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Full text of "Dictionnaire de géographie ancienne et moderne a l'usage du libraire et de l'amateur de livres ..."

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AHGlKnnK ET MOliËIlKV 



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SUPPLEMENT 



AU 



MANUEL 



DU LIBRAIRE 



ET 



DE L'AMATEUR DE LIVRES. 



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Paris. ^ Typ. Finnin Didot frères, ûls et &• 



DICTIONNAIRE 

DE GÉOGRAPHIE 

AISGIENNE ET MODERNE 

A L'tSAGE 

DU LIBRAIRE 

ET DE L'AMATEUR DE LIVRES 

CONTENANT 

t» Le) nomt incicDi, grcci etlatiiu, de U déadcnce litlnc el de la reuiliuncc. in prioclptles dlii- 
lioni de l'Europe, prorinces, vUIcs, bOEirgt, ibbayei, etc., nec leur ilgnlBulloi Kluelle «a Untoe* 
Tulgilni ; 

1° Les ncherch» lei ^ua tiendnn ft In plat caniclencieuiei lur lei originel de la tj-pagnpUe dini 
tout» 1« illlfa, baurgt, ibbiyei d'Europe, Juiqu'iu xil> diele eiduilxnwal ; 

3» Vn dtctloDDalre tr*ii{ali-Uliu dei noDU de lleui , detlini 1 lenir de Ubie, 

PAR UN BIBUOPHILE 



LIBRAIRIE FIRHIM DIDOT FRËRES, FILS ET C" 

BUE JACOB, 56 



: 9 9 3 9 



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A. M. 



MOGONTIAC. CIVIT. 



ILLUSTRISSIMI JOHANNIS GENSFLEISCH 



ALIAS GUTENBERG patrie 



Ad laudem et majorem gloriam artis typographies, 

hune librum humilissime dcdicavit 



.iuclor 

P. D, 



AVANT-PROPOS. 



Les plus courtes préfaces sont les meilleures. En vertu de cet 
axiome j que nous considérons comme indiscutable^ nous nous borne-- 
rons à exprimer un voeu modeste^ c'est que ce travail ardu puisse 
rendre quelques services à nos confrères les bibliophiles. 

Mais il est un devoir^ impérieusement imposé^ auquel il nous est 
doux d obéir : c'est celui Rassurer de notre cordiale reconruiissance 
les nombreux correspondants qui ont bien voulu nous honorer de 
leurs utiles communications; qu'ils reçoivent encore une fois ici le 
témoignage de notre gratitude sincère. 

En dépit de nos efforts assidus^ et bien que la conscience avec 
laquelle nos recherches ont été faites soit y croyons-nous^ surabon- 
damment démontrée^ bien des inexactitudes seront certainement rele- 
vées dans ce livre; mais les travailleurs sérieux auront pour nous 
quelque indulgence. Ils sauront apprécier à quelle suite d'investigations 
persistantes et pénibles il a fallu nous condamner pendant des années ^ 
pour obtenir ce résultat^ encore imparfait^ que nom leur soumettons 
aujourdhui. 

Sept villes de F Orient se disputent la gloire d avoir vu naître le vieil 



vm AVANT- PROPOS. 

Homère ; combien plus dans notre jeune Europe prèletident à Ntei^- 
ncl honneur d'avoir produit la typographie en caractères mobiles ! 

Le dernier mot sera-il dit un /owr, qui mettra fin à ces discussions 
envenimées^ qui dissipera ces ténèbres épaisses? Nous n'osons fespérer; 
mais, loin de nous laisser aller au découragement^ nous nous ferons 
un honneur de persévérer dans ces fndes travaux ^ et peut-être, à force 
de recherches passionnées , et surtout grâce au concours persistant de 
tant d'amis érudits et dévoués j parviendrons-nous à jeter quelque lu- 
mière au travers de ce nuage réputé impénétrable qui enveloppe de 
son ombre le berceau de fart divin. 

Que notre vénérable et savant éditeur daigne agréer, comme un 
hommage respectueux^ le témoignage de la reconnaissance empressée 
que nous sommes heureux de pouvoir lui offrir; cestà lui qu'appar- 
tient ridée première de ce livre, c'est à lui quil aurait dû être 
dédié; mais il nous pardonnera^ nous V espérons, d avoir songé tout 
d abord à la commune patrie des amis des livres, à f illustre ville 
de Mayence^ la mère de Gtitenberg et le berceau de la typographie. 



Ux\ BIBLIOPHILE. 



DICTIONNAIRE 



DE GÉOGRAPHIE 



ANCIENNE ET MODERNE 



A L'USAGE 



DU LIBRAIRE ET DE L'AMATEUR DE LIVRES. 




ÀAHvsnjify Aakus, ville de Westphalie. 
[ChaudoD.] 

Aalburguv^ Aalbcrg, ville et port du Da- 
nemark (Jutland). 

Aara^ voy. Abiun(L£. 

Aarbusum^ Arhusia, Aarkuns ou Aarkus, 
ville et évèché du Danemark (Jutland). 

Panzer mentionne un Breviariumjuxta lecturam 
oniùuariam cfiori ArchusziensU (sif), imprimé dans 
cette fille en 1519, par Melchior Blumme, impensis 
capiimii Arfiusiensis elaboratum et impressum, 
Arlrasii«, 1519, pontificatus Rev, Dni Clavszen 
wmo 29, iu-8. Un exemplaire de ce rare Tolome est 
ronserré dans la biblioUièqae de rUnlTersitë d*AM. 

ÀASoNAy voy. A USA Nova. 

Aatiacum^ Aazy, près Chézy^ bourg de 
France (Aisne). 

Aba, Abm, anc. ville de la Phocide sept.^ 
dont les habitants^ Abantes, colonisè- 
rent nie d'Eubée (Négrepont), 

Aba-Vtvariensis CoMiTATUSy AbchVyvar, 
comitat de Hongrie. 

ncnOIIII. DK GÉOGl. 



Abacjena, Bigénis, bourg de File de Sicile. 

Abacum, Abozanum [Itin. Ant.], Abudia- 
cuM Danubianum^ Abach, sur le Da- 
nube, bourg de Bavière, près Ratis- 
bonne. 

Aballaba, Appîeby (?), ville d'Angleterre, 
chef-lieu du Wcst-Moreland. 

Aballbnsis Pagus , Aballonbnsis Ager , 
VAvalUmais, anc. pet. prov. de France 
(Yonne). 

Aballo , Abullo , ABAU.UM , Aballone , 
AvALLONEc [monn. mérov.], anc. ville 
des Éduens; auj. AvaUon, ville de Fr. 
(Yonne). 

Imprimerie en 1787. 

Abantias, Abantis, île (ÏEubée, auj. Né- 
grepont, sur la côte E. de la Grèce; 
s'appelait primitivement Chalcis, et 
prit le nom d' Abantis quand les A6an^ 
tes s'y réfugièrent. 

\ 



ABANTONIA. — ABLESIA. 



4 



Abantonia, Albantonium, Aubenton, pet. 
ville de l'anc. Picardie (Aisne). 

Abakimon^ voy. Sebiria. 

Abbatu. 

Nous avons réuni, sous forme d'appendice à ce vo- 
lume, la suite des abl)ayes appartenant aux ordres 
lettrés , que nous avons pu réunir. 

Abbatia Bintensis^ Baindt, ville de Souabe 
(anc. abb.). 

Abbatis Cëlla^ Appenzell, ville et canton 
de Suisse. 

Abbatis Villa, Abbcms la Ville, bourg de^ 
Franche-Comté, près Besançon (Doubs).' 

Abbatis Villa, Abbavilla, Abbamico Villa, 
Abbeville, ville de France (Somme), 
anc. cap. du comté de Ponthicu; abb. 
de Saint-Riquier. 

LMmprimerie est exercée dans cette ville dès 
Tannée 14S6. Jehan Dupré, Tillustre typographe pa- 
risien, qui Imprimait le Missale de 1481, le Trésor 
des humains en 1482, le Boccace des nobles 
malheureux en 1483 , et pour la Normandie, le fa- 
meux Coutumier de cette même année 148S, confie à 
un artisan d^Abbeville, nommé Pierre Gérard, les ca- 
ractères et le matériel nécessaires k rétablissement 
d*une imprimerie considérable, et dès Tannée 1486 
cette association produit : Iz Somme rurale ^ com- 
piUée par Jehan BoutilUer^ in-fol. goth. de 25S 
rf. ft 2 col. de 47 lig. avec signât. : la Citi de Dieu de 
saint Augustin, mise en franc, par Raoul de 
Praesles^ achevée le 7 avril, 2 vol. In-fol. de 940 et 
S20 ff. , et sur laquelle Jehan Dupré associe son nom 
k celui plus modeste de Pierre Çérard. Nous pla- 
çons la Cité de Dieu en seconde ligne, parce qu*ii est 
possible que-la Somme rurale^ qui n*a pas de date de 
mois. Tait précédée. M. F. Pouy pense au contraire 

Sue le premier livre imprimé k Abbeville est la Cité 
e Dieu, et il se fonde sur ce que c'est le seul des 
trois ouvrages qui porte les^ioms des deux associés : 
il suppose que Jehan Dupré abandonna la direction 
de Tetablissement typographique k Pierre Gérard, 
aussitôt après Timpression de cet ouvrage. Cette sup- 
position paraît assex plausible. La biblioth. d*Amiens 
conserve de cet important ouvrage un splendide 
exemplaire, impr. sur vétin. 

Le troisième ouvrage sur lequel on rencontre le 
nom de Pierre Gérard n*est pas moins important : 
c'est le roman des Neuf Preux: — Cy fine le 
Hure intitule le Triumphe des JVeuf Preux... et a 
este imprime dans la ville d* Abbeville par Pierre 
Gérard, et ftny le pénultième' jour de may Van 
M. cccG. Lxxx et VII, » in-fol. goth. à 2 col. de 
54 lignes. 

11 est probable qu'à la suite de l'exécution de ces 
trois ouvrages l'association fut rompue entre Pierre 
Gérard et Jehan Dupré, car nous ne trouvons plus de 
traces d'établissement typographique à Abbeville 
pendant le xv» siècle. 

Au xvii« s., après un Intervalle de près de deux 
cents ans, la ville d' Abbeville appelle dans ses murs 
un imprimeur d'Amiens, Jean Musnier, qui y trans- 
porte son matériel, et, fortement appuyé par la muni- 
cipalité, y Hait fortune. 

Abbatis Villa Sancti Luciani, Abbeville^ 
St'Lveien, commune de Picardie, près 
Beauvais (Oise). 

Abbefortia, Abbotsford, village et château 
d'Ecosse (sur la Tweed). 

Le catal. de la volumineose et importante biblio- 



thèque de ce château, résidence de sir Walter Scott, 
fût rédigé en 18S8; il forme un très-fort vol. in-4, 
recherché aqjourd'hui des bibliophiles. 

Abbentonu, voy. Abintonu. 

Abcudia, Abcuden, Abcoude, pet. ville de 
Hollande. [Chaudon.] 

Abdara, Abdra, Adra, bourg d'Espagne, 
dans Fane. Bétique (roy. de Grenade). 

Abdera, Abdère, ville maritime de Thrace 
(Roumélie). 

Abdiacum, FauceNuE, Fùssen, ville de Ba- 
vière. 

Abdua, Addua, VAdda, riv. d'Italie (Lom- 
bardie). 

Abella Vetus, Abélla Vecchia, ville d'Italie 
(Camp, de Rome). 

ABELLiE, Avella, ville d'Italie (Terre de 
Labour). 

Abelunum, Avellino, ville de l'anc. Sam- 
nitim, chez les Hirpins, auj. roy. de 
Naples. 

Voici un volume imprimé à Avellino en 1057, que 
nous rencontrons au catal. Baluze et dans Haym : 
Caroli Poggii et Leonardi Ghiensis de Vera fiobi- 
tttate traetatus, cum eorum vit a, et annot. Mi- 
chaeUs Justiniani» Abellini, 1657, in-4. 

Abeixinum Marsicum, Mcarsico Vecchio, ville 
de l'anc. Lucanie, auj. Basilicate. 

ABENSPERGA, AVENTINIJM, AVENTINIUM, AbU- 

siNA [Itin. Anton.], Abensberg, ville de 
Bavière, sur l'Abens. 

Aberavonium, A6erav(m, ville d'Angleterre 
(Pays de Galles). 

AfiERDONu, Aberdona, -um, voy. Abredonia. 

Abergonium, Abergavmny, ville d'Angle- 
terre (Monmouthshire) , voy. GOBANIUM. 

Abu, Abnist, riv. de Bavière. 

Abiacum, AbicU de Nontron, bourg de Fr. 
(Dordogne). 

Abiuacum, Abilly, commune près Ghinon 
(Indre-et-Loire). 

Abinio [monn.'mérov.], Avigneau, village 
dépendant d'Esccwips, bourg de France 
(Yonne). 

Abintonia, Abbentonia, Abindonia, Abing* 
don, ville d'Angleterre, dans le Berk- 
shire. 

Le Missale AMngdonense, in-4, tut impr. en 1528, 
en cette ville, par les soins de Johannes Scholaris, et» 
selon toute probabilité, ce fut le premier et peut- 
être Tunique produit de ses presses. Ce John Scho- 
lar dirigeait une imprimerie k Oxford , de 1512 à 1518. 

Abiolica, le Ballet, pet. ville de Suisse, 
près Yverdon (cant. de Vaud). 

Ablesu, Ableiges, village de Fr. (Seine- 



ABLONIUM. — ACALANDRUA. 



6 



et-Oise); anc. château et comté du 
Vexin français. 

Arlonium, AbUm, commune près Ville- 
neuve-St-Georges (Seine-et-Oise). 

Arnoba, AùvoCa [Ptol.]^ Randen, montagne 
de Souabe^ près de laquelle le Da- 
nube prend sa source. 

Abnobics, Ister^ Danurius^ le Danube (en 
ail. Dcnau), le plus grand fleuve de TEu- 
rope. 

A BOA, Abô, Aboe, ville de Russie (Fin- 
lande) ; se dit en finnois : Turusa ou 
Tourhou. 

Imprim. en 1042. 1er. imprimeur, Petnis Waldiiu. 
Cn Misaale Aboense^ que Vévéqne Conrad Bystz fit 
corriger par Dan. de Egher, professeur de Uiéologie 
à la Faculté de Paris, fut imprimé k Lubedc, par 
Barth. Gothan, dès l'année 14S8. Nous pouvons citer 
coume imprimé ft AbO : Wexioniut, Epitome 
deêcriptiom» Sueeiœ, Gothiœ, etc., Aboce, P. Wald, 
16M, peL in-8, volume fort rare, parce que certains 
détails indiscrets donnés sur ces pays le firent sup- 
primer lors de son apparition. 

Abodiacum^ voy. Abudiacum. 

Abrantium^ Abrantès, ville de Portugal^ 
sur le Tage. 

Abredonia, Aberdona^ Aberdonia Vetus ac 
Nova^ Aberdea, Aberdeen, ville impor- 
tante d'Ecosse, où se trouve l'illustre 
collège Marischal (voy. Devona). 

Imprim. en 1622. Le l«r imprimeur cité est 
Edwalraus Rabanus, et voici le titre dhui livre qui se 
trouve à DuUin, in Archbishop Marah's lÀbrary^ et 
qui doit être le !«' livre imprimé dans cette ville : 
« IV DiscipUna Ecelesiattica, — Abredoniae excude- 
bat Edvardus Rabanus, inipensis Davidis Melvill, 
1022, cum privilegio. ■ — Ce livre anonyme (l'au- 
leorse qualifie avec modestie de Gallicus divinus) 
est un in-12 de 143 p. 

ABBENOTIUM, AbHINCA, ARERNETHiEUM^ AbCT^ 

nethy, pet. ville d'Ecosse, dans le comté 
de PerUi ; ancienne résidence des rois 
Pietés. = Autre ville d'Ecosse, dans le 
C4>mtc d'Elgin, près des monts Gram- 
pians. 

Abria, le Lochaber, contrée montagneuse 
de l'Ecosse, dans le comté d'inverness. 

Abrisca, voy. Abrenotium. 

AftRiNCJ:, Abrdïcatui, Abrunca, civitas 
Abricastum, cnr. Abrincentensis [Itin. 
Anton.], AVENTicuM, Ingena, ^vytva 
[Ptol.], Abrinktas, Abrenctas, Abrin- 
cATAs{monn. mérov.],AvRENCEs [Chron. 
de S.-Denis], Avranches, ville de Fr. 
(Manche), anc. évèché. 

Imprimerie en 1545, suiv. le Ttfpographical' Ga» 
zetieer du Dr Cotton ; mais nous ignorons sur 
ooeile donnée repose cette assertion. Le plus ancien 
Irrre impr. ft Avranches que nous connaissions est 
m brMaire d*Avraneht», publié par Jehan le 
Cartel, en 15M, et qui porte à la fin la date de 1592. 
M. Ed. Frère cite 1500 comme date de rétablissement 



de la t>-pographie. Ce Jehan le Cartel fonda quelques 
-nnées après une imprimerie k Coutances (1507). 
La bibliothèque d^Avranches est importante ; on y 



années après une imprimerie k Coutances (1507). 

La bibliothèque d^Avranches est importante ; oi. ^ 
remarque les mss. de l'ancienne abb. ou mont Saint 



Michel, dont M. Ravaisson a donné une description 
exacte. 

AbrincatuIj Abrincates, *A6pi-pcaToSoi [Ptol.], 
peuple de la Lyonnaise 11% qui habi- 
tait VAmanckin ou pays à^Aûranches 
(Abrincensis pagus). 

Abrutium, Abmzzi, les Abruzzes, forment 
aui. trois provinces du roy. d'Italie, 
habitées au temps des Romains par les 
Bruttiens, les Prétutiens, etc. 

Absorus, Ausoriensis civitas, Apsorus 

tltin. marit.], Osero, île et ville de la 
^almatie. 

Absyrtides iNsuLiE, gTOu^c d'îlcs de 
l'Adriatique, sur la côte illyrienne; la 
principale était Crepsa, auj. Cherso. 

AbUCINA, VOy.ABUSINA. 

Abucinus, voy. Portus Abugini.. 

Abuducum, Abodiacum [Tab. Peut.], Abdia- 
cuM, Fùssen, ville de Bavière, dans l'anc. 
Vindélicie. 

Abula, 'Aê&uXa [Ptol.], Albula, Albicella, 
Avila, ville. a'Espagne, dans la Vieille- 
Castille. 

Abus, Humber, fl. d'Angleterre; se jette 
dans la mer du Nord. 

Abusina, Aboona, AvENTiNcii, Castrum 
Rauracense, Arusena [Tab. Peut.], 
Abensperga, Abensberg, ville de Bavière, 
sur l'Abens, près Ratisbonnc. 

Abydos, Abydus, Abydum [Plin.], Nagara 
Bouroun, ville de THellespont, sur le dé- 
troit des Dardanelles (auj. pach. d'A- 
natolie). 

Abydos, Mand founeh (ville enterrée), ville 
d'Egypte. 

Ce fut là que M. Bankcs trouva, en 1818, la fameuse 
table d*Abydos. — N'est-ce pas VAviduvicus de Pcu- 
tinger 7 

Abyij^, Abyta Columna [Plin.], sieira de 
las Monas, mont aux singes, sur la côte 
d'Afrique , vis-à-vis Gibraltal*. On a 
donné ce nom égalemeut à la ville de 
Ceuta (Septa), où sont les presidios es- 
pagnols. 

Abystrum, Orstmarso (?), bourg deCalabre^ 

anc. ville importante des Bruttiens. 
AcA, voy. Acco. 

AcADEMU JuLu, voy. Heliiestadtum* 

AcATJiNDRA, anc. ville de la Lucanie, auj. 
Saiandra, 

AcAiJVNDRUA, la Salandrella, rivière qui 
passe à Salandra, roy. de Naples« 



ACAMANTHIS. — ACILIO. 



8 



ACAMANTHIS, VOy. CyPRUS. 

AcANTHOPous, Bomstett, viUe du Wur- 
temberg. 

AcANTHUS, "AxavOo; [Strab.],ou Apollonu, 
Erizzo, ville de Grèce (Macédoine), 
près da mont Athos. = Cheriasa oa 
Hierisos, autre ville de Macédoine, près 
Chalcis. 

AcARNANiA, VAcamanie, province de Grèce 
0ont un diocèse porte encore le nom ; 
, auj. la Carnia et il Despotato, cap. Argos 
AmpkHochivm. 

AcAUNUM, voy. Agaunum. 

AccATUcas, anc. ville de la Bétique^ auj. 
Huelma, bourg de l'Andalousie . 

Aca, AccTTANA avTTAs, Gades, Cadix, ville 
d'Espagne (Andalousie). Voy. Gades, 

AcapiTRUM Insula, île San Pietro, au S. de 
la Sardaigne. 

AccipiTRuii' Insulje, iks Açores (d'açor, 
milan, en portugais). 

AccrroDUNUM , Ahun, dans la Marche 
(Creuse), bourg et anc. abb. de Bénédict. 
qu'on appelait le Moustier d'Ahun. 

AccmjM, Finiana, pet. ville d'Espagne 
(roy. de Grenade). 

Acco, AcA, Akka, ou SUJean-d'Acre, ville 
de l'emp. ottoman (Syrie); anc. Ptolé- 
maxs et Ptolénmde, 

AccusiARUM GoLONu, voy. Gratianopolis. 

AcEDEs, AcEDUM, Ceueda, ville et évèché 
d'Italie (Lombardie). 

AcETxuM, AauuM, voy. Asula. 

AcERis, Acri, riv. de Calabre. 

AcERNUM, Acemo ou Actemo, ville et évè- 
ché de la Princip. cit. (roy. de Naplcs). 

ACERR.E, 'Ax«PP« [Strab.], Acerra, ville de la 
Campanie (Terre de Labour), dans le 
roy. de Naples, sur YAgno, détruite 
par Hannibal et rebâtie par les Ro- 
mains. = Acere, ville de la Lombardie, 
près Pavie. 

AcESTNEs, 'AxTrjaiyr.; [Arrian.l, AcHATOs, Can- 
tara ou Cantera^ riv. de Sicile. 

AcBSTA, Egesta, Aceste et Segeste, auj. 
CakUatinni, ville de Sicile ; ou, suiv. 
Mommsen, Alcamo, 

Achaia, Acilea, iEoiALEA, VAchoie, auj. 
Livadie, province grec(]ue ; ses douze 
États constituent la ligue Achéenne, 
détruile l'an 146 av. J. G.: au moyen 
âge, une principauté est formée sous 
ce nom (1205-1387). VAkhaia actuelle 



forme un diocèse dont Patras est le 
chef-lieu. 

AcHASsu, Achasse ou Achasses, riv. du 
bas Languedoc; se jette dans le Rhône. 

AcHATEs, riv. de Sicile, auj. le Drillo. 

AcÊATius, VEchitz, riv. de Wurtemberg; 
se jette dans le Neckar. 

ACHATOS, voy. ACESINES. 

AcHELous, 'Ax»Xwo; [Thucyd.], Sionaspro ou 
Aspropotamoi riv. de Grèce (Livadie). 
= VEpidone, autre riv. de Grèce, en 
Êtolie, auj. gouv. de Missolonghi. 

AcHERHusiA, Ackerhuus, ville de Norvège. 
[Chaudou.] 

AcHERON, Delichi (en turc : Fanar), rivière 
d'Epire (auj. pachalik de Janina), = 
Petite riv. d'Italie, dans le Bruttium 
(Calabre). On trouve aussi Aqua Ache- 
RusiA. == Pet. riv. de VElide (Pélopon- 
nèse), app. auj. Savuto. 

AcHERONTu, Agerentia [Paul. Diacon.], 
ville de la Lucanie orient., auj. Ace- 
renza, roy. de Naples, dans la Bost/t- 
cote (archevêché). 

ACHERONTU ou ACHERONTINA PROVINCIA, la 

Basilicaiey partie de l'anc. Lucanie, 
prov. du roy. de Naples. 

AcHERsuNDA, Akersimdi, île de Norvège. 

AcHERusu PALUS, lac FusoTo, entre Cumes 
et Misène, dans l'anc. Campanie (Terre 
de Labour). = Marais de la Thesprotie, 
en Epire, près de Dodone, auj. Cas- 
tritza. 

AcHETus, riv. de Sicile, auj. Fiume di 
Nato. 

AcHiLLEA NovA, KiUa, pet. ville de la 
Turquie d'Europe. 

AcHRiDiA, AcERYs, auj. Oofida, ville de la 
Bulgarie macédonienne (pach. de Si- 
hstrie). L'empereur Justinien, qui y 
était né, l'avait relevée et appelée 
Justiniana Prima, 

AcHYRUM, Achtyrskqj, ville de Russie^ sur 
le fl. Vorsklo, dans l'Ukraine. 

AaAcuM, Aq/, bourg de Normandie 
(Seine-Inférieure). 

Guillelmus de Adaco, 1265. 

AciDULiE Antonianue, Tillerbronn, eaux mi- 
nérales, près Cologne (Prusse). 

AdUA AuGUSTA, Straubingen, ville de Ba- 
vière, dans l'anc. Vindélicie. 

Aciuo, AciLioNis, Urbs Aiguiluonum, Ai- 
guillon, ville de Fr. Voy. Aiguilijonum. 



ACIMINCUM. — AD ANSAM. 



iO 



AoMiscvu, 'Axovpuvxov [Ptol.]^ AcuNUM [Tab. 
Peut.], Peteruxa^dein, ville forte de Hon- 
grie, sur le Danube ; dans Tanc. Pan- 
nonie inférieure. 

Aascira^ Acincum Sicambrle, Aquincum, 
AU-Ofen, ville de Hongrie (Voy. Aquin- 
cum). 

AcnnpuM, Acinippo, anc. ville de la Béti- 
que, que l'on croit retrouver dans les 
ruines de Ronda la Vieja (Andalousie). 

AciRis, Agri, riv. de la Grande Grèce, 
auj.Calabre citer. 

Aas, Ztptçoc [Strab.], Meropu ou Syphnus, 
ile de Siphanto, dans l'Archipel, l'une 
des Cyclades. 

Agis, Aci-Reale, ville de Sicile, au N. de 
Catane. 

Agis, Jaci ou Ad, riv. de Sicile, près du 
mont Etna. 

AoTA, Melùs ou Mile, lie de la Grèce (Cy- 
dades). 

AciTHENTs, Acmnus, Birgi, pet. riv. de la 
Sicile, dans le val di Mazara. 

AcLEA, JE, Acle, pet. ville d'Anrieterre, 
en Gloucestershire et en Norfolk. 

AcoiQMUM, AcuioNcuM, Solankemen, ville 
de l'anc. Pannonie, auj. en Autriche, 
dans la Slavonie. 

AcoNA, Aqu£ Saxonicjs, Acken, pet. ville 
sur TElbe, près Magdebourg. 

AcRA, Hydrus, puis Hydruntum, ville de la 
Grande Grèce, près du cap lapyge, aui. 
Otrante, Otranio, dans la Calabre cité- 
rieure. 

AcRA, Arda, anc. ville de Sicile, à l'O. de 
Syracuse, auj. monastère de Santa 
Maria d'Arcia. 

AcRA Iaptgu, cœp Santa Maria ou cap 
lapyge, près d'Otrante, dans la Calabre 
citer. 

AcR£, auj. Palazzolo ou Palazzuolo, ville 
de Sicile, au S.-O. de Syracuse. 

Acragâs, Agrigentum, auj. Girgenti, ville 
de Sicile, sur la pet. riv. qui porte son 
nom, Fiume di Girgenti ou Fivme di 
Naro. 

AcRicoimni [Itin. Anton.], Hereford sur la 
Wye, ville d'Anglet., cnef-lieu du Here- 
fordshire. 

AcROATBos, !\xfcéc«v [Hérod.l, anc. ville de 
Thrace, sur le mont Athos, auj. Cima 
di Monte Santo, abb. de l'ordre de S.- 
Basile. 



AcRocERAUNiA , Kimoria ou Khimarola, 
ville d'Ëpire, dans le pachalik de Ja- 
nina. 

AcRocERAUNu MoNTEs, chalue de monta- 
gnes en Ëpire, qu'on appelle auj. 
Monti délia Chimera ou Chimiaroli. 

AcRONius Lacus, en ail. Bodensee ou Bod- 
mer, le lac de Constance, en Suisse. 

AcROPous, Agropdi, pet. ville du roy. de 
Naples (Princip. citer.). 

AcHovENTUM, auj. Govemolo (?), pet. vi}le 
d'Italie, près de Mantoûe. 

AcTANiA, Schelling, île du N. de l'Allema- 
gne, dans la mer du Nord. 

Acte, anc. nom de VAttique. 

AcnuM, FANUM Apolunis Acte, Ano, ville 
et promontoire de la Grèce, dans l'anc. 
Acarnanie, près du golfe d'Ambracie 
(bataille, 31 av. J. C). = La ville cons- 
truite sur les ruines d'Actium s'appelle 
Preveza [suiv. Chaudon]. = Le pro- 
montoire porte auj. le nom de Ca^ 
Figalo ou Figolo, ou encore Punta de la 
Civola. 

AcuLA, Aquje TARiNiE, Acquorpendente , 
ville d'Italie, au N. de Viterbe (Ro- 
magne). 

Acumincum, voy. Acumintum. 

AcuMUM, Mansio Acuno [Itin. Anton.], 

iEMARORUM MONS, MONTIUUM AdEUARI, 

MoNs Adhemardi, Montélimart, ville de 
Fr. (Drôme). 

Le premier livre imprimé k Montélimart, dont 
nous ayons connaissance, est intlt. : U Magnificat 
du Pape et de Sainte Mère Église romaine (fHW 
Charles Léopard), à Montélimas (sir ),par J. Joyeux, 
1386, pet. in-8. Il nous serait cependant impossible 
de prouver que ce livre satirique ait été réeUement 
Imprimé dans cette ville. 

Acls, Mont-Aiguille, dans le Dauphiné 
(Isère). = Aiauilles, bourg de France 
(Hautes-Alpes). 

Acusio CoLONTA> Acusio Segalaunorum, 
Ancone, bourg du Dauphiné (Isère). 

AcuTi MoNASTERiUM, Antimonasterium, Ey- 
moutiers, auj. Émoutier, pet. ville du 
Limousin (Haute-Vienne). 

ACUTUS, AgUSTUS, AUGUSTIUS, Agotius, 

VAgoust, pet. riv. du haut Languedoc; 
se jette dans le Tarn. 

AcYTHUs, AcYTHos, Melos, voy. Agita. 

Adamantta, um, Amantia, Amantea, ville 
d'Italie (Calabre citer.). 

Ad A^'SAM, localité d'Angleterre que 
Cambden croit être Itham-Cester 
(comté d'Essex). 



11 



AD AQUAS. — AD MAUREIM. 



12 



Ad Aquas. ZarmirZegethuta, cap. de la 
Bessarabie (anc. Dacie). 

Ad Aquas Gradatas. S. Cantiano, bourg 
maritime de la Vcnétie. 

Ad Aquas Larodas^ Thermo SELiNumiiE^ 
Sciacca, bourg de Sicile^ prè» Girgeuti. 

Ad Aquilas, voy. Aquujl. 

Ad Aquilas^ Aigle (en ail. Eigeïl), petite 
ville de Suisse, cant. de Vaud. 

Adax, Atax, Adice Fluvius [Frédég.], 
l'Aude, û, du Languedoc. 

Ad Caballos, Bagnacaballum, Bagna-Cii- 
valh, bourg d'Italie, dans la légation 
de Ferrare. 

Ad Calem [Tab. Peut.1, Ad Callem [Itin. 
Ant.], Cagli, ville au duché d'Uroino, 
dans l'anc. Ombrie, sur la voie Flami- 
nienne. 

Ad Capras, Caprje, auj. Capraja, bourg 
des États du Pape, dans Tanc. Ombrie. 

Ad Carceres, Kersers, bourg de Suisse. 

Ad Casas CjKsarianas, S. Cassano, pet. 
ville de Toscane, près Florence. 

Ad Centuriones, Ad Centenarium [Tab. 
Peut.], Ceretum, Céret, ville de France 
(Pyrénées-Orientales), dans l'ancienne 
Gaule Narbon., chez les Volsques Tec^ 
tosages. 

Ad Cetium Montem, Cilli, bourg d'Autriche. 

Ad Decimum, Borghetto, bourg d'Italie, sur 
le Tibre, à 10 milles de Rome. 

Addua, VAdda, riv. d'Italie, dans l'anc. 
Gaule cisalpine, auj. Lombardie; se 
jette dans le Pô. 

Addua Glarea, Ghierra d'Adda, pet. prov. 
de Lombardie. [Ptol.] 

Ad Duodecihum, Delme, bourg de Lorraine 
(Moselle). 

Adellum, Elda, ville et riv. d'Espagne, 
roy. de Valence. 

Adera, ville d'Espagne, auj. Amposta (?) 
(Catalogne). 

Aderborna, Aderbom, pet. ville de Pomé- 
ranie, sur l'Oder. 

Adettauna, Echtemach, ville de Belgique 
(Luxembourg). 

Ad Fines, Bibrax, Fim^e, Fismes, pet. ville 
de Champagne (Marne). (Conc. prov. 
a. 881, 935.) 

Ad Fines [Itin. Ant.], Fines [Tab. Theo- 
dos.], Pfin, bourg de Suisse (Thurgo- 
vie). 



Ad Fines, la Sirettura, bourg d'Italie, 
près Spolète. = Thuin, ville de Belgi- 
que (Uainaut). = Torre di Sarracme, 
pet. ville de Toscane. = Veillane, bourg 
du Piémont. =: Samagtuxr, ville de Hon- 
grie. 

Ad Flexum, <i>x*Çcv [Ptol.], Ovaru, Ova- 
rium, dans la Pannonie supérieure, 
auj. Altenburg (en hong. Obar), ville de 
Hongrie, sur la Leitha. 

Ad Flexum, BidizzoH, pet. bourg d'Italie, 
entre Bergame et Vérone. = Rivoltella, 
suiv. Bischotf et MôUer. 

Ad Fonticulos ou Funtuijos, alla Fontana, 
village près Fiorenzola (Toscane). 

Ad Gradus Rhodani, les Bouches duRhôîie : 
le vocable Gradtis s'est conservé dans 
le nom de Gras que portent les divers 
bras du fleuve à son embouchure. 

Adhelaidis Palatium, depuis Villanova S. 
Germant, auj. Franqueville, village près 
Compiègne (Oise), anc. palais mérovin- 
gien. 

Ad Herculem [Itin. Ant.], Portus Hercuus 
Labronis, Liburnum, Aîêupvov [Zosim.], 
Livomo, Livoume, ville de Toscane. 

Deux imprimeries, Pune hébraïque, l^autre ca- 
tholique, furent établies dans cette vUle l*an 1650. 
Le l«r imprimeur catholique s'appelait Antonio 
Santini. M. Ilaym cite un y/61 in-8, Origine de Li- 
vomo^ di Niccolô Magri, imprimé en 1647. 

Ad Herculem, Carpis, Kapirt; [Ptol.], Car- 
poRUM vicus [Amm. Marcel.], Sirpi [Itin. 
Ant.], Gran, ville de Hongrie, sur le 
Danube; en hongr. Esztergom. 

Imprimerie en 1586. 

Ad Herculem Castra, voy. Aquincum. 

Ad Horrea, à 12 milles d'Antibes. [Itin. 
Ant.], Cannes, ville de France (Var). 

Ad Inqsa Saxa, Incisa, pet. ville du Pié- 
mont, sur le Belbo. 

Adjaqi Sinus, golfe d'Ajaccio. 

Adjacium, Ursinum, ^occto, ville de Corse. 

Ad Jovem, la Sauvetat ou la Salvetat, pet. 
ville de Fr. (Haute-Garonne). 

Ad Lacum, Lachen, ville de Suisse (canton 
de Schwytz). 

Ad Lapidem, Stronchan, pet. ville d'Angl. 
[Cambden.] 

Ad Leucas VII. Geminas, voy. Legio. 

Ad Malum, Oulx, pet. ville du Dauphiné 
(Hautes-Alpes). 

Ad Maureim, ad Mures, Maukirchen, pet. 
ville d'Autriche. 



!3 



AD MEDIAS. — AD SUMMUM PIDUM. 



14 



Ad Médias^ ïa GrimQia, pet. ville de Tos- 
cane, au confluent de la Sesia et du Pô. 

AdMoniua [Tab. Peut.], Moneglia, bourg 
d'Italie, près Gènes. 

An MoN-TEM, Amœntts Mons, Ammen ou 
Ambden, bourg de Suisse. 

An MuRos, MiîRoaNCTA [Amm. Marcel.], 
Sumerzim, pet. ville de Hongrie, dans 
Tanc. Pannonie infér. 

Ad Noxum, Melegnano ou Marignan, pet. 
ville du Milanais. = Mestre, bourg de 
la Vénétie. 

Ad Noyas, Porto Cesenatico, pet. port sur 
l'Adriatique (Italie). 

Ad Octavum, Ripula, Rivoli, ville du Pié- 
mont. = Saltara, village de la Lombar- 
die, au N.-O. de Vérone. 

Adonum SoLENuif, Adon, cbàteau de Hon- 
grie, sur le Danube. 

Ad Palatium, Palazzo, ville du Tyrol, près 
Trente, sur TAdige. 

Ad Perticas, village près Pavie, sm], Santa- 
Maria délie Pertiche, avec une basilique 
bâtie par la reine Roselinde. 

Ad Pontem, Paunton, ville d'Angleterre 
(Lincolnshire). 

Ad Pontem ou Pons Mûri, Murau, ville de 
Styrie. 

Ad Poîn-EM ïsis, Ibissa [Tab. Peut.], Ips, 
bourg de la basse Autriche, sur le Da- 
nube. 

Ad Portum [Itin. Aq. Apollin.l, à xxni m. 
de Gadès, auj. Chiclana (?) oourg près 
Cadix (Andalousie). 

Ad Portum Dubris [Itin. Anton.], voy. Do- 

ROBERNIA. 

Ad quatuor Rotas, Vierraden, ville près de 
Brandebourg, dans l'UckermarK (Mar- 
che de l'L'cker). 

Adrabj; Campi, anc. district de la Germa- 
nie, auj. Dat-Marchfeld, en Autriche. 

Adrana [Tacit. Ann.l, Adranus, VEdder 
ou VEaer, riv. d'Allemagne; traverse 
la M'estphalie et la Hesse. . 

Adraste, St'Oswaid, bourg de l'Autriche, 
dans l'anc. Norique. 

Adran'um. 'a^oaWv [Diod. Sic], Hadranum 
[Sîlins], Aaemo, ville de Sicile au pied 
de l'Etna. 

Adru, AUri, ville du roy. de Naples, fon- 
dée par Adrien (Abruzze ultér.). 

Adria, 'A^pta [Strab.], Atria [Plin.], Adria, 
ville de la Vénétie, dans l'Est de Rovigo. 



ADRLfi ScopuLus, Pelagosa, pet. île de 
l'Adriatique, près Venise. 

Adrianopous [Amm. Marcel.], 'A^ptavoûwoXiç 
[Zosim.], Orestias [Zonar.], Mua, anc. 
ville de Thrace, chef-lieu de la prov. 
appelée Hœmimons; auj. Andriîwple 
(en Thrace, Uscudama; en turc, Eder- 
néh; en allem., Adrianopel) ; cap. de 
la Roumanie, sur la riv. de Maritza 
(l'anc. Hebrus), 

Les Juifs introduisirent rimprimerie dans cette 

ville au milieu du xvie siècle. Le Dr Cotton cite un 

livre imprimé à Andrinople, en 15M , qui se trouve 

. dans la biblioth. Oppentaeim. {Typogr, Gaz., p. 5.) 

Adruticus Sinus, 'Aâ'piaTixô; [auxc; [Strab., 
IV], Hadria, mare Adrianum Cicér.], 
MARE SupERiii [Lucan.], Golfo ai Vewe- 
zia, la mer Adriatique. 

Ad Rubras, Cabecas Rtddas, village d'Es- 
pagne, en Andalousie. 

AdRUMETUM (anc. ADRYMÈ,'A5'pup.yî,HADRIT0), 

sous Trajan, Concordia, et sous Justi- 
nien Justiniana Secunda, Susé, auj. Ha- 
mamet, ville de la côte Nord d'Airique 
(Tunisie). == On trouve également 
au moyen âge Sousah, Sassa Nigra et 
HerkJa. 

Ad Saunas, SATJNiE, Spotana, pet. ville 
d'Italie (Abruzzes). 

Ad Septem Aras [Ilin. Ant.], Azumar, ville 
de Portugal, près Elvas. 

Ad Sextias, Sesti^e, Rocca di Fiumesino, 
bourg de la Marche d'Ancône (Italie). 

Ad Shanum, Albrac, village de Roucrgue 
(Lot), qui s'est appelé aussi Pradès d'Aur 
broc. 

Ad Stabulum, le Boulou ou Elbolo, village 
de France (Pyrénées -Orient.), dans 
l'anc. Gaule Narbonnaise. 

Ad Statuas, Oliva, pet. ville d'Andalousie^ 
au N. d'Alicantc. 

Ad Statuas Colossas, Colœz, ville de Hon- 
grie, sur le Danube. 

Ad Summum Arnam, Somme-Ame ou Som- 
meranie, village de France, à la source 
de TArne (Marne). 

Ad Summum Axonam, Somme-Aisne ou Som- 
maisne, village du Barrois, à la source 
' de l'Aisne (Marne). 

Ad Summum Bionam, Somme-Rione, pet. 
village de Champagne, à la source de la 
Bione, rivière qui se jette dans l'Aisne. 

Ad Summum Pidum, Somme-Py, bourgade 
de Champagne, anc. baronnie (Marne). 



15 



AD SUMMUM SARTHAM. — ^DUÏ. 



16 



Ad Sitmmum Sârtham^ Somme-Sarthe, village 
du Perche, à la source de la Sarthe 
- (Orne). 

Ad Summum Suppiam, Somme-Suippe , vil- 
lage de Champagne, à la source de la 
Suippe, pet. riv. qui se jette dans 
r Aisne (Marne). 

Ad Summum Turbam, Somme-Tourbe, village 
de Champagne, à la source de la Tourbe, 
affl. de 1 Aisne (Marne). 

Ad Summum Vidulam, Somme-Vesle, villaçe 
de Champagne, à la source de la Vesle 
(Marne). 

Ad TRES Lares, BIediolarium [Ptol.], auj. 
MiiUaren, pet. ville de la Frise. 

Ad Tricesimum [Itin. Anton.], Tricesimo, 
ville d'Italie (Frioul). 

Ad Tropj:a, ville des Bruttiens dans la 
Grande-Grèce, auj. Tropia, dans le roy. 
de Naples. 

Ad Turrem LiBissoNis, Porto Torre, bourg 
de rile de Sardaigne. 

Ad Turres, Taurucum, Tauryacus, Tauria- 
cuM viuji IN FiNiBUs Carnutum [Charta 
reg. Bosonis, a. 881], Toury, bourg de 
la Beauce (Eure-et-Loir). 

Adua, Adduas, Indus, ÏAin, rlv. de Fr. ; 
se jette dans le Rhône. 

Aduaca, voy. Aduatica Tungrorum. 

Aduallas, Alpes Summ^, voy. Alpes. 

Aduatica, voy. Antuerwa. 

Aduatica Tungrorum, voy. Attuatuca. 

Aduatici , Atuaci, Catuatici [Caes. 
Comm.J, peuple de la Gaule Belgique, 
habitant ce qui forme auj. le territ. de 
Namur, et partie du dép. du Nord. 

Aduaticorum oppidum, Atuatica, Namur- 
cuM, Namurum, Namur, ville de Belgi- 
que. — « Egregie natura munitum oppi- 
tt dum... altissima rupes, » dit Caesar. 
Cette description des Commentaires 
s'applique beaucoup mieux à Namur 
qù à Douai ou à Anvers, comme l'ont 
pensé quelques géographes. 

Suivant MM. Temaiix. et Gotton, le 1er livre im- 
primé i Namur serait intit. : Synodi diacetani na- 
murcensis, ISamurci, 1639, in-4. Un livre publié 
au XVI* siècle dans cette ville, sans date, figure 
dans plusieurs anciens catalogues; c'est le recueil 
des Coutumes et ordonnance» du pays et comté de 
Namur, in-ft, mais nous ignorons son lieu dMm- 
pression. 

LMntroducUon de Pimprimerie eut lieu à Namur 
en 1610, nous écrit M. Goihier, libraire érudit de 
Liège; le nom du premier imprimeur est Henri 
Furlet, et voici le titre d'une de ses premières im- 
pressions : la Fie du glorieux S» Gérard, abbé de 



Broigne, tirée des escrits du I?. P, Ribadeneyra, 
prestre de la Compagwe de Jésus, par Fr. Gouris, 
prieur de Vabb, de S. Gérard. — Mamur, H. Furlet, 
t. d. in-12, de S2 p. avec approb. du 1*' sept. 1618. 

Adula, Adualla, Adyla, («pc; t«v "A-Xiricuv 
[Ptol.], groupe de montagnes alpestres 
qui renferme le Saint-Gothard, le Fo- 
gelsberg, le Grimsel, etc. Voy. Alpes. 

Adullia, Adlulua, Douriers, village de 
Picardie (Somme). 

Aduncum, Adoncum, Adonco, village sur le 
lac de Côme. 

Adura, voy. Aeria. 

Adura, Adurus, Aturis, ^ÀToupi; [Ptol.], 
Aturrus [Auson.], VAdour, fl. de Fr. 
(Basses-Pyrénées). 

Adurni Portus [Notit. imper.], Edering- 
ton, pet. ville d'Angleterre. 

Adurus, voy. Adura. 

Adus, voy. Addua. 

Adyersa, Averso, pet. ville du roy. de Na- 
ples, près Capoue. 

Ad Vicenas, voy. Vincepw^. 

Ad Vicesimum [ïtin. Anton.], Mendoloia, 
bourg de la Terre d'Otrantc, au fond 
du golfe de Tarente. 

Ad Vicesinum .[Tab. Peut.], Arignano, 
bourg des États Pontificaux, à 20 m. 
de Rome. 

AdvocatoruM Terra, le Voigtland, prov. 
de Saxe (?). 

iEA, île du PontrEuxin, auj. Sataheîla, 
dans la mer Noire. 

iEAS, voy. Aous. 

iEBUD-€,.EBUDES, Hebrides insulje, Ubs Hé- 
brides, sur la côte N.-O. d'Ecosse. 

^Ebura, Atêoupa [Strab.], ville de la Tarra- 
conaise, auj. Talavera de la Reyna 
(Espagne). — Sans doute la Libora de 
Ptolémée? 

iEcAE [Tab. Peut.], Ecae [Itin. Anton.], 
ville des Hirpins, en Italie, auj. Troja, 
dans la Capitanate. 

iEcLANUM [Itin. Anton.], ^Eculanum, aîjwu- 
x«vov [Ptôl.], ville des Hirpins, ruinée 
par Sylla. Les géographes sont divisés 
au sujet de l'emplacement qu'occupent 
ses ruines : suiv. lea uns c'est à Fricenti, 
dans la Princip. ultér. ; suiv. d'autres à 
Mirabello, près de Bénévent, qu'on re- 
trouve ces débris. 

iEDui, peuple qui tenait le premier rang 
parmi les nation^ gauloises (jEdui quo- 
rum in omni Gallia summa est authori- 



17 



iGDUNUM. — iCMILIANI. 



18 



tas, dit César) ; Plutarque les appelle 
'A^iX^t 'p<dua{e«v : ils habitaient une par- 
' tte de la Bourgogne et du Lyonnais^ le 
Forez, le Beaujolais, la Bresse, le Ni- 
vernais, etc. Parmi eux on trouve : 
.€dui Alexienses, habitant VAuxois (en- 
virons de Semur); — iEoui Ambarri, 
terril, de Chalon-sur-Saône; — iEDUj 
Lkgones, lerrit. de hongres ; — iEDUi 
LuGDCNENSEs, le Lyonnois ; — iEDUi Ma- 
TiscoNENSEs, le Màconuais ; — iEnui Mor- 
vLVNi, le Morvan ; — JEdvi Nivernenses, 
le ytremais, etc. 

.Cdutçum, voy. NrvERNUM. 

.Cdcorcm Civitas, voy. Bibractum. 

jïIeta, voy. Cajeta. 

.Cg££ Macedonls, kiyuLl [Diod. Sic], 
Arrxtat [Plol.], Edesse, capit. de l'Ema- 
thie, aLU}.'Moglena, dans le pachalik de 
Saloniki. = Pendant les croisades elle 
s'appelait Eoehes. 

.Cgates, iEoADEs, Mgusm, Aî^ffai [Polyb.], 
Lnsul-e, Favillana, Levenza, Maretamo, 
groupe d'iles à l'E. de la Sicile. 

.Egeta [ïlin. Anton.J, Egeta [Tab. Peut.], 
'E-pira [Ptol.l, Viteslaw, ville de Servie, 
dans Tanc. Mœsie supérieure. 

.€jgevu, voy. Mare iEcEUM. 

iCGiALEA, anc. ville de l'ile d'Amorgos, 
dans TArchipel, auj. Hyali. = L'Achaîe 
propre, auj. Marée, 

JEIgiba [Plin.], yEciDiA, iEoiDis Insula 
[Inscr. Gruter.], Justinopous, auj. Capo 
d'ïstria, anc. capit. de l'Islrie véni- 
tienne, auj. Illy rie autrichienne. 

iEGnK)RA, VEider, riv. du Holstein. 

iEGH-A, i£GU.IUM, iEciLON [PHo.], Aî-yiXov, 

C\PRARU [Plin. , p. Mêla] , Gaprasia 
[Varro], Capraja, Caprée, île de la côte 
d'Italie, au N.-O. de l'île d'Elbe. 

.CGnx\, ktyiXoL, Cérigotto, l'une des îles 
Ioniennes. 

iEGJLiusf, Capraria, Cabrera, île faisant 
partie du groupe des Baléares. 

^£GiLnjM [Itin. Anton.l, Igujum [Cœsar], 
Gigliû, île de la Méditerranée, sur les 
côtes de Toscane, à l'E. de l'ile d'Elbe. 

JEj&isky K\y.rny CEnone [Plin.] , CEnopta 
[Ovid. Metam.l, Myricioonia, auj. Egina 
ou £ngta, lie de la Grèce, dans le eolfe 
d'Egine {sirms Saronicus), près de la 
côte de llorée. 

En 18S0, InAeteê du Gouvernement et de l'Aisem- 
Me dm vaf», ta HponiTixà Tf^; iv 'Apysl avve>.eû- 



ceco;, et les Devoirs du capitaine de navire, rà 
Xp«Y) ToO TcXoiop/ou, in-8*, y furent imprimés avec 
les caractères envoyés par A. F. Didot, sur la de- 
mande de Capo dMstrias. 

Avant de s'établir à Athènes, André Koromélas 
installai .i^ine Pimprimerie que M. A.Firmin Dldot 
lui avait envoyée en 1834. Néophytes Ducas y Ût 
imprimer une collection de classiques grrecs, avec 
traduction et commentaires de lui, en l'année 183^ 
"OixTjooc, V Iliade et VOdytUe^ avec commentaires, 
voK in-8o. La dédicace, en vers grecs, est 
adressée à GanaHs. — EùpiTctôr,; avec commen- 
taires, 6 vol. in-8o et la dédicace en vers k Eynard. 

En Tannée 18S5, Soçtorrn;, ou Recueil de discours, 
opinions, etc., émis en diverses occasions, par 
Néophytos Ducas, 2 vol. in-S». — nav-y]Y\)pt<rr7)c, 
Mélanges et traductions, par Néoph. Ducas, 2 vol. 
in-8o. 

itciNiuM, Armiro, ville.de Thessalie (pa- 
chal. de Janina). 

iEcniA, Aî^tipa [Polyb.], Xylocastrum, auj. 
Xylocastro, ville de Morée. 

iEciRos ou iËGiRUM, Ai-iftpo;, anc. ville de 
l'île de Lesbos (Mételin), auj. Gemia, 

iEGiRTius, iEcYRCius, le Gers (Giers), riv. 
de France ; se jette dans la Garonne. 

iEoissus, Ai-)fia<jo;, Tatzà ou Saczi, ville de 
la Bulgarie, sur le Danube, dans l'anc. 
Mœsie super. 

iEGiTUA ou Canote, Cannes, ville de France 

(Var). 

Imprimerie en 1785. 

iËGiuM, anc. ville de la ligue Acbéennè^ 
dont on voit les ruines près de Vos- 
tilza (Morée). 

iEoLESBURGus, Ayîssbury, bourg d'Anglet., 
sur la Thame. 

le snppl. au Typogr. Gazetteer donne Tan- 
née 1778, comme date de Tintroduction de Timpri- 
merie dans cette ville. 

yEcos PoTAMos, Indjé Limen, fl. de Thrace 
(Houmélie). 

iEGUAxNA JuGA, Ics moutagnes de S&rrente, 
dans la Tene de Labour. 

^GUSA, Capraru, Eax)ignana, Favillana, 
l'une des îles iCgates (Sicile). 

jEgyptus, Aeria, Nesambobolos, Myara, 
Mazor, Ogygu, IIoTap.ia, V Egypte (Mis- 
raïm). 

iEi3URGUM, voy. Alburgum. 

iEuA RicciNA, Helvia Riccina, anc. ville 
du Latium, dont les ruines subsistent 
encore sous le nom de Redna Rovinata, 
non loin de Recanati, dans la Sabine. 

iEMARORUM MONS, VOy. AcUMUM, . 

iËMATuiA, voy. Macedonta. 

/Cbiiuant (S.) EccLEsiA, Saint-Émilion , 
bourg de France (Gironde). 



i^ 



iEMIUANUM. — iESERNIA. 



20 



iCMlLIANUM RUTHENORUM y ÀMILHANUM y MlL- 

UADUM, Milhau, ville de Fr. (Aveyron). 

SuiT. M. Tcrnaux, rimprimerie, dans cette Tille, 
ne date que de l*an xiii. — Œuvres paloises de 
Claude Peyrot, Millau, Pierre Cbanaon, an xiii*, 
(1S05] in-S. 

AMINES PoRTus, Rade de Brusc, en Pro- 
vence (Var). 

iEniNiuM, Agveda, bourg d'Espagne^ dans 
rEstramadure^ près Talabriga. 

i€)MODJE Insul-e, Ues Shetland (Ecosse). 

iCMOD£ Occiput insul^, Ues Hébrides 

(Ecosse). 

iEMONA, iEMONA PaNNONIORUM, CoLONIA 

Taurist.orum, Laracum, Laybach (en 
ital.^ Lubiana), ville de la Garniole. 

Imprimerie en 1578 [Dr Gotton] , mais nous con- 
naissoni un livre qui, selon toute apparence, est le 
premier réellement imprimé dans cette ville ; en 
voici le titre exact : Auspergy [Herbardi Baroni») 
Vita et mors, ad salut em et commodum Patriœ 
transacta et in Corvatia extremis finilms ad BU' 
datshkum X. Kal, oct, in prœlio ado. Turcas.,. 
çloriosissime appetita, a G, KMsl de Kaltenpntn 
descripta. Labaci,* 1575, in-4. 

i€)M0Nu, voy. Thessaua. 

i€)M0Nu Nova, Città Nuwaj, ville de l'istrie 
(roy. d'Illyrie). — Les ruines s'appellent 
encore Emonia Rovinata. 

^NARiA, Inarime [Virg.l, PiTHEcusA [PUn.], 
• niftfjxouffai [Ptol.], l lie d'Ischia, sur la 
côte napolitaine. 

Aenhoîjiu, Aenhoîm, ville de Danemark 
(lie de Laland). 

Mmxy Moncastro, ville du pachalik de Sa- 
loniki. 

iENiPONs, voy. OEnipons. 

iEmPONS INFERIOR, VOy. (£Nn>ONS INFERIOR. 

.€xNOxNA [Plin.], Aivwva [Ptol.], iVbna, ville 
de Dalmatie. 

/Enos, Aivc^ [Herodot.J, ville de la Thrace 
(Houmélie), que les Grecs appellent 
Enos et les Turcs Ygnos, 

yENOsTADiUM, Instadt, pet. ville de Bavière. 

iEMJs, OEnits, Aivcç [Ptol.], VInn, riv. du 
Tyrol, affluent du Danuoe. 

iEoiJiE Insul.€, aî Aîo'Xoy wci [Strab.], He- 

PHiESTIADES [Pliu.J, LiPARiEORUM INSULA 

[Plin.], Ues de Lipari, au N. de la Si- 
cile. 

iEFEA, Sou, SoXoi rptol., Strab.l,auj. So/ia, 
pet. bourg de l'île de Canaie. Le lan- 
gage barbare des habitants de cette ville 
a donné lieu à la locution de solécisme, 
icXcucuraoç; et sans doute le mot créti' 
nisme est puisé à la même source ; il 
signifierait esprit créUHs, 



iEouA, vicrs AcQUENSis, Vico Eqiietise ou 
Vico di Sorrento, pet. ville du roy. de 
Naples (Terre de Labour). 

Nous connaissons plusieurs livres imprimés à Vico 
Equensoenl585:c*estd*abordunrarein-8, intit.: Re- 
pliea di Camillo Pellegrino alla Risposta degli Ac- 
eademici delta Crusca, fatta contra il dialogo dell* 
Epica Poesia in difesa, corne e* dicono, dell* Or- 
lando Furioso dcli Ariosto, 

Puirun second intit. : Rime et versi in Iode délia 
/(/. Giovanna Castriota Corrafa duchessa di \o- 
tera,... saitte in lingua toscana^ laiina et spa- 
gnuolà da diversi et race, da D. 5. de Hlonti. Tn-4. 
Et enfin : le Lagrime di San Pietro, di Luigi Tan^ 
siUo, in-A. avec l'ancre Aldine ft la fin. 

iEQUA Bon A, Cowia, bourg de Portugal 
(Estramadure) . 

iEguiNocnuM [Itin. Anton.], Fischamend 
ou Vischmund, ville de l'aoc. Pannonie 
super. (Autriche), au confluent 'de la 
Fischa et du Danube. 

iEouoLEsniA, voy. Engousma. 

iEoruM, colonie romaine dans la Dalmatie 
Mérid., auj. Cluzzi, bourg d'Illyrie. 

iEOUUIf FaUSCUM, COLONIA JUNONIA , FaLE- 

RiuM, <l»a>ipicv [Strab.], Fausca [Solin.], 
auj. Castellana ou Civita Castelîasia, 
ville d'Italie, dans la Légat, de Vi- 
terbe. 

• 

iEouus TuTicus, anc. ville des Hirpins, auj. 
Ariaîio (?) dans les Abruzzes. 

Aéra, Aerea, Ayr, .ville d'Ecosse (voy. 
Ercojena). 

Aereus, VAyr, riv. d'Ecosse. 

Aeria, Aru, Atrehatum, Heria, Atura, 
Aena, Aire, ville de France , sur la Lys 
(Pas-de-Calais). 

Imprimerie en 168£i. — Summairc ou abrégé des 
indulgences accordées par les Souverains Pontifes 
à la Confrérie de Vordre de la très-saincte Trinité 
et rédemption des captifs. — Aire, Qaude-François 
Tulliet, 1684. In-18 de 68 p. 

M. Morand cite un autre livre sorti des presses de 
TuUiet, cette même année 1684 ; c*est un in^i, 
intit : « B, Bomard's Christian Ûuty.» 

En 1764 [Rapp. Sartines], un seul libraire existe 
à Aire, François Gheradi, natir de Nantes ; mais il 
n*y a plus dMmprimeur. L*arr6tdu conseil du 12 mai 
1750, qui avait réduit A quatre le nombre des impri- 
meurs pour TArtois, deux à Arras et deux à Samt- 
Omer, avait supprimé toutes les autres typographies. 

Aeru, voy. Creta. 

Aeria Vocontiorum, voy. Vasio. 

Aerwilra, Villa, Aerwilre, Aertveilei\ 
bourg sur la riv. l'Ahr, dans la Prusse 
Rhénane. 

iEsAR, iEsARUs, Aîoopo; [Stiab.], VEsaro, 
riv. du roy. de Naples (Calabres). 

iEsAR [Ovid.], le Serchio, riv. de Toscane; 
se jette dans l'Arno. 

iEsERNiA [Sil. Ital. — Itin. Ant.], Atotpvta 



21 



.€SICA. — AGAUNUM. 



22 



[Strab.]^ ville des Samnites> auj. Jser- 
nia, au pied des Apennins^ dans le roy. 
de Naples. 

L*iinprfmerie existe dans cette TiHe en lOftA, et le 
premier tjpoprapbe se nomme Camillo Cavallo; 
loki le titre da lirre : Memorie Isiariche del Sannio^ 
ddamato oçqi Prineipato uUra e parte di terra di 
iMBorOy in V iibri, da Gior. Viocenzo Qarlanti. — 
Iscniia,16M, ia-fol. 

iEsicA, Netherby, ville d'Angleterre (Cum- 
beriandshire). 

Msis, VEsino, riv. d'Italie; séparait le Pi- 
cenum de l'Ombrie. 

J£sis, AEsnTH, Aexium^ Essium, lest, ville de 
la Marche d'Ancônc (Italie). 

Imprimerie en 1472. — La comedia di Dante 
AUeghiert di Firenze à la fin : 

ExpliciL liber. Dantis. im 
pressTs. a. mag^stro. Fede 
ricow Teronensi. m. cccc. 
Lxxii. Qrintodecimo. .A 
lendas. avgYSti. 

iB-à (et non pas pet. In-foU, comme le dit Voipi 
dbns son catal. des éditions du poëte), de 210 ff. à 
SS Hg., inq»r. en car. rom. très-élégants, sans ch., 
réd. ni sisnattires. 

Cette émtion,d*ane rareté insigne (nous n'en con- 
misaotts qoe trois exeropl.), est sans nom de lien, 
mais tons les bibliographes s'accordent à la recon- 
naître comme le premier livre imprimé à lesi. 

Frédéric de Vérone , ou Federicus de (}omitibas 
de Verooa, titre qu'il s'attribue dans la souscription 
d*im opusc de Nie de Auximo, inUt. Spiriiualis qva- 
drifA, imi^ime en 1475 et date de cette ville 
oDlîTre important : jEgid, Alvarez Carilto de 
AilbtmoZp EpiMc, Salrieruis^ liber Canstitutionum, 
in-4. 

jEsthonia, Aestia, VEsihonie (en allem. 
Esthland), prov. de l'empire russe. 

£sncxiivi\m, Sommerfeldt, ville de la Neu- 
mark (Autriche). 

iEsnvAUCM IN Carnu, Estival en Chamie, 
village près de Chémiré (Sarthe). 

iEsTUARTCM Abum, voy. Abus. 

iEsTUABiUM s. Georgu^ Sinus Sabrin^e, 2a- 
CptacvA [Ptol.], BIanica Bristouensis, Ca- 
nal de Bristol, entre l'Angleterre et 
l'Irlande. 

jEstlaaium Varj:, Mwrray-Fyrth, golfe de 
Murray (Ecosse). — Fj^rth vient de fre- 
twn. 

MimxLLK IPlin.l, klBaXid [Strab.l, Iloa, 
Ilva [Tit. Liv.], 'IXovaJPtol.], ïik d'Elbe 
(en ital. Elva), île de 'Toscane, au milieu 
du canal de Piombino. 

Résidence impériale du H mai 1814 au 26 février 
191 &: Napoléon y lit imprimer les proclamations qui 
précédèrent les Cent Jours. 

JETBtOÂ, voy. Hadru. 

iEnuA, Alteia^ YAuUhie, pet. riv. de Pi- 
cardie. 

JErjUk, Aîvta. [Théocr.], Ar-nm [Diod. Sic], 



le mont Etna ou mante Gibello, dans le 
val di Demona (Sicile). 

iExNA [Anton. Itin.] , jEtnense Oppidum 

S Diod. Sic.],ÏNNESA,*lwrioa [Strab.], ville 
[e Sicile, au N.-O. de Gatane, auj. San 
Nicolo de Arenis (?). 

ifiTNA Tellus, la Sicile, 

iEioNU, iETHONU, Etona, Etm, ville d'An- 
gleterre (Buckingbaiùshire). Célèbre 
collège fondé par Henri VI. 

Par les soins de sir Henry Saville, une imprimerie 
fut établie en ce collège, et l'an 1007, sous la direc- 
tion de Jobn Norton, l'imprimeur, il y publia plu- 
sieurs ouvrages grecs; les charmants caractères 
dont il fit usage, caractères que leur extrême élé- 
gance fit appeler ihe SUver Letter^ devinrent, à la 
mort de sir H. SaTille, la propriété d'un imprimeur 
d^Oxlbrd, nommé Tumer. 

La publication la plus importante de Jobn Norton 
fut la première édiu collecUTe des oeuvres de saint 
Jean Qirysostome, 8 vol. in-fol., qui fut donnée en 
1012; l'impression en avait été commencée deux 
ans auparavant. [BeloC, Anecd. of Litler.] 

iExuATicus Vicus, Tavetsch, bourg de 
Suisse. 

Agabra, pet. ville de Ta Bétiquc, auj. Carba, 
' en Andalousie. 

Agara, voy. Egra. 

Agasus, anc. port de mer d'Apulie, auj. 
J*or<o GrcBco, dans la Capitanate. 

Agatha [Plin.], nommée par les Massi- 
liens 'A")faWjTÛxirj, Agatha Massiliensium in 
Tectosagibus , S. Agatot urbs [Ai mon]. 
Agate, au vra« s., anc. ville desAtacins, 
auj. Agde, ville de France (Hérault). 

Imprimerie en 1510 : Breviarium ad vsum bea- 
tiMimi protomartyris AgatM diœcexis patroni. 
— Impressum cura 5 industrie magistri Johafiis 
Belo ciuitatis valentinefl. impressoris. Anno dfii 
M.V.C.X. 5 die. XV. mensis Julii. Pet. in-8 golh. 
car. rouges et noirs, viii-491 ff. 

Ce Jean Belon avait également des presses à Va- 
lence en Dauphiné, sa patrie.— Voy. Valentia. 

Agatha, Blascon, Onis [Plin. m], île de la 
Méditerranée, sur les côtes de la Gaule 
Narbonnaise, auj. Brescon. 

Agathopous, fanum Sanct^e Agath.e, auj. 
S. Agata di Goti, pet. ville du roy. de 
Naples, dans la Princip. ultér. 

Agathyrilm, anc. ville de la Sicile, auj. 
Capo d'Orlando', 

Agathyrsa, Agathyrna [Itin. Anton.], 'A-ya- 
Oupvcv [Strab.], San Marco, pet. ville de 
Sicile, sur la côte N. 

Agaunum, Acatjnum, Acavno, Acavnensis 
[monn. mérov.], Saint-Morisse de Gau- 
NEs EN Chablies [Chron.], Saint-Maurice 
en Chablais, ville de Suisse (Valais); 
abb. de Bénéd., fondée au iv* s. (vers 
375), en mémoire du massacre de la 
légion Tbébaine, en 286. 



23 



AGEDUNUM. — AGESINATES. 



24 



Agedunum, Acitodunum, Ahun, pet. ville 
de FniDce (Creuse). 

Ageium, Ay ou Ai, bourg de Champagne 
(Marne). 

Agelu, CHnchamps, village de'Normandie 
(Calvados). 

Agelocum [Anton. Itin.], Çegelocum^ Litt- 
leborough, ville d'Angleterre, dans le 
Nottinghamshire. 

Agendici:m TCœsar], Agedincum Senonum, 
'A'pi^'ixcv [Ptol.], Agredicum [Itin. An- 
ton.], Metropous Senonle, ou Lugdc- 

NENSIS QUART^E [Notit.] , SeNONI [Eu- 

trop.], Senones [Amm. Marcel.], Seno- 
NiCA Urbs [Greg. Tur.], Senonas CivrrAS 
[Frédég.l, Sens, anc. cap. des Senofies, 
archevécné (Yonne). 

M. Bninet cite : la Complainte de monsieur le 
Cul contre les inventeurs des Vertugalles, — A 
Sens, par François (iirauU, demeurant à renseigne 
du Bœuf Couronné, 1552, peu in-8. 

Le second lirre imprimé dans cette ville serait : 
Antiphona>'tuê ad ritum et consuetudinem Se- 
nonensis Ecelesiœ,- — Vénale reperitnr Sefi. in 
»dibus Joafiis de la Mare, ad insigne AquUe iuree, 
in Vico Maiori commorantis. 1554. — A la fin : Inv 
prime à Sens par Françoys Girault, imprimeur, 
pour Jehan de la Mare, marchant, demeurant audit 
Sens, en la grand Rue , à renseigne de Laigle d*or. 
1554; gr. in-fol. (sur Télin, à la Blbl. impér.). 

Le troisième livre imprimé dans cette ville est : 
CocsiTiiES du BaUttage de Sens et andis ressorts 
d'ire/My...— à Sens, de Tiraprimerie de Gilles Riche- 
boys, pcLl in-A, 1556 (sur \élin, à la BibL Impér.). 
On a cru ft tort k une édition de 1555. 

Et le quatrième : Evangetionnn liber, quœ inEc- 
elesia Senonensiet tôt a aiœcesi, sinçulis totiusanni 
diebvs, inier missarum solennia dtctmtari soient, 
— Excudebat Senonib. ^Ivgidius Eichebois, anno 
Dom. HDLX. — lu-foL (sur vélin, à la Bibl. impér.) 

Les imprimeurs sénonais qui mutent une men- 
tion sont Jean Savine au xyi« siècle et Prussurot et 
Niverd au xvii*. 

L'Ageicdicum des Commentaires de César est-U 
Sens ou Provins ? Nous nous gardons bien de tou- 
cher à cette question controversée, et nous ren- 
voyons aux nombreux mémoires publiés à ce suJeL 

Agennapil'm, Genappes, pet. ville de Bel- 
gique (Brabant méridional). 

Agensensis, Aginxensis Pagus, VAgénois, 
district et anc. comté de la Guienne 
(France). 

Agenxo, Agenntm [Auson.l, Aginnum [Itin. 
Anton.], Agesinatium, Civitas Aginnen- 
SI m. Urbs Nitiobrigum, AGmuM [Greg. 
Tur.J, Agen, ville de France (Lot-et- 
Garonne). 

Nous ne pouvons affirmer que rintroductiaa de 
rimprimerie dans cette ville ne remonte pas plus 
haut que Tannée 1545 ; généralement, dans les villes 
de France, rexercice de Part typographique est 

Provoqué par les municipalités et phu souvent par 
influence cléricale. 11 nous parait donc asses dif- 
ficile d^admettre que le premier livre sorti des 
presses d*Antoine Reboul, k Agen, soit un poème 
Italien ; il fatat i^uter cependant que l^auteur de ce 
poème, qui s*était réfugié dans cette ville avec les 
membres de la funille do célèbre César Frégose, 



dont il avait été le serviteur et Pami, devint, malgré 
quelques peccadilles de Jeunesse, entre autres la pu- 
blication antérieure de poésies passablement obscè- 
nes, devint, disons-nous, évéque d*Agen en 1550, et 
qn*il avait pu certainement présider, quelques années 
auparavant, k Torganisation d*un établissement typo- 
graphique dans la résidence qu*il avait choisie. Ôuoi 
qu*il en soit, Yoici le titre exact du livre qu*U fit 
imprimer en cette année 1545 : 

— Canti Xi de le Lodi de la S. Lucretia Gonzaga 
di Gazuolo^ e del vero Amore, col Tempio di Pu- 
dicitia, e con altre Cose per Deutro poeticamente 
deseritte lin Ottava Rima), — Le 11 l. Porche da 
esso Banaello cantate ne la Nativita del S. Giano 
primogenito del 5. Cesare Pregoso e de la S. Cos- 
tanza Rangona sua consorte. — Si stampauano in 
Guienna ne la citti di Agen per Antonio Reboglio,. 
1545, peu in-ft" de 203 ff. 

Le cataL de S. Richard Heber, dont nous sommes 
bien loin de vouloir garantir Tinfaillibilité, nous 
annonce une édition des poésies d*un certain Michel 
Vérin : Miehaelis Verini dislUha de MorUms, 
Agennii, 1542, pet. in-8, qui serait le plus ancien 
livre imprimé k Agen, signalé Jusqu'à présent, si Ton 
admet Texactitude du renseignement. 

Nous trouvons en 1547 le nom d'un imprimeur 
nommé Villote, mais peut-être n*était-il que libraire : 
Statuta (Aginensia) et constitutiones synodales,., 
édita et promutgata, anno 1547. — Aginni, Villote, 
1547, hi-4 (P. Le Long, 1. 6311). Dans sa dédicace au 
cardinal de Lorraine, évéque d'Agen, le rédacteur 
de ces constitutions nous dit qu'elles avaient déjà 
été imprimées. 

L*état de la librairie dressé en 1754 par ordre de 
M. de Sartines nous apprend qu'à cette époque il 
existait à Agen trois libraires, Raymond Cayau, Jean 
Ëoê et Jean Noubel, mais que celui-ci était seul im- 
primeur, conformément aux ordonnances de 1739 
et de 1750. 

Parmi les impruneurt d*Agen, dont nous pour* 
rions donner les noms, nous ne citerons, comme 
dignes de mémoire, que Pomaret, qui figure à la 
fin du XVI* s., Jean Fumadères et surtout Thomas 
Gayau (1638, 1606). 

Agenoa, vov. Hagenoa. 

Agerana Valus, Agerentkal, aui. Geren- 
thal (en fr. Val Geren), vallée de Suisse 
(canton de Vaud). 

Ager Antuatum, le Chablais, prov. de Sa- 
voie, au S. du lac Léman. Voy. Cabal- 
ucA Provincia. 

Agerentia, AcHERONTiA [Procop.], Ace- 
renia, ville du royaume de Naples, sur 
le golfe de Tarente (Basilicate). 

Imprimerie en 1688. [Haym.] 

Ager Fontanensis, Saint-Martin de Fon' 
taine, bourg de Fr. (Khoiïe),=z Fontaine, 
village de France (Saône-et- Loire). 

Ager Macucensis, Massy, bourg de Fr. 
(Saône-et-Loire). Voy. Macuclti. 

Ager Marianus, Ager Marle, Manager, 
ville du Jutland, sur le Mariagerfiort. 

Ager Segusu>x^s, le Forez, prov. de Fr. 

Ager Vuoln agen sis ou Vulnucus, Vannas 
ou Vonnaz, village de la Bresse (Ain). 

Agesina, voy. Engousma. 

Agesinates, peuple d'Aquitaine, voisin des 
Pictones, occupait lAngoumois, auj. 



25 



AGGER. - AlCHSTADIUM. 



26 



dép. de la Charente et partie de la 
Dordogne. 

ÂGOER Gandavensis^ Gataracta Gandaven- 
sis. Sas van Gendt, bouri< de Ttle de 
Tholen, dans la Zélande(?) 

Aggerhusu Prjefectura, Aggerhusius Co- 

HTTATUS^ AGGCRBUSlUMy AgGERHUUS^ ville 

de Norvège^ au fond de la baie de 
Christiania. 

Aggeripoktdm^ Thomasbrùck, Thamesbrùck, 
Tkingsbfrûdi, bourg de Fane. Thuringe, 
aaj. dans la Prusse Rhénane. 

kGcnESAy San Filippo d'Argirone, ville de 
Sicile. Voy. Agcbium. 

Agilara^ Aguillaru Campestris^ Aguilar 
dd Campo, ville d'Espagne (Vieille- 
CasUUe). 

AGOJHnf ^ Aglieri, bourg du roy . de Naples. 

AfiiLLA^ Cervehi, bourg de Toscane. 

Agikkensis Mansus^ le Mas d'Agénois, vil- 
lage de France (Lot-et-Garonne). 

AcunvuM^ voy. Agenno. 

Agiko, Agnius^ l'Aa, pet. riv. de TArtois. 
Il y a en Europe plusieurs riv. du même 
nom. 

Agniadellum ^ Agnadel (AgnadeUo), bourg 
de la Vénétie^ près de Gassano. 

Agnicurtum, Agnicourt, village de la Pi- 
cardie, près Saint-Pol (Pas-de-Calais). 

Agoruv^ Agora, bourg de laVénétie^ près 
Bellune. 

Agotius*, voy. AcuTus. 

Agkagas^ voy. Acragas. 

Agramontium^ Agramonie, pet. ville de 
Catalogne, près de Lérida. = Aigre- 
morU-le-Duô, commune et anc. château 
de France, près Dijon (Côte-d'Or). 
Plusieurs localités du même nom exis- 
tent en France. 

Agratïum, Zagravu, Zagraru, Agram (Za- 
grab), ville de la Croatie, près de la 
Save ; chef-lieu du comitat du même 
nom; évéché, académie. 

bBprimerie en 1606. — Pauli Rilter Dalmaiœ 
CÈromicA, Zagrabic, 1090, in-8*, cité par SzO- 
renyi (FùuUeiœ Sirmienae», p. S5). — Nous trou- 
vons, dam un cataL italien fort ancien, un livre d'une 
date aotérieore; mais, comme nous n*avoiis pu 
troaTer ce rare volome et vérifier Pantheiiticité du 
renseigDeinent , nous ne le donnons que pour mé- 
■otre; il est intitulé : 

Bagkmi, per le guali ti dimostra la lemerità e 
iMgiMsiizia dell* armi Venete coniro gli UtcoccM, 
— Zagrabix, lOSS, in-4. — Sans nom d'auteur ni 



Agbia, Erlau (Eger), ville des Etats autri- 



chiens (roy. de Hongrie), chef-lieu du 
comitat de Hevesch, sur la riv. du 
même nom ; archevêché. 

L'imprimerie, d'après le nouveau Typogr, Gaz, 
du Dr Cotton, fut exercée dans cette ville à partir 
de l'année 1087. 

Agria, YErlau, riv. de Hongrie, afû. de la 
Theiss. 

Agrigentum, voy. Acragas. 

Agrimum, Aghrima, Agrim, ville d'Irlande, 
dans le Connaught. 

Agripani \icvs, Saint'Agréve, pet. ville du 
Vivarais (Haute-Loire). 

Agrippina, voy. Colonia. 

Agrîus, l'Agrt, pet. riv. du roy. de Naples. 

Agropous, Novomarchia, Neumarkt (en 
transylv. Maros-Vasorhély), ville impor- 
tante"^ de la Transylvanie, sur le Maros 
ou Marosch, affl.. de la Theiss. 

Palais de Tékéli et biblioth. nationale extrême- 
ment importante. 

Aguciacum, Agvisy, village de Fr. (Oise). 

Aguilaru, Aguilar, ville d'Espagne, dans 
la Navarre. 

Aguillaru Campestris, voy. Agujuu. 

Aglwum, 'AycwvTov [Ptol.], Aguntus [P. 
Diac], Indu, Intica (au moy. âge), pet. 
ville de la Norique, auj. Innichm (quel- 
quefois Innekem ou Inichifig), bourg du 
Tyrol, sur le Drau. 

Agurium [Itin. Anton.], Agyrium fCic], 
'A-)fo6piov [Ptol.],'ApYwpiov[Diod.Sic.j, Ar- 
girone [monn. Sic], San Filippo d'Ar- 
giro ou d'Argirone, pet. ville de Sicile, 
dans l'intend. de Catane. 

Agylla, Agyluna Urhs [Virg.], Cœre, ville 
de l'Etrurie, à TO. de Veïes, voy. Agilla. 

Ahunum, Ahun, pet. ville de la Marche. 
(Creuse.) = Le MousHer d'Ahun, mo- 
nast. de Cluny. 

Abusu, Ahusa, Ahus, Ahuis, pet. ville du 
Danemark. 

Ahusium, Akaus, ville des États prussiens, 
dans la Westphalie ; résidence du 
prince Salm-Kyoourg. 

AuMONTiuM, Ayamonte, ville d'Espagne 
sur la Guadiana (Andalousie). 

AlCHSTADIUM, Areatum, Alcimoenum, Ala 
Narisca, Eustadium, Dryopolis, AicAstddt 
ou Eichstàdt, ville de Bavière, sur 
l'AUmûlh, évéché fondé en 741 . 

Le premierlivre imprimé dans cette ville avec une 
date certaine est de 1478 ; il est intitulé ; Uenriei 
de Seçvaio F. de S, Bartholomœo vulgo Hostieri' 
sis, summa super TUulis Decretalium, (A la fin : ) 



27 



AIGUILUONUM. — ALATA CASTRA. 



28 



. — Desaderatiiin haius sunuiie boMiensis finem 
adoexit mensis febrnarii dies décimas octaTos qao 
pMt Tirginee proUs vagili» dalcûftimos mille qo* 
dringenti septoaginta norem amii transicre. 

2 roL tn-foL dont le t«' est daté de 1478, sans 
ch., réd. ni ^gn^ sans nom de lien nid*imprimeiir, 
mais certainement exécuté k Aichstâdt avec le gras 
caract. goth. de Michel Reyser qui, de concert avec 
son frère George, avait concarremment une impri- 
merie ï Augsboarg. 

Parmi les lirres que ces deux frères imprimèrent 
k Aichstâdt, nous citerons : 

Uber moratttaium, in-IoL, 1479 (Panzer, 1, S86). 

Breriarhm EwtettenMe, in-foL, 14S2 (Bain, I, 
531. 

Statvta gfpwdaUa Euitettenàs dieteetU* in-d, 
1484. 

Un très^beaa MImmoU de 1480» in-fDl. — Ces trois 
derniers ouvrages portent le nom du lieu d'impres- 
sion et celui de limprimenr. 

Panzer indique un grand nombre d*oaTrages im- 
primés sans date^ et dont très-probablement plu- 
sieurs sont antérieurs à 1478. Nous en airoos m un 
Il la Bibliothèque impériale qui provient de la veute 
\A Vallière (n« 558), c'est : — JohaAU de tambaeo 
de contoUàUme théologie Htri Xi F, in-161. de 
2SA ff . à 44 tig. en lettres de somme, sans ch., réel, 
ni sjg., avec Mancs àt la place des lettres toomeures. 
Ce beau livre offre tous les signes d*une hante anti- 
quité et doit certainement être antérieur de plu- 
sieurs années h U Somme de Tarchevéque d'Embrun. 

AlGUILLlONUM, AqUILONIA, AGUILUONUM 

tBandrand] ^ Aiguillon, pet. ville de la 
îuyenne, près Nérac (Lot-et-Garonne); 
elle fut érigée en duché-pairie en 1599. 
Voy. Acmio. 

AirjuM, Aliacum; Euacum^ Ailly, village 
de Fr., près Louviers (Eure). Il y a 
plusieurs au Ires localités de ce nom 
en France. 

Un village d'Allemagne porte également ce nom ; 
le célèbre cardinal Pierre d*Ailly (Petrus de Alllaoo), 
archev. de Cambrai, serait Allemand, si l*on en croit 
Thevet etRaph. de Volterra; mais P. Bayle le dit né 
il Compièf^ en 1358. 

La maison d'Ailly tirait son nom d'un château sis 
en Picardie; aqj. AUty le Haut-Cloeher, 

AiLLAxni Vicus, Aillant, bourg du Gàti- 
nais, près Montargis (Loiret). = Ail- 
lantsW'Thoncn, bourg de France, près 
Joigny (Yonne). 

AiXEDA, Ainôd (en illyrien, Kreisé), bourg 
d'illvrie. 

AiRDRiA, Airdr^, ville d'Ecosse, dans le 
comté de Lanark. 

AiBiAcuM, Airy, bourg près Auxerre 
(Yonne). 

Concile en 1820. 
AlSTADIUM, VOV. AlCnSTADIUM. 

Akiermana, Bialogrod, pet. ville de Po- 
logne. 

A&RAGA5, voy. Acragas. 

Ala, Alena, A(^uu-egla, Aalm, bourg du 
Wurtemberg. 

Ala, Ola, Aelen, bourg de Suisse (cant. 
de Vaud). 



. Alaba, bourg d'Espagne, chez k s Cclti- 
bères, auj. Ahtca, pet. ville de l'Aragon. 

ALAB05, Al.\boxa, Alavoxa [Ptol.], Alagon, 
bourg et riv. du roy. d'Aragon; la riv. 
se jette dans le Tagê. 

Alabcns, Alapcîïtis, Ventawn, village et 
anc. château du Dauphinc (Hautes- 
Alpes). 

Ala Flavu, voy. Viex.xa Acstrle. 
Alaua, voy. Aleru. 

Alamonte, Alabontf., le MonesHer d'Ala- 
mont, à 18 m. de Gap [Itin. Anton.], 
village sur la Durance, à la limite des 
dép. des Hautes et Basses-Alpes. 

Alandu, île d'Aland, dans la Baltique. 

Ala Narisca, vov. Aichstadium. 

Alanensis Pagcs, Alaftessis, Alu:çensis 
Tractus, Alxisich, VAulnis, auj. VAtmis, 
anc. prov. de Fr.; auj. partie de la 
Charente-Inférieure et des Deux- 
Sèvres. 

Alakgueba, Alangl erux, Alanorum Fanum, 
AUmguer, ville de Portugal, sur le Tage, 
dans TEstramadure. 

Alanova, ville de l'anc. Pannonie super., 
auj. Ebemessdorff, château impérial, 
dans la basse Autriche. 

ALAirru, Alencum, Allanche, pet. ville de 
Fr. (Cantal). 

Alancs, Alan, riv. de Comouailles (An- 
gleterre), se jette dans le canal de 
Bristol. 

Alaona, Alavnam [monn. mérov. ] ,A//own^, 
village de Fr. (Manche). =i Allonnes,. 
village de Fr. (Maine-et-Loire). 

Alara, Alleïu, Alaraln [Chron. Eginh.], 
V Aller, riv. de la Basse-Saxe, aÏQ. du 
Wéser. 

Alarantes, Tallard, bourg du Dauphiné 
(Hautes-AJpes). 

AlaRCSXM, LaRIXLTI [Cic], Actpivcv [Ptol.], 

Larino, pet. ville du roy. de Naples, 
dans la Capltanate. 

AîJ^TA Castra, U-n^ta^ ©rpaToirt^cv [Ptol.], 
Castra Puellarum, Edinlm, Aneda, Bur- 
Gus Al.\ti*s, Edenburgum [Cellar.], ville 
de l'anc. Calédonie, sur les ruines de 
laquelle ou a élevé Edimbourg, la. cap. 
de l'Ecosse (en gaélique : Dun Eu- 
dain, Edin-Bruaichy etc.). 

« a printing press, dit Chalmers {Ufe of Ruddi- 
« man^ p. 80), was first established at Edinburgh 
m during thc year 1507, under tbe protection of 
« James lYt-ibê first printers were Walter Chepman, 



29 



ALATEUM YILLARE. — ALBA CAROLINA. 



30 



■ a merciuiit, and Andrew Myllar,-* mère work- 
tt man. • — Hertiert donne de curieux détails sur un 
précieux Tolume de poésies exécuté par ces deux 
tjrpQ^rapbes en 1508, et il fait observer, à cette occa- 
sioo, qa*à cette époque les caractères grecs étaient 
inconnus à Edimttourg ; on remplit à la main, dans 
dnque exempL du Hay*» book^ les passages grecs 
que les imprimeurs avaient été oblige de laisser en 
blanc, et cet usage se perpétua presque Jusqu'à la fin 
da XTi* s. Le D' Lee, dans son Mémorial, affirme 
que les premiers caractères grecs dont on fit usage 
en Coosse tarent les lettres du mot Xateivo; qui se 
présentent dans une annotation de ta Bible impri- 
mée par Arbuthnot et Bassendine, en 1576-0. 

Le Bre vi a / ' i um aberdonense fut imprimé en 
1509-10. par Walter Chepman, à Edimbourg; il 
forme 2voL in-8.0n n*eu connaît que quatre exempl. 
fort imparfaits. Le biblic^raphe améncain Is. Tho- 
rétend même que c'est ]k le premier livre im- 
en Ecosse, mais son autorité n*est pas considé- 



n nous faut aussi mentionner le premier livre 
impr. en gaélique. Lowndes en donne le titre exact t 
Johm Kmox. liturgy in çaëlic; fofrm nomui- 
éiiadh ; Edimbourgh, Lekpreuck, 1567, in-8. 

« troublions pas, » dit le ly Cotton, auquel nous 
empruntons une partie de ces détails, « de mention- 
« ner le SaUutte stéréotype de 1736, in-12, exécuté 
« par Win. Ged, livre bien connu aujourd'hui et 

■ fort reclierclié des curieux, comme Tun des pre- 

■ miers échantillons de cet art nouveau. • 

Ce WiU. Ged, oui s'intitule Aurifaber Edinenais, 
dans la souscription du voL, a imprimé ce livre avec 
des formes solides, non typis mobilibua, ut vulgo 
BOiet, $ed tabelli» aeu laminibua futia ; seulement 
ce n*est pas en 1736, comme le dit M. Gotton, mais 
bien en 1730 que cette impression eut iieu, avec un 
second tirage, mieux exéôité, qui porte la date de 
l'A*. 

Alateum Villare, in Pago Parjensi, Pter- 
relaye, village près Pontoise (Seine-et- 
Oise), suiv. l'abbé Lebeuf. = Auviller, 
village de Picardie (Oise), suiv. Féli- 
bîen. 

Alatrium, 'A>iTpiov [Strab.], anc. ville des 
Hemiques^ auj. Alatri, ville et évèchc 
de la Campagne de Rome (États Ponti- 
ficaux). 

Alau.na [Tab. Peut.], Alaunium [Itin. An- 
ton.], bourg de la Lyonnaise II*; auj. 
MousHer d'Alonne, village de Fr. (Eure- 
et-Loir). 

ALALNA, VOy. CORIOSOPITUM. 

Alau5a^ voy. Valonle. 

Alaoil^m, VEospiialet, village des Basses- 
Alpes^ près Sisteron. 

Alauniti , localité dans la Gaule Nar- 
bonnaise, auj. Manosque, 

Alalnum, voy. Longovicum. 

Alausus [Cell.]/AXaiwç [Plol.], VAlne, riv. 
du Northumberland, qui se jette dans 
la mer du Nord. 

ALAV05A, voy. Alabon. 

Alba, Albula, ÏAube, riv. de Fr., affl. de 
la Seine. =i L'Ame, pet. riv. affl. de 
l'Aisne. 



Alba, Alba de Tormes, bourg d'Espagne, 
dans le roy. de Léon. 

Alba, Helv^, Elvas, [)et. ville du Portu- 
gal, évèché dans la prov. d'Alem- 
Tejo. 

Alba, Albia, *AX6ioç [Ptol.J, Albis fPlin., 
Tacit.] , VElbe, grand fleuve d'Allema- 
gne, qui se jette dans la mer du Nord, 
dans le N.-O. de Hambourg. 

Alba, Avézzano, ville du roy. de Naples 
(Abruzzes). 

Alba, dans la Tarraconaise, auj. Estella, 
bourg d'Espagne, dans 1^ Navarre. 

Alba, voy. Alba Helvjorum. 

Alba, voy. Aqu^ Statiell^e. 

Alba, voy. Vivarium. 

Alba ad Saravum, SarrcUbe, bourg de Lor- 
raine (Moselle), au confluent de la Sarre 
et de l'Allée. 

Alba Antonia ou Albantonium, AubetUoti, 
pet. ville de la Picardie (Aisne). 

Alba Augia Naviscorum, Albaugu, Weis- 
senau [Veissenîiohe), bourg près Wûrtz- 
bourg (Bavière), anc. abb. de S. Benoît. 

Alba Augusta, voy. Alba Helviorum. 

Alba Bulgarica, Alba Gracca fCellar.], 
Alba Gr^ca, anc. Singidunum [Itin. An- 
ton.], ou SioriNDUNUM, Sîyyyi^ov [Procop.1, 
auj. Griechisch'Weissmburg ou Belgrade 
{Belgrad — ville blanche), ville capit. 
de la Servie, sur le Danube. 

Archevêché grec; évéché catholique; imprimerie 
en 1552 : Henderson {Biblical reaearchea in Ruaaia) 
fait mention d*uiie traduction slave du Nouveau 
Testament imprimée et publiée à Belgrade en cette 
année 1552 , un vol. iii-fol. Nous n^avons vu citer ce 
rarissime ouvrage dans aucun des catalogues spé- 
ciaux, ce qui nous autorise à révoquer en doute Pas- 
sertion de Henderson. M. Cotton cite encore, d'après 
le catal. de la BodieianOy une traduction du Nouveau 
Testament en langue valaquc, imprimée en 1048, 
in-foL 

Alba Carolina, Alba Jllu, Apulum, Au- 
gusta CoLONiA Apulensis [Grut. Inscr.], 
Weissenbubgum [Cellar.l, ville de Fane. 
Dacie, auj. Albe Julie, Varlsberg, Karls^ 
burg ou Weisseiiburg , ville de Transyl- 
vanie (Autriche), clief-Iieu du comitat 
du Weisscnburg inférieur, sur le Maros 
ou Marosch. 

LMntroducttun de rimprlinerie dans cette ville a 
été traitée avec quelques détails par M. Temaux, 
auquel nous empruntons quelques-unes des notes 
qui suivent : te prince Jean Sigismond (Zapoly) 
appela vers Pan 1506, à Garlsbcrg, Raphaél Hofhalter, 
auquel il donna le titre cl les privilèges de chef de 
son imprimerie particulière ; mais ce typographe 
mourut Pannée suivante : sa veuve et ses enfants 
continuèrent à imprimer Jusqu'à la mort de Jean 
Sigismond, époque à laquelle ils furent contraints 



31 



ALBA CORONA. — ALBANiUM. 



32 



d*abandonner le pays. Le premier liTre imprimé par 
Hoflialter est daté de 1567; il est intitulé : Refutatio 
uripti Pétri Melii, quo nomine tynodl Dtbrednœ 
docet, JdiovaMIUatem et Trfnitatem Deum pa^ 
triarchU, prophetU et apoatoU* ineognitum, 

Albc Julis excudebat typogr. regius Raphaël 
Hofbalter. 1567, in -4. 

En 1620. Gabriel Bekleii (ait tenir de nouveaux 
imprimeurs d'Allemagne, qui publient ^ ses frais 
on livre intit. : Exequiœ prinetpaUs. — Albc Juliz, 
1624, in-4. 

En 1637, George RakoUky établit une imprimerie 
particulière : vinet ans après, en 1657, nous trou- 
vons comme imprimeur du prince {celtisêimi Tran- 
sytvaniœ principi» ae ichotœ typographutn) un 
certain Martinus Major Coronensis (de Kronstadt, en 
Transylvanie) : il y imprime un livre ai^ourd*hui 
rare et recherché en Allemagne : ■ Schéma primwn 
générale, sive forma atudiorvm albetuivm, pro 
hoc anno Dni 1657. » Le fils de ce George Rakotzky, 
qui succéda à son père sur le trône de Iransylvanie, 
est Pauteur du célèbre Offieium Baçotzianum, dont 
il fit imprime;^ sous ses yeux la première édition à 
Carlsberg, et qui est encore ai^ourd*hui d*un usage 

Sresquc universel dans une grande partie de la 
longrie et dans toute la province de Transylvanie. 

Alba Corona, Blanche-Couronne, village de 
Fr., p^ès Nantes l[Seine-lDférieure), anc. 
abb. de S. Benpit. 

Alba DociuA, village de Ligurie, auj. Al- 
bizola, près Savone (Piémont). 

Alba Fucentia [Itin. Ant.]^ Alba Fucentis, 

!Grut. Inscr.]^ Alba ad Fucinum Lacum 
Plin. m.], Alba Marsorum, anc. ville 
les Marscs, au N. du Laais Fucinus, 
auj. Alba, ville du rov. de Naples^ dans 
1 Abruzze ultérieure II*. 

Alba Gr^eca^ voy. Alba Bulgarica. 

Alba Helviorum [Plin.l, Alba Elviorum, 
CiviTAS Albensium [Not. Gall.], Alba 
Al'gusta, anc. cap. des Heiviens^ dé- 
truite par les Vandales au v* siècle^ 
auj. Aps ou Alps en Vivarais, bourg de 
Fr. (Ardèchc). 

Alba I^galkorum, voy. Albingaunum. 

Alba Jlua, Civitas Alba, Ackerman ou 
Akkerman (Bielgorodok en russe), ville 
de l'emp. russe, dans la prov. de Bessa- 
rabie. 

Alba Juua, voy. Alba Carouna. 

Alba Leucorum, Albus Mons, Blammont ou 
Blamont, village de Franche-Comté 
(Doubs). 

Alba Longa [T. Liv.l, Alba [Varro], Al- 
bona [Itin.Hieros.J, ville duLatium, au 
S.-E. de Rome, auj. Palazzolo. 

Alba Mala, Alba Marl^, Ambmale [Frois- 
sart], Aumale, ville de France dans la 
Seine-Inférieure ; comté au xi* siècle, 
duché-pairie au xvi«. 

Alba Mabis, Alba Maritima, Blandona, 
Iadera, anc. capit. de la Libumie sous 



les Romains, auj. Zara Vecchia ou 
Biograd, bourg et port de la Dalmatie 
vénitienne, au S.-E. de Zara, 

Alba Uarsorum, voy. Alba Fucenha. 

Albana, voy. Alexandria Albanle. 

Albani (S.) Villa, Yerulamium, [Tac, Itin. 
Ant.] , Saint'Albans, bourg d'Angleterre, 
dans le Hertfordshire; illustre abb. fon- 
dée par OfTa, roi de Mercie, sur les 
ruines de Tanc. Yerulam. 

C*est b troisième ville d'Angleterre qui ait Joui des 
bénéfices de Timprimerie. et cela grâce an tèle éclairé 
des moines de Clieaux. 

1* Rhetorica nova Laurencii GuiUlmi de Sa/ma, 
'^impressum fuit presens oput rhetorice facultatis 
apudviUaSancli Albani. Anno Domini M CCGC LXXX, 
in-A. goth. avec sign. de A à Z. La souscription de ce 
rare volume commence par ces mots : Comptlatum 
autem fuit hoc opus in aima universitate Conta- 
àrigie, anno Domini M CCGC LXX VI II, die Ti Julii; 
ce qui a donné lieu à quekpies bibliographes d'an- 
noncer une édition de Cambridge, 147S, qui n*a 
Jamais existé que dans leur imagination. 

2* ÀlbertUM {Sigandus), Liber Modorum tignifi' 
candi, S. Albano. 1480, pet in-4. deM ff. sign. A-F 
à L-L, S2 1. à b p. ent petits car. goth. A b fin : 

ExpUdt Uber ModoH sigfidi 

Alberti Ipss' apo villam 

SancU Albani a* M* CCCG* LXXX*. 

Ce livre, bien décrit au Manuel et dans Dibdin, 
existe à la Bibliothèque impériale et manque au 
British Muséum. 

8* Exempta sacrœ Scripturœ. 1481, pet in-4. 

A* In Aristotelis Phytica. 1481, in-foL 

5» TheSt'Alban'schronicle. 1083, in-fol. 

6* The book of St-Albans, by JuHana Bemers 
ou Bameê. 1486, in-fol. de 88 IT. 

Le nouveau Typogr, Gazetteer nous donne le 
titre d'un volume non décrit que possède b 
Bodléienne; c'est un in-4 de 18 p. et S2 I. à b p., 
sans ch. ni sign. intit : Aug. Dathi Scribe Super 
TuUianis elogancii» (sic)... incipii Libellus; à la 
fin : ImprcMsum fuit opus hoc apud Scih AlbanU, 

Après 1480 on ne trouve plus trace d'imprimerie k 
St-Albans, pendant un laps de temps considérable. 
Vers 1584, John Hertford fonde un nouvel établisse- 
ment typographique, qui ne fonctionne que quetre 
années, les persécutions religieuses du roi Henri VIII 
ayant provoqué la dispersion et la ruine des maisons 
conventuelles en Angleterre. 

Albanu, VAlbegna, riv. d'Jtalie, dans la 
Toscane. 

Albanu, voy. Albanum. 

Albanu, Braid Albin (Allibawn), anc. 
prov. montagneuse d^Ecosse : on trouve 
souvent aussi Albanu pour l'Ecosse 
elle-même. 

Albanu, prov. de l'e'mp. turc, en Europe : 
comprenait Tanc. Epire et partie de 
rillyrie méridionale ; forme auj. cinq 
paehaliks, parmi lesquels nous citerons 
celui d'Jskanderiéh (Scutari) et celui de 
Yanla (Janina). 

Albaniuu, Alba Regalis, Alba Regu, 
CiMBRiAN.£ [Itin. Anton.], Cimbrunum, 
Stuhlwdssenburg ( Szekes-Fejesvar en 
hongr.), ville de la Hongrie, chef-lieu 



33 



ALBANOPOUS. — ALBIA. 



34 



da comitat de ce nom^ anc. résidence 
des rois de Hongrie. 

Itoos trouToos dans un des catalogues des foires 
de Francfort, impr. au conunencemeDt du XTii* s., 
UD livre 90! d^fwte rexistence d*un établissement 
typographique à Stuhlweissenburg & cette époque: 

RfOpn Humgariœ iteeupatio, SummarUehe reUh 
tkm wU dtr fUrst in SiebenHtrgen Bethlehem 

freieàs kvH§am sick bemâchtiget und die KOni- 
fUehe erom tu Pre$turg.., Stublwdssemborg, ben 
Lorentz Emmerich, anno IMft, in-4. 

Ce Laurent Emmerich avait Ji la même époque un 
établissement typographique à Prague. 

Albanopous, ville de Tlllyrie grecque^ 
auj. Albamopoli, sur le Drina. 

Albanum^ Ajlba>xm Pompeii [Cic. pro Mil.]^ 
Tîlle du Latium^ près de Tanc. Aloa 
Longa, anj. Albano, dans la campagne 
Romaine. 

AiJU5VM^ Mmte Albano, bourg du roy. de 
Naples. 

Albanus, *âX&woc [Ptol.];, Albius Mons^ tb 
'AXCtcv cpo^rstrao.]^ auj. Alben ou Monte 
dd Carso, bourg ae la Carinihie fRam- 
then), anc. prov. des Etats autrichiens. 

Albanus Lacus, Lago Casiello ou Lago di 
Castel Gandolfo (Italie). 

Alba Petra^ Aubepierre, bourg de France, 
près Sainl-Flour (Cantal). = Aube- 
pierre, village de France, près Guéret 
(Creuse). 

Alba Poicpeu [Plin. ra^Tab. Peut.], Alba 
PoîiPELkNORUM [Insc. ap. Grut.j, anc. 
ville des Statiellates en Ligurie ; auj. 
Alba, sur leTanaro, pet. ville du Mont- 
ferrat (Piémont). 

Albaquercus, Albuquercdm, Albtujuerque, 
bourçdu Portugal (Estramadure) ; anc. 
duché. 

Albaracinum, Ll'betum, TuRiA; Albarazin, 
ou Alb€mracin, ville d'Espagne, sur le 
Guadalaviar (Aragon). 

Alba Regaus, Alba Regu, voy. Albanium. 

Albariji, les Attbiers, village de France 
(Indre-et-Loire). 

Alba Ripa, Auberive, bourg de Champa- 
gne (Haute-Marne), anc. abb. de Ci- 
teaux, du diocèse de Langres. 

Alba Sebuslana, Alba Selusiana, Selusium, 
Kronweissenburg, pet. ville d'Alsace 
(Bas-Rhin). 

Alba Terra, Aubetene, pet. ville de Fr. 
(Charente), anc. marquisat. 

Alba Virganexsis, Ardona, bourg d'Espa- 
gne (Galice). 

Albaugta, voy. Alba Auglv. 

DlCTlOUIf. DE GÉOGR. 



Albece, Civitas Rejensium [Notit. Gall.j, 
CivrrAS Rejensis [Cell.J, Alebece Rejo> 
RUM Apolunarium [Pliu., in.l, Regium 
Segoreiorum , Riez, ville de France 
(Basses -Alpes). Conciles en 439 et 
i285. 

Albemale, voy. Alba Mala. 

Albenacium, Albenacum, Albiatinum, Albe- 
NAs. Aidienas, ville de France (Ardè- 
che). 

Albencum, Albenqye, bourg du Quercy, 
près Montauban (Tarn-et-Garonne). 

Albenno,Albinno [monn.mérov.l,A/6on(?), 
village de France (Drôme),ou Aubonnel^), 
village de France (Doubs). 

Albensis Comitatus, Comitat du Weissen- 
burg inférieur, en Transylvanie; chef- 
lieu Karhbarg, ou Carlsberg, 

Albensium Civitas, Alba, Vivarium, Vi- 
viers, ville de France (Ardèche). 

L*établi88enient de Timprimerie dans cette tille ne 
date que du XTiii* siècle, bien que son évéché soit 
un des plus anciens de France, puisqu'il remonte au 
T* siècle. Un médecin de Vivien, nommé Barthélémy 
de SoUioule, fait imprimer en 1516 son livre des/'ro- 
blème», in civitate divi Pontii Tltomeriarum, c'est- 
à-dire dans la petite ville languedocienne de Sain^ 
Paul de Thomiers. 

Albertoota, Alverton, pet. ville d'Angle- 
terre (Yorkshire). 

Albertum, voy. Angora. 

Albeta Amnis, VAubétain, pet. rivière de 
France, dans la Brie. 

Albia, Albiga, Civitas Albigensium [Notit. 
Gall.], Urbs Albigensis [Greg. • Tur. 1, 
Alby ou AÎM, ville de France (Tarn). 

Anc. cap. des Buteni, la quatrième des huit cités 
de l*anc. Aquitaine. Concile en 1176; impiîm. en 
1529. « — Sensuyt ta vie et légende de madame 
saincte Febronie, glorieuse vierge et martyre, de 
laquelle la (este est la vigilU de sainct Jehan Bap- 
tiste. > A la fin : A Thonneur et révérence de ma- 
dame saincte Febronie, a faict imprimer le présent 
livre sire Pierres Rossignol marchât et bouivioys 
Dalby, et a la louège des dévotes religieuses du dévot 
monastère de Nostre Dame de Fargues Dalby. — In-4 
de 18 ff. goth. 

Un autre opuscule, qui lait ordinairement suite au 
rare petit vol. que nous venons de citer, est imprimé 
avec les mêmes caracU et porte la même date : c'est 
la Déclaration de la règle des seurs de la Vierge 
Marie, c'est-à-dire du couvent précité de N.-D. de 
Fargues. 

Le rapport fait à M. de Sartines en 1764 nous ap- 
prend qu'il n'existait k cette époque qu'un seul im- 
primeur-libraire à Alby ; il s'appelait Jean-Baptiste 
Baurens, s'était établi en 17S7 et avait été reçu im- 
primeur par arrêt du conseil du 7 sept. 1739. 

Albia, A/6t, A/6te, pet. ville de Savoie. 

L*imprim. date, en cette ville, de 1481. I^e premier 
livre avec date est intit. : Contempladones Ml Joti, 
de Tvrrecremata. — Impr. Albie, anno M^CCCC", 
octuagesimo primo et die \ij. niensis nouembris, — 
ïn-k de 30 ff., dont le dcniier blanc, avec. fig. s. 
bois.— Un livre qui a certainement précédé celui- 



33 



ALBIA. — ALBOCALA. 



36 



ci, mtah ^ est lam éMe, c'est : EpUtoU Mmem 
5yfptf 4c flPoHt roiMM». — iMe in^r. ». 4. iD-4, 
lam récLoi figii. 7 ff. k Slttga. en car. rwaiii 

SxjAx, TOT. AunniGCM. 

Albllxa^ Son Jkfidfatiù, peU Tille de 111e 
de Corse. 

Al5luie>se FRETUXy (léfrot/ et San Bom- 
fado, entre la Corse et la Sardaigne. 

AunAsmc, Kufsiein, pet. TÎOe du lyrol. 

Albute^ Auratum Giussum^ Biagrasâa, 
Abfiagrauo, boorg du MîlaDais. 

ALBICA5TRL'Jf ^ CASTllOiiL%CE3kSC OpPIDrM^ 

CAsmonucuM^ Cosfoj Braneo, Tille de 
Portugal, proT. de Beira. 

Alricella, toj. Albula. 

Albicobum REim ApoLLCURim, toj. Al- 

BCCE. 

AuHEicas Agex, Albigiexsis Pagus, Aim- 
GiLxsE, Alhticcse [moim. méroT.], VJJ- 
tngeois, proT. de France. 

Alhga, Toy. Alha et ALftniGAL'5UM. 

Alugi (mono. méroT.], Avbe, Tillage de 
Lorraine (Moselle}. 

ALBmcfmm^ B/omon/, pet. Tille de France 
(Meurthe). = Blamont, bourg de Fr. 
(Doabs). = Blankenburg, TÎlle de Saxe^ 
dans Fane. Forêt Noire. 

ALM5GAU!fOly AlBA IkGAUXOBUX^ ALHOA, 

Alhih IsvGALKOBUM^ Albengo, Tille de 
Fane. Ljgorie, aoj. Piémont. 

Alhma^ AUBA5IA, Aubagne, pet. Tille de 
ProTence (Boacbes-dn-Rbône). 

XuoMkccMf ALscnAcrs [Gesta Dagob.], 
Aukgxie^ au n* s., AuMgné ou Aubu- 
gny. DiTerses localités de France por- 
tent ce nom : Autigny, bourg du Pas- 
de-Calais; = Autigny, pet. Tille du 
Cher,anc. comté, érigé en duché-pairie 
par Louis XIV; = Aubigné, bourg de 
Breta^e; =^ Aubignae, bourg et anc. 
abb. de la Marche (Cher). 

Albi5ia5jE^ Alucoa^a Castra^ première 
station indiquée par l'itinér. d Antonin 
entre Leyde et TrèTes, à 10 m. de la 
première de ces Tilles; auj. Alphen, 
bourg de Hollande^ sur le Rhin. 

ALBcniauM^ Albcctemeucm^ ALBnsTDfiuim 
[Tab. Peut.] y AmxmoLiXAy Albiux Inte- 
MEUUM [Plin- ni^, Mrxicipnn Ixtemelium 
[Tacit. Hist. n\,'Vinttntiglia, Vintimille, 
TUle d'Italie^ aans la proT. de Gènes. 

Albuiovuii, Alvamlm, Altum Novum, A/t'€- 
nau, pet. district de la Suisse. 

Albccum, yiedervintel, en Autriche. 



Albio, VAt^jR, pet. rÎT. de France 
^Haute-Marne . 



ALBI05 iPlin.l, \)^A09 [Ptol.], Hiê9&; PpiTsc 

yod [Strab.], BiOTA!e(L4 [Plin., Caes., 
Tac.], Englimd, Angleterre : se dÎTisait 
en Ultérieure et Citérieure ; la première 
était appelée Barbasrt par les Romains, 
contre qui les habitants défendirent 
aTec une énergie indomptable leur au- 
tonomie. 

Alhoriux, AuncAGm, Leucobea, Yiteii- 

BClkGA, WrTTEBElIGA [ClUT., Ccll.], WlT- 

TEXBER6A, WitietUttrg, Tille de Saxe, à 
9 milles de Leipzig. 

TiDe » Jnnis amtic dans rkistoire 4e b RéfonDe 

Uu pffUwtmt n'cMÉblien pu que 

|w, le Si 9epu 1M7, Martin 

ks iMMlOités contre ta cour de 



fnt 



inelepRHerUTFe impriné 
ceOe Tile est on ÊeemeU des Senmoms dt 
Pierre deWatemme, daté de 1515 : ilconfMid le Utre 
dn livre avec an antre et te tiiinnii wur ta date. 

ien aotreflMnC ^ot et donne ta 
deMBScMHMoeOe de natnMtaction de lli 



prit I il > Wittenberg. Mais tauer pronve rerrenr 
dHM ImikIIi est MNBbé Maictaire, et prend Pannée 



^m sait ta fondation de rCaîTcrsité à WittenimnB 
cn—Hf ccOe ob roa y instalta le prtMJii élabiisse- 
■ent t fp uy ap hiqae, c'est-à-dire 15tt. Le prenûer 
iirre, sarvant Panier, lenit : Omfio kmtiia a Ni- 
ealm Maneako Umrio AIMori memdemia im Me- 
mamku Impres. Aliiori in Suonta, IMS, XT kaL 
fdir. in-*. 

Hais M. Branet proof e que ce Kvre nVst qœ le 
second, et que le nreoiier serait : Peiri EavemmatiM 
eamtpemtimm jmrU etnU», précédé dTnne intrsdnc- 
tioa de Pierre Mai ea Ju l on Marscal prédié, et dont 
ta soBScription porte : laipressani Ambmr^ prktic 
momms êepiemttres ammo a yetmU Ckrtuiano M D lU. 
L^tannée coancnçant à Piiinea, ta bmîs de fénier 
est éndesMKnt postérieur a cehû de sep t embr e. 

Ce Nicote Marscal atait étafaK à Rostoch, qa*il ha- 
hitait, nne imprimerie particaJière dans sa maison, 
et ce fnt ta que trarauta Gvntbems Hyems, aUà» 
GvMker Winlfer, d'Erfvth. 

Les preiaétii imprimenrs comms seraient, ton- 
Joors an dire de Fialkenstein, Johann Gmnen* 
berg (I5«0-1S22), Mekhior Lotter der Jûngere 
(I5t9'f525), et GcoTf Rlmn il52*-15k8). 

A partir de ta réforme, Kmprimerie prit nne ex- 
tension énorme dans cette fille, mêflae après que 
rOniteniié ent été supprimée et réunie k ccHe de 
Balle. 

Albis [Plin.], 'AXÊio; [Ptol.l, Alba, ÏEibe, 
un des grands fleuTes d'Allemagne. 

ALBisTRCMy Onimarso, Tille de la Grande 
Grèce (Calabres). 

Albium Ingauxum, Yoy. Alscsgauncii . 

Albium Lytemelitm^ Toy. Albemmium. 

Albrs^ TGV. Albis. 

Albocala [Tit. Ut.], Albccell-x [Itin. An- 
ton.!, Albucole iSteph. Byi.], TiUe des 
Vacéens, dans la Tarraconaise , auj. 
Toro, dans la Vieil le-CastiUe. 

Antonio cite un vohune imprimé du» cette pe- 
tite Tille en 1630, mab M. Cottoo bit remonter à 
ÏSÊS ta date de Pintrod. de h typogr. à Toro; mai- 



37 



ALBONÂ. — ALCOBATIA. 



38 



b f urwue ment il ne cite aucan titre à I*aippiii de 
cette aasertioii, qui nous piralt |[^taite. 

Albo5a^ Albunea, VAgogna, pet. riv. du 
Piémont^ se perd dans le lac Majeur. 

Alboxa [Plin.], 'AXcûwv* [Ptol.] , Alvum, 
Albona, bourg de l'Istrie. 

ALbOMCM^ YAlbon, pic életé des monta- 
gnes des Algarves^ en Portugal. 

Albretum^ Alebrejum^ Leporetum^ Yicus 
LfBRETi, Albret, yille de France (Lan- 
des). 

Érifé en docbé-pairie en 1556 : la maison «TAlbret 
icnonte & l'iin 1050. [P. Anselme.] 

ALBuao, ALBuauM^ Albucum, Albula^ Al- 
Bcsso5njM^ XvBrniOfAvbusson, pet. ville 
de France (Creuse). 

ALBULA, VOy. TiBERIS. 

Albtla^ VAube, riv. de France. =: Riv. 
de Vibrato, dans les Abruzzes ; = la 
Solforata, riv. dltalie. = Weisseritz, 
riv. de Bohème^ affl. dé TElbe. 

Albulh Yilla^ in pago Wormacensi pala- 
Hum, villa carlovingienne^ près Worms. 
[9. Martcne.] 

Albcm iEsTUARiuM^ çolfe formé par ÏEum- 
ber à son emboucnure (Angleterre). 

Albcm Sctitm^ Seccopelus^ Yibrau. Gui- 
bray, faubourg de Falaise, ville de 
Normandie. 

Albl7(ea Sylva, forêt qui entourait l'anc. 
Tibwr. 

ALBU5EJC Aoujt, voy. Tibur. 

Albuquercum^ voy. Au^aouercus. 

ALBCRAas^ Aregu, l'Ange, riv. de France 
(voy. Aurigera). 

Alburgcm, Aelburgum^ Albia, Aalhorg, 
ville et évèché du Danemark (Jutland). 

M. Termitx cite iin livre imprimé dans cette ville 
en 1611, et nous n'avons rien pu trouver d^antérieur. 
Voici le titre de ce livre : i?. (te pygmeis probtema- 
twn pkUùêopMcorum et mattcorum miteellaneœt 
Albû, BabcH, 1611, in-4. 

ALBUR5rs Moxs, anc. montagne de la Lu- 
canie, auj. Albomo, ou Monte di Posft- 
glione, Ptincip. citer. ^ anc. royaume 
de Naples. 

Albuzacum, Albuzac, bourg du Limousin, 
près Tulle (Corrèze). 

Alc\la Regalis, Akcda la Real, ville d'Es- 
pagne (Andalousie). 

Arx.AMTrcM> Alcaftiz, boufg de TAragon, 
sur le Guadalope» = Akahices, pet. 
ville du roy. de Léon. 

ÂLCANTARA^ NoRBA CjEsarea^ Alcontara 



(en arabe : le Pont) , v. d'Espagne en 
Estramadure, sur le tage. 

Alcaratium fitin. Anton.], Alce [T. Liv. 
xl], ville des Celtibères, dans la Tarra- 
conaise, auj. Alcaraz, dans laNouvelle- 
Gastille. 

Alcasarium Saunarum, Salacia Imperato- 
RiA, Alcaçar do soi, pet. ville de FEstra- 
madure (Portugal). 

Alcasarium S. Joannis, Alcaiar de S. Juan, 
bourg de la prov. de Ciiidad-Real. 

Alcathoe [Ovid.], 'aXxoOoïi [Apollod.], Mé- 
gare, ville d'Achaïe, sur l'isthme de 
Corinthe. 

Alce, voy. Alcaratium. 

Alceja, Altaua, Alzey, ville de la Hesse 
rhénane. 

AixiAcuM, AxiMAioNio [mouu. mérov.l, 
Auxy'le-Chàteau, bourj; de Fr. (Loiret). 
= Auxy-auX'Moines, village de TArtois, 
près Hesdin (Pas-de-Calais). 

Alciatum, Alzato, bourg du Milanais, prov. 
de Côme. 

Alcimoennis, voy. Ulma. 

Alcmoenum, voy. Aichtadium. ' 

Alcira, voy. SucRO. 

Alcira, Setabicula, Alcira, pet. ville d'Es- 
pagne, prov. de Valence. 

Alcmaria, Alcmarium, Alcmaèr, ville de 
Hollande, entre Harlem et Amsterdam. 

Nous ne connaissons, non plus que M. Temaux, 
oui ne (ait que copier la note du docteur Cotton, de 
livre impr. dans cette ville avant 1605 : Dictiona- 
BiuM Belgico-LcUinum, per Comelium Kilianum, 
Alcmaric, 1605, in-6. Le premier imprimeur s'appelle 
Jacques Meister. — Voici un autre livre impr. en 
1606 : Gomes von Trier : Fan den heuschen BQr- 
gerlycken Ommegangh, een neer Sinrcke liefflycke 
und noetteghetsamen spreckinghe, — Aickmar, by 
Jacob de Meester, 1606, in-4. 

Une Chronijcke van Atcmaer, in-6, fut imprimée 
dans cette ville en 16<k5. 

Alcmona, Alcmana, Alcmonia, Alemo, Al- 
monus, ÏAltmùhl, riv. de Bavière; se 
jette dans le Danube, près de Ratis- 
bonne ; est appelée Halotnore dans les 
Chron. de St-Denis. 

Alcobatia, Eburobritium [Plin.], Alœbaza 
ou Alcobaça, ville de Portugal, dans 
TEstramadure. 

Célèbre abb. de Bénédictins, dans laquelle une 
imprimerie fut établie au xvi* siècle. Les archives 
de ce monastère réunissaient les plus précieux tré- 
sors littéraires et historiques, imprimes et manus-» 
crits, qui fussent en Portugal. Voici le titre d*un 
important ouvrage imprimé et publié dans ce monas* 
tère : MonarcMa lAtsytana composta por frey 
Bernardo de Brilo, cftronista générât, proffesw 



39 



ALGOCERUM. — ALENCONIUM. 



40 



HO real mostetro de Aleobaça ; parte prlmetra,., 
impresso no insigne mosteiro de Aleobaça, anno de 
1507, in-fol. 

La seconde partie fut imprimée à Lisbonne en 
1000, et les autres successivement Jusqu^k la hui- 
tième et dernière qui ne parut q;u*en 1720 : les S* et 
ft* parties sont d'Antonio BrandaS, les deux suivan- 
tes de son frère Fr. BrandaS, la 7* de Rafaël de Jésus, 
enfin la dernière partie fut composée et publiée par 
Manocl dos Santos. Bemardo deBrito, rauteur des 
deux premières parties de cet ouvrage capital, éuit 
né à Almeida; il devint moine d^Alcobaça, de la ré- 
forme de Ctteaui, en 1584, et mourut en 1617. [Bibl, 
Lusit€uta, t, I, p. 275 et suiv.] 

Alcocerum, Akocer, pet. ville d'Espagne, 
dans le roy. de Valence. 

Alcola, Arva [Plin.], Flavium Arvense, 
dans la Bétique, auj. Alcole, bourg 
d'Andalousie, sur le Guadalquivir. 

Aldea Rm, Aldea el Rivo, bourg d'Anda- 
lousie, sur le GuadalquiTir. 

Aldenarda [Cell.], Aldenardum, Oude- 
narde, Audenaerde, Audenarde, ville de 
la Flandre occid. (Belgique). 

L*imprimerie date en cette Tille de 1480 : le pre- 
mier imprimeur est le célèbre Arend ou Amola de 
Keysere ou Keiser, Arnaud PEmpereur ou Amol- 
dus Osaris, suivant la fantaisie qui Tinspire de 
franciser ou de latiniser son nom : nous citerons 
deux ouvrages, l'un avec date et l'antre sans date, 
qui passent pour être les premiers produits de ses 
presses. 

Dijttorie von SuUan Saladine. (A la fin :) Taude- 
naerde gheprendt, in-4, sans indic de date et 
sans nom d'imprimeur, mais évidemment exécuté par 
Arnold de Keyser. U n'existe de ce prédeux inconaole 
qu'un exemplaire qui, de la bibliotb. de M. J. Konlng, 
a paûé dans celle de Harlem. 

Hermanni de Petra de Scutdorpe termone» L 
super orationem Donilnieam, (A la fin i) — Pressum 
Aldemardi per me Amoldum Caesaris meosque soda- 
les dominice incamationis supra M. GQÔC anno 
LXXX. 

Vnde ferant laudes ciîcta creata Deo. 

In-fol. goth. de ISO ff. à 2 coL, y compris 7 ff. de 
tables en tête du vol. 

U nous faut aussi mentionner un autre ouvrage 
tout aussi précieux et qui, de plus, est orné de quatre 
planches sur bois grossièrement exécutées, mais qui 
présentent un singulier caractère de grandeur : 

De quatuor novissimis, ou les quatre choses der- 
nières auxquelles la nature Humaine doit toujours 
penser; trad. du latin de Denys de Rickel, le 
chartreux,par Th. le Roy. bénéd. de St-Martin de 
Toumay ; — s. 1. ni d., mais imprimé également avec 
les caract. d'Arnold de Keyser vers 1080. ln-4. A la 
fin sont ces deux vers : 

Priiez pour l'impresseur de ce livre très excellent 

A audenaerde impresse pour instruire toute gent. 

M. Brunet a donné de ce livre une description mi- 
nutieuse et excellente. 

Arnold de Keyser quitte Audenaerde & cette époque 
pour transporter et établir ses presses k Gand, ob 
nous le retrouvons en 1488. 

Aldenburgum, Aldeburgum, Palj;opyrgdm^ 
AUenburg, ville principale de la Saxe- 
Altenburg, sur la Pleisse, abb. de 
bénéd. [Urbs Misniœ clarissima, Isr. 
Clauderi Laudat.] 

Ni Maittairc ni Panzer ne mentionnent cène ville 
parmi celles qui ont joui du bénéfice de l'imprimerie 



au commencement Bu zvi* s. : M. Gotton dit que la 
Bodléienne d'Oxford, qui renferme un certain nombre 
de traités allemands relatifs à la Réforme, en possède 
un daté de 1523 et imprimé à Altenburg, mais U ne 
donne ni le titre du livre, ni le nom du typographe. 
Dans son nouveau Typogr. Gazetteer^ il dit qu'il 
doit ce renseignement à Feverlin [BibL Symb, Luik.t 
tom. II, p. 42). M. Temaux est plus précis et cite 
cet opuscule daté de 1524, avec le nom de l'imprimeur, 
Gabriel Kantz : Elne Christliche Verma/inung aus 
dem Evangelio, Aldemburgk. in-4. Nous avons dé- 
couvert dans les précieux catalogues des foires de 
Francfort une édition que nous croyons aujour- 
d'hui inconnue et peut-être disparue, d'un célèbre 
pamphlet du grand réformateur : De abroganda 
missa privata Martini Lutheri sententia, Lto 
rugiet, quiM non timetit (Amos) 7 -« A la fin t 
Impressum Aldemburgi viii kalendas martii, h ozxn, 
in*a. 

Ce serait Ui une réimpression pure et simple de la 
première édition de witterabcrg, donnée au mois 
de Janvier de cette même année, et exécutée pn»- 
bablement par cet imprimeur de Zwickau, que 
nous avons nommé Gabr. Kantz. 

Aldergemum, Auweghem, bourg de la Flan- 
dre orient. (Belgique). 

Aldershott, village d'Angleterre (Hamp- 
shire). 

Un ouvrage de <&roit fort connu, Viner's abrULg' 
menf, en dix vol. in-fol., fut imprimé par l'auteur, 
dans sa propre maison, en dix ans (t742'1755), nous 
nous dit le nouveau Typogr, Gazetteer. 

Aldorfu, voy. Altorfu. 
Alduabis, voy. Dubis. 
Ai^bece Reiorum, voy. Alrece. 

Alebhjm, Dalebium, Delebio, bourg de 
Suisse. 

Alecta, Electa, Aleth, pet. ville et anc. 
évèché, près Limoux (Aude). 

Alectum, voy. Allectum. 

Alemannta, Deutschland, Allemagne (de 
ail, tout, mon, homme : Vhormne j9ar 
excellence l), 

Alemanus, Aleuanni Monasteridm, Ait- 
mùM-Mùmter, en Bavière. 

Alemanus, Alemo, Almonus, VAltmùh!, 
■ riv. d« Bavière ; se perd dans le Da- 
nube, près de Kellheim. 

Alena, Ala, Aalen, ville de Souabe (Ba- 
vière). 

Alenconium, Alentio, Alencio, Alençon, 
ville de France (Orne). 

Comté ériçé au xni* s. par S. Louis, puis duché- 
pairie. Impnmerie en 1550. Le premier livre que 
nous connaissions sous la rubrique d' Alençon, 
c'est : Le sommaire de toute médecine et chiruT' 
gie contenant les remèdes les plus spéciaux et eX' 
perimentez de toutes maladies, par Jean Gouevrot, 
vicomte du Perche, médecin du Roy, A Alençon, 
chez maistre Simon du Bois, 1530, in* 16 goth., de 
88 ff. (Cité par M. Frère, HfR normand^ II, p. 54.) 

Puis vient : Le Miroir de l'âme pécheresse, ouquel 
elle recongnoist ses fouîtes et péchez. Aussi ses grâ- 
ces et bénéfices a elle faitez par Jesuchrtst son es- 
poux, La Marguerite très noble et précieuse sest 
préposée a ceulx qui de bon cueur la cerchoieni. 



41 



ALENCUM. — ALEXANDRIA. 



42 



— A Alraçon, chex maJstre Simon du Bois, mdxxzi, 
peC in-A. aolli. tfe S5 AT. sans ch. arec sign. 

Ce toi. Inlininipnt rare et précieux a été réimpr. 
émt ans après avec (Tamples additions sous le titre 
de : DkUogue en forme de vigion twctume entre 
fret NOM* ei exreUente princeue madame Mar* 
gwtriu de Fraiue,S(Kur unique du roy notre sire.., 
le Miroir de Came pechere*»e... Ditcord estant en 
ritomme par la contrariété de l'esprit et de la 
cftflù*.— AAleoçon, ches maJstre Simon du Bois, 
aril dna cens trente et trois, pet. in-ft. gotlL de 61 ff. 

A la en du xm* s. et penoant tout le ztui«, une 
Cnrille que nous retrouvons exerçant la typognphie 
dans ptaaeurs Tilles de VOaai de la France, les Ma- 
basb, fournit de nombreux imprimeurs k ÂlenoNi. 

En ITOfe (rapD. Sartines), nous trouvons établis 
dnu m cia b i' e* de cette tkmille : la Tenre de Fr.-Au- 
fustin llalassis, pourvu en 1726, et Louis Malassis, 
le Jeone, beau-flrère de la précédente, établi en 
1732 ; 1rs arrêts de 17S9 et de 1750 conservèrent ers 
deux imprimeries. 

kLEscim, Alantia, Alanche ou Alenche, 
pet. ville d'Auvergne (Cantal). 

ALE.XG0N1S PoRTus. Lofigon , village de 
France (Gironde). 

Alexus, VAlne, riv. d'Anglet. [Cambden.] 

Alepum^ Aleppum, Berœa [Strab.], Beroa 
[Itin. Anton.]. Btppcia [Appian.]^ Cha- 
LEP [Nicéph.], Halape [Join ville], 
A!ep (en turc Haleh), ville de Syrie 
(Turquie d'Asie). 

Imprimerie en 1706. Kitâb el enMil ei cherif, 
{Livre de VEvanqUe saint et pur du flambeau res- 
plendissant.] » Impr.k Alep, aux frais d'Anastase, 
patriarebe des Grecs d*Antiocbe, en 1706, in-fol. 
285 ff. non ch., avec portr. (6it. S. de Sacy, I, 
n*lSS7.) 

Alera, voy. Ingeris. 

Alera, V Aller, riv. de Saxe ; se jette dans 
le Weser. 

AunuA, anc. Alalia, colonie romaine, 
dans l'ile de Corse , évèché au moyen 
âge, auj. Aleria, village au S.-E. de 
Corte. 

Ane évéché du moyen âge, dont fut titulaire ril- 
lostre philologue et savant Joannes Andréas, auquel 
nous tommes redevables de la reproduction, aux 
débots de rimprimerie en Italie, de la plupart des 
cbe&<r«ravre de Tantiquité latine. 

Alésa, Al^sa, anc. ville épiscopale du 
Sicile, auj. ruinée, dont on trouve des 
vestiges intéressants au bourg de Tosa, 
dans la vallée de Demona. 

Alesia fCaes. Bell. Gall. vu, T. Liv.], 'AXyj • 
«îx [ètrab.], Alexia [Flor. u.; Plin.], 
AusiA, Urbium Mater, ville des Mandur 
biens, dans la Gaule Lyonnaise pre- 
mière, au N. de Bibractum, sur l'empla- 
cement de laquelle on est à peu près 
tombé d'accord : ce serait auj. Alise- 
Sainte-Beine , dans Tanc. Duesmois 
(dont on veut que le nom vienne de 
Mandabiî), bourç situé près de Somur, 
dans le dép. de la Côte-d'Or. 

AI.ESU, Alesujm, ville de la Gaule Narbon- 



naise première, sur le territoire des 
Arecomici; Ausiacas fmonn. mérov.], 
auj. Alais, sur le Garaon, pet. ville du 
départ, du Gard. 

Anc. comté et évéché éubli par Louis XIV, k la 
suite de la révocation de l'édit de Nantes. En 1764 
(rapp. Sartines), il n'existait q;u*un seul libraire à 
Alais^ qui s'appelait Pierre Bascou. L'imprimerie ne 
fût introduite dans cette viUe que beaucoup plus 
tard. 

Alesia, Alessium, Alessio, pet. ville d'Al- 
banie, dans le pacbalik de Janina. 

Alesiensis Ager, VAuxois, anc. prov. fai- 
sant partie de la Bourgogne, avec 
Semur comme chef-lieu ; occupait une 
portion du territoire des Mandubii, 

Ale^us, fleuve d*Ëtrurie, auj. la Sanguir 
naria. 

kLETMy Aletha, Aletum Vetus Rhedonum, 
Vicus Aleti, Alestum [monn. mérov.]^ 
Maclovu, Maclopous, Aleth, Guicn- 
Alet, Quid^h, Saint-Malo, ville de 
Bretagne (Ille-et-Vilaine). 

Imprimerie en 1552: Vitasancti Marchutis, Bri» 
tan, auctore Bilio, Maeloviensi episcopo. MacloYii, 
1552Jn-12. «Du vieux temps, ditd'Argentré, futBilius 
« Armoricanus qui escrivit disertement la Tie de 
« saint Malo, comme disent ceux qui l'ont vue. ■ 

Nous pouvons citer encore un ouvrage important 
de Thomas de Querey, Malouin : Antiquilez de la 
cité d'Aletk ou Guidaleth, ensemble de la ville de 
Saint'Malo, — Saint-Halo, Labiche, 1628, in-12. 

Aletium, Autium, Lecce, pet ville de l'anc. 
roy. deNaples, dans la Terre d'Otrante. 

imprimerie en 1634 [Haym]. GiuKo Cesare infan» 
tinOy memorie di Lecce. — (Sans nom d'imprimeur.) 
Lecce, 1634, in-4. Citons encore : Andréa délia Mo^ 
naca, memoria istorica délia città di Brindisi; 
Lecce, 1674, in 4. — Le premier imprimeur de Lecce 
dont le nom nous soit connu s'appelait Maizei. 

Aletrum, voy. Alatrium. 

Aletum, Electa [Notit. Imper.], Aletha, 
voy. Alesia. 

Aletum Novum, S. Servani Oppidum ou 
PoRTUs, S.-Servan, ville et port de 
France, à l'embouchure de la Rance 
(Ille-et-Vilaine). 

Alexandria, 'AXiÇav^piwv iro'Xi;, Alexandrie, 
Jshanderiéh (anc. KAKOTisdes Pharaons), 
cap. de l'Egypte. 

Nous ne connaissons pas d'établissement typogra- 
phique dans cette ville avant l'occupation française 
a la fin du siècle dernier; mais, à partir de 1708, 
les ordres du Jour, les bulletins de l'armée d'en- 
vahissement, les livres de religion et d'éducation élé- 
mentaire en arabe, ture et français sont publiés en 
assex grand nombre à Alexandrie Jusqu'à la mort de 
Kléber. (Voy. Cal. Langlès, S. de Sacy, Mars- 
den, etc.! 

En 1833 le pacha d'Egypte fit demander à MM. Di- 
dot, par rentremij>e de MM. Pastré, une imprimerie 
dont M. Adolphe Lalné fut le titulaire pendant 
quatre ans. U y imprima le Moniteur Égyptien. 

Alexandria a Palea, Alexandria Statiel- 



43 



ALEXANDROVIUM. — ALISNI. 



44 



LORUli OU Stalicellorum, Palea, Ales- 
sandria délia Paglia, ville forte du Pié- 
mont^ sur le Tanaro. 

Ane. évéché; fondée en 1178, elle prit son nom du 
pape Alexandre UI, et ses premiers niun Mtis de boue 
et de paille lui firent donner le nom de Civita délia 
Paglia, M. Temaux fait remonter rimprimerie dans 
cette ville à 1549: Vrsinut, Elegia <U Peste, -^ 
Alexandriae, apud Franciscum et Simonem Mesctil- 
num, 15(kS, in-4. — Nous ne connaissons pas le livre 
et ne te trouvons pas cité par Haym dans son cbap. 
des UM clie traltan di Peste. 

Nous sommes forcé de reporter seulement à 1598 
rintroduction de la typographie! Alexandrie : Joan- 
niâ Marii Mattii opinUmum libri très. — Alexan- 
drie StaUella^, Hercules Quintranns, 1598, in-a. (CaU 
Baloze, n» 5027, et cat. de Tournes, p. S29.) 

ALEXANDROVIUM, Alcxandrow, pet. ville de 
Pologne, dans le palat. de Braclaw. 

Alexani Civitas, Alexan'um, Alessano, pet. 
ville de Tanc. roy. de Naples, dans la 
Terre d'Otrante. 

Alexu, voy. Alesia. 

Alexianum, Alissan ou Alixan, bourg du 
Dauphiné, près Valence (Drôme). 

Alexodunum, Hexham, ville d*Angleterre, 
célèbre par la bataille de ce nom en 
1463 (Northumberland). 

ALFEU>A,Alfelden, bourg du Hanovre, près 
Hildesheim. 

AuicuM, Alpica, Portus Alpicensis, Alfe- 
cuM [monn. mérov.], le Pecq, bourg de 
France (Seine-et-Oise). 

Alfidena, voy. Aufidena. 

Alfordia, Alford, ville d'Angleterre (Lin- 
colnshire). * * 

Algarbia, Algarves (en arabe i el Garb), 
une des sept provinces du Portugal, 
appelée aussi par les chroniqueurs 
Algabrle, Agabilje, et par les roman- 
ciers : le Royaume de Garbe. 

Algaria, Corax [Cell.J, Portus Caracodes, 
Alglier, pet. ville de Sardaigne, sur la 
côte 0. 

Algea, Algoia, Algovu, der Algau, partie 
de la Souabe (Bavière). 

Algerium^ Algaria, Algier, Argier [anc. 
chron.J, Alger, ville française d'Afri- 
que ; en arabe : al Djezayr (les lies) ; on 
rapporte cette ville à l'ancien lœsium 
des Romains. 

Algia, voy. Auga. 

AixïiA, Algi£ Saltus, Algiensis Ager, 
Lexovici Pratenses , VAuge, le Pays 
d'Atige, en Normandie. 

Algidum, Aldum, Bocca del Papa, ville et 
montagne des Ëtats du Pape, jadis ville 
des Eques, dans le Latium. 



AuACMON, Hauacmon [Cœs. Civ.], riv. de 
Macédoine, auj. le Platomone ou Plata- 
mone, dans le pach. de Saloniki. 

AuAcuM, voy. AnjuM. 

AuARTus, 'AXiopToç, anc. ville de la Messe- 
nie, auj. Néocastro, en Morée. 

AUCANTIUM, AUCANTA, LUCENTUM [PHu.], 

AouxtvToi [Ptol.], ville de l'Espagne Tar- 
raconaise, auj. Alicante, ville et port 
d'Espagne, dans le roy. de Valence. 

M. Temaux, qui connaissait bien la bibliognphie 
espagnole, nous donne comme premier livre imprimé 
dans cette ville: Oracion funèbre a la reyna de Es- 
paika, doua Maria Luisa de Borbon , por Isidro 
Sola. Alicante, Jayme Mesnier, 1689, in-4. 

AucLE, Aucicj:, Salemi, pet. ville et riv. 
de Sicile. 

Alietum, Isola, pet. ville d'illyrie. 

Alifa, 'AXXiaa [Ptol.], Aluf^e [Liv. vm.], 
ville de Tanc. Samnium occid., auj. 
Alifi, pet. ville de l'anc. roy. de Naples, 
dans la Terre de Labour. 

Aldiania, Limania, la Limagne d'Auvergne, 
part. N. du dép. du Puy-de-Dôme. 

AuNGAViA in Turonibus, Aiingavias [monn. 
mérov.], loyigeow? pet. ville de France 
(Indre-etp-Loire). 

Alingo, Alingonis Portus [Sid. ApoUin.J, 
Langon, ville de France (Gironde). 

Aliniacum, AWtgny,bourg et anc. baronnie 
du Nivernais. 

Alione, Alone Brigantum [Itin. Anton.J, 
Longovicum, Lancastria, Lancaster, ville 
d'Angleterre, sur le Loyne. On croit 
que cette ville est l'anc' Alaunum des 
Damnii. 

Imprimerie en 1755 t Bill for repairing and 
widening the road from Bochdale ta Bumley, 
Laiicaster, 1755, in-fol. 

Ausca, Almaza, dans la Pannonie infé- 
rieure, auj. Aimas, sur le Danube 

(Servie). 

AusiA, voy. Alesia. 

AusiACAs [monn. mérov.], voy. Alesia. 

AusiNcuM [Itin. Anton.], chez les JSeiut, 
auj. Anisi, village de France (Nièvre). 

Alisium, Alsium, Palo, pet. ville d'Italie 
(Etats pontificaux). 

Descrizione délia Terra di Palo del P, F, Gio. 
Bat. di Palo. — Napoli, 1081, in-4. 

Alisium, voy. Heilbronna. 

AusLA, anc. ville de l'île de Corse, qu'on 
croit être PorUhVecchio. 

Alisni, Liebenau, dans le comté de Hoya. 

[Graësse.] 



43 



ALISO. — ALMINIUM. 



46 



Auso [Tac. Adh.], 6 'EXiowv [Dio Cass.], 

VAlme, riv. de Westphalie. 

• 

Auso [Tacit.1, Auso Romanorum, Lisbom, 
bourg de Westphalie^ au confluent de 
l*AIme et de la Lippe. 

AusOy Yoy. Yesaua Inferior. 

AuscmUy AuzoNTA, Elza [Ausod.]^ 
YEIze ou VÂlsitz, riv. du Luxembourg. 

AuTA^ voy. Aletuii. 

AujkBA [Itin. Anton.], Allava, m. de Si- 
cile. 

AixàDA, KiUaloe, ville diriande. 

Au.* Castrux^ Yoy. Au>enrurgum. 

Auji Narisca, Toy. Aichstadium. 

AujkTAy Aleta [Ptol.]^ Mosh, pet. ville de 
la Dalmatie. 

AuxcTUV, DoNUM Dm, Toadunum. Dundee, 
ville d*Ëcosse, dans le comté de Forfar. 

Nooi oe comiaissont pas de livre imprimé dans 
œtie ville antérienrement k 1792. SfnaÛ's (Bev. D. 
JL) Stmtistieal aeeount of DtouUe. Dundee, 1702, 
in-S. Le Dr Cotton (Suppl.) donne Tannée 170S 
comme date de rintrodnction de rimprimerie à 
Dundee, mais sans désignation de livre à Tappui. 

Au-EMAioA, A/Z^ma^e, bourg de Provence 
et anc. baronnie^-près Riez (Basses- 
Alpes). 

AujE2a)0RFiuM^ Allendorf, bourg de la 
Hesse^ prèsCassel. 

AuxNSTEMUM, AWewstein, ville de Prusse^ 
près Kônigsberg. 

AuxvARDUM^ Auj:vardi \iLiJL, AUevard, 
pet. ville et anc. comté du Dauphiné 

(Isère). 

Auja, riv. de la Sabine^ auj. VAja, qui se 
îette dans le Tibre. Elle est célèbre par 
la grande bataille à la suite de laquelle 
les Gaulois s'emparèrent de Rome. 

AujAcuM^ E!y, ville d'Angleterre^ dans le 
Cambridgeshire. 

AujENi Forum, voy. Ferrara. 

Aux)BR0GJE^ Aux>BROGEs fCss. Bell.Gall.J^ 
!uxo^7t; [Dio Cass., dtrab.]. Cessâtes^ 
Tiwfért; [Plut., Ptol.], peuple de la Gaule 
compris d*abord dans la Province ro- 
maine, puis dans la Yiennaise ; au iv* s., 
leur territoire s'appela Sabaudu^ puis 
Scrroye. 

Aux^BitoGUM CoLOMA, voy. Geneva. 

Aujodh, les Alleux, village du Poitou, 
près Saint-Maixent ( Deui-Sèvres) ; = 
village de Champagne, près Rethel 
(Ardennes). 



Au^oDiuM, Allois, village près Limoges 
(Haute-Vienne). 

Alma [Itin. Anton.], l'Arôta, riv. de Tos- 
cane; z=: l'Ai-MA, riv. de Crimée; = 
Y Aime, riv. de Westphalie, se jette 
dans la Lippe. 

Almagrum, Almagro, pet. ville d'Espagne 
(Manche). 

AufANDRALEGiUM, Almondroleio , bourg 
d'Espagne (Estramadure). 

AUfANGOVIA, AlEMAMNIA PROPRIA, YAlgcM, 

prov. d'Allemagne. 

AufANisCiK, Almonach^, Almmesches , 
bourg de Normandie (Orne). 

Almantica, Almenza, ville d'Espagne dans 
la Nouvelle-Castille. 

Alicarazijm, Almarez, pet. ville d'Espa* 
gne. 

Almaria, vov. Mons Fortis. 

Almardium, Almerinum, Almeirim, ville 
de Portugal, sur le Tage (Estrama- 
dure). 

Imprimerie en 1510. Beçra e têiatutoê da Or- 
dem de Avi»^ Almeirim, 1516, por Germao de Cam- 
pos, in-fol. Ce fat là aussi que fut commencée par le 
même Herman de Campos l'impression du fameux 
Canctonebro gênerai de Garcia de I\e8ende [irmao 
(frère) do mestre André de Rezende, N. de Etoral , qui 
ftat terminée à Lisbonne cette même année 1516, par 
cet imprimeur, et ce Germao de Campos n*est autre 
que le Français Germain Gaillard, dont nous retrou- 
verons le nom k Thistoire de la typographie de Us- 
bonne. 

Almazanum, Almazan, pet. ville de Cas- 
tille, sur le Douro. 

Almeloa, Almelo, pet. ville des Pays-Bas, 
dans rOber-Yssel. 

Albientia, YAmance, pet. riv. de Cham- 
pagne, se jette dans l'Aube. 

Almeria, Portûs Magnus, ville de TEspa- 
gne bétique, porte aujourd'hui ce même 
nom d' Almeria : c'est un évéché du 
royaume de Grenade, capitale d'un 
royaume au xi« s. ; prise par les Ara- 
bes; on trouve dans les chroniques 
Almarie et Almerie, 

Le docteur Cotton donne l'année IMO comme 
date de Tintroduction de rimprimerie dans cette 
ville , sans autre détail : voici cependant un livre 

Îioe nous trouvons dans un caial. des foires de Franc- 
brt (a. 1602) : La expUcacUm de ta Santissima 
Cruxada,por Manoel Rodriguex, Jesuita (n. de Co- 
vilham), — en Almeria, 1599, in-8. 

Almuna, Albegna, pet. ville *d'Italie. 

AlMINIUM, PeGUNTIUM [Ptol.], PlGUNTL« 

[Plin. m.], Almissum, Dalmasîum, auj. 
Almissa, ville de Dalmatie, sur l'Adria- 
tique, dans l'O. de Spalatro. 



47 



ALMODA VARIA. — ALPES MARITOLE. 



48 



Almodavaru Campestris^ Almodovar del 
Campo, bourg d'Espagne^ près Ciudad 
Real, dans la Nouvelle-Gastilie. 

Almondburium 9 Almondbury, pet. ville 
d'Angleterre (Yorkshire). 

Almunecara, Almunecar, pet. ville d'Es- 
pagne (ro^. de Grenade). 

A1.MYDISSUS, ScUmydisse, pet. ville de Rus- 
sie (Crimée). 

Alnealdum^ Aunus, Auneau, bourg de 
France (Eure-et-Loir). 

Alnealdum^ Aunedonnacum [llin. Anton.], 
AtUnay, bourg de France (Charente- 
Inférieure). 

AiaNENsis Pagus, Alattensis Tractus, Al- 
NETENsis Ager, Alnisium, VAulnis, auj. 
VAunis, pet. prov. de France, comprend 

Î>artie des dep. des Deux-Sèvres et de 
a Charente-Inférieure. 

Alnetum, Alnium, AtUnay-sur-Odon, bourg 
de France (Calvados). 

Alnetum, Lannojuh, Lannoy, bourg de 
France (Nord). 

Alnetum, voy. Vernetdm. 

Alniacum, AtUnoy, bourg de Picardie 
(Pas-de-Calais). 

Alnisium, voy. Alnensis Pagus. 

Alnovu, Jôlswa, Jelsawa, pet. ville de 
Hongrie. 

Alodia, Alluye, bourg de France (Eure- 
et-Loir). 

Alompus, Alainp (au xiu' s.), auj. Alain, 
village près de TouJ (Meurthe). 

ALONiE, voy. Aucantium. 

Alostum, Aalst, Aèlst, Alost, ville de la 
Flandre belge, fondée par les Goths au 
V* siècle. 

Thierry Martens, né à Alost ven IftSO, alla étudier 
l*art typographique à Venise, ainsi quMl nous l*ap- 
prend lui-même, par deux vers de la souscription 
d'un traité, de frère Baptiste de Mantoue, sur ta Vie 
ètemeUej imprimé k Alost en 1474 : 

Hoc opuM impressl Martifls Theodorieui Àlosti, 
Qui Venelum teita flandrensitus affero euncta; 

et les premiers caractères qu*il emploie ont une res- 
semblance indiscutable avec la lettre gothique des 
premiers imprimeurs vénitiens. 

Il prit, en Italie, la résolution de doter son 
pays des bienfaits inappréciables de la décou- 
verte de Gutenberg , et , de retour à Alost , 



établit une imprimerie dans cette ville, imprimerie 

Î[ui prit tout d'abord une importance telle, que 
ean de Westphalie, Thabile artiste allemand, que 



l'université de Louvain venait d'appeler, s'empressa 
d'acheter à l'imprimeur d'Alosi une partie de 
ses publications, puis une portion de ses carac- 
tères qui lui servirent de types. 



Voici les premiers ouvrages sortis des presses de 
Thierry Martens : 

Spéculum conuersianit pcccatorummagtstrid^o- 
nisii de leuuuis alias rikel ordtnis Cartusiauii, 
In-4 de deux cah. de 10 ff., et d'un de 8. Au milieu 
du ro du dernier f., on lit cette souscription : Im- 
pressum. AlosU. in Flandria. Anno. mo ococ* 
Lxxiiio. 

Beati Augusiini de sahtte tiue atpiralione anime 
ad deum Incipit féliciter, •— ln-4 de S cahiers, dont 
le premier et le oemier ont 8 (T. et celui du milieu 
seulement flw 

lÀbellus de duo&us amantibuâ Bnee SiiuU de 
eurialo et Lucretia, — In-4, même caractère que 
les précédents. — A la fin : ExpUcIt opuacnlum 
Enee Siluii de duobus amantibus impressum Alosti 
aono Domini Mo quadringentesimoseptuagesimo So. 

Thierry Martens ne meurt qu'en 1554, après avoir 
établi des succursales de son imprimerie à Anvers 
et à Louvain, oii nous le retrouverons. 

M. Van Isegbem a consacré à cet illustre impri- 
meur une excellente monographie (Malines, IwS, 
in-8), k laquelle nous renvoyons le lecteur. 

Alpes, Alpium Urbs, Aulps, Atips, pet. 
ville de Provence (Var). 

Alpes (du mot celt. Alp, haut), Alpdïa 
JuGA [Cicér.l, Alpis [Juven.], Aggeres 
Alpini [Virg.j, les Alpes, vaste système 
de montagnes qui embrasse une 
partie de 1 Europe. En voici le dé- 
tail : 

Alpes Carnic^ [Plin. ra.J, Alpes VenbtjK, 
prolongement sud des Alpes NoRicfi, 
montagnes couvertes de poiriers (Btm- 
baumer), qui s'étendent au N. de la 
Vénétie et bornent la Camiole. 

Alpes CorniE [Tacit.: Amm. Marcel.!, 
Alpes Cottiana, réseau situé entre le 
Mont-Viso, Alpis Vesula, et le Jfonl- 
Cenis, Alpis Cottia ou Cothca. 

Alpes DiNARiCiE, prolongement des Alpes 
Miœ, qui va se rattacher à la chaîne 
des Balkans, en Turquie. 

Alpes EuGANEiE, partie des Alpes Comi- 
ques, qui se prolonge au sud jusqu'à 
Vicence et Vérone. 

Alpes Grale ou Grej^e, Saltus Grajus, les 
Alpes Graies, chaîne comprise entre 
TAlpis Cottu IMont-Cenis) et la Duru 
Major (la Doire); là se trouve le Petit- 
StrBemard (Graius Monsj. On trouve 
dans les chroniques carlov. Mons Ca- 
Nisius et MoNs CiNisius, MorU-Cems, 

Alpes Juli^e, Alpes Juliennes. Ce nom fut 
donné au prolongement sud des Alpes 
CARNiCiE, quand Jules César s'y fraya 
un chemin pour passer en Pannonie : 
on les appelle aussi Alpes Pannonic^. 

Ai^PEs LEPONTiiE ou HELVETiCiE, moutagucs 
qui séparent le Valais de Tltalie : on y 
trouve le mont Saint-Gothard. 

Aï.pEs Maritimje, Alpes Littore.e [Tacit.], 



49 



ALPES NORlCiG. — ALTA RIPA. 



50 



partie S.-O. du réseau alpestre qui 
Tient aboutir à la Méditerranée et sé- 
pare la Provence de TËtat de Gènes 
(anc. Ugurie). 

Alpes Norice, les Alpes Froides, séparent 
la Bavière du Tyrol et de la Camiole et 
se rattachent aux Alpes CARMCit ; elles 
vont des sources de TAdige à la Brave. 

Alpes Pennina ou PiSNiNJt (Sprûner)^ noi- 
rsx [Ptol.], les Alpes Penmnes, partie cul* 
minante du système : partent ae la vallée 
de la Doire et rejoignent le mont Adule, 
séparant le Valais et la Savoie du Pié- 
mont : on y trouve le Mont-Blanc, le 
Mofii'Bosa, le MonP-Cervin et le Grand- 
Sain^Bernard, Penninus Mons ou Sum- 
MLn Pexninum. 

Alpes RHEnc^, R^etlc, Juga RH^KncA^ 
rTacit.]^ cbdne du Tyrol allant du lac 
Majeur aux sources de TAdige. 

Alpes Sumils, Aduallas, montagnes qui 
séparent le Milanais du Tyrol. 

Alpes Tridentinjc, Jdga Tridentina^ partie 
sad des montagnes du Tyrol. 

La disposition géographique du ré- 
seau alpestre est celle-ci, en allant de 
Toaest à Test : Alpes Maritimes; — 
Alpes Cottiermes; — Alpes Grecques ou 
Grées; — Alpes Pennines; — Alpes 
UponHennes; — Alpes Bhétiques; — 
Alpes Noriques, avec prolongement des 
Alpes Comiques, Juliennes et Dinariques, 
[Atlas de Sprûner.J 

Alpha, ÏAa, riv. de Suisse ; traverse le 
canton d'Unterwald et se jette dans le 
lac de Luceme; — l'Aa ou VAduassa, 
riv. ; passe à Munster en Argaw. (Orte- 
lius pense que TAlpha était la riv. Ausa, 
on Alsa du Frioul.) 

Alphanum, Fraxinum, Alphano, bourg de 
Portugal, dans TAlemtejo. 

Alpheus, i 'AXçtic;;, VAlphée, auj. Bcu/ia, 
riv. de Morée. 

Alpica, voy. ALncoM. 

Alpis [Hérodot.], VAlben, riv. qui se jette 
dans le golfe de Venise, près de Capo- 
dlstria. 

Alpi'xari Montes, les Alpujarras, monta- 
gnes du roy. de Grenade. 

Alra, Vltching, pet. riv. d'Angleterre. 

Alsa, Ausa, riv. du Frioul. = Ile d'Alsen 
où Alsoé, dans la mer Baltique. 

Alsx Frenum, VAlsen-Sund ou détroit de 
Tîle d'Alsen. 



Alsatia [Cell.], Elisatu, Eusse IChron. 
Cari.], Elsass, V Alsace, prov. reunie à 
la France en i648 : on trouve Alsa- 
cioNEs, Alsacu, pour Alsaciens. 

Alsaugiensis Comitatus, VElsgau, district 
du comté de Montbelliard (Mûmpel- 
gardt) (Doubs). 

Alsena, Almada, ville de Portugal, sur le 
Tage, dans TEstramadure. 

Alsfelda, Alsfeld ou Asfeld, pet. ville de 
la Hesse-Cassel. 

Alsium [Tab. Peut.], Alsiensis Colonia 
[Coll.], 'ax<h6v [Strab. Ptol.l , colonie 
romaine en Ëtrurie, sur l'Arno; auj. 
Palo (?) (Toscane). 

Also, Also ScLAVoNiA Ban, Also-Scbes, 
ville de Transvlvanie, ou Also lÀndua, 
en Hongrie (?). 

Le premier imprimeur que nous coonaisilons 
dant cette petite viUe s'appelait Rudolpli Hoflialter, 
et le livre le plus ancien que nous puissions citer 
est daté de 157^ Ce Rudolph Hoflialter éuit. 
suivant toute apparence , le fils de Raphaël 
Hofluilter,qui fut, après la mort de son père et ceUe 
du prince Jean Slgismond de Transylvanie, obligé 
de quitter Wesseimburg avec sa famille (voy. Alba 
Cabouna); il se reUra à lindua ou Abo-Ùndua^ 
où U tat accueilli par Nicolas Banfi, qui le retint 
quelque temps, et lui permit d'exercer son art, f 
Pabri de sa puissante protection. Plus tard, Rudolph 
Hoflialter alla porter son industrie errante à Debrec- 
xin et à Waradin, oh nous le retrouverons. 

Le volume imprimé par lui à Undua, en 157^ 
et que cite M. Temaox, est un reeueU de Sermons 
sur les Évangiles, en langue hongroise, Also-Unduae, 
157a, in-4. 

Alsona, Alzone, bourg du bas Languedoc^ 
près Carcassonne (Aude). 

Alstadium, Alstedtum, Alstadt, ville de 
Tburinge. [Urbs olim Palatinatus Saxo- 
nici, B, G. Strucii Bibl. Saxon,] 

Alstettum, voy. Alterpretum. 

Alta CrMBA, Haute Combe, bourg et anc. 
abbaye de Savoie , près du lac du 
Bourgct. 

Alt.e RiPiE CrviTAS, Brega, Brieg, ville de 
Prusse (Silésie). 

Altaua, voy. Alceja. 

Alta Mauta, HoJiemauth, pet. ville de 
Bobème, sur la riv. Mayla. 

Altanum [Itin. Anton.], ville du Bruttium, 
auj. Calegnaiio, bourg de l'anc. roy. de 
Naples (Calabre). 

Alta Ripa [Itin. Anton.j, Altripe [Anon. 
Raven.l, Altrip, ville du Palatinat, 
entre Mayence et Spire. 

Alta Ripa, AUenreif, village et anc. abb. 
de Suisse (canton de Fnbourg). 



51 



ALTA RIPA. — ALTINSTADIUII. 



52 



Alta Ripa [Tab. Peut.}, dans la Paononie 
inféneore, auj. Tolna, Tille de Hoogrie. 

Alta Ripa, Hauierice ou Auierite, pet. 
ville du Lan^edoc (Haute-Garonne;. 
= Plusieurs localités portent ce nom 
en France. 

Alta Spécula, ScimoNTORiUM, Hohemcarth, 
bourg de BaTière. 

Alta Villa, EiMUe, Blttil ou Eifdd, 
bourg près de Mayence (Palatinat). 

Imprim. en 1M7. Cette localité, à quatre licnet de 
Mayence^ est roue des six premières TiUes qui aient 
jooi des bénéfices de Pimprimerie. Nicolas et Henry 
Bechtennimcxe tarent les cbefo d*an éiablinenieot 
ty-pograplUque, dont les produits peuTent riraliser 
arec ceux des imprimeries plus illustres de Mayence, 
de Bamber; et oe Cologne. 

yocatularhtm LaUno-ToUoniCMm^ dictum : ex 
QCO. In AUavilla, per H. Becbtennuncae, 1487, pet. 
in-&. gotb.— A la fin on lit ceUesonscripClon : /W- 
s^iis hoc (ffmaaUA nû atiH aut pemme gmffroflo,., 
per Hettrtcmm Bechtermmnczt... in AluûiUa eH 
iHcokatum et demû sut touto Dài m. ococ. Lxrii, 
...^Karfa dU memsit novembrU per mfcoUmm beek- 
termêeu fratrem dieti Uenriei et wffÇOHétû sp^esz 
de orthenberg ê eonsumimatû.,. 

Ce liTTc cé'.èbre tat appelé Vocabularimm Exgco, 
parce qu*U commence par ces deux mois: il eut un 
succès tel, qu*i] fat réimprimé en 1MB, 1472 et 1477, 
par les mênîes typographes. 

La première édiL est devenue si rare, qu'il nous 
serait impossible d*en citer d'autre exempL que celui 
de b Bibl. imp. de Paris. 

Les caractCTes du yoeabmiarhtm rappellent ceux 
du CathoOeon de 14M, k un tel point, qull est 4 
croire qu'une partie du matériel de Gntenberg, 
mort Ters 1406, fat cédée, à Henry Becittermuncze 
probablement, par le docteur Conrad BouMry, auquel 
un décret du prince archevêque de Mayence avait 
attribué rétablissement et le matériel ayant appar- 
tenu au célèbre infenteur. Mais M. Aug. Bernard 
répond à cela que Becbterrauncse imprimait en 1404, 
et que Ilomery était encore détenteur de râtelier 
tjrpograpbiqoe de Gutcnberg en 1406. — On ne peut 
donc expliquer l'emploi des caractères du drtkoticon 
de 1464 par Becbtermuncse en 1M7, qute attri- 
buant & cfloi-d également l'impression de ce célèbre 
Catkoiieon de 1460, et c'est ce que fait M. Bernard 
sans hésiter. Mais M. A. F. Didot, dans son article 
Gulenberg de la Biographie gémérale^ suppose que 
Ilomery, délenteur et possesseur du matériel aban- 
donné par Gntenberg, alors qu'en 1465, le prince 
Adolphe, archeréqœ de Mayence, le nomma gen- 
tilhomme de sa cour, céda 4 Bechtermnncte, élève 
et parent de Gutenberg, soit les caractères eux- 
mêmes du C€UhtMeoitt soit une font^ de ces ca- 
ractères, ou les matrices elles-mêmes ; d'où résulte, 
selon hii, que tout en voyant ces types attribués 
à Gutenberg reparaître dans des ouvrages dHme 
date postérieure à son exercice, on n'a pas le droit 
d'en conclure qu'il ne soit pas llmprimenr des 
ouvrages exécutés antérieurement avec ces mêmes 
types. (^ oy. t. XXn, p. 900 de la Biogr. gén. de Didot.) 

