- 
duc aux îles de France et de Masca- 
reigne, oii l'on appelle aussi Cadu- 
ques NOIRES les fruits d'une Légunii- 
neuse qui paraît être un Dolic , peut- 
être la Plante figurée dans Rhéede , 
T. VIII, pi. 46, sous lenomde Tseiia- 
Cametti-f^alli. (b.) 

CADOREUX. OIS. Syn. vulgaire 
àviChniàonnerei, FrlngillaCatduelis, 
L. V. Gros-Bec. i'dr..z.) " 

CADORIJA. BOT. PHAN. Syn. 
^Hjpecoor7?,pwcumbens dans les pro- 
vinces de Grenade et de Murcie eu 
Espagne. (b.) 

CADOUCAIE. BOT. PHAN. (Lettres 
édifiantes, nouv. édit.T. iv, p. i48.) 
Syn. présumé de Myrobolan. (c.) 

CADRAN. OIS. Espèce du genre 
Merle, figurée par Levaillant, pi. 109 
de ses Oiseaux d'Afrique. V. Merle. 

(DR..Z.) 

CADRAN. MOLL. V. Solarium. 

CADRAN ou CADRANURE. bot. 
PHAN. Maladie des Arbres très-vieux, 
oii les zones ligneuses du centre se 
détachent les unes des autres. (b.) 

CADRAN, bot crypt. L'un des 
noms vulgaii'es de l'Oronge, espèce 
d'Agaric. (b.) 

CADUC, deciduus. bot. C'est-à- 
dire 5'?// tombe. On donne ce nom aux 
parties des Végétaux qui ne persistent 
pas pendant le développemeotdes or- 
ganes, dans la composition desquels 
ces parties entraient d'abord. Le ca- 
lice est caduc dans le Pavot. Les sti- 
pules sont caduques dans quelques 
Passlonaires. La corolle est caduque 
dans les fleurs de la Vigne, etc. (b.) 

CADUK-DUK.BOT. phan. On don- 
ne indifiéremment à Java ce nom au 
Melastonia aspera et au Melastoma 
octandra. ^".Mélastome. (b.) 



4 CM 

CA.UUI.A ET CADUTAS. bot. 
PHAN. Pour Kadula et Kadutas. p^. 
ces mots. (b.) 

GADUL-GAHA ou GAH.E. bot. 
PHAN. Syn. de Xylocarpe. /^. ce 
mot. ^ (b.J 

CADUTAS. BOT. PHAN. /^. Ga- 
DULA. 

CADYTAS. BOT. PHAN. Pour Ka- 
dutas. /^. Kadula. 

CJECALYPIIE. BOT. CRYPT. F. 

CfiCALYPHUlM. 

C^LACH>'E. BOT. PHAN. r. COE- 

LAOHNE. 

CiELA-DOLO. BOT. phatk. Syn. 
Jndou de Torenia as/afica, dont Adan- 
soa {Fam.Plarii. T. ii, p. 209) avait 
formé son genre Kœla. (b.) 

* CjELESTINE. Cœlestijia. bot. 
PHAN. Genre formé par H. Cassini , 
dans la tribu des Eupatoriées , fa- 
mille des Corymbifères, Singénésie 
Polygamie égale , L. et qui ne renfer- 
me jusqu'ici qu'une espèce fort élé- 
gante , qui paraît être V Eupfi.torium 
cœlestinum , L., et qu'on cultive dans 
les serres du Jardin des Plantes , oii 
l'élégance de ses fleurs, d'un bleu su- 
blime, la fait remarquer. Elle avait 
déjà été figurée dans VHortus Eltha- 
mensis, t. ii4, f. 109. On en trouve 
un beau dessin dans le Dictionnaire 
de Levrault. Les caractères du genre 
sont , selon son auteur : calathide 
multiflore , flosculeuse, composée de 
fleurons hermaphrodites ; péricline 
sub-cylindracë , irrégulièrement im- 
briqué, et formé d'écaillés foliacées, 
inégales, linéaires, lancéolées; le 
clinanthe nu et conique; la cypsèle 
pentagone, glabre et surmontée , au 
lieu d aigrette , d'une petite couronne 
formée par une membrane cartilagi- 
neuse, continue, dont le bord est ir- 
régulièrement sinué et denticulé. (b.) 

C^LESTINE. MXN. F. GÉL£s- 

TINE. 

G^NOMYE.INS. r. COENOMIE. 

G^NOPTÈRE. Cœiiopteris. bot. 
CRYPT. [Fougères.) Nom donné par 



iswartz au genre Daréa de Jussieu. 
/''. ce mot et Aoplenie. (ad.bJ 

* C^NOTHALAMES. Cœnotha- 
larni. bot. cr YPT.(Z,/67ie;75.)Classe se- 
conde de la famille des Lichens dans 
le système d'Achar, qui renfeime 
tous les Lichens dont les scutelles ou 
apothécies sont formées en partie par 
la fronde ou le thallus du Lichen, et 
en partie par une substance particu- 
lière. Cette classe se divise en trois 
ordres ; les Phymatoïdes qui renfer- 
ment les genres dont les apothécies 
sont contenues dans une sorte de 
verrue, formée parla fronde; les Dis- 
coïdes dans lesquels les apothécies 
sont en forme de scutelles entourées 
par un rebord produit par la fronde ; 
les Cephaloïdes dont les apothécies 
sont en forme de têtes ou de globules 
pédicellées ousessilesà l'extrémité des 
rameaux, et ne sont entourés par au- 
cun rebord. F'. Céphaloides, Dis- 
coïdes, Phymatoïdes. (ad.b.) 

* CEOMA. BOT. CRYPT, {Urédi- 
nées.) Link a donnéjle nom et ensuite 
celui à' Hypodermium à un genre dans 
lequel il réunit les yllcidium et les 
Uredo des autres auteurs, c'est-à- 
dire toutes les Urédinées épiphytes à 
capsule uniloculaire. Il le divise en 
six sous-genres , sous les noms de 
Ustilago, Uredo , Cœomunis, jEci- 
dium, Perldermlum, Rœstelia; mais 
nous pensons que malgré la grande 
analogie qui existe entre les Uredo elles 
jEcidlum^ on doit conserver ces deux 
genres. On doit alors rapporter aux 
Uredo les trois premiers sous-genres 
de Link; nous avons déjà indiqué les 
trois derniers à l'article jEcidium. V. 
tous ces mots. (ad.b.) 

* C^OMURUS. BOT. CRYPT. ( Uré- 
dinées.) Sous-genre établi par Link 
dans le genre Cœorna, et qui doit , si 
on conserve la division ancienne de 
ce genre en yEcidium et Uredo, faire 
partie du genre Ureào; il renferme 
toutes les Puccinies à une loge de 
De Gandolle qui sont de vrais Uredo 
à capsules pédicellées , comme cet ha- 
bile botaniste l'a reconnue dans le 
Supplément de la Flore française; 



telles sont les Fiiccinia Trifulii. D. C , 
Puccinia Tliyteumarum, V Lredo ap- 
pendiculata, Persoon , etc. Peut- 
êtie devia-t-on un jour regarder ce 
§ous- genre comme un genre distinct, 
intermédiaire aux Uredo et aux l'uc- 
cinies. V. Urldo. (ad.b.) 

(LESALPINIE. Cœsalpinia,L. bot. 
PHAN. Genre de la famille des Légu- 
mineuses et de la Dccandiie Mono- 
gynie,L., ainsi caractérisé : calice ur- 
cëolé, quinquéfidcjdont le sépale infé- 
rieur est plus long; corolle presque 
régulière a cinq pétales, dont l'infé- 
rieur est souvent plus coloré ; dix éta- 
mines libres et d'une longueur à peu 

I)rès égale à celle des pétales, à filets 
aincux; légume oblong, comprimé, 
bivalve et poly sperme , quelquefois 
tronqué à son sommet, et terminé 
obliquement en pointe , renfermant 
denx ou six graines, ovoïdes ou 
rhomboïdales. Ces caractères donnés 
par Jussieu et Lamarck diffèrent 
très -peu de ceux attribués par les 
mêmes auteurs au genre Poinciana. 
Aussi ce dernier penche-t-il beau- 
coup à réunir les deux genres en 
un seul , et cette opinion a été em- 
brassée sans réserve par Persoon dans 
son Enclùr'ulium botanicurn . En ou- 
tre, ces genres sont tous les deux com- 
posés de Végétaux arbores^cens , qui 
habitent entie les tropiques. 

Deux espèces du genre Cœsalpinie 
sont fort intéressantes à connaître , 
à cause du haut degré d'utilité qu'el- 
les offrent à la teinture. Ce sont les 
Cœsatpiuia echinata , Lamck. et C. 
Sappan, L.; le premier fournit le bois 
de Brésil ou Brésillet de Fernambouc, 
grand Arbre qui croît naturellement 
dans l'Amérique méridionale, et que 
l'on reconnaît aisément à ses rameaux 
longs et divergens, couverts de feuilles 
deux fois ailées, à folioles ovales et ob- 
tuses. Les grappes de ses fleurs, pana- 
chées de jaune et de rouge,exbalan tune 
bonne od eur , produisent aussi un effet 
très-agréable. Quoique son bois reçoi- 
ve bien le poli, et soit par conséquent 
très-propre aux ouvrages de tour et 
flébénislone , on l'eniploic rarement 



GiE .1 

à cet usage ; mais on en fait un com- 
merce considérable pour la teinture 
en rouge. Cette couleur, comme tous 
les autres rouges végétaux, n'a pour- 
tant pas beaucoup de fixité, et il est 
nécessaire de lui associer d'autres 
substances tinctoriales, ou de l'aviver 
par des procédés chimiques. 

L'autre espèce a un bois qui se vend 
dans les Indes-Orientales, oti il est in- 
digène, pour les mêmes usages que le 
bois de Brésil eu Europe. Il paraît 
plus facile à travailler cl plus riche 
en principe colorant, car il donne 
une plus Délie teinte rouge au coton 
et à Ta laine. Au reste, c'est nn petit 
Arbre de quatre à cinq mètres de 
hauteur et de vingt centimètres dans 
le plus grand diamètre de son tronc , 
qui porte, ainsi que plusieurs autres 
espèces , des branches couvertes de 
piquans, et chargées de feuilles bi- 
pinnées à folioles obliques et échan- 
crées. Il ^est figuré dans Roxburg , 
(/'/. Cojomafid-. t. 16). On le connaît 
dans le commerce , sous le nom de. 
Bois de Sappan ou Brésillet des J/i- 
(/es.Lamarckdécrit(Encycl. i.p.462 ) 
une espèce indigène du Malabar, qui 
a des folioles aussi contractiles, lors- 
qu'on les touche, que celle de la Sen- 
sitive , et qu'il nomme pour cette rai- 
son CŒsatpiniamimosoides. (g..n.) 

C^SIE. Cœsia. bot. phan. Genre 
de la famille des Asphodélées , voisin 
duPhalangium.R. BrowUjquil'a éta- 
bli, lui donne pour caractères: un 
calice à six divisions étalées, égales , 
caduques ; six étamines dont les filets 
sont glabres et latéralement rétrécis , 
les anthères insérées à ces filets par 
leur base échancrée ; un ovaire à trois 
loges dispermes ; un style filiforme ; 
un seul stigmate; une capsule dont 
les valves sont à peine sensibles, ren- 
flée à son sommet en bosse ou en 
massue ; des graines ventrues , pré- 
sentant autour de leur ombilic ces 
appendices calleux que Salisbuiy 
nomme strophioles. Ce genre ren- 
ferme des Plantes herbacées, ordinai- 
rement annuelles, glaJMos , dont la 
racine se compose de faisceaux de 



6 C^ 

fibres assez épaisses, ou de tubercules 
allongés. Leurs feuilles sont giaini- 
nées. Les pédicelles solitaires ou réu- 
nis plusieurs ensemble s'articulent 
avec le calice, et se disposent en grap- 
pes simples ou composées. Les an- 
thères sont jaunes, les fleurs blanchâ- 
tres ou bleues , dressées, plus rare- 
ment penchées ; le calice se contourne 
en spirale, après la floraison , et ne 
tarde pas à tomber. Brown en décrit 
cinq espèces, recueillies dans la Nou- 
velle-tloUande. L'une d'elles, le C. 
laterijiora, s'éloigne de ses congé- 
nères par son port , son inflorescence, 
ses filets un peu hispides, et sa capsule 
monosperme en forme de massue. 
(a.d.j.) 

CiESIO. POIS. Genre formé par 
Commerson , adopté par Lacépède 
dans son histoire des Poissons (ï. m, 
p. 8.5 et suiv.) , qui le place parmi les 
Thoraciques en le rapprocliant des 
Scombéroïdes. Cuvier n'a pas même 
mentionné ce genre auquel Lacépède 
donne pour caractère : une seule doi- 
sale, point de petites nageoires au- 
dessus ni au-dessous de la queue ; les 
côtes de celles-ci sont relevées longi- 
tudinalement en carène ; une petite 
nageoire , composée de deux aiguil- 
lons qu'unissent une membrane , se 
voit au-devant de l'anale qui est très- 
proloiigée vers la queue ; la lèvre su- 
périeui-e est fort extensible ; les dents 
sont si petites que le tact seul aide à 
les faire distinguer, elles garnissent 
les mâchoires. Deux espèces compo- 
sent le genre Cœsio. 

L'AzuROR , Cœsio cœruleus, beau 
Poisson d'une brillante couleur de 
bleu de ciel , qui se trouve aux Molu- 
ques , dont la chair est fort bonne à 
manger, et qu'un dessin de Commer- 
son , reproduit dans Levrault, a fait 
connaître, b. 7, d. 9 — 15, p. i!4, v. 6, 
A. 2 — 13, 6, 17. 

Le Poulain, Cœsio jEquulus, Lac. 
Cerit70gesieryEquula,Cin-\e\. Sysl. Nat. 
T. ïii, pais 1001. Petit Poisson décou- 
vert par Forskahl dans les mers d'A- 
rabie, dont une variété est décrite, 
d'après le même auteur, sous le nom 



CAF 

de Scombre Meillet , par Bonaterre 
dans les planches de Poissons de l'En- 
cyclopédie par ordre de matières, (b.) 

C^SIOMORE. Cœsiomoj-us. pois. 
Genre fort voisin du Cœsio, ainsi que 
son nom l'indique , formé par Lacé- 
pède (T. III , p. 92 ) , sur deux dessins 
de Commerson; de l'ordre des Tho- 
raciques, et de la famille des Scombé- 
roïdes. Ses caractères sont une seule 
dorsale ; pas de petite nageoire en 
avant de 1 anale ; des aiguillons isolés 
au-devant de la dorsale. Cuvier n'a 
même pas mentionné ce genre oii La- 
cépède établit deux espèces , qu'il 
dédie , l'une à Baillau , l'autre à 
Bloch. Le genre Cœsiomore doit être 
examiné de nouveau, aucun détail sur 
les dents n'accompagnant ce qu'on 
en a rapporté. (b.) 

C^SION ou CESION. POIS. Même 
chose que Cœsio. /^. ce mot. (b.) 

CjESULIE. Cœsulia. bot. phan. 
Corymbifères, Juss. Syngénésie Poly- 
gamie égale, L. Les fleurs, sessiles et 
solitaires à l'aisselle des feuilles, sont 
flosculeuses ; l'involucre est composé 
de trois folioles; le réceptacle, garni 
de paillettes , qui enveloppent les 
akènes, dépoui'vus d'aigrette; les ti- 
ges sont rampantes ou grimpantes ; 
les feuilles sont opposées et très-en- 
tières dans une espèce observée en 
Guinée, Te C. /ûf/i'cawjde Willdenow; 
alternes et dentées dans une seconde, 
originaire des Indes, le C. axillaris. 
Roxb. Corom. tab. 93. (a.d.j.) 

CAFAGINA ou KAFAGINA. bot. 
PHAN. Syn. de Lychnide. (b.) 

CAF AL, CAFIL et CAFEL. bot. 
PHAN. (Daléchamp.); Et non Cafat , 
Cqfit ou Cafet. Syn. arabes à'^gri- 
monia Ei/patona,h. K. Aigbemoine. 

(B.) 

CAFÉ ou CAFFÉ. bot. phan. 
Graine du Caféier ou Cafîer. V. ces 
mots. 

Le nom de Café a été étendu à 
d'autres substances végétales et à 

Flusieurs Arbrisseaux divers ; ainsi 
on a appelé : 
Café Bâtard ou Marron , à la 



CAF 

Martinique, le Coffca occicfe/i/alis, L. 
qui appartient aujourd'hui au gtenre 
Tetramariarn. f. ce mot ; 

Café de Chicorée , les racines 
tle Scorsonère et de Cliicoréc qu'on 
emploie beaucoup en Allemagne , en 
guise de Café ordinaire ; 

Café diable à Cayeune, VJrancana 
guianensis d' Aublet ; 

Café fii-4.nçais , dans plusieurs 

Srovinces, divers fruits et graines in- 
igèncs qu'on a essayé de substituer 
au Café arabique dans l'oflice , tels 
que le Cicer aiietimum , l'Orge , le 
P'alantia yJparine , l'Hélianthe an- 
nuel , le Fragon, l'Iris faux-Acore , le 
Seigle ou le Hêtre. 

Café marron , à Mascareigne , le 
Coffea maiiritlana , Lanik. , et les 
graines du Gaertneria. (b.) 

CAFÉ AU LAIT. moll. Nom vul- 
gaire et marchand du Cij)/œa car- 
neola. V. Ciprjee. (b.) 

CAFEIER ou CAFIER. Coffœa. 
BOT. PIIAN. (Quelquefois écrit Ca- 
feyer et CalTier. ) Ce genre intéres- 
sant appaitient à la famille naturelle 
des Riibiacées et à la Pentandrie Mo- 
nogynie, L. et offre pour caractères gé- 
néraux : des fleurs axillaires, compo- 
sées d'un calice presque globuleux, 
adhérent avec l'ovaiie infère , et ter- 
minépar cinqdents; une corolle mono- 
pétale à tube long et grêle et à limbe 
presque plane , à cinq divisions 
aiguës , et assez longues ; les cinq 
étamines sont saillantes : le fruit est 
une baie cérasiforrae, globuleuse ou 
ovoïde , allongée , ombiliquée à son 
sommet et renfermant deux noyaux 
cartilagineux et mouospermes ; cha- 
que graine est convexe du côté exter- 
ne , plane du côté interne , oii elle of- 
fre un sillon longitudinal profond. 
Les espèces de ce genre , au nombre 
dune trentaine , sont toutes des Ar- 
bres ou des Arbrisseaux , portant des 
feuilles entières et opposées , avec des 
stipules intermédiaires, des fleurs axil- 
laires ordinairement blanches. On 
doit en exclure les espèces décrites 
par Ruiz et Pavon , dans la Flore du 
Chili et du Péiou , et qui , ayant les 



CAF 7 

fleurs disposées en corymbes termi- 
naux, se rapprochent beaucoup plus 
du genre déjà si nombreux des ¥sy- 
chotrics. Toutes les véritables espèces 
de Caféier sont originaires des con- 
trées chaudes , soit du nouveau , soit 
de l'ancien continent. Il en est une 
entre elles qui , par son importance 
dans le commerce l'économie do- 
mestique et poHtique , mérite que 
nous entrions dans quelques détails 
sur ses caractères et sur son histoire. 
Le Caféier d'Arabie , Coffea ara- 
bica, L. est un Arbrisseau qui croît 
en Arabie, particulièrement dans 
la province d'Yémen, sur les bords de 
la mer Rouge et aux envii'ons de la 
ville de Moka. Son tronc , qui est cy- 
lindrique , s'élève à une hauteur de 
quinze à vingt pieds et se divise en. 
branches opposées , un peu noueuses 
et grisâtres ; ses feuilles, qui forment 
en tout temps une verdure agréable , 
sont opposées, presque sessiles , ova- 
les, lancéolées, acmninées, très-entiè- 
res, un peu onduleuses sur les bords, 
d'un vert un peu foncé et luisantes à 
leur face svipérieure , entièrement 
glabres; les deux stipules sont lan- 
céolées entières et glabres ; les fleurs 
sont groupées à l'aisselle des feuilles 
supérieures ; elles sont presque sessi- 
les ) blanches , et répandent une odeur 
extrêmement suave, que l'on compare 
à celle du Jasmin d'Espagne. Il leur 
succède des baies ou uueulaires céra- 
siformes , charnus , d'abord verts , 
puis rouges , et devenant enfin pres- 
que noirs à l'époque de leur matu- 
rité. Leur sommet est maïqué par 
un petit ombilic ; la pulpe est glai- 
reuse et jaunâtre : les deux noyaux 
sont niiuces , cartilagineux , formés 
par l'endocarpe ou paroi interne du 
péricarpe et non par une arille , ainsi 
que plusieurs auteurs l'ont avancé. 
Les graines , qui sont convexes du 
côté extérieur , planes et marquées 
d'un sillon longitudinal du côté in- 
terne , ont une consistance dure et 
cartilagineuse. 

Au rapport de Raynal , le Caféier 
est primitivement originaire de la 
Hautc-Ethîopic , ou il était cultivé 



& GAF 

de temps immémorial , lorsque les 
Arabes le transportèrent dans leur 
pays à une époque qui est loin d'être 
déterminée avec précision. C'est par- 
ticulièrement sur les bords de la mer 
Rouge, dans la province dYémcin et 
surtout aux envuons de la ville de 
Moka que les plantations de Caféier 
ont le mieux prospéré; et encore au- 
jourd'hui le Café le plus estimé est 
celui que le commerce nous apporte 
de ces contrées. Pendant long-temps 
l'usage du Café n'a été cormu que des 

f)eupTe5 de l'Orient. Les habitans dé 
a Perse, de l'Arabie , de Constanti- 
nople en préparaient une boisson 
qui était pour eux un régal exquis , 
et l'on voyait, dans les quartiers po- 
puleux d'Ispalian et de Conslantino- 
ple , des lieux publics oii l'on se réu- 
nissait pour boire du Café. Ce ne fut 
guère que vers l'année 1669 que l'on 
commença à Paris à connaître l'usage 
du Café. Vers celte époque , Soliman 
Aga, qui résidait à Paris en qualité 
d'agent diplomatique, fit goûter de 
cette liqueur à quelques personnes , 
qui bientôt en répandirent l'usage 
dans les classes élevées de la société. 
Le peuple , imitateur servile des usa- 
ges des grands , ne tarda pas à pren- 
dre du goût pour le Café , et bientôt 
les Parisiens rivalisèrent d'enthou- 
siasme avec les Orientaux pour cette 
boisson. Des établissemens , sembla- 
bles à ceux de Constantinople et de 
la Perse , ne tardèrent point à s'éta- 
blir à Paris ; on leur donna le nom de 
cafés. Leur nombre, d'aboid peu con- 
sidérable, s'augmenta ensuite d'une 
manière graduelle. 

Les graines du Café devinrent alors 
une branche importante de comme) ce, 
à cause delà grande consommation qui 
s'en faisait en Europe. On désira con- 
naître et se procui er l'Arbre qui pro- 
duisait des fruits si délicieux. Le Hol- 
landais Van Horn en acheta quelques 
pieds à Moka et les transporta à Bata- 
via, en 1690. Ils réussirentassez bien. 
Il en envoya un pied à Amsterdam , 
vers l'année 1710. Cet individu, placé 
dans les serres du Jardin de Botani- 
que , se couvrit bientôt de fleurs et de 



GAF 

fruits , dont les graines servirent à le 
multiplier. Un de ces pieds fut, vers 
celte époque, envoyé à Louis XIV, 
et réussit parfaitement dans les séries 
du Jardin des Plantes de Paris , 
cil l'on ne tarda point à le multiplier. 
Le gouvernement français conçut 
alors le grand projet de naturaliser 
le Caféier dans ses colonies des Indes- 
Occidentales, et cîe cesser ainsi d'être 
tributaire de l'étranger pour cette 
denrée devenue si importante dans la 
balance du commerce. Trois jeunes 
pieds furent expédiés pour la Marti-^ 
nique, et confiés aux soins du capi- 
taine Duclieux. Deux de ces individus 
ne purent résister à l'intempérie et 
surtout à la sécheresse «les vents 
pendant la traversée qui fut longue 
et périlleuse, et le troisième ne dut sa 
conservation qu'aux privations que 
ie capitaine s'imposa , en partageant 
sa ration d'eau avec le jeune Caféier, 
qui arriva sain et sauf ;". sa destina- 
tion. Le climat de la Martinique fut 
tellement favorable au jeune Ar- 
brisseau, qu'en peu d'années il devint 
fort vigoureux , se chargea de fleurs 
et de IVuits et s'y multiplia d'une 
manière prodigieuse. 

Telle fut la source première des 
plantations immenses de Caféiers qui, 
depuis cette époque , couvrent la plu- 
part des Antilles et font la branche 
f)rincipale du commerce de ces îles 
ointaines. Peu de temps après , le 
Caféier fut également introduit à la 
Guianne française et aux îles de 
FranceetdeMascareigne,oii il se na- 
turalisa avec une égale facilité. Les 
Français reconnurent bientôt la sa- 
gesse et l'importance de la mesure 
adoptée par le gouvernement. Peu 
à peu le Café recueilli dans les An- 
tilles remplaça celui d'Orient , et au- 
jourd'hui presque tout celui qui se 
consomme en Europe provient de 
Plants naturalisés dans les diverses 
contrées du globe. Cependant ou doit 
avouer que l'espèce la plus recher- 
chée , la plus suave et la plus chère 
est encore celle que l'on tire des en- 
virons de Moka. 

On distingue dans le commerce 



F 



CAF 

plusieurs sortes on variétés de Caié, 
surtout d'après les pays où il est ré- 
colté. Les principales sont : i" le Cajé 
Moi a , que l'on tire de l'Arabie Heu- 
reuse. Son grain est petit, générale- 
ment arrondi, parce qu'une des deux 
graines renfermées ilans la cerise 
avorte. C'est la sorte la plus chère, 
la plus estimée ; elle réunit à la fois 
une saveur exquise et un arôme dé- 
licieux ; 2° le Café de Cayenne, en- 
core peu répandu dans le commerce 
ou il est fort estimé. C'est, à cequ'd 
paraît , une des meilleures ; 5" le Café 
Bourbon. On appelle ain.>^i celui qu on 
récolte dans les îles de France et de 
Mascareigne. Son grain est gros, jau- 
nâtre, et son arôme est fort développé; 
c'est surtout dans le quartier qu on 
appelle le Bois de INèûe que se récolte 
la meilleure qualité , qui ne le cède en 
rien au Café de Moka, et que l'on ap- 
récierait autant, s'il n'était reçu en 
rance de déprécier les richesses qui 
lui sont propres ; 4" le Café Martini- 
que , dont le grain est moyen et d'une 
teinte verdàtre, est surtout amer et 
astringent; en sorte que le mélange 
du Café Bourbon et du Café Marti- 
nique , torréfiés séparément et 4 des 
degrés difFérens, forme une boisson 
des plus délicieuses. 

Avant de parler de la culture du 
Caféier et de la récolle de ses fruits , 
ajoutons quelques mots sur ses usa- 
ges. Le hasard révéla , dit-on , les 
propriétés du Café. Les Arabes re- 
marquèrent que les Chèvi'es qui brou- 
taient ces fiuits étaient plus vives et 
plus entreprenantes. Le moUachCha- 
dely fut , suivant quelques-uns , le 
premier Arabe qui en fit usage , 
afin de se tenir éveillé pendant ses 

firières nocturnes. Ses derviches vou- 
urent imiter son exemple, et le leur 
entraîna bientôt ceux même qui n'a- 
vaient pas besoin de se tenir éveillés. 
L'infusion de Café , convenable- 
ment torréfié , est une liqueur ex- 
quise qui stimule tous les organes de 
l'économie animale. Elle a tous les 
avantages des liqueurs splritueuses , 
par la stimulation vive et instantanée 
qu'elle détermine; mais elle n'est ja- 



CAF 9 

mais suivie des mêmes accidens , 
c'est-à-dire des vertiges et de l'i- 
vresse. Prise chaude , elle fait naître 
dans l'estomac une sensation de bien- 
être , qui ne tarde pas à réagir sur 
tout l'organisme. Le système mus- 
culaire et surtout le cerveau en re- 
çoivent une influence particulière. 
De-là la force, l'agilité , dont se sent 

Eénétré celui qui a fait usage de cette 
oisson. Les facultés sensitives et in- 
tellectuelles sont plus vives , plus 
exal técs; l'imagination est plus riante, 
la pensée plus rapide , l'élocution 
plus facile ; en un mot tous les tr.'t- 
vaux de l'esprit sont plus prompts et 
plus parfaits. Aussi est-ce à juste 
titre que l'on a nommé le Café une 
boisson intellectuelle. 

Nous ne parlerons point ici de 
l'emploi du Café dans la thérapeuti- 
que. L'action tonique et stimulan- 
te qu'il possède , les changemens 
qu'il détermine dans l'économie ani- 
male , rendent assez bien raison de 
ses bons effets dans certains cas de 
fièvre ou d'autres maladies compli- 
quées d'un étal de faiblesse et de 
prostration. On l'a employé tantôt 
après l'avoir torréfié et en eu prépa- 
lant une infusion très-chargée, à la- 

3uelle on ajoute quelquefois le jus 
'un citron; tantôt à l'état de cru- 
dité. Le docteur Grindel en a fait 
usage dans ce dernier état et le con- 
sidère comme un médicament essen- 
tiellement tonique et fébrifuge , que 
l'on peut opposer avec avantage à 
lécorce du Pérou. Ce médecin l'ad- 
ministrait , soit en poudre à la dose 
d'un scrupule , répétée plusieurs fois 
dans la journée, soit en faisant bouil- 
lir une once de ces graines dans dix- 
huit onces d'eau, jusqu'à réduction 
des deux tiers. Mais dans tous les cas , 
on ne peut espérer retirer quelque fr ni t 
du Café administré comme médica- 
ment , que chez les individus qui 
n'en font point habituellement usage. 
Les graines du Caféier ont été ana- 
lysées par plusieurs chimistes. Cadet 
de Gassicourt a trouvé , dans ces 
graines non torréfiées , un principe 
aromatique particulier , une huile es- 



lo CAF 

sentielle concrète , du mucilage qui 
résulte probablement de l'action de 
l'eau chaude sur la fécule , une ma- 
tière extraclive colorante, de la Ré- 
sine , une très-petite quantité d'Al- 
bumine , et enfin un Acide que Cadet 
de Gassicourt et la plupart des chi- 
mistes modernes regardent comine de 
l'Acide gallique, tandis que le doc- 
teur Griudel le considère comme de 
l'Acide quinique, et Payssé comme 
un Acide particulier qu'il nomme 
Acide cafique. La Caféine , que Ro- 
biqueta retirée du Café, est un piin- 
cipe immédiat nouveau, cristallisable. 

Lorsqu'il n'a point été torréfié , le 
Café est dur, corné , d'une odeur et 
d'une saveur herbacées , qui n'ont 
rien d'agréable. C'est la torréfaction 
qui y développe l'aiome délicieux , 
qui donne à son infusion tant de 
suavité. L'action du feu y occasione 
des changemens très-notables dans 
sa nature chimique. Elle y développe 
le tannin et une huile empyreuma- 
tique aromatique à laquelle il doit son 
action éminemment stimulante. 

La culture du Caféier a dû être , 
pour nos colonies américaines, l'objet 
de soins et de recherches multipliées. 
Aussi ne manquons-nous point de 
documens à cet égard. Nous signale- 
rons ici en peu de mots les règles 
principales de cette culture , exposée 
avec beaucoup de détails dans les 
traités d'agriculture et en particulier 
de l'agriculture coloniale. 

Les lieux qui conviennent le mieux 
aux plantations de Caféiers sont en 
général les terrains substantiels des 
mornes qui sont médiocrement arro- 
sés par les eaux de la pluie. Elles 
réussissent très-bien sur le penchant 
des collines un peu ombragées , pour- 
vu qu'on ne les élève point à une 
trop grande hauteur,- autrement le 
froid , l'intempérie et surtout les va- 
riations trop subites de l'atmosphère 
nuiraient infailliblement à la végéta- 
tion du Caféier. On a remarqué que 
les limites moyennes de la chaleur la 
plus favorable à ce genre de planta- 
tions, variaient de dix à vingt-cinq de- 
grés du thermomètre de Iléauinur. 



CAF 

Avec une température plus élevée , la 
croissance du bois est trop rapide, 
les sujets ont une apparence magnifi- 
que , une vigueur très -grande , mais 
ils donnent peu.de fruits. Il en est de 
même dans les expositions dont la 
température descend souvent au-des- 
sous de dix degrés ; la végétation en 
est faible , languissante et la récolte 
peu productive. La circonstance la plus 
avantageuse pour former des planta- 
tions de Caféier est celle où l'on abat 
et défriche une portion de bois , dont 
le fond est substantiel et profond. Les 
terrains vierges sont singulièrement 
pi'opres à cette culture, et dédomma- 
gent amplement le colon des frais que 
nécessite une pareille entreprise. Le 
choix du terrain étant fait , et ce ter- 
rain convenablement préparé par des 
labours profonds, ondoitchoisu- pour 
semences les grains les plus forts , les 
mieux nourris et qui proviennent des 
espères ou variétés reconnues les 
meilleures et les plus productives. Ces 
graines germent communément un 
mois ou six semaines après avoir été 
confiées à la terre. Ce n'est guère 
qu'une année ou même quinze mois 
après, que les jeunes plans sont assez 
forts pour pouvoir être plantés avec 
avantage. Il faut alors pratiquer des 
trous carrés , espacés d'environ dix à 
douze pieds et disposés en quinconce. 
On enlève avec soin chaque pied 
des jeunes plans avec sa motte , et oa 
le place dans le trou que l'on a établi. 
Ce n'est guère que trois ou quatre 
années après avoir été plantés, queles 
Cafeiei's commencent à donner du 
fruit. A cette époque, on est dans 
l'habitude d'arrêter la croissance ver- 
ticale des Caféiers en retranchant leur 
tête. C'est ordinairement lorsque ces 
Arbrisseaux ont acquis une hauteur 
de cinq à six pieds, qu'on leur fait 
subir l'opération de l'étêtement. Ce 
procédé a pour usage de faciliter la 
récolte des fruits , en tenant les su- 
jets à une hauteur convenable, et 
d'augmenter le nombre des rameaux 
fructifères , en arrêtant l'accroisse- 
ment du bourgeon central , qui ab- 
sorbe une grande quantité de sève-. 



CAF 

Bory de Sainl-Yincent a donne , dans 
Son Voyage aux quatre îles des mers 
d'Afrique, des détails intéressans sur 
les cafcteries de l'île de Mascareigne. 
Nous y renverrons, pour qu'on puisse 

i'ugerdu degré d'utilité que peut avoir 
'introduction de l'Arbre à pain pour 
l'abritage , à la place des Mimeuscs 
qui d'ordinaire y sont employées. Le 
niêirie auteur a indiqué les raisons qui 
avaient , durant les premières années 
de ce siècle, fait descendre dans le com- 
merce le Café de nos colonies , à l'est 
du cap de Bonne-Espérance, au des- 
sous de sa réputation. 

Les Caféiers fleurissent ordinaire- 
ment deux fois l'année, au printemps 
et enautomiMi. Mais il n'y a en quel- 
que sorte aucune interruption entre 
ces deux époques, en sorte qu'en 
tout temps ces Arbrisseaux élégans 
sont ornés de fleurs odorantes et 
chargées de fruits. Ceux-ci, qu'on 
nomme Cerises, sont ordinairement 
mûrs environ quatre mois après la 
floraison. Ils doivent être recueillis 
avec soin à mesure de leur maturité, 
sans endommager ceux qui les avoi- 
sinent , et qui ne sont pas encoie par- 
venus à leur parfaite maturité. 

Il existe plusieurs procédés pour 
dépouiller les graines de Café de leur 
enveloppe charnue; car ce n'est jamais 
qu'api es leur avoir fait subir cette 
opération , qu'elles sont livrées au 
commerce. Tantôt on les expose par 
lits à l'action du soleil, en ayantsoin de 
les remuer assez fréquemment. Tantôt 
on les laisse macérer pendant un jour 
ou deux dans l'eau avant de les ex- 
poser aux rayons du soleil ; ce Café 
porte alors le nom de Café trempé. Il 
est d'une couleur grisâtre et peu esti- 
mé. Un troisième procédé consiste à 
écraser les cerises et à les faire trem- 
per pour en détacher la pulpe. Enfin 
la dernière méthode , qui est à la fois 
la meilleure, la plus usitée et celle qui 
donne la qualité la plus estimée , se 
pratique en faisant passer les cerises 
Iraîches à un moulin nommé grage , 
à enlever toute la pulpe , en sorte 
que les graines restent revêtues seu- 
lement de leur endocarpe que 



GAG 11 

l'on appelle vulgairement jt;o/c/ie/w/«. 
Cette sorte , la plus estimée , est con- 
nue dans le commerce sous le nom de 
Café gragé. (a. r.) 

CAFE LALE. bot. piian. Nom 
turc d'une vaiiélé de Tulipe. (b.) 

CAFETERIE. bot. piian. On 
appelle ainsi dans les colonies les 
plantations de Caféier, y. ce mot. (c.) 

^ CAFFERVISCH. rois. (Ruysch), 
C'est-à-dire Poisson Caffre. Deux es- 
pèces de Scares indéterminés des Mo- 
luques. (b.) 

CAFFIERetCAFIER. bot. piian. 
V. Caféier. (b.) 

CAFFRE. ois. Syn. du Ventou- 
rin, Falco viilturinus. L. Levail. Oi- 
seaux d'Afrique , pi. 6. /^'.Gypaète. 

(DR..Z.) 

* CAFURA ET CANFORA. bot. 
PHAN. Syn. italiens de Laurus Cam- 
p/iora,lj. f^.lj\vv.ii.^. (b.) 

CAFUVO. bot. PHAN. Syn. de 
Dioscorea bulbifera à Célcbes. (b.) 

CAGAO. OIS. Syn. du Calao des 
Philippines , Buceros hicornis , L. 
dans 1 Inde. f^. Calao. (dr..z.) 

CAGAREL , CAGARELLE et 
CA.KAREL. POIS. (Rondelet.) Vieux 
noms vulgaires de la Mendole à Mar- 
seille. On nomme également ce Pois- 
son Cackerel, JT. Spare. (b.) 

CAGARELLE. bot. PHAN. L'un 
des noms languedociens du Mercuriu' 
lis annua. V. Mercuriale. (b.) 

CAGARINHAS. bot. phan. Syn- 
portugaisde Scolyme. /^. ce mot. (b.) 

CAGAROL. mole. C'est , selon 
Bosc, l'un des noms vulgaires des 
Sabots qui sont nacrés en dedans, (b.) 

CAGE. OIS. Syn. de l'Oie hybride. 
Anasliy brida, Gmel. V. Canard. 

*CAGNAN. ois. Espèce du genre 
Turnix , Hemipodius nigricollis , 
Temm. P'. Turnix. (dr..z.) 

*CAGNOLU. POIS. (Belon.) Syn. 
àeM.av\ea\\. Sqiialus Zigœna, L. (b.) 

CAGNOT. zooL. Mot gascon qui 
signifie un jeune Chien , et donne sur 



1 2 CAIl 

les côtes inëi'idionales de la Frariceaux 
Squales Glauque et Milandre appelés 
aujsi petits Chiens-de-Mer. (b.) 

CAGNUELO ET CEGNUELINO. 
MAM. Diminutifs du nom italien que 
porte le Chien, et quidësignentdans 
cette langue le Bichon. (b.) 

CAGOSANGA. bot. phan. (Cho- 
niel.) Syn, portugais d'Ipëcacuanha 
au Brésil. (b.) 

GAGOUARÉ. MAM. r. Caaigo- 

VAKÉ. (B.) 

CAGUI. jfAM. Qui se prononce 
Çagui , nom donné par les Brasiliens à 
diverses espèces de Singes , et qui 
peut être la racine du mot Saki. (b.) 

CAHA. BOT. PHAN. Syn. de Curcu- 
ma à Ceylan. (b.) 

CAHADE, JIHADE et GIADE. 

BOT. PHAN. (Daléchamp.) Syn. arabes 
de Teucrium Poliiim, L. /^.German 
CRÉE. (b.) 

CAHOANEou CAHOUANE. 

REPT. CHEL. Vieux noms qui dési- 
gnaient des Tortues de mer, et parti- 
culièrement le Caret. (b.) 

*CAHODINÉES. bot. crypt. Pour 
peu qu'on ail touché des rochers long- 
temps niQuillës , les pierres polies qui 
forment le pavé ou le pourtour de 
certaines fontaines fermées, et la sur- 
face de divers corps solides inondés 
ou exposés à l'humidité, ^ a dû y 
reconnaître la présence d'une muco- 
sité particulière , qui ne se manifeste 
qu'au tact, dont la transparence empê- 
che d'apprécier la forme et la nature , 
et dans laquelle le microscope n'aide à 
distinguer aucune organisation. Elle 
ressemble à une couche d'Albumine 
étendue avec le pinceau. Cetenduit est 
ce qui rend souvent si glissantes les da- 
les sur lesquelles coulent les conduits 
d'ea u , et les pierres plates qu'on trouve 
quelquefois dans les rivières. Cette sub- 
stance s'exfolie en séchant, et devient, 
à la lin , visible par la manière dont 
elle se colore, soit eu vert, soit par une 
teinte de rouille souvent très-foncée. 
On' dirait une création provisoire qui 
se forme comme pour attendre une 
organisation , et qui en reçoit de dif- 



CAH 

férenies selon la nature descorpuscules 
qui la pénètrent ou qui s'y dévelop- 
pent. On dirait encore l'originededeux 
existences bien distinctes , l'une cer- 
tainement animale , l'autre purement 
végétale. C'est de cette sorte de créa- 
tion rudiraentaire dont nous forme- 
rons le genre Chaos, f^. ce mot, genre 
duquel nous n'oserions assigner la 
place dans la nature, mais que nous 
signalerons à l'attention des natura- 
listes. Il deviendra le type de la fa- 
mille naturelle dont nous propose- 
rons l'établissement sous le nom de 
Chaodinées. 

Les genres que nous établirons 
dans celte tainille , passant du simple 
au composé , s'éloigneront considé- 
rablement les uns des autres à me- 
sure que leur organisation se compli- 
quera , et plusieurs d'entre eux, 
comparés immédiatement ensemble 
pourraient paraître au premier coup- 
d'œil forcément ou arbitrairement 
rappiochés. Mais, si l'on compare 
ces genres dans l'ordre de filiation 
oii nous les avons subordonnés les 
uns aux autres, on verra bientôt que, 
du plus simple au plus composé , on 
ne saurait trouver une coupure brus- 
que , et que du Batrachosperme, si 
avancé dans l'échelle végétale , mais 
dont toutes les parties sont renfer- 
mées dans une mucosité inorga- 
nisée , jusqu'au genre Chaos , il 
existe des nuances qui permettent à 
peine d'établir les limites de grou- 
pes tranchés. C'est donc cette muco- 
sité comme albumineuse , qui forme 
le caractère de la famille dont il est 
question. C'est dans l'épaisseur de 
celte mucosité que nous allons trou- 
ver les premiers corpuscules organi- 
ques , et ces corpuscules , d'abord iso-, 
lés, simples et spnériques, se groupant, 
s'agglomérant ou s'enchaînantles uns 
aux autres, pioduiront bientôt, sous 
nos yeux, seize genres assez naturels, 
tous reconnaissables au tact, de telle 
sorte que nul autre signe n'est néces- 
saire pour distinguer une Cliaodiuée 
de tout autre Végétal. Cette mucosité 
est très-analogue à celle dont se levê- 
tent les- Spongodium , diverses Fu- 



CAH 

içdcées, des Alcyons, oii des Gorgo- 
niëes ; nous répétons qu'elle mérite 
la plus séiieubC attention des natu- 
ralislfs. 

Nous diviserons notre nouvelle fa- 
mille en trois ordres : 

I Les CHAODINÉES PROPREMENT 

DITES, les plus simples de toutes les 
existences végétales ; consistant en 
une couche muqueuse que ne limite 
ou ne contient aucune membrane , et 
que remplissent sans ordre, en nom- 
bre plus ou moins considérable , des 
corpuscules de formes diverses. 

Les genres appartenant à cette di- 
vision sont : 

I. Chaos , Chaos, N. Corpuscules 
internes disséminés, sphériques , en- 
tièrement isolés ou solitaires, épars 
dans un mucus amorphe étendu. 

II.HÉTÉROCARP£Li.E,/re/e/oca/iDe/- 
/a,]N .Corpuscules internes, indifférem- 
ment simples, composés ouaggrégés, 
et formant dans 1 intérieur du mu- 
cus amorphe qu'ils colorent des 
groupes de figures diverses. 

III. Helierei-le , Helierella. 
Corpuscules internes cunéiformes , 
composés, se groupant dans l'épais- 
.seur du mucus par leur côté aminci, 
etfigurant comme des faisceaux diver- 
gens. Ce genre établit un passage aux 
Bacillariées par les Navicules et les 
Styllaires. 

Le genre Potarcus de Rafinesque 
pouvait bien appartenir à cette sec- 
tion des Cliaodiuées. /^. Potarcus. 

Les Chaodinées proprement dites 
offrent une grande singularité. Quel- 
quefois le mucus qui sert de base , ou 
comme de matrice , aux corpuscules 
intérieurs , lorsqu'il trouve dans des 
eaux abondantes les conditions les 
plus favorables à son développement , 
s'allonge , s'épaissit , et finit par for- 
mer des masses de quelques pouces 
d'étendue qui ne tardent pas à flotter 
ou bien à s 'accrocher aux Plantes aqua- 
tiques. D'abord ces masses ressemblent 
à du frai de Poissons , et se ternissant , 
elles ne tardent pas à se colorer en vert 
à mesure que des corpuscules végétaux 
intérieurs s'y forment. Mais souvent 
elles prennent une couleur laiteuse 



C.Ui j5 

ou ferrugineuse , et , si on les examine 
dans Qet état au microscope, on en 
trouve la totalité pénétrée de Navicu- 
les , de Lunulines , et même les Styl- 
laiies qui s'y pressent quelquefois au 
point de ne pouvoir plus s'y balancer. 
Alors ces Animalcules deviennent 
inertes. S'y développent-ils? y ac- 
courent-ils? y empechcnt-ils le dé- 
veloppement des corpuscules verts? 
Le mucus qu'ils remplissent est-il 
pour eux comme cette substance 
albumineuse dans laquelle sont con- 
tenus les œufs de tant d'Animaux 
aquatiques ? Nous ne pouvons en- 
core résoudre ces questions. — A 
la surface des rochers humides où le 
mucus constitutif des Chaodinées 
apparaît à l'aide de quelque suin- 
tement, la même chose anive en plus 
petit , et si l'on voit ce mucus prendre 
une couleur de rouille souvent très- 
foncée , en l'examinant même à l'aide 
d'une lentille de deux lignes, on le 
verra pénétré de Navicules rousses 
qui finissent par le rendre épais , 
opaque, et si tenace que, pour peu 
qu'il survienne un dessèchement, il 
s'écaille , et tombe par plaques sou- 
vent de plusieurs pouces d'étendue , 
et d'une ligne d'épaisseur. Nous 
avons observé ce phénomène en plu- 
sieurs endroits, particulièrement sur 
les parois des Cryptes de Maestricht 
et de Kannes , et l'on peut voir , dans 
la description que nous avons donnée 
de ces lieux ( Voyage soutei-rain, p. 
270 et suivantes, et Ann. gén. des 
Sciences phys. . T. i , p. 270), quel- 
ques détails à ce sujet. 

C'estce mucus constitutif des Chao- 
dinées considérablement développé , 
flottant eu masses , qu'arrêtaient des 
Plantes aquatiques , et pénétrées de 
Lunulines oit de Styllaires que Lyng- 
bye a pris pour une Plante distincte , 
confondant ainsi sous le nom à'Ec/ii- 
Jiella olivacea (tab. 70) une substance 
végétale , et de véritables Animaux 
qui s'y étaient nichés. Ce savant algo- 
logue danois est tombé dans l'erreur 
où serait l'homme qui prendrait pour 
un être unique le bois d'un vaisseau 
rempli des tarets qui l'eussent percé , 



i4 CAH 

et pour une espèce déroche distincte, 
la pierre remplie de Pholades. 

La presque totalité des Chaodinées 
replongées dans l'eau , même après 
une longue dessiccation dans l'Her- 
bier, s'en pénètre, se ramollit, 
se gonfle, et paraît renaître à la 
vie. Ij3l vie n'y recommence ce- 
pendant pas , ce n'est qu'une appa- 
rence. Mais ces échantillons que l'hu- 
midité semble ranimer , se conser- 
vent sans se dégrader un temps assez 
considérable dans le liquide oii on les 
a plongés. Nous avons ainsi laissé dans 
plusieurs vases desNostocs, desBatra- 
cliospermes ou des Cluzelles, et ces 
Plantes ne se sont désorganisées qu'à la 
longue. Dans rétatnaturel,lades'sicca- 
tion ne les eût cependant pas tuées , et 
c'est à cette faculté de suspension dans 
la vie , qui ne se conserve qu'à moitié 
dans la dessiccation artificielle , qu'on 
doit attribuer l'apparition presque su- 
bite des Nostocs dans nos allées de 
jardins ou sur certaines pelouses , et 
celle des Draparnaldes dans plu- 
sieurs cours deau qui n'étant pas 
•permanens , se dessèchent ou arro- 
sent tour à tour les campagnes selon 
les saisons. 

ff TREMELLAiRES.Icile mucus, s'ar- 
rondissant en masses globuleuses, ou 
s'allongeant en expansions plus ou 
moins divisées, semble se niodifier dans 
une forme plusarrètce. Des corpuscules 
toujours semblables les uns aux autres 
en pénètrent l'étendue , s'y disposent 
en lilamens, et lors même qu'ils sont 
épars, ils semblent déjà tendre vers 
un ordre sériai, pour arriver, par leur 
emboutement, à la composition de l'a- 
nieaux qui sont très-distincts dans les 
derniers genres de la section des Tre- 
mellaires. 

IV. Palmelle , Palmella, N. Pal- 
mellœ Spec, Lyngb. Mucus en masses 
arrondies, non sinueuses, pénétrées 
et colorées par des globules homogè- 
nes absolument isolés , ou tendant à 
s'organiser de manière à former des 
glomerules oLi ces globules sont dis- 
posés de quatre en quatre , ou comme 
de petites courbes. (Passageaux Ulves.) 

y. Cluzei.le, CUizellay IN. Pal- 



CAH 

mellœ spec, Lyngb. Mucus en expan- 
sions plus ou moins divisées et ra- 
meuses , pénétrées de globules qui 
paraissent eux-mêmes des aggloméra- 
tions , et qui semblent chercher à se 
coordonner dans une disposition sé- 
riale. ( Passage aux Arthrodiées et aux 
genres plus composés de la famille des 
Ghaodinées. ) 

VI. NosToc, Nosloc , Vaucher, 
Tremellœ spec. , L. Mucus en masses 
globuleuses ou sinueuses dans les- 
quelles les corpuscules se sont déjà 
disposés en séries comme filamenteu- 
ses et articulées. ( Passage aux Lichens 
par les Collema qui ne sont que des 
Nostocs portant des scutelles.) 

VII- CHiETOPiioRE , Chœtophoiu , 
Agardh. Mucus en globules dans les- 
quels se distinguent des filamens di- 
vergens , rameux, où la matière co- 
lorante est disposée intérieurement en 
globules dont la disposition rappelle 
celle d'un collier de perles. (Passage 
aux Coafervées. ) 

VIII. LiNCKiA , L'uickla , Lyngbye. 
Mucus en globules dans lesquels se dé- 
veloppentdes filamens simples, diver- 
gens, ciliaires, dans l'intérieur des- 
quels une matière colorante ne forme 
point des globules , mais comme des 
taches carrées ou confuses. 

IX. Gaillardotelle , Gaillardo- 
tella , N. Linckiœ spec. Lyngb. Mu- 
cus eu globules dans lesquels se 
développent des filamens simples , 
divergens , munis d'une sorte de bulbe 
ou appendice globuleux à sa base. 

X. Glavatelle , Clavatella , N. 
Mucus en globules dans lesquels se 
développent des filamens divergens , 
dichotomes, visiblement articulés par 
sections transverses , et dont l'extré- 
mité se renfle en massue par l'effet du 
développement des gemmes. (Passage 
aux Gonfervées par les Lyngbyelles 
et les Sphacelaires. ) 

XI. Mesoglcje , Mesogloja, Agardh. 
Mucusen masses allongées , rameuses, 
du centre à la circonférence desquelles, 
quand ce n'est pas daus leur lon- 
gueur, se développent des filamens 
articulés par sections transverses, sub- 
dichotomes ou rameux à leur extré- 



CAH 

mile, qui produisentdes gemmes ana- 
logues à celles du genre Ceramium. 
( Passage aux Ceramiaires. ) 

fff DiPiiYsrs. Dans cette section, 
le mucus qui forme d'abord des mas- 
ses globuleuses ou étendues , abso- 
lument semblables à celles oli il per- 
sévère dans les genres précédens, s'al- 
longe bientôt pour ne constituer qu'un 
enduit sur les rameaux qui se déve- 
loppant, en divergeant dans son in- 
térieur, acquièrent une physionomie 
confervoïde très-déliée. On dir?itqu'il 
y a ici complication de Plantes ou 
deux existences; celle des filamens 

f)rincipaux , et celle des ramules dont 
es prolongemens ciliformes semblent 
sécréter le mucus ; ramules d'une 
forme très-dillérentedes filamens prin- 
cipaux ou rachis qu'ils revêtent. On 
est ici déjà bien éloigné du genre 
Chaos, dont nous sommes partis eu 
passant par des degrés de complica- 
tions insensibles. 

XII. Batraciiosperme , Batiachos- 
perma , N. Rachis filamenteux investis 
de lauiules cilifcres , transparentes , 
muqueuses ; ces ramules sont articu- 
lées par étranglement ; des entre- 
nœuds sphériques ou ovoïdes leur 
donnent absolument l'aspect des sé- 
ries filamenteuses de globules qu'on 
voit dans l'intérieur dos Nostocs. On 
doit observer que ce n'est pas la dis- 
position par verlicilles , ou en duvet 
continu , qui caractérise les Batra- 
chospennes ; mais la forme ovoïde 
des articles par étranglement , et non 
par sections transversales de leurs la- 
mules. La fructification des Batra- 
chospermes, que nous avons eu le 
bonheur de saisir et de pouvoir 
bien observer, se compose de glo- 
niérules formés par beaucoup de 
corpuscules obronds et pressés , assez 
semblables à ceux qu'on découvre 
dans notre genre Botrytelle. 

Xril . Draparnaldie , Vraparnal- 
dia, N. Rachis filamenteux très-dis- 
tinctement articulés par sections trans- 
verses ; rameux , produisant des hou- 
pes ou des faisceaux de ramules cili- 
lères muqueuses , articulées , comme 
les filamensj par sections transverses. 



CAH i5 

XIV.Cladostepiie, Cladostephus. 
Agardh. Ilacfiis filamenteux articulés 
par sections transverscs autour des- 
quelles se réunissent, en verticilles, 
des ramules simples ou divisées, égale- 
ment articulées par sections qui don- 
nent aux entre-nœuds une forme plus 
ou moins approchant du carré. 

XV. ÏHORÉE , T/iorea,lS. Rachis fi- 
lamenteux, obscurément articulés, 
revêtus de ramules simples qui en cou- 
vrent toutes les parties, et sont arti- 
culées par sections transverses comme 
dans le genre précédent. 

Xyi. Lemane , Lemanea, N. Ra- 
chis filamenteux articulés par sections 
transverses, que ne paraissent pas sé- 
parer de dissépimens , et ren fiés vers 
les articulations; intérieurement rem- 
pli de séries filamenteuses compo- 
sées de globules, et qu'on pourrait 
comparer à celles d'un Nostoc em- 
prisonné dans une enveloppe cornée. 
On dirait des Batrachospermes re- 
tournées. (Passage aux Fucacécs , fa- 
mille à laquelle appartiendra peut-être 
ce genre quand sa fructification sera 
connue.) (b.) 

* CxAHOS. Chaos, bot. crypt. 
{Chaodinées.) Type de la famille des 
Chaodinées. T^.cc mot. Genre le plus 
siuiple et le plus obscur de la bota- 
nique, composé d'espèces amorphes, 
à peine organisées, répandues comme 
un enduit à la surface des corps 
pénétrés dhumidité, et que leur mu- 
cosité rend plus sensibles au tact qu'à 
la vue. Des Animalcules de la famille 
des Bacillariées y lemplacent quel- 
quefois ces corpuscules sphériques 
sans mouvement et verts , que nous 
regardons comme la molécule orga- 
nique de l'existence végétale. Nous 
connaissons une douzaine d'espèces 
de ce genre, qui ne sont peut-être 
que de simples modifications d'une 
existence d'essai. La plus commune 
est celle qui colore en vert, souvent de 
la plus belle teinte, les pierres des vil- 
les, d'oii sont sorties des transsudations 
humides , transsudations oii les cor- 
puscules colorans du genre Chaos se 
sont développés en plus ou moins 
grande quantité, selon leur épaisseur, 



36 CAH 

leur étendue et leur permanence. On 
la retrouve sur la terre, dans l'eau, et 
probablement c'est encore elle qui , 
en couches épaissies, venant à se des- 
sécher et demeurant pulvérulente , 
a été décrite sous le nom de Byssus bo- 
tryoides et de Lepra botryoides par 
les botanistes. Ces globules sphéri- 
ques et verts , dont l'espèce qui nous 
occupe est un amas , varient en dia- 
mètre , et les plus gros paraissent 
avec une lentille de demi-ligne de 
foyer du volume de l'un des globu- 
les du sang. Nous appellerons cette es- 
pèce Chaos primoidialis. — Nous cite- 
rons encore le Chaos bituminosa , N. , 
dont la couleur brunâtre ou noire , et 
la consistance visqueuse rappellent l'i- 
dée de l'Asphalte sortant dfes rocheis. 
Cette espèce croît sur les parois des 
entrées de grottes ou de carrières 
creusées dans la pierre calcaire ; c'est 
celle que nous avOns trouvée si abon- 
damment à Kanne. Ses globules, plus 
petits que ceux de l'espèce précéden- 
te , sont d'un brun verdâtre. — Le 
Chaos sanguinaiius abonde dans les 
grandes villes , au bas des murs hu- 
mides ) parmi les tapis d' Oscillaria 
urbica , N., ou sur la terre et les pavés 
pénétrés d'humidité. On dirait sou- 
vent des taches de sang répandues 
sur le sol et à demi- caillées. Les 
globules, dans cette espèce, sont plus 
petits que ceux du sang , de la même 
couleur, mais dépourvus de globule 
intérieur. Les Palme/la adnata, alpi- 
cola et hyallna de Lyngbye rentrent 
dans ce genre, et peut-être tous les 
Lepra. (b.) 

CAHOUARou KEWER. bot. 
PHAN. Espèce peu connue et indéter- 
minée de Savonnier, qui croît au Sé- 
négal. (B.) 

CAHUA ET CAHUE. bot. phan. 
Vieux noms du Café dans le Levant. 

(B.) 

CAHUHAU. POIS. Nom donné par 
les pêcheurs de côtes du département 
de la Seine -Inférieure aux individus 
mâles du Cliipea fallax . V. CiiUPE.(E.) 

GAHUITAHU. ois. (Lacondami- 



CAl 

ne.) Syn. du Kamichi , Pfl/a/rtcrfe« 
cornuta,\j., dans l'Amérique ^méri- 
dionale. ^. Kamichi. (UK..Z.) 

CAL MAM. Qu'on prononce Sat. 
R^acine américaine du nom qu'on a 
donné à un Sapajou. V. ce mot. 

(A. D..NS.) 

CAIAMAl. bot. phan. (Oviédo.) 
Syn. de Caryotaurens. L. V. Caryo- 
ta. (b.) 

CAIATA ET CAIA-TIA bot. phan. 
Même chose que Caa-cica. V. ce 
mot. (b.) 

* CAIBAT-SIAMBU. bot. phan. 
(Rhéede. Malab. T. iv. t. 16. ) Espèce 
d'Eugenia. (b.) 

CAICA. OIS. Syn. de Perruche à 
tète noire , Fsittacus pileatus , L. 
BufF. pi enl. 744. , Levaill. , Hist. des 
Perr. ,pl. i33. /^.Perroquet. (dr..z.) 

CAIDA. Pour Kaida. bot. phan. 
F". Kaida. 

CAIDBEJA. bot phan. (Forskahl.) 
Syn. de Forskahlea. V. ce mot. (b.) 

CAIEU. bot. phan. V. Oignon. 

CATGUA. bot. phan. ( Feuillée , 
Pérou, part, i , pi. 4i. ) Syn. de Mo- 

mordicapedata. /^.Momordique. (b.) 

CAIHUA. bot. phan. Nom de pays 
ànDianthera nodifiora {Flov. Péruv.) 

(B.) 

CAILLE. Cotumix. ois. Espèce 
fort connue du genre Perdrix, dont le 
nom a été étendu à l'une des sections 
de ce genre. F'. Perdrix. (b.) 

* CAILLE AQUATIQUE ou 
d'EAU. ois. F'. AcoLiN. 

CAILLE DU BEN GALE. OIS. 
Syn. de la Brève de Ceylan, Coivus 
brachyurus ,\j. /^. Brève. (db..z.) 

CAILLEBOT. bot. phan. L'un des 
noms vulgaires de l'Obier, yiburnum 
Opulus, L. f^. Viorne. (b.) 

CAILLELAIT. bot. phan. Nom 
vulgaire qui répond au Gallum des 
botanistes. /^. Gaillet. (b.) 

GAILLETEAU et CAILLETON. 

ois La jeune Caille. (b.) 



CAI 

CAILLETOT. rois. Nom vulgaire 
du jeune Turbot en Normandie. T'. 

PX-EUnONECT£, (b) 

CAILLETTE, mam. V. Estomac. 

CAILLETTE, ois. Syn. vulgaire 
de 1 Oiseau de tempête, Procellaria 
]>elagica,h. y.Vi.tn^i.. (dr..z.) 

CAILLEU-TASSART ou SAVAL- 
LE. rois. Syn. de Clupea Trissa, L. 
Espèce du genre Clupanodon de La- 
cépcde. (B j 

CAILLI. BOT. PHAN. L'un des 
noms vulgaires du Cresson, Sysim- 
bnum Nasturtium, L. dans quelques 
cantons de Normandie. (b.) 

CAILLOT. zooL. Partie du sang 
composée de la fibrine et de la ma- 
tière colorante qui se forme par la 
coagulation. Bory de Saint- Vincent y 
trouve , par des observations micros- 
copiques très- délicates , une sorte 
d'organisation analogue à celle de 
certaines membranes. (a.d..ns.) 
CAILLOU. GÉOL. Silex commun , 
translucide , à pâte grossière , dont la " 
cassure terne et quelquefois terreuse 
n'est jamais cireuse , qui ne peut 
prendre un poli brillant , et n'est par 
conséquent pas employé comme bi- 
joux ou oiTiemens. /^. Sii,ex. 

Bien que les minéralogistes appli- 
quent spécialement le nom de Caillou 
aux pierres siliceuses, on comprend 
cependant assez ordinairement sous 
la dénomination de Cailloux mit lés 
les fragmens arrondis et usés par le 
frottement, de toute espèce de Pierre 
dure qui se rencontrent libres ou a- 
grégés dans les terrains meubles et de 
transports anciens, comme dans le lit 
des cours d'eau actuels et sur les bords 
de la mer. Ainsi il y a pour les géo- 
logues des Cailloux roulés de Granit 
de Quartz , de Calcaire, etc. Les 
Cailloux roulés , réunis par un Ci- 
ment, forment les Poudingues. F", ce 
mot. Afin de donner une acception 
plus rigoureuse aux noms, nous ré- 
sei-verons celui de Caillou pour les 
Silex , et nous appellerons Galets , 
d une manière générale, les fragmens 
roulés de toute espèce de Pierre et 



TOME III. 



CAI ,7 

c'est à ce mot que nous renvoyons 
leur bislo.rc géologique. K. aussi 
IDEOLOGIE, lERRAiNs, et Roches. 

Ce mot de Caillou désigne vulgai- 
rement , avec quelque épuhète, des 
tragmens de substances diverses • 
ainsi l'on nomme : ' 

Caii,lou i'ERRUGîNEUx,£'«ert>l7ese/ 
des Allemands, le Quartz rubigineux 
de Haiiy. ° 

Caillou de Rennes, une sorte de 
Pierre jaspoïde qui se trouve en frag- 
mens isolés dans quelques rivières c?e 
la Bretagne , particulièrement aux 
environs de Rennes; elle a été rangée 
dans la classe des Poudingues , quoi- 
que les noyaux, aiTondis et réunis 
par une pâte de même nature qui les 
compose, ne paraissent pas avoir été 
roulés. V. Poudingue. 

Caillou d'Angleterre , une es- 
pèce de Poudingue. P^. ce mot. 

Caillou d'Alençon ou Diam\ns 
d Alençon , des masses de Cristaux 
de Quartz qui remplissent des cavités 
dans le Granit des environs de la 
ville de ce nom. 

Cailloux DE Bristol et du Rhin 
des fragmens de Quartz roulés. ' 

Cailloux d'Egypte , des fragmens 
arrondis ou plutôt orbiculaires d'une 
espèce de Jaspe qui se rencontrenten 
Egypte au milieu des sables j ces 
Cailloux sont formés de couches con- 
centriques de couleurs brune et jau- 
ne brillantes, qui figurent, lorsqu'on 
les casse, des zones rubanécs d'un bel 
effet. Selon Cordier, les Cailloux d'E- 
gypte auraient fait partie d'une brè- 
che qui, en se décomposant,les a lais- 
sés libres. 

Cailloux francs , nom donné par 
les ouvriers dans les départemcns de 
l'Yonne et du Cher à celles des cou- 
ches de Silex pyromaque qui peuvent 
être employées à la fabrication des 
Pierres à fusil. (c. p.) 

* caïman, rept. opii. Nom donné 
aux Crocodiles par les Nègres de Gui- 
née et par les voyageurs, dans fous 
les lieux oii ils ont rencontré de ces 
Animaux , de quelque espèce qu'ils 
fussent. Le Caïman des colons de 



-.8 CM 

Saint-Domingue n'est pas , comme on 
]e sent bien , celui des habitans de 
l'Afrique ou de l'Inde. Cuvier a res- 
treint le nom de Caïmans aux Croco- 
diles dfe son sous-genre Alligator. V. 
Crocodile. (b.) 

ÇAIMIRI etCAYMIRI. MAM. 
Même chose que Saïmiri. V. ce mot. 

(A. D..KS.) 

* CAIMITE. BOT. PHAN. Fruit du 
Chrysophyllum Caïnito, L. V- Chry- 
SOPHYLI.E. (B.) 

CAIMITIER. BOT. PHAN. Nom vul- 
gaire donné par les Créoles à l'Arbre 
nommé par les botanistes Chryso- 
phyllum. V. Chrysophyxle. (b.) 

CAI-NGAT. EOT. PHAN. Nom co- 
chin chinois du genre formé par Lou- 
reiro sous le nom d'Hexanthus. V. 
ce mot, (^O 

CAlNITO. BOT. PHAN. Par corrup- 
tion de Caimite. Nom devenu spéci- 
fique d'une espèce de Chrysophylle. 
T^. cemot. Adanson écrit Kainito. (b.) 
CAINO , TURCHESA et TUR- 
CHINA. MIN. Noms italiens de la 
Turquoise. \}s\:c.) 

CAIOT. OIS. Espèce du genre Hé- 
ron , division des Crabiers , Ardea 
Squaiotta , Lath. J^. Héron. (dr..z.) 
CAIOUS. BOT. PHAN. L'un des 
noms vulgaires de la Noix d'Acajou , 
qui est la graine du Cassuvium pomi- 
/e/ttm , Lamk. ^. Acajou. (b.) 

CAIPA-SCHORA. bot. phan 
(Rhéede, Hoit.Mal. tom. 8, pi. 5.) 
Variété pi^riforme de Cucurbitacée 
de la côte de Malabar dont on mange 
le fruit. (B.) 

* CAIPHA. ois. C'est-à-dire Poule 
du ciel , dans le langage des Siamois. 
Gallinacéepeu connue, de la grosseur 
du Dindon; émaillée de diverses cou- 
leurs avec la queue disposée comme 
celle du Coq. (" / 

CAIPON. BOT. PHAN. ^. Bois DE 
Caïpon. 

*GAI-QUONG ou CAY-QUONG. 
i!OT. PHAN. Syn. cochincbinois d'//- 
ralia chinensis, selon Louveiro. (?..) 



CAJ 

CAIRA ou C AIR AN. bot. phan. 
&yn. à'ixota parviflora à la côte de 
Q)romandel. \^) 

CAIRE. BOT. PHAN. Écorce filan- 
dreuse du Cocos , dont on fabrique 
dans llndedes cordages et des étoffes 
grossières. T^. Cocotier. (b-) 

CAIRIN ET CHAUM. bot. phan. 
Nom de l'Ail sur la côte de Barbarie. 

(B.) 

CAIROLI ou KAIROLI. bot. 
PHAN. Même chose que Gacuvalli. V- 
ce mot. \^-' 

CAIRTEAL. BOT. phan. Syn. de 
Mentha aivensis au pays de Galles. 
V. Menthe. (b-) 

* CAISSOTI. POIS. (Risso.) Espèce 
nouvelle de Spare de la mer de Nice, 
r-^ppartenant au sous-genre Pagre, (b.) 

CAITAIA. MAM. Qu'on prononce 
Saitaia. (Marcgraf.) Syn. de Saimiri 
et non d'Ouistiti. (a.d.. ns.) 

CAITON ET ZAITON. bot. phan. 
(Daléchamp.)Noms arabes de l'Oli- 
vier d'oii viennent évidemment les 
mots' Aceytune, espagnol , elJzeilona , 
portugais, qui signifient l'un et l'au- 
tre Olive. (b) 

CAITU. bot. phan. r. Marotti. 

CAJ AN. Cajanus. bot. phan. Une 
Plante légumineuse, voisine des^ Do- 
lic et du Haricot, et dont la graine 
sert à la nourriture de l'Homme et 
des Animaux , est cultivée sous le 
nom de Cajan , dans les Indes-Onen- 
tales ; en Afrique, sous celui à'Jmbre- 
i-ade , et dans nos colonies d'Améri- 
que , sous celui de Pois d'Angole. 
Réunie à tort aux Cytises par Linné , 
elle est devenue , pour les botanistes 
plus récens , le type d'un genre nou- 
veau , auquel ils ont conservé le pre- 
mier de ces noms , et qu'ils ont carac- 
térisé de la manière suivante : calice 
campanule , à cinq divisions inégales , 
l'inférieure plus longue que les au- 
tres ; étendard grand, présentant sur 
les côtés de sa base deux petites cal- 
losités ; carène dressée ; étamines dia- 
delphes ; gousse allongée, présentant 
une suite de renflemens qui répon- 



CAJ 
tient aux graines scparées par des 
cloisons transversales membraneuses; 
deux feuilles sëmiuales opposées , dif- 
férentes des vrais cotylédons , qui 
sont épaiset restent enfouis. Les feuil- 
les sont tcrnées, les fleurs disposées en 
grappes axillaires et munies de brac- 
tées. Au Cj/is us Cajan , L. , qui a été 
considéré quelque temps comme la 
seule espèce de ce genre , Jacquin en 
a ajouté une dont les caractères lui 
paraissent assez tranchés pour former 
plus qu'une Variétë , et il l'a figurée 
tab. 1 i9 du Jardin de Vienne sous le 
nom de Cytisus pseudo-Cajan. Enfin 
Du Petit-Thouars pense qu'on doit y 
rapporter une espèce du genre Duli- 
c/ios , le D. Scarabœoides , L. , dont 
le nom est dû à la forme de la graine 
petite et noire qui rappelle celle d'un 
Scarabée. (a. d.j.) 

* CAJAROD ET CARNAROU , ou 
LIANE A MALINGRES. BOT. PHAN. 
(Vaillant, in Herb.) Syn. de Convol- 
vulusumhellatus. r^. Cahiarou. (h.) 

CAJATIA. BOT. PHAN. (Pison.) 
Plante brasilienne , prise à tort par 
Brown , dans son Histoire de la Ja- 
maïque, pour le Caa-Gica {V. ce mot) 
dcRumph, espèce d'Euphorbe man- 
geable qui croît dans l'Inde. (b.) 

CAJENNEAM. et GAJONI. bot. 
PHAN. (Rhéede. Hort. Mal. t. lo. 
pi. 6i.) Syn. A'Eclipta prostrata à la 
côte de Malabar. (b.) 

CAJEPUT. BOT. PHAN. Huile très- 
volatile , dune couleur verdâtre, et 
d'une odeur pénétrante, qui tient du 
Camphre et de la Térébenthine. On 
l'obtient par distillation des feuilles du 
MelaleucaLeucadenclruni, et non par 
incision de son bois, comme on l'avait 
d'abord pensé. Outre les propriétés 
médicinales qu'on lui attribue, et qui 
sont amplementdétaillées dans la Ma- 
tière médicale de Murray, elle en a 
une très-précieuse aux yeux des na- 
turalistes. Nulle substance ne garan- 
tit mieux les Insectes conservés dans 
les collections, de la deslruclion et des 
attaques des larves deDermestes, Quel- 
ques gouttes d huile deCijeput, pla- 



CAJ 19 

cécs dans des boîtes oii étaient des 
Papillons , ont sufli pour préserver 
ceux-ci de toute atteinte durant plu- 
sieurs années. (b.) 

• CAJOE-TOCA ET TOLA. bOt. 
PHAN. Plante de l'Inde, imparfaite- 
nientobservée,quidoitêtreunCissus, 
si elle n'est pas un Aquilicia, et qui 
est peut-être la même que le Caju- 
Tola. V. ce mot. (b.) 

CAJONI. BOT. PHAN. r. CaJEN- 
NEAM. 

CAJOPOLIN. MAM. Même chose 
que CayopoUin. F", ce mot. (B.) 

CAJOU ET CAJOUS. BOT. PHAN. 

Chez les Portugais, même chose que 
Caious. f^. ce raotetC\JU. (b.) 

CAJU, CAZOU ET CAZE. bot. 
PHAN. Ces noms , dit Du Petit- 
Thouars, signifient dans la langue 
malaise également les Arbres en gé- 
néral et le bois qu'on en retiie ; ils 
se retrouventdansla langue de Mada- 
gascar, oii, par l'habitude qu'on a de 
changer les intonations gutturales en 
aspirations, on prononce plus sou- 
vent Hazou et Haze. On dit aussi 
quelquefois Cacazou. Ces mois, avec 
une épithète, seiA^eut à désigner un 
grand nombre d'Arbres du pays de 
la même manière que nous nous ser- 
vons dans l'usage commun des mots 
Arbres et Bois. Les Noirs, transportés 
dans nos colonies, y ont porté avec 
eux ces mots qui forment la racine de 
plusieurs noms vulgaires des Végétaux 
qu'on y trouve. Ainsi l'on appelle: 

Caju-Adjaran , à Java , le Bigno- 
niaspathacea. V. Caju-Cuda. 

Caju-Ager, chez les Malais l'^i/a- 
lia chinensis. 

Caju-Api-Api, dans l'Inde, l'es- 
pèce d'y^t^zce««m désignée à Madagas- 
car sous le nom d'Afe, et dont le Bois 
brvile si lentement qu'on s'en sert 
pour conserver et transporter du feu. 

Caju-Arang-Utan. Même chose 
que Caju-Itam. V. ce mot. 

Caju-Areng (Rumph. Àmb. t. 3 

51.. 1-3.) Diverses espèces de Bois 
'Ebène qui appartiennent au genre 
Diospjros. r. Plaqueminier. 



2(» CAJ 

CAJU-BAnjEDAN , OU AreIIE DES 

Râpes , Aibov radulifem (Rumph. 
Amb. t. 3. pi. 129.) Un Arbre impar- 
faitement connu, ayant des feuilles 
pinnées avec impaire , et le fruit à 
cinq loges dont la surface est telle- 
ment hérissée qu'on s'en sert pour 
râper les racines tendres et nourri- 
cières. Son bois nourrit la larve man- 
geable d'un Insecte que l'on a com- 
parée auVers palmiste. 7^. ce mot. 

Caju-Bawang, le même Arbre que 
nous avons déjà mentionné sous le 
nom de Bawang. 

Gaju-Belo, même cliose que Bois 
de Pieux. V. ce mot. 

Caju-Besaar , le Morus indicachez 
les Macassars. p^. Mûrier. 

Caja-Bessi , c'est-à - dire Bois de 
fer chez les Malais {3Ietrosi(Ieros am- 
boliiensis. Rumph. ylmb. t. 3. pi. 10.) 
Un Arbre de la famille des Légumi- 
neuses, dont le Bois est fort dur, et 
que Loureiro regarde comme son Ba- 
ryxyium. V. ce mot. 

Caju-Boba (Rumph. Amb. t. 5. 
pi. io5.) Un grand Arbre imparfaite- 
ment connu, dont les feuilles sont 
lancéolées - ovales , les fruils réunis 
en grappes terminales, peu garnies , 
renfermant une amande d'un goût 
très-amer, employé en décoction com- 
me topique. 

CA.iv-QA.i.ovfXY^Arborspiculantm, 
Rumph. Amb. t. 3. pi. 106.) Un Ar- 
bre d'Amboine qui paraît êtie le Ter- 
miiialla mauritiana. V. Terminalia. 

CAJu-CA]vrBiNG(Rumph. Amb. t. 2. 
p. i39.)Un Arbre des Moluques dont 
i" fleur n'a pas été observée, et que la 
mollesse de son bois blanc ne suffit 
pas pour faire reconnaître. 

CA3u-CAUTEKKA,à Java, \Aviceii- 
nia tomentosa. 

Caju-Casturi , c'est-à-dire iSo/sf/fï 
Muzc. (Rumph. Amb. t. 2. p. 4i.) Un 
Ai'bre à peu près inconnu du Pegu , 
dont la rapure répandue sur des char- 
bons ardens donne une odeur mus- 
quée, fort agréable. 

Caju-Cuda, chez les Malais, le 
Bigiiunia spathacea, et dans l'île de 
Bali , VExcœcaria Agallocha. 

Caju-Cuning , c'esl-à-dire Arbre 



CAJ 

(le Nuit (VLum^\\. Amb. t. 3. pi. 54.) 
Un grand Arbre indéterminé, dont le 
feuillage est si épais que le jour pé- 
nètre rarement jusqu'à son tronc, ce 
qui lui a valu le nom par lequel on le 
désigne. Son fruit est de la grosseur 
d'un œuf de Canard; ayant sa chair 
blanche et molle comme celle d'une 
pomme et d'une saveur moins agréa- 
ble que son parfum. 

Caju-Cutana , syn. d'Anasser. T^. 
ce mot. 

Caju-Galedupa (Rumph. Amb. 
t. 2. pi. i3.) Même chose que Gale- 
dupa. F", ce mot. 

Caju-Gorita, même chose que 
Caju-Sussu. P^. ce mot. 

Gaju-Hollanda (Rumph. Amb. 
t. 3. pi. 56.) Le Querciis molucca, L. 
que Du Petit-Thouars croit être un 
Laurier voisin de celui qu'on appelle 
Bois-Canelle à l'Ile-de-France. 

Caiu-Iati (Rumph. Ajnb. t. 3. pi. 
18), le Tectona grandis ou Bois de 
Tek. 

Caju-Itam {Arbor nigra, Rumph. 
Amb. t. 5. pi. 4-5.) Un Arbre qui pa- 
raît appartenir au genre Uvaria. 

Caju-Japan, à Java, le Poinciana 
alata, L. 

Caju Jawa, chez les Macassars, 
X'AEschynomene grandijlora . 

Caju-Ketan, même chose que Me- 
laleuca. 

CAJU-LANGiT(^/-èo/- cœli, Rumph. 
Am,b. t. 3. pi. i32.) /lylantho des na- 
bltans d'Amboine, dont Uesfontaines 
a emprunté le nom d'Aylanthus pour 
l'imposer au genre dans lequel il a 
fait entrer le Caju-Langit qu'on avait, 
jusqu'à lui, pris pour un Rhus. T''. 
Aylanthe. 

Caju-Lapia [Lignum muscomm, 
Rumph. Amb. t. 5. pi. i5o.) Un Ar- 
bre qu'il est impossible de déter- 
miner. 

Caju-Lingoo [Liingoum, Rumph. 
Amb. t. 2. pi. 70.) Syn. de Pterocar- 
pus indicus, Willd. 

Caju -Lobé {Ârbor fitcum major, 
Rumph. Amb. t. 5. pi. 49.) Proba- 
blement l'espèce à'Erylhroxylum, 
qu'on nomme Bois de Pvonde ou d'A- 
ronde aux ïles-de-France et de Mas- 



CAJ 

careigne,et dont le Bois résineiuc qui 
brûle aisément sert à faire des flam- 
beaux. 

Caju-Maria. Syn. de Calophylle. 

Caju-Mas. V. Andjuri. 

Caju-Matta-Buta. Syn. èi'Excœ- 
caria. 

Caju-Mera {Arhor ruhra, Rumpli. 
Amb. t. 3. pi. 47-48.) Trois Arbres 
dont le bois est rouge, et qui parais- 
sent appartenir au genre Eugenia. 

Caju-Moni ou Cay-Moni, chez les 
Malais, le Murraya qui est le Come- 
micum japonense de Kumph. 

Caju-Nasi, chez les Malais, un 
Arbrisseau qui croît jusqu'en Cochin- 
chine, oiiLoureiroen a laitson genre 
Darius. F", ce mot. 

Caju-Pacaca ou PAi.ACCA(Runiph. 
Amh. t. r>. pi. 125.) L'un des plus 
grands Arbres des Indes que les IMa- 
lais regardent comme le roi des forêts, 
mais qu'il est impossible de détermi- 
ner par ce qu'on en a dit. 

Gaju-Puti , c'est-à-dire Bois blanc. 
L'Arbre qui produit la résine de Ga- 
jeput. P". ce mot, et qui est le Mêla- 
leucaLeucadendnim . 

Caju-Radja {Arbor régis, Rumph. 
Amb. t. 2. pi. 84) chez les Malais ; 
il paraît que c'est l'^e/yzararf/a sonora, 
malgré les doutes élevés à l'égard de 
l'identité. Le Cassia Fistula est aussi 
désigné quelquefois par le nom de 
Caja radja. 

Gaju-Rapa ou Rapat. F". Râpa 
ou Rapat. 

Caju- SALOWAcno , c'est-à-dire 
Bois de Bouclier (C/jpeana, Rumph. 
Amb. t. 3. pi. 3.) Syn. à' Adenani/tera 
falcata. V. Adènantiiere. 

Caju - Sanga {Arbor vernicis , 
Rumph. Amb. t. 2. pi. 86.) Cet Ar- 
bre qu'il est impossible de déterminer 
est regardé comme un Terminalia par 
La mardi. 

Caju-Sa^vo. Syn. de Mimusops 
Kauki , WiUd. 

Caju-Sommot, même chose que 
Caju-Radja. f^. ce mot. 

Caju-Sonti. J^. Cossir. 

Caju-Sossu pour Caju-Sussu. V. 
ce mot. 



CAR 21 

Caju-Soul AMOK , syn . de Soulamea 
de Lamarck. F". Soulamée. 

Caju - Sussu , [Arbor lactaria , 
Rumph. Amb. t. 2. pi. 8i.) Syn. de 
Cerbera Maiighas. 

Caju-Tijamm.\ra (Rumph. Amh. 
t. 3. pi. .67-58.) Deux espèces de Ca- 
suarines. 

Caju-Tola , à Java , un Arbuste 
qui paraît appartenir au genreCissus, 
et qui n'est certainement pas le Su- 
reau du Canada , ainsi que 1 avait sup- 
posé fort légèrement Burmann lils. 

Caju-Ular [Lignum colubrinumy 
Rumph. Amb. t. a. pi. 38.) Un Ar- 
bre de l'Inde que Linné regardait 
comme le Strychnos colubrina, et de 
Jussicu, comme le Strychnos pota- 
torum. Ses racines ont la forme de 
Couleuvres. (b.) 

CAKALIA. BOT. PHAN. (Diosco- 
rlde.) Probablement le Cacalia alpina, 
L. Nom adopté par Linné, avec un lé- 
ger changement d'orthographe , pour 
le genre auquel appartient cette 
Plante F. Cacalie. (b.) 

CAKAREL. POIS. V. Cagarel. 

CAKATO ET CAKATOU. ois. r. 
Cacatoua. 

CAKATOCA ET CAKATOCHA. 
ois. Même chose que Kakatoès. F. 
ce mot. (b.) 

CAKATOON ET CAKOTOIE. ois. 
Même chose que Kakatoès. J^. ce 
mot. (b.) 

CARENAN. BOT. phan. Syn. de 
CUtoria tematea sur la côte de Coro- 
mandel. (b.) 

CAKETAN. BOT. phan. Espèce in- 
déterminée de Liseron à la côte de 
Coromandel. (b.) 

CAKILE. BOT. PHAN. Genre de la 
famille des Crucifèi-es et de la Tétra- 
dynamie siliculeuse, L. Linné avait 
fondu ce genre, établi par Tournefort, 
dans celui des Bunias, quoiqu'il y eût 
entre les organes tant principaux 
qu'accessoires de ces Plantes des dif- 
férences assez frappantes. Scopoli , 
dans la Flore de Gamiole , rétablit le 
genre de Tournefort , et son exemple 



aa GAK 

fut imité par Desfontaiues , Willdo- 
now , Lamarck , De Candollc , 
Brown et la plupart des botanistes 
modernes. Enfin De CandoUe , par 
l'examen de la graine de Cakile , a 
fixé les caractères propres à ce genre, 
el dans sa nouvelle distribution des 
Crucifères, l'a placé fort loin des es- 
pèces dont on avait fait ses congénères . 
Il en fait le type de sa sixième tribu 
qu'il nomme Cakilinées{V . ce mol) ou 
Pleurorhizées lomentacées. Au reste , 
voici les caractères essentiels du genre 
Cakile : Un calice dressé, à deux bosses 
à sa base; des pétales dontle limbe est 
oboval; une silicule lomentacée, com- 
primée, dont l'articulation inférieure 
a la forme d'un cône tronqué , ren- 
"ersé , à deux dents, et la supérieure 
«st ensiforme, couronnée par le stig- 
mate sessile. Chaque loge ne lenferme 
qu'une seule graine, qui a ses cotylé- 
dons linéaires, acconibans. On ne 
connaît que trois espèces de Cakile ; 
la plus remarquable est abondante 
dans les sables maritimes de toute 
l'Europe, tant de l'Océan que de la 
Méditerranée et de la mer Noire. C'est 
le Cakile mantlrna {Bunias Cakile , 
L.) Plante charnue, à feuilles pinna- 
tifides, et dont les grappes de fleurs 
blanches ou rougeâtres sont opposées 
aux feuilles. (g..n.) 

* CAKILINÉES. BOT. phan. Sous 
ce nom, De Candolle a désigné sa 
sixième tribu de la famille des Cruci- 
rères, à laquelle il assigne les carac- 
tères suivans : Une silicule ou une si- 
lique, partagée en deux ou plusieurs 
articulations , à une ou deux loges , 
dont les valves sont irrégulières, con- 
caves et la cloison étroite. Les graines 
sont comprimées et sans appendices; 
elles ont des cotylédons planes et ac- 
combans , c'est-à-dire penchés sur la 
radicule, de manière que celle-ci soit 
couchée le long de leur fissure. Ce 
double caractère du fruit et des coty- 
lédons a fait encore appeler cette 
tribu par De Candolle Pleurorhizées 
lomentacées. Elle se compose de qua- 
tre geni'es {Cakile, Rapistrum, Cor- 
djlocarpus el Chorispoia), qui par la 



CAL 

structure de leur péricarpe se rap- 
prochent des Anchoniées et des Ra- 
f)hauées, mais en diffèrent essentiel- 
ement par leurs graines comprimées 
et la position de leurs cotylédons. 

(A. R.) 

CALAB, COLT, CULT et KULB. 
BOT. PHAN. (Daléchamp.) Noms ara- 
bes du Grémil. F", ce mot. (b.) 

CALABA. BOT. PHAN. Nom de pays 
adopté par Plumier et par quelques 
botanistes modernes pour désigner le 
genre Calophylle. V. ce mot. Adan- 
son écrit Kalaba. (b.) 

CALABASSA. bot. phan. Syn. es- 
pagnol etportugaisdeCourgeetdontle 
mot Calebasse est une traduction. (B.) 

CALABASSEN. bot. phan. Même 
chose chez les Hollandais de l'Inde 
que Caipa-Schora. W, ce mot. (b.) 

CALABOTIS. bot. phan. Pour 
Kalabotis. F"- ce mot. 

CALABRIA. ois. (Adanson.) Syn. 
de Grèbe huppé, Colymbus cristatus, 
L. en Espagne. V. Grèbe. (dr..z.) 

CALABRINA. bot. crypt. ( Do- 
doens. ) Vieux nom du Blechnum 
boréale , Swartz. 1^. Blechne et Lo- 
MARXA. (b.) 

CALABRONE. ins. Syn. de Bour- 
don chez les Italiens. (b.) 

CALABURE. bot. phan. Nom de 
pays donné par des botanistes fran- 
çaisaugenreiJftt/z/iî^m. /^'.cemot. iB.) 

CALAC. BOT. phan. Nom de pays 
donné par quelques botanistes fran- 
çais au genre Carissa. V. ce mol. (b.) 

CALADENIE. Caladenia. bot. 
phan. Genre de la famille des Orchi- 
dées établi par R. Brow^n , qui le ca- 
ractérise ainsi : calice extérieurement 
glanduleux et dont les divisions for- 
ment deux lèvres , la supérieure à 
peu près plane; labellum onguiculé, 
en capuchon , découpé en trais lobes 
ou rétréci à son sommet , présentant 
sur son limbe des rangées de petites 
glandes ; gynostème membraneux et 
dilaté ; anthères terminales , persis- 
tantes ; ses loges sont i"approcnées et 



CAL 

conlieunent chacune deux masses 
poUiniqucs , comprimées , à deini-bi- 
lobées, pulvérulentes. Ce genre ren- 
ferme de belles Plantes herbacées, 
chargées de poils glanduleux , entre- 
mêlés avec des poils simples j leur 
bulbe est indivise; leur hampe porte, 
près de la racine , une feuille unique, 
souvent linéaire , renfermée dans une 
gaine à sa base, et une bractée outre 
celles qui accompagnent chacune des 
fleurs. Celles-ci , au nombre d'une à 
quatre , sont inodores et de couleurs- 
variées ; l'anthère est très -souvent 
mucronée. Brow^n distribue quinze 
espèces , toutes recueillies dans la- 
Nouvelle-Hollande, en deuxsections. 
La première comprend celles dans 
lesquelles lii lèvre inférieure du calice 
est formée par quatre divisions à peu 

Srès égales , et celles-là , au uoniore 
e treize , constituent véritablement 
le genre. La seconde section , qui 
pourrait peut-être servir à en établir- 
un distinct sous le nom de Leptoceras, 
ne renferme que deux espèces dans 
lesquelles on rencontre la lèvre infé- 
rieure bipartie , et les divisions inté- 
rieures ascendantes , allongées , ré- 
trécies. (a. d.j.) 

CAL AD ION. Caladlum. bot. 
PUAN. Ventenat a établi ce genre avec 
quelques espèces exotiques qu'il a 
retirées du genre Gouet , Arum , et 
qui s'en distinguent par les caractères 
suivans : leur spathe est monophylle, 
roulée en cornet, un peu renflée à sa 
base ; les fleurs sont monoïques , dé- 
pourvues d'écaillés , lecouvrant en 
totalité le spadice ; les fleurs femelles 
occupent la partie inférieure, tandis 
que les mâles recouvrent toute la par- 
tie supérieure. Dans les fleurs mâles , 
qui se composent d'une seule étarai- 
ne , l'anthère est presque sessile, 
tronquée à son sommet; dans les fleurs 
femelles, le stigmate est sessile; le fruit 
est une baie, renfermant plusieurs 
graines. 

Les espèces de ce genre, au nombre 
d'environ une vmgtaine , sont en gé- 
néral des Plantes souvent herbacées 
et parasites. Leurs feuilles sont quel- 



CAL a> 

quefois entières , d'autres fois quin- 
quépartites. 

La seule espèce qu'on cultive dans 
les jardins , est le Caladium bicolor 
de Ventenat [Jard. de Cets. t. 3o), 
Plante vivace , originaire du Brésil. 
ses feuilles sont radicales, sagittées, 
d'un beau rouge , bordées de vert.' 
Elle flevu'il eu juin et juillet. 

Le genre Culcasia, établi par Beau- 
vois dans sa Flore d'Ovs'are et de 
Bénin, doit être réuni à ce genre. 

(A.R.) 

CALiEIATOUE. bot. crypt. Syn. 
de Foljpodium-crenatum de Swartz , 
chez les Caraïbes. ^ (b.) 

CALAF ou CHALAF. bot. phan.; 
( Prosper Alpin. ) Syn. de Salix yE- 
gyptiac a, ¥oi)ik. qiiiest probablement 
un Eleagnus , et des fleurs odorantes 
duquel on obtient, par la distillation, 
une eau employée en médecine sous 
le nom de Macahalaf. (b.) 

CALAFUR et CARAFUL. bot.. 
PHAN. Syn. persans, arabes et turcs 
de Giroflier. F", ce mot. (b.) 

GALAGANSA. bot. phan. Syn. 
malais de Cléome. F', ce mot. (b.) 

CALAGERI. BOT. phan. Syn. in- 
dou de Cojiyza anlhelmentica. V. 
CONYZE. (b.) 

aALAGlNONE oxi CALOGNONE. 
MOLL. (Rondelet.) Vieux nom vul- 
gaire sur les côtes de la Méditerranée 
de V Archa Noce, L. F. Abche. (b.) 

CAL AGUALA ou CALAGUELA. 

BOT. CRYPT. Plante qu'on présume 
être une Fougère, et même VAs- 
puliuju coriaceum de Sw^artz ; elle 
croît au Pérou- oii Ton fait usage de 
sa racme comme sudorifique. (b.) 

CALAI -TCHERI. bot. phan. 
(Tournefort.) Syn. de Guilandina 
Bonduc, à la côtedeCoromandel. (b.) 

CALAK. OIS. Syn. du Corbeau, 
Co/vus Cornix, L. en Perse. P'. Cor- 
beau. (DR..Z.) 

CALALOU. BOT. PHAN. C'est la 

Morelle, Solanum nigntm, L. pj épu- 
rée à Saint-Domingue, à la r .« ir 



34 CAL 

des Brèdcs , V. ce mot , et à laquelle 
on ajoute ,pour lui donner une cer- 
taine viscosité , le Gombo , fruit de 
VHiblscus esculentus. P^. Ketmie. — 
On emploie quelquefois les Amaran- 
thus albus et viridis , dans le Ca- 
lalou,à la place delà Morelle./^.AM A- 

RANTHE. (B.) 

GALAMAG. bot. phan. Syn. de 
Haricot à Madagascar. L'on appelle • 

Calamac proprement dit , le 
PAaseolus lunatus. 

Calamac Be, c'est-à-dire /)e///, un 
Dolic indéterminé , dont les graines 
ne sont guère plus giosses qu'une 
Lentille. 

Galamac Helic, ce qui veut éga- 
lement dire itetit, le Dolichos scara- 
Lœides , L. qui appartient , selon Du 
Petit-Thouars , au genre Cajan. /^. 
ce mot. (b.) 

GALAMAGROSTIS. bot. phan. 
Pxolh , dans sa Flora germanica , a 
établi , après Adauson , ce genre de 
Graminées sur quelques espèces à'A- 
rundo de Linné ; Koeler y a réuni 
plusieurs Agrostis ; De GandoUe, dans 
sa Flore française , l'a adopté tel que 
ces deux auteurs l'ont constitué, en 
lui donnant pour caractères : une 
lépicène bivalve et uniflore, une glume 
aussi bivalve , mais recouverte, soit à 
la base, soit sur toute sa surface, de 
poils longs et soyeux ; caractère qui le 
distingue du genre ylgrostis qui a les 
valves de la glume très-glabres. Le 
port de ces Plantes est celui des 
Arundo , mais elles en diffèrent par 
leurs épillets uniflores , difléi^ence qui 
nous semble très-légère pour la vali- 
dité du genre Calamagrostis. Palisot- 
Beauvois a retiré de ce genre les Ca- 
lamagrostis argentea et lanceolata , 
D. G. , pour en constituer le genre 
Achnatherum , oti il a fondu aussi 
quelques espèces à'yjgrostis et à'A- 
rundo. V. Roseau. Au reste, les Ca- 
lamagrostis sont des Graminées euro- 
péennes qui se trouvent à des stations 
très - diverses , les Alpes , les plaines 
sablonneuses et les bords de la mer. Le 
Calamagrostis des sables [Arundo are- 
>iana,h.) a des racines tellement lon- 



CAL 

gués et traçantes , qu'elles servent à 
fixer le Sable mobile des dunes , et 
même en Hollande on le cultive à cet 
effet. C'est à l'aide de ce précieux vé - 
gétal , indiqué comme premier élé- 
ment de la fertilisation des dunes 
aquitaniques par Bory de Saint-Vin- 
cent et par Bremontier, il y a vingt- 
cinq ans, que les côtes d'Arcachon 
doivent cette immense étendue de fo- 
rêts de Pins maritimes, ajoutées pen- 
dant la durée du dernier gouverne- 
ment à celles qui existaient en petit 
nombre etde toute antiquité sur quel- 
ques points des côtes du golfe de Gas- 
cogne. (g..n.) 

GALAMAJO , CALAMARELLI et 
GALAMARO. moi.i>. Noms italiens 
du Calmar. F", ce mot. (b.) 

CALAMANDRIÉ. bot. phan. 
D'oùpeut-êtreCAiiAMANDRiNAdes Ita- 
liens. Syn. de Teucrium àAns\e midi 
de la France. /^. Germandrée. (b.) 

CALAMANDRINA. bot. phan. 
F', Calamandrié. 

CAL AMAN SAY. bot. phan. 
Grand Arbie de charpente des Phi- 
lippines, dont Gamelli n'a mentionné 
que le nom. (B.) 

CALAMARELLI et GALAMARO. 

MOLL. F'- GaLAMAÏO. 

CALAMARIA. bot. crypt. ( Dil- 
len.) Syn. d'/soe/es lacustris, L. /^. 
IsoETE. (b.) 

GALAMARY. moll. Syn. anglais 
de Calmar. /^. ce mot. (b.) 

GALAMBAC. bot. phan. r. Bois 
d'Aigle , d'Aloès , etc. 

CALAMBAU. bot. phan. Syn. de 
Piper diffusum,Yah\. Espèce du genre 
Poivre. (b.) 

CALAMBOURG et CALAM- 
BOUX. BOT. PHAN. Même chose que 
Calambac. F". Bois d'Aigle, d'A- 
x.oÈs,etc. (b.) 

*CALAMÉES.Ca/a«eœ. BOT. PHAN. 
Kunth désigne sous ce nom la troi- 
sième section de la famille des Pal- 
miers , qui renferme les genres dont 
l'ovaire esta trois loges monospermes, 



CAL 

et le fruit recouvert d écailles imbri- 
quées. Tels sont les genres Mauritia, 
Sa^^us , etc. P^. Palmiebs. (a. r.) 

CAL AMEN T. bot. than. Espèce 
du genre Melissa de Linné , dont 
Touruefort avait formé un genre 
particulier sous le nom de Calamin- 
tha. V. MÉLISSE. (b.) 

C A LA M I N E. Calamina. bot. 
PHAN. Palisot-Bcauvois a retiré des 
genres Anthistiria et Apluda un cer- 
tain nombre d'espèces dépourvues 
d'arête , et dont il a fait son genre 
Calamina. Mais ce genre ne nous pa- 
raît point suffisamment distinct de 
ceux dont on l'a voulu séparer, et 
sou nom , emprunté de la minéralo- 
gie , ne saurait être adopte. (a. h.) 

CALAMINE ou CALAMITE, min. 
On a donné le nom de Pierres cw 
la/ninaires ou de Calamines à des 
masses concrétionnécs ou terreuses , 
souvent cellulaires , spongieuses et 
comme vermoulues , et qui sont 
fonnées d'Oxyde de Zinc uni acci- 
dentellement à l'Oxyde de Fer, à 
l'Argile et à d'autres principes étran- 
gers. On trouve les Calamines en 
masses immenses presque à la surface 
du sol en diverses parties de FEurope; 
la Silésie en avait Ion g- temps ali- 
menté le commerce presque exclusi- 
vement jusqu'à l'époque oii des per- 
sécutions religieuses , ayant conduit 
des réformés dians les environs d'Aix- 
la-Chapelle , ces hommes industrieux 
tolérés à Stolberg qui n'en est distant 
que de quelques lieues, s'aperçurent 
qu'ils étaient entourés de Calamine , 
et l'exploitèrent pour en faire du lai- 
ton. Ils se contentent encore de faire 
calciner cette substance qui forme 
presque tout le sol de leur vallon , et 
après l'avoir réduite en poudre, de la 
mêleravec delà poussière de Charbon 
au Cuivre rouge qu'ils tirent de Suède; 
on stratifié le tout dans de grands creu- 
sets, et l'on opère la fusion. La matière 
d'une grande partie des épingles qui 
se consomment en Europe vient de 
Stolberg oli la fabrication du laiton 
est presque encore dans l'enfance. — 
Des masses de Calamines plus çonsi- 



CAL a5 

dérables encore se trouvent à l'ouest 
de cette même ville d'Aix-la-Chapelle 
sur un espace de terrain indivis entre 
la Prusse et les Pays-Bas, au bord même 
de la grande route de la Belgique; des 
exploitations y ont eu lieu dans les 
temps les plus reculés ; on les a main- 
tenant reprises avec la plus louable 
activité. La Calamine de cette localité 
paraît devoir être inépuisable , on la 
concasse et on la calcine aujourd'hui 
sur les lieux mêmes , et, transportée à 
Liège , on en extrait le Zinc qu'on 
façonne en lames. Le Zinc dans cet 
état sert aux couvertures des monu- 
mens, ainsi qu'au doublage des vais- 
seaux Une mine d'argent ne répan- 
drait guère plus de richesses dans le 
pays. — Nous avons remarqué, pen- 
dant cette partie du temps de notie exil 
que nous passâmes surleslieux, un fait 
de botanique constaté dansTexcelleutc 
Flore de Spa , publiée par le savant 
et modeste docteur Leieune ; c'est que 
partout la présence de la Calamine 
est manifestée , sans qu'on s'y puisse 
jamais tromper, par une végétation 
constamment la même. Une Pensée 
jaune, une variété courte de l'Euphrai- 
se officinale, le Cucubalus Behen , une 
jolieSabline, un Lichen fruticuleuxet 
un Brome particuliers composent cette 
végétation appauvrie , mais élégante. 
L'on ne peut nourrir de Gallinacées 
dans les terrains calarainaires ; tous 
les Oiseaux de basse-cour, habitués à 
avaler de petits cailloux avec le grain, 
y meurent ; quelle substance dans la 
Calamine dont ils avaient conséquera- 
ment des fragmens leur peut être 
contraire? J^. Zinc. (b.) 

CALAMISTRUM. bot. crypt. 
(Ray.) Syn. à'Isoetes lacustris , L. f^. 
Isoete. (b.) 

CALAMITE. REPT. BATR. Espèce 
du genre Crapaud. F . ce mot. (b.) 

* CALAMITE. poLYP. foss. Nom 
donné parGuettard, dans ses Mémoi- 
res , à des Caryophyllées fossiles, sem- 
blablesàdes tuyaux réunis ensemble, 
telles que le Caryophyllea niusicalis et 
quelques autres. (lam..x.), 



26 CAL 

CALAMITE. MIN. r. Calamine 
et Amphibole globuliforme radié. 

* CALAMITE. Calamités, bot. 
Foss. Ce nom a été donné par Schlo- 
theim etSternberg à un groupe de Vé- 
gétaux fossiles , renfermant des tiges 
simples , articulées et régulièrement 
striées longitudinalement. Quoique ce 
nom indique une analogie qui ne nous 
paraît pas exacte entre ces Fossiles 
et les tiges des Calamus on Rotangs, 
nous avons pensé qu'étant déjà adop- 
té, il fallait le respecter, et nous l'avons 
conservé dans notre Essai sur la clas- 
sification des Végétaux fossiles (Mém. 
Mus. Hist. natur. T. viii).La plupart 
des auteurs qui ont écrit surlesVégé- 
taux fossiles ont avancé que ces tiges 
avaient appartenu à des Bambous , à 
des Rotangs ou à des Palmiers. Cette 
opinion ne nous paraît pas probable. 
En effet, aucun Palmier n'a des tiges 
articulées , du moins nous ne croyons 
pas qu'on en ait observé ou figuré 
de tels. Quelques - uns présentent 
bien des sortes d'anneaux trans- 
versaux produits par la chute des 
feuilles , mais ces anneaux ne font 
ianiais le tour complet de la tige; en 
second lieu , ces tiges ne présentent 
s ces stries régulières qui couvrent 
es empreintes des Calamités; les 
Bambous et les Calamus sont, il est 
vrai, articulés ; mais deux caractères 
nous semblentles éloigner des Fossiles 
qui BOUS- occupent : i°. L'absence 
des stries régulières qui caractérisent 
toutes les Calamités, et ces stries mé- 
ritent de fixer notre attention , car ce 
ne sont pas de simples lignes cou- 
vrant irrégulièrement toute la surface 
de la tige , mais des lignes parfaite- 
ment continues d'une articulation à 
l'autre , parallèles entre elles, alter- 
nant avec celles qui sont au-delà de 
l'articulation , et par conséquent en 
même nombre dans toute l'étendue 
d'une même tige; 2° la présence sur 
les tiges des Calamus , des Bambous 
et sur le chaume de presque toutes 
les Graminées d'une impression uni- 
latérale placée sur l'arliculation , et 
alterna livement sur les deux côtés 



r. 



CAL 

opposés de la tige ; ces impressions 
qui indiquent la position du bour- 
geon placé à l'aisselle de la feuille , 
sont surmontées d'une sorte de can- 
nelure qui s'étend à une certaine dis- 
tance sur la tige : on ne voit jamais 
rien de semblable sur les tiges de Ca- 
lamité. Au lieu d'impression unilaté- 
rale , on remarque une série de petits 
Points ronds qui font tout le tour de 
articulation , et quelquefois un cer- 
tain nombre d'impressions plus gran- 
des qui sont placées à des intervalles 
égaux sur cette articulation. Les petits 
points se retrouvent sur toutes les 
Calamités bien conservées; ils sont 
en nombre égal aux stries et termi- 
nent chacune de ces stries. 

Cette disposition indique évidem- 
ment des organes , rameaux ou feuil-- 
les verlicillés. C'est en effet parmi 
des Plantes dans lesquelles cette dis- 
position est un caractère important et 
constantquenous croyons qu'on peut 
retrouver les analogues des Calamités, 
du moins il est probable que si elles 
n'appartenaient pas au même genre , 
elles avalent la même structure exté- 
rieure. 

Ce- sont les Equisetum ou Prèles 
qui nous paraissent se rapprocher le 
plus de ce genre fossile; les tiges 
principales sont en général simples, 
articulées et striées; les stries, de 
même que dans les Calamités , alter- 
nent avec celles qui sont au-dessus 
de l'articulation ; enfin si on dépouille 
une articulation de la gaîne qui l'en- 
toure, on voit que les faisceaux de 
vaisseaux qui se portaient dans cette 
gaîne, étant en nombre égal aux 
dents qui la terminent et par con- 
séquent aux stries de la tige, lais- 
sent chacun une marque arrondie 
à lextrémlté de chaque strie. Dans 
les espèces oii il y a de grandes 
impressions espacées autour de l'arti- 
culation , ces impressions seraient 
produites par la chute des rameaux. 
L'organisation des Equisetum nous 
paraît donc expliquer parfaitement ce 
qui nous reste des Calamités , nous 
avons même trouvé dans des échanlil»- 
Ions renfermant des Calamités, des dé- 



CAL 

bris dégaines dentées qui parai liaient 
appartenir à ce genre. La seule dif- 
férence remarquable consiste donc 
dans la grandeur; mais on sait que 
parmi les Végétaux fossiles du terrain 
de Houille, auquel toutes les espèces 
de Calamités appartiennent, un grand 
nombre paraissent les analogues gi- 
gantesques de genres ou de familles 
encore exislans , mais dans des pro- 
portions réduites. Ainsi les Sagcnai- 
res ( Lepidodendron , Sternb. ) pa- 
raissent représenter les Lycopodes , 
les Sigillaires et les Clathiaires ap- 

f)artiendraient aux Fougères en Ai- 
lles qui devaient être alors beaucoup 
plus fréquentes qu'actuellement. T^. 

VÉGÉTAUX FOSSILES. (aI). B.) 

CALAMOXENUS. ois. (Nozmann.) 
Syn. delà Fauvette grise, Motacilla 
SyUia, L., figurée sous le nom de Ca- 
lamoxène dans l'Encyclopédie par or- 
dre de matières, pi. 178. n° 3. /'. Bec- 
Fin. (DR..Z.) 

CALAMUS. BOT. PHAN. Ce mot la- 
tin, tiré du grec, désignait originaire- 
ment ce que nous appelons Chaume, 
genre de tige propre aux Graminées , 
ainsi qu'à quelques Végétaux qui ap- 
partiennent à des familles très-voisi- 
nes ; il est depuis devenu le nom pro- 
pre de Végétaux différens, tels que des 
Roseauxou le Nard,et, avecl'épithète 
d'aromatique, synon^ me d'Acore dans 
les pharmacies; il estmaintenant don- 
né scientifiquementau Rotang, y. ce 
mot. (b.) 

CALAMUS-AROMATICUS. bot. 
PHAN. On trouve, sous ces noms latins, 
dans toutes les pharmacies, une racine 
odorante qu'on apportait autrefois de 
l'Inde, et qui n'est que celle de VAco- 
rus Calamus,h. Dans la Prusse ducale 
oii cette Plante est fort commune , on 
la mêle avec le grain, et c'est elle qui 
donne à l'Eau-de -vie de Danlzick ce 
parfum d'Iris tirant sur la Canelle , 
qui la particularise. C'est par erreur 
qu'on a quelquefois confondu le Ro- 
tang et le Nard avec le Calamus aro- 
maticus. Une figure imaginaire de 
Mathiole a causé celte confusion, (b.) 



CAL a? 

CALANaiOE. BOT. PHAN. V. 
K.AI.ANK0E. 

CALANDRE, ois. Espèce du genre 
Alouette , Alauda Calandra , L. , 
BufF., pi. enl. 363. Ce nom a clé éten- 
du à quelques autres Alouettes exoti- 
ques. ^. Alouette. (DR..Z.) 

CALANDRE. Calandra. iNs. Gen- 
re de l'ordre des Coléoptères, section 
des Tétramères , extrait du grand 
genre Charanson de Linné, par Clair- 
ville {Entom. helvet.) et rangé par 
Latreille (Règn. Anim.de Cuv.)dans 
la famille des Rhinchophores avec ces 
caractères : Antennes insérées à la 
base de la trompe, coudées, de huit 
articles, dont le dernier, presqiie glo- 
buleux ou triangulaire, formera mas- 
sue. Les Calandres se distinguent 
sous plusieurs rapports des autres 
genres de leur famille. Elles ont une 
tête terminée par une trompe cylin- 
drique, longue, un peu courbée , et 
sans sillons latéraux; des antennes 
prenant naissance à la base de la 
trompe, de huit articles, dont le pre- 
mier est allongé, les suivans courts , 
arrondis, et le dernier ovoïde, trian- 
gulaire ou conique, ofïiant quelquefois 
l'apparence d'une division transver- 
sale ; une bouche fort petite, munie 
cependant de mandibules dentelées , 
de mâchoires velues ou ciliées , de 
palpes coniques et presque impercep- 
tibles, et d'une lèvre linéaire ou coi'- 
née. Les yeux embrassent supérieu- 
rement les côtés de la tête ; le pro- 
thorax est arrondi de la longueur de 
la trompe, étroit en avant pour re- 
cevoir la tête, et plus large postérieu- 
rement; les pâtes sont fortes avec 
les jambes pointues; les tarses ont 
leur pénultième article plus grand, 
velu eu dessous et en forme de cœur ; 
l'abdomen , terminé en pointe , est 
plus long que les ély très; le corps cou- 
sidéré dans son ensemble est allongé, 
elliptique, très-déprimé en dessus. 

Les Calandres ont la démarche 
lente; elles se nourrissent des Plantes 
raonocotylédones , attaquent princi- 
palement les semences , et occasio- 
nent souvent des dégâts incalcula- 



28 CAL 

blés. Leurs laryes s'introduisentdans 
le Blé, le Seigle , le Riz , les Pal- 
miers, et détruisent en fort peu de 
temps les récoltes amassées dans 
nos greniers, sans qu'il soit , pour 
ainsidire, possible d'arrêter le ravage 
lorsqu'il est commencé. L'espèce, ser- 
vant de tjpe au genre, est la Calandre 
raccourcie, Cal. abhreviata d'Olivier 
(Coléopt. T. V. pi. 16. fig. 195. A. B.) 
Elleestla plus grande de celles qu'on 
rencontre en Europe, et atteint quel- 
quefois huit lignes en longueur. 

La Calandre du Palmiste, C.palma- 
rurn, ou le Gharanson palmiste, Cui- 
culio palmarum de Linné, figurée par 
Olivier (/oc. cit. pi. 2. fig. 16. a. b), 
est connue de tous les naturalistes, et 
se trouve très-communément dans nos 
collections. Sa larve désignée vulgai- 
rement sous le nom de P'er palmiste, 
a été figurée par mademoiselle Merian 
(Ins. de Surinam, pl.48.)Elle vit delà 
moelle qui remplit le tronc des Pal- 
miers, et se métamorphose dans une 
coque qu'elle construit avec leurs fi- 
bres. Les Indiens et les Créoles la font 
griller et trouvent ce mets fort délicat. 
C'est probablenlent,quoi qu'en ait dit 
Linné, cette même larve , et non celle 
du Cossus, dont les Romains étaient 
si friands, et qu'ils nourrissaient avec 
de la farine. 

La Calandre du Riz , Cal. Oryzœ 
d'Olivier [loc. cit. pi. 7, fig. 81 , a.b) 
attaque le Riz et les grains de Mil. 
Mais l'espèce la plus nuisible et mal- 
heureusement répandue sur toute la 
terre , est la Calandre du Blé , Cal. 
graiiaria ou le Curculio granarius 
de Linné, figurée par Olivier {loc. 
c//., pi. 16. fig. 196 , A. b). Son corps 
est étroit , de couleur brune ; ses an- 
tennes sont en massue ovale; le pro- 
thorax offre des points enfoncés , et a 
presque la longueur des élytres. 
Celles-ci sont striées profondément. 
A cet état , la Calandre n'occasione 
pas de très-grands dommages dans les 
tas de Blé , il n'est même pas certain 
qu'elle vive alors de grains , et si 
on la rencontre au milieu de ceux-ci , 
il est probable qu'elle y est plutôt 
pour déposer ses œufs que pour s'en 



CAL 

nourrir. A peine devenue Insecte 
parfait, et lorsque la température 
est au-dessus de 8 à 9 degrés du 
thermomètre de Réaumur , la Ca- 
landre se livre à la copulation. S'il 
faisait plus froid , l'accouplement 
n'aurait pas lieu ; l'Animal pourrait 
même, à un certain degré, rester en- 
gourdi et ofifrir tous les caractères de 
la mort apparente. La ponte a lieu 
plus ou moins long-temps après l'u- 
nion des sexes. Dans le midi de la 
France , elle commence au mois d'a- 
vril, et se continue jusqu'à l'automne. 
La femelle s'enfonce dans les tas de 
Blé , et fait une piqûre à l'enveloppe 
du grain , probablement à l'aide d'un 
petit dard caché sous la partie infé- 
rieure de la trompe. La peau, soulevée 
dans cet endroit, forme une élévation 
peu sensible, au-dessous de laquelle 
estpraliqué un trou oblique ou même 
parallèle à la surface du grain. Un 
seul œuf y est déposé , après quoi 
l'ouverture du trou est bouchée avec 
une sorte de gluten de la couleur du 
Blé. Il devient alors très- difficile de 
distinguer à la simple vue les grains 
attaqués, on les reconnaît cependant 
à leur poids spécifiquement moindre 
que celui de l'eau , et à leur légèreté , 
très-sensible lorsqu'on les manie. L'ac- 
couplement , la ponte des œufs et 
toutes les autres fonctions des Calan- 
dres n'ont pas lieu à la surface des tas 
de Blé , mais à la profondeur de quel- 
ques pouces; elles n'abandonnent leur 
retraite que lorsqu'on les inquiète, et 
quand la saison rigoureuse arrive; 
à cette époque elles vont chercher un 
abri contre le froid dans les angles 
et les crevasses des murs , ou dans les 
fentes des boiseries . Un grand nombre 
périt , et celles qui échappeut retour- 
nent au printemps dans les tas de Blé. 
L'œuf, déposé ainsi que nous l'a- 
vons dit dans le grain , ne tarde pas à 
éclore. Il en naît une petite larve 
blanche, allongée, molle, ayant le 
corps composé de neuf anneaux , avec 
une tête arrondie, de consistance cor- 
née , munie de deux fortes mandibu- 
les au moyen desquelles elle agrandit 
journellement sa demeure , faisant 



CAL 

tourner au profit de son accroisse- 
ment la substance farineuse dont clic 
se nourrit. Arrivée au terme de sa 
grosseur, elle se métamorphose en 
nymphe , reste dans cet état huit 
ou dix jours, et se transforme ensuite 
en Insecte parfait qui perce l'enve- 
loppe du grain. On conçoit que la 
durée de toutes ces périocîes est tou- 
jours liée au degré de température; la 
chaleur accélérant beaucoup les 
transformations , et le froid les retar- 
dant singulièrement, cette influence 
est générale dans la classe des Insec- 
tes. Les travaux que nous avons en- 
trepris sur cette action permettront 
de l'apprécier d'une manière bien 
plus exacte qu'on ne l'a fait jusqu'à 
ce jour. Quoi qu'il en soit, le terme 
moyen entre l'accouplement et l'état 
parfait du nouvel être qui en résulte 
est de 4o à 45 jours. 

— Lorsque les idées de génération 
spontanée avaient une grande vogue , 
on pensait que les Calandres étaient 
ongeudrées par les grains de Blé im- 
prégnés d'humidité. Plus tard, on crut 
que ces Insectes déposaient leurs 
œufs dans l'épi encore vert, et que 
de-là ils étaient transportés dans 
les greniers. Des observations fort 
exactes de Lœuwcnliock {Continuatlo 
Epistolanim , p. 56 ) , en détruisant 
ces erreurs , ont appris tout ce que 
nous venons de faire connaître sur 
raccouplement,la ponte et lesdiverses 
transformations des Charansons du 
Blé. — Chaque lan'e consommant à 
elle seule un grain de Blé , on sent que 
toujours les ravages seront exacte- 
ment proportionnels au nombre de 
ces larves , et on ne se rend compte 
des grands dégâts dont nous avons 
parlé que par leur multiplication ex- 
cessive : c'est aussi ce que l'observa- 
tion a démonti'é. D'après un calcul de 
Degéer , un seul couple de Calandres, 
y compris plusieurs générations aux- 
quelles il donne naissance et qui se 
multiplient entre elles , peut avoir 
produit au bout de l'année vingt- 
trois mille six cents individus. D'au- 
tres observateurs sont arrivés à un 
résultat moins effrayant ; ils ont cal- 



CAL 29 

culé que le nombre des Calandres, 
provenant d'une seule paire , ne four- 
nissait en deraier total que le nombre 
six mille quarante-cinq. Sans nous 
arrêter à cette différence , et en n'ad- 
mettant que le dernier de ces résul- 
tats, on conçoit qu'il est très-impor- 
tant pour les agriculteurs et pour les 
économistes d'opposer des obstacles à 
cettemultiplication excessive. Le nom- 
bre des moyens que l'on a proposés 
pour détruire ces Insectes est très- 
grand , mais il n'en est que fort 
peu dont l'expérience ait constaté 
l'cflicacité. Nous croyons donc pou- 
voir passer sous silence les fumi- 
gations de Plantes odoranles ou de 
Soufre, l'exposition subite à une cha- 
leur de 19 degrés ou à celle de 70 
dans une étuve. Ces procédés, s'ils 
offrent quelque avantage réel , pré- 
sentent aussi des inconvéniens incon- 
testables. 

II n'en est pas de même du suivant : 
lorsqu'on s'aperçoit qu'un tas de Blé est 
infectéparlcs Charansons, on dresse à 
côté un petit monticule de grain au- 
quel on ne touche plus , tandis qu'où 
remue avec une pelle le monceau de 
Blé. Les Calandres qui l'habitent 
étant inquiétées, l'abandonnent et se 
réfugient presque toutes dans le petit 
tas qui est placé auprès. On y ramène 
avec un balai les insectes qui s'en 
écartent. Cette opération est conti- 
nuée pendant quelques jours, et à 
des intervalles assez rapprochés. Lors- 
qu'on juge qu'un grand nombre 
d'individus s'est réuni dans le petit 
tas, on les fait tous périr en jetant 
dessus celui-ci de l'eau bouillante. Ce 
procédé, qui détruit les Insectes par- 
f lits, et non les larvesquirestentdans 
les grains, doit être employé aux pre- 
mières chaleurs du printemps et avan^ 
que la ponte n'ait eu lieu. Il réussit 
bien plus complètement, si on substi- 
tue au petit tas de blé une quantité 
égale de grains d'Orge, les Calandres 
ayant une préférence bien marquée 
pour ces derniers. Un second moyeu 
consisteà entretenir dans les greniers 
aumoyend'un ventilateur, une tem- 
pérature assez basse pour que les Ca- 



3o CAL 

landres soient dans un état d'engour- 
dissement qui les empêche de s'accou- 
pler, et même de se nourrir. Nous 
ignorons si ce moyen a été rais en 
usage ; il serait sans doute très-effica- 
ce, si on pouvait atteindre un degré 
de froid assez considérable pour ame- 
ner l'état de mort apparent et l'entre- 
tenir pendant toute la saison chaude. 
Des expériences tentées par Clé- 
ment ont fait encore découvrir que 
l'air desséché avec la Chaux pouvait 
devenir un moyen certain de conser- 
vation par la propriété qu'il a de faire 
périr les œufs , les Larves et les In- 
sectes parfaits. Les résultats de ces 
recherches ont été annoncés par l'au- 
teur dans le courant de l'ai uée 1819 
à la Société philomatique de Paris, 
et ils se trouvent consignés avec quel- 
ques détails dans le 1 . LXXXix , p. 
358 du Journal de physique. 

On connaît un grand nombre d'au- 
tres espèces appartenant au genre Ca- 
landre et qui sont la plupart étrangères 
à l'Europe. Le général Dejeau (Catal. 
des Coléoptères, p. 99) en possède 
vingt-trois. (aud.) 

CALANDRELLE. ois. Nom vul- 
gaire dans le midi de l'Europe de 1'^- 
lauda biachj' dactylo, Temm. F"- 
Alouette. (b.) 

CALANDRES, kept. chel. Vieux 
nom des Tortues de mer , selon Ges- 
ner , qui pense que les Calandres que 
des pêcheurs présentèrent à Christo- 
phe Colomb , dans son premier voya- 
ge en Amérique , et qu'on qualifia de 
Poisson , étaient des Tortues. (b.) 

CALANDRIA. ois. (Azara.) Espèce 
de Merle du Paraguay, qui a beau- 
coup de ressemblance avec les Mo- 
queurs, (dr.. z.) 

CALANDRINO. ois. Syn. de la 
Farlouse, Jlauda pratensis , L. en 
Italie. P^. PiPiT. (DR..Z.) 

CALANDROTTE. ois. Nom vul- 
gaire de la Grive Mauvis, Turdus 
iliacus , L. , et de la Litorne , Turdus 
pilans,lj. /^. Merle. (dr..z.) 

CALANGARI. bot. phan. L'un 
des noms de la Pastèque dans l'In- 
dostan. (b.) 

CALAO. Buceros , L. ois. Genre 



CAL 

de l'ordre des Omnivores dans la Mé- 
thode deTemminck ,etc. Caractères : 
Bec long, très-gros , grand , cellulai- 
re , courbé en faulx , surmonté ou 
d'un casque ou d'une simple ai'ète 
lisse; bords des mandibules lisses ou 
échancrés ; narines placées à la sur- 
face du bec, près de sa base, dans 
un sillon , petites , rondes , en partie 
couvertes par une membrane ; pieds 
courts , forls , musculeux, écailleux ; 
trois doigts devant; l'intermédiaire 
uni à l'externe jusqu'au-delà du mi- 
lieu , et à l'interne jusqu'à la seconde 
phalange , ce qui forme au pied une 
plante épatée; un doigt derrière large 
et plat; ailes médiocres, amples; les 
trois premières rémiges étagées ; la 
quatrième ou la cinquième la plus 
longue. Queue composée de dix à 
douze rectrices. 

Les Calaos, si remarquables par 
les formes extraordinaires et bizarres 
du bec de quelques-uns d'entre eux , 
paraissent appartenir exclusivement 
aux Indes et à l'Afrique , du moins 
ne les a-t-on encore trouvés que sur 
l'ancien continent et les îles qui en 
dépendent. Ils s'y nourrissent de tout 
ce qui convient aux autres Oiseaux , 
de Vers , d'Insectes , de petits Qua- 
drupèdes , de charognes , de Graines , 
et principalement de Fruits. Malgré 
la force de leurs jambes , ils marchent 
rarement et paraissent même souffrir 
de cet exercice , quoique la nature ait 
tout f;iit pour les y assujettir en leur 
donnant , par la conformation de 
leurs doigts , une base large et épaisse; 
ils se tiennent presque toujours per- 
chés sur les plus grands Arbres; et 
de préférence sur ceux qui sont le 
moins garnis de feuillages. C'est sur 
ces Arbres ou dans les parties mortes 
de leur tronc qu'ils construisent leur 
nid , dans lequel ils se retirent chaque 
soir, même nors le temps de l'incu- 
bation. La ponte consiste en quatre 
et quelquefois cinq œufs que le mâle 
et la femelle couvent alternativement 
avec beaucoup de soin , et l'observa- 
tion faite sur l'espèce des Philippines 
porte que les parens ne mettent pas 
moins de soin dans l'éducation de 



CAL 

leurs petits , qui ne les quilteut que 
dans un âge assez avancé. L'on com- 
mettrait de grandes erreurs si l'on 
s'en rapportait à la conformation du 
bec ix)ur la distinction des espèces, 
car cet organe, n'acquérant que gra- 
duellement SCS dimensions , diffère 
totalement dans le jeune âge et dans 
l'âge adulte; néanmoins, comme 
dans tous les âges on aperçoit tou- 
jours le casque ou le rudiment qui 
doit le devenir chez les espèces qui 
en sont pourvues , on peut diviser les 
Calaos en deux sections dont l'une 
comprend tous les Calaos à casque, 
et l'autre ceux qui ont la mandibule 
supérieure lisse. 

f A casques. 

Calao d'Abyssinie , Buceivs abys- 
sinicus. Calao caroncule et grand Ca- 
lao. Bnff. pi. enlum. 779. Levaill. 
Oiseaux d'Afrique, pi. 200 et 2.Ô1. 
Tout le plumage d'un noir foncé, à 
l'exception des premières rémiges qui 
sont d'un blanc fauve. Le bec est 
très-grand , très-gros , avec le casque 
à cannelures arrondies en dessus, ou- 
vertes par devant oii le bord des can- 
nelures forme un trèfle régulier; des 
caroncules à la gorge. Longueur, 
trois pieds et demi environ. Bruce, 
qui a vu l'Oiseau en vie , assure qu'il 
est brun : c'était peut-être une fe- 
melle. Les jeunes de l'année ont aussi 
les tectrices alaires brunes; leur bec 
est légèrement arqué , aplati et com- 
primé sur les côtés ; les deux mandi- 
bules sont creusées en gouttières à 
l'intérieur; la supérieure est surmon- 
tée d'une excroissance cornée , bom- 
bée , unie et fléchissant sous la pres- 
sion du doigt ; c'est alors la figure de 
la pi. 779 de Buff. et 202 de Levaill. 

Calao d'Afrique , Buceros afri- 
canus , L. , Levaill. Oiseaux rares , p. 
17. Noir , abdomen et queue blancs; 
bec jaune , rouge et noir ; la mandi- 
bule supérieure surmontée d'une 
excroissance cornée qui se prolonge 
antérieurement en corne presque 
droite, et recouvre postérieurement 
le dessus de la tête. Longueur , trois 
pieds et demi. Cette espèce, qui n'a 
été vue que par le père Labat, paraît 



CAL 5i 

à Levaillant n'être que le Calao Rhi- 
nocéros qu'une description exagérée 
a rendu méconnaissable. Cuvier pense 
qu'il n'en est qu'une variété d'âge. 

Calao a bec blanc , Buceros albi- 
/vstris , Vieill. Levaill. Oiseaux rares , 
pi. i4. Parties supérieures noires à 
reflets verdâtrcs ; une huppe de lon- 
gues plumes efiilées à la nuque; une 
large tache blanche à l'extrémité des 
reclrices et de la plupart des rémiges ; 
parties inférieures blanches. Bec irré- 
gulièrement dentelé et terminé en 
S ointe mousse ; casque delà longueur 
es deux tiers de la mandibule supé- 
rieure, «'étendant sur le sommet de 
la tête. Longueur , deux pieds ; celle 
du bec est de quatre pouces trois 
lignes. Ce Calao , que Levaillant juge 
différent de celui de Malabar , lui a 
été envoyé de Chandcrnagor. 

Calao a bec ciselé , Levaill. P^. 
Calao de l'Ile-Panay, 

Calao bicorne , Calao bicornis , 
L. Levaill. Oiseaux rsres , pi. 7 et 8. 
Parties supérieuies noires ; une tache 
blanche sur les tectrices alaires ; par- 
ties inférieures et rectrices latérales 
blanches , pieds verdâtres. Casque 
concave dans sa partie supérieure , à 
deux saillies en avant, en forme de 
double corne ; il s'étend en s'arron- 
dissant sur le sommet de la tête. Lon- 
gueur de l'Oiseau , du haut de la tête 
à la pointe de la queue , deux pieds 
huit pouces ; celle du bec est de neuf 
pouces. Il habite les Philippines et la 
Chine. 

Calao blanc, iS«ce/-os albus, Lath. 
Tout le plumage blanc; cou long et 
étroit; bec très-grand , courbé , noir. 
Grandeur de l'Ole ordinaire. Cette 
espèce est douteuse ; elle a été formée 
d'après un seul individu pris en mer, 
prèsdes îles de l'archipel des Larrons. 
Calao brac. Même chose que Calao 
d'Afrique. 

Calao CABONcuLÉ. /^. Calao d'A- 
byssinie. 

Calao a casque concave , Buce- 
ros cristatus , Vieill. ( P". Planches 
de ce Dictionnaire. ) Parties supé- 
rieures noiies ; une huppe d'un roux 
fauve ainsi que la moitié du cou; par- 



3 a CAL 

lies inférieures ctrectrices d'un blanc 
mêlé de fauve ; mandibule supérieure 
jaune, rouge à sa pointe, surmontée 
d'un casque arrondi sur ses côtés et 
très-relevé par derrière, creusé en 
gouttière ouverte par devant. Lon- 
gueur de l'Oiseau, du sommet de la 
tète à la pointe de la queue, trois 
pieds ; celle du bec est de sept pouces. 
Les jeunes et les femelles sont entiè- 
rement noirs. De Java. Tl est possible 
quele2>«ce/osca(^a/«5,Cuv.etLevail. 
pi. 3, 4, 5, 6, ne soit autre chose que 
le Bucejos crlstatus. 

Calao a casque en croissant, 
Buceros syluestris , Vieill., Levaill. 
Oiseaux rares, pi. i3. Buceros n'iger, 
Cuv. Bucetvs diadematus. Parties su- 
périeures noires, irisées; parties infé- 
rieures d'un blanc teint de fauve; 
Sueueplus longue quele corps, arron- 
ie, noue au milieu , blanchâtre sur les 
côlés. Bec jaunâtre, long de près d'un 
pied , et très-fort ; la mandibule su- 
périeure garnie d'un casque formant 
un grand croissant. Longueur, trois 
pieds quatre pouces du sommet de la 
tète à l'extrémité de la queue. Cette 
espèce vit en société à Sumatra et dé- 
vore les cadavres. 

Calao a casque festonné , Bu- 
ceros niger, Vieill. , Levaill. Oi- 
seaux rares, pi. 20 et 21. Buce- 
ros undulatus, Cuv. Buceros annula- 
tus. Parties supérieures noires , iri- 
sées de bleuâtre; vme plaque d'un 
brun rougeâtre sur les épaules du 
mâle; parties inférieures d'un noir 
brunâtre ; queue d'un blanc roussâ- 
tre; une peau nue et ridée enveloppe 
les yeux et descend sur la gorge ; les 
plumes de la nuque sont longues. Le 
bec est d'un brun jaunâtre , la man- 
dibule supérieure a une espèce de 
casque qui ne s'élève que de cinq à 
six lignes ; il est coupé transversale- 
ment en plusieurs festons. Longueur 
totale, deux pieds dix pouces; celle du 
bec de cinq pouces. De Java. 

Calao a casque plissé , Buceros 
leucocephalus, Vieill. Le plumage est 
entièrement noir , le bec est d'un 
brun jaunâtre; les mandibules d'un 
ijoir bleuâti'c ont jusqu'aux trois 



CAL 

quarts de leur longueur des rainures 
horizontales ; la supérieure est garnie 
d'un casque haut de deux pouces, 
long de quatre , en forme de quart 
de cercle , coupé verticalement sur le 
devant ou il est comme ridé et garni 
de quatre plis verticaux très-profonds ; 
sa couleur est un rouge brillant. Une 
peau nue , extensible et d'un beau 
jaune, couvre la gorge. Longueur 
totale, deux pieds et demi; celle du 
bec est de six pouces. Des îles Molu- 
ques. 

Calao a casque rond , Buce- 
ros galeatus, L. BufF., pi. enl. 933 
(le bec seulement). Cette espèce, 
d'aprèi la description de Latham 
qui l'a vue au Muséum britanni- 
que , a les parties supérieures noires 
et les inférieures blanches ; la queue 
cunéiforme , blanche, avec une large 
bande noire à l'extrémité de chaque 
rectrice. Le bec est presque droit; la 
mandibule supérieure porte un casque 
arrondi , comprimé sur les côtés ; 
haut de trois pouces deux lignes. La 
longueur de l'Oiseau est de trois 
pieis huit pouces depuis l'extrémité 
(lu bec jusqu'à celle de la queue; la 
longueur du bec est de sept pouces 
quatre lignes. 

Calao a casque sillonné , Bu-' 
ceros sulcatus, Temm.,pl. coloriée, 
69. Parties supérieures d'un noir à 
reflets bleuâtres ; tête et cou d'un 
blanc jaunâtre tirant au brun sur le 
haut de la poitrine ; de longues plumes 
brunâtres formant sur le cou une es-^ 
pèce de crête longitudinale ; reclrices 
blanches, terminées de noir ; parties 
inférieures noires. Bec louge, long 
de quatre pouces trois lignes; une 
pi'otubérence osseuse , pllssée trans-^ 
versalenienl , s'élève au-dessus de la 
moitié de la mandibule supérieure, 
et se termine insensiblement près du 
crâne ; la mandibide inférieure a trois 
stries profondes à sa base; peau nue 
qui entoure les yeux rouges; iris 
jaune; pieds noirâtres. Taille, vingt- 
six pouces. De Mindanao. 

Calao DE Céram , i?«ce/osjj//ca/«*, 
Lath. Cet Oiseau, vu à la Nouvelle- 
Guinée par Dampierrc dans son 



CAL 

Voyage autour du monde, serait de 
la grosseur d'une Corneille, noir, 
avec le cou assez long, d'une couleur 
de Safran et la queue blanche; le bec 
ressemblerait à la corne d'un Bélier. 
Jugeant d'après cette description , 
Latham'esl porte à croire que cette 
espèce serait celle qu'a trouvée Labil- 
lardière à l'île de Waigiou , l'une des 
Moluques, ctdout le corps est noir, le 
cou d'un roux assez brillant avec la 
queyc blanche; le casque de couleur 
jaune est cannelé et aplati; la lon- 
gueur de cet Oisca u depuis l'extrémité 
du bec jusqu'à colle de la queue est 
de deux pieds huit pouces , et celle 
du bec de huit pouces. 

C.4.LAO DE LA COTE DE CoROMAN- 

DEL est une variété du Calao du Ma- 
labar. 

C.iLAO covRoxxÉ, Buceivs coro- 
natus , Lcvaill. Oiseaux d'Afrique , pi. 
234 et 255. Parties supérieures noires ; 
une ligne blanche partant des jeux 
enloure la tête daiîs le màlc; une 
huppe sur la nuque; parties infé- 
rieures blanches ainsi que les rec- 
tiiccs latérales; bec d'un rouge vif; 
casque petit en forme de crête ; pieds 
bruns. 

Calao a crinière , Buceros ju- 
batus, Vicill. Parties supérieures 
grises; goige et devant du cou d'un 
gris blanchâtre; parties inférieures 
blanches ainsi que l'extrémité de la 
queue; une crête hérissée sur l'occi- 
put et le long du cou. Bec rouge et 
noir, la mandibule supérieure garnie 
dans presque toute sa longueur d'une 
arête très-relevée. De la Nouvelle- 
Hollande. 

Calao de Gixgt , Buceros gingi- 
«/a//«5, Lath. , Lcvaill. Oiseaux rares, 
pi. i5. Parties supéiieures grises ; ré- 
miges noires; parties inférieures blan- 
ches; rectrices latérales rayées de 
noir vers le bout, et terminées de 
blanc, les deux intermédiaires rous- 
sâtres ierminées de noir. Bec long, 
courbé avec une excroissance égale- 
ment recourbée sur la mandibule su- 
périeure . Longueur totale , deux pieds ; 
celle du bec est de trois pouces six 
lignes. De la côte de Coroiuandcl. 

TOME III. 



CAL 33 

Grand Calao, p'. Calao d'Abys- 

SINIE. 

Calao oms , Buceros griseus, Latli, 
La couleur du plumage est le gris 
cendré avec les rémiges noires , blan- 
ches à l'extrémité; dessus de la tête 
noir ; une peau nue, bleuâtre autour 
des yeux ; rectrices blanches , à 
l'exception des deux intermédiaires 
qui sont noires. Bec jaune entouré de 
soies nombreuses; casque tronqué erf 
arrière, et s'abaissant progressive- 
ment vers la pointe. De la INodvclle- 
llojlande. 

Calao de l'Ile-Panay, Buceros 
Panayensis, L., Bufl'. , pi. enl.780 et 
vSi.Levaill. Oiseaux rares, pi. 16 
17 et 18. Parties supérieures noires' 
irisées de ver Jâtre; parties inférieures 
d'un rouge brun ; queue d'un jaune 
roussàtre, noire à l'extrémité. Bec 
très-long, arqué, sillonné, jaune 
nuancé de brun ; casque s'élevant à 
la base , aplati sur les côtés , tran- 
chant en dessus , s'étendant le lono' 
du bec; yeux entourés d'une mem- 
brane nue et brune. La femelle a la 
tête et le cou blancs avec une tache 
triangulaire d'un noir verdâtre. Dans 
les jeunes , le casque ne s'élève pas à 
plus d'une ligne et demie; il en atteint 
huit et neuf chez les "adultes. Lon- 
gueur totale , deux pieds et quelques 
lignes. 

Calao des Indes. Même chose que 
le C. Rhinocéros. 

Calao longibande , Buceros me- 
ianoleucus , Vieill. , Buceros fascia- 
/Wi-,CLiv.,Levadl. Oiseaux d'Afrique, 
pi i233. Parties supérieures noires ; 

parties inférieures et rectrices latérales 
blanches. Bec rouge , brun et jaune 
terne, avec un casque festonné peu 
élevé. Longueur, dix-huit à vingt 
pouces. De la côte d'Angole. 

Calao de Malabar , Buceros ma- 
labancus , L., Buceros monoceros , 
Sh. , Calao unicorne , Buff. , pi' 
cnl., n° 875; Levaill. Oiseaux ra- 
res , pi. enl. 9 , 10, 11 et 12. Parties 
supérieures noires à reflets violets et 
verts; parties inférieures , prenuères 
icmiges et les troisrectriccs extérieures 
.blanches; bec arqué, jaunâtre, noir 



u 



CAL 



à sa hasr; casque non adliéieul au 
crâne, plat en aiTière et recouvert 
(l'une peau noire ; il est sillonné , s'é- 
lève progressivement, suivant l'âge, 
se tronque canémenl et sallonge en- 
fin vers l'extrémité chi bec en se cour- 
bant ainsi que lui. La longueur totale 
de ce Calao est de deux pieds six 
pouces ; le bec a huit pouces. Latham 
donne comme variété le Calao figuré 
parSonncrat, pi. laidanssonVoyage 
aux Indes et à la Chine ; le casque 
s'élève do la base du bec en s'éten- 
dant jusque vers la moitié de sa lon- 
gueur, et en s'arrondissant surles cô- 
tés ; il est très-gros ainsi que le bec. 

Calao de Manille , Buceros ma- 
nillensis , L. , BulF. , pi- enl. 891 . Par- 
ties supérieures d'un brun noirâtre ; 
tête et cou d'un blanc brunâtre ; par- 
ties inférieures d'un blanc sale ; queue 
rayée transversalement d'une bande 
rousse. Bec tranchant et si^rmonlé 
d'un léger feston. Longueur totale , 
vingt pouces. Levaillant pense que 
c'est une variété de sexe d'une espèce 
déjà décrite. 

Calao des Moltjques , BucerosHy- 
///'Oco;a.r,Lath.,Calao roux, Buff.,pl. 
enl. 283. Parties supérieures noires, 
mélangées de brun et de fauve; côtés 
de la tête noirs; gorge entouréed'une 
bande blanche ; parties inférieures 
brunâtres, recti'ices d'un gris blan- 
châtre ; bec cendré ; casque arrondi 
en arrière et aplati en devant. Lon- 
gueur, deux pieds quatre pouces; 
celle du bec est de cinq pouces. On 
assure que cette espèce ne se nourrit 
que de muscades , ce qui donne à sa 
chair un fumet exquis. Levaillant 
prétend qu'elle n'est que le Calao à 
casque concave daus son jeune âge , 
et l'a figurée pi. 6 de ses Oiseaux 
rares , sous le nom de Calao roux. 

Calao de la Nouvelle-Hol- 
lande, Buceros orientalis , Lath. 
Tout le corps est noirâtre ; le bec est 
convexe , creusé en gouttière longi- 
tudinalement, et relevé en casque sur 
le front ; peau nue des yeux ridée. 
Longueur, quatorze pouces. 

Calao des PiiiLTPriNE.s. Même 
chose que le Calao bicorne. 



CAL 

Cal.yo Rhinocéros , Buceros Rhi- 
nocéros , L., BufF. , pi. enl. 934 (le 
bec ) , Levaill. Oiseaux rares , pi. 1 et 
2. Le pluniage est noir , à l'exception 
du croupion, de l'abdomen, de la 
base et de l'extrémité desrectrices qui 
sont blancs; bec en faulx, surmonté 
d'un casque énorme , recourbé en 
haut, imitant la corne du Rhino- 
céros, d'un beau rouge, et d'une 
teinte orangée que séparent deux li- 
gnes noires. Longueur totale, quatre 
pieds quatre pouces , celle du bec 
prend environ un pied. Les jeunes 
n'ont qu'un rudiment de casque et 
point de corne. De l'Inde. 

Calao rouge, Buceros ruber , 
Lath. Tête huppée noire, plumage 
d'un beau rouge avec une bande 
transversale sur le dos ; bec casqué el 
recourbé. Cette espèce , fori douteuse , 
a été décrite par Latham sur un des- 
sin trouvé dans les papiers ce Smith. 

Calao roux.^ V. Calao des Mo- 

LUQUES. 

Calao unicorne. V. Calao du 
Malabar. 

Calao vert , Buceros viridis , 
Lath. Parties supérieures noires avec 
des reflets verts ; ventre et reclrices 
latérales blancs; une touffe de plu- 
mes effilées de chaque côté de l'ab- 
domen. Bec jaune et lioir, surmonté 
d'un casque tronqué postérieurement. 
Patrie inconnue. 

Calao violet , Bucervs violaceus , 
Vieill., Levaill. Oiseaux rares, pi. 
19. Parties supérieures noires avec 
des reflets pourprés ; parties infé- 
rieures blanches ainsi que les trois 
rectrices latérales. Bec en faulx, 
échancré avec un casque élevé , aplati 
et bi-sillonné sur les côtés, coupé 
brusquement en devant, coloré de 
rouge et de noir; la mandibule infé- 
rieure rayée transversalement de 
deux bandes noires à la base. Des 
Indes. 

Calao de Wavgion , Buceros ru- 
Jicollis, Vieill. Le coi-ps noir; le cou 
d'un roux brillant ; la queue blanche; 
bec dentelé , surmonté dun casque 
jaunâtre , ^iplati et cannelé. Lon- 
gueur, deux pieds six pouces; celle 



CAL 

du bec est de sept pouces e( demi. 
Des Moluques. 

■f\- Bec sans casque. 

Calao di^ Bengale, Buceros Ben- 
ga/ensis , Cuv. Vaill. Cal. 20. 

Calao couronné,, Buceros coro- 
natus. Cuv., Levalll. Oiseaux d'Afii- 
que, pi. 254 et 305. Parties supérieu- 
res noires; une ligne blanche, partant 
des veux, entoure la tète du uiale; 
une liiippe sur la nuque; parties inté- 
rieures et rectrices i:iteralcs blanches; 
bec d'un rouge vil; mandibule supé- 
rieure un peu l'clevéc eu crête; pieds 
bruns. 

Calao Gïnoai.\, Buceros 9l/igala, 
Vieill. , Levaill. Oiseaux rares, pi. 
->5. Bec courbé et dentelé , noir et 
blanc ; {parties supérieures noires 
nuancées de gris bleuâtre; tète hup- 
pée ; gorge et dessous du cou bleus ; 
parties inférieures grises ; rcctrices 
anales rousses ; queUe étagée; rectri- 
ces pointues terminées de blanc. 
Longueur, dix-sept pouces; le bec 
en a trois. 

Calao Javan , Calao jat-anicus, 
Cuv. , Levaill. Oi'^eaux rares, pi. 22. 
11 a le bec jaunâtre , brun à sa base 
avec une espèce de protubérance, 
point assez élevée pour constituer un 
casque , coupée de rides ti'ansversales 
profondes , mais point apparentes 
chez les jeunes ; le plumage est noir , 
irisé, à l'exception du sommet de la 
tête qui est roux , du cou et de la 
queue qui sont blancs ; la peau nue 
qui couvre le dessous des jeux et le 
bas des joues forme sur la gorge use 
poche profondément ridée. Lon- 

fueur totale, trois pieds ; celle du 
ec est de neuf pouces. 
Calao Nasique , Buceros Nasica , 
Cuv. j Levaill. Oiseaux d'Afrique, pi. 
206 et 337. Parties supérieures d'un 
gris sale , onde de blanchâtre ; parties 
inférieures blanches , mêlées de gris 
et de brun; un trait blanc au-dessus 
de l'œil ; une petite huppe à la nuque; 
queue coupée carrément ; les deux 
rectrices intermédiaires brunes , les 
autres terminées de blanc. Longueur, 
dix-huit pouces. Du SénégaL|^ 

Calao Tock , Buceros n(m!tus , L. 



CAL 



55 



Calao à bec rouge du Sénégal. Bull' 
pi. enl. 260. Levaill. Oiseaux d'Afri- 
que, jil. 258. Parties supérieures va- 
riées de blanc et de noir: une huppe 
de plumes eÛilécs sur la nuque; par- 
ties inférieures blanches ; rectrices 
grises, bordées et terminées de blanc; 
bec rouge. Longueur , vingt pouces. 
Du Sénégal. (dr..z.) 

• CALAOMECOU. bot. phan. Syn. 
caraïbe à\lgcratum conyzoides. V. 

ACEKATE. (b.) 

CALAPIS. oi.s. Pour Colaris. P^. ce 
mot . 

CALAPIÏE. BOT. MIN. V. CVLAP- 
PITE. 

* CALAPITO. BOT. PHAN. Syn. de 
Teucrium Iva eu Piovencc. (b.) 

CALAPPA. BOT. PiiAN. Ce nom 
paraît désigner les Palmiers eu géné- 
ral dans l'idiome m;ilais , puisque le 
Cycas lui-même est appelé dans les 
îles malaises Sajor-Calappa , ce qui 
signifie Calappa -Légume. Rumph 
restreint ce nom au\ Cocotiers , 
dont il mentionne plusieurs espèces 
ou variétés. /'. Cocotier. (b ) 

CALAPPE. Calappa. crust. Genre 
établi par Fabricius {Suppl. cntom. 
Syst. p. 545) aux dépens du grand 
genre Crabe, et rapporté par Latreille 
( Règne Anim. de Cuv ) à l'ordre des 
Décapodes , famille des Brachyures , 
section des Cryptopodes , avec ces ca- 
ractères : crâne tiès-bombé; serres 
comprimées en crête , et s'adaptant 
parfaitement aux bords exiérieurs du 
test, de manière à couvrir toute la 
région de la bouche ; deuxième ar- 
ticle des pieds-mâchoires extérieur 
terminé en pointe. — Les Calappes , 
qu'on nomme j^ussi Migranes , diffè- 
rent de tous les autres genres de la 
famille des Brachyures parle dévelop- 
pement considérable de leur cara- 
pace dont les deux angles postérieurs 
s'épanouissent, et constituent deux 
avances en forme de voûte qui logent 
et recouvrent les quatre dernières 
paires de pâtes lorsque l'Animal les 
contracte. Cette particularité caracté- 
rise la section des Cryptopodes à la- 
3uelle appartient aussi le genre jElhre 
e Leach. Mais ces Crustacés qui ont 



36 CAL 

été omis dans les Dictionuaiies à leur 
ordre alphabétique, parce que les au- 
teurs on t écrit à tort OEthre ; ces Crus- 
tacés, dis-je , diffèrent des Calappcs 
par le test très-aplati et par le deuxiè- 
me article des pieds-mâchoires carrés. 
Du reste , ils ont avec eux beaucoup de 
ressemblance par l'ensemble de leurs 
formes . 

Les mains en crêtes bien pronon- 
cées ne sont point un caractère moins 
important des Animaux dont nous 
traitons. Dans l'état de repos, ces 
mains sont repliées verticalement sur 
la bouche , de manière à former de- 
vant elle une sorte de bouclier; de-là 
les noms de Crabe lionteux et de Coq- 
de-mer ■àows lesquels on les a vulgai- 
rement désignés. On rencontre les 
Calappes dans toutes les mers des 
climats chauds. 

Le Calappe Migrane, Calappa Gra- 
jiulata de Fabricius , sert de type au 
genre. Il a été figuré pai lïerbst. 
{Cane. tab. 12, fig. 76, 76). C'est le 
Crabe honteux ou le Coq-de-mer , la 
Migrane ou la Migraine des Proven- 
çaux et des Languedociens. Belon , et 
d'après lui Aldrovande ,1e rapportent 
au Crabe d'Héraclée ou Iléracléotique 
des anciens. Suivant Rondelet (AZi. 
18) cette espèce seiait le Crabe Ours 
d'Aristote et d'Athénée. Risso (Hist. 
5Natur. des Crust. de INice, p. 18) , 
qui a observé celte espèce dans la mer 
de Nice, dit qu'elle fait habituelle- 
.rfjcnt son séjour dans les fentes des 
rochers, d'où elle plonge à vingt ou 
trente mètres de profondeur pour se 
procurer sa nourriture qui consiste 
en divers Mollusques et Zoophytes. 
Elle est vorace , et c'çst à l'approche 
du crépuscule quelle commence à 
chasser. Si le mouvement des flots 
l'oblige d'abandonner plus tôt son ré- 
duit, elle contracte la première paire 
de pales ainsi que les quatre paires 
postérieures , et se laisse tomber au 
fond de l'eau. Ces Animaux s'accou- 
plent vers la fin du printemps, et la 
femelle pond ses œufs en été. Leur 
chair est fort bonne à manger. — On 
rapporte encore à ce genre le Calappa 
fornicata de Fabricius, figiuc par 



CAL 

Herbst(/oc. cil. tab. 12 ,fig.73 ,74); le 
Calappa marmorata de Fabricius , 
représenté par Herbst {loc.cit. tab. 4o , 
fig. 2 ). Latreille soupçonne qu'il est 
le Guaja-apara de Pison et de Marc- 
grave , et le Crabe honteux de Chan- 
valon (Voyage à la Martinique). Enfin 
les Crabes désignés sous les noms de 
Lophos , tuberculatus , inconspectus , 
Gallus , etc., etc., etc , figurés par 
Herbst, appartiennent aussi au genre 
Calappe. (aud.) 

