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Full text of "Dictionnaire des antiquités romaines et grecques: accompagné de 2,000 ..."

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DICTIONNAIRE 



bU 



Â.NTIQUITÉS ROMAINES 



ET GRECQUES 






T}pognphi« Finaiii Didot. — Mesnil (Rar«). 



DICTIONNAIRE 



DES 



ANTIQUITÉS ROMAINES 

ET GRECQUES 

ICCeiPAfiRÉ DE 2,000 GRiTUIIIS D'iPRÉS L'iRTlQUB 



cscBrrASTr tovi ixs oukt* ot ornas osaobs o amt wt d imovmru 

DBS «BBC/ rr DBS BOMAn» 



PAR ANTHONY RÏCH 



TRADUIT DE L'ANGLAIS SOUS LA DmECTION 

DE M. CHÉRUEL 

mSPECtEUR DE l'académie DE PABIS 



Segnias irritant anino* denitta par aarem, 
Qaam qan lont oc» lit tabjesta flidvlibas. 
(Hoft.il. P. 180.) 



PARIS 

LIBRAIRIE DE FIRMIN DIDOT FRÈRES, FILS ET C» 

IMPBIMEUH8 DE L*irrSTITUT, 56, RUE JACOB 

i873 

Droits réserréa 

:i t •- 



THB NEW YOBK 

PU&LIC LUilAilY 

980940A 

A'T.>R. LCNOX AND 



PREFACE DE L'AUTEUR. 



Une partie considérable des matières que contient ce volume fut réunie 
pour mon instruction et mon amusement personnels, pendant un séjour 
de sept années dans le centre et dans le sud de l'Italie. Pour une per- 
sonne qui arrive en ce pays, au sortir des études ordinaires d'une école 
publique et d^un collège, et qui a en outre Tavantagei de s'entendre assez 
au dessin, les collections d'antiques ont naturellement un vif attrait, sans 
compter l'impression qu'elles produisent comme œuvres d'art accomplies. 
L'bomme versé dans la connaissauce'de. l'antiquité y aperçoit mille par- 
tiealarttés qui échappent à l'observateur ordinaire, et qui éclairent bien 
des points de ses études antérieures, et lui expliquent des choses restées 
pour lui jusque-là dans un mystère complet, ou seulement entrevues 
vaguement, à travers le prisme souvent trompeur de l'imagination. Lors- 
qu'il observe, par exemple, les costumes représentés dans la peinture et 
la sculpture, et qu'il en examine de près les détails, il découvre un grand 
nombre de parties diverses, évidemment distinctes pour la forme et 
l'usage, dont quelques-unes s'expliquent facilement d'elles-mêmes, et lui 
remettent aussitôt à l'esprit les noms classiques qu'il ne connaissait que 
par routine. Il s'en présente d'autires dont il lui semble difficile de déter- 
miner le nom et l'emploi spécial. Il ne trouve pas d'abord ou les diffé- 
rences précises qui les séparent d'autres parties du vêtement d'un aspect 
à peu près semblable, ou les termes classiques par lesquels chacun de 
ces vêtements était désigné. Il est évident néanmoins que, du moment 
où ces différences existent dans les objets, elles étaient marquées dans la 
langue du peuple qui s'en servait. Si l'on connaît déjà les différents roots, 
on doit s'attendre à trouver les spécimens, pour en établir le sens, dans 
les représentations de l'art. Ces découvertes une fois faites, une lumière 
soudaine remplit l'esprit, dissipe les doutes, produit la conviction, et per- 
met à l'observateur de dire avec une satisfaction intime : Ceci portait tel 
nom, cela était employé de telle manière ; je vois maintenant le sens de 
tel passage, de telle allusion ou de telle expression. C'est le retour fré- 

a, 

WOS20JUN'34 



Vj PBÊFACB DE L*AUTBCE. 

quent d'impressions pareilles qui fit naître en moi Tidée de dessiner ou 
de noter chaque chose que j'observais et qui pourrait servir à éclairer la 
langue ou les mœurs de Fantiquité classique. Je lus sur place les auteurs; 
je consultai les nombreux ouvrages sur les antiquités qui traitent de ces 
matières, et par là mes connaissances devinrent peu à peu plus exactes 
et plus étendues. A la fin, le contenu de mon calepin et celui de mon 
portefeuille avaient à peu près les dimensions du présent volume, et rea- 
fermaient à cette époque (car je parle d'un temps bien éloigné) une 
qiiautité de renseignements qui eussent alors été tout à fait nouveaux 
dans la littérature anglaise. Depuis quelques années, il est vrai, c'a été 
chez nous une disposition générale d'étudier le passé, et d'interroger 
avec curiosité les coutumes des âges écoulés, que cette étude eût pour 
objet notre nation ouïes autres contrées; et plusieurs érudits, anglais et 
allemands, qui ont visité Tltalie ou qui y ont séjourné, se sont occupés 
plus particulièremeQtdan^leurs recherches des antiquités clasiiiques. Mais 
la plus grande partie de leurs ouvrages est consacrée à l'examen des ins- 
titutions politiques de l'antiquité, et ils ont donné peu de place, en com- 
paraison, aux habitudes sociales et à la vie domestique, que mon ouvrage 
a spécialement pour but de décrire et de figurer aux yeux. De plus, on 
n'a pas essayé jusqu'ici d'expliquer systématiquement, et mot par mot, 
la langue de la. littérature ancienne par les œuvres "de l'art ancien. Ces 
considérations m'ont porté à tenter de réunir mes fragments, espérant 
qu'ils pourraient, d'une façon à la fois agréaUle et utile, combler les la- 
cunes ou compléter les aperçus trop rapides de traités plus considéra- 
bles et plus savants. 