Alta Viixa, AltacUla, pet. Tille de Pane, 
roy. de Naples (Princip. citérieure). 

Alta Villa, Alteviller, village près Metz 
(Moselle). 

Altdorftcm ad Vns'KAS, Weingarten, ville 
du grand-duché de Bade, anc. abb. 
de Bénéd. 



M. Cottoo (soppl. au Typagr, Gax,) dit qu'un vol. 
composé par un moine, nooMué P. Gretz, tat im- 
primé dans cette abbaye eu 1606. 

Altcmberga, Altenberg, ville de Bohème, 
dans le cercle de Czaslau. 

Imprimerie en 1580. — StottkagiMâ, Dapimii 
tite Ecloga paremtmtU, Alienberga% 1580, in-16. 

Altexachilk, Aliéna, bourg de Prusse, 
près d'Arensberg. 

Du ABemand, Abereoo, imprima dans cette ville, 
en 1773, un journal fui fut supprimé peu après. 
(Timperiey, p. 728.] 

Altenavu, Altoxavu, AlUma, ville et 
port du Danemark, sur TElbe, près 
Hambourg (Holstein). 

Koos ne connaissons pas de Uwe imprimé dms 
cette ville avant 171S, non plus que M. Ternaux : le 
docteur Cocton fixe, il est vrai, à 1673 la date de 
rintrod. de la typogr. à Altona, mais U ne donne pas 
■e Utre du li«Te qui pourrait déterminer la ouestion, 
bien qufl cite fiinprimeur, Cornélius Van der Men- 
len. Le voL que cite M. Ternaux est intiL: Capiede$ 
privUiges mieS.M.DamoiêeaattordH de nomveûm 
à la ville itAlUma, bridée par le» SuidoU, Altona, 
le 18 mars 1713, faii-4 ; on les a Imprimés en même 
temps en aUemand et en hoBandait. 

ALTE5AVR-M, Alienou, pet. ville d'Allema- 
gne, près Goslar. 

Alte^burgum, voj. Aldehbcrgom. 

Altenhovu, Ccru Vetus, AUenhofen, pet. 
ville d'Autriche, sur le Danube. 

Alterpretum, Alsiaetten, ville de Suisse, 
canton de Saint- Gall. 

Nous rapportons, d^inrèsM. Ternaux, le titre d'un 
vol. qu'U prétend imprimé dans cette ville en 1506 : 
HerUtims. TraetatMs theologieO'ifaMtnmomo-hi»- 
torieus von dem turekiBcken BeiektmHtergamg : 
Alstetten, 1506, in-4. 

Le docteur David fieriiu a publié effectivement 
plusieurs ouvrages à cette époque, et celui-ci particu- 
bèrement, dont nous allons rétablir le titre, d%près 
rédition de Francfort, 1507: ùavidis Hertàtii M. D. 
pars 1, 2, S, 4 cf 5 der asiromamiseken Sckrtiben 
von des» TMreken Undergang. Franckfurt, Paul 
Brachfeld, 1507, — in-4 ; mais comme nous retrou- 
vons encore une édition du même livre, impr. k 
Lich, la même année, avec un titre tout fifinrent 
de celui donné par M. Ternaux et de celui-ci, il nous 
faut admettre que Tassertion de M. Ternaux est 
exacte, et que le livre du docteur Herliu eut asseï 
desnccès pour être réimprimé deux fois, 4 Francfort 
et 4 Uch, dans Tannée qui suivit la première édi- 
tion. Freytag consacre au docteur Ueriiu un long 
arL dans ses Analecta liiter,^ p. 442. 

Alth-ea [Polyb.], Carteu [T. Liv.], ville de 
TEspagne* Tarraconaise , auj. Orga^, 
dans la Nouvelle-Castille. 

Alth£l\, Altuja, VAiUhie, pet. fleuve de 
Picardie. ; se jette dans l'Océan, près 
Montreuil. 

Altimurium, Muriel, village de France 
(Hérault). 

Altin'je, Eltenlh, Elten, pet. ville de 
Westphalic. 

Altinstadil-m, Altinstadt, village d*Alsace 
(Bas-Rhin). 



53 



ALTINUM . — AMANDOPOLIS. 



54 



Altwum [Plin., ItiD. Ant.] . -ro AXtïyw 
fStrab.], AIHno, pet. port altalie, sur 
rAdriatique. 

Altisu, YAtUise, pet. riv. du Poitou ; se 
jette dans la Sèvre Mortaise. 

Altisiodurum. VOV. AunSIODURUM. 

Altisouuh. Solium Vetus^ AltsoM, pet. 
ville de la bast3e Hongrie. 

ALT&mcuM^ AlUârch, ville d* Alsace (Haut- 
Rhin). 

Altobracum^ Aubrac, bourg et abb. de 
France (Aveyron). 

Altogilcm, Altouum^ Autolium Parisio- 
fom, Auteidl lez Pari»; plusieurs loca- 
lités portent ce nom en France. 

ALTORFnjM, Altorfia^ Vicus Vetus, AUorff, 
Tille de Suisse, dans le canton d'Uri. 

ALToanuM, AUorf^ ville de Hongrie, à 
18 m. de Leutscnau. 

Imprimerie CD 173a. [Cotaon,Sappl.] 

Altorfiuv, Altum Cœnobium, Altorfeny 
village et anc. abb. de Bén., près Mols- 
heim (Bas-Rhin). 

ALTORpmuM , Altorfia y Aldorfiuh Pà- 
LMocouEy Altorf ou Alidorf, pet. ville 
de Franconie, près Nuremberg. 

Univcnité fondée en 1579. Denx ans après nous 
troavoas rimprimerie établie dans cette ville: 
JEtdUnU et Demottkenis Orationes II eontrariœet 
StvmH coïïKmentartolumineMdemnecatomereâ. 
Demuo exprttMa Ui usum Aitorfianœ Norinber- 
çauiMm Academiœ eum prafatione Edonis HUde- 
rieL ■— Altorfiae, 1581, imprimebantur typis Geria- 
chtanis. Graece. Pet. in-8/ (Uoffman, p. 21, et cat. 
J. et S. de Toomes, p. 537.) 

Altovadcm , Vabum Altum , Hohenfurt , 
bourg de Bohème , sur la Moldau. 

Altrucum, Autry, bourgade et anc. 
comté de Champagne (Haute-Marne). 

Alttm, le bourg d'Axdt, village de Picar- 
die (Somme). 

Altuh Castrum^ Alta Arx, Vicegradum, 
Plintenbwrg (en hongr. Wtschegrad) , 
bourg de Hongrie, près Ofen. 

Aluata, Alita, VAH, riv. de Hongrie ,- se 
jette dans le Danube, près de Nicopoli. 

Alica, Alota, pet. port de la Corse. 

Alvanga, Alswangen, ville de Russie 
(Courlande). 

Alvanium, voy. Albinovum. 

Alverni Velocassium, Anvers, village de 
France (Seine-et-Oise). 

Alvernu. Arvernia, Alvernh [Anc. 
Chron.j, Alvemie, Aucemie [Chron.], 



V Auvergne, prov. de France; comprend 
auj. le Cantal et le Puy-de-Dôme. 

Alvernu Inferior, la Limagne d'Aiwergne. 

Alvernia Superior, le Velay» 

Alvincium. Winza, Winzendorf, bourg de 
Transylvanie. 

Alvum, voy. Alba Longa. 

Alvum Novum, voy. Albinovum. 

AiLAci, 'A|Aftxoî [Ptol.] , peuple de TEs- 
pa^e .Tarraconaise , dans les As- 
turies. 

Amades, Amisium, Emhs ou Hohenembs, 
bourg du Tyrol. 

Nous donnons, sans garantie, ce laconique rensei- 
gnement emprunté au SvppL du Dr Cotion : À preu 
wa$ in uit Hère in the ycars 1646, 1649, etc. 

AiLSA, voy. PoRTUs Alacer. 

Amager, Amagria, ile d'Amack, en Dane- 
mark, dans le Sund ; dépend de Tile de 
Seeland. 

Amagetobrica, Amagetobria [Caes. I, 31], 
ville des Sequani, dans la Gaule Lyon- 
naise; est-ce Amage, village près de 
Luxeuil (Haute-Saône)? Est-ce Broye^ 
leZ'Pesmes, village de Franche-Comté, 

Î>rès Gray? Les géographes ont chacun 
eur opinion hypothétique qu'ils sou- 
tiennent avec énergie. Les uns pensent 
que cette ville, célèbre par la victoire 
que César y remporta sur Arioviste et 
les Germains, pourrait bien être Mont- 
béliard ; d'autres, Clavier et Saiison 
entre autres , croient qu'il faut lire 
dans les Commentaires, Nagetohrica, qui 
serait sans doute, en allemand^ Nahe- 
bnick ou Naumburg, 

Amagusta, voy. Famagusta. 

Amalcuium Mare, voy Mare Balticum. 

Amaua, Amal, bourg de Suède. 

Amalphu, Amalphis, Amelfi, Amaifl, ville 
du royaume de Naples (Principauté 
citer.). 

Archev. en 11S5 ; on y trouva le célèbre ms. des 
Pandectes, connu sous le nom de Tables d*Amalfi, 
L*liistoire de raiiilque république d*Anialfi, par 
Francesco Panza , fut imprimée 4 Naples en 1724, 
2 toi. in-A. 

Amana, VRohm, pet. riv. d'Allemagne 

(Hesse). 

Amandopolis, Amandi Burgus, Saint' 
Amand, sur la Scarpe, pet. ville de 
France (Nord), anc. abb. de Bén. = 
Saint'Amand, sur TEscaut, pet. ville 
de Belgique, près Anvers. = Saint" 
Amand, village de France (Loir-et- 
Cher). 



55 



AMANDOPOUS. — AMBIANUM. 



56 



Amandopous, voy. Mons RoruNiius. 

Amanes Portus, voy. Flaviobrigâ. 

Amantu. Aamantia [Cic, Phil.], 'ÀMAVTia 
[Ptol.t, Amantea, pet. ville de Vanc. 
rov. ae Napies (Calabre citer.). = Ane. 
vifle maritime de rillyrie, auj. Porto 
Bagusco, [Ferrarius.] 

Amaranthus, Amarante, pet. ville de Por- 
tugal. 

Amarinum^ Saint^Amarin, pet. ville de 
France, dans Tanc. Sondgau (Haut- 
Rhin). 

Amasenus [Virgil.], Baudinus, Amaseno, 
pet. riv. dltalie (Etats Pontificaux). 

Amasu. ^\juMnM [Strab.], Amasius^ 'Aosuncc 

iPtol.]^ Amisivs [Plin.], Amasis, 1 Ems, 
leuve d'Allemagne ; prend sa source 
en Westphalie et se jette dans la mer 
du Nord. 

Amasu Cattorum^ voy. Marfiirgum. 

Ahastra [Silius, xiv.J, 'ApLiîoTj«tToç [Steph.l, 
MuTi<rrpaTC( [Polyb.], auj. Mistretta, 
bourg de Sicile^ dans le vu di Demona. 

Amathus [Plin.]. 'ApLoOtOç ^trab.], Amor 
thonte, ville ae Tîle de Chypre, sur la 
côte sud, auj. Limisso, 

Amatbica, AifATRicuM, Amotrice, bourg de 
l'anc. roy.de Napies (Abruzze ultér!). 

An AViLLA, Ameville, bourg du Piémont, 
sur la Doria. 

Ambacu, Ambasu, Ambacea, Ambaciavicus, 
Anbace [monn. mérov.], Ambaide(a}x 
xm« s.), Amboise, ville de la Gaule 
Lyonnaise 111*, auj. départ. d*Indre-et- 
Loire. 

Nom ne pouvons trourer, pour rintroduction de la 
typographie dans cette ville, de date antérieure ft 
celle de 1744. Par suite d*une délibération, en date 
du S février 1*740, des corps et communauté de la 
Tille d^Amboise, il fut décidé <nie les titres et prM- 
tiges de ladite ville seraient imprimés à cinquante 
exemplaires aux frais de la ville. 

Le P. Le Long cite ce volume sans en donner la 
date ; mais une note, figurant dans un des dossiers 
de la riche collection tourangelle de M. Taschereau, 
porte b date de 17M comme celle de rimpression ; 
le format est in-ft". Devenu introuvable, ce volume 
fut réimprimé en 1822, également de format in-4. 

M. Taschereau possède encore un volume Impr. 
k Amboise en 1745 : La civilité qui se jtratique en 
France parmi tes honnêtes gens,., avec tes qua^ 
trains de Pitrac, A Amboise, chex Jérosme Légier, 
ln-8. (Privil. du 28 octobre 1745.) — Ce Jérosme 
Légier serait donc, suiv. toute probabilité, Timpri- 
meur des titres et privilèges de la ville; nous le 
retrouvons à la Rochelle. 

Nous voyons figurer au Catat. de t^Uist, de 
France de la Bibt, impér. une pièce dont nous 
donnons le titre, bien que le lieu de rimpression soit 
évidemment supposé, et que cette citation n*oflre 
dMntérét que cehii de la curiosité : Responce au livre 
inscrit, pour la majorité du roy François second. 
Ensemble ledit Uure, Amboise, 1500, in-8 (sans nom 



dHmprimeor). Cette réponse était dirigée par les i^- 
fermés contre un ouvrage bien connu de Jean du 
Tillet, impr. k Tours, cette même année 1500, Tan- 
née même du tumulte d* Amboise. 

L*arrét de 1759 a probablement supprimé rétablis- 
sement typographique d*Amboise, car nous ne 
voyons pn figurer celte viBe an rapport sur Peut 
de rimprimerie en France adressé à If . de Sartines 
en 1704. 

Ambaciacum^ Ambazat^a-Marche , Ambor 
zac, bourg de France (Haute-Vienne). 

Ambabri^ peuple de la Gaule Lyonnaise^ 
qui occupait le pays qui s'appela de- 
puis la Bresse, auj. dép. de Saone-et- 
Loire. 

Amberga, Amberg, anc. capit. du haut 
Palatinat ; appartient auj. à la Bavière. 

Imprimerie en 1501. Orlandl , le carme de Bologne, 
dans son Origine délia Stampa, a commis k propos 
de cette ville une singulière niéprise : date rin- 
trodoction de l'imprimerie à Amberg de 1471, et te 
Uvre mi*U cite à rappui de cette assertion {Mar, 
TuL Cieer, orationes omnes, in-fol. sine typogra- 
pM nomine; Ambergv, 1471), n'est autre que la cé- 
lèbre édition des Orationes de Océron, impr. par 
Adam Àmbergam , en 1472 , s. U et Jugée avec rai- 
son par Van-Praet comme une production allemande. 

Nous trouvons dans le Ùatal, des foireâ de 
Francfort (éd. 1025) un livre imprimé à Am- 
berg en 1571, mais noos pensons qu'il faut lire 1501, 
car c'est seulement à partir de cette année que nous 
trouvons fréquemment dans les calai, contemporains 
les traces laissées par un grand établissemen t typogra- 
phique à Amberg ; void le titre du voL : ueorg, 
Spindlers jéussleçung uberdas 17 cap. S. Johamds: 
Amberg. - 1571 , in-8. Nous citerons encore, i la 
date de 1501, un autre ouvrage qui nous donne le 
nom du premier imprimeur : Die lautere WarheU^ 
wie ein Jeder Christ auss den fûnff hauptstrUeten 
deu catechismi Lutheri die Evangetisehe reUgion... 
gepredigt durch Bvodium theophitum. — Amberg , 
durcb Michael Forster, 1501. Nous trouvons dans 
VIndex generatis des livres publiés en Allemagne 
à la fin du xvie s. et dans les Caul. des foires de 
Francfort l'indication d'un très-grand nombre de 
livres imprimés à Amberg à cette époque, que 
nous nous dispenserons de dter. 

Ambergensis Ager^ VAmbetgaa, territ. 
d'Amberg. 

Amberiacum, Ambérieu, Ambérieux, daus 
Tanc. princip. de Dombes, peL ville de 
France, près Trévoux (Ain). 

Les ruines du château de Gondebauld, roi de Bour- 
gogne (fin du ve siède), couroiment la colline au 
pied de laquelle est bâtie la ville. 

Ambertl'm, Atnbeii, ville de France (Puy- 
de-Dôme). 

Ambialetcm, AmbicUet, bourg du Langue- 
doc (Tarn). 

Ambuni-Pontivi, le Ponthieu, anc. prov. 
de France ; comté indépendant au 
x<> s., ce nef passa dans la maison 
d*Alençon au xm% et fut réuni à la 
Couronne en 1370. 

Ambianum, Ambiani [Itin. Anton.], Samaro- 
BRivA [Caes. B. G.], layjoi^^çv^a. [Ptol.], 



57 



AMBIATINUM. - AMELIAGUM. 



58 



Ambiakis , Ambeams [monn. mérov.] , 
Amiens, ville de France (Somme). 

Limprimerie ne date en cette ville que de 1011 • 
sainuit le R. docteur Gotton, et M. Temaux oublie 
fen parler; nous citerona : Coustunus generalles 
eu ÉaUiage damiau avec eelteê des puostez de 
MctutroeuL, Beanquesne, PouHoy^Scdnt-Riequier^ 
IkmUet, p Beauuoiâis, Nouellemit pubtiees et de- 

crtteti en la viUe Damiens Imprimées par 

Nieoias le Caron, imprtmew p Ulnraire demourû 
em UuP viile Damiis en la rue des Lombards, 
(A la fin :) ImipHme à Amiens, par Nicolas le Coran, 
éantmrant en la rue des Lombards, in-S, goth. de 
» fl. drifl., tans date, mais, suiTant M. Ferdinand 
PuNiy, qui consacre à ce livre important une notice 
intéressante, imprimé vers Pan 1M)7, ou dans les 
premières années qui suivirent la promulgation de 
eesr^ntfiimes qui date de cette même année 1507. 

RèimMimé en 15S5, à Paris, et enl5M, à Amyens, 
ekexJdùm Coron, in-S. 

Parmi les imprimeurs d*AmIens, postérieure à la 
bmiile desCaron, nous ne croyons devoir citer que 
ks Huianlt et Musoier, au xtu« siècle. 

En 10fe7 parait le premier almanach impr. dans le 
dép. de la Somme; il est lotit. : VAmanaeh spiri' 
fnd pour la ville d'Amiens et sort des presses de 
Goiaiaia LdieL 

Le nppon cyt ft M. de Sartines établit l'état de la 
trie à Amiens en 170(1 : quatre libraires et deux 



AuBUTiifiiHy Ambtatinus Yicus [Sueton.]^ 
KôniçptM, botirg et anc. abb. de la 
Prusse rhénane. 

Ambitareti, AMBiYARin [Cœs. B. G.], Am- 
UBAREn, peuple de la Gaole Lyonnaise^ 
occupant la prov. du Vivarais^ auj. dép. 
de FArdëche. 

Axbivaiutum, voy. Antderpu. 

Amblaya^ Amblavu^ Amblaves [Sigeb. 
Chr.], la riv. d'ArMéve, dans le Luxem- 
boui^; se jette dans TOurte, près de 
lÀége. 

Amblaya, Amblef, sur la rÎYe droite de 
l'AmblèYe, bourg de la Prusse rhé- 
nane^ près de Malmédy. 

Ambletosa^ Ahbletouum [Cell.]^ Amble- 
teuse, pet. Yille de France (Pas-de- 
Calais). 

Ambuditm, Amblyswr-Aisne et Ambly-sur- 
Marne, deux Yillages de France 
(Marne). 

Amboglana , Yille de Tanc. Bretagne ro- 
maine^ que Camden croit être Amble- 
sinde. 

.Vmbra, Ammer, Amber, riv. de Bavière^ 
affl. de l'iser. ^ BruchrSur'Amber, 
bourg de BaYière. 

Xmbra, Emmera, Emmer, iiy. de Wastpha- 
lie. 

Xïbraoa, /Aaêpoxîa [Ptol., Strab.], anc. 
Tîllc d'Épire (Thesprotic), colonie de 
Corinthe; auj. Arta, Yille d*Albanie 
(pachalik de Janina). Auguste^ après la 



victoire d'Actium, lui donna le nom 
de Nicopolis, qu^elle ne conserva pas. 

Ambracius Slvus, Golfo di Arta, formé par 
la mer Ionienne, entre TÉpire et TAcar- 
nanie. 

Ambratu, ville d'Espagne^ au'on croit être 
Vera de Plasencia, dans l^Estramadure. 

Ambresburu^ Ambrosh Vicus^ Amersbury, 
pet. ville d'Angleterre^ dans le Wilts- 
bire. 

Ambria^ VAmmerland, district de la West- 
phalie. 

AifBRicocuRTE^ Abbécourt, village de Fr., 
près Beauvais (Oise). 

Ambri$nA| Ambrifies, village de France^ 
près Arras (Pas-de-Calais). 

Ambrissus (anc. Ctparissus^ Ku^ocpi^ooc)^ 
ville de Grèce; ce n* est auj., suiv. Spon> 
qu'un village nommé Arachora. 

Ambroicus Pagus, Plasencia, pet. ville 
d'Espagoe, dans le roy. de Léon. 

Ambrones, les Ambrons, peuple de THel- 
vétie, qui occupait^ suiv. Cluvier, les 
cantons de Zurich , Berne, Lucerne et 
Fribourg. Sprûner n'en indique pas la 
situation. 

Ambroniacum, Amboumay, pet. ville de 
France, dans le Bugey (Am). 

Ambrosiopous, anc. ville de la Dacie Tra- 
jane, auj. Brosz ou Broos, en Transyl- 
vanie. 

Ambrosium [Itin. Anton.] , à xv m. de 
Nismes ; Ambres (?), sur la limite du dép. 
du Tarn. 

Ambrovviciis [monn. mérov.], Embrau, 
bourg et château sur la Garonne (Cha- 
rente). := Lambres (?), pet. ville de l'Ar- 
tois (Nord). 

Ambrussum [[tin. Anton.], Pont-Ambruis, 
à l'E. de Lunel, sur la Vidourle (Hé- 
rault). 

Ambstelodanum, voy. Amstelodamum. 

Ambuletum, Ambuleius Ager, auj. Grouer- 
nolo, pet. ville de Tltalie du nord, aux 
environs de Pcschiera. Ce fut là, dit 
Jornandès, que le pape saint Léon eut 
une entrevue avec Attila. 

Amburgum, voy. Hamburgum. 

Amedes, voy. Amades. 

Amelandu, ile d'Ameland, sur la côte de 
Frise. 

Ameuacum, AmhJis en Berry, village de 
France (Cher). = Amilly, village de 
Saintonge (Charente-Inférieure). 



59 



AUtlLLANA. — AMPUACUM. 



eo 



Amellana, Waterford, ville d'Irlande 
(prov. de Munster). 

L'introduction de l*iniprlinerie dans cette Tille 
date , suivant le docteur Cotton, de 1555. Voici, d*a- 

f»Hrs les catal. de Sr Masterman Sykes et Rich. Heber, 
es litres des deux toI. qui ont été exécutés dans 
cette ville sous cette date : OMe*M Jequital or Pur- 
cation of the mooât CatHotyke Ctiriâten Prince 
Edwarde the Vl^ Kina of Englande, Fraunce, 
and Irelande,., ami of the Churche of BngUnuU 

refburmed'ond aouerned under hfpn Emprlu- 

ted at Waterford, the 7 daye of noTembre 1555, 
in-8. 

Et le second : Epistte written tnf John Seory, 
the late Biahope ofChichester vnto ail the faythful 
thaï be in pryton in Englande^ or in any other 
troble for the defence ofGoddes trnihe. Anno 1555. 
in-8, sans lieu ni date, mate exécuté avec les mènes 
caractères que le précédent. 

Mais M. Gotton prétend que le lieu dUmpretsion 
de ces deux rares volumes est supposé, et qu*ils ont 
été exécutés à Southwark, bourg du Surrey, par 
Christopber Trutbal, et ime note du catal. Rich. 
Heber (part. II, n*A213) semble confirmer cette 
opinion. Il ne se prononce pas, il est vrai, sur on 
5e vol. imprimé cette même année 1555, à Water- 
ford , dont le catal. du Trinity Collège, de Dublin, 
nous révèle Pexistence : Jrrhbishop Cranmer's 
confutation ofunwritteti verities, Waterford, 1555, 
in-8; il se contente de nous apprendre que œ livre 
précieux a depuis longtemps été soustrait with 
several other choice morceaux, par un employé 
de la Bibliothèque, trop ardent bibliophile; et la con- 
clusion adoptée par le savant docteur est quMl ne 
faut pas faire remonter plus haut qu*à rannée lOfti 
la date de Pintroduction de la typographie à Water- 
ford. En lOVk, un imprimeur du nom de Thom. 
Bourkes imprima the PropotUions of the Roman 
Catholicê of irelandt 80 pp. in*4. 

Ameria, AmeHa, ville de l'Ombrie méri- 
dionale (États du Pape). Ane. ville des 
Amerini. 

Ameria, Aîieri^, Aymeries, pet. ville du 
Hainaut français (dép. du Nord). 

Amersfortuii, voy. Amorfortia. 

Amesis, voy. Embda. 

A3IESTRATUS, Amastra, MUtretta, bourg de 
Sicile. 

Amfredivilla, Amfrevilla, AmfremUe ou 
Anfreville; plusieurs localités en France 
portent ce nom. 

Amiliakum, Amiuavum, Emuji CrvTTAS, Mil' 
hau, bourg de France (Gard). 

AMUER^aM [T.Liv.],'Aa{Ttpcv rptol.jStrab.], 
patrie de Salluste: auj. San Vittorino, 
ville et anc. évèché des Abnizzes, au 
roy. de Naples. 

L*imprimcrtc existe dans cette Tille en 182S : 
Francescus GuiUimannus de relnu Uelveticis, Ami- 
terni, 1623, in-4. 

Amtvadum, voy. Amorfortu. 

Amma, Emmana, VEmme (Gross et Klein 
Emmeti), rivières de Suisse ; la première 
se jette dans TAar, l'autre dans la 
Reuss. 



GLSTA, Famagusta ou Famagouste, ville 
de l'île de Chypre (Kibris). 

AMŒNLif Stagnum, loc d'Albufera, près 
Valence (Espagne). 

Amœncs Mons, voy. An Montem. 

Amoxdi Villa, Mmdeville, village de Fr. 
(Calvados). 

Amorforua , Amursportum , Amivadum , 
Amersfordia, Amersfoordt, ville de Hol- 
lande (prov. d'Utrecht). 

Nous trouvons dans le cataL dUeinsins un livre 
impr. dans cette Tille en 1544 : Ordonnantie der 
ttadt Amers foorL Amerst, 1544, hi-4; mais peut- 
être devons-nous admettre l'opinion qui veut que 
rimprimerie n*ait existé dans cette ville qu*en \m; 
car rien ne prouve que ce livre des OrdomuaiceM 
d'Jmersfoordt, dont nous ne connaissons pas d'exem- 

plaire^ ait été exécuté par une imprimerie locale. 

« 

Amorgos, Tune des îles SporadeSy auj. 
Amorgo (Archipel). 

Ampelus, \ai7tXoc [Ptol.], Ampelcsia, cap 
de nie de Crète, auj. Ccqto Sacro. 

Ampelusia Promontoriltc, cap Sparte!,^ k 
ro. de Tanger, à l'entrée du aétroillie 
Gibraltar. 

Amphdiala, Sade, pet. port de Tîle de 
Candie. 

AMPBiocmA, Al'ria, Aquj: Caud^ Ciuno- 
RL*M, Aqu.e Cilinjs [Itiu. Ant.], ville des 
Cileni, dans l'Espagne Tarraconaise , 
aui. Orense, Caldas d*Orense, dans la 
Galice. 

Voici im li\Te bien connu, imprimé dans cette 
Tille en 1547 : Fascodioz Taneo. Utro intitolado 
PalUwdia, de la neptumda y fiera nacUm de lot 
TurcoM, y de su engafloso arte y cruel modo de 
guerrear, y delos îperios, reynos, y prouineias 4 
han sulrietato.... Belacton de las guerras del Gran 
TurcoSoUmano...recopilado por Fasco Diaz Taneo^ 
alias Clavedan, ~ Este libro Ilamado Palinodia fuc 
ympresso en la ciudad de Orcnse, que es in GaUzia 
en la ympression del proprio actor, que lo hizo e 
recopilo e onde al présente haze su residenda.... 
acabose de imprimir a quinze dias de setiembre H. 
D. xxxxvy. pet. in-fol. gotb. (catal. Thorpe, 1834, 
R. Héber, Gohier, SalTa, etc.) 

Amphipolis (anc. 'ATa^païao;), ville de la Ma- 
cédoine, sur le Strymon; auj. lamboli 
ou EmboH, dans le pachalik de Salo- 
niki. 

Ampiiissa [Plin.],''Au9ia<Ta [Pausan.], Sa- 
lona, Salone, ville de Grèce, près du 
golfe de Lépante (Livadie). 

Ampihssia, ville maritime de la Grande 
Grèce, auj. la Rocella, dans la Calabre 
ultérieure. 

Ampla, VAbenst, affl. du Danube, riv. de 
Ba\ièrc. 



Ammocoostos, Amkiocbostos, Fama Al- Ampll\clm [monn. mérov.], Ampilly, vil- 



61 



AMPLIPUTEUM. — ANAPIUM. 



62 



lage de France (Côte-d'Or) ; il y a Am- 
piUy'Ie-Sec et Amptlly-les-Éordes. 

AuPLiPLTEUM, Amplepids, bourg du Beau- 
jolais, pcès ViilefraDche (Rhoue). 

Ampsagas, Oued el Kebir, Suffegmar , le 
Rummeî, fleuve d'Afrique, passe à Con- 
stantlue. 

* AjtPvsiANkf An^pugnani, bourg de Tîle de 
Corse. 

Amsara, Amsaris, VEmseher, riv. de West- 
pbalie. 

AxsTELA, VAmatel, riv. de Hollande. 

AmSTELODAMUM^ AMSTELiEDAMUM, AMSTELR£- 

DAJfUM, Amsterodamum [Cluv.]^ Oppidum 
AMSTKUifiDAifENSE, Amsteldom, Astelre- 
dam, auj. Amsterdam, ville de Hol- 
lande. 



^ pisse généralement pour n'exister 

àaan celte tOle ulnstre que depuis l'année 1523 ; ce- 
penduit U nous fout citer un livre dont certaine- 
Bwnt la date d'impression doit être reportée aux 
pcemières années du xti* siècle : 

HofloMttff GueUtrUtqve Bellum a fVHhtlmo 
Hermaamo OUmdo, Amsterdamis. s. a. in<4. — Ce 
Tolnme, extrêmement intéressant pour l'histoire de 
la Hollande, est d'une grande rareté. L'auteur, né 
à Gooda, poète et théologien, avait publié en 1497, à 
Paris, un volume de poésies, célèbre parce qu'il 
coatIcBt la première pièce d'Érasme qui ait été im- 



llab un livre plus ancien encore, et qui porte 
les caractères d^me édition du xv^ siècle, nous 
est indiqué par La Sema-Santander. qui le possédait : 
cVst un pet. voL in-8, imprimé à longues lignes, au 
■ombre de 20 sur là pages entières, sans ch. ni 
fécL avecsign.; il est intit. : Traetatuê frairis Dio- 
jiystï de Conuertione peccatari» ; à la fin on lit cette 
aouscription, dont le caractère et les nombreuses 
annoncent une assez haute antiquité : 



Ad Lamdem 9 gVam dd oîjfotitis | Sueqz scfssi- 
çemitrkU marie, ad | profeetHqi deuoto^ cor- 
eordiaU ^ ter ad deU se eôuerti volenttû Jm | 
7 jpût* est pns deuot' dya | log' fMercu- 
riati oppido Amstei 1 rcdàmisi instàciis ocdignis 
expè I sU destotissimi viri dûi Johîs Pas \ torts in 
Ltpdâ'dorp extra mitros | oppidi Leydèsf, trac- 
tas de juersfoè 1 pecùris edit^ a multû deuoto 
vtro I necttO religioso fri JHonisio ordU Carthu- 
akmùi , p vmdecim ar I ticuios omate diuisus , 
ff paieM deuote Legentu 



Cet opuscule, on le voit, est de Denis Rickel, plus 
connu sous le nom de Denis le Chartreux. 

La Sema-Saniander cite encore un pet vol. in-24, 
qui serait la plus ancienne impression connue, 
ponant le nom de Doen Pietenoen, le premier ty- 
pographe d'Amsterdam dont le nom soit parvenu 
juaqu'i nous : Hier beçint dye carte doornen crone 
ems Oefs heeren Jhesu Christi; à la fin : Gheprent 
lot Amsterdam audie oude lyde in die Kerckstraet, 
Jy my Doen Pieterzœn in Enghelenburch. 

Nous recevons d'un correspondant de Hollande 
Pindication d'un livre considéré par les Hollandais 
OMHDe Tun des premiers prodmts de la typogr. 
d'Amsterdam i Dit is cen nieume Suverlike tfoem- 
gmert^ die noyt Gheprent is, Gheprent biimen Ams- 
tebredam opoie oude BurehunU, 1508, pet ln-8, avec 
den f^. s. bois. ( V <• Schinkel, 00 0.) 

Panzer ne cite comme i" livre impr. à Amster- 
dam que rédition des Êpltres et Ë^'angiles en hollan- 
dab (trad. de Martin Luther) t Die Evangelien ous 



Heeren Jesu Christi, in der Duytscher Sprach 
Getranslateert^ in-8, impr. avec le nom de Doen 
Pietera, en 1523. Voici un voL imprimé la même 
ainnée, plus rare encore, et qui offre cette particu- 
larité a'être enrichi de deux planches gravées et 
d'un beau portrait : 

Alardi Amstetredami ritus edendi paschalis agni 
decem item ptagœ sive Ctades, quibus olim ob PhO' 
raonis impietatem misère divexata est jEgyptus. — 
On lit à la fin cette souscription : Apud sacrosane* 
tum, religiosumque Amstelredamum, nobile totius 
HoUandiœ emporium, ad Christianœ pietatis et 
deeus et augmentum Dodo Petrus typographiis ad 
Castrum Angelieum pridieparasceues christianœ 
excudebat anno 1523, in-4. 

Il est inutile de parler des imprimeurs sans nom- 
bre qui suivirent Doen Pieterzœn. La plus brillante 
époque de Pimprimerie à Amsterdam est la fin du 
xvii« siècle ; les Elzevirs y avaient alors un établisse- 
ment tout aussi considérable que celui de Levde. 
Puis, la révocation de Tédit de Nantes amena dans 
cette ville un grand nombre de Français proscrits et 
irrités, et la guerre des Ëtauavec la France leur 
fodlita les moyens d'épancher en pamphlets, en 
virulentes satires, le trop-plein de leur Juste haine 
contre leurs persécuteurs. 

Amstruttera , Anstruttera , AnstrtUter, 
bourg d'Ecosse^ sur le Firth of Forth. 

Amundivilla, Amonville, village de Fr. 
(Calvados). 

Amursfortum, voy. Amorfortu. 

AuYCLM, Amyclées, ttt 'AptûxXot IHomer.l, 
AMYCLE.E ApoLLiNiE [Stat. Théb.], ville 
de Grèce, dans le Péloponnèse, auj. 
Sklaivochori. 

Amycl£, ville du Latium méridional ^ 
fondée par les Lacédémoniens d'A- 
myclée. auj. ^pej'longa, dans le roy. 
de Naplcs. 

Amycljios Mons, voy. Taygetus. 

Anabis, ville de l'Espagne Tarraconaise, 
auj. Igualada (?) en Catalogne. 

Anactorium [Plaut.] , 'AvoxT&piov [Strab.J , 
ville de l'Acamanie, auj. Vmiitza, en 
Albanie. 

ANADR.EMOS, voy. Amphipous. 

Anagelum, Anaghelone (?), ville d'Irlande^ 
dans ruister. [Môllcr.] 

Anagnia, ville du Latium^ cap. des Herni- 
ques, auj. Anagni, ville et évèché d'Ita- 
lie, dans les Etats Pontificaux. 

Analiacum [monn. niérov.],iYat7/ac, bourç 
du Périgord (Dordogne). =11 y a aussi 
Anlhiac ou Anliat, vil âge du même 
départ. [Cartier.] 

Ananu, Anaunia, la vallée du Nonsberg, au 
Tyrol, près Trente. 

Anaphe, pet, île de la mer Egée, auj. 
Namphio, l'une des Cyclades (Archi- 
pel). 

Anapium, Anappe, village et château de 



63 



ANAPUS. — ANDEGAVA. 



64 



Flandre 9 près Lille (Nord). Ancien 
comté. 

ANAPus/Ay*ircç [Théocr.], Anapo, riv. de 
Sicile. 

Anarasum, Anras, bourg du Tyrol. 

Anas [Caes., Plin.], Guadiana, fleuTe d'Es- 
pagne et de Portugal. 

Anassunensis Ager, Landwiter der Ens (le 
pays au-dessous de l'Ens)^ district au- 
trichien. 

Anassianum, Anasum, Anisia, Ensium Cm- 
TAS, Ens, ville de la haute Autriche, sur 
la rivière du même nom (cercle 'de 
Traun). 

Anasus, Anesus, Anisus, VEns, riv. d'Au- 
triche. 

AN'ATmuA, iCciDiopous, Saint-Gilles, bourg 
du Languedoc (Haute-Garonne). 

AkaTIUORUM UrbS , 'Av*7iX&v iroXi; [Ptol.], 

Naritima Avaticorum [Mêla], Mastra- 
MELA, MARTicrcM, Mortigues/y'ûle de 
France formée par la réunion de trois 
villes, Scdnt'Geniez, Ferrières et Jon- 
qtdéres, en i58i (Bouches-du-Rhône). 

Anaunu, voy. Ananu. 

ANAXiPouSy Kônigstadt , pet. ville de 
Bohème. 

Ancelu Burbo, voy. B^rbo. 

Ancelu VnxA, Ancervt7le, village de Cham- 
pagne, qui appartenait, au xm* siècle, 
au sire de Joinville (Haute-Marne). 

ANCENEsiUMf Angenisium, Angenium, Ance- 
nis, ville de France et anc. marquisat 
(Loire-Inférieure). 

Ancucum, Ansuccm, Ancy-fe-Frowc, bourg 
et château de France (Yonne). 

AxcLAioof, Ancîam, pet. ville de Pomé- 
ranie, près Stettin. 

AscoNE [Juvén.l, \yun [Strab.], Ascosa 
[Cic], ville de Tanc. Picemim, sur la 
mer Adriatique, colonie de Syracuse, 
auj. Ancùne (Anœna), ville forte et 
grand port du roy. dltalie. 

Le premier Uvre imprimé dans cette Tîlle, que ci- 
tent Maittaire et Panxer, est intiu : Opéra il pertke 



od imtemOtre la cagiome et moite Cote , 
et watfinMrmewf g atia comsenKitùme deUa tattJta : 
et pàffsiommûaf et virtm délie kerbe, — Stampau io 
Adcob* per Bemutlino Guerralda Ve r ccl l e ae ad ins- 
tantia de Maestro Hieroaymo Soiuiiio, H. Du xiiii. di 
Tui de ZiifDO Dd pootificato dd Leoœ papa X*, 
inA. 

M. Brooet nous donne le nom de Pantenr de ce 
rare Tolume; c'est Hiero ny moManlircdi, de Soncino, 
qui se trouve cité dans b souscription; notre iOnstre 
bibliomphe .est également d^ivis qoe c^»t â le pre- 

' b%re connn imprimé A Anctee. 



Ancone, Ancunum, Ancone, bourg de Fr., 
sur le Rhône (Drôme). 

Anconitants Ager, Marche puis Délégih 
tion d' Ancone (anc. Ptcentun); cette 
province, réunie aux États "du Pape en 
i532, fait auj. partie du royaume 
d'Italie. 

Angora, Ancre, pet. riv. de Picardie. 

Angora, Anchora, Albertuu, Ancre, puis 
Albert, pet. ville de Picardie (Somme), 
avec titre de marquisat, a pris le nom 
d'Albert au xvn* s. 

Ancus, JRto do Soure, riv. de Portugal. 

Andaîa, Andaja, Andaye ou Hendaye, 
bourg de France (Basses-I^énées). 

AitDANaA, Andance, bourg de France (Ar- 
dèche). 

Andani Villa, AndaincUle, village de Pi- 
cardie (Somme). 

Andecamulum, Ranco, Bancon, bourg de 
Fr. (Haute-Vienne). 

Andecrium, voy. Andretiuii. 

Andegava, Andegavum [Greg. Tur.], Ande- 
CAVUM [Not. Lugd.], JuLioMAGOs |Tab. 
Peut.], AndicavorumCivitas [Itin.Ant.], 
Andegabum [Fredeg.], Juuomagds An- 
Daif [Cellar.], Angiers, auj. Angers, 
anc. cap. des Andecavi, dans la Lyon- 
naise ni*, ville de France (Maine^t- 
Loire). 

Cest la ciiiqnième TîIle de France dans laqoelle 
ait pénétré rimprimerie : Strasbourg, Paris et Lyon, 
senles, Tont précédée, et Toakmse oocape4e même 
rang ; mais le premier lirre imprimé à Angers n'é- 
tant daté que «n 5 férrier, et Fannée conuMncsnt à 
Piques, nous derons croire que le lirre im|innié à 
Toulouse cette même année iftTS est antérieur. 

ineiffit Èhetoriea Nova Marct TultU OeercmiM; 
i la fin: Anno Incamaeionfi DomM u, OQOC. 
LXXTi die qtuUa mentis febroarU fuit hoc opmBeom^ 
pletum Andegami, per JokoMem de twrre atqf mo- 
reUl im pre sao res. in-A, en lettres rondes, sans du, 
rècL nisign. 

Ce livre précieux est tellement rare, qu'a ne nous 
serait possible d'en citer que deux exemptaim. 

Le seoKid volume imprimé à Angers, arec date, est 
un Mammel des Curés, MamipulMS CTurofonan, de 
1%77, également in^. 

Mais un livre qui dinnite la priorité i la IMétoriçife 
de Cicéron, est le précieux Coustimiier tf'ilii[^ .• Clr 
commencent tes coustumes des pays daniom 9 d» 
I wunfne constenans seize parties. — Pet. in-8 de 
155 IL en letL rondes, 19 Ug. par p., sans ch. ni ré- 
cL avec sign. a — ▼. 

Ce précieux volume est exécuté aveclcs canctèrcB 
de la BketorSea nova ; U est décrit avec soin dans le 
ManueL, d'après TexempL de la Bibëothèque faupér. 

M. Brunet le déclare antérieur à fanaée IWI et 



peut-être même à MKIt ; • car, dit-Il, il est aases na- 
turel de croire que l'imprimerie éiabfie à Angers à 
cette époque se sera occupée de la coutume du paya, 
avant de reproduire la rhétorique du consul ronâdu.» 
Kous admettrions volontiers cette opinion du vénéra- 
ble bibliographe, si les si gnatur e s du Coufumigr oe 
venaient pas éublir un progrès typ o graphi que sur 



65 



aNDEGAVENSIS AGER. — ANDEMANTUNUM. 



66 



la Bkêtonque, qui n*en a pas. Dans tous les cas, c*est 
le pHis anaen coutumier irançais que l'on connaisse. 

A la fin du xve siècle Timprimerie d'Aneers est 
moins florissanie, car les libraires de la ville et de 
runiversitè, Charles de Bongne et Jehan Alexandre, 
(ont imprima plusieurs ouvrages à Paris et à 
Rooen, aies Pierre Leret et Martin Morin. 

Au XTK siècle, elle reprend une extension consi- 
dèr^Ue, et les principaux Imprimeurs, Richard Pi- 
qnenoi et Antoine Hemault, entre autres, mettent 
au jour un certain nombre de livres à Tusage de 
Nantes, de Rennes et de Bourges. 

ANDEGAVENSIS Ager^ Andegavoruh^ puis An- 
GovDîORUM CoMiTATUs, ÏAtijou, provincc 
française, habitée primitivement par 
les Ândec<m ; comté en l'an 870 : prov. 
anglaise jusqu'en i203; duché en 
1360 y enfin réunie à la couronpe 
en U82. 

Axdelagus, Andeuum, Andeleium, Ande- 
LLACfru, les Andeïys, ville de France 
(Eure). On trouve au moyen âge Andeli 
sous (jailhrt, à cause de la proiimité 
du ChàteaurGaiUardy dont les ruines 
existent sur les bords de la Seine. 

Nous ne trouions trace d'imprimerie dans cette 
▼iUe qu*A dater de 1790 : Vie et office de sainte 
Ckftiide, reine de France et seconde patronne de ta 
vûle d'Jndely, Andely (SalUot), 1790, in-12. 

Akbelaus^ Andelacv in pago Lingonico^ 
AriBELAON [Frédég.] , Andelaovicus 
fvilla raérov.), AsDELoauM, Andelot, 
Dourg et château de Champagne^ dans 
la Haute-Marne. Congrès des rois francs 
en 587. 

AxDCLEJUM, Landelles, village de France 
(Calvados). 

Andelejus Flovius, Andella, VAndelle, 
pet. riv. de Fr. (Calvados). 

Andeuacum, Andilly, village de Tlle- de- 
France (Seine-et-Oise). Plusieurs au- 
tres localités en France portent ce nom. 

A!<n>ELLA, voy. Andelejus. 

ANDELUS, VOV. POMPEIOPOLIS. 

AndemantuntJIc, Andeilatunum, Andomatu- 

NUM, 'Av^cpiaTCUvov [Ptol.J, LlNGON^ [Aun. 

Hincm.; Ann. Bert.], Lingones [Plin. ; 
* Tac.J, CiviTAS Lingonum [Tac. Hist. i], 
Urbs Langonum [Eutrop.], Langres, ville 
de France (Hautç-Marne). 

Brûlée en 407 par les Vandales ; en A51 par Attila ; 
cootté an moyen ige. 

Les Langrois célèbres qui ont écrit avant 1582 ont 
fiK in^irimer leurs ouvrages, les uns à Paris, les au- 
tres à Troyes, à Reims ou à Lyon : ainsi un évèque de 
Langres fait exécuter à Troyes, chex J. le Cocq, vers 
1M7, un livre de liturgie à l*usage de son diocèse ; 
le diaooine Roussat publie à Lyon, chcx Rouillé, en 
1S50, son livre de Ta Mutation des temps ; enfin 
Mian Duvet, le MaUre à ta Licorne, Tillustre or- 
fèvre du roi François 1*% qui grava à Langres les 
pimclkes de son admirable Àpoecdypse, les fit impri- 

KràLyon ai 1561. 

Le premier imprimeur langrois dont le nom 



puisse être cité est Jeban des Preyz, et le livre le 
plus ancien sur lequel nous rencontrions son nom 
n*est daté que de 1682. Sans doute quelque coiitu- 
mier, quelque livre de liturgie aura précédé celui 
dont nous allons donner le titre exact, mais tout 
cela est perdu pour nous : 

Compot et manuel katendrier : par lequel 
toutes personnes peuvent facitemit apprèdre et 
sçauoir les cours du soleil et de la lune»., en suy- 
uant la correction ordonnée par nostre sainct 
père Grégoire X///*, compose par T... imprimé à 
Lengres par Jehan des Preyz, le 19« Jour de décem- 
bre. Pan de la correction du kalendrier, 1582. — 
In-ft de 32 (L non cta., titre en lettres rondes, texte 
en goth., épistre dédic« en itaL 

Ce petit volume fort rare est de Tboinot Arbeau, 
c*est-à-dire de Jean Tabourot, qui fit iinprimer dans 
cette même ville, en 1589, sa célèbre Ôrchésogra' 
phie et une pièce satirique sous la rubrique : de l*im- 
primerie de Jean Tabourot, (Voy. Cat. de la Bibl. 
impér., Hist» de France, tom. I*', p. SS3.) 

Les riches archives de la ville de Lang^res ne nous 
fournissent aucun détail relatif à Jean des Preyz : 
nous trouvons seulement dans un extrait du 
Ti* compte de Claude Pigney, receveur des deniers 
communs, dons et octrois de la ville de Langres, 
1500-05 : • àM* Jehan Despreys imprinieur la 
somme de deux escus pour avoir imprimé le ca^ 
Iholicon par mandement et quittance du dixiesme 
Janvier (mille) cinq cent quatre-vingtz-^inze, 
ey \\ esc. 

Ce document, qui n*a sans doute qu'une faible im- 
portance, pourra nous servir à éclaircir un mystère ■ 
bibliographique. « Il ne peut être ici question que 
du Catholicon d'Espagne, nous écrit M. Amédée Bro- 
card, bibliophile langrois fort perspicace ; la date 
l'indique; de plus la municipalité langroise était en- 
nemie déclarée du parti de la Ligue et fort avant 
dans les bonnes grâces du roi. Quelques chanoines 
ligueurs, chez lesquels on avait découvert des dépôts 
d'armes, venaient d'être arrêtés : Jean Roussat,Ie 
maire de Langres, était en correspondance directe 
et suivie avec Henri IV. De plus Jacoues Gillot, l'un 
des cinq auteurs de la satire Ménippee, était de Lan- 
gres. A la même époque {ibWi) paraît sous la rubri- 
que : Turin, par T. Carabiaco (lieu et nom sup- 
K>sés), une édition du Catholicon d* Espagne, que 
.Bninet indique sans donner son lieu d'impression. 
N'est-ce pas li une édition publiée par Jacques Gil- 
lot, et sa ville natale, éminemment royaliste, n'aura- 
t-elle pas voulu contribuer, selon ses moyens, à 
l'impression de ce livre qui a plus fait pour Henri IV, 
dit le président Hénault, que la bataille d'Ivry? » 

Voilà un fait bibliographique que nous soumettons, 
avec M. Brocard, à l'attention du lecteur curieux, 
qui parviendra sans doute à l'élucider. 

11 est un nom langrois du xvr siècle que nous 
croyons devoir citer : c'est celui de Simon Girault, 
le descendant du grand saint Hubert, le patron vé- 
néré des chasseurs. Ce Simon Girault fait iinprimer 
en 1590, in-a, chez J. des Preyz, un Dialogue pour 
apprendre la langue latine, auquel Ch. Nodier a 
daigné consacrer un des plus étincelants articles des 
Mélanges tirés d'une petite bibiiothèque, et cet ar- 
ticle, dit M. Bninet, a fait la fortime de Simon Gi- 
rault, qui, sans cela, risquait fort d'être oublié par 
l'ingrate postérité. 

Des imprimeurs langrois postérieurs, nous ne ci- 
terons, au XVI* siècle, que Joseph Boillot et George 
Lambert, et au xvii*, Jean Boudrot ou Booderot et 
Sécart. 

N'oublions pas de mentionner que le premier im- 
primeur de Turin, Jean Lefèvrc, Johannes Faber 
ou PiUfri (en ital.), était de langres. 

En 1764, un seul imprimeur est établi à Langres : 
c'est Etienne Bonuin, pourvu le 20 février 1741 et 
maintenu par l'ordon. de 1759. Le rapport à M. de 
Sartines ajoute : « L'imprimeur a une bonne répu- 
tation, il est à son aise ; on se plaint seulement que, 
comme il est seul, il ^fait payer ses impressions un 
peu cher. ■ 



mcnoirif. de g£oob. 



67 



ANDENNiE. — ANETUM. 



68 



Andennje, Andenne, pet. ville de Belgique^ 
sur la Meuse. 

Andeoli Burgus ou Fanum. BùwrgSaint- 
Andéol, pet. ville de Fr. (Ardèche). 

Anderidum, Anderitum [Tab.Théod.], 'Av^t- 
pi^ov [Ptol.], Anderedon [Scaliger], Ga- 
BALi [Cœs. vu], CiviTAS Gabautana, ville 
de la Gaule Aquitaine^ chez les Gabali, 
depuis capit. du Gévaudan^ auj. Javols 
ou Ja/voulx, ville de France (Lozère). 

Anderlacum, Anderlech, bourg de Belgi- 
que (Brabant). 

Andernacum, Antonacum [Not. Imper.] ^ 
Antunnacum [Amm. Marc, Itin. Ant. , 
Castelll'm Antonacense [Fortun. xj, 
Andrei villa in pago hegenensi (dans le 
Meiengau), anc. ville des Treveri, dans 
la Gaule Belgique^ puis villa carlovin- 
gienne, auj. Andemach, ville de la 
Prusse rhénane. 

Anderpus, voy. Antuerpia. 

Andes, voy. Andegavum. 

Andethanna [Itin. Anton.] , Epternacum 
[Ann. Hincmar. a. 8701, Eptemach, ou 
Echtemach, pet. ville au Luxembourg 
belge. 

Anducum, AngeaC'Champagne, village de 
TAngoumois (Charente), anc. villa car- 
loringienne. 

Andlavu, Andlaw, bourg d'Alsace (Bas- 
Rhin). 

Andomatunum, voy. Andemantunum. 

Andovera, Andwer, bourg d'Angleterre 
(Hampsbire). 

Andracium, Bùchenstein, bourg d'Autri- 
che. 

ANDREiE BuROUs, Atidréansberg , pet. ville de 
Hanovre. 

ANDRE.E Fanum ou Vicus, Saint-André. — 
Un grand nombre de localités en France 
portent ce nom. 

Andrei Villa, Palatium, voy. Anderna- 

CUM. 

Andreopous, Andrew Cœnobium, Scnnt- 
Andrews, ville de l'Ecosse, dans le comté 
de Fife* 

Anc. université célèbre, fondée par rérêquc Ward- 
law, en lftl2; archetéché. l/imprimcrie date en 
celte ville de isi^ [Herbert]. Le plus ancien livre 
imprimé dans cette ville, dit notre autorité, qui em- 
prunte ce renseisnement au docteilr Mackensie, est 
un opiwculç célèbre intitulé The complaint of 
Scotland t niais comme on ne connaît pas un seul 
exemplaire de cette pièce avec un titre ancien, ai 
bien qUc, lors d6 la réimpression de 1801 ^ l'énilnent 
éditeur, le d' John Leyden fut obligé d*cn forger un 



dans le goût des anciennes impressions écossaises ; 
comme par conséquent rassertion de Mackenrfe et 
de Herbert ne repose que sur une hypothèse, on est 
forcé, avec le. d' Cotton, de revenir'au CatéekiMme 
de Varchevêque HamiUon, bien réellement imprimé 
à Saint-Andrews, mais en 1551 seulement, ce qui 
nous parait devoir être la date exacte de Tintro- 
duction de rimprimerie dans celte ville. 

Andresellum, Andrezelles, village de 
France (Seine-et-Marne). 

Andreslvcum, Andrezy, village de France 
(Seine-et-Oise). 

Andretium [Tab. Peut,], Andecrutm, 'Av^i- 
xpiovfPtol.], Andetrium [Plin. m], 'Av^ii- 
Tpicv TStrab.], anc. ville et forteresse de 
la Dalmatie, auj. Glissa. 

Andru, voy. Inger. 

Andru, Andro, Ville et évèché de l'anc. 
roy. de Naples. 

Andruga, ville de Thrace, sur le Pont- 
Euxin, auj. Gotopoli, dans le pach. de 
Saloniki. 

Andrinopous, voy. Adrianopous. 

Anbros [Ovid.],'AvTav^po^ [Strab.], Andrds 
[Plin. rv], Hydrussa, Andro, île de TAr- 
chipel (Cyclades). 

Andros [Plin.j, Bardsey, île anglaise, sur 
la côte d'Irlande. 

Andurnum, Andonio, ville d'Italie (Pié- 
mont). , 

Andusara, Andujara, Anduiar, ville d'An- 
dalousie, construite sur les ruines d'Illi- 
turgis. 

Andusia, Andusa, ville de la Narbonnaise 
première, auj. Anduze, ville du Lan- 
guedoc, au pied des Cévennes (Gard). 

Anecium, voy. Anneoum. 

Aneda, voy. Edimburgum. 

ANEIANLT4, Monte Agnano (?), ville d'Italie, 
près Padoue. 

Anetum,Alnetum,Anetum Palatium [Chart. 
Phil. Aug. a. 4204], Anet ^ village de 
France (Eure-et-Loir). La Renaissance 
y construisit un château qui fut Tune 
des plus charmantes œuvres de 
Philibert de TOrme^ mais dont il ne 
reste plus que bien peu de chose ; et 
ce peu de chose est assez important ce- 
pendant, pour avoir ^té rangé dans la 
classe des monuments hiMoriques dont 
la conservation intéresse la France. 

Tout près du cbâteau d*Anet sont les importants 
moulins à papier de Sorel et Sausaye, qui apparUen- 
nent i la maison Didot : là fut établie la première 
machine à papier dit sans fin. 

Anetijm, Anet, bourg du canton de Berne 

(Suisse). 



69 



ANGARIA. — ANGULUM: 



70 



Akgaria lCellar.1, Angria, Angrivaria, 
£iigfr,TilledeWestphalie, près Minden. 

A?iGARn^ voy. Angrivarii. 

Angeuaci^, Toy. Angeriacum. 

Axgelopous, ad Angelos, s. Angelo, pet. 
Tille de Tanc. roy. de Naples (Capit»- 
nate). 

Angelopous ad Lombardum. s. Angelo de* 
Lmbardi, ville et évêche de la Princip. 
ultér. 

AnGELOPOUS ad MeTAURUM, TlPrfkRNL'M Me- 

TAURUM, s. Angelo di Vado, pet. ville 
des États Pontificaux. 

Angelostadium, voy. Ingolstadium. 

A^GENISIUM, voy. A^'CENESIUM. 

Anger, Angeris, Inger, Aindre (au moy. 
âge), VIndre, riv. de France ; se jette 
dans la Loire. 

A5GERUCUM, Angeuacum. Angeua (7)^ 
Samt-Jeathd^Angély, ville • de France 
(Charente-Inférieure). 

Noat ne connaiSMi» pas de livre imprimé dans 
cette petite ville avant 1021 : Discours sur ce que 
ceux de Im reliçion réformée ne sont cause de la 
guerre, eumtien qu'elle leur soit plus utile en ce 
temps que la paix feinte et simulée dont on veui 
Us abmser. — Saint-Jean-d*AngeIy, par Nicolas 
Grcspoo, 1621, in-ê. 

Nicolas Crespon est certainement de la famille du 
pnniier imprimeur de Saintes, S. Crespon. 

Mais si le nom d*AiiGELiA peut être traduit par 
S«lnt>Jean-d*Angély, la biblioinèque de la cour de 
cassation possède un livre de Jurisprudence qui nous 
permHtrait de faire remonter beaucoup plus haut 
b date de rimprimerie dans cette ville. 

Ârmanâi Mokhini Summa Juris civilis, Angelir, 
ISIÔ, in-8. Malheureusement la date que nous four- 
nit le catalogue de cette bibliothèque est inexacte, 
car Annand Maicbin est un avocat saintongeois bien 
connu, qui vivait encore à la fin du xvii* siècle. Ce 
tat lui qui publia, en 1671, chex Henri Boisset, 
imprimeur-libraire de Saint-Jean-d*Angély, VHis- 
toire de Saintonge, Poitou, Aunis et Angoumois. 
2 part, en 1 vol. in- fol. 11 nous faut donc lire 16&5, 
et nous contenter de 1621 comme date de Tintroduc- ' 
tkm de la typographie dans cette ville. 

Angermannu [Cellar.J, en ail. Angerman- 
land, Angennanie, anc. prov. de Suède, 
forme auj. la préfecture de Wester^ 
Norrland. 

Angermannus Furvirs, Angf^^manflodt, riv. 
de Suède ; se jette dans le golfe de 
Bothnie. 

A5GU, AnglvKi-îi, Enghieti, ville de Bel- 
gique, prov. du Hainaut. 

A5GIa>tm, Enghien {Enguien au moy. âgej, 
bourg et établissement thermal en 
France (Seine-et-Oise)« 

Angla, Angle, pot* ville de France (Ven- 
dée), anc. abb« d'Augustins. 



Angla Montana, Angle, bourg de France 
(Hérault). 

Anglaria, Angliers, près Nouaillé, village 
de France (Charente-Inférieure). = 
Anglars, bourg d'Auvergne (Puy-de- 
Dôme). 

Anglaria, Anglers, anc. villa mérov. 
[Gesta Dagob.], auj. bourgade du Poi- 
tou (Vienne). 

Angledura, Anglure, bourg de France 
(Marne), anc. baronnie champenoise. 

Angleru, Anglerle Comitatus, Anghiera, 
ville et anc. comté Me la haute Italie. 
[Graësse.] 

Anglesaga, Mona Insula, Anglesey, île 
d'Anglet., dans la mer a*Irlande. 

Angu, peuple dont la situation géogra- 
phique correspondait, d'après M. Sprû- 
uer, à l'extrémité septentrionale du 
Schleswig, et que Tacite et Ptolémée pla- 
cent parmi les Suèves de la basse Saxe ; 
les Angïes ont émigré dans \a,Britannia, 
et lui ont donné leur nom. 

Angua, England, Angleterre ; c'est Fane. 
Britannia Major des Romains. Voy. 
Britannia et Heptarchu. 

Angua Medu, Merde, l'un des royaumes 
de l'Heptarchie saxonne, fondé par les 
Angles. 

Angùa Minor, Angeln, district du Schles- 
wig. 

Anglia Orientaus, Estangïie, l'un des roy. 
de THeptarchie saxonne, fondé par 
les Angles. 

Angousmensis Pagus, voy. Engolismensis. 

Angolmonasterium, Ingelmùnster, bourg de 
la Flandre wallonne. 

Angrlv, voy. Axgaria. 

Angria, Angri, ville-de l'anc. roy. de Naples 
(Princip. citer.). 

Angrivarii [Tac. Ann. ii], Angarii, Enga- 
riexs [Eginh. Cliron.], peuple de la Ger- 
manie, que Sprûner place au S. des 
bigcevojie^ et au N. des Chénisques. Us 
occupaient, sur les rives du Wcser, le 
territoire'correspondant à la Westpha- 
lie, à Brème, Oldenburg, la Lippe, 
Munster, etc. Ce pays s'est appelé An- 
gria pendant les premiers siècles de 
l'ère chrétienne. 

Angi'li'm, Anguli s [Itin. Anton.], 'Av^oXc^ 
[Ptol.], Angeloi'olis AI) Mahê, ville des 
Vestini, dans le Samnium, auj. S. An" 
gela, dans l'Abruzze citérieure. 



71 



ANGÙLUS ALPIUM. — ANNEaUM. 



It 



Akgulus ALpmM, Albek, bourg de Souabe, 
près Ulm. 

Angusia, Angus, comté d'Ecosse, entre 
ceux de Perth et d'Aberdeen, chef-lieu 
Forfar. 

Anhaltinl'm, Anhaltinus Princu>atus (As- 
cania), princip. d'Anhalt (Allemagne). 

Awhaltinum Vktds, château d'Anhalt, Alt- 
Anhalty dans le duché d'Anhalt- 
Bemburg. 

L'imprimerie existait dans cette peUte ville en 
1500, car voici le titre d*an vol. que nous trouvons 
dans le Catal. des foires de Francfort de 1010 : 
Ad, Cratonis Rettun§ dess Tauffitûehleins D. 
Martini Luiheri und der Augspurgischen confes- 
sion verwandien Kirchen,,, Anhalt, 1500, in-ft. 

Anholta, Anot^, île et ville de Danemark 
(Jutland). 

Anholtium, Anholt, pet. ville de West- 
phalie. 

Aniacum. Agny, village de France (Pas- 
de-Calais). 

Aniacum, Atanacum, Aignay-le-Duc, bourg 
de France (Côte-d'Or). 

Aman£ Therm.c, anc. bains de la Campa- 
nie, auj. Bcigni del Logo, dans Tanc. 
roy. de Nap|es (Terre de Labour). 

Anuni Vicus ou Fanum, S. Aignan, pèt. 
ville de France (Loir-et-Cher); cons- 
truite par Eudes I*', comte de Blois ; 
anc duché-pairie. = S. Aignan , bourg 
de France (Charente-Inférieure). = 
S. Aignan ou S. Chignan, bourç et anc. 
abb. de Bénéd. en Languedoc (Hé- 
rault). = Un grand nombre de localités 
en France portent encore ce nom. 

Anianus Lacus. lac d'Agnano, dans Tanc. 
roy. de Naples. 

Anicium, BahinecL, ville de Croatie. 

Anicium [Greg. Tur.], Anicium Velavo- 
RUM, Vellava Uhbs [Not. Civit. Gall.], 
Canicium, Anicio [monn. méyov.], Po- 
dium, Podium Aniciense in Vallavu 
le Fuy en Vélay, ville de France (Haute- 
Loire), anc. chef-lieu de la province du 
Vélay. 

La date la plus ancienne à laquelle nous puissions 
faire remonter l'introduction de Timprimerie dans 
cette ville est 1017. La bibliothèque de TArsenal 
possède un rare volume, iiiiit : Stances contenant 
rhistoire de la défaite des troupes du sieur d*On' 
dredieu, au lieu du buisson en dèvaudan, et reddi- 
tion de la place et montaane de Grèie par lui saisie, 
par P, de Bodes Castatn. — Au PUy, André, 1017, 
In^ 

Antérieurement à cette date, les écrivains delà 
localité faisaient imprimer à Lyon ou à Avignon 
leurs ouvrages ; nous avons une Uistoria dedica- 
tionis ecclesiœ Podii aniciensis in Vallavia, par 
Jacques David, imprimée à Avignon, en 1510, in-4. 

tu 1020 même rimprimerie ne devait avoir que 



bien peu d'importance au Puy, car le père Oddo de 
Gissey Hait imprimer à Lyon son Discours Histo- 
rique de la très-ancienne dévotion à N.-D. dm 
Puy, réimprimé depuis au Puy en lOM et lOM, 
in-8, par F. Varoles. 

Parmi les autres imprimeurs du x?ii« siècle 
exerçant au Puy, nous croyons dévoir citer Gnynaad 
et de la Garde (1050-1078). 

En 1704, il n'existe qn*un imprimeur au Put, 
Ant. Qet, établi depuis 1751. 

Anien [Virg.], Anio [Eutrop.], Anientjs, le 
Teverone, riv. d'Italie, dans l'anc. La- 
tium septent., affl. du Tibre. 

A'Kisu, voy. Anassianum. 

Anisucovicvs [monn. mérov.), Anisy-le- 
Château, village de France (Aisne). 

Anisus, vov. Anasus. 

AnNABERGA, ANNiEBURGUM, AnN^MONTIUM, 

Anfiaberg, ville du roy. de Saxe. 

Bibliotb. importante. II nous a été impossible de 
trouver trace d'imprimerie dans cette ville, anté- 
rieure à la date fixée par M. Ternaux, qui prétend 
au*une traduction allemande de la Paraphrase de 
Théodore de Bèze sur VEcclésiaste de Salomon a 
été imprimée en 1599, in-12, à Annaberg : le D' Cot- 
ton donne la date de 1597, mais il ne cite aucun livre 
à Tappui de son assertion. An xvu* et au xviii* s., 
rimprimerie fonctionne d*une manière régulière 
dans cette ville : parmi les nombreux ouvrages dont 
Struvius reproduit les titres dans la Biblioth. Saxo- 
nica ipp. 118 et suiv.) nous citerons seulement : 
IncùnalnUonKrti scholœ Annœbergensis très recen- 
siones fr. ff'ilischii, Anncbergae, iHU^ ia-k, et Ar- 
cana Bibliothecœ Annabergeusis, Lipsic, 17S0, 
in-8. Ces deux ouvrages sont Justement recherchés 
des bibliographes. , 

Annandi CivrrAS, Annandum, Annan, \ille 
du sud de TEcosse, sur la riv. du même 
nom. 

Annandi Valus, Annandia, Annandale, 
district d*Écosse, dans le comté de 
Dumfries. 

Annebaltom, Annebaut, bourg et château 
de Normandie, anc. marquisat (Seine- 
Infér.). 

Annecium, Annesucum, Annesium, Anneu- 
NUM [Itin. Anton.], Annissy (xiv« s.), 
Annecy, ville et évéchéde l'anc. Savoie, 
ch.-heu de l'anc. comté du Genevois, 
auj. ch.-l. du dép. franc, de la Haute- 
Savoie. 

Nous connaissons un grand nombre de liTres 
imprimés au xvi* siècle à Annecy; nous n*en cite- 
rons que deux : 

Elégies de Baptiste Maniouan contre les folles 
et impudiques amours vénériennes, ensemble un 
chant juvénile dudit Mantouan, de la nature 
d'amour, te tout traduit par François de Myozin- 
gen. — Annissy, par Gabriel Pomar, 1530, in^k. 
(Cité par Du Verdier à TarL François Myotingen.) 
La Savoye, de Jacques Pelletier du Mans, — An- 
necy, Jacques Bertrand, 1572, pet. in4(. 

Au moment de mettre sous> presse, nous trouvons 
dans le catal. des livres à gravures sur bois de la 
biblioth. de M. Ainbr. Firmin Didot, une indication 
précieuse qu'il ne nous est pas permis de négliger. 
Cet illustre bibliophile possède un petit livre 
d'heures de N, D, imprimé : Armesiaci per Francis- 



ANNECIUM VETUS. — ANTILIA. 



7i 



non PomardMm, in-i6, s. d., mais avec un calen- 
drier commençant en 15U. Ce François Pomar 
en évidemment de la famille de Timprimeur Ga- 
briel Pomar, que cite Da Verdier. 

Da même Fnnçois Pomar le Sappl. au Typogr. 
Gaxtneer dôme on Breviarium ÉeeUMiœ Geben* 
MHsiâ, imprimé à Annecy en 155A, in-12. 

An XTn* siècle nous n'avons gt:^re à mentionner 
dans cette ville d*aatre imprimeur que Jacques le 



AxxEauM Vetos, Annecy le Vieux, bourg 
de SaToie, proche Annecy. 

AxxEcius Lacus, Ujc d'Annecy, 

AxMKAqs Gastri^ Gli Casielli, localité de 
l'anc. roy. de Naples^ dans la Calabre 
ultérieure. 

Ax!nBALis PoRTus, dans la Lusitanie; on 
croit que c'est un village de Portugal 
appelé Villa Nùva do Pcrtimaon. 

ANNDiSULA, VOy. S. CâBÏLXI OPPIDUM. 

AssoKMJju, Annonucum, Annonay, ville 
de France (Ardèche). 

Cette vilie est célèbre dans PEurope entière par 
tes importantes papeteries. 

ANOKnjM^ voy. Ananu. 

A^ostros, Nons, riv. du T^rol. v 

A50POIJS, Araden, pet. ville de l'île de 
Candie. [Chaudon.] 

Anostl'ii^ Anost, village de Bourgogne 
• (Saône-et-Loire). 

A50THU, Annot, bourg du Dauphiné 
(Basses-Alpes). 

A-NSA, Ansa Vuxa [Chr. Radulfi], Asa ou 
AssA Paulini [Itin. Anton.!, Antium, 
Ance ou Anse, pet. ville du Beaujolais, 
à XY m. de Lyon ; anc. villa royale ; ba- 
ronnie ; palais d'Auguste ; plusieurs 
conciles provinciaux (Bhône). 

Anser, Serculus, le Serchio, riv. d'Italie, 
qui prend sa source dans l'Apennin et 
passe à Lucques, afïl. de TArno. 

Anseria, Oye, bourg de Picardie (Pas-de- 
Calais), anc. comté. 

AxsGoni Vicus, Ingotwille, pet. ville, fau- 
bourg du Havre (Seine-Infér.). 

A.\s£0Di Villa, Ansgod, bourg du Dane- 
mark. 

A>'sucnv, voy. Ancucum. 

AXSIBARIUM [Tac. Xra] , HASiEPONS, OSNA- 

BURGUM, auj. (knabrùck, ville de Hano- 
vre, dans l'anc. pays des Ansibarii, 
traversé par le Weser. 

V.Cotton date Pimprimerie à OsnabrQck de 16S1, 
sans autre indication. Voici deux volumes imprimés 
aDtérieurement : 

M. Wolffganqi Helvici baculus brevis et nodoaus 
fro JohannU à Munster SeniorU cane latrante^ 



das ist, etc. Osnabriick, bey Martin Bfann, 1621 — 
in-4. 

Danielis Crameri, neun Fasten tintf PaM$U)n9' 
predigtèn, — Osnabrugi, 1628, in-8. 

La première édition de ce livre avait été donnée & 
Hambourg en 1611, par les Froben, établis en cette 
ville. 

Ansloa, Ansloga, Asloa, anc. Opsloe ou 
Ansloe, brûlée en 1624 et rebâtie par 
Christian IV, qui lui donna son nom; 
auj. Christiania, capit. de la Norvège. 

Un collège y fut fondé en 16SA, et l'introduction 
de Pimprimerie doit avoir suivi de près cet établis- 
sement. M. Temaux cite un Recueil des articles de 
guerre du rot Christian IF (Danice) publié en 
cette ville par Tjrge Nielsson en 1644. Nous trouvons 
dans la BibHoth, Septentr. le livre suivant : Michael 
Pétri Echoit, Past, Aggershusanus in Norwegia 
Stephanologia Danica, vel brevis delineatio qua 
demonstratur, qua virtute et fortuna avita, et 
antiqua Danorum eorona supra annos 2500 gesta 
fuit, Christianiae, 16^, in-ft. 

Et du même auteur t Geologia Norvagica. Chris- 
tianae, 1657, in4. 

Nous trouvons également dans cet excellent ou- 
vrage t ytcolat SvenoHis,Lect, Christ, in Norva- 
gia, eogitationes piœ, quibus oecupari debemus 
festo Nativitatis Christif Christianc, 16M, in-8. 

Anspacum, voy. Onoldinium. 

Ansus, voy. Anesus. 

Antandrus, voy. Andros. 

Antaradus, Orthosia, Carchusa [J. de Vi- 
try], TouRTousE [sire de Joinville], aui. 
Tarthcmiàh, dans TEyalet de 'Tripoli 
de Syrie. 

Antea, Anteis, Ampuis, bourg du Forez, 
sur le Rhône (Rhône). • 

Antebrimacum , Antebrennacum [monn. 
mérov.], Ambemac ou Ambemat, ville 
de i'Angoumois (Charente). 

Antecarla, voy. Antiquaria. 

Antennacum, Antenacum ad Matronam, 
prope Altavillarense Monasterium, An- 
ienay, villa carlovingienne, auj. village 
de France (Marne). 

Anternacha, voy! Andernacum. 

AnTHUS^, voy. CONSTANTINOPOIJS. 

Antiana, ville de l'anc. Pannonie, auj. 
Zamko, sur la Drave (Hongrie). 

Antibarum, Antivari, pet. ville de Dal- 
matie (pach. de Scutari). • 

A^'TICYRA, Anticirriia [Plin.]^ 'AvTÎxipoa 
[Strab.j, ville de l'anc. Phocide, sur le 
golfe de Corinthe, auj. Asprospitia; elle 
s'est appelée Suola au moy. âge. 

Antigona Psaphara, Antigonea, ville de 
l'anc. Macédoine, auj. Argyro-Castro en 
Épire (pach. de Janina). 

Antiua, Anthill, bourg d'Angleterre 
(Bedfordshire). 



75 



ANTIMELOS. — ANTROS. 



76 



ANTTMELoSy AntxmUo, l'une des Gyclades 
méridionales. 

Antimonasterium^ EymouHefs, bodrg du 
Limousin (Haute-Vienne). 

Antinacum, Antignucum, Antogvy le Tillac, ^ 
village du dép. d Indre-et-Loire, sur la 
rive gauche de la Vienne. 

Antiniaccm, Antigny le Château, anc. mar- 

auisat, village de la Bourgogne (Côte- 
'Or). 

Antinucum adVartimpam, AnHgny'Sur'la- 
Gartempe, village du Poitou (Vienne). 

Antipahos, île de 1* Archipel, auj. Olatros, 

Anttpous [Plin. , Ptol.], Antopous [Itin. 
Marit.], ville de ranc. Narbonnaise 11% 
chez les Déciates, auj. Antibes, ville de 
France (Var). 

Nous ne connaissons pas en cette ville d'impres- 
sion antérieure à Pannée 1618 ; à cette date nons 
trouvons un livre espagnol : Aviso de Pamaso, 
Êobre et estado de la ÉepubUca de Venecia, y del 
duaue de Savoia, eon la» annotaeiones de Valeriô 
Fuîuio Savoiano. Antopolt. 1018, in-4. 

Ce petit livre fut traduit en italien et publié trois 
ans après dans la même ville et dans le même fer- 
mât. 

Nous trouvons, au cataL Balnze et dans Haym, 
l'indication d'un grand nombre de volumes publiés 
à Antibes à cette époque ; mais nous ne citerons que 
la Stalera Politica ne* Giomi di Giugno 1028, da 
Jnt. Vicoperli, Antopoli, 1050, in-4; ces livres, 
d'ailleurs, portent Antipolt au bas du titre, mais 
pour un grand nombre c'est un lieu d'impression 
Imaginaire. 

Antiqua Civrris, voy. Halberstadium. 

Antiquaria, Anticaru, Antequaria, ville 
des Bastuli, dans la Bétique, auj. An- 
tequera, ville du roy. de Grenade (Es- 
pagne). 

Imprimerie en 1510; le premier imprimeur fut An- 
tonius Nebrissensis, le grammairien [vulgo Antonio 
de Lebrija) ; et le premier livre que Ton cite est 
intit. : Éleganeia» namançadas par el m* Anto- 
nio de Sebrixa. Antiquarie, in cdibus Nebris- 
sensis, 1510, in-4. 

Antissiodorum, voy. AirriissioDORUM. 

Antistiana, ville de la Tarraconaise (à 
XXII m. de Tarragone), citée dans l'Iti- 
nér. des Aqu42 Aiwllinares, 

Antil'm, anc. cap. des Volsques, dans le 
Latium, auj. Anzio ou Nettmo, bourg 
des États' Pontificaux. 

Antium,' Ilanz, bourg de Suisse, dans le 
canton des Grisons. 

Antivestjeum Promontorium, Cap Saint- 
Yves, à la pointe de Cornouaiues (An- 
gleterre). 

Antouum, Anteuil, village de Bourgogne 
(Saôue-et-Loire). 

Antona, Autona, Lower Avon, riv. d'An- 



gleterre; se jette dans la Sevem. = 
Upper Avon, autre riv. qui se jette aussi 
dans la Seyern. = VAvon, fleuve du 
même pays ; se jette dans la Manche. 

Antona Meridionalis, Clausentum [Itin. 
Anton.], Hantonu, Southantonia, Tri- 
SANTONis PoRTUs, Hanton, auj. Soti^/iomp- 
ton, ville d'Angleterre (Hampshire). 

Le premier livre imprimé dans cette grande ville 
qui soit arrivé à notre connaissance n'est daté que 
de 1775 : à Soutbampton, conune dans les grandes 
métropoles du commerce anglais, Liverpool, Man- 
chester, etc., l'imprimerie ne s'établit qu'excessive- 
ment tard. Le volume qtfc nous trouvons porté au 
caial. de sir Walter Scott, à cette date de 1775, est 
tout simplement un Guide of Southampton, in*12, 
et tout nous porte à croire que c'est là le début de 
ribiprimerie dans la patrie dp noble sir Bevis de 
Soutbampton, autrement dit Bmovo d' Antona, Ce- 
pendant Il nous liut ajouter que le Dr Cotton {SuppL) 
donne 1708 conune date de l'introduction de l'im- 
primerie. 

Antona Septentrionaus, NorthampUm (en 
saxon : Nordhamtun), ville et comté 
d'Angleterre. 

Nous ne connaissons pas de livre imprimé dans 
cette ville avant 1720 : Le SuppL du D*^ Cotton nous 
apprend qu'en cette année, le 2 mai, parut le pre- 
mier numéro d'un Joumar : THe Sort/utmpton 
Jfercury,, imprimé par W. Raikcs et W. Dicey. 

Nous connaissons encore : Traei of H. de Veil, 
on t/u Horizontal moon,— Northampton, 1725, fn-8. 

Antonacense Castellum, Antonuclu, An- 
TERNACHA [Anon. RavcD.], Antonnacum 
[Frédég.], voy. Andernacum. 

Antonavis, Antonave$3 village de France 
(Hautes-Alpes). 

Antonia, voy. Ultrajectlti. 

Antonu, Antoing, bourg de Belgique 
(Hainaut). 

Antoniaclu, voy. Andernacum. 

Antonian* Acidulé, Toenestein, eaux mi- 
nérales près Andernach (Fausse rhé- 
nane). 

Antomna CivriAS, voy. Ultrajectum. 

Antonini Fanum, Saint-Antonin, pet. ville 
de France (Tam-etrGaronne). 

Antonnacuht, Antoané, village de France 
(Vienne). [B. Fillon.] 

Antopous, voy. Antipous. 

Antoricum, voy. Carnutum. 

Antra, anc. ville des Séquanais, dont on 
a découvert les ruines à la fin du xvii* s., 
en Franche-Comté. 

Antrinum, Antrim, Antrym, ville et comté 
d'Irlande; anc. évèché (prov. d'Ulster). 

Antros [Mêla, ni, 2], île de la Gaule Aqui- 
taine, auj. Cordouan, dans la Gironde; 



i 4 



ANTUATUM AGER. - APAMIA. 



78 



ANTUATUM Acer, voy. Cabaluca Proyincu. 
AxnrxxACUM, voy. Axdernacum. 

AsTVERPu, Handoverpu, Ambiyaritum, An- 
DEVoRPin, Anderpvs [monn. mér.]. An- 
torf (sur les vieux livres allemands)/ 
Ambwarten, Antwerpen (en flam.), 
Amberes (en espag.), Afwers, ville de 
Belgique, sur TEscaut, anc. chef-lieu 
du dép. français des Deux-Néthes. Quel- 
ques auteurs ont voulu voir dans cette 
ville I'Attuatuca ToiNgrorum. 

Anven disiwte à Alost et à LouTain l'honneur 
4*afoir été la première Tille de la Belgique qui ait 
Joai 4es bénéfices de rimprimerie. Elle oase cette 
■féiaitioo sur rexistence d*un livre imprimé en 
1^72! Ge litre, dont nous possédons un exemplaire 
à la BUïlioibèqoe, est intitulé : Het boeek van Ton- 
éëtuê vUtocHt imprimé par Mathis van der Goes, 
amw ■.ococ.LXxU« pet. in-4, goth. de SS ff. non 
chiL mais avec des signai, de A ~ Ei^. Mais comme 
U est prouvé qœ Matliieu van der Goes n*a com- 
mencé à imprimer à Anvers qu'en 1482, et que Tem- 
uloi des striures n*a couuoeocé à se répandre en 
BeigiaiM que plusieurs années après h date préten- 
due de ce livre, il est certain que l'imprimeur a 
omis un X et peut-être deux dans la stiuscription, 
et que les prétentions d'Anvers à déposséder Th. 
Hartaos d* Alost de la gtoire d'avoir été le premier im- 
primeur de la Belgique se réduisent à bien peu de 



Arrivons i 1476. Nous trouvons imorimé à cette 
date un ouvrage de Petms Hitpanus (Joannes Papa 
su), intit. : Swnma expérimenter um, sive The- 
atânu puMpemm nmgUtri Pétri YtpanU A la fin x 
proetita medieine que TKeêauru$ pmtperum nun- 
eupatur^. êtudioie eorrectus exaraius Antwerpie 
per me Tkeodoriemm MartinL Anno domini 1470, 
die 22 maj, in-fol., goth., à 2 col., sans ch. mais avec 
iign. 

Mais ici nous retombons encore dans une polé- 
mique. M. W. Holtrop, dans son Catcd, des </irii- 
luiMes de la Miioih, de la Haye, décrivant 
Fezemplaire de la Sema Santander, qui est con- 
servé à la biblioUi. académique d'Utrechi, déclare 
que ce livre n'a pu être imprimé à Anvers ,en 1470, 

1 surtout, aJouie-t-iU parce «pi'il a été exécuté avec 
des caractères absolument différents de ceux dont 
se servait Thierry Martens en cette même année. ■ 
Il préiend donc qu'il y a erreur de date et qu'il faut 
lire 1497 au lieu die 1470. 

Très-bien : mais M. Van Iseghem, dans sa curieuse 
histoire du grand imprimeur d'Alost et de Louvain, 
est d\m avis absolument opposé : i Martens n'avait 
pas mal employé son temps depuis qu'il s'était séparé 
de Jean de Westphalie, puisqu'au bout de dix-huit 
mois non-seulement il s'était fabriqué trois sortes he 
lettres neuves, mais il les avait fait seivirà l'impres- 
sion des deux volumes qui parurent à Anvers au 
BBois de mai 1470. ■ 

Ce second volume dont parle M. Van Iseghem est 
intit. : Bodulphi agricole opnscula; Antuerpie, 

2 mai 1470, per Theod. Martini, in-4. — David Qé- 
ment cite ce très-rare volume dont nous ne connais- 
sons pas d'exemplaire, mais qui est certainement 
eiécuté avec les caractères du Thésaurus 
Pattpemm, et qui serait, par celte date du 2 mai, le 
phis anden livre imprimé à Anvers qui soit cité par 
les bibliographes. Le livre eut asse^ de succès pour 
qu'on ait cru devoir en donner une seconde édition 
rannée suivante i Deventer, mais nous ne croyons 
pas que malheureusement il existe aujourd'hui de 
la première édition d'Anvers un seul exemplaire 
connu, du moins dans les bibliothèques publiques. 

Comme M. Goitfried Reichhart et quelques autres 
savanu bibliographes sont de Topimon de M. Van 
Iseghem, nous ne craignons pas de nous rangera leur 



suite (il est prudent, en fait de discussions bibliogra- 
phiques, d'éire du côté des gros bataillons), et nous 
concluons : Le premier imprimeur d'Anvers est 
Thierry Martens, et les deux premiers vohunes im- 
primés dans cette grande ville datent du mois de 
mai 1470. 

MathiJs van der Goes serait alors le second impri- 
meur d'Anvers : il débute en 1482, puis vient le cé- 
lèbre Gérard de L«eu ou Gerardus Lemis, l'impri- 
meur de Gouda en 1477, et son frère Nicolas ou 
Claes, qu'il associe à son établissement d'Anvers en 
1487; puis viennent encore, au xv« siècle, Godfrid 
Back, Adriaen Van Liesvcldt, W. Vorsterman, qui 
fonde au xve siècle un établissement qui devient 
très-important au xvi«; Henri Eckert, van Homben:h, 
Nicolas de Graeve, etc. 

Bien qu'il nous soit interdit de suivre les déve- 
loppements de la tj-pographie à Anvers pendant les 




XTi« siècle. Christophe Plantin était Français; il 
naquit près de Tours, en 1514,et mourut en 1589 : le 

f premier livre imprimé par lui est daté de 1555, il est 
ntit. : La institvtione di vna faneivlla nota no- 
bilmente (par J. M. Bruto), trad. de langue toscane 
en françoise. — Anvers, Chr. Plantin, 1555, in-12 de 
00 or. La même année il publie les Observations et 
plusieurs slngularitez des choses mémorables trou- 
vez en Grèce, Asie, Judée, etc. , par Pierre Selon du 
Mans, pet. in-8, fig. en b. avec une planche pliée 
gr. en b. qui doit se trouver entre les p. 224 et 225. 

Ce livre serait peut-être le premier publié par 
Plantin. (Voy. Ann. Plantin., p. 8 et 9.) 

Qu'on nous permette encore de citer, au moins 
comme imprimeurs d'ouvrages français, au xvi* s., 
Martin l'Empereur (Martinus Cssaris), et Jehan 
Steels. . 

Nous avons passé sous silence l'étrange mémoire 
lu à l'Académie de Bruxelles en 1777 par un savant 
du nom de Jean des Roches, qui prétend faire re- 
monter à 1442 l'introduction de la typographie à 
Anvers ; Pabbé f . Ghe>quière en fit bonne et prompte 
Justice. (Voy. Esprit des Journaux, 1779-1780, sur 
la singulière polémique qui s'engagea à ce sajeL) 

Anxa, Callipous [Sil. Ital.l, KaXXiiroXic 

tSieph.], GcUlipoh, ville de 1 anc. Grande 
Irèce, auj. dans le roy. d'Italie (Terre 
d'Otrante). 

Anxanum, Lanciam, ville d'Italie (Abruzze 
citer.). 

Anxi-xloduncm, Ossoldunum, Exoldunum, 
YsoLDUNU*, Issoxtdxm, ville de France 
(Indre). 

Nous ne connaissons pas de livre imprimé dans 
cette ville avant le commencement de ce siècle. 

Anxia, ville de Lucanie, auj. Anzi, dans 
la Basilicate. 

AjrauR [Plin. m], Tarracinj:, Toppoucivai 
[Ptol.J, Tarracina [Cic. Epist. ad Att.], 
Tofpaxî^r. [Strab.], ville des Volsques, 
dans le I^tium, auj. Terracina, dans 
les États Pontificaux, pr. de Frosinone. 

Anydros, île des côtes d 'Ion ie, auj. Sycussa^ 

Aous [T. Liv. xxxii], ^Eas [Plin.], A?a« 

i Strab.], la Vyossa ou Vqjuzza, fleuvQ 
l'Albanie, passe au N.-E. de JaniiMi> 

Apamu, APAMiiE, Apannes [Itin» AlltQiO.]^ 



79 



APANUM. — AQUA CAUDA. 



80 



Apamicensis sub TolosatE; Pamiers, ville 
de France (Ariége). 

Nous connaissons une pièce imprimée dans cette 
ville en 1668, ou tout au moins portant Pamiers 
comme Heu dMmpression : 

Sentence d'excommunication contre troii Je- 
suistes du collège de Pamiis, A Pamiés, de Timpri- 
merie épiscopale, février 1666, U p. in-4. 

Le Rapport Sartines (l'Wft) cite un imprimeur de 
Pamiers, Jean-Florent Baour, pourru par arrêt du 
12 mai 1750. 

Apanum, voy. Aponum. 

APENESTiE^ ville de TApulie DaanieDDe, 
auj. Viesti, dans l'anc. roy. de Naples 
(Gapitanate). 

APENNINUS, ApENNINI JuGA, 'Air^wiVGV 5po;, 

les Apennins, montagnes d'Italie. 

Apenroa, A]fenrade, ville du Danemark^ 
sur le Petit Belt (Sleswig). 

Aperiascio^ Eperl£^ Eperiesinum^ Eperies, 
pet. ville de Hongrie^ sur la Théiss. 

Aphrodisium^ Pyrenje Promontorium, tÎ) 
Tîic nopiivïjc àxpov [Strab.] , Promonto- 
rium Crucis, Cap de Creus, Cabo de Cruz, 
promontoire de Catalogne. 

Apia Tellus, nom primitif du Pélop(mnése, 

Apiarium, Bejar, bourg d*Espagne (roy. 
de Murcie). 

Apidanus, 'AiTi^avoç [Thucyd.], VEipideno, 
riv. de Thessalie, affl. du Pénée, auj. 
SaltUffias. 

Apolunares Aqvm [Tab. Peut.], établisse- 
ment d'eaux minérales en Etrurie, au 
N.-O. de Caere, dont il existe des Itiné- 
raires, fort importants au point de vue 
géographique. 

Apollonia Avlona, voy. Valona. 

Apollonu ad Mare Hadriaticum [Tit. Liv. , 
Cic], 'AiToXXwvia [Plut, in Sylla. ], ville de 
rilljrrie grecque, auj. Ptrgo, en Al- 
banie. 

Apollonia Cret^e [Steph.l, Eleuthera [Dio 
Cass.l, AoRos, ville de Tîle de Crète, 
auj. 6ortyna(t), 

Apollonia Sozopolis, anc. ville de Xbrace, 
auj. Sizeboli, dans la Roumélie. 

Aponum, Aponus, Apanum, Abano, ville de 
la Vénétie, près Padoue : ses eaux mi- 
nérales étaient connues des anciens 
sous les. noms d'APONi Fons, Aqu^e Pa- 
tavin^e; c'est la patrie de TiteLive. 

Apostolorum Porta, Apostolorum Mons, 
' Postelberg, bourg de Bohème. 

Appianum, AMano, bourg du Tyrol. 

, Apraricu [monn. mér.], Aprey (?) village 
de Bourgogne (Haute-Marne). 



Aprianïcum^ Abrianecum [monn. mér.], 
Chevry, village de France fSeine-et- 
Marne), suiv. Valois et Lelewel. = Chor 
brignac, village de la Corrèze, suiv. De- 
loche. = Plusieurs autres localités en 
France portent le nom de Chevr}*. 

Apriuanum, Apiigliano, pet. ville de l'anc- 
roy. de Naples. ♦ 

Aprimonasterium, Novientium, Ebersheim- 
munster, village et anc. abb. en Alsace, 
près Schélestadt (Bas-Rhin). 

Aprusa, riv. de l'Ombrie, auj. ÏAvesa, 
dans la Romagne. 

Aprutium [Plin.], Apruntum, Abnazo, pro- 
.vince de l'anc. roy. de Naples; forme 
VAbruLze ultérieure et citérieure, 

Apsorus [Itin. Anton.], "Aijwfpo; [Ptol.], 
Ausara, Osero, île de l'Adriatique, sur 
la côte d'Illyrie. 

Apsus [Cœs.], 'Atl»; [Plut.j, Ckrevasta, riv. 
de rillyrie grecque (Albanie). 

Apta Julia [Plin.], Apta [Sidon. Ed.], Q- 
vrrAs Aptensium [Not. Provinc.J, Apta 
VuLGiENTiuM, villc dcs Vulgicutcs dans 
la Gaule Narbonnaise, auj. Apt, ville 
de France (Vaucluse). 

Impr. en 1682, suiv. M. Temaux ; La vie de saint 
Castor, évêque tTApt, par M. dé Saint-Quentin, 
Apt, 1682, in-12. 

Aptera, 'Àirrspa [Strab.], Apteron [Plin.], 
'Awrepia [Ptol.J, ville de l'ouest de nie 
de Crète, auj. Pakeocastro, fort de l'île 
de Candie. 

Apua, ville des Apuani Ligures, sur la 
Macra; depuis Pons Trêmulus, auj. 
Pontremoli, dans le N. de la Toscane. 

Apud indaginem MARcmoNis, Grossenhayn, 
ville de Saxe [Graësse]. 

Apuua [Cœs., Cic, Liv., etc.], 'AsouXia 

S Strab.], au moy. âge, la Pouilk, prov. 
le l'anc. roy. de Naples, qui se subdivise 
ainsi : Apuua Dauniorum [Plin.], ou 
Daunias [Horat.], la Capitanate avec un 
.canton de la Basilicate. = Apulu BIes- 
SAPU, la Terre d'Otrante. =. Apuua Pes- 
CETU, la Terre de Bari, avec une portion 
de la Basilicate. * 

Apulum, voy. Alba Carouna. 

Aqua Bella, Aqua Pulchra, Aiguebelle, 

Set. ville de Savoie, auj. dép. de la 
aute-Savoie. 

AouABURGUM, -Aqu^burgum, Wosserbwrg, 
pet. ville de Bavière. 

Aqua Cauda, voy. Aqua Sparsa. 



8i 



AOUA PGTA. — AQUiE CALlDiE. 



82 



Aqua Putâ, in pago Parisiaco, PtUeaux, 
bdurgde France (Seine). 

Aqca Spabsa, Aqua CALmA, Xqvm SpARS^e, 
Aigne-Perse, pet. ville de France (Puy- 
de-Dôme). = Bourg du Beaujolais^ près 
Màcon (Saône-et-Loire). 

« 

AocA VivA, Atgiie-Vïve, bourg du Langue- 
doc, près Nîmes (Gard). Il y a en France 
plusieurs localités du même nom. 

Aor.E, Ax, pet. ville du pays de Foix 
'Ariége). 

AorjE, Badena, Civitas Aubelia Aquensis, 
Baden, ville du grand-duché de Baden. 

Uimpiimeiir René Beck, fùvtnt la peste de Stras- 
boorg, te réfugia dans cette ville en 1510, et y trins- 
Borta son matériel ; il y imprima sous la date de 
ISll : Dca MABGOBAPrscHAPFT Bodcn Statuten 
mmâ OrdtMMHçeH in iestamenten, Eràfellen und 
worwuumâKkatfUn, A la fin : Gedrûekt und volendet 
te der LobUehen statt Baden dureh Retnharten 
Meckem Bvrger zu Strasiturg, off vnter Lieben 
fr^wok abad w^untatiôia.., Anno DfU. h. qcogc. xJ. 
in-iDl. de 18 IL écrit en allemand, par Ddalric 



La même année il imprima mie pièce de Jean 
de Motis, intit. : AvolOQia malierum in virai 
pratratot, in4 de 18 IL, en lettres rondes, dont la 
sooKriptli»] est à noter i Sxcuuum iu Thermii 
Aatltonùds opifidi Badensiâ per Benatum Beek 
cteeai arçadineh. Anno H. D. u. Nono kal, JanuO' 
rti, qmâto pettiM prêter tolitam crudetitatem Argen- 
tùTûti inerudeMcebaU 

Go ne sjit trop pourquoi le Judicieux Panxer a 
Strasbourg comme lieu d'impression à cet 



k(j^M, voy. Aquisgranum . 

AociE Allobrogum, voy. Aqua Gratianje. 

AoujK Apollinis, voy. Apollinares AoUiS. 

AoUiE Aponi, voy. Aponum. 

Aqua Augustje, 'ï^am AÙ70Û<rra [Ptol.], 
Aqua Tarbellicje [Ant. Itin.], Aquensis 
CivrrAs [Not. GalLj, anc. cap. desTar- 
belli, dans la Novcmpopulanie, aui. 
Box, ville de France (Landes). Quel- 
oues auteurs voient dans ce nom 
aAquœ Tarbellicœ, Bayonrte ; Sanson 
d*Abbeville, entre autres^ qui donne à 
Dax le nom de Tasta Datiorum. 

Imprimerie en 1747, suit. M. Temaux : Dufau. 
Ok$er»ation$ sur la nature de.t eaux thermales de 
Terwls. Dax, 17(17, io-lZ Mais rimprimerie remonte 
ceruinement plus haut, car le rapport Cait à M. de 
Sartines en 1704, en donnant le nom de Tunique 
inmrlmeur de la ville, Roger Le Qcrcq, qui possé* 
dait trois presses, dit que la famille des Le Qercq 
exerçait la typographie dans la ville de Uax depuis 
im temps reculé. 

Aqca Baussa [Itin. Anton.], localité de 
la Pannonie supérieure, auj. Selle, pet. 
ville de Hongrie, entre la Drave et la 
Save. 

Aqua Bella, voy. Aqua Bella. 



Aqua Bellicus, Wasserbillich, bourg de 
Belgique (Luxembourg). 

Aqua Bigerronum, Vicus Aquensis, Ba^ 
gnéres de Bigarre, sur l'Adour, ville de 
France (Hautes-Pyrénées). 

Aqua Bilbitaxorum [Itin. Anton.], Aqua 
BiLBiLiTANA, Ville de l'Espagne Tarra- 
conaise, auj. Alhama ou los Banos de 
Alhama, pet. ville d* Aragon. 

Aqua Bona^ Bonn, lieU' de bainâ, en 
Suisse, dans le canton de Fribourg. = 
Les Eaux-Bonnes, bourg de France 
(Basses-Pyrénées). = Aigues-Bœi/nes , 
village de France (Landes). = Eau- 
bonne, village de l'Ile-de-France (Seine- 
et-Oise). 

Aqua Borbonle, Aqua Borbonica, Burbo 
açchembaldi , burbonium arcnibaldi, 
ville des Bituriges Cubi, dans l'Aqui- 
taine première, auj. Bourbon-VArcham- 
bault, ville de France (Allier). 

La ville est dominée par i*anc. château des sires 
de Bourbon. 

Aqua BoRvo^as, Aqua Bormonis, ville des 
Sequani, dans la Gaule Belgique, auj. 
Bourbonne4eS'BainSy ville de France 
(Haute-Marne). 

Aqua Calentes, Chaudes- Aiguës, ville et 
lieu de bains de France (Cantal). 

Aqua Caltoa, Aigties-Chaudes, bourg de 
France (Basses-Pyrénées). 

Aqua Calida, Archessa, bourg et sources 
thermales d'Espagne, dans le roy. de 
Valence. 

Aqua Çalida, Bagni di Ballicano, bourg 
des États Pontificaux, près Viterbe. 

Aqua Cauda, Bagnols, village du Langue- 
doc (Gard). 

Aqua Calida, Aqua Sous [Itin. Anton.], 
Aqua Cauda Belgarum Transducto- 
RUM, Bathonu [Cellar.l, Bath, ville de 
bains , en Angleterre (Somersetshire). 

Nous ne connaissons pas de livre imprimé dans 
cette ville avant Tannée 1702 : M. Gotton (Suppl.) cite : 
Jardine's Discourses ^ sans indication ae format 
ni d*imprimeur. Voici un rare volume imprimé dans 
cette ville un peu plus lard: Merrylanddeneribed, 
containing a topographical , geographical and 
natural Uistory ofthat country, Bath, 1741, in-8. 

Aqua CAtn>A, Viciuum, ville des Ai'vemi, 
dans l'Aquitaine, auj. Vichy, ville de 
France (Allier). 

Aqua Cauda, ''T^ara Oipuà [Ptol.], Aqua 
VocoNiA [Itin. Anton.], Bannolia, ville 
de l'Espagne Tarraconaise, auj. Ban- 
fwlas, en Catalogne. 



83 



AOU^ CAROUNiE. — KQUM SEXTIiE. 



84 



Aquj: Caroun-e, Cavlsbaden, ville de 
Bohème, sur la Tôppel. 

Xqvm Cilinorum, AiTRU, Aqu^e CeLENI;E 
[Itin. Anton.], ville des Gilteni dans 
FEspagne Tarrabonaisc, auj. Caldas de 
Rey, ville el sources thermales de 
Galice. 

Aquje Consorannorum, voy. Conseranum. 

Aqu^ Convenarum [Anton. Itin.], Thermje 
Onesle, Ta Tûv 'OvTi<r΀i>v dippiaé fStrab.], 
ville des Coiwefiœ, dans la Gaule Aqui- 
taine, auj., Bagnéres de Luchon, ville de 
France (Haute-Garonne). 

Aqu^ Dur jî, Italica, AkcUa del Rio, bourg 
d*Espagne (Andalousie). 

Aquj: Flavle [Inscr. ap. Grut.], CnAViE, 
Chiaves, ville et évèché de Portugal 
(Tras os Montes). 

Aquj; Fondus, Aigtie-Fonde , bourg du 
haut Languedoc, près Castres (Tarn). 

AQUiE Gradatj:, Laguna di Grao, ville du 
Frioul. 

AQUiE Grani, voy. Aquis Granum. 

Aquje GRATiANiE, Sabaudic^, Allobrogum, 
Aix, AiX'le&'Bains, ville de Fane. Sa- 
voie, près de Cbambéry (dép. de la 
Savoie). 

Aquj: HelveticjE, Aqu^e Verbigenje, Ad 
Aquas Helvetus, Vicus Thermarum, 
Thermie Helvetiorum, Thermopolis, Bada 
Helvetiorum, Badena, Badenu^ Baden, 
ville et sources thermales de Suisse, 

• dans le canton d'Argovie, sur la Lim- 
mat. 

Aquj: JuxNctj:, Aygu^imtes, village du 
Languedoc (Haute-Garonne). 

Aquj: Labodj:, ad Aquas Labodes, Sacca, 
pet. ville de Sicile. 

AqU:E Lentinatj:, "ï^ara AiotTowa [Ptol.], 

Sardara, pet. ville de Tîle de Sardaigne. 

Aquj: Luple, Aqu jlupje, GuadcUupe, bourg 
d'Espagne, dans la Nouvelle-Castille, 
célèbre par son église dédiée à Notre- 
Dame. 

Aquj: Luvienses Tungrorum, Aqu^e Spa- 
DANj, Spa, ville de Belgique, dans la 
prov. de Liège. 

M. Cotton (Suppl.) prétend que Timprimerie re- 
monte en cette ville à Tannée 1089, et M. Gothier, 
libraire de Liège, nous écrit qu*elle ne date que 
de 1841. 11 a sans doute voulu dire 1741, car nous 
connaissons et M. Ternaux cite i Dissertaticn inau- 
gurale sur les eaux de Spa, par de Pretseux 
Spa, 1749, in4k. 

AQUiE Mattiacj: [Am. Marc], Mattiaci 
Fontes [Plin.], Thermje Wisbadenses 



iCellar.], Visbada, ville des MatHaH, en 
■crmanie, auj. Wiesbad&n, danî le 
grand-duché de Nassau. 

Aquj: Mortu^e, Aigue&-MoTtes , ville de 
France (Gard). 

M. Ternaux cite un livre imprimé dans cette ville 
en 1608 : Wlâolâtrie papiatique en réponse à l'UiO' 
latrie huguenote, par Jean Bansilion, Aiguet- 
Mortes, 1608, in-8. Mais il y a tout lieu de. croire que 
le nom du lieu dMmpression est supposé ausst bien 
que le nom de Tauteur. 

Aquj NerjE, Nereenses, Néiis, pet. ville 
de France (Allier). 

Aquj Nisineh, voy. Borbonium Anselmium. 

AQUiE Origines, Orenses, Caldas d'Ùrense, 
ville et eaux thermales d'Espagne (Ga- 
lice). 

AQUiE PaNNONICJ, ThERH J AUSTRIACiE, Ville 

de la Pannonie supérieure^ auj. Baden, 
sur le SchwÔchat, en Autriche. 

Aqu^ Parisiorum, voy. Balneoletum. 

AQUiE PATAVINffi, VOy. ApONUM. 

Aquj Plumbarle, Plombières, ville de Fr. 

(Vosges). 

Aqu>e QuiNTiANiE, villc de la Tarraconaise, 
auj. Saria, ville d'Espagne, prèsOviedo. 

Aquj Regij, Egere, pet. ville de Suisse 
(Canton de Zug). 

Aquj Rubej, Rubeacum, Rouffacum, 
Ruffach ou Rouffach, pet. ville de Fr. 
(Haut-Rhin). 

Aquj: Sabaudicj, voy. Aquj Gratianj. 

Aquj Saxonicj, voy. A«ona. 

Aquj Segestj, voy. Ferrarle. 

Aquj Sentian j, voy. Lucus AuGUsn. 

Aquj Sextle [Flor. m, Liv., Plin., xxxi], 

"T^ara Tàlî^na [Strab.], COLONU AquéN- 

sis, Col. Jul. Aur,. Aquis Sextus [Inscr. 
Grut.], Aix, ville de France, anc. capit. 
de la Province romaine, ce qui lui a 
valu aussi le nom de Metropous Civitas 
Aquensis, archevêché ; conciles (Bou- 
chcs-du-Rhône). 

L*imprimerie remoQte en cette ville au milieu 
du xvie s. : le plus ancien livre que nous con- 
naissions est intitulé Beiglement des advocats^ 
procureurs et greffiers et des troubles de cour : 
avec deux arrests et auires ordonnances, par 
François Guérin, à Aix, Fas CavaUis, 1552, in-8. 
sans nom d'imprimeur, mais probablement exécuté 
par Pierre Rest ou Roux, pour le libraire Vas Ca- 
vaUis ou plutôt Cavallier. 

Il peut cependant exister quelques ouvrages im- 
primés dans cette ville antérieurement à cette date 
de 1552 ; car des privilèges sont accordés en 15S0 et 
15A5 aux libraires d*Aix, par François l«r qui, quel- 
ques années auparavant, avait oonné A Antoine 
Vincent, imprimeur A Lyon, la permission pour 
trois ans (1530-1539) dMmprimer les ordonnances 
du pays de Provence. 



85 



AOUiE SICC^. — AQUILA IN VESTINIS. 



86 



Ce «mit donc à cette date de 1SS9 qa*il faadnit 
(lire remoater rintrodnction de la typographie à 
Aix, si qoelques faits ne Tenaient malencontreuse- 
■ent s*^poser à cette conjecture : en 1M7, le cha* 

Çitre d'Arles, par acte notarié, autorise le libraire 
as Cavallier, d*Aix, à publier une nouvelle édition 
du BrMairc de son église, ce qui est d'autant plus 
rsBarqaible que la première édition de ce Bréviaire 
avait été imprimée à Arles même en 1501. Hais le 
libraire d'Aix duurge de l'impression un imprimeur 
de Lyqp, Thiband Payen, qui publie rouvrage en 
15^, aTec cette souspription : Luaduni excudebat 
Th, Paganus^ venwuUmtur Aquis, In Palatù) re- 
§aii per Vas CwmUIU , Mbliopoiam, 
. Ainsi Vas Gavallier n'avait pas encore à cette épo- 
que monté d'établissement typographique; et tres- 
probableaieot le livre que nous citons, à la date de 
15&2, n"^ point été imprimé par lui, bien que sa 
soosaiption puisse le laisser croire. 

M. Hcnricy, dans son livre sur l'imprimerie en 
Provence, n'admet pas que Tintroduction de la ty- 
pographie à Aix puisse remonter plus haut que 
15^ et il soutient qu'en cette année seulement les 
magistrau de la ville, ayant voté les fonds néces- 
saires à l'établiaseaient d'une imprimerie, firent 
venir d'Avignon, pour la diriger, Pierre Rest, qui 
déjà exerqiit cet art dans cette dernière ville. 

Les imprimeurs du xvi« siècle que l'on peut citer 
à la suite de Vas Cavallier et de Pierre Resi ou Roux, 
d'Avignon, sont Jean Tboloxan, Nicolas Pillehotte et 
Jean-Baptiste et Estienne Roize, qui prennent le 
titre de Beçiœ Vnivertitaiis ordinarii typograpM, 
Au XVII* siècle, Estienne David s'intitule : impri^ 
du Boy et de la ville. 



Aqu£ Sicc.£, dans la Gaule NarboDDaise^ 
aaj. Seyches, bourg de France (Lot-et- 
Garonne). 

Aqu£ Sous^ Toy. Kqvm Caud^e. 

AqujK Spadanje^ voy. AquvE Luvienses. 

AoL\E Sparsjî, voy. Aqua Sparsa. 

AQL.E SpIrs^ Petrocoriorum, Atgues- 
Perses, village de France (Haute- 
Vienne). 

Aol-e Statiellje [Plin. xxxi], Aqu^ Sta- 

TIELLORUM [PHu. IIl], AQU^ StELLAT^E, 

ville des Statielli, dans la Li^urie, auj. 
Acqui, ville du roy. d'Italie^ sur la 
Bormia^ au S.-O. d'Alexandrie. 

Panxer cite comme imprimée à Acqui, en 149S, une 
édition rare de la grammaire d'Alexandre de Ville- 
dien, intitulée : Opus AUxandri grammatici pro 
erudilione pverorum. A la fin : Doctrinale Alexan- 
driGalli, vulgo de ViUa Dei, grammatici, féliciter 
expUcit... Anno Domini, lù93. sans indication de 
lien ni de nom d'imprimeur, SO It; imprimée à Acqui 
on i Jite, dit Hain, qui décrit, sans avoir vu la se- 
conde, deux éditions à peu près identiques, mais 
dont la première est sans date. La souscription de 
la première édition est assez curieuse pour mériter 
d'être reproduite : impresaum sat incommode, 
eum aliquarum rerum, quœ ad hanc artem perti- 
memt, impressori copia fieri non potuerity in hujiu 
artiâ initio: poste Genuae, Ast, alibique militante, 
Emendavit autem hoc ipsum opus Venturinus 
prior, grammaticus eximius, ita diligenter, ut 
non aniea doctrinale parum emendatum in pie- 
risque locis librariorum vitio esse videretur, nunc 
ilHms cura et diligentia adhibita in manus homi- 
«rm quam emendalissimum veniat. Imprimentur 
mulem posthne libri alteriux generis littcris, et 
ekgantrr arbitror, nam et fabri et aliarum re- 
rum, quorum haclenus promptor indigus fuit, illi 



nunà Dei munere copia est, qui euneta disponit 
pro sue votuntatis arbitrio. Amen. 

La Sema Santander donné ce livre comme im- 
primé k Alba, et nous, comme Gottfried Reichhart, 
nous disons seulement : il a dû être imprimé à 
Acqui ou à Alba, mais plus probablement dans la 
première de ces villes. 

Aqu^e Suesan^ ou MoNs Draconis, Mondror 
goncy bourg d'Italie (anc. roy. de 
Naples). 

AQUiE Tarbelucj:, voy. Aqvm August.e. 

Aqujs TarinjE^ Acula, Acquapendente, pet. 
ville dltalie (Etats du Pape). 

AoUiE Verbigen^e, voy. Aqu^e Helveticje. 

AgUiE Veteres, OudewiUer, sur TYssel^ 
ville de Hollande (prov. d'Utrecht). 

Aquje Viv^, Aigues-Vives, bourg de Fr. 

(Var). 

Aqu.e Voconi^, Vôconis ou Vocontis (Au- 
soNA?), station des Itiri. des Aquœ Apol- 
linares, Vick, pet. ville et eaux ther- 
males, en Espagne (Catalogne). Que - 
ques géographes croient que Vich n'est 
autre chose que Tanc ville d*AusoNA. 

AQiiiE VocoNiJE Indigetum, CcUdos de Mala- 
vellu, pet ville d'Espagne (Catalogne). 

AqUM VOIJITERN^, voy. VOLATERR^. 

Aqualatum, Ygualada, bourg d'Espagne 
. (Catalogne). 

AouARiA, Yvoire, bourg de Savoie (Cha- 
blais). 

Aquensis Vicus, voy. Aqij^ Bigerronum. 

Aquianum, Evian, bourg de Savoie, près 
du lac de Genève. 

AotiFLAVu, voy. Aql^e Flavle. 

Aquifouetum, la Houssaye, vill^e de Fr. 

(Oise). 

Aquila, Ad Aquilas, V Aigle, pet. ville de 
France (Eure). 

Aquila, Ala, Aelen, pet. ville de Suisse 
(canton de Berne). 

Aquila in Vestinis [Martyr. Rom.J, Aqui- 
lia, Avella, Avia [Cluv.], Aquila, ville 
de Fane. roy. de Naples, ch.-lieu de 
l'Abruzze ultérieure Ib, fondée en 1240. 
(Fu fabbncata dalle ravine délie città 
d'Amitenio, e di Forconio.) 

LMmprimerie fut importée dans cette ville par 
l'Allemand Adam de Rotwil, qui venait de Venise, où 
il avait imprimé depuis 1474 Jusqu'en IMO. Il im- 
prima à Aquila en 1482 plusieurs ouvrages : 

1. Plutarco : vile degl' imperatori traducte de 
lat. in volgare, pcr Bapt, Aless, Jaconello de 
Biete. Stamp. per Maestro Adam de Rotuvil, Ala- 
mano stampalore excellente, xvi de septcmb. 
M.ccccLXXXii, in-fol. 

• 2. Ja:obi de Bangio. Tractât, de censuris et 
panis ecclesiaslicis. In-fol. 



87 



AQUILANA PROVINCIA. — ARA (LESAWS. 



88 



s. Jacobi de Bangio : lo Septenario, In-A. 

U, Chronica di San Isidoro Menore, In-ft, etc. 

Un fait à noter, c'est que quelques-uns des 
rares exemplaires qui sont arrivés Jusqu'à nous de 
cette première partie des Vies de Plutarque, impr. 
à Aquila en 1482, portent par erreur le cliil&« de 
1472, qui Tut évidemment corrigé pendant le tirage 
de rédition. 

Aquilana Provincu, VAbruzze u/^ër., pr. 
(le Tanc. roy. de Naples. 

Aquilaria, Aguilar de la Froniera, pet. 
ville d'Espagne (Andalousie). 

Aoi'iLARiA Gampestris, AguUor del Campo, 
pet. ville d'Espagne (Haute-Castille). 

A0UU.EGIA, voy. Ala. 

Aquileja [Plin. , Amm. Marc., etc.]. Aom- 

LEJA COLONIA LaTINA [Liv.J, TQ AxuXïjia 

[Strab.], anc. cap. des Cami, puis des 
Veneti, dans la Gaule transpadane, auj. 
Aglar ou Aquileja, dans le Frioul 
(gouvern. de Trieste).. 

Nie. Catherinot et Prosper Marchand ont prétendu 
que rimprimerie avait existé dans cette ville au 
xve siècle; mais le comte Bartolini [Tipogr.del 
Friuli, p. 38 et suiv.) a \ ertement relevé ces alléga- 
tions téméraires , Catherinot, qui composait ses éïu- 
cubrations sans preuves ni documents, mais « de 
seule mémoire, ■ a pris le célèbre Mitsale Aqui- 
lejensis Ecclesie impr. à Augsbourg en lAM par Erh. 
Hatdoli, pour un produit des presses imaginaires 
d'Aquilée ; et le second a tout simplement confondu 
Aquila, ville du pays napolitain, avec AquUeia, ville 
du FriouU Mercier de Saint-Léger avait déjà relevé 
cette seconde erreur dans son Supplémenfk VHist, 
de Pimprimerie. 

AouiLONu [Liv. x], 'AxoulXnivia [Ptol.], ville, 
des Hirpms, auj. la Cedcfgna, bourg de 
l'anc. roy. de Naples (Princip. ultér.). 

AouiNcuM [Tab. Peut.], Acincum [Anton. 
Itin.l, AciNcus [Sid. Apollin.], \xoôï-yxov 
[Ptol.], Ad Herculem Castra, Castra 
Hercuus, Buda Vetus, ville de la Pan- 
nonie inférieure, sur le Danube, auj. 
Bude (en allem. Ofen, en hongr. Budin), 
capitale du royaume de Hongrie, sépa- 
rée de Pesth par le Danube. 

I/imprimerie paraît dater dans cette grande ville 
de lCi73; le roi Mathias Gorvin, qui 1 voUa délia 
Pannonia formare una Italia novella, • à la re- 
quête d*un savant italien, Taddeo Ugoleto, qu*il 
s'était attaché, fit venir (probablement de IHirnie) 
rimprimeur Andréa Hess, qui enrichit du produit 
de ses presses Tadmirable bibliothèque que le grand 
roi avait déjà réunie à Bude. 

Le premier livre imprimé par lui est probablement 
Chronica Hungarorum ab origine ad coronatio- 
nem Régis Mathiœ, A la fin : Finita Bude anno 
Dni M. cccc Lxxiii, in vigilia Penthecostes per 
Andream Hess^ in-fol. 

Ce livre est d'une excessive rareté. 

Un autre ouvrage, sans date, mais qui paraît être 
aussi ancien que cette chronique, est celui-ci : 

Ubellus Basilii magni de legendis poetis, cum 
prœfatione Leonardi Aretini. A la fin : Sic finis 
lÀbelli Basilii est, p. A. H. Bude : et à la suite de cet 
opuscule : Apologia Socratis incipit. — Sans date, 

fwt. in-4, sans ch., réel, ni sig. 20 ff. à 24 longues 
ignés à la page. 



Nous ne connaissons pas d'autres livres portant le 
nom de cet imprimeur, André Hess, quil faut peut- 
être lire Andréas de Uassia. 

Aquiniacum, Aquigny, bourg de Norman- 
die (Eure). 

Aquinum [Plin., Cic], Aquinium, Aquino, 
village de l'anc. roy. de Naples, dans la 
Terre de Labour, près du mont Cassin ; 
c'est la patrie de saint Tbomas. = Un 
autre bourg du même nom dans le pays 
des Volsques, au Latium ; c*est la patrie 
de Juvénal. 

Aquiscinctum, Anchin, village du Hainaut 
françaifi, près de Douai (Nord), anc. 
abb. de Benéd. établie' dans une île de 
la Scarpe. 

Aquisgranum [Itin. Anton.], Urbs Aquen- 
sis, Veterra [Ptol.],- Aquje Graniin Ton- 
GRIS [Chr. carlov.],GRANiA\iLLA [Charta 
Car. Calvi, a. 886], Aquis Granlm Pa- 
LATiiJM [Capit. Car. C], Aqu-e, Aquis 
[Praecept. Car. m], en ail. Aachen, en 
iranç. Aix-la-Chapelle, ville des Etats 
prussiens, sur le Rhin, fondée par le 
Romain Granus, l'an i23 de J.-C; re- 
levée par Charlemagne, dont la cathé- 
drale, le Mw\ster, renferme le tom- 
beau. 

C*est à l'année 1591 que nous croyons pouvoir 
faire remonter la date de l'introduction de la 
typographie dans cette ville: et nous pourrions 
citer trois ouvrages imprimés a cette date ; en voici 
un : Jacobus HovUiusivs Antverpianvs : Exem- 
plaria sive formulœ scripturœ omatioris xxxv. in 
quibut, prœter diversa litterarum q^era, varii 
eammdem duetus, structurœ et eonnexiones tra- 
duntur. Âquisgrani, 1501, in-ft. 

L*uii des premiers imprimeurs d'Aix-la-Chapelle 
s'appelait Johann Schvniartxenbach. 

Aquitaî^u [Caes., Mêla, m], AourrANiCA 
Provincia [Notil. Gall., Frédég.], Galua 
Aquitania [Plin.], l'une des quatre 
grandes divisions territoriales de la 
Gaule ; divisée en trois provinces, Aqm- 
tQ;nia prima, secunda et tertia ou Novem- 
populania (César désigne cette dernière 
comme formant de son temps toute 
l'Aquitaine). Une partie de ces trois 
provinces a forme depuis le duché de 
Guienne ; elles comprenaient, après Cé- 
sar, toute la partie du S.-O. de la 
France, depuis l'Auvergne et «la Sain- 
tonge au N., jusqu'aux Pyrénée'S au S. 

Aquitanicus Oceani s, le Golfe de Gascogne. 

AouuLA,voy. Aquila. 

Ara Baccbi, Ar^e BAccm, Bàccharacum, 
Bacharach, pet. ville sur le Rhin, près 
Coblentz. 

Ara Cesaris, dans la Gaule cisalpine, auj. 
Arsago, pet. ville du Milanais. 



89 



ARA COEU. — ARAUSIO. 



90 



Ara Cœij, Aracillum, AraquU, pet. ville 
d'Espagne (Aragon). 

Ara LAPn>£A^ Pechlar, pet. ville d'Au- 
triche. 

Ara Ubiorum, voy. Bonna ad Rhenum. 

Ababo [PtoL], Rabus [Cell.l, Aoua Nigra 
[Jornand.]^ Rhaba, la Raab, riv. de Hon- 
grie, afll. do Danube. 

Arabo?ïensis ou Jauriensis Gomitatus^ le 
Comitat de Raab, en Hongrie. 

Arabonu, Arrabo, Arabone [Eginh. 
chron.], Jaurinum, Ruaba^ Raab (ei) 
hongr. Nagy-gior, Gyôr-ben ou Java- 
rin)y ville de Hongrie, située au con- 
fluent de la Raab et du Danube. 

Le D^ Gottoo date Tintrod. de Timprimerie dans 
ceue TUIe deiaftS, maif M. Gotton (Sappl.) nous 
dooDe 1728 cooime l'Smnée à laqaeUe il peat ftdre 
Pimprimerie. 



Arabrica, ville de l'anc. Lusitanie^ ad. 
Araicida, dans le Portugal, au S. de 
Colmbre. 

Aracbthus, 'a^Ooc [Ptol., Strab.], fleuve 
d'Épire, auj. Vowropotami. 

ARAGnxuM, voy. Ara Cœu. 

' Aracosu, Arcus, Arcûs, pet. ville d'Anda- 
lousie, sur le Guadalete. 

ARAD1E5SIS, Orodiensis Comitatus (eu ail. 
Die arader Gegpannsehafl), le Comitat 
d'Arad, en Hongrie^ chef-lieu Alt- 
Arad. 

Aradccta, Amarante, bourg du Portugal 
(entre Minho et Duero). 

Xk£ Flavlk [Tab. Théod.], B«»{xoi <l>XaotSiGi 
[Ptol.], ville de Germanie. Plusieurs 
villessont désignées par les géographes 
comme occupant cette localité; Rott- 
weill, sur leNeckar ; Aurach [Cell.], près 
de Ulm, ou Nordlingen, en Bavière. 

Arjegenus, voy. Argentomum. 

Ar^gents, Aregenus, Argences, village de 
France (Manche). 

Ar-€ Jovis, voy. Aranguesia. 

Akjl Sous, Cabo de Mongia, bourg d'Es- 
pagne, près du cap Finistère. 

AR.iG>TM, Aemen, bourg de Suisse (Va- 
lais). 

AR-iGoNiA, Celtiberu, Tehra Iberia, V Ara- 
gon, prov. d'Espagne. 

Aragls, VArga, riv. d'Espagne, affl. de 
lEbre. 

Aramonœusi, Aramons, Aramont, pet. ville 
du Languedoc (Gard). 
L*Unprinierie eiiaie dans cette peUie ville en 16M, 



ainsi qae nous le prouve un livre d'une certaine 
importance, que le Manuel a dédaigné cependant de 
signaler : /o. D. PUmiavit de la Pause; ehroni" 
con Prœsulum Lodovenslum. Aniax>n«i, 10S4, 
in-ft. 

Aranda Duru, Aranda de Duero, pet. ville 
d'Espagne (Haute-Castille). 

Aranda Iberi, Aranda de Ebro, bourg 
d'Aragon. 

Arandis, Turres Veteres, Torres Vedras, 
bourg de Portugal (Estramadure). 

Aranguesia, Ar-e Jovis, Aranjuez, ville 
d'Espagne (Nouv.-Castille). 

Imprimerie en 1793 (Suppl.- au Typogr, Ga^ 
utteer). 

Arania, Vile d'Aran, sur la côte 0. de 
l'Ecosse. 

Aranu Valus, le val d'Arran, dans les 
Pyrénées (Haute-Garonne). 

Aranum, Arunci, Aronches, bourg du Por- 
tugal (Alentejo). 

Aranyensis Sedes, le Siège d'Aranyas 
{StuM), enclave du pays des Szeklers, 
prov. de Transylvanie. 

Arar [Plin., tes., etc.], 6 "Apop [Strab.], 
Araris [Virgil. Claud.], Sagona [Amm. 
Marc], Saugonna [Greg. Tur.], la Saône, 
riv. de France; prend sa source au pied 
du MoNs VoGEsus (les Vosges), et se perd 
dans le Rhône à Lyon. 

Arassium, Arassi, bourg d'Italie (Prov. 
de Gènes). 

Araugia, Aravia, Arovia, Arovium, Aarau 
ou Arau, ville de la Confédération 
suisse, chef-lieu du canton d'Argovie, 
sur l'Aar (AniJa). 

Aarau, dans le canton d'Argovie, dit M. Temaux, 

£>ssède une imprimerie depuis 1796. On trouve in- 
qué dans la Biblioth, suisse de Ilaller : Hemoriale 
exhibitum a D. Malapert, résidente hoUandico ; 
Aarau, 1072. Mais il paraît que c*est une désignation 
fictive, car on ne trouve dans les registres de la 
ville aucune trace de l'existence de cette impri- 
merie. 

Araura [Itin. Anton.], ou plutôt Cessero 
[Plin. III.], Kwatpco [PtoL], StiThiberu^ 
OPPIDUM, s. Thiberi, pet. villo du Lan- 
guedoc (Hérault), anc. abb. de Saint- 
Benoît. 

Arauris [Mêla ii, PUn.], 'Afaupîo; [Ptol.], 
Rauraris [Strab.], Ahalraris, V Hérault, 
fleuve de France; des Cévennes à la 
Méditerranée. 

Arausio [Tab. Peut.], 'Apauaiwv [Ptul.J, 
Arausio Secundanorum Coloxia [Plin. 
ui], CiviTvs Arausicohim [Notit. Gall.], 
Arahsica, Arausicanum, Oragnia, Oran- 
Gu, ville des Cavares, dans la Gaule 



9i 



AHAUSIONIS CASTRUM. — ARCIA. 



92 



Narbonnaise,auj. Orange (dép. des Bou- 
ches-du-Rhône). 

Nous ne connaissons pas de liTre imprimé dans 
cette Tille qui remonte plus haut que 157S : Dialch 
gv8 quo milita exponuntur quœ Luther ania et Hu' 
ganotis Gallii accidenmt; nonnuUa item adtu 
digna et salutaria consilia adjecta swit, Oragnic, 
excudebat Adamus de Monte, 157S, pet. ln-8. 

Ce petit voK est de Nicolas Rarnaud ou Bernand, 
suiv. Prosper Marchand et Allard, de Hugues Don- 
neau, suiv. Cu\bs\ enfin il est donné à Théod. de 
Bèie, par Adr. Baillet. Il fut traduit en français et 
imprimé à Basle, la même année, avec cette soascrin- 
tion : Achevé d'imprimer le donziesme iottrdu 
sixicsme mois d*apri$ la tournée de la trahi$on, 
Cest-à-dire le 12 février, le mois de la trahison cor- 
respondant h août 1572. 

Au xvii« siècle nous ne connaissons guère d'impri- 
meur à Orange méritant une mention, si ce nVst 
Edouard Raban. 

Arausionis Castrum, Arausionensis Burgus^ 
Onanenburg, ville de Prusse. 

Aravia, voy. Araugia* 

Araxos, Cap Papa ou Palogria, en Grèce, 
vis-à-vis Céfalonia. 

Arba [Plin.l, Arbe, île de l'Adriatique, sur 
la côte dalmate. 

Arbacala, Vilîena, bourg d'Espagne 
(Murcie). 

Arberga, Arlaburgum, Arberg, pet. ville 
de Suisse (Canton de Berne). 

Arbogia, Arboga, ville et port suédois, 
' sur la pet. riv. du même nom. 

Arbona, Arbor Félix [ïtin. Ant.], Arbon, 
ville de Suisse (Thurgovie), sur le lac 
de Constance. 

Arborea, Oristana [Cluv.], Oristagni, pet. 
ville de l'île de Sardaigne, sur la côte 0. 

Arborella, VArbresle, bourg de France 
(Rhône). 

Arbosia, Arbosium, Arborosa, Arbois, pet. 
ville de France (Jura). 

Arbuda, TiNiNiuM, Knin ou Tinen, ville 
forte de Dalmatie. 

ARBURGUM, ArOLJIBURGUM, ÀjiOhM MONS, 

Aarburg, ville de la Confédération 
suisse (Argovie). 

Arca, Arcua, ArcjE Caletenses, Arqujs, 
Castri:m Archarum, Argues, village et 
anc. chat, de France (Seine-Infér.J. 
C'est Fane, capit. du TcUou, suiv. l'abbé 
Cochet. 

Arca, la rivière d'Argués ; se jette dans 
la Manche, à Dieppe. 

Arcadia, Arcades, Arcade [Tab* Peut.], 
Arcadim, bourg de l'île de Candie; 
anc. abb. 

Akcadia [Virg.,Plin.,etc.], 'Afx«^ia[Strab., 
Ptol.], VArcadie, prov. du Péloponnèse, 



auj. Morée, comprenant les diocèses de 
Kynéthe et de Mantinée, 

Arcadius, riv. de Grèce, auj. îaSpimazza. 

Xrc£ Castrenses, Arches, village de Cham- 
pagne (Marne). 

Arc^ Eburovicum, voy. Pons Arcuatus. 

Arc^e Palatium, Arqiies, anc. villa carlov., 
auj. village sur la Meuse^ près Mé- 
zières (Ardennes). 

Arc.e Remenses, voy. Carolopous. 

Arcegovina, VHerzegowine {Herzek), partie 
. de la Bosnie mérid. formant le pacha- 

lik de Mostar, nominativement soumis 

à la Porte. 

ÀRCELLfi, ArchelJes, village de Normandie 
(Seine-Infér.). 

Arcennum, Arcenum, BreceniAjm, Braccia- 
NUM, Bracciano, ville et anc. duché des 
États Pontificaux. 

Andréas Phaeus (Andréa Fei), qui se doone la qua- 
lification de typographus ducatis, exerça Pimpri- 
merie dans cette ville de 1621 à 16M. U venait de 
Rome, oh son établissement continua à être floris- 
sant, pendant qu'une partie de son matériel 
fonctionnait à Bracciano. Nous pensons que le 
premier ouTrage sorii de ses presses est celui-ci: 
Alexander Ambrosinus de immunitate et iibertate 
ecclesiastica, Bracdani, per Andream Phsnm, 1021, 
in-4. (Caul. Baluze.) 

A la même date nous connaissons encore : Seudo 
di Chriito overo di David,., Bracciano, 1021, in-4. 
,(CaL Dubois, n, p. 35.) Et au cataL Floncel (n* 
5<I98) , nous trouvons : Il martirotogio Bomano, 
sec. la nuova forma del ealendario, trad. del Jt 
D, Rern, Rocea, — Bracciano, Fei, 1021, in-lli. 

Un antre ouvrage, dont le Utrê, donné par Fr. 
Zambrini, p. 348, est rectifié par Haym, I, p. 173, 
est celui-ci : Vita di Cola di Biemo trituno del 
Popolo romano, scritta in Ungua volgare Bomana 
di quella età da Tommaso Fortifloeca scribasenato, 
— Bracciano, per Andr. Fei, Stampatorem Ducalem, 
1024, in*12. Réimp. par le même en 1031. 

Un ouvrage plus important est donné par le même 
impr. quelques années après : Scheineri (Chr.) 
Bosa Vrsina sive sol ex admirando faeularmm et 
macularum stiarum phœnomeno varius. Bracdani, 
1020-30, in-fol. orné d*un très-beau portrait du duc 
de Bracciano, Paolo Jordano Ursino. 

Arces ad angustias Hellesponti (Sestos et 
Abydos), les Dardanelles. 

Archa, Herck, bourg de Belgique (prov. 
de Liège). 

Archangelopolis, Fanum s. Michaeus Ar- 
ciiANGELi, Arlûiangel, ville de Russie 
(prov. Dwina). 

Archucum, Archiac, bourg de France 
(Charente-Inférieure). 

Arciile, voy. Arca. 

Archiniaco Villa, Archignat sur la Ma^ 
gieure, village près Huriel (Allier)» 

ARcmPELAGUs, voy. Mare Mgehu. • 
Arcia, Arcia ad Flumen Icaunam, Arcey** 



93 



ARCIACA. — ARDONELE. 



94 



suar-Yornie, village de France (Côte- 
d*Or); plusieurs localités portent ce 
nom en France. 

Arciaca^ Arciacas [monn. mérov.], Artia- 

CUM VnJLA SUPER FLUYIUM ALBAM, ARCHIA- 

ci-M [Aimon. Chr.], Archi [Chr. de S. 
Den.], Aruacensis Campanu, Arcees, 
Artie-mr-Aube [Chr. des xn* et xm* s.]. 
Arcis-sur-Aube , ville de Champagne 
(Aube). 

Arcuca de Bosco, Bois d'Arcy, village de. 
Bourgogne, anc. abb. d*Aug (Yonne). 

Aroca ou Arcisa ad Albionem, Arc en Bar- 
rois, sur TAujon, pet. ville de France 
(Haute-Marne). 

Aboca ad Toam, Arc-«ur-lVUe, bourg de 
France (Côte-d'Or). 

Abocs, y Arche, riv. de Savoie, affl. de 
ITsère. 

Abcobriga [Itîn. Anton.], Aracosia, Arcos 
de la FrmUra, ville aEsnagne (Anda- 
lousie). = Ariza, pet. ville d'Espagne 
(iùagon). 

Arcouvm, Arcus JuLiANi, ArcueU, bourg 
de nie-de-France, près Paris. 

Ok imprinoie cluidaUiie a existé dans cette 
locaUté n stiu* dède. En 1750 eDe tat découverte 
et Miiie, les im|rtmeiirt arrêtés et condamnés. [Lot- 
tiB, II, p. «•) 

kncomM,Areon,hourg de Franche-Comté 
(Doubs). 

ARcrAUifUif FraKcorum, Orteîiburg? pet. 
viûe d'Allemagne (Hesse-Darmstadt). 

Cest as jy Cotton que nous empruntons le ren- 
seifDeiiient qui Suit : Une traduction en rers latins 
du petit poème écossais du capiL Alexander Mont- 
fonérr, tke Ptum and the Cherry (la Prune et la 
(krimX fut imprimée dans cette TÎlie en lesi, « tyffis 
PUitckmaimiaHiM, » Un exemplaire de ce rare vo- 
lune existerait à Dublin dans la bibl. de lord Char- 
leaooL 

Arctopous, voy. Berna. 

Arctopous, Ursorum Castrum, Bjmiieborg, 
ville de Russie (Finlande). 

Arctopous ad Salam, Bernburgum, Urso- 
pous, Bemburg, ville du duché d'An- 
balt-Bemburg, sur la Saaie, 

Arcua, voy. Arca. 

Arclm, Arco (en ail. Boden), sur la riv. 
Sarca, pet. ville du Tyrol, près de Trente 
et du lac de Constance. 

Van Praét cite un livre imprimé dans cette petite 
localité en 1584, dont im exemplaire sur vélin exis- 
tait de son temps à la Bibliothèque impériale de 
Paris ; il avait été acquis à la vente Maccarthy : 

PrirU^ia et diplomata et quàs investit uras vo- 
eaut, Olim eomitilm» De Arce irrngata. Opéra Am- 
broaii Franei et tenebria propemodum eruta et 
Arci exntMsa (15M), pet. in-foL de 25 flC 



Arcus, voy. Aracosia. 

Argus, l'Arc, riv. de Provence ; se perd 
dans l'étang de Martigues. 

Argus in Briage, Archambray, bourg de 
Saintonge (Charente-Inférieure). 

Argus Juuani, voy. Arcouum. 

Ar'da Morinorum, voy. Ardra. 

Ardaca, Ardacha, xirdagh, pet. ville d'Ir- 
lande. 



Ardartum, Ardfeart 
d'Irlande. 



ou Artfeart, ville 



Ardea, Civttas Ardeatium, Ardée, ville du 
Latium^ anc. capit. des Rutules, avec 
des eaux minérales. Fontes sulphurati 
[Vitruv.j. Ce n'est aujourd'hui qu'un 
village de la Campagne de Rome. 

Ardea, Ardee, bourg d'Irlande, sur la 
DeCi 

Ardea, Ardes, bourg d'Auvergne (Puy- 
de-Dôme)'. . 

Ardea ou Ardurus, V Ardée, riv. de Nor- 
mandie ; se perd dans les sables du 
mont Saint-Michel. 

Ardeuca, voy. Pescaria. 

Ardena, VArdeine, village de Normandie 
(Calvados). 

Ardesca, VArdécke, riv. de France, qui se 
jette dans le Rhône. 

Ardevicum, Harderovicum , Hardervigum 
[Cluv.l, Hardeiwyck, ville de Hollande 
(Guelarc). 

LMmprimerie parait avoir existé dans cette ville 
en lOlS. MM. Temaux et Cotton citent une traduc- 
tion des LambettC$ articles imprimée sous la date 
de 1513 (pour 1013), par Thomas Hcnricus. 

Nous trouvons au Catal. des Livres qui in BibliO' 
polio Danieliê Elzevirii vénales extant (Anist., 1674), 
un volume in-û, de J. Isaac Pontanus, intit. : Origi- 
num Francicarum lib. vi, imprimé dans cette même 
ville en 1016 par Th. Heinrick ; mais le catal. dressé 
après la mort de Daniel Elzevir, arrivée le k août 1681, 
donne le même livre avec la date de 1650. La pre- 
mière nous paraît devoir être acceptée pour bonne, 
car la plupart des ouvrages d'isaac Pontanus sont 
de ce temps, 161ft4634. Dans ce même catal. de D. 
Elzevir de 16S1, nous avons encore Joan. Urùani 
Tapcinophrosines, Hardervici, 1616, in-8. 

Ardiensium Burgus, Ardon, bourg de 
Suisse (Valais). 

Ardimacua , Ardmacha, Armaciu , Arma- 

canum , Aiinagh, ville, évèché et comté 

d'Irlande (Ulster). 

Le Syppl. au Typogr, Gazrttecr nous donne 
comme imprimeur dans cette ville William Diciâe en 
1751, et T. VVaIsh en 1786. 

Ardon K.£ . [Liv. xxiv] , Erdoni.e [Tab. 
Peut., Itin. Anton.], Kftp^'&vta [Strab.l, 
Herdonia [Liv. xxv|, 'Ep^wvia [IHol.j, 
ville des Hirpins, dans l'Apti/ta Daujiia, 



95 



AHDRA. — ARENACUM. 



96 



auj. la Cedogna, dans la Principauté 
ultér., suiv. Clavier, et Ardona, bourg 
de la Basilicate, suiv. Cellarius. 

Ardra, Ardr.€, Arda Morinorum, Ardre- 
siuM, Ardretii M, Ardrat fxii» s.), Ardres, 
ville do France (Pas-de-Calais). 

Ardrosa^ Ardrosen, bourg d'Ecosse 
(comte d'Ayr). 

Arduenna, Ardenne, pet. ville et anc. abb. 
de Belgique, sur la Meuse. 

Arduenna Sylva [Caes.,Tac.1, Ardukndu- 
XUM, Ardoennensis SiLVA [Grég. Tur.], 
Ardenna [Frédcg.], la fwest des Ar- 
dannes» la forest d'Ardwie [Grég. 
Chron.1, la forêt des Ardennes, qui 
s'étend des défilés de l'Argonne à la 
Forêt Noire. 

Areje, Ohia, Olbia, Hy ères, ville de.Fr. 
(Var), anc. abb. de femmes (les Non- 
nains d'Hycres). 

Aherurgii:m, Areburium, Aremontium^ 
Aremberg, bourg et château de la Prusse 
rhénane, sur 1 Aar, entre Cobleutz et 
Cologne. 

Arecanum, voy. Arenacum. 

Areconu'm, Ariconium, Harfordia, Hère" 
ford, ville d'Angleterre, sur la Wye, 
. chef-lieu du comté d'Hereford. 

Thomas Davies y imprimait en 1722. Un Journal, 
the Hereford Timest y fat fondé en 17S9. Simon 
Tlwmas y imprima son Hùtory of the Cimbri en 
1740: tfie author $it up the types Mmtelf^ and 
distributed a fcw copies as présents. (Lowndes'Dibl. 
Manual.) 

Aredata, Aredati'm, Gesoduntm, Lentia, 
Lentuîm, LiNcu, LiNciUM, Linz ou Lintz, 
ville forte de la basse Autriche, sur le 
Danube. 

Noos pouvons citer d'après le catal. de H. Libri 
(Juillet 1861, no 70.^9), un livre imprimé dans cette 
ville dès Tannée 1520. Cest un in-8 goth. intit. : J. 
Bûnderlin, Gemeyme Berechnung Ut>er der iieyli- 
gen Schriffi Jnnhalt. Lynts, 1529. 

LMllustre astronome J. Keppler publia dans cette 
ville la plupart de ses immortels ouvrages : JV^va 
Stereometria doUorvm vinariorvm imprimis Aus- 
triaci.., Lintiis, Plancus, 1615, in-fol., avec une tra- 
duction allemande publiée Vannée suivante dans la 
même ville. 

Epitome astronomiœ Copernieanœ. UnUis ad 
Danubium, Plancus, 1618, in-8. 

Harmonices mundi JAb. V\ — Lincii Austr., 
1619, in-fol. 

Ephemerides motuum cœlestium, — Ibid., 1650, 
in-ft, etc. 

keppler nous apprend que vers 1627 rétablisse- 
ment typographique de Lyntz ayant été détruit à la 
suite d'une commotion politique, il fut obligé de se 
retirer à Sagan, en Silésie : mais le dernier ouvrage 

Î|ue nous \enons de citer, Ephemerides motuum cœ- 
eslium, imprimé en 1650, prouve que cette inter- 
ruption ne fut que momentanée. Cependant, à dater 
de cette époque, les publications du grand astronome 
se font un peu partout, k L'Im, à Francfort et î 
Augsbourg. 



Aredvnovicvs [monn. mérov.], Arâin, 
bourg du dep. des Deux*Sèvres, suiv. 
M. de Barthélémy. 

Areflucti's , Harflevium , Harflorium , 
Harfleur, ville et port de France (Seine- 
Inférieure). 

Aregauacoi, Aregalivicvs [monn. mér.], 
Aurillac (Cantal), suiv. Cartier. Voy. 

AL'REUACUM. 
AREQIA, voy. AURIGERA. 

Arelas [Auson.], Arelas, Gallula Roma, 
Arelate [Cœs. Civ. i], Arelatf Sextado- 

RUM [Plin.], 'AptXâTov RoXcavta [Ptol.],ARE- 

LATE Salyiîm, Arelatensis Colonta, Ale- 
RATO CiviT [monn. mérov.], Arlait, Arle- 
Îe-Blmic [Anc. Chron.J, Arles, ville de la 
Narbonnaise II*, sur le Rhône, auj. dép. 
des Bouches-du-Rhône ; sous Constan- 
tin fut appelée Constantixa et Ivua 
Materna ; capitale du comté de Pro- 
vence, puis de la Bourgogne cisjurane 
sous les Mérovingiens. 

L*imprimerie remonte en cette ville I l'année 
1501 : Brtviarium secundum consuetwttnem eeeU' 
sie arelatensis, A la fin : Bxptieit Breviarium s'd 
vsvj sacratisstme arelatisis ecclesie^ accuratissime 
eorrectû ae emendaium in eadé arelatensi wrbe 
impengis CapittiU impressum. Anno DonUni iQfie- 
simo quingentesimo primo. Pet. in-8 goth., âi 2 coL, 
car. rouge et noir. Le nom de Timprimeur n'est pas 
désigné, et probablement c'est un artiste lyonnàisqne 
le chapitre aura fait venir en Provence pour exé- 
cuter ce Uvre. Ce rare volume est bien décrit dans le 
Manuel de M. Brunet, d'après rexempl. de U Bi- 
blioth. impér. Hain n'en parle pas. 

Parmi les imprimeurs arlésiens des XYi* et xyiKS., 
nous ne citerons qu'une seule famille, celle des 
Hesnier, que nous voyons, après plusieurs généra- 
Uons d'imprimeurs, figurer encore dans cette ville 
au milieu du xvui« siècle. 

Arelatense Regnum [Chron. mérov.], le 
royaume de Bourgogne au vii« siècle. 

Arelaunus, Arelaunum [Jocundum Pala- 
tium, Mabillou] , Arelenco [monn. 
mérov.], Ariane ou Arlant, suiv. Car- 
tier, pet. ville d'Auvergne (Puy-de- 
Dôme). 

Aremonia Nova, Citta Nuwa, ville d'ïs- 
trie. 

Aremorica, voy Armorica. 

Arenacum [Tac. Hist. v], Arenacio, Are- 

NATiuM [Tab. Peut.], R^renatium [Itin. 

Anton.], Arnhemu, Arnhemium, Arnhe- 

MUM Geldrorum, Aniheim, ville forte de 

Hollande, dans la pruv. de Gueldre; 

anc. résidence des ducs de Gueldre; 

un lui donne aussi dans les chron. le 

nom d'Arnoldi Villa. 

Nous trouvons au fatal, des foires de Francfort, 
de 1625 (page 662), une indication qu'il nous faut ^ 
enregistrer, bien qu'il nous soit impossible d'en 



y? 



ARENiE. — ARGENTINiE. 



98 



saraotir r^nctitude. Cest le titre d*un ouvrage 
in|Mr. dans cette Tille en 15(15 : Jaeob Kaltenbnm- 
mtnBecktnMIddein, darinnen aUejetzt Getraueh- 
iM€ KoMffmœms und anderer hechnungen be- 
frigoi, Ambeim, 1565, in-^ Ce serait lA certainement 
le pins ancien livre connu imprimé dans cette ville, 
et u nous faudrait sauter Jusqu'aux premières an- 
nées éa vmfi s. pour trouver la trace d*un vaste 
étabUssement typographique fonctionnant à Amheim. 
Cn imprimeur damand, appelé Jan Janssens ou Jan 
lann on plus souvent Jan jansson, et ce Jan Jansson 
doit être le Jansson d'Amsterdam, l*un des plus grands 
imprimeurs de ce temps en Hollande, établit une 
soecursale à Amheim vers Itsn 1000. Nous pour- 
rions dter un grand nombre d'ouvrages imprimés à 
ceue époque par le Jansson d'Amheim; en voici 
imelqaa-uns : ŒMer von Hordt : Nye êcMffart 
êtr koUoMkr umtker den Gantzen Kreysz der 
Brdem. Ambem, ben Jan Jansson, 1003, in-4. 

Àlterti Uwrtri inttUvtiofwm GeotneMcarvm 
Uèrt quatmov, — Hamhmix in dvcatv Geldri», in 
oCidoa Joannis Jansonii bibliopolae, 1605, in-fol. flg. 

La plupart des ouvrages du grand artiste de Nu- 
remberg ont été réimpr. à Amheim, même les trad. 
ftramaises, telles que : tes Quatre livres d'Albert 
J>§rerée la jfropârtUm des par lies et pourtraits 
été corps htmains, trad. par Loys Meygret. — 
^ " sur redit, de Paris, 1557, à Amheim, chez 
,161S,in-foL 



ÀREKc^Atremies^Tillage près d'Abbe^ille 
(Somme). 

ABiKiB Olonenses^ les Sables d'Olonnes, 
▼ille de France (VeDdée). On trouve 
anssi Pictonum Promontoriuv. 

Abzksberga, Arensberg, ville de Westpha- 
lie, près Cologne. 

kîŒSS90CÂ, Arembock, bourg du Holstein. 

Arerstum, Arleux, bourg de France, dans 
le Gambrésis (Nord). 

Areschottum, Arschot, ville de Belgique, 
sur le Demer (Brabant). 

Aresdobfium, Arensdorf (?), village du 
Brandebourg (Prusse). 

M. Cotton dte un volume que possède la 
Bodléienne, imprimé dans cette localité au xvi* siè- . 
de : Sebast. Castalionis diatogi. Aresdorfiii, per 
Tbeophilnm Pbiladelphum, 1578. Les noms de lien 
et d'imprimeur nous paraissent supposés. 

Arestaliux, voy. Heristâllum. 

Arethusa [ïtin. Anton.], 'Apeô^vuca [Strab.], 
FocUno, pet. ville de la Macédoine (pa- 
chalikdeSaloniki). 

Arethcsa, = un grand nombre de fon- 
taines ont porté ce nom en Sicile, danç 
les îles d'Eubée, d'Ithaque, etc. 

Aretium (Plin. xv, Martial i], Arretitm 
(Cic. Epist. xvi], 'ApfiiriGviroXiç [Polyb.], 
Aretium Fidens, Municu>ium Aretinum 
[Inscr: Grut.], Castiglione Fiorentino, 
Arezzo, ville de Toscane, sur l'Arno; 
a donné naissance à Pétrarque, à Gui 
d'Arezzo, etc. 

Nous trouvons, dans la Bibliotheca Aprosiana 
(p. A29), un livre imprimé in Arezzo per Hereole 
Gort^ 1616, in-12et intit Cieitia (sic) son^i, indra- 
muitiea poeska, di AnnihaU Lomeri sanese, 

DlCnOHII, DE OiOOM, 



Arevacorum Urrs, voy. Segubu. 

Arevalum, Arevalo, ville d'Espagne, dans 
la Vieille-Castille. 

Antonio date de 1551 l'introduction de Timprim. 
dans cette ville. 

Argadu, Argatheua, Argyle, anc. mar- 
quisat, puis duché d'Ecosse, chef-lieu 
Inverary, 

Argajonense, Augusto Albense, Urgao, 
ViRGAo, Arjœia, bourg d'Espagne (An- 
dalousie). 

Argea,^ 'Açyiîa [Polyb J . Argous, "'Af^oXîç 

[Hérod.J, partie du Péloponnèse; forme 
auj. un diocèse de la Grèce, chef-lieu 
Nauplie. 

Argeua 'AfryiXta [Ptol.LToRGAVU, Torgou, 
sur l'Elbe, ville de Prusse. 

ARGENsoUiE, Argensoles, village près Sois- 
sons (Aisne). 

Argensonium, Argemon, village de Tou- 
raine (Indre-et-Loire). 

Argentacum, Argentavi [monn. mérov.], 
Argentat, pet. ville du Limousin (Cor- 
rèze). 

Argentanum [Liv.]. Marcopous, ville des 
Bruttiens, dans le roy. de Nazies, auj. 
S. Afarco in Lamis (Galabre citer.). 

Argentanum, voy. Argentonum. 

Argentaria [Amm. Marc], Castrum Ar- 
gentariense, Argentuaria [Tab. Théod.], 
'ApiftvTouttpîa [Ptol.], Argentovaria [Itin. 
Anton.], Horburg? ville des Rauraci, 
dans la Gaule Belgiaue, détruite lors 
des invasions des baroares et dont on 
voit les ruines au village de Uot^burg, 
près Colmar (Haut-Rhin). 

Argentaria, Argenteria , Argentières, 
bourg de France (Hautes-Alpes). = 
Village d'Auvergne, près Montlucon 
(Allier). 

Argenteis, Lorgnes [1) bourg de Franco 

(Var). 

Argenteola, anc. ville d'Espagne, auj. 
le bourg iïAvilés, dans les Asturics. 

Argenteus [Plin.], Argentum Flumen [Cic. 
Epist.], 'Ap^EVTiGv [Ptol.J, VArgenz, pet. 
fl.de Fr.; se jette dans la Méditerranée. 

Argentigera, VArget, pet. riv. de France 
se jette dans l'Ariégc. 

Argentina, Zwonmk ou Iswomik, ville de 
Turquie, sur la Drinna (Bosnie). 

Argentina, voy. Argentoratum. 

ARGENTiNiE, Argentine, bourg du Périgord 
(Dordogne). 

4 



99 



ARGENTO. — ARGOS. 



iOO 



Argento, Argenîomagus Pictonum, Argen- 
ton-le-Château, pet. ville et anc. comté 
de Poitou (Deux-Sèvres). 

Argento, ArgenUm, bourg de l'Anjou 
(Maine-et-Loire). 

Argentouum, ArgenteuU, bourg de Bour- 
gogne, près Tonnerre (Yonne). 

Argentouum ad Sequanam, ArgenteuHsuT' 
Seine, bourg de TIle-de-France, anc. 
abb. de S.-Benoît. 

Argentobiagus Cuborum , Argantomagum 

SItin. Xnion.], Argentonsiir-Creuse, ville 
le France (Indre), 

Argentomum,Argentanu]|,Ar£G£NUS [Tab. 

Peut.], 'AûTévGO; [Ptol.], ARiE Genu£, Ar- 

gentoen (au XI* s.). Argentan, ville de 
France et anc. comté (Orne). 

Argentoratum [Tab. Theod.], Argentina Ci- 
viTAS [Not. Prov.], Argentina Reni, 'ApT*^ 
Topa [Julian. Ed.], 'Ap^iyropaTW [Ptol.], 
Argentoratus [Itin. Anton.], Argento- 
RAcuM Palatium [Charta Lotbar. reg.j, 
AuGusTA Trebocorum ou Triboccorum, 
Strateburgum [Not. Prov.], Stratisbur- 
GUM [Géogr,* Raven.], Stateburgus, 
Stratburgum, • enfin Strazbourch [Car- 
tuL], Strahashourg [Chron. Carlov.] et 
Strasbourg (en ail. Strassburg), anc. ca- 
pit. des Triboques, dans la Gaule Bel- 
gique, auj. chef-lieu du départ, du 
Bas-Rhin. 

Cette ¥iUe revendique l*honnear de la découverte 
de rimprimerie. Cest avec Mayence et Harlem la 
seule qui puisse présenter à Tappui d'une prétention 
aussi grave des titres assez sérieux pour mériter 
Tbonneur d'une discussion approfondie. 

M. Léon de Laborde {Dètmti de Cimfnimerie à 
Strcubourg) a publié avec une exactitude scrupu- 
leuse et un grand bonheur de traduction les pièces 
des diflérents procès que soutint en cette ville de 
llt^i & 1439 Jean Gensfleisch (en ÏAÛnAruicaro), ou 
Zum Gutenberg, né à Kuttenberg en Bohème, suiv. 
l'opinion la plus généralement accréditée. Les pièces 
et dépositions de ces procès sont présentées et ana- 
lysées avec une telle netteté, les recherches sur les 
mystérieux travaux par lescpiels l'illustre père de la 
typographie préludait à son mimortelle découvertede 
la mobilisation des caractères, sont présentées avec 
unt de clarté, enfin les conséquences qu'a su tirer 
M. de Laborde de l'ensemble des faiu sont déduites 
avec une logique si puissante, qu'il nous paraît inu- 
tile de rentrer dans une discussion qui ne se rat- 
tache qu'indirectement au plan que nous nous 
sommes imposé. Le livre de M. de Laborde est d'ail- 
leurs dans les mains de tous les bibliophiles, et 
nous lui demanderons la permission d'y renvoyer 
le lecteur. 

Strasbourg, à l'époque de Gutenberg, était ville 
impériale, depuis l'année 1205. Lors de la réforme 
elle se rallia tout d'abord au protestantisme et ob- 
tint en récompense, des empereurs d'Allemagne, la 
création d'une université protestante (1621). A la 
fin du xvu« siècle, Louis XIV la réunit à la France 
(1681). 

Si l'on peut ^^outer foi & la Chronique contempo" 
raine de Phil. de Lignamine (Rome, 147A). Jean 
Mentelin imprime dans cette ville dès l'année 
1U8 : U est à croire que cet imprimeur, lors même 



qu'il n'eût pas été appelé à Mayence, ainsi que le 
veut Meerman, eut connaissance des procédés nou- 
veaux employés par Gutenberg, procédés sur les- 
quels le retentissement dés nombreux procès, soute- 
nus par celui-ci à Strasbourg même, avait forcément 
atUré l'attention des hommes spéciaux. 

Mais même en admettant l'authenticité du rensei- 
gnement de Philippe de Lignamine, il ne nous 
serait pas possible de préciser auquel des nombreux 
ouvrages exécutés sans indication de lieu ni de date 
par J. Mentelin pourrait s'appliquer cette assertion. 

L'un des livres incontestablement les plus impor- 
tants qui soient sortis de ses presses, l'un de ceux 
qni révèlent une antiquité reculée, est certainement 
la Bible allemande (BibUa sacra Germaniea) en un 
seul volume in-fol. de C1O5 AT. à 2 col. et de 6! lignes 
à la colonne enUère : ce livre précieux à tous égards 
est reporté par tous les bibhographes (voy. JSctet 
Altliorp,; P. G. Reichhart, etc.) au moins à l'année 
1400. 

La Bible latine, dite de 50 lignes, plus importante 
encore (2 vol. in-fol. de 21S et 212 IL à 2 col. de 
50 lignes), est peut-être tout* aussi ancienne. Les 
caractères ronds dont s'est servi Mentelin pour son 
exécution sont les mêmes que ceux avec lesqneb il 
a imprimé en 1473 le Spéculum MstoriaU de Vin- 
cent de Beauvais. 

Henrv Eggesteyn fonde à peu près simultanément 
un établissement rival de celui de Mentelin. Sa Bible 
allemande (in-fol. de 004 If. à 2 coU de 00 lign.) est 
tout aussi ancienne que celle de son rival, et peut 
également être reportée à l'année 1400. 

Le premier livre strasbourgeois publié avec une 
date certaine est sorti de ses presses : c'est le Gra- 
tiani decretum , cum apparatu Bartholomœi 
Brixiensis,.. artificiosa adinuêcûnis iw^primendi 
absffi vIUl catami exaratione sic effiçiata et ad 
iaudem offmipoêtis dei est eôsûmatû Per venera- 
bilem vira Henricû Eggesteyn. Artia Uberaliû ma- 
gistrum eivem inclite dvitatis ArgentifL Anno Dfii. 
li.C(kx.LXXjo, in-fol. à 2 col. Texte entouré par la 
glose, 459 tL 

La même année U publie d'Adrien le Chartreux le 
lÀber de remediis utriusque fortunœ, in-4, im- 
primé avec son plus petit caractère. 

Les principaux imprimeurs strasbourgeois qui 
suivent J. Mentelin et H. Eggesteyn sont : Adolphe 
Rusch de Inguilen, qui prend la suite de l'établiue- 
ment de Mentelin, Martin Flach et Jean Grûninger. 

En 1764 le rapport fait à M. de Sartines signale à 
Strasbourg dix libraires et cinq imprimeurs. 

^Argentovaria, voy. Argentària. 

Argentum, Argent, bourg et anc. château 
du Berri (Cher). 

Argenus, Argttenon, riv. de Fr. ; se jette 
dans la Manche^ près de Saint-Malo. 

Argu^ Argous^ auj. la Saccama, district 
de la Morée. 

Argivernum, Argenxière, bourg du Niver- 
nais (Nièvre). 

Argoja, Argonia, Argovu, Arahts Pagus, 
VArgovie (en ail. Argau ou Aargau), 
canton suisse. 

Argous, voy. Argia. 

Argonna, Argonnensis Silva, VArgonne, 
partie montagneuse et boisée des dép. 
de la Meuse et des Ardennes. 

Argos, Argouca Urbs [Ovid.], ville du Pélo- 
ponnèse^ sur remplacement de laquelle 
existe auj. une ville qui porte encore 



101 



ARGOS fflPPIUM. — ARIAPE. 



102 



ce grand nom d'Argos, au N.-O. de 
Nanplie. 

Argos Hippium [Plîn.K Argyripa [Virg. 
JSn.], Argyrippa (Plin. m], *Apyopîinra 
XajTHMv, "Afirci [Ptol.] , Arpi, Ville de 
VAptHa Daunia, dont les ruines se 
voient dans la Capilanate et sur l'em- 

{^lacement de laquelle on a bâti un vil- 
age nommé Foggia. 

Argous Pohtus [Diod. Sic.], Porto Ferrajo, 
cq>it. de rîle d'Elbe. 

Argovu, voy. Argoja. 

Arhusia, AannsiuM, voy. Aarhusu. 

Aria, voy. Aeru. 