CALAPPITE. BOT. MIN. Et non 
Calapite. INom donné par Rumph à 
la concrétion pierreuse qu'on ti'ou- 
ve quelquefois dans le Cocos appelé 
Calappa , et que les Malais regardent 
comme fort précieuse. Ils la portent 
en amulette et lui attribuent de 
grandes vertus. Ils assurent que pour 
éprouver son authenticité, il suffit de 
l'exposer avec quelque grain à l'ap- 
pétit des Poules qui n'y touchent pas 
tant que la Calappite s'y trouve. Cette 
Pierre peu connue n'a pas été ana- 
lysée, (b.) 

* CALARDROTE.- ois. Syn. vul- 
gaire du Mauvis, Turdus iliacus, L. 
F'. Merle. (dr..z.) 

CALAROU. BOT. PHAN. (Surian.) 
Nom caraïbe de Bégonia scandens , 
espèce du genre Bégone. (b) 

* CALAÏHE. Calalhus. ins. Genre 
de l'ordre des Coléoptères, section 
des Pentamères , famille des Carnas- 
siers , tribu des Carabiques ( Règne 
Anim. de Cuv.) , fondé par Bonelli 
dans ses Observationsentomologiques 
( Méni. de l'Académie de Turin ). Ces 
Insectes appartiennent, selon Latreille 
et Dejean ( Hist. nat. des Coléopt.), à 
la division des Thoraciques. J^. Ca- 
rabiques. 

Les Calathes sont surtout remar- 
quables par les crochets de leurs 
tarses dentelés en dessous, et ce ca- 
ractère, qu'ils partagent seulement 
avec les Laîmosthènes et les Ta- 
phries , suffit pour les distinguer des 
autres genres de cette division. lisse 
rapprochent des Harpales par la 
forme de leur corps, et ont quelque 
analogÎMavec les Amares et les Pœ- 
ciles: mais ils s'éloignent des pie- 



CAL 

miers par l'absence d'une échancrurc 
ou labre ; et dillerent des seconds par 
leur prothorax aussi longouplus long 
que large, presque carré ou en tra- 
pèze sans re'trécisseinent à sa base. 
Ce genre est assez nombicux en es- 
pèces. Le général Dejean (Catal. des 
Goléopt. p. n ) en mentionne seize 
parmi lesquelles plusieurs se rencon- 
trent en France et aux environs de 
Paris. Telles sont entre autres le Ca- 
lathe melanocéphale, Carabus mcla- 
rwcephalus de Fabricius, figuré par 
Panzer {Faun. Ins. Genn. Fasc. 3o, 
fig- 19^- le Cal. cisteloïde, Car. cis- 
teloïdes d'Illiger , ou le Car.Jîavipes 
d'Olivier représenté par Panzer ( loc. 
cit. FaSc. 11 , fig. \-2). 

Dejean en a découvert une espèce 
nouvelle dans les environs de Paris , 
il la nomme Cal. rotundicoUls. (aud.) 

CALATHI.VNA. bot. piian. (Dalé- 
champ.) Syn. des Gentianes Pneumo- 
nanthe et filiforme. (u.) 

C A L AT III D E. BOT. piian. Dans 
la vaste famille des Sjuanthérées 
ou Plantes à fleurs "composées, 
les fleurs forment un véritable 
capitule , c'est-à-dire qu'elles sont 
réunies sur un plateau ou réceptacle 
commun, et environnées d'un involu- 
cre général. C'est à cette inflorescence 
que Mirbel a proposé de donner le 
nom de Calathide, et le professem- 
Richard celui de Céphalauthe. Uà'\s 
la Calathide est un véritable capitule. 
Nous renvoyons donc à ce mol. (a.r.) 

CALATil. OIS. (Brisson.) Espèce 
des Indes du genre Tangara, Taiia- 
gara Amhoinetisis , L. /^. Tangara. 

(DR..Z.) 

* CALAU. OIS. Syn. de Colymbusini- 
«ordans le Bas-Poitou. J^. Grèbe, (b.) 

CALAVANCE. bot. PiiAN.(Sloane.) 
Syn. de Phaseolus sphœivsjiermusiilA 
Jamaïque. (b.) 

*CALAVEZZA. bot. piian. Syn. de 
Myrtille dans quelques cantons de la 
Toscane. 7^. Airelle. (b.) 

CALAVRIA. ois. Syn. italien de 
Lagopède, Tetrao Lagopus ,h. r. TÉ- 

TRJiS. (DR..Z.) 

CALA.WEE. bot.phan. (Marsden.) 
Probablement un Jaquier dont l'é- 



CAL 



07 



corce est employée à Sumatra pour 
faire de la toile. (b.) 

CALAYCAGAY. bot. pii.vn. Syn. 
de Poiiicta/ia aux Philippines. P'. 

PoiNCILLADE. (b.) 

CALAYIAC.VY. bot. piian. Syn. 
à'Jfcdysarum Gangcticum aux Phi- 
lippines, (lî.) 

* CALBET. MAM. r. Bourret. 

C.VLBOA. BOT. PIIAN. Genre delà 
famille des Convolvulacées, voisindc 
ripomœa, dont il ne se distingue que 
par les quatre loges monospermes de 
sa capsule. Il a été établi par Cava- 
nilles, oui, tab. 476 de ses Icônes, a 
figuré l'unique espèce connue jus- 
qu'ici, le Lalboa vitifolla, Herbe 
grimpante , dont les fleurs sont dispo- 
sées encorymbes axillaires, et dont les 
feuilles longuement pédonculées rap- 

f)ellent par leurs découpures celles de 
a Vigne. Persoon a substitué au 
nom de Cavanilles celui de Macro- 
stema, destiné à exprimer la longueur 
des étamines qui font saillie liors du 
tube de la corolle. (a.d.J.) 

CALBOS. POIS. Bosc dit que les 
Marseillais désignent sous ce nom une 
espèce du genre Cotte. (b.) 

CALCABOTTO. ois. Syn. italien 
de l'Engoulevent ordinaire, Capri- 
mulgus europœus,h. /^.Engoulvent. 

(DR..Z.) 

CALCA.IRE. GÉOL. De'nomination 
commune à toutes les masses miné- 
l'ales ou roclies qui sont essentielle- 
ment composées deChaux carbonatée 
soit à l'état cristallin, soit à l'état de 
sédiment, telles, par exemple, que 
les Marbres salins ou statuaires, les 
Marbres ordinaires, la Craie, la Pierre 
à bâtir des environs de Paris , etc. 

Le Calcaire est très-abondant dans 
la nature; on le rencontre au mdieu 
des terrains primitifs ,et son abondance 
relative augmente depuis les couches 
le plus anciennement formées jusqu'à 
celles qui paraissent être les dernières 
de l'enveloppe terrestre. Les divers 
Calcaires forment des mon lagnes et des 
chaînes entières considérables ; ils 
sont presque toujours disposés en lits 
ou assises distinctes, soit inclinés soit 
horizontaux. A l'exception du Cal- 



58 CAL 

Caire primitif, ils renfcrraenlde nom- 
breux débris de corps organisés qui 
diffèrent dans tel ou tel Calcaire, se- 
lon l'ancienneté de formations de 
chnc(.nd'eux,et qui concourent, avec 
Tordre de superposition, à faire dis- 
tinguer leur âge relatif ; c'est par une 
application irop vague du moyen 
fourni par l'observation des corps or- 
ganisés que fréquemment on parle 
dans les descriptions géognostiques 
de Calcaire à Grjjjfiées, de C. àÂm- 
moniles, de C. à Cérites, etc., expres- 
sions qui ne peuvent avoir, dans l'état 
actuel de la science , une valeur ri- 
goureuse et exclusive. On distingue 
d'une manière plus exacte les Calcai- 
res en C. marins et C. et eau douce, 
d'après les espèces de corps organisés 
qu'ils renferment et qui indiquent 
l'origine de leur formation; on peut 
également , sous le même point de 
vue , les séparer en C. cristallins et 
C. de sédiment , les premiers ayant 
été formés par voie de précipitation 
chimique ou de cristallisation , et les 
seconds par dépôt à la suite d'une 
simple suspension ou d'un délaye- 
ment. 

On verra au mot Roche ce que les 
géologues entendent par Calcaire pri- 
mitif, de transition, alpin, du Jura, 
de montagnes, à cavernes , coquil- 
lier , siliceux, etc- V. pour l'his- 
toire des Roches calcaires les articles 

GÉOLOGIE et GÉOGNOSIE. (C. P.) 

CALCviMAR. OIS. Quelques voya- 
geurs ont ainsi nommé un Oiseau de 
la grosseur du Pigeon qu'ils ont vu 
sur les côtes du Brésil, et que, d'a- 
près leur dire, on devrait rapporter 
au genreM-vNCHOT. (dr..z.) 

* CALCANEUM. zooi.. r. Os et 
Pied. 

CALCANTHE. min. C'est-à-dire 
Fleur de Cuivre, l'un des anciens 
noms du sulfate de Cuivre. /^. Cui- 
vre. (LUC.) 

* C ALCAR. MOLL. Geni'e formé par 
Denis Montfort aux dépens des Turbo 
de Linné, et dont les caractères con- 
sistent dans la dépression de la co- 
quille non ombiliquée, à spire peu éle- 
vée, ayant les bords de l'ouverture 



CAL 

continus, Iranchans, offrant une gout- 
tière creusée dans un éperon, d'oli 
vient le nom générique, située au mi- 
lieu du bord droit, et se conservant 
sur lestoursdelaspiie. Le Turbo Cal- 
car, L. a servi de type à ce petit genre. 
On voit la figure de cette coquille 
dans Dargenville (Conch. p. 207. 
pi. 6. fig. k) et dans Chemnitz {f^. 
CLXIV. i552;. 

Une espèce de Nautile porte encore 
le nom de C.alcar dans Linné. Syst. 
Nat.-yiui.pars-SA. Soyo. (b.) 

* CALCARAMPHIS. bot. phan. 
Espèce du genre Amphorchis de Du 
Petit-Thouars , qui l'a ligure pi. 4 de 
sa Flore des îles australes de l'Afri- 
que, (b.) 

CALCATREPPOLA , CALCA- 
TREPPO et CALCATRIPA. bot. 
Noms vulgaires donnés dans certains 
cantonsdxialie iiuDelphiniumConso- 
lida,h., auCenlaurea Calcitrapa, L., 
et à l'jîgaricus Prunulus, Scop. (b.) 
^ CALCE. GÉOL. (De La Méthrie.) 
Syn. de Chaux. V. ce mot. (luc.) 

* CACCEANGIS. bot. cbtpt. Nom 
donné par Du Petit-Thouars à l'une 
des espèces de son genre Angorchis, 
et qui était VEpidendyzim Calceolus; il 
l'a figurée pi. 77 de sa Flore des îles 
de l'Afrique australe. (b.) 

CALCEDOINE, min. Variété d'A- 
gate , d'un blanc-laiteux et d'une 
transparence nébuleuse, quel'on taille 
pour en faire des objets d'agrément. 
Le nom de Calcédoine est celui d'une 
ville deBithynie dans l' Asie-Mineure , 
près de laquelle les anciens trou- 
vaient cette Pierre. Les Calcédoines 
les plus estimées se tirent maintenant 
de l'Islande et des îles Feroë, oii elles 
se rencontrent en abondance. On 
donne quelquefois l'épithète à'orieur- 
tales aux Calcédoines dont la pâte est 
plus fine, et dont l'intérieur paraît 
comme pommelé. F". Quartz-Aga- 
te, (g. DEL.) 

CALCÉOLAIRE. Calceolaria.BOT. 
PHAN. Genre de Plantes appartenant 
à la famille des Scrophularinées, et à 
la Diandrie Monogynie. Linné n'en 
avait décrit que trois espèces origi- 
naires du Pérou; Lamarck en ajouta 



CAL 

ciuq autres rapportées du tlclroiltle 
Magellan parCoinmerson;enfui lesau- 
teurstlc la Flore du Pérou cl du Chili, 
CaVnnilleSjHuinboldtetBouplandont 
considérablenientaugmentë ce genre, 
de sorte que le nombre des espèces pu- 
bliées par ces divers auteurs s'élève au- 
jourd'hui à plus de soixante. Voici les 
caraclèresdecegenrCjtelsque les don- 
ne Kunth {NuraGeneraelSpec. Plant. 
^///îe/..cZ','yw///):caliceàquatredivisions 
presque égales entre elles ; la supérieu- 
re un peu plus large ; corolle dont le 
tube est très-court, le limbe bilabié; 
la lèvre supérieure, petite, tronquée 
et entière; l'inférieure très - dévelop- 
pée , concave et en forme de sabot ; 
deux étamincs insérées à la base du 
tube, courtes, ayantles loges de leui's 
anthères écartées; un seul stigmate; 
capsule conique, biloculaireetà deux 
valves bifides, et les trophospermes 
adnés à la cloison; graincssillonnécs, 
anguleuses. 

Les Calcéolaires sont des Plantes 
ligneuses ou herbacées , rarement 
sans tiges j leurs feullhîs sont le plus 
souvent opposées ou leiuées. Leurs 
tleurs disposées en corymbe , d'une 
couleur jaune, sont remarquables par 
l'aspect que leui' donne la lèvre infé- 
l'ieure de la corolle, dont la forme 
rappelle celle du labcUe de notre 
Sabot de Yénus,Cjpriped/i/rn Calceo- 
lus, L. Elles sont toutes indigènes de 
la partie occidentale tin continent de 
l'Amérique méridionale , et principa- 
lement du Pérou et du Chili. (g..n.) 

CALCÉOLE. Calceo la. MOT.1J. fos. 
Genre formé par Lamarck, dont VA- 
nomiasandaliiim, L., coquille fossile, 
est la seule espèce. Elle a été figurée 
par Knorr (T. m. Suppl. pi. 206. 
f. 5, 6) ; et cette figure a été repro- 
duite dans les ouvrages d'Histoire 
naturelle, oii il estquestion du genre 
Calcéole , dont les caractères sont . 
coquille inéquivalve, turbinée, apla- 
tie sur le dos; la plus grande valve en 
forme dedemi-sandale, ayant à la char- 
nière deux ou trois petites dentsjla plus 
petite valve plane , semi-orbiculaire , 
en forme d opercule. On trouve la 



CAL 59 

Calcéole eu diverses parties de 1 Alle- 
magne, ou elle est toujours as.scz rare. 
Nous l'avons rencontrée notamment 
sur les hauteurs de Bisfcld en Wes!- 
phalie. (b.) 

CALCEOLE. Calceolus. bot. phan. 
(Tournefort. ) Syn. de Cypripedium , 
L. ( Pcliver. ) Même chose que Ga- 
langa. (B.) 

CALCHANTE. min. ( Bertrand. ) 
Même chose que Chalcanthe. F", ce 
mot. (LUC.) 

CALCHTLE. min. Même chose que 

Colcotar fossile selon Patrin. (luc.) 

CALCHIS. OIS. Pour Chalsis. /^. 
ce mot. (DR..Z.) 

CALCIFRAGE. Calcifraga. bot. 
PHAN. (Pline. )Syn. de GlobulariaAly- 
pum, L.(Lobel.)Vieux nom du Crith- 
muni maritimiim , L. F". Crithme. 

(B.) 

*CALCINATION. MIN. Réduction 
des Pierres calcaires eu Chaux par 
l'action du feu. On a improprement 
étendu cette dénomination auxopéra- 
tionsqui soumettaient à une tempéra- 
ture très-élevée les substances infusi- 
bles , mais sensiblement aliérables. 

(DR.. Z.) 

CALCINELLA et CALCINELLE. 

MOLL. Syn. de Venus dealbata de 
Gmelin. Coquille que le même auteur 
a reproduite sous le nom de Mactra 
piperita. Belon dit que ce nom est 
surtout en usage dans l'Adriati- 
que, (b.) 

*CALCIPHYRE. géol. Brongniart 
a donné ce nom à une Roche porphy- 
roïde, c'est-à-dire du genre de celles 
dans la pâte desquelles sont dissémi- 
nés des Cristaux de forme détermi- 
nable et de diverse nature. Ces Gris- 
taux sont ici tantôt du Feldspath , 
tantôt des Grenats; de la Diallage, du 
Pyroxèneoude l'Amphibole, du Fer 
oxidulé et des Pyrites, s'y présentent 
aussi quelquefois , comme parties , 
éventuellementdissémiuées. La struc- 
ture de la pâte calcaire qui fait la base 
du Calciphyie est tantôt grenue et 
presque lamellaire, tantôt compacte 



40 CAL 

mais très-homogène et à grains fins. 
Sa dureté la rend souvent suscep- 
tible d'un beau poli; sa cassure, 
rarement raboteuse, est généralement 
conchoïde; la pâle calcaire étant 
plus destructible que les Cristaux, 
ceux - ci font souvent saillie sur 
la surface de la Roche, dont les prin- 
cipales variétés sont : 

CaLCIPHYKK FELDSPATHIQtTE , qui 

consiste en Cristaux de Feldspath 
blanchâtre, disséminé dans un cal- 
caire compacte , presque transparent, 
d'un blanc jaunâtre. On le trouve en 
couches inclinées au petit Saint-Ber- 
nard. 

Calciphyre l'YROPiEN. Des Gre- 
nats rougeâtres dans un calcaire la- 
mellaire ou grenu, tirant sur le gris 
verdâtre . le composent. Se trouve 
dans les Pyrénées moyennes en cou- 
ches subordonnées au Calcaiie sac- 
charoïde. 

Calcipiiyre riélanique , formé 
de Grenats mélanitesdans un calcaire 
compacte et noirâtre. Il a été observé 
dans les Pyrénées, au pic d'Espade , 
au Tourmalet , etc. 

Calciphyre py'roxenique. Cris- 
taux de Pyroxène verdâtre dans un 
Calcaire compacte,ti-anslucide et rous- 
sâtre. Cette belle variété, susceptible 
d'un beau poli , vient de l'une des 
îles Hébrides. 

Les Calciphyres ne constituent , à 
ce qu'il paraît, que très-artificielle- 
ment une espèce parmi les Roches. 
J^. ce mot. (b.) 

CALCITRAPE. Calcitrapa. bot. 
PHAN, Linné avait réuni dans son 
genre Centaurea plusieurs genres des 
botanistes ses prédécesseurs , et Jus- 
sieu les a séparés de nouveau dans 
son Gênera. L'un d'eux est le Calci- 
trapa , caractérisé par les épines qui 
terminent les folioles de ses involu- 
cres. La Chaiisse-Trape, cette Plante 
si commune dans nos champs incultes 
et sur le bord de nos chemins, lui 
appartient, et lui a donné son nom, 
selon Bory-de-Salnt-Vincent. Elle est 
fort amère et jouit d'une propriété 
si éminemment fébrifuge, que les pay- 



CAL 

sans des Landes guérissent des fiè- 
vres tierces en avalant des pilules 
qu'ils font avec ses feuilles écrasées. 
Moench , en admettant ce genre , lui 
réunit le Çrocodllium ovl les folioles 
sont terminées par une pointe unique, 
et le Seridia , oii elles le sont par des 
épines palmées. (a. d. j.) 

* CALCITRAPOIDES. eût. ph-^n. 
Genre formé par Vaillant, que Linné 
avait, avec tant d'autres, confondu 
parmi ses Centaurées, et qui rentre 
aujourd'hui dans le genre Calciti'ape. 
P^. ce mot. (b.) 

* CALCIUM. MIN. Métal blanc , 
brillant, extrêmement combustible, 
passant promptement à l'état d'Oxyde 
ou de Chaux, soit par le contact de 
l'air, soit par celui de l'eau qu'il dé- 
compose. On n'a pu encore obtenir 
le Calcium qu'à l'aide de la pile; on 
soumet à son action un Sel calcaire 
humecté d'eau et entouré de Mercure ; 
le Sel est décomposé , et le Calcium 
s'unit au Mercure dont on le sépare 
ensuite parla distillation. (dr..z.) 

C ALCOCRI. BOT. PHAN. ( Diosco- 
ride.) Probablement le Fumaria offi- 
clnalls , L. , selon Adanson. /^'. Fu- 

METERRE. (b.) 

CALCOPHONE. min. P. Chai^co- 

PHONE. 

CALCUL, zooii. MIN. De Calx. 
INom par lequel on désigne des con- 
crétions pierreuses qui se forment 
dans diverses parties de l'Homme et 
des autres Animaux. Il ne sera point 
question ici des Perles ni des yeux d'E- 
crevisses , qui ne sont pas ordinaire- 
ment compris dans l'acception géné- 
rique du mot Calcul, non plus que des 
Bézoards dont il a déjà été parlé. 
Les concrétions tophacées de la Goutte 
ne sont pas non plus appelées ordi- 
nairement Calculs , encore qu'elles 
soient de l'Urate de Soude , et non 
de la Craie ou du Phosphate de 
Chaux, comme on l'avait cru jus- 
qu'ici ; les principales concrétions 
désignées par le nom de Calculs sont 
les : 

Calculs biliaires. Concrétions 
qui paraissent dues à la séparation de 



CAL 

la matière Jaune que la Soude tenait 
en dissolution dans la Bile. Ces con- 
crétious dont le nombre varie , ainsi 
que le volume qui du point imper- 
ceptible peut aller jusqu à celui d'un 
très-gros l'ois, se trouvent dans la 
vésicule du fiel et dans les canaux bi- 
liaires qu'ils obstruent quelquefois 
au point de désorganiser complète- 
ment le système vital. Les Calculs bi- 
liaires sont inodores , insipides , d'un 
jaune orangé, presque insolubles dans 
l'Eau et dans l'Alcohol , légèrement 
attaquables par les Alcalis; ils don- 
nent à la distillation de l'Eau, de 
l'Huile , des substances gazeuses, du 
sous -Carbonate d'Ammoniaque , du 
Phosphate de Chaux et du Charbon 
animal; ilscontiennentabondamment 
une matière particulière que les chi- 
mistes ont nommée Cholcstérine. 
f^. ce mot. 

Calculs cérkbratjx. On rencontre 
quelquefois dans le cerveau des con- 
crétions blanches , insolubles dans 
l'Eau et dans l'Alcohol, lesquelles, 
examinées chimiquement, ont été 
trouvées composées de Cholcstérine 
et de Phosphate de Chaux. 

Calculs pulmonaires. Concré- 
tions que l'on trouve, mais l'arement, 
dans le poumon , sous forme de petits 
grains blancs , durs , agglomérés 
par une matière muqueuse épaissie ; 
elles sont composées de Phosphate et 
de Carbonate de Chaux. 

Calculs salivaires. Ils sont de 
la même nature que les Calculs pul- 
monaires , et paraissent se former 
dans les couloirs de la salive. 

Calculs xjrinaires. Concrétions 
plus ou moins volumineuses qui se 
forment dans la vessie, dans les reins, 
et quelquefois , mais rarement , dans 
les autres voies urinaires. Ils sont 
composés d'Acide urique, d'Urate 
d'Ammoniaque , d'Oxyde cystique , 
d'Oxalate de Chaux, de Silice, de 
Phosphate ammoniaco-magnésien, de 
Phosphate de Chaux , et d'une autre 
matière que le docteur Marcet n'a 
rencontrée qu'une seule fois , et qu'il 
a nommée Oxyde xauthique. Les 
quantités respectives de ces matières, 



CAL 4i 

et quelquefois l'isolement de l'une 
d'elles , font varier à l'infini la forme, 
la consistance , l'aspect et la couleur 
des Calculs, et toute tentative de clas- 
sification de ces corps a été jusqu'ici, 
pour ainsi dire , impossible. Les 
Calculs sont les causes d'aficctions 
terribles et douloureuses, qui, le plus 
souvent, ne se terminent que par l'o- 
pération cruelle , mais indispensable, 
connue vulgairement sous le nom de 
taille de la pierre. Quelques chimistes 
ne désespèrentpoint que leur science , 
dont les découvertes journalières pré- 
sagent les résultats les plus étonnans, 
ne parvienne un jour à dissoudre les 
Calculs , et même à en prévenir la 
formation. Ce sera certainement l'un 
des plus grands bienfaits que l'hu- 
manité recevra de la science. (dr..z.) 
On appelle encore Ca;Lculs ou 
Dragées de Tivoli une sorte de Pi- 
solithe, /^'. ce mot , qui se forme dans 
quelques parties du ruisseau des 
bains de Saint-Philippe en Toscane. 

(c. p.) 

CALDASIE. Caldasia. bot. piian. 
AVilldenow , ayant donné le nom de 
Bcnplandia trifoliata à l'Arbre qui 
produit la vraie écorce d'Anguslura , 
nommait Caldasia heteiophylla la 
Plante de la famille des Polémonia- 
cées que Cavanilles avait nommée 
Bonplandia ge/ninijlora; ce change- 
ment n'a point été adopté. 

Il existe encore un autre genre 
Caldasia proposé par Mutis ; ce genre 
rentre dans celui que le professeur 
Richard père a désigné sous le nom 
d'Hclosis dans son beau Mémoire sur 
la famille des Balanophorées- P^. HÉ- 
Losis. (a. r.) 

CALDERA. BOT. phan. (Marsdcn.) 
Fandanus indéterminé dont on forme 
des nattes à Sumatra. F. Vaq.oi. (b.) 

CALDERON. mam. Quelques 
voyageurs ont mentionné sous ce 
nom certains Cétacées qu'on ne peut 
reconnaître à ce qu'ils en disent. \}i.) 

CALDERUGIO. ois. Syn. italien 
duChardonneret,i'/v'/;^v7/af'a/r///fc'//5, 
L. J^. Gros-Bec. (dr..z.) 



42 CAL 

CALEA. BOT. PiiAN. Corviubifères , 
Juss. Syngénésie Polygamie égale, L. 
L'involucre est composé de folioles 
lâchement imbriquées , le réceptacle 

f)aleacé , les fleurs sont flosci.leuses , 
es akèues surmontés d'une aigrette 
de poils simplei; les feuilles alteroes 
ou opposées, les fleurs solitaires ou 
réunies plusieurs à l'extrémité des 
rameaux. Douze espèces environ sont 
rapportées , plusieurs il est vrai avec 
doute , à ce genre. La Billardière en 
• a recueilli, dans la Nouvelle-Zélande, 
deux qu'on peut voir figurées tab. 
i85 et 186 de son ouvrage sur les 
Plantes de la Nouvelle- Hollande. 
Loureiro en a observé une à la Co- 
chinchine. Toutes les autres sont ori- 
ginaires de la Jamaïque. (a. D. j.) 

CALEANA ou CALEYA. bot. 
PHAN. Genre de Plantes de la famille 
naturelle des Orchidées établi par 
Rob. Brown pour deux espèces de la 
Nouvelle- Hollande} elles sont her- 
Lacéef , glabres ; leurs bulbes , au 
nombre de deux , sont ovoïdes , en- 
liers, terminant le caudex descen- 
dant , qui est chargé de fibres sim- 
ples; une seule feuille radicale, li- 
néaire, accompagne la hampe; celle-ci 
porte un petit nombre de fleurs d'un 
brun vernàtre. Leur périanthe est à 
six divisions, dont cinq sont égales 
et étroites, le labelle est supérieur et 
rétréci à sa base ; sa lame est peltée 
et concave. Le gynostème est mince 
et dilaté, et terminé par une anthère 
persistante dont les loges sont rap- 
prochées et contiennent chacune deux 
masses polliniques pulvérulentes. Les 
deux espèces rapportées à ce genre 
par R. Brown, et qu'il a nommées Ca- 
leya major g\. Caleya minor , ont été 
trouvées par lui aux environs de Port- 
Jackson, (a. k.) 

CALEBASSE, bot. phan. Nom 
vulgaire et générique donné dans les 
pays chauds aux fruits de diverses 
Cucnrbitacécs , dont les naturels font 
des ustensiles de ménage. On a étendu 
cette désignation au fruit du Baobab 
quelquefoisappelé Calebasse du Séné- 
gal. La Calebasse douce est ordinaire- 



GAL 

ment le Bêla Schora, V. ce mot , et la 
Calebasse d'herbe, le Cucurbita lage- 
naria, L. /^'. Courge. (b.) 

CALEBASSIER. bot. ph.vn. r. 
Ckescentie. On a étendu impropre- 
ment ce syn. de Cucurbitacées à d'au- 
tres Végétaux , tels que le Baobab , 
qui portent de gros fruits quelquefois 
appelés Calebasses, ou qu'on a com- 
parés aux Calebasses véritables, (u.) 

CALEÇON-ROUGE. OIS. Nom 
vulgaire à Saint-Domingue du Cou- 
roucou à ventre rouge , Trogon Cuiu- 
cui , L. f. CouROucou. (dr.. z.) 

C A L E CT AS I E. Calectasia. bot. 
piiAN. Robert Brown appelle ainsi 
un genre de Plantes originaire de la 
Nouvelle-Hollande, et qu'il rapporte 
à la famille des Joncées. Ce genre se 
compose d'une espèce unique, Calec- 
tasia cyanea; c'est un petit Arbuste 
dressé, très - lameux , couvert de 
feuilles acérées et engainantes à leur 
base. Les fleurs naissent solitaires au 
sommet des rameaux ; elles sont 
bleues ; leur calice est pétaloide, libre, 
tubuleux et évasé en forme de coupe : 
son limbe est étalé et à six divisions 
égales. Les étamines , au nombre de 
six , sont insérées au haut du tube du 
calice; leurs anthères sont termi- 
nales, étroites, linéaires et rappro- 
chées. L'ovaire est à une seule loge 
qui contient trois ovules dressés; il se 
termine par un style simple, au som- 
met duquel est un stigmate indivis; 
Le fruit est un akène devenu mo- 
nosperme par avortement , et revêtu 
par le tube du calice. 

Ce genre ressemble assez par scta 
porta l'Aphyllanthes dont il s'éloigne 
par sa structure. (a. r.) 

CALEEKËE. bot. phan. Syn. de 
Papayer à Sumatra. (b.) 

CALEGNEIRIS. pois. Nom vul- 
gaire du Cepola mbesceiis , L. sur la 
côte de Nice ; on le donne aussi quel- 
quefois à la Donzelle. (b.) 

CALEMBEBA. bot. phan. Nom 
caraïbe des graines du Mimosa 5Cû«- 
n^c/w, L. espèce d'Acacie. (b.) 



CAL 
CALENDRE. ins. Même chose que 
Calandre. /^. ce mot. (b) 

GALENDRELLE. of.s. Espèce du 
genre .\loiiclte, Alaiida brachydac- 
ijla , V. Alouette. (dr..z.) 

CALENDULA. OIS. (Brisson.) V. 
Roitelet. 

CALENDULACÉES. bot. phax. 
H. Cassini a forme , sous ce nom, un 
petit p;roupe de Plantes dans la grande 
famille des Synantliérées. Il le place 
entre ses Hélianthces et ses Arctoti- 
dées ; il contient les genres Souci , 
Metcorine et Osteospermc. V. ces 
mots. (B.j 

CALENDROTE. ois. Syn. de Mau- 
vis en Bourgogne , appliqué imniV- 
prcment à la Litorne dans les plan- 
ches enluminées de UufFon. (b.) 

CALENTURAS. bot. phan. Ce 
mot espagnol signifie proprement 
fièvres ; joint au mot pa/o qui veut 
dire bâton ou bois , il a quelquefois 
désigné le Quina , ou quelque autre 
Arbre fébrifuge. (b.) 

CALEPIN A. bot. phan. Une Plante 
de la famille des Crucifères, rapportée 
successivement à un grand nombre 
de genres diflerens par différens au- 
teurs , est devenue, pour Adauson, 
le type d'un genre distinct ainsi 
nommé, et qui, rétabli par Desvaux 
dans le Journal de botanique , a été 
enfin adopté par De Candolle ( Syst. 
Veget. T. II , p. 648 ) qui le place 
dans sa tribu des Zillées , et lui assi- 
gne les caractères suivans : calice de 
quatre sépales à demi-étalés; pétales 
obovales , les extérieurs un peu plus 
grands ; filets des étamines dépourvus 
d'appendices; quatre glandes cvlin- 
driques sur le disque; ovaire ovoïde; 
style conique , très-court , persistant 
sur la silicule. Celle-ci , coriace, glo- 
buleuse , indéhiscente, renferme pen- 
dante au sommet d'une loge unique , 
une seule graine sphérique et tron- 
quée supérieurement. Les cotylédons 
forment, en se réfléchissant sur leurs 
bords , un angle longitudinal qui re- 
çoit la radicule recourbée. On ne 
connaît qu'une seule espèce de ce 



CAL 4:> 

genre, le Calepina Con'ini, Desv. , Bu- 
nias Cochlearioiclcs de la Flore Iran- 
çaise, quicroît dans plusieurs contrées 
I le l'Europe et se rencontre dans les en- 
virons de Paris. C'est une Herbe an- 
nuelle, glabre, dressée, dont les 
feuilles radicales sont disposées eu 
rosettes, pétiolées et découpées au- 
delà de leur milieu en cinq ou sept 
lobes , les latéraux petits , le terminal 
grand et obtus , tandis que celles de 
la tige, sessilcs et entières^ se pro- 
longent à la base en deuv auricules 
sagitlées. Les fleurs, dépourvues de 
bractées, et de couleur blanche, for- 
ment des grappes opposées aux feuil- 
les, (a.d.j.) 

CALERIA. BOT. PiiAN. Pour Kale- 
ria d'Adanson. r. Kalkbia. (b.) 

CALESAN oij CALESJAM. bot. 
PîiAN. F'. Kalesïam. 

GA.LEYA ET CALEYE. bot. pu an. 
V. Cale.ana. 

CALF. MAM. Syn. anglais de 
Veau. (a.d..î«s.) 

G.ALFAT. ois. Et non Galfat. 
Espèce du genre Bruant. F', ce mot. 

(B.) 

CALFES-SNOWTE. bot. piian. 
Syn. anglais de Cymbalaire, Antirrhl- 
num Cjmbalaria, L. (b,) 

CALHALEITE. bot. phan. Syn. 
portugais de Galiurn verum, L. F^. 
Gaillet. (b.) 

CALI. bot. phan. Même chose 
que Kali. F', ce mot. (b.) 

*CALIAN-TODVERAY.BOT.PHAN. 
(Commerson.) V. Callandoulé et 
Callian-Rouverai. 

CALI - APOCARO. bot. phan. 
Qu'il ne faut pas confondre avec Calo- 
Apocaro. V. ce mot. Deux Arbustes 
de la côte de Malabar, figuiés pai" 
Rumph, mais qu'il est impossible de 
déterminer. (b.) 

CALIBE. OIS. Même chose que 
Calybé. V. ce mot. (b.) 

CALI-CALIC. ois. Espèce du gen- 
re Pie-Grièche , Lanlus Madagasca- 



*^ CAL 

riensis minor, L. r. Pie-Griéche. 

(DR..Z.) 

CALICALICHIRI. bot. phan. 
(Surian.) Sjn. caraïbe de Durante.;^, 
ce mot. {v,\ 

. GALICATZOU. ois. Syn. du pe- 
tit Pingouin, Aléa Pica, L. dans l'île 
de Crète. P^. Pingouin. (dr..z.) 

CALIGATZU. OIS. Syn. du petit 
Plongeoa, Colymbus stellatus, L. en 
Grèce. P. Plongeon. (dr..z.) 

CALI-C AVALÉ, bot. phan. Nom 
vulgaire à la côte de Coromandel 
d une espèce indéterminée de Galega, 
qui est peut-être la même que celle 
qu'on nomme simplement Cavale. /^. 
ce mot peut-être générique. (b.) 

GALICE. Calix. bot. phan. Dans 
une fleur complète, telle que celle de 
lOExIlet, de la Campanule, de la 
Rose, delà Giroflée,etc., on trouve en 
dehors des organes sexuels , nommés 
pistils et étamines , qui occupent le 
centre de la fleur, deux enveloppes 
florales; l'une plus intérieure, sou- 
ventornée des couleursles plus vives, 
d'un tissu plus mince et plus délicat, 
qui porte le nom de corolle; l'autre 
située en dehors de la précédenie , 
ordinairement verte et de nature fo- 
liacée , est le Calice proprement dit. 
Ces deux enveloppes constituent le 
périanthe, qui dans ce cas est appelé 
périanthe double. Tous les botanistes 
sont d'accord sur ce point, et appel- 
lent calice l'enveloppe la plus exté- 
rieure du périanthe double. Mais lors- 
qu'il n'y a qu'une seule enveloppe 
florale autour des organes delà repro- 
duction, comme dans les Daphné, le 
Lis, l'Iris, l'Oseille, la Rhubarbe; 
en un mot, quaud le périanthe 
est simple, c'est alors que l'on peut 
remarquer la dissidence d'opinion 
qui partage encore aujourd'hui les 
botanistes sur ce point. Si vous con- 
sultez les ouvrages des ïournefort, 
des Linné et de leurs nombreux sec- 
tateurs, vous venez qu'ils nomment 
calice le périanthe simple, lorsqu'il 
est peu apparent , vert et de nature 
loliacée; tandis qu'ils lui donnent le 



CAL 

nom de corolle, lorsqu'il est grand , 
mince et coloré à la manière des co- 
rolles. Le même organe porte donc 
deux noms, sans que sa nature intime 
soit changée, mais seulement parce 
qu'il ofl're quelque différence légèic 
dans sa forme et sa coloration. Une 
semblable distinction ne saurait être 
admise, et nous pensons avec Jussieu 
que toutes les fois que le périanthe 
est simple, on doitleconsidérercomme 
un Calice, quelles que soient d'ailleurs 
et sa forme, et sa consistance, et sa co- 
loration. Plusieurs auteurs, et entre 
autres De CandoUe, avaient proposé 
de donner le nom particulier de Pé- 
7'igone au périanthe simple, afin d'é- 
viter les noms de Calice et de corolle ; 
mais cette dénomination qui recule la 
difiiculté, sans la résoudre, n'a point 
été génénéralement approuvée. 

Tjndes faiis principaux sur lesquels 
se fondent les auteurs qui considèrent 
le périanthe simple comme un Calice, 
c'est que l'on désigne généralement 
sous le nom d'ovaire intère ou adhé- 
rent celui qui fait corps par tous les 
points de sa périphérie avec le tube 
du Calice; or il existe un ovaire in- 
fère dans les Narcissées,les Iridées, les 
Orchidées qui n'ont qu'une seule en- 
veloppe florale; cette enveloppe est 
donc un véritable Calice. En résumé, 
on appelle Calice l'enveloppe florale 
la plus extérieure d'un périanthe dou- 
ble, ou le périanthe lui-même lors- 
qu'il est simple. 

Si vous examinez attentivement le 
Calice de l'OEillet, de la Rose, du 
Datura , etc., vous verrez qu'il forme 
une sorte de tube continu , qu'il est 
d'une seule pièce ou enfin monosé- 
pale ; tandis que dans la Giroflée, la 
Renoncule, il se compose de plusieurs 

f)etites folioles que l'on peut isoler 
es unes des autres ; en un mot qu'il 
est poly sépale, parce que chacune de 
ces petites folioles porte le nom de 
sépale. 

Dans le Calice monosépale, on dis- 
tingue le tube ou partie inférieure et 
tubuleuse , le limbe ou partie supé- 
rieure, ordinairement évasée et dé- 
coupée plus ou moins profondément 



CAL 

en un certain nombre de dents , de 
lobes ou de lanières; de- là les noms 
de IrUlenté, quaiUidcntc, que l'on don- 
ne au Calice quand il olFrc trois ou 
quatre dents ; ceux de trijhle, quadii- 
/Vr/e, quand il présente trois ou quatre 
lobes peu profonds, et enfin ceux de 
triparti et quadriparli, lorsque les in- 
cisions sout très-profondes, et descen- 
dent presque jusqu'à la base du Ca- 
lice. 

Le Calice monosepale peut offrir des 
formes extrêmement variées , et qui 
servent de caractères pour distinguer 
les Végétaux entre eux. Ainsi, dans 
la Primevère et rOEillct, il est tubu- 
leux et cylindrique; dans la Pulmo- 
naire, il est lubuleux et prismatique ; 
il peut être renflé eu forme d'ampoule, 
comme dans le Bchon blanc : on dit 
alors qu'il est vcsiculcux ; il peut être 
plane , comme dans l'Oranger; en 
forme de cloche ou campanule, com- 
me dans la Molucelle; enfin, quelque- 
fois il se termine à sa base par un 
prolongement creux en forme de cor- 
ne, quij.orte le nom d'éperon, et dans 
ce cas il est dit éperouné, ca/caratus, 
comme celui des Pieds-d'Alouelte , 
de la Capucine , etc. 

Le nombre des pièces qui forment 
le Calice polysépale est extrême- 
ment variable. Ainsi dans la Fume- 
lerrc , le Pavot, on trouve deux sépa- 
les ; il y en a trois dans la Ficaire ; 
quatre dans le Cresson, la Giroflée et 
tou'cs les Crucifères; cinq dans la 
Renoncule, le Lin, etc. De-là les noms 
de Calice disépale, triscpalc tétrasé- 
pale, pentasepale, donnés au Calice, 
suivant quil se compose de deux , 
trois, quatre ou cinq folioles ou sé- 
pales que l'on peut isoler les uns des 
autres. Les sépales varient singulière- 
ment dans leur figure; ainsi il y en a 
qui- sont arrondis, d'autres qui sont 
linéaires; ceux-ci sont obtus, ceux-là 
terminés en pointe; d'autres échan- 
crés en cœur, etc. 

Revenons maintenant à quelques 
considérations générales. Le Calice 
monosépale ou polysépale peut être 
régulier ou irrégulier. Il est régulier 
quand toutes les parties qui le com- 



CAL 



45 



posent sont disposées dans un ordre 
symétrique, autour de l'axe de la 
fieur, de manière que chaque moitié 
de cet organe est absolument sembla- 
ble à l'autre. On dit au contraire que 
le Calice est irrégulier , lorsque les 
parties qui le composent ne sont pas 
symétriques, c'est-à-dire qu'elles of- 
frent une grandeur, une position ou 
une forme difféientes dans les divers 
points de leur étendue. Ainsi le Calice 
de la Rose, de la Campanule, de 
lOEdIet, est régulier, tandis quecelui 
de l'Aconit, du Pied-d'Alouette, est 
irrégulier. 

Le Calice offre encore une autre 
disposition bien plus importante à 
étudier, je veux parler de son adhé- 
rence ou de sa non-adhérence avec 
l'ovaire. Si vous examinez le Calice du 
Lis, de la Belladone, du Datura , de 
la Giroflée , etc. , vous reconnaîtrez 
qu'il n'a aucune adhérence avec l'o- 
vaire, c'csl-à-diie que ce dernier or- 
gane est libre de toutes parts au mi- 
lieu de la fleur. Mais examinez au 
contraire le Calice de la Campanule 
celui du Narcisse, de l'Iris, et vous 
verrez que , par sa base , il est entiè- 
rement confondu et soudé avec toute 
la paroi externe de l'ovaire , et que 
celui-ci , au lieu d'être libre et saillant 
au fond de la fleur , est , au contraire 
cache , en quelque sorte , au-dessous 
d'elle , oii il forme une saillie plus ou 
moins 'volumineuse. Cette difléience 
est extrêmement importante à noter. 
Dans le premier cas , on dit que lé 
Calice est infère, relativement à l'o- 
yaiie, au-dessous duquel il est inséré; 
il est au contraire supère dans le se- 
cond cas. Mais cette expression étant 
peu exacte , on lui a substitué celles 
de Calice libre et de Calice adhérent 
ou d'ovaire supère et d'ovaire infère! 
Nous développerons au mot Ovaire 
les principes que l'on peut déduire de 
celte position relative de l'ovaire et 
du Calice. 

Le plus souvent le Calice est vert, 
et présente la plus grande ressem- 
blance dans sa texture avec les feuil- 
les. Mais quelquefois cependant il est 
mince , coloré et semblable à la co- 



46 CAL 

roUe , c'est ce que l'on observe assez 

fréquemment lorsque le périanthe est 

simple , comme dans les Liliacées , 

les Iridées, les Daphnées. On dit 

alors que le Calice est pélaloïde ou 

coroUiforrac. 

Le Calice présente souvent dans les 
côtes ou nervures principales qui le 
parcourent, des vaisseaux en spirale , 
qu'il est facile de dérouler. Il se 
compose de plus de parenchyme vert 
et d'épiderme ; en un mot , il offre 
absolument la même organisation que 
les feuilles. El en effet, cet organe ne 
doit être considéré que comme un 
assemblage de feuilles modifiées par 
leur éloignement du foyer de la nu- 
trition. Aussi voyons-nous un grand 
nombre de Végétaux, dans lesquels 
le Calice est composé de feuilles pres- 
que entièrement semblables aux feuil- 
les supérieures de la tige , comme 
danslaPivoine, par exemple. Lorsqu'il 
est d'une seule pièce , ou monosépale, 
c'est que les feuilles qui doivent le 
composer se sont réunies et sou !ées 
par leurs parties latérales , de ma- 
nière à former une sorte de tube. 

Le Galice se détache et tombe gé- 
néralement en même temps que les 
autres parties de la fleur, c'est-à- 
dire , peu de temps après la féconda- 
tion des ovules contenus dans l'ovaire- 
Cette chute rapide a surtout lieu lors- 
que le Calice est polysépale. Mais 
quand il est d'une seule pièce , il est 
souvent persistant , c'est-à-dire , qu'il 
survit à la fécondation et accompagne 
l'ovaire dans toutes les époques de 
son accroissement , et que souvent 
lui-même il se développe d'une ma- 
nière remarquable , comme dans 
l'Alkekenge , la Molucelle, etc. Il est 
nécessairement persistant toutes les 
fois qu'il est adhérent avec l'ovaire ; 
car, dans ce cas, il fait nécessaire- 
ment partie du fruit dont il constitue 
l'épicarpe. 

Calice commun. Pour les auteurs 
qui considéraient le capitule des Sy- 
nanthérées comme une seule fleur à 
laquelle ils donnaient le nom impro- 
pre de Fleur composée, l'involucre 
qui environne chaque capitule était 



CAL 

regardé comme un Calice commun. 
P'. Capitule et Involucre. (a. w.) 

CALICÈRE. BOT. PHAN. Pour Ca- 
lycère. P^. ce mot. (b.) 

CALICHIMATHEIA. bot. phan. 
( C.Bauhiu. ) L'un des syn. du Faux- 
Dictame , Marnibium Pseudo-Dicta- 
rnus. (b.) 

CALICHIRI. BOT. PHAN. fSurian.) 
Syn. caraïbe d'Ecastaphylle. J^. ce 
mot, (b.; 

CALICmRICHJBOU. bot. piian. 
Même chose qu'Ayouliba, y. ce mot; 
mais dans l'Herbier de Surian, syn. 
caraïbe de Cornutia pyramidcta. (B.) 

CALICHIROU. BOT. PHAN. Et non 
Caliclùron. Nom donné indifférem^ 
ment , selon Surian , par les Caraï- 
bes, à rin:ligo teinturier, et au Da- 
tura sarmentosa , L., devenu le genre 
Solandra de Swartz. (b.) 

CALICIMATEIA. bot. phan. 
Pour Calichimatheia , V. ce mot. (b.) 

CALICION et CALICIUM. bot. 
CRYPT. Même chose que Calycium. 
/^. ce mot. (AD.B.) 

♦ CALICULE. Caliculus. bot. 
PHAN. On appelle ainsi un second 
Calice qui se tiouve en dehors du 
Calice proprement dit , dans certains 
Végétaux; ainsi, dans la Mauve, la 
Guimauve, la Passerose , il existe un 
Calicule triphylle , pentaphylle ou 
polyphylle. On dit d'une fleur qu'elle 
est caliculée , lorsqu'elle est pourvue 
d'un second calice ou Calicule. (a. b.) 

CALIDAY-TOMBAY. bot. phan. 
Syn. A'Hydrophylax mantima , à la 
côte deCoromandel. (b.) 

CALIDRIS. OIS. (lUiger.) Syn. de 
Sanderling. Ce nom a été donné à 
plusieurs autres Oiseaux de rivage. 

(DR..Z.) 

CALIF. BOT. PHAN. L'un des noms 
arabes du Saule. (b.j 

CALIGE. Caligus. crust. Genre 
établi par Othon-Frédéric Millier , et 
rangé par Latrcille (Règne Anim. de 
Cuv.) dans l'ordredes Branchiopodes, 
section desPœcilopes , avec ces carac- 
tères distinctifs : deux soies ou deux 



CAL 

lilcls articulés et saillans à l'extrëmité 
posléiicurc de la queue , qui pour- 
raient èlre des ovaires; deux sortes 
de pieôs , les uns à crochet et les au- 
tres en nageoire. Les Galiges sont des 
Crustacés cncoreassezini parfaitement 
connus. LiitrelUe (Considér. génér. 
p. 90 ) les avait places dans la tamillc 
des Clypéacës , en leur donnant pour 
caractères : tète d'une pièce; point de 
mâchoire; un bec; queuededeux (ilets; 
des pâtes terminées en crochet; les 
autres branchiales ou natatoires. 
Leach, qui a fait une élude assez mi- 
nutieuse des Animaux de cet ordre 
( Dict. des se. nat. , article Entomos- 
TBACÉ), les caractérise ainsi : quatorze 

f>ates; les six de devant onguiculées; 
a cinquième paire bifide ; le dernier 
article garni de poils en forme de cils. 
Soies de la queue allongées , cyhn- 
driqucs et simples. A l'aide de ces ca- 
raclères , on ne confondra les Caligcs 
avec aucun des genres qui les avoisi- 
nent. Les développemensqui vont sui- 
vre donneront plus de valeur à cette 
distinction. Lear corps est allongé, 
déprimé et formé de deux pièces prin- 
cipales , dont l'antérieure plus grande, 
recouverte par un bouclier membra- 
neux, présente deux antennes très- 
petites , sétacées ; des yeux écartés , 
situés sur le bord du bouclier , et sup- 
portés latéralement par une petite 
saillie ; une bouche , en suçoir ou en 
bec , placéeinférieurementeten quel- 
que sorte pectorale, enfin toutes les 
pâtes ou seulement un certain nom- 
bre. La pièce postérieure ou abdomi- 
nale, moins étendue que la précé- 
dente, varie singulièrement dans sa 
forme; elle est carrée, ovale ou 
oblougue ; nue ou imbriquée d'écail- 
lés membraneuses de diverses formes 
et terminée ordinairement par deux 
longs filets que Millier a considérés 
' comme des ovaires , et que des auteurs 
plus anciens avaient cru être les an- 
tennes de l'Animal. Ce sont les ap- 
pendices analogues aux filets abdomi- 
naux des Apus, et aucune observation 
n'autorise à les regarder comme des 
ovaires. 

Les pâtes, au nombre de dix à 



CAL 47 

quatorze, sont de deux sortes :les 
premières se terminent par un cro- 
chet , et lesaulres ont ou bien la forme 
de lames natatoires plus ou moins lar- 
ges ,ou bien celle d'appendices digités 
et pectines. Ces deux espèces de pâtes, 
fixées eu partie au bouclier et en par- 
tie à la pièce abdominale , sont tou- 
jours branchiales, et se rencontrent 
quelquefois sur une même es- 
pèce. 

Les Caliges sont connus depuis fort 
long-temps, mais les figures et les 
descriptions que nous en ont laissées 
les anciens sont trop imparfaites pour 
qu'il soit utile de les citer. On les 
désignait vulgairement souà le nom 
de Pou (le Poissons. Linné les a 
rangés parmi les Lernées et les Mo- 
nocles , et , dans les ouvrages de Fa- 
bricius , ils appartiennent encore à ce 
dernier genre. Millier a beaucoup 
éclairci leur histoire; Latreille a fixé 
la place qu'ils paraissent devoir oc- 
cuper dans la méthode naturelle 
(nous reviendrons sur son important 
travail à l'article Crustacés) : enfin 
Leach, F". GALiGiDÉES,a tenté de leur 
découvrir de bons caractères zoologi- 
ques ; malgié ces travaux , il reste 
beaucoup à faire sur l'organisation et 
les mœui's de ces Crustacés. Tout ce 
que nous savons sur leurs habitudes, 
c'est qu'ils vivent à la manière des 
Lernées et autres parasites marins 
sur divers Poissons cartilagineux. En 
général, ils sont au nombre d'une 
vingtaine sur un seul individu, et res- 
tent long-teuips fixés à la même place; 
mais lorsque, par une cause quelcon- 
que , ils l'abandonnent, on les voit 
courir avec agilité surle corps du Pois- 
son ,aux dépens duquel ils vivent , et 
se cramponner bientôt à une autre par- 
tie de son corps. Quelquefois même ils 
l'abandonnent et nagent jusqu'à ce 
qu'ils aient rencontré une nouvelle 
proie. Nous ne croyons pas que leur 
mode de reproduction soit connu ; 
Risso ( Hist. des Crust. de Nice , p. 
161 ) dit seulement que les femelles 
paraissent renfermer quelques œufs 
dans un sac qui est placé au bas de 
l'abdomen. 



48 CAL 

Lalreillc divise de la manière sui- 
vante les espèces de Caliges jusqu'à ce 
jour peu nombreuses : 

■]- Point de pieds abdominaux; mais 
des pieds situés sur lapoil/i/ie ou la 
première partie du corps. 

Galigedes Poissons , Caliguspisci- 
nus, ou le Galige court , Cal. curtus de 
Millier [Entomost., tab. ui , lig. i, 2), 
qui est le même que le Monoculuspis- 
cinus de Linné et de Fabricius ; il 
sert de type au genre et se distingue 
des autres espèces par ses pales au 
nombre de six paires , dont les trois 
piemières à crochets et les suivantes 
branchiales et pinnées, les deux der- 
nières étant plus composées et plus 
grandes; la pièce abdominale est 
étroite, presque carrée et terminée 
postérieurement par deux longs filets 
tubulaires séparés par un appendice 
échancré. Il habite l'Océan et se ren- 
contre sur le Merlan commun et le 
Saumon. 

Le Galige de Muller , Cal. 
Mulleri de Leach {loc. cit. et Encycl. 
Brit. suppl. I, p. 4o5, pi. 20). Il a été 
tiouvé sur la Morue , et paraît être une 
espèce distincte de la précédente. 

Basoche a trouvé ,àPort-en-Bassin , 
en INormandie et sur la Raie, un Ga- 
lige qui appartient peut-être à cette 
division , et qu'il nomme Galige de la 
Raie, Cal. Rajœ. 

^\ Abdomen portant des pieds, soit pin- 
nés , soil en forme de lames lars>es et 
membraneuses. 

Galige prolongé , Cal. productus 
de Millier ( loc. cit. , tab. 21 , fig. 5, 
4 ) , ou le Monoculus sa/moneus de 
Fabricius. Il se rencontre sur les 
Saumons et sur les nageoires de 
certains Squales. 

Leach a créé plusieurs genres voi- 
sins ('es Galiges, et que l'on pounait 
y réunir. Tels sont ses Pandares , ses 
Nogaus , ses Riscules et ses Anthoso- 
mes. Ge dernier genre peut être classé 
dans cette seconde division des Gali- 
ges, et ofFrc pour caractères , suivant 
Leach : test arrondi en avant et en 
arrière; antennes à six articles; abdo- 



GAL 

men beaucoup plus étroit que le test , 
muni de deux petites lames foliacées 
sur le dos , et de six autres sur le ven- 
tre , tenant lieu des trois dernières 
paires de pâtes : les paires antérieures 
étendues en avant; leur ongle crochu 
et rencontrant une petite dent située 
vers le sommetde l'at ticle qui précède : 
la seconde paire ayantl'ongle compri- 
mé : le dernier article de la troisième 
paire très -épais, denté antérieure- 
ment , et terminé par un ongle très- 
fort : le bec inséré derrière les pâtes 
de devant , et muni à son extrémité 
de deux mandibules droites et cor- 
nées. 

Nous y rapportons le Galige imbri- 
qué , C. imbricatus de Risso ( loc. 
cit. , p. 162 , pi. 5 , fig. 1.^), qui est la 
même espèce queV A /itliosoma Smithii 
de Leach (Enc. Brit. suppl. 1, p. 4o6, 
tab. 20). Lamarck en fait, à tort, 
deux espèces. Smith la découvert le 
premier sur la côte méridionale du 
Devonshire , en Angleterre ; il était 
fixé à un Squale {Squalus cornubicnsis, 
Pennant), et agitait, sans disconti- 
nuer, les filamens de l'extrémité pos- 
térieure de son corps. Risso l'a trouvé 
sur les branchies et les lèvres de 
son Squale féroce. (aud.) 

* GALIGIDÉES. Caligidœ. cnrsT. 
Famille de l'ordre des Brauchiopodcs 
et de la section des Pœcilopes , établi 
par Leach { Dict. des Se. Nal. , art. 
Eutomostracés) avec les Galiges de 
Millier qu'il subdivise en plusieurs 
petits genres. Les Galigidées se dis- 
tinguent de deuxnouvcUes famillesde 
la même section , les Argulidées et 
les Limulidées , par ces caractères : 
bouche en forine de bec ; deux anten- 
nes. Toutes les espèces qui s'y rap- 
portent ont les antennes insérées à 
l'angle externe de deux lobes sur la 
partie externe de leur test; elles ont 
aussi cela de commun, qu'elles sont 
parasites et adhèrent à cei taines par- 
lies du corps des Poissons marins. 
Leach divise celte fnnillc en quatre 
races ou sous-familles. 

f Douze pâtes ; les six de devant 
terminées par des crochets ou ongui- 



CAL 

culées. Elle comprend les genres An- 
THOsoME de Leach , et Dichelestion 
de Hermann. 

II. — Quatorze pâtes ; les six anté- 
rieures onguiculées; la qualrièine ou 
cinquième paire bifide; la sixième et 
la septième ayant les hanches et les 
cuisses très-dilatées et réunies par 
paires. Le seul genre CEcnopsla com- 
pose. 

III. — Quatorze pâtes ; les six an- 
térieures onguiculées; les troisième, 
quatrième, cinquième, sixième et 
septième paires bifides. L'auteur y 
rapporte ses genres Pandare et No- 

GAUS . 

IV. — Quatorze pâtes ; les six de 
devant onguiculées; la cinquième 
paire bifide; le dernier article garni 
de poils eu forme de cils. Ici se clas- 
sent les genres Calige et Riscule. 
P^. tous ces mots. (aud.) 

CALTGjNI. bot. ph\n. Nom vul- 
gaire que porte, à la Guiane, le genre 
formé par Aublct , sous le nom de 
Licania. K. ce mot. (s.) 

* CALIGULE.Ca//;§-«/a. ois. Illiger 
donne ce nom à la peau qui couvre 
les tarses dans les Oiseaux. (Dn..z.) 

CALIMANDE. pois. Espèce du 
GeniePleuronecte. Z^'. ce mot. Duha- 
mel la nomme Callimande royale, (b.) 

CALIN . MIN. Sorte de prépai-ation 
de l'Etain , dont on fait eu Chine di- 
vers ustensiles, et particulièrement des 
boîtes à Thé. (luc.) 

CALINEA. BOT. PHAN. Espèce du 
genre Telracera. K. ce mot , dont 
Àublet ( Guiane , t. 221 ) avait formé 
un genre qui n'a pas été adopté, (b.) 

CÂLINÉE ET CALINTER. bot. 
PHAN. Même chose que Calinea. T'. 

TÉTRACÈRE. (b.) 

CALIRIBA. BOT. PHAN. Syn. ca- 
raïbe de Lantana involucrata , L. , 
espèce du genre Lantane. (b.) 

CALISPERME. Calispermum. ^ot:. 
PiiAN. Genre établi par Loureiro , 
dans la Flore de la Cochinchine, 
placé à la fin de la fiinille des Berbc- 
ridées. 11 présente uu calice tics-petit , 

TOME III. 



CAL 



49 



quinqucfide, persistant; cinq pétales 
concaves , étalés ; cinq étammes à 
anthères arrondies , insérées aux pé- 
tales; un ovaire libre; un style fili- 
forme; un stigmate assez épais; une 
baie globuleuse , ayant une seule loge 
dont la surface interne est pulpeuse, et 
dans laquelle sont nichées des graines 
nombreuses et très-petites. C'est un 
Arbrisseau grimpant, rameuxjincrme, 
à feuilles altcines , à fleurs disposées 
en giappes vers l'extrémité des ra- 
meaux, (a. d. j.) 

CALI-VALLI. bot. piian. Syn. 
indou de Cotwolvulus hastatus , es- 
pèce du genre Liseron. (b.) 

CALIXHYMÈNE. bot. phan. Pour 
Calyxhimène. P'. ce mot. (a.r.) 

CALKOENTJE. ois. Syn. de l'A- 
louette à cravate jaune , jllauda ca- 
jjensis , L. , au cap de Bonne-Espé- 
rance. /^. Alouette. (DR..Z.) 

CALLA. BOT. PHAN. Vieux nom du 
brou de Noix. P^. ce mot. (dr..z.) 

CALLADIUM. bot. piian. Pour 
Caladium. T^ . ce mot. (a. r.) 

CALLADGE. Calladoa.'Bor.vnA.^. 
(Cavanilles. Dict. de Déterville.) Syn, 
d'Anthéphore. /^. ce mot. (b.) 

CALLiEAS. ois. (Bechstein , La- 
tham.) Syn. de Glaucope. p^. ce mot. 

(DR..Z.) 

* CALLATDA. min. (Dioscoride.) 
Probablement la même cliose que 
Callaïs. p^. ce mot. (luc.) 

* CALLAINAS. min. (Pline.) 
Variété de couleur trouble de la gem- 
me nommée par les anciens Callaïs. 
/'. ce mot. (LUC.) 

CALLAÏS. MIN. (Pline.) Les an- 
ciens désignaient sous ce nom une 
gemme qu'on disait imiter le Saphir, 
mais de couleur plus pâle , avec une 
teinte d'eau de mer sur les bords. Sa 
couleur était quelquefois celle de l'E- 
méraude. On la trouvait dans les ro- 
chers inaccessibles des plus hautes 
régions du Caucase, en Perse et dans 
la Caramanie. On en faisait des bi- 
joux. On a cru que celte substance 

4 



5o 



CAL 



était la Turquoise , rAigue-Marine, 
ou une Chaux fluatée verte, (luc.) 

CALLALLUH. bot. phan. Rumph 
donne ce nom à une Amaranlhe d'un 
usage journalier dans la cuisine in- 
dienne. Le nom de Calalou , appliqué 
par les Créoles à un mets du même 
genre, est dérivé de ce mot. (b.) 

CALLANDOULÉ. bot. PiiAN.Syn. 
de Glycine monop/ijlla,h., Ixla. côte 
de Coromandel. Commerson l'appe- 
lait Calian-ïouveray. (b.) 

* CALLARTAS. pois. Nom donné 
par les Romains à une variété du 
Poisson de la Méditerranée qu'ils ap- 
pelaient y/se////*, et qui conséquem- 
ment ne saurait être le Callarias des 
modernes j lequel est une espèce de 
Gade delà Baltique. (b.) 

CALLE. Calla. bot. phan. C'est à 
la famille des Aroidées et à la Monoe- 
cie Polyandrie , L. qu'appartient ce 
genre de Plantes , dont les caractères 
consistent en des fleurs monoïques, 
dépourvues d'écaillés, portées sur un 
spadice cylindrique , oii elles sont 
réunies pêle-mêle. La spathe qui les 
environne est monophylle et roulée. 
Chaque étamine doit être considérée 
comme une fleur mâle ; l'anthère est 
à deux loges distinctes qui s'ouvrent 
chacune par un sillon longitudinal. 
Les fleurs femelles sont formées d'un 
ovaire libre, uniloculaire , contenant 
plusieurs ovules basilaires et dressés. 
Le stigmate estsessile. Le fruitest une 
baie ovoïde renfermant un petit nom- 
bre de graines qui naissent de sa base; 
Les espèces de ce genre, au nombre 
de trois ou quatre, sont des Plantes 
herbacées qui se plaisent dans les 
lieux marécageux: leurs racines sont 
vivaces ; leurs tiges rampantes ; leurs 
feuilles alternes , pétiolées , entières. 
Leurs fleurs, très-petites, réunies en 
spadices axillaires. 

Kuntli a retiré de ce genre la plus 
belle de toutes ses espèces , le Calla 
œthiopica, T^ouY en former un genre 
distinct sous le nom de Richardia. 

V. RlCHARDIE. 

L'espèce la plus commune rlc ce 



CAL 

genre et celle qui lui sert en quelque 
sorte de type , est le Calla palustris , 
L. , Plante vivace qui croît dans les 
marais du nord de l'Europe , en Po- 
logne, en Prusse , en Belgique et jus- 
que dans les Vosges. Sa racine , qui 
est épaisse et charnue, contient une 
assez grande quantité de fécule; on 
la mange dans quelques parties de la 
France. Kunth rapporte encore au 
genre Calla \e Bracont'mm peiiumm 
de Linné, qui croît dans les marais de 
l'Amérique méridionale , et qui se 
fait remarquer par ses feuilles obli- 
ques , cordiformcs et percées d'un 
granrl nombre de trous y formant 
une sorte de treillage. (a. r.) 

CALLEIRION. bot. piian. (Dios- 
coride.) C'est-à-dire beau Lis. Pi'o- 
bablement le Lis commun , Liliuni 
candiduvi. (b.) 

CALLESIS. bot. phan. (Diosco- 
ride.) Syn. présumé de Verveine, (b.) 

CALLI. BOT. PHAN. Nom donné 
dans la langue du Malabar au suC 
laiteux contenu dans diverses Plantes, 
et qui entre dans la composition des 
noms de pays que portent plusieurs 
Végétaux, tels que Tiru-Calli, espèce 
d'Euphorbe , Cali-Valti. V. ce mot. 
etc. , etc. (b.) 

*CALLIANASSE. Callianassa. 
CRUST. Genre de l'ordre des Déca- 
podes , section des Homar.ls (Règne 
Anim. de Cuv. ) fondé par le docteur 
Leach {Linn. Trans. Societ. T. xi) , 
et très-voisin des Thalassines pro- 
pres , des Gébies et des Axies , ne dif- 
férant même de ces deux derniers gen- 
res que parce que les deux premières 
paires de pieds sont munies d'uneserre 
à deux doigts tiès-distincts , et que 
ceux de la troisième paire se termi- 
nent par un onglet qui manque aux 
quatre derniers. Le Cancer subtevra- 
neus de Montagu (/oc. cit. T. ix) ap- 
partient à ce genre. F . Thalassink. 

(aud.) 

CALLIANIRE. Callianira. acal. 
Genre de l'ordie des Acalèphes libres, 
proposé par Péron , qui le regardait 
comme un Mollusque, placé par de 



CAL 

Lamarckdan.s la premièi'e section des 
Hadiaircs mollasses , et par Guvier , 
dans la classe des Acalèphes , ainsi 
que pal" Schwclgger. Les caractères 
sont : Animal libre , gélatineux , 
transparent, à corps cylindracé, tu- 
buleux, obtus à ses extrémités, aug- 
menté sur les côtés de deux nageoi- 
res opposées , lamelleuscs , ciliées à 
leurs bords ; bouche terminale supé- 
rieure, nue , subtransvcrse. Le genre 
Callianire a été d'abord classé par 
Péron , parmi les Mollusques ptéro- 
podes,nus , non tentacules ; Lamarck 
a démontré que l'organisation de ces 
Animaux les rapproche des Béroës. 
Il était indispensable de les réunir à 
ce groupe, et plaçant les Callianires à 
la suite des Gestes et avant les Béroës, 
il y réunit le Béroé hexagone de Bru- 
guière à cause de ses caractères. 

Les Callianires sont des Animaux 
libres , gélatineux , mollasses , trans- 
parens dans toutes leurs parties. Leur 
corps est vertical dans l'eau , presque 
cylindrique , comme tubuleux, obius 
aux deux extrémités. Il est muni sur 
les côtés de deux espèces dcnageoires 
opposées , qui se divisent chacune en 
deux ou trois feuillets membraneux , 
gélatineux , verticaux et fort amples. 
Ces feuillets sont très-contractiles , 
bordés de cils , et égalent presque , 
par leur étendue verticale , la lon- 
gueur du corps. — On peut dire que 
les deux nageoires lamellifères et ci- 
liées des Callianires ne sont que les 
côtes ciliées et longitudinales des 
Béroës, mais qui , dans les Callianires, 
sont très -agrandies en volume et 
réduites en nombre , ou rapprochées 
et réunies en deux corps opposés. 
Ces Animaux n'ont point de rapport, 
par l'organisation , avec les Mollus- 
ques ptéropodes. 

Callianire triploptère , Callia- 
nira triploptera , Lamk. , Anim. sans 
vert., T. II, p. 467. Beroe hexagonus, 
Brug. Encycl. méth. , p. 176, n. 3, 
pi. 90, fig. 5, 6. La description que 
Brugulère donne de ce Zoophyte 
laisse peu de chose à désirer sur lepné- 
nomène de sa phosphorescence et de 
ses mouvemens ; il ne dit rien de son 



CAL f), 

organisation. H oflie un coi psoblong, 
marquéde six côtes longitudinales; les 
intervalles sont un peu convexes et 
remplis de petites rirics longitudina- 
les. La bouche est ronde avec deux 
tentacules ciliés et branchus , plus 
courts que le corps. On le rencontre 
par grandes bancTes dans les mers de 
Madagascar. Cette espèce est beau- 
coup plus grande que la suivante. 
Elle en diffère essentiellement par un 
caractère, et surtout par la présence 
des tentacules qui nous portent à re- 
garder comme douteux le rapproche- 
ment fait par Lamarck. 

Callianire diploptère , Callia- 
nlra diploptera , Péron et Lesueur , 
Ann. du Mus. , T. xv, p. 65 , pi. 3 , 
fig. 16. Cette Callianire n'a ponit de 
tentacules, point d'yeux apparens; 
elle offre une bouche simple et trans- 
versale; trois nageoires, dont deux la- 
térales et une caudale : les bran- 
chies , en forme de cils , sont distri- 
buées au pourtour extérieur des na- 
geoires latérales. Elle se trouve en 
troupes nombreuses dans les mers 
cquatoriales voisines de la Nouvelle- 
Hollande. (LAM..X.) 

C ALLïAN-TOUVEPtAI. bot. 
PHAN. Syn. de Glycine niinimularia. 
Espèce de Glycine à la côte de Coro- 
mandel. (b.) 

CALLIAS. BOT. PHAN. (Dioscoride.) 
Syn. à'ylnthemis Cota, L. Espèce du 
genre Camomille. (b.) 

* CALLIBIOS. POIS. On n'a d'au- 
tres renseignemens sur ce Poisson , 
mentionné par Diphilus, sinon qu'il 
le dit bon à manger. (b.) 

* CALLIBRYUM. bot. crypt. 
{Mousses.) Nom donné par Wibel 
{Primitiœ Florœ Jfertheimensis ) 
au genre Catharinea d'Ehrhai t. P' . 
Catharinea. (au. b.) 

CALLICARPE. Callicarpa. bot. 
piiAN. Genre de la famille des Verbé- 
nacées, voisin du Vilex, et carac- 
térisé par un calice quadrifidc , une 
corolle découpée supérieurement en 
quatre parties, quatre étamines sail- 
lantes , un seul stigmate et une baie 

4* 



52 



CAL 



uniloculairc renfermant quatre grai- 
nes. On en compte douze espèces. Ce 
sont des Arbrisseaux à fleurs en co- 
rymbes opposés et axillaires, origi- 
naires de pays divers ; les uns 
ont été recueillis en Amérique , tan- 
dis que les autres croissent dans les 
Indes- Orientales , à la Cochinchine , 
au Japon, etqueBrown en décrit deux 
trouvés dans la Nouvelle -Hollande, 
C'est à l'aspect agréable de ses fruits 
que ce genre doit son nom , substitue 
par Linné à ceux de Burcharclia et 
de Jo/insonia que lui donnaient Hels- 
ter et Miller. Il lui rapporte le Tomex 
de son Flora Zeylanica, ou IlLa d'A- 
danson. On peut aussi y réunir le 
Torphyra de Loureiro , qui ne s'en 
dislingue que par son calice tronqué, 
et sa baie renfermant trois graines 
seulement, mais peut-être par suite 
d'avortement. V. Lamk. Enc. , tab. 
Cg, lig. 2, et Valh. Symb. t. 53. 
(a.d. j.) 

CALLICERE. Calllcera.ia?!. Genre 
'<Ie Tordre des Diptères , fondé par 
Meigcn, et rangé par Latreille (Règne 
Anim.de Cuv.) dans la nombreuse 
famille des Athéricères. LesCallicères 
ressemblent beaucoup aux Chryso- 
toxes , dont elles ne diffèrent que par 
leurs antennes terminées par une 
massue allongée avec une soie à l'ex- 
trémité; elles ont aussi beaucoup d'a- 
'îialogie avec le genre Cérie , ce qui 
a engagé Latreille {loc. cit.) à les y 
réunir. La Callicère bronzée, Call. 
œnea de Meigeu, sert de type au 
genre : elle a été figurée par Panzcr 
( Faiina Insect. Germ .fasc. lo 4 . tab. 17), 
eî. est la même espèce que le Syrp/ii/s 
auraiits de Rossi {Fauna Et/vsca ,T . 
II, tab. 10, fig. 4). 

Gravenhorst ( Coleopt. m/crosc 
Brunsu'., 1802) avait établi sous ce 
îiom un autre genre dans l'ordre des 
Coléoptères, mais il a été réuni au 
.génie Aléocbaie. P^. ce mot. (atjd.) 

C A L L I C H R O M E. CalUdiroma. 
INS. Genre de l'ordre des Coléoptères, 
section des Tétramères, famille des 
Longicorncs , extrait récemment par 
Xiatieille ( Règu. Anim. de Guy.) du 



CAL 

genre Capricorne , et ayant , suivant 
lui , pour caractères : tête penchée en 
avant ; palpes terminés par un ar- 
ticle plus grand en forme de cône ren- 
versé, allongé et comprimé ; les maxil- 
laires plus courts que les labiaux , et 
ne dépassant pas l'extrémité des mâ- 
choires ; corselet épineux. — LesCalli- 
chromes ont une très-grande analogie 
avec les Capricornes , et n'en diffèrent 
essentiellement que par la longueur 
relative des palpes maxillaires. Ils 
ressemblent aussi beaucoup aux La- 
mies, mais ils s'en distinguent par 
leur tète penchée en avant et par la 
forme de leurs palpes. Des caractères 
semblables tirés des mêmes parties , 
et auxquels on peut ajouter la pré- 
sence des épines au corselet, empê- 
chent de les confondre avec les ba- 
perdes. 

Les espèces qui appartiennent à ce 
genre sont ornéej de belles couleurs 
métalliques ou brillantes , et répan- 
dent en général une odeur fort agréa- 
ble. Le Callichrome Rosalie, Call. 
alpiiia de Latreille, ou le Cerambix 
alpinus, L. , peut être considéré comme 
luiservantde type. Il a été figuré par 
Olivier (Coléopt. , T. iv, pi. 9 , fig. 
.58). On le trouve assez communément 
dans les Alpes et dans les montagne^ 
quelques individus ont été rencontrés 
dans les chantiers de Paris. 

Le Callichrome musqué, Callichro- 
ma moschata ou ïeCe/ambix moschatus 
de Linné, représenté par Olivier {loc. 
cit. , pi. 2 , fig. 7 ) , est très-commun 
sur les Saules desenvironsdeParis.il 
est remarquable par sa belle couleur 
verte , quelquefois bleuâtre ou cui- 
vreuse, et par l'odeur de rose très- 
prononcée qu'il exhale. Les Capri- 
cornes vlrens , albitarsus , iiitens , mi- 
cans , atci' ., festiviis , vittatus y veluti- 
nus , sericeus , elegaiis , suturalis , la- 
tipcs , fegius , albicornis , loiigipes et 
cyaaicornis de Fabricius, appartien- 
nent, suivant Latreille, au genre 
Callichrome. (aud.) 

CALLICHTE. CaUichtys. pois. 
C'esl-à-dire , Beau Poisson. Genre 
formé d'abord par Linné , dans ses 



CAL 

Aménités académiques C » j P- 3*7 > l- 
i4, f. 1 ) , pour un Poisson qu'il réu- 
nit depuis à ses Silures entre lesquels 
Gmehu{Syst.Na/. T. TL,parsni, i36i) 
l'a laissé sous le même nom , adopté 
comme spécifique. Il est devenu l'un 
des sous-genres établis par Cuvier 
(Règ. Anim., T. n, p. 207). Lacépède, 
d'après Blocli, en a fait le genre Ca- 
tapliracte. /^. ce mot. (b.) 

* CALLTCHTYN. rois. (Gesner.) 
Syn. de Fialole chez les Grecs, f^. 
FlATOLE. (b.) 

CALLICOME. Callkoma. BOT. 
piiAN. Andrews a figuré sous le nom 
de Callicomaserratifolia {Botan. Re- 
posit. , t. 166) un petit Arbrisseau 
originaire de la Nouvelle -Hollande, 
dont les caractères sont encore trop 
imparfaitement connus pour pouvoir 
le rapporter avec certitude à quel- 
qu'une des familles naturelles de Plan- 
tes. Cependant il nous semble avoir 
beaucoup de rapports avec la famille 
des Cunouiacces dans laquells il doit 
être placé. Il a , comme les Brunia , 
dont il se rapproche beaucoup par le 
port , les fleuis petites , groupées en 
un capitule arrondi , environné d'un 
involucre tétraphylle. Son calice se 
compose de quatre à cinq folioles , et 
ses étamines varient de onze à dix- 
neuf. Son ovaire est libre , à une seule 
loge qui contient un grand nombre 
d'ovules. Les deux styles se termi- 
nent chacun par ua stigmate simple. 
Le fruit n'a pas encore été observé. 

(A.R.) 

CA.LLIGOQUE. Callicocca. bot. 
PHAN. Brotero a- décrit, sous le nom 
de Callicocca Ipecacuanha , la Plante 
qui au Brésil fournit l'Ipécacuanha 
apporté en Europe par le commerce. 
Mais ce genre Callicocca est le même 
que le Cephaelis de Swartz ou Tapo- 
gomœa d'Aublet. Nous avons donc 
nommé cette Plante Cephaelis Ipeca- 
cuanha , dans notre Histoire naturelle 
et médicale des Ipecacuanha. P". Ce- 
phaelis. (a. r.) 

CALLICORNE. CaUicomia. bot. 
ruAN. (Burmann.)Mème chose qu'As- 



CAL ^ 

teroptère. V. ce mot et Leysera. 

(B.) 

CALLICTE. POIS. Pour Callichte. 
J^. ce mot. (b.) 

CALLIDIE. Callidium. iNS. Genre 
de l'ordre des Coléoptères , section 
des Tétramères , extrait parFabricius 
[Eiitoni. System. T. i, b. p. 3 18), des 
deux grands genres Capricorne et 
Lepture de Linné. Il appartient 
(Considér. génér. , p. 20 1) à la famille 
des Cérambycins. Ses caractères sont : 
antennes insérées dans une échancru- 
re des yeux , le plus souvent de lon- 
gueur moyenne et filiformes; têtepeur 
chée en avant ; palpes terminés par 
un article plus gros, obtrigone ou 
presque en hache ; corselet mulique, 
orbiculaire ou globuleux ; cuisses 
postérieures en massue. Les Callidies , 
rangés par Latreille (Règne Anim. de 
Cuv.) dans la famille des Longicornes, 
ont , de même que les Capricornes , 
la tête penchée en avant; mais leurs, 
palpes sont proportionnellement plus 
courts; leurs antennes, moins lon- 
gues, ne dépassent guère celles du 
corps , et leur prothorax presque 
toujours sans épines est de forme va- 
riable. Fabricius , attachant peut- 
être trop d'importance à la forme du 
corselet , s'en est servi pour fonder , 
sous le nom de Clyte , Cljtus, un 
nouveau genre aux dépens de celui 
des Callidies ( Syst. Eleut. ) Il com- 
prend toutes les espèces dont le cor- 
seletest convexeetpresque globuleux; 
celles qui ont celte partie du thorax 
déprimée et presque circulaire , ap- 
partiennent seules à son genre Calli- 
die. Latreille n'adjnet pas cette dis- 
tinction générique. 

Les Callidies ont la tète plus étroite 
que le prothorax , supportant des an- 
tennes filiformes , insérées à côté de 
l'échancrurc de l'œil , et non dans le 
fond de cette échaucrure , comme on 
le remarque dans les Capricornes et 
les Saperdes ; leur bouche est com- 
posée d'une lèvre supérieure , petite, 
arrondie antérieurement , de mandi- 
bules courtes, dentelées fort légère- 
ment et recouvertes par la lèvre , de 



54 



CAL 



mâchpires termindes par deux pièces 
inégales, membraneuses, dont l'une 
interne, plus courte , est terminée en 
pointe, etdont l'autre, externe, étroite 
à sa base, arrondie et élargie à son 
exiréinilé, donne attacheà un palpe 
de quatre articles;d'une lèvre inférieu- 
re , membraneuse et bifide, suppor- 
tant deux palpes composés chacun de 
trois pièces. Le prothorax est plus ou 
moins convexe , quelquefois déprimé, 
toujours ariondi sur ses bords; les 
ëlytres sont aussi longues que l'ab- 
domen ; les pâtes , surtout les posté- 
rieures , oIFrent des cuisses grosses 
et renflées à leur extrémité , amincies 
vers leur base. 

Les Gallidies se rencontrent commu- 
nément au printemps dans les bois, 
sur des troncs d'Arbres pourris , dans 
Jes chantiers et jusque dans nos ap- 

{)artemens. Quand on les saisit , ou 
orsqu'on les inquiète, ils font enten- 
dre un bruitparticulier qui est dû au 
frottement de leur corselet sur la base 
de l'écusson du mésothorax. Ils vo- 
lent avec assez de facilité. Le mâle est 
plus petit que la femelle; celle-ci, 
étant fécondée , perce le bois et y dé- 
pose les œufs au moyen d'une sorte 
de tarière cachée dans son abdomen. 
Il en naît des larves molles et allon- 
gées , ayant treize anneaux au corps , 
des pâtes fort petites , un cou renflé et 
\me bouche armée de deux fortes 
jnandibiiles , au moyen desquelles 
elles rongent le bois , s'en prépaient 
une nourriture , et pratiquent succes- 
sivement dans son intérieur de lon- 
gues sinuosités qui, à mesure que l'A- 
nimal avance, se trouvent en partie 
bouchées par une poussière friable , 
ligneuse , rejetée par l'anus. La 
larve change plusieurs fois de peau , 
et ne se métamorphose ordinairement 
en nymphe qu'au bout de deux ans. 
L'Insecte parfait éclot au printemps. 
Ce genre est très-nombreux en es- 
pèces. Le général Dejean (Catal. des 
Goléopt., p. iio) en mentionne qua- 
rante-six , et ce nombre s'élèverait 
à qi^atre - vingts , si on y réunis- 
sait les espèces qu'il range dans les 
Clythes deFabricius. La plupart sont 



CAL 

exotiques jmais nous eu trouvons néan- 
moins un grand nombre en France. 

Le Gallidie Porte - Faix , Call. 
Bajulus de Fabricius [Entom. Syst.), 
ou la Lepture brune , à corselet 
rhomboïdal, de Geoffroy (Ins. T. i , 
p. 218, n" 17 ), sert de type au gen- 
re. — iParmi les autres espèces très- 
communes aux environs de Paris , 
nous citerons le Gallidie sanguin , 
Call. sanguineum, Fabr. ( loc. cit. ) , 
ou la Lepture veloutée , couleur de 
feu , de Geoffroy ( /oc. cit. T. i, p. 
220, n° 21), et le Gallidie arqué, 
Call. arcuatum, Fabr. ( loc. cit. ), ou 
la Lepture à croissant doré de Geof- 
froy (loc. cit. T. 1 , p. 212 , n" 10). 

(aud.) 

C.ILLIDUNION ET KAUROCH. 
BOT. PHAN. (Daléchamp.) Syn. arabe 
de Ghélidoine. (b.) 

GALLIGONE. Calligonum. bot. 
puan. Ce genre de la famille des Po- 
lygonées et de la Dodécandrie Tétra- 
gynie , L. , avait été constitué par 
lournefort, sous le nom de Folygo- 
iioides. Il offre les caractères suivans : 
un calice à cinq divisions arrondies 
et inégales; douze étamines; nombre 
des styles un peu variable (de deux 
à quatre); stigmates capités ; capsule 
pyramidale à trois ou quatre angles, 
monosperme et couverte de poils ra- 
meux. Outre l'espèce que Tourner- 
fort a fait connaître, et qu'il a trouvée 
dans l'Orient sur le mont Ararat , 
Desfontaines et l'Héritier en ont dé- 
crit une autre que le premier a ren- 
contrée en Barbarie, et y ont ajouté le 
Pallasia caspica, L. , que Jussieu avait 
indiqué déjà comme congénère du 
Calligone. 

Loureiro, dans sa Flore de Gochin- 
chine(ed. Willd. p. 4i8) avait posté- 
rieuiement établi un autre genre Cal- 
ligonum, auquel ce nom déjà consa- 
cré ne pouvait point rester. De Gan- 
dolle, en adoptant le genre constitué 
par Loureiro , l'appela ïrachytelle. 
r^. ce mot. (g..n.) 

GALLIMORPHE. Callimorpha. 
INS. Genre de l'ordre des Lépidop- 
tères établi par Latreille , et rangé par 





\ / 





4c. 




Fi^.l CALLIMORIMIE PHAESILEA. CALLIMORPIIA PUAESILEA. Latr. 



Fij-.2 a.ERYCINE ARTIlÉMON . 
Kg 3/b.ERYCINE THERSANDRE 
Fie: 4 c SATYRE I>AGYRIS . 



EmX INK Ail riIEMON . Lin . 

ERYCINE THERSANDR.4. (Vam. 
SATYRIS PAOYRIS. God. 



CAL 

ce savant (Considér. gënér. p. 565) 
clans la section des Nocturnes, fa- 
mille des Nocluo-Boinbycites, avec ces 
caractères ; langue allongée et dont 
les deux filets sont léunis on un seul ; 
palpes unis ou ne paraissant pas hé- 
rissés; antennes simples ou seule- 
ment ciliées. Les Insectes qui com- 
posent ce genre avaient été confondus 
avec les Bombyces par Fabricius : 
mais ils eu dlfTcrent par la présence 
d'une trompe assez allongée. Ce ca- 
ractère , joint à celui des antennes 
plus ou moins ciliées dans les mâles 
età celui des palpes inférieurs couverts, 
seulement de petites écailles, sert à les 
distinguer des Arcties aveclesquelsils 
ont plusieurs points de ressemblance. 
On ne les confondra pas non plus 
avec les Noctuelles parce que leurs 
palpes sont presque cylindriques ou 
coniques. Les Chenilles des Callimor- 
phcs ont seize pâtes, cequi les éloigne 
des Phalènes. Les Insectes qui en 
naissent portent les ailes en toit ; leurs 
habitudes sont analogues à celles des 
Bombyces. P^. ce mot. L'espèce ser- 
vant de type au genre est le Calli- 
morphe du Séneçon , CalL. Jacohœœ , 
ou la Phalène Carmin du Séneçon de 
Geoffroy ( Ins. T. ii , p 146 J , figuré 

far mademoiselle de Mérian ( Ins. 
'Europe, tab. 129), et par Rœsel 
(Ins. Class. 2 , Pap. noct. , T. i, pi. 
44). Il est commun dans nos jardins. 
Son vol est lourd. La Chenille se 
trouve sur les Jacobées et les Séne- 
çons. 

Les Bombyces Hera , Dominula , 
rosea , obscura de Fabricius , peuvent 
être rapportés au genre Callimorphe. 

(aud.) 

CALLIMUS. MIN. Nom donné par 
les anciens aux noyaux des OEtites. 
f^. ce mot. (LUC.) 

CALLINUX. BOT. PHAN.(Raffines- 
que. ) Double emploi du Pyrularia 
de Michaux. T^. ce mot. (b.) 

* CALLIODON. POIS. Genre formé 
par Gronou , adopté par Schneider 
qui le plaçait entre les Holocentres et 
les Lutjans , mais que les ichtyologis- 
tcs français n'ont pas conservé, (b.) 



CAL 5i 

C A L L IO|M O R E . Caltiomoius . 
l'Ois. Genre formé par Lacépède aux 
dépens du genre Callionyme , F", ce 
mot , pour l'espèce appelée Calliony- 
mus indicus, L. Cuvier, qui ne l'a- 
dopte point , n'en a pas même men- 
tionné le nom dans son Règne Ani- 
mal, (b.) 

GALLION.BOT. PHAN. (Pline.) 
Syn. de P/iy salis AHekengis. V. Phy- 
SALIS. , (b.) 

CALLIONYME. Calliony mus . 
POIS. Genre établi par Linné, et le 
premier de son ordre des Jugulaires , 
placé par Cuvier dans la famille des 
Gobioïdes parmi les Acanthoptéry- 
glens , et dont les caractères consis- 
tent : dans leurs ouïes ouvertes seule- 
ment par uu trou de chaque côté de 
la nuque ; dans leurs ventrales placées 
sous la gorge et plus larges que les 
pectorales ; leur tête est oblongue et 
déprimée ; leurs yeux rapprochés et 
regardant en haut, ce qui mérita le 
nom d'Uranoscope , Regarde-Ciel , à 
l'une des espèces les plus ancienne- 
ment connues du genre. Leur inter- 
maxillaire esttrès-protractile,et leurs 
préopercules , allongés en arrière , 
sont terminés par quelques épines. 
Le nom de Callionyme indique la 
beauté et la singularité de ces Pois- 
sons , dont la forme est particulière , 
la peau lisse, les couleurs variées et 
brillantes. Leur estomac n'est point 
en cul-de-sac, et ils manquent de cœ- 
cum et de vessie aérienne. Cuvier a 
distingué les Gallionymes en trois 
sous-genres. 

f Callionymes proprement dits. 

La Lyre , Calliony mus Lyra , L. , 
Gmel. , Syst. Nat. , 1 ,j}ars 5, ii5i. 
Bloch., pi. 161. Lac. t. 2, p. 029, pi. 
19, f. 1. Le Lacert. Encyc. Pois. , pi. 
27 , f. 90. Cette espèce , qui parvient 
à la longueur d'un pied ou quatorze 
pouces , a la chair délicate et fort es- 
timée. On le trouve principalement 
dans la Méditerranée oii il vit dOur- 
sins et d'Astéries. B. 6,d. 4-io, p. 18- 
19, V. 5-6, A. 10, c. 10. 

Le DRAG0NNEAU,Ca/.Z?/'CC««C/////5, 

L., Gmel. ^ loc. cil. , p. 1 1 32. Bloch., 



56 CAL 

j^. 162 , f . 2. Encyc. p. 27, f, 94. 
Celte espèce, des mêmes mers que la 
precëdeute , n'atteint guère que huit 
pouces de longueur, b. 6 , d. 4-io, 
p. 12-iD, y. 6, A. 9, c. lo. 

Le Petit Argus , Encyc, Pois., pi. 
27 , f. 95. Callionymus occellatus , 
Pâli., Spec. Zuol. , viii, pi. 4 , f. i3. 
Le Pointillé, Lac. , T. 11 , p. 34o. Ce 
joli Poisson , dont la première dorsale 
rappelle l'aile d'un Papillon, n'est 
guère plus long que le petit doigt, et 
se trouve dans les mers d'Amboine. 
B. 5-6, D. 4-8, G. 20, V. 5, A. 7, c. 10. 
L'Indien, Callionymus indiens, L., 
Gmel., /oc. c//., p. ii53. Platicephalus 
^a/;//a,Bloch.,pl. 424. G'estcelte es- 
pèce, avec laquelle Lacépède avaitfor- 
mé son genre Calliomore, dontle prin- 
cipal caractère était fondé sur la dis- 
proportion de la tête et du corps. La 
grosseur de cette première partie et la 
physionomie générale de l'Animal le 
faisaient regarder par Linné comme te- 
nant le milieu entre les Urauoscopes, 
les ïrachines ou Vives, et les autres 
Poissons de son genre. Il se trouve 
dans les mers d'Asie. B. 7,0. 1-7, i3 , 
P. 20, V. 1-8, A. i3, c. 11. 

Les Callionymus orientalis de 
SchnexàGY ,Sagitta de VaWAS, Japonicus 
d'Houttuyn, et Pusillus de Laroche, 
appartiennent à ce sous-genre, au- 
quel il faut rapporter le GalUonyme 
de Risso , et TElégant que Le Sueur 
nous a fait connaître. 

ff ÏRicHONOTE, Triclwnotiis de 
Schneider. Les caractères de ce sous- 
genre consistent dans leur corps très- 
allongé oia la dorsale unique et l'anale 
ont une longueur proportionnée. Les 
deux premiers rayons de la dorsale 
s'allongent en soles qui représentent 
l'analogue de la première dorsale qui 
existe dans les Callionymes propre- 
ment dits. Le Trichonotus setigerus 
est jusqu'ici la seule espèce qui nous 
soit connue. 

f f f CoMÈPiiORE , Comephorus de 
Lacépède. Les caractères qui par- 
ticularisent ce sous -genre sont: 
la première dorsale très-basse , le 
museau oblong, large, déprimé; 
les ouïes très- fendues, à sept 



CAL 

rayons, et de très-longues pectora- 
les. L'absence de ventrales n'indi- 
que-t-elle pas la nécessité de consi- 
dérer le Coméphore comme un genre 
très-distinct de celui oii Cuvier l'a 
laissé? La seule espèce qui nous soit 
connue est un Poisson d'eau douce, 
Callionymus baïcalensis , Pall. it. 3, 
p. 707, n" 49, Gmel., loc. cit. ii33. 
Sa queue est fourchue; il habite les 
plus grandes profondeurs des eaux , 
et ne s'en élève qu'aux beaux jours 
de l'été. B. 6, d. 8-28, p. i3, v. o, a. 
02, c. 10. 

Le nom de Callionyme désigne , 
dans Aristote et dans Pline, VUra-- 
noscopus scaber, L,, auquel Willugh- 
by et Rai l'avaient conservé, f^. Ura- 

NOSCOPE. (b ) 

GALLIPÉTALON. bot. phan. 
(Dioscoride.) Probablement une Po- 
îentille. (b.) 

CALLIPTÈRE. Callipteris. bot. 
CRTPT. ( Fougères.) C'est-à-dire belle 
Fougère. Genre établi par Bory de 
Saint-Vincent dans son Voyage aux 
quatre îles des mers d'Afiùque (T. i, 
p. 282) et ayant pour type VAsple- 
nium proliferum de Lamarck. Les 
quatre espèces de Calliptères , dont 
trois étaient alors nouvelles , C. cas- 
taneœfolium , sylvaticum et arbores- 
cens , rentrent toutes dans le genre 
Diplazium établi par Gavanilles, et 
adopté par Swartz et Wi^denovs^ V. 
Diplazium. (ad.b.) 

GAELIQUE ou GÉLERIN. pois. 
Noms languedociens d'un petit Pois- 
son du genre Glupé. (b.) 

GALLIRHOÉ. Callirhoe. acal. 
Genre de l'ordre des Acalèphes libres, 
établi par Pérou et Lesueur dans la 
première section des Méduses gastri- 
ques , adopté par Lamarck , et placé 
dans la deuxième section de ses Ra- 
diaires mollasses. Schvveigger le con- 
sidère comme un sous-genre , et Cu- 
vier comme une Cyanée. Ses carac- 
tères sont : corps orbiculaire , trans- 
parent, garni de bras en dessous, 
mais privé de pédoncules , le plus 
souvent des tentacules au pourtour; 
bouche unique, inférieure et centrale; 



CAL 

quatre ovaires chenilles à la base de 
l'estomac. 

Les naturalistes à qui nous devons 
l'établissement de ce genre ne nous 
ont donné aucun détail sur l'histoire 
des Animaux qui le composent. La- 
marck n'y ajoute presque rien ; il se 
borneàdircquelesCalhrhoés, comme 
tous les genres qui' le précèdent , 
sont dépourvues de pédoncules , mais 
qu'elles ont des bras sous l'ombrelle, 
ce qui les distingue éminemment. 
L'on ne connaît encore que deuxGal- 
lirhoés. 

Callirïioé micromène , Callirhoe 
mie ramena , Pér. et Lesueur, Ann. 
du Mus. , T. XIV, pi. 54i. — Lamk. , 
Anim. s. vert. T. ii , p. .5oi , n. i. 
— Sou ombrelle subsphérique offre 
un grand nombre de lignes simples 
à son pourtour ; ovaires en forme de 
cœur disposé en un carré; quatre 
bras très-longs, très-larges, aplatis, 
subspatulilormes et velus ; rebord 
festonné et garni d'une multitude 
de tentacules très-courts et comme 
soyeux ; couleur hvaline avec quel- 
ques légères taches bleues. Grandeur, 
quatre a cinq centimètres. Des côtes 
nord-ouest de la Nouvelle-Hollande. 

Callirïioé bastérienne , Calli- 
rhoe basîeriana , Pér. et Lesueur , An. 
du Mus. , T. XIV , p. Ô42. — Médusa 
œquoiea, Gmel. Sjst. nat. , p. 3i53, 
n. 4. — Encycl. mélh. , pi. 94, fig. 
4-5. Ombrelle orbiculaire, aplati, po- 
lymorphe ; quati-e ovaires disposés en 
forme de croix ; quatre bras allongés 
et pointus ; rebord entier garui d'un 
grand nombre de longs tentacules et 
marqué d'un cercle rouge; couleur 
hyaline. Grandeur, quatre à cinq 
centimètres. Se trouve dans les mers 
du Nord. (lam..x.) 

CALLTRHOÉ. Callirhoe. moll. 
ross. Genre institué par Monifort 
[Conch. 1 , p. 56^ ) et adopté par Oc- 
l:en {Lehrb. p. 020) pour la pile d'al- 
véoles d'une espèce de Bélemnite. F". 
ce mot. (F.) 

CALLIRION. BOT. PiiAN. Pour 
Callcirion. J^. ce mot. (b.) 

CALLISE. Callisia. bot. l'HAN.Ce 



CAL 57 

genre , établi par Linné , d'après son 
disciple Lœfling, et placé par ce savant 
législateur dans la Triandric Mono- 
gynie , avait été rapporté par Jussieu 
à la famille des Joncées oii celui-ci l'a- 
vait mis tout à côté desCommelincs et 
des Tradescanties. R. Brown, ayant 
également senti cette affinité , indique 
dans ses Observations {Prodrom. FI. 
Nou.-Ifoll.) qu'il doit être compris 
dans la famille des Commelinées, la- 
quelle se compose des genres précités 
et de deux autres indigènes de la 
Nouvelle-Hollande. Les caractères du 
genre Callise sont : un pcrianthe à 
six divisions dont les trois intérieures 
sont pétaloïdes ; trois étamines com- 
posées d'un filet plus long que les di- 
visions intérieures du périanthe , eï 
élargi vers son sommet qui présente 
deux anthères adnées à la lame du 
filet ; un style surmonté de trois stig- 
mates ; capsule biloculaire (par avor- 
tement d'une loge? ), disperme. L'es- 
pèce que Linné a décrite a été repro- 
duite par Jacquin {FI. amer. 11, p. 
12 , T. XII ) sous un autre nom de 
genre: c'est son Hapalanthus repens. 
On y a ajouté depuis quelques autres 
espèces qui, ainsi que la première, 
hanilent l'Amérique méiùdionale . et 
sont de petites Plantes herbacées , 
rampantes , ayant leurs fleurs en om- 
belles ou disposées par trois dans 
chaque gaine de feuilles inférieures. 

(G..N.) 

CALLISTAGHYS. bot. phan. 
Ventenat a figuré , sous le nom de 
Callistachjs lanceolata ( Malm. , 2 , 
t. ii5)', un Arbrisseau originaire 
de la Nouvelle-Hollande , qui est ex- 
trêmement voisin des genres Gom- 
pliolobium et Chorizema. Ses cai-ac- 
tères consistent en un calice bilabié ; 
dans une corolle paplllonacée , dont 
l'étendard ou pétale supérieur est re- 
levé , tandis que les ailes et la carène 
sont déprimées et rabattues ; ses dix 
étamines sont libres ; sa gousse li- 
gneuse, polysperme , s'ouvre par son 
sommet en deux valves. (a. r.) 

CALLISTE. Callista. moll. Troi- 
sième genre de l'ordre des Mollusca 



58 



CAL 



subsilientia de Poli ( Test, ulriusq. 
Sicil. , T. 1 , Introd. p. 3o , et T. 1 1 , 
p. 65 et 84,) ou des Mollusques lainel- 
libranches, auquel il donne pour ca- 
ractères ; deux siphons glabres, tan- 
tôt entièrement réunis, tantôt séparés 
à leur partie supérieure ; branchies 
écartées , quelquefois réunies à leur 
extrémité supérieure ; le bord du 
manteau ondulé et frangé dans quel- 
ques espèces est disjoint ; le pied 
lancéolé. Il y léunit les Mactres et la 
partie des Vénus de Linné dont La- 
ma rck a fait le genre Gythérée , et 
donne à leur Coquille le nom de Cal- 
listodenne , Callistoderma. Malgré 
les rapports de l'Animal des Mactres 
avec celui des Vénus, ces deux gen- 
res ne peuvent être réunis ; ils présen- 
tent des différences caractéristiques , 
et leur coquille , outre deux liga- 
niens distincts dans les Mactres , 
offre des charnières diversement 
conformées. J^. Mactre et Gythé- 

BÉE. (F.) 

*CALLISTE. Callistus. iNs. Genre 
de l'ordre des Coléoptères , section 
des Pentamères , établi par Bonelli 
dans ses Observations entomologi- 
ques , et rangé par Latreille (Règne 
Auim. de Cuv. , et Hist. Natur. des 
Coléopt. d'Europe) dans la famille 
des Carnassiers , tribu des Carabi- 
ques , division des Thoraciques. Les 
Insectes qui le composent ont les 
palpes antérieurs filiformes , avec le 
dernier article ovalaire, le corps 
oblong et le prothorax en cœur tron-- 
que. La forme des articles de leurs 
palpes antérieurs empêche de les con- 
fondre avec les Epomis, les Dlnodes, 
les Chlsenics , et leur est commune au 
contraire ayec les Oodes ; mais ils 
diffèrent de ceux-ci par leur corselet 
en forme de cœur tronqué; les Cal- 
listes mâles sont encore remaïquables 
par les articles dilatés de leurs tarses 
antérieurs garnis en dessous d'une 
brosse très-serrée et sans vide. Ce ca- 
ractère , qu'ils partagent avec les 
genres précédens , siiflit pour les dis- 
tinguer de ceux qui portent les noms 
deDolique, Platyne , Agoue et An- 



CAL 

chomèjie. Quelques espèces de ce 
dernier sont réunies par Latreille aux 
Callistes. 

Les Carabes lunatus , pallipes , pra- 
sinus et tceniatus , figurés par Panzer 
{Faun. Ins. 6'e//«.), appartiennent au 
genre dont nous avons exposé les 
principaux caractères. (aud.) 

CALLlSTE.6a///5/a. BOT.PHAN.On 
trouve dans le Dictionnaire de Déler- 
villeque c'est peut-être une belle espè- 
ce d'Angrec de la Cochinchine. (a.r.) 

* CALLISTHÈWE. Callisthenes. 
INS. Genre de l'ordre des Coléoptères , 
section des Pentamères, famille des 
Carnassiers , tribu des Carabiques , 
fondé par Gotthel Fischer { Ënto- 
mogr. de la Russie, T. i", p. 84) qui 
le place à côté des Calosomes et lui 
donne pour caractères : antennes à 
distance des yeux , insérées dans une 
fosse particulière , presque filiformes ; 
le premier article très-gros , triangu- 
laire , avec le bord aigu en arrière, le 
second très-court , et le troisième 
très-long, également triangulaires; 
lèvre supérieure très-émarginée , ci- 
liée , et munie de deux dents au mi- 
lieu portant de longues soies; mandi- 
bules allongées, peu arquées , dépri- 
mées , bidentées , transversalement 
sillonnées en haut et ciliées en bas; 
les cils ou les soies loussâtres se trou- 
vant placées dans un pli longitudinal ; 
mâchoires très-courtes , arquées , ter^ 
minées en épines intérieurement ci- 
liées, supportant quatre palpes fili- 
formes , les extérieurs très-longs avec 
le dernier article court, obconique , 
tronqué: les intérieurs courts avec le 
dernier article dilaté en forme de 
cuiller, coudé et recevant dans son 
creux l'épine de la mâchoire; lèvre 
inférieure triangulaire, munie de deux 
soies avec deux palpes un peu plus 
courts que les maxillaires externes, et 
ayant le dernier article long, com- 
primé , tronqué et obconique ; men- 
ton large , à ailes latérales arrondies. 
L'auteur transcrit ces caractères en 
latin et en français ; mais il est bon 
de comparer ceux-ci aux premiers 
parce qu'ils n'en sont pas une traduc- 



CAL 

tiou exaclc. Les Callisthènes se rap- 
prochent beaucoup des Calosoines 
par leurs formes extérieures; la tête 
est proeiniucnte et supportée par un 
cou long et coui'bé; les yeux sont 
enfermés dans une orbite particu- 
lière ; le prothorax est carré , tron- 
qué eu avant et en arrière; les 
bords latéraux sont légèrement réflé- 
chis, et sur le milieu, se trouve une 
ligne enfoncée; l'écus.son du meso- 
ihorax est grand , triangulaire et 

{jarni de plis; les élytres sont plus 
arges que le prothorax, sillonnées, 
crénelées , réunies , convexes et for- 
tement rebordées. Il n'existe pas 
d'ailes au mélathorax; quant aux 
pâtes, la paire antérieure offre des 
jambes écnancrées très-légèrement, 
fortement canalicu'ées à la face in- 
terne, et muniesdedeux épines; l'ab- 
domen est presque orbiculaire , un 
peu plus long dans les mâles. Fischer 
rapporte à ce nouveau genre une seule 
espèce qu'il nomme le Callisthène de 
Pander, Callist. Pa/iden,enl'honneiiY 
du docteur Pander, adjoint de l'A- 
cadémie Impériale des Sciences de 
Saint-Pétersbourg. Il les représente 
dans la pi. 7 de son Entomographie. 
Elle est dans toutes les parties de son 
corps d'un bleu foncé , et a été trou- 
vée daus les sables des déserts des 
Kirguises au midid'Orenbourg.(AUD.) 

* CALLISTODERME. Callistoder- 
ma. MOLL. Nom donné par Poli aux 
Coquilles du genre CalUste. P'. ce 
mot. (F.) 

* CALLITHAMNIE. CalLUham- 
nion. BOT. crypt. ( Céramiaires. ) 
Lyngbye , daus son savant Essai 
d'ÏIydrophytologie danoise , forma le 
genre Callithamnion , et emprunta 
son nom des mots grecs qui signifient 
très-beau petit Arbuste , parce que les 
Plantes qu'il y renfermait sont re- 
marquables par l'élégance de leur 
port. La plupart des Callithamnies de 
cet auteur rentrent dans nos Céra- 
miaires , f^. ce mot ; mais nous avons 
conservé la désignation dusavant pro- 
fesseur pour l'une de ses espèces, qui 
formera le genre dont il est ici ques- 



CAL 59 

lion, et que Lyngbye avait confondue, 
on ne sait trop comment, malgré d'é- 
normes difféi'ences, avec une autre 
Plante qu'il a figurée comme l'un 
des états de celle-ci. — INous caracté- 
risons ainsi le genre Callithamnie : 
fila mens cylindriques , non noueux 
comme dans lesBorynes, articulés par 
sections, ayant des entre-nœuds mar- 
qués, comme dans les Deliselles et les 
Lyngbyelles, de macules colorantes 
longitudinales. La fructification con- 
siste dans des espèces de follicules 
ovoïdes , subacuminées, comprimées, 
sessiles , insérées extérieurement aux 
rameaux, et comme involucrées par 
une ou deux ramules plus longues 
qu'elles. Ces follicules contiennent des 
gemmes rondes , opaques , et très- 
distinctes vers leur extrémité. La 
seule espèce de ce genre qui soit bien 
constatée, est celle que nous nommons 
Callithamnion Lyngbyi , qui est celle 
que Lyngbye a figurée pi. 58 , fig. 4, 5 
et 6 , comme un état de son C. arbus- 
cula. (B.) 

CALLITHRIX. mam. C'est-à-dire 
Beau poil, ^om quelquefois donné au 
Si/nia Sabœa, L. , et étendu comme 
générique, par Erxlebeu et Geoffroy, à 
de petits Singes à queue du nouveau 
continent. (A.n..Ns.) 

CALLITRIC. Callilriche. bot. 
PHAN. Genre de Plantes phanéroga- 
mes , composé d'un petit nombre 
d'espèces de peu d'apparence , et vi- 
vant au milieu des eaux douces et 
courantes. Les affinités naturelles de 
ce genre n'étant pas encore bien dé- 
terminées , nous exposerons ses ca- 
ractères avec quelques détails , afin de 
faciliter cette détermination. Les tiges 
sont dans toutes les espèces grêles et 
rameuses, et portent des feuilles oppo- 
sées et sessiles. A l'aisselle de chaque 
feuille se trouve une fleur unisexuée, 
mâle ou femelle , sessile. La fleur 
mâle se compose de deux folioles op- 

S osées , rapprochées et concaves , et 
une seule étamine dont le filet est 
long, grêle, et l'anthère réniforme, ter- 
minale , à une seule loge , qui s'ouvre 
par une suture transversale. Dans 



€o CAL 

chaque fleur femelle , on trouve éga- 
lement deux folioles opposées et sem- 
blables à celles des fleurs mâles , et 
un pistil sessile carré , déprimé au 
sommet , à quatre angles obtus. L'o- 
vaire coupé Jransversalement pré- 
sente quatre loges , dans chacune des- 
quelles on voit un seul ovule attaché 
vers la partie supérieure et interne 
de la loge. Du sommet de l'ovaire 
partent deux stigmates subulés et 
glanduleux. Le fruit, semblable à l'o- 
vaire pour sa forme, constitue une 
capsule indéhiscente , à quatre loges 
monospermes. Chaque graine se com- 
pose d'un tégument propre, très- 
mince, et d'un endosperme charnu 
blanc , qui renferme dans son inté- 
rieur un ejnbi-yon renversé , cylin- 
drique, manifestement dicotylédoné. 
Sur un seul individu , nous avons ob- 
servé une fleur hermaphrodite égale- 
ment composée de deux folioles oppo- 
sées , d'une étaraine saillante et d'un 
pistil. 

De Jussieu, dans son Gênera Plan- 
tarum, avait placé ce genre dans sa 
famille polymorphe des Nayades. 
Mais son embryon étant bien mani- 
festement bilobé, ce genre ne peut 
rester parmi les Monocotylédonées. 
Les Callitrics nous semblent avoir 
des rapports assez intimes avec le 
genre Mercuriale, et devoir être rap- 
prochés des Plantes de la famille des 
Euphorbiacées, ainsi que l'avait déjà 
annoncé le professeur Richard dans 
son Analyse du fruit. En effet, les éta- 
mines et les pistils ont une structure 
entièrement analogue dans ces deux 
genres , et leurs graines offient abso- 
lument la même organisation. 

Liuué n'avait déterminé que deux 
espèces de ce genre, le C. venia et 
le C. autumnalis , Plantes fort com- 
munes aux environs de Paris dans les 
ruisseaux , et parmi lesquelles les bo- 
tanistes modernes ont cru distinguer 
des espèces qui avaient échappé à 
leurs prédécesseurs. (a. r.) 

CALLITRICHE. mam. Simia Cal- 
Utrix , L. Espèce du geni'e Guenon. 

A. ce mol. (A.D..N5.) 



CAL 

CALLITRICHE. CalUlriche. 
MOLi,. Genre de l'ordre des Mollusca 
subsUientia de Poli( Test, utriusque 
Sic. T. I. Introd. p. Sa , et T. ii, p. 
193), ou des Mollusques lamellibran- 
ches , auquel il donne pour caractère 
un seul siphon , en forme de trou ; 
abdomen comprimé, ovale et proémi- 
nent; point de pied, mais un appen- 
dice linguiforme ou subulé , à la ra- 
cme duquel est un byssus. Ce genre 
de Poli revient aux genres Moule , 
MoDioLE et LiTiiODoME. V. CCS mots. 

CALLITRICHE. bot. phan. 
(Pline.) Syn. d'Hydrocotylet com- 
mun. Ce nom est devenu dans Linné 
celui d'un genre fort différent. /^. Cal- 

LITRIC. (b.) 

CALLITRICHO. bot. than. Syn. 
portugais à'Honninum pyrenaicum^ 
L. V. HORMIN. (b.) 

* CALLITRICHON. bot. phan. 
(Pline.) Syn. ^ Adianthum Caplllus- 
F'enerisjh. Ce nom nevientpas, com- 
me on le croit généralement , de ce 
que les stipes de cette fougère ofî"rent 
quelque ressemblance avec des che- 
veux , mais de ce qu'elle était em- 
ployée pour les teindre. (b.) 

* CALLITRICODERME. Caliàri- 
coderma. moll. INom donné par Poli 
aux Coquilles du genre Callitriche. 
/^. ce mot. (f.) 

CALLIXÈNE. BOT phan. Com- 
merson a établi ce genre de la fa- 
mille des Asparaginées , d'après une 
Plante recueillie par lui vers le dé- 
troit de Magellan. Elle présente un 
calice divisé profondément en six 
parties égales , dont trois alternes 
munies intérieurement à leur base de 
deux petites glandes; six étamines à 
filets inférieurement élargis et à an- 
thères oscillantes s'y insèrent ; le style 
simple se termine par un stigmate 
trigone; le fruit est une petite baie à 
trois loges remplies de pulpe , renfer- 
mant chacune de deux à quatre grai- 
nes. — Le Callixcric marginala , 
Laink. ( llliistr. t. 248), est un sous- 




Fio^.i. C Al-LOIUIYN OVK </.^ Jff/^w. CJLLOmmVCHUS M^Yu. B. 
1V.2. SPARE ,.;-.//a^,a.. SP.IRUS J/,7^, B 



CAL 

Arbiissc;iu, sans feuilles^ infcricure- 
ment , mais présentant de distance en 
distance des nœuds et des écailles qui 
les engaîncnt ; les feuilles qui se mon- 
trent au sommet des ramcauv sont 
alternes , scssiles , renflées sur leur 
bord, et rappellent celles du Buis. Les 

Jiédicelles terminaux, et environnes à 
eur point de départ de deux squam- 
mules , portent une fleur unique. 
D'après Lamarck, VEnargea margi- 
nata de Gaertner (T. i, t. Sg) doit 
être rapportée au même genre , peut- 
être à la même espèce, quoiqu'il lui 
attribue deux cotylédons. Jussieu y 
réunit aussi le Lusmiaga de la Flore 
péruvienne ( 5. t. 298 ) , qui , présen- 
tant à peu près les mêmes caractères 
génériques, peut ètredistingué comme 
espèce par ses pédicelles axillaires 
chargés de trois à quatre fleurs. 

(A. D. J.) 

* CALLOGRAPHIS. bot. phav. 
L'une des cinq espèces du genre Cal- 
phorchis de Du Petit-ïhouars, qu'il a 
ilguré pi. 45 et 44 de la Flore des îles 
australes de l'Afrique , et qui était 
le Limodorum pulckrum. (b.) 

CALLOMYIE. Callomyia. iNS. 
Genre de l'ordre des Diptères , créé 
par Meigen et réuni par La treille 
(Règ. Anim. de Cuv.) aux Doliclio- 
pes dont il ne diflere que par des an- 
tennes notablement plus longues que 
la tète , avec le dernier article très-al- 
longé et conique. V . Dolichope. 

(aud.) 

CALLOPILOPHORE. polyp. Do- 
nati , dans son Histoire de la mer 
Adriatique, a donné ce nom à l'Acé- 
tabulaire à bords entiers. T^. Acéta- 

BULAIRE. (LA5I..X.) 

CALLORYNQUE. Callorynchus. 
rois. Genre formé par Gronou d'a- 
près un Poisson du cabinet de Séba, 
dont la tête , d'une figure bizarre , lui 
parut mériter un nom qui signifie 
Beau-Bec. Linné le réunit dans l'or- 
dre des Chondroplérygiens à son 
^enrc Chimœra oii Laccpède l'avait 
laissé. Guvier l'en a séparé de nou- 



CAL 



61 



veau, et l'a placé à la suite de la fa- 
mille des Sélaciens, aveclaquclle, ainsi 
que la Chimère proprement dite, les 
Callorynques présentent de grands 
rapports. Les caractères du genre 
consistent dans la manière dont leurs 
branchies s'ouvrent à l'extérieur par 
un seul trou apparent de chaque côté ; 
les mâchoires sont en général plus 
restreintes que dans les Squales , et 
des plaques dures , non divisibles, s'y 
distinguent au lieu de dents ; le mu- 
seau est terminé ])ar un lambeau 
charnu en forme de houe ; il y a deux 
dorsales dont la seconde commence 
au-dessus de l'anale; la première est 
armée antérieurementd'un fort rayon 
osseux dont la moitié supérieure est 
libre. — Les mâles portent en outre 
sur la tête, au-dessus du prolonge- 
ment singulier en forme de houe, dont 
il vient d'être question , une autre 
sorte de tubercule allongé, terminé 
globuleusement et tuberculeux. 

On n'avait jusqu'ici mcniionné 
qu'une espèce de Calloryuque que 
les voyageurs discntavoir trouvé dans 
la mer Ethiopique, à la Nouvelle-Hol- 
lande et au Chili. Il est probable que 
les Poissons de ce genre , trouvés dans 
des lieux si éloignés, appartiennent 
à diverses espèces qu'on a regardées 
trop légèrement comme identiques, à 
cause de l'aspect extraordinaire com- 
mun à toutes. Nous avons déjà re- 
connu , comme on va le voir, com- 
bien le Callorynque de la Nouvelle- 
Hollande est diflérent de l'espèce an- 
ciennement décrite. 

Callorynque élépiiantin, Cal- 
lorynckus elephanlinus ,(j\on. Mus. y 
59, n" i3o,t. 4., Chimœin Calloryn- 
chus, Gmel. Syst. Nat. 1 , pars m, 
1489. Chimère antarctique. Lac. 1, p. 
4oo, pi. 12, fig. 1 ; Roi des Harengs du 
Sud, Enc. Pois. pi. i4. Cette espèce 
est probablement la vraie Paje-Gallo 
( Poisson-Coq ) , et Elephanls-Fisch 
(Poisson-Eléphant) de divers auteurs 
ou voj'ageurs. Il se trouve sur les 
côtes du Chili, d'oii Dombeyen a rap- 
porté une peau Ibrt bien conservée. 
On y distingue que le dos est lisse 
et dépourvu de toute sorte d ai- 



'62 



CAL 



guillon ; la figure donnée par Lacé- 
pède montre , ainsi que celle de Fre- 
zier et de Gronou , que la seconde 
dorsale est plus près de la caudale 
que de la première. Cet Animal a la 
peau argentée avec des reflets grisa très 
sur le dos ; il a deux à trois pieds de 
long; il porte au Chili le nom vul- 
gaire à'Ackagual ou Achaual. Sa 
chair se mange , mais n'est point es- 
timée. 

Le Callorynque, figuré par Schnei- 
der , pi. 68 , et dans l'Atlas du Dic- 
tionnaire de Levrault comme le pré- 
cédent, sous le nom d'Antarctique , 
ne saurait être le même Animal. Dans 
celui-ci , la seconde dorsale est à une 
égale distance de la première et de la 
caudale. Entre ces nageoires, sur le 
dos , régnent un ou deux rangs d'ai- 
guillons tournés vers la queue, et qu'on 
ne retrouve pas dans les figures de l'es- 
pèce précédente. La caudale inférieure 
présente une autre petite nageoire an- 
térieure et les pectorales , beaucoup 
glus grandes , sont marquées à leur 
ase d'une tache particulière. Enfin 
le rayon antérieur de la dorsale est 
muni de dents en arrière , tandis que 
dans les autres Callorynques, il sem- 
ble mutique. Cette figure se rapporte 
donc à une seconde espèce : nous en 
ajouterons une troisième. 

Callorynque de Milius , Cal- 
lorynchus Mil'd , N. (/^. pi. de ce 
Dict.)Cette espèce, observée par notre 
ancien ami Milius, aujourd'nui gou- 
verneur de Cayenne, a été décou- 
verte sur les côtes occidentales de 
la Nouvelle - Hollande ; elle a plus 
de rapport que celle qu'on a figu- 
rée dans l'Atlas de Levrault avec 
le véritable Elephantina ou la Chi- 
mère arctique des mers du Chili. Gom- 
me dans ce Poisson , son dos estdépour- 
vud'aiguillons,etraiguillondesa na- 
geoire antérieure paraît être entière- 
ment mutique. La seconde dorsale 
est voisine de la queue , qui , relevée 
comme celle de quelques Squales , 
n'est terminée par aucun appendice 
nu ou filiforme. Nous l'avons repré- 
senté d'après un dessin qui nous a 
été communiqué et fait au quart ou au 



CAL 

sixième de la grandeur naturelle ; sa 
peau lisse, dépourvue d'écaillés , va- 
riée de nuances glauques et rougeâ- 
tres, est luisante et comme argentée. 
L'individu dont nous devons la con- 
naissance à Milius, était une femelle. 

CALLOSITÉS. zooL. Parties du- 
res, ordinairement dépourvues de 
poil , recouvertes d'une peau plus 
épaisse, et quelquefois colorées , qui 
se voient dans quelques Animaux ; 
l'usage où sont ceux-ci de s'asseoir 
ou de s'appuyer dessus ces Callosités 
les rend plus considérables. Les Cha- 
meaux en ont à la poitrine ainsi 
qu'aux genoux; certains Singes ont 
les fesses calleuses , mais la plante de 
leurs pieds le devient beaucoup moins 
par l'usage que celle de l'Homme, (b.) 

Dans Tes Mollusques , on donne 
ce nom à des protubérances placées 
sur diverses parties des coquilles et 
qui se distinguent des varices par 
leur forme , celles-ci étant plus allon- 
gées dans le sens de la longueur du 
test; cette dénomination est surtout 
employée pour désigner les dépôts 
calcaires , souvent semblables à l'é- 
mail qu'on observe sur la Columelle. 
P'. ce mot et Coquille. (f.) 

CALLUNE. Calluna, bot. phan. 
Salisbury a retiré du genre Bruyère 
la Bruyère commune, Erica vulgaris. 
L. , et en a formé un genre nouveau 
sous le nom de Calluna Erica. Ce 
genre se distingue des véritables 
Bruyères par son double calice et par 
ce que les cloisons de sa capsule res- 
tent adhérentes à l'axe et correspon- 
dent non au milieu de chaque valve, 
mais à leur suture. 

La Bruyère commune croît eji 
abondance dans les bois des environs 
de Paris. Elle fleurit pendant les mois 
d'août et de septembre. Il eu existe 
une jolie variété à fleurs tout-à-fait 
blanches, et une autre toute velue. Z^''. 
Bruyère. (a. r.) 

*CALLYONIMUS. bot. PHAN.(Ges- 
ner.) Syn de Convallaria majalis, L. 
/■^. Muguet. (b.) 



CAL 

CALMANTIRKA. ois. Syn. de Ber- 
geronnette en Finlande. V. Berge- 
ronnette. (DR..Z.) 

CALMAR. REPT. OPH. Lacépède 
a donné ce nom comme spécifique à 
une Couleuvre américaine. (b.) 

CALMAR. Loligo. moll. Genre 
de Mollusques de l'ordre des Cépha- 
lopodes Décapodes et de la famille 
des Seiches, V. ces mots, institué par 
Lamarck (Mém. de la Soc. d'Hist. 
nat. de Paris, p. lo, et An. s. vert., 
prcm. édit., p. 60) pour séparer des 
ôeiches les espèces allongées , mu- 
nies d'ailes ou de nageoires à la partie 
inférieure du sac seulement , et n'of- 
frant à l'intérieur pour rudiment tes- 
tacé qu'une lame mince , transparen- 
te et cornée , qu'on a comparée à une 
plume , et que les anciens nommaient 
Xiphins , CAadiolum , d'où sont ve- 
nus quelques-uns des noms moder- 
nes donnés aux Calmars. De cette 
ressemblance du test interne des Cal- 
mars à une plume, et de l'encre con- 
tenue dans ces Mollusques, est venu le 
nom de Calmar ou Calamar , dérivé 
de Theca Calamaria ( écriloire ), em- 
ployé dans la basse latinité. Ce nom 
est même devenu vulgaire sur les cô- 
tes du Languedoc oîi la petite espèce 
est appelée Calamar ou Glangio ; en 
Samtonge on la nomme Casserons à 
Bayonne Corniche , et le grand Cal- 
mar Cornet (ou écritoirej. En Pro- 
vence, à Venise, celui-ci est appelé 
Tothena ou Totena, cl Tante k Mar- 
seille , noms évidemment corrompus 
du mot grec Theutos , par lequel 
Aristofe le désigne , tandis qu'il nom- 
me Theutis ou Thetis la petite espèce. 
En Italie les Calmars sont nommés 
Calamaro , Calamaio , Glangio ,e\c. 
{Rondelet, De Piscib. , lib. 17, cap. 4). 

Aristote parle avec assez de détails 
des Calmars (iïw/. lib. 1, cap. 6; lib. 
4, cap. i). Les modernes les ont peut- 
êtremoins observés, etlaplupaitn'ont 
fait que répéter à leur sujet ce qu'il 
en a dit ou ce que Pline a pris d'A- 
ristote. Le naturaliste grec en distin- 
gue deux espèces , le grand et le petit; 
toutes deuxnabitent en pleine mer, dit- 



CAL 6.Î 

il, et y pondentleursœufs quisoutliés 
ensemble , mais qui forment deux- 
masses distinctes , parce que la maui- 
ce de la femelle est divisée en deux 
parties ( De Générât. , lib. 3, cajJ. 8 ). 
On n'est point encore fixé sur la ponte 
de ces Animaux ; les uns pensent 
qu'ils s'approchent des côtes pour 
déposer leurs œufs sur des bas-fonds; 
mais comme on a trouvé des œufs de 
Seiches et même de Calmars en plei- 
ne mer, quelques écrivains ci'oient, 
comme le dit Aiistote , que les Cal- 
mars pondent en pleine mer. Celte 
dernière opinion est très-vraisembla- 
ble; car , selon les observations de 
Lesueur et de beaucoup de voyageurs 
naturalistes, plusieurs Calmars vi- 
vent habituellement dans les Fucus 
qui flottent au milieu de l'Océan , et 
quelques-uns suivent même le grand 
courant dit Gulfstrom. Ils vivent peu , 
dit Aristote ; rarement ils arrivent à 
leur seconde année [Hist. , lib. 5 , 
cap. 18) ; fait difficile à croire , mais 
qu'on ne peut rejeter, faute d'obser- 
vations. Ces Mollusques, ceux même 
de la petite espèce , se rendent maî- 
tres de gros Poissons , ajoute cet au- 
teur {Hist., lib. 8, cap. 2); lors- 
qu'ils ont peur , ils jettent leur encre 
{lib. 9, cap. 37). Mais, selon Athé- 
née {Deïpn. , lib. 8, p. 026) , cette 
encre n'est pas aussi noire que celle 
de la Seiche , elle est plutôt jaunâtre. 
Ces faits paraissent vrais; quant à la 
diflerence de couleur de l'encre des 
Calmars , elle n'a été constatée que 
par Montfort. Aristote donne au 
grand Cahnar jusqu'à cinq pieds six 
pouces de long ; Athénée , seulement 
vingt-trois pouces ; Belon {lib. 2 , De 
Piscib. ) dit qu'on en a vu de près 
de cinq pieds. Il faut d'abord ob- 
server que, jusque dans ces derniers 
temps, on a confondu dans le grand 
et le petit Calmar plusieurs autres 
espèces distinctes ; mais aucun fait 
connu n'a confirmé l'existence de Cal- 
mars aussi grands depuis qu'on ob- 
serve avec exactitude , ce qui ne veut 
cependant pas dire qu'il n'en existe 
point de cette taille. Selon Aristote , 
le grand Calmar diflère du petit en 



64 



CAL 



ce que la pointe de son corps est plus 
large , et que les nageoires environ- 
nent la tolslilé du tronc , ce qui ne 
convient qu'aux Seiches , et laisse un 
peu de doute à l'égard de sa classifi- 
cation dans l'un o u l'autre genre. Ce- 
pendant il distingue les Seiches des 
Calmars par des différences organi- 
ques qui montrent toute sa sagacité. 
Il y aura toujours beaucoup d'indé- 
cision pour rapporter ces deux espè- 
ces à celles qui nous sont connues , 
jusqu'à ce qu'on ait soigneusement 
observé toutes celles de la Méditerra- 
née. Aristote n'admet pour différence 
entre le mâle et la femelle des Cal- 
mars , que deux corps rouges qui se 
trouvent dans le ventre de celle-ci. 
Les petits Calmars , dit-il , ont, com- 
me les autres MolUisques, deux esto- 
macs , ou un jabot et un estomac très- 
différens l'un de l'autre par leur or- 
ganisation (Z^e Po/Z/Z». lib 4, cap. 5}. 
Aristophane ( Equités , p. gaS ) et 
Athénée ( Deïpnos , lib. f , p. 326 , et 
lib. i4 , p. 620 ) nous appien- 
uent qu'on mangeait de leur temps 
les Calmars. Apilius donne même la 
manière de les accommoder ( De Re 
Culin. lib. 9 , co/j. o). Mais il paraît , 
d'après un passage du premier de ces 
trois écrivains , que cette nourriture 
était réservée aux gens les plus pau- 
/ vres. Du temps de Rondelet , on goû- 
tait assez les Calmars ; il dit qu'on les 
préparait avec leur encie , dans une 
sauce au beture ou à l'huile , avec 
des épiées et du verjus. Dans l'Archi- 
pel et en Italie , cet usage s'est encore 
conservé; on les mange dans les mois 
' d'hiver, et on les préfère même aux 
Seiches. En cuisant, les Calmars de- 
viennent rouges comme l'Ecrevisse : 
on s'en serten plusieurs contrées com- 
me appât pour attraper les Morues. 
Les anciens regardaient l'apparition 
des Calmars sur les côtes comme un 
présage de la tempête. Plutarque en 
donne les motifs {De Caiisis nat., 18). 
Pline dit qu'ils semblent voler sur 
l'Eau, eu s'élançanlcomme une flèche 
hors de la mer ( Hist. , lib. 9 , cap. 7), 
chose dont Monlfort doute ( MoU. de 
Sonnini, t. 2, p. 16). 



CAL 

Les Latins nommèrent les Calmars 
Loligo (Pline , Ovide , Varron , etc. ) ; 
quelques- uns des plus modernes les 
ont désignés aussi sous le nom de Lol- 
lium. Rondelet est le premier qui 
nous ait donné la figure d'un grand et 
d'un petit Calmar, qu'il rapporte aux 
espèces d'Arislote , et du Sépiole , 
petite espèce dont Leach a fait un 
genre distinct. Gesner , Aldrovande , 
Johnston ont commenté les anciens , 
compilé tout ce qu'ils ont écrit au su- 
jet des Calmars, et copié les figures de 
Rondelet. Gesner ajoute à celle-ci 
{De Aquat., p. 494 ) la figure d'une 
troisième espèce qu'il donne pour être 
celle du grand Calmar d'Aristote. 

Nous donnerons à l'article Seiche 
les détails de l'organisation commune 
aux Mollusques de cette famille. 
Nous nous bornerons seulement ici à 
indiquer les anatomislesqui s'en sont 
occupés. Swammerdam fut un des 
premiers qui travailla à compléter ce 
qu'Aristote en avait dit. Il parle du 
Calmar dans sa lettre à Rédi , placée 
vers la fin du Biblia naturœ. Plu- 
sieurs années après, A. Monro , dans 
sa Physiologie des Poissons , donna 
la première anatomie du Calmar, oii 
il rectifia ce que Syrammerdam avait 
dit d'erroné sur les cœurs, et ajouta 
plusieurs faits importans à ceux 
qu'avait fait connaître ce dernier. 
"Tilesius {Mag.anat. et Isenflamum) 
a donné des détails sur les Cal- 
mars. Dans ses Mémoires sur les 
Céphalopodes en général , Cavier , 
enfin , a traité cette anatomie com- 
parativement à celle des autres Cé- 
phalopodes nus, et avec les soins 
qu'exigent les connaissancesactuelles, 
et nous renvoyons à ce beau travail 
dont nous donnerons un extrait à 
l'article Seiche. Les œufs des Cal- 
mars ont été bien observés , dé- 
crits et figurés par Bohadsch ( Anim. 
marin. , cap. 12 , pag. i55, pi. xn), 
qui les prit d'abord pour des œufs 
de Seiches, mais qui reconnut ensuite 
son erreur. Ils offrent dans leur en- 
semble une réunion de tubes ou 
grappes cylindriques partant en 
layonnant d'un centre couijuun. Cette 



CAL 

masse gélatineuse , d'une couleur 
Ijlcuâtre ou jaunâtre et transparente, 
forme hors de l'eau une sorte de dis- 
que de six « huit pouces de diamètre. 
Montfort , qui a copié les figures de 
Bohadsch, dit en avoir vu une de plus 
de quatre pieds, sur laquelle il a 
compté près de douze cents grappes, 
et il avance l'opinion remarquable 
que les œufs dont sont composées ces 
grappes , et par conséquent les grap- 
pes cîles-mcmcs et le disque dans son 
ensemble , prennent un grand déve- 
loppement après la ponte. Ce fait , 
qui n'est pas impossible, mérite d'ê- 
tre confirmé. Il s'explique d'une ma- 
nière plausible par l'agrandissement 
du fœtus auquel , sans doute , la ma- 
tière de l'œuf sert de nourriture. 
Alors l'enveloppe gélatineuse, suscep- 
tible d'extension, prendrait un déve- 
loppement proportionnel à l'accrois- 
sement des petits Calmars. Bohadsch 
.s'est livré à des calculs sur le nombre 
d'œufs contenus dans une des masses 
de grappes qu'il a observées , et il a 
trouvé qu'elle devait en contenir 
59,760. Cette prodigieuse multiplica- 
tion des Calmars finirait par encom- 
brer les mers, si un très-grand nom- 
bre de leurs œufs ne devenaient la 
proie des autres habitans de l'Océan, 
et celle d'Oiseaux de ces rivages oii 
la marée en rejette beaucoup. 

Le test interne des Calmars tient 
de la figure d'une plume ; il est 
mince , corné et transparent com- 
me du verre , quelquefois long de 
près d'un pied , ce qui suppose une 
assez grande taille dans certaines es- 
pèces. 

Linné {Syst. Nat.) a réuni les Cal- 
mars dans son genre Sepia , avec 
les Poulpes et les véritables Seiches. 
Il n'en décrit que trois espèces : 
le Calmar commun , Sepia Loligo; 
le petit Calmar, Sepia média , et le 
Sépiole , Sepia Sepiola. 

Gmelin a ajouté au genre Sepia trois 
espèces décrites par Molina , dont 
l'une est rapportée au genre Calmar 
par Montfort; mais il n'a point cru de- 
voir en créer de nouvelles pour plu- 
sieurs figures de Séba dont Montfort 

TO.ME m. 



CAL 65 

a fait des espèces distinctes, et l'on 
sait qu'ordinairement (rmclin ne s'est 
pas montré si timoré. Ijainarck, le pre- 
mier, a ajouléaux trois espècesde Lin- 
né un autre Calmar , conservé au 
Muséum , en y rapportant ces mêmes 
figures de Séba, érigées par Montfort 
en espèces distinctes. 

Dans l'Extrait de son Cours, p. laS, 
le savant auteur des Animaux sans 
vertèbres introduit un nouveau nom 
générique, celui de Calmaret, dont 
nous parlerons plus bas ; mais ne 
donnant aucune description de ce 
genre , nous crûmes qu'il appartenait 
à la famille des Seiciies tandis qu'il 
appartient à celle des Poulpes. 

Tel était l'état de nos connaissances 
à l'égard des Calmars, lorsque le doc- 
teur Leach donna, en 1817, unapcrçu 
de classification pour les Céphalopo- 
des ( MiscelL Zool. , Tom. m , 
p. 107, et Journ. de Physique, mai 
1818 ). Il divise , dans ce travail , les 
Décapodes nus en deux familles , 
celle des Sépiolidécs (Sepiolic/e<i), qui 
comprend le genre Sépiole , Sepiola , 
créé pour le Sépiole de Rondelet , et 
le genre Cranchie , Cranchia , établi 
pour deux nouvelles espèces décou- 
vertes pendant l'expédition du capi- 
taine Tuckey, destinée à reconnaître 
le Zaïre. La seconde famille, celle des 
Sépiidées {Sepiidea}, renferme lesdeux 
genres Sepia et Loligo de Lamarck. 
Dans ce dernier, le docteur Lcacli fait 
connaître trois nouvelles espèces re- 
cueillies pendant l'expédition du ca- 
pitaine Tuckey . Ou trouve la descrip- 
tion plus détaillée des unes et des 
autres, accompagnée de figures, dans 
la Notice générale des Animaux re- 
cueillis par J. Cianclî , en tête de 
l'atlas de la relation de ce ^voyage 
{ Tral. franc. , p. i3, pi. 18 ). A 
|îeu près dans le même temps, le 
docteur Lichtenstein a publié et fi- 
guré ( Isis , 1818 , p. 1Ô91 ,îab. 19) 
une nouvelle espèce de Calmar dont 
il a fait son genre Onychoteuthe , 
Onychoteuthis , auquel doivent se 
rapporter les Calmars du docteur 
Leach. Enfin Lesueur, à qui l'his- 
toire naturelle doit déjà tant de résul- 

5 



€6 



CAL 



lais importans , vient d'ajouté» à nos 
connaissances sur les Géplialopodes 
nus en général , et les Calmars on 
particulier, par la description de plu- 
sieurs nouvelles espèces observées 
dans ses voyages ( Jour, de l'Acad. 
des sciences natur. de Philad., t. 2, 
n" 3, 4 , mars et octobre 1821 ), des- 
cription qui est accompagnée de 
beaucoup de remarques précieuses 
pour leur histoire. Il observe avec 
raison que Leach n'aurait pas dû pla- 
cer dans deux familles distinctes le 
Sépiole et les Calmars en les séparant 
par les Seiches et les Granchies. Mais 
il est tombé lui-même dans une autre 
erreur en créant pour les Calmars 
une famille distincte sous le nom de 
. Loligoidea. Les familles ne doivent 
s'établir que sur l'examen d'ensemble 
de tout l'ordre auquel elles appartien- 
nent , et non sur l'observation par- 
tielle de quelques genres. Il en est 
de même do l'établissement des gen.r 
res dans les familles, et des espèces 
dans les genres. Il ne faut jamais ou- 
blier que les caractèrei de chaque 
coupe doivent être , autant que pos- 
sible, d'une valeur égale et compara- 
tive. Ainsi si le docteur Leach et Le- 
sueur eussent examiné l'ensemble des 
Décapodes , ils n'eussent point créé 
des familles distinctes pour les Sei- 
ches et les Calmars. Lesucur, em- 
barrasse pour rapporter aux divi- 
sions admises une nouvelle espè- 
ce, qui réunît, à la forme générale 
du corps , à la proportion des na- 
.geoires et au test interne des Cal- 
mars , les caractères de l'ordre des 
Octopodes , car elle manque des 
deux bras allongés, a cru pouvoir la 
réunir , comme un genre nouveau , à 
la famille des Loligoïdea. Ce genre, 
intermédiaire entre les Calmars et les 
Poulpes, doit incontestablement en- 
trer parmi les Octopodes; le nombre 
de bras étant certainement le carac- 
tère le plus important à considérer 
dans l'état de nos connaissances , 
povu' baser les coupes primordiales 
dans la classe des Céphalopodes. 
Cette nouvelle et curieuse espèce, 
»lon>t Lesueur a fait le genre Leachia , 



CAL 

en l'honneur du docteur Leaoh , se 
trouve appartenir au genre déjà éta- 
bli par Lamarck sous le nom ae Cai- 
jnaref , Loligopsis , dont nous venons 
de parler (An. sans vert, seconde édit. 
t. 7, p. 669). — Dans le genre Loligo, 
second genre de la famille Loligoï- 
dea de Lesueur , ce savant décrit 
cinq nouvelles espèces. Le troisième 
genre, appelé par lui Onychia, n'en 
contient qu'une seule, également nou- 
velle ; mais il y donne l'indication 
d'une seconde espèce sous le nom 
à'angulatus. Le genre Onychia nous 
paraît être le même que YOaychoteu- 
this de Lichtenstein. 

Lamarck ( Nouvelle édition des 
An. sans vert.) n'a rien ajouté à ses 
premiers travaux, et paraît n'avoir 
pas eu connaisance de ceux de Leach, 
de Lichtenstein et de Lesueur. Nous 
laissons dans la famille'des Poulpes ou 
Octopodes le genre Leachie ou Cal- 
maret de Lamarck. K. ces mots. Nous 
croyons devoir adopter les genres Sé- 
piole et Cranchie de Leach, f^. ces 
mots , basés sur la forme générale du 
corps, la forme et la position des na- 
geoires et les brides qui tiennent le 
col au sac de ces Mollusques, et qui 
sont des caractères de même ordre et 
de même valeur que ceux qui distin- 
guent les Seiches des Calmars. Quant 
au genre Onychoteuthis ou Onychia, 
nous le laissons avec les Calmars dont 
il n'est pas différent. Voici les carac- 
tères du genre Calmar, tel que nous 
le limitons, et le tableau de ses es- 
pèces. Sa synonymie sera établie de 
la sorte : Loligo, Lam., Cuvier, Fé- 
russac, Schweigger ; Sepia^lj.; Ony- 
choteuthis, Lichtenst. ; Onychia, Le- 
sueur. Corps charnu, contenu dans un 
sacallongé,cyhndracéetailéinférieu- 
rement; ailes et nageoires rhomboi- 
dales ou triangulaires, ordinairement 
réunies en pointe à leur sommet avec 
l'extrémité du sac ; le col libre ; un ru- 
diment teslacé formé d'une lame allon- 
gée, étroite, mince, transparente et 
cornée , quelquefois partiellement gé- 
latineux , enchâssé dans l'intérieur 
du corps vers le dos : bouche ter- 
minale , entourée de dix bras ou 



CAL 

pieds, orciinaircinent garnis de veu- 
Jouses avec ou sans onglets, dont 
deux plus longs que les autres sont 
pédicules et leinnnés en massue. 
On peut admettre plusieurs coupes 
aans le genre Calmar, pour ranger 
les espèces suivantes : les unes ont 
des ventouses ou suçoirs pédoncu- 
les et simples à tous les bras; d'au- 
tres ont les tiges des longs bras dé- 
pourvues de suçoirs; une 3" coupe 
présente des suçoirs onguiculés à tous 
les bras, excepté sur la tige des deux 
plus longs; enfin dans une quatriènie 
se placent les espèces dans lesquelles 
tous les bras sont pourvus de suçoirs 
simpleset pédoncules, onguiculés'seu- 
Icmentà la partie supérieure de deux 
bras allongés; mais d est difficile de 
rapporter avec certitude à ces quatre 
coupes les figures de plusieurs des 
espèces connues , qui n'ont point été 
observées avec assez de soin. Voici le 
tableau de celles que l'on peut ad- 
mettre , et dont nous avons fait figu- 
rer quelques-unes. 

1. Le Calmar ordin^iire, LoUgo 
vulgaris , Lamk. ; Loiigo magna, 
Rondelet; Sepia Loiigo , L. Pennant, 
Brit. Zool. IV. pi. 27. n" 45. Les 
tiges des deux longs bras paraissent 
dépourvues de ventouses; la lame 
interne a la forme d'une plume. Cette 
espèce habite les mers d'Europe. — 
2. L. sagiltata , Lamk. (var. 5 x); Sepia 
sagittata, Bosc; Montfort, MolL ï. 2. 
p. 56. pi. 13. Vulgairement Calmar 
Flèche. Lamarck paraîty rapporter, à 
tort, plusieurs espèces distinctes , fi- 
gurées par Séba. Les longs bras n'ont 
pas de suçoirs sur leurs tiges , et leur 
longueur égale celle du corps. — 
5. L. Harpago, Montfort. p. 65. pi. 
i4. C. Harpon , C. Javejot. p. 70. 
pi. i5. L. sagittata, var. ^ Lamk. 
Séba, Mus. 3. pi. iv. f. 5, 4. En- 
cycl. méth. , pi. 77. f. i, ^j. Peut- 
être les deux espèces de Mont- 
fort doivent-elles être conservées? 
Mais on ne peut les confondre avec la 

Erécédente à cause de la briè/eté des 
ras, et les suçoirs qui garnissent la 
t igc desdeux pf us longs. 4. — L. Brdsi- 
liensis, Montfort, iZi/VA p. 61. pi. i3. 



CAL b7 

/.. sagittata , l^aink. (var. -ï); Séba , 
Mus. 5. pi. 4. f. 1, 2. Celte espèce, si 
elle se confirme, paraît distincte des 
deux précédcnics , les bras n'étant 
garnis que de deux rangées de ven- 
touses. — 5. L. subulata, Lamk. Sepia 
média, L. Gmel.; Loiigo paiva, Ron- 
delet; Pennant, Brit. Zool. iv. t. 34. 
f. 45. Encyol.méth.,pl. 76.f. 9. Cette 
espèce habite l'Océan et la Méditer- 
ranée. 6. — L.spiralis, Montfort, loc. 
(7/. ,p.82. pi. i8./y.5«A«/rt/c, Lamk. Se- 
lon toutes les apparences, cette espèce, 
dessinée sur un individu du cabinet 
de Lamarck, est distincte de la précé- 
dente. — 7. L.pelagicus. Sepia pela- 
gica, lîosc. Vers. T. 1 . p. 46, pi. 1 , f. 1 , 
2. Montfort, ibid. pi. 19. Ce Calmar 
a été découvert et décrit par Bosc; il 
vient de l'Océan. — 8. X. Baidsii , 
Leach. Voyage de Tuckey, Atlas, 
p. 1 5. pi. 18. f. 2. id. Mise. "^ Zool. sp. 
4. — g. L. Leptura, Le^ch, ibid. p. ï4. 
pi. 18. f. 5. Mise. Zool. sp. 2. — 10. 
L. Smit/iii, heacli, ibid. p. i4.pl. 18. 
f. 4. Mise. Zool. sp. 3. ( Ces trois cs- 
pècesappartiennentau genre Oiiycho- 
/ew/'/î/sdeLichtenstein, ou OayckiaàQ 
Lesueur.) — 1 1 . Z. Betgii , Onycho- 
teuthis Bergii,lj\<iiiensi. Isis 1818. p. 
1591. pi. 19. — 12. L. Bartramii, Le- 
sueur, /. of the Acad. of N. Se. of 
Philadel. vol. 2. p. 90. pi. 7, f. i, 2. 
— 13. L. Pealeii, Lesueur, ibid. p, 
92. pi. 8. f 1, 2. — i4. L. illece- 
brosa, Lesueur, ibid. p. 95. pi. fîg. 
du cahier de décembre 1821, n° 6. 
— i5. L.BartUngii, Lesueur, ibid. 
p. 95. — 16. L. Pavo, Lesueur, ibid 
p. 96. pi. fig. du cahier de décem- 
bre 1821, n° 6. — 17. L. earribœa, 
Oiiyeliia , Lesueur, ibid. p. 98. 
pi. 9. f. 1,2. — 18. L. angulatus, 
Onychia , iiesueur, ibid. p.jffpo. pi. 
9. f. 0. On voit par cet aperçu 
qu'au lieu des deux espèces rappor- 
tées par Linné et des quatre décrites 
par Lamarck, ce genre coniient déjà 
dix-huit espèces, f-'. , pour plusieurs 
de ces espèces, les planches de ce 
dictionnaire. fr.) 

* CALMARET. Loligopsis. \ùn.i.. 
Nouveau genre de la fainillc des Poul- 
pes, de l'ordre des Céphalopodes De- 



€8 



CAL 



capodes , d'abord indiqué par La- 
marck (Extr. de son cours, p. 123), 
et décrit ensuite parce savant (Anim. 
sans vert. 2*^ édit. T. vu , p. 659) avec 
plus de détail. Ce nouveau genre dif- 
fère des Calmars par le nombre de 
SCS bras , quoiqu'il s'en rapproche 
en ce qu'il est pourvu de nageoires à 
la partie inférieure du sac , et d'un 
rudiment testacé analogue à ceux de 
ces Mollusques. Il a été établi pour 
une petite espèce de la grandeur du 
Sépiole de R.ondelet , découverte par 
Péron et Lesueur dans leur voyage 
aux terres Australes. Depuis la pu- 
blication de l'Extrait du cours de Zoo- 
logie, Lesueur a institué ce même 
génie sous le nom de Leachie , JLea- 
chia , en l'honneur du docteur Leach 
{Journ. of tlie Acad. ofNat. Se. et 
Philad. T. 11, p. 89}; mais pour uuc 
espèce spécifiquement difFérente , à 
ce qu'il paraît , d'après les descrip- 
tions des deux auteurs. 

Voici les caractères de ce curieux 
et nouveau genre , intermédiaire entre 
les Calmars et les Poulpes : corps 
charnu , contenu dans un sac allongé, 
oblong ou cylindracé et ailé inféricu- 
rement; ailes ou nageoires semi-rhom- 
boïdales ou orbiculaires , terminales; 
lin rudiment testacé interne ; bouche 
terminale entourée de huit bras tous 
sessiles. Les deux espèces paraissent 
n'avoir été décrites que sur des des- 
sins , de sorte qu'on ne sait point si 
le Calmaret est pourvu ou non d'un 
test interne, et si les bras ont des 
suçoirs : l'un et l'autre paraissent pro- 
bables. Lamarck dit que dans son 
espèce les bras sont égaux; ils sont 
inégaux dans celle de Lesueur; la 
forme de leurs nageoires diti'ère aussi. 
Voici l'indication de CCS deujc espèces : 
1° Loligopsis Peronli , Lamk. Anim. 
sans vert., 2" édit., T. vii, p. 660. — • 
2* L. Cyclunis,Leachia Cyclura,h&- 
sueur,/c»c. cit. T. 11, p. 89, pi. 6. Ces 
deux espèces sont de l'océan Paci- 
fique. (F.) 
CALMOLEA. bot. phan. Syn. 
italien deCamclée,C/ieo/w//z//ïcocc«/«, 
L. (E.) 

CALMOUNY. BOT. phan. (Lindct.) 



CAL 

Variété très-précoce du Mûrier, cul- 
tivée en Syrie. (b.) 
CALO-ADULASSA. bot. phan. 
Syn. indou de Juslicia Gandarussa. 

P'. JUSTICIA. (B.) 

'^ CALO-APOCARO bot. phan. 
(Rumph. Hort. Mal. vol. 2. .t. 10.) 
Syn. d' Uf^aria Zei/anica, L. (b.) 

CALOBATE. Calohala. iNS. Genre 
de l'ordre des Diptères établi par Fa- 
bricius, aux dépens du grand genre 
Musca de Linné, adopté par Melgcn 
etLatreille. Cedernierle place(Règn. 
Anim. de Cuv.) dans la famille des 
Athéricères. Ses caractères sont : an- 
tennes en palette , plus courtes que 
la tête, dont le troisième article est 
presque oibiculaire, avec une soie la- 
térale et simple; balanciers décou- 
verts; yeux sessiles; coi-ps et pâtes 
très-allongées , presque filiformes ; 
tète ovoïde ou presque globuleuse ; 
ailes couchées sur le corps. Les Calo- 
bates désignéesparDuméri! (Zoologie 
analytique), sousle nom générique de 
Ceyx, se distinguent des Sépedons , 
des Lauxaineset des Tétanocères par 
leurs antennes sensiblement plus 
courtes que la tête. Elles ressemblent 
beaucoup aux Wiciopèzes et aux Té- 
phrites qui en ont été séparés par 
Meigen et Latreille, à cause de leurs 
ailes vibrantes, cl parce qu'ils ont le 
corps et les pâtes proportionnelle- 
ment moins longs qu'aucune des es- 
pèces dont est composé le genre 
Cdlobate. Celui-ci a pour type la Ca- 
loba te filiforme, CaLJillfoimis de Fa- 
briclus , figurée par Schellenberg 
(Z^//>/. pi. 6. fig. 1). On la trouve dans 
les bois aux environs de Paris. 

La Calobate Pétronelle ou la Mou- 
che Petronillc, Musca Vetronella de 
Linné, pourrait être ordinairement 
confondue avec la précédente. On la 
trouve assez communément sur les 
eaux oii elle marche avec beaucoup 
de vitesse. Celte faculté qui lui est 
commune avec plusieurs Diptères lui 
a valu le nom de Mouche de saint 
Pierre ; il rappelle le miracle de cet 
apôtre qui, comme chacun sait, 
marchait à la surface des eaux. Fa- 



CAL 

bricius rapporte à ce genre dix-sept 
espèces; parmi elles plusieurs appsir- 
lienncnt aux genres Micropè/e et 
Tephrite. /^". ces mots. (ald.) 

CALOCHIERNI. bot. phan. r. 
Calokhieuni. 

CAJ.OCHILE. Calochilus. eût. 
riiAN. Dans sou prodrome de la Flore 
de la Nouvelle-Hollande, R. Brown 
a donné ce nom à un genre nouveau 
de la famille des Oi chidées, voisin du 
Neottia, dont il se distingue par les 
caractères suivans ; son calice est en 
l'orme de mufle; les deux folioles laté- 
rales sont appliquées sur le labelle, 
qui est plus long, scssile, pointu, bar- 
bu sur ses boids. L'anthère est per- 
sistante et parallèle au stigmate. Les 
deux espèces qui composent ce genre 
sont tout-à-fait glabres; leurs bulbes 
sont simples et indivis ; leurs feuilles 
sont lancéolées; leurs fleurs sont écar- 
tées , et forment un épi terminal. 
Toutes deux ont été rapportées des 
environs de Port-Jackson par R. 
Brovpn. (a. H.) 

GALOCHORTE. Calochortus. bot. 
l'HAN. Pursli et Nultal appellentainsi 
un genre de Plantes, qui a les plus 
grands rapports avec 1 Hypoxis , et 
auquel ils donnent pour caractères : 
un calice coloré, à six divisions éta- 
lées , dont les trois intérieures plus 
larges sont velues sur leur face in- 
terne, et marquées à leur base d'une 
tache ronde et brillante. Les filamens 
des étamines sont très-courts et in- 
sérés à la base des divisions calici- 
nales; les anthères sont dressées et 
sagittées. Le stigmate est réfléchi, et le 
fruit est une capsule biloculaire. La 
seule espèce de ce genre, Calochortus 
elegans, est une petite Plante à bulbe 
globuleux et solide, portant une seule 
feuille radicale et graminifoi-me. Sa 
hampe produit trois fleurs. Elle croît 
dans les lieux montueux de l'Améri- 
que septentrionale. (a. r.) 
CALODENDRON. bot. phan. Ce 
genre établi par Thunberg fait partie 
de la famille naturelle des Rutacées 
etdela Pentandrie INIonogynie, L. Une 
Jieule espèce le compose, c'est le Ca- 



CAL 69 

lodendron capense de Willdenow, ou 
Dictamnus capensisAc Lamarck, Ar- 
brisseau originaire du cap de Bonne- 
Espérance, qui porte des feuilles op- 
posées ou tcrnées, entières, marquées 
de points glanduleux, comme la plu- 
part des autres Rutacées, et dont les 
fleurs, qui forment une sorte depani- 
cule terminale, oft'rcnt les caractères 
suivans : leur calice est étalé, à cinq 
divisions profondes; leur corolle se 
compose de cinq pétales onguiculés , 
onduleux et velus. Les étamines, au 
nombre de dix ,sont hypogynes; cinq 
sont stériles et filamenteuses; les cinq 
autres sont fertiles et anlhérifères. 
L'ovaire est élevé sur un pédicelle 
assez long; iloff"re cinq loges qui con- 
tiennent chacune deux ovules. Le 
style et le stigmate sont simples, et le 
fruit est une capsule à cinq côtés, hé- 
rissée de pointes. Ce genre a des rap- 
ports intimes avec les genres Rue et 
ïribulus. (a.r.) 

CALODIUM. BOT. puAN. Genre 
établi par Lourciro,mais qui se trou- 
ve le même que celui pour lequel le 
nom de Gassyta a été antérieurement 
adopté. (b.) 

GALO-DOTIRO. bot. ppian. Nom 
indou d'une Stramoiue qui diffère du 
DaturaMetel par ses fruits lisses, (b.) 
GALOGYNE. bot. phan. Ge genre, 
établi et nommé ainsi par R. Brovvn, 
renferme une seule espèce , qui pré- 
sente entièrement le port d'un Goode- 
nia, et n'en diffère qu'en ce que sou 
style est trifide et non simple. G'est 
nnePlante herbacée, annuelle, velue, 
exhalant, lorsqu'elle est sèche, l'odeur 
de la Flouve. Ses fleurs sont dentées; 
ses pédoncules axillaires, uniflores , 
dépourvus de bractées, réfléchis à 
la maturité du fruit. /^. Goodenia. 
* (a. D.J.1 
GALOKHIERNL bot. phan. (L'E- 
cluse. )ProbablcmentunGarthame.(B.) 
GALOMBÉ et GALOMBRE. bot. 
phan. (Gommerson.) F". Galumbé. 

* GALOMEL ou CALOMELAS. 
MIN. Syn. alchimique et médical du 
Proto-Chlorurede Mercure, f^. Mer- 
cure doux. (DR..Z.) 
CALOMERIE. Calomeria. bot. 



70 CAL 

l'HAN. Genre établi par "Veuleuat 
(iMaliiî. pi. 73) , dans la famille des Co- 
rynibifères , Syngénésic Polygamie 
cigale , L. pour une Plante herbacée , 
bisannuelle , à feuilles alternes, dont 
l'aspect lui mérita le nom spécifique 
à'Amarant/ioïdes. Ses fleurs nom- 
breuses et très- petites sont disposées 
en grandes panicules pendantes, ac- 
compagnées de bractées , et d'un 
rouge foncé; elle est originaire de 
la iNouvelie-lioUande. Toutes les par- 
ties de cette Plante , qui s'élève à cinq 
pieds de hauteur environ, répandent 
une odeur analogue à celle de notre 
Sauge officinale. (ï^O . 

GALONNEA. bot. puan. Nom qui 
ne saurait être adopté en botanique 
par la double raison qu'il fut imposé 
par Buchoz , et créé en mémoire 
d'un ministrequi futaussi inutile à la 
science que funeste à sa patrie. Il est 
syn. de Galardia. F . ce mot. (b.) 

GALOPE. Calopus. iNs. Genre de 
l'ordre des Coléoptères et de la sec- 
tion des Héléromères, extrait par Fa- 
bricius du grand genre Cerainbix de 
Linné, et ayant, selon lui, pour ca~ 
ractères : quatre palpes , les anté- 
rieurs en massue, les postérieurs fili- 
formes; mâchoires bifides; lèvre in- 
férieure, membraneuse et bifide; an- 
tennes fdiformes. Latreille (Règu. 
Anim. de Cuv.) place ce genre dans 
la famille des Sténélytres, et le carac- 
térise de la manière suivante : pénul- 
tième article des tarses bilobé; man- 
dibules bifides ; dernier article des 
palpes maxillaires en forme de hache ; 
languette profondément échancrée ; 
antennes fortement en scie; corps 
étroit et allongé , avec la tête et le 
corselet plus étroits que l'abdomen ; 
les yeux allongés et échancrés. Ces 
Insectes se distinguent des Capricor- 
nes par le nombre des articles des 
tarses. Ils ont plusieurs points de 
ressemblance avec les Cistèles , mais 
en diffèrent essentiellement par l'é- 
chancrure du pénultième article de 
tous les tarses. On ne les confondra 
pas non plus avec les Lagries,à cause 
de la lèvre profondément échancrée , 
ni avec lesNolhus dont les antennes 



CAL 

sont simples. Les Galopes ont des an- 
tennes longues, en scie, posées dans 
une échancrure au devant des yeux , 
et formées de onze articles, le premier 
gros, en massue, le second petit, lesau- 
tres un peu comprimes; le labre entier, 
l'extrémité des mandibules bidentées ; 
les mâchoires membraneuses, bifides^ 
avec la division interne moindre et 
pointue ; des palpes maxillaires plus 
longs que les labiaux ; la languette ar- 
rondie au sommet et échancrée; les 
palpes labiaux, terminés par un ar- 
ticle en cône renversé. Ce genre se 
compose jusqu'à présent d'une seule 
espèce. Le Calope serra licorne^, Ca- 
lopus serraticornis de Fabricius {En- 
tum. Sysl.) ouïe Capricorne à corselet 
cylindrique, sans épines, d'un brun 
grisâtre , à ycuxnoirs, à antennes mé- 
diocres, dentelées, à barbdlons longs 
et à pales déliées de Degéer ( Méni. 
Ins. T. V. p. 79. n" 16.) Cette espèce,, 
longue d'environ neuf lignes, a une 
forme allongée; sa tête est un peu 
avancée; son corselet est en carré 
long, sans rebords, dilaté en cievant , 
un peu raboteux en dessus. Les ély- 
tres sont longues , sans rebords, et 
présentent à leur surface quelques 
lignes élevées, à peine distinctes. Les 
pâtes sont erêles et ont une longueur 
moyenne ; la couleur de llnsecte est 
d'un brun-clair pubescent. Il habite 
les bois et a été rencontré en Suède. 

(aud.) 
* CALOPHÈINE. Calophœna. iNS. 
Genre de l'ordre des Coléoptères , 
section des Pentamères, famille dos 
Carnassiers, tribu desCarabiques, éta- 
bli parKlug [Jeta acad. Cœsar-Leo- 
poldinœ natur. Cur. vol. X. p. 296), 
aux dépens des Odacanthes. Il décrit 
comme appartenant à ce nouveau 
genre, les Carabes acuminatus et bi- 
fasciatus d'Olivier. Les caractères 
au'il lui assigne sont : tous les tarses 
de cinq articles ; six palpes ; mâchoi- 
res mobiles à leur sommet; jambes 
antérieures, échancrées à leur côté 
interne. La tête est rélrécie à sa partie 
postérieure ; les mandibules sont den- 
telées, etles palpes filiformes; le cor- 
selet «st ovoïde ; les tarses ont leur 



CAL 

quali'ième article arioudi, cl les on- 
gles sont aigus et arqués. 

L'ensemble de ces caractères nous 
autorise à regarder le nouveau genre 
dont il est ici question comme syno- 
nyme de celui qui porte le nom de 
CoRDisTE. /^. cemot. (AtU.) 

CALOPHYLLE. Calophyllum. bot. 
VHAN. C'est à la famille des Gutlit'ères 
etàla Polyandrie Monog\ nie, L. qu'ap- 
partient ce genre de Plantes, caracté- 
rise par un calice coloré, l'ormé de 
deux, trois ou quatre sépales caducs, 
quiquelquel'ois manque entièrement; 
par une corolle composée de quatre 

1 létales, et par des élamines fort nom- 
)reuses, à anthèresallongées. L'ovaire 
est libre, surmonté d'un style sim- 
ple, au sommet duquel est un stig- 
mate capitulé. Le fruit est une petite 
drupe globuleuse ou ovoïde, renfer- 
mant un seul no^au, dans lequel est 
une graine de même forme. Son em- 
bryon est droit , dépourvu d'endos- 
perme. 

Ce genre se compose d'environ 
sept espèces, qui toutes sont des Ar- 
bres plus ou moins élevés , à feuilles 
entières et opposées. La structure de 
ces feuilles est tout-à-fait singulière, 
et fait facilement reconnaître les 
Plantes qui appartiennent à ce genre. 
Ces feuilles sont partagées en deux 
moitiés égales par une nervure longi- 
tudinale, des parties latérales de la- 
quelle naissent une foule de nervures 
parallèles et très-rapprocliées, qui se 
dirigent vers les bords de la feuille. 
Les Heurs sont groupées à l'aisselle 
des feuilles supérieures oii elles sont 
portées sur îles pédoncules triflores , 
qui forment par leur réunion une 
sorte de panicule terminale. 

L'espèce la plus intéressante est le 
CalophyLLum Jnophyllum de Linné , 
nu Calophyllum Tacamahaca de Will- 
denow. C'est un grand Arbre qui 
croît naturellement dans les lieux sté- 
riles et sablonneux des Indes-Orien- 
tales et des îles australes d'Afrique. 
Son tronc, qui est épais et recouvert 
d'une écorce noirâtre et fendillée , 
laisse découler, quand on l'entame , 
une matière visqueuse et résineuse , 



CAL 71 • 

de couloui verte , (|ui se solidifie et 
porte le nom de gomme ou résine de 
Tacamahaca. Ses jeunes rameaux 
sont carrés et orné» de feuilles op- 

fiosées, obovalcs , obtuses, entières, 
uisantes,à nervures parallèlesel très- 
serrées. Les fleurs qui sont ordmaire- 
ment polygames . blanches et odo- 
rante», forment à l'aisscUedes feuilles 
supérieures des espèces de petites 
grappes opposées. Il leur succède des 
fruits qui sont globuleux, jaunâtres 
etcharnui. Selon Du Petit-Phouars, 
le bois de cet Arbre est fort employé 
aux îles de France et de Bourbon, 
pour la charpente, les constructions 
navales et le charronnage. Loureiro 
désigne cet Arbre sous le nom dcBal- 
samaria Jnophyllum, et il le distingue 
des autres espèces de Calophylles par 
son calice formé de deux sépales , par 
sa corolle composée de six pétales , et 
par ses étamines qui sont groupées en 
plusieurs faisceaux ou polyadelphes. 
Z'". Balsamaria. (a. h.) 

*CALOPHYLLODENDRON. bot. 
PHAN. (Vaillant.) Syn. de Calophyl- 
le. K. ce mot. (b.) 

* CALOPODIUM. BOT. PHAAf. . 

Rumph appelle ainsi le spathe des 
Aroïdes. (b.) 

*CALOPOGON. Calopogon. bot. 
PHAN. R. Brown a donné ce nom à 
un genre nouveau qu'il a établi pour' 
une Plante de la famille des Orchi- 
dées, plus généralement connue sous 
le nom de Limodoium tuberosum , et 
que Willdenow avait rangée dans le 
genre Cymbidium. Voici les carac- 
tères de ce nouveau genre : les cinq 
divisions extérieuresde son calice sont 
égales, étalées et non soudées entre 
elles ;lelabelleest onguiculé et barbu 
dans sa partie supérieure; le gynos- 
tème est libre et se termine par une 
anthère qui s'ouvre par une sorte 
d'opercule ; les masses polliniques 
sont anguleuses. Cette jolie Orchidée 
qui est originaire de l'Amérique sep- 
tentrionale, et qui a le port des Aré- 
thuscs, fleurit fréquemment dans nos 
serres. Sa racine est composée d'un 
gros tubercule charnu et irrégulier, 
d'où naissent des feuilles lancéolées , 



74 



CAL 



plissees et striées longitudiaalement , 
et une hampe nue, rameuse supérieu- 
rement, ou elle porte des fleurs pur- 
purines assez grandes. (a. r.) 

CALOl'S. rois. Les pêclieurs ap- 
pellent ainsi un Labre des côtes de 
l'Océan. Ce nom a été adopté par les 
ichlhyologistes. V. Labre. (b.) 

• CALOPTILIUM. BOT. phak. Ce 
genre de la famille des Carduacées et 
de la Syngénésie séparée a été établi 
par Lagasca qui lui avait d'abord 
donné le nom de Sparocephalus. Il se 
compose d'une seule espèce qui est 
une Plante herbacée fort grêle, cou- 
verte do petites feuilles imbriquées. 
Son involucre est double ; l'extérieur 
estforuîé de cinq écailles rapprochées 
en forme de tube. Le réceptacle est 
plane , nu , et porte cinq fleurs à co- 
rolle bilabiée ; la lèvre intérieure est 
bifide. Les fleurs sont couronnées 
par une aigrette sessile et plumeuse. 

Selon Lagasca , ce genre ofl"re une 
très-grande aflinité avec le Nassau- 
via. Ce rapprochement a été égale- 
ment indiqué par Cassini qui place 
ce genre dans sa tribu des Nassau- 
viées. (a.r.) 

GALOPUS. siAM. ( Albert - le- 
Grand. ) Probablement le Paseng. 
Espèce d'Antilope. /^. ce mot. (b.) 

CALORIQUE. Principe qui n'est 
guère appréciable que par quelques- 
unes de ses propriétés j fluide, très- 
subtil et sans pesanteur , qui pénè- 
tre tout le corps , en distend les 
f)ores, et, se combinant avec eux , 
es augmente d'abord, les liquéfie en- 
suite, et finit par les léduire en va- 
peur. Le Calorique n'est pas toujours 
perceptiblepar la vue; quelquefois mê- 
me il ne l'est pour aucun de nos sens, 
encore qu'il existe en assez grande 
quantité dans des corps oii nous cher- 
cherions vainement à le reconnaître. 
Ainsi l'expérience nous enseigne que 
pour faire fondre une livre de glace 
qui se trouve àla température de zéro, 
il faut une livre d'eau à la tempéra- 
tiHe de soixante degrés, c'est-à-dire 
qui coiiticuiie les trois quarts de Ca- 



CAL 

lorlque qui rendent l'eau bouillante. 
Quand la glace est fondue, le liquide 
se trouve toujours à zéro, et la glace , 
pour passer à l'état liquide, a absorbé 
soixante degrés de chaleur qui main- 
tiennent sa fluidité, et que le thermo- 
mètre lui-même ne saurait cependant 
aider à reconnaître. 

Le Calorique influe sur la vie et sur 
la végétation : ëJnane-t-il du soleil en 
rayonnant comme la lumière? est-il 
indépendant de cette dernière? est-il 
couime elle réfracté et réfléchi selon 
les mêmes lois? Un certain frottement 
est-il nécessaire pour le développer ou 
pour l'entretenir? est-il une subs- 
tance réelle? Ces questions sortent du 
cadro de l'ouvrage que nous publions. 
/^.Atmosphère, Lumière et Tem- 
pérature, (b.) 

CALOROPE. BOT. PHAN, Pour 
Calorophe. V. ce mot. (b.) 

CALOROPHE. Calorophiis. bot. 
PHAN. La Billardière , sous le nom de 
Calorophus elongata , décrit et figure 
(Plantes de la Nouv.-Holl. , tab. ^28) 
une Plaute de la famille des Restia- 
cées. Elle a le port d'un Jonc. Ses 
chaumes grêles etrameux présentent 
de distance en distance des nodosités, 
avec des graines terminées supérieu- 
lemenl par une petite pointe réfléchie 
et logeant les fleurs à leur aisselle. 
Celles-ci sont dioïques ; leur calice, 
muni à sa base de deux bractées glu- 
niacées, et divisé en six parties égales, 
de même consistance, dont trois in- 
térieui'es , renferme trois étamines 
dans les mâles, et, dans les femelles , 
un ovaire surmonté de trois styles , 
environné à sa base d'étamines rudi- 
mentaires et contenant trois loges 
monospermes. Le Calorophus se rap- 
pi'oche par tous ces caractèies du 
Jieslio , et il lui a même été réuni par 
R. Brown qui le nomme R. lateri- 
Jlorus. Il n'en diffère en effet que par 
le petit nombre de fleurs situées dans 
chaque gaine ; celui des mâles varie 
de un à trois, et les femelles , quel- 
quefois géminées, sont le plus sou- 
vent solitaires. (A. d. j.) 

CALOSOME. Calosoma. iNs. Genre 
de l'ordre des Coléoptères, section 



CAL 

des Pentainères, fondé par Webcr 
{Observ. Entomologicœ , p. 20) aux 
dépens des Carabes de Linné et de 
Fabricius, adopté par ce dernier au- 
teur {Syst. Eleutk.), et par le plus 
grand nombre des entomologistes. 
Latreille (llcgn. Anim. de Cuv. et 
Hist. Natur. des Coléopt. d'Europe) 
le place dans la famille des Carnas- 
siers , tribu des Carabiques , et lui 
assigne pour caractères : mandibules 
sans dents notables; tarses antérieurs 
dilatés dans les mâles; bord anté- 
rieur du labre à deux lobes ; second 
article des antennes beaucoup plus 
couit que le suivant ; dernier article 
des palpes extérieurs à peine plus 
large que le précédent , en cône 
renversé ; corselet presque orbicu- 
laire ; abdomen presque carré. Ran- 
gés par Latreille (Cousidér. géncr. 
p. i65) dans la famille des Carabi- 
ques, et placés ensuite par le même 
auteur (Coléopt. d'Europe j dans la 
division des Abdominaux , les Caloso- 
mes se distinguent, au moyen des 
caractères que nous venons d'expo- 
ser, de ton» les genres de cette famille 
et de cette division. Ils diffèrent des 
Pambores, des Cycbrcs et des Sca- 
phinotes par l'absence des dents au 
côté interne de leurs mandibules. La 
dilatation des tarses antérieurs dans 
les mâles empêche de les confondre 
avec les Tefflus et les Procèrcs ; enfin 
ils s'éloignent des Procrustesetdcs Ca- 
rabes proprement dits par le peu de 
développement du second article des 
antennes. Ils sont eu outre caracté- 
risés par leurs habitudes et la forme 
générale de leur corps qui est dé- 
primé et oblong. La tète est ovale et 
grande ; elle supporte des yeux glo- 
buleux , proérainens et des antennes 
sétacées à articles comprimés , d'iné- 
gale longueur , le premier très-gros , 
le second très-petit , le troisième aussi 
étendu que les deux précédons léu- 
nis, et tous les autres assez courts et 
à peu près également développés. 
Elles sont insérées au devant des 
yeux. La bouche présente un labre 
bilobé , des mandibules larges et 
avancées , des mâchoires donnant in- 



CAL 



75 



sertion à quatre palpes dont les maxil- 
laires sont découverts dans toute leur 
longueur; enfin une lèvre inférieure 
à laquelle est attachée une paire de 
palpes très - saillans. Le prothorax 
plus large que long a ses bords laté- 
rauxarrondiset relevés. Il est tronque 
antérieurement et postérieurement. 
L'écusson du mésothorax est petit, et 
même ne paraît pas dans quelques 
esjièces. Les élytres sont larges et 
embrassent un peu sur les côtés l'ab- 
domen; celui-ci est fort étendu dans 
le sens transversal. Les pales sont 
longues et cependant très-fortes; la 
dernière paire est munie d'un tro- 
chantcr saillant. 

Dix espèces ont été décrites par 
Fabricius comme appartenant à ce 
genre ; celle qui lui sert de type est le 
Calosome Svcophante, Cal. Syco- 
phanta de Fabricius ou le Bupreste 
carré, couleur d'or, de Geoffroy (Ins. 
T. 1. p. i44.)Réaumur (Mém. T. 2. 
p. 457) l'a souvent observé. Il vit sur 
le Chêne, et attaque les Chenilles qui 
s'y trouvent. La couleur verdâtre et 
dorée de ses élytres avec de nom- 
breuses stries longitudinales, et trois 
rangées de points enfoncés, établissent 
entreluiet les autres espèces du même 
genre une distinction tranchée. Réau- 
niur a donné l'histoire d'une larve de 
couleur noire qui paraît bien être la 
sienne. Elle s'établit dans le nid des 
Chenilles processionnaires, et les at- 
taque au moyen de ses mandibu- 
les écailleuses : une seule Chenille ne 
paraît pas lui suffire, et elle n'est sa- 
tisfaite que lorsque sa gloutonnerie l'a 
mise hors d'état de pouvoir exécuter 
aucun mouvement ; elle court alors 
les plus grands dangers. De jeunes 
larves de son espèce la dévorent et la 
pi-éfèrent même aux Chenilles. 

Le Calosome Inquisiteur, Cal. In- 
quisitor de Fabricius , ou le Bupreste 
carré, couleur de bronze antique, de 
Geoffroy (loc. cit. T. 1. p. i45), re- 
présenté par Fanzey{Faun.Ins.Germ. 
Fasc. 81. fig 7), vit, ainsi que le pré- 
cédent, sur le Chêne, et y fait la chasse 
aux Insectes, et particulièrement aux 
Chenilles. L'un et l'autre se trouvent 



74 



CAL 



assez cominimémenl aux environs de 
Paris. 

Nous rencontrons dans le midi et 
dans l'ouest de la France une fort 
belle espèce , le Calosoma Indagator. 

Les Calosomes akeinans, retusum, 
cal/idum,' Scruta/or de Fabricius ap- 
partiennent à TAniëriqne; ceux dé- 
signés par cet auteur sous les noms 
de reùculatum et sericeuni se trou- 
Vent assez fréquemment dans l'Alle- 
magne, (aud.) 

CALOSTECA. box. than. Pour 
Calothèque. F', ce mot. (b.) 

CALOSTEMMA.. bot. than. Ce 
genre , établi par itobcrt Brown , ap- 
partient à la famille des Aniai'yllidées, 
ou à la seconde section des INarcissccs 
de Jussieu. Le calice, adhérent à 
l'ovaire, en foime d'entonnoir, péla- 
loïde, divisé supérieurement en six 
parties, e^t muni à sa gorge d'une 
couronne tubuleuse et découpée en 
douze dentelures, qui de deux en 
deux sont subulées et chargées dune 
anthère oscillante. L'ovaire unilocu- 
laire , surmonlé d'un style filiforme 
que termine un stigmate obtus , con- 
tient deux ou trois ovules ; il devieut 
une baie à une ou deux graines , qui 
commencent à y germer. R. Brown a 
recueilli dans la Nouvelle- Hollande 
deux espèces de ce genre , l'une à 
fleurs blanches , l'autre à fleurs pour- 
pres, (a. n. J.) 

* CALOSTOME. Calostoma. bot. 
CRYPT. ( Lycopei (lacées. ) Desvaux a 
établi ce genre dans le Journal de 
botanique ( vol. 2, p. gé). Il ne ren- 
ferme que le Scier odeima Calostoma , 
décritdans le même Journal (vol. 11, 
p. 5 , pi. 11 , fig. 2),p?»r Persoon, qui 
avait déjà pensé que cette espèce pou- 
vaitdevenir le type d'un nouveau gen- 
re. 11 diffère essentiellement desScle- 
rodermes par son péridium extérieur 
qui s'ouvre régulièrement au som- 
met etdont l'orifice estbordé de dents 
ou de lanières en étoiles, tandis que 
dans les Sclerodermes il se fend sans 
régularité , ou même ne donne issue 
aux séminules que par des trous pro- 
duits à sa base par les piqûres des In- 
sectes. Le genre Calostoma est ainsi ca- 



GAL 

ractérisé : péri Jium porté sur un pédi- 
cule central, coriace, celluleux , forme 
de deux membranes , l'extérieure 
coriace , s'ouvrant au sommet par un 
orifice régulièrement denté , l'interne 
très-mince , se rompant irrégulière- 
ment; séminules très-nombieuses , 
entremêlées de filamens. 

La seule espèce coiinue , nommée 
par Desvaux Calostoma cinnabari- 
num , croît sur la terre , dans l' Amé- 
rique septentrionale. C'est un petit 
Champignon , gros comme une Noix, 
porté sur un pédicule cylindrique , 
épais et peu élevé ; le péridium est 
globuleux, d'un rouge foncé. 

(ad. b.) 

GALOTHAMNE. Calothamnus. 
BOT. PiiAN. Labillardière a donné ce 
nom à un genre nouveau delà famille 
des Myrtinées, voisin des genres Tris- 
tania "et Beaufortia, et qui , cornnie 
eux, se compose d'espèces originaires 
delà Nouvelle-Hollande, et que l'on 
reconnaît aux caractères suivans : 
leur calice est monosépale, turbiné, 
adhérent avec l'ovaire et à quatre 
dents ; leur corolle est formée de qua- 
tre pétales réguliers. Les étamines 
sont réunies en quatre ou cinq fais- 
ceaux opposés aux pétales. Les anthè- 
res sont terminales et entières, c'est-à- 
dire non bifides comme dans le Beau- 
fortia. La capsule est couronnée parles 
dents du calice; elle offre trois loges po- 
lyspermes. Dans son Histoire des Plan- 
tes de la Nouvelle-Hollande, Labdlai- 
dière en avait décrit une seule espèce 
qu'il nomma Calothamnus sangiiineus, 
et qu'il figura t. i64. C'est un Arbris- 
seau dont la hauteur estde septouliuit 
pieds, qui porte des feuilles très-nom- 
breuses, roides, subulées, éparses, des 
fleurs sessiles et solitaires. R. Brown 
en a découvert trois autres espèces 
auxquelles il a donné les noms de Ca- 
lothamnus quadrifida, C. villosa et C. 
gracilis ; il eu a tracé les caractères 
dans la seconde édition du Jardin de 
Kew. (A.n.) 

CALOTHÈQUE. Calotheca. bot. 
riiAN. Ce genre de Graminées établi 
par Desvaux et adopté par Beauvois 



CAL 

qui en a figuré les caractères daus sou 
Agrostographie, pi. i7,fig.7, est voi- 
sin des genres Brome et Brlze, dont 
il diflcrc par les caractères suivons : 
ses tleui s sont disposées eu une pani- 
culc presque simple : leurlépicène est 
bivalve, coriace, mutique , contenant 
de six à dix fleurs. Leur glume égale- 
ment coriace est bivalve ; la valve in- 
férieure est large , ayant son bord 
membraneux plissé ; elle se termine 
supérieurement par une soie assez 
longue ; la supérieure est très-petite , 
et porte à son sommet un petit ap- 
pendice obtus. Les fruits sont presque 
sphériques et recouverts par les tégu- 
mens. On ne compte guère , dans ce 
genre, que deux espèces , savoir : le 
Calotheca biizuïJea , Desv. , ou Briza 
erecta de. Lamaick, et le Calotheca 
elegans ou Briza subaristata du même 
auteur. Ces doux espèces sont exoti- 
ques, (a.r.) 

CALOTHYRSE. bot. phan. Ro- 
bert BroAvn a formé sous ce nom une 
division dans le genre Grevillea, J^. 
ce mot , et soupçonne qu'elle pour- 
rait devenir un genre nouveau dans 
la famille des Protéacées. (b.) 

CALOTROPIS. BOT. PHAN. R. 
Brown, dans son Mémoire sur les As- 
clépiadées, a retiré du genre Asclé- 

fnade les deux espèces connues sous 
es noms A' Asciepias })rocera,^ "iSiài. 
et à.' Asclepias gigaiitea , Willd., pour 
en former un genre particulier sous 
le nom de Calotropis. Ce genre dif- 
fère des véritables Asclepiades par sa 
corolle campanulée et non réfléchie ; 
par sa couronne staminalc simple , 
formée de cinq folioles attachées lon- 
gitudinalement au tube des étamines, 
non concaves et appendiculées. 

La première de ces espèces croît en 
Perse, et la seconde est originaire des 
Grandes-Indes. (a.r.) 

* CALOTÏLSS. BOT. CRYPT. Nom 
sous lequel Paulet désigne divers 
Champignons dont le chapeau a la 
forme d'une calotte, et qui doit être 
rejeté de la science, quelque eflbrt 
que fassent les amateurs d'une no- 
jneuclature ridicule pour y maiute- 



CAL 75 

iiir quelque espèce de CaloUins que 
ce puisse être. (B-) 

CALQUASSE ou COLOUASSE. 

OIS. Syn. vulgaire de la Pie-Grièche 
grise, Laiilus Excubitor, L. V. PiE- 
Grièche. (DR..Z.) 

CALOUBOULL bot. phan. (Su- 
rian.)Syn. caraïbe de Banistère.(B.) 

CALP. MIN. (Kirwan.) Sous-espèce 
de Chaux carbonatée d'un noir bleuâ- 
tre dont on bâtit les maisons en Ir- 
lande, particulièrement à Dublin. 

(LUC.) 

* CALPA. BOT. CRYPT. Nom donné 
par Necker à l'urne des Fontinales. 
P . ce mot. (B-) 

* CALPETRO.ois. Syn. russe delà 
Spatule, Platelea kucorodia, L. P^. 
Spatule. (dr..z.) 

CALPIDIE. Calpidia. bot. piian. 
AubertDuPetit-Thouars a nommé ain- 
si un Arbre observé par lui à l'ile-de- 
ï'rance,et qui se place dans la famille 
des Nyctaginées, auprès du Pisonia , 
dont iînedifl'èrepas par descaractères 
très-tranchés. Son calice est pétaloï-. 
de, campanule et terminé supérieure- 
ment par cinq divisions en étoile; 
vers sa base , s'insèrent les filets de 
dix étamines , terminés par un con- 
nectif auquel sont attachées les deux 
loges de l'anthère s'ouvrant par une 
fente longitudinale. Le*style, plus 
court que ces étamines , est surmonté 
d'un stigmate bilobé et velu. L'ovaire 
renferme un seul ovule. Le calice 
persiste et croît avec lui , en formant 
l'enveloppe du fruit qui est allongé et 
prismatique, à cinq angles enduits 
d'une matière visqueuse. La graiiie 
est droite et contient, sous une tuni- 
que membraneuse , deux cotylédons 
foliacés , cordiformes et égaux , roulés 
autour d'un moule ou corps charnu. 
La radicule est inférieure et cylindri- 
que. L'Arbre s'élève à peine à une 
hauteur de huit à neuf pieds , tandis 
que son tronc en acquiert deux ou 
trois de diamètre ; son bois est mou; 
SCS rameaux forment une tête touffue; 
ses feuilles , portées sur un pétiole 



76 CAL 

court et épais, sont alternes, lancée- 
léesetentières, d'une substance char- 
nue et d'un vert coloré. Des pédon- 
culesaxillaires partent, à angles pres- 
que droits, plusieurs pédicelles mu- 
nis d'une bractée à leur base , et ter- 
minés par une ombellule de fleurs 
roses et d'un parfum agréable , en- 
vironnée elle - même de plusieurs 
bractées qui lui forment une sorte 
d'involucre. /^. Voyage dans les îles 
australes d'Afrique par Aubert Du 
Petit-Thouars , p. 23, tab. 8.(a.d.j.) 
CALPURNE. Calpumus. moll. 
Genre institué par Montfort ( Con- 
chyl. T. 2 , p. 638) pour la BuLla 
vemicosa de Linné, et qui n'a pas été 
adopté. V. OvuiiE. (F.) 

GALQDIN. OIS. Syn. de Hai-pie. 
Espèce de Faucon du sous-genre 
Aigle. K. ce mot. (dr..z.) 

CALSCHISTE. géoi-. Brongniart 
donne ce nom à une roche mélangée 
essentiellement et distinctement com- 
posée de Schiste argileux et de Cal- 
caire , où cette première substance , 
souvent dominante, imprime la frac- 
ture feuilletée ou du moins fissile 
qui lui est propre. Le Calcaire y est 
blanc et saccharoïde , quelquefois 
compacte et grisâtre, et répandu dans 
la roche en taches allongées ou en la- 
mes minces. On y voit du Mica, de 
la Serpentine et de l'Anthracite. La 
cassure estXBuper-écailleuse. Ses prin- 
cipales variété sont : i° le Calschiste 
veiné , Schistes rubanés de Brochant ; 
2" Le Granitellin, Giimsteinschiefer 
des Allemands ; 3° Le Sublamellairc. 
f^. Roche. (luc.) 

CALTHE. Caltha. bot. phan. Ce 
genre appartient à la famille des Re- 
nonculacées, Polyandrie Polyginie,L. 
Tournefort avait donné le nom de 
Popvlago à la seule espèce connue de 
son temps; mais Linné lui a restitué 
celui que C. Bauhin et d'autres an- 
ciens botanistes avaient imposé 
auparavant à cette Plante , qui se 
trouve ainsi désignée dans Virgile. 
Dans son Sjstema fegetabilium , 
De Candolle donne les caractères 
suivans au Caltha qu'il place en tête 



CAL 

des Helléborées , quatrième tribu 
des Renonculacées : calice coloré, 
cinq sépales, les sépales pétaloïdes ; 
pointde corolle;étamines nombreuses; 
cinq, ou dix ovaires, autant de capsules 
comprimées, uniloculaires et polys- 
permes. Ce genre ne renferme que 
des Herbes vivaces et très-glabres , 
dont les racines sont fibreuses et les 
fleurs terminales et d'une couleur 
jaune très-intense, ce qui les faisait 
confondre avec les Soucis par les an- 
ciens. On a divisé les Caltha en deux 
sections : la première, nommée Psy- 
chrophila par De Candolle, se compose 
de deux espèces indigènes de 1 hé- 
misphère austral , et doit peut- 
être constituer un nouveau genre 
à cause de la persistance de son 
calice et surtout par l'existence de 
ses appendices foliaires. La seconde 
Populago a pour type le Cal- 
tha palustris vulgairement Souci 
de Marais , Plante très-commune 
dans les fossés et les ruisseaux de 
toute l'Europe, qui a des fleurs très- 
âcres, et que les paysans emploient 
cependant pour donner à leur beurre 
une belle nuance jaune. Les autres 
espèces habitent l'Amérique septen- 
trionale, à l'exception d'une seule qui 
se trouve en Sibérie. (g..n.) 

Le nom de Caltha désigne dans 
Pline le Souci desChamps, Calendula 
arvensis , L. , \ Arnica montana dans 
Tabernœmontanus , et le f^erbesina 
ca/endulacea dans Burmann. (b.) 

CALTHOIDE. Calthoïdes. bot. 
PHAN. Vieux nom de XOthonna chei- 
rifoUa. T''. Othonnb. (b.) 

CALTROP. bot. phan. Syn. an- 
glais de Centaurea Calcitrapn, L. V. 
Galcitrafe. (b.) 

CALUMBÉ. bot. PHAN. Même chose 
que Calombé et Calombre. V. Co- 
LUMBO. (b.) 

CALUMET. bot. PHAN. Évidemment 
dérivé de Calamus (Chaume.) Nom 
donné à plusieurs Végétaux ou plutôt 
aux tiges de plusieurs Végétaux, dont 
les Nègres ou les Sauvages se font des 
tuya ux de pipe. Au Canada, oii ce nom 



CAL 

ileC-Tlumetaëlô évidemment inlrodiiit 
par les Kuiopécns, c'est un Roseau : 
à Saint-Domingue, oîi Ion le distingue 
\e grand ci\c petit Calumet, ou Calu- 
met franc et Calumet bâtard , c'est la, 
lige d'un Z<j^o(//«/«, sorte de Fougère 
autrefois appelée Ophioglossum scan- 
dens; àCayenne, c'est \cMabea Piriri 
d'Aul)let; à Mascareigne, c'est l'es- 
pèce de Bambou qui est devenu le 
type du genre Nastus, et qu'on nom- 
me plus particulièrement Calumet des 
hauts , parce qu'il ne croît qu'à une 
grande élévation au-dessus du ni- 
veau de la mer. (b.) 

*CALUNGEN. bot. piian. L'un 
des noms arabes du Ji/am/î/a Galan- 
ga, L. (B.) 

CALUNGIA, CALUNGIAN.BOT. 
riiAN. (Avicène.) Syn. de Maranta 
Galanga. (B.j 

CALVEGTA, CALVEGIAM et 
CHARSENDAR. bot. Autres noms 
arabes du 1/a/a/z/a Galanga. (b.) 

CALVIL. BOT. PIIAN. Variété du 
Pommier. Ses fruits dont il existe 
plusieui-s sous-variétés sont appelés 
Calvilles- K. Pommier. (b.) 

CALYBE. ois. Espèce du genre 
Cassican, Barita viridis, Temm., que 
Linné avait placée parmi les Para- 
sidea. K. Cassicax. (dr..z.) 

CAliYBION. BOT. PHAN. L'espèce 
de fruit auquel Mirbel donne ce nom 
dans sa Nomenclature carpologique , 
est le même que celui que tous les bo- 
tanistes s'accordent à nommer Gland. 
y. ce mot. (a. r.) 

CALYCANT. bot. phan. Pour Ca- 
lycanthe. V. ce mot. (A.R.) 

CALYCANTHE. Calycanthus. bot. 
PHAN. Ce genre de Plantes dont la 
place n'est point encore positive- 
ment déterminée dans la série des 
ordres naturels, se compose d'environ 
cinq ou six espèces exotiques qui pour 
la plupart sont originaires de l'Amé- 
rique septentrionale. Ce sont des Ar- 
brisseaux à tiges ligneuses et rami- 
fiées, portant des feuilles opposées et 
simples, dépourvues de stipules. Leurs 



CAL 



77 



fleurs sont hermaphrodites, solitaires, 
d'une couleur pourpre foncée, et ter- 
minent les jeunes rameaux. Le pé- 
rianthe paraît siuiple et monosépale , 
quoique son limbe présente un très-^ 
grand nombre de divisions disi^sées 
sur plusieurs rangées; mais il est im- 
possible d'établir aucune ligne de dé- 
marcation, et de distinguer un calice 
et une corolle. Le tul)e du périanthe 
est turbiné à sa base qui est dure et 
épaisse. Les divisions du limbe sont 
extrêmement nombreuses et forment 
plusieurs rangs. L'ouverture du tube 
calicinal est singulièrement rétrécie 
par un épaississemeut considérable, 
d'oîi naissent les étamincs. Celles-ci 
sont fort nombreuses (environ 4o 
à 5o), les plus intériemes sont avor- 
tées et filamentiformes; les plus ex- 
térieures , au nombre de cfouze ou 
treize, sont seules fertiles. Leurs an- 
tbères sont presque sessiles, allon- 
gées et biloculaires, tournées en de- 
hors. Les pistils occupent tout le fond 
et les parois du tube calicinal , ainsi 
qu'on l'observe dans les Roses; ils 
sont sessiles, formés d'un ovaire al- 
longé, uniloculaire, contenant deux 
ovules superposés, attachés *au côté 
interne de la cavité. Le style qui se 
confond insensiblement avec le som- 
met de l'ovaire se termine par un stig- 
mate oblong et glanduleux. Le fruit 
se compose d'un grand nombre de 
petits akènes légèrement charnus, ren- 
fermés dans l'intérieur du tube cali- 
cinal. Le péricarpe est mince et ap- 
pliqué immédiatement sur une seule 
graine dressée , contenant un em- 
bryon épispermique, dont les cotylé- 
dons larges, minces et membraneux 
.sont roulés plusieurs fois sur eux- 
mêmes, autourde l'axe de la graine. 

Ce genre a de grands rapports avec 
la famille des Rosacées, dont il retrace 
en plusieurs points la structure. Jus- 
sieu l'a rapproché de sa famille des 
Monimiécs, avec laquelle il ne nous, 
paraît avoir que des rapportséloignés. 
Enfin dans ces derniers temps, John 
Lindley a proposé d'en faire le type 
d'un ordre naturel, distinct, auquel il 
a donné le nom de Calycantuées. 



78 CAL 

Cette nouvelle famille doit être placée 
auprès des Rosacées. Plusieurs espè- 
ces de Calycan thés font l'ornement de 
nos jardins; on cidtive surtout : 

Le Calycvnthe Pompadour, Ca- 
lycanthus floridus, L. ou Arbre aux 
Anémones, Pompadoura, etc.. Ar- 
brisseau originaire de l'Amérique 
septentrionale qui peut s'élever a 
une hauteur de six à huit pieds. 
Ses rameaux portent des feuilles 
opposées, ovales, aiguës, d'un vert 
terne , et ses fleurs d'un rouge 
foncé l'épandent une odeur agréable 
de Pomme de reinette. Il passe Thiver 
en pleine teiTC. 

On cultive également le Calycanthe 
nain, Calx^anthus nanus , beaucoup 
plus petit que le précédent. Le Caly- 
canthe fertile , Calycanlhus ferax , 
Michx. ; et enfin le Calycanthe pré- 
coce, Caljcantàus prœcox , dont 
quelques auteurs ont fait un genre 
distinct sous les noms de Meratia 
prœcox ou de Chimanthus. Cette der- 
nière espèce est originaire du Japon; 
elle fleurit en pleine terre et au cœur 
de l'hiver dans quelques-uns de nos 
jardins qu'elle parfume. (A. R.) 

*CALYCANTHÉES. Calycantheœ. 
BOT. PHAN. C'est ainsi que John Lind- 
ley a proposé de nommer une famille 
naturelle nouvelle qui se composerait 
des genres Calycanlhus et Chiman- 
thus ou Meratia. Voici les caractères 
assignés à ce groupe par le botaniste 
de Londres : les fleurs sont herma- 
phrodites et composées d'un calice mo- 
nosépale, turbiné, divisé en un grand 
nombre de lanières inégales, imbri- 
quées sur plusieurs rangs. Les éta- 
mines en grand nombre, mais dont 
les intérieures sont stériles, sont in- 
sérée» à la gorge du calice. Les an- 
thères sont presque sessiles et extror- 
ses ; les pistils sont en ^land nombre 
attachés aux parois cahcinales ; leur 
ovaire est uniloculaire et contient 
deux ovules superposés et pariétaux; 
le style et le stigmate sont simples ; 
les fruits sont autant de petits car- 
pelles, légèrement charnus, indéhis- 
cens, monospermes; l'embryon, dé- 



CAL 

pourvu d'endosperme, a les cotylé- 
dons planes et roulés sur eux-mêmes. 
Les végétaux de cette famille, qui a 
des rapports avec les Monimiées et 
avec les Rosacées , sont des Arbris- 
seaux à feuilles opposées, à fleurs so- 
litaires, terminales ou axillaires, qui 
croissent tous dans l'Amérique sep- 
tentrionale ou le Japon. (a.r.) 

CALYCANTHÈMES. Calycanthe- 
mœ. BOT. PHAN. Linné désigna sous 
ce nom, dans ses Fragmenta natura- 
lia, une sorte de famille qui depuis 
a été répartie dans les Onagraires , les 
Mélaslomées et les Lythraires. Vcn- 
tenat, dans son Tableau du Règne Vé- 
gétal, le restreignit à cette dernière fa- 
mille qui est la septième de sa qua- 
torzième classe. Il n'est plus d'usage 
dans la méthode naturelle. (s.) 

CALYCÈRE. Calycera. bot. phan. 
C'est Cavanilles qui a le premier éta- 
bli ce genre de Plantes , que Jussieu 
a placé d'abord dans la famille des 
Synanthérées , mais qui plus récem- 
ment est devenu le type d'un ordre 
particulier sous le nom deCalycérées, 
lequel tient le milieu entre les Synan- 
1 hélées et les Dipsacées. /^. Calycé- 
RÉES. Voici les caractères qui distin- 
guent le genre Calycera •■ ses fleurs 
sont disposées en capitules globu- 
leux , comme dans les Synanthérées , 
environnés d'un involucre polyphylle 
ou quinquéparti. Les fleurs sont dis- 
semblables , les unes plus grandes , les 
autres plus petites ; les premières sont 
toutes hermaphrodites et fertiles, et 
des secondes , les unes sont herma- 
phrodites , les autres mâles par im- 
perfection ; toutes sont sessiles sur un 
réceptacle garni d'écaillés et non sou- 
dées les unes avec les autres , «ynsi 
qu'on l'observe dans le genre Jci- 
carplia. Le limbe du calice est à cinq 
divisions , qui sont tantôt grandes , 
épaisses , inégales et en forme de cor- 
nes , d'autres fois petites et comme 
squammiformcs. La corolle estinfun- 
dibuliforme , tubuleuse ; son limbe est 
resserré un peu au-dessous des inci- 
sions. Les cina élamines sont soudées 
ensemble par leurs filets et leurs an- 



CAL 

thères ou sy m ph^ sandres. Le style est 
simple, grêle, glabre, terraitïé par 
un stigmate très-petit et presque glo- 
buleux. Le fruit est un akène cou- 
ronne tantôt par quatre ou cinq cor- 
nes inégales , tantôt par cinq petites 
«.•cailles. 

On ne connaît encore que deux es- 
pèces de ce genre. Ce sont deux Plan- 
tes herbacées, à feuilles alternes et 
découpées , ofiVant à peu près le port 
des Scabieuses. L'une, Caljceia Cava- 
nillesii (Rich. , Mém. du Mus., t. 6., 
'o, f. i) ou Calycera /le/ùaceadc Ca- 
vanilles , a été trouvée au Chili par 
Nées.Elleest très-glabredans toutes ses 
parties ; ses feuilles sont pinnatilidcs ; 
ses capitules sont terminaux, globu- 
leux et très-gros. La seconde, Calycera 
balsamitœfol'ia (Rich.,1. c. t. lo , f.a) , 
est le Boopis balsamitœfolia de Jus- 
sieii. Elle est également originaire du 
Chili , d'où elle a été rapportée par 
Dombey . Sa tige est velue ; ses feuilles 
sont incisées , dentées ou presque 
pinnatiGdcs , un peu velues sur les 
bords. 

Le genre Ca/jcem est extrêmement 
rapproché du Boopis dont il nediflère 
essentiellement que par ses fruits cou- 
ronnés par des corner roidcs et sim- 
ples ou des écailles , et par sa corolle 
qui est rétrécie au-dessous des inci- 
sions de son limbe- (a. r.) 

* CALYCÉRÉES. Caljcereœ. bot. 
PiiAN. On appelle ainsi une petite fa- 
mille naturelle de Plantes, intermé- 
diaire entre les Dipsacées et les Sy- 
nanthérées, etqui en a été distinguée, 
pour la première fois , parH. Cassini, 
sous le nom de Boopidées. Les genres 
Calycera, Boopis et Acicarpha , qui 
composent cette famille , avaient d'a- 
•bord été rapportés par Jussieu à la 
grande famille des Synanthérées. Le 
genre Ca/jce/a, décrit en 1 797 par Ca- 
vanilles , a été le premier genre connu 
de cette famille. Plus tard, en 1800, 
Jussieu fit connaître les genres Boo- 
pis et j4cicarpha, qu'il rapprocha du 
précédent en, les plaçant parmi les 
Synanthérées. Ce fut le célèbre carpo- 
logisleCorréa de Serra qui le premier 



CAL 79 

éleva dos doutes sur les affinités de 
ces trois genres avec les véritables 
Synanthérées , en faisant voir que , 
dans le Calycera herbacea de Cava- 
nilles , le fruit renferme une graine 
pendante , contenant un embryon 
renversé dans l'intérieur d'un endos- 
perme épais. Enfin les travaux de R. 
Brown, d'Henri Cassini, et surtout le 
Mémoire récent du professeur L.-C. 
Richard , ont établi dune manière 
très-exacte et très-positive les carac- 
tères de cette famille. 

Les Calycérées ressemblent beau- 
coup pourleur port aux Scabieuses , 
et surtout à quelques Synanthérées 
herbacées. Leur tige est ordinaire- 
ment cylindrique, rameuse, et porte 
des feuilles alternes , souvent décou- 
pées et pinnalifides, plus rarement 
entières ( Acicarpka spatulata. ) Les 
fleurs sont petites et forment des 
capitules globuleux , munis à leur 
base d'un involucre simple, dont 
les folioles sont soudées inférieure- 
ment, en sorte qu'il paraît monophyl- 
le , ordinairement à cinq divisions. 
Le phorantheou réceptacle, qui porte 
les fleurs, est garni de sqnammes 
foliacées, qui se soudent quelquefois 
avec les fleurs, de manière à en être peu 
distinctes. Les fleurs , réunies dans un 
même capitule, sont ordinairement 
dissemblables, quelques - unes étant 
beaucoup plus grandes et paraissant 
plus parfaites dans leur organisation. 
Le calice est adhérent avec l'ovaire 
infère. Son limbe est persistant , à 
cinq divisions , quelquefois épineuses 
ou en forme de cornes , d'autres fois 
foliacées ou écailleuses. La corolle 
est monopétale, tubuleuse et infun- 
dibuliforme ; son limbe , qui est tan- 
tôt campanule , tantôt infundibuli- 
forme , oflVe cinq divisions égales ; 
l'entrée du tube présente, au-dessous 
du point d'origine des étamines , cinq 
glandes ncctarées, que l'on observe 
aussi quelquefois dans certaines Sy- 
nanthérées. Les cinq étamines , dans 
tous les genres de cette famille , sont 
soudées à la fois par les anthères et 
par les filets, qui constituent un tube 
plus ou moins cylindrique. Le tul>c 



8o CAL 

anthërifère ou le synèine est ordinai- 
rement fendu en cinq lobes peu pro- 
fonds à sa partie supérieure ; le tube 
anlhérique est également quiuquéfi- 
de, en sorte que les cinq anlbères ne 
sont soudées que par leur moitié infé- 
rieure. 

Chaque anthère s'ouvre par sa 
face interne. L'ovaire, bien mani- 
festement infère , est à une seule loge 
du sommet de laquelle pend un ovule 
renversé , qui n'en remplit qu'une 
partie. Cet ovaire est couronné par un 
disque épigyne , glanduleux et jau- 
nâtre, qui se continue , d'une part, 
avec la base du style, et de l'autre , 
avec le tube de la corolle. Dans le 
genre Acicarplia^ les ovaires de toutes 
les fleurs sont entregreftés entre eux, 
et semblent en quelque sorte nichés 
dans la substance même du récepta- 
cle. Le style est toujours simple , en- 
tièrement glabre , un peu renflé dans 
sa partie supérieure , et terminé par 
un stigmate hémisphérique , simple 
et glanduleux. Le fruit est un akène 
qui se termine à sa partie supérieure 
par le limbe calicinal, lequel forme 
ou cinq arêtes épaisses , inégales et en 
forme de cornes , ou simplement cinq 
écailles. La graine qu'il renferme se 
compose : i" d'un épisperme ou tégu- 
ment propre, sur l'un des côtés du- 
quel on voit régner un vasiducte ou 
raphé , qui s'étend de la base de la 
graine jusqu'à son sommet; 3° d'un 
endosperme épais et charnu; 3° et 
enfin d'un embryon cylindrique ren- 
versé,placé au centre de l'endosperme. 
En comparant ces caractères avec 
ceux des Plantes de la fsPmille des Sy- 
nanthérées, il sera facile d'apercevoir 
l'extrême analogie qui existe entre ces 
deuxfamdies. En eâetl'on y observe 
le même port , la même disposition de 
(leLMS et vnie organisation intérieure 
presque en tous points .malogue. Mais 
cependant il existe des diflérences as- 
sez tranchées pour justifier la sépa- 
ration de ces deux familles. Ainsi 
l'ovule est renversé et non dressé 
comme dans les Synanthérccs ; les 
etamines ont leurs filets monadelphcs 
et non distincts; le stigmate est sim- 



CAL 

pie et non bifide. Tels sont les carac- 
tères distinctifs entre les Galycérées et 
les Synanlhérées. 

La famille qui nous occupe a éga- 
lement les plus grands rapports avec 
les Dipsacées. Mais ses feuilles alter- 
nes et non ojiposées , ses étamines à 
la fois synanlhères et monadelphes la 
distinguent suffisamment de ce der- 
nier groupe. 

Il résulte donc de ces observations 
que la famille des Calycérées doit être 
placée entre les Dipsacées et les Sy- 
nanlhérées, et qu'elle établit en quel- 
que sorte le milieu entre ces deux or- 
dres naturels. (a.r.) 

* CALYCIFLORES. {Végélaux.) 
BOT. PHAN. De Candolle appelle ainsi 
la seconde division qu'il établit par- 
mi les Dicotylédones , etdans laquelle 
il place les Végétaux dicotylédons 
qui ont la corolle monopétale ou pOT- 
lypétale insérée sur le calice. Cette 
division correspond exactement à la 
neuvième classe de la méthode de de 
Jussieu, c'est-à-dire aux Dicotylé- 
dones monopétales qui ont la corolle 
périgyne. (a. r.) 

* CALYCÏNAIRES. {T leurs. )^ot. 
piiAN. Les fleurs doubles ou pleines 
doivent cette multiplication extraor- 
dinaiie des pétales à la transformation 
d'un ou de plusieurs des autres or- 
ganes de la fleur. Ainsi ce sont tantôt 
les étamines, tantôt les pistils; quel- 
quefois ce sont les sépales du calice : 
dans ce dernier cas , De Candolle don- 
ne à ces fleurs le nom de Caljcinal- 
/¥6', pour rappeler l'origine de leur 
multiplication. (a. r.) 

CALYCIUM. BOT. CRYPT. ( Urédl- 
nées.) L'opinion des divers auteurs est 
très-divisee sur la famille à laquelle 
on doi'c rapporter ce genre. Acharius 
et Persoon le rangent parmi les Li- 
chens ; Link le place dans la famille 
des Lycopcrdacées à côté des genres 
Crateiium, Onjgena , etc.; enfin, 
TNées, dont nous croyons devoir adop- 
ter ici la manière de vojr , le rapporte 
à ses Pmtomyci qui correspondent à 
la famille des Urédinées , auprès des 



CAL 

genres Tubercularia , Atractium , etc. , 
avec lesquels il nous paraît avoir les 

F lus grands rapports. Quelle que soit 
opinion qu'on admeite , on peut ca- 
ractériser ce genreainsi : sporules glo- 
buleuses ou ovales , libres, portées sur 
un réceptacle fibreux en formelle tête 
ou de cône renversé, pédicellé, et pré- 
sentant quelquefois à sa base une croû- 
te lichenoïde. Celte croûte lichenoïde, 
qui paraîtrait rapprocher ce genre des 
Lichens , n'existe pas dans toutes les 
espèces, et il serait même possible 
qu'elle leur fût toujours étrangère. On 
connaît une vingtaine d'espèces de ce 
genre ; presque toutes croissent sur 
les bois pourris; elles sont très-petites 
et de couleur noire ou brune foncée ; 
on les divise en trois sections suivant 
que leur réceptacle est sessile , qu'il 
est pédicule et en forme de cône ren- 
versé, présentant une sorte de calice 
ou de cupule, ou qu'il est pédicule 
et arrondi en tête. Achar a donné à 
ces trois sections les noms à'ylcolium, 
de Phacodum et de StrongyUum. 
Une des espèces les plus communes 
est le Calycium clavlculare, Ach. ; il 
se trouve surtout fréquemment dans 
les vieux Saules creux. (ad.b.) 

CALYCOPTÈRE. Calycopteris. 
BOT.PHAN. (Lamk. , Illust.t. 55^.) T. 

GÉTONIE. (n.) 

CALYDERME. Calydermos. bot. 
PHAN. Lagasca ( Gênera et specie. ) 
a proposé ce genre pour deux Plantes 
de la famille des Co: vmbifères , Syn- 
génésie Polygamie égale , L. , dont 
les carcatères sont : involucre oblong, 
composé d'écaillés imbriquée? et sca- 
rieuses ; réceptacle chargé d'ccailles 
et de fleurons qui sont tous égaux , 
hermaphrodites et à cinq dents ; 
fruits nus et turbines. Deux espèces 
herbacées, mais vivaces , le compo- 
sent, le Calydermos scaber , qui croît 
au Mexique, et le Cal lungifolius quia 
été trouvé à la Nouvelle-Espagne. 

Le génie Calydehmos de la Flore 
du Pérou , répond au Nicandra de 
Persoon. J^. Nicakdjia. (b.) 

TOMB III. 



CAL 81 

CALYiMEiNE. Caljmene. crx'ST. 
Foss. Genre d'Animaux fossiles de la 
famille de Trilobiles , fondé par 
Alexandre Brongniart ( llist. natur. 
des Trilobites in-4" , Paris 182a ) , et 
ayant , suivant lui, pour caractères : 
corps contractile en sphère presque 
demi-cylindrique ; bouclier portant 
plusieurs tubercules ou plis, et deux 
tubercules oculilbrmes réticulés ; ab- 
domen et post-abdomen à bords en- 
tiers , le premier divisé en douze ou 
quatorze articles ; point de queue 
prolongée. Ce genre a beaucoup d'a- 
nalogie avec celui des Asaphes, dont 
les premières espèces présentent, à 
peu de choses près , les mêmes ca- 
ractères; cependant lorsqu'on exa- 
mine les extrêmes on trouve entre ces 
deux genres quelques différences assez 
tranchées. Les Caly mènes au con- 
traire se distinguent essentiellement 
des Ogygies par la forme de leur 
corps qui est contractile, par la pré- 
sence des tubercules oculiformes ré- 
ticulés , et par le nombre des articu- 
lations à l'abdouien qui varie de douze 
à quatorze. Ces Animaux sont ellipsoï- 
des, presque demi-cylindriques dans 
leur épaisseur ; leur bouclier est sur- 
tout très-reconnaissable : on y voit une 
sorte de chaperon ou de lèvre supé- 
rieure plus ou moins relevée, et offrant 
un petit sillon, lequel semblerait indi- 
quer une séparation entre la partie su- 
périeure de cette espèce de lèvre et 
sa partie inférieure , et comme une 
ouverture entre ces deux portions de 
la même partie. On y remarque enco- 
re un front garni de six tubercules 
rangés sur deux lignes longitudina- 
les ; enfin il existe en dehors de ce 
front ou vertex deux éminences que 
l'on pourrait appeler joues , et qui 
supportent des yeux saillans, cornes , 
à structure réliculaire. L'abdomen , 
partagé transversalement en douze 
ou quatorze anneaux, est aussi divisé 
dans le sens de la longueur , en trois 
lobes par deux sillons profonds. Les 
côtes , ou arcs costaux , ou lobes laté- 
raux , ou ilancs, sont aplatis de de- 
vant en arrièie, et chacun d'eux est 
divisé , par un léger sillon , en deux 



'82 



CAL 



pièces qui correspondent à l'ëpister- 
num et à l'épimere constituant aussi 
les flancs dans les Insectes. Le post- 
abdomen présente même ces arcs bi- 
furques vers leur extrémité, etils sem- 
blent avoir soutenu une expansion 
membraneuse ou coriace. Nous ci- 
terons plusieurs espèces ; la pre- 
mière peut être considérée comme 
type du genre. 

Calymène de Blumenbacii, Cal. 
Blumenbachu. Décrit très-ancienne- 
ment sous le nom de Fossile de Diid- 
ley. Cette espèce est la même que 
l'Entomelithus paradoxusàe Blumen- 
bacb , et l'Entomostracites tubercula- 
tus de Vahlenberg. Elle se rencontre 

Î)rincipalement en Angleterre , dans 
e calcaire de transition de Dudley 
dans le Worcestersbire. Elle a enco- 
re été trouvée aux États-Unis d'A- 
mérique , dans la province dO- 
hio , et dans le canton de Genessée, 
faisant partie de l'État de ]New- 
Yorck. 

Le CAI.YMÉNE DE Tristan , Cal. 
Tristani. Décrit pour la première fois 
par Tristan (Jour, des miu., V. xxiii, 
n° i33 , p. ai ). Elle a été trouvée 
dans des roches de Schiste argileux 
grisâtre ou jaunâtre de la Hunaudiè- 
rc, prèsdeNantes.Onl'aaussi rencon- 
trée à Brenville près de Briquebec 
dans le Cotentin; à Siouvillc, dans un 
Phyllade pailleté presque luisant et 
un peu carbviré, enfin dans plusieurs 
autres lieux des environs de Valognc 
et de Cherbourg. 

Le Calymène Vabiolaire , Cal. 
Variolaris. Parkinson {Organics Be- 
?nains, tab. XVii , tig. 16 ) a repré- 
senté sa partie antérieure. Il a été ob- 
servé à Dudley. 

Le Calymène Mackophtiialme , 
Cal. Macivphthalma. Il a été trouvé 
dans un Schiste analogue à celui delà 
Hunaudière , et provenant , à ce 
qu'd paraît , de ce lieu; à Coal-B.iook- 
Dale, en Shorpshire, et aux Etats- 
Unis d'Amérique. La détermination 
des deux dernières espèces a^ant été 
faite sur des échantillons en mauvais 



CAL 

état , n'a pas le même degré de certi- 
tude que les précédentes. 

(aud.) 

CALYMENTE. Calymenia. bot. 
riiAN. Persoon (Syn. 1 , p. 06.) adopte 
ce genre établi dans la Flora Peru- 
viana { Prodr. 1 , p. 45 et <i:6 , t. 76). 
Il appartient à le Triandrie Monogy- 
nie,L.,f:imilledesNyctaginées.IleslIe 
même ({\xOxybaphus antérieurement 
établi par L'Héritier. Le Caljxhjme- 
jiia est encore la même chose. Nuttal 
( Gênera ofnoith American Plants ) 
adopte le même nom pour les AUio- 
nics de l'Amérique septentrionale , 
que nous ayons déjà soupçonné de- 
voir être détachées du genre où Mi- 
chaux les avait placées. ï^. OxiBA- 
piiE et Allionia. (b.) 

* CALYMPERES. bot. crypt. 
{Mousses.) Genre de Mousse établi par 
Swartz dans le Supplément au iS/)ec;e5 
Muscorum d'Hedw^ig par Schwœgri- 
chen , et qui est aujourd'hui généra- 
lement adopté ; Hooker , qui a donné 
une excellente figure du Caljmperes 
Gaertneri dans ses Ulusci e.volici, ca- 
ractérise ce genre ainsi : péris tome 
simple , formé par une membrane 
spongieuse horizontale qui couvre 
d'abord tout l'orifice de la capsule et 
qui se divise ensuite vers le milieu en 
seize dents courtes; coiffe très-grande, 
tronquée à sa base , enveloppant d'a- 
bord toute la capsule , se fendant 
ensuite latéralement. 

La capsule est terminale; la tige 
simple ou peu rameuse; les feuilles 
sont allongées , ondulées , crispées 
par la sécheresse ; leur nervure est 
forte et s'étend jusqu'à l'extrémité de 
la feuille. Ces Mousses ont le port des 
Polytrics. On n'en connaît encore 
que trois espèces , toutes trois des ré- 
gions équinoxiales; deux ont été figu- 
rées par Schw^œgrichen : l'une a été 
recueillie au royaume d'Ov?are par 
Palisot -Beauvois et porte son nom ; 
l'autre a été découverte parRichard à 
la Guiane , on la nomme Caljmperes 
lonchophyllurn. Enfin , la troisième a 
été figurée par Hooker sous le nom 



CAL 

de Calfmpetvs Gaertneri. Elle est du 
Nepaul. (AD. B.) 

CALYPLECTE. Calyplectus. bot. 
THAN. Genre clabli dans la Flora Pe- 
r-uuiana pour un Arbre qui ne diffère 
des Munchausies que par le nombre 
des pétales qui est double. Ce carac- 
tère n'étant pas suffisant pour consti- 
tuer un genre , Jussieu pense que le 
Calyplecte doit être rejeté. F". Mujs- 
CUAUSIE. (b.) 

CALYPSO. Calypso. bot. rnvN. 
Du Petlt-ïhouars avait d'abord donné 
ce nom à un Arbrisseau observé par 
lui à Madagascar , et qu'il croyait for- 
mer un genre nouveau ; mais depuis , 
ce genre ayant été reconnu être 
le même que le Tontelea d'Aublet , 
Salisbury et Richard ont appliqué le 
nom de Calypso à un genre de la fa- 
mille des Orchidées , qui offre les ca- 
ractères suivans : sou ovaire est pédi- 
celléetnon contourné; son calice est 
étalé et ses divisions sont presf^ue éga- 
les ; le labelle est concave et presque 
en forme de sabot; le gynostème est 
allongé et membraneux sur les bords ; 
l'anthère est terminale, arrondie; 
ses loges sont simples; le pollen est 
en masses solides , ovoïdes , un peu 
comprimées. 

Ce genre ne renferme qu'une seule 
espèce , c'est le Caljpso borealis de 
Salisbury {Paradis . Loiid. t. 89), 
ou Cypripedium bulbosum de Linné, 
Limodorum boréale de Willdenovr. 
Cette jolie petite Plante , qui est assez 
rare, présente une tige renflée à sa 
base et recouverte de fibrilles, à peu 
près comme dans le Liparis Loeselii , 
il en naît une seule feuille ovale, lan- 
céolée, entière , et une hampe termi- 
née par une seule tleur pourpre et 
assez grande. Elle croît dans les ré- 
gions septentrionales de l'Europe, en 
Sibérie, à Terre-Neuve et dans 
quelques parties de l'Amérique du 
nord. R. Brow^n a voulu distin- 
guer celle de celte dernière localité 
sous le nom de Caljpso americana. 
Mais nous n'avons pu en saisir les 
caractères distinctifs. (a. K.) 

* CALYPTERIA. ois. ( Illiger. ) 



CAL 85 

Nom donné aux plumes de la couver- 
turc de la queue. (».) 

* CALYPTRACIENS. moll. Qua- 
trième famille de l'ordre des Gasté- 
ropodes de Lamarck ( Anim. sans 
vert. , T. VI , part. 2 , p. 1 ; et 
Exlr. de son Cours, p. iï4), dans 
laquelle ce savant réunit les genres 
Pannophore, Einarginule, Fissurel- 
le. Cabochon, Calyptrée et Crépi- 
dide. Il y ajoute provisoirement le 
genre Ancyle oublié dans ses traités 
antérieurs, et donne à celte coupe les 
caractères suivans ; branchies placée., 
dans une cavité particulière sur le 
dos, dans le voismage du cou, et 
saillantes , soit seulement dans celle 
cavité , soit même au dehors. Elles ne 
respirent que l'eau. Coquille toujours 
extérieuie, recouvrante. 

Nous avons adopté cette même dé- 
nomination pour le second sous-or- 
dre des Mollusques Scutibranches , 
/^. ce mot , sous-ordre que nous di- 
visons en deux familles, celle des Ca- 
bochons et celle des Patelloïdes. f^. 
ces mots. Notre coupe comprend de 
plus que la famille créée par Lamaick 
les genres Septaire (Navicelle, que La- 
marck rapproche des Nérites), et Tré- 
mésie de Rafinesque , celui-ci encore 
incertain. Quant aux Ancyles , elles 
doivent rester dans les Pulmonées. 

(F.) 

CALYPTRANTHE. Calyptranthes. 
BOT. PHAN. Swartz a nommé ainsi un 
genredePlanlesdela familles desMyr- 
tinées, et de l'Icosandrie Monogyuie , 
L., qui tienten quelque sorte le milieu 
entre le Myrte et l'Eucalyptus , et of- 
fre pour caractères : un calice turbi- 
ne, adhérent par sa base avec l'ovaire 
infère , clos dans sa partie supérieure 
qui s'ouvre par une sorte d'opercule 
ou de coiffe , coupe'crcirculairement , 
et d'une manière irrégulière. Les éta- 
mines sont nombreuses, insérées aux 
parois du calice. Celui-ci , lorsque la 
coiffe est tombée , est presque campa- 
nule et abord irrégulicr. L'ovaire est 
semi-infère à deux loges , contenant 
chacune un petit nombre d'ovules ; il 
est surmonté par un style simple , 

6* 



U CAL 

«Iressé , au sommet duquel est un 
stigmate très-petit et entier. Le fruit 
♦"st une baie globuleuse couronnée 
par une partie du calice ; fUe ren- 
ferme de deux à six graines. 

Ce genre contient des Arbres et des 
Arbrisseaux à feuilles le plus souvent 
opposées. Sw^rtz, en décrit troisespèces 
danssa Flore des Indes-Occidentales, 
savoir les CaLyptranthcs Zuzyglum, 
Chytraculia et ligida. Les noms spé- 
cifiques des deux premiers méritent 
d'être remarqués , parce qu'ils sont 
génériques dans Gaertner et dans 
Browne. Les C cumini, caryophyl- 
lata et Jambotena croissent dans les 
Indes-Orientales et à Geylan. On en 
connaît encore deux espèces , le C 
ginneensis et le C paniculata , ce der- 
nier originaire du Pérou. Z"^. Swartz, 
FI. Ind.-OccUL, tab. i5, Brow^ne, 
Jam., tab. 7, fig. 2, et tab. 07 ,fig. a. 
(a. d. ï.) 

* CALYPTRANTHUS. bot. phan. 
Du Petit-Thouars établit sous ce nom 
un genre particulier pour le Capparis 
pandurifonnis de Lamarck, qui est le 
T/ùlachium africanum de Loureiro. 
/^. Thilachium. (a. k. ) 

*CALYPTRE. Calyptra. moll. Dé- 
nomination générique employée par 
Klein ( Ostrac. p. 118, § 290 ) pour 
designer le premier genre de sa classe 
Ansata. /^. ce mot. Il y réunit à de 
véritables Calyptrées , des Patelles et 
Vyincy/us fluviatilis , et il paraît 
avoir eu , en établissant ce genre , 
plutôt en vue la forme générale des 
Coquilles que la languette intérieure 
de quelques-unes d'entre elles. La 
première espèce de Klein , la Patella 
equestriè de L. , est devenue pour 
Humphrey ( Mus. Calonnian., p. 5 ) 
le type du genre Calyptre , Ca- 
typtra, qui est le même que celui que 
Lamarck a nommé depuis Calyptrée. 
7^. ce mot. (F.) 

CALYPTRE. Calyptra. bot. crypt. 
Syn. de coiffe lorsqu'il est question 
de Mousses. Les racines des Lenti- 
cules sont inférieurement terminées 
par un organe du même genres /^. 
CoiFir.. (B.) 



CAL 

CALYPÏRÉ. Calyptrus. moit.. 
Nom donné par Montfort (Gonchyl., 
T. II, p. 78) au genre Calyptrée de 
Lam., en en changeant la terminai- 
son. V. Calyptrée. (f.) 

CALYPTRÉE. Calyptrœa. moll. 
Genre d'abord indiqué sous un nom 
analogue par Klein ( Ostrac. , p. 1 j8 ) 
et limité aux vraies Calyptrées par 
Humphrey (jWws. Calonnian., p. 5); 
puis définitivement institué par La- 
marck ( Mém. de la Soc. d'hisl. nat. 
de Paris , p. 54). Ce genre a été con- 
fondu dans les Patelles par Linné , et 
dans ces derniers temps encore par 
Ocken, malgré les divisions établies 
à leurs dépens par Lamarck. Plusieurs 
de ses espèces étaient connues des an- 
ciens naturalistes , tels que Buonanni, 
Rumphius, Petiver , Lister, etc. , 

Îui les désignaient sous les noms de 
épas à appendice, Cabochons à lan- 
guette , Bonnets chinois ou de Dra- 
gon , etc. Martini en a fait la troisiè- 
me division de ses Lépas ( Lepades 
vertice aduncu semi-concameratœ , swe 
stilo interno donato. Conch. , 1, p. 90 
et i5o). Linné , dans les dernières édi- 
tions du Systema Naturœ , avait déjà 
donné cet exemple , suivi depuis par 
Gmelin. Dillwyn [Descrip. catal. ) , 
en le suivantà son tour, a distingué, 
par une coupe particulière, les Crépi- 
dules des Calyptrées. Montfort (Gon- 
chyl., 2, p. 78), en adoptant avec de 
Roissy le genre Calyptrée de Lamarck, 
en a séparé, sur l'indication du pre- 
mier (Moll. de Sonnini, T. v, 24i), les 
espèces qui offrent extérieurement 
une ligne spirale plus oumoins dis- 
tincte , pour les joindre à son genre 
Entonnoir, Infundibulum , créé pour 
un Trocàus de Linné. Cuvier (Rè- 
gne An., T. II, p. 45i) présume que 
ces espèces devront peut-être en effet 
se rapprocher des Pectinibranches , 
lorsque leur Animal aura été examiné. 
Lamarck, d'après ces diverses obser- 
vations, a cru devoir retirer des Ca- 
lyptrées les Coquilles dont la cloison, 
presque horizontale , trace une ligne 
spirale visible à l'extérieur, mais il 
n'ndoptp pas le genre Jnfiindibiilùm 



CAL 

de Monttbit. H laisse lespèce qui eu 
«3t le type dans les Troclius , et y 
rapporte aussi les Calyptrees à spira- 
le, telle que sa Cal. twckiformis, qu'il 
nomme Tr. calyptrœforinLs{ An. sans 
vert. , i" édit. , T. vu , p. 568 ) , imi- 
tant en cela Brander qui a figuré celte 
Coquille. Nous ne pensons pas que 
ces conjectures puissent être admises. 
Le Trochus dont Montfort a lait le 
genre Infundibuluin peut rester dans 
les Trochus, mais la Cal. troclùformis 
et les espèces analogues nous parais- 
sent devoir rester dans les Sculibrau- 
ches et former, soit un genre nou- 
veau , intermédiaire entre les Grépi- 
dules et les Calyptrées, soit un sous- 
genre dans l'un ou l'aulre de ces 
deux genres. La lame septlforme des 
Calyptrées en question a les plus 
grands rapports avec celle des Grépi- 
dules dont certaines espèces offrent 
non - seulement un sommet un peu 
spiral , mais aussi un sommet élevé et 
éloigné de la circonférence , ce qui 
établit entre ces Coquilles une grande 
analogie , taudis que des Calyptiées 
de celte sorte se l'approchent à leur 
tour des Crépidules par l'inclinaison 
de leur sommet rapproché de la hase 
du lest. Nous ne serions donc pas 
surpris que l'observation des Ani- 
maux fil réunir ces Calyptrées aux 
Crépidules; nous les conserverons 
néanmoins jusqu'à nouvel ordre dans 
le genre Calyplrée , en les séparant de 
celles qui lui appartiennent réelle- 
ment. On peut aussi distinguer dans 
ce genre des espèces intermédiaires 

f)ar la forme et la diiection de leur 
auguette entre les véritables Calyp- 
trées et celles analogues à la Calyptr. 
Irochlformis ; dans ces espèces , la 
languette est adhérente du haut en 
bas par un de ses côtés sur une partie 
de la paroi du test ; elle offre un plan 
peu saillant , plus ou moins oblique, 
par rapport à celte paroi, et dont la 
direction longitudinale est aussi per- 
pendiculaire au plan de l'ouverture. 
Enfin , dans les vrais Calyptrées , 
Gette languette varie également , car 
elle présente un petit cornet complet , 
aplati sur un des côtés, ou plus ou 



CAL 3.-. 

niuiUÀ écUaud'é du suiumel ù In base 
du cùne. Toutes ces modifications dans 
les Calyptrées , depuis les Crépidules 
jusqu'aux Septaires , montrent évi- 
demment que ces Coquilles appar- 
tiennent à une même coupe , dont on 
ne peut séparer quelques membres, 
pour les porter aux Pcctinibranches. 
Quelquefois la languette intérieure 
semble dépasser le plan de l'ouver- 
ture , ce qui , joint au manque d'épi- 
derme dans ces Coquilles, à leur 
blancheur , à la transparence de plu- 
sieurs d'entre elles , a fait soupçonner 
à de Roissy et à Montfort que les 
véritables Calyptrées étaient des Co- 
quilles en partie recouvertes par le 
manteau de l'Animal, dont la masse 
serait plus considérable que la cavité 
du test. Plusieurs sont couvertes d'é- 
pines creuses ou petits tubes qui sem- 
blent indiquer que les bords du man- 
teau sont garnis d'une foule de pe- 
tits filets sur lesquels se moulent 
ces petits tubes. L'on ne connaît en- 
core l'Animal d'aucune Calyplrée ; 
cependant plusieurs espèces vivent 
sur nos côtes. Voici les caractè- 
res du genre Calyplrée : ( Animal in- 
connu ) test conoïde à sommet imper- 
foré plus ou moins élevé ou surbaissé; 
axe vertical, quelquefois un peu obli- 
que par rapport à la base , celle-ci 
orbiculaire ou elliptique et souvent 
irrégulière dans ses contours.^ Eiix- 
preinte volutatoire bien marquée chez 
quelques espèces, quelquefois même 
uu à deux spires : cavité munie d'un 
appendice vertical , détaché ou adhé- 
rent , en demi-tube ou en cône com- 
plet , ou d'une languelte formée par 
une saillie oblique sur la partie inter- 
ne , ou bien pourvue , dans les espèces 
à spirale plus ou moins distincte , d'un 
diaphragme en spirale, souvent pres- 
que horizontal , soutenu par une co- 
lumelle torse et solide. Les espèces 
les plus remarquables de ce genre 
sont réparties dans trois sections: 
\ Campanulées. Un appendice verti- 
cal en cornet ou en demi-tube, sans 
spire. Genre Calyplrée de La- 
marck et Montfort. 
1. Calyptrœa equeslris , Lanik* 



86 



CAL 



Martini, tab. i3 , fig. 119, 120 ,Gual- 
lieri , t. 9 , f . z. Elle habile l'océan 
Indien. Lamarck a confondu la sui- 
vante avec celle-ci. L'equesiris se dis- 
tingue par des bandes circulaires de 
très-fines stiies , qui font paraître sa 
Coquille comme gravée , et par un 
sommet mousse , excentrique. Elle 
varie beaucoup. Vulgairement la Clo- 
che ou la Sonnette. — 2. C. J^ep/uni^ 
Dillw^. , Davila,Cat. , t. 2,B. Martini, 
t. i3 , f. 117, 118, vulgairement 
le Bonnet de Neptune. Elle habite, 
à ce qu'on ci'oit, les Antilles. Elle of- 
fre des stries ou côtes longitudinales 
ondulées , subépineuses. La fig. de 
Fa vanne offre à tort une sorte de spire. 
-3. C. Tectum, D'iWvf.PatellaTectum- 
Sine use, Ch&mniiz, t. 168, f. i63o, 
i65i.Lamk., sp. 4. Elle habite les îles 
de la Sonde; vulgairement le Toit 
chinois , la Molette, — 4. C. auricula- 
ta , Dillw.; Chemn. X, t. 168, f. 1628, 
1629. Vulgairement le Bonnet chinois 
rayé. Cette espèce et la suivante ont 
leur appendice en demi-cornet aplati 
sur un de ses côtés. — 5. C tublfera , 
N. {F'. Planches de ce Dictionnaire). 
Belle espèce que nous ne trouvons 
pas indiquée. Elle est fauve et luisan- 
te à l'intérieur et couverte extérieure- 
ment de petits tubes creux, saillans, 
en forme d'épines, par rangées circu- 
laires ; l'appendice est adhérent par 
un de ses côtés. Nous ne connaissons 
aucune espèce fossile de ce groupe. 
f f Une languette verticale, plane , 

oblique et peu saillante sur la paroi 

interne, sans spire. 

6. C. deformis , Lamk. , An. sans 
vert., T. VII. p. .'i32. Espèce fossile 
des environs de Bordeaux. On rap- 
porte aussi à cette section une très- 
petite espèce conique des environs 
de Dax. 

tf t Trochiformes. Un diaphragme 
interne soutenu par une columelle; 
test offrant une empreinte voluta- 
toire plus ou moins distincte. In- 
fundibulum , Montf., Blainv,; Tro~ 
clius , Lamk. 

7. C. Sinensis, Dillw., Martini, 
tab. i3,f. 121 , 122. Lister, Conchyl. 
t. 546, f. 39 , p. alhida , Donovan , t. 



CAL 

1 29. Peut-être confond-on deux espè- 
ces sous ce nom: celle des Indes, figu- 
rée par Chemnilz, et celle de nos cô- 
tes, figurée par Donovan. Vulgaire- 
ment le Bonnet chinois. — %.C.Trochl- 
formis , Cliemnitz, t. 168, f. 1626, 
1627. Elle habite les Grandes-Indes. 
— 9. C. trochoides, Dilhv., Martini, 
Conch. , t. i3, f. i55. Favanne , t. 4. 
f. A. 2. Le Bouton de chapeau. — 10. 
C. pilea , Tr. plleus , Lamk. , An. sans 
vert., t. 7, p. 11. — 11. C.Lamarckii, 
Troc/i. caljplrœ/brmis ,hamk., An. s. 
vert. , t. 7, p. 12. — 12. C.pUcata , 
Patella, Gmel. — 13. C. stiiata, Pa- 
/el/a, Gmel. — i4. C. contorta , Pa- 
tella , Gmel. — i3. C. depressa , Pa- 
tella , Gmel. 

Espèces fossiles de cette section. 

16. C. muricata , Brocchi, Conch., . 
p. 254, t. 1, f.2; Cal. depressa y 
Lamk., An. sans vert., t. 7, d. 532. 
Se trouve en Italie et aux environs 
de Bordeaux. — 17. C. echinatay 
Patella, Gmelin, Syst. Nat.-^. 3695. 
Martin , Neuest. Mannig. , 1 , p- 4o7 , 
t. 7 , f. 7 , 8. Trochus apeitus et 
opercularis , Brander ; Calyp. tro- 
chiformis , Lamk., Ann. du Mus. , 1 , 
p. 385 , n° 1 . Trochus caljptrœforiniSy 
An. sans vert. , t. 7 , p. 558. Lamarck 
mentionne deux variétés qui peut-être 
doivent faire deux espèces. Il rap- 
porte à celte Coquille , comme en 
étant l'analogue vivant , la Calypt. 
Lamarkil , sous le nom de Calyptrœ- 
formis que nous avons dû changer. 
Cette espèce se trouve à l'état fossile 
en Angleterre, aux environs de Pa- 
ris et eu Champagne. — 18. C. crepl- 
dularis, Lamk. , Annales, n" 2. de 
Roissy , Moll., T. v , p. 244. Fossile 
de Grignon , elle se rapproche beau- 
coup desCrépidules. Elle est rare. (F.) 

* CALYPTRÉES. Colyptrati. bot. 
CRYPX. Nom sous lequel quelques bo- 
tanistes ont désigné les Mousses , à 
cause de la calyptre ou coiffe qui sur- 
monte leurs capsules et les distin- 
gue des Hépatiques. V. ce mot. (s.) 

*CALYRHOYON. bot. phan. 
( Ruellius. ) Syn. de Gypsophylle , 
chez les Mages. (b.) 



CAL 

CALYSÏEGE. Caljsteqia. bot. 
PHAN. Sous ce nom, R. Brown a 
scparé du genre Liseron plusieurs 
espèces remarquables par les deux 
grandes bractées qui embrassent 
leurs fleurs , et par leur ovaire di- 
visé incomplètement en deux loges 
et contenant quatre graines. Ce 
nouveau genre renferme des Plantes 
herbacées, lactescentes, glabres, à 
tige grimpante ou couchée , à pédon- 
cules uniflores et solitaires, qu'on ne 
rencontre que hors des tropiques. 
Deux espèces originaires d'Europe, 
les Convohulus Soldanella et Sepium 
de Linné, lui appartiennent. Cette 
dernière , qui croît dans nos environs , 
se retrouve au Pérou et dans la Nou- 
velle-Hollande, oii II. Brow^n l'a ob- 
servée. Il y a découvert de plus deux 
espèces nouvelles qu'il nomme Caly- 
stegia marginata et reiiifonnis. V. 
Liseron. (.i.d.j.) 

CALYTRIPLE. Calytriplex. bot. 
THAN. Ruiz et Pavon ont proposé l'é- 
tablissement de ce genre nouveau 
pour une Plante herbacée qui croît 
au Pérou , dans les lieux marécageux, 
et qu'ils ont nommée Calytriplex obo- 
vata. Les caractères qu'ils en donnent 
et qu'ils ont figurés T. xix de leur 
Gênera, consistent en un calice qui 
paraît triple (de-là l'étymologie du 
nom générique ) , c'est-à-dire qu'en 
dehors de cnaqne fleur on trouve 
deux petites bractées lancéolées ap- 
pliquées immédiatement sur le calice ; 
celui-ci est à cinq divisions, trois 
extérieures plus lai'ges et deux inter- 
nes lancéolées. La corolle est mono- 
pétale , irrégulière , lubuleuse. Son 
limbe est à cinq divisions , deux supé- 
rieures plus larges. Le style se termi- 
ne par un stigmate capitulé , uu peu 
échancrc. Le fruit est une capsule bi- 
loculaire , à deux valves bifides à leur 
sommet ; elle contient plusieurs grai- 
nes striées transversalement , atta- 
chées à deux tvophospermes qui ré- 
gnent de chaque côté de la cloison. 

Le Calytriplex oZ»op<i/a présente des 
feuilles obovales très-entières et dé- 
pourvues de nervures. Il doit être 



CAM 



87 



placé dans la famille naturelle des 
Scrophularinées, et paraît, selon Jus- 
sieu , avoir des rapports avec le genre 
Russelia de Jacquin. (a. r.) 

CALYTRIX. BOT. PHAN. LabiUar- 
dière , dans sa Flore de la Nouvelle- 
Hollande , a établi sous ce nom un 
genre nouveau de la famille des Myr- 
tinées et de ricosandricMonogynie,L. , 
auquel il donne pour caractères : un 
calice turbiné adhérent avec l'ovaire 
infère, terminé par un limbe tubu- 
leuxjà cinq divisions qui finissent en 
une longue pointe capillaire (de-là 
l'étymologie du nom de ce genre). La 
corolle se compose de cinq pétales 
ovales oblongs , insérés à la partie su- 
périeure du calice; les étamines sont 
fort nombreuses et attachées au même 
point que la corolle. L'ovaire est sur- 
monté d'un style simple , au somjnet 
duquel on observe un stigmate pres- 

aue capitulé. Le fruit est une petite 
rupe sèche monosperme. Ce genre 
ne se compose que d'une seule espè- 
ce , Calytrix tetragona, Labillardière 
(Nouv.-Holl., 2, p. 8 , t. i46). C'est un 
petit Aibuste qui ne s'élève guère au- 
delà de quatre à cinq pieds, et qui 
a le port d'une Bruyère; ses ra- 
meaux sont velus, ses feuilles éparses, 
linéaires et presque tétragones , par- 
semées de points glanduleux. Ses 
fleurs sont axillaires, solitaires et pé- 
donculées. Il croît à la Nouvelle-Hol- 
lande, (a. r.) 

*CALYXHYMÈNE. Ca//a/y'//?e«/a. 

BOT. PHAN. V. CaL,VMÉNIE. 

C A M. MAM. Syn. portugais de 
Chien. (a.d..ns.) 

CAM. BOT. PHAN. Paraît être le 
Nard dans la langue chinoise. On le 
nomme plus particulièrement Cam- 
Sumhiam à la Chine , et Carn-Tung- 
liuong chez les Cochinchinois. (b.) 

CAMAA. MAM. Même chose que 
Caama chez les Hotleutols. (b.) 

CAMACARI. BOT. PHAN. (Marc- 
graafF.) Grand Arbre du Brésil , qu'il 
est impossible de déterminer. Ses 
feuilles ressemblent à celles du Lau- 
rier ; sou Bois est jaune , et l'on en fait 



88 CAM 

(les boîtes pour conserver le Sucre ; i) 
donne une Réàine qu'on dit être ver- 
mifuge, (b.) 

* CAM ÂGÉ ES. MOLL. Famille 
de Mollusques Lamellibranches insti- 
tuée par Lamarck , d'abord dans ses 
Mollusques acéphales testacés di- 
myaires (Extr. du Cours de Zool. , p. 
Jo5), et ensuite dans sa classe des Con- 
chyfères (Au. sans vert. T. v i, i"^*^ p>p- 
89). Il donne à cette famille pour ca- 
ractères ; une coquille inéquivalve, 
irrégulière, fixée; une seule dent gros- 
sièi-e ou aucune à la charnière, deux 
impressions musculaires séparées et 
latérales. Ce naturaliste y réimit les 
trois genres Dicérate, Came et Ethérie. 
J^. ces mots. Nous avons adopté cette 
famille ( Tabl. syst. des An. moll. , p. 
XIV )avec les mêmes genres. Elle fait 
partie, dans notre classification , de 
l'ordre des Cardiacés. V. ce mot. (f.) 

CAMACOAN. BOT.PHAN.(Rumph.) 
Syn. àcCaiiaiium odoriferum. f-^.Qk- 
NARIUM. (b.) 

* CAMADIA MOLL. /^. BiVERONE. 

CAMADJARA. bot. phan. Syn. 
javannis à\'1 ndropogoii Schœiianthus , 
L. f^. Andropogon. . (b.) 

CAMADU. BOT. PHAN.(Rumph. ) 
jNom javanais d'une Ortie indéter- 
minée, (b.) 

CAMAGNOC. BOT. phan. Variété 
de Manioc , cultivée à Cayenne , dont 
la racine n'a aucune qualité vénéneu- 
se etpeut se manger bouillie ou rôtie, 
sans que le suc en ait été extrait, (b.) 

CAM AIL. OIS. (BufFon.) Espèce du 
genre Tan gara, Tangara atra , L. /^. 

T ANGARA. (DR..Z.) 

CAMAJONDURO. bot. phan. 
Svn. à.'Hellcteres o/^e/a/a à Carthagè- 
Tie , dans l'Amérique méridionale, (b.) 

CAMALANGA ouCOMOLANGA. 
BOT. PHAN. ;Daléchamp.J Cueurbita- 
cée de Sumatra , dont le fruit est ob- 
long, et qui croît sur terre comme les 
Melons. On en fait d'excellentes con- 
fitures. Il est probable que c'est le 
Camolenga de Rumph. V. ce mot.(B.) 

CAMALEONE et CAMÉLÉOINE. 



CAM 

bot. phan. Noms vulgaires donne's 
par d'anciens botanistes aux racines 
de diverses Plantes Cinarocéphales , 
auxquelles on attribuait des propriétés 
médicinales et la faculté de changer 
de forme et de couleur. (b.) 

CAMAMILLA et CAMAMILLI- 
NA. BOT. PHAN. Vieux noms de la 
Camomille et de la Matricaire. (b.) 

CAMANBAYA. bot. phan. Nom 
de pays du Tillandsia usneoldes. T^. 
TiLLANDSIE. (b.) 

CAMANDAG ou CAMANDANG. 
bot. PHAN. (Camelli.J Arbre indéter- 
miné des Philippines , dont le suc , 
appelé Taguc , est fort vénéneux , et 
sert pour empoisonner des flèches 
dont la piqûre cause la mort la plus 
prompte. (b.) 

CAMANGSI. bot. PHAN.(Camelll.) 
Espèce de Jacquier indéterminé des 
Philippines. (b.) 

''CAMANIOC. BOT. PHAN. Même 
chose que Camagnoc. F", ce mot. (b.) 

CAMANTOURAY ou CAMB AN- 
TOUR A. BOT. PHAN. Syn. de Phai- 
naceum distichum à la côte de Coro- 
mandel , ou la racine de cette Plante 
est réputée fébrifuge. (b.) 

CAMARA. BOT. PHAN. Espèce de 
Lantana,^.ce mot, dont on a quelque- 
fois étendu la signification à tout le 
genre. (b.) 

CAMARANBAYA. bot. phan. 
(Mai-cgraaff. ) Espèce de /«si/cea du 
Brésil , qui pourrait bien être le Te- 
nella ou peut-être une Ludwige. (b.) 

CAMARA-PUGUACU. pois. Pour 
Camari-Puguacu. F", ce mot. 

CAMARE. Camara. bot. phan. 
On donne ce nom à un fruit multiple , 
plus ou moins membraneux , s'ou- 
vrant en deux valves par sou côté 
interne, etcoutenanl uneou plusieurs 
graines attachées à la suture intérieu- 
re. Les Aconits et la Delphinelle en 
offrent un exemple. 

Il ne faut pas confondre la Camare 
avec la Samai'e , qui est un fruit min- 
ce , ailé, et restant complètement clos, 
comme celui de l'Orme, des Érables , 
etc. F". Sam ARE. (a. r.) 



CAINI 
• CAMAR-EL-LEILLE. voist 
G'esl-à-dire jisf/v de nuit. Nom qvie 
donnent les Arabes à un Saumon du 
Nil , qui paraît être le Saltno rhombeus, 
Pall. P". Saumon. (b.) 

CAMARIA. OIS. Syn. de l'Hiron- 
delle aculipenne , Hirundo pclasgia, 
1j., à Cayenue. A'. Hirondelle. 

• (DU..Z.) 

CAMARILLA. bot. piian. (L'É- 
cluse.) Nom espagnol du Teucrium 
Folium. y. Gkrmandrée. (b.) 

CA-MARIN. ois. Les Plongeons et 
les Coimoransporteut ce nom sur les 
côtesde Normandie ctde Picardie, (b.) 

CAMARINE. Empelium. bot. 
PIIAN. Les botanistes ne sont pas en- 
core tous d'accord pour déterminer 
positivement le rang que doit occu- 
per ce genre dans la série des ordres 
naturels. Jussieu l'avait placé à la suite 
delà famille des Ericinées , sans tou- 
tefois décider s'il y devait être réuni. 
Cette opinion a ensuite été adoptée 

Î)ar tous les auteurs qui ont eu à par- 
er de ce genre. Mais les différences 
qu'il offre sont tellement tranchées , 
qu'il est impossible de le laisser 
auprès des Ericinées. Nous allons en 
faire connaître la structure avec quel- 
ques détails , parce que cette structu- 
re n'a point encore été parfaitement 
exposée par la plupart des botanisles. 
C'est principalement la Camarine noi- 
re que nous avons en vue , en décri- 
vant l'organisation du genre , dont 
cette Plante est le type. 

Les fleurs sont fort petites, solitaires 
et sessiles à l'aisselle des feuilles ; elles 
sont presque constamment herma- 
phrodites dans la Camarine noire , 
toujours unisexuées et dioïques dans 
la Camarine blanche. Chaque fleur 
est environnée d'une sorte de petit in- 
volucre formé d'écaillés imbriquées, 
dressées , dont le nombre varie; nous 
en avons presque toujoms compté 
six dans \ Empetrum nigrum. Le cali- 
ce est monosépale , à trois divisions 
égales et très-profondes ; il est conca- 
ve et comme campanule. La corolle 
se compose de trois pétales , alternes 



CAM 89 

avec les lobes du calice , plus longs 
et plus étroits qu'eux , situés au-des- 
sous de l'ovaire. Dans les fleurs her- 
maphrodites, on trouve deux et plus 
souvent trois étamines , insérées au 
même point que les pétales , c'est-à- 
dire à une sorte de petit pédicule très- 
couit, qui soutient l'ovaire. Leurs fi- 
lets sont grêles , capillaires , deux fois 
plus longs que la corolle ; lesanthères 
sont didymes, à deux loges qui s'ou- 
vrent chacune par un sillon longitu- 
dinal. L'ovaire est globuleux et dé- 
primé , lisse ,profonQémentombiliqué 
à son centre , porté sur un petit pédi- 
cule court , étroit , qui constitue une 
sorte de disque hypog^ne , coupé 
transversalement ; il oflre sept , huit 
ou neuf loges , contenant chacune un 
seul ovule redressé. Le style est court, 
il naît de l'enfoncement profond qu'on 
remarque à la partie centrale de l'o- 
vaire et se termine par un stigmate 
élargi , pelté en forme de disque , par- 
tage en un nombre de rayons égal au 
nombre des loges de l'ovaire. 

Le fruit est une baie globuleuse , 
déprimée , contenant de sept à neuf 
graines osseuses , renfermées dans au- 
tant de loges. Chaque graine se corn- 
posed'un tégument osseux, etd'un en- 
dosperme charnu dans lequel on trou- 
ve un embryon dressé , ayant la ra- 
dicule inférieure. 

Le genre Camarine ne se compose 
que de deux espèces , la Camarine 
noire , Empetrum nigrum , L. , pe- 
tit Arbuste faible , ayant le port 
d'une Bruyère , des feuilles très -peti- 
tes , persistantes , éparses , à bords 
tellement roulés en dessous , qu'on 
n'aperçoit à la face inférieure de la 
feuille qu'une simple fente longitudi- 
nale , en sorte que la feuille est creu- 
se. Ses fleurs sont fort petites, en gé- 
néral hermaphrodites , d'un rouge 
foncé ; il leur succède de petites baies 
pisiformes , déprimées , noirâtres, aci- 
dulés , contenant de sept à neuf grai- 
nes osseuses. Cette espèce croît dans 
les lieux montueux , en Auvergne, 
dans les Vosges , les Alpes et les Py- 
rénées. 

La seconde espèce ou la Camarine 



9« CAM 

blanche, Ernpetmm album, L. , est 
originaire du Portugal. Elle est dres- 
sée et offre à peu près le même port 
que la précédente ; ses fleurs sont 
constamment dioïques. SelonrÉcluse, 
ses fruits ne contiennent que trois 
graines. 

Quant à VEmpetrum pinnatum de 
Lamarck , découvert à Montevideo 
par Gomnierson , il fait partie du 
genre Margaiicarpus établi par Ruiz 
et Pavon. 

En comparant les caractères que 
nous venons de tracer du genre Em- 
petrum, il sera facile de remarquer 
combien il diffère des véritables Éri- 
cinées. En effet sa corolle est manifes- 
tement polypétale , et ses étamines 
sont, ainsi que les pétales, insérées 
sous l'ovaire. Ces caractères , joints 
au diclinisme des fleurs , rapprochent 
ce genre du Ceratiola établi par Ri- 
chard père dans la Flore de Michaux, 
ainsi que ce botaniste l'avait déjà in- 
diqué. Ces deux genres constituent un 
petit groupe distinct que l'on doit 
éloigner des vrais Éricinées , mais 
dont les affinités ne sont pas faciles à 
déterminer. Nous ne saurions à cet 
égard partager l'opinion de Nuttal 
( Gênera ofnoith Amer. Plants)(\\\\ rap- 
proche ces deux genres de la famille 
des Conifères. Il nous a été impossi- 
ble de nous rendre compte des motifs 
qui ont engagé cet auteur à établir ce 
singulier rapprochement. Nous pen- 
sons que la petite famille des Empélra- 
cées, que nous proposons d'établir, 
n'a aucun rapport avec les Conifères. 
Nous éclaircirons cette question au 
mot Empétracées. (a. b.) 

GAMARINHEIRA et CAMARIN- 

NAS. BOT. PHAN. Noms vulgaires de 
la Camarine en Espagne et en Portu- 
gal- (B.) 

CAMARI-PUGUACU. pois. (Marc- 
graaff. ) Syn. de Clupea cyprinoides , 
espèce du genre Clupe. V. ce mot. (b.) 

CAMAROCH ET CHAMAROCH. 
BOT. PHAN. (Rumph.) Syn. persan 
è^Jverrhoa Carambola , ij. V . Ga- 

RAMBOLIER. (B.) 

* GAMARON ou GAMARONE. 



CAM 

CRrsT. Syn. d'Ecrevisse chez les Es- 
pagnols , qui ont étendu ce nom 
aux Langoustes etHomars appelés 
Camarones de mar, Ecrevisses de mer. 
Nos Créoles ont adopté ces noms, (b.) 
GAMARON ou KAMARON.bot. 

PHAN. V. GaMMARUM. 

CAMARONUS, SABRA et XA- 
BRA. bot. PHAN. (Rhazès.) Syn! 
à^Euphorbia mauritanica , L. y. Eu- 
phorbe, (b.) 

CAMARU. bot. PHAN. Syn. bra- 
silien de P/iysalis pubescens, dont on 
mange les fruits, et non de P/i. angu- 
lata. (b.) 

CAMARUMA. bot. phan. Même 
chose que Fève de Tonga. (b.) 

CAMAWARRY. ois. (Stedmann.) 
Grosse espèce de Gallinule de Suri- 
nam , encore peu connue et indéter- 
minée, (b.) 

GAMAX. bot. PHAN. (Schreber.) 
Même chose que Roupourea d'Aublet. 

P'. ROUPOURIER. (B.) 

CAMAYAN. BOT. phan. Eschels- 
kron,cité parMurray dans sa Matière 
médicale , nous apprend qu'on nom- 
me ainsi le Benjoin à Sumatra où l'on, 
en distingue trois sortes : le camayan- 
Poeti, qui est le plus beau, blanc et 
traversé de lignes rouges ; le Camay an- 
Bamatta, qui est moins blanc et 
comme marbré ; elle Camay an-Itan , 
qui est impur et le moins estimé, (b.) 

*CAMBALA. POIS. Syn. kamscha- 
dale de Pleuronectes stellatus. V. 
Pleuronecte . f B . ) 

CAMBANG-CUNING. bot. phan. 
et non Cuming. Les Malais nomment 
ainsi une espèce de Casse à grandes 
fleurs , dont les feuilles se mangent 
comme des herbes potagères , et qui 
n'est pas bien connue, encore qu'où 
la trouve figurée dans Rumph. ^B.) 

CAMBANG - TSIULANG. bot. 
PHAN. Syn. du Camunium sinense de 
Rumph , à Geylan. Cet Arbre paraît 
appai tenir au genre Aglaia de Lou- 
reiro. (b.) 

CAMBANTOURA. bot. phan. r. 
Camantouray. 



CAM 

CAMBARE. BOT. tiiak. Nom male- 
Çache de l'Igname , dont on cultive 
diverses variétés à l'Ile-de-France où 
le nom de Gambare est passé du lan- 
gage des Nègies dans celui des Créo- 
les. (B.) 

CAMBARLES.BOT. phan. On dé- 
signe sous ce nom , dans quelques 
départemens du Midi de la France, 
les tiges du Maïs qu'on donne aux 
bestiaux comme fourrage. (b.) 

CAMBÉ. BOT. PHAN. Nom du 
Chanvre dans les dialectes gascons. (b.) 

CAMBERY. bot. phan. (Pison.) 
Syn. de Myrtus Pimenta , L. P". 
Mvrt£. (b.) 

CAMBET ET GAMBET. ois. Syn. 
provençal de Chevalier. V. ce mot. 

(DR..Z.) 

CAMBING. bot. phan. Même cho- 
se que Caju-Cambing. F", ce mot. (b.) 

* CAMBING -OUTANG. mam. 
C'est-à-dire Bouc de bois. (xMarsden.) 
Bouc sauvage de Sumatra encore 
indéterminé. (b.) 

CAMBIUM. bot. phan. Lorsqu'au 
temps de la végétation on enlève sur 
le tronc d'un Arbre dicotylédone une 
plaque d'écorce , et qu'on abrite la 
plaie du contact de l'air , on voit bien- 
tôt suinter de la surface extérieure de 
l'Aubier, mis à nu , des gouttelettes 
d'un liquide limpide et visqueux , qui 
se rapprochent les unes des autres , se 
confondent et s'étendent sur toute la 
surface de la plaie. C'est à ce liquide, 
observé d'abord par Duhamel , que 
l'on a donné le nom de Cambium. 
Lorsque la plaie est bien abritée du 
contact de l'air, ce liquide s'épaissit 
graduellement ; des filamens déliés 
s'y montrent, s'anastomosent, se 
multiplient, et bientôt la couche li- 

3uide est remplacée par une couche 
e tissu cellulaire, dans laquelle se 
développent de nouveaux vaisseaux, 
et qui finit par remplacer la plaque 
d'écorce que l'on a enlevée. — A une 
époque encore peu reculée , oii la 

Elupart des physiologistes attri- 
uaient l'accroissement en diamètre 
du tronc dans les Végétaux dicotylé- 



CAM 91 

dones , à la transformation annuelle 
du liber en aubier , on prêtait au 
Cambium un rôle beaucoup plus im- 
portant dans les phénomènes de la 
végétation. C'étaitceliquide,disail-on, 
quichaqueannée se changeait en liber, 
à mesure que ce dernier organe se 
transformait en jeune bois. Mais au- 
jourd'hui que l'on convient généra- 
lement de la non -transmutation du 
liber en aubier , le Cambium est seu- 
lement regardé comme une sorte de 
matrice dans laquelle se passent cha- 
que année les phénomènes de l'ac- 
ci oissement en diamètre. Tous les ans 
il se reproduit une nouvelle cou- 
che de Cambium. Ce liauide régéné- 
rateur n'est point un fluide spécial 
sécrété par des organes particuliers. 
C'est la sève , dépouillée de toutes 
ses parties étrangères , convenable- 
ment ^aborce et ayant acquis toutes 
les qualités qui peuvent la rendre pro- 
preàla nutrition de la Plante. Ce n'est 
doncpas sans quelque justesse quel'ou 
peutlacomparerausangdesAnimaux, 
qui après s'être en quelque sorte re- 
vivifié dans les poumons , est porté 
dans toutes les parties du corps par 
le moyen des artères et de leurs in- 
nombrables ramifications. (a. R.) 
CAMBLI ou CAMBOULl. bot. 
PHAN. Espèce de Mûrier indéterminé 
de la côte de Coromandel. (b.) 

* C AMBO ou SOUMLO. bot. phan. 
Variété du Thé Bout, qui sent, dit-on, 
la Violette. (b.) 

* CAMBODISCHE PAMPUS- 
VISCH. POIS. Syn. d'Holacanthe 
Anneau. V. Holacanthe. 

CAMBOGIE. Cambogia. bot. 
PHAN. Ce genre , établi par Linné , a 
été détruit par Gaertner , qui le réu- 
nit au Mangoustan ou Garcinia, dont 
il ne dilïere en effet que par la figure 
de son stigmate et le nombre de ses 
étamines. L'Arbre qui lui servait de 
type est remarquable par le suc gom- 
mo-réslneux qu'il contient, suc connu 
sous le nom de Gomme-Gutte. P^. 
GuTTiER et Mangoustan, (a. d.j.) 

*CAMBOH. bot. phan. (Lesche- 
iiault. ) Syu. de Holcus spicatus aux 



92 CAIM 

environs de Pondichéii. V. Houque. 

(B.) 

GAMBONG-SANTAL. bot. phan. 
( Biirmann fils. ) Nom de pays du Pa- 
vetta indica ou d'une espèce voisine 
du même genre. (b.) 

CAMBOULI. BOT. PHAN. r. Cam- 

BLI. 

CAMBROE[RA et GAMBRONE- 
RA.BOT. PHAN. Noms portugais et es- 

f)agnol de divers buissons, et particu- 
ièremenl du Lycium europœum dont 
quelques haies sont composées dans 
la Péninsule ibérique. (b.) 

GAMBROSEL ou GAMBROSEN. 
bot. pu an. Noms italiens du ïroëne. 

(B.j 

GAMBROUSE ou GAMBROUZE. 

Bot. phan. Une espèce de Bambou 
indéterminé des marais de la Guia- 
ne. ^^ • (B.) 

GAMBRY; Clmber. moll. Dénomi- 
nation générique substituée sans mo- 
tif par Monlfort (Gonchyl. , T. ii, p. 
83) à celle de Septaire , Septaiia, don- 
née par nous en instituant, ce nou- 
veau genrefEssai d'une méthode Gon- 
chyl. , p. 6oj pour la Fatella Borbo- 
nica deBory de Saint-Vincent(Voyage 
aux quatre îles princijiales de la mer 
d'Afrique, vol. i , p. 287, pi. 3? , f. 2) 
rapporté au genre Grépidule) , par 
de Roissy et appelle Navicelle par La- 
marck. JT. Septaire. (f.) 

GAMBULA. bot. phan. Syn. de 
Galalpa. /^. ce mot. (b.) 

GAMBUY. BOT. phan. (Pison.) Nom 
de pays qui convient à diverses es- 
pèces à'Eugenia indéterminées du 
Brésil. (b.) 

GAMGHAIN, GAMPKIT et GAM- 
SANH. BOT. PHAN. Espèces d'Oran- 
gers cultivées à la Cochinchine. (b.) 

GAMDENIE. Camdenia. bot. 
PHAN. ( Scopoli. ) Syn. àH Evolvulus 
a/s i moi des , h. f^.hissRoy!. (b.) 

GAME. Cliama. moll. Ge mot est 
l'une des plus anciennes dénomina- 
tions employées pour désigner certai- 
nes espèces de Goquilles bivalves. 



GAM 

C'était , dans l'antiquité , un nom 
collectif, comme celui de Gonques ; 
mais il était appliqué plus particuliè- 
rement , à ce qu'il paraît , aux espèces 
dont les valves sont béantes ; le mot 
Cliama venant , selon les étymologis- 
tes , du grec Chemaï C id est , ab 
hiarido , Conc/iœ kiafulœ). Aristote 
{Hist., lib. 5, cap. \h) mentionne les 
Cames , mais sans aucun détail ; 
Elien ( lib. i5, cap. 12) en dislingue 
de grandes et de petites; Athénée 
dit ( Deïpn. , lib. 5 ) que leur chair 
provoque le relâchement et excite 
aux Urines ; Dioscoride en parle aussi 
{lib. 2 , cap. 9). Pline donne, le pre- 
mier , à leur sujet ( lib. 02 , cap. il ) 
des indications qui cependant ne met- 
tent pas sur la voie pour leconnaîlre 
les Goquilles qu'il signale ; il distin- 
gue quatre espèces de Cames : les 
Cames striées , les Cames lisses , les 
Cames Pélorides ou monstrueuses , 
différentes entre elles par leurs varié- 
tés et leur rotondité , et les Cames 
Glycimérides ou de saveur douce , 
plus volumineuses que les Pélorides. 
Les anciens conchyîiologisles , Ron- 
delet , Belon , Aldrovande , Gesner , 
etc., ont longuement dissertépour dé- 
terminer ce qu'étaient les Cames d'A- 
ristote . et à quelles espèces se rappor- 
taient les dénominations de Pline. 
Rondelet a pris à tort celles-ci pour 
spéciales , elles s'appliquaient évi- 
demment à un certain nombre d'espè- 
ces auxquelles elles convenaient 
plus ou moins. Il fait avec les Cames 
striées une première espèce, sous le 
nom de Chama trachœa, Game tra- 
chée ; la figure qu'il en donne ( de 
Testac. , lib. i,p. i4) ressemble un 
peu à une arche. D'Argenville a cru 
y reconnaître la Coquille dont Linné 
a fait depuis XAf^enusvermcosa. Klein, 
avec plus de raison , a adopté le nom 
de Game trachée , comme nom géné- 
rique. Rondelet a fait une seconde 
espèce des Cames lisses , sous le nom 
de C/iameleia ou Chamelœa ( loc. 
cit. , p. ri ) , dénomination éga- 
lement adoptée par Klein pour l'un 
de ses genres. Les Pélorides, ainsi 
nommées, selon les anciens , parc? 



CAM 

que les incillcmcs se prenaient près 
riii c;jp Pelorc en Sicile , et que quel- 
ques mociei nés ont conlbndus à tort 
avec les Palourdes des côtes de Fran- 
ce , ont été mentionnées sous ce nom 
par Athénée; celle que Rondelet fi- 
gure avec son Animal [loc. cit. ,p. i4) 
paraît être un Solen ; Buonanni l'a 
confondu avec la Charna nigraàe Ron- 
delet [loc. cit. , p. i4) , qui est très- 
vraisemblablement le Solen strigilla- 
tus de Linné. Enfin les Cames Glyci- 
méridcs ne sont aussi pour Rondelet 
qu'une espèce; la , figure qu'il en 
donne , copiée comme les précédentes 
par Gesner , peut convenir à plusieurs 
Coquilles de genre différent. Al- 
drovande a cru reconnaître ces Ca- 
mes dans la Coquille nommée depuis 
Mya Glycimeris par Chemnitz ; Co- 
quille pour laquelle Menard de la 
Groye a institué le genre Panopée. 
Tl est à remarquer , à ce sujet, que 
plus anciennement Klein en avait 
déjà fait un genre distinct sous le nom 
de Glycimère. V. ce mot. Ainsi des 
quatre espèces de Rondelet on ne re- 
connaît bien distinctement que le 
Solen strigillatus, et auant à celles de 
Pline , il est difficile ae rien décider à 
leur sujet avant d'avoir entrepris un 
travail critique spécial , en comparant 
tout ce qu'ont dit les anciens sur les 
Cames. Bellonius leur rapporte des 
Coquilles diô'érentes de celles dé Ron- 
delet. On appelle, dit-il, les Cames 
en France , flammes ou Flammettes , 
celles du pays d'Aunissont nommées 
Avagnons oyiLaulgnons, et on donne 
le nom de Palourdes à quelques au- 
tres espèces des côtes de France. Il y 
rapporte aussi les Piperones ou Bive- 
rones des Vénitiens ; mais il est évi- 
dent que toutes indications sont arbi- 
traires , du moins quant à leur analo- 
gieavec les Camesdesanciens. Aldro- 
vande a confondu les Cames dans les 
Conques, il en figure quatorze espè- 
ces parmi lesquelles il place la Tuilée 
ou le Bénitier (tab. 462 et 463). Lister 
chercha à se rapprocher de Pline en 
comprenant dans les Cames les Coquil- 
les baillantes. Il en fait deux sections: 
Kl première , sous le nom fie Cha- 



q,> 



CAM 

mis , comprçnd la Glycimcrc d'Al- 
drovande, une Mye, des Solcns, etc. ; 
la seconde section , sous le nom de 
Cames pholadcs, C/iamœ pholadibus , 
renferme des Myes, un Lithodomo , 
etc. Rumphius fait avec les Cames 
trois genres comprenant en général 
des Vénus de Linné, mais mélangées 
de Tellines, de Donaces , et renfer- 
mant la ïridachne et ^Hippope^ tab. 42 
à 44). Gualticri {Ind. , tab. 75 et 85 , 
86) a employé , d'après Langius , le 
nom de Came pour deux genres, l'un 
C/iamaœquilatera, l'autre Chama inœ- 
quilatera, tous deu\ comprennentdes 
Vénus deLinné.D'Argenville a donné 
à la deuxième famille de ses Conques 
le nom do famille des Cames , il y rap- 
porte toutes celles de ses devanciers 
comme des va riétés qu'il réuni t, con tre 
toutes les analogies , en cinq espèces ; 
celles qu'il figure comme exemple , 
sont en général des Vénus. Klein 
( Ostrac. p. i48 ) a fait des Cames 
une classe distincte , divisée en trois 
genres qui renferment en général des 
Vénus, mais oi.1 figure aussi la Tuilée. 
Ainsi l'on voit qu'en général la ten- 
dance des auteurs de cette époque a 
été d'appliquer le nom de Cames aux 
Coquilles nommées depuis Vénus , et 
par conséquent de s'écarter des indi- 
cations données par Pline dont Lister 
et Tournefort ensuite ont voulu se rap- 
procher. Adansonasuiviaussi la mar- 
che des premiers conchyliologisles;son 
genre Cameesten général composé de 
Vénus. Linnévint enfin, et si le genre 
qu'il a établi sous le nom de Came ne 
ressemble pas à ceux de ses devan- 
ciers , toujours est-il vrai qu'il n'était 
guère mieux limité, et que par suite 
des caractères qu'il lui a assignés le 
mot Came a pris dans la langue 
scientifique une toute autre accep- 
tion. Ces caractères ne s'appliquaient 
qu'aux Coquilles auxquelles Bruguiè- 
re et Lamarck ont conservé ce nom 
générique, et cependant Linné com- 
prenait avec elles les Cardites, l'Iso- 
carde et les Tridachnes. Bruguière, 
le premier , réserva le nom de Cames 
pour les Coquilles irrcgulières , adhé- 
rentes, dont la charnicren'fstrompo- 



94 



CAM 



sée que d'une seule dent. Coquilles 
confondues avec les Huîtres et les 
Spondyles par Lister et d'Argenville. 
Klein (Os/rac. , p. 173, 174), outre 
deux espèces confondues dans les 
Huitres et les Chamœtrachœa , avait 
déjà fait avec les vraies Cames les 
trois genres . Globus , Stola et Cou- 
cha ansata. Gualtieri avait insti- 
tué pour elles le genre Conc/ia gry- 
phoïdes [Ind. , pi. 101), et Adanson le 
genre Jataion (Sënég. , p. 2o5), en 
sorte qu'il aurait peut-être mieux valu 
adopter un de ces noms que d'em- 
ployer le mot Came qui n'établit au- 
cune analogie avec les Coquilles 
nommées ainsi par les Grecs et les 
La lins, et qui paraissent être des espè- 
ces à valves bâillantes , ni avec celles 
des auteurs antérieurs à Linné qui 
avaient appliqué ce nom aux \énus 
en particulier et qui ont fait mention 
des Cames de Bruguière, sous le nom 
de Coucha rugata. Le genre de ce der- 
nier auteur a été adopté parLamarck 
et les conchyliologistes modernes ; 
c'est celui dont nous allons nous oc- 
cuper et dont les espèces sont telle- 
ment déterminées , qu'on ne peut va- 
rier à son sujet. ]\ous observerons 
seulement que postérieurement à Bru- 
guière , 1 ° Huuiphrey ( Mus. Calonn., 
p. 55) lui a donné le nom de Lacinia 
( Lisez Gryphus ) ; 2° Poli ( Test, 
ulriusq. Sic. , t. 2 p. 111) l'a appelé 
Psllopus , dénomination adoptée par 
Ocken {Leàrb. der Zool. , p. 23i1 qui 
laisse le nom générique de Chama 
aux ïridachneset aux Hippopes réu- 
nies; 5° que Goldfuss ( //artf/Â. , p. 
621 ) réunit à son genre Came l'I- 
socarde de Lamarck ; 4° que La- 
marck a fait avec la Chama ôicornis 
de Bruguière le genre Dicérate , et sé- 
paré les Hippopes des ïridachnes ; 
5° Geoffroy (Traité sur les Coq. des 
env. de Paris) a donné le nom géné- 
rique deCame aux Bivalves fluviatiles 
appelées depuis Cjclades par Lamk. 
Le genre Came fait partie de la 
famille des Camacées, F", ce mot , 
la première de l'ordre des Lamelli- 
branches cardiacés. Adanson et Poli 
nous ont donné des détails sur les 



CAM 

Animaux des Cames , le premier en 
dérivant celui du Jataron (Sénég. , p. 
206) , le second en expliquant l'ana- 
tomie de son genre Psi/opus dont il 
nomme la Coquille Psilopoderma 
( lac. cit. ). Nous l'envoyons à ce 
sujet à ces deux auteurs. Nous dirons 
seulement ici que les Cames vivent 
ordinairement à unepetiteprofondeur 
dans la mer, toujours attachées à 
d'autres Coquillages , aux rochers ou 
aux Madrépores, et groupées entre 
elles d'une manière très-variée. Rare- 
ment elles offrent des couleurs bril- 
lan tes, et leur valve inférieure est cons- 
tamment moins colorée que celle de 
dessus, et souventblancheoucendrée. 
C'est à leur adhérence sur les corps 
de formes diverses , adhérence telle 
qu'on brise souvent la Coquille sans 
pouvoir l'arracher , qu'on doit attri- 
buer la variété infinie que présentent 
dans leur configuration les individus 
d'une même espèce de Came, ce qui 
en rend la détermination fort difficile; 
aussi c'est à l'intérieur qu'il faut cher- 
cher les caractères spécifiques. La 
surface lisse, striée ou pointillée , les 
bords plissés, striés ou unis , peuvent 
seuls, aveclaproportiondes sommets, 
et combinés avec les caractères exté- 
rieurs, donner les moyens de les dis- 
tinguer. La forme irrégulière des Ca- 
mes et les feuillets dont leur superfi- 
cie est garnie, leur donnent au premier 
coup-d'œil l'aspect des Huîtres ou des 
Spondyles , mais la charnière les fait 
aisément distinguer, on y voit une 
callosité épaisse, inégale sur son con- 
tour et dont la superficie est rabo- 
teuse et garnie de tubercules ou de 
crénelures qui sont répétées dans la 
fossette de l'autre valve. Les valves 
sont inégales , leurs sommets sont 
souvent en spirale et fort saillans. 

Voici les caractères du genreCame : 
Animal muni de deux tubes courts 
et disjoints, bordés à leur orifice de pe- 
tits filets tentaculaires ; les branchies 
séparées , réunies à leur extrémité ; 
abdomen ovale comprimé ; un petit 
pied en forme de languette coudée 
de couleur rouge, ou sécuriforme. Co- 
quille irrégulière , inéquivalve , fixée, 



CAM 

à crochets recourbes , inégaux ;^char- 
nière composce d'une seule dent 
épaisse , oblique , subcrénelce , s'arli- 
culant dans une l'ossette de la valve 
opposée ; deux impressions musculai- 
res, distantes , latérales ; ligament ex- 
térieur enfoncé. P'. pour les espè- 
ces vivantes, Bruguiêre ( Enc.méth. 
au mot Game) et Lamarck (An. sans 
vert. , deuxième édit. , t. 6, i , p. 95). 
Quant aux espèces fossiles , selon De- 
france (Dict. des se. nat.), toutes ap- 
partiennent aux couches du calcaire 
de sédiment supérieur à la Craie. Ou- 
tre les espèces signalées par ce savant 
dans l'ouvrage cité , celles de Brocchi 
et deSowerby, V. Schlolheim (Pe- 
îrefact. , p. 210) , qui décrit onze espè- 
ces de Camitesou Cames fossiles, mais 
dont on ne peut assigner le genre , 
cet auteur entendant par Chamitem 
les espèces fossiles du genre Came de 
Linné. (f.) 

CAMEACTIS. BOT.PHAN. Syn. ara- 
be d'Hièble. V. Sureau. (b.) 

CAMEAN. BOT. PiiAN. (Rum,ph, 
Jmb.T. VII. pi. 8. Suppl. ) Espèce 
d'Euphorbiacée indéterminée de Vln- 

^e- (B.) 

CAMEELBLOMSTER. bot. phan. 
Syn. à' Anthémis iwbilis. , L. dans quel- 
ques dialectes du JNord. r. Camo- 
mille, (b) 

CAMEELLTNG. bot. phan. (Mars- 
dcn. ) Fruit de Sumatra comparé à la 
Noix, dont on mange l'amande, et qui 
provient d'un Arbre indéterminé, (b.) 

* CAMEHUJA. MIN. Nom proposé 
par divers savans d'Allemagne, pour 
les Agales Onyx, suceptibles, par la 
disposition de leurs couches colorées, 
de fournir la matière des bijoux ap- 
pelés Camées, oii l'une des couches 
lorme une figure en relief, et la sui- 
vante le fond. (LUC.) 

CAMEL. MAM, Syn. anglais de 
Chameau. (a, d..ns.) 

CAMELAN. BOT. phan. \Anisum 
^Joluccanum , Rumph , T. ii, pi. 42.) 
Probablement une espèce du genre 
tagara ^ Fagarier. (b.) 



CAM 95 

CAMELANNE, CAMELAUN et 
CAMUL. i^oT. PiiAN. Noms donnés 
aux Moluqucs au Fiper Malamiri , 
espèce du genre Poivre. (b.) 

CAMELEE. Cneorum. bot. phan. 
C'est un genre de la famille des ïéré- 
binthacées et de la ïriandrie Mono- 
gynic, L., reconnaissable aux carac- 
tères suivans : le calice est persistant 
et à trois ou quatre dents ; la corolle a 
trois ou quatre pétales égaux ; les 
élamines varient également pour le 
nombre, de trois à quatre ; l'ovaire est 
surmonté d'un style , surmonté lui- 
même de trois stigmates ; le fruit est 
une baie sèche à trois coques, cha- 
cune ne renfermant qu'une seule 
graine. Les Plantes de ce genre ont 
tout le port des Euphorbiacées ; mais 
leurs graines, dépourvues de péris- 
perme, et autres caractères semblables 
a ceux des Térébinthacées , les en sé- 
parent complètement. Une espèce de 
CumcXée, Cneorum Tricoccon,L., habi- 
te les lieux pierreux des départemens 
méridionaux de la France: c'est un 
Arbuste rameux, ayant laformed'un 
buisson, dont les feuilles alternes, en- 
tières et sessiles, sont toujours vertes. 
Cultivé dans les pays septentrionaux, 
il exige des soins et des précautions 
pour le garantir des gelées lorsqu'il 
est en pleine terre. iT est très-âcre, 
même caustique, et purge violemment. 
L'autre espèce , Cneorum pulverulen- 
/«OT(Vent.,Jard.deCels,T.77)estin- 
digène de Ténériffe. On la cultive 
dans les serres comme Plante d'or- 
nsmeut. (g..n.) 

CAMÉLÉON. Chamœleon. rept. 
SAUR. Genre fort singulier, confondu 
par Linné dans celui qu'il appelait 
Lacerta , mais où ce législateur en avait 
indiqué l'existence par une section, et 
qui se trouve tellement distinct de 
tous les autres par plusieurs caractè- 
res de première valeur, que, seul, Cu- 
vierl'a jugé capable de constituer une 
famille particulière dans l'ordre des 
Sauriens. La ureatijBonaterreetBronT 
gniart l'avaient successivement établi, 
Les Caméléons ont la peau dépourvue 
de véritables écailles, mais chagrinée 



o6 



CAM 



par de petits grains presque tubercu- 
leux, susceptibles d'écartement quand 
l'Animal distend sa peau. Le corps 
est comprimé ; le dos tranchant; la 
queue ronde, prenante pai-dessous , 
à peu près de la longueur du corps ; 
les pieds sont séparés en cinq doigts 
que réunissent une peau qui s'étend 
jusqu'aux ongles , et sépaiés en deux 
paquets , l'un de deujf , l'autre de 
trois. La langue est charnue, cylindri- 
que, pouvant s'allonger considérable- 
ment, et terminée par un bouton vis- 
queux; les dents sont trilobées, lesyeux 
gros , saillans , mobiles indépendam- 
ment l'un de l'autre, presque recou- 
verts par la peau, avec un petit trou 
vis-à-vis la prunelle. Les Caméléons 
n'ont pas d'oreille externe visible ; 
leur occiput est relevé en pyramide ; 
leurs premières côtes se joignent à un 
petit sternum; mais les suivantes, s'u- 
nissant les unes aux autres, forment 
un cercle entier autour de poumons 
tellement vastes qu'ils remplissent la 
presque totalité de l'Animal: ce grand 
développement donne à celui-ci la 
faculté de se gonfler d'une manière 
prodigieuse , et ce renflement se com- 
munique parfois jusqu'aux extrémi- 
tés qui ensuite ne reviennent que 
très-lentement à l'état naturel. 

Cette singulière manière de dou- 
bler son volume , la bizarrerie de sa 
forme, la lenteur, la gaucherie de ses 
mouvemens , la vivacité et la mo- 
bilité de son regard , la façon merveil- 
leuse dont il darde, pour ainsi dire, 
sa langue , afin de saisir au vol les 
Insectes les plus agiles, quand ils 
passent à sa portée, la possibilité de 
derrieurer plusieurs mois sans man- 
ger, et l'habitude de percher comme 
des Oiseaux, eussent suffi pour rendre 
le Caméléon célèbre chez les anciens 
qui cherchaient le merveilleux dans 
toutes les productions de la nature , 
lors même qu'une plus grande singu- 
larité ne lui eût pas attiré l'attention 
de ces hommes crédules. A ce mot de 
Caméléon mille idées de versatilité , 
d'inconstance , d'ingratitude et de 
basse adulation se réveillent dans 
notre esprit, plus que jamais surpris 



CAM 

de la facilité avec laquelle ou paise 
aujourd'hui d'une opinion à une au- 
tre; nous cherchons un terme de 
comparaison qui exprime d'un seul 
mot tous les genres d'infidélité et de 
flatterie. Le Caméléon change, dit- 
on , de couleur presque subitement 
selon les corps qui l'environnent; le 
Caméléon est donc le portrait de ces 
hommes qui, changeant aussi de cou- 
leur, n'attendent pas pour revêtir 
celle du jour qu'ils aient compléte- 
jnent dépouillé celle de la veille. 
Mais ce Caméléon , dont le nom re- 
trace le dernier degré des lâchetés 
humaines, est, moins que l'Homme 
lui-même , prompt à changer. De 
blanc ou de grisâtre qu'il est habi- 
tuellement , c'est par degrés , et com- 
me en y accoutumant l'œil de l'ob- 
servateur , que sa peau se bigarre de 
teintes jaunâtres , purpurines ou rem- 
brunies. La crainte et la colère , les 
rayons du jour ou l'obscurité sont les 
causes d'un changement qui, tenant 
à des causes physiques, n'est jamais 
aussi considérable ni aussi prompt 
qu'on le croit, d'après les préjugés 
reçus. Nous avons observé des Camé- 
léons en liberté, fixes sur les rameaux 
des Al bustes qu'ils tenaient forte- 
ment serrés entre leurs doigts , à peu 
près comme le font les Perroquets 
dont le pied présente une certaine 
analogie avec les leurs; ils étaient 
aussi immobiles que s'ils eussent été 
des iuiitations artificielles. Leurs yeux 
seulement, dont la prunelle brdlait 
comme une Pierre précieuse au milieu 
d'un globe blanchâtre percé d'un pe^ 
lit trou étincelant, roulaient en tout 
sens, et tandis que l'un regardait par- 
devant , l'autre observait les objets 
situés en arrière. Quelquefois le mou- 
vement anguleux d'une pale comme 
disloquée, lentement suivi de celui de 
la suivante et du déroulement de la 
queue qui servait de cinquième point 
d'appui au Caméléon, déterminailun 
tai'dif avancement de quelques lignes. 
Dans cet état de paix, au milieu du 
feuillage des Lentisques , sa couleur 
était d'un blanc assez pur, tirant sur 
le jaunâtre. Saisi, il se gonflait d'à- 



CAM 

bord et ne faisait nul effort pour évi- 
ter le danger; sans doute il en sentait 
l'inutilité; mais bientôt on voyait cir- 
culer sur toutes les parties de son 
corps des teintes diverses ducs au 
sang, poussé vers la peau par la dila- 
tation de ses vastes poumons. Le Ca- 
méléon, rendu à lui-mcMnc, ne tardait 
point à reprendre sa couleur blanchâ- 
tre que la mort rembrunit. Du reste, 
le plus innocent de tous les Animaux, 
ce Caméléon changeant, qui ne cher- 
che jamais à mordre, vit de Mouches 
qu'il guette; lorsque celles-ci passent 
à sa portée , son corps , sa tète , ses 
membres demeurent immobiles; mais 
il a calculé la portée de sa langue; 
il la lance comme un trait, et l'Animal 
ailé , malgré son agilité et la promp- 
titude de son vol , se trouve collé au 
bouton visqueux qui le rapporte en 
un clin-d'œil dans la boucLie de son 
ennemi. 

Onfi imprimé, dans la plupart des 
livres d'Hist. Nat. , qu'on ne trouvait 
de Caméléons que dans les parties les 
plus chaudes des régions interti-opi- 
cales. Ces Animaux s'y plaisent sans 
doute, mais non-seulement ils dépas- 
sent les tropiques, ils s'élèvent encoi e 
beaucoup au nord dans la zone tempé- 
rée, paisquenous en avons ti'ouvé fré- 
quemment dans le midi de l'Espagne. 
L'espèce de Barbarie y est assez com- 
mune autour de la baie de Cadix , oîx 
lorsque, pour les opérations du siège , 
nous faisions abattre des Pins sur la 
rive gauche du Guadalète , nous en 
trouvions communément entre les ra- 
meaux dont se formaient la cime de 
ces Arbres. On en voit dans quelques 
maisons , qui demeurent fort long- 
temps, sans lemuer, suspendus à des 
ficelles sur lesquelles on ief. a placés 
comme objets de curiosité ; les Chats 
en sont assez friands, et ceux qu'on 
tient en captivité finissent ordinaire- 
ment par les griffes de ces Tigres do- 
mestiques. 

Les espèces composant le genre Ca- 
méléon dans 1 élat actuel de nos con- 
niisanceSjSont les suivantes ; 
. Caméléon VULGAIRE, Chamœleon 
vu 'garis, N. C. africaniis, Laurent, n" 



CAM 97 

6 2 . Z ace 11 a af ricana ,G m el . , Sjst. Nat. 
xiTt. l. part, in, 1069. Ce compilateur 
iieravaitprobabiementvuque mort et 
conservé dans quelque liqueur, puis- 
qu'il le dit noir. C'est celui que nous 
avons observé en Andalousie oii il est 
au contraire très-blanc. La figure de 
Lacépède {Ovlp. t. 1. pi. 22) est ex- 
cellente, et lui convient parfaitement. 
On le trouve communément en Bar- 
barie ; il est de moyenne taille , et 
non de la plus grande , comme on 
J'a prétendu mal à propos. Le nom 
d'a/rica/ii/s Tïc saurait être conservé, 
puisque l'Animal auquel ou l'applique 
se trouveaussi enEurope, et quedeux 
ou trois autres Caméléons sont éga- 
lement africiins. 

Caméléon du Sénégal , C. sene- 
galensis, N. C. parisiensium, Laurent. 
Jmp/i. n" 59. Lacerta Chamœleon^ 
Gnicl. loc. cit. 1069. Seba. 1. pi. 83. 
f. a. C'est probablement l'espèce qui 
se trouve représentée dans l'Encyclo- 
pédie (Rept. pi. 7. f 2), mais dont la 
ligure est mauvaise, et qu'on dit être 
si commune dans les haies, sur les 
bords du iNil et autour du Caire. 

Caméléon Zébke , C. Zébra , N. 
Cette belle espèce que nous n'avons 
point vue, se trouve dans l'Inde, à ce 
qu'il paraît, dans les contrées arrosées 
par le Gange. Nous la décrivons d'a- 
près une figure qui nous en a été four- 
nie, qui paraît fort exacte, et que 
nous reproduirons dans les planches 
de ce Dictionnaire. A peu près de la 
tnille des Caméléons que nous avons 
étudiés en Espagne, elle en a presque 
toutes les formes ; la carène de sa tête 
est plus pi ononcée , et celle-ci porte 
une sorte de capuchon en arrière 
du verlex ; le dessous de la gorge 
présente aussi une petite carène for- 
mée par des tubercules un peu plus 
gros que ceux dont le reste de l'Ani- 
mal est recouvert. Dos taches noi- 
lâtres en forme do faciès se remar- 
quent sur le dos, et descendent jus- 
que sur les flancs; elles deviennent 
annulaires sur la queue et sur les pa- 
les. Cet Animal était représenté sur 
les rameaux d'une espèce de petit Fi- 
guier. * 



98 



CAM 



Caméléon nain, C. pumilus. C. 
Bonœ-Spei. Laurent. Ampli, n" 64. 
.Lacerta pi/7nila,(jme\. loc. cit. 1069. 
Scba. 1 . pi. 83. f. 5. La figure de l'En- 
cyclopédie, donnée (pi. 7. f. 5) sous 
le nom de Caméléon du cap de Bon- 
ne-Espérance, représente un dos cré- 
nelé , ce qui parait n'être pas naturel. 

CaméI/Éon fourchu, Chamœ- 
leori blfurcus , Daudin. Cette espèce 
étrange avait déjà été mentionnée par 
Pennant.Il est singulier que, sur cette 
indication, Lacépède l'eût omise. Dès 
long-temps nous eu possédions un 
magnifique individu, dont, en l'an v, 
nous adressâmes une figure fort soi- 
gnée avec une description minutieuse 
à la Société pbilomatique de Paris. 
N'ayant jamais reçu de nouvelles de 
cet envoi , notre Caméléon a été 
déposé , avec le reste des belles col- 
lections d'Histoire Naturelle formées 
dans notre famille depuis trois gé- 
nérations , dans le cabinet de l'aca- 
démie de Bordeaux oii on peut le 
voir aujourd'hui sous le nom de Ca- 
méléon cornu. Cet Animal, d'assez 
grande taille, a l'occiput plane, le mu- 
seau divisé de haut en bas, et se pro- 
longeant en deux espèces de protubé- 
rances légèrement comprimées, qui 
lui donnent un air cornu des plus 
remarquables. Notre individu venait 
des Moluques ; Riche a retrouvé cet 
Animal dans quelque autre île de l'o- 
céan Indien. 

Diverses iigures de Séba et des in- 
dividus conservés dans plusieurs mu- 
sées, soit desséchés , soit dans la li- 
queur, nous font présumer qu'il existe 
encore d'autres espèces de Caméléons. 

On a donné le nom de Caméléon , 
dans quelques parties de l'Amérique 
méridionale, et particulièrement au 
Paraguay, à divers Lézards du genre 
Agame, qui ont la faculté de chan- 
ger aussi de couleur. ^. Agame. Une 
se trouve point de véritables Camé- 
léons dans le Nouveau -Monde ; et 
le Chamœlcon me.vicanusàe Laurentl, 
rapporté comme une variété du Ca- 
méléon ordinaire, ne venait certai- 
nement pas de la Nouvelle- Espa- 
gne, comme l'avait cru Scba qui , 



CAM 

en beaucoup de circonstances, a don- 
né des Habitai très-fautifs. (b.) 

CAMÉLÉON, bot. phan. ^.Cha- 

MÉLÉON. 

CAMÉLÉON MINÉRAL, min. 
Combinaison, à une température éle- 
vée, du Peroxide de Manganèse avec 
la Potasse. La dissolution aqueuse de 
ce composé, abandonnée à elle-même 
sous l'influence de l'Oxigène atmos- 
phérique , passe successivement du 
vert au bleu, au violet, au rouge, et 
se décolore enfin totalement à mesure 
qu'elle laisse déposer un précipité 
plus ou moins abondant. Ces mêmes 
variations de couleurs peuvent aussi 
être déterminées par une addition 
d'eau. (DR..Z.) 

CAMÉLÉONIENS. bept. saur. 
Famille formée par Cuvier dans l'or- 
dre des Sauriens , et qui ne contient 
que le seul genre Caméléon. F", ce 
mot. (b.) 

CAMÉLÉOPARD. mam. Traduc- 
tion des noms donnés par les anciens 
à la Girafe, et qu'on lui donne en- 
core quelquefois. /^. Girafe, (b.) 

CAMÉLIÉES. BOT. PHAN. Nom 
proposé , selon Bosc , pour une nou- 
velle famille de Plantes dont le genre 
Ca/«e///a serait le type. f^. Camellie. 

(B.) 

CAMÉLINE. Camelina.-Ror.vHKS. 
Sous ce nom , les botanistes actuels » 
et notamment DeCandolle, compren- 
nent des Plantes de la famille des 
Crucifères et de la Tétradynamie si- 
liculeuse, qui appartenaient au genre 
Myagrum de Linné. Elles ont un ca- 
lice sans bosses, des pétales entiers; 
les filets des étamines sans appendi- 
ces ; lasilicule obovale uu sphérique, 
obtuse , à valves ventrues , déhiscen- 
tes et à deux loges remplies d'un 
grand nombre de graines non bor- 
dées , dont les cotylédons sont iu- 
combans ; les fleurs de ces Plantes 
sont jaunes, leurs tiges souvent ra- 
meuses, et leurs feuilles amplexicau- 
les ou sagittées. Le genre Caméline se 
dislingue du Myagre par son fruit po- 
lyspermc : des Cochlcaria , Draba ot 



CAM 

Alysson , par ses colylëdons incom- 
bans. Quoique le nom de Myagrum , 
donné par Linné à l'espèce la plus 
remarquable, eût dû être conservé 
au genre, De CandoUe a cru devoir 
adopter le nom vulgaire deCaméline, 
proposé parCranlz, Dcsvaux et R. 
Brown , pour ne pas augmenter la 
confusion des noms déjà trop grande 
dans celte famille , réservant celui de 
Myagrum à une espèce qu'il place 
dans le groupe des Isatidces. Il a di- 
visé le genre Cameline en deux sec- 
tions : la première, qu'il appelle Clia- 
mœlinumyA les silicules oDovales; la 
seconde , Pseudoliniirn, les a sphéri- 
ques. Ces Plantes habitent l'Europe 
et l'Asie. On en cultive une espèce , 
Camelina satU'a , D. C. , à cause de 
ses graines dont on relire une huile 
fixe par expression. (g. .N.) 

* CAMELINÉES. Camellneœ. bot. 
PHAN. C'est le nom de la huitième 
tribu des Crucifères , donné par De 
CandoUe ( Syst. Vegel. T. ii , p. 5 1 3 ) 
au groupe qui comprend les genres 
Stenopetalum , Camelina et Eudema. 
Il les appelle aussi Nothorizées lati- 
septées {Notorhizeœ latiseptœ) , parce 

2ue la radicule est placée sur 1« dos 
es cotylédons , ou , en d'autres ter- 
mes , parce que ceux- ci sont incom- 
ba ns. Leur silicule biloculaire ou 
iiniloculaire par avortement, à val- 
ves plus ou moins concaves , souvent 
déhiscentes et séparées par une cloi- 
son elliptique d un grand diamètre 
transversal , caractérise bien cette tri- 
bu des Crucifèies, et mérite le nom 
adjectif que M. De CandoUe leur a 
imposé. (g..n.) 

CAMELLIE. Camellia. bot. phan. 
Genre de la famille des Théacées, dé- 
dié par Linné au jésuite Camelli , 
qui visita le Japon et les îles Philip- 
pines ; on le reconnaît aux caractères 
suivans : les fleurs sont grandes, so- 
litaires ou réunies à l'aisselle des 
feuilles; leur calice est formé de cinq 
ou six sépales concaves et coriaces, 
environné de dix à douze écailles im- 
médiatement imbriquées; la corolle 
S-Q compose de cinq pétales arrondis , 



CAM 99 

obtus, un peu réunis parleur base et 
ressemblant à une corolle monopéta- 
le profondément quinquép.utie. Les 
élamines sont fort nombreuses; leurs 
filets sont soudés et nionadelphcs par 
leur base , qui est insérée à la partie 
inférieure des pétales. Les anthères 
sont globuleuses, à deux loges séparées 
par un connectif. L'ovaire est turbi- 
né , à trois loges qui contiennent cha- 
cune deux ovules. Le style est trifide 
à son sommet , et se termine par 
trois stigmates obtus. Le fruit est une 
capsule globuleuse , à trois côtes, li- 
gneuse, formée de trois coques mo- 
nospermes par avortement. 

Les Camellies dont on connaît au- 
jourd'hui six ou huit espèces ou va- 
riétés remarquables , sont de jolis 
Arbrisseaux qui décorent nos jardins 
et nos salons. Leurs feuilles persis- 
tantes , d'un vert foncé, luisantes , 
dentées en scie, sont alternes; leurs 
fleurs sont très -grandes , ordinaire- 
ment d'un beau rouge , ou blanches, 
ou enfin panachées; elles doublent 
avec facilité , et par leur grandeur et 
leur éclat, elles peuvent, en quelque 
sorte, rivaliser avec nos belles espèces 
de Roses ; mais elles sont inodores, et, 
malgré la vogue avec laquelle les Ca- 
mellia se sont répandus depuis plu- 
sieurs années, ils ne l'emporteront 
jamais sur notre Rose, qui restera tou- 
jours la reine des fleurs , par la fraî- 
cheur de son coloris et la suavité de 
son parfum. 

L espèce la plus répandue dans 
nos jardins est le Camellia Japonica , 
L. , Jacq. , le. rar. , 3, t. ôôo , Arbris- 
seau élégant et toujours vert, originai- 
re du Japon. On en voit dans les jar- 
dins de Paris qui ont sept à huit pieds 
de hauteur. Ses fleurs, naturellement 
d'un beau rouge incarnat et simples, 
sont quelquefois d'un beau blanc et 
doubles. Cette dernière variété est 
beaucoupplus recherchée parlesama- 
teurs.Les cultivateurs en distinguent 
un grand nombre d'autres variétés ; 
tels sont le Camellia Pinck, à fleurs 
doubles, d'un rose tendre, à feuilles 
plus arrondies et moins dentées: le 
Camellia Pompon; lés pétales exté^ 



loo CAM 

rieurs sont blancs, planes, ceux du 
centre sont roulés en cornets et rou- 
ges à leur base. Le CamelUa'P ivuine ; 
ses pétales sont disposés comme dans 
la variété précédente, mais d'un beau 
rose. Le Camellia à fleurs iV Anémo- 
ne , fleurs rouges , pétales extérieui-s 
tiès-grands et planes ; ceux du centre 
très-petits et roulés en cornets , etc. 
On cultive également, mais plus ra- 
rement , une autre espèce qui vi^nt 
aussi de la Chine et du Japon; c'est le 
Camellia Sesanqua de ïhunberg ou 
Camellia-Thé. Cette espèce se distin- 
gue facilement par ses rameaux plus 
g; êles , ses feuilles plus étroites , ses 
fleurs blanclies , beaucoup plus peti- 
tes , simples et légèrement odorantes. 
Les Chinois mélangent quelquefois 
ses fleurs avec le Thé pour lui donner 
plus de parfum. Ses graines, mais 
surtout celles de l'espèce précédente , 
contiennent beaucoup d'huile grasse , 
que les Japonais en expriment pour 
les usages domestiques. 

Les Camellia sont des Arbrisseaux 
d'orangerie , mais que l'on pourrait 
naturaliser en pleine terre. Ils de- 
mandent les mêmes soins que l'Oran- 
ger, et se multiplient de graines ou de 
marcottes. 

Forskalh avait donné le nom de 
Camellia à un Végétal foit différent 
qu'il avait découvert en Arabie , et 
qui depuis a été placé dans le genre 
lluellc , sous le nom de Ruellia 
graiidiflora , L. (a . r . ) 

CAMELLO. MAM. Qui se prononce 
Cameillo. Syn. espagnol et portugais 
de Chameau. Les Italiens disent Ca- 
rnelo. (u.) 

CAMELOPARDALIS. mam. l\lê- 
me chose que Caméléopard. V. Gi- 
KAFE. (b.) 

CAMELOPODIUM. bot. phan. 
(Dioscoride. ) Syn. de Marruhium cre- 
ticum owperegrhium . ^.Marrube . (b .) 

CAiMELSTRO. BOT. phan. Vieux 
nom allemand à'Jndropogon Schœ- 
nanthus, L. (b.) 

CAMERAIRE. Cameraria. bot. 
PHAN Genre de la famille des Apoci- 



Cam 

nées. Ses caractères sont : un calice 
très-petit, quinquefide ; une coiolle en 
entonnoir, dontle tube renfléà sa base 
et à son sommet se rétrécit dans l'inter- 
valle, et dontle limbe se partage en 
cinq lobes obliquement contournés 
dans la perfloraison; les filets des 
étamines présentent un appendice à 
leur base, et leurs anthères conni- 
ventes, nue double soie à leur som- 
met; le style court est surmonté d'un 
stigmate en tête et bifide; le fruit est 
formé de deux follicules divariqués 
et compi'imés, renflés de l'un et de 
l'autre côté à leur base, et contenant 
un rang de graines aplaties cl sur- 
montées d'une expansion membra- 
neuse. On a décrit quatre espèces de 
ce genre. Ce sont des Arbres ou des 
Arbrisseaux à fleurs disposées en co- 
rymbes axillaires ou terminaux; leurs 
feuilles opposées sont marquées de 
nervures parallèles et transversales 
dans deux espèces : le Cameraria la- 
tifolia , L. , originaire de l'Amérique 
méridionale , et le C. zeilanica qui 
s'en distingue par ses feuilles plus 
allongées et ses fleurs plus petites; 
les nervures des feuilles forment un 
réseau dans le C. lutea , Willd. , C. 
tamaquarina, Aublet (Plantes de la 
Guiane, t. 102). Elles sont linéaires 
dans le C. angustifolia. C'est Plumier 
qui, dans ses nouveaux genres d'A- 
mérique , a établi celui-ci et fait con- 
naître la première et la dernière es- 
pèce. Il l'a consacrée àJ.Camerarius , 
médecin et botaniste à Nuremberg , 
qui vivait dans le seizième siècle. 
(A. D. J.) 

CAMERI. BOT. PHAN. Euphorbia- 
cée indéterminée de l'Inde , qui n'est 
peut-être qu'un double emploi de 
Camean. /^. ce mot. (b.) 

CAMERIER. BOT. phan. Même 
chose que Caraéraire. J^. ce mol. (b.) 

CAMERI NE. Camerina. moll. 

FOSS. J^. NUMMULITE. 

CAMERINHIERA. bot. phan. 
Pour Camarinheiia. P^. ce mot. (b.) 