Aeia, Ait ou Arroê, île du Jutland (Da- 
nemark). [Rinneir.] 

Arialbinum (Tab. Theod;], Aktalbinum 
[Itin. Anton.], MuLHusnJM, Mùhlhausen, 
Mu0i€use, anc. ville des Rauraci, dans la 
Gaule Belgique, auj. ville de France 
(Haut-Rhin). 

Od oonfond aaseï fréquemment cette ritle avec 
b Tille momie dn même nom, dans laquelle Pim- 
primerie exisu à partir dn zyi« siècle. U nous pa- 
rait cependant que nous pouvons faire remonter 
PétalillaMment de la typographie dans la Mulhouse 
abadcnne à l'année 1561. voici un livre & cette 
date que nous trouvons flréquemment cité t De Ar- 
bore âdeniiœ àom et mali, Augustino Eleutherio 
(Séb. Frank) authore. — A la fin : MOlbusii sope- 
rioris Elsatiae, per Petrum Fabrum, anno 1501, in-S. 

Parmi les imprimeurs du xvi^ siècle que nous 
coonaiasons dans cette ville, nous ne trouvons pas 
de noms importants à mentionner ; mais nous re- 
commandons de ne pas confondre George et André 
llantzach, les premiers imprimeurs de MQhlhausen 
en Saxe, avec les typographes de Mulhouse d'At' 
sace, NOUS les retrouverons à Mulhcsicm Tcrir- 

GOICM. 

AKIA5UM, Ariano, sur le Pô, bourg d'Italie. 

Ariarica, voy. Ariorica. 

Arica [Itin. Anton.], Ebodia, Evodia, Ori- 
NucuM, AuRiNiACA [Auc. Cbr.j, Avrigny 
(en angl. Aldemey), île de la Manche, 
sur la côte 0. de France. 

Aricia, Aricia Nemoraus [Martial, xml, 
ville du l^tium, au nied du Monte Al- 
bano, auj. Laricda, aans la campagne 
de Rome. 

Arigomum, voy. Areconium. 

Aroonum [Itin. Anton .1, 'ApijAivov [Strab.], 
Armimum, ville de l'Ombrie sur l'Adria- 
tique, auj. litmtm^ dans la délégation 
de Forli. 

Cn livre imprimé en 1^86 a passé longtemps pour 
être le premier produit des presses de Rimini; 
c'éuit un livre hébreu : Sepher Bkkarim, du rabbi 
Joseph Albo, an. v. ccxvi (Christi IdSÔ), in-fol. de 
197 p. U est aiiijourd'hui avéré que ce livre précieux 
et recherché est sorU de l'imprimerie de Soncino, 



dans le Crémonais (voy. Bossi, de Hebr, typ. 
orig,)* n fut réimprimé à Rimini, en 1522 ; mais 
cette édition tronquée n*a aucune valeur ; elle n*a 
même pas le mérite d*étre le premier livre imprimé 
k Rimini, puisque les bibliographes en citent un de 
Vannée précédente :*PubUi Prancisci Modesti Ve- 
netfados tibri xii et alia poemata. item ejusdem 
Sylvarum liber unus. — Arimini, cura et impensa 
Sebastiani Modesti, per Bemardinum Venetum de 
Vitalibus, 1521. 2 tom. en 1 voL in-fol. (Catal. La 
Valiière, no 2624, 119 livr. 19 s.) 

Ariminus, Marecchia, riv. d'Italie, qui 
prend sa source dans les Apennins. 

Arinianum, Arignano, ville de Toscane, 
sur l'Arno. 

Ario, Arionius, Arnona, TAmon, riv. du 
Berri, affl. du Cher. 

Ariodunum, Aerding ou Erding, pet. ville 
de Bavière. 

Ariola [Itin. Anton.], Ayrolum, Oriens, 
Orienz (en ital. Airolo), bourg de Suisse 
(canton du Tessin). 

Ariola, Ureuil, village près Toul (Meur- 
the). Quelques géographes voient dans 
cette station de lltinér. d'Antonin le 
village de Bocourt (Marne). 

Ariolica [Tab. Peut.], Nizeroles, village 
du dép. de la Nièvre, suiv. Baudrand. 

Ariouca, Aiarilly. Plusieurs localités en 
France portent ce nom. 

Ariona, Arjona, VOmbla, riv. de Dalmatie. 

Ariorica [Itin. Anton.], à xvi m. de Be- 
sançan, Ariarica, Pons Aelu, Pons Du- 
Bis, Pons Arlle fChr. Virdun. a. 1095], 
Aelium [Valcs. Not. Gall.], Pons Elave- 
Ris, Pontarlum, Pontarlier, sur le Doubs, 
ville de Franche-Comté (Doubs). 

Nous ne trouvons pas trace d'impression dans 
cette viUe antérieure au xixe Siècle. 

Aripolis, voy. Ingolstadium; 

Arisa, l'Anse, riv. du Languedoc; se jette 
dans la Garonne. 

Ariscotium, voy. AREscnorruM. 

Arisitensis Pagus, VArzai, canton du 
Rouergue (Aveyron). 

Arisitum, ville épiscopale, suiv. Grégoire 
de Tours, mais dont il ne subsiste que 
de faibles ruines auprès de la petite ville 
d'Arza^ en Rouergue (Aveyron)/ 

Aristadium, voy. Arnstadium* 

Aritium Pr^torium, voy. Beneyentum. 

Arlantum, ARiaATEVicus [monn. mérov.], 
Arlant ou Ariane, bourg d'Auvergne 
(Puy-de-Dôme). 

Arlape, Arx Lapidea, Ara Lapidea, Pechlarn 
ou PocMam, ville d'Autriche. 



103 



ARLAUNUM. — AROSIA. 



i04 



Arlaunum, Arlunum, Arolàunum, Orolau- 
NUM, Arlon, ville de Belgique (Luxem- 
bourg). 

Arlegia Palatium, Arleux, village de TAr- 
tois^ entre Cambrai et Douai. [Spicileg. 
Acber., p. 187.] 

Armanls, ARMASANiCiEy Aymargues, pet. 
ville de France, près Lunel (Hérault). 

Armeium, Armieu, bourg du Daupbiné 

(Isère). 

Armeniacensis Comitatus , Armeniacum , 
Arminacensis Tractus [Cbron. Carlov.l, 
ÏArmeniac, Liermignac (xin« et xiv" s.), 
V Armagnac, province française, repré- 
sentée auj. par les dép. du Gers, des 
Hautes-Pyrénées et partie du Tarn-et- 
Garonne. 

Armenita fjab. Tbeod.T, Arnina [Itin. 
Marit.], Fiore, riv. de Toscane. 

Armenopous, Armenienstadt, ville de Tran- 
sylvanie. 

Armentari^,Armenteria, Armenft^res, pet. 
ville de France, sur la Lys (Nord). 

Armentio, VArmançon, riv. de Bourgogne; 
se jette dans TYonne. 

Armorica (du celte Ar Mor, prés la mer), 
Armoricanus Tractus [Not. Imper.J, 
Armohic^e Civitates [Caes. v, 51], Bri- 

TANNIA MiNOR, BRITANNIA GlSMARINA, la 

Bretagne, prov. de France, la patrie des 
hommes de mer. 

Arna, VAme, pet. riv. de Champagne. 

Arna [Sil. Ital.], Civitella d'Amo, pet. 
ville de Toscane, au pied des* Apen- 
nins. 

Arn^cm Ducium, *Arnejum Duas, Arnehum 
DucuM, Amay-le-Duc, ville de France 
(Côte-d'Or). 

Arnapha, Ervates, Erft, riv. de West- 
phalie, affl. du Rhin. 

Arnasia, Miitsch, château et baronnie en 
Tyrol. 

Arnavia, Amau, Amaw, sur TElbe, pel. 
ville de Bohème. 

Nous connaissons un livre imprimé dans cette 
ville à l^époque de la rérorme : 

Eyn fregsprech gen Regenspurg zu ynss conci- 
lium zwischen eynem Byschoff hûrenwirt und 
Kuntzen seinem knecht, 

A la fin : Gedruekt zu Amaw an der Elbe in 
liOhem durch Hans Jlosi von Brawn. Anno 

MDXXV. 

In-ft de 20 (T. fig. s. b. ; très-curieux opuscule 
que nous communique le libraire L. Liepmannsohii. 

AiLNBURGUM, Arnold! Burgum, Aimbùr§ ou 
Ambourg, pet. ville de Prusse, sur 
l'Elbe (Brandebourg). 



Nous ne pouvons rien ajouter au renseignement 
fourni par M. Ternaux. Premier livre imprimé: 
Icônes et historica descriptio prœcipuorvm hœre- 
siarcharum, etc., Arnburgi, 1009, in-fol. Nous 
pensons seulement qu'il y aurait lieu peut-être de 
lire : Uamburgi, car celte localité n'est citée que 
par M. Ternaux. 

Arnemium, voy. AreiNacum. 

Arnemuda, Arnebiunda, Armuyden, ville 
de Hollande, dans Tile de Walcheren. 

Arnetum, voy. Arn^um. 

Arnhemium, voy. Arenacum. 

Arnoldi Villa, Arnovilla, Amouville. — 
Plusieurs villages de France portent ce 
nom. 

Arnona, voy. Arto. 

ARNSBURGLT4, Amsborg, ville et château de 
Danemark (Gothland). 

Arnstadium, Aristadium, Arnstetum, Ar- 
NosTADiuM, Amstadt, ville de Thuringe, 
près Erfurt (princip. de Schwartzburg- 
Sondershausen). 

Premier livre imprimé : Eckardus Leichnenu; 
Comment, de Magit qui Christum adarare vetu- 
runt in Bethléem, Arnsteti, 1625, in -10. Réimpr. à 
léna, en 1655, sous le titre de : De Tempore MagO' 
rum, in-12. Le catal. des Elzevirs de 1681 nous 
fournit un titre d'ouvrage imprimé dans cette Tille 
en 1641 : Jos, Grossgebaur, Jesuê staurologia Pa- 
rabolico-paradigmatica. Amstad, 1641, in-4, et la 
Bibliotheca saxonica G, Struvii nous donne un 
grand nombre de livres relatifs à l'histoire de cette 
Tille et de la province de Schwartzburg, entre 
autres tous les ouvrages de Jean Christ. Olearius, le 
célèbre pasteur de cette ville, à la fin du xvii« siècle, 
Arnstcedische feuer-historie ; Amstadt, 1700, in-8, 
Epitome historiœ Arnstadiensis, cum fig. cneis. 
iM(t, 1704, infol., etc. 

ARNULpm Oppidum, S. Amoul, S. Amould, 
pet. ville de France (Eure-et-Loir). 
Plusieurs localités en France portent 
ce nom. 

Arnus [Plin., ra. ; Tacit. Ann., i], VAmo, 
fleuve de Toscane. 

Aroanna Fluvius, VOrvanne, riv. de Fr., 
affl. du Loing. 

Aroasia, Aroaise, bourg de l'Artois, près 
Bapaume (Pas-de-Calais). 

Aroe, voy. Patrie. 

Arola, Arula, voy. A ara. 

Arolj: Burgum, voy. Arburgum. 

Arol^ Mons, Mont Saint-Gothard, 

Arolaunum, voy. Arlaunum. 

Aronà, VAiwide, riv. de Picardie, affl. de 
rOise. 

Arosia, Arosen, Westei^as, ville de Suède, 
sur le lac de Maelar. 

Le catalogue delà Biàl, TeUeriana (p. 187), Pan- 
ier (tom. Ti, 130), Jean Hallervort {BibL curiosa, 
Regiomonti, 1676, in-4, p. S9), enfin J. SchelTer 



105 



AROSIUS. - ARTEMÎSIUM. 



i06 



(5verùi tUtercia, p. 17), donnent comme premier 
liTre imprimé dans cette Tille s Brtuiarium tecuti" 
dmm ritum aimœ ecclniœ ArosiensU, Arosic, 15M, 
in-S. Ce tH-ériaire, publié par Otto, éTéque de Wes- 
teras, existe-t-il réellement? Le fait est trës-con- 
testé : Panser indique le liire comme étant In-fol. ; 
le catal. Le Tellier parle d'un in-4, et ScbeCTer, qui né 
le cite oue d^près Hallerrort, le dit in-8. Le D' Gotton 
prèieqd que, selon toutes les probabilités, ce bré- 
Tlaire n'tet aotre que celui qnimprimait à Bâle, en 
1513, Jacques de Pforxbeim , dont Panser aurait 
TU un exemplaire incomplet du dernier f., et que 
la préCKe étant datée d^Arotiœ ti /d. octobr, 1500, 
le bibliograpbe de Nuremberg aurait été induit en 
erreur et aurait improTisé ce titre : Brevtarium 
aeewéum riium BecL âroslentis. Ceci est très-pos- 
sible sans doute, mais comment admettre que Panser, 
'exactitude faite bomme, oui décrit ce bréTiaire 
de Bile sous le format in-4 (Ann. ti, p. 190), se 
soit ainsi trompé deux fois T En effet, quelques pages 
aanaraTant, il désigne le BréTiaire de Westeras sous 
le format in-fol. 

M. ScbrGder dfjpsal {Ineunabula artis typoçra- 
ffkkm (n Sueeia) ne fait aucune mention de ce Bré- 
Tiaire de Westeras, et son silence est une forte 
preuTe à l*appui de la non-existence du livre. 

M. Brunet esqulTe la difficulté en ne citant ni 
rnn ni rautre de ces deux bréviaires, et, nos efforts 
pour nous les procurer étant restés vains, il nous 
est impossible de trancher la question, bien que 
Doos pendiioos fortement jtour l'opinion du doc- 
teur Gotton. 

Si rappel que nous fsisons aux bibUograpbes 
étrangers est entendu, et sL, comme nous l'espé- 
rons, notts obtenons de leur complaisance quelques 
documents nouveaux, nous reviendrons sur cette 
question, ainsi que sur tous les points laissés dans 
fobscurité^ que nous ne serons pas parTenus à élu- 



Cest seulement à Tannée 1821 que le Dr Gotton 

bit remonter rétablissement d'une imprimerie à 

testeras sous la direction d*01au8 Olai, d'Elseneur, 

et mai le pstronage du grand roi Gustave- Adolphe. 

Mais ta Bibtioth, Septentrianalis nous fournit 

quelques indications antérieures, entre autres : Con- 

ao fwekrU in oMUm Joh. Trotziç. Arosiae, per 

Eacoariom, 1617, in-8. Cette oraison funèbre est 

d^ pisttur de Stockholm, nommé Simon Benedlcti. 

Gd psautier en suédois, dont il existe un exem- 

pUiK rar vélin A Puniversité d'Upsal, fut imprimé 

aWnteras en 163S, et nous citerons encore une tra- 

éoctioo du célèbre ouvrage de Philippe de Momay, 

Ccnsidenaio vttœ ae mortU humanœ, impr. 

irosie, per Petrum Wald, an. 16S9, in-8. 

•Vrosits, Arrosius, YAroux ou VArroux, 
riv. de Bourgogne, afïl. de la Loire. 

Abothu, Arolsen, ville de la princip. de 
Waldeck, prèsPaderbora. 

Arovu, voy. Aradgia. 

AiiPAJONUM, Castrdm Arpajoni^ Arpacona 
monn. mérov.], Arpajon, ville de Fr. 

Seine-et-Oise). 

AiPKUM [Cic. . Sallust.] , anc. ville des 
Volsques, dans la haute Apulie, auj. 
Ârpm, ville de l'anc. roy, de Naples 
(Terre de Labour). 

l'itriedeCicéron : Haym cite plusieurs ouvrages 
nottcrés A la description de cette ville antique. 



ippelée par A. Bicchi da Cora la Reçina de.Voi 

Arponium, Quarcano, bourg dltalie (Ca- 
labre citer.). 

AaocATA, Arquatum, Arqua, bourg de la 



Vénétie, près Padoue. = Arqua, bourg 
près de Rovigo. 

Arrabona, voy. Arabo. 

Arreium, Arreio Villa, Arreau, pet. ville 
de France (Hautes-Pyrénées). 

Arruca, ville des Carpetani, dans la Tar- 
raconaise, auJ. Guadalajara, dans la 
Nouvelle-CastiUc. On trouve dans les 
Chroniqueurs : Godelfare. 

Nous connaissons un livre imprimé dans cette 
ville en \5ÙU : Mémorial de cosas notables, por 
Inigo Lopez de Mendota, Guadalajara, S. de Cor- 
melias, ISOft, pet. in-fol. 

ARRiANiE, ville de la Pannonie, qu'on 
croit être auj. AUenhoven, en Autriche, 
sur le Danube. 

Arroa, Arroê, lie de la Baltique. 

Arrosa, VAyr, pet. riv. de Champagne, 
afQ. de l'Aisne. 

Arsaq Abbatia, Arsac l'Abbaye, bourg de 
France (Gironde). 

Arsacum, Arzac, pet. ville de Gascogne 

(Gers). 

Arsembiacum, Arsembouy, village du Ni- 
vernais. 

Arsicua, 'Apdixoo* [Ptol.], Hadrisch, pet. 
ville de Morale (Autriche). 

Arsignanum, Arx LANiE, Arzignano, bourg 
de la Vénétie, près Vicence. 

Arslnoe [Plin. v], KXtowaTpiç [Strab.], 
Hauiroth [Num. xxxui], Suez, sur la 
mer Rouge. 

Arsinoe, voy. Fama Augusta. 

Artabrum Promontorium [Plin.], Ni'picv 
[Strab.], Caput Finisterr^^ Cap Finis- 
terre, en Galice. 

Artaium, Ai'tas, bourg du Dauphiné 

(Isère). 

Artalbinum, voy. Arlalbinum. 

Artaunum, voy. Herbipous. 

Artegia, Arthies, village et anc. château 
du Vexin français (Seine-et-Oise). 

Arteuca, voy. Piscaria. 

Artemisia [Plin. m], 'Af^!^*'^* [Steph.], 
GianuH, Januti, île d'Italie, sur la côte 
de Toscane. 

ARTEiasiuM, Santa Agata, bourg d'Italie 
(Calabre citer.). 

Artemistdm [Strab.], Aiàvicv [Ptol.], Dia- 
NiuM [Cic, Plin.J , Hemoroscopium Con- 
TESTANORUM [Fcst.], auc. ville de la 
Tarraconaise , auj. Dénia, ville mari- 

. time d'Kspagne (roy. de Valence). 



/ 



107 



ARTEMÏSIUM PROMONTORIUM. - ARVERNA. 



i08 



Artemisium Promontorium, C€^ s. Martin, 
en Espagne. 

Artesu . [Cell.] , Atrebatensis Comitatds, 

Ï^ays des anc. Atrebates, V Artois, prov. 
rançaise qui comprend partie des dé- 
partements du Pas-de-Calais et de la 
Somme. 

ARTHENiEUM, Arthetioy, Artenay, pet. YJlle 
de France (Loiret). 

Arthona, voy. Artona. 

Artiaca^ voy. Arcuca. 

Artucuh Villa, Supra Fluvium Ararim 
[Charta Rodulfi reg. a. 925], Arcey, 
anc. villa royale, auj. village de la 
Haute-Saône. 

Artigi, Artigis [Itin. Anton.], Alhama, 
ville d'Espagne (roy. de Grenade). 

Artivu, Ariél, bourg du Nivernais. 

Artobriga [Tab. PeutJ, Laufen, bourg de 
Suisse, près Schafiouse. = Artzburg, 
ville de Tanc. Yindélicie (Wurtem- 
berg). 

Artouca, Tugîia, bourg de Savoie, près 
d'Aoste. 

Artona, Arthona, Hortana, Artonne, pet. 
ville d'Auvergne (Puy-de-Dôme). 

Artonum, ArUm, ou Arthon. Plusieurs 
villages de France portent ce nom. 

« 

ARuca, Aruc^ [Itin. Ant.], auj. Maura, 
ville de Portugal (Alentejo). 

Arula, TArlbergy chaîne secondaire du 
Voralberg, montagnes du Tyrol. 

Arula, voy. Arola. 

Arula, Y Aigre, pet. riv. de la Beauce, 
affl. du Loir. 

ARULiE, Arles-sur-Tech, bourg de France 
(Pyrénées-Orient.). 

Arunda [Plin.], Ronda, ville d'Espagne, 
dans le roy. de Grenade. 

Nous empruntons à Tadmirable trayail de Don J. 
Gallardo le titre d'un livre imprimé & Ronda au 
XVII* s. : Relacion verdadera <U l la çrande tor- 
menta y diluvio que sucedio m la chidad | de 
Bonda. Lunes 28 de setiembre deste présente \\ ailo 
de 1657, y dêl grande estrago que hito en hom | 
bres, animales, ediflcios y eampos. | Dose cuenta 
de algunos mUagros que la Virgen nueslra sefiora | 
obré en ella, In-ft. 

Aruntina, Arvndel, ville d'Angleterre 
(comté de Sussex). 

Imprimerie en 1756. [Gotton^^uppL] 

Arupinum [Strab.LARUPiuM fltin» Anton.], 
Arypium [Tab. Peut.], le château (TAues- 
berg, dans la Gamiole, près Laybach. 



Arur, voy. Arola. 

Arva, Orawa, AlsO'KiMn, pet. ville de 
Hongrie, dans le comitat d'Arva. 

• 

Arva, TAvre, pet. riv. de France, affl. de 
l'Eure. C'est sur cette rivière, dans la 
papeterie du Mesnil, près l'abbaye de 
l'Estrées, appartenant alors à M. Guil- 
lot et maintenant à MM. Didot, que 
furent continués par Robert, avec 
aussi peu de succès qu'à Essonnes, 
les essais de son idée première sur la 
machine à papier continu. = VArve, 
riv. de Savoie, affl. du Rbône. 

Arvensis Cobutatus, die Armer Ges^ 
pannschaft, le comit(U d'Arva, en Hon- 
grie. 

Arverna [Sidon. m, Epist.], ARVERNORm 
CivrrAs [Not. Civ. Gal.J, Augusta Arver- 

NORUM , Au70U<rrovip[4Tov [Plol. , Tab. 

Peut.], Gergovia Arvernorum (voy. Ger- 
Govu), Areverno, Arroverno Ijnonn. 
mérov.], Claromontium [Cell.], Nemos- 
sus, NepAKidoç [Strab.l , Clarus Mons, 
Clairmont (moy.âge), Clermont-Perrand, 
anc. capit. des Arvemi, puis du comté 
d'Auvergne^ auj. chef-lieu du dép. du 
Puy-de-Dôme. 

Sept conciles; abb. de Bënéd., abb. de Quoy, abb. 
de Prèmontré. Impr. en 1538. 

M. Temaux donne comme premier lirre imprimé 
dans cette ville l'ouvrage de Savaron sur les Ori- 
gines de Clermont, impr. en 1607, in-S, et M. Gotton 
fait remonter Jusqn^A 1594 la date de l'introduction 
de Timprimerie dans la capitale de l*Auirergiie.Nous 
pourrions facilement citer un grand nombre de'iro- 
lûmes antérieurs ; le plus ancien et le plus impor- 
tant, à notre avis, est la seconde édition des Cou- 
tumes du hauit et bas pays (PAuj^ergne^ Clermont, 
Nicolas Petit, 1SS8, in-8, dont la première est datée 
de Paris, 1511, imprimée par Jeban Petit et déposée 
àOermont en Ihostel de Loys Maritain libraire 
dutT lieu, in-8, gotb. (Bibl. impér., F. SUS). 

La même année nous avons un autre livre imprimé 
à Qermont, dont un bel exempl. est aussi conservé 
ft la BibL imp. (B. 1505) : Statuta Synodalia diae, 
Claromontensis a GuUlermo de Prato, episcopo 
Claromontensi,denovo ordinata, anno hdxxxvh. 
aermon^ Nicolas Petit, 15S8, in-ft. Ces statuts sy- 
nodaux avaient été imprimés antérieurement, ainsi 
qu'il résulte d'un fragment que nous avons eu entre 
les mains, et dont le titre était conservé : Statuta 
syniHialia Claromon, De novo ordinata eum pri- 
vilégia régis, h.d. xxvi. Venundatur in ciuitate 
claromofl. A magistro Antbonio Chalvet bibliopola 
comornti ante ecclcsiam diue Marie de Gratia. in-ft, 
avec une marque formée d'un A entre deux GC. — 
Ce de novo ordinata semble même indiquer pne édi- 
tion antérieure. 

Parmi les imprimeurs postérieurs A Nicolas Petit, 
ui ont quelque importance, nous citerons Jean 
Durand, qui donne, en 1587, une nouvelle et belle 
édition des Coustumes d'Auvergne, in-8; Nicolas 
Jacquard et Boujon, au xviie siècle. 

Le rapport fait à H. de Sartines donne les noms 
de deux imprimeurs conservés à Clermont par l'édii 
de 1759 et exerçant en 1764 : Pierre ViaUanes, 
pourvu en 1736, possédant trois presses, et Lauis- 
P. Boutandon, établi dep. 1735 (<k presses). Les an- 
cêtres de ce dernier avaient exercé la charge d'im- 
primeur du roi depuis 1697. 



S 



109 



ARVn. — ASCRÏVÏUM. 



. 110 



ARTHy peuple de la Gaule; occupait le 
dép. actuel de la Sarthe. 

ART0MA9 Arvoniensis Gomitatcs^ Snau- 
DONu, la j[)fY)vi7tce de Caemarvon, en 
Angleterre (Pays de Galles). 

Arx Alta, yoy. Altum Gastrum. 

Arx ARMiNn, Hermannsburg, dans la prin- 
cip. de Waldeck. 

Arx kusnask, Zuyd-Schans, forteresse du 
Brabant, près Bcrg-op-Zoom. 

Arx Batayorum^ Batemburgy pet. ville de 
Hollande (Gueldre). 

Arx Britâivnica [Sueton.]^ Brittenbwrg, 
bourg de Hollande, près Leyde. 

Arx Buccin'^, le château Trompette, fort 
près Bordeaux. [Graesse.] 

Arx DRUSIANA9 Dœsbwrg, ville forte de 
Hollande (Gueldre). 

Arx Fohtana, Fuenies, place forte du Hi« 
lanais. 

Arx Gandulfi, CasteUGcatdolfo, bourg et 
résidence d'été de la cour papale. 

Arx iFHiAy Arx Taxuna, Gastellum Iphium^ 
châtmu d'îf, lie et forteresse dans la 
rade de Marseille. 

Arx Keluna, EniskUling, ville d'Irlande 
(Ulster). 

Arx LANiE, voy. Arsignanum. 

Arx Lapibea, voy. Arlape. 

AixLuDOViaAD Saaram^ Sara vus LuDOVia, 
Saarlom, Sarrelouis, ville forte de la 
Prusse rhénane^ près de Trêves. 

Arx Lddovicu, Foii-Lovis, pet. ville d'Al- 
sace (Bas-Rhin). 

Arx Media, Médius Yicus, Moyemic, bourg 
de Lorraine (Meurthe). 

Arx MiNERViE [Virg.J, 'A^vaiov [Dion. 
Halyc], PoRTus Veneris, auj. Castro, 
bourg dltalie (Calabre). 

Arx Nova, Nysslot, SawolUna, ville de 
Russie (Finlande). 

Arx Nova, Neoseuum, Neuhùàsel, bourg 
de Hongrie. 

Arx Rcbra, Bother Thurm, défilé des 
montagnes de Transylvanie. 

Arx s. Hospirn, Ospitio, bourg de France 
(Alpes-Marit.). 

Arx s. JuuANi, fort San JtUiano, sut le 
Tage (Portugal). 

Arx Scepusiensis, Scepusium, Szepervar, 
bourg de Hongrie. 



Arx Schenkiana, Schenhenschans, bourg 
dans l'île de Grafenwoord, sur le Rhin. 

Arx Septeniua, Settenil, bourg d'Espagne 
(roy. de Grenade). 

AsA Paulini, voy. Ansa. 

AscAUNGiuM, *A<jxaXî-]f7wv [PtoL], Bennopolis 

B'ab. Peut.], HiLDEsiA, Hildeshemium, 
Udesheim, ville du roy. de Hanovre. 

L*imprimerie remonte dans cette ville à Tannée 
1605. et le premier imprimeur est Andréas Hantzsch. 
Voici le titre d*Qn livre pubUé par lui cette pre- 
mière année : M. Christop/u Roatbarti extremum 
Judidvm^ du gantze Ltlùr vom Jûngsten Tag ; — 
Hildestaeim ku Hannober, 1605, in-S. 

André Hantzsch n'avait établi à Hildesheim qu*ane 
succursale, son imprim. princip«étantàMQhlhau8en. 

Le D' Gotton fait aussi remontera cette même 
année 1605 rétablissement d'une imprimerie à 
Illldesbeim. 

AscANiA, AscHARU, l'ancicn château des 
princes d'Anhalt, sur les ruines duquel 
s'est élevée la petite ville d*Aschersleben, 
près Halberstadt. 

Peignot mentionne un ouvrage de J.-Fr. Rein- 
man, imprimé dans cette petite ville en 1702, et 
Temaux cite : HeberU flducia magistratus. As- 
canic, 1715, in-ft. U est vrai oue trois Ifgnes plus 
bas cet excellent bibliographe cite, sous la rubrique 
Aschersleben : Lutheri Catechistmtu, 1705, in'12. 
Pour Timprimerie à Anhalt, en 1590, voy. Anhal- 
tinum Vêtu»* 

9 

AscANu, TuscANiA, Toscar^jûla, pet. ville 
fortifiée d'Italie (délég. de Viterbe). 

AscHAviA, ksthmh, ville de Bavière, près 
Wùrtzburg. 

AsciBURcn Montes [Cell.], Gigantei Montes, 
dos Riesengebirge, chaîne de montagnes 
qui sépare la Silésie de la Pologne. 

AsciBUROiuM [Tab. Theod.l, ville des Gti- 
gerni dans la Gaule Belgique, auj. 
Asburg, bourg du roy. de Wurtemberg. 

AsciBURGUM, voy. Embhica. 

AsciBURGUM, voy. Dispargum. 

AsaBURGUU, ASCHIBURGUM, COLONIA TrAJANA, 

Aschaffenburgum, Aschaffenbwrg, ville 
de Bavière (cercle de Franconie), entre 
Francfort et Mayence. 

L'introduction de l'imprimerie dans cette viUe 
date de 1620, suiv. le docteur Gotton, oni désigne 
Balthasar Lippius comme le premier imprimeur. 
Nous ne connaissons pas les livres sur lesquels 
s'appuie le bibliographe anglais pour déterminer 
cette date, et ce n'est qu'en 1C29 que nous trouvons 
des livres imprimés dans cette ville : Vorburg 
( Wolfg. Sigistn,) Testimonialis commissarius Lati- 
no-Germanicus» Aschaiïenburgi, 16S0, in-12.— Vor- 
burg {Jo. PML) Paratitla Juris canonici. AschaflC, 
1629, in-8. (Cat. de Tournes, p. 200.) —Jo, Althusii 
Apfiorismi Juris civitis. AschalTenburg, 16S0, in-12.' 

Ascrivium [Plin. m], 'Aoxpouîov [PtoL], Cat- 
TARA, Catar^, ville de Dalmatie, auj. 
Caitaro (Kottor^ en slave), avec un grand 
port sur l'Adriatique. 



m 



ASCULUM APULUM. - ASSINIUM. 



H2 



AscuLUM Apulum [Cell.], Asculum fFlor.], 
*A<ncXov [Plut, in Pyrrh.], ville de VApu- 
lia Datmia, auj. Ascoli di Satriano, ville 
de Tanc. roy. de Naples (Capitanale). 

Nous avions cru retrouver les traces d'un établis- 
sement typographique dans cette petite ville au 
XTii* siècle, mais nous avons acquis la preuve que 
c*est à V Ascoli du Pitenum que s'appliquent les 
notes que nous avions recueillies. 

Asculum Picenum, "AoxXov t^ nîxYivov [Strab. 
Plutarch.], *X<t)woXov [PtoL], Asculum 
[Plin. ni, Cœs.], Ascoh, ville forte de la 
Marche d'Ancône, sur le Tronto. 

Tous les bibliographes citent deux ouvrages im- 

S rimes dans cette ville au xv* siècle ; aussi n*en 
onnerons-nous que les titres succincu : La Cro- 
fdea de Saneto Isidero Menore, eon atchune addi' 
tioni eaciate del texto et Utoria délia Bibbia e del 
IWro de Pauto Orosio. A la fin : Impresso in Ascoli 
in casa del Rev. Plebano de saneto Venantio Miser 
Pascale : per mano del degno impressore Mag. 
Golielmode LinisdeAlamania, M.cccCLXxyn, in-A. 
Char. rom. 157 ff. 

Et Statutactvitatis AsetUanœ,,, Gli sopradicti sta- 
tuti sono stampati per il venerab. frate Joanni da- 
Theramo... d* la çità d'Ascolo, in Tanno 
M. CCGC LXXXXYi. lu-fol. à 2 coL, 30 lig. 

AscuM, AscA^ Assche, bourg et château de 
Belgique, près d'Alost. 

Le célèbre Josse Bade était né dans ce château, ce 
qui lui fit donner le surnom d*Aseentius, On a pré- 
tendu que Thierry IMartens d'Alost était originaire 
de ce bourg; mais le contraire est démontré 



M. Van-Iseghein, dans la remarquable étude qu'il a 
consacrée au prince des imprimeurs belges. 

AsENA, ville de Bétique, auj. Alamuz, 
bourg du Portugal, sur le Tage. 

Asu, voy. Aqu^ Tarbeluos. 

Asn.uM ou Mansus Asuj, le Maz d'Azil, 
bourg du Languedoc (Ariége). 

ASINARIUM, ASINERL£, ASNERLE PaLATIUM, 

Asniéres, anc. villa royale, in agro Par 
risiaco [Charta S. Ludov. a. 126i], auj. 
bourg de la banlieue parisienne. Un 
grand nombre de localités en France 
portent ce même nom. 

AsîNARUs, 'Aatvopo; [Plutarch.l, le Freddo, 
riv. de Sicile, dans le Val ai Demona. 

AsiNDo, voy. AssrooNU. 

AsiNi, Asnes, village de la Flandre fran- 
çaise (Nord). 

AsiNiAcuM, Ais'enay, Yillage près Luçon 
(Vendée). 

AsmovuxAAE, Anseauvillars en Chaussée, 
village près de Breteuil (Oise). 

ASISIUM, Al9l<nov [Ptol.], ASISINATIUM MUNICI- 

• piuM [Grut.], ville de lOmbrie, auj. 
Assisi, Assise, ville de l'Italie centrale, 
dans la délég. de Pérouse. • 

Armellini a publié dans cette ville en 1751 et 17S2 
les deux premières parties de sa Biàttotheca Bene- 
dicto-Casineiuù, sive teriptorum Castnensis con- 



gregationis Sanctœ Justinœ Patavtnœ eum addiu 
et append. fn-fol. La Ire partie a 238 pp., la 2* 242, 
et V Appendice qui forme 15 pp. fut imprimé cette 
même année 17S2, mais à Foligno. La biblioth. de 
Tabbaye de Sainte-Justine de Padoue, auj. dispersée, 
était fort importante et renfermait un grand 
nombre de traités inédits des savants Bénédictins. 

Asros, Chiascio, riv. d'Italie, affl. du 
Tibre. 

ASLOA, voy. Ansloa. 

AsNEsuM, Assens, ville de l'île de Fionîe 
(Danemark). 

ASOTDIA, ASSINDIA [Ccllar.], ESSENDIA, Es- 

sen, ville de la Prusse rnénane. 
AsoLVEROTH, voy. MoNS S. Georgh. 

Asopus [Ovid.], 'Aattwcoç [Strab.l, rAsspo ou 
VAsopo, fl. de Grèce, dans 1 anc. Béotie. 

AspALATOs, Salona Nova, Spalatrum, Spo- 
lairo, ville des États autrichiens (Dal- 
matie). 

AspALucA, Acous, village du Béam, près 
Orthez (Basses-Pyrénées). Quelques, 
géogranhes désignent sous ce nom la 
vallée a'Aspe, dans' le même départe- 
ment, et le Gare d*Aspe, torrent qui 
traverse cette vallée. 

AsPAviA [Cœs.], Espejo, village d'Espagne 
(Andalousie). 

Aspera, Asperen, bourg de Hollande^ sur 
le Linge. =: Aspres, bourg du Dau- 
phiné (Hautes- Alpes). 

Asperosa, Astrizza, Polystilo, ville de la 
Turquie d'Europe, dans la Roumélie. 

Aspis, Aspe ou Aspa Vi^a, bourg d'Espa- 
gne^ au roy. de Valence (cest une 
station de l'itin. d'Antonin, située entre 
Tarragone et Carthagène). 

Aspis, YAspido, pet. riv. de l'Italie cen- 
trale. 

Asprencia, voy. Sparnacum. 

Aspricolus, Mons Acutus, Scherpehhemel 
(Mont-Aigu), pet. ville de Belgique 
(Brabant). 

AspRmoNTTCM, Asprimons, Aspremont ou 
Apremont, la plus illustre baronnie 
d'Austrasie, dit le père Anselme. Un 
grand nombre de localités en France 
portent ce nom. 

AssA Pauuni, voy. Ansa. 

AssiDONiA, AsiNDO, Methymna Sidonia, ville 
de la Bétique, à l'O. de Cadix, auj. 
Médina Sidmia (prov. de Séville). 

ASSINDIA, voy. ASNIDLA. 

AssiNiuM, AssiNUM, Assimshire, comté 
d'£iCosse« 



il3 



ASSISIUM. — \TALANTyE NESÏUM. 



H4 



Assisnm^ voy. Asismic. 

AsoRcs [Cic. Ver.], 'Aa<T»poç [Steph.], As- 
soMin^ Azaro, bourg de Sicile. 

AssoviuM, Asovu Tanais [Plin.], Azom? ou 
Azof, ville de la Russie d'Europe, dans 
une île du Don (prov. d'Iekateri- 
noslaw). 

AsTA [Plin. m, 5], 'Aora xoXwvia [PtoL], 
AsTExsis CiYiTAS [Paul. Diac.], Asta 
PoifPEJA^ Hatia [Tab. Peut.], ville de 
Fane. Ligurie, sur le Tanaro, auj. Asti, 
ville et évêché de Piémont. 

Paoxer et les bibliographes moderaes citent deux 
livres imprimés k Asti en 1518 et 1519 : Albert i 
Bnod de ConstUvtionibuê, decretis, statutis et eon- 
netmdÙÊiàus. Astx, mdxvui, in-toU -^ Benevenuti 
SaMgeorgii Séries MontUferrati marchianum et 
prùicipum, Astae, per Franciscum de Silva, hdxix, 
fai-4. (CaL Pioelli, II, p. Î6H.) 

n ne nous est pas pennis de passer soùs silence 
le lÎTre le plus prédeux imprimé à Asti, dont un 
exemplaire est consenré dans l'admirable bibliothè- 
que du respectable doyen des bibliographes, M. J.- 
C Bronet, qui l*a, (te vinL, décrit aussi exactement 
que possible dans la dernière édition du Manvel du 
Ukraxrt, » AUotd AstensU {J.-G.) opéra Joeunda 
meiro Maekarronico matemo : et GtUlieo compo" 
rita. A la fin : Impressum Ast per magistrum Franc 
deSilva, anno dfii, Hilesimo quingentesimo rigesimo 
primo, die xij. mensis HardJ., pet. in-8, demî-goth. 
Iig.s.l»is; 200 ff. non chiCTrés. Le bel exemplaire 
de H. Branet a figuré dans les ventes Hanrott et 
Ridi. Heber. ; il fut acquis à cette dernière vente 
par le libraire Groiet, qui le céda A M. Brunet : 11 
est incomplet de 2 AL, mais il a le frontispice origi- 
nal que n'avait pas celui de M. Libri (vente de 1M7). 
Voyex, k cette occasion. Acte d'accusation contre 
Ubri-Carueei, art. Grenoble, 

Asta Regu [Plin., Mêla., Itin. Ant.], 
Xeresium, ville de Tanc. Bétique, auj. 
Xérès de la Frontera, sur le Guadalete 
(Andalousie). 

• L'imprimerie doit exister dans cette ville depuis 
Pao 1620, » dit le D*" Cotton, qui ne cite aucun livre 
à rappui de son assertion. Voici un vol. imprimé 
Tannée précédente, qui se trouve A la biblioth. de 
rArsenal : Diseorso en que se prueva, que et habito, 
mtroéueido por la nueva Pragmatica, es el mas 
natural y mas conforme al antiguo destos Reynos, 
por el Ueeneiado Fernando Manojo de la Corte, 
Xérès, 1025, in-^ Une édition de ce petit traité a été 
pabliée A Barcelone cette même année 1625 : nous 
^norons laqueUe est la première. 

AsTAPA [Liv.], Estepa la Vi^a, ville d'Es- 
pagne, près du Xenil (Andalousie). 

AsTARACENSis Ager, Astaracum, 'pays d'As- 
tarac ou d*Estarrac, en Gascogne, près 
Gomminges (Haute-Garonne). 

Asnois [Itin. Ant.], Astigitana Colonu 
(Plin. m] , CoLONiA Augusta Firma 
[ïnsc. ap. Grut.l, Ecija ou Exija, ville 
d'Espagne, sur le Xenil (Andalousie). 

Noos ne connaissions pas de livre Imprimé à EciJa, 
aatérieurement à celui-ci : Sotedad entretenida en 
que se da noticia de la storia de Ambrosio Cali- 
sandao, eompuesio por Joan de Barrio nuevo y 
Moya cUrigo, — En EciJa, por Juan de Malpartida 



de las Alas, 1638, in^k. Mais D. J. Gallardo nous en 
indique un plus ancien : Relacion de ta solemnitad 
con que celetfrô ta octaba del Santissimo Sacra- 
mento en la ygleaia mayor de Santa Crut su pa- 
trono Don Diego de Mendoza, regidor de la dictia 
ciudad este aflo de 16SS. — Con licencia, imprcsa en 
Ecija, en la oficina de Luis Esiupiftan, afio 1653. 
\n-U. 36 (T. sans pagin. 
(Bibiioth. espailola, tom. J, 729.) 

AsTiGis Vêtus, Astygis, Alahameda (Ala- 
meda), bourg d'Espagne, près Ecija 
(Andalousie). 

ASTIPALfiA, \(srw:aXa.U [Ptol.],l/e deStam- 
pâli, dans rArchipel, entre Naxos et 
Rhodes, sur la côte de Carie. 

AsTR£us, fleuve de Macédoine, auj. la 
Vistrizza, dans le pacb. de Saloniki. 

AsTRASu, Westrachia. Westergoè, l'un des. 
quatre districts ae la Flandre wal- 
lonne. 

AsTRizzA, voy. Asperosa. 

AsTURA [Plin. m], 6 STopa; [Strab.], Salira, 
pet. riv. des États du Pape. 

Astures, peuple de l'Espagne Tarraco- 
naise, divisé en Astures Augiistani 
. Iroy. de Léon) et Astures TYansmontani 
(les Asturies), 

AsTURiCA Augusta, Colonia Asturica, Aus- 
TURGA, AsTURGU, auc^ cap. des Astures, 
auj. Astorga, ville d'Espagne, dans le 
roy. de Léon. 

Le Dr Cotton rapporte que la bibliothèque du 
Trinity Collège de Dublin contient un volume im- 
primé dans cette ville en 1624 par Hieronymo Mu- 
rillo, mais il n*en donne pas le titre. 

Pedro Cosin imprima dans cette ville en 1577 un 
traité de D. Franc Garmiento de Mendoza, inlit. : 
Defensio libelli de rediiibus ecclcsiasticis ab im- 
pvgnationibus doctoris Martini yavarri, — Astu- 
rica, 1577, in- fol. 

Asula, Acelum [Plin. in.], Acedum, ^Ajte^cv 
[Ptol.], Asola, pet. ville de la Vénétie, 
sur la Cbiese. 

Cest la patrie d*Andreas Asulanus, qui prit la di- 
rection de rimprimerie des Aides, à la mort d*AIde. 
Tancien, qui arriva le 8 fé>Tier 1515 (1516, n. style). 

Ataciacus Vicus [monn. mérov.], voy. 
Narbo Martius. 

Atacini, peuple de la Gaule Narbonnaise 
première, babitait sur les bords de 
XAtax (Atide). 

Atacinorum Civitas, voy. Nahbo Martius. 

Atacinus Vicus, Au&sière, bourg de Fr. 

(Aude). 
Ataginos [monn. mérov.], voy. Narbo 

Martius. 

Atagis [Strab.], Eisacus [Cell.], Hisarcus, 
Itargus, l'Eysac/i, riv. du Tyrol. 

ATALANTiE NeSIUM, 'AToXàvTYlç NïKJlOV, île dC 



H5 



ATANACUM. — ATHENiË AD EHNUM. 



ii6 



Nesos, TàlcmcU oa Tkalandonis, dans le 
N.-O. de Négrepont. 

Atanacum, Aignai-le-lhic, bourg de Fr. 
(Haute-Marne). 

Atanus, voy. Atoanatum. 

Atax, Adax^ Aude, fleuve du Languedoc. 

Ategua, Attegtia [Dio. Cass.], Attegova, 
ville de la Bétique, dont César fit le 
siège, et sur les ruines de laquelle s'est 
élevée Alcala Reale ou Alcaia la Real, 
près Jaen (Andalousie). 

ATELiE VeROMANDUNORUM, AXELfi VlLLA IN 

Pago VitiOMANDENSi [Grég. Turon.], At- 
telé, AihieSy bourg de France, dans 
l'anc. Yermandois (Aisne). 

Atella [Liv., Cic, Tab. Peut.], 'A-rtXXa 
[Ptol.], 'ATtXa [Strab.], ville des Osci, 
dans la Campanie, auj. Avena, près 
Capoue, ou San Arpino, dans la Terre 
de Labour (d'où Atellanes). 

Aternum, 'AT^pvcv [Strab.], Pescara, bourg 
du roy. de Naples (Abruzze citer.). 

Aternus [Plin.], Piscarius [Paul Diac], 
ÏAtemo, riv. d'Italie; se jette dans 
TAdriatique. 

Ateste [Tac. Hist. ra], Ateste Colonu 
[Plin.J, Adestdm, Este, ville de la Véné- 
tie, au S.-O. de Padoue. 

Noos ne connaissons pas de liyre imprimé dans 
cette ville avant 17ftS : Èrevi notizie Intomo alla 
terra di Este, ii per queUo, che riguarda l*anti- 
cMtà délia sua origine, che le sue varie mutazioni, 
ecc,, di Antonio AngelierL 

Este, per l*0rlandini, 17ftS, in-8. Haym prétend 
qne ce livre est l'oeavre de D. Paolo Vagenti. 

Atha, Athum, Ath, pet. ville de Belgique 
(Hainaut). 

L*auteur du Très-dévot vouage à Jérusalem, 
Jean Zuallart, a fait imprimer dans cette petite ville 
un livre tout spécial : Description de ta ville d'4th. 
Atb, J. Mafis, lèlO, in-8. 

Nous ne trouvons aucune trace d'imprimerie an- 
térieure. En 16S7, nous pouvons encore signaler : 
Chronique de Grandmont, par Benoit Ihtteau, 
Ath, J. Maés, in-12, et : Fie de S. Adrien^ patron de 
Grand-Mont, par le P. Martin le Brun, Ath, 
1657, in-8. 

Atha-Clyath, voy. Dublinum. 

Athanagia [Liv. xxiT, Cardona, sur le 
Cardonero, ville d'Espagne (Catalogne). 

Athanatum, Atanvs, Atanence Monasterium, 
S. Arediys. StrYtier-de-la-Percke ou St- 
Yrieix, village et anc. abb. de Bénédic- 
tins, près Limoges (Haute-Vienne). 

Nous citons ici cette abbaye, parce qa*au xn^ siè- 
cle les moines y montèrent un établissement typo- 
Sraphique dont le plus ancien produit fut un 
reuiarium cité par P, de Golonia, dans son His- 
toire littéraire de la ville de Lyon, impressum in 
monasterio Athanatensi, anno 1520, et un Mis- 
sale Athanatense, imvr, Athanati, in eodem mO' 
nasterio^ anno 1531, in-foL, dont un bel exemplaire 
ne fut vendu que 5 fr. 1 s. à la vente Golbert. 



Athenje [Liv. etcj, 'A(Mv»j, Geciopia [Ca- 
tul.], Thesea [Thucyd.] ; au moy. âge : 
AsTiNEs, Setines, Athina. Athènes {Athi- 
niàh en turc), capitale ae la Grèce. 



Le S aoAt 182S, dès le commencement de Pinsw^ 
rection grecque, M. Ambroise-Firmin DidoL promo- 
teur du célèbre Comité philbellénique de Paris, 
s*cmpressait de faire don k la Grèce d*une imprimerie 

Î|u*il aurait voulu diriger sur Athènes ; mais éUe 
ut expédiée d*abord à Hydra, oh elle senit à Csirc 
paraître le <l>îXo; tov N6(jlou, Journal politique. 

En 1824 le comité de Londres envoya trois petites 
imprimeries qui ftarènt ainsi réparties : l'une A His- 
solonghi, l'autre à Kauplie, la troisième k Athènes, 
d'oh les Turcs avaient été chassés. Le 2ft avril, le 
Journal d^ Athènes, *E^\t£ç'iç tûv 'AOiQvâv, parut» 
imprimé dans Athènes. Mais cette imprimerie fut 
complètement détruite le 24 mai 1827, quand les 
Turcs reprirent Atht*nès. 

En Janvier 1834, sur la demande et la recommao- 
dation du prince Soutzo, M. Ambroise-Firmin Didot 
confia à M. Kororoélas d'Athènes, qui vint s'ins- 
truire des procédés de la typographie chexMH. Firmia 
Didot, une imprimerie qui devint par la suite 
très-considérable. Les premiers livres qui sor- 
tirent de ses presses, k Athènes, sont : en 18S4, 
VHisioire d'Athènes, par Denys Sourmélis, in-8*; 
en 18S5, *AvOoXoYCa f| ovXXoyi^ qiajidtedv ifjpolxûv 
xal ipcoTixcôv, 2 pet. vol. in-16 ; en 18S0, les Mé- 
moires militaires du général Christophe Perraibos 
(*Aico(&vT]{jLoveu(iaTa 9coXs(i.()ià OMX^^iaj^mL icopà 
TOV ovvrayiJATâpxou ^pior. lleppaiooO). 2 vol. 
in-8<», André Koromélas, rue. d'Othon, n* 2i5. 

Dans une antre imprimerie parurent, en 1888, les 
Souvenirs de la régénération grecque, de 1820 à 
1823, par Germanos, métropolitain de Patras» 
*rico(ivr,(iaT« iccpi xi]; éicavaffxdaeoi; if]c '£X>flu* 
8oc icopà ToO ucTpoicoXtTov IlaTpàiv rep(ia*0Uy 
publiés par Callimaque Kastorchès, à Athènes, ty- 
pographie de Pierre Bflantzarakès, rue Nteka, n* 45. 

Koromélas a imprimé plusieurs dictionnaires. Le 
premier, publié en 1837, est le Dictionnaire fran- 
çcds-grec, de Dentotis et Zalik, un fort volume in-8*, 
Athènes, 1837, typographie de Koromélas, et le der- 
nier est le grand dictionnaire d'après le Thésaurus 
grcecœ linguœ de Henri EStienne, par Skarlatos, 
2 voL in-4*, Athènes, 1852, imprimé et stéréotypé 
par A. Koromélas. Cet ouvrage est fort bien exécuté, 
bans les prolégomènes l'auteur, Skarlatos de By- 
zance, et réditeur disent qu'ils ont été encouragés à 
préférera l'ordre étymologique adopté par H. Estienne, 
et qui fut suivi à tort par les éditeurs de Londres, l'or- 
dre alphabétique, selon l'exemple donné par Ambroise- 
Firmin Didot, et ils s'expriment ainsi : *Ave6dp- 
puvav TÔv àXY)Od>c i\ptùOL Tfi; TvitOYpat^tac Xp.- 
ébôaiov Oip(Aîvov AiSoÂTov, f| xaOûc tov i6aicTt<rcv, 
eu icoicôv , ô if)(JLéTepo; Aatanio^ , Aiodorov , va 
àvaXâ6iQ Tpirriv toO 8T)90cupoO Sxdoatv xaT* àX- 
9a0v)Tov (p. 2). 

D'autres imprimeries s'établirent à Athènes avec 
les caractères de Didot : celle d'Apostolidès, de Gkar- 
boi^, etc. 

Koromélas mourut à Athènes en 1800. 

ATHENiE AD EhNUM, AcADEMIA JuUA, HeL- 

mestadium, Helmstadilîm, Helmstœdt, ville 
du duché de Brunswiclc. 

L'imprimerie précède de quelques années en cette 
ville la fondaUonde l'Université, qui n'eut Jieu qu'en 
1570. Nous connaissons un livre imprimé en 1572 : 
D. NicSelneckers Bekandtnuss vnd testament vom 
h, abendmal dess Henren, was es sen, und tvas 
darinnen aussgetheilt und genommen werde. 
Helmstatt, 1572, iu-8. Le nom du premier imprimeur 
est Jacobus Lucius Transylvanus. 



117 



ATHENiE AD SALAM. — ATREBATiE. 



H8 



Athekje ad Salam, Athenis Salanjs^ Ihena^ 
lena, YiUe du grand-duché de Saxe^ 
'Weymar (anc.ahuringe). 

UniTcnité eâèbre ftmdée en 1548. SulTant le 
Dr CoCtoOf qui t'appuie de Pautorité de Ldong, 
rfoipriaierie date en cette Tille de 1545 et le premier 
Une imprimé serait : Chrùtophori Hammeri in- 
tro4meiio fm UetUmem Armmteam. lenae, 1545, 
ki-4. Gomme noui sommes forcé d*avouer en toute 
homilité ne connaître ni les ouvrages ni même le 
nom de Christophe Hammer, nous déclarons 
manquer des élémâits nécessaires pour Térifier l*au- 
theniidié de cette assertion. Un théologien luthé- 
rioi du nom de H anin Hammer a publié plusieurs 
•nvrages à léna à peu près à la même époque, mais 
rfmnêssion du plus ancien ne remonte qu'à 1565. 
Toiâ, imprimé A léna, unlirre intéressant que nous 
croyons devoir citer; il nous est fourni par Stru- 
Tlui {De TkMrimniœ scriptori&uâ) : JolL SMgelii 
ùrmHo éê emaU^ quart eonitihumtur Aeademiœ, 
ÊutHtm lemmj in etieberrimo eonsetsu iUu$trissi- 
wtormm itemm Saxonlœ, prùuipumy eamitum, no- 
èêUtmtU et raîUM uhoUuHei^ eum pubUee rteita- 
remtmrprirUtgia «f statuia AcadtnUœ lenêntU^ 2 die 
PeèrmarU amo iatuti» m d Lvin. len», 1558, in-4. 

Atheiuk Anglorum^ Yoy. Oxonu. 

Atheeue Ràcrac^^ yoy. Basilea. 

Atbenjs Remorum^ voy. Rémi. 

Axhenopous [Mêla]. Athenopous Massi- 
LiENsiuM rPiio. m], Sambraoa, Tille de 
la Gaule Narbonoaisey colonie de Mar- 
seille, aaj. Grimaud, pet. yille de Fr. 
(Var). 

AnoDiRiA, Athewrey, Tille d'Irlande. 

AiHEKDAy Aiherdee, bourg d'Irlande. 

Atbesia, Athesinus Ager^ Etschland, dis- 
trict du Tyrol. 

Athesis [Virg. iEn., Plin.], 'Afti<nç JPtol.J, 
Atïsia [Tab. Peut.], 'Atkjgv [Plut.], 
ÏAdige (Ètsch en ail.), fleuTe d'Italie ; se 
jette dans TAdriatique. 

Athiso, Toy. Ansis. 

Athloka, Athlone, ville d'Irlande (comté 
de Roscommon). 

M. Gotton iSuppl.) croit qu'un certain Denys 
Daiy ftat le premier imprimeur de cette vUle, vers 
1785; en 1789 il y fonda un Journal, intit. : the 
àtklone HeraUL. 

Atho, Athos [Plin. iv, Oyid.1, é "AO»; [Hé- 
rod.], Athon [Cic, Liv.1, le mont Athos, 
Monte Santo, Hagion Oros, montagne 
de Macédoine, auj. dans la Roumélie : 
22 couvents de l'ordre de S. -Basile. 

Atroua, Atht^, comté d'Ecosse. 

Atbum, voy. Atha. 

AxHURmrs, Vulturnus [Liv., Plin.], Vol- 
Tt-RNus |Dion. Halic.J, il. de la Campa- 
nie, auj. le Voltumo, dans le Napoli- 
tain. 

Atu, voy. Atina. 

Atilia, voy. Aldenburgum. 



AiiLiAcuM, Tilly, villaffe de France, près 
des Andelys (EureJ; ou, suiv. l'abbé 
Cocbet, Antigny, village près Fontaine- 
le-Dun, arrondiss. d'Yvetot . (Seiné- 
Infér.). 

Atina [T. Liv., 1x1, Atia, Atinum [Plin. m], 
Atino, bourg du pays napolitain (Terre 
de Labour). 

Atisis, Athiso, riv. de la Gaule Transpa- 
dane, chez les Insubres, auj. la Tosa ; 
se jette dans le lac Majeur. 

Atlanticum Mare, 'ATXamxri ôatXotaaa, OcEA- 
Nus OcciDENTAUs, VAtlautique. 

ATORnuM, Ai>0RFiuM, Adorf, pet. ville du 
roy. de Saxe, sur l'Elster. 

Atrebata [Not. Imp.L Atrebates |moy. 
âge], Atrebatium IJCluv.], Atrebatum 
[Ceil.], Rigiacum, Regiacum Atrebatum, 
Opif iflucov [Plol.], Nemetacdm [Itin. Ant.], 
Nemetocenna [Hirt. vm], Civitas Atra- 
VATUM [Itin. Anton.}, Atrebetis [monn. 
mérov.j, Arras, ville de France, sur la 
Scarpe (Pas-de-Calais). 

Ruinée par les Vandales et par les Normands. Ap- 
partient définitivement à la France depuis le traité 
de Nlmègue. 

L'imprimerie ne fut introduite dans cette rille 

Ïu'en 1528« et le premier imprimeur est Jehan de 
uyens. 

En 1508 parait un Miuale ad usum inMtgnis 
Beelesie AtrebcUentiâ... finit hùc intigne saerimii- 
$alis opta. Anno a Notait DomiMi u d tiii, impenta 
et are Johannia Lagaehe (en lat. Joh. Piea)^ ti- 
Ifrarii manentia domum familiamgue haoentis 
Atrebati ad inlertignium 5. Joti, Èvangelisii.,, 
ibidemque vénale reperietur, In-A, lettres rouges 
et noires. 

Ce beau livre (ùt imprimé à Rouen par le célèbre 
Martin Morin, qui mit son nom en toutes lettres sur 
le Jambage intermédiaire de l*ftl majuscule qui com- 
mence Touvrage. 

En 1517 une seconde édiUon In-foL du même Mis- 
sel fut imprimée à Rouen par Martin Morin et éditée 
par Jean L.agache, qui s^était associé son fils An* 
thoine, et six mois après un Bréviaire portatif in-8 
sort encore des presses rouennaises, mais cette fois 
'avec la marque et le nom entier de « Magiater Mar- 
tinu» MoriUs, > 

Mais les années suivantes voient une imprimerie 
nationale s'établir à Arras et Tan 1528 paraît le pre- 
mier livre réellement artésien : ■ Ordonnances, 
V8age$ et itUiiie la gouvernance d'Arras^ faictes 
et décrétéet par Vempereur comte d* Artois. — 
On les vend en la cité d'Arras par Jean de Buyens, 
deuant le portail de Nostre Dame. (A la fin :) Imprime 
nouuellement en la cite d*Arras par Jehan de 
Buyens l*an hdxxviii, pet. in-ft, goth., avec les 
armes impériales sur le titre, gravées sur bois. 

Jehan de Buyens imprime encore eu 1531 les 
nouvelles ordonnances du même empereur, in-4, 
gotlu (a la Bibl. impér.). 

La première édiuon des Coustumes generaltes du 
conte d'Arthois, connue et décrite, est donnée en 
1555, par Jehan Bourgeois, libraire, denunirant près 
du petU marché devant Saint-Géri, in-8, goth. 
M. Brunet fait remarquer que la dernière ordon- 
nance est datée de 1551, ce qui permet de supposer 
une édition antérieure i celle de 1555. Nous Igno- 
rons si ce Jehan Bourgeois avait, à la date de 15S5, 
un matériel d'imprimerie suffisant pour produire un 
livre de cette importance, et il nous est permis d*en 



ii9 



ATREBATENSIS PAGUS. — AUDIERNUM. 



120 



douter, puisque nous voyons cotte coutume réim- 
primée en 1547, avec cette souscription i • On Us 
vend en Arras par Je/ian Bourgeois, « et à la lin : 
« imprimé à Anuers par moy Jehan Grap/ieus. « 
' Ce n'est qu'en 1553 que nous trouvons sur une 
nouvelle édition des Ctnistumes la mention d'Im- 
primeur accolée au nom de Jehan Bourgeois. 

Voici, pendant les xvie et xvii» sièles, la suite des 
imprimeurs artésiens que nous fournit une curieuse 
monogcaphie de MM. d'Iléricourt et Caron : 

Jehan de Buyens, dont le frère Pierre ne fût que 
libraire. 

Jehan Bom*geois ; il y en eut deux probablement 
du même nom qui imprimèrent de 1535 à 1590. 

Claude de Buyens et Gilles Bauduyn (1589), librai- 
res, pour lesquels fmprimait d'abord Joachim Tro- 
gnesius, mais que l'on trouve plus tard figurer 
comme imprimeurs. 

Robert Maudhuy(1592-16S0). 

Guillaume de la Rivière (1591-1634), qui imprimait 
aussi quelquefois pour Gilles Baudouin. Ce G. de la 
Rivière est le typographe dont se glorifient à Juste 
titre les bibliophiles artésiens; il fait revenir de 
Cambrai, en 1629, son fils Jean-Baptiste, dont nous 
voyons pendant quelques années le nom associé au 
sien. 

Arras fournit aux imprimeries étrangères Pierre 
Touros, surnommé le Tondeitr d'Arras^ prote de 
l'illustre Thierry Martensd'Alost, et le savant Cris- 

{>inus, Jean Grespin, que l'intolérance religieuse 
brce ft quitter la France, et qui va porter à Genève, 
la libre patrie des réformés, son savoir et son 
génie. 

Nous trouvons la mention d'un imprimeur d'Ar- 
ras, nommé Ralet, qui exerçait an commencement 
du xviie siècle ; mais, comme MM. d'Iléricourt et 
Caron n'en parlent pas, nous ne le citons que sous 
toutes réserves. 

' ' En 1764 (Rapp. Sartines), il n'existait à Arras que 
deux imprimeurs, Charles Lemaltre de la Sablon- 
nière, pourvu en 1747, et Michel Nicolas, reçu im- 
primeur en 1752. 

Martin Franc, l'auteur du Champion des Dames, 
était d'Arras, ainsi que l'auteur de la JUélusine, 
Jehan d'Arras. 

ATREBATENSIS PaGUS OU COAIITATUS, VArtoiS, 

anc. province française réunie à la cou- 
ronne 
passe 

mariage de Maximilien avec Marie de 
Bourgogne, et revient définitivement à 
la France par le traité de Nimèirue 
(1678). 

Atrebates, peuple de la GauleBelgique II«; 
occupait l'emplacement de Tanc. dio- 
cèse d'Arras, auj. partie du départ, 
du Pas-de-Calais. 

Atrebath, peuple de la Bretagne romaine ; 
occupait une partie du comté de Midd- 
lesex, sur la Tamise, et de l'Oxford- 
shire. 

Atrianus, Tartarus LPlin.L ^^ Tartaro, pet. 
riv. de la Vénétie. 

Attaoum, "Attoxov [Ptol.], station de TEs- 
paçne Tarraconaise, chez les CelHberi, 
auj. Darocca. 

ATTEIJI,V0y. AlEL^. 

Atterus Lacus, die Sckwartzee, ou le Lac 
Noir, en Bavière. 



par Philippe-Auguste, en li80; 
a la maison d'Autriche par le 



Attiniacum, Attiniacum Palatium in agro 
Remensi ad Axonam [Capit. Car. C. ; 
Baluz.], Attigny, pet. ville de France 
(Ardennes), résidence royale pendant 
les deux premières racrs et siège de 
plusieurs conciles. 

Attipîacum, Attichy, bourg de Fr. (Oise). 

Attium Promontorium, cap de la Corse, 
sur la côte 0.; auj. Puenta diLacdvoio. 

Attobriga, Monast. Veltenburgicum, Wel" 
tenburg, bourg de Bavière, sur le Da- 
nube, anc. abb. 

Attuatuca, Aduatdca [Itin. Anton.], Açuaca 

TUNGRORUM, 'ATCUabccuTOV [Ptol.], AtUACA 

[Tab. Peut.], Tungri, Tongres (Tongem 
en flam.), ville de Belgique, dans le 
Limbourg, anc. cap. des Tongri, peuple 
de la Gaule, dans la Germanie II*, au 
S.-O. des Ubiens, qui vinrent occuper 
le pays des Eburones quand ceux-ci 
eurent été détruits par César. — On 
croit aussi que cette ville correspond 
à la PALfiOPous Aduaticorum, dont on 
rencontre souvent le nom. 

Nous ignorons oii M. Temaux a pris l'indication 
d'un vol. impr. à Tongres en 1005 : Bonarseus, 
amphitheatrum honoris. Paleopolis Adualieorum, 
1605, in-h. 

Nous trouvons dans plusieurs anc. catal. la men- 
tion d'une édition de ce livre imprimée à Anvers en 
1006, in-4, avec le nom véritable de l'auteUr, Ôliv, 
Bonarsius (Bonars) , comme on traduisait Bongarspar 
Bongarsius, Nous trouvons dans un des catalogues 
des Elsevirs une édition de la Cité de Dieu de 
saint Augustin, trad. en flamand et imprimée à 
Tongres en 1018, in-A. Mais ces indications sont 
l'une et l'autre inexactes, si, comme le prétend le 
Bibliophile belge, la ville de Tongres n'a eu sa pre- 
mière imprimerie qu'en 1829. 

Un imprimeur d'Anvers, au commencement du 
xvii« siècle, était de Tongres et en portait le nom : 
Willem van Tongeren. 

Attubi, voy. CoLONiA Claritas Julu. 

Atur, Atodris, 'AToupio; [Ptol.] , Aturus 
[Lucan.], Tarbelucus Aturus [Auson.], 
Arus Silvensis [Auson .1, VAdour, fleuve 
de France ; se jette aans le golfe de 
Gascogne. 

Atura, Aturum, Aturre, Civitas Aturen- 
siuM [Itin. Anton.], Aire, pet. ville et 
anc. évêché de Gascogne, sur TAdour 
(Landes). 

AuBANiA, voy. Albinu. 

AuBiGNiuM, voy. Albintacum. 

AucENsis Fluvius, Oka, riv. de Russie. 

AuciAcuM, AuxyAe-Chàteau (^Auchy), bourg 
de Picardie (Pas-de-Calais). 

AUDENARDA, VOy. ALDENARDA. 

AuDiERNUM, Audieme, bourg de France 
(Finistère). 



121 



AUDOENI VILLA. - AUGUSTA. 



122 



AUDOENI YUXA, s. AL'OOENI NOBIUS DOMUS9 

s. OuYN [Ordin. reg. fr.], anc. rési- 
dence royale, ScdnMhien, près Paris ; 
pendant la Révolution s'appela Bains- 
ptr-Seine. On trouve dans tes chron. : 
SanU-Oain, Saint^Hans : les Gesta Reg. . 
Fr. portent B. Odoenus. Aimoin dit : 

AUDOENUS ALIAS DaOO. 

ACPOMAROPOUS, AUDOMARUM, FaNUM DIVI 
AUDOMARI [ClUV.], S. AUDOMARI PaLATIUM 

[Chron. Ludov. viii^ a. 1211], appelée 
autrefois SUhieu, suiv. Malbrancq, auj. 
Saini'ùmer, ville de France (Pas-de- 
Calais). 

En 15M, on ooUése de jésuites 7 fut installé par 
If R. P. Panons, et devint bientôt la maison d*édu- 
caiioo privilégiée des Jeunes catholiques de la no- 
bloK d^rbode, d'Angleterre et des Pays-Bas. Vers 
rn ION les RR. PP. y montèrent une petite im- 
primerie A. M. D. G., dont les premiers produits 
iOBt nres et rediercliés. 

Le Dr Goiton, dans son SuppL, dit que les Jésuites 
imprimèrent dès Tannée \Wi the Ufe atid Dcalh 
9fM, Bématud GenfngSj prie$t, in-4. Les Jésuites, en 
iSM , ne pensaient pas encore à leur collège de Saint- 
Omer ; et comment les aventures du prêtre Genings, 
• tf u iiue d vitb martyrdome at London the 10 day 
of november, • auraient-elles été imprimées à Saint- 
Orner dans le courant de cette année? Cette asser- 
tioov empruntée au S^ volume de J, Ames et au 
Matauell's €at,, p. 5S, est donc inexacte : le Mar- 
tyre de Genings ne fut imprimé à Saint-Omer qu'en 
flOift, et le volume est im mince in-4* de 110. pp. 
qui s*est vendu on ne sait pourquoi SIO fr. à la 
vente Dinaux. 

Le premier livre imprimé par les Jésuites, dans 
lenr c ou v e nt de Saint'Omer, est probablement : A 
èriefe âpotoçU or defenceofthe eatholike eccU» 
aiattical kkrarehie and subordination in England 
(^ JI.FaraofU),Saint-Omer,160i, in-12. — Lowndes 
nous donne un ouvrage plus important : Discttsslons 
of ihe answfre of Wm. Barlow to the booke intit. 
tke Judgnunt of a CathoU English man, Saint- 
Omer, 1603, with a svppL, 1612. — 2 voL in-4. 

Mais, pendant que les Jésuites prenaient Pavancc, 
la omnicipalité de la ville, piquée d*hoiineur, attirait 
on im|Himeur laïque, François Bellet, qui, dans 
Pèpltre dédjcatoire du premier volume sorti de ses 
presses, se fait un devoir de remercier c^s dignes 
échevins de b munificence ttbérale dont ils ont fait 
preoveà son égard, et ce premier ouvrage est intit. : 
Bpùires dorées de saint Uierosme, traduites de 
latin en françois, avec une table très-ample, Saint- 
Omer, François Bellet, 1602, pet. in-12 de 299 p. 

Chartes Boscard, que M. Brunet appelle Bascariy 
nous ignorons pourquoi, ne vint s*établir à Saint- 
Omer que quelques années après François Bellet. 

L'arrêt de 17àO fixa le nombre des imprimeurs 
de^aint-Omer à deux, et le rapport fait à M. de Sar- 
lioes nous donne le noiU'de ces deux imprimeurs : 
FraiM;ois-Dominique Festel, pourvu en 1743, pos- 
vedant ft presses, et Ilenri-Françob Boubers, établi 
en 17U, aj-ant aussi A presses. 

Vous devons une partie de ces renseignements 
l un bioliophile artésien distingué, M. le baron 
Uard. 

XibBucA Villa, Odreia Villa, Audrieu 
|Chron. Carlov.], anc. villa royale, aui. 
Ormille, village de France, près Doul- 

lens (Oise). 

Amm, AirruRA, Ebura, rjBwre, riv. de 
Normandie, affl. de la Seine. 



Auftdena, Aùçi^YÎya [Ptol.J, Al Fetieda (en 
arabe), Alfidena, ville au roy . de Naples 
(Abruzze citer.). 

AUFIDUS [Horat., Liv.],AUFIDA-STAGNA [Sil. 

Ital.l, auj. VOfanto, fleuve du roy. de 
Naples; passe à Cannes et se jette dans 
TAdriatiquc. 

AunNA, AuFiNUM, auj. Ofeiia, bourg du 
roy. de Naples. 

AuFONA, voy. Antona. 

AuGA, AuGJE, AucA, AuGiuM, Algia, Augum, 
AusTA, Eu, ville de France ; anc. comté ; 
résidence et château royal ; anc. abb. 
d'Augustins (Seine-Laférieure). 

AuGu [campus pascuus amni adjacens, vel 
amm circumfiisus, Duc), voy. Alglu 

AuGiA, AuGiA Lacus Tigurini, Vile de Ufiiau, 
dans le lac de Zurich. 

AuGU Alba, Wissenavia, Weissejiau, bourg 
et anc. abb., en Bavière. 

AuGu DivEs, RicHENAVu, Rckhetiou, île du 
lac de Constance. 

AuGiA DoMiNi, Herisau, bourg de Suisse 
(C. d'Appenzel). 

AuGiA liAJOR, AuGiA Reesï /Rheinou, ville 
de Suisse (pr. Schaffhauseii). 

AuGiA Sacra, Elgg, bourg de Suisse (C. 
de Zurich). 

AuGiA ViRGiNUM, Mogdetiau, village et abb. 
de Suisse (canton de St-Gall). 

AuGLE Saltus, Saut'd'Auge, bourg de 
Normandie (Calvados). 

AuGMiNioNA, Aumignon, pet. riv. de Picar- 
die, affl. de la Somme. 

AUGUBIUM, voy. EUGUBIUM. 

Augum, voy. Auga. 

AuGusTA, Augusta Leontinorum, Agosta, 
ville cl port de Sicile, au N. de Syra- 
cuse, sur la mer Ionienne. 

Augusta, Aouste sur la Bresle, village de 
Normandie (Seine-Iùféricure). 

Augusta, Augustus, Au{jst, village de Pi - 
cardie (Pas-de-Calais). 

Augusta [Itin. Anton. ; Tah. Peut.], Neu- 

MAGUS, NoiGaa-j^OÇ [Ptol.] , NOVIOMAGIS, 

Neodunum, Niviodunum, ville des Tricas- 
tini, dans la Gaule Narbon., auj. Nynns, 
ville de Suisse, sur le lac de Genève 
(Vaud). 

LUmprimeric fut introduite dans cette petite ville 
à la fin du xviii«) siècle : le Tableau de Paris cri- 
tiqué, Nyon, 1783, S vol. in-S. 

Augusta, voy. Tublvga. 



123 



AUGUSTA ACILU. — AUGUSTA NEMETUM. 



i24 



AuGusTA AaLU^ Castra AuGusTANAy Servio- 
DURUM [Tab. Peut.], Straubinga, Straih 
bifigen, ville de Bavière, sur le Danube. 

Imprimerie en 1585 t Jacob Rabi Cfiristtteti 
manual oder handbUchlein , von rechtem Nutz 
dess wallfahrtenê, und mit was Christliciier an- 
dacht.,. Straubingen, 1585, in-8. (Catal. des foires 
de Francfort, a. 1625, p. ASl, 2« partie.) 

Du même auteur, nous trouvons encore : Jae» 
Rabi ChrisHiche instruction und unterweisung, 
wesê iieli Fatter und Mutter, Gevatter und Prie- 
ster. Straubingen, 1585, in-4. Mais nous n'avons 
pas le nom du premier imprimeur. 

AuGusTÂ Allobrogum, voy. Geneva. 

AuGUSTA Antonini, Gastinum, Gastein, ville 
de bains, en Autriche, près Saltzburg. 

AuGusTA Arvernorum, voy. Arverna. 

AuGUSTA ASTURICA, VOy. ASTURICA. 

AuGusTA AusaoRUM [Itin. Anton.], Auxo- 

RUM, AUXITANA CiVITAS, aUC. GUMBERRIS 

OU Climberrum [Mêla, m], Ausci [Amm. 
Marc], anc. cap. des Auscii et de la No- 
veinpapuianie, auj. Attch, ville et archev. 
de France (Gers). 

I^ Breviarium Auxitanum, imprimé I Auch, en 
1555, in-8, goth., est le plus ancien livre que nous 
puissions citer comme imprimé dans cette ville ar- 
chiépiscopale. Ce livre doit être fort ;vre, car nous 
ne le trouvons décrit nulle part et nous ne le voyons 
figurer qu'une fois dans un catalogue de Tente (Cat. 
Baluie, 11, no 9b2h). 

En n^U (Bap. Sartincs). nous ne trouvons à Anch 
qu'un seul imprimeur, Etienne Duprat, reçu en 
1742 et possédant deux presses. 

Algusta Badacum, Birckhausen^ pet. ville 
de Bavière. 

AUGUSTA BaSILEA, VOy . LONDINUM. ^ 

AuGUSTA Batiennordm, AÙYcuara Boctmvââv 

iptol.], ville de la Gaule Cisalpine, auj. 
lassignana, bourg d'Italie, près Coni. 

AcGusTA BuBius, BiLBius [Martial, x 
Epig.li ^ille des Celtiberi, dans la Tar^ 
rac, auj. Catalayudy ou suiv. Bischoff 
et Môller Bambola, près Calalayud. 

AuGBSTA Bracara [luscr. Grut.], Au- 

GUSTA BrACARITM [PllH.], BrACARA, BpOXOp 

ACryoûara [Ptol.], Bracharaugusta, ville 
des Callaici Bracarii, auj. Braga, ville 
du Portugal (prov. entre Duero et 
Minho). 

LMmprimcric fut introduite dans celte ville archié- 
piscopale au xve siècle par un typographe allemand 
nommé Jean Ghcriing ou Gherlinc : le premier livre 

3ue nous connaissions est un Bréviaire: Breviareum 
\raeharcnsef impressum in Augusta Bracharensi 
civitate, per masistrum Joannem Gherlinc alcma- 
num, anno salutts Christians mccccxciv, in-fol., et 
non pas in-ft, comme le dit le P. Gotif. Rcichhart, et 
non pas in-8, comme le dit Née de la Rochelle. 

Augusta C-esarea, voy. Salduba. 

Augusta Castra [Itin. Anton.], Augustana 
Castra [Notit. Imper.], dans la Vindé- 
licie, auj. Azelburg, en Bavière. 



Augusta Coloota, voy. Nemausus. 
Augusta Colonia Apulensis, voy. Alba Ca- 

ROLINA. 

Augusta Dâcica, Colonia Sarhizegetbusa 

[Inscr. Grut.l, Xaffif^uacc PooCXuov 
Ptol.l, ville de Dacie, auj. Yœrh&y, 
en Valachie. 

Augusta Dea, voy. Du. 

Augusta Drusi, voy. Campidosa. 

Augusta Emerita, Au^uara 'Hpi^ita [Dion 
Cass.l, CoLONU EMERiTENsig fuiscr. 
Grut.l, Emerita TPrud., Plin.], Merida, 
ville au Portugal (Estramadure). 

L'imprimerie, suivant Antonio^* existe dans cette 
ville depuis 1545, et Toici le titre du livre qn*il cite à 
Tappui : Diego de Cabranet. Amiadura esffiritual 
del hombre interior; Merida, 1545, in-fol. Cet auteur 
et son livre ne sont pas cités dans la BibUoth. Lnui' 
lana (Lisboa, 1786, A vol. iu-12). Mais Gallardo (p. 
409) en fait mention; il nous aimrend aussi que 
Diego de Cabranes, vicaire de Menas, devint le cha- 
pelain honoraire de Tempereur Qiarles^^ulnL 

Augusta Firma, voy. Astigis. 

Augusta Francorum, voy. Augcstodunum. 

Augusta Gemella [Plin.],rt|aXXa [Appian.J, 
• Martos, pet. ville d'Espagne (prov. de 
Jaen). 

Augusta Julia Gaditana, voy. Gades. 
Augusta Leontinorum, voy. Augusta. 

Augusta Londinium, voy. Londinum. 

Augusta Misneksium, Augustoburgum, Avr 
gustusburg, ville de Saxe. [Graësse.] 

Emestus Ilermann, pasteur d*Iéna, a fait VHii- 
toria Augustoburçi, et Phil. Wagner a publié à 
Dresde en 1572 : Btnweihung de$ Schlotaes Augu9- 
tusburg, in-4. 

Augusta Nemetum [Cluv.], Civitas Nemktum 
[Not. Prov.], Spira Nemetum [Notit. re- 
cens.], NovioMAGus [Tab. Theod.], Ifow- 
jxa-yGç [Ptol.], Sphira [Geogr. Rav.], 
Nemetense Palatium [Prœcep. Carol. a. 
789], anc. capit. des Némètes, dans la 
Gaule Belgique; auj. Srdre (en allein. 
Speyer ou Speier), ville de Bavière, 
anc. ville impér. ; cvèché ; jadis la ca- 
pitale de l'une des plus illustres prin- 
cipautés ecclésiastiques de l'Europe. 

Nous faisons remonter Jusqu*en 1471 la date de 
riniroduction de rimprimerie dans cette ville : Pot- 
mia scholastica super Apocalypsin et super Can- 
tica eanticorum, A la fin : Explicit PostiUa stolas- 
tica (sic) super Apocalypsin et super Cantica ean- 
ticoru^ impssa Spire anno uuuo. — 15 ff. in-4. 
sans ch., réel, ni sign., car. ronds, à Texceplion du 
V qui est gothique. Ce rare volume est considéré 
par tous les bibliographes comme le premier livre 
imprimé à Spire ; il ne nous donne malheureusement 
pas le nom de Timprimeur, et le caractère n*a au- 
cun rapport, dit M. Brunet, avec celui qu'emploie 
en iUli Peler Drach, que Pon considère générale- 
ment comme Pintroducteur de la typographie à 
Spire. 



125 



AUGUSTA NOVA. — AUGUSTA TAURINORUM. 



.126 



Le P. Gottfiried Reichhart et Hain attribuent ce- 
peodant à Peler Drach rimpression d*un traité de 
S. Augustin, FamosuB BeeUi Augustint libellus de 
Vita XjOana. A la fin : Aie Beati Augustint Ubel- 
tea vartntUis et famosus in civitate Spirensi est 
S. a. in-tk, lOlT. à SI 1., sans ch., réel, ni 



sigtu et Hain lait remarquer que le V sothique du 
urtcèdent volume se retrouve dans celui-ci. L'autorité 
de ces deux bibliographes est assez considérable 
pooruoos permettre d^attribucrà Peter Drach rim- 
pression du livre intiu : Postilla sctiolastica, aussi 
bien que celle d'un autre recueil de traités du même 
Père de TÉglise latine : De Fuga muUerum, de 
emuineniia^de coniemptumandi, etc.» in-A, s. 1. n. 
d., 2S ff. à 20 lig., même caractère que les précé- 
dents et imprimé à peu près à la même époque. 

Ainsi donc : Date de rintroduction de rimprime- 
rie i Spire, 1471 : premier imprimeiu-. Peter Drach. 

AuGusTA Nova, Yoy. Porta Augusta. 

Atgusta Nova [Plin. ni], Noo^ou^cucrra 
[Ptol.1, ToKRis Crebiata, Torquemada, 
ville d'Espagne. 

Acgcsta Prjetoru [Plin. m, Tab. Peut.], 
AdgcstaPr^etoria Salassorom [Strab.J, 
AcGfJSTUM, Aoste {Aosta), ville de Pié- 
mont, sur la Doire, dans Tanc. Taren- 
taise. 

Mont ce connaissons pas dans cette ville de livre 
plusanden que celui cité par M. Temaux : te Héros 
ées Alpes, ou la vie du grand saint Bernard de 
Meittkon, fondateur des Mpitaux de Montjoux et 
Comiomnejoux, par F, Bernant Aoste, 168S, 
iD-12. 

Augusta Quintana, Augusta Quintanorum, 
Kyntzen, bourg de Bavière sur le Da- 
nube. 

Augusta Raxtracorum, Axt^cùotcl 'Paupixwv 
[Ptol.], Augusta Rauracum [Tab. Peut.], 
Raurica (Inscr. Grut.], Colonia Raurica 

iPlin. ivj, ville des Rauraci, dans la 
;aule Belgique, auj. Avgst, bourg de 
Suisse, sur le Rhin (cant. de Bâle). 

Siège primitif de Pévêché de Bâle. Le Dr Cotton 
prétend que Timprimerie exista dans ce bourg ^ 
Ididi, sans citer aucun ouvrage à l'appui de cette as- 
sertion ; mais, comme il traduit la souscription Au- 
gusta Munatiana par Aug»t , tandis que de tout 
temps le terme Augusta Ûunatiana, Cotonia Au- 
gusta Munatiana,i été appliqué à Bâle, il est à sup- 
poser que le lirre surlcmiel il base sa prétention est 
rédlement le produit d'une typographie bàloisc. Le 
cataL des frères de Tournes (Gçnève, 1670, in-12), 

?i est d^me grande importance pour Thistoire de 
typographie en Suisse, ne cite pas un seul volume 
impnmé à Augst. L'erreur de M. Gotton serait d'au- 
tant plus excusable, que ce bourg est en quelque 
aorte un faubourg de Bàle, et que Ton a dû bien des 
fois confondre ces deux localités, Augusta Raura- 
, et Augusta Munatiana, 



Augusta Romanduorum, voy. Luoliburgum. 

Augusta Salassorum, voy. Augusta Pr.£- 
toria. 

Augusta SuESsoNUM [Itin. Anton.], Au^ouora 
Oùtwowv [PtoL], Augusta Sukssorum 
[Tab. Peut.J, Noviodunum Suesstonum 
[Caes. B. Gall. n], Suessonj:, Sues- 
sioN^ [Greg. Tur.], Sexonas [Frédég.], 



Sexsionas, Suessionas [Frédég. contin.], 
ville importante de la Belgique 11% auj. 
SoissonSy ville de Fr. (Aisne). 

lA. Temaux date de 1617 l'introduction de la 
typographie dans cette ville : Chronicon abbatiœ 
$, Joannis apud Vineas, a Petro Grisio, Sues- 
sionc, 1617, in-8 (Cat. Secousse, n'* /i731). 

Cette histoire de l'abbaye de Saint-Jean des Vignes 
fut traduite eu français par de Louen et publiée en 
1710. L'un des ouvrages les plus importants publiés 
à Soissons au xviie siècle, c'est Vllistoire de la ville 
deSoissons et de ses rois, ducs, comtes et gouver- 
neurs, avec une suite des évéqués, etc., par Clpude 
Dormay. Soissons, N. Asseline, 1663-64, 2 toL in-4. 

En 1764 (fVapp. Sarlines), on trouve à Soissons 
deux imprimeurs, quoique l'arrêt de 1759 n'en eût 
permis qu'un seul; mais ces deux imprimeurs 
avaient tous deux succédé à leur père, le premier 
en 17/k8, le second en 1752, et l'on passa par-dessus 
l'irrégularité; le premier, Pierre-Nic. Waroquier, 
avait deux presses, et le second, Pierre Courtois, en 
employait trois. 

Augusta Taurinorum [Plin. m. Tac. Hist. 

n] , COLONIA Taurina [Tac. l] , Aù^oûara 

Towpivwv [Ptol.], Taurasu [Appian.],TAU- 
RiNUM [Itin. Anton.], Turi (au moy. 
âge), auj. Torino, Turin, ville forte 
d Italie ; anc. cap. des États sardes. 

Université; bibliothèque riche et importante. 
LMmprimerie existe dans cette ville depuis l'an 1474. 
Dans une excellente monographie du baron Vemazza 
(Bassano, 1827, iu-8) intit. \ Osservaiioni suUibri 
stampaii in Piémont e net secolo xv, l'auteur, après 
avoir rappelé que l'introducteur de la typographie 
dans le Piémont fut un Allemand nommé Ilans ou 
Johannes Glim, que nous retrouverons à l'art. Savi- 
gliano, nous rappelle qu'après lui Ant. Mathias d'An- 
vers et Balthazar Cordero de Mondovi imprimèrent 
en 1472 à Mondovi, et qu'alors seulement apparut le 
premier imprimeur turinois , Joanncs Fabcr Lin- 
gonensis (Jean Lefebvre , de Langres) , appelé en 
cette ville par un médecin, Paiitaleone di ConHucnza, 
et par Pietro Cara ; ce Jean Lefebvre s'étant associé à 
un autre Français, Giovannino di Pietro (ce que nous 
pouvons traduire par Jouannin ou Janin de Pierre, 
ou fils de Pierre), ces deux typographes mirent au 
Jour, en 1474, le livre suivant : 

Breviarium Bomanum. A la fin : Prœclarissimiet 
medici etphilosopM DominiMagistriPanthaleonis 
volumina lohannes Fabri et tohanninus de Petro 
Galici (sic) egregii quidem artifices Taurini féli- 
citer impressere m. cccc. uuliiii. Deo grattas. 
Amf.n. In-8, ou, dit Amati, pet. in-4. 505 AT. à 2 col. 
de 28 1., siins ch., réel, ni sign. 

Cette erreur est excusable, Amali n'ayant vu que 
l'exempl. sur vélin, conservé à la biblioth. de Turin. 

L'associé de Jean Lefèvre ne reparait plus, et, pres- 
que immédiatement après l'impression du bréviaire, 
l'imprimeur Langrois établit une succursale à Casale, • 
près Turin, bourg renommé pour ses cartiere^ c'est- 
à-dire ses moulins à papier; nous l'y retrouverons; 
mais il conserve néanmoins son établissement prin- 
cipal, car l'année même (1477) où nous le voyons 
imprimer au mois de mai les DisticUa Catonis à 
Casale, paraît à Turin , die ix Julii, un ouvrage de 
son protecteur et ami le médecin Panialéon de Coii- 
fluentia {Coblentz ou Confions) : Pantaleonis de 
Confluentia summa Lactictniorum, sive tractât us 
varii de Butyro, de caseorum vanarum gentium 
differentia et facultatc. Taurini pcr Johanncm Fa- 
bri, MCCCCLXXVii. In-fol. Livre sa\ant, livre recher- 
ché par les caséopMleSy c'est-à-dire par les amateurs , 
de fromage. 

Jean Lcfèvrc imprime encore en cette même année 
1477 , à Turin , la Chronica Martini Poloni, ln-4» ; 
puis les Décréta Sabaudiœ ditcalia, in-fol. ; enfin 



127 



AUGUSTA TIBERII. — AUGUSTA VAGIENNORUM. 



128 



Tannée suivante une édition célèbre de Térenee, 
in-fol. 

En 1&79, il est appelé I Saluzzes par le marquis 
Louis II ; il y imprime un seul volume et retourne à 
Turin. En 1481 il va faire une petite excursion à 
Casai, dans le Montfcrrat, et y établit une impri- 
merie. Jusqu*ea 1485 nous le voyons seul typographe 
à Turin; mais cette année voit Tart de Timpri- 
meric prendre une extension considérable dans 
toute la province, et à Turin nous voyons arriver 
Jacobus Suigus (Jacopo Suigo da 8an Germano), Ni- 
colaus de Benedictis (Espagnol), Francisco de 
Silva, etc. 

Jean Lefèvre cède son établissement vers IftQl, et 
cet infatigable typographe meurt vers Tan 1500, 
car nous trouvons à cette époque plusieurs livres 
« impr. Taurini cum cha-acteribus Johannis 
Fabri. • 

AUGUSTA TiBERn, COLONIA TiBERIA AUGDSTA, 

Regtnum [Ilin. Anton.], Castra Regina 
[Not. Imper.], Ratisbona, Ranasbona, 
Reginoburgum , HiEBOPOLis, Imbripolis 
[Acta Pub.], Tiburnu [Diploma Leonis 
m], Regensburgum Palatiitm pubucdm 
[Charta Carol. Magni, a. 792|, Ra- 
ganesburg Palatium [Charta Ludov. p. 
a. 82i], Renebourc [Gr. Chron.], Régi- 

NUM ClVITAS QVJE NUNC ReGANESBURG VO- 

CATUR [Ann. Eginh.], Ratisbonne (Be- 
• gensburg en ail.), ville importante de 
Bavière^ au confluent du Danube et du 
Regen. 

Tous les bibliographes s'accordent à reconnaître 
que l'imprimerie fut introduite en 1485 dans cette 
ville par les typographes de Bamberg, Joh. Sensen- 
schmidt et Joh. Bcckenhaub de «Mayence, aux frais 
et dépens de l'évèque Henry de Ratisbonne. Le 
premier livre imprimé est : Liber Missalis ucun- 
ttum breviarium chori Bcclesfœ Batitponauis, 
Après le calendrier vient le décret de Tévèque de 
lUtisbonnc, qui se termine ainsi : Dune Librum 
per viroa inaustrios Johannem Sensenscftmidt et 
Johannem Beckenhaub diclum Mogunlinum opifl- 
ces : Jussimus et fecimus impressione decarati. 
Datum Batispone die quinta mensit Mardi. Anno 
Domini M. cccc. octogesino quinW. In-fol. de S60 AT. 
à2coL 

Ce missel fut réimprimé par ordre dudii évéque 
et du chapitre de Ratisbonne en 1492, par de nou- 
veaux typographes de Bamberg, Henry Petzenstei- 
ner et Jean Pfcyl ; mais très-probablement cette réim- 
pression rut exécutée dans leur établissement de 
Uamhcrg, et ils ne se transportèrent point à Ratis- 
bonne. 

AuGusTA Treba, Voy. Trebu. 

Augusta Trecarum, voy. Trece. 

Augusta Trevirorum [Tab. Thcod.], Aù- 
-^cuara Tpïiêipwv [Ptol.], Augusta in Tre- 
veris (Mêla, m], Colonia Treverorum 
[Tacit. Hist, iv.], Treveris, Treviri 
[ Amm. Marc], Treverica Urbs f Auson.], 
Trevirensia Palatia [Mabillon], anc. 
capit. de la Belgique r*^ puis du dio- 
cèse des Gaules; son importance la 
faisait surnommer la métropole des 
Gaules: auj. Trêves {Trier, Tn'ers en 
ail.), ville de la Prusse rhénane, sur 
la Moselle. 



Bibliothèque importante, qui possède un Evangé- 
Uaire du vi» siècle^ Tun des plus anciens connus. 

L'imprimerie (suiv. Panzer, Ann., u viii) remonte 
en cette ville k l'année 1517 ; mais le Dr Gotton ne 
paraît pas accepter cette donnée du bibliographe de 
Nuremberg, puisqu'il ne fait dater l'introduction de 
la typographie à Trè\es que de l'année 158S. 

II nous est heureusement possible d'assigner une 
date infiniment plus respectable à l'imprimerie de 
Trêves, puisque Ilain, le P. Reichhart et M. Bruoet 
nous donnent le titre d'un opuscule publié en IftSl : 
incipit specutum Clarum nobile et pdosum ipi&^ 
iocerdotu in quo reftilgët et repaentantur aliqx 
valde vtilia speculûda rirca tria pncipaUa : Bai>- 
tismi Eitkaristie et Penitëde êaeramèta..» per 
fratri nermânû dictz de Schildiâ ordïs Heremi- 
tarû.,, — impressû Treveris. Anno DM nUlletimo 
quadringentesimo oetuagesimo primo. In-A, 16 ff. 
a 50 I. sans ch. réel, ni sign. 

M. Edw. Tross nous fait remarquer que ce livre, 
dont on ne connaît pas l'imprimeur, est exécuté 
principalement avec les caractères de Guldenschaff 
de Cologne, mais qu'il s'y trouve mêlé toutes sortes 
de caractères différents, même des caractères ro- 
mains, comme s'il avait été imprimé par un ouvrir 
ayant couru lé monde, et qui se serait approprié une 
partie des caractères dans chacune des typographies 
oh il aurait été employé. 

Augusta Tricastinorlu [Plin., Itin. 
• Anton.], Fanum Sancti Pauu Tricastini 

fCell.], Civitas Tricastinorum [Not. 

Prov.J, Saint'Paul-trois^hàieaux, bourg 

de Fr. (Drôme). 

Pierre Chevillot, « typographus regiwt, • exerçait 
l'inoprimerie dans cette petite ville dès Tannée 1615. 
M. Ternaux est tombé ici dans une bizarre erreur; 
il a pris Troyes {Augustobona-Tricassium) pour 
St-Paul-trois-Châteaux, et a donné comme premier 
livre imprimé dans cette ville la célèbre édition 
princeps de Phèdre, publiée en 1596 par P. Pithou, 
édition dont nous reparlons à l'arL Luyera, 

Augusta Tjmnobantum, voy. Londinum. 
Augusta Turonum, voy. Turones. 
Augusta Yagiennorum [Plin.], Augusta Ba- 

GIENNORUM, SaLUTI^E, SaLUTIARUM CiVTTAS, 

ville des Bagitenni [Tab. Peut.] ou Va- 
gienni, dans la Ligurie, auj. Salwes 
(Saluzzo en ital.), ville des États sardes, 
anc. marquisat. -^ Quelques géogra- 
phes voient dans TAugusta Vagienno- 
RUM Bassignana, bourg des États sardes, 
près Coni (voy. Augusta Batiennorum). 

Saluces est la patrie de Bodoni. L'imprimerie re- 
monte dans cette ville à l'année 1470 : le marquis 
Louis II de Salucès décida le célèbre Jean Le- 
fèvre de Langres à quitter Turin pour quelques 
mois et à venir fonder un établissement typogra- 
phique dans sa ville capitale. Ilain nous donne le, 
titre exact du vol. qu'y imprima le célèbre Langrois, 
et la souscription est asseï curieuse pour que nous 
la reproduisions in extenso : Facinus Tiberga. In 
Atexandrum interpretatio ex Prisciano : ad itlus- 
trem Ludovicum marchionemSalutiarum. A la fin : 
Marchio me jussit generosus Salutiarum Edere, 
quod quintus protulit annus opus. Quo viso dixit 
prudens hic verba Facine Adduccns artis, non tua, 
nempe sapis. Erras si forsan, tuus et velut error ho- 
nestus ; Qucm semper magnus dux fovet atque 
régit. Quique fidem testis vcl iudicis obtinet, ut tu, 
Scriptuui securus prodere nemi)e potesL O quam 
' te memorem, quae me non despicis, alto lmi)erii 
quanquam sanguine ducta domus, et Germano tuo. 
Generoso Galliae régi aOinis ducibus prtndpibusque 



1^9 



AUGUSTA VALEMA. — AUGUSTA VOCONTIORUM. 



i30 



sàmiL— Inprettimi per lobannem Fabri miUesimo 
mmlrîiigeQtesiiiio aeptnasiesiino nono die altima 

lôui Lefèrre, au bout d'une année de séjour I Sa- 
hmes, i^tn r e t o u rn a à Turin asses peu satisfait des 
p t o MH du marcpiis (non aveiuio, corne si deve 
SM^porrt, ritrovate tu Sahitio quelle eonvenienze 
eàe ai JoreMe oMpettaio, Amati, p. 509), et son suc- 
cesseur tat Martin de la Valle ; celui-ci donna en 
MU une édition des satires de Perse, avec cette 
lOMKriptioH : Impressuê SdtutiU, arte et ImpensU 
Jfarftel de Ut Folle, eorreetiuqz ae emcwtati 
éUI§iii opa Bfreqit viri Johaàis Gauterii rectariâ 
acftoinrftft SaiueiisUt anno DM m cccclxxxi, in-fol. 
SOCli. de 12 ir. sign. A-B. 

IL Bninet fiit remarquer que les caractères go- 
thiqncs de Martin de la Valle ressemblent beaucoup 
I ceux d*une édition de Boèce, donnée i Pignerol 
en lftl9 par Giacomo de llossi, autrement dit Jaco- 
Inb de Httbeis, Fram^is que nous trouverons à Par- 
tide PigneroL Cela n*a rien d'impossible, et Martin 
de b Valle peut avoir acheté son matériel de Jacques 
le Rouge, ou bien celui-ci avoir Cait fondre des ca- 
ractères identiques I ceux de celui-là, saAs que du 
fût on paisK tirer une conclusion bien intérêt- 
santé. 

AUGUSTA VaLERIA^ VOy. SiETABIS. 

AUGUSTA VaNGIONOM, VOy. VORMATIA. 

ArcusTA Veromanduorum^ voy. Quintino- 

POUS. 

AuGusTA Vesckna, voy. Petricordidm. 
AuGCSTA ViNBEUcoRUM [Ant. Itin./ Tab. 

Peut, Tac], AÙTOWTTaOùiv^sXixûv [Ptol.1, 

Coijonia Augusta Raçtorum [Grut.J, 
ViNDEucA iEuA Augusta (sur beaucoup 
délivres anciens on trouve seulement: 
Augusta ; sur quelques autres, Trago- 
pous), ville des Licates, dans la Vindé- 
licie, auj. Augsburg, Augsbourg, ville 
de Bavière. On Tappela aussi quelque- 
fois LioAunoRUM Damasu, parce que, 
avant d'avoir reçu une ' colonie ro- 
maine, elle était la ville principale de 
ce peuple. 

ViBe impériale de 1276 k 1806; eUe fut Ulustrée 
par la protestation ou plutôt la confession de foi 
que les réformés opposèrent, en 1530, aux décrets 
impériaux, ce qui lui a fait donner le nom A jamais 
célèbre de Confession d*Augsbourg. 

Do libraire de Paris, fort instruit et excellent bi- 
Uiographe, M. Edwin Tross, a bien voulu nous don- 
ner, au si^et de Timprimerie à Augsbourg, quelques 
notes que nous sommes heureux de présenter à nos 
lectiters. 

Augsbourg est,d*après Tordre chronologique établi 
par tons les bibliographes, la cinquième ville de TAlle- 
magoequi ait produit des impressions avec date cer- 
taine. Son premier typographe fut GflntherZainerou 
Zejnerde Reutlingenqui,vraisemblablement, sortait 
des ateliers de Fust et Schoiffer; ses impressions 
sont fort belles et ses caractères bien gravés. Le 
premier livre sorti de ses presses est intit. : Medi- 
latkmes Bonarenturœ ; il porte la date iiiio ydas 
Marrii, anno LXo oclavo (1468), in-fol. goth. 

L'est à Zatner que l'on doit l'introduction et 
remploi en Allemagne des caractères ronds dits ro- 
mains : le premier livre imprimé avec ces caractères 
est daté de 1472 ; ce sont les Etymologiœ Isidori 
ktspalensis. 

Jusqu'en 1500 on compte 23 imprimeries à Augs- 
bourg, dont celle du monastère de St-Dlric et St- 
Afre, de l'ordre de S. Benoît, est ime des plus Im- 

dictioun. de oéogb. 



portantes. Quelques-uns des volumet sortis des 
presses monacales, entre autres le Spéculum Msto^ 
riale de Vincent de Beauvais, de 1470, S vol. in-foL, 
sont exécutés avec les caractères d'Ant. Sorg. 

Un exemplaire de ce beau livre qui a iiguré à la 
vente Bearxi contenait la note manuscrite sui- 
vante : Melchior de Stamhain abbas SS. Udalrici et 
Aufnne,... incipit opus lllud impressoriac artls per- 
ficere... 

Augsbourg est la ville oui a produit au xve siècle 
le plus grand nombre de livres illustrés avec figures 
en bois, et le plus grand nombre d'ouvrages en 
langue allemande : les belles-lettres et les sciences 
y marchaient d'un pas égal avec la théologie ascé- 
tique et dogmatique. 

Augsbourg a aussi produit la première impression 
musicale exécutée en caractères mobiles en Alle- 
magne. Ce premier ouvrage est intitulé : Melopoiœ 
seti Harmoniœ Tetracenticœ super xxii. Gênera 
carminum heroicorum, elegiaeorum, tyricorum et 
ecclesiastieorum hymnorum per Petrum Trini- 
tonium,,,. etc. Impressum Auguste Vindelicorum 
ingenio et industria Erhardi Oglin, 1507, pet. in-fol. 

Les principaux bibliographes qui se sont occupés 
de la typographie i Augsbourg sont : 

Zapf{G. W.)Augsburg'sBuchdruekerçeseMchte, 
Augsbourg, 1788-91, 2 part., in-4, fig. 

Meçger (C,G.) Augsburg^s œlteste Druekdenk- 
maie. Augsburg, 1840, in-4, fig. 

Nous demanderons la permission- d^t^outer quel- 
ques mots à cet exposé. 

M. Tross est de l'avis de Panzer; il dit : Premier 
livTe impr. à Augsbourff, 1468: Bonaveniurœ medi- 
tationes. Mais pourquoi ne dit-il pas un mot de Joh. 
Bamier, Bemler comme l'appelle Bfaittalre, ou Bacm- 
1er, suiv. Lichtenberger, qui cit« de cet imprimeur 
une Bible latine de 14667 Bien des bibliographes ont 
admis cette assertion comme certaine : il est vrai 

2u'il paraît prouvé aii|ourd*hui que cette Bible de 
amler fut impr. par H. Eggetteyn de Strasbourg, 
et que le fait qui donna lien à cette hérésie biblio 
graphique est une inscription manuscr. qui se trouve 
sur l'exempl. de cette Bible que l'on conserve I 
WolfenbOttel : explicit Psalterium, Bamler. 1466. 

Ce Bamler n'était alors qu'un enlumineur de 
talent , et il lui plaisait de signer sa peinture 
sans qu'il pût se douter que ce fait dût mettre dans 
l'embarras les bibliographes de l'avenir, Maittaire, 
Zapf et M. Didot compris ; comme en définitive ce 
Jean Bamler se laissa emporter par le courant et se 
fit imprimeur 4 son tour, vers 1470 et certainement 
en 1472, il méritait l'honneur d'une mention. 

Mentionnons aussi lo. Schûsslcr, qui •eleçantiS' 
simo charaetere chartaque nitidissima excudit 
an. 1470, JosepM de Belle Judaico latinam editio- 
nem prineipem,» (Lichtenberger, p. 191.) 

Ehrard Hatdolt, l'imprimeur de Venise, qui re- 
vient dans sa patrie, et y imprime en 1488 Valma- 
nach de Jean de Kœnigsberg, dont il avait déjà donné 
une édition à Venise en 1476. 

Et surtout donnons-nous garde d'oublier Jean 
Schcensperger, senior (l'aîné), «qui abanno circiter 
1481-1524 typiselegantibus libros excudit» (Lichtenb. 

f». 193), et auquel nous sommes redevables des 
ivres les plus richement ornés qui peut-être aient 
Jamais été mis sous la presse : une Bible allemande 
de 1487 et 1490, avec figures sur bois ; — un Novum 
Testamentum, allemand, de 1523, avec des gravures 
sur bois de Jo. Scheufelein, d'une exécution char- 
mante et a^ec le caractère réduit du fameux The- 
werdank ; enfin ce Tewrdannekh ou Thewrdanck, 
lui-même, dont il avait donné la première édition, à 
Nuremberg en 1517, et dont il publia deux réimpres- 
sions à Augsbourg en 1519 (Lichtenb. 193), mais 
déjà, dit M. Didot, il avait imprimé h Augsbourg en 
1514 le livre de prières de l'empereur Maximilien, 
|)et. in-4, en gros caractères, dont l'exécution typo- 

?*aphique est peut-être supérieure à celle du 
hewrdanek lui même. 

Augusta Vocontiorum , Augustum [Géo. 

5 



131 



AUGUSTANA, PILETORIA. — AULA QUIRIACA. 



132 



Hav.l, FoHUM AuGusTUM[Itin. Anton.], 
AvsTA Ci VIT A, Agvsta [monn. mérov.J, 
Aouste, bourgade du Dauphiné (Drôme). 

AuGusTANA PrjKtowa Dacl€, Romon, pet. 
ville de la Moldavie. 

AuGUSTi Ll'cus, ville des Calaici, dans la 
Tarraconaise, auj. Lugo, ville de Ga- 
lice. 

Al'gusti Mûri, voy. Pons Saravi. 

AuGUSTi TroP-EA, StêaoToû Too'waia [Ptol.|, 
TuRBiA, auj. Torbia, bourgade du 
comté de Nice (Alpes-Maritimes). 

AuGUSTius, AcuTus, VAgoust, VAgoût, riv. 
du Languedoc. 

AuGUSTOBONA Tricassium, voy. Trec*. 

AUGtSTOBRlCA [Itîn. AUtOH.], AUGUSTOBRIGA 

[Inscr. Grut.], ville de la Lusitanie, 
auj. Puente del Arçobispo , dans la 
»Nouv.-Castille. 

AUGUSTOBRIGA, AùjOUOToêpilf* [Ptol.|, viUc 

des PelentoneSy dans la Tarraconaise, auj . 
Agreda, pet. ville de la haute Castille. 

AuGusTODDNENsis Tractds [pavs dcs JBdut), 
VAuttmois, anc. çrov. de France ;* cor- 
respondait au dép. de Saône-et-Loire, 
réuni à un arronaiss. de la Côte-d'Or. 

AuGL'STODUNUM [Tacit. Ann. m.], AùifouarcH 
^ouvov [Ptol.l, CiviTAS J;]duordm ou Eduo- 
BUM,ifeDUA [itin. Anton.], Hkdua,Avgvs- 

TEDVNO , AVGVSTEDVNVM, AVGVSTU)YNO, 

AvGvsoTEDVNo [mouu. mérov.J, Eduense 
Palatium [Charta. Lug. Jun.J, Augusta 
Francorum (sur quelques vieux livres), 
• OsTVN [Chr. de S. Den.], anc. Bibrac- 
TLM? dont rétymologie serait, selon 
J. Lempereur, Mons Bifractus, AtUun, 
ville de France, sur TArroux (Saône-et- 
Loire). 

Quelques géographes pensent que Tantique Bi- 
bractum des Gaulois n'est autre qu'un bourg de 
HAutunois nommé Beurect ; mais, comme les auto- 
rités les plus importantes ont consacré la ville d'Au- 
tun comme représentant le Bitfractum de César, 
nous ne faisons mention de l'opinion contraire que 
comme d'un renseignement de quelque intérêt : un 
dictionnaire de géographie, connu sous le nom de 
dUetionnaire de Lacombe, n'écrit pas Beurect, mais 
Beuvray ou Beuveray^ autre village de l'Autunois. 

L'imprimerie ne fut pratiquée dans ceite ville, au 
dire de M. Temaux, qu'en lÔW, et le Dr Gotton 
l'a lait remonter en 1596. Nous pouvons la reporter 
à une date antérieure. Le livre intiU : SlatutaEduœ, 
atatuta curiœ EdtœnsU, auct, Joan. Btondel, 1534, 
in-8, bien que publié sans nom de lieu ni d'impri- 
meur, est très-probablement sorti des presses aulu- 
noises. Le catal. Golbert nous fournit l'indication 
d'un Mûsale cceUsiœ Ueduensit. Heduc, 1556, 

in- fol. 

Enfin nous trouvons dans le catal. des sciences 
médicales de la Biblioth. impér. un livre imprimé 
«n 1578 ; c'est une édition de Galien, trad. en latin, 
corrigée et augmentée par Jean Lallemand et im- 



primée sans nom d'éditeur ni de typographe, He- 
duœ, 1578, in-8. 

Il nous faut citer i)lusieurs imprimeurs auiunois 
au xTii* s.: Blasius Simonnot, Pierre Laymeré, Ber- 
nard Lamethe et Tort à la fin du siècle. 

Cette ville ne figure pas en 1764 au Bap^fort dit i 
M. de Sartincs. 

AuGUSTODURUM, Ar^genus, Vedeocjî, auc. 
ville des V%d\iica8ses, dont le village de 
Vieux (Calvados) maraue auj. l'empla- 
cement; suiv. Rcichard, ce serait 
AuUnay, et, d'après d'Anville et Valloy, 
St-Fromond, local, du même dép. 

AuGUSTOMAGus [Itin. Anton. ; Tab. Peut.], 

CiVITAS SiLVANECTUM [Not. PrOV.] , 

SiLVANECTiE INotit. Imper.J, Silvanec- 

TENSIS UrBS [Greg. Tur.], àLVANECIUM, 

SiLVANECTiK Palatium, Seni.esses [Chr.l, 
ville des Silvanectes, dans la Gaule Bel- 
gique, station de Titin. d'Antonin, à 
xxu m. de Soissons» auj. Senlis, ville de 
France (Oise) ; suiv. d'Anville ce serait 
le 'PaTojxapç de Ptolémée. 

Nous ne connaissons |)as de livre imprimé 
dans cette ville avant l'année 1698 : Critique d*um 
docteur de Sorbonne sur les deux lettres de 
MM, Deslyons, ancien, et de Bragelongne, nou- 
veau doyen de la cathédrale de Setdis, toucfuuU la 
symphonie et les instruments que l'on a voulu in- 
troduire dans leur église aux leçons des ténèbres. 
Senlis, impr. de R. Caron, 1608, iu-ft. (Bibl. impér. 
Hist.deFr., t. viii.) 

En 1764 (Rapp. Sartines), il n'y avait à Senlis qu'un 
seul imprimeur, Nicolas Desroques, né à Paris, établi 
en 1751 ; il était à la tête de trois presses. 

AUGUSTOMANA, VOy. TrECjE. 

Augustonemetum, voy. Arverna. 
AuGusTOPous, voy. Augusta. 
AuGUSTORiTUM Lemovicum, voy. Lemovicum. 

AUGUSTORITUM PlCTOiNUM, VOy. PiCTAVU. 

AuGusTUM, voy. Augusta Vocontiorum. 

AuLA BoNA, AubofinCy pet. ville de Suisse 
(canton de Vaud). 

AULA MAGNI MAGISTRI ORDINIS TeUTONICI, 

Marlë domus, Mergethum, MergerUheùn 
ou Mergenthal, ville du roy. de Wui^ 
temberg; ruines de Tanc. château des 
grands maîtres de Tordre Teutonique. 

M. Cotton (suppl.), mais sans citer aucun titre de 
livre à l'appui de son assertion, prétend que cette 
ville possédait une imprimerie en 1698. 

ÀuLA Nova, Ebersdorf, sur le Danube, 
bourg d'Autriche. 

Est-ce dans cet Ebersdorf ou dans la petite ville du 
même nom située dans la haute Saxe, dans le cercle 
de Zwickau, que fut imprimée, en 1727, la Biblia Sa- 
xonica, in-8, dont parle le père Leiong? La Biblio- 
ttteca Saxomca de Struvius ne mentiomiant même 
pas cette localité, il est à croire que c'est à l'Ebers- 
dorf autrichien qu'il nous faut attribuer cette impri- 
merie. 

AuLA QuiRiACA, QunuAcuM, Gueranda, Gué" 
\aiide, ville de France (Loire-lnféheure). 



133 



AULA REGIA. — AURELIACUM. 



134 



Alla Regu^ KânigsscuU, Zbraslaw, abb. en 
Bohème, sur la Moldau. 

L*iinprinierie a peat-étre été exercée dans ce mo- 
nastère au Xf s. ËD effet nous trouvons : Dyalogm 
éittwt MaloçnmahtM, comvUatua a quodam vtne- 
rmHU abàaie numasterii Aule régie in Bohemia. 
àm. Dni ■ GOGCLXXXTii*. in-fol., sans aucune autre 
inAkatian , ce qui ne nous permet pas d'affirmer 
d'une manière précise que le monastère de KOnigs- 
saal ait possédé une imprimerie au XTe siècle. 

AuLA Regia ad Lynum, voy. Aulicâ. 

AuLERa, peuple de la Gaule lyonnaise^ 
divise en : Aiderci Brannovices, sur les 
bords de la Loire ; Aulerci Cenomani 
[Caçs. vn], Kr^pa^A [Ptol.l, le Maine; 
Att/erct Diablintes ou Diaolindi [Plin., 
iv], àwRiXîTflu [Ptol.L le Perche (?) et Au- 
lerci Eburovtces (Plin., m], ou Eubu- 
rones [Cœs., \u], AuXipxioi ^^cupalxot 
[PtoK], le dép. de l'Eure. 

Auuca, Aula Regia ad Lynum, Elze, sur 
la Leine, pet. ville du Hanovre. 

Auus, AuXt;, Microvathi, ville de Grèce, 
dans l'auc. Béotie. 

Aulon [Itin. Ant.], AùXwv [Strab.], ville de 
riUvrie grecque, auj. Vaùma, sur 
r Adriatique, en Albanie. 

AuMiGHONA, VAtmigwm, riv. de Picardie, 
affl. de la Somme. 

AUNEDONNACUM, VOy. AlNEALDUM. 

Au>'us, ALNEALDUM, Atoicau ou Awieoux, 
bourg de France (Eure-et-Loir). 

AUIL\, VOV. AUTURA. 

AiRA, VAure, pet. riv. de Normandie, 
affl. de l'Eure. 

AuRAauM, AuRAicuM, AuRAscL'M, Auvay, 
ville de Bretagne (Morbihan). 

AuRAcuM, Uraçl'm, Aurocky Urach, ville de 
Wurtemberg, sur l'Erras. 

LHmprimerie existait en cette ville dèsl^année 1A81, 
si nous en croyons Tindlcation suivante négligée par 
Panser et Maitlaire, mais que nous donne Hain 
(Ul, JM) : Leifcn der Heiligen (la Vie des Saints) ; 
à la fin : Hye endet sich der Heiligen leben dos 
H^tHiterteyt, Dos haXt Getruckt ikn wlendel Cun- 
radus Feyner zu Uvacli. An Montag nacli sont 

Maftinstag... M. CCCC. LXXXI 2 vol. in-foL, le 

premier de 240 rr.,chirf. àcis lig., plus un premier L 
non chiffré: le second vol. commence par un f. non 
chiffré, suivi de 2G8 ff. chiffr. avec fig. xylographiques. 

Conrad F>-ner était à cette époque établi à Essling, 
ob nous le retrouverons; il fut sans doute appelé 
i Aurach par les congrégations religieuses. 

AuRAcuM Duas, Aurucum, Aurach-le-Duc 
(Herzogen Aurach), pet. ville de Bavière, 
près Nuremberg. 

Imprimerie en 1707, d'après le iuppL du Dr Cot- 
ton. 

AtRAICUM, VOV. ArRACIUM. 

AuRARiA Magna, Aurariacum, Abrud-Banya 
( Gross Schlatten), bourg de Transylvanie. 



AuRARiA Parva, Zalathna {Klein Schlatteti), 
bourg voisin du précédent. 

AuRAsitM, Auras, ville de la Silésie prus- 
sienne, sur l'Oder. 

AuREA Tempe, Aureim Arvum, die goldetie 
Ane, Eosenùne, district de la basse 
Saxe. 

AuREA Vaixis, Airvault, bourg de France 
(Deux-Sèvres). = Orval, bourg et abb. 
près Trêves (Luxembourg). 

AuREATA, Aurée, village de Fr. (Nièvre). 
= VAurée, pet. riv. de Champagne, 
affl. de la Seine. 

AUREATUM, voy. AlCHSTADILM. 

AURELIA [Cell.], AUREUANORUM ClVlTAS 

tSid. ApoU.], AUREUANUM, AURELIANENSE 
>ALATIUM, AURILTANA CiVITAS, CeNABUM . 

fltin. Ant.], KwMxêcv [Ptol.], Genabum 
[Caes.], Ktivaécv [Strab.], Genabum Carnt:- 

TUM [CaeS.j , AVRELIANIS ClVITATE, 

Avriuanis [monn. mérov.], Oruens, 
aux XII'' et xiu° s., Orléans, ville de 
France (Loiret). 

Panier et après lui tous les bibliographes s^accor- 
dent à reconnaître comme premier ouvrage imprimé 
à Orléans la traduction française du âtampulu» CU' 
raiorum^ Guidonis de Monte-Bocherii, M. Bniiiet 
Joint à la description exacte qu*il fait de ce rare vo- 
lume la reproduction de la marque de Mathieu Vivian, 
le premier imprimeur d^Orléans. Voici le titre du 
volume : Manipulus Curatorû, trâslate de latî en 
fràcoys. Au v* de Pavant-dernier f. — Cy finitt le 
Hure dit Manipulus Curatorum translate de latin 
en francoys par vénérable et discrète psonne 
Maistre Guis du Mont Rocher docteur en théologie. 
Imprime à Orléans par Maistre Mathieu Vivian. Ouec- 
quez la ayde de Nostre Signcur ihûxpt lan mille 
quatre cens quatre vings et X. le dernier iour de 
mars. 

ln-4. goth. sans ch. ni réel., avecsign., 2iik ff. à 
2i!i et 25 longues lignes par page. 

Les principaux imprimeurs de la ville d'Orléans 
au xvie siècle sont : Jacobus Hoys, que nous rencon- 
trons en 1518, Jac. Martinet en 1528, Fr. Gueiardus 
en 1536, Louys Rabier, Pierre Trepcrel (sic), Satur- 
nin Hôtel, Olivier Boynard et Eloy Gibier; au xvii's. 
nous ne citerons que Gilles Ilotot, Maria Paris et les 
frères Borde. 

Le rapport fait à M. de Sartincs en 1764 nous donne 
les indications suivantes : il y a à Orléans quatre im- 
primeurs : (Iharles Jacob, syndic, descendant de plu- 
sieurs g(>nèrations d'imprimeurs, pourvu en 1720, 
possède 3 presses. — Martin Courel de Villeneuve, 
natif d'Orléans, âgé de 47 ans, fils d'imprimeur, 
établi en 17û7, a succédé à son père; b presses. — 
Jean Rouzeau MontaulL, adjoint, établi en 1752; 
U presses. — Pierre Rousseau Liger, établi en 1750; 
5 presses. Ce dernier ayant imprimé un livre pour 
démontrer l'inutilité de' la confession, son imprime- 
rie fut interdite pendant trois mois ; il a donné sa 
démission, qui n'est pas encore acceptée. 

Nota. Le commerce des livres se fait par des gens 
qui ne sont pas autorisés; il y a entre autres un 
nommé Pierre Chevillon, frère du libraire de ce nom, 
qui lient boutique de revendeur. 

Al'Relia Allohrogum, voy. Geneva. 

AUREUACUM, AURII^CUM, AURIUACUM, Ail' 

rillac, ville de Fr. (Cantal). 



135 



AUREUÀNENSIS AGEK. — AUSTRASlÂ. 



136 



Nous ne connaissons pas de lirre imprimé arant 
108» dans cette Tille : VEntélécM". des Baux de 
ViC'le-Comtt en Auvergne^ par Jean Mante, — 
ÂuriUac,1085,in-12. 

En 17601 {Rapp, Sartines), il y a an imprimeur-li- 
braire établi dans cette ville depuis 1761 ; il se nomme 
Antoine Viallanes. 

AuRELiANENSis Ager, VOrléonois. 

AuRETJANuu^ Origanxm, Oiigano, pet. ville 
de la Vénétie. 

AuREOLus Pons, Pons Aureliani, Pons Au- 
REou [Aur. Vict.], ville des Insubres^ 
dans la Gaule Transpadane, auj. Pm- 
tirolo, bourg du Milanais, sur la route 
de Bergame à Milan. 

AuRGi, voy. Flavtum. 

AURIA, voy. AMPfflOCHIA. 

AuRU, voy. Xqvjr Caud.e. 

AuRiAcuM, Auriac, bourg du Périgord 
(Dordogne). Plusieurs localités en 
France portent ce nom. 

AuRiAcuM^ AuRicuM, AuTtc/i, villc de rOst- 
Frise (Hanovre). 

Est-ce à cette ville que s'applique la désignation 
que nous fournissent Herbert et Lowndes d\m livre 
imprimé en 1541 7 « James Sawtrey, Defence ofttie 
mariage of Presittes agents Steven Gardmer, 
BiMhopofWynchester, WUl, Repse^ BUhopofNor- 
wiehe, etc. Awryk, by John Froost, IMl, in-16. 
28 pag. Goth. « 

AuRiAciiM, voy. AuRACUM Ducis. 

AuRiGERA, Alburacis, Aregia, VAriége, riv. 
de Fr., afïl. de la Garonne. 

AuRiuAcuM, Aurillé et Aurilly; plusieurs 
villages de France portent ce nom. 

Alrimontanum, Ursimontanum, Ormonts, 
bourg de Suisse (canton de Berne). 

AuRiMONTiuM, Goldberg, ville de la Silésic 
prussienne, au pied des monts Géants 
(Eiesengebirgé). 

AuRiNiAcuM, Oiigny en Thiérache, yillagc 
de France (Aisne). 

AuRio. Evron, bourg de France, anc. abb. 
de béncd. (Sarthc). 

AuRisiLM, Roth, ville de Bavière (margr. 
d'Aiispach). 

AURISTADIUM, voy. AVERSTADHIM. 
AURIVAIXIS, voy. AUREAVALUS. 

AuRUNCA [Liv. vui], SuESSA [die. Phil.], 

SUESSA AURUNCORUM [LiV. IX],SUESSA Au- 

RUNCA [Vell. Pat.] , ville des Awunci, 
dans la Campanie, auj. Sessa ou Sezza, 
ville de la Terra di Lavoro, prov. napo-. 
litaine du roy. dltalie, qu'il faut se 
garder de confondre avec Suessa Po- 

METIA. 



Nous pensons que la grande famille des' imprimeurs 
de ce nom, oui florissaient à Venise au xvi* siècle, 
était originaire de cette ville : le premier, dont les 
essais comme typographe datent de 1505, s*appelait 
Giov. Bapt. da Sessa ou Sessa ; puis viennent le cé«> 
lèbre Melchior ou Marchio Sessa, et Giov. Baptista 
Marchio Sessa et ses fils. Sept différentes marques 
(te ehat et la souris) de cette famille illustre ont 
été recueillies et publiées uar Dibdin dans son Deea- 
meron. Un célèbre bibliophile du commencement de 
ce siècle. Tévéque d'Kly, disait à propos des livres 
sortis des presses de ces imprimeurs : « Whenever 
you see a book with a cat and mouse in the frontis- 

ÎMce, seize upon it ; for the chances are as three to 
bur that it will be found bothcuriousand valuable.» 

AUSA, AUSA N0VA,VICUSAUS0NENSIS [Cell.],^ 

AusoNA (au moy. âge), Aasona, Vick/ 
Vich d'Osona, ville d'Espagne (Cata- 
logne). 

AUSAR.\, VOY. ApSORUS. 

AusARiENsis CiviTAS, Ic bourg d'Osero, dans 
l'île du même nom. Voy. Apsorus. 

Ausri, voy. Augusta Ausciorum. 

AusciA, la Bresle, pet. riv. de Normandie , 
séparait le Vimeu du Tellau. 

AusER [Plin. in], Ausur [Rutil. Itin.], 
Aîaof [Strab. v], fleuve uEtrurie, auj. 
le Serchio, affl. de l'Arno. 

AusiACA Vu.LA, Ameauoille, village de 
Lorraine. 

AUSIMUM, voy. AUXIMUM. 

AusoBA, Aù<To6a [Ptol.], le Logh, riv. d'Ir- 
lande, dans le Connaught. 

AusoNA, voy. AusA. 

AusoNu, r Ausonte, nom poétique de l'I- 
talie. 

AussoNA, AussoNicA, AuxoNu, Aussontie, 
Afixonne, ville de Fr. (Côte-d'Or). 

Âuxonne fut fondée Tan ftOO de J. C, suivant Thls- 
torien Claude Jurain; ses armoiries lui furent don- 
nées par Philippe le Hardi, duc de Bourgogne. 
LMmprimerie n'existe dans cette ville qu*à parUr de 
1787, suivant M. Temaux, qui cite un Manuel des- 
tiné à la célèbre école d*artillerie : Lombard^ Table 
du tir des canons, Âuxonne, 1787, in-8. 

AusTA, AusTiA, UsnA, UsTiE, Atfsstg, ville 
de Bohème, sur l'Elbe. 

AusTERAViA, voy. Ameijindia. 

AUSTERBATIUM, VOy. AUSTREBATIUM. 

AusTRACHu, Emstrachie^ YCEstergoê, partie 
orientale de la Frise. 

AUSTRASlA, AUSTRACIIIA, AUSTER [Frédég.], 

Westerreich, Westreich, VAusirasie, 

f)rov. N.-E. de la France et 0. de l'Al- 
emagne; comprenant la Lorraine, le 
Brabant^ la Thuringe, le Luxembourg 
et pays de Liéçe, etc. ; a formé, du vi* 
au viii° s., un des principaux royaumes 
francs. 



137 



AUSTRAVÎA. — AVARICUM. 



138 



ArsTKATU^ Castra Prjetentta^ Osteirhova, 
(kierhofm, ville de Bavière^ près du 
Danube [B. et Môller]. 

ArSTREBATIUM, AUSTERBATIDM^ AVSTREBANTO 

[mono. méroY.]^ Ostrevand, district du 
Hainaut belge (territ. de Bouchain). 

AcsTRiA [Cluv. Cell.], AusTRi Franqa, 
Oster-Rks, Regnum Oruntaus, CEster- 
rekh, (Estreich, Vempire d'Autriche, 
Tune des grandes puissances euro- 
péennes (?). 

ArsTRu, Toy. Licerium. 

AusTRi£ CivrrAs, Toy. Bedriacum. 

AusiTGiuM, AusuGUM [Itin. Ant.], ville de 
Fane. Norique; auj. Borgo di vai Sugcaia 
(d*après Forbiger), pet. ville du T^rol 
autrichien. 

L*iiiipriiiierte exista dans cette localité en 1750, dit 
M. CotiOD, dans son supplément. 

AcnssioDORUM [Tab. Peut]^ Autesioih)- 
RFM [Itin. Anton.], Altisiodorum [Geli.], 
AcTosiDORUM [Amm. Marcel.], Antisio- 
DORUM, Urbs Alcedronensts, Avtiziodero, 
AvnxioDERo J^monn. mérov.], Avnssio- 
DERVM [Frédeg.J, Avaucerre [Joinv.], 
AvsEURRE (Guy aAuseurre,Guy, évêque 
d'Auxerre, Docange), la Cité d'Auçoire 
[Chron. de St-Denis], Auxerre, ville et 
evècbé de Fr. (Yonne). 

M. Ternanx porte 1 1050 et le D' Gotton 1 1960 la 
date de Tintroduction de la typographie dans cette 
Tille, mais sans indication de livre imprimé. 
Voici le voimne que M. Gotton a dû vouloir dési- 
gner: c*est unfiréTiaire à Tusage d*Auxerre, Brevia" 
rimm EecUsiœ Antissiodorentis, Ântissiodori, 1580, 
in^i, que nous trouvons dans plusieurs catologues» 
entre autres sous le n* 5521 du cat .Dubois. Mais la 
Bibliotlièque impériale possède une pièce publiée 
soos une date antérieure : Sauvegarde donnée par 
rEmperevr (MaximBien 11) à M, le cardinal de 
Lorraine, euesqye de Metz, Ausserre, par M. Bour- 
don, 1500, in-8. 

Parmi les imprimeurs d'Auxerre que nous Jugeons 
dignes d*une mention honorable, nous citerons : 
Pierre Vatard, au commencement du xvii* siècle, et 
C de Villers. 

En 175% [Rapp, Sartines], il n*y a qu'un seul 
imprimeur \ Auxerre; c'est François Fonrnier, èu- 
blien 17A2. 

Altomate [Plin. u], Hiera [Oros.] , Tune 
des îles Lipari, auj. Megali Cametii, 
dans r Archipel. 

Autosidorum, voy. Actissiodorum. 

Autreum, Autrai ou Autrey, bourg et anc. 
comté de France (Doubs). 

AuTRicuM, vov. Carnutum. 

AuTUMNAaTM, voy. Andernacum. 

Autura, Audura, Ebura, l'Eure, riv. de 
Fr., affl. de la Seine (non citée par 
Forbiger). 

AuvERTiuM^ Atfters; plusieurs localités en 
France portent ce nom. 



AuxANUM, Anxanum ITab. Peut.], Lanciano, 
bourg d'Italie (Abruzze citer.). 

AuxEixoDumJM, voy. Exelodunum. 

AuxENNA [Tab. Peut.], Muenna [Itin. An- 
ton.], A VALLES^ Avaulx, Avaux, sur 
TAisne, bourg et château de France 
(Marne), construit sur les ruines d'Er- 
chery ou Ecry [Chron. cari.]. 

AuxiMUM [Gaes. B. G. i], Ausimum [Tab. 
Theod.l, Au&pLcv [Plutar.], Acximon [Itin. 
Anton.], ville des Picentins,auj. Ommo, 
ville de la délég. d'Ancône (Italie). 

Voici un livre imprimé dans cette ville ï une date 
assez reculée t c'est une traductidh latine dumremier 
chant de TArioste : Ariosto Lud. — EolandiFurioti 
liber primui et Cantuê cujusque Prikeipia, laii- 
nitate donati a Visito Mauriiio de Monte forum. 
Auximi, per Astulfum de Grandis, 1570, in-S. 

AUXONIA. voy. AUSSONNA. 

AuxuENNA, voy. Fanum s. Meneioldis. 

AVAUX), VOy.ABALLO. 

Av.uxoauM [Greg. Tur., Frédég.], Alluye, 
bourg de Fr. (Eure-et-Loir). 

AvANTici, peuple de la Gaule Narbon.; 
auj. occuperait partie des dép. des 
Alpes-Maritimes et des Basses-Alpes. 

AVANTICORDM OpPIDUM, VOy. ICTODURUM. 
AVANTICUM, AÙOVTUCOV [Ptol.] , AVENTICUM 

Tacit. Hist. i] , Aventicum Helvetiorum 
Itin. Anton.], ville de la Gaule Lyon- 
naise], aui. Avanche, Avenches, ville de 
Suisse, près du lac de Morat (cant. de 
Vaud). 

AvARA Major, VYévre, Vléire, pet. riv. du 
Berry. 

AvARicuM fCaes., Itin. Anton., Tab. Peut. 
Aùopixov [Ptol.j, BiTURicE [Geog. Raven.' 
BiTURiGiE [Sid. Apoll.], BrruRicuM [Lu- 
can.], BrruRiGA, BmiRix, Oppidim Ava- 

RICIM IN FINIBUS Bm^RIGUM [CffiS.], Be- 

TORicA [Greg. Tur.], Beturigas urbs 
[Frédeg.J, Betoregasci, Beoregas^ Be- 
TORGAS, Betorex [moHii. mérov.], cap. 
des Bituriges Cubi, dans la Gaule Aqui- 
taine, auj. Bourges, ville et archevêché 
de Fr. (Cher). 

Catberinot, le compilateur berrichon, porte k 
Tan 1500 la date de IMntroduction de Timprmierie à 
Bourges, et laThaumassière, dans son HUt, du Berry , 
cite un Bréviaire en deux volumes imprimé S Bour- 
ges en 151S, pour Tabbaye de S. Satur : mais 
aucun Eait , aucune preuve, ne sont apportés à Tappui 
de ces assertions purement gratuites. 

M. Gotton , de son côté, dit que Timprimerie fut 
introduite k Bourges pur Barthélémy fiartault, et 
H. Temaux, suivant sa coutume, reproduit, sans 
même en varier les termes, cette assertion erronée t 
B. Baruult fut Tun des premiers libraires de Bourges, 
mais n'imprinui Jamais. Le Coustumier général des 
Payé et Duché de Berry (Man., toin. Il, coL 555 



139 



AVARIO. — AVELDA. 



140 



fut, suivant Gotton, 1c premier livre imprimé à 
Bourges ; il se vendait dans cette ville en COBtel de 
Barth. BarlauU , et avait été imprimé à Paris par 
Michel Fezandat, mais aux fraisde trois libraires asso- 
ciés, B. Bartault et Jean Gamier de Bourges, et Ponce 
RofTet. dît le Faulcheur, de Paris. 

Suel fut donc le premier imprimeur de cette grande 
de Bourges, si célèbre k cette époque par son 
université cl son école de [droit, oh brillaient d*un 
renom sans égal les Cujas et les Alciat? 

Nous emprunterons à une curieuse brochure de 
M. Boyer, bibliothécaire de Bourges, quelques détails 
consciencieux et fort intéressants à ce sc^^'t On ne 
reconnaît, dit-il, de fondation certaine d*un établis- 
sement d'imprimerie à Bourges qu'en 15S0. A cette 
époque, sous la bienfaisante protection de Margue- 
rite, duchesse de Berri, qui portait à cette province 
une affection particulière, les cours, de TEcole de 
droit avaient commencé à prendre un lustre inaccou- 
tumé ; le renom européen du professeur AlciaU qui 
venait d'y faire son entrée, appelait autour de sa chaire 
une foule d'hommes d'étude à qui les livres deve- 
naient plus que Jamais nécessaires. La ville crut de- 
voir répondre à ce besoin, et appela de Paris un 
imprimeur du nom de Jean Gamier, qui apporta 
avec lui ses presses et s'engagea à rester six ans au 
moins dansle pavs. De plus, pour l'attacher davan- 
tage et prévemr les mauvaises chances d'un nou- 
vel établissement, les maire et échevins lui assu- 
X rèrent une rétribution annuelle de 100 livres 
tournois. On y ajouta 10 livres une fois données 
pour l'aider à faire le voyage de Bourges k Paris, ob 
il allait chercher sa femme qu'il y avait laissée avec 
tout son ménage et son matériel. (Compte de la 
ville, 1529-1530.) 

Les premiers spécimens des presses de Gamier ont 
disparu. Celaient sans doute de simples ordonnances 
ou des pièces administratives des maire et échevins i 
mais bientôt il fut adopté par le clergé et devint à 
la fois l'imprimeur de l'autorité séculière, celui de 
l'Université, et en mémp temps, ce qui valait mieux 
à celle époque, le tvpographe agréé par le parti clérical. 

Malgré ces trois cordes à son arc, Gamier ne fit 
pas fortune, puisqu'on lit dans un dénombrement 
des officiers de l'Université : • L'imfnrimeur c*e»t 
Jehan Gamier, homme paouvre qui n'imffrima de 
sa vye livre fors des Almanacs et ut Vhoffice nou- 
uetlement érigé et ni eust iamays imprimatr que 
luy, • Celte pièce, dit M. Boyer, doit être de 1556 
environ; or Gamier avait certainement imprimé 
lui-même le MiMel de 15*7, dont nous avons parlé; 
ce qui contredit l'assertion précitée: qu'il n'imprima 
de sa vye Hure fors des Almanacs, 

Gamier exerçait encore en 1562 ; la biblioth. du 
chapitre de Saint-Etienne, ayant été saccagée parles 
Huguenots qui envahirent la ville cette année 1562, 
fut reconstiiuée, tant bien que mal, par les bourgeois 
bien inlenlionnés , qui recueillirent <;* et là les 
épaves du nauf^ge; parmi ceux qui achetèrent des 
livres aux pillards, dans ce but, figure ce brave 
Jehan Gamier, faisant, comme l'on voit, contre for- 
tune bon coeur. 

La marque parlante de ce libraire était un vaisseau 
battu par la tempête, avec trois moutons paissant 
sur le rivage, et cette devise biblique : 

Discerne causam meam de aente non saneta. 

L'homme dont Bourges a le droit de se glorifier, 
('est Geoffrov Tory, bien que nous n'admettions pas 
comme suffisamment authentiques les attributions 
qu'on voudrait faire à son burin de toutes les pièces, 
sans exception, marquées d'une 4- ^ ^^^ un biblio- 
graphe éminent, M. Auguste Bernard, ayant consa- 
cré à cet ariiste une monographie fort importante 
(éd. Tross, 1866, 1 vol.in-8.), nous n'avons pas à 
nous en occuper. 

La Coutume du Berry fut publiée en latin bien 
avant d'être imprimée en franoiis : le Manuel de 
M. Bmnet indique comme étant la première une édi- 
tion de ces Coustumes gi-néralles, annotées par 
Nicolas Bcerier ou Boyer , imprimée en 1512 ; la biblio- 
thèque de la ville de Bennes en possède une plus 
ancienne, doni un éminent professeur à la faculté 



des lettres de cette ville, M. Delaunay, nous com- 
munique la description : 

Le volume est in-'B, et se compose de 156 fL, 
sign. A-V, impr. en car. goth; après le titre en 
rouge et noir, semblable à celui de l'édit. de 1512, on 
lit : Earumdem ae noUuUis cO | sUiis et addti p 
ipih p Boerier novi | ter edil tis; ce mot noviter 
indique-t-il une édition plus ancienne ? Le livre est 
dédié à Jehan de Gannay, chancelier du roy. A la fin 
on lit: ExpUeiunt Consuetud, inelite Civitatis et 
septene Byturigum, impresse anno DM M* CGCGCIX, 
die vero^XV, mensis octo&ris, sans aucune indica- 
tion de lieu ni d'imprimeur; mais au ▼* du dernier f. 
la marque dfEnguilbert de Mamef, ce qui nous 
donne Paris comme lieu de l'impression. 

Nous ne connaissons pas de Coustumier Berrichon 
imprimé à Bourges, avant celui de 1579, que cite 
aussi M. Bmnet. 

Quant aux livres de liturgie spéciale, nous cite- 
rons le Miuel de Bourges^ impr. à Paris par l'Alle- 
mand J. liygman, en l(k9S, in-fol. goth. sous Pépis- 
copat de Guil. de Cambray. (bibl. de Bourges.) 

Un autre Missel^ impr. à Paris, jmpensis J. Parvi, 
Engleb. de Mamef, Pétri Sanier et Jac. Ferot, pen- 
dant l'épiscopat de François de Bueil, en 1522, in-fol., 
dont un splendide ex. sur vélin fut vendu 1915 tr, 
en 1860. 

Caiherinot cite un autre Missel de Bourges, impr. 
également à Paris en 1527. 

Le premier qui soit sorti des presses locales est un 
in-fol. Si 2 col., en car. goth., avec cette souscrip- 
tion : Excudebat Joaties Gamerius Biturigibus 
ad seholas utriusqz iuris vM vénale reperies. 
M. D. XLYIL 

Le Manuel foumit encore cette indication : En 
même temps que l'archevêque de Bourges confiait 
aux presses parisiennes l'impression du Missel de 
son église, il faisait imprimer un Bréviaire à Li- 
moges en un vol. in-8, aiec cette souscription à 
Pavant-dernier f. : impressum in Lemovieœ civitaie 
per Paulum Berton, 1522; mais les frais de cette 
publication furent faits par les quatre libraires de 
Paris et de Bourges, que nous venons de citer; aussi 
voit-on au v« du demier f. la marque et le nom de 
Pierre de Sartières (ou Sartier), et lit-on cette sous- 
cription : Venundûtur Bituris et Parisii. 

Noua citerons, parmi les imprimeurs qui ont suc- 
cédé à J. Gamier, Jean Hantet (1558), Pierre Bou- 
chier (1576-1587), Nicolas Levez, chef d'une dynastie 
qui imprime Jusqu'au xviii* siècle, et qui le premier 

S rend le titre d'fmpHm^ur juré de la ville ; les 
risto. Chaudière et Toubeau.qui portèrent la typo- 
graphie berruyère à un degré -de perfection assex 
remarquable. 

Le Bapport Sartines signale deux imprimeun : 
Solange Toubeau, veuve de Jacq. Boyer, impr. de- 
puis 1717 ; la famille des Boyer est originaire d'Or- 
léans, où elle imprimait depuis deux siècles. Pois 
Barthélémy Cristo, d'une vieille famille dMmprimeurt 
du Berry. 

AvARio, Veronius, YAveiro, Aveyrou, Avey- 
ton, riv. de Fr., affl. du Tarn. 

AvATicoRUM Stagnum, Mastramelum Stag^ 
NUM [Cell.], VEtang de Martiffues (Bou- 
cheSKlu-Rhône). 

Avedonacum, Aunai, bourg de Fr. (Cha - 
rente-Inférieure). 

AVEIRUM, AVERIUM^ ErcOBRIGA [Polj'b.l, 

Talabrica fltin. Anton. J, Aveira, ville 
et duché de Portugal, au N.-O. de 
Coïmbre, suiv. Ukert. 

AvELDA, AvELDiA, Aveld, pet. ville de la 
Hesse. 



141 



AVELLA. — AVERSiE. 



i42 



lytiprès M. Ternaux, intis sans aucune garantie 
iTauUienticité, nous citerons : AtigustiHUs AveUUn- 
9U, Pia CcUakio cum Martino iMihero super Bi- 
èUotkeca nova, ÂTeldic, 1528, in-4. Nous ne con- 
nûssons ni le livre ni son auteur, que nous ne 
troaTOQS cit^ par aucun bibliographe. 

AvEXLA^ voy. Aquila in Vestinis. 

AvELLAy Avu Vacckorum, VilMon, ville 
d*Espagne (roy. de Léon). 

KmiASA, AvELLANUM, HmIocH, pet. ville 
da cercle de Franconie, près de Nu- 
remberg. 

AVE51CUÎI, AvENAiTJM, AvKNUCUM, Avetioy, 

St. ville et anc. abb. de Champagne 
arae). 

AvENPi Castrum, voy. Romarici Mons. 

Atenio [Mela^ Plin.], Aôivîwv «oXiç [Steph.]^ 
AvENio Cavarom [Tab. Peut.], Gvitas 
AvENîocoRDM [ Notlt. Ptov. Vien. ] , 
AvTNioTîi ûv. [monn. mérov.], ville des 
Cavares, dans la Gaule Narbon.^ auj. 
Avignon, ville de Fr. (Vaucluse). 

LUmprimerie date à Avignon de 1497 : Lueiani 
JHittmMnu, Seiffk) Romanua, Carmina heroiea in 
Awtarem, Asinus Aureut, Bruti et Diogenis Cynici 
epiMioUt (omnia latine). Uec opuscula castigatissinu 
emeiidata impreasa sunt Aninione impensa Nicolai 
Tepe ciuîs Auinlonensis. m. ccc xcvii , idibus octo- 
brtt, pet. In-4i, goth. de 37 fC à 20 lig. par page, plus 
on t bbnc 

M. Brunet a écrit Nie, Cèpe, Panser, Bain et les 
autres biltliogr. Lepe; mais un libraire de Paris, cu- 
rieux et instruit, M. daudin. dit observer qu*à cause 
de la forme singulière de la lettre T, gui offre une 
grande analogie avec VL et le C, les bibliographes 
ont écrit tantôt Lepe, tantôt Cèpe, mais guMI faut 
lire Tepe; et en cela, après vérification, nous sommes 
d*aufant plus de son avis, que nous trouvons sur le 
second hvre avignonais le même nom écrit Tepe, 
et par M. fôiinct lui-même (J/an. A, col. 159}. VAai- 
nus Aurais annoncé sur le titre n*est |)as compris 
dans le volume; non plus que dans Tédition de 1505 
< Paris, Gaspard Philippe), qui reproduit celle d^ Avi- 
gnon, 1497 ; la censure ecclésiastique a passé par là. 

Le second livre imprimé à Avignon, cité par les 
bibliographes, est intitulé : Roffi edi Tractatus U- 
èetlomm super utraque censura. — Tractatus 
Ubellorum super utraque censura cum questioni- 
bus sabbatinis, cattigatus a Petro MiUtti, Petro 
Tepe et Joanne Pabeyrani dicto Gandarre scho- 
lastico. — Impressit Dominicus Anselmus Auenio- 
nen&is, Aiienione altéra Roma ultima Kal. Marcîus, 
A. M. cccrr. , in-fol. 

Le Lucien de 1497 ne nous avait pas donné de 
nom dUmprimeur; mais celui-ci nous révèle très- 
* probablement comme premier t)'pographe avigno- 
nab Dominique Anselme : nous disons très-probable- 
ment, parce que, n*a>'ant pu trouver le livre du 
légiste Odofredus ou Roffredus, que nous citons, 
nous n'avons pu comparer le caractère dont s*est 
seni Dora. Anselme avec celui du Lucien. 

Mais le nom le plus glorieux de la typographie 
avignonaise est évidemment celui du célèbre Jehan 
de Channey, dont les produits sont encore aujour- 
d^ai si recherchés des amateurs; la marque de cet 
habile imprimeur rappelle exactement celle des 
AMes. 

Parmi les nombreux imprimeurs d^Avignon au 
XTI* siècle, nous citerons : Ant. Bonhomme, qui 
exerçait en 15S2, et Barth. Bonhomme, en 15b5; 
Gr. Tachet, en 1549, et à la même époque Hymbert 
Parmentier; Pierre Roux, en 1555, et Math. Vmcent. 



AvENioNETUM, Aviguonet, bourg de France 

(Aude). 

AvENioNis Castrum, Napoule, village de 
Fr. (Var). Quelques géographes donnent 
' à ce village remplacement de Fane. 
Aihenopolis, 

AvENUFNius, LiRNius, the Liffey, riv. d'Ir- 
lande. 

AVENNiE, AVESNiE, AVISNA |ch. Ct dipl.], 

Avemes, ville de Fr. (Nord). Quelques 
villages de Picardie et d'Artois portent 
aussi ce nom. 

Nous ne connaissons pas de livre imprimé à 
Avesnes avant 1078 ; à cette date nous trouvons au 
Catal. Dubois, n« 2416 t TraUé de ta retraite. 
Avennes, 1678, in-i6. 

AvENNJE Ck)Mms. AvesneS'k'Comte, bourg 
de Fr. (Pas-de-Calais). 

AVENTACUM, voy. AVENACUII. 

AvENTicENsis Lacus, dev MurtnerseCy le lac 
de Morat, en Suisse (canton de Fri- 
bourg). 

AvENTicEXsis Pagus, vov. Ultrajuranus. 

AvENTiciiM, voy. Abrinc^. 

AVENTICITM, voy. AVANTICIJM. 

AvENTiNUM, voy. Abusina. 

AvENTiNus MoNS, Ic mofit AventiM, monte 
di Santa Sabina, une des sept collines 
romaines; il y en a huit aujourd'hui. 

AvENiiM, l'Aven, pet. riv. de basse Bre- 
tagne. 

Averciaco Villa [monn. mérov. ],AiTec/iy, 
ville de Fr, (Oise). 

Averdera, Aveurdre, bourg de France 
(Allier). 

AVERIUM, voy. AVEIRIîM. 

AvEBNUM, Averties, Plusieurs villages de 
France portent ce nom, partie, en Nor- 
mandie et dans le Vexin. 

AvERNTS [Plin. Stat.], Averni Lacus IT. 
Liv., Cic], il "Aopvo; Xiji.vTfj [ Strab., 
Diod. Sic], logo Avemo, dans Tanc. 
Campanie, auj. lago Tripergola, au roy. 
de Naples. 

AVERS.E, Aversa, ville de la Terra di La- 
, voro, proY. nap. du roy. d'Italie. 

Comté normand au moyen ige : Timprimerie date 
dans cette petite ville de l'an 1620 : D, Luce Pras^ 
sicii Confutationes in Commentationes Augusti 
yipM pro defensione Cathoticœ ac peripatheticœ 
veritatis. — Impressae Averse per A. de Fritiis, A. D, 
1520, in-fol. 

C'est M. Temaux qui nous donne cette indication, et 
nous manquons de moyens de contrôle: le livre est 
inconnu à Tanzer et à Maittaire; Amati non plu 
qu*Haym ne le citent. Giustiniani seul (p. 125) no u 
fournit le titre d'un livre du même D. Lucas Pras- 



143 



AVERSBERGA. — AZAUM. 



144 



sieius, imprimé à Naplei l*année soiT. 1521, où nous 
voyons qu'il était qualifié de Patricius Aversanus, 
ce qui semble donner quelque apparence d'authenti- 
cité au renseignement de M. Temauiu 

AvERSBERGA^ AuERSBERGÂ^ Aversberg, boucg 
de Carinthie^ près Laybach. 

AvERSTADiuM, AuRiSTADiuM, AueTstœdt, pet. 

ville des États prussiens^ prov. de 

Saj[e. 

Avu, voy. Aquila (in Vestinis). 

AviARiUM (Locus aptus mUriendis avibus 

' vUUUicis, Duc), Pluverium, Pluviers 

[Chron.], Pithiviers, ville de Fr. (Loiret). 

AvicuLA, der Vogelberg (en ital. Monte- 
Uccello), montagnes de Suisse (Alpes 
Bhœticœ). 

AviLiACUM, Avilly, village près Chantilly 

(Oise). 

Le père Houbigant (Ch. Fr.), célèbre hébrafsant, 
y établit une petite imprimerie à son usage en 1*745, 
et cette imprimerie fonctionna pendant un laps 
d*ftnnées asses considérable : il en sortit un PiaUe- 
rium hebralcum, en 17ik8, sous l.i rubrique t Lug- 
duni Batavorum, tiré à cent exemplaires ; les Prxh' 
verbia en 1703 et plusieurs ouvrages en français. 

AviUANA, ViLLUNA, Avigliafia ou Avi- 
gliano, pet. ville du Piémont^ dans la 
prov. de Susa. 

AviLLA, Aviles, pet. port d'Espa^e^ dans 
les Asturies^ sur le golfe de Biscaye. 

AvDioNS, Oisemont, bourg de Picardie 
(Somme). 

AviNauM Villa super fluvium Tarni [Ch. 
Car. C. a. 843], Avizucum, Aveins, sur 
le Tarn, village de France (Tarn-et-Ga- 
ronne), anc. villa royale. 

AvisiuM, Avis ou Aviz, pet. ville de Por- 
tugal, dsms TAlentejo. 

AvisiuM, Ecas ou Effas, pet. ville d'Autri- 
che, près Brixen. 

AviTAcuM, Aubières, bourg de Fr. (Puy- 
de-Dôme). 

AvoLOTiuM, AvoLODiA [Frédég.], Avallo- 
auM [Greg. Tur.l, Allonne, village et 
anc. seigneurie de Fr. (Eure-et-Loir). 

Avus, riv. de TEspagne Tarraconais.e,auj. 
le Rio d'Avés, en Portugal. 

Axa, Axbridge, bourg d'Angleterre (Som- 
mersetshire). 

Axa, Axucum, Axium^ Essay ou Essex, 
bourg de Normandie (Orne|, anc. abb. 
d*A. = Essey, anc. abb. de B., dioc. 
d'Agen (Lot-et-Garonne). = Essay, 
village de Fr. (Côte-d'Or). = Un village 
du même nom dans la Haute-Marne. 

AxALiTA, Fanum Axalitanum, Axati fPlin.], 
Lora, bourg d'Espagne, près de Séville. 



AXANTA, voy. UXANTTS. 

Axati, voy. Axalîta. 

AxELLA, Axel, pet. ville de .Hollande, 
dans l'île du même nom (prov. Zee- 
land), 

AxELLODUNUM, Codenoc (?), ville du Quercy 
(dép. du Lot). 

AXELODUNUM, AXELLODUNUM, Exhom, Ville 

d'Angleterre (Northumberland). 

AxiACiE [Plin. iv], AxiACE [Mêla], ville de 
l'anc. Sarmatie, sur YAxiaces (le Teli- 
goul), auj. Oczakûw, Otschakow, ville de 
Russie, prise aux Turcs en i739 (prov. 
de Cherson). 

AxiACEs [Mêla., Plin.l, ô 'aÇmucïjç [Ptol.], 
le Teligoul, riv. de Russie ; se jette dans 
la mer Noire. 

AxiACUv, voy. Axa. 

AxniA [Tab. Peut.] , Axuna [Geoç. Rav.], 
ville de la Gaule Narbon., auj. Aymé, 
bourg de Savoie. = Jacquemont, dans 
l'anc. Tarentaise, pet. ville de Savoie. 

Axiopous [Itin. Anton], 'AfrouiroXi; [Ptol.l, 
ville de la Mœsie infér., auj. GaUUsch, 
Galatz, ville et port franc de la Molda- 
vie, sur le Danube. Forbiger voit dans 
Axiopous Bassova, 

AxiTTs [Liv^ PlinJ, 'A&oç [Hom. n], 'aÇiw; 
[Ptol.], 'AÇioç [Strab., Thucyd.], Barda- 
Rius, Vardarius, fleuve de Macédoine 
(Maidonia), auj. le Vardarou Vardhari; 
se jette dans le golfe de Saloniki. 

AxoNA [Caes., Auson.] , Axonia, AûÇouwo; 
IDio. Cass.], VAisne, riv. de Fr. afQ. 
ae l'Oise. 

AxuENA [Itin. An ton.], à 47 m. de Verdun. 
Est^e Ste-Menehmdd , comme l'ont dit 
qq. géographes, ou plutôt JVeuvtWe^<m- 
Ponty bourgde Champagne, reconstruit 
en 1203 par Blanche, comtesse de 
Champagne p) 

AvENNUM, Ayen, pet. ville de Fr. (Haute- 
Vienne), anc. auché-pairie. 

Aygarus, VEygues, pet. riv. du Dauphiné, 
àfQ. du Rhône. 

Aymontium, Ajamontium, Ayamonte, ville 
forte d'Espagne, sur le Guadiana (An- 
dalousie;. 

AvROLUM, voy. Ariola. 

AzACUM, AsAcuM, Azay, plusieurs local, 
de ce nom dans les dép. d'Indre-et- 
Loire, du Cher et de la Vienne. 

AzAUM [llin. Anton.], ville de Pannonie, 



145 



AZELUM. — AZINCURTUM. 



146 



sur remplacement actuel de laquelle 
les géoeraphes sont divisés : suiv. Mu- 
char il ULUorait le voir près d*un bourg 
de Hongrie nommé Tata; Mannert y 
voit NeiMorf, sur le Danube, et Aeichard 
Ac$ [Forbiger]. 

AzELUM, ville des VeneH, dans la Gaule 



Transpadane, au}. Asolo, bourg d'Italie, 
près Trëvise. 

AzERAcuM, Azerat, bourg du Périgord 
(Dordogue). 

AzuicuRTUM, AzmcAKTUM, Azincourt, bourg 
• de l'Artois, près Hesdin (Pas-de-Calais) . 
On disait au jy* s. Agitwourt. 





BABAnniA, Baudobrica [Itin. Aoton.], Bo- 
noBRiA [Not. InipJ, BoDASBir-iiM, Boppar- 
DiA, Bo.NTOBBicAlTab. Peut.],Boîrtï>BBi(:E 
ImoQii. niérovJ, fioppord. ville d'Alle- 
magno, sur le Rhin, près CoblenU. 

Babeberga, voy. Bambekga. 

BABEcnxtM,voy. Babbecii-luk. 

Babia [Plin.], Balbu, Altokontium, Mons 
Alti.'s, JSotUallo, pet, ville de la Calabre 
citer., au pied des Apennins. 
Le cCtèbre Joannes deJanua, l'aaleur dc'la pre- 

crtu (Ule. 

Babina, Bahaisek, bourg de Hongrie- 

Bacacl'h, .voy. BauacIih. 

Bacasis, voy. Baoanïm. 

BAr.i::£, BAccniH, BAcnAcm. Baccis Villa 
[N TERBiToitio SiDONEHsE (de Sion) [Fré- 
dég.j, Bex, tioui^ de la Confrd. suisse 
(Vaud). 
Imprlnteri» en IB<n. 

Bacun.c [Itin. Anton.], ville d'Étruriej 
auj. Baccano, sur le lac du mËtne nom. 

Bacchahacuh, voy. Aba BArcm. 

Bacchimo, HEtioACKs HiNOR [Plin., Liv.], 
Baechiglione, riv. de la V(>nétie, 

Bacen.e, An Bacenas, Binaseo, forteresse 
entre Milan et Pavlir. 

Haoua, Baeh, pet. ville de la basse Hon- 
frie, sur le Danubf. 

Baliuh, BAr.ivuH, Basia, Ba[î:iuu, Bachts 
Villa, Bacivile [Chroii. Sigeb.], Bai- 
aieux, village près Corbie (Somme), 
anc, villa roy. (Chr. Fontan., a. 847). 

Baciviiu SuBTEBius, Bésu S. Êloi (?], village 
près Gisors (Eure). 



BArjvuu SupEBiDS, Bém le Long, village 
près Gisors (Eure), [Aug. le Prévost]. 

Bacorurvu, Batava Castb* [Not. Im|>er.], 
Castellum Ratavinuh (Tafi. Peut.], Pas- 
savia, pAssAvniM Patatia, Passoovdii 

ÎChron.], dans l'aoc. Vindélicic, auj. 
'afsau. ville forte de Bavière, au oiu- 
fluent de Tlnn et du Danube. 

L'IntrcMhiction de b typographie nmonle eacrile 



bliogrsphei ciieni i 



M le ptm 



: Palmiinêt, d 
—"I, qui rorm 

Fini lifrrC hararam luxla ruirleam Ealt- 
tit PatavitÂ. Imprttti tu \itclUa dnllalt praticla 
mil Aimo dmnjnli^'c) Mltlttlmo guaartngtnltMmo 
etutagtiiino (irfnui, txta Me angiitlL 

L'nmte tuinnie. nous Irouiom In nam de deux 
Imprimeurs I Conrad Stahcl et Benoit Uayr, anociéi; 
lepremierdcsomnEueiMultepar co lypographet ' 
eat InilluKi £pftrcK(a Beau BiiteMt S. UHromiml 
dliclptill de mni-le glorioil Hieronlml, in.*, M tt, 
1 1 col. aiec sign. — Ce Conrad Siahel, ijul exerce 
le premier l'art lypottriphiilue * Passau, en «ociéni 
de Ben. Mair lou M«yr),ïlla posiéricureinenn'irablir 
k Venise, puis enlln i Brunn en Moravie ; Il ril 1 
jrvnurquer que leacar»itrea qn'ii employa k Pai&au 
MDl Mentlqnemenl aemblablea t ceux dont ae ter- 
vali i la mtinc ^poiiue Looiad Zmlnger, rimin-linFur 
de Hurembent.an polnl que piuiîetiri ouiragei. 
pnblKa uni indlcallonde lieu ni de lypographe, mais 
èiécui^aieccecancitre, soniindlfleremmentaltrî- 
buéa par les blbUographes aux |«nses de NOrenUierg 
on 1 cellea de Patiau. 

Wlllebert; en Bohtme, Jean Alacrav, et dont le 

wnnler outrage ei^Ut^ t llïsau nt IntiL : Ueita. 

SeAUitUt Ont. katm. S. Aaguil. Spenthm ma- 

nuak larerdaiHin. — /mpr. in tnctlta ricitale pa- 

rairfniif prr Joli. Atakraa> tt Bentdtclum Mair. 

S«b mua dHi H. CCCC uuxil, dtchna quarta Me 

nonemtrU, in-A. 

Bacovilla, Bacqueville, bourg de Nor- 
mandie (Seine-Infcrieure). 

Bacttacum, voy. BArj:.«. 