CAMERISIER. Xylosteum. bot. 
PHAN. Tournefort avait établi les 



CAM 

deux genres Chamœcerasus et Xylos- 
teum, que plus tard Llnuii avait réu- 
nis au genre Chèvrefeuille, en y com- 
prenant également le genre Dier- 
villa du même auteur et le Sympkori- 
carpos de Dilleniiis. Mais les auteurs 
modernes ont abandonné l'opinion 
de Linné pour revenir à celle de 
Tournefort, et l'on a de nouveau 
érigé en genre distinct les Camcri- 
siers sous le nom do Xylosteum, en y 
réunissant les espèces dont il avait 
formé son genre Chamœcerasus. Ce 
genre est suffisamment distinct du 
Caprifulium par ses fleurs constam- 
ment géminées au sommet d'un pé- 
doncule commun axillaire ; par sa 
corolle à deux lèvres , dont la supé- 
rieure ofTre quatre divisions, tandis 
que l'inférieure est simple , et enfin , 
parce qu'il se-compose d'Arbrisseaux 
non sarmcnteux nigrimpans. — Tous 
les Canierisiors ont les feuilles oppo- 
sées et entières; leurs fleurs, généra- 
lement moins longues que celles des 
Chèvrefeuilles , sont toujours gémi- 
nées au sommet d'un pédoncule com- 
mun; tantôt leurs ovaires sont sim- 
plement contigus; tantôt ils sont sou- 
dés par leur côté interne de manière 
à former un même fruit ; au sommet 
du pédoncule on trouve six bractées ; 
deux plus grandes sont extérieures; 
et quatre beaucoup plus petites sont 
appliquées deux à deux de chaque 
côté des deux ovaires. La structure 
de l'ovaire, et par conséquent celle 
du fruit, n"a point encore été exacte- 
ment décrite jusqu'à présent, puis- 
qu'on lui attribue deux loges , et que 
l'on donne ce caractère comme pro- 

Ï)re à distinguer ce genre des Chèvre- 
éuilles dont l'ovaire est à trois loges. 
Toutes les espèces de Camerisiers ont 
toujours l'ovaire à trois loges, et 
dans chaque loge, de deux à quatre 
ovules pendans de la partie supé- 
rieure et interne. Dans les espèces 
dont les deux ovaires sont Soudés , 
les loges sont également distincte^, 
ainsi qu'on peut le voir par exemple 
dans le Camerisier des Alpes, Xjlos- 
teum alpigenum ; mais assez sou- 
vent , après la fécondation , quelques- 



CAM 101 

uns des ovules et même des cloisons 
disparaissent,etlefruitpréscnte tantôt 
trois, tantôt deux, ou même une seule 
loge. L'ovaire est toujours couronné 
par cinq petites dents aiguës; la co- 
rolle est n»onopétalc , plus ou moins 
irxégulière , ordinairement à deux 
lèvres, dont la supérieure est à qua- 
tre divisions profondes et l'inljérieure 
simple; les étamines , au nombre de 
cinq , sont libres et insérées à la co- 
rolle ; le style se teruiine par un stig-, 
mate épais, ombiliqué, et légèrement 
trilobé. Le fruit est une baie globu- 
leuse, ombiliquée, à deux ou à trois 
loges dans chacune desquelles on 
trouve une, deux ou trois graines 

■ La plupart des espèces de ce genre 
sontcultivces en pleine terre dans nos 
jardins d'agrément. Un grand nom- 
bre sont indigènes de l'Europe. On 
peut les diviser en deux sections , 
suivant que les deux ovaires sont sou- 
dés, ou suivant qu'ils sont distincts : 
f Ovaires soudés. 

Camerisier des Alpes, Xylos- 
teum alpigenum, Eich. {Cat. Jiort., 
med.) Cet Arbrisseau peut s'élever à 
une hauteur de dix et douze pieds, et 
se distiiigue facilement à ses feuilles 
larges, glabres et luisantes, et à ses 
fleurs d'un brun rougeâtre. Il croît 
dans les Alpes et les Pyrénées. 

Camerisier bleu , Xylosteum cœ- 
ruleum; ses feuilles sont beaucoup 
plus petites que dans l'espèce précé- 
dente , elles sont un peu pubescenles ; 
ses fleurs sont jaunâtres, et ses baies, 
parvenues à leur parfaite maturité, 
offrent une couleur bleue foncée ,- 
celte espèce croît également dans les 
Alpes. 

ff Ovaires non soudés. 

Camerisier commuxV, Xylosteum 
vulgare; il croît naturellement dans 
les contrées septentrionales de l'Eu- 
rope. Ses feuilles sont ovales , arron- 
dies , couvertes d'un duvet blanchâ- 
tre ; ses fleurs sont d'un rose pâle , et 
remplacées par des baies rouges. 

Camerisier de Tartarie , Xylos- 
teum tartaricum ; celte espèce, l'une 
des plus jolies du genre , est celle que 
l'on désigne communément sous le 



loa CAM 

nom de C/iamœce/asus, ou de Cerisier 
nain. C'est un Arbrisseau de huit à 
dix pieds d'élévation , qui porte des 
feuilles cordiformes , molles , lisses et 
glabres ,- des fleurs très-nombreuses , 
roses, et d'un aspect fort agréable; 
ses baies sont rouges lorsqu'elles ont 
acquis leur parfaite maturité. C'est 
une des espèces le plus fréquemment 
cultivées dans les bosquets, (a. r.) 

CAMESPERME. bot. phan. Pour 
Comesperme. P'. ce mot. (a. r.) 

CAMFE. BOT. phan. Nom qu'on 
prétend désigner les Graminées du 
genre u^ira chez les Auvergnats , les- 
quels probablement, ne les distin- 
guent guère des autres Herbes, (b.) 

*CAMHA. BOT. CRYPT. L'un des sy- 
nonymes de Truffe en langue arabe. 

(B.) 

CAMICHI. OIS. r. Kamichi. 

(DR..Z.) 

CAMIFITIUS. BOT. PHAN. Ce mot , 
évidemment dérivé du latin Chamœ- 
pithis , désigne la Germandrée sur 
les côtes de Barbarie. (b.) 

CAMILBLOMMOR.BOT.PHAN.Syn. 
suédois à' Anthémis nobilis , L. F'. 
Camomille. (b.) 

* CAMILLE. Camlllus.MoiJL. De- 
nis Montfort a établi ce genre pour 
une petite Coquille de l'Adriatique , 
décrite par Soldaui ( Test. mior. part. 
1, p. 24, ï. xix) , et qu'il nomme Ca- 
millus armatus ; elle est globuleuse , 
à spire peu élevée , à sommet mame- 
lonné , ayant son ouverture arrondie , 
échancrée, et terminée par un canal 
droit avec une dent à la base de sou 
bord gauche; sa couleur est verdàtre 
et transparente. Elle est fort petite, (b.) 

CAMILLE ou GHAMILLE. bot. 
PHAN. Syn. allemand de Matricarla 
Charnomilla^lj. (b.) 

*CAMI1NE-MALE. min. Syn.de 
Beurre-de-Monlagne,/^. ce mot, chez 
les Orientaux. (LUC.) 

CAMINYAN.EOT.PHAN.(Marsden.) 
Nom du Benjoin à Sumatra. /'. Ca- 

MAYAN. (b.) 



CAM 

CAMIRI ET CAMIREU. bot. 
PHAN. ( Camitiuin. Rumph , Amb. 
T. II, t. 58), probablement le Ban- 
coulier , V . ce mot, à Java et dans les 
Moluques. (b.) 

CAMIRION. BOT. PHAN. Double 
emploi de Camiri. (b.) 

CAMITES. moll. foss. Nom donné 
aux Cames fossiles. K. Came, (b.) 

CAMIUM etCAMUM. Syn. arabe 
de Cumin. (b.) 

*CAMLY. ins. Syn. islandais d'A- 
beille, (b.) 

CAMMARUM. bot. phan. Espèce 
du genre Aconit , pour laquelle Lmné 
emprunta en le latinisant le nom de 
Cammaron, qui, dans Dioscoride, dé- 
signe un Delphinium ou la Mandra- 
gore , et dans Pline , V Arnica scor- 
pioides ,\j. 

CAMMETTI. bot. phan. ( Rhéede, 

7>/a/aZi.T. v,p. 45. jArbredu Malabar 
imparfaitement connu, et qui paraît 
voisin de l'Exaecaria. (b.) 

CAMMOCK. BOT. PHAN. Syn. an- 
glais à'Ononis arvensis , L. (b.) 

CAMOLENGA. bot. phan. Cucur- 
bilacée de l'Inde , dont la description 
etla figuredonnées par Rumph {Amb. 
T. V, p. SgS, t. i43) ne suffisent pas 
pour reconnaître l'espèce, mais qui 
pourrait être la même que le Cama- 
langa, dont, au rapport de Dalé- 
champ, les Espagnols font d'excel- 
lentes confitures appelées Carabassa- 
(ias. (b.) 

CAMOLXOCHITL. bot. fhan. 
Espèce indéterminée du genre Cœsal- 
pinia , originaire du Mexique, (b.) 

CAMOMELE. bot. phan. L'un des 
noms vulgaires du Matricaria Chamo- 
milla dans le midi de l'Europe, (b.) 

CAMOMILLE. Jnthemis. bot. 
phan. Genre de la famille des Synan- 
thérée's de Richard , section des Co- 
tyrablfères, el de la Syngénésie Po- 
lygamie superflue, L. C'était le Cha- 
inamelum des anciens botanistes , 
ainsi que de Tournefort et d'Allioni , 
d'où le nom fiançais de Camomille. 



CAM 

H est ainsi caractérisé : involucre hé- 
misphérique, composé d'écaillcs im- 
briquées presque égales entre elles et 
scarieuses sur leurs bords ; fleurs ra- 
diées, à demi-fleurons nombreux, 
lancéolés , femelles et fertiles ; à 
fleurons hermaphrodites ; réceptacle 
convexe et garni de paillettes ; aliènes 
sans aigrettes, mais couronnés par une 
membrane entière ou dentée. Les Ca- 
momilles sont des Plantes herbacées 
douées d'une odeur pénétrante, due à 
la présence d'une huile volatile assez 
abondante et remarquable par sa 
belle couleur azurée; leurs nouilles 
sont en général très-découpées, et 
leurs fleurs , ordinairement termi- 
nales , sont discolores , c'est-à-dire , 
ayant les rayons blancs ou louges et 
le centre jaune ; quelquefois cepen- 
dant les rayons sont également jau- 
nes. C'est d'après ce caractère artifi- 
ciel que les auteurs ont distribué les 
nombreuses espèces d'Anthemis. La 
plupart de ces Plantes habitent l'Eu- 
rope méridionale et le bassin de la 
Méditerranée. Parmi les Camomilles 
à rayons discolores , une espèce se fait 
remarquer parce qu'elle est assez ré- 
pandue dans les environs de Paris , et 
que , cultivée dans les jardins , elle 
aoulîle facilement; en cet état elle est 
très-employée en médecine sous le 
nom de Camomille l'omaine {Anth. 
nob'dis , L.) , et c'est un des meilleurs 
stomachiques dont on puisse faire 
usage. La racine de Pyrèthre , usitée 
pour exciter la saUvation , est celle 
de Y Anthémis Pyrethrum, L. Selon 
Desfontaines, cette racine, manLée 
lorsqu'elle est fraîche, communique 
à la main une sensation de froid , puis 
une chaleur assez vive. (Desf. Flor. 
allant. 5 , p. 287. ) Dans la section des 
Camomilles à fleurs entièrement jau- 
nes , une Plante a des fleurs employées 
dans la teinture en jaune , Anthémis 
tinctoria , L. 

De CandoUe avait réuni au genre 
Anthémis, le Chrysanthemum indi- 
cum , L. , Plante d'ornement commune 
dans les partenes à la fin de l'au- 
tomne. On n'enavait jamais vuquedes 
fleurs doubles de couleurs très-di- 



CAM io3 

verses, et alors le réceptacle était 
toujours garni, quoique incomplète- 
ment, de paillettes; c était cette cir- 
constance qui avait déterminé De 
Candolle à placer cette Piaule parmi 
les Camomilles. Cependant on savait 
qu'en Angleterre, quelques pieds se 
conservaient toujours avec des Fleurs 
simples ; Gay , de la Société d'His- 
toire naturelle de Paris, en a fait ve- 
nir au Jardin du Luxembourg et a pu 
vérifier le caractère donné à celte 
Plante par Linné , savoir : que les 
rayons de la fleur sont naturellement 
jaunes , et que le réceptacle est nu 
comme dans les Chrysanthèmes. 

(G..N.) 

CAMOMILLE DE PICARDIE. 
BOT. PHAN. Syn. de Myagrum sativum. 
V. Caméline. (b.) 

* CAMONA. BOT. PHAN. Nom de 
pays que porte Viriartea de la Flore 
du Pérou. P'. Iriartée. (b.) 

CAMOONING. BOT. PiiAN. (Mars- 
den.) Grand Arbre indéterminé de 
Sumatra , dont le bois est élégamment 
veiné, et qu'on emploie pour divers 
petits meubles. On le suppose le 
même que le Chalcas paniculata. (b.) 

CAMORCIAetCAMOSCIO. mam. 
Syn. de Chamois , espèce d'Antilope 
dans quelques cantons de l'Italie, (b.) 

CAMORON. CRUST. Pour Cama- 
BON, y. ce mot. 

GAMOSCIO. MAM. /^.Camorcia. 

CAMOTES. BOT. PHAN. Variété 
fort savoureuse du Convolvulus Bata- 
tas cultivée dans la province de Pa- 
nama en Amérique. F". Amotes et 
Liseron. (b.) 

CAMOUCHE ou CAMOUCLE. ois. 
Syn. du Kamichi, Palamedea cor- 
nuta, L. /^. Kamichi. (dr..z.) 

CAMODLROULOE. bot. phan. 
Nom caraïbe de Convolvulus brasi- 
liensis , espèce du genre Liseron, (b.) 

CAMPAGNOL. Arvicola. mam. 
Cuvier a caractérisé ce genre , parmi 
les Rongeurs à clavicules complètes, 
par trois molaires partout, dont l'an- 



io4 



CAM 



tërieure est ordinairement la plus 
longue , et dont chacune est formée 
d'un seul tube vertical d'émail , 
transversalement comprime et plissé 
sur toute la hauteur de ses côtés in- 
terne et externe , de manière que les 
plis représentent autant de prismes 
triangulaires alternant d'un côté à 
l'autre. Chaque dent a cinq, six, 
et même huit prisraes par côté. Cha- 
que rangée de prismes, ayant ses 
Isases contiguës à celles -de 1 autre 
sur une ligne droite d'avant en ar- 
rière de la dent, il en résulte l'appa- 
rence illusoire d'une lame centrale 
d'émail. Les molaires des Lièvres, des 
Cobaïes jdesCabiais, sont aussi can- 
nelés sur toute la hauteur de leurs 
tlancs , mai? il y a toujours pour cha- 
que dent plusieurs tubes inégalement 
aplatis, de sorte que chaque molai- 
re , dans ces derniers genres , est réel- 
lement multiple comme dans les Élé- 
phans. 

Avant Cuvier,Pallas [Nou.Sp. Gllr.) 
avait réuni les Campagnols et les 
Lemmings sous le titre de Mures 
CunicuLarii. C'était la troisième divi- 
sion de son grand genre Murinus. 
Mais il n'avait pas nioiivé cette réu- 
nion, dans laquelle d'ailleurs n'en- 
traient pas les Ondatras, sur un carac- 
tère positif, à l'influence duquel l'or- 
ganisation entière fut subordonnée. Il 
n'avait vu d'autre convenance géné- 
rale parmi ces nombreuses espèces , 
qu'il a d'ailleurs si bien étudiées en 
particulier , que la petitesse des inci- 
sives et des pieds , leur activité hiver- 
nale et leur instinct voyageur. Le vice 
des deux premiers caractères, c'est 
d'êtie vagues; celui des deux der- 
niers , c'est de n'être pas visibles sur 
l'animal. Certes, les qualités en ques- 
tion dérivent des organes ; mais l'ex- 
pression seule de la condition méca- 
nique qui en gendre ces qualités, pour- 
rait former un caractère. 

La loi de la corrélation des for- 
mes, par laquelle Cuvier a fait de 
la place et de la dénomination 
jnéthodique d'un animal, l'expies- 
sion même de sa nature ( V. A}iA - 
tomie) , trouve l'une de ses plus heu- 



CAM 

reuses applications dans la convenan- 
ce d'organisation générale des nom- 
breuses espèces de Campagnols. La di- 
versité en nombre et en développe- 
ment de certaines parties du sque- 
lette , telles que les côtes qui varient 
de treize à quatorze, et des vertèbres 
caudales de sept à vingt-sept, laisse 
subsister 1 harmonie léciproque entre 
la figure des dents et les formes de 
l'intestin. Et comme des formes dé- 
terminées dans un organe eu néces- 
sitent ailleurs d'autres qui le sont 
aussi, il suffira de voir une partie 
pour en conclure les autres. Ainsi de 
tous les Rongeurs, moins sans doute 
les Rats- Taupes, les Campagnols 
ont l'interpariélal lé plus petit, et la 
vue plus faible , l'arcade interocu- 
laire du frontal plus étroite, et par- 
tant la fosse éthmoïdale plus petite, 
et l'odorat moins actif. Le péroné sou- 
teud vme arcade du tibia au tiers in- 
férieur duquel il se soude , et aug- 
mente ainsi les surfaces d'insertion 
musculaire , et parlant la force d'im- 
pulsion des membres postérieurs. En- 
fin l'arcade zygomatique est plus so- 
lide que dans les Rats et les Ham- 
sters , qui sont pourtant plus carnas- 
siers. J'ajoute qu'entre le bord alvéo- 
laire et les apophyses coronoide et 
condvloïdienne , fort écartées en de- 
hors^ le maxillaire inférieur est ex- 
cavé longitudinalement pour mettre 
des alimens en dépôt; qu'enfin la 
caisse auditive est plus renflée que 
dans la plupart des autres Rongeurs , 
indice certain d'une ouïe plus acti- 
ve et plus fine. Excepté deux ou trois 
espèces qui ne s'écartent pas beau- 
coi^p du bord des eaux, la plupart 
des Campagnols sont doués d'uu 
instinct d'excursion qu'il ne faut pas 
confondre avec celui d'émigration. 
Quelque lointaines que soient leurs 
excursions , ceux qui ont survécu aux 
périls du voyage, retournent cons- 
tamment au pays. Les Rats, au con- 
traire , ne trouvent pas de barrières 
dans leur instinct, quand les mers, 
les fleuves ou les montagnes ne leur 
en opposent plus. Ainsi l'invasion de 
l'Europe par le Rat commun etlcSur- 



CAM 

mulot , jr a été suivie de leur établis- 
sement. Aucune espèce de Campa- 
gnol, au contraire, n a encore franchi 
les limites de sa patrie ( V. notre 
Mémoire sur la géographie des Ani- 
maux vertébrés moins les Oiseaux. 
Journ. de Physiq. février 1822 ). Ex- 
cepté le Rat d'eau , répandu depuis le 
midi de l'Europe jusqu'au nord-est 
de l'Asie , et resté inaltérable maigre 
la diversité de ces climats , toutes les 
autres espèces sont échelonnées en 
longitude sous les Zones boréales et 
tempérées des deux continens , par 
régions dont la largeur varie beau- 
coup dans le sens des méridiens. Le 
Campagnol vulgaire est de toute 
l'Europe et de l'Asie, à l'ouest du 
méridien passant par l'Obi et lo bord 
oriental de la mer Caspienne : le ^Uts 
socia/is , des contrées entre le Vol^a 
et le Jaïck ; le Campagnol Econome de 
toute la Sibérie orientale; les espè- 
ces ^/e^a/Zs, rutilus, alliaceus et saxa- 
tllls , delaDaourie et de la Mongolie : 
mais dans une même circonscription 
géographique chaque espècehabite des 
sites particuliers, caractérisée par la 
hauteur verticale, l'aridité ou l'hu- 
niidilé du sol. 

f Les Ondatras ou Campagnols à 
PIEDS PALMÉS , Fiber. Cuv. , qui ont 
la queue verticalement comprimée 
et écailleuse, et dont on ne connaît 
bien qu'une espèce ; du nord de l'A- 
mérique. 

1°. Ondatra ou Rat musqué du 
Canada , Castor Zibetecus , L. Mus 
Zibeteciis , Gmel. Bufl". T. x , pi. 1 ; 
Schreb. pi. 176. Encycl. pi. 67,fig. 7. 
Presque de la grosseur du Lapin , 
mais plus bas sur jambes; il a cinq 
doigts fortement onguiculés à tous 
les pieds , dont la demi-palmure est 
complétée , sur le bord interne des 
doigts , par des rangées de poils roi- 
des et onctueux , dont les sommets 
s'entrecroisent comme dans les Musa- 
raignes d'eau. Sa queue, déjà remar- 
quable par son aplatissement ver- 
tical sur le milieu de sa longueur, est 
aussi longue que le corps ; elle a 
vingt-sept vertèbres. Sa plus grande 



CAM »o5 

largeur n^excède pas sept lignes. 
Sa couleur générale est brun-rous- 
sâtre nuancée de gris, à cause du 
double poil de la fourrure : l'un , 
soyeux et brun , est long de dix à 
do"uze lignes; l'autre est un duvet gris 
très-fin^ de cinq à six lignes , qui est 
traversé et recouvert par l'autre ; l'œil 
presque aussi grand que celui duCas- 
tor ; l'oreille arrondie est toute velue ; 
il a quatorze côtes comme le Rat 
d'eau. C'est à tort que Sarrasin, qui 
en a donné une anatomie complète 
(Méni. de l'Acad. des Se. pour 1725), 
nelui en accorde que douze. L'odeur 
fortement musquée qu'il exhale, sur- 
tout au printemps pendant le rut , et 
qui (i\illit,à cette époque, être funeste 
à Sarrasin, dans plusieurs dissections, 
provient d'un liquide de la consistance 
et de la couleur du lait, liquide sé- 
crété par un appareil de glandes vo- 
lumineuses , situées entre les muscles 
peaucier et grand oblique en avant 
du pubis. Les canaux excréteurs de 
ces glandes contournent le bord pos- 
térieur du pubis, longent la verge 
jusqu'au gland dans le mâle, et l'u- 
rètre jusqu'au clitoris dans la fe- 
melle : ce ne sont donc pas des 
rostates. I/intestin est six ibis plus 
ong que le corps; le colon est ter- 
miné par un intestin spiral comme 
dans les autres Campagnols. La fe- 
melle porte six mamelles ventrales et 
autant de petits. Sarrasin parle obscu- 
rément d'une particularité anatomi- 
que , qu'il importerait de vérifier; il 
dit que pendant l'hivernage , lorsque 
l'Ondatra ne vit que de lacines, la 
face interne de l'estomac est tapissée 
d'une membrane blanche , de consis- 
tance de crème épaissie qu'il parvint 
à extraire de plusieurs individus, et 
remplie d'eau, laquelle finit par suin- 
ter etsetamiserau travers: cette mem- 
brane n'existerait pas pendant l'été , 
saison oii les membranes de restomac 
sont si minces, qu'il est tranparent 
comme dans le Castor. 

Les Sauvages, frappés de la ressem- 
blance de l'Ondatra avec le Castor 
pour l'industrie et mêmepour l'aspect 
dans le jeune âge de celui-ci,lc5 croicu t 



l 



106 CAM 

du même sang. Ils disent que le Cas- 
tor est l'aîné et a plus d'esprit. Néan- 
moins , quoique plus simples , les 
constructions de l'Ondatra ont enco- 
re leur mérite , surtout en considé- 
rant que l'Animal ne travaille pas 
far un instinct aveugle, mais par 
appréciation de la convenance de 
telle partie du travail avec la néces- 
sité du lieu et du temps. Ainsi il y a 
ordinairement des galeiies souterrai- 
nes pour aller de la cabane au fond de 
la rivière; d'autres sont destinées seu- 
lement pour les ordures. Ces galeries 
leur servent à aller en hiver chercher 
à manger sans être vus. Mais s'ils ont 
pu élever leur cabane contre une jon- 
chaie assez épaisse pour soutenir en 
hiver une voûte de glace et de neige, 
alors ils ne creusent pas de souter- 
rains , et se fraient des routes à tra- 
vers les joncs. 

Leurs cabanes , dont Sarrasin a 
donné la figure, le plan et l'élévation 
(pl.ii,/oc. c//.), sont établies toujouis 
au-dessus des plus hautes eaux sur le 
bord des lacs et des rivières dont le lit 
est plat et l'eau dormante. Elles for- 
ment un dôme de deux pieds de diamè- 
tre intérieur en tous sens. Quand elles 
sontfaitespour sept ouhuilindividus, 
l'intérieur offre plusieurs étages de 
gradins pour y monter en cas d'inon- 
dation. La voûte , épaisse de quatre 
f)Ouces , est en bouse pétrie avec de 
a glaise et des débris de joncs, et ma- 
çonnée à l'aide des pâtes et de la 
queue. La couverture , épaisse de 
huit pouces , est de joncs nattés fort 
régulièrement à l'extérieur. La porte 
de la cabane se ferme en hiver quand 
ils ont creusé des puits , mais reste 
ouverte quand la cabane est dans une 
jonchaie. Avant le dégel ils se reti- 
rent dans les hautes terres. C'est le 
temps de l'amour. Alors , outre les 
glandes dont nous avons parléjles pros- 
tates et tout l'appareil génital , pres- 
que oblitérés auparavant, grossissent 
énormément, comme dans la plupart 
des Rongeurs et Insectivores fouis- 
seurs. Quand elles ont conçu , les fe- 
melles retournent aux cabanes; mais 
les mâles continuent de courir la 



CAM 

campagne jusqu'à la fin de l'été > 
qu'ifs bâtissent de nouvelles cabanes 
pour l'hiver. Plus au midi , dans la 
Louisiane, l'Ondatra se terre et ne 
construit pas. En été il se nourrit de 
toutes sortes d'herbes; en hiver prin- 
cipalement de racines de Nymphœa 
et d'Acore aromatique. Ses muscles 
maxillaires sont si forts , qu'en une 
nuit un seul Ondatra perça, dans une 
cloison de bois dur , un trou de trois 

f)ouces de diamètre et d'un pied de 
ong , pour s'échapper. 
tt Campagnols proprement dits , 
Aivicola, \jac., Hypitdœus, lUiger. 
Tous ont la queue velue, celle-ci 
est plus ou moins courte que le 
coi'ps; le pouce de devant eS^t caché, 
etson ongle est en général remplacé 
par une callosité. 

2°. Le Rat d'eau , Mus amphi- 
hiusyhin., Musmarinus, MXiSin.,Mus 
aquaticus , Rai et Briss. , Schreb. 
pi. 186 , Encycl. pi. 68fig. 9. Un peu 
plus grand que le Rat, d'un gris brun 
foncé; queue d'un tiers plus courte que 
le corps. Il n'y a que l'ongle de visi- 
ble au pouce de devant. Les quatre 
pieds nus et squammeux ; oreilles 
nues , presque cachées dans le poil; 
les incisives plus jaunes que dans ses 
congénères : U s'en sert plus que de 
ses ongles pour fouir. Ses trous , pa- 
rallèles au sol et peu profonds, ont de 
fréquentes sorties comme ceux de la 
Taupe. 11 vit sur le bord de toutes les 
eaux , surtout de celles qui abondent 
en Typha , même quand elles man- 
quent de Poissons dont il ne mange 
pas. Quand il est surpris , il court se 
jeter à l'eau et nage mal. 

En Sibérie il est plus grand qu'en 
Europe et d'au tant pi us qu'on s'avance 
dans lenord-esl. Vers l'embouchuredu 
Jenisey et de l'Obi, les Ratsd'eausont 
assez grands pour que l'on emploie 
en vêtemens leur fourrure quia deux 
sortes de poils comme celle de l'On- 
datra. Dans tous les climats , les mâ- 
les sont plus grands et d'un poil plus 
foncé que les femelles. Ils ont aussi 
quelques poils blancs au bout de la 
queue et îi la lèvie d'en bas. Entre 
l'Obi et le Jenisey , il y en a une va- 



CAM 

riélé d'ailleurs semblable à celle 
d'Europe , mais avec une grande ta- 
che blanche entre les épaules et une 
raie blanche sous la poitrine. 

Le Rat d'eau a vingt-trois vertèbres 
à la queue ; les mamelles sont imper- 
ceptinles sur le mâle et la femelle qui 
n'est pas pleine. Il y en a huit , qua- 
tre sur le ventre, et quatre sur la poi- 
trine. 

Pallas présume que l'utie des deux 
espèces cie Rats aquatiques, décrites 
outre l'Ondatra par Brickell (Hist. 
uat. de la Caroline du nord) , est le 
même que le Rat d'eau. 

S**. SanZR^ixvss , Mus paludosus , 
Lin. , Buff., sup. 7 , pi. 70 ; Encycl., 
pi. 68 , f. 10. Plus petit , à tête plus 
ramassée , à queue plus courte , à 

£oil plus noir <\\\e le Rat d'eau. La 
rièvetc proportionnelle de la tête est 
surtout remarquable sur le squelette 
oii l'apophyse orbitaire du frontal est 
aussi beaucoup plus saillante que 
chez le Rat d'eau oii elle est à peme 
sensible. Strauss , qui l'a observé , 
nous a ditqu'ils'éloigne plus de l'eau 
que le précédent. On ne l'a encore vu 
que dans les environs de Strasbourg. 
4°. Campagnol ou petit Rat des 
CUAMTS, Mus a/va//jî, Lin., Buff., 7, 
pi. 47; Schreb., 191 ; Encycl., pi. 69, 
i. 2. Le corps de trois pouces de long, 
la queue d'un pouce , l'oreille déga- 
gée du poil; pieds antérieurs à quatre 
doigts visibles; pelage jaune -brun 
dessus , et blanc sale sous le ventre. 
Commun par toute l'Europe et le nord 
de la Russie jusqu'à l'Obi dans les 
champs et les jardins. H n'entre pas 
dans les habitations , ni même dans 
les granges : il se creuse plusieurs 
trous qui aboutissent par des courbes 
ou des zig-zags à une chambre de 
trois ou quatre pouces de diamètre en 
tous sens ; la femelle y met bas, deux 
fois par an sur un lit d'herbe, jus- 
qu'à douze petits , dont huit sont 
le plus souvent dans la corne utérine 
droite, quatre dans la gauche. Les 
trous ont toujours deux ou trois is- 
sues. La multiplication de cet Ani- 
mal , quand elle est favorisée par la 
sécheresse de l'été , est un fléau pour 



CAM 



107 



l'agriculture. Heureusement qu'alors 
les pluies de l'automne, et surtout 
la fonte des neiges , les détruisent en 
nombre aussi prodigieux qu'ils s'é- 
taient multipliés. On ne le trouve 
plus au-delà de l'Obi. Pallas en a 
vu qui avaient été pris à l'est de la 
mer Caspienne et vers l'Irtisch. 

5**. Le Campagnol Économe , 
Mus (Economus , Pallas , Nov. Spec. 
G/ir., pi. i4 , A ; Schreb. 190; En- 
cycl. , pi. 69, f. 1. Ne différant exté- 
rieurement du précédent que par sa 
couleur un peu plus foncée ; mais sa 
structure intérieure l'en distingue 
spécifiquement autant que ses mœurs. 
Il a quatorze paires de côtes et l'arc 
interoculalredu frontal beaucoupplus 
grand. La molaire postérieure a qua- 
tre prismes de chaque côté, la moyen- 
ne trois , l'antérieure deux. Deux 
glandes plus grosses qu'une lentille 
à l'entrée de la vulve dans la femelle, 
et un peu plus petites sur le prépuce 
du mâle , sécrètent une humeur for- 
tement musquée. 

Le domicile du Mus QEconomus , 
le plus intéressant de tous les Cam- 
pagnols , est une chambre de trois 
ou quatre pouces de hauteur et 
d'un pied de diamètre , garnie d'un 
lit de mousse , plafonnée par le ga- 
zon même , et qui , dans les lieux hu- 
mides, est voûtée dans une motte de 
terre au-dessus du sol environnant. 
Tout autour s'étendent des boyaUx , 
quelquefois au nombre de trente, ou- 
verts latéralement de distance en dis- 
tance par des trous du diamètre du 
doigt. D'autres boyaux plus profonds 
conduisent de la chambre d'habita- 
tion à deux ou trois magasins plus 
vastes que,celle-ci , etoti ,dès le prin- 
temps , l'Econome apporte des mor- 
ceaux de racines taillées convenable- 
ment pour le transport et l'empilage. 
Tant de travail est l'œuvre de deux 

f>etits Quadrupèdes de trois pouces de 
ong , et quelquefois d'un seul indi- 
vidu qui vit solitaire. Souvent à l'au- 
tomne , plusieurs se rassemblent , 
creusent une chambre plus vaste , et 
minent autour jusqu'à huit ou dix 
magasins qu'ils remplissent de raci- 



io8 



CAM 



nés. La provision d'un seul couple 
pèse quelquefois de vingt à trente li- 
vres. Elle se compose principalement 
de racines et de bulbes de Phlomls 
tuberosa, Polygonum Bistorta, Po- 
lygonum viviparum et PotenumSan- 
guisorba. C'est une bonne fortune 
pour les nomades de la Daourie que 
la découverte de tels magasins; ils se 
servent, en guise de ïhé, de la racine 
de Sanguisorbe , et du reste comme 
assaisonnemens. Pallas y a trouvé 
aussi la racine vireusedu Ckœrophyl- 
lu m temulum à demi- rongée. Au 
Kamtschatka, Stellera vu ces Cam- 
pagnols s'approvisionner des bulbes 
du Lilium kamtschaticum , des noix 
du Pinus Cembra, et, entre autres ra- 
cines, de celle du Napel et d'une Ané- 
mone très-âcre. Les Kamtschadales 
croient qu'ils n'amassent ces derniè- 
res que pour éloigner par leur odeur 
des Campagnols spoliateurs. Plus re- 
connaissans que les Mongols, ces peu- 
ples indemnisent toujours l'Econome 
par quelque présent de Caviar sec. Ils 
ne lui prennent pas non plus toute sa 
provision , de peur qu'il ne se tue 
de désespoir, et ne les prive l'année 
suivante de leur part au fruit de ses 
travaux. L'emmagasinage se fait par 
ordre ; les racines de même espèce 
ensemble. Ils ont jusqu'au soin de 
reporter sécher celles qui menacent 
de se pourrir. Le Lièvre des Alpes , 
Lepus alpinus, en fait de même pour 
son fourrage. 

Les femelles sont au moins un 
tiers plus grandes que les mâles. El- 
les sont aussi plus laborieuses. Le rut 
vient au printemps , même sous le 

Î)ôle ; alors la femelle sent fortement 
e musc. Elle met bas , au milieu de 
mai , deux ou trois petits aveugles. 11 
est probable qu'elle porte plusieurs 
fois dans la même année. 

Les excursions non périodiques de 
ces animaux sont aussi célèbres dans 
le nord-est de l'Asie que celle des 
Leminings danS le nord de l'Europe. 
Au Kamtschatlia , quand ils doivent 
émigrer , ils se rassemblent de toutes 
parts en grandes troupes au prin- 
temps , excepte ceux qui trouvent à 



CAM 

vivre près des Ostrogs. Dirigés sur le. 
couchant d'hiver , rien ne les arrête : 
ni lacs , ni rivières , ni bras de mer. 
Beaucoup se noient, d'autres devien-- 
nent la proie des Plongeons et des 
grandes espèces de Salmones. Ceux 
qui sont trop fatigués restent couchés 
sur la rive pour se sécher , se reposer 
et pouvoir ensuite continuer leur rou- 
te. Heureux quand ils rencontrent des 
Kamtschadales qui les réchauffent et 
les protègent autant qu'ils peuvent. 
Quand ils ont passé le Penshina qui 
se jette à l'extrémité nord du golfe 
d'Ocholsk , ils côtoient la mer vers le 
sud , et , au milieu de juillet , arri- 
vent sur les bords de rOchotsket du 
Joudoma, après une route de plus de 
vingt-cinq degrés en longitude. Il y 
en a des colonne^ si nombreuses 
qu'il leur faut au moins deux heu- 
res pour défiler. Au mois d'octobre 
de la même année , ils reviennent au 
Kamtschatka. Leur retour est une 
fête pour le pays. Outre l'escorte de 
Carnassiers à fourrures dont ils ra- 
mènent une chasse abondante , ils 
présagent une année heureuse pour 
la pêche et les récoltes. On sait au 
contraire par expérience que la pro- 
longation de leur absence est un pro- 
nostic de pluies et de tempêtes. Com- 
me, dans son voyage en Daourie, Pal- 
lasa trouvé aux environs delaToura, 
alors inondés, nombre de leurs habi- 
tations désertes , quoiqu'on n'en pût 
trouver un seul dans tout le pays , il 
en conclut que le motif de leurs émi- 
gra lions , c'est un sûr pressentiment 
des saisons. 

La variété du Kamtschatka ne dif- 
fère de celle de Sibérie que par lui 
peu plus de grandeur , et par une 
teinte plus brune. La couleur reste la 
même toute l'année. 

On prétend avoir trouvé le Cam- 
pagnol Econome en Danemarck et en 
l'^rancé. Son existence à un si grand 
éloignement de la patrie que choisit 
son espèce serait une nouveauté en géo- 
graphie zoologique(Voir notre Mém. 
sur la distribr. géogr. des Animaux, 
Journal de Phys. , février 182a ). 
Aussi le fait est-il plus que douteux. 



CAM 

Le prétendu Mus (Economus du mi- 
di de la France , dont le squelette 
existe au Muséum d'anatoniie compa- 
rée, n'a que douze côtes au lieu de 
quatorze , l'un des caractères de son 
type supposé. Ce n'est donc pas le 
Mus (Economus , mais c'est évidem- 
ment ime espèce nouvelle , puis- 
que tous ses congénères ont au moins 
treize côtes. 

On n'a que la Hguredu prétcndu^/j/5 
CKco/iomus d'Allemagne trouvé dans 
lîle de Laland par le conseiller-d'État 
Mïdler , qui d'ailleurs n'a rien dit de 
ses mœurs. C'est le Mus Glareolus de 
Schreb. , pi. 1 90. B. D'après cette figu- 
re , le Glareolus diflerc plus des au- 
tres Campagnols, que ceux-là ne dif- 
fèrent entre eux. Son anatomie ap- 
prendra sans doute que c'est une es- 
pèce distincte. 

Les , sites habités par le Campa- 
gnol Econome sont les pâturages et 
les prés humides au fond des vallées, 
et les îles au milieu des fleuves. 

6". Le Campagnol, des hauteurs , 
Mus gregalis , Pallas , Nou. Sp. Glir. 

gage 238 ; Schreb. , pi. 189 ; Eucycl.; 
lat cendré, pi. 68, f. i3. Encore plus 
semblable que le précédent au Cam- 
pagnol ordinaire : même forme du 
crâne , même nombre de côtes; de 
couleur gris pâle , blanc sale sous le 
ventre; des mêmes contrées que le 
précédent, mais n'habitant que les 
montagnes et les plaines élevées , et 
jamais les prairies, comme lui. Il ne 
fait provision que de bulbes de Lis. 
Aussi ne sort-il pas des limites de leur 
végétation; il difière encore plus du 
Campagnol social , qui n'a que cinq 
vertèbres lombaires, fort petites, et 
dont le crâne ressemble à celui de la 
Souris. 

Borné par l'Obi à l'ouest , il ne 
cesse d'être rare que dans les monta- 
gnes depuis rirtisch jusqu'aux sour- 
ces du Jenisey ; mais il est surtout 
commun en Daourie ; la nature 
même des sites montueux le préserve 
des inondations et de la nécessité d'é- 
migrer. Le plan de son domicile est 
le même que pour l'Econome. Seule- 
ment les ouvertures des boyaux sont 



CAM 109 

couvertes d'un dôme en terre pour 
éloigner l'eau. On ne trouve que des 
bulbes de Liliacées dans ses maga- 
sins , surtout du Liiium Pomponium 
et de \^ AUium tenuissimum. H se 
trouve jusque sous la latitude de 
Jeniseisk. 

7". Campagnol social , Mus socia- 
lis , Pallas. JNoc. Sp. Gl. pi. i3. B. 
Schreb. pi. 193. Enc, pi. 69. f. 3. Dif- 
férent de tous les Campagnols par la 
mollesse de son poil ; bord des oreilles, 
queue et pieds blanchâtres , les reins 
plus faibles , à cause de la petitesse 
de leurs cinq vertèbres; ils sont si 
nombreux dans le désert sablonneux 
sec en été, inondé au printemps, qui 
borde le Jaïck, (jue l'on ne peut faire 
un pas sur ses rives élevées sans dé- 
foncer leurs trous. Ils ne dépassent 
pas le cinquantième degré au nord 
i'Irstisch à l'est et le Yolga à l'ouest. 
Leur existence eslliée, pour ainsi dire, 
à celle de la Tulipa Gesneriana , dont 
ils amassent les bulbes: ils ne peuvent 
souffrir l'eau , bien différens du Cam- 
pagnol ordinaire qui, dans les mêmes 
contrées , n'habite que les prairies. 

8". Campagnol ROUX, Jl!f«5/-i////«5, 
Pallas. , Glir., pi. i4. B. Schreb. , pi. 
188. Encycl.,pl. 68, f. la. Roux sur 
le dos et le ventre, la bouche un peu 
blanchâtre , pieds blancs et plus ve- 
lus que dans tous les autres. La fe- 
melle n'a que deux mamelles à deux 
tétines chacune. Seul de tous les 
Campagnols, il entre dans les greniers 
et les maisons , vil errant et de rapine, 
habile les forêts de la Sibérie à l'est 
de l'Obi, dessine toutes sortes de 
courbes en courant sur la neige, se 
prend dans les pièges tendus aux 
Hermines : Pallas en a retrouvé une 
variété im peu plus petite , mais à 
queue plus lougue, sans avoir plus 
de seize vertèbres. Cette variété ha- 
bite aux environs de Gœttingue et 
dans le pays de Symbirsk et de Casan. 

9". Campagnol des rochers. Mus 
saxatilis, Pall. Gl. pi. 25. B. Schreb. 
i85.Encycl. 68, f. 8. Très-ressemblant 
au INIulot. Propre aux rochers de la 
Mongolie, oîi il vit principalement de 
graines d'Astragale, dans les tissures 



no CAM 

presque verticales que font les gelées 
et le pivotement des racines. 

10°. Campagnol, des Aulx, Mus 
alliarius , Pall. Gl. pi. i4. 6. Encycl., 
pi . 68 , f . 1 1 . Queue toute vel ue ; deux 
mamelles pectorales , deux ventrales, 
deux inguinales; poil giis-cendré , 
moustaches plus longues qu'à tous 
les autres ; oreilles de la Souris ; grand 
comme le Campagnol ; cette espèce 
est bien distincte ; mais est-elle la 
même que celle dont en Sibérie on 
défonce les trous pour en prendre les 
provisions d'Ail ? Elle babite la Sibé- 
rie et à l'est de l'Obi. 

f-ff Lemmings, Cuv. , Georjchus , 
Illig. La queue et les oreilles très- 
courtes , les ongles de devant plus 
propres à fouir. 

1 1°. Lemming , JUus Lemmus , L. , 
Pall. , Glir. 12. A et B. Schreb. 195. 
A et B. Encycl. pi. 67 , f. 6. Le plus 
célèbre et le plus agréablement peint 
de tous les Campagnols. De la taille 
d'un Rat, à pelage varié de jaune et 
de noir sur le dos; le ventre et les 
flancs d'un blanc jaunâtre , ainsi que 
les pâtes ; cinq ongles à tous les doigts. 
Ils vivent en peuplades immenses, 
cbacun dans un trou particulier , sur 
les Alpes de la Laponie; ils émigrent 
à des époques irrégulières, au plus 
une fois en dix ans , vers l'Océan et 
le golfe de Bothnie. Ces excursions 
précèdent les hivers rigoureux. Les 
Lemmings en doivent avoir le pres- 
sentiment; car , à l'approche de l'hi- 
ver de 1742 , qui fut extrêmement 
rigoureux dans le cercle d'Uméa , et 
beaucoup plus doux dans celui de 
Lula, pourtant plus boréal , ils érai- 
grèrent du premier et non de l'autre. 
Quelle que soit la cause de ces expé- 
ditions , elles se font par un merveil- 
leux accord de toute la population 
d'une contrée. Formés en colonnes 
parallèles , aucun obstacle ne peut 
suspendre ni détourner leur maiche 
toujours rectiligne ; la halte dure tout 
le jour. L'endroit en estrasé comme si 
le feu y avait passé. Presque tous ont 
péri avant d'avoir vu la mer. Il n'en 
reste pas la centième partie pour re- 
tourner au pays , car l'objet du voya- 



CAM 

ge n'élaitpas d'allers'établirailleurs ; 
sans cela , l'espèce se serait propagée 
fort loin , puisqu'ils traversent aisé- 
ment les plus grands fleuves et même 
des bras de mer. Or le Lemming des 
Alpes de la Scandinavie ne se retrouve 
plus dans la Laponie russe. Le Lem- 
ming des régions voisines de la mer 
Blanche et de la mer Glaciale jusqu'à 
l'Obi est une variété d'un tiers plus 

fietite , d'une couleur fauve^bruo sur 
e dos , jaunissant sur les flancs et 
blanchâtre sous le ventre {F". Schreb. 
pi. 196. B. ). Les Lemmings de cette 
variété , nombreux surtout dans l'ex- 
trémité nord des monts Ourals , émi- 
grent aussi tantôt vers la Petzora , 
tantôt vers l'Obi , toujours escortés 
comme les autres par toutes sortes de 
Carnassiers. Ils diffèrent aussi par 
leurs mœurs. Ceux de Norwègc n'ont 
qu'une seule chambre dans leur ter- 
rier , et ne font pas de provision. La 
petite variété a toujours plusieurs 
chambres de réserve sur la longueur 
d'un boyau, oii elle emmagasine du 
Lichen rangiferinus. 

12°. Campagnol a collier, Mus 
torquatus , Pall., Glir., pi. 11. B. 
Schreb. 194. Encycl. pi 69, f. 5. De 
l'extrémité polaire de l'Oural, cette 
espèceémigre auxmêmesépoques que 
les Lemmings ; elle n'a pas d'ongles 
au pouce de devant. 

1 3°. Campagnol a coubte queue, 
Mus Lagurus , Pall., Glir. , pi. i3 A. 
Schreb., pi. igS. Encycl.pl. 69, f. 3. 
Plus petit que le Campagnol ordinai- 
re, n'a que quatre ongles devant et sept 
vertèbres à la queue. Poil cendré, pâle 
en dessus avec une ligne noire dorsale 
depuis l'intervalle des yeux jusqu'à 
la queue. Habitant des steppes sablon- 
neuses qui s'étendent aux pieds des 
monts Allais , il est surtout nombreux 
dans le désert de l'Irtisch où croît en 
abondance \ Iris pumila. C'est le plus 
belliqueux de tout ce genre. Quoique 
le plus petit , il attaque, pour les man- 
ger , les autres espèces qui pourcettc rai- 
son n'habitent guère dans son canton. 
Pallas en a vu d'enfermés se dévorer 
jusqu'à ce qu'il ne restât plus qu'un 
mâle pour posséder toutes les femel-;' 



CAM 

les. Ils sont aussi lascifs que cruels. 

l4". LeLEMMlNGDELAB.VlED'HuD- 

SON, Mus Hucfsonius, Pall.Schrcb., pi. 
196; Encycl.,pl. 69, f. G. D'un gris per- 
lé, ui la queue ni les oreilles visibles ; 
auatrc ongles aux pieds de devant, 
ont les mitoyens paraissent à double 
pointe ; ceux-ci sont unifonnérnent 
simples dans les jeunes et les femel- 
les. Grand comme un Rat; il vit sous 
terre autour de la baie d'Hudson. 

i5°. Campagnol, tat;pin, Mi/s tal- 
pinusy Pall. , GL, pi. 11. A. Schreb., 
pi. 200. Encycl. , pi. 71 , f. 5. Figure 
plus mauvaise qu'à l'ordinaire, sous 
le nomdepetitSpalax. — Cinqdoigtsà 
tous les pieds ; première molaire plus 
longue; pelage variant du gris-jaune 
au brun-noir avec làge; six mamelles 
sans vestige dans le mâle. Des bassins 
méridionaux de l'Oural ; on ne le 
trouve pas à l'est de l'Obi. Fouille 

ftrès de la surface même du gazon de 
ongs boyaux sur lesquels il élève de 
distance en distance de petits dômes 
de terre. Il n'en sort que pour cher- 
cher sa femelle ou pour aller s'établir 
ailleurs. Il s'approvisionne pour l'hi- 
ver de racines du Phlomis tuberosa , 
près duquel on est toujours sûr de le 
trouver. La femelle porte trois ou 
quatre petits. 

Rafinesque ( Jnnals of nature 
1820) décrit, sous le nom générique 
de Lemmus , trois Rongeurs , sans 
motiver celte détermination sur la fi- 
gure et le nombre des dents , seul ca- 
ractère positif. 

1°. Lemmus vittatus. Six mamelles 
sur la poitrine; cinq raies blanches 
longitudinales sur le dos. Des champs 
et des bois de Kentucky. 

2°. Lemmus talpoïdes. Gris de fer 
en dessus , blanchâtre en dessous. 

3". Lemmus Novœboracencis. Long 
de cinq pouces et demi ; pieds courts 
comme au précédent ; queue écailleu- 
se , terminée par un flocon de soie. 
Des Etats de New-York et de New- 
Jersey, (a. D..NS.) 

Cuvier a découvert , dans les brè- 
ches osseuses du rocher de Cette, des 
vestes de Campagnols fossiles qui ne 
présentent aucune différence caractc- 



CAM m 

ristique avec les Campagnols ordinai* 
res. (c. p.) 

CAMPAGNOL VOLANT, mam. 
/^. Nyctère. 

CAMPAGNOLO et CAMPA- 
GNOLI. M.vM. Syn. italien de Cam- 
pagnol, (a. D..NS.) 

CAMPAGNOUL et CAMPA- 
GNOULE. BOT. CRYi'T. Noms vul- 
gaires de plusieurs Agarics dans que'» 
Sues cantons du midi de la France, 
In y ajoute quelques épithètes, telles 
que i'inous , vineux ; aurai , doi é ; 
mouret, brun, pour désigner dos dif- 
fércncesqui au reste sont fort vagues, 
et varient de signification d'un lieu à 
l'autre. (b.) 

CAMPAINHAS. bot. phan. Nom 
portugais du Muguet , Conuallaria 
majalis , selon les dictionnaires anté- 
rieurs, (b.) 

CAMPAN ( Marbre de ). gÉol. 
Espèce de Calcaire Marbre de transi- 
tion qui est exploité principale- 
ment au bourg de Campan , dans 
la vallée de ce nom, auprèsde Bagnè- 
res dans les Pyrénées. Les veines en- 
trelacées que l'on obsei-ve à sa surfa- 
ce sont formées par une substance 
talqueuse , qui s'exfolie et laisiie des 
creux dans les surfaces polies expo- 
sées à l'air. On en distingue trois va- 
riétés dans les arts : le C. vert , le C. 
Isabelle, le C. rouge. (c. p.) 

GAMPANA et CAMPANE. bot. 
PHAN. Ces mots signifient une cloc/ie 
dans les dialectes méiidionaux. Les 
gens de la campagne et des herboris- 
tes le donnent à diverses Plantes dont 
les fleurs onr plus ou moins de rap- 
port avec la forme d'une cloche , tel- 
les que les Liserons des champs et 
des haies, le Narcissus Pseudo-Nar- 
cissus et le Bulbocodium , plusieurs 
Campanules, etc. Ils ont été étendus 
]us(iiiàVlnula Helenium. (b.) 

CAMPAN EÏT A, CAMPANETTE 
et CAMPANELLE. bot. phan. 
C'est-à-dire pelite cloche. On donne 
plus particulièrement ce nom au 



lia CAM 

Convolviilus aruensis dans le midi de 
l'Europe. - (b.) 

* CAMPANG- SAPPADOE. bot. 
PHAN. ( Burmann.) S^n. à'Hibi,scus, 
Rosa-sinensis à Java. f^. Ketmie. (b.) 

* GAMPANIFORME. Campani- 
formis. bot. phan. Ce terme s'ap- 
plique aux calices et aux corolles 
moaopétales régulières dont la forme 
approche de celle d'une cloche, c'est- 
à-dire qui, n'ayant pas de tube, vont 
en s'évasant inseusiblement de la 
base veis le sommet, ainsi qu'on l'ob- 
serve dans la plupart des espèces des 
éeares Cvimp:inule et Liseron. 

(A. B.) 

■ * GAMPANIFORMES. Campani- 
formœ. bot. phan. Nom donné par 
Tournefort aux Plantes qu'il ran- 
geait dans la première classe de son 
Système , et dont la plupart ont 
en effet leurs corolles en forme de 
cloche. Cette classe contenait , ré- 
partis dans neuf sections , les gen- 
res Mandragore , Belladone , Mu- 
guet , Polygonatum, Fragon, Gerin- 
ihe , Gentiane , Hydrophylle, Solda- 
nelle , Liseron , ïithyraale , Glaux , 
Oxalide( Oxys) , Rubarbe, Cotylet, 
Apocin , Periploque , Asclépiade , 
Mauve , AUhsea , Alcée , Malacoïde , 
Abutilon, Ketmie , Coton , Bryone , 
ïamne, Scicyos, Momordiquc , Con- 
combre, Melon, Pâtissons , Courges, 
Angurie , Calebasse , Campomèle , 
Raiponce, Garance, Grateron , Gail- 
let et Croisette. On voit combien de 
rapports naturels étaient brisés par de 
tels rapprochemens. . (b.) 

GAMPANILLA. bot. phan. Syu. 
espagnol de Campanule. V. ce mot. 
On a étendu ce nom, dans les posses- 
sions d'outre-mer, à divers Liserons 
et Quamoclils. (b.) 

CAMPANIOLA. bot. crypt. 
( Gouan. ) Nom vulgaire à'^gaiicus 
fumetarius , L. en Languedoc. 

(ad. b.) 

GAMPATSULACÉES. Campanula- 
ceœ. BOT. PHAN. C'est ainsi qu'on ap- 
pelle un groupe naturel de Végé- 
taux dont le genre Campanule peut 



CAM 

être considéré comme le type. Jus- 
sieu , dans son Gênera Plantarum , 
a placé cette famille parmi celles qui, 
ayant la corolle monopétale et stami- 
nifère , ont cette corolle insérée au 
calice ou périgynique. Il y a réuni 
quelques genres qui plus tard en ont 
été retirés pour former des ordres 
distincts ; tels sont le Gesneria He 
Plumier qui appartient à la nouvelle 
famille des Gesnériées , le Lobetia 
dont il a fait sa nouvelle famille des 
Lobéliacées. La première de ces deux 
familles nous paraît suffisamment 
distincte des vraies Gampanulacées ; 
mais quant au genre Lobelia, il ne 
nous paraît point offrir des différen- 
ces assez tranchées pour autoriser sa 
séparation d'avec les autres genres de 
la famille des Gampanulacées, ainsi 
qu'il nous sera facile de le prouver 
quand nous aurons exposé les carac- 
tères généraux de cette famille 

Les Gampanulacées sont ordinai- 
rement des Plantes herbacées ou 
sous-frutescentes , remplies d'un suc 
blanc laiteux très-amer. Leurs feuil- 
les sont alternes, entières , dépour- 
vues de stipules ; très-rarement elles 
sont opposées ; leurs fleurs , qui sont 
souvent fort grandes , forment des 
épis , des thyrses , ou sont rappro- 
chées en capitules. Chacune d'elles 
offre un calice monosépale adhérent 
avec l'ovaire infère ou seulement se- 
in i-infère ; il est à quatre , cinq ou 
huit divisions égales , qui persistent 
et couronnent le fruit. La corolle est 
monopétale, ordinairement régulière, 

f)lus rarement irrégulière , ayant son 
imbe partagé en un nombre de lo- 
bes égal aux divisions du calice; quel- 
quefois elle est profondément fendue 
d'un côté ou semble être à deux lè- 
vres inégales ; elle est généralement 
marcescente. Les étamines sont le 
plus souvent au nombie de cinq , at- 
tachées à la corolle , alternant avec 
ses lobes. Leurs anthères , qui sont 
attachées par leui base, et qui offrent 
deux loges s'ouvranl par un sillon 
longitudinal , sont tantôt libres et 
écartées les unes des autres , tantôt 
rapprochées et soudées en tube. L'o- 



CAM 

valrc est infère ou semi-infèrc, ordi- 
nairement à deux loges, plus rarc- 
jnenl à un grand nombre de loges po- 
lyspermes. Le style est simple , ter- 
miné par un stigmate diversement 
lobé et nu , c'est-à-dire sans involu- 
creXe tVuitest une capsule couronnée 
par le limbe du calice , à deux ou un 
plus grand nombre de loges , s'ou- 
vrant soit par le moyen de trous qui 
se forment vers la partie supérieure , 
soit par des valves qui n'occupent que 
sa moitié supérieure , et qui entraî- 
nent avec elles une partie des cloisons 
sur leur lace interne. Les graines sont 
fort nombreuses et fort petites ; elles 
renferment, dans un endosperme char- 
nu, un embi\on central et dressé. 

Tels sont les caiactèrcs généraux 
des Campanulacées lorsque l'on y 
comprend le genre Lobella. En eft'et, 
l'irrégularité de la corolle et la sou- 
dure des anthères ne sauraient être 
considérées comme des caractères 
suflisans pour écarter ce genre des 
Campanulacées auxquelles il appar- 
tient par tous les autres points de 
son organisation. Quant aux genres 
avec lesquels on a formé les familles 
des Stylidées et des Goodénoviées, les 
différences qu'ils présentent ne sont 
point tellement grandes, que l'on ne 
puisse les réunir avec les vraies Cam- 
panulacées, ainsi que Kunth l'a pro- 
posé , et en faire de simples sections 
d'un même ordre naturel, ou, si l'on 
veut, les considérer comme des famil- 
les appartenant à une même tribu 
qui retiendrait le nom de Campanu- 
lacées. Cette grande tribu, qui aurait 
pour caractères communs un ovaire 
infère , ordinairement à deux loges 
(rarement à une seule loge ) multiovu- 
lées ou quelquefois uniovulées ; une 
corolle monopctale ; des étamines li- 
bres ou soudées, en nombre variable, 
mais toujours déterminé ; pour fruit, 
une capsule ou rarement une drupe ; 
enfin des feuilles al ternes, se distingue; 
1° des Vacciniées par son fruit sec et 
ordinairement à deux loges , et par 
ses étamines dont le nombre excède 
rarement cinq ; 2" des Rubiacées par 
ses feuilles alternes dépourvues de 



CAIM 



113 



stipules) 3° des Gaprifoliacées par ses 
feuilles également alternes et son fruit 
capsulaire. Elle comprendrait cinq fa- 
milles que l'on pourrait ainsi carac- 
tériser : 

I. Campant^^es. Corolle régu- 
lière ; cinq étamines , rarement plus 
ou moins , distinctes les unes des au- 
tres ; capsule a deux loges polysper- 
mes , s'ouvrant dans leur partie su- 
périeure par des trous ou des valves 
incomplètes qui portent unepartiedes 
cloisons siu' le milieu de leur face in- 
terne. Plantes ordinairement herba- 
cées, souvent lactescentes, portant des 
feuilles alternes. 

A cette famille se rapporteraient 
les genres suivans : Ceralostemmai 
Juss. ; Lightfootia, L'Hérit. ; Forge- 
5/a,Commers. ; Michauxia,'L'\i.cv\\..; 
Canarina, L.; Campanula, L.; Pris- 
Jtiatocaqjus, L'Hérit.; Trachelium , 
L. ; Rotlla , L. ; fhyteuma , L. ; Ja- 
siorie,h.; Ceivicina , Delile. 

II. LoBÉLiACÉEs. Corolle irrégu- 
lière, fendue d'un côté; étamines sou- 
dées par les anthères ; stigmate en- 
vironné de poils ; capsule à deux lo- 
ges polyspermes, s'ouvrant par son 
sommet en deux valves ; Plantes or- 
dinairement herbacées , non lactes- 
centes. 

A cette famille appartiennent les 
genres Lobelia de Linné, et Lysipo- 
mia de Kunth. 

III. Goodénoviées. Corolle irrégu- 
lière ; cinq étamines entièrement li- 
bres , ou simplement unies par les 
anthères ; stigmate environné d'une 
sorte de godet cupuliforme ; capsule 
biloculaiie ou noix monosperme. Plan- 
tes herbacées ousousfrutescentes^ non 
lactescentes. 

On compte dans cette famille les 
genres : Guodenia, Smith -.Calogyne, 
Brown ; Eutkales , Bfown ; f^elleia, 
Smith ; Lechenaultia , Brown ; yin- 
tkolium , Brown ; Scœ\'ola , Vahl ; 
Diaspasis , Brown ; Dampiera , 
Brown . 

IV. Stylidiées. Corolle irrégulière; 
deux étaminesdont les filets sont sou- 
dés et entièrement confondus avec le 
si} le, et forment une sorte de colon- 



^l4 CrVM 

ne centrale ; stigmate silué entre les 
deux anthères ; capsule biloculalre 
bivalve. Plantes herbacées, non lac- 
tescentes. 

Nous plaçons dans cette famille les 
genfes suivans : Styli^ium , Sw^artz ; 
Levenhookia , Brown ; Forsteia, Per- 
soon, ou Phyllachne ,^ Forster. 

Y. GesnÉuiÉes. Corolle irrégulière; 
étamines distinctes, au nombre de 
quatre; capsule uniloculaire conte- 
nant un grand nombre de graines at- 
tachées à deux trophospermes parié- 
taux. 

Richard père , qui a établi cette 
famille, y rangeait les genres Ges- 
«e/ïfl , Plumier ; Glo.vinia, L'Hérit.; 
Columnea, Willd. 

Envisagée sous ce point de vue , la 
tribu des Canipanulacées nous paraît 
extrêmement naturelle, et l'on a, par 
cette disposition , le double avantage 
de conserver, comme familles distinc- 
tes , les cinq groupes dont nous 
avons esquissé les caractères , et ce- 
pendant de les réunir par des carac- 
tères généraux qui leur sont com- 
muns. Cette méthode serait égale- 
ment applicable à la plupart des au- 
tres familles , qu'on pourrait grou- 
per pour en former des tribus. Voyez 
pour de plus grands détails les mots 

GeS-N'ÉRIÉES , GOODÉNOVIÉES , LoBÉ- 

3L,iACÉES et Stylidiées. (a.r.) 

CAMPANDLAIRE. Campanula- 
ria. POLYP. Lamarck ( Hist. nalur. 
des Anim. sans vert. , T. ii, p. 112 ) 
a donné ce nom à un genre de Ser- 
lulariécs, que nous avions nommé 
Clytie dans notre premier Mémoire 
sur les Polypiers en 1810. — Il jr réu- 
nit le SertiUaria dichotoma de Linné, 
que nous regardons comme une Lao- 
médée. /'".cemotetCL.YTiE.(iiAM..x.) 

CAMPAlNULlfl. Campaniila. bot. 
PiiAN. Ce genre , qui a donné son 
nom à la famille des Campanulacées , 
et qui appartient à la Pentandric Mo- 
nogynie , L. , se distingue facilement 
pnr son calico monoph\llc, tantôt 
à cinq , tantôt à dix divisions plus ou 
moins profondes, dont cinq alors sont 
véHcchies ; par sa corolle en forme de 



CAM 

cloche et à cinq lobes ; par ses éta- 
mines dont les anthères longues et 
droites sont posées sur des filets tel- 
lement larges à leur base qu'ils recou-' 
vrent le sommet de l'ovaire; par son 
stigmate tripartite , et enfin par sa 
capsule triloculaire, rarement quio- 
queloculaire , et de forme très-variée. 
Les Campanules sont des Plantes her- 
bacées, ou bien rarement de petits 
Arbrisseaux qui ont des fleurs mu- 
nies de bractées et disposées en épi.* 
en panicules , ou solitaires dans les 
aisselles des feuilles. Elles forment 
un groupe très-naturel de Plantes, 
dont plusieurs sont cultivées et foni, 
l'ornement des jardins d'Europe lors- 
que la saison d'été est avancée. Parmi 
les espèces les plus remarquables sous 
ce rapport, nous citerons : la Campa- 
nule à larges feuilles, C. latifoUa ; 
la C. gantelée , C. Tracàelium ; la C. 
à feuilles de pêcher , C. peisicifulia, 
dont les fleurs doublent aisément et 
varient du blanc au bleu le plus ten- 
dre ; le Carillon , C. médium ^ la Py- 
ramidale, C.Pyramidalis ; la plupart 
transportées de nos bois dans nos 
parterres; et la C. dorée, C. aurea. 
Cette dernière espèce, qui est origi- 
naire de Madère ou des Canaries, a 
des fleurs jaunes d'un aspect assez 
particulier; leur structure est aussi 
assez différente de celles des autres 
Campanules pour la faire considérer 
comme un genre distinct. Mais si les 
Campanules charment la vue par l'a- 
grément de leurs fleurs , elles ne four- 
nissent d'un autre côté aucune Plante 
utile , si ce n'est peut-être la Raipon- 
ce des jardiniers, C. Rapunculus,\j. 
dont on mange les lacines en salade. 
Quoique celles-ci soient un peu du- 
res, leur goût de Noisette les fait re- 
chercher. Presque toutes les autres 
Campanules ont un suc lactescent 
tiès-amer, et par conséquent ne peu- 
vent être comestibles. On a séparé 
des Campanules la Campanula Spé- 
culum, L. , pour en constituer un nou- 
veau genre que L Héritier et De Can- 
dolle ont nommé Pnsmatocaipus, P'. 
ce mot. Durande ( Flore de Bourgo- 
gne) avait déjà fait la nîêmc innova- 



CAM 

fion, et lui avait donné le nom de Le- 
goHzia. (o-'N.) 

• CAMPANULE. Campanutatus. 
BOT. ru AN. Ce terme a à peu prèslamê- 
me signification que Campanifoime ; 
cependant il se dit plus paiticulière- 
ment des calices et des corolles for- 
mes de plusieurs pièces, dont la dis- 
position générale approche de la for- 
me d'une cloche. (-^-i^O 

*CAMPA1\ELLE. HOT.PtiAN.Syn. 
à'ytgaiicus cantpestris ; Champignon 
commun dans toute la France, (b.) 

* CAMPDERIE. Campderia. bot. 
PHAN. Le professeur Lasçasca , dans 
son Traité des Ombellitères inséré 
dans le second numéro de ses Âmenl- 
tates de las Espanas , a établi un genre 
sous ce nom pour le Sfum siculuni de 
Linné ; ce genre se disiingue des au- 
tres Sium par ses fleurs jaunes , ses 
pétales entiers et roulés, son fruit 
allongé et cylindrique. Le Campderia 
sicula de Lagasca est une Plante vi- 
vace qui croît en Orient, en Corse, 
en Barbarie ; ses feuilles pinnées se 
composent de folioles obliquement 
cordiformes et dentées en scie ; ses 
ombelles sont terminales, accompa- 
gnées d'un involucre polyphylle; ses 
ombellules sont presque globuleuses, 
également environnées d'un involu- 
celle polyph\ lie. Ignorant l'existence 
de ce genre, nous avions nous-mêmes 
propo:^é un gen re Campderia pour deux 
belles Plantes de la famille des Bromé- 
liacées qui croissent, l'uneau Brésil, et 
l'autre sur les bords de l'Orénoque. 
Nous avons depuis changé ce nom en 
celui de Radia en l'honneur de Ra- 
dius, auteur dune Monographie des 
genres Pyrola et Chimophila, mais ce 
genredevra probablement être encore 
détruit, car il paraît être le même que 
le Velosia de Vandelli , genre qui 
n'avait été adopté ni mentionné par 
aucun autre botaniste, et dont Au- 
guste de Saint-llilaire promet de nous 
faire connaître plusieurs espèces nou- 
velles qu'il a recueillies dans le voyage 
qu'il vient de faire avec tant de succès 
dans l'intérieur du Brésil. (a. R.) 

*CAMPE. INS. Ce mot grec désigne 



CAM iï5 

les Chenilles dans Aristote et autres 
auteurs anciens : de-là Hippocam- 
pe (Cheval -Chenille ), Pitliyocampe 
(Chenille du Pin), etc. ' (b.) 

CAMPÊCIIE ou BOIS DE CAMPÊ- 

CliE.r>OT.riIAÎI./^.HÉMATOXYLE.(B.) 

CAMPECHIAetCAMPECIA. BOT. 
ruAN. ( Adanson et Scopoli. ) Syn. 
d'Hématoxyle. V. ce mot, (b.) 

* CAMPÉCOPÉE. Campeco- 
pea. cnusT. Genre de l'ordre des I.so- 
podes , section des Ptérygibranches , 
créé par Leach (2v//2/7. Trans. Sociei., 
T.* xi), et ayant pour caractères dis- 
tinctifs : appendices postérieurs du 
ventre, dont la petite lame extérieure 
seule est saillante: thorax ayant l'a- 
vant-dcrnier article plus giand que 
le dernier; appendice ventral posté- 
rieur courbé , allongé. — La courbure 
de l'appendice ventral postérieur dis- 
tin gaeîesCampécopées des !Né3ées,qui 
ont cette partie droite; ils diffèrent 
desCymodocées, des Dynamènes, des 
Zuzares et des Sphéromes par la pe- 
tite lame extérieure des appendices 
du ventre, qui seule est saillante, 
tandis que dans les genres que nous 
venons de citer, la petite lame inté- 
rieure devient apparente; Leach 
( Dict. des Se. nat. , T. xii , p. 34i ) 
classe le genre Campécopée dans la 
seconde race de sa famille des Gyrao- 
thoadées. Latreille (Règ. Anim. de 
Cuv.) le réunit au genre Sphérome. 

Deux espèces appartiennent au 
genre que nous décrivons. 

Campécopée velue. Camp, hirsuta 
de Leach ou VOniscus hirsutus de 
Montagu {Act. Soc. i/«rt.). Elle habite 
les rochers de la côte méridionale du 
Devonshire en Angleterre. 

Campécopée de Ckanch , Camp. 
Cranclùi de Leach , découverte par 
M.-J. Cranch à Falmouth sur la côte 
ouest de l'Angleterre, l^. Cymo- 
thoauées et Sphérome. (aud.) 

* CAMPÉE. Campœa. iNS. (Lamk. 
An. sans vert. t. .5. p. 568.) Genre de 
Lépidoptères, de la divi.sion de^ Pha- 
lénides. /^'■. ce mot. (a.) 

CAMPELIE. Campelia.-ROT. phan. 
8* 



^11 6 CAM 

Çegenre, delà famille naturelle des 
Commelinées , a été proposé par Ri- 
chard père, et adopté par Kunth 
pour le Commelina zflrto«m de Linné, 
qui offre les caractères suivans : les 
"ileurs sont sessiles et réunies au 
•nombre de sept à huit à l'aisselle des 
deux feuilles supérieures, qui sont 
très-rapprochées l'une de l'autre; le 
• calice est à six divisions étalées, trois 
intérieures pélaloïdes, persistantes et 
charnues ; trois extérieures caduques ; 
étamines au norabi'e de six , à filets 
grêles et glabres , à anthères dont les 
deux loges sont écartées par un con- 
nectif anguleux et très-large; ovaire 
sessile trigone , à trois loges , conte- 
nant chacun deux ovules ; style de la 
longueur des étamines , renflé vers sa 
partie supérieure oîi il se termine par 
un stigmate concave dont les bords 
sont glanduleux. Le fruit est une 
capsule triloculaire , s'ouvrant en 
trois valves par sa partie supérieure , 
et environnée par les trois divisions 
persistantes du calice , qui deviennent 
•épaisses et charnues. 

La seule espèce qui forme ce genre 
croît communément dans presque 
toutes les contrées de l'Amérique mé- 
ridionale , aux Antilles , à la Guiane , 
dans le royaume de la Nouvelle-Gre- 
nade, etc. Elle a été figurée par Re- 
douté dans ses Liiiacées. vol. 4, t. 

192. (A. R.) 

CAMPEPHAGA. ois. (Vieillot.) 

V. ÉCHENILLEUR. (b.) 

* CAMPÉRIEN. POIS. Espèce du 
genre Scombresoco. V. ce mot. (b.) 

G AMPESTRES. ois . Vin gt-sixième 
famille du quatrième ordre de la Mé- 
thode ornithologique d'IUiger, dont 
les caractères consistent dans un bec 
médiocre , droit et légèrement cro- 
chu ; des ailes propres au vol ; des 
pieds tridactyles fendus , ayant les 
tarses réticulés. Les Outardes sont 
comprises dans cette famille. (b.) 

GAMPHORATA. bot. phan. C'est- 
à-dire nui sent le Camp lire. Nom que la 
plupart des anciens botanistes don- 
naient à la Plante que nous appelons 



CAM 

Camphrée. V. ce mot. Commelin 
l'appliquait au Selago corymbosa,\j. 
V. Sel AGE. (b.) ■ 

*GAMPHORATES. Résultats 
de la combinaison de l'Acide campho- 
rique avec les bases salifiables. On 
n'a encore trouvé aucun de ces sels 
comme production naturelle, (br-.z.) 

*CAMPHORIQUE. ;>^. Acide. 

CAMPHRE. BOT. PHAN. Substance 
particulière , limpide, odorante , amè- 
re, solide , onctueuse, fusible, émi- 
nemment inflammable, très-peu so- 
luble dans l'eau, facilement disso- 
luble par l'Alcohol, les Huiles , etc. 
Le Camphre est un produit immédiat 
de beaucoup de Végétaux; il abonde 
dans le Laurus Camphora^ L. d'oli on 
l'extrait au Japon , en distillant son 
bois avec de l'eau dans de grandes 
cucurbites surmontées de chapiteaux 
dont l'intérieur est garni de cordes en 
paille de Riz. On le rafline par une 
sublimation lente. Soumis à l'action 
de l'Acide nitrique , aidée d'une 
douce chaleur, le Camphre se con- 
vertit en Acide caniphorique. Les 
usages du Camphre dans la méde- 
cine sont très-étendus ; il est surtout 
employé comme topique. On a mis à 
profit l'aversion que son odeur cau- 
sait à divers Insectes pour les éloi- 
gner , avec son secours , des Collec- 
tions zoologiques d'Histoire natu- 
relle. On retire du tronc d'une espèce 
de Laurier qui croît à Sumati'a, un 
Camphre impur dont les propriétés 
sont beaucoup plus actives que celles 
que l'on a reconnues au Camphre du 
commerce. 

Camphre artificiel. En faisant 
passer un courant de Chloreà travers 
les Huiles essentielles, il s'en précipite 
une substance qui a beaucoup d'ana- 
logie avec le Camphre. (dr.. z.) 

CAMPHRÉE. Camphorosma , L. 
BOT. PHAN. Ce genre est placé dans 
la famille des Chénopodées, et dans 
laTctrandrie Monogynie, L. Il a pour 
caractères : un caTice ou périgone 
simple, lucéolé, à quatre dents dont 
deux alternes sont plus grandes} 



CAM 

ouatre dtamines à filets saillans hors 
Je la fleur ; un style à deux stig- 
mates et une capsule monosperme. 

On n'en connaît qu'un très-petit 
nombre d'espèces (quatre à cinq); 
elles habitent les lieux stériles et sa- 
blonneux des pays méridionaux : la 
seule remarquable est la Camphrée 
de Montpellier, Camphorosma Mons- 
peliaca, L. , connue de G. Bauhin et 
des anciens botanistes sous le nom 
de Camphorata. On lui attribuait 
autrefois des propriétés médicales , 
sans doute fort exagérées, mais que 
ses qualités physiques , et principale- 
ment la forte odeur de Camphre 
qu'elle exhale, doivent empêcher de 
trouver ridicules. C'est à tort que 
Willdenow a réuni au genre Campho- 
rosma le Louichea pteranthus décrit 
f'ar L'Héritier {Stirp. i , p. 1 35 , t. 65). 
1 a suivi en cela l'exemple de Linné 
^ui en avait déjà fait une espèce de 
amphrée ; mais l'examen des carac- 
tères de cette Plante nous porte à la 
considérer comme appartenant à un 
genre tout-à-fait distinct. 

Morison donnait le nom de Cam- 
phorosma au Dracocephalum cana- 
riense. V. Dracocéphale. (g..n.) 

CAMPHRIER. BOT. phan. Laums 
Camphora , L., espèce du genre Lau- 
rier. /^. ce mot et Camphre. (b.) 

CAMPHUR. MAM. Animal fabu- 
leux qui paraît être un double emploi 
de la Licorne ; les Arabes le repré- 
sentent comme un Ane sauvage qui 
aurait une seule corne au milieu du 
front. (b,) 

CAMPHUR. BOT. PHAN. Syn. arabe 
de Camphre. (b.) 

* CAMPILOMYZE. Campilomyza. 
iNS. Genre de l'ordre des Diptères, 
famille des Néraocères , établi par 
Meigen ( Descript. Syst. des Diptères 
d'Europe , T. i, p. loi), qui le range 
provisoiremenlà côté des Cécidomyies 
et lui assigne pour caractères : an- 
tennes étendues , cylindriques , de 
quatorze articles , dont les deux in- 
ferieurs plus gros; trois yeux lisses; 
ailes poilues à trois nervures. — Ce 



CAM i-ij 

genre se distingue au premier abord 
des Lasioptères par le nombre des- 
nervures aux ailes, et la présence des 
yeux lisses; ce dernier caractère est le 
seul qui l'éloigné des Cécidomyies. 
Meigen décrit quatre espèces aux- 
quelles il donne les noms ae/lavipes , 
bicolor, atra et aceris ; il figure la 
première. (aud ) 

* CAMPILOPUS. BOT. CRYPT. 

[Mousses.) Ce genre a été créé par 
Bnâel'i Methodus Mascorum , p. 71) 
qui l'a caractérisé ainsi : périslome de 
seize dents bifides ou perforées , coiffe 
mitriforme, laminée à la base. Il pa- 
raît très-difficile de le distinguer des 
Grlmmia , dont plusieurs ont aussi 
les dents du péristome perforées, et, 
il faut convenir qu'il est presque im-. 
possible de placer dans deux genres 
dififérens les Grimmia ouala et Don-, 
niaria, et quelques autresquiprésen- 
tent un aspect parfaitement sembla-, 
ble, et dont les unesontles dents per- 
forées, ou même légèrement bifides au 
sommet, et les auties les ont entières. 
Outre plusieurs espèces de Grimmia, 
Bridel rapport^ encore à ce genre plu- 
sieurs espèces de Dicranum , dans les- 
quelles il dit que la coifle n'est p?is 
fendue latéralement , ce qui serait> 
contraire aux observations de la plu- 
part des botanistes qui ont étudié 
cette famille : tels sont les Dicranum 
flexuosum , scottianum , etc. Enfin , 
en adoptant ces observations , ce gen- 
re ne dilTérerait des Trichostomes que 
par les dents plus larges et moins. 
profondément divisées. Si on voulait 
distinguer ce genre des Grimmia d'a- 

f>rès la forme des dents du péristome , 
es espèces qui devraient lui servir de 
type sont le Dicranum sa.xicola , le 
Dicranum ovale , le Dicranum puhi- 
natum , qui ont été rangés successive- 
ment pai mi les Grimmia et les Tri- 
choslomum, ce qui prouve assez que 
leur position est douteuse; on devrait 
peut-être aussi y rapporter quelques 
Trichostomes à dents courtes ; tels que 
les Trichostomum patens , funale , 
e/iip/icu/n, etc. J^. Grimmia, Tri- 
chostomum et Dicranum. (ad. b.) 



ii8 CAM 

*CAMPINI. BOT. CRYPT. C'est dans 
( la basse latinité le nom qui désigne 

les Cliampignons , etd'oii paraît être 
venu ce mot. (b.) 

CAMPKIT. BOT. PHAN. r. Gam- 

CHAIN. 

GAMPOIDES. BOT. PHAN. (Rivin.) 
Syn. de Scorpiurus vcrmlculata , L. 
F". Chenillère. (b.) 

CAMPOM ATNÉSIE . Campomanesla. 
BOT. PHAN. Genre de la famille des 
Myrtacées, établi par Ruiz«t Pavon, 
et dont ils ont donné les détails dans 
leur Gênera, p. 72, t. 10. Ce genre 
offre , selon Jussieu , de très -grands 
rapports avec le Decaspermum de 
Forstcr; taudis que Persoon en a fait 
une espèce du genre Goyavier ou 
Psldium. 

La seule espèce décrite par Ruiz 
et Pavon , sous le nom de Carnpoma- 
nesia linearifolia ( Syst. 77. peruu. 1 , 
p. 128), est un grand et bel Arbre qui 
croît dans les forêts les plus chaudes 
des Andes , et que l'on cultive dans 
les jardins du Pérou. Ses feuilles sont 
ovales ; ses pédoncules axillaires et 
unitlores. Ses fruits sont jaunes et de 
la grosseur d'une petite Pomme. On 
les mange ; leur saveur est fort agréa- 
ble. ■ (A. R.) 

*CAIVIPOUDI. BOT. PHAN. (Ro- 
chon.) Plante indéterminée de Ma- 
dagascar, qui est peut - être la même 
que Piripéa. J^. ce mot. (b.) 

GAMPSIS. (Loureiro.) bot. phan. 
L'éditeur de la Flore de Cochinchine 
de Loureiro , Willdenow prétend que 
la Plante décrite dans cet ouvrage , 
sons le nom de Campsis adrepens et 
appelée Lien Sien par les habitans , 
n est autre que Vincarvillœa sinensis, 
Lamk. (Encycl.,T. m, p. 243.)Néan- 
moius Jussieu , qui a établi ce der- 
nier genre (Gênera Plant. , p. i58 ) , 
pense que si ces deux Plantes ne sont 
pas de genres difierens , ils ne consti- 
tuent pas certainement une seule es- 
pèce. Il incline même pour l'admission 
du genre Campsis , si toutefois les ca- 
ractères suivans donnes par Loureiro 
sont exacts : calice à cinq divisions 



CAM 

acuminées presque inégales; corolle 
infundibuliforme, à limbe grand, ou- 
vert et divisé en cinq lobes arrondis 
et égaux ; étamines didynames dont 
les filets sont courbés ; style filiforme 
plus long que les étamines, terminé 
par un stigmate spatule ; capsule bi-* 
valve , tétragonc , polysperme ; se- 
mences presque rondes. Dans l'espèce* 
que Loureiro a trouvée près de Can- 
ton en Chine , la tige est grimpante 
et s'accroche aux troncs des Arbres , 
les feuilles sont bipinnées, dentées 
en scie et glabres ; les fleurs , d'un 
rouge vif, sont disposées en corymbe 
et terminales. Il siifRra d'énoncer 
quelques caractèi'es de l'Incarvilléé 
pouf en faire saisir les différences •• 
dans ce genre , la corolle est irrégu- 
lière , le fruit siliquiforme, et les se- 
mences membraneuses sur leursi 
bords ; les anthères inférieures offrent 
encore un caractère remarquable, ce- 
lui d'avoir deux soies à la base , mais 
comme elles ne sont pas décrites com- 
plètement dans le Carnpsis , peut- 
être cette remarque aura-t-elleéchap-t 
pé à Loureiro. D'après les échantil- 
lons conservés dans les herbiers , 
cette Plante est ligneuse et n'a pas les 
feuilles tout-à-fait bipinnées, comme 
celles du Campsis, mais elles y sont 
découpées irrégulièrement. Au sur-^ 
plus, quelle que soit l'opinion qu'on 
adoptera sur la séparation ou la réu- 
nion de ces deux genres, on les pla- 
cera toujours dans la famille des Bi- 
gnoniacées. (g..n.) 

CA.MPULAIA. BOT. PHAN. Genre 
de la famille des Rinanthées , carac- 
térisé par un calice tubuleux, termi- 
né par cinq divisions aiguës ; une co- 
rolle irrégulière dont le tube allongé 
se recourbe vers le sommet , et dont le 
limbe présente deux lèvres , la supé- 
rieure à demi-bifide , l'inférieure k 
trois lobes égaux et arrondis; quatre 
étamines didynames, insérées vers la 
courbure du tube , par des filets 
courts dans les deux supérieurs , 
presque nuls dans les deux autres ; 
un style de la longueur de la corolle 
et recourbe comme elle, termin^ par 
un stigmate renfle ; une cajisule à 



CAM 

deux valves , sur le milieu dcsq^uelles 
k'iuscre une cloisou qui la divise en 
deux loges , contenant des graines 
nombreuses, petites et striées. 

Aubert Du Petit- Thouars , auteur 
de ce genre , en a observé deux espè- 
ces , l'une dans l'Ile-de-Francc , oii 
elle se trouvait abondamment vivant 
parasitesurlcsiacines et remarquable 
par sa corolle écarlale; et la seconde 
dans l'île de Madagascar. Ce sont des 
Plantes herbacées , vivaces,à racine 
écailleuse , à tige simple , à feuilles 
opposées en bas , alternes plus haut ; 
à tleurs solitaires et axillaires, accom- 
pagnées de deux bractées linéaires. 
Leur port est celuiduBartsia.(A.D.J.) 

CAMPDLOA. BOT. PHAN. V. 
Campulose. 

CAMPULOSE. Carnpulosus. bot. 
PiiAN. Sous ce nom, Desvaux avait 
établi un genre de la famille des 
Graminées , et il en avait publié 
la desoiiption dans le bulletin de 
la Société philomatique. Palisot- 
Beauvois ( Agrostographie , p. 65) l'a 
adopté sans aucun changement : c'est 
pourquoi nous donnons ici le nom 
primitif de ce genre qui a été changé 
ensuite par Desvaux lui-même en 
celui de Campu/ua {3onru . de Botan., 
V. 5, p. 69). Ce genre est caractérisé 
par ses épillets alternes , sessiles et 
unilatéraux , par sa lépicène inégale , 
à deux valves , dont la supérieure est 
bifide et munie sur le dos aune barbe 
couchée obliquement sur l'axe ; les 
fleurs sont en outre polygames. Ou 
ne connaît encore que deux espèces 
de Campuloses : la première est le 
C/iloris monostachya , Mich. , et la 
seconde le Cjriusurus furca/us ,Wï[\à.. 
J-te/acies de ces Graminées, et surtout 
de la première, est tellement particu- 
lier, qu'on ne conçoit pas comment 
ce genre avait pu échapper àla recher- 
che de ceux qui, avant Desvaux, ont 
examiné de nouveau cette nombreuse 
famille. (g..n.) 

CAMPULOTTE. holi.. foss. r. 

M AGILE. 

CAMPYLUS. BOT. PHAN'. Loureiro 
décrit, sous ce nom , un Arbrisseau 



CAM H9 

grimpant de la Chine , à feuilles al- 
ternes , rares et portées sur de longs 
pétioles , à fleurs disposées en grap- 
pes terminales, flexueuses , munies 
de bractées trilobées. Le calice est tu- 
buleux , à cinq divisions inégales ; la 
corolle présente un tube et un limbe 
à deu» lèvies , la supérieure subulée, 
l'inférieure ovale. Cinqétamines iné- 

Edes s'insèrent à ce tube vers sa base, 
'ovaire libre se termine par uu style 
unique, et celui-ci par un stigmate à 
cinq lobes. Le fruit est une capsule à 
cinq loges polyspermes. Ce genre , 
ainsi caractérisé , n'a pu être rapporté 
à aucune des familles établies jus-»-. 
qu'ici. (a. d. J.) 

CAMPYNÈMA. bot. phan. Genre 
établi par La Billardière ( /'/. Nou.- 
Holl. , 1 , p. 93,tab. 121), d'après 
une Plante recueillie au cap de Van- 
Diemen , et qui présente les caractè- 
ressuivans : le calice, adhérent à l'o- 
vaire et pétaloïde , se divise supérieu- 
rement en six lobes , au bas desquels 
s'insèrent autant d'étamines, dont 
les filets se recourbent en dehors de 
la fleur et portent des anthères oscii* 
lantes. L'ovaire, surmonté de trois 
styles et de trois stigmates , devient 
une capsule prismatique , triangulai- 
re , allongée , qui couronne le calice 
persistant. Elle s'ouvre en trois val- 
ves , qui , appliquées contre l'axe cen- 
tral , la divisent en trois loges , con- 
tenant chacune plusieurs graines dis- 
posées sur un seul rang et attachées 
sur le bord des valves. On a décrit une 
seule espèce de ce genre, le Campy- 
nema linearis^ Plante herbacée, à ra- 
cines fusiformes et fasciculées , à tige 
simple , chargée de quelques feuilles 
graminées qui l'embrassent à demi , 
et terminée par une seule fleurie plus 
souvent , et d'autres fois par deux ou 
quatre , dont les pédoncules sont mu- 
nis vers leur milieu dune foliole qui 
les dépasse. La Billardière propose de 
classer ce genre à la suite des Narcis- 
sées , où sa place est en effet indiquée, 
quoiqu'il manque de plusieurs carac- 
tères propres à cette famille , dans la- 
quelle on observe un style simple à 
sa base, des graines attachées le long 



lad CAN 

de cloisons ' qui s'appliquent sur le 
milieu des valves , et des fleurs mu- 
nies de spalhes. (a. d. j.) 

GAM-SANH ET TSEMCAN. bot. 
PHAN. Une espèce d'Oranger à la Co- 
chinchine. (b.) 

CAMSIA. BOT. PHAN. Syn. chinois 
de Canne à Suci-e. (b.) 

CAMUL. BOT. PIIAN. V. Came- 
I^ANNE. 

CAMDLA. MAM. L'un des noms ita- 
liens du Chamois. V. Antilope, (b.) 

CAMUM.BOT.PiiAN. Etnon Camun. 
V, Camium. 

CAMUNENG ouCAMUNTUM.bot. 
PHAN. ( Rumph, Jmb., T. v, pi. 17, 
18. ) Trois Arbres portent ce nom à 
Amboine, le Chalcas paniculata , le 
Murraja, et peut-être celui dontLou- 
reiro a l'ait son genre Aglaia, si ce 
troisième Arbre ne doit pas former un 
genre nouveau auquel Jussieu propose 
de conserver le nom de Camun ium .( b .) 

* C AMURI. pois.(Marcgraafif.)Nom 
brasilien d'un Poisson qui pourrait 
bien être voisin de l'Alose , s'il est le 
même que celui que les Portugais ap- 
pellent Robalo. (b.) 

CAMUS. MAM. L'un des poras vul- 
gaires donné parles marinsauDauphin 
oïà^Mii^\xç,,l)elphinus Delphis, L. (b.) 

CAMUS. POIS. Bosc donne ce nom 
comme celui d'un Polynème qui pa- 
raît être le Decadactjlus. V. Poly- 
nème. (b.) 

* CAMUSE, bept. oPH.Nom vulgai- 
re d'une Couleuvre à la Caroline. (B.) 

CAMUZA. MAM. L'un des noms 
espagnols et italiens du Chamois. V. 
Antilope. (b) 

CAMY-CAMY. ois. Syn. de l'Aga- 
mi, Psop/iia crepitam, L. à Suri- 
nam. iT. Agami. (dr..z.) 

CAN.MAM.Du latin Ca/î/s. Nom du 
Chien dans les dialectes gascons, (b.) 

CAN. OIS. Syn. vulgaire du Mau- 
yis, Turdus iliacus ,h.jr. Merle. 
(Drv..z.) 



CAN 

* CAN. POIS. C'est-à-dire Chien. 
Syn. d' Aiguillât , P^. ce mot , dans le 
golfe de Gènes. (b.) 

CANA. OIS. Syn. de la Poule en 
Finlande. ^. Coq. (Dn..z.) 

CANA. BOT. PHAN. L'un des noms 
de Vyliundo Donax , L., dans les dia- 
lectes méridionaux. Les Espagnols 
prononcent Cagna , parce qu'ils écri- 
vent ce mot par un n mouillé. 

Rumph dit qu'on appelle Cana en 
Chine , ce qu'on nomme Cai - Gaiia 
chez les Cochinchinois , et qui est le 
Pirnelea alba de Loureiro. On appelle 
Cana de la Vivora, c'est-à-dire de 
la Vipère, la Kunthie, dans la Nou- 
velle-Grenade, (b.) 

CANAB. BOT. PHAN. Syn. de 
Chanvre chez les Arabes, qui vient 
peut-être du latin, comme Canabou 
des Languedociens, Canabieret Ca- 
nabé des Provençaux, Canatno des 
Espagnols et Canapé des Italiens, (b.) 

CANABÉ. bot. PHAN. V. Canab. 

CANABERI. OIS. Syn. de l'Alouet- 
te Cochevis , Alauda cristata, L. en 
Grèce. K. Alouette. (db..z.) 

CANABIER et CANABOU. bot. 
PHAN. J^ Canab. 

CANABINASTRUM. bot. phan. 
(Heister.) Syn. de Galeopsis Galeob- 
dolon, L. V. Galéobdolon. (b.) 

CANABRAZ. bot. phan. Syn. 
portugais à' Heracleurn Sphondylium. 
V. Berce. (b.) 

CANADA, bot. phan. Syn. de To- 
pinamboux. (b.) 

CANADE. zooL. 11 paraît que c'est 
un nom de pays qui désigne quelque 
espèce d'Oiseau-Mouche. On appelle 
aussi de la sorte un Poisson qui ap- 
partient au genre Gosterostée. (b.) 

CANAFISTOLA ou CANAFIS- 
TULA.BOT. PHAN.Syn. de Cassiajislu- 
Ia,lj. en espagnol. ^'^.Canépicier. (b.) 

CANAHEL\. BOT. phan. (L'Éclu- 
se. ) Nom appliqué par les Espagnols 
à diverses grandes Ombellifères, telles 
que les Férules et les Thapsies, (b.) 



CAN 

CANAL MÉDULLAIRE. BOT. 

FHAN. Au centre de la tige de tous 
les Végétaux dicotyledous se trouve 
un canal longitudinal , rempli par un 
tissu cellulaire trcs-rcgulier. Ce canal 

forte le nom de Canal médullaire, ci 
on appelle moelle le tissu cellulaire 
qu'il contient. Quelques auteurs don- 
nent aux parois de ce canal le nom 
d'étui méauUairc. L'étui médullaire 
se compose essentiellement de vais- 
seaux; c'est la seule partie de la tige 
qui oflre des vaisseaux trachées dans 
sa composition , et la première oli 
1 on commence à apercevoir des vais- 
seaux lors du premier développement 
d'un jeune embryon. La forme du 
Canal médullaire n'est pas la même 
dans tous les Végétaux. Palisot île 
Beauvois a prouvé que cette forme 
de l'aire du Canal médullaire était 
généralement en rapport avec la dis- 
position des feuilles sur la tige. C'est 
ainsi qu'il est allongé dans les Arbres 
dont les feuilles sont opposées; qu'il 
forme un triangle dans ceux qui 
ont les feuilles verticillées par trois, 
comme par exemple le Laurier-Rose, 
et qu'enfin il est polygone dans 
les Végétaux qui ont les feuilles 
alternes et disposées en hélice ou en 
quinconce. 

Quelquefois le Canal médullaire est 
tout-à-fait vide, et la moelle n'y existe 
pas. Cette disposition se remarque 
dans toutes les Plantes qui ont la tige 
fistuleuse, comme dans la plupart des 
Ombellifères. Mais il est important 
de remarquer que cette particularité 
ne se lencontre qu'au temps où ces 
riantes ont déjà acquis un accroisse- 
ment considérable, et qu'il y a une 
époque oli ces liges ont leur Canal 
médullaire rempli de moelle. 

Le Canal médullaire que l'on ob- 
serve dans les gros troncs ligneux sem- 
ble généralement beaucoup plus petit 
que celui des Jeunes branches du 
même Arbre, et fort souvent il est 
même difficile de l'apercevoir et d'en 
constater l'existence. Aussi la plupart 
des physiologistes ont-ils écrit que 
par les progrès de l'âge, les parois du 
Canal se resserrent sur elles-mêmes , 



CAN 121 

et que sa cavité finit par disparaître 
entièrement. Telle n'est pas l'opinion 
de Du Petit-Thouat s. Ce savant bota- 
niste pense qu'une fois solidifiées, les 
parois du Canal médullaire ne se rap- 

fuochent en aucune manière, et que 
c diamètre de ce Canal reste toujours 
le même. Mais peu à peu, dit- il , 
des molécules solides se déposent 
dans les mailles du tissu cellulaire 
qui forme la moelle, et il devient alors 
diflicdede la distinguer du bois. C'est 
cette apparence qui en a imposé aux 
observateurs peu attentifs. (a.r.) 

*CA1NALICULAIRE. Canalicula- 
ria. BOT. CRYPT. {Lichens.) Section 
formée par Achar parmi les Parmé- 
lies et qui contient celles qui , telles 
quelesy}///i//aceaet ciliaris, ont leurs 
divisions canaliculées en dessous. La 
plupart sont devenues desRamalines. 
/^. ce mot. (b.) 

*CANALICULÉ et CANALICU- 
LEE. BOT. PHAN. On désigne ainsi les 
parties des Plantes qui sont creusées 
en figure de canal ; des feuilles et 
particulièrement des pétioles sont Ca- 
naliculés et Canaliculées. (a. r.) 

C ANALITES. annel. -T. Dentales. 

CANAMELLE. Nom imposé com- 
me français par quelques botanistes 
au genre Saccharum. f^. ce mot. (b.) 

CANAMO ou CANA.MON. bot. 

PHAN. P^. CaNAB. 

CANANG ET CANANGO. bot. 
PHAN. Le premier de ces noms qui dé- 
signent l'un et l'autre, dansla langue 
de Sumatra, l'C/f a/va odorata, L. , a 
été étendu par quelques botanistes 
français à toutes les espèces du genre 
Uvaria. /^. ce mot. (b.) 

CA.NANGA. BOT. phan. Rumph , 
sous ce nom, décrit et figure {Herb. 
Amboin. t. 65 et 69) trois Arbres de 
la famille des Anonacées, rapportés 
au genre Unona. Ce sont les Unona 
odorata, tripetaloïdea et Ugularis de 
Dunal. — Aublet , regardant comme 
congénère des Cananga de Rumph 
un Arbre de la Guiane, lui avait 
donné le même nom ( PI. de la 



la* CAN 

Guian.t.a44);etJussieuenfinenavait 
fait un genre auquel il réunissait 1'^- 
beremoa du même auteur. Dunal , 
dans sa Monographie des Anonacëes, 
et De GandoUe, dans son Systema 
Regni vegetabilis,QU adoptantle genre 
(?«o//e/ïa de Ruiz et Pavon, lui ont 
joint le Ca«a«^a d'Aublet. F". Guat- 
TfiRIA. (a.d.i.) 

Gananga est aussi l'un des noms 
du Convoluulus Batatas chez les In- 
dous. P^. Liseron. (b.) 

GANAN-POULOU. bot. pu an. 
Nom d'une espèce de Scirpe indéter- 
miné, à la côte de Goromandel. (b.) 

GANAOA. BOT. PHAN. (Surian.) 
Syn. caraïbe de Cocoloba. (b.) 

CANAPA. BOT. PHAN. f^. Canapé. 

GANAPACIA. BOT. phan. (Gœsal- 
pin.) Syn. d'Armoise. J^. ce mot. (b.) 

GANAPÉ. BOT. PHAN. Et non Ca- 
napa. V. Ganab. 

GANAPETIÈRE. ois. Même chose 
que Ganepetière. V. ce mot, et Ou- 
tarde. (^DR..Z.) 

GANAPI. BOT. PHAN. Même chose 
que Ganaoa. /^. ce mot. (b.) 

GANAPUCGIA. bot. phan. L'un 
des synonymes de Chanvre. P^. ce 
mot. (b.) 

CANARD. Mam. L'un des noms 
vulgaires du Barbet, race de Chien. 

( A.D.-NS.I 

CxiNARD. OIS. Allas, L, Genre de 
l'ordre des Palmipèdes. Caractères : 
bec droit , large, souvent très-élevé à 
sa bascj et garni dans cette partie de 
caroncules tuberculeux, toujours dé- 
primé à la pointe et plus ou moins 
dans le reste de son étendue , re- 
couvert d'une peau mince, avec 
l'extrémité anondie , obtuse et 
onguiculée ; les deux mandibules 
plates ou dentelées en lames sur 
leurs bords ; narines placées presque à 
la surl'ace du bec, et près de sa base, 
ovoïdes, à demi couvertes par la mem- 
brane de la fosse nasale -, pieds courts, 
emplumés jusqu'aux genoux, retirés 
vers l'abdomen ; quatre doigts ; trois 



CAN 

devant entièrement réunis par uue 
large membrane, un derrière libre ou 
avec un rudiment de membrane, ar- 
ticulé assez haut sur le tarse. Ailes 
médiocres, la première rémige égale 
en longueur à la deuxième, ou un peu 
plus courte qu'elle. 

La nature en donnant aux Ca- 
nards la double faculté de parcourir 
l'immensité des airs, et de sillonner 
les plaines de l'onde , semble les avoir 
destiués à faire l'ornementdes rivières, 
des fleuves, des lacs et des mers. C'est 
dans ces humides demeures qu'ils 
ne quittent jamais qu'à regret , et 
lorsqu'une force majeure les y con- 
traint, qu'ils trouvent abondamment 
la nourriture appropriée à leurs or- 
ganes , soit qu'elle se compose de 
Poissons , soit que les Mollusques » 
les larves, les V^ers et même les 
Fucus ou autres Plantes des eaux, 
en forment la base. Ils recherchent 
cette nourriture avec avidité, plon- 

fjent même sans répugnance dans 
es eaux bourbeuses pour y saisir et 
avaler leur proie. Il est vrai qu'ils ne 
craignent point de gâter leur pluma- 
ge. L'enduit particulier qui le recou- 
vre, le protège contre les atteintes de 
l'eau et des matières qui la salissent. 
C'est aussi parmi les Joncs et les Ro- 
seaux, sur les Varecs rejelés par les 
flots , qu'ils construisent assez négli- 
gemment leur nid. La forme, la cou- 
leur et le volume des œufs varient 
dans chaque espèce. Leur nombre 
varie également, et non - seulement 
dans l'espèce, mais encore dans cha- 
que ponte. Les Canards sont presque 
tous voyageurs ; la plupart habitent 
de préférence les contréesduNord,et 
l'élévation de température dans les 
régions méridionales les en chasse 
pendant l'été, ce qui détermine les 
deux passages assez réguliers pour 
chaque espèce, de printemps vers le 
Nord et d'automne vers le Sud. Pres- 
que tous sont sujets à une double mue 
annuelle, et le changement de plu- 
mage est tel, chez les mâles, qu'ils sont 
absolument méconnaissables aux deux 
époques opposées de l'année. En gé- 
néral, ils prennent leur robe de noces 



GAN 

sur la fin de l'aulomne, et ne la quit- 
tept qu'après l'accomplissemeut de 
l'incubation. 

La facilité avec laquelle divers Ca- 
nards se sontpliésau iougde la domes- 
ticité en a tiùt pourriioinme une con- 
quête tout à la fois brillante et très- 
utile. Leur multiplicité dans les basse- 
cours surpasse souvent telle des Gal- 
linacés. Outre une chair délicate et 
agréable, ils offrent d;ins leurs plu- 
mes un duvet à la mollesse, et à la 
pensée un instrument de communica- 
tion qui la répand et la perpétue. L'al- 
lure du Canard, dans la basse-cour 
comme sur la plage des eaux , a quel- 
que chose de fatigant et même de 
pénible. On s'aperçoit que ces Oi- 
seaux sont hors de leur élément; ils 
ne portent que lentement et difficdc- 
nient, l'un avant l'autre, leurs larges 
pieds palmés, et le déplacement des 

Ïambes courtes et embari'assées dans 
abdomen, communique au corps un 
mouvement d'oscillation latérale, qui 
en se combinant avec le mouvement 
de progression, donne à l'Oiseau une 
démarche stupide et ridicule; mais 
à la surface des eaux, la plupart des 
Canards nagent avec autant de grâce 
que de facilité. 

Le genre Canard, l'un des plus 
nombreux en espèces, a été divisé par 
plusieurs ornilhologisles qui en ont 
séparé les Cygnes et les Oies pour eu 
former des genres distincts; mais 
les caractères assignés à ces deux 
genres se fondant par des nuan- 
ces insensibles, on a élé, pour ainsi 
dire, forcé d'en revenir au genre uni- 
que établi par Linné, et de ne consi- 
dérer que comme de simples sections 
les groupes que l'on avait cru pou- 
voir présenter sous des caractères gé- 
nériques particuliers. Cuvier, outre les 
sous-genres Cygne , Oie et Canard 
proprement dit, coupe encore ce der- 
nier, et adopte autant de petites fa- 
milles qu'il trouve de différences 
marquantes dans la conformation du 
bec. 

t Les Cygnes. Cou très-long ; na- 
rines percées vers le milieu du bec. 

Cygne a bec jaune ou sauvack. 



CAN xiV 

^nas Cygnus, L. Cygne à bec noir, 
Cuv. Tout le plumage blanc avec la 
tête et la nuque lavées de jaunâtre ; 
bec noir, couvert à sa base par une 
membrane jaune qui s'étend jusqu'à 
la région des yeux ; pieds noirs. Lon- 
gueur de quatie pieds six pouces. La 
femelle est un peu plus petite. Les 
jeunes ont le plumage gris, la mem- 
brane du bec , ainsi que celle des 
yeux, et les pieds d'un gris rougeâtre; 
ce n'est qu'après la seconde mue qu ils 
prennent leur véritable robe ; com- 
muns dans les régions septentrio- 
nales des deux hémisphères qu'ils ne 
quittent que dans les froids les plus 
rigoureux pour passer quelques ins- 
taus dans le Sud en prenant pour di- 
rection les ])ords delà mer ou le cou- 
rant des fleuves. 

Cygne a bec rouge ou domes- 
tique , Anas Olor, L. Cygne tuber- 
cule, Tem. Biiff. pi. enl. 91 3. Tout le 
plumageblancj bec rougeorangé, avec 
le bord des mandibules ; le tubercule 
charnu qui s'élève à sa base, et l'es- 
pace nu qui entoure les yeux d'un 
noir profond; pieds gris, nuancés de 
rougeâtre. Longueur cinq pieds en- 
viron. La femelle a en général les di- 
mensions plus petites. Les jeunes sont 
diiu gris brunâtre, avec le bec et les 
pieds plombés. Ce magnifique Oiseau 
paraît être originaire des grands lacs 
ou des mers de l'intérieur de l'Euro- 
pe ; sa beauté majestueuse a fait naî- 
tre l'idée de l'amener à l'état de do- 
mesticité, et dans sa douce servitude 
il s'est embelli sans se dégrader ; il 
fait l'ornement des canaux, des bas- 
sins que le luxe creuse à grands frais, 
à l'entour des habitations de plaisan- 
ce , et malgré l'habitude que l'on a 
de les voir, l'œil aime toujours à se 
reposer sur ce symbole vivant de la 
grâce, de la candeur et de la propreté. 
Tous les ans , dès la fin de février, 
chaque couple, aussi tendre que fidè- 
le, construit un nid d'un gros amas de 
roseaux, qu'd place souvent dans un 
endroit de prédilection. La femelle y 
pond six ou sept œufs, et les couve 
pendant six semaines avec une ex- 
trême assiduité ; les petits ne quitlenl 



1:^4 CAN 

leurs parens que vers le mois de no- 
vembre, et vivent réunis Jusqu'au mo- 
ment oïl l'amour leur fait désirer une 
société plus intime. — L'éducation des 
Cygnes est un objet assez important 
pour la Hollande et la Belgique, d'oii 
l'on en expédiesouventpour des con- 
trées lointaines. 

Cygne bronzé , Anas melanotos , 
Lath. BufF. pi. enl. gSy.Tête et moi- 
tié supérieure du cou blancs, mouche- 
tés de noir; parties supérieures noi- 
res, à reflets bronzés ; parties infé- 
rieures et bas du cou d'un blanc pur; 
rectrices étagées ; une large excrois- 
sance charnue à la base du bec qui 
sont l'un et l'autre, ainsi que les pâ- 
tes, noirs. Longueur, trois pieds. Des 
indes. 

Cygne a cravate, Anas Cana- 
clensis, L. BufF. pi. enl. 346. Oie de 
Canada. Tout le plumage varié de 
brun et de gris, à l'exception de la 
tète et du cou qui sont cendrés, de 
la queue et de la gorge qui sont noi- 
res. Une bande blanche traverse celle- 
ci. Longueur, deux pieds dix pouces. 
De l'Amérique septentrionale. Élevé 
en domesticité. 

Cygne de Gambie, Anas Gam- 
lensis, L. Sommet de la tête blanchâ- 
tre; nuque, haut du cou, aréole des 
yeux roussâtres ; un collier roux ; 
parties supérieures d'un noir pour- 
pi'é ; ailes armées de deux gros épe- 
rons ; rémiges noires ; petites tectrices 
alaires, blanches, traversées d'un trait 
noir; les grandes d'un vert chatoyant; 
parties inférieures rayées de gris et 
de blanc jaunâtre; rectrices noires ; 
jambes très-longues ; une petite ca- 
roncule noire sur le front. Longueur, 
trois pieds. La femelle a brun mar- 
ron, ce qui est noir-pourpré dans le 
mâle d'Afrique. 

Cygne de Guinée , Anas cygnoi- 
des, L. Buff. pi. enl. 074. Parties su- 
périeures d'un gris-brun ; tête et cou 
gris, avec une membrane qui forme 
ime poche sous la gorge; parties in- 
férieures fauves ; rémiges et rectrices 
brunes; un tubercule charnu sur la 
base du bec. Longueur, trois pieds 
neuf pouces. 



CAN 

Cygne î^oiR,Anas Plu/onia, Shaw. 
Anas atrata, Lath. Nat. M. pi. 108. 
Labill. f^. pi. 17. Entièrement noir à 
l'exception des six premières rémi- 
ges qui sont blanches, du bec et de 
l'espace oculaire nu qui sont rouges. 
Longueur, quatre pieds et demi. Les 
jeunes sont d'un gris cendré. De la 
Nouvelle-Hollande. 

Cygne sauvage, y. Cygne a bec 

JAUNE. 

Cygne a tête et cou noiks , 
Anas nigricollis , Lath. Anas melano- 
cephala, Gmel. Blanc à l'exception de 
la tête et de la partie supérieure du 
cou qui sont noirâtres, veloutées, du 
bec qui est rouge. Longueur, trois 
pieds deux pouces. De la partie la 
plus méridionale de l'Amérique. 

ff Les Oies. Cou de moyenne lon- 
gueur-; bec plus court que la tête, un 
peu conique, ainsi que les dentelu- 
res du bord des mandibules. 

Oied'Afrique. V. Oie d'Egypte. 

Oie antarctique, Anas antarc- 
tica, Lath. Gmel. Entièrement blanc, 
avec le bec noir et les pieds jaunes. 
Longueur, deux pieds quatre pouces. 
La femelle est tachée de cendré sur 
la tête, de brun sur le cou et le dos, et 
de noir aux parties inférieures; les ré- 
miges sont brunes; le bec est jaunâ- 
tre. A la Terre-de-Feu. 

Oie de Bering , Anas Beringii , 
Lath. Le plumage blanc, à l'exception 
des ailes qui sont noires, et delà par- 
tie supérieure du cou quiestbleuàtre; 
une tache verdâtre près des oreilles et 
une caroncule jaune sur la base du 
bec. Du Kamtschatka. 

Oie Bernache, Anas leucopsis , 
Tem, Anas eryt/iiopus, Gmel. Buff. 
pi. enl. 855. Parties supérieures cen- 
drées, avec les plumes terminées de 
noir et frangées de gris; sommet, cô- 
tés de la tête et gorge blancs; nuque, 
cou, haut de la poitrine, extrémité 
des rémiges et rectrices noirs ; parties 
inférieures blanches ; bec et pieds, 
noirs. Longueur, deux pieds. Les jeu- 
nes ont du roussâtre sur le dos et une 
bande noire entre le bec et l'œil. Du 
nord de l'Europe. 



CAN 

Oie blanche, Anas cancUdus, Gan- 
sa b/anco, Azara. Entièreincut blan- 
clie, à l'cxceptiou d'une grande tache 
noireà rextréniitédes rémiges, du bec 
et des pales qui sont d'un rouge de 
rose. Longueur, trois pieds. Améri- 
que méridionale. 

Oi£ BORÉALE, Anas borealis, La th. 
Tout le plumage bhinc, à l'exception 
de la tête qui est d'un vert chatoyant. 
Longueur, deux pieds trois pouces. 
D'Islande. 

Oie de Brenta. J^. Oie Gra- 
vant. 

Oie bronzée. J^. Cygne bronzé. 

Oie Cage, Ânas hybrula, Latli. 
Entièrementblanche, à l'exception du 
bec et des pieds qui sont jaunes, avec 
une membrane rouge au premier de 
ces organes. Longueur, trois pieds. 
La femelle est noire avec quelques 
filets blancs sur les plumes, le bec et 
les pieds rouges. De l'Amérique mé- 
ridionale. 

Oie du Canada. P'. Cygne a 

CRAVATE. 

Oie du cap de Bonne-Espérance. 
Buft". T'. Oie d'Egypte. 

Oie cendrée , Anas Anser, Lath. 
Gmel. Parties supérieui'es cendrées, 
brunâtres, avec les plumes lisérécs de 
blanchâtre ; tête et cou d'un cendré 
clair ; petites tectrices alaires et bord 
extérieur des rémiges d'un cendré 
blanchâtre; les ailes pliées n'attei- 
gnant point l'extrémité de la queue; 
parties inférieures d'un cendré clair, 
avec l'abdomen et les rectrices infé- 
rieures blancs ; bec fort et gros, d'un 
jaune orangé, ainsi que la membrane 
des yeux ; l'onglet blanchâtre; pieds 
couleur de chair. Longueur, deux 
pieds dix pouces. Des contrées orien- 
tales de l'Europe. Elle est la souche 
de toutes les races que l'on tient en 
domesticité. Dans quelques provinces 
de l'Europe, on en élève des quantités 
prodigieuses qui paissent les chamj5s 
par bandes comme des troupeaux de 
-Moutons; le nord de l'Allemagne et 
la Poméranie surtout en nourrissent 
peul-être plus que le reste du monde. 
Cet Oiseau forme aussi l'une des ri- 
chesses des laudes aquitaniques , oii 



CAN lar. 

Ion prépare ses membres d'une façon 
à laide de laquelle ils deviennent un 
mets délicat capable d'être transporté 
au-delà des mers. Les foies de l'Oie 
domestique , ainsi que celui du Ca- 
nard, fournissent un autre mets plus 
recherché encore des Sybarites de nos 
jours ; mais la manièie dont on mar- 
tyrise l'Animal pour en obtenir le 
foie plus gras est l'une des plus gran- 
des méchancetés humaines. L'instinct 
de 1 Oie qui eu fit un Oiseau timide 
en fit aussi un être brutal qu'un re- 
gard incommode, et qui va toujours 
menaçant, même lorsqu'il fuit, les au- 
tres compagnons de son esclavage, 
sans que souvent on devine les motifs 
de sa colère ridicule. Les anciens vé- 
néraient cet Oiseau , et tout le monde 
connaît les Oies du Capitole. 

Oie a coiffe noire , Anas indica, 
Lath. Parties supérieures grises, avec 
les plumes bordées de cendré-clair ; 
parties inférieures cendrées, avec les 
plumes de l'abdomen brunes, bordées 
de blanc; tête, haut du cou et gorge 
blancs; un double croissant noir sur 
la nuque; rectrices grisgs avec l'ex- 
trémité blanche. De l'Inde. 

Oie de Coromandel , Anas Cow- 
mandeliana, Lath. Sarcelle de Coro- 
mandel, Yieill. Buff. pi. enl. 949 et 
gSo. Parties supérieures d'un brun 
noirâtre changeant faiblement en 
verdâtre ; base du bec entourée de 
petites plumes blanches; dessus de 
la tête noirâtre avec un reflet verdâ- 
tre ; derrière du cou tacheté de cette 
même couleur sur un fond blanc sale; 
joues, devant du cou et parties infé- 
rieures d'un blanc pur; rémiges noi- 
râtres et blanches vers leur extré- 
mité; rectrices noirâtres; bec noir; 
dessus des doigts d'un jaunâtre som- 
bre. Longueur, dix pouces six lignes. 
La femelle est d'un brun sombre oii 
le mâle est Irisé eu vert; elle a en ou- 
tre le bas du cou rayé transversale- 
ment de noirâtre. 

Oie Coscoraba, Anas Coscoraba, 
Lath. Blanc avec le bec et les pieds 
rouges. Longueur , deux pieds dix 
pouces. Cette espèce habite l'Améri- 
que méridiouale. 



196 



GAN 



Oté de la côte de Coromandel, 
Bufï". V. Cygne bronzé. 

OïE A cou ROUX , Anas ruficolUs, 
L. Pallas. Parties supérieures, gorge 
et ventre noirs; du blanc entre le bec 
et l'œil , derrière les yeux et sur les 
côtes du cou; une ceinlure de cette 
couleur sur la poitrine ; devant du 
cou et poitrine loux, avec une bande 
noire le long de la partie postérieure 
du cou; abdomen et tectrices cauda- 
les inférieures blancs ; bec brun , 
pieds noirs. Longueur, un pied neuf 
pouces. Du nord de l'Asie. 

Oie Gravant , Anas Benùcia, L. 
Lath. Buff. pi. enl. 342. Parties supé- 
rieures grises, avec les plumes termi- 
nées de cendré-clair ; les parties infé- 
rieures de même à l'exception de l'ab- 
domen et des tectrices caudales qui 
sont blancs ; tête, cou et poitrine d'un 
noir terne, avec une tache blanche de 
chaque côté du cou ; rémiges, rectri- 
ces, bec et pieds noirs. Longueur, un 
pied dix- pouces. Les jeunes ont le coU 
entièrement gris et du roux mêlé au 
cendré du plumage; ils ont ailssi les 
pieds rougeâtres. Du nord de l'Euro- 
pe et de l'Amérique. 

Oie a cravate, f^. Gygne a 

CRAVATE. 

Oie cygnoide. V. Gygne de 
Guinée. 

Oie a demi-palmée , Anas semi- 
palmat , Lath. Parties supérieures 
grises; tête, cou et jambes d'un brun- 
noirâtre; un collier blanc, ainsi que 
le cioupion et les parties inférieures ; 
bec brun; pieds rouges, avec les 
doigts unis par les membranes 
dans une partie de leur longueur. 
Taille, deux pieds neuf pouces. De la 
Nouvelle-Hollande. 

Oie domestique. Gest I'Oie cen- 
drée dont le plumage est plus 6\x 
moins modifié par l'effet de la domes- 
ticité. 

Oie a duvet. ^. GanardEider. 

Oie d'Egy^pte , Jnas yEgyptiacus, 
Lath. Anser varias, Mey. Buff. pi. 
enl. 579, 982 et 980. Parties inférieu- 
res d'un cendré-roussàtre , varié de 
zig-zags bruns ; aréole des yeux, de- 
v.iniducou et quelques rémiges d'un 



GAN 

marron - clair ; parties inférieures 
blanches , ainsi que les petites et 
moyennes tectrices alaires ; les gran- 
des sont d'un vert chatoyant; extré- 
mité des rémiges et rectrices noires ; 
bec et pieds rougeâtres ; un petit épe- 
ron au poignet. Longueur, un pied 
dix pouces. Gette Oie que l'on trouve 
sur toute la côte orientale d'Afrique 
arrive quelquefois accidentellement 
en Europe. 

Oie EiDER. P^. Ganard Eider. 

Oie d'Espagne, Alb. p". Cygne 
de Guinée. 

Oie des Esquimaux. P^. Oie hy- 
perborée. 

Oie a front blanc. V. Oie 

RIEUSE. 

Oie grise, Anser griseus, Vieil. 
Parties supérieures grises tachées de 
noir, les inférieures cendrées; rémi- 
ges et rectrices noires ; bec bombé , 
couvert d'une membrane jaunâtre ; 
pieds à demi-palmés avec les ongles 
très-crochus. Longueur, deux pieds 
six pouces. De la terre de Diemen. 

Oie de Guinée, f^. Cy'gne de 
Guinée. 

Oie Gulaund. T^. Oie boréale. 

Oie hypereorée , Anas hyperbo- 
rea^ Gmel. Tout le plumage blanc, 
à l'exception du front qui est jaunâtre 
et très-élevé , de la moitié inférieure 
des rémiges qui est noire ; mandibule 
supérieure rouge; l'inférieure blan- 
châtre ; les onglets bleus ; partie laté- 
rale du bec coupée par des sillons lon- 
gitudinaux et des dentelures ; aréole 
des yeux rouges; pieds d'un rouge de 
sang. Longueur, deux pieds six pou- 
ces. Les jeunes ont tout le plumage 
d'un cendré-bleuâtre. A la seconde 
mue, ils ont la tête et la parL-e supé- 
rieure du cou blancs; la partie infé-" 
rieure du cou , la poitrine et le dos 
d'un brun-cendrc-violct, avec les plu- 
mes terminées de bleu-clair; les tec- 
trices alaires cendrées; le ventre et 
l'abdomen blanchâtres , variés de 
brun. C'est alors Anas cœrulescens, 
Gmel. ; l'Oie des Esquimaux, Buffon. 
Cette espèce est du nord de l'Europe. 

Oie des îles Malouines, Anas 
Icucopter.a, hzih. Brown. Nouv.-HoU. 



CAN 

f>l. 4o. Blanche, avec tles raies noires 
sur le haut du dos et les flancs ;rcmi- 
ge5noires,avccunebandclransversalc 
blancheetunelargeplaque verte: rcc- 
trices blanches, les deux intermédiai- 
res noires; un éperon obtus au poi- 
gnet. Longueur, deux pieds quatre 
pouces. La femelleest en général d'une 
teinte faiive, avec la plaque verte des 
ailes moins vive. 

Oie indienne. V. Oie a coiffe 

NOIRE. 

Oie Jabotijère. V. Cygne de 
Guinée. 

Oie de Java, Anas Javanensis, N. 
Partiessupcrieures noires, à brillans 
reflels verts ; front et sommet de la 
tête d'un brun noirâtre ; cou et par- 
ties inférieures d'un blanc légère- 
ment tacheté de grisâtre; un grand 
Collier noir sur le haut de la poitrine ; 
les plumes des épaules, des îlancs et 
du croupion finement rayées de noir ; 
une grande tache blanche vers l'ex- 
trémité des rémiges qui sont noirâ- 
tres ainsi que les reclriccs ; tectrices 
caudales inférieures blanches, avec 
une bande noire; bec et pieds entiè- 
rementnoirs. Longueur, onze pouces. 
Cette espèce qui nous a été envoyée 
comme nouvelle n'est peut - être 
qu'une variété de V Anas Coioman- 
deliana. 

Oie Kasarka. /^. Canard Ka- 

SARKA. 

Oie de Madagascar, Jnas Ma- 
(lagascariensis, Lath. Sancelle de Ma- 
dagascar, Vieill. BufF. pi. eal. 770. 
Parties supérieures noiiâtres, à re- 
flets verts ; une large tache vert d'eau, 
entourée de noir de chaque côté du 
cou; front, joues, gorge et parties 
inférieures d'un blanc pur; bas du 
cou et flancs variés -de roux et de 
brun; mandibule supérieure jauuâ-' 
tre ; l'inférieure ainsi que les pieds 
noirs. Longueur, quatorze pouces. 
La femelle n a point de tache verte ; 
le dessus du corps est varié de gris 
et de brun; le dessous est d'un gris 
pale. 

Oie des Moissons, f'. Oie sau- 
vage. 

Oie de Montagne, Anas montana, 



CAN U7 

Lath. D'un gris cendré, varié de 
noirâtre, avec la tète, le cou et les 
tectrices alaires d'un vert chatoyant. 
Longueur, trois pieds. Du Cap. 

Oie moqueuse, Edwards, f^. Oie 
sauvage. 

Oie de Moscovie. f^. Cygne de 
Guinée. 

Oie de Neioe. 7^. Oie hyper- 
borée. 

Oie Newalgang. /'. Oie Demi- 

PAIiMÉE. 

Oie du Nil. /-'. Oie d'Egypte. 

Oie Nonette. J^. Oie Berna- 
ciie. 

Oie peinte, Anas pic/a, Lath. 
D'un cendré obscur, ra\é transver- 
salement de noir; tête, cou, lectrices 
alaires, bandes sur les rémiges et mi- 
lieu du ventre blancs; rémiges, rec- 
lriccs, bec et pieds noirs; un épe- 
ron obtus au poignet. De laTerre-de- 
Feu. 

Oie Pie , Anas me/anoleuca, Lai h. 
Tôte, cou, dos supérieur, partie des 
tectrices alaires, rémiges et reclrices 
noirs; le reste du plumage blanc; 
pieds longs et jaunes, avec la palmure 
très-courte. D'Australasie. 

Oie de plein , Anas branchyptera^ 
Lath. Anas cinerea, Gmel. Parties 
supérieures d'un cendré obscur; par- 
ties inférieures grises avec le milieu 
de l'abdomeri noir; une bande blan- 
che sur les ailes; rémiges et tectrices 
noires ; un long éperon javuie au poi- 
gnet ; bec orangé avec la base brune; 
pieds orangés avec la palmure noue. 
Longueur, un pied dix pouces. Des 
îles Falkland. 

Oie première. V. Oie cendrée. 

Oie Renard. J^. Canard Ta- 
dorne. 

Oie rieuse , Anas albijîons , L. 
Anas Casarca , Gmel. Edw. Glan. 
t. i55. Parties supérieures brunes , 
avec les plumes terminées de rous— 
sàtie ; têle et cou d'un brun cendré ; 
il ont blanc ; rémiges noires ; tectrices 
alaires secondaires terminées de 
blanc; poitrine et ventre blanchâtres 
variés de noir; bec orangé, avec l'on- 
glet blanc; pieds d'un jaune orangé. 
Longueur, deux pieds trois pouces. 



128 CAN 

La femelle est moins gi'ande ; elle a 
les couleurs plus ternes. Du nord de 
l'Europe. 

Oie sauvage , Jnas segetum, Gm. 
Buff. pi. enl. 985. Parties supérieures 
d'un cendré brun, liséré de blanchâ- 
tre; tête et cou d'un gris bleuâtre ; 
parties inférieures d'un cendré clair 
avec l'abdomen et les tectrices cau- 
dales inférieures blancs; croupion 
d'un brun noirâtre ; bec orangé, noir 
à sa base et à l'onglet; pieds rougeâ- 
tres. Longueur, deux pieds six pou- 
ces. Les jeunes ont la tête et le cou 
d'un roux jaunâtre, et souvent trois 
petites taches blanches à la naissance 
du bec. Du nord de l'Europe d'où elle 
émigré régulièrement chaque autom- 
ne, en troupes plus ou moins nom- 
breuses ; chacune d'elles sur deux fi- 
les formant un angle aigu, dont le 
chef de la troupe forme le sommet. 

Oie sauvage de la bâte d'Hud- 
soN. P^. Oie hyperborée. 

Oie sauvage du Canada. P^. Cy- 
gne A CRAVATE. 

Oie SAUVAGE grande, a nos gran- 
dis, La th. Parties supérieures noirâ- 
tres , les inférieures blanches ; bec 
noir, brun à sa base; pieds louges. 
Longueur, trois pieds dix pouces. Du 
Kamtschatka. 

Oie sauvage du Nord. F^. Oie 

RIEUSE. 

Oie de Sibérie. V. Cygne de 
Guinée, qui a paru en Sibérie. 

Oie DES Terres magellaniques, 
Anas magellanlca, Lath. Buff. pi. en! 
1006. Parties supérieures , ainsi que 
le bas du cou et la poitrine d'un brun 
roux, avec les plumes bordées de 
noir; parties inférieures blanchâtres, 
avec les plumes également bordées de 
noir; tête et partie du cou d'un roux 
pourpré ; tectrices alaires et deux ban- 
des sur les rémiges blanches; rémi- 
ges, rectrices et bec noiis; pieds jau- 
nes. Longueur, trois pieds. 

Oie a tète grise, A/ias cana, 
Lath. lllust. Zool. pi. 4i et 42. Parties 
supérieures roussâtres , variées de 
roux, les inférieures d'une teinte plus 
terne ; tête et cou cendrés; joues blan- 
ches ; petites tectrices alaires blan- 



CAN 

ches , les moyennes brun£S et les 
grandes noires, ainsi que les rectrices, 
le bec et les pieds; tectrices caudales 
inférieures rousses; un éperon au 
poignet. Longueur, un pied six pou- 
ces. La femelle a les couleurs moins 
vives et les joues grises. 

Oie variée, ^«(35 ffl/7e§-a/a,Lath. 
Tête , partie du cou et petites tectri- 
ces alaires blanches ; tectrices moyeu-^ 
nés vertes; dos noirâtre, ondulé de 
blanc : bas du cou , parties inférieu- 
res et croupion d'un rouge-bai, avec 
quelques taches blanches ; rémiges^ 
rectrices, bec et pieds noirs ; un épe- 
ron obtusau poignet. Longueur, deux 
pieds. De la Nouvelle-Zélande. 

Oie vulgaire. C'est l'Oie sauvage 
amenée à l'état de domesticité. 

f ff Les Canards. Bec très-déprimé , 
large vers la poitrine ^ les dentelures 
longues et ajilaties; le doigt de der- 
rière libre , sans membrane , ou avec 
un rudiment libre. 

Canard aux ailes blanches , 
Anas peposaca , Vieill. Parties supé- 
rieures d'un brun noirâtre ; tête et 
cou noirs , à reflets violets ; épaules 
pointillées de bleu ; la plupart des ré- 
miges blanches terminées de bleu ; 
parties inférieures blanches , rayées 
transversalement et tiquetées de noir,- 
quatorze rectrices. Longueur, vingt 
pouces six lignes. La femelle a les 
côtés de la tête blanchâtres ,le dessus 
du corps brtm, les flancs roussâtres; 
le dessous du corps blanchâtre ; elle 
est un peu moins longue que le mâle. 
De l'Amérique méridionale. 

Canard aux ailes bleues , Anas 
cyanoplera , Vieill. Parties supérieur 
res noirâtres ; tête , cou et parties in- 
férieures rouges; une bande noire, 
angulaire , de chaque côté de la tête ; 
tectrices alaires supérieures bleues , 
les intermédiaires vertes , à reflets ; 
douze rectrices noires. Longueur, 
seize pouces. La femelle a la tête et 
le cou bruns , les parties supérieures 
noirâtres , les inférieures variées de 
blanc et de roux. De l'Amérique mé- 
ridionale. 

Canard aux ailes en rAuciLLE, 



CAN 

■ Anasfalcaria , La th. Partie supérieu- 
re d'un gris nuancé ; front et som- 
met de la tcte bruns; lourdes veux, 
occiput et huppe d'un vert brillant , 
irisé ; gorge blanche ; cou et poitrine 
cendrés , ondes de brun ; un double 
collier noir- verdâtre et blanc ; abdo- 
men noir ; rémiges rayées de blanc et 
de violet, se relevant eu faucille; tec- 
trices alaircs supérieures ou miroir 
d'un vert bleu. Longueur, seize pou- 
ces six lignes. De la Chine. 

Canard Arlequin , Cuv. F'. Ca- 
nard A COLLIER. 

Canard de Bahama , ^nas ba/ia- 
rnensis, Lath. Parties supérieures 
brunâtres ; sommet de la tête et par- 
ties inférieures d'un gris roux tache- 
té de noir ; joues, gorge et devant du 
cou blancs '■, grandes tectrices alaires 
vertes , terminées de noir , les petites 
noirâtres , les intermédiaires d'un 
jaune foncé ; bec et pieds gris ; une 
tache triangulaire orangée sur le pre- 
mier. Longueur, quinze pouces six 
lignes. 

Canard de la baie d'Hudson. 
V- Canard Eider. 

Canard de Barbarie, p^. Canard 

MUSQUÉ. 

Canard de Barbarie a tète 
blanche, ylnas leucocephala , Lath. 
Parties supérieures rousses, variées 
de brun ; tête blanche avec le sommet 
noir ; cou blanc , avec un collier noir; 
poitrine brune , rayée transversale- 
ment de noir; ventre gris , tacheté de 
noir ; rémiges et tectrices brunes ; 
queue très-longue , conique ; bec bleu, 
large, sillonné à sa base. Longueur, 
seize pouces. La femelle a le roux 
nuancé de cendré; le sommet de la 
tête est brun. Lnproprement nommé , 
car il se trouve dans le nord de l'Eu- 
rope. 

Canard barbotteox. V. Canard 
domestique. 

Canard (beau) uuppé , Jiias spun- 
sa , Lath. , Buff. , pi. cnl. 980 et 981. 
Parties supérieures brunes à reflets 
dorés; front et joues bronzés; une 
huppe variée de vert , de blanc et de 
pourpre ; bas du cou et poitrine d'un 
loux tacheté de blanc , avec deux 



CAN 1 29 

bandes noires et blanches sur les 
épaules; ventre blanc; flancs gris, 
varioles ; miroir d'un bronze brillant ; 
seize rémiges étagées d'un vert cui- 
vreux. Longueur, dix- huit pouces. 
La femelle n'a point de huppe , son 
plumage est bleuâtre , blanchâtre sur 
la gorge , varié de bleu et de vert sur 
les ailes et la queue. Amérique sep- 
tentrionale. 

Canard a bec courbé, u4nas citr- 
viiostra , Lath. Parties supérieures 
noirâtres , avec des reflets verts sur 
la tête , le cou et le croupion ; une ta- 
che blanche , ovale sur la gorge ; les 
cinq premières rémiges blanches ; bec 
retroussé. Longueur, vingt-deux pou- 
ces. Le Canard , décrit par Pallas 
comme trouvé en Belgique , pourrait 
bien être une variété accidentelle du 
Canard sauvage. 

Canard a bec étroit. T''. Fou de 
Bassan. Oiseau qui n'a aucun rapport 
avec les Canards. 

Canard a sec jaune et noir, 
Anas Jlavirostris , Vieill. Parties su- 
périeures brunes; tête et cou rayés 
de noir et de blanc; bas du cou et 
épaules bruns , variés de roux ; deux 
bandes rousses et un miroir vert sur 
les ailes ; parties inférieures blanchâ- 
tres avec des raies et le ventre bruns; 
douze rectrices brunes; bec jaune, 
noir à s.i base ; pieds plombés; quinze 
pouces. Amérique méridionale. 

Canard a bec membraneux , Anas 
malacory iichos , L. , Latli. Parties su- 
périeures cendrées ; sommet de la tête 
et dessus du cou d'un gris verdâtre; 
une tache blanche en travers des ailes ; 
parties inférieures cendrées , mêlées 
de ferrugineux; bec mou d'un cendi'é 
pâle avec l'onglet noir. Longueur, 
dix-sept pouces. De l'Australasie. 

Canard a bec rouge , A/ms ery- 
th/oryncha, Gm. Parties supérieures 
d'un brun obscur, plus pâle sur la 
nuque; côtés de la tèteet parties in- 
férieures d'un blanc tacheté de brun 
sur les côtés de la poitrine ; deux 
bandes blanche et jaunâtre sur les ai- 
les ; rectrices et pieds noirs; bec rou- 
ge. Longueur , quatorze pouces. Du 
Cap. 



iZo CAN 

Canard a ekc rouge et plombé , 
u^/ias lubrirostiis , Vieill. Parties su- 
périeures noirâtres, avec le bord des 
plunjes roux; joues et gorge blan- 
ches; sommet de la tète noirâtre ; cou 
roux, taclieté de noir ; tectrices inter- 
médiaires vertes , avec une bande 
noire et l'extrémité rousse ; seize rec- 
trices blanchâtres, bordées de roux ; 
parties inférieures rousses, tachetées 
de noir; bec plombé avec les bords 
orangés. Longueur , vingt pouces. 
Amérique méridionale. 

Canard a bec tacheté de rouge, 
j4na5 pœkiloryncha , L. Noir avec 
les joues elle devant du cou cendrés ; 
une raie noire de chaque côté de la 
tête ; miroirvert entouré de noir etde 
blanc; bec allongé noir, avec la poin- 
te blanche et une tache rouge de cha- 
que côté. Des Indes. 

Canard a bec thicolgr , Anas 
versicolor , Yieili. Parties supérieures 
brunes, variées de roussâtre ; sommet 
de la tête noir; nuque brune; joues 
roussâtres; une bande blanche sur 
les ailes ; rémiges à reflets violets , 
irisés ; les quatorze rectrices et le ven- 
tre rayés transversalement de noir et 
de blanc; parties inférieures roussâ- 
tres , tachetées de noir ; bec bleu pâ- 
le , avec des taches orangées , la base 
et l'extrémité noires. Longueur, qua- 
torze pouces six lignes. Amérique mé- 
ridionale. 

Canard des bois , Canard bran- 
ciiu. V. Beau Canard huppé. 

Canard du Brésil, ^«as biasilien- 
sis , L. Parties supérieures brunes, 
avec les petites tectrices alaires bor- 
dées de blanc, les grandes d'un vert 
brillant, terminées de noir; une ta- 
che d'un blanc jaunâtre entre le bec 
et l'œil ; parties inférieures d'un gris 
jaunâtre; gorge blanche; rectrices 
noires; pieds rouges. Longueur, un 
pied sept pouces. 

Canard bridé , Anas frenata , 
Sparm./^. Canard MiLouiNAN,fem. 

Canard BRUN, Anas miaula, L. 
P'. Canard a collier. Buflbn (pi. 
cnl. 1007) a donné sous ce nom le 
Canard Morillon , jeune. 

Canard brun de New -York, 



CAN 

Anas oi^scK/'û, La th. Parties supérieu- 
res d'un brun noirâtre; miroir bleu 
traversé de noir ; rectrices étagées , 
bordées de blanc ; parties inférieures 
brunes, avec les plumes bordées de 
jaunâtre. Longueur , deux pieds. 

Canard brunâtre, Anasfucescens, 
Lath. Parties supérieures d'un brun 
pâle , bordées de jaunâtre ; tête et cou 
fauves; ailes cendrées; miroir bleu , 
bordé de blanc. Longueur, quinze 
pouces. Amérique septentrionale. 

Canard Bucéphale , Anas Buce- 
phala , Lath. Parties supérieures noi- 
res; joues, cou, parties inférieures, 
scapulaires, une bande sur les ailes, 
blancs , tète garnie d'une touffe de» 
plumes effilées vertes,- rectrices gri- 
ses. Longueur , quinze pouces. La 
femelle est brune en dessus , sans 
huppe , avec une tache blanche der- 
rière l'œil; elle est grise en dessous 
et à la gorge; c'est l'Anas rustica, 
Gmel. De l'Amérique septentrionale. 

Canard caroncule, Anas lubata, 
Shaw. , Anas carunculata , Vieill. 
Parties supérieures noires , variées de 
traits et de points blanchâtres; les 
inférieures ainsi que la gorge et le 
dessous du cou d'un blanc tacheté de 
noir ; rectrices étagées ; bec noir , 
grand et courbé à l'extrémité ; une 
grande membrane arrondie descend 
de sa base et pend sur la gorge. Lon- 
gueur , vingt -deux pouces. De la 
Nouvelle-Hollande. 

Canard chevelu , Anas jubata, 
Lath. Parties supérieures noires va- 
riées de brun ; tête et cou bruns ; 
nuque ornée d'une huppe de plumes 
effilées roussâtres , terminées de noir; 
parties inférieures d'un gris argentin , 
varié de roux et de noir sur la poitri- 
ne ; miroir d'un vert bronzé , encadré 
de brun. Longueur, vingt pouces six 
lignes. La femelle a le ventre blanc 
et le miroir des ailes peu visible. De 
l'Australasic. 

Canard Chipi;au , Anas s/repera , 
L. , BufF. , pi. eiil. 968. Parties supé- 
rieures grises, écaillées de noir; têle 
et cou gris, pointillés de noir; miroir 
blanc ; tectrices alaires intermédiaires 
rousses , les grandes et les lecti ices 



caudales inférieures noires ; parties 
inférieures blanches , rayées Je noir 
sur les flancs. Longueur, dix -neuf 
pouces. La foincllea les plumes du dos 
noirâtres, bordées de roux ; elle n'a 
pointderaiesco zig-zagssur les flancs. 
En Europe. 

G.^NAKD A COLLIER , Anas histrio- 
nica, L. , BuU". , pi. enl. 79&- Parties 
supérieures, lèle et cou noirs, à reflets 
violets et bleus ; espace entre le bec et 
l'œil , tache derrière les yeux , bande 
longitudinale sur le cou , collier et 
partie des scapulaires, blancs; miroir 
d'un violet foncé ; bas du cou et poi- 
trine d'un bleu cendré ; ventre brun, 
flancs roux. Longueur , dix-sept pou- 
ces. La femelle a le dessus du corps 
brun nuancé de cendré , une tache en 
avant de l'œil , un espace entre le bec 
et l'oreille blanc; la gorge blanchâ- 
tre , la poilnne et le ventre blanchâ- 
tres , nuancés de brun , les flancs 
bruns. Pu Nord des deux Conlinens. 

Canard a collier bleu , Anas 
dispar; L. Parties supérieures , devant 
du cou et gorge noirs à reflets violets; 
un collier d'un bleu éclatant; nuque 
garnie d'une petite huppe et d une 
tache verte ; une autre tache sembla- 
ble sur le front ; œil entouré de plu- 
mes soyeuses noires ; petites tectrices 
alaires d'un noir violet, pointues et 
recourbées à l'extrémité, les moveu- 
nes variées de noir , de bleu et de 
blanc, les grandes brunes; parties 
inférieures blanches avec la poitrine 
roussâlre; rectrices brunes , étagées. 
Longueur , seize pouces. La femelle 
est variée de brun et de fauve ; elle a 
deux taches blanches sur les tectrices 
alaires qui sont toutes droites et noi- 
râtres. De l'Amérique septentrionale 
et du Kamtschatka. 

Canard a collier noib , Ânas 
torquata, \ieill. Parties supérieures 
noires; front, côtés de la tète et de- 
vant du cou variés de blanc et de 
brun ; sommet de la têleuoir avec un 
collier de mètne couleur au bas de la 
nuque ; un trait blanc entre ce collier 
et la nuque; scapulaires rougeâtrcs ; 
miroir blanc , vert et bleu : parties in- 
férieures blanchâtres, rayécsde noir; 



CAN 101 

devant du cou et poitrine rouges , ta- 
chetés de noir; douze rectrices noi- 
res. Longueur , quatorze pouces. 
Amérique méiidionale. 

Canard a collier de Terhï- 
Neuve. y. Canard a collier. 

Canard couronné. V. Canard de 
Barbarie a tète blanche. 

C.vnard de Damiette , Jnas da- 
miatica , Gm., Lath. Plumage gris 
avec le cou, les scapulaires et la queue 
noirâtres; un croissant sur la nuque; 
tectrices alaires et caudale d'un vert 
noirâtre. Longueur, un pied neuf 
pouces. En Egypte. 

CanarddudétroitdeMagellin , 
F". Canard de Bahama. 

Canard domestique. P^. Canard 
SAUVAGEjdontcetOiseau est la souche. 

Canard dominicain, yltias domi- 
rncana , L. Parties supérieures d'un 
gris cendré , avec deux bandes trans- 
versales plus claires; joues et gorge 
blanches; une bande de chaque côte 
de la tête ; nuque , cou , poitrine, ré- 
miges et rectrices noirs; parties infé- 
rieures d'un gris clair. Longueur, un 
pied dix pouces. Du Cap. 

Canard Eider , Anas molUssima , 
L.jBufi". , pi. enl. 208 et 209. Par- 
ties supérieures blanches ) joues , 
sommet de la tête et occiput d*un 
blanc verdâtre; une large bande d'un 
noir violet au-dessus de l'œil; par- 
ties inférieures noires ; poitrine d'un 
blanc rougeâtie; bec vert, sa base 
se prolongeant latéralement sur le 
front en deux lamelles aplaties ; 
pieds d'un cendré verdâtre. Lon- 
gueur, vingt-quatre pouces. La fe- 
melle est plus petite; elle a le plu- 
mage roux rayé transversalement de 
noir; les tectrices alaires noires , bor- 
dées de roux; deux bandes blanches 
sur l'aile; les parties inférieures bru- 
nesavec des bandes noires; leplumage 
des jeunes varie extrêmement jusqu'à 
l'âge de troisans.CetOiseau, qui habite 
les contrées les plus septentrionales 
de l'Europe, mérite d'être distingué. 
Son plumage , ou plutôt le duvet qui 
garnit les parties inférieures de so» 
corps, est devenu un objet considé- 
rable de commerce pour le Nord. On 

9* 



,^2 CAN 

le recueille soigneusement , sous le 
nom d'EDREDON , et l'on en fait des 
couvre-pieds ou autres garnitures de 
lits fort recKerchés par les personnes 
sensuelles des pays froids. 
Ganabd d'été. V. Beau Canard 

HUPPÉ 

Canard a face blanche , Anas 
leucopsis , Vieill. , Anas viduata , 
Lath. , Buff. , pi. enl. 808. ^ Par- 
ties supérieures variées de noirâtre et 
de roux ; front , joues , nuque et men- 
ton blancs ; sommet de la tête et col- 
lier noirs ; rémiges et rectrices au 
nombre de quatorze , noirâtres ; poi- 
trine d^un rouge fauve ; parties infé- 
rieures brunes; tachetées de noirâ- 
tre ; bec noir , pieds bleus. Longueur, 
dix-huit pouces. 

Canard-Faisan./^. Canard PiLET. 

Canard fauve , Anas fulva , L. 
Parties supérieures rayées transversa- 
lement de fauve et de brun ; tête, cou, 
poitrine et parties inférieures fauves ; 
rémiges brunes ; rectrices noires on- 
dulées de blanc ; bec et pieds cendrés. 
Longueur, dix-sept pouces. Du Mexi- 
que. 

Canard ferrugineux. J'. Ca- 
nard A COLLIER BLEU , femelle. 

Canard FRANC. /^.Canard MUSQUÉ. 

Canard fuligineux, ânas cine- 
rascens , Bechst. D'un brun noirâtre , 
avec les joues , les côtés et le devant 
du cou blancs; bee large, élevé à la 
base , noir en dessus , l'ougeâtre en 
dessous ; l'onglet courbé et pointu ; 
pieds d'un jaune verdâtre, les pal- 
mures noires. Longueur , dix- huit 
pouces. La femelle est presque cen- 
drée et plus petite. De Sibérie. 

Canard Garrot , Anas Glangula , 
Gmel. , Lath. , Buff. , pi. enl. 802. 
Parties supérieures noires; les infé- 
rieures , la poitrine et les grandes tec- 
trices alaires blanches ; tête et partie 
supérieure du cou d'un vert pourpré ; 
un espace blanc à la racine du bec 
qui est noir, très-court et plus large à 
la base qu'à la pointe ; tarses et doigts 
d'un jaune orangé , avec la palmure 
noire. Longueur, dix-sept à dix-huit 
pouces . La femelle et les jeunes ont les 
parties supérieuics noirâtres , bordées 



CAN 

de cendr« : les inférieures blanches , 
avec la poitrine et les flancs cendrés, 
la tête et le haut du cou bi'uns. Du 
nord des deux Conlinens. 

Canard Gattair , Anas Gattair , 
Lath. Parties supérieures brunes , 
ainsi que la tête et la poitrine, les in- 
férieures blanches ; tectrices alaires 
supérieures noires, les inférieures 
blanches ; rémiges brunes , blanches 
dans le milieu ; douze rectrices éta- 
gées et pointues, brunes; bec brun , 
ridé; pieds bleus. Longueur, quator- 
ze pouces. D'Egypte. 

Canard de Géorgie , Anas geor- 
gica , L. Plumage cendré, varié de 
rougeâtre ; miroir vert bordé de 
blanc ; rémiges et rectrices noirâtres; 
bec légèrement recourbé en haut , 
jaune , noir à sa base ; pieds verdâtres. 
Longueur, dix-huit pouces. 

Canard Gingeon. V. Canard Sif- 

FLEUR. 

Canard des glaces. /^. Canard a 

longue QUEUE DE TeRRE-NeUVE. 

Canard Glaucion , Bel. , Anas 
Glnucion, Lath. f^. Canard Garro*, 
femelle au jeune âge. 

Canard gloussant , Anas gloci- 
tans , L. Parties supérieures ondulées 
de noir et de brun ; sommet de la 
tête brun; nuque d'un vert irisé; 
une tache ronde , jaunâtre entre le bec 
et l'œil ; gorge pourprée ; poitrine 
rougeâtre , tachetée de noir; grandes 
tectrices alaires cendrées ; miroir et 
partie des rémiges d'un beau vert en- 
touré de blanc ; les deux rectrices in- 
termédiaires noires, les autres brunes, 
bordées de blanc ; bec gris ; pieds 
jaunes, avec la palmure noirâtre. De 
Sibérie. Longueur, dix-neuf pouces. 

Canard a grant) bec. P^. Canard 

SOUCHET. 

Canabd gbis-bleu. /^. Canard a 
bec membraneux. 

Canard gris d'Egypte, f^. Ca- 
nard DE Damiette. 

Canard gris de la Louisiaîte. 
/^. Canard Jensen. 

Canard Grisette. f-^. Canard- 
Macreuse, jeune âge. 

Canard a grosse tète. f^. Ca- 
nard BUCÉPHALE. 



GAN 

Ganard H^tukréra , yliias su- 
perciliosa, Lath., L. D'un brun ceu- 
dréavec les plumes bordées de fauve ; 
deux raies blanches au-dessus et au- 
dessous de l'œil ; menton et devant 
du cou blanchâtres; miroir d'un vert 
bleuâtre , entouré de noir ; bec et 
pieds cendres. Longueur, dix -neuf 
pouces. De la Nouvelle-Zélande. 

Canard Hina , .Inas Hina , Luth. 
Parties supérieures blanches , tache- 
tées de non- ; tête et gorge brunes ; 
miroir vert ; pieds cendrés ainsi que 
le croupion. La femelle a la tête gri 
sâlre , le dos varié de noir et de rou- 
geâtre, les parties inférieures tache- 
tées de noir. De la Chine. 

Canard Histrion, y. Canard a 

COLLIER. 

Canard d'hiver. P". Canard Bu- 

CÉPHAIiE. 

Canard de Hongrie. F'. Canard 
Garrot. 

Canard huppé d'Islande, u4nas 
is/andzca , L. Parties supérieures noi- 
res , les inférieures blanches ; la tête 
garnie d'une huppe de plumesefiilées, 
noires ; pieds orangés. 

Canard huppé de la Louisiane. 
y. Beau Canard huppé. 
, Canard huppé de la terre des 
Etats , Anas cristata , L. Parties su- 
périeures cendrées , les inférieures 
plus pâles , avec la gorge et le devant 
du cou jaunes , tachetés de roux; ai- 
les noires avec le miroir blcuetblanc ; 
rectrices, bec et pieds noirs. Lon- 
gueur, deux pieds. 

Canard d'Inde, y. Canard musi- 
que. 

Canard Ipécutiri , Anas Ipe- 
cutiri , Yieill. Parties supérieures 
noires ; front roussâtre ; sommet de 
la tête et devant du cou grisâtres ; 
nuque noire ; du roux sur les ailes et 
les scapulaires ; petites tectrices alai- 
res noires , les autres d'un vert chan- 
geant , terminées de blanc et de noir 
et de bleu-violet; parties Inférieures 
et dessous du cou variés de roussâtre 
et de rougeâtre ; flancs tachetés de 
noir, quatorze rectrices noires. Lon- 
gueur , seize pouces six Hgnes. La fe- 
melle est plus petite, plus pâle ; elle a 



l 



GAN i35 

cku\ lâches blanches de chaque côfe 
de la lête. Amérique méridionale. 

Canard a iris blanc , Anas leu- 
cophthalmos , Bechst , Anas Nyraca , 
Gmel. , Lath., Buff. , pi. enl. looo. 
Parties supérieures noirâtres, irisées ; 
tête , cou et flancs d'un fauve rou- 
geâtre ; un petit collier brun ; une ta- 
che angulaue blanche dans le heô; 
miroir blanc et noir ; parties inférieu- 
res blanches ; bec noirâtre ; pieds 
bleus, cendrés; iris blanc. Longueur , 
[uinze pouces. La femelle n'a point 
e collier, et toutes les plumes rousses 
sont terrrriuées de fauve , conune les 
noirâtres le sont de gi'is-brun. Les 
jeunes ont en outre le sommet de la 
tête d'un brun noirâtre, et l'abdomen 
lavé de brun clair. De l'est de l'Eu- 
rope. 

Canard d'Islande, y. Canard 
HUPPÉ d'Islande. 

Canard Jensen , Anas americana, 
L.,Bufi".,pl. enl. gSS. Parties supé- 
rieures d'un cendré roussâtre , varié 
de laies transversales noires ; front et 
sommet de la tête blancs :, joues , 
gorge et cou blancs , variés de noir ; 
une bande d'un noir à reflets verts , 
derrière l'œil; miroir vert bordé de 
noir; une large bande blanche sur 
les ailes ; lectrices caudales et les deux 
rectrices intermédiaires noires , les 
autres cendrées; parties inférieures 
blanchâtres avec la poitrine nuancée 
de brun rougeâti'e ; bec gris ; pieds 
noirâtres. De l'Amérique septentrio- 
nale jusqu'à Cayenne. 

Canard Kasarka , Anas rutila, 
Pallas , Anas Casaria, Gmel. D'un 
fauve i-ougeâtre; lête et moitié du 
cou gris ; un petit collier noirâtre ; 
rémiges noires ; miroir blanc et vert 
foncé ; croupion et rectrices d'un noii 
verdâtre; bec noir ; pieds longs d'un 
brun noirâtre: iris brun. Longueur, 
vingt pouces. La femelle n'a pas de 
collier , elle a le front roux ,unepartie 
de la tête blanche ; le cou varié de bleu 
et de brun. De l'est de l'Europe. 

Canard Kagolca , Anas Kagolca , 
L. y. Canard Milouinan. 

Canard Kekuschka , Anas Ae- 
kuschka , L. Parties supérieures d'ua 



i34 CAN 

jaune obscur, les inférieures blan- 
ches, ainsi que l'extrémité de plu- 
sieurs rémiges ; tectrices caudales et 
rectrices noires. Longueur, dix-huit 
pouces. De la Perse. 

Canard a large bec. V. Canard 
Morillon. 

Canard a large bec ^t pieds 
JAUNES, r. Canard Souchet. 

Canard a longue queue , Anas 
acuta, L., Buff., pi. enl. 954. Parties 
supérieures et flancs variés de zig-zags 
ïioirs et cendrés ; de longues taches 
noires sur les scapulaires ; sommet de 
la tête varié de brun et de noirâtre ; 
joues, gorge et haut du cou bruns 
irisés ; une bande noire bordée de 
blanc sur la nuque ; miroir d'un vert 
pourpré , bordé en dessus de roux et 
en dessous de blanc ; parties infé- 
rieures et devant du cou blancs ; rec- 
trices d'un noir verdâtre, les deux 
intermédiaires très-longues; bec d'un 
bleu noirâtre. Longueur , vingt-qua- 
tre pouces. La femelle est plus petite ; 
elle a la tête etlecou fauves, parsemés 
de points noirs , le dos brun , écaillé 
de roux , le ventre d'un jaune roussâ- 
tre nuancé de Ijrun , le miroir rous- 
sâtre et la queue simplement conique. 
Du nord des deux Continens. 

Canard a longue queue de Mi- 
clou. F^. Canard de Miclou. 

Canard a longue queue de 
Terre-Neuve, r. Canard de Mi- 
clou. 

Canard Lupin. V. Canard Ta- 
dorne. 

Canard Macreuse , Anas nigm , 
L., Buff. , pi. enl. 978. D'un noir ve- 
louté ; bec noir avec les narines et 
une bande orangée , une protubéran- 
ce sphérlque à sa base ; tarses et doigts 
cendres , membranes noires. Lon- 
gueur, dix-huit pouces. La femelle a 
le sommet de la tête et la nuque d'un 
brun noirâtre; les joues et la gorge 
d'un cendré clair , taché de brun ; les 
plumes des parties supérieures bru- 
nes bordées de roussâlre; celles de la 
poitrine d'un cendré brunâtre bor- 
dées de cendré clair; la base du bec 
élevée , sans protubérance. Les jeunes 
mâles ressemblent aux femelles adul- 



CAN 
tes , et les jeunes femelles ont les 
nuances très -pâles; c'est alors Jnas 
cinerascens , Bechst , Anas cinerea , 
Gmel. , Canard Grisette , Temm. Du 
nord de l'Europe. Cet Oiseau, dont 
la superstition et l'ignorance ont fait 
considérer la chair comme celle du 
Poisson , et qu'on mange ainsi qu'elle 
au temps de l'abstinence , a été aussi , 
comme la Brenache, l'objet de contes 
ridicules, sur sa naissance. 

CvNARD (double) Macreuse, ^«C5 
fusca , L. , Buff. , pi. enl. 966. D'uu 
noir velouté ; un croissant blanc au- 
dessous des yeux ; un petit miroir 
blanc sur les ades ; bée élevé à sa ba- 
se , jaune orangé, avec le bord noir ; 
tarses et doigts rouges avec la palmu- 
re noire. Longueur, vingt pouces. La 
femelle a les parties supérieures bru- 
nes, les inférieures blanchâtres, rayées 
et taclietées de brun ; une tache blan- 
che près de l'œU. Du nord des deux 
Continens. 

Canard Macreuse a large bec 
ou Canard Marchand , ^«ûô pe/s- 
picillata , L. INoir , un grand espace 
angulaire blanc sur la nuque et une 
large bande sur le front ; bec élevé à 
la base et fortement renflé de chaque 
côté, d'un jaune rougeâtre, marqué 
de deux taches noires et de gris blan- 
châtre ; pieds et doigts rouges, pal- 
mures noires ; iris blanc. Longueur, 
vingt-un pouces. La femelle est d'un 
brun noirâtre avec les taches de la 
tête cendrées ; les rentlemens du bec 
sont peu marqués. De l'extrême nord 
des deux Continens. 

Canard Maréca. T^. Canard du 
Brésil. 

Canard Marie. V. Canard de 
Bahama. 

Canard de Miclou , Anas glacla- 
lis, L. Parties supérieures brunes; 
sommet de la tête , nuque , devant du 
cou , ventre , abdomen et rectrices 
latérales d'un blanc pur ; ioues cen- 
drées, un grand espace brun-roux 
sur les côtés du cou ; poitrine et les 
deux rectrices intermédiaires qui sont 
très-longues brunes ; flancs cendrés: 
bec noir avec une bande transversale 
rouge,- tarses et doigts jaunes. Lon- 



CA.N 

gueur, ving-un pouces. Ija femelle a 
les parties supérieures variées de "noir 
et de i-oux cendré , le front et les 
sourcils blanchâtres, la nuque, Icde- 
vant du cou et sa partie inférieure , le 
ventre et l'abdomen blancs ; la queue 
courte avec les rectrices bordées de 
blanc ;. sa taille n'est que de seize 
pouces ; c'est alors la Sarcelle de Fé- 
roé , BulT. , pi. enl. 999. Du nord des 
deux Continens. 

C.4.NARD }ihjx>vis , ^nas Ferma , L. 
^riàs n/fa, Gmcl.,BufF., pi. enl. 8o3. 
Parties supérieures , flancs et abdo- 
men cendrés , rayés de nombreux 
zig-zags d'un cendré bleuâtre obscur; 
tête et cou bruns rougcâtres; haut du 
dos , poitrine et croupion noirs ; ven- 
tre blanchâtre , iinement rayé de 
noir ; rémiges et rectrices grises ; bec 
noir , une large bande transversale 
bleue ; tarses etdoigts bleuâtres. Lon- 
gueur , dix-sept pouces. La femelle 
est plus petite , elle a les couleurs 
moins prononcées; la tête , le cou et 
la poitrine roussâtres , nuancés de 
fauve; l'espace entx-e le bec et l'œil , 
la porge et le devant du cou blancs , 
tachetés de roussâtre; le milieu du 
ventre blanchâtre , les flancs tache- 
tés de brun ; les ailes cendrées , poin- 
tillées de blanc. Du nord de l'Europe. 
Canard Milouinan, Jnas marina, 
L., Buflf., pi. enl. 1002. Parties supé- 
rieures blanchâtres rayées de zig-zags 
noirs , très-fins ; tête et haut du cou 
noirs à reflets verdâtres ; partie infé- 
rieure du cou , poitrine et croupion 
noirs ; tectrices alaires variées de 
blanc et de noir; un petit miroir 
blanc; ventre et flancs blancs ; abdo- 
men rayé ; bec large , bleuâtre ; iris 
jaune. Longueur , dix-huit pouces. 
La femelle est un peu plus petite ; elle 
a une bande blanche autour de la 
base du bec; le reslo de la tête et le 
cou sont d'un brun noirâtre ; les zig- 
zags blancs et noirs des parties supé- 
rieures, que l'on retrouve aussi sur 
les flancs, sont très -rapprochés; c'est 
alors Allas frenata, Sparm. Les jeu- 
nes ressemblent assez aux femelles , 
mais les zig-zags du dos se confondent 
souvent avec la nuance brune ccn- 



CAN i35 

drée qui forme le fond de la couleur. 
Du nord des deux Continens. 

Canard Moine , Anas Monacha , 
L. Plumage varié de noir et de blanc; 
miroir vert et violet ; rémiges et rec- 
trices blanches , terminées de brun ; 
bec jaunâtre , noir à la pointe. Lon- 
gueur , deux pieds. 

Canard dk montagne. V. Canard- 

ElDER. 

Canard des montagnes du 

K AMTSCII ATKA . /^.CaNARD A COLLIER . 

Canard Morillon, ^«as Fuligula^ 
L. , jjnas Glaucion minus , Briss. , 
Buff'. pi. enl. 1001. Parties supérieu- 
res d'im brun noirâlr» irisé , tique- 
tées finement de cendré ; une huppe 
de plumes effilées dont la couleur, 
ainsi que celle de la tête et du cou , 
est le noir irisé; miroir blanc; poi- 
trine noire avec les plumes du bas , 
bordées de cendré ; parties inférieu- 
res blanches , avec l'abdomen noi- 
râtre , bec bleuâtre avec l'onglet 
noir^ pieds cendrés, palmure noire. 
Longueur, seize pouces. La femelle 
est également huppée , mais le noir 
est terne et brunâtre ;elle a les flancs 
et le ventre nuancés de brun. Les 
jeunes n'ont point de huppe ; ils ont 
une tache blanche de chaque côté du 
bec , une autre sur le front ; ils ont 
en général toutes les parties du corps 
plus ou moins variées de brun. C'est 
alors le Canard brun, Bufi". pi. enl. 
1007, ^«<2s 5ca/z a'/'aca, Gmel. Dunord 
des deux Continens. 

Canard Morillon (petit), Anas 
Glaucion, L. f^. Canard Morillon. 

Canard DE MoscoviE , Albin, p^. 
Canard musqué. 

Canard Mulard. Métis du Canard 
musqué et du Canard domestique. 

Canard musqué , Anas mosc/taius, 
L. , Buff. PI. enl. 98g. Parties supé- 
rieures d'un noir irisé ; nuque garnie 
d'une espèce de huppe de plumes effi- 
lées ; une large bande blanche sur les 
ailes ; parties inférieures d'un noir 
brunâtre ; une large plaque nue et 
des papilles d'un rouge vif de chaque 
côté de la tête ; bec , pieds et palmu- 
res rouges. Longueur , deux pieds. 
La femelle est moins grande ; elle a 



i36 



CAN 



le plumage d'un briiu noirâtre ; elle 
est privée de huppe et de caroncule 
charnue ; les jeunes ne la prennent 
qu'à l'âge de deux ans. Cet Oiseau se 
lait aisément à la domesticité ; il en 
résulte une variété de plumage qui 
va souvent jusqu'au blanc partait. 

Canard Nankin. V. SARCEiiLE de 
i-A Chine. 

Canard du Nil, Anas nilotica, 
L. Parties supérieures blanchâtres ; 
tête et cou tachetées de gris ; une raie 
blanche derrière les yeux -, parties in- 
férieures blanchâtres , rayées de noir 
et de gris ; bec et pieds rouges. Lon- 
gueur , vingt-<ieux pouces. 

Canard noir de Salerne. /^. Ca- 
nard DOUBLE Macreuse. 

Canabd noir (petit) de Salerne. 
V. Canard Macreuse. 

Canard noir et blanc. ^. Ca- 
nard Eider. 

Canard noirâtre, f. Canard 
BRUN DE New-York. 

Canard du Nord. P^. Canard 
Marchand. 

Canard de la Nouvelle-Zé- 
lande , Anas Novœ-Zeelandiœ , \.i. 
Parties supérieures noirâtres , irisées ; 
tête et cou d'un noir d'acier ; premiè- 
res rémiges grises, les autres rayées 
transversalement de blanc; rectrices 
courtes d'un gris verdâtre ; bec et 
pieds d'un cendré bleuâtre; iris jaune. 
Longueur , quatorze pouces. 

Canard Nyroca. V. Canard a 

IRIS BLANC. 

Canard paille en queue. V. 
Canard a longue queue. 

Canard peint, Anas picta, Lath. 
Entièrement varié de noir , de blanc 
et de bi'un; une grande tache blanche 
sur les ailes. Longueur , vingt-deux 
pouces. La femelle a la tête et le cou 
Î3lancs. De la Nouvelle-Zélande. 

Canard Peposaca. /^.Canard aux 
ailes blanches. 

Canard a petit nvjc^Anasviduata, 
Lath. Parties supérieures noirâtres , 
avec les scapulaires bordées de blanc; 
joues blanches ; une bande à reflets 
verts et violets , partant de l'angle de 
l'œil, se prolonge vers la partie infé- 
^fieure du cou , qui est , ainsi que la 



CAPC 

poitrine et le ventre , rayée de blanc 
et de noirâtre ; ailes brunes ; partie 
des tectrices intermédiaires blanche , 
les grandes, ainsi que l'extrémité des 
rémiges et les lectrices noires ; bec 
bleu, pâle en dessus; pieds verdâtres. 
Longueur , vingt pouces. Amérique 
méridionale. 

Canard Pie , Anas Lahradora^ L. 
Parties supérieures brunes ; tête et 
cou roussâtres , avec la nuque noire ; 
un collier noir et une bande de même 
couleur sur la poitrine ; scapulaires 
et tectrices alaires moyennes blan- 
ches ; bec noirâtre entouré à sa base 
d'un anneau orangé; pieds jaunes; 
palmures brunes. Longueur , dix- 
huit pouces. La .femelle a les parties 
supérieures variées de brun , et les 
inférieures blanchâtres; une tache 
blanche sur l'aile, et les pieds noirs. 
De l'Amérique septentrionale. 

On nomme en Alsace le Canard 
Garrot Canard Pie. 

Canard Pilet. V. Canard a lon- 
gue QUEUE. 

Canard pointu. V. Canard a 
longue queue. 

Canard a poitrine rayée, Anas 
lucida , Gmel. V. Canard de Gme- 
lin. 

Canard a poitrine rougeatre , 
Anas mbens , L. Variété d'âge du 
Canard Souchet. 

Canard a queue épineuse. F". 
Canard -Sarcelle a queue épi- 
neuse. 

Canard a queue noire , Anas 
Melanura, Vieill. /^.Canard a bec 

ROUGE. 

Canard a queue pointue, Anas 
spinicauda, Vieill. Parties supérieu- 
res brunes nuancées de brunâtre ; 
sommet de la tête varié de noirâtre; 
nuque , joues et haut du cou blancs , 
tiquetés de noir; tectrices alaires 
brunâtres, avec une bande blanche 
sur les intermédiaires; rémiges noires 
et blanches ; rectrices brunes , blan- 
châtres sur les bords, étagées au nom- 
bre de seize. Longueur, vingt-deux 
pouces. Amérique septentrionale. 

Canard Renard , nom vulgaire 
du Canard Tadorne. 



CAN 

Canard Ridenne. V. Canard 
Chii'eau. 

Canard rouge , Anas rubens , 
Ginel. /^. Canard Souchet, jeune 
âge. 

Canard roux. P^. Canard-Sar- 
celle ROUX A LONGUE QUEUE. 

Canard roux et noir, Arias bico- 
lor, Vieill. Parties supérieures noi- 
res avec les scapulaires bordées de 
roux; tête rousse , avec une bande 
noire; cou roussâtre avec un collier 
blanc; seize rectrices noiies ; tectri- 
ces caudales d'un blanc jaunâtre ; 
tectrices alaii-es noirâtres , frangées 
de roux ; poitrine et ventre roux ; 
bec bleu; pieds cendrés. Longueur, 
dix-sept pouces. Amérique méridio- 
nale. 

Canard royal , Anas regia , La th. 
Parties supérieures bleues; une mem- 
brane rouge sur la tête , un large 
collier blanc ; parties inférieures bru- 
nes. Longueur, vingt-deux pouces. 
Amérique méridionale. 

Canard rural, Canard sauvage 
rendu domestique. 

Canard rustique , Anas justica , 
Gmel. J^. Canard Bucépiiale, fe- 
melle. 

Canahd - Sarcelle de la baie 
d'Hudson. F~. Canard a longue 
queue, jeune. 

Canard-Sarcelle Balbul, Anas 
Ba/bul. Variies supérieures cendrées, 
ondulées de blanc ; tête brune , mar- 
quée de vert, temte de rouge sur les 
tempes ; une autre tache derrière d'un 
bleu noirâtre ; une plaque blanche 
sur les ailes ; tectrices caudales supé- 
rieures d'un noir verdâtre , bordées 
de rougeâtre ; parties inférieures 
blanches ; queue étagée ; bec noir ; 
pieds cendrés. Longueur , quinze 
pouces. En Egypte. 

Canard-Sarcelle a bec recour- 
bé, Anas recurvifvstra, Yie'iW. Anas 
Jamaïcensis , Lath. Parties supérieu- 
res noirâtres , ondulées de brun et de 
jaunâtre; front noir; joues et gorge 
blanches ; dessus du cou brun ; des- 
sous du cou et parties inférieures 
rayés transversalement de noirâtre 
et de roux; rémiges et rectrices oran- 



CAN i37 

gées en dessous, sur les narines et les 
côtés ainsi que les pieds. Longueur, 
quatorze pouces six lignes. Des An- 
tilles. 

Canard-Sarcelle blanc et noir , 
Anas albeola , L. , Anas Bucephala , 
Lath. Sommet de la tête d'un noir 
irisé; joues, nuque, dessus du cou, 
poitrine , scapulaires et partie des 
tectrices alaires intermédiaires d'un 
blanc pur; dos et partie des tectrices 
et des rémiges d'un noir velouté ; les 
autres grisâtres variées de brun et de 
blanc ; rectrices cendrées; bec noir en 
dessus, verdâtre en dessous; pieds 
frangés. Longueur, seize pouces. 
Amérique septentrionale. 

Canabd-Sarcelle brun et blanc. 
K. Canard a collier, femelle. 

Canard-Sarcelle de la Caroli- 
ne , Anas rustica , L. P'. Canard 
Bucépiiale, femelle. 

Canard - Sarcelle de Cayenne 
ou SoucROURou , Anas discors , L. , 
Buff. PI. enl. 9G6 . Parties supérieures 
variées dezig-zagsgris et bruns ; som- 
met de la tête et lorum noirs ; tête et 
haut du cou d'un violet irisé , avec 
une bande blanche entre le bec et 
l'œil; croupion et tectrices caudales 
d'un brun noirâtre; une plaque bleue 
et un trait blanc sur les ailes; miroir 
vert; premières rémiges brunes, les 
autres vertes ; rectrices brunes ; par- 
ties inférieures roussâtres , tachetées 
de brun ; bec noir , pieds jaunes. 
Longueur , seize pouces. La femelle, 
BuiF. PI. enl. 4o3 , est plus petite ; 
elle est d'un brun bordé de grisâtre 
avec le milieu du ventre blanchâtre ; 
deux taches bleue et verte, séparées 
par un trait blanc , près de l'œil ; les 
rectrices lisérées de blanc ; le bec teint 
de rougeâtre sur l'arête. 

Canard-Sarcelle de la Chine , 
Anas galericulata y L. , Buff. PI. enl. 
8o5 et 806. Parties supérieures d'un 
brun pourpré ; front et sommet de la 
tête d'un vert foncé ; nuque et der- 
rière du cou garnis de plumes lon- 
gues , étroites , formant une huppe 
brune ; irisée ; gorge et joues blan- 
ches ; cou d'un marron clair ; poitri- 



i38 CAN 

ne d'un brun pourpré , avec quelques 
raies transversales noues de chaque 
côté; grandes tectrices alaires blan- 
ches en dehors et terminées de noir 
et de blanc , ce qui dessine sur l'aile 
deux larges bandes noires , entourées 
de blanc ; du sein de ces tectiices , 
s'élève de chaque côté une large et 
courte plume triangulaire, d'un roux 
doré, tenninée de blanc et de noir, 
formant panache par la longueur des 
barbes ; rémiges brunâtres , bordées 
de blanchâtre ; parties inférieures 
blanches, avec les flancs finement 
rayés de roux et de noir ; rectrices 
brunes : bec et pieds rouges. Lon- 
gueur, quinze pouces. La femelle a 
les parties supérieures brunes , la 
huppe courte , un trait blanc qui en- 
toure l'œil , et se dirige au-delà ; la 
gorge blanche ; le devant du cou , la 
poitrine et les flancs bruns, maillés 
de roux; les parties inférieures blan- 
ches. 

Canard -Sarcelle commtjn. V. 
Ganard-Sarcelle d'été et d'hiver. 

Canard-Sarcelle de Coroman- 
DEL. F". Oie de Coromaisdel. 

Canard-Sarcelle d'Egypte. J^. 
Canard a iris blanc 

Canard - Sarcelle d'été, Anas 
Querquedula, L., Anas Circia,Çtmt\. 
BufF. PI. enl. 946. Parties supérieures 
blanchâlres, rayées transversalement 
de cendré ; sommet de la tête noirâ- 
tre ; une bande blanche entourant les 
yeux , se dirigeant sur la nuque ; 
gorge noire ; tête et cou d'un brun 
rougeâtre, pointillé de blanc; une 
bande blanche sur les scapulaires; 
tectrices alaires d'un cendré Isleuâtre; 
miroir vert bordé de blanc ; poitrine 
maillée de noir; parties inférieures 
blanchâtres , avec des zig-zags noirs 
sur les flancs; bec noirâtre; iris brun; 
pieds cendrés. Longueur , quinze 
pouces. La femelle est plus petite ; 
elle a les parties supérieures noirâ- 
tres , bordées de brun -clair, une 
bande blanche tachetée de brun de 
chaque côlé de la lête, le miroir ver- 
dâtre , les parties inférieures blan- 
ches ainsi que la gorge. Les jeunes 
Hiâles ressemblent aux femelles; sou- 



CAN 

vent le ventre est tacheté de brun. 
Dans cet état on l'a regardée comme 
une variété de VAnas Crecca, qui est 
la Sarcelle commune d'hiver. 

Canard-Sarcelle de Féroé. P". 
Canard de Miclotj , femelle. 

Canard-Sarcelle Gmelin, Anas 
Gmeiuii , Lath. Parties supérieures 
noirâtres ; lête rousse , brunâtre ; une 
tache blanche à l'angle du bec ; crou- 
pion blanc; poitrine rayée transver- 
salement de rouge; ventre blanchâtre 
tacheté de brun; rectrices noirâtres. 
Longueur, quatorze pouces six lignes. 
En Russie. 

Canard -Sarcelle ( grand ). V. 
Canard-Sarcelle d'été. 

Canard-Sarcelle de la Guade- 
loupe , Anas Dominica , L. , Buff". 
PI. enl. 968. Parties supérieuivs bru- 
nes, bordées de roux; les inférieu- 
res d'un gris pâle , roussâtre , poin- 
tillé de brun noirâtre ; tête noire ; 
miroir blanc ; rémiges noirâtres, ainsi 
que les rectrices qui sont longues , 
larges, roides , étagées et pointues; 
bec brun , ainsi que les pieds. Lon- 
gueur, douze pouces. Amérique mé- 
ridionale. 

Canard-Sarcelle d'hiver , Anas 
Crecca, L., Buff. PI. enl. 947. Parties 
supérieures rayées de zig-zags blancs 
et noirs; sommet de la tête, joues et 
cou d'un roux foncé ; une large bande 
verle de chaque côté de la tête ; gorge 
noire ; partie inférieure du cou rayée 
de zig-zags blancs et noirs ; tectrices 
alaires brunes; miroir vert et noir, 
bordé de blanc ; poitrine d'un blanc 
roussâtre , tacheté de brun ; parties 
inférieures blanchâtres ; bec noirâ- 
tre; iris brun; pieds cendrés. Lon- 
gueur , quatorze pouces. La femelle 
est plus petite ; elle a de chaque côté 
de la tête une bande roussâtre , ta- 
chetée de brun ; la gorge blanche ; 
les parties supérieures noirâtres avec 
les plumes bordées de fauve; le bec 
varié de brun. Les jeunes , suivant 
leur âge , ressemblent aux femelles , 
ou leur plumage tient des deux sexes. 
La chair de la Sarcelle d'été et de la 
Sarcelle d'hiver fournit un mets digne 
des tables les plus délicates. 



CAN 

Canard- Sa jicELLE de l'île de 
LuçoN, j4nas manillensis , Lath. Par- 
ties supérieures varices de jaune et 
de uoirâtre ; tête et gorge blanches ; 
cou , poitrine et petites tectrices alai- 
rcs d'un brun rougeâtre; rémiges et 
rectrices noirâtres ; parties inférieu- 
res blanches, variées de noirâtre; bec 
et pieds noirâtres. Longueur , tieize 
pouces. 

Canard- Sarcelle de la Jamaï- 
t^UE. y. Canard-Sarcelle a bec 
recourbé. 

Canard-Sarcelle de Java , Jnas 
falcaria, Var. , L. , BufF. PI. cnl. gSo^ 
Parties supérieures brunâtres ; tète 
"Verte irisée ; gorge blanche ; cou , poi- 
trine et parties inférieures varices 
de noir et de blanchâtre; bec noii ; 
pieds rougeâtres. Longueur, quinze 
pouces. 

Canard-Sarcelle du lac Baikal, 
Anas fonnosa , Lath. Parties supé- 
rieures brunes ; sommet de la tête 
noir , varié de blanc ; un croissant 
blanc de chaque côté de îa gorge qui 
est roussâtre , tachetée de noir ; ailes 
rayéesderouxet de noir; miroir noir, 
entouré de rouge obscur et marqué 
d'une tache verte; parties inférieures 
variées de roux et de blanc ; rémiges 
brunes tachetées de blanc; rectrices 
noirâtres. Longueur, quinze pouces. 
De Sibérie. 

Canard -Sarcelle de la Loui- 
siane, f^. Canard-Sarcelle brun 

et BL.INC. 

Canard-Sarcelle de Madagas- 
car. V. Oie de Madagascar. 

Canard-Sarcelle de la mer Cas- 
pienne. P'. Canard -Sarcelle de 
Gmelin. 

Canard-Sarcelle du Mexique , 
Anas Novœ - Hispaniœ , Lath. Par- 
ties supérieures noirâtres , irisées ; 
tête fauve, variée de noirâtre, avec 
des reflets brillans et une tache blan- 
che de chaque côté ; gorge , cou et 
parties inférieures blanchâtres , poin- 
tillés de noir; tectrices alaires noirâ- 
tres; miroir bleu; premières rémiges 
noires ; les autres variées de vert et de 
fauve, ou de blanc et de noir; bee 
bleu , noir en dessous ; pieds rougeâ- 



CAN 1Ô9 

très. Longueur , quinze pouces. La 
femelle a le dessus du corps noirâtre, 
varié de fauve et de blanc , le dessous 
blanc tacheté de noir, le bec noir, 
les pieds cendrés. 

Canard-Sarcelle (petit), f^. Cx- 
nard-Sarcelle d'hiver. 

Canard-Sarcelle a queue épi- 
neuse, Anas spinosa , L. , BufF. PI. 
enl. 967. Plumage d'un brun varié 
de noirâtre avec un peu de blanc sur 
les tectrices alaires ; sommet de la 
tête noir; deux raies blanches et une 
noire sur les côtés de la tête; rectrices 
roides , longues , étagées et pointues ; 
bec bleu ; pieds jaunâtres. Longueur, 
onze pouces- Amérique méridionale. 

Canard -Sarcelle roux a lon- 
gue QUEUE, f. Canard - Sarcelle 
de la Guadeloupe. 

Canard-Sarcelle de Saint-Do- 
mingue F". Canard - Sarcelle de 
La Guadeloupe. 

Canard-Sarcelle San-Sarai, 
Anas alexandiina , L. Parties supé- 
rieures cendrées , maillées de noir 
et de blanc ; ventre noir ; abdomen 
blanchâtre ; bec noir ; pieds jaunâtres 
avec les palmures brunes. Longueur, 
quinze pouces. A la Perse. 

Canard-Sarcelle ScARCHiR,./^/zas 
arabica , L. Parties supérieures cen- 
drées , tachetées de noirâtre ; les in- 
férieures , ainsi que le croupion , 
blanchâtres , variées de cendré; mi- 
roir noir, bordé de blanc; bec noir, 
bordé de jaune ; pieds jaunâtres avec 
les palmures noirâtres. Longueur, 
quatorze pouces. De la Perse et de 
l'Inde. ■ 

Canard-Sarcelle Sirsair, Anas 
Sirsair,h. Parties supérieures brunes, 
ainsi que la tête et le cou; miroir vert, 
bordé de blanc ; parties inférieures 
blanchâtres , tachetées de brun ; gor- 
ge et ventre blancs ; bec et pieds gris. 
Longueur, quatorze pouces. De la 
Perse. 

Canard-Sarcelle Soucrourette. 
p^. Canard-Sarcelle de Cayenne, 
femelle. 

C AN ARD - s ARCELLE SoUCROUROU . 

F". Canard-Sarcelle de Cayenne. 
Canard -Sarcelle a tète blan- 



i4o CAN 

CHE. V. Canard de Barbarie a tête 

BLANCHE. 

Canard-Sarcelle a tête brune, 
Anas carolinensis , L. Parties supé- 
rieures noirâtres , ondées de blanc ; 
tête et nuque brunes; une large bande 
verte de chaque côté , et une ligne 
blanche derrière l'œil ; bas du cou 
et poitrine blancs, tachetés de noir; 
une lunule blanche sur l'épaule ; 
miroir vert ; bec et pieds noirâtres. 
Longueur, quatorze pouces six li- 
gues. Amérique septentrionale. 

Canard -Sarcelle de Virginie. 
7^. Canard-Sarcelle de Cayenne. 

Canard Sauki, Anas Mersa,lj3iÛi. 
Parties supérieures d'un gris jaunâtre 
finement pointillé de brun ; tête et 
cou blancs ; une tache noire sur la 
nuque et une autre sur le cou; ailes 
petites , courtes et cendrées ; dix-huit 
rectrices étroites , roides et étagées ; 

Sarties inférieures et croupion cen- 
lés; poitrine d'un brun jaunâtre, 
ondulé de noir ; bec large , long , 
très-renflé à sa base , bleuâtre ; pieds 
blanchâtres, placés fort en arrière. 
Longueur, quinze pouces. De Sibérie. 
Temminck le regarde comme le Ca- 
nard couronné , jeune âge. 

Canard sauvage, Anas Boscas , 
L. BufF. PI. enl. 676 et 677. Parties 
supérieures rayées de zig-zags très- 
fins , de brun cendré et de gris blan- 
châtre ; tête et cou d'un vert foncé ; 
un collier blanc ; miroir d'un vert 
irisé , entre deux bandes blanches ; 
les quatre rectrices intermédiaires ; 
recourbées en demi-cercle ; parties 
inférieures blanchâtres , rayées de 
zig-zags cendrés ; poitrine d'un mar- 
ron foncé ; bec d'un jaune verdâlre ; 
iris brun rougeâtre ; pieds oi-angés. 
Longueur vingt-deux pouces. La fe- 
melle est plus petite ; elle est grisâtre, 
variée de brun ; une bande blanchâ- 
tre , tachetée de brun au-dessus des 
yeux, et une autre noirâtre derrière ; 
gorge blanche ; toutes les rectrices 
droites. Les jeunes mâles sont sembla- 
bles aux femelles. On trouve cet Oi- 
seau dans le nord des deux Conti- 
nens ; il en émigré des troupes nom- 
breuses qui viennent se reposer sur 



CAN 

les lacs, dans les maratis , et surtout 
sur les étangs ombragés que l'on dis- 
pose à cet effet , et qui sont nommés 
Canardières. C'est sur les étangs , oii 
l'on place toute espèce de pièges, que 
s'en font les chasses réglées. Le Ca- 
nard sauvage, susceptible de diverses 
modifications de plumage, a été dès 
long - temps réduit à la domesticité 
dans nos basse-cours oii il est une 
ressource précieuse dans l'économie 
rurale , et l'un des Oiseaux les plus 
répandus. 

Canard sauvage du Brésil. V. 
Canard musqué. 

Canard sauvage du Mexique. 
Biiss. Il a le bec large et les ailes co- 
lorées de bleu , de blanc et de noir. 

Canard sauvage de Saint-Do- 
mingue. J^. Canard musqué. 

Canard sauvage a tête rous- 
8ATRE F'. Canard Moril»on. 

Canard Scarchir. r. Canard- 
Sarcelle SCARCHIR. 

Canard SïwIjEVb., A nos Pénélope, 
L. Buff. PI. enl. 825. Parties supé- 
rieures, ainsi que les flancs, rayés de 
zig-zags noirs etblancs; front jaunâtre; 
gorge noire; miroir vert, entouré de 
noir; scapulaires noires, lisérées de 
blanc; poitrine d'un rouge brun ; pe- 
tites tectrices alaires blanches , les 
caudales inférieures noires ; parties 
inférieures blanches; bec bleu, noir 
à la pointe; iris brun; pieds cendrés. 
Longueur, dix-huit pouces. La fe-' 
melle et les jeunes mâles sont plus 
petits; ils ont la tête et le cou roux , 
tachetés de noirs , les plumes du dos 
brunes, bordées de roux ,les tectrices 
alaires brunes, bordées de blanc , le 
miroir d'un cendré blanchâtre, la poi- 
trine et les flancs loux. Il est du nord 
de l'Europe. 

Canard Siffleur du cap de 
Bonne-Espérance, Anas capensis , 
L. Parties supérieures dun brun rou- 
geâtre ; tête, devant du cou et poitrine 
d'un bleu cendré, pointillé de noir ; 
miroir d'un bleu verdâtre, entouré de 
blanc ; parties Inférieuresblanchâtres; 
bec rouge, noirà la pointe ; pieds rou- 
geâtres , avec les palmures noires. 
Longueur, quatorze pouces. 



CAN 

Ganahd sifflant, a bf.c mou. 
f. Canard a bec membraneux. 

Canard Siffleur , a bec noir , 
Anas arborea, L. Buff. pi. enl. 8o4. 
Parties supérieures brunes, avec les 
plumes bordées de roux; front et oc- 
ciput roussâtres; nuque garnie de plu- 
mes effilées , noirâtres , assez longues 
pour former une huppe; lectrices 
alaires d'un roussâtre foncé; tectrices 
caudales et crotipion noirâtres; parties 
inférieures blanches , tachetées de 
noir ; poitrine roussâtre ; rémiges et 
rectriccs noirâtres, ainsi que le bec et 
les pieds. Longueur, dix-neuf pouces. 
Amérique septentrionale. 

Canard Siffleur, a bec rouge, 
Anas auiumnalis, L. Bulf. El. cnl.826. 
Parties supérieures d'un brun mar- 
ron; tête et cou d'une teinte plus 
claire; occiput noirâtre ; joues, gorge 
et cou gris ; petites tectrices alaires 
noirâtres , les moyennes fauves, les 
grandes blanches ; croupion et tectri- 
ces caudales blanchâtres, tachetées de 
noir ; rémiges et rectrices noirâtres , 
bordées de gris ; bec rouge, avec l'on- 
glet noir ; pieds rougeâtres. Lon- 
gucur,dix-huit pouces. Amérique mé- 
ridionale. 

Canard Siffleur huppé, Anas 
rufina, Pall. Gm. Lat. BufF. PI. enl. 
928. Parties supérieures d'un brun 
clair; tête, joues, gorge et haut du 
cou d'un brun rougeâtre; une large 
huppe sur la nuque ; bas du cou, poi- 
trine et parties inférieures noires ; 
poignet, miroir el base des rémiges , 
une grande tache sur les côtés du dos 
blancs, ainsi que les flancs; bec rouge 
avec l'onglet blanc ; pieds rouges 
avec les palmures noires. Longueur , 
vingt-un pouces. La femelle a la tête 
et la huppe d'un brun foncé, plus 
clair aux joues et à la gorge; la poi- 
trine et les flancs d'un brun jaunâtre, 
point de taches sur les côtés du dos , 
le miroir grisâtre, etc. Du nord de 
l'Europe. 

Canard Siffleur, a queue noi- 
re, Anas melanura, L. f^. Canard a 
bec rouge. 

Canard siffleur de Saint-Do- 



CAN 141 

MIN GUE. V. Canard Siffleur a 

DEC NOIR. 

Canard Sirsair. /^. Canard- 
Sarcelle Sirsair. 

Cana rd Skoora, Anas Scandiaca, 
MuU. Parties supérieures noires , le 
miroir , ainsi que les parties inférieu- 
res , d'un brun-marron ; bec large ; 
longueur vingt -deux pouces ; du 
nord de l'Europe ; espèce douteuse. 

Canard Souchet , Anas clypeata, 
L. , Buff., PI. enl. 971 et 972. Parties 
supérieures d'un brun noirâtre ; têle 
et cou d'un vert foncé, irisé ; scapu- 
laires blanches, tiquetées de noir ; 
miroir d'un vert foncé; tectrices alai- 
res d'un bleu pâle ; poitrine blanche ; 
parties inférieures rousses ; bec lar- 
ge , noir en dessus , jaunâtre en des- 
sous ; iris jaune ; pieds orangés. Lon- 
gueur , dix-huit pouces. La femelle a 
la tête d'un roux clair , tiqueté de 
noir ; les plumes du dos d'un brun- 
noirâtre , bordées de roux-blanchâr- 
tre ; les tectrices alaires d'un bleu sa- 
le ; les parties inférieures roussâtres , 
avec de grandes taches brunes. Du 
nord des deuxContinens. 

Canard a sourcils blancs 
AnasLeucophrys , Yieill. Parties su- 
périeures brunes ; gorge blanche , 
ainsi qu'une bande en forme de 
sourcil qui s'étend jusqu'à la nuque ; 
devant du cou et poitrine blancs, 
rayés de brun ; tectrices alaires d'un 
gris irisé ; quelques rémiges vertes , 
bordées de violet; rectrices noirâtres' 
termixiées de roussâtre ; bec noirâtre 
et biun ; iris brun ; pieds blanchâ- 
tres. Longueur, treize pouces. Amé- 
rique méridionale. 

Can'ard de Sparmann , Anas 
Sparmanni , Lath. Parties supérieu- 
res variées de noir , de blanc et de 
roux ; scapulaires noires , rayées et 
bordées de rougeâtre ; parties infé- 
rieures blanches ; rectrices rougeâ- 
tres ; bec et pieds noirs. Longueur 
vingt-un pouces. Du nord de l'Euro- 
pe. Espèce douteuse. 
Canard Spatule , J^. Canard 

SoUCHET. 

Canard Spatule du Paraguay, 
Anas platelea, Vieill. Parties supc- 



i42 GAN 

rieuves noirâtres , finement rayées 
de roux ; tête et haut du cou blan- 
châtres , tachetés de noir; bas du 
cou et flancs roux ; tectrices alaires 
supérieures bleues, variées de cen- 
dré et de noirâtre ; les intermédiaires 
d'un vert irisé ; parties inférieures 
noires , variées de rouge-violel; seize 
rectrices blanchâtres , étagccs ; bec 
noir , très-élargi à l'extrémité. Lon- 
gueur , dix-sept pouces. 

Canard Spirit. r. Canard-Sak- 

CELLE BLANC ZT NOIR. 

Canard de Steller. V. Canard 

A COLLIER ELEU. 

Canard Succé , Ana& Jacquini, 
L. Parties supérieures noirâtres , les 
inférieures d'un brun-rouge ; bec 
et pieds noirs. Longueur vingt-deux 
pouces. Des Antilles. 

Canard Tadorne, Anas Taclorna, 
L., Anas cornuta , Gmel. , BiifF., pL 
enl. 53. Tète et cou d'un vert som- 
bre ; bas du cou , dos , tectrices alai- 
res , flancs et croupion blancs ; sca- 
pulàires , rémiges , exticmité des 
rectrices , abdomen et une large ban- 
de sur le milieu du ventre nous; mi- 
roir vert irisé ; tectrices caudales et 
une large bande qui entoure la poi- 
trine et remonte sur le dos d'un roux 
vif; bec et sa protubérance charnue 
rouges ; iiis brun ; pieds rougeâtres. 
Longueur vingt-deux pouces. La fe- 
melle est plus petite ; elle a , au lieu 
de protubérance sur le bec, une tache 
blanchâtre. Les jeunes ont le front , 
la face , le cou , le dos et les parties 
inférieures blancs ; la tète , les joues 
et la nuque brunes, poinllllées de 
blanchâtre ; la poitrine roussâtre ; 
les scapulaires cendrées. Du nord et 
des contrées occidentales de l'Europe. 
Niche dans les terriers et les brisu- 
res de rochers qui bordent la mer. 

Canard Tempatlahoac. f^. Ca- 
nard sauvage du Mexique. 

Canard a tète canelle , J/ias 
Caryophyllacea, Lath. Parties supé- 
rieures brunes ; tectrices alaires lon- 
gues et lecourbées; miroir rougeâtrc: 
ïrls rouge; pieds gris. Longueur dix- 
peuf pouces. De l'Inde. 

Canard a tète grise , Anas 



CAN 

spec/alilis.he sommet de la tête d'un 
gris-bleuâtre ; joues vertes ; cou , 
parties supérieure du dos , tectrices 
alaires et deux grands espaces de cha- 
que côté du croupion blancs ; une 
très-étroite bande d'un cuir velouté 
suit tout le contour de la mandibule 
supérieure , et se divise vers la partie 
supérieure du bec en remontant entre 
deux crêtes charnues qui s'élèvent 
sur cet organe ; une sgmblable dou- 
ble bande forme sur la gorge un an- 
gle en lils de lance; poitrine d'un 
blanc roussâtre ; scapulaires , bas du 
dos , rémiges , rectrices et parties in- 
férieures noires ; bec , crêtes et pieds 
rouges. Longueur vingt-qualre pou- 
ces. De l'extrême nord de l'Europe. 
Yieillot pense que c'est un jcuue 
mâle du Canard Ëider. 

Canard a tète jaspée , Anas jas- 
pidea , Yieill. Parties supérieures 
roussâtres , tachetées de noir ; tête , 
haut du cou jaspés de brun et de 
noirâtre; parties inférieures roussâ- 
tres et d'un roux obscur , tachetées 
de noir ; rectrices noires en dessus, 
grises en dessous. Longueur , dix- 
neuf-pouces. Amérique méridionale. 
Canard a tète noire , Anas me^ 
lanocephala , Yieill. Parties supérieu- 
res noires , finement poinlillées de 
roussâtre ; côté du cou , flancs et 
croupion pointillés de roux et de noir; 
tête et haut du cou noirs; parties in- 
férieures d'un blanc soyeux , varié 
de noir; tectrices caudales inférieures 
rousses; bec verdâlre, bordé de rou- 
ge. Longueur, seize pouces- Améri- 
que méridionale. 

Canard a tète rousse (grand.) 
/^. Canard siffleur. 

Canard Tzitzihoa, Anas Tzitzi^ 
hoa , Yieill. Parties supérieures va- 
riées de noir et de brun ; tête et cou 
d'un IViuve irisé , av«c un collier 
blanchâtre ; petites tectrices alaires 
cendrées , les intermédiaires rougeâ- 
tres ; les grandes ainsi que les rémi- 
ges mélangées de blanc , de cendré , 
ei de vert; miroir d'un vert doré ; les 
deux rectrices intermédiaires fort al- 
longées i parties inférieures blauchâ" 
très ; bec bleu , allongé; pieds ççn- 



CAN 

filés. Du Mexique. Quelque» auteurs 
pensent que c'est une variété du Ca- 
nard à longue queue. 

Canard Tzonyayauiiqui , Her- 
nandez. Parties supérieures noires 
avec une lai^ge bande brune sur toute 
la longueur du dos: tête noirâtre iri- 
sée ; ailes variées de noir, de fauve , 
de brun et de cendré ; poitrine noire ; 
f>artie3 inférieures blanchâtres , rcc- 
trices traversées de lignes noires; bec 
large , brun avec deux taches et une 
autre à l'extrémité de l'onglet. Lon- 
gueur, vingt pouces. Du Mexique. 

Canard varié a calottb noire, 
Anas Jamaïcensis, Lath. f^. Canard 
Sarcelle a bec recourbé. Vieillot 
a fait un double emploi eu l'écrivant 
la même espèce sous ces deux noms 
dans le Dictionnaire de Déterville. 

Canard VVappis , Anas discors , 
Var. , Lath. Parties supérieures d'un 
brun noirâtre ; sommet de la tète 
noir ; tectrices alaires , poitrine et 
abdomen bleus; gorge, ventre et partie 
extérieure des rémiges blancs; rcctri- 
ces noires; bec noir; pieds bleus. Lon- 
gueur , treize pouces. Amérique sep- 
tentrionale. Selon Latham , cette es- 
pèce ne serait qu'une variété du Ca- 
nard-Sarcelle de Caycnne. 

C.A.NARD VVrongi , A lias membra- 
nacea, Lath. Parties supéiùeures d'un 
brun ferrugineux ; devant du cou et 
parties inférieures blanchâtres; som- 
met de la tête , dessus du cou et tour 
des yeux d'un brun noirâtre ; bec 
large , membraneux et noir; iris bleu. 
Longueur , dix-neuf pouces. De la 
Nouvelle-Galles du sud. Ne serait-ce 
pas le mâle du Canard à bec membi-a- 
neux ? 

Canard X\i.cvxsi, Anas Xalcua- 
«/, Vieillot. Parties supérieures cen- 
drées , variées de brun et de noir; 
une bande verte qui va de l'occiput 
aux yeux ; ailes et queue variées de 
verdâtre , de blanc et de brun ; par- 
ties inférieures blanchâtres ; poitrine 
fauve , rayée transversalement de 
blanc; pieds brunâtres. Longueur, 
vingt pouces. Du Mexique. 

Canard Ycatexotli , /4nas cya- 
noiostiis, Vieillot. Parties supërieu- 



CAN i43 

res fauves; ; les inférieures cendrées ; 
ailes noirâtres; bec large, arrondi , 
bleu en dessus, rougcâtre en dessous; 
pieds noirâtres. Longueur , vingt-un 
pouces. Du Mexique. 

Canard aux yeux d'or, y Ca- 
nard Garrot. 

Canard Zinzin, F". Canard Jen- 

8EK. (DR..Z.) 

CANARD DE PRÉ DE FRANCE. 

OTS. Syn. vulgaire de Cannepelière, 
p'. Outarde. (dr..z.) 

CANARDEAU. ois. Nom donné 
vulgairement aux petits des espèces 
du genre Canard. (dr..z.; 

CANARI, ois. Espèce du genre 
Gros-Bec, Fringilla Canaria, L. On 
appelle Canari de montagne, en Ca- 
talogne et en Piémon t , le Serin , Trin- 
gilta Serinus , L. P'. Gros-Bec et Ca- 
nari SAUVAGE; le Rémiz,Pa/7« Pen- 

(iuimUS ,\i. V. MÉi>ANGE. (DR..Z.) 

CANARL BOT. THAN. Pour Cana- 
rimn. J^. ce mot. (a. d. j.) 

CANARIA. BOT. PHAN. (Pline.) 
Une Graminée qu'xidanson regarde 
comme celle que Linné a nommée 
Dactj lis glomerala. f. Dactylxs.(b.) 

CANARI-LATJT. bot. phan. Syn. 
de Terminalia Catalpa àdinsls. langue 
malaise. K. Terminalia. (b.) 

CANARI-MACAQUE, bot. phan. 
Nom vulgaire du Qualea à Cayenne, 
où l'on nomme Canari une petite 
bouilloire, paice que le fruit d^ cet 
Arbre a la iorme d'une sorte de vase 
de ce genre. V. Lecythis. (b.) 

CANARIN-SALVATICO. ois. Syn. 
sarde du Loriot, Oriolus Galbula , L. 
F". Loriot. (dr..ï.) 

CANARINE. Canarina. bot, 
PHAN Genre de la famille des 
Campanulacées , voisin des Campa- 
nules , auxquelles Linné le réunis- 
sait d'abord en donnant à la seule 
espèce connue le nom de sa pa-, 
trie, les îles Canaries ; son calice est 
quinquéfide ; sa corolle campanulée 
se partage supérieurement en six lo- 
bes; ses six élamines présentent des 
filets inférieurement élargis et arqués 



i44 



CAN 



qui portent des anthères pendantes; 
son stigmate est à six découpures , et 
sa capsule à six loges. C'est par ce 
nomore qu'on retrouve dans ses dif- 
férentes parties que le Canarina dif- 
fère de la Campanule. Le C. campa- 
nulata est une Herbe à feuilles oppo- 
sées, hastées et dentées, à fleurs so- 
litaires portées sur un pédoncule 
axillaire. F". Larak. Illust. tab. 269. 
(a. d. j.J 

* CANARIO. OIS. Syn. romain du 
Gros-Bec des Canaries , Fringilla Ca- 
nafia,h. V. Gros-bec. (dr..z.) 

CANARIUM. BOT. PHAN. Rumph 
avait décrit et figuré ( Herb. Amhoin, 
T. II, t. 47 et suivantes), sous les 
noms de Canarium, Dnmmara et 
Nanarium , plusieurs Arbres qui 
semblaient se rapprocher entre eux 
par leur port, leur inflorescence 
en grappes axiilaires, leurs feuilles 
pinnées avec impaire , le suc résineux 
découlant de leur tronc , la consis- 
tance huileuse de leur amande. D'un 
autre côté , il existait des différences 
bien marquées dans le nombre des 
divisions de leurs calices , de leurs 
pétales , de leurs étamines , des loges 
de leur fruit , dans la séparation ou 
la réunion des sexes sur une même 
fleur. Aussi la plupart des auteurs 
les avaient-ils séparés, les uns en en 
laissant plusieurs de côté , les autres 
en faisant plusieurs genres distincts. 
Un examen plus approfondi paraît 
conduire à ce lésultat , que ces difie- 
rences sont la suite d'avortemens , 
que quelques-unes de ces Plantes ont 
déjà disparu , et que sans doute quel- 
ques autres disparaîtraient encore par 
l'inspection de ces Plantes à une épo- 
que moins avancée de la floraison ; 
qu'enfin , ces Arbres appartiennent à 
un seul genre de la famille des Té- 
rébinthacées. 

En adoptant ce genre unique , nous 
le caractériserons : par un calice mo- 
nosépale divisé en trois parties ; trois 
pétales; six étamines réunies par l'ex- 
trémité inférieure de leurs filets ; un 
ovaire libre à trois loges dispermes , 
surmonté d'un style court et épais 



CAN 

que termine un stigmate à peu près 
globuleux et sillonné ; une drupe 
quelquefois réduite par suite d'avor- 
tement à deux ou une seule loge or- 
dinairement monosperrae , et portée 
sur une sorte de cupule qu'on doit 
regarder comme un disque hypogyne 
qui a pris de l'accroissement; l em- 
bryon , dépourvu de périsperme , et 
dont la radicule est supérieure, est 
remarquable par ses cotylédons pro- 
fondément tripartis. (/^. Gaertner, 
t. 102 et io3). 

Maintenant , si nous examinons les 
différens genres établis par les au- 
teurs, nous verrons; 1° que les ca- 
ractères , tels qu'ils viennent d'être 
exposés , se trouvent dans le Pime/a 
de Loureiro qui en décrit trois es- 
pèces , dont deux sont rapportées à 
des Plantes de Rumph ; 2'* que dans 
le Canarium de Linné , les fleurs sont 
devenues dioïques; le nombre des 
divisions du calice , deux , et celui 
des étamines , cinq ; mais que dans 
deux espèces les trois loges du fruit 
subsistent. — Le Dammara de Gaert- 
ner paraît aussi lui appartenir , et par 
son port et par son fruit qui est bilo- 
culaire , mais il en diffère légèrement 
par son calice quinquéparti. (a. D. J.) 

CA]SARY-GRAS bot. phan. Syn. 
anglais deP/ialariscanariensiSfh. V. 
Phalaris. (b.) 

CANATTE-CORONDE. bot. phan. 
Arbre indéterminé de Ceylan , qui 
donne une sorte de Canelle ainère. 

(B.) 

* GANA-VALAL bot. phan. 
( Commerson. ) Nom vulgaire d'une 
Commeline à la côte de Coromandel. 

(b.) 

CANAVALI. BOT. phan. Adanson 
a adopté ce mot indou pour désigner 
un genre de la famille des Légumi- 
neuses , si voisin des Dolics que la 
Plante qui a servi à le former y avait 
été réunie par Valh sous le nom de 
Dolichos rotundifolius. Malgré le dé- 
faut de caractères essentiels, puisque, 
selon Adanson lui-même , il n'existe 
entre ces deux genres qu'une légère. 



CAN 

différence dans le fruit. Du Petifc- 
Thouars , qui a observé avec atten- 
tion plusieurs Dolics dans leur lieu 
natal , pense que le genre Canavali 
doit être rétabli. Il a expose ( Jour- 
nal de Botanique , V. m , p. 77 ), les 
caractères de ce genre , et y a rangé 
trois espèces : les Canavali maxima , 
C. uicuri>a et C. maritima. Celle-ci 
paraît être la Plante dont on trouve 
une figure et une description dans 
Rhéede ( Hort. Malab. , viii , p. 85 
et t. 43) sous le nom de Katu-Tsjan- 
di. Cette plante a le port des grandes 
espèces de Dolics et de Haricots ; ses 
Fleurs exhalent une odeur suave , la 
gousse renferme une douzaine de 
graines assez grosses et ovales dont 
Rhéede ne dit pas les usages économi- 
ques. Il ajoute seulement qu'on em- 
ploie au Malabar les feuilles comme 
un topique salutaire pour les tumeurs 
glanduleuses. Du Petit-Thouars {loc. 
eu. , p. 81 ) parle d"une quatrième 
espèce de Canavali, à laquelle il donne 
le nom spécifique de Catharùca , in- 
digène de l'île de Mascareigne , et qui 
paraît être le Katubara-Maieca figuré 
dans Rhéede , T. lv. Cette Plante , 
dit-il, possède , ainsi que le C. mari- 
tima , des propriétés purgatives qui 
paraissent tenir à un principe parti- 
culier des Légumineuses plus ou 
moins développé selon les espèces. 

(G..N.) 

CANAVETE ou CABALETTE. 
IKS. Noms vulgaires des Sauterelles 
dans quelques parties de l'Espagne. 

(B.) 

CANAVROTE. ois. Syn. de Fau- 
vette chez les Piémontais qui appel- 
lent Canavrote d'Bussoun, le Mota- 
cilla dumetorum. V. Sylvib. (dr..z.) 

CAINCA. BOT. PHAN. Espèce amé- 
ricaine du genre Casse. (b.) 

CAINCAME ET CANCAMUM. bot. 
PHAN.Sortede Gomme-Résine aujour- 
d'hui peu connue, venant d'Afrique 
selon les uns , d'Amériqueselon d'au- 
tres , dont les amas , formés de diverses 
substances , proviennent d'Arbres ou 
de Végétaux différens , et sont , à ce 
TOJtE m. 



CAN i45 

qu'on croit, le résultat du travail de 
quelques Animaux. On employait 
cette Gomme-Résine comme l'Encens 
contre les maux de dents, mais on 
n'en apporte plus en Europe. (b.) 
CANCAMON. bot. phan. (Diosco- 
ride.) Aibre qu'on a mal à propos cru 
le même que Vlljmœnea Cou/baril , 
lequel, croissant dans l'Amérique mé- 
ridionale, n'a pu être connu des an- 
ciens. (B.) 

^CANCAN. S^n. de Civette chez les 
Ethiopiens. (a. D..NS.) 

CANCELLAIRE. Cicclidotus. 
bot. ciiYPT. {Mousses.) Genre formé 
par Palisotde Beauvois dans la section 
des Entopogones et dont le Trichos- 
tomum fontinaloides d'IIedwig est le 
type. Il lui donne pour caractères une 
coiffe campaniforme glabre; opercule 
conique,aigu, presque mamillaire; cils 
tournés en spirales, réunis en plu- 
sieurs paquets inégaux et réticulés. 
Weber etMohr avaient prétendu que 
ces caractères étaient inexacts , mais 
Beauvois a persisté dans son opinion 
dans un Mémoire posthume que nous 
avons de lui ( V. le volume des Mé- 
moires de la Société Linnéenne pour 
1822 , p. 454. pi. 6. f. 3). Hooker ad- 
met également ce genre qui , jusqu'ici, 
ne se compose que d'une seule espèce 
aquatique dont la tige est rameuse , les 
feuilles éparses etles fleurs terminales. 
Cette Mousse se trouve assez com- 
munément en Europe. (b ) 

CANCELLAIRE. Çancellaria. 
MOLL. Genre établi par Lamarck, 
dans la seconde section , les Zoopha- 
ges , de l'ordre des Trachélipodes , 
famille des Canalifères , aux dépens 
des Volutes de Linné. Ses caractères 
sont : coquille ovale ou turriculée , 
ouverture subcanaliculée à sa base ; 
le canal court ou presque nul ; colu- 
melie plicifère, à plis tantôt en petit 
nombre , tantôt nombreux , la plupart 
transverses; bord droit sillonné à 
l'intérieur. Les Cancellaires sont des 
Coquilles striées, cannelées, réticulées 
et en général assez âpres au toucher ; 
toutes sont marines. Lamarck en dé- 
crit douze espèces^ vivantes , dont Ica 

10 



i46 



CAN 



plus répandues dans les collections 
sont : 1° Cancellaiia reticulata, k.u. s. 
vert. , T. Yii, p. 112; VoLuta Can- 
cellata , h.,Sjst. Nat., xiii , T. i, p. 
5446; Encycl., Coq. , pi. 576, f. 5, 

A, B. Cette Coquille habite l'Océan 
Atlantique austral. — 2° La Nasse , 
Cancellaria scœlœrina , Lanick. , /oc. 
cil., p. Ji3; Voluta Nassa , Gniel. , 
Sjst. Nat. , T. I, p. 3493 , des mers 
de l'Ile-de-France , oii nous l'avons 
recueillie nous-mêmes dans la baie du 
Tombeau. — ^° La Rosette, Rivet., 
Adanson , Sénég.,p. 12 3, pi. 8; Can- 
cellaria Cancellata ,Lamck, loc. cit. , 
ii3; Encycl. ,Coq. ,pl. 374, f . 5 , a , 

B. Espèce élégante des côtes d'Afri- 
que , particulièrement de celles de 
Guinée. — 4* la Lime , Cancel. senti- 
cosa , Lamck. , loc. cit., p. 1 14 ; Mu- 
rex senticosus , L., Gmel., Syst. nat., 
XIII, T. I p. 3359; Encycl., Coq., 
pi. 4i7 , f. 3, A, B. , dont le Bucci- 
num Lima de Chemnitz est une va- 
riété qui. se trouve dans les mers de 
l'Inde , et que sa forme générale ne 
rend pas moins remarquable que les 
aspérités de ses côtes. 

Il existe aussi des Cancellaires à 
l'état fossile ; on en connaît sept es- 
pèces , dont l'une , l'Atourelle , a été 
figurée par Knorr. , Pet réf. , T. 11 , 
pars. 1 , pi. 46, f. 1 , et se trouve dans 
les environs de Florence. On distin- 
gue encore entre elles le Cabestan , 
la Buccinule et la Volutelle que De- 
france a découvert à Grignon. 

Cuvier (Règne Animal , T. 11, p. 
453} considère les Cancellaires com- 
me un simple sous-genre de Volutes. 

(B.) 

* CANCELLÉS. Cancellati. bot. 
CRYPT. (Lycoperdacées.) Section éta- 
blie par Nées d'Esenbeck dans sa fa- 
mille des Gastéromyces , et qui ren- 
ferme les genres Trichia , Arcyria, 
Cribraria et Dictydium , V. ces mots 
et Lycoperdacées. (ad. b.) 

* CANCELLIER. bot. piian. Nom 
proposé pour \ Hy drogeton fenestralis 
de Madagascar dont les feuilles sont 
cancellées. (b.) 



CAN 

» CANCER. zooL. et bot. Nom du 
genre Crabe qui a été quelquefois em- 
ployé en français. Les anciens ont dési- 
gné sous les noms de Cancer petrefac- 
tus et de C. lapideus les Crustacés fos- 
siles. Rumpïi ( Amhoinsche Rariteit 
Kamer lib. 2, chap. 84, pi. 60 , fig. 5) 
a nommé Cancer Lapidescens le Can- 
cer macrochelus de Desmarest ( Hist. 
nat. des Crust. Foss. , p. 91 ). Le mê- 
me Rumpb ( loc. cit. , pi. 60, fig. 1 
et 2 ) a appliqué le nom de Lapides- 
cens à un Crustacé Fossile très-diffé- 
rent , et qui est le Gonoplax incisa de 
Desmarest {loc. cit., p. 100 ). LeCa«- 
cerperuersusàe Walch et Knorr (Mo- 
num. du déluge, ï. i , p. i36 , pi. 
i4, fig. 2 ) appartient au genre Li- 
mule et à l'espèce que Desmarest [lac. 
cit., pag. 139 ) nomme L. If'alchii. 
V. Crabe et Crustacés Fossiles. 

(aud.) 

Le nom de Cancer a été étendu a 
l'une des plus tristes infirmités qui 
affligent la plus belle moitié de l'espèce 
humaine ; il indique aussi une mala- 
die des Arbres consistant dans une 
sorte d'ulcère ou de carie. (b.) 

* CANCÉRIDES. crust. Division 
établie (An. s. vert, de Lamarck. T. 
V, p. 262) dans la famille des Nageurs, 
seconde section , les Biachyuies, de 
l'ordre des Holobranches. Ses carac- 
tères consistent dans toutes les pâ- 
tes onguiculées , et dans la forme du 
lest qui est arqué antérieurement. 
C'est la dernièiede la classe des Crus- 
tacés ; elle embrasse les Arquées de 
Latreille et quelques autres genres 
les plus analogues aux Crabes, qui 
eu font également partie. Les Cancé- 
rides sont littorales et ne nagent 
point. Les genres dans lesquels on 
les a réparties sont les Dromies , les 
.ffithres , les Calappes , les Hépates et 
les Crabes. T^. ces mots. (b.) 

CANCERIFORMES. crust. Fa- 
mille établie par Dumeril et désignée 
aussi sous le nom de Carcinoïdes. f^. 
ce mot. (aud.) 

CANCERILLE. liOT. PHAN. L'un 



CAN 

des noms vulgaires du Daphne Me- 
zœreum , L. p". DaphnÉ. (b.) 

CAJNCHA-LAGUA. uox. vhah. V. 

CaCH£X-LaGU EN . 

CAINCIIE. Aira. bot. phan. Genre 
de la famille des Gramine'es , de la 
Triandrie Dig^nie , L. caractérisé 
par une Icplcènc bivalve contenant 
deux fleurs , dont la glume est à 
deux valves, l'externe chargée d'une 
arête genouillce qui part de sa base. 
Plusieurs espèces rapportées à ce 
genre en sont exclues par cette des- 
cription , pour prendre place dans 
des genres voisins. Il lui en reste en- 
viron une douzaine , dont quelques- 
unes se rencontrent dans nos envi- 
rons. Elles sont en général remar- 
quables par l'élégance de leur pani- 
cule et la couleur luisante de leurs 
fleurs. IJ Airacœspitosa à feuilles pla- 
nes et striées, à panicule étalée, à 
glumcs velues et dont l'arête ne dé- 

f)asse pas la longueur, se plaît dans 
es prairies et les bois oii elle atteint 
jusquà trois pieds de hauteur. U Aira 
flexuosa moins haute , distinguée par 
ses pédoncules flexueux et ses feuilles 
sétacéeSjCouvrelesco taux sablonneux. 
ViAira carjophjllea, beaucoup plus 
basse encore , se plaît dans les lieux 
secs et sur le bord des bois ; ses feuil- 
les sont aussi menues, et sa panicule 
peu garnie. Celle de VAira canescens 
estresserrée en épis et longuement em- 
brassée par la gaine de la feuille su- 
périeure; ses arêtes sont un peu 
épaissies en massue à leur sommet. 
iLiAiiaprecox en diffère par sa taille 
Irès-basse , la distance de ses pani- 
cules à la première feuille et ses arêtes 
pointues. (a. d. j.; 

Le mot Canche est syn. chez les 
Chinois de Canne à S4cre. J^. Sac- 
CHARTJM. (b.) 

CANCHILAGUA. bot.piun. Syn. 
aragonais de I^iniim catharticum , L. 
Espèce du genre Lin. (b.) 

* CANCLAU. MOLL. Nom de pays 
de l'Ampullaire OEil-d'Ammon. i^. 
Ampullaire. (B.) 



CAN 147 

CANCOELLE. ins. L'un des noms 
vulgaires du Hanneton commun. V. 
Hanxeton. (b.) 

CANCOINE. OIS. Syn. vulgaire de 
la Litorne, Turdus Filurls , L. V. 
Merle. (dr..z.) 

C ANCOIN G ET S A JOR-C ANCONG . 

BOT. PiiAN.Syn. malais des Convohu- 
lus médium et reptans , L. , espèces du 
genre Liseron, (b.) 

* CANCOUDA. OIS. Syn. présumé 
du Coulavan , Oriolus c/dnensis , L. 
dans les Indes. /^. Loriot. (dr..z.) 

CANCRE. Cancer, crusï. Mot 
dont on s'est servi quelquefois pour 
désigner les Crabes à courte queue 
ou les Crustacés Décapodes de la fa- 
mille des Brachyures. 

Cancre cavalier. /^. Ocypode. 

Cancre héracléotique. Les An- 
ciens donnaient ce nom à des Crus- 
tacés qu'on rencontrait principale- 
ment piès de la ville d'Héraclée , sur 
la Propontide. Bclon et Aldrovande 
rapportent cette espèce au Calappe 
INligrane, Cal. granulataàe'Fahi'icixxs. 
^onàe\el [de Pisciùus, lib. 18, p, 563) 
a uneopinion différente, et figure sous 
le nom de Cancer heracleoticus un 
Crustacé du genre Inachus. K. ce mot. 

Cancre JAUNE ou ONDÉ . ^.HoMouE. 

Cancre madré. V. Grapse. 

Cancre migraine ou Ours. V. 
Calappï. 

Cancre Ours ou Maja ours de 

BoSC. V. HOMOLE. 

Cancre a pieds larges. V. For- 
tune. 

Cancre peint. V. Grapse et Ge- 

CARCIN. 

Cancre de rivière. V. Potamo- 

PHILE. 

Cancre Squinado. V. Inachus 
et Maïa. (aud.) 

CANCRELAT, ins. Syn. de BlaUn 
amerlcana , L. f^. Blatte. (b.) 

CANCRIDE. Cancjis. moll. Gen- 
re établi par Montfort (Conchyl. , p. 
266) pour une très -petite Nautilacée 
qu'on trouve adhérente sur les algues 
de la Méditerranée, y. Nautile, (b.) 



i48 CAN 

CANCRIFORMES. zool. On 
dçnne gënériquement ce nom aux 
Animaux qui paraissent se rapprocher 
des Crustacés par leur aspect. (b.) 

CANCRITES or CRUST AGITES. 

CRUST.ross. Nom ordinairement don- 
né aux Crustacés fossiles. J^. ce mot. 

(c. p.) 

C ANCROMA ET C ANCROPHAGE . 

OIS. Nom donné par quelques auteurs 
au Savacou. V . ce mot. (dr..z.) 

CANDA. Canda. roLYP. Genre de 
l'ordre des Cellariées dans la division 
des Polypiers flexibles cellulifères. 
C'est un Polypier frondescent , fla- 
Lelliforme , dichotome , à rameaux 
réunis par de petites fibres latérales 
et horizontales ; à cellules alternes , 
placées sur une seule face et point 
saillantes. — Nous avons donné à ce 
genre le nom de Canda ; c'est celui 
d'une jeune Malaise citée dans le 
Voyage de Pérou et Lesueur ; ces na- 
turalistes ont rapporté cette élégante 
Cellariée des côtes de Timor. La des- 
cription ne peut peindre que d'une 
manière Imparfaite le port agréable 
de ce Polypier, et l'effet que font les 
rameaux peu divisés , presque tou- 
jours dichotomes, et réunis par des 
fibres latérales et horizontales qui 
lient entre elles toutes les parties de 
cette jolie production polypeuse. Dans 
l'état frais les couleu^-s doivent être 
très-vives , la dessiccation leur a en- 
levé leur éclat et en a fait disparaître 
plusieurs.' 

Ce genre diffère desCabérées et des 
Acamarchis par la forme des cellules 
et des rameaux ; il a beaucoup plus 
de rapport avec le dernier qu'avec les 
premiers; cependant il s'en distin- 
guera toujours par la forme des cel- 
lules ; la substance est membraneuse , 
cornée , un peu crétacée et fi iable ; 
la grandeur vai'ie de trois à quatre 
centimètres; par l'élégance de son 

Eort, elle peut servir à faire des ta- 
leaux pour orner les cabinets des 
curieux. La seule espèce qui nous 
6oit connue est le Canda arachnoïde , 
Canda arachnoïdes , Lamx. Polyp. 



CAN 

p. 5, t. 64, fig. 19-22. Elle croît sur 
les côtes de l'île de Ti«ior. (lam..x.) 

CANDALANG. bot. phan. Même 
chose que Cadul-Gaha. 7^. cemot. (b.) 

CAN DALO. BOT. PHAN. Syn. indou 
de Rhizophora. f^. Manglier. (a. r.) 

CANDA LU. BOT. phan. Syn. in- 
dou à! Avicennia tomentosa , L. F'~ 
AVICENNIE. (b.) 

CANDAN-CATIDY. bot. phan, 
Syn. présumé de Mélongène. /^. ce 
mot et SoLANUM. (b.) 

CANDARET et CANDARON. 

BOT. PHAN. (Daléchamp.) Syn. arabes 
de Chondrille. f^^. ce mot. (b.) 

CANDEK. BOT. PHAN. Noms mala- 
bares et indous du Care-Kandal. /^. 
ce mot. (b.) 

CANDEL ou KANDEL. bot. 
PHAN. Même chose que Candalo. f^. 
ce mot. (b.) 

CANDELARLV, CANDELLA et 
CANDILERA. bot. phan. Noms que 
l'on donne dans quelques parties de 
l'Espagne à des Plantes dont les feuil- 
les épaisses sont tellement laineuses 
qu'on peut s'en servir comme de mè- 
ches dans la lampe. Telles sontle Pk/o- 
7nis Lychnitis , L. , les F^erbascum 
Thapsus et Lychnitis. F'. Phlomide 
et MOLÈNE. (b.) 

CANDELBERY. bot. phan. Syn. 
de Myrica cerijera à la Louisiane. ^. 
Myrica. (b.) 

CANDL bot. phan. L'un des noms 
vulgaires du Chanvre en Languedoc. 

(B.) 

CANDIDE. INS. (Engramelle.)Es- 

f)èce de Lépidoptère du genre Co- 
iade. J^. ce mot. (s.) 

CANDILERA. bot. phan. r. 
Candelarta. 

CANDIS, bot. phan. Pour Kan- 
dis. T^. ce mot. (b.) 

CANDI-TUST. BOT. phan. Syn. 
«inglais à'Iberis amara et umbellata , 
V. Ibéride. (£.} 

CANDOLINI. bot. phan. Même 



CAN 

chose qne Chiucapalone. V. ce mot. 

(B.) 

CANDOLLEA. bot. phan. Genre 
de Plantes appartenant à la fiimiiledes 
Dillcniacees et à la Polyadelphie Po- 
lyandrie , L. Labillardière l'a établi 
en l'honneur du professeur De Can- 
dolle, sur une Plante de la Nouvelle- 
Hollande , et c'est celui qui a été 
adopté par le célèbre naturaliste au- 
quel il a été dédié , parmi les nom- 
breux hommages que la plupart des 
botanistes s'étaient empressés de lui 
adresser. Tous les autres Candollea 
ont donc dû recevoir des noms difFé- 
rens ; il faut aussi se garder de con- 
fondre le Candollea formé par Labil- 
lardière lui-même , dans les Annales 
du Musée, et qui est un genre déjà éta- 
bli par Swartz, sous le nom de Sljli- 
fiiu/n,uvec le genre qu'il a décrit dans 
les Plantes de la Nouvelle-Hollande. 
Voici les caractères des vrais Candol- 
lea , tels que les donne De Candolle 
dans le Sjslema Vegetahilium , i , p. 
423 : calice à cinq sépales ovales, cou- 
ronnés et persistans;corolleà cinqpé ta- 
ies obovales ; plusieurs faisceauxd'éta- 
mines opposés aux pétales; quatre à 
cinq anthères oblongues pour chaque 
faisceau; carpelles au nombre de trois 
à six , ovés , pointus versle style , s'ou- 
vrant intérieurement et contenant 
chacun deux graines ovées dont l'al- 
bumen est charnu et l'embryon très- 
petit. L'espèce décrite par Labillar- 
dière est un Arbrisseau dont les ra- 
meaux sont un peu dressés , cendrés 
et rugueux ; les feuilles ont la forme 
d'un Coin Candollea cuneiformis , 
Labill. yNov.-HolL, 2 , p. 34, t. 176. 
Les deux autres espèces que Dç 
Candolle a fait connaître ont été aus- 
si' rapportées de la Nouvelle-Hollande 
par R. Brown. Ce sont des Arbris- 
seaux qui ont des rapports très-mar- 
qués avec les Hlbbertia , et surtout 
avec le dernier grouppe des Pleuian- 
dra, auquel De Candolle a donné le 
nom de Pleur. Candolleanœ (g..n.) 

CANDOLLEA. bot. crypt. {Hépa- 
tiques.) Raddi dans sa Jungermanno- 
grafia Etrusca, n séparé sous ce nom 



CAN 149 

quelques espèces de Jungermannes. 
P'. ce mot. (ad. b.) 

CANDOLLEA. bot. crypt. {Fou- 
gères. ) Genre formé par Mirbel , dans 
le petit Bulïou de Deterville, aux dé- 
pens desAcrostics à frondes entières , 
et dont le nom a été changé par Des- 
vaux en celui de Cyclophore. V. ce 
mot. (b.) 

CANDOLLINE. bot. phan. Pour 
Candollea. f^. ce mot. (b.) 

CANE. OIS. C'est ainsi que l'on 
nomme vulgairement la femelle des 
espèces du genre Canard , particuliè- 
rement celle du Canard domestique: 
de -là les noms de Cane blanche en 
Sologne , de Cane du Cap , de Cane à 
collier, de Cane de Guinée , du Caire 
et de Lybie , de Cane Pénélope , de 
Cane de mer et de Cane à grosse tête 
ou à tête rousse pour désigner le Har- 
le, le Canard musqué , la Bernache, 
le'Cravant, le Siffleur, le Milouin , 
etc. , espèces du genre Canard. T^. 
ce mot. (b.) 

CANEBA. bot. phan. L'un des 
noms du Chanvre dans le midi de la 
France. (b.) 

GANEBAS. bot. phan. Syn. pro- 
vençal à'Jlthœa Cannabina , espèce 
du geni'e Guimauve, p^. ce mot. (b.) 

CANEBE. BOT. phan. Pour Caqeba, 
f^. ce mot. (b.) 

* CANEBERGE. bot. phan. Pour 
Canneberge. F . ce mot. (b,) 

* CANEFICE. BOT. PHAN. La Cas- 
se des boutiques. (b.) 

CANEFICIER. bot. phan. Espèce 
du genre Cassia , qui donne la Casse 
des boutiques. On appelle aussi Ca~ 
nejicier bâtard le Cassia bicapsularis 
et Canejicier sauvage une espèce amé- 
ricaine de Galéga. V. Casse et Ga- 
LÉGA. (b.) 

*51;ANEJA. pois. Syn. portugais 
de Roussette , iSj«a///5 Caniculus , L. 

(B.) 

CANELA DE EMA. bot. phan. 
(VandelU.) f^. Vei.lozia. 



i5o CAN 

* Les Italiens désignent VArundo 
P/iragmàes par le même nom. f^^. Ro- 
seau, (b.) 

CANELLA. BOT. phan. Genre de 
la famille des Méliacées, rapporté par 
quelques auteurs aux Guttifères, et 
plus généralement connu sous le 
nom de Winterania. J^. Wintera- 
NIE. (a.r.) 

CANELLA DO MATTO. bot. 
tHAN. L'écorcé du I^aurus Cassia 
chez les Portugais des deux Indes. 
/^.Laurier. (b.) 

CANELLE. bot. phan. Pour Can- 
nelle. /^. ce mot. (b.) 

* CANELLI. bot. crtpt. L'un des 
synonymes de Clavaire en Italie, (b.) 

CANELON. ois. Syn. de Kamichi, 
Patamedea coinuta , L. f^. Kamichi. 

(DR..Z.) 

CANELOS DE QUIXOS. bqt. 
PHAN. (Joseph de Jussieu.) Arbre in- 
déterminé de l'Amérique méridiona- 
le , qui croît dans une région oii le 
goût aromatique et piquant de son 
iécorce l'a fait comparer au Cannel- 
lier. F', ce mot. (b.) 

CANELSTEINou KANELSTEIN. 
MIN. /^. Pierre de Cannelle. 

GANEPÉTIÈRE , CANEPÉTRA- 
CE ou CANEPÉTROLE. ois. Espèce 
du genre Outarde , Oiis Tetrax , L. 
/^. Outarde.' (dr..z.) 

CANÉPHORE. Canephora. bot. 
PHAN. Jussieu a donné ce nom à un 
genre de la famille naturelle des Ru- 
biacées, auquel il assigne pour carac- 
tères : des Ûeurs aggrégées au nom- 
bre de trois à six , sur une sorte de 
réceptacle commun, entouré dun 
involucre très-petit et quinquéfide. 
Ces fleurs sont sessiles et séparées les 
unes des autres par des écailles; leur 
calice est fort petit et marqué de cinq 
ou six dents ; leur corolle est subcam- 
panulée , à cinq ou six lobes dressés; 
lesétamines, en nomjsre égal aux lobes 
de la corolle , sont sessiles et incluses ; 
le style est surmonté d'un stigmate 
bifide ; le fruit est pisiforme , courou- 



CAN 

né par les deîJts du calice, et cotitietit 
deux graines. 

Deux seules espèces composent ce 
genre : le CanCphara axiltaris de Jus- 
sieu , figuré par Lamarck {Illustrât. , 
t. i5i,f. i),est un Arbuste originaire 
de Madagascar , d'oii il a été rapporté 
parCommerson. Ses feuilles opposées 
sont ovales , et portent à leur aisselle 
des fleurs axillaires et solitaires. Le 
Canephora capitata , Lamk. , 111. , t. 
i5i , f. 2, a les fleurs capilulées; les 
feuilles plus longues ; il est égale- 
ment originaire deMadagascar. (a.r.) 

CANETou CANETON, ois. Noms 
vulgaires des petits du Canard do- 
mestique. (DR..Z.) 

CANETTE. OIS. Syn. de Sarcelle 
d'hiver, AnasCrecca, L. /^. Canard. 

(DR..Z.) 

CANEVAROLE. ois. ( Aldrovande.) 
Et non Canevorole. Syn. de Fau- 
vette à tête noire , Motacilla atrlca- 
pilla, L. /^. Sylvie. (dr..z.) 

CANGAN-GOUPI. bot. phan. 
Nom de pays du Randia malabarica , 
jr. Randia. (b.) 

CANGREJO. CRUST. Mot espagnol 
et portugais qui désigne les espèces les 
plus communes d'Ecrevisses. (b.) 

CANGUL OIS. (Azara.) Syn. de 
Jabiru, Mjcteria americaiia , h. au 
Paraguay. /^.Jabiru. (dr..z.) 

CANHAYAWL. bot. phan. Nom 
gallois de la Pariétaire. K. ce mot. 

(B.) 

CANIA. BOT. phan. (Pline.) Syn. 
présumé à'Urtica pilull/era , L. p^. 
Ortie. (b.) 

CANIARD. OIS. Syn. vulgaire de 
Goéland à manteau noir, du jeune 
âge , Larus Nœvius , L. J^. Maua''E. 

(DR..Z.) 

CANIBELLO. ois. Syn. italien de 
la Cresserelle , Falco Tinunculus , L. 
f. Faucon. (dr..z.). 

CANICÂ. BOT. phan. Petit Arbre 
aromatique de Cuba , qui paraît être 
le Myrtits Pimenta. V. Myrte, (b.j 



CAN 

CANICHE , BARBET ou CHIEN- 
CANARD. MAM. Race de Chien, r. 
ce mot. (b.) 

CANICHON. OIS. Nom par lequel 
on désigne le jeune Canardavant qu'il 
soit vêtu déplumes. (X)R..z.^ 

CAMCULA. POIS. Syn. espagnol 
de Roussette , Squalus Caniculus , L. 

(B.) 

CANÏDAS.CANIDE, CANINDÉ 
ou CANIVET. OIS. Syn. de l'Ara 
,, ', P^^i^ac^s Jrarauna, L. dans 
l'Amérique méridionale oii on l'ap- 
pelle aussi Canidé Joiivé. V. Ara. 

(DR..Z.) 

CANIFICIER. BOT. PHAN. Pour 
Caneficier. V. ce mot. (b.) 

CANILLEE. BOT. phan. L'un des 
noms vulgaires de la Lenticule. V. 
ce mot. (i^\ 

CANINA. POTS. La Dorade, espèce 
du genre Spare en Sardaigne. (b.) 

*GANINANA. r£pt. oph, (Ruysch.) 
Petit Serpent fort mal connu d'Amé- 
rique , qu'on mange dans le pays en- 
core qu'il passe pour très-venimeux. 

CANINDÉ. OIS. T-. Canidas. ^^'^ 
CANINERO. BOT. phan. L'un des 
noms du Sureau, dans quelques par- 
ties de l'Italie et de l'Espagne, (b.) 
CANINES. MAM. Denis au nombre 
de quatre , forte? et coniques , situées 
chez les Carnassiers, entre les incisives 
et les molaires. On les nomme aussi 
Laniaires et Crochets. J^. Dents. 

(B.) 

CANIOR. BOT. PHAN. Syn. de 
Gurcuma, dans la langue de Java. 

. (B-) 

CANI-POUTI. BOT. PHAN. Plante 
indéterminée de Madagascar, qui ne 
peut être une Graminée, comme on 
l'avait supposé , puisque son suc caus- 
tique sert à une sorte de tannage, (b.) 

CANIRAM, BOT. PHAN. Nom ma- 
lais du Strychnos Nux-vomica, L. , que 
DuPetit-Thouars, d'après Adanson, 
veut substituer à celui qu'ont adopté 
les botanistes. V. Strychnos. (b.) 



CAN i5i 

CANIRI-UTAM. bot. phan. (Bur- 
mann.) Syn. de Rumpkia arnboinensis, 
à Java. y. RuMPHiE. (b.) 

* CANISTRUM. MOLL. Genre de 
Coquille formé par Klein, aux dépens 
des 'Turbo de Linné, et qui n'a pas 
été adopté. (b.) 

* CANITA. POIS. Ce nom , qu'on 
trouve dans Plante , y désigne un 
Poisson qu'il est impossible de recon- 
naître, (b.) 

CANIVET. OIS. r. Canidas. 

CANIVETTE. arachn. On ap- 
pelle ainsi la toile d'Araignée, en Bre- 
tagne. (B.; 

CANJALAT ET CANJALUT. bot. 
PHAN. Nom malais d'une Plante en- 
core peu connue de l'Inde, que l'on 
nomme également Gortia. Cette 
Plante paraît avoir quelques rapports 
avec les Ignames. Rumphius la dé- 
crit et figure sous le nom à'Ubium 
Polj'poïdes{Heib. Amb. T. v. p. 364, 
t. 129). Loureiro la rapporte à son 
genre Stcmona. P'. Stemone. (a. r.) 

CANJAN-CORAI. bot. phan. 
Syn. de Basilic , Ocjmum,k la côte de 
Coromandel. (b.) 

CANKER-ROSE. bot. phan. L'un 
des noms de Rosa canina, en quel- 
ques parties de l'Angleterre. /^.Rose. 

(B.) 

CANKONG. bot. phan. Probable- 
ment la même chose que Cancoug. 
Nom donné dans le Dictionnaire de 
Déterville comme syn. de Convolpulus 
médium , espèce du genre Liseron. 

(A.R.) 

CANNA. MAM. Espèce d'Antilope. 
P'^. ce mot. (b.) 

CANNA. BOT. PHAN. V. Bali- 
sier. 

CANNA DE LA VIBORA. bot. 

PHAN. /^. CaNA. 

CANNAB. bot. phan. L'un des 
noms vulgaires du Chanvre. (b.) 

CANNABARE. bot, PHAN. Nom 
d'une espèce de Commeline, Comme- 



152 ■ CAN 

lina hengalensis , à la côte de Mala- 
bar, (b.) 

CANNAEINE. Cannalina. bot. 
PHAN. Nom spécifique d'un Datisca , 
d'un Eupatoire, dunBident, d'une 
Guimauve, d'une Ortie, d'une Ga- 
léopside et de plusieurs autres Végé- 
taux. Ce nom a été étendu au pre- 
mier de ces genres dans les diction- 
naires précédens. V. Datisca. (b.) 

CANNABION. bot. piian. (Dios- 
coride.) Syn. de Chanvre, d'oii sont 
dérivés la grande quantité de noms 
donnés à ce Végétal depuis si long- 
temps utilisé. (b.) 

CANNA-BOSCH, bot. phan. 
(Thunberg. ) Syn. de Caroxyle au 
midi de l'Afrique. (b.) 

CANNACORUS. bot. piian. Syn. 
de Basilier, Canna, chez les anciens 
botanistes. (b.) 

CANNACUR. bot. phan. Nom 
d'une espèce de Poivre, Piper Siriboa, 
à Banda, selon Runiph. (b.) 

CANNAMELLE. bot. phan. Pour 
Canamelle. J^. Saccharum. (b.) 

CANNAMERA. bot. phan. L'un 
des noms de la Guimauve , en Espa- 
gne. (B.) 

* CANNANGOLI ou CAUNAN- 
GOLI. OIS. Poale-Sultane de Madras, 
J>ulica maderaspatana , Grael. f^. 

TaLÉVE. (DR..Z.) 

CANNA-PONDU. bot. phan. Syn. 
de Crolalaire à la côte de Coroman- 
del. (B.) 

C AN N A-POU LOE. bot. phan. 
(Bui'mann. ) Nom d'une espèce de 
Cretelle, Cynosurus lagopoides , à la 
côte de Coromandel. (b.) 

CANNAT. POIS. L'un des noms 
vulgaires du Mugil Cephalus , chez 
quelques pêcheurs de la Méditerra- 
née. /^. Muge. (b.) 

* CANNA-VIEJA-ROJA. pois. 
( Delaroche. ) Syn. de Perça pusilla , 
Brunn. , aux îles Baléares. /'. Per- 
che, (b.) 



CAN 

CANNE, bot. phan. Ce mot, dé- 
rivé de l'un des noms latins du Ro- 
seau , a été vulgairement donné à des 
Plantes dont les tiges sont ordinaire- 
ment noueuses par intervalles , et 
dont les feuilles graminées forment 
des gaines à leur base ; ainsi : 

Canne Bamboche désigne quel- 
quefois le Bambou. 

Canne Congo ou d'Inde, l'espèce 
de Balisier , le plus anciennement 
connue , Canna indica, L. /^. Canne 

DE RIVIÈRE. 

Canne- épineuse et Canne a 
MAIN , le Piotang , Calamus , L. 

Canne Marrone, aux Antilles, un 
Gouet , Arum seguiniirn; à Masca- 
reigne , notre Scirpiis iridifolius; à 
Cayenne, une Alpinie , Alphiia oc- 
cidentalis. 

Canne de rivière , à la Martini- 
que , le Costus spicatns qu'on ap- 
pelle aussi Canne Congo à Cayenne , 
et qui n'est, selon Jussieu , qu'une 
Alpinie. 

Canne royale , la variété de VA- 
rundo Donax, dont les feuilles sont 
panachées. 

Canne Roseau, YAmndo Donax 
ordinaire. 

Canne a sucre et Canamelle , 
l'espèce la plus utile et la plus connue 
du genre Saccharum. 

Canne de Tabago , aux environs 
de Carthagène d'Amérique, le Pal- 
mier dont Jacquin a formé le genre 
Bactris. 

* Canne vêle , par corruption de 
Canna vera ( vraie Canne j, VArundo 
Donaxàaiis divers cantons du midi de 
la France. (b.) 

CANNE BERGE, bot. phan. Syn. 
de T'accinium Oxycoccos , L., devenu 
type du genre Oxycoccus. V. ce mot. 

(b.) 

* CANNÉES. BOT. phan. r. Amo- 
mées. 

CANNE1RA. bot. phan. Syn. por- 
tugais à'Arundo Donax, L. V. Ro- 
seau, (b.) 

CANNEL-COAL. min. C'est-à- 



CAN 

dire Charbon Chandelle, syn. an- 
glais de Lignite rcsiniforme de Bron- 
gniart. V. Lignite. (iuc.) 

CANNELÉ. BEPT. SAUR. (Laccpè- 
de.) Espèce du genre Chalcide. V. ce 
mot. (b.) 

CANNELLA , CANNELETTO et 
CANNULICHL moll. Noms vulgai- 
resdu Manche de couteau, iSo/e«, dans 
quelques parties de l'Europe niëridio- 
nfile , où l'on appelle Cannelle cer- 
tains robinets en gouttièie qu'on em- 
ploie pour transvaser des liquides , 
et dont la forme rappelle celle de 
la Coquille qu'on leur compare, (b.) 

CANNELLE. Cinnamomiim. bot. 
PHAN. Ecorce très-aromatique et 
fort usitée dans l'oflice et la pharma- 
cie , qui provient des petits rameaux 
d'un Arbre du genre Laurier vulgai- 
rement appelé Canuellier. On a éten- 
du ce nom à d'autres ccorces dont l'o- 
deur et la saveur ont plus ou moins 
de rapport avec l'odeur et la saveur 
de la véritable Cannelle. Ainsi l'on a 
appelé : 

Cannelle blanche , l'écorce du 
Winterania , /'. ce mol , qui est le 
Canella alba de Murray. 

Cannelle de la Chine ( Valmont 
de Boniare ), l'écorce, moins aroma- 
tique que celle du JLaurus Cinnamo- 
murn, d'un arbre indéterminé de la 
Chine , et qui pourrait bien être le 
JLaurus Cassia. 

* Cannelle fausse , l'écorce du 
Laurus Cassia et quelquefois la Cas- 
carille des boutiques qui vient d'un 
arbuste du genre Crolon. 

Cannelle Giroflée , Canella 
caiyophyllata de l'ancienne drogue- 
rie , l'écorce du Mjrlus carjophyl- 
lata. 

Cannelle matte , la même chose 
que Canella do Matto. T^. ce mot. Et 
quelquefois la vieille écorce du vrai 
Cannellier qui n'a presque plus de sa- 
veur. 

C-iNTvELLE PomiÉE, la même cho- 
se que Cannelle blanche. K. ce 
mot. 

Cannelle sauvage, un Laurier de 
Ceylan qui n'est peut-être que celui 



CAN i55 

que la culture a perfectionné , et sur 
lequel se recuedle la Cannelle la 
plus parfaite. (b.) 

CANNELLE, bot. cbypt. Dans la 
nomenclature barbare des Champi- 
gnons que quelques auteurs se sont 
plu à entasser, et parmi lesquels ex- 
celle Paulet , on a désigné sous ce 
nom commun des espèces dont la 
couleur rappelle celle de la Can- 
nelle des boutiques. On les a appe- 
lées Cannelle à grain , Cannelle pi- 
quée. Cannelle pluchée, etc. , selon 
les accidens qui se joignaient à leur 
teinte dominante. (b.) 

CANNELLIER. bot. phan. Es- 
pèce du eenre Laurier. V . ce mot. 

* CANNIHERBA. bot. phan. 
(Adanson.) L'un des vieux noms de 
la Santoline. J>'. ce mot. (b.) 

CANNON-POUKA. bot. phan. 
Nom d'une espèce de Tradescante, 
Tradescantia cristata , à la côte de 
Coromandel. (b.) 

CANNUCCIA. BOT. PHAN. L'un 
des noms italiens de VArundo Phra- 
gmites. /'". Roseau. (b.) 

CANNUME. pois. (Forskalh.)Nom 
arabe d'une espèee de Mormyre. V^. 
ce mot. (b.) 

CANO-CANO. bot. phan. Syn. 
malais d'^//a arundinacea, espèce du 
genre Candie. P^. ce mol. (b.) 

* CxlNOCHIA. cbust. ( Scopoli. ) 
Syn. de Cancer- 3Iantis , L. sur les 
bords de l'Adriatique et dans le golfe 
de Livourne. ^b.) 

CANOIRA ET CHIRIVLl. bot. 
PHAN. Noms portugais d'une Orabel- 
lifère qui paraît ê re rjthamanta 
cretensis, L. f. Athamante. (b.) 

CANOKERSAIA. bot. phan. 
(Dioscoride.) Syn. présumé de Pa- 
riétaire. F^ . ce mot. (b.) 

* CANOLIRE. Canolira. cbust. 
Genre de l'ordre des Isopodes , sec- 
tion des Ptérygibranches de Latreille 
( Règne Anira. de Cuvier), fondé par 
le docteur Leach { Dict. des Se. nal. , 



i5^ 



CAN 



T. XII , p. o5o) , qui le range dans 
la quatrième race de sa famille des 
Cymothoadées. Les caractères qu'il 
assigne à cette race sont : corps con- 
vexe , abdomen composé de six an- 
neaux distincts, le dernier plus grand 
que les autres ; yeux place's sur les 
côte's ; antennes inférieures n'étant ja- 
raais plus longues que la moitié du 
corps; les ongles des deuxième, troi- 
sième et quatrième paires de pâtes 
très-arqués , les autres légèrement 
courbés. Les caractères propres du 
genre sont : yeux peu granulés , con- 
vexes, écartés; abdomen ayant les ar- 
ticles imbriqués sur les côtés i le der- 
nier un peu plus large à son extré- 
mité. Les Ganolires ont, de même que 
les Anilocres et les Olencires, tous 
les ongles très-recourbés , les huit 
dernières pâtes non épineuses , la 
tête saillante en avant supportant les 
yeux et les antennes supérieures 
presque cylindriques, ayant leur pre- 
mier article à peu près d'égale lar- 
geur. Ils s'éloignent par-là des genres 
Conilère , Rocinèle et /Ega. Ils ne 
sont distingués des Anilocres et des 
Olencires que parce qu'ils ont les pâ- 
tes d'égale grosseur et de longueur 
moyenne , les intérieui'cs étant un 
peu plus longues. L'abdomen, dont 
les articles sont imbriqués sur les cô- 
tés avec le dernier un peu plus large 
à son extrémité, peut encore être con- 
sidéré comme un caractère distinctif. 
Avouons toutefois que lorsqu'on est 
obligé de recourir à des différences de 
cette nature, qui, presque toutes, 
sont inappréciables, la valeur du gen- 
re devient excessivement douteuse : 
c'est le cas de la plupart de ceux qui 
viennent d'être cités , et que Leach a 
beaucoup trop multipliés. Aussi ne 
leur accordons-nous que très-peu 
d'importance, et sommes-nous tentés 
de les réunir tous au genre Cj'mothoé 
de Fabricius , aux dépens duquel ils 
paraissent avoir été formés. 

Le genre Canolire se compose d'une 
seule espèce que Leach désigne sous 
le nom de Canolire de Risso , Cano- 
lira Rissoniana, 3ivec cette description 
succincte : dernier article de l'aodo- 



CAN 

men largement arrondi à son extrd'- 
mité. Sa localité est inconnue ; il ne 
la rapporte à aucune espèce connue, 
et cite seulement son cabinet, (aud.) 

* CANON. MAM. L'os du métacarpe 
ou du métatarse dans les Ruminans 
et les Solipèdes. F^. Os. (a. d..ns.) 

CANONNIER. ins. Nom vulgaire 
de quelques espèces d'Insectes de la 
tribu des Carabiques, qui jouissentde 
la propriété de lancer, par l'ouverture 
anale de leur abdomen , une vapeur 
caustique dont la sortie est accompa- 
gnée d'un léger bruit. Ces espèces ont 
encore été désignées sous les noms de 
Bombardier et de Tirailleur ; elles ap- 
partiennent toutes au genre Brachi- 
ne. F', ce mot. (aud.) 

CANOPE. Canopiis. iNS, Genre dé 
l'ordre des Hémiptères et pouvant 
être rangé (Règ. Anim. de Cuv.)dans 
la section des Hétéroptères , famille 
des Géocorises. Ce genre , fondé par 
Fabricius et que Latreille {loc. cit. et 
Considér. génér.) n'a pas adopté , pa- 
raît très-voisin de celui des Scutellè- 
res , et n'en diffère essentiellement 
que parce qu'il n'a que trois articles 
aux antennes. Une seule espèce ap- 
partient jusqu'à présent à ce genre ; 
elle est originaire de l'Amérique mé- 
ridionale; Fabricius lui donne le nom 
de Can. o^/ec/i/s.Elleparaîtserappro- 
cher beaucoup des Tetyres scara- 
bœoides , globus , cfibarius de cet au- 
teur: son corps a la forme de la Coc- 
cinelle à deux points. (aud.) 

CANOPE. Canopus. moll. Genre 
formé par Denys Montfort pour une 
Coquille d'autant plus singulière 
quelle n'offre aucune ouverture. C'est 
un corps en forme de Poire , d'une 
transparence parfaite à travers la- 
quelle on distingue des cloisons inté- 
rieures un peu arquées et placées les 
uues au-dessus des autres, ba couleur 
irisée est celle de la Perle , elle a été 
observée sur les bords de la mer de 
Java ; elle est fort petite. L'Animal 
auquel elle appartient est incon- 
nu ; Cuvier pense que le genre 
Canope qui a besoin d'être mieu* 



CAN 
examiné appartient à \à famille des 

Nautilacés. (»•) 

CANOPICON. BOT. PIIAN. (Dlosr 
coride. ) Syn. A'Euphorbia Heliosco- 
jLi/a , L. /^. Euphorbe. (b.) 

CANORI. OIS. r. Chanteurs. 

CANOT. OIS. Syn. du Hibou, 
Strix Olus , L . au Canada . f^. Chouet- 
te. (DR..Z.) 

CANOTA. BOT. PHAN. Syn. de Pa- 
niciim italicum , L. dans quelques 
parties de l'Espagne. V. Panic. (b.) 

CANRÈNE. Moi.i>. Nom vulgaire 
d'une Nérite de Linné ,NenlaCani'e- 
ria de laquelle Monlfort a fait son 
genre Poliuice. 7^. ce mot. (b.) 

CANRULâR. BOT. PHAN. {mis 
alla indica, Runiph, Amh. 5 , t. i65 , 
f. 1.) Espèce peu connue de Bryone 
chez les Macassars. (b.) 

CANSCHENA-POD. bot. phan. 
Nom malabar dune espèce du genre 
Baubine , Bauhinia tomentosa, L. (b.) 

CANSCHI ou CANSCHY. bot. 
PHAN. Syn. de Trewia à la côte de 
Malabar. Adanson s'est empressé d'a- 
dopter ce nom barbare. (b.) 

CANSCORE. Canscora. bot. phan. 
Lamarck, dans l'Encyclopédie , abrège 
ainsi le nom de Cansjan-Kera donné 
par Rbéede à une Plante du iMalabar. 
{Tiort.MaL, lo, lab. 52.) Son calice 
présente un tube renflé et marqué 
d angles ailés, rétréci au-dessous du 
limbe qui païaît à quatre divisions. 
Les pétales, dont on ne connaît pas 
l'insertion , sont au nombre de quatre 
et inégaux , l'un d'eux plus long que 
les autics. L'ovaire est libre , le style 
unique , le stigmate en tète aplatie; 
la capsule, recouverte parle calice, 
contient des graines nombreuses et 
petites. C est une Herbe d'une consis- 
tance presque ligneuse, croissant dans 
les lieux sablonneux ; ses feuilles sont 
opposées; ses pédoncules solitaires, 
axillalres ou terminaux: ,portentd'une 
à trois fleurs qu'environne un involu- 



r. 



CAN i^â 

cre commun dune seule pièce orbicu- 
laire , plane, entière sur ses bords. Ces 
caractères incomplets ne permettent 
que d'indiquer la place de ce genre au- 
près des Gentianées , dont il diffère ce- 
pendant par sa corolle polypélale. Si 
d'une autre part cetle considération 
engage à la rapprocher des Caryo-r 
jhyliécs, il s'en éloigne par l'inéga- 
ité de ses pétales et ds ses étamines, 
et peut-être aussi par la situation rela- 
tive de ses parties , qui devrait être 
connue pour fixer ses rapports.(A.D.J.; 

CANSJAN-COURE. bot. phan. 
pour Causjan-Kera. V. CaNSCORE. 
^ (B.) 

CANSJAVA. bot. phan. Syn. ma- 
lais de Chanvre : Kalengi-Cansjaua 
est le mâle , Tsjeru-Cansjava est la 
femelle. (»•) 

CANSJERE. Cansjera. bot. phan. 
GenredelafamilledesThymelées, voi- 
sin du Daphné. Son calice en grelot se 
termine par quatre dents ; quatre éta- 
minesà anthères aiTondies s'insèrent 
vers sa base , et ne le dépassent pas ; 
son ovaire, entouré de quatre petites 
écailles , est libre , petit et surmonté 
d'un style simple et d'un stigmate en 
tête. Son fruit est une baie monosper- 
me de la grosseur d'un Pois. Les 
feuilles sont alternes et lancéolées; 
les fleurs en épis géminés ou ternes 
à l'aisselle de ces feuilles dans le 
Cansjera scande ns de Roxburgh (Co- 
romand.,tiih. io5), qui paraîtle même 
qu'un Arbrisseau du Malabar , figuré 
par Rhéede [Hort. Mal. , 7, tab. 2 ) 
sous le nom de Tsierou- Ca/isjeram , 
et premier type de ce genre. Le même 
auteur décrit un autre Arbrisseau du 
même pays, qu'ilnomme Sjeron-i'alU- 
Cansjeram [Hort. Mal. 7, tab. 4), et 
qui paraît congénère de la première 
espèce, dont il diffère par ses épis so- 
litaires, f^. aussi Lamck. {Illustr., t. 

289). (A. D.J.)- 

* C ANTABRICA. bot. PHAN.(Pline.) 
Espèce d'OEillet , selon les uns , de 
Campanule, selon d'autres, et de 
Liseion, d'après Linné, qui appelle 
Canvohiilus Cantabrica une des plus 



156 CAN 

élégantes espèces de ce dernier genre. 

(B.) 

* CANTALITE. min. (Rarsten.) V. 

QUAUZ. 

GANTALOU et CANTALOUP. 
BOT. PHAN. Variété fort savoureuse 
de Melons. V. ce mot. (b.) 

CANTAPERDRIS. bot. phan. 
Syn. languedocien de Daphne Gni- 
dium , L. T^. Daphné. (b.) 

* CANTARA. POIS. (Delaroche.) 
Syn. deSparus Cantharus, L.aux îles 
Baléares. F . Canthère. (b.) 

* CANTARELLE. ins. Ce nom cité 
dans plusieurs anciens ouvrages de 
pharmacie , et employé aussi dans 
quelques départemens de la France , 
désigne le Méloë Proscarabée, donton 
faisait autrefois usage en médecine 
comme vésicant. /^. MÉLOË. (aud.) 

CANTARILLOS. BOT. phan. C'est- 
à-dire Petites Cruches. Nom espagnol 
d'une espèce du genre Androsace , 
Androsace rnaxima, L. (b.) 

CA.NTARI3. ois. Syn. piémontais 
deProyer. " (dr..z.) 

CANTARIS. BOT. PHAN. (Diosco- 
ride.) Syn. de rumaiiaqffîcinalis , L. 

F". FUMETERRE. (B.) 

^ CANTARO. BOT. PHAN. (Copling.) 
C'est-à-dire Cruche. Nom du Curdia 
GerascantJius, L., espèce de Sebestier, 
chezjes Espagnols de Cumana, à cause 
sansdoute du volume et de la forme du 
fruit de cet arbre. (b.) 

CANÏE. POIS. Syn. de Sparillon , 
Sparus annularis. Gmel. F. Spahe. 

(B.) 

CANTE-MORGARO. bot. phan. 
Nom indou d'une espèce d'Achyran- 
the, Achyrantlies prostrata ., L. (b.) 

CANTERINHO. moll. Syn. por- 
tugais de Cassis Urceola , Lamk. P^. 
Casque. (b.) 

CANTHARE. Cantharus. moï^x.. 
Genre de Coquilles formé par Denys 
Montfort pour une très-petite Co- 
quille de l Adriatique qui n'a guère 
qu'une ligne de longueur; elle est 



CAN 

libre , univalve , cloisonnée droite en 
forme de nacelle , arrondie sur le dos, 
aplatie sur le ventre , obtuse au som- 
met, plus large à la base avec un si- 
phon central, (b.) 

CANTHARIDE. Cantharis. ins. 
Genre de l'ordre des Coléoptères, sec- 
tion des Hétéromères, famille des Tra- 
chelides (Règn. Anim. de Cuv.), et 
ayant pour caractères : crochets des 
tarses profondément bifides , sans 
dentelures au-dessous; élytres de la 
longueur de l'abdomen, flexibles, re- 
couvrant deux ailes ; antennes fili- 
formes, notablementplus courtes que 
le corps, avecletroisièmearticlebeau- 
coup plus long que le précédent ; 
palpes maxillaires un peu plus gros 
à leur extrémité. 

Le nom de Cantharide est très-an- 
cien, et a reçu des acceptions fort dif- 
férentes. Arislote [Hist. Animal., lib. 
IV. cap. 7) ne l'appliquait pas à un 
Insecte en particulier,mais à plusieurs 
de ceux qui ont les ailes membra- 
neuses , enveloppées par des étuis. 
Linné s'en est servi pour désigner un 
grand genre de l'ordre des Coléoptè- 
res, ne renfermant pas notre Cantha- 
ride, laquelle était rangée parmi ses 
Méloës. Geoffroy (Hist. des Ins. T. 1. 
p. 169) substitua le nom de Cicin- 
déle déjà employé par Linné à celui 
de Cantharide, et il comprit sous ce 
dernier [loc. cit. p. .^Sg) la Cantha- 
ride des boutiques, ainsi que plu- 
sieurs Insectes qui l'avoisinaient da- 
vantage. Degéer opéra aussi quelques 
réformes dans le genre Cantharide 
de Linné, et proposa pour quelques 
espèces l'expression de Téléphore qui 
aurait été reçue , si ce mot n'avait été 
employé pour un genre de Champi- 
gnons. En fin Fabricius n'adoptant pas 
les changemens apportés par ses pré- 
décesseurs divisa encore les Canthari- 
des de Linné, et établit aux dépens des 
Méloés de cet auteur un nouveau 
genre sous le nom de uytle, qui ré- 
pondit à celui des Canlharides de 
Geoffroy. Cette dernière dénomina- 
tion a néanmoins prévalu. 

Les Cantharides ont un coi-ps al- 



CAN 

longé et presque cylindrique , une 
tète forte et cordiforme , supportant 
des antennes plus longues que le cor- 
selet, etdont le second article esttrès- 
court , transversal; les suivans sont 
cylindracés et le dernier est ovoïde : 
une bouche composée de mandibules 
terminées en une pointe entière et 
de mâchoires de longueur moyenne : 
un prothorax petit , presque carré , 
moins large que le ventre : des éiytres 
longues , linéaires , flexibles , attei- 
gnant 1 'extrémité anale de l'abdomen : 
des tarses à articles entiers. Elles 
s'éloignent des ^demèies par la ter- 
minaison des mandibules et par les 
articles entiers de leurs tarses. La 
forme de leurs antennes empêche de 
les confondre avec les genres Myla- 
bre, Cérocome et Méloë. Enfui, quoi- 
que très-voisines des Zonitis, des ]Ne- 
mognates et des Sitaris , elles se dis- 
tinguent de ces trois genres par la 
forme de leurs palpes maxillaires. 
Elles diffèrent ensuite du premier 
par les antennes, du second par les 
éiytres et du troisième par les mâ- 
choires. 

Il existe encore bien des doutes sur 
les métamorphoses de ces Insectes. 
Plusieurs observateurs, tels que De- 
,géer et Geoffroy, disent n'avoir ja- 
mais rencontré la larve; d'autres 
prétendent l'avoir vue , et nous 
apprennent qu'elle se nourrit de di- 
verses racines, et subit dans la terre 
tous ses changemens , observation 
qui s'accorde assez bien avec la 
prompte apparition des insectes par- 
faits que quelques auteurs avaient 
pensé, à cause de cela, venir par émi- 
grations des terres australes , pour 
gagner ensuite les contrées du Nord. 
Olivier (Encycl.méthod. T. v. p. 272) 
décrit assez vaguement cette larve. 
Son corps, formé de treize anneaux, 
est mou, d'un blanc jaunâtre, et sup- 
porte six patcs courtes, écailleuses; 
la tête est arrondie, un peu aplatie , 
munie de deux antennes comtes et 
filiformes ; deux mâchoires assez so- 
lides et quatre palpes composent la 
bouche. 

Personne n'ignore l'emploi très-fré- 



CAN 



157 



quent que l'on fait en médecine d'une 
espèce deCantharide, la Canlharldevé- 
sicatoire ; mais son usage ne remonte 
pas à des temps fort reculés ; la 
Cantharide des anciens n'était certai- 
nement pas la nôtre , et n'appartient 
même pas au genre que nous décri- 
vons. D'après le témoignage de Pline 
et de Dioscoride, qui aflirmentque les 
meilleures Gantharides sont celles 
dont les éiytres sont marquées de 
bandes jaunes transversales ; il pa- 
raît éviilcnt que leur espèce était 
le My labre de la Chicorée , qui , 
à la Chine , sert encore aujour- 
d'hui aux préparations épispasiiques. 
La Cantharide vésicatoire ou des 
boutiques, Cantharis vesicatoiia de 
Geoffroy ou le Meloë pesicalorius, L. 
et la Lytta vesicatoria de Fabricius , 
nommée aussi Mouche d'Espagne , 
peut être considérée comme le type 
du genre; elle a été figurée par Oli- 
vier (Hist. des Coléopt. T. IIL tab. 1. 
fig. 1 . A, B, c) et par Schaeffer [Icoii. 
Ins. tab. 47. iig. 1 et ElementaEntom. 
lab. 00). Sa couleur est d'un beau 
vert, doré, brillant, avec les antennes 
noires. Les mâles sont plus petits que 
les femelles, et il existe en général une 
grande variété dans la taille. LesCan- 
tharides se montrent vers les mois de 
mai etde juin, et presque toujours eu 
grandnombre suilesFrênes,les Lilas 
et les ïroênes, dont elles déyorent les 
feuilles; on les trouve aussi , mais 
moins communément sur les Sureaux 
et le Chèvrefeuille ;lesdégâls qu'elles 
causent s'étendent même quelquefois 
sur les blés et les prairies. Leur pré- 
sence est décelée par l'odeur particu- 
lière qu'elles répandent, et qui a quel- 
que analogie avec celle des Souris. 
Quelque tempsapvès l'accouplement, 
les mâles périssent , et les femelles 
s'enfoncent dans la terre pour y pon- 
dre de petits œufs allongés, réunis 
par tas, desquels sortent des larves 
dont rhistolre n'est pas encore bien 
connue. 

Les Cantharides sont très-commu- 
nes en France , en Italie et en Espa- 
gne. Celles que nous employons , 
nous viennent presque toutes de ces 



i5S 



CAN 



derniers pays par la voie du commer- 
ce. Leur récolte exige plusieurs pré- 
cautions , d'abord à cause des pei- 
sonnes qui la font et qui pourraient , 
par un manque de soin, éprouver 
de graves accidens ; ensuite par 
rapport à la conservation ultérieure 
de ce médicament Les moyens dont 
on se sert se réduisent à ceux-ci : 
l'emploi du vinaigre en vapeur 
pour les faire périr, et leur des- 
siccation complète après qu'elles 
sont mortes. A cet effet, on met 
généralement en usage un procédé 
fort simple. Dans le courant de juin , 
on étend sous un arbre chargé de 
Cantharides , plusieurs draps , et on 
fait tomber dessus les insectes , en 
secouant alternativement toutes les 
branches. Lorsqu'on eu a obtenu 
ainsi une assez grande quantité , on 
les réunit sur un tamis de crin, que 
l'on expose à la vapeur du vinaigre , 
ou bien on les rassemble dans une 
toile assez claire, que l'on trempe 
plusieurs fois dans un vase conte- 
nant du vinaigre étendu d'eau : il 
s'agit ensuite de les dessécher ; alors 
on les expose à l'ombre dans un gre- 
nier ousous un hangar bienaéré, sur 
des claies recouvertes par de la tode 
ou du papier gris non collé, et on 
les remue soit avec un petit bâton , 
soit avec la main. Seulement dans ce 
dernier cas, il faut prendre la précau- 
tion de mettre un gand de peau afin 
d'éviter l'absorption d'un principe ve- 
sicant que renferment ces Insectes , et 
qui , comme nous le verrons plus 
loin , est excessivement actif. Il est 
inutile de dire que , dans la récolte, 
il faut aussi employer les mêmes 
moyens pour se garantir du contact. 
Quelques personnes, après avoir éten- 
du des toiles au-dessous des arbres , 
placent tout autour des terrines rem- 
plies de vinaigre , qu'elles entretien- 
nent à l'état d'ébullition , et , après 
avoir secoué les arbres , elles ramas- 
sent promptement les cantharides , 
les placent aussitôt dans des vases de 
bois ou dans des bocaux de verre , 
les y laissent vingt-quatre heures 
environ , et , après qu'elles sont tou- 



CAN 
tes mortes , les retirent et les font 
sécher de la maiiièi-e qui a été indi- 
quée. Celte méthode devient plus em- 
barrassante et plus dispendieuse que 
la précédente. Quoi qu'il en soit , les 
Insectes étant bien desséchés , on les 
place dans des vases de bois , de verre 
ou de faïence, exactement fermés, 
et on les met à l'abri de l'humidité. 
En ne négligeant aucune de ces pré- 
cautions , les Cantharides conservent 
très-long-temps leurs propriétés. 

L'analyse chimique des Cantha- 
rides a été faite par un grand nom- 
bre de savans qui se sont attachés 
exclusivement à l'espèce employée en 
médecine. S'ils eussent étudié avec 
le même soin les Méloës , les M j la- 
bres , les Coccinelles , les Carabes , 
plusieurs Ténébrions , ils auraient 
probablement trouvé chez ces in- 
sectes , qui ont aussi des propriétés 
véslcantes , un principe analogue , 
quelquefois moins actif et peut-être 
susceptible, par cela même , d'être 
employé dans quelques cas particu- 
liers. "Thouvenel, Fourcroy , Beau- 
poil , Orfila et surtout Robiquet , 
sont arrivés à des résultats fort re-- 
tnarquables. Ce dernier a constaté 
l'existence d'une substance particu- 
lière, à laquelle il a donné le nom de 
Canthaiidine , et qui a pour caractè- 
res principaux d'être blanche , cristal- 
line , insoluble dans l'eau , soluble 
dans l'alcohol bouillant , dans l'éther 
ainsi que dans les huiles, et dans 
laquelle réside essentiellement la pro- 
priété vésicante ; celle-ci n'appartient 
par conséquent ni à l'huile verte, ni 
à ]a matière .noire insoluble , m à 
la matière jaune soluble dans l'alcohol 
et dans l'eau , qui sont les autres 
principes dont l'analyse a démontré 
la présence. Cette découverte , quel- 
que importante qu'elle soit pour la 
science, n'a apporté aucun change- 
ment dans la pratique. L'expéiienco 
avait appris depuis long - temps , 
qu'appliquées sur la peau, les Can- 
tharides , réduites en poudre et unies 
à quelques corps gras, produisaient 
le soulèvement de l'épiderme qui , so 
détachant avec la plus grande faci- 



CAN 

litë, mettait à découvert la surface du 
derme. On savait aussi que , préparé 
de diverses manières et employé à 
l'intérieur , elles produisaient une 
excitation particulière sur les m-ganes 
génitaux rfe l'un et de l'autre sexe , 
et agissaient sur la vessie en donnant 
lieu quelquefois à des accidens les 
plus graves ; enfin on n'ignorait pas 

Qu'administrées dans la paralysie et 
ans plusieurs autres affections ner- 
veuses, ces Insectes n'étaient pas sans 
effet. 

Plusieurs autres espèces do Cau- 
iharides ont été décrites par les au- 
teurs. Dejean (Cat. desGoIéop. p. 75) 
en mentionne trente. Les mieux con- 
nues parmi elles sont : la Cantharide 
syrienne, ('. 5j/7aca d'Olivier , ou 
le Meloë syriacus de Linné. Elle est 
assez semblable à la Cantharide vé- 
sicatoire , et se trouve dans le midi 
de TEurope et en Syrie ; la Cantha- 
ride douteuse, C. f/i/^/a d Olivier, ou 
la Lytla dubia de Fabricius. On la 
rencontre communément sur la Lu- 
zerne , dans les provinces méridio- 
nales de la France , en Italie , dans le 
Levant et dans la Sibérie méridio- 
nale. Nous travaillons dans ce mo- 
ment à une monographie du genre 
Cantharide. (aud.) 

CANTHARIDE. moll. Nom vul- 
gaire et marchand du Trochus Iris , 
Gmel. Magnifique Coquille dont De- 
nys Montf'ort a formé le type de son 
genre Cantharidus. (e.) 

CANTHARIDE. bot. crypt. Nom 
d'un Champignon verd selon Paulet, 
qui pourrait bien être Vjgaricus cya- 
neus ou tout autre. (B.) 

*CANTHARIDIENS. ins. Lamarck 
(Anim. sans vert. t. 4 , pi .'-4 28) donne 
ce nom à une division de la famille 
des Trachelides , et qui comprend la 
plupart des genres rangés par La- 
treille dans celle des Cantharidies. J^. 
ce mot. (AUD.) 

CANTHARIDIES. Cantharidiœ . 
INS. Famille de l'ordre des Coléop- 
tères, section des Hétéromères, éta- 
i>lie par LalreiJIe (Gonsidér. génér. , 



CAN 159 

p. i5o et 2i3), et comprenant plu- 
sieurs genres qui y sont répartis de 
cette manière: 

f Antennes en massue ou grossis- 
sant très-sensiblement vers son extré- 
mité 

Genres Cérocome et Mylabbe. 

f f Antennes de la même grosseur 
ou plus menues à leur extrémité. 

1. Antennes de la longueur du cor- 
selet, au plus , composées d'articles 
courts , plus globuleux que cylindri- 
ques ou qu'obconiques. 

a. Pénultième article de tous les 
tarses bifide. 

Genre Tétraonyx. 

b. Tous les articles des tarses en- 
tiers., 

« Elytres couvrant toutl'abdomen, 
eu carré loilg , et à suture droite. 

Genres Horie , OEnas. 

/3 Elytres ne couvrant qu'une par- 
tie de l'abdomen, courtes, ovales, 
divergentes à la suture, (point d'ailes; 
abdomen très-grand et mou ; an- 
tennes souvent irrégulières dans les 
mâles). 

Genre Meloe. 

2. Antennes plus longues que le 
corselet , formées d'articles cylindra- 
cés ou obconiques; 

Genres Cantharide , Zonitis , 

NeMOGNATHE , ApaI.E, SlTARlS. 

Cette famille correspond assez exac- 
tement au grand genre Meloë de 
Linné et à la cinquième section de la 
famille des Trachelides de Lafreille. 
(Règne Anim. de Cuv. p. 3i6.)/^". 
ce mot et tous ces noms de genre. 

(aud.) 

*CANTHARIDINE. Principe vési- 
cantdesCantharides. /^.ce mot. (aud.) 

CANTHAROS.rois. V. Canthére. 

CANTHENO. pois. Nom vulgaire 
du Canthère commun , Sparus Can- 
t/iarus , L. que Lacepède par un dou- 
bla emploi dit convenir au vrai Scare. 
F', ce mot. (b.) 

CANTHÈRE. Canthams. pois. 
Genre formé par Cuvier de plusieurs 
Spares et Labres des auteurs dans la 
famille des Percoïdes , de l'ordre des 



i6o GAIN 

Acanthoptérygiens, division de ceux 
qui ont les dents petites et souvent en 
velours. Ses caractères consistent dans 
leur bouche étroite, garnie de dents 
très-nombreuses ; dans leur museau 
peu protractile; dans l'absence de 
toute épine ou dentelure auxopercules. 
Le corps est ovale. Ce genre contenait 
jusqu'ici cinq espèces : 

Cantiière ordinaire, SparusCan- 
tharus , L. , Gmel. Syst. nat. xiii , i, 
1275. Lac. IV. 97. Sparus Mœna? 
Bloch. , pi. 270. C'est l'espèce la 
plus vulgairement connue f elle a sa 
queue bifide sans tacbe; son dos est 
noirâtre , et le leste de son corps ar- 
genté avec des lignes longitudinales 
jaunâtres. Sa chair est peu estimée. 
Ce Poisson paraît être celui que les 
anciens nommaient Cantharos. B. 6, 
V. i4 , T. 1/5 , A. — c. 17. Les autres 
Canthères sont : û" la Brème de mer, 
Sparus Brama , Blocli. pi. 269 , quia 
été observée jusqu'au cap de Bonne- 
Espérance ; 5° le Poisson que Lace- 
pède a décrit sous les deux noms de 
Labre macroptère et de Labre iris. Il 
est des mers de l'Inde et même d'A- 
mérique : 4° le Labre sparoïde de La- 
cepède , m , pi. 24 , connu d'après un 
dessin de Commerson , el qui se trouve 
à rile-de-France et dans 1 Inde ; 5° en- 
fin le Centrodonte. Ann. Mus. t. 25, 
pi. II. 

Nous ajouterons provisoirement au 
genre Canthère deux espèces dont les 
dessins et la description nous ont été 
fournis par notre ancien ami Mllius , 
maintenant gouverneur de la Guiane. 
Cependant, ce n'est qu'avec doute 
que nous proposons de rapporter ces 
élégans Poissons au genre qui nous 
occupe , parce que les caractères de 
la bouche n'ont pas été suffisamment 
étudiés. 

Canthère douteuse , Cantharus 
dubia, N. Son corps est allongé et 
acquiert de cinq à sept pouces de lon- 
gueur. Ce Poisson a été pris à l'hame- 
çon dans la baie des Chiens marins à 
la Nouvelle-Hollande. Il est d'un gris 
cendré , pâle en dessus ; cette couleur 

Sasse au bleu céleste lavé sur les 
ancs , cil se voit une bande d'un 



CAN 

brun-clair dont la moitié inférieure 
est plus foncée , et qui règne de l'ex- 
trémité du museau à la caudale, la- 
quelle est toute entière de la même 
teinte. Le globe de l'œil qui est assez 
grand , a l'iris cendré ; le ventre est ar- 
genté. La nageoire dorsale située à 
une égale distance de la tête et de la 
queue, compte seize rayons. Le nom- 
bre de ceux des pectorales et de la 
caudale n'a pas été noté exactement, 
les ventrales sont fort petites, et l'anale 
surtout est à peine rudimenlairement 
indiquée par une petite nageoire si- 
tuée au-aessous du point oti finit 
celle du dos. Ce caractère est fort sin- 
gulier , et semble en indiquer quel- 
que autre qui pourra suffire pour faire 
de notre Canthère provisoire un genre 
particulier. 

Canthère de Milius , Cantharus 
311111, N. Ce beau Poisson, qui ac- 
quiert de six à dix pouces de lon- 
gueur , a la partie supérieure de la 
tête , et celle ou sur le dos s'insère la 
dorsale d'un assez beau bleu; la 
même teinte, du verdet du brun pâle, 
règne sur le reste de son corps , 
ainsi qu'une large bande longitudi- 
nale brune el jaune ; le ventre est ar- 
genté. Il habite la baie des Chiens 
marins à la Nouvelle-Hollande, d. 
24-25 , P. 12 , V. 9, A. II, c. 26. (b.) 

CANTHI. Canthium. bot. phan. 
Et non Canti. C'est à la famille na- 
turelle des Rubiacées et à la Pentan- 
drle Monogynle, L. , qu'appartient 
ce genre de Plantes , dont le calice est 
quinquéfide ; la corolle monopétale , 
courte, tubuleuse,à cinq divisions 
étalées. Ses cinq étamines sont ren- 
fermées dans l'intérieur du tube de 
la corolle , et son style se termine par 
un stigmate simple , entier et capi- 
tulé. Le fruit est une baie ordinaire- 
ment couronnée par les dents du ca- 
lice et contenant deux graines sem- 
blables à celles du Café , c'est-à-dire 
planes et marquées d'un sillon longi- 
tudinal du côté Interne , convexes du 
côté externe. Ce genre se compose de 
sept à huit espèces , autrefois placées 
dans les genres Gai dénia, Randia , 



CA.N 

Jf^ebera, etc. Ce sont en général des 
Arbustes épineux, dont les feuilles 
et les épines sont trécussécs , c'est-à- 
dire opposées en croix. Les fleurs 
sont sessiles , axillaires ou termina- 
les. De Jussicu présume que l'on 
devra réunir à ce genre le Dcmna- 
canthus de Gaertncr fils , ainsi que 
cet auteur l'avait déjà soupçonné lui- 
même, (a.r.) 

CANTHROPE. Canthropus. moll. 
L'un des genres élablis par Denis 
Monfort, pour des Coquilles cloison- 
nées , voisines des Nautiles fossiles , 
dont il sera question au mot Nau- 
tile. (iJ.) 

CANTI. BOT. PHAN. y. Cantiii. 

CANÏILAGUA. bot. phan. L'un 
des noms espagnols du Linuni cathair 
ticum , L. , espèce du genre Lin. (b.) 

CANTSANU. BOT. phan. Nom in- 
dou d'une espèce du genre Bauliine , 
Bauhiiiia tomentosa, L. («.) 

CANÏDA. BOT. PHAN. Genre de la 
famille des Polémoniacées. Ses carac- 
tères sont : un calice dépourvu de 
bractées à sa base , et terminé supé- 
rieurement par trois ou cinq divi- 
sions ; une corolle en entonnoir, dont 
le tube cjlindrique est allongé, et 
dont le limbe élargi se partage en 
cinq lobes ouverts; ses cinq étamines, 
quelquefois saillantes, s'y insèrent 

f)ar des filets égaux et non dilatés ; 
es graines sont ailées au sommet. De 
Jussieu, dans un Mémoire sur le 
Cantua (Annales du Mus. T. m , p. 
ii3 , t. 7 etS),a prouvé que les genres 
Feripliiagmos et Gilia de Ruiz et Pa- 
von , et Jpomopsis de Michaux, ainsi 
que des Plantes rapportées à des gen- 
res déjà connus , appartiennent véri- 
tablement à celui-ci, et il a ainsi porté 
le nombre de ses espèces à dix. Sept 
d'entre elles sont des Arbrisseaux ori- 
ginaires du Pérou. Leurs pédoncules 
terminaux ou axillaires vers le som- 
met des rameaux , portent une seule 
ou plusieurs fleurs , ou se partagent 
en corjmbes plus ou moins fournis; 
leaÂ,s feuilles , ordinairemental ternes , 
sont toujours simples , et c'est d'apr.ès 

TOME JII. 



CAO 



161 



leur aspect, leur forme, leur surface, 
les rapports qu'elles ont avec celles 
de Végétaux bien connus, qu'ont été 
nommées ces espèces, qui sont les 
Cantua pyiifolia , qucrcijblia , ovata 
ligustrifulia , buxifotia , tomcnlusa et 
cordata. Trois autres sont des sous- 
Arbrisseaux ou des Herbes à feuilles 
pinnalifides, l'une originaire égale- 
ment du Pérou , c'est le C. brevijlora • 
Kne seconde de la Caroline, le C. 
thrjrsoïdea ; une troisième du Brésil , 
le C.glomerijiura. On peut voir la plus 
grande partie de ces espèces figurées 
dans les planches jointes au Mémoire 
indiqué plus haut, t. 121, i5i , iSa 
et i55 de la Flore péruvienne de Ruiic 
et Pavon ; t. 565 , 564 et 628 des /co«. 
de Cavanilles; t. 106, des I/lus//\ de 
La mardi. (a. d. j.) 

CANTUELLO et CANTUESSO. 
BOT. PHAN. Syn. de Lavandula Stœ- 
c/ias jh. y. Lavande. (b.) 

CANTUFFA. bot. phan. V. Kan- 

TUEFA. (B.) 

CANTURINON ou CANTYRION. 

(Dioscoride.) Syn. présumé de Bal- 
lotte, y. ce mot. (b.) 

* CANUANEROS. rept. chel. 
(Valmont de Bomare. ) Syn. deCaoua- 
ne, espèce de Tortue, aux Antilles. 
y. Chéeonée. (b;) 

CANUDE ET CANUS. pois. Non» 
vulgaire, sur les bords de la Méditer- 
ranée, d'une espèce de Labre, La- 
brus Cydneus. (b.) 

CANUT, ois. Espèce du genre Bé- 
casseau , la Maubèche grise , Tringa 
cinerea, L. J^. Bécasseau. (dr..z.) 

* CANVUM. BOT. phan. L'un des 
vieux noms du Chanvre. (b.) 

CAN-XD ET CAY-CAM. bot. 
phan. L'Oranger ordinaire à la Co- 
chinchine. (b.) 

CAOBO. BOT. PHAN. Syn. d'A- 
cajou, Cassuvium, aux environs de 
Carthagène dans l'Amérique méridio- 
nale, (b.) 

C.IOCHAN. MAM. L'un des noms 



i62 CAO 

de la Taupe dans quelques parties de 
l'Angleterre. (a.d..ns.) 

* GAOCIA. BOT. PHAN. (Surian.) 
Graine peu connue des Antilles, qu'on 
dit bonne pour guérir la morsure des 
Serpens, et qui paraît être celle d'une 
Euphorbe. (b.) 

CAOLACH. OIS. Syn. anglais de 
Coq. F", ce mol. (dr..z.) 

* CAO-LEAMRIAM et CAOÎ^ 
LUONG-KUONGE. bot. phan. Syil.* 
de Galanga en Chine et en Cochin- 
chine. (b.) 

CAOLIN. MIN. Même chose que 
Kaolin, espèce d'Argile. V. ce mot. 

(I.TJC.) 

CAOPIA. bot. phan. Même chose 
que Caa-Opia. V". ce mot. (b.) 

CAOU. OIS. Syn. vulgaire du Mo- 
teux, Motacillay±.nanthe , L. /^.Tra- 

QUET. (DR..Z.) 

CAOU , CAOULE , CAOULET et 
CAULET. BOT. PHAN. Noms vul- 
gaires du Chou dans les divers dia- 
lectes gascons, (b.) 

CAOUA. BOT. PHAN. C'est chez 
les Arabes la boisson qu'on obtient 
du Coffea arabica, et qu'en Europe on 
appelle communément le Café. J^. 
Cafier. (b.) 

CAOUANE. REPT. CHEL. Espèce 
de Tortue du genre Chélonée. F^. ce 
mot. (b.) 

* CAOUIN. OIS. r. Chat-Huant. 
CAOULÉ et CAOULET. bot. 

PHAN. J^. CaOU. 

CAOULICAOU , ET NON Caou^ 
llchon. BOT. PHAN. Syn. langue- 
docien de Cucubalus Beheii, L. /^'. 
Carnillet. (b.) 

CAOURET. BOT. phan. Ce mot 
est , dans le Dictionnaire de Déter- 
ville , donné comme synonyme de 
Chou , mais on ne dit ni dans quel 
lieu, ni dans quelle langue. (b.) 

CAOUROUBALI. bot. phan. (Su- 
rian.) Syn. caraïbe à^Hymenœa. V- 
Courbarie. (b.) 

CAOUSSIDA ET CAUSSIDOS. 



CAP 

bot. phan. (Garidel.) Syn. proven- 
çal de Circium. (b.) 

CAOUTCHOUC. BOT. PHAN. Pro- 
duit immédiat des Yégétaux^ conte- 
nu abondamment dans V Hevea gula~ 
nensis, d'Aublet, dont on le retire 
en Amérique. A cet effet on recueille le 
suc blanc et lésineux de l'Hévé , oa 
l'applique par couches sur des mou- 
les de terre friable , et ou laisse sécher 
à l'air. Dès que le nombre des cou- 
ches a doiiné au Caoutchouc une 
épaisseur suffisante , on brise le mou- 
le et on vide par une ouverture de 
l'enveloppe , la terre réduite en frag- 
raens. Ainsi qu'on le voit, cette subs- 
tance doit avoir la forme d'un tissu 
ou d'une membrane; elle jouit d'une 
extrême élasticité , ce qui lui a valu 
le nom de résine élastique ; elle est in- 
soluble dans l'eau et dans l'Alcohol , 
se dissout assez difficilement dans l'é- 
ther, les huiles essentielles et les hui- 
les fixes dont on a élevé la tempéra- 
ture ; elle est peu odorante et jouit 
d'une saveur particulière très-faible ; 
sa pesanteur spécifique est de o,9535 ; 
elle s'eullamme au feu. Ou emploie la 
dissolution de Caoutchouc faite avec 
des huiles fixes ou volatiles , étendue 
par couches sur des tissus de soie, à la 
confection de beaucoup d'instrumens 
de chirurgie et de physique ; on en 

Prépare une vaisselle de voyage. On 
appliquait autrefois sur le taffetas 
qiii sert d'enveloppe imperméable aux 
gaz des aérostats; mais ce vernis étant 
beaucoup trop coûteux , on lui a 
substitué l'huile de Lin cuite, qui 
atteint le même but. Des Jacquiers, 
des Figuiers et autres Arbres analo- 
gues , la plupart de la famille des Ur» 
ticées, donnent aussi du Caoutchouc. 

(DR..Z.) 

CAOUTCHOUC MINÉRAL, min. 
Nom donné au Bitume élastique qui 
se trouve en Angleterre près de Cast- 
leton dans le Derbishire. J^. ÈiTU- 

ME. (B.) 

CAP. BOT. PHAN. Loupes ou ex- 
croissances ligneuses qui vienrjent 
sur les troncs des Bouleaux dans le 



CAP 

Word, où on les emploie pour faire de 
petits ustensiles eu bois. (b.) 

GAP DE COBRA, bot. piian. 
(Thuuberg.) Nom portugais d'une 
espèce de Crotoi> , Croton acutum. (b.) 

CAPARACOCH. ois. (Edwards.) 
Syn. de Strix hudsunica , L. f^. 

ClIOUETTB. (DR..Z.) 

CAP ARAS. BOT. rHAX.(Dodoens.) 
3yn. espagnol de Delpkiiùum Staphi- 
sagria, espèce de Dauphinelle. (b.) 

GAPARRO. MABi. iXom de pays 
d'un Singe du Ru) G uaviare en Amé- 
rique, devenu type du genre appelé 
par Geoffroy -Saint -Hua ire Lago- 
triche. P'. ce mot. (A.D..NS.) 

CAPARROZOLO. moll. Syn. de 
Telline dans le golfe de Venise, [n.) 

CaPAS. bot. phan. Syn. de Gos- 
sypium indicum dans la langue ma- 
laise. T^. Cotonnier. (b.) 

CAPAS-ANTU. BOT. m an. C'esi- 
à-dire Coton du diable. Nom malais 
d'une Ketinie peu connue , encore 
qu'elle ait été décrite et figurée par 
Rumph ( f/o//. J/û/. , T. IV, t. i4). 

(B.) 

CAPASTRA. OIS. Syn. vulgaire de 
l'Autour, Falco palumbarius , L. P'. 
Faucon'. (dr..z.) 

CAPA-TSJACCA. bot. PiiAX.Syn. 
d'Ananas à la côte de Malabar, (b.) 

CAPAYEELA. bot. piian. Syn. de 
Chôme pentapliy lia. V. Cléome. (b.) 

CAPE D'OR ou CAPODORO. ois. 
Svn. de Roitelet aux environs de Ve- 
nise.'^'. Sylvie, fa.) 

CAPELA. rois. Pour Capelan. P'. 
ce mot. (b.) 

C.IPELAN ou CAPLAN. pois. Es- 

fèce du genre Gade , Gadus Luscus , 
I. On a quelquefois donné ce nom au 
Gade blennoïde. (b.) 

CaPELET. bot. puan. (Lémery.) 
L'un des noms vulgaires d'une espè- 
ce de Myrte , Myrtus cariop/iyllata , 
dont l'écorce est fort aromatique, (b.) 

CAPELETA. bot. phan. C'est-à- 
dire petit Chapeau. Syn. languedo- 
cien de Cotilet ombiliqué. (b.) 

CAPELETS. bot. phan. C'est-à- 
d;re petits Chapeaux. Nom languedo- 
cien des fruits àwR/iainnus Paliurus, 
L. F'. Pal,itjre. (b.) 



CAP 



i63 



CAPELLA. ois. (Gesncr.)Syn. du 
Vanneau, Tri/i^'a P ancllus , L. V. 
Vanneau. (Dn..z.) 

* CAPELLACr. BOT. PHAN. Syn. de 
Nyjnphœa Lotus , L. /'. Nénuphar. 

(B.) 

* CAPELLAN. POIS. (Delaroche.) 
C'est-à-dire Chapelain. Syn. d'Op/ti- 
diuia barbatum et de Gadus Luscus , 
L., aux îles Baléares. P^. Donzelle 
et Gade. Cb.) 

* CAPELLAÏA ET CAPELLINA. 
OIS. Noms italiens du Cochevis,y//aM- 
da cristata , L. J>''. Alouette. ^dr..z.) 

* CAPELLONE. bot. phan. Nom 
vulgaire italien donné aux Cham- 
pignons qui ont la foime d'un cha- 
peau , recueilli par Paulet qui a hé- 
rissé son Traité d'inuombrables noms 
appartenant à une synonymie bar- 
bare, (b.) 

* CAPELVENÈRE. bot. crypt. De 
Caplllus Keneris. L'un des noms vul- 
gaires donnés en Italie au Capillaire 
de Montpellier. P^. Adianthe. (b.) 

CAPENDA. BOT. PHAN. /'". Ca- 
PENDU. 

CAPENDU ou COURT -PENDU. 
BOT. PHAN. (Liger.) Et non Capenda. 
Variété de Pommes. (a. R.) 

CAPER. POIS. Nom du Balistes 
Cap/iscus chez les anciens. P'. Ba- 
LISTE. (b.) 

CAPERON. BOT. PHAN. Variété de 
Fraise qui provient du plan appelé 
vulgairement Caperonier dans le jar- 
dinage, (b.) 

* CAPES. BOT. PHAN. Même chose 
que Câpres , d'oii Capier que Dalé- 
champ donne comme synonyme de 
Câprier. V . ce mot. (b.) 

* CAPETINO. BOT. CRYPT. Nom^ 
italien d'un très -petit Champignon 
qu'on ne peut rapporter à aucune des 
espèces déterminées, sur ce qu'en di- 
sent ceux qui le citent. (ad. b.) 

* CAPEUNA. POIS. (Marcgraaff.) 
Poisson indéterminé dont la chair est 
recherchée au Brésil. (b.) 



i64 CAP 

CAPEY. BOT. CRYPT. Nom malais 
d'une espèce de Fougère du genre 
Lygodium, qui est V Adianthum uolu- 
Zi//edeRumpb(ï.vi,t.5o), et VOjjhio- 
glossum flexitosum de Linné fils.fu.) 

CAP -GROS. REPT. BATR. C'est-à- 
dire Grosse-Téte. L'un des synony- 
mes de Têtard dans les dialectes gas- 
cons, (b.) 

CAPHUR. BOT. PHAN. L'un des 
noms arabes du Camphre. (b.) 

CAPIA. BOT. FHAN. C'est, selon Jus- 
sieu , le nom d'un geme de la famille 
des Asparaginées , recueilli au Pé- 
rouparDombej', et encore inédit dans 
l'heibierdu premier de ces natura- 
listes. Ce genre païaît avoir de grands 
rapports avec les Smilax , dont il dif- 
fèie cependant par l'absence des vril- 
les, (a.b.) 

CAPIBARA OIT CAPYBARA. 

MAM. (MarcgraalT. } Syn. deCabial au 
Brésil (b.) 

CAPI-CATIPs\GA. BOT. PiiAX. (Pi- 
son.) Nom brésilien d'une Plante qui 
pouri'ait bien être l'Acore odorant , 
lequel se trouverait alors dans les 
pays les plus opposés. (b.) 

CAPIDOLIO. MAM. Le Cétacé 
mentionné sous cette dénomination 
par Bclon, paraît, ainsi que l'Orque 
du même naturaliste, être le Dauphin 
à bec. L'existence de celui auquel 
Rondelet applique le nom de Capi- 
(/o/^o paraît douteuse. (li.) 

CAPIGOUARA ou CAPIGOUE- 
RA. MAM. Même chose que Capiba- 
ra. P^. ce mot. (b.) 

CAPILI-PODT. BOT. PHAN. On 
donne ce nom dans llnde à la poudre 
qu'on fait avec les fruits du Rotlera 
tinctoria. V. Rotlère. (b.) 

CAPILIjAIRE. Capillaiia. intest. 
Genre établi par Zedcr. Rudolphil'a 
adopté, mais en a changé le ujjm en 
celui de Trichosoma. f^. te mot. 

(LAM..X.) 

CAPILLAIRE. Capillaris. bot. 
On applique généralement ce nom 
à tous les organes des Yégétaux 



CAP 

qui sont grêles , allongés et sembla- 
bles à des cheveux. Ainsi la racine 
du Blé est capillaire ; les feuilles du 
Fenouil sont partagées en lobes ca- 
pillaires. Les filets des élamines, dans 
les Graminées , sont capillaires, etc. 

(a.r.) 

On donne encore et vulgaii'ement 
ce nom de Capillaire, Capillaiia, h 
la plupart des petites Fougères qui 
croissent sur les murs et dans les 
lentes des puits ou des rochers. 

Le Capillaire proprement dit , 
est ordinairement Vjpple/iium Tri- 
chomanss , L. , autrement appelé Po- 
lytric. 

Le Capillaire du Canada est 
\ Adiantliiim pedalum , L. 

Le Capillaire de Montpellier 
ou BLANC , VAdiaiit/ium Capillus Ve- 
iieiis , L. 

Le Capillaire noir , Y Asplenium 
Adiantiuun nigrum , L, 

Roussel avait , dans sa Flore du 
Cdvados , établi un genre d'I^dro- 
phyles sous ce nom, mais il n"a pas 
été plus adopté que la plupart des 
créations du même auteur. (b.) 

* CAPILLARA. BOT. crypt. Im- 
pérati donne ce nom à une Plante 
marine qu'il est impossible de déter- 
miner. Elle appartient probablement 
à la division des Hydrophytes articu- 
lées. (lam.,x.) 

CAPILLARIA. BOT. crypt. {^Hy- 
drophytes.) Stackhouse , dans la nou- 
velle édition de la Néréide Britanni- 
que, propose ce genre auquel il don- 
ne pour caractères : fronde filiforme, 
cylindrique , à rameaux irrégulieis 
très-fins , avec une fructification tu- 
berculeuse, sessile ou pédonculée et 
pol^'morphe. Ce naturaliste le com- 
pose de cinq espèces qui, appartenant 
à nos genres Gelidium , Plocamium 
et Gigarlina , nous y paraissent tiop 
bien placées pour que le genre de 
Stackhouse puisse subsister. (lam..x.) 

* CAPILLARIA. BOT. crypt. 
( Mucèdinées. ) Genre fondé par Pcr- 
soon dans sa Mycologie européenne , 
et placé par lui auprès du genre 



CAP 
RfùzomorpJia. Il lui donne le carac- 
tère suivant : filamens lisses , capil- 
laires, solides , adhérons fortement 
au corps qui les supporte, d'une cou- 
leur brune ou noirâtre. 

Il en indique six espèces qui crois- 
sent sur les ieuillcs ou sur les tiges de 
diverses Plantes. Aucune n'a en- 
core été figurée. (ad. b.) 

CAPILUrsE. BOT. CRYPT. Nom 
donne au genre Trichia par quelques 
botanistes. V. Triciiie. (ad. b.) 

* CAPILLITIUM. BOT. CRYPT. On 
donne ce nom ou celui de Réseau 
lilamenteux, dans les Plantes de4a fa- 
mille des Lycoperdacées, aux filamens 

2ui sont entremêlés avec les sporules 
ans l'iptérieur du peridium , et qui 
persistent quelquefois après la des- 
truction de ce peridium , comme on 
l'observe dans les genres S/emonùis , 
Arcyria, Cribraria, etc. p'. Lycoper- 
dacées. (AD. B. ) 

CAPINERA. OIS. Syn. italien de la 
Fauvette à tète noire, Motaciila atrl- 
capi//a,h. F'.Bec-Fj:>{. (dr..z.) 

* CAPIUAT ou KAPIRAT. pois. 
Espèce du genre Notoptère. (b.) 

CAPISTRATE. mam. (Bosc.) Espè- 
ce américaine du genre Ecureuil, f^. 
ce mot. (b.) 

CAPISTRUM. OIS. Partie de la 
face qui entoure le bec. (dr..z.) 

CAPITA. OIS. Syn. du Tangara à 
tête rouge , Tangara gularls, Lath. , 
au Pai-aguay. F'. Tangara. (dr..z.) 

CAPITAINE. POIS. Syn. de l'Ere- 
mophile de Humboldt. On a quelque- 
fois appelé Poisson-Capitaine le A7- 
phias G!adius , Capitaine Blanc , une 
espèce du genre Spare , et Capitaine 
des Caffres un poisson désigné par 
Ruysch dans sa collection d' Amboine, 
et qui paraît appartenir à la famille 
des Scombéroïdes. (b.) 

CAPITAINE. MOLL. Camas capi- 
ianus , L. Espèce du genre Came. J^. 
ce mot. (b.} 

CAPITAINE DE L'ORÉNOQUE. 



CAP i65 

OIS. Syn. du Grenadin , Fringilla 
brasUiana, L. /"". Gros-Béc. ■ 

(DU..Z.) 

CAPITAN. BOT. PiiAN. Nom d'une 
espèce du genre Aristoloche , Jris- 
tolochia ma.vima, à Carthagène dans 
l'Amérique méridionale. (b.) 

CAPITÉES. Capitatœ. bot. phan. 
Linné, qui le premier signala, dans 
ses Fragmenta naluralia , une mé- 
thode oii les Plantes étaient disposées 
selon des familles , donna ce nom à 
l'une d'elles qui répond exactement 
à celle que Jussieu, et d'après lui 
Ventenat, ont depuis nommée celle 
desCynarocéphales. • (b.) 

CAPITELLE. Capilellum. moll. 
Espèce du genre Volute. T^. ce mot. 

(B.) 

CAPITÉS. crust. Même chose 
qu'Arthrocéphales. V. ce mot. (b.) 

CAPITO. OIS. ( Vieillot. ) Même 
chose que Cabezon. F', ce mot. (b.) 

CAPITO. POIS. Syn. de Truite. 
F. Saumon. On donne aussi vulgai- 
rement ce nom à divers Ables , tels 
que le Meunier , le Naze et la Che- 
vanne , etc. V . Able. (b.) 

CAPITON. BOT. PHAN. Pour Ca- 
pèron. /^. cemot. (b.) 

CAPITORZA. OIS. Syn. itahen du 
Torctjl, Yunx Torquilla, L. F. Tor- 

COL. (DR..Z.) 

CAPITULATRE. Capitularia. bot. 
CRYPT. {Lichens.) Flœrke a donné ce 
nom au genre Scyphophoius de De 
CandoUc. P^. ce inoV et Cenomyce. 

(AD. B.) 

CAPITULE. Capitulum. bot. 
PiiAN. On donne ce nom à un mode 
d'inflo^scence dans lequel les fleurs 
sont reunies en grand nombre sur le 
sommet du pédoncule commun dila- 
té , oii elles constituent une tête de 
fleurs , globuleuse , ovoïde ou allon- 
gée, par exemple dans les Scabieuses, 
le Jasione , le Pliyteuma et toutes 
les Synanthérées. Plusieurs auteurs 
ont voulu distinguer par une déno- 
mination spéciale le mode d'inflores- 



i66 



GAP 



cence des Synanthérées. Ainsi feu 
mon père lui donnait le nom de Cé- 
phalanthe ( Cephalanthium ), et Mir- 
bel l'a plus récemment nommée Cala- 
thide. Mais nous ne saurions voir de 
différence essentielle et qui méritât 
iin, nom spécial dans celte disposition 
des Heurs de la famille des Synanthé- 
rées , et nous pensons que l'on doit 
également la comprendre sous la dé- 
iibmination de Capitule. Nous fe- 
rons connaître de la manière sui- 
vante la disposition des parties qui 
composent le Capitule , surtout dans 
la vaste famille des Synanthérées. 
Le pédoncule commun qui porîe 
un Capitule de fleurs s'évase, s'élar- 
git à son sommet , et constitue une 
sorte de plateau charnu , sur lequel 
les fleurs sont immédiatement appli- 

3uées. On a donné à ce plateau le nom 
e réceptacle commun , de phoran- 
the ou de clinantke commun. Tantôt 
il est plane , tantôt convexe , tantôt 
proéminent et en forme de colonne cy- 
lindrique, tantôt enfin il est concave. 
Dans certains genres sa surface est 
nue , c'est-à-dire qu'il ne porte que 
les petites fleurs. D'autres fois il est 
pointillé ou creusé d'alvéoles conte- 
nant chacune une seule fleur. Dans 
auelques cas il porte , outre les fleurs, 
e petites écailles de forme , de gran- 
deur extrêmement variées, ou des 
poils ou des soies. 

Laparlie extérieure dU Capitule est 
formée par un assemblage de folioles 
oud'écaillesordinairementvertesetde 
nature foliacée, auquel on donne les 
noms dïinvolucre, àe pé/iphorantàe ,de 
pé/icline , oii enfin de calice com- 
mun, à l'époque ou cet assemblage 
de fleurs élait considéré comme une 
fleur composée. La forme générale de 
l'involucre est sujette à un grand nom- 
bre de variations. Ainsi il est^lobu- 
leuxdans la Bardane , hémisphérique 
dans la Camomille , cylindracé dans 
le Cercifix, etc. Il est en général com- 
posé de plusieurs folioles distinctes ; 
mais dans quelques espèces, ces folio- 
les se soudent par leur base , et il 
semble alors être monophylle comme 
dans rOEille t-d 'Inde (Tû^e/e«). Les Ib- 



CAP 

iioles qui composent l'involucre peu- 
vent être disposées sur un seul rangj 
comme dansle Cercifix, la Larapsane, 
etc.On dit alors de l'involucre qu'il est 
simple. Les écailles peuvent être im- 
briquées à la manière des tuiles d'un 
toit, c'est-à-dire se recouvrir mutuel- 
lement soit par leur partie supérieure, 
soit par leurs côtés. 

Maintenant le Capitule considéré 
dans son ensemble peut ofliir de 
grandes différences , suivant la natu- 
re des fleurs qui le composent. Ainsi 
on le dit flosculeux , lorsqu'il est 
uniquement composé de fleurons, 
c'est-à-dire de petites fleurs ayant la 
coroWe tubuleuse infundibuliforme à 
cinq lobes , comme dans les Char- 
dons , l'Artichaut , la Bardane. Ce 
caractère forme la distinction des Cy- 
narocéphales de Jussieii ou des Flos- 
culeuses de Tournefort. Quand au 
contraire toutes les fleurs composant 
un Capitule sont des demi-fleurons, 
c'est-à-dire que leur corolle est irré- 
gulière déjetée d'un côté en forme 
de languette, le Capitule est dit sé- 
mi-flosculeux. La Laitue, la Chicorée, 
le Pissenlit , et en général toutes les 
Chicoracées de Jussieu,ou sémi-Flos- 
culeuses de Tournefort, présentent ce 
caractère. Enfin , dans le plus grand 
nombre des genres de Synanthérées , 
chaque Capitule se compose à la fois 
de fleurons qui occupent sa partie 
centrale , et de derai-lleurons placés 
à la circonférence. Cette disposition 
s'observe dans le grand Soleil , la 
Camomille , les Dahlia , etc. , et les 
Capitules sont alors appelés radiés. 
La vaste section des Corymbifères de 
Jussieu , ou Radiées de Tournefort , 
en offient de nombreux exemples. 

(A.R.) 

CAPITULÉES ( Fleurs ). bot. 
fIian. 1 loves capitati. On applique 
cette dénomination aux Fleurs qui 
sont disposées en Capitules . V. Ca- 
pitule, (a. r.) 

CAPITULUM, MOLL. jy. Anatife. 

C APIVARD ET CAPIVERD. mam. 
( Froger. ) Syn. de Câblai. (Labat. ) 



CAP 
Même chose que Bomba. /^. ces fnols. 