BAct'NTuîs iPlin.], riv. de la Pannonie 
inr€r.,auj. le Bosset, afO. de la Save. 

Bada, voy. Aqu* Helvetic*. 



149 



BADENA. — BAJOC^. 



i50 



Badena^ voy. Aqvm Baden^e. 

Badenacha, Badenoch, bourg et district du 
comté d'Inverness (Ecosse). 

Badenvilla, Badenweiler, pet. ville du 
grand-duché de Bade. 

Badera, Badinum, Badum, Basiége, Bazié- 
geSy pet. ville du Languedoc (Aude). 

Bader.%, voy. Alta Ripa. 

Bapu, voy. Pax Augusta. 

Badonicus Mons, voy. AqujE Gaud^. 

Babrinus, Vatrenus [Plin.], auj. le San^ 
terno, riv. de la Romagne^ afQ. du Pô. 

Baduhenna Sylva, Baduhenn^. Lucds 
[Tac], der SevenwcUd, Cette forêt, qui 
couvrait une partie de la Frise, n'existe 
plus. 

Badum, voy. Badera. 

BfCULA, Bao^uXa [Ptol.]^ BaixuXa [Polyb. 

iO], ville des Ausetani, dans la Tarra- 
conaise, auj. Boda (Catalogne). 

Baela Claudu [Itin. Anton.] , Baelon 
[Plin. m] , BaÔLitfv [Ptol.] , Belo [Strab., 
Anon. Rav. ] . ville des Turdetani , en 
Bétique, sur le il. Baelon ( laguna de la 
Janda), auj. Barbote f?) en Andalousie, 
on suiv. Ukert, quelques ruines sans 
nom , à 3 m. de Tarifa. 

B.Esn»po, B«ujiinM [Ptol.j, Besippo [Plin. 
ni, 1], ville maritime des Turditani, 
dans la Bétique, auj. Porto Barbato, 
bourg d'Andalousie , entre Cadix ot 
Algésiras [Forbigerj. 

BfTERRA SePTIMANORDM, VOy. BlTERR£. 

Bjetes [Sil. Ital.], B^etis [Plin., Mai-tial.], 

9 Baîn; [Strab. ] , Certis , TafTTiaao; 

[Stob.], QuADARQurviB (au xv« s.), le 
Guadalqmvir, il. de l'Andalousie (de 
l'arabe : Oited-el-Kebir, le grand ileuve). 

BincA Provln'cia [Plin.] , ^ Bainxii [Po- 
lyb.], Betica [Insc. ap. Grut.], Turde- 
TAXiA [Strab .1, ppov. de l'Espagne ulté- 
rieure, auj. V Andalousie. 

Bjttlo [^Plio.], Betdlo, ville des Lacetani, 
dans la Tarraconaise , auj. Badeloiia, 
en Catalogne [Marca Hisp. n] . 

Bagacum, Bajacum Nebviorum [Itin. An- 
ton.], Bavaccm [Tab. Peut.], Bv^tvK^ 
[Ptol.], Bacacum, Bavaeum. ville des 
Nervii, dans la Gaule Belgique, auj. 
Bavay, ville de France (Nord). 

• 

Baganum, Bax*<ji; [Ptol.], ville des Lace- 
tani, dans la Tarraconaise, auj. Marnera 
suiv. Cell., mais plutôt Baga, bourg de 
Catalogne, suiv. Reichard. 



Bagaudarum Castrum, Monasterium Fossa- 
tense, s. Mauri Fossatensis abb.. Si- 
MatiT'deS'Fossés, anc. monastère de Bé- 
nédictins (chef d'ordre), auj. bourg 
près Paris (Seine). 

Bagenn^e, Benna, Bena, bourg d'Italie, 
* près Mondovi (Piémont). 

Bagisinus, voy. Bajocensis Ager. 

Bagnacaballum, voy. An Caballos. 

BAGNBRIiE, OnESI£ TUERHiE. Ta TÛV '(Maïuv 

etppwt [Strab.]. ville de la Gaule Aqui- 
taine, au piecl des Pyrénées, auj. Ba- 
gnères-de-lAJichon, dans la Haute-Ga- 
ronne. 

Bagyona, Bajonium, Bajon, bourg de Fr., 
sur la Moselle (Meurthe). 

Bahusia, BAmisiUH, Bahus, forteresse de 
Suède, dans l'île de Gœthœlf. 

Badiocium, Baimoza, Boinitz, ville de la 
* haute Hongrie, chef-lieu du district du 
même nom {Baimotzensis-processus), 

Bajj: [Mêla, Flor., Sen., etc.], ^B«îati 

t Strab.], ville de la Campanie, entre 
lisène et Pouzzoles, auj. Baia dans le 
Napolitain. 

Bajanum, voy. Tornacum. 

Bajoaria, Bojaria, Bajwaria, Bavaria, 
la Bavière (Baiem), roy. de l'Allemagne 
du Sud. 

Bajocj: [Not.Imper.J, Givitas Bajocassicm, 
Arj:genus (?) [Tab. Peut.], Augustodu- 
Rus [Graësse], Civitas Biducassium, Ba- 
oassinum [Greg. Tur.] , Baigassinum 
Saxondm [Frédeg.], Bagias (sur la tapis- 
serie de Bayeiiœ), Baieuks (au xi« s.}, ville 
des Biducasses, dans la Gaule Lyon- 
naise, auj. Bayeux, évèché (Calvados). 

M. Frère {Man, du Bibiiogr, normand) nous 
donne quelques indications sur Pintroduction de la 
ty^graphie dans la ville de Bayeux. Le premier im- 
primeur de Bayeux aurait été Pierre le Roux, qui 
serait venu s'établir vers 162S, et dont le premier 
livre imprimé daterait de lOSt seulement. M. Fréd. 
Pluquet [E»8ai hisU sur Bayeux) fixe à 16S0 ki 
date de TintroducUon de Timprimerie, en prenant 
également 1628 comme date de l'arrivée et de réta- 
blissement de Pierre le Roux : Arrest de ta cour de 
Parlement de Rouen pour Vh&pital et Maison-Dieu 
de Bayeux, donné entre le Prieur de ladite Maison 
et les bourgeois et habitants dudit Bayeux, te 
11 ai-ril 1651 ; Bayeux, P. le Roux, in-ft, de 26 p. 
A la suite se trouve un extrait des grands jours 
tenus à Bayeux en 1540 ; cette pièce est d'une exces- 
sive rareté. Et encore : Itécitdela vie et des miracles 
du bienheureux Thomas-Elie de BiviUe, Bayeux, 
P. le Roux, 16S2, in-12. Cité par MM. Frère et Plu- 
quet. comme Tun des premiers livres imprimés dans 
la ville. 

Le Catalogue de la BibL impériale nous roiimit 
une indication antérieure; malhcurcusenient les 
noms de la ville et de l'imprimeur paraissent être 
supposés, ce qui ne laisse au renseignement d'autre 
intérêt que celui de la curiosité : V Anti-Roussel, au 



i5i 



BAJOCENSIS AGER. — BALNEOLUM. 



452 



tiom du peuple de BretheuU (sic) . par T, D, CS.D. P, 
(2S avril 1622). fiayeuk, N. rEnnite. 1022, in-». 

La famille des Uriard tient après Pierre le Roux ; 
au xviie siècle nous trouvons Jean Briard, et TÊtat de 
la librairie en Môk nous signale ft Bayeux an seul im- 
primeur, Gabriel Briard, petit-fils de Jean, exerçant 
depuis le 1«' février 1721 et possédant deux presses. 

Bajocensis Ager^ Bajocassinus, B£LLCm:as- 
S1NU8, Bagisinus Tractus, le Bemn, anc. 
district de Normandie; forme auj. l'ar- 
rond, de Bayeux. 

Bajona [Cell.], (Baya ona, bonm baie en 
basque}, Lapurdum [Sid. Apoll.]^ (d'où 
Terre de Labour), Bojatum^ Bayonna, 
BayoTum, Bayonne, ville et port de Fr.^ 
sur l'Adour (Basses-Pyrénées). 

Nous trouvons cité un vol. de poésies imprimé à 
Bayonne, en lOSO : Etcbberry (Etcheverry), Canttqi et 
ipirttuets en basque, Bayonne, 16S0, in-24. 

If. Cotton donne 109S comme di^te de Tintroduc- 
tlon de rimprinierie. 

Voici la note ifui nous est obligeamment fournie par 
M. Ed. Dulaurens, bibliothécaire-archiviste de la 
ville : 

Baylac, auteur d'une Nouvelle Chronique de la 
ville de Bayonne, imprimée par Dubart-rauvet en 
182'7, mentionnant la Relation des privilèges, droits 
et règlements de la ville, imprimée à Bayonne en 
1681, lOoute en note : 

« Ce livre, imprimé chez Antoine Fauvet, oui y 
« prend le titre dMmprimeur du Roy et de la Ville, 
« est du reste fort postérieur à Pépoque de Pexisr 
« tence d'une imprimerie à Bayonne. D^apirès un 
• mémoire de la ville, il y en avait une dès Pan IMO, 
« établie par un Pauvet, d*o(i descendent, ainsi que 
« rimprimeur du livre cité, ceux du niéme nom 
« actuellement existant. • 

« Voilà les renseignements que nous fournit notre 
pauvre bibliothèque, ajoute M. Dulaurens, et nos 
archives communales n'en disent pas davantage. ■ 

Dans son Pays Basque, M. Francisque Michel in- 
dique l'année 1610 pour date de Fimpression à 
Bayonne d'une doctrine chrétienne en basque la- 
bourdin. 

En 1764, le rapport fait à M. de Sartines établit 
l'état de l'imprimerie ft Bayonne : trois libraires, dont 
deux imprimeurs : Pierre et Paul Fauvet, impri- 
meurs de père en fils ; ils tirent pour le commeree 
avec l'Espagne leurs livres de Paris, Lyon et Tou- 
louse. Pierre Fauvet est imprimeur de PEvéché et de 
rilOtel-dc-Ville; Paul Fauvet celui de la Marine. 

Bajomum, hayon, commune et chat, sur la 
Moselle (Meurthe). 

BAJONNA,Bayo7ie, bourg d*Espagne (Nouv.- 
Castille). 

Bajonna ad Minium, Bajonne, ville de la 
Galice, sur le Mincio. 

Bajoxus, voy. Pax Augusta. 

Balagn'ia, Algajola, pet. port de la Corse. 

Balagurria, voy. Ballegarium. 

Balbastrum, voy. Barbastrum. 

Balbia, voy. Babja. 

Balcilm Bretolu, les Baux de Breteuil, 
village de France (Eure). 

Balt>omeri Villa, St-Gaîmier, village de 
France, près Lyon (Rhône). 



Baléares Insulte [Liv.], BoXiapî^ic vraci 

ÎStrab., Ptol.]. BoXioftlç [Diod. Sic], 
ÎYMNESLE [Liv.j,,rufA.v«aîati [Diod. SicJ, 
lies Baltaires, (au moy. âge), îles Ba- 
léares, dans la Méditerranée, apparte- 
nant à l'Espagne. 

Voy. pour l'imprimerie Insula Majoriea. 

Balgentiacum, Belgentiacum, Bavoenua- 
cuM, Beauqency, ville de Fr. (Loiret). 
Deux conciles. 

Balgiacum, Bagé4e'Chàtel, bourg de Fr., 
dans la Bresse (Aisne); anc. mar- 
quisat. 

Balgium, Baugium, Beaugé, Bougé, ville de 
France (Maine-et-Loire). 

Balina, OùflcXtiva [Ptol.], Vauna, ville de 
la haute Pannonie, auj. Valbach (Hon- 
grie). 

Balistella, Balsial, bourg de Suisse (can- 
ton de Soleure). 

Ballegarium, Beulegarium, Balagurla, Ya- 
ijLGMàmk, Baksguer, auj. fia/agu«r, ville 
d'Espagne (Catalogne). 

Baluolum, Balltola, Belgiolum, Bailleul, 
ville de Fr. (Nord). Plusieurs localités 
du même nom en France. 

Baima, Palma, Baulme, Baulme-les-Dames 
ou Baume'leS'Nofinains, ville de Fr. 
(Doubs), avec deux abb. de bénéd. 

Balma, la Balme, village de Fr. (Isère). 

Balmi, voy. Bapalma. 

Balma Augustoduni, la Baume d'Autun, 
bourg du Dauphiné (Drôme). 

Balma Rupis, Baume-lorRoche, village de 
Bourgogne (Côte-d'Or). 

Balnea, Balneolis, Bagnols, ville de Fr. 
(Gard). 

Balnea Regia, Balneum Régis [Geo. Rav.], 
Bagnarea, ville des États du Pape (de- 
lég. de Viterbo). = Bagnara, ville d'Ita- 
lie (Calabreultér.). 

« 

Balneolum, BagnolS'leS'Bains , ville de 
Fr. (Lozère). 

Balneolum, Balnea, Bagnoles, village de 
Fr. (Orne). 

Balneolum, Balneoletum, Aqu^ Parisio- 
RUM, Bagnolet, village de Fr. (Seine). 

En 16S0, le cardinal Duperron y avait établi une 
imprimerie particulière; il y faisait imprimer ses 
ouvrages, dit M. Peignot, et était lui-même son cor- 
recteur; il faisait toujours deux éditions de sesécrits, 
la première pour quelques amis éclairés, dont il 
recueillait les avis (ainsi ^suet pour la première 
édition de VExposition de la doctrine de l'Eglise 
cathoUquey dite des amis), et la seconde quMI livrait 
au public. 



153 



BÂLNEUM MARI^. — BAIIBERGA. 



i54 



Baucscx Uâx^m, Marienbad, TÎUaj^e de 
Bohème, près Pilsen ; eaux minérales. 

Balsa [Mêla, m], BoDigot [Ptol.] , Tavira, 
ville de Portugal (Algarves). 

Balsacum, Balsac ou Balzac, pet. ville de 
France, près Brioude (Haute-Loire). 

Balsio [Itin. Anton.], BiXoi^cv [Ptol.], 
ville de l'Espagne Tarraconaise, aui. 
Bcfrgia, en Aragon; suiv. Reichard, 
Fuente de Xaim, 

Baltia [Plin.], Basiu [Plin.l, Scani>u, 
ScANu, ScANDTNAViA, U Scandinavie; au 
N. de l'Europe, forme auj. la Suéde, 
Nortége, Laponie et Finmark : ce nom 
se retrouve dans Belt et mer Baltique. 

Balticuii frctum Majus et Mwus, Grandet 
Petit Belt ; détroits qui réunissent la 
Baltique à la mer du Nord. 

Balticum mare, voy. Codants Sinus. 

Baltiona, Belenizona, Bebinzona, Belun- 
zoNRH, Bwjno [Greg. Tur.], Bhjtiona, 
ftLUzoïiA, BeUinzona (en aU. Bellenz), 
ville de Suisse (c. du Tessin). 

B^iLiTCH, voy. Bauctom. 
Baluclavu, Balaclam, en Grimée, sur la 
mer Noire. 

Bamberga, Babebebga, Btp^tcv [Ptol.], Pape- 
BERGA, Paembert FGesta Ludov. Jun.l, 
Baanberg, ville de Bavière (cercle de la 
Haute-Franconie), archevêché catholi- 
que; biblioth. fort importante. 

Bamberg a l*boimetir d*étre le second berceau de 
rimprimerie, Inatnatulum typoqrapMœ; quatre 
anoees seulement la séparent de Mavence, si Ton 
prend comme point de départ la date de 1457» année 
da PfaUerium. 

Il nousserait bien difficile de dire quelque chose de 
nouveau sur un sujet qui a servi de thème aux disser- 
utions les plus approfondies, aux déductions les plus 
ingénieuses des meilleurs esprits de la bibliographie; 
il serait même imprudent à nous d'en avoir la 
peaiée, quand nous n'avons pas les monuments sous 
les yeux, et quand il y a si longtemps quMI nous a 
été donné d'admirer \e» fables deBoneret les trésors 
bibliographiques de la célèbre collection de Wolfen* 
bûHel. Nous ne nous permettrons donc point d'ex- 
cursion sur un terrain semé d'obstacles et d'obscu- 
ritrâ, eL, renvoyant aux nombreux travaux que les 
bibliographes de tous les pays ont depuis environ 
un siècle consacrés à l'histoire des débuts de Timpri- 
nerie à Bamberg, nous nous permettrons seulement 
dVmprunter à l'un de ces bibliographes les plus 
aatorisés.M. Auguste Bernard, quelques notes essen- 
tielles. 

Le premier imprimeur de Bamberg, sur le passé, 
Ja vie et la postérité duquel tout n'est que ténèbres, 
est Albrecht PTister, et se$ impressions datées re- 
montent ft l'année 1481 . Des seiie ouvrages que les 
partisans de ce typographe lui attribuent, M. Bernard 
en écarte sept, et ceux qu'il conserve sont par lui 
classés dam l'ordre suivant : 

1^ premier, comme antiquité et comme impor- 
tance, est la Bible de 30 lignes, appelée aussi quel- 
quefois Bible de Schelhom, parce qu'elle fut décrite 
pour la première fois par ce bibliographe ; c'est un 
m-lbl. de 882 fT. à 2 col.; le seul exemplaire connu, 
à peu près complet, est conservé k la Bibliotlièque 



impériale de Paris. M. Bernard pense que cette Bible 
fut imprimée avant IMO, et avec des caractères 
achetés par Pfister au typographe inconnu auquel 
on doit le Calendrier de 1457, dont le seul fragment 
existant fût cédé par G. Fischer k cette même biblio> 
thèque de Paris. Ce qui fait croire k M. Bernard, avec 
toute apparence de raison, que cette Bible est anté- 
rieure a 1461, c'est que la Bibliothèque impériale de 
l'aria possède un second exemplaire du dernier feuil- 
let portant une souscription manuscrite datée de 
1460 ; c'est encore qu'on a trouvé depuis un autre 
feuillet détaché, dans Tépaisseiu* de la couverture 
d'un registre de dépenses de l'abbaye de iralnt-Micbel 
de Bamberg, commencé le 21 mars 1460. 

Les Fables de Roner en allemand, liber sHnilitu- 
dinis, qu'Heinecken appelle aussi le livre dee singes, 
parce que les planches gravées sur bois représentent 
ces animaux au milieu d'hommes, dessinés avec un 
art assea naff pour (fu'on ait peine à les distinguer 
les uns des autres. Ces fàbUs portent la date de 
1461, et ce serait k la fois le premier livre avec date 
imprimé par Ptister, et le premier livre imprimé 
en caractères mobiles illustré de figures gravées 
sur bois. \je seul - exemplaire connu (te ce ti^-pré- 
cieu< incunable a passé quelques années k Paris, k 
l'époque des splendeiuv du premier empire; lors 
des misères de 1815, il est retourné à Wolfenbattel. 
' M. Bmnet signale une seconde édition de ces 
Fable» imprimée a^ec les mêmes gros caractères de 
la Bible de S6 lignes^ sans aucune souscription ni 
indication, avant 77 ff. à 28 longues lignes, tandis 
que la précédente a 88 ff. à 25 lignes seulement ; te 
seul exemjilaire de cette édition que l'on connaisse 
est à la Bibliothèque royale de Berlin. 

Le lÀvre de» Quatre Histoires (c'est à savoir : 
Joseph, Daniel^ Bsther et Judith), pet. in-fol. de 
68 ff. à 38 lignes, même caractère que tes précédenu ; 
la souscription porte te nom d'Albrecht Pfister, k 
Bamberg, et la date de 1462. Trois exemplaires con- 
nus, l'un relié avec tes Fables de Boner k Wolfen- 
bQttel, l'autre ^ la Bibl. impériale de Paris, et le 
troisième en Angleterre, à la spenceriana. 

Belial ou la ConaoUUion des Pécheurs, en alle- 
mand, in-fol. de 95 ff. à 28 lignes; le seul exemplaire 
connu est décrit par Dibdin comme faisant partie de 
la Spenceriana. 

Biblia Pauperum, en altemand, 18 fT. pet. in-fol., 
dont te dernier blanc: trois exemplaires connus, 
décrits par Sotheby, Ottley, etc. 

La même en latin; le seul exemplaire connu est 
conservé k la Spenceriana. 

Plaintes contre la Mort, en allemand ; 24 ff. pet. 
in-fol. ; trois exemplaires connus. 

Bechtstreit des Menschen mit dem Tode, 2S ff. 
pet. in-fol.; Falkenstein (p. 139) croit ce livre une 
seconde édition du précédent. 

Nous avons dit qu'on ne possédait aucun détail 
biographique sur Pfister ; on croit cependant qui! 
fut le père de Sébastien Pfister, qui publia vers 1470 
un ouvrage assea remarquable sous le rapport typo- 
graphique (vov. Falkenstein, p. 141). 

En 1481, âpres une lacune de plus de quinze années, 
nous voyons deux nouveaux imprimeurs s'établir i 
Bamber|( : Jean Sensenschmidt et Henry Petzenstei- 
ner ; puis viennent J. Pfeyl, Joh. Schoncrs et George 
Erlinger. 

l'armi les nombreux bibliographes qui ont con- 
sacré h l'imprimerie de Pfister, soit des monocra- 
phies spéciales, soit des articles importants au milieu 
de travaux généraux, nous citerons : G. Fischer, 
Camus, Lileinecken, Falkenstein, Sclielhom, Lich- 
temberger, Steiner, Wetter, Van-Prafit, Dibdin, 
M. deLaborde, M. Aug. Bernard, M. Ambroise-Firmin 
Didot, etc., etc. 

Outre les nombreux fac-similé donnés par presque 
tous ces auteurs, nous croyons devou* indiquer 
comme fort intéressante pour l'histoire de la typo- 
graphie k Bamberg, la précieuse suite de spécimens 
Srovciiant de la bibliotlièque du baron Kloss, publiée 
Francfort en 1835, k un nombre restreint a'exem- 
plaires. 

Au moment de mettra sous presse, nous recevons 



155 



BAMBUftlA. — BARAFLETUM. 



«56 



de notre savant éditeur, M. Ambroise-Finnin Didot 
une lettre d*un intérêt tout particulier, que nous 
croyons devoir publier in ejctenso: 

• Mon cher monsieur Descbamps, 
« Je lis votre article sur BamlMrg et vois avec 
peine, niais sans étonnement, que plus on veut ap- 
profondir et éclaircir les origines de rimpriroerie, 
plus elles semblent s*obscurcir. Dans mon Esuxi sur 
la Typographie, J^avais élevé des doutes sur'ce 
nouveau système qui voudrait attribuer à Pfister et 
à la ville de Bamberg la plus grande part dans Tin- 
vention de rimprimerie, bien quMl n*a!t été fait pres- 
que aucune mention de Pfister dans les écritsméme 
tes plus rapprochés de Torigine de Plmprimerie. 

■ Possesseur de plusieurs feuillets de la Bible de 
36 liçnes et aussi d'un exemplaire de la Lettre (f In- 
dulgence de 1ft5ft, J'ai pu signaler l'identité du carac- 
tère de la Bible de S6 lignes avec le gros caractère 
de cette Lettre d* Indulgence, (^ qui me faisait dire 
(col. 615) de mon Essai en 1952 que si l'on attribue 
à Pfister l'impression de celte Bible parce que les 
raracières s'y reproduisent les mêmes que dans leli- 
vre des (Quatre Histoire»^ il faudrait par hi même 
raison faire imprimer aussi par Pfister la Lettre 
d*lnaulgencedeiit5ii,\aque\\e contient, en outre des 
lignes on figure ce gros caractère, un texte de 29 li- 
gnes d'un petit caractère, qui est un véritable chef- 
d'œuvre de gravure, de fonte, et même d'impression; 
or, on sait que les quelques opuscules attribuésè Pfis- 
ter, et dont deux seulement portent son nom, le 
Joyau de Boner, 1401, et le Ûvre des Quatre His- 
toires^ 1462, sont d'une grossière exécution. 

« A ces impressions de Pfister on voudrait ijou- 
ler encore la feuille du Calendrier de 1457, déposé à 
notre bibliothèque par Fischer, lequel en attribuait 
l'impression k Guteuberg, et un Almanaeh ou Appel 
contre les rvrrs,dont l'unique exemplaire esté Mu- 
nich, et même le Doiiat , dont la Bibliothèque impé- 
riale possède deux feuillets, et dont J'ai aussi deux 
autres feuilletf . puisque ce même caractère sert k 
toutes ces impressions (1). 

■ Que rcstera-t-il donc k Gutenberg, proclamé 
universellement de tout temps Pinventeur de Plm- 
priuierie, tandis qu'on accorderait à Pfister, Jadis si 
peu connu, la presque totalité de ce qu*on atûibualt 
à GiJitenbergT 

■ Je maintiendrai donc mon opinion (col. 61 S) t «Il 
« est probable que le démembrement d'une partie 
« de l'imprimerie de Gutenberg précéda sa mort 

■ C'est ce qui expHquerait comment le caractère qui 
• lui avait servi pour l'impression de la Bible de 
« trente-six lignes aurait paru subitement k Bam- 

■ berg. > 

Les opuscules de Pfister semblent plutôt l'œuvre 
d'un typographe où le texte semble n'être qu'un ac- 
cessoire 4 ses gravures sur bois, que celle d'un ha- 
bile typographe. 

« Pfister, qui deux fols s'est adressé au lecteur pour 
lui apprendre, avec des détails particuliers, qu'il a 
Imprimé à Bamberg le Joyau de Bonet\ en 1461, 
et le Livre des Quatre Histoires en 1462, aurait 
très-probablement fait mention de l'impression 
d'un ouvrage aussi important que la Bible de 
96 ligni*s s'il en eCït été l'imprimeur. 

« A. F. DiDOT. » 
« Adhuc sub judice lis est. • 

Bamburia^ Banbury, bourg d'Angleterre 
(Oxfurdshire). 

Un libraire du nom de George Thorpe résidait dans 
cette ville en 1706, mais l'imprimerie n'y fut intro- 
duite que beaucoup plus tard : en 1789 un tyiiographc 
du nom de William Aussher s'y établit ; en 1804 une 
édition du Bosselas de Johnson y fut donnée « with 
patent types. > 

(Ij Je pot^'de Auuideux ptKc« da Bélial, autre livre impn- 
aie psr Pfl«ler, mais dont U n'cxi«te ou'un teal eiemplaint 
dan« la bibtiothcqiie de lord 8peneer. Cei deux feuilleu nie 

Cerniellenl d'alletter l'aulbcnlicile des raraclèrei avec celu i de 
i Bible de 36 lignef. 



Ban AGI A, Banaiia, Bavarta I Ptoi.J. dans la 
Britannia Barbara, auj. Âinnoc^6tini (?), 
bourg d'Ecosse ^ ( comté de Stirling), 
célèbre par la victoire de Robert Bruce 
sur les Anglais. 

Baxayenna, Vedow, bourg d'Angleterre 
(Norlhamptonshire) . 

Bancona, Oppenhemium, Oppettheùn, ville 
de la Hesse-Darmstadt^ sur le Rhin. 

Maittaire et Panxer nous donnent les titres de deux 
ouvrages, imprimés air xve siècle dans cette petite 
ville : frigandi Wirt (Cauponis) Dyalogus apolo- 
geticus adversus Trittiemium de Conceiftione Vir- 
ginis Mariœ. Oppenliemii, 1494, in-4. 

Schelhom (Auiœnit. litter.) cite du même auteur: 
Dyalog. apolog. Pr, fVigandi fVirt contra Wesa- 
lianicam perfidiam atque ordinis Pr. PrœdicatO' 
rum persecutores, in-4, s. d. Ce volume est curieux 
k cause d'une pièce de vers que le correcteur, Pierre 
Gunther, ludi litterariiOppenheimensismagister, 
publie h la suite des pièces liminaires; cette pièce 
de vers est une apologie de la découverte de Pimpri- 
mcrie et des premiers typographes allemands. 

Le second volume imprimée Onpenheim au \v« s. 
est daté de 1498; c'est un in-4, intitulé : de Vitaet 
Morte Aristotflis liber vernu et métro, item de 
sainte Aristotelis^ liber. Malheureusement aucun de 
ces volumes ne nous donne le nom du premier typo- 
graphe d'Opi)enhcini ; ce n'est qu'au xvie siècle que 
nous trouvons le nom d'im imprimeur dont l'établisse- 
ment eut certainement de l'importance, si l'on en Juge 
par le nombre des spécimens oui en sont conserva 
Jacques KObel {Jacobus Koebelivs et ChobelUus)^ 
qui s'intitule : Protlionotarius et Calcographus 
Oppenhcimensis, imprima de 1510 4 1530 environ; 
Panxer (tom. Tii et ix) nous doime les titres d'im 
très-grand nombre d'ouvrages exécutés par lui, avec 
ou sans date. 

Banbritum [Tab. Peut.], Pontiviacum 

ifîreg. Tur.J, Pontiniacum [Ann. franc], 
^ontigny, bourg de Champagne (Yonne), 
anc. abb. de Cîteaux. 

Banea Valus, la vallée de Biuiienthal, en 
Suisse (Valais). 

Banfia, comté de Banff, en Ecosse, dans 
le Murray. 

Bangertium, Bangor, ville d'Angl. (Pays 
de Galles). 

Baniascum, Bagnasco, sur le Tanaro, bourg 
dllalie (Piémont). 

Baxxavaml'm, voy. Bennayexna. 

Bannoua, voy. Aqu-e Caud^, 

'Banonum, Banm, village de Fr. (Basses- 
Alpes). 

Bantia [Liv. 27], ville d'Apulie, auj. 
S. Maria di Vanze [Forbiger]. 

Bapalma, Balma, Bapaume, ville de Fr. 
(Pas-de-Calais) . 

Bapaume n'a commencé à imprimer qu'à l'époque 
de la Hévolution. [B. Dard.] 

Bah A, île d'Italie, sur la cote de l'anc. 
Messapie, auj. terre de Bari. 

Barafleti M, Barokllctum, Barfleur, ville 
de Fr. (Manche). 



157 



BiiRANlVARlUM. — BARCINO. 



io8 



Baramyarium^ Barcuiya, Baramwar, ville 
de la basse Hongrie. 

Baiunoma^ Baranow^ yille de Pologne^ 
dans le palatinat de Sendomir. 

LÉ*giise réfomi^e y établit une imprimerie en 1028 : 
SemdomuiauiM Conaenms, Latine et Polonice. Ba- 
ranovix, in typo^raphla André* Petricorii, 1628, in-8, 
rCimpr. en 1632. (Hoffmann, Typoç, Polontœ, p. 52) . 

Bara.vyensis Comitatus^ le wmUat de Ba- s 
ranya, en Hongrie , s'étend le long de 
la Drave au S., et est borné par le Da- 
nube à l'E. 

Barbana^ la Bojana, riv. de Tanc. lllyrie 
grecque^ auj. laDalmatie.' 

Barbansonium. Barbcmçon, bourg de Fr. 

(Nord). 

Barbarium Promontorium, cabo do Espkhel 
(Portugal). 

Barbastrum, Balbastro, anc. ville épiscop. 
d'Espagne (Aragon). 

M. Cotton dit avoir vu dans la bibliothèque de 
Trinity CoUece, k Dublin, un recueil ^homUietetpa- 
fnofef pour les Jours de carême, publiées par ordre 
de Philibert Grand, prieur de GastUle et de Lfon, 
avec cette souscription : Impressas en la Ciudad de 
Barbasiro, vor Sébastian Matevad. Afio 1622, 
in-foL Antonio n'en parle point. 

BARB£cn.LUM^ Barbicellum ^ Barbezu^us^ 
Bœrbezieux, ville de Fr. (Charente). 

Barbesoi.a> BcuêviaoXa [Ptol.], Barbesula 
IPlin.], Guadiaro, riv. d'Espagne. 

Barbium, Barby, bourg et comté de Saxe, 
sur l'Elbe. • 

Un grand collège et une imprimerie furent établis 
dans cette petite ville, |u milieu du xviii« siècle. 

Barcelum, Cœuobriga (?), ville de Lusita- 
nie, fondée, dit-on, par Hamilcar Barca, 
auj. Barcelos, bourg de Portugal (entre 
Minho et Douro). 

Barcheria, Bercheru, Berkshire, comté 
d'Angleterre. 

Barcuoxium, Barchon, bourg d'Espairne 
(N.-Castillc). 

Barcino, Bofxivwv [Ptol.], Barchino, Bar- 
r.LNo.\ [Auson.], Co|X)NiA Barcino Faven- 
tia [Plin. iiij, ville des Lacetani, dans 
la 'Tarraconaise, auj. Barcelona, Bar- 
celone, capit. de la Catalogne. 

M. AUg. Bernard a consacré 4 cette ville un cha- 
pitre fort intéressant de son Uist. de ^Imprimerie 
• t. II, p. I»i9 et suiv.) ; nous donnerons quelques ex- 
traits de cet excellent livre, corroborés par Tautonté 
incontestable de la dernière édition de la Typographie 
e^ugnole de >leudei. 

Des assertions contradictoires de vingt biblio- 
graphes, il résulte malheureusement que les orisiiies 
de la typographie espagnole sont enveloppées d^une 
ombre épaisse* Valence passe pour la premi&re ville 
qui ait Joui des bienfaits de rimpriuierie, et cepen- 
dant Barcelone, par sa position géographique, par ses 
vastes relations commerciales et par son grand port 
devait se trouver, de toutes les cités de la Pénmsule, 



la première en contact avec ces imprimeurs alle> 
mands, qui, missionnaires ardents d*une sorte de reli- 
gion nouvellement révélée, s'expatriaient k Penvi 
pour aller porter aux autres peuples les bien aits de 
leur industrie et les merveilles de la sublime décou- 
verte de Gutenberg. 

laissant de côté les assertions trop glorieuses d'une 
foule de bibliographes espagnols qui font remonter 
rirtipriinerie de Barcelone 4 des dates un peu ambi- 
tieuses, tels que : D. Antonio Campany qui cite une 
prétendue Cathena aurea de saint Thomas, impri- 
mée en 1471 ; de Seiz, qui relate avec autorité des 
Commentaires sur la Métaphysique d'Aristoie, par 
Fr.-Nicolas Boneti, imprimés en 1(173 (lisea 140S), 
édition donnée sous la forme dubitative par Malt- 
taire, mais contestée ou niée par tous les autres, 
nous arrivons à un livre qui a donné lieu à de lon- 
gues dissertations et à une polémique ardente, à 
laquelle.M. Bernard a porté le dernier coup; ce livre, 
in-8 ou' pet. in-4 de 50 pages, est une prétendue 
grammaire de Barthélémy de Mates, qui porte cette 
souscription : lÀbeUus pro effleiendis orationibus 
ut grammatice artis leges expostultuitedocto viro 
Bartholdmeo Mates eonditus.,. et mira arte im- 
pr*essa (sic) per Johannem Gherlint atamanum: 
finitur Barcinone nonis oelobns anni a Nativitate 
Christi M. occc. lxviii. M. Bernard, qui a eu entre 
les mains un fac-similé envoyé de Barcelone, prouve, 
avec son autorité et sa véritable science typogra- 
phique, que cette date ne peut être exacte, que rien 
dans la disposition ni dans les caractères employés 
ne permet d'attribuer h ce livre une antiquité aussi 
reculée; que de plus l'imprimeur allemand Jean 
Gheriint ou Ghertinc imprime à Braga seulement 
en l&M, et propose en conséquence de lire 
M. CCGC. xcviii au lieu de M. occc. lxviii. 

Nous Sommes d'autant plus fondé k reconnaître la 
Justesse de ce raisonnement, que nous retrouvons 
ce Jean Gherlint en France près de vingt ans aprbi ; 
h Saint-Paul de Tomiers, petite ville de Languedoc, 
en 1516, enfin à Toulouse en 1519, toutefois avec 
une légère variation de nom, car en France il s'appelle 
Jean Gueriins, Ailoinjnd; mais c'est bien 14 le rait de 
ces artisans nomades qui vont, à ces débuts de l'im- 
primerie, porter de ville en ville, de pays en pays, 
leur industrie et leur luatéricl, fait dont nous retrou- 
vons de si fréquents exemples, même à une époque 
bien plus rapprochée de nous. 

Il est fâcheux qu'un bibliographe aussi exact que 
le P. Reichhart ait cru devoir admettre cette date 
fabuleuse de 1468 et les conclusions de M. G. Heine, 
de Berlin, dans le Serapeum, 

Antonio, la Scnia et Paiizer citent comme premier 
livre imprimé à Barcelone, /. Falesci Tarentini 
(maestro Valasco de Taraiita) opus de Epidemia et 
Peste^ trad. en caUlan par Juan Villar, et imprimé 
en 1475 ; ils ne donnent ni la désignation du format 
ni le nom de riuiprimcur. Ce livre étant également 
cité par Mendez cuins l'édition de 1861, nous avons 
cru devoir en faire mention, par respect pour l'au- 
torité de ces quatre bibliographes, mais nous ne 
pouvons y ajouter une foi considérsrtile. % 

Les deux premiers imprimeurs authentiques de 
Barcelone sont deux étrangers : Nicolas Spindelcr, 
un Allemand, et rierre Bru ou Bruno, un savoyard. 
Ces deux compagnons établissent en association une 
typographie d'une certaine importance dès Tan 1478, 
et le premier ouvrage qui soit sorii de leur» presses 
est \ni\{\x\é i EijregU Doct(fl^ Sancti ThomedeAqvino 
in librit EUiicorum Cornent vm incipit ; à la lin se 
trouve b souscription que rapporte Mendea, et de 
laquelle il résulte que le \v Juin 1478 ce livre fut 
iiupriiné {Kir Pei'e Bruno y yicolau Spindeler , 
Atemanijs. 

Ijà même année les deux associés publient du même 
saint Thomas un commentaire in libros PolittiicO" 
rum Auisic); cette abréviation bixarre du urenversé 
se retrouve souvent dans ces premiers volumes : 
ici Au veut dire Aristotelis; plus loin on trouve 
pMcO:L pour pMsicorum, 

Puis ces deux imprimeurs se séparent: Pierre Bru 



459 



BARCINO VASCONIiE. — BARIUM DUQS. 



160 



8*as9ode à on Espagnol, Pedro Posa, en 1A81 ; on 
voit k Séville en 1492 un autre Pedino Bruno qui 
pourrait bien être notre Savoyard. 

Nicolas Spindeler continua seul & diriger son im- 
primerie de Barcelone. 

Pedro Posa apprend son métier avec Pierre Bru, 
mais de lft82 à 150ù il figure seul k la souscription 
des livres quMl imprime. 

En IMM nous trouvons Pedro Miguel ou Père 
Miquel Condam qui donne la fiimeuse édition de la 
Metaphytiea Fr. Sieolai Boneti, datée par erreur 
de 1A7S; en 1A97 la seconde édition du célèbre roman 
de Tirant lo Blancho, in-fol. gotb. à 2 col., presque 
aussi rare que la célèbre édition de Valence, et que 
nous voyons encore imprimer en 1408 pour le monas- 
tère de Monserrate. 

En cette même année 1A9S Juan de Bosembacb de 
llaydellerch (pour Heydelbergj, qui imprime les 
célèbres Constitueiona de Cathalunya. En 1409 il 
s*en va imprimer & Tarragona un Missel; en 1500 
nous le voyons à Perpignan; en 1518 11 est de retour 
en Espagtw et devient nmprimeur des PP. de Mon- 
scmite; enfin en 1526 il imprime à Barcelone lo$ 
Offlcioâ de CIcéron. 

Nous avons encore au XT* siècle h Barcelone t 
Diego de Gumiel (1494 à 1502); à cette époque il 
imprime & Valladolid, et en 151S et 1515 nous le re- 
trouvons à Valence. 

Enfin TAllcmand Jean Luschner, de 1495 & 1503, 
qui devient aussi Tun des tiTHigraphesdu couvent de 
Monserrate. 

Mous attendons avec impatience la suite du beau 
travail de D. José Gallardo « Ensayo de una BibL 
EtpanolOn > dont les deux premiers volumes seuls 
ont paru. Nul n'est plus apte k élucider les points 
restés obscurs des origines de la typographie espa- 
gnole, et & la dégager des t ténèbres que se sont com- 
plu h épaissir autour de son berceau les autres 
bibliographes nationaux. 

Barcino Vascoxle, Barceîofie, bourg de Fr. 

(Gers). 

Barcinona, Barcino nota, Barcilona, Bar- 
ceîonette, pet. ville de France (Basses- 
Alpes), 

BARœvicuM. Barovicum, Barvicum, Berwick 
on Tweed, ville d'Angleterre, sur les 
frontières d'Ecosse (Northumberland). 

Nous ne connaissons pas de livre im|Hinié à Ber- 
wick remontant plus haut que 1774 : • Description 
exact and circumstantiat of Boitte of Ptodden, in 
verse, written atHmt lime ofQueen Elisabeth, with 
notes, tm Bev, B, Lambe, vicar of Norham. Ber- 
wick, 1774, in-12. > Mais le SuppL du D* Cotton fait 
remonter à 1759 Tintroduction de la typographie en 
cette ville. 

Barcum, JBarco,pet. ville d'Italie, prèsOr- 
sinovi, dans la prov. de Brescia. 

L*une des premières typographies hébraïques a 
fonctionné à Darco à la fin du XY« siècle ; elle a pro- 
duit un assea grand nombre d'ouvrages dont le plus 
ancien est intitulé : Selicoth : seu preces pro remis- 
sione peccedorum, in-fol. litt. quadr., les plus 
craiids car. avec points, les plus petits sans points. 
La souscription est curieuse : Hodie feria V, 
die VIll, mensis Tisri (octobre et novembre), 
annioCLMUSextimillenarii (Chr. 1497), absotvimus, 
Deo donte,SeticothJuxta ordinem. . . fuit autem finis 
carum Me Barri quodest in provincia Brixiana pcr 
manum minimi typoffraplwrum Gersom filii sa- 
pientis B. Mosis feL mem, qui appetlatur germa- 
niée Btenttlen Sontiin^ quem Deus custodiat. Ita 
adjuvet eum Domimis pro clementia sua, ut inci- 
piat tractatum Sanhédrin eumque absolvat cum 
retiquis libris sanctis,,. 

Ce Rabbi Gerson était le fils du juif Moïse de Son- 



cino, le premier imprimeur hébreu de ritalie, et la 
souscription, que nous venons de citer, nous apprend 
son origine allemande; ai^rès avoir pendant un asses 
grand nombre d'années imprimé à Barco et à Breadat 
ce R. Gerson s'en alla avec tout son matériel k Con- 
stantinople, où 11 mourut en 15S0. 

Bardenuvicum , Bardovicum, Bardincum, 
Bardevicuh, Hardengoant [Chron.l, 
Bardeioick, bourg de Hanovre, près de 
Luncburg, sur nlmenau. 

Barderate [Plin.], Braida, ville de Ligu- 
rie, auj. Bardi, sur le Tanaro, pet. ville 
du Piémont [Forbiger], 

Bardia, Bartke, riv. de Poméranie. 

Bardium, voy. Barthum. 

Bardum, voy. Barthum. 

BarduiI, Bardo, pet. ville du Piémont, 
dans le val d'Aoste. 

Bahea, Boftia [Ptol.], Baria, ville de Béti- 
que, auj. Vera, dans le roy. de Grenade. 

Bareflectum, voy. Baraflectum. 

Barentonium, Borenlofi, bourg de France 
(Seine-Inférieure). 

Baretium, voy. Varesium. 

Bargemontilm, Bargemonum, BargemotU, 
bourg de Fr. (Var). 

Barianus, Baritanus, Bariensis ager, terra 
di Bari, prov. napolitaine du roy. 
d'Italie. 

Barium, Bapicv [Strab., Ptol.]. Barrium, 
Bari, ville d'Italie, ch.-l. de la prov. du 
même nom. 

Le premier volume imprUné dans cette ville est 
daté de 1516 : Pétri Galatini opus de arcanis eatho- 
ticœ veritatis, eonira obstinatissimam Judœorum 
nostrœ tempestatis perftdiam. Baril, m. d. xvi, 
in-fol. On trouve dans ce rare volume une épUre de 
l'empereur Maximilien Ji l'auteur, datée de 1515, 
avec la réponse de Galatmus, et u;i privilège du 
pape Léon X. Le livre de Galatinus fut réimprimé 
deux ans après. (Voy. Orthona Maris,) 

Panser et le catal. La Vallière-Myon nous donnent 
un second ouvrage imprimé k Bari quelques années 
plus tard ; celui-ci a un nom d'imprimeur : Opérette 
del Parthenopeo Suavio, in varii • tempi et per 
diversi subjetti composte, Bari, Gilliberto Nehou, 
Francese, 15S5, in-4, fig. s. b. — Ce rare volume est 
ai^ourd'hui & la bibliothèque de l'Arsenal. 

Barium, Bar, ville de Podolie, sur le Kow. 

Barium ad Albulam, Barrum ad Albulam, 
Barcastrum, Bar-suT'Aube^ ville de Fr. 

(Aube). 

Le premier imprimeur de Bar-sur-Aube s'appelle 
Fèvre^ auquel succèdent Blanchard, puis fiastien; 
le 15 août 1760 Jean Vitalis prend la suite des affaires 
de Bastien et meurt en 176S: son fils Germain Vitalis 
succède à la librairie du père, mais ce3se d'imprimer 
et se défait du matériel. 

Barium, Barum ad Sequanam, Bar-sur-Seùie, 
ville de Fr. (Aube). 

Barium Ducis, Barro*Ducum, Barrum Du- 



i61 



BARJOLIUM — BARUTHUM. 



162 



as, Bar-le-Duc, ville de Fr. <Meuse) ; 
on dit aussi Bar-mr-Omain. 

M. Beiiipr^ ne comprend pas cette ville dans soq 
BiML ée nm^rimerie en Lorraine; M. Saboorin de 
Nanion ne la mentionne pas dans sa brochure sor 
les C<mmme€Wiaa$ de l'imprimerie dans les Vosges. 
Il bodrait pourtant bien la placer quelque part. 
LMmprimerie tfa fonctionné que fort tard dans cette 
TUle; M. Temaux désigne un ouvrage de de Maillet 
imprimé à Bar-le-Duc en 1759, in-12, et un peu plus 
loin il cite wi AMçé de la Nouvelle HéMae, im- 
primé en l*an tm, à Bar-sur-Omain, comme si c'était 
une antre TiDe. 

Kous trouTOQS dans le curieux catal. d'un avodit 
au Pariement, nommé Gaoon, dont la vente se fit en 
1737, une indication intéressante : dans la nombreuse 
coDection de coutumes qu'avait réunie cet bommede 
loi, se trouve au n* 259 : Commentaire sur la cou- 
tume de Bar le Due et de S, MiMel par Jean, le 
Patçe, Bar-le-Duc, Lochet, 1711, in-8. Ce renseigne- 
ment nous donne en même temps, le nom du pre- 
mjerimprimeur de la ville. 

Le Catal, de la BibL impériale (tom. Vil!) nour 
donne le nom d^in autre imprimeur de Bar-le-Duc, 
qui se nommait R. Briflot,. et le titre d^ine pièce 
sans date, mais selon toute apparence imprimée dans 
cène ville es 1757 :,Belatian d^une fête donnée à 
Bar-le-Shte le 25 août 1757, en l'honneur du Roy, 
— Cantate pour le jour de la Saint-loutt, s. d. in-ft. 

L'imprimerie fut étouffée dès son début dans cette 
ville par r^rrêt de 1759, aussi ne figure-t-elle pas sur 
Pétat piésenté en 17(M à M. de Sartines, et ce n'.est 
qu'i partir de h Révolution qu'on la voit fonction- 
ner de nouveau. 

Les Coustumes du BaUliage de Bar, imprimées 
en 1580, par le commandement du duc Chartes III de 
Lorraine, avec une Epitre audit duc, siniée par 
Martin le Martorat, datée de Bar, le 20 Janvier 1580» 
furent imprimées, suivant M. Beaupré, k Pont-4- 
Moosson, par Etienne ou Martin Marchant, et réim- 
primées en 1599, à Nancy. 

BARJouim, Beriolum, BarjoU, pet. ville de 

Provence (Var). 
Bar>iîs, B«fvoû« [Polyb.], BoRA [Tit. Liv.J, 

ville de Macéaoine, auj. Nitje ou Vitzt, 

dans le pacbal. de Saloniki, suiy. Pou- 

queville. 
Barocca, Baroche, bourg de Fr. (Orne). 
Barofluctum^ voy. Barafluctum. 

Barolocus, Cannes (au ix« s.), Barlim, 
bourg du Berri (Cher). 

Barolum, Parulum, Barmu^ Bormio, bourg 
de la Lombardie. 

Baromacus^ voy. Cjvsaromagus. 

Barpana^ Harpon a [Plin.l, Carbanu fP. 
Mêla], ile Cerboli, dans la Méditerranée, 
près de l'île d'Elbe. 

Barra, la Barre ; plusieurs localités por- 
tent ce nom en France, entre autres 
une anc. abb. d'Augustins. 

Barrana Arx, Barraux, bourg de Fr., 
dans le Grésivaudan (Isère). 

Barrensis Ducatus, Barum, Barium, le 
Barrois, le dttché de Bar, anc. comté, 
puis duché, forme auj. partie du dép. 
de la Meuse. 

Barroducum, voy. Barium ducis. 

DICnONN. DE GÊOGB. 



Barrojus, Barrow, fl. d'Irlande (Leinster). 

Barsa insula [Ilin. Anton.], VUe de Cers 
dans la Manche, entre Jersey et Guer- 
nesey [Forbiger] . 

Barsacum, Barsac, bourg de Guyenne 
(Gironde). 

Barschiensis CoMrrATUs,comtta^de Baicscher, 
en Hongrie. 

Bartha, Barissus, Bauisch, riv. de Silésie. 

Barthum, Bardum, Bardium, Barth, pet. 
ville de Poméranie, sur la Baltique; on 
trouve aussi Barda, Bardensis Princi- 

PATUS. 

En 1582 le duc Boguslaw XIII établit dans cette 
viUe une imprimerie parUculière; le plus ancien 
livre sorti de ces presses, que nous connaissions, est: 
BalthoÈor Russow, Cronicader provintz Lyfflandt 
darinne vermeldet werdt,.. mit velen Historien 
vermehret dorch den autoren SUlveit. Gedrflcket 
to Bart, in tler FOrsUichen Driickerge dorch Andream 
Seitnem, 158A, in-h. Livre précieux et recherché. 

On croit que les quelques volumes sortis de ces 

Sresses ducales n^étaient pas mis en vente, mais 
istribués par le duc 4 ses amis. 
Les Juvenilia d*Ant. MureL que nous trouvons 
imprimés dans cette ville eb 1590 (cat. Maittaire, ii, 
p. 175), y fturent réimprimés Tannée suivante 1591. 
(Foires de Francfort, 1592, p. 590.) Les deux éditions 
portent : ex offlcina princlpis, et sont fort remar- 
quablement exécutées. 

Bartonia, Barten, pet. ville de Russie 
(Brandebourg). 

Bartpha, Bartfeld, ville de Hongrie, dans 
le comitat de Saros, sur la Tepla. 

Une imprimerie fut établie dans cette ville vers 
1579 , et plusieurs ouvrages importants y fu- 
rent exécutés par David Gutgesel et Jacques KlOs, 
à partir de 1590 ; plusieurs spécimens de 164S et de 
1650 sont conservés à la Bodléienne. De 1008 à . 
1072 la typographie de Bartfeld fut dirigée par 
George Sambuch • Civitatis Senator; » mais, de 1072 
à 1701, les troubles du royaume de Hongrie ruinè- 
rent cet établissement, qui eut encore quelque 
importance Jusqu'en 1715, époque à laquelle le ma- 
tériel ftat transporté au Collée des Jésuites de Ka- 
schau [Nemeth, typo^. Hungriœ], 

Baruluh, Barolum, Baruuta, Barletta, 
ville d'Italie, fondée par les Normands 
au xi« siècle, dans la Terra di Bari. 

Barum, voy. Barium. 

Baruthum, Byruthum, Bayreuth, Baireuth, 
ville et anc. margraviat de Bavière. 

M. Temaux date de 1000 Pimprimerie de Baireuth. 
Le livre qu*il cite : lAlien, Summa Theologiœ Chrie- 
tianœ; Baruthi, 1000, in-4, nous est inconnu; mais 
nous le trouvons, heureusement pour M. Temaux, 
cité au catal. des Elsevirs (Amst. 1081, p. 261 ) sous 
le titre : Caspar lÀlien, Summa Theologiœ, Baruthi, 
1600, in-a. 

LMndication d*un livre imprimé à Baireuth en 1069 
nous est donnée par M. Brune t, et elle est exacte : 
Th, Reinesii Epietolœ ad Nesteros patrem et filium, 
Baruthi, 1009,) in-4, réimprimé Tannée suivante à 
Leipzig. 

Nous n^avons malheureusement pas le nom du pre- 
mier imprimeur de Baireuth, à moins (jue nous 
n'acceptions pour authentique le renseignement 
sommaire donné par M. Cotton (SuppL) : « Printing 
was carried oh nere, by John Gérard, in 1000. » 
• 





163 



BASATENSIS AGER. — BASILEA. 



i 4 



Nous aurions été heureux de Yoir le titre d*nn 
ouvrage cité à Pappui. 

BaSATENSIS AGER, VaSATENSIS AGER (BaSA- 

BocATEs), ïeBazadois, anc. prov. franc.; 
fait auj. partie des dép. de Lot-et-Ga- 
ronne et de la Gironde. 

Basatum, voy. Vasatum. 

BASENtiiNiis, Basiento, il. du roy. de Na- 
pleSy trav. la Basilicate, 

Basiana, dans la Pannonie inf., anj. Pos- 
séga, dans TEsclavonie^ ou, suiv. d'au- 
tres géographes, Sabaiz, sur le Sau. 

Basuxa [Itin. Anton.] , Basiua [Amm. 
Marcel.], Basilea Raubacorum, Colonu 
MuNATUNA (de Munatius Plancus^ aue 
Ton prétend avoir fondé la ville), 
ATHENiE Raurac^, Bazbla, [Gco.Rav.], 
BiEsuLA^ Basula, Baille, Baalle [Chron. 
Garlov.], auj. Basle, Bàle (en ail. Basel), 

> ville 4^ Suisse, sur le Rhin . 

Conciles; université fondée en 1459, par iEneas- 
Sylvius Piccolomini (P. Pio H**); bibliofnèque d'une 
haute importance. 

D*innonibrables recherches bibliographiques ont 
été consacrées aux origines de la tj^granhle dans 
cette Tille célèbre. Voici le résumé des faits désor- 
mais acquis au domaine de l*histoire. 

En 1455 on voit figurer comme témoin dans le pro- 
cès intenté par Faust à Gutenberg k Mayence, et que 
celui-ci peroit le 6 novembre, un certain fierthold 
Rot, natif de Hanau, appelé aussi quelquefois Bec- 
thold ou Dertboud de Hanau, ouvrier de l*atelier de 
Gutenberg. 

Vers l*an 1460 une sorte de fièvre^dc propagande 
s'empare des ouvriers typographes de Mayence; 
comme après la mort du Christ, ses apôtres se parta- 
gent le monde, ainsi les missionnaires de rimprime- 
rie se répandent en Europe et portent les bienfaits 
diie la sublime découverte Jusqu'à ses extrémités. 

Berthold Rot fut un de ces émigranis, mais lui 
n'alla pas si loin ; de Mayence il remonta les bords 
du Rhin Jusqu'à Strasbourg oh il résida quelque 
temps, ditnm, puis arriva à Bâle, alors ville d'Alle- 
magne, oh il se fixa. 

De 1A62 à 1474 il dut imprimer un assez grand 
nombre de livres, mais, comme son illustre et mo- 
deste maître, il les publie sans y mettre son nom et 
même sans date; heureusement il fit une seule fois 
exception à la i^le, et le volume au bas duquçl il 
apposa son nom, sert à faire reconnaître ses carac- 
tères. Ce volvune est intitulé : Repertorium vocabu- 
Ufi^ Bquisitorum ^sic) Oratorie poesz et historia 
rum cum ftdeli narracoe.», Editum a doctistimo 
If arum ama fl tore Magiatra Conrado ( de Mure) 
Tvricentz ccclesie cantore. Et ,fptetu$ an g no dO' 
mini M* COGC. Lxx. ni". — Puis on lit ces vers s 

Vnde litter venerit presens si forte recuiras 
Quid t^ novi référât perlege quod sequitur 
Èertoldus nitide hûc impresserat in Basitea,,. etc. 

(Absq. anno), in-fol. goth. 147 fr.,sans ch., réel, ni 
sign., 30 et 38 11. à la page entière. 

Les caractères dont Berthold se servit pour Tim- 
pressiou de cç livre se retrouvant dans un assez 
grand nombre des premiers produits de la typogra- 
phie bâioise, par exemple dans le livre de saint Gré- 
Î(oirele Grand, intitulé : Moraiia in Job, on est assez 
égitimement fondé à les attribuer tous aux presses 
de cet imprimeur. Un exempl. du livre de saint Gré- 

goire, ci-âessus cité, porte cette note manuscrite et 
ion authentique : ■ Hune solvianno u. cccc Lxvui. 
Joieph de Vergerê, presbiter Ecete$iœ S. Hytlarii 
Moçvntini, • crob l'on a tiré cette conclusion fort 
naturelle que Berthold Rot imprimait en 1407, puis- 



que cet énorme in-folio de 421 ff. à 2 col. de 48 lig. 
a demandé plus d'un an de travail. 

Vers 1473 il commença l'impression d'une Bible 
en deux volumes, in-fol., mais probablement la mort 
Pempécha de terminer ce grand ouvrage; le premier 
volume seul est imprimé avec ses caractères {tom. 
prim. Bibliorum Latinorum, in-fol., gine a., {. et 
typ. indic., qui flnitur Psalterio et Uneas 50 in 
quavis cotumna gerit, excepta prima quœ 48 tin. 
est. Initiales singutorum tibrorum et cap. literœ 
non impressœ sed manu appictœ sunt. Uchtenber- 
gcr, p. 218.) 

Bernard Hichel, bourgeois de Dàle, qui probable- 
ment avait prêté à Berthold Rot les premiers fonds 
nécessaires a l'établissement de son imprimerie (et 
nous verrons dans un grand nombre de villes le 
même isÀt se reproduire), prit goût lui-même au 
métier, et s'établit aussi typographe; ce fut lui qui 
termina la Bible que nous venons de décrire, et im- 
prima le second volume avec ses propres caractères, 
en 1475. Le nom de ce U. Ricbel cesse de figurer sur 
les impressions bâloises à partir de 1480. 

Les deux premiers volumes imprimés avec date à 
BAle sont de l'année précédente ; le premier, daté du 
13 décembre, est : Repertorium Juris Joannis Cal- 
derini, in-fol.; il est exécuté par un troisième impri- 
meur, Michel Wensler ou Wensel, c'est-à-dire avec 
les caractères dont ce dernier se servit pour l'im- 
pression des Epttres de Gasparin, auxquelles il 
mit son nom ;,le second, imprimé par Bernard Richel, 
est im in-fol. faititulé t Der Sachsenspieget. 

Michel Wensler et B. Ricbel Impriment ensemble 
le QuadragesinuUe Roberti de Ucio... pressit ma- 
nimu née tersis in Basilea, Bemardus Richel, cum 
MiehaeU fVaUel, 1475. 

Nous ne pouvons suivre dans tous ses détails la déve- 
loppement rapide de l'art typographique à Bàle ; nous 
devons seulement noter encore quelques bits et 
signaler de grands noms. 

On livre publié sous la fausse date de 1444 donne 
occasion à âuelqucs rêveurs de revendiouer pour 
cette ville l'honneur de la découverte de rimprime- 
rie ; il est intitulé : Reformatorium vitœ morumque 
et honestati saluberrimum. Basilex. M. occcxuni, 
in-8^pourxaiii). 

Parmi les grands imprimeurs bàlois , que Zwinger 
appelle typographid Heroes, nous devons citer : 
Jean de Amerbach, chef d'une famille illustre, qui 
porte presque à la perfection l'art de la typographie ; 
son premier livre est de 1481, c'est le Prœceplorium 
divinœ legis de . J. de Nyder, des frères Prêcheurs, 
in-fol. de 221 rr. à 44 1. ; son^ Saint Ambroise de 1492 
est resté célèbre. 

Ses ti'ois fils succèdent à son imprimerie et sou- 
tiennent dignement l'héritage paternel. 

L'Un de ses correcteurs fut Jean Froben, de Ham- 
melbruck (1400-1527), qui devint à son tour Princeps 
typographiœ Basiliensis; il fut le protecteur et l'ami 
de trois grands hommes : Erasme, OEcolam|»de et 
HoUbein, qui pendant de longues années lui prêtèrent 
leur concours. Erasme pleure la mort de Froben 
d'une façon touchante : Irunquam antehac expertus 
sum, dit-il, qxtantam vim haberet sincera amicitia 
ae mutuus animorum nexus. Fratrit Germemi 
mortem moderatisaime tuli, Probenii desiderium 
ferre non possum» 

M. A.-F. Didot a consacré à ces deux grands 
hommes, Amerbach et Froben, une des plus intéres- 
santes notices de son Hist. de la typographie, 

11 nous faut encore nommer Jo. Hervagius, auquel 
nous sommes redevables du Polybe de 1529, Jo. Bc- 
belius, qui donne VAristote grec de 1531, Andréas 
Cratander, Jean Oporin, dont le vrai nom est Jean 
Herbst, qui mourut en 1508, et qui publia le VesaU 
de 1555, in-fol., un admirable livre ; enfin Thomas 
Guarin, l'imprimeur de la Bible de VOurs. 
. Au xviie siècle Jean Buxtorf, le père, fait fondre 
des caractères hébreux, et pendant plusieura années 
publie des ouvrages imprimés en dette langue : 
« Nostra typographia hebratca sopita est , dit 
P. Burmann, quam tamen resuscitare typographus 
ad œstatem cogitât^ ■ 



165 



BASILEENSIS PÀGUS. — BATIA. 



i60 



Au xviii* siècle on doit à un imprimeur de Bile, 
M. Baas les ;premien etads de cartes exécutées par 
h typographie. 

Nous terminerons cette notice par un emprunt 
fait à un curieux voya|{e que publiait en 171S im 
ceruin M. de Routière, cooseiHer du roi et apothi- 
caire cûrdin. de S. M. 

« Maintenant, dit-il, la librairie de B^ est peu de 
chose, elle est fort tombée; elle ne roule quasi plus 
que sur les Kcmig, dont les ancêtres, depuis 1580 
Jusqu^en lOiO, nous ont donné plusieurs ouvrages 
considérables : le grand Lexieon Chaldaiewn, Tal- 
wuÊMcym^ et BMmtemn, ouTrage de trente années 
de M. Jean BnxtorfSe, que Louis Kioenig a imprimé en 
10S9, sous les yeux de M. Jean Buxtorfe le fils, est 
un immense volume, qui fera toi^Jours honneur à 
rimprimerie des Kcenig. Il est vrai qu'ils s^accom- 
modent aqjourdliui au goût de leur patrie, oh les 
livres ne sont pas fort recherchés, et qu*Us ne don- 
nent pas beaucoup de livres nouveaux au public, 
contents av<ec raison des fonds qu*iis tiennent de. 
leurs pères.» 

Basileensis PAGUS, le cou/on de Bàle, réiioi 
à la Suisse en 1501. 

Basiuca s. ViMCEirrn f Aimoinl, S^Vimeni, 
commune de Fr. (Lot-et-Garonne). 

BAscmm, Basinga, Poesing, yiUe de la 
basse Hongrie. 

Basivus, Baitieux, village près Corbie 
(Somme). 

Bassacum, Bassac, bourg de Fr. (Cha- 
rente)^ anc. abb. de Bén. 

Bassavilla, BasoiUe, village de Tlle-de- 

Franee, anc. marquisat: 

Bassea^ la Bouée, pet. ville de la Flandre 
Wallonne (Nord). 

BASsnnAy Bassinucits ager, le Bassigny, 
anc. district de la prov.dc Champagne. 

Bassus foss, Basee-Fontaine, village de 
Champagne (Aube), âne. abb. dePrém. 

Basta (Plin.], ville de TApulié, entre Hy- 
dnmhtm et le cap Japyge, auj. Ycate 
[Forbiger]. 

Bastarnorum regio^ voy. Russia rubra. 

Basti [Itin. Anton.], Bacca, ville de la 
Tarraconaise, anj. Baza, dans le roy. 
de Grenade. 

M. Cotton donne la date de 161ft pour rintroduc- 
tion de rimprimerie dans cette ville; voici le livre 
sur lequel il a base-cette assertion : Peregrinot pen» 
âomientos de Mytterios (Hirinos en varios verto» y 
gUnas diflcyltouu, ptar Alph. de BoniUa, en Bacca, 
IMJk in-4 (cat. Dubois, II, p. 624); mais les biblio- 
grapbes espagnols citent plusieurs ouvrages du 
même auteur imprimés k la même époque k Baeaa, 
» ville natale, et particulièrement celui-ci dont 



Antonio nomme Timprimeur Pedro Cuesta, ce qui 

i permet de considérer 
tion du caul. Dubois et du D* Cotton. 



nous 



comme une erreur Tasser- 



Bastia, voy. Mantinum. 

Bastida, la Bastide; plusieurs localités 
portent ce nom en France. 

Bastonacum^ Bastonu> Belsonacum^ Bas- 



tognack, pet. ville des Pays-Bas (Luxem- 
bourg). 

J5ATAVA Castra, voy. Bacodurum. 

Batavi [ctv. fratres et amid P. R., Inscr. 
ap. Grut.], les Hollandais. 

Batavia, BatTawvîat [D. Cass.] , Patavu 
[Tab. Peut.], Batavorum ager [Tacit. 
Ann.] , HoLLANBiA, la Hollande (Pays- 
Bas ou roy. Néerlandais), État de l'Eu- 
rope centrale, divisé en onze prov. 

^ATAVOBURGIUM^ BaTAVORUM OpPTDUM, Ba- 

thenis Arx, Batenburgum, Batenburg, 
ville des Pays-Bas, sur la Meuse. 

Batayodurum ITac.J, Durostadium, Duers- 
tadium [Cell.], Dorostate [Geo. Rav.], 
Wyck Duurstede, ville de Hollande, 
(prov. d'Utrecht). 

Batavorum insula [Caes. B. G., Plin.,Tac.], 
1^ Tûv BamovcAv N^«o« [D. Cass.], Batavie^ 
patrie primitive des Bataves; on pense 
que c'est auj. l'ile appelée Bommder 
Waard, entre le Wabal et la Meuse^ 
dans la prov. de Gueldre. 

Batenburgum, voy. Batavoburgium. 

Batha, Insula Bxtbevsis, île de Batz, sur la 
côte N. de la Bretagne (Finistère). 

Bathaseca, Bathasac, pet. ville de la basse 
Hongrie. 

Bathenis Comttatus, le comitat de Ba- 
tha (der Bathische district), en Hongrie. 

Batuia, Bathonia, vey. Aqu^ Calîd^. 

Bathmonasterium, Batmunster, bourg de 
la haute Hongrie, sur le Danube; anc. 
abb. de S. Ben. 

Batuys, Boôu; [Ptol.l, riv. de Sicile, auj. 
loti, dans le val ai Mazara. 

Batia, Beatia, Biatia, Baeza, ville d'Es^ 
pagne, sur le Guadalquivir (Anda^ 
lousie). 

Suivant Antonio, Timprimeric remonte en cette 
Yille h l'année 1551, et voici le titre du volume qu*il 
indique, mais sans donner le nom de Timprimeur : 
Traslado de la CapUulacion entre el poderoso liey 
de Tunes Muley*Has*an y el illustre Sefior 
D. Alonso de la Cueva y Benavides^ Capiton Gène- 
rat, Àleaide y Gotfemador de la Goleta de Tunes. 
— Baeça, 1551, in-4. 

Cet ouvrage fut probablement imprimé par Andres 
Fanega ou tout au moins il en fut réditeur. Gallardo 
(tom. 11, n«* iim et 2204) nous indique plusieurs 
autres livres imprimés en cette même année 1551* 
Doctrina cor dis del seraftco dotor Scuit Buenaven* 
tura en romance, E impresso en Baexa à costa de 
Andres Fanega, mercader de libres, vccino de Gra- 
nada, en el mes de Julie, aik> 1551. ~ A la fin: Aca- 
bôseicatorce diasdei mes de Agosto de 1551, in-4, 
s. réel, ni chiff. 

Fuensalida [Franc, (te). Brève sumnut , llamada 
sotiego y descanso del Anima. — Impreso en Baeia, 
à 8 dus del mes de Enero 1551, in-8. 

En 15M Juan Batista de Montoya était imprimeur 
dans cette ville. 



i67 



BATIANA. — * BEDOVINÛM, 



' 168 



Battana, ville des Helviens, sur le Rhôoe^ 
dans la Gaule Narbonn.-, auj. J3ai5« Baix 
atix Montagnes (Drôme). , 

Batinum [Plin.], riv. d'Italie^ auj. le ScUi- 
nello, 

Battica (t) Battice, village près de Hervé 
(prov. ae Liçge). 

M. J. Gothier, libraire & Liège, auquel nous som- 
mes redevable de nombreux et consciencieux ren- 
seignements, nous communioue la note suivante : 

Selon Ferd. Hénaux, une imprimerie fut établie 
dans ce village en 1780, et M. L. Capitaine ne date 
cet établissement que de 1789 ; voici le titre du seul 
livre daté que Ton sache provenir de cette localité : 
Ckte 'à leurs Alte$tes Royale» Marie-Christine, Ar- 
chiduchesse d* Autriche, et le due Albert-Caslmir de 
SaxeTesschen^ Gouverneurs généraux des Pays- 
Bas autrichiens^ au sujet de leur passage par te 
JUm^oura. — fiattice, F.-J. Vieillewye, 17M, in-12, 
de 12 p. 

BaTUA [PUn.], BooXooa [Plol.], BULUA^ BUr 

doa, ville ae Dalmatie^ sur le Gattaro. 

Batula, Besos, fl. de Catalogne : se jette 
dans la Méditerraoée^ près de Barce- 
lone. 

Baucium^ Baltium, les Baux, bourg de 
Provence, anc. marquisat (Bouches-du- 
Rhône). 

Bauconica [Itin. Anton.], Bonconica, ville 
de la Gaule Belgique, auj. Bockenheim, 
en Hainaut, suiv. Cruse, et Oppenheim, 
dans la Hesse Rhénane, suiv. Gluvier. 

Baudobrica, voy. Babahdia. 

Baudru, Boudry, bourg de Suisse (c. de 
Neufchàtel). 

Baudrino villa, Boran-sur-Oise, village 
près Beaumont (Oise). 

Baugeium, Baugé-k'Vieux, bourg et chat. 
d'Anjou (Maine-et-Loire). 

Baugeriacitm , Bauqesium , Beaugerais , 
*bourg de Touraine (Indre-et-Loire); 
abb. de Citeaux. 

Baugiacum, Baugy, bourg du Berry (Cher). 

Baugium, Bougé, pet. ville d'Anjou, sur le 
Couesne (Maine-et-Loire). 

Baujovium, voy. Bellojocum. 

BAUTiE, voy. BONA.VILLA. 

Bauzanum [P. Diac], Bolzanum, Bulsanum, 
Bauxare [Cod. Theod. Lex 3], ville de 
Rhaetie, auj. Botim, Bolzano, ville du 
T^rol. 

LUmprimerie existait dans cette petite ville au 
ivii* siècle; voici le titre d*un rare volume non cité 
par Lowndes, que nous avons vu cbez M. Tross, 
libraire de Pans : O* Conor. Lumen orthodoxum, 
sparaens duodecim radios Ulustrioris prœ cœteris 
luvii et ignis fidei catholicœ, emteantes entheiviri 
Joan, Duns Scoti... probat Fr. Bonav. O* Conarus 
Kiei'iœ (alias a S. Patritio) Hybemus. — Bulsani. 
in typograpliia Archiducali, 1601, pot. in-8, de 2ft et 
590 p. plus un f. d'errata. 



. > 



Bavacitm, voy. Bagacum. 

Bavaru, voy. Bajoaria. 

Bavo [Plin. m], Bo^e [Amm. Marcel.] , 
île de la mer Adriatique, sur la côte 
niyrienne, auj. BahtUL, 

Bayonna, voy. Bajona. 

Bazinga, voy. Basinium. 

Bazochu, Bazoche, bourg et anc. vicomte 
du Perche (Orne). 

Bealta, Buixacum, Bealt, bourg d'Angt., 
dans le Brecknockshire [B. et M.]. 

Bearnia [Cluv.], Beneharnia, Beneehar- 
NUM, Bieme fau xni« s., Nosire-Dame 
Bieme, cri ae guerre des comtes de 
Foix), le Béam, prov. franc., réunie à 
la couronne en 1594; auj. dép. des 
Basses-Pyrénées. 

Beatia, voy. Batia. 

Bebuna, Bahenhausen, bourg de Bavière. 

Bebriacum [Juven.Sat.l, BEDRiACUMPTac. 
Betriacum [Sueton.J, BviTpMuwvJ[Ptol. 
Vetriacum [Chron.], Canedum [Cluv. ^ 
ville de la Gaule Transpadane, auji 
Canedo, bourg de la prov. de Mantoue, 
ou S.-Lorenzo Guazzone [Forbiger]. 

Beccum, Beccum Herluini, le Bec-UelUmn, 
commune de Normandie (Seine -Infér.), 
anc. abb. de S. Benoit. 

Beccum Akiosi, Bédarrieux, pet. ville de 
France (Hérault). 

Becia, Biecz, ville de Pologne (palat. de 
Cracovie). 

Bech-lum [Geo. Rav.], auj. Benecello, lo- 
calité entre Parme et Modène [Forbi- 
. ger]. 

Becoisellum, Becoisel, Beœyseau, anc. villa 
roy. et château dans la forêt de Crécy 
(Oise); in Sylva Crisciacensi in pago 
Bfiegio [P. Anselme, l. ra]. 

Beckena, Bechen, Beckum, ville de West- 
phalie au S.-O. de Munster. 

Beda [Tab. Peut.], anc. ville des Treviri, 
dans la Gaule Belgique, auj. Bidburg, 
bourg près de Trêves. 

Bedesis, le Bonco, û, d'Italie; se jette 
dans TAdriatique, ou la Bevana, suiv. 
Reichard. 

Bedfordia, voy. Lactodurum. 

Bedfordiensis Gomitatds, the Bedfordshire 
(Angleterre). 

Bedovinum, Bédouin, bourg d'Angleterre 
(Wiltshire). 



169 



BEDRIACUM. — BELLA GUMBA. 



170 



Bedruccm. vov. Bebhiacum. 

BEFORncM^ Belfortia^ Béfort, Belfort, ville" 
de la haate Alsace, réunie à la France 
en 1648 (Haut-Rhin). 

Le rapport Sartines nous apprend que rimiNriine- 
rie date à Belfort de Tannée 1756; Jean-François 
Comte, natif de Besançon, y fonde un établissement 
typof^pbique arec deux presses; on était« aTant 
cette époque» obligé de fiiirè imprimer à Bâle ou à 
Monibelliard. 

Begardum, Bigardu^ Begars, commune de 
France, anc. abb. de bénéd. (Gôtes-du- 
Nord). 

Begu, Bejara^ Pax Juua, nà| ^IcuXix [Ptol.], 
CoLONiA Pacensis [PUn.|, ville des Tur- 
detani, dans la Lusitanie, auj. Beja, en 
Portu^ (Alentejo). 

Beichunga Arx^Beichungiuh, BeicMingen, 
▼ille de la Saxe-Weimar. 

Bee(hemium, Beinheùn, pet. ville d'Alsace 
(Bas-Rhin). 

Bejara McLENjr, St-dejoT-de-Metena, bourg 
d'Espagne (Andalousie). 

Belacum, Beîlac, pet. ville de France 
(Haute-Vienne). 

Belca [Itin. Anton.], prem. station sur la 
Loire après Briai'e, axxn m. d'Orléans ; 
anc. ville romaine dont on voit les 
ruines à Montboux, village du Gàtiuais 
(Loiret) ; ou à Bougy, village du même 
département, suiv. Forbiger. 

Belcastrcm, Belucastrum, Geneocastrum, 
Belcastro, ville d'Italie (Calabre ,ul- 
tér. II*). 

Beldea, vov. Beuca. 

Belegra, Bf^iTpa [Ptol.], Beregra [Plin.l, 
ville du Picenum, s\x}. Celmo ou Civi- 
tella, dans le roy. de Naples (Abruzze 
ultér.). 

Belemiîm, Bekm, château sur le Tage, 
qu'il commande, en avant de Lisbonne. 

Beleni Villa, BUximÂlle, bourg de France 
(Seine-Inférieure). 

Belenizona^ voy. Baltiona. 

BELERiDf iNsuLiE, Ics iks Sanguxncoie, sur 
la côte de Sardaigne. 

Bcleriuv Promontorium, BcXipicv [Ptol.j, 
AxTivESTAcuM Prom., thecctp of Comwail, 
ihe Land's end, cap Finisterre, à la 
pointe de CorDOuailles. 

Belesmdm, BEusMiJif, Belléme, Belesme, 
pet. ville du Perche (Orne). 

Belfastum (?), dans le pays des anciens 
Autni, kùnmi [Ptol.], auj. Belfast, 
ville d'Irlande, dans le comté d'Antrim. 



Nous ne pouvions faire remonter Timprimerie h 
Belfast gu'à 1714 (Lowndes, part. V, p. 1421), mais 
le âuppL du D' Cotton nous reporte à Tannée 1690. 
James Blow, imprimeur de Glascow, vint se fixer 
k cette époque en cette ville avec Patricl^ Neill , son 
beau-frère. L'archevêque de Dublin, King, cite des 
éditions du ■ ScottUh Catechism, with tne soiemn 
Leaque and Covenant. • aux dates de 1004 et 1700, 

ZuMl assure avoir été imprimées à Belfast en 1704. 
e même James Blow donna une édition de la Bible, 
qui fut la première publiée en Irlande ; il fout clou- 
ter, avec le respect dO à la mémoire du vénérible 
prélat, que cette Bible est'parfaitement inconnue de 
tous les bibliogniplies. 

Belfortium, Bel forte, pet. ville d'Italie 
(prov. de Parme). 

BeLGENTUCUM, voy. BALGEimACUM. 

Belgica, voy. G allia. 

Belgica [Itin. Anton.], ville des Ubiens, 
dans la Gaule Belgique, auj. Balckhau- 
sen, pet. ville de la Prusse rhénane, 
suiv. Cluvier. 

Belginiim [Tab. Peut.], ville des Treviri, 
dans la Germanie infér., auj. Baldenau, 
près Goblenz, ou Belch, au N.-O. de 
Kirchberg, suiv. Forbiger. 

Belgiolum, voy. Baluolum. 

Belgium, pays de la Gaule placé au centre 
de la Belgique II®, occupé par les Bel- 
lovaci, les Atnbiam, les Atrebaies, etc. 

Belgium, Belgica [Cluv.], Germania infe- 
RioR [id.], partie de la Gaule Belgique 
comprenant : 

i . Belgium Austriacum, formé de la Flan- 
dre, le Hainaut, le comté de Namur, le 
Gueldre, le Luxembourg, Anvers et Ma- 
Unes. 

2. Belgium Confœderatum, formé de la 
Hollande, la Zélande, le Gueldre infér., 
Groningue, Utrecht, la Frise ocdd. 

3. Belgium Galucum, V Artois et partie de 
la Flandre, du Hainaut, du Luxembourg 
Belge et du comté de Namur. 

Belgradum, voy. Alba GrjEca. 

Beua, B(Xita [Ptol.], ville des Edetani, 
dans la Tarraconaise, auj. Belchite, pet. 
ville d'Aragon. 

Beuca, Belucum, Belucium, Beldea, Bel- 
ley, Bellay, ville de Fr. (Ain), anc. cap. 
du Bugey. 

Mous ne connaissons pas de livre imprimé dans 
cette ville avant le xix* siècle ; le célèbre Camus, écri- 
vain disert mais quelque peu trop fécond, fut évêqne 
de cette ville au xvii* siècle : ses innombrables éiu- 
cubrations sont pour la plupart éditées et imprimées 
à Paris. 

Belisia, Bilsen, \ille des Pays-Bas (prov. 
de Limbourg). 

Beutionum, voy. Baltiona. 

Beu.a Cumba, Belle-Combe, bourg et anc. 
abb. de France (Haute-Loire). 



171 



BELIA REPARIA. — BEl.LOVACUM. 



172 



Bella Reparia^ Beaurepaire, bourg du 
Dauphiné (Isère). 

" Bëlla villa ad Sagonam^ BellevUle-sur' 
Saône, bourg de France (Rhône). 

Bella villa in pago Paiusl\co^ Bdleoille ; 
dépend anj . de Paris. 

Bellefordu, Beaufort ; un grand nombre 
de localités en France portent ce nom, 
entre autres Beaufort-m-Vallée, pet. 
ville et anc. château d'Anjou (Maine- 
et-Loire). 

Bellegardia, Belugardum, Bellegarde, pet. 
ville de France (Côte-d'Or) ; anc. duché- 
pairie. 

Belucadrum, Bellocarum, Belloquarda, 
Ugernum [Tab. Peut.], oôi^tpvov [Strab.L 
Castrum Arelatense [Greg. Tur.], ville 
de la Gaule Narbonaise^auj. Beaucaire, 
sur le Rhône, vis-à-vis Tarascon (Gard). 

Bellicastrum, voy. Belcastrum. 

Belucetum^ le Beaus9et, pet. ville de Fr. 
(Var). 

Belugardum, voy. Bellegardu. 

Belluocensis AGERy Belu Joq Gampus, le 
BeatgoUm, anc. prov. de France, divi- 
sée auj. entre les dép. du Rhône et de 
la Loire. 

Belujocum, Bbllojocum, Baujovium, Be- 
URu [au xin<> s.). Beaujeu, anc. cap. du 
Beaujolais, ville de Fr. (Rhône). 

VoKU, d*après M. S. de la Rocbe la Carelle, la note 
des deux premiers livres, peut-être même des deux 
seuls livres iiiipriinés k beai^eu : te Blason des 
Donnes où se voyent Us maUieitrs et ruines venant 
des danses dont Jamais homme ne revint plus sage 
ni femme plus pudique, par Guillaume ParaOin, 
k Beav-Iev, pour Justinian et Philippes Garils, 1556, 
pet. in-9, réimprimé en 1560 audit lieu par les 
mêmes typographes, pet. in-8 de 111-87 pp. Cet 
ouvrage est dédié par Paradin i sa nièce Prudence, 
femme de Pun des Garils. Le second volume Imprimé 
k Beaujeu est du même Paradin : De la Concorde pu- 
blique, à Beav-Icv, pour Justinian et Philippe Garils, 
1565, in-8, de 68 pp. et 2 ff. 

Quelques exemplaires des Annales de Bourgogne, 
que Paradin fit imprimer à Lyon chez Gryphe en 
1556, in-fol., portent Beaujeu, au lieu de Lyon; 
la bibliothèque de Rennes possède un de ces rares 
exemplaires (cat. n^ 10824). 

Cet ëublissement typonaphiaue de BeaiiJeu, qu'on 
peut appeler Pimprimerie particulière de Guil. Pa- 
radin. doyen de BeanO^u, cessa d'exister à sa mort, 
arrivée vers 1568 ; son frère le chanoine Jean Para- 
din, qui fit imprimer divers ouvrages à Lyon, n'en 
usa Jamais. Les frères Garils, après la mort de leur 
onde, retournèrent k Lyon avec le matériel de la 
typographie. 

Bellilocus, BewéUey, sur la Sevem, pet. 
ville du comté de Worcester (Angle- 
terre). 

Bellinsula, voy. Calonesus. 

Bellintum [Itin. Hierosol.] , station entre 
S. Gabriel et Avignon, aui. Lauzac ou 
Barbantam [Papon, Hist de Provence], 



Belupratum, Bellopratum, Beaupré; plu- 
sieurs localités, dont deux abbayes, en 
France, portent ou ont porté ce nom. 

Bellitas prope Vicenas ad Matronau, 
BeatUé-sur-Mame, près Vincennes, anc. 
villa roy. (Seine) ; on trouve domus Pul- 

CHIUTUDINIS et DOMUS DeCORIS. 

Bellocassinus ager, voy. Bajocensis ager. 

Bellofontanum, voy. Fons Bliaudi. 

Bellogradum, voy. Alba Gr^eca. 

Bellojocum, voy. Bellijo<:um. 

Bellomartscus, Beaumaris, chef-lieu de 
rile d'Anglesey, dans la mer d'Irlande. 

Bellomontium, Bellus mons, Beaumont; 
plusieurs localités en France portent 
ce nom. 

Bellomontium ad Isaram, Beaumont-^ur- 
Oise, bourg de Fr. (Seine-et-Oise). 

Bellomontium in Algla, Beaitmont-en-Au^e, 
anc. vicomte et prieuré de béned. 
(Eure). 

Bellomontilh in Argona, Beaumont en 
Argone, ville de Fr. (Ardennes). 

Bellomontium Rogerii, Bdmons (au xui* s.), 
Beaumont-îe-Boger, bourg ae France 

(Eure). 

Brllomontium vicecomitis, Beaumont^ le- 
Vicomte ou Beaumont-sur-Sarthe, ville de 
Fr. (Sarlhe) [Babel., liv. ii, chap. xxij. 

Bellopratum, Beaupréau, pet. ville de T An- 
jou, anc. marquisat (Maine-et-Loire). 

Bellovacensis ager, le Biauvoisin, Beau^ 
voisin, dép., le Beauvoisis, anc. prov. 
de Fr. (dép. de l'Oise). 

Bellovacum, Bratuspantium [CaBS. Bell. 
Gall.], CiESAROMAGus [Tab. Theod.], Kai- 
aopojxa-yoç [Ptol.J, Bellovacorum aVITAS 
INotit. Imper. I, Belvacum (xu* s.), 
Biauvais, [anc. chron.], anc. chef-lieu 
des Bellovaci, dans la Gaule Belgique, 
auj. Beauvais, ville de Fr. (Oise). 

La date la plus ancienne à laquelle nous puissions 
faire remdnterPimprimerie dans cette ville est 1602, 
et nous trouvons cette indication dans le Père Leiong 
et dans le tom. ▼!« du catal. La Valilère-Nyon : His- 
toire des sattUes Princesses Maure et Brigide, 
martyrisées à Baiagny et transportées à yogent- 
tes* Vierges en Beauvaisis. Beauvais, Courtois, 1002, 
in-i2. Si le renseignement est exact. Courtois serait 
donc le premier imprimeur de Beauvais, et ce ne 
serait que quelques années après que nous verrions 
G. Valet établir ses presses; celui-ci imprime des 
livres plus important^, parmi lesauels nous citerons 
les Poésies latines de Micliel Vérin en 1017 ; Pannée 
suivante : Ànthodosispro feliei Belvacensis Episcopi 
adventu, autltore Jacooo de NuUy, 1018, in-4, 
les Coutumes de Sentis, Amiens, Ctermont et Mon' 
dktier, la même année ; enfin : Discours du siège 
de Be€tuvais par Charles, due de Bourgogne, en 
i«72.— Beauvais, 1022, in-8. 



i73 



BELLOVIUM. — BENËHARNUM. 



i74 



Sa TeoTC loi succède vers 16S0. 

Au xviii* siède nous trouvons établie dans cette 
Tille la famille De^ardlus, qui imprime à la fois 
pour Pèréque et pour la manici|iBlité; en 17M 
Pierre-Nicolas De^ardins succède à son père, et le 
rapport fiit è M. de Sartines le signale en iw cotmne 
le seul imprimeur exerçant à Beauvais. 

BELLOTim, Bélku, bourg de Normandie 
(Calvados). 

Bellux Castellum» Bekastel, bourg de Fr. 
(Aveyron). 

Bellum fagetum, Beaufay, bourg du Maine 
(Sarthe). 

Bejjlum forte, Beauforten FoZ/ée^pet. ville 
et anc. château de TAnjou (Maine-et- 
Loire). 

Bellum PratÛm, Beaupré; plusieurs loca- 
lités et anc. abbayes portent ce nom en 
France. 

Beua'm vadum, voy. Flàviobrica. 

Beixuxum [Cluv., P. Diac.|, Belunum 
IPiin. m], BtXoOvov et BtXX&ûwv fPtol.J, 
Berunum [Cellar.]; ville des Veneti^ 
dans la Gaule Transpadane, auj. Bel- 
iuno, Bdlune, sur la Piave^ dans l'Etat 
de Venise. 

LMmpriroerie fut exercée dans cette ville en 1629 
par Franciscus Viecerus; le catal. du TrirUty Collège 
de Dublin fournit cette indication à M. Cotton. En 
16^0 nous trouvons dans Haym : Gio. Battisia 
Barpo. Detcritione di Cividal 01 Belluno e iuo ter- 
ritorio. Belluno, t(UO, in-4. Giovanni Niccolo Doglioni, 
que la Bibliotheea Aprotlana appelle Hfobile BetiU' 
nese, e chiaro Lume de* nostri incognitU a publié 
i la fin du XVI* siècle un grand nombre d'ouvrages 
dont le Origine di Cividal di Belluno, imprimé à 
Venise, en 15S8, in<4. 

Bellus locus, Beaulieu; un grand nombre 
de localités en France portent ce nom ; 
Bellus locus ad Duranium, Beau/ieu, 
pet. ville de Fr. (Corrèze). == Bellus 
Locrs ad Ingerim, Beaulieusur-Indre, 
bourg de Fr. (Indre-et-Loire). = Bel- 
lus Locus AD LiGERiM, Beoulteursur- 
Loire, bourg du Loiret, etc. 

Bellus Mons, voy. Bellomontium. 

Bellus portus, Beauport, près St-Brieuc, 
bourg et anc. abb. de Prém. (Côtes-du- 
Nord). 

Bellus Riparius, Beaw^èpaire, bourg de 
Bourgogne (Saône-et-Loire). 

Beixcs visus^ Beauvoir, bourg de France 
(Seine-Inferieure) ; anc. abb. de cha- 
noinesses régulières. Plusieurs autres 
localités en France portent ce nom. 

Belna [Cluv.], Beijîum, Btaune (auxui® s.), 
Beoim^, ville de Fr. (Côte-d'Or). 

Le premier livre imprimé dans cette ville remon- 
terait à 1059, au dire de M. Ant. Voisin, qui nous 
communique (|uelques notes relatives & la Bour- 
iragne ; ce livre, que nous trouvons également cité 



par le P. le Long, estintit. z tes Beglemens et Cou$- 
tûmes de la Chambre des pauvres de la ville de 
Beaune; à Beaune, chea François Simonnot, impri- 
meur du roy et de la ville, 1<»9, pet. in-12. 

Les archives de la ville de Beaune renferment une 
péUtion adressée à la municipalité por ce FrançoISv 
blmonnot, quelques mois seulement avant Timpres- 
sion de ces Beiglemens des Pauvres fil expose que 
la ville de Beaune n'ayant Jamais possédé d*éiabliûe- 
ment typographique, il y a ursence, pour les besoins 
de la ville, dV établir une Imprimerie dont il de- 
mande le brevet. 

Un autre livre sorti des mêmes presses s. d., nais 
très-probablement îQiprimé cette même année 1650, 
c^est : fondation et reigles de l*hâpital de la vilU 
de Beaune, fondé par Nicolas Bollin, in-ft (cat. 
Secousse, no 52M). 

La famille Simonnot a fourni une longue suite 
d'imprimeurs & la ville de Beaune, ainsi qu'à cel!e 
d'Autun. 

Les arrêts de 17S9 et de 1759 retirent à cette ville 
le droit de foire imprimer ; nous n'y trouvons plus, 
en 170ft, que trois libraires qui font venir de Paris 
et de Lyon les livres nécessaires k leur commerce.. 

Belna ^ Belna Rolandi, Vellaunodunum 
fCaes. B. G.J, Beaune-la-Rolande pu 
Beaune en Gatinais , bourg de France 
(Loiret), suiv.d'Anville et Tabb. Belley; 
ce serait, suiv. Reichard, Chàteaur 
Landon. 

Belœh., château de Belgique (Haînaut). 

U» maréchal Prince de Ligne avait fondé, vers 1780, 
dans celte magnifique résidence une imprimerie, 
dont le premier produit est bien connu : Coup d'csil 
sur Belœil, k Belœil, de l'imprimerie du prince 
Charles, de 1781 , in-8, de 150 p. ; réimprimé en 
1786, in-8, de 204. M. Aug. Voisin, biblioth. de 
rOniversité de Gand, a consacré une notice curieuse 
aux imprimeries particulières de Belgique, et il 
compte six ouvrages, formant neuf volumes, impri- 
més de maiti de prince h Belœil. 

Belogradum, Bielgorod, ville de Russie, 
dans le gouvernement de Kursk. 

Belsia^ la Beauce, anc. district de l'Orléa- 
nais, fait auj. partie du dcp. d'Eure-et- 
Loir. 

Belsinum, voy. Balsio. 

Belza, Belzium, Belz, cb.-lieu du palatinat 
du même nom, dans la Gallitie. 

Benacus lacus [Plin. nj, -h Biivouo; xîptvyj 
[Strab.], logo di Garda, en Italie. 

Benearnia, voy. Bearnia. 

Beneuarnum [Itin. Anton.], ville des Con- 

venae, dans la Novempopulanie, auj. 

Ortez suiv. d'Anville, Pau suiv. Andem, 

.ou Navarreins suiv. Reicbard; mais la 

plupart des géographes, Marca, Valois, 

etc., voient dans cette localité la ville 

de Lescar ou Lescars, dans le dép. des 

Basses-Pyrénées. On trouve aussi sur 

quelques livres Lescuria et Lascuria. 

Nous croyons qu'à la requête de l'évéque de Lescar, 
l'imprimeur de Pau, Jehan de Vingles, envoya dans 
cette \ille une partie de son matériel typographique, 
en l'année même où il imprimait 4 Pau les Fors et 
Costunuu de Bearn ; en effet nous trouvons k cette 
date de 1552 les Constitutiones DiOKesis Lascurien' 



ilo 



BENESCHOVIUM. — BERGA. 



176 



sis, per Jacobum de Fuxo ectttœ.,, sans lieu, typis 
Joannis de Vingles, in-4. Cette expression tyjrts 
J, de Vingles ne se retrouve sur aucun des livres 
exécutés par cet imprimeur à Pau, et nous croyons 
pouvoir affirmer aue ce livre liturgique, édité par 
Jean de Foix, Téveque de Lescar, fut exécuté sous 
ses yeux. 

Les Fors et Costumas de Bearn furent réimpri- 
més à Lescar en 1602 , par Louis Rabier. Quelcfues 
années après nous trouvons de nouveaux impri- 
meurs : loan de Saride et G. de la Place. 

La ville de Lescar ne possédait plus d'imprimerie 
en 17S9. 

BENESCHOVIUM, Btmschau, ville de Bohême. 

L*imprimerie date en cette ville de 1749 (D' Cot- 
ton*s Suppl»), 

Beneventum, BENAVENTuii^fienoventé^ bourg 
de Portugal (Estramadure). 

Antonio (t. Il, p. 26A) et le Summario da Biblio- 
theca Lusitana nous donnent le titre d*un livre im- 
primé dans cette ville au commencement du xvii* 
siècle : Sanetissimt D, N. Papœ PauU V. stafuto 
nuper emUso in confessionario fœminas solUdtan' 
tes in confessione motœ solutœ quœstiones atiquot 
auctore Aoderico à Cunha. — Benaventi in Hispa- 
nia, apud Blatheum Donatum, 1611, in-ft. 

U. Rodrigo da Cunha, né k Lisbonne, fut d'abord 
inquisiteur, puis évéque de Portalegre et de Porto, 
devint archevêque de Braga et de Lisbonne, et mou- 
rut en 164S ; son livre de Confessariis soUicitanti" 
bus fut réimprimé avec de notables additions 4 
Valladolid en 1620 et en 16S2. 

Beneventum [Liv. ix, Hor., Plin.L anc. 

MaLEVENTUM [Liv. IX], Btvtcutvroc [Ptol.], 

BivicucvTov [Slrab.l, CoLONiA Beneven- 
tana, Bonivent [Chron.] , anc. ville du 
Samnium^ auj. Bene^^enio, ch.-l. de la 
délég. du même nom^ enclave de la 
Princip. ultér. 

Le Dr Cotton donne Tannée 1646 comme date de 
rintroducUon de la typographie k Bénévent, et 
il emprunte cette date au cataL Pinelli (vente de 
Londres, n* 17&5) : 'Beltrano, Descritione del 
reano di Napoli, Benevento, 1646, in-4. Mais Haym, 
qui cite plusieurs ouvrages d*Ottavio Beltrano,' et 
entre autres celui-ci avec un titre plus ample : Breoe 
Descrizione del regno di Ntxpoli divisa in dodici 
provincie, Napoli, per lo stesso Beltrano, 1640, in-4, 
et une seconde édition du même ouvrage également 
imprimée à Napies en 167S, ne dit pas un mot de 
l'édition de Bénévent, que nous considérons comme 
apocryphe. Cette expression per lo stesso Beltrano 
nous indique en même temps que Beltrano 
était lui-même^ un imprimeur napolitain; en ef- 
fet Haym nous donne la liste de plusieurs ouvrages 
sortis de ses presses à partir de l'année 1602. Nous 
pensons qu'il faut reporter k l'année 1703 seulement 
u date du premier établissement typographique de 
cette ville : Catalogo universale di tutti glt obblighi 
di Messe perpétue nellaeittà^e diocesi di Benevento 
di Vineenzo Maria Cardinale Ors<ni. -~ Benevento, 
1703, in-4. (Haym, p. 66.) 

Benfica^ Bemfica, abb. de dominicains, en 
Portugal. 

En 162S, Emmanuel deSousa Goutinh'o, en religion 
Fr. Luiz de Sousa, fit venir de Lisbonne l'imprimeur 
Gérard de Vinha, ou tout au moins un matériel pro- 
venant de son établissement typographique, et fit 
imprimer sous ses yeux au couvent de Bemfica la 
1'* partie de VHistoria de S, Domingos particolar 
do heino et Conquisias de Portugal, in fol. La se- 
conde partie ne fut imprimée à Lisbonne que trente 
ans après la mort de Luix de Sousa, en 1662; et la 
troisième au même lieu, en 1078. 



Benium, Bény, le Bény, village et château 
près Bayeux (Calvados). 

Bennavenna, Bannaventum [Itin. Ant.J, 
IsANNAVATu, villc dcs Goritanî, dans la 
Bretagne romaine, auj. Daventry, ville 
d'Angleterre (Northamptonshire). 

M. Cotton [SuppL] donne l'année 1755commedate 
de l'introduction de la typographie k Daventry. 

Bennopolis, voy. Ascaungium. 

Benofeldia, Benfeld, pet. ville d'Alsace 
(Bas-Rhin). 

BENTHEiauM, BENTUDfu, Beutheim, ville 
de Hanovre: anc. ch.-l. du comté du 
même nom. 

Berancurtum^ Brécourt, village de Nor- 
mandie (Eure). 

Berauna^ Beraunium^ Beraun, ville de 
Bohême. 

Bercetum [P. Diac.]^ Berzetto, S^rceio, 
bourg d'Italie près de Parme. 

Bercheioum, Berghehium^ Berckheim, pet. 
ville d'Alsace (HautrRhin). 

Bercizoma, Bercomum, Berga ad Zomam^ 
Bergen op Zoom, ville de Hollande (Bra- 
bant sept.). 

L'imprimerie date en cette ville des premières an- 
nées du XTII6 s. ; voici le titre du livre le plus ancien 
que nous connaissions, nous le trouvons porté au 
catal. de Tournes, p. 2S4 : Personœ [Joh, Bapt.) in 
Galenum, quod animi mores corporis tempora se- 
quuntur. Bercomi, 1602, in-4. 

Le Bibliophile belge nous donne comme nom du 

Jremiei imprimeur J. Canin, et cite un ouvrage de 
. BadeHus, deOppugnatione Bergopzomii, imprimé 
par lui en 1603, ouvrage dont on ne connaît plus que 
deux exemplaires. En 1605 le P. le Long (1, p. 380), 
le catal. Dubois (III, p. 321), le catal. de Tournes 

L148), nous donnent un nouveau livre imprimé 
s cette ville : Jean Tassin, l'Etat de l'Eglise avec 
le discours des temps, depuis les apôtres Jusqu'à 
présent, Berg op Zoom, 1605, in-4. 

Berckessella r?) BERGASEU.A, Bcrckessel, 
pet. ville d'Allemagne, près Mayence. 

Le catal. Glgongne, si parfaitement rédigé par 
M. Potier, notre excellent hbraire, nous fournit l'in- 
dication suivante : Admirable discours d'un bri- 
gand, nommé Ghristeman, exécuté à mort en la 
ville de Berckesset, près de Mayence, le 14 juin 
1590| lequel a confessé entre autres crimes avoir 
tué en sa vie 964. personnes. Berckessel, imprimé 
par Jehan Ghebon ou Gheben, anno 1590, In-4, de 
2 fC. lig. s. b. 

Bercqricm^ Bressuira, Bressuire, ville de 
Fr. (Deux-Sèvres). 

BERBcmA, Béregh Ozasz, ville de Hongrie. 

Berbnna, Berens, bourg du Languedoc, 
près Alby (Tarn). 

Beretra, voy. Belegra. 

Berga, Berg, village de Suisse (St-Gall). 

Un habitant de ce village, nommé Hietemberger, 
nous apprend M. Temaux» y imprima, dans la se- 



177 



BERGA. — BE31LENGA. 



178 



coude moilié du xnn* liède» plusieare ouTnges 
ornés de figures sar bois qa*U griTait lai-mênie. 

Berga, BERGiBy Bergen, ville de Norvège. 

Cette Tille tat fondée en 1070 par OUif Kyrre et ftit 
la résidence des rois de Nonrége Jiisqu*en 1397. Nous 
ne cootiaiasoos -pas de date d'impression plus an- 
cienne que celle que nous fournit M. Ternauxt 
Parentatitm over Maria BtUabeth Tuxen ; Bergen, 
1722, in-fol. 

Bergà ad Zoxam^ voy. Bercizoiia. 

Bergj£ .div£ Gertbudis. Gertrudëberga^ 
Gertruydenberg, ville ae Hollande (Bra- 
bant septent.). 

Imprimerie en 1802. 

Berg'je; Sti ViNoa, Berg St-Vinox, anc. 
abb. et vicomte, auj. bourg de France 
(Nord). . 

Bergamensis ager, ]& province de Bergame, 
U BergamascOy en Italie. 

Bergeraccm^ Brageracum, Bergerac iBra" 
gerac au xvî« s.), ville de France (Dor- 
dogne). 

Le lirre le plus ancien que nous trouvions à 
Bergerac, 'est une pièce de poésie, d*André Ducros : 
tKacowr» ntr les mUired de et temps, en vers, à 
Bergerac, 1M9, in4i; il se trouve quelques exem- 
plaires de ce rare volume dont la souscription porte : 
Angoulesme, et d'autres : La Rochelte, par Bar- 
tkëemy Berton [Bibl. exctica, Francfort, 1610, 
p. 148). 

Le catal.dela Bibliothèque impériale (tom. I, p. S08) 
nous donne une pièce imprimée en 1585 : Déclara- 
tion et protestaiton du roy de Nauarre, de mon- 
sieur le prince de Condi, et de monsieur te duc de 
Montmorenei, sur la paix faiete avec ceux de la 
maison de Lorraine. — Imprimé à Bergerac, 1585, 
in-8. 

Nous connaissons encore (cat. Secousse, P. le Long, 
etc.) un assez grand nombre de volumes imprimés 
dans cette ville au ui* siècle, mais nous ne citerons 
que les Statuts et les Coustumes de la ville de Bra- 
gerac, en latin et en français, par E. Trelier, 
Bragerac, 15d3, in-4; réimprimés cinq ans après 
dans la même ville plir Gabr. de Gourtaiiève, égale- 
ment in-4. 

Au ivii* siècle nous ne citerons que Gilbert Ver- 
noy (1609-1834^, quifitsoucbedMmprimeurs. 

La typographie n'existait plus dans cette ville en 
1704 (itapp. SarUnes). 

Berguemium, voy. Berchemium. 

BERGU>rUM FLAVIUM, Bsoyi^ov *Xao6ïov [Ptol.], 

ville des Astures, aans l'Espagne Tar- 
raconaise^ auj. VUlafranca, dans le 
roy. de Léon. 

Berginium, Bergium Castrum [Liv. 34], 
Berga, pet. ville d'Espagne (Catalogne). 

Bergomum [Plin. m, Justin, xx], Be'pYOjxov 
Ptol.], Pergamus [P. Diac], Pergamum 
Geo^:. Rav.], Bergamum, Vergamum 
Justin.], ville des Orobii dans la Gaule 
Transpadane, auj. Bergamo, ville d'Ita- 
lie, dans le Milanais. 

Les anciens bibliographes citent tous comme date 
de l^ntroduction de IMmprimerie à Bergamo Tannée 
1477 ; mais il est reconnu, depuis longtemps, que le 
livre qui a donné lieu à cette asserUon est imprimé 



k Vicence; en voici le titre exact: GuUelmi Patelli 
Squitis Vicentini Laudatio in funere iUustris Bar- 
tholomei Colei exereitus Venetorum Unperaioris, 
— A la fin : Oratio fUnebris.,,. habita BergomL., 
alqz impressa yicentiœ : quâ diligentissime, . . . 
Bergomt in foro ante œdem divœ virginis m. cccc. 
Lxxvii. Finis. On ne Comprend pas que Mercier et 
Tiraboschi aient pu tirer d*une souscription aussi 
claire l*induction que ce livre soit sorti des presses 
bergamasques ; il est de plus à remarquer que les 
caractères qui ont servi k son impression sont iden* 
tiquement semblables à ceux quHimployait à cette 
époque Pimprimeur de Vicenza, Blesser Pre. Zuan- 
luoardo loogo , Piovano dl sancto Paulo de Vicenia, 
et avec lesquels, cette même année 1477, il imprimait 
le livre de Giacomo Gamfora de Animœ immorta- 
tUate. 

Un autre volume imprimé en 1498 : Tractatus 
Chirurgie Guidonis, Bruni Theodortei Rolandi et 
Lanfranehi, BergonU, 1496, in-fol. , sans nom 
d'imprimeur, cité par l'anzer sous la lieiusse date de 
1497, fut imprime k Venise cura et arte Boneti 
LocateUi Bergomensis. 

Dans la savante dissertation, publiée en 1780 par 
le comte Giovambattista Galizioii sur IMmprimerie 
bergamasque, nous trouvons la preuve qu'en 15t7 
la typographie n'existait pas encore dans cette ville : 
t Appare bensi da una scrittura che si conserva 
neUd copiosa libreria di quesli Padri Eremitani 
di sanV AgostinOjChe la città nostra nelPanno 1517 
fosse sprovveduta di stampatori. Blab bien avant 
cette année un grand nombre d'artisans avalent 
quitté Bergame et avaient exercé l'imprimerie avec 
un certain éclat dans les villes voisines; ainsi à Ve- 
nise Pietro et Giovanni son frère, qui se fait appeler 
Pietro Bergamasco, imprime vers 1480; dix ans 
après nous trouvons Vincenzo Benaglio, puis Simone 
da Lovere, etc. 

n nous fout de toute nécessité arriver à la seconde 
moitiC du xvi* siècle pour trouver une typographie 
locale établie à Bergame, et .nous sommes forcé de 
n'accueillir que sous toutes réserves le renseigne- 
ment fourni par le cat. Pinelli : Bellaflno, origiae 
delta città di Berçamn, tradotto da Ucinio, Ber- 
gamo, 1558, in-8. Non -seulement nous ne connais- 
sons ni le livre ni son auteur, mais nous ne le 
trouvons signalé dans aucun catalogue ni livre de 
bibliographie; de plus nous connaissons plusieurs 
volumes relatifs à l'histoire de Bergame, imprimés è 
cette même époque dans les villes avoisinantes. Bref, 
ce n'est qu'à l'année 1587 que nous pouvons reporter 
avec certitude l'établissement de la typographie dans 
cette ville, avec le nom de Comin Ventura comme 
premier imprimeur. Ilaym, les catal. des Volpi, Pi- 
nelli, Floncel, etc., nous fournissent un grand 
nombre de livres imprimés A celte date ; nous n*en 
citerons que deux : une tragédie de Torquato Tasso, 
il Torrismondo, in-4, et Rime ai ceiebri Poeii 
raccolte da Giambatista Ucinio, in-8. 

Bergua, Bergties, bourg de Fr. (Pas-de- 
Calais). 

Bergul^e [Geo. Rav.J , Bip-^cûXin [Ptol.] , 
Bep^ouXiov [Cedren., p. 266], Afxa^toû- 
woXt; [Hierocl.], ville de Thrace, auj. 
Dsjatcu-Borgas, en Roumélie. 

Bergusium [Tab. Peut.], Bergusia [Itin. 
Anton.], Birgusia fGeogr. Rav.], Èour- 
gain, ville de Fr. (Isère). 

Berigonium, Bargeny pet. ville d'Ecosse 
(comté d'Ayr). 

Berinzona, voy. Baltiona. 

Beriolum, voy. Barjolium. 

Berlenga, Berlanga [chroii.carlov.],JBar- 



no 



BERUNUM, — BERONA IN ERGOVIA. 



180 



Imga, pet. ville de la Vieillc-Castille, 
sur le Ducro, conquise par Gharle- 
magne. 

Berlinum, voy. Berounum. 

Berna [Cluv.], Berna Het^vetiorum, Arcto 
pous, Bern, Berne, . sur TAar, ville et 
ch.-l. d*un canton suisse. 

Berne ftit fondée en 1101 par le doc Benbold de 
Zœhringeu; déclarée en 1218 viUe impériale et reçue 
dans la Confédération en 1852. 

^vec la réforme vient s'établir à Berne un impri- 
meur du nom de llathias Bienenvater ou Apiarlus, 
qui fut Tun des agents de la propagalide protestante, 
et l'introducteur de la typographie dans cette ville. 
Falkenstein (p. 273) dit qu'il y imprima dès Tannée 
1525 une Danse des morts {todleniant) de Nicolas 
Manuel, mais sans donner Tindication du lieu d'im- 
pression ; ce lieu est désigné, nuiis sans le nom du 
t)'pographc, sur un édit de réformation daté du 
7 février 1528; enfin ce n'est qu'en 1530, toujours au 
dire de Falkenstein, qu'on trouve à la fois et le lieu 
de l'impression et le nom de Mathias Apiarius sur les 
rares volumes sortis de ses presses. 

Ce Mathias Apiarius se lixa-t-it à Berne, et n'éta- 
blit-il qu'une succursale & Strasbourg,- pourfrevenir 
définitivement à Berne 7 Voilà ce qu'il ne nous est pas 

Kssible de préciser; nuis nous le voyons à Stras- 
urg en 1533, et nous voyons son nom figurer sur 
les livres Jusqu'en 1537; puis nous le retrouvons à 
Berne en 153V : Joan, Boccatii Oe Certàldo insigne 
opta de Claris mutieribus. Berne Helvetiorum, 
excudebat Mathias Apiarius, 153g, in-fol., fig. s. b. 
Volume rare, édité par un maître d'école bernois, 
nommé Télorus. 

Bernacum^ BernayvM;, Betnay, ville de Fr. 
(Eure) ; anc. abb. de bénéd. 

Bernrurgum^ voy .àrctopous ad Saiam. 

Bernensis pagus^ canton de Berne (Suisse). 

Berniacum, Bemy; plusieurs localités por- 
tent ce nom en France. 

Bfaœa, Btpoia (Thucyd;!, Btppoux [Polyb.], 
depuis Irenopolis, ville de Macédoine, 
au S.-O. de Pella, auj. Veria ou Beria, 
dans la Roumélie (pacbal. de Salo* 
niki). 

Berounum, Berlinum [Cluv.], JBer/tn, cap. 
de la Prusse, sur la Sprée. 

Cette ville fut fondée en 1103 par le margrave 
Albert de Brandenburg ; elle portait le nom de (Mftn 
an der Spree; en 1657 elle fut appelée Friedriehs- 
werder du nom de l'électeur Frédéric-Guillaume; 
Friedrichsstadt en 1688, de Frédéric 1er ; enfin Ber^ 
lin. Le D* Cotton {Suppl.) dit que l'imprimerie date 
à Berlin de 1539, et que le premier livre Imprimé fut 
un ouvrage de Geoi^ Wicelius; nous trouvons un 
grand nombre d'ouvrages de ce théologien catho- 
lique imprimés de 1564 à 1577 ; et plusieurs même 
le furent à Paris en 1565, mais nous ne croyons pas 
pouvoir faire remonter à une date aussi ancienne 
l'impression de ses traités dogmatiques ou polémiques. 
Ce n'est que l'année suivante, 1540, que nous trou- 
vons trace & peu près certaine d'une typographie 
fonctionnant à Berim : Kirehen Ordnung im Chur^ 
furstenthum der Marcken lu Brandanburg, voie 
mon sich beide mit der Leer wid Ceremonien /uil' 
ten toi, Berlin, Johan Weis, 15ft0, trois parties en 
un volume, pet. in-4, ai ce musique notée. Le Privi- 
lège, daté de a COln an der Spree Dinstag naeh 
JubUate, 1540, > donne à a Ûans Weiâ* unser 
Buchdrveker • le droit d'imprimer et de vendre des 



livres dans la ville de Berlin. Ce rare volume fut 
vendu chex M. Libri, en 1850, 5gulnées; la note, ré- 
digée par ce célèbre ami des livres, à la «suite des 
titres que nous venons de rapporter, est fort cu- 
rieuse. 

I*endant le xvi« siècle nous trouvons plusieurs 
noms de libraires et un assez grand nombre de vo- 
lumes imprimés à Bertin dans Vogt, dans le catal. 
Heinsius, des EUevirs,etc. 

Pour l'imprimerie établie à Beriin dans un cou- 
vent de Franciscains, dont les produits portent tan- 
tôt : ■ in Graven Klosler, > tantôt « fit monasterio 
Lettcophœo^» voy. Priedldnder, Beitràgetur Bucli- 
dmekerge-SchicMe Berlins, 1834, in-8. • 

Berolstadia Lusati.€, Beriisiadt, sur la 
Pliesnitz, pet. ville de la prov. de Lau- 
sitz (Lusace). 

Berolstadium^ Bernstadium, Btntëtadi, sur 
la Weida, ville de Silésie. 

Berona in Ergoyu, Monasterium Bero- 
nense, Ecclesia Beronensis^ VAhhaye de 
Berone ou Beromunster ; ce monastère 
illustre a donné naissance au bourg 
lucernois du même nom^ Munster in 
Aérgau, près du lac de Sempach. 

En 1460, ce monastère avait pour prévôt du cha- 
pitre Joost de Sillinen, administrateur de révéché 
de Grenoble, et plus tard évéque de Lyon, l'agent 
stipendié du roi Louis XI de France ; et parmi les 
chanoines de ce chapitre figurait Bile de l^ufTen, 
qui signe Helyas Helye, ou Helyas de LoufTen. Cest 
le personnage qui figure comme fondateur de l'im- 

Erimerie de Beromunster, comme l'introducteur de 
I typographie en Suisse, dans* une série d'ouvrages 
datés de 1470 à 1474. 

Ce digne chanoine, déjà septuagénaire & cette épo- 
que, ne fut, suivant toutes les probabilités, que le 
propulseur moral de l'atelier typographique établi 
sous ses auspices par quelques-uns des réfugiés de 
Mayence. 

On cite parmi ces ouvriers typographes qui trou- 
vèrent asue et protection ft l'ombre des murs de 
rabbaye, un certain Pierre Kranu, qui figure comme 
témoin de Fust dans le procès de 1455, et qui fut 
peut-être le père de Martin Krantz ; on cite encore 
Oorfling de Winterthur, et M. Ambnoise-Firmin 
DIdot y ajoute Ulrich Gering, fnais sans rien appor- 
ter à l'appui d'une assertion aussi importante, de 
laquelle on devrait conclure que certainement l'ate- 
lier de Berone a fourni à Paris ses premiers t}^»- 
graphes, et que l'imprimerie a existé à Berone 
avant 1470, puisqu'eb cette même année Gering et 
ses deux associés publient plusieurs volumes à 
Paris. 

Quoi qu'il en soit, chef de la typographie ou seu- 
lement correcteur et éditeur, le chanome Hélie de 
Lauffen publie en 1470 le fameux Mamolrectus de 
Jean Marchcsini, destiné par l'auteur aux clercs en- 
core notices dans la langue latine {Veluti Mammam 
aaci^efufam et infantibus manibus tractandam, 
(nsfor piœ nutricis exMbuerat) : Mammotrectus 
seu exposUU) voctibulorum quœ in Bibliis occur- 
runt ; on lit à la fin : Explicit Mamotrectus siue 
pri y micerius arte inprimendi seu ca || ractari- 
zanai {sic) per me Helijam lle\\ lije alias de 
lUouffen canonicum \\ Bcclesie ville Beronensis in 
pa 11 go Brgowie sitt^ absqj catami || excwacione 
Vigilia sancti Mar || tini Episcopi sub Anno ab in || 
carnacione Domini MUlesimo \\ Quadringentesimo 
Septuage \\ simo. Deo laus et gloria per in [| /ini'm 
secula secttlorum. Amè. 

In-fol. de 299 AT. et non pas 297 AT. comme l'ont 
dit MM. Van Praet et Bninet, à 2 col. de 32 lignes. 

La Sema Santander, M. de MaroUes et d'autres 
bibliographes n'ont voulu voir dans ce livre qu'une 
réimpression textuelle ou même un second tirage 



181 



BEROSTONUM. — BEUXUM. 



482 



4e rédition dv même livre donnée par Scbeffer à 
Blayeoce, le même joiir de la même année, et ils 
basent cette opinion sur ce que le Mamoireelus 
de Berooe a des signatures, ce qui est incompatible 
a>ec sa date ; mais M. Auguste Bernard prouve que 
rédition de Bérone est incontestablement différente; 
que cette coinddenee de date est accidentelle ; que 
ce que Ton a pris ^our des signatures n'est qu'une 
Iccine de Talphabet placée en bas de chaque colonne 
en guise de signe de renvoi ou de point de repère, 
qui se combine avec un chiffre arabe placé en haut 
de la colonne suivante. 

Cest dans ce Hvre que Ton trouve employés typo- 
gfaphiqnement pour la première fois les chiffres 
arabes. 

Martin-George Christgau a consacré im mémoire 
fort intéressant à ce mamotrûetuê ; CpmmaUatio 
hiator. Utteraria de Mammoirecto , statum rei 
tiîterariœ drea inventa typaarapMœ tempora 
iUustrante, ~ Fratteof. dd Viaéram, 17è0, ln-4. 

Un livre que M. Van l>raet (catal. in-foL p. iOè) 
estimait antérieur au Mamolrectus, f est un Psal' 
terhtm de 68 ff. in-fol., à 31 lignes à la page entière, 
imprimé avec le ,méme caractère, que le précédent, 
mais sans aucune 'indication de lieu d'impression, ni 
de libraire, ni de date; on en co'nserve un exem- 
plaire à la BibUoth. Impér. de l>aris. 

Le total des impressions attribuées au chanoine 
Helyas de Lauffen monte i huit; il mourut en lft75. 

Nous vemms combien il y a de fortes présomp- 
tions pour croire que l'atelier de fierone fournit & 
Louis XI les premiers typographes de ftuis : en effet 
du prévôt du chapitre oe Berone, Joost de Sininen, 
agent et créature du roi de France, à Jean Heynlein 
de Siein, ou de /a Pierre^ originaire de la petite 
ville scbaffbousoise de Stein am Roein, et à Guillaume 
Fkhet, né sur les bords du lac Léman, l'un préteur 
et Pautre recteur de la Sorboone à Paris, il existe un 
rapport direct, im trait d'union si évident, qu'il ne 
faut pas un grand eflbrt d'imagination pour se re- 
présenter ces deux savants s'adressant par ordre du 
roi à leur compatriote le prévôt de Vabbaye de 
Berone, qui leur envoie aussitôt trois de ses meil- 
leurs ouvriers imprimeurs, et de I& l'établissement 
de râtelier typographique de la Sorbonne. 

BEROSTOînjii, Bemstein, ville de Prusse, 
dans la marche de Brandenburg. 

Beroyicum, voy. Barovicum. 

Berra, Berre, bourg et anc. baronnie de 
Provence' (Bouches-du-Rhône) . 

Bkrsinum, Lombaru, Lombatia, Lombez, 
bourg de Fr. (Gers). 

Bersula [Tab. Peut.], riv. d'Italie, auj., 
suiv. Reichard, la Bardinezza, 

Bersuria, voy. Bercorium. 

Bertini abbatia, St'Bertin ou Sithiu, abb. 
de rArtois, dans le dioé. de St-Omer. 

Charlemagne accorde aux religieux de cette abb. 
un diplôme par lequel il les autorisait à se procurer, 
par la chasse, tes peaux nécessaires à la reliure des 
manuscrits du monastère. 

Bertranopous, voy. Lugdunum convenarum. 
Berumjm, vov. Bellunum. 

BESARRA,VOy. BlTERRfi. 

Besoa, Vescu, Vescianum, Vesciano, bourg 
napolitain, dans la Terra di Lavoro. 

Beseda, B€<ni^a (Ptol.], Basi, ville des Cas- 
tellani, dans la Tarraconaise , auj. 
San- Juan de las Badesas (Catalogne). 



Beselounuh, voy. Bisaldunum. 

BESiDiiE [T. Liv.], Bestoianum, Besignanum, 
Besinianijm, ville des Brutii, dans la 
Grande Grèce, auj. Bisignano, dans la 
Calabre citérieure. • 

Besippo, voy. Basippo. 

Besontium, voy. Vesontio. 

Bessapara [Itin. Anton.], Bocnropa [Pro- 
cop.]^ ville de Thrace, aui. Tatar-Bor 
zam^ik, dans la Roumélie [Forbiger]. 

Bestisiacom, BisnsiAcuM Palatium [Edict. 
Phil. Aug. a'> 1200], Betisi, Bethûg, anc. 
villa royale, auj. bourg de Picardie, 
près Compiègne (Oise). 

Bbtboricc, voy. Mbudm. 

BSTERRiE, voy. BlTERRC. 

Beutania, Bythonia, Beuthen, ville de la 
Silcsie prussienne, sur l'Oder. 

Le 5tipp/. du docteur Gotton nous dit que la Bod- 
léienne possède deux ouvrages de Gaspar Domavius 
imprimés « Bethaniœ ad Oderam» en 1017. Noiu 
ne connaissons pas ces volumes ; les deux livres de 
ce savant sont imprimés, le premier ! •.Menenfus 
Agrippa, » \ Hanovre, en 1615, typie WechelianU^ 
in-ft, et le second : « ÀmpMtheatrum sapientiœ t<h 
eratieœ jocO'Seria, in-fol., » dans la même ville 
en 1019. 

M. Teniaux nous donné le titre d'un vol. du même 
auteur imprimé dans cette ville en 1010 : Everg^ 
tes ehrisiianuM^ Hoc est de vita et morte G, a 
Schonaich baronis Bethaniœ. Bethanis, 1019, in-4. 

Betharram ou Beth-Aram. 

Nous citons ce lieu dont nous ignorons le radical 
latin et même la situation aciueUe, mais que nous 
soupçonnons n'avoir été qu'une église dépendant de 
r^rchevéché de Toulouse et ainsi appelée de la Bai- 
ôspav de l'Ecriture, parce que nous trouvons an 
XVII* s. un livre dont ui souscription porte ce nom : 
■ Traité des merveilles opérées en la chapelle N.- 
D. du Calvaire de Beth-Aram, par P, de Marca, 
— Beth-Aram, R. Lavoir, 1646, in-12 et seconde édi- 
tion : audit lieu, 164S, in-8. 

Betulehemuh, voy. Belemum. 

Bethunia, Béthune, ville de Fr. (Pas-de- 
Calais). 

L'imprimerie n'existe en cette ville qu'à partir 
de la période révolutionnaire. 

Betonu, Extremadura Legionensis [Bisch. 
et Môll.], ÏEstramadure, prov. d'Es- 
pagne. 

BeTUÊA, voy. BiECULA. 

Betulus, Batulo, Beses, Besos, fleuve de 
Catalogne; tombe dans la Méditerra- 
née, entre Barcelone et Tarragone 
(Bisch. et Môll.). 

Beucinum, voy. Buxonium. 

Beugesia, Bugia, le Bugey, pet. province 
de Fr.. avec Belley pour chef-lieu, auj. 
dép. ae TAin. 

Beuxum, Bœuf, bourg du Forez (Loire). ' 



483 



BEVELANDIA. — BIDINUM. 



184 



Bevelaxtoia austraus [Cluv.], Zutd-Beve- 
land^ Lcaid van der Goes, île de Hol- 
lande, dans la prov. Zeeland. 

Bevelandia septentrion aus^ NordrBeve- 
land, île de la* même province. 

Beverlacum, Beverley, ville d'Angleterre 
(Yorkshire). 

Un Hollandais nommé Hugh Goes {al. Van der 
Goés) y séjourna vers l'année 1510; une ballade im- 
primée par lui à cette époque est le seul produit de 
cette presse qui soit parvenu Jusqu*à nous. . 

Bevernense Castellum, Beveni, château 
de Silésie. 

Résidence du duc Ferdinand de Brunswick-BeTem, 
ob il iit imprimer son oiivrage' intitulé : Des umn- 
derlichen wunderliehe Bègelmiste. Auf . dem fOrst* 
lichen Residenx-schloss Bkvbrn gedruckt von 
Johann HechtmQUer; part, ire, 1078, in-ft; part. 11*, 
1080, in-4. On ne coimalt pas d*autre livre im- 
primé dans ce château [Temaux]. 

Beverovicum, Beverwyck, pet. ville de 
Hollande, entre Alkmaër et Harlem. 

(Jn imprimeur hollandais, du nom de Franz Pels, 
y fonda en 10S8 un établissement typographique. 

Beyssacum, Beyssac, bourg du Limousin 
(Haute-Vienne). 

Bezelinga, Basselingen, ville de Suisse. 

Bezua de Bosco, BézvrlOrForét, bourg de 
Normandie (Seine-Inférieure). 

Biala, la Biala, riv. de Gailicie^ affl. de 
la Vistule. 

BiALiKAMiA, Bialykamen, ville de la Galli- 
cic, au N.-O. de Lemberg, sur le Bug. 

BiALOQUERCA, Biolocerlfiew, ville de Russie, 
dans le gouv. de Kiew. 

BiATiA, voy. Batia. 

BtRacum, BtëflUMv [Ptol.], Viechtach, bourg 
de Bavière. 

BiBE [Tab. Peut.], localité de la Gaule 
Belgique, auj. Bazoches, bourg entre 
Fismes etSoissons [Forbiger]. 

Biberacum, Bragodunum, Biberach, ville du 
Wurtemberg, sur la Riss, au S.-O. 
d'Ulm. 

BiBERAHA, Bibra, pet. ville de la Saxe 
prussienne, près Naumburg. 

Le SuppL du docteur Cotton nous apprend que 
la souscription de certains livres imprimés dans 
cette ville porte : Bialynice^ et que dès i*année 1050 
un établissement typographique fonctionnait dans 
ses murs ; nous n*avons pas malheureusement de 
titre de livre à citer ^ l*appui de cette assertion, et 
nous ignorons sur quelles données s*appuie le bibli- 
ographe d*Oxford pour émettre cette <^inion, que 
Bibra et Bialynice ne font qu'un. 

BiBiENA, BiBiuM, dans la Germanie super., 
à ro. du Rhin. auj. Iffizheim [Bisch. 
et Môll.], IfPgheim [Forbiger], bourg 
du Nassau. 

BiBISCUM, voy. ViVIACUM. 



BiBOLA [Gcogr. Rav.], sur la Macra, à TO. 
de la Yia Clodia, auj. Bibola, bourg 
près Carrare (Italie). 

BiBONiuM [Tacit.]", Bôbîingen, ville du 
Wurtemberg, aans le cercle du Neckar. 

Bibra, Birra, la Berre, pét. riv. du I-an- 
guedoc, qui coule dans la vallée Cor- 
bière, valHs Corbaria; se jette dans 
rétaùg de Bages (Aude), et sur les 
bords de laquelle se livra une bataille 
en 737 [Frédég.]. 

BiBRACTUM ; le nouvel historien de César 
place cette localité importante sur le 
mont Beiwray, mons Bwractus, près Au- 

tun. (Voy. AUGUSTODUNUM.) 

BiBRAX [Cœs. B. G. ii, 6], Oppidum Rhe- 

MORLM. 

Le père Lempereur place cette loca- 
lité à trois lieues àeNeufchàtel; Tavocat 
Jacq. Robbe croit que c'est Lcum ; une 
lettre publiée au journal de Verdun en 
1750 dit que c'est Bruyères, village à 
une lieue de Laon ; Samson et Du Cange 
opinent pour Fismes (voy. Ad Fines) ; 
enfin Lebeuf, d'Anville et Forbiger 
penchent pour Biévres, village aux en- 
virons de Laon (Aisne). 

BiBRoci, peuple de la Britannia Major, oc- 
cupait le territoire qui correspond en 
partie aux comtés cle Surrey, de Sus- 
sex et de Berk. 

BicESTRiA, VicESTRiA, Bicestre, Bicétre, près 
Paris. 

Ce nom vient de Jean, évèque de 
Winchester, possesseur du château au 
xvf* siècle. 

BiciNA, BiTT.€, BiDiscuM, Bitche, ville de 
Fr. au pifed des Vosges (Moselle). 

BicocA, la Bicoque, bourg du Milanais. 

BicoRNis, FuRCA, FuRCELLA, Gobelberg (en 
ital. Fvrca), bourg de Suisse (cant. de 
Vaud). 

BiCURDIUM, Bixcup^icv OU Bixoup^iov [Ptol.], 

Bickenriede, bourg près Mûlnausen, en 
Saxe, suiv. Reichard et Forbiger. 

Le SuppL du D*" Cotton nous apprend qu*on im- 
prima dans ceue ville, qu'il appelle Bieurgicorum 
metntpolUy un ouvrage de H. Carpzovius daté de 
1022. Nous connaissons cet auteur, dont le catal. des 
ElwTirs de ^6^k cite Jusqu'à 27 ouvrages, mais im- 
primés pour la plupart à Leipzig, et tous de 1650 à 
1671 : nous doutons de l'exactitude du renseignement. 

BiDGosTiA, Bromberga [Cluv.l , Bromberg, 
Bydgosz, ville de Prusse, dans la prov. 
de Posen.. 

BiDiNUM, Bydena, Biuivaxiov [Procop.], Vi- 
MDîAQUM [Luen.J, WiDDiNUM [Lucn.], 
Widdin, ville de Hongrie, sur le Da- 



185 



BIDIS. — BiNGUIUM. 



186 



Dube (?) mais plutôt suiv. Reichard 
Kosiolacz, 

BiDis [Cic. Ferr,], Bi^oç [Steph.], S. Gio- 
vanni di Bidim, ville de Sicile^ dans le 
¥al di Noto. 

BiMSCCIf, YOy. BlONA. 

BiDOLiiJMy BEDOLrroM [Mabill.], vieus mbH- 
eus, aui. Beiiou, TiUage et chat, de Pi- 
cardie (Somme). 

BiDossA^ ViDASsos^ la Bidassoa, riv. qui 
sert de lifipe de démarcation entre la 
France et l'Espagne à l'O. 

BiDRUNTUMy BiTUNTUM^ BUonto, villc d'Ita- 
lie, dans la Terra di Bari. 

BlMXIÀSSES^ TOy. VmUCASSES. 

BiELA, Ebelunum^ Bid, bourg d'Espagne, 
dans le roy. d'Aragon. 

BiELCA, BiOsk, BUlsko,y\\\e de Russie, 
dans la prov. de Bialystock, du roy. de 
Pologne. 

BiELCENsis Palatinatcs, XàPodlachie, prov. 
de la Pologne russe. 

BiELLA, BiPENNis, BiENNA. Biella, ville 
dltalie, sur le Gervo (Piémont). 

Noos ne connaissons pas de livre imprimé dans 
cette Tille avant 177S : Mémoire eronoioçiehe e eo» 
rografkke deUmeiità di BieUa, da G, T. MulUaera. 
Bielia, 177S. 

BiENNA, Bid, Bienne, ville de la Confédé- 
ration suisse (canton de Berne), sur le 
lac du même nom, Biennensis lacus. 

L*împrimcrie existe dans cette Tille depuis Tan 
1M7, dit le SuppL du D» Cotton, et M. Temaux 
prétend qu'un typographe du nom de Daniel Beck 
j exerçait rimprimerie dès 1011 ; nous ne pouvons 
la faire remonter avec certitude qu*à 171S : Panigy- 
riqme de taint Florent, Bienne, 171S, in-12. [P. Le 
Long,l,ôt5.] 

BiExnNuii, BiofUina, bourg de Toscane, 
au S.-O. de Lucca. 

Bœkneburgum, voy. Aretopous. 

BiGARGiOM pALATiuM, BiGAUCHE [Gesta Da- 
gob.]. Gorges, village entre St-Denis 
et Gonesse; suiv. Lebeuf fiv, i). 398], 
ou Garthes, près St-Cloud, village du 
dép. de Seine-et-Oise. 

BlGASTRÛM, VOV. OrIOLA. 

BiGACGU, Fegau, ville de Saxe [Graêsse]. 

BiGERRA, BÎYifOA [Ptol.], ville des Basti- 
tani, dans l'Espagne Tarrac, auj. VU- 
lena, dans le roy. de Murcie. 

BlGERRENSIS COMITATUS, BlGDRIA, BiGORRA, 

Baigorry, la Bigorrey le Bigorre, anc. 
prov. et comté, de France ;* comprenait 
le dép. des Hautes-Pyrénées. 

BiGERRi [Paul. Not.] , Begerri [Plin.], Bi- 



GERioNES [Cœs.], peuple de la Gaule 
Aquitaine (Novempopulanie). 

BiGERRONUM AQUJS, VOy. kQVJE, 

BiGORRA, Begorra^ BigoTTe, anc. villa mé- 
rovingienne ; n'existe plus aujourd'hui. 

BraAciuM, Bihacs ou Wihitz, ville de Bos- 
nie, dans une île de l'Unna [Bisch. et 
Môll.]. 

BraARiuM, BraARiENsis comTATus, Bihar, 
ville et comitat de Hongrie. 

BiLBius [PlinJ , BixêiXt; [Strab.], Salo 
[MartialJ, fleuve de la Tarraconaise, 
auj. le Xalon, dans le roy. d'Aragon. 

BiLBius, voy. Augusta Bilbius. 

BiLBiLis NOYA, CoMoyud, ville d'Aragon, 
sur le Xalon. 

BiLEFELDiA, BiuvELDA, BteUfeld, ville de 
Westphalie, entre Osnabrûck ètMinden. 

Nous pouvons faire remonter & 1075 l'imprimerie 
dans cette ville t le Cattd, librorum novlstime Im- 
preesonan publié tous les six mois, à Amsterdam, 
de 1078 à 108^ (part. 1, p. 12), nous fournit cette In- 
dication : C, Mentzelii lâpiê BatumieneU in obecuro 
lucenê eoUatus cum Photphoro htrmetieo C. A, 
Baiduini, Bilefeldic, 1075, in-12, avec pi. et front, 
gr. Ce livre a été vendu eu 1801, à Londres, dans 
un catal. de M. Libri (n* IIM). -^ Le cataL des Bl- 
xeyirs de 1081 (p. 470) nous indique aussi : yotk' 
mar {Henningiti PUum Ariadne» logieum. Bile- 
feld, 1075, in-8. 

BU.ESTINUM, BeUstetn, ville de la Prusse * 
rhénane, sur la Moselle. 

BiLUOMUM, BlLLBMUM, BlUOMAGUS, Billom, 

pet. ville d'Auvergne (Puy-de-Dôme). 

BiLiNA, Bilin, ville de la Bohème, sur la 
Bila. 

BiuTio [Greg. Tut.], voy Baltiona. 

BUJVELDA, VOV. BiLEFELDIA. 
BiLLEMUM, voy. BiLHOMUM. 

BiLLENA, Bille, fl. du Lauenburg. 

BiLLiAcuM, Billy ; plusieurs localités de ce 
nom enr France, dont une pet. ville de 
l'Allier. 

BiLuzoNA, voy. Baltiona. 

BmoNiuM, Birichester, bourg d'Angleterre 
[Bisch. et xMôll.]. 

BiNARiTsiA, Binaros, pet. ville d'Espagne, 
dans le roy. do Valence. 

BiNcrauM, Binch, Bincke, ville de Belgique 
daus la prov. du Hainaut. 

LMmprimerie remonte en cette petite ville h 1545 : 
La vie z legîde de madame smncte Luthgarde, 
iadis tresêaincte moniale au monastère de Euuiere 
ou pay» de Brabant, Imprime en Binch pour 
Monsieur Labbe Deulne, Un M. v. cxlv. par 
M« Guillaume Cordier, in-4 goth. de 40 ff. à SI lign. 
La marque gravée en b. qui est figurée sur le titre et 



187 



BINDRIUM. — BISUNTILM. 



488 



ri reproduit le Matmel (t. coU 1201), est entourée 
ce nom : D. Joamne» de Lanoy atbai AUuû, 
que Poo croit être le nom de rautenr de cet opq»- 
cnle. 

M. Bnmet ajoote : livre trèê-rare, le aeul amnu 
quiaUHè tmpr, à cette époque et pemi-itre pendaa 
fort Um^tempe après, à Bime/u», et au tom. 11, ool. 
873, nous trooToos cette note empruntée au catal. 
La Vallière et de Soieinne' s iHaloçue nauvean à 
trois perâomuiçes c'est à sçatair Ltmbassadewr de 
Le mp erewr dcame Pakx et BeUome la déesse de la 
guerre... En Binch, imprimes par Goittaume Cor- 
dier, Lan M.D.XLTni, pet. in-4, de 8 IL en ital. et 
en vers de i9 syllabes. 

Blndrii:m, voy. Buscum ducis. 

BiNGHTM [Tac. Hist.L ville des Vangiooes^ 
dans ta Gaule Belgique, auj. Bingeny 
ville de Hesse-Dannstadi , à TO. de 
May en ce. 

BiouNDUM^ DiOLiNDUM [Tab. Peut.]^ Belvez, 
bourg du Périgora, au S.-O. de Péri- 
gucni (Dordogne). 

BiPENNIS; voy. BlELLA. 

Bipoynof, Bipoxtcm (Cell.j, Geminus pons, 
Zweybrûcken (en fr. Deux-Ponts), ville de 
Bavière, sur TErlbach. 

Nous connaissons on grand nombre de llTres Im- 
primés dam cette ville en 1500, et c*est là la date la 
plus ancienne que nous puissions assigner & la typo- 
graphie de Deux-Ponts. Nous citerons, d*après 
VElenetius ou cataL des lirres imprimés de l'an 1593 
à 16M dans l'étendue du saint Empire : Johan 
Schwebelii erster Theil aller deutscher BHeher 
und uhrifften welche er im hochlôbltehen fUrs- 
leHihumb-Zweibruek von anno christi 1522, Msf 
auff 1540, geschrieben. ZweibrQck, bey Ludwig 
KOnig, 1596, lu-8. (Cité également par le CataL des 
foires de Francfort, de 1625.) 

Citons encore, d\mrès ce dernier CataL (p. 420) : 
fkriâtliche Geffetttn geoentoertiger atlgemeiner 
Koth, sonderlich wider den feindt der ckristenheU 
tout geschwinae sierbens sewehe der sehâdtiehen 
Pesiilentt, — ZweibrQck, 1596, in-ft. 

Nous trouToos ce premier imprimeur, Ludwig 
Kônig, établi à la même époque , ou à quelques années 
de distance, à Strasbourg, à Constance et i BAle ; 
encore un de ces imprimeurs nomades comme on 
en rencontre si souvent à cette époque ; et son fils 
Peter KOnig fut imprimeur à Munich au commence- 
ment du siècle suivant. 

II nous faut aussi signaler, au xvni« siècle, la célè- 
bre imprimerie qui produisit cette admirable collec- 
tion de classiques latins, si connue sous le nom de 
Collection de Deux-Ponts, 

BiRcoFELDA, Birkmfeld, ville du Palatinat, 
dans le S.-O. de Trêves. 

BnuciANA [Tab. Peut.], Wemitz, riv. de 
Bavière, affl. du Danube. 

BmiciASA [Tab. Peut.], ville de Vindélicie, 
auj. Burkheim, bourg de Bavière. 

BiRMixouAMiiM (?) Birmingham, ville d*An- 
gleten-c (Warwicksliire). 

Le Supp^. du Dr Gotton nous apprend que la ty- 
pographie fut introduite dans celte grande ville en 
ni6. Le premier livre cité est A sermon by t^^» J» 
SouthatL Le second fut x A loyal oration bg J. 
Parkinsoti, Head-Master of the Free school, i*n- 
primé par Maithcw Dnwin en 1717, in-4. En 17ftl 
un Journal : Aris' Birmingham Gaxette, txxX pu- 
blié dans cette yille, et le premier numéro est daté 



du Mnovembre.'Bieotôt après fut établie la célèbre 
typographie de John Basker>îlle, dont la belle col- 
lection de classiques laUns est si justement recher- 
chée ; U débuta par le VirgUe de 1757, in-à, et son 
dernier volume imprimé parait être le SaUuste de 
177ft, in-8. Cet imprimeur employa pour la première 
fob le papier vélin en 1756; en France ce furent les 
Johannoc qui s*en se rvire n t les premiers en 1780. Tout 
le monde sait que Beaumarchais se rendit acquéreur 
des caractères de Baskerville, et les fit transporter 
i Kehl, où de 17M à 1789 il publia en 70 voL in-8 
rédition complète des ouvres de Voltaire. 

BiRTHALBi.NTMy Béret halom, bourg de Tran- 
sylvanie. 

BisALDU?nnf^ BisHJïuxA, Beseldunum, ville 
des Ausetani^ dans la Tarraconaise^ 
auj. Besalti, ville et anc. comté de Ca- 
talogne. 

BisAMMs^ le Bisaqno, fl. d'Italie, des Apen- 
nins au golfe de Gènes. 

BiSANTHE [Plin.] , BmvOn [Hérod.] , Rhœ- 

DESTUM^ Tsu^ltfTOV [Ptol.], 'PflU^SffTo; [Pro- 

cop.], REsisTOSyRiEGisTus[Uin. Anton.] , 
ville de la Thrace^auj. Bodosto, Bodos- 
tschig, TejW'Laghi, ville de la Rou- 
mélie. 

BiscAJA [Cluv. Cell.], Cantabru [Plin., 
Cic], partie de la Tarraconaise, auj. la 
Biscaye, prov. d'Espagne. 

BiscARGis [Plin.], Buncofvtç [Ptol.], ville 
des Hercaones, dans la Tarraconaise, 
auj. Flix, en Catalogne, suiv. Bisch. et 
MolL, ou Berrus suiv. Forbiger. 

BiscoANUM, voy. Besidle. 

BisoNTiuM, voy. Vesoktio. 

BissoNTM, Bessan, bourg du Languedoc 
(Aude). 

BlSTONIS LACUS, BiSTONUM STAGNLII [PllU.], 

lac de Thrace, dans le pays des BisUmes, 
auj. Logos Buru, près Kumulscbina, en 
Roumclie. 

BisTiuciA^Cluv.],BisTRicicM, Bistritz [Besz^ 
tercze), Noesen, ville de Transylvanie, 
sur la riv. du même nom. 

Christian Lehman, typographe de Kronstadt, en 
Transylvanie, transporu son éublissement à Bis* 
trica, ven 1778 ; et le premier livre qu*il y imprime 
eft intit. : Bericht iKurzgcf aster) von der Belaae- 
rumg der Stadt Bisztricz,^ Bistrits druckts Chr. 
Lehman, 1770, in-8, de 8 ff. 

BisTRoviTsiuM (?), localité dont nous igno- 
rons la position. M. Cotton croit qu'il 
faut traduire ce nom par Bistritz. (Voy* 

BlSTRlCU.) 

La Bibliotheca Lusitana nous donne le titre d*un 
ouvrage imprimé dans cette localité en 159S : Isaae 
AbarbaneU sacrifîcium Paschalis (en hébr.), Bis^ro- 
vitsii, 1503, tn-fol.; Wolfius mentionne également 
celte imprimerie hébraïque. Cçt Isaac Abarbanel ou 
Abarbinel était né à Lisbonne. Antonio rappelle 
ceUberrimus inter suœ gentis ttomines Rabbinus. 

BisuNTiuM^/Voy. Vesontio. 



1S9' 



BiSURGiS. — BLASËNDOKFIUM. 



190 



BisuRGis^ voy. VisURGlS. 

BrrECTUM, Bitetto, pet. ville de la province 
napolitaincy Tcna di Bari. 

BiTERRf, BjsniiRjE Septimannorum [Mela^ 
Win.], BctTipat [Ptol.l, BaiTOjjpa [Steph.], 
SiîTopp&y Beterrje: fjtin. Anton.], Bu- 
tera, BUTERR^ [CfuvJ, BeDIERS [gT. 

chr.], ville des Volcae Tectosages, dans 
la Gaule Narbonaise, auj. Béziers, ville 
de Fr. (Hérault). 

^oas lie pooToos faire remonter rintroduction de 
la lypo^npiiie dins cette Tille qu'à rannée 1012; à 
cette époque le cliap. de Bésiers fait venir de Tofi- 
looae riniprimeiir Pech et loi bit impriinlîr t Coti' 
dtium provinciale Narbonenae, htMtum «umo 
lOM. Biterris, Joan. Pecb, 1612, in-8. 

Dès l'année 1615 nous trouvons un nouvel impri- 
meur, C. Moret, dont nous connaissons les Ptoûan» 
te» nouvelteM apportées sur tout ce qui u poise en. 
la guerre du Piedmont, avec ta harangue du ca- 
pitaine Picotin, Béxiers, C Moret, 1<H5, in-S., si 
toutefois ce n*est point un nom de lieu supposé. En 
1617 nous retrouvons le nom de Jean Pech au bas 
de Pouvrage bien connu de Jacques Gassan sur l'on- 
tioaitt^ et l'exeeUenee du languedoc. 

Nous citerons parmi les imprimeurs subséquents 
Jean Martel, qui imprime en 1628 VAntiqmtè du 
triomphe de Biziers, Am. Estradier et Oaverie. 

Les Barbut de Toulouse viennent s'y établir au 
railiendu xvu» riécle et y font souche d'imprimeurs ; 
c'est un membre de cette famille que le rapport bit 
i M. de Sartines signale comme seul imprimeur 
exerçant à Béxiers en 1764 ; U avait été pourvu le 
18 janvier 1740. 

BrruERViuM, voy. VrrERBiuM. 

BiTORicA, voy. AvARiaiM. 

Bnrf, voy. Bicina. 

Bnrj; viLL.\, BkhwiUer, pet, ville d'Alsace 
(Haut-Rbin). 

Bituxtum, voy. Bidruntum. 

BiTURGiA, Borgo-diSan'Sepolcro, pet. ville 
de Toscane. 

BmiRicf, BrroRicuM, Biturix, voy. Ava- 

RICUM. 

BrruRicENsis ducatus, Bitorlnus pagus, le 
Berry ou Berri, grande province de 
France; comprend auj. le dcp. du Cher 
et de l'Indre. 

BiTiRiGEs [Caes. vn, Liv. v], peuple de la 
Gaule Aquitaine, qui se divisait en : 
BrrURIGES Cubi, Biroupi^i; oî Koûêci [Ptol.], 
et BrruRiGEs ViBisci ou Ubisci, Birwpm; 
'oîo<jxsi [Strab.], ou ci oùîêicncoi [Ptol.J ; 
les premiers, dans rAquitaine T®. oc- 
cupaient le pays du Berri, chei-licu 
AvARicuM, Bourges: les seconds, dans 
l'Aquitaine U^, au S. des Santones, oc- 
cupaient le B(rrdelais. 

BuuRni, Bedarides, ville de Fr. (Vau- 
cluse). 

Bizucm, Bizy, bourg et chat, de Nor- 
mandie (Eure)^ anc. prieuré de béné« 
dictins. 



BizYA, Viza ou Vyzia, ville de Roumçlie, 
dans le pachal. d'Andrinople. . 

Blabia [Notit.lmp.l, Blavltum, Por(-Iouis 
(pend, la République Port-Libre), petit 
port de Bretagne (Morbihan), suiv. 
d'Anville. La Sauvagère voit dans Bla- 
bia Blaye, en Saintonge (Gironde) ; voy. 
Blavia. 

BiJkBTRA) Blabyrja, Blauburnium, Burrho- 
NiUM, Blaubeuefn, Blaubeuren, ou Boit- 
toiîl, ville du roy. de Wurtemberg. 

On connaît un livre imprimé dans cette ville au 
XV* siècle, très-probablement par une imprimerie 
ambulante, qui se transporta ailleurs après cet essai; 
eh voici le titre exact : AlOertus de Hyb, Oà ein 
ma sen zu nemen ein eiich. wih oder nit, A la fin : 
M. cccc. Lxxv. Ck>nradus Mancx zu Blauburren, gr. 
in-8, IW H. 

Le célèbre imprimeur Adam de Rotlwill, Tun des 
missionnaires de la typographie en kalie, était de 
Blaubcuem. 

Blabius, le Blavet, riv. de Bretagne. 

Blancoberga, Blankmherg, port de la 
.Flandre occid., entre Ostende et Sluys. 

Blancoburgum, Albimontium, Blankenburg, 
ville du grand-duché de Brunswick, au 
pied du Hartz. 

Blancoxis fanom, BlanJsmhayn, pet. ville 
de Saxe-Weimar. 

Blanda, BXav^flt [PtoL], BUmos, port de la 
Catalogne [Forbiger]» 

Blanda [Liv., Plin., Tab.Peut.], S. Biasio, 
bourg du pays napolitain, suiv. Forbi- 
gcr, ou LoflfOTieflTo, dans la Basilicate, 
suiv. Bisch. et Môllêr. 

Blandona [Itin. Anton.], BXavwva [Ptol.], 
auj. Toire Biline, sur la côte illyrienne, 
suiv. Reichard. 

Blangiacum, Blangeium, Blangy-en-Teniois, 
bourg de Fr. (Calvados). = Village de 
l'Artois, avec une anc. abb. de Saint- 
Benoît, près Hcsdin (Pas-de-Calais). 

^hxszikcvUfBlanzac, pet. ville de France, 
près Barbezieux (CharenUî). zz: Blanzy^ 
paroisse de Bourgogne, a\ec 16 ha- 
meaux (Saône-et-Loire). 

Blara, Blair, pet. ville d'Ecosse, dans le 
comté d'Athol. 

Blascon [Plin.J, fiXa^xiiv [Strab., Ptol.], 
île BrcHcou, dans la Méditerranée, près 
Cette. 

BlasendorfiuîT, Bïdsendorf (Baiasfalva), 
ville de Transylvanie , dans le comitat 
de Weissemberg résidence de révo- 
que des Grecs unis. 

L*évèque Petms Aaron de Bisstra y fonda -en 
1761 une imprimerie de laquelle sont sortis plusieurs 
ouvrages en langue grecque et .valaque. Joseph 



191 



BLASII IN HYRGINIA GCENOBIUM. — BOBIUM. 



192 



BenkO {TransstlvanUi, l. II, p. 230) écrit s • Habe- 
tur et insigne typographeeum (BaUsfilvae) a Sté- 
phane Pildi typographe ClaudfopoUtano reformatae 
religionis, adstructum, qno latin! quoque, sed Vala- 
chid imprimls libri iinprimantur. » 

Blasii jn Hyrciniacœnobium^ monastère de 
St-Blaise, dans là forêt Noire, de Tord, 
de Saint-Benoit, diocl de Constance. 

L*iniprinierie exista dans ce monastère au milieu 
du XYiiie siècle ; oi> peut ta faire remonter à 1758. 
Nous citerons : Mort, Gerberti de.eantu et mutUa 
sacra, a prima Eceletîœ œtate usque ad presens 
lempus. Typis San-BIasianis, 177ft, 2 vol. in-A, fig. 
M. Temaux cite du même auteur : Iter Alamani- 
cum, Italicum et Gallicum, Tvp. San-Blasianis, 1765, 
in-8. Le même Gerbert a publié en 3 vol. in-4, I*his- 
toire de son monastère. Typ. S^-BIas., 17854)8. 

Blasiua, Blesle, bourg et anc. abb. de Bé- 
néd., en Auvergne (Cantal). 

Blatobulgium, Blâtum bulqium [Itin. An- 
ton.], localité des Brigantes dans la 
Bretagne romaine, à xu m. p. de Lugu- 
VALLUM (Carlislé), auj. Bulness, à la 
pointe S.-.O. du Firth of Solway, mais 
plutôt Middleby ,* suiv. Reichard et 
Caniden. 

Blauburnium, voy. Blabira. 

Blavia [Tab. Peut., Auson.] (Blavio), Bla- 
VATUM, Blaviense Castrum [Greg. Tur.l, 
Blavium [ïtin. Ant.], Bîaie, Bîaye, ville 
de Fr., sur la Gironde ; abb. de Béné- 
dictins et abb. d'Augustins. 

Blenavium, Bleneau, bourg du Gâtinais 
(Loiret). 

Bleonis vn.LA , , Belem yiLLA y Blainville, 
bourg de Fr. (Manche). 

Bleonis villa ad Mosam, BlairwUk, bourg 
de Fr. (Meuse). 

Blenodium, Blmod, bourg de France (Mo- 
selle). 

Bles£ [Luen.],*BLiES-€, Blesum^ Blesbnse 
PALATTOM AD LiGERiM, Bkis, Ville "dc Fr. 
(Loir-et-Cher). 

Nous ne pouvons faire remonter plus haut qi^ 
155ft rimprimerie à Blois s le premier livre imprimé 
dans cette ville, nous écrit M. A. Dupré, bibliothé- 
caire, serait : te» GraxuU» et fantastiques Bataittes 
des grands rays Boditarauset Craocus.,, (trad. du 
laUn d*Elisius Calentius), impr. à Bloys, chez Julian 
Angelier, 1556, in-16. 

Julien et Jean Angelier ou les Atigetiers, comme ils 
avaient Thabitude de s^appeler, Œins celte grande 
famille de typographes, étaient, croyons-nous, les 
fils de Charles Angelier, établi à Paris avec son frère 
AmouL en 15S5; le fils d*Amoul, qui s*appelait Abel, 
succédait à son père en 1584. 

En 1556 nous trouvons fLe Long, Bibt. hist. 
no S5628) un ouvrage considérable^ imprimé cette 
fois a>ec le nom de Jean Angelier; c*est la première 
partie du commentaire latin de Denys Dupont (Dio- 
nysius Ponianus/Blesensis advocatus), sur la cou- 
tume de Bloys. Blesis, apud Joannem Langeller, 
1556, in-fol. Cette importante publication ne vit le 
Jour qu*un an après la mort de l'auteur, arrivée à 
Blois Tannée précédente, 1555. 

La Bibt sacra du P. Le Long (I,^p. 551) nous 



donne : Nouveau Testament en français (version 
de Genève). Bloys, Jean Langellier [sic], 1559, ln-16. 
Et enfin nous trouvons dans les mémoires du P. Ni- 
céron (t. xiv, p. 211) : Traité des devoirs, par du 
Haitlant (imitaUon du Livre de Of/ieiis de Qcèroni, 
imprimé & Bloys chex Jean Langelier, 1560, in-ld. 

Ce du Haillant doit être l'illustre Bernard de Gi- 
rard, seigneur du Haillant. 

Il est à regretter, nous dit M. Dupré, que la biblio- 
thèque de la ville de Blois ne possède aucun de ces 
premiers monuments de la typographie, et il serait 
a souhaiter que dans chacune des villes de France 
une municipalité intelligente prit- soin de réunir et 
de conserver avec orgueil les incunables de la tj-po- 
graphle locale. 

Parmi les imprimeurs blésols postérieurs aux An- 
geliers, citons Jamet Mettayer qui, obligé de quitter 
Paris et d'accompagner le pariement à Tours en 
1580, fonda en passant un etablissenKnt typogra- 
phique à Orléans, et à Blois. Au xti« siècle, nous 
ne connaissons que la veuve Gomet, qui imprime 
en 1505 un poème fort rare de Sébastien Gamier : 
Les trois premiers livres de ta Loyssée, contenant 
le voyage de 5. Loys, roy de France^ in-i^ (bibl. 
de l'Arsenal). 

Au zvii* siècle, Aleiis Moette, Ph. Cotterau, Collas, 
de la Saugère, Mottot, etc. 

En 17611, le rapp. Sartines nous donne les noms ' 
de deux imprimeura, Philibert-Joseph Masson, né h 
Tours, établi à Blois en 1720 ; et Pierre-Paul Charies, 
né à Châteaudun, pourvu en 1735. 

Blesensis ageb, le Blaisois, prov. de Fr., 
correspond au dép. de Loir-et-Cher. 

Bleterum, Bletterans, bourg de Fr., sur la 
Seille (Jura). 

Bletisa [Inscr. Grbt., Marianà], ville de 
Lusitanie. auj. Ledesma, près Salaman- 
que (roy. de Léon). • 

Blirucum, Bléré, bourg et chat, de Tou- 
raine (Indre-et-Loire). 

BuTABRDM, Buitrago, ville de la Nouvel le- 
Castille, prov. de Guadalajara. 

BLITERRiE, voy. BiTERRiE. 

Boa [cod. Theod.], BoiE [Amm. Marc], 
Bovo [Plin.l, Bua, île de la mer Adria- 
tique, sur la côte de la Dalmatie. 

BoAcpjE [Itin. Anton.], ville de Ligurie, 
sur le fl. Vara, auj. Bozzolo, eu Pié- 
mont, suiv. Reichard. 

BoACTEs, BcflbcTr,; [Plol.], le Vara, pet. fl. 
du Piémont. 

BoANDUs, BoiNA, la Boyne, riv. d'Irlande, 
dans la prov. de Leinster. 

BoARRu, voy. Bajoarla. 

BoBAcuM. Bem(mx, village et abb. du 
dioc. cie Sisteron (Basses-Alpes). 

BoBiANiJM. Boiavov [Strab.]. Bovianum [T. 
Liv.j, itàxiov [Diod. Sic], ville duSam- 
nium, auj. Bcjawo, sur le Biferno, ville 
de la prov. napolitaine de Molise. 

BoBii3M [P. Diac], BoBBiuM, S. Columbani 
Cœnobiuh, Bobina, sur la Trebbia, ville 
de la prov. de Gènes. Célèbre abbaye. 



193 



BOBIUM. — BOJOBINUM. 



m 



BoBiuM L'mbiuje, Sarsina [Si). ital.J^ X0ÉO- 
ona [Strab.]^ Sassina [Inscr. ap. urut.L 
▼ille de l'Ombrie, auj. Sanina, dans la 
délég. de Forii (Romagne). 

Haym (p. Al) Dont domie le titre d'un vol. imprimé 
dau cette ville en 1007, mais sans nom d^imprimeur : 
Fflfppo Ant(m!M,dUcorii deU' antiquUà dtSar- 
zina e ée' coHumi de' Bornant Sanina, 1607, in-A. 

BocARj)! iNsuLAy VIsle-Bouchord, bourg de 
Touraine, dans une ile de la Vienne 
(Indre-et-Loire). 

BoccBOLTu, Bûcholt, ville de Westphaiic, 
sur l'Aa, dans la prov. de Munster. 

BocBANiux^ Bucuanium; Bouchain, ville de 
Fr. (Nord). 

BocuB.iRDUMy Yoy. Babardia. 

B0CJL1.NGA (?) Bocking, bourg d'Angleterre 
(comté aEsseï). 

Le SnppL éa docteur Cotton nous apprend que 
deux imprimeurs du nom de Penno et de Sbearcroft 
iQDdèmt en 1785, dans cette petite localité, un éta- 
blisfiement typographique qui ne fonctionna que 

BocoMCA, Bockenheim, bourg de Fr. (Bas- 
Rhin). 

BoDALCHA, Bouaffles, village de Normandie 
(Eure;. = Autre du même nom^ près 
Meulan (Seine-et-Oise). ' 

BODAMICUS ULCUS [Gell.J^BlUGANTINUS LACUS 

[Plin.]y Lacus BRiGANTiiE [Amm. Mar- 
cel!.], COXSTANCIESSIS LACUS [Ccll.], laC 

de la Germanie 9 auj. der Bodemee, 
Cofistanzer See, le lac de Constance, sé- 
parant la Suisse de l'Allemagne (Bade, 
Wurtemberg, Bavière). 

BuDAXExsis VALUS, le vol de Baïuiés, près 
Sisteron (Basses-Alpes). 

BooEDE^-BN, village de l'île d'Anglesey (N. 
Wales). 

Le Suppl. do D' Cotton nous apprend qu*en 173ft, 
nne imprimerie fut instaUée temporairement dans 
ce village ; avant cette époque il n'en avait existé 
aucune autre dans toute retendue de la princip. de 
Halles. 

BobETiA [Itin. Anton.], localité de la Li- 
jrurie, auj. Bonacioîa, bourg de la prov. 
de Gènes (Italie), suiv. Reichard. 

BoiK)BIUCA, BODOBRIGA, VOy. BaBARWA. 

BoDOTBu [Tacit. Agric.]^ Boderia iEsTUA- 
wi*M fMannert], golfe formé par la mer 
du Nord, dans la Britannia romana, 
auj. the firth of Forth, sur la côte S.-E. 
d'Ecosse. {Firih comme fiort viennent 
de pretum,) 

Bodoxu, Bodok, cbàteau de Hongrie. 

Bodrogiessis comitatus, le camitat de Bo- 
drog, dans la haute Hongrie, entre le 
Danubeetla Theiss. , 

Mcnom. M otooR. 