(B.) 

GAPIVI. BOT. PiiAN. (Stedman.) 
Syn. deBanmc de Copahu à Surinam. 

(b.) 

CAPIYGOUA. MAM. Syn. de Câ- 
blai au Paraguay, (b.) 

CAP-JAUNE. OIS. Espèce du genre 
Troupiale. V. ce mot. (dr..z.^ 

CAPLAN. pojs. V. Capelan. 

CAPLUA. ois. Syn. piëmonfais du 
Cochcvis , Alauda cristata , L. y. 
Alouette. (dr..z.) 

CAP-MORE. ois. (Mauduyt.) Es- 
pèce du genre Troupiale , Oriolus 
Textor, L.Du Sénégal. /^.Troupiale. 

(DR..Z.) 

CAPNEGHER. ois. Syn. piémon- 
tais de la Fauvette à tête noire , Mota- 
cilla atricapilla , L. V. Bec-Fin. 

(DR..Z.) 

CAP-NÈGRE. OIS. Espèce du genre 
Bec-Fin , que Vieillot a comprise 
dans son genre Dyithine. f^. Sylvie. 

(DR..Z.) 

CAPNIAS. MIN. V. Capnite. 

CAPNIE. Capnia. bot. crvpt. {Li" 
chens.) Ce genre, établi par Ventenat, 
rentre exactement dans le genre Gy- 
rophore. F", ce mot. (b.) 

CAPNION et CAPNITES. bot. 
PHAN. (Dioscorlde.) Syn. de Coryda- 
lis. f^. ce mot. (b.) 

CAPNITE. MIN. Les anciens don- 
naient ce nom aux roches d'une cou- 
leur enfumée , d'oii Pline a pris le 
nom de Capnias qu'il donne à un 
Jaspe brunâtre. (luc) 

* CAPNOCYSTE. bot. phan. (Jus- 
sieu.) V. Cysticapnos. 

CAPNOGORGION. bot. phan. 
(Dioscoride.; Même chose que Cap- 
nion , ou la Fumeterrc officinale, (b.) 

CAPNOIDES. Capnoides. bot. 
PHAN. Genre établi par Tournefort , 
réuni aux Fumeterres par Linné , ré- 
tabli par Yentenat , et adopté par les 
botanistes modernes sous le nom de 
Cofjdalis , à l'une des sections duquel 



CAP 167 

Do CandoUe l'a restreint, f^. CoRY- 
DALIS. (b.) 

CAP-NOIR. OIS. Espèce du genre 
Philédon , Certhia cucullala , Lath. j 
Melithreptus cucullatus , Vieill. , pi. 
60. Oiseau dor. P'. Philédon. (dr..z.) 

CAPNOiy. bot. phan. Même chose 
que Capnos. f^. ce mot. (a. r.) 

CAPNOPHYLLE. Capnophyllum. 
bot. phan. Gaertner (tab. 85) a dis- 
tingué sous ce nom générique une es- 
pèce de Ciguë , le Coiiium afiicanum 
de Linné , qui difïêrc en effet des au- 
tres Ciguës , en ce que ses fruits sont 
ovoïdes , allongés, et nue ses ombel- 
lules, autour d'une neur centrale, 
sessile, hermaphrodite, en présentent 
plusieurs pédonculées et stériles. 

(a. d. J.) 

CAPNORCHIS. BOT. PHAN. (Boer- 

haave.) Syn. de Futnaria cucullaria , 
L. Espèce du genre Corydalis. P^. ce 
mot. (b.) 

CAPNOS. bot. phan. Syn. de Fu- 
me terre en grec, (b.) 

CAPO-CAPO..BOT. PHAN. r. CO- 

da-Pail. * (b.) 

CAPOCECCIOLA. ois. Syn. de la 
Mésange hleiie , Parus cœruleus , L. 
f^. Mésange. (dr..z.) 

CAPOCÏER. OIS. Espèce du genre 
Bec-Fin. P'. Sylvie. (dr..z,) 

CAPODORO. ois. r. Cape d'or. 

* CAPOET ou CAPOETA. pois. 
Espèce de Cyprin du sous-genre des 
Barbeaux. P". Cyprin. (b.) 

CAPOLIN. bot. phan. (Hernan- 
dez.) Arbre cultivé au Mexique pour 
son fruit, et comparé au Cerisier. Il en 
existe trois variétés. Il est surprenant 
qu'il ne soit pas plus connu aujour- 
d'hui , d'après les voyages qu'ont faits 
tant de botanistes au pays oii l'on 
se nourrit de ses fruits. (b.) 

CAPO-MOLAGO. bot. phan. 
C'est-à-dire Poivre cafre. Nom mala- 
bar du Capsicum frutescens , espèce 
du genre Piment. (B.) 

* CAPON ou GAPOUN. ois. Le 



i68 CAP 

Chapon dans les dialectes gascons. 

(B.) 

CAPONE. POIS. Syn.ldeTrîgledans 
certaines parties des côtes d'Italie. (b.) 

CAPO-NEGRA ou CAPO-NERA. 
OIS. Syn. italien de la Mésange cliar- 
bonnière, Parus major, L. P^. Mé- 
sange. (DU..Z.) 

CAPO-NEGRO. OIS. Syn. italien 
du Morillon, ylnas Fuligula, L. V^. 
Canard. (dk..z.) 

* CAPO-NERA. OIS. r. Capo- 

Negra. 

* CAPO-NERA GENTILE. ois. Syn. 
romain de la î'auvette à tête noire, 
Motacilla atricapiLLa , L. V. Bec-Fjn. 

(DR..Z.) 

CAPONERO. OIS. Même chose que 
Capo-INe^ra, V. ce mot , et synonyme 
de Morillon. Espèce de Canard, (b.) 

*CAPO-ROSSO. OIS. (Anelra. ) 
Syn. romain du Milouin, Anas Fe- 
rma, L. V. Canard. (dr..z.] 

CAPO-RÔSSO MAGGIORE. ois. 
(Villughby.) Syn. du Canard siffleur 
huppé, Anas rujiiia, L. V. Canard. 

(DR..Z.) 

CAPO-TORTO OIS. Syn. italien 
du Torcol,- Yunx Torquilla ,\j. y. 

TORCOL. (DR..Z.) 

* CAPOUN. OIS. V. Capon. 

CAPOUN. POIS. Syn. de Scorpène 

à Nice. (b.) 

CAPOUNAS. OIS. Syn. piémontais 
du Butor, Ardea stellaris , L. T^. HÉ- 
RON. (DR..Z.) 

CAPOUR-BARROOS. bot. phan. 
Nom malais d'un Arbi'e trop impar- 
faitement mentionné par Garcias de 
Liorta dans son Histoire des Aro- 
mates , pour être reconnu , et qui a 
donné du Camphre en abondance. 
C'est le Camphre même selon Mars- 
den. (b.) 

* CAPO-VERDE. (Anetra.) ois, 
Syn. romain du Canard sauvage, 
Anas Boscas , L. /^.Canard. (dr..z.) 

CAPPA. M\M. Animal probable- 
ment fabuleux auquel Nieremberg, 



CAP 

qui le dit très-féroce, dévorant les 
Chiens et les troupeaux et tout ce 
qu'il rencontre , attribue une figure 
hideuse, un front tout rond, l'ongle 
du pied semblable pour la forme à un 
talon, la taille d'un Ane, et une peau 
très-velue. On a voulu y reconnaître 
le Tapir, gui n'est ni carnassier, ni 
couvert de poils. (b.) 

CAPPA. POIS. Nom vulgaire d'un 
Poisson indéterminé de la Méditerra- 
née, qui paraît être un Labre, (b.) 

CAPPA -CORANIA. bot. phan. 
Syn. de Pyrèthre chez les Romains, 
selon Adanson. (b.) 

CAPPA-LONGA. moll. Syn. de 
Solen en Italie. (b.) 

CAPPANG ET BIAULAR. moll, 
ou annel. Noms malais des Serpula 
lumbricalis. (b.) 

CAPPAR ET KAPPAR. bot. phan. 
(Daléchamp.) Doii Capparones des 
Espagnols. Syn. arabe de Câprier, (b.) 

CAPPARIDÉES. Capparideœ. BOT. 
phan. Le Câprier est le type de cette 
famille naturelle de Plantes, qui 
vient se ranger parmi les Dicotylé- 
dones polypétaies, dont les étamines 
sont insérées sous l'ovaire ou hypo- 
gynes , à côté des Crucifères et des 
Sapindacées. Nous allons d'abord 
Sonneries caractères de cette famille, 
telle qu'elle est aujourd'hui circons- 
crite ; nous indiquerons ensuite les 
genres qui y avaient été jadis réunis. 

Les Capparidées sont des Plantes 
herbacées ou des Végétaux ligneux 
qui portent des feuilles alternes , sim- 
ples ou digitées , accompagnées à leUr 
base de deux stipules foliacées, épi- 
neuses ou glandulifères ; leurs fleurs 
sont ou terminales et en forme d'épis 
ou de grappes , ou axillaires et soli- 
taires ; leur calice se compose généra- 
lement de quatre sépales caducs , très- 
rarement soudés par leur base et 
semblant constituer un calice mono- 
sépale , à quatre divisions profondes ; 
la corolle est toujours formée de qua- 
tre ou cinq pétales, égaux ou ine'- 
gaux, alternant avec les sépales j les 



GAP 

ttaraines, dont les filamens s'insèrent 
à la hase de 1 osa ire , sotit en nombre 
délini5 — 8, ou plusgéncralemenl très- 
nombreuses et en nombre indéfini ; 
1 ov;iire qui est simple et supèie est 
Souvent élevé sur un support plus ou 
moins long, à la base duquel sont 
insérés les étamlnes et les pétales; 
Coupé transversalement, il présente 
une seule loge, des parois de laquelle 
s'élèvent plusieurs lames saillantes et 
longitudinales , qui sont de véritables 
trophospermcs sur lesquels les grai- 
nes sont allachées, et que plusieurs 
auteurs ont à tort considérées comme 
les cloisons d'un fruit plurilocidai^ ; 
le style est en général l'oit court et se 
termine par un stigmate simple. 

Le fruit présente deux modifications 
principales; il est sec ou charnu. 
Dans le premier cas, c est une sorte 
de silique plus ou moins allongée, 
uniloculaire, et s'ouvraut en deux 
valves, comme dans la plupart des 
Crucifères. Cette disposition existe 
surtout dans les espèces du genre 
Cléome. Dans le second cas , il forme 
une sorte de baie uniloculaire et po- 
lysperme dont les graines sont ou^a- 
riélales , ou semblent éparses dans la 
pulpe qui remplit l'intérieur du pé- 
ricarpe. Ces graines ont ordinaire- 
ment la forme d'un rein , et s'insè- 
rent au podospcrnie ou cordon ombi- 
lical par le moyen d'une échancrure 
analogue à celle que l'on observe sur 
la graine de beaucoup de Légumi- 
neuses. Leur tégumeut propre ou 
épisperme, est sec , fragile et cartila- 
gineux ; il recouvre un embryon ren- 
versé , un peu recourbé, dans le même 
sens que la graine , et dépourvu d'en- 
dosperme. 

Les genres qui appartiennent à 
celle famille sont les suivans : Cleome , 
L. ; CratcEi-a, L. ; Cadaba, Forskalh; 
Capparts , L. ; Morisonia , Plumier , 
L.; Durio , Rumph. ; Stephania , 
^^'illdeno^v; Pudoria , Persoon, ou 
Boscia de Lamaick , qu'il ne faut pas 
confondre avec le Boscia de Thun- 
berg, lequel appartientà la famille des 
Térébinthacées ; Tldladiium , Lou- 
mro; Oikrys, Du Petit-Thouars. 



CAP 169 

Outre ces genres qui constituent la 
véritable famille des Capparidées, 
Jussieu , dans son Gênera Flantarurriy 
en avait rapproché plusieurs autres 
qui sont devenus les types de plu- 
sieurs ordres naturels nouveaux . Ainsi 
le Reseda forme aujourd'hui celui de 
la famille des RisÉDACÉES./^. ce mot. 
Le Diosera , le Pamassia constituent 
avec les genres Aldiwanda-, Dionœa 
et piobablement le Sauvagesia , la 
nouvelle famille des DnosEnACÉES , /^. 
ce mot; et enfin le Marcgravia et le 
JSorantea, un ordre distinct, sous le 
nom de Maucgraviacées. f. ce mot. 

La famille des Capparidées est ex- 
trêmement voisine des Crucifères, 
surtout par le genre Cléome, qui offre 
pour fruit une silique; mais elle eu 
difl'ère par ses étamiues ou très-nom- 
breuses ou jamais au nombre de six 
et tétradynames , lorsqu'elles sont en. 
nombre défini; elle s'en éloigne aussi 
par son fruit qui est généralement 
une baie dans la plus grande partie 
de ses genres. (a. r.) 

CAPPARONES. BOT. than. r. 
Cappar. 

CAPPA- SANTA, moll. Syn. de 
Peclen jacobeus , L. en Italie. /^. 
Peigne. (b.) 

CAPPA THYA. BOT. piian. Nom 
d'une espèce du genre Croton, Cro/oa 
/cc/Z/è/Y/OT àCeylau. (b.) 

CAPPIER. BOT. PHAN. r. Capes. 

CAPPIROÉ - CORONDE. bot. 
PHAN. Espèce indéterminée de Can- 
nellier de Ceylan, dontl'écorce exha- 
le une légère odeur de Camphre, (b.) 

C-IPPODOX.POL. Foss.? Pline dé- 
signe sous ce nom une Pierre qui pa- 
raît être une Éponge fossile. (Luc.) 

CAPPUCIO ET CAPPUCINO. bot. 
PIIAN. Syn. de Chou-Pomme en ita- 
lien, d'où Choii-Capus, nom qu'on 
donne en France à quelques variétés 
du Chou. (b.) 

CAPRA. OIS. (Gesner.) Syn. du 
Vanneau , Tringa Vanellus, L. V'. 
Vanneau. (dr..z.) 



170 , CAP 

* CAPRA. hept. oph. Serpent 
peu connu d'Angole du Congo, ou 
même du Bengale , peut-être fabu- 
leux, et qu'on dit lancer au loin une 
salive dangereuse qui cause la cé- 
cité, (b.) 

CAPRA DE MATTO. mam. D'an- 
ciens voyageurs ont donné ce nom 
portugais comme celui d'une race de 
Chien de la Côte-d'Or. (b.) 

CAPRAGINA ET CAPRAGO. 
BOT. PHAN. Syn. de Galega (vulgaire- 
ment Rhue de Chèvre) dans quelques 
cantons d'Italie. (b.) 

CAPRAIRE. MOLL. Pour Capri- 
nus. V. ce mot. (r.) 

CAPRAIRE. Caprarla. bot. phan. 
Genre de la famille des Personnées , 
caractérisé par un calice quinquéparti; 
une corolle campanulée, à cinq divi- 
sions aiguës ; quatre étamiues presque 
didynames, avec le rudiment d'une 
cinquièmeàpeine visible; un stigmate 
bilobé; une capsule dont les deux 
valves , quelquefois biparties , vien- 
nent, en se réfléchissant , s'appliquer 
contre le réceptacle central. On a 
décrit sept espèces de Caprarla. La 
plus anciennenieht connue est le C. 
bijîora, dont les feuilles sont recher- 
chées par les Chèvres, ce quia fait 
donner au genre son nom , et don- 
nent en infusion une boisson agréa- 
ble, ce qui a fait appeler cette espèce 
Thé des Antilles. Deux autres espèces 
croissent dans rAméiiquc septentrio- 
nale; trois au cap de Bonne-Espé- 
rance; une aux Indes-Orientales. Leur 
tige est herbacée ou frutescente; leurs 
feuilles sont disposées par verticilles 
de trois, opposées ou alternes, en- 
tières ou dentées, ou même profon- 
démentlobées ; leurs fleurs axillaires, 
portées sur des pédoncules nus ou 
multiflores, ou bien encore en grap- 
pes. T^.Lamk. ILlustr. t. 534, etGaert. 
*• 53. (A.D.J.) 

CAPRARIA. bot. phan. (Mathiole.) 
Même chose que Capragina. T^. ce 
mot. (B.) 

CAPREA. bot. phan. Syn. de 



CAP 

Marsault, espèce du genre Saule. V. 
ce mot. • (b.) 

CAPREA. MAM. L'un des syno- 
nymes de Chevreuil. K. Cerf, (b.) 

*CAPRELLINES. crust. Nom don- 
né par Lamark. (An. sans vert. T. v. 
p. 171) à une division de l'ordre des 
Isopodes , renfermant entre autres 
genres celui des ChevroUes , en latin 
Caprella, et correspondant à la sec- 
tion que Latreille nomme Cystibrau- 
ches./^. ce mot et Chevrolle. (atjd.) 

*CAPREOLE. Capreolus. mam. 
L'un des noms du Chevreuil, espèce 
dttgenre Cerf. P^. ce mot. (b.) 

CAPREOLI. mam. Illiger désigne 
sous ce nom la famille dans laquelle il 
range les genres Cerf et Chevrotain.(B.) 

CAPRES, bot. phan. F". Câprier. 

CAPRETTO. MAM. Le Chevreau- 
en italien. (a.d..ns.) 

* CAPRIA ou KAPRIA. bot. phan. 
L'un des nonis du Câprier dans Dios- 
coride, selon Adanson. (b.) 

^ CAPRÎCERVA. MAM. (Kœmpfer.) 
Syn. de Pasan , Antilopa Orix. V. 
Antilope. . (b.) 

*CAPRICOLA. OIS. (Sibbald.) Syn. 
de l'Eider, Anas mollissima, L. F'. 
Canard. (dr..z.) 

CAPRICORNE. MAM. Ce mot qui, 
dès long-temps, désignait une cons- 
tellation du zodiaque qu'il ne faut pas 
confondre avec la Chèvre, Capella , a 
été, quelquefois, donné au Pasang, 
espèce de Chèvie sauvage , Capra 
Mgargus. V. Chèvre. (b.) 

CAPRICORNE. Cerambyx. iNs. 
Genre de l'ordre des Coléoptères, sec- 
tion des Tétramères , famille des Lon- 
gicoiiies(Règn.Anim.deCuv. p. 357), 
admis fort anciennement et caracté- 
risé d'une manière précise par Linné. 
Très-nombreux en espèces dont plu- 
sieurs offiaienl des différences assez 
tranchées, ce genre a été subdivisé de- 
puis en un grand nombre d'autres par 
Geofi"roy,Fabricius, La treille, etc., de 
telle sorte qu'il se trouve aujourd'hui 
circonscrit(Règ.Anim.deCuv.p. 342) 
aux seuls Insectes qui partagentlcs ca- 
ractères suivans : yeux allongés, ré- 



CAP 

niformes ou en croissant, environ- 
nant la base des antennes; celles-ci 
longues et setacécs; labic très-appa- 
rent; palpes terminés par un article 
f>Ius grand, en cône renversé , al- 
ongé et comprimé; les maxillaires 
plus longs que les labiaux, et dépas- 
sant l'extrémité des mâchoires; tête 
pcnclice en avant: corselet presque 
carréou presque cylindrique, ordinai- 
rement épineux ou tubercule sur les 
côtés. — Les Capricorrilkpropremcnt 
dits de Latrtille correspondent au 
^enveCera/nùj.r de Fabricius {En/om. 
Sjs/.) et comprennent la plupart des 
espèces de son genre Sicnocorus. Ils 
ec distinguent des Spondylcs et des 
Priones par leur labre très-appareni, 
des Lamics par l'inclinaison de leur 
tète et la forme du dernier article de 
leurs palpes, et des Calllchromes qui 
leur resseuiblent sous ce double rap- 

f)ort , par les palpes maxillaires plus 
ongs que les labiaux. Enfin ils diflè- 
renl principalement des Callidies et 
des Clvlesparleurproihorax épineux 
ou tubercule. Ces Insectes sont re- 
marquables par les couleurs vives et 
très-variées de leurs corps. Leurs an- 
tennes sont toujours longues, mais ce- 
pendant moins développées dans les 
femelles que dans les mâles. On les 
rencontre Télé dans les bois sur les 
troncs des Arbres, dans l'intérieur 
desquels ils vivent à leur étalde larve, 
de nymphe et d'Insecte parfait. Ils 
font souvent usage de leurs ailes , et 
volent assez bien, surtout si la tempé- 
rature est élevée, et si le soleil brille. 
Lorsqu'on les saisit, ils font enten- 
dre un bruit aigu,' produit par le frot- 
tement du bord postérieur et supé- 
rieur de leur corselet sur une pièce 
dudosdu mésothorax, située en avant 
de l'écusson, confondue avec lui, et à 
laquelle nous avons donné le nom 
d"£cu [Scutum.) La femelle dépose ses 
ceufs dans les Arbres : à cet effet, elle 
est pourvue d'un long oviductus caché 
dans l'abdomen, et que l'on fait sortir 
facilement en opérant la compres- 
sion. — Leslai'ves ont un corps allon- 
gé , composé de treize anneaux peu con- 
sistans,avec-^ix pâtes écailleuses, une 



l 



CAP »7i 

tête aussi écailleusc , supportant une 
bouclje à laquelle on dislingue deux 
fortes mandibules destinées à ronger 
le bois qui paraît leur servir de nour- 
riture. Ce n'est guère qu'au bout de 
trois ans qu'ayantacquis le maximum 
de leur accroissement , elles se méta- 
morphosent en nymphes qui bientôt 
deviennent Insectes parfaits. On peut 
suivre ces changemens en conservant 
les larves dans de la sciure de bois, 
mais il est rare que, par ce moyen, on 
obtienne le Capricorne à son dernier 
état ; presque toujours il périt à ce- 
lui de nymphe. 

Ce genre nombreux en espèces a 
pour type le Capricorne Savetier, C. 
Cerdo de Fabricius , ou le petit Ca- 
)i icorne noir de Geoffroy (Hist. des 
Jus. ï. I. p. 201), figuré par Olivier 
(Hist. des Coléopl.ï. iv.pl. 10. f. 65). 
On distingue encore : le Capricorne 
Héros , C. Ilcros de Fabricius , ou 
le grand Capricorne noir de Geoi- 
froy {loc. cit. ï. i. p. 'ioo) , repré- 
senté par Olivier {loc. cit. T. iv. pi. i- 
fig. I.) Ces deux espèces sont très-voi- 
sines et ne diffèrent que par la taille 
et les élyties plus ou moins chagrinés. 
Elles se trouvent aux environs de Pa- 
ris. La dernière vit dans l'intérieur 
des Chênes, et fait beaucoup de tort 
à ces Arbres. — Le Capricorne rouge, 
Cerambyx Kœhleri de Linné, se ren- 
contre sur les Saules. Latreille rap- 
porte au genre Callichrome les Ce- 
rambyx alpinus et inoschatus de Linné, 
mais il place dans son genre Capri- 
corne les espèces du genre Sténocore 
de Fabricius, désignées sous les noms 
de cyaneus , -garganicus, festiuus, 
marylandicus , spiniçoinis , bidens , 
semipunctatus , irroratus , glabratus , 
sexmaculatiis , quinquemaculatus , 
quadiimaculatus , maculosus , ge- 
minatus , el'c. (aud.) 

CAPRIER. Capparis. bot. phan. 
Ce genre qui a donné son nom à la fa- 
mille des Capparidées est placé dans 
la Polyandrie Monogynie, L. Il est re- 
connaissable auf caractères suivans : 
calice 4-phylle ou 4-parlite ,à sépales 
concaves, un peu bossus à leur base; 
corolle à quatre pétales grands etou- 



173 CAP 

verts; un grand nombre d'étamines, 
dont les filets sont plus longs que les 
pétales , insérées sur le réceptacle ; 
ovaire porté sur un pédicellemuni de 
glandes à l'endroit de la bosselure des 
sépales; stigmate en tête et sessile ; 
fruit tantôt en baie ovale ou sphéri- 
que, tantôt en forme de silique lon- 
gue, unîloculaire et polyspcrme ; les 
graines pariétales et nictiées dans une 
sorte de pulpe. Les Câpriers sont pour 
la plupart des Arbrisseaux à feuilles 
simples, garnis d'épines à leur base 
dans une partie des espèces, et portant 
des glandes au lieu d epinesdans les au- 
tres. Leurs fleurs sont ou solitaires et 
axillaires, ou en corymbe et termina- 
les. Il est à remarquer que tous les Câ- 
priers épineux habitent l'ancien con- 
tinent, et qu'ils ont en même temps 
pour fruit une baie ovoïde à écorce fort 
épaisse , tandis que les Câpriers iner- 
mes et à feuilles glanduleuses sont in- 
digènes du Nouveau-Monde , et que 
leur fruit est une sorte de silique. 
Ceux-ci forment le genre Brejnia de 
Plumier qui pourrait être rétabli, si 
les différences que nous venons d'ex- 
poser étaient assez importantes dans 
les Cappar idées pour en former des ca- 
ractères. On connaît plus de trente 
espèces de Câprier dont à peu près 
moitié sont épineuses. C'est parmi 
celles-ci qu'on trouve le Câprier com- 
mun, Capparis spi/iosa, L. Arbris- 
seau sarmenteux, abondant en Pro- 
vence et dans l'Europe méridionale , 
dont on cueille les fleurs en boutons 
pour les faire confire dans du vinai- 
gre salé et les employer comme assai- 
sonnement. Ces boulons de fleurs que 
l'on connaît sous le nom de Câpres 
sont d'autant plus formes et plus sa- 
pides, qu'ils ont été cueillis dans un 
état moins développé. (g..n.) 

CAPRIFICATION. bot. phan. 
opération pratiquée par les anciens 
sur les Figues pour en bâter la matu- 
rité, et qui s'est conservée dans le 
Levant. Elle consiste à placer sur un 
Figuier des Figues .remplies d'une 
espèceparticulière de Cynips, lesquels 
en sortent pour se répandre sur les 
Figues qu'on veut faire mûrir, y pé- 



CAP 

nètrent, chargés delà poussière fécon- 
dante que fournissent les Fleurs mâ- 
les à l'entrée du calice commun. Des 
auteurs prétendent que la piqiue de ces 
Fruits parles Insectes détermine seule 
leur maturation , de même que la plu- 
part de nos Fruits mûrissent plus vite 
et deviennent plus sapides lorsque des 
larves s'y introduisent. Au reste, on a 
des doutes sur l'efficacité de ce procédé 
qui ne se pr^que ni en France, ni en 
Espagne , ni en Italie, ni en Barbarie 
oii l'on mange des Figues excellentes 
qui mûrissent sans le moyen de la 
Caprification. (b.) 

CAPRIFIGUIER. Caprijicus. bot. 
PHAN. Le Figuier sauvage. (b.) 

CAPRIFOLIA. BOT. PHAN. Syn.de 
Lonicera Pe?iclymenumQn italien.^. 
Chèvrefeuille. (b.) 

~ CAPRIFOLIACÉES. CaprifoUa- 
ceœ. BOT. PHAN. On appelle ainsi une 
famille naturelle de Végétaux qui se 
compose du genre Chèvrefeuille et 
des autres genres qui ont avec lui le 
plus de rapport dans leur organisa- 
tion. Cette famille très-rapprochéedes 
Rubiacées est placée parmi les Dico- 
tylédones monopétales , dont îa co- 
rolle staminifère est portée sur un 
ovaire infère. Tellç qu'elle avait été 
présentée dans son ensemble par le 
savant auteur du Gênera Planta- 
ju7?i , elle se compose de genres assez 
dissemblables pour avoir engagé les 
auteurs modernes à en former des or- 
dres distincts. Nous ne rapporterons 
donc aux véritables Caprifoliacées 
que la piemière et la troisième sec- 
tions de la famille des Chèvrefeuilles 
de Jussieu,*ct nous leur assignerons 
les caractères suivans : 

Leur calice est toujours monosé- 
pale, adhérent avec l'ovaire qui est 
complètement infère; il offre quatre 
ou cinq dents. Leur corolle est mono- 
pélale et très-variable dans sa forme 
qui est le plus souvent irrégulière et 
à cinq lobes. Le nombre des étami- 
nes varie de quatre à cinq, et est tou- 
jours en rapport avec le nombre des 
deuts calicinales. Ces étamines qui 



CAP 

sont insérées à la paroi interne de la 
corolle sont tantôt saillantes et excr- 
tes, et tanlùt incluses. L'ovaire pré- 
sente clans le plus grand nombre des 
genres trois ou quatre loges ; rarement 
u n'en offie qu'une seule , comme 
dans le Viburnum. Dans chaque lo- 
ge, on trouve d'un à quatre ovules , 
dont plusieursavortent souvent, après 
la fécondation. Le style manque quel- 
quefois; dans ce cas, l'ovaire est sur- 
monté de trois stigmales sessiles, très- 
rapprochés. Lorsque le style existe , 
on ne trouve à son sommet qu'un seul 
stigmate élargi , déprimé à son centre 
et légèrement trilobé. Celui du Sym- 
plioricarpos est simplement à deux 
lobes. Le fruit est une baie couron- 
née par les dents ducalice, présentant 
une ou plusieurs logesqui renferment 
chacune une ou plusieurs graines, les- 
quelles se composent, outre leurtégu- 
mcnt propre, d'un endosperme chai- 
nu, au centre duquel est un embryon 
longitudinal et renversé, comme cha- 
que graine. 

Les Caprifoliacées sont ou des Vé- 
gétaux soiis-frutescens ou plus géné- 
ralement des Arbrisseaux ou des Ar- 
bres. Leurs feuilles qui sont opposées 
et dépourvues de stipules sont sim- 
ples ou rarement piunécs. Les fleurs, 
d'un aspect en général agréable et 
d'une odeur suave, offrent plusieurs 
modes d'inflorescence ; elles sont 
quelquefois géminées au sommet d'un 

f)édoncuIe commun , et fort souvent 
eurs ovaires se soudent en un seul. 
D'autres fois elles forment dessertules 
ou ombelles simples, ou enfin des 
cimes ou des corymbes. Le plus sou- 
vent chaque tleur est accompagnée de 
deux petites bractées opposées. 

Jussieu avait divisé la famille des 
Chèvrefeuilles en quatre sections. 
Dans la première, il plaçait les genres 
dont le calice est accompagné de 
deux bractées : la corolle monopétale 
et l'ovaire surmonté d'un style ; tels 
sont les genres Linnœa, Triosteum , 
Symphoricarpos , Dienilla , Xy/os- 
teum et Capiifolium. La seconde com- 
prenait les s^enTGS LoranthuSyP^iscum 
et R/iizop/iora , qui ont la corolle po- 



CAP 



173 



lypétalc, le style simple et le calice 
caliculé. Il rangeait dans la troisième 
les genres qui ayant le calice caliculé, 
la.corollemonopélale,sont dépourvus 
de style, et portent trois stigmates 
sessiles, comme les genres T^iburnum 
et Sambiiciis. Enfin les genres Cornus 
et Hcdera, qui ont le calice dépourvu 
de bractées , le st\ le simple et la co- 
rolle polypélale, formaient sa quatriè- 
me section. Mais depuis la publica- 
tion du Gênera , Jussieu et le profes- 
seur Richard ont séparé les genres 
de la seconde section pour en for- 
luer une famille à part Sous le nom de 
Loranlhées, V. ce mot ; et Pvobert 
Brown trouvant dans les genres Rhl- 
zophora et yf'giceras des différen- 
ces remarquables , les a séparés des 
Loranlhées, et a proposé d'en former 
la famille des RuizopnonÉEs. /^. ce 
mot. Pour nous, U nous semble que 
la dernière section , c'est-à-dire les 
genres Hedera etCc»/««5ayant la corol- 
le manifestement polypétale, les éta- 
mines insérées immédiatement sur 
l'ovaire , les fleurs dépourvues de 
bractées, les feuilles ordinairement 
alternes doivent être séparées des vé- 
ritables Caprifoliacées, et former un 
ordre nouveau , beaucoup plus voi- 
sin des Araliacécs, et que nous avons 
désigné sous le nom •d'HÉDÉRACÉES 
dans notre Botanique médicale. V. 
HédÉracées. Ainsi donc nous ne lais- 
sons dans les Caprifoliacées que les 
genres suivans : 

f. Caprifoliées. Style surmonte 
d'un stigmate trilobé. 

Linnœa, Gronov. Triosteum, L. 
Ovieda, L. Symphoricarpos^ Dillen. 
Dieruilla , Tournefort. Xylosteum, 
ïournefort. Capri/b/ium,'rournel'ovt, 

ff . Sambucinées. Style nul; trois 
stigmates sessifes. 

Viburnum , Tournefort. Sambucus 
L. 

Les Caprifoliacées ont une telle 
ressemblance avec lesRubiacées qu'il 
est fort difficile de trouver des carac- 
tères propresà les en distinguer. Cette 
analogie est surtout frappante entre 
les Caprifoliacées et les Rubiacées à 
fruit charnu. La seule différence es- 



174 CAP 

sentlelle qui existe alors entre ces 
deux ordres naturels, c'est que dans 
les Rubiacées, les feuilles sont verti- 
cillëes ou opposées avec des stipules 
intermédiaires, tandis que ces stipules 
manquent constammeut dans les vé- 
ritables Capril'oliacées. (a.K.) 

* CAPRIFOLIÉES. bot. phan. 
Nous désignons sous ce nom la pre- 
mière section de la famille des Gapri- 
foliacées. (a.r.) 

CAPRIMULGUS. ois. Nom scien- 
tifique du genre Engoulevent. P'. ce 
mot. Il vient de la fausse idée oii l'on 
était que les Oiseaux qui le compo- 
sent tétaient les Chèvres. (dr..z.) 

CAPRINUS. MOLL. Genre établi 
par Denis Montfort pour une petite 
Coquille du Gange confondue avec 
la Caracolle. J^. ce mot. (b.) 

CAPRIOLA. BOT. PHAN. (Adanson 
d'après Lonicer.) Syn. de Vanicum 
Daclylon, L. , type du genre Cyno- 
don. y. ce mot. (b.) 

CAPRIOLOttCAPRIULO. mam. 
Syn. de Chevreuil. P'. Cerf. (b.) 

CAPRISQUE. rois. Espèce de Ba- 
liste. /^, ce mot. (b.) 

CAPRIUOLA. bot. phan. L'un 
des noms italiens de la Capucine com- 
mune. ■ (b.) 

CAPROCHETTA. polvp. Donali, 
dans son Histoire de la mer Adria- 
tique, donne ce nom à un genre de 
production marine qui, dit-il, « ne 
» peut produire qu'un seul ran<^ de 
» baies ovalessur un pédicule qui leur 
« tient lieu de calice. » d'après celte 
description , nous ne doutons point 
que ces êtres n'appartiennent aux Po- 
lypiers flexibles cellulifères.(LAM..x.) 

* CAPROMYS. Capromys. mam. 
Genre de Mammifères de l'ordre des 
Rongeurs et de la section des Clavi- 
culés , récemment établi par Des- 
marest, pour placer un Animal qui 
lui a été apporté de" Cuba oii il n'avait 
encore été indiqué clairement que 
parOviédo, vers 1620 ou 162 5, pré*- 
cisément sous le même nom qu'il 
porte encore dans cette île , celui 
J^'U/ia ou à'Hulia. P'. les Mémoires 



CAP 

de la Société d'histoire natureUe de 
Paris , T. i*"", p- 44, pi. 1 , et les 
planches de notre Dictionnaire. 

C'est d'aprèsles notes étendues qu'a 
bien voulu nous communiquer , avec 
une extrême complaisatice , Desma- 
rest lui-même, que nous occuperons 
nos lecteurs de l'intéressant Animal 
si bien décrit parce savant naturaliste. 
Les caractères extérieurs du genre Ca- 
promys le placent entre les Rats pro-^ 
prement dits dont il a le uombie de 
doigts et la queue ronde, conique, 
écauleuse, et les Marmottes dont il a 
les membres forts , robustes et assez 
courts, ainsi que la démarche planti- 
grade et les incisives inférieures peu 
comprimées sur les côtés. Il est grim- 
peur et non fouisseur, nocturne , uni- 
quement herbivore, ce qui serableéta- 
bliràjD/v'o/v'que ses dents molaires, en- 
core inconnues, sont différentes des 
molaires d'omnivores propres aux 
deux genres d'Animaux dont il se rap- 
proche le plus (1) : le nombre de ses 
mamelles est très-restreint. Une seule 
espèce compose ce genre , et Desma- 
rest en a reçu deux individus mâles , 
dont il donne la description suivante , 
en y ajoutant quelques détails sur 
leurs mœurs dans l'état de captivité. 
Capromys ije Fournier , Capio- 
mjs Furnieri , du noirfdu voyageur 
zélé auquel la science en est rede- 
vable. Hut'ia d'Oviédo , Utia des ha- 
bitans de Cuba , et peut-être le Rat 
appelé /?flcoo« par Browne , Jamaïc. 
Dans son Mémoire, Dcsmarest a fait 
remarquer par quel genre d'erreur le 
nom iX'Hutia ou à' Utia , pris dans 
Oviédo, avait é;é appliqué parAldro- 
vande ou son continuateur Marc-An- 
toine Bernia à la planche des OEuvres 
de cet auteur ( De Quadrup. digital. ) 
qui représente la Gerboise d'Egypte. 
La taille du Capromys de Four- 
nier est celle d'un Lapin de moyenne 

(l) Ce soupçon, conçu par Desmarest, paraî- 
trait s'être vérifié , si le rongeur que vient de dé- 
crire , sous le nom àfsodon, M. Say ( Joura. de 
l'Acad. des Se. nat. de Pliilaldelpliie ) apparte- 
nait au même groupe. Celui-ci a six molaires 
composée:), comme celles des Campagnols , de 
chaque côté des mâchoires. 




lâiu/iier dfl /-t do- , Pamd jculp 

TÈTE OSSEUSE DU CAPROMYS DE FOURNIES. H''"^ mt4^ 
a. Vue de profil, \). en dessus, 0. en dessous, d. Denfs mo/uiiiv de (a màc/ioire injet-ieure ■ 



r. 



CAP 

grosseur ; sa tête est assez longue , 
conique, un peu comprimée Ifilcnile- 
ment ; le bout du museau est comme 
tronqué , et présente un vaste mufle 
garni d'une peau fine, noire, non 
muqueuse, mais revêlue de petits 
poils très-fins. Les narines sont Ibrt 
ouvertes, obliques, rapprochées l'une 
del'autreenenDas, et leur contour est 
reborde. La lèvre supérieure oUVe un 
sillon médian très-prononcé; la gueule 
n'a qu'une ouverture médiocre; les 
incisives (seules dents qu'on puisse 
voir) sont médiocrement fortes , tron- 
quées M|biseau ; les supérieures n'ont 
^int ae siHon sur leur face anîé- 
rieure, et les inférieures ne sont que 
légèrement subulces; la couleur des 
premières est d'un blanc jaunâtre. Les 
yeux moyens, un peu plus rappro- 
chés de la base des oreilles que du 
bout du museau , ont la cornée assez 
bombée, l'iris de couleur brune, la 
)upille en l'ente longitudinale dans 
e jour, et ronde le soir; les pau- 
pières sont bien formées , et la supé- 
rieure est garnie de cils très-fins , 
assez longs et bien rangés. Les oreilles 
ont à peu près en longueur le tiers 
de celle de la tête; leur forme 
est en général celle de l'oreille des 
Rats; le bord postérieur offre une 
échancrure peu profonde ; leur sur- 
face est presque nue et noirâtre. Les 
moustaches sont nombreuses, très- 
longues et fort mobiles. Le cou est 
court. Le corps est beaucoup plus 
épais postérieurement qu'antérieure- 
ment; le dos est fort arqué au-des- 
sous de la région des épaules. La 
queue , dont la longueur n'excède pas 
la moitié de celle du corps et de la 
tête ensemble, est droite, conique, 
très-forte et musculeuse, couverte de 
cent cinquante anneaux écailleux, 
entre lesquels sortent des poils rudes, 
assez rares. Les membres sont très- 
robustes , et même plus , proportion 
gardée, que ceux des Marmottes , les 
postérieurs surtout. La main est for- 
mée de quatre doigts bien séparés, 
armés d ongles forts et arqués, et 
d'un rudiment de pouce pourvu d'un 
ongle tronqué , comme celui de beau- 



CAP J75 

coup de Rongcure : le doîgt le plus 
long est le médius, et les autres dé- 
croissent dans l'ordre suivant; l'an- 
nulaire , l'index , l'auriculaire et le 
pouce. Les ^ieds de derrière ont cinq 
doigts de même forme que ceux des 
mains, mais plus longs et pourvus 
d'ongles plus robustes ; le doigt mé- 
dius est le plus long ; les deux doigts 
qui viennent ensuite , l'un à droite et 
l'autre à gauche, sont de bien peu 
plus courts , et à peu près égaux entre 
eux ; le doigt externe est intermé- 
diaire pour la longueur entre ceux-ci 
et l'interne, qui est le plus petit de 
tous. La paume et la plante sont nues 
et couvertes d'une peau noire , épaisse 
et chagrinée comme l'écorce d'une 
Truffe; la première a trois cals ou tu- 
bercules principaux à la base des 
doigts-, et deux autres vers le pli du 
poignet ; la seconde très-longue , très- 
largc surtout antérieurement, a qua- 
tre tubercules à la base des doigts, 
un pli transversal au-dessous , et le' 
talon bien marqué et un peu relevé. 
Les mamelons très-petits et grisâtres 
sont au nombre de quatre , deux pec- 
toraux et deux abdominaux : ils sont 
sit ués tout- à-fait sur les côtés du corp* 
L'anus placé vers la base de la queue , 
forme une saillie très-apparente; l'o- 
rifice en est circulaire, rebordé et 
marqué finement de stries conver- 
gentes. Le fourreau de la verge , situé 
à un pouce en avant de l'anus , est 
conique , pointu et dirigé en arrière; 
les testicules sont cachés sous la peau, 
près de sa base, et peu apparens même 
au toucher. Les poils qui couvrent ces 
Animaux sont généralement rudes; 
ceux du dessus de la tête sont dirigés 
en arrière , et forment une sorte de 
huppe vers l'occiput ; ceux des par- 
ties supérieures et latérales du corps 
sont longs et de deux sortes : les inté- 
rieurs sonlplusfinsquelesextérieui-s, 
et de couleur grise; les derniers étant 
la plupart bruns avec un anneau plus 
ou moins large, jaunâtre vers l'extré» 
mité, et ayant leur petite pointe 
uon-e , il résulte de leur ensemble une 
teinte générale brune-verdâtre, dont 
la partie jaunâtre est distribuée par 
4 



s 



176 CAP 

piquetures, à peu près comme dans le 
pelage de l'Agouti. Les poils de la 
croupe sont plus durs que les autres, 
couchés sur le corps, et passent au 
brun-roux. Lespoils du ventre et de la 
oitrine assez fins , peu fournis, sont 
'un gris-brun sale assez uniforme. 
Le bas-ventre est presque nu. Le bout 
du museau et la partie où naissent les 
moustaches ; les mains et les pieds 
sont noirs. Les poils de la base de la 
queue sont roux, et ceux du dernier 
liers de cette partie bruns. 

Les deux individus que possède 
Desmarest présentent quelques diffé- 
rences sous le rapportdes couleurs du 
pelage. Celui qui paraît le moins âgé 
a des teintes généralement plus obs- 
cures. L'autre, au contraire, dont le 
corps est plus effilé, a beaucoup de 

Soils gris-blanchâtres sur la têle, et 
e grands poils blancs sur la face su- 
f)érieui'e des mains et des pieds, dont 
a peau est d'ailleurs noire comme 
dans le premier, 

Les dimensions principales de ces 
Animaux sont celles-ci : longueur, 
depuis le bout du nez jusqu'à l'ori- 
gine de la queue , un pieu trois lignes ; 
de la tête , trois pouces trois lignes ; 
de la queue , six pouces ; de la main , 
depuis le poignet jusqu'au bout des 
ongles , un pouce six lignes; du pied , 
depuis le talon jusqu'au bout des on- 
gles , deux pouces onze lignes ; sa laj- 
geur, un pouce. 

Desmarest, en formant pour ces 
Animaux le nom générique de Capro- 
mys de deux mots grecs dont l'un 
signifie Sanglier et l'autre Rat , a 
voulu indiquer un certain rapport 
d'aspect que leurs poils grossiers , 
leurs couleurs générales , la manière 
dont ils courent , etc. , leur donnent 
avec les Sangliers. A cause de leur 
démarche , la désignation à'Jctomjs 
leur aurait bien mieux convenu, mais 
elle est déjà employée depuis long- 
temps pour désigner la Marmotte. 

'Dans l'état de nature, les Ca- 
promys vivent dans les bois et grim- 
pent aux arbres avec facilité. Ceux 
que Desmarest a observés lui parais- 
sent avoir un degré d'intelligence 



CAP 

égal a celui des Rats et des Ecureuils, 
Ils sont très-curieux et joueurs , quoi'^ 
que d'âge différent. Lorsqu'ils sont 
libres, ils se dressent comme des 
ICacguroos sur les plantes des pieds 
et sur la queue, et se poussent mu^ 
tuellement en se tenant par les 
épaules à l'aide de leurs pieds de de- 
vant pendant des heures entières, 
niais sans chercher à se faire de mal. 
Ils paraissent n'avoir pas l'ouïe aussi 
fine que les Lapins ; leur vue est 
bonne , mais ils semblent plus éveil- 
lés le soir que durant le jour ; leurs 
narines sont toujours en mollement, 
et ils les emploient fréquemmrot pouj 



reconnaître les objets nouveaux poi 
eux ; leur voix est un petit cri aigu 
comme celui des Rats , et ils s'en ser- 
vent pour s'appeler. Ils manifestent 
leur contentement par un petit gro- 
gnement très-bas , et le font entendre 
surtout lorsqu'on les caresse , ou lors- 
qu'ils s'élendentau soleil, ou bien lors- 
qu'ils t.'^ouvent quelque aliment qui 
leur convient. Leur nourriture consiste 
uniquement en substances végétales , 
et ils en prennent de toutes sortes; ils 
aiment beaucoup la Chicorée , les» 
Choux, les Plantes aromatiques, les 
Raisins, les Pornmes, le Thé bouil- 
li, etc., et prennent avec plaisir du 
pain trempé dans de l'auisette de Bor- 
deaux ou de Kirchw^aser. Quand ils 
trouvent des écorces fraîches , ils 
les rongent avec une espèce de sen- 
sualité, etc. Ils peuvent se passer 
de boire. Lorsqu'ils marchent len- 
tement, leurs pieds de derrière po- 
sent à terre presque en entier , et leur 
allure embarrassée est tout-à-fait celle 
de rOursj lorsqu'ils courent, ils vont 
au galop comme les Sangliers et font 
beaucoup de bruit avec leurs pieds. 
Dans le lepos , ils se tiennent ordi- 
nairement accroupis, avec le dos ar- 
âué , et laissent pendre les pieds de 
evant, mais quelquefois ils se re- 
lèvent tout-à-fait perpendiculaire- 
ment. Il leur prend subitement de 
temps à autre l'envie de sauter, et 
dans ce mouvement ils se trouvent 
souvent avoir changé de direction de 
la tête à la queue. Enfin , ils prennent 



CAP 

ordinairement leur nourriture avec 
les deux mains , comme la plupart des 
Rongeurs, mais aussi très-souvent, ce 
qui est remarquable , ils la saisissent 
avec une seule. L'urine de ces Ani- 
maux , qui est comme laiteuse , tache 
en rouge le linge blanc ; leurs crot- 
tes Sont noires et oblongues. 

Lorsque l'un des Capromys que 
possède Desmarest mourra , ce savant 
se propose, dans un second Mémoire, 
de faire connaître les principaux traits 
de sou organisation intérieure , et 
nous a promis la communication de 
sou squelette que nous ferons figurer. 

(B.) 

* CAPRON. POIS. Espèce de Balis- 
tedu golfe de Gênes, peut-être le B. 
Capriscus. (B.) 

CAPRON. BOT. PII AN. pour Ca- 
peron. f^. ce mot. (b.) 

CAPROS. rois. Genre formé par 
Lacépède pour le Zeus ylper, L. Vul- 
gairement nonmié Sanglier dans la 
Méditerranée. Cuvier ne l'a conservé 
que comme un sous-genre de Dorée. 
P". ce mot. (b.) 

CAP.ROUGE. OIS. Syn. de Char- 
donneret à face rouge, f^. Gros-Bk. 

(DR..Z.) 

*CAPRYGONA. mam. J^. Cobaie. 

CAPSA. ois. ( Shaw. ) ïringilla 
(TopsajGmel.; Dattier ou Moineau des 
dattes , BuÛbn. Oiseau d'Afrique 
qu'une description assez peu exacte 
fait néanmoins soupçonner être un 
Gi os-Bec. (DR..Z.) 

* CAPSALE. Capsula, crust. r. 

OZOLE. (b.) 

CAPSE. Capsa. MOLt,. Genre éta- 
bli par Lamarck aux dépens du genre 
Vénus de Linné , dans la seconde di- 
vision des Nymphacées tellinaires, 
famille des Nymphacées, section des 
Ténuipèdes dans l'ordre des Gonchi- 
fères Dim^ aires. Ses caractères con- 
sistent dans leurs coquilles un peu 
inéquilatérales, ayant leur ligament 
surïecôté, court, comme dans les ïel- 
lines et les Donaces. Elles manquent 
de dent latérale ; elles se rapprochent 
des Psammobies et de certaines Tel- 
Ijnes par les dents de leur charnière , 
priais elles ne sont point bâillantes sur 

TOME m. 



CAP 177 

les côtés , et n'ont pas le pli des Telli- 
ucs. L'Animal des Capscs paraît être 
pareil à ceux que Poli appelle Callis- 
todermes. Les deux espèces que La- 
marck comprend dans son genre 
Capse, sont le Capsa lœuigata , Du- 
««.V, Gincliu, figurée dans Chemnilz, 
T. xxv, ilg. 249, et le Capsa brasi- 
tlciisis, Donax de rEnc\clopédie , 
Coq. pi. 261, f. 10. Dans la piemière 
édition des An. sans vert. , Lamarck 
avait formé son genre Capsa de la 
Venus deffoiata L. , figurée dans 
l'Encyclopédie à la planche 25i ,fig. 3, 
4. Il la nommait Capsa rugusa, et 
c'est sur cette indication que le genre 
dont il est question a été adopté par 
quelques naturalistes. (b.) 

CAPSE. Capsus. ins. Genre de 
l'ordre des Hémiptères , section des 
Hétéioplères, établi par Fabricius, et 
rangé par Latreille ( Règn. Auim. de 
Cuv., p. 091 ) dans la grande famdle 
des Géocorises ou Punaises terres- 
tres , avec ces caractères : gaîne du 
suçoir à quatre articles distincts; la- 
bre étroit, allongé et strié en dessus; 
antennes de quatre articles dont les 
deux derniers, beaucoup plus menus 
que les suivans , capillaires ; corps 
ovoïde ou arrondi. Les quatre divi- 
sions de la gaîne du suçoir visibles, 
et l'amincissement brusque des deux 
derniers articles des antennes , sont 
des caractères sufiisans pour distin- 
guer les Capses de tous les autres gen- 
res de la famille. Celui des Miris 
eu est très-voisin , et n'en diffère 
réellement que parce que les antennes 
sont insensiblement sétacées , et le 
corps plus long el moins large. 

Plusieurs espèces appartenant à ce 
genre se renconlient en France et 
aux enviions de Paris. Tel est le Cap- 
se spissicorne, C. spissicomis de Fabri- 
cius , ou le Miris spissicorne de quel- 
ques auteurs. Il se trouve sur les Ro- 
siers ; tel est encore le Capse gothique, 
C. gothicus de Fabricius, figuré par 
Wolff{ Cimic, tab. iv , fig. 33. ) 

(aud.) 

* CAPSELLE. Capsella. bot. phan. % 
Genre de la Famille des Crucilèrts . 



J78 CAP 

Téli-adynamie siliculcuse, L. , établi 
parDeCandoUe.Laformeparticulière 
et caractéristique du fruit de la Plante, 
connue vvdgairement sous le nom de 
Bourse-à-Pasteur, l'avait fait considé- 
rer comme un genre à part par Tour- 
nefort. Néanmoins Linné n'avait pas 
ÏLigé à propos de le séparer du Thlas- 
pl. Reprenant de nouveau l'examen 
des Crucifères , les auteurs modernes 
ont adopté l'opinion de Tournefort , 
et la plupart ont donné au genre le 
nom qui lui avait été imposé par Cœ- 
salpin. Les caractères du Capsella ont 
été ainsi fixés par De Candolle: ca- 
lice égal; pétales entiers; étamines 
sans appendices; silicule triangulai- 
re, déprimée, dont les valves en for- 
me de carène ne sont pas ailées; cloi- 
son membraneuse presque linéaire , 
séparant la silicule en deux loges po- 
lyspermes : cotylédons accumbans. 

Ce genre est extrêmement voisin 
desThlaspis et Hutcbinsies, desquels 
Une diffère que par une modification 
dans la forme du fruit. Une seule es- 
pèce le constitue : c'est le Capsella 
Bursa Fastoris , Plante excessive- 
ment abondante en Europe ou elle fleu- 
rit pendant presque toute l'année , et 
maintenant répandue sur la surface 
du globe entier. Peu de Plantes ot- 
frent autant que celle-ci de si nom- 
breuses variétés de grandeur et de 
structure, tant dans les tiges que dans 
les feuilles. (g.-N.) 

* CAPSICAB.PELLE. Capsicar- 
pella. BOT. CRYPT. (Céramiair-es.) Les 
caractères de ce, genre que nous éta- 
blirons aux dépens des nombreuses 
Ccramies delà plupart des auteurs, 
consistent en des filamens cylindri- 
ques sans rentlemeus aux articu- 
lations , que forment des sections 
transversales , entre lesquelles sont 
interceptés des entre -nœuds plus 
longs quc^ larges , marqués par une 
ou plusieurs macules colorantes. Les 
Gemmes, nues , opaques, externes et 
^édicellées , sont solitaires , et d'une 
forme plus ou moins allongée, soit 
comme une petite corne, soit comme 
le fruit d'un Piment. Les organes de 







CAP 

la fructification rappelleraient exac- 
tement, s'ds étaient environnés d'une 
membrane translucide , ceux des 
Spongodium , qui appartiennent ce- 
pendant à une famille très-distincte 
de celle dans laquelle se placent na- 
turellement les Capsicarpelles. Le ty- 
pe de ce genre sera la Capsicarpetla 
elongala , N. , Ectocarpus siliculusus , 
Lyngb. Tent. , p. loi , f- 45 , f. c 
seulement, la figure b, que cet auteur 
donne comme un état de la même 
Plante, étant une espèce fort diffé- 
rente. La Capsicarpella elongala croît 
dans la mer oii elle forme des toulFes 
de trois à six pouces de longueur, d'un 
vert brunâtre, dont les filamens très- 
flexibles sont fort entremêlés. On la 
trouve cliargée de Gemmes au prin- 
temps. (^0 

* CAPSIER. MOLL. Nom proposé 
par Lamarck dans sa première édition 
des An. sans vert. , pour l'Animal du 
genre Capsa ({ui lui était inconnu, (b.) 

CAPSTONE. rciiiN.ct polyp.foes. 
Les Anglais donnent ce nom aux 
Fossiles des genres Fongite et Cly- 
péastre , lun appartenant à l'ordre 
des Polypiers cary ophyllaires, et l'au- 
tre à l'ordre des'Écliinodermes pédi- 
cellées, famille des Oursins. (lam..x.) 
CAPSULAIRE. Capsulaiia. 
INTEST. etPOLYP. Genre proposé par 
Zedcr pour placer quelques Yei sNé- 
matoïdes qui se trouvent sous le pé- 
ritoine de certains Poissons. Ru- 
dolphi ne l'a point adopté , et eu a 
placé les espèces parmi les Filaires et 
les Ascarides, r. ces mots. Cuvier , 
dans son Tableau élémentaire de 
l'histoire naturelle des Animaux , a 
donné ce nom à un genre de Poly- 
piers flexibles qui n'a point été adopté 
non plus. Il ne le cile point dans son 
dernier ouvrage. (lam.-X.J 

CAPSULAIRES. moli.. Espèce du 
genre Térébralule. /". ce mot. (b.) 

* CAPSULAIRES {Fruits.) Fructus 
capsulares. bot. phan. Dans le nom- 
bre immense de Végétaux connus , le 
fruit est loin de ])résenter toujours la 
même organisation intérieure , ni la 



CAP 

même apparence externe. L'une des 
tliÛereuces les plus sensibles est sans 
contredit la distinction établie entre 
les fruits, suivant que leur péricarpe 
est épais, charnu et succulent, ou sui- 
vant qu'il est sec et dépourvu de ma- 
tière cnaruue. Ces derniers offrent en- 
core entre eux une différence très-niar- 
quéc qui lient à ce que les uns restent 
toujours complètement clos , même 
lorsqu'ils sont parvenus à la dernière 
période de leur maturité, en un mot, 
qu'ils sont i/uléhiscens; tandis que les 
autres s'ouvrent d'une manière quel- 
conque à l'époque oii lembryon ren- 
fermé dans leurs graines est devenu 
apte à reproduire un nouvel être, c'est- 
à-dire qu'ils sont naturellement déhis- 
cens. C'est aux fruits secs et déhiscens 
que l'on applique généralement le 
nom de Fruits capsulaires. Cet ordre 
se compose de plusieurs genres que 
l'on a d is I ingués par des noms propres . 
Les principaux sont : i" le follicule 
qui ne se rencontre que dans les Plan- 
tes de la famille des Apocynées ; 2° la 
silique et ia silicule qui s'observent 
toujours dans les Plantes crucifères ; 
3° la gousse ou légume qui est pro- 
pre aux Légumineuses j 4° la pyxicle 
ou iioite à savonette; b'^ Vélatérie 
dont nous trouvons surtout des exem- 
ples dans la lamille des Euphorbia- 
cées ; 6° eX. cn^inidt. capsule. P'. ces 
différens mots. (a.k.) 

CAPSULE. Capsula, bot. than. 
On donne ce nom à tous les fruits 
secs qui s'ouvrent naturellement en 
un certain nombre de pièces nommées 
valves, ou par des trous qui se for- 
ment sur diilérens pomts de leur sur- 
face. Les Capsules offrent une ou plu- 
sieurs loges : de-là les noms de Cap- 
sule uniluculaire, biloculaire, frilocu- 
laire, mulùloculaire ^ etc. Elles peu- 
vent s'ouvrir tantôt par de simples 
trous comme dans le grand Mufflier , 
le Pavot, etc.; tantôt par des dents 
qui, d'abord rapprochées et conni- 
ventes, s'écartent les unes des autres, 
et forment une ouverture terminale, 
par laquelle s'échappent les graines. 
Cette particularité s'observe dans un 



CAP J79 

Çrand nombre de Caryophyllées. En- 
hn le plus généralement, les Capsu- 
les s'ouvrent en un certain nombre 
de pièces nommées valves. Tantôt on 
ne compte que deux valves; d'autres 
fois il en existe trois , quatre ou im 
grand nombre. C'est dans ce sens que 
sont employés les mots de C*psule 
bivalve, trivalve, quadrivalve, multi^ 
valve. 

La déhiscence par le moyen des 
valves peut se faire de différentes 
manières, relativement à la position 
relative des valves et des cloisons. De- 
là on a distingué trois espèces de 
déhiscence valvaire. 1", Ou bien cette 
déhiscence se fait par le milieu des 
loges, c'est-à-dire entre les cloisons 
qui répondent alorsà la partie moyen- 
ne des valves. Ou dit alors que la. 
Capsule est luculicide, comme dans la 
plupart des Ericinées. 2°. Ladébiscen- 
cepeutavoirlieu vis-à-vis les cloisons 
qu'elle partage le plus souvent en 
deux lames. Ou lui donne alors le 
nom de déhiscence septicidc , ainsi 
qu'on le remarque dans les Rhodo- 
racées de Jussieu et les Antirrhinées. 
S^'.Un troisième mode est celui oii la 
déhiscence se fait en face des cloisons' 
qui restent en place au moment oii les 
valves s'en sépai'ent. On nomme les 
Capsules qui offrent cette déhiscence 
sep/I/rages ; par exemple dans les Bi- 
gnojiiacées, la Bruyère commune. /'. 
Péricarpe. (a. r.) 

*CAPDGriL\0. POIS. C'est-à-dire 
Capucin. Espècede Raie indéterminée 
sur les côtes méditerranéennes d'Es- 
pagne et dans les îles Baléares, (b.; 

* CAPUCHON. ivioLL. Nom vul- 
gaire et marchand donné à plusieurs 
Coquilles, telles qu'une Arche et quel- 
ques Ptelles de Linné. ^b.) 

CAPUCHON. BOT. piiAN. On donne 
quelquefois ce nomaux pétales ouaux 
sépales qui sont concaves, et dont la 
forme approche plus ou moins de celle 
d'un Capuchon, comme par exemple 
dans certaines espèces d'Aconit, 

Linck applique également cette dé- 
nomination à la partie supérieure des 

13" 



aSo CAP 

filets staminaux qui dans les Asclé- 
piades recouvrent le pistil. (a.r.) 

CAPUCHON TSOIR. ois. Espèce 
du genre Gobe-Mouche, Muscicapa 
cucuUata, L. De la Nouvelle-Hollan- 
de. V. Gobe-Mouche. (dr..z.) 

CAPUCIN. MAM. Nom vulgaire 
d'une espèce de Singe, 5//«m Capu- 
cina , L. On a appelé Capucin de 
li'ORÉNOQUE, le Pù/ieciac/iiwpo/e de 
Geoffroy, et Capucin du Roi Sinu , 
le Simiaseniculus. (a. d..ns.) 

CAPUCIN. MOLL.Nom vulgaire de 
Conus Monachus , Gmel. Espèce du 
genre Cône. Ce nom a été d'abord em- 
ployé par Runiph ( Mus. t. 53, f. c ). 

CAPUCIN. INS. Dénomination tri- 
viale, appliquée à certains Insectes qui 
ont stir la tête un prolongement en 
forme de capuchon ; le plus grand 
nombre appartient au genre Bostri- 
che. V. ce mot. Elle a été aussi don- 
née à un Papillon , par Walch. 

(aud.) 

CAPUCINE. Tropœolum. bot. 
PHAN. Ce genre placé à la suite des 
Géraniées présente les caractères sui- 
vans : un calice coloré et divisé pro- 
fondément en cinq lobes, dont le su- 
périeur se prolonge à sa base en un 
éperon creux ; cinq pétales qui pa- 
raissent attachés au calice , alternes 
avec ses divisions ; les deux supérieurs 
sessiles au-dessus de l'orifice intérieur 
de la cavité de l'éperon qui les sépare 
de la base de l'ovîiire ; les trois autres 
onguiculés et touchant cette base ; 
huit élamines dont les filets libres , 
mais rapprochés , portent des anthè- 
res oblon gues,dressées et biloculaires , 
et s'insèrent à un disque hypogyni- 
que; un ovaire libre, sessile, trigone, 
à trois loges , contenant chacune un 
ovule renversé, surmonté d'un style 
marqué dans sa longueur de trois 
stries, et terminé par trois stigmates. 
En mûrissant , il se divise en trois 
akènes dont la face extérieure est sil- 
lonnée , et dont l'intérieure s'appli- 
que contre la base du style persis- 
tant. L'embryon dépourvu de péris- 



CAP 

perme,et dont les cotylédons e'tvoite- 
ment unis cachent la radicule supé- 
rieurement dirigée, paraît au premier 
coup-d'œil former une masse unique. 
Mais l'existence de deux cotylédons a 
élé démontrée par les observations de 
plusieurs botanistes, surtout parcelles 
d'Auguste de Saint-Hilaire, qui a sui- 
vi les changemens successifs de l'em- 
bryon, depuis sa première apparition 
dans l'ovule jusqu'à la fin de la ger- 
mination. Il a vu les cotylédons, d'a- 
bord très-petits, laisserpresqu'à nu la 
gemmule et la radicule, puis les re- 
couvrir par leur développement pro- 
gressif, et enfin leur fermer le pas- 
sage. Il ajoute ce fait remarquable , 
que dans cet embryon la radicule se 
comporte comme dans un embryon 
réellement monocotylédoné; qu'elle 
pousse devant elle uîte gaine , et la 
perce en s'entourant d'un bourrelet ; 
que bientôt il en sort de même quatre 
radicelles , velues sur toute leur sui'- 
face, excepté à leur extrémité; en un 
mot que cet embryon paraît endorhize. 
[y. Annales du Muséum, 18, page 
46i, tab.. 24.) 

On a décrit onze espèces de Capu- 
cines, la plupart originaires du Pérou. 
Leurs fleurs sont solitaires sur de 
longs pédoncules axillaires , au lieu 
d'être opposées aux feuilles comme 
dans les Géraniées. L'absence de sti- 

Eules est un autre caractère qui sem- 
le encore les écarter de cette fa»- 
mille, mais qui devient moins impor- 
tant, si l'on réfléchit que deux stipu- 
les se remarquent à la base des feuil- 
les primordiales de la grande Capu- 
cine, Tropœolum majus, L. Celte es- 
pèce , maintenant si répandue dans 
nos jardins, présente des feuilles pel- 
lées, ariondies etenlières, et des tiges 
grimpantes. Il eii existe une variété à 
fleurs doubles fort estimées des cu- 
rieux. Les tiges des autres espèces sont 
également grimpantes ou couchées ; 
leurs feuilles lobées de plus en plus 
profondément finissent par être digi- 
tées dans le T. pentapliy llum. Le T. 
bipetalum est remarquable parl'avor- 
tement de trois de ses pétales. V. La- 
marck. ///. tab. 277. On cultive assez 



CA.P 

frcJquemraent dans le midi de l'Es- 
pagne,sous le nom vulgaire de Paja- 
ritos (petits Oiseaux), le Tropœolum 
peregrinum, L., remarquable par ses 
fleurs jaunes, à pétales iVangés et res- 
semblant à des Serins des Canaries 
en miniature. (a.d.j.) 

CAPULAGA.. bot. Pii.iN. Syn. ma- 
lais de Cardamome. (b.) 

CAPULI. noT. FHAN. Nom de pays 
du Phjsalis pubescens , espèce du 

fenre Physalis dont le fruit, selon 
euillée , sert au Pérou à faire des 
conserves assez agréables (b.) 

CAPULUS. MOLL. ( Denis Mont- 
fort.) /^. Cabochon. 

CAPDRA - CATARI. bot. phan. 
Syn. indou de Kœmpferia Galanga , 
L. (B.) 

CAPURE. Capura. bot. phan. On 
trouve dans le Mantissa de Linné un 

fenre qu'il nomme ainsi, et dont il 
écrit une espèce, le Capura puipu- 
rata. Cet Arbre de l'Inde a été retrou- 
vé dans la Nouvelle-Hollande par R. 
BrowTi , suivant lequel il est le même 
que le Daphne iridica de Linné, qui 
ne ditTère pas lui-même du D.fœtida, 
Linn. Suppl. P^. Daphné. (a. d. j.) 

* CAPUS. bot. phan. Variété de 
Choux en tête , particulièrement le 
Choiï-Pomme dans quelques parties 
de la France. F". Cappucio. (b.) 

CAPUS A - CATARI. bot. phan. 
Pour Capura-Catari. f^. ce mot. (b.; 

CAPUSILAN-KITSJIL. BOT. phan. 
Nom donné à Java à un Asclépiade 
indéterminé dont le suc laiteux n'est 
pas malfaisant , et dont les feuilles se 
mangent à la manière des Brèdes. (b.) 

CAPUSSA. OIS. Syn. vulgaire de la 
Huppe , Hupupa Epops , L. F. Hup- 
pe. (DR..Z.) 

CAPUSSI. BOT. PHAN. Syn. indou 
de Gossypium arboreum, Arbuste du 
genre Cotonnier, f^. ce mot. (b.) 

*CAPDT CHILLY N OCTURN M . 
OIS. (Hernandez.) Syn. du Jacana, 
Pana Jacana, h. /^. Jacana. (dr..z.) 

CAPUT MORTDDM. min. Nom 



CAR 181 

emprunté du latin, long-temps cni- 
ployé dans l'enfance de la chimie 
pour désigner le résidu de toute opé- 
ration qui restait fixe par l'action du 
feu , après la distillation. On cioyait 
que ces prétendus Caput mortuum 
étaient des parties inutiles , une ma- 
tière inerte qui ne jouait aucun rôle 
dans la nature.On sait aujourd'hui que 
ces résidus de la distillation des ma- 
tières organiques sont des substances 
importantes, telles que des phospha- 
tes de Chaux et de Magnésie dont la 
présence est indispensable dans l'or- 
ganisation, (b.) 

CAPUT MORTUUM. mam. V. 

TÈT£-DE-MORT. 

CAPU-UPEBA. BOT. PHAN. (Pison.) 
Syn. Ùl' A ndropogon bicorne , Granii- 
née grimpante du Brésil. (b.) 

CAPYBARA. MAM. Donné comme 
spécifique au Cabiai. F. ce mot. (b.) 

CAQUANTOTOTL. ois. (Hernan- 
dez.) Syn. du Jaseur , ytmpelis Gar- 
/■ulus , L. P^. Jaseur. (dr..z.) 

CAQUEDRIE. ois. Syn. vulgaire 
du Proyer , Emberiza milllaria, L. 
V. Bruant. (dr..z.) 

CAQUENLIT. bot. phan. L'ua 
des noms vulgaires du Mercurialis 
annua , L. , Plante à qui l'on attribue 
une vertu laxative- P'. Mercuriale. 

(b.) 

CAQUEPIRE SAUVAGE, bot. 
phan. Syn. de Gardénia thunbergia 
au cap de Bonne-Espérance. Ce nom 
de pays, latinisé, a été adopté par 
Gmelin {Syst. Nat. T. 11) qui avait 
appelé Caquepiria un genre pour le- 
quel le nom de Gardénia a prévalu. 

(B.) 

CAQUETEUSE. ois. (Levaillant.) 
Espèce du genre Bec-Fin , Sylvia 
5a^^c«/a, Vieill. Ois. d'Afrique. /^. 
Sylvie. (dr..z.) 

CAQUILLÉ et CAQUILLIÉR. 
bot. phan. Même chose que Cakile. 
V . ce mot. (b.) 

CARA. BOT. phan. DansMarcgraaff 
et Pison , c'est une Liane grimpante 
du Brésil qui appartient évidemment 
au genre Dioscorea , et qui est Valata 



182 CAR 

de Lamarck. Dans Rumph, c'est une 
autre Liane des Indes-Orientales qui 
appartient à la famille des Apocynées. 
Ce nom ne peut donc convenir à un 
Liseron africain ,et ncdésigne certai- 
nement nulle part le Convolvulus Ba- 
tatas ,\j, (B.) 

CARA-ANGOLAM. bot. phan. 
Pour Kara-Angolam ou Karangolam. 
f^. ces mots. (b.) 

CARABA. BOT. PHAK. (Stedman.) 
Huile qu'on retire à la Guiaue de la 
noix d'Acajou. (b.) 

CARABACCrUAL bot. phan. Bois 
aromatique de l'Inde, qu'on ne peut 
reconnaître sur le peu qui en a etc dit 
par Valraont de Bomare. (b.) 

CARABE. Carabus. ins. Linné a 
le premier applique ce nom à un 
grand genre de l'ordre des Coléoptè- 
res et de la section des Pentamères , 
qui depuis a été converti en famille 
ou en tribu. F . Carabiques. Cepen- 
dant la dénomination de Carabe a été 
conservée à plusieurs espèces du 

Srand genre primitif de Linné , et 
ans ces derniers temps , Latreille, 
Bonelli et Clairville en ont de beau- 
coup restreint le nombre, en limitant 
singulièrement l'étendue des caractè- 
res génériques. Si on consulte les ou- 
vrages des savans précités et ceux de 
Weber, Fabricius , Olivier, Duméril, 
Lamarck etDejean, on verra qu'en 
général chacun d'eux y circonscrit le 
genre Carabe à sa manière. Les bor- 
nes assignées à ce Dictionnaire ne 
nous permettant d'entrer dans aucu- 
ne discussion, nous nous contente- 
rons d'exposer le sens que lui accor- 
de Latreille dont nous avons d'ail- 
leurs adopté jusqu'ici la méthode. Ses 
Carabes proprement dits appartien- 
nent, (Règ. Anim. de Cuv.)à la sixiè- 
me-division de la tribu des Carabi- 
ques ; ils font partie (Hist. nat. des 
Coléoptères d'Europe) de la section 
des Carabiques abdominaux , et sont 
rangés {Gênera Crusl. et Insect.) dans 
la sous-famille des Carabiques métal- 
liques. Leurs caractères sont : élytres 
terminées en pointe ou sans troncalu- 



CAR 

re à leur extrémité ; point d'échan- 
crure au côte interne des jambes 
antérieures ; languette très-courte , ne 
dépassant guère l'origine de ses pal- 
pes, et dont le bord supérieur s'élève 
en pointe; dernier article des palpes 
extérieurs sensiblement plus large que 
le précédent , presque en forme de 
triangle ou de cône renversé et com- 
primé; labre bilobé ou fortement 
échancré ; second article des antennes 
aussi long au moins que la moitié du 
suivant ; yeux saillans ; abdomen 
ovale ; ailes nulles ou rudimentalres. 
Les Carabes diffèrent des Pambo- 
res , des Cychres et des Scaphinotes 

f)ar l'absence des dents aux mandibu- 
es. Ils partagent ce caractère avec les 
genres Tefflus et Procère, mais ils s'en 
distinguent , parce que les tarses an- 
térieurs sont toujours dilatés dans les 
mâles ; ils s'éloignent encore des 
Leistus,des Nebries, des Omophrons, 
des Bléthises, des Pélophiles , des 
Elaphres, des jNotiophiies etdesPro- 
crustes par leur labre bilobé à son 
bord antérieur ; enfin , quoique très- 
voisins du genre Calosome , ou ne les 
confondra cependant pas avec lui , 
parce que, d'une part, la dernière 
pièce des palpes extérieurs est sensi- 
blement plus large que la précéden- 
te, et que, de l'autre, le second îyticle 
des antennes a pour le moins une lon- 
gueur égale à la moitié du suivant. 
Les Carabes ont un corps allongé , 
tantôt doré ou bronzé , tantôt cui- 
vreux, violet ou noir endessus ; la tête, 
toujours plus étroite que le corselet et 
en général plus étendue d'avant en ar- 
rière que transversalement, est portée 
presque horizontalement; elle présen- 
te deux antennes filiformes situées au 
devant des yeux et composées d'arti- 
cles plus étroits à leur base qu'à leur 
.sommet : le premier et le second of- 
frent un développement particulier 
que nous avons fait connaître ; les 
yeux sont globuleux, et on remarque 
en arrière d'eux l'occiput développé 
en manière de col; la bouche est com- 
posée d'une lèvre supérieure fortement 
excavée , de mandibules cornées , for- 
tes , pointues ,lepluêsouvcntsansden- 



CAR 

telures bien prononcées , et croisées 
dans l'état de repos ; de mâchoires 
également cornées , ciliées à leur hord 
interne , terminées en pointe et don- 
nant insertion par leur côte externe à 
deux paires de palpes, dont l'une an- 
térieure est composée do deux pièces , 
etdontrautrc,moyenneouextéiieurc, 
est conique et formée de quatre arti- 
cles; cnlin d une lèvre inférieure très- 
consistante , courte , supportant de 
chaque côté un palpe de trois articles, 
dont le doinier est en l'orme de hache 
ou de cuiller. Le prothorax , plus étroit 
que l'abdomen , est rebordé , plus ou 
moins en forme de cœur et presque 
toujours échancréen arrière; sa partie 
supérieure est plus étendue que l'in- 
férieure et recouvre postéiieu rement 
l'écusson du mésothorax qui, naturel- 
lement peu développé, ne laisse plus 
voir que son sommet. Les élytres sont 
rebordées , et leur surface externe est 
garnie de stries ,de sillons ou de points 
élevés. 11 n'existe pas d'ailes au niéta- 
thorax ; mais on aperçoit leurs rudi- 
mens. Les pâtes sont longues et assez 
fortes ; les postérieures se font remar- 
quer par le trochanter de leurs cuis- 
ses devenu très -saillant , et les 
antérieures présentent leurs" tarses 
dilatés dans les mâles avec les qua- 
tre premiers articles spongieux à la 
face inférieure. 

Les Carabes sont des Insectes très- 
voraces , se nourrissant de Chenilles , 
de larves et d Insectes parfaits , s'en- 
tredévorant même quelquefois, et 
poursuivant leur proie avec opiniâ- 
treté. En général ils fuient la lumiè- 
re, et restent cachés pendant le jour 
sous des pierres , sous la mousse ou 
dans des troncs d'Arbres. On les ren- 
contre assez communément dans les 
champs , dans les bois et dans les jar- 
dins, linéiques espèces sont propres 
aux montagnes élevées, et ne se trou- 
vent qu'à une certaine hauteur ; ils 
sont d'autant plus nombreux qu'on 
pénètre davantage dans les pa\s du 
Word. Dans les contrées chaudes , au 
contraiie , ils sont très-rares , et fi- 
nissent par disparaître à mesure qu'en 
allant du nord au sud , on se rappro- 



CAIl i85 

che des tropiques. Leur larve n'a pas 
encore été observée. 

Le corps de l'Insecte parfait exhale 
une odeurpénétrante et nauséabonde? 
lorsqu'on les saisit, ils font sortir par 
lanus et par la bouche un liquide 
noirâtre et très-odorant. Les Carabes, 
désignés par Geoffroy sous le nom de 
Buprestes, paraissent avoir élé con- 
nus des anciens qui les regardaient 
comme un poison pour les Animaux 
riiminans , et leur attribuaient des 
effets analogues à ceux que produisent 
les Cantharides. 

Le genre Carabe est très-nombreux 
en espèces; les unes ont les élytres con- 
vexes , tels sont : 

Le Carabe doré , Car. auratus , L., 
qu'on nomme vulgairement /a/ï//«/e/' 
et f'inaigrlery ov\ le Bupreste doré et 
sillonné à larges bandes de Geoffroy 
(Hist. des Ins. T. i, p. i43i,n'' 2). îl 
a été figuré par Panzer {Faun. Ins. 
Germ., fasc. , 81 , fig. 4) et par Oliviei 
(Coléopt. , T. m , nS 55 , pi. 5 et 11 , 
fig. 5 1). On le trouve très-communé- 
ment dans les champs aux environs 
des Paris ; mais au midi de l'Europe , 
on ne le rencontre plus que dans les 
montagnes. Il était employé autrefois 
dans l'art vétérinaire. 

Le Carabe Jardinier , Car. hor- 
tensis , Fabr. , figuré par Panzer (loc. 
cit., fasc. 5 , fig. n ), et assez commun 
en France et aux environs de Paris. 
Les Carabes purpurescens , catenula- 
tus, scabrosus , cancellatus , aruensis , 
granulatus , violaceus , niarginalis , 
glabralUa , conpe.xus , sylvestris , etc. , 
de Fabricius , appartiennent égale- 
ment à celte division. 

Les autres espèces ont les élytres à 
peine bombées et même planés ; elles 
terminent le genre et conduisent na- 
turellement aux Nébries : telles sont 
le Carabe déprimé , Car. depressus de 
Bonelli ; le Carabe de Creutzer , Car. 
CKutzeri de Fabricius , figuré par 
Panzer [loc. cit. , fasc. 119, fig. 1 ) et 
les Carabes cœru/eus , Linnœi et an- 
gustatus de ce dernier entomologiste 

Nous poumions augmenter considé- 
rablement cette liste déjà nombreuse : 
le général Dejean, qui assigne au gen- 



i84 CAR 

re Carabe des limites encore plus res- 
treintes que celles fixées par Bonelli , 
en mentionné (Gat. desColëopt. , p. 5) 
quatre-vingt-trois espèces. Et nous 
savons que , depuis la publication du 
Catalogue de sa collection , le nombre 
s'en est beaucoup accru. (aud.) 

^ * CARABIENS. ins. Famille de 
l'ordre des Coléoptères , section des 
Pentamères , établie par Lamarck 
(Hist. nat. des Anira. sans vert.), sj^no- 
iiymedeCarnassiers.^.cemot.(AUD.) 

CARABIN. BOT. l'HAN. L'un des 
noms vulgaires du Sarrasin , Poljgo- 
rum Fagopyrum. f^. Renouée, (b.) 

CARABINS. POIS. Nom vulgaire 
de Poissons noirs et blancs qu'on dit 
être la nourriture habituelle des pau- 
vres liabitans des côtes de Guinée, et 
qu'on ne saurait déterminer. (b.) 

C ARABIQUES. Carahici. ins. Fa- 
mille de l'ordre des Coléoptères et de 
la section desPentamères, établie par 
Latreille ( Gen. Crust. et Ins. et Con- 
sidér. génér. ) , et convertie ensuite 
( Règ. Anim. de Cuv. ) en une tribu 
dont les caractères sont : mâchoires 
terminées simplement en pointe ou 
en crochet sans articulation ; lan- 
guette saillante au-delà de l'échancru- 
re du menton , ses palpes ne parais- 
sant ordinairement composés que de 
trois articles : celui de la base , tou- 
jours très-court , adossé à celte lan- 
guette , immobile et servant simple- 
ment de support à l'article suivant 
qui , par son dégagement , devient 
alors le premier. Celte tribu com- 
prend quelques-unes des Cicindèles 
de Linné, et son genre Carabe tout 
entier qui a subi depuis lui bien 
des changemens , et a été subdivisé 
en un très-grand nombre de genres. 
Geoflroy , Fabricius , Weber , Pay- 
liull , lUiger , Panzer , et surtout La- 
treille , Bonelli et Clairville, ont prin- 
cipalement contribué par de fort bons 
travaux à faciliter l'étude de ce groupe 
important .Ne pouvant exposer ici le ta- 
bleau de leurs recherches , nous ren- 
voyons à leurs ouvrages , et nous 



CAR 

nous bornons à la méthode vraiment 
naturelle de Latreille , en adoptant 
les modifications légères qu'il vient 
d'y apporter dans la première livrai- 
son de son Histoire naturelle des In- 
sectes Coléoptèies, publiée avec le gé- 
néral Dejean. 

Les Carabiques que Geoffroy avait 
désignés sous le nom de Bu prestes ont, 
dans la plupart des cas , la tête plus 
étroite que le prothorax , ou tout au 
plus de sa largeur; les mandibules 
sont en général point ou très-peu 
dentelées ; les mâchoires se termi- 
nent en une pointe , le plus souvent 
arquée au côté interne , et constituant 
un crochet sans articulation ; la lan- 
guette forme une saillie hors de l'é- 
chancrure du menton; le meta thorax 
n'offre quelquefois que des rudimens 
d'ailes : le plus grand nombre ré- 
pand vuie odeur fétide , et laisse 
échapper par la bouche , en même 
temps que par l'anus , un liquide 
acre et caustique, qui, dans quelques- 
uns, s'échappe avec bruit, sous forme 
de fumée blanchâtre. Ils se distin- 
guent essentiellement de la tribu des 
Cicindelètes par les caractères tirés 
des mâchoires et de la languette. 

Les Carabiques sont presque tous 
des Insectes carnassiers à leur état par- 
fait et à celui de larve. Ils sont agiles 
à la course , font rarement usage de 
leurs ailes , et se cachent pendant le 
jour, surtout au moment de la plus 
grande chaleur , sous les pierres , 
la mousse , les écoixes d'Arbres, ou 
bien dans la terre. On les rencontre 
très-communément dans le nord de 
l'Europe et aussi dans les régions sep- 
tentrionales de l'Asie et de l'Amérique. 

Un anatomiste très-distingué , et 
dont nous nous estimons heureux 
d'avoir occasion de signaler la supé- 
riorité , Léon Dufour , médecin à 
Saint-Sever ,départementdesLandes, 
a fait connaître dans un Mémoire ma- 
nuscrit offert dernièrement à l'Aca- 
démie des Sciences , l'organisa- 
tion interne des Coléoptères, et en 
particulier celle des Carabiques. 
Notre savant ami ayant invité La- 
tieille à nous confier son travail , 



CAR 

nous croyons provenir le vœu des 
enlomolof;istcs en en donnant ici 
l'extrait. Quoique rauteuraitcxaminé 
un grand nombre de Carabiques , le 
Carabe doré ( Carabus au rat us , L. ) , 
qui est le tvpe de cette tribu , forme la 
base de son travail , et c'est de lui 
qu'il entend parler toutes les fois 
qu'à l'occasion de quelques modifica- 
tions anatomiques ,il n'eu signale pas 
un autre. Léon Dufour étudie succes- 
sivement et dans autant de chapitres" 
distincts , les organes de la digestion , 
les organes de la génération , les or- 
ganes des sécrétions excrémcntitiel- 
les , les organes de la respiration , le 
système nerveux, et le tissu adipeux 
fiplilanchnique. Nous parcourrons 
rapidement chacune de ces divisions 
pour ce qui concerne la nombreuse 
tribu des Carabiques. 

I. Les organes fle la digestion com- 
prennent le tube alimentaire et les 
vaisseaux biliaires, i*. Le tube ali- 
mentaire a tout au plus deux fois 
la longueur du corps de l'In- 
secte , et offre souvent moins d'éten- 
due ; on peut y distinguer Vœso- 
phage, \e premier estomac ou /abot, le 
second estomac ou gésier, le troisième 
estomac ou estomac papil/aire , et V in- 
testin proprement dit qui se divise en 
grêle et en gros. — §i. L'œsophage est 
un tube court, cylindroïde, musculo- 
membraneux , traversantle prothorax 
et présentant ordinairement des rugo- 
sités, parla contraction de sa tunique 
musculeuse. — § ii. Le premier esto- 
mac ou le jabot est constant dans les 
Carabiques et se trouvelogéen grande 
partie dans la poitrine du meta tho- 
rax, il semble n'être qu'un renfle- 
ment de l'œsophage, et sa texture est 
essentiellement musculeuse. Sa forme 
et son volume varient beaucoup selon 
le degré de plénitude ; dans l'état de 
distension , surtout quand il est uni- 
formément gonflé par l'air, c'est un 
ballon elliptique parcouru par huit 
stries longitudinales séparées par des 
intervalles assei^ larges , plus ou 
moins convexes , qui lui donnent une 
certaine ressemblance avec un Melon 
à côtes. Il contient souvent un liquide 



CAR i85 

brun fétide et acre, analogue à celui 
que les Carabiques vomissent lors- 
qu'on les inquiète. — «^iii. Le second es- 
tomac ou le gésier , tantôt sphérique 
et tantôt obloug, est dans tous les Ca- 
rabiques lisse et glabre au dehors, 
brusquement distinct par un étran- 
glement et du jabot qui le précède et 
de l'estomac papillaire qui le siiit. Il 
a une consistance presque cartilagi- 
neuse , et par la pression il annonce 
de l'élasticité : sa configuration est peu 
variable. Ses parois internes sont ar- 
méesd'un'appareil admirable de tritu- 
ration qui rappelle celui de l'estomac 
des Crustacés. — Ç» iv. Le troisième 
estomac ou l'estomac papillaire varie 
dans quelques genres par sa forme et 
son volume ; en général , il est cono'i- 
de , tantôt presque droit, tantôt assez 
allongé pour faire ou une circonvolu- 
tion sur lui-même comme dans les 
Scarites et quelques Harpales , ou 
une anse et même une simple cour- 
bure comme dans le Carabe et la Ne- 
brie des sables. Il se termine posté- 
rieurement par un bourrelet plus ou 
moins prononcé autour duquel s'in- 
sèrent les vaisseaux hépatiques; sa 
texture est délicate, molle, expan- 
sible, et il se déchire facilement. 
Dans tous ces Carabiques il est hé- 
rissé de nombreuses papilles qui lui 
forment extérieurement une' sorte de 
villosité et qui sont en général d'au- 
tant moins longues qu'elles se rap- 
prochent davantage de l'intestin, en 
sorte que souvent, comme dans le 
Carabe , l'estomac papillaire est sim- 
plement chagriné à sa terminaison. 
Observées au microscope ,les papilles 
se présentent sous la forme de boules 
conoïdes semblables à des doigts de 
gants, et s'abouchant dans la cavité 
gastrique ; elles sont le plus souvent 
renflées à leur base , et leur extrémité 
est droite ou flexueuse suivant les 
genres. Au travers de leurs parois 

Sellucides , on aperçoit des alôraes 
'un brun verdâlre qui paraissent 
analogues à ceux qu'ofirenl les vais- 
seaux biliaires. Des trachées d'une 
ténuité excessive forment un enche- 
vêtrement à la base de ces papilles , et 



i86 CAR 

le plus souvent une bordure à chacune 
d'elles. — § V. L'intestin prend brus- 
quement son origine après le bour- 
relet; sa longueur présente quelques 
légères variations suivant les genres. 
Sa portion grêle est filiforme daoïs 
tous les Carabiques, parfaitement 
glabre à l'extérieur et plus ou moins 
remplie d'un liquide excrémentitiel. 
Cet intestin grêle s'abouche à un cœ- 
cum qui est un renflement ovoïde ou 
oblong, semblable au jabot par sa 
grandeur, sa configuration et sa tex- 
ture. Comme ce dernier , il est varia- 
ble pour sa forme suivant son degré 
de plénitude et parcouru longitudi- 
nalement par huit bandelettes mus- 
culaires; ses parois présentent inté- 
rieurement des plis , des anfractuo- 
silés, en un mot, des valvules desti- 
nées au séjour du résidu excrémenti- 
tiel. Le rectum est fort court et diffère 
du cœcum dont il est la continuation, 
parce que sa panicule charnue n'est 
point boursouflée. — La texture du 
tube alimentaire des Carabiquesoffre, 
ainsi que dans les Insectes en géné- 
ral , trois tuniques distinctes : l'une 
externe paraît membraneuse , l'autre 
intermédiaire est musculeuse , la troi- 
sième ou l'interne est muqueuse ; 
celle-ci adhère faiblement à la se- 
conde. 

Voyons maintenant quelles sont les 
fonctions que Léon Dufour assigne 
aux organes principaux que nous 
avons fait connaître. Après avoir, à 
l'aide de leurs griffes , de leurs man- 
dibules , de leurs mâchoires, divisé, 
déchiré, broyé la matière alimen- 
taire , celle-ci , parvenue dans le ja- 
bot , y est soumise, à raison delà tex- 
ture éminemment musculeuse et con- 
tractile de cette première poche gas- 
trique, à une action compressive qui 
en dissocie les élémens et la réduit en 
une pulpe liquide. L'organisation in- 
térieure du gésier offre en miniature 
l'image de certaines machines desti- 
nées à broyer et à moudre , et ce sont 
effectivement là les fonctions de cet 
organe ; converties en une pâle fine 
et bien élaborée , les parties nutri- 
tives passent à Iravers fa valvule pv- 



CAR 

lorique dans l'estomac papillaire. 
Léon Dufour ne partageant pas l'o- 
pinion de Cuvier sur les fonctions des 
villosités ou papilles, les considère 
comme des valvules bursiformes dans 
lesquelles les sucs alimentaires éprou- 
vent, par le concours simultané de 
leur séjour, du mélange de la bile et 
de l'action vitale, une élaboration 
qui les rend propres à être absorbés 
pour la nutrition , et il trouve qu'elles 
ont une grande analogie de structure 
et de fonction avec celles bien moins 
nombreuses, mais infinimentplusvas- 
tesqui entourent le gésierdes Orthop- 
tères , et que quelques analomistes 
ontconsidéréescommedes estomacs. 

a°. Les vaisseaux biliaires ou hé- 
patiques sont, dans les Carabiques , 
au nombre de deux seulement et non 
de quatre, ainsi qu'on le croyait géné- 
ralement. En eftet^ les quatre inser- 
tions isolées qui existent autour de 
l'organe digestif ne sont pas les extré- 
mités opposées de quatre autres bouts 
flottans comme dans les Orthoptères, 
les Névroptères , etc.; mais bien les 
extrémités de deux arcs singulière- 
ment repliés. Ces vaisseaux sont fili- 
formes , simples, grêles, quatre ou 
cinq fois plus longs que tout le corps 
de l Insecte.* Ils embrassent de leurs 
fragiles entortilleniens le tube diges- 
tif, et en particulier le* troisième es- 
tomac entre les papilles duquel ils 
rampent et adhèrent par d'impercep- 
tibles trachées; leur couleur varie 
dans la même espèce depuis le jaune 
pâle jusqu'au violet et au brun-foncé. 
Ils s'implantent, avons-nous dit, par 
quatre insertions à l'organe digestif 
autour du bourrelet qui termine en 
arrière l'estomac papillaire. Obser- 
vés au microscope, ils paraissent 
d'une texture homogène et semblent 
essentiellement constitues par une 
membrane pellucide d'une extrême 
ténuité; cette membrane , lorsquelle 
n'est pas très-distendue, offre des pli- 
catures transversales , des espèces de 
valvules , disposition qui donne à ces 
vaisseaux un aspect ceïluleux ou va- 
riqueux. A travers leur tunique on 
aperçoit des atomes biliaires jaunes 



CAR 

ou bnms qui occupent l'intdrieur, et 
qui les l'ont paraître pointillés. 

II. Lesorganesdelagcuerationsont 
distingues en organes générateurs 
mâles , et en organes générateurs fe- 
melles. 1°. Les organes générateurs 
mâles se divisent naturellement en 
ceux qui préparent, qui conservent 
le fluide spermatique , et en ceux qui 
excrètent, qui émettent ce flu'de par 
la voie de la copulation. 

§ I. Les organes préparateurs et con- 
Bervateurs du sperme son t les /e5//c w/cs 
et les vésicules séminales. — a. Les tes- 
ticules consistent en deux corps égaux 
entre eux, assez gros et d'une certaine 
mollesse , sphéroïdes dans les Cara- 
bes, conoïdes ou pyriformes dans le 
Scarite , leBracliine, les Chlœnies ; 
oblongs dans les Sphodres. Ordinai- 
rement séparés l'un de l'autre , ils 
sont quelquefois très-rapprochés , 
contigus par leur base ou même confon- 
dus en un seul et même corps , comme 
cela paraît avoir lieu dans le Harpale 
ruficorne. Chacun des testicules est 
essentiellement formé par les replis 
agglomérés d'un seul vaisseau sperma- 
tique qui a six ou huit fois la longueur 
de tout le corps de l'Insecte; il est 
revêtu d'une sorte d'enduit membra- 
niforme qui tient lieu de tunique va- 
ginale , et varie pour son épaisseur. 
Jj'extrémité libre du vaisseau sperma- 
tique forme, hors de l'enveloppe tcsti- 
culaire , un appendice flottant , fili- 
forme. Du côté opposé à cet ap- 
pendice, le vaisseau perce sa tuni- 
que v^^ginale , et se continue en uucrz- 
/ial déférent ^ qui , après divers replis, 
s'insère dans la vésicule correspon- 
dante. Avant cette insertion , il offre 
un petit peloton , un véritable épidi- 
dyme que l'on croirait Inextricable , 
mais qu'avec de la patience on par- 
vient à dévider; cet épidldj^me , dont 
l'existence est constante , varie sin- 
gulièrement pour la forme. — b. Les 
vésicules séminales ou spermatiques 
sont au nombre de deux; chacune 
d'elles est constituée par une bourse fi- 
liforme, blanche, un peu plus longue 
2ue l'abdomen , souvent d'une roi- 
eur presque élastique suivant son 



CAR «87 

degré de plénitude, flottante par un 
bout, diversement coudée ou fléchie , 
et remplie d'un speruicplu4blanc,plus 
compacte, mieux élaboré que celui du 
testicule. Après avoir reçu le canal 
déférent qui leur correspond , les vési- 
cules se réunissent pour former le 
conduit spermatique commun ou èja- 
culateur; celui-ci, bien plus court 
que chacune d'elles , et souvent plus 
mince, traverse, avant de s'enfoncer 
dansl'armurc delà verge, une niasse 
musculeuse compacte et comme cal- 
leuse dans son centre. 

^11. Les organes mâles qui excrè- 
tent le sperme sont des parties ou bien 
accessoires, ou bien essentielles. Les 
premières sont comprises sous le nom 
à' armure de la verge , et les secondes 
constituent la verge proprement dite. 
— a. L'armure de la verge ofl're une 
forme et une grandeur très-variables 
selon les genres et les espèces ; en gé- 
néral , c'est un étui allongé, brun , 
d'une consistance cornée et percée à 
son extrémité d'une ouverture qui 
donne issue à la verge. Sa base esc 
munie de muscles oii se fixent diver- 
ses pièces cornées. Léon Dufour ne 
donne pas le détail de ces parties que 
nous avons étudiées d'une manière 
toute spéciale dans la généralité des 
Insectes, et auxquelles nous avons as- 
signé des noms qui se correspondent. 
— b. La verge difficile à mettre en évi- 
dence est un corps filiforme qui égale 
en longueur le tiers de tout l'Insecte, 
et quia une contexture élastique. Elle 
paraît terminée par deux petits ma- 
melons constituant une sorte de 
gland. 

2°. Les organes générateurs femelles 
offrent à considérer les organes 7^/e/ja- 
rateurs ou ovaires, les organes éduca- 
teurs ,\ei organes copulateurs et les 
produits de la génération ou les œufs. 

§ I. Les organes préparateurs ou 
ovaires , au nombre de deux parfaite- 
ment semblables, renferment les ger- 
mes ou les produits de la fécondation . 
On peut y distinguer les tubes ovigè- 
res et le calice de V ovaire. — a. Les 
tubes ovigères forment pour cha- 



J88 car 

que ovaire un faisceau pyramidal 
couché le long des côtes de la cavité 
abdominale au-dessous du paquet in- 
testinal. Ce faisceau se compose de 
tubes plus ou moins nombreux sui- 
vant les genres, enveloppés d'une 
membrane commune diaphane d'une 
finesse imperceptible qui sert de tra- 
me, de soutien à des ramuscules tra- 
chéens d'une grande ténuité. Les tu- 
bes ovigères, parfaitement séparés lès 
uns des autres dans le sac qui les 
renferme, sont des boyaux conoïdes 
quiantérieurementseterminentd'une 
manière insensible en un filet capil- 
laire. Ils sont essentiellement formés 
par une membrane pellucide, et of- 
frent d'espace en espace des étrangle- 
mens placés à la file les uns des au- 
tres, d'autant plus rapprochés etd'au- 
tant moins sensibles qu'ils sont plus 
antérieurs. Les étranglemens inter- 
ceptent vers la base des tubes des ré- 
ceptacles oblongs, destinés à loger les 
œufs. Les gaines tubuleuses des ovai- 
res varient de septà douze; leurs som- 
mets effilés convergent entre eux à la 
base de l'abdomen, pour former par 
leur réunion, leur soudure, un liga- 
ment propre à chaque ovaire. Ce liga- 
ment, après avoir traversé la poitrine, 
pénètre dans le prothorax , s'y unit 
avec celui du côté opposé ,et il en ré- 
sulte un ligament suspenseui- des ovai- 
res qui se fixe entre les masses muscu- 
laires destinées aux mouvemens des 
pâtes antérieures. L'anse que déter- 
mine le concours des deux ligamens 
propres des tubes ovigères embrasse 
le jabot ; ces tubes s'abouchent par 
leurs bases dans le calice de l'ovaire. 
— b. Lecalicede l'ovaireest un récep- 
tacle destiné au séjour momentané 
des œufs à terme, et qui n'est, à dire 
vrai, quela base du sac où sont renfer- 
més les tubes ovigères ; sa texture pa- 
raît musculo-menibraneuse. Dilaté à sa 
partie antérieure, il dégénère en arrière 
en un tube court , sorte d'oviducte 
particulier à chaque ovaire. LéonDu- 
four n'a pu se convaincre si le point 
d'insertion des tubes ovigères a lieu 
suruneparoien forme de diaphragme 
qui ferme en devant le calice de To- 



CAR 

vaire; mais tout porte à croire que ce 
diaphragme existe. 

§ II. Les organes éducateurs sont 
destinés, ainsique l'indique leur nom, 
à conduire les œufs hors du corps de 
l'Insecte; ils se composent d'un oui- 
ducte et de la glande sébacée de ce 
dernier canal. — a. L'oviducte esttin 
conduit musculo -membraneux, for- 
mé par la réunion des deux tubes 
courts qui terminent en arrière les 
calices des ovaires. Il reçoit dans son 
trajet l'insertion de la glande sébacée, 
et s'engage ensuite dans l'organe co- 
pulateur pour se continuer avec le 
vagin. Tantôt il est droit, et tantôt il 
est courbé ou fléchi; d'autres fois il 
est renflé vers son miheu. — b. L'or- 
gane auquel l'auteur assigne la déno- 
mination de glande sébacée est cons- 
tant non-seulement dans les Carabi- 
ques, mais encore dans tous les Insec- 
tes; il est très-grand dans le Carabe. 
On y reconnaît un vaisseau sécréteur 
qui est un simple tube filiforme et 
borgne, implanté au bout intérieur 
d'un réscruoir inséré près de l'origine 
de l'oviducte, et se présentant sous la 
forme d'un corps ovalaire, compliqué 
danssonintérieurparun organe parti- 
culier, ressemblant à une valve con- 
choïde, striée et adhérente par un 
seul point à la paroi interne de ce ré- 
servoir. Léon Dufour n'ose encore se 
prononcer sur la structure et les fonc- 
tions de ce petit corps. Cependant il 
pense que le vaisseau sécréteur est 
une véritable glande déroulée, pui- 
sant par imbibi tion les matériaux de la 
sécrétion, et les transmettant au ré- 
servoir qui les retient, et dans lequel 
ils sont peut-être élaborés. Il croit 
aussi que le fluide sécrété est destiné 
à lubréfier l'oviductus et les œufs , 
lors de leur passage, ou bien à four- 
nir à ces derniers une sorte de vernis 
qui les met à l'abri des influences ex- 
térieures. 

% III. Les organes copulateurs fe- 
melles présentent à considérer les cro- 
chets vi/luaires, la ^^ulve et le vagin. 
Tous les Garabiques femelles ont à 
l'abdomen un demi-segment dorsal 
de plus que dans les mâles. Cette pla- 



CAR 

que supplémentaire i-ecouvre dans 
l'ctat de repos les crochets vulvaircs 
qui soûl des appendices palpifonnes, 
de texture coriace, mobiles, se met- 
tant à découvert dausles mouvemcns 
variés qui précèdent ou accompa- 
gnent l'acte de la copulation, et pa- 
raissant favoriser l'entrée de la verge 
dans la vulve. Celle-ci est placée en- 
tre les crochets; le vagm n'est qu'une 
continuation de l'oviductus. 

§ IV. Les œufs des Garabiques sont 
oblongs , cylindroïdes, blancs ou à 
peine jaunâtres. Il est rare qu'on en 
trouve dans un même ovaire plus 
de six ou sept. Parvenus à un degré 
de développement complet, ils sont 
i-emplis duna pulpe homogène; leur 
enveloppe est diaphane, et le micros- 
cope y dénote une texture réticu- 
laire. 

III. Les organes des sécrétions ex- 
crémentitielles forment un des traits 
les plus caractéristiques, les pi us cons- 
tans de la famille des Coléoptères car- 
nassiers, et notamment de la tribu 
des Carabiques. Ils constituent un 
appareil double et commun aux deux 
sexes, qui se compose d'un organe 
prépara:em\, d'un réservoir et d'un 
conduit excréteur. 

§ I. L'organe préparateur est for- 
mé par des vésicules secrétaires et par 
un ou plusieurs canaux déférens. — 
c. Les vésicules sécrétoires consti- 
tuent essentiellement la glande, ou 
l'organe destiné à la sécrétion de l'hu- 
meur excrémentitielle. Elles sont réu- 
nies en une ou plusieurs grappes en- 
foncées dans le tissu adipeux de la 
partie postérieure de la cavité abdo- 
minale. La figure , le nombre et la 
disposition de ces vésicules varient 
singulièrement dans les difierens gen- 
res. Chez tous, le Brachine excepté , 
elles sont portées par un pédicule 
propre , bien distinct. — b. Les ca- 
naux déférens , au nombre de irois, 
et de chaque côté dans le Brachine , 
sont réduits à un seul dans tous 
les autres Carabiques. Ils forment 
la tige des grappes ou arbuscules 
glandulaires. Leur grosseur est celle 
d'un cheveu, et leur longueur estva- 



CAR 189 

riablc suivant les genres. Ils aboutis- 
sent chacun au réservoir correspon- 
dant. 

La texture organique de ces ca- 
naux ne varie point; ils sont compo- 
sés de deux membranes constituant 
deux tubes dont l'un externe ou en- 
veloppant est d'un tissu contractile , 
et dont l'autre interne ou inclus est 
finement strié en travers, et ressemble 
Ibrt à une trachée. 

§ 11. Le réservoir est une bourse 
en général ovoïde , pj^riforme ou 
oblonguc, blanchâtre, d'une consis- 
tance comme celluleuse et élastique , 
d'une texture musculo-membraneuse; 
la grosse extrémité qui est antérieure 
estlibic et généralement an ondie; en 
arrière le réservoir présente une for- 
me assez variée ; fi paraît composé 
d'une tunique épaisse, charnue, con- 
tractile , et d'une bourse interne , 
membraneuse, pellucide, semblable 
pour son organisation au tube inclus 
du canal déiérent. 

§ m. Le conduit excréteur, dans 
tous les Carabiques que fauteur a eu 
occasion d'observer, est tout simple- 
ment un conduit filiforme qui sert de 
col ou de pédicule au réservoir. Il a 
la texture organique de ce dernier. 11 
s'engage au-dessous du rectum et va 
s'ouvrir aux cotés de l'anus. Sa forme 
et sa structure sont bien différentes 
dans le Brachine. En effet, le réservoir 
ne dégénère pas postérieurement en 
un col ; mais près l'insertion des trois 
canauxdél'érens,il s'abouche immédia- 
tement dans un corps sphérique creux 
placé sous le dernier anneau dorsal 
de l'abdomen. Cette sorte de petite 
bombe contiguë à celledu côté opposé, 
ofire en arrière un tube membraneux , 
excessivement court, qui s'ouvre tout 
près de l'anus par une valvule formée 
de quatre pièces conniventes, d'une 
extrême petitesse. Léon Dufour pense 
que c'est dans le corps sphérique qui 
suit le réservoir que se forme la vapeur 
expulsée par le Brachine. 

IV. Les organes de la respiration se 
composent , dans les Carabiques com- 
me dans les autres Insectes, de stig- 
mates et de trachées. 






190 CAR 

§ I. Les stigmates sont , dans le 
Carabe doré, espèce que l'auteur a 
principalement étudiée sous ce rap- 
port, au nombre de neuf paires dis- 
posées le long des côtes du corps. Il 
n'en a découvert qu'une au thorax, 
les huit autres sont situées sur l'abdo- 
men. — a. Les stigmates thoraciques 
sont en arrière de l'articulation de la 
première paire de pâtes sur la peau 
fibreuse et tenace qui joint le protho- 
rax au niésothorax ; placés oblique- 
ment à l'axe du corps , ils ontunecou- 
formation extérieure différente de 
celle des stigmates abdominaux. — b. 
Les stigmates abdominaux correspon- 
dent aux huit premiers anneaux du 
ventre. Ce sont de petits boutons 
saillans , durs , cornés , formés de 
deux valves ou panneaux dont Ten- 
ir 'ouverture est creuse et béante. Ces 
ostéoles pneumatiques , soit du tho- 
rax , soit de l'abdomen , offrent entre 
les deux valves qui les constituent, 
une scissure des plus étroites , une 
fente presque imperceptible pour 
l'inhalation de l'air; le pourtour de 
cette scissure est garni d'un duvet ex- 
cessivement fin. 

§ II. Les trachées n'offrent point des 
rentlemens utriculaires dans la famille 
des Carabiqucs; ces Coléoptères n'ont 
que des trachées tubulaires ou élasti- 
ques , c'est-à-dire en forme de tubes 
divisés et subdivisés à la manière des 
vaisseaux sanguins. Leurs ramifica- 
tions nacrées vont s'étaler en élégan- 
tes broderies sur tous les viscères , 
sur toutes les surfaces. Elles débutent 
à chaque stigmate par un tronc gros 
et court, divisé dès son origine et s'a- 
bouchant à une trachée latérale d'oii 
partent d'innombrables branches. 
Les trachées tubulaires se composent 
de trois tuniques dont l'intermédiaire, 
d'un blanc argentin , est formé d'un 
fil élastique roulé en spirale ; l'externe, 
apparente seulement dans les gros 
troncs , est une membrane d'une 
ténuité fugace; l'interne est extrê- 
mement fine , et ne, se détache que 
^très-difficilement de la tunique inter- 

^^^<édiaire. 

' ■ " Y. Le système nerveux consiste , 



CAR 

dans les Carabiques comme dans tous 
les Insectes, en un cerveau et un cor- 
don nerveux rentté d'espace en espa- 
ce en ganglions d'oii partent des nei f». 
Il n'a ofiert dans le Carabe aucune 
disposition extraordinaire. Il est seu- 
lement à remarquer que les nerfs op- 
tiques qui uaiisent du cei-veau sont 
comprimés et remarquables par leur 
grosseur. Léon Uufour a parfaitement 
distingué le névrilemme qui enveloppe 
le cordon nerveux sans en excepter 
les ganglions , et n'est cependant pas 
visible au cerveau. Les ganglions du 

Erolongementrachidien sont au nom- 
re de huit , variables pour leur 
grosseur , leur distance respective et 
les régions du corps qu'ils occupent. 

VI. Le tissu adipeux splanchnique 
sur lequel Léon Dufour a le premier 
fixé l'attention , et qu'il avait précé- 
demment classé parmi les dépendan- 
ces de l'appareil digestif en le dé- 
signant sous le nom d'épip/oon , con- 
siste , dans la tribu des Carabiques, 
en lambeaux graisseux, déchiquetés, 
blanchâti-es , comme pulpeux , dont 
l'abondance varie suivant les espèces 
et suivant quelques circonstances in- 
dividuelles. Soutenus par une trame 
de ramifications trachéennes d'une 
extrême ténuité , ces lambeaux fiol- 
tent au milieu des viscères , et sont 
d'autant plus multipliés qu'ils s'ap- 
prochent davantage de la partie pos- 
térieure de la cavité abdominale. Le 
tissu splanchnique est plus abondant 
et plus fourni de graisse dans les Ca- 
rabiques Aptères , et en général dans 
tous les Insecies privés d'ailes, que 
dans ceux qui ont ces appendices dé- 
veloppés. Souvent , et cela a surtout 
été observé en automne , il contient 
des corps sphéroïdes blancs , bien 
isolés , en nombre variable de douze 
à cent. Ces corps sont des espèces de 
bourses remplies d'une pulpe homo- 
gène très-blanche et offrant quelque- 
fois un col tubuleux, dont l'extrémité 
affilée se perd ou prend naissance dans 
le tissu graisseux ou elles plon- 
gent. L'auteur se demande si elles 
sont le résultatd'une altération patho- 
logique analogue à celle des loupes 



CAR 

enkystées , ou bien si elles ne seraient 
pas plutôt des rései-voirs de graisse 
pour les temps de disette? 

Ici se tenuinont les recherches de 
Léon Dufour pour ce qui concerne les 
Carabiques. Son travail étant inédit 
ctne pouvant cominede coutume ren- 
voyer à aucune source, nous nous 
sommes vus entraînés dans quelques 
détails qu'on ne trouvera cepen- 
dant pas inutiles, puisqu'ils étaient 
indispensables à l'intelligence du 
sujet. Rappelons-nous d'ailleurs cjue 
l'anatomie des Insectes a été traitée 
d'une manière si accessoire dans la 
plupart des ouvrages , qu'il est bon 
d'insister sur les travaux de cette na- 
ture qui peuvent servir de modèle , et 
certes les observations de notre ami 
doivent, à cause de leur exactitude , 
être placées dans ce nombre. Nous nous 
croyons en droit de porter ce juge- 
ment, iiarcequ'ayantaussi étudié plu- 
sieurs Carabiques etles mêmes espèces 
qu'il a décrites, nous nous sommes 
toujours rencontrés ensemble sur tous 
les points que nous avions 1 un et l'au- 
tre complètement observés. 

Les lirves des Carabiques sont 
assez diflaentes , suivant les gen- 
res; mais, en général, elles ont 
un corps allongé, presque cylindri- 
que, fonné de douze anneaux; la tête 
offre deux antennes courtes et une bou- 
che composée de deux fortes man- 
dibules, de deux mâchoires portant 
chacune une division externe en forme 
de palpe , et d une languette sur la- 
quelle sont aussi fixés doux palpes 
moins allongés que ceux des mâchoi- 
res : le premier anneau , ou celui 
qui correspond au prothorax , est 
recouvert supérieurement d'une piè- 
ce écailleusecarrée,ne débordant pas le 
corps. Les autres anneaux sont mous. 
Le huitième est dépourvu de ma- 
melons , et le dernier présente deux 
appendices coniques dontla forme et la 
consistance varient suivant les genres. 
Ces genres , très-nombreux , très- 
difficiles à grouper dans un ordre 
naturel , ont été rangés par Latreille 
(Hist. des Coléoptères d'Europe) dans 
cinq sections, delà manière suivante; 



CAR igi 

I"' SECTION. — Les Etuis tron- 
qués , Truncatipennes. Palpes exté- 
rieurs non terminés en alène ou su- 
bulés; côté interne des deux jambes an- 
térieures fortement échancrc; extré- 
mité postérieure des élytres tronquée. 

Dans celle section le corps est 
ob'ong ; la tête et le prolhorax sont 
ordinairement plus étroits que l'ab- 
domen ; le prothorax a presque 
la forme d'un cœur : il est tron- 
qué postcrieurcmrnt, étroit, allongé, 
ou prcsquL' c\ liiulrique. Les tarses 
sont le plus souvent semblables dans 
les deux sexes; enfin le bout des ély- 
tres est simplement sinué dans quel- 
ques-uns. 

Crochets des tarses simples ou point 
dentelés en dessous. 

f Point de paraglosses sur les côtés 
de la languette : cette partie , tantôt 
entièrement cornée, tantôt cornée au 
milieu, avec les bords latéraux mem- 
braneux , et s'avançant au-delà du 
bord supérieur dans quelques- uns 
— Ici le pénultième article des tarses 
est constamment entier ou point bi- 
lobé ; la tête, rétrécie imméclialement 
apjès le^yeux,a toujours une forme 
triangulaire, et ne tient dans aucun 
cas au prothorax par un col en forme 
de petit nœud. Le prothorax n'est ja- 
mais long et étroit. 

Genres. Antiiie , Graphiptère, 
Helluo, Aptine, Brachine. 

f f Un paraglosse de chaque côté de 
la languette. — On trouve maintenant 
le pénultième article de tous les tarses, 
ou du inoinsceluidesdeux larsesanté- 
rieurs, très-distinctement bilobé dans 
plusieurs. Tantôt, ce qui a lieu dans 
le plus grand nombre, la tête tient au 
prothorax par un col en forme de 
petit nœud; souvent alors elle est 
ovalaire, et se prolonge en se rétré- 
cissant derrière les yeux ; tantôt elle 
est triangulaire et sans col , en forme 
de petit nœud ; mais , dans ce cas , le 
prothorax est long et étroit, et le pé- 
nultième article des tarses est bilobé 

I. Dernier article des palpes exté- 
rieurs en forme de triangle ou de cône 
renversé et comprimé. 



igu CAR 

Genres Gale rite , Drypte , Ztr- 

PnXE, POLISTIQUE. 

II. Dernier article des palpes exté- 
rieuas ovoïde. (Tète constamment al- 
longée, et rétrécie en arrière des yeux 
jusqu'au cou.) 

Genres Cordiste ( Calophœna , 
Kliig), Gasnonie [Ophioaea , Klûg), 

Op ACANTHE. 

Crochets des taises dentelés en des- 
sous. 

Les paraglosses sonfllpeif ou point 
distincts, ainsi que dans les Bra- 
chines et autres genres analogues. 

Genres Agre, Cyminde, Plochio- 
NE, Lebie, Lamprie, DromiEjDeme- 

TRIAS. 

IP SECTION. — Les Bipartis , Bi- 
partiti. Palpes extérieurs non termi- 
nés en manière d'alêne. Côté intérieur 
des deux jambes antérieures oïdiuaire- 
raent fortement échancré. Elytres en- 
tières ou légèrement sinuées à leur 
extrémité postérieure. Tarses , le plus 
souvent courts, semblables ou sans 
dilTérences sensibles dans les deux 
sexes : leur dessous dépourvu debi'os- 
se et simplement garni de poils ou de 
cils ordinaires. 

Les Insectes de cette section sont 
fouisseurs, terricoles et peu ou point 
carnassiers , à ce qu'il paraît. Ils ont 
les antennes souvent coudées ; l'abdo- 
men pédicule , le prothorax grand , 
lunule dans plusieurs; carré ou pres- 
que globuleux dans les autres ; les 
jambes antérieures sont palmées ou 
digitées dans un grand nombre. 

Menton vecomTant pi'esquc tout le 
dessous de la tête jusqu'au labre, 
immobile , souvent sans suture à sa 
base. 

Genres Encelade, Siagone. 

Menton laissante découvert une grande 
partie de ha bouche et les côtés infé- 
rieurs de la tête , mobile, toujours 
distingué par une suture. 

f Jambes antérieures palmées ou 
digitées. 

Genres Carène, Scarite, PasimjL- 

QUE, CWVINE, DiSCHIRIE. 



CAR 

ff Jambes antérieures simples ou 
de forme ordinaii'e. 

I. Antennes grenues ou presque 
grenues. Prothoiax presque carré. 

Genres Ozène, Morion. . 

II. xintenncs à articles allongés,, 
presque cylindriques. Pro thorax pres- 
que lunule ou cordilbrme. 

Genres Ariste ( Ditome , Bon.), 
Apotome. 

IIP section. — Les Thoracïques , 
Thoracici. Palpes extérieurs non ter- 
minés enmanière d'alêne. Coté interne 
des deux jambes antérieures fortement 
échancré. Elytres entières ou légère-» 
ment smuées à leur ejttrémité posté- 
rieure. Les premier»articles des qua- 
tre ou deux tarses antérieurs des mâ- 
les sensiblement plus larges , garnis 
en dessous de papilles ou de poils , 
soit disposés en séries , soit en brosse 
serrée et sans vide. 

Les quatre tarses antérieurs des mdle» 
dilatés. 

f Dernier article des palpes maxil- 
laires extérieurs au moins, ovoïde , 
tronqué ou obtus. Milieu du bord su- 
périeur du menton à dent simple ou 
nulle. — Les Insectes de celte sous- 
division ont les palpes maxillaires in- 
ternes très-pointus;les paraglosses prO' 
f)ortionnellement plus larges que dans 
esCarabiques suivans; les mandibu- 
les courtes ; les pieds antérieurs au 
moins, robustes et à jambes très-épi- 
neuses. Ils sont pourvus d'ailes et 
composent le genre Harpale de Bo- 
nelli. 

Genres Acinope, Harpale, Opiio- 
NE, Sténolophe, Masorée. 

ff Dernier article des palpes 
maxillaires extérieurs au moins, coni- 
que , très-pointu et formant avec le 
précédent un corps ovalaire , allongé 
ec tiès-acéré au bout. Milieu du bord 
supérieur du menton ayant une dent 
bihde. 

Ici les tarses intermédiaires sont 
en général moinssensiblement dilatés 
que dans les précédens. Le dessus de 
la tête est souvent élevé' près du bord 



CAR 

interne des yeux; eufin une portion 
c/ esclytres est lisse, etl'autrc est striée 
^ans plusieurs. Ces Insectes très-pe- 
tits, prescjuc tous de couleur roussâ- 
trc, avoisincnt ceux de la dernière di- 
vision ou les Subulipalpes. 

Genres TnÉcurs , Ijliîmls. 

Les deux tarses antérieurs des mules 
uniquement dilatés. 

f Extrémité supérieure de la lan-^ 
guette attcij,'nant ou dépassant tou- 
jours celle de l'article radical de ses 
palpes. Point d'élranglcment ou de 
dëpression l)rusqi;e à la partie posté- 
rieure et supérieure de la tête iuinié- 
diatement derrière les yeux, 

I. Mandibules toujours terminées 
en pointe. Bord antérieur de la tête 
servant d'attache au labre plan, droit, 
point élevé ni arqué en manière de 
ceintre. Une ou deiix dents dans l'é- 
chancrure du menton , au milieu de 
son bord su})érieur. (Labre rarement 
bilobé ou très-échancré.) 

Les gcnrcsdes subdivisions suivan- 
tes jusqu'à celle -[-J-, opposée à la pré- 
cédente, composent le genre Féronie 
(Rèo. Anim. de Cuv.). Le milieu du 
bord supérieur du menton oftVe tou- 
jours une dent qui est ordinairement 
bifide. 

A. Pieds, ou du moins les quatre 
prcuùers, le plus souvent robustes; 
a rt icles dilatés des tarses antérieurs des 
màles en forme de cœur ou de trian- 
gle reuversé, ne formant point de pa- 
lette carrée ou orbiculaire ( toujours 
garnis en dessous de pods ou de pa- 
liilles disposés sur deux à quatie lignes 
divergentes^. 

* Crochets des tarses simples ou 
sans dentelures. 

a. Pieds lobustes : les quatre cuisses 
antérieures au moins ovalaires etren- 
Ilées. Corselet aussi large que l'abdo- 
men , mesurés l'un et l'autre dans 
leur plus grand diamètre transversaL 
Longueur du troisième article des an- 
tennes double au plus de celles du 
précédent. 



CAR 193 

1 .Mandibules courtes ou moyennes, 
dépassant le labretle la moitié au plus 
de leur longueur. (Bord postérieur du 
corselet s'appliquant ordinairement 
contre la base des ëlytres, ou en étant 
très-rapproché.) 

(t;Corps du plus grand nombreailé, 
ovale ou ovale-oblong, convexe ou 
ai que en dessus, avec la tête inclinée. 
Uernior article des palpes extérieurs 
ovoïde ou presque ovalaire. Antennes 
non grenues; la plupart des articles 
toujours presque cylindriques, les 
derniers un peu plus épais. 

Genres Zabri; , Pelor, Pangus , 

AmaRE , PotiONE, TÉTRAGONOUKRE , 
POECILE , ArGUTOR. 

Ils ont tous les mandibules courtes. 

(ft) Corps ordinairement aptère et 
droit. Dernier article des palpes exté- 
rieurs plutôt cylindrique ou obconi- 
que qu'ovoïde ou ovalaire. Antennes 
grenues ou presque grenues, parais- 
sant , vues de profil, comme noueuses 
et plus grêles au bout : la plupart des 
articles presque en forme de toupie 
ou de poire , dans les espèces oix ces 
organes sont allongés. 

Les coupes dont se compose cette 
division passent, par nuancespresquc 
insensibles, de l'une à l'autre, et ne 
semblent devoir former qu'un seul 
genre renfermant des Insectes qui 
habitent particulièrement les lieux 
ombragés elles montagnes, et dont 
les mandibules sont généralement 
plus fortes que celles des pi'écédens , 
la gauche étant un peu plus grande. 

Genres AisAx , Ptérostique, Pla- 

TYSME, COPHOSE , OmaSÉE, StÉROI'E , 

MoLOPs, Perçus. 

2. Mandibules très-fortes , nota- 
blement avancées au-delà du labre. 
(Abdomen pédicule.) 

Genres Céphalote ( Broscus , 
Vsinz.), Stomis. 

b. Pieds faibles , à cuisses oblon- 
gues.Corseleldans toute son étendue, 
plus étroit que l'abdoinen. Longueur 
du troisième article des antennes tri- 



194 CAR 

pie ou presque triple de celle du pré- 
cèdent. ( Les antennes menues et li- 
néaires.) 

Genre Sphodre. 

** Crochets des tarses dentelés en 
dessous. 

Genres L^mosthéne , Calathe , 
Tapiirie {Syiiuchus, Gyll.). 

B. Pieds ordinairement grêles j ar- 
ticles dilatés des tarses antérieurs des 
mâles, le premier au plus excepté, 
presque carrés ou orbiculaires , et 
Composant ensemble une sorte de pa- 
lette, garnis inferieurement dans pi u- 
sieursd'une biosseserrée et sans vide. 
Corselet souvent plus étroit dans 
toute sa longueur que l'abdomen. 

Dans les uns , les poils ou papilles 
du dessous des articles dilatés des tar- 
ses antérieurs des mâles sont disposés 
par séries longitudinales , ne formant 
point de brosse serrée et sans vide ; 
les palpes extérieurs sont toujours fi- 
liformes , avec le dernier article ordi- 
nairement presque ovalaire.Le corse- 
let est toujours orbiculaire ou en for- 
me de cône tronqué. 

Genres Dolique, Platine, Anco- 
MÈNE, Agone. 

Dans les autres , le dessous des ar- 
ticles dilatés des tarses antérieurs des 
mâles est garni d'une brosse très-ser- 
rée et sans vide. 

Genres Caeltste , Epomis, Dinode , 
Cul^nie, Oode. 

II. Mandibules le plus souvent très- 
obtuses , ou tronquées et échancrées à 
leur extrémité. Bord antérieur de la 
tête servant de base au labre élevé, et 
arqu^en manière de ceintre. Point de 
dents au milieu du bord supérieur du 
menton ou dans son écliancrure. (La- 
bre toujours fortement échancré ou 
bilobé.) 

Ici les articles dilatés des tarses 
antérieurs des mâles forment réel- 
lement une sorte de palette. 

Tantôt les mandiblules sont termi- 
nées en pointe. 

Genre Remee. 



CAR 

Tantôt, elles sont très-obtuses et 
échancréesou tronquées obliquemerit 
à leur extrémité. 

Genres Hicml.'ë., Isicine, Badister. 

ff Languette de plusieurs très- 
courte et n'atteignant pas l'extrémité 
supérieure du premier article de ses 
palpes : un étranglement ou une dé- 
pression brusqneàla partie postérieu- 
re et supérieure de la tête , unmédia- 
tement derrière les yeux. 

Genres Patrobe, Microcéphaee , 
Pélécie , Panacée , Loricère. 

IV SECTION. — Les Abdominaux, 
Abdominales. Palpes extérieurs non 
subulésouenalène. Pointd'échancru- 
re au côté interne desjambes antérieu- 
res, ou cette échancrure ne formant , 
lorsqu'elle existe,qu'un canal oblique, 
linéaire, n'avançant point sur la face 
antérieure de la jambe. Elytres en- 
tières ou simplement sinuées à leur 
extrémité postérieure. Dernier article 
des palpes extérieurs ordinairement 
dilaté , soit en forme de triangle ou 
de hache , soit eu foimede cône ren- 
versé et plus ou moins oblong. (Yeux 
saillans. Abdomen très-grand relati- 
vement au prothorax.) 

Coté interne des mandibules entiè- 
rement ou presque entièrement denté 
dans toute sa longueur. ( Labrç tou- 
jours trcs-bilobé. Dernier article des 
palpes extérieurs toujours très-grand ; 
celui des labiaux en forme de hache 
ou de cuiller. ) 

Genres Pambore, CYCHRrs , Sca- 

PHINOTE. 

Mandibules sans dents notables, ou 
dentées seulement vers leur basé. 

-j- Tous les tarses semblables dans 
les deux sexes. 

Genres TrrrELs , Procère. 

If Tarses antérieurs dilatés dans 
les mâles. 

I. Bord antérieur du labre à trois 
ou deux lobes. 

Genres Procruste ,Carabe , Ca- 
x,osoaiE. 

II. Labre entier. * 



CAR 

A. Dernier article des palpes Ibr- 
mant un cône renversé. Anlennes 
•igrcles et allongées. 

Genres Leistus , Nebrie , Omo- 

PHUON. 

B. Dernier article des palpes exté- 
rieurs presque cylindrique ou ovalai»- 
re. Antennes assez épaisses et courtes. 

Genres Bletiuse , Pélopuile , 
Elai'iire, ]Notioi'jiii-e. 

V section. — Les Subulïtalpes, 
Siibiilipalpi. Palpes extérieurs subu- 
lés ; lavant-dernier article grand, 
renflé, turbiné ou en forme de tou- 
pie; le dernier très-petit, aciculaire. 

Les Insectes de cette section se rap- 
prochent un peu , par \e faciès , des 
Cicindélètcs; ils ont le côté interne 
des deux jauibes antérieures échan- 
cré; les clytres entières ou simple- 
ment slnuées à leur extrémité posté- 
rieure, les yeux sadlans , et le milieu 
du bord supérieur de la languette 
pointu; on les rencontre sur les Lords 
des eaux ou dans les lieux liumides. 

Genres Taopiiye, LopiiE, Leja, Pe- 

BYI'UE , BeMBIDION , ÎNOTACHE , Ta- 
CHYS. 

Latreille ( B.èg. Anim. de Cuv. ) 
réunit ces différens genres établis sur 
des caractères peu importans , à celui 

de BEM3101ON. 

f^. , pour les caractères qui leur 
sont propres, chacun des genres men- 
tionnés dans ce tableau. (aùd.) 

GARABOD ou KARABOU. bot. 
PHAX. Syn. brame de Karibepou. F". 
ce mot. (b.) 

GARACA. BOT. PHAN. Nom de 
pays qui , dans Rumpli , désigne une 
espèce de Dolic, Doiichos bulbosus, 

L. (B.) 

GARAGAL. mam. Espèce du genre 
Gbat. F', ce mot. (b.) 

CARACALLA. bot. piian. Nom 
trivial, devenu scicntitlque, dune es- 
pèce de Haricot, vulgairement nom- 
mée Garacole. (b.) 

* CARACAN. bot. phan. (Knox.) 



CxVIV 195 

Même chose que Kurrakkan. V. ce 
mot. (b.) 

CARA-GANIRAM. bot. piian. 
Syn. de Justicia paniculata. Espèce 
de Garmantine qui, à la côte de Mala- 
bar , passe pour spécifique contre lu 
morsure de certains Serpcns veni- 
meux, (b.) 

CARACARA. Po/rio/ws. ois. Genre 
établi par Vieillot duns son ordre des 
Accipitres, lamille des A'aulouricns, 
et dans lequel il plaça des espèces ran- 
gées par Guvier à la suite des Aigles 
pêcheurs, et qui font partie de la 
septième section des Faucons deXem- 
minck. Le nom de Caracara est em- 
prunté des Brésiliens qui , au rapport 
de Marcgraaif , désignaient ainsi uii 
Oiseau delà tailled'un Milan et qui est 
grand ennemi des Poules. On trouve 
aussi Caracara employé comme syno- 
nyme d'Agami. (b.) 

CARACAR.IY. ois. Syn. de Cara- 
cara au Paraguay. /^.Faucon, (on.. z.) 

CARACCA. ois. Espèce du genre 
Faucon, Falco cristatus , Lath. La 
Grande-Harpie selon Cuvier. (dr..z.) 

C A R A C H E R. Carachera. bot. 
phan. Forskalh avait donné ce nom 
arabe au genre qu il avait formé 
pour une Plante que Yahl a re- 
connue être une espèce du genre 
Lantana qu'il appelle Fibuinoïdes. 

(B.) 

CARACHUPA.MAM.(Frezier.)Nom 
vulgaire au Pérou d'un Animal qu'on 
reconnaît être une espèce de Sarigue. 

(B.) 

CARACK-NASSI.BOT. piian. (Bur- 
manu.) Syn. de Pergularia glabra à 
Java. /^. Pergulaire. (b.) 

CARACO ou CHARACO. mam. 
Espèce du genre Rat. F', ce mot. (b.) 

*CARAC0L. moll. Nom vulgaire 
et générique sous lequel on désigne 
les Limaçons en espagnol. (b.) 

CARACOL-SOLDADO. crust. 
C'est-à-dire Soldat Limaçon. L'un 
des noms vulgaires espagnols de Ber- 
na rd-l'Ermlte. ^. Pagure, (b.) 



196 CAR 

CARACOLT ou CARACOLY. min. 
Alliage métallique peu connu en Eu- 
1 ope , et que forment , selon certains 
•voyageurs, les sauvages de l'Amé- 
rique avec le Cuivre, l'Argent et l'Or 
dont il a la couleur , ou avec de l'Ar- 
gent et de l'Etain. (LUC.) 

CARACOLLE. moll. Pour Caro- 
coUe. V. ce mot. (b.) 

CARACOLLE. bot. phan. Nom 
vulgaire d'un Haricot, Fhaseolus Ca- 
racalta , L. , remarquable par ses 
fleurs contournées en Limaçon et 
d'une odeur suave. . (b.) 

CARACOLY. MIN. r. Caracoli. 

CARACURA. OIS. (Ruysch.) Oi^ 
seau du Brésil dont la description est 
encore trop douteuse pour assigner à 
celte espèce une place dans la mé- 
thode. (DR..Z.) 

CARAF. BOT. PHAN. Syn. arabe 
d'Arroclie. /^". ce mot. (b.) 

CARAFUL. BOT. PHAN. r. Cala- 

fUR. 

CARAGAN. Caragana. bot. phan. 
Les Arbres et Arbrisseaux qui com- 
posent le genre Robinia de Linné se 
séparent naturellement en deux sec- 
tions. Dans la première, on observe 
un calice entier ou découpé en cinq 
lobes peu profonds , un stigmate an- 
térieurement velu , des gousses com- 
primées ainsi que les gi'aines , et des 



feuilles ailées, terminées par une im- 
paire. Dans la seconde, le calice est 
à cinq dents , la gousse cylindrique , 
les graines sont globuleuses , et le pé- 
tiole , au lieu de porter une foliole 
impaire à son extrémité , se prolonge 
on pointe ou en épine. Cette section 
foiuie le geni-e Caragana àe Lamarck, 
auquel se rapporte le Robinia Cara- 
gana , L. , qui lui a donné son nom , 
Arbrisseau de Sibérie, à pédoncules 
unitlores fascicules , ainsi que ses 
feuilles composées de cinq paires de 
folioles environ. — Le/?. Caludendron, 
originaire du même pays , à pédon- 
cules Iridores , à feuilles composées 
de deux ou trois paires de folioles ar- 
gentées. — Les R. jubata, tragacan- 
thoides, Altagana, sjjinosa.friitescens, 



CAR 

pygmœa, qui croissent également en 
Sibérie et ont été déciites et figurées 
par Pallas { Not^. Act. petrop., t- 6, 7, 
42 , 45 , 44 et 45). — Le R. martici- 
îiensis dont la gousse très-étroite se 
termine par un style en forme de 
vrille ( F". Lamarck , Illuslr. t. 606 , 
fig. 2). — Le R. Jlorida à grandes 
fleurs couleur de pourpre et fascicu- 
lées (/"-". Valh , Symb. t. 70), et le R. 
poijantha, espèce très-voisine , toutes 
deux originaires d'Amérigue. — Le 
R. Chamlagu dont les feuilles n'ont 
que deux paires de folioles glabres , 
dont le pétiole et les stipules sont épi- 
neux, les fleurs grandes et jaunes, 
portées sur des pédoncules simples, 
et le R.Jlava à tige inerme , à feuilles 
composées de huit paires de folioles , 
à fleurs blanches , à racines jaunes et 
amères. Le premier habite la Chine , 
le second la Cochinchine. V. Lamk. 
Illuslr. t. 607. (a. d. ï.) 

CARAGATE. bot. phan. Nom vul- 
gaire du genre Tillandsia. T^. Til- 

LANDSIE. (A.R.) 

CARAGNE. MAM. Pour Carague. 
V. ce mot. (B.) 

CARAGNE. Caranna. bot. phan. 
Vulgairement Gomme-Caragne. Subs- 
tance gommo-résineuse qui provient 
d'un Arbre indéterminé du Mexique, 
et qu'on employait autrefois dans la 
médecine où l'on n'en fait plus usage. 

(B.) 

*C ARAGUAT Aet C ARAGUATE. 

bot. PHAN. Même chose que Caragale. 
P\ ce mot et Tillandsie. (b.) 

CARAGUE. MAM. (Laët.)Syn. de 

Sarigue. V. ÛIDELPHE. (b.) 

CARAH. ois. Nom d'une espèce 
peu connue de Faucon au Bengale. 

(DB..Z.) 

CARAHSL bot. phan. Syn. indou 
de Galedupa. /^. ce mot. (p.) 

CARAICHE ou CAREICHE. 
BOT. PHAN. Syn. de Carex. T^. Lai- 
CHE. (b.) 

* CARAI-CODI. BOT. PHAN. Es- 
pèce de Bryone indéterminée de la côte 
de Coromandel. (b.) 



CAR 

GARATNAL. ois. Syn. maltais du 
Guêpier commun , Merops Apidsler, 
L. /^. Gut'picr. (DR..Z.) 

CARAIPÉ. Caraipa. MOT. phan. Ce 
genre, établi par Aublet dans les 
rli.ntes de laGuiane , nous paraît fort 
diflicilo à bien classer dans une des 
familles natarellcs de Plantes déjà 
connues. Yoici les caractères qui le 
distinguent : ses fleurs constituent 
des grappes rameuses, axillaires ou 
terminales; leur calice est petit, à 
cinq divisions très-profondes; la co- 
rolle se compose de cinq pétales ré- 
guliers étalés , beaucoup plus grands 
que le calice, insérés au-dessous du 
pistil; les étamines sont eu très-grand 
nombre ; leurs filamens sont grêles , 
capillaires , hypogynes ; leurs anthè- 
res sont bilocuîaires; le pistil estlibrc 
et se compose d'un ovaire globuleux 
à trois angles obtus, à trois loges con- 
tenant chacune un seul ovule; le 
style est allongé et se termine par un 
stigmate trilobé. Le fruit est une cap- 
sule presque pyramidale à trois an- 
gles se terminant en pomtc à son 
sommet; elle est à trois loges qui s'ou- 
vrent en trois valves , dont les bords 
sont appliqués sur les cloisons qui 
fornvent une sorte de colonne à trois 
angles et comme à trois ailes. 

Ce genre se compose d'un petit 
nombre d'Arbres d'une taille mé- 
diocre , dont les feuilles sont alternes, 
entières , portées sur de courts pé- 
tioles ; il a quelques rapports avec le 
genre Vateria. (a. r.) 

CARAK. OIS. Syn. de Troglodyte , 
Motacilla Troglodytes , L. dans le 
nord de l'Europe. F". Sylvie. (dr..z.) 

* CARAKIDIA. POIS. Syn. de Sciœ- 
na Umbra chez les Grecs moLlcrnes. 

P^. Sci.INE. (B.) 

CARAK-^'ASSI-FOELA-AROS. 
BOT. PHAX. Nom malais du Rondele- 
tia aslaùca. V. Rondeletie. (b.) 

CARALINE. BOT. «iPHan. Nom de 
pays AwKanunculus glacialis. Espèce 
deRenoncule tpii croît au boid des 
glaciers. (b.) 



CAR 197 

CARALOU. BOT. PHAN. Pour Ca- 
lalou. iT. ce mot. (b.) 

CARA-MAINDYN. bot. phan. Syn. 
de Melastoma aspera à Madagascar, 
appelé Caduc-duc à Java. (b.) 

CARAIMARO ou CARAMARRO. 
BOT. PHAN". Même chose que Cama- 
ron en quelques cantons du Portugal, 

(B.) 

CARAMASSON. rois. L'un des 
noms vulgaires du Cottus Scorpio 
vers l'embouchure de la Seine. J'^ 
CoTTE. (b.) 

CARAMBA. BOT. phan. Pour Ci- 
rambu. F', ce mot. ' (b.) 

CARx\MBASSE. bot. phan. Rose 
dit que c'est une espèce de Millet, (b.) 

CARAMBOLE, bot. phan. Fruit 
de VAuerrhoa Carambola. V. Caram- 
bolicr. (b.; 

CARÀMBOLIER. Averrhoa. bot. 
PHAN. Genre placé par Jiissieu à la 
suite desTéréblnthacées, mais qui ap- 
partient aux Rhamnées , suivant Cor- 
rea. Son calice est profondément dé- 
coupé en cinq parties, avec lesquelles 
alternent cinq pétales plus longs, 
comme onguiculés et dont le limbe se 
réÛéchit après la floraison ; les filets 
sont réunis inférieurement en un an- 
neau , cinq extérieurs plus courts, 
cinq intérieurs alternant avec les pre- 
miers et allongés , tous inférieure- 
ment élargis; l anthère, fixée à leur 
sommet par le milieu de son dos, 
est ainsi oscillante et introrse; 
elle a deux loges qui s'ouvrent par 
une suture longitudinale ; l'ovaire 
libre est à cinq côtes séparées par au- 
tant d'enfoncemens, surmonté de cinq 
styles et de cinq stigmates, et pré- 
sente intérieurement cinq loges , dont 
chacune contient autant de graines 
pendantes à son angle intérieur; le 
fruit, à la base duquel persiste le ca- 
lice , est une baie allongée, marquée 
de cinq angles saillans , qui corres- 
pondent à autant de loges tapissées 
par une membrane propre. On trouve 
dans chacune de deux a cinq graines, 
dontl'embry on, dressé au milieu d'un 
périsperme charuu, oflfre une radi- 



p. 72 

On 



198 CAR CAR 

cule courte et des cotylëdons com- graaff.)î*almier indéterminé du Brésil^ 
primés. ( T^. Ann. du Mus. , ï. vin , qui paraît appartenir au genre Co- 

ryplia. (b-) 

CARA-NASCr. BOT. piian. Noni 
qui paraît devoir être générique à 
Amboine , oii , avec l'ëpilhèle de 
grand , il désigne le Ruellia antipo- 
da; avec celle de petit, le Capraria 
Crustacea; avec celle d'Arbre à feuil- 
les éi\o\.les,V OldcnlancUa repens. (b.) 

CARANCHO ou CARANCRO. 



t. 35.) 

connaît deux espèces de ce 
genre. Ce sont des Arbustes de Plnde 
dont les feuilles sont composées de 
folioles alternes, les fleurs dispo- 
sées en panicides à Paisse le de ces 
feuilles , à l'extrémité des l'ameaux ou 
sur le tronc même, les fruits contenant 
une pulpe acide. Dans le Bilimbi , 
Averihoa Bilimbi , L. , les dix filets 

f)ortent des anthères, les angles du 
ruit sont arrondis. Dans \ Aveirhoa 
Carambola , L. , quia donné au genre 
son nom fiançais, les cinq filets ex- 
térieurs sont stériles; le fruit plus 
grand a des anglesaigus, et les grai- 
nes sont à demi enveloppées dans un 
arille charnu ( Cavanilles , Disscr. 
tab. 219 et 220, et Ijnnik. Illust. 
tab. 58fi). La Plante décrite par Linné 
sous le nom ^ Averrlioa acida a été 
rapportée au genre Cicca. T^. ce mot. 
(a. d. j.) 

CARAMBU. BOT. PHAN. (Rhéede, 
Malab. T. it, tab. 49.] L'une des 
Plantes à laquelle les Indous appli- 
quent le nom de Bula-Vanga, et qui 
paraît être le Jussiœa caryophylluï- 
des , Laink. (»•) 

CARAMILLO. bot. phan. L'un 
des noms espagnols du Salsola Kali, 
L. r. Soude. (b.) 

* CARAMOT ET CARAMOTE. 
CBUST. Noms vulgaires cités par Ron- 
delet {de Fiscihus, lib. i8, p. 547 et 
549) et sous lesquels on désignait de 
son temps deux Crustacés mai ius as- 
sez diflerens. Le premier de ces noms 
semble appartenir à l'espèce du genre 
Alphée que Risso (Hist. des Crust. de 
Nicej p. 90) nomme A- Caramo/e; 
l'autre est rapportée par La treille 
(Règne Anim. de Cuv. , T. 3 , p. 56) 
au genre Pcnée. (aud.) 

CARAMUJO. MOLL. Syn. espa- 
gnol de INérite. iT. ce mot. (F.) 

CARANA ET CARAPSOT. bot. 
PHAN. La Canneberge chez les Tar- 
taresOstlacks. (b-) 

C.\RA]SA-IBA. BOT. riiAK. (Marc- 



OTS. Syn. du Caracara dans l'Amé- 
rique méridionale. F". Faucon. On 
prétend que le second de ces noms 
s'applique encore au Vautour Urubu, 
ainsi qu'au Catharte Aura. On Ta 
quelquefois écrit Carancros. (dr..z.) 

*CARA]NDAS. bot. pnAN.(Garcias, 
C. Baulîin et Rumph.)Syn. de Calac. 
/". ce mot et Carissa. C'est le nom 
propre de Pespèce qui sert de type à ce 
genre. • (b.) 

CARANDIER. Caranda. boT; 
piiAN. Le fruit que Gaertner a décrit 
et figuré sous le nom de Caranda pe- 
dunculata (T. 11 , p. 7 , t. 83 ) appar- 
tient à un Palmier, originaire de Gey-* 
lan , dont on ne connaît point encore 
la fleur, nilesorganesdela végétation. 
Gaertner le décrit comme étant formé 

f)ar un , deux , ou trois ovaires pédoncu- 
és,parlantdufondd'un calice coriace, 
ovoïdes, terminés en pointe, compo- 
sés d'un péricarpe mince , lisse , uni 
avec le tégument propre de la graine. 
Celle-ci est en grande partie compo- 
sée d'un cndosperme cartilagineux y 
de même forme que le fruit, creusée à 
son centre d'une petite cavité oblon- 
gue et contenant l'embryon dans une 
petite fossette latérale. Cet embryon 
est conique, sa radicule est toiîrnée du 
côté extérieur. (a. b.) 

CARANGA. bot. phan. (Vahl.) 
pour Curanga. V. ce mot. (b.) 

* CARANGOLAM. bot. piian. V. 
Cara Angolam. 

CARANG-]^ÈDE. polyp. Ce nom 
malais désigne, selon Desmarest , le 
Millepore, vulgairement appelé Man- 
chettes de Neptune. (lam.,X.) 



CAR 

CARANGUE. pois. Espèce du sous- 
genre Caranx./^. ce mot. (B.) 

* CARAÎNGUEIRO. crust. Même 
chose que Cangrejo. V. ce mot. (b.) 

*CARANINA. BOT. phan. Même 
chose que Caiagnc. /^". ce mot. (b.) 

CAR A-NOS [. BOT. PHAN.Syn. ma- 
labare de P'itc.x trifolia. /'. ViTKX. 

(B.) 

CARANOïSCriI. BOT. piiAN. S^n. 
mahiisde Jusiicia Gendarussa, espèce 
dcCarmanliue. (b.) 

* CARANTO. OTS. Syn. italien du 
Verdier, Loxia Ckloiis, L. J^. Gnos- 

B£C. (DR..Z.) 

CARANX. POIS. Genre indiqué 
d'abord par Commerson , formé par 
Laccpè.ie aux dépens des Scombres 
de Linné, et que Cuvier n'adopte 
que comme sous-genre parmi ces mê- 
mes Scombres. /^. ce mot. (u.) 

C.\^K'SXO'S\0\\E.Caranxomorus. 
POIS. Genre formé par Lacépède en 
démembrement des Scombres, mais 
qui n'a pas été adopté par Cuvier. 
Les espèces dont il était couiposé peu- 
vent être réparties dans pUnieurs au- 
tres, tels que Coryphènc, Centronote 
et Cicble : ce qui prouve qu'il était 
peu naturel. /^. tous ces mots, (b.) 

CARANZIA. bot. phan. Syn. ita- 
lien de Momordlca Balsamina, L. /^. 

MoMORDIQUE. (b.) 

CARAPA.BOT. phan. Genre placé 
à la suite de la famille des Méllacées, 
dont il se rapproche en effet par plu- 
sieurs caractères, quoiqu'il s'en éloi- 
gne par plusieurs autres. 11 a été établi 
par Aublet, daprès un Arbic de la 
Guiane, puis reproduit par Kœnig et 
en même temps mieux caractérisé 
dans la description d'un Arbre des 
Moluques qu'il appelle Xylocaijyus, 
le même que Rumph nommait Gra- 
natum [Hort. Amb. T. m. t. 61 .) Son 
calice est à quatre lobes coriaces, ainsi 
que les pétales qui sont en même nom- 
bre, étalés et attachés sous l'ovaire. 
Intérieurement et vers le même point 
s'insère un tube qui présente supé- 
rieurement huit découpures échan- 



GAR 199 

crées, contre lesquelles sont appli- 
quées au dedans huit anthères. L'o- 
vaire libre est surmonté d'un style 
épais que termine un stigmate tron- 
qué, large, percé dans son milieu, et 
entouré i\\\\\ rebord sillonné. JjC 
fruit est giand et globuleux. Son pé- 
ricarpe ligneux à l'intérieur, coriace 
extérieurement et maïqué de quatre 
ou cinq sillons, se sépare en autant 
de valves, et renferme une loge uni- 

3 ue, peut-être parsuitcd'avortement, 
ans laquelle plusieurs noyaux de 
forme anguleuse, de consistance su- 
béro-ligneuse se touchent par leurs 
facettes en se groupant diversement. 
Ils contiennent une graine dépourvue 
de périspenne. 

Les deux espèces dont nous avons 
déjà parlé sont des Arbres à feuilles 
alternes et pinnécs sans impaire , à 
tleurs disposées en grappes axillaires, 
polygames par a vertement. Dans celui 
des Moluques, les feuilles n'ont en 
général que trois paires de folioles 
ovales-aiguës ; les fruits sont gros 
comme la tête d'un enfant nouveau- 
né. Ils sont plus petits, les folioles 
sontlancéoléesct beaucoup plus nom- 
breuses dans l'Arbre de la Guiane , 
dont l'amande fournit, à l'aide de la 
chaleur ou de la pression, une huile 
épaisse et ainère, employée à divers 
usages domestiques et précieuseparla 
propriété qu'elle a d'écarter les Insec- 
tes, y. Lamk, lllustr. t. ooi, et Au- 
blet, Suppl. t. 587. (a.d.j.) 

L'écorce de Carapa est employée 
avec succès par les Indiens comme 
fébrifuge. Elle est d'un brun jaunâtre, 
recouverte d'un épiderme gris et ru- 
gueux. Sa saveur fortement amère se 
rapproche de celle du Qidnquina gris. 
L'examen chimique de cette écorce , 
fil it par Robinet, a encore démon- 
tré la plus grande analogie entre 
elle, et le Quinquina. Ce chimiste y 
reconnut la présence : 1° d'une ma- 
tière alcaline qui a beaucoup de res- 
semblance avec la Quinine ; 20 d'un 
acidedelanaturedu kinique; 5" d'une 
matière rouge soluble ; 4° d'une ma- 
tière rouge, insoluble, analogue au 
rouge-cinchonique de Pelletier; 5" 



800 CAR 

d'une matière grasse verie ; 60 d'un 
sel à base calcaire qui pourrait bien 
être un Kinate. Le Carapa fournit as- 
sez abondammentune huilcou graisse 
Végétale, dont la très-grande amer- 
tume est (lue, selon Bouiiay, à la pre^ 
sencede la même matière alcaline que 
l'on trouve dans l'ccorce des Cinclio- 
na. ' (DR..Z.) 

CARAPACE. Testa. Kept. chel. 
Partie supérieure de l'enveloppe des 
Tortues, le plus souvent osseuse et 
disposée en voûte résistante. F". Ché- 
XONIENS. • (b.) 

C ARAFAT ET K ARAFAT, bot. 
phaN. Syn. de Ricin , d'oii vient 
qu'on donne quelquefois ces noms à 
riu'.ile qu'on retire des graines des 
Plantes de ce genre. (b.) 

CARAPATINE. pois. foss. r. 
Glossopètke. 

CARAFE. Carapus. rois. Sous-^ 
genre de Gymnote. V. ce mot. (b.) 

* CARAFE. OIS. (Azara.)Syn. du 
Tinamou nain , Tinamus nanus , 
Temm. y. Tinamoit. (dr..z.) 

CARAFICHE. Carapichea. bot. 
PiiAN. Le genre Carapichea d'Aublet 
fait partie de la famille naturelle des 
Rubiacées et de la FcntandrieMono- 
gynie, L. Une seule espèce le compo- 
se , c'est le Carapic/iea guianensis 
(Aubl.jGuian.i. p. 168. t. 64). Arbris- 
seau à feuilles opposées, très-grandes, 
entières, ovales, allongées, acuminées 
à leur sommet, ayant une grande sli- 
pule entre chaque paire de feuilles. 
Les tleurs sont petites , réunies eu 
tête sur une sorte de réceptacle. Cha- 
que capitule qui est axlUaire et pédon- 
culéeslenvironné à sa baseparun in- 
volucre formé ordinairement de qua- 
tre folioles disposées en croix, et dont 
les deux plus extérieures sont plus 
longues. Les fleurs ont chaounc^une 
corolle courte, moiiopétale, régulière, 
infundibubforme,à cinq divisions, et 
cinq étamines saillantes. Aublet leur 
donne pour fruit une capsule angu- 
leuse à deux loges monospermes , 
s'ouvranten deux valves. Nous avons, 
au contraire, trouvé sur des échantil- 



CAR 

Ions recueillis à la Guiane par feU 
mon père, que le fruit est un petitNu-* 
culaire contenant deux noyaux carti- 
lagineux, marqués d'un sillon Ion-' 
gitudinal sur leur face interne qui est 
plane. 