Bœa, Bota [Strab.], Bo^e |.Plin.]. Boiai 
[Pausan.j, Vatka ou Vatiha [Foroiger], 
pet. ville de Morée. 

Bœbeis lacus IPlin.], 1^ BoiCtit^ Xip.vr. [Ptol., 
Strab.], Bcigia<xî(iw) [Steph.], lelacKarla 
en Albanie. 

Boemu, Bojemum iTac. Germ,], Bojoqe- 

MUM [Vell. Pat.], BOHEMIA, BEHAIG>k 

(au xiv« s.), Behaingne [Froissart], la 
Bohême, B[>ehmen, roy. de l'Europe 
centrale, partie de l'empire d*Autriche. 

Buenium, Boen, surleLignon, bourg du Fo- 
rez, près Montbrison (Loire). 

Bœotia, -h BcuDTta [Hom., Strab., Ptol.], 
Bœotis [Mêla], province de Grèce, en- 
tre la Phocide, 1 Attique et le ^olfe de 
Corinthe ; forme auj. un distnct de,la 
Livadie, nommé Stramulipa, et un dio- 
cèse nommé Voiotia. 

BoERosu, Boras, ville de Suède (Goth- 
land). 

BoGADiuM, Bo^a^iov, suiv. Rcichard^ Boc/io/( ; 
suiv. Ledebur, Bockum an der Lippe 
[Forbiger]. 

BoiLLANUM,/aBout7/6^ bourg de Normandie 
(Seine-Inférieure). 

BoiuM, Boîov [Strab.] , ville de la Doride, 
auj. Astaco, suiv. Bisch. etMÔller. 

BojANovA, Bqjanowa, pet. ville de Prusse, 
dans le gouv. de Posen. 

M. Cotton a vu à la Bodiéienne une grammaire 
allemanno-polonaise, imprimée dans cette localité 
en 1770. 

BojANUM, voy. Bobiani;m. 

BoJARiA, voy. Bajoaria. 

Bojatum.vov. Bajona. 

BojATUM^ BuciisiuM, BuxiiM, Buch, la Téie 
de Bmh, ville de Fr. (Gironde). 

Bon [Caes., Liv., Tac], Bc'îoi [Strab.], peu- 
ple divisé en plusieurs nations, dont 
deux étaient établies dans la Gaule, 
l'autre en Germanie et la quatrième en 
Italie, sans compter des colonies en Asie 
Mineure • les Boïcns gaulois furent 
confinés par César dans la Lyonnaise P*, 
entre la Loire et l'Allier; la seconde 
peuplade habitait le dép. actuel des 
Landes. Les Boïens de la Germanie ha- 
bitaient d'abord la Boio-Uemum ou 
Bohème, puis furent refoulés par les 
Marcomans dans la Boio-Aria ou Ba- 
vière. Enfin les Boïens d'Italie occu- 
paient^ dans la Gaule Cispadane, le 
territoire deBononûx, Bologne. 

BojOBiNinf, voy. Praga. 



495 



BOJODURUM — BONN;E. 



196 




stadt, faubourg de Passau, en T^rol. 

BOJORLM AGER, BURBONENSIS PROVINCIA 

[Cellar.], le Bmrhmnais, anc. province 
irançaise^ auj. dép. de l'Allier. 

BoLENA, Bolléne, peU ville du comtat Ve- 
naissin (Vaucluse). 

BoLEONis FANUM, Bolkmhayn, pet. ville de 
la Silésie prussienne. 

BoLERim PROMONTORIUM , BoXtplOV «Xfov 

[Ptol.], the Land'8 end, cap Finisterre, 
en Angleterre (Cornouailles). 

BoLESLAi FANUM NOVUM, JuTig-BunzloM, pet. 
ville de Bohème, sur Tlsar. 

BoLESLAi FANUM VETUS, Alt-Bunzlau, ville 
de la Bohème, au confluent de Tlsar et 
de TElbe. 

BOLESLAYIA [LUCU.], BOLESLAVU SlLESI^, 

Bunzlau, ville de la Silésie prussienne^ 
sur le Bober. 

BoLEUM, Boglio, bourg de Fr. (Alpes-Mari- 
times). 
BoLONiA, voy. Gessoriacum. 

BOLONIA, voy. BONONU. 

BoLONiA, BoNONiA Vasconlk, Boulogiie, sur 
le Gers, bourg de Fr. (Haute-Garonne). 

BoLONDUAHiuM, BolandwoT, forteresse de 
Hongrie. 

BoLovERDA, Boulmre, bourg de France 
(Sarthe). 

BoLovERDA. Bolsioaert, ville de la Frise 

(Hollande). 

M. Gotton {SuppD prétend qoe ^imprimerie exisu 
dans cette ville en 1600 ; nous ignorons sur quoi re- 
pose cette assertion ; Fallcenstein, non plus que les 
autres bibliographes, ne menUonnent cette ville 
parmi celles qui ont Joui du bénéfice de Timpri- 
merie. 

BoLTONUiM. (?), Bolton, ville d'Angleterre 
(Lancashire). 

L*imprimerie existe dans celte ville depuis 1701, 
dit le Suppl, du D' Gotton. M. Jackson y imprima en 
1787, et John Gardner de 1780 à 1835. 

BoLZANUM, voy. Bauzanum. 

BoMELu, BoMLo. ZcUt-Bommel, ville de 
Hollande, sur le Wahal (Gueldre). 

BoMiuM, localité des Ordo vices, dans la 
BntanniaRomana,auj. Cowbridge, ville 
du Glamorganshire. 

Imprimerie en 1771. 

BoNADUTZ, village de Suisse, dans le can- 
ton des Grisons, dont nous ignorons le 
radical latin. 



p. Moron avait fondé dans cette localité une im- 
primerie qui subsista une trentaine d'années. Son 
plus ancien produit est : /. Bawier^ BeschrtUntng 
de» Sauerbrunn tu Piderig in Prettigaw. Bona- 
duts, P. Moron, 1707 [Temaux] . 

BoNA Spes, Bonfie-Espérance, anc. abb. de 
Prémontré, dans le diocèse de Cambrai 
(Nord). 

Une petite imprimerie fonctionna dans cette abb. 
au commencement du XTin« s. s Chronican ecclesiœ 
B, Mariœ virginU Bonœ Spei, ordini» PrœmonM- 
tratenii$<, ex oreMvU ejutdem et quitmsdam aue- 
torUnu compotitum; per R, D, r. Engelbertum 
Maghe , quadragesimum êeeunditm abbatem : 
Bons Spei, sacne majestatis catliolicae pennissu, 
170^ in-4. 

BoNA Valus, Bonevallis, Bormeval, pet. 
ville de Fr. (Eure-et-Loir). Plusieurs 
localités et anc. abb. portent ce nom. 

BONAVUXA, voy. BAUTiE. 

BoNAziDA, Bonzi^fkfi, château de Transyl- 
vanie. 

BoNcoNicA, voy. Oppenuemium. 

BoNDEUA, Bagnone, bourg de Toscane. 

BoNDORnuM, Bondorff, pet. ville du grand- 
duché de Bade. 

Dans cette localité, qui dépendait Jadis de Tabb. 
de Saint-Bbise, dans la Forét-Noire, exista une im- 
primerie qui donna en 1728 une histoire de l'Uni ver- ^ 
site de Saltzburg." 

BoNEcciA, GtUeneck, chat. d*Illyric. 

BoNEFA, Boneffe, bourg et anc. abb. de 
Belgique (prov. de Namur). 

BoNn^Acii civiTAs, Bonifacio, ville de Corse. 

BOOTFACU SINUS, FRETUM HeTRUSCUM, dètfOUdi' 

Bonifacio, entre la Corse et laSardaigne. 

BONNA [Tac, Itin. Anton., etc.] , Bo'wa 
[Ptol.], BoNNA AD Rhenum [Cell.Jy Cas- 
tra Bonnensia [Tac. His/.j, Ara Unui- 
RUM, ville de la Gaule Belgique, auj ,Bonn, 
ville de la Prusse rhénane, sur le Rhin. 

Université, biblioth. importante. Nous ne pouvoiii» 
faire remonter plus hautqu*à Taïuiée 1543 Pcxercice 
de la typographie dans cette ville ; c*est du moins 
cette année que Falkenstein, et après lui tous les bi- 
bliographes, assignent comme date du premier li\re 
imprimé \ Bonn par une presse locale. 

Voici le titre mie cite IL Temaux: Hermann 
ErzbiachofT zu Côm, Einfaltiges Bedencken^ worauf 
eine christliche reformation an tehr.,, in der chur- 
fûrsdichen statt Bonn duiV:h Laurentium von der 
MQllen, 15<k3, in-4. 

Ge livre est cité par J.-J. Bauer {Bibl. lib. rario- 
ninuU, p. 101). mais seulement à la date de 1545 et 
imprimé à Marburg; voici do même auteur et im- 
primé en 15U un vol. que cite Bauer k la suite : 
Bestaendige Ferantwortung des Bedenekens von 
chriMtUchcr reformalion contra des Timm. capi- 
têts daselbst, etc. Bonn, 1545, in-fol. Il qualifie 
ces livres de minus cogniti, rarissimi et nuucimc 
quatsiti. 

Ce Laurent von der MQllen signait en latin Lau- 
rentius Mylius, et c'est sous ce nom que le cite 
M. Gotton. 

BoNN.E, Bonnea, bourg de Fr. (Vienne). = 



i07 



BONNOPOUS. — BONONIA. 



i98 



Autre commuDc du même nom (Cha- 
rente). 

Boxsopous, voy. BArii. 

BoNOGiLUM, BoNOGELo [monn. méroY.], 

BuNOGELl'M^ BONOILUM VILLA, od MotrO- 

nom, in agro Parisiaco, Bonœml-sur- 
Manie, village de TllcMle-France, anc. 
villa mérovingienne (Lcbeuf). 

BoNONL\ [L\\,, Plin., Suet.) etc.], ivcvwvîa 
[Strab., Plol.], appelé par erreur b&6cî>- 
vttx par Steph. Byz., anc. Fei^lna [Plin., 
Sil.J, BoNOMA PiNGuis [Cluv.], viUc de . 
la Gaule Cisalpine, auj. Bologna, Bolo- 
gne, chef-lieu de Tanc. délég. du même 
nom ; appartient au roy . dltalie, après 
avoir longtemps dépendu du domaine 
de Saint-Pierre. 

UniTersité fondée en 1119; bibliotlièque, musées, 
moniuDents, coUecUons scienUfiques a*ufie haate 
importance. L'imprimerie remonte dans cette ville 
illustre \ rannée l£i71 ; bien que nous ne possédions 
pas d*ouTnge spécial consacré à Phistoire de la typo- 
graphie bolonaise, les matériaux extraits des ouvra- 
ges généraux sont abondants, il n*y a làni doute ni 
point contesté. Le premier imprimeur de TanUque 
Fetgbut est un Bolonais, Balttaaxar Axioguidi, et le 
premier livre sorti de ses presses est d'autant plus 
précieux ou'il peut être regardé en même temps 
comme Tédition jnincepa dhin de nos grands clas- 
siques : PuBucs OviMi^s Nabo. Poemataet ^usdem 
viia. P. O. NasoHis Epistola^ Liber, Sappkos. 
AmtPf UM très, ad iuuentvtem rhomanam a arte 
amàdi Mri très. De remeéio amorU liber. Meta- 
nufrpkoêeos libri xv. Ad Germanieum Cesarem 
foMtonan tibri aex. De Tristtbus tibri qvinque. De 
Ponto libri iv. De PuUce, De PMtometa. De Medi- 
camine faciei. De Nuce, i^e li\re commence par 
l*fpttrp dédicatoire de Frandscus Puteolanus au car- 
dinal de Goozague, puis vient la vie d*Ovide par le 
même Puteolanus, à la suite de laquelle est la sous- 
cription suivante : Huius opéra tmmia Medea ex- 
cepta et triumpho Cesaris; et libello Uto pontica 
UÀgua eâpotito : que incuria tempo^ perierunt : 
Ba i t h etar Atofuidus eivis bommiensia honeêtis- 
siMio loco natuM primus in sua ciuitate artis im- 
pressarie îuentor et sUma nectsritudine mihi 
côiMnctissinuis ad utiUtatè humani generis im- 
pressiL M. CCGC lxxi. Le U* feuillet contient la table 
que nous avons analysée au commencement de la 
deacripUoii du livre. 

Ge vol., in-fol., doit avoir Uk7 ff. à 30 lignes, si la 
dernière partie qui manque à Pexempl. de la Bi- 
bHoth. impér. est composée, comme dans la seconde 
édition de Bologne (1080), de 48 ff.; un fait à signa- 
ler, c'est que Balth. Aizognidi n'emploie pas de 
dipbibongues: ainsi il remplace M^ Oh, par ç. 

Balth. Aizoguidi cesse d'imprimer en 1480, suiv. 
Falkenstein, et son dernier livre est la seconde édiL 
dt>vide, que nous venons de citer. 

Le second Inqïrimeur de Bologne est Scipio Mal- 
pigii, si Pasaertion d'Apostolo Zeno et de Maxiu- 
cbeBi est exacte. En effet, nous avons : Justi de CO' 
wdiitus romani utriusque iuris interpretis poetœ 
etaristtmi Ubellus Faliciter ifidpit intituiatus : 
u BCLLA Maho. — Per me Scipionem Malpiglium, 
Boooaiensem, M.ccccLUU, in-à. Cette édition 
serait imprimée à Vérone, au dire de Pietro Valva- 
sensé ; quoi qu'il en soit, c'est le seul livre où l'on 
trouve le nom de ce typographe. 

André Portilia, le célèbre imprimeur panncsan, 
essaye, en l£i7S, de fonder un établissement à Bo- 
logne; U y publie le commentaire sur le Digeste 
d*Ali*ssandro d*Imola,dit le Tartagni,maisdoppo 
questa ediz. fatta in Bologna ripatrià, non tro^ 



vandovi quello scopo che forse si era prefisso 
(AmaU). 

Puis viemienl L'gone Rugerio, Bertocbo de Beg- 
gio et Giov. Vursier de Kampidonia. 

L'édition du Ptolèméc impr. à Bologne par Do- 
nienico Lapi ou de Lapis, en 1A82, porte par erreur 
1462. Ce Domenico Lapi imprima de 1476 a 1482. 

Une autre édition bolonaise est imprimée sous la 
date de 1405, c'est le Pétri Jtrixiensis repertorium 
utriusque Iuris. Panser dit qu'il faut lire 1475. 

La liste des imprimeurs bolonais au W s. est 
considérable et nous nous en tiendrons là; mais 
nous mentionnerons en finissant un rare et char- 
mant petit volume cte M. Panizzi, Téminent ex-con- 
servateur du British Muséum, intitulé : CM era 
Francesco da Bologna ? M. Panisii prouve Jusqu'à 
l'évidence que ce Francesco da Bologna, qui grava 
les charmants caractères italiques et romains des 
Aides ; ceux de Jérôme Soncino, qui imprlim^ lui- 
même cinq rares et précieux volume\en 1510 à 
Bologne :1e Pétrarque^ in-S2, VArcadia de San- 
nazar, les i42o/an< de Bembo, le Corbaccio de Boc- 
cace, et quelques Jours seulement avant sa mort les 
Epistolœ ad familiares avec un petit caractère 
bizarre, mais d'une grande netteté, qui ressemble à 
celui de Paganino, et peut-être même a-t-il gravé 
celui même de cet imprimeur; M. Panizzi prouve, 
disons-nous, que ce graveur, ce typographe bolo- 
nais, n'est autre que le très-universel artiste, le 
grand Francesco Raibolinl, que nous connaissons et 
admirons tous sous le uom à Jamais illustre de 
Francia, 

BoxoMA [Tah. Thood.], Bcvcavia jZosim.], 
BoNosiA IN Francia [Luen.], Gessoria- 
CI:M [Mêla], rT)aopt«xôy iwivtiov fPtol.], 
Gessoriacus [Plin.J, Gessoriacum oroD 
NUNc BoxoNiA [Ant. Bertiusl, Morinorum 

PORTUS BRITAXNICUS [Pliu.J , BOLONIA, 

port des Morini dans la Gaule Bel- 
gique, auj. Boulognesur-Mer, ville de 
France [Pas-de-Calais). 

Les archives de l'ancienne cathédrale de Boulogne 
constatent que Pierre Battut était établi imprimeur 
dans cette ville en 1005 : mais le premier livre sorti 
de ses presses porte la date de 1G7S ; il est intitulé : 
Officia propria sanctorum ecclesiœ cathcdralis cl 
diœcesis Morino-Boloniensis, etc., ^ol. in-8, de 
18-158 pp. En 1094, le même imprimeur publiait 
le Martyrologe des fondations de l'église cathé- 
drale de Boulogne, peu in-fol. de 40 pp., aussi in- 
téressant par les renseignements qu'il corttlent que 
par son excessive rareii*. Un exemplaire de ce volume 
se trouve à la Biblioth. impériale. L'imprimerie de 
Pierre Baltut passa successivement à ses deux fils, et 
le dernier, Charles Battut, eut pour successeur, en 
1781, François Dolet, qui imprima les nombreuses 
instructions oastorales de M. de Pressy, puis, dans 
un ordre d'idées bien dilTérent, les opuscules poli- 
tiques de Daunon, de Leuliotte et de la MKieté des 
amis de la Constitution. (Voir l'essai de M. Morand 
sur les principales impressions boulonnnises, vol. 
in-8, 1841.) [Baron C. Dard.j 

Nous n'ajouterons que peu de mots à cette note 
substantielle. Peignot, indiquant une traduction de 
Dap/uiis et Chloi, s'est évidemment trompô. Rec- 
tifions également l'erreur de M. Urunet qui donne 
aux Coustumes de la ville de Calais et pays recon * 

Suis, imprimées à Boulogne par P. Uattut, la date 
e 1683 au lieu de 1083 ; enfin mentionnons l'affir- 
mation du Dr Cotton [Suppl.) qui signale comme 
existant à la Bodiéienne un vol. imprimé par P. Bat- 
tut en 1070; ce vol., dont il a le tort de donner le 
titre en anglais, serait un : Véritable Portrait de 
PÉglise du Christ, par Theodulus Philadeiphus, et 
il dit : / lutve seen (?). 

Le rapport Sartiiies donne la note suivante : « En 
1704, à itoulogne. Chartes Battut, reçu en 1752, asuc' 



499 



BONONIA. — BOSNIA. 



200 



cédé I son père et ayeul, qai ont été les preinten 
imprimeurs établis dans cette Tille ; il possède et il 
emploie deux presses. • 

BoNONiA [Amm. Marc.^ Itin. Anton.], Bovw- 
vîa [Procop.], Malaise [Tab. Peut.], lo- 
calité de ta Pannonie infér., sur le Da- 
nube, auj. niok, Ujlak, bourg à FO. de 
Peterwardein (Hongrie). 

BoNONiA, Bcvwvîa [PtoL], anc. ville de FIl- 
lyrie, dont on vpit les ruines auprès de 
Bunich, dans le gouv. de Trieste. 

BoNONiENsis AGER, le Bouloniiais, anc. prov. 
de Fr., occupant le pays des anc. Mo- 
rini; faitauj. partie du Pas-de-Calais. 

BoNOPPiDUM , GtUstadt, pet. ville prus- 
sienne, dans la prov. de Kônigsberg. 

BoKsiDELiA, WunsiedeU pet. ville de Ba- 
vière, dans la princ. de Bayreuth. 

Imprimerie en 1677 : PertncMi origineê Vùitlan» 
diœ, et ceUbria in hâc urbi» Bonsideliœ. — Bonsi- 
delic, 1677, in-4. (BIbl. BrubU, U, p. 202.) 

BoNTOBRicA, Baudobrica [Itiu. Antou.], 
localité de la Gaule Belgique, auj. Bù- 
delich, suiv. Ukert, ou Boppard suiv. 
Cluvier, Bisch. etMôU. (Voy. Babardu.} 

Bonus fons in Terascia, Bonne-Fontaine en 
Tierascke, anc. abb. de Citeaux, dans 
le dioc. de Reims (Marne). 

Une imprimerie fut installée dans ce monastère 
au milieu du xvii* s. et produisit un assez grand 
nombre de volumes. Nous citerons : Berirandi 
Tiasier BibUolheca Patrum CUtereensium. Bono- 
fonte, typis Cœnobii, per Ant. Benesson, 1660 et 
ann. suiv., 8 vol. in-fol. — Le Falots Boyal, 
extrait des mémoires de Nie. Bergeron, amplifié et 
enrichi de plusieurs pièces curieuseê, par Fr.-A. 
Mauldrae. — Bonnefontaine, 1662, in-8. ~ Joan. 
de Lancy, historia Fusniarensis CanoàU, ordinis 
cisterciensis. Bono-fonte, 1670, in-4. Ce vol. du prieur 
de Tabbaye de Foîgny, Jean de Lancy, est à la Bi* 
blioth. impër. (Cat. de Phist. de Fr. viii, 312.) 

Boppardia, Voy. Babardia. 

Borbetomagus, voy. Vormatia. 

BoBBoxn'M Anselmium, voy. Burbo Ancelli. 

BoRBONiLM Arcimbaldi, voy.* Aqvje Bor- 

MONIS. 

BoRBURGiJM, Broblrgus, Bourbourg, pet. 
ville de Flandre, près Saint-Omer 
(Nord). 

BoRcovicCs, localité de la Bretagne ro- 
maine, où séjourna la prem. cohorte ; 
auj. doit être, suiv. Camden, Pnidhotv- 
Castle. 

BoRDONELLrs, BoDERNELixs, BoHiel, villagc 
près Chambly (Oise). 

BOREUM PrOMONTORIUM, Bopstcv àxpov [Ptol.], 

auj. North Cap, ou, selon Camden, 
8. Helen's head, en Irlande. 



Normandie, anc. abb. d'Augustins 
(Seine-Inférieure). 

BoRGUs Novus. Blrgus novus, Borgo novo, 
bourg de ta Lombardie, dans le mar- 
quisat de Rocca-forte. 

On imprimait dans cette pet. localité en 1718: Trat- 
tato délia Povertà de* cavalieri di Matta raccolto dal 
fu Ven, Priore di Lombardia Garavita eon varie 
Grazie faite da SS, Pontefici a* cavalieri deU* Or- 
dine Gerosolimitano. Borgo Novo, 1718, in-ft. 

Boringia, BoRXHOLMiA, ilc BoHiAo/w, dan S 
la mer Baltique, à la Suède. 

BoRMA, Bonnes, bourg de France (\ar;, 
anc. baronnie et anc. couvent de Mi- 
nimes. 

BoRifANUM, voy. Cascuovia. 

BoRMiUM THERM.E, BormianjE, Bormio, ville 
d*Italie, dans la Lombardie. 

BoRNnouoA, voy. Boringia. 

BoRsoDiENsis coMTTATUs, Bot^schodcT, comi- 
tat de la haute Hongrie. 

BoRTiNA [Itin. Anton.], Bcrtina, ville des 
Ilergetes, dans la Tarraconaise, auj. 
Zwira, sur le Gallejo. ou, suiv. Rei- 
chard. Villa Nueva de Gallejo, entre 
Huesca et Saragosse. 

BoRussu, la Prusse, Tune des cinq gran- 
des puissances de l'Europe. 

BoRYSTHENEs, BcpuoOi'vïj; [Hcrod., Strab.J, 
Axvawpiç, le Dnjepr, Dnieper, fleuve de 
Russie. 

BOSA [Itin. Anton.], Bàaa, Boaaa fPtol.], 

sur la côte 0. ae l'île de Saraaigne, 
auj. Bosa. 

BoscHETUM, le Bouchet, pet. ville du Gàti- 
nais, anc. marquisat (Loiret). 

BoscoBELLiM, Bois-belle, anc. petite sou- 
veraineté enclavée dans le Berry, 
exempte de tailles et de droits, avec 
Hefirichemont (HENRicoMOi\nuM) pour ca- 
pitale ; elle a appartenu aux ducs de 
Sully. Henrichemont est auj. un ch.-lieu 
de canton du dép. du Cher. 

BoscoDUcuM, voy. Buscoduca. 

BOSCODUNUM, voy. BUSCODUNUM. 

Boscus, le Bois ou le Bosc; ulusieui*s loca- 
lités en France et en Belgique portent 
ce nom : Boscus Alberici, le Bois An- 
bry; Boscus Alzeraci, le Bois Auzevoi; 
Boscus Dagoberti, le Bots Dabert ; Bos- 
cus MoRETi, le Bosc Moret; Boscus Ho- 
BERTi, le Bosc Robert y etc. 

BosNA [Cluv.j, la Bosna, riv. de Bosnie, 
affl. de la Save {die San), 



BoRGus AcHARDi, Boui^gochord, bourg de Bosxu [CelL, Cluv.] , Bosixa, la Bostiic 



SOI 



BOSPHORUS. — BRANA ALLODIENSÏS. 



202 



{Bosnien}, prov. turque, cb.-lieu Bosnor 
Seraj, 

BospHORUs, Ocîtsenfurt, ville et bailliage 
de Bavière, dans la prov. deWûrzburg. 

On vol. iii-12 intitulé: De naturœ altquot areani» 
wieékwmemtiM, porte comme souscription : Bosphori, 
apnd Ctarifltopboram Justinom^ l<t22; il esté la Bod- 

KieiBlC* 

BospoRLs, Bo9i70foc [Procop.], Kertsch, ville 
de Crimée, suiv. Forbiger. 

BospORCs Cdoierle [Plin.], BoWopo^ Ktft- 
ui^viz [Strab.] .. Fretum Bosporanum 
[Steph.], dans la Chersonèse Tauri- 
que, auj. détroit de Caffa, dans la mer 
Noire. 

BospoRCS Thracue [Ovid.J, Bosporus 
Thracius [Plin., Amm. Marcel.], Bôt- 

«coc; i 6(Muucç [Ptol.] , tô Ru^ayrtaucov 

(no(&a [Strab.], le Bosphore ou canal de 
Boghaz, entre la mer Noire et la mer 
de Marmara. 

BosTADTUM, BostacU, pet. ville de Dane- 
mark (Halland). 

BOSTAHPIUM , BOSTANIUM , POSTAM PIUM 

ILuen.], PoTESTAMPiuM, Potsdam, ville 
le Prusse (Brandenburg). 

Imprimerie en 1700, suIt. Falkenstdn. 

BoswoRTH, ville d* Angleterre dans le Lei- 
cestersbire. 



Le SupifL &a Dr Gqtton nous soprend qu*un im- 

Inucy 
en 1775. 



primeur du nom de Robert Grii 



y était établi 



BoTBNu, BoTMA [Cluv., Cell.], la Bothnie, 
pro?. de Suède. 

BoTHNicus smus, le golfe de Bothnie, 

BOTHRUNTUM, VOy. BUTROTUM. 

BoTOBRiGA, voy. Babardia. 

BOVIANUM, voy. BOBIANIIM. 

BovauE [Tac., Plin.], BoIXXat [Steph.], 
BoBELUE [Tab. Theod.l, pet. ville du 
Latium, auj. Marino, bourg des États 
pontificaux. 

Bovdîje, Bovine, Bouvines, village de Fr. 
(Nord). 

BOVINDA, voy. BOANDUS. 

BovmucuM, Bouvignies, bourg de la Flan- 
dre wallonne (Nord). 

BovwuM, île de Bouin, en Bretagne (Loire- 
loférieure). 

BoviiM, ville des Silures, dans la Breta- 
gne romaine, auj., suiv. Camden et 
Reicbard, Bangor, ville du pays de 
Galles (comté de Caemarvon). 

BoYNTM, PoYNTTM cASTRuii , Peina, pet. 
ville de Hanovre, au N.-O. de Brunswig. 



BoxuM, ville de la Gaule Lyonnaise I", 
auj. Bussiére, bourg près Autun (Saônc- 
et-Loire), suiv. d'Anville. 

BozoKiENsis coMiTATus, Ic distfict de Bozoh, 
en Hongrie. 

BozoLUM, Bozolo, sur l'Oglio, ville du Cré- 
monais (Italie). 

Brabantu, Bragobantus pagus (au vin* s.), 
le Brabant, prov. de Belgique. 

Bracara Augusta, voy. Augusta Bracara. 

Bracchia, Bracha, Brattia [Plin. m], 
Brazza, île de la mer Adriatique, sur la 
côte de Dalmatie. 

BRACCHniM [Notit. imper.], suiv. Andrews, 
auj. Brclugh, bourg au S.-O. de Rich- 
mond, en Angleterre (comté de Surrey). 

Braccunum, voy. Arcennum. 

Braccum Saccum, voy. Brisacum. 

Braclavu ad Hypanim, BracUxw, sur le 
Bug, ville de Russie (Podolie). 

Braclejum, Brachley, pet. ville d'Angleterre 
(Northam p tonshire) . 

Bradants [Itin. Anton.], fl. de la Lucanie, 
auj. le Bradcmo, dans la Basilicate. 

BRiEA, Bree, bourg de Belgique, dans la 
prov. de Liège. 

Bragantia, Brigantia Lusffanle, Braganza, 
ville de Portugal (Tras-os-Montes). 

Brageracum, voy. Berger acum. 

Bragodukum, Bça-yo^cupov, ville de la Rha»- 
tie, auj. Altheim, près Moskirch, en 
Bavière. 

Braia, Bria œMms Roberti Bne-Comte- 
Bobei't (pendant la Révolution : Brie- 
sur-Hyéres), ville de France (Seine-et- 
Marne) . 

Braina, voy. Brennacum. 

Brajacum, Brageac, pet oourg d'Auver- 
gne (Cantal). 

BrAJUM, voy. BlBRAX. 

Bramenium, Bremenium [Itin. Anton.], Bpc- 
piviov jPtol.], ville de la Britannia Major, 
auj. Rochester, ville du comté de Kent 
suiv. Camden, et Brampton, dans le Cum- 
berland, suiv.Bisch. etMôll. (voy. Di'ro- 

BRIVIS) . 

Brammovicuh, Bramant, bourg de la Savoie, 
dans la Maurienne. 

Bramosauti'm, JBramosmi/, bourg de Suisse, 
(cant. de Berne). 

Brana, voy. Braina. 

Brana Allodiensis, Braine-la-Leud, bourg 



203 



BRANCASTRUM. — BRAYUM. 



204 



de Belpnqut% dans le Brabant méridio- 
nal. 

Brancastrum, voy. Brannodunim. 

Brancidunum, Brancicni, bour^ et château 
de Bourgogne (Saônc-et-I.oire). 

Brandeburgium [Cluv.] , Brandenburgum 
AD Havelam, Brennoburgum. Brcaiden- 
bwg, ville de Prusse, dans la prov. du 
même nom. 

Cette Tille est omise par Falkenstein et tous les 
autres bibliographes ; cependant nous trouvons dans 
les caialogues des foires de Francfort TindicaUon de 
plusieurs ouvrages publiés dans cette ville au com- 
mencement du xvii« s. Le plus ancien est celui-ci : 
Gebeth und Gesang avff aile tag in der wochtn, 
auff Anordnung margraff Johanne» Geargen, — 
Zu Brandenburg, bel Henning Tross, 1002. in><k. 
Cet imprimeur Henning Tross avait son établissc- 
mrnt principal & Leipzig. 

Brandenbi RGUM NovuM, NeU'Biwidenburg, 
Tillo du jluché de Mecklenburg-Strelitz. 

LMmprimerie existait dans cette petite ville kla 
fin du xvi« siècle ; voici un livre imprimé en 15M 
dont la Bibliotheca exoliea (Francfort, 1025) nous 
donne le titre : D. Eras, Albert verUhrte, 
Lehr der Carlêiader und aller vornembtten Laup- 
ter der Saeramentirer widertauffer, satrament- 
loMlerer... und verwuiier aller guten Ordnung, 
Newen Brandenburg, i5M, in-8. 

Braxdinos, Arran, île d*Écosse, dépendant 
du comté de Bute. 

Brankcuim, Brunecca, Brunopous, Bru- 
neyg^ Bruneck, ville du Tyrol, dans le 
cercle de Pusterthal. 

Brangonia, Branomum [I lin. Anton.], B^v- 
viféviov [Ptol.],ViGORNiA [Ccll.], vflle dcs 
Cornavii, dans la Bretagne romaine, 
auj. Worcester, ch.-lieu du comté de 
ce nom, sur la Severn. Forbiger croit 

Sue ces indications se rapportent au 
RAViNiuM de ntin.d'Ant., qu'il traduit, 
avec Camden, par Bromféld, 

L*imprimerie fleurit k Worcester, comme k Can- 
terbury, k Ipswirh, etc., k une époque asseï reculée, 
mais elle disparaît pendant le règne et par suite de 
rinflnence aesséchatile de la reine Marie {withe- 
riig influence, dit le Dr Cotton). Ce n'est qu'An 
milieu du xviii* siècle qu'on voit refleurir la plupart 
de ces typographies provinciales. M. Cotlon cite 
Sampson Evans qu'il qualifie de libraire, peut-être 
même imprimeur k Worcester en 1058. Un Journal, 
le Woreeiter Postman, fut fondé en 1778 par Sa- 
muel B^n, et il fut suivi, l'année suivante, d'une 
seconde feuille publique : the Worcester joumaL 

Brannodunl'm [Itin. Ant.], Brancastrum, 
Brcmcaste)*, ville d'Angleterre (Norfolk- 
shire). 

Brannovr'm, voy. Brangonia. 

Hransberga, voy. Brunsberga. 

Brantosomum, Brantolmum , Brantôme, 
bourg de Fr. (Dordogne). 

Braslï:, voy. Prasia. 

Braslavta, Bratislavta , Braslmv, ville de 



Russie, sur la Dwina, dans le gouv. 
de Wilna. 

Brassovia [Luen.], Corona [Cluv.], Ste- 
phanopous jCluv., Cell.], Kronstadt, 
Brassow, Brassôy ville forte de Transyl- 
vanie (Land der Sachsen), au S.-O. 
d'Hermanstadt. 

J. Nemeth {Hht, typogr. Hungariœ et TranuU- 
vaniœ, Pesthini, 1818) et Falkenstein, nous fournis- 
sent les éléments nécessaires k l'histoire de la typo- 
graphie dans cette ville : Jean Honterus, né en laôs, k 
Kronstadt, alla étudier aux universités de Cracovie, de 
Wurtemberg et de Râle. Il revint en 1555 dans sa 
ville natale, avec un matériel typographique, et 
fonda une imprimerie qu'il dirigea lui-même ; sélé 
protestant, il fit, k l'aide de ses presses, une propa- 
gande énergique en faveur de la religion nouvelle, 
propagande que combattit du reste avec un lèlc 
tout aussi virulent le Dr Georg. Martmusius. Hon- 
ler mourut le 25 Janv. 15A9. Le premier livre qu'il 
ait imprimé est intitulé : /. Honteri compendium 
grammatices latinœ, Coronc, 1555, in-12. réiropr, 
en 1577, in-8. 

Ses successeurs k Kronstadt furent : Valeniin 
Wagner, écrivain et typographe, dont le premier vo- 
lume: KatYÏ/irivicOOâXrmvou ToOOOocvtcpou Kopù- 
veoc, est imprimé par lui-même en 1550, in-8 ; Jo- 
hann Nitreus, Geoi^r Creus, Micbael Hermann, Lucas 
Sefller, Stephan MQIler et Christian Lehmann : ce 
dernier imprimeur, établi k Kronstadt au milieu du 
XV1II« siècle, avait aussi un atelier typographique à 
Linu. 

Bratananium, ville de la Rhœtie, Brands- 
tetten, sur l'Ebraeh, bourg de Bavière, 
suiv. Reichard. 

Brattia [Plin., ïtin. Ant.], Brazia [Geog. 
Rav.l, grande île de la mer lllyrienne, 
auj. Brazza, 

Bhatcspantium, BreteuiJ, village du dioc. 
de Beauvais, suiv. le P. Menestrier, 
Mabillon et d*Anville ; le P. Oaire veut 

Su'Amiens ait été biUie sur les ruines 
e BRATispANTirM ; suivant Bisch. et 
Môll. ce serait Fiers, bourg du dép. de 
rOise. 

Braunatiim, Braunate in Briegio, Brunoy- 
sair-Yères, commune de Fr. (Seine-et- 
Oise). 

Braunodunitm, Brunodt'num, Braunau, villr 
de Bavière, dans rUnterdouaukreis (k 
cercle au-dessous du Danube). 

BrAUNSRERGA, [Cluv.], voy. BRrXSBERGA. 

Brauron, Bpaufwv [Strab., Steph.], ville dr 
TEpire, auj. Vraona, Vrana, dans la 
Roumélie. 

Braviarum ad Samaram, voy. Brayim. 

Braviniim [Itin. Anton.], Bromfu'hl, ville 
d'Angleterre (Shropshire). 

Bravum, voy. Bi ROI. 

Brayum ad Samaram, Bkaviarim, Bray-sur- 
Somme, ville de Fr. (Somme). 

Brayiîm, Braiacum ad Sequanam, Bray-snr- 



205 



BRECASI. — BRENNOBURGUM. 



206 



Semé, bourg de Fr. (Seine-et-Marne), 
anc. abb. de Gîteaux. 

Breca£i {Y}. 

Proteblement on lien d'impression nipiMMé, 
eonuBe Behoodi, que Melcy croit être lliLAHO; nous 
croyons que BiiCAM siniifie RolU. 

MwnuM é^ Frati Min. €aiuf. del P,da Bagna- 
«naOo. Btrecatit 1618, ln-12. 

Brecennum, voy. Arcennum. 

Brechinia, Breconiun. Brecknoeh, comté du 

pajs de Galles, oont le chef-lieu est 

Urscofi* 

/oMi' kittanf cf tke ctmuttf wtu prtnted hère te 
18tS.(DrCAippL) 

B11ECBINICIC9 Brechin, bourg d'Ecosse 
(comté de Forfar). 

BlIECISLABURGUIf, TOy. PR£SBUR0UM. 

Bredana BARocmA, Breda, ville forte de 
Hollande, dans le Brabant septentrio-^ 
nal. 

Lnprimerie en 1015, sniT. Falkenstein. Nous trou- 
ivtns dus le Fiorigerium lÀtrorum raricrum 
(GroningK, 17t7, in-12, p. 2M) une traduction hol- 
kndiise dn livre suivant t Joéffue» de Weaenbeee. 
La. det cr ip t k m de CSêtat, nueès et oeeurreitee, 
«teemies au Paie Bas on fatet de ta retigton, toi 
Breda gednikt bv Isaac Schiiders» 1016, ln-4. Jacques 
de Wcaenbeec ŒAnTeri, conseiller, puis syndic de sa 
viUe natale, tut dépoté des Provinces-Unies auprès 
do rai d»£^i«ne en 150S (de Tlioo, liv. 40, f. 520). 

Bredefortu, Brefortium, Breedevoort, Bre- 
fort, sur l'Aa, pet. ville de Hollande 
(Gueldre). 

Bredo, Bron, village du Dauphiné (Isère). 

Brega [Luen.], Briga [id.], Brieg, ville de 
la Silésie prussienne. 

Nous ne pouvons foire remonter plus haut que 
1015 Plmprimerie dans cette ville : Johann Gaàrie- 
li$ andâektlge Gebet undSeufttxen auffden santd- 
gtickem vnnâ fUmembtten (est evangetien, Brieg, 
bei Gaspard Siegfried, 1015, in-8. (F. de Francf., a. 
1025, p. Iftl.) 

BREGfnUM, BfTfOltTtcv [Ptol.], BRFiïETIO 

[Itin. Anton.l, BwGrno [Aur. Vict.], 
Bergentio [Tan. Peut], ville de Panno- 
nie, sur le Danube, auj. Trùmmer, près 
de Szôny, à l'O. de Komorn (Hongrie). 

Bregensistherîle, Bregaua, Brieg, bourg 
de Suisse (cant. de Vaud). 

M. Temaux cite un vol. imprimé dans cette loca- 
lité : CtOMéU Phitomust exelamatio in acerrimam 
hottimn invaglonem in vaUem Turrenam. Brega- 
Itc, 1020. 

Brkgentu, Brigantia, Bregenz, riv. qui 
se perd dans le lac de Constance. 

Bregentiuh, voy. Briganthim. 

Bregeho, voy. Breg^tium. 

Brema [Cluv. Cell.], Fabiranum, Fabirana 
Saxokum, la ville libre de Brème, sur le 
Weser, 



Falkenstein ne Ikit remonter qu'à Tannée 1585 
l'introduction de la typographie dans cette ville ; 
nous pouvons la reporter k 1502. 

La première édition d'un des plus rares volumes 
du célèbre dissident Francowiu fut donnée dans 
cette ville; Bsner nous en donne le titre exact: Diê- 
putatio de originaU peeeato et libero art/itrio, 
inter M, Placium Ulyrieum et Victorin, Strigelium 
publiée Finariœ (Weymar) per tntegrwn hebdoma^ 
dam prœeentHna iliustriss, Saxoniœ Prineipibus 
a, 1500. /frit. M. Aug. habita, cum prœfatione.,. 
Bmne, 1502, in-4. (CaL de la bibl. des eoi-diêant 
jésuites du coll. de Ctermont, no 881, vendu 18 li- 
vres). La Bibl. saxon, de Struvius (p. 1005) cite 
aussi ce volume sous le titre de Aeta CoiloguU Fi' 
nariensis de Peeeato originis..é 

Le cat. des frères de Tournes, de 1070, nous 
donne un grand nombre d'indicaUons antérieures à 
celle que fMimit Falkenstein; citons Ambr, Wolfii 
Fundamenta Lutheran. de ubiquitate expensa, 
Brems, 1579, in-ft. 

Les première imprimeura de Brème sont Amoldns 
Wessel et Bembardus Pétri. 

Bremacum, Berneghjm, Brinnacum [Cart. 
» IX sœc], Bargny, auj. Bamy-Bivière, 

village près de Soissons (Aisne), anc. 

villa roysde, dans le dioc. de Senlis (ab. 

Lebeuf). 

Brembatitm inferius, Brembato (H SoUo, 
bourg du Milanais, dans la délég. de 
Bergame. 

Brehbus, le Brembo, riv. du pays Berga- 
masque. 

Bremeniuh, voy. Bramentum. 

Brementônacum [Itin. Ant.l, Brembtenra- 
CUM [Geo. Rav.], ville des Brigantes, 
dans la Britannia Romana, auj. 06er- 
burrow, dans le Yorkshire, suiv. Man- 
nert et Forbiger. 

Bremetum, Brema, bourg du Piémont, au 
continent de la Sesia çt du Pô. 

Bremogartum, Bremgarten, bourg de 
Suisse, sur la Reuss (cant. d'Argovie). 

Brena, Breona, Briona villa, Briennium, 
Brienne, ville de Fr. (Aube) ; anc. villa 
royale [Praec. Car. C.J. 

Brendulum, Brentula, Brentola, bourg 
d'Italie, près Vicence. 

Brenianum, Bregnano, bourg du Piémont 
sur la Sesia. 

Brennacum, Brinnacum, Brana adVidulam, 
Braina, Brinagum [Greg. Tur.], Brin- 
NAicuM [id.], Braunade [Gesta Dag.], 
Braine-sur^la-Vesle, bourg de Fr., près 
Soissons (Aisne); anc. villa roy. ; con- 
cile en 580 ; abb. de Prémontre. , 

Brennensis circulus, le cercle de Brùnri, en 
Moravie. 

Brennia comitis^ Bronium, Braine-le-^omte, 
ville de Belgique (Hainaut). 

pRENNOBURGUM, VOy. BrANDFJIURGIUM, 



207 



BRENNOVICUM. - BRETOLIUM. 



208 



Brennovicum, Fanum Sancti Joannis in 
VALLE Mauriana, S.' Jean de Mavrienne, 
ville de Fr. (Savoie). 

Brennum, Breno, bourg vénitien, sur 
rOgno. 

Brenta, riv. de la Rhaetie, auj. le Brenz, 
afil. du Danube. 

Brenta, Brentia, Brenz, bourg de Wur- 
temberg, sur la riv. du même nom. 

Brentesia, Medoacus MAJOR JPHn., Cell.], 
la Brenta, fl. d'Italie; se jette dans l'A- 
(iriatique. 

Brentonicum [P. Diac, Cluv.], Brentonico, 
bourg du pays vénitien. 

Breona, voy. Brena. 

Brescu, Bressicia, Bresica, Brestia in 
LiTHUANiA,Brz6SC (Brzésciu), ville et pa- 
latinat de Lithuanie. 

Masch, dans ion édition de la BièUotheca ioera 
de Leloiif, et Faikenstein, dans sa Table chronolo- 
gique, donnent 1M6 comme date de Tintroduction 
de la t]q>ographie dans cette ville. Masch cite un 
Pentateuque imprimé par les Juift & cette époque, 
ce qui prouyerait que la première imprimerie aurait 
été établie par eux; mais de Rossi n*ea parle pas, et 
le fait doit paraître au moins douteux, car le livre 
est resté inconnu. C'est à 1550 seulement que tous 
les bibliograplies et Falkenstein lui-même, se recti- 
fiant (p. S05), font remonter le premier établisse- 
ment d'une Imprimerie dans cette ville. 

Nicolas Radziwil, palatin de Vilna, zélé protecteur 
des dissidents, dépensa plus de 10000 flofins d*or, dit 
Hegenvolscius [HisL Èecle$,Slavonteœ, 1. 1), pour 
la création d'im établissement t)'pographique k 
Brzesé, et l'imprimeur qu'il mit à la tête de cet éta- 
blissement s'appelait Bernhard Woiewodka. Le livre 
par lequel il débuta est, selon toutes probabilités, 
Simonis Zaici confetsio fldei ecelestœ Velnensis 
contra exnurgentea AnabapliÊlas. Brestiv, 1559, 
iu-(i. Mais la célèbre Bible polonaise de 156S est la 
publication la pins • Importante ; en voici le titre 
exact * 

Bibiia Swi^ta, iho iest Ksiçgi êtarego y Nowego 
Zakonu wlamie z Zydowskiego^ Greekiego y La- 
cinMkiego, nowo na Polski i0yk z pilnoscia y 
wiemie wylofone. — Drukowano w BDescio Li- 
te wskim z roskatania a nakladem OswieconegroPana, 
Pana Mikolaia Radxiwila Ksiazecia na. Olyce y na 
Nieswiezu, etc. 156S, in-fol., fig. s. b., 579 et 143 AT. 

Cette traduction avait été faite sous les yeux du 
prince Radziwil à Pinczow, peUte ville près de Cra- 
covie, par un grand nombre de savants protestants, 
parmi lesquels on peut citer Simon Zacius, Bernard 
Ochin, André Trtecieski, Mart. Rrowicki, etc. 

Une seconde traduction, faite par Simona Budnego 
(Simon Budneus), fut imprimée en 1572, non pas à 
Brzosc, comme le dit M. Temaux, mais à Zaslaw 
(w 2eslawin) ; c'est un \ol. in-4, qui n'est pas moins 
recherché et est peut-être encore plus rare que le 
précédent. 

Bressl\,Segusianus ager, Brexia^ la Bresse, 
LUC. prov. de France; forme auj. le 
lép. de l'Ain. 

Bressuira, voy. Bercorium. 

Brestia, voy. Bresca. 

Brestia, Brestum oppidum, Brest, ville et 
port militaire de Fr. [Finistère]. 



de 



Le nom de celte ville apparaît pour la première 
fois dans une chronique du ix» siècle. 

Le savant bibliothécaire de la ville de Brest, M. P. 
Levot, nous adresse au sujet de l'imprimerie bres- 
toise la comraunicaUon suivante : 

L'état de barbarie dans lequel Brest resta plongé 
Jusque vers 1681 donne tout lieu de croire qu'aucun 
imprimeur n'exista dans cette ville avant Olivier 
DriUet, qui prenait en 1681 le titre d'imprimeur du 
Boy et de la marine, et imprimait sur placard de 
formatpetit in-fol. les Lettres patentes de Louis XI F, 
données à Versailles au mois de Juillet 1681, lettres 
constitutives de la nouvelle marine. 

La Camille des OriUet semble avoir été une famille 
d'imprimeurs, car Nicolas du Brayet, imprimeur à 
Morlaix en 1647, avait épousé une Drillet, parente 
vraisemblablement de Pimprimeur brestois. 

Un peu après DriUet, nous trouvons la mention 
d'un Guillaume Camarec, qui prend le titre d'impri- 
meur et libraire de la marine ; il imprima en 1699, 
sur parchemin in-plano, les Statuts réformés de la 
corporation des cordonniers de Brest. En tête est 
un fleuron fort bien gravé représentant les armes de 
France supportées par des anges. La première ligne 
commence par un L ob se voit un personnage nimb<> 
placé sur un fond parsemé de fleiuv de lis. 

Ce G. Camarec a dû imprimer le Traité d'hydro- 
graphie de Coubait, premier professeur d'hydrogra- 
phie à Brest. Colbert en avait autorisé l'impression 
au mois de mare 1684, et une lettre de ce ministre, 
datée du 12 Janvier 1685, et adressée à M. Desclou- 
leaux, intendant de la marine à Brest, lui prescrit 
d'envoyer à Ilochefort 150 exemplaires du Traité de 
navigation que le sieur Coubait a fait imprimer. 

Un autre imprimeur, Jean-Louis Camarec, demeu- 
rant vis-à-vis la maison de l*intendant, »ux\ni* s., 
est probablement le Gis de Guillaume. 

Un imprimeur, Romain Malassis, de la famille des 
imprimeure d'Alençon, prend le titre û*imprimeur 
de la marine et des armées navales de Sa Majesté ; 
il imprime ven 1696 une tragédie sacrée de dom 
Jean Cadec, prêtre du diocèse de Léon, Brest, in-8 ; 
et vers 1698, les privilèges accordez par Louis XIV, 
très crestien, aux maire, eschevins et habitans de la 
ville de Brest, pet. in-8. 

Citons pour mémoire deux numéros du catal. 
Dubois : an imitation lésus-Christ , hon Salver 
Biniquet, E Brest, 1689, in-8, et : €in Templ eonsa- 
cret der Passion lesus^hrist, E Brest, 1695, ln-8. 

M. Frère (BibL nomi.. Il, p. 569) nous donne 
aussi le titre d'un ouvrage imprimé à Brest en 169S ; 
c'est un Exercice en général de toutes les manœu- 
vres qui se font à la mer^ par l'amiral de Tour- 
ville, in-8. 

L'arrêt du conseil du 21 juillet 1704, qui fixe le 

nombre ûes imprimeurs tant à Paris que dans les 

villes de province, en autorise un seul pour la ville 

de Brest. 

Le Bapport fait à M. de Sartines signale deux im- 

Srimeries existant à Brest en 1764, celle de la veuve 
amaret, et celle de Romain-Nicolas Malassis, qui 
possède 4 presses. 

Brestiensis PALATIN ATI s, Woieicodut dl' 
Brzesc, en Lithuanie. 

Brestum, voy. Brestia. 

Bretelium, voy. Bretolium. 

Bretiniacum, Bretigny; plusieurs localités 
en France portent ce nom, mais le 
traité de 4360 fut conclu dans un ha- 
meau de la Beauce, au dioc. de Char- 
tres, auj. dép. d'Eure-et-Loir. 

Bretouum, Bretelrtm, BRrroucM palatium 
Charta Ph. Aug. a. 1204], Britouum 
Charta Ludov. vui, a. 1223], Breteuil- 



209 



BREUœMAGUS. — BRIOCENSE OPPIDUM. 



210 



sur-IUm, ville de Fr. (Eure), anc. villa 
royale. = BreteuHsur-Noye, ville de Fr. 
(OL^). 

Breucohagus, voy. Brocomagus. 

Breuiha valus, le val de BoUenza, Boknzer 
Thaï, CD Suisse. 

Brelthe, ville d*Arcadie, au N.-O. de Mé- 
galopoliSy aig. Karithene, en Morée. 

Brevaixis, Brev<il; plusieurs localités en 
France portent ce nom. 

Breviodurum [Itin. Anton.], Audemari 
PONS, ville (les Lexovii, dans la Lyon- 
naise W, auj. Pont'Attdemer, ville do 
Fr. (Eiu^). 

Noos penMos que c*est par suite d'une erreur de 
non on d'tanée que II. Frère [Bibl. nomt,) donne 
15SS comme dite de l'introduction de la typographie 
dans la Tille de Pont-Audemer, et le nom de Guil- 
laume Oural comme premier libraire-imprimeur : 
nous ignorons sur quels livres peut s'étayer cette 
assertion, et nous désirons vivement être édifié à 
ce s^let. 

Bresia, voy. Brixia. 

Brezei:m, Brézé, bourg, chat, et marquisat 
d'Anjou (Maine-et-Loire). On trouve 
dans le Voyage des reL Bènéd., Petrus 
Brezeus, F^nqsca Brezea, etc. 

Bria, voy. Braia. 

Brianzonu arx, Biiançonnet, sur l'Isère, 
pet. ville de France (Isère). 

Bruru, voy. Brivodurdm. 

Bricejuh, Bricesum, Briey, bourg di? Fr. 
(Moselle). 

Bricucus, Bructugus, Brécé, commune de 
Fr. (Mayenne). 

Briela, Briel, pet. ville de la Hollande du 
Sud. 

Le Cat. de Daniel Elzevir de 1681 nous fournil 
une indication qui nous permet de faire remonter 
à 16U la date de rimpriroerie dans cette ville : Ja- 
cobi Revit Thekei contra Carthenium, Briel, 16AS, 

Briensis pagus, Brigensis ager, Briegii:s 
sALTis, la Brie, anc. prov. de France. 

Brjeza nDA, Treuen-Briezen , ville do 
Prusse, dans le gouv. de Potsdam. 

Briga, le Breg, riv. du gr.-duché de Bade. 

Briga, voy. Brega. 

Brigabannis, Brigobanna, ville de la Vin- 
délicie, sur le Danube, auj. Breunlin- 
gen, bourg du gr.-duché de Bade. 

Briganconia, Bregançm, village et chat, 
de Provence, érigé eu marquisat en 
1574 (Var). 

BRiGANTEs^anc. peuple d'Irlande; occupait 
la province de Leinster. 



Brigantes, peuple de la Bretagne romaine; 
occupait les comtés de Cumberland, 
Westmoreland, Lancaster, York et 
Durham. 

Brigantu, voy. Bragaktu et Brigantium. 

Brigantinïis ager, le Briançonnais, district 
de Fr., autour de la ville de Briançon. 

Brigantinus lacus, voy. Bodamicus lacus. 

Brigantium, Bpi-yavncv [Dio Cass.^ Flavium 
Brigantium, <ï>Xat&ûï&v Bpi-yoÉvnov [Ptol.] , 
Brigantia [Oros.], ville desCallaici Lu- 
censes, dans la Tarraconaise, sur l'em- 
placement actuel de laquelle on est peu 
d'accord ; mais les principales autorités 
penchent pour Coruna, la Corogne, ville 
rorte et port de Galice ; Mannort penche 
pour le Ferrol et Reichard pour Betan- 
zos, près de la Corogne, 

Brigantium [Itin. Anton., Tab. Peut.; etc.|, 
Bpt-yflcvTiGv [Ptol., Strab.l, Byrigantum, 
BJ)t7<xvTia [Julian. Ep.], Briscatio [Geo. 
Rav.], Bhegetio^ ville des Caturiges, 
dans la Gaule Narbonaise, auj . Briançon, 
ville de Fr. (Hautes-Alpes). 

Brigantium [Tab. Peut.], Bpi-yivTiov [Strab., 
Ptol.], Brigantia [Amm. Marc, Itin. 
Anton.], Bregenz, ville du Tyrol autri- 
chien; chef-lieu du Voralberg, sur le ' 
lac de Constance. 

Imprimerie en 1711 [Dr Cotton*s, 5uppf«];mals 
M. Temaux cite : Plancher Baitwas»er dur eh 
P. N. N. P. Brcgentz, 1669, in-8. 

Rrige [Itin. Anton.], ville de la Bretagne 
romaine; auj. Broiigton, ville du Hamp- 
shire [Camden]. 

Brigensis, voy. Briensis pagus. 

Ôrigetum, voy. Ovetum. 

Briguna, Baniann, ville d'Espagne 
[Graësse] . 

Brigolium, Brigueil, bourg de Fr. (Cha- 
rente). 

Brinnacum, voy. Brennacum. 
Brinnium, voy. Brdna. 

Brinolium, Brinonia, Brigmles, ville de 
Fr. (Vdr). 

Briocense oppidum, s. Brioci faxum, Brioc.e, 
Brioci Castrum, Castel de Brioc [Guill. 
Gemet.], St-Brieu^, ville de Fr. (Côtes- 
du-Nord). 

Le premier imprimeur de Saint-Brieuc s'appelait 
Guillaume Doublet. Voici le premier livre que nous 
connaissions de lui : Les hymnes on cantiques sacrez 
à la gloire (Ut Dieu, tirez de plusieurs sainctt pères 
et docteurs anciens, traduicts en vers français 
sur tes plus beaux airs de ce temps, par le sieur 
Auffray Pleduno, chanoine de Véglise cathédrale 
de Sainct'Brieuc, A Sainct-Brieuc, par Guillaume 
Doublet, 1623, in-8. GoUetet dit de ce brave cba- 



2H 



BRIONNA. — BRIVA ISARiC. 



242 



noine , qu*U s*cxpriine si nistiquement et avec un 
style si contraiot et si barbare, qa*il lemUe tenir un 
peu plus de Tair de Pantique langage des Goths et 
des Vandales que de Tair de notre langue française. 

En 1027, le même Guillaume Doublet Imprima : 
Vie et nUracUB ae S. Brieuc et de 5. Guillaume^ 
eiuemble ta tranUattan des reliques dudit 
5. Brieue... avec des remarques et des oëserva- 
tioM^ par L, G, delà Devison, chanoine de t'éçtise 
de S. Brieuc. Saint-Brieoc, Doublet, 1027, in-0. 

Rn lOM, le même imprimeur donne une nouvelle 
édition des t^Uoques bretons, de J. Quiquicr le 
Roacovite. 

Les arrêts du conseil du 21 Juillet 1704 et du 
SI mars 17S0 autorisent un seul imprimeur dans la 
ville de Saini-Brieuc, et cet imprimeur privilégié 
est Jean-Louis Mahé, éubli en 1751. 

L'arrêt du 12 mai 1759 confirme les précédents. 

Brionna, Brionu, Brùmne, pet. ville de 
Normandie (Eure) ; concile en 1050. 

Briovera, Oppidum Sancti I^audi^ Sanlau- 
DDM, Sixint-Lô, ville de Fr. (Manche). 

Suivant M. Frère, l'imprimerie date en cette ville 
de rannée idSti et le premier typographe s'appelle 
Jean Pien. Le Catal, Offar, cité par M. Cotton, oonne 
un kaUndrier Mstorial et atmanaeh perpétuel^ 
in-10 (n* 437), et les Pseaumes mis en rime par 
C. Marot et T. de Beze, avec la prose coireapon- 
dante, verset pour verset, in40 (n* 452). portant 
St'Lô, comme lieu, et 1507 comme date d'unpres- 
sion ; nous-même pourrions citer un volume pu- 
blié sous la rubrique St-Lâ^ en 1505, mais imprimé 
k Rouen. Ccst seulement à la date fixée par M. Frère 
que nous pouvons, avec certitude, fiiire remonter 
l'introduction de la typographie dans cette Tille. 
Parmi les livres sortis des presses de J. Pien, qui 
prend le titre d^imprimeur et libraire du coUège^ 
nous citerons une pièce assez rare : Lettre héroïque 
sur le retour de M, te Prince à madame la du- 
chesse de Longuevilie, par te steur Jacques de 
CaitUères. St-LÔ, J. Pien, 1000, in-4. 

L'arrêt du èonseil du SI mars 17S9 supprime l'im- 
primerie dans la ville de Saint-LÔ. 

Bripium^ Brwio, bourg de Lombardie^ sur 
TAdda. 

Brisacum, Brisiacus mons [Itin. Anton.j^ 
Brescha [Geo. Rav.]^ Braccdm Saccum, 
Breisach, Brisach, anc. cap. du Brisgaw^ 
ville du gr.-duché de Bade. 

Brisacum ksDEGAyiJE, Brissac, bourg et 
chat, de Fr. (Maine-et-Loire). 

Brisacum novum, Neu-Breisach, ville de Fr. 
(Haut-Rhin). 

Brist.avia, Brigovia [Cell.,Cluv.], Brisiga- 
viA [Cluv.], der Breisgau, le Brisgaw, 
anc. prov. du gr.-duché de Bade. 

Bristolia, Bristolidm, Brictzstowensis c:i- 
vrrAs (xin« s.). Bristol, ville et comté 
d'Angleterre. 

Cest à 1042 que le Dr Cotton fait remonter l'in- 
troduction de la typographie à Bristol ; il cite : A 
sennon by Bichard Towffood, 104S, in-8 (Inconnu 
4 Lowndes). — Certain observations on the new 
league or covenant, etc., with a eopy ofsaid co- 
venant, in-4, Bristol, prmted for Richard Harsell, 
and are lo be sold by him in Bristol, 1043. 

Citons encore : BowetVs Mercurius Hibemicus; 
or a disconrse of the insurrection iti Ireland. 
Bristol, 1044, in-4. 



Bruannia [Cœs., Tac, etc.], ia Bpirwwixf. 
wo; [Strab.], ii BptTTovia [D. Cass.], 
iQ Bpimvia [Ptol.J, Albion [Plin.], '^6ut«v 
vwoo; [Ptol.] , Angua, V Angleterre [£ng- 
land), ou la Grande-Bretagne (en saxon : 
Vryaain). 

BarrANMA barbara, voy. Galedomia. 

BrTTANNIA niFERIOR SEPTENTRIONAUS [Ccll.], 

au nord de la Bretagne romaine, for- 
mant auj. les comtés du Cumberland, 
West-Moreland , Lancaster, York ot 
Durham. 

BarrANMA minor, voy. Armorica. 

Britannia romana,Britanxia major [Cluv.], 
Britaknu. propria , [CelL] , V Angleterre 
propre, séparée de la Britannia indé- 
pendante par le mur d'Adrien, de New- 
castle au nrth of Solway. 

Brftannia secdnda, Cambria [Cluv., Cel 1.1, 
CAMBRo-BRrrANNu, KiMRu, Walua, le 
Fays de Galles, en Angleterre. 

Britannica insula, les lies Bntanniques, 

BRrrANNODUNUM, Castrum Britoncm, Dum- 
BRrroNiuM, Dumbartœi, ville et chat. 
d*Ëcosse, ch.-lieu du comté du même 
nom. 

BarroLicM, voy. Bretouum. 

BanTENEVALUs, Britenevalle, Bemeval-le- 
Grand, bourg près Dieppe (Seine-Infé- 
rieure). 

Briva cdrretia, Briyatensis vicus, Brives- 
larGaillarde, ville deFr. (Corrèze). 

Nous trouvons au catal. Baluae (no 8201) un toI. 

Sue cite aussi M. Temaux : Histoire de S. Martin 
e Brive, par Jean Conte, Brive, 10S5, in-12 ; nous 
trouvons encore au t. UI* du cataL Dubois (n* 1M8), 
te Siècle illuminé, ou exercice de piété pour vivre 
spirituellement dans le monde, par te P. U» de 
ac. Brive, 1049, in-12. 

Briva IsÂRM [Itin. Anton., Tab. Peut.], 
Brivisar^e, Pons Isaile, OEsiensis Pons, 

PONTŒSIA, PoNTESIA IN VeUOCASSIBOS 

SCh. Lud. vm, a. i 179], Pontoise, ville 
le Fr. (Seine-et-Oise). 

Nous ne pouvons assigner de date certaine à rin- 
troduction de rimprimerie dans cette localité. Le 
P. Lelonc et le cataL de la Bibl. irop. nous donnent 
le Utre d'un vol. imprimé en 10S7 : Histoire oéri- 
table de l'antiquité et prééminence du vicariat de 
Pantoise et du Vexin français (par le curé de St- 
Nicolas du Chardonnet, Hipp. Ferret de Pontoise), 
dont la première édition fût donnée 4 Paris en 10S7, 
chez la veuve Chevalier, mais dont la réimpression 
de la même année porte : Paris et Pontoise,^ /. de 
la Varenne, in-4. Mais très-probablement ce Jean 
de la Varenne, dont nous ne trouvons le nom ni 
dans Lottin ni dans la Caille, était un simple li- 
braire de Pontoise qui obtint, en se rendant acqué- 
reur d'une partie de l'édition, rautorisation de faire 
imprimer son nom sur le frontispice. 

En 1052, le pariement étant à Pontoise se fait 
suivre, comme a Tours en 1589, d'un imprimeur et 
d'un matériel suffisant, et plusieurs pièces, daté<^ 



2H 



BRIVAS. — BROCARIACUM PALATIUM. 



âU 



et cette époque, soot imprimées sous la rabrknie t 
PomttHse. (Voy. calai, de Phist. de France, Riblioth. 
impér.. tom. fin, n** S099, St09, SUO, 5147, etc.) 
Toutes ces pièces sont imprimées par Jean Courant* 
Cette tille ne figurant ni k Parrêt du conseil de 1704, 
ni à celui de 17S9, ni au rapport fait ft M. de Sar- 
tiMS en 1764, il est clair que rétablissement de Jean 
Gourant ne continua pas à fonctionner après le 
rappel du Parlement. 

Brivas iSidon. Apoll.J, Brtvatum in Arver- 
MA, Brivata, ville (les Arverni^ dans la 
Gaiile Aquitaine^ auj. Brmuie, ville de 
Fr. (Haute-Loire). 

Brivas vêtus, Bri(mde4a- Vieille, sur l'Al- 
lier, bourg de Fr. (Haute-Loire). 

BrIVATES KORTCS , bfiOWlVK Xiutljv [Ptol.], 

dans la Brit.\nnia minor, auj. le Croisic, 
ville de la Loire-Inférieure, suiv. d'An- 
ville ; le bourg de Batz, dans le même 
dép., suiv. Gosselin ; et une localité 
entre Guérande et le Croisic, du nom 
de Brivain ou Brévin, suiv. Reichard. 

Brivouurcm [Itin. Anton., Tab. Peut.], 
Briare, ville de Fr. (Loiret). 

Bri\ellum [Tacit., Plin.], BpiÇsXXov [Ptol.], 
Brexuxum [P. Diac.], sur le Pô, et sta- 
tion de la voie qui conduisait de Rcg- 
gio à Crémone, auj. BregelUi ou Bres- 
relia. 

Brixia [Liv., Plin., etc.], Beiïî* [Strab.], 
Bpi(ta [Ptol.], Brexu, ville des Ceno- 
nianni, dans la Gaule Transpadane, 
auj. Brescia, ville d'Italie, chef-lieu de 
la dclég. du même nom, dans le Mi- 
lanais. 

Le cardinal Quirini {de Utterat. Brixtana, ln-4. 
Brixis, 17M), Amati (p. (k20 et suiv.), Mauro Boni 
{Primi Mri a gtampa deil* italia mper. — Ve- 
neaia, 17M, pet. in-fol. p. 7S et suiv.), se sont occu- 
pés saécialeinent de Phistoire de la typographie à 
Breacta. Voici ce que nous croyons devoir extraire 
de ces volumineux documents : L'imprimerie fut 
introduite à Brescia vers 1A72 ; on trouve à cette 
date un vol. imprimé en caract. ronds, sans nom de 
lien ni d'imprimeur, mais que l'on s'accorde k con- 
sidérer comme le premier produit de la typographie 
bressane. Cest un in-foL de 70 ff. à S7 1., sans ch., 
réel, ni sign., inUtulé x Lamardi Arretini (sic) 
Ep^oUurrm || famiUarUfm Uber primvs feUci || ter 
imeipU, MCOCCLXXU. 

Par qui fut imprimé ce volume rare et précieux ? 
e!U-ce par Thomas Ferrando, le premier imprimeur 
bressan? est-ce par rimprlmeur également anonyme 
du VirgQe de 1473? voilà ce qu'il nous est Impossi- 
Ue de déterminer. Le caract. rond avec lequel il est 
e'xécuté n'a aucun rapport avec celui de Thomas 
Ferrando. Le voL commence par deux épttres adres- 
sées à révteiie de Padoue, J. Zeno, par Anu Moreto 
de Bresda, réditeur, et Jér6me Alessandrino ; mais, 
parce que Péditeur cPun livre est de Brescia, on ne 
peut afllnner que ce livre soit imprimé k Brescia. 

Le second volume imprimé dans cette ville serait, 
au dire de Mauro Boni, le célèbre pofime de Fran- 
cesco de Stabili, plus connu sous le nom de Fran- 
ceaoo ou Geceo d'Asooli, VAeerba, in-fol. s. d. (154 
poftee fmirresae oU* aUetza <U 9 poUiei et tre di 
terf AfSM), 16 lignes à fai page entière ; k la fin : 

FINIS 
BIXlETHOIfAFERlino AUTORE [tic). 



Parmi les autres productions de cet imprimeur, 
non datées, mais révélant une grande antiquité, par 
les caractères et par l'absence de ch., récL et sign., 
nous citerons t la ira édiUon de Lucrèce^ in-fol., 
104 ff., rarissime vol. dont Dibdio croyait posséder 
le seul exemplaire, et qui depuis a été décrit dans 
le caul. de la bibl. d'Eki (p. 04) ; 

La première édlt. de Properce, in-4, sans aucune 
désignation, mais toujours exécutée avec le même 
caractère ; 

Un Térenee, un Aulu-GelU, les Epttre» de Pha- 
laris, les Oroitones Ciceronis et une pièce de 4 ff., 
petit In-4, dont on ne connaît qu'un seul exemplaire : 
iUiutrU MtMtwmi MarcMoni» in NuptU» \\ Tho- 
masi Ferandi Brixiani oraiio. 

Les éditions de l'année 147S, datées, sortant des 
presses de cet imprimeur, sont : Statuta eômunie 
Brixtœ, publiées XII kl' Junii, dont Amati (p. 423) 
donne un titre minutieusement détaillé. Cest dans 
ce livre que Th. Ferrando se plaint de la ladrerie de 
SCS cx>ncitoyens, qui le payent c per aduUerinam 
modo, modo per tontam monetam, > et le rédui- 
sent k mourir de faim. 

puis : Statuta Merehancie mercluUorum Brixte 
et dtstrictus, in-fol. ; et la même année : Obligatlo- 
ne» et ordines contra dadarioê et debitores Cam, 
ducaliM $iue côi», Brixie euju» eapita êunt XI i ; 
tirées k 100 cxempialrps seulement. 

Une nouvelle édition de D, I. luuenali» et A. 
Peritii Satyrœ, in-fol., datée de XIU kl' AugusU 
M çooc Lxxiii, et publiées : lubente preêbytero Petro 
Villa, 00 ff. Cette édition fut découverte par le car- 
dinal Quirini et passa longtemps pour le premier 
livre imprimé à Brescia (voy. Mercier et Tiraboschil. 

Il nous faut parler aussi d'une édition plus pré- 
cieuse que tout ce qui précède ; c'est du célèbre rir- 
Qile de 1473, exécuté avec des caractères que Dib- 
din et Brunet croient être ceux du Mercure Tris- 
mégiste, imprimé liTn^vise par Gérard de Flandre en 
1471, ce qui permet de supposer que cet Imprimeur 
fonda un établissement à Bresda, comme il en eut 
à peu près à la même époque à Venise et k Udine : 
ce livre serait le premier volume à la date de 1473, 
car il fut publié par le prêtre Pietro Villa le 21 avril 
de cette aniiée, et par conséquent le troisième Jour 
de l'année, puisque Pasques tombe, en 1473, le 18 
avril. 

Les autres Imprimeurs de Brescia au xv« siècle 
sont : l'Allemand llenricus de Golonla, le Fran<»is 
Eustache, qui donnent ensemble V Homère ûe 1474, 
latinisé par Laurent Vallc, puis Boninus de Boninis 
de Ragusia, Gabriel Pétri de Trévise et son fils Paul, 
Barthélémy de Vercelli, etc. 

Brixianus ager, U Bresciano, la province 
de Brescia. 

Brixina [Lucn.], Brixia, [Cluv.], Brixinu.m, 
Brixen, ville du Tyrol, dans le cercle 
de Piisterthale. 

Voici un livre imprimé dans cette localité : Br, 
Joh, Nasen concordia alter und neuwer, guter 
unnd bOter Glaubens strdtiger Lehren verglichen, 
Beschreibung. Brixen, 1383, in-4 {Biblioth. Exo- 
tica, pari, allem. p. 45) . 

Broagium, Britagium, Brouage, ville de Fr. 
(Charente-lnfér.). 

Broruroum morinorum, Bourbourg, ville de 
Fr. (Nord); voy. Borrurgum. 

Brocariacum PAI.ATIUII, Brucariacum villa, 
Bruciif-riacum, Burcharïacum [Aimoii.|, 
Brocariaca [BoUand.], Bruguele [Clir. 
S. Dion.], anc. villa mt^rov., rési(lence 
{\v la reine Brunehaut, auj. Boucherasse, 
Bourrheresse , village près d'Avaloii 
(Yonne), suiv. Valois. 



215 



BROCAVUM. — BRUG.*:. 



216 



Brocâvum [Itin. Anton .], Brougham, ville 
d* Angleterre (Westmoreland). 

Brocmeria^ Brockmerland, district de la 
Frise orientale (Hanovre). 

Brocomagus [Itin. Anton., Tab. Peut.], 
Bptujtoixap; [Ptol.], Brochâgad palatium, 
Brodmat [Valois], anc. cap. des Tribo- 
ques, auj. Brump^, BrvmaÂ, bourg d'Al- 
sace (Bas-Rbin). 

Broda Bohemica, Bohmisch-Brod, ville di» 
Bohème. 

Broda Teutonica, Bpo^ivria [Ptol.J, Brod- 
Nemottki ou Deutschbrod, ville de 
Bohème, dans le cercle de Czaslau 
[Forbiger], 

Brodnica, Stratioburguh , Brodniiz ou 
Strassburg, ville de la Prusse occiden- 
tale, dans la prov. de Marienwerder. 

Broiaccm, Brou, ville de Fr. (Eure-et- 
Loir). 

Broilum, Broglio, bourg de Suisse [For- 
biger] . 

Brouum, le Breuil ; plusieurs localités en 
France portent ce nom. 

Bromptonum, Brompton, bourg d'Angle- 
terre (Middlesex). 

Brondulum, Brundulum [Plin.], Brofidolo, 
bourg du pays vénitien. 

Bromum, voy. Bren'nia comitis. 

Brossa, Ambrosiopous , Brosz, ville de 
Transylvanie. 

Brovonacum [Itin. Anton.], BROvoNACiE, 
localité des Bridantes, dans la Britan- 
nia Romana, auj. Wlielpcastle, dans le 
Cumberland. 

Brubacum, Braubach sur le Rhin, ville du 
Nassau. 

Brucariacum villa, voy. Brocarlacum. 

Brucsauum, Brucfisal, ville du gr.-duché 
de Bade. 

L'imprimerie existe dans cette YlIIe au commen- 
cement du XTiie siècle, et le premier imprimeur est 
un Français du nom de Gilles Vivet : Joh. Val, Pts- 
lorii begUrer oder Schatz der Seelen^ voie mon 
Gott erkermen, fûrehten und lieben soUe. Bruchsal, 
durch Egidium Vi?et. 1005, in-8 [Bibl, exotica, 
part, aliem., p. 200). 

Bructeri [Tac], Bpouxripoi [Ptol.l, peuple 
de la Germanie, habitant sur les bords 
de l'Ems et du Rhin, entre Osnabrùck 
et Munster. 

BRLERiiE, Bruyères ; plusieurs localités de 
ce nom en France, dont un bourg du 
dép. des Vosges. 

Nous ignorons sur quoi se fonde le Dr Cotton pour 



prétendre quMi a existé une imprimerie dans ce 
Bourg en 178S. 

Bruga, Krvlm Pons, Bi*uck, Bnigg, bourg 
de Suisse, sur TAar (canton d'Argovie). 

Bruga ad Ederum, Armorder Brug, ville du 
Nassau [Graësse]. 

Brug^e, Brugge, Bruges, ville de Belgique 
(Flandre occid.). 

Tous ceux qu'intéresse Thistolre de Piroprimerie 
ont entre les mains le monument aue Van Praet 
consacra à l'illustre introducteur de la typographie 
dans la \ille de Bruges; il est donc inutile de 
nous appesantir sur des faits universellement con- 
nus. 

Le premier livre imprimé par Golard Mansion est 
sans date ; c'est le Jardin de dévotion, imprimé vers 
1475, in-foL de 29 ff. à 2S lign., sanscli., récL, sigii. 
ni init., en anc. grosse bâtarde. Au dernier f. on lit : 

Primum opus impressum per Golardum 
Mansion, Brugis. Laudetur omnipotens. 

Le premier livre avec date est : Bœcaee du de- 
ehitt des nobles hommes et eleres femmes traduit 
du latin en françoi». Bruges, Colard Mansion, 1476, 
gr. in-fol., en anc. gros caractère gotb. saosch., 
réd. ni sign., avec minuscules pour indiquer la 

8 lace des initiales qui doivent être miniaturées; 280 
'. \ 2 col. de SS lignes. A la fin i A la gloire et 
loenge de JH\\eueta l'instrvction de tous (| a este 
eestui euure de boca \\ ce du decMet des nobles 
hommes et femmes, im || prime a Bruges par 
Co II lard Mansion. Anno m || cccc lxxvJ. 

Parmi les volumes sortis incontestablement des 
presses de Golard Mansion qui ont été découverts 
depuis la mort de Van Praet, nous citerons la pre- 
raière édition de VBstrif de Fortune, de Martin 
Franc , in-fol., sans I. n. d., mais imprimé avec Ir 
caractère goth. du Boece de 1477. La Bibliothèque 
impériale, qui, grâce au zèle ardent de son ancien 
administrateur, possède wie suite superbe des Uvtvs 
sortis des presses de Golard Mansion, n'a pas ce ra- 
rissime volume; mais, comme il est k la biblioili. 
Sainte^eneviève, il faut espérer qu'un Jour ou l'au- 
tre, par voie d'échange, il viendra compléter une 
collection des plus importantes au point de vue de 
la typographie française. 

Le registre de la confrérie des libraires de Bruges 
renferme deux noms d'imprimeurs antérieurs k Go- 
lard Mansion, Dieric de Prentere (Didier l'impri- 
meur) ^ en 1457, et l'année suivante, Dierk F. lan de 
Prentere {Didier, fils de Jean l'imprimeur) \ en se- 
condlieu un libraire nommé Jean Briton (1454-1 iM). 
Le premier (car ces deux Dieric à la date de 1457 et 
1458 ne nous paraissent faire qu'un seul et même 
artiste)^ le premier était un imprimeur xylographe 
qui découpait des caractères ou des images en relief 
sur des planches de bois ; il ne reste malheureuse- 
ment rien que l'on puisse lui attribuer avec certi- 
tude. 

Le second exécuta c par un art nouveau et des 
instruments de son invention^ un écrit composé à 
la prière de lévéque de Térouanne par Jean 
Gerson, et que ce prélat avait fait transcrire dans 
deux tableaux pour qu'ils fussent exposés at 
dehors de son église, > (Voy. Man. du Libr., k l'art. 
Gerson.) 

« Cette nouvelle manière d'écrire, dit' M. Van 
Praet, consistait probablement à motder des carac- 
tères avec des lettres de laiton k jour, semblables à 
celles qu'on a longtemps employées pour exécuter 
des livres de liturgie et de chœur. > 

Ces deux tableaux furent imprimés par Jean 
Veldener pendant son séjour À Utrecht, vers 1480; le 
seul exemplaire que l'on en connaisse est à la Bi- 
bliothèque impériale. 

On ne connaît pas d'autre imprimeur à Bruges au 
xve siècle ; mais, tout au commencement du xvi», i 
faut citer Heynderic van den Dale, dont on connaît 



2n 



BRUGiE BEARNl^. — BRUXELLA. 



218 



en 1593 an rare petit Tolume in^ intit. : Rosarium 
rirgims Marie, Jft It ornés de M lig. gravée* sur 
cuiTre. A la 8n : /mprewiim Brugiâ perme nqfn- 
Hrwnlidf OaUe. Anno Dfti M cccoc || TerTto de- 
cimo memengU MartiJ. 

Ce petit Tolaine, fort rare, passe pour être le pre- 
mier ouvrage orné de planches sur cuivre qui ait 
paru en Belgique. . ^ 

Pour le long séiour qa^ (ait Guill. Caiton à Bru- 
ges, Toyei une longue et intéressante dissertation 
de M. Aog. Bernard [Hist. ds Vimpr,, 1. 11, p. 36) à 

385). 

Yen le milieu du xn" sitele, Hubertus Goltdus, 
Pnn des pins savants archéologues et numismates de 
son époque, fondait k Bruges, dans sa propre mai- 
son, une imprimerie d*une certaine importance, & 
son reUMH- d'Iutte, d*ob II rapportait et d'admirables 
souvenirs artistiques et le titre de citoyen romain. 
Ses commanditaires, ses protecteurs, ses amis les 
ptu dévoués, étaient ces frères Laowerin ou Laurin, 
la GroUkn de la Belgique, dont la bibUothèqae est 
restée câèbre. Goltsios compoiait loi-méme, corri- 
çeait et wtHtait en pages ses propres ouvrages ; il 
alla Jusqu'à en graver lui-même toutes les planches. 
îje kmuel (lom. U, col. 1033) donne le détail des 
principaux ouvrages émanant des presses particu- 
liHesd^aberGolta [Foppens, Bm. Belgiea]. 

Brvgm Bearni^^ Bruges, bourg de Fr. 
(Basses-Pyrénées). 

Bmjgga (?), Bntfjg, en Suisse (caiit. des 
Grisons). 

II. Teraaux cite un livre imprimé dans cette loca- 
lité : B. Amhom ttegOge wie dergebuet der evan- 
geliukm kirchen in Rfuttia. Brugg, 1680, in-8. 

Bbcgnatith, BruxNUcum^ Brcnetum, BrU' 
gmUo, ville d'Italie, sur le fl. Vara (prov. 
de Gènes). 

BRrMiA, Toy. Prumu. 

Brunna, Brinnïlm, Brinnum, Civitas Bru- 
NENsis, Bruxxa, Brùnn, Bnio, ville de 
Moravie (Autriche). 

Le premier livre connu et cité par tous les biblio- 
gnpiies comme imprimé dans cette ville est un 
Agtmia uamdtan ehorum Olomticensem. Bruns, 
1M0, in-ft (Rain, n* 371). Le second est : Johanne» de 
Tkaroez, chnmiea HungarUg. in\\ineUta terra 
Morwrie Bmnesi Uum \\ bratissime impressa finit 
FeOeius. Anno 8a||lutis M cccc LyyyvIiJ. die x\ 
Martii. In-foL goth., fig. s. b 

Ce n'est qu'en 1491 que nous trouvons les noms 
de deux imprimeurs : BIissale strigo^iiense im- 
nrc as u m Brunnae... per ingeniosos ac magnarum 
indostriarum virQs Conradura Stahcl et Mathcum 
Preinlein, impressores venetos, 1491, in-4. 

Conrad Stahel était imprimeur à Passau vers 1^0 ; 
il s^assoda probablement avec un Allemand arrivant 
de Venise pour fonder le premier établissement 
typographique deBrunn. 

BRtrxDULUM, voy. Brondolum. 

Brundustom [Cœs., Cic, Tac, etc.], 
Brundyshtm [P. Diac.j , BpwWawv fPo- 



lyb., Strab. 
Japyçii, au, 



, Bpcv<^saiov [PtoL], ville des 
Brindisi (Brindes), ville 
forte d*italie (terra d'Otrauto). 

BRCTŒTLif, voy. Brugnatum. 

BRDxoDUMJif^ voy. Braunodunum. 

Brl'xoxis moxs, BourmoîU, ville de France 
[Haute-Biame). 



Brunonis vicus, voy. Brunsviga. 
Brunopolis, voy. Branecium. 
Brdnsberga^ Braunsberga [Cluv.], Brans- 

BERGA, BrUNSBURGUM. BrUNORUH (?), BrI> 

NEBER [Chr. E^inh.], Bnmsberg, ville 
de Prusse, dans la prov. de Kônigsberg, 
sur le Wescr. 

Le Dr Cotton nous apprend que le cardinal Hosius, 
à son retour du concile de Trente, établit dans le 
collège de Jésuites de cette ville une imprimerie qui 
fonctionna à partir de l'année 1601. On trouve sur 
ces livres BROnORitCequi peut s'appliquera Bruns- 
berg, mais pourrait également signifier Brvneck en 
Tyrol. Le catal. de la Bibl, Hielmsii^na (p. 278) 
nous donne t Gultielmi Corvini assertiones ex uni- 
versa pMlosopMa, préside Stanisiao RadzinekU 
Bninori, G. SchGnfeis, 1604, iu*8. 

Brunsbutta, Bnuisbùtteî, bourg du Hols- 
toin. 

Brunsviga [Luen.] , Brunsvh:um [Cluv., 
Cell.J, Brunonis vicus, Brunopous, 
BMwischweig , Brwismg, ville d'Alle- 
magne, capit. du ducbé du même nom. 

C'est à l'année 1509 que Falkenstein fait remonter 
l'imprimerie dans cette ville, et Panser nous donne 
le titre du livre : Regimen sanitatis Anglorum 
Régi ex Parisiensi gymnasio miuum. A la fin : 
Expressa sunt hœe in florentissima urbe Bnuis- 
vigo, per Joannem Dom, imposita suprema manu 
quinto Iduum iunii, anno Christi 1509, in-ft. 

Le second volume cité par lui est : Probœ Falco- 
niœ virgilio-centones. Bruns vie i , 1510, in-A ; et la 
même année parut un commentaire de llenr. flâner 
sur ce livre. 

Bruntutum, Bruntrutum, Bruxdusia, Brus- 
msiA, Porentruy (Bruntrut), ville de 
Suisse (caiit. de Berne). 

Quelques géographes croient cette ville bâtie sur 
remplacement de VAmagetobria de César. Cest à 
1594 que Falkenstein fait remonter l'imprimerie 
dans cette ville : nous ne connaissons pas le livre 
qui lui fournit cette date, mais dès l'année suivante 
mus trouvons : Sacerdotale BasUiense jussu Ja- 
cobi Christophori Episcopi Basiliensis editum. 
Bnintuti, 1595, in-a (Catal. d'Estrécs, n« 710 ). On 
sait qu'après la réforme cette ville devint le siège 
de révêché de Bâle. 

Brusca, Brusciia, Breusch, bourg d'Alsace 
(Bas-Rhin). 

BuuTTiUM rPlin., Liv.], Brutiorum regio 
[Jornand.] , Boernavr, ywpa [Polyb.] , 
Bperrîa [Strab.J, prov. du Sud de Tlta- 
lie, habitée par les BnttHi, comprise 
dans les CcUabres. 

Bruxella [Cluv.], BRUXEL.fi [Cell.], Bru- 
CELLE, Bruxelles [Brùssel), cap. de la 
Belgique. On trouve Brucelas et Brur 
selas sur les livres espagnols, et Bruesel 
sur les flamands. 

Les frères de la vie commune, de l'ordre des Hié- 
ronymites, étaient établis en Belgique depuis l'an 
1S70 environ; ils avaient pour fondateur Gérard 
Groot on Gérard le Grand, né à Devender en 1S40 ; 
leur maison, chef-d'ordre, était k Gand ; elle existait 
déjà en IftSS, rue basse de l'Escaut (Nederschelde- 
straet] , dans le bâtiment qu'occupe ai:4ottrd*hui l'hos- 



219 



BHLYJKRIiC AD VELOGERAM. — BUCHAiMA. 



220 



pice des Kuldcrs; ils forent supprimés eu 17M 
[A. Voisin, impr. partie, aux Pays-Bas], L'histo- 
rien inédit de la ville de Louvain, J. Molanus, nous 
donne dans son intéressant ouvrage, dont M. Van- 
Hulthem possédait une fort bonne copie, plusieurs 
détails fort curieux sur la règle et les actes de Cfs 
religieux lettrés : fVatranus, prior primus Vallis 
S. Martini, auxit structuras^ fratres conscribcre. 
libros octo horisjussit quotilfet ipst die.,.. Cum ty- 
pographia adinventa esut, eoiuui sunt etiam Mar- 
tinenses, exempta aliorum quorumdam régula- 
rium, quœdam iypis exprimere. Sed cum tnde 
dispeHdium faceraU, ab impressione mox cessa» 
runt, contenu fere describere Ut/ros offlcii eccte- 
siastici, eo qnod alH liàri per typagrapkos poMStm 
ederentur. Gomme on le voir, ce furent desreligieax 
du couvent du Val Saint-Martin dans le diocàe de 
Liège, qu*il faut se garder de confondre avec le cou- 
vent du même nom du diocèse de Tournai, appar- 
tenant aux Bénédictins ; ce furent les Hiéronymites 
du Val Saint-Martin qui les premiers se livrèrent à la 
typographie, aussitôt après Tintioduction en Belgi- 
que, par Thierry Martens d*Alost, de cet art qui, sc- 
ion rexpressioQ de Laurent Valle, 

Quod vix in toto quisquam pnescripserat anno 
Munere Germanico confkit nna dies. 

(Encore une pierre Jetée par le poCte aux partisans 
de L. Coster.) 

Les frères de la vie commune se livraient à Pédu- 
cation et A l'enseignement; ils avaient plusieurs éco- 
les à Deventer, A Bruxelles, A Cambrai, etc. ; A Gand, 
ils formèrent plusieurs élèves célèbres, entre autres 
Josse Bade (Ascensins) ; A Deventer, ils eurent l'hon- 
neur d'instruire Erasme de Rotterdam, dont le pn>- 
fesseur s'appela Alexander Hegius. Nous les retrou- 
verons ailleurs, particulièrement A Marienthal, où 
ils impriment avant même le retour en Belgique de 
Thierry Martens ; A Nuremberg, A Rostock, A Schoon- 
hoven, etc. 

Leur première impression bruxelloise qui porte 
une date certaine est imprimée avec un caractère ex- 
trêmement irrégulier et barbare, sans ch., réel, ni 
sign., et avec un luxe d*abréviations qui en rend 
la lecture aussi difficile que celle des manuscrits du 
même temps ; elle fut exécutée dans leur couvent ; 
la maison qu'ils occupaient alors fUt cédée par eux 
aux religieuses de Sainte-Claire quand ils quittèrent 
la ville au xvi* siècle, par suite des troubles politiques 
des Pays-Bas. Kn voici, d'après Hain, le titre exact : 
Arnoidus Geilhoven ou Gneyloven de HoUandia de 
Rotterdam. Ordin. S. Auçustini. Cnotosotitos sive 
»peculum conscientia..,. Presens hoc spéculum... 
Arte îpssolria multiplicatû. ^ fftû liuàna suffecit 
îdustria Isatis sollerî elaboralû. Bruxetle opido 
tfraààcij^e ftnitû féliciter anno d/U M^ cccco. Lx. 
xvi". XXV I mensis maij. Sur quelques exempl. la sous- 
cription est difTérente. 2 parties ai un vol. in-ful. 
A 2 col. de 50 I. 

Un grand nombre de bibliographes font remonter 
à 1472 la date de Pintroduction de la typographie 
dans la \iUe de Bruxelles : voici, mais imprimé sans 
nom de lieu ni de typographie, sans ch., sign. ni 
réel., le vol. qui a donné lieu A celte revendication : 
indpit sUma collacionû ad Ôe genus ttominU. — ù- 
nitû est hoc opus. Anno domini 1. A. 72. die lA men- 
sis julii, in-fol. de 111 (f. à 2 col. de AO lignes. Ce 
\olume passe pour avoir été imprimé A Bruxelles chez 
les frères de la vie commune ; il est du moins exé- 
cuté avec les caractères du Gnoto80litos;tt cette date 
de 1A72 parait être exacte, car à l'exemplaire de la 
vente La Serna Santander était écrit sur une f. de 
vélin, en tête du vol., cette note : Uunc Ubellum ego 
Anthonius Estourncl emi bruxellc anno Xvi. 
M.iiiic.LXXiU. 

M. Didot, lui, donne comme premier livre imprimé 
A Bruxelles une édition de 1A7A : Epistola Beati Gre- 
gori Pape de expositione Ezechietis ad Marianum 
episcopum. — expliciunt omelic Gregori Pape.., 
in-A, 1A7A (voy. Amati, p. 13y, qui ajoute : Char, 
coth. eod. quod impressi sunt 1081 in bac dvitaïc 
Sermones D. Bemardi), 



Un assex grand nombre d'ouvrages de liturgie ou 
de théologie ascétique et sermonnaire furent encore 
imprimés par les frères de la vie commune A Bru- 
xelles : nous ne pouvons ici en donner le détail, et 
croyons devoir nous en tenir aiu trois volumes que 
nous avons cités, en maintenant, avec MM. de Reif- 
femberg, Gottf. Reichhart et autres bibliographes 
modernes, 1A70 comme date certaine de l'introducti<» 
de la typographie dans la capitale actuelle delà Bel- 
gique et Jadis de la contreCiiçon. 

BRUYiERLfi: AD Velogekam , Bt^uyéTet-star- 
lorVélogue. village de Franche-Comté 
(Haute-Saône). [Ann. Fr.a. 805]. 

Brygianum, voy. Arcennum. 

Le catal. Baluxe (n* 6A5i) nous donne un titre de 
livre imprimé A Bracciano en 1020 : JutU Cmsaris 
Rainerii catalogus censurorum et irregularitatum. 

BnysEM, Boiottat IHpm. , lliad.] , B^uotxi 
[Pausanj, localité de la Laconie^ au 
pied duTaygcte, auj. Potrini. 

Brystacia, Umbriaticum^ Umbriatico, bourg 
d'Italie (Calabre citer.). 

BirBULiE, BuileSy bourg de l'Ile-de-France, 
à 4 lieues de Beauvais (Oise). 

BucA [Plin.], Bcûîta [Strab.], ville des 
Frentani, dans le Samnium, auj. pro- 
bablement TermoH, ville dltalie^ dans 
la Capitanate. 

BUCARESTA^ BUCIIURESTUM, ThYANUS (?), BOU- 

kharest, Boukowesti, ville des provinces 
danubiennes (Valachie). 

Cest aux efforts multipliés de l'hospodar Jean- 
Constantin Bassarabas que Ton doit llntroductioiide 
rimprimerie A Bucharest, ù la fin du xvtie siècle. 
Weller (Altes a. allen Theilen d. Geisch., vol. II, p. 
820) nous donne, comme premier livre imprimé 
dans cette ville, Biblia tVcUlachica: Bukarcst, 1688, 
in-fol. Pour l'histoire de rimprimerie qui a produit 
cette bible, on peut consulter If e(/ad« statUM Ècclcs. 
Grœcœ, p. 13-17. Cette bible est citée par Henderson 
dans ses c BibUcat researches in Russia •; mais U 
lui donne A tort la date de 1068. 

BucciNA, PnoRBANTiA INSULA, Uc Ltxenzo, 
sur la cote de Sicile. 

Buccipni:M, voy. Bociianilm. 

BuccoNis Villa, Bouzonville, bourg de Fr. 
(Loiret). 

BrcELL^, Bucelhis, localité de Portugal. 

M. Temaux cite : Antonio CarveUho de Parada, 
Arte de reynar. Bucellas, Pedro Craesbeck, 16Ai, 
in-fol.— Antonio cite le livre sans en désigner le lieu 
d'impression ; mais la Bibliotk. Lusitana {l, p. 107) 
confirme l'assertion de M. Temaux. Ce Pedro Craes- 
beck était établi A Lisbonne depuis le commen- 
cement du xviic siècle. 

BucELLUM, Civita Borella, bourg napoli- 
tain, dans l'Abruzze citer. 

BUCEHIALEA, VOV. BeUCU^LM. 

BucFELDUM, Bocfeld, bourg d'Anglotenv 
{Adamus de Bocfeld, ord. fr. Minor. 
sœc. xiv), 

BiicuANiA, Buchan, district écossais du 



221 



BUCHAVIA. — BULLIO. 



222 



comté d'Aherdcen^ sur la mer du 
Nord. 

BicAAVU, Blxdum (pagus qui Buqui voeu- 
twr, Mgmh. cbr.\ sans doute Budsau, 
pet ville de Souabe (Ba?ière). 

BccmNGHAJiiA y Neomagus 9 Buckingham , 
ville et comté d'Angleterre. 

J. Scdey poMMiit on éubiiaaeiiieiit typograplii- 
qne en cette Tille en ITSXi on important ouvrage lUt 
publié par ce mène Seeiey, li nous en croyons le 
SttffpL do Dr Cottoo, soixante ans aprfes la création 
de son imprimerie t ce fut le lirre du savant 
ly Charles &Goanor, intitulé : Jl«raiiii UiUndca- 
rwm Èoripîorttt • an admirablv edited work, prin- 
led at tbe expcnse of Us GrKe tbe Duke of Bnckinc- 
Imm. ■ Lovndes cite cet ouvrage sons la date de 

BiTjAci M, Bucy ; plusieurs localités por- 
tent ce nom en France. 

Bi'CLvni, voy. Vulceja. 

Buda [CIot.^ Oeil.], voy. Aquincum. 

Nous jouterons quelques mots à l*Srtfcle que nom, 
avons consacré à Pimprimeffe de Bude t le grand 
Msdiias Gorrin, désirant ftdre de sa capitale VEmpO' 
Htm teitoManniLt ctaarffea son parent LjKlislas Ge- 
reb, Tice-dnnoelier de Hongrie, depuis évéoue de 
Transylvanie et enfin archevêque de Gok>csa, an soin 
d'un étahlissement typographibiie à Bude t celui-ci 
m venir, comme nous levons dit, André Hesse, qui 
hii dédia sa Cnmi^ue iU Hongrie : • Laborem, dit-il 
étoquemnent, qnem omnibus Hungaris mtum at- 
qae Jacundum fore pntavi . quaodoquidem t ut 
quisqne natale sotaun unk% dillgit s reliquisqne or> 
Db tcrrarum partibus kmge anteponit : ita ut suo- 
rum, qoalem vitam egerint qulsqoe vematicos scire 
plmkmm exoptat t ut si que prcdara x memorato- 
qne digna oonspexerit imitarl debeat: si qua vero mi- 
nus féliciter gesta compererit doctus prccavere pos- 
sit.» On ne peut expliquer qu*André liesse n^ait im- 
primé que cette chronkfue, et peui-étre un second 
ouvrage, que nous avons cité, que par la supposition 
d'une mort prématurée ; mais dans ce dernier cas 
powqnoi Laoïslas Gereb, gui vécut Jusqu'en 150S, 
pourouoi llathias Gorvin, laissèrent-ils tomber un 
établissement qu'ito avaient en tant à cœur de fon- 
der ? Qu'est-ce que ce l^urentins Paep, librarius Bu- 
demis, qui fait imprimer en IftOS les Légende sanC' 
tonm regfti Hungarte (Bain, 990S) 7 VoiU des 
questions que nous ne saurions résoudre et que nous 
laissons sans réponse. Quoi gu*il en soit, en 1541 Soli- 
man, vainqueur des cbrétiens, arbora le croissant 
snr la cathédrale de Bude, et le pillage et la dévasta- 
tion de rsdmirable bibliothèque de llathias Gorvin 
furent la conséquence de la ruine de la Hongrie. 

En IdOS, après 1*5 ans de misères, les armes vic- 
torieuses de Léopokl arrachèrent la ville de Bude k la 
i wf i tnd e ottomane, et Tannée suivante Parchevéque 
de Gran, George Saédiényi, y fonda une académie ; 
msH rimprimerie n*y reparut qu'en 1725, et le pre- 
typographe de cette ère nouvelle s'appelle Jean 



Bcddia, Budin, pet. ville de Bohème^ dans 
le cercle de Raconitz. 

BuPccGA, Budingefi, ville de Hessc^ entre 
Francfort et Hanau. 

Le 5Hpp(. du D' Gotton dit qu'un Nouveau Testa- 
memt en allemand fut imprimé dans cette localité en 
1717, et M.Temaux dte : BUdingiaeh Ge$angbueti, 
BîMOngen, 17SS, in-8. 

BUDISSINA^ BiniSSA [Ccll.|, BUDISSINA LUSA- 



TORiiMy Bautzen, Budissin, ville du roy. 
de Saxe, sur la Spréc, ch.-l. de district, 
dans Fane. Lusace Suiiérieure. 

Le premier imprimeur de Bautzen est Nicolas 
WolruD (et non pas tFoIrab, comme récrit M. Got- 
ton), et le titre au premier livre qu'il ait peut-être 
imprimé, ou tout au moins que nous connaissions, 
nous est fourni parla Bibliotn. Saxon, de Struvius : 
Chroniea und antiquUateê des alien Kayserttchen 
ntiffii, der Rœm. Èurg Chroniea und êtadt MOrê- 
burg am der Sala im Obern Saefuen. Budissin, 
1550, in-4. Ce livre est de Emestus Brotuffins, 
rainé, de Merseburg, qui fut d'abord préfet des étu- 
des k l'école de Pforta, puis syndic et bourgmestre 
de Mflrseburg. Le fils de l'imprimeur Wolrub, qui 
succéda i son père vers 1580, imprimait encore i 
Bautxen en lOM, et s'appelait MichaeL 

BuDORiGLif, Boo^ooiTov, BiJDORGis, Bri^-nur- 
l'Oder, ville ae Silésio, suiv. Reichard 
et Forbiger. (Voy. Breoa.) 

BuDORis, Bcu^opt; [Ptol.J, sur le Rhin, auj. 
Morûteim, suiv. Wilnelm, et Bùdei-ich, 
pet. ville prèsCologne, suiv. Reichard ; 
une foule d'autres localités sont encore 
désignées par les géographes. 

BuDoviciUM,BunovisiA, Buduissa. Budweiss^ 
ville de Bohème, sur la Moldau. 

BunRiciiiLTf, voy. Buricuum. 

BUDRUNTUM, BUTUNTUM, viUc dc I'ApULIA 

Peucetu, auj. BiUmte, au N.-O. dv 
Brindes, dans la prov. d*Otrante. 

BuDUA [Itin. Anton.], çrobablement la 
BoOp^cua de Ptolémee, ville de Lusitanie, 
auj. S. Maria de Botna, suiv. Forbiger. 

BuEzzoviiM, BuNrnuM,.BnxoNiuM, Butzow, 
pet. ville du gr.-duché de Mecklemburg- 
Schwerin. 

fie cataU de la Bibliotb. Speculœ PuleovensU {i\c 
Pobservat. de Pouikova) nous révèle l'existence 
d'une imprimerie à Butsow au siècle dernier : Jeu- 
$enii Kraftii Mechanica latine reddita et aucta a 
J. iV. Tetens. Buezzovii, 1775, in-ft. 

BUGEIXA, voy. BlELLA. 

BuLBONiuM, Boulbon, village et aiic. cotnlé 
de IM'ovence (Vaucluse). 

BuuuAcuM, Bulcy, bourg du BeiTi (Cher). 

Bulgares [Gest. Longob. |, BouX-yâpoi |Suid. | , 
Bui/iARi fjornand.J, Simlgares» BoiUgves, 
l)euple de la M(esie inférieure, qui ve- 
nait de la Sarmatie asiatique. 

Buix^ARiA [Cluv., Cell.], la Bulgatia, Bnl- 
ghar-ilH, prov. de l'empire turt , en Eu- 
rope, entre les Balkans, le Danube et 
la mer Noire, cap. Sophia, 

BuLiuM, Bidl, bourg de Suisse (caiit. de 
Fribourg). = Le Btruf, village et aiic 
abb. de Cîteaux, près Limoges (Haute- 
Vienne). 

BuLLio, BuLLONiUM, BuLUUM, BotiWon, ville 
de Belgique (Luxembourg). 



223 



BULLIUM. — BURDIGALA. 



224 



Pierre Rousseau, imprimeur de Toulouse, se lit, 
en 1760, Pèditeur du Journal eneyelopidique, quHl 
alla imprimer à Bouillon, Tille essentiellement to- 
lérante, et dont les anciens ducs de Bouillon avaient 
fait un lieu de refuge pour les protestants et les 
néo-philosophes. Pierre Bousseau imprima vers cette 
époque un assez grand nombre de livres de polémi- 

Îue religieuse; nous citerons seulement: Justini 
'eàronii, JuriicoMuUi, de Siatu EecUsiœ et tegi- 
ttma potcitate Romani Pontiflci», liber êinguUtri», 
ad reuniendos di»$identeê in religione Chri»tianos 
compotitus; BuUioni, 176S, in-4; ouvrage qui, bien 
qu*écrit en latin pres<](ue macaronique, eut un grand 
retentissement ; u était d*iu nommé Lefèvre, du dio- 
cèse de Trêves, et fait à la requête des princes dis- 
sidents d*Aliemagne. 

Il fut réimprimé deux ans après dans la même 
ville. 

BiiLLiuM, Beuil, pel. ville de Touraine 
(Indre-et-Loire). 

Blngeia, Blngiacum, Bondy, bourg de Fr. 
(Seinc-etrOise). 

Bungucensis Silva, la Forêt de Bondy; 
s'est appelée aussi Ljberiacensis Silya^ 
la forêt de Uvry, et peut-être aussi 
Lauchonia Silva, sous les Mérovin- 
giens. 

BUNITIUM, BouvÎTlGV fPtol.],VOy. BUEZZOVIUM. 

BiNOMiA, voy. Pella. 

Blouojlm, Bitquoi, bourg de Fr. (Pas-de- 
Calais). 

BuRA, Bùren, ville de Prusse, dans le cer- 
cle de Minden. 

BuRBo Ancelu, Bl'rbu Anselu, voy. Borbo- 

NIUM AnSELMILM. 

Nous trouvons dans le P. Lelong: Lettre mr les 
vertus des eaux minérales de Bourbon-Lancy, par 
iaaac Cattier, médecin. Bourbon, 1055, in-4. 

Burbo Arcimbaldi, voy;' Aqu^e Bobbonle. 

BURBONENSIS AGER, BoRBONENSIS PROVINCU, 

le BotirbonnaiSy anc. prov. de France; 
forme auj. le dép. de l'Allier. 

BlRBLRGUM, voy. BrOBIRGUS. 

Blrchana insula [Plin.J,Bcupx*''U [Strab.J, 
Fabaria |Plin. iv], ile de Borhum, dans 
la Frise, au N.-O. de Emden. 

BuRCHARiAci M, voy. Broc'.ariacum. 

BuRCHOLMiiM , Btircholm , ville forte de 
Suède (Gothic). 

Blrchlsa, BuRciiLsii'M, Burghunsen, pet. 
ville de Bavière, dans le cercle du lias 
Danube. 

Le Suppl, Coiton, sans aucun détail à Tappui de 
son assertion, dit que l'imprimerie exista dans cette 
localité en 1738. 

Blrcinalium, Cranenhurg, ville de Prusse, 
dans la prov. de Clève. 

BuRDiGALA [Itin. Anton., Sid. Apoll.l, Bcup- 
kv^aXoL [Strab.,Ptol.],BuRDEGALA [Amm. 
Marc, Cluv.], Civitas Biturigum Vivis- 



(:ori:m [Inscr. Grut.], Bordiaus [Chron. 
S. Dion.], Bourdeamx, Bordeaux, ville 
de Fr. (Gironde). 

M. Gustave Brunet, l*éminent bibliographe borde- 
lais, nous adresse quelques notes au sujet de la 
proto-typograpbie bordelaise, que nous insérons 
presque sans additions ni commentaires. Le pre- 
mier volume avec date imprimé k Bordeaux est on 
in-folio de 2ft0 f. divisé en trois parties (la dernière, 
sur le fronUspice de laquelle sont les armes de la 
ville, est impnmée en 152ft) ; il est inUiulé : 5vifui 
diuersar\nn questionum medicinaliû perordinial- 
phabeti : coUectarû Per Mgf. Gabrielem dé Tare' 
gua, doctorem regentem Burdegale. — Impressuj 
est hoc opust comnietu?; Burdegale décima octaua 
die mCsis decembns anno cristi millesinio quingë- 
tesimo vicesimo Per Gaspardû pbliippum cafcogra- 
plium prope sanctam columbam morantem. 

Ce volume fut réimprimé en 1524 par Jehan 
Guyart, et Fauteur, dans cette seconde édiUon, est 
nommé de Tarrega. (Voir, au sulet de ce médecin, 
un article do Dr Cailleau dans VAlmanaeh de la Soc» 
de médec, de Bordeaux, et un autre de M. Jules 
Delpit, dans les Actes de TAcadémie de Bordeaux, an- 
née 18A8, pag. 117-1S2.) 

M. J.-Gh. Brunet, oui décrit consciencieusement les 
deux volumes, fait observer avec raison qu*il parait 
peu probable que Timprimerie bordelaise ait oébuté 
par un ouvrage aussi considérable. 

Gaspard Philippe était imprimeur à Paris dès Tan- 
née 1699 ; en 1508 il y avait exécuté pour Martin 
Alexandre et consorts « la Pragmatique Sanction, 9 
in-A. de 88 et A7 iC Mais on ignore à Thiler- 
cession de qui sa typographie fut établie à Bordeaux. 
U semble avoir cédé au bout de quelques an- 
nées son établissement à Guyart, qui s^nnonce en- 
lement comme habitant devant l'église Sainte-u>- 
lombe : sa marque est, sauf le changement de nom, 
exactement la même que celle de Gaspard Philippe 
(voy. Silvestre, Marques typographiques). 

Sans doute Gaspard Philippe fut mandé à Bordeaux 
par la municipalité. Jalouse de mettre la métropole 
de la Guyenne au niveau des grandes villes avoisi- 
nantes ; il y insulla une tvpogniphie et la dirigea 
Jusqu'à ce qu'il eût formé des élèves en état de le 
remplacer, puis retourna k Paris. 

Jehan Guyart imprime depuis Tannée 152ft; i cette 
date nous connaissons de lui la 2e édit. du livre de 
Taregua, et les Constitutiones Johannis de Puxo, 
va-k. En 1528, nous trouvons les Coiudaiies 
gènèralles de la ville de Bordeaux, in-4, dont un 
exempl. sur vélin est conservé dans la bibliothèque 
de la ville; en 1529, les Gestes des sotUcitman 
d'Eustorg de Beaulieu; ces deux rares volumes 
sont les deux premières impressions françaises exé> 
entées k Bordeaux que nous connaissions. 

11 faut également ranger parmi les producUons de 
Tancienue typographie bordelaise la Complainte du 
trop tard marie, in-8, de 8 ff., pubUée avec la mar- 
que de Guyart, et la Complainte du trop tost ma- 
riéf exécuta avec les mêmes caractères. 

£n 1545, un nouvel imprimeur bordelais, François 
Morpain, publie un rare et curieux volume : Unguœ 
Vasconum primitiœ per Bemardum Deckepâre, 
rectorem sancti Michaelis veteris. Burdigalae, Franc 
Morpain, 1545, pet. in^ de 28 IT. Ce volume, malné 
son Utre latin, ne renferme que des pièces de poàie 
en langue basque; c'est, croyons-nous, le premier 
volume imprimé en cette langue : il a si complète- 
ment disparu, qu'on ne connaît que l'exemplaire de 
la Biblioth. impér. de Paris, exemplaire dont M. G. 
Brunet a donné une minutieuse et intéressante des- 
cription dans les Actes de V Académie royale de 
Bordeaux, ann. 1847, p. 79-162. 

Le plus grand nom de la typographie bordelaise 
est incontestablement celui des Millange; plusieurs 
générations d'imprimeurs de ce nom portèrent & un 
assez haut point de perfecUon l'art typographique 
dans la patrie de Montaigne. Mais leur plus beau 
titre de gloire est d'avoir été les premiers éditeurs 



225 



BURDIGALA IN DELPHINATU. — BURGUM AURACENSE. 



226 



EuAls de Phomine de génie dont 
la ville de Bordeaux est à Juste titre si fière. 
SiiDoa llUlaces, le cbef de la fimille, donna 
en ISM et 15S2 les deux premières éditions des 
deax premiers Utivs de Micnel de Montaigne. 

La première édition de 1580, bien moins complète 
que 1rs sniTanles, est devenue depuis quenues 
années unjoyan bibliographique du premier ordre ; 
an eiempi en maroqnin, qui n'avait été payé que 
18 lirres t la vente d*llanganL, en 1780, est monté h 
2Mt fr. à celle dn prince Radziwil en 1805 (n*820). 

Jacqoes Mongeroo-Millanges succède k Simon Mil- 
langes, son ban-père, et après lui nous citerons, 
pnitti les typographes bordelais au iTn« siècle. Du- 
dier,VeiDoy, Pierre de la Cour et Simon Boé. 

Un arrêt da conseil du mois de Juillet 1088 avait ù\é 
il2 le nombre des imprimeure qui pouvaient exercer 
dans la ^ille de Bordeaux ; ce chiffre fut réduit à 10 
par rarrét du M mare 1759 et ne fut plus dépassé. 

En ITSI* le rapport fait à M. de Sartines signale à 
Bordeaux 15 Ubraires et 10 imprimeurs, employant 
ensemble 38 presses. 

Bi'RPiGALA IN Delphinatu^ Bowrdeoux , 
bourg du Daupbiné (Drôme). 

BcRGAsuy voy. Bergcsitm. 

Bi'RGAViA. Bwrgau, Tille de Bavière, dans 
le cercle du bas Danube. 

Bl'BGDORnUMy BURGYITXA, BURGIVILIA, BkR- 

THOLDiuMy Bargâarf ou Berthoiui, ville 
de Suisse (caut. de Berne). 

BcRGOoRncM OPPIDUM, BuTgdorf, ville de la 
Confédération germanique, rov. de 
Hanovre, préfecture de Luueburg, sur 
TAa. 

L*iaiprlaierie existe dans Vum ou Tautre de ces 
deox vIDes au Tf siècle : plusieun bibliographes 
ont prétendu que c'était à la vUle helvétique que 
s*appliquait la souscription des ouvrages que nous 
allons dter; mais depuis un certain nombre d'in- 
nées Popinion contraire paraît prévaloir : Traetatui 
de tifiparUkmitus animantm posi exitumletuf. a 
earporiè' BdWlin erdfoniia nb exceltentitsimo viro 
Jacobo de ClMiaîord, Carth. — Impressus in opido 
BoRdorf , annofdfU 1475, in-fol. de 20 ff. k 35 llg. 

L^xcmpl. de ce livre rare, qui Ogurait à la vente 
Beani, contenait une note manuscrite qui en attri- 
buait Pexécution typograpbiqueè Lucas Brandis, l*im- 
primeur contemporain de Lubeck et de Merseburg, 
qui anrait éf^lement imprimé à Burgdorf le vol. que 



i citons plus bas; M.Gaullieur,qui le revendique 
natareOenient pour la Suisse, prétend que Tlmpres- 
sioo en doit être attribuée k l'imprimeur anonyme 
de Strasbourg dont les produits sont reconnais-' 
tables à b forme particulière de la lettre S. 

Ebett, Trosa et bien d'kutres experts sont les 
dn Hanovre. Qui tranchera la question ? 
it parviendra-t-on k éclaircir tant d'autres 
polBti qui restent obscora dans les origines de l'im- 
VK T par la création dHin musée typographique 
ka fastes galeries de la Bibliothèque impé- 
riale, dont les riches collections d'incunables, dispo- 
ste avec méthode, classées par années et par pays 
cl fwwiniqnéfs avec complaisance, permettraient 
a«x bibliographes l'étude comparée des premien 
Bmnments de l'art 

Le second votaune imprimé à Burgdorf est inti- 
talé : imeipit ûgenda Sonet, ff'olfgangi epieeapi 
Ke ih iptmeMMii ewm offkio vetperarum matutina' 
non et wdsêe de eodem. Impressum in opido Burg- 
dorf, anno dfU lft75, in-folio de 20 ff. S. Wolfj;ang 
tpovqooi M. Brunet estropie-t-il le nom de ce saint 
éVêqve T) était fito da comte de Pfnlingen; il mou- 
rm en 9M et ftit canonisé par Léon viu. (Freytag, 
p. lits.) 

UCnORIf. M GÉOGB. 



BuRGËLLA, Bùrgel, pet. \ille de Saxe, au 
N.-O. diéna. 

Bi RGETUM, le Bourget, pet. ville de Fr. (Sa- 
voie). 

Bi'RGETLif AD MiNciUM, BoTghetto, dans la 
prov. de Vérone, sur le Mincio. 

BURGI, BURGUM, BraVI'M (?), Bfoûcv [Ptol.], 

CiviTAs BuRGiTANA, Bwgos, vilIc d'Espa- 
gne, cap. de la Vieille-Gastillc. 

C'est à l'année 1485 que nous pouvons, d'accord 
avec tous les bibliographes espagnols, re|)orter la 
date de l'introduction de la typographie dans cette 
ville célèbre, et c'est encore un Allemand, sans doute 
un élève de Bertbold Rot, Frédéric de Bâle, que les 
Espagnols appellent Fadrique Aleman, que nous 
avons à citer comme le premier imprimeur connu : 
voici le titre et la description du premier vol. qui 
passe pour être sorti de ses presses : 

Arte de Gramatiea de Fray Andrée de Cerezo. 
(en lettr. rouges) Andréas Guterriu» Cerasianus Am- 
numitsinuf Domino Ludovico Aeu/fia : BeverendU" 
simoque patri in Xpto Epiectypo burgensi bene me- 
rito et viro graviàsimo êalutem plurimam dieit, 
A la fin : Même martio duodeeima die anno satuti» 
domini 1485 guo lempore ctariêsimi reges Fredi' 
nandus et iietisabeUa infidèles ingentibus copiis de- 
solare ceperunt superstUe iUustrisstmo principe 
Joanne in-fol. lettr. goth. 

Frédéric de Bâle demeura longtemps k Borg05, car 
nous le voyons encore, à la fin de Tannée 1512, im- 
primer {por arte r industria de Fadrique aieman 
de Basilec^ la première édition de la célèbre chro- 
nique du Gid {Çroniea del famoso CaualUero Cid 
Rttffdiex I Campeador) . 

Le premier imprimeur dont nous trouvions le nom 
an xv« siècle, après Frédéric de Bâle, est Jean de 
Burgos; il imprime en 1491 un César in*fol.; en 1405, 
le livre appelé: Compendio de la humana Salud; 
et ce qui est assez bizarre, c'est qu'il est chargé, en 
1497, de réimprimer le premier ouvrage sorti des 
presses de Frédéric de Bue, VArte de Grttmatica de 
F. Andres de Cereio. 

En 1498, il publie le célèbre roman de Merlin {el 
Batadro del SeMo Merlin CÔ sus pro(ecias), la même 
année que l'édition française, qui, suivant nous, doit 
avoir précédé le livre espagnol ; l'édition française 
de 1498 est imprimée par Vérard sans date de mois, 
et l'édition espagnole est datée du 10 février, c'est-à- 
dire tout k fait à la fin de l'année 1498. 

Parmi les imprimeurs de Burgos au xvie siècle, 

3u'il nous paraît intéressant de citer, nous avons 
eux membres de l'illustre famille florentine des Jun- 
tes : Juan de JuuU (1528-1554) et Felippe de Junta, 
qui lui succède et que nous trouvons encore en 
1563. Le premier possède un second établissement à 
Salamanque (1534-1550) ; le second n'est pas cité 
par A. -A. Renouard. 

BURGIDOLUM, voy. BURGUS DOLENSIS. 

BuRGouuM, Bouryueil, ville de Fr. (Indre- 
et-Loire). 

BuRGONiuM^ BuRGONNo, Bourgofi, village du 
canton de Loiron (Mayenne). 

BuRGOMANËHLM ^ BorgomonerOy boui'g de 
Piémont (prov. de Novara). 

BuRGUMj Burg, pet. ville de Prusse, sur 
rihle. 

BuRGUH^ Bwrgo, bourg du Tyrol. 

BURGUlf AURACENSE^ VOy. AURACUM. 



227 



HURr;i M NOVLM. — BURGUS VAIXIS TAHL 



2tS 



Hi;rua:M noyi:m, IkMrgneuf, ^M>urg de Fr. 
((^harcnto-lnf/îricurc). 

Hiiimi.M novi;m ad IjoRRHf, Bourgneuf-en- 
Retz, villfî do Fr. 'I»ire-lnff:rif;ure). 

flijRr.i'NMA [Cell., Luen.], la Boforgogne, 
anc. roy., jMii» duché, puis proT. fran- 
çaiîM:, divisée en Burgl'ndu lsferiob, 
Ki:RGf'Nr>iiK nccATi:», auj. dép. de la 
O'iUî-d'Or, de l'Yonne, de Saône-ct- 
l/)in; et de l'Ain ; et en BuROusmA scpe- 
RioR, WvwiXJSMM OmiTATus, la Franche- 
Comté, auj. dép. du Doubs, de la 
Haute-Saonc et du Jura. 

BuRouNDioNRs [Jom., Isid. Hisp., PKn.], 
Bi:Roi:NDn [Amm. Marc.], Boo^t^w [Zo- 
ftim.|, hvr^wmç [Pl^>l.l, peuple de la 
Germanie septentrionale qui, chassé 
d<î son territoire par les Gépides, vint, 
après de longues pérégrinations, se 
fixer sur les confins de la Germanie II* 
et de la Grande-Séquan^ise. 

BcRori», Bourg-mr-Mer, pet. ville de 
France (Gironde) ; anc. abb. d' Augus- 
tin». 

BiiRGiîs AiBATis, BouTg-VAbhé, village de 
Fr., pr^s Pithiviers (Loiret). 

Nous connaissons un petit vol. qui porte ce nom 
de lieu, au 17"« siècle, ce qui ne prouve pas qu'une 
imprimerie y ait existé, mais permet de supposer 

Siu'une typographie nomade ou particulière y a 
onctionné quelque temps ; il est intitulé t Pseau- 
mes pour le jour de ta Sainte-Cène, en ver», 
fiourg-l*Abbé, Le Bourgeois, 1070, in-24. 

Buncufl AicADRi, Bowrgachart, bourg et 
ahh. de Normandie (Seine-Inférieure) ; 
Airadrus, saint Achard, fut abbé de Ju- 
mièges. 

BuHGiîs ALATus, voy. Alata Castra. 

BuRous Andkoli, Bourg-St-Andéol, ville de 
France (Ardcche). Voy. Andeoli Bdr- 

GIJS. 

L'imprimerie existe dans cette ville depuis 1775 ; 
un nommé (iuillier fut autorisé k y exercer la pro- 
r(>ssion d'imprimeur, par arrêt du Conseil du 17 dé- 
cembre de cette année. Nous connaissons de ce tv* 
pograptie : Procès-verbal des aéanees de l'aasembtée 
provinciale de4i état» du pay$ de Vivarais. Bourg* 
iit.-Andéol, Guillier, 1781, in-4. 

BuRGiJs AR(iENTALis, Bourg-ArgejUal, pet. 
ville du Forez (Loire). 

BuRGiîs Baij)Uini, Bourg-Baudouin, comm. 
de Normandie (Seinc-lnfér.). 

BriRGUs Brrssijï, Burgus Sebusianorum , 
Bourg-en-Bresse, ville de Fr. (Ain). 

Nous ne pouvons faire remonter plus haut que 
1020 l'imprimerie dans cette ville : Les epistres d O- 
videy f raa. en vertfrançoiê, avec des commentaires 
fort curieux, par CL Gaspar Bachet s' de Mitiriac ; 
V partie ; à Bourg en Bresse, ches Tainlurier, 1026, 
in-8. (Unica pars isu hactenus prodiit. Cat, Buiteau, 
1758.) (> Méziriac, l'une des gloires littéraires 



de la Brfsse, fut Tau des M pre miers de P Académie 
française. 

Eo lOM nous avons (Cat. Baloxe, n* SOSft) : STy- 
Im* reçims GaUiarmmJuridints, oim SaitietaniM 
vrœ$crtpims, auetore Petro Granetio, Surgi Sebo- 
sianomm, lOSf , in-^ 

Enfin, en 1033 (CaLSecoosse, n* 5335) : Vare-tn- 
Ciel de ta riUe de Maeon^ ou entrée d'Henry de 
Bourbon dan» la ville ae Maeon, par le P. Ga$p» 
Matonnaif. Boarg-en-Bresae, 1033, in-^ 

Le CstaL Bultean (5721, bis) nous donne le nom 
do second imprimenr de Boocg, qui s'appelait Bris- 
toc 

Les arrête dn conseil de 17M et de 1739 laissent 
à cette ville on seni imprimenr, et, lors du 
Bapport fait à M. de âartinei (170«), cet im- 
priJDBenr se nomme Jean-BuMiste Beison, étaiili 
par arrêt do ConseU dn 7 mai 1742. 

Bcrgcs dolensis, Bi-RorooLUM, Bowrgdiea, 
Bourdieu, village du Berri (Cher) ; anc. 
abb. de Bénédictins. 

Biîrgus fortis, Borgoforte, pet. ville de 
l'Etat vénitien, près de Maiitoue. 

Burgus Laurexh!, Borgro-Son-Lorenzo, ville 
d'Italie, près de Florence; patrie de 
Giotto. 

Burgus Novus, Borgo-Novo, bourg d'Italie 
(Toscane). 

Imprimerie au commencement du ivui* siècle x 
GU »tatuti delta »atra reliqione GerototimUana ; le 
ordinazionU privilégia etc^per il Bagttvo Fr,Gio. 
BatlMta Spinota. Borgonovo, Scionico, 1719, iq-fol. 
(Cat. FkMicel et Pinclli). 

Burgus Novrs, Bourganeuf, pet. ville de la 
Marche (Creuse). 

Burgus Regin^e, Bourg-lorReine, commune 
de Fr. (Seine). 

Burgus Sti-Angeli , Borgo di San Angelo, 
dans Pile de Malte. 

Burgus Sti-Donnini, Borgo di San Don- 
nino, ville d'Italie^ dans le Parmesan. 

M. Temaiix cite: DizionarioParmigiano-italiano 
di tlario Petchieri. Borgo di San Donnino, 17S0, 
in-8. 

Bltïgus Sti-Edmunî)i , Bury-Si-Edmunds, 
ville d'Angleterre, dans le comté de 
Sufiblk. 

Anc abb. de Citeaux. L'imprimerie, dit le SuppL 
Cotton, fut exercée dans cette ville en 1720. Le plus 
ancien Journal, The Bury and Norwieh Po»t, com- 
mença à iiaraltre le 11 Juillet 1782, avec Peter Gedge, 
comme éditeur. 

Burgus Sti-Sepulchri, Borgo di Sa7ito Se- 
polcro, pet. ville de Toscane entre Ur- 
nino et Florence. 

Burgus Sessites, Borgo di Sessia, bourg de 
Lombardic, sur la Sessia. 

Burgus Tiieroaldi, Bourgtheroulde, com- 
mune et anc. baronnie de Normandie 
(Scine-luférieure). 

Burgus valus Tahi, Borgo di val de Tcaro, 
bourg de Toscane, près Plaisance, sur 
le Taro. 



i^ 



BURICIANA. — BYRLTHUM. 



230 



BriuoAKA, BuRCHEWLM, Bwrkheim, bourg 
de Bavière [Gracssc]. 

BuRLATi'x, Burlats, bourg du Haut-Lan- 
guedoc (Tarn). 

BciuaouELLLM, Bcumiqud, bourg de Fr. 
(ATeyron). 

BaiR0!cis Moss, Bcunmmt, pet. ville de 
Fr. (Haute-Marne). 

BuRRHomuMy voy. Blabira. 

BuRioANA. Borriano, bourg d'Espagne, 
prov. de Tolède. 

BimmATA [Tab. Peut.], Taba (?) [Jor- 
nand.], lieu de la Dacic, auj. Rother 
Ttom en Transylvanie [Forbiger]. 

BuBSFELPA, Bursfeld, abb. de Bcnédictius, 
du dioc. de Mayence, dans la Hcsse 
rhénane. 

Un JfitMte Êur$feUen»e, seaindumeoniueiMdi' 
mem ordêii» S. BmedkH, de obêervantia Bunfel- 
étmtk, tat imprimé dans ce monastère, en 1496. 
in-foL, ptrnmprimeor de Spire, Peter Dracb, qui 
Tint iiHtaller «ne prêtée dans l*eiioeinte da couvent, 
i la reqnète do célèbre Jean Tritiième, abbé de 
Spanheim, da même ordre; ce rare Toinme ettcité 
parfiain. 

BcRTAifGA BwrUmger Fort, Bourtang, chat, 
de Hollande, dans la prov» de Gronin- 
gue. (Bisch. et Môll.) 

BiTRTOKA, Bmim-on-Trent, ville d'Angle- 
terre, sur les confins du StrafTordshirc 
et du Derbyshire. 

BUSCODCCA, BUPCCM DUCIS, BoSCODUOTM, 

Sylva duos, Bindrium, Loc^^s ImperatH- 
ris, BtscioDucA, Bois^e-Dm (on holl. 
Herzogenbmch)^ ville de Hollande, chef- 
lieu du Brabant sept. On trouve sur les 
livres : Herzogbusch et Heiiogenbosch, 

Gérard Leempt, de Nimègue, parait avoir intro- 
duit la typograôbie dans cette ?ille, et c'est èl*anm^ 
laM qo^on doit la (aire remonter : le premier livre 
imprimé avec ses caractères ne porte pas son nom : 
Dat Boeek9(mT(md(Uu9 Fystoen.THertogenbosch, 
lMA,in-4;en 1487, nous trouvons deux ouvrages 
qm portent le nom de IMmprimear : Proverbia se- 
rknm meutmiee et latine, Boscoduor, per Ger. 
Uempt deNovimagio, 1M7, in-4, et Pigenti Prœ- 
cepta elegmntiarwn grammatieattum, Buscoducls, 
tè87, in-t. 

A b même époque è peu près, on connaît encore, 
de cet imprimeur, des Lettres d'indulgence du pape 
Stete IV, in-ft, s. d. 

On sait que Gérard Leempt fût, avec Nicolas Ket(v 
laer, le premier imprimeur dUtrechu 

BusENTucLU , Buzençm, Btizançais, ville 
du Berri (Indre), anc. comté. 

BussucuM, Bussy; plusieurs localités de 
France portent ce nom, entre autres 
Bussy-le-Châtel (Marne), anc. marqui- 
sat ; et Bussy-k'Grand (Haute-Marne), 
anc. comté. 

Bi'?n:x Magnih, Busto^rande, bourg du 
Milanais. 



BuTAViA, BtUon, ville de Prusse. 

BuTHROTi^M, BcuôpwTov [Strab., Ptol.], Bu- 
trinto, ville d'Epire (pach. de Janina). 

BiTRiDM Umbiorum [PHn.], BouTpiov [Strab., 
Ptol.], PiiTRiuM [Tab. Peut.], ville de la 
Gaule Cispadanc, auj. Palaizwlo, bourp 

Eres Ravenna, suiv. Mannert et For- 
iger. 

BuTROTus [Liv.], fleuve du Brutium, auj. 
le Bntciano, suiv. Forbiger ; le BucorUi^ 
suiv. Bisch. et Môllcr. 

BotUA, voy. Batita. 

Bltuntum, voy. BmRrNnrM. 

BUVIXDA, voy. BOANDUS. 

BcviNni:M,CARUXGFORniA, Cdtrlittgfurd, ville 
d'Irlande (prov. Leinster). 

BuxrATUM [Liv., Plin.l, BoôÇirrov [Ptol.J, 
Pvxrs [Plin.], OoÇcSç [Strab.], ville de la 
Lucanic, auj. Polictisiro, dans la princi- 
pauté citer. (Italie). 

BiTXERiuM PicTONUM, Bussiéte, bourg de 
Fr. (Haute-Vienne). 

BuxETA fP. Diac], Bussetum, Bus$eto, pet. 
ville de la prov. de Parme, sur FOn- 
gina. 

BuxHEMiuM, BuxnEifn Mo^jasterium^ J3ti,r- 
heim, bourg et anc. abb- de Ben., en 
Saie. 

Buxii'M, le Bim, bourg de Fr. (Drôme). 

BuxiUM, St'Amand de Baisse, bourg de 
l'Angoumois, anc. abb. de Bénéd. (Cha- 
rente); concile en H 70. 

BuxoiJiTM, Buxeuil, bourg du Berri (Cher). 

BUXONIUM, BeUCINUM, BlTCEPIIAMA, BUEZZO- 

vii'M, Butzow; ville du Mecklemburg. 

BuxoviLLA, Buchsweiler, bourg de Fr. 
(Bas-Rhin). 

Brxi'ms, Bossu, Bossiii, bourg et anc. ba- 
ron nie du Hainaut. 

BrxuM, voy. Bojatim. 

Bï'xrM, BuiX'Iei'xiwHlIac, bourg do Fr. 
(Cantal) ; anc. abb. de Bénéd. 

BuzEYiiM, Biizay, village de Bretagm 
(lx)ire-lnfér.) ; anc. abb. de Citeaux. 

Byrchanis, ile et bmirg de Borhutiiy à la 
Hollande, dans la mer du Nord. 

Bvrriia, Byrriius, le Ryc/iz. rivière du Ty- 
rol (Mannert croit que c'est rinnj. 

Byrrha, la Bera, pet. riv. du haut Lan- 
guedoc, qui se perd dans l étang de 
Sigean. 

Byruthitm, voy. BARiriiirM. 



231 



BYSTRICIUM. — BYZANTIUM. 



232 



Bystricium, Bystrzyca, ville de Russie , 
dans le gouvernement de Grodno. 

Bytuonia, voy. Betiiania. 

BYZ.vNnuM [Plin., Ovid., etc.], BoÇavricv 
[Hérod., Thucyd., etc.], Lygos [Plin.], 
Lygos Byzantina [Auson.], Constanti- 

NOPOLIS [Jomand., CIUV.], lô Kwwravri- 

voOwoXi; [Sozom.],RoMANoyA [P. Diac], 
Constanttnople (Stambul, Istambol), sur 
le Bosphore, capitale de l'empire turc. 

Un quart de siècle à peine api^s la prise et le sac 
de Constantinople par Mahomet II, quand la chré- 
tienté, épouvantée du désastre, courait aux armes 
contre les infidèles, quand la papauté poussait à la 
guerre sainte à coups dMudulgences, ce qui nous a 
valu toujours quelques-uns des premiers monuments 
typographiques, l'imprimerie se glissait à petit bruit 
dans la capitale dc^Tlslamisme, et des presses dirigées 
par des Juifs insidienx et tenaces y fonctionnaient 
clandestinement malgré les terribles arrêts de Bija- 
zct II eu lft8S, et de son fils Sélim en 1515, qui punis- 
saient de mort les insensés qui osaient vulgariser 
cette invention révolutionnaire. En likSS, nous ap- 
prend Toderini {LMeratura Twchuca]^ le premier 
ouvrage imprimé à Constantinople fut un Lexique 
hébr<Aque; nous n*en connaissons pt^int d'exem- 
plaire ; deux ans après, en 1490, nous voyons luie 
ilUtoire du Pettple de Dieu du R. Joseph Ben Go- 
rion (Falkenstein) ; de 1402 à 1598, on connaît un 
nombre considérable de livres publiés dans cette 
ville, et le plus important peut-étn-, tout au moins 
le plus rare, est le célèbre Pentateuchus, de 1505 : 
Pentateuchuê, cum Targum^ Haphtaroth, Megil- 
loth acvariorum commentariis. — Absolntum uni- 
versum opus (per Dav. et Sam. filios Nachmias), 
mense nisan, anno orbis conditi 5265 (ChrisU 1505), 
in urbc magna Constantinopolis. Gr. in-(i. 

Parmi les premiers imprimeurs de cette ville, 
n'oublions pas de mentionner un Juif d'Italie, que 
nous avons déjà cité (voy. Barcum), Rabbi Gersom, 
fils de Rabbi Moïse de Soncino, le premier impri- 
meur hébreu de l'Italie, qui alla avec tout son ma- 
tériel s'établir k Constantinople, dans les premières 
années du xvie siècle, et y mouriit en 1530. 

Au commencement du xvu» siècle, nous dit 
M. F. Didot, le moine Nicodème Metaxas, de Cépha- 
lonie, secondé par le patriarche Cyrille Luckaris, 
essava d'établir une imprimerie grecque avec des ca- 
ractèras qui provenaient probablement d'Angleteire; 
le premier h vre qui sortit de cette imprimerie est 
un recueil cont. : 1<* le traité contre les Juifs du 
patriarche Cyrille ; 2* les homélies de l'évéque de 
Cyihère ; il est imprimé eu 1027, in-A, et dans sa pré- 
face Nicolas Metaxas nous apprend que c'est bien là 
le premier livre sorti de cette imprimerie établie par 
ses soins sous la protection du patriarche de Constan- 
tinople ; mais les Jésuites reconnurent bientôt que, 
protégé par les Anglais, C>riUe cherchait à propager 
les idées protestantes; ils usèrent donc de toute leur in- 
Ouence pour paralyser ses efforts et y réussirent. 



Après avoir eu à subir les persécutions de B^Jazet et 
de Sélim, avoir encore affoire aux Jésuites, c'en 
était trop : l'imprimerie disparaît pour on siècle. 

En 1008 (Falkenstein^ une presse arménieniie, 
expédiée de Venise, est introduite à Constantinople, 
mais est immédiatement brisée par les Janissaires ; 
bitqui ne nous parait pas du reste d'une authenticité 
rigoureuse. Cependant, mal^ les Janissaires et les 
lésuites, l'imprimerie a subsisté quelque part à Cons- 
tantinople, car nous trouvons des Uvres à toutes les 
dates : la Biblioth. impér. de Paris possède on voL 
de 17U5 : c à Constantinople, de la nouvelle impri- 
merie du sous-diacre Gr^oire de Marsouan ; ■ un 
autre en 1712, « de l'imprim. du Sr Karobiet,'fils 
d'Asrouad-5ater. » 

Ce n'est qu'au XTiii* siècle que nous voyons le 
gouvernement turc non pas prendre l'initiative, mais 
an moins permettre l'établissement d'une imprime- 
rie arabe, persane et turque dont il favorisera les 
développcanents. Nous emprunterons qudques dé- 
tails à ce svyet au 7e volume de VHistoire ottomane 
du baron de Hammer. 

Le fils de Méhémet-Effendi, qui avait accompagné 
son père en France lors de son ambassade aimrès <ki 
régent, avait été vivement frappé des merv^cs de 
la civilisation occidentale et de son principal instni- 
ineiit, l'imprimerie. De retour A Constantinople. 
Said-Effendi obtint du sultan l'autorisation. Jus- 
qu'alors si obstinément refusée, s'associa avec un re- 
négat hongrois, qui s'appelait Ibrahim, fit graver 
des caractères, organiser un matériel, forma des com- 
positeurs, et une Imprimerie foncti<mna à Constan- 
tinople à la lumière éclatante du soleil d'Orient. 

La liste complète des ouvrages qui sont sortis de 
cette imprimerie pendant le siècle dernier est donnée 

rir M. de Hammer. Un grand nombre est consacré 
la grammaire et à la lexicok>gie des langues orien- 
tales; quelques-uns à l'histoire, d'autres à la mé- 
taphysique et aux sciences exactes; Jamais le Koran 
ne fût imprimé à Constantinople : le Koran est la 

Birole divine révélée aux hommes, et la parole de 
leu ne peut être soumise à un travail mécanique ; 
telle est la foi des vrais croyants. 

Depuis le commencement du xviii« siècle, il s'était 
formé une imprimerie française à Constantinople, à 
laquelle on doit la Grammaire turque du jMite 
Holderman. 

En 1787, le comte de Choiseul*Gouffier, ambassa- 
deur de France, installait une imprimerie partica- 
lière au palais même de l'ambassade; ce fut là que 
furent publiés les Btémentê de la langue turque, 
par le ^re Viguier, et en 1705 l'ambassadeur Verni- 
nac y fonda une Gazette françaUe^ qui eut quel- 
ques numéros seulement. 

Nous avons vu des livres franoiis imprimés avant 
l'établissement des presses officiellemeut reconnues; 
on en trouve Jusqu'à nos Jours : la langue fhm- 
çaise a toujours été prédominante à Constantinople, 
et le premier Journal établi dans cette capitale Ait 
imprimé en français et en turc : le MokUewr Otto^ 
man ; il devait être reproduit en grec et en armé- 
nien et paraître une fois par semaine : un Journal 
chez les Turcs! c'était la révolution auUraUl la 
Turquie devenait puissance européenne. 




Cjjullicds Dt'CATCS, Cabaluaœksis agek» 
It Cliùblait {Ciablete) . prov. des ÉUts 
sarde», chet^ieu : Tftonon. 

Cabalukim, Toy. CAniu.nNi'ii. 

CABAKESaX, CltBANASlI'H, CHABANESrirM , 

Cltabaïutjft, Chabmuitt, bourg de t'r., 
anc. pnncip. (Charente). Jacques de 
Vendosme, prince de Chabanais, au 

Cauksis ciscu, ile de Pam (Cyclades), 
Cabeua, CuEUACi'H, Cabuaccii, ChabHt, 
Tille de Fr. (Yonne). 

Ub li^ilimur DomMlt bmk nir onc pelllc illle ; 
ilitpMt. 1 Ut ■«Joar, T ni ntcno qurlquciiii- 
ntn par une miuiklpalli^ IntrlIiKnitp ou quelque 
atnfrtciUoa i^Kc; Il y publie i de longi inlpr- 
nlk* Aui M bot* Daincn pml-éire ; «i nrl, y 
iritart, «iBii h qulllr pour n'y plui Rirnir, cm- 
poftHU une lui mu anUriH. sans libwr iVi^lèn», 



MMlinnii Part dont il l'ilail bll Ir pnmiotpur i 
wKc w niUoln de l'imprimerie t Oublis, et Oins 
mat («aie 4f lonlil^ dr «tic ImporUiice. 

Hem (.eniugr, lUr la biogriphlv duquel ou ne 
»ll ibiotsmrni rkn, Imprime 1 Lbiblit, en IA7I, 
wa ni. loliluV : Le Iture dti tonnct maa-f (akt 
rt tampoitpiir frire Jaequtt Legnml, reltçliux 
^ ÉtCcràrtdet Anf—" — ■■-'■—- .-■--■..— n- 

SSST 



paiMi tu biat des ftnilleti, el la juaiiGatlon dei 
entonne) ni tl Imparftile qo'au premlprcoup d'irll 
IB ligne intgilei panluenl Un dei yen; In 
du» des chiplire* lonl Imprimfsen Iriimnjuget : 
Le liiR detiii ttrf omt de pi. gr. lur b. qui n'aiir 
pH *tt Min et la place eal mlir en Mme 

tj BUiliaih. Impt^r^oMe encore, imprime >ur 
•«in, le second ontrigeconmi sorti de» prewe» de 
Pierre Lerouge; c'nl un Brtcterium Anllttlijilo- 
rtuÉe — fompMnn ïilil]. die ApriUx. Anna Mt 
mille axe LittiiJ. Inpritiiqi L'IutUett fit Oomo 
HIri UroHge, pet, ln-8, gnih. 

LVirnpL de ta Bihllolh. Impfr., qui tienl des 
/Mil» de Uenoanl, ni dlili« en deux rolumn. Il 
CB *ûic 't*'""''" un mempl. 1 la bitiHotbèqae 

Crue mène jnn't IliBJ.paraUl Tmyn, Imprimi' 



.. . leJffMdte Tremtseiqai e>... 

premier livre imprimé dam cette illle. 

En i»S7 |el non p«ien tass comme ledit H. Cot- 
rard de Rn4un) Pierre Lerouge iVIibiît k Paris, et 
en l«g« il y donne 1> premièir Mition de la Mer 
tleiHMiHra, oli il prend ic Uire de libraire ei 

En vaa, et tiou'p>9en1»Mcommele ditH.Cor- 
rard de Br^bân, In semions de MBurice (de ânlly), 
étiqtie de nrls, miii publlAi t Chdilis, mail ûr 
Cuillanme Lerouge et lous le Utre lalTHot i les 
fapoiinoii* det emmtUlei e» franfojft. A la Un du 
r* du dernier t. : <^ pulâl itt expmUltmM riesjl 
maçilleteH frttfOit f nprtmeea n |( {'AaAHi p lïMlf • 
leumt Lt Xoiwe /m II prfmcHr fdn mil. cccc. gnaf| 
trt vingt et neuf, le Xtm loar || doflobre. Puis la 
martiue de Timprimeur ; in-Tnl. goih, de AD IT, à ï 
roi. de SB ilg. non ch., ilgn. a - ti. 

Celte drscripilon, communiqui'e par M. Potier 



- Ite description, communiquée par 
H. Brunet, es! d'une grande rMCIiiude. 

Bt> lasi Pierre Ij^miige m encore i 
nous liT inyons donner : flore btate M, 
gliiff ad\imtn ercfriii* || AmiallRe. 



Paris 



AiaRoseenlanieneuue 

De ^oslre dame de Paris. 
Au 1° du dem. t., avei: la marque de Pii'rre l.e- 
rouge, on III Li souscription, de laquelle II résuliï 
que ce 1ypogra|die impnmail le volume pour Vin- 



même li . 

rouge, qui reste dans la preinlèrr de cet villn T Où 
el quand esi-ii mort? IJu'esl dcienu son aivlier i) - 
ingraphique de Chablis: toi Ik ce que nous diVia* 

i:aueu.i<i [Tab. Peut., Plin.J, Kie.iî.i'fv 
IPl.il,), K!<eï>,>(<». jStrab.]. Gawlona 
[(k-c. Ra>.|, CiviTAï Caiikij.ii;ohi h [Nul. 
liall.], ville des Cavares, dans laiNar- 
bunaise, auj. CavaiUon, ville de FraiiO' 
(Vaucluse) ; abb. de Biîiiéd. 

Cahkns.e, ïoy. Cflbënna. 

Cariux>num [Cts., Itin. Anton., Tab. 
Peut.], CAUiLLO.vLslAnim. llarc], Ka- 
Eù/liy^y IPtol-l , K«6yA>.;.t,* IStrab.], Ca- 
vii.[J)m;m, Cavkuine [Ci'sta reg. Fr.j. 



235 



CABILONENSIS PAGUS. — CADOMUM. 



23G 



Cabalaunum Palatium [Diplom. Lud. Pii], 
anc. Orbandale^ ville des i€dui^ dans 
la Gaule Lyonn., auj. Chàlon-sur-Saône, 
ville de Fr. (Saône -et-Loire). 

Nous ne pouvons, malgré de consciencieuses re- 
cherches, faire remonter plus haut qu'à Tannée 1004 
la date de Tintroduciion de la typographie dans la 
ville de Chilon. Voici le titre du premier volume im- 
primé à cette date : Privilèges octroyés aux maires, 
échevins, bourgeois et habitants de la viUe et cité 
(te Chalon-sur-Saône, par les anciens roys de 
France et dues de Bourgongne.., enrichis de notes 
et remarques... (par B, Durand),'^ Ctaâlon, par 
J. Des Prez,100a, in-A. 

Parmi les imprimeurs suivants nous ne citerons 
que Léonard Berthault, Philippe Tan et Antoine 
liespiiiasse, qui imprime la Petue Varlope en vers 
burlesques; Pierre Cusset, dont le nom figure fré- 
quemment au bas des livres, n'était, croyons-nous, 
que libraire-éditeur. 

Les arrêts du conseil du 21 Juillet 1704 et du 
31 mars 17S9, qui fixent le nombre des imprimeurs 
dans toutes les villes du royaume, n'en autorisent 
qu*un seul dans la ville de Chilon-sur-Sadne ; aussi 
en 1704 le rapport fait à M. de Sartines ne signale 
que Claude Dessaint, né à Mâcon, établi libraire de- 
puis 1719, imprimeur depuis 1722. 

(IabiijONensis pagus, Gabilonçnsis agek 
IFrédég.], le territoire de Chalon-sur- 
Saône. 

Cabiomagum, Cabaignac, bourg du Lan- 
guedoc (Aude). 

Cabkeria, Calfrières, bourg du bas Lan- 
guedoc (Hérault), dont les habitants^ 
soi-disant hérétiques , furent massa- 
crés en i540. 

Cabyle [Eutrop., Amm. Marc], KaCûXr. 
IPolvb.J, KoXugy. [Strab.], Calybe |Sext. 
Huf.l, ville du N.-O. de la Thrace, 
auj. Galoivitzn (C/w/tV-Oosi) sur le Tun- 
dscha, en Roumélie [Forbiger]. 

Cauiextum Palatium, Catklintum [Mand. 
Phil. Pulchri, a. \ 305), Cachamp [Ordin. 
Job. reg. a. 1356], Cochon, Caclutnt, 
pet. village de l'Uc-de-France (Seine) . 

Cacyrim, Kobcupcv [Ptol.], Cassaro, bourg 
de ro. de la Sicile, dans le val di Moto. 

CAriAciiKRiuM, Cadagnes, bourg de Cata- 
logne. 

Cadanum, Kiifiden, Kaden, ville de Bohème. 
Cadavus, Caditvo, bourg d'Espagne (Ga- 
lice). 

Caoburgi M, Cabuurg, sur la côte de Nor- 
mandie (Calvados). 

CADE.NACUM, Cadenac, bourg de Fr. (Lot). 

Cadenetum, Cadenet, bourg de Provence, 
anc. vicomte (Vaucluse). 

Caderossium, Ciidetvusse, ville de Franct? 
(Vaucluse); anc. abb. de lilles Béné- 
dictines et titre de duché. 

i:\DiANUM [Itin. Hier.], Vuldiero, bourg 
de la Vénétie [ForbigerJ . 



Cadillacim, Catelliacum, Ca(/t//ac, bourg 
de Vt, (Gironde). 

Le duc d*Épenion, à l'époque de sa toute-puis- 
sance en Guyenne, avait son château à Cadillac^ et 
ce fut U qu'il établit une imprimerie particulière. 
Voici le titre d'une pièce qui sortit de cet atelier ty- 
pographique fort peu coaim : Béponse de Mgr le 
duc d'Èpernon à la lettre du parlement de Bor- 
deaux, du second d*auril m Dcxux. — Cadillac, par 
rimprimerie de Mgr le duc d*Espcmon, 1649, in-^ 

Cadmea, voy. Thebjs. 

Cadocum, Cayeux, ville maritime de Fr. 
(Somme). 

Cadolaiclm^ Caduuacum, Chaalis, Chùlis, 
village de Fr. (Oise); anc. abb. de Cit., 
fondée en 1136. 

Cadomum [Cluv.], Cadomis, Caen, ville de 
Fr. (Calvados). 



Jacques Durandas et Gilles (hiHoue, artistes 
sagers et ambulants (c'est amsi que les appelle 
l'abbé de La Rue, dans ses Nouv, Essais hist. sur 
là ville de Caen, tom. H, p. 340), imprimèrent eu 
ceUe ville cnlUiSO. L'uni \ersité fondée en 1U6 par 
le roi Henri VI d'Angleterre était alors en pleine 
prospérité ; ses régents, poussés par un mobile, trop 
rare à cette époque, l'amour des saines études et le 
culte des monuments les plus purs de la hauie litté- 
rature classique, attirèrent dans leurs murs ces deux 
imprimeurs qui peut-être sortaient de l'atelier typo- 
graphique fonde k Rouen à peu près A la ménv* 
époque par les U^res I^llcinand, et dirigé par le 
célèbre Martin Morin ; ils lui demandèrent une édi- 
tion du plus grand des poëtes latins, Horace, mo- 
nument précieux, qui reste un des titres de gloire 
de la ville de Caen, puisque cette édition est la pre- 
mière que Ton ait faite en France du poète d'Au- 
guste : htcipiunt Epistole Horatii | Èpistola ad 
Mecenatem, (Au recto du dernier f. ) : Finis. Im- 
pressum Cadomi ver magistros Jacobum 1 Duran- 
das et Egidm qui ioue Amw Domini \\ MiUesimo 
quadringcntesimo octogesinw\\mense Junio die 
vero sexia ejusdem mensis. Pet. in-4, goth., 40 (f. à 
20 lign. par page; sign. A. E. 

Les lignes sont bien espacées, le caractère grand, 
élégant et fort net, l'encre très-noire. 

L'exemplaire de la Bibliothèque impériale, sur 
papier, vient de la collecUon Hibbert; celui de 
lord Spencer est sur vélin ; malheureusement il a 
été réduit à la grandeur d'un in-8 par le couteau 
sacHlége d'un relieur; il provient de la collection 
Farmer; un troisième exemplaire existe en Angle> 
terre dans la bibliothèque du comte de Pembroke. 

Ce livre est le premier livre imprimé en Norman- 
die avec une date certaine. Que devinrent ses im- 
primeurs 7 voilà ce que les recherches les plus minu- 
tieuses n'ont pu faire décou\rir à M. Frère, qui ne 
peut même signaler aucun autre ouvrage portant 
leur nom. 

Maittaire et Panier citent un certain nombre d'ou- 
vrages imprimrâ à Caen au commencement du 
xvi« siècle. Nous si^^nalerons un traité de Geraoïi 
que M. Brunet a omis : Joannis Gersonii Tractatus 
de i*irtutibus et ritiis. A la fin : A Caen, par Mi- 
ctul Angier pour Jean Macé, libraire, demourant 
à Bennes, et pour Bichard Mùcé, libratre m l'Vui- 
l'crsiti de Caen, démoulant à Bouen, m du, in-fol. 
— m Michel Angier demeurait à Caen, dit M. Frère. 
ad intersignium montia itancti Michaelis archangeli 
jiixta Cordigeros. * Etait-il imprimeur ou seulement 
libraire? la souscription du traité deGerson sembk' 
indiquer qu'il imprimait lui-même ; mais sur quel- 
ques autres volumes le contraire parait plus pro- 
bable. 

Le voimne que nous liions rst le premier qiir 
l'on connaisse portant son nom, et le dernier est 



237 



CADORINUS AGER. — CJERE. 



238 



«laté de 15tt; il mourut vers 1566, après atoir 
mnpU, deux ans auparavant, les fonctions d'éche- 
vîiu 

Le Tolume suivant est intéressant k cause de sa 
souscriptiou. Cest le Gràt Couttumier du pays et 
éMekt de NomuuHUe,.. A la fin : youuetlement im- 
priwte à Caen par Lauretis Hostinçue demourant 
aadU Ueu deuant la tour aux Landoys, Pour Mi- 
càet Angiar tWraire et relieur de luniversitè dwC 
Cœn demourdt au<P lieu près le pôt Sainct 
Fierre.., et oui este aekeuet. Lan de grâce mil cinq 
cens et dix, le xx\iii iour dapuril, — lu-fol. goth. 
216 ff. à 1. lign. 

Comme spédnien de Timprimerie de Micb. Angier 
associé à Jean Hacé, nous citerons : Baptiste Man» 
tuoHi poète Xtiamissimiparthenice Mariana,,. — 
impauis Mich, Angier et Joannls M ace librar. 
«jciacrs. Catkjmensis,.. Impreuum Cadami s. d. et 
s. D., in-8. 

Parmi les typographes postérieurs nous ne vou- 
lons citer que les Mangeant, au xvii* s., bien connus 
des bibUophiltt, et Jean Cavelier, l'imprimeur de 
Uoysani de Brieux. 

Les arrêts du conseil de 1704 et de 1759, gui fixent 
le Donbre des imprimeurs autorisés dans chacune 
des villes du royaume, en accordent quatre A la ville 
de Caen ; et en 1764, le Rapp, Sartines signale sept 
libraires et, eonformément aux arrêts précités, 
(|Batre imprimeurs : Jean Poisson, Pierre^Jacqucs 
\voii, Jean-Qaude Pyron et Pierre Cbalopin. 

Cadorinus AGER y // Codonm, territoire 
de Cadore^ dans le pays vénitien. 

Cadrius Mons^ Palatium in agro Lemovi- 
cmo. Les Cars , village près Limoges 
, (Haute-Vienne), d'après Mabillon. 

CADRonuM, Caudrot, bourg de France (Gi- 
ronde). 

Cadubrium, CADUbRUM^ Castrum Plebis^ Car 
dore, Pieve di Cadore, ville du pa\s vé- 
nitien^ sur la Piave. 

L*illttstre famille des Vecelli était originaire de 
cette ville ; sans compter le grand Tiziano, son frère 
Cesare, et leur parent, Titien Vecelli de Cadore, le 
poêle et Porateur, plusieurs imprimeurs de ce nom 
ont acquis une certaine notoriété; nous citerons 
Andréas Vecellius Cadubriensis et JohannesVecellius 
Cladorinus, qui imprimaient à Venise au xvii* siècle , 
de 1672 A 1766; nous avons encore à Padouc il Cado- 
rino, run des bons imprimeurs de cette époque de 
d^ad e ace typographique. 

Cai»ul\um, Cudauin, bourg du Périgord 
(Dordogne); anc. abb. de Cit. 

Caduppa villa [Ch. Lud. pii] , Catusiacum 
fit. Ant.], Caddssa, Chamrce, bourg près 
Troyes(Aube); villa donnée par Charles 
le Chauve à l'abb. de S. -Denis par 
une charte de 867. [Félibien], 

Cadiucen'sis pji^gus , Catorclnus pagus 
[Frédég.l, le Kiersi (au ix« s.), le Cakoi^ 
«R, le Querey, anc. prov. de France ; 
forme auj. presque entièrement les 
dép. du Lot et de Tarn-et-Garonne. 

Cadiuci [Caes.], Ko^Gjpjtoi [Strab., Ptol.j, 
peuple de la Gaule Aquitaine. 

Caourcum [Cell.L Divona [Auson.], Acuricav» 
Aewcva tptol.j , BiBONA fTab. Peut.] , 
CiviTAS Cadurcorum [Not. Prov.], Caotirs 



[anc. chron.], Caors, Cahors, ville de 
Fr. (Lot). 

Le premier imprimeur de celte ville s'appelle 
Jacques Rousseau, et le premier livre sorti de ses 
presses que nous puissions citer est daté de 1585 ; il 
est Intitulé : Discours de M. Antoyne Depeyrusse, 
Jtige et lieutenant général en la séneaetiaucie de 
Querey, sur l'Edict du Roy, contenant la réunion 
de ses subjects à la Religion catholique, apostolique 
et romaine. — Caors, par J. Rousseau, 1585, in-8. (A 
la Bibl. impér.) 

Le même Ant. Depeyrusse fait imprimer en 1587, 
toiOours par Jacques Rousseau, ime Apologie contre 
les réformés. 

En 1566 nous avons : Discours des choses mémo- 
rables advenues A Caors et vais de Qercy en Van 
M GGGC XXVIII. Extraictdes AnnaUs consulaires du- 
dit Caors. ln-4. 

Ce Jacques Rousseau eut un fils qui lui succéda et 
que nous trouvons au xvii« s. imprimer concur- 
remment avec Jean d'AIvy, 161S-VM4. 

Au Rapp. Sariines, conformément aux arrêts du 
conseil du 21 Juillet 1704 et du SI mars 1789, nous 
trouvons en 1764 un seul imprimeur & Cahors, Fran- 
çois Ricbard, pourvu par arrêt du conseil du 3^ octo- 
bre 1746, à la tête de trois presses. 

Cmcaua Castra [Plin.], KaixtXî» reuixxivcv 
[Ptol.], Castra Ceuca [Itin. Anton.], 
Caceres, ville d Espagne (Estramadure), 
fondée par le consul Q. Cœcilius Me- 
tellus. 

C^LANUM, Celanum. Celono, ville du pa^s 
napolitain, dansTAbruzze ultér. Il«. 

C;ELtANUM fltiu. Auton.] , Ceglie, bourg 
d'Italie, dans la Basilicate. 

• 

CïLiiTs [Tab. Peut.], C^lius Mons [Uiii. 
Anton.], localité de Vindélicie, auj. 
Kelhmmz, bourg de Bavière, dans le 
cercle du haut Danube ; ou*, suiv. d'au- 
tres géogr., Tûrkheim, bourg du même 
cercle. 

CjENE, KaivTi [Ptol.], CiENEPOLIs, KaiviiiroXi; 

[Procop.], Taîvapcv [Hérod., Ptol.j, T.*:- 
NARiJM [Plin.], ville de la Laconie, auj. 
Kaihwares, suiv. Bisch. et Môller. 

C.£NOM.LM, voy. Cenomani. 

CiKNus, Kaivo; [Ptul.], riv. de la Gaule 
Narbon., près d'Aix, auj. VArc, qui se 
perd dans l'étang de Berre. 

Cjînys Prom., Kaîw; [Strab.], cap. du 
Bruttium, auj. Capo di Cavallo, suiv. 
Mannert; et Coda di Volpe, suiv. d'au- 
tres géograjibes. 

C.+:puna, Kaiuiava [Ptol.], ville de Lusita- 
nie, chez les Celtici, auj. Cezimbra 
[Forbiger). 

CjiRE [Plin.], Kaîpt [Ptol.j, Kaipta [Strab.l, 
Agylla [Plin.], Agyllina urbs [Virg.], 
ville d'Etrurie, auj. Cei'vettre ou Cerve- 
in, pet. ville de l'Italie (Toscane). Voy. 
Canina, Dtscr. di Cere antica. Home, 
1838, iii-4. 



239 



CiERETANUS AMNIS. — CiESENA. 



240 



C^RETANUS AMNIS [Pllll.], CiERITIS AMNIS, 

pet. il. d'Etrune, auj. VEri; se jette 
dans la Méditerranée. 

C.ESARAUGUSTA [Plîn., Itin. Anton.}, Kai- 
«ofiux Aù^cucrra [Strab., Ptol.|,anc. Sal- 
DUBA [Plip.], ville des Edetani, dans 
l'Espagne Tarrac, aiy. Zaragoza, Sara- 
gosse, cap. de l'Aragon. 

Lps biblioRraphes sont tous, ou peu s*en (aut, 
(Paccord sur Fhistoire de la typographie à Saragosse. 
C'est en 1475, le 15 octobre, qu'un imprimeur fla- 
mand, du nom de Mathieu, mit au Jour un pet. in- 
fo!., considi^ré Jusqu'à présent comme le début de 
la typographie dans la capitale de l'Aragon : a Bs 
una de las rarUimoê eiùciones de Espafia^ » dit 
Mendez. Voici le litre exact de cet incunable : Mani- 
PCLUS CCRATORUM. Jndpit Moniffulut curatorum 
composUus a Guidone de Monteroteri (Guy de 
Montrocher) sacve théologie profeuore. Suit une 
dédicace de l'auteur à D. Raymond, évéque de Va- 
lonce, datée de Turolli (Teruel), l'an 1533. 

A la fin : Bxplicit Manipuluê curatorum. 

Ihus,,, Marie,,, Filiui.,, 

Clero et populo impressio perutUis utriusque 
ope sed Matthei Fland* industria feliei termina 
clouta est Aragonenaium regia in urbe Cesaran- 
gusta XV ociobri» anno ialutis millesimo quadri- 
gente$imo sepluagesimo çuinto. 

Le vol. forme un pet. in-fol. ou un grand in-4 (Men- 
dex), à longues lignes, en lettres de forme [letra de 
tortia) très-nettes, les capit. et toumeures Icalderil- 
las) Iais9|^s en blanc et rubriquées à la main* 

On ne connaît rien autre chose de ce typographe 
Mathieu le Flamand, à moins que Ton n'accepte la 
suggestion de Née de la Rochelle (Reeh. sur la Cyp. 
en Espagne, p. 18) : i Ce Mathceus Flander, dit-il, 
i*st peut-être le même que Mathieu Vendrell, que 
Ton regarde comme un honnête marchand et des 
plus anciens libraires d'Espagne, ayant fait faire des 
éditions à ses frais à Gironne en 1480, à Barcelone 
en 1484. » Mée de la Rochelle veut dire : à Girone, 
1483, mais sa supposition n'est pas inadmissible, et la 
première syllabe ven ou van du nom de cet honnête 
marchand indique volontiers une origine flamande 
ou hollandaise. 

Le second imprimeur de Saragosse est Paul flurus 
de Constance ; mais nous trouvons à la même épo- 

?|ue Jean ilurus,ce qui peut nous faire supposer deux 
rères établis simultanément à Saragosse. Cependant 
le premier livre sur lequel nous relevions le nom de 
Paolo llurus de Constancia n'est daté que de 1485 ; 
c'est un recueil des EpUres et Evangiles en portu- 
gais; et dans l'intervalle nous trouvons dans Men- 
dez la description de cinq volumes imprimés sans 
porter de nom de typographe, dont le plus impor- 
tant est : el Libro de la deelaracion de la misa, 
daté du 16 Juin 1478. 
En 1494 Paul llurus donne un Jehan Bocaeio de 

Il las mugcres illus || très en romûce. 

En 1496 nous trouvons un nouveau nom d'impri- 
meur, mais peut-être n'est-il qu'éditeur et libraire, 
car nous lisons seulement au bas des Epistolas de 
Seneca publii^s à cette date à Saragosse : Empre- 
midas... à instancia y expensas de Juan Thomas 
Favario de Lumelo del contado de Pavia, 

Enfin, en 1500, trois ouvriers allemands associés 
établissent une nouvelle typographie ; ils signent : 
George Coci, Leonardo Butz, y Lupo Appentegger, 
Alemanes. 

Un livre spécial a été consacré à l'histoire de 
rimprimerie dans cette ville ; la imprenta en Zara- 
goza^ con noticias preliminares sobre la imprenta 
(VI gênerai. Su autor D, Jeronimo Borao. Zara- 
goxa, impr. y lib. de Y. Andréa. 1800, in-8. 

(IjESAKEA BoJORlM, .^U\ Fl.AViA CJ^SARK\, 



Kôsching, Kotzing, bourg de Bavière, 
dans le cercle du bas Danube. 

CiESAREA Insula [Itiu. marit.] , Jersey 
(Giersé, au x* s.), île anglaise, sur la 
côte 0. de France. 

(LeSAREA LuTRA [Cell.], CiESARO-LUTIlERA, 

KaUers-Lautem, ville forte de la Bavière 
Rhénane, au N.-O. de Spire. 

Cjesareanum, St-C'éré, bourg de Fr. (Lot). 

(Iesareopolis , Kaisersmark , Kaistnark , 
ville de la haute Hongrie. 

(1.ESARIANA [Itin. Anton.], Ceserina [Tab. 
Peut.], Casalnuma, sur le Negro, dans 
la Basilicate. 

C.ESARIS BURGUS, CiESARORURGCS , CaRO- 

BURGUM, Cherbourg, ville et port mari- 
time de Fr. (Manche). Suiv. Sanson et 
Keich. ce serait Tanc. Goriallum des 
Tab. de Peutinger, d'où Coriovallensis 
■ Pagus; on trouve au xni« s. Chiere- 
bourc, 

Cest à l'année 1684 que nous faisons remouter 
l'imprimerie dans cette ville ; nous trouvons à cette 
date un Processionale Constanciense (à l'usage de 
Coutances) imprimé par Guillaume Gossin, in-4. 

L'imprimerie fut siipprimée presque aussitôt après 
son introduction à Cherboui^, car nous ne trou- 
vons plus de nom de typographe après 17S0, tt 
cette ville ne figure ni aux arrêts du coosell de 1704 
et de 1739, ni au Rapp, Sartines. 

C.ESARis Insula [Luen.|, Kayserswertua, 
Kaisersiverth, ville de Priisse, dans la 
prov. de DûsseldorfT. 

CiESARis MoNs, Caisservers (au xin* s.). 
Kaisersberg, ville d'Alsace (Haut-Rhin). 

CjEsaris Pr.etorium, voy. Forum Tiberiu 

Cjîsarodunum, voy. Turones. 

C.esaromagus, voy. Bellovacum. 

CiESAROMAGus [Gco. Rav.] , Baromacus 
[Tab. Peut.] , ville des Trinobantes 
dans la Britannia roman a, aui. Cheims- 
ford, ville d'Angleterre (comte d'Esseï), 
suiv. Burton et Gamden. 

Un Journal, the Chelmsford ChronicU, parat 
dans cette ville en 1730 ; the Elegiac tears du Rér. 
Dr Cotton y furent imprimés en 1706, et une His- 
toire d*Essex y parut en 6 vol. in-8, en 1760-72. 
{Çotton*s SuppL) 

Cjvsarotti'm, voy. Gisortium. 

G.ESENA [Gic, Plin.], Gesena [It. Hier.l, 

KttKniva [Strab.], Kaiaava [Ptol.l, CesINa, 

Sesena [Geo. Rav.], ville de la Gaule 
Gispadane, auj. Cesenn, dans la délég. 
de Ravenne. 

Imprimerie en 1525, suiv. Falkenstein : Voici le 
volume cité par Panzcr : de ContractUms summa- 
tim versibus elegis editus libellus, opus fere dim- 
num non solum notariis, sed etiam cupidts legiim 
tyrunculis pemccessarium, quum breui periodi 
periodo initituiionnm termines complectatw : in- 



241 



CiCTOBUIX. — CAIJVUIS. 



242 



terpreie éL Faifdamtmte Tiberto iacrantm legum 
dodore, et cum hkttee toiiua opertê examussim 
eastigato. Carmen ad icribam. 

Que te aeire deeet referente Seriba Ubellum 
Hmne eme : qui paruo uenditur ère tibU 

A ta fin : Impressum Gesene per Amadeam et clus 
Mciot anoo EMU MDXXV. Qaarto kalC decemtins : 
rcUcissimo démente ftummo pontifice •epiimo im- 
penmte, in^. 

(l£TOBHIX,K9U7oCpt% [Ptol.], CaTOBRIGA [ItÎD. 

Antun.J, Cetobriga [Anon. Rav.], ville 
«le la côte 0. de la Lusitanie, auj. Se- 
tuxûl ou Sétubaf, ville et port de Portu- 
gal (Estramadurc). 

^i Panier, ni Falkeostein, aucun bibliographr 
espagnol ni portugais, ne citent cette fille parmi 
cdies qui ont Joui des bénéfices de la typographie i 
une époque reculée : IL Temaux seul a la gloire 
d*aT0ir trou? é un livre imprimé i Sétubal en 1509 : 
Jlefr« e eatatmoi da miUtar ordem de S, lago, — 
Sétubal, 1M9, in-fol. M«Temaui ne cite malheureu- 
sement pas ta source où il a puisé ce renseignement : 
peut-être provient-il de M. Ribeiro doa Santos, qui 
a publié un mémoire sur ta typographie portugaise, 
que M. Bmnet a omis dans sa table et que nous n'a- 
vons pu nous procurer. 

Caii Maru AGERy Camaria^ la Camargtte, 
grande île située dans le Delta du 
Khône. 

Caino, voy. CniNONiuM. 

Cuarcum, Cajare, bourg du Quercy (Lot). 

Cajeta [Virg., Sil., Jornand.], Kaiar* 
[Strab.], HauLXTr. [Diod.], Qaietta, Gaèta, 
ville de la Terra di Lavoro, prov. na- 
polit. du roy. d'Italie. 

Imprimerie en lft87, suiv. Falkensiein. Maittaire 
ui Panser, non plus qu*Ilaym, ne citent de livre im- 
primé en cette année à Gaéte. Voici le titre du vo- 
lume tel que nous le donnent Haym et Bmnet : For- 
mmUuio di epUiote vutgare missive et responsive,., 
eomposto per Cristopnoro Landini citadino di Pi' 
remze.., A la fin, après le registre ; Explicit Formw 
iario de Ejristole missive e resfwnstvc et aitri flori 
de ormati partamtnti, Impresso nella aima et iti- 
clfta cUà de GayetapermL A. F.mcccclxxxvii, 
peL in-4. Ces lettres initiales A. F. désignent TAIle- 
mand André Fritag qui, après avoir essayé de l'im- 
primerie dans cette ville, ob il n'exécuta peut-être 
que ce volume, alta s'éublir à Rome vers 1401. 

L'année suivante, 1488, un nouvel imprimeur, 
probablement initié aux secrets de l*art nouveau 

Er Fritag, publie un volume que citent tous les 
iliograpbes, c'est : El ÉXalogo de S, Gregorio 
papa tratto del latino in vuigar per maistro Lu- 
nardo da Udene.., con la vita de S. Gregorio.,, 
impresso in GaJeta per maistro Justo. mcgcc octant» 
odo. xxnu de mano, in-foL 

C.UETANTS sixis, xo).TOç Koiârx; [Strab. | , 
Golfodi Gaèta. 

Cajodunl'm, Kiddtmi, Keidani, ville russo 
du gouv. de Wilna. 

i'AiJi [Greg. Tut.], Villa Calexsis [Id.j, 
KvLA [Prapcepta Rob. Reg.], CELLiE ai» 
.Matrosam, Chelles, Chelles-Ste-Beau- 
thour, bourg de Fr. (Seine-et-Marne) ; 
anc. et célèbre abb. de Bénéd. ; con- 
cile en 1008. 



Calabona [Plin.], Tribtvgeha, ville de la 
Bétique (Andalousie). 

Calabri [Hor.], K*Xa€poî [Strab. |,Salextini 
[Jornand.], ïaXivrrvoi [Strab., IHol.], 
peuple de l'Italie méridionale. 

Calabri A [Tac, Plin., Horat., etc.], KaXa- 
Épta [Strab., Ptol.], anc. Messapia, m«o- 
aoLisios, [Polyb., Strab.], Mioaiwa [Steph.l, 
prov. de l'Italie méridionale, faisant 
partie de l'anc. Iapygia; forme auj. 
trois provinces napolit. du roy. dltalie, 
la Calabria citm , la Caialnna uftra, 1 
et II. 

(iALACTA [Cic), KfltXflUCT* [Ptol.l, CaLACTE 

[Sil. Ital.], K<xXvi 'Kxrn [l)iod.|, Caronia, 
bourg de Sicile, dans le val di Demona. 

Caladunum [Itin. Anton.] , KoXot^ouvcv 

Ïtol.], ville de l'Espagne Tarrac, auj. 
iranaeUa (Traz-os-Montes), suiv. Bisch . 
et Môll., ou Fuente Carcada, suiv. For- 
biger. * 

Cal.£gia, voy. Hala. 

Calagorris, Caières, pet. ville de France 
(Haute-Garonne). 

Imprimerie en 1793, si Ton en croit le Dr Gotton, 

3ui ne cite aucun fait à Tappui de cette assertion, 
ont nous contestons Texactitude Jusque preuve 
contraire ; peut-éire a-t-il voulu parler de la villi* 
espagnole de Caceres. (Voy. Cmciuk Castra.) 

Calagum [Tab. Peut.]^ localité de la Gaule 
Lyonnaise IV«, auj. Cfuiilfi, £haiUy, 
bourg du GAtinais (Seino-et-MarnoK 

Calaguris Fibi:larensis [Plin., Cœs.j, ville 
des llergetes dans l'Espagne Tarrac, 
auj. Loharre, en Aragon, au N.-O. 
d'Huesca (a FibiUamm opificio, P. dv 
Marca). 

CALAorRRis [Cjts. , Liv.1 , KaXâ-^oupi; [Strab.] , 
K*Xa-]fopîvx |Ptol.], Calagitrra (ItJn. An- 
ton.], Municipium CalagurisJulli [Insc.J, 
Caijlhorra [Coll.], ville de l'Hispania 
Tarrac, aui. Calahorra, ville de la 
Vieille-Castille, dans la prov. de Soria. 

CALAMii:, KaXà|jLai [Polyb.], bourg de la 
Thessalie, auj. Kalathi [Pouqueville]. 

Calami, Chaumes, bourg de Fr. (Yonne); 
anc abb. de Bénéd. du dioc de Sens. 

Calancorum, voy. Gorlitium. 

r.ALARis. Caralis [Itiu. AutoH. , Tab. 
Peut.J, Carala [Jornand. J , KapaXi; 
[Sti*ab.], K«(>«Uiç [Ptol.], KâpvaXi? [I>au- 
san.], (^arales [Liv.], Cagliari {Calltr 
en esp.), cap. de l'île de Sardaigne. 

Nous pouvons faire remonter à 1557 la date de 
rimprimerie à Cagliari, et celte date nous est Tour- 
nic par Melti (Dict.des Anon. et Pseud, 111, 20(>) : 
La vitta et la morte et passione de sanctu Gixvinu, 
Prothu et Januariu» s. 1., mais impr. à Cagliari, 



213 



CALARÛGA. - CMISŒIL 



214 




Caloazjl, OmtÊode^ Upor^deFr. (Tarn-el- 



la CaBrr. ■mjuti, bm-Vj 

IVK Mèelc; cr Bf re 
t;c^cst b 

am V Me, OÊifëÊm, m mmb éa ni, Ai 7 avril 
ta« : 2» lie 4e fwdfeevIfK 4e Cjgfiwi *i S OTrii ; 
S» li^. » fÎMfiiw, %1k;. Sti^fiin. wmr Tm 
ûmHtm ««■•eéBine.pM-Mc. 
n)tméni {f0^ failli #■ • avril l>lk; *• lie 

t» îttn mÊSnÉi : /o. F. Fé 

est aMrt^ aH g.j>i i ^m ^umb^a 4e 
'daruLau 2*^. wmlàémtét tM«: cette 

Ifvrrcat ^orié «r.«» m 4aie véntaMcv^ cii 

C%L.iiujr,A, Caiani^ja^ bourg de la Haute- 
CastiUi;, près Suria. 

CiL.uiff5A, la ChaknrfMt, pet. m. affl. de 
la Saône. 

Calata, Cai^ta HiEBo?n«iy Calatofjmme, 
U^urg de Sicile^ dans le val di Demona. 

CALATAJL'BAy liOV. BlLBILB \OVA. 

Calatia [LÎT.y Cic.], Ka>A7{x [Strab.]y Ca- 
\ja\s. ,Plifi.]y sur la TÎa Appia, entre 
Cap«#ue et Bénévent, auj. Cajazzo, Tille 
d'Italie (TerradîLaToru/yetsuiv. Momm- 
«^n, il GfMiz^^, le Gallaze, luealitê de 
la voie Appienne, mm loin de Caserte. 

CaL.%T05LMy Chalonttes, village de l'Anjou, 
près Beaugé (Maine-et-Loire). 

Calatim .Itin. Anton.], Kâiomy [Ptol.], 
ville de la Britannia ]ïajor, auj. Kmdall 
;Wef»tinureland). 

Calba ad SALA3f. ColU, SUT la Saale, ville 
prussienne 9 de la rég. de Magdeburg. 

Calcaiiia [Itin. Anton., Tab. Peat.], suiv. 
Heicbard, Callissane, bourg de France 
( Bouches-du-Kbône;. 

Caixarja 'Itin. Anton.] , ville de la Bri- 
tanuia Major, auj. yewlury, sur le Vkurî 
(Vorkshire;, suiv. Camden. 

CALr:AHiA CuvoRiM, Callarum, Calcar, 
pet. ville prasftienne, dans le duché de 
Clèves, près Francfort. 

Tfmaui die : LaekMtebu Deaeriptio ttrbis Jeru- 
Uiirm. Calcari^r aiTomm, 157u, iii-foL, tiire qui 

UM» m ilMWfUlH. 



CàiriATA, Cjllziata, f(sizndfÊ^ S. tkmàmjb 
et la CalzadOy bourg dTspagne (piov. 
de Borgos . 




Cau^ariuv, CaHerm, Caldtm, buorg do 

TjTOl. 
CALMXCfXlX, TOT. ClLttO BeCTV. 

dix Hin. Anton/, Pobtus Caudcs», Pob- 
tts^Calu, Tiiié des Callaici Bracarii, 
en Lositanie, auj. Pwk>^ Oporio, TiUe 
du Portugal, ehi;i4iea de la prov. de 
Minho ; on trouve anasi Pomrs Ll'sh'a- 
XLCOU CnrnAS Pocrct^ALEJcsis. 

et la niMgnpfck éM* cette tJe t /gfc» ée 
aeHKiÊoéM€mm»trméa rcyA. /a*» HL f ipeUto 
ée CMsmÉOÊ (Sf«tt0 ée Cmmâm, m AalMiaU la 

Vannai Di» Ta 



|év. ée Pmti éà 



a Fr. 



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7. \ 

le une 



i-a. 



19*1« IMU. 



■ DiL. ^ta« rypif «tfi« M !■ 



Cale, vuy. Cales. 

CAixBACHrs, Kilbetfi, bourg d'Irlande 
(proT. dTLster. 

Caleiioma [Tac. Afjfric.], Hjj^J^vna. [Dio 
Cass.], BiuTANXU Barbaiu, Calvdhon 
(pays de forets, en gaélique), Scûiland, 
Sehûttlatui, YEto»se, réunie à la Grande- 
Bretagne en 1707. 

Caledomui CiSTKL'M, Dln«31eldi.\uii, ville 
des Caledonii, auj. Ihuùeldy ville d'E- 
cosse, dans le comté de Perth. 

CaLEGU, VOy. WnTEBEBGA. 
CaLEM (Ai»;, Vu}'. Calrii. 

Calentum, ville des Celtiberi. dans la Tar- 
racunaise, auj. Caxalla, bourg de l'A- 
ragon [Reichaîrd]. 

Calenum, Carùtola, bourg du Napolitain 
(Terra di Lavoro). 

Cales (Cicér., Liv.], RLstXic; j^PtoLJ, t t»* 
KflOisvûv Kz>.ii i^Steph.], MixiaMUM Cale- 
num jCiccr.j, TuKEiciA [Sil. Ital.], ville 
de la Campanie, auj. Colvi, ville du 
Na|»olitaiu (Terra di Lavuru). 

Cales<:iii, Chalais, bourg de France (Cha- 
rente,. 



24o 



TALETENSIS AGER. — CALLIPOLIS. 



246 



Caixtensis AGER, pays des anc. Caletes, 
fiaXtlru, [Ptol.], dans la Gaule Lyon- 
naise Ih, auj. le Pays de Caux, dans 
la haute Normandie. 

Caletom [Cluv., Cell.] , Calesium, Sortis 
srpERioR, Callesis, Kalays [Chron.], 
Caleys (xiu* s.). Calais, ville de France 
(Pas-de-Calais). Quelques géographes 
ont vu dans ce port l'emplacement du 
Porto /ceins de César, mais les pré- 
somptions les plus fortes sont pour 
WissofU. 

Le plus anden livre imprinu^ i Cabis qui soit 
ronnu de noos est dati^ de 1582. Cest an pet. in-4 
d»nt \oici le titre : Btitrie, e»tat ou répertoire 
îles dmlen et marckamUseâ ettrangères. ^ Sortie, 
RMtai^. de» marehaHdi»e» qui $r. peuvent tirer et 
tramgporter kors le royaume. Calais, Abraham Le 
Maire, 150, 2 part, en un vol. 

Le Dr Cotton dte an EngtUh manual ofPrayerê, 
impriBBé à Calab en 1509. 

L*anoée suif, nous avons encore à citer un vol. 
rare et mrienx : Lue lanzz Pilote : Thre*orerie ou 
eaèimel de la tonte marimesque : imprime aux de»" 
pna et pour BonaueHture d'AseuHle, marchant 
Uèraire, dtmomrant «) Cakd», — Calais, 1600, in-4. 

Les Câmatmwu» de la ville de CaUd» et pai» recon- 
quis ne forent imprimées dans cette ville qu'en 
lSMi,in-ft. 

L*krrÉC dn conseil du SI mars 1730 qui règle Tétat 
des imprimeries du royaume, supprime celle de 
Calais, et nous Yo^tms en 1764, au Beqiport Sartines, 
un iropnmenr octogénaire conservé dans cette ville, 
mais qui n*e\erçait que par suite d'une Caveur sp^> 
ciale; clYst Joseph Maunr, né en 1684, qui succède 
en 1705 i ion père, et dir^^e trois presses. 

CuUlaome et Jean Morel , célèbres imprimeurs 
«-ublis & Paris au xff s,, étaient nés à Calais. 

<:aî.EVA |ltin. Anton.], KaXr.cua [Ptol.] , 
Caîjjîva [Googr. Rav.l, Calkiia Atreba- 
TiiM, ville des Atrchates, dans la Bri- 
tannia Komana^ auj. Silchester, ville du 
Hampshire. 

Caui»aoi'.€, Ckaudesaigves, ville (h? France 
(Cantal). 

Calidava, voy. Capidava. 

Caudi (x>ll£s, Caudecoêk, pet. ville du 
bas Armagnac (Gers.\ 

Calido Becum, Caldebeccum rCelL], Cam- 
iHM BErxrM, Cmidebec, ville de France 
(Seine-Inférieure). 

Caijdum, Chaiid, bourg de Savoie, sur le 
lac d'Annecy (Haute-Savoie). 

C*UDrs MoNs. Caumont, Un grand nom- 
bre de localités en France et en Belgi- 
que portent ce nom, entre autres un 
iMiurg du ficrs et un autre du C^alvados, 
cbef-ïieu de canton. 

CiUSTLA, Carinula, Coftno/a, bourg du 
pays napolitain (Terra di Lavoro). 

Causi\ |ltin. Anton.l, KaXtoî* [Ptol.], Ca- 
Lissini, ville des Suevi, en Germanie, 
auj. Kalisch, chef-lieu du palatinat du 
même nom, en Pologne» 



Un mag^niflque collège fut fondé dans cette ville 
par l'archev. de Cneseu, Stanislas Camcovius au 
xvi« s. ; et la typographie ne tarda point à être exer- 
cée dans ses murs ; mais il n'existe point de livre 
imprimé au xvi* s., et le plus ancien incunable de 
Kaiisch connu ne remonte qu'à Tannée 1606 : Hie- 
ronimu» Platus de tfono »tntu religioti, poioniee 
transL et etlitu» a Simone Wyaocki. Calissii, 1606, 
in-4. — Ce Simon Wysocki, éditeur et imprim<>ur à 
la fois, prend un agneau comme marque en l'hon- 
neur du fondateur du collège de Kaiisch, qui le por- 
tait dans ses armes. 

En 1615 Albertus Gedelius, typographuê archU' 
piâœpali»Gne»nengi», publie à ICalisch: Caroli Mala- 
pertH Mi»celUmêa, in-4, et en 1619 un livre polonais 
d'une exécution typograph. remarquable : o Exor* 
bytaneyach Stanu durhowneno, ktore »o tym wleku 
niektorty Jch Mo»e. PP, Swieccy SlOHOwiducliouh 
nemu zadaia, également in-4. 

Caliuh, Ad Calem [Tab. Peut.], An Caixem 
fltin. Anton.], Calus, Cagh, ville d'Ita- 
lie, a otto legbe da Urbino (Ëtatsdu Pape). 

LMmprimerie remonte en cette petite ville à 
l*année l(i75 , suiv. Falkenstein : Maptuei Vegii 
de morte A»tianaeti» opu» locundum et Misera' 
Ifile, — A la fln : Anno gratiae. mccgclxxv, 
tertio kalendas lulii. Hoc opu»cultanCallii impre»- 
sum e»t Tempore Domini. Fboerici illn»tristsimi 
Fràinatium ducis. Ac »acro»anctœ Romame Eoele- 
siœ Gonfaloneril ; (] lAmreniii Abstemii Maeero' 
tensi» Carmen. \\ Ingenium ne forte pute» non esse 
Latini» : || Qui tantum Gallo» Teulona» atque pro- 
bas II Hoc média Itatta geniti impressere Bobertus 
\lcum Bernardino quod brève cerni» opu», in-4 de 
6 W. chiffrés, s. récL ni sign. (Robertus de Fano et 
Berna rdinus de Berganx») . 

Nous avonj un aecond volume imprimé Tannée 
suivante, dont nous donnerons sommairement le 
titre : Servti Honoraii libeUiu de nUimis SyUabis, 
et Centimetrvm, ex rec, Laur. AbttemU, — Rober- 
tus de Fano et Bernardin us de Bergomo, plura opéra 
cum bocimpressere. Calii, anno salutis, mcccclxxvi 
XV octobris in-4. 

La même année : Jo, Ant. Campant funebri» 
oratio pro Baptista Sphortia IJrbini comitisaa, — 
Callii, Kal. Martii, 1476, in-Ci, livre que sa date re- 
porte à la troisième plac", etaiM^uel M. Bruiiot, qui 
cite les deux autres, donne i)ar uiadvertance la pre- 
mière (if on., V, col. S15). 

Callaici [Sil. Ital.] , KoaXaucot [Strab.| , 
Caixaici Bhacarii fPlin.]^ çt Bpaixâfici 
I Ptol .] , peuple de l'Lspagne Tarrac, dont 
la capitale éiàiiBraga (Traz-os-Montes). 

Callenburgum, voy. Callunda. 

Callesis, voy. Caijîtium. 

Calleva, voy. Cai^va. 

Callicula Mons [Liv.], mont, de la Cani- 
panie, auj. Monte Cajanello, dans la 
Terra di Lavoro. 

CALLiFJi [Liv.j, ville dos Hirpini, dans le 
Samnium,auj. Canfe, bourgde la Terra 
di Lavoro. 

Callitouf, voy. Anxa. 

Callipous [Sil. Ital.], KaX>.i77oXic [Honul.], 
ville des Sicu|i, entre Messaiia et Tau- 
romenium, auj. Gallodoro, en Sicile. 

Cauipoijs [Liv.,Plin.l, KoaXiroXtç [Strab., 
IHol.j, ville de Thrace, auj. GallipoH, 



247 



CALLISTE. — CALVIUM. 



248 



dans la Roumélie (pachal. d'Andri- 
nople). 




chipel. 

Calltum, voy. Calium. 

Calloellcm, Callooellum, Chaillot, anc. 
.village à l'O. de Paris^ auquel il est 
auj. réuni. 

Calloniana [ItiR. Anton.] , sur la voie 
d'Agrigenteà'Catane, auj. CaltanUetta, 
ville forte de Sicile, chef-lieu de la 

. prov. du même nom [Forbiger]. 

Calloscopium, voy. Elis. 

Callum [Itin. Hier.], ville deThrace, auj. 
Comburgos, dans la Roumélie. 

Callunba, Callenburgum 9 Kalîundboi'g, 
ville du Danemark (Ile Seeland). 

Calmakia, Calmarnia, Cahnar, ville de 
Suède, chef-lieu de la préfecture du 
même nom. 

Voici la note du D^ Gotton relative à l'intro 
duction de rimprimerie dans cette ville : « Vers 
l*an 1620 l'évéque Jonas Rothovius fonda un établis- 
sement typographique, ainsi que Tattestent quelques 
livres publia cette année même : le premier impri- 
meur s^appelait Chrisiopbc Gunther^et en 1055 il 
alla avec son matériel se fixer à LinkOping. • 

Nous ne connaissons pas ces premiers volumes 
inipr. en 1620, et ce n'est qu'en 1627 que nous trou- 
vons dans la Bibliographie suédoise de J. Scheffer 
la trace d'une impiimerie fonctionnant à Calmar. 
Voici quelques titres : Conciç sacra in fUnere 
M, Jonœ koUiovii (c'est l'é^éque ci-dessus cité), 
superihtendentis Calmarensis (en anglais superin- 
tendens se iraduiMI par évêque ?) ex Malth, xxv. 
14. ad al. excusa Calmaric per Christ. Guntber» an. 
1627, in-4. 

Harmonia evangeiiorum, Joh. Baaiio auct,, — 
édita Calmariae, per Guntherum, anno 1627, in-4. 

Calmf.racum, Chaumerac, bourg de France 
(Ardcche). 

Calmontiiîm BASsiNiiK, Caï.vus mons, Cal- 
viMONTiuM BAssiNiJi, Cluiumont-en-Bossir 
gny, ville de Fr., chef-lieu du dép. dv 
la Haute-Marne. 

Il est assez extraordinaire que nous sovons forcé 
de signaler, comme premier ouvrage sorU des presses 
locales, un livre d'une spécialité assez bixarre ; mais 
la liturgie du diocèse, non plus que l'administration 
municipale, ne nous fournissent aucun titre anté- 
rieur à celui-ci : Joseph Hoillot, modelles artifices 
de feu et diuers instrumens de guerre auec tes 
moifens de s'en priualoir pour assiéger y battre, 
surprendre et défendre toutes les places, Chau- 
mont-en-Bassigny, Quentin Maréchal, 160R, in-A, fig. 
vt titre gravé ; presque toutes les planches sont gra- 
vés par Joseph Boillot lui-même. 

Ce livre de pyrotechnie, si rare et si curieux, est 
bien le livre de ces temps de troubles et de tumul- 
tes ; c'était après la Ligue, et l'auteur s'était trouvé 
mêlé d'une façon active aux désordres de la pro- 
vince ; il était Langrois, et dans la préface du rare 
volume publié à Langres en 1592^ intii. ; Nouveaux 
Pourtraicts et figures de termes pour user en Far- 



chitecture, il nous donne quelques détails sur sa vie 
qui nous expliquent la dirôctioo toute spéciale que 
ce savant, cet artiste avait été forcé de donner à tes 
travaux ; il nous apprend que son livre fut fort in- 
terrompu lors des guerres de la Ligue, « ayant tooIb, 
dit-il, résister de force à mon possible aux mtqœ- 
reaux et paillards qui voulaient desbancher nostre 
ville... » 

Le second volume que nous pouvons citer oomne 
imprimé à Chaumont, nous e^t donné par M. Branet : 
Mcolas de HauU. Voyage de Hieruaalem faSet en 
1505. — Chaumont-en-Bassigny, 1601, in*16. 

La Coutume de Chaumont^en-Bcûgigny, rédigée 
par Jean Gousset, ne fut imprimée quVn 1722. 

L'arrêt du conseil du 51 man 1738^ qui fixe le 
nombre des imprimeurs dans toutes les vHlesdu 
royaume, en conserve un dans celle de Cliaumont, 
et en 1764 {Rapp, Sartines), cet imprimeur s'ap- 
pelle : Claude-Antoine Bouchard, établi en 1758, 
possédant deux presses. 

Calnje, Caunes^ pet. ville du Languedoc 

(Aude). 

Calneria, Chaulnes, Chaunes, bourg de 
Fr. (Somme); anc. duché-pairie. 

Calniacum, Chauny, pet. ville de Picardie 

(Aisne). 

Calonesus, KaXovr.9oc [Ptol.], Insula Bella, 
au moy. âge ; Pulchra iNsuiJk nomine 
Britannico Guedel, Belle-Isle, Belle-Île- 
en-Mer, île de Bretagne (Morbihan). 

Calonna, Chalonnes, pet. ville d'Anjou 
(Maine-et-Loire). 

Calor [Liv., Tab. Peut.], il. du Samnium, 
auj. Il Colore, dans la prov. napoli- 
taine, Princ. ultér. 

Calossia, la Chalosse, anc. pet. prov. de 
France ; dépend, auj. du départ, des 
Landes. 

Calpe [Itin. Anton.], KàXim [Strab.], K«x- 
irîa [Steph. Byz.], Gilbathar [Anc. 
Chron.J, Gibraltar, ville et promontoire 
formant l'extrémité Sud de l'Espagne, 
sur le détroit du même nom. 

Calpi:rniana [Itin. Anton.] , KaXircupvîava 
fPtol.], ville de la Bétique, auj. mija- 
lance, suiv. M. de Laborde, ou Carpto, 
ville de la prov. de Cordoue, suiv. Rei- 
chard. 

Calunia, voy. Praesidium. 

Calvenciacum, Cfuivancy, bourg de Belgi- 
que (Luxembourg). 

Calvenzanum, Calvenzaiia, bourg du Mi- 
lanais, sur TAdda. 

(l\LviM0NTiuM, voy. Calmontium. 

Caf.viniacum, Chauvigny, pet. ville du Poi- 
tou (Vienne). = Bourg du dép. de Loir- 
et-Cner. 

Calvissonium, Calvisson, Cauvisson, bourg 
de Fr. (Gard). 

Calvium Ca/rt, ville de l'île de Corse. 



240 



CALVUS MONS. — CAMBORICUM. 



250 



Calvis Mons, Calvomons, Catunont, Chau- 
mont; un grand nombre de localités en 
France portent ce nom. Nous citeroos : 
CiLVUS Moss NoRMASSii, Coumont, bourg 
du dép. du Calvados; = Calvds mons 
PiioviNaJE, Cmmont, bourg du départ, 
de Vaucluse ; =: Calvus moss Vascoxi-e, 
Caumont, bourg du départ, de la Gi- 
ronde ;=Calyos mons IN PAGOVU-CASSINO, 
Chaummi-ei^Vtxm, pet. ville du dép. 
de roise; anc. abb. de Béncd. 

(Ialydria, vov. Tesedos. 

I'alypsus, voy. Ogygia ïns. 

Camaijhxum, CamaldoH, bourg de Tos- 
cane ; anc. abb. de Bénéd. 

r.AMAi^DUM'M [Tac], Caiiuix)dunum [Itin. 
Anton.], K*a6*jX6ocuw» [Dio. Cass.J, Ca- 
maldunum [t*lio.l> KouGu^oXavcv |Ptol.|, 
CAMULunuum Colonîa [Geo. Rav.}, ville 
des Trinobantes, dans la Britannia Ho- 
mana» auy. MaUdon, bourg du comté 
d'Essex, 9uiv. Gamden, on Cokkester, 
ville du même comté (voy. Couiestria). 

CiMARAcuM, voy. Cameracum. 

(UxARiA, vov. Cau Marii Ager. 

<:amari<ui, RLx{ikXftu(a [rtol.], ville des Canta- 
bri, dans la Tarrac., auj. Vittma, ville 
d'Espagne, dans la prov. de Alava. 

Falkenstein ne rooitioime pis cette ville ; Mendei 
la eiie parmi Uu eiudatUs que han tenido o tienen 
imcprcHta, mais sus loi consacrer de notice smS 
riait*. Nous n*afoo8 rencontré de livre imprimé à 
Viiloria qa*à une époque très-rapprochée de nous, el 
il doit certainement en exister ^antérieurs. Voici ce 
que nous donne le cataL Salva de 1826 : Provincia 
de Alav€L Omtdamo de Uu leyes y ordenanzas con 
qwe u gobuma. Vitoria, 1770, pet. in-fol., Ut. gr., 
pas même de nom dMmprimeur. 

(juurisa fPlin.], Ka(xafîvï} [Hcrod.], K«- 
iMiptva [Thnc], ville de la côte S. de Si- 
cile, auj. Torre di Camarana, dans le val 
di Noto. 

CvsLiRiNA Palus [Sil. Ital.], Kap-opiva Xîp.vr. 
[Luc, Steph.], aiij. Logo di Camarana. 

r.AjiB.ETCM, KipiêatTcv, Cambodfjs, bourg 
d'Iiispagoe (Asturies), suiv. Reicbard. 

faiiBARucuM, Chemiré, commune de Fr. 
(Sarthe). 

(luIBERIACUM , CaMBERINUM , CaMBERIUM , 

Chamrarucum, Chambéry, ville de Fr. 
rh.-l. du dép. de la Savoie. 

Cest à l'knnée IWS enf iron que nous pouvons 
faire remonter Tintroduction de l'imprimerie dans 
Pane cap. de la Savoie. Le premier livre portant une 
date étant de lAM, avec un titre et des signatures, 
no«s devons signaler un volume que nous avons 
eu longtemps entre les mains et qui dénote incontes- 
tablement une impression antérieure : Jehan Ger- 
ma, Le uotB DE noTS PAiTiu. A la fin : £7y finitt 
fr iiurtde wudMtre Jehan Geraon^ Hoctewr en theo" 
loyie et dtanêelier de MÔre Dame de Paii$ || ap- 



pelle en îatin Opue triptUtt || en fmçoyt ung Hure 
de traye ptiet. Cett aestmoir des cômùaemis d 
ère Seigneur, de confession el d ta teiense de bien 
morir. Deo aratUu, s. I. n. d., in-4, goth. de 40 ff. 
dont le premier est blanc, 21 long. lig. à la p. entière, 
s. ch., réel, ni sign. 

Ce très-rare vol. est impr. avec les caractères 
dont Neyret s*est servi en 1M4 pour imprimer 
V Exposition des évançdles et le Baudoyn de Flan- 
dres ; mais il est certainement antérieur à ces deux 
livres, puisqu'ils ont des titres et des signatures. 

Exposition des Buangiles» Au v* du dernier f. : 
Cy finist (exposition des euvâgilies et des epistres 
de tout Ion translatées de mmueau de latin en 
françoys. imprimées /L ekambeni Par Anthoine 
neyret. tan degraee MOCCCLXXXiiiJ, le vi, iour du 
moyn de iuiUet. Deo grattas, in-fol. goth. 

Ce livre contient une traduction des sermons de 
Maorice de Sully, évéque de Paris, mort à la fin du 
XII* s. 

Le Baudoyn de Flandre, la seconde édition de cet 
important roman de chevalerie, est un livre trop 
connu pour que nous en donnions le titre détaillé ; 
nous (lirons seulement qu'étant achevé d'imprimer 
(e xxix* lourde novemtire, il est postérieur de qua- 
tre mois à V Exposition des épangûes. 

Ce roman de chevalerie eut un succès tel que Ney- 
ret Tut obligé de le réimprimer l'aimée suivante; 
cette édition, plus rare encore que la première, est 
bien décrite par M. Brutiet. 

Camberoxa, Cambron, bourg de France 
(Nord); anc. abb. do'Cit. 

Cambes [Itin. Anton., Tab. Peut.], localité 
des Rauraci, dans la (icrmanie super., 
auj. Kembs, Grass-Kembs, bourg de Fr. 
(Haut-Rbin). 

Cambisoxum [Charta Car. reg. 857 1, Cfui- 
messoïiy anc. villa earlov., village de 
Tanc. Diiesmois, près Chàtillon-sur- 
Seine (Côte-d'Or). 

Cambodunitm [Itin. Anton.], KoucuvXo^ouvov 
[IHol.], ville des Brigautes, dans la Bri- 
tannia Kom., auj. Afmondbury, ville du 
comté d'York, ou, suiv, Maniiert ci 
Camden, Gretlan, près Almondbury. 

Cambodunum, voy. Campodunum. 

Camboxium, Chufnbon, pet. ville de France 
(Creuse). 

Cambondm lit. Hier.], dans la Gaule Narb., 
auj. la Baume des Arnauds, commune 
(le Fr. (Hautes-Alpes). 

Cambobicum [Itin. Anton.], Camboritlm 
[Id.), Cami vadum fCell.], Cantabriga, 
Cantabrigia, Cambridge, ville d'Anglet., 
chef-lieu de comté (en saxon : Gi'anta- 
brycg, GruntorBrydge; en gallois ; Caer- 
GraatU). 

Université illustre, fondée en 1229. L'imprimerie 
semble dater en cette ville de l'année 1521. Voici le 
premier volume imprimé dont le catalogue de la 
Grcnvilliana (toin. Il, p. M7| nous donne le titre 
exact : Lucianns. Lepidissimum opusculum ictol 
$t4/âSa>v : Uenrico Bulloco interprète : oratio ejus- 
dem cum annotationilnts marginaliàus : ex prœ- 
clara aeademia Cantabriqiensi, Anno ■dxxi. — 
Impressum est hoc opusculum Cantabrigicper Johan- 
nem Slberch, anno l,*»?!, in-4. L'exempl. de ce rare 



!^51 



CAMBORIUM. — CAMERINUM. 



232 



volume, qui est aujourd'hui conservé avec les tré- 
sors bibliographiques du Bight hon. Thomas Gren- 
ville au Bntish Muséum, porte cette note ms. d*unc 
écriture anc. : « The first Book printed at Cam» 
tridae. ■ Mais comme Heri>ert signale sept o<ivra< 
ges imprimés par Siberch en cette même année 
1521, sans désignation de mois, il est bien difficile 
de décider de Tantériorité de l*un d^ux. 

M. Brunet et M. (U>tton penchent pour le volume 
suivant : Calent (sic) pergamensis de temperamentis 
et de hispquali intempérie libri ires. Th. Linacro an- 
glo interprète^ ppus... nunc primum proditin lu- 
cem. — Imprcssum apud prccbram Cantabrigiam, 
per Joann. 2>iberch, 1521, pet. in-4, imprimé en car. 
rom. tn magnifique exempl. imprimé sur vélin, de 
ce livre rare, est conservé à la Bodléienne. 

Cet imprimeur fut le premier en Angleterre qui 
employa les caract, grecs fondus ; en 1510 Wynkyn 
de Worde avait finit usage de caract. grecs en bois 
dans l'ouvrage de Whittinton, deConcinnitate gram- 
matice* (Dibdin, tibrary*» Compan), 

Au xviiie s. Puniversité de Cambrige eut une Im- 
primerie particulière à la tête de 'laquelle elle plaça 
J. Archdeacon. 

CaMBOHIUM, CAMBOKTlt'M,GAMBORINUS, Ckanh- 

bord, commune et chat. 'célèbre de Fr. 
(Loir-et-Cher). 

Cambretonium [Itiii. Anton.], ville des 
Iceni^ dans la Brit. Rom., auj. Bretm- 
kam, bourg du Suffolkshirc. 

Cambria, voy. Britannîa Secunda. 

Cambriliacum villa [Gbarta Car. G. a. 850], 
Chambry, village de Fr. (Aisne). 

Cambus, Cambone [Eginh. Ghr.], h Camb 
ou Kamb, riv. d'Autriche, affl. du Da- 
nube. 

Cameuacum, Chambly VAuberger [Mab'iU.], 
Chambly, pet. ville de Fr. (Oise); on 
trouve dans les Ch. et Dtp/, (tome I, 
p. 227) Oppidum Camliacense. 

Camelium (?) lieu d'impression suppose. 

Le catal. publié après la mort de Daniel Eteevir, 
arrivée le h août 1681, nous donne (p. 285), Joh, 
Mmrsii meditationes ChrUtianœ, ^ Camelii, lOSft, 
iu-24. Ce livre fut probablement imprimé à Leyde. 

Camelodunlm, voy. Danum. 

Camenecia, Gamenfxum PoPoUiE, Kaminki^ 
Podolcki, ville de Russie (Podolie). 

Camentia, Cammz, ville de Saxe (Lusace). 

Camentïa ad Nissam, Camenz, bourg de 
Prusse, sur la Neisse, anc. abb. de Gît. 

Cameracensis ager, le Cambraisis, anc. 
prov. de Fr. (Nord).. 

Cameracitm, Cambeiracum, Chameyrac, anc. 
villa roy. en I^imousin (Corrèze). 

Cameracum [Cluv.], Gabiaraclm [Itin. An- 
ton., Tab. Peut.], ville des Nervii,dans 
la Gaule Belgique, auj. Cambrai (en ail. 
Camerik), ville de Fr. (Nord). 

La plus ancienne production connue des presses de 
Cambrai est un in-ft de ff. non chilhés, car. goth., 
intitulé : Budimenta grammatictê ad initituendos 
juvtneM non parum eondyeentitu Impressum Came- 



rad, anno Domini MCCOGCxmi. Cest ea 
temps Tun des premiers ouvrages imprimés en 
France, dans lesquels on ait bit usage de caitcL 
grecs. 

Un volume français, peut-être encore plus rire, 
fut publié à la même époque, et oehii-cl noos donne 
le nom du plus ancien imprimeur de Cambrai connu : 
Chy tenêuyuent les gistres (sic) repalstre» et des- 
pens : que moy Jusque le Saige marchant de draps 
de soye demourant a Douay ayfaUt de ikmay a 
HierusttUm, Venise, Rhodes, Borne,., et amUres 
passaiges, que moy,,, ay faiet lan ndl cMneq cens 
xviU auee m/m reUmr. Imprime noooelleiBeDt a 
Cuimbray p<ir Bonavencnre Brassart, au d^cns dofit 
Jasques, pet. in-ii goth., de IW fl., rign. A. FF. 

Ce très-précieux volume lyitoertaimeaaQot imprimé 
vers Tan 1520, ou du moins avant 1528. car one se- 
conde édition du voyage de J. Le Sagp nC donoée i 
Cambrai en cette même année 152S, et on it as 
V» du ^T» f. et au 78* i AuJounUad xi« de JmÊUat 

Î quinze cens vingt trois ayons achevés se second 
iurcm 
Bonav. Brassart exerçait encore i Cambrai enl&M, 
car k cette date il imprime VBntrée de Chartes- 
Quint à Camtrai, dont nous avons, vu pendant lâcn 
des années le seul exempl. connu cbes on bibliophile, 
M. Farrenc, à la vente duquel il fut payé 035 fr. par 
un amateur distingué, M. Buggieri. 

Au xvie s. nous devons encore dter à Candirai 
Nicolas Lombard, et, au commencement du xvm*, 
Jean de la Rivière. Cet imprimeur descendait d^Boe 
célèbre famille d'imprimeurs éublle à Arras ; nous 
avons vu le chef de cette famille, Guillaume de la 
Rivière, rappeler auprès de lui, en 1020, son fila Jean- 
Baptiste, qu^il associe i sa maison d*Ârras ; ce Jean- 
Baptiste était alors établi à Cambrai, et c'est llayeul 
de iMmprimeor Jean que nous dtoos. 

Les arrêts du conseil de XWk et de 1799 n'aoeor- 
dent à Cambrai qo*on seul imprimeur, et en 1701 
le Btilpp, Sartines signale cet imprimeur unique, mi 
éuit alors : Samuel Berthoud, Scusse d'origine, établi 
en 1750 et possédant k presses. 

Cameracdm AT) AX.BIM, Kemberç, ville prus- 
sienne, de la prov. de Merseburg. 

Camerata, localité du Picenum, porte 
auj. le même nom ; dans la délcg. 
d'Ancône. 

Cameriacum, voy. Gamberiacum. 

Camërinum [Gaes., Cic.], Camarinum, Ka^- 
fîvcv [Strab., Ptol.], ville de l'Ombrie, 
auj. Camerino, chef-lieu de la délég.du 
même nom, au N.-E. de Rome. 

Cette ville n*est citée ni par Panser, ni par FU- 
kenstein. Le premier livre sorti des prenet lo- 
cales est, à notre connaissance, un rare volume que 
nous avons possédé : Paciftei Maœimi poète Aveu- 
lani (sic) elegie nô nulle iocose et festtue. lavdes 
summorum uirorum, wbium et loc(^„. A la fin : 
loannes lacobus de Benedictis Bononiensis. Came- 
rini excudebai : suis et lodouici Placidi Camertb 
socii sumptib*... Quintili mense medio huius anni 
ChrisUani ritus mdxxiii, pet. \n-h de 00 tt. non 
chiff. à 27 lig. par p., sign. a^m, lett. rond«k 

Dans la dédicace, les imprimeurs présentent ce 
livre comme le premier produit de leurs presses, 
« offleinœ nostrœ primitias, » Le dernier feuillet ne 
contient que la souscription que nous venons de 
rapporter avec la marque des imprimeurs. 

Quoique infiniment moins précieuse que la pre- 
mière de VHecatelegium, celle-ci est encore extrê- 
mement rare; elle fut vendue 101 tr,, à Paris, en 
1800. 

Parmi les livres imprimés i Camerino au xvi* Si 
que nous fournissent Haym, Pinelli, le catal. des 
Voipi, etc., nous ne citerons qur IHu dialoçM di 



253 



CAMiniS. — CAMPUS. 



254 



7. ÀwA, GiUo Ha Pabiano. Camerino, pel Giojoso, 
190%, in-ft. Le second de ces dialogues est consacré 
à 11 critique da oélHire 7 va^m^nl dernier de Micbel- 
Aoge. 

CAMicrSy Kfl^tuco; [Hcrod., Diod.l, ville de 
Sicile, près d'Afçrigente, aoj. Siculiana, 
dans le val di Mazara. 

Cajiiccs fl.. la Canna; se jette dans la Mé- 
diterranée, près de Siculiana. 

Caioliacitm, Toy. Cameuacum. 

Caviluacum, Cfcemt/W, ville de Fr. (Maine- 
et-Loire) ; anc. comté. 

Caxcia, KaiM$, bourg du Tyrol. 

Camuhum, Canm, Cammin, pet. ville de 
Prosse, rég. de Marienwcrder. 

Camim«, Càmiii, ville de Prusse prèsStet- 
tin (Poméranie). 

CuiiBos niela]^ Camirus [Plin.l, Kxpbtpc; 
ISteph.j, ville sur la côte 0« ae Tile de 
Kbodes^anj. F&achio. 

CAjassANUM, CamUano; bourg de la Vê- 
nétie. 

Campaha, Campagne, bourg de TArmagnac 
(Ariége). 

CASCPAinA [Cîc.f Liv.], -h Kai&iravM [Strab., 
Polyb.], i rm KA{uravâv «p [Ptol.J, Cam- 
PAXU8 AOER [Plin., Liv.], Gampania Feux 

iCluv.1, Laborinus ager, prov. italienne. 
Tu S. an Latium, au N.-E. du Samnium, 
aui. Terra di Lavoro, grande prov. na- 
politaine du roy. d'Italie. 

Campanu, Camfogna, bourg du Napolitain 
(Princip. citer.). 

Campaxia ad Isalam, Campi [Bert.] , Cam- 
pen, ville de Hollande (Ober-Yssel). 

Campanu Francica [Luen.], la Champaigne, 
Champagne, paude prov. de Fr.; forme 
auj. partie aes dép. des Ardcnnes^ de 
l'Anbe, de la Marne et de la Haute- 
Marne. 

C^vpAKU IN PAGO Camuacense, Champagne- 
svr-Oise, près Chambly (Oise). 

Campama Romana, la Campagne Romaine, 
anc prov. des Etats de TEglise; forme 
auj. la délég. de Frosinonc, et la partie 
S. de la Comarxiue de Rome. 

Campaxiacus, voy. CnrrrAS Gampanijs. 

GAMPKRinf, Champiers, village du Dau- 
phiné (Isère). 

Campi, Champ», village de Fr., arrond. de 
Sain t-Dié (Vosges). 

L*abbé J.-C Sommier, cnré de cette paroisse, ^ta- 
Mii dttissacare ooe petite imprimerie, que Ton sait 
avoir fonctiofiiié vers 17M [Pcignot]* 



G.AMi'i, vov. Campania ai> Isalam. 

IIampi Canwi [Greg. Tur.], district de la 
Rhétie, auj. le Graubùnden, chez les 
Grisons (Suisse). 

Gampi Lapidei [Plin., m], Gampus Lapidcits 
[Mêla], la Crau, vaste plaine du dép. 
des Bouches-du-Rhône. 

Gampî Macri [Liv., Varro], Mw^^i Kaui?ot 
[Strab.l, localité de la Gaule Gispadàne, 
auj. val di Montirone [Bisch. et Môll.|, 
ou Magreda |Reichard], bourg entre 
Parme et Modène. 

Gampianum, Campiano, sur le Taro, bourg 
de Sicile, dans le val di Taro. 

Gampidona , Gampidunum , Gambohunum 
[Itin. Anton.], Kemptèn, ville de Ba- 
vière, dans le cercle de Souabe, au S.-O. 
d'Au^hourg ; anc. abb. de Bénéd. ; 
concile de 1238; l'abb. s'est appelée 
aussi Gampus vetus et Gampinacus. 

Gampidonum, Gambodunum [Tab. Peut.], 
Weilheim, bourg de Bavière, dans le 
cercle de l'Isar, sur l'Ammer. 

Gampimontium , Chamounix, Chamouny, 
bourg de Fane. Savoie, aui. dép. de la 
Haute-Savoie; anc prieuré de Bénéd., 
ce qui Ta fait appeler longtemps le. 
Prieuré, 

Gampixia, Campigne, Luyksche-Kempem , 
bourg de Belgique, dans la prov. de 
Liège. 

Campiniacum, Champigny-mr- Vende, pet. 
ville de Touraine flndre-et-Loirc) ; un 
grand nombre de localités portent en 
France le nom de Ghampigny. 

GamPi Sai:ri:m, Champsaur, pet. district du 
Dauphiné, ({ui portait le titre de ducbé 
(Hautes- Alpes). 

Gampivkria, Gampoveria, Vera [Gluv.j, 
Veere, Ter Veere, ville de Hollande, 
• dans la prov. de Zccland. 

Gampu'm, Campoli, bourg du Napolitain 
(Abruzzc ultér.). 

Gampodunum, voy. Garipidona. 

Gampona [Itin. Anton.], localité de la 
Pannonie infér., auj. Zsamlek, bourg 
d'Autriche, suiv. Reichard. 

Gampoxi, peuple de la Gaule Aquitaine; 
habitait la vallée de Gampan. 

Gampsum, Gamso, Gams, bourg de Suisse 
(c. de St-Gall). 

Gampus, Campo, bourg d'Italie (prov* de 
Gènes). 



255 



CAMPUS ALBERTl. — CANTABRICUM MARE. 



2of» 



(^.AMPi:s Alberti, Champaubert, comm. de 
Fr. (Marne). 

Campus Carounl s , Carlo pago, ville forte 
des États autrichiens^ sur l'Adriatique 
(Croatie). 

Campus Dojungrum, Vr-Mezô, bourg de 
Hongiie. 

Campus Longus, Hoszkzu-Mezô, boiirg de 
Hongrie. 

Campus Paludis, Chambalud, bourg du 
Dauphiné (Isère). 

Campus Pomptinus, Palus Pontina, les 
Marais Pontim, dans les États Pontifi- 
caux (Délég. de Frosinone). 

Campus Rotundus [Cell.], Egosa, 'EY^wia 
[Ptol.], ville des Castellani^ dans la 
Tairac, auj. Campredon, ville de Cata- 
logne, au pied des Pyrénées. 

Campus Vktus, voy. Campidona. 

Campylus, Ka|xwiXcç [Diod.[, riv. d'iEtolie, 
auj. la Megdhova, en Grèce. 

Camunludunum, voy. Camalodunum. 

Cana [Inscr.],CANSTADiuM, Ctt/isfod^, bourg 
du Wurtemberg, sur le Neckar. 

Caxa, tq KâvTj [Strab.l, promontoire de la 
côte sud de l'Aloiide, auj. cap Colmi, 
en Grèce. 

Canadium, Cenadium, Genadium [Cluv.], 
• Chaiiad, ville et comitat de Hongrie, 

sur la riv. Marosch, au-delà de la 

Theiss. 

Canalicum [Itin. Anton.], ville de la Ligu- 
rie, auj. Cairo, en Piémont (prov. de 
Savone), ou Calizotia, suiv. Reichard. 

Canama [Plin.], ville de la Bétique, auj. 
Villatiova del Rio, sur le Guadalquivir, 
bourg d'Andalousie. 

(>AXASTRjf:uM Promontorjum [Mêla], Kava- 
oTpaî&v 'Aîcpov [Hcroà,], cap àanisiro, dans 
le parhal. de Saloniki. 

Cancalî.ium, Cancale, bourg de Fr. (lUe-el- 
Vilaine). 

Caxckllata, Chanceladc, bourg du Péri- 
gord (Dordogne). 

Cancius, Quentia, Cantia, la Ccmche, pet. 
11. de France, près d'Étaples; se jette 
dans le Pas-de-Calais. 

Candanum, Koiv^avGv [Ptol.], ville des Jazy- 
ges, en Dacie, auj. Czanad, en Hongrie. 

Candate, CANDiiUM, Caneda Vicus, Caude, 
bourg de Touraine (Indre-et-Loire); 
Vicus ubi S. Martinus obiit. 

Candavia [Plin., Cic.,Cœs.l, contrée mon- 



tagneuse de l'illyrie grecque, auj. la 
Canavia. 

Candea, Candeum, Candé, pet. ville de 
l'Anjou (Maine-et-Loire). 

CANT)n)A Casa, Whitehom, bourg d*lrlandc 
(comté de Gallway). 

Candidiana [Itin. Anton.], Kav^t^iavâ [Pro- 
cop.], localité de la Mœsie infér., auj. 
Kiliman, sur le Danube, dans la Boul- 
garie ottomane. 

CaiNedum, voy. Bebriacum. 

Canelata, Kav«XaTTa [Ptol.], Fanum S. Flo- 
rentine [Cell.], S. Fiorenza, sur la Mé- 
diterranée, bourg de l'île de Corse. 

Canetum, Canet, bourg du Roussillon (Py- 
rénées-Orientales); anc. vicomte. 

CaNGIACUM, VUXA PUBLICA IN PAGO AUGUSTO- 

nuNENsi [Cbarta Caroli Simpl. an. 9H], 
ClMfigy, village et anc. villa carlov., 
près Autun (Saône-et-Loire). 

Canina, localité de l'illyrie grecque, auj. 
Kanina, bourg de TAlbanie. 

Canisia, vov. Caliss^m. 

Canisia ad Bravum [Cluv., Cell.], Canischa, 
bourg de la Basse-Hongrie, sur ia Drave. 

Canisium, Canisy, bourg et anc. marquisat 
de Normandie (Calvados). 

Canium, Cany, bourg de Normandie (Seine- 
Infér.). 

CaxNNne [Liv., etc.], Kaw*iJPolyb.],CaiMie$, 
village de la Terre de Bari, dans le Na- 
politain : la plaine d'Annibal s'appelle 
encore auj. Campo diSangue. 

Canninefates [Tac, Afin.], Cannenufates 
[Plin.], peuple habitant Vlnsula Bator 
vorwn, auj. la Frise Orientale. 

CANOiE, voy. iEGrrNA. 

Canobium, Canobio, bourg du Piémont, 
sur le lac Majeur. 

Canonium, Caunonium [Tab. Peut.], dans 
la Bretagne Romaine, auj. Kelvedon, 
bourg d'Anglet., au N.-E. de Witiiam. 

Canorga, la Canowrge, ville de Fr. (Lo- 
zère). 

Canoricum, Chanoricum, 'C^onncry, bourg 
d*Ëcossc, dans le comté de Ross. 

^antabri [Liv.], KavraSpoi [PtoL], peuple 
de l'Espaçne Tarrac. ; leur territou% 
forme auj. partie de la Biscaye et des 
Asturies. 

Cantabria, Biicaya, prov. d'Espagne. 

Gantabricum mare, golfe de Biscaye. 



257 



CANTABRIGIA. — CAPENA. 



258 



CAyrABRiGiA^ voy. Camboricum. 

Cantaciuv^ Cantazaro^ bourg du Napoli- 
tain (Calabre ultér.). 

CusTANUs, Kffvravoç [Sleph.], Cantanuh 
[Tab. Peut], Kavravia [Hier.], ville de 
rEpire, au S.-E. de Dulopolis, auj. 
Kkadros, ville de TAlbanie infér. 

Cantaropous, voy. Cana. 

CARTECRuciof, Contecroix, bourg de Belgi- 
que (Brabant Mérid.). 

Cantelldpdm, Cantalupus, Campus Lupi 

IAd. y aïois] y Chanteloup; plusieurs loca- 
ités en France portent ce nom. Nous 
citerons particulièrement le célèbre 
château des Choiseul, dans Tlle-de- 
France (Seioe-et-Mame). 

Lecâèbre ministre de Louis XV, ËUenne-François 
duc de Choiseal-SuinTille, mit à profit les loisir» 
forcés que lui avait Mis son maître, en composant 
et faisant usprimer sous ses yeux, dans son château, 
par on prote dMmprimerie nommé Lebrun, une sé- 
rie de pièces détachées qui furent livrées au public 
pw- Soulavie quelques années après, en 1790, sous le 
titre de Mémoires du due de Choiseul. Le détail de 
ces élocubrations, oui n*étaient point desiinéps à la 
publicité, est donné par M. Brunet ; les éditions 
originales furent achevées dMmprimer en 1778 et 
forment un rare volume in-ft. 

CAKTHimnjM (?), peut-être un lieu d'im- 
pression supposé. 

Jlennii 1m. Gailia gestamm, aàuaque (sic) promul- 
goto paeU eiUeto, mense malo 1576, ad hune diem, in- 
signis ataue tneefnctanarratio,tic^authoreGeor' 
akf Ebouff. Ganttanrii, ex officina A. Uenalcx, 1577, 
in-^ 

Castu, voy. Cancuîs. 

Cantia^ voy. Cantium. 

CAiniERA^ Cantyre, presqu'île d'Ecosse, 
formant la partie Sud du comté d'Ar- 
gyle. 

Gantiers Rostrum, Epidium Promontorium, 
cap Cantyre, en Ecosse. 

Ca>tilu, Chantelk, Chantelle-le-Ckàteau 
bourg de Fr. (Allier). 

(7ètait dans cette anc. et magnifique résidence 
que le connétable de Bourbon avait réuni une in- 
comparable collection de trésors artistiques , qui 
forent, à la suite de la catastrophe de 1527, confis- 
qués par arrêt du Parlement. La bibliothèque, les 
ricbef et précieux manuscrits, dont la plupart étaient 
à la marque du connétable, un cerf aile et le mot 
ESTEBAHCE, fuTcnt réuuis à la bibliothèque de Fon- 
tainebleau. 

CAxnŒRis, KarriGiêiç [Ptol.l , localité de 
Vindélicie, auj. Hambach, bourg de 
Bavière, près Nuremberg. 

CANnuM [Caes.J, Cantia [Beda]^ comté de 
Kent, chef-lieu : Canterbury; c'était 
l'un des sept royaumes de l'Heptarchie 
saxonne, en saxon : Cent-wara-rice, 

CAirncM, Kavnov 'Axf&v [Strab., Ptoi.], cap 
Bamsgate, sur la côte Sud d'Angleterre. 

racnOllH. DK GÊOGB. 



Cantuaria [BedaJ, Darvernum, A*pc»jipvev, 
[Ptol.], Ddrovernum [Itin. Anton.], Du- 
ROAVERus [Tab. Peut.], Duror yerno, 
Canterbirs (au xi® s.), Grentebrige (au 
xiu« s.), Canterbury, ville d'Angleterre, 
chef-lieu du comté de Kent (en franc, 
du xiv« s. ; Cantorbiere; en saxon : 
Cantwaraburtd ; en allera. : Cantelberg); 
archevêché célèbre, fondé dès la fin du 
vi« s. par le roi saxon Ethelred. 

Herbert et le Dr Cotton fbnl remonter Tintrodiic- 
tlon de la typographie dans celle \ille à Tannée 15û9 ; 
mais Lowndes die certains volumes sans date qu'il 
reporte à quelques années plus haut : A Goodly 
narration how S Augusiine, thc Apost le à f En- 
gland, raysed two dead Bodies at LongeomptÔ 
If" arwickshire, coUectedoutof divers autors^ trans- 
lated ify John Lidgate, monke of Bury, Printed at 
S. Austensat Canlerburic, in-4, s. d. mais vers 1525. 
[Maunsell's catal., p.O). 

Le premier imprimeur de Canterbury connu est John 
Mitchell. Voici une pièce imprimée parce typographe 
que ne mentionnent ni Heibert, ni Dibdin; c'est un 
petit traité du même John Lydgale, moine de Bury, 
mtii. : the Chorle and the Byrde. Canterbury, by 
John Mychell, in-4 de 8 p., s. d., vers 1540. 

L'imprimerie ne parait point avoir été Jamais en 
grand honneur à Canterbury, car on ne connaît que dix 
à douEc volumes sortis des presses locales pendant 
près d'un siècle cl demi. 

Cantus Juld AD Elaverim, Chaiiteuse-sur" 
l'Allier, village de Fr. (Allier). 

Cantus Merul^, Chantemerle; plusieurs 
localités en France portent ce nom. 

Canusium [Plin.,Liv.,etc.],Kavuaiov [Strab., 
Ptol.], Kttvoûaiov [Proc.J, ville de l'Apu- 
lia Daunia, sur rAufidus, auj. Canosa, 
ville de la Terra di Bari, sur l'Ofanto. 

Cafara [Itin. Anton.JjKarrapa [Ptol.], ville 
des Vettones, dans la Lusitanie, sur le 
Durius, auj. las Ventas de Caparra, sur 
le Duero, ville de Portugal (Estrama- 
dure). 

Capedunum, ville des Scordisci, dans la 
Pannonie infér., auj. Kapfeiistein, bourg 
de Hongrie. 

Capella, Capelle, pet. ville de Picardie 

(Aisne). 

Capella, Capula [P. Diac], anc. localité 
de la Carinthie, auj. Capella, pet. ville 
delà Carniole {Krain), 

Capella, la Chapelle; un très-grand nom- 
bre de localités portent ce nom en 
France ; plusieurs se distinguent par le 
nom de leur saint patron : Capella S. 
Dyomsii, la Chapelle-St-Denis, auj. réu- 
nie à Paris ; Capella I)ni Gilonis^ la Cha- 
pelle d'Aîiyilloii, pet. ville du Berri 
(Cher), etc. 

Capena [Liv. v], Capenatium Municipilm 
[Inscr. ap. Grut.|, ville d'Etrurie, auj. 
Civitella, ville des ÉUts Pontificaux. 

9 



259 



CAPHA. — CAPUT BOVIS. 



260 



Capha, vov. Theodosu. 

Caphareus [Plin., Ovid., etc.], Caphereus 
Promont., Kaouptuç [Hérod., Ptol.], Ka- 
fn^U [Dio Cass.] , promont, de l'île 
d'Eubée, auj. Cavo d'Oro ou Xylofago, 
cap de l'ilc de Négrepont. 

Capucum, Chépoix, village de Picardie 
(Somme). 

Capidava [Itin. Anton.], Cappmava [Geo. 
Rav.J, Katri^a€a [Hier.] . localité de la 
Mœsie infér., sur le Danune, auj. Tscher- 
nawode (?), dans la Boulgarie [Forbi- 

ger]. 

Capionis TuRRis, voy . Cjepionis. 

Capitabriga (tête de pont), localité dont 

nous trouvons le nom sur quelques 

livres, probablement Cambridge (?) 

Platonis de retuê divinit dUUogi seteeti grœee 
et latine, in commodas tectiones dispertttif annexa 
ipsarum indice, Editio secunda, avctior et emen- 
datior. Capiubrigv, 1083, in-S. {CataL Ubr, novis- 
sime impress, Amstel. ap. Janssonio-Waesbergios, 
1083, p. A.) 

Capitina CivrrAS [Cic.J, Capytium, Kaironov 
[Ptol.], Capizzt, ville de Sicile, dans le 
val di Demona. 

Capitis Buccn PAGCS,pays deBuch, district 
de Guyenne. 

Capitonuna [Itin. Anton.], sur le fl. Eryx, 
Bamaeeo, bourg du §.-E. de la Sicile. 

Caposvarium, Caposvar, bourg de Hongrie. 

Capr^ Dorsum, Ziegenrùck, ville de Prusse 
(Reg. d'Erfurt). 

Capr^ Mons, Vn.LA Regia [Mabillon], Che- 
vremont, village de la haute Alsace, sur 
la Meuse, à l'extrémité du dioc. de 
Liège. 

Capraru, ville des Cavares, dans la Gaule 
Narbon., auj. Cabriéres, village de Fr. 
(Vaucluse). 

CaPRARIA INSULA, VOy. iEGTUUM. 

Caprasia [Plin.], sur la mer Adriatique, 
auj. Câpre, bourg de Calabre. 

Caprasium,Capca Stagni, Capestang, bourg 
de Fr. (Hérault). 

Capreolum, Chabrol, bourg et anc. château 
du XII* s», en Limousin (Haute-Vienne). 

Capria [Dio Cass.l, Capre^e [Plin., Tac, 

etc.], ai Ktttrpîai [Steph.], Kaiçpta [Plol.J, 

Capri, île de la Méditerranée, au Sud 
de Naples* 

Capriacum, Chevry; plusieurs localités 
portent ce nom en France. 

Caproniensis processus, der Kapronozische 
district, en Croatie. 



Caprul^, Cahorle, pet. île de l'Adriatique, 
dans les eaux de Venise. 

Caprus, Kairpoç [Strab.], ville maritime de 
la Macédoine, auj. Lybjadha ou Lyht- 
zadha [Forbiger]. 

Caprusium, Chevreuse, bourg de Fr. (Seine- 
et-Oise); duché-pairie; château. 

Captonacum Palatilm [Greg. Tur.], aoc. 
villa mérovingienne, auj. Captormay ou 
Capnay, en Lorraine, suiv. Du Gange. 
On trouve dans les Prœcepta Chûdeb^ 
Opatinacum, qui doit être le même mot, 
mal écrit ou mal lu. 

Capua [Liv., Cic, Plinl, etc.], Kairà« 
[Steph.], KaiTut) [Strab., Ptol., etc.], 
anc. VuLTURNUM, la capit. de TApulie, 
sur le Volturno, Capua, Capoue, ville de 
la Terra di Lavoro, prov. napolit. du 
roy. dltalie. Quelques ruines qui se 
voient encore kSanta Maria délie Gra- 
zie, indiquent seules l'emplacement de 
l'antique cité que le nom d'Annibal a 
rendu si célèbre. La Capoue d'aujour- 
d'hui, C(wua Nova, est sur remplace- 
ment de Pane. Casilinum. 

Prosper Marchand, Fabricius et quelques antres 
bibliographes après lui ont fait remontera 1489 nm- 
primerie à Capoue. Le premier livre imprimé anndt 
été un Breviarium Capuanum, publié par ordre de 
rarchcTéque de Capoue, Jordano Cajetan, qui mou- 
rut en 1496; Tol. in-4 et non in-8, comme te dit 
Prosper Marchand. Cette date d^impression est fort 
exacte, et Ughelli, dans son ItaUa sacra, la con- 
firme; mais le lieu d'impression n'est point Capoue, 
et Giusiiniani prouve que ce bréviaire fat exéoité à 
Naples avec les caractères de Mathias Morave : il 
serait effectivement difCcile d'admettre que cet im- 
primeur ait eu un établissement typographique, 
même temporairement, à Capoue, au xv» siècle, sans 
qu'il en fût fait mention dans quelques-uns des au- 
teurs contemporains, ou sans qu'il en restât quel- 
ques traces. 

Ce n'est qu'en 1547 que nous pouvons, avec 
H. Ternaux, faire remonter l'introduction de la ty- 
pographie à Capoue, et encore nous serait-il impos- 
sible de dire od M. Ternaux a puisé son renseigne- 
ment, que nous transmettons soos toute réserve i 
Successo dello combatimento delli tredici Itatiani 
e tredici Franciosi, fatto in Puglia, con ta dis/Uta, 
cartelli , et la virile essortatione que fece lo capi- 
taneo Fieramosca a glicompagni et lagloriota 
vittoria ottenuta di gli Italiani, nel anno 150S. 
Stampato nella fedelissima citta di Capua, per Gio- 
vanne Sultzbach, 1547, in-8. 

Cette grande ville était trop rapprochée de Naples 
pour que l'imprimerie pût y prendre Jamais une 
grande extension ; aussi voyons-nous presque tous 
les ouvrages consacrés à l'histoire ecclésiastique et 
municipale exécutés au xvi« et au xvii* sièctepar 
des typographes napolitains. 

Capungum, Confugium, Kaufungen, village 
et abb. de la basse Hesse (Cassel). 

Caput Aqueum, Capaccio, pet. ville de la 
Principauté citer, (anc.roy.de Naples). 

Caput Bovis, Kait'-ûS'êoE; [Procop.], Pons 
Trajani, tclc de pont sur le Danube, 
dans la Mœsie super., dont les ruines 



261 



CAPUT BUCCII. — CARBANTORIGUM. 



26t2 



subsistent entre Zernigrad et Tscher- 
netz. 

Caput Buccu, Capt de Buch, la Teste de 
Buch, pet. port sur le bassin d'Arca- 
cbon (Gironde). 

Capft Corsum, Promont. Sacrum, Capo 
Corso, cap Corse, dans l'île de ce nom. 

Capct Denaci, Uxellodunum (?) [Caes.], 
ville des Cadurci, dans la Gaule Aqui- 
taine, auj. CapdeTiac, bourg de Fr. 
(Lot). (Voy. ChampoUion-Figeac, Nom), 
Recherches sur la ville gauloise d'UxELLo- 
DUNUM.) D'Anyille place cette localité 
à Puech-d*Usselou, village du Quercy, 

Srès Cahors, et d'autres bibliographes 
Cabors même ; Usselou rappelle 
certainement Uxellodunum : nous avons 
par erreur porté cette localité au mot 

AXELLODUNLU. 

Caput finis Terrj:, voy. Artabrum Pro- 
mont. 

Caplt HisTRLfi,voy. iEcroA. 

Caput OEni, VEngadine, vallée suisse du 
canton des Grisons. 

CâPirr RisuM, cap Carpasso, dans Tile de 
Chypre. 

Caput Stagni, voy. Caprasium. 

Caput Thyrsi, Thyrso, bourg de l'île de 
Sardaigne, ou Buduso, localité voisine, 
suiv. Forbiger. 

Capttium, voy. Capitana Civitas. 

Cara IPlin., Inscr., Grut.1, Cares, près 
de Pnente la Reyna, en Navarre, suiv. 
Reicbard. 

Caraca [Geo. Rav.], Kopox»» [Ptol.], se- 
rait, suiv. Forbiger, la ville de Guada- 
lajara, dans la Nouvellc-Castille , que 
l'on trouve aussi désignée sous le nom 
d*ARRiACA. Voy. ce nom. 

Carahagus, voy. Cariciacus. 

Caracotinum [Itin. Anton.], Gramlle, près 
Harfleur, bourg de Fr. (Seine-lnfer.). 
Quelques géographes ont vu dans cette 
station de Vltin. d'Antonin, les uns 
Carentan, les autres le Havre, 

CarÀctonum, Allerion, ville d'Angleterre 
[Graêsse]. 

Caradocus, Keradec, village de Bretagne 
(Finistère). 

Caradrina, le Brino, fï, d'Albanie; se jette 
dans l'Adriatique. 

CuLUJis, Caralis, voy. Calaris. 

Carautanum Promont., rapo Si Elia, en 
Sardaigne. 



Caralitanus Sinus, KopoXXiTavoç xoXiwç, golfo 
di Cagliari, « 

Caralium (?) Caraqlio, ville du Piémont, à 
ro. et près de Coni. 

Imprimerie en 177S, dit M. Gottoa, mU même 
lorsqu'il emprante une date à Falkenstan, devrait 
bien fournir un titre à l'appui de son assertion. 

Caramentum, Castrum Reginaldi, Château^ 
Begnauld, Chàteau-Benault, ville de Fr. 
(Indre-et-Loire). 

Carantomagus [Tab. Peut.], Carenton, 
bourg de France, près Rodez (Avey- 
ron). 

Carantonum, PONS Charentonius, Charen- 
ton-le-Font, bourg de Fr. (Seine). 

Untrès-grand nombre de livres protestAnts, an xTii* 
siècle, portent ce nom de lieu. Les réformés avaient 
à Cbarenton un de leurs temples les plus renommés ; 
mais il est à croire que rétablissement tjrpographique 
qu'ils y avaient fondé n'avait pas une importance 
aussi considérable que semble IMndiquer rénorme 
quantité de livres publiés sous ce nom de ville et 
qo*iin certain nombre de ceux qui sont désignés 
sous la rubrique : Charenton^ sortent des imprime- 
ries protestantes de la Rochelle, de Saumur et de 
Montpellier. Cependant» comme il parait certain 
qu'une imprimerie a existé dans cette localité, sous 
Louis XUIy nous dirons que le plus ancien livre que 
nous connaissions avec cette souscription est daté de 
1015 : Andréa ScMoppU elixir Ctuvinisticum, seu 
lapiâ PhilosopMœ reformata. Ponte Charentonio, 
1015, in-8. 

Plusieurs imprimeurs établis à Paris, L. Vendosme» 
J. Berlon, etc., mettent leurs noms au bas de ilvres 
imprimés à Cbarenton, ce qui prouve ou une sorte 
d'accord tacite d'adopter un nom de guerre pour 
ces livres de combat religieux, ou l'existence réelle 
d'un établissement typographique dans la localité, et 
cette existence parait démontrée par une Sentence 
du 2h janvier 1620, rendue contre Jecoi Berjon et 
Stiniuel Petit, pour un libelle diffamatoire, par 
laquelle il fut dit que la presse à imprimer que 
ledit Berjon avoit fait porter à Charenton, seroit 
ostée dcuis les vingt-quatre heures, et les livres 
brûlez. 

Carantonus [Auson.l, KavsvTtXoç [Ptol.], 
Carentonius, la Charente, fl. de Fr. ; se 
jette dans TOcéan. 

Caranusca [Tab. Peut.], Saxanusca [Cluv.], 
Elzing, village de Lorraine, près Thion- 
ville (Moselle); suiv. d'Anviile Garsck^ 
et suiv. Cluv. Saarburg. 

Carara, Cariara [Itin. Anton.], ville d'É- 
trurie, auj. Carrara, ville forte d'Italie, 
près Modènc ; près de là sont les célè- 
bres marbrières, Lunenses Lapidicinœ, 

Carasa [Itin. Anton.] , Garis , Gariis, 
bourg du Béarn (Basses-Pyrénées). 

Caravacium, Caravaggio, bourg du Mila- 
nais, dans la Délég. de Bergame. 

CaRBANTORIOUM, Kap6avTopi"]fOv ]Ptol.], CaR- 

BAÎ5TIUM [Geo. Raven.J, localité de la 
Britannia Barbara, auj. Caerlaverok, en 
Ecosse suiv. Camden, ou Kirkcvdbrighty 



263 



CARBONACUM. — CAREGIUS AGER. 



264 



suiv. Rcichard, chef-lieu du comté de 
ce nom. 

Carbonacum, voy. Corbeu Nova. 

Carbonarla, Aqua Bella, Aiguebelle, 
pet. ville de France (Haute-Savoie). 

Carbonaru [Plin.], Porto di Goro, ville de 
la haute Italie, à Tembouchure du Pô. 

Carbula [Plin.], ville de la Bétique, auj. 
Corbtd, en Andalousie, suiv. Reichard. 

Carcaso [Caes. B. Gall.]. Kopxaaw fPtol.], 
Carcasso Tectosagum [itin. Hier.], Car- 
cAssio [Tab. Peut.], Carcasum fPlin.], 
ville des Volcae Tectosages, dans laNar- 
bon., détruite par les Burgundes au 
Y* s., et rebâtie au x«; auj. Carcassonne, 
ch.-l. du dép. de TAudc. 

Uq livre cité par Panxer à la date de 1517 est cer- 
tainement le plus ancien spécimen de Timprimerie 
locale, si tant est qu*il faille accepter comme authen- 
tique le renseignement fourni par la souscription : 
Ordinarium, tive Baptisterium eccUsiœ et diacesis 
Careassone. — Au t* du dernier f. : Ympressum 
fuit hoc opus ordinariû siue \\ BaptUteriû ceclesie 
et diœeesis CarcassoneWde mandai o venerabiliU 
viro^ diioi^ ca Wnonico^ eapitulisede vacOteec- 
ei^ie cathe \\drali8Carctusone. Dierii mèsis februa- 
\\rii Anno dnice îcarnatOis. mcccgc xvij , in-Ci, 
goth , sign. a — e par 8, f— g par 6, en rouge et 
noir; les notes de plain-chant sont enbianc et subs- 
tituées à la plume. 

Ce rare volume, provenant du cardinal LeTellicr, 
archevêque de Reims, est à la bibl. Sainte-Geneviève; 
malheureusement rien dans la souscription précitée 
ne prouve le lieu d*impresslon. et pour notre part 
nous doutons fort que ce lieu soit Carcassonne. 

L'arrêt du SI mars 1730, qui fixe le nombre des 
imprimeurs dans les villes du royaume, supprime 
celle qui exisuit à Carcassonne ; il est présumable 
que par suite d'une tolérance spéciale on ne donna 
pas suite à cette mesure, car voici la note que nous 
trouvons au Rapport fait à M, de Sartines en 1764 : 
Carcastonne, un seul imprimeur, Jean-Baptiste 
Coignet, reçu en 1760, fils et petit-fils d'imprimeurs; 
son aïeul établit la première imprimerie qui ait 
fonctionné dans cette ville. 

Carcicis Portl's, Cassis, bourg de France 
(Bouches-du-Rhône). 

CarCINA [Plin.], Kotpxiv* [Ptol.], KopxivTn; 

[Hérod.j , localité de laSarmatie europ., 
auj. Kiesselev (?), bourg de la prov. de 
Goeslcwe (Russie). 

Carcinites Fluvius, KopxivÎTTjç [Strab., 
Ptol.], Pacyris [Plin.], fl. de la Sârmatie 
europ., auj. le Jianilschàk; se perd dans 
la mer Noire. 

Carcinites Slnus, golfe de Akhmeschid ou 
de Kaîiilschak, dans la mer Noire. 

Carcini's [Mêla], sur le fleuve Carcines [le 
Corace), ville de la Grande-Grèce (le 
Brutium), auj., suiv. Reichard, Catan- 
zaro, ch.-l. de la prov. de la Calabre 
ultér. \\\ 

Carcoviaca, Kirkwal, bourg de l'île de 
Mainland, l'une des Orcades. 



Carcuvidm, Carajnel, Caro/cuèl, pet. ville 
d'Espagne. 

Cardabianca, voy. Friburgum. 

Cardauacum, CardaiUao, pet. ville du 
Quercy (Lot). 

CARDANiA,CERETAinA,CERRrrANu, la Cerda- 
gne (Cerdana), anc. pays des Ceretani; 
se divise auj. en Cerdagnes éspa^ole 
et française; Tune formant partie du 
dép. des Pyrénées-Orientales, Tautre 
en Catalogne, intend, de Girone et de 
Lérida. 

Cardanuh^ Cardano, bourç du Milanais, 
sur l'Arno [Bisch. etMôll.]. 

Cardia [Plin.,Mela], Kap^î* [Hérod., Ptol.l, 
Kop^wtvwv itokiç [Pausan.] , ville de la 
Chersonèse de Thrace, auj. Karidia, 
ville de Turquie, dans la presqu'île de 
Gallipoli. 

Cardonia, Carden, bourg de la Prusse 
Rhénane, près de Trêves. 

Cardonum [It. Hier.], Carrhodunum, Kappen 
^ouvov [Ptol.], auj., suiv. Reichard, Soft- 
drovecz, bourg de Hongrie. 

Carea, Carium, CmERiUM, Chieri, Chien, 
ville du Piémont; était, au moy. âge, 
ville libre. 

Nous trouvons dans Ilaym : Cesare Molegrumo, 
Descrizione deli* origine, sito, e famiglie antiehe 
délia cilla di Sorrenio, — Cbieri, IG07, in-4, nous 
croyons quMl y a faute d'impression et qu*il faut 
lire : Chieti. 

Caregius Aajeh, Caregyi ou Carreggio, villa 
près de Florence (Italie). 

Cette magnifique résidence qui faisait avec celle de 
Fiesole, aux portes de Florence, partie du domaine 

Krivé des Médicis, n'était point, comme on pourrait 
; supposer d'après les titres de quelques ouvrages 
de philosophie de Mnrsile Ficin, le lieu d'impression, 
mais seulement celui de la composition des traita 
de ce philosophe : Hain (n« 7,06S) nous donne la 
souscription exacte d'un de ces volumes publiés sans 
indication de lieu, ni d'aimée d'impression, qui pour- 
rait Jeter quelque trouble dans les idées du biblio- 
phile inexpérimenté : Marsilius Piclnus, de TripÙct 
yUa.... data est XV. Sept. 1489, in Açro Caregio. 
— in-dde 100 f. Ficin faisait imprimer ses nombreux 
ouvrages à Venise et à Florence (voy. Ûain, 70^5 et 
suiv.). 

Ce fut dans cette magnifique villa des Médicis que 
le grand Cosme et Laurent, le Magnifique, mouru- 
rent; c'éuit delà quMIs écrivaient à Marsile Ficin : 
• Viens donc à Carcggio, ami, et, si possible, apporte 
avec toi le souverain bien de Platon. • Picui lui- 
même y mourut le 1er octobre iti99. 

Cette villa existe encore; elle apparUent à un An- 
glais, M. Sloane, qui en a fait un véritable musée 
médicéen, composé avec le goût le plus sévère et le 
soin le plus religieux ; la bibliothèque ob se réunis- 
sait la célèbre Académio Platonicienne est conservée, 
ainsi que cette chambre ob l'incomparable Laurent 
le Magnifique, expirant, disait à Pic de la Mirandole 
et ft Politicn, pieusement inclinés à son chevet : 
a Ce que je regrette, mes amis, c'est de mourir avant 
d'avoir mis la dernière main à votre collection de 
livres àSt-MarcI • (St-Marc de Florence, l'anden 
couvent de Savonarole.) 



265 



CARELf:. — CARMO. 



266 



Carelk [Itin. Anton., Tab. Peut.], ville 
d'Etrurie, auj. Galera, en Toscane. 

Cabento, Carmtcm, ville de Fr. (Manche). 

CâRENTONllTM^ VOy. CaRANTONUM. 

CARGAPouSyXorgenx)/^ sur TOnega, ville de 
Russie (gouv. Olonez). 

Cariara, voy. Garara. 

CariciacuiIj Carisiacum. Karisucum Pala- 
TiuM [Gapit Car. C.J, Caricucus locus 

W PAGO SUESSIONICO, VlLLA PaLATII SUPER 

IsARAM [Fredeg.] , Carici [Chron. D. 
Dion.]> Kiersy, Quierzy -sur -Oise, vil- 
lage de France, près Chaunv (Aisne); 
anc. villa roy. j Charles-Martel y meurt 
en 742; concile en 849 [Mabill. Dtp/. 

1. IV]. 

Caricta, Carricta, Carrick'On-Suir, ville 
d'Irlande (comté de Tipperary). 

L'imprimerie date en cette ville de la flii do siècle 



M. Cotton ne connaît pas de livre plus ancien que 
celui-ci : Tke Polyglot preceptor, or eiementary 
ùutitutes of the englisk, latin, greek, hébreu and 
iriêk Utnguages. VoL I, containing a complet 
gramnuw of the englUh longue for the use of 
tehoolÊ.., êry Patrick Lyneh, 

Carrick, printed by John Stacy, mdccxcvi, in-8 
de 122 p. 

Carilocus^ Carolocus, Charlieu, ville de 
Fr. (Loire) ; C4)ncile en 926. 

Caruoacuii, Carignan, bourg de Fr. (Ar- 
dennes). 

Carinianum, Carignano, Carignan, ville de 
Piémont (prov. de Torino). 

Carinthu, la Carinthie, Kàmthen, partie 
orientale du Tyrol. 

Cario Comitum, Carrion de los Condes, ville 
d'Espagne [Gracssc]. 

Caris [Cell.l, Carus [Grcg. Tur.], Ciures 
[Fortunatj, le Cher, riv. de Fr., affl. de 
la Loire. 

Carisucum, voy. Crecucum. 

Carissa [Plin.], Kaçwoa fPtol.], Carissa 
REGu AcRELiA, ville de la Bétique, auj. 
Cariza, ville d'Andalousie. 

Caristcm [Liv.], ville des Statiellates, dans 
la Ligurie, auj., suiv. CelL, Carso, 
bourg de la prov. de Gènes. 

CàRiTjEUif, Caritas, OppmiJM Charitatis, la 
CharUé-^wr-Loire, ville de Fr. (Nièvre). 
Cette viUe ne prit son nom qu'au xi^ s. ^ 
lors de la fondation d*un prieuré de 
Clany, que Tordre appelait la première 
fille de Cluny ; la ville s'appelait anté- 
rieurement Syr, 

Plasieors bibliograplies, et particulièrement Ter- 
oaux, n*ont pas manqué de fau% remonter Timpri- 
mcrie dans cette petiie ville à l'année 1535, à l'occa- 



sion d*un volume de Coutumes que nous allons 
décrire : Coustumes dn pays t conte de || yyuer^ 
noys II enclaues t exem ^ptiom diceltuy.,, par Loys 
Bpillard z Guillaume nourgiAg. A la fin : Cy fine 
te coustumicr et sUlle du pays et conte de Niuer |J 
noys diligèment veu t corrige au vray, selon lori- 
ginal. El fut || acheue dimprimer le dernier iour 
du moys daoûst mil \\ cinq cens trente cinq par Ni' 
colas hiemcui im\\primeur, pour hofieste psonne 
Jehan \\ le Noir, marchât libraire de || mourant à 
la Chari \\ te près la halle || a lensei \\ gne \\ sainct 
Jacques ou Ht se vendent cà Neuers\\ a lenseigne 
saint Roc, rue de la Saueterie, pet. in-a gôtb. 

Nicolas Hieman était établi à Paris. 

La Ribl. impér. possède de ce rare Coutumier un 
excmpl. sur vélin, provenant de la Vallière; il avait 
été oflert par les auteurs à la comtesse de Nevers, 
Marie d'Albret, dont il porte les armes miniaturées 
sur le titre. 

Falkenstein, moins ambiUeuxqucTemaux, ne fait 
remonter Timprimerie à la Giarité qu*à Tannée 1111, 
sans citer aucun titre à Tappui de cette allégation ; 
\yo\kT notre part nous conn^sons ne pouvoir la re- 
porter qu*aui premières années du siècle actuel. 

Carium, voy. Carea. 

Carlatum, Cariât, pet. ville d'Auvergne 
(Cantal). 

Carleolum, voy. Luguvallium. 

Carlingfordia, voy. Buvindum. 

Carlostadium, Bibixim [Itin. Anton.], CarU 
stadt, ville des Etats autrichiens (Croar 
tie). 

I^ catal. Baluze nous donne une indicatioi\ qne 
nous devons relever, bien que le vol. dont il relate 
le litre soit sans date : Preces Christianœ collecta a 
Mathœo SUinski, lingua russica et slavonica. — 
Carlostadii, s. d., in-d. 

Carmaniola, Carmanola, Carmagnola, ville 
du Piémont, près du Pô. 

Un typographe ambulant imprima dans cette petite 
ville, au xve siècle, un ouvrage cité par les biblio- 
graphes, mais dont nous n'avons pu nous procurer 
d'exemplaire : Facini Tibergœ in Alexandrum de 
villa dei interpretatio. Carmagnolx, l/tô7. Tlrabos- 
chi, Panser, Vernazza, Hain, Amati, etc., citent ce 
livre; aucun ne le décrit, aucun n'en donne même 
le format. Tiraboschi (Storia délia Htt. itaL vi) 
est réditeur responsable de l'assertion, puisque, le 
premier, il Ta signalée : la première édition de ce 
commentaire avait été donnée à Turin en 1479 par 
Lcfebvre de Langres, sous les auspices du marquis 
de Saluzzes; quant à celte de Carmagnola, personne 
ne Va vue. 

Haym (p. 614) nous donne un second produit de 
la typographie dans cette ville; mais encore sans 
nom d'imprimeur : // Fortalizio délia Fcde contro 
gli Ebrei, li Saraceni.,. delPadre Alf. Spinadêll* 
ord. de* Minori, trad, dalla lat. neW ttal, da un 
rcligioso del medes. Ordne, Carmagnola, 1522, in-ft. 

Carmantm,. Carming, Carmaing, bourg du 
I^anguedoc (Haule-Garonne). 

Carmathexa, voy. Maridunum. 

Carmentuadis Villa [Prœc. Caroli Simpl.], 
Carmen Tradi, Carmentray, village près 
Meaux, sur la Marne [Mabillon, ann. 
Bén. 315). 

Carmïnianensis Saltus [Not. imper.], la 
Calabre. 

Carmo [CtPS.], Koppwûv [Strab.], KotpCwvn 



267 



CARMOVIUM. — CAROLI HESYCHIUM. 



268 



[App.]^ ville de la Bétique^ auj. Car- 
mona, ville de la prov. de Séville, suiv. 
ïltin, de M. de Laborde. 

Carmovium . Carmotw-les-Cordes, bourg du 
Languedoc (Tarn). 

Carnacum, Carme, bourg de Bretagne 
(Morbihan). 

Carnarius Sinus, Camero, partie du golfe 
de Venise. 

Carnia [Luen.], Carniola [Cluv., Cell., 
etc.], Cranu, Krain, la Camiole, prov. 
iljyrienne de Tempire d'Autriche. 

Carnu, Chamie, anc. district du Maine ; 
dépend auj. du dép. de la Sarthe. 

Carntcum Juulm, VUlach, ville de Carinthie 
[Graesse] . 

Carnioburgum, Krainburg, ville illyrienne 
de la Camiole', près Laybach. 

Carnoetum, Kamoêt, village et anc. abb. de 
f^ Bretagne (Finistère). 

Carnotena urbs, voy. Carsutum. 

Carnovia [Cellar.], Carsmma, Jàgemdorf, 
ville de la haute Silésic, près Troppau. 

Carnuntum [Plin., Itin. Ant., etc.], Kapvoûç 
[Ptof.], Carnus [Liv.], ville de la Pann. 
super., au S. du Danube ; suiv. Cellar. 
c'est auj. Uainburg (Hamburgum Ads- 
trle);suiv. Kruse,le bourg dtPetronell, 
à 1 m. de Hainburg, dans le comitat 
hongrois de Wieselburg. 

Carnutensis Ager, le Pays Chartrain, auj. 
dép. d'Eure-et-Loir. 

Carnutes [Caes.], Kopyoûrai [Ptol.], Carnuti 
[Plin.], i)euple de la Lyonnaise iV% en- 
tre la Loire et la Seine. 

Carnutum [Notit. Imper.], Autricum, Aut^i- 
xov [Ptol.], Carnotena Urbs [Frédég.], 
Carnotum JGreg. Tur.], Carnotas Civ., 
Carnotes [monn..mérov.], Autricum m 
Carnutibus, Chartres, ville de Fr. (Eure- 
et-Loir). 

La biblioth. Maxarine possède un Tolume fort rare 
qui nous permet de faire remonter au XT« s. l'éta- 
blissement de rimprimerie dans It Tille de Qiartres : 
Breviarium ad usum ecclesiœ Camotensis. On lit 
au \* du 84« f. : ConsUmatû adsolutûqjl [sic) est 
hoc psalterivm camotilanno dfli mcccg octauo^ 
gesimo tertio quarto delcimadie menais aprilisi 
ï domo venerabili canolnici fS»gri Pétri Plumel 
orale pro eo, ln-4 goth. de S56 0*. à 2 col. de 28 lig. 
Au recto du dernier f. est répétée cette indica- 
tion : Anno ab Icarnatioè dtU mcccg octogesimo 
tercio. Die xvii iulit psùmatû è. Selon toutes les 
probabilit{>s, ce bréviaire aurait été exécuté à Char- 
tres dans la propre maison du chanoine P. Plume 
par un imprimeur nomade ou peut-être à l'aide d'un 
matériel expédié de Paris ou de Rouen. Nous igno- 
rons si les archives de la ville ou de la cathédrale 
renferment quelques détails concernant ce fait assez 
intéressant. 



Au xvie siècle nous trouvons de disianee «i dis- 
tance trace d'une imprimerie chartraine ; ahtti en 
1520 : Constitutiones synodales diœcesia Carmotett' 
sis, Camoti, 1520, in-d, réimpr. par Phil. Uotoi, en 
1550, également in-4. 

Mats nous croyons «pie le premier imprioBear éta- 
bli d'une façon véritablement réguli^e et stable 
dans la ville de Chartres est ce même Philippe Ho- 
tot qui demeurait en la Grand Rue près la Bote. 
On lui doit les Coustumesde Chasteauneuf en TM- 
merayst pet. in-8 goth., sign A.— L, ff. sans chiflhss, 
portant la date du 8 mai 155S. 

Un grand nombre de livres ponant le nom de eet 
habile imprimeur nous sont donnés par le P. Le 
Long, par le catal. de l'hist. de France de la BiiL 
Imjpér.. par les catal. Baluze, d'Estrées, etc. 

En 1558 nous trouvons un nouvel imprimeor, S. 
Picquot, dont nous connaissons tme pièce in^ con- 
tenant un Petit traicte, eztraiet par monsêeur 
nudstre Estienne Prévost, officiai de Chartres, 
contenant description de plusieurs vuttitre» et 
hystoires dignes de mémoire : touchant te nùHe 
royaume de France, etc. 

La même année 1558 le même EsUenne PréTost 
publie un autre petit traité sur l'église de Churtns 
auquel la veuve J. Pisson met son nom, noos 
croyons seulement comme libraire et non pas comme 
imprimeur. 

Puis vient la famille des Cotterean, dont le chef, 
Richard Cottereau, éuit établi libraire à Chartres, 
en même temps que Phil. Hotot ; c'est pour loi que 
Nicolas Chrétien ae Paris imprime en 1557 une édi- 
tion du Coustumier de Chateauneuf. De son fils 
Claude l'imprimeur, nous connaissons un très-gnmd 
nombre d'ouvrages publiés Jusqu'en 1597. 

En \16U, trois imprimeurs-jurés étaient établis 
à Chartres : Nicolas Bernard, depuis 1724; Fruicois 
LetcUier, depuis 1720, et Michel-Charles Hanner- 
ville, pourvu en 1752. Ce nombre de trois impri- 
meurs indique une tolérance de la part de l'autorité, 
car l'arrêt du 21 Juillet 1704 avait fixé à deiu le nom- 
bre des imprimeiu^ de Chartres. 

Carobrle, Chabris, bourg du Blésois, près 
Romorantin (Loir-et-Cher). 

Caroblrgum, voy. Cjesaris Burgus. 

Caroceus Valus, Maurianensis Valus, la 
Vallée de Mawrienne, en Savoie. 

Carocottnum [Itin. Anton.], v'dle des Ga- 
ietés, dans la Gaule Lyonnaise, auj., 
suiv. Valois et Cluvier, Crotoy,leCrotof/, 
pet. ville de Picardie (Somme); mais 
cette attribution est contestée. 

Carodunum, voy. Cracoyia. 

Carolesium, Quadrellensis, Quadrigellen- 
sis Pagds, le Charolois, le Charollais, 
anc. prov. française dépend, de la 
Bourgogne; est auj. comprise dans le 
dép. de Saône-et-Loire. 

Carou Corona, Carlscrona, Karlskrona, 
ville de Suède, bâtie sur plusieurs pe- 
tites lies de la Baltique, dont la princi- 
pale s'appelle Trottsoe. 

Le SuppL du Dr Cotton nous apprend que l'im- 
primerie exista à Carlscrona dès l'année 1656, et 
qu'en 1087 Vitus Haberger, imprimeur à Malmoé, 
transporta dans cette ville ses presses et son maté- 
riel. J. Schefler non plus que llallervordt ne noos 
fournissent aucun renseignement à l'appui de cette 
assertion. 

Carou HESYcmuM, Carouna Hesycbia, Ca- 



269 



CAROLl PORTUS. — CARPENTORACTE. 



270 



ROLSRLiiA [Bisch. ct Môll.], Çarlsruhe, 
cap. du grand-duché de Bade. 

Bibliothèque (Tune grande imnoriancc. L'impri- 
merie nVxista dans cette ville quli la fin da xviii* s. 
Le CuKOv ouTn^e de Claude Dupiu, les CEcwto- 
aiiaves ($ toL in-ft), imprimé sous la rubrique 
Cariaruhey qui ne fut tiréqu*à une domaine d*exem- 
pUiics. fut eiécnté \ Par». Claude Dupin, fermier 
c^néral, ftil également l'auteur de deux ouvrages : 
MefUxUms et o&urvationi sur un Uvre intitulé : 
DeVes^ des loix, Paris 1745 et <Wd. 1757-58, 
qn^il fit égaleoient tirer à un nombre infiniment 
restreint d'exemplaires. Ce bibliomane philosophe 
fut raieul de George Sand ; c'est un titre littéraux 
qui eo vaut lUen un autre. 

Cabou Portos, Carlshamm, ville de Suède 
(Sud-Ck)thlaiid). 

Carou Portus ad Visurgim, Carlshafen, 
ville de la Hesse-Eleciorale, près Cassel, 
sur le Wéser. 

Carou Villa, voy. Carolopous. 

Carolle, CharoUes, ville de Fr. (Saône-et- 
Loire). 

Carolina A^•nouA, Alt-Carleby, ville de 
Finlande [Bisch. etMôller]. 

Carolina Nova, Carolopous, Neu-Carleby, 
ville de Finlande [Id.]. 

Caroline Thermo, Carlsbad, ville et éta- 
blissement de bains en Bohème, sur le 
Tœppel. 

Carouum, Karoly, Grosi-Karoly, bourg de 
la haute Hongrie. 

Cvrololesium , Caroloregium , Charleroi, 
ville forte de Belgique (Hainaut). 

Carolomontium, Charlemont, forteresse de 
l'empire français, qui domine Givet 
(Ardennes). 

Carolomoxticm Hiberntcum, Charlemount, 
sur le Blackwater, bourg d'Irlande (Ar- 
magh). 

Carou)pous, voy. Carouna Nova. 

C\R0L0P0us Campanle, Caroli Villa, Arce 
Remenses, Charleville, ville de Fr. (Ar- 
dennes); elle n'est séparée de Mézières 
que par la Meuse. 

L'imprimerie existe dans cette Tiile depuis 161S, 
dit Falkenstein ; mais sur quel fait repose cette as- 
sertion, te bibliographe allemand ne nous le dit pas. 
Ce n'est qu*& l'année 1G28 que nous pouvons la faire 
remonter. Parmi les nombreux ouvrages que nous 
rcDcootrons k cette date, nous citerons : Epitome 
ekromicon monasterii B. Hariœ Moscomettsis 
(Mooxon), or<L S, Benedicti, in diœc, Bhemensi.,, 
coUecta opéra et industria Me. Maberti, ejusd. 
mtmast. prioris claustralis, Carolopoli, t)<pis 
Buberti Raoult, 162S, in-8o. 

Sepulchre de la princesse madame Claude de 
Mu9,eomtesse de Ckaligny, fondatrice et religieuse 
professe de l'ordre du S, Sepulehre de Jérusalem, 
Qiaiteville, Ilaoult, 1628, in^. 

Le nom de cette dame illustre est estropié par le 
P. Le Long, qui rappelle Claude de May ; eue fut 
enseveUeaîns Péglise de ce monastère le 27 novem- 
bre i«27. 



Des deux volumes que nous venons de citer, le 
premier est à la Biblioth. impér., le second \ la bibL 
de l'Arsenal. 

Parmi les imprimeurs de Cbarleville que nous 
rencontrons posurieurement, nous citerais Gédéon 
Poncelet au milieu et Louis François vers la fin du 
xviP siècle. 

L'imprimerie était d^& supprimée de fait dans 
cette ville à la fin du xviie uède, car l'arrêt du 
21 juillet 1704 y qui détermine le nombre des impri- 
meurs autorisés à exercer dans chacune des villes 
de France, ne mentionne pas Gharteville. 

Caroloregium^ voy. Carololesiuh. 

Carolostadium [Luen.J, Carolina Civitas, 
Karelburghscus regaus [VUa S*. Burch. 
saîc. 3], Carlstadt, sur le Mein, ville de 
Bavière^ cercle de la Bassc-Franconie. 

Carolostadium, Karlstadt, ville de l'empire 
d'Autriche, au S.-O. d'Agram (Croatie). 

Carolostadium Suevicum, anc. Tingyalla, 
Carlstad, Carlstadt, ville de Suède, 
ch.-l. de la préfecture de ce nom. 

L'imprimerie n'existe dans cette ville que depuis 
le commencement du siècle. 

Carolovicia, Carolovttium, Carlowitz, Car- 
lovacze, ville de Hongrie, sur le Danube, 
au S.-E. de Peterwardein (SlavonieJ. 

Caronium, voy. Brigantium. 

CAROpmuM, Charost, Charrost, pet. ville du 
Bem (Cher); anc. titre de duché- 
pairie. 

Carpasu, Kapwacia [Strab., Ptol.], Kof- 
iraaiov [Hierocl.], Carpasium [Plin.], ville 
du Nord de l'ile de Chypre, dont les 
ruines forment encore un village 
nommé Carpasso. 

Carpates Montes, é KapiraTYj; opo; [Ptol.], 
Alpes Bastarnicjî [Tab. Peut.J, Carpa- 
Tici Montes [Cluv.J, Monts Karpathes, 
Carpatheii, Krapacks, chaîne de mon- 
tagnes qui traverse l'Autriche, séparant 
la Gallicie de la Hongrie, la Transyl- 
vanie de la Moldavie et de la Valachie; 
leur direction est du S.-O. au N.-E. 

Carpatiius Lns. [Plin.], KopTroôc; [Herod., 
Strab.], Kpàwateoç [Hom.l, Scarpanto (en 
turc : Kqje), île de l'Archipel, app. à la 
Turquie. 

Carpentoracte [Plin.], Carpentoractum, 

iroXiç KoouapoAv KopirevTopov [Strab.], ville 

des Cavares, dans la Narbonnaise, auj. 
Carpentras, ville de Fr. (Vaucluse). 

Mercier de Saint-Léger a, dit-on, prouvé l'erreur 
des bibliographes qui faisaient remonter Pimprime- 
ric à Carpentras Jusqu'au xv* s. ; la date de IftM 
serait, non point celle de l'impression, mais celle de 
la rédaction du livre que l'on citerait; et Panzer, ajoute 
M. Cotton, par son silence, confirme l'assertion de 
l'abbé de Samt-Léger. Très-bien, mais que^ sont ces 
bibliographes qui ont commis cette bévue 7 voilà ce 
qu'il faudrait savoir. En effet, Prosper Marchand cite, 
p. 89, dtf Indagatione celestium motuum sine cal- 



271 



CARPESII. — CARTHAGINIENSES. 



272 



culo, Carpen« \k9U, in-ft, et il ajoute : « mais gac 
. veut dire Carpen?... peut-être faudrait-il Cam^ 
pen, « Et voilà le crime que relève le docte abbé. 
11 est vrai que Krcytag [Apparat, Litt. t. II) donne 
la souscription du livre : Ex Carpen. per iiuil, 
jEgidii de fVissekerc ex ZelandiOt l<t94. Et comme 
il 4oute que dans un autre litre Tauieur est appelé 
civis Carpentoralensu, il en conclut que Carpen 
▼eut dire Carpentoratum, et que 149a est la date 
non pas de Timpression, mais de Texécution du 
livre ; déduction qui nom paraît moins logiquement 
amenée. Nous couheiitons cependant à acclamer 
le triomphe de Tabbé de Saint-L<3ger, bien que ses 
ennemis nous paraissent quelque peu imaginaires. 

D*autre part, voici le Suppl. du D' Cotton qui 
nous dit que Pimprimerie date à Garpentras de 
Tannée 153H, et qu'à cette date il existe deux traités 
du cardinal Sfadolet, mentionnés par les bibliogra- 
phes; ceci est encore pour nous une inconnue. 
Nous connaissons cependant deux ouvrais du cé- 
lèbre cardinal, portant cette date, mais Pun est 
imprimé à Lyon, Tautre à Genève. 

Nous sommes forcé de retomber à Dominique La 
Barre, qui nous paraît être le premier Imprimeur 
de Garpentras et dont le plus ancien volume que 
nous connaissions est le PortefeiiiUe de M. de la 
Paille, in-12, publié en 1694 et qui pourrait bien 
être réellement imprimé dans cette ville; mais un 
volume inGniment plus authentique est celni-ti : 
Décréta sytiodi Carpentoractensis, anno 1697, a 
Laur, Butio, — Capentoracti, 1698, in-ft. 

En 1702. nous trouvons un nouvel imprimeur, 
Claude Touzet. 

Garpentras dépendait du comtat Venaissin, qui ne 
fut définitivement réuni à la France que le 14 sep- 
tembre 1791 ; c'est ce qui explique pourquoi cette 
ville ne figure ni aux règlements concernant la 
librairie, édictés pendant le xviii* s., ni au Bapp. 
fait à M. de Sartines en 1764. 

Carpesii [Liv.], Carpetani [Plin.], peuple 
de l'Espagne Tarrac, à 1*0. des Celti- 
beri; occupait les deux rives du Tage, 
dans le roy. de Tolède. 

Carpi [Amm. Marcel.], Kapwiavct [Ptol.J, 
Kapirci [Zozim.], Carpiant, peuple de la 
Sarmatie europ . ; occupait la Podolie 
actuelle. 

Carpis, voy. Dr A vus. 

Carpium, Carpi, ville forte d'Italie (prov. 
de Modène). 

Maittaire et Panzer nous donnent le titre de deux 
volumes imprimés dans cette ville au commence- 
ment du XVI* siècle : Lectura fratris Pauti scrip' 
torts ord. minor. de Observantia super quœstiones 
Scott in primo libro sententiarum per artium et 
theologiœ doctorem Joannem Montesdocca Hispa- 
num emendata. Impressa Carpi per Benedictum 
Dulcibellum Carpensem impressorem elegantissi- 
mum, anno dfii UDVI die ix aprilis, in-fol. 

Ije second ouvrage sort des mômes presses; il est 
daté de 1508; c*est : Grattant doctoris Brixiensis 
ord, min, in stctmdo libro sententiarum Scoti, 
in-fol. 

Nous ne trouvons plus trace dMmprlmerie à Carpi 
pendant la fin du xvi* siècle, et ce n^est qu'en 1619 
qu*Haym et Melzi (Dêct. des Anon.) nous donnent 
comme imprimés dans cette ville les Capitoli e 
Privilegi del consiglio dei signori Venti di Corre- 
gio. C^i, 1619, in-4. 

Carpium ad Athesim, Carpi, bourg de la 
Vénétie. 

Çarpona, Karpfen, ville de Hongrie. 



Carraca, vov. Arriaca. 

Carrea Potentia [Plin. ni, 5], ville placée 
entre Pollentu (Polenza) et Augusta 
Vagiennorum (Saluzzd), sur le Tanaro^ 
auj. Carru, bourg du Piémont [For- 
biger], 

Carrectanltj, Carretto, bourg et chat, do 
Montferrat (Italie). 

Carrhodunum, Kappo^oovov [Ptol.], ville des 
Lygii, dans la Germanie orient., à i'O. 
de la Vistule, auj. Zamowitz, pet. ville 
de la prov. de Cracovie. 

Carrhodunum, voy. Cardonum. 

Carrio Comitum, voy. Cario. 

Carrodunum, Kappc^oovov [Ptol.l, ville de 
la Pannonie super., auj. Czàkatom, 
bourg près Warasdin (Hongrie). 

Carrofum, Karofa, Charroux, pet. ville de 
Fr. (Vienne) ; A conciles; anc. abb. de 
St-Benoît. 

Carrostum, voy. Carostum. 

Carseoli [Liv., Ovid.], KapaioXoi [Ptol.], 
ville des ^Equi, dans le Latium, auj. 
Civita Carentia, bourg de la Princip. 
ultér. (Naples). 

Carsici, Carsicum, la dotât, ville de Fr. 
(Bouches-du-Rhône) ; quelques géo- 
graphes ont vu dans cette ville Tanc. 

CiTHARISTA. 

Carsidava, Kap<T(5'aua JPtol.], ville deDacie, 
auj. Choczim, sur lePruth,enValachie. 

Carsul^e [Tac], Kap^ouXot [Strab.], ville 
de rOmbrie, auj. Casigliano, bourg de 
Toscane, suiv. Bisch. et MôÛ., ou Ton- 
dino, suiv. Mannert. 

Carsus [Itin. Anton., Tab. Peut.], Kapcouji 

IPtol.J, Kopatû [Procop.], Carsion [Geo. 
lav.j, ville de la Mœsie Infér., aui. 
Kersova, Kerschoica ou Hirszova, ville de 
Boulgarie, sur le Danube. 

Carteja [Liv., Caes., etc.], KoptriCa [Strab., 

Ptol.], K(xp6aia [Appian.], Kaprorjîa [Pau- 

san.], KpavTÎa |l)io. Cass.], Cartfx>ia 
[Geo. Rav.], ville des Bastuli, dans la 
Bétique, auj. Rocadillo, pet. ville d'An- 
dalousie, ou suiv. quelques géographes, 
Algesiras (en arabe : Al Djezyreh), dans 
les chron. Gésir, ville d'Espagne, à I'O. 
de Gibraltar. 

Carteja, voy. AlthjEA. 

Cartemunda, Kierteminde, bourg du Da- 
nemark, dans l'île de Fionie. 

Carthaglmenses [Liv., Cic, etc.], Kajpxr*- 
^o'vioi [Strab., Polyb.], Pœni [Virg.,Cic.], 
Puni [Plaut.], les Carthaginois. 



273 



CARTHAGO. — CASALE SANCTl EVASII. 



274 



CARTnAGo [Plin., Mêla, etc.], Carthâgo 
Vêtus [Cic, Jlin. Anton.], i Ka^r^^ôyt 
[Strab.^ Ptol.], Tyru urbs [Virg.], (en 
phénicien : Cartha-Hadath, Nova Civi- 
tasy Solin.), Carihage, dont les ruines se 
retrouvent à Tendroit où s'élèvent 
auj. les villages de Mersa, de McUga et 
de Deuar-el-Schat, au N.-E. de Tunis. 

Carthâgo Nova, [Cic, Plin., Liv.,], Car- 
TRAGO Pœnorum [PHu.], Carthago Spar- 
TARiA [liin. Anton.], ville des Contes- 
tani, dans l'Espagne Tarrac. , anc. 
colonie des Carthaginois, établie par 
Asdrnba), auj. Cartagena, Carthagéne, 
ville forte et grand port d'Espagne, 
dans le roy. de Valence. 

Nous ne trouvoiu pas trace d'imprimerie dans 
cette Tille avant le xix* s. 

Carthago VktUS, Ka^y^^ia^ iroXata [Ptol.], 

ville des Ilercaones, dans la Tarrac, 
auj., suiv. Marca, Caria Vi^a, dans le 
district d'Alcanniz (Aragon). 

Carthus, le Cert, riv. d'Ecosse. 

Carthusu, la Chartrouse ou Chartreuse, 
montagne du Grésivaudan, qui prend 
son nom du village de Chartreux (Isère) ; 
c'est de cette montagne que saint 
Bruno, à la fin du xi® siècle, a donné 
le nom à Tordre qu'il fonda. 

Carthusu; il existait une abb. de Char- 
treux en Belgique, dioc de Namur. 

Le catal. Delbecque, de Gand, nous fournit Tin- 
dication de deux opuscules imprimés dans celle ab- 
baye au XT*s. : Een dévote meditatie of ouerdyncke 
atHçaende de eeremonien ende thediet van der 
mU»e, Gheprent Chartreusen theeme , pet. in-8 
goth^ sans cIl, mais avec sign. et réel. 

Le second : £eR zoete daqhelixghe oufenynghe 
om deuote meynacHen te overdynckene, Gheprent 
om deuote theeme, pet. in-8, sans ch. 

Ces deux impressions peuvent remonter à Tannée 
lftB5; elles ne sont citées ni par Panzer, ni par 
Bain. 

Carthusia Magna, la Grande Chartreuse, 
abb. chef-d'ordre des Chartreux, fondée 
par saint Bruno, à 24 kil. de Grenoble 

(Isère). 

Pioar Timprimerie, voy. Correbia. 

Cartfus, Cimbrorum Promuntorium, Jutia 
[Cluv.], Jun^NDiA [Cell.], le Jtsiland, 

Carumba, Carumbus, Caromb, bourg de 
Fr. (>'aucluse), anc. couv. de frères Mi- 
neurs. 

Carlo, Carvo [Itin. Anton.], ville de l'île 
des Bataves, auj. Kuilenburg, sur le 
Leck, ville de la Hollande méridionale, 
ou Leersum, suiv. Reichard, ou Grave 
sur la Meuse, etc. 

Carus, voy. Caris. 



Carusates, peuple de la Gaule Aquitaine; 
occupait partie du dép. du Gers. 

Carussa, Charousse, bourg du Faucigny, 
sur TArve (Savoie). 

CARYiE, KopOat [Xenoph., Paus. , etc.], 
ville de Laconie, auj. Arakhwa (Bo- 
blaye, p. 72). 

Cary^, Kopuai [Pausan.), Carya [Vitruv.l, 
ville d'Arcadie, auj. Gioza, ou plutôt 
Krevata, localité du dioc. de Mantinée. 
C'est de là que vient le mot Caryatide 
(Caryas et Caryatis, Vitruv.). 

Carystus [Liv., Plin.], Kapu<TToç [Ptol.], 
ville des Statielli, dans la Ligurie, auj. 
Carosio, en Piémont (suiv. Mannert). 

Carystus [Plin., Ovid.J, Kopucrroç [Hom., 
Str., Ptol.], ville de l'Eubée, auj. Cas- 
tel'Rosso (Negro- Ponte). 

Casa, Gaiss, bourg de Suisse (Biscb. et 
Môtl.). 

Casa C^saris, vov. Ceciua Castra. 

Casa Candida, Whithem, bourg du Gallo- 
way (Ecosse). 

Casa Dei, la Chaise-JHeu, ville de France 
(Haute-Loire); anc. abb. de Bénéd. 

Cas^ C^sarianian^, ad Fines [Uin. Ant.], 
S. Giovanni, près l'Arno, bourg de Tos- 
cane. 

Casalaqueum, Cazalegas, bourg d'Espagne, 
sur le Tajo (Nouv.-Castille). 

Casale Majus, Casai Magaiare, ville du 
Milanais, dans la délég. Ile Crémone. 

Une imprimerie hébraïque fut installée dans cette 
ville au xv* siècle par les imprimeurs de Soncino, 
Josué et Moïse, fils du rabbi Israël Nathan, origi- 
naire de Spire, qui, les premiers, avaient importé en 
Italie rimprimerie hébraïque. Le seul produit comiu 
de cette imprimerie est celui ci : âtachasor seu 
compendium precum pro synagogis Italicis, cui 
Cantic. cantic., Bulh, Threni et Ecclesiaites mU- 
eentur. Commence par Benedictum sit Creatoris 
nomen. L'ouvrage est composé de deux parties dont 
la première a 105 et la seconde 154 IT. A la fin : Fuit 
autem inUiumœdificiihyjus libriper nos soninates 
(sic) in urbe soncini mense Tisri anno ce xlvi sexti 
millefiarii (sept. 1485) eumque absoluimus hic 
casale majori feria ii, hebdomada, die xx menais 
Elut anno qitinquies mUlesimo ducentesimo qua- 
dragesimo sexto a creatione tmindi, etc. (août 
1486). In-fol. impr. en caract. hébreux de trois corps 
avec sign. et titre gr. sur bois , à longues 
lignes. 

La Bibliothèque impériale ne possède de ce livre 
que la seconde partie imprimée sur vélin ; Hain a 
par erreur donné 354 ff. à cette seconde partie. 

Casale Sancti Evasii ou s. EvAxn, Bodin- 
coMAGUs [Plin.], BoNDicoMAGus [Grut.], 
Industria [Plin.], Casale, Casalium, 
•ville de la Ligurie, auj. Casai, Casai di 
San-Vaso, sur le Pô, Casale di Monfer- 
rato, dans la division d'Alexandrie, 
anc. cap. du Montferrat. 



275 



CASAiNA. — CASHILIA. 



276 



C*est & 1081 que nous faisons remonter Timpri- 
roerie dans cette ville avec Panier et Falkenstein. 
Des deux ouvrages que citent les bibliographes 
comme exécutés en cette ville au xv* s. , un seul 
étant daté, c'est à celui-ci que nous donnerons la 
priorité : Epistolœ Ueroide» [P. Ovidii N,), cum 
Comment. Ant, VoUei et HubertiniCUriei Crescert' 
tinatis. A la fin : Hœc interpretatio ejriÊtola'^ He- 
roidum Ouidv... ab Ubertino cognom. elerico 
Crescentinate édita, et impressa est in toeo Casalis 
sancti EvaxU, anno salutis humane mcccculxxi 
octauo idHs septembris... Impressit Gulieimus de 
Canepa-Nova, de campanilibus de Saneto-Salva- 
tore, impensa prœdicii Hubertini, venerabiUsque 
et integerrimi sacerdotis presbyteri Stephani de 
Ulmo, de loco Sessani, prœpositi BubbH, et eano- 
nid in œde dicti S, Evaxii, peL in-fol., suiv. Pan- 
ser, Falkenstein, Ilain, Reichhart, etc.; Amati 
dit in-a. 

M. Brunet dit avec la Sema-Santander : « Première 
édition de ces deiu commentaires et en même 
temps le seul livre connu imprimé à Casale^ S, 
Evasi, dans le xv* s. ; » et quelques pages plus 
loin il cite d*après Amati : // claristimo poeta Ovi- 
dio de Arte Amatidi, A la fin : 

Quem lector legis hic arte Nasonis amandi 
impressos tibros urbe Casalis habes 

Vrbe suo nimium Gugtielmo principe magno 
Felice, insigni eujus honore nitet. 

Ferceltis ortus sacer Augustinus, et una 
Contenus preuum Gas;par obruit opta, etc. 

In-ft, s. d. Edition fort rare, qu*Amati, nous ignorons 
pour quel motif, place avant les Uéroldes. 

Des trois villes de Montfeirat nous avons vu déjà 
Alba et Acqui. Casai était la résidence du marquis. 
LMmprimeur de Venise, Manfredo de Monteferrato, 
auquel nous devons deux édit. du voyage de Man- 
deville, en italien, était de CasaL 

Câsana [Cell.], Casanum, Casatiy Kazan, 
ville ae la Russie orient., à l'E. de 
Moscou. 

Une université ftit fondée & Kazan en 180S, et Tim- 

Erimerie y fut introduite la même année; elle dé- 
uta par deux éditions du Koran, Tune in-ft, et Tau- 
ire in-8. 

Casandria, Cassand, Cadzaiid, bourg hol- 
landais de rile du même nom (Zee- 
land). 

Casanum ad Adduam, Cassanum, Casa, C^- 
SARiANA (?), Cassano, bourg du Milanais, 
sur l'Adda. 

Casanum, Cassianlm [P. Waruef., Gesta 
Longob.J, Cassanl'm, Cosanum, Cassano, 
ville du Napolitain (Princip. citérieure). 

Celait de celte ville que le duc de Cassano Serra 
portait le titre. On sait que ce bibliophile célèbre 

Îtroposa en 1819 à lord Spencer, qui voyageait en 
talie, Tacquisition de sa précieuse bibliotbèoue et 
que sa Seigneurie accepta cet le proposition. Les livres 
étaient expédiés en Angleterre Tannée suivante. Dib- 
din nous apprend que ce qui détermina lord Spencer 
à cette coûteuse afraire, fut la découverte de la très- 
précieuse édition A^Horace, imprimée par Amoldus 
de Bruxella, à Naples, en Id^ft, dont le seul exem< 
plaire connu se trouvait chez le duc de Cassano. 

Casanum, Cassanum, Cassaw; il y a encore 
deux villes de ce nom en Italie : l'une 
dans la Terra di Bari, l'autre dans la 
Princip. ultér. 

Casa Rubra, Carouge, pet. ville de Suisse, 
sur les bords du lac de Genève. 



Voici rindication d*un ouvrage publié dans cette 
localité au xviii* s., indication que nous emprun- 
tons à Temaux et dont nous ne garantissons pas 
rinfaillibilité : Description du Pou vu au mieroS' 
cope, en fr, et en russe, par Pheodore Carjavine, 
Carouge, Jean Thomas, 1780, in-4. 

Cascale, Cascaes, bourg du Portugal, àl'E. 
de Lisbonne (Estramadure). 

Cascantum [Itin. Ant.l, Kowjxavrcv [Ptol.], 
ville des Celtiberi, dans laTarrac, auj. 
Cascante, ville de Navarre. 

Caschovu, voy. Cassovu. 

Casella, Casellarum Oppidum, Casale ou 
Caselle, ville du Piémont, divis. et au 
N. de Turin, près de la Stura. 

Nous avons parlé de cette ville à l*article Auouita 
Tadrinoriim ; c'était là que les Cartiere du nord de 
l'Italie avaient, au xv siècle, établi leurs moulins à 
Ai>ier ; attiré par les relations Journalières qu'il 
tait forcé d*avo!r avec ces industriels, le grand im- 



ëu 



primeur de Turin, Jean Lefebvre, v installai la fin de 
Ihlii ou au commencement de Tannée suivante un 
atelier typographique, et, assisté du docte médecin 
et philosophe Pantaleone da Confluenxa (que nous 
retrouverons encore à Pavie), il publia : Divi Hie- 
ronymi vitœ sanctorum Patrum. A la fin : Per 
clarissimum medicum et philosophum dominmn 
magistrum Pantalionem Perçue JohaAem Pabri 
Galicum egregium artificem. De vitis sanctorum 
patrum volumina in Casellarum oppido féliciter 
Impressa sunt. Anno damini mcccclxxv, hcroys 
ccUidoney luce penuUima menais AugustLAmen^ 
In-4 gotb., sans réel, ni sign., mais avec cbilL 

Deux ansaprte et quelque temps avant de retour- 
ner à Turin, Jean Leiebvre publia encore à Caselle : 
Catonis Distica de moribus, A la fin : 

Hoc opus exiguum perfeeit rite lohannes 
Fabri : cui serval lingonis alta Lares 
ac voluit formis ipsum fecisse CaseUis 
M cccc Lxxvii de mense maii. 

\n-U goth. 

Un autre volume publié sans aucune indication, 
mais imprimé avec le même caractère oue Us Vies 
des Pères de St Jérôme, avait été publié à Caselle 
par Lefebvre, probablement dans l'intervalle qui 
sépare les deux ouvrages précédents; c'est une 
édition du Sophologium Jacobi magni^ in-fol. sign. 
A-T à deux col. de 40 lign. (Hain 10474). 

Casellium, Chazelle, bourg de France, 
près Montbrison (Loire). 

Caseolum, Choiseuly Choiseuil, bourg de 
Champagne, près Chaumont (Haute- 
Marne). 

Caserta, Caserta Nuova, Caserte, ville 
d'Italie, chef-lieu de la prov. napoli- 
taine de la Terra di Lavoiv. 

}\e\zi {Dict, des Anon., 1,424) nous donne le titre 
dHin livre imprimé en 1778, et nos recherches n'ont 
pu nous donner lieu de faire remonter la typogra- 
phie dans cette ville à une date antérieure : Le 
Porche Caudine illustrate (Da Franc. DanieU), 
Caserta, per Giuseppe Campo, 1778, in-fol. 

Cashiua, Cassiua, Cashel, bourg d'Irlande 
(comté de Tipperary). 

L'imprimerie fut introduite dans cette ville par 
un certain Thomas Lord, qui vint d'Youghal, ou il 
était établi, fonder un nouvel établissement typo- 
graphique en 1786 ; les imprimeurs qui lui succé- 
dèrent s'appelaient Reeves et William Price. 



277 



CASIACUM. — CASSILIACUM. 



278 



Casucum^ Caziacum^ Caziei (vm* s.), Chèzy, 
bourg de la Brie, du dioc. de Soissons, 
sur la Marne; anc. abb. de Bénéd. = 
n y a un autre Chésy-en-Auxois, village 
du dép. de TOise. 

Casujnum [Liv., Plin.], KawîXivov [Ptol., 
Strab.], sur le Yultumus (Voltwmo), à 
rembranchement de la Via Latina et 
de la Fia Appa, à 19 st. dans le N.-O. 
de Capua, auj. Capoa Nova, ou Capua, 
dans la prov. napolitaine de la Terra 
di Lavoro. (Voy. Capua.) 

CASDfANa Villa, Chaisemais, village près 
d'Huhd (AUier). 

CAsncnaA^ Kasimir, ville prussienne du 
grand-duché de Posen. 

Casduria ad Vistolam, Kazimieri, ville de 
Pologne y dans le palatinat de Lublin. 
H y a deux autres villes de ce nom en 
Pologne dans les palat. de Kalisch et de 
Masovien. 

Casccomagus, localité de la Gaule Aqui- 
taine, dans le S. d'Auch, auj. suiv. 
Bisch. et Môll. Coulogne, bourg du Lan- 
guedoc (Haute-Garonne). 

Casincm [CiC; Liv., Plin.], Raoïvov [Strab.], 
station de la Via Prcmestina [Itin. 
Anton.], chez les Volsci, auj. San Ger^ 
mono, ville de la prov. napolitaine de 
la Terra di Lavoro. 

Casdojs, fl. du Latium, auj. il Sacco. 

Casixus, Casdojm, auj. Casino, bourg na- 
politain de la Terra di Lavoro. 

Casinus Mons, Casslxensis Mons, le Mont 
Cassin, Monte^assino, montagne de la 
Terra di Lavoro, sur laquelle est cons- 
truit le Casinense Cœxobium, le monas- 
tére du mont Cassin, 

Cest la plus illustre abbaye du monde entier ; ce 
fut là qu'en 529 saint Benoît fonda la congrégation 
k laquelle il légua son nom glorieui. L'ordre des Bé- 
nédictins est à la fois le plus ancien et le plus érudit 
des ordres lettrés ; il couvrit de ses monastères la 
vieille terre d'Europe, et c'est k ses incessants eflbrts, 
à ses inbtigables recherches, à ses pénibles et cons- 
tants travaux, que nous sommes en grande partie 
redevables de la conservation et de la transcription 
des plus beaux monuments littéraires de l'antiquité. 
La Biblioibèque actuelle du Mont-Gassin est Juste* 
nent célèbre. L'n établissement typographique fut 
înitallé dans le monastère au xvii* siècle, et le plus 
produit de ses presses est daté de 1740 : A'u- 
vta (in) œrea $euctiora maximi moduli, e 
piùmo oUm Corrario animadoersione» {ab 
Atèerto Mazzoleno), In Benedicto-Casinate, 1740-41, 
* lOflL €n 2 voL, in-fol. fig. Notez que la souscrip- 
tioii de quelques exemplaires varie, et porte : in mo- 
•-^- poRtidx Agri Bergomatis, 



Casletcm, voy. Gasseletum, 

CvsLEvo, CaUxvm, riv. de Provence, qui 
se perd dans la Durance. 



Gasmena^ Kour|uv7} [Hérod.], Gasmene, loca- 
lité de Sicile, auj. Cacciola, suiv. Rei- 
chard. 

Gasperu' [Virff.], Gasperula [Sil. Ital.] , 
ville des Sabmi, dans le Latium, auj. 
Aspra, bourg entre Terni et Tivoli. 

Gaspingidm [Tab. Peut.], ville de l'île des 
Bataves^ auj., suiv. Gellar., Asperen» 
Aspem, bourg de la Hollande mérid., 
près Gorkum ; suiv. Glu ver., Giessen- 
ourg, et suiv. Reichard, Kapellen, 

Gassandrea [Liv.]. Cassandria [Plin.], Kaa- 
aav^oiuc [Strab.L anc. Potidjîa [Plin.], 
n&Tidata [Hérod.], ville de Macédoine, 
sur la presau'île de Pallène, auj. Kas- 
sandhra, ville de la Roumélie (pach. de 
Saloniki). 

Gassanum, GA3SIANDM, voy. Gasanum. 

Gasseletum, Gasletum, Gastellum Morino- 
RUM [Itin. Anton.], Gassellum [G. Bri- 
to], ville de la Gaule Belgique, auj. 
Cassel, ville de Fr. (Nord). 

Gasseletum, CASTELeruM, Chàtelet, pet. ville 
de la prov. du Hainaut (Belgique). 

Gassella [Gluv.], Gassell.e [Luen.], Gasse- 
LiA [Bert.], Gasseuum,GassellomGatto- 
RUM [Gluv.], Gassellum ad Fuldam, 
Casset, cap. du grand-duché de Hesse- 
Gassel, sur la Fulde. 

Suivant de très-fortes probabilités, le volume que 
cite Panzer : « Ambr. Catbarini Dialagus contra 
Lutherum super his verbis : tu es Petrus ; Casselle 
M D XXIV, ïn-ti\ • fut imprimé à Casai et non point 
k GasseL Ce champion de la foi catholique était 
Florentin, et les premières éditions de ses écrits 
sont toutes données dans sa ville natale : Falkenstein 
partage notre opinion, car il ne mentionne pas Cas- 
sel parmi les villes d'imprimerie, à moins que pour 
Caselle, qu'il cite à Tannée 1&99, il n'ait voulu indi- 
quer Cassel. M. Cotton fait également remonter 
l'imprimerie à cette année 1599 seulement, Temaux 
à 1559. Voici un volume plus ancien que nous trou- 
vons décrit au catal. de la Biblioth. des chanoines de 
Rebdorf (part. II, p. 101) : fVon den Judè ob, vfi 
voie die under den Christi tu halten sind, ein 
BathscMag, durch die Geler ti am ende dis bûehtins 
verzeic/met, zugericM,— Item : Ein weitere erkle- 
rung und beschirmung dos seibigen retthscMags, 
Durch Martin Bucer, Au bas du titre gravé : zu 
Cassel, anno domini mdxxxix, in-A. 

Au XVII* siècle nous pouvons citer à Cassel une 
typographie d'une certaine importance, dont le chef 
s'appelait Schadewicz. 

GASSELLiE, voy. Gasale. 

Gassenaticum, ville des anc. Gassenates, 
Sassenage, pet. ville du Dauphiné 

(Isère). 

Cassi [Gaes.], peuple de la Bretagne ro- 
maine; habitaient 1» Berkshire. 

Gassianum, voy. Gassanum. 

Gassiliacum [Not. Imper.l, ville de la Vin- 
délicie, auj. Kisslegg, bourg près Wan- 
gen (Bavière). 



279 



CASSINOGILUM PALATIUM. — CASTELLIO AD MATRONAM. 



280 



Gassinogilum Palatidm (in quo natus Lu- 
dov. pius), Cassinolle [Chron. E^inh.], 
Chasseneuil, bourg de l'Angoumois (Cha- 
rente). 

Cassinoilum, même localité que le précé- 
dent , mais pourrait désigner Chassi- 
giioles, village près La Châtre (Indre). 

Cassinomagus [Tab. Peut.], Chassenon, 
bourg de Fr. (Haute-Vienne) ; suiv. 
Ukert, Gimont; suiv. Reichard, Chaban- 
nais; enfin suiv. d'Anville, Lombez; ces 
trois localités dans le dép. de la Cha- 
rente. 

Cassinum, Cassinus, voy. Casinum. 

Cassio, voy. Vasatum. 

Cassiope [Plin., Cic], Kaaawmj fPtoLJ , 
Cassopo, bourg de Tîle de Corfou (Io- 
niennes)^ sur le cap du même nom. 

Cassiofe, CASsoPE[Plin.],Kaw»inj [Steph.|, 
KoLoowim [Ptol.J, ville des Cassopaei^ 
dans la thesprotide^ dont on voit les 
ruines auj. près du couvent de Zalongo, 
dans le pacn. de Janina. 

CASSITERmES iNSULiE [PHu., Mclal, Kaa<Ti- 

Tipî^iç [Diod. Sic.l,KaTTiTiptS'iç[Hérod.], 

SU-URUM iNSDLiE [SoliU.], SyUNA InSULA 

[Sulp. Sev.], les Sorlingues, Scilly, 

groupe d'îles au S.-O. du comté de 
ornwall (Angleterre). 

Cassopia, Kawttwia [Steph.], district de 
TEpire, anc. Thesprotide, compris auj. 
dans le pach. de Janina. 

Cassovia, Caschovia fCell.l, 6ormanum> 
ville des Jazigcs^ dans la Dacie, auj. 
Kaschau, ville de la haute Hongrie^ sur 
VHemaih, chef-lieu du comitat d'A- 
baujvar. 

Si rindication fournie par le catal. de la Biblioth, 
Cornidesiana (p. 227) est exacte, c*e8t k l*an 1()00 

Se nous pouvons faire remonter l'imprimerie il 
icbau : Heinzelir {lUalhiœ reetoria Ht^iznensis) 
ModUMprcedicandi synonymus. Casse vis, 1600, in-8. 
Mais nous pouvons avec certitude la fixer à 1608. 
Voici la liste des imprimeurs, au xvii* siècle, que 
nous fournit J. fiémelh (Typogr, liungar.) : Joanncs 
Fischer, 16101618; Daniel Schulls, 162S-1626 ; sa 
veuve de 16S5 à 1636; Severini Marcus, 16M-166S ; 
Suunna Severini, 166'4 ; J. David TOrsch, 1666-1668, 
etc. Parmi les volumes imprimés dans ces divers 
ateliers, nous citerons : Apologia aynodi Solnensii. 
Cassoviae, an. 1610, t)pis Joh. Fischer.— ideacHris- 
tianorum Hunçarorum in et sub Turcismo, EdÛ- 
tola quondam a Paulo Thurio redore scholœ Thot- 
nen»is ad amicos perscripta ; nunc opéra Joannis 
Bocatii, conaularis R. P, et çymnasiarchœ Cassav, 
in lucem édita et impresaa Caaaoviœ calcographo 
Joanne Fischero. Anno FIOe seD GVI VIDe (161S). 

Cassdbia [Cluv.], Cassuben, district et du- 
ché de Ma petite Poméranie. 

Cassula, voy. Cassella. 

Câstana^ Castan£A [Mela]^ Kouj6ava(Ti [Hé- 



rod.|, ville sur la côle de la Thessalie, 
au pied du Pélion, au}. Kastania, suiv. 
Kruse. 

Castanedolum, Castagnedolo, bourg du 
Milanais. 

Castanera, bourg du même nom, sur le 
Tage, en Portugal (Estramadure). 

CASTANiAy- ville de TAnulia Peucetia, auj. 
Castellaneta, dans la prov. napolitaine 
de la Terra d'Otranto. 

Castanovittom^ Casta9iowitz, Kostanitza, 
ville de Croatie, dans l'île d*Unna. 

Castelavium Auravidm, Castelldm Novum 
Ariaî^orum, Castrum de Ario, Sostoma- 
Gus(?) [Itin. Anton.], Castelnavdary, 
ville de Fr. (Aude). 

I^ p. Le Long et le catal. Secousse (n* 565*71 non! 
donnent rindication d*un ouvrage* imprimé éwm 
cette vUle en 1682, malheureusement suis le 



du tjrpographe : Lei règles du jeu du canal rofdf 
du Languedoc (par François Andreossy) avec l'expii" 
cation de toua les travaux qui composent ce çrând 
ouvrage. Castelnaudary, 1682, in-12. 

LMmprimerie fut supprimée dans cette ville par 
TarrOt du conseil du SI mars 17S9. 

Casteletiim , le Chàtelet , ville de Fr. 

(Cher). 

Casteletum, voy. Casseletum. 

Castella, Castiua [Cell.], CasHlla, la Cas- 
tille, anc. roy. d'Espagne ; forme auj. 
deux capit. générales : CastUla la VUja 
et CasHlla la Ntieva, 

Castellani [Plin.], KaOTiXXavoî [Ptol.], 
peuple de la Tarraconaise ; habitait le 
pays compris entre l'Ebre et les Pyré- 
nées. 

CASTEUJkRUM, Chastelar, bourg de France 

(Savoie). 

Castelletum, le Catekt, bourg de France 
(Aisne). = Le Casielet, plusieurs villa- 
ges de ce nom en Provence. 

Cartellio, Ckfitillon, bourg de France 
(Drômc). 

Casteluo ad Carim , ChfUillonsur-^her, 
bourg de Fr. (Loir-et-Cher). 

Castelijo ad Ingerim, Chàtillon'Siir'Indre, 
ville de Fr. (Indre). 

Castellio ad Ugerim, ChàHlUm-sur-Loire, 
ville de Fr. (Loiret). 

Casteluo ad Lufpiam, Chàtill(m''Swr-Loina, 
pet. ville du Gàtinais (Loiret); titre de 
duché; patrie de Coligny. 

Castellio ad Matronam, CASTELUONim , 
Chàtillon'Sur'Manie, village de France 
(Marne); patrie du pape Urbain H. 



281 



CASTELLIO AD SEQUANAM. — CASTELLUM HERALDJ. 



282 



Castellio ad Seoi'anam, Castellionum , 
ChàtUlon-sur-Seine, ville de Fr. (Côte- 
dOr). 

Kous ferons remonter riinpriinerÎG dans cette Tille, 
avec le P. Le Long, l Tannée 1051 : HMoire et vie 
de toùde Reine ; l'élévation et translation de ses 
reliques; une authentique approbation de celle qui 
est préseniement dans la ettapelle d'Alise, avec un 
petit office, par un religieux observant in de ta 
protimee de S. Bonavenhire, ChâtilIon>sur-Seine, 
Laymeré. le&l, in-12 de 95 p. ; Pépltre dédicaioire, 
dit le P. Le Long, estsignte F. P. G., lisez Pr.-Pierre 
Goi^n, Dînais, cordelier, mort en 167S. 

A b fin du XVII' Sm nous trouvons un imprimeur 
qui probablement succède à Laymeré ; il se nomme 
J. Bonnet (1078-1097). I^ymeré alla de son cOlé 
s*éubUr à Autun, où nous le trouvons encore en 
1099. 

L*imprimerie est supprimée à Cbâtillon par Parrét 
du St mars 1799, et les caractères sont fondus en 1704, 
ainsi que le cons!ate le Rapport (ait à M. de Sartines. 

Jean Cbouet, Timprimeur genevois, était de Châ- 
lilkm-sur-Seine; il (Ut reçu citoyen de Genève en 
15». 

Un autre imprimeur genevois était également de 
Chililkm ; c*est Jl»n IXirant, qui , comme Crespin 
^Arras, EsUenne et tant d'autres , avait quitté la 
France, par suite de Tintolérance religieuse de son 
pays ; Jean Durant moiunit en 1589, et sa veuve im- 
prÙBâ jusqu*en lOM. 

Casteluo AI» Separam, Castellio Pictavij:, 
ChàtUhn'Swr-Sèire, ville de Fr. (Deux- 
Sèvres). 

Casteluo Burgundle, Chàtillûn-les-Dom' 
be$. ville de Fr.^ sur la CharlUronue 
(Ain). 

Casteluo inferior, Nieder^estelen, bourg 
de Suisse (caot. de Vaud). 

Casteluo Medulci, Castiuo, CasUUon, 
ville de Fr. (Gironde). 

Casteluo Nivernensis Ta actus, Châtillon en 
Bazois, bourg de Fr. (Nièvre). • 

Castellio Pedemontd, Chàtillm, bourg du 
Piémont, sur la Doria (pr. d'Aosla). 

Castïxuo Piscaria, Castilio, Cttstiglione, 
bourg de Toscane, sur le lac du même 
nom. 

Ca5teluo superior, Obei' Gestelen, bourg 
de Suisse (cant. de Vaud). 

Casteluondm, Cttstiglione délie Stiviere, 
ville du Milanais, au N.-O. de Man- 
toue. =: Castiglione, ville du Milanais, 
sur TAdda, au S.-E. de Lodi. 

Castelloditnum , Rupes Clara (au m* et au 
IV* s.), Castrodunbm, Dunum, pendant la 
Révolution : Dun-sur-Loir , Château- 
dun, Primaria ttrbs Dimensis cotnitatus, 
ville de Fr. (Eure-et-Loir). 

Toutes les recherches que nous avons faites pour 
trouva' trace d'imprimerie dans cette ville, anté- 
rieure âi 1789 , sont restées infructueuses. < «pendant 
M. Temaut cite un livre imprimé en 1710 : • L'of- 
fire et la vie de saint Boch, Gbasieaudun, Charles, 
1710, in-12. ■ Mais son autorité n'est pas bien consi- 



dérable et l'exactitude n'est point son fort. liC Sup' 
plément du D' Cotton, publié il y a quelques mois, 
s'est aidé des recherches nouvelles, bonnes ou mau- 
vaises, de Temaux; il profite donc de cette décou- 
verte d'un volume publié en 1710 à Châteaudun, le 
vieillit de cent ans, ce qui le rend plus respectable, 
et dit : Chdteaudun, imprim. 1010 {Bodleian) ! 
Ainsi donc ce livre impcjmé à Châteaudun, en 1010 1 
l'année de la mort d'Henri IV ! eiuste & la Bodléienne. 
Voilà qui est bon à savoir. 

Nous ne connaissons pas ce Charles, imprimeur en 
1710 des livres liturgiques de l'éKlise de Château- 
dun ; mais ce que nous savons, c'est que l'arrêt du 
conseil du 21 Juillet 1704, celui du SI mars 1739, ne 
font pas menUon de cette ville et qu'enfin le Bapp, 
Sartines, en 1704, dit textuellement : « Cbâteaudim, 
deux libraires ; il n'y a pas d'imprimeur. ■ 

Castellona, voy. CnrrrAS Saunarum. 

Castellum, Castelberg, bourg du cercle de 
Kinsig (gr.-duché de Bade). 

Castellum ad Axonam, Pontavérey Ponta- 
veile, bourg de Picardie (Aisne). 

Castellum AD Fuldam, voy. Cassella. 

Castellum Album, voy. Albicastrum. 

Castellum Angeu, Moles Hadruni, Châ- 
teau Si- Ange (Engelsburg), à Rome. 

Castellum Arianorum, voy. .Castelavium. 

Castellum Asense, Castel â^Asens, bourg 
et château d*Espagne (Catalogne). 

Castellum Baldum, Castel Baldo, bourg de 
la Vénétie, sur TAdige (prov. de Pa- 
dua). 

Castellum Batavinum, voy. Bacodurum. 

Casteu.um Cameracesu, le Câteau-Cambrc- 
sis, ville de Fr., sur la Selle (Nord). 
Traité entre la France et l'Espagne, 
signé en 1559. 

Castellum Carnonis [Chron. carlov.] , 
Chastel-Challon, Chatel-Châlons, bourg 
de Franche-Comté (Doubs) ; anc. abb. 
de Bénéd. 

Castellum Cattorum, voy. Cassella. 

Castellum Durantium, Castrum Durantis, 
Castel Durante, ville des Etats pontifi- 
caux, dans la délég. d'Urbino. 

Castellum episcopi, Bischoffs-Castel, bourg 
d'Angleterre, dans le Shropshire, suiv. 
Bisch. et MôU. 

Castellum Firmanum [Mêla, Vcll.], Firma- 

NORUM [Plin.], KàoriXXov itzimos <^îpacu 

[Strab.], Porto di Fermo, bourg de la 
Marche d'Ancône (Italie). 

Castellum Gubernium, Governolo, sur le 
Mincio, pet. ville du Mantouau (Italie). 

Castellum Heraldi, Castrum Airaudi, Cas- 
trum Eraldium, Chàtellerault, ville de 
Fr. (Vienne); titre de duché-pairie. On 
trouve au xiu" s. Chustiau-Léravi. 



283 



CASTKLLLM HOLMIUM. — CASTRA. 



284 



Cest en 1622 que nous trouvons pour la première 
fois le titre d*un livre imprimé k Châtellerault : Con- 
version de M. de Brassac, capitaine de cent Hom- 
mes d'armes, et gouverneur de Chastellerault, par 
de Chabans. Cliastellerault, Quentin Maresctaal, 1622, 
in-8 [\ la bibl. de ^A^senal^ Au xvii* siècle, cette ville 
ne figure oas k Varrfit du conseil du 21 Juillet 170ft : 
mais celui du SI mars 17S9 la mentionne pour la 
comprendre parmi les villes du royaume dans les- 
quelles rimprimerie existante est et demeure sup- 
primée, et malgré cela nous la trouvons |>ortée au 
Bapp, Sartines. En 1759, quand on avait eu le 
temps d*oublier l'arrêt de 17S9, la veuve Guimbert 
s'établit imprimeur à Châtellerault et reçoit son bre- 
vet ; en 176A, elle exerçait encore et possédait deux 
presses. 

Castellum Hououm, Castelkolm, bourg 
de Suède. 

Castellum Hunnorum. Castellaun, bourg 
de la rég. de Coblentz (Prusse rhé- 
oane). 

Castellum Ictium, Vlsle^en- Jourdain, sur 
la Save, ville de Fr. (Gers). 

Castellum Leonense, voy. Pauu Leonensis 
Fanum. 

Castellum Majus, Castel-Maggiore, bourg 
d'Italie (priocip. de Lucques). = Castel- 
magno, bourg du Piémont (prov. de 
Coni). 

Castellum Maris^ voy. Stable. 

Castellum Menapiorum [Tab. Peut.]^ Km- 
TtUov Mtvawîiûv [Ptol.], ville desMenapii, 
dans la Gaule belgique, auj. Kessel, 
bourg sur la Meuse (Limbourg). « Cas- 
tellum oppidum, quod Mosa fluviusprœ-' 
terlambit, » 

Castellum Morinorum, voy. Casletum. 

Castellum Moronis, Castel-Moron, bourg 
de Fr., sur le Lot (Lot-et-Garonne). 

Castellum Mosellanum, Tabern^ Mosella- 
McjE, Bemcastel, ville de la Ftusse rhé- 
nane, entre Trêves et Coblentz, sur la 
Moselle. 

Castellum novum, Castel Nuovo, ville dal- 
mate, dans le cercle de Cattaro, sur la 
mer Adriatique. = Cos^eZnau 5 plusieurs 
localités en France portent ce nom. 

Castellum novum, NeufcJiâteau , sur le 
Mouzon^ ville de Fr. (Meuse). 

LMmprimerie exista dans cette petite ville à la fin 
du siècle dernier. Nous citerons : Dissertation sur 
la manière dont on doit prononcer te Canon et 
quelques autres parties de la messe, par M, Robbe. 
rieufchâteaii, 1770« in-12. 

Castellltc novum, Neufchàteau, pet. ville 
du Luxembourg belge, près d'Arlon. 

Castellum novum Aru, Arunorum, voy. 
Castelavium. 

Castellum novum Garfinianum, voy. Garfi- 
nianum. 



Castellum Orientis, Lemnta, petit port 
sur la Méditerranée, dans la prov. de 
Gènes. 

Castellum Petrje, Castello délia Pietra, 
bourg du Tyrol. 

Castellum Rainaldi, Reginaldi, voy. Ca- 
ramentum. 

Castellum Sarracenorum, Gastrum Sarha- 
cENi, Castel'Sarrazin, ville de Fr. (Tam- 
et-Garonne). 

Castellum Trajani, voy. Cassklla. 

Castellum Truentinum, voy. Truentcm. 

Castelrottum, voy. CastrumRuptlti. 

Castesertlti. Castel'Sagrai , village de 
Fr., près de Valence (Drôme). 

Casthanjîa [Plin.] , Kao6avaivj [Herod.] , 
Kaoravaia [Steph.], localité de l'Epire, 
auj. Tanuhiari. 

Castujo, voy. Castellio Medulci. 

Castilio, voy. Casteluo Piscaria. 

Castujo Calabrle, Castiglione mariiimo, 
ville de la Calabre citer., prov. napol. 
du roy. d'Italie. 

Castiuo Consentina, Castiglione di Oh 
senza, ville de la Calabre citer., prov. 
napolitaine du roy. d'Italie. 

Castiuo Mantuana, CasHglione, bourg 
lombard du Mantouan. 

Castilio Stiverorum, Castiglione deUe SH' 
viere, bourg du Milanais. 

Castinacum, Châtenois, bourg et eaux mi- 
« nérales, près Scbclestadt (Bas-Rhin). 

/. Mich. Kurschner, de fonte fredteato CoMttui^ 
eensi, ArgentoraU, 1760, in-A. 

Castinetum, Kestenîu>lz, village de France 
(Bas-Rhin). 

Castio, Castrlti Stiucon'is, Castione, bourg 
du Milanais. 

Castiodum, Castiodunum, CEsch, CEscAar* 
bach, bourg de Suisse (cant. de Berne). 

Castorlti [Tacit.], Ad Castores [Sueté]i 
Castores [Oros.J, Cansero, bourg d'Ita- 
lie, près Crémone. 

Castra, Castra ad Garlunam^ Castrci 
Albiensium, Castres, sur TAgoût, ville 
de Fr. (Tarn). 

Le cauL des frères de Tournes (Genève, 1671, 
tP-12) nous fournit rindication d*itn livre impriaié 
k Castres, en 1616, malheureusement sans nom d'fan* 
primeur : Portrait de Cigtise militante, par Jeem 
Gary, Castres, 1616, in-8. Ce n*est que dix ans ptai 
tard, en 1626, que nous voyons un impr. de Tonlooseï 
Jean Viala, établir une succursale typograpUqae 
dans cette ville ; puis Arnaud Colmniei., ^ayi if t 
grand imprimeur toulousain, vient quelques 



285 



CASTRA. — CASTRUM ALBUM. 



286 



plos tard diriger un établissement typographique k 
Castres. C*est ^ lui qu*OD doit rexècution d*un livre 
bien conna : Pierre Borel, U» antiquités, rare- 
tés.,, et oMtres choses considérables de ia ville et 
amaéde Castres, (t albigeois et des lieux qui sont 
à ses environs, avec Phistoire de ses comtes, évê- 
(lues, etc. Castres, Am. Coiomiez, 1M9, in-8. 

En Idtth nous trouvons un nouvel imprimeur 
nommé Barcouda, qui imprime un Traité de la me- 
sure des eaux courantes, trad. de Pital. de Castelli 
par le sieur Saporta, in-4. 

Les arrêts du conseil de 1704 et de 17S0 autorisent 
Fim et loutre un maître imprimeur & exercer dans 
b ville de Castres. Lors du dernier arrêt cet impri- 
meur s*appclait J. d*£sclas6an ; il mourut en 1750, et 
P.-Goinburoe-Dominique Robert, qui lui succéda, 
imprimait encore lors du Rapport Sartines, en 17(M. 

Castra, la Châtre, pet. ville du Beiri 
(Indre). 

CaSTKA, TOy. SCYLACEUM. 

Castra Arpajom, voy. Arpajontm. 

Castra AuGDSTAP^A,voy. Augusta Aciua. 

Castra Batava, voy. Bacodurum. 

Castra Cfcnji Hetelli, voy. Cmcjua 
Castra. 

Castra Catcuna, Tuin, bourg d'Autriche, 

S rès Vienne, dans le district au-dessous 
e TEns. 

Castra Constantina, voy. Constantia. 

Castra Exploratorum, dans la Britannia 
Romana, auj. Netherby, ville d'Angle- 
terre, dans le Cnmberland. 

Castra Hannibaus [Plin.l, dans le Bru- 
tium, auj. Casietlete, dans la Calabre 
ultér., ou Torre di Cantazaro, suiv. 
Reichard. 

Castra Herculis [Tab. PeutJ , localité de 
rinsulaBatavorum, auj. Kesteren, près 
Amheim, suiv. Kruse. 

Castra Hordeani, Ordinga, OErdingen, 
bourg de la Prusse rhénane, près Dus- 
seldorf. 

Castra Julla [Plin.], ÎROOnJUM, Turca- 
uoN [Geo. Rav.], ville de la Lusitanie> 
auj. Truxillo, ville de TEstremadure 
espagnole* 

Castra Mbtellina, Metellinum, Medeîin, 
▼nie de TEstremadure espagnole, sur 
la Guadiana. 

Castra Morinorum> voy. Casletum. 

Castra nova [Tab. Peut;], ville de Dapie, 
dont subsistent les ruines près de Par- 
has, sur le Teglui, en Yalachie. 

Castra Postumiana [Caes.] , Castro del Rio, 
bourg d'Espagne (prov. de Cordoue). 

CisnA PuellaRum, voy. Alata Castra. 

Castra Regina^ voy. Augusta Tireru. 



Castra Trajana [Tab. Peut.] , localité de 
Dacie, dont les ruines se voient auj. 
près de la forteresse de Heltaut, en Ya- 
lachie ; suiv. quelques géographes, ce 
serait la ville dfe Ritmik. 

Castra Ulpu, Colonia Trajana [Itin. An- 
ton.], Legio XXX, Ulpu [Id.], Obtrin- 
CENSE OPPIDUM [Amui. Marc^, ville des 
Gugerni, dans la Germania inferior, 
auj. Kellen, dans le duché de Clèves 
(Prusse rhénane). 

Castra Varia, Variana, Velika, bourg de 
Slavonie, dans le comitat de Poscbega. 

Castra Vetera [Tac, Itin. Anton.] , Oùi- 
Tip<x [Ptol.], ville des Gugerni, dans la 
Germanie infer., auj. Santen, Xanten, 
ville de la Prusse rhénane (duché de 
Clèves). 

Castra Vigili^e, Vizilles, bourg du Dau- 
phiné (Isère). 

Castra Zarba, Ka<rrpa?;ap6a [Procop.], Cas- 
tra Zobra [Itin. HierJ, Castra Rubra 
[Tab. Peut.], ville de Thrace, auj. Cas- 
tro Zarvi, en Roumélie (pachal. d*An- 
drinople). 

Castrensis Ducatcs, duché de Castro, dans 
la délég. de Viterbo (Etats pontif .), avec 
CASTRicomuM [Plin.], Castro, comme 
chef-lieu. 

Castri Burgus, Castroburgum, Château- 
bourg, bourg de Fr., près St-Malo (Ule- 
et-Vi laine). 

Castriferrense Oppidum, Sarvar (en ail. : 
Kothburg), bourg de Hongrie, sur le 
Raab. 

Castrobracum^ voy. Albicastrum. 

Castrodunum, voy. Castellodunum. 

Castromenum, Cahons, village de Picardie 
(Somme). 

Castrum, Castro, bourg et anc. évêché du 
Parmesan « 

Castrum, voy. Cesthia. 

Castrum ad Ledum^ Chiteau-du^Loir, ville 
de Fr. (Sarthe)i 

Castrum Airaudi, voy. Castellum Heraldu 

Castrum Alarici, Alayrac, bourg de Fr; 
(Aude). 

Castrum Alatum^ voy; Alatà Castra. 
Castrum Albiensium> voy. Castra. 

Castrum Albonis, Albon, bourg de France 
(Drôme). 

Castru'm Album, dans l'Espagne Tarrac.j 
auj. Castralta, suiv. Biscn. et MÔll., ou 
Segvara de la Sierra, suiv. Graésse; 



287 



CASTRUM ARAGONENSE. — CASTRUM FOROJUUENSE. 



28S 



Castrum Aragonense, Castello Aragonese, 
pet. ville de la côte N. de l'île de Sar- 
daigne. 

Castrum Ariani, voy. Arianum. 

Castrum Badenvillense, voy. Badenvilla. 

Castrum Bellum, Castel Bell, bourg et châ- 
teau dy Tyrol. 

Castrum Bernardi, ChàteaurBemard, bourg 
de Fr. (Charente). = Bamard Castle, 
bourg d'Angleterre (Durhamshire). 

Castrum' BiGORRENSE, Tarb^e^ Turba cum 
Castro Bigorra fNot. Prov.] , Tarbes, 
ville de Fr., chef-lieu du dép. des Hau- 
tes-Pyrénées, sur l'Adour. 

Nous ne connaissons pas à Tarbcs du livre plus 
anciennement imprimé que celui-ci : La Recherche 
des eaux minèrates de Coûterez ^ avec la manière 
d'en user, par te sieur Jean-Francois de Boric^ 
docteur en médecine. A Tarbes, chez Mathieu Roque- 
maurel, imprimeur et marchand libraire, mdccxiv, 
iD-8 de 170 p., chiffr., non compris 8 (T. prélim. 

Titre, 1 f. 

Table des chapitres, 2 f., avec Verrata au verso 
du second f. 

1 feuillet blanc. 

Avis au lecteur. 4 f. avec cette réclame Chapitre, 
au bas du verso du k* f. 

L*ouvrage commence par le lilre du volume : La 
Recherche des eaux^ etc. 20 lig. à la page, gros carac- 
tère un peu empâté, mauvais tiiage, papier Jaunâtre 
sans marque. 

Le P. Le Long appelle cet imprimeur Loquemaur- 
rey, par erreur, (/est bien Roquemaurel; Texempl. 
de la bibliothèque de PArsenal, qui nous est obli- 
geamment communiqué par M. Paul Lacroix, en 
fait foi. 

L'imprimerie a dû n'avoir qu'une existence éphé- 
mère à Tarbcs, car les arrêts du conseil de i70<i et 
17S9, le Rapport fait â M. de Sartines en 1764, ne la 
mentionnent point parmi les Tilles du royaume qui 
Jouissent des bénéfices de l'imprimerie. 

Castrum Cortesium (?) 

Panzer, Tiraboschi, les caial. La ValUère-Nyon, 
Pinelli, etc., nous donnent l'indication d'un livre fort 
rare imprimé in Castro Cortesio en 1510. En voici 
le tiire exact : Pauli CortesH, protonotarii aposto- 
lici, de Cardinalatu libri III. A la fin : Finis U*ium 
librorum de Cardinalatu, ad Juliumsecundum, Pont. 
Max., por Paulum Cortesium protonotarium apos- 
tolicuni, quos Simeon Nicolai Nardi, Sencnsis, alias 
liufus, chalcoçraphus impriuiebat in Castro Cortesio, 
die décima qumia novembris mgccccx pontificatus 
ciusdem S. D. N. papap Julii anno octavo, in-fol. â 
long, lig., letl. rondes, sans titre, avec reg., chif. et 
sign., sans réclames ni lettres initiales. 