Ces difFérens caractères rappellent, 
comme il est facile de le voir, le genre 
Cep hœ lis de Swartz ou Tapogomœa 
d'Aublet. Il n'en diffère que par les 
étamines saillantes, ce qui ne peut 
constituer un caractère générique. Le 
Schtaderaligulaiis décrit et figurépar 
Rudge, t. 45,nousparaîtètr« la même 
Plante que le Carapichea d'Aublet. 

rA.Ti.) 

CARA-PICOR. BOT. PHAN. Même 
chose que Caa-Fomanga. T^. ce mot. 

(B.) 

* CARAFO. POIS. Et non Carappo. 
Espèce de Gymnote du sous -genre 
Carapc. F". Gymnote. (b.J 

* CARAFOFEBA. eept. saur. 
(Marcgraaff.)Petit Lézard indéterminé 
du Brésil qu'on dit venimeux, brun, 
avec des taches blanches sur la queue, 
ayant cinq doigts aux pieds de de- 
vant et quatre à ceux de derrière, (b.) 

CARAFOUCHA. bot. piian. 
(Feuillée.) Syn. de Brvmus cathare 
tiens, Graminée du Pérou , dent la 
graine , même en décoction, cause le 
vertige et le délire. (b.) 

CARAPPO. pois. P'. Carapo. 

CARAPU. bot. PHAN. Syn. de 
Smilax indica, que les Indous ap- 
pellent Kaii-Vitandi. (b.) 

CARA-PTJLLI. bot. phan. Syn. 
indou de Jussiœa villosa, qui est le 
Cattu Carambu de la côte de Mala- 
bar, (b.) 

CARAPULLO. BOT. phan. (Fre- 
zier.) Même chose que Carapoucha. 
V. ce mot. (b.) 

CARARA. ois. Syn. d'Anlfingà, 
PlotusJnhinga, L. dans l'Amérique 
méridionale. /^'. Aniiinga. (dr..z.) 

CARARA. BOT. PHAN. La Fiante 
désignée sous ce nom en Toscane , 
d'après Cœsalpin, ne paraît pas être 



CAR 

le Cresson alenois ou la Passerage , 
comme on l'a pensé ; mais le Cochlea- 
riaCoroFiopiis, devenu le genre Coro- 
Ropiis de De Candolle, auquel Mcdi- 
cus, qui l'avait aussilormc, avait don- 
ué le nom de Carara. (u.) 

CARA-RAYADA. mam. C'est-à- 
dire face rayée. Nom donné par 1rs 
Espagnols de l'Amérique méridionale 
au Sapajou, appelé par Uumboldt 
Simia trivirgata. (b.) 

CARARU. BOT. piiAN. (Pison.j 
îNoin brasilicn, doii peut-être Cala- 
lou, de V Ajnarantlius viridls, qu'on 
mange en guise d'Epinards. (b.) 

CARASCA. BOT. PiiAN. Nom espa- 
gnol du Quercus coccifeiv.,A' ow. le nom 
de Garascal qui est quelquefois don- 
né à des espaces de terrains déserts 
que couvrent les buissons formés par 
cette petite espèce de Chêne. (k.) 

CARA-SCHULI et CARASCUL- 
LI. bot. piiaX. Syn. de Barreliera 
buxifulia, à la côte de Malabar. V. 
Barkelière. (b.) 

CARASSIN. POIS. Espèce de Cy- 
prin du sous-genre Carpe, Cjpj'inus 
Carassius. f". Cyprin. On appelle 
aussi Carassix de mer le J^aôrus ru~ 
pestris qui est un Crénilabre de Cu- 
vier. J'. ce mot. (b.) 

CARASSUDO. bot. piian. L'un 
des noms vulgaires du Centaurea col- 
li/ia, L. dans le midi de la France. 

CARATAS et CARATHAS. bot. 

PHAX. f. KaRATAS. 

CARATÉ. BOT. PHAN. Pour Ca- 
rati. V. ce mot. (a. r.) 

CARATHILLUT. bot. phan. (Su- 
rian.) Syn. cara'ibede j^/aZ/j/^/t/a coc- 
cifera. r. Malpighie. (b.) 

CARATI. BOT. PHAN. Nom indou 
d'une espèce du genre Momordique, 
Momordica Charanthia, L. (b.) 

CARAU. OIS. (Azara.) Espèce du 
^enre Couilan, décrite par Vieillot , 
sous le nom de Courliri-Carau. F". 

COURLAN. (DR..Z.) 



CAR BOi 

ne peut reconnaître à qiiel genre ap- 
partient ce Poisson dont la chair, quoi- 
que molle, a une saveur agréable. Il 
se pèche entre les rochers. (b.) 

*CARAUZA ET CARAUZIA. bot. 
PHAN. La Momordique commune en 
quelques parties de l'Italie. (b.) 

CARAVALA.BOT. pnAN.(Sloane.) 
Plante parasite de la Jamaïque, qui 
paraît être une ïillandsie. (b.) 

CARAYATA-MIRI. bot. phan. 
Orchidée de la Guiane, rapportée au 
genre Sérapias par Aublet. (b.) 

CARAVATTI. bot. phan. Et non 
Caravati. Nom indou d'une espèce de 
Ti^vner, Ficus Ampe/os. (b.) 

* CARAVEA. BOT. PHAN. Syn. es- 
pagnol de Carvi. /^. ce mot. (e.) 

CARxVVEELA. bot. phan. r. Ca- 

PA-VEELA. 

* CARAVELLE, mole. L'un des 
noms vulgaires du Physalis pelagica , 
Lamk., qui était le Médusa Caravella 
de Gmelin. • (b.) 

CARAWAY. BOT. PHAN. Syn. an- 
glais de Carvi. F'- ce mot. (B.) 

CARAXERON.bot.phan. (Sébast. 
Vaillant.^ Syn. de Gomphrenie. F^. 
ce mot. (b.) 

CARAYA. MAM. (Azara.) Nom 
qu'on donne, au Paraguay, à l'Ouari- 
ne de BufFon , Simia Beelzebulh, L. 

(B.) 

CARBALLO. bot. phan. L'un des 
noms espagnols du Chêne Roure. (b.) 

* CARBASSUS. BOT. phan. Nom 
d'une espèce de Lin qui, chez les an- 
ciens, servait pour les plus beaux tis- 
sus. Cependant on l'employait aussi 
pour les voiles de navire. Le nom de 
Carbé qu'on attribue au Chanvre dans 
le midi de la France , ne paraît être 
que la corruption de Carbassus. (b.) 

CARBÉ. BOT. phan. f^. Carbas- 
sus. 



*CARAUNA.pois.{Marcgraaff.;On CARBENGA. bot. phan. Syn. de 



2oa CAR 

Zérumbet, espèce du genre Amortie, 
dans l'île de Ternate. (b.) 

CARBENI. BOT. PHAN. Pour Kar- 
beni. V. ce mot. (b.) 

CARBO. OIS. Ce nom spécifique, 
employé par Linné, pour désigner le 
Cormoran, estdevenu générique pour 
les auteurs qui ont extrait cet Oiseau 
du genre Pélican. /^. ce mot et Cor- 
moran, (b.) 

* CARBO. POIS. Nom vulgaire du 
Sciœna Umbra dans les environs de 
Venise. (b,) 

CARBONAJO. POTS. C'est-à-dire 
Charbonnier, même chose que Colin, 
espèce du genre Gade. f^. ce mot.(B.) 

CARBONAJO. BOT. crypt. Ce 
nom désigne, dans Miclieli , divers 
Champignons , soit Bolets, soit Aga- 
rics , de couleur brune ou noire, dont ' 
plusieurs sont mangeables , mais qui 
presque tous sontfort mal détermines. 

(B.) 

CARBONAL ou CARBOUILLE. 
BOT. PHAN. Syn. de Caiie du Fro- 
ment dans les dialectes méridionaux. 

^ (B.) 

CARBONATE, min. Résultat de 
la combinaison de TAcide cai bonique 
avec les bases salifiables. Les Carbo- 
nates sont les composés salins que la 
nature ofFre en tous lieux le plus a- 
bondamment, et leur examen parti- 
culier fait une partie essentielle de la 
minéialogie. 

Bournon a donné le nom de Car- 
bonate DE Chaux dur à une va- 
riété d'Arragonite. P^. Chaux , Ba- 
ryte , Strontiane , Magnésie , 
Soude carbonatée , Nickel, plomb , 
CuiTRE et Fer carbonates. (dr..z.) 

CARBONE. MIN. Substance re- 
gardée jusqu'à ce jour comme élémen- 
taire, et que les chimistes ne sont 
point encore parvenus à obtenir dans 
vm état de pureté absolue ; elle forme 
l'un des corps le plus abondamment 
répandus dans les trois règnes de la 
nature , et son état soupçonné le plus 
voisin de la pureté est le vitreux , 
constituant Je Diamant. Il est alors 



CAR 

solide, d'une dureté extrême , inodo- 
re , insoluble , Inaltérable au feu de 
fourneau le plus ardent. Cet état na- 
turel du Carbone n'est pas celui que 
l'on entend le plus communément 
lorsque l'on parle de ce corps; on est 
convenu , dans le langage chimique , 
de considérer le Carbone dans 1 état 
oii il se trouve après la plupart des 
opérations , c'est-à-dire sous forme 
irrégulière , poreuse , de couleur noi- 
re. Le Carbone , dans les matières 
végétales et animales dont il est la ba- 
se principale, se trouve combiné avec 
beaucoup de corps auxquels il adhère 
plus ou moins fortement; uni à l'oxy- 
gène , il entre dans la composition 
des terrains calcaires et de tous les 
Carbonates terreux et métalliques ; il 
forme presqu'à lui seul tc'us ces vas- 
tes dépots souterrains connus sous le 
nom de couches de Houille , les mines 
de Bitume-, etc. Le Caibone a une ex- 
tiême tendance pour l'Oxygène, et il 
l'enlève à presque tous les corps qui 
en contiennent , pour se convertir en 
Oxyde de Cai bone ou en Acide carbo- 
nique, selon que l'Oxygène est en 
quantité pi us ou moins suffisante pour 
saturer le Carbone ; ils unit aussi avec 
(Quelques substances combustibles et 
donne naissance à des composés par- 
ticuliers , les Carbures. (dr. .z.) 

CARBONNÉ. OIS. Syn. piémon- 
tais diiMouchet , Moîacil/a modularis , 

L. p^. ACCENTEUR. (DR..Z.) 

CARBONNIER. ois. Syn. vulgaire 
du Gobe -Mouche gris, Muscicapa 
Grisola, L. /^. Gobe-Mouche. (dr. .z.) 

* CARBOD. MAM. Syn. d'Arni à 
Sumatra. /^. Boeuf. (b.) 

CARBOUILLE. bot. phan. r. 
Carbonal. 

CARBURES. MIN. Combinaisons 
du Carbone avec les substances com- 
bustibles et les Oxydes métalliques. 
Le Graphite est probablement une 
combinaison naturelle du Carbone 
avec le Fer. (dr..z.) 

CARC, CARCADDEN et KER- 



CAR 

tvODON. MAM. Sja. persans de Rhi- 
nocéros, (lî.) 

CAR ÇA. BOT. THAN. Qu'on pro- 
nonce Zaïza. Syn. espagnol de lion- 
ce. (a.h.) 

CARCABf. OIS. Syn. picmontiiis 
de 1 Engoulevent ordinaire , Capri- 
mu/gus eurupœus , L. /^. Engoi lé- 
Vent, L. (UR..Z } 

CARCADET ft CARCAILLOT. 

Dis. S\n. vulgairedela Caille , 7'e//ao 
Cotuniix , L. T^^. Perdrix. (dr..z.) 

CARCAJOU. MAM. Et non Car- 
cajon. INoin par lequel on dési- 
gne un Animal de l'Amérique sep- 
tentrionale , qu'on dit être carnas- 
sier et habiter des tanières. La- 
honfan, qui le mentionna le premier, 
le comparait au Blaireau. Une peau 
bourrée qui parvint à Buffon comme 
celle d'un Carcajou , fit soupçonner 
ridcntilë des deux Animaux : cepen- 
dant on supposait que celui du ÎS'ou- 
veau - Monde appartenait au genre 
Glouton. Le nom de Carcajou appli- 
qué au Cougouar , espèce du genre 
Chat, par d'autres voyageurs et par 
Charlcvoix entre autres , acheva 
d'augmenter la confusion qui régnait 
dans l'histoire du Carcajou. Enfui 
Frédéric Cuvier ayant reçu du Ca- 
nada, sous ce nom,un véritable Blai- 
reau , il ne reste plus de doutes à cet 
égard, et le Carcajou n'est qu'unBlai- 
reau du nouveau Continent, et peut- 
être une variété peu distincte dans 
l'espèce du Blaireau commun, (b.) 

CARCA^'D ET CHxiRTIS. mam. 
Syn. arabes de Rhinocéros. V. ce 
mot. (b.) 

CARCxiPULT. BOT. piiAX. Ce nom 
désigne, dans l'Inde , un Arbre qui 
produit de la Gomme gutte et qui pa- 
raît être le Cambogie. f^. ce mot. (b.) 

* CARCARTA. pois. On donne en 
Sardaigne ce nom à une espèce de 
Squale qu'on croit être le Requin, 
appelé scientifiquement Carcharias. 

(b.) 

CARCARIODONTES. pois. foss. 



CAR «©5 

C'est-à-dire dents de Requins. Syn. de 
Glossopètres. (b.) 

* C ARCÉRUL AIRES (frtjitsVrot. 
PHAN. Dans sa Momenclalurc carpo- 
logique, Mirbel appelle ainsi le pre- 
mier ordre des fruits gy mnocarpicns, 
c'est-à-dire des fruits qui sont libres 
et non enveloppés , et en quelque 
sorte masqués par des organes étran- 
gers. Cet ordre renferme tous les 
fruits gvmnocarpiens, qui ne s ou- 
vrent point naturellement à ré[ioque 
de leur maturité et qui le* pi us sou- 
vent sont secs. Mirbel y place des 
fruits à une et à plusieurs" loges , con- 
tenant une ou plusieurs graines; tan- 
tôt ils proviennent d'un ovaire bbre , 
tantôt ils succèdent à un ovaiie ad- 
hérent. Trois genres principaux com- 
posent cet oidre, et INlirbel leur donne 
les noms de Cjpsèle , de Cérion et de 
Carcérule. Le premier de ces genres 
avait été nommé Akène par le profes- 
seur Richard , et ce nom a été généra- 
lement adopte par tous les botanistes. 
Le Cérion de Mirbel est la Cariopse 
du professeur Richard. K. Akène et 
Cariopse. (a. r.) 

CARCÉRULE. Carcerula. -rot. 
PHAN. C'est , ainsi que nous venons 
de le dire dans l'article précédent, un 
genre de fruits indéhiscens établi par 
Mirbel , et qui nous paraît réunir des 
fruits d'une organisation trop difie- 
rente pour pouvoir demeurer dans uu 
même genre et avoir une dénomina- 
tion commune. En cfl'et , Mirbel ap^ 
Î)elle Carcérule tous les fruits indé- 
liscens qui ne sont ni une Cypsèle , 
ni un Cérion. Ainsi on trouve dans ce 
genre de véritables Akènes, comme 
îe fruit des Polygonées et des Chéno- 
podées; des Samares , tels que les 
fruits deTOrme , du Frêne , du Com- 
bretum , et enfin le fruit du Gienadier 
auquel Desvaux a donné le nom de 
Balauste. K. Fri'it'. (a. r.) 

CARCHARHIN. Carcharinhus. 
POIS. Blainville a établi ce genre dans 
la famille des Sélaciens. Il rentre en 
entier dans le sous-genre formé par 
Cuvier sous le nom de Requins. /^. 
Squale. (b.) 



so4 



CAR 



CARCHARIAS. zool. Nom spexî- 
fique appliqué au Requin, Poisson de 
la famille des Squales , étendu à di- 
vers Insectes , tels qu'une Saperde et 
une Dorthésie. Le sous-genre des Re- 
quins a été traité à ce mot dans le Dic- 
tionnaire de Levrault. (b.) 

* CARCHEDOINE. Carchedonius. 
MIN. (Pline. )Probablement une variété 
du Silex Agathe. Celle pierre venait 
d'Afrique, du pays des Nasamones; 
elle se trouvait aussi aux environs 
de Thèbes en Egypte. On en faisait 
des vases à boire. (b.) 

* CARCHICHEC. bot. phan. 
Nom turc d'une variété de la Prime- 
vère ordinaire qui croît aux environs 
de Constantinople , et dont Cornuti 
a donné une figure. (b.) 

CARCHOFA. BOT. phan. D'où 
Carchofle, Carchouflier , Carchouft- 
zier, Carciofi , Carcufii, etc. Noms 
par lesquels les Provençaux et les 
Languedociens désignent'l'Articbaut 
et même diverses autres Cinarocépba- 
les , telles que le Carduus crispus , 
L.,etc. (B.) 

-CARCHOFELA. bot. phan. C'est- 
à-dire petit Artichaut. Syn. proven- 
çal de Joubarbe des toits. (b.) 

CARCIN. Carcinus. crust. Genre 
de l'ordre des Décapodes et de la fa- 
mille des Bracbyures , fondé par 
Leach(i>//m. Tians. Societ. ,T xi) 
aux dépens des Crabes proprement 
dits, et ayant même pour type le Cra- 
be vulgaire de nos côtes , Cancer 
llœnas des auteurs. Ce nouveau gen- 
re , fondé sur des caractères très-peu 
importans , ne nous paraît pas devoir 
être distingue de celui des Crabes. P^. 
ce mot. (aud.) 

* CARCINETHRON. bot. phan. 
(Pline.) Probablement \e Polygonum 
aviculare , espèce de Renouée. P'. ce 
mot. ^ (b.) 

* CARCTNITE. Carcinites. crtist. 
Dénomination appliquée ancienne- 
ment à des espèces et des genres 
très-diffcrens de Crustacés décapodes 



CAR 

de la famille des Bracbyures à l'état 
fossile. (aud.) 

CARCINITRON. bot. phan. (Dios- 
coride.) Probablement le Sceau de Sa- 
lomon. F . ce mot. (b.) 

CARCmOIDES ou CANCRIFOR- 
MES. Carcinoides. crust.. Famille de 
l'ordre des Décapodes instituée par 
Duméril, et quicorrespond à celle que 
La treille a désignée sous le nom de 
Cancérides , dans ses Considérations 
générales sur l'ordre naturel des 
Crustacés. Les genres qui la compo- 
saient sont rangés maintenant (Règne 
Anim. de Cuv. T. 3, p. ii) dans la 
grande famille des Bracbyures. F^. ce 
mot. (aud.) 

CARCINOPODE. Carcinopodium. 
CRUST. Dénomination assignée aux 
pâtes des Crustacés , à l'état fossile. 

(;AUD.) 

CARCIOFFUS, CARCIOFI, CAR- 
ClOFOLO, etc. BOT. phan. Syn. ita- 
liens d'Artichaut , espèce du genre 
Cinara. /^. ce mot. (b.) 

* CARCOUADE. pois. On ne sait 
rien de ce Poisson, sinon qu'il se 
trouve en Guinée au pays d'Issini se- 
lon La Chesnaye-des-Bois. (b.) 

CARCUM. BOT. PHAN. Syn. hé- 
breu de Safran. Caruma , en arabe , a 
la même signification , d'oii est venu 
probablement Curcuma des Indiens. 
Amomée dont la racine de couleur 
safranée s'emploie dans la teinture, (b.) 

CARDAIRO. POIS. Syn. de Raya 
Tiillonica, L., sur la côte de Nice. V. 
Raie. (b.) 

CARD ALINE, ois. Syn. provençal 
du Chardonneret, Fringilla Cardue- 
/is , L. F. Gros-Bec. (dr..z.) 

CARDA.MANTICA. bot. phan. 
(Dioscoride.) Syn. présumé de Passe- 
rage, (b.) 

CARDAMINDUM. bot. phan. Syn. 
de Capucine. F. ce mot. (b.) 

CARD A MINE. Cardamine. bot. 
phan. Ce genre de la famille des Cru- 
cifères et de la Tétradynamie sili- 
queuse, L,. forme un groupe d'espèces 



CAR 

tellement naturel, que tous les auteurs 
se sont accordés pour l'adopter tel 

Îu'il fut propose par Tournclort et 
linnë. Sculciiicnt R. Brown et De 
Candollo en ont distrait, l'un le C. 
niualis de Pallas , dont il a l'orme le 
nouveau genre Macropodium , l'autre 
le C. grœca, L., qui est aussi un gen- 
re nouveau sous le nom de Pteroneu- 
rum. Les Cardamines sont comprises 
dans la tribu des Arabidées ou i'ieu- 
rorhizécs siliqueuses que De CandoUe 
a ëlablie dans sa nouvelle distribu- 
tion des Crucifères ( Syst. Veg. iinw. 
T. II ). Cet auteur donne pour carac- 
tères au genre Cardamine : un calice 
fermé ou fort peu ouvert , égal à sa 
base; des pétales onguiculés à limbe 
entier ; des étamines libres , sans ap- 
pendices ; des siliqucs >cssiles , linéai- 
res , comprimées , à valves sans ner- 
vureset s'ouvrant élastiquemcnt ; des 
semences ovées , sans bordures , uni- 
sériées , et portées sur dos cordons 
ombilicaux très-grèles , enfin des co- 
tylédons accombans. — La plupart 
cfcs Cardamines sont des Piaules her- 
bacées , glabres, dont les fleurs sont 
blanches ou roses , et les feuilles pé- 
tiolées , lantûl simples et indivises, 
tantôt lobées ou pinnées ; mais sou- 
vent sur les mêmes individus on ob- 
serve ces deux formes l'ondamenlales. 
C est ce qui rend très-artificielle la 
distribution que De Candolle a faite 
des espèces de ce genre ; il a, en effet, 
coordonné d'après la forme des feuil- 
les les cinquante -cinq Cardamines 
qu'il a décrites. En déduisant de ce 
nombre onze espèces trop peu con- 
nues, il en reste quarante-quatre bien 
caractérisées , qui habitent en grande 
partie l'hémisphère boréal. Cepen- 
dant on doit remarquer que ce genre 
est plus répandu sur la surface du 
globe que les autres Crucifères , car 
on en trouve au Japon, au cap de 
Bonne-Espérance, à l'Ile-de-France , 
aux Terres australes, dans l'Améri- 
que méridionale , etc. Aucune espèce 
de ce genre ne mérite de fixer 1 atten- 
tion sous le rapport de l'utilité ou de 
l'agrément ; elfes participent à un 
faible degré aux propriétés générales 



CAR 2o5 

des Crucifères , et leurs fleurs sans 
odeur, sans éclat , ne peuvent être 
comparées aux Giroflées, Lunaires et 
autres Plantes de la même famille. Il 
n'y a qu'une seule espèce qui pourrait 
être estimée à cet égard, c'est le Canl. 
pratensis , L. ; mais son abondance 
dans les prés d'Europe empêchera 
toujours delà rechercher. (g..n.) 

* CARDAMÏNUM. bot. piian. 
Première section établie par De Can- 
dolle {Syst. Vcg. , 2, p. 188) dans son 
genre ÎNasturtium, cl qui ue comprend 
qiie le Cresson ordinaire. Mœnch en 
a fait un nom générique pour la mê- 
me Plante. (b.) 

CARDAMOME, bot. phan. Du 
mot indien CanLamon , passé chez les 
Grecs , et de-là dans la langue bota- 
nique. Espèce du genre Amome , 
Aînomum Cardaniornurn , L. On a 
aussi donné quelquefois ce nom à l'A- 
rnomuni racemocum. L'un et lautre 
produisent une graine aromatique au- 
trefois employée dans la pharmacie, 
mais qui ne l'est guère plus que dans 
les ragoûts asiatiques , la poudre de 
Ciris , etc. Les anciens ouvrages et le 
compilateur Bomare distinguaient le 
grand , le petit , le moyen Cardamo- 
me , le commun , le proprement dit, 
etc. mais il est difficile de reconnaître 
à quelles espèces ou variétés se rap- 
portent positivement ces dénomina- 
tions vicieuses. (b.) 

CARDAMON. bot. phan. Ce nom 
qui dans Dioscoride et chez d'anciens 
botanistes désignait leCresson aleuois, 
Lepidiurnsath>um,\j.,iié\.é adopté par 
De Candolle {Syst. Veg., 2, p. 553) 
pour désigner la quatrième section 
qu'il a établie dans le genre Lepi- 
dium , dans laquelle ne se trouvent 
que deux espèces. (b.) 

CARDAO. bot. phan. L'un des 
noms donnés par les Européens du 
Brésil au Cactus Tuna , L. J^. Nopai,. 

(B.) 

* CARDARIA. BOT. phan. Genre 
établi par Desvaux (Journ. de bot. 3, 



2()6 



CAR 



p. i65 ) aux dépens des Lepidlum de 
Linné, et que De Candolle n'a point 
adopté. Ce dernier ( Sjst. Veget. , 2 . 
p. 528) l'a conservé seulement avec le 
même nom , comme une simple sec- 
tion du même genre , qui se trouve la 
première et contient cinq espèces, (b.) 

CIRDARINO , CARDELINE , 
CARDELLO, CARDELL1?^0. ois. 
Syn. romain de Chardonneret, Friu- 
s'dla Carduelis , L. F. Gros-Bec. 

(DK..Z.) 

CARDASSE. BOT. phan. Même 
chose que Cardao. /^. ce mot. (li.) 

CARDEL ET CHARDEL. bot. 
PHAN. ( Camerarius. ) Le Sénevé en 
Mauritanie. fDaléchamp.) La Moutar- 
de chez les Arabes. . (G..N,) 

GARDELA et CERRERA. bot. 
CRYPT. Nom vulgaire d'une espèce 
d'Agaric dans quelques cantons d'Ita- 
lie. (AD.B.) 

CARDELINE. OIS. /^.Cardarino. 

CARDELLO , CARDENIO, CAR- 
VELINO. ois. Syn. vulgaires de 
Chardonneret, Fringilla Carduelis, L. 
;^. Gros-Bec. (dr.z.) 

GARDE LO. BOT. phan. Syn. de 
Laitrou , Sonchus , en provençal, (b.) 

* CARDEIN. BOT. PHAN. (Rauwolf.) 
Sortes de gousses venues d'Egypte, 
qu'on vend sur les marchés d'Alep 
et qui paraissent être le fruit de quel- 
que Mimeuse ou de quelque Casse, (b.) 

* CARDENCHA. bot. phan. Syn. 
espagnol de Dipsacus fullonum, L. 
P'. Cardèbe. (b.) 

CARDENIO. ois. r. Cardello. 

* CARDEOLI. bot. crypt. D'an- 
ciens botanistes ont donné ce nom à 
une espèce de Champignon qui n'est 
peut-être que Vjgaricus F.ryng'd , ou 
le Pmnulusde Scopoli. (ab. b.) 

CARDÈRE. Dipsacus, L. bot. 
^HAN. Genre de la fa famille des Dip- 
sacées et de la Tétrandrie Monogynie, 



CAR 

L. , reconnaissable aux caractères suU 
vans . fleurs réunies en tête, le plus 
souvent coniques , ceintes à leur base 
d'un involucre polyphylle, et sépa- 
rées par des paillettes longues et épi- 
neuses ; chaque petite tleur a un dou^ 
ble calice entier sur les bords et per-f 
sistant;sa corolle est tubuleu.se,à qua- 
tre lobes pointus et un peu inégaux ; 
ses étamines , au nombre de quati'e , 
sont saillantes , et son ovaire , qui est 
adhérent , porte un style surmonté 
d'un stigmate simple. Les Cardèrcs 
sont de grandes herbes ayant le port 
des Chardons. Leurs tiges sont angu- 
leuses et leurs feuilles opposées. Elles 
se rapprochent infiniment des Sca- 
bieuses par les caractères , mais elles 
en diffèrent absolument par l'aspect. 
On n'en connaît que quatre espèces', 
qui croissent toutes naturellement en 
France. La plus commune , le Dipsa- 
cus sjluesiris , se rencontre dans les 
lieux incultes , le long des grandes 
routes , oii l'eau du ciel est retenue 
dans les aisselles de ses feuilles. F. 
Abreuvoir. L'une de ces espèces 
surtout est digne de fixer l'atten- 
tion sous le rapport de ses usages 
dans les manufactures d'étoffes de 
laine. C'est celle qu'on nomme im- 
proprement le Chardon à foulon , 
D. fullonum , L. , que l'on cultive 
abondamment en Normandie , en Pi- 
cardie, aux environs d'Aix-la-Cha^ 
pelle, etc., pour peigner et polir les 
draps. Ses involucres réfléchis vers le 
sol , et surtout ses paillettes florales 
arquées, la distinguent suffisamment 
delà précédente, avec laquelle Linné 
et Lamarck l'avaient réunie. (g..n.) 

CARDERINA. bot. phan. (Cœsal- 
piu.) Syn. de Séneçon. (b.) 

CARDES. BOT. phan. Nom que 
l'on donne dans le jardinage , et plus 
particulièrement dans la cuisine , aux 
côles des feuilles dont on fait des 
plats fort estimés. Ainsi l'on nomme 
simplement Cardes les côtes d'une 
espèce du genre Cinara , et Cardes 
poirécs celles du Beta Cicla.F'. Bette. 



CAR 

CARDÈTO. BOT. PHAN. Syu. ita- 
lien de Séneçon vulgaire. (b.) 

CARDI. OIS. L'un des noms vul- 
gaires cl uGliardonneretdaus quelques 
parties des Pyrénées. (b.) 

* CARDI. BOT. PHAN. Même chose 
que Cardao. K. ce mot. (b.) 

CAllDIACA. BOT. piiAN. Espèce 
du genre Ltionure , Leonurus , L. , 
vulgairement nommée Agripaume. 
Tournelort en avait lait un gcurequ'A- 
danson n'a pas manqué d'adopter, et 
que Mœnch a prétendu rétablir, (b.) 

*CARDIACÉS. MOLL. Quatrième 
famille des Acéphales testacésdans la 
Méthode de Cuvier (Règ. Anim.T. ii, 
p. 476), à laquelle il donne pour ca- 
ractère d'avoir le manteau ouvert par- 
devant, et avec deux ouvertures sc- 
Farées , l'une pour les excréuiens , 
autre pour la respiration , lesquelles 
se prolongent souvent en tubes, tan- 
tôt unis, tantôt distincts; ils ont tous 
un muscle Iransverse à chaque ex- 
trémité, et un pied qui dans le plus 
grand nombre sert à ramper. 

Dans noire classification des La- 
mellibranches {Tabl. Sjst. des An. 
MolL), cette famille est devenue un 
ordre divisé en sept familles, savoir : 
les Camacés, Lamk.; les Bucaides, les 
Cyclades; les Nymphacées, Lamk.; 
les Vénus, les Lithophages, Lamk.; 
les Mactracés, Lamk. f^. ces mots. 

Dans le Système de Lamarck (An. 
sans vert. T. vi, i*^^ part. p. 1), les 
Cardiaccs forment aussi une famille à 
laquelle il donne les caractères sui- 
vans : dents cardinales irrcgulières , 
soit dans leur forme, soit dans leur si- 
tuation, et en général accompagnées 
d'une ou deux dents latérales. Il y 
place les genres Bucarde, Isocarde, 
Cardile, Cvpricarde et Hiatelle, dont 
les trois derniers n'appartiennent point 
à notre ordre des Cardiacés. (F.) 

CARDIAQUE, bot. phan. Nom 
frîîncisé du Leunurus Cardiaca , L. 
/'. Cardiaca. (b.) 

CARDILAGNO. pois. Svn. de Bé- 



CAR 



ao7 



casse, espèce du genre Centrisqwe, à 
Marseille. (b,) 

GARDILAGO. rois. Syn. de Mole, 
espèce du genre Tétrodon,;\ Marseille, 
et peut-être aussi double emploi de 
Gardilagno. (b.) 

CARDILLO. BOT. riiAN. C'est-à- 
dire petit Chardun. Ce nom est donné 
vulgairement en Es|)agne,ou dans les 
anciennes colonies espagnoles, à di- 
verses Cinarocéphales des champs, 
telles que des Carlines , des Laitrons 
desCartliames,desKraméries,ctc.(B.) 

CARDINA. OIS. Syn. catalan de 
Chardonneret. (b.) 

CARDINAL. zooL. Ce nom , com- 
me celui de Capucin , de Moine et 
autres figuratifs, dérives de quelque 
ressemblance de formes, de couleurs 
ou d'habitudes, a été donne à divers 
Animaux d'ordres fort différcns. — 
Voici l'indicallon des véritables noms 
qui conviennent à ces diveis Cardi- 
naux du règne animal : 

Cardinal d'Amérique. Syn. de 
Tangara Rouge-Cap, ïc/zo^^m Gula- 
ris , L. f^. Tangara. 

Cardinal du Canada. Syn. de 
Tangara rouge et noir, Taiwgra ru- 
bra ,L.P^. Tangara. 

Cardinal DU Cap. Syn, de Gros- 
Bec Orix , FringilLa Orix. V- Gros- 
Bec. 

Cardinal carlsonien. Syn. de 
Bouvieull carlsonien , Pyrrhula Caii- 
sonii. K. Bouvreuil. 

Cardinal a collier. Variété 
d'âge du Tangara rouge et noir, Ta- 
nagra rubra. f^. Tangara. 

Cardinal Commandeur, Syn. de 
Troupiale Connnandeur,ic/e/ws phœ- 
nlceus. F~. Troupiale. 

Cardinal dominicain huppé. Syn. 
de Paroare huppé, FringilLa cuculla- 
ta. V. Gros-Bec 

Cardinal huppé. Espèce du genre 
Gros-Bec, Fringiila Cardinatis. f^. 
Gros-Bec. 

Cardinal du Mexique. Syn. de 
Tangara rouge et noir, Tanagra ru- 
bra. y. Tangara. 



2o8 CAR 

Cardinal koir et noroE huppé. 
Sj'n. de Tisserin Malimbe , Ploceus 
cristatvs. V. Tisserin. 

Cardinal pourpré. Syn. de Tan- 
gara pourpré ^ Tanagrajacapa^ L. V. 
Tangara. 

Cardinal de Sibérie. V. Bec- 
Croisé. 

Cardinal tacheté. Variété d'âge 
de Tangara rouge et noir , Tanagra 
ntbra. F'. Tangara. 

Cardinal de Virginie. Variété 
d'âge de Tangara rouge , Tanagra 
œstiva. F". Tangara. 

Cardinal du Volga. Syn. de 
Bouvreuil érythrin , Pynhula ery~ 
thriiia. ^^. Bouvreuil. (dr..z.) 

Parmi les Poissons , c'est une espè- 
ce du genre Spare; parmi les Mollus- 
ques , une espèce du genre Cône ; en- 
fin , parmi les Insectes, un Papillon 
du genre Argyne. K. ces mots, (c.) 

CARDINALE. Pyrochroa. ins. 
Dénomination que Geoffroy a Imposée 
(Hist. des Ins. T. i, p. 358; à un nou- 
veau genre de l'ordre des Coléoptères, 
section des HétéromèreS,et qu'on a de- 
puis convertie en celle de Pyrochre. 
T^. ce mot. (aud.) 

* CARDINALE, moll. Nom d'a- 
mateur d'une espèce de Mitre , Mi- 
tra Caidinalis , Lamk ; KoLuta Car- 
dinalis, Gmelin. (R.) 

CARDINALE, bot. phan. Espèce 
du genre Lobélie, ^'". ce mot, et varié- 
té de Pêche, (b.) 

CARDINALES, moll. r. Dents. 

CARDINE. pois. Variété oupeut- 
êlre espèce de Sole des côtes de la 
France septentrionale, particulière- 
ment du département de l'Orne. F. 
Pleuronecte. (b.) 

CARDIOLITES. moll. ross. On a 
quelquefois donné ce nom aux Bu- 
tardes fossiles. (c.) 

CAPxDIOSPERME. Cardiospe?-- 
murn. rot. phan. C'est un genre de 
la famille naturelle des Sapindacées 
et de rOctandrie ïrigynie , L. Ses 
caractères consistent en un calice té- 



CAR 

trasépale , irrégulier , coloré cl per- 
sistant, dont les deu.t sépales exté- 
rieurs sont plus courts. Sa corolle se 
compose de quatre pétales inégaux , 
onguiculés, munis d'une lame péta- 
loïde sur leur lace interne. Les é la- 
mines , au nombre de huit, sont in- 
sérées au stlpp qui supporte l'ovaire. 
On trouve entre ellas et les pétales 
deux glandes quelquefois allongées et 
filamentiformes, d'autres fois courtes 
et arrondies. L'ovaire, qui est un peu 
stipité , offre trois loges dans chacune 
desquelles existe une seule graine. Le 
style est court et se termine par trois 
stigmates. 

Le fruit est unecapsulevésiculeuse, 
renflée , trilobée , à parois minces et à 
trois loges monospermes , et s'ouvrant 
par le milieu des cloisons en trois 
valves. Les graines sont blanches, 
globuleuses , recouvertes eu partie 
par un arillc cordifonne. Les Car- 
diospermes sont des Plantes herba- 
cées , volubiles et grimpantes, à 
feuilles alternes , blternées ou décom- 
posées. Les tlcui-s foi'ment des espè- 
ces de grappes rameuses et pédoncu- 
lées , accompagnées à leur base de 
deux vrilles souvent rameuses. 

Linné n'a connu que deux espèces 
de ce genre, savoir : le Cardiosp. Co- 
?uidum , qui est annuel et croît dans 
l'Inde , et le Cardiosp. Halicacahum , 
également annuel , dont les graines 
servent à faire des colliers et des cha- 
pelets. Sa racine, administrée en dé~ 
coction , est spécialement recomman- 
dée dans les maladies de la ves:sie; 
elle est, dans les Antilles, rangée au 
nombre des médicamens llthonlrip- 
tiques. Willdeno-vv en a ajouté une 
troisième , originaire de Guinée, et 
qu'il nomme Cardiosp. liir&uluiji- 
Svvartz en décrit deux autres sous les 
noms de Cardiosp. grandijlorum et de 
Cardiosp. iironiliferum, qui croissent 
à la Jamaïque. Enfin , on en trouve 
six espèces nouvelles dans les Noua 
Gênera de Humboldt,dont une,Ca;- 
diospcrmum elegans est figurée, avec 
beaucoup de détails , planche éSg de 
ce magnifique ouvrage rédigé par 
notre collaborateur Kunth. (a. h.) 



CAR 

GARUIOSPERMON. bot. phax. 
Syn. de Souci des jardins ,tlans quel- 
ques anciens ouvrages de Botanique. 

CARDTSPERMUM. bot. phan. 
(Trant.) Syn. de Cdlcndula hybruia, 
L. Espèce du genre Souci. (u.) 

CARDISSA. moll. Dénomina- 
tion gcnerique cm;)run(ec à Klein 
par Mcgerle de Mulhleld {Svst. des 
Schall. ) pour les Coquilles bivalves , 
auxquelles Cuvicr a donné le noiii 
dHcniic.Trdcs , aussi emprunté à 
Klein. En effet, ce dernier auteur 
[Ostrac.) appelle Ilemicardia le pre- 
mier genre de sa classe des Diconcha 
cordifonnis , c\. le divise en deux sec- 
tions : la première j sous le nom de 
Cardissa simplex , renferme les Hémi- 
cardes de Cuvicr ; la seconde , sous 
celui de Cardissa di/p/ex , comprend 
le Cardiian uiicdo et les espèces ana- 
logues. Le genre Cardissa de Megerle 
a été appelé Hacardiii/n par Ocken , 
et il a transporté le nom de Cardissa 
aux Coquilles appelées Vcnéricardes 
par Lamarck. J^. Bic.vrde , Hiî.^ti- 
CAT^DE et Yénéricarde. (r.) 

C.vRDIÏE. Cardita. 310LI-. Genre 
de Lamellibranche de la famille du 
même nom et de l'ordre des Mytilla- 
cccs, T'. ce mot, institué par Bru- 
guière aux dépens des Cames de Lin- 
né, et restreint par Lamarck qui en a 
séparé les Isocardes et les Cypricardcs, 
ainsi que par Daudinquieu a retiré 
les Il^atelles. Ce genre ainsi limité ne 
renferme plus que des Coquilles fort 
analogues par leurs caractères géné- 
riques. Il a cependant été de nouveau 
subdivisé par Megerle eu deux genres 
qui répondent aux deux sections 
adoptées par Laniaick : le premier, 
Caidile, a pour type la Cardita guI- 
cata de Bruguière ( Chaîna anliqiia- 
ta,h.)\ le second, sous le nom de 
Glans , a pour type la Cardita ca/jcu- 
lala (C/iama, h.). Ce dernier genre 
n'a point été adopté. Adansona placé 
les Cardites qu il connaissait parmi 
ses Jambonneaux et ses Cames. Oc- 
ken en a fait son genre Arcinclle. l^. 
ce mot. Enfin Poli les a confondues 

TO:\tE ITt. 



CAR 009 

avec les Anndontes et les Muleltes 
sous un nom commun , appelant leur 
Animal Liiuiœa et leur (J()(|uillc Lin- 
nœoderma. L analogie des Animaux 
qui a guidé Poli et qu'admet Cuvier 
( Règn. An. T. 11 , p. 470 ) , est une 
preuve de plus du peu de fondement 
lies métliodes artificielles et de la né- 
cessité oii l'on est , lorsqu'on les suit, 
de rom|)re tous les rapports naturels , 
car Lamarck a dû , d'après les ana- 
logies des Coquilles , placer les Cardi- 
tesdans la famillcdes Cardiacées, plus 
près des Bucardcs que des Vénéri- 
cardesqui font partie, dans son svstè- 
me, d'uneautre famille , quoique leur 
Animal ne diffère pas sans doute de 
celui des Cirdites , et qu'on ne puisse 
en séparer leurs Coquilles. En suivant 
au contraire les analogies des Ani- 
inaux, nous avons réuni dans une 
seule famille de l'ordre des Myîillacécs, 
les Cardites, les Véuéricardcs et les 
Cypricaides , tandis que les Bucardes 
font partie de l'ordre des Cardiacées. 

Les Animaux des Cardites offrent 
cependant des difîérences qui , quoi- 
que légères, suffisent, dans les Lamel- 
hbranches, pour séparer les Cardiîes 
des Anodontes et des Mulettes , tel- 
les que la brièveté, la forme du pied, 
les sillons dont il est pourvu; la for- 
me et la brièveté des sypbons, etc. Po- 
li a décrit et figuré les Anim.Tux des 
Cardita sitkata et calyculata. C'est 
donc à tort que le Dictionnaire des 
Sciences médicales dit l'Animal de ce 
genre inconnu. Quelques espèces s'at- 
tachent, à ce qu'il paraît, aux corps 
marins par un byssus. Les Cardites 
sont toutes marines , elles ont un as- 
pect particulier qui les fait aisément 
reconnaître. Selon toutes les apparen- 
ces , on devra réunir les trois genres 
Cardile , Vénéncarde et Cypricarde. 

La coquille des Cardites est libre, 
régulière, équivalve, inéquilatérale , 
ovale, subcordiforme , transverse ou 
longitudinale. Charnière à dents iné- 
gales : l'une courte, droite, située 
sous les crochets; l'autre oblique, 
marginale , se prolongeant sous le 
corselet, Lamk. 

Voyez pour les espèces de ce genre? 

j4 



aïo CAR 

parmi lesquelles il n'en existe aucune 
de très-remarquable, Lamarck (An. 
sans vert. , seconde édition) et Poli, et 
pour les espèces fossiles , outre les ou- 
vrages de Lainarck, ceux de Brocchi 
et de Sowerby , ainsi que le Dict. des 
Se. nat. , au mot Cardite. (f.) 

CARDITES. MOLL. On a donné ce 
nom aux Cœui's , ainsi qu'aux Bucar- 
des fossiles. (F-) 

CARDLIIN ou CARLIN, ois. Syn. 
piémontais du Cliardonneret , F/in- 
gilla Carduelis, L. P'. Gros-Bec. 
(dr.,z.) 

CARDO. BOT. PHAN. Syn. espagnol 
de Chardon. Ce nom est étendu à 
beaucoup de Plantes épineuses avec 
diverses épithètes. (b.) 

CARDON. BOT. PHAN. Nom vul- 
gaire d'une espèce d'Artichaut , Ci- 
nara Carduncellus. V. Cinara. Ce 
nom a été étendu à d'autres Plantes ; 
au rapport de lEcluse , il désignait 
une espèce de Pitte ou Agave au 
Mexique. Le Pouiretia de la Flore 
liu Pérou , divers Cactes de l'Amér-i- 
que méridionale , et VEuphorbia ca- 
nariensis k Ténévii^e , selon Clavijo, 
sont ainsi appelés par les Espagnols. 
On appelle encore Cardon cabezudo, 
le Mélocacte , et Cardon léchai ou 
lechar, le Scolymc d'Espagne, (b.) 

CARDONCELLE. Carduncellus. 
BOT. PHAN. Genre de la famille des 
Synanthérées , tribu des Cinarocépha- 
les , Syngénésie Polygamie égale , L, 
Adanson fut le premier qui le sépara de 
celui desCarthames de Linné; Gaert- 
ner le fil connaître ensuite sous le 
nouveau nom A'Onobroma , et De 
Caadolle , en lui restituant le nom 
de Cardoncellc , a fixé de la manière 
suivante les caractères qui lui sont 
propres : involucre composé de fo- 
lioles épineuses et imbriquées; fleu- 
rons hermaphrodites ; filets des éta- 
mines hérissés dans leur partie libre ; 
réceptacle garni de paillettes divisées 
en lanières soyeuses ; akènes couron- 
nés d'une aigrette formée de poils 
simples, roides et inégaux. Les deux 
es|)èces dont ce genre se compose , 



CAR 

étaient , comme nous l'avons dit , des 
Carthames de Linné . De même que les 
Plantes de ce dernier genre , ce sont 
des Herbes épineuses, le plus souvent 
acaulcs, ou quelquefois munies d'une 
tige courte qui porte des feuilles pin- 
natifides, dont les lobes sont étroits, 
incisés sur les côtés et terminés par des 
épines aiguës. Elles habitent toutes 
les deux la France : l'une d'elles est le 
Gardoncelle de Montpellier, C. Mons- 
peliensium, qui croît dans les endroits 
arides et montagneux des départe- 
mens méridionaux ; l'autre le Car- 
doncellc doux, C. mitissimus , que 
tous les auteurs des Flores parisiennes 
admettent comme indigène des envi- 
rons de la capitale, mais qui y est très- 
rare , si toutefois il s'y trouve. Selon 
H. Cassini , le genre Cardoncelle a 
des rapports avec VAlractylis et doit 
être placé , comme ce dernier, dans 
la tribu des Carlinées. (g..n.) 

CARDONCELLO. bot. phan. 
L'un des noms italiens du Séneçon 
vulgaire. (b.) 

CARDONNERET , CARDON- 
NETïE. ois. Syn. vulgaire du Char- 
donneret , Frlngilla Carduells , L. 
f^. Gros-Bec. (dr..z.) 

CARDONNETTE ou CHARDO- 
NETTE. BOT. PHAN. Nom vulgaire 
du Cinara Carduncellus , à l'état sau- 
vage, (b.) 

CARDOPAT. Cardopatium. bot. 
PHAN. (Juss.) Famille des Synanthé- 
rées , tribu des Cinarocéphales , Syn- 
génésie Polygamie égale . L. Quoique 
Willdenow eût déjà considéré le Car- 
thamus corymbosus, L. comme le ty- 
pe d'un genre distinct auquel il avait 
imposé le nom de Brotera, cependant 
ce n'est pas à lui que nous emprunte- 
rons les caractères du genre en ques- 
tion , tant parce que , dans son ou- 
vrage , ils sont exposés avec inexacti- 
tude , que parce que le nom de 
B rotera ne saurait être admis pour ce 
genre , puisque Cavanilles l'avait 
donné antéiieurement à une Malva- 
cée. Jussieu , dans une note insérée 
à la fin d'un de ses Mémoires sur 
les caractères généraux des familles 



CAR 

( Annales du Muséum , 6 , p. r.24 ) , 
exprime ainsi les signes distiuctifs 
du Cardopat : involucre composé 
de plusieurs rangs d'écaillés dont 
les intérieures sont aiguës et sim- 
ples , les autres épineuses et plus 
ou moins ramifiées ; six î» huit 
fleurons portes sur un réceptacle 
chargé de paillettes étroites et l'asci- 
cuiées ; akènes couverts de poils 
soyeux qui se prolongent en aigrette. 
Ces caractères combinés sulfisent 
pour le différencier, soit de VJtraclj- 
hs auquel Vaillant avait rapporté 
cette Plante , soit de l'Echinopeet du 
Carthame auxquels elle avait été tour 
à tour associée par Linné. Le Cardo- 
pat en corymbc est abondant dans le 
Levant où il a été rencontré plu- 
sieurs fois par Belon. Nous l'avons re- 
çu de DUrville qui l'a souvent trouve 
dans les îles de Samos et de Lcsbos. 
F'. Mém. (ie la Soc. Linnéeune de Pa- 
ris , première année. De Jussieu lui a 
donné le nom de Cardopalium , et 
non pas Cardopatum , comme l'écrit 
Persoon , parce que celui de Chamce- 
leon , sous lequel il a été long-temps 
désigné, appartient déjà à un Animal 
très-connu, et parce que la dénomi- 
nation qu'il a proposée était autrefois 
celle de la Carline à courte tige , Ca/- 
lina subacaiiliSy L. (G..N.) 

CARDOUILA. BOT. phan. Syn. 
languedocien de Caiiina acaulis , 
L. /^'. Carline. (b.) 

CARDOUNIÉRO. pois. (Ri<so.) 
Nom vulgaire, sur la côte de Nice , 
d'un Ilolocenlre et d'un Scorpène. 

(B.) 

CARDOUSSÈS BOT. piiax. Syn. 
languedocien de icolymc d Espagne. 

(B.) 

* GARDUACEES. Carduaceœ. 
BOT. PHAN. On donne ce nom à une 
• les grandes tribus de la vaste famille 
des Synanthérées , qui correspond 

firesquc exactement aux Cinarocépha- 
es de Jussieu et aux Flosculeuses de 
\ aillant et de Tournef'ort. Elle ren- 
ferme les genres qui out la corolle 
tubuleuse, évasée supérieurement, et 
le plus souvent à cmq lobes égaux 



CAR an 

ou inégaux. Les étamines ont leurs 
filaineris libres et articulés avec le 
tube anthériliquc : ces iiiamens sont 
quelquefois velus; le stsk" est long 
et grêle, il se renfle un peu dans sa 
partie supérieure , oii il est garni 
dune touffe circulaire de poils. Le 
stigmate est formé de deux lanières 
étroites, dont la face interne est plane 
et glabre , dont l'extci ne est convexe 
et ordinancment chargée de poils ; 
les glandules stigmatiques exisient 
surtout sur les bords de ces deux 
lanières. Le fruit est un akène 
ovoïde , lisse , glabre , à quatre 
côtes peu marquées ; il s'attache 
au réceptacle ou immédiatement par 
sa base, ou par un point latéral , ce 
que l'on observe constamment dans 
la section des Centauriées. L'aigrette 
est tantôt sessile , composée de poils 
simples ou plumeux; plus rarement 
elle est stipltée ; le réceptacle est tan- 
tôt plane , tantôt un peu concave ; il 
est toujours chargé d'une grande 
quantité de soies ou de petites écail- 
les qui sont toujours en plus grand 
nombre que les fleurs, ou enfin 
creusé d'alvéoles ; l'involucre se 
compose d'écailies imbriquées, sou- 
vent épineuses à leur sommet. 

Kunlh , dans le quatrième volume 
desA'^oi^rt^^e/ze/adeHumboldt, adivisé 
sa tribu des Carduacées en six«ections 
qu'il nomme Onoseridées , Earna- 
désiées , Carduacées vraies, Échinop- 
sidées , Vernouiacées et Asterées. On 
voit, par l'énumcration de ces six sec- 
tions , que cet auteur donne aux Car- 
duacées une très gran.le extension. 
Cassiui , au contraire, ne place dans 
cette tiibu qu'un moins grand nom- 
bre de genres , qu'il divise en deux 
sections sous les noms de Carduacées- 
Prototjpes et de Caiduacées-cenlau- 
riées. Les genres qu'd rapporte à cette 
première section sont les suivans : 
Alfredia , Cass. ; Arctium , Juss. ; 
CardunceLLus , Adans. ; Carduus , 
Gaertuer ; Cattliamus , Gaertner ; 
Ceslrinus , Cass.; Cinara, Juss.; Cir- 
sium, Tournef. ; Galactites, Mœnch ; 
Lappa, Juss. ; Leuzea, De Cand. ; 
Onopordon, L'm.; F ti lostemoti , Cas- 
i4't 



î!)2 CAR 

sini ; lihaponticum , Lomk. ; iS<?/- 
ratula, De Cand. ; SUyhum, Gsertn.; 
Stemmacantha, Cassiui. 7'. Cr.XTAt"- 
KIÉES. (a.k.) 

CARDUELE. bot. crypt. ( Mi- 
chel!.) Agarics compares à desMous- 
serons et qui croissent sur les tiges 
des Chardons. Peut-être la même 
chose que Cardeoli. F', ce mot. (b.) 

CARDUELIXO , CARDUELLO. 

OIS. Syn. italiens du Chardonneret , 
FiingÙla Carduelis , L. /^. Grôs- 

J3£C. (DR..Z.) 

CARDULOVIQUE. Cardulovica. 
BOT. PHAN. Syn. deSalmie selon Bosc. 

(B.) 

CARDUMENI. bot. phan. T'. Ca- 

CALOA. 

CARE. BOT. pnAX. Syn. de Wehera 
letrandra, Willdenow , et de Gmeltna 
cordala, Burraann , à la côte de Co- 
romandel. (b.) 

CARE-BOEUF. bot. phan. Même 
chose qu'Arrête-Bœuf. (b.) 

CAREICHE. bot. puan. V. Ca- 

BAICHE. 

* CAREILLADA ov CARELIA- 

DO. BOT. PHAN. Syn. languedociens 
deJusquiame. (b.) 

CARE - RANDEL. bot. phan. 
(Rhéede', 3]alab. T. v, t. i5.) Ar- 
brisseau indéterminé de la famille 
des Myrtes. (b.) 

CARELET ou CARRELET, pois. 
Espèce du genre Pleuronecte. P". ce 
mot. (B.) 

CARELIA. BOT. phan. ]Nom re- 
nouvelé de Pontédera par Adanson , 
pour désigner un genre qu'il avait 
formé de VJgeratum conyzoides , L. 
aux dépens d'Agcrale. F. ce mot. (b.) 

CARELIADO. bot. phan. r. Ca- 

BEIXLADA. 

CARELLI. BOT. PHAN. Pour Ca- 
rclti. f^. ce mot. 'CN.) 

CARELLONA-CONDI. bot. 
PHAN. L'un des noms vulgaires du 
Convolvulus Ves-Caprœ dans l'Inde. 
V. Liseron. (b.) 



CAR 

C ARELOE-YEGON or CARELtJ- 
VE&ON. BOT. PHAN. Nom malabare 
d'une. espèce d'Aristoloche, Aristo- 
lochia indica,\j. (b.) 

CAR-ELU. BOT. PHAN. Espèce du 
genre Sésame indéterminée , malgré 
qu'elle soit figurée dans VHoitus Ma- 
labartcus , ï. 9, t. 55. (b.) 

CAPxELU-YEGON. bot. phan. 
T^. Careloe-Yegon. 

CAREMOTTL bot. phan. Syn. 
malabare de Bengeiri ou Bengiri. P~. 
Ben. (b.) 

CARENDANG ou TEUDANG. 
bot. phan. Syn. de Calao à Java. F". 
Calao et Carissa. (b.) 

CARÈNE. POIS. Espèce du genre 
Silure. F", ce mot. On a quelquefois 
donné ce nom à diverses Glossopctres 
ou autres dénis fossiles don lia forme 
en carène rappelait celle d'une cossef 
de Pois. (b.) 

* CARENE. Carenum. ins. Genre 
de l'ordre des Coléoptères , section 
des Pentamères, fondé par Bonelli 
( Obs. enlomol., seconde partie ) aux 
dépens du genre Scarile , el offrant , 
suivant lui, pour caractères ; mâchoi- 
res droites , obtuses, sans crochet 
tciininal ; langue arrondie à son som- 
met , el prolongée à peine au-delà de 
l'évasement des paraglosses , termi- 
née par deux soies; palpes maxillaires 
extérieurs à djrnier article renflé et 
une fois plus long que le précédent ; 
les labiaux à dernier article grand et 
triangulaire. Le genre Carène , qui 
appartient à la famille des Cainas- 
siei's , yihu des Carabiques ( Règn. 
Anim. de Cuvier) , a de l'analogie 
avec les Encelades , les Siagones , Tes 
Ozènes, les Morions , les Aristes et 
les Apotomes. Il ressemble surtout 
beaucoup aux Scarites , aux Pasima- 
ques,aux Clivincs et aux Discliiries. 
Connue eux il est rangé dans la sec- 
tion des Bipartis fondée par Latreille 
( Hist. des Coléopt. d Euiope, prem. 
livraison , p. 78 j , et se distingue de 
tous les autres genres par un grand 
nombre de caractères. T''. CarabI' 



CAR 

QtJES. Son menton mobile, toujours 
distingue à la base par une suture et 
laissant h découvert une grande par- 
tie de la boiiclicetlescùles inférieurs 
de la tète, l'éloigné dos genres Ence- 
lade et Siagone. 11 dilVèrc dfS Ozcncs, 
des RIorions, des Aristes et des Apo- 
tomes par les jand)cs antérieures digi- 
tées. Enlin il se dislingue, d'une part, 
desScaritcs et des Pasiniaques par les 
palpes extérieurs dilatés à leur ex- 
trémité , et , de l'autre , des genres 
Clivine et Discjiirie par un labre crus- 
lacé et denté , et par les niamlibidcs 
au moins aussi longues que la tète. Le 
Carenum Cyancuin , Scarites Cjaneus 
de Fabricius et d Olivier, est, jusqu'à 
présent , la seule espèce connue. Il est 
Qi iginairc de la Nouveilc-iloUande. 

(AUD.) 

CARÈJSE. Car'uta. bot. phan. On 
nomme ainsi les deux pétales inl'é- 
lieurs d'une tleur papilionacéc. Ces 
deux pétales sont oïdlnaireinent rap- 
prochés 1 un contre l'autre et soudés 
par leur bord inférieur , de maniè- 
re à olfrir quelque ressemblance avec 
la carène d'un vaisseau. Ce nom 
s'applique également à l'awglc formé 
sur les difléieus organes planes des 
Végétaux , par la direction différente 
des deux côtés. (a.r.) 

CARENE. Cari/ian/s. bot. piian. 
Ce nom s'applique à tous les organes 
qui offrent une crête longitudinale , 
ce qui leur donne quelque ressem- 
blance avec la carène d'une nacelle. 

(A. R.) 

CARENEE. REPT. OPH. Espèce in- 
dienne du genre Couleuvre, Coluber 
carinatus , L. (b.) 

CARET. REPT. ciiEii. Espèce de 
Tortue du genre Chélone. F', ce mot. 

(B.) 

CARET. BOT. PHAN. L'un des syn. 
vulgaires de Carex. /^. Laiche. (h.) 

CARETELA. bot. piian. Syn. in- 
dau de Co/jp/ta umbraculifera , L. 

f^. CORVPIIA. (b.) 

CARETTATSJORI-VALLL bot. 
PHAN. ( Rhéede. ) Espèce du genre 
Cisse , Cissus trilobata , Lour. (b.) 



CAR ai 3 

CARETTL BOT. piian. Syn. de 
Guillandi/ia Bonducella à la côte dç 
Malabar. /^. GuiLLANDiNA, (b.) 

* CAREDM. BOT. PIIAN. ( Pline. ) 
Syn. de Carvi. V. ce mot. {a.) 

CAREX. BOT. piiA^. f^. Laiche. 

CAREYA. BOT. PHAN. Roxburg a 
décrit et iiguré sous le nom de (Ja- 
reja herbacca ( PL Corom. 3, p. i3 , 
t. 217 ) une petite Plante herbacée 
originaire de l'Inde, qui fait partie 
de la Monadelphie Polvandrie. Ses 
fleurs sont hermaphrodites, pédon- 
culécs , composées d'un calice à qua- 
tre divisions profondes; d'une corolle 
tétrapélale et d'un grand nombre 
d'étamines monadelpnes, dont les 
extérieures ont les anthères avortées; 
le fruit est une baie globuleuse et 
polysperme. (a.r.) 

*CAREZZA. BOT. PHAN. (Seguier.) 
Svn. de Carex dans les environs de 
Vérone V. Laiciic. (b.) 

CARFjÏ",. BOT. PHAN. Syn. arabe de 
Tamarix. V. ce mot. (b.) 

CARGILLIA. BOT. piian. Genre 
de la famille des Ebénacées établi par 
R. Brown. Ses fleurs polygames ont 
un calice partagé jusqu'à sa moitié 
en quatre parties , et une corolle dont 
le limbe se divise en quatre lobes. 
Dans les mdles, huit étamines , dont 
les fdets sont réunis deux à deux , 
s'insèrent à la base de la corolle , et 
entourent le rudiment du pistil. Dans 
les femelles , on trouve des étamines 
stériles eu plus petit nombre, et un 
ovaire à quati'e loges dispermes , qui 
devient une baie globuleuse environ- 
née à sa base par le calice appliqué 
contre elle en forme de cupule. R. 
Brown a rencontré dans la Nouvelle- 
Hollande deux espèces de ce genre : 
l'un qu'il appelle Cargillia laxa , et 
dont le style se divise en trois ou' qua- 
tre paities ; l'autre , qu'il nomme C. 
austialls , et dont le style est indivis. 
Ce sont des Arbrisseaux à feuilles al- 
longées, (a. d. j.) 

CARGOOS. ois. (Charleton.) Syn. 
de Grèbe huppé , Colymbus cristatus, 
L. V. Grèbe. (dr..z.) 



si4 



CAR 



CARHU. MAM. Syn. finlandais 
d'Ours. (b.) 

CARHUMFET. bot. piian. Syn. 
arabe de Géroflier. (b.) 

CARHDN-KAMMEN. bot. fhav. 
Syn . finlandais 'd'Heracleum Sp/ion- 
dylium, L. V. Berce. (b.) 

* CARIA ou KARIA. ixs. Nom 
vulgaire d'une espèce de Thermitc 
fort redoutable , peut-être le Thermes 
ciestructor, L. à rilc-de-France oti cet 
Insecte est fort commun. Il forme sur 
les troncs d'Arbres , dans les forêts , 
des amas considérables de tan aggluti- 
né dans lesquels sont pratiquées ses 
sinueuses habitations. Les magasins 
des ports et les charpentes des mai- 
sons ne sont pas à l'abri de ses ra- 
vages, (b.) 

* CARIA, bot. phan. La Noix 
dans Pline , selon Adanson. (b.) 

CARIACOU ou CARIACU. mam. 
Espèce du genre Cerf. F^. ce mot. 

(A.D..NS.) 

CARIAMA. OIS. Dlcholophus, 111 ig., 
Miciodactylus , Geoff. , Lophorhyn^ 
c/iw«,Vieill. Genre de l'ordre des Alec" 
torides. Caractères : bec plus long que 
la tête, gros, arrondi ou voûté, dépri- 
mé à sa base qui est garnie de plumes 
assezlongueSjàbarbes désunies, com- 
primé à la pointe qui est crochue , 
iendu jusque sous les yeux; fosse 
nasale graude 5 narines placées au mi- 
lieu du bec , petites, en partie couvei- 
tes d'une membrane ; pieds longs , 
grêles; quatre doigts, trois devant, 
gros , très-courts , unis à la base par 
une membrane; un derrière, articulé 
sur le tarse , ne posant point à terre ; 
ongles courts et forts ; ailes médio- 
cres; la première rémige la plus cour- 
te , les cinquième, sixième et septième 
les plus longues. 

Ce genre, établi par Brisson, ne 
présente encore qu'une seule espèce 
qui avait été placée par Linné et La- 
tnam dans le genre Kamichi; elle est 
assez rare et paraît habiter de préfé- 
rence les lisières humides des vastes 
forêts, peu éloignées des savannes, 
où abondent les Reptiles et gros In- 



CAR 

sectes dont elle fait sa nourriture. 
Les Cariamas se rassemblent ordinai- 
rement par petites troupes de cinq à 
six , et semblent , par l'inquiétude 
qu'ils manifestent constamment au- 
tour d'eux, veiller mutuellement à 
leur conservation. Malgré ces dé- 
monstrations d'une grande défiance 
et d'un caractère sauvage, les natu- 
rels du Paraguay et du Brésil , seules 
provinces de l'Amérique méridionale 
oii Ton ait encore vu ces Oiseaux , 
sont parvenus aies soumettre à la do- 
mesticité et en obtiennent une res- 
source agréable dans la délicatesse de 
leur cliair. D'Azai-a, à qui l'on est re - 
devable du peu de faits connus rela- 
tivement aux mœurs des Cariamas, 
se tait sur tout ce qui concerne leur 
reproduction ; il dit seidement qu'il a 
vu une femelle déposer deux œufs sur 
le sol sans faire de nid. Ces Oiseaux 
vont eux-mêmes dans les champs à la 
recherche de leur nourriture , et re- 
viennent sans guides à la demeure oij 
ils ont été élevés. Les Guaranis ou 
habitans du Paraguay les nomment 
Saria . 

Cariama , Lophorhynchus saura- 
phagus , Vieill. , Palamedea cristata , 
L., Lath. , Nouv. Dict. d'hist. nat., 
a^édit., pi. B- 11 , fig. 3; Ann. du 
Mus. , ï. XIII, p. 36^. — Tête blan- 
che ; plumes à la base du bec se rele- 
vant en aigrette et formant une sorte 
de panache ; face et cou d'un brun 
pâle ; un trait blanc avi-dessus de 
l'œil ; les plumes du cou longues, effi- 
léesetàbarbesdésunies, redescendent 
en arrière ; ailes d'un gris cendré, on- 
dulées de roux; rémiges noires avec 
des lignes transversales noires pique- 
tées de blanc ; rectrices intermédiaires 
brunes, les autres traversées d'une 
bande noire et blanche à l'extrémité. 
Partie nue des jambes et tarses oran- 
gés ; bec rouge. Longueur, trente 
pouces. {DR..Z.) 

CARIANA. Ois. Pour Cariama. P'. 
ce mot. (DR..Z.) 

* CARIANGAY. bot. phan. Même 
chose qu'Ababangay. P". ce mot. (B.) 

CARIA-POETI. (Burmann.)SyR, 



CAR 

de Myrte chez les Indous. Peut-^re 
la même chose que Caju-Puti. V. ce 
mot. (b.) 

CARIAROU. BOT. PHAN. (Surian.) 
Sj'n. des Coiwoh'uJus umbellatus , 
bmsiliensii etrejje/is. 13a nère applique 
ce nom à line quatrième espèce de 
Liseron. ^. ce mot. (b.) 

CARIBLANCO. mam. Nom de 

Eays du Sirnia kypoleuca de Hum- 
oldt. ^'■. SaX>AJOU. (A.D..NS.) 

CARIBOU , CARIBOUX ou CA- 
RIBU. MAsr. Noms du Renne en Amé- 
rique. F'. Cerf. (b.) 

CARICA. BOT. PHAN. Nom grec 
des Figues sèches et d'une variété de 
Figuier de Carie , devenu spécifique 
pour le Figuier ordinaire , et généri- 
que pour désigner le Papayer, f^. ce 
mot et Figuier. (b.) 

CARI-CAPUSI. BOT. PHAN. Syn. 
malais d'Hibiscus tiliaceus. F". Ket- 
MiE. (b.) 

* CARTCARA. ois. Syn. vulgaire 
de l'Ortolan de Roseaux , Emberiza 
schœniclus, L. F. Bruant. C'est aus- 
si le nom qu'au Brésil ou donne à la 
Frégate, Pelecanus Aquilus , L. f^. 
Frégate. (dr..z.) 

CARICOIDE. Guettard figure et 
décrit sous ce nom des Polypiers fos- 
silesquenous classons dans la division 
des Sarcoïdes. Ils sont sphériques avec 
un trou rond plus ou moins profond à 
leur partie supérieure. Desoryctogra- 
plies les ont regardés comme des 
Madrépores , d'autres comme des Fi- 
gues pétrifiées ou fossiles. (lam..x.) 

CARICTÈRE. BOT. phan. Pour 
Carictéria. P^. ce mot. (b.) 

CARICTERIA. bot. phan. ( Sco- 
poli.) Syn. d' Antichorus. P^. ce mat. 

(B.) 

* CARIDE. Caris. iNS. Genre de 
l'ordre des Coléoptères , section des 
Pentaraères, famille des Carnassiers, 
tribu des Cicindelètes, établi par Got- 
thelf Fischer {Gêner. Insect.,vo\. i ,p. 
99), et ayant, selon lui , pour caractè- 
res : antennes filiformes, a article de la 



CAR 2i5 

base très-gros, obconique , le troisiè- 
me droit; chaperon très-grand; man- 
dibules terminées par un crochet très- 
fort; mâchoires aussi longues que les 
in;indibules , intérieurement cillées; 
palpes inégaux, à quatre articles dont 
le dernier long et obcouique , les 
maxillaires plus courts , les labiaux 

f)lus longs , avec les deux articles de 
a base gros et courts , tous garnis de 
soies longues eUoides ; menton à deux 
épines, la ligule épineuse. Fischer 
place dans ce genre la Collyris formi- 
caria de Fabricius ( Syst. Eleuth. ). Il 
y rapporte aussi, mais avec doute, la 
Cicindela <7/)/e/a d'Olivier. Ivlug, dans 
son Specirnea de l'Entomologie du 
Brésil , a formé, sous le nom de Cte- 
nostoma , une coupe qui répond exac- 
tement au genre Caride de Fischer. 
Nous reviendrons sur celui-ci au mot 
Ctenostome. (aud.) 

CARIE. zooL. et BOT.Maladie des or- 
ganes animaux dont on a étendu le nom 
a deux maladies des Arbres, qui pénè- 
trentleur tronc. Cequ'on appelle vul- 
gairement Carie du Froment est un 
Végétal particulier dont De Candolle 
a fait son Uredo Caries. ^.Uredo. (b.) 

CARIEIRO. BOT. PHAN. Syn. lan- 
guedocien de Rue commune , Ruta 
graveolens , L. p'. Rue. (b.) 

CARIGOUE , CARIGUE ou CA- 
RIGUYA. MAM. Dont la première 
lettre se prononce comme un S. Nom 
de pays du Sarigue. (b.) 

CARIGUEIBEJU. mam. ( Marc- 
graaff. ) Et non Cariqueibeju. Même 
chose que le Taira de Bufibn. 7^. ce 

mot. (A.D..NS.) 

CARIL. BOT. PHAN. Pour Karil. 
V. ce mot. 

CARILHA. BOT. PHAN. Pour Card- 
ia, p^. ce mot. 

CARILLA. BOT. PHAN. Nom d'une 
espèce de Vitex, peut-être le //•//o/z'a/a, 
dans les colonies portugaises de la 
côte de Malabar. (b.) 

* CARILLON, bot. phan. L'un 

des noms vulgaires du Campanula 
médium. V. Campanule. (b.) 



316 CAR 

CARILLONNEUR. ois. Espèce du 
genre iMerle , Turdus tintiniiabulatus, 

L. K. ÛIeRLE. (DR..Z.) 

CARIM-CURINI. BOT. piian. Syn. 
malais de yusticiaEQbolium, L. Espè- 
ce du genre Cnrmanline. (b.) 

CARIM-GOLA. bot. piian. 
(Rhéede.)Svn. de Funtedenavagina- 
lis, espèce de l'outëdeiie de la cote de 
Malabar. (b.) 

CARI-MOULLI. BOT. niAN. Syn. 
de tiola/mm ferox à la côte de Coro- 
niandel. (b.) 

CARTM-PANA. bot. than. Syn. 
malais de Borassus flabelUformis. (b.) 

CARIM-ÏUMBA. bot. phan. Syn. 
malabarc de Cacolumba des Indous, 
qui e-.t le Nepcta malabarica, L. , es- 
pèce du genre Cataire. (b.) 

CARIiNAlRE. Cariiiaria. moll,. 
Genre formé par Lamarck , dans sa 
première édition des Animaux sans 
vertèbres , et qui , adopté par tous les 
naturalistes > a été conseiA'é dans la 
seconde édition de cet excellent ou- 
vrage. On l'y trouve rangé dans Tor- 
dre des Héléropodes. Ses caractères 
consistent dans un corps allongé, gé- 
latineux, transparent , terminé posté- 
rieurement en queue , et muni d'une 
ou plusieurs nageoires inégales. Le 
cœur et les branchies sailians hors du 
corps , réunis vers la queue et renfer- 
més dans une coquille; tête distincte; 
deux tentacules ; deux yeux ; ime 
trompe contractile. Coquille uniyalve, 
conique, aplanie sur îescolés, uni- 
loculaire , très-mince, h\aliue, à 
somuiet contourné en spirale, et à dos 
muni quelquefois d'une carène dentée, 
ayantl'ouverture oblougueet entière. 

Nous avons, le premier , dans notre 
A' oyage en quati eiles des mers d'Afri- 
que , fait connaître l'Animal d'une es- 
pèce de Carinaire; plus tard, dit le 
savant Lamarck, Pérou et Lesueur 
ont parlé de l'Animal du même genre : 
ainsi il n'est pas exact d'attiibuer, 
avec le Dictionnaire de Levrault, la 
connaissance de l'Animal, du genre 
Carinaire à Pérou et Lesueur qui n'en 
parlèrent que long-temps apiès que 



CAR 

nous l'avions fait connaître par une 
description et par une figure dont 
nous garantissons la rigoureuse exac- 
titude. Quoi qu'il en soit , habitués à 
nous voir ravir ou contester des décou-^ 
vertes que nous avons faites avant qui 
que ce soit, et que nous avons toujours 
communiquées , sans réserve et dans 
l'intérèldela science, à plus d'uneper- 
soiuie qui s'en estdonné le mérite, nous 
mentionnerons les espèces connues 
du singulier genre qui nous occupe. 

Carinaire vitrée , Carinaria vi~ 
trea, Lamk. , An. s. vert., t. 7, p. 673; 
Patella cristata , L. ; Argonauta vi-^ 
trea , Gmel. , Syst. Aal.,l. i , p. 3368. 
Cette Coquille est sans contredit la 
plus rare de toutes celles qui existent 
dans les collections; on n'en connaît 
que deux ou trois individus en Euro- 
pe, dont le prix est porté jusquà trois 
mille francs. Celui du Muséum d'his- 
toire naturelle de Paris est le plus 
beau et le mieux conservé. La Cari- 
naire vitrée est extiêmcinent mince et 
légère, transparente, conformée en 
bonnet conique, mais aplatie sur les 
côtés j sillonnée transversalement et 
bordée , dans toute sa convexité, par 
une carène simple et dentée ; e^c ac- 
quiert presque trois pouces de long 
sur à peu près deux de large. Elle a 
été trouvée dans les mers cie l'archi- 
pel de 1 Inde, vers Amboine. Son Ani- 
mal n'a pas é^é observé. 

Carinaire fragile , Carinaria 
fragilis, N. Itin. , t. 1 ,p. i43 , pi. 6, 
f. 4 ; Lamk. , ibid. , t. 7, p. 674. jNous 
avons trouvé celte espèce dans l'O- 
céan , fort loin des côtes, nageant à 
sa surface; sa transparence était ex- 
trême; sa tète dure, teinte en violet; 
son corps allongé, terminé en une 
queue relevée, qui était entourée 
d'une sorte de nageoire pointue, en- 
veloppée d'i ne tunique lâche et com- 
me hérissée (/aspérités. Les bran- 
chies , toujours agitées et rougeâ- 
tres , étaient contenues dans la Co- 
quille ; celle-ci, d'un peu moins d'un 
pouce, est extrêmement transparen- 
te et se casse aisément. Elle diffère 
de la précédente, non-seulement par 
son volume , mais en ce quelle n'est 



CAR 

pa/ carence, et qu'elle a de petites 
stries longlludinales disposées du 
sommet à la circonlércnce, ce qia est 
le coutiairc de la prccédenlo. On a 
reprcsenlé dans lEncyclopcdie (Coq. 
T. 46 t , f. 7), sous ic'noin que nous 
avons imposé à noire Aniin^d , une li- 
guie qui , par les rapports qu'elle ollVc 
avec ee que nous avons vu , nous 
prouve qu'elle doit être exacte, inaisen 
niLMue temps qu'elle nappartienl pas 
h la Carinairc que nous avons obser- 
vée ; cette figure appartient à quelque 
espèce nouvelle. En eilet, sa coqudle 
oiVre une carène longitudinale bien 
distincte, outre des stries circulaires 
comme dans la première espèce; une 
queue non relevée dont la nageoire 
caudale ne fait pas le tour; une na- 
geoiie dorsale ou ventrale, connue on 
voudra la considérer , J>ieu moins 
longue que celle de l'Animal que 
nous avons observé, et qui agitait 
continuellement la sienne avec une 
sorte de giàce. Nous proposerions 
de la nommer Carinaire de La- 
marck. INous avons trouvé la Cari- 
naire fragile dans les hautes mers 
Atlantiques intei tropicales , et na- 
geant à la surface des eaux en un 
jour oii elles étaient calmes et cou- 
vertes de Mollusques. 

Carinaire Gondole , Ca?inana 
Cymbium, Lamk., ibld. Sup. , p. 674; 
yligoiiauta Cj/ziSh/m , Gnicl. , fSjst. 
jV«/. , p. 5568. Cette espèce microsco- 
pique habite la Méditerranée. (b.) 

CARINARIUS. MOLL. (Denis 
Montfort.) Pour Carlnaria. V. Cari- 
naire. (B.) 

CARÎNDE. OIS. (Thevet.) Syn. de 
l'Ara bleu, Psittacus Ararauna, h. 
J^- Ara. (DR..Z.) 

CARINJOTI. BOT. PiiAN. V. Lo- 

KANDI. 

CARINTA-KALI. BOT.PHAN. Syn, 
pialabare de Psyckotria herbacea , L. 

(R.) 

CARINTI. Nom indou qui désigne 
indifleremment V Uvaria zeylanica et 
une espèce indéterminée de Momor- 
dique. (b.) 



CAR ti7 

CARIOCATACTES. ois. Pour 
Caryocatactes. F . ce mot. 

*CARIOPSE. Cari opsis. -ROT. vnAN. 
On appelle ainsi, d'après le professeur 
Richaid , un genre détruits secs et in- 
déliiscens, qui sont monospermes, 
ont le péricarpe très-mince, inlime- 
inenl uni et confondu avec le tégu- 
ment pioprc de la graine , dont on ne 
peut le distinguer à l'époque de la 
maturité de la graine. Ce fruit est 
propre à toutes les Plantes de la vaste 
fannlle des Graminées, tels que le 
Blé , l'Orge , le Mais , etc. Sa forme 
est trè.ssujette à varier, mais la struc- 
ture lese toujours la même. La Ca- 
riopse est le même fruit que Mirbel a 
plus récemment appelé Cérioh. Elle 
se distingue de l'Akène par l'union 
de son péricarpe avec sa graine, tan- 
dis que dans 1 Akène , le péricarpe est 
tout-à-fiit distinct du tégument pro- 
pre de la graine. (a. r.) 

» CARIOSSO. BOT. PHAN. Syn: 
d'Ady. F", ce mot. (u.) 

CARIOT^. BOT. PHAN. r. Ca- 

RYOTA. 

* CARIPA. BOT. piiAN. Nom de 
pays du Pirigara d'Aublct, Gustavia 
de Linné fils. P'. ces mots. (b.) , 

CARIPE. rois. Espèce indienne du 
genre Pristipomc. V. ce mot. (b.) 

CARIPIRA. OIS. Même chose que 
Caricara. F. ce mot. (b.) 

CARIQUEIBEIU. mam. r. Cari- 

OrZIBEJU. 

CARIS. MAM. (Thevet.) Probable- 
ment l'Agouti. (A.D..NS.) 

CARIS. Caris, arachn. Genre de 
l'ordre des Trachéennes , famille des 
Holètres, tribu des Aca rides, fondé par 
Latreille , et ayant, suivant lui , pour 
caractères : six pieds ; palpes et suçoir 
apparens ; corps très-plat , revêtu 
d'une peau écailleuse. On ne connaît 
qu'une espèce appartenant à ce genre ; 
elle a été trouvée par Latreille sur le 
corps d'une Chauve-Souris, et porte 
le nom de Caris de la Chauve-Souris, 
Cajis Vespertilionis. Sa plus grande 



atg GAK 

longueur ne dépasse guère deux li- 
gnes. (AUD.) 

CARISSA. BOT. PHAN. Genre placé 
à la fin des Apocinëes par Jussieu , 
dans les Jasminées par Correa , vul- 
gairement nomme Calao par quel- 
ques botanistes français, et Calao dans 
les dictionnaires précédens. Son ca- 
lice court est à cinq découpures plus 
ou moins profondes ; sa corolle beau- 
coup plus longue , tubuleuse , un peu 
élargiesupcrieurement, à limbe quin- 
quéfide; cinq étaraines s'insèrent au 
tube qu'elles ne dépassent pas. Le 
Style simple est terminé par un stig- 
mate simple aussi ou légèrement bi- 
fide. Le fruit est une baie séparée en 
deux loges par une cloison épaissie à 
son milieu et sur laquelle s'insèrent 
«ne ou plusieurs graines comprimées, 
dont le liile est central , l'embryon à 
radicule supérieure , logé dans un pé- 
risperme charnu. — Ce genre ren- 
ferme des Arbrisseaux à fleurs dispo- 
sées en pauicules ou en corymbes, à 
feuilles opposées sur des rameaux or- 
dinairement dichotomes. Ils sont dé- 
pourvus d'épines dans deux espèces 
décrites par Vahl, les Carissa inermis 
et mids , Vahl, Sjmb. tab. Sg, tous 
deux originaires de l'Inde , à feuilles 
ovales , cordées , mucronées dans la 
première , lancéolées dans la seconde. 
Cinq autres espèces présentent des 
épines ; elles sont opposées au-dessus 
et en sens contraire des feuilles lan- 
céolées dans le C. spi/iarum,- ces feuil- 
les sont plus grandes et ovales dans le 
C. carandas ,\ lancéolées et étroites 
dans le C. salicina; elles sont veinées 
dans les trois Arbrisseaux précédens 
qui habitent les Indes- Orientales, et 
dépourvues de veines dans un autre 
originaire de l' Arabie-Heureuse, le C. 
Edulis , qui est VAntura de Forskalh. 
Enfin , on a réuni à ce genre celui que 
Linné appelait Arduina , dont les 
loges sont monospermes, les épines 
bifides à leur sommet , et qui croît au 
cap de Bonne-Espérance. /^. Lamk., 
IlLust. t. Ji8. (a. d. j.) 

CARIVE. BOT. PHAN. L'un des 



CAR 

vieux noms du Piment selon Poiftel. 
K. ce mot. (b.) 

CARI-VILLANDI.BOT.PHAN. Syn. 
de Smilax indica à la côte de Mala- 
bar, (b.) 

CARJD. MAM. Syn. finlandais de 
Terrât. P^. Porc. (a. d..ns.) 

*CARLET. POIS. (Gesner.) Pour 
Carrelet. EspècedugenrePleuronec te. 
F", ce mot. (b.) 

CARLIN. MAM. Syn. de Doguin , 
race de Chien, y. ce mot. (a. d..ns.) 

* CARLIN. OIS. Même chose que 
Cardarino et Cardello. V. ces mots. 

CARLINE.Ca///«a.T.L.BOT.PHAN. 
Synanthéréeç, Cinarocéphales ,Juss. ; 
Syngénésie Polygamie égale , L. Ce 
genre est ainsi caractérisé : involucre 
composé de deux sortes de folioles ; 
les extérieures épineuses et décou- 
pées , de forme et de couleur analo- 
gues à celles des feuilles; les inté- 
rieures beaucoup plus longues, lui- 
santes, blanches ou colorées , le plus 
souvent lancéolées , aiguës , ressem- 
blant aux folioles qui forment les 
rayons des Elychrysum et d'autres 
Corymbifères ; fleurons hermaphro- 
dites ; paillettes membraneuses sur 
le réceptacle ; akènes couronnés 
d'une aigrette plumeuse et héris- 
sés de poils roux qui forment une 
sorte d'aigrette extérieure. Le nombre 
des espèces de Carlines est peu consi- 
dérable ; on n'en a décrit que quinze 
environ qui sont toutes indigènes des 
pays montueux de l'Europe, de l'A- 
frique septentrionale et de la Russie 
d'Asie; car les C. Atractyidides, L. 
et C. Gorterioïdes , Lamk., qui habi- 
tent le cap de Bonne-Espérance , ap- 
Eartiennent au genre Slœbeade Thun- 
erg.Cesontdes Plantes vivaces, her- 
bacées , pour la plupart à très-courte 
tige et à feuilles pinnatifides et épineu- 
ses. Dans les montagnes de l'Europe 
méridionale, on rencontre souvent la 
Carline à tige courte , C. subacauUs, 
L. , remarquable par les énormes di- 
mensions de ses flems , dont les fo- 
lioles intérieures de l'involucve sont 
d'un beau blanc satine. Les paysans 



CAR 

mangent, en guise d'Artichaut , son 
réceptacle, ainsi que celui de la Car- 
iine à feuilles d'Acanthe , C. acan- 
thifoUa , AU. FI. ped. On lait dériver 
le nom de Cailine de celui de Charle- 
niagne, auquel on prétend qu'un ange 
la montra au passage des Pyrénées , 
après le désastre de Ronccvaux oii les 
preux de ce prince furent taillés en 
pièces. L'ange la lui donna connue un 
remède souverain qui devait tout 
guérir. Il est prohable que la Carline 
de Charlcmagne n'est pas celle des bo- 
tanistes, ou bien qu'elle a beaucoup 
perdu de ses vertus vulnéraires. (g. .n.) 

* CARLINÉES. Carlineœ. ' bot. 
niAN. Casslni , dans sa distiibution 
des Synantlicrécs en tribus , eu a éta- 
bli , sous cé.uom, une qui est bien 
peu distincte des véritables Cardua- 
cées , ainsi qu'il l'avoue lui-même en 
disant que, de tous les caractères qui 
distinguent cette tribu des Ccntau- 
riécs et des Garduacées , le seul qui 
soit exempt d'exceptions consiste 
dans la glabrélté parfaite des filets des 
ctamines. Nous doutons qu'un sem- 
blable caractère puisse servir à l'éta- 
blissement d'une tribu naturelle. 
Voici i'énumération des genres qu'il 
range parmi lesCarlinées : Atractylis, 
L.; Cardopatium , Juss.; Caiiina , 
ïourncf. ; Caiiowizia^ Mœnch. ; Char- 
d'uiia, Desf ; Chuquiraga, Juss.; 
Cirsellium, Gaertn. ; Dicoma, Cass. ; 
Saussurea, D. C. ; Stœhlina , L. ; Slœ- 
ieûjThunb.; Turpi/iia, Bonp. ; He- 
ranlhemum , Gaertner. (.v. n.) 

CARLO. OIS. (Knox. ) Syn. pré- 
sumé du Cormoran , Pe/ecû«W5 Carbo, 
L. V. Cormoran. (dr..z.) 

* CARLOTTE. ois. (Willugbbi.) 
Syn. du Courlis de terre, Cliaradrius 
^dicnemus, L. 7^. ^dicnème. 

(DR..Z.) 

CARLOWITZIE. bot. phan. Pour 
Carlowizie. /^. ce mot. (a. r.) 

CARLOWIZIE. Carlowizia. bot. 
PHAN. Mœnch a établi , sous ce nom , 
un genre dans la famille des Cardua- 
cécs y tribu des Carlinées de Cassini , 
Syngénésie Polygamie égale , pour le 
Çarthamus salLcifollus de Linné fils, 



CAR aig 

Arbrisseau originaire de l'île de Ma- 
dère. Sa tige, haute de trois à quatre 
f)ieds , est ornée de feuilles alternes, 
ancéolées, étroites, dentées et épi* 
neuses sur les bords, blanchâtres et 
cotonneuses à leur face inférieure. Les 
rameaux se terminent par un capi- 
tule solitaire, flosculeux, dont l'in- 
volucre semble double; l'extéiicur est 
formé d'une rangée circulaire de 
grandes bractées étalées, analogues 
aux feuilles ; l'intérieur se compose 
d'écaillés imbriquées , épineusesàlcur 
sommet. Le réceptacle , quicstplanc, 
présente un grand nombre d'alvéoles 
formées par la soudure des soies dont 
il est garni. Tous les fleurons sont ré- 
guliers, hermaphrodites et fertiles. 
Le fruit est velu , couronné par xnie 
aigrette légèrement plumeuse. ]Nec- 
ker avait donné à ce genre le nom 
d'.<////<zOTWs;maislenomdeCarlovv^Izia 
a été adopté par De CandoUe et Cas- 
sini. Ca.r.) 

* CARLSFOGEL ou CARLS-VO- 
GEL. OIS. Syn. de la Gorge-Bleue , 
Motacilla Suecica , L. en Suède, f^. 

B£C-FlN. (DR..Z.) 

CARLUDOVIQUE. Carludovicia. 
BOT. PHAN. Genre de Plantes établi 
par Ruiz et Pavon dans la Flore du 
Chili et du Pérou , et que l'on désigne 

f)lus généralement aujourd'hui sous 
e nom de Ludovie, Ludovia. V- ce 
mot. (a. r.) 

CARLWM. MAM. L'Hermine selon 
Desmarest, dans quelques cantons de 
l'Angleterre. /^. Marte, (a. d..ns.) 

CARMANTINE. bot. phan. Nom 
donné par plusieurs botanistes fran- 
çais au genre que Linné avait scienti- 
hquemment désigné sous celui de 
Justicia. V. ce mot. (b.) 

CARMAS. bot. PHAN. (Daléchamp.) 
Syn. arabe d'Yeuse, Quercus lle.x^ 
L. F. Chêne. (b.) 

CARMIN. INS. Nom imposé par 
Geoffroy (HIst. des Ins., T. ii, p. i46) 
à une espèce de Lépldoptèie , qui est 
le Bombyx Jacobece de Fabricius ; 



320 CAR 

elle fait maintenant partie du genre 
Calliraorphe. y. ce; mot. (axjd.) 

* On nomme amssi Carmin une 
matière colorante d'un pourpre Irès- 
éclatant, que l'on obtient de la Co- 
chenille, par sa décoction dans l'Eau 
de rivière chargée d'un peu de Soude. 
Yers la fin de rébullition , on 
verse un peu de dissolution de Sul- 
fate d'Alumine: on filtre et on laisse 
se déposer le Carmin que 1 on re- 
cueille par la décanta tioii et que l'on 
fait sécher à l'omhre. Le Carmin est 
une des couleurs les plus recherchées 
pour sa vivacité , et celle qui a servi 
à faire de curieuses expériences sur 
la divisibilité de la matière. J^. ce mot 
et Nopal. (dr..z.) 

*CARMON. POIS. (Lachênaj^e-des- 
Bois.) Poisson peu connu des rivières 
de la Côle-d'Or en Afrique , dont la 
chair est grasse et bonne à manger. 

(13.) 

CARMONE. Carmona. bot. phan. 
Genre établi parCavanilleSjd'après un 
Arbrisseau des îles Mariaunes ( Icon. 
458),et rapporté à lafamille des Borra- 
ginées. Son calice est quinquéparti ; sa 
corolle quinquélobée au-dessus d'un 
tube court, à la base duquel s'insè- 
rent cinq étamincs alternes aux lobes; 
le style est partagé en deux jusque 
vers sa base , et terminé par deux stig- 
mates; le fruit est une drupe pisi- 
forme, contenant un noyau à six loges 
monospermes. Les feuilles du Car- 
mona heteruplijlla, dont la surface est 
rude et parsemée de points blanchâ- 
tres surmontés d'une soie , sont les 
unes alternes , les autres fasciculées 
au-dessus d'un tubercule; ses fleurs 
sont en grappes axillaires. Outre l'es- 
pèce précédente , on doit rapporter à 
ce genre le Cordia retusa de Vahl 
(Symb. 2 . 42) qui croît dans les Indes- 
Orientales, (a.d. J.) 

CARMONEA. bot. phak. ( Per- 
soon.) Sy n. de Carmona. V. Cat^mone. 
(a. d. J.) 

CARNABADIUM. bot. phan. 
( C. Eauhin.) L'un des noms anciens 
du Cumin. (b.) 



CAR 

CARNABIOOU ou CORT^O- 
BIOOU. bot. phan. Noms vulgaires 
du Latkyrus Jphaca , L. en Langue- 
doc. /^."Gesse. " (B-) 

CARNASSIERS, mam. Nom d'un 
ordie de Mammifères, encore plus 
caractérisé par la figure de ses organes 
digestifs que par son genre de vie qui 
n'est pas exclusivement ni nécessaire- 
ment Carnivore , comme le nom le 
pourrait faire croire. 

Les attributs généraux de la forme 
d'organisation des Carnassiers sont : 
]" le raccourcissement de l'intestin; 
2" la grandeur et l'acuité des dents ca- 
nines, et la figure tranchante ou hé- 
rissée de pointes des dents molaires; 
5° la brièveté des mâchofrcs et sur- 
tout de l'inférieure , do'nt l'articula- 
tion condyloïdienne , serrée en char- 
nière transversale, ne permet que des 
mouvemens angulaires dans le sens 
vertical; 4" la double convexité de 
l'arcade zygomatique du temporal et 
la dépression du pariétal vers l'axe de 
la tête, pour donner assez d'espace à 
l'insertion des muscles temporo- 
maxillaires, dont le volume croît avec 
lacarnivorité. Car^ vu le raccourcisse- 
ment des maxillaires et l'application 
de la force entre la résistrmce et le 
point d'appui, l'énergie musculaire 
est tout entière employée au serre- 
ment des mâchoires qui se croisent 
comme des branches de ciseaux. 

Nous ne mettons pas les ongles 
parmi les caractères delà carnivorité ; 
car leur force et leur grandeur sont 
supérieures chez la plupart des Eden- 
tés , dont l'organisation est précisé- 
ment inverse de celle des Carnassiers, 
surtout sous le rapportdela figuredes 
mâchoires , des dents , etc. Or, d'a- 
près la loi de Cuvier sur les co-cxis- 
tences , une forme des principaux or- 
ganes digestifs en nécessite certaines 
autres , et en exclut d'également dé- 
terminées : l'on voit doue quelles di- 
ver-ités de structure dans l'ensemble 
de l'Animal entraînent l'absence de 
l'une ou de toutes les sortes de dents. 
Il n'y a qu'un genre de Carnassiers 
où la figure particulière des on- 



CAR 

jjles et des phalanges unguinales dc- 
A'icnne un caraclèrc autant physiolo- 
gique que zoologiquc. V. CilAT. 

Le degré de cliacun de ces quatre 
caractères anafcniiqucs et leur com- 
binaison plus Ou moins complète dc- 
terminrut le degré de carnivoiitc , le- 
quel répond à celui de la férocité. Il 
ne faut pas néanmoins attacher à ce 
jnot de férocité I idée dune nécessité 
de meurtre làtale et irrésistible. L'ins- 
tinct du meurtre naît du sentiment (le 
la faim. On en supprime les cllcts en 
en prévenant le besoin d'une manière 
continue ; car la nécessité du meurtre 
tenant à celle des provisions , si l'ap- 
provisionnement attend et devance la 
faim , l'instinct meurtrier ù'a plus de 
cause et cesse de se produuc; et 
comme à son tour l'habitude d'un 
ctatenperpétue la disposition, surtout 
quand l'inlluence persévère, l'cxcuip- 
tion constante de la faiui , l'expéiieuce 
soutenue des bons traitemens qui dis- 
sipent la défiance, la reconnaissance 
des soins reçus, enfui le goût du re- 
pos qui appelle tous les Animaux, 
linissent par apprivoiser ks plus fé- 
roces des Carnassiers, autant que nos 
Animaux domestiques. Tout ce qu'on 
a dit de l'indomptable férocité des 
Tigres, des Hvèues, e*t imaginaire. 
Les dents molaires à surfaces hé- 
rissées de pointes ou bien tranchantes 
sur leur longueur, déterminent par- 
mi les Carnassiers la division en Car- 
nassiers ordinaires et en Insectivores. 

Parmi les Carnassiers ordinaires , il 
en est oii la ligure des molaires ne 
présente qu'un tranchant obtus et in- 
complet sur une surface tuberculeuse: 
«'eii\-là ont un régime qui , selon la 
'nécessité , est animal ou végétal. Tels 
sont les Ours, Blaireaux, etc. 

Les sens les plus développés des 
Carnassiers, sont en général l'ouie 
et l'odorat , puis la vue. Le goût pa- 
raît ne 1 être guère , surtout dans les 
Chats , dont la langue est hérissée de 
pointes. Les moustaches de l.T plu- 
part sont leurs seuls organes de tou- 
cher. Les nerfs, qui viennent se ter- 
miner dans le bulbe de ces poils, ont 
iine p'.cdominence de volume re- 



CAR 3J1 

marquablc dans les Chats, les Pho- 
ques, etc. 

lly a des Carnassiers, dont les mem- 
bres .-ont organisés pour voler V. 
Chetroptèrks ; d'auties pour nager 
et plonger, V. Louthes , Piioqu£s , 
c!c. ; d'autres enfin pour fouir et vi- 
vre sous terre, /^. T.\UPF., SCALOPE 
etc. : cette diversité de sphères d'exis- 
tence ne se retrouve pas chez les Pa- 
chydermes et les Rumiuans. 

La distribution géographique des 
Carnassiers montre qu il n'y a aucun 
rapport entre la carnivoritc et le cli- 
mat. Les diverses esj)èces des genres 
les plus carnivores se trouvent depuis 
l'équalcur jusqu'aux Pôles. La cha- 
leur ou le froid n'influent donc pas 
plus sur le tempérament à l'égard de 
l'appétit nutritif qu'à l'égard de l'ar- 
deur de l'amour. (a. d..ns.) 

Cuvicr (Règne Animal, T. i) , qui a 
fait de l'ordre des Carnassiers le troi- 
sième de sa Méthode, les divise en qua- 
tre familles, dans lesquelles sont répar- 
tis quinze genres, savoir: i''^ Famille. 
CiiEiKOPTKRES, Chauve-Souris et Ga- 
léopiihèques. •2." Famille. Insectivo- 
PxES , Hérisson , Musaraigne, Teurec 
et Taupe, 'h'^ Section. Carnivores 
Ours , Martes , Chiens , Civettes ,' 
Hyènes, Chats, Phoques et Morses. 
4' Section. Marsupiaux, Didelphes. 
V. tous ces mois. ^b.) 

CARNASSIERS. JdephagL ins. 
Première famille de la section des 
Penlamères , ordre des Coléoptères 
( Règn. Anim. de Cuv. ) , adoptée , 
soit comme famille, soit comme tribu 
par le plus grand nombre des ento- 
mologistes. Duméril en fait une fa- 
mille désignée sous le nom de Carnas- 
siers ou de Créophages. Latreille 
{Gêner. Crust. et Ins. et Consid. gê- 
ner. ) l'érigé en tribu qu'il nomme 
Entomophagcs. Ses caractères essen- 
tiels -^ont : deux palpes à chaque mâ- 
choire ou six en tout; portion supé- 
rieure des mâchoires écailleuse , cro- 
chue ou onguiculée à son extrémilé. 
Les Insectes de celte famille naturelle 
sont essentiellement mangeurs de 
chair. Ils font la chasse aux autres 



2 23 CAR 

Insectes , et semblent accorder la 
préférence à une proie vivante. Leurs 
antennes sont simples et presque tou- 
jours filiformes ou sétacées ; les man- 
dibules sont fortes ; les mâchoires ont 
leur coté interne garni de cils ou 
de petites épines; le menton est 
grand , corné , presque demi-circu- 
laire , profondément échancré, et 
ayant fort souvent une petite dent 
au milieu du bord supérieur; il re- 
çoit dans le fond de l'échancrure une 
fanguette cornée ou coriace dont l'ex- 
trémité supérieure paraît dans le plus 
grand nombre bitido , ce qui est dii 
à deux prolongcmens ou paraglos- 
scs , membraneux , petits , étroits , 
allant en pointe. Les deux pieds anté- 
rieurs , insérés sur les côtés d'un 
sternum étroit etportés sur une gran- 
de rotule , offrent des tarses souvent 
dilatés dans les mâles ; les deux pâ- 
tes postérieures ont un fort Irochan- 
Icr; la rotule des hanches du méla- 
thorax est , dans la plupart , grande , 
fixe , et se confond même avec la poi- 
trine par sa soudure avec le bord pos- 
térieur du sternum et avec les flancs. 
Les élytres , toujours très-consistan- 
tes , recouvrent en totalité ou en 
pariie l'abdomen ; les ailes membra- 
neuses manquent dans plusieurs ; 
lorsqu'elles existent , on remarque 
deux cellules ou aréoles arrondies 
près de leur coude. 

Les Insectes Carnassiers ont tou- 
jours , suivant Cuvicr ( Règn. Anim. 
T. m, p. 176 ) , un premier estomac 
court et charnu , un second allongé, 
comme velu à l'extérieur à cause des 
nombreux vaisseaux dont il est garni; 
un intestin court et grêle; des vais- 
seaux hépatiques , au nombre de 
quatre, s insérant près du pyloie. 
Léon Dufour a beaucoup ajouté à la 
connaissance anatomique de ces 
parties. F', les tribus désignées sous 
les noms de Cicindelètes , Carabiques 
et Hydrocanthares. 

Les larves sont tout aussi voraces 
que les Insectes parfails ; plusieurs 
restent sédentaires dans leurs retrai- 
tes et y attendent leur proie. D'au- 
tres, plus agiles, la recherchent actl- 



CAR 

vement. On remarque d'ailleui'S en- 
tre elles de très-grandes différence» 
suivant les genres. En général leur 
corps est allongé, cylindrique , com- 

f)osé de douze anneauj^ non compris 
a tète : celle-ci , granoc et de consis- 
tance cornée , supporte deux anten- 
nes coniques et très-courtes , et deux 
yeux lisses , composés de petits grains 
au nombre de six de chaque côté ; la 
bouche est pourvue de fortes mandi- 
bules recourbées à leur sommet, de 
deux mâchoires supportant chacune 
un palpe , et d'une sorte de lèvre ou 
languette munie aussi de deux petits 
appendices palpiformes; le segment 
qui suit la tète est recouvert d'une 
plaque solide , et le dernier se ter- 
mine souvent par des prolongcmens. 
Les pâtes, au nombre de six, sont in- 
sérées par paires au premier, au se- 
cond et au troisième anneau du 
corps. 

Cette famille peut être partagée en 
deux sections , les Carnassiers terres- 
tres et les Carnassiers aquatiques. 

Les Carnassiers terrestres ont 
des pieds uniquement propres à la 
course, rapprochés jusqu'à égale dis- 
tance les uns des autres à leur ori- 
gine ; les hanches postérieures sont 
écartées entre elles jusque près de 
leur naissance avec la lolule beau- 
coup moins étendue que dans les 
Carnassiers aquatiques, et très-dis- 
tincte de la poitrine du mélathorax. 
Le corps est ordinairement oblong 
avec les yeux saillans et les mandi- 
bules très-découvertes; les mâchoires 
sont encore droites au-delà de la 
naissance des palpes , et ne sont ar- 
quées qu'à leur sommet ; le diamètre 
transversal du prothorax ne surpasse 
jamais de beaucoup le diamètre lon- 
gitudinal. D'après Guvier (/oc. c//. ) , 
leur intestin se termine par un cloa- 
que élargi , muni de deux petits sacs 
qui séparent une humeur acre. /^. 
encore les recherches de Léon Du- 
four au mot Carabiques. 

Ils se rlivisent en deux tribus , cel- 
le des Cicindelètes et celle des Cara- 
biques. F", ces mots. 

Les Carîjassiers aquatiqves ont 



CAR 
«les pieds propres à la course et à la 
natation; les qualredeniicrs sont coiu- 

()nme's , ciliei ou en forme de lame ; 
es hanches poslcricurcs ont leur ro- 
tule tiès-ëtentW , confondue avec la 
poitrine de l'airaeau thoraciquequi les 
supporte; le corps est toujours ovale 
avec les yeux peu saillans ; les man- 
dibules sont presque entièrement re- 
couvertes , et le crochet qui termine 
les mâchoires est arque dès sa base ; 
le diamètre transversal du prolhorax 
l'emporte toujours sur le diamètre 
oppose. 

Ils constituent une seule tribu de- 
signée sous le nom d'Hydrocanthares. 
/''. ce mot. (ald.) 

CARNAUBA. bot. piian. Palmier 
du Eresil peu connu , qui donne de 
la cire, et pourrait bien être le Cé- 
roxyle d'Humboldt et Bonpiand. P'. 

CÉROXYLE. ,'B.j 

CARNAVATEPY.BOT. phan. Bois 
de Surinam employé dans la construc- 
tion. L'Arbre qui le produit n'est pas 
connu. (g j 

• CARNÉ. BOT. CRYPT. Grand et 
■périt. Nom barbare donné par Paulet 

à deux Agarics couleur de chair, de 
sa division des Mamelons carnés? (b.) 
CARjNELLA. BOT. CRYPT. L'un 
des noms du Pezisa aurkula en Ita- 
lie. K. Pezize. (b.) 

* CARNERO.MAM. Nom du Mou- 
ton chez les Espagnols qui étendirent 
quelquefois sa signification jusqu'au 
Lama , dans l'Amérique méridionale. 

(B.) 

CARNILLET. bot. piiax. Nom 
vulgaire du Cucubalus Behen, L. F . 
(]i"cuBAi.K. (b.) 

CARNIVORES, zoox,. Épithète de 
tout Animal qui se nourrit principa- 
Icmentde chair. Il y a des Carnivores 
dans toutes les classes du Règne Ani- 
mal , excepté peut-être les Radiaires. 

Dans les Vertébrés, lesMollusques, 
les Crustacés et les Insectes , la con- 
dition d'organisation la plus générale 
qui nécessite la carnivorilé, c'est la 
brièveté relative de l'intestin et la pré- 
dominance co -existante du foie et des 



CAR 323 

glandes accessoires , qui fournissent 
les humeurs dissolvantes de la chair. 
Dans toutes les espèces carnivores de 
Vertébrés, les dents plus ou moins 
pointues et tranchantes, et parmi les 
Oiseaux, les becs crochus, ne servent 
pas à une mastication réelle, mais au 
meurtre et au déchirement de la 
proie, dont les lambeaux ou même la 
masse enUère, selon le volume, arri- 
vent tout d'une pièce dans l'estomac. 
Nous avons trouvé souvent jusqu'à 
trois Goujons entiers, dont le poli 
des écailles n'était pas encore altéré, 
dans l'esîomac d'une Lotte ou d'un 
Brochet. Il est bien évident que, dans 
ce cas, la digestion est la fonction d'un 
seul facteur, savoir, la dissolution chi- 
mique de ces Poissons par l'estomac 
quijcomme celui de tous les Carnivores 
vertébrés, est entièrement membra- 
neux. 

Chez les Insectes , la carnivorité 
n'existe quelquefois que pendant un 
seuldesétats amenés parles métamor- 
phoses , et selon que cet état est se- 
condaire ou définitif, l'intestin subit 
des allongemens ou des vaccourcisse- 
mens consécutifs , correspondans. 

Cuvier (Règne Anim. ï.i) restreint 
le nom de Carnivores à la troisième fa- 
mille de l'ordre des Carnassiers. Cette 
famille est encore divisée en trois tri- 
bus : celle des Plantigrades oiise ran- 
gent les Ours, les Ratons, les Caotis, 
le Kinkajous , les Blaireaux et les 
Gloutons; celle des Digitigrades qui 
contient les Martes, les Mouflettes, 
les Loutres, les Chiens, les Civettes 
les Hyènes et les Chats; celle des Am- 
phibies qui sont les Phoques et le 
Morse. /^'. tous ces mots. (b.) 

* CARNUB. bot. phan. L'un âes 
noms orientaux du Caroubier, f^. cç 
mot. ■ (b.) 

CARNUMI.MOLL. Syn. d'Ascidio 
rustique sur quelques côtes d'Italie, 

CARO. BOT. PHAN. Nom indou cl© 
l'Arbre qui produit la Noix vomique, 
Stry chaos JSux-vornica , L. , et syn, 
italien de Carvi. /". ces mots. (b.) 

* CAROBA. BOT. PH.1N. Mémo 



i24 CAR 

chose qu'Algarova ctCarobe. V. ces 
mots. (b.) 

CAROBARIA. eot. piian. Syn. 
de Cercis siliquastrum, L. /". G.vi- 

KIER. (B.) 

CAROBE , C AROBO , CAROBO- 
LE,CARRUBIA.BOT. fiian. Syn. de 
Caroubier et de Caroube dans divers 
cantons d'Espagne et d Italie, (b.) 

* CAROBIN. BOT. PHAX. L'un des 
noms italiens du Carvi. V. ce mot. 

(B.) 

* CAROBO. BOT. PHAN. r. Ca- 

BOBE. 

* CAROBOLA. BOT. piian. Mcme 
chose que Carobaria. f^. ce mot. (b.) 

* CAROBOLE. BOT. piian. r. 
Carobe. 

CAROCHUPA. MAM. Syn. de Sa- 
rigue, (a. D..NS.) 

CAROCOLLE. Carocollus. moll. 
Genre de Coquille univalve , formé 
par Denis Monlfort et adopté par 
Lamarck(An. s. vert. éd. 2, ï. Vl. 
part 2, p. 94 ) aux dépens du grand 
genre Hélice de Linné, devenu , à 
peu près, cette famille des Colimaeées 
qui, dans la seconde section de l'or- 
dre des Trachélipodes , contient de 
nombreuses espèces dont beaucoup se 
trouvent dans nos climats. Les carac- 
tères du genre Carocolle sont : co- 
quille oibiculaire, plus ou moins 
convexe et conoïde en dessus ; à pour- 
tours anguleux et tranclians ; ouver- 
ture plus large que longue , contigtië 
à l'axe de la coquille ; à bord dioit 
subanguleux , souvent denté en des- 
sous. Lamarck convient que ce genre 
n'est pas aussi tranché que beaucoup 
d'autres ,maisqu'd devient nécessaire 
pour établir une division de plus 

Earmi des Coquilles qui se ressem- 
lent , et dont le nombre très-consi- 
dérable causerait une certaine con- 
fusion , si l'on n'y établissait des cou- 
pes. Les Hélix albella , elegaiis et 
Lapicida, L. du midi de la France, 
la Coquille qu'on nomme vulgaire- 
ment le Labyrinthe , et la Lampe an- 
tique, Hélix albilabris, L, , des An- 



CAR 

tiîlcs , sont les principales espèces du 
genre qui nous occupe. F'. Hélice; 

Le genre Caprinus de Mont fort 
doit y demeurer confondu. (b.) 

CAROLI. OIS. Syil milanais du 
Courlis, Scolopax arcuata , L. f^. 
Courlis. (dr..z.) 

CAROLTN ou CAROLINE, pois. 
Trigla Carolina e\.yirgentina Carolina, 
espèces des genres Trigle et Argen- 
tine. V. ces mots. (b.) 

CAROLliNE. INS. Nom donné par 
Geoftroy (Hist. des Ins. t. 2. p. 228) 
à une espèce de Libellule , Libelluta 
forcipata,h., qui a été rangée par Fa- 
bricius dans le genre ^shne. F", ce' 
mot. (aud.) 

CAROLINÉE. Carolinea. bot. 
PIIAN. (Linné fds.)Syn. de Pachira. 
T'. ce mot. 

*CARO-MOELLI. eût. piian. F 4 

COUROU-MOELLI. 

CARONCULE. zooL. Excroissance 
charnue et membraneuse, plus ou 
moins colorée, qui, dans les Oiseaux, 
entoure ordinairement la base du bec 
et s'étend plus ou moins au-delà de cet 
organe. Vieillot a donné le nom de 
Caroncules à des Oiseaux de sa tribu 
des Anisodactyles portant une Caron- 
cule à la tcte ou à la mandibule infé- 
rieure, et qu'il a réunis en famille dans 
l'ordre des Oiseaux sylvains. Il est 
dans d'autres Animaux des parties qui 
portent aussi le nom de Caroncules. 
Dans la femelle de l'Homme , celles 
qui sont particulièrement indiquées 
sous le nom demyrtiformes (en feuil- 
les de myrte ) sont les débris d'une 
membrane dont plusieurs anatomis- 
tes ont contesté l'existence. V ■ Gé- 
nération ( organes de ta ). (b.) 

CARONCULE, box. phan. On a 
donné ce nom à un petit corps char- 
nu, de forme et de grandeur varia- 
bles , situé au contour du hile de cer- 
taines graines, comme dans le Ricin, 
le Cheirostemon , la Fève , etc. Ce 
corps ne nous paraît pas distinct de 
l'Arille. V. ce mot. (a. r.) 

CARONCULE, ois. (Sonnini.)Syn. 



CAR 

de Stnrnus carunculatus, Lath. F". 
PlIILKnON. (nR..z.) 

CARO.NGULÉS. 013. r. Caron- 
cule. 

CARONDI. ôis. Syn. de Perro- 
quet dans l'Inde. (DR..Z.) 

CARO-NKRVALON ou CARO- 
NER-VOLOÉ. BOT. niAN. Chez les 
Indous, même chose qu'Appel. J^. oc 
mot. (b.) 

CARONOSI. BOT. PiiAN. Nom vul- 
gaire de pays d'une Gratiolc de 
l'Inde. (-B.) 

CAROPI. BOT. PHAV. (Camclli.) 
Même chose, à ce que l'on croit, que 
la Plante mentionnée par Dioscoride , 
sous le nom d'Amomum. (b ) 

* CARO-PICOS. BOT. niAN. Même 
chose que Caa-Pomanga. P'. ce mot. 

(B.) 

* CAROS. BOT. PHAN. Yieux nom 
du Garvi. T^. ce mot. (b.) 

CAROSA. MOLL. (Bonnani.) Syn. 
napolitain de Murex trunculus, Co- 
quille qui appartient au genre Pour- 
pre. (15.) 

CAROTIDE. zooL. r. Caroti- 
niEN. 

* CAROTIDES oiiCAROTTIDES. 
BOT. PHAN. (Dioscoride.) Syn. de Dat- 
te. /". ce mot. (b ) 

; CAROTIDIEN. mam. Canal du 
crâne, par lequel l'artère Carotide in- 
terne pénètre vers le cerveau, accom- 
pagné du nerf grand sympathique. 
H est beaucoup plus court dans ceux 
des Mammifères qui en sont munis 
que dans l'Homme et les Singes. 
Les Rongeurs , l'Hippopotame et les 
Oiseaux ne présentent pas ce canal. 

(P.D.) 

* CAROTOGO-MONOCENERI. 
BOT. PiiAN. (Aublet.) Syn. de Besle- 
ria coccinea à la Guiane. (b.) 

* CAROTTA. BOT. PHAN. (Gouan.) 
Syn. de Panais dans les environs de 
Montpellier. (u.) 

CAROTTE.M01.L. Espèce du genre 
Cône. (B.) 

CAROTTE. Daucus. bot. phan. 
Orabellifères , Juss. Pentandrie Di- 
gynie , L. En adoptant ce genre 
établi par Tournefort , Linné y avait 
introduit des Plantes qui ne concor- 

TOME III. 



CAR aa5 

daient pas avec lui par un des carac- 
tères principaux ; c est pourquoi La- 
marclv , dans l'Encyclopédie, a réuni 
au genre Ammi les Daucus à fruits 
lisses de Linné, et réciproquement il 
a placé dans les Daucus les Ammis de 
Linné, dont les fruits sont hérissés. 
Sprengcl, qui a fait un travail récent 
sur les OmbcUifèrcs {in Rœmer et 
Schultes , Syst. P'eget., v. 6), paraît 
s'être conformé à cette idée; bien plus 
il a beaucoup éloigné les deux genres 
on question, car il place les Daucus 
dans sa tribu des Caucalinées, tandis 
que le genre Ammi est le type des 
Amminécs. Sans nous arrêter à exa- 
miner la justesse de la distribution de 
notre genre d'Ouibellifères par Spren- 
gel,nous allons exposer les caractères 
qu'il lui a assignés, en ajoutant ceux 
que l'on y observe constamment, et 
qui servent à mieux le faire connaî- 
tre : collerette générale, pinnalilide , 
chacuncdes folioles profondément dé- 
coupée ; fleurs de la circonférence 
plus grandes que les autres, par suite 
de l'avortement des organes sexuels ; 
fleurs du centre aussi avortées, mais 
non grossies et le plus souvent co- 
lorées ; cinq pétales plies en cœur et 
cinqétaïuinesalternes à anthères sim- 
ples ; akène ovale, h^i issée de poils ou 
de piquans assez rpidês. Les pédon- 
cules des fleurs»e\téricures s'allon- 
gent après la floraison , tandis que 
ceux du centre restent les mêmes, ce 
qui donne à l'Ombelle générale une 
forme serrée et arrondie. En fixant ain- 



si les caractères du genre Daucus, no. 
n'adoptons pas le genre Tlatyspi 
miim d'Hoffmann , Ibrmd seuleme . 
du D. muricatus^i-t. — On connaît une 



quinzaine de Carottes qui habitent 
presque toutes le bassin de la Médi- 
terranée, et particulièrement les côtes 
d'Afrique. Elles sont aromatiques, 
comme la plupart des Ombellifères ; 
mais quelques espèces contiennent le 
principe odorant, en telle quantité 
qu'on l'extrait par incision , sous forme 
de gomme-résine ; tel est le D. gum~ 
mifer, Lamk. Une des racines potagè- 
res les plus saines et les plus agréables, 
est celle du D. Carotta, L. Cette Plan- 

i5 



226 



CAR 



le, à l'état sauvage, est tres-coinmune 
en France; cultivée, elle donne des ra- 
cines coniques d'une grosseur con- 
sidérable, qui sont alors lellcmept ri- 
ches en sucre, qu'on a proposé de l'en 
extraire, à l'instar du sucre de Bette- 
rave. (g..n.) 
CAROTTIDES. bot. than. P\ Ca- 

BOTIDES. 

CAROÏTOLE. BOT. piian. Syn. 
italien de Betterave. V. Bette. 

(A. R.) 

CAROUBE, bot. phan Le fruit 
• du Caroubier. /^'. ce mot. (g..n.) 

? CARODBIER ou CAROUGE. Ce- 

ratonla. bot. phan. Une seule espèce, 
Ceratonia sîliqua , L. constitue ce 
genre delà fomille des Légumineuses 
et de la Diœcle Hexandrie, L. C'est un 
Arl)re assez intéressant , tant sous 
ie rapport de la singulière structure 
de ses organes reproducteurs, que 
]iarce qu'il est indigène du midi de 
l'Europe , pour mériter ici une cour- 
te description : ses rameaux, qui s'é- 
lèvent jusqu'àdix mètres, sont dispo- 
sés en tète arrondie comme ceux du 
Pommier. Ils portent des feuilles ailées 
sans impaires, persistantes, composées 
de six à dix folioles dures, presque 
rondes, entières, luisantes en dessus, 
et un peu pâles en dessous. Les fleurs 
naissent sur dô petites branches axd- 
laircs oli elles y sou( presque sessiles, 
etformentune grappe simple. Elles ont 
un calice rouge, très-petit, à cinq di- 
visions inégales, devant le^quelles les 
étamines , au nombre de cinq à sept , 

€nt insérées ; les filets de celles-ci 
pt distincts et saillans hors de la 
;ur qui est entièrement dépourvue 
de corolle. Dans la plupart des fle.;r.s, 
l'ovaire avorte , ce qui a fait placer ce 
genre dans la Diœcie du système 
.sexuel. Lorsqu'il n'y a point d'avor- 
teiuent, un disque charnu slaminl- 
fère entoure l'ovaire auquel succède 
une gousse longue , comprimée , co- 
riace et indéhiscente , renfermant 
des semences dures et lisses , nichées 
dans une matière ]iulpeuse. L'aspect 
de cet Arlire est très-analogue à celui 
des Pistachiers et de certaines Téré- 
bintiiacécs ; il s'éloigne un peu des 



CAR 

Légumineuses ord'inaires par la 
structure de sa fleur , mais l'organi- 
sation de son fruit le rapproche beau- 
coup de quelques Légumineuses exo- 
tiques, et notamment du Tamarinier. 
En Espagne et en Provence ses gous- 
ses pulpeuses et douceâtres servent 
d'aUmeut aux bestiaux , et quelque- 
fois iuêmeau\ pauvres dans les temps 
de disette. Son bois , connu vulgai- 
rement sous le nom de Carouge , est 
employé avec avantage dans les arts 
à cause de sa dureté. (g..k.) 

* CAROUBIER DE LA GUIA- 
NE. bot. phan. ( Stcdman. ) Même 
chose que Caouroubali. y. ce mot. 

(B.) 

CAROUCHA. INS. Syn. espagnol 
de Carabe. J^. ce mot. (aud.) 

* CAROU-COUACA. bot. phan. 
( Surian. ) Syn. de Clusia ivsea. K. 
Clusie. 

CAROUGE. ois. Genre établi par 
Lacépède qui le premier a effectué 
cette séparation déjà indiquée par 
Brisson dans le genre Troupialc. 11 a 
depuis été adopté par Vieillot et Cu- 
-vier. Le seul caractère qui distingue 
les deux genres consiste dans la cour- 
bure du bec, et comme la limite de 
celte courbure est quelquefois si peu 
tranchée qu'il en résulte de grandes 
incertitudes , il est plus avantageux 
pour les méthodistes de laisser les Ca- 
louges réunis aux ïroupiales. V. ce 
mot. (nR..z.) 

CAROUGE. BOT. PHAN. V. Ca- 
roubier. 

CAROUGE A-MIEL. bot. phan. 
Syn. de GledUsia triacanthos dans 
l'Amérique du nord. P". Gleditsia. 

(B.) 

* CAROULA. REPT. opHiD. (La- 
chesnaye-des-Bois.) Petit Serpent de 
deux pieds de longueur, fort veni- 
meux, et qui se cache dans les toits à 
Ceylan. On ne peut le déterminer sur 
de telles indications. (b.) 

* C A R O U M B O U. BOT. phan. 
(Commerson.) Syn. de Canne à sucre 
en quelques parties de la cote de Ma- 
labar, (b.) 

CAROU-MOELLI. bot. piian. 
pour Coarou-Mœlli. ?^. ce mot. 



(/ 




Fi</.J. CAROUGE C^SQUET . \.iNTHORNUS O.iSQl'ET. (QaovdG«in.) 

fù/.n. MECL^PODE EIŒTCINET . MEGATODIUS FREYCEUET . (ÇaoychGaim) 



CAR 

* GAROU-NETCHOULI. bot. 
PIIAN. P^t non Notchoiili. Syn. de Jiis- 
ticia (la/ic/arassa, belle espèce de Car- 
inanliiie à la côte de Coroinandel. (u.) 

CAUOUSSE. POIS. (Sonnini.) Nom 
vidgalic dans la Mcditciianéc du 
Perça Labiax , espèce du genre Per- 
che. /^. ce mot. (lî.) 

CAROXILE ET CAROXILOxN. 
liOT. riiAN. Pour Caroxylum. V. ce 
mot. (a. n.J.) 

CAROXYLUM. noT. tiian. Tl.nn- 
hcrg nommait ainsi un Arbre du cap 
de IJonnc-Espèrancc dont la tige at- 
teint la taille d'un homme à peu près, 
et est presque entièrement dépourvue 
de feuilles. On l'a réuni au genre 
Monde , sous le nom de Salsola 
aphvlla. T'. Soude. (a. d. j.) 

CARPAUÈLE. BOT. piian. Des- 
vaux donne ce nom aux fruits des 
Ombcllifères. f^. ce mot. (b.) 

CAUPjE. bot. phan. De Carpinus 
latin. Bosc donne ce nom cominesyn. 
de Charme en espagnol et en portu- 
gais, fu.) 

CAPtPAIS. ARAcriN. Latreillc (Pré- 
cis des caractères génériques des In- 
sectes ) avait désigné sous ce nom un 
genre d'Arachnides trachéennes com- 
prenant plusieurs petits Animaux 
parasites, et qu'il a depuis remplacé 
par celui de Gamase. F', ce mot. 

(aud.) 

• CARPANTIIE. Carpanthus. 
BOT. CRYPT. ( Ujdropterides ou Rhi- 
sonpcrmes.) Raffinesque propose l'é- 
tablissement de ce genre, dont une 
Plante voisine des Salvinics,qui croît 
aux bords des ruisseaux de Pensylva- 
nie et de New-Jersey, ser.'iit le type. 
Cette Cryptogame, qu'il nomme Car- 
panthe axillaire , a pour caractères : 
une capsule solitaire , globuleuse , 
axillaire, uniloculaire , souvrant à 
la maturité en quatre demi-valves 
obtuses , et contenant quatre graines 
lenticulaires. Ses feuilles sont oppo- 
sées , se.-silcs , oblongitcs , et a\ant 
leurs nervures peu saillantes. RnlH- 
nesque , prenant son genre nouveau 
pour type d'une famille, propose de 
substituer lé nom de Carpanthées à 
ceux par lesquels ou a désigne les 



CAR 217 

fausses Fougères Rhizospermes. F". 
Riiizospi;rmls. ^b.) 

CARPAS. bot. phan. (Cœsalpin.) 
Même chose que Capas. f^''. ce mot. 

(B.) 

* CARPASIUiM ou CARPAS U M. 
BOT. PiiAX, Plante indéterminée men- 
tionnée par les anciens et par leurs 
commentateurs connue fort véné- 
neuse , et qu'on a quelquefois confon- 
due avec le Carpesiuni. /'. ce mot. 

(G.) 

CARPATA. BOT. Pii.\N. (Lcmery.) 
Espèce de Jatropha. ( Adanson.)Sjn. « 
de Ricin. P^. ces mois. (u.) 1 

CARPAÏHOS ou CARPATON. 
BOT. PIIAN. (Dioscoride.) Syn. de Z,o- 
nicera Pericljmenian, L.^.Chèvre- 

TEUILLE. (b.) 

CARPE. zooL. r. O.S. 

CARPE. POIS. Espèce à peu près 
la plus connue du genre Cyprin. P^. 
ce mot. On a donné ce nom avec di- 
verses épithètes à d'autres espèces du 
même genre ou de genre différent ; 
ainsi l'on a appelé : 

Carpe de Buggenhagen, une es-r 
pèce d'Able. /^. ce mot. 

Carpe a cuir, le Cypiinus Rex-Cj- 
prinorum. 

Carpe dorée , le Cyprin doré de la 
Chine. 

Carpe de mer, la Vieille, Lahrus 
P'etula , L. 

Carpe a miroir, le Cyprinus Rex~ 
Cyprinorvrn. 

Carpe du Nil, un Labéon. 

Carpe piquante , le Pigo , Cyprin 
des lacs d'Italie. 

Carpe rougeatre, le Leuciscus 
rulilus , espèce d'Able. 

Carpe spécueaire ou Reine des 
C \RPES,le Cyprinus Rex-Cyprinorum. 

D'anciens voyageurs appellent Car- 
pes, des Poissons d'eau douce trouvés 
dans des régions lointaines , et qui 
peuvent bien être des Cyprins, mais 
qui ne sont probablement pas la même 
chose que nos Carpes. (b.) 

CAUPE DE TERRE, mam. L'un 
dc3 noms vicieux du Pangolin , dans 
quelques vieilles relations. (b.) 

CARPEAU. pois. Ce nom qui dési- 
gnait originaii'ement une petite Carpe 



228 <]AR 

jeune , est devenu celui d'une variété 
accidentelle de ce Poisson qu'on trou- 
ve dans le Rhône et dans la Saône , 
et qui ayant, dans sa jeunesse, éprou- 
vé une castration naturelle , offre 
aux friands un mets fort délicat. On a 
encore appelé Carpeau, en Amérique, 
le Sal/iio Cyprinoicles , L. , espèce de 
Curimate de Cuvier. (b.) 

* GARPEMÏERO. ois. r. Car- 

PINTERO. 

CARPESIUM. BOT. riiAN. Corym- 
bifères , Juss. ; tribu des Inulées de 
• Cassinl; Syngenesie Polygamie super- 
flue , L. L'involncre est composé de 
folioles imbriquées , les extérieures 
foliacées et appendiculées , les inter- 
médiaires acuminées , rétléchies au 
sommet , les intérieures membraneu- 
ses , blanchâtres , obtuses , crénelées. 
Le réceptacle est nu. Il ne porte que 
des fleurons quiuquefides et herma- 
phrodites dans le centre , rétrécis , 
qumquedentés et femelles dans le 
rayon, tous fertiles. Les akènes sont 
surmontés d'un pedicelle sans aigret- 
te. — On connaît deux espèces de ce 
genre : ce sont des Plantes herbacées 
à feuilles alternes et dentées , à fleurs 
solitaires , terminales dans le Carpe- 
sium cernuurn qui croît dans le midi 
de la France , axillaires dans le C. 
abrotanoides , indigène de la Chine. 
7^. Gaert. tab. i64, et Lamarck, II- 
lustr. tab. 696. (a.d. j.) 

Les anciens donnaient ce nom de 
Carpesium au f'aleiiana dioica se- 
lon Malthiole, au Valeiiana P/iu se- 
lon C. Bauhin, et même au Piment. 
Dans Galien, il désigne les fruits d'un 
Myrte. _ (b.) 

CARPET. FOIS. Espèce du genre 
Raliste imparfaitement observée , 
qu'on dit être de la foi me d'une Carpe 
et se trouver dans le fleuve de Séné^ 
gai. (B.) 

* CARPETTE. POIS. L'un des noms 
vulgaires que portent les jeunes Car- 
pes. (B ) 

CAPvPHA. BOT. PHAN. Genre de la 
famille des Cypéracées , établi par 
Banks et Solander sur une Plante de 
la Terre-de-Feu , et publié avec 
les caractères suivans, par R. Brown, 



CAR 

dans son Prodrome de lu Flore de la 
INouvelle- Hollande : épiet uniflore, 
à écailles presque distiques, les infé- 
rieures vides ; soies hypogynes égales 
aux 3-6 écailles florifères , plumeuses 
ou capillaires; st\le subulé , non ar- 
ticulé avec l'ovaire ; 5 ou 2 stigmates. 
INoix prismatique terminée en pointe 
à cause de la persistance du style. — 
R. Brown partage ce genre en deux 
sections : la première comprend , ou- 
tre la Plante de Banks et Solander, 
deux espèces de la Nouvelle-Hollande, 
elle est caractérisée par son épiet 
distique , sa noix a trois angles bien 
prononcés et ses soies plumeuses. 
Dans la deuxième section , composée 
aussi de trois espèces originaires de la 
Nouvelle - Hollande , on trouve les 
épiets subulés , le style bifide et la 
noix cylindracée. Sans le doute qui 
paraît exister dans l'esprit de R. 
Brown sur l'existence de ces derniers 
caractères, il y a tout lieu de croire 
que la seconde section aurait formé 
un genre partic^ilier. Les Carpha 
tiennent le milieu entre les genres 
Rliynchospora et Chœtuspora , dont 
elles ont entièrement l'aspect. (g..n.) 
CARPHALE. Carphalea. bot. 
PHAN. Genre de la famille des Rubia- 
cées. \\ a pour caractères : un calice 
turbiné , à quatre divisions oblon- 
gues , spatulées , scaricuses; une co- 
lolle dont le tube est long et filifor- 
me , la gorge élargie , intévieurement 
velue, le limbe découpé en quatre 
lobes étroits; quatre anthères pres- 
que sessiles et oblongues insérées 
vers la gorge ; un seul stigmate ; 
une capsule couronnée par les lobes 
du calice persistant , à deux loges 
pol^ spermes , s'ouvrant en dedans en 
deux valves , auxquelles est opposée 
la cloison médiane qui se sépare elle- 
même en deux. Ou en connaît une 
seule espèce, le Carphalea co/jmùusa. 
Arbrisseau de Madagascar, à feuilles 
opposées dont la forme rappelle celle 
des feuilles d'Hyssope , à ileurs dis- 
posées en corvmbes terminaux. F". 
Lamk. , Illustr. tab. 69. Ne pourrait- 
on pas réunir à ce genre la Plante fi- 
gurée par Cavanilles [ Icori. , 672, 



CAR 

fîg- 1 ), sous le nom à'yEgynetia lon- 
ëlfl'jra? (A.D.J.) 

'CAllPIIEOTUM. BOT. PHAN. 

( Pline. ) Encens très-pur et très-blanc 
qui coulait pendant 1 ctc de l'ccorce 
d'un Arbre inconnu. Celui qu'on re- 
cueillait en hiver se nommait Datbia- 
tum. (u j 

*CARPHOS. BOT. piiAN. (Pline.) 
Syn. de Tiigonella Fœiiumgrœcum , 
L. Espèce du genre Trigonelle. r. ce 
mot. (u.) 

CARPIGNA. BOT. piiAN. La Plante 
désignée sous ce nom par Cœsalpin 
serait la Clandestine, espèce du genre 
Lalhrœe selon le Dictionnaire de Dé- 
terville, et l'AracUide suivant celui 
de Levrault. (b.) 

* CARPILLON. POIS. L'un des 
noms vulgaires de la jeune Girpe. (u.) 

CARPINELLA et CARPINO - 
NERO. BOT. PHAX. Syn. italiens de 
Carpinus Ost/ya , L. /^. Charme, (b.) 

CARPINTERO. ois. Et non Car- 
pentero. Syn. de la plupart des Pics 
qui ont l'habitude d'entailler et 
de percer le bois avec leur bec ; 
l'un d'eux désigne particulièrement 
le Pic noir à bec blanc , Piccus pria- 
cipalis, L. r. Pic. (dr..z.) 

CARPION. Carpio. pois. Espèce 
du genre Saumon, f. ce mot. (b.) 

CARPOBALSAME. Carpobalsa- 
mum. BOT. piiAN. C'est un fruit et 
non un Arbre ; on le trouve encore 
dans quelques pharmacies; il paraît 
être celui d'un Arbre du genre Amy- 
ris. F. ce mot au supplément, (b.; 

CARPOBLEPTA. bot. piian. [Hy- 
c/rvp/iytes.) Stackhouse , dans la nou- 
velle édition de sa Néréide Britanni- 
que, propose ce genre pour le ïuci/s 
tuberculatiis de Linné. Il constitue la 
onzième section de notre genre Fu- 
cus, et na pas été adopté par les na- 
turalistes. (LAM..X.) 

CARPOBOLE. Carpobulus. bot. 
cnYPT. {Lycoperdacées.) Ce genre , 
créé par Michcli qui l'a parfaitement 
figuré lab. loi de ses No^'a Gênera 



CAR 329 

Plan/arum , a éié ensuhe réuni par 
Linné aux Lycoperdons , dont il dif- 
fère cependant beaucoup. Depuis, To- 
de l'a rétabli comme genre sous le nom 
de Sphœrobolus. Quoique ce dernier 
nom ait été adopté par la plupart des 
botanistes, nous croyons, comme 
Willdenow, devoir conserverie nom 
le plus ancien. Ce genre présente un 
péiidium double , globuleux; l'exté- 
rieur coriace se divise en six ou huit 
dénis assez profondes; l'intérieur 
membraneux forme une sphère lisse 
qui est lancée au dehors à la matu- 
rité ; il est rempli de sporules très- 
serrées sans raéUmge de filamens , et 
ne se rompt qu'après être séparé du 
reste de la Plante. 

La seule espèce qu'on connaisse de 
ce genre est un petit Champignon 
qui dépasse rarement la grosseur 
d'un grain de Millet et qui est d'un 
jaune terreux. Il croît sur les mor- 
ceaux de bois pourris en automne. 
(ad. b.) 

CARPODET. Carpodetus. bot. 
PHAN. Genre placé à la suite de la 
famille des Rhamnées. Il a été établi 
par Forster, d'après un Arbre de la 
Nouvelle-Zélande, dont les tiges et les ^ 
rameaux sont parsemés de tubercu- 
les, les feuilles alternes, les fleurs dis- 
posées en grappes solitaires ou gémi- 
nées , axillaires et terminales. Leur 
calice turbine se termine par cinq 
dents caduques; cinq pétales alternes 
s'y insèrent, ainsi que cinq étamines 
courtes. L'ovaire à demi adhérent se 
termine par un seul style et un stig- 
mate en lête.lî devient une baie sè- 
che etsphérique, autour de laquelle 
le calice forme une sorte de bourrelet 
après la chute de ses dents. Elle est 
partagée en cinq loges, dans lesquel- 
les fait saillie un placenta central au- 
quel plusieurs graines sont attachées. 
y. Lamk. ///. tab. i45. (a.d.j.) 

CARPODONÏE. Ca^7JOf/o«/05.BOT. 
PHAN. Genre établi par Lnbillardière, 
et que Jussieu cl Choisy placent dans 
la famille des Hypéricinées. C'est un 
grand et Ijel Arbre qui porte des 
feuilles elliptiques, oblougues, oblu- 



âSo 



CAR 



ses, gliitincusesclluisantesen dessus, 
d'un gris cendré à leurface inférieure, 
dépourvues de points translucides. 
Leurs fleurs qui sont axillnires et so- 
litaires ont leurs pédoncules accom- 
pagnés à leur base de deux écailles. 
Le calice est étalé, formé de quatre 
sépales frangés sur les bords. La co- 
rolle se compose de quatre pétales 
1 'aunes, obtus, entiers, plus longs que 
e calice. Les étamines qui sont fort 
nombreuses sont réunies par leur 
base. L'ovaire est allongé et surmonté 
de cinq à neuf styles, et devient une 
capsule à autant de loges, et s'ouvrant 
en autant de valves qu'il y a de styles 
sur l'ovaire. Les graines .'■ont planes 
et membraneuses. La seule espèce de 
ce genre, Carpodontos luclcla, a clé fi- 
gurée par Labillardière , dans son 
Voyage à la recherche delà Pcyrouse, 
t. 18. Elle croît abondamment à lîle 
de Van-Diémcn. (a.r.) 

GARPOLEPIDE. Carpolepis. bot. 
C^^VT. [Hépatiques.) Genre séparé 
des Juugermannes par Palisot de 
Beauvois. 11 n'est pas adopté. /^. 

Ju^'GERMA^'NE. (AD. B.) 

CARPOLITIIES. BOT. foss. On a 
désigné, depuis long-temps, sous ce 
nom, les fruits qui se trouvent à l'état 
fossile dans diverses couches de la 
terre. Dans notre classification arti- 
ficielle des Végétaux fossiles , nous 
avons adopté ce nom pour tous les 
fruits fossiles qu'on ne peut rdpportcr 
à aucun genre connu, et leur nom- 
bre est très-considérable. Quelques- 
nns offrant au contraix'eides caractères 
qui permettent de les ranger avec cer- 
titude dans des genres encore exis- 
tans, nous avons cru devoir les dé- 
crire sous ces noms génériques; c'est 
ainsi que dans les terrains tertiaires 
ou de sédimens supérieurs, on a 
trouvé des fruits qui appartiennent 
sans aucun doute aux genres Pin , 
INoyer, Charagne, Cocos, etc. T'^. ces 
mots. Mais on doit observer que ces 
Fossiles diflèi ent toujours spécifique- 
ment des espèces actuellement exis- 
tantes, auxquelles nous avons pu les 
comparer. C'est ce que nous avons 



CAR 

cherché à établir dans le Mémoire cité 
ci- dessus en décrivant ces espèces. 
(Mémoire du Muséum d'Hist. Nat. ï. 

VJII.) 

Quant aux fruits fossiles de genres 
indéterminés , leur nombre est très- 
considérable , surtout dans les ter- 
rains assez nouveaux. La formation 
qui pp.raît en renfermer le plus est 
celle des Lignites de l'argile plasti- 
que. Ainsi les argiles de l'île de 
Schcppey que les géologues rappor- 
tent à cette formation, contiennent 
une immense quantité de graines et 
de fruits transformés, en pyrites. Par- 
kinson en a figuré un assez grand 
nombre, mais c est peu de chose en 
comparaison de ce que les collections 
d'Angleterre on renferment. 

On en a également trouvé dans les 
Lignites de Aleissner et de |>liisieurs 
autres parties de l'Allemagne; ils sont 
indiqués dans l'ouvrage de Schlo- 
theim [Fetrefaclen kunde). 

Dans lesfonnations plus anciennes, 
ils deviennent, à ce qu'il paraît, lieau- 
coup plus rares ; ainsi nous ne savons 
pas qu'on en ait trouvé dans la Craie, 
le Calcaire du .lura et le Calcaire Al- 
pin; enfin ils reparaissent, quoiqu'on 
pe;it nombre, dans les terrains houil- 
Jiers, mais souvent mal consei'vés , et 
en général les Carpolithes de ces ter- 
rains, même ceuxqui sonten bonétat, 
paraissent assez différons des fruits 
des Végétaux actuellement existans; 
ainsi nous ne savons pas qu'on y ait 
jamais trouvé, comme dans les Ligni- 
tes , ni fruits de Palmiers , ni truils de 
Banibous , etc. , ce qui vient à l'appui 
de l'opinion que nous avons émise que 
les tiges qu'on a cru appartenir à des 
Plantes de ces familles sont, en gé- 
néral , des tiges de Plantes cryptoga- 
mes arborescentes. La présence de 
quelques espèces de graines prouve 
cependant évidemment l'existence des 
Végétaux phanérogames ; n)ais aux- 
quels des genres de Plantes fossiles du 
terrain houiltier ces graines apparte- 
naient-elles ? c'est ce que nous ne 
pouvons encore établir. 

Quant aux teri-alns d'Anthracites , 
nous ne croyons pas qu'on y ait en- 



CAR 

core observi; de fruits fossiles; mais 
les Vôgctaux y étant moins nombreux 
et les terrains étant peu exploités , on 
ne peut jusqu'à présent rien aflirmer 
sur ce sujet. P\ Végétaux fossiles, 
(ad. b.) 

CARPOLYZE. Carpolyza. bot. 
PHAN. (Salisbury.) T^. SxiiuMAiRE. 

* CARPOPIIORE. Carpophorus. 
BOT. PiiAN. (Linck.) Même cliosc que 
ce que feu Richard nommait Basi- 
g^nue. /^. ce mot. (b.) 

* CARPOPHYLLON. bot. tiian. 
(Pline.) Probablement un Fragon, le 
Husciis llypophylliim ou llypoglus- 
num, L., mais non certainement le 
Convallatia poljgonalum, comme on 
l'a supposé. (b.) 

* CARPOU-INDOU. bot. phan. 
Acacic indéterminée de la côte de 
Corouiandel. (g..n.) 

* CARPUS. bot. PHAN. C'est la 
Paslèquechcz les Turcs, selon Kolbe, 
qui aura mal transcrit le mot Copous, 
par lequel ce fruit est réellement dé- 
signé à Conslantinople et dans la 
Troade , d'après Belon. /^. Copous. 

(B.) 

CARQUEJA ET CARQUEIXA. 
BOT. PiiAN. Noms espagnol et portu- 
gais du Genista tridentata , L., qu'on 
prononce, selon les provinces, Car- 
guesca, Carguecsa et Canjuesia. K. 
Genêt. (b.) 

* CARRA. BOT. PHAN. (L'Écluse.) 
Nom vulgaire du Mercurialis tomen- 
tosa aux environs de Grenade en An- 
dalousie. T'. Mercuriale. (b.) 

* CARRANCHO. ois. C'est au Pa- 
raguay la même chose que ce que 
Marcgraaff appelait Caracara. V . ce 
raot. (B.) 

CARRAPATEIRO. bot. phan. 
Syn. portugais de Ricin. T^. ce mot. 

(B.) 

CA.RRAPATO. arachn. Nom por- 
tugais qui paraît convenir à \ Acarits 
/•e<?wf/^5 de Linné. (b.) 

CARRASCA , CARRASCO et 
CARRASGOSA.bot. PHAN.Nomses- 



CAPv 231 

pagnols et portugaisdcs()//err//5Cocc/- 
fera et 7/e.r, L. , qui ont fait donner 
celui de Carrascal à certains espaces 
déserts que couvrent les buissons for- 
més par ces Arbres. (b.) 

CARREAU. Fulgur. moll. Genre 
formé par F3enis Moutfort aux dépens 
des rocher:, , et dont le type serait le 
Murex pervcisus. P' . RocMER. (n.) 

CARREAUX. OIS. Syn. vulgaire 
de rilirondelle de rivage, lliriindo 
riparia, L. f^. Hirondelle. (dr..z.) 

CARRELÉE, rept. ciiel. (La- 
treille.) L'espèce de Tortue que Uau- 
din nomme Aréole. F", ce mot. (b.) 

CxiRRELET. pois. F". Carelet. 

*CARRET. REPT. ciiel. Pour Ca- 
ret. P'. ce mot. (B.) 

CARRETILLAS. bot. phan. Syn. 
espagnol de ISledicago orhicularis,\j. 
Espèce du genre Luzerne. (b.) 

* CARRICHTERA. bot. phan. 
( Adanson. Fam. Fiant, ir, p. 42 1.) 
Syn. de Vella. K. ce mot et Carricii- 
tère du Supplément de ce Diction- 
naire. (15) 

CARRICO. bot. phan. Nom géné- 
rique par lequel les Portugais dési- 
gnentla plupart des Graminées etCy- 
péroïdes grandes et dures , qui crois- 
sent dans les marécages, telles que 
certaines Laiches et Roseaux. (b.) 

CARRTCTER. bot. phan. Pour 
Carriclîtera. F. ce mot. (b.) 

CARPtIERES. Lieux d'oii l'on ex- 
trait de la teire des niasses pierreuses 
qui sont ordinairement employées 
dans les constructions; on nomme 
également Carrières les excavations 
qui résultent de celte extraction. Les 
Carrières s'exploitent ou à ciel ouvert 
ou par galerie. Le premier cas a lieu 
lorsque , dans une plaine , les maté- 
riaux inutiles qui recouvrent la pierre 
employée sont peu abondans, ou bien 
lorsque celles-ci, entrant dans la com- 
position d'une colline ou d'une mon- 
tagne, peuvent être attaquées latérale- 
ment en tlanc , sans produire lébou- 
lement de parties supérieures. L'ex- 
ploitation par galerie se fait lorsque 



353 CAR 

les bancs que l'on veut extraire sont 
recouverts par des couches plus ou 
moins solides et épaisses qui ne pour- 
raient être enlevées sans de grands 
frais. Ces galeries sont en général ho- 
rizontales, et elles communiquent avec 
l'extérieur , suivant la l'orme générale 
et superficielle du sol dans lequel elles 
sont pratiquées , soit immédiatement, 
soit par des puits verticaux plus ou 
moins profonds. Les Granits , les 
Schistes , les différentes espèces de 
Calcaires , les Gypses ou Pierres à 
Plâtre, donnent lieu à des ouvertures 
de Carrières. On poui'rait eu dire au- 
tant des Lignites, des Houilles, des 
Sels gemmes , de diflférens minerais 
de Fer, dont les exploitations sont 
comprises plus généralement sous le 
nom de Mines, J^. ce mot; ce qui in- 
dique la difficulté que l'on rencontre 
à Gonner dans tous les cas un sens 
bien précis à ces deux expressions 
Carrières et Mines. Ces dernières com- 
prennent plutôt les travaux entrepris 
pour les recheiches et l'extraction des 
Métaux et substances minérales qui 
sont disséminés irrégulièrement dans 
des masses pierreuses que l'on tra- 
verse. Une grande partie delà ville de 
Paris , au midi de la Seine, est établie 
sur des Carrières spacieuses qui se 
prolongent sous la plaine de Mont- 
Kouge , et qui sont creusées dans le 
Calcaire grossier. Elles communi- 
quent par des puits avec l'extérieur à 
Montmartre. La Pierre à plâtie est gé- 
néralement exploitée à ciel ouvert, tan- 
dis qu'à ïreil , par exemple, la même 
substance donne lieu à des excava- 
tions souterraines qui ont plusieurs 
centaines de pieds de profondeur , 
mais qui,pénétrant dans le sein d'une 
colline, viennent s'ouvrir sur sa pen- 
te. Les Carrières de Maëstricht, dont 
l'exploitation remonte à une haute 
antiquité, sont célèbres par leur éten- 
due, par les fossiles qui en ont été 
extraits et paf l'élégante description 
qu'en a donnée Bory de St. -Vincent; 
ces Car] ièies paraissent être dans la 
Craie inférieure; leur ouverture a éga- 
lement lieu sur les escarpcmcns laté- 
raux du plateau deSaiut-PieiTe. (cf.} 



CAR 

* CARRION-CROW.ois. Syn. an- 
glais de la Corneille noire , Corvus 
Corone , L. F". Corbeau. On donne 
aussi ce nom dans les Antilles à V\}- 
YuhUfP^u/lur Z7/«^«,L./^. Vautour. 

(DR..Z.) 

* CARRIOU-CROWN. ois. Syn. 
vulgaire du Catharte Aura , FuUur 
Aura, L., à la Caroline. F. Cathar- 
te. (DR..Z.) 

CARRIZAL. BOT. PHAN. L'un des 
noms espagnols du Roseau. (b.) 

* CARRIZO. BOT. PHAN. Même 
chose en espagnol que Carricoen por- 
tugais. F. Carrico. (b.) 

* CARRUBIA, bot. fhan. V. C.i- 

EOUBE. 

* CARSAAMI. bot. piian. (Rau- 
■Wolf)Syn. àeCallaoï-lentalls, et nom 
d'un Gouet indéterminé dont la feuil- 
le est lancéolée. (b.) 

CARTAZONON. mam. (iElien.) 
Animal fabuleux qui aurait la figure 
d'un Ane et une seule corne au front, 
probablement la Licorne. (b.) 

CARTE GÉOGRAPHIQUE BRU- 
NE ET CARTE GÉOGRAPHIQUE 
FAUVE. iNS. Noms sous lesquels 
Engramelle a désigné deux espèces 
distmctes de Lépidoptères. La pre- 
mière est le Papilio levana de Linné, 
et la seconde le Fapilio prorsa du mê- 
me auteur. L'une et l'autre font au- 
jourd'hui partie du genre Vanesse. 
F. ce mot. (aud.) 

CARTE GÉOGRAPHIQUE, moll. 
Nom vulgaire et marchand d'une Por- 
celaine , Cjprea 31appa, L. y. Por- 
celaine, (b.) 

*CARTÉSIA. BOT. PiiAN..(H. Cas- 
sini. EuU. Soc phil. décembre 1816.) 
Probablement la même chose que le 
Stokesia de L'Héritier. K. ce mot. (b.) 