M. O)tton, qui signale ce livre, dit au'il a dû être 
imprimé dans quelque château en Italie : • ou en 
Espagne! n Sur un exempl. qui figurait au catal. du 
libraire Tliorpe, â Ix}ndres, en 1837, était une note 
ms. du temps, qui vaut la peine u'étre reproduite : 
• L'auteur de ce curieux volume, qui sort d'une im- 
primerie' particulière, se déroba aux vicissitudes et 
aux troubles de la vie publiqnefet vint se retirer in 
nwntana villa, k deux milles de Saint-Germain en 
France isans doute Montainville) et se détermina â 
consacrer le reste de ses Jours à l'étude des lettres. 
Dans Cf ite retraite, il est avéré que quelque temps 
a vanl sa mort il établit chez lui une presse pan iculière, 
de laquelle sortit le présent volume, qui parait être le 
seul et unique produit de cette imprimerie. > 11 va 
de soi que nous produisons ceue historiette sans au- 
cune espèce de garanUe d'authenticité. 



Castrum Braium, Bracium, Bray-surSeiM, 
bourg de Fr. (Seine-et-Marne). 

Castrum Briennense, voy. Brena. 

Castrum Brienth, ChàteavJbHtmd, ville de 
Fr. (Loire-lnfér.). 

Castrum Casaris, Castrum Sigeriq, Caxtro 
Geriz, bourg de la haute Castille (prov. 
de Burgos). 

Castrum Canlvum, ChâieaurChinoH , pet. 
ville du Nivernais, anc. cap. du Mor- 

van (Nièvre). 

Castrum Celsum, Champioceaux, bourg de 
l'Anjou (Maine-et-Loire). 

Castrum Cornu, Castekom, seigneurie en 
Tyrol [Bisch. etMôll.]. 

Castrum de Aguina, Aiguines, village de 
Provence, près Riez (Basses-Alpes). 

Castrum de Arcubus, les Arcs, bourg de 
Provence (Var). 

Castrum de Ario, voy. Castelavium. 

Castrum Dolense, Déols, bourg de Fr. 
(Indre). 

Castrum Dunense, voy. Castellodunum. 

Castrum Duni, Regiodunum^ Dun-le^Boi, 
ville de Fr. (Cher). 

Castrum Duni ad Mosam, Dun-sur-Meute, 
bourg de Fr. (Meuse). 

Castrum Durantis, voy. Castellum Duran- 

TIUM. 

Castrum Ebredunense, voy. Eburodunum. 
Castrum Eraldium, voy. Castellum He- 

RALDI. 

Castrum Ferreum, Castrum Ferri, Eisen- 
burg, bourg de la basse Hongrie, sur 
le Baab. 

Castrum Fontarabije, Andaya, Hendaye, 
bourg de Fr. (Basses-Pyrénées). 

Castrum Forojuliense [Paul Warnefr* de 
Gest. Longob.] , Castrum Forojuuanum 
[ld.],FoROjULiENsis CiviTAs [PUn.], ♦dpo^ 
loûXic; [Ptol.], FoROJUuuM [Geo. Rav.], 
colonie romaine, chez les Carni, dans 
la Gallia Transp., au N.-O. d'Aquileja, 
aui . Cividale del FHuli, Cividad di FrwH, 
ville de la Vénétie (Frioul). On trouve 
aussi sur les livres Civitas Austrlk, û- 
viTAS Friuli et Cividal d*Austria. 

Gérard le Flamand, qu'on appelle quelquefois Gi- 
rardus de Lysa ou l.ysz, parce au'il était né sur let 
bords de la Lys, fut le premier imprimeor de cette 

ville : 

Gloria debetur Girardo maxima Lise 
Quem genuit campis Flandria picta sais. 

Celait un de ces missionnaires de l'imprimerie 
qu'une humeur vagabonde, ou plutôt l'ardent désir 



289 



CASTRIM FRAiNCORUM. — CASTRUM MINERViE. 



290 



de propager le grand art auquel ils araicnt voué leur 
vie entière, poussaient à desdéplacenientscontinuels. 
Suivant de fortes présomptions il faisait partie des 
ateliers typographiques de Mayence, et, quand en 
SW2 Adolpne de Nassau saccagea cette ville, quand 
les arts de la paix durent se i-éfugier dans les pays 
paisibles, il passa les Alpi'S comme Sweynheim et 
hannarta, Jean de Spire, Jenson )e Français, et bien 
d'antres, et alla s'établir en Italie : il semble avoir 
été TélèTe de Nicolas Jenson, car il adopta les beaux 
caractères romains de ce maître et surtout ces élé- 
gant» majuscules carrées qui décorent 1^ plupart des 
éditions dn célèbre imprimeur français. En 1ft71 , 
nous le Toyons introduire Timprimerie à Tré- 
▼iae ; cinq ans après nous le retrouvons à Vi- 
cence, puis à Venise; puis au Prioul, à Udine, k Ci- 
vidale^. 

Bartolini , dans son Sagçio epistolare sopra la 
Hpografla dd FriuU , entre dans de longs déve- 
loppements sur les débuts de l'imprimerie dans cette 
vire; nous allons les analyser. Deux ouvrages furent 
Imprimés par Gérard de Flandre, dès Tannée 1/tôO, 
à Qvidale dl Friuli : Platyne de honesta Votuptatei 
yaUtwtSe, ad Ampti*»imû || ac Dociistimum. D. B.l 
RouertUam, 5. Clemitis presbiterû || Cardinalem. 
A la fin : Viri doctissimi Platyne opusctilum || (et 
non pas apuseuUum, comme l'écrit Audiflredi) de 
()tfonii$ : ae de honesta voluptaie \\ ? valitudine : 
impressHZ in ciuitate |] auttrie : impensis p expen- 
M Gerardi\\de Flandria, Venetiaruz Duce \\ In- 
cUtoJohanne MocHco, \\ nono kalendas nouembris, 
llMccccLUXll/aui omnipotenti Deo, In-4, avec 
cil. et reg. mai» sans sign. ni pag. 03 It à 32 longues 
lignes. 

Le second : Comenza La Cronica De Sancto isi- 
dero MeWnore : Con Alehune additione Cauate 
Del Texto ]| Et istorie De La Bitfia : E Del Lilfro 
De Pauio il Orosio zEdeLe Passione De Li SanctL 
A la fin, au r* du 49* f. : Pinita La Cronica De 
êonto Isidoro Ueno \\ re. In Ciuidad De Friuli, Nel 
Anno tUl |] noUro signore iesu Cristo, lUiSO. Adi 
24 de liouembre || Laudato Sia sempre el nostro 
siçHor Dio. In-4, 40 ff à 32 lignes, sans chif. ni réel., 
mais avec sign. A.-F. 

Ces deux ouvrages furent seub imprimés à Civi* 
dale di Friuli au xve siècle ; sur l'exempl. de la 
Chronique d* hUlore, comervéàla blDlioth. muni- 
cipale de Cividale, on lit cependant d*une écriture 
du xv« siècle la mention suivante : « S'altro va 
stampato qui in Cividale, cb'io oculaïamente ho 
viso, YEpikole famigliari di Cicérone t et un altro 
libro, che mi ritrovo ha ver pure in casa iniitolato : 
Plaîyne de honesta toluptate, quale dice nel fine, 
avant! la lavola di esso : Impressum in civitate 
Austne impensis et expensis Gherardi de Flan- 
dria : 1480. > La mention d'une édition cicéronienne 
imprimée dans cette ville au xv siècle piqua vive- 
ment la curiosité de l'abbé Morelli et du comte Bar- 
tuliiii; mais leurs ardentes recherches restèrent 
vaines, et ce dernier le confesse franchement. Au- 
diCTredi, lui, cite bravement celte édition des EpiS' 
tôle famigliari comme le troisième livre imprimé h 
QvMale, et il conclut : « De ista editione nihit aliud 
novimos, quam quod in supra citatis memoriis legi- 
tor ; nimirum in hac Civitate impressas etiam fuisse, 
VEpistole di Cicérone. • 

Caftrum Francorum, Castel'FrancOy ville 
lombarde de la délég. de Trévise; 
plusieurs villes et bourgs du même 
nom en Italie. 

Nous croyons que c'est au Castel-Franco de Lom- 
bardie qu'il faut attribuer l'établissement typogra- 
phique tonde au xviii* siècle par Giulio Trento. 
Sous citerons de cet imprimeur : Biflessioni e pra- 
tichef per le differenti (este e icmpi deW anno^ 
Huova traduz. dal Frfuicese (de i'abbé Séb. Mar- 
cuzxî). Cast«1-Franco , stanipéria di Giulio Trento, 
1*702, in-8, et Ternaux cite un ouvrage d'Apbst. Zeno 
imprimé dans cette ville en 1761. 

DICTlOîllf. DE UKOGR. 



Castkum Gaixionis, voy. Gallio. 

Castrum Gelausum, Castel jaloux, ville de 
Fr. (Lot-et-Garonne). 

Castrum Gontehii, Castrum Gontiieri, CM- 
teauSontier, ville de Fr. (Mayenne). 

Une Imprimerie fut installée et fonctionna à Châ- 
tcau-Gontier pendant vingt-cinq ans environ. J. Gen- 
til en fut le premier directeur. Nous connaissons 
de lui : Entretiens sur la rage et ses remides, par 
Hunaud, Ghâteau-Goniier, Gentil, 1714, in-8, et du 
même auteur : Projet d*un nouveau cours général 
de médecine. Château-Gontier, 1718, in-12. — Disser- 
tation apologétique sur l'apparition miraculeuse 
(f« N. S. J. C., arrivée au Saint-Sacrement en la 
paroisse des Vîmes de St-Florent, prés de Saumur 
(signé J. Grandet). ChAteau-Gontier, J. Gentil, 1715, 
ln-8 (à la Bibl. impér.). 

Une édition des Coutumes du duché d'Anjou ré- 
duites en 12 parties, peu- Balth. Durson, fut donnée 
encore à Château-Gontier en 173S, in-12; mais l'arrêt 
du conseil du 31 mars 1730 vint brusquement arrê- 
ter l'essor de cet établissement typographique, en 
mettant Chât«iu-Goniier au nombre des villes oh, 
à partir de l'arréi, l'imprimerie demeurera suppri- 
mée : en conséquence, elle ne figure pas au Bap- 
port Sartines, en 1761 ; le fait vaut la peine d'être 
enregistré,- puisque sur les quarante-six villes du 
royaume dont l'arrêt de 1739 supprime les établisse- 
ments typographiques, près de la moitié trouva le 
moyen de maintenir ses pressa en exercice, grâce à 
l'excessive indulgence avec laquelle cet airêt fut 
exécuté. 

Castrum IpmuM, voy. Aux Iphu. 

Castrum Laudonis, Castrum Nantonis in 
pago Vastinensi [Chart. Lud. Jun. a. 
1160], ChàteaU'Landon, ville de France 
(Seine-et-Marne); Reichard voit dans 
cette ville Tanc. Vellaunodunum de 
César. 

Castrum Leonense, voy. Pauu Leonensis 
Fanum. 

Castrum Leonis, Castel Leone, bourg du 
Milanais (délég. de Cremona).= Castel 
Leone, ville d'Italie (Terra di Lavoro). 

Castrum Linum, Castrounum, Castellin, 
Chàteaulin, ville de Bretagne (Finis-, 
tère). 

Castrum Lucii, Chatduz (au xii« s.), Cha- 
lus, ville de Fr. (Haute-Vienne). 

Castrum Lurle, Palatium Euriacum ad Se- 
quanam ICharta Lud. vi a. 1120.], Eun, 
Eiri, village près Corbeil (Seine-ei- 
Oise), suiv. DuCange. 

Castrum Lydi, Castellum Lidi, Châteavrdur 
Iotr,ville de Fr. (Sarthe). 

Castrum Meluani, Castrum Meluandi, Me- 
moLENs [Chron. S. Dion.], Mediolanexse 
Castrum , Chasteau-Méliahd , Château- 
meillant, pet. ville et anc. comté du 
Berri (Cher). 

Castrum Meroliacense , Chastel-Marlhiac, 
bourg d'Auvergne (Cantal). 

Castrum Minervjs, voy. Arx Minery^e.' 

10 



291 



CASTRUM MONTIS.^— 



GâSTRUM VICECOMITUM. 



292 



Castrum MoNns Caleru, Montecalvo, Mon- 
calvo, sur le Pô, bourg et comté du 
Montferrat. 

Castrum novum [Liv., Plin., etc.], colonie 
romaine, en Etrurie, auj. ^an Mari' 
nello, bourg près Civita-Vecchia. 

Castrum novum, Cîtâteau-Neuf, pet. ville et 
anc. baronnie du Berri (Indre). = 
Bourg de Bretagne et anc. marquisat 
(llle-et-Vilaine), etc. Un grand nombre 
de localités portent ce nom en France. 

Castrum novum [Plin., Itin. Anton., Tab. 
Peut.], JuuA NOVA [Vell. Pat.], 
colonie romaine, dans le Picenum,auj. 
Giulia Nwa, sur le Salinello, bourg de 
TAbruzze citer. 

Castrum novum ad Adduam , Castel Nvovo, 
bourg du Milanais, au confl. de TAdda 
et du Pô. 

CastrumnovumadLigerim,Palatium [Chart. 
Phil. Aug. a. 1182], Chastecameuf, bourg 
de rOrléanais (Loiret). 

Castrum novum ad Martam, Cornetum, 
Cometo, ville des États pontif. (délég. 
de Viterbe). 

Castrum novum ad Sartam, Cenomannense, 
Chàteauneuf, bourg du dép. de Maine- 
et-Loire, sur la Sarthe. 

Castrum novum Ariani, voy. Casteiavium. 

Castrum novum Dalmatle, Castel NuovOy 
ville et forteresse de Dalmatie^ conquise 
en 1687 par le célèbre proveditore véni- 
tien Girolamo Corner. 

Castrum novum Dertonense, Castel nuovo 
Tortonense, bourg d'Italie (prov. sarde 
de Tortona]. 

Castrum novum Incuusmense, Chàteauneuf" 
' sur-Charente, ville de Fr. (Charente). 

Castrum Octavianum, Ioco^^ pet. ville d'Es- 
pagne (Catalogne). 

Castrum OsciS, Ush, bourg d* Angleterre, 
dans le comté de Monmouth, suiv. 
Biscb. et MôU. 

Castrum Pipini, Bipp, bourg et château de 
Suisse (cant. de Berne). 

Castrum Poneonis, Castel Ponzone, château 
près Crémone, dans le Milanais. 

Castrum Porcianum, Portixnum, ChâteaU" 
Porcieti, ville de Frl (Ardennes). 

Castrum Pleixarum, voy. Alata Castra. 

Castrum Radulpiii, Castrim Rufum, Cas- 
tkllum Rudolpiiintm , Chastel -Raoul [Gr. 
Cbr. ] , ChasteaU'Roux , Châteauroux , 
ville de Fr. (Indre); anc. duché-pairie ; 



château bâti en 950 par Raoul de 
Pédis. 

LMmprimerie ne date à Gbâteaoroox que des pre- 
mières années de la Révolation ; on faisait avant cette 
époque venir tous les livres de Bourges ou de Téars. 

Castrum Rauracense, voy. Abusina. 

Castrum Regale, Castro Beale, ville de Si- 
cile (val di Demona). 

Castrum Reginaldi, Castellum Rainacdi, 
Château-Regnauld, Château-Renauli, ville 
de Fr. (Indre-et-Loire). = Un autre 
bourg du même nom, en Champagne. 

Castrum Romericum, voy. Romariq Moks. 

Castrum Ruptum, Kastelruth, comté en 
T^ro^Graësse]. 

Castrum Salinarum, ChàteaurSàlins, ville 
de Fr. (Meurthe). 

Castrum Sarrageni, voy. Castellum Sakra- 

CENORUM. 

Castrum S. Anemundi, Fanum S. Chane- 
mundi, StrChamond, ville de Fr. (Loire). 

Castrum S. Angeu, S. Atigeh, bourg do 
Milanais, sur le Lambro. 

Castrum S. GuELPm, Guelfo, ville du Par- 
mesan, sur le Taro. 

Castrum S. Macarii, St-Macatre, bourg de 
Fr., sur la Garonne (Gironde). 

Castrum S. Severi, S. Severo, ville du Na- 
politain, dans la Capitanate. 

Castrum Sfdunum [CelL], ûvitas Sbduno- 
RUM îlnscr.], Sedunum [Martyr. Rom,, 
Cluv.j, Sion, Sitten, ville et évèché de 
Suisse (c. du Valais). 

Fallccnstein, d*après Alb. van lialler, fixe I ranoée 
1617 la date de IMiitroduction de la typographie dans 
le clieMieu du Valais ; le SuftpHm. du D' Gotton dit 
seulemeat : dans le courant du xvn* siècle. 

Castrum Sinemurum Briennense. Semlhicm 
Brjennense, Salmovingum (t), Semur, 
ville de Fr. (Côte-d'Or). 

Castrum Taxianum, voy. Arx Iphu. 

Castrum Theodoriq^ Château-Thierry , ville 
de Fr. (Aisne) ; pendant la Révolution 
s'est appelée Égaiité-sur'Mame. 

Castrum Truentinum, voy. Truentîjm. 

Castrum Ucecense [Notit. Civ. Narb. 
prim.]> Ucecia [Cell.], Ucetia [Id.], ville 
des Vulcœ Arecomici, dans la Narbon., 
auj. Uzés, ville et château de Fr., anc. 
duché-pairie (Gard). 

Castrum Valeriani'm, Bringenheim, bourg 
du laiidgraviat de llessc-Hombourg. 

Castrum Vetrium, voy. Caulonu. 

Castrum ViGEcoMiTUM, Castel'Visconte, châ. 



293 



CASTRIM VJLLANUM. — CATALAINLAI. 



294 



leau de Lombardie, sur TOglio (prov. 
de Cremona). 

Castrum ViLLAïa^M, ChûteaurViUain, bourg 
de Fr., sur TAujon (Haute-Marne). 

Castrum VnrooîacuM, voy. Vendoctnum. 

CAfnnuM VcLPKNSE, Castellum Vulpinum, 
ChàieaU'Remrd, ville de Fr. (Loiret). 

Casti'a, Kastm, Kastau, pet. ville autri- 
chienne du roy. dlUyrie, sur la mer 
Adriatique. 

CAsnxo ILiv.. Sil. Ital.l, KaoroXciv [Po- 
lyb., Strab.j, KiorXwv [Plut.], KoMrrouXwv 

[Ptol.] , MuNiapiuM Castulonense [Inscr.], 
ville des Oretani^ dans la Tarrac., auj. 
Cnzbna, bourg d'Andalousie, et suiv. 
d'autres géographes. Florez, Reichard, 
etc., Oizorla, ville de la même prov., 
au N.-E. de Jaen. 

Castulonensis Saltus [Liv., Caes.] , Sierra 
de Ccaorla, près de la vallée et de la 
ville du même nom. 

Casuaru i Itin. Anton.], près du lac d'An- 
necy, aans les Alpes Grajœ. auj. Cese- 
rieux, bourg de Fr. (Haule-Savoie). 

Casuentus 11. [Plin.], le Basiento, suiv. 
Manncrt, mais plutôt le Cavme, qui se 
jette dans le golfe de Tarente. 

Casll^, Casoliy bourg napolitain de l'A- 
bmzze citer. 

Casurgis, Kaooup^î; [Ptol.], localité de la 
Germanie, chez les Lyçii, auj. Karzen, 
bourg entre Brieg et Scnweidnitz, suiv. 
Reicbard. On a quelquefois donne à 
Prague cette dénomination. 

Catacium, Catancium [Cluv.], Catanzaro, 
ville napolitaine, chef-lieu de la Cala- 
bre ultér. 

C\TALAUNi [Cell.], Catelauni, peuple de la 
Gaule Belgique, qui habitait une partie 
du dép. actuel de la Marne. 

Catai*aitni Campi, Catalaunici Cabipi, Cata- 

UiCNENSISTERRITORUCAMPANIA fFrédég.], 

5 laines qui entourent Chàlons- sur- 
lame, et dans lesquelles les hordes 
d'Attila furent anéanties en 451. 

Catalaunu, Catalonu [Cluv., Cell.], Go- 
THALAUMA, partie orientale de l'Espagne 
Tarraconaise, auj. Cataluna (la Catalo- 
gne, Catalonien en ail.), l'une des douze 
cap. génér. d'Espagne. 

C^TALAUNUM [CclL], Catai-auni [Eutrop., 
Jomand.], Catelauni [Ammian.], Duro- 
CATELAUSi juin. Anton.], Civitas Catel- 
LAUNORUM |Not» Prov. ctCiv. Gall.], ville 
des Catelauni^ dans la Gaule Belgique^ 



auj. Chaalons, Châlons-sw-Mame, ville 
de Fr. (Marne). 

Deux indications précieuses relatives à Pane, typo- 
graphie châlonnaise nous sont fournies, l*une par 
M. Brunet, l'autre par le Suppl. du Dr Cotton : Les 
dictz des oysetuix (sic) i \\Et des besteê par hys- 
tores (au recto du dernier f. ) : imprime à Chaa- 
dons par Estienne || bally Imprimeur demourant 
deuant J| nfe dame en vaulx près ta grosse teste, 
pet iii-4 goth. ff. non chif. — M. Brunet nous raconte 
comme quoi les précieux fragments de cet incunable 
champenois furent trouvés dans la couverture d'un 
vieux li^re appartenant au duc d*Arenberg, qui les 
lui fit offrir par M. Ch. de Brau. Toutes les pages de 
ce livret sont entourées de bordures sur bois repré- 
sentant, comme celles des anciennes heures, des 
fleurs et des animaux. Le ro du premier f. donne 
le titre ci-dessus en deux lignes, au-dessous desqueUes 
a été gravé un aigle; le verso ne contient qu'une 
bordure sans texte. Au ro du dernier f. se lit la sous- 
cription en S lignes, et au-dessous, en haut d*une 
seconde bordure goth., les lettres A et B, qui semblent 
être des signatures ; au vo du même feuillet se trouve la 
devise en rébus Sola Fides sufTeeit , quePon rencon- 
tre sur plusieurs impressions du typog. parisien Guy 
Marchand. 

Le livre châlonnais parait être l*cssai d*un impri- 
meur inexpérimenté, et pourrait remonter aux pre- 
mières années du xvi« siècle. 

Voici maintenant Pindication du bibliographe oxo- 
nien : Une découverte récente que M. Cotton a foite k 
la Bodléiennc lui permet de faire remonter Pimpri- 
merie à Châloiis au commencement du xvie, peut- 
être même an xve siècle. C'est un pet. volume in-16, 
inUtuIé : Diwmale ad usum ecclesiœ Cathataunen- 
sis, qui porte à son dernier f. cette souscription : 
Uoc presens diurnale impressum fuit Cathatauni 
per Arnutphum BocquiUon : impressorem. Anno 
Domini millesimo guadrîgëtesimo terdo (sic) Fice- 
sima quarta mësis julii. Que signifie cette date 
fautive 7 certainement 1483 ou iei9S. Le caractère est 
gothique, se rapprocliant beaucoup de celui qu'em- 
ploie Germain Hardouyii pour ses heures du com- 
mencement du xvie siècle : les signatures sont par 
S, mais le premier cahier, cont. le titre et le calen- 
drier, est de 10 ; les cahiers ne sont signés qu'au 
premier feuillet. 

Les capitales sont rubriquées à la main. La page 
signée Ai est remplie tout entière par une planche 
gravée sur bois, la Salutation ançélique ; il y a trois 
autres sujets gravés, formant la bordure des pages 
sign.L. 2, Q. 1, et R. 7. Au vo du titre est une oraison 
\ saint Geraldus et une autre à saint Quentin. 

Cet Arn. iiocquillon, dont le nom se présente ici 
pour la première fois, est sans doute encore un de 
ces imprimeurs nomwdcs qui ont parcouru les villes 
de province, laissant çà et là quelaues traces de leur 
passaKC, destinées un Jour à rendre pénibles les re- 
cherches des bibliographes et souvent à les dérouiier 
complètement : ce nom, que nous ne connaissions 
point, devra servir de point de départ à de nouvelles 
recherches de la part des bibliophiles champenois. 

Il nous faut arriver à la fin du xvi* siècle pour 
retrouver une trace iK>uvclle d'imprimerie à ChâlouS' 
sur-Marne. Nous citerons Pierre Dubois et C. Guyot, 
comme les principaux imprimeurs de ce siècle ; au 
commencement du suivant nous trouvons Baussan, 
Germain Nobily, etsurtoutlesSeneuze,qui restent les 
principaux typographes de la ville pendant près de 
deux siècles. 

L'arrêt du conseil du 21 Juillet 1704 fixe à deux le 
nombre des imprimeurs de la ville de Châlons-sur- 
Manie, et ce nombre est confirmé par celui du 
31 mars 1739. Le Rapport fait à M. de Sartines en 
1764 en sîKnale cependant trois exerçant dans cctie 
ville : Nicolas Scncuzc, établi en 1700, d'une famille 
d'imprimeurs qui exerce depuis de longues années, 
emploie 4 presses; — la veuve Claude Bouchard et 
François Ménier. « Les imprimeurs de la ville avalent 
été réduits à deux, dit le Rapport, par suite de Par* 



295 



CATANA. — CATULI ARA. 



296 



r£t de 1739, mais on les a laissés subsister par tol(^- 
raiice ; le même arrêt a sapprimé les deux impri- 
meurs de Ste-Menehould et réduit de quatre k deux 
ceux de Rheims. » 

Catana [Liv.], KaTocvY) [Thuc, Strab., 



PtoL], Catina 

TINA COLONU 



R 



Cic. Verr., Juven.], Ca- 
Plin., Cic], ville de la 
côle E. de Sicile, au pied de l'iEtna, 
auj. Catania, Catane, chef-lieu de la 
prov. du même nom, en Sicile. 

Tous les bibliographes s'accordent k ne faire re- 
monter qu*à Tannée lOSO l'introduction de Timpri- 
meric à Catane : // MongibeUOy deseritio da D. Pie' 
tro Carrera^ in tre lAbri, nei çuaici oitra diverae 
noiitie, si spiega CkittoHa degP Incendi e le Ca- 
gioni di queili. Catania, appr. Rosso, 16^, in-li 
(Hayra, Gamba, Catal. Pineili, Floncel, etc.). Mais 
Melzi {Ànon, et Pseud,^ tom. Il, p. A65) nous 
donne le titre d*iyi irolume publié par le même im- 
primeur Tannée précédente : Rispoêta di VaUntiuo 
Fespai (Pietro Carrera) in difesa di Piett'o Carrera 
contra CApologin di Alessandro Salvio. Catania, 
anpresso Giovanni Rosso, 1635, in-Hi. a Le Salvio, dit 
Melxi, avait critiqué un ouvrage de Carrera, sur le 
Ji;u d'échecs; traité bien connu et fort recherché, 
publié en 1617, à Mililello (voy. Bibl. Aprosiana, 
>. 6!i4), et dédié à Tévéque Oranciforte. En 1639 
e même imprimeur publie un ouvrage plus impor- 
tant du même auteur : Mcmorie Istoriche délia 
città di Catania, dell* Antica origine, e sito di easa, 
ec. da D. P. Carrera ; con le iiicMarazioni e deseri' 
zioni sopra le Medaglie di Catania di h'ilippo Pa- 
ruta, descrilte con figure. Catania, 163a, 2 vol. 
in-fol. 

En 16â2, Tévéque de Catane Brancifortius (Branci- 
forte) établit une imprimerie dans son palais : un 
des rares volumes sortis de cette typographie parti- 
culière est * la Bodléiennc, et cité par M. Cotton ; 
la souscription est ainsi conçue : « In nostro Ca- 
lante Palatio, per A, Disagnam, typographum Ca- 
tneralem. » 

CATARA(rroNUM [Itiu. Anton.], Kar&upaxTovtGv 
[Ptol.] Catraractomum [Géo. Rav.] , 
ville des Brigantcs dans la Britannia 
Romana, auj. Thoimborough , bourg 
du Yorkshire; ou, suiv. Reichard, Ca- 
taract-Bridge , sur leSwale (Yorkshire). 

Catelliacum, voy. Cadillacum. 

Caterlogum, Carlow, ville dlrlandc, chcf- 
licu du comté du même nom, dans le 
Leinster. 

L'Imprimerie exista dans cette ville au siècle der- 
nier; un Journal, imprimé par \Vill. Kiniicar, the 
Carlow Chronicle,y j^rul pendant quelques années; 
il cessa d'exister à la mort de Kinnear en 1^86 , et 
fut remplacé par tfie Carlow Mercury y imprimé par 
Eustace, à partir de 1789. 

Cathanasl\;, Catiienesia, comté de Caith- 
ness, en Ecosse. 

Catharum, voy. Cattarus. 

Catigos, llcuve de Lusitanie, auj. le Sado; 
se jette dans rOcéan près de Sétubal. 

Catobriga, voy. Cœtobrix. 

Catobbigus pagus, le KletUjau, district de 
Souabe. 

Catolacum, Catolocum, Vicus Catoloceiisis 
[Acta S. Gcnov.]^ Catuluacum, Fanum 



S. DioNYsn, St-Denys, St-Denis, irill^ 
de Fr. (Seine); anc. et célèbi^* 
abbaye de St-Ben., dont l'église ren- 
ferme les tombeaux des rois de Fr. 

Catonacum ad Sequanam^ (MabilU ChaJtoUy 
bourg de llle de France (Seine-et- 
Oise). ^ 

Catoneum, Codogno, bourg de la Vé- 
nétie. 

Catorissium, [Géo. Rav.] Gantourisa. anc. 
loc. des Uceni, aui. La Garde, Dourg 
du Dauphiné (Isère) ; ou ViziUe, suiv. 
Valois. 

Cattarus, Kàrra^o; [Procop.], Catharum, 
Decadaron (?), Cattaro (Kattor , en 
slave), ville forte de la Dalmatie^ chef- 
. lieu du cercle de ce nom. Nous avions 
cité cette ville au mot: Ascrivium, mais 
Reichard et Forbiger traduisent Ascri- 
viuM par Andriez (?), et d'un autre côté 
ils voient Cattaro dans le Decadaron du 
Géo. de Ravenne. 

Cette ville faisait venir tous ses livres de Venise 
ei d*Udioe : et ce n*est qu*à la fin du dix-boitièâie 
siècle que nous trouvons une imprimerie kxale. 
Voici le titre du seul livre que nous donne la BibUogr. 
dalmate de Valentinelli : Dott. Marco Jvamnriek 
Canon,, délia deditioûe deUe Bocche di Cattaro à 
S. M. Imper, l'rancesco /«, e délia antiea oHoiM 
di delta Città, Cattaro, 1799, dalle SUmpe di Flranc 
Andreola Veneto, stampatore regio, in-S. 

Mais qu'est-ce que Andréa Paltasich stampaL, di Cat- 
tare (1460-1490) 7 et encore Jerolim Zagurovich (Gi- 
rolamo Zagurovich), stampat. da Cattaro (1556-158t), 
auxquels les archives Zapovjestnicu Ingoala^ensko 
consacrent deux articles (ann. 1851, 1, p. lli'ltS}? 

Un des premiers imprimeurs de Venise, Jacobi Ao> 
dreas, était de Cattaro; la souscription du Pflnede 
1477 porte : 

Qui cupis in paruo compendia prisca libeDo 
Me lege : succincte sum pater historic. 

Si petis artificem : quis sit : patriamque reqoiris. 
Jacobi Andréas : et Catharum patiia. 

Catti [Tac. Ami, et Ilist,] , Cdatti 

[Plin.J, Xàrrci fStrab.], Xa-rrai [Ptol.], 

Hassi [Cell.], peuple de la Germanie, 
occupait le pays desllessois (Ilessen). 

CATTiMELiBocrM, Kutzenclnbogen, bourg du 
Nassau. 

Cattorum vicus, Cattwyk, ville de la Hol- 
lande méridionale. 

Cattus, Katzbach, riv. prussienne, afïl. de 
roder. 

Catuacum, Catuapolis, voy. Duacum. 

Catuiaca [Itin. Anton., Tab- Peut.], à la 
limite occid. du dép. des Basses-Alpes, 
auj. HeiUanm, bourg de ce dép., suiv. 
Papou [Hist de Prav,): ou Oppedetk, 
village de l'arrondiss. de Forcalquier. 

Catuli Ara, Gattinara, pet. ville de la 
prov. de Vercelli (Italie). 



297 



CATULLIACUM. — CAVEA. 



298 



Catcllucum^ Toy. Catolacum. 

Caturig^ [Itin. Anton.], Catormagus, 
[Tab. Peut.] , localité des Caturiges, 
K«Tcpi-pç [Str.], près des Alpes maritimœ, 
auj. Charges, bourff de Fr. entre Gap et 
Embrun (Hautes-Alpes). 

CiTusucuM fUin. Anton.], Caduppa villa, 
Chaowrce, sur la Serre, bourg de Fr. 
(Aube); patrie d'Amadis Jamyn (voy. 
Caduppa). 

Cauca [Plin.] , Koûxx Ptol.], ville des 
Vaccaei, dans la Tarrac, auj. Coca, ville 
de laHaute-Castille (prov. de Scgovia). 

Caucucdm,Cauciacus [ùmtin, deFrédég.], 
Cauci [Sigeb. Chr.],CHAUsucuM m novio- 
MENsi PAGO, villa mérov. au confluent 
de rOise et de l'Aisne, Choisy^iWrBacq, 
village près Compiègne (Oise). 

CLwaACUM REGIUM AD SeQUANAM, GaUCIACUM 

Palatium, Gauuacum, Choisy-le-Roy, 
bourg de Fr. (Seine). ^ 

Caucouberum, Caucouberis [P. de Marca], 
ColHoure, ville de Fr. [Pyrénées-Orien- 
tales). 

Cal^a Vulpis, Coda di Volpe, cap de la 
Calabre ultér. 

CACDER2, Coudiez, pet, ville du haut Lan- 
guedoc (Pyrénées-Orientales). 

CAunim, [Cic, Liv„ Itin. Ant.], Kaû^iov 
Strab. * Ptol.j, Gaudinorum CivrrAS, 
Orellij, ville du Sanmium, sur la voie 
Appienne, aui. Casale di Forchia, dans 
laPrincip. ultér., non loin du défilé 
appelé Caudinjî Furcul-e, les Fourches 
Ccntdines. 

Caifunga, vov. Capungum. 

Gauixacum, vov. Cauci acum. 

Cal-lon [Liv., Virg.], KauXwvia [Strab.], 
voy. Castrum Vetrium. 

Caux^, Cobiomachus, Caunes, bourg du 
Languedoc (Aude), anc. abb. de Bén. 

Calnts, localité des Celtiberi dans la 
Tarrac, auj. Moncajo, ville d'Aragon. 

Caura, [Plin.], Caura Siarum, Coria, bourg 
d'Anaalousie, près de Séville. 

CAURiuii, Ka^icv [Ptol.], Cauria, ville des 
Vettones dans la Lusitanie, auj. Caria, 
ville d'Espagne, sur le Duero (roy. de 
Léon). 

Le Père Mënestrier, daus le Véritable Art du Bla- 
um (Lyon, fienoist Coral, 1671, in-12, p. 30], pré- 
icnd que Gracia Dei, Roi «P Armes d'Espagrne, com- 
posa en Ters espagnols, appelés Redondillas, un 
I Bkwm General de todas las insignias del Uni- 
verwo, • in-4,et que ce précieux volume fut imprimé 
à Coria i par Maestre Bartolome de Lilla, Fia- 
meneOt • en Pannée iM9! Hain accepte et repro- 



duit cette date. Or Gracia Dei fui Roi d*Armes de 
Ferdinand et dUsabelle-Ia-Calholique, qui ne mon- 
tèrent sur le trône qu'en lUlU. M. Brunet cite ce vol. 
qu'il date de 1489, et qu'il dit imprimé avec des ca- 
ractères grossiers et d'une forme singulière. Mais Ren- 
dez (édit. de 1861) fait Justice de toutes ces alli^ga- 
gations ; il soutient purement et simplement que tout 
ceci est de pure invention {afladCt un canard!); qu'il 
n'exista jamais dMmprimerie ^ Coria, et qu'à cette 
prétendue date de 1U60, selon toute prolKibilité, Gra; 
cia Dei n'écait point né. 

Cependant ce volume a figuré à la vente Hanrott 
où il a été adjugé au prix de 6 £ 12 scb. 6 d. ; c'est 
donc probablement à Soria^ dans la Vieille-CastiUe, 
qu'il faiu reporter l'impression de ce livre. 

M. Gallardo, dans le troisième volume ée sa Biblio- 
theca Espaflola, élucidera probablement ce mvstère. 

Au moment de mettre sous presse Je reçois cette 
note de M. A. F. Didot : 

I Tout ce mystère résulte ou d'une erreur de plume 
commise par le Père Ménestrier, ou d'impression 
de son imprimeur, ou d'un renseignement inexact 
fourni au l'ère Ménesirier qui peut-être n'avait pas 
vu ce volume très-rare, puisqu'on assure que hors 
celui de la vente de Hanriott (c'est celui très-probable- 
ment que Je possède), il n'en existe qu'un au- 
tre dans la bibliothèque des Hiéronymites de 
Lisbonne. En voici le titre : Blason général de 
todas las insignias del universo. Dedicado al Sere- 
nissimo principe alto y muy poderoso rey de Porto- 
gai {Jean II, qui monta sur le trône en MiSi), 
Hecho en la universitad de Salamanca Por un 
gallego MJo del dicho estudio renorabre Gracia dey. 
A la lin on lit : inpresso y entallado wi la cibdab 
de coria por maestro Bartoleme de lila ftamèco 
atko de mil cccc l xxxix (1489'. 

« Cette date et ce colophon mettent fin à toutes les 
discussions. Ce livre est des plus curieux, particu- 
lièrement par les quatorze grandes gravures sur 
bois qui occupent toute la page, et par un grand 
nombre de blasons. Il donne un spécimen de la gra- 
vure sur bois en l'ortugal à cette époque reculée. 

« A la suite de mon exemplaire est imprimé 
dans le même format, à deux colonnes, et en même 
caractère, un ouvrage sans gravure, ayant plus par- 
ticulièrement en vue la chevalerie, il contient 
24 feuillets chiffrés. » 

Cauron, Kaûpov, voy. Andhos Ins. 

Caurzimensis pRoviNciA, le cerclede Kaurzim, 
en Bohème, entre la Moldau et TElbe. 

Causenn^ [Itin. Anton.l, 'ocalité delaBri- 
tanniaRomana, a.u}, Kesrvick, sur le Non, 
bourg du Cumbcrland. 

Calterl*:, Cauterets , bourg et sources 
thermales (Hautes-Pyrénées). 

Gava Juuani, Cahilhana, pet. ville du Por- 
tugal (Graësse). 

Cavanensis Comitatus, le comté de Cavan, 
en Irlande (Ulstcr). 

(^AVANUM, vov. BrEANIA. 

Cavari, Cavares [Plin., Mêla], Kacuapci 
[Strab.], Kaûopoi [Ptol.] , peuple de la 
Gaule Narbon. 11^, habitant les bords 
du Rhône; son territoire forme auj. 
le dép. de Vaucluse. 

Cavarum oppidum, voy. Avenio. 

Cavea, Cava, la Cava, bourg d'Italie, dans 
la Principauté citéricure; tout auprès 



299 



CAVICLUM. — CELLA. 



300 



est le célèbre monastère bénédictin du 
même nom. 

Caviclum [lUn. Anton.] ^ local, de la Baeti- 
que, auj., suiv. Reicnard^ TorredeCalor 
honda, bourg de l'Andalousie. 

Cavortium, Caours, Cavour, bourg du Pié- 
• mont^ au N.-O. de Saluzzo. 

Cazalia, Cazals, bourg du Quercy (Gers). 

Cazeca, Ka^î)Mt [Arrian.], ville de la Sarnla- 
tie européenne^ dans la Cbersonèse 
Taurique^ auj. Tasch-Katsckik , en 
Crimée. 

Caziacum, Checucum, Chezy-r Abbaye s 
comm. de Fr. (Aisne)^ anc. abb.deBén. 

Cea [Plin. Ovid.,etc.], Ceos, Kïû»; [Strab., 
Steph.], K(xç6ai«, Kîa [Ptol.l, île des 
Cyclades, auj. Zea, dans TArcnipel. 

Ceba [Plin.]j ville de Lieurie, sur le Ta- 
naro, auj. Ceva, ville du Piémont 
(prov. de Mondovi). 

Cebanum, voy. Geneva. 

Cebenna Mons [Cœs. Vil], Gebenna [Plin. 
Cell.], Gebennici Montes [Mêlai, Cemme- 

NUS MONS, Tô Ke;A{Mvov Ôpo^ Strab.] , 

Ta K«(xji.eva cprj [Ptol.] , les Cévmnes , 
chaîne de montagnes qur rattache les 
Vosges aux Pyrénées, du N.-E. au S.-O. 

Cebennica regio [Luen.], Gebennarum 
Tkacttîs, les Cévennes, anc. prov. fran- 
çaise, faisant partie du Languedoc, et 

, comprenant le Gévaudan, le Vivarais et 
le Velay. 

Cebrus FL.,CiABRUs,Kîap.Gpoc [Plol.],fleuve 
de la Mœsic, afQ. du Danube, auj. le 
Zibru [Forbigcr]. 

Cecerr.*:, voy. Cervaria. 

Ceciuonicim filin. Ant.], ville de la Baeli- 
quc, auj. Batios en Andalousie, suiv. 
M. (le I^borde. 

Cecina [Mêla], ville d'Étruric, auj. Cesina, 
bourg de Toscane. 

Cecinna fl. [Plin.], le Cecina, rivière de 
Toscane. 

Cecropia, voy. Atiiex.e. 

Cedexs, Cens, comm. deFr. près Roche- 
corbon (Indre-et-Loire). 

Cedonie [Tab. Peut.], en Dacie , auj. 
Szerdahely, ville des prov. danubiennes. 

Cela [CIuv.], fl. de Sicile, auj. Fiume di 
Terra Nnova, 

Celadus fl. [Mêla], fl. de la Tarracon., 
auj. le Celaao ou Rio de Gefrones, 

Celeja [Plin., Itin. Anton.], KtXiia [Ptol.], 



dans le S.-E. de la Norique, auj. CiUy, 
ville de la haute Autriche (Steyer mark), 
chef-lieu d'un cercle du même nom, 
Celejensis Comttatus. 

Celemantia, ville des Quadi, dans la Ger- 
manie, auj. Kalminz, près Comorn, en 
Hongrie [Cluv.]. 

Celena [Itin. Hier.], Cansilenîi [Tab. 
Peut.], ville de la Pannonie, auj., suiv. 
Reichard, Czelktovcze, en Hongrie. 

Celetrum [Liv. 32], ville de riHjrie grec^ 
que, auj. Kastoria, ville de Dalmatie, 
suiv. Pouqueville. 

Celeusum [Tab. Theod.], localité de la Vin- 
délicie, sur la rive droite du Danube, 
auj. Œtling, ou Ettling, bourg de 
Bavière. 

Ceua, KikioL [Strab., Ptol.], GtEUAinm 
[Tab. Peut.], Cœijnus Agbr [Front.], 
ville de TApulia Peucetia^ avg. Cêfin, 
Ceglie, ville de la Terra di Bari, prov. 
napol. du roy. d'Italie. 

Cella, CsLLiE, In Celle; plusieurs localités 
en Fr. portent ce nom: CeltaGlodoalu, 
la Celle St-Cloud, etc. 

Cella [Cluv., Coll.], CeujE, CESLA[God. 
Gothao.J, Shaesla [Cod. Guelferb.I, 
Zella, Celk, ville de Hanovre, dans la 
prcf. de Luneburg. 

M. Temaux cite un volume irapriiné duift cttte 
▼illfî en 1680 : Heldebrandus (sic), de immorUUUÊte 
animœ ; Cellis, 1680, in-ft. Nous ignorons où ce bi- 
bliographe a puisfTcette indication. Les CatsL <r Ams- 
terdam (ap. ianss Waesberg.) qui coodennent Is 
liste des ouvrages imprimés en Allemagne, Fmce, 
Belgique, etc., de 167S à 108S, n'en disent pas vn mot; 
le Père Le Ix>ng, Bauer, Freytag, etc., Imilcot et 
silence significa tir. 

D*un autre côté, Feverlin (INM. Symb. lartA. I, 
p. S70) fait remonter k IMl la date de Timprimerfe 
dans cette ville, citant un Catèchiime par Orbuas 
Regius, portant: « CeUœ Saxonum^ ÎM, » Est-oe It 
date de la composition, est-ce celle de rinipresiion T 
Ce livre lui-même existe-t-U? le fait parait doacen; 
nous connaissons un très-grand nombre d*onvrage8 
théologiques d*(Jrbanus Rc^ns ; tous sont inurirais 
à des dates postérieures, et aucnu n'est ei&até à 
Celle ou Zell, et nous ne trouvons dans aucun biblio- 
graphe trace de ce CatechigmuM dont parie Fevertin. 

Cella ad Mosellam, Zell imHamm, ville de 
la Prusse Rhénane (rég. de Coblentz). 

Cella Franconica, Zell, bourç de Bavière, 
dans le cercle du HautrMein. 

Cella Rudolpiii, Cella Suevle, Zell am 
Harmersbach, bourg du gr.-duché de 
Bade (Kinzigkreise). 

Celia s. Canici, voy. Kîlkenu. 

Cella SoLA, Cella Solonis , Sohlenhofen, 
bourg de Bavière, sur rAltmûhl. 

Cella Tirolensis, Zell im ZUlerthale, bourg 
du Tyrol, dans le cercle d'Inspruck. 



30i 



CELL^ — CENETA. 



302 



Gell^9 Cala y Calla, Kala^ Ciiielle 
[Pnec. Roberti Reg.],- [Ane. Chr.] , 
Cht'iles, bour^ de Fr. sur la Marne 
(Seine-et-Marne) ; abb. célèbre de 
fillos de St-BenoU , fondée par la 
reine Bathilde au vu*' s. Concile en 
1008. 

Cell£ îltin. Anton.], KgXXu [Hierocl.], 
Tille ae Macédoine, auj. Ostrova, dans 
le pachal. d'Andrinople. 

Cell£, Celles, Selles; plusieurs localités, 
et anc. abb. de ce nom en Fr. Nous ci- 
terons SelleS'Sur^her, ville de Fr. (Loir- 
et-Cher), avec une antique abbaye de 
Feuillants, fondée par Cbildebert. 

M. Cotton, du» son premier ouvrage, dit avec aa- 
torité : SeUêi^ tar la rivière le Cher : imprimerie 
1618. Noos déclarons a%ec confiosion ignorer abso- 
Inment ce qaH\ veut dire. 

Cellerina, localité de la Haute-Engadine, 
dans le canton des Grisons (Suisse). 

M. Temaux emprunte ft raoteor anon. de P/ffs- 
toire de l'imprimerie en Suisse (Saint-Gall, 18M 
fai-S) one anecdote que nous mentionnerons ; pour 
eiémterle recueil decantiaues nécessaires au service 
divin, le dergé fit venir oe Bergame un imprimeur 
qui cliargea sur son dos et sur son âne le matériel 
nécessaire à cette impression : dans une écurie, 
sacs antre sMe que celle d*un petit vacher, il par- 
vint h terminer ce recueil de Cantiques, qui forma 
nn gros hi-a, asses bien exécuté. On ne nous dit pas 
en qneOe année s'accomplit ce tour de force; on ne 
nous donne pas non plus malheureusement de preuve 
à l*appui d'une assertion qui nous parait un peu 
riaqnée. 

M. Cotton, en disant que G. N. Gadiiia y éublit 
one imprimerie en 1705, trancherait- il la question 
et nous donnerait-il ï la fois le nom et la date qui 
noos manquent? Cela ne serait pas impossible ; mais 
il ijonte que ce Gadina avait en même temps une 
pretseà ScuoI, bourgdu même canton: ce qui ne nous 
rapproclie pM de Bergame; de plus il y a entre ce 
nom G. A*. Gadina et VEngadina, vallée célèbre de 
ce canton des Grisons, une certaine similitude, une 
aorte d*ooomatopée qui nous inquiètent. 

Ceuous fl.) KiXvicc, dans la Britannia Bar- 
bara, auj. le Spey, ri?. d'Ecosse. 

Celsa [Plin.] KiXca rStrab.,Ptol.], Colonia 
VicTRix Juua, ville des Edctani, sur la 
rive gauche de l'Ébre, dont on voit les 
ruines, suiv. Marca et Florez, à Yclilla 
près Xelsa (Aragon). 

Celsona, Solsona, ville d'Espagne (Catalo- 
gne). 

CELTi, K^Tflu, KsXtoi [Polyb., Strab., etc.], 
nom primitif d'un peuple qui couvrait 
la plus grande partie de l'Europe ; ce 
nom, à l'époque des guerres de César, 
n'était conservé qu'aux habitants de la 
Gaule Celtique. 

Celttbebes [Lucan.], KtXTiêtjpt; [Polyb., 
Strab.], Celttberi [Plin., Liv.], peuple 
de l'Espagne Tarrac. formé de lareunion 
des Celtes et des Ibères. 



Celtiherta [Plin., Liv., Cœs.l, KiXTi6vipia 
Polyb., Strab.], prov. de la Tarraco- 
naisejforme auj. la partie S.-O. de 
TAragon, le S. de la NavaiTe, la prov. 
de Soria dans la Haute-Castille, et le 
N.' E. de la Nouvelle-Castille (prov. de 
Cuença). 

Celtica, voy. Gallia. 

CELTia, KsXtixoi [Strab.], peuple de la 
Lusitanie; occupait la prov. actuelle de 
l'Alemtejo. 

Celticoflavu, Torrecilla de Aldea Tejada, 
ville d'Espagne, près Salamanca. 

Celticum Promontorium, voy. Artabrum. 

Celtorum Mons , le Cantai , montagne 
d'Auvergne qui donne son nom à un 
département. 

Celurca, Mons Rosarum, Montrose, Mont- 
ross, ville d'Ecosse (comté de Forfar). 

LMmprimerie remonte en cette ville ft Tannée 
1784, nous dit le Suppl, du 0' Cotton, et le nom du 
premier typographe est : George Johnston. 

Celydnus, KiXu5'voç [Plot.], fl. d'Épire, des 
monts Acrocérauniens à l'Adriatique, 
auj. le Saluich. 

Cembum, Gexnepim, Gennep, bourg de Bel- 
gique (Limbourg). 

Cemeneuum fPlin.], Cemenelum [Tab. 
Peut.], Kgp.iv8Xc&v [Ptol.l, localité des 
Vedtantii dans les Alpes Maritimae ; aui. 
les Cimiez, Notre-Dame des Cimiez, vill. 
et anc. abb. qui dominent la ville de 
Nice (Alpes -Maritimes). 

Cemmexus Mons, vov. Cebenna. 

Cena fltin. Anton .1, localité de Sicile, 
suiv. Forbiger et Mannert, Monte-Aile" 
gro, près Agrig^entc; suiv. Reichard, 
Cianciana; mais Bisch. et MôlI. pren- 
nent Cena pour un fleuve, et le tradui- 
sent par Fivme délia Cane ; l'Itinéraire 
d'Autonin donne certainement Cena 
comme une station, à xviii m. p. d'Agri- 
gente et xn m. p. d'Allava. 

Cenabi^m, voy. Aureua. 

Cenadium, voy. Canadium. 

Cen^um Prom.. KTÎvaiGv [Strab., Ptol.], 
cap de l'île d'Eubée, auj. Cap Litar ou 
Canaias (Negroponte). 

Cenchre^e [Plin.. Liv.]. Ki^^psai [Thucyd.l, 
Kipcptai [Strab., Ptol.], Ks-prpi; [Callim.], 
ville et port de Corinthe, du côté du 
golfe Corinthiaque; s'appelle auj. Kelûir 
ries (Pocockc). 

Cenestum, Santa-Lucia, bourgade de l'Ile 
de Corse. 

Ceseta [Grut.), Cesitense Cjistrum [Gesta 



303 



CENETUM. — CENTU[.UM. 



304 



Longob.], ville de la Gaule Transpadane, 
auj. Ceneda, dans la Vénétie, près de la 
Carniole. 

Falkenstein n^enregistrc pas cette ville parmi celles 
qui ont Joui des bénéfices de rimprimerie, mais 
M. Gotton dit que Marcus Uaserias imprimait à 
Cinéda en 1609. 

Cenetl'm, Cerreto, bourg de la Terra di 
Lavoro, prov. napol. duroy. d Italie. 

Ceni Magm , peuple de la Britannia 
Romana; liabit. les comtés actuels de 
Sutfolk, Norfolk, Cambridge et Hun- 
tliigdon. 

Cenisius Mons, le Mont-Cenis. 

Cenna^ Cinna , Langenzenn , bourg de 
Bavière, près Nuremberg. 

Cenni, Kevvci [Dio Cl, peuple de la Vindé- 
licie, au N.-E. du lac du Garde. 

Cenomani [Plin.], Ktvcoavcî [Polyb., Sir. 
Ptol.], vulgo Cœnomani, peuple de la 
Gaule Lyonnaise 111% faisant partie de la 
nation des Aur^Rci,AùXi9xici ol Ktvcaavo{ 
[Ptol.]. 

Cenomani, Ktvofxavcf, peuple de la Gaule 
Cisalpine, au N. du Pô ; c'était une frac- 
tion des Aiilerci de la Lyonnaise 11I«, qui 
vinrent s'établir sur le territ. des Euga- 
néens au iv« s., et en chassèrent \fs ha- 
bitants. 

Cenomanum, Cenomani [Cell.j, Cenomania 
(Civitas) [Greg. Tur.]. Civitas (^enoman- 
NORUM fNolit. Gall.J, Cenomannum 
^Cell.l, SuBDiNNL'M [Tan. Peut.],oùiv^ivcv 

Ptol.J, ViNDINUM, ou plutôt SUINDINUM 

d'Anville], capitale des Aulercr Ceno- 
mani, auj. le Mans, chef-lieu dudép. de 
la Sarthe; anc. cap. de la prov. du 
Maine, 

En tôle d*un manuscrit de la Ribliothèque impé- 
riale (Fonds latin, n« 13,303} se trouy.iit une pHiie 
pi(ce gotliiquf de h feuillets, que nous a romuiuni- 
quéc obligi amment M. Guérin, secrétaire de Tadmi- 
uisiration ; en \oici le titre et la souscription : Abé- 
cédaire •' L'Oraison dominicale, La Salutation 
Angélique. Les douze article» de ta foy, La 
bénédiction de ta table. La confession générale. 
Quant on monstre nostre Seigneur, Quant on 
tnonstre le calice. Quant on monstre nostre Sei- 
gneur deuant le Pater noster. Ofaison a son bim 
ange, ijes respons de la àtesée. Les dix coninumUe- 
mens de la loy, Ixs commandemens de l'egli^e. 
A la fin : — Au Mans, par Mathurin le Roux, de- 
meurant en la grand rue. 15.1, pièce de Ci ff. pet. 
in-8, goth. 

Malheureusement le troisième chiOlre de la dateest 
graité et a couiplc^tement disparu ; mais tout nous 
porte ^ croire quMl faut lire 1541, ou tout au moins 
1551 : dans la premièn* hypothèse, ce serait le pre- 
mier livre avec date qu'il nous serait possible de 
citer; avec la seconde, il ne passerait qu'en seconde 
ligne, car nous avons en 1546 un admirable livre à 
mentionner : 

Missale ad vsum preclare eclcletie Cenomanësis 
nuper adminiculo et auxilio Do^ctissimorù tirorû 
a nonnullii mendis purgatum | aclprittine integri- 



tati restitutû : Sacre quoap biblie eonicordantijt 
passim adornatum : et aaauctum,-^ VenundÙtwr 
Ccnoiti apnd\Dionysi1l Gaignot : FroMeiMeum Co» 
chéri : Alexandrû\Chnueti : et Stephtmwm Brim- 
deau ; commovaû. in ma}gno vico diui ImUani 
ïpressum anno diïi. m.d.xlvi. 

Au v<* du dernier f. est cette souscription avec la 
marque de Gaignot : 

Impressuni Ceuomanis.|Per Dionysium Gaifoot 
CalcographQ.|Conimorafi prope EcclesiamlDiol in- 
liani IM. 0. xlvJ. 

In fnl. goth. avec fig. en bois, sur 2 coL de Mlig. 

I^ bel exempl. de la Biblioth. impériale a dix feuil- 
lets du Canon de la messe imprima sur vélin. 

Ce nom de Mathurin le Koux que nous avons cité 
à Tart. Abécédaire pourrait n*être que le non d\m 
libraire; mais dans le cas contraire ce ne serait qifini 
de ces typographes passagers qui colportaient de 
V ille en ville leur matériel et leur industrie, car noua 
ne connaissons aucun autre livre qui porte son non, 
tandis que Denis Gaignot semble être le véritable et 
sérieux premier imprimeur de la ville, travaHlant 
à la fois pour le clergé, la municipaUté et les pntl- 
cnlicrs. Nous citerons encore le Coustumier de lS5t, 
in-8, sur Irquel son nom figure comme libraire et 
comme imprimeur a?ec cclni de Macé Vaoœlles et 
d'autres librairies. 

A la même date les Soels nouueaulx , tics le dumt 
de plusieurs belles chansons nouvelles de eeetepre- 
tente année mil cinq cens L, iiil. Imprime au 
Mans, par Denys GaiKnot, imprimeur et libraire de- 
mourant en la grand rue près Saint-JnUan. 

Nous avons au xvi* siècle un grand nombre de 
recueils deNoëls et Cantiques imnriuiés en cette ville, 
et Jusqu'à la fin de ce siècle les difTérenta imprimeurs 
qui les exécutcnr empl:)ient V*. caractère gothique, 
fait qui se rppn'-scntc dans plusieurs villes de pro- 
vin<c quand à Paris, Lyon, Kouen, etc., ce caractère 
était abandonné depuis longtemps comme suranné. 

1^ famille desOlivior fournit une nombreuse suite 
d'imprimeurs à la ville du Mans; le premier, llié- 
rosnie Olivier ^1505-IOOft), puis sa veuve, qui débute 
en 1005: François olivier, à la fin du ivi' siècle^ 
Germais Olivier, que nous croyons le fils de JèrAme, 
au xvii< siècle; enfui un second Hiérosme Olivier, an 
milieu de ce même xvii" siècle : on doit k celui-ci 
plusieurs livres importants : les Mènufirei des Com- 
tes du .Plaine, par IHerre TrouiUart, lôW, inlî, 
et les Prémices de la Poésie du Sr de BouUte, 
I6'47, in-8. etc. 

Les arrêts de 1704 et de 1730 fixent k deux le 
nombre des imprimeurs autorisés de la ville du 
Mans, et le Rapport fait à M. de Sartincs en VHk 
omet celte ville, fait que nous ne pouvons expllqutT. 

Centroxes fC«Ts.J , peuple de la Gaule Bel- 
f^Mquc; halutail une partie du Hainaut. 



Centrones [Ca^s.J, KîVTowvt; [Ptol.l, peu- 
ple de la Gaule Narnonnaise; nabitait 
la Savoie orientale, partie de laTaran- 
taise et du Faiicigiiy. 

CeNTROMJM CiVlTAS, S. Tfll'lKïNlS OPPTItUM, 

Saint-Tivyen , Saint-Trond, ville de 
Br'lp^ique (Limbourg). 

Cextronum Civitas [Not. Prov.], Daran- 
TAsiA [Ilin. Anton.], Monasteriitm in 
Tarantasia, Monsterium, local, des Cen- 
trones, auj. Moutiers, Moutiers-en-Taran- 
taise, ville de France (Savoie). 

Cextulum, Centula, s. Richaru od Ricre- 
Rii MoNAST., s. Ricquier, S, Atguter, 
hourji: et anc. abb. de Picardie 
(Somme). 



305 



CENTUM. — CERAUSÏUS MONS. 



306 



M. F. IV>nT signale an fait intéressant à propos 
de rette célèbre abbaye : le moine Héric, charK«^ par 
Louis le Débonnaire de l*(yconomat du monas- 
tèfe, rapporte, dans an état daté de 831, que la 
rtK des fabricants de boucliers, Ji St-Ricquier, était 
chargée de foomir la couverture des livres qui fai- 
saiait partie de la bibliothèqoe conventuelle, et dont 
le catabiguea été consené par le moine llariulfe. Ces 
livres étaient reliés et cousas dans cette même roe, 
et crttt doable opération coûtait annuellement à 
rabbiye la somme de 30 sous d*or. 

Cestcm, Cento, ville d'Italie (délcg. de 
Ferrare). 

Cest i ramiée iShS que Falkenstein fait remonter 
rimprimerie dans cette ville, que nous ne connaissons 
ini^re que comme ta patrie du Guerchin, et voici, à 
cette date, le livre que dte llaym (p. 467, 1 ) : Vo- 
eaMarkf, Gramaiica, ed Ortofirafia delta lÀngua 
woiifwre di Alberto AeariMio (u Accarisi). Geuto, 
1543, iQ-4. Edition rUtampata per U yalgriiio, ji 
\enise, en 155ê : c'est-à-dire que cet imprimeur 
acheta en bkic ce qui restait de Pédition de Cento 
rt renouvela le litre et le dernier feuilleL Doni dit 
de cet ouvrage, • Me oppressa delV Accarisio eran 
te parole dello seriver bene, ma in fatti lo seriver 
êene era appresu} agit altri. • 

CentumCell* [Plin., Itin. Anton., Tab. 
Peut], KivTWttJttXXoi [Procop.] . Cell^e 
[Frag. Iliu. Anton.], TRAiANUM[Fr. Itin. 
Anton.], ToaUtvoç Xi^ai^ [HoI.], CnriTAS 
vETrs [Celi.J, Cenceixe, Centocelle 
[anc. chro.], ville d'Étrarie, aui. 
Cirita Veccfaa, Çvdta Vieja (en Esp.), 
ville et port des États pontificaux, dans 
la délégat. de Viterbe. 

Si le lieu dHmpression n'est pas supposé, Melxi 
{Anom. et PsewL) nous donne deux indications qui 
nous permettent de faire remonter rimprimerie en 
cette «Ole aux années 1621 et 1631 : Il Pan- 
taUme impazito, Commedia in prosa (di Francesco 
Rlghetti, Mantovano). Civitk Vecchia, 1621, in-12, 
seconde édition; la première, de 169 «, est de Viterbe. 
— Gli Àmanti Sctiiavi, Commedia di Francesco 
ir«nl«{(Mledelchini).Givita Vecchia, 1631, inl2. Ce 
Miedelcbini publia d'autres ouvrages sous le nom 
d* il Academico Ritirato. 

Cestum Colles, Htmdertsbuei, ZashaloJi, 
hourg de Transylvanie, près Hcrman- 
stadt. 

Centiripa [Itin. Anton., Tab. Peut.], 
Cexturipa [Plin., Sii.] , Centuripinum 
JMela] , Centi'ripina (!witas [Cic], 

Ta Ktrropiira [Thucyd., Polvb.], Kivrou- 

51-xi [Ptol.], ville dès Siculi, au pied de 
l'.tltna, auj. Centcrbi, dans le val di 
Uemona (Sicile). 

CextI'RIUM, Kirr&ooiov, Kivrcupiv&v [Ptol.], 

local, de l'île de Corse, auj. Porto di 
Centuri, 

CeosIxs., voy. Cea. 

Cepeua, Csepeîj St-Margaretheninsel, île 
du Danube, en Hongrie. 

Ceperantm. Ceprani, bourgade du Napoli- 
tain (Italie). 

Cephallenia [Liv. , Plin.] , KiçoXXyivîa 



[Herod., Thucyd.], Kt^aXvjvîa [Polyb., 
Ptol.J , Samus', Same [Virg.], laaTj 
[Hom., Strab.], île do la mer Ionienne, 
sur la côte d'Achaïo, auj. Cefaîonia, 
Kephcdenia, île de la Méditerranée, la 
plus grande des îles Ioniennes (Grèce) ; 
elle fut appelée parfois Sainos du nom 
de sa ville principale, et il faut se gar- 
der de la confondre avec Tlle de ce 
nom sur la côte de l'Asie-Minetire, auj. 
Sousam-Adassi, à la Turquie. 

Cephalœdis [Plin.] , Kgça),ci^i&v [Strab.], 
Cephalœdis, Ke'^>.ci^{; [Ptol.J, Cephalo- 
i>uM [Itin. Anton.] , Cefiialedum [Tab. 
Peut.], ville de la côte N. de la Sicile, 
auj. Cefalu, dans le val di Demona. 

Si Ton devait croire sur parole Falkenstein, 
Haym, Cotton, etc., dont Popinion est corroborée 
par lesCaul. Bahiae, Floncel, Bnlieau, etc., on ferait 
remonter rimprimerie dans cette petite ville à l'an- 
née 1641 : Lo Scudo e l'asta del soUiato Monferrino 
impugnatt^ alla difesadel suo politieo sistema con- 
tra ristoricapotitico indifférente, daec, con un 
discorso politieo sopra i correnti affari deti* Itatia 
da Cotenuccio Sicoleonie ( Vittorio Siri abbate Ca- 
sinese), Cefolfi, appresso Altabalipa l^ontino, 1641, 
in-ft. Malheureusement Melxi (Anon, et Pseud.) nous 
*apprend que ce pamphet du célèbre Vitt. Siri fut 
imprimé à Venise: il forme un pet. voL de 202 p., 
dont la dernière est, par erreur, chiffrée 294. Depuis 
la publication du roman satirique d*Adr. Banchieri, 
la \obtlità deW Anino di Attabatipa del Peru, ce 
nom d'Attabalipa était peut-être entré dans le calen- 
drier des Grotesques, mais A coup sûr il n*avaitpas 
été admis au nombre des saints de PÉglise romaine, 
et ce lait seul aurait dû inspirer quelque défiance aux 
bibliographes précités. 

Cephissia , KïKpiaiia [Strab.] , Kmcpiaoïgu; 
[Philostr.], CEpmsiA [A. Gell.], local, de 
l'Attique, auj. Kivisia, 

Cephissus [Stat.], é KTjçwaoç [Hom., Pind., 
Strab.], il. de la Phocide, auj. le 
Mavroîiero [Forbiger]. 

CEPnissus,Ky.çiaao; [Strab.], fl. de l'Attique, 
tombe entre le Pirée et les rumes 
d'Eleusis dans le golfe d'Égine, auj. le 
Podhonista [Bisch. et Môll.j. 

CepianaJ Kaii:îava [Ptol.] , PiNELUM, ville de 
Lusitanie, auj. Pmhel, bourg de Por- 
tugal dans la prov. de Beira. 

Cepusiensis Comitatus, Cercle de Ztps, en 
Hongrie, sur la Theiss. 

Cepusium, voy. Arx ScEprsiENSis. 

Ceramis, loc. de l'Attique, auj. Sepolia. 

Cerasium, Cetisy, bourg de Normandie 
(Calvados); anc. abb. de Bénédictins. 

Cerata, Ta KÉpara [Strab.], promont. de 
l'Attique, auj. cap Kandili, 

Ceraunii Montes, Kipaûvia opyj [Strab.], 

VOY. ACROCERAUNII. 
CeraL'SIUS Mons, Ta Kipaûmcv ope; [Ptol.] , 



307 



CERBALUS. — CERVARÏA. 



308 



montagne de la Messénie^ auj. le Mont 
Tetrazi. 

Cerbalus [Plin.]; fl. de l'Apulia Daunia, 
auj. le Cervaro, dans le Napolitain. 

Cercidius^ fl. de TUe de Sardaigne, auj. 
le Pianello. 

GsRaDius^ fl. de Tile de Corse^ auj. le 
Liamone, 

Cercinitis Palus, Ki^xm-n; xî{i.vii [Arrian.], 
lac de la Macédoine, auj. lac de Takino, 
Takhyno, dans le pachal. de Salo- 
niki. 

Cercunum, Cerzun, bourg de la Valteline 
(dclég. de Sondrio). 

Cerdania, Ceretanu, la Cerdagne, Cerdaha^ 
contrée Pyrénéenne divisée entre la 
France et l'Espagne. 

Cerebeliaca [Itin. Hier.] , 'Ghabeluum , 
Chabueil, Cnabeuil, comm. du Dauphiné 

(Drôme). 

Cerenthia, Geruntia, Cerenzia, bourg du 
Napolitain (Calabre Citer.). 

Gérera, Cerea, bourg de la Vénétie (pi*ov. 
de Vérone). 

Ceresius Lacus, Goresium Stagnum [Greg. 
Tur.], dans la Rhétie, auj. lago ai 
Lugano, en Tyrol. 

Geresus, Kipsocç, ville des Jaccetani, dans 
la Tarrac, auj. Columba de Keralto 
[Forbiger], ou Cervera, suiv. Reichard 
(voy. Gervaria). 

Geret, Svjaà [Steph. Byz.l, Sera ou Cera, 
bourg d Espagiie entre Xerez et Medina- 
Sidonia [Forbiger]. 

Geretan'i [Gell.]. Gerretani fPlin.l, Kippr,- 
ravoi [Strab.J , peuple de rÉspagnc 
Tarrac. au pied des PjTénées, habit, la 
Cerdagne, 

Geretania, voy. Gerdanu. 

Geretanorum Podium, Podium Geretanum 
IMarca], Pitdgcerda, Puycerda, ville de 
Catalogne (voy. Jdtja Libyca). 

Geretanum, Ceretanay bourg de Sicile, 
dans le Val di Noto. 

Geretica, Gereticensis Gomitatus, Cardi- 
gan, ville et comté d'Angleterre (Pays 
de Galles). 

Ceretum, voy. Ad Genturiones. 

Gerfenma [Itin. Anton.], Girfenna, 
[Tab. Peut.], ville des Marses, auj. 
Collarmeno, dans TAbnizze Citer. , ou, 
suiv. Reichard, CerchiOy près CoUar- 
meno. 



Gergeium, Gergiacum, Cergy, comm. près 
Pontoise (Scine-et-Oise). 

Cerilli [Sil. Ital.], KiîpiXXoi [Strab.], Cereu 
[Tab. Peut.], ville du Brutiam, auj. 
Girella Vecchu (Galabres). 

Cerinhius IPlin.], Kr^iv6o< [Hom., Strab.], 
ville de fa côte E. de Tile d'Eubée, aoj. 
Zéro, petit port de Negroponte. . 

Gernagora, il Monte Nero, le Montent^ 
(Karatag, en turc) ; État nominative- 
ment soumis à la Porte , dans la 
partie N.-O. de l'Albanie sept. 

Le Monténégro est divisé en quatre 
Nahijé, chacune desquelles se sabdivise 
en Knezine et Plemena; Cettigne, dont 
nous ignorons le radical latm (Gett- 
GNA ? ), en est la capitale. 

LMmprimcrie remonte dans cette petite ville à 
une haute antiquité : un typographe dalutate, da 
nom de Macarius ou Macario, y transporta un natèHel 
en 1&9S, et jusqu'en 151S y publia plusieurs Tdn- 
mes ; mais il serait Intéressant de comparer ces raris- 
simes spécimens d*une typographie presque lucomnie 
avec les caractères de Gabriel di Pietro, rimprimeiir 
d'Udine, ou avec ceux dont Gérard de Flandre 8ese^ 
vit ï la même époque dans plusieurs des Tilles voi- 
sines, Vicencc, (!dine, Friuli, etc. 

Voici les titres succincts des volumes que ron sait 
avoirété imprimés par ce Macarius: Oktfik iiittamio- 
çlamik. C«tigne, Macario, IMft, in-foL, de 270 pp. 
— Psaltir (en dalmate), 1495, in^. — La même an- 
née 1A95, il donne encore un ouvrage intitulé: 
âtoMvenik Um Euchologion, et en 1512, TAmpi* 
Qjelie. 

La Bibliographie du Monténégro nous apprend 
qu*en 18S4, une nouvelle imprimerie tat établie 
oans cette ville, vt prit sur les livres le titra de 
Stamperia di Montenero, 

Gerretani, voy. Geretani. 

Gersilla, voy. Sarcelia. 

Gertaldum, Cerialdo, bourg de Tancgr.- 
d. de Toscane, auj. roy. d'Italie, sur 
l'Eisa. 

Boccace mourut dans cette localité ; nous tro u i wi 
dans Melzi (Anon. et Pieud, II, 87) trace d'une 
imprimerie' locale auxviii« siècle : LetteradeiC F. 
M. G. G. P.' A. H. A. O. F., fitoUfço Etrtuco ai Arit- 
tareo Scannabue* Certaldo, 10 aprile 1764, in-ll* 
«datafinta,» dit Melzi, qui croit avec PAristarnKi 

?|ui n*est autre que Giuseppc Baretti, que cette pièce 
ut imprimée en Toscane, mais sans afflrmer le Heo 
désigné d'impression. 

GERTERAT.E, GORTRACUM, CotUrOS, VÎUc de 

France (Gironde). 

Gertiacum [Luen.] , Forum Tiberh, ♦^ 
Ti€tp(ou [Ftol.], ZuRZAcuM, Zurzach, soi 
le Rhin, ville de Suisse (canton d'A^ 
govie). ^ 

Gertima [Liv.], ville des Geltiberi, dans la 
Tarrac. anj. Arlanzo, dans le roy. 
d'Aragon. 

Gervaria [Mêla], Gervaria Lacetanorum , 
Cervera, ville d'Espagne (Catalogne). 



309 



CERVIA. — CHALYBON. 



3i0 



En 17M, dit M. Ternaaz, qui cite on lirre qui 
nous est inconnu : Belacion que tutce el CUnutro 
de la real y pontifida univertidad de Cervera a ta 
real magestad del Bey N. S. D. Fernando FI, de 
Ima reaUt exequUiM del rey Felipe F, por D. Bios 
Berraz; Cervera, 17M, in-4. 

Imprimerie en 1750, dit Falkenstein; nous con- 
onisions seulement : Sylloçe interiptionum Borna- 
mamm quœ in prineipatu Catalauniœ extant, au- 
tkore Joteplto Finettres. Cenraris, 1702; in-4. 

Certu, CMévres, bourg de Belgique 
(Hainaut). 

CERvrocmjM, Cenon, bourg de Fr. (Nièvre). 

Cerydcontium ad Salam, Hirsciiberga ^ 
Hmehberg, ville de la Silésie Prus- 
sienue^ dans la rég. de Liegnitz. 

Cervimontium Westpballk , Hirschberg, 
ville de Westphalie (Prusse). 

Ceryxites fl., KipuvtTnç [Pausan.] , fl. d'A- 
chaîe^ qui passe à Ce»ynu^ en Arcadie, 
anj. Bokhusia ou Bi^tiusia [Boblaye]. 

Cesada [Itin. Anton.]> lUa^ia [PtoL] , loc. 
des Celtiberi dans la Tarrac.^ auj. Hita, 
près Espinosa, suiv. Florez^ daiis la 
prov. de Guadalajara. 

Cesancv, Cesano, bourg du Milanais. 

Cesarista^ voy. Citharista. 

Cesiana, Kimava [Procop.K loc. de la 
Mcesie^ auj. Kaezanik, ville de la Boul- 
garie CTurquie). 

Cessero^ Cesserons^ voy. Araura. 

Ceste [Itin. Hier.], ville de Ligurie, suiv. 
Reichard, Monte-Sestino, en Piémont. 

Cestria, Deva, Devana [Itin. Anton.] , 
Ay.cuava,Aucuva [Ptol.], ville des Comavii, 
dans la BritanniaRomana, auj. Chester, 
ville d'Angleterre sur la Dee. 

Falkenstein et Cotton donnent 1656 comme date 
de l'Introduction de la typographie dans raniiquc 
capitale du Cheshire, mais sans aucun titre ft Pappul 
je cett e assertion : le Supplément du D' Cotton est 
Mement muet à cet égard. Nous avons, à la date de 
M^_un livre important que nous croyons devoir 
^Écrire: Bandte Hotme, the Academy ofArmory, 
cr a Storehouse of Armory and Blaton. Chester, 
^W, in-fol. Ce voL, d'une extraordinaire rareté, se 
compose d'un titre gravé et d'un titre imprimé, daté 
4t Chester, for the Author^ 1688; divisé en quatre 
parties, mais troisaenlement ont été imprimées k cette 
•te; le troisième tome se termine au f. signé SS et 
coté 561, an verso duquel est une adresse au lecteur. 
AJJdate de 1701, on a ijouté une dédicace au roi 
M^mne et ft la reine Marie. Dne partie du qua- 
trième tome (environ 100 p.) fut imprimée à Ches- 
jer, mais on ne connaît qu'un seul exempt, de ce 
ingnent; enfin en 1821, on ^outa un index, Or- 
BoodJ'auteur de VHistory of Che»hire, dit de ce 
prédeux volume : « It is consiacred to be one of the 
■aoat scarce of heraldic books., and that noi more 
tkao /Vhf copies are to be found in the Ringdom. • 

Cestrieksis CoMiTATus, ChesUfe, le comté 
de Chester (ensaion, Ceasterscyre) , anc. 
territoire des Cornavii, dans la Flavia- 



CaBsariana, érigé en comté par Guil* 
laume le Conquérant. 

Cetaria, Scopelîo, bourg de Sicile, dans 
le val di Mazara. 

Cetigna (?) Cetigne, voy. Cernagora. 

Ceticm [Itin. Anton., Tab. Peut.], Mu\ 
CEnENsis, ville de la Norique, auj. Mou- 
tern, bourç près Kreras, suiv. Kruse, ou 
Poôlten, SUIV. Reichai*d, pet. ville d'Au- 
triche. 

Cmus MoNS, To'.KtTtcv 5poç rPtol.], Kahlen- 
berg, montagne d'Autricne. 

Cetobriga, voy. Catobrix. 

CHAbEUiUM, voy. Gerebelliaca. 

Ch^dini, Xai^tivoC [Ptol.], peuple de la 
Scandinavie, habit, les environs de 
Linkôping (Finmark). 

Cileronea [Plin., Tab. Peut.] , Xaipwvna 
[Thuc, Plut.], ville de la Bœotie, dont 
les ruines subsistent encore auprès de 
Kapraina, ou Capre/ia^suiv. Kruse. 

Chaingiacum [Charta Phil. Pulc. A. 1302], 
Cymgiacum, Chaingy, anc. villa roy., 
bourg de l'Orléanais (Loiret). 

CnALASTRA [Plin.], XaXàoToa[Strab.],XaXta- 

Tw [Plut.j,XaXaî<yTOa, ville de Màcédoiue 
(Mygdonia), dont les ruines se trouvent 
dans le sud de KtUakia. 

Chalce [Plin.] , XaXxïi [Thuc], XaXxi* 
[Strab.J, île de rArchipei, auj. Charki, 
suiv. Kruse, àTO. de Rhodes. 

CiiALcis, XaXxî; [Steph.], localité de l'Épire, 
auj. KhaUki, dans le pachal. de Janina. 

Chalcis, XaXxi; [Hom., Strab., Ptol.], ville 
d'iCtolie, dont les ruines subsistent près 
de Kakiskala, dans le gouv. de Misso- 
longhi. 

Chalcis fPlin., Vell.], XoXxi; fHcrod., 
Ptol., àtr.], E11BŒ.E [Liv., Plin.j, capi- 
tale de l'île d'Eubée, auj. Egnpo ouiVe- 
groponte, sur la côte 0. dé l'île ; elle 
est réunie au continent par un pont jeté 
sur l'Euripos, qui la sépare del'Attiqup. 

Chalia, XaXwt [Steph. Byz.],ville de Bœotie, 
auj. Akhalitty sur le canal de Negro- 
ponte, suiv. Forbiger. 

Chaliveium, Chativoy-Milon, village du 
Berry (dép. du Cher). 

Challandium, Ghalant^ bourg et comté de 
Piémont, entre Aoste etBardo. 

ChaLUSUS fl., XâXouac; [Ptol.], TRaVA 

.[Cluv., Cell.], Trave,f[, duHolstein. 

Chalybon, XoXûgwv [Ptol.], Berœa, Halape 
[Joinville], Alep, Aleppo (en arabe: 



dM 



CHALYBS. — CHERRONE. 



3iî 



Fa/^6), ville de Syrie, chef-lieu de l'Eya- 
let du même nom. 

GnALYus [Justin.], fl. de T Espagne Tarrac, 
auj. Cabe ou Quelles y affl. de TEbro. 

CnAMAvi [Tac], peuple du Nord de la 
Germanie, aont le territoire correspond 
aux environs d'Eichsfeld, dans le Ha- 
novre. 

Chambariacum, voy. Gamberiacum. 

CnAMBLiAcuM, CfiombHSy village de France 

(Oise). 

COAMBORDUrM, VOV. CaMBORITUM. 

CnANTnjAcrM, Chantilly, bourg et rh«Ateau 
de l'île (le France (Oise). 

Chaonia [Cic, Lucan.], Xowvia [Ptol.], dis- 
trict de l'Kpire, au pied des monts Acro- 
ccrauniens, auj. Canina, fait par^^ie du 
Pachal. de Janina (Albanie). 

CiiARADRrs, Xflîda^; [Ptol.] ; plusieurs pe- 
tits fleuves ae Grèce portaient ce nom ; 
le plus important est en Epire, auj* le 
Zalmgos, qui se perd dans le golfe 
d'ArU. 

CuARAX, XopoÇrStrab.], localité de l'île de 
Gorse, que Forbiger dit auj. s'appeler 
Carghese, pet. port sur la côte 0. de l'île. 

Charax, Xa'pal [Ptol.] ville de la Gherso- 
nèse Taurique, auj. Cara-Kaja, en 
Grimée. 

Giiariatum, Cariati, bourg de la Galabre 
Gitér., sur le golfe de Tarente. 

GnARIDEBfl ProM. , Xa^i^r,u.vj àxfuTTipicv 

fPtol.], Crtbo de Gâta, entre Adra et 
Verga, dans le roy. de Grenade (Es- 
pagne). 

Gharitas, Giiaritatis Oppidum, voy. Gari- 

TŒUM. 
GlIARlDES, Xapoû^i; [Ptol.],HARUDES [GîPS.], 

peuple du N. de la Germanie, habitant 
le Jutland, suiv. Mannert ; ou le pays 
entre le Rhin et le Danube, suiv. Gelki- 
rius. 

GiiARiJS, vov. Garis. 

GriARVBms, rochers sur la cote N.-E. de 
Sicile, dans le détroit, au S.-E. des ré- 
cifs de Scvlla. 

GiiAsrARi [Tacit.], Xarcouàpici fStrab.], Xa- 
ffcuàpioi [ptol.], Gatitarii [Amm. Marc], 
peuple de la Germanie, sur le Visurgis 
{Weser), habitant le territoire de Pader- 
born et Minden, en Westphalie. 

GiiAiTci [Tac], GAirciii [T. Peut.J, Kaûî»i 

iStrab.], Koûxoi [Ptol.], peuple de la 
lermanie septentr., à 1 0. des Saxones; 



(KTupait le gr.-duché d'Oldenbourg et 
partie du Hano\Te. 

GnAUi>ENAYUM, Chaudenai, village de Fr. 
(Haute- Marne); [Guido Dominus de 
Ghaudenayo, Cart,]. 

GnAVANUAcuM, Chavoncy, bourg de Belgi- 
que (Luxembourg). 

GuELMA, Ghelmum, C^/m, viUe de Pologoc, 
dans le Palat. du môme nom, Chelmeic- 

sis Palatinatus. 

GnEi/»XATAs Pr., Xi>^vdTx; [Strab.j, Xi3u&«t?t« 
fPtol.l, en Elide, auj.Gopoîbnwie, ou, 
suiv. d'autres géogr., Capodi Chiarenza. 

GnEi.0xNiTEs Sinus, XtXwvÎTijc xikmç [Ptol.], 
entre l'Elide et Zantc. 

GiiEMiMo, Chtminon, bourg de la Cham- 
pagne (Marne) ; anc. abb. de Cit. 

GiiELSEA, ville du comté de Middlcsex, 
auj. faubourg de lx)ndres (a//-ator- 
hing)y sur la rive gauche de la Tamise. 

LMionrimerie exista dans ceue localiié eo iTtS, 
nous dit le Suppl, du D' Colton. Le premier GarUe 
New- Wesiament^ imprimé en Angleterre, le ftit dam 
cetio ville en 1807. une importante fabrique de por- 
celaine, dontlrsproduiissontrocbercbét aiOourd*bni« 
exista à Ctacisea à la fin du siècle dernier. 

GiiEMNiTirM, GnEMNiciuM, Kemnitium, Chem- 
nitz, ville de Saxe. 

Imprimerie en 1691 (Falkenstcin). J. C Wolfios, 
an tom. Il, p. ftO'4, de ses IHoiiumenta typoçrapMtû^ 
nous donne le renseignement hUl«anL, que nous ne 
transmettons que $ous toutes réserves, ce bibliogra- 
phe n*étant pas considéré comme une autorité con- 
sidérable : J. G. Gutner y établit la première impri- 
merie en 1061. et son premier livre est intitulé x 
DrVCkcrey z V keMnitt ertte bLatter : vander 
iobtichrn und sc/tatzbaren RuchOruekertjf'KMnU 
Erfindung, iSuit und Defordenmg. Mit gott Vmâ 
gLVck (sic) ; c'est une histoire de rart typographi- 
que, mais, Jusqu'à preuve contraire, nous noua per> 
mettrons de contester l'existence de ce livre ; de 
plus, les lettres capitales qui sentent donner la 
date en chiffres romains, sont celles-ci M.D.CLLVVV, 
ce qui ferait 1715 et non pas 1661. 

Voici un volume avec date certaine dont la MWkh 
llicca Saxon, (p. 106) nous fournit une indication 
exacte : 

i/. lo. fFinckieri, ArcM-Diaconi BomensiM, ons- 
lio »ynodaliê de urbe Borna, germnnict trerm et 
continuata a M. Sebastiano Kutinio, areMdiaeumos 
— Chemnicii, 1688, in-4. Celte même BibtiottL 5«. 
XOK, contient à la p. 1S21 et suiv. une série d'un- 
vrages consacrés à l'histoire de cette ville et de set 
abbayes; nous citen)ns :de Bibliotheca Ckemniceiui, 
U . Daniel MUlleru» tingulari cgit programmâtes 
1700, in-fol. 

Gheitovia, ChepstoWy ville et port d* An- 
gleterre, dans le cOmté de Montmouth, 
sur la riv. Wve. 

Imprimerie en 1806 (Gotton's 5tipp/.)« 

Giierium, voy. Gakea. 

Gherrone [Mêla], Giiersox, Ghersonest'S, 
Xspfovy.ao; [VU>\,] , ville de la Gherso- 
nèse Taurique, dont les ruines subsis- 
tent près de SchuncM, en Grimée. 



3i3 



CHERSO. — CHIOS. 



314 



Cherso [Joruand.], Cheksonium, Kherson, 
ville et gouvern. de la Russie mérid.^ 
sur le liman d,\x Dniester. 

Chersonesus Ctmbkica, Xipoovuiooc Ktp.6pixiii 
[Ptol.]. presqu'île de la Germanie sep- 
tentr.y auj. le Jutland, ou peut-être ta 
péninsule Danoise tout entière. 

Chersonesus Novantum, voy. Gallomdia. 

Chersonesus Tauricâ [Cell.j , i Taupucin 

X«f<Kvr.oo; fPtol.],iR TflWpixx [Strab.], ClIER- 
SONESrs ScYTUICAy Xtppsvr.ic; p.e^3t).rj, 

Chersonesus Crim.ea , la Cnmce, pres- 
f|u ile de l'empire Russe dans la mer 
Noire. 

Chersonesus Turacica fCell.], Thracle, i^ 
Xef^vno?; epaxix [Her.J, pres<|u'ile de la 
Thrace maritime; auj. presqu'île de Gai- 
iipoliy KalU)oli, formant avec la côte 
de l'Asiey à l'O.^ le détroit des Darda- 
nelles. 

Chertsey, bourg d'Angleterre^ dans le 
comté de Surrey ; nous en ignorons le 
radical latin. 

Une imprimerie foncUonna dans cette localité en 
1791. 

CHERusa [ùes.. Tac], Xïipwtncoi [Strab. 

Xxipcu<n9t [PtolJ, Chrepstini [T. Peut. ^ 
* peuple de la Germanie sept, entre fé 

Wescr et l'Elbe; en l'an ix de J.-C., Ar- 

niinius^ l'un de ses chefs, détruisit les 

légions de Varus. 

CiiEsiNus FL., Xf(Fivcç [Ptol.j, fl. de la Sar- 
matie européenne, auj. la Dtvina du 
sud, ou, suiv. Wilhem, la Naroiva, dans' 
la Russie méridionale. 

Chesteufielî), ville d'Ançielen'c, comté et 
auX. de Derby, sur le Rathcr. (Radi- 
cal latin inconnu.) 

Imprimerie en 1774 (Cotton*s SuppL), Nous con- 
naissons : Setdham (E.) on the square of a circte, 
ClMsterfield, 1788, in-4 

CniEMiuM.CmEM UM, Chietnsee, village et châ- 
teau de Bavière, sur le lac de même 
nom, Chiemensis Lacus [Ccll.]. 

Chjeriux, voy. Carea. 

CraLMORiA,KiijiORA, Kilmore, ville d'Irlande 
(comté de Cavan). 

Chilonjum, voy. Kilonia. 

CoiLTiADiRA, Nossa DoJina (?), près du vil- 
lage de Truns, dans le canton des Gri- 
sons (Suisse). 

Soir. Temaax, qoi emprunte- ce renseignement h 
raateor de ruist. de la Typogr. en Suisse (Saint- 
GaM, 18301, rimprimerie fondée par un nommé Bar* 
ImscIi i CambeJs, dans le même canton, aurait été 
transportée en KMIO dans cette localité, à Tocjsiun de 
troolMes religieux ; orne années après, en 1700, elle 



aurait encore émigré et aiu^it été transférée & Di- 
senUs. 

Chimacum, CuiMiEUtf, SiMAcuM, Chmaj/,' 
ville de Belgique (Haiuaut) ; on trouve : 
Philijïpus de Croy, Cornes Simacensis, 

CillM.ERA, [Plin.], Xîaaipa [Proc], Xîp.afa 

(Ann. Comn.], ville d'Epire, auj. KW- 
mara, bourg du pachal. de Janina, au 
pied des monts Acrocérauniens. 

Chimerium, XiipipiGv [Thuc, Strab.], ville 
d'Epire, auj. Erimo Kastro, près Arpitza, 
bourg du pachal. de Janina. 

CuiNEiUM, voy. Cennacum. 

CmNiACUM,'CWwy, bourg du gr. -duché de 
I.uxembourg. 

Chinonium, Caino, Chinon, ville de Fr. 
(Indre-et-Loire). 

Patrie de Rabelais ; l'imprimerie a existé dans celte 
ville au xvii« siècle. Jusqu'en 1730; elle fut suppri- 
mt^e par Tarrét du conseil du Si mars de cette an- 
née, (jui fixe le nombre des imprimeurs dans toutes 
les villes du royaume. 

Un célèbre coUecUonneur tourangeau, M. Taschc- 
reau, a bien voulu nous communiquer Texemplairc 
qu'il possède d'un très -rare petit Tolume, qui, si Ton 
pouvait fournir la preuve de son lieu d'impression, 
serait le premier produit des presses chinonaises : 
Arre»t»\ae règlement, en\trele$ officiers do\siege 
Boyal de Chinon, — A Chinon, Par lacques le I\oy, 
marchand Iibraire|H.D. c. xi, petit in-8, de 22 f., 
sign. A. cii. 

Dans le même volume se trouve une pièce séparée, 
imprimée la même année : îXTKkict\dcs registres 
\de parlement, — A CHiiiON,|par lacques le Roy, 
marchand libraire. ■.D.c.xi, pet. in-8 de 8 p. ~ Ce 
Jacques le Roy était-il imprimeur ou seulement 
libraire 7 Toilà ce que nous ignorons ; nous ne con- 
naissons aucun autre volume portant ce nom, el 
Jusqu'à preuve contraire nous ne pouvons l'admet trc 
que comme libraire. 

En 1Mi nous trouvons l'indication d'un nouvel 
établissement typographique, dont nous citerons: 
Apologia EcclesiœChinonensisadsupremam apos- 
tolicam et romanam sedem nuilo medio pertineU' 
tis f in anonymi cujusUam opusculum, quo jura ip- 
sius ecclesiœ contenditsubi}ertere,.,Chmou!A, typis 
P. I>'Ayri>m, 1064, in-4. L'auteur de ce rare volume 
est, au dire du I>ère Le lA)ng, Pierre Santerre, cha- 
noine de l'église collégiale de Chinon. 

Le même imprimeur donne en 1068 un livre bi- 
zarre, que nous ne trouvons cité qu'au IT* vol. du 
Qital. de la Valllère-Nyon : Anatomie en vers, par 
René Brian, Sr de la Relandière. Chinon, d'Ay- 
rem, 1668, in-s (à la bibL de V Arsenal). 

Cmos [Plin., Liv.], Ciiius [Horat., Cic.J, 
xîo; [Hom., Strab.], Pityusa [Plin.], île 
de la mer JE^ée, sur la côte d'Ionie, 
auj. Scio, dans l'Archipel, sur la côte 0. 
d'Anatolie; à la Turquie. 

Le nom de Chio figure au lias de quelques livres 
ou pamphlets imprimés pour la plupart en Hollande ; 
nous citerons : Belation véritable de ce qui s*esl 
passé à Constantinople entre le grand visir et 
M. de GutUfragues, amboModeur de France. Cliio, 
Pierre de Touche, 1682, inl2. 

Peu de temps avant l'insurrection grecque, l'ad- 
ministration du collège de Chios, qui pos!>édait 
déjà une très-belle bibliothèque, enrichie des dons 
queM.AnibruiseFirmin Didui lui avait faits en 1814. 
reçnt de lui plus tard une imprimerie complète où 
de beaux livres furent exécutés; lors du massacre 



31b 



CHIOVIA. - CHKONLS. 



316 



de Ghios par les Turcs, en 1822, cette imprimerie 
fut aïK^aiitic ainsi que la bibliothèque. 

Dn de ces livres et des mieux imprimes fut la Gram- 
maire grecque, écrite en langue vulgaire, par le pro- 
fesseur Bambas, in-8, typographie de Téoole. Chios, 
1821. 

Cinovu, voy. Kiovu. 

GnippENOAMUM ^ Chippenhamy bourg du 
Wiltshire, en Angleterre [Biseb. et 
Mol!.]. 

Robert Wame imprima dans cette localité en 1721 x 
Mr. Jmtson's Sermon on King Chariot [Gotton's 
SuppL], 

CnissiNGA, voy. Kissinga. 

CuiswicK, village des envu-ons de Londres 
(Middlesex). 

Un imprimeur d*nn talent remarquable, Charles 
Wittingham, y installa, au commencement du siècle, 
un établissement typographique, dont quckiucs pro- 
duits sont Justement recherchés des bibliophiles; nous 
citerons particulièrement la charmante réimpression 
des BtMvemeries d'Eutrapel, exécutée en 1815. Ji 
160 exemplaires, aux frais de trois bibliophiles 
anglais. 

CHoiNTnAy CoNizA^ KouTiitz, pet. ville de 
Prusse, près Danlzig. 

Choisiacum, Choisy-le-Roy, bourg de Fr. 
(Seine). 

CuoNE, Xwvr, [Strab.], ville du Bruttium^ 
auj. BelcastTOy dans la Calabre Citer. 

Chora, Cura, la Cure, riv. de Bourgogne^ 
afû. de rVonne. 

Chora [Ftto S. Columbani, Yales.], localité 
de Bourgogne entre Saulieu et Au- 
xerre ; Tabbé Lebeuf prétend que c'est 
Gravant sur l'Yonne ; d'autres géogr. 
pencbent pour Qiierre , village de 
1 Yonne, sur la Cure. 

CnoRiANi VILLA, Kôhrcîi, bourg de Saxe 

[Gracsse]. 

Chotimia, CnoTiNUM, Choczim, place forte 
de Bessarabie, sur le Dniester [Bisch. 
etMôll.]. 

CnREMISS.£ MONASTKRIUM , CREMlSANUIf, 

Cremsmûmter, bourg d'Autriche, sur le 
Crems. 

Chrepsa, Cressa, ChersOy île de TAdriati- 
que, sur la côte Ulyrienne. 

CuRETiNA, xpTQtiva [Ptol.], localité de la 
Lusitanie, auj. probablement Cintra, 
ville de Portugal (Estramadure). 

CimisTA^ Crestidium, Crest, ville du Dau- 
phine (Drôme). 

CtlRISTIANÎA, voy. AnSI^A* 

CiiRisTiANi MUNiTio. Cfiristiansaml, ville forte 
et port militaire de la Norvège, sur le 
Skager-Rack. 

Imprimerie en 1781, snir. Temaux : Gertseni 
traité sur la manière de faire sécher le tabac (en 
danois). — Christiansand^ 1781. — Falkenstein date 



seulement de Tannée 182S l*introduction de la ty- 
pographie dans cette ville. 

Christunopolis [Cell.l, Christianostâdioii, 
Christiamtadt , ville forte de Suède, 
chef-lieu de préfecture. 

Nous trouvons aucatal. des trhres de Tournes (Ge* 
nève, 1670), et dans Bauer (Suppl., vd. l,jp. M), 
rindication d'un livre imprimé dans cette vUle, en 
1053 : Apocalypsis retertUa, d, i, Ge&tneU otfaAtif 
rung Johanni» darinnen, naeh Qemaehter ÉmUtd- 
lung <Ur Zeiten des S. T, dos Beich des DraduM^ 
die Stadthalterey dei AntichrUts, der ruMige Z«- 
Btand der Kirchen im Reiche C/iristi dureh crisn- 
terung des XI, und XVi, cap, gezeigt wfnf, etc. 
Christianstadt, 105S, in-8, qualifié ûtUber 



CnRisTiANOSTADiuM AB BoBERAM, ChrisHan- 
stadt, ville de Prusse, dans le cercle de 
Sorau. 

Christlinga. (?). 

Nom de ville que nous croyons suppoiév ^ qneFon 
rencontre, au xvi* siècle, au bas a*on ouvrage de 
polémique religieuse bien connu, que M. BroDct m 
daigne pas citer : Mini Celti Senensts dtMfmtttlo, 
in hœretici» cœrcendia quatenui fnvartdi MmmC, 
vbi nominatim eo» vUimo tuppUcio affiti nm et' 
bere^ aperte demonstraittr, Christlfafi^, tSTJ^fn^ 
Réimprimé en 1584, sans nom de lieu, ouii aveclei 
mêmes raractlTes, sous ce titre : Mini Ceiêi Semaub, 
de Hœretici» capitali supplicia non affieUndiê. id> 
juncta suni ejusdem at^umenii Tkeodori Jkim €t 
Andr, Dudithii Epistotœduœcontrariœ. Cam indice. 
S. 1. in-8. Les avis sont partagés à IVudroit dn véri- 
table nom de l'auteur de ce livre s • 5iail fvf 
sub Mini Celsi nomine Sebast, CtutaUtmem UÊort 
voluntf atii, ut Sandius, Placcius, AmolOuê, Mh 
letus et ileumannus, hane personam indmtamlJh 
lium Socinum eacistimant.» [Vogt.]. âciiellliori,« 
contraire, veut que ce nom de Minns Gelmi aiil 
bien réel ; il dit que le livre fut d*alM»rd écrit a 
italien, puis traduit en langue latine, et que i^sMr, 
qui professuii la religion catholique, fût converti ptf 
Ik>m. Ochin et Aonius Palearius à la foi protestaaiei 
,Melxi {Anon. et Pseud.), qui consacre un artkieis> 
'sez développé Ji cet auteur, ne nous apprend abM- 
luinent rien de nouveau Ji cet égard ; ce qui est on- 
tain, c'est que parmi les Epistole iialiee recuciUBe 

rr Gtoudio Tolomeo, également de Sienne, et taifr. 
Venise en 1560, in-8, les lettres de FaMo BentifO- 
glio (datées de Venise du 15 sept. 1548) sont adret* 
secs ad Minum Celsum Senensem; ce qui ienble 
être une preuve sans réplique de l'existence de cet 
écrivain. 

En 1572 parut h Bâie une édiUon du Novum TaiÊ^ 
mcntum^ publitk; par Minus Cclsus; tout portai 
croire que son domicile d'élection était cette mèM I 
ville de Bâle, et que c'est par Batilea qa*U nooi ' 
faut traduire ce nom de lien inconnu : ChiistuimA* ' 

Quant au livre de Donatus Gotuisus, nmiCioaBé 
par Fêverlin comme imprimé à Christttngm, & Il 
date de 157S, nous déclarons n'avoir rien trouféi 
apr^M de minutieuses recherches, qui noot mette I 
même de contrôler cette assertion \ le livre et aoD 
auteur nous sont inconnus. 

Ciihistopolis [Niceph . Greg., CantacJ , ville 
d(î Macédoine, auj. KavuUa, Cavala, 
suiv. Forbiger, ou Jeni-Keni, dans le 
pachal. deSaloniki. 

CiiKOBATiA, voy. Croatia. 

Ciikonofolis, Tilsa, Tihit, Tilse, ville de 
la Prusse-Orient, sur le Niémen. 

CuRONUs fl., xpGvoc [Ptol.], vulgô Xp6vOÇ| 



317 



CHHONUS. — CICONUM FLUMEiN. 



318 



ruBONirs [Ammiaji.jy Nemenus, Memela, 
|Cluv., Cell.], le Niémen (en russe Me- 
met) fleuve de TEmpire russe, qui vient 
se jeter en Prusse dans le Curische- 
Haff. 

Chrcddia, Ghruddoim, Chrudim, ville de 
Bavière, chef-lieu du cercle du même 
Dom^ Chrudimensis ùrculus. 

Ghbtse, Xfw [Pausan.], Ile de la mer 
i£gée, a TE. de Lemnos, auj. StrcUi, 
dans rArchipel. 

CHRTsn AUiuRU, Altcnburg (en Hongr. 
Kôros-Banya) bourg de Transylvanie. 

Chrysils, le Kôros, riv. de Hongrie, afû. 
de la Theiss. 

Cdrysoceras [Plin.] , prom. sur le Pont- 
Euiin, auj. Cap de Fera, sur le Bos- 
phore. 

Chrtsopous [Amm. Marc., Plin]., Xçwsô- 
«eXt; [Steph., Strab.], ville de la côte de 
Bithvnie, aiiy. Scutiai (en turc : Ous- 
koudar)y ville de TAnatolie, en face de 
CoDstantinople, sur le canal; elle est 
Gonndérée comme un faubourg de Gons- 
tantinople. 

Uw imprimerie ftitiiiitallée à^cutari, & la fin do 
aiède éenrier, par ordre da sultan Sélim m; le plus 
aBden momment, cité par le célèbre orientaliste 
m de Hammer, comme proTenant de cet établisse- 
■em» est daté de ITM; les presses forent brisées et 
di i |iuiéu en 1817, lors de la réToIution fatale qui en- 
leva au sahan et le trône et la vie ; une manufacture 
de papier, fondée ft la même époque, eut probable- 
le même sort que la typographie. 



CHUîa [Auson.], XoOvoi [Ptol.l, Hunni 
[Amm. Marc., Jornand.]» peuple de la 
^armatie européenne, originaire de la 
Mandchourie, et de race mongole ; sous 
le nom de Huns et conduits par Attila, 
ils dévastèrent l'Europe au v^ siècle ; on 
croit qu^après la mort de ce chef, ils se 
divisèrent, et qu'une partie vint habiter 
le pays entre le Danube et la Theiss, 
auquel ils donnèrent leur nom, la 
Hcngrie* 

CiABRus, KMtSpo;, K-apLgpo- [Ptol.] , rivière 
delaMoesie, auj. le Cztbru ou Zibru, 
dans la Boulgarie Ottom., afH. du Da- 
nube [Forbiger]. 

CHAUE ÎEutrop.], KlêoXai [SoZOm.], ClBA- 

us [lit. Ant.], CiBALis [Dio C], localité 
de Pannonie, entre la Drave et la Savo, 
auj. Vinkoveze, sur le Bosse t, suiv. 
Kruse ; et suiv. qq. autres, Stoilej, bour^ 
d'Ulvne. 

CnnnENsis comitatus, ou Sedes, le Comitat 
d'Hennannstadt{Szeben'èzdie)y en Tran- 



sylvanie, dans la prov. appelée le Pays 
des Saxons. 

CiBiNiuM [Cluv., Cell.], Hebmannopolis 
jCluv.J, ViixA Hermanni, Hermannstadt, 
Szeben, ville de Transylvanie, sur le 
Zibin. 

La réforme pénétra à Hermannstadt en 1529, et ses 
propagateurs appelèrent à l'aide de Ipurs doctrines 
un puissant auiiliaire, Timprimerie; mais ce n*est 

5fu*en 1575, qu'une typographie stable et importante 
onctlonna dans cette ville avec Martinus Ileusler et 
Martinus Vintzler. L'excellent ouvrage de Jean Nc- 
meth sur Pétabl. de rimprimerie en Hongrie et on 
Transylvanie nous fournit à cette occasion tous le» 
détails les plus authentiques; le premier ouvrage 
sorti de leurs presses est intitulé : Schesœi chris- 
tiani imago seu typus de lapsu et reêtitutione hu- 
fiumi generis per Christvm $ine operilna Legis^ 
et cuUituB Leviticis : ex paraàola evangelica, de 
hamine saticio et Samaritano : additum e»t : Car- 
men de sanetorum angelorum offlcio, et eustodia 
erga pf os. 

Impressum Cibinii Transsylvanic, in officina Mar- 
tini IJeusler et Mart. Wintxler, 1575, in-ft*. 

Jean-Henri Crato, fils de l*imprimcur du même 
nom, qui avait ses presses à IVltteberg, vint ensuite, 
et son établissement eut une importance considéra- 
ble. Les typographes sui\ants furent : Joh. Fabri* 
dus, 1598; Jacobus Thilo, 1615-1619; Marcus Pisto- 
rius, 1634-1 650, dont Frolich, dans sa MeduUa geogr,^ 
parle en ces termes : t Ttfpographiam hujut civita- 
ti$ (Gibiiiiensis) Êupa*ioribus annU turpUer protti- 
tuit alaator Marcus Pistorius^ inJurio»€U gumutO' 
que ehartoi in ea imprimendo, > 

Nous ne donnerons pas la longue nomenclature 
des Imprimeurs d*iiermannsladt; notons seuteroent 
la réimpression du célèbre ouvrage du comte de 
Bethlen {Uistaria de rebu» Transylvanicii\ qui fut 
exécutée dans cette ville à la fin du xviii* siècle, 
1782-1795, en 6 vol., tai-8", par rimprimeur Peter 
Barth, pour les premiers volumes, et son fils Jean 
fiarih, pour les deux derniers. 

CiBiNiuM MINUS, Kis-Szcben, petite ville de 
Hongrie, sur la rivière Toriza, dans le 
com. de Sarosch. 

CiBKUs fit. Ant.], Kiêpo? [Procop.J, Ci.vm- 
BBON [G. Rav.], localité de la Mœsic 
infér., auj. Arzer-Palanha, ou Zibm, 
dans la Boulgarie ottomane [Bisch. et 

Môll.J. 

CicEBKS, Zizaria, Zizcrs, sur le Rbin, bourg 
de Suisse (cant. des Grisons, Grau-* 
bûudten). 

CicESTRiA, Chichester (en saxon : Ctssaw- 
ceaster), ville d'Angleterre (comté de 

Sussex). 

M. Gotton dit simplement que cette ville possédait 
une imprimerie dès Tannée 1724. Nous citerons un 
petit vol, Sceman*$ Friend, impr. à Chichester en 
1774; Phistoire de cette ville est admirablement faite 
par le l\év. James Dallaway, et forme le premier vol. 
du splendide ouvrage consacré au Sussexshire, et 
publit' sous le patronage du duc de Morfolk (Lond. 
1815-19-30). 

(lir.iuANv, CiLiANA [It. Ant.], ville de la Lu- 
sitaiiie, auj. Seiœohi, suiv. Ukertj près 
Merida, dans Ttlstramadure espagnole. 

ClCONUM FLllIEN, VOy» LiSSUB. 



319 



CIERIUM. — GEIPHIS. 



m 



CiERiuM, Kiipiov [St. Byz.], Kitpo; [Strab.], 
ville de TEpire, dont les ruines se trou- 
vent près de Mataranga, dans le pach. 
de Janina (voy. Transact, of the Roy. 
Soc.ofLitt, i, 1827). 

CiLENi, CiLiNi [Plin.], KiXivoi, peuple delà 
Tarraconaise; hab. les environs d'Aquœ 
Cilinœy Caldas de Rey, dans la Galice. 

CuJANUM, CiglianOy bourg du Piémont^ 
dans la prov. de Vercelli. 

Cujcu, Zm/s, Z(dch ou Biala, ville de Si- 
lésie (Graêsse). 

Cnxjî fit. Ant.], CiLuuii fit. Hier.], loca- 
lité de Thrace, auj. Kulioti, ou, suiv. 
Mannert, Rayait, dans le pach. d'An- 
drinople (Roumclie). 

CiLNiANA [It. Ant.], ville des Bastuli, dans 
la Bétique, auj. Esteponay dans le roy. 
de Grenade [Bisch. etMôll.]. 

CiLURNiM [Not. Imper.], ville des Briçantes, 
dans la Britannia Romana, auj. Col- 
/erton,prè8 Walwick(Northumberland). 

CiMACULUM, CotfACIUM, COMACHIUM, COMA- 

cuLA, CofwocAto, ville forte d'Italie (dclég. 
de Ferrare). 

CiMARUM, Kip.*pcv 5poc [Strab.], prom. de 
rile de Crète, auj. Capo Spada, dans 
rUe de Candie. 

Cjmbri rCœs., Liv.],Kip.Cpoi [Strab., Ptol.], 
peuple de la Germanie septentrionale; 
habitait le Jutland, et particulière- 
ment les districts d'Aafborg et de 
\Viborg. 

CiMBRiA Parva, Fimbria, l'île de Pemerfiy au 
Danemark (Sleswig). 

ClMBRIANA, CiMBRUNUM, VOy. AlBAN'IUSI. 

CiMBRORUM PoRTus, Cimbrisharriy ville de 
Suède [Bisch. et Môll.]. 

CiMBRORUM PROM., Skogen, cap du Jutland. 

CiMiiNirs Lacus, Ri^ivixXip.vYj [Strab.], Laao 
di Vtro, ou Ijujo di Ronciglione, près de 
Viterbe (Italie). 

CiMTNius MoNS [Liv., T. Peut.], Ciminus* 
IVirg., Sil. Ital.], Mmte (Jtmwjo, ou 
Monte Fogliatw, dans la délég. de Vi- 
terbe (Italie). 

CiMiMus Saltus [Liv.], Sh.va CiminIa [Liv.], 
la. Forêt Ciminietine; s'étendait entre le 
Tibre et Viterbe. 

Cimmëril'm, Ktp.uifiov, localité de laSarma- 
tie europ., auj. Eski-Krimm, sur le fl. 
Salgir, en Crimée. 

CuiOLos, KijxwXcç [Scyl.], Si'^n fSt<'ph.l, Ci- 
mous [Plin., Ovid.J, KiuwoXi; |Ploi.|, île 



de la mer iEgée, auj. JECûno^î, dans l'Ar- 
chipel. 

Cinara Ins. [Plin.],Kivapo; [Plut-j^l'une des 
Sporades, auj. Zinari, 

CiNGA FL. [Cœs.], dans la Tarraconaise, 
auj. Cinca, riv. d'Aragon,affl. del*Êbre. 



CiNGARi, Zingari [Cbr. Bavariœ]^ les 
gari, die Zigeuner, los GUcmos, peuple 
nomade, originaire d'Egypte oudeL'Asie 
occidentale. 

Cingiaccm, voy. Cuaingiacum. 

CiNGiuA [Liv.], ville des Vestini dans le 
Samnium, auj., suiv.Reichard, S.CiUa, 
[Abruzze-Ulter.] . 

CiNGULUM [Cœs.], ville du Plcenum, auj. 
Cingoliy ville dltalie (délég. d^Anctoe}. 

Clnium [Plin.], vUle de l'île Balearis Mt- 
ior, auj. Sineu, ou Calalonga, bourg de 
Vile de Majorque. 

CiNNA, voy. Cenna. 

CiNNA [It. Ant.], XiTKL [Plol.], en lUyrie, 
auJ., suiv. Mannert, Zetta ou Zenia, sur 
le lac de Scutari, en Albanie. 

CiNNiANA [It. Ant.], dans la Tarraconaise, 
auj., suiv. Reicnard, Cûirdiaj bourg de 
Catalogne. 

CiNNiBANTUM [ Not. Impcr. ] ^ KimMUm, 
bourg d'Angleterre (comté d'Huo* 
tingdon) . 

CiNUM, ScL\uM,Ctti, bourg de Suisse (Cdes 
Grisons). 

CiRCEi'M Prom. Kipxaîcv ixpw» [Str., Pt.), 
CiRc.EUM ji:gi:m [Virg.], Circjeia jcga 
[Sil.], mont, du Latium, auj. MonteCir- 
rello, montagne de la Campagne de 
Rome, près San Felice. 

CiRCËU [Cic, Hor.], Kipxsùci, babitants 
d'une colonie romaine dans le LAtium, 
auj. CircellOy près de Civita-Vecchia. 

ClRCESTRlA, voy. CoRISIUM. 

CiR<:oNiENsis LACUS, Lttc Czirknitz, en Uly- 
rie, dans le cercle d'Adelsberg (inner- 
Krain). 

CiREOLA, Zirly CirlCy bourg du Tirol, près 
Innspruck. 

CiRICIUM, CiRNA, CZERCUM, CZERSCUIA, 

Czerckf yïWe de Pologne, sur le Weicbsel 
(Woicw. de Mazovie). 

CiRpiiis. K(p<pt; [Strab.j, mont, de la Pho- 
cide,au S.-K. de Delphes, auj. Xerommi, 
ou, suiv. Kruse,Ztme7<o, près de l'isthme 
de Corinthe. 



321 



CIRRHA. — CIVITAS DlVi PONTIl THOMERIARLM. 



322 



CiiuiuA [Plin., Stat.], i Kip(« [Ptol., Strab.], 
ville de Phocide, sur le Sinus Crissœus^ 
auj. Aspro$pitif en Livadie, sur le golfe 
de Lépante; sxx\y. d'autres géographes, 
Sakma. 

CmnsA [lu Ant.], Certisia [Geo. Rav.K 
Certis [Tab. Peut.], Kipriwa [PtoL], ville 
de la PannoDîe, auj. Diakovar, ou,suiv. 
Reichard, Kmdries, localités de Slavo- 
nie (Autriche). 

CisAXUs. Kt<nuto< [PtoL], ville du N.-O. 
de l'ile de Candie, auj. Kisamo-Kasteii. 

CisoNiuM, Chisoing, Cisoing, bourg de la 
Flandre VVailonne (Nord) ; anc. abbaye. 

CissA, Hîon [Polyb.l, Cissuii [Plin.], local, 
des Lacetani, aans la Tarraconaise, 
auj. Gwnona. 

CissA, voy. Cressa. 

Cbiercium, CUeaux . hameau du dép. de 
la Côtenl'Or , dans Tarrond. de Beaune, 
célèbre par son abbaye prélatiale de 
Bénédictins, fondée en 4098; depuis 
chef-d'ordre duquel dépendaient 3600 
abb. ou prieurés. 

Lei priTilégês de Vorén de Qtetax ont été impri- 
nés ft DUon en 1^1. M. Cotton nous apprend qu'une 
iMffiiwrle lût hMallèediiis le monastère, au com- 
■MBcement dn Zfu* siècle, en 1602, et que le typo- 
gnatae anqnel Pabbé confia Pexploitation de son ma- 
icnel s*kppdait Jean Savine; u s*appuie du nom de 
M. Bmnet pour authentiquer ce fait : or Jean Sa- 
vtne (V07. QuiOft-Locos) fut appelé en 1006 à l*ab- 
bm de Oairlieu, près Nancy ; H aurait pu exercer 
i Cneanx en 1602 et, sur la demande de l*abbé de 
Uairlieu, être envoyé par le monastère chef-d*ordre, 
ouatre ans après en Lorraine. Ce fait n'est point suf- 
Bsamment éclairci, et nous regrettons de ne point 
avoir trouTé le vol. oue M. firunet cite comme im- 
primé à Qteaux en 1602. 

Quoi qu'il en soit, la proximité de Sens, ob nous 
tnmnws un imprimeur du nom de Jean Savine, piu4 
et vingt ans auparavant (en 1569), nous fait supposer 
que Ivbbé de uteaux le fit venir de cette ville pour 
lui confier la direction des presses de son ordre. 

CnusRON sfONs, RiOaipMv, montagne de la 
Béotie, près Thèbes, auj. Kithùnm ou 
ElaHa. 

Citharista [Mêla], Cesarista, Ceyreste, 
bourg de Fr. (Bouches-du-Rhône) . 

Cjtharistes Prom. , KiOatpi<mn; [Ptoi.], le 
Cap d'Aigle, sur la Méditerranée, près 
de Ceyreste. 

ùnuM [Plin.], Kin^v [Strab.], ville de l'île 
de Chypre, sur la côte S., auj. Chieti, 
ou Chtti. 

CmcM, CizA [Cell.l, Ziza [I.uen.], Citizum, 
CrrzA, Zeitz^ ville de Prusse, dans la 
rég. de Mcrseburg. 

Le premier livre imprimé dans celte ville que nous 
connaissions est celui-ci : Christophorus CtUariuu 
Portm Sfriœ Mire nova mtthoûus grammaliot, 
Cixae, 1677, in-4. (CaL Elzev. 1681, p. 107.)— Cellarii 

DfCnON?!. DE GÉOOR. 



(CHrtstophori) PMloloçiœ taerœ tciographia, Ziic, 
1678, in-ft ; et encore : CeUarius, EutroJHi Brevia- 
riumHUtoriœ RomanœXAtm, 1678, in-8. 

Puis vient : 

En 1680, IVaehricM ûber l/errn D. Nicofai Selnee- 
eeri vont 80 vnd ettiehen narhfolgenden Jahren 
herumçetragene Deutung, Zeitt, 1680, in-8. (CaL 
Bibl. Pulcovensis, p. 242.) 

Pour Itiistoire de Zeitz^ voy. la Bibl. Saxotu, de 
Struvius, p. 657 et suiv. 

CiTUATUM, GmjoRUM iNsuLA, ScMtt, île du 
Danube, dans la Basse-Hongrie (com. 
de Pressburg). 

Dus, CiUM [U. Ant.], localité de Mœsic, 
auj.. suiv. Reichu^, Rosestiy dans la 
Boulgarie ottomane. 

CiVTTAs, Civedùy bourg de la Vénétie (prov. 
de Brescia). 

CrviTAs Carsici, Carsicum, La Cieutat (au 
xrv* s.J, La Cioudad (en Prov.), La Cio- 
ta/, ville de France (Boucbes-du-Rbône) . 

CrvTTAS AcREUA ÀQUENsis, voy. Aqu^. 

CrviTAS AusTRti, CiviTAS FoROJULiENsis, voy. 

FORUtf JULU. 

CivrrAS Campani^, Campanu, Campagiuiy 
ville d'Italie (Prineip. Cit^r.). 

M. Temaux cite un livre imprimé dans cette ville 
en 1545 : Bepertorium mirtflei apparatug D, ioan- 
ni» Ant. de Sigris, eitîtatU CampanUe, tuper ejr- 
iravaganti constitutione ClementU Papœ Fil con- 
tra ciertcot non incidente» in hatfitu et ion»ura,„ 
Impressum in civitate Campanic... per Franciscum 
de Fabris de Gorinaldo...lb&5, in-folio. 

Un écrivain du même nom, Nicolo de Nigris, pu- 
blia en 160U à Naples, Vlttoria di Campagna^ in-ft. 

La Ubreria de* Volpi nous fournit l'indication d'un 
second volume imprimé dans cette localité au xvi« 
siècle : lo, Nicolau» Bogeriiu, in GeUenum de jom- 
guini» mi»sionef in civiiate Campaniae, 1570, in-4. 

CiviTAS CastellaxNa, Città di Castello, sur 
le Tibre, bourg de la délég. de Pérouse. 

ClVITAS CURIOSOPITIM, VOy. CORIOSOPITUM. 

CiviTAs DIVIN! vuLTus (?). Ccci cst un noHi 
de lieu qui se trouve sur la souscription 
d*un livre imprimé en 1482, et signifie 
Vérone; cette dénomination viendrait 
du sacrosanctum sudarium de Ste Véro- 
nique, d'après M. Brunet. 

ClVITAS DlVI PONTII TIIOMERIARCM, St-PonS 

de Thomiers, pet. ville du Languedoc 
(Hérault). 

LMmprimerie remonte en cette petite ville ft Tan- 
née 1516. M. Bnmet consacre au liv/e tare qu'il dé- 
crit, Ji cette date, un article consciencieux, que nous 
ne pouvons mieux faire que d'analyser succincte- 
ment : t*rolflematamagiattiBartholitmeidtSoHiolin 
vivarien»is medici : p bonamnî artium magistri : 
nec non in facuttaie mcdicine ex aima mOtispesu- 
lani vniucrtHide merito graduait : $uper »exage- 
tiarium astronomie ad modû vtiie et profecto ad- 
mirabile in*trumentum : subsequenter ineipiunl. 
Au bas du v du dernier f. : Impressum fuit opus 
pscns. 150pblcmatû magistri Bartholuiiici de solliolis: 
sup scxagcnariû : in ciuitatc diui l'ôtii thomeriav : 
p Alagtra lo&nè de guerlins impssiorie artln mirilicû 
artifice. Anno Christi. 500 et. lO. sup: lOOOailoaûi 

U 



323 



CIVITAS DUCALIS. — CLARAVALLENSE CŒNOBIUM. 



324 



mundi. 6860._die i^o. 28. aprilis. sole 18. gdO taari : 




imprimé en très-petits car. goth., d'une grande net- 
teté et sur un exceUent papier ; sur le titre une gra- 
vure sur bois, ob figurent deux hommes occupés 
d'obserrations astronomiques. 

Remarquons le nom de cet imprimeur, un de ces 
artistes nomades, comme nous en trouTons un si 
grand nombre à cette époqup ; en 1510 nous le voyons 
ji Toulouse; mais plus de vingt ans auparavant il 
exerçait son art en Espagne, signant tantôt Jean de 
Gherlinc et tantôt Jean de Gherlins, à Braga en IftM 
et à Barcelone en 1408. 

CiviTAs DucAus, CUta-Ducale, ville dltalie 
(Abruzze-Ultér. H). 

ClYITAS 1mP£RIAUS AI) GOSAM, VOy.GoSLARIA. 

CiVTTAS Indaginis,'Haga Schauenburgi, Stad- 
TUAGA^ Stadthagen^ ville de la petite prin- 
cipauté de Schauenburg-Lippe^ entre la 
Prusse et le Hanovre. 

Feverlin nous dit que cette ville possédait une im- 
primerie en lôlft,et voici le titre du premier volume 
exécuté : Kirclien^Ordnung unser von Gottes Gna- 
den HmaUt grafen zu HottteinSchaumburg und 
stemberçy worin zu âehen, voie et mit Lehr und 
ceremonien in umem Graffeiiaflen und Landen 
hinfOro mit GôttUcher HUlfe gehaUen werden soU. 
1 . cor. Xi V, Lasaet ailes in der Gemelne ekrlieh 
und odentlich zugefien, Gedruckt au Stadthagen in 
Jahr 1614, in-ft, de 270 p. 

Livre fort rare« même dans le comté de Schauen- 
burg, nous dit Bunemann, in Cotai. Biblioth, p. 101. 

CiviTAs Lavuwa, voy. Lanuyium. 

Ci VIT AS MoNTis Graccensis, voy. Zagrabia. 

CiviTAS Nabcnetum, voy. Namnetus Portos. 

CiviTAS Noya, CUtà Nuova, pet. ville d'U- 
lyrie (gouv. de Laibach). 

CiYiTAs Plebis, Civita ou Città délie Pieve, 
ville d'Italie (délég. de Pérouse). 

CiviTAs Regaus ou Regia [Cluv.l, Ciudad" 
Real, ville d'Espagne, dans la Nouv.- 
Castillc^ chef-lieu d'Intendance, anc. 
capitale de la Manche. 

Cette ville ne figure pas dans la nomenclature, 
donnée par Mendei, des villes d'Espagne qui ont pos- 
sédé ou possèdent aujourd'hui une imprimerie. 

CiviTAS Rëmorum, voy. Rémi. 

CiviTAs RoDERici, RoDERicopous, Ciudad- 
Rodrigo, ville forte d'Espagne, dans le 
royaume de Léon : quelques géogra- 
phes ont vu dans cette ville remplace- 
ment de l'anc, Lancia Transcudana. 

Même observation que pour Giudad-Real; ne figure 
pas au CataL de Mcndcx. 

ClVITAS SaLLSARLM, voy. SALINiE. 

CivriAS Sancti Angeli, Civita di S. Aiigelo, 
bourg du Napolitain (Abruzze-Ultér. i).' 

CiviTAS TuTA, CivrrATULA, CtWadcWa, ville 
de la Vénétie, sur la Brcnta (prov. de 
Yicence). 

CiviTAS Yallenshim, voy. OcroDiTRiis. 



CiviTAs Vasatica, voy. Vasatum. 

CiviTAs Venetorum, voy. Dariorigum . 

CiviTAs Vetus, voy. Centum-Gells. 

CizA, voy. CmuM. 

Clagenfurtum, voy. Claudia. 

Clamarduh, Clamari-'SouS'Meudon, bourg 
de France (Seine). 

CLAMEaACUM, ClaMUCUM, CLEMENTIACDli, 

Climiciacum^ Clamecy, ville de France 

(Nièvre). 

ClAMORGAMA, GlAMORGAMIENSIS COICTATCS, 

Glamorgan, comté d'Angleterre, dans le 
pays de Galles. 

Clampeda [Liv., Mêla], Clampeia [Tab. 
Peut.], AajxTWTita [Polyb.J, ville duBrot- 
tium, sur la côte 0., auj. Cetraro, dans 
la Calabre Citer., ou, suiv. d'autres 
géogr., San Lucilo. 

Clanis fl. [Plin., Liv.], Glanis, fl. d'É- 
trurie, auj. le Sacco ou Fnime di Corn- 
pagna, et, suiv. quelques géogr., la 
Chiana, affl. de TAmo. 

Clanis, Clanus, le Clain, riv. de France, 
afïl. de la Vienne. 

Clanius fl. [Virg.], Glanis, rxovc; [D. Ha- 
lic], fleuve de la Campanîe, aoj. le 
Clanio, dans la Terra di Lavoro. 

Clanoventa [It. Ant.], Glanniranta [Net. 
Imp.l, localité de la Britannia Romana, 
que l'on croit retrouver dans l'anc. ab- 
baye de Holme, sur le Firth of Solway, 
côte N.-O. du Northumberland. 

Clanum [1t. Ant.l, localité des Scnones, 
dans laquelle Ukert voit Villeneuve-sur- 
Vanne, et Reichard, Chailly (Seine-et- 
Marne). 

Clara, Regia Magna, Kralowa-Weliha, 
bourg de Croatie. 

Clara, Clare, anc. ville d'Irlande, dans le 
comté du même nom, sur le Fergus 
(Munster) ; n'est plus auj. qu'un village. 

Claramontidm, voy. tLAROMONnuM, Clards 
MoNs et Arverna. 

Clarascum, Quierasque, Cherasœ, pet. ville 
du Piémont (prov. et au N. de Mondovi). 

Voici un livre imprimé dans cette ville en 16S1 1 
Aggiustamento pcr l'cssccutione del trattato dtt 6 
di aprile 16S1, fatto in Cherasco, Cberaaco et t^via, 
jier gli Ilercdi di G. B. de Rossi, 16.31, in-A. La Sto- 
ria ai Cherasco^ par Francesco Voersio, fût impri* 
niée à Mondovi, en 1018, iii-4. 

CLiVRAVALIJîxNSE CœNOBIUM, ClARA VaLUS, 

Clairvatix, ville de France (Aube) ; anc. 
et illustre abbaye de S.-Benoît, fondée 
en 1 H5, et dont S. Bernard fut le pre- 
mier abbé. 



3â5 



aARA VALUS. — CLARUS MONS LOTHARINGliE. 



326 



Clara Valus, ClairvauXy bourg de France 
(Jura). = Ckravaux, bourg du dép. de 
la Haute-Vienne. = Clerevaux, bourg 
de Franche-Comté (Doubs). 

Clarexna [T. Peut.], localité de laRhétie^ 
sur l'emplacement de laquelle les géo- 
graphes sont divisés : est-ce Munderkin- 
gen, ville du Wurtemberg [Kruse]; 
Kirchheim, ou Rain, pet. ville de Ba- 
vière, dans le cercle du haut Danube ? 

Clarentu, Clarence, ville d'Angleterre 
(C. de SufTolk). 

Clarucum ad Ligerim^ Cleriacum Aurkllà- 
îCEssE, CUry, sur la Loire, ville de 
France (Loiret); Louis XI fut enterré 
dans son église de Notre-Dame. 

Claritas Jdua, Espejo, bourg d'Espagne, 
dans le roy. de Cordoue. 

Clarium, Chiari, bourg du Milanais (prov. 
de Brescia). 

Ci^rofontandm Palatium, Hellebrunn, châ- 
teau de plaisance, près Salzbach, en 
Autriche. 

Claromons, ChicBramonie, bourg de Sicile, 
dans le Val di Noto. 

Claromontu Collegium, le Collège de Cler- 
mont, à Paris, appartenant aux RR.PP. 
Jésuites. 

Sentence da 6 octobre 161A, contre le P. François , 
Loriot, Jésuite, par laqaelle défenses sont faites audit 
P. Loriot, et aux prêtres et aux écoliers du collège 
de ClermoDt, de tenir aucunes presses, caractères et 
ustensiles de librairie, imprimerie et reliure, ni 
d*entreprendre à TaTenir sur l*art et fonction desdits 
imprimeurs, libraires et relieurs de livres, à peine 
de confiscation et de 5Q00 livres d'amende. 

Quand, au siècle dernier, les jésuites furent chas- 
sés de France, leur admirable bibliothèque, dans la- 
quelle était venue se fondre celle de Tarchevéque de 
Ilarlay, fut adjugée au collège de Louis-le-Grand, 
par arrêt du 2ft février 1704, et la vente en fût faite 
dès le mois suivant ; la jwUce interdit la vente de 
V Encyclopédie^ c'est-à-dire des 7 premiers vol. qui 
étaient parus, et, ce qui est biiarre, des tableaux 
de Tonorel etPérissin. 

CLAROMOînTCM, voy. Arverna. 

flous juterons à la notice que nous avons con- 
sacrée à rimprimerie de Clennont : Les arrêts du 
conseil du 21 Juillet 1704 et du SI mars 17S9 autori- 
sent la ville de Clennont à conserver deux impri- 
meries. 

Ces deux imprimeurs, en 1764, lors du JRapport 
Sartines, éuient Pierre Viallanes, |)ourvu depuis 
1736, avec trois presses; etU-Pierre boutandon, re<;u 
naître et imprimeur du roi en 1755, avec quatre 
presses ; la charge d'imprimeur du roi était dans la 
famille des Boutandon depuis 1697. 

tne sentence du Châtelet du 2 Juillet 1625, pour 
les syndics et adjoints de la communauté des librai- 
res de Paris, fut prononcée contre Guillaume et Biaise 
Pucbal frères, marchands papetiers, qui avaient fait 
imprimer par Métayer, maître imprimeur. Appa- 
ratu» in ('iceronem, in-A, laquelle édition fut con- 
fisquée, et ledit Métayer condanuié à rarocnde, avec 
défense auxdits Paschal de plus contrevenir aux rè- 
glements, à peine de ftOO liv. d'amende. Confirmé 
par antre sentence du SO Janvier 1626 ; et cette sen- 



tence contradictoire porte que Biaise Paschal, mar- 
chand papetier d'Auvergne, sera condamné à remet- 
tre les exemplaires des livres saisis, etc. Arrêt du 
conseil du 22 août 1626, confirmant celui du 20 fé- 
vrier, qui condamne les f^rères Paschal, marchands 
Sa()etier8 à Paris, en 200 livres d'tanende, etc. Ce 
uillaume etce Biaise Paschal, papetiers d'Auvergne, 
et possédant un dépOt à Paris, étaient, croyons- 
nous, proches parents de leur illustre homonyme. 

Claromontium, Clakemontium Lutevense, 
Clermmt de Lodéve, ville de France (Hé- 
rault). 

Claromontium, CLAROMONS^C/eriTum^, bourg 
et château d'Anjou (Maine-et-Loire)^ 
qui donne son nom à l'illustre maison 
des Clermont-Gallerande. 

Claromontium^ Clermonty bourg et château 
du Viennois (Isère), d'où viennent les 
Clermont-Tallard [P. Anselme]. 

Clarus fons, Sherbome, bourg d'Angle- 
terre (C. de Dorset). 

Clarus locus, Clarolocus^ Ckàrlieu- lez- 
Nancy, village de Lorraine (Meurthe), 
où les ducs de Lorraine avaient un châ- 
teau; anc. abb. de Citeaux, fondée en 
1159, par Mathieu, duc de Lorraine. 

En 1606, dit M. Beaupré, une nouvelle Imprimerie 
vient prendre place dans les annales de la typogra- 

Rhie lorraine; c'est celle de rahbaye de Qairlieu-îex- 
ancy; un typographe du nom de Jean ^tevine (an- 
pelé peut-être de Sens, où nous voyons une impri- 
merie de ce nom en 1569) et certainement de CIteaux, 
si la supposition que nous (iiiit émettre une*assertion 
de MM. Brunet et Cotton peut être admise (voy. 
CiSTERcniM), y établit, ji l'instigation de Pabbé des 
Bernardins, une imprimerie dont les produits sont 
remarquables par la beauté des caractères et par une 
exécution presque eizévirienne ; en 1609 les presses 
conventuelles cessent de fonctionner, et Jean Savinc 
va s'établir Ji Nancy. * 

Pendant ces trois années huit ouvrages sont im- 
primés tant au monastère des Bemandins qu'à la 
maison qu'ils possédaient à Nancy, rue de la Mon- 
naie. 

Le premier est à la gloire de l'illustre fondateur 
de l'ordre : Fffa ei miracula tancU Bernardi, 
primi ClarevaUis abbatis et prœcipui sacri Cisler' 
xiensis oroinis illustratoris, a quodam ipsius or- 
(Unis monacho metrice édita. Pet. in-8, de S6 If. 
imprim. en ital. à l'exception des sommaires qui 
sont en car. rom. ; ft la un, au v<* du 56* f. Clari- 
Loci ad fianeeium. Excudebat Joannes Savine ty- 
pographus. Anno domini 1606, sign. A-Eii. 

Le plus important des huit ouvrages sortis de l'ab- 
baye de Clairlieu est le : Discours des cérémonies, 
honneurs et pompe funèbre faits à l'enterrement 
du très-haut, très-puissant et serenissime prince 
Charte III du nom, duc de Calabre, Lorraine, 
Bar, etc., par Claude de la Buelle, secrétaire des 
commandements de feue son altesse,,, k Cler-lieu- 
lez-Nancy, i)ar Jean Sauine, 1609, iu-8, de vui-202 f., 
plus S f. non chiffrés. 

A partir de 1609 les ouvrages dont la souscription 
est datée de Qairiieu sont imprimés à Nancy. 

Clarus mons Bellovacensis, Clermont en 
BuuvoisiN [Gr. Chron.], Clermont en 
BeauvoisiSy ville de France (Oise); anc. 
comté. 

Clarus mons Lotiiaringle, Clennont en Ar* 
gonnCy bourg de France (Meuse). 



327 



CLARIS MOÎSS. — CLAVASIUM. 



32S 



CLARUSMONs,Mow<ecAt<iro, ville de Sicile(?). 

Falkenstein, et, d*après loi, M. Cotton signalent 
rimprimerie comme existant dans cette localité en 
1655. Le titre du livre dont veut parler le rèr. doc- 
teur nous est fourni par Haym t Îm vita di Cesare 
Borgia, detto poi U Duea VaUntino. Oa Tanuuo 
TonuuL Montechiaro, 1055, in-4, réimprimé audit 
lieu en 1671. Malheureusement tout nous porte ft 
croire que le lieu dMmprcssion est supposé, et nous 
pensons, avec Meizy, quMl fut exécuté à Macerata. 

Clasis, riv. d'Ombrie, auj. la Chiascia, 
al'fl. du Tibre. 

Clastidium [Liv.], KXawrt^iov [Polyb., Str.], 
ville de la Gaule Cispadane^ auj. Cas- 
teggio, ou Schiateggio, près du Pô, bourg 
entre Plaisance et Tortona,en Piémont. 

Clater (eris), Cleder, village près St-Pol- 
de-1^on (Finistère). 

Claterna [Cic, Plin.], Ciaternum [Geogr. 
Rav.], KXiTtpva [Ptol.], ville de la Gaule 
Cispadane, auj. Vortflfnono, bourg d'Ita- 
lie (délég. de Bologne). 

Claudu [Plin ], Claudivium, KXau^ioûîov 

S Ptol.], KXaw^ÔYiGv, Clagenfurtium, ville 
le la Norique, auj. Klagenfurty sur le 
Danube, ville de la Haute-Carinthic 
(Autriche). 

Falkenstein nous donne 1777, comme la date dt 
rintroduction de la typographie dans cette ville. 

CI.AUD1A. Claudia fossa, Chioggia, Chiozzia, 
ville lorte de la Vénétie, au S. de Ve- 
nise, à l'extrémité orient, des lagunes. 

Claudia Castra, Claudiocestru , voy. 
Clevum. 

Claudianopolis, Claudiopolis [Cluv.,Cell.], 
CoLOsvARiA, CoLosvARiuM, Clousefiburg 
(en hongr. Kolosvar), ville forte d'Au- 
triche, capitale de la Transylvanie, 
ch.-l. du pays des Hongrois, l'un des 
trois districts de la principauté. Patrie 
de Mathias Corvin. 

JoannesNémeth {tyvogr.Hungariœet TranssUv.) 
ne fait remonter qu'à 1550 l'imprimerie h Kolosvar ; 
ce bibliographe nous inspire une confiance absolue, 
mais nous devons cependant noter un volume por- 
tant une date antérieure, dont Vogt [Cat, Ub. rar,) 
nous fournit la description : Jo, Deeit syntagma 
institutionum juris imperiaUs llungariei, quatuor, 
vtrtpieuii quœttionum ac retponsionum Ubriscom' 
nrehentum. Oaudiopoli, 1559, in-ft. 

Vers la même époque, mais ne portant pas de date, 
naratt un livre célèbre, dont Schelhom nous donne la 
descripUon : Pulmen de Cœto Delapsum Trinitario- 
rum Deum Triunum Contundaa, Oaudiopoli in 

Transylvania. „.",.. 

Ce livre, ou plutôt ce Blasphème, comme rappelle 




réellement imprimé à Kolosvar, il fut saisi et supprimé 
avec un tel soin queSchelhorn raconte qu*un de ses 
amis, vir entdilus^ cuju» relationt hoc debeo, $e 
omni cura in ipsa Transylvania hune librum titn 
comparare haud potuisse, affirmavit ; ce qui est 
parfaitement sûr, c'est qu'il a totalement disparu. 
En 1545 Caspar lleltal ou Heltl, après avoir ter- 



miné scsétudrs à Wittembcrg, revint Ji Kolosvar, sa 
patrie, en qualité de pasteur, et y fonda un établis- 
sement typographique qu'il dirigea lui-même de 1550 ft 
1577. Sa veuve lui succéda de 1578 à 1580; puis son 
fils, gui portait le même nom, Caspar Ileltai, et ce 
denuer étant encore sans enCints, sa soeur Anna, ma- 
riée au sénateur Mathias Raw, hérita des prcMetetdn 
matériel de la famille. 

En 1551 run des ouvriers de Caspar Heliai le père 
fonda lui-même une imprimerie; il s'appelait Georae 
iloffgreff (1551-1558). 

Voici le premier livre imprimé par C Héltai : 

Bitus explorcmdœ veritaHâ, quo HwÊgarieaNûr 
tio in dirimendis controveriiiM anteannos SfeO irs« 
e»t, et ejus testimonia pturima in taerario Mummi 
templi Varadiensis reperta, Colosvarii, 15S0, in-è ; 
à la fin : impressum ColoêvarU per G, H, [Catp^ 
rem i/eltum) . 

George Hoftgreff a publié en 1551, de concert avec 
son maître C. Hcluî iSumma ChriBttteher Lekrer 
Auderst, der kurse CathecMsmuM durek Cmpcr 
Helth, Pfarrertt tu Klauuntmrg; ft la fin: Zn KÎm- 
senburg in Siebcnbfirgen durch Kaspar Helth and 
Georg Hoffgreff, 1551, in-8. 

En 1555, nous le voyons signer seul les livres 
qui sortent de ses ateliers : INafyjii aeripii tfon- 
cari,..conMeripta per Franc, Hov&Ka... Impreaanm 
Qaudiopoll Transylv. per Georgium BoOip^ioM, 
ann. mdlv, in-^o. 

Claudiopous, s. Claudii Fanum, SaùU' 
Claude, ville et évèché de Fr. (Jura). 

A la fin du xvni* siècle, dit H. Gaullleor, à Toc- 
casion de la révoIuUon française, on imprime dans 
cette petite ville un grand nombre de brochures. 

ClaudiusMons [Plin.], montagne de Croa- 
tie, près de Warasdin, dominant le 
cours de la Drave. 

Claupivium, voy. Claudia. 

Clausa, Chiusa, bourg de la Vénétie (dé- 
lég. d'Udine). 

Clausentum, voy. Ajîtona Meridionaus. 

Clausksa, Clausium, Clausen, ville du Ty- 
rol, entre Brixen et Botzen. 

CijilUsthal, ville de la Basse-Saxe, dans 
le Brunswick, dont nous ignorons le 
radical latin. 

Falkenstein dit que cette ville eut une imprime- 
rie en 1727. 

Claustriburglm, Claustrum Neoburgense, 
Klostemeuburg, sur le Danube, ville 
d'Autr. (Cercle infcr. du Wienerwald). 

Claustrum, Lencloistre, village de France, 
près Châtellerault (Vienne). 

Clausula fl. [Liv.], fleuve de l'Illyrie 
grecque, auj. la Morascaou la Drinassa 
[Forbiger]. 

CLAUsiTLiE, Cli'siî, Sluys (écluse), ville de 
Hollande (pr. Zeeland). 

Clausulje NiGRiE, Swarte-Sluys, bourg de 
Hollande (Over-Yssel). 

Clavarum, Claverium, Chiavan, ville d'Ita- 
lie (prov. de Gènes). 

Clavasium, Chiavasco {Chivas), ville d'Ita- 
lie, au N.-E. de Turin, sur le Pu. 



329 



CLAVENNA. — CUTIS. 



330 



Un imprimeur nomade, Jacobinus de Suigo de 
Sanao Genoano, qui eierçait à Venise en 1A85, vint 
rannëe suivante, sans doute avec un matériel rou- 
lant, essayer de Qiivauo, alors l*une des places les 
pins fortes du Piémont : il y publia un seul volume, 
et contimia sa route Jusqu'à Turin, ob il se fixa de 
1M9 è IM»; puis il passe les Alpes et nous le voyons 
exercer à Lyon en 1490 et lft97 ; enfin Tamour de la 

Strie le ramfeDe è Venise en lAW, et ce fut sans 
ote Ik an*fl termina sa vie tourmentée. 

Les biuiognplies ne citent de cet imprimeur qu*un 
seul ouvrage imprimé à Chivasso; en voici le titre 
exact : Amtkui âe CUwasio nomma Angeliea die Ca- 
jfdiu CoMCienfte.— A la fin : Jacobinm de Suigo de 
MPteto G&rwumo kmlvâ impreatonU anctor ad Ueto - 
rem; pois viennent six dbtiques à la louange de 
rantenr, et la souscription i Impreesum Hoe opus 
ClmmasU eumo chrittiane êalutis Hcooa octuaae- 
simo êexto, tertio idtu maU, fetteiter imperâtibus 
itmoeemtlo octavo Ponttfiee maaotmo et Karolo 
ttlMsCrteteio duee Saàaudie Pedemontaneque re- 
gianlM, iiKft, imprimé en gros caractères goto. 

Dans une réponse de rameur k une lettre de Jér. 
Tomielo, il s'exprime ainsi : • Magistro JaeoàiHO 
de wtmeio Germemo tu prœfata arte peritiâttmo, ut 
wl0f» tulM potiM monm geram, imprimendum 
(llbrum) trwumUto. • 

Clavenna fltin. Anton., T. Peut. ^ P. 
Diac.], Tule de la Rhaetie^ près du lacus 
Comaceous. auj. Chiavenna (en allem. 
Ckeven), Tille du Milanais^ dans la Val- 
teline (délég. de Sondrio). 

Imprimerie en 15M : Franc. Nigri de Panini Fa- 
vtitiM et Dom, BaaatiensiM morte Metoria, Ua- 
venue, 15M, in-8 (llaym). 

Claverium^ Toy. Clavarum. 

CLEif£imA£UM^ voy. Glameciacum. 

Cleonj: [Uv. , Ovid. , Plin.] , KXtwvat 
[Hom., Pind.],ville dv. TArgolide, au S.- 
O. de Corinthe^ dont les ruines se trou- 
vent près de Kurtesi, dans le dioc. de 
Nauplie. 

CLEPiAcuif IN PAG0 Alnetensi^ Aultioy-eri' 
Brie ou Aunoy, village du dép. de 
Seine- et-Mame, suiv. l'abbé Lebeuf. 

Clepidava^ KXT^î^ouia [Ptol.]^ ville de la 
Sarmatie europ., auj.^ suiv. Cluvicr^ 
Kaminiec, Kamenetz, ville forte de Rus- 
sie^ cbef-iieu du gouv. de Podolie. 

Clepsydra Fons^ KXt4>o^pa [Pausan.]^ pet. 
riv. de la Messénie^ près du mont 
Ilbome^ auj. le Secreci [Pouqueville]. 

Cleruccm^ voy. Clariacum. 

Clesius^ voy. Clusius. 

Cleyum [Itin. Anton.L Glevum^ Glebon 
GoLONU [Geo. Rav.]^ Glaudia Gastra^ 
Glocestru (au xu« s.^ Gleaweceaster), 
Gloueester, Ghcesier, anc. ville des Do- 
boniy dans la Britannia Romana^ auj. 
cbef4ieu du comté du même nom, sur 
la Sevem. 

Le Dr Cotton cite comme premier livre imprimé 
dans cette ville : un Sermon^ by Rev. Jobn James, 
173t, io-8* (inconnu à Lowndes). l'n Journal, the 
GtoiÊceeter Journal ou Chroniele{1)y parut pour la 
pr em i ère fois dans cette ville, le 9 avril 1722, im- 



primé par Richard Raikcs, qui mourut en 1757 ; un 
voL in-4* d*une certaine importance typogra- 
phique y rut aussi publié en 1704 : Grieve't {James) 
History of Kamtschatka and the Kurilscki li- 
land», with Maps and Plates ; ouvrage curieux tra- 
duit du russe de Krasheninnicov. 

GUQACUM^ voy. GUPIACUM. 

Glimberis^ Gumberrum, voy. Augusta Au- 

SCIOBUM. 

Glinucum^ Glunacum villa, Glitnucum, 
Gluninium [Ann. Vedast.], Clugny, 
Cltmy, ville de Fr. (Saône-et-Loire). 

Anc. abbaye, chef d'ordre des Béné- 
dictins, fondée en 9i0 par Bernon, 
sous la protectjon de Guillaume î^*'', 
comte d'Auvergne. L'abbaye de Gluuy, 
à Paris, ne fut fon^lée qu'en 1269, par 
Yves de Vergy ; trois conciles. 

Le Missel de Cluny, imprimé en 1483, porte une 
souscription qui indigue le monastère lui-méiiie 
comme lieu d'impression; cette souscription nous 
parait précise, et nous la rapportons : 

Missale Cluniacense, A la fin, en car. rouges i 
Beuerendissimus et Pater Dominus Dominus Jaco- 
bus de Amboysta abbas—prœsens Missale ordinare 
fecit, Quod tandem industriosus ingeniosusque vir 
maçister Mpehael WensUr, eivis'BasUiensis, plmt 
affectu dewtionis auam luerandi causa, impresait 
in Ciunfaeo, anno Domini millesimo quadringen" 
tesimo tertio, die nona mensis Julii, pet. in-ful. 
Nous avons vu ce Michel Wensler, à l'histoire typo- 
graphique de Bile ; il fut le troisième imprimeur de 
cette ville; nous avons omis de rapporter Ui ce fait 
curieux de son excursion à Tabbaye de Quny ; nous 
ne pouvons du reste expliquer cette bizarrerie de 
l'abbé qui a sous la main tous les imprimeurs de 
Lyon, et s'en va en chercher un en Suisse; la Bour- 
gogne était depuis six ans province française; et 
Kut-étre que le monastère de Cluny était resté 
urguignon dans l'âme, et n'avait pu pardonner au 
roi de France la rapacité avec laquelle il avait 
étendu sa main puissante sur la plus belle des dé- 
pouilles de Charles le Téméraire. 

Glipiacum, Guppucus non procul Parisius 
[Frcdég.], Guppi IGesla Dagob.], Gle- 
piacl'm Pai.atium [th. Ghlod. II, et Chil- 
derici], Glioacum, Clichy-lorGarenne, 
bourg attenant à Paris; anc. palais 
mcrov. ; saint Vincent de Paul, qui en 
fut curé, a fait construire l'église pa- 
roissiale. 

Glipstone, village d'Angleterre, dans le 
Northamptonsbire . 

En 1709 et 1800 J. W. Morris imprima dans cette 
petite localité les Annual aecounts of the Baptist 
mUsionaries; Tannée suivante il transporta sou éta- 
blissement à Dunstable, dans le Bedfordshire. 

Gusius FL. [T. Peut.], le Clusone, affl. du 
Pô. 

GussoNiuM, Clisson, ville et anc. château 
de Bretagne (Loire-Infér.). 

GuTERNiA rPlin., Mêla], ville des Fren- 
tani, au N.-E. duSamnium, auj. Camjx) 
Marino, dans la Gapitanate. 

Glitis [Sid. Apoll.], Oltjs (?), fl. de la 
Gaule Narbon., auj. le Lot. 



331 



CLITUMNUS. — COBURGUM. 



332 



CutumnusFl. [Plin., Virç.], riv. de l'Um- 
brie^auj. le Clitunno, daus la délég. do 
Spoleto. 

Clivia [Cluv.], Clèves, Kleve, ville de la 
Prusse rhénane; anc. ch.-l. du duché 
de Clèves. 

Falkenstein et Cotton font remonter rimprimerie 
dans cette yUIc à Tannée 1625 ; voici leTolumequMls 
avaient probablement en vue .■ D. Joh, Peil, Ta- 
tmla ProccMum seu ordinem ultimi divini et cri- 
minalîM judicii exhibent. Qivic, 1025, in-ft. Le cat. 
d'une vente faite à Utrecht en 1770 (tom. le% 
no 10021, qui cite ce volume, B}oute : rare et cu- 
rieux, orné de 12 estampes en taiUe-douce très-Joli- 
ment gravées. M. Bnmet le cite égalenient, au 
tom. \1, no 2108. 

CuviENSis DucATus, le'duc^ de Cléves. 

Clivus s. Andrej:, la Cùte-St- André, ville 
de France (Isère). 

Cloduna [Itin. Anton.], Coladiana [Itin. 
Hier.], Gloditana [Geo. Rav.], ville de 
nilyrie j^ecque, auj.; suiv. Kruse , 
Craja, Krqja, dans le S.-E. de Durazzo. 

Clodianus fl. KXw^iavo'c [Ptol.], fl. de la 
Tarrac, auj. la Muga, en Catalogne; 
se jette dans la Méditerranée. 

Cia)D0ALDl ViCUS, VOy. NOVIENTUM. 

Clodova, Orsova, Orsowa, ville de la Ser- 
vie, dans une île du Danube. 

Cloia [Chr. Phil. Pulc.a. 1302], anc. villa 
roy., auj. Claye, village de la Brie 
(Seine-et-Marne). 

CF.0NA, Clonmel, ville d'Irlande, chef-lieu 
du comté de Tipperary (sur les livres 
irlandais : Cluain Meala), 

M. Cotton ne connaît pas de livre exécuté dans 
cette ville antérieurement à Tannée 1804 ; il cite un 
vol. de poésies par Samuel FenncU, imprimé par 
T. Gorman. 

CfjDNFERTiA, Clmfert, bourg d'Irlande, sur 
le Shannou, dans le comté de Galway. 

Clota iEsTDARiuM, Cluid.e iEsT., Fifth of 
Clyde, en Ecosse. 

Clota Ins. [Itin. Anton.] , Glota, Vile 
d Arran, en Ecosse, dans le comté de 
Bute, à l'embouchure de la Clyde [Cam- 
den]. 

Cluana [Mcla, Plin.], ville du Picenum, 

auj. Sanf Elpidio , dans la Marche 

d'Ancône. 

L'histoire de cette antique cité fut publiée par An- 
dréa tiacci, à Macerata, en 1692, in-4. 

Cluanum, Cloytie, bourg d'Irlande (c. do 
Cork). 

Cludanus Amnis, Cluda [Cell.], Glota 
[Tac], la Clyde, fl. d'Ecosse. 

ai'NiA [Plin.], KXtuvix [Ptol., Plut.], Clu- 
NiENSE MuNicipiUM, localitc sur les con- 



fins de la Celtibéne, dans la Tarraco- 
naise, auj. Coruna del Conde, ville de la 
Haute-Castille. 

Clunia, localité de la Rbaetie, auî. AU- 
stadt, près Feldkirch, en T]|to1, suiv. 
Mannert, et Schlins, suiv. Reichard. 

Clunucum, voy. Cuniacum. 

Clunium, KXcôviov [Ptol.], Fanum s. Gatba- 
RiN£, s. Catarina, bourg du N. delUe 
de Corse. 

Clupeda, voy. Memelu. 

Clusa, voy. Clausina. 

Clusje Valus [Hincmar.l, Glosa, Cladsa 
Valus, Vaucluse, vallée et départ, de 
France. 

Clusini Fontes, en Étrurie, auj. Bagfddi 
San Cassiano, ctabliss. thermal en Tos- 
cane. 

Clusinus lacus, -h itipt KXcuoicv li^n 
[Strab.], Lctgo di Chiana, eu Toscane, 
près de Chiusi. 

CLusnjM [Liv., Plin.J, KXcOotcv TPclyb., 
Strab.], Camars [Liv.l, vi RaoïpTtMv x^ 
[Polyb.j, sur la via Clodia, antique ré- 
sidence du roi Porsenna, auj. CMm, 
ville de Toscane, près Arezzo. 

Clusius fl., KXooffioç [Polyb.], Clesi:s [Geo. 
Rav.], fl. de Toscane, auj. le Chiese. 

Clusonitim, Chism, bourg du Piémont, sur 
le Pô, dans la vallée du même nom, 
Clusonia Vallis. 

Cluvia [Liv.|, ville du Samnium, auj., 
suiv. Reichard, Campo di Jiove, dans 
l'Abruzze Citer. 

Cnapdaua, Knapdale, district du comté 
d'Argyle (Ecosse). 

Cnemides [Mêla], KvïïfiLî^i; [Ptol.» Strab.j, 
localité de la Locride, au pied de la 
montagne du môme nom, Kvnu.ic; on 
en voit les ruines à Nikoi^aki, aans la 
Phthiotide. 

Cnossus [Flor.], Gnossus, rvaiao;, Kv6»<k;, 
Kvwaad;, [Hom., Pol., Plut.J, ville de 
Crète, auj. Makro Teikho, et, suiv. Kruse, 
Ginossa. 

CoAGiA, CoAGiuM, Kiogia, Kiœge, Koège, 
ville du Danemark (Seeland). 

CoBENA, Kàben, pet. ville de la Silésie 
(rég. de Breslau). 

COBIOMACUS, voy. CAUNiE. 

COBURGENSiS, COBURGICUS DUCATUS, duchc 

de Saxe-Coburg, 

COBUBGUM, COBURGIUM [ClUV.]^ CobUTÇ, 



333 



COCaUM. — COLBERGA. 



334 



Cobourg, viile d'Allemagne , capit. du 
duché de Saxe-Cobourg-Gotha. 

Prosper Marchuid (p. 77) cite une édition des 
PoMÊectes imprimée dans cette ville en 1482; il em- 
prunte ce renseignement au SfrteiL vef . edit, {BibL 
MalUnkrot,74);mais cette édition n'est citée par aucun 
bîbliograptae, et tout porte à croire ciu'elle n'existe 
pas ; sans doute une édition imprimée par Anth. Ao- 
ïurger, le typograplie de Nuremberg, aura, parla 
similitude du nom, induit le bibliographe en erreur ; 
ce n*»! pas la première fois (nous le saTons par ex- 
périence) qu'on prend le Pirée pour un homme ; 
Hain nous donne en effet le titre d'une édition des 
Panàfteteê donnée à Nuremberg par cet imprimeur 
sous cette date. 

M. Cotton dit avoir vu è la BoMéienne un traité de 
Lotber, imprimé à Goburg en 15S0 ; ni Feverlin, ni 
fnftM% (Ajfparat,Utt,)j ni BBner,nenou8 fournis- 
sent rintitulé de ce traité, que nous déclarons ne pas 



Novis sommes forcé d^assigner une date infiniment 
plus modeste A l'introduction de l'imprimerie dans 
cette ville : /mmgitraKo tUuitris gymnoiii Cagtnd- 
rfmii, nh UhtstrisMtmo princtpe ac domino, Dn, io, 
CoÊùidrat duee SaxonuB, LandgrmUo Thuringlœ, 
Marekkme Mimiœ^ etc., apud CoàurgensiM aperti, 
qmm feUOUr ecgpta et peracta, die S juL anni tur- 
rotfis ef tu ptUriœ ae regUmum vieinarum gratiam 
itterii prodita ptdt a dedgnatU $eholareMs, redore 
et eoUegio gjfmnatH Câifmiriani, Goburgi, 1M5, 
in-4. {BW. aax. Struvii/ p. 913.) 

CocciuM [[tin. Anton.], localité de la Bri- 
tannia Romana, chez les Brigantes^ 
auy., sniv. Camden, BibchesieTf bourg 
du Lancashire. 

CoccTMcnuM, CouRMunuM^ Cockermouth, 
yilie d'Angleterre, dans le Cumber- 
land, suiy. Bisch. et MôU. 

CocncMiuM, CocHiMA, Kochheim, Cochem, 
bourg de Prusse, sur la rive gauche de 
la Moselle (rég. de Coblentz). 

CociACUM, CoDiciAcuM, CuoACUM, Coucy-le- 
Château, bourg de France et anc. châ- 
teau (Aisne). 

CociNTiA [Ovid.], CoNsiuNUM [PHn.], ville 
du Bruttium, sur le Counthum Prom., 
Pimia di Stilo, aui. 5ft7o, pet. ville na- 
politaine de la Calabre ultér. [. 

• 

CocossATEs, CocosATEs, pcuple dc la Gaule 
Aquitaine; habitait le territoire qui 
correspond au diocèse de Dax. 

COCYKTHCM PrOM., VOy. COCINTU. 

GoDANiA, voy. Hafnia. 

CoDANONu Ins., Vile de Scefand (Dane- 
mark). 

CoDANUs Sinus [Mêla, Plin.j, Godanumhare 
[Cluv.], SuKvicuM Mare [Tac.|, le Catte- 
gajt, Kattegatt, Codanischer Meerbusen, 
détroit qui s'étend entre la Suède et le 
Danemark, et unit la Baltique à la 
mer du Nord. 

GoDRio [Liv.J , ville de Macédoine, auj. 
Zagora, suiv. Reichard. 



Gœla, KoIXa [Ptol.l, Cœlos [Plin., Mêla], 
KoîXoç Xi|jLi«v [PtoU, port sur la côte de la 
Chersonèse de Tiirace, auj. Kilidba/tr, 
le plus important des forts qui défen- 
dent le détroit des Dardanelles. 

Cœlanum, voy. Celanum. 

Cœu Gorona, Himmelskron, château de 
Bavière, près de Baireuth. 

Gœliobriga, KoiXioêpifa, ville des Gœlerini, 
dans la Tarraconaise, auj. Guimaraès, 
Guimaraens (?), en Portugal (Minho). 

Gœlium, voy. Geua. 

Gœnobium, Cdnobbio, bourg du Piémont. 

Gœnobiuh Einsidlense, voy. EiNsmiA. 

Gœnobium MARiiEVALLENss , Marientfial, 
bourg de Hongrie (anc. grande abb. 
de Bénéd.). 

Gœnoenum, Kciv6vivcv, localité de la Germa- 
nie, chez les Garinï, que l^ilhelm voit 
auj. près de Raizeburg, et ^ue Reichard 

{>lace à Gnoien, dans le district meck- 
emboui^eois de Rostock. 

Gœsao, Gœs^ons, Gesdaone [Itin. Bur- 
digal.], Gaeone [T. Peut.], Gesabone 
TAnon. Rav.], Césanne, pet. ville de 
Savoie. 