CARTHAME. Cartkamus. bot. 
PIIAN. Genre de la famille des Synan- 
thérées, section des Carduacées (H. 
Cassini ) , et de la Syngénésie Poly- 
gamie égale de Linné. Une seule es- 
pèce composaitoi'iginairementce gen- 
re établi par Toui'nefort; mais Linné 



CAR 

y reunit plusieurs autres Plantes qui 
sont devenues les types de diflerens 
genres proposes par Adanson, Nec- 
Ker, Gaertncr, de Jussieu et De Cau- 
dolle. Ainsi les genres jllractylis et 
Caidiinci-Uus étaient des Carthames 
de Linné, l^es Carduncellus sont les 
Plantes qui se rapprochent le plus 
des Gartlianies; ils n'en diirèrent en 
effet que par la présence d'une Ai- 
grette simple, leurs étamincs hérissées 
et leurs corolles bleues; ces faibles 
caractères ont suffi pour l'admission 
du genre Carduncellus proposé par 
Adanson , et ensuite par De Can- 
dolle. Celui-ci a ainsi caractérisé les 
Carthames : un Involucre bossu à sa 
base, et imbriqué de folioles qui se 
terminent par une petite épine; tous 
les fleurons hermaphrodites ; récepta- 
cle paléacé ; akènes sans aigrette. Mais 
en l'adoptant ainsi réformé, ce genre 
ne renfermerait plus, comme dans l'o- 
rigine, qu'une seule espèce, c'est-à- 
dire le Carthame des teinturiers , 
Cartkamus tlnctorius, L. Celte Plante, 
connue vulgairement sous le nom de 
Safran bâtard, croît spontanémenten 
Client, etmcme dans le midi de l'Eu- 
rope oii on la cultive à cause de ses 
fleurs qui ont une belle couleur oran- 
gée. Deux principes immédiats com- 
posent celte couleur : l'un jaune, très- 
soluble dans l'eau, et qui altère les 
qualités de l'autre principe rouge, le- 
quel nesedissoutnidans l'eaunidans 
lalcohol, mais seulement est soluble 
dans les alcalis dont il est précipité par 
lesacides. Celte couleur a bien peu de 
fixité; néanmoins comme elle peut se 
nuancer à l'infini, et que ses nuances, 
surtout le rose, sontfort éclatantes, les 
teinturiersenfontun grand usagepour 
donner aux tissus de soie et de coton 
toutes les couleurs depuis le rose cou- 
leur de chair jusqu'au rouge cerise. Un 
autre usage assez important de ce der- 
nier principe du Carthame, c'est le 
rouge pour la toilette des dames. On 
prépare celui-ci en broyant la couleur 
desséchée avec du talc exactement ré- 
duit en poudre. Eufin les graines du 
Carthainus tinclorius sont violemment 
puigallves pour l'espèce humaine , 



CAR 233 

tandis que pour les Perroquets elles 
sont un aliment sain : aussi les nom- 
me- t-ou Graines de Perroquets. 

(G..N.) 

CARTHAMOIDES. bot. phan. 
(Vaillant. 1 Syn. de Caithamus milis- 
simus , L. dont Adanson avait fait son 
genre Cardoncelle. /'^. ce mot. (b.) 

* CARTHEGON. bot. than. (Pli- 
ne.) La graine du Buis. f^. ce mot. (b.) 

CARTILAGE, zooi.. Le plus élas- 
tique de tous les tissus et d'une con- 
sistance intermédiaire , mais dans 
des degrés très-différens au tissu fi- 
breux et au tissu osseux , avec les- 
quels il est ordinairement continu ou 
au moins contigu. 

Lorsque le Cartilage est isolé, com- 
me par exemple au thiroïde et au 
circoide de l'Homme , du Singe , etc., 
aussi bien que dans le cas de sa con- 
tinuité avec le système osseux , sa 
consistance et sa structure passent 
progressivement , avec l'âge , à une 
véritable ossification. Réciproque- 
ment , dans les premiers temps de 
l'ostéogénie chez tous les Vertébrés , 
oii le squelette est complètement os- 
seux , tous les os sont primitivement 
des Cartilages , et les Cartilages pro- 
prement dits , qui subsistent pendant 
une ou plusieurs des périodes ulté- 
rieures, finissent toujours eux-mêmes 
par sossifier , soit séparément du 
squelette , soit en se continuant à 
quelqu'une de ses parties. Tels sont 
entre autres les Cartilages qui arc- 
boutent les côtes sur le sternum. Com- 
me nous l'avons fait observer dans no- 
tre article Anatomie, le progrès et les 
périodes de l'ostéogénie ne sont pas 
uniformes pour toutes les classes de 
Vertébrés. Chez les Oiseaux, oii le 
squelette est avec tant de prompti- 
tude complètement ossifié , il n'existe 
réellement pas de Cartilage. Récipro- 
quement , dans un ordre entier de 
Poissons ( les Choiidroptérygiens ou 
Cartilagineux), le squelette conserve 
toute la vie l'état primitif, et les sels 
calcaires et terreux dont la déposi- 
tion , dans les mailles des Cartilages , 
en ont fait des os, sont, ou bien in- 



1234 



CAR 



corpoi es à d'autres tissus , ou bien 
rejelés par des organes secrétoires. 
Cette dernière combinaison a lieu 
dans les Lamproies par des elabora- 
tions des reins et de la peau , qui 
semblent si complètes que même les 
dents ( comme nous croyons l'avoir 
observé les premiers) n'y sont autre 
chose que des lames cartilagineuses 
relevées en sommités de distance en 
distance , et s'emboîtant de dehors 
en dedans. Dans le Mémoire sur l'a- 
natomie de la Lamproie , que nous 
avons lu à l'Institut en commun avec 
Magendie, et imprimé au deuxième 
volume de son Journal de physiolo- 
gie, nous avons démontré quel était 
le 1 développement de l'appareil uri- 
nairc de la Lamproie, que Everard 
Home (Trans. Philos, de i8i5) avait 
pris pour des testicules. La première 
combinaison est réalisée dans les 
Esturgeons , oîi il se forme une 
cuirasse à la tête , et sur le corps 
des rangées d'écussons presque inat- 
taquables à la scie; et chez les R.aies 
et les Squales , dans les boucles des 
premières et les dents des seconds. 
Dans ces deux grands genres de Pois- 
sons , une membrane, fibreuse par- 
tout ailleurs , la sclérotique , est aussi 
devenue une calotte cartilagineuse : 
dans les Cycloptères et les Tétraodons, 
ou la peau présente aussi des endur- 
cissemens ou des écussons calcaires , 
le squelette reste également plus ou 
moins cartilagineux , en même temps 
que les glandes urinaires acquièrent 
tm développement extrême de vo- 
lume et d'action : au moins avons- 
nous vu , dans ces deux genres de 
Poissons, cet état récijiroque du vo- 
lume des reins et du défaut de soli- 
dification du squelette. Le Cartilage 
considéré, soit dans les divers états 
de développement d'un même Ani- 
mal , soit dans la série des Animaux 
vertébrés, n'estdonc réellement qu'un 
état primitif du système osseux. Aussi 
arrive-t-il quelquefois, par maladie, 
que réciproquement les os redevien- 
nent Cartilages par l'absorption des 
sels qui les solidifient, et le trans- 
port , soit sur d'autres tissus , soit à 



CAR 

des glandes secrétoires, de ces sels 
eux-mêmes ou de leurs matériaux 
élémentaires. Cest ce qui arrive dans 
le rachitisme , et une sorte de ramol- 
lissement des os , dont la femme Su- 
ficot a offert un exemple devenu vul- 
gaire par sa singularité. 

D'après ce mécanisme de la trans- 
formation du Cartilage en os et de 
l'os en Cartilage, on voit que ces 
deux tissus sont identiques , et que 
là oii il n'y a pas de squelette il n'y 
a pas lieu à l'existence du Cartilage 
( V". pour cette réciprocité des tissus 
oii se déposent à 1 état coiiciet des 
combinaisons salines , le § VU de 
notre article Ajsatomie). Nous ne con- 
naissons, hors des Animaux verté- 
brés , que les Mollusques bivalves 
qui off'rent une sorte de tissu cartila- 
gineux dans le ligament articulaire 
de la charnière des valves. 

Pour les organes spécialement car- 
tilagineux j tels que les diverses par- 
tics de larynx , de la trachée artère , 
les bourrelets et les rondelles des di- 
verses articulations du squelette dans 
les Vertébrés, etc. , et le jeu et l'uti- 
lité mécanique de ces parties, /^. L\- 
KYNX, Os, Squelette, "rRACHÉE 

ARTÈRE, etc. (A.D..NS.) 

CARTILAGINEUX. POIS. V. 

Choa'droptérygiens. 

* CARTOFLE ou CARTOUFLE. 
BOT. PHAN. On donne ce nom , dans 
plusieurs parties de l'Allemagne et de 
la Belgique , à la Poraine-de-terre. Il 
paraît qu'il fut originairement appli- 
qué à V Helianthus tuberosus, L. v ul- 
gaii ement Topinamboux. (s.) 

CARTON. EOT. PHAN. C'était in- 
différemment chez les anciens le Car- 
vi et l'Oignon. (b.) 

CARTONÈME. Cartonema. rot. 
PHAN. Le genre que R. Brown a éta- 
bli sous ce nom , dans son Prodrome, 
fiiit partie de la famille naturelle des 
Commelinées et se distingue surtout 
par les caractères suivans : son calice 
est à six divisions un peu inégales et 
disposées sur deux rangs ; trois exté- 
rieures sont vertes et calicinales ; trois 



CAR 

intérieures plus petites sont colorées 
ctpétaloïdes ; toutes sont persistantes. 
Lcssix étaniines, qui persistent aussi , 
sont égales entre elles; leurs lUels 
sont glabres , el leurs anthères allon- 
gées et attaetiéos par leur l)ase. L"o- 
vaire est sunnonlé d'un style simple 
que termine un stigmate barbu. Le 
iruit est une capsule à trois loges, 
s'ouvrant en trois valves septil'ères ; 
chaque loge contient deux graines. 

Ce genre ne se compose encore que 
d'une seule espèce, Cartonerna spica- 
tum, Brown, loc. cit. C'est une Plan- 
te vivace couverte de poils lâches. Sa 
racine, qui est fibreuse, se termine 
inférieuroment par un renflement 
charnu. Sa tige , qui est presque sim- 
ple , porte des feuilles linéaires allon- 
gées , amplexicaulcs. Les ileurs sont 
sessiles et jaunes ; elles formeut un 
épi multiilorc au sommet de la lige. 

(A. II.) 

» C ARTO> NIÈRES. ixs. Nom 
que l'on applique vulgairement en 
Amérique à certaines Guêpes qui ont 
le singulier instinct de composer, 
avec des débris de Végétaux , une 
matière analogue au carton , avec la- 
quelle elles façonnent leurs nids. Ces 
Insectes appartiennent au genre Po- 
listc. f. ce mot. (At'D.) 

* CARTOPOGON. bot. tiian. 
(PalisotdcBcauvois.)^. Aristide. (b.) 

CARUA. BOT. PiiAK. Ecrit à tort 
Ca/va. (Théophraste. ) Syn. de Noix. 

(B.) 

* CARUAROU. BOT. piiAN. r. 
Cariarou. 

* CARUB, CHARNUBI ET 
CHARNI. BOT. PHAN. Syn. égyptien 
de Caroubier. P^. ce mot. (b.) 

* CARUCUOCA. MAM. Souris du 
Brésil , qu'on ne connaît que par la 
simple citaliou qu'en a faite Marc- 
graair. (b.) 

CARUDE. POIS. Nom vulgaire de 
Labrusrupestris. /^".CrÉnilabre. (b.) 

CARUDSE. POIS. Espèce du genre 
Spare dans Lacépède. (b.) 

CARUIRL MAM. L'un des noms de 



CAR 2 35 

pavs du Si mi a melanocepJtala de 
llùmboldt. r. Sapajou. (b.) 

* CAllDM. BOT. PHAN. Syn. de 
Carvi. /'. ce mot. (h.) 

* CARUMFEL. bot. piian. Vieux 
nom du Girofle chez les Orientaux. 

(B.) 

CARUTZ. POIS. (Gcsner.) Proba- 
blement la même chose que Carudc. 
P'. ce mot. (uO 

CARVA. BOT. PIIAN. Syn. mala- 
bare de Laurus Cassia, l^. Laurier, 
et de Jiisticia Gaiii^edca, espèce de 
Carmantine. («•) 

CARVALIIINIIA. bot. piian. 
Syn. portugais de Jeucriiim Chamœ- 
d/js , L. f^'. Germandrée. (b.) 

CARVÉ. BOT. PIIAN. L'un des 
noms du Chanvre , dans quelques 
cantons de la France méridionale, (b.) 

CARVÉLINO. OIS. r. Cardenio. 

CARVI. Can/m, L. bot. piian. 
Ombellifcres , Juss. ; Pentandrie Ui- 
^Y'iie , L. — Lamarck (Encycl. méth.) 
ci De Candolle (FI. fr.) ont supprimé 
ce genre établi par Tournefovt, Lin- 
né et Jussieu , et l'ont réuni aux Sé- 
sélis. Malgré la faillie différence qui 
existe, en effet, entre ces deux genres, 
plusieurs auteurs récens ont néan- 
moins continué de les distinguer ; 
G. Sprengel a ajouté quelques carac- 
tères à ceux donnés par ses devan- 
ciers, et l'a placé dans sa tribu des 
Pimpinellées. On ne connaît qu'une 
seule espèce de Carvi , car le Caritrn 
simplex , Willd. est le Seseli (tnnuum, 
L. C'est le Carvi ordinaire, Cariirn 
Ca/vi , L. Il se distingue des Sésélis 
par sa collerette généraleà uueoudeux 
lolioles linéaires, tandis qu'elle est 
nulle dans ceux-ci , par son fruit ovale 
oblong , strié, à trois eûtes dorsales , 
obtuses d'après Sprengel. Au reste, le 
calice est entier , et les pétales cordés 
et infléchis comme dans les Sésélis. 
La Plante est herbacée , ayant le port 
et surtout les feuilles de ces derniers, 
quoique présentant moins de rigidité 
dans l'ensemble de ses parties. Elle 
habite les pays niontueux de toute 



256 CAR. 

l'Europe où on recueille ses semences, 
gui, contenant une assez grande 
quantité d'huile volatile, sont très- 
carminatives et stomachiques. (g..n.) 

CARVIFEUILLE. Carvifolium. 
BOT. PHAN. Genre formé par Villars , 
dans sa Flore du Dauphiné , pour le 
Seltnum Carvifoliurn , L. Il n'a pas 
été adopté. ^. Séx.in. (b.) 

CARVITES. BOT. PHAN. (Dioscori- 
de.) Probablement un Euphorbe, (b.) 

CARVUIM. BOT. ruAN. Pour Carvi. 
P^. ce mot. (b.) 

GARYA. BOT. PHAN. (Pline.) Même 
chose que Carua, r. ce mot, dont 
probablement l'orthographe est pré- 
férable. (G..N.) 

CARYBDÉE. Carybdea. acal. 
Genre del'ordre des Acalèphes libres , 
établi par Péron et Lesueur dans la 
première section de leurs Méduses 
gastriques , classé par Lamarck parmi 
ses Radiaires médusaires, et régardé 

Ear Cuvier comme un Rhizostome. 
es Carybdées ont un corps oibicu- 
laire , convexe ou conoïde en dessus , 
concave en dessous, sans pédoncule, 
ni bras, ni tentacules, mais ayant 
des lobes divers à son bord. On dis- 
tingue facilement les Carybdées des 
Phorcynées par les appendices ou les 
lobes particuliers et divers qui bor- 
nent leur limbe. Et quoique les unes 
et les autres n'aient ni pédoncule , 
ni bras , ni tentacules , la forme géné- 
rale des Carybdées est déjà plus com- 
posée que celle des Phorcynées, et 
semble annoncer le voisinage des 
Equorées. On n'en connaît encore 
que deux espèces. 

Garyedée péryphylle , Caiybclea 
periphj lia, Véron. et Les. , Ann. du 
Mus., t. i4, p. 532, n. ii; Lamk., An. 
sans vert., t. 2, p. 496, n. 1. Elle oflfre 
une ombelle subconique avec le re- 
bord découpé en seize folioles trian- 
gulaires et pétiolées, dont huit sont 
réunies par paires. L'estomac est très- 
large à son bord , très-aigu à son 
sommet. Cette Méduse , toujours pe- 
tite, habite l'océan Atlantique équa- 
to rial . 



CAR 

Garyedée marsupiale , Carybdea 
marsupialis , Péionet Lesueur, Ann., 
t. i4,p. 555, n. 12; Médusa marsu- 
pialis , GmeX., Syst. Nat. ,p. 3i54, 
n. 8. Son ombelle est semi-ovale, 
cruméniforme, à rebord entier et gar- 
ni de quatre tentacules très-gros et 
très-coui ts. Elle est plus petite que la 
précédente, et se trouve assezcommu- 
nément dans la Méditerranée. 

(LAM..X.J 

• CARYE. Carya. bot. phan. Nut- 
tal , dans son Gênera , propose de 
former sous ce nom un genre nouveau 

Four plusieurs espèces de Noyers de 
Amérique septentrionale. Les carac- 
tères qui distinguent ce genre des vé- 
ritables Noyers sont, pour les fleurs 
mâles , un calice formé d'écaillés tri- 
partitcs; des étaminesdont le nombre 
ne s'élève pas au-delà de quatre ou 
de six. Pour les fleurs femelles , on 
n'y observe pas de style ; le stigmate 
est sessile et quadrilobé , et le fruit 
s'ouvre en quatre valves et non en 
deux. 

Cet auteur rapporte à ce genre nou- 
veau cinq espèces , savoir : Carya 
olivœformis {Juglans olivœfurmis , 
Mich.), Carya sulcaia [Jugl. sulcata), 
Carya alba ( Jitgl. alba ) , Carya 
tomentosa ( Jugl. tumentosa) , et enfin 
une espèce nouvelle qu'il nomme 
Carya microcaqm. V. JuglandÉes et 
Noyer. Le noar de Carya est em- 
prunté de celui que portait la Noix 
chez les anciens. (a. r.) 

CARYGUEYA. mam. L'un des 
noms de pays , syn. de Dldelphe. 

« (A.D..NS.) 

CAPvYOCAR. BOT. phan. V. Pe- 

KEA 

CARYOCATACTES. ois. C'esl-à- 
diie Gasse-Noix. Nom donné à plu- 
sieurs Oiseaux , particulièrement à la 
Sis telle , au Calao des Moluques , et 
devenu générique dans Cuvier pour 
désigner le Casse-Noix. V. ce mot. 

(DR..Z.) 

CARYOLOBE. Caryolobis. bot. 
PHAN. Gaertner , sur l'examen d'un 
fruit appelé Bérélie par les habitans 



CAR 

(le Ceylan , a établi ce genre qui pa- 
raît appartenir à la famille des Rai- 
sinicrs , niais qui ne peut être defimt!- 
venienl adopté que lorsque le Végétal 
d'oii provient la Bérélie sera connu. 
Ce fruit est recouvert dun brou, (b.) 

* CVRYON. BOT. PiiAN. ( Dalé- 
champ. ) La Noix cbez les Grecs , et 
génoraleinjnt les fruits qui, comme 
clic , sont renfermés dans une coque 
ligneuse. (b.) 

* CARYOO - GADDÉES. bot. 
PiiAN. (Marsdcn.) Arbre indéterminé 
de Sumatra, qui a , dit-on, le parfum 
et les vertus ilu Sassafras. [a.) 

*GARY0PI1YLL.'EUS. ijstest. r. 

GÉROrLÉ. 

* CARYOPHYLLAIRES. Cario- 
phyltaria. polyp. Ordre de la sqc- 
tion des Polypiers lamellifères, que 
nous avons établi dans la division 
des Polypiers entièrement pierreux 
et non flexibles ; tous ceux qui le 
composent ont des cellules étoilécs 
et terminales, cylindriques, turbi- 
nées ou épatées , parallèles ou non 
parallèles , simples ou rameuses , 
isolées ou en groupes , jamais à 
parois communes. Tels sont les ca- 
ractères de l'ordre des Caryopliyl- 
laires, Polypiers faciles à distinguer 
des autres Lamellifères avec les- 
quels on les a confondus. Cet ordre 
est composé des genres Caryophyllie, 
Turbinolopse , Turbinalie , Cycla- 
lite et Fongie; il diffère des Mandri- 
nées , des Astraires et des Madrépo- 
rées par la forme des cellules étoilées, 

fiar celle des lames , par celle du Po- 
ypicr en général et par quelques au- 
tres caractères moins essentiels. 

Plusieurs Caryophyllaires semblent 
libies , c'est-à-dire que l'on n'aperçoit 
ni empâtement ni aucune partie qui 
aitadbéré à une masse solide quelcon- 
que : cette apparence est-elle réelle et 
peut-il exister des Polypiers madrépo- 
riqucs sans adhérence? nous ne le pen- 
sons pas. En eff 't , si ces Polypiers 
existaient , ils jouiraient de la faculté 
locomotive, ils pourraient se fixer ou 
6e mouvoirà leur choix; mais agités 



CAR 



2:)7 



par les plus petits mouvemens , expo- 
sés aux ballottemens des vaguesetdeg 
courans, jouets des flots, ils roule- 
raient sur le fond de la mer et seraient 
jetés sur le rivage avant qu'ils eus-^ 
sent pu acquérir une partie de leur 
grandeur. Les Polypes pourraient- 
ils vivre , se nourrir , se développer 
au milieu de ce mouvement conti- 
nuel, eux que la plus petite cause 
fait rentrer dans leurs cellules étoi- 
lécs? Si quelques-uns de ces Polypiers 
jouissent de la faculté locomotive , 
ne faut-il pas les séparer des autres 
Caryophyllaires? Doil-on les consi- 
dérer comme des Mollusques à co- 
quille interne '' Leur organisation 
s'oppose à un rapprochement aussi 
intime. Quel est donc le moyen que 
la nature emploie pour fixer les 
Turbinolées , les Cyclalites , les Fon- 
gies que Lamarck regarde comme 
libres ? Cette question est moins diffi- 
cile à résoudre qu'on ne le pense ; 
considérons d'abord les Caryophyl- 
laires , il en existe de simples à étoi- 
les de trois à quatre centimètres de 
diamètre , et dont le pédicule a au 
plus un à deux millimètres de largeur. 
Elles ne diffèrent presque point de 
quelques Turbinolées que nous pos- 
sédons. Elles ont un pédicelle bien 
marqué, doncles Turbinolées ne sont 
pas libres ; il en est à peu près de 
même des Cyclalites et des Fongies; 
au centre organique et géométrique 
4e la partie intérieure de ces Poly- 
piers , l'on observe un point d'une 
forme particulière , euvironné de 
concentriques. Rien ne nous dit que 
le Polypier serait interne , si l'on 
peut se servir de cette expression en 
parlant de ces êtres. Au reste, que 
les Caryophyllaires s'attachent de 
cette manière ou d'une autre, nous 
ne pourrons jamais considérer comme 
des Animaux libres des êtres dépour- 
vus de tout organe pour résister à un 
mouvement qui leur serait imprimé, 
ou pour se transporter d'un lieu dans 
un autre. 

IjCS Caryophyllaires varient beau- 
coup dans leur forme ainsi que dans 
leur grandeur; les Polypes qui les 



238 



CAR 



construisent en sont inconnus , et 
l'on ne sait que le peu que nous en a 
appris Lesueur dans les deux ou 
trois descriptions qu'il nous donne ; 
elles sont trop peu clpndues pour être 
d'aucune utilité pour la science. 

Les Caryophyllaircs vivans se Irou- 
vent dans les mers des trois parties 
du monde : en Europe on ne com- 
mence à les trouver que vers le 48 ° 
de latitude; plus au nord elles n'exii- 
Icnt pas. Les Caryophyllaircs fossiles 
se rencontrent dans tous le pays oii 
il existe des productions marines an- 
tédiluviennes. (LAM..X.) 

CARYOPHYLLASTER. bot. 
PHAN. ( Rumph. ) Et non Carjopliyl- 
la/le r. Syn. de Dodonee visqueuse et 
d'Anthèrvne. /^". ces mots. (b.) 

CARYOPHYLLATA. bot. phan. 
Vieux nom de la Benoîte, adopté par 
Tournefort , remplacé dans Lumé 
par celui de Geum qui a été généra- 
lement adopté , contre le sentinieni 
deLamarck. (b.) 

CARYOPHYLLÉES. Carjophjl- 
leœ. BOT. PHAN. On donne ce nom à 
xuie famille naturelle de Plantes di- 
cotylédones polypétales, dont les éta- 
mines sont hypogynes , c'est-à-dire 
insérées sous l'ovaire. Les Caryo- 
plivllécs sont en général des Plantes 
herbacées , rarement sous-frutescen- 
tes à leur base. Leur tige est cylin- 
drique , souvent noueuse et comme 
articulée , portant des feuilles op- 
posées et connées par leur base 
qui offre quelquefois une expan- 
sion membraneuse stipuliformc, ou 
bien elles sont vertlciilées. Leurs 
fleurs , généralement hermaphro- 
dites blanches ou rougeâties , sont 
nu terminales au sommet des rami- 
fications de la tige , ou placées à 
l'aisselle des feuilles. Elles offrent un 
calice ordinairement persistant , tan- 
tôt tubuleux et à quatre ou cinq di- 
Yisions plus ou moins profondes , 
Jantôt étalé et formé de quatre ou 
cinq sépales caducs. 

La corolle se compose de cinq pé- 
nales égaux entre eux, généralement 
onguiculés à leur base ; ayant les on- 



CAR 

glets longs, dressés et renfermés dans 
l'intérieur du tube, lorsque le calice 
es^ubuleux; étant au contraire éta- 
lés, loi sque le calice est pentasépale. 
Quelquefois les pétales manquent ;ib- 
soluurent par suite d'avortement. Le 
nombre des étamines est en général 
égal ou double de celui des pétales. 
Dans les genres à calice tubuleux et à 
pétales longuement onguiculés, tan- 
tôt les étamines sont au nombre de 
cinq, tantôt au nombre de dix ; dans 
ce dernier cas, cinq des filets sont al- 
ternes avec les pétales, et cinq leur 
sont opposés et se soudent inférieure- 
mcnt avec les onglets. Tous sont in- 
sérés à une espèce de podogyne ou 
support particulier qui élève 1 ovaire. 
Celui-ci présente tantôt une seule 
loge, tantôt deux, trois ou cinq loges. 
Dans le premier cas, les ovules qui 
sont nombreux sont attachés à une 
sorte de columelle ou tropho-ipermc 
axillaire, soudé avec la base et le som- 
met de sa loge, mais qui devient li- 
bre par sa partie supérieure, à l'épo- 
que de la maturité du fruit. Dans les 
autres cas, les ovules sont insérés à 
l'angle interne de chaque loge. On 
trouve sur le sommet de l'ovaire deux, 
trois ou cinq styles subulés, glandu- 
leux et stigmatifères sur leur face in- 
terne. 

Le fruit est une capsule (c'est une 
baie dans le seul genre Cucubale) tan- 
tôt à une seule loge, tantôt à deux , 
trois ou cinq loges qui contiennent 
un grand nombre de graines. Cette 
capsule s'ouvre, soit parle moyen de 
valves, soit simplement par des dents 
placées à leur sommet, qui, d'abord 
rapprochées et contigués, s'écartent 
les unes des autres, et form.enl ainsi 
une ouverture au sommet de la cap- 
sule. 

Les graines sont tantôt planes et 
m.eud>raneuses, tantôtarrondies. Elles 
contiennent un embryon recourbé et 
comme roulé autour d'un endosper- 
me farineux. 

Plusieurs genres, d'abord placés 
par l'illustre auteur du Gênera Plan- 
tai uni, dans la famille desCaryopliyl- 
lées, en ont été successivement lell- 



CAR 

rés, soitpour former des familles nou- 
velles, soit pour cire incorpoits clans 
d'autres ordres naturels. Ainsi les 
genres Folycarpon , LucJIi/igia, Mi- 
riuania, Çuc/ia, reunis à (juclques 
antres genres tirés rie la famille des 
Amarantliacées, constituent la nou- 
velle famdle des Paronycliiécs qui se 
dislingue surtout des Carvoph} liées 
par son insertion manifeslement pé- 
rigvnique. Les genres Lin, Frankenie 
et Ijecliea forment aujourd'hui un 
ordre distinct sous le nom de Lina- 

CÉES. 

Les genres qui appartiennent vé- 
ritablement à la famille des Caryo- 
phyllées sont encore assez nombreux. 
On peut les diviser en deux sections 
fort naturelles, savoir: les Diantiiɣs 
et les ALsiNÉrs, suivant que leur ca- 
lice est tubuleux , et suivant qu'il est 
étalé Nous allons énumérer les gen- 
res principaux de chacune de ces deux 
sections. 

f DiANTHÉES. 

Gypsophila,^^. Hapo/ia/ia, L. Dian- 
thus, L. Hedone, Loureiro. Lychnis, 
Tournef. yJgivstemtna, Desfoutaines. 
Glt/iago, Desfontaines. Stlene,V)eCay\- 
doUe. OtUes, Ricbard. Cucubalus , 
De CandoUe. Drjpis , L. V^ele- 
zia, L. 

77 Al.SIXKES. 

Ortegia , Loefl . Holosteum , \j . Slipu- 
//c/r/û, Ricbard dans Michx. 3]ollugo, 
3^. Pharnaceurn, L. Buffunia, L. Pa- 
gina, L. Torena, Adansou. A/sine,\j. 
Tdœrhingsa, L. Speîgula, L. Ceras- 
tium, L. C//e//e//(ï, Haller. jlrenaria^ 
L. Jlyrnenogonum, iuss. S/e//aria,lj. 
Spergulastrum, Richard dans Michx , 
ou Mici'opetalum de Persoon. (a.r.) 

GARYOPHYLLES. polyp. foss. 
INlcme chose que Caryophyllites et 
Caiyophyllo'iàes. f^. ces" mois. 

(LAM..X.) 

CARYOPHYLLIE. Caryophyllia. 
PULYP. Genre do 1 ordie des Caryo- 
phyllaires auquel il sert de type; il 
appartient aux Lamellifèies dans la 
division des Polypiers entièrement 
pierreux. Lamarck l'a établi aux dé- 
pens des Madrépores de Linné et lui 



CAR 239 

donne pour caractères d'être un Po- 
lypier pierreux, fixé , simple ou ra- 
jneux , à liges et rameaux subturbi- 
nés , striés lougitutiinalement et ter- 
minés chacun par unecellulelamellée 
en étoile. Les Caryophyllies forment 
un genre bien circonscrit dans ses ca- 
ractères , quoiqu'il seraptiroche beau- 
coup des Turbinalies ainsi que des 
TuibinolopSes ; mais les caiactcres 
qui les séparent sont assez distincts 
pour empêcher de les confondre. Ces 
Polypiers s'élèvent en tiges simples 
ou rameuses, ds forment des touftcs 
plus ou moins épaisses , ou bien ils 
ne présentent qu'une seule cellule 
isolée , portée sur un tronc qui varie 
depuis la forme cylindrique jusqu'à 
celle d'un cône renversé à sommet 
aigu: quelquefois plusieurs cellules 
sont réunies par leur base ; leur nom- 
bre n'est jamais considérable. Quelle 
que soit la forme du Polypier , il se 
termine toujours par une .cellule, ce 
qui lui donne une apparence tron- 
quée ; il en est de même de ses divi- 
sions. Les tiges de plusieurs Caryo- 
phyllies sont fasciculées, rapprochées, 
et comme agglomérées en f;iisceaux; 
rarement elles sont parallèles et sim- 
ples; toutes les fois qu'elles sont un 
peu longues , elles se ramifient , et les 
rameaux se mêlent et se croisent dans 
tous les sens. La surface de ces Poly- 
piers est striée longitudinalement. 
Leur base est toujours adhérente par 
un empâtement plus ou moins étendu. 
Les Polypes sont encore peu con- 
nus. Douati est le premier qui ea 
fasse mention : il dit qu'ds ont une 
bouche polygonale entourée d'appen- 
dices qui se terminent en pince de 
Crabe, et à l'oiifice, un corps à huit 
raj'ons oscillatoires que Donali nom- 
me leur tête. La bouche polygonale 
paraît n'être que l'ouvertuie termi- 
nale d'un fourreau membraneux , 
bordée d'apnendices ravonuans et eu 
pince. Quant au corps à huit rayons 
oscillatoires, aperçu à l'orifice de celte 
ouverture, Lnmarck pense que c'est 
celui même du Polype; les rayons 
sont sans tentacules. 

Cette description nous semble en- 



24o CAR 

tièrement idéale et sans vraisem- 
blance. Un Animal ainsi organisé ne 
se rapporte à aucun Polype connu , et 
diffère complètement de ceux que 
Lesueur a observés en Amérique, et 
dont nous donnons la description 
aux articles des Caryophyllies soli- 
taire et Arbuste. 

La grandeur des Caryophyllies varie 
depuis quelques millimètres jusqu'à 
cellede plusieurs mètres. Ces Polypiers 
se trouvent dans toutes les mers tem- 
pérées et chaudes ; sur nos côtes , elles 
commencent à paraître au large et par 
trente brasses de profondeur au moins; 
elles sont plus communes à mesure 
que l'on se rapproche des pays chauds. 
A Tétat fossile, elles sont répandues 
dans presque toutes les formations 
marines, principalement dans les se- 
condaires oii elles forment quelquefois 
des masses énormes. 

Lamarck les a divisées en deux sec- 
tions : la première renferme les Ca- 
ryophyllies à tiges simples , soit soli- 
taires, soit fasciculées; la deuxième les 
Caryophyllies à tiges divisées ou ra- 
meuses. Les auteurs du Dictionnaire 
des Sciences naturelles en ont proposé 
trois :1a première renferme les espèces 
à Polypier simple ; la deuxième , les 
espèces dont les Polypleis sont réunis 
et forment une sorte de croûte ; la 
troisième, les espèces dont les cel- 
lules sont divisées ou rameuses. Nous 
citerons parmi les principales espèces 
du genre les; 

Caryophyllie solitaire , Catyo- 
phyllia solitaria, Lesueur (Mém. du 
Mus. T. VI, p. 275, pi. i5, fig. 1 , 
A , B , c). Ce Polypier est cylindrique, 
court, tronqué, empâté à sa base, 
légèrement strié au sommet, et ter- 
miné par une étoile formée par quinze 
à seize lames principales placées entre 
de plus petites, les unes et les autres 
denticulées. — L'Animal de cette Ca- 
ryophyllie offre vingt-deux tentacules 
courts, obtus, d'une couleur dia- 
phane , et parsemés de petites taches 
d'un blanc mat. Onze de ces tenta- 
cules sont dirigés en haut , les autres 
obliquement. Les premiers sont ter- 
minés à leur sommet par une tache 



CAR 

annulaire rousse , avec un point blanc 
au centre. L'ouverture linéaire cen- 
trale est marquée de lignes noirâ- 
tres de chaque côté. Quand l'Ani- 
mal sort de son Polypier, on observe 
au-dessous de la base des tentacules 
les piliers ou lamelles gélatineuses 
qui correspondent et s'emboîtent en- 
tre les rayons denliculés de l'étoile du 
Polypier : l'Animal est d'une couleur 
rousse diaphane , et rentre en entier 
dans le fond de son étoile. Le Poly- 
pier est roussâtre à sa partie supé- 
rieure : il devient grisâtre en séchant. 
Il habite les plages de la Guadeloupe ; 
petit et isolé au milieu des produc- 
tions marines de tout genre, il avait 
échappé aux recherches des natura- 
listes. 

Caryopiiyi.lïe Gobelet, Carjo- 
phyllia Cyathus , Sol. et Ellis. p. i50j 
n" 3, t. 28, fig. 7. Lamk., An. sans 
vert., T. II, p. 226, n° 1. Lamx. , 
Genr. Pol}'p.,p. 48, t. 28, fig. 7. Cette 
espèce , assez commune dans toute la 
Méditerranée, a été regardée par quel- 
ques auteurs comme la Caryophyl- 
laire rameuse dans son premier âge. 

Caryophyllie tronquée , Caryo- 
phyllla truncata, Lamx., Genre Po- 
lyp. , p. 85 , t. 78 , fig. 5. Caryophyl- 
lie fossile , simple , cylindrique, ter- 
minée par une étoile plane , à surface 
fortement striée , principalemenldans 
sa partie supérieure avec des bourre- 
lets transversaux anneliformes , assez 
nombreux et parallèles ; elle se trouve 
dans le calcaire à Polypiers des envi- 
rons de Caen. Elle y est rare. 

Caryophyllie Arbuste, Caryo- 
phyllia jlrbuscula , Lesueur. Mém. 
du Mus. T. VI, p. 275, pi. j5, fig. 
2 , A , B , c , D. La tige principale est 
presque droite , cylindrique , striée 
ainsi que les rameaux irrégulièrement 
disposés et contournés en divers sens. 
— L'étoile est composée de trente à 
trente -deux lames alternativement 
grandes et petites , foutes denticulées , 
se prolongeant à l'extérîbur en gran- 
des et petites stries , en grandes et pe- 
tites dentelures. — L'Animal est dis- 
coïde , acliniforme , à bords garnis de 
trente à trente-deux tentacules coni- 



CAR 

qiics , aussi longs que le diamètie de 
l'^loilc. Ils sont rou\ cl verts avec 
une tache ])l;inclie à leur cxlreinilti , 
cl couverts de petits tubercules ou 
suçoirs analogues à ceux des Actinies. 
— (^)uand l'Animal se développe et 
sort de sa cavité aslroide , il clèvc son 
disque en cône tronqué, terminé par 
une ouverture ronde sans lèvies ren- 
versées. Il tient ses tentacLdes éten- 
dus , dirigés les uns en bas , les autres 
en haut; dessous se voient les la- 
melles gélatineuses qui embrassent 
celles de l'étoile de ce Polypier. Ce 
dernier habite les côtes de l'île Saint- 
ïhomasjsa grosseur égale celle d'une 
plume d'Oie, il se phut>dans les en- 
droits sablonneux. 

CvKvovnYLMi: arborescente , 
Carjophjllia arborea, Lamarck. An. 
sans vert., ï. ir, p. 228, n° n; 
Lamx., Genre Polyp. , p. 5o,t, 52, 
fig. 5-8, et t. 58; Madrcpora la/nea , 
Gmel, Svsl. Aat. , p. 0777, n° 95. 
C est la plus grande Caryophyllie de 
toutes celles que Ion connaît; elle 
s'élève , suivant quelques auteurs, à 
un mètie et demi et même au-delà 
(cinq à six pieds), avec des tiges et 
des branches de la grosseur du bras. 
Les étoiles sont conipo?ées de la- 
melles irrégulières , très-tlexueuses , 
presque rameuses, couvertes d'aspé- 
rités, et se confondant dans un axe 
celluleux. — L'Animal paraît jaune , 
taché de rouge. Ce Polypier est com- 
mun dans la jMédilerranéc; Schaw 
l'indique en Afrique , Linné en Nor- 
wège , Pallas en Portugal et aux îles 
de Jersey. Il n'est pas rare sur les 
côtes du Finistère. La même espèce 
peut-elle se trouver dans des localités 
si diflérente;? — Solander, dans Ellis, 
dit que les figures 5-8, t. 52 , sont 
copiées sur la pi. 4 , p. io5,vol. 4-, 
des Transactions Philosophiques. Ces 
figures ont été prises d'abord dans 
l'Histoire de la mer Adriatiquede Do- 
nati. Elles représentent un Animal si 
singulier et tellement compliqué dans 
son organlsation,que nous sommes ten- 
tés de le regarder comme un effet de l'i- 
magination de l'auteur. D'après Impé- 
rati , Marsilli et Schaw, l'Animal de 



CAR 



34 1 



la Caryophyllie arborescente est gé- 
latineux , de couleur jaune , avec de» 
taches louges et la bouche enviroa- 
née de lilainens. 

CvRYOrUVLUE FL,EXUEUSE,Ca/jo- 

p/ijl/ia y/exuosa , Lanik. , Anim. sans 
vert. , T. II , p. 227 , n» 7. Lamx., 
genre Polyp. , p. 49 , t. 5i ,fig. i.Ma- 
dreporaflcxuosa , Gmel. Sjst. Nat. p. 
5770 , n" 68. Ce Madrépore se pré- 
sente en masse arrondie couverte de 
cylindres nombreux , courts , Irès- 
flexueux et comnie coudés , terminés 
par des étoiles concaves, à limbe un 
peu arrondi , et dont la grosseur égale 
celle d'une plume de Cygne. — So- 
landerdansEllis, ainsi que Pallas, ont 
réuni \c^MadreporaJlexuosa et cespi- 
tosa de Linné ; cependant les pre- 
miers n'ont donné aucune explica- 
tion de leur pi. 52 qui leprésente si 
pa r fa 1 te m e n 1 1 e Ca /•/ ophj lliajlexuosa,- 
Gmelin , Bosc et Lamarck les ont sé- 
parés avec raison à cause des carac- 
tères qui distinguent ces deux es- 
pèces; cependant , Gmelin, dans sa 
phrase descriptive, dit : 5/e///5 coa- 
i'^exis ; la figure les représente con- 
caves. Linné l'indique dans la mer 
Baltique, Lamarck dans l'océan In- 
dien, mais avec un point de doute; 
nous l'avons reçu de la Méditerranée. 
Peut-on regarder ces difierenccs et ces 
localités si éloignées comme trop peu 
essentielles pour que l'on doive s'y 
arrêter, d'autant que Linné , Pallas 
el Lamarck gardent le silence sur la 
forme des étoiles , et que Gmelin est 
sujet à commettre des erreurs? 

Caryophyllie musicale , Carjo^ 
pJiyllia musicalis, Lamarck. Anim. 
sans vert. , T. 11 , p. 227, n" 6 ; Ma- 
clrepoia musicalis , Gmel. , Syst. Nat. 
p. 5769 , n" 62 ; Esper , Zooph. 1 , t. 
5o , iig. 2. Espèce assez rare tormant 
une masse composée de cylindres de 
la grosseur environ d une plume de 
Cvgne , rapprochés presque parallè- 
lement , néanmoins distincts, et ter- 
minés par des étoiles planes à six la- 
melles , rarement neuf ou douze 
réunies au centre et placées entre des 
lamelles pli\s courtes. Ce;te espèce, 
souvent d'une grandcuv considérable 

i6 



243 CAR 

habile l'océan Indien. On la trouve 
fossile sur les côtes d'Irlande , d'après 
Borlase et Lamarck ; Gueltard l'in- 
dique dans les carrières de Malesme, 
département de la Côte-d'Or. Ces Fos- 
siles sont-ils bien de la même espèce 
que la Car^/ophyllie musicale? 

CaRYOPHYLLIE FASCICtrLÉE, Ca~ 
ryop/tylUa fasciculata, vulgairement 
rOEillet, Lamk., Anim. sans vert. , 
ï. II, p. ^26, n" 4; Lamx., Genre 
Polyp. , 48 , t. 3 o , fig. 1-2 ; Madrepo- 
raj'asciculaiis , Gmel. ; Sjst. Nat. , p. 
5770, n° 69. Cette Caryophyllie, com- 
mune dans les collections, offre une 
croûte pierreuse couverte de nom- 
breux cylindres en cône allongé, 
terminés" par des étoiles concaves à 
lamelles entières , beaucoup plus sail- 
lantes d'un côté que de l'autre, alter- 
nativement plus petites. Elle habite 
l'ccéan Indien , et se trouve , dit-on , 
fossile en Europe. — Parmi les nom- 
breux synonymes que Gmelin cite 
pour cette espèce, il a oublié celui 
d'EUis et Solander. 

Il existe encore un grand nombre 
d'espèces de ce genre , dont la plupart 
ne sont pas décrites, mais que le ca- 
dre que nous nous sommes tracé ne 
permet point de rapporter ici. 

(l,am..x.) 

CAKYOPIIYLLITES et CARYO- 
PI1\:LL0IDES. POLYP . foss. LesCa- 
lyophyllics fossiles portent ces noms 
dans plusieurs ouvrages. Bosc dit 
qu'on les trouve en général avec les 
Ammonites dans les terrains argileux 
de seconde formation. Le terrain à 
polypiers des environs de Caen , et le 
banc bleu que l'on regarde avec 
raison comme un Calcaire gros- 
sier, en renferment de bien ca- 
ractérisés. De Gerville nous en a 
envoyé du département de la Manche ; 
Bonnemaison, de celui du Finistère ; 
Loyrette, des environs de Tours. Nous 
pourrions citer beaucoup d'autres lo- 
calités qui prouvent que les Caryo- 
phylloides ou Caryophyllites se trou- 
vent dans presque tous les terrains oii 
il existe dô3 Fossiles marins. (lam..x.) 



CAR 

CARYOPHYLLODENDROiS .Sot. 
PHAN. (Sébastien Vaillant.) Syn. de 
Giroflier. P". ce mot. (b.) 

CARYOPHYLLOIDES. polyp. 
FOSS. F'. Caryophyllites. 

CARYOPON. BOT. PHAN. Nom grec 
de la Muscade, mais qui dans Pline 
désigne un Arbuste de Syrie qui don- 
ne un suc laiteux, et qu'on appelait 
aussi Cinnamon. (b.) 

*CARYOPOS. EOT.PHAN. Chez les 
anciens, c'était un Arbrisseau odorant 
qui croissait en Syiie, et qui pourrait 
bien être la même chose que Caryopon 

Ou VJmyris opoùaisamum. P^.AmyriH 
dans le Supplément. (b.) 

CARYOPSE. BOT. PHÀN. Même 
chose queCariopse. (a. r.) 

CARYOTA. BOT. PHAN. (Diosco- 
ride.) Syn. de Dattier. /^. ce mot et 
Caryote. (b.) 

CARYOTE. Caiyota. bot. phan. 
Ce nom , donné au Dattier par Pline et 
Dioscoride, a été transporté par Linné 
à un autre génie de la famille des 
Palmiers , distingué parles caractères 
suivans : les spadices fascicules , en- 
vironnés à leur base de plusieurs spa- 
thes imbriquées , qui les cachaient 
avant la floraison, portent des fleurs 
mâles et femelles. Leur calice est à six 
divisions profondes, dont trois inté- 
rieures, et renferme dans les mâles 
beaucoup d'étamines , dans les fe- 
melles un ovaire libre surmonté d'un 
style et d'un stigmate. Le fruit est 
une baie sphéiique rouge, unilocu- 
laire , et contenant deux graines 
aplaties intérieurement , extéiicure- 
ment convexes, formées en dedans 
d'un périsperme veiné , sur le côté 
duquel est pratiquée une petite cavité 
qui loge l'embryon. Dans le Caryola 
urens, l'espèce la plus anciennement 
connue, originaire de l'Inde, et qui 
doit son nom à la pulpe acre de ses 
baies, les folioles des feuilles pinnées 
sont en coin, obliquementtronquées, 
et comme frangées ti leur sommet. Elles 
sontinermes, ainsi que la tige, tan- 
dis que ces mêmes parties sont épi- 
neuses dans une seconde espèce , le 



CAS 

C. horrida qui habite la province de 
Caraccas.^^. Gacitner, t. 7,elLaink. 
Jllust. t. 897. (a.d.i.) 

* CASA. BOT. PliAX. Plante Icgu- 
mineusc, indéicrinincc, que cultivent 
les Nègres des bords du Zaïre , et qui 
passe pour purgative. (b.) 

*CASAD Y DDRYCCrN. ois. Ce 
mot , donné dans le Dictionnaire de 
Levrault couinie le nom espagnol de 
laLitorne, ne nous parait appartenir 
à aucune langue. (DR..Z.) 

CASAILO. BOT.PHAN. Même chose 
que Bentèque. /'". ce mot. (b.) 

CASARCA ou KASARKA. ois. 
Espèce du genre Canard, Anasrutila, 
Pallas. F". CiNAUD. (dr..z.) 

CASCA. BOT. PH.VN. (L'Écluse.) 
Syn. portugais d'Alalerne , Rhamnus 
Àlatenius. ?^. jNerprxj.v. (b.) 

CASCADE. GÉOL. V. Cata- 
racte. 

* CASCx\LHO. CHOL. Nom espa- 
gnol d'un terrain de transport com- 
posé de Quartz roulé et d'un sablon 
lougeàtre ferrugineux. C'est dans ce 
terrain que se trouvent d'ordinaire les 
Diamans. T'. ce mot. (b.) 

* CASCALITRA. bot. piiax. ^Be- 
lon.) riante indéterminée qu'on pré- 
suir.cctrele Cai/ca/is des anciens , qui 
elle-même est fort peu connue. On l:i 
mange en salade dansl'Asie-JMineure. 

(B.) 

* CASCALL. bot. phak. (Do- 
doens.) Syn. espagnol de Pavot som- 
ûifère. (b.) 

CASCARA. bot. piian. Espèce de 
Quina qui est l'écorce du Cinckona 
grandijolia de Ruiz et Pavon. /^".Qri- 
NA.Cascara signifie proprement écorcc 
en espagnol, d'oii Cascarille , petite 
écorce. (b.) 

CASCARILLE. Cascar'dla. bot. 
PHAN. Espèce du genre Croton. On 
vend chez les droguistes cl dans lès 
pharmacies une écorce rougcàtre, un 
peu épaisse, par pelils morceaux, as- 
sez aiomatiquo, et qui répand une 
odeur de musc fort agréable lors- 



CAS 24S 

qu^on la brûle. On s'enscrt pour aro- 
jnatiscr le tabac à fumer: il en entre 
beaucoup dans les pastilles qu'on 
brûle dans les appartemens. Cette 
écorce provient-elle du Cruton Cas- 
cnrilla ou d'un Laurier? Ce point 
n'est pis suffisamment éclairci. Adan- 
son indique le Clutiaàc Linné com- 
me synonyme de Cascarille. (b.) 

CASCARRA. POIS. Syn. portugais 
de Requin. (u.) 

CASCASCiï. bot. piian. (Rauwolf.) 
Syn. de Pavot somnifère dans le Le- 
vant, (b.) 

CASCAYELLE. bot. piian. L'un 
des noms quepoitent à l'Ile-de-France 
les ^vsi'nicsàeVAbrusprecatorius, L. 

(B.) 

CASCHAS. bot. piian. Pour Cas- 
ca V. ce mot. (b.) 

CASCHELOTTE. mam. L'un des 
noms vulgaires du Cachalot macro- 
céphale. f^. Cachalot. (b.) 

CASCIIIVE. POIS. (Hasselquitz.) 
Nom arabe d une espèce de Mormyre 
du NU. P'. Mormyre. (b.) 

CASCHON.bot. piian. fSibylle de 
Merian.) Syn. de Cassuvium à Su- 
rinam. K. Acajou. (b.) 

CASCOCLYTRE. Cascoclytmm. 
bot. phan. (Desvaux.) Même chose 
que Calothèque. /^. ce mot. (b.) 

CASEARIE. Ccsea/m , Jacq. bot. 
PHAN. Rliéedc ( Hort. Malab. , p. 4 , 
t. 49) a le premier figuré un Arbre de 
l'Inde, présentant des cari^[tères par- 
ticuliers , et lui a donné le nom à.' A— 
navinga que Lamarck (Eucyc. méth.) 
a adopté, en y joignant la description 
d'une seconde espèce. Dans les Nova 
Gênera de Forster , on voit aussi la 
description et la figure d'un nouveau 
genre qu'il appelle Melistaunim et 
qui semble identique avec l'Anavinga 
deRhéedc. Mais, malgré l'antériorité 
de ces noms , on leur a préféré celui 
de Casearia , proposé par Jacquin , 
parce que cet auteur est réellement le 
premier qui ait exposé les véritables 
caractères du genre. Les voici : caliciT 
à cinq divisions profondes; corolle 



244 



CAS 



nulle; huit à dix etamlnes insérées 
sur la base des sépales , et entre cha- 
cune desquelles on observe un petit 
ap|)enclice cilié ou hérissé , appelé 
Squamule parles uns ,et Nectaire par 
les autres , mais qui n'est autre chose 
qu'une élamine dégénérée. Style unl- 
queetstigmatecapité.Baiecapsulaire, 
globuleuse ouovée, marquée de trois 
sillons , uniîoculaire et polysperme. 
Graines attachées sur les valves ou 
parois du fruit. Plusieurs espèces de 
Caséarics ont été publiées par Jac- 
quindans ses Plantes d'Amérique; en 
/ y joignant Vlroucana guianensis 
d'Aublet (P/. Guia?i., t. 127) et quel- 
ques Samj'da de Linné , qui leur sont 
évidemment congénères , le genre 
Casearia forme un groupe d'espèces 
assez nombreux que doit encore aug- 
rjenler la publication des Plantes de 
l'Amérique méridionale par Ivuiilh. 
Ce sont des Arbres ou Arbrisseaux à 
feuilles alternes , à fleurs disposées en 
petites touffes le plus souvent axillal- 
rcs , et qui sont tous indigènes de 
l'Amérique équinoxiale , à l'exceplion 
des deux espèces décrites par Rhéede 
et Lamarck. Dans \ Encldiidion de 
Persoon le genre Casearia se trouve 
divisé en deux sections : la pre- 
mière 1 enferme les espèces qui n'ont 
que huit étamin:^s, et dans la se- 
conde sont comprises celles qui en 
ont dix, ce qui rend très - incer- 
taine la place que le groupe en- 
tier des Caséaries doit occuper dans le 
système sexuel de Linné. Placé , par 
Jussicu, dips les genres non rappor- 
tés à leur ramille naturelle, il en a été 
retiré par Ycnlenat qui, avec le Sa- 
iny(la,V /Iquilaria, etc. , en a constitué 
la nouvelle famille des Samydées. P'. 
ce mot. (G..N.) 

■^ CASEARIUS. OIS. ( Klein. ) S^n. 
de Casoar. J^. ce mot. (dr..z ) 

* CASEDEL. BOT. -PHAN. (Bur- 
niann.lSyn.de Cardia IiJj.va à Java. 

f''. SCBESTIER. (B.) 

*CASERO. OIS. Syn. indien du 
Guèpier-Fournier , Merops ru/us, L. 
f^. GuÈrjr.K. (uR.-z.) 



CAS 
CASET. INS. Nom que donnent les 
pêcheurs à des larves , particulière- 
ment à celles des Phryganes qu'ils 
emploient pour amorcer leurs ligues , 
après avoir tiré ces larves de leur 
étui. (b.) 

* CISEUM ou MATIÈRE CA- 
StlEUSE. zooL. /^. Lait. 

CASHIVE. POIS. Pour Caschive. 
P". ce mot. {n) 

CASIA POETICA. bot. phan. 
fL'EclL'.EC.) Syn. d'Osjris alba, L. T^. 
OSYRIDE. (b.) 

* CASIFOS. OIS. Syn. du Merle 
noir, Turdus Meiula, L!. /^. Merle. 

(UR..Z.) 

CASIMIRE. Casimira. bot. piian. 
(Scopoli.) Syn. de Mélicoque. F', ce 
mot. fB.) 

CASKET. MOLL. Les Coquilles du 
genre Casque sont désignées sous ce 
nom par les Anglais. 'F.) 

CASMINAR OU CASSUI^ILNIAR. 
BOT. PiiAN. l\acine des Indes-Orien- 
tales qu'on croit être celle d'un Amo- 
llie, et àlaquelleon aitribue diverses 
propriétés médicinales. Burmann , 
dont on n'a pas adopté Topinion , 
croyait que ce nom désignait le Gin- 
gembre. (B.) 

CASOAR. Casuarius. ois. Genre 
de l'ordre des Couieuis. Caractères : 
bec dioit, court, à r'os caréné, com- 
primé, arrondi vers la jiointe, portant 
un casque osseux, arrondi, obtus, qui 
s élève de sa base et s'étend sur le 
sommet de la tète; bords des mandi- 
bules inr peu éla'gisà la base, l'infé- 
rieure inoile, flexible, anguleuse vers 
le bout : fosse nasale très-longue , pro- 
longée jusque près la pointe du bec, 
vers la partie latérale de laquelle sont 
placées les narines rondes et ouvertes 
en devant ; pieds longs , robustes , 
musculeux; troisdoigts devant, aucun 
derrière, tous dirigés en avant, iné- 
gaux ; l'interne court, armé d'un on- 
gle long et fort; ceux des autres 
courts; ailes impropres au vol ; cinq 
baguettes rondes, pointues, sansbar- 



CAS 

he, tenant lieu de rciniges; point de 
rectrices. 

Ce genre ne se compose encore que 
d'une seule espèce propre luix Indes 
et à la pu lie la plus orientale de l'an- 
cien couliiient; elle y est rare , et 
niêiiie prcs((uc tous les indiviilus que 
l'on y voit ne sont enlrcleuiis à l'élat 
de domesticité que comme objets de 
luxe et (le ciuiosilé , car la stupidité 
habituellede ces Bipèdes monstrueux, 
leur "roiinemcnt glapissant et leur 
ciiair tlure , noue et peu agréable, 
n'ont rien qui dédommage des soins 
et des Irais qu'occasionent leur édu- 
cation et leur entrelien. Les Casoars 
libres se nourrissent de fruils, de ra- 
cines teuilres,et quelquefoisdcsjeuncs 
et petits Animaux ({u'ili renconlrent. 
Dans les basse-cours etlesménageries 
on leur donne, outre des fruits, du 
pain dont ils consomment environ 
quatre livres par jour. Us avalent les 
li'uits sans les diviser, et il paraît que 
cela est dû à la conforinaùon de leur 
langue très-courte et tlenlelée, qui de 
même ne leur permet pas de lar.e 
usage des graines un peu grosses. Ils 
sont fort babiles à la course, à peine 
peut-on les atteindre avec le meilleur 
cheval ; ils se défendent des Chiens en 
les frappant vigoureusement avec le 
pied. Au temps des amours que l'on 
assure être de courte durée, les deux 
sexes se recherchent, mais bientôt le 
niàle abandonne à sa compagne tous 
les soins de l'incubation qui n'est de 
riguem- cjue pendantla nuit, car dans 
la jouinée, les trois œufs grisâtres , 
pointillés de vert,résultant de la ponte, 
sont laissés exposés à l'action vivi- 
fiante du soleil, simplement recouverts 
d'un peu de sable dans le trou oii ils 
ont été déposés. Dans la captivité, l'in- 
cubation dure vingt-huit jours. Le 
premier Casoar qui parut en Europe 
y fut apporté par les Hollandais en 
1597. 

Casovk , Buff. pi. enl. 01 3. 
Willugbby , pi. 2.5. Strutido Ca- 
suarius , L. , Casuarius galeatus , 
\ieill. Tète presque nue , revêtue 
d'une peau bleuâtre , parsemée de 
quelques poils ; elle est surmontée 



CAS Ȏ^> 

d'un casque conique, brun par-de- 
vant et jaune dans tout le reste , for- 
mé parle renflement des os du crâne; 
gorge enveloppée de membraiu;s ca- 
lonculeuses rouges et violettes qui 
pendent en avant; corps couvert" de 
plumes, d'un noir bleuâtre, qui sont 
d'une nature particulière et assez sem- 
blables à dii gros poils effilés; les pen- 
nes de 1 aile ou de ce qui la repré- 
sente consistent en cinq tuyauxcreux, 
dégarnis de barbes et rouges à leur 
extrémité ; tectrices ansles, pendantes 
et remplaçant la queue ; bec et pieds 
noliàlres; ongles noirs en dehors , 
blancs en dedans. Longueur totale , 
lin peu plus de cinq pieds. Le jeune 
n'a point de casque, et son plumage 
est d'un roux-clair , mêlé de gri- 
sâtre. 

L'Oiscau qu'on a désigné sous la 
nom de C.vsoar sans casoue ou de 
lu NouVKLLE-HoLl-ANDE, appartient 
à un autre genre auquel Vieillot a 
imposé le nom de Dromaïus. V. ce 
mot. 

On a aussi appelé le Nandou Ca- 
soar A B£c d'Autruche ou d'A- 
mérique. V. jNandou. (dr..z.) 

CASOLANA. BOT. piian. Variété 
de Pomme d'Api de l'Italie. (b.) 

CASOURt. BOT. pnAN.,Syn. indou 
i^ELate syhestris, L. K. ElatÉ. (b.) 

CASPIE. Caspia. bot. phan. (Sco- 

poli.) f^. VlSMIA. 

* CASPIENNE, rept. chel. Es- 
pèce du genre Énivdc. /^. ce mot. 

(b.) 

CASQUE. G aléa. ois. On a dé- 
signé psr ce terme le tubercule cal- 
leux qui dans certains Oiseaux, tels 
que le Casoar et les Calaos , occupe 
le sommet de la tête. (b.) 

CASQUE. Cassis, imoll. Genre fort 
naturel, indiqué par les premiers na- 
turalistes qui s'occupèrent des Co- 
quilles , et que Linné avait réuni au 
genre Buccin. Lamarck l'en a séparé 
et lui a donné pour caractères : co- 
quille bombée; ouverture longitudi- 



246 



CAS 



nale, étroite, terminée à sa base par 
un canal court, brusquement recour- 
bé vers le dos de la Coquille; colu- 
melle plissée, ridée transversalement; 
bord presque toujours droit et den- 
té. Les Casques diffèrent principale- 
ment des Buccins par la forme de 
leur ouverture et les dentures que 
présente celle-ci sur le bord droit; 
par l'aplali-sement de leur bord 
gaucbe ou coiumellaire qui fait une 
saillie ordinairement considérable et 
en forme de grosse lèvre sur le cô- 
té; par le canal qui termine leur 
base et qui est brusquement re- 
plié vers le dos de la Coquille. Ils ont 
en général la spire peu élevée. Plu- 
sieurs deviennent fort grands et ac- 
quièrent une épaisseur considérable, 
vivent dans les hautes mers et s'y en- 
foncent dans le sable sur lequel ils 
semblent se plaire. 

L'Animal des Casques n'a pas été 
observé par les naturalistes. Il paraît 
devoir être fort voisin de celui des 
Vrais Buccins. Lamarck mentionne 
vingt-six espèces de Casques* parmi 
lesquelles on doit remarquer les sui- 
vantes : 

Le Casque fera eepasser, Cassis 
cornu/a, Lamk. , An. sans vert.' vu , 
p. 219; JJiiCci/iium connUi/m , L. Fa- 
vanne , Concli., II, t. 35, f 348, 349; 
Cassidea corniita , Brug. , Enc>, clop. , 
n** 17. L'une des plus grandes Co- 
quilles connues, atteignant à plus de 
dix pouces de longueur. On l'appelle 
quelquefois la Tète de Cochon. 

Le Casque de Rondeeet , Cassis 
tuberosa, Lamk. , loc. cit. , p. ^220 , 
Encyc. , MoU. , pi. 4o6 et 407 ; Bucci- 
niirntuberosum, L.; Cassidea tuberosa, 
Brug. , Encyc. , n° 18. Coquille assez 
commune dans les collcclions, de 
grande taille, huit pouces environ de 
longueur, remarquable par l'apla- 
tissement de la spire; originaire des 
Antilles et assez commune dans les 
collée lions. 

Le Flambé, Cassis flammea, 
Lamk. , loc. cit. 220, Encyc. , Moll., 
pi. 4o6, fig, 3, a, b; Buccinum flam- 
mettm, L. ; Cassidea, n° i3, Brug. 
Coquille de cinq pouces de longueur 



CAS 

environ , assez commune dans les 
collections; elle vient des Antilles. 

Le Bezoar, Cassis glauca , Lamk., 
loc. cit. 221 ; Buccinum glaucum , 
L.,Favanne , Conch., 2, t. 02, f. 342, 
545; Cassidea, n" 3, Brug. Sa lon- 
gueur n'est que de 3 à 4 pouces ; il est 
originaire des Moluqucs. 

Le Casque pavé , Cassis areola , 
Lamk. , loc. cit. 222 , Encyc. , Moll. , 
pi. 4o7 , f. Cl ; Buccinum areola , L. ; 
Cassidea, n° 8, Brug. L'une des plus 
jolies espèces du genre par les séries 
de taches en forme de croissant épais 
qui décorent sa robe. U vient des Mo- 
luques et des Grandes-Indes. 

Les autres espèces de ce genre sont : 
les Cassis madagascariensis , fasciala , 
crumena, psicaria , Zébra, vulgaire- 
ment le Zèbre, decussata, le ïrcillis- 
sé , abreviata , rufa ,pennata , testicu- 
lus , pyrum , zejlanica , sulcosa , gra- 
nulosa, Saburon , canaliculata , semi— 
granosa, f^itex, vulgairement le Bau- 
drier, licriiiaceus , le Hérisson eihar- 
piformis. Les treize dernières espèces 
ont leur spire sans bourrelet. (b.) 

CASQUE. INS. Quelques auteurs 
ont employé ce motcomme traduction 
du nom Galea, dont s'est servi Fa- 
bricius pour désigner U£:e partie de 
la bouche des Orthoptères , et qu'il 
crovait leur être propre. On traduit 
généralement ce nom par l'expres- 
sion de Galè'.e. P'. ce mot. (aud.) 

CASQUE. BOT. piiAN. Lèvre supé- 
rieure des corolles bilabiées, quand 
elle est voûtée et concave in férié uie- 
ment , en forme de casque. Les divi- 
sions supérieures du périanthe des 
Orchidées portent aussi ce nom. L'A- 
conit a sa tleur en casque. (b.) 

CASQUE MILITAIRE, bot.piian. 
L'un des noms vulgaires de VOrc/tis 
mititaris , L. T^. Orchide. (b.) 

CASQUE NOIR. ois. Syn.de Merle 
à tète noire , Turdus atricapïllus , L. , 
du Cap. V. Merle. (dr..z.) 

CASQUÉ. P018. Espèce de Pimelode 
et de Coryphène. V . ce mot. (b.) 

CASQUES. MAM. Labat désigne 
sous ce nom des Chiens apportés 



CAS 

d'Europe aux Antilles , oh Ils dtaicnt 
devenus sauvages, couraient les bois 
en meute et causaient beaucoup de 
tort aux troupeaux. (b.) 

CASQUILLON. moll. T^. Arcu- 
i.AiRf. ULANc et Nasse. 

CASSAB. BOT. rnAN. L'un des 
noms arabes du Calarnus arornaticus. 
P'. ce mot. (b.) 

CASSAB EL BAMIRA. bot. than. 
Syn. arabe de Bambou. (b.) 

* CASSAB ET DARRIB ou DAR- 
RIRA. BOT. PiiAN. (Prosper Alpin. ) 
On présume que cet Arbuste d'Egyp- 
te , méconnaissable sur ce qu'on en a 
dit, peut être une Salicaire, malgré 
qu'on lait compare au Calainus. (b.) 

CASSA-LASOU. ois. Syn. pie- 
montais de la Mésange à longue 
queue, Parus caudatus , L. J^. MÉ- 

S.VXGE. (DR..Z.) 

* CASSAMBA. bot. than. Une es- 
pèce ou variété de Coco dans Rumpb. 

(B.) 

* CASSAÏ^.BOT. PHAX. Syn. de Me- 
mecylon ramijloiiiin. à la côte de Co- 
romandel. J^. Memecyle. (b.) 

CASSANO. BOT. ixs. Syn. de ?ifoix 
de galle en Languedoc. (aud.) 

CASSARDouCASSATRE.ois.Lun 
des vieux noms de la Buse commune , 
Falco Buteo, L. , parce que cet Oiseau 
vil de chasse, f. Faucon. (dr..z.) 

CASSASSODT. OIS. Syn. du Grèbe 
huppé, Coljmbus cristatus, L. V. 
Grèbe. (dr..z.) 

* CASSAUN. rois. (Gesner.) Syn. 
portugais de Rochier, espèce de 
Squale. (b.) 

CASSAVE. BOT. PHAN. Sorte de 
pain ou de gâteau formé de la farine 

aui résulte parla l'apure des racines 
u Jalropha Manikot , L. , après 
qu'on en a extrait le suc réputé véné- 
neux. Cfct aliment a passé des Indes 
dans toutes les colonies oîi l'on em- 
ploie des esclaves , et sert de nourri- 
ture presque fondamentale à ceux-ci. 
Ce suc vénéneux du Manioc s'appelle 
Bobioii à Cayenne , lorsqu'il estépais- 



CAS a47 

si ; le même suc devient fort enivrant 

S aria fermentation, et prend le nom 
e Cachiri. La Cassave cslassez saine ; 
les Créoles la mangent avec \)laisiF, 
quoiquelle soit très -fade. Sa cou- 
leur est d'un blanc jaunâtre ; sa con 
sistance sèche et grenue. On la pré- i 
pare eu galettes. (b.) ' 

CASSE. Cassia. bot. piian. Genre 
extrêmement nomijreux en espèces : 
il fait partie delà famille des Légumi- 
neuses et de la Décandrie Monogynie, 
L. On le reconnaît à son calice à cinq 
divisions très-profondes et comme 
pentasépale , à sa corolle formée de 
cinq pétales étalés et presque régu- 
liers , à ses dix étamines libres et Ibrt 
inégales. Les trois inférieures ont 
leurs filets longs et déclinés ; les trois 
supérieures ont leurs anthères pres- 
que sessiles ; ces anthères s'ouvrent 
ordinairement par deux trous ou 
deux petites fentes à leur partie su- 
périeure. Le fruit, qui est une gous- 
se, offre les formes les plus variées 
et quelquefois tellement différentes , 
qu'il païaîtrait impossible que deux 
espèces , telles que la Casse en bâton 
[Cassia Jistula, L. Jet laCasse à feuilles 
aiguës(Cac/////o//a)appartieunentau 
même genre, si l'on ne retrouvait 
une structure absolument semblable 
dans leurs fleurs. Nous ferons con- 
naître les principales variétés de for- 
me et de structilrc que présente le 
fruit des Casses , eu exposant les ca- 
ractères des diverses sections naturel- 
les que Ion a établies dans ce genre 
pour faciliter la recherche des espè- 
ces. 

Mais un caractère commun à tou- 
tes les espèces et propre à distinguer 
nettement le genre Casse , c'est que 
l'intérieur de sa gousse est partagé 
en un nombre plus ou moins consi- 
dérable de loges monospermes par des 
cloisons ou diaphragmes transver- 
saux. 

A l'exemple de Gaspard Bauhin , 
laplupartdes botanistesavaientdivisé 
le genre Casse en deux sections qu'ils 
regardaient comme deux genres : ces 
deux genres portent les nomsdeC<w5*a 



248 CAS 

etdcSefma. hcsCassia renfermenttoii- 
tes les espèces dont le fniilcst ligneux, 
indéhiscent et souvent pulpeux ù 
son intérieur. Dans le genre Seiuia au 
contraire , le fruit est mince , sec et 
membraneux. Persoon et \Villdenow 
ont adopté celte division en chan- 
geant seulement les noms. Ils appel- 
lent Cassia les espèces de ^enna de 
Tournelort , et les Cassia du même 
auteur Ibiuient le genre Catkajtho- 
carpus de Pcr.soon ou Bactyrilohium 
de VVilldenow. Cette division paraît 
au premier coiip-d'œil ibrt naturelle, 
surlout lorsque l'on compare ensem- 
ble les fruits du Cassia aculifulia et 
ceux du CassiaJistu/a.Miùi elle devient 
d'une application liès-dillicile si l'on 
veut classer un grand nombre d'es- 
pèces. On en trouve plusieurs en effet 
qui servent en quelque sorte de pas- 
sage et d'intermédiaire entre ces deux 
foimes. 

Le travail le plus complet et le plus 
récent que no.iS possédions sur le 
genre Casse est celui que le docteur 
Colladon de Genève a publié à Mont- 
pellier, en iSi6,sousle titre d'His- 
toire naturelle et médicale des Casses. 
Dans cet ouvrage , ce genre est par- 
tagé en huit seclions naturelles, aux- 
quelles il donne les noms et attribue 
les caractères sulvans : 

1°. FiSTULA. Le Calice est à cinq 
lobes obtus ; les graines sont placées 
horizontalement au milieu d'une 
pulpe douceâtre; la gousse est cylin- 
drique ou im peu compiimée , li- 
gneuse , et les anthères s'ouvrent à 
leur sommet par deux fentes. Cette 
section , dans laquelle M. Colladon 
place six espèces , contient entre au- 
tres les Cassia fistula , L. , et Cassia 
brasiliana. Toutes sont des Arbres 
élevés , portant de grandes fleurs. El- 
le correspond au genre Cathariko- 
caipus de Persoon ou Bacly riiobium 
<le Willdenow. 

2". Cham.efistula. Les espèces de 
celle section se distinguent de la pré- 
cédente par leur fruit dont les parois 
sont membraneuses , et dont les an- 
thères s'ouvrent par deux trous. Six 
espèces entrent également dans cette 



CAS 

section : telles sont les Cassia corym- 
bosa de Lamarck, C.floribunda, Cav. 
C. lœvigata , Willd. , etc. 

5".Herp£tica. Cette troisième sec- 
tion est facile à reconnaître à ses 
fruits ailés de chaque côté , renfer- 
mant des graines placées horizonta- 
lement dans la pulpe, et à ses brac- 
tées très-grandes. Nous n'y trouvons 
que le Cassia atala, L. qui porte aux 
Antilles le nom d heibe aux dartres, 
et le C. bracleata, L. fils. 

4". Senna.Lcs Sénés se distinguent 
facilement à leurs fruits comprimés, 
minces , membraneux , surtout sur 
leurs bords qui forment deux ailes 
saillanles, dépourvues de pulpe, con- 
tenant des graines placées verticale- 
ment , obcoidiformcs. M. Colladon 
ne place ici que le Cas ia Seiuia de 
Linné , que l'on a divisé en deux ou 
tiois espèces sur lesquelles nous re- 
viendrons dans un instant. 

5"^. GiiAiMiESEXNA. Celte sectlon la 
plus nombreuse en espèces , puis- 
qu'elle en. renferme environ une 
soixoiitaine, a pour fruit une gousse 
membraneuse plus ou moins plane , 
n'ayant pas les bords prolongés eu 
ailes. 

6°. Bascophylltjm. Une seule es- 
pèce compose cette sixième section , 
dont les caractères consistent surtout 
dans ses dix étamines égales entre 
elles, c'est le Cassia Cy/isoïdes, Colla- 
don , 1. c. T. XIV , qui est originaire 
du Brésil. 

7*. Absus. Les Absus se distin- 
guent des six sections précédentes 
par leur calice dont les segmens sont 
lancéolés et aigus , par leurs pé- 
dicelles munis de deux petites brac- 
tées, et par leurs anthères s'ouvrant 
par deux fentes, efinarquéestle cha- 
que coté d'une rangée de poils. Le 
Cassia ylbsus de Linné et le C. his- 
jjida de Colladon ' composent cette 
petite section. 

S''. CiiAM.ECRTSTA. Cette dernière 
section ditlère surtout de la précé- 
dente par ses anthères glabres qui 
s ouvrent par le moyeu de deux 
trous. 

Telles sont les huit sections que le 



CAS 

docteur CoUadon a cru devoir ctat)lir 
pour ranimer toutci les espèces du 
genre Casse , qui se montent à cVnt 
vingt-cinq dans son travail. Do ces 
espèces , soixanle-lreizc sont indi'j^è- 
nes des jiarties continentale et insu- 
laire de l'Amérique , entre ou piès les 
tropiques ; savoii" le .Mexique, le B è- 
sil, la Gnianc et les Anlilles ; quin- 
ze sont indigènes de la zone tenipéiée 
aniéiicaine; une du cnn de Bonne-Es- 

Iièrance , deux de lile de Madère ; 
luit d Egypte ou d'Arabie ; dix-sept 
des Grandes-Indes ,• trois delà Cinnc 
et du Japon ; deux que 1 on dit com- 
munes aux deux Indes ; enfin quatre 
dont la patrie est douteuse. 

INous allons donner quelques dé- 
tails sur plusieurs des espèces les plus 
intéressantes de ce génie. 

Le C.vNÉFiciKR, Casiiafistula, L. , 
Calhartucarpus Jistula , Pers. , est 
un grand Arbre qui , pour le port , 
ressemble beaucoup à notre INoiCr , 
et peut comme lui s élever à une hau- 
teur très-grande. Ses leuilles sont im- 
paripinnées et olîrent aussi beaucoup 
de ressemblance avec celles du Moyer 
ou du Frêne. Les Ueurssont grandes, 
jaunes, et foiinenldes grappes lâ- 
ches , axillaiies et pendantes. Ses 
fruits sont des gousses cylindriques , 
ligneuses , longues de deux pieds et 
plus, d'un brun noirâtre , lisses ex- 
térieurement, offrant un grand nom- 
bre de loges séparées par des cloi- 
sons transversales , et contenant 
chacune une seule graine nichée 
dans une pulpe rnugeatie , douce et 
purgative. Ces fruits portent dans le 
commerce le nom de Casse en bâton. 
On pense assez généralement que le 
Canélîcier est oiiginaire d'Afrique. 
On le trouve dans IJude , l'Améri- 
que méridionale et les jardins de l'E- 
gvpte. La pulpe renfermée dans ses 
fruits est un purgatif très-doux, à la 
dose de deux à trois onces. 

On appelle Séné dans le commerce 
les ."euilies et les fiuits de trois es- 
pèces du genre Cassla , dont deux 
avaient été déjà distinguées par les 
auteurs anciens , mais que Linné a 
cru devoir réunir comme deux varié- 



CAS 



249 



tés d'une même espèce à laquelle il 

a donné le nom de Cassia Serina. 
Cependant les différences que ces 
Plantes présentent dans la forme de 
leurs folioles , celle de leurs fruits , 
leur patrie , etc. , ont engagé les mo- 
dernes à les considérer de nouveau 
comme des espèces distinctes. L'une 
d'elles, qui a les folioles très-obtu- 
ses , les gousses arquées , et qui 
formait la variété a; de Linné , a été 
désignée par CoUadon sous le nom 
de Cassia obwata. C'est une Plante 
annuelle qui cioît en Egypte. Elle 
fournit la variété de Séné connue 
sous les noms de Séné d'Italie , Séné 
d'Alcp , Séné de Tripoli. 

L'autre espèce est celle que le pro- 
fesseur Dclile a nommée Cassia acu- 
tifolia. Elle se distingue surtout delà 
précédente par ses lolioles lancéolées, 
aiguës, et par ses fruits ou follicules 
plus larges et non arquées. Elle est 
originaire d Egvpte et Cournit le Séné 
de la l'alte qui est la sorte la plus esti- 
mée dans le commerce. Tous les au- 
teurs s'accordent à considérer le Cas- 
sia acutifalia de Dclile comme la mê- 
me Plante que le Cassia lanctolala de 
Forskalh , qui cependant eu est lout- 
à-fait différente. La première espèce, 
ainsi que l'a indiqué le professeur Dc- 
lile, est commune en Egypte; ses pé- 
tioles sont absolument dépourvus do 
glandes. Au contraire l'espèce décrite 
par Forskalh est originaire des déserts 
de l'Arabie , et porte une glande à la 
base de ses pétioles. Or dans le Sé- 
né de la Palte on ne trouve jamais 
de folioles portant une glande à la 
base de leur pétiole. 11 suit de-là que 
lopinion de Delile nous paraît très- 
fondée , et que l'on doit considérer 
comme deux espèces distinctes le Cas- 
sia acutifolia de ce savant et le Cassia 
laitceolaia de Forskalh. 

Nous nous sommes assurés que le 
Séné, connu dans le commerce sous 
les noms de Séné moka ou de Séné de 
la pique , était produit parle Cassia 
lanceolata de Forskalh. V. à ce sujet 
la seconde partie de notre Botanique 
médicale. 

Tout le monde sait que le Séné est 



a5o 



CAS 



un médicament purgatif fort en usa- 
ge dans la pratique de la médecine. 
Lassaigne et Chevallier ont reconnu 
que les propriétés médicales du Séné 
étaient dues à un piincipe immédiat 
nouveau, que ces jeunes chimistes ont 
nommé Calhartine. 

On cultive dans les jardins et les 
serres plusieurs espèces de Casses , 
entre au Ires la Casse de Maryland,ras- 
sia marylandica , L. , dont la racine 
est vivace et les tiges herbacées ; elle 
passe l'hiver en pleine terre dans nos 
jardins. On voit encore assez souvent 
fleurir dans les serres les Cassia bijio- 
ra , Cassia grandiflom et plusieurs 
autres espèces. (a. r.) 

CASSE. BOT. TOAN. Vieux nom 
gaulois du Chêne, Çi/ercus Roùifr,h., 
conservé dans les dialectes gascons oii 
Cassenat signifie un jeune Roure. (b.) 

CASSE- AL AIGNE et CASSENIA. 
OIS. Syn. vulgaire du Casse-Noix , 
Corviis Carjocatactes , L. /^. Casse- 
iNoix. (Drx..z.) 

CASSE AROMATIQUE et CASSE 
GIROFLEE. BOT. phan. Vieux noms 
de la Cannelle. J^. ce mot. (b.) 

CASSE BAH. ojs. Syn. américain 
du Lagopède, Tetrao Lagopus , L. J^. 

TiTRAS. (DR..Z.) 

*CASSEBURG0T.POTs.(La Ches- 
naye-des-Bois.) Espèce de Poisson des 
lacs de la Louisiane, dont on sait seu- 
lement que la chair, bonne à manger, 
a quelque rapport par la consistance 
avec celle de la Raie. (b.) 

CASSE EN BOIS et CASSE ODO- 
RANTE. Cassia llgnea et odorata. 
BOT. PHAN. Vieux noms du Launis 
Cassia , L. 7"-^. Laurier. (b.) 

CASSE-LUNETTE, bot. phan. 
Même chose que Brisc-Lunelte. /'. ce 
mot. (b.) 

CASSE-MOTTE, ois. Même chose 
que Brise-Motte. ^. ce mot. (b.) 

» CASSENAT. BOT. phan. r. 
Casse. Syn. de Chêne. (b.) 

CASSE-NOISETTE. ois.Nomvul- 
gaira de la Sitelle Torchepot, Sit/a 



CAS 

europœa , L. F'. Sitelle. Il est aussi 
synonyme de PipraManacus , L. au 
Brésil. /^. Manakin. (dr..z.) 

CASSE-NOIX. Nucifraga. ois. 
Genre de l'ordre des Omnivores. Ca- 
jactères : bec épais , long , droit , 
convexe en dessus , compriiné par les 
côtés, effilé à la pointe; mandibule 
supérieure arrondie , sans arête sail- 
lante, plus longue que l'inférieure ; 
narines placées à la base du bec , pe- 
tites , ouvertes, cachées par des poils 
dirigés en avant; quatre doigts aux 

Fieds; trois devant et un derrière : 
extérieur soudé à sa base; celui du 
milieu moins long que le tarse. 
Ailes acuminées : les premièie et 
sixième rémiges égales : les deuxiè- 
me et troisième plus courtes que la 
quatrième qui est la plus longue. — 
Une seule espèce compose le genre 
dont il est question , et on la retrouve 
dans toutes les régions septentrio- 
nales des deux hémisphères, oii elle se 
répand lorsque la disette la force à 
quitter les moutagnes qui sont l'habi- 
tation favorite qu'elle a choisie. Il pa- 
raît que les Casse-Noix ne se décident 
à ces voyages que lorsqu'ils sont ré- 
duits aux dernières extrémités, car 
alors on les trouve tellement affaiblis 
d inanition , qu'il leur reste à peine la 
force de voler : aussi prendrait-on à 
la main tout ce qui forme les bandes 
émigrantes; ils se jettent en affamés 
sur tout ce qu'ils rencontrent : Noix, 
Noisettes, baies, graines, pignons, 
Insectes , bourgeons , tout sert à apai- 
ser leur voracité; souvent même ils 
frappent du bec l'écorce des Arbres, 
à la manière des Pics , afin de décou- 
vrir les larves qu'elle recèle , et cau- 
sent par-îà des dommages considéra- 
bles dans les forêts. Leur nourriture 
la plus ordinaire consiste dans les 
amandes ou pignons renfermés dans 
les cônes de Pins, qu'ils épluchent 
avec beaucoup d'adresse. Un peu de 
duvet qu'apportent les deux époux 
dans le trou d'un vieux tronc d'Arbre 
devient bientôt le nid oii la femelle 
pond de très-bonne heure cinq ou six 
œufsd'un gris fauve, parsemés de quel- 



CAS 

ques taches pliisclaircs;lcs deux sexes 
participent à l'iiicubalion , et il en ré- 
sulte des petits peu dificrens, quant 
au plumage, de leurs parcns. 

On ne connaît encore qu'une es- 
pèce de Casse-Noix , J^ucifraga Ca- 
ryucalactes , Briss. ; Curvits C aryo- 
calactcs , h. , Bull'. , pi. enl. Bo. Tout 
son plumage est d'un noir tirant 
sur le brun, parsemé, à 1 exception 
du sommet de la tctc , de taclios blan- 
ches; les taches ou mouchetures 
sont plus larges et plus irrégulières 
sur les parties inférieures: ses rec- 
trices sont terminées par une large 
bande blanche; le bec et les pieds 
sont grisâtres; l'iris est brun. Lon- 
gueur, treize pouces. Les femelles 
ont le brun d'une teinte plus claire 

Sui même se rapproclie du roiissàtre. 
• n trouve queiquefoi;; des variétés 
blanches ou nuancées de beaucoup 
plus de blanc. 

On appelle improprement Casse- 
Noix le Gros-Bec ordinaire dans 
toute la Champagne. (dr..z.) 

CASSENOLES. bot. ixs. L'un des 
noms vulgaires de la Noix de galle 
dans les contrées méditerranéennes 
de la France, r. Galle. (b.) 

CASSE-NOYAUX ou CASSE-RO- 
GNONS, ois. Syn. vulgaire du Gros- 
Bec , Loxla Cuccut/iraustes , L. P^. 
Gros-Bec. (dr..z.) 

CASSE-PIERRE, bot. piian. Nom 
vulgaire donné en diverses provinces 
de la France , à la Pariétaire , à divers 
Saxifrages et même au Crithmum ma- 
jtlimum , parce que ces Plantes crois- 
sent dans les murs ou sur les rochers. 

(B.) 

* CASSE-POT. BOT. PHAN. Mot 
traduit de l'espagnol (?weZi/a-0//rt, et 
qui désigne au Pérou le Cestrum pe- 
tieiiatiim , dont le bois éclate quand 
on le brûle, et brise les poteries qu'on 
expose au feu. (b.) 

CASSE-ROGNON, ois. r. Casse- 
Noyaux, (b.) 
CASSERON. MOLE. r. Calmar. 

* GASSI ou CASSIS, bot. than. 



CAS «5i 

Parconuption de Cassie. V. ce mot. 
Nom vulgaire par lequel on désigne 
le Mimosa J'arnesiana, L. à l'Ile-de- 
France. {^•) 

CASSIA. BOT. PU AN. Espèce de 
Laurier, et nom scientifique de C;<sse. 
F', ces mots. (^0 

CASSIALA. BOT. piiAN. (Diosco- 
ride.) Svn. d'IIyssopc selon Adanson. 
^ ^ (B.) 

* CASSIBORI. BOT. PHAN. Syn. 
indou d'Asjagan ou Asjogam. V- ces 
mots. (»•) 

CASSICAN. OIS. Barita, Cuv. Crac- 
//c7/5,Yieill. Genre de l'ordre des Om- 
nivores. Caractères : bec assez long, 
dur , droit , convexe en dessus , échan- 
crc et fléchi à la pointe; point de 
ibsse nasale ; narines latérales un 
peu distinctes de la base du bec , fen- 
dues longitudinaicmentdans la masse 
cornée et à moitié fermées par elle ; 
pieds robustes; quatre doigts : trois 
devant; les latéraux inégaux, l'ex- 
terne réuni jusqu'à la première arti- 
culation , l'interne divisé , l'interiTiér- 
diaire moins long que le tarse , le 
quatrième doigt long et fort ; ailes ou 
médiocres ou longues; les quatre pre- 
mières rémiges étagées, et la sixième 
la plus longue, ou les trois premières 
ctagcesct la quatrième la plus longue. 
Le genre Cassican , établi par Cu- 
vier et Vieillot sous des noms géné- 
riques latins diflerens, se compose de 
plusieurs espèces que précédemment 
les ornithologistes avaient dissémi- 
nées parmi les Coibeaux, les Maina- 
tes , les Rolliers ouïes Oiseaux de Pa- 
radis. Presque tous ces Oiseaux , dont 
les mœurs ont encore jusqu'ici échap- 
pé à l'œil observateur des naturalistes 
qui ontvisitc les côtes de la Nouvelle- 
Guinée , ont été rapportés de cette 
terre équatoriale; les autres sont in- 
digènes à la Nouvelle-Hollande. 

Cassican Cualybé, Faradisca t'i- 
rldis , L. ; Faradisca Chalyiea, Lath. , 
Buff. , pi. enlum. 634, Ois. Paradis , 
pi. 23. Tout le plumage d'un vert 
d'acier bronzé , irisé ; tète et cou 
d'une nuance plus claire; front et 



=•53 CAS 

base du bec d'un noir velouté. Lon- 
gueur, douze pouces. De la ]Nouvelle- 
Ijuinee. 

Gasstcan Fluteur , Coracins Tihi- 
cew Lalh. Nuque, tectrices alaireset 
caudales , quelques remigus et la base 
des rectriccs d'un beau blanc, le reste 
du plumage noir; bec noir à In base , 
bleu à rextromite. Longueur, dix- 
sept pouces. On assure que le chant 
de celle espèce iinilelesoa de la flûte, 
et qu'il se nourrit de pelils Oiscauv. 
De la Nouvelle- Galles du sud. 

Cassican Kariîock, Coiviis cvano- 
leimts, Lath. Milieu de la tète ', nu- 
<ï"e,bas du cou, partie du dos, des 
ailes et extrémité de la queue d'un 
bleu foncé ; bas des jambes brunâtre ; 
ie i;cstcdu plumage blanc. Longueur 
quinze pouces. Delà Nouvelle-Galles 
du sud. 

Cassican noir , Corvus tiopiciis , 
Lath. Plumage d'un noir irisé avec 
des taches dun blanc sale à l'extrc- 
mite des tectrices alaires inférieures 
et caudales inférieures. Longueur, 
onze pouces. Des îles Sandwich. 

Cassican noir et blanc , Corvus 
metatro/ei/ciis , Lath. Gorge , milieu 
des grandes tectrices alaires, tectrices 
anales et caudales inférieures, milieu 
des lectrices latérales blancs , le reste 
du plumage noir. Longueur, dix-huit 
pouces. De la Nouvelle-Galles du sud. 
Cette espèce est soupçonnée n'être 
qu une variété de sexe du Cassican 
FI u leur. 

Cassican a queue et âgée, Crac- 
ticus cuneicaudus , Vieill. Tête, cou 
et corps d'un noir bleuâtre; rémiges 
et rectriccs noirâtres, terminées de 
blanc; tectrices caudales inférieures 
blanches. Longueur, dix-huit pou- 
ces. De la Nouvelle-Hollande 

Cassican Réveilleur, Coraciaa 
Sirepera, Lath.; Gracula St repéra , 
Schaw. Le plumage noir, à l'excep- 
tion des six premières rémiges, de la 
barbe extérieure des rectriccs laté- 
rales et des tectrices caudales infé- 
rieures qui sont blanches. Longueur , 
dix-huit pouces. De lîle de Norfolk. 



CAS 

Le nom de cet Oiseau lui vient du 
bruit qu'il ne cesse de faire pendant 
la nuit. 

Cassican varié , Coracias varia , 
Lath. , Butf. , pi. enl. 628. Tête , cou , 
partie de la poitrine , dos , rémiges et 
rectrices d'un beau noir ; le reste du 
plumage blanc. Longueur , treize pou- 
ces. De la Nouvelle-Guinée. (DR..Z.) 

CASSIDA. ROT. niAN. Vieux nom 
qui , chez d'anciens botanistes , dési- 
gnait la Scuteltaria galericulata , L. , 
et plusieurs autres Labiées p". Scu- 

TELLilRE. (B.) 

CASSIDAIR.E. Cassldaria. moll. 
Genre formé aux dépens des Buccins 
de Linné . par Lainarck , dans lu fa- 
mille des Puipurifères , le même que 
Denis IMontfort désignait sous le nom 
de ]\]uriu et qu'on trouve indiqué sous 
celui d'Heaume dans quelques ouvra- 
ges d'histoire naturelle. Ses caractè- 
res sont : coquille ovoïde ou ovale 
oblongue; ouverture longitudinale 
étroite, terminée à sa base par un 
cr.nal courbé ascendant; bord droit 
muni d'un bourrelet ou d'un repli; 
bord gauche appliqué sur la colu- 
melle , le plus souvent rude, granu- 
leux , tuberculeux ou ridé. Les Cas- 
sidaires sont en général moins bom- 
bées que les Casques , et le canal 
plus ou moins court , qui termine in- 
férieurement leur ouverture , n'est 
pas replié brusquement vers le dos. 
La spire est courte , conoïde , com- 
posée de tours convexes , et ne pré- 
sentant point de bourrelet persistant. 
Ce genre se place naturellement entre 
les Harpes et les Casques. On en con- 
naît sept espèces dont deux au moins 
habitent la Rléditerranée ; les autres 
appartiennent toutes aux mers des 
pays chauds. Bruguière les compre- 
nait parmi ses Cassidées. Les espèces 
de Cassidaires sont Cassic/aria ec/ti- 
nopJiora , Thyrrena , cuigiilata , strla- 
ta, Oniscus , cancellata et cariiiata. 

(13.) 

CASSIDE. Cassida. iNS. Genre de 
l'ordre des Coléoptères , section des 
Tétramères établi par Linné , et ran- 
gé par Latreille(Règn. Aniin. de Cu- 



CAS 

vicr ) dnns la famille des Cycliques. 
Ses caraclèrcs sont : anteunes très- 
cloignecs de la bouche , avancoes , 
droites , grossissant à peine vers le 
bout, et insérées à la partie supé- 
rieure de la Icte , très-rappi ocliées à 
leur base ; tète cachée soi)s le prolho- 
rax ; celui-ci demi-circulaire en des- 
sus ; corps presque oibiculaire ou. 
pvcsc|ue carré, aplati en dessous, et 
plus ou moins débordé par les él^- 
trcs. 

Le nom de Cassicla qui signifie Cas- 
que, et lesdénominations vulgaires de 
Tortues, Scarabées Tortues , impo- 
sés à ces Insectes , indiquent un des 
traits les plus caractéristiques de leur 
organisation. En cOot , le corselet 
d'une part , et les élytres de l'autre, 
constituent unesorte de bouclier con- 
vexe, en général ovalaire , quelque- 
fois triangulaire , qui recouvre , pro- 
tège et déborde le corps de tous côtés. 
Celui-ci est beaucoup plus étroit que 
les parties qui 1 enchâssent. Sa forme 
est allongée ; la tète est petite, dépri- 
mée et cachée en totalité ou presque 
entièrement sous le prothorax. Elle 
supporte des antennes presque filifor- 
mes , très-rapproclu'cs à leur origine ; 
une bouche composée de deux lèvres, 
dont linférieure est allongée et en- 
tière , de deux mandibules larges, 
tranchantes, Iridontées, de deux mâ- 
choires simples et de quatre p dpes 
dont les antérieurs sont en massue et 
les postérieurs lUiformcs ; les pâtes, 
couchées parallèlement à la surface 
inférieure du corps , sontcourtes; leur 
longueur ne dépasse pas ordinaire- 
ment la circonférence du corselet et 
des élytres. Les Cassides qui avoisi- 
nent les Boucliers et les Coccinelles 
))Our la forme générale du corps , en 
difFcreut essentiellement par les arti- 
cles de leurs tarses au nombre de 
quatre ; leur corselet , leurs élytres et 
leurs anlennesempèchenl de les con- 
fondre avec les Erotyles ; enfin elles 
se distinguent des imatidies par le 
boni antérieur de leur prolhorax non 
échancré et recouvrant la tète. Cette 
dcinicre difFér^ncc est de peu de va- 
leur, et plusieurs entomologistes, h\- 



CAS 



253 



treille en particulier (/or. c/'/.), réunis- 
sent le genre Imatidie de Fabricius 
com]iosé d'espèces exoticpies, à celui 
des Cassides. Dans plusieurs espèces 
indigènes les élytres et le prolhorax 
sont de couleur verte , et présentent 
en outre de belles coideurs aigentées 
ou dorées qui disparaissent par la 
mort de 1 Insecte, mais que I on peut 
rendre apparent- en le plongeant 
quelque tempsdans l'eau chaude. Les 
Cassides se nourrissent loutesde Végé- 
taux, elseiencontrent vers le mois de 
juil le t sur les Art ichaiTts, les Chardons, 
et sur plusieurs Plantes verlieillécs. 
La femelle dépose sur les feuilles dont 
elle se nourrit des œufsoblongs qu'el- 
le range les uns auprès des autres, de 
manière à former de petites plaques 
que Uéaumur a trouvées quelquefois 
couvertes d'excrémcns , sans doute 
dans le but de protéger la larve à 
l'instant de sa naissance. Ces lar- 
ves, qui toutes sont lieibivores, ont 
une organisation remarquable et 
des habituiies fort singulières. Goe- 
dard, Roesel, Degéer(Mém. de l'A- 
cad. des Se. , Ins., T. 5) , et Réaumur 
(Mém. Ins. T. iTi, p. 233), les ont dé- 
crites et figurées avec beaucoup de 
soin. Nous emprunterons à ces obser- 
vateurs les détails dans lesquels nous 
allons entrer. Le corps de ces larves 
est aplati, assez large transversale- 
ment , et garni sur les côtés de seize 
épines braucliLies situées horizontale- 
ment de cliaque côté de la moitié pos- 
térieure du corps et supérieurement. 
On observe à la base des épines sept 
petits tuyaux cylindriques tronqués 
au bout, et placés chacun sur un an- 
neau distinct. Ils paraissent être des 
ouvertures stigmatiques. On leniar- 
que à la partie antérieure une tête pe- 
tite, de consistance cornée, munie de 
dents , et offrant plusieiu's petits tu- 
bercules au nombre de quatre decha- 
que côté à la partie supérieure, et de 
trois seulemeatà celle d'en bas. Ceux- 
ci ont été regardés pu-Degéer comme 
de véritablesyeux. Six pâtes écailleu- 
ses, coniques et terminées par un cro- 
chet de couleur brune, supportent le 
corps qui est terminé postérieurement 



254 CAS 

par une espèce de fourchette l\ deux 
branches, dans l'intervalle desquelles 
existe l'ouverture anale. Chaque 
branche ou fourchon est un filet de 
consistance écâilleuse , conique, ter- 
miné en pointe assez aiguë, parallèle 
à celui du coté oppose , dirigé en haut 
et en avant, garni au côté externe de- 
puis sou origine, et seulement dans 
une portion de son étendue, d'épines 
fort courtes. L'anus est situé à Tex- 
trëmité d'un mamelon plus ou moins 
recourbé , et que la larve élève à son 
gré. La disposition de ces diverses 
parties est telle que, lorsque l'anus 
jette des excrémens , les fourchons 
qui sont inclinés du côté de la tète les 
reçoivent successivement , et devien- 
nent, en quelque sorte, la charpente 
ou la bâtisse d'un toit de matière ex- 
crémentitielle , lequel recouvre tout le 
corps sans appuyer sur lui. Le plus 
souvent ce toit est immédiatement au- 
dessus du corps ; il le touche sans le 
charger: quelquefois il est un peu 
élevé ; dans d'autres temps la larve 
lui fait prendre ditlcrente? inclinai- 
sons , et le tient n)ême perpendicu- 
laire aucorps. Enfin la masse d'onlure 
peut être entièrement renversée en 
arrière et se traîner après le corps qui 
dans ce c;1s esta découvert ; mais la 
larve ne savanture ainsi que lorsr- 
qu'elle se croit hors de tout danger , 
et au moindre bruit elle ramène sur 
elle son toit protecteur. Ces différen- 
tes positions sont nécessairement dé- 
pendantes de celles de la fourchette 
qui est très-mobile. Quoique les ex- 
crémens desséchés ou encore mous 
fassent la plus grande partie de cette 
couverture , la dépouille de l'Insecte 
aide à la fortilier et lui sert quelque- 
fois de hase. C'est à la suite de plu- 
sieurs dépouilles complètes , c'est-à- 
dire dans lesquelles toutes les parties , 
les fourchons mêmes, revêtent ime 
nouvelle peau , que la larve se dis- 
pose à se métamorphoser en nym- 
phe. Ce changement a lieu sur la 
feuille même oii elle a vécu, et sans 
qu'elle construise aucune enveloppe. 
il s'opère de la manière suivante : 
J'époquc de la transformation étant 



CAS 
arrivée , la larve abaisse sa queue , 
et la porte étendue en arrière du 
corps et sur le même plan. S'étant 
ensuite débarrassée entièrement de sa 
peau et delà couverture que les four- 
chons supportent , elle fixe contre 
quelque feuille la face inférieure des 
deux anneaux qui suivent la derniè- 
re paire de pâtes. Ainsi collée , elle a 
toujours l'aspect d'une larve; mais 
après deux ou trois jours elle quitte 
sa peau , et ne paraît plus que sous la 
forme de nymphe ; celte peau , par 
l'adhérence qu'elle conserve avec la 
feuille de la plante , devient très-im- 
portante. En effet la nymphe reste 
fixée à sa dépouille au moyen de deux 
filets déliés et courts, engagés dans 
l'enveloppe bifide, qui , dans le précé- 
dent état , constituait la fourchette. 
La nymphe , plus courte que la lar- 
ve , est large , aplatie , de forme ova- 
le , ornée dans son contour d'appen- 
dices à plusieurs pointes semblables 
à des espèces de feuillages. Elle a un 
ample corselet terminé en arc de cer- 
cle chargé de pareilles pointes , et 
recouvrant la tête qui est assez visi- 
ble. On distingue aussi à la partie in- 
férieure les pâtes et les segmens de 
l'abdomen. Supérieurement on re- 
marque de chaque côté quatre stig- 
mates qui ont la forme de petits 
tuyaux élevés et pointus. Cette nym- 
phe, dans laquelle Goedard a cru voir 
une figure humaine surmontée d'une 
couronne impériale, et que Geoffroy 
a comparée avec plus de raison à une 
sorte d'écusson darmoirie couronné , 
présente en effet une forme si extraor- 
dinaire, qu'on la prendrait à poinc 
pour un Animal. Cependant au bout 
de douze à quinze jours, il se fait une 
rupture à la partie antérieure de la 
peau du dos, et on en voit sos tir l'In- 
secte qui lui-même a une forme peu 
ordinaire. 

Le genre Casside est très-nom- 
breux en espèces. Le général Dcjean 
en mentionne cent trois dans le Cata- 
logue de sa CoUeclion (pag. ii5) : la 
plupart sont étrangères à l'Europe. 
Parmi celles que l'on rencontre le 
plus communéinenl en France et aux 



CAS 

environs rlc Paris , nous citerons : la 
Casside Equestre , Cansicla Equestrii 
de Fabriciiis, figurée par 011ivier(Col. 
T. \. pi. I, f. 5 ) ; elle peut être con- 
sidérée comme le type du genre. On 
ne la trouve que dans les lieux aqua- 
tiques sur la Menthe. Elle est voisine 
de l'espèce suivante , et n'en dillere 
que par le lieu oîi elle se rencontre et 
parce qu'elle est plus grande. 

La Ciasside verte , Cassida viridis , 
L. figurée par Ollivicr [/oc. cit.-, pi. 
2, fig. 29;. P^. pour les autres espèces 
Ollivier ( loc. cit. ) , Fabriciys ( Sys(. 
Eleuther. ), Schouherr ( Syn. Iiiscct. 
H, pag. 209 ). (aud.) 

CASSIDEA. BtoLL. Nom Sous le- 
quel iàruguière désignait le genre au- 
quel Laiiiarck a définitivement im- 
posé ceux de Cassis et de Cassidaire. 
y. ce mot et Casque. (b.) 

CASSIDES. MOLL. (Dict. de Dé-- 
terville.) F*. Cassidea. 

* CASSIDITES. ÉCHiN. Foss. On a 
quelquefois donné ce nom aux Cassi- 
duies fossiles. (LAM..X.) 

CASSIDULE. Cassichilus. échin. 
Genre de l'onlre des Pédicellés éta- 
bli par Lomarck dans sa section des 
Ecliinides, et oilopté par Cuvier. Ses 
caractères sont : corps irrégulier , 
elliptique , ovale ou subcordiformc , 
convexe ou renflé , garni de très-pe- 
tites épines ; cinq ambulacres bornés 
et en étoiles; bouche subcentrale; 
anus au-dessus du bord. 

Les Cassidules seraient des Cly- 
péastres , si elles n'avaient l'anus évi- 
demment au-dessus du bord, et par- 
là véritablement dorsal. Ceux desSpa- 
tangues qui ont l'anus dans le bord, 
pourraient être considéi-és comme 
ayant l'anus au-dessus du bord. Ce- 
pendant ce serait à tort , car , dans ces 
Spatangues, lanus est situé dans le 
haut d'une facette marginale , mais 
n'est pas réellement au-dessus du 
bord. — C'est avec les Nucléolites 
que les Cassidules ont le plus de rap- 
ports , et peut-être devrait-on les réu- 
nir en un seul genre. Elles n'en dif- 
fèrent effectivement que par les am- 



CAS a5^ 

bulacres , lesquels sont bornés dans 
les Cassidules, taudis que dans les 
Nucléolites ils ne le sont pas. Mais 
sur les individus fossiles , il n'est pas 
toujours aisé de déterminer ce carac- 
tère des Ambulacres. — L'on ne con- 
naît encore qu'un petit nombre d'es- 
pèces de Cassidules , presque toutes 
fossiles. Nous citerons entre elles : 

CaSSIDI LE SCL'TELLE , CoSsUlulUS 

Sculella , Lamk. , An. s. vert. , T. m. 
p. 55 , n" ) ; Knorr , vol. 11 , t. e , m. 
Grande et belle espèce de Cassidule 
ayant la forme d un Clypéastre, et 
dont les ambulacres, au nombre do 
cinq, sont striés transversalement 
sur les côtés. Elle est elliptique , con- 
vexe , et longue d'environ neuf cen- 
timètres sur huit centimèlies de 
largeur. ( Trois pouces et demi sur 
trois pouces.) Elle a été trouvée dans 
le Véionais , ce qui lui a fait donner 
le nom de Cassidulus Kcronensis , par 
De France , dans le Dictionnaire des 
Sciences naturelles. 

Cassidule de RicHAnD , Cassidu- 
lus Richardi , Encycl. Vers. pi. i45 
fig. 8, 9, 10. Cette espèce est ovale, 
plate en dessous , assez bombée en 
dessus, un peu échancrée à son bord 
postérieur ; la bouche est un peu plus 
en arrière qu'en avant. L'étoile est 
composée de cinq ambulacres , les 
deux postérieurs beaucoup plus longs 
que les trois antérieurs ; leur point de 
réunion est placé au tiers de la lon- 
gueur et marqué par quatre petits 
trous formant un carré. La longueur 
de cet Oursin dépasse rarement trois 
centimètres, environ un pouce. Pé- 
rou et Lesueur ont rapporté cetle 
Cassidule de la baie des Chiens Ma- 
rins dans la Nouvelle-Hollande ; elle 
a été trouvée long-temps avant dans 
l'océan des Antilles près de Spanis- 
town, par le célèbre botaniste lllchard 
à qui nous l'avons consacrée pour 
remplacer les deux noms de (Itssidule 
australe et de Caraïbes que lui avait 
donnés Lamarckdans deux de ses ou- 
vrages , d'autant qu'il est douteux 
que la Cassidule de Péron soit la mê- 
me que celle de Richard. 

La Cassidule Pierre de Crabe , fos- 



256 CAS 

silc cle la montagne de Maëstricht, 
Echinus lapis Caiicii , Encvcl. méth. 
pi. i45, fig. 6-7 : la Cassidulo aplatie 
iossiledo Grignon ,Lamk. Anim. sans 
vert. ï. II, p. 85 , n" 4 ; la Cassidule 
lenticulëe Ibssilc des environs de Gi- 
soi'S , De France , Dict. 7 , p. 227 , n° 
5 , sont encore trois espèces de ce 
genre auxquelles on en pourrait ajou- 
ter plusieurs autres que renferment les 
collections, et qui, cependant, ne 
sont pas décrites. (LAM-.X.) 

CASSIE. BOT. rnAN. Syn. de Mi- 
mosa Faniesiana sur les côtes de la 
Méditerranée oii ce petit Arbre fleu- 
rit en pleine terre, du Jiohinia Vseu- 
ilo-Acacia dansquelqucslivrcs, ctdu 
Mimosa guianensis d'Aublet , à la 
Guiane. (b.) 

CASSIER. 0301". PiiAN. L'un des 
synonymes de Canneficier. T^. ce 
mot et Casse. (b.) 

CASSINA. BOT. PiiAN. (C. Bau- 
hin.) Synonyme présumé d'Jle.r po- 
miloria , espèce américaine du genre 
Houx. K.ce. motet Apalachine. (b.) 

CASSINE. BOT. PiiAN. Genre de 
la famille dos Rliamnées , dont les 
caractères sont : un calice très-petit, 
quinqueparli ; cinq pétales étalés , 
élargis à la base et légèrement sou- 
dés entre eux ; cinq étamincs alternes 
avec les pétales; trois stigmates ses- 
siles ; une baie à trois loges monos- 
permes. On en a décrit buit espèces en- 
viron, dont plusieurs sont rejetées 
dans d'autres genres voisins par dif- 
férens botanistes. Ce sont des Arbustes 
ou des Arbrisseaux à feuilles opposées 
ou alternes , et dont les (leuis sont 
portées sur des pédoncules axillaires, 
simples ou divisés. Ils babitent l'A- 
frique, et la plupart le cap de Bonne- 
Espérance. Les Cassine capeiisis et 
Maurocenia ont des feuilles oppo- 
sées, dentées dans le premier, entières 
et sessiles dans le second. Eiles sont 
alternes et entières, arrondies dans le 
Cassine concava ; oblongucs , ovales 
dans le C. lœuigata, ovales, lancéolées 
<lans le C. vleifulla. K. Lamarck , 
Jlliistr. tab. ]5o. Vcntcnat , sous le 



CAS 

nom de C. xylocarpa, en a décrit et 
figuré (Choix de Plantes, t. 20) une 
espèce originaire des Antilles qui, de 
son propre aveu, semble se rappro- 
cher du genre Elœodendron. f^. ce 
mot. (a.d.J.) 

CASSINE. BOT. CRYPT. L'un des 

noms vulgaires du Menilius CantJiarel- 
lus dans le midi de la France, où l'on 
a cru remarquer que ce Champignon 
croît de préférence autour des souches 
pourries du Chêne appelé Casse, (b.) 

CASSIJNIE. Cassinia. bot. phan. 
Ce genre de la famille des Synanthé- 
rées et de la Syngénésie Polygamie 
séparée, a d'abordîléproposé par Ro- 
bert Brown dans la seconde édition 
du Jardin de Kew (vol. 3, p. i84\ Il 
en a donné un caractère fort abrégé, 
et y a rapporté une seule espèce qu'il 
a nommée Cassinia aurea. Plus tard , 
dans son beau Mémoire surles Com- 
posées, publié en 1817, dans le 12* 
volume des Transactions de la Société 
Linnéenne de Londres, il a exposé de 
nouveaud'une inanièrebeaucoup plus 
complète les caractères génériques du 
Cassinia, et y a rapporté dix espèces. 
Ce sont toutes des Plantes herbacées 
ou frutescentes, originaires de la Nou- 
velle-Hollande. Plusieurs des espèces 
que Brown y rapporte avaient clé pré- 
cédemment déentes sous le nom de 
Calec; telles sont entre autres les 
Calea acideata, Labill. jNouv.-HoU. 
2, p. 4i,t. i85, et Calea spectabilis, 
ici. p. 42, t. 186. 

Toutes les espèces de Cnssinies ont 
les feuilles alternes , ordinairement 
étroites et à bords rabattus. Leurs 
fleurs forment des corymbes ou des 
panicules terminales. Leur involucre 
est blanc ou d'un jaune doré. Il se 
compose d'écaillés imbriquées, sca- 
ricu5es,lantotconnivenles,tantôtplii5 
ou moins étalées. Le réceptacle porte 
un petit nombre de fleurs qui sont 
séparées par des paillettes semblables 
à celles qui constituent l'involucre. 
Les fleurs sont toulcs flosculcuscs et 
hermaphrodites: quelques-unes des 
plus extérieures sont femelles , plus 
étroites. Les anthères qui sont rcnfer- 



CAS 

jiiees dans rinlericur des corolles , se 
lerminent chacune à leur base par 
deux Petits prolongeniens fililoiniej. 
Le slyle poi le deux sli;;iuales, dont le 
soiniuct tronque est couvert d'un bou- 
quet de poils glanduleux. Les fruits 
sont couionnes par une aigrette ses- 
sile, persistante, l'orinée de pcnls sim- 
ples, (a.h.) 

CASSIOPElv Cassiopsa. acal. 
Gcnie de Méduse de l'oulre des Aca- 
lè|)lies libres, élabli par l'éron cl Le- 
sueur, adopté par Cuvier et Lainaick. 
Ce dernier a réuni au\ Cassiopées les 
Ocvioés de Pérou, dont Cuvier ne 
parle point, et les a placées dans la 
seconde division de ses lladiaiies Mé- 
dusaires. Les Cassiopées ont un corps 
orbiculaiie , traa.--parcnt , nuiui en 
dessous de quahe, huit ou dix bras 
très - con)posés, arborescens, poly- 
chotonies, brauchioporcs et col\lirè- 
res,quiiui sont attachés par un ou 
plusieuis pédoncides gros et courts, 
enlie lesfjuels sont desouverluresque 
l'on regaide connue des bouches. 
Cuvier et Blainville disent que ces 
An iinaux ont plusieurs bouches cl plu- 
sieuis pédoncules, taudis que Pérou et 
Lesueur, eld'après euxLanîarck,pré- 
tenJent que ces Animaux manquent 
de pédoncules et de leutaculcs.ïN'a^aut 
jamais vu ces Animaux vivans, uous 
ne pouvons dii e de quel côté se trouve 
la véri'ié. Le^ Cassiopées sonl plus ou 
jnoins convexes; le nombre de leurs 
bouches païaît être eu rapport avec 
celui de leurs bras. La grandeur de 
ces Animaux est quelquefois très- 
considdiabîe ; il eu existe dans les 
mer.-> chaudes el tempe» ées des deux 
Mondes. Quoique les espèces parais- 
sent assez nombreu-es, il en est peu 
qui soient connues. Les principales 
sont : 

Cassiopke i.ixéolée , Cassiopea 
lineulata. Lamk. An. sans vert. t. 2, 
p. 5ii, n" 1. Ocyroé linéoiée, Pér. et 
Les. An. t. i4,p. 555,n" Si. Llle pré- 
sente une ombrelle hémisphéuque à 
reboid légèrement festonné. Vingtli- 
gues iuléi ieures très-lines partent du 
centre de l'ombrelle, et vont, en di- 

TOME m. 



CAS 



267 



vergcant, se terminera son pourtour. 
Celle Cassiopée ollic une couleur hya- 
lino-bleuàtre, une giandeur de cinq 
cenlimèties enviion, el se trouve sur 
les côtes de la terie de VVilt. 

Cassiopée boklase , Cassiopea 
Buiiasea. Pér.et Les. An. t. 1 >, p. 5.t5, 
u" Hi. Mcdi/sa uc/upus, Gmel. Syst. 
Aat. p. 3107, n" 27.C'esl la plus grande 
Cassiopée de celles que l'on connaît , 
son ombrelle est oibiculaiie, aplatie, 
lisse,feslonnéeà son rebord. Ellea huit 
bouches sémi-lunaires, hiâl bias per- 
l'oliés dans leur longueur, tricdics à 
leiu" pomle. AleurCvUtre se tiouvent 
vingt-quatre côtoies pol\mo! plies , 
réuniseuime sorte de hoi.pe;sa cou- 
leur est hyalino-vcrdàire avec le re- 
bord bleu; sa granuci:r, de soixante- 
dix ceHlimèlies(vingl-qiialre îi vingt- 
six pouce»). Elle habile la Manche et 
les côtes de Cornounilles. 

C.ISSIOPÉE FliONnESCENTE, CuSS/'o- 

pea frundusa. Lamk. An. sans vcrl. 
T. ai, p. bi2, no 5. Jîledusafivndosa, 
Gmel. Syst. Aat. p. 3 167, no 26. En- 
cvcl. méth. pi. 92, lig. 1. L'ombrelle 
de celte Méduse est oibiculaiic, aj la- 
tie, liste, marquée de tache^ polymor- 
phes, d'un blanc opaque, avec dix 
échancrures prolondes à son pour- 
tour. Elle a dix bouches et dix bras 
pai semés de côtoies blancs, aplatis 
et pédicellés. Giandeur six à sept cen-- 
timèlres (deux pouces à deux [louces 
et demi). Elle habite la mer des An- 
tilles. 

La Cassiopée dienphilc de Féron et 
LcsUeur, la Cass.roiskuél des mêmes 
naluralisles , ainsi que l<i Méduse an- 
diomèJe de Gmeliu, Eucyel. mélh. 
pi. 91, appartiennent à ce genre. 

(LAM..X.) 

CASSIPOURIER. Casslpoinea. 
BOT. PiiAN. Genre de la l'anulle des 
baiicariécs, élabli par Aublet et du- 
quel Schreber el tiwarlz ont changé 
le nom pour celui de Leg;totis. Î5co[.o- 
li l'appelle Tila. Son calice turbiné 
se lennine par quatre ou cinq dents. 
A .-.on sommet s'insèrent autant de 
pétales ongMicidés , dont le bord est 
d'Jcoupé eu lanières Jines coihme les 

17 



258 



CAS 



bail)es d'une pi unie, et seize ou vingt 
étainines, rarement plus. L'ovaire est 
libre , surmonté d un seul style et 
d'un seul stigmate; la capsule irilo- 
culaiie,àla base de laquelle persiste 
le calice, se sépare élastiquemcnt en 
trois valves, quelquefois eu quatre , 
et, dans ce cas, on compte aussi qua- 
tre loges. Elles contiennent chacune 
xine seule graine. Ce genre renferme 
deux espèces d Arbrisseaux, à feuilles 
opposées et munies de stipules , à 
fleuis ramassées en paquets, axillai- 
rcs et environnées de deux bractées. 
Les l'cudles sont ovales, et les fleurs 
presque sessilcs dans le Cassipourea 
^i/ia//e/is/s ; les \)i'emtèi'es sont ellipti- 
ques et les secondes pédonculées dans 
le C. pcclunculata, J., l.egiiolis ellip- 
//cûjSvvarlz , qui habite la Jamaïque. 

(A.D.3.) 

CASSIQUE. ois. Cuvier a établi ce 
genre qu'il a sous-diviséen Cassiques 
proprement dits, en Trouplales , en 
Carouges et en PltS-pit. Vieillot a éga- 
lement formé un genre Cassique qu'il 
a composédehuil à neuf espèces, dont 
la plupart sont détachées des Loriots 
de Latliam. Enfin, Temminck a fait 
des Cassiques une division de son 
gense ïroupiale. J^''. ce mot. Le 
genre Cacique de Duméril n'est que 
la même choîe avec une autre ortho- 
graphe. A'. Caciqui;. [DR..Z.) 

CASSIRI ou COSSIRY. bot. phan. 
Même chose que Cachiri. T^. Cassave. 

(B.) 

CASSIS. MOLL. ( Lamarck. ) V. 
Casque. 

CASSIS. KOT. PiiAN. Riles nigrum , 
L. Espèce à fruits noirs du genre 
Groseiller. f . ce mot. (b.) 

CASSITA. OIS. Syn. latin du Co- 
chevis, Alauda cristata , L. P^. 
Alouette. (db..z.) 

CASSITE. EOT. THAN. Du Diction- 
naire de Uétcrville, pourCassythe. f-". 
ce mot. (a. u. j.) 

CASSOMBA ET CASSOOMBO. 
EOT. PiiAN. Nom générique employé 
dans l'Inde pour désigner des Ycgé- 



CAS 

taux qui fournissent une matière colo- 
rante employée dans la t-^inturc, ou 
pour se peindre le corps ; on y ajoute 
ensuite quelque épilhcte distinctive , 
ainsi 1 on appelle : 

Cassomjîa ou Cassoombo propre- 
ment dit , le Carthamus tinctufius , L. 
/^. Carthame. 

Cassomba-Ktikg, le Bixa à Java. 
J^. llocou. 

CassoMbo-Calappa ou Calappa- 
Cassusibo , une variété rougcàlre de 
Cocos. 

Le^ enveloppes des finits du i^ter- 
culia Balang/ias sont le Cassomba des 
îles Ceram et Banda. /^. Sterculier. 

(B.; 

CASSONADE, bot. puan. r. Su- 
cre. 

CASSOOMBO-KLING. bot. 
PHAN. INlème chose que Cassomba- 
Kting à Sumatra. F". Cassomba. (b.) 

* CASSOORWAN. pois. PetitPois- 
son ]>iobablenienl fabuleux, puisque 
La Chesuave-des-Eois qui le mention- 
ne lui attribue deux prunelles dans 
chaque oeil , de sorte qu'eu nageant , 
il pouirait voir ce qui se passe au- 
dessus et au-dessous de lui. On le dit 
de la taille d'un Anchois et fort bon à 
manger. (b.) 

* CASSOOUDA. bot. crypt. 
(Gouan.}S^n. languedocien à'Equi- 
setui7ifluviallle,\^. /^'. Préee. (b.) 

CASSOWARE ou CASSOWARY. 
ois. Syn. anglais du Casoar, Struthio 
Casuarius , L. f. Casoar. (dr..z.) 

CASSUMMIAR. bot. pii^n. K. 
Cas:\iinar. 

CASSUPE. Cassupa. bot. piian. 
Genre de la faniilie des Rubiacées, 
établi d'après un Arbre de l'Amérique 
méridionale qu'Hmnboldt et Bon- 
pland ont fait connaître (PI. cquin. , 
p. 42, tab. la). Son calice est globu- 
leux, terminé par un bord entier et 
membraneux; sa corolle, beaucoup 
plus longue, tubuleuse, garnie au 
dehors, sur sa moitié supérieure, de 
tubercules glanduleux , et en dedans, 
vers sa gorge, de houppes de poils 



CAS 

qui s'insèrent à la naissnncc des «ix 
lobes dans lesquels le limbe se parta- 
ge ; six anthères presque SGssiles , 
oblongucs et saillantes, s'insèrent 
cnlrceuv. L'ovaire spliériquc et adhè- 
rent au calice se termine p:ir un stj le 
simple, et celui-ci par un stigmate bi- 
fide. Le fVuit est une baie de même 
Ibrme , couronné par le cr.licc , séparé 
en deux loges par une cloison média- 
ne , qui porte devix placentas saillans 
dans les logés et chargés de graines. 
Les fleurs, munies chacune <i'une 
courte bractée, forment des panicu- 
les terminales. Les feuilles , longues 
de deux pieds , obovales et coriaces , 
sont portées sur un pétiole épais à sa 
base et séparé par deux stipules aigus 
du pétiole opposé. (a. d. j.) 

CASSUÏA ou CASSUTHA. bot. 
VHAX. (Théophraste.)Syn. de Cuscu- 
te, T'. ce mot, dont Linné a tiré le 
nom du genre Cassytha. F'. Cassy- 
THE. (b.) 

CASSUVIUM. BOT. PHAK. r. Aca- 
jou. 

CASSYTHE. Cassytha. eot.ph.\.n. 
Ce genre avait été établi d'après une 
Plante des Indes , composée de filets 
longs et raraeux qui rappellent ceux 
nie la Cuscute, et s'entrelacent avec 
les branches des Plantes voisines sur 
lesquelles vit en parasite la Cassythe. 
On n'y remarque que quelques petites 
écadles placées à la naissance des ra- 
meaux etdesépis terminaux de Heurs. 
Celles-ci présentent un calice dont le 
tube est très-court, etle limbe àsix di- 
visions , trois extérieures très-petites , 
trois intérieures alternes et plus gran- 
des. Douze étamines insérées au calice 
sont disposées sur deux rangées con- 
centriques , les six extérieures fertiles ; 
des six intéiieures , trois également 
fertiles et chargées de deux glandes à 
leur base, et trois autres stériles; ce 
sont celles qui répondentaux divisions 
intérieures du calice. L'émission du 
i)olleu se fait par une valvule delà 
hase à la pointe de l'anthère. L'ovaire 
libre est surmonté d'un style court et 
épais etd'un stigmate obtus. Il devient 



CAS 269 

une capsule globuleuse, entourée, 
excepté à son sommet, par le calice 
qui jiersiste et prend de l'accroisse- 
mrnt avec une conststance ch.unue. 
Elle renferme une graine unique dont 
l'embryon , dé])ourvu de péiisperme , 
se compose de deux cotjléJons , con- 
vexes d'un côté, planes de l'autre , 
contenant entre eux, vers leur som- 
met, une radicule diriî;ée supérieu- 
rement et une plumule bilobéc. 

Gaerfner avait pris celle plumula 
pour les cot^lédons , et ceux-ci pour 
un périspcrme ; erreur qui avaitlong- 
te-nps abusé les botanistes sur la vé- 
ritable place de ce genre. 11. Brown 
l'a assignée avec raison parmi les Lau- 
rinécs, dont il se rapproche en effet par 
l'ensemble de ses caractères, quoique 
pa r son port il pi éscn te une sorte d'ano- 
malie. Des anciennes espèces décrites, 
il n'en a conserve qu'une seule, le 
Cassytiiajilijbrmis de Linné; mais en 
même temps, il l'a enrichi de quatre 
espèces nouvelles observées à la Nou- 
velle-Hollande. V. Lamk. , Illust., 
t. 520. (a. d. j.) 

CASTA. BOT. than. La Pivoine 
cliez les Romains. (b.) 

* CASTAGNA ET CASTAGNE. 
BOT. PHAN. La Châtaigne dans les dia- 
lectes méridionaux, d'oii le fruit de 
l'Hippocastane a été appelé Castagne 
Caualllne en italien. (b.) 

CASÏ AGNEAU (petit), pois. 
(Piondelet.) Nom vulgaire du Sparus 
Cn/omis , L., t\pe du genre Chromis. 
P'. ce mot. On l'appelle aussi Casla- 
gnole en Liguiûe et en Toscane, (b.^ 

CASTAGNEUX. ois. Espèce du 
genre Grèbe, Colymbus minor , L. 
/''. Grèbe. (dr..z.) 

* CASTAGNIÉ. BOT. phan. Syn. de 
Châtaignier, dans les dialectes gas- 
cons , du latin Castanea , d'oii Casta- 
giia , Castagne , Casiania , la Châtai- 
gne, et Cas/anar , ainsi queCastanàei- 
jo , l'Arbre qui porte ce fruit , en es- 
p.igijol et en portugais. (b.) 

CASTAGNIONI. bot. phan. Svn. 



26o CAS 

d'IIippocastane clans les Ltats vcni- 
tieus. (b.) 

CASTAGNOLE. Brama, rois. 
Genre établi par Schneider aux dé- 
pens des Spnres de Linné , cl adopté 
par Cuvier (Règ. An. T. n , p. 54o) , 
qui le place dans la première tribu de 
la famille des Squammipe unes , parmi 
ses Acanthoptéryji;iens.Il rentre aussi 
danilesLcipomesdeDuméril.LesCas- 
tagnoles, dit Cuvier, se font remarciuer 
au premier coup-d"œil par un front 
descendant verticalement, comme si 
le museau avait été repoussé et tron- 
qué, ce qui tient à la brièveté des iu- 
termaxillaires et à l'extrême hauteur 
de la crête verticale ; la bouche 1er- 
mce se dirige vers le haut. Des na- 
geoires dorsales et anales très-écail- 
leuses commençant chacune par 
une pointe saillante, régnent en s'a- 
baissan! vers la queue, et n'ont qu'un 
petit nombie de rayons épineux ca- 
ches dans leurs bords antérieurs. Le 
corps est assez haut verticalement, la 
tête couverte d'écaillés jusque sur les 
maxillaires ; les rjents en crochets , et 
une de leurs rangées externes plus 
forte; l'estomac est court, l'intestin 
peu ample , et les cécums au nom- 
bre de cinq seulement. L'espèce 
qui sert de \\ pe à ce genre est la Cas- 
tagnole proprement dite, ^/«/«a Raii, 
Sclineid., p. 99 , SparusRan , Bloch. 
t. 273. Spare Castagnole, Lac. Pois. 
t. 4 , p. 111- Brème denté , Encycl. 
Pois. pi. 5o, f. 192. Très-beau et brU- 
lanttoisson, presque aussi haut que 
long, qui parvient à la taille d'un 
mètre et au poids de dix livres , dont 
la chair est i'ort délicate et qv;i habite 
les protbndcurs de la Méditerranée, 
ïj. 5, P. Qo, \, 1-5, c. 2->. 

Schneider place encore dans le gen- 
re dont 1! est question sous le nom de 
Biama Farce, un beau Poisson des 
profondeurs des mers de l'Améiique, 
qui a sa tête d'un rouge foncé, avec 
le ven'rerose, laqueue orangée , dont 
la nageoire est pourpre et couverte 
d'ccaiiles, l'anale, les pectorales et 
l'extrémité de la dorsale d'un beau 
noir. (B.) 



CAS 

CASTAGNOLO. pois. Même chose 
que Castaguole-et que Chromissur la 
cote de INice. F . ces mots. (B.) 

CASTAL. BOT. PE.4.N. Syn. ai-abede 
Châtaigne. (b.) 

*CASTALIE. Caslalia. ankel. Sa- 
vigny , (Syst. des Annclides, p. 46) 
propose sous ce noui l'établissement 
d'un genre dans 1.-. famille des Néréi- 
des, lequel aurait pour typeleAc/m 
josea d'Othon Fabricius ( taiin. 
Groeul. \\° 284 ). Cette espèce offre 
une conformation semblable au iV'e- 
reis cœca d Othon Fabricius {/oc. cit. 
n" 2S7) et au Nereis viridis et tnacu- 
lata de Miiller {Von Tf urm, p. 1 56 
et 162, t. 10 et 11 ) et d'Othon P"a- 
biicius(/oc. cit. nf* 279 et 281 ) ; mais 
les cirres tentaculaires , tous les cirres 
supérieurs et les st\le5 postérieurs 
sont grêles et fort longs ; d y a deux 
rames réunies pour chaque pied. Sa- 
vigny , n'ayant pas examiné lui mêuie 
celte espèce, ne piopose qu'avec 
doute ce nouveau genre, y. Néréi- 
des, (aud.) 

CASTALIE. Castalia. bot. phan. 
Salisbury a établi sous ce nom un 
genre qui ne paraît pas devoir être 
conservé et dont le Wcnuphar rouge 
figuré dans le Botanical magazine se- 
rait le type. ;b ) 

* CASTANITE. min. (Aldrovan- 
de.) Pierre dont on n'indique pas la 
natuie et dont la forme est celle d'une 
Châtaigne. (Lrc.) 

* CASTANITES. eot. piian. Tubé- 
rosités ligneuses qui cioissent sur les 
racines des Châtaigniers. On en re- 
trouve sur celles du Chêne et de 
rOrme. (b.) 

CASTAINNUELLA. bot. Ce nom 
est donné comme synonyme espagnol 
de Buphtalmiim cpinositm , L. F. 
BuriiTALME. Il pourrait désignerplu- 
tôt le ïerre-noix , Bunium Bulbo- 
castanum , L. (u.) 

* CASÏ AN VEL AM. bot. crypt. Ce 
mot, probablement mal écrit et qui 
doit être Castanuela { petite Châtai- 
gne) , désigne, dans un recued de 
voyages , une espèce de TrutFe du 



CAS 

Mexique dont on engraisse les bes- 
tiaux, (b.) 

CASTAR. ou CAFTAAR. mam. 
Svn. persans d Hjène. P^. ce mot.(B.) 

CASTEL. BOT. PH.VN. Du Diction- 
naire lie Déterville , pour Gastèlc. P'. 
ce mot. (a. u. j.) 

* CASTEL \. BOT. PHAN. Nom cjue 
porle aux Moluqucs la Patate, ton- 
vuU'ulus Balatas L.; on le icgarde 
comme la preuve que cette Piaule y a 
élc inîroduitc par les Espagnols ou 
Castillans. (B.) 

CASTE LE. Castela. bot. than. 
Genre établi par Turpin , (Ann. du 
Mus., 7, p. 7S, tab. â), qui le rap- 
porte à ta famille des Simaroiibées. 
Sei caractères sout : un calice à quatre 
dents; quatre pétales plus longs que 
le calice , alternes avec ces dents, et 
huit étauiincs ii tilets courts , à anthè- 
res ovales et dressées, qui s insèrent 
les inis et les autres à un bourrelet 
glanduleux qui entoure la basede l'o- 
vaire; celui-ci est formé de quatre lo- 
bes , quelqueloisdecinq , disposés au- 
tour d un disque tétragoue ,^L.scourt 
qu'cuK , et que surmonte un style 
sunple et droit , terminé par un stig- 
mate en tèteet légèrcmentquadriiobé. 
Chaque lobe de l ovaiie devient une 
drupe ovale contenant sous lenvelop- 
pe Ov-ieuse que le cordon ombilical 
parcourt de la base au sommet, une 
graine unique pourvue d'un périsper- 
me charnu au centre duquel est un 
grand embryon ovale , à deux cotylé- 
dons loliacés, à radicule supérieine , 
courte et conique. Ce genre renferme 
deux Arbrisseaux des Antilles, à 
feudles alternes et petites , à rameaux 
garnis d'épines terminales oua\illai- 
res, à fleurs solitaire-;, géminées ou ter- 
néesà l'aisselle desfeudles. Dans l'un 
d'eux , le Castela depressa, la tige se 
divise dès sabaseeu rameaux couchés, 
et les feuilles sont sessiles ; dans l'au- 
tre , le C erccla , la tige est dicssée , 
les feuilles soûl courtcment pétlolées. 
Ce genre a été dédié à Casicl , au- 
teur du poënie des Plantes. Cava- 
nilles antérieurement eu avait établi 



CAS 



961 



un qu'il nommait Castelia , en l'hon- 
neur d'un dessinateur du même nom ; 
mais il a été détruit et réuni au Priva 
d'Adanson. p^. ce mot. (a. d. j.) 

C.\STÉLtE. Castelia. bot. phan. 
(Cavanilles. ) p^. Castèle et Priva. 

CASTIGLIONE. Castlglionia. bot. 
PiiAN. Ruiz et Pavon , dans leur Flo- 
re du Pérou , ont décrit, sous le nom 
de Casliglionia lohata , le Jat/vpha 
Citrcas de Linné. Si l'on conserve ce 
genre , il devra comprendre toutes les 
espèces de Jalropha qui, comme 
celle-ci , présentent un double calice. 

P''. MÉDlCiNl£R. (a. d. j.) 

CASTILÈJE. Castileja. bot. phan. 
P^. Castilée. 

CASTILLE. Càstilla. bot. phan, 
P^. Perebée. 

CASTILÉE. Castileja. bot. 
piiAN. JMulis et Linné fds ont appelé 
ainsi un genre de Plantes de la fa- 
mille des Pédiculaires et de la Dldy- 
namie Angiospermie. H se coçipose 
d'environ h^it à neuf espèces , qui 
sont herbacées ou sous-frutescentes , 
portant des feuilles alternes, entières 
ou trifides ; des bractées colorées ; des 
fleurs axillaires et solitaires , ou for- 
mant des épis terminaux. 

Leur calice tubuleux et comprimé , 
est fendu d Un côté. Leur corolle , 
qui est blanche ou verdàtre , est éga- 
lement tubuleusc et comprimée , à 
deux lèvres ; la supérieure est étroite 
canaliculée ; l'inférieure est très-cour- 
te et dentée. I^es étamines, au nom- 
bre de quatre , sont didynames , pla- 
cées sous la lèvre supérieure de la co- 
rolle, qu'elles dépassent rarement. Le 
style est terminé par un stigmate 
simple et capitulé. La capsule est 
ovoide , comprimée , biloculaire, 
. s'ouvrant en deux valves et contenant 
des graines enveloppées chacune dans 
une sorte de tissu membraneux et 
réticulé. 

Toutes les espèces de ce genre sont 
originaires du continent de l'Améri- 
que méridionale. Linné fils , dans son 
Supplément, en a d'abord décrit deux 



a6ii CAS 

espèces d'après Miitis . qui les lui 
avait envo_yecs de la Nouvelle-Gre- 
nade. Ces deux espèces sont : i° Cas- 
/illeja Jissifolia, L. , Suppl. 290, et 
Caslilleja integrifulia, L. ., Siippl. 2Ç)3. 
Yenteuat en a plus récennuenl tait 
connaître une troisième espèce qu'il 
nomme Castilleja coronupijv/ia , et 
qu'il figure dans son Choix de IManles, 
t. 59. Cette espèce est, ainsi que les 
deux prèccdenics, oiiginaire delà 
Nouvelle -Grenade. En(in Kunth, 
dans les Nova Gênera et Species de 
Humboldt, en a décrit cinq espèces 
nouvelles auxquelles il donne les 
noms de Caslilleja lithospermoùles ; il 
la figure pi. i64 ; Castilleja nubigena , 
pi. 160; Castilleja scoizonerœjolia , 
pi. 1 6.5 ; Castilleja ioluccc/isis et Caslil- 
leja ?noranensis. 

Quant à l'espèce décrite par Pursli, 
sous le nom de Castilleja sessilijlura , 
Nuttal en fait un genre distinct, sous 
le nom dCEuchroma. V. Euchrome. 

(A. R.) 

CASTINE. MIN. Carbonate de 
Chaux que l'on mêle au Minerai de 
Fer , dans les hauts fourneaux , pour 
lui servir de fondant. La Castine, en 
entrant en fusion , absorbe l'Argille 
qui faisait partie du IMinerai et la 
transforme en laitier. (dr..z.) 

CASTJNIE. Cas//? /a. INS. Genre de 
l'ordre des Lépidoptères, famille des 
Crépusculaires, établi parFabricius 
(Syst. Gloss.) , et ayant pour caractère 
essentiel : antennes terminées en une 
massue allongée, sans dentelures ou 
stries en dessous. Use rapproche par 
là des Lépidoptères diurnes et s'éloi- 
gne au contraire des Sphinx propre- 
ment dus. Ses palpes ont trois articles 
distincts et sont écartés entre eux. 
Les Insectes compris dans ce genre 
sont tous exotiques , et appartiennent 
à l'Amérique méridionale, tels sont, 
entre auti es , les Papillons Cyparissias 
et Licas de Fabricius {Entum. Syst., 
t. 3, a, p. 09,45). (aud.) 

*CASTOERL BOT. piian. C'est à 
Java 1 Hibiscus suratensis , et chez les 
Malais , VHibiscus Abelmoschus. V. 
Ketmijî. /g n 



CAS 

*C ASTOERI-MOGARL bot. 
phan. Syn. indou de Mogorium un- 

(B.) 



dulatum. F'. Mogori. 



CASTOPi. Castor, mam. Genre de 
Rongeurs à clavicules complètes, ca- 
ractérisé par l'aplatissement irans- 
ye;saldesa queue cx)uvcrle d'écaillés 
imbriquées comme dans lesl'oisson.i; 
par la palmuie pai faite de ses pieds 
de derrière oii l'ongle du seconddoigt 
interne est double; par quaie mo- 
lai.res partout , formées d'un seul 
ruban d'émail enroulé sur lui-même 
en circonvolutions, dessinant trois 
échancrures sur le côté externe , et 
une seule sur le coté interne pour 
les dents d'en baut et l'inverse pour 
cellesd'en bas. Commedans les Cam- 
pagnols, le péroné, et surtout le tibia, 
arqués en seus contraire, se regar- 
dent par leurs concavités; ils accrois- 
sentainsil'aire des insertions des mus- 
cles,eî portent la foi ce d'impulsion des 
membres postérieurs ; mais le péroné 
ne se soude pas au tiers inférieur du 
tibia, il descend jusqu à l'astragale. 
Il y a quinze paires de côtes et quatre 
vertèbies lombaires. Le canal osseux 
de l'oreille se relève obliquement de 
plus de quarante degrés. Il y a une 
troisième paupière transparente, qui 
préserve loeil du contact de leau , 
quand le Castor y travaille au fond. Le 
cerveau manque de circonvolution ; 
ce défaut d'accroissement des surfaces 
cérébrales, signalé d'abord par Per- 
rault (Acad. des Se. 1666), ensuite par 
Sarrazin ( ibid. , 1704 ), et depuis 
par Daubenlon , a été représenté 
par Tiedmann (tab. 5, f. b et 6 Icô- 
nes cerebri Simiar. et Quorumdam 
mammal.varior. Ileidelberg., iSai). 
Le cervelet est au contraire prolbn- 
dément feuilleté dans ses trois lobes ; 
celte absence de circonvolution céré- 
brale coïncide bien avec la stupidité 
obseivéepnr Buûon et F. Cuvicr dans 
cet Animal. Nous avons établi le pre- 
mier, dans un Mémoire couronné à 
1 Institut, ce rapport enirele degré de 
l'inteiligeuce et l'étendue des surfaces 
du cerveau. (Voir le Mém. cité et 
l'extrait inséré au Journal de Physio- 



CAS 

loglepar Magemlie, octobre i8ja.)La 
queue est surtout remarquable dans 
le squelette par la largeur et la pro- 
jectioa latérale de ses apopliyscs 
trausverscs. Sou mécanisme dans la 
nage, aualogueà celui de la queue des 
Cétacés, V nécessitait des os en V , 
développés en proportion. Ses mus- 
cles dontles tendons glissent dans des 
gaines fibreuses, ont leur point fixe 
aux apophyses transvcrses du sacrum. 
Un ilouble matelas de graisse dense , 
analogue à celle des Marsouins, eten- 
trelacée d'expansions aponévroliques, 
aflerinit les tendons et leurs coulisses. 
Ledcs-usde la queue est recouvert 
d'écaillés convexes, et le dessous d'é- 
cailles concaves. Les plus grandesont 
trois lignes et demie en travers et 
deux de largeur dans leur décou- 
vremenl. 

Le muscle peaiicier a presque un 
pouce d'épaisseur sur le dos pour 
mieux brider les musclesqui meuvent 
la queue et les membres postérieurs 
sur le bassin. En outre, ses digita- 
tions postérieures envoient aux apo- 
physes de la queue et aux tendons de 
tirage des aponévroses qui y appli- 
quent un supplément de force. Les 
digitalions antérieures du peaucier se 
portent de la naissance du scapulum, 
a la tubérosité humérale, au coude 
et à lavant-bras. 

La queue se meut tout d'une pièce 
verticalement et latéralement. Ce der- 
nier mouvement peut se combiner 
avec une courte révolution qui en in- 
cUne le plan quand l'Animal vire de 
bord ou traverse un courant. 

Tout le dessous du ventre est dou- 
blé d'une couche de graisse de huit 
ou dix lignes d'épiiisseur, qui s'amin- 
cit vers les tlancs et disparaît sur le 
dos. 

L'œsophage est tapissé intérieure- 
ment d'une membrane blanche, de 
consistance crémeuse , analogue à 
celle que Sarrasin a observée en hi- 
ver dans l'estomac de l'Ondatra, /^. 
Campagnol , et tout aussi peu adhé- 
rente. Nous en avons observé une dis- 
posée de même dans l'estomac de plu- 
sieurs Poissons, les Muges entre au- 



CAS a65 

1res. L'estomac est si mince qu'il se 
déchire pour peu qu'on le gonfle. A 
droite de l'œsophage, la membrane 
musculeuse est écartée de la mu- 
queuse par une agglomération d'une 
centaine de vésicules creuses à parois 
glandulaires, constituant une glande 
de sept ou huit lignes d épaisseur et 
de trois pouces de diamètre. Leurs 
canaux excréteurs s'ouvrent dans 
l'estomac par quinze trous rangés sur 
trois lignes , d'après Daubenton; par 
douze, rangés sur quatre, suivant 
Sarrasin. Cette glande existe à la mê- 
me place dans rOndalras. D'après ce 
que l'on sait de la digestion dans les 
Ruminaus qui se nourrissent de tiges 
herbacées, le mécanisme n'en scin- 
blait-il pas devoir en être renforcé 
chez le Castor dont la nourriture est 
exclusivement ligueuse? Au premier 
coup-d'œil on croit à une inharmo- 
nic entre le but et les moyens; cardes 
morceaux de bois en échappant à la 
mastication, sembleraient nécessiter 
un supplément de forces compriman- 
tes dans les parois de l'estomac qui 
paraît n'avoir au con!raire que juste 
ce qu'il lui faut de résistance pour 
contenir les alimens. Mais Cuvier a 
fait voir que des deux facteurs de la 
fonction digestive combinés dans 
toutes les proportions, un seul peut 
suffire en arrivant à un accroissement 
convenable. Ici l'action dissolvante 
seule transforme les alimens. Aussi 
àe^ appareils sécrétoires, surnumé- 
raires, se sont-ils développés dans 
l'estomac. 

Dans lesdeux sexcs,un seul sphinc- 
ter ferme l'entrée de l'anus et des 
conduits génito-urinaires {P'. les p. 
59 et 4o , t. 8 de Buff.). Le prépuce 
s allonge en fourreau étendu depuis 
le sphincter commun jusque sous le 
pubis. La partie moyenne de ce four- 
reau communique de chaque côté 
en avant du gland avec deux 
grandes poches de trois pouces de 
long sur un de large. En dehors s'ou- 
vrent deux grosses glandes de deux 
pouces de long. Leurs petits conduits 
exciéteurs sont piéservés d'engorge- 
ment par des poils d'un demi-pouee 



a64 



CAS 



de long, mserc à l'origine de chacun 
d eux, et dont rextrëmilé est libre et 
se rencontre dans un bassinet, com- 
muniquant au foiirreau. Les poches 
prepiiliales contiennent une humeur 
Jélidcdom les femmes sauvagesgrais- 
scnl leurs ciieveux. C'est leCaA76i/ï'////z. 

La situation de lonficedu sphinc- 
ter commun, le volume et l'iidlexibi- 
lilé de la queue, ndce.,si:ent l'accou- 
plement ventre à ventre. La femelle 
qui a quatre mamelles, deux siu" la 
poitrine placées comme chez la fem- 
me, et deux au bas du col, porte pen- 
dant quatre mois quatre petits. 

T^. pour plus de détails Sarrasin, 
Acad. des Se, an. 1704, d'où nous 
avons extrait ce qui précède. 

L'espèce unique de ce genre est 
commune au nord des deux conti- 
nens: la latitude la plus mériiiio- 
nale oii elle se rencontre est trente 
degrés en Améiiqiie, à cause de la 
déclinaison des lignes isothermes. 

Le Castor , (^ 'û;5/6»// /Tip/-, Lin n . Bu (T. 
t. 8, pi. 56, Schreb. pi. 175. 
GeofF. et F. Cuv. Mamm. lithog. 
liy.6,pl. 79, t. i.Loiîg. dctioisàquatre 

ftieds sur douze ou quinze pouces de 
arge à 4a poitrine et aux hanches ; 
d'un Liun roux , uniforme dans le 
Canada, d'un beau noir pi us au nord 
oii il est quelquefois tout blanc, et 

f >assant au fauve et au même jaune pail- 
e vers l'Ohio et les Illinois. Comme 
tous les Rongeurs aquatiques , il a 
deux sortes de i^oils; ie long qui 41- 
minuede longueur vers la tète et la 
queue, paraît creux sur sou axe, et 
détermine parsa couleur celle de l'A- 
nimal j le court ou duvet d'un gris 
cendré a un pouce de long. 

L'intelligence de cet Animal paraît 
absorbée dans son talent pour cons- 
truire; sous tous les autres rapports, 
BufTon qui l'a vu apprivoisé , l'a 
trouvé inféiicur au Chien. Indifférent 
à tout, hors la liberté, in<ouciantue 
plaire ou de nuire, la nécessité de se 
défendre le tirait à peine de son apa- 
thie. L'expérience ne lui appienait 
rien, et ne lui faisait rien oublier; il 
avait lair stupide. 

Buffon écrivit éloquemment sur les 



CAS 

travaux et sur la discipline des Cas- 
tors ; nous ne gâterons pas ses ta- 
bleaux en les découpant, et comme 
ses ouvrages sont dans toutes les 
mains, nous y renverrons pour l'his- 
toire de l'Animal qui n'a dû nous oc- 
cuper que dan? les rapports nég'igés 
par ifotie Pline modei ne. 

Dans les solitudes de l'Amérique, 
surtout dans la Haute-Louisiane, il y 
a des Cistors dont le chasseur n'ap- 
procha jamais, et qui cependant vi- 
vent épars, tout au plus en famille, 
dans l'ignorance ou la paresse de 
construire ; appartiennent-ils à quel- 
que espèce ditlérenle, quoiqu'il n'y ait 
aucun signe visible de cette diversité 
dans leur structure? ou bien quelque 
influence locale a-t-elle modilié leurs 
mœurs ? jNous rappelons que les 
Ondatras ne cons'iuisent pas non 
plus (ians les latituiles basses. L'exer- 
cice ou l'inaction de leurs talens dé- 
pend-ddu besoin qu'ils ont de ses 
lésultat.? L'Homme seul obéirait-il à 
cette loi 'i£n Norwège,on a trouvé des 
communes de Castors. On n'en ja- 
mais vu ni en France ni en Allema- 
gne. On l'attribuait au défaut de sé- 
curité; mais les Castors fie la Louisia- 
ne, dans des soliludes qui jamais n'a- 
vaient été troublées, ne savent ou ne 
veuient faire que ries terriers dont le 
boyau a jusqu'à mille pieds de long. 
Pallas dit que ceux des bords de la 
Lena et du Genisei sont également 
terriers, même lorsqu'ils sont rassem- 
blés en communauté; mais que plus 
souvent ils restent solitaires. Les Cas- 
tors d'Europe ne diffèrent du reste en 
rien d'essentiel de ceux d'Améiique. 
F. Cuvier a observé au Jardin des 
Plantes deux Castors, l'un des bords 
du Danube, l'autre de ceux du Gar- 
don en Oauphiné. Il lésa vus entas- 
ser pêle-mêle dans un coin de leur 
loge les divers objets qu'on leur don- 
nait; ne pas se seivir de leur queue 
comme d'une truelle, mais déplacer 
leurs matériaux, soit en les projetant 
en arrière avec le.s pieds, soit en les 
tiansporlantà la bouche ou à la main, 
avec laquelle ils saisissent jusqu'aux 
plus petites choses. Ces deux Ani- 



CAS 
maux vivaient paisiblemcnlensenible, 
miMSlravaillaicnt seuls; leur proprclé 
était cxtrèiiio. lis inang.aiciit assis 
dans Icau, dormaient piesque tout le 
jour, ou ne veillaient que poui- se lis- 
ser le poil avec les ])ntos , cl netlover 
leur cabane de la moindre parcelle 
dordurelUict. des Se. nat., t. 7). De- 
puis ;6^ livraison des IMaunnif.Jilbo- 
giapliiés), il a observé une telle ab- 
sence de toutes facultés dans un jeune 
^slordu Canada, qui, malgré toutes 
les facililés mises à sa disposition, ne 
manilL'staauctni penelianl pour cons- 
truire ni aucun goût pour l'eau , que 
l'on doit croire que cet individu était 
dans un véi ilable idiotisme. Ilditaiissi 
avoir réuni quelquefois d'autres Cas- 
tors du Caiiiida , pris jeunes, et qui 
avaient éléséparéineiitélevés ; au lieu 
de s'accorder pour rester tranquilles 
ou travailler de conccî t , ils se bat- 
taient avec une fureur toujours re- 
naissante; mais ce que Ion sait de 
1 aliéralion du naturel des Animaux 
par l'esclavage empèclie de rien con- 
clure de ces faits sur les causes de 
1 état social ou solitairedcs Castors li- 
bres, et encore davantage sur les cau- 
ses qui déterminent des sociétés de 
Castors à bâtir, tandis que d autres 
sociétés vivent dans des galeries sou- 
terr;iines. 

Fischer (Mém. des Nat. de Moscou) 
décrit une tête de Castor d'un quart 
pi us grande que celle de l'espèce vivan- 
te. C.ivler observe qu autrefois leCas- 
tor habitait sur les rives de l'Euxin , 
oii il Se nommait Ca/i/'s po/i//ci/s ; que 
le terrain d'Azof est un dépôt d'alhi- 
vions; qu'on n'est pas sûr de con- 
naître les plus glandes variétés du 
Cislor Fiber, et que comme la figure 
et toute pareille, il n'y a pas de rai- 
son d'y voir un fossile. 

On en trouve aussi dans les tour- 
bières de la vallée de la Somme. On 
a donne le nom d ; Castor, de mer à 
une espèce de Loutre, f^ . ce mot. 

(a. D..KS.) 

CASTOR. OIS. (Aldrovande.) Syn. 
du Harle, Merlus Merganser, h/l^. 
Hakj.e. (DR..Z.) 



CAS ûBO 

CASTOR. INS. (Esper.) Espèce de 
Lépidoptère du genre Satyre. (b.) 

CASTOR. zooL?BOT?(^/////-oflr/eV5.) 
Espèce de notre genre Tindaiidce. 
f. ce mot. (b.) 

C.\STOR. BOT. niAN. Dans Dios- 
coride, c'est le Safran, selon Adnnson. 
On nomme ainsi à Saint-Domingu