Gœtnum, le Couemon, pet. 11. de Bretagne, 
se jette dans la mer, près de Pontor- 
son ; est appelé Flumen Gosnonis dans 
la tapisserie de Bayeux. 

GOGNACUM, GoNACUM, VOy. GONDATE. 

Cola, Cqll, l'une des Hébrides, sur la côte 
0. d'Ecosse. 

GoLANcoRUM, KoXa-pcopcv [Plol.], ville des 
Marcomans, dans la Germanie, auj. 
Collochau, près Schlieben, dans la basse 
Lusace, suiv. Reichard. 

GoLANu, KoXavia [Ptol.], KoXflcvixa, Lanork, 
Lanerk, sur la Glyde, ville d'Ecosse, 
ch.-l. du comté du même nom : Gam- 
den voit, dans Golania, Coldingham, 

GoLAPis, KoXainç[Strab.],KoXù4 [D. Gass.], 
GuLPA [Gell.], riv. de la Pannonie sup., 
auj. Kulpa, riv. d'Ulyiie. 

GoLARNUM [Plin.], KoXapvov, ville des Go- 
larni, dans la Lusitanie, auj. villa Cova 
a Coelheira, suiv. Reichard. 

Goi^Tio [T. Peut.], GouATio, Lithopolis, 
ville de la Norique, auj. Stain, Stein 
(Kamnech), pet. ville illyrienne du cer- 
cle de Laybach, ou, suiv. Reichard, 
Kotalach. 

Golberga, Colberg, ville et pet. forte- 
resse de Prusse (Poméranie). 

Falkenstein donne 1056 comme date de Tintroduc- 



335 



COLCESTRIA. — COIJJS. 



336 



tion de rimprimcric dans cette ville, et M. Cotton 
nous donne le nom du premier typographe, Henri- 
eus Hasius, « Senatûs typographus; • il nomme aussi 
Georgius Bothius, comme imprimant en 1084, sous 
la même dénomination. 

CoLCESTMA, voy. Camalodunum. 

CoLDANiA, CoLUDi Urbs, Coldingham, \ille 
d'Ecosse^ dans le comté de Berwick. 

CoLDiNGA [Cell.], Coîding, Koldingen, pet. 
ville du Jutland. 

CoLDiTTA, Colditz, pet, ville de Saxe, dans 
le cerde de Leipzig. 

lA Biblioth, $axon. de Struvius (part. V. p. 101O) 
nous donne le titre d*un vol. imprimé dans cette lo- 
calité au XVII* siècle ; Georgii Weitii Superinteu' 
(tentis CoUticenais, Verzeieltnii der Getpraeeht mit 
Z>. Caap, Peucero in ScMoss tu Leipzig 1576 gehal- 
ten 1576 4. Goldits, 1683, io-f. 

COI.DUI, voy. QUADI. 

COLEDA, COLOMA AD WiNDAM, WeRITIERO- 

RUM OPPIDUM [Struv.] , Colleda, Coin an 
der Losse, Kuhcôln, ville de Prusse (rég. 
de Merseburg). 

CoLENDA, KoXîvîa [Appian.], ville des ller- 
caones, dans la Tarrac., auj. Covar- 
ruhiùs, bourg de la Vieille-Gastillc 
(prov. de Burgos). 

CoLENTUM fPlin.], île de l'Adriatique^ auj. 
Mortara, sur la côte dalmate. 

CoucARU [Itin. Anton.], localité dans la 
Gaule Cispadane, sur la voie de Modène 
à Vérone; auj., suiv. Reicbard, Ronca- 
glio di Sotto, et suiv. Maunert, Miran- 
dola, ville d'Italie (prov. de Modène). 
Voy., pour l'imprimerie dans cette ville, 

MlRANDL'IJ^. 

CoLiN^UM, CoLUNiEUM, ColUnée, Collincc, 
paroisse de Bretagne^ près Saint- 
Brieuc (Côtes-du-Nord). 

Bien que certains écrivains picards soutiennent 
que le célèbre Simon de Collines est un enfant de 
leur province, nous croyons devoir appuyer Popinion 
plus généralement répandue, qui le fait naître au 
bourg de CoUiiieCy en Bretagne, dont il aurait pris 
le nom, légèrement modifié t U avait travaillé pen- 
dant sa jeunesse & l*aielier des imprimeurs de Bré- 
bant-Loudéac, Jehan Créa et Robin Foucquet ; puis 11 
alla à Paris, oh il épousa la veuve de Henry Estienne 
1er ; on lui doit l'introduction du caractère italique, 
et la disposition du livre d'éducation interligne de 
blanc, pour laisser ft Télève la faculté de mettre le 
mot à mot au-dessous du texte latin : sa marque 
parlante était formée de trois lapins qu*on appelait 
Conils {Conniffl en breton). 

Inter nos norunt libros qui cudcre très sunt 
Insignes ; languet estera turba famé ; 

Castigal Stcphanus, sculpsit Colineus , utrumque 
Gryphius edocta mente manuque facit. 

C*est bien Ut Ilenrv Estienne, le savant correcteur, 
Simon de Collines, le prince des typographes, et la 
pauvre fouie de» imprimeur» qui meurt de faim 
est caractéristique. 

Coumaci:m, Counium, Coligny, CoHigny^ 
bourg de Fr. (Ain) ; a donné son nom à 
l'illustre famille des Coligny. 



CoLiNUM, Collin, Kolin, pet. ville de 
Bobéme^ dans le cercle de Kaurzim. 

CoLLATiA, ville de l'Apulia Daunia: serait 
auj., suiv. Reicbara, CoglioniH (?) [Fo^ 
bigcr]. 

CoLLATiA [Plin., Cic], KoXXana [Strab.], 
CoNLATiA [Festus]^ ville des Sabini, 
près de TAnio, auj. Castellaccio, sur la 
rive droite de l'Anio^ diaprés i'àf&mift- 
tion de Forbiger. 

COLTATIO, voy. COLATIO. 

Colles valus Thumple : Vallis Trumpia 
in finibus Brixianorum es^, dit Paozçr 
(tom. XI, p. 39i). 

Plusieurs imprimeries existèrent au xt« liède et 
au commencement du xvi« siècle, dans les eavinos 
de Brescia; celle-ci est certainement une des moins 
connues, puisque l*on ignore même aoo cnqplMe- 
ment exact : le» eoUine» du Val Trompia peovou 
et doivent être une désignation imagioairef et bmb 
avions cru d*abord pouvoir asaigner aux pwtt 
bressanes les trois ouvrages que cite Panier» nablt 
nom de Timprimeur ne figure pas parmi les proto-ty- 
pographes bressans, et force nous est de Caire on ar- 
ticle spécial è propos de cette localité indéteminée. 

IJBEI PONTIFICALIS, editu» diUgrntia AugutkiHl 
Pairicii de PieolominUm» ; à la fin : PMt Uèer 
pontifleali» emendatu» diiigeutia ReBd'i te Xfo |m- 
tri» /Mf de Lutii» u. i. doctoriê epi calaeemi» et 
DiUJoannitBurehardi Capeliœ S. D. N. Pmpmeert- 
moniarum magietri. Impreasus collibua ▼■lus Tfooi* 

Pic per Mafeum de Fracaainis, sedente Alexandro VI. 
. M., anno élus XI. M occcdii. die XI. Aogwti 
(litteris rubris et nigris) fol. (Cat. Colbert, n*il2). 
2e livre imprimé : Forma iMlrumeutorum, s» 
forma cartularii pro notarti» ordinata per Magi»- 
trum Martinum de Buxii» Notarium, sut aimo 
1A72, ft la fin : Gollibus vallis Tmmpiae per Maphcam 
de Fracazinis. ii«d.x., iu-8. 

3* li«re imprimé : Henrici de HoMêia êetretm ta- 
eerdolum, quœ in mis»a teneri debent, mnltum 
utilia. Iniprcssa Gollibus \ allistrumpic per Gabrie- 
lem de Fracazinis, 1516, in4k. 

CoLUPPiJs, CoLLippo [Plin.j, ville de Lusita- 
nie dont les ruines^suiv. Fiorez^ se voient 
auprès de S.-Sébastien; suiv. Reichard, 
ce serait Covilho, dans le Guipuscoa. 

CoLLis, Colle, bourg de Toscane^prèsVol- 
terra. 

L*lmpression remonte dans cette petite viHe k 
Tannée 1478; d'importantes inanufiictures de pa- 
pier , CARTER! B, qui exbtatent dans les Caoboiirii^ 
avaient sans doute déterminé des ouvriers aUensMi 
k s*y fixer dès cette époque. Le premier livre, dlé 
par ks bibliographes comme imprimé i Colle, cat 
celui-ci : Diosoorides <te materia medteatttrt f, 
etc., latine, curante Petro i^duano ; la souseripCioo 
est au r" du f. signé F 6 : ExpUc Dyaatariém (rie) 
que per lu» (sic) ] paduanési» legttuto eorrtsit f 
expolnendo tj utiliora »Ût t lucetdeduseft.limprth 
tu» colle p magistrut Joti*em^allemanumdle Mt' 
demblick, annofXpi milleaimo, ococ*. LxzviQ*. 
menteliulij^ in-iol. de 103 ff., à2 cd. de 47, Impr. 
en caract. goih. assea maigres, qui se rapprochent de 
ceux de Ilailbrun et de Jenson, avec granaescaotaks 
imprimées en marge. Les signât, sont trè s -i w q p Mè- 
res : a 8, b8, c8, d4, eS, f6, g6, hS, A6, M%C%, 
d8, e8 et f8; le dernier f. f8 a un registre au ndo. 

On rcmarc|uera la qualification d*a/leiiMDiactqaeie 
donne cet imprimeur, né à Medenblick, en Hol- 
lande ; ce fait se représentera plusieurs foû. 



337 



COLLIS ANGELl. — COLONIA. 



338 



L'Mitioii princeps «TOppien, de PUeatu, tnd. eu 
ten latins ptr Lanrentius Lippus de GoUe, et dé- 
diée à Ijinrent le Magnifique, est le second livre im- 
piïmé dans cette ville. En voici la souscription : 

PhOippiis PoscQs ad lectorem. 

Lanrentius Lippus Gollensis vir ntraque Un|gua 
apprime emditus noc dluinO Oppiani opu8|traduxit. 
Gauns cognomine Bonns impressit. 1 ut csset stu- 
dioals litterarum utrisque industriafquantniacun- 
que aocessio. Quapropter qnod Oplpianum o lector 
lattonm lec^ ntrisque gratia8|aga8 Impressum in 
Colle oppido mnnkipiolFIorenuno anno ab hOaltate 
QuistL M.ococ.LXZTiii.|die xii. septembris. 

ln-4, de 6* rr., à 32 L, avec registre et sign., en 
caract. gotli.qai rappelle, avec plus de netteté et de 
r^golarité, oàni de nie Ketelaer. 

Le Bénie inprimear donne la même année, mais 
sans date de mois an livre iUuMr, phUoaùpM et 
medki ApolUnarit Offrtdi Cranoneiuls^ in-ft, et 
ramiéc snivwite : Jotmmi» MichaeliM Savonarolœ 
Praetlea dê»m9ntuétnihu, in-foL goili. a%ec sign. 
et registre. 

Coaime le nom du premier imprimeur ne reparait 
snr aocmi livre, est permis de vapposieT, qu'errant 
en Italie avec vn matériel portatif, Jean de Meden- 
Ukfc tat retenn à Colle par la mnnicipalité ou plus 
iMement par les fUnicants de papier, qui lui 
odèrent de former un typographe du pays, et 
dès qne son élève Gallos Bonus fut initié aux 

iU de llart divin, le pauvre Hollandais ftit congé- . 

dié et oUIgé de reprendre sa pérégrination typogra- 



GoLUs Anotu, Caulange-lorVineuse, pet. 
Tille de Bourgogne (Yonne). Plusieurs 
.autres localités en France portent le 
nom de 6>ulange. 

COLUS MABTISy COLMARTIUM^ ColmOTS, pct. 

ville de Fi>. (Basses-Alpes). 

CoLUs PgRBGRiNORUM^ Marbachium (?)^ loca- 
lité de la Germanie, chez les Agri De- 
cumates, que Biscn. et MôU. pensent 
être Marbach, ville du Wurtemberg, 
sur le Neckar; c*est la patrie de 
Schiller.' 

COLMARIA [CIUV.], GOLOBURGUM [AnU. 

Fuld.], toLUMBRJs, Cholumbare, Cuo- 
LONPimuM [ Ch. et Dipl.] , Golumbaria 
[Schôpfl. Alsat.J, Colmir, Colmere (au 
xu« s.j. Calmar, ville de Fr. (Haut-Rhin). 

Pamer, Falkenstein et les autres bibliographes 
ditent de 152S fintroduction de la typographie dans 
cette ville : Harodiani, Mstorici qrœci^ ttbH y III, 
Aitçtio PotUioHO interprète, curante Am, FarcaUio^ 
h la (faitColmaric, ex cdibus Amandi Farcaltii menste 
decembri ■.D.xxiii, in-8* (Cat. Crev«>nna, n* 61. \5; 
cac Ubrl, 1801, n« S050). Ce livre rare aurait mérité 
de la pan de M. Brunet rhonneur d*une insertion au 
MmmeL Notons, en passant, que le cat. Maituire 
(IL pb 71) désigne par erreur rimprimeur sous le 
prcDMi vArmandu». 

Le second volume cité par Panser est une édi- 
tiao dn HmmeaM Testamentj et la souscription de 
ee Uvre nous donne le nom vulgaire de l'imprimeur 
Amamé FarekaU. 

Vn 15M la BM. Rituatis de Zaccaria (I , IS ) nous 
doane le nom d*UD nouvel imprimeur, d'un typogra- 
phe strsabonrgeols bien connu ; lAtvrgia BasUiana, 
0bBrmmo convena, Cotmariœ, typia Bartholomœi 
Grfetditgeri édita, m.d.xl, in-4. 

Bsrtiiéleuiy Gryeninger ou Grfininger était le fils 
de Jean Grfininger de Strasbourg. 

Les anéts du conseil de I70'i et de 17S9 conser- 
vent un seul imprimeur dans la ville de Colmar, et 



le Rapport Csit à M. de Sartines nous donne le nom 
de cet imprimeur en ITttft; il s'appelait J.-Henry 
Decker, né à Basle, reçu maître imprimeur en 1700, 
et possédant S presses ; le Rapport ajoute qu'il est 
à regretter que cet imprimeur ne soit pas catho- 
lique. 

GoLMOGARA, ColmogTod, pet. ville de Rus- 
sie, sur la Dwina^ dans le gouv. de Wo- 
logda. 

GoLOBUNCM, Co/o6iano, bourg du Piémont, 
près Vercelli. 

GoLOBURGUM, VOy. GOLMARIA. 

GoLociA, CoLozzA [Gcll.], Colocza, ville de 
Hongrie, sur le Danube, dans la prov. 
de Pestb. 

Falkenstein et M. Cotton donnent 1749 comme 
première date de Timprimerie à Colocsa, mais J. Né- 
meth, le bibliographe spécial du royaume de Hon- 
grie, dit fonnellement 1700. Franc.-Ant. Royer, im- 
primeur à Erlau (en hongr. Xaoer)^ transporta son 
matériel à Strigau (voy. Stbiqoridm) en 1702, sur 
Pinvitation du comte Barkôtzy, archevêque de celte 
ville, et après la mort de son protecteur alla s'éta- 
blir à Golocaa ; le premier livre sorti de ses presses 
dans cette ville est intitulé : CsOdy Pâl-Stombat/ie' 
Iffi Prèpott, Gréf, Batthyàni et Strattmanit lajoa 
Magyar Orszàg Palatimuiànak, etc. Kalocsan,1700, 
in-fol. 

Au commencement de ce siècle l'imprimeur de 
rarchevéché s'appelait Joannes Tomentsek. 

GOLOMBARLE, Goi.UMBARLE, CotofîlWerS, Co- 

lombiére; plusieurs localités portent ce 
nom en France. 

GOLOMERIA, GoLOMERliE, GoLUMBARIA, COU- 

lùmmiei's, ville de France (Seinc-el- 
Marne). 

GoLoMiA, Kolomyja, ville de Gallicie, sur 
le Pruth. 

GoLONEsus, voy. Calonesus. 

GoLONiA, GoLONJA Agrippina [It. Aut., Ta- 
Cit., Ami. et Hist.] , 'A-ypwrtPÎvr.wi; (Golo- 
nia) [Ptol.J, GoLONiA Glaudia Augusta 
Agrippinensium [loscr. ap.Grut.], Agrip- 
pina [T. Peut., Amm.], GofX)NiA Agrip- 
pina Ubiorum, Oppidum Ubiorum [Tac. 
Ann,], Gouix)iGNE [Ghron. B. Dion.' 
Cuelefi, Ceiden, Keulen [Liv. Allem. 
Cœln, Cologne, sur le Rhin, ville prus- 
sienne, chef-lieu de la régence du même 
nom; université fondée en 1388. 

lies origines de l'imprimerie à Cologne sont en- 
veloppées de ténèbres ; à en croire certains biblio- 
grapties, on pourrait reporter à 1404, peut-être même 
à 1457, les prototypes des presses locales; mais 
comme nous ne pouvons trouver de livre portant une 
date certaine antérieure à 1400, c'est A cette année 
seulement que nous croyons pouvoir faire remonter 
avec sécurité l'imprimerie dans cette grande et illus- 
tre ville. 

Tout le monde sait (j'entends le monde des biblio- 
philes) qu'en 1402, la ville de Mayence avant été prise 
et saccagée par les reltres d'Adolphe de Nassau, les 
ouvriers typographes qui travaillaient sous la direc- 
tion de Gutenberg f?; et dans l'atelier de Pierre 
ShcBlfer ou SchoiflTer, épouvantés de ces scènes d'hor- 
reur, et déliés de leur serment d'engagement, allèrent 
chercher des villes plus tranquilles, où ils pussent 



339 



COLOMA. 



340 



avec 8écnrit<^ cnItiTcr et propager le plus noble des 
arts de la paix : les uns, comme Ûlribli Zell de Ilanau, 
s'en allèrent dans les villes avoisinantes ; d'autres, 
plus aventureux, passèrent les monts et portèrent 
en Italie la sublime di'<ouverte qui faisait la gloire 
de leur patrie. 

l'irich Zell ou Zel ('tait né à Ilanau, petite ville de 
In liesse Electorale, près de Francfort -sur-Mein ; il 
était probablement de Tatclier de Schceffer, dont il 
imita toujours les caractères et les procédés typogra- 
phiques {ititore ad Mogvntinos Fausti proxime 
a'cedunt, dit Lichtenberger), bien que, plus tard. 




dicta de cette d<^couverte, il ait omis Jusqu'au nom 
de SchœCTcr. 

Obligé de quitter Mayencc en ruines, comme nous 
Tavoiis dit, il alla se fixer à Cologne, et le nouvel éta- 
blissement typographique devait, suivant de fortes 
présomptions, fonctionner déjà dans le courant de 
iUQtt, 

Maitiairc, Panzer, Ilain et bien d'autres bibliogra- 
phes, citent un grand nombre des premiers produits 
de ces presses, exécutés sans aucune désignation 
d'année, de lieu ni de nom d'imprimeur, mais avec 
les caractères bien conims d'ilricli Zell, et dont plu- 
sieurs, bien probablement, sont antérieurs k l'année 
1406; nous y reviendrons. 

Mais comme il nous est impossible de rien préci- 
ser à cet égard, et comme le point de départ de l'his- 
toirc d'une imprimerie doit être logiquement fixé 
au premier livre imprimé avec une date certaine, 
c'est h cette année iiiGô seulement qu'il nous est 
permis de (aire remonter l'histoire de l'atelier d'Ul- 
rich Zell à Cologne. 

JOiiANNis CHBysosTOMi sttpcr psalmo quinqua- 
gesimo liber primus : à la fin : Deo et deiferc refera 
gras infiuUas de flne\vrimi libri Johanis crisostomi 
sancii doctoltiê p episcopi sup psatmo quiquage- 
simo.^per me L'iricû zel de tianau clericù dioceslsl 
MoQûlinm. Anno diii millcsimo quadrt^gelciimo 
(sMxagesimo) sra'to. in-4, sans chitf., réel, ni sign. 
10 ff. de :i3 longues lignes à la page entière. 

Réimprimé l'année suivante pur le même tyiMgra- 
I lie, avec l'adjonction du si^coiid livre, in-J:i, de 29 
lignes par page. 

I^ souscription de l'édition de 14G6, et l'omission 
du mot Sexagesimo ont donné naissance à de nom- 
breux comineiitaires; la Seriia Saiitander soutient 
qu'Ulrich Zrll ayant imprimé au moins jusquVii 
1499, on peut tout aussi bfeii lire 14*0, lûBG 
oi même, à la rigueur, 149G. que lAUO; mais d'a- 
b>nl Tabsence de tout signe typographique indi- 
(|ue une antiquité reculcV, puis Zell se qualifie ici 
de Clerc du Diocèse de Mayeiice. et il ne conserve 
cotte denoniiiiation que Jusqu'en l(i73, époque à la- 
quelle il prend le titn* de Artis impressoriœ magi»- 
ter (Rob. de lAcio Quadr âge aimali», an. 14*73, per 
U. Z. impr.), puis en 1492 il s'intitule Coloniœ Pro- 
tocharagmaticug, 

I<a (.hronique de Cologne prouve que ce grand 
imprimeur exerçait encore en 1499. 

Parmi les innombrables ouvrages sans date, et 
souvent sans aucune désignation, exécutés par (Jlr. 
Zell, nous citerons uue édition des Offices de Cicé- 
rnii, que M. Brunet croit imprimée vers 140G, et que 
Panzer au contraire pense avoir précédé celle de 
Scheiïcr de 1465 ; elle est in-4, de 60 ff. à :Ui lignes. 
■ Si'S fautes nombreuses, dit l'anzer, prouvent son 
antériorité sur l'éditiun de Mayence; elle fut exécu- 
tée probablement sur un manuscrit, et quand le 
typographe ou l'éditeur ne pouvaient lin> le texte, 
ils laissaient des blancs, ce qui ne serait pas arrivé si 
l'édition de 1465 de Bilayence avait été publiée, puisque 
« Culonia nonnisi XWV horis a Alogwitia 
distet» • 

Nous citerons encore avec M. Bernard, mais pour 
rectifier une légère erreur que cet excellent binlio- 
graphe a commise, la célèbre JiuUa Hetractationum 
du Pape Pie 11; le catalog. La Vallière nous donne 



l'histoire de cette bulle et du singulier reriremeiit 
de cet illustre Italien, oui, devenu pape en 14511, 
brûla les faux dieux qu'il avait adores, alors qu'il 
s'appelait ^neas Silvius PiccoloroinL 

Pij ppe secùdi : BuUa retractatUmU,-' On lit ao 
r* du XI* f. Pij fipe secUdL BuUa ftrœtmiUmk 
dlm dudû\p eum in minorièvM adhue agitem pro. 
ConleiUo Basilien, p cofi Rvgenium tummuM Pam- 
tifi^cem ncriptontm finit féliciter,,,,. 

Cette buUe est datée VI Kal, Maia9. MUkMimo 
quîgètesimo sexagesimo tertio (26 avril), et adre*- 
s(>e aux recteurs et membres de l'illustre univenité 
de Cologne, in-4, goth. à longues lignes an oombre de 
27 sur les pages entières, sans chiL, réd. ni «ignat^ 
contenant 11 ff. 

Acheté 410 fr. à la vente U Vallière, poor la W- 
blioth. du Roi. 

MM. Brunet et Bernard disent t S6 feniUets; cVtt 

Sue, dans le même voL, se trouve relié, dans l'excflqil. 
e la Biblioth. impi^r., le traité d*iËneas îUlvhtt, éc 
Curialium miseria, imprimé avec les mèmea carw- 
tères et la même Justification, sans titre, compoié 
de 25 feuillets. 
La Sema Santander dit que cette balle a été inn- 

Brimée en 1468 ; nous pensons, avec M. de Bore et 
l. Bernard, qu'elle a dû éure imprimée avant la 
mort d'iEneas Silvius, qui olHit anno H.GOQC.uuiii, 
in Anchonoj dû proficisci ppotuerit contra Turrot. 
Le Pape Pie II a dû exiger ou tout au moins pres- 
ser la prompte publication de cette rétractation des 
erreurs de sa Jeunesse, erreiu^ qui pouvaient porter 
atteinte è son caractère sacré. 

Ulrich Zell eut la gloire d'imprimer pour le célèbre 
duc de Bourgc«ne Philippe le Bon, le plus grand et, 
avec Mathias Gorvin, le plus magnifique collectioD- 
neur de riches manuscrits de son siècle: Cologne fai- 
sait alors partie de la maison de Bourgogne; son cha- 
pelain, Raoul Lcfebvre, qui venait, à son instigaUoo, 
de com|K)ser un beau roman de chevalerie, le Ae- 
cueil des histoires de Troye, lui fit part da bruit 
qui commençait à se répandre au loin de b nouvelk 
découverte de Mayence, et lui apprit qu'un des plus 
fervents adeptes de cet art divin était devenu son 
sujet, l^e vieux duc donna aussitôt à ion chapelain 
les ordres nécessaires ; un nouveau caractère fut 
fondu, imitant à s'y méprendre la belle écriture du 
temps, avec un nombre de ligatures et de lettre» 
groupées qui donnent au livre l'aspect des xylogra- 
phies, dit avec Justesse M. Bernard: ce caractère fut 
confié à Ulrich Zell (quoi qu'en disent les Anglaik, 
qui veulent que leur compatriote W. Caxton ait été 
l'imprimeur du duc, mais leurs prétentions ne sent \»% 
soutenables), et, suivant toutes les probabilités, Phi- 
lipc le bon put voir, avant sa mort arrivée le 15 luiu 
1467, le premier exemplaire imprimé du Recueil 
DES HISTOIRES DE rttO\K&. Citmpose par vcnerabU 
homme raoul le feure prcstre chappellan de m^u 
très redouble seigneur Monseigneur le Due Phe- 
lippe de bourgoingne En leui de grâce, mil, Gccc 
LXiiii. 

Pet. in-fol.. goth., de 285 IT., à SI longues lignes 
par page, sans ch., réel, ni si^n. ; les capit. sont lais- 
sées en blanc pour être nibriquées à la main. 

C'est le PREMIER LIVRE IMPRIMÉ EN FRANÇAIS. 

Ce qui tend à prouver que le livre fut publié avant 
1467, c'est que Caxton noui apprend, dans le pro- 
logue de la traduction anglaise qu'il en a publiée, que 
cette traduction avait été commencée par lui en 14Ô7, 
abandonnée pendant deux ans, et reprise et menée i 
bonne lin en 1469. 

Raoul le Febure avait encore composé son roman 
de Jason^ avant la mort de Philippe le Bon; il fkii 
imprimé avec le même caract^re, mais après le décès 
du bon duc, car dans le prologue Tauieur parie de 
la présentation du manuscrit « a Philippe père et 
ameur d* vertus en son temps duc de Bourgotngne,,, 
lequel tout son viuant a este moult ofTecte et en- 
clin de oyr et veoir lire les aiuHennes kystoiret. i 
Ce rare volume forme un petit in-folio, de ISl fT., à 
SI lignes, divisé par cahiers de 4 feuillets. 

l Irich Zell fut le maître de William Caxton, et et 



341 



COLONIA ACCÎTANA. — COLONIA EQUESTRIS. 



342 



ntst pas là le inoinâre de ses titres de gloire; nous 
aurons occasion de nous occuper individuellement 
du proto-typoflprapbe de l*Angleterre, aussi nous con- 
tenteroos^ioas de dire ici que sa traduction du 
BteueU été l^fstoire» de Troyes étant parachevée à 
(Magatt le 19 septembre 1471, il obtint, par rentre- 
mise de la duchesse Marguerite de Bourgogne, sœur 
da roi d*Ai^terre et femme de Charles le Témé- 
raire, rautorisation de disposer des caractères spé* 
càux, gravés par Pordre de Philippe le Bon, et Pim- 
priina, probablement sous les yeux d*Ulrich Zell à 
Cologiie, où les caractères èuient restés en dépôt, 
et peut-être avec i*aide de ce maître imprimeur, 
fait ^pii, pour nous, oflre toutes sortes de bonnes rai- 
sons iPèae : la apologistes de Caxton lui-même n'o- 
Kot pas affirmer qu'il ait entrepris seul cette rude 
besogne de Timpresslon d'un in-folio qui n'a pas 
moins de Ul ff. suivant Brunet, de 589 suiv. Ditxlin. 
t To soy lAcf Caxton printed hiê book U to describe, 
1m fèw Word», u work of gréai eompUxity and dif- 
/Mfffy,» dit on des historiens du grand typographe, 
qui cependant S'ïittribne formellement la gloire de 
rexécution typographique du livre : « / hâve prac- 
tyaed onrf terned at my {frète charge and dispente 
to ardeyne ikU »aid book in prynie after the maner 
mmà fortme a» ye may Hère êee, • 
Ce livre est le pbkmiem qdi ait été imprimé en 

AMCLAIf. 

M. Beraard a étudié avec un soin tout particulier 
et une grande puissance d'élucidation toute cette pé- 
riode intéressante du séjour de Caxton dans les Pays- 
Rk: nous aurons Poccayion d'y revenir. 

NVnibUons pas de citer le Bartholomœus Angli- 
eus ifiUnufUla), dont Winkin de Worde imprima 
une traduction angiaiie, à la fin de laquelle il dit 
formeUemenf que cet auteur avait été primitive- 
ment imprimé en latin» par W. Caxton, a Cologne, 
%ers IV7é. (Voy. à ce sujet une note de M. Tross, 
du» son eatoL de IMl, n* IV.) 

En 1%79 s^élèvcnt à Cologne de nouveaux ateliers 
rivaux de celui de Dtaich Zdl : nous citerons Ar- 
nold Ther Hoemen : le premier livre sorti de ses 
pmsci ctt le t Sermo ad populum predicabUis in 
fettop9eniatkmi$ Beatistime marie semper virgi- 
ni» noetter^, per imprestioni mulliplicatus, sub 
boc cnrrente anno Domini M'.cgcc**. lxx% pet. 
in-A, de 12 ff., à 27 lig. avec chiffres arabes. 

Il y a deux éditions sous la même date ; Tune 
porte an v* du frontispice une préface de 27 1., à la 
fin de laquelle on lit: In eiuitate Cotoièni per dis- 
eretû vijf, Arnoldû Therhœmè; et cette préface 
n'existe pas dans l'autre tirage. Ce livre a de plus 
passé pour èure le premier dans lequel on ait fait 
usage des cfaiSines arabes; mais nous avons déjà cité. 
à rsarticle Beboive, un volume offrant cette même 
particubritt^ et imprimé k la même date. 

Ce même Ther Hoemen imprime en 1471 le liber 
Ouodiibetorum de saint Thomas, pet. in-fol., goth. ; 
c^est, dit M. Firroin Didol, le premier livre dans le- 
oœl on trouve des titres courants imprimés en haut 
«spagei. 

Citons encore Johannes Koelhoff de Lubeck, dont 
le premier volume est de 1470, mais duquel nous 
citerons seutement : Joii. Syder ou .VWer, prœcep- 
torimm dninœ Ugis^ — Explicit prœceptorium,.. 
impreuû Colonie per mixgi$trum Johannem 
KoeUuffdeLMbick{9\t)annoDniVL.fXCC,\JiX\]^ in-fol. 
gotli^ de 397 fl., à 2 col., de 39 lign., avec signât. 

Cest le plus ancien livre connu, imprime'? 
avec des signatures, au moins portant une date cer- 



Ce JcanKoelhof f^t aussi l'imprimeur de la célèbre 
Ckront^ve de Cologne en 1499. 

Fetros de CHpe imprime également à Cologne dès 
raniiée 1479. 

Jean Veldener, célèbre imprimeur hollandais, dé- 
bute aussi dans celte ville en 1470 ; nous le retrou- 
verons à Louvain, à Utrecht et à Culembnrg, dans la 
province de Gueldre. 

Nous ne citerons plus, au xv« siècle, que Henricus 
Qoentel, qui imprime avec les caractères d'Ulrich 



Zell, J. Guldenschaaf de Maycnce et Conr. Winter 
de Homburg. 

Enfin, et pour finir, nous dirons que Maillairc et 
Vogt ont parlé d'un Donat imprimé par ce Quentel 
en 1457, et Vogt cite un fragment d'une lettre de 
Le Ducbat à l'appui de son assertion : « M. de la 
Croze et moi avons vu et manié ce livre, et il est 
actuellement à Dresde dans la Biblioih. du baron de 
Besscr... Au bas du titre, tout entouré de figures en 
forme de vignettes, se lit bien distinctement ; 1457, 
à Cologne, chez QuenteL Je ne doute pas qu'il n*y 
ail là de rimposture.... • Effectivement il faut lire 
1487. 

COLONIA AcCITANA, VOy. GaDES. 

CoLONiA AD Spream, Colonia Brandenbur- 
GicA, CoLONu Marchle, Colii an der 
Spree, faubourg de Berlin. 

Quelques livres portent cette désignation; nous 
citerons : Marei Pauli Veneti de regionibus arien- 
talibus libri très, evm manuscripio collati et notis 
illustrati, accessit Uaitonis historia, etc. Coloniœ 
BrandeburgicK, 1671, in-4. {Man. t. III, c. 1406.) 

M. Cotton cite un traité d'EIsholtius, sur la trans- 
fusion du sang, imprimé dans ce faubourg par George 
Schults, imprïmeiu' de PËlecteur en 1067. 

Colonia Allobrogum, voy. Geneva. 

Colonia Alpina. Lieu d'impression sui>- 
posé. 

M. Cotton cite une édition italienne de VJIistoire 
des bénéfices ecclésiastiques^ du célèbre Fr. P.Sarpi, 
imprimée sous cette rubrique, par Pietro Albertino, 
en 1675. 

Colonia Apulensis, voy. Alba Carolina. 

Colonia Augusta Bracara^ voy. Alt.lsta 
Bracara. 

Colonia Augusta Firma, voy. Astigi. 

Colonia Augusta Panormitanorum, voy. 
Panormus. 

Colonia Aurélia Antoniana, vov. Ovilia. 

Colonia Barcino Faventia, vov. Bvrcino. 

Colonia Camalodulensis , voy. Camalo- 

DUiNUM. 

Colonia Ci^ritas Julu, anc. Attubi, loca- 
lité des Turdetani, auj. Olivera, hourj,^ 
d'Andalousie. 

Colonia Classica, voy. Forum Julii. 

Colonia Claudia Augusta Jadera, vuy. Ja- 
dera. 

Colonia Diensis, voy. Dia. 

Colonia Eboracensis, voy. Eboracum. 

Colonia Equestris [Plin., Spon, Uist. Gr- 
net).], 'ExouEOTpt; [Ptol.], Civitas Eques- 
TRiuM [Orelli], Noiodunum (de Nol\, 
No VIA, Eau, et Dun, Heu bas, voc. celt.). 
Civitas Equestrium Noiodinum [iSot. 
Prov.], sur le coté N. du lac Lcraan, 
Nim, Nyon, Neuss, ville de Suisse 
(cant. de Vaud). 

L'imprimerie existe dans cette peUte ville à la fin 
du XVII I* siècle. Peignot cite une BibliograpMe det 



343 



COLONIA FEREiNTINENSlS. — COLRANA. 



344 



Payt'Boê imprimée à Nyon en 1783. « A Pépoque de 
la révolution minçalse, dit M. Gaullieur, la guerre 
de brochures polémiques redouble de vivacité; on en 
imprime non-seulement à Genève, mais à Carougc, 
ft Nyon et à Saint-Claude. » 

GoLONiA Ferentinensis, voy. Ferbntinum. 

CoLONu Itaucensis pnscr. ap. Grut.], Ita- 
ucA lEutrop.], Trajani Civitas [Jor- 
nand.J^ localité de la Bétique, à vi m. p. 
d'Hispalis, auj. Sevilla la Vi^a, sur le 
Guadalquivir^ bourg d'Andalousie^ près 
de Scville. 

COLONIA JUUA, voy. BONNA. 

CoLONu JuLiA AuGUSTA Dertona, voy. Drr- 

TONA. 
COLONIA JULU FaNESTRIS, VOy. F.VNUM. 

CoLONiA JuuA Octavianorum, voy. Forum 

JlILII. 

CoLONu JuuA Salona^ voy. Salo. 
CoLONiA Marchica, voy. Berounum. 

CoLONiA Marcia^ ville des Turdetani^ dans 
la Bctique^ auj. Marchena, bourg d'An- 
dalousie^ près de Séville. 

COLONIA MORINORUM, VOy. TaRUANNA. 
COLONIA MUNATIANA^ VOy. BaSILEA. 

CoLONiA Pacensis, voy. Begia. 

CoLONiA Pacensis Classica , voy. Forum 
Juui. 

CoLONiA Patricia, voy. Corduha. 

Colonia Raurica, voy. Basilea. 

COLONIA ROMULKNSIS, VOy. HiSPAUS. 
C01X)N1A SaRMIZEGETHUSA, voy. AUGUSTA 

Dacica. 
Colonia Senensis, voy. Sena Julia, 

Colonia Solmontina, voy. Sulmo. 
Colonia Tolosa, voy. Tolosa. 

Co[X)NiA Trajana [Itin. Anton. > Tab. 
Peut.], TpaUvTj xcXMv(a [Ptol.], Kelln, 
bourg près de Clève, suiv. Cluvier. 

Coijonu Treyerorum, voy. Augusta Trevi- 

RORUM. 

Colonia Ubiorum^ voy. Colonia. 

Colonia Venetorum, Cologna, ville de la 
Vénétie, près de Vicence. 

Le catal. Pinelli (vente de lx>ndres) cite un livre 
imprimé sous la rubrique : Cologna, en 1705(7}. 

Colonia Vuxa [Capit. Car. Calvi], Coulai- 
nés, comm. près du Mans (Sartne) ; con- 
cile en 843 ; suiv. d'autres géogr. Cou- 
longes, bourg du même département. 

Coloniacum, Colonia, Cologni, Coloyny, 



village de Suisse, près du lac de Genève 
(cant. de Vaud). 

En 1505 un libraire de Genève, Perrin, établit l 
Colofpny une succursale qui foDctioniia assea ré(o- 
lièremcnt pendant plusieivs années; oo trouve, è par- 
tir de cette époque, un très-grand nonaltare de Uvm 
publiés à Genève ou ailleurs sous la rubrique de 
cette localité. 

M. Gauliieur nous fournit d*auxlleiits 
ments à ce sideL 

Les livres imprimés à Genève étant 
oUet de réprobation dans tous les pays où le cath»- 
licisme avait triomphé à la suite des terribles iotlo 
qui suivirent la réforme, les principaux Inprimem 
et libraires genevois, en vue de bcfliter Péeorie- 
ment de leurs marchandises. Jugèrent pnideiitdedls> 
simuler, et remplacèrent le nom trop eâèiire de li 
ville de Calvin, par ceux de Gologny, et de SalM- 
Gervais, petite localité peu connue, utoée aiDE envi- 
rons de Genève. Cétait le fameux Simon Goolafd, et 
Senlis, intéressé dans la question, qui avait Imgli^ 
cet expédient. 

Mais les libraires français, particulièrenent ceui 
de Lyon, réclamèrent énergiquenient contre la c«n> 
rurrence des Genevois, qui ne se gênaient nulle atat, il 
faut l'avouer, pour contrefaire tout ce qa*lla JngeaieBi 
de bonne vente; ils dévoilèrent toutes lei nnes da 
Genevois, et la douane firançaise saisit, avec u re- 
doublement de sévérité, toutes les provenances ty- 
pographiques de Genève. 

Pyramus de Candolle,*que nous ret r o u verons I 
Tverdon et à Saint-Gervals, ftu envoyé par le gon- 
vemeroent de Genève auprès du roi Bienri IV, pour 
tâcher d'obtenir du roi de mettre fin aux TCxatisM 
sans nombre que les libraires firançato, diadt-il, 
leur fiisaient subir. 

M. Gauliieur raconte, avec de longs détails fK 
nous ne pourrions reproduire, toutes la piiaaeadectt 
antagonisme des imprimeurs genevois et lyonnsis; 
nous aurons du reste Poccasion d*en reparler. 

Quant è Cologny, il paraît certain et nrouvéaue 
plusieurs étahlisaemenu typographiques y rerent rtel- 
lement installés : d*abord celui de Pernn,que 
avons cité ; puis on trouve imprimés sous la rub 
Cologni ou Cologny, à la un du xvi« alècle et 
dant tout le xtii«, des ouvrages sortis des pres- 
ses de Jean Gymnicus, des Chouet, de Dixaier, de 
Lefebvre, et de plusieurs autres imprimeurs de Ge* 
nève. 

Parmi les innombrables ouvrages publiés tous ce 
nom de lieu, nous citerons te ParatUB ou Jwrébk et 
dévote» oraisons; à Colognie (sic), par Jean Gyaai- 
cus, I5W, in-24 ; la première édition du Tmtor 
des langues de Q. Dnret, publiée par les ouvriets 
de Pyramus de (.audolle, à Gologny, en IMS, par 
Jean Berjon (reçu bourgeois de Genève en t51IQ,K 
avec un titre renouvelé, à Yverdon, de la soofté 
helvétiale Caidoresiiue, 1619; enfin les Amtl^wUését 
la ville de MarseUle, par Baymond de Solier. — Gs- 
logny, par A. Pernet. 1615, in^ 

Et ruiostre famille des de Tournes, elle-nêw, 
emprunte cette souscripUon : les kmbumes d'Aldsl; 
Gologny, Jean de Tournes, 1615, in-8. 

Coix)NiDEs^ KoXuvC^sc [Pausan.], Uiim 
[Ptol J y localité de la Messénie^ sur li 
côte 0. du Sinus Messeniacus, avj. ùh 
ron, sur le golfe du même noiDy tiUe 
du dioc. de Messénie. 

CoLosu^ CoLosiuM^ Toy. Glauihopoijs. 

COLOSVARIENSIS CoMITATUS^ COLOSBN8I8 Go- 

MiTATus^ le comitat de KoUavar (en att. 
Klaxisenburg), en Transylvanie (Land 
dcr Magjarcn). 

GoLRiNA^ Colrane, bourg d'Irlande, dans 



345 



COLUBRAHIA. — COMITIS MOLA. 



34G 



le comté de Londonderrv (prov. d'Uls- 
ter). 

CoLUBRARiA [Plin.] , probablement Co- 
urba [Itin. ADton.j, Opuiusa, *Oçioû«a, 
\)^t6(Mios [Ptol.], rune des lies Baléares, 
auj. Fomentera. 

G>LrDA9 Coidingham, bourg d'Ecosse 
(comté de Berwick). 

COLUMBARUy TOy. CoLMARU Ct CoLOMERU. 
CoLCMBARIUlf PR.[Piin.]9KoXu(&^t6V [Ptol.], 

Capo Figari, en Sardaigne. 

CoLOiiBCs FL.9 CohunbUm, pet. riv. d'An- 
gteterre, sohr. Bisch. etMôU. 

CoLuiccAy Chotm, ville rosse du gouv. de 
Pskow. 

CoEJDiuiARHBGiifA^ii ^Pvpwfi oTuXîç [Strab.]j 
Toy. RHEGnnf. 

CoumnM HeRCUUS, 'H^oxÂtGu; SrJiXat, les 

Cclotmes dHercuie; Calpe, dans la Béti- 
qoe, AbflOy dans la Maurétanie Tingi- 
fcme. auj. Qibralkar, au N. du détroit 
do même nom, en Tacc de la Sierra 
de la$ Menas, au S. 

Gi)LUifNARinf Capot, ca^ Colonna, dans la 
Galabre ultér., sur la mer Ionienne. 

0>LUlDIARnil FRETUM, FrETUM HeRCULIS, IC 

dHrM de Gibraltar; réunit la Méditer- 
ranée à l'Atlantique. 

CoLvrov, Cmtg, bourg du Berri (Cher). 

CoMACiMJs LAcus [Uiu. Autou.], voy. La- 
Rius Lacus. 

COMACHILH, COMACULM, VOY. ClIlACULUM. 

CoiuGEfA [Tab. Peut.], Comagen.e [Itin. 
Anton.], Tille de la Norique, sur la rive 
droite do Danube, auj . Zeisehnaûr, su iv. 
Mncbar, en Autriche (Land unter der 
Ens]. 

CoMAGENUs, CoifiANus [Anu. Fuld.], auj. 
Kanmberg, bourg d Auti'iche, près de 
Zeiselmaûr. 

COHARA [ClOT.], C0MAR0?nUM, CoMORKA 

[Gell.], CoMMiA (moy. âge), Komom, Ko^ 
marmn. Tille forte de Hongrie, au confl. 
do Waag et du Danube, sur Tile de 
Scbûtu 

Mtobt-Jetn Schmid, imprimeur à Oldenburç, 
tnoiporu en 17Af son établissement i Komom, mais 
fl tat bientôt obligé de renoncer à son imprimerie; 
on ne connaît qa*an seul lirre sorti de ses presses; 
en Yoid. d'après J. Németh, le titre exact : FlonUe- 
feêmm iponiatUium canonieo morale Foro Fori et 
FeU mctoamuMiatum, esaentîam, proprietates et 
effèetui iponsattum, née non etecisiones L, eum 
fiûÊdamemtis jrro et contra dUcuMgis comptectens 
Jmxia iMeoneuua tuiistimaque dogmata Doctorit 
Àm^eUei D. TAonur Aquinatis, aUorumqveproba- 
tormm mHtttontm, eonctnnatum a Ludovico Paxy 



ont. S, PauU, ^ Gomaromii , typis Nie Joannis 
Schmid, 1740, in-4,de 50S p. 

Après de longues années d'interrallp, une nourelle 
typographie fut installée ft Comom par Simon-Pierre 
Weber de Presburg, en 1780, et il la dirioea Jusqu*en 
1794; puis vint Joneph-Valentin WeinmQller de 17M 
à ISOO, et sa veuve, Clara WeinmQller, lui succéda. 

CoMAROMiENsis CoiOTATus , le comiUU de 
Komom, en Hongrie. 

CoMARUs PoRTUs, KofAOfoç [Strab.J, port de 
l'Épire, auj. Gomaro, au N. de Prévéza 
(pacb. de Jannina). 

CoMBARisTUM [Tab. Peut.], Combrées, bourg 
de Fr. (Mayenne). 

CoHBELu VILLA REGiA, Combeoux, villagc 
de la Brie (Seine-et-Marne). 

CoNfBRALiA, Combrailk, anc. district de 
l'Auvergne ; dépend auj. du départ, de 
la Haute-Vienne. 

CoMBRErONIlTM [Itîu. AlltOO.], CoNVETONI 

iTab. Peut.], Cambretonium, BrcWewAam, 
>ourg d'Angleterre (Suffolkshire). 

CoMBiisTA [It. Aquar. ApoUinJ , au S. d« 
la Gaule Narbonn., auj. St-Hippolyte (?), 
au-delà de l'Aigly, dans les Pyrénées- 
Orientales. 

CoMENSis LACUS, voy. Larius Lacus. 

CoBfERANUM, Boscus CoMMUNis, Bois-Com- 
mun, pet. ville du Gatinais (Loiret). 

CoMESATTUM, Comesazzo, bourg du Mila- 
nais, sur rOglio. 

CoMESiANORUM CoNVENTUs, Gambs, bourg et 
anc. abb. de Suisse (St-Gall). 

CoMiDAVA, Ko{i(^aua [Ptol.], ville de la Da- 
cie, auj. Dees akka, Salzdorf, bourg do 
Transylvanie [Bisch. et Môll.J. 

COMÎDAVA AD SaMOSIUM, CONFLIÎENTES Sa- 

Mosii, Dees Dyesch, bourg de Transylva- 
nie, au confluent des grand et petit 
Szamosch. 

COMILLOMACUS [Itiu. Auton.], COMELIOMA- 

Gus [Tab. Peut.], ville de la Gaule Cis- 
padane, auj. Cicognola, suiv. Manncrt 
et Forbiger. 

• 

CoMLNEiM, CoMMiNiUM, Commifies, Comines, 
ville de Fr. (Nord); la Lys la sépare de 
la ville belge de Commines, dans la 
Flandre occidentale. 

CoMiNiLM [Liv.], CoMiNi [PHu.], villc dcs 
Hirpins, auj., suiv. Reichard, S. Gioin 
Galdo (Princip. ultér.) 

CoMLNUM, voy. Heph^stia. 

CoMiTis MoLA, CoMiTATis MoLA, Greifsmùh' 
len, ville du Mecklenburg-Schwerin. 



347 



COMITATLS KEGIS. — COMPLLTUM. 



348 



CoMiTATi:s Kecîis, Kiugs County , comté 
d'Irlande (Leinster). 

CoMFTATUs Vesas4:inis, le Comtat Venais- 
sifiy on France, auj. dép. de Vaucluse. 

CoMiiKK<:iA<:rM [Coll., ann. Kinhard.], Corn- 
mervy, ville de Fr. (Meuse). 

Le Dictionnaire œconomiquc de /. Marrct, avec 
supplément par Noël Charnel, fut imprimé ou tout 
au moins fut publié sous la rubrique Commercy, 
Henri Thomas^ 1741, A vol. iii-fol. M. Temaux cite : 
Leslie, Abrège généalogique de l'Mêtoire de la 
maiion de lorraine. Commcrcy, H. Thomas, ITU, 
in-8. Nous manquons de détails sur celte impri- 
merie dllenri Thomas. 

COMOPOLIS. 

Ucu dlmpressiou supposé : un livre de l-aulus 
.Merula, porte : Comopoli, typis Lucse Molinci, 1020; 
ce livre fut imprimé à Amsterdam. 

CoMpF.NDiuM [Ann. Hinem. Reni., Auu. 
Vedast., CelL], Compexihum Palaticm 
IPriPC. <'.hildeherti a. .'ï.'JOj, Compvijney 
aiic. palais des rois mérov. et carluv., 
ville de Fr. (Oise) ; anc. abh. de S. B.; 
conciles. 

l'tMulant les lioubles de la miuorilé de Louis XIV, 
une imprimerie fut établie à Compiè^ne, à la tète 
de ln(|U('lle fui mis un typographe du iioin de Jean 
Oiurant, qm* nous avons déjà vu figurer comme 
imprimeur à l*i>nloiM% oti nous avons dit quMI avait 
sni«i le parlenieiil ; on trouve à la date de 1652 un 
Krand noinhn* di» pièces imprimées par lui ; la nature 
de ces pièces nous prouve que Jean Gourant était 
au Blazarin et loyal royaliste, probablement aux 
appointements : 

Hépimsc faite par le tioi à la dernière lettre de 
S,.-i. |}. (12 septembre;). Réimpression sous le titre : 
la irritable réponxe..,; et encore : Lettres de S. A, 
R., écrite au Boy (7 septembre ;, avec la réponse, 
(12 seplembi'e)... 

La véritable réponse du Roy, faite à la harangue 
de M. le cardinal de Retz et MM. du clergé. 

Extrait de l'instruction envoyée par le Prince 
de fondé au sieur de S. Romain, étant de présent 
en Champagne. 

Toutes ces pièces tirées in-H, et imprimées ù Com- 
piègne, ivir Jean (>)uraiit, 1652. 

I^ii 1674, nous trou\ons un nouvel imprimeur du 
nom de l\a\esson; il imprime en 1080 un Catéchisme 
de S. Joseph, in-12, qui figure au ratai, du cardinal 
Dubois, sous le n** 3253. 

L'imprimerie, à Oiupiègne, devait avoir une cer- 
taine importance au xvii(< siècle, puiM|ue les arrêts 
du conseil de 1704 et de 1739 crun*nt devoir autori- 
ser lui maître iuipriuieur à S('Juunier dans cette 
ville. Le rapport fait à M. de SartiiH>8, en 1704, nous 
donne le nom de cet imprimeur .'kceiK' date; il s'ap- 
|)elait Louis ISfTtntnd, avait été ivvu imprimeur en 
1751, et possédait deux presses. 

(lOMPiTiM [Itin. Anton.], <À)MJ'iTrM Ana<;m- 
ni:m [Tan. l*eiit.|, Sfnifjtmno, lioiirg de 
la deléf:. de Frosiiione, prch d'Anaj^ni. 

C(>Mi»LEc.A, Kcu.wXî^a [Appian.], \iUe des 
Celtiheri, (lans la Tarrac, auj. Vaina 
la Vii'ja, sur le Xucar, suiv. Fl(»rez. 

CoMPLiTiM |IMin. , Itin. Anton.], Kc'u.- 
ttXc'jtcv [Plol.| , ville des Carpetani , 
dans l'Esi). Tarrac., auj. Ahila de Ile- 
nnrés, ville d'Kspapfnc, dans la Nonv.- 



(^tille^ sur le Henarès : cost la patrie 
de Miguel Cervantes. 

Michel Maittaire (Ann. typ.l7U, t. H, p. 581) cite, 
d*après le cat. de la bibl. Rothean. (p. 32, n* 431), un 
livre, sans nom d'imprimeur, exécutié dans celte vDIe 
au xve siècle : Gabriel Vasques de euUu adoratùh 
nis, Compluti, 14M, in-4. Cest tout si mplemeiit ane 
erreur d*un siè<-le; Gabriel Vasques, Jésaiie, moanu 
h Alcala en 1004, h Page de 55 ans ; son livre de 
Cultu adorationis, imprimé à Alcala en 15M, fat 
nMmprimé à Mayence en 1600 (Antonio, 1, 511). 

1/université d'Alcala n'ayant été fondée qa*CD 
1490 par Pillustrc Ximeiiès de Cisncros, archevêque 
de Tolède, il y a tout lieu de croire que rétabliàe- 
ment d'une imprimerie, indispensable compléncni 
des études universitaires, suivit de t rta -i ro cette 
institution. 

D. Melchior de Cabrera noos apprend (en et dis- 
curso Icgal acerca de la imprenta, fol. It), qne te 
licencié Varez de Castro introduisit le praouer k 
Alcala cet art, dans lequel il était expert; et que le 
cardinal Ximenès, en sa qualité de gobernador éc 
aspaûa, lui accorda de notables nrivilégeft. 

Mais nous ne connaissons pas de livres soriis d» 
presses de cet habile licencié, et c'est le PotonaksSu- 
nislus, Lanzalao Polono, Pimpriroeur de SévUle, que 
nous voyons quitter son associé Heynard Unfitt cl 
venir s'établir A Alcala, en 1501 ; c'est lui que non 
devons considérer comme le père de la tvpognphie 
dans celte ville, qui eut une si grande umponnce 
littéraire en Esiiagne au xti* siècle. 

On connaît de lui en 1502 uu placard «mtcoul 
des Ordenanzas reaies, au bas duquel il sflntiiule : 
Impresor de libros, esuinte en la villm de Alcali dr 
ilenareSy avec sou écusson formé d'un S, et Pumh 
dans un dbuble cercle surmonté d'une ôois de Lor- 
raine. 

La même année : VUa A'ûf f CartvxaiÊO tkmm^ 
zado vor Fr. Ambrosio.., fué emffrtHtmdo par Oh 
dustna e arte del muy ingenioso e ktmrado 5raaÂ- 
lao de Polonia, varonprecipuo del arle im p rt m /rlê. 
E impriniiose a costa e espcnsai del virtuose e may 
nobk^ varon Garcia de Rueda en la muy noUe «Bta 
de AIrald de Henares, a XXII. dias del mesde!lo- 
vierobre del afîo de iiuestra reparacion de mill eqaî- 
nientos et dos, ft vol. iii-fol.;réimpr. ftSérilleven I&H 

Cet Ambrosio Montelino, franciscain, est fantHr 
du fauH'ux Cancione.ro imprimé âi Tolède en 152J. 

Quelques années après, un célèbre imprimeur, qai 
poùédait un établissement imporunt âi Pampelùne, 
au xv«^ siècle, que nous retrouvons i Ijomo» es 
1505 et 1506, vient s'établir à Alcala vers Ibll ; cVil 
Arnaud Guillen de Drocar, dont le moine AuguiiD 
Fr. (léronimo Roman dit • que el impreÊor mëS 
famoso que rino à Alcala de Henares fui Amm 
Guillen. * [Rep. Gentilica, 1. VU, c.lll.) 

Nous citerons de lui : Flokbs y Blanca Flm, 
la historia de los dos enamorados Flore* y JKaiiea- 
flor, rey y reyna de Espafla y empcrûàora de 
Roma; à In fin : A loor p gloria de nuestro seàar 
Jesu ChristOt emptitniose este présente tratado par 
Arnao Guillen de Brocar. Acaboêe aéu} de ma 
ccc£C.y XII, in-4. goth., de 24 fT. non chiffirés. (On. 
de Hure, n" 9:i7, vendu 150 fr.) 

L'année suivante, la première édition du lArv 
del Esforçado Cauallero Comte Partinuples Quefm 
cmperador de Constcuitinopla, imprimé le 10 dot. 
1513, in-4, goth. (même vente, n* M5, lU îr.). 

Conclut, dans Ij Biblioth. de* Aornims, cite, da 
PartenoplcSf une édition dcTarragone, lUà, ifr^il 
Ki^ truiniie d'un siècle. 

\jc plus iHuiu titre de Rlnire d'Amaud-CïuiUauae 
de i;r(K-ar est d'avoir été rimprimeur de la Irès-JM* 
temeni célèbre Polyglotte^ Ximenès, imprimée I 
Alcala, en quatre aiui('>es. 1511-1517, et formant ttk 
volumes in-foU Ce noble livre est trop connu pov 
que nous en parlions en détail. 

U's principaux imprimeurs d'Akals auXTl*sièik 
sont ; Miguel de Kguia, 1522-1530; nous le trouTiai 
aussi à Logrono; le fils d'Aniaud de Brocar, Jovif 



340 



C0xMI>OSTELLA. — CONCUKCALLUM. 



350 



cle 15Mà 15M; pots Tiennent Aiidrès de Augulo 
' 1S6S] ; Sébastian Martinex (1558-1507) ; Juan Ifiiguex 
île Leqnerica (1572-1&87); JuanGracian (15741588) 
et sa Teuve, ft partir de 1589, etc. 

COMPOSTELLA^ VOy. FlAVIONAVIA. 

CoOTSA [Liv., Vell.l, K«i4« fPtol.], Comp- 
SANi [Win.], ville aes Hirpins, auj. 
Conza, ville de la prov. napolit., Prin- 
cip. ultér. 

CoiiPULTCRU [Liv.|^ sur le haut Volturno, 
auj. le Bifemo, S. Ferrante, localité 
de la province de Molise (Italie); suiv. 
Mommsen. 

CoMUM [Win.. Itin. Anton., Tab. Peut.], 
1Ué{&gv [Strab., Ptol.] , Novocomum [Sali., 
Caes.][, ifMXMfwv [Appian.!, ville des 
Orobii, dans la Gaule Transpadaue, 
auj. ComOy Came, ville du Milanais, 
cheMieu de délégation; patrie des 
deux Pline. 

On ne connUt que trois ouTrages imprimés dans 
celte fiOe an Vf siède; le plus ancien est daté de 
IftTi : imapiviiT ivbbics tkaIctatub appellatio- 

HnilQin TKACTATVS 00«GI||AIUV1I R? NCVPATVS E8T| 
QT1A MOLâMBVS fVIS|AB IPSO AVCTOBB P1I0|C0NG1A- 

no R uncnlwns labobtm qtosIui qvotidianis 

LBClnOSmVSPATIBBAlflTVR TRACTATVS EST. — AU 

davier f. (193) : Cowâleta p Dominum Johanem 
ÀHUHdÊuiàe iOÊtto Ùeargio dictû de placaitia 
ppotMleaiaieSàetiAmbraxU Maioris Mediolani 
l/Mrb «Crfin^i éoeiorei t Comiiei ordinariasljitrii 
emumki kaaium die vumt infelict ttuldio papierui 
smk WMMiriMgimo daiue Galeaz \\ Maria vice comité 
ente MeétoioML^lCcmi impressa per magtstros 
AwttroûdMmjde orcko ef Dyoïtistttm de paraue-' 
wtmo QMlMtoUdtu aitgu»ta»,lucccic lxx iiii«|. deo 
CBATIA8. AXEif, in-fol., de 192 (T., à 2 col. de 60 lig., 
sanscbiffr. ni sign. 

Le Kcond volume est nn in-foI. à 2 col. en caract. 
ronaiiiB, Imprimé per M, Baidesarem de Fossatn, 
en M77; il ctt intn. AlbertideRosate Bergomensis 
optiê fllafnf onni. 

Le troisième : TeofUo vUa di S, Giovantii Capis- 
trtmo, in^ sans nom d'im[irimeur; il est exi'cuté 
enlttîl. 

GmA, CONADA, VOy. CONDATE. 

C05ACTIA, CoNNAUA, le Cormaug/it, l'une 
des quatre divisions territoriales de 
rirlande. 

COXACUM, VOy. COGNACLM. 

CoNATiA, Trrcmel, bourg d'Irlande (Uls- 
ter). 

Co!scA, CoNCHA, CoNciA, Cuençù, ville d'Es- 
pagne, ch.-l. d'une intendance de la 
Nouvelle-Castille. 

Falkenstein et Cotton portent à Tann^'e 1589 la 
date de Fintroduction de la typographie & Cnença. 
Le noanl Eiuayo de typographia espaAola de Gal- 
iardo nous donne des mtes antérienres; nous ciic- 
rans : Deuotissimalexposieion soJ^bre el psalmo 
ê\wdaerere mei\deMM. Feeha\por un deuolto re- 
ttiioeo.lAgora nueuamite corre^gido y emidado, 
m.ixzO, à b fin : Imprindotse la présente obra, 
Em la «niy wMe y muy teai dbdad de Cuenca^ en 
cma de Francisco de al Faro. Acabose a sictc dias 
def mes de Uagyo. de m. d. xxxij. AfU)s, in-8o, goih. 
sans pagin., mais avec sign. A. p. par 8. 



Romance y glosa sobre la muerte de la empera^ 
triz y reina nuestra seûora, y el suntuoso enterra" 
niiento que se le Mio en la ciudad de Granada, 
eon un villancico. Hecho por Anton Delgado ; à la 
fin : En Cuenca ano 1539, in-4, de 4 (T., avec une 
pi. gravée sur bols, comprenant 19 copias. 

Alonso de Cervantes. Glosa famosissima sobre las 
f optas que^Mzo don Jorge Manrique a la muerltc 
dcl maesire de Santiagolsu padre; à la fin : En 
Cuenca, por Juan de Canoua. M. d. Lij, in-4, de 
10 fT.y sign. A, B. 

Quand on trouve sur un ouvrage du xvie ou xvii* 
siècle le nom de Cuenca latinisé , c'est toujours par 
CONCHA quMl est traduit iJ.B.de Madrigal, tratado 
brève sobre los mysterios de ta missa. concBiE, 
M.DC. in-8 (Antonio). — Johannes de Bustamante de 
ta Camara, de las ceremonias de la Missa. Con- 
chœ^ 1822, in-8. {Biblioth, Bitualis, H, p. 151.) 

Le livre qu*ont sans doute voulu désigner Fal- 
kenstein et Cotton est celui-ci : Diego A'tiflez Alvn. 
Dialogo de ta vida de soldado. Cuenca, 1589, in-8. 

CoNCA, anc. local, de l'Ombric. dont les 
ruines se voient auprès de Rimini. 

CoNX.F., Concile, Conques, pet. ville de Fr. 
(Avoyron). := Conckes, ville de Norman- 
die; anc. marquisat; anc. abb. deBén. 

(Eure). 

CONCiF, VOy. CONQUESTUS. 

CoNXANA, Koyitava [Ptol.] , ville dcs Con- 
cani, dans la Tarraconaisc, aui. Santil- 
lana, ville de la Vieillc-Castille, dans 
l'intendance de Santandcr, ou, suiv. 
Reicbard, Cangas de Onis, 

CoxcANGiUM, Kendal, ville d'Angleterre 
(Wcstmoreland). 

CoNCARNEUM , CoTicameau, ville de Breta- 
gne (Finistère), que quelques géogra- 
phes ont pris pour l'anc. Yorganium de 
Ptolémée. 

Concile, vov. COiNce. 

Concile. 

On trouve sur quelques livres italiens cette déno- 
mination, qui est fausse, et qui veut désigner 
HODENA, (Melzi, Anon, et Pseud,, 1. p. 210). 

CoNciAcuM, Coincy, bourg de la Brio 
(Aisne), anc. abb. de Béncd. 

CoNcoRDiA fPlin.], K&7xoû^(a [Ptol.], ville 
de Lusitanie, auj. Thomar, ou, suiv. 
Reicbard, la Gttarda, en Portugal (Es- 
trcmadure). 

CoNcoRDiA [Ammian.j, ville des Nemetes, 
dans la Gaule Belgique, aui., suiv. Sim- 
Icr, Kôchersberg, bourg de Fr. (Bas- 
Rhin); suiv. Reicbard^ il faudrait pla- 
cer cette localité auprès de Lauterburg 
dans le nicme département. 

CoNcoRDiA [Mêla, Plin.], Ko-yxop^(a [Strab., 
Ptol.], ville des Vcneti, dans la Gaule 
Transpadane, auj. Concordia, pet. ville 
de la Vénétie, dans la délég. d'Udine. 

CoNT.rRCALLUM, CoNCREssANUM, CoTicressaîit, 
bourg du Berri (Cher). 



3ot 



COJNDATE. — CONFLUENTES. 



352 



CoNDATE [Auson.], au N.-E. de Bordeaux^ 
Comlat, bourg du Périgord, dans une 
île de la Dordogne. 

En celtique^ le mot signiGe cmflueiit, 
ce oui explique le grand nombre de 
localités qui portent ce nom. 

CoNDATE ITab. Peut., Geo. Rav.], sniv. 
Ukcrt, Chanteuges, près Langeac (Haute- 
Loire); suiv.Reichard, Lanyogney bourg 
de la Lozère. 

COxNDATE [Geo. Rav.j, Seissel, au confluent 
du Rhône et du Sier (Haute-Savoie). 

CoNDATE [Itin. Anton., Tab. Peut.], Mo- 
NASTERioLUM AD IcAUNUM, anc. ville dcs 
Senones, dans la Gallia Lugdun., auj. 
MontereaU'fauU'Yonne, Montereau, ville 
de Fr. (Seine-et-Marne), au confl. 
de l'Yonne et de la Seine. 

CoNDATE [Itin. Anton.], Cona, Conada, 
Brannovicus Aulercorum [Tab. Peut.], 
ville de la Gaule Lyonnaise, auj. Corne, 
Cosne-sur-Lcfire, ville de Fr. (Nièvre). 

Conhate [Itin. Anton., T. Peut.], ville des 
Eburovices, auj. Condé-sur-Iton, bourg 
de Normandie, avec titre de comte 
(Eure). 

CoNDATE, CoNDATE AD SCALDIM, Condé, 

Condè-sur-l* Escaut, ville forte de Fr. 
(Nord), entre l'Aisne et l'Escaut; anc. 
titre de prince, appartenant à la mai- 
son de Bourbon. 

CoNDATE, CONDATUM AD NeRALLUM, Coudé- 

sur-îsoireau, ville de Fr. (Calvados). 

CONDATE, VOy. NORVICIÎM. 

CoNDATE Rhedoni:m, voy. Rhedones. 
CoNDiviNcuM, voy. Namnetus Portus. 

CONDOMIUM, CONDOMIUM VaSCONUM, CoNDO- 

Mi:s, Condi:m [Gcsta Dag.], Condom, ville 
de Fr. (Gers). 

L'imprimerie existe à Condom au xvii« siècle, et 
les arrôts du conseil, en date du 21 Juillet 1704 et 
du 51 mars 17S9, autorisent cette ville à consenrer 
un linpriiueur, (évidemment à cause de Timpurtance 
cccU'siastique que lui donnait son évéclié. Le titre du 
premier livre imprimé k Condom que nous puissons 
ri 1er nous est fourni par M. Temaux : La respONce 
à S. Germain^ ou les lumières de Mathieu de Mor- 
gues, pour VMstoire de France, esteintes par Sci- 
pion Dupleix. Condom, Mânes, 1645, in-4 (à TArse- 
iial). Un livre de liturgie locale est imprimé en 1689 : 
Proprium sanctorum ecclcsiœ Condomiensis, Condo> 
mii, 1689, in-12 (Cat. Dubois, III, n», 5397;; M. Cot- 
ton, qui cite ce volume, dit qu'il a sans doute été fait 
sous la direction de Bossuel; il y avait longtemps 
que Bossuel était k Meaux, et il ne s'occupait guère 
en 1689 de son premier diocèse. 

\je Rapport Sartines nous domie le nom de l'im- 
primeur de Condom en 1764 : Pierre- Jacques Ijir- 
roirc, libraire- imprimeur reçu en 1751 , possédant 
2 presses. 



CON DR] ACUM , CON DRIEVIUM . CoNDRUSlCM , 

Condiieu, ville de Fr. (Rhône). 

CoNDRusi [Caes., Oros.], qui sunt inter Ebn- 
rones Trevirosque, peuple de la Gaule 
Belgique, entre Trêves et Liège; occu- 
pait les environs de Cologne. 

CoNDURUM, CondtireSy bourg de Gascogue 
(Landes). 

CoNEDRAciiJM , CoNNARACDH ^ ConneToy , 
bourg du Maine (Sarthe). 

CoNEUANUM, ConegUano, ville de la Vénc- 
tie, dans la délég. de Trévise. 

Impr. en 1611, suivant Falkensteln ; HaTn (pblTS) 
nous donne une date antérieure : La Battatea tf 
monsig, Giorgio Tomati protonoiario apoUotko» 
Conegliano, pel Claseri, 1069, in-ft. Ce Uvre figure m 
cataL Colbert, n* 8SS7. 

CONKMBRIA. VOV. CoNIMBRICA. 

CONEITM, voy. CUNEUM. 

Cokfluentes [It. Anton., Tab. Peut, Caes., 
Plin., etc.], CoNFLUENs [Ann. Colon., 
Afin. Fuld. , Fortunat.] , CoNFLocms 
RifENi et MosiE [Cluv.] , Confluenha, 
ville des Treviri, dans la Gaule Belgi- 
que, auj. Coblenz, Cobleniz, ville de la 
Prusse rhénane, au confluent de la lb>- 
selle et du Rhin. 



U est extraordinaire que rim p rimerie ait 
tionné aussi tardivemeut dus une ville de cette !■- 
portance; Falkensteln n'en foit même pM muillwi 
et nous ne pouvons la fiire remooter aa*iM co» 
mencemeut du xviiie siècle ; Toid le livre le àm 
ancien que nous connaissions : C, A Betz, FâMon- 
lusMyrr/iœ in luctuosammortis BckeiHim J, Bwft 
ni$ archiepiâcopi Trevirensis. Gcrmuiioey Coniiei 
tie, 1711, in-fol. On voit siu* le firontiuioe ieecr 
trait de l'archevêque exposé sur un Ut de ptnKCt 
six figures emblématiques. (CattLLibri,18Sl, ii*llNb) 

CONFLUENTES, CONFLUENTU BCRGUIfDIil St- 

pERioRis, Conflans, bourg de Fr. (HIDt^ 
Saône). 

CONFLUENTES. CONFLUENTIA CENTItOKinfy 

Conflans, bourg d«^ la Haute-Savoie, 
au N.-E. de Charobéry. 

CoNFLUENTES, CoNFLUENTIA INSULi! FràVOM, 

ConflanS'l' Archevêque, hameau au con- 
fluent de la Seine et de la Marne. 

On y voit le château des anc arcberéquet de Mb; 
une imprimerie exista dans ce \iltaBe à la fin dnder 
niiT siècle : Du sommeil, par Ckabert, On t ÊU à 
Charenton, an IV, in-8. 

CoNFLUFj^Es, Conflans-Ste-Honcfine, bourg 
de Fr. (Seine-et-Oise), au conflaent «e 
ces deux rivières. 

Confidentes, Confoulans, Ooyi/%>/efis, ville 
de Fr. (Charente), au confl. duGoireel 
de la Vienne. 

CON KLU ENTES , CoNFLU F.NTlA-LOTUÀftIKGIl , 

Conflatis-en-Jamy, bourg de LornÙDCy 
près Verdun. 



3o3 



CONFLUENTIA WESTPHALICA. - COiNSENTlA. 



3.H4 



CoNFLUEMiA Westpualicâ^ voy. Beckena. 

CoNGAVATA, daiis la Britannia Romana^ au 
N.-Ë. de Luguvalluin^ ai]g. Stanwkk, 
bourg du Cumberland. 

CoNGiA, Koege, ville du Danemark (Sec- 

land]. 
CoNGLETONiuM [Bisch. ct Môll.], Congletoft, 

ville d'Angleterre (Ghesbire). 

John Deui inquimit dans cette ville en 1800, nous 
dit M. Cottoo. 

CoNiA, Coçftia, bourg du Piémont, près 
d'AosU. 

CoNiciA, voy. Chonitu. 

COKDIBRICA, GONEMBRIGA [Plin., It. Ant.], 

CoNmbRU, CouMBRiA^ CoLUfBRE [anc. 
cbron.], ville de Lusitanie, auj. Coim- 
bra, Ccimbre, ville forte du Portugal» 
prov. de Beira. 

Ctai la KOle oniTcnité du royaume ; elle Ait fon- 
dée en IM6; évèehéirigéaa ti« siècle; Pimprimerie, 
solvant Falkenstein et Gotton, ne remonte en cette 
ville qu'A 1530; mais noos croirons pouvoir la 
rqMrierplDS haut; nous avons d'abord one date qui 
neos est foomie par Panier d'après Hennings, c'est 
Ptenée même de h fondation de roniTcrsité 1516 : 
Brtt¥ Ciiamiei, de CapUÎM Fvlneribuê, Go- 
! per Didac Lonreiro» m. d. x? i, in-lbl. Ceci 

. . . errenr du bibliographe de Nuremberg: 
Du Jelo Bravo Ghamisso, natif de Serpa, professeur 
de Bédedne k l'université de Coimbre, n'était pas 
oèi celte époque; tous ses ouvrages sont datés du 
CHUBencement du ivn^ siècle; nous croyons donc 
qsffl bat lire a. K. xti. M. Ribeiro dos Santos, dans 
■oa mimsirr sur les origines typographiques en 
nvtuol, nous apprend qu'aussitât après que l'uni- 
versité eut été fondée par le roi Joan UI, elle fit Tenir 
de Ushoime deux habDes imprimeurs, J. Barreira et 
J. Alvara ; le premier Uvre exécuté par Barreira, dit 
M. Ribeiro dos Santos, est un Reportorio dos teni' 
pOÊ, Gonfanbricc, 1519, in-ft, que nous ne connais- 
soos pas, nais dont nous senons assez disposé à 
contester la légitimité; en effet nous trouvons, dans 
Antooio et dans la Biblkftheea Lutitana^ II, p. 264, 
ee Mefortmio do$ tempos, avec Joâo Barreira 
donné eonmie auteur, Cotmbra comme lieu d'impres- 
iMm, et avec la date de 1570, réimpr. en 1582 , iii-4 ; 
IVxactitiide habituelle de b BittL iMtUana nous fe- 
rait volontiers pencher la balance en sa foveor. Quoi 
qn*il en soit, nous pouvons citer avec certitude» sous 
la date de 1520, on li^re célèbre dont parle la Bibl, 
LnUana, Antonio Gallardo, et même Brunet ; Cro» 
Rica do imperador Ciarimundo. trestadou do Un- 
fÊTO, por loâo de Barros, Goimbra, J. Barreira, 
ni-f6l.»got]L,à2 coL, Uvre d'une rareté telle que Gal- 
lardo n'a DU le trouver en Espagne et n'a pu ie dé- 
crife detitu, 

JoSo de BsiToa, né à Viseu, Mettre da lingoa por- 
twfwetOf e komem verdadeirametUe sabiOp mourut 
eu 1571 {jnbLlMMU,, IV, p. 169). 

J. Barreira introduisit en Portugal les caractères 
grecs, et le premier volume qu'il publia à l'usage 
des écoliers avec ce nouveau caractère est daté de 
15M (Jfém. de m, port,, U, 556, vill, 79). 

Barreira conserva fort longtemps son établisse- 
ment typographique à Goimbre ; en 1565 nous le 
vmons encore donner dans cette ville la seconde 
édition du voyage d'Antonio Tenreiro, que da India 
veto por terra a este reino de Portugal, pet. in-8, 
(iii-12 sniv. Antonio et la Bibl. LusUana) ; son fils 
loi succéda et imprima Jusqu'aux premièn» années 
da siècle suivanL 

Dans Fintervalle une imprimerie rivale de celle 
de l'université s'était établie à Goimbre dans l'eii- 

MCTlOlfH. DE GÉOOM* 



ceinte du couvent de Santa-Croce ; ce fut de ces pres- 
ses sacrées que sortit, en 15S1, le Uvro da rmi e 
perfeiçam de cotwersassam dos Monges, por Lou- 
renxo Jusiiniano, traduzidopor donna Catharfna, 
in-foL, et en 1536 : P. Jorae CoeUio, seeretario do 
cardinal Bef/; elegia ad Virçinem deiparam t de 
Chrislo morieme, Goninbricê, in Gœnobio sancts 
Grucis, 15S6, in-4. 

Le grand imprimeur de Lisbonne GermSo Galharde 
avait aussi établi k Goimbre une succursale; c'est 
de tt qu'est sorti en 1531 un livre précieux et rare : 
Duarte de Rezende, Tratado danavigaçào de Fer- 
nâo da Magalhaens as ilhas de Molueo, Goimb., por 
G. Galharde, 1581, in-4. {Bibl. LuMtt.) 

CoNizAj voy. CnONITIA. 

GONNACIA^ voy. CONACTIA. 

CoNNOBURGUM [Chr. Moissiac.]^ Conneburg, 
bourff de Prusse ^ dans la régeuce de 
Potsoam. 

CoNNovius^ voy. Tœsobis. 

CoNOPA^ K«v«Mnj [Polyb.J, ville de l'iEto- 
lie^ sur l'Achéloûs^ dont les ruines sub- 
sistent près é'Anghelokastro, dans le 
Ac. de Missolonghi. 

Co50iT£STus^ CoNCA^ le Conquet, ville de 
Bretagne (Finistère). 

CoNSAHRUM [Plin., It. Ant.]^ Consaburo- 
NENSE MUNic. [luscr. ap. Grut.], ville 
des Carpetani^ dans la Tarrac.^ auj. 
Ccnstiegra, dans le roy. de Tolède. 

CONSENTIA 



iNSENTiA [Liv.. Plin.^ It. Ant.], Kov<n 
[Strab.,Ptol.],CosENnA [Jornand.], 



KovmvT^a 

TENTiA [Tab. Peut.], ville du Bruttium^ 
auj. Cosewza, chef-lieu de la Calabre 
citérieure (Italie). 

Tous les bibliogr. fixent à l'année 1478 la date de 
l'introduction de la typographie à Cosenu ; deux ou- 
vrages sont cités par Panxer et Brunet h cette date ; 
le second est omis par Haln : Franeesco Filclfo, 
dell' immortatttà dell* anima in modo di dialogo^ 
in Gosenxa, per Ottoviano Salamonio de Manfrrdonia, 
1478, in-». 

Cest ainsi que le titre est donné par presque tous les 
bibliographes et par Panxer lui-mérae ; mais celui-ci 
(tom. IV, p. 285) , et, avec lui, Giustiniani et Amati, rec- 
tifient ce Utre, ct voici la nouvelle rédaction, d'après 
laquelle la paternité du livre passe de Fr. Philelpne è 
un nouvel auteur : Jaeobo Campharo de immorta- 
litote animœ in modum dialogi vutgariter ineipit 
prologus féliciter. Al vénérable e dUcreto suo mag- 
giore Jon. de Marchanova dtadtno de Venetia. 
Frate Jaeobo Campharo di Genoa deU* ordine de 
frati predicatori in sacra theologia ticenciato in la 
^tniversità di Oxoufordi (sic), etc. Gusantic, Octa- 
viani Salomonii, 1478, in-4, sans chif., réel, ni sign. 

Gette rectification est faite d'après l'exemplaire 
que nous croyons unique, de la Biblioth. Impériale 
de Paris. 

Le second ouvrage est sans titre ; c'est un traité de 
la sphère en ottava rima de Gregorio Oati, portant : 
Gusenci», Octavianus Salomonius de ManlHdonia, 
1478, in-4 (décrit par Magné de Marolles). 

Un troisième vol. sans date, mais imprimé par le 
même imprimeur, au xve siècle, est décrit partout : 
Oui si tractano le fabule del Bxopo transmutate dal» 
àlcto latino in vulgare per H^ Faeio Caffarelio da 
Faenza.,, Per lo e^regio maestro Octaujaiio Salomo- 
nius de Manfridoni impressore in la cita de Cosenza; 
à la fin du registre GustiiTic Suivent : Cantilêna 
très in obiium Henrid de Araçonia Catabriœ Gu- 

VI 



355 



CONSENTliNA PROVINCIA. — CONTREBIA. 



356 



bemaloris, sans date, iiuft de U7 m, impr. eu gros 
car. goth., sansch., récU ni pagination (nain, I, ftO). 

GoNSENTiNA PROVINCIA, Colobria cUeriore. 

GONSERANUM, CoNSORANUM, KQVM, CoNSOR- 

RANORUM, yilie des Gonsuarani [Plin.], 
dans la Gaule Narboimaise^auj. S. Lt- 
zier, dans le Gonserans, anc. comté de 
Gascogne, auj. compris dans le dép. de 
la Haute-Garonne. 

GoNsiLiMJM [Plin., Gassiod.], Consignano, 
bourg de ta Galabre ultér. 

GoNSTANTiA [It. Aut., Gco. Rav., Gell.l, 

GONSTANTIA AlEMANICA, GaNODURUM (?}, 
AUGUSTA TURGOIORUM, CONSTANCIA HeLVE- 

TioKUH, ville des Helvètes, dans le Pagus 
Tigurinus (le canton de Zurich), auj. 
Constance IKonstanz, Kostnitz), ville du 
grand-ducné de Bade, sur le lac de 
Gonstance (Bodensee) , anc. palais des 
rois de la seconde race, cb.-l. du cercle 
du lac; concile célèbre (i4i4-i418)A 

Une petite pièce de 8 ff. passe pour être li^re- 
mière prodoction de la typographie, dans la ville cé- 
lèbre oh tarent condanonés Jean Hoss et Jérôme de 
Prague : Bpùtola de morte Hieronymi PragensiM. 
Geue épitre est du Pogge; elle est adressée à Léo- 
nard Arétin, et datée i Gonsun|cie tertio Klas luu^ 
que die Hierouim' penas luiL Suit : lÀber Leonardt 
Aretini de duoints | Amantibus GuUcardo scilicet Et | 
Sigismunda féliciter finit, in-4, de 8 (T., à SS lignes 
par page, sans aucun signe typographique» ni dé- 
signation de lieu ni d'imprimeur. 

Celte pièce, dont le caractère et l'alnence de tous 
les siffiies typogr. révèlent une asset haute antiquité, 
est-elle imprimée à Constance même, ainsi que le 
soutient hardiment M. Libri (CaU 1862, n» 008), qui 
môme hidiquc une édition qui paraît postérieure, 
de 9 ff. à M lignes (Hain. n*" 13211) 7 Voilà ce 
qui nous parait très-dirficilc à déterminer; une 
note ainsi conçue : • Premier livre imprimé à Cons- 
tance;, • fait bien sur un catalogue de vente ; mais 
sMl fallait justifier cette assertion, nous croyons qu'il 
faudrait entrer dans un examen minutieux des types, 
du papier, des signes, en Caire Tobjet d'une compa- 
raison avec les monuments tvpographiques de la 
même provenance et de la même époque, bref, se 
livrer à une série de petits travaux dont Tariaité 
est de nature à épouvanter le plus intrépide des cau- 
logographes. 

Ainsi, malgré raffirmatlon de M. Libri, nous croyons 
pouvoir passer outre, et rentrer dans la voie qui 
nous a été tracée par nos devanciers. 

laissant aussi de côté l'indication que donne Mait- 
tairc d'un opuscule de Florins, de Ihiobui Amanti" 
bus, CamUli et Bmitte, imprimé à Constance en 
1489, assertion dont Panxer a fait justice, nous arri- 
vons à 1505, que la voix publique proclame comme 
Tannée oh la typographie a fait son apparition 
dans les murs de Constance : Ç. Criapvs Salvstivs, 
De conjvraiione L. Ser. CatiUnœ, Constantiae, per 
Joannem Schaeffeler. M. d. y. die xii. Junii, in-4. Ce 
vol. rare a figuré à la première vente de Richard He- 
ber, sous le n* 61S9. 

Panxer indique un second ouvrage exécuté à Cons- 
tance en 1519, sans nom d'imprimeur. 

Le principal imprimeur de Cbstnitx am Bodensee 
à la fui du XVI* siècle s'appelle Leonhard Straub. 

CONSTANTIA, CoNSTANTINA GaSTRA [Am- 

mian.], Givitas Gonstantina [Greg. 

Tur.], CONSTANTIA NORMANNORUM, aUC. 
GoSEDIiE, GOSEDICE, GoSTANCA (?), COUS^ 



tances, Coutances, ville de Normandie 
(Mancbe) ; anc. abb. de S. Ben. 

Cest à Tannée 1507 que M. Frère (I, p. 91) Wt 
remonter la typographie à Coutances % Anêdktio- 
naU ecclesiœ et diaeesi$ Con»tantieiiMl$. Gonitaa- 
tic (Joan. le Cartel impr.), 1597, in-t, faïqirinié co 
rouge et noir, musique notée. Ce Jean le Cartel ^»' 
aussi imprimeur à Avranches. 

En 16(M, nous avons : HiMaire de la fimdsikm de 
Péglise et abbaye du Mont St-MicM, par F, Pran- 
ajû Feu-Ardent, Constance (sic), par J. le Gaild, 
lOOft» in^. 

En 1Ô08, les AntiquUis des ptu» cétèèrfs vUlet et 
châteaux de France, par F. Des-Roes, ConMamces. 
par J. le Cartel, 1608, in-12. 

Signalons encore un petit livre rare Imprimé par 
Robert Coauerel, vers 1650 i Gilles de St-Joseph, soli- 
taire de l'hermitage de SL-GerboM, la Trompette 
de PUnion^ in-ft de 21 fL en vers alexandrins ; c'est 
une satire des vices dn temps, divisée en 156 qua- 
trains (à l'Arsenal). 

GoNSTANTiANA^ KwvoTavTiav^ [Procop.], villc 
de la M(£sic infér.. auj. Kostendne, en 
Boulgaric, sur la cote de la mer Noire. 

GONSTANTIENSIS LACUS, BODAMICDS LACOS, cfef 

Bodensee, le lac de Constance. 
Gonstantina, voy. Arelas. 

GoNSTANTiNOPous, voy. Btzantiuii. 

GONSTANTINUS PAGUS, GONSTANTIEKSE TDUU- 

TORiuM, territoire des anc. VnelH, de- 
puis le Cotentin, district de la basse 
Normandie; fait aig. partie du dép. de 
la Manche. 

OjNSUANTiE, Kovoooavrat [Ptol.], GoNSUAlfE- 

TEs [Plin.], peuple de la Vindélicie; oc- 
cupait en Bavière partie de rkarkroise, 
aux environs de Landshut. 

Gonsuarani [Plin.J,GoNsoRANNî [Not. prov. 
Gall.l, peuple de la Narbonnaise ; occu- 
pait ranc. Conserans, comté de la haute 
Gascogne. 

GoNTESTANi [PHu.], KovTtoravoC [Ptol.], peu- 
ple habitant le S.-E. de l'Espagne Tar- 
racouaise, province de Garthagène. 

GoNTiAcuM, GoNTEiUM, Cofilt, Couty, bourg 
de France, sur la Seille (Somme) ; au- 
trefois titre d'une princip. appartenant 
à la maison de Bourbon. 

CoNTiLiANUM, Contigliono, hourg dltalie, 
dans la délég. de Spoleto. 

GONTINITM, CONCINUM, MiRANDA OURII, Mi- 

randa do Duero, ville de Portugal, sur 
le Duero (Traz os Montes). 

GoNTRA AciNcuM, voy. Pessium. 

GoNTRA Aginnum [It. Aut., Tab. Peut.l, 
ville des Veromandui , dans la Gaule 
Belgique, auj. Chauny, ville de France 
(Aisne) ; et suiv. Lebeuf, Coudrain, vil- 
lage de Picardie (Somme). 

GoNTREBiA [Liv., Aur. Vict., Geo. Rav.], 
villo des Celtibcri,dans la Tarraconaisc, 



357 



œNTRIBUTA. — CORBEJA VETUS. 



358 



auj. Santaver, suiv. d'Anville; Cuerva, 
d'après Reichard^ près d'Alcala. 

CONTRIBUTA [It. Ant.], KovTpt^Ûm [Ptol.], 

▼iUe de la Bsetique^ auj. Medma de las 
Torres, pet. yilie de l'Estramadura. 

Comis VL., la Queugne, pet. riv. du Berri^ 
affluent du Cher. 

CoNTALLEs, CombroUles, anc. district de la 
basse AuTergne; fait auj. partie du 
dép. de la Creuse. 

^ CmcvESis [Plin., Itin. Anton.] , K<»voutvaî 
[Str.y Ptol.j^ peuple de la Novempopu- 
tanie, an pied des Pyrénées^ avg. partie 
S. du dép. de la Haute-Garonne. 

CONVENARDM LUGDUNUM [Itlu. AutOn.], CON- 
VENUE piotit Gall.] y CoNVENNiE [Gr. 
Chr.l, GoMBANENsisuBBs^ CoMBANEs [Fré- 
dégJ, capit. des Convens, St-Bertrand 
de CiimngeB, anc. évôché, ville de Fr. 
(Haute-Garonne). 

CoNVENTRu^ GovENTRANUM^ Coventry, ville 
d^Angleterre (Warwickshire). 

Volet la noie que M . Gotton, dutt80D5ifpp(.,coii- 
sacreà Pinprimerie de cette ville : • On prétend que 
r iiulmafe tat aeroée à GoTentry pendant le 
XTii* siècle ; m ooTrage est mentionne dans les 
Notn and Qmerie», dn 13 STril 1861, Flora nobi- 
UtriMo, mi passe pour a?oir été eiécuté à Goven- 
try, en léot ou ISM. • WlUlam Raffen imprimait là 
' en IIM (Dpcoit). DugdaU'ê HUtory of Warwick' 
s**% ftu imprimée ft Goventry, en 1785, un toI. 
io-fDl. ; on Jouraal, tke CovaUry Mercury, y fut 
puMiéià partir do 16 novembre ITU. 

GuNVERSANUM, CupERSANUM [GraêsseJ^ Coti- 
venano, bourg de la Terra di Bari, 
prov. napol. du roy. d'Italie. 

CopaIs lacus [Liv.l, Kamtoî; xfpiwi [Strab.^ 
Herod.] , Cephusis , i Kyiçtooi; xi^LYn 
[Hom.^ PausJ, Topolias, lac de Grèce, 
au S.-E. d'Orchomènc, auj. Logo di 
Topoglia, dans le dioc. de Béotic. 

CopiNGA^ Kâping, ville de Suède, dans 
Tanc. Westmanie, aig. préfecture de 
Westeras. 

CopRANiTiA, Copranitz, bourg de Slavonio, 
sur la Drave. 

CopRiNiTiA, Copreûdtz, Kaproncza, pet. ville 
de la Croatie, sur la riv. du même nom. 

CopuLATA vu, Coublevie, bourg du Dau- 
phiné (Isère). 

CoRA, anc. cité des Volsqucs, auj. Cori, 
bourg des États pontincaux, près de 
Velletri. 

CcMUBiuuM (Tabi Peut.], Corbonidm ad 

SeQUANAM, CORBOLIUM, CORBOILUM, COR- 

RKLLUM [Cell.]> Corbeily ville de France 
(Scine-et-Oise). 

Le tome 1*î du Cafal. d'histoire de^France de la 



Bibliothèque impériale nous donne le titre d*nnc 
pièce imprimée a la date de 1S90, sous la rubrique 
Corbkil; mais cette pièce est exécutée par Timpri- 
meur parisien, qui avait suivi le pariement à Tours 
l'année précédente, Jamet Mettayer : DUtcourt de ce 
qui t*e8t patMé en l'armée du Boy, depui» que te duc 
de Parme t'est iofnct à celle de ses etmemU, iu»- 
ques au quinziesme d* $eplembre 1500. — Gorbeil, 
s. d. (1590) in-8. 

On ne peut faire remonter Timprimerie à Gorbeil 
plus haut que la révolution, et voici même une pièce 
sans date, mais imprimée au commencement de 1706, 
qui peut nous servir de point de départ : Typogra- 
pMa CorboUi insUtuta, ex fastis corboliensibus, oc- 
tava februartt (1498) ; latine, gaUice et metrice (aoc- 
tore J. A. Guiot). Corbolii, typis G. J. Gelé» vergente 
seculo decimo octavo, in-12. 

Joseph-André Guiot a publié un grand nombre 
de pièces relatives à la ville de Gorbeil» ches ce même 
imprimeur, qui toutes sont à la Bibliothèque impé- 
riale. 

Coiucodes Portus, Ko^xxeii^yic Xtp-w [Ptol.], 
port de la côte N.-O. de Tile de Sardai- 
gne, auj. Alahero, Algher, cbcf-lieu de 
la province de ce nom. 

CoRAX [Liv.], K6pa( [Strab.], montagne 
d'iEtoiie, auj. Monte Coraka, près du 
golfe de Lépantc. 

CoRBAcuM, CoRBAcmuM, Corbock, ville de 
la Hesse-Cassel. 

Imprimerie en 1078» suiv. Falltenstein ; le Gâtai, 
des Élzevirs de 1081 (p. 405) nous donne une indi- 
cation antérieure : ZacHariœ Victoria dissert atio 
de exemptionibus imperH, Gorbachii, 1070, in-8. 

Le livre qu'indique Fallcenstein peut être : Joii. 
Colneri chronoloçia et syncrotema papatus, hoc 
est ex aoitis ipsissimis pontificis aliisque veridicis 
autoribus solida demonstraiio quod hodierna Ro- 
mana ecclesia sit apostatica nova et hœretica, editio 
novO'iterata, Gorbachii» 1078, in-8. {Cal. libr, 
novissime tmpr., Amst., 1079, in-4.) 

CoRHARU Palatium, Coi'bière, la Corbière, 
village de Franche-Comté (Doubs); 
anc. résidence carlovingienne. 

CoRBARiA VALUS, la vollée de Corbiéres, 
dans le Languedoc (Aude). 

Corbeja VETUS , CoRBEiA , Covbie, ville de 
France (Somme) ; elle est célèbre par 
son antique abb. de Bénéd. fondée pai' 
le roi Clotaire 111, en 600. 

La bibliothèque de cette illustre abbave était Tune 
des plus importantes parmi toutes celles que réu- 
nissait et conservait religieusement cet ordre lettré 
auquel nous devons de posséder encore quelques- 
uns des plus précieux monuments littéraires de Tan- 
tiquité; elle ne le cédait en importance qu*à celles 
du Mont-Cassin et de Saint-Germain-des-Prés. Le 
plus ancien document relatif à cette librairie est un 
fragment de catalogue du xi* siècle, conservé A la 
Vaticane (ms. 520» du fonds de la reine Christine,; 
il fut transcrit et publié, mais avec quelques inexac- 
titudes» par le cardinal MaL 

L'un des catalogues postérieurs mentionne, au 
xiiie s., environ S50 volumes, parmi lesquels i^^- 
rent presque tous les grands classiques latins : Gicé- 
ron, Térence, Virgile, Tite-Live, Sailuste,iLucrèce, 
Stace, Juvénal, Lucain, Martial, Perse, Gésar, Quinte- 
Gurcc, Florus, Valère Maxime, le Tintée de Platon, 
etc. ; parmi les nombreux ross. de Gicéron on en 
voyait trois du célèbre traité de ConsolatUme, dont 
la perte est à Jamais regrettable. 

A partir du xiiie siècle» des copistes séculiers sont 



359 



CORBEJA NOVA. — CORCYRA. 



360 



atuchés au monastère pour s*occuper régulière- 
ment de la transcription des anciens textes. 

Après le pillage de cette abbtye au zviie siècle, 
ce qui restait de ces précieux monuments fut porté 
à Paris et réuni à la bibliothèque de Saint-Germain- 
desPrés en 1630 ; il restait encore environ 400 volu- 
mes. Ces manuscrits furent compris sans annoL 
dans le catal. général des nus. de Saint-Germain-des- 
Prés. dressé en 1077 ; cat. dont Monttaucon a donné 
rabrégé. 

,0n pouvait croire enfin que ces trésors seraient là 
en sQreté, et que leurs pérégrinations étaient termi- 
nées; mais, en 1791, un vol considérable est commis 
à Saint-Germain-<les-Pré8;25 des plus beaux mss. dis- 
paraissent, et presque tous provenaient de Corbie ; 
ils furent pour la plupart portés et vendus à l'étranger; 
on peut encore les admirer aujourd'hui à la biblioth. 
impériale de l'Ermitage. En août 1794, un incendie 
dévore une partie du couvent, et quelques-uns des 
manuscrits sont brûlés, ou fortement endommagés ; 
ce qui restait des mss. de Corbie (S75 environ) fut 
enfin transporté à la Bibl. nationale, en décembre 
1795 et Janvier 1790, et forment, avec les mss. de 
Saint-Germain-des-Pri^, une des plus précieuses sec- 
tions de l'incomparable collection des mss. de la Bibl. 
impériale. (Voy. le tome xziv des Mémotrea de 
VAcad. des inscriptions et une excellente monogra- 
phie que le savant Léopold Delisle a consacrée à l'ab- 
baye de Corbie.) 

Parmi les grands hommes ou'a produits Corbie, 
nous citerons Adalard, le conseiller de Cbarlemagne ; 
Wala, confident de Louis le Débonnaire ; Eudes, évé- 
que de Beauvais ; le ministre de Charles le Chauve, 
l'archevêque Hincmar; et le moine Jehan de Corbie, 
appelé par le roi Alfred en Angleterre, pour former 
les mornes d'Abingdon k la lecture et diriger les 
études chorales. 

GoRBËJA Nova, Cohbeu Saxonica, Corvey, 
bourg et anc. abb. de Westplialie, de 
Tordre de Saint Benoît, dans la régence 
de Minden. 

C'est dans la librairie de cette abbaye que furent 
retrouvés les ciiio premiers livres des Annales de Ta- 
cite; on en doit la transcription etlapublicatloti au 
pai)c Léon X,qui s'empressa de faire l'acquisition du 
manuscrit, et en fit immédiatement commencer l'im- 
pression, sous la surveillance de Philippe Beroalde, 
à qui il adressa une bulle spéciale, datée de Rome, 
1514 ; l'imprimeur fut un Lorrain t Magister StephO' 
nus GuiUereti de Lotharùtgia, 

CORBELIUM, voy. CORABIUUM. 
CoRhKNIACUM, CORBINIACUM, ViCUS S. MaR- 

cuLFi, Corbeni ou St-Marcoulfy bourg de 
Picardie, dans le dioc. de Rheims 
(Marne] ; célèbre prieuré de Bénédic- 
tins. N est-ce pas là le Gokbenacum des 
Mérovingiens, que l'on trouve traduit 
dans les Gr. Chron. par CarbojuU, terre 
de Carbone, et où les barons de France 
rendirent hommage à Cbarlemagne ? 

Corbilo, KcpgiXwv [Strab.], localité de la 
Caulc Lyonnaise, sur la Loire, auj. 
Coueron, bourg de la Loire-Inférieure. 

Corbiniacum Nivernense, Corbigny, St- 
Léonard, pet. ville de Fr. (Nièvre); 
anc. abb. de Bénédictins. 

Corbk» [Liv.J, Kopêicùv [Dion. Hal.], ville 
des ^]qui, dans le Latium, auj. Carbo- 
niario. 



CoRBo, CoRBONUM, Corboïi, bourg du Per- 
che (Orne). On trouve Corbonknsis Pa- 
Gus, le Corbonois. 

CORBOILIDM, voy. CoRABJUUM. 
CORBULONIS MONUMENTUM, VOy. GrONINGA. 

CoRCAGiA, CoRCAVu, Cork, sur les livres 
irlandais et gaéliques Corcuighf ville 
et comté d'Irlande (Munster). 

M. Cotton avait mentionné dans son premier ou- 
vrage un volume imprimé en 1049, mau dont II ne 
connaissait qu'une réimpression exécuta I DubUo: 
Certain acts and deetârations mode ^y tke eeeU* 
siastical congrégation ofarehàishops, Mêhops, said 
other prêtâtes met at Ctonmaenoue, m Wk Dec. * 
1M9. Printed at Cork 25th Feb. itm (lOM), and n- 
printed in Dublin, by W. a, in-ft« de 20 p. Dans 
son second volume, publié seulement à la flo de 
1800, il donne de nouveaux renseignements. La li- 
brairie diocésaine de Cashel renferme un spédmea 
de la typographie de Cork, plus ancien <fue celui qui! 
avait mentionné dans son premier ouvrage ; c^ttt on 
placard de l'année 1<M8, intlL : À speech mode èy 
the tord iieut. gen. of the kingdom ofiretamd to 
tke generaU assemlfly ofthe confederate catkotique 
of the City of Kitkenmf, at the conclusion of the 
peace, = Printed ad Corcke, and are to be soM at 
Roche's building without South Gâte, 1(MS. 

"Ware, dans ses : •Writers of Iretand. > mentionne 
un Sermon by Dean ïVorth^ preaehed at the fane- 
rai of Richard Boyle, archbishop of Timdr, im- 
primé dans la ville de Cork eu XWl 

Le cat. Stewart (Lond. 1803) contient t A décla- 
ration ofthe lord tieut. gen, of Iretand /br the set' 
tlement of theprotestant religion.,, imprimé à Cork 
en lOftS. 

Le premier nom d'imprimeur que l'on trouve 
dans cette ville est William Smith, mais seulement 
sur un livre à la date de 1079. 

Le premier Journal de Cork, que l'on connaisse, 
existait dans cette ville en 1710 : c'était une seule 
page, in-4», publiée sous le titre de the Preeholder ; 
ce journal fut suivi d'une nouvelle feuille, in-foL, 
appelée the Cork Newsletter^ en 1725. 

M. "Windele a consacré à la ville de Cork une mo- 
nographie fort curieuse, publiée en 1848, sous le 
titre : Notices ofCork and ils vidnlTy, in-12. 

CoRCELL.t, Courcelks, Corcelles; plusieurs 
localités de ce nom en France : nous 
ne citerons que Gowcetles-lez-Semur, 
village de Bourgogne (Cùte-d'Or). 

Nous trouvons au catal. Secousse (n* 2009) une 
édition des mémoires de Guillaume de Saulx, sei- 
gneur de Tavannes, désignée sous la rubrique : 
Courcelles^ 1597, in-A. Ce serait là une édition In- 
coimue et non citée de ces mémoires qui auraient 
été publiés pour la seconde fois avec ceux de Gasptr 
de Saulx, maréchal de France. (Voy. Lugny.) 

CoRcoNiANA [Itin. Anton.], localité de Si- 
cile, auj. Naro. sur la route de Girgenti 
à Catane (Forbiger]. 

CoRCYRA [Plin., Mêla], K6px*jpa, Kûxu^ 
[Hérod., Thuc, Xén., PtoL, etc.]. Sche- 
Ru, 2x«P^^ [Hom., Od.J, Drepaxe [Plin.], 

ApsiràvY), PHiEAClA [Tibul.], <>ftiT.Ji»v v««tt; 

[Hom.], il YTiaoç Tûv <i>aioucuv, ile de la 
mer Ionienne , sur la côte de rËpire, 
auj. Carfu, Cwfou, l'une des sept Ues 
Ioniennes, la principale et la plus sep- 
tentrionale ; fait partie du royaume de 
Grèce. 



361 



CORCYRA. - CORINTHIACUS ISTHMUS. 



362 



CoRCYRA [Plin.], Phjeacum UKBS^ <l>0llWC«»v 
«g'Xiç [Hom.], Corfa, capitale de l'ile 
située aa N.-E.^ évèchc grec, archev. 
catholique; université. 

Bien ave me de Corfba ait appartenu à la Turquie, 
à la fin «m tiède dernier, c'est cependant à cette épo- 
que que nous feront remonter l'introduction de la 
typographie : Epigrammi tradoiti dal latino et dal 
frmmcete da AMonio T. PfeH» bt., gall. et ital. 
GoKu, 1790, fn^ (Oaym.) 

M. Tenaux dte un Bêttà sur Vital dt la etoitUor 
îkm et» Pktm e kMMt imprimé à Gorcyre en 1811, 
iflhà, en grec moderne, avec le firançais en regard. 

Eo 1S18, let nfcmiérs Journaux grecs tarent pu- 
bliés à CorlMi, imprimét par Tordre du gouverne- 
ment anglait, et par let preaaet du gouverneur; ils 
étaient conpotéi en italiôi et en grec moderne. 

En 1822, fur la demande de M. Pétridès, de Cor- 
fan, un maléiid de typographie complet fut expé- 
dié de ftrit I Gorfou, par la maison Didot. 

Oepuit celle époque un miiaionnaire anglais, 
IL Lovndet, y lit imprimer une traduction alba- 
naiie de la BUmb, qu'il tuf^HMait (à tort) être le pre- 
livre imprimé dans cette langue. 



CoRCTRA NiGRA [Pllii.^Mela], K^pxupa [Str.jy 
K^pnioa i (liXatva [Ptol.], GoRCTRA Illy- 
Riiiy lie de l'Adriatique^ sur la côte iily- 
rienne^ ai]y. CuzzoUl, Karkcar (en escla- 
Ton) ; dépend du cercle de Raguse. 

Ck>RDA, Kû'p^a [Ptol.], localité du N. de 
la Britannia Romana, ko\., suiv. Gam- 
den, Old-€umnock, bourg d'Ecosse 
(comté de Dumfiries). 

Ck>RDONA [Gell.], ville des Lacetani. dans 
la Tarrac.^ avj. Cordon, en Catalogne. 

CoRDD^^ Cordes, ville de Fr. (Tarn). 

CoRDUBA [Cic, Plin.^ Mela]> Kop^u^Yi [Po- 
Ivb., Slrab.^ Ptol.]^ Colonia Patricia 
6)RDUBENsis [Inscr.ap. Grut.], Patricia 
[Plm.], vltte de l'Hispanla Bstica, ai]g. 
Cordova, Cordoba, Cordoue, sur le Gua- 
dalquivir, ville d'Andalousie^ capit. de 
l'intendance du même nom; patrie 
des deux Sénèque^ de Lucain^ a'Avi- 
cenne et d'Averrhoès. 

Llaqirimerie ne dauit en cette ville que de l'année 
l^SS, suiT. Falkenstein et Gotton; mais les nou- 
vrauz travaux de M. Gallardo nous permettent de la 
r.ire remonter an xve siècle x Bête es et quaderno 
de Uu Ifyet nueuas dt ta hermOdad II del Bêy o delà 
HryiM «rot seiiores : p pcr tu mOdado he j| ehat 
eu Imjunta générât en lordetaguna : notifteaaat et 
a^ào detnateimiito det Uro taluadorjetu Chritto 
de uUUolquatrocientot p ocHenta pteytaHot. 

A la uo : ikuia eu la mvy noble ciudad de Cor- 
doua é ttett diat del met de Julio. Alto det nat- 
àmdatto det uuettro Seitor Jesu ChrUto de mtU e 
fÊUtroeleutos e oekenta e teys aitoi» Yo et Bey. 
Yo ta Beyua, Yo Diego de Santander, tecretario 
del Beif y de la Be^fua nuetirot sdloret, ta flze et' 
creubr par tu wmudado.^Boderieu»^ Doetor.-Pi- 
ult, Deo grotiat, 

In-fol., goth., de 8 fr., à L L, sans aucune autre 
in di cat i on , ce qui malheureusement ne nous permet 
pas d'affirmer que cette pièce rare et précieuse ait été 
réeOement imprimée à Cordoue, mais noos auto- 
rise néanmoins à le supposer. Grenade, qui ne 
ftat reconquise sur les Arabes qu'en 1492, eut une 
imprimerie prrsqoe aussitôt apr^ la conquête; on 
doit admettre que Cordoue, qui depuis plus de deux 



siècles appartenait à la couronne d'Espagne, avait dû 
Jouir plus tOt des bénéfices de la nouvelle découverte. 

Si notre hypothèse o*est point admise, ce qui pour- 
rait bien arriver, il nous faut de toute nécesdté fran* 
chir un long intervalle, et ce n'est qu'en 1560 que nous 
pouvons, avec Antonio, foire remonter l'imprimerie: 
Fr. Vicenie Mexla, deU'orden de S. Domingo, 
tatudable intlruceion det ettado det matrimonio y 
la obligaeion que tienenlotCasados, Cordub», 1500, 
in«1 ; puis nous arrivons à l'année 1577, époque à 
laquelle nous trouvons à Cordoue le premier nom 
d'un imprimeur : Verdadera relacion tobre un 
martirioqUe dieron lot Turrot, enemigot de nuet' 
tra tanta fee calolica en Constantinopta d un dé- 
vote fraite de la orden de San Frandtco tiamado 
fray Gontalo Lobo... Impreso con licencia en Cor- 
doba por Juan Baptista; afio 1577, in-4, à 1. lignes, 
avec ug. gravées sur l)ois. 

En 1001 une imprimerie jparticulière existait à 
Cordoue, en el convento de San Pablo, de la ôrden 
de tanto Domingo, et le chef de cette imprimerie, 
qui exerçait avec privilège du Roi, s'appelait Andres 
Barrera. 

L'un des principaux imprimeurs de Valladolid au 
xvie t. était de Cordoue; il s'appelait Francisco 
Ferâandez de Cordoba, impretor junto d lat Escue- 
tat mayoret. 

CoRFUiiuM [Caes., Cic], to Kcp^i'vicv [Strab.^ 
Ptol.], CoRFiNiRNsis RESPURUCA [Orelli], 
Italica, ^TdXucvi [Strab.], Itaucum [Vell. 
Pat.], ville de la Sabine, auj. PeHno, 
dans TAbruzze citer. 

CORU. 

Lieu d'impression supposé : voyez la note biblio- 
graphique que nous avons donnée à ce sujet au 
mot Caubium. 

CoRucuM, Coray, commune de Bretagne, 
dans le canton de Rosporden (Finis- 
tère). 

CORIALLUM, CORIALLO, VOy. CaSaRIS BuRGUS. 
CORIDORGIS, KGpi^cp-]f{ç [Ptol.|, villc du S. 

de la Germanie, auj., suiv. Reichard, 
Ckmdim, ville du roy. de Bohème, 
ch.-lieu d'un cercle. 

CoRiNiuM [Geo. Rav.], Kcp(vicv [Ptol.], Do- 
RocoRNoviuM [Itin. Anton.l , ville des 
Dobunni, A&€cuvvoî [Ptol.], dans la Bre- 
tagne romaine, depuis Circestria , Ci- 
cester , Circester, Cirenccster, ville 
d'Angleterre (Gloucestershire) , anc. 
abb. de Cit., fondée par Henri l•'^ 

L'imprimerie fut exercée dans cette ville à partir 
de Tannée 1720; un livre fort important y fut pu- 
blié en 1770 : 

Sam. Budder*t Sew Hittory of GloueestersMre^ 
compritinç the Topography, Antiquiliet, Curiosi- 
tiet^ Produce, Trade, and Manufacluret of ttiat 
Ckfunty. Cirencester, 1779, in-fol., map and 17 
plates. 

Le Supplément du D' Coiton nous apprend que 
Sam. Rudder fut lui-même rimprimeur de cet ou- 
vrage, ainsi probablement que du suivant : Hit- 
tory and autiquitiet of the cUy of Ghuretler, par 
le même; Cirencester, 1781, in-8, with a vlew of 
Glouoester infirmary, by T. Bonnor. 

CoRiNiUM [Plin.], Kop{viGv [Ptol.], ville d'Il- 
lyrie, auj. Carin, bourg de Ualniatie. 

CORLNTHIACL'S ISTRML'S [PllU., Liv., Ovid.], 



363 



CORÎNTHIACUS SINUS. — CORMICIACUM. 



304 



^oOfM; Kop{veou [Strab., Pînd.]^ VIsthme 
de CoiHnthe, langue de terre qui relie 
la Morée au reste de la Grèce, baignée 
dans ro. par le golfe de Lépante, et 
dans TE. par le golfe d'Athènes. 

CoRiNTiiiACUS SINUS [PHu., Liv.], Kcpi>6tsuco; 
xo).irc; [Ptol.], le Qolfe Cofinthiaque, auj. 
goifo ai Lepanio. 

CoRiNTous [Plin.,Cic.,etc.], K&'pivôoç [Pind., 
Herod., Thuc., Ptol., etc.], -h iroXi; t»v 
KcptvOittv (xr^diXYi [Strab.], anc. Ëphyra 
[Plin.], CoLONiA LAns Julia, Cokiktuus, 
Corintho, Koriiiihos (en grec), Cordos 
(en turc), Corinthe, ville de Grèce, chef- 
lieu du dioc. de ce nom. 

En 1822, 011 publiait dans cette ville un Journal iBh 
primé en grec moderne, la Trompette heU&nUiue, 

CoRioLi [Liv., Plin., Flor.J, KopCoXXa [Dion. 

Halyc.J, r, TÛv KopioXavuv iroXiç [Pliit.], 

ville des Volsci, l'une des trente villes 
fédérales latines, dont on voit les rui- 
nes sur le monte Giove, au S.-E. de 
Rome. 

CORIOLANUM, CORIOLUM [BiSCh. Ct MÔll.], C<h 

ingliano, ville d'Italie (teiTa d'Otranto). 

CoRioLANUM Calabrl£, Coriglxono, ville 
d'Italie (Calabria citer.). 

CoRioNDi, Kopidw^oi [Ptol.], peuple du N.-E. 
de l'Hibernia, au N. des Brigantes; 
occupait le comté de Cork, en Irlande. 

CoRiosopm [Not. imper.] , Curiosolit.e 
[Obs.], CoRiosopiTES [Not. Gall.], Curio- 
siJELiTEs [Plin.], peuple de la Gaule 
Lyon. III, entre les Osismii et les Y&ieti; 
occupait partie du dép. du Finistère. 

CoRiosopiTiTM [Not. civ. Gall.], Citriosoli- 
MAcrs, Alaiîna [Itin. Anton.] (?), Cri- 
sopmjM CORNU Galll€, ville des Corio- 
sopiti, auj. Kemper, QuimfHT, Quimper- 
Coretitin (pend, la révolution Montagne- 
sur-Odet), ville de Fr. (Finistère). 

Un libraire de Rouen,George Allienne, fonde un éta- 
blissement typographique à Morlaix vers 1620, et pres- 
que aussitôt monte une succursale, ou tout au moins 
un dépdt de librairie, k Quimper; le premier livre, 
portant le nom de cette dernière ville sur le titre, est 
daté dé 16SS, et ce sont les Notices chronologiques 
de la Bretagne, de Miorcec de Kerdanet (Brest, 1818, 
in-8), qui nous donnent ce renseignement : Nomen- 
clator communium rerum propria nomina GiUlico 
Idiomate indicans multo quàm anteà trevior et 
enundatior, auctore Uadriano Julio, medico, in 
usum studiosorum Soc, Jesu. En eeste édition a 
esté adioitstée la langue bretonne, correspondante 
à la latine et françoise, par maistre Guillaume Qui- 
quier, de Roscoff, en faueurde MM. les escoliers 
des collèges de Quimpercorentin et Fanes^ à Mor- 
laix, chcK George Allienne, imprimeur et libraire 
Juré à Rouen, au Palmier couronné ; et à Quimper- 
corentin, en sa boutique, 1635, in-2(i. 

De ce même Guillaume Quiquier le Roscovite nous 
possédons un Dictionnaire et Colloques François- 
9retons^ également imprimé à Morlau chei George 



Allienne et portant, ainsi que le précédent : à Mr- 
percorentin en sa boutique, 16Si, iô-16ii 

De ce peUt livre rare, M. Brunet indiqae one pre- 
mière édition de 1626 que nous ne conoaiMooa ptt, 
mais la n6tre porte un privilé{^ à George AllieBiie, 
aualiGé AHmprimeur et libraire demeurtmt à Mot' 
Udx, daté du 20 Janvier 16S1, et an bat : achevé 
d'imprimer le 15 de mars 16SS, pour la j w owî è i 'c fois. 

En 1659 nous trouvons à Quimper on uovvel im- 
primeur du nom de Hardoayn : Le sacré eoUéçe 4e 
Jésus^ où l'on enseigne en tangue armoriqw£ ks 
leçons chrétiennes, avec trots clefs poitr y entrer : 
un dictionnaire, une grammaire et mu sf/ntaxe en 
la mesme langue, par le P, Julien Maunotr, Qui». 
pcr-€orentin, liardouyn; 1650, in-6. 

A la fin du siècle, plusieurs Imprimerief rivales 
s'établissent : Romain Malaaais» de la bmiDe des 
Malassis d*Alençon, fonde un étabUsacanent typogra- 
phique simultané k Brest et â Oaimper; on ccrtalo 
Gauthier Buitingh, qui se qualifie d'AitpHmatr du 
Diocèse et Collège; et enfin Jean Perler, mort se«- 
lement en 17SS. 

lies arrêts de 170b et de 1790 n'antoriseat qu'on 
imprimeur dans la ville deQuimper,et]e rapport lUt 
à M. de Sartines en 1766, dit: Quimper, Siraoïi-Marie 
Périer ou Perrier, seul imprimeur et Ubraire, a sac- 
cédé à son père Jean, le 81 aoQt 17SS ; possède trois 
presses qui sont en bon état. 

Ajoutons à cet article que des heures à l'usage de 
Quimper ont été trouvées par M. Tros8,etpar hii cé- 
dées à M. Didot : ces heures sont sans titre, mais an 
bas du l«r feuillet de chaque cahier on lit eo guise de 
signature : Corisop. et au bas duLXT* f. éesSmffra- 
gia sanetorum : resta immobitta in curia offeia- 
lotus Corisopitensis observata. Ce volume est bien 
décrit dans le nouveau Manuel de M. Bnioet à b 
col. 1685 du tom. Y. 

CoRiovALLUM [Itin. Anton.], Corioyaluum 
[Tab. Peut.], ville de la Gaule Belgique, 
que Cluvier croit être la même localitc 
que Falcoburgum, Falconis mons, Fàl- 
kemberg, pet. ville du Limbourg belge; 
suiv. d^5iutres géographes Faulquemmt, 
bourg de Fr. (Moselle). 

Coritavï, Kcpirauoi [Ptol.], gpuple de la 
Britannia Romana ; occupait presque 
entiers les comtés de Nottmgbam et de 
Lincoln [Forbiger]. 

CoRm ARX, voy. Cortona. 

CoRiuM, Kopiov [Steph.], localité de Tile de 
Crète, auj. Ktirna, Koma, bonrg de 
Candie, sur un lac du même nom. 

CoRLiNUM, Côrlin, ville de Prusse, dans la 
rég. de Côslin. 

CoiiMA, Cormes, bourg du Maine (Sarthe). 

CoRMARiciîM [Ann. Prud. Trec.l, GoRifE- 
RucuM, Cormeiy, pet. ville de touraioe, 
sur l'Indre (Indre-et-Loire); anc. abb. 
de Bénéd., fondée en 780. 

CoRMELiA, Cormeilles, bourg de Norman- 
die (Eure) ; abb. de Bénéd. fondée en 
1060. 

CoRMELiA IN PAGo pARisiAco, CormeUles-en- 
Farisis, bourg de l'Ile-de-France (Seine- 
et-Oisc). 

CoRMiciAcuM, Cormicy, bourg de France 
(Marne), 



365 



CORMONES. — CORRERIA. 



366 



CoRMONEs [Paul. Waniefr.|> localité de la 
Gaule Transpadane, Cormom, bourg 
d'Illrrie^ dans le cercle de Gôrz [Cel- 
lar.j. 

CoiuiABn, Kopva6iet [Ptol.], Kofim&iGt, peu- 
ple de la Calédonie^ occup. le comté de 
Caithness. 

CoRKACATEs> pcuplc de la Pannonie infér., 
habitant les enrirons de Gobnacum . 

GoBXACDM Jltln. AntOD.y Tab. Peut.J, Kof- 
wxev [Ptol.] , ville de la Pannonie 
infér.9 entre la Drave et la Save^ slu}., 
suiy. Reichard, Vuhoivar, et suiv. Man- 
nert^ lUoky dans la basse Hongrie. 

CoiLNAvn, KoMouiot [Ptol.], peuple de la 
Britannia Romana ; occupait le comté 
de Chester. 

Cdunklia, WiMPiNA [Luen.], Wimpfen, 
Tille hesaoise de la proy. de Starken- 
bnrg. 

CoRNEUAKUM, ComeiUm, bourg de FAr- 
magnac (Landes). 

CoRNicuLUV fPlin.,Liv.], KopwtoXov [Dion.], 
KeptxXoc [Steph.], Tille des Sabini, dans 
le Latium, sur une montage au N. de 
Tibnr, ai^y. MonHcdH, au pied du monte 
Gennaro (?). 

CoRNicuM, Korom, bourg de la basse Hon- 
grie^ au confluent du Danube et de la 
Theiss. 

CoRMLUNUM, Comigliano, bourg de Sar- 
daigne, proT. de Gènes. 

CORNUBIA, CORNWALUA [Cell.l, CoRNUAUS, 

Dlmnomorum regio (Cell.J , en saxon : 
ComweaUM, Comwan,,Cornouai!les, ca^ç 
et comté d'Angleterre, au S.-O. 

CoKNUBicM, la Comoiurille, bourg de TAn- 
jou (Maine-etrLoire). 

CORNUETTM, CORNETUM, CaSTRUM NOVUM AD 

Martam, Ccmeto, ville du territoire 
pontifical, délég. de \iterbe. 

Cornu Gallle, Qcernocailles (xni* s.), la 
prwince de Comouaiîles, en basse Bre- 
ta^e, territ. des anc. Curiosopiti ; de- 
puis formait le dioc.de Quimper, q^u'on 
appelait aussi révèché de Cornouaillcs. 

CotNus [LiT.j, Ktfvoç [Ptol.], Comi, [Itin. 
Anton.], anc. cap. de Tile de Sardai- 
gne, auj. Comeio, dans la prov. de Sas- 
sari. 

CoRNunus, suiv. le P. Dom. Magnau 
[Dict. géogr. de la France], c'est S<- 
Atibin-w-Cormier, ville de Bretagne 
(lUe-et-Vilaine). 

CoROBiucM, localité des Catalauni, dans 



la Gaule Lyonnaise, S.-Ouen, bourg de 
Champagne (Ifame), suiv. Bisch. et 
MôUer. 

CoRoconNUM, voy. Carocotinum. 

CoRONA, Corcm, riv. du Milanais, affl. 
du Pô. 

CoRONA, la Couronne, bourg de TAngoû- 
mois (Charente) ; anc. abb. d'Augus- 
tins. 

CoRONA, voy. Brassovia. 

GoRON^fiBURGUM, KroMnbuirg , Kronborg, 
place forte de Danemarck (Seeland). 

CoRONE [Plin., Liv.], Kop«>u [Strab.,. 
Ptol.], ville de Messénie, auj. PetaMhi, 
suiv. Pouqueville et Boblaye. 

GoROKEA [Liv., Plin.]. Kopcmui [Hom., 
Strab., etc.], ville ae la Béotie, dans 
ro. du lac Copaïs, auj. Cormeria, dans 
le dioc. de Livadia, suiv. Chraêsse. 

CoRONU [Cell., Luen.], Landskrona, ville 
forte de Suède, sur le Sund^ près de 
Malmoê. 

CoRRAGus [Liv.], localité de Tlllyrie grec- 

2ue, auj. Korina, suiv. Reichard, chat, 
e la Dalmatie. 

CoRREGiuM, Correaio, ville du Modénat 
(Italie) ; patrie a Antonio Allegri. 

Nous pouvons fiiire remonter l'imprimerie dans 
cette petite ville à Tannée 1554 : Délie prtvate rap^ 
paciflcaiioni, trattato di Rtnaldo Corêo, dottor di 
Lcçgi, con le Attegaziani. In Gorreggio, 1554, in-4, 
de M p. 

Réimprimé Tannée suivante an même lieu, et le 
catal. des frères Voipi qui indique cette seconde édi- 
tion «Joute : « Vtw de' pocfiissimi eêemptari fatii 
rtttampare da un gran cavaUere italiano, ptr ener 
divenuto introvabiU Coriçinale. * 

Du même auteur, nous avons encore : Vita diGU 
berto Terxo di Corregaio, delto il defensorty colla 
vita di Veroniea Gambara ; e gli onori deUa eata 
di Correggio, recitati nel eamevaU delm. u, uni ; 
con due capitoU in Iode délie donne Correggesi di 
E, C, (Rioaldo-Gorso), Correggio, 1566, in-S; la se- 
conde partie avait été d*abord imprimée à AncOne. 

CoRRERiA, la Correrie, imprimerie de la 
Grande Chartreuse, près de Grenoble 

(Isère). 

L'imprimerie de la Grande Chartreuse, écrivent en 
1779 IX Robinet, général de l'ordre, et en 1787, 
D. Nicolas, Cbartreux de Paris, a été établie par le 
R. P. D. le Masson, un des généraux de Pordre, vers 
l'an 1680, à l'occasion de quelques changements qu'il 
fit dans l'ordre et qui donnèrent lieu à quelques mo- 
difications liturgiques: il fit venir de Grenoble au cou- 
vent André Galle, imprimeur, qui ftit chargé de four- 
nir et d'organiser le matériel typographique, et di- 
rigea l'impression des premiers produits ; mais les 
incendies successifs qui ont désolé ce monastère lui 
ont fait perdre presque tous ses titres et nombre de 
richesses littéraires ; il ne possède que des lettres pa- 
tentes renouvelées de temps en temps Jusqu'en 1757; 
ces lettres patentes permettent de ftilre imprimer 
tous les livres d'église à l'usage de l'ordre dans le lien 
le plus commode et le plus proche de la maison des 
Chartreux ; depuis, s'étant aperçu qu'il leur en coA- 



367 



CORSICA. — COSETANI. 



368 



tait beaucoup plus de (îaire imprimer par eux-mê- 
mes que de recourir aux imprimeurs ordinaires, et 
que leurs livres toient moins satisfaisants sous le 
rapport de Pexécuiion, la maison renonça^Ters 1*760, 
à nire usage de ses propres caractères, et s*adressa 
aux presses de Faure, tsrpographe de Grenoble. 

liC plus ancien produit de Timprimerie de la Gor- 
rerie est daté de 1081 : Sova CoUeetio atatutorum 
ordinis Cartusierutt. Correriv, 1081, in-8. Cest un 
livre fort rare que possédait Bahize ; et la bibliotbè- 
crae de Grenoble, qui s*est enrichie à la révolution 
des dépouilles de la Grande Chartreuse, conserve cet 
ouvrage, qui pourrait être rendu an couvent 

Nous citerons encore : Explication de quelqvea 
endroits des anciens statuts de tordre des Chat' 
treux, acee des éclaircissemens donnez sur te su- 
^ jet d'un UMte qui a été composé contre l'ordre et 
gui s'est diinUgué secrettement (par Doin le Masson). 
La Correrie, par André Galle, imprimeur de Greno- 
ble, 106S, in-4. 

En 1087, un nouvel imprimeur, Fremon, préside à 
IMmprimerie de la Gorrene ; c'est lui qui donne les 
Annales de l'ordre^ publiées en latin par le même 
général, Dom Innocent le Masson, in-iol. ; un autre 
imprimeur de la Correrie, vers la fin du xyii* siècle» 
s'appelait Laurent Gilbert. 

Les anciens livres liturgiques de Tordre des Char- 
treux avaient été imprimés : les Statuta et Privi- 
légia à Bâle, dt IMO, goth. ; Jusque-là Tordre ne s'é- 
tait ser^'l que de manuscrits ; un Missel à Paris, en 
1520, réimpr. également à I^ris en IMt; en 1583, à 
Paris, une non%-elle édition des Statuts : en 1585, 
runique édition des Homiliaires de Tordre, à Lyon ; 
en 1588, une édition des Hymnes à son usage, à Gre- 
noble, etc. 

CoRsicA [Virg.,Liv.,Tac.l,Kopoixa [Strab.], 

Kop^ixT [Ptol.], Koo(TÎ; [Dion.], Koupoocti 

[Procop.j, Cyrnts [Plin.], Kupvoç [Str.], 
vUc, de Corse, Corsica, dans la Méditer- 
ranée. 

CoHsiUANL'M, ConsuNUM, PiEXTu, Pîenza, 
ville d'Italie (prov. de Siena). 

CousopiTUM [Itin. Anton.], Morstorpitum 
[CelL], Corbridge tmon the Tine, ville 
du Northumbcrland, ou Morpeth, dans 
le même comté, suiv. Camden. 

CoRsoRA, voy. Crucisora. 

CoRTENACUM, CoRTINIACUM^ COURTENAYUM 

(au xui« s.j, Courtenay, bouri^ de Fr. 
(Loiret) ; célèbre par la famille de ce 
nom, dont la branche aînée monta sur 
le Irone des Constantin. 

CORTERIACUM, CORTRACUM [CIUV.], CORTO- 

riaci:m [Not. impar. ],Courtray,Cortryck, 
ville forte de Belgique (Flandre occid.). 

Falkenstein porte à 1020 la date de Tintroduction 
de la typographie dans cette ville ; et M. de Keiflem- 
berg, seulement k Tannée suivante, 1027 ; mais il 
nous donne le nom du premier imprimeur, Jean Van 
Gbemmert. 

CoRTicATA, ville de la Bétique, auj. Corte- 
gana, bourg d*Andalousie. 

CoRTONA [Liv., Virg., etc.], KopTwv* fPtoL], 

KpoTwv, Ko6«ttpvîa [Polvb.], CORITI ARX 

(Sil. ïtal.], CoRYxnus [Virg.], ville d'E- 
trurie, près du lac de Trasimène, auj. 
Cortona, Cortone, ville de Toscane (prov. 
de Florence). 



Haym cite plusieurs ouvrages de J. Lauro Roomimi, 
de Dom. Tartaglini et de Nie. Mannoui, comicrés I 
la descripUon de Cortona, mais aucun n'est inpriiaé 
dans cette ville ; nous ne trouvons trace d^iae ty- 
pographie locale dans aucun catalogue italfeo; le 
nom de Cortona n'est signalé par aucun des blÙio- 
graphes spéciaux, et toutes nos recherches powr dé- 
couvrir une imprimerie antérieure au zu« siècle 
sont demeurées infructueuses. 

CORTYNA, voy. GORTYNA. 

CoRVANTiANA VALUS, ChurwàUkn, district 
du canton des Grisons (Suisse)^ dûs 
le(^uel était un monastère de saint Be- 
noit, Cl'RIOVALLIS OU GORVANTIEXSE MO- 

NASTERiuM, obb, de Churwalden. 

CoRYCL's, Kd^iMc; [Ptol.], ville de Crète, 
près du cap du même nom, auj. Cor- 
7iico, près du Capo Grabusa (Candie). 

CoRYTHus, voy. Cortona. 

CosA [Tab. Peut.], localité de la Gaule 
Aquitaine, auj., suiv. d'Anville, Cos. 
sur rAveyron,et suiv. Ukert, Coussode. 
ville de Fr. (Tarn-et-Garonne). 

CosA [Cic, Virg., Tac, etc.], Kôww 
[Strab.], CossA Volscikntium [Plin.|, 
CoLONu JiiuA CossA, ville des Yolscien- 
tes sur la côte d'Etrurie, avec un port 
nommé Portus Cosanus [Liv.]; aurait 
existé, suiv. quelques géographes, en- 
tre autres Mommsen, au-dessus d'Orbi- 
tello, ville de Toscane, près de Sienne, 
à la place qu'occupe auj. AMedoma; 
d*autres géographes voient dans Cosa 
la ville d'Ot'bitello elle-même. (Vuy. 
Orbitf.llum.) 

Cosa, vov. Cassa nu m. 

Cosasi:m [Cic. AU,] , Famm S. Stepham 
[Ccll.l, S(jui Steiihoiio, pet. ville sur la 
côte (le Toscane. 

CosnuNo VILLA, Coiuliui, village près Com- 
piègne (Oise); anc. villa mérov. 

CosEDL£ [Itin. Anton.], Cosedu [Tab. 
Peut.], ville du la Britannia minor, sur 
remplacement de laquelle on n'est pas 
d'accord ; les uns veulent que ce soit en 
Normandie; mais d'autres, etSprûncr 
dans son nouvel atlas est du nombre, 
placent cette localité en Bretagne, peuV- 
etre à Carhaix (Finistère), ce qui serait 
d'accord avec l opinion d'Ukerl. 

CosEiJA, Koseï, Kozle, bourg et chat, de 
Prusse, dans la rég. de Oppeln. 

COSENTIA, vov. CONSENTIA. 

CosETANi [Plin.], KooTiTxvof [Ptol.], Cosi- 
TANi, peuple de l'Espagne TaiTac. ; oc- 
cupait une partie de la Catalogne au 
N. (le l'Ebre. 



I 



369 



COSFELDIA. — COVELIACiE. 



370 



Co9FELDUy Coesfeld, Kôsfdd, ville de West- 
phalie (rég. de Manster). 

Inorimerie en 1712, uiiT. Falkenstein; mais \o^ 
(Ciiur libr. rar. p. S5) noos donne : JohannU ab 
âtpem, eeetesUtirum metroffotUanœ CoUmUmis or- 
tlMiaamlmaiori», devUaei retuâ geâtU Chrlêto- 
plutri BenUuurOi, epUeoifi et prinefpii moiuute- 
rlaul», tferat. For* #. Goesfeldic, typis Andr. Her- 
mmii Wemmeyeri, lOlM, in-8; la seconde partie Ait 
teprinéek Manster, enllOS, également in-S. 

Les AetaeruéUonm de 1709 (p. ft25), louant le 
mérite de ce Urre, en déplorent l'extrême rareté: 
• /IfMf éoUnénm^ lUfri egregH exempUtria Ua 
ftrerf temipore omnlno (taparuUae, ui difftaUter 
€t mrix qitidim eompararl poMJJit. > 

CosuNiENsis coMTTATus, fégence de Kôslin, 
en Prasse. 

CosuNi'My KôàHn, ville de Prusse^ chef-1. 
de la régence de ce nom^ en Pomé- 
ranie. 

CosMiNBcuM^ Kowm, ville de Pologne^ 
dans le fMdatinat de Kaiisch (oppâtitn 
majoris Pokmiœ m PakU. Calissiensij. 

Wenfienki ne bit pts mention de rimorimerie 
i Kosmin« mais J. D^ ncfEmann (typogr. Polonic) 
nous dit que les frères Confesseurs de Bohême eu- 
rent dans cette ville on établissement typographique 
an ZTi* siède, et que là fut traduit du bohémien en 
polonais et Imprimé le traité suivant : De euUu di- 
Hmû ckrUtkawiÊm, Id est : Kstaxkt teaao praw- 
dxÈmtm maknenêiwie eMrxetetanikiem teraz x ezes- 
kfcà Ml polMtk prxepiione a wfdrukowane wKoi' 
minta. a. 1501, die XI sept. in-8. Peu d'années 
après, la TiDe avant changé de maître, l'établissement 
des flrèresCoDlesseors bohémiens cessa d'exister. 

C0SSIACUM9 CùsMe-'YMen, bourg de Fr. 
(Mayenne). 

Cossio, CossTUM^ voy. Vasatum. 

CoèTA Andrej:^ la côte St-André, pet. ville 
de Fr. (Isère). 

Costa BaljENjE [Itin. Anton.], Costa Bel- 
LENE [Tab. Peut.], Costa Ballenis [Gco. 
Hav.], localité de Ligiirie, auj. Terre di 
Larma, près de Poggio, suiv. Heichard. 

CosTNiTsiuM, voy. Coxstantia. 

OiSTRiNUM [Guv.J, CcsTRiNuif, Cùstriu, 
Kûsirin, place forte de la Prusse, dans 
la régence de Francfort, au confluent 
de la Wartha et de l'Oder. 

Imprimerie en 1709, suiv. Falkeustein et Cotton; 
anU M. Temanx cite un (ivre antérieur : ff^Uh, 
Reektri commentariuê civUtt de oitraeismo, Cus- 
trini, laM, in-4. 

CosYRA ms. [Plin., Mêla], Cosyrus, Kdoupcç 
[Scyl., Strab.l, Cossura [Ovid.], Koa- 
vj^ [Procop.j, He de la Méditerranée, 
entre la Sardaigne et F Afrique, auj. 
PANTEUjuaA, Pantelaru, groupe volca- 
nique, dép. de ritalie. 

CoTBusiuM, CcMus, Cotiwitz, ville de Prusse 
(rég. de Francfort-sur-rOder), sur la 
rive droite de la Spree. 

ïje cataiogue de b library of the British and 



foretgn Bible Society nous apprend qu'un Ancien 
Testament en langue iUyrienne ou windique y fut 
imprimé en 1796, sous la rubrique Cott(m.% d'après 
l*anc. traduction de George le Dalmate ; le reru«i- 
gnement est reproduit par Falkenstein ; mais M. Ter- 
iiaux nous donne une date antérieure : Anwùtung 
fUrdieJugend in Chriêtenthum. Gotbus, 1729, in-8, 
et M. Ck>tton dit qu'un Nouveau Testament en lan- 
gue wendique y rat exécuté l'année précédente 1729, 
et réimprimé en 1759 et en 1775. 

COTUA, COTHENA, COTHENUM AnHALTINORUM, 

Côthen, Koethen, ch.-l. de la princip. 
d'Anhalt-Côthen, au S.-O. de Dessau. 

Imprimerie en 1021, et nous avons à cette date 
im grand nombre de livres imprimés, parmi lesquels 
nous citerons en première ligne : KitterUche Tha- 
ten desM nmndeneltzamen Abentliewers don ki- 

CHOTE DE LA MANTSCHA, ZU TcUtSCh , JunckCT 

Zwat'cktlaehenê auu Fleckenland, ausê Spaniacher 
aprach in die Teutsche utersetut, Cothonis (sic) 
Anhaltinorum, 1621, in-8. 

Une autre traduction, d'un poète français cette 
fois: La seconde Semaine de GuU, de Saluste sei' 
gneur du Bartas, Die andere fVoche WiUielms von 
Saluste Herm zu Bartas^ etc. Gotheois Anhait., 
1621, in-4. 

Un livre fhuiçais : Diatoguespour Pusage de ceux 
quiapprenent {sic) la langue ftançoise, A Cothen, 
en principauté d'Anhalt, 16it, in-8. 

Un rare volume en syriaque : .Yovtcm Testamen- 
tum Syriaeum^ Gothenis, 1621, in-O, publié par Mar- 
tin Trost, qui deux ans après fait imprimer dans la 
même ville son Lexieon Syriacum, 

CoTiA siLVA^ forêt de Cuise, qui couvrait 
une partie des dcp. de TOise et de 
l'Aisne, et dont subsistent encore deux 
fragments, la forêt de Compiégney et la 
forêt de Villers-Cotterets. 

CoTiGSACiiM, CotignaCy bourg de Provence 
(Var); anc. baronnie. 

CoTiNussA INS. [Fest. Avion.], Erythr.«a 
(Solin.], Tartessus [Plin.J, Aphrodisias 
[Mêla], lie de la côte 0. ae la Brique, 
aiiy. ile de Léon, sur la côte S.-O. de 
l'Espagne : la ville de Cadix est située 
à l'extrémité N. de llle. 

CoTiRAcuM , Crouy-eri' Thelle, bourg de Fr. 

(Oise). 

CoTONEUM, voy. Catoneum. 

Cotracum, voy. Certerat^e. 

CuTTiiE fltin. Anton.], Cuttas [Tab. 
Peut.], localité dans rO. de la Gaule 
Transpadane, auj. Cozzo, bourg du Pié- 
mont. 

CoTTi REGNUM rPlin.,Cell.l, Komov fStrab.], 
Civitates CiOTTiAX.E [Plin.J , la province 
de Suza, en Piémont. 

CouciACUM, voy. ComcucuM. 

C0VARIA, Koevar, place forte do la Tran- 
sylvanie, ch.-l. du district du même 

nom, COVARIENSIS districtus. 

CovELiAC.E [Tab. Peut], localité de Vin- 
délicie, auj. Kochel, bourg de Bavière, 
dans le cercle de l'isar. 



37i 



COVELIACUS. - CRACOVÏA. 



372 



CovEUAf.iTs FL., Kockel , riv. de Transyl- 
vanie, afO. du Màrosch. 

COVENTRU, VOy. C0N\TJ^TRI1. 

CoviNUM, Cuivin, bourg de Belgique (prov. 
de Liège). 

CoYORDiA, Cœwrden, Kœvœrdeii, sur l'Aa, 
ville de Hollande (Drenlhe). 

Crâcln'a lns. PicTAVENsis [Grcg. Tur.], 
Crocina ins.^ Riiea, Regu^ ile de Ré ou 
de Rhè, sur la côte 0. de France, dé- 
pendant du (lép. de la Charente-Infé- 
rieure. 

Cracovia [Cluv., Cell.], Caroditnum 
jLuen.J, Craca, Cracovie, Krakow en po- 
lon., krakau, en aliem.^ sur la Vistule, 
anc. cap. de la petite Pologne, dé- 
clarée ville libre et placée, par les trai- 
tés de 1815, sous la %)rotecUan de TAu- 
triche, de la Prusse et de la Russie^ et, 
depuis 1846, incorporée avec son terri- 
toire à l'empire autrichien avec le titre 
de grand-duché. 

Son université célèbre fut fondée en IMM, par Via* 
dislas Jagellon, et sa niag;niGque caUiédrale renferme 
les tombeaux des rois et des héros polquis. 

11 nous est impossible de taire av^ précision et 
sécurité Thistorique de l'établissement de la typo- 
Kmpbic dans cette ville ; les bibliographes polonais 
eux-mêmes sont loin d*étre d'accord; nous nous 
contenterons d'exti aire de leurs nombreux oufrages 
ce (|ui nous paraîtra le moins hy|>otbétique, et notre 
unique pn'Mcntion sera de fournir de bonnes sour- 
ces et d'utiles documents à qui voudra s'occuper à 
nouveau de Thistoire typographique de la Pologne. 

Michel Podciaszynski, dans le brillant tableau qu'il 
fait de l'état de la civilisation polonaise au xve siècle 
{Tableau de la Pologne,^T Malte -linin, 1830, toni. 
11, p. 350), nous apprend qoe la première imprimerie 
polonaJ|e fut fondée à Cracovie vers iVJU ; et George- 
SàmueflBandtki, dans la Monographie spéciale qu'il 
consacre ù l'imprimerie de celte ville (Cracovie, 
1810, in-8j, ronnnne cette opinion; nous sommes 
assez disposé à adopter cette version, bien que Zapf 
et quelques bibliographes polonais aient voulu la 
faire remonter Jusqu'à l'année 1465, que I^anzer la 
fasse débuter seulement en 1496, et que l'histoire 
de la tyiK>graphie polonaise et lithuanienne d'Iloff- 
niann ne la reporte qu'aux premières années du siè- 
cle suivant. 

Le livre que nous allons citer, bien que non daté, 
nous semble réunir assex de garanties d'antiquité, et 
se présente dans des conditions telles, que nous 
croyons pouvoir le placer avec sécurité au premier 
rang de la typographie cracovienne ; il est sauschir- 
fres, réclames ni signatures ; les capitales sont lais- 
sées en blanc, et il est exécuté avec le gros ca- 
ractèn; gothique du célèbre imprimeur d'Augsbourg, 
Gilnther Zainer, qui cesse d'imprimer en 1475 ; en 
voici le titre exact t 

Ad aanctiuimum ac beatinsimum dùm Pivm 
Sî'dm Ij pontificem maximum editlo tn Ubrum ptal' 
mo^. què^alij soliloquiU dtcunt IndpU féliciter a Jo- 
hanne de tioTelcremata. Sabine nsl èpo ac sàcte 
romane eccle cardlàll\sàctl Slxtl vulgarltei' nfioi- 
pcdo edlta\{ ) Eailsslmo patrl ac clemèlUtimo do- 
viïo H pio AÎ'do pôilficl maxlmo lohannea de\ Tur- 

reeremata au vo du l<iO« f. : ioltanis de turre 

crematcu CardlnalU scU Slxtivulgalrlternùcupatl 
explanado l puUterlU finit. Cracis impssa, in-fol. 
& 37 longues lignes à la page, et de 140 ff. (l'exem- 
plaire décrit ]Kir Panzcr était incomplet de 2ff.)« 



Ce livre aurait été imprimé h Cracovie en MTSfii, 
comme le veulent quelques bibliognplies, Zaiocr, 

Sue l'on ne voit plus figurer panni les im pri meur i 
'Anssbonrg à partir de cette année, eftt été appdé 
par runiversité pour y fonder an éiabUsseBcnt ty- 
pographique; mais il est à croire qu'il fechafei 
seulement d'organiser et d'expédier un matériel, car 
il était parvenu au terme de sa carrière, et peat-an 
supposer qu'il ait pu se déterminer à quitter n ps- 
trie pour aller à l'antre extrémité de rftllfnn|m 
créer une imprimerie, pour revenir presque inHuAl 
à Augsliourg, où il meurt effiectivement trait ans 
après, en 1478 7 

Un bibliographe, G.-G. Zapf, a consacré k oe Uvr 
précieux une dissertaiion spéciale, dans lM|Mlle il 
soutient que cette publication a dû être exécutée en 
1465, et que GQnther Zainer avait quitté l*aieUer 
de Mayence en 1402, pour venir s'établir à CrKovie, 
puis aller de là fonder la typographie d'AagdMurg. 
Cette opinion n'est point discutable et la contre-par- 
tie seule est admiasmle. 

il est incontestable que l'Allemagne a fourni à b 
Pologne, comme à presque toute 1 Europe, set pre- 
miers maîtres en fait de typographie; mais id no» 
avons à mentionner une opinion nouvelle, qu'Hoff- 
mann et d'autres bibliographes ont soutenue aver 
conviction : « Les premiers typographes de Cracovie, 
disent-Ils, n'ont pu venir que oe Nuremberg; celte 
ville était en relations de commerce ti étroitctavcr 
Cracovie que tout porte à croire que c'est elle qui hu 
a fourni et ton premier imprimeur et ton pranier 
matériel typographique. Cicea entm et mercêtam 
ejus civttatis fréquentes tum Cracoviam. eommm- 
bant, et en, quœ ad eiegantiam vitœ et neeetattatem 
pertinent, tmportabantfitàf utCoMlminiM rex,4ah* 
a, 1457 dvibuâ Cracovlentibus prUrilegio, illormm 
libertalem atiquando prœeùÉeretf qui meree» snu 
vendere, niri eomtituto nvruiinarum tempore, mon 
poësent, • 

Bem. Mallincrot, pour soutenir cette tbète, veut 
que le typographe qui expédia à Cracovie le pr^ 
mier matériel soit le célèbre Ant. Koburger, de Mu- 
remberg, et Hoffmann, qui veut prouver que le pre- 
mier imprimeur de cette ville est un Alwmand dn 
nom de Jean Haller, cherche à s'appuyer de la tbèsr 
de Mallincrot, eu faisant remarquer une simiUtudr 
complète entre les caractères de Koburger et ceux 
qu'employait J. Haller. 

Toutes ces hypothèses peuvent heureusement » 
concilier, car Ùallcr n'imprime que longtemps ^»rès 
la publication du livre du cardinal de Turrecremata. 
et, après avoir essayé des caractères d'Augsbourg a|K 
portés ou cédés par Zainer, la ville aura certainr- 
meiit pu s'adresser à Koburger ou à ses succeateunk 
pour fonder un nouvel établissement. 

Un Miasale Cracovletiae^ sans date, imprimé aver 
les caractères {l'Aiigsbourg et à peu près a la mêni* 
époque que le Soliloquium ci-dessus décrit, est si- 
gnalé par Panxcr (IX, 230), et par Hain (111, 429) ; 
ce livre est cependant imprimé par un Nurember- 
gcois, George Stuchs de Sultxbach, et aux tnlt et 
sous kl direction ûo Jean Haller dont parle Hoff- 
mann; le dit Jean Haller, qualifié derirto Croah 
viensls et de libraire, et ce fait seul peut prouver que 
longtemps, peut-être vingt années avant dlmprimer, 
Haller avait exercé la profession de libraire à Cra- 
covie ; la souscription prouve de plus qu'il était lui- 
même de Nuremoerg, car l'imprimeur et r éditeur 
sont qualifiés de conclve$ yurembergense». 

On cite un livre d'Heures imprimé, sous b date 
de 1491, à Cracovie, en langue slave, qui serait à la 
fois le premier livre daté et le premier volume slave 
qui ait Tié imprimé; ce livre intit. : Ctaaoslowke, 
est imprimé par Sweybold Veyl, aux frais de UaDer, 
a\ec des canictères slaves gravés par Rodolph Bors- 
dorf, de iSrunswick. 

Randtki cite également sous la même date : Octœ- 
chos vener. P. Joan. Oamasceni, avec cette sous- 
cription traduite du slave : Ftnttus est iste tiber in 
mtigna urbe Cracoviœ sub dominatu magni régis 
PolonUie Caslmiri et ftnitus est per civem C^rorp* 



373 



CRACOVIENSÏS PALATINATUS. — CREMNICIUM. 



374 



SaMmtapeUum Fiai (Swqfbotd Ve^i ou 
S€lim€ibold FeU) a Gtrmtmia StirpU Germanicœ 
Frœtem, et àbmdMtuiest àMHtoeansUio IMl, in- 
foL de M C oo ovaetèret slaves cyrilliques. 

Frikenstcin indique sous cette même date de IMK 
des Comstttutitme» et êttttmta provinetaUa inelyH 
refKi FoiomUe, qpe décrit minutleusenient Hoff* 
mais qn*il dédare étfe sans date : i Jtarissf- 
ktÊpiê serHif wuMumaUum, in qvo quUUm 
laeuMt aefM ammip qwf Uber iminreMtUM $U, 



Le pfenier livre avec date cité par Panser ne re- 
BMMite fo'â 1486 : iMMremtU Ccrvini NmfOforauU 
airwiMgm KmcCvra; ougiistfssfmi gywmàiH tf m- 
tmOhu (sic) ékaiû. Cracovic, anno m. cqcc. zcti., 
KaL octobrUras» in4. Cet oovrage didactique du 
poCie noloiiais niest pas dié par M. Bmnet. 

Le MBS ancien Uvre polonais imprimé à Cracovie 
daiedelUl. 

Le phis anden Uvre imprimé en hongrois fut éga- 
lement exècnté dans cette ville en 1539 ; c*vsi une 
tradaction des Bfitireê 4e S, Paul, faite par Benoit 
KiN^lat (HagjarKocnyvestaax, BiH. ifunaor., Raab, 
lM&,tai8). 

fondant le ivi« siècle, le Roi, racadémie, Parcbe- 
véqae^ rnnivenltè, les Joifi eiu-mêmes, eurent 
loua iBs p r if uf s; voici les principaiu : 

Après Jean Ualler, que nous voyons consul h Cra- 
covie en tSÊê, pois sénateur, et dont nous voyons 
le nom fignrer sur les livres Jusqu'en 1521 (il nous 
teoi cDoave dter un Uvre rare sorti de ses presses, 
c'Mt la Jkeeriptkm de ia Terre êotnte^ en latin, 
faite par vn religieux des Mres Mineors, Anselme 
le Folonais, en ISlih, in^), après J. Haller, nous 
tnwvons : HieroBymiisVietiM', ancien Imprimeur de 
Vienne oè il exerçait eiKore en 1515 ; nous le voyons 
à Cracovie en 1518; il y mourut en 1540, et sa veuve 
dirigea son établissement Jusqu'en 1508. 

nwlaBns Ynglerins, loannes et Paulus Hclicx et 
Bernard Wolemka, que nous avons d^àvuâ Bnesc, 
soailea prinripani typograplies deCracovie, Jusqul 
ra%éneflKat de la dynsstie des Scharflénberg, oont 
nous poBvoQs dter cinq membres, imprimeurs de 
père en fis, de 15S5 à 1609. 

Cii.%coviE!isis PALATiNATuSy Palatînot, auj. 
{frand-àuché de Cracovie (Gallicie). 

Cranjl île du Sinus Lacoiiicus . habitée 
par les Craoaiy Kpâvaot [Héroa.J, sur la 
c5te E. de la Uu^onie, auj. Marathonisi, 
île de la Grèce , dans le golfe de La- 
conie. 

Crania IPlin.], Kpccvtia. montapic de 
l'Epire^ dépendant ae la chaîne des 
Acrocérauniensy auj. Kelberini [Leake]. 

Crama, toy. Gabnu. 

CraNICO!! [Plin.^ Liv. , CiC.]. Kfawciv, Kpa- 

vw« [Hérod., Thuc, Strab.], Tille de la 
Pélttgiotide (Tbessalie), auj., suiv. 
Leake, Paka Larissa, près d'Hadjiiar. 

CRA5SACUM, Cransae, bourg du Roucrgue 
(ATeyron). 

Cbasxoslavia, Grastnostavia, Krasnystaw, 
▼îlle de Pologne (palat. de Lublin). 

Crastus, Kpomç [StephJ, localité de Si- 
cile, aui., suiv. Reichard, monte 
Stnuzoff). 

CRATEiB ras. [Plin.], KoanwC [Scyl.], groupe 
dlles sur la côte d lllyrie, dont la prin- 
cipale s'appelle Krato, 



Crathis fl. [Plin.], Kpo»i< JDiod., Strab.], 
Grater [tab. Peut.], fl. de Lucanic, 
auj. Craii, fl. de la Galabre citer. ; se 
jette dans le golfe de Tarcnte. 

Gratiimnum, Gredonium , Greonium, Craùfi, 
ville de Fr. (Mayenne). 

Gravennum, Grevaxtium, Cravixnt, bourg 
de Fr. (Yonne). 

Cbea iEsTUARTOM, Cteefyrik, golfe d'Ecosse, 
sur la mer d'Irlande (Galloway). 

Greance, Cretmge, village et anc. baronnie 
du pays Messin (Moselle). 

Greciacum, Garisiacuh, Gresciacuh, Gri- 
scEcus VILLA LN PoNTio [Frédég.], Gri- 
aAciJH AD RivuM MAiAM LN PoNTivo [Gharta 
Glotharii, a. 660], Cressy, Crécy en 
Ponihieu, anc. ville mérov., auj. pet. 
ville de Picardie (Somme) ; bataille en 
1346 (Prœulu Gresoacum, Piigna Gres- 
siaca). 

Grebelium, voy. Grollejum. 

Grediuum, Greduuum, Greouitm. Créel 
(au xra« s.), CreU, ville de Fr. (Oise). 

Greditonum (?),Credfton, ville d'Angleterre 
(Pevonshire), 
Cette ville possédait une imprimerie en 1775. 

Gredonensis ager, Craonais, district du 
dép. de la Mayenne (France). 

Gredilio, Crillm, bourg de Fr. (Vau- 
cluse). 

Gbema [ifin. Sylv. Hist. Frider, III), Crema, 
Crème, ville du Milanais, sur le Seriti. 

Havm (p. 75) nous donne le titre d*un livre im- 

Srime dans cette ville en 1571 1 Alenumio Pino, 
toria M Crema dagli Annati di Pietro Terni roc- 
eoUa ; con la gtunta dl due ttbri^ ed alire eose. 
Crema, 1571, in-8; la première édition avait été pu- 
bliée à Venise, en 1500, in-ft. 

Gremenecum, Creminieck, Krzemienieç, ville 
de Kussie (prov. de Volhynie). 

Gremensis ager, le Cremasco, la délég. de 
Cremona, 

Gremera fl. [Plin., Ovid.j, riv. d'Ëlrurie, 
affl. du Tibre, auj. fa Varca, suiv. 
Gluvier. 

Gremesia, Greul^^ilm, Gremsa, Krems, ville 
de la basse Autriche, sur le Danube. 

L'imprimerie remonte en cette ville à Tannée 
1715, suiv. Fallcenstein. 

Greuiacum, Stramiacum [Mabil., Valois], 
Crémieu, bourg de Fr. (Isère). 

Gremuyon, voy. Grohmyon. 

Gremnicium, Kremnitz, Kœrmœtz-Banya , 
ville de la basse Hongrie (comitat de 
Bars), 



375 



CREMONA. — CREUTZBERGA. 



376 



Cremona [Liv., Virg., Tac, etc.], Rptp«»vv) 
[Strab.],Kptit«va [Ptol.],Ti Kpepiwv [App.], 
anc. ville de la Gaule Traospadane, 
fondée par les Cenomanni ; elle reçut 
une colonie romaine l'an 290 av. L-C., 
auj. Cremona, Crémone, ville forte d'Ita- 
lie (Milanais). 

Le premier liTre imprimé dans ceue ville est, au 
dire presque unanime des bibliographes, daté de 
lt72: Leetura Angeli de Perviio tuper I.P, ff, 
nooi {Super primam partent Digetti novCi, — /m- 
pre$sa et compléta fuit 9 doctiuimoê magiitroa 
Dianysium de Paravesino, et Stephanum de MertU 
ni* de Leucho territorii Mediotanenet* in CivUate 
Crémone $ut> anno dominiee incamationiSt BI.COCC. 
LXXIP, die martii, zxyi. JanuariU — In-fol. s^th. 
sans ch., réel, ni sirn. Ce rarissime Tolume est d^ 
crit par Audiffret, Panser et Amati ; les deux im- 
primeurs sont italiens, ce qui est, on le sait, un 
(ait presque extraordinaire à signaler au xv* siècle, 
surtout en Italie, où presque toujours les premiers 
imprimeurs sont étrangers. 

Ce Dionysius de Paravesino, c'est-à-dire natif 
d'un bourg des environs de Milan, appelé Parave- 
sinOi alla s'établir k Milan presque aussitôt après 
Pimpression du volume que nous venons de citer ; 
ce fut là qu'il exécuta en 1475 (Janvier 1470, anc 
style) la Grammaire grecque de Lascaris, in^; 
c'est le premier lirre entièrement exécuté en carac- 
tères grecs. 

« 11 est très-remarquable, dit la Serna Santander, 
que pendant vingt ans, c'est-à-dire Jusqu'en 1M2, 
l'on n'ait fiait aucune impression nouvelle à Cré- 
mone. * En voici au moins une qu'a signalée pour la 
première fois M. Melzi : 

Comtncta la tavola sopra ta vUa, el transito et 
çli MiraeoU del Beati»timo Hieronimo doctore 
excellentissimo. On lit à la fin : 

Quem legis impressus dum siabit cre caracier, 
Dum non longa dies vel fera fata prement, 

Candida perpétue non décrit fama uremons, 
Phidiacum bine superat Bartholomeus ebur. 

Cedite chalcographi ; millesima nostra figura est 
Archetypas fiugit solus at iste notas. 

M. cccc. Lxxiii. Nieolao Trvno Dvce venetiarvm 
régnante impreasvm (vit Hoc opvs fœtteiter, I^tit 
in-4. 

Cette vie de saint Jérôme est de Jacques de Vora- 
gine; et d'après une note qui se trouvait sur un ms. 
de la bibliothèque Archinto de Milan, le traducteur 
est Fr. Benignus Mediolanensis, 

Ainsi l*année qui suit l'essai de Denis de Parave- 
sino un nouvel imprimeur s'établit à Crémone; sans 
doute un imprimeur de passage, c^r nous ne retrou* 
vons son nom sur aucune des impressions crémonai- 
ses du XV* siècle. 

Auiati signale un volume rarissime auquel il donne 
une antiquité fort reculée, et quMI considère même 
comme antérieur au livre d'Angelo de Perusio; mal- 
heureusement il est sans date, et de plus Hain le 
croit imprimé beaucoup plus tard; en voici le titre : 
ûtonyttt Halyearnasuei prœeepta de oratione nup' 
tiati, de oratione natalilia, et de oratione epUha- 
lamia, a Tlieodoro Gâta latine reddita. Oratio in 
nvptiis Uugotionisconirarii, et CamillœPiœ, Clau- 
diani Carmen de Phcenice. — Impressum Cremonae, 
in-t, de fl"., sans chif., réel, ni signât. Cette pièce 
est décrite par Giac Morelli dans la Pineluana, 
i. III, p. 9. 

Les autres imprimeurs de Crémona au xvic siècle 
sont : Bemardinus Misinti» de Pavie, qui imprime 
plusieurs ouvrages, en association avec Cœsar le 
Parmetan en 1492. puis va s^éublir à Brescia. Cé- 
sar le Parmesan, lui. Tenait de Brescia ; on le trouve 
à Crémone seulement pendant trois ans, de 1492 à 
1494 ; il s'y associe, après le départ de Bernardine 
Misintis, avec un Ilongrois nommé Basseyn ou Bas- 
sayn Jtassaynus UngaroruiH). 



Enfin notis trouvons Carotuide DaHarHiùtUÊi 
à 1500. 

Rossi (Ann. Hebr.) nous parle de l'iinpoTtanie ty- 
pographie hébraïque qui existait à Crénone •■ 
xvi« siècle. 

Cremonensis ager^ la délég. de Cremona, 
dans le Milanais. 

Cremonis Jugum [Liv.l, Cremo^ montage 
faisant partie des Alj^es Gottis, acg. le 
CramorU [Forbiger]. 

CRENiE^ Kfvivai [Thucyd.], localité de l'Aear- 
nauie, ai]g. Armyro, bourg de Grèce 
(dioc. d'Acarnanie). 

Creouum, voy. Crediuum. 

Grepucum, Grispucum ln Lauduno, Grès- 
PEiuM, Crespy, Crèpy-en-L