D'après ce que j'ai dit, il est facile de concevoir la nature de cet ou- 
vrage : en premier lieu, fixer le sens véritable de tous les termes, techni- 
ques ou autres, désignant un objet particulier, un produit de l'art, un 
travail des malus qui peut tomber sous la vue. Secondement, donner une 
idée nette de cet objet, en offrant une représentation fidèle de la chose 
elle-même, d'après quelque original classique, qui reproduisît les formes 
que les anciens avaient l'habitude de voir, et qui fit naître dans l'esprit 
les idées mêmes qu'ils concevaient. En dernier lieu, enfin, communiquer 
une connaissance générale des habitudes sociales et de la vie privée des 
Romains et des Grecs, sous la forme d'un vocabulaire, où fussent conte- 
nus tous les termes des artistes anciens qui se rapportent à ces matières ; 
où fût réunie, comme explication, d'après les propres dessins, une série 
de peintures de leurs costumes, de leurs maisons et des ustensiles des di- 
verses professions, afin de nous mettre en relation intime aveo les Grecs 
et les Romains, et de nous les montrer, comme dans un miroir fidèle. 



MX leurs traits véritables et leurs aspects familiers. A cet effet, nous 
iroQsajpuléà la fin du ▼olume une Table aDal3rtique, formant un ensemble 
ff^éfliatique, et contenant des listes séparées de tous les mots qui se rap- 
portent à un sujet donné» classés sous des chapitres distincts. De la sorte, 
Q raiT03pnt de Tordre adopté dans cette table aux explications données 
à ebaque ternie^ tout ce qui a rapport à une question particulière se 
trouTe concentré sur un seul point, comme si Ton n'avait affaire qu'à ui^ 
leid article : qu embrasse d'un coup d*œil tout l'ensemble, on s'initie 
enodêine temps aux diverses dénominations classiques qui s'y rattachent, 
et aux difCért^nces ou aux analogies de celles qui ont une certaine parenté 
de sens, sans être synonymes. 

Noos prenons le latin comme base, de préférence au grec, pour des 
raisons faciles à concevoir. ËUint plus connu, il donne à l'ouvrage une 
portée et un intérêt plus grands. Mais les synonymes grecs, quand leur 
correspondance est bien établie, sont placés entre parenthèse à côté des 
mots importants, et toute différence essentielle entre les usages des Grecs 
et ceux des Romains est marquée dans le texte, un index des mots grecs 
par ordre alphabétique, avec leurs synonymes latins, y est joint aussi. 1| 
montrera juxtaposés les termes qu'emploient dans le même cas les deux 
kangues, et permettra de se reporter aussi facilement aux mots grecs que 
s* ils avaient été introduits par ordre alphabétique dans le corps du volume. 
Nous n'avons pas la prétention et nous n'avons jamais eu le dessein d'of- 
frir une analyse aussi complète de la langue grecque que de la langue 
latioe; les auteurs grecs ne sont cités non plus que daus les cas piirti- 
euiîers où il était nécessaire d*y recourir; mais, comme rien d'essentie 
n*a été omis, cet ouvrage sufGra pour mettre sur la voie d'études plus 
approfondies. 

Dans le choix des autorités empnmtées aux textes, on s'est toujours 
proposé de prendre de préférence, quand la chose était possible, les mêmes 
passages que ceux que les dictionnaires citent d'habitude, et de les placer 
immédiatementaprèsrassertion qu'ils doi vent conGrmer,entre parenthèses 
et sans interrompre le texte, de façon que le livre puisse servir è tous 
ceux qnî s'intéressent aux sujets dont il traite, non-seulement par les 
secours quMl donne pour l'étude des langues, mais par les connaissances 
populaires qu'il communique. Comme règle générale aussi, quand un 
mot se rencontre par occasion dans un auteur appartenant à l'époque flo- 
rissante de la littérature, mais que le caractère précis de l'objet qu'il 
désigne est établi par des descriptions ou des inductions empruntées à 
dés écrits d'une époque tpèsrpostérieare, pa renvois aux deuj^ passages } 
l'ilP, fo^x cqqs^tçr r^»BlPi véritaWç et ffmriï 4^ t§rwç, à r^uprç p9iff 



Viij PBÊFACB DE L'AUTKCR. 

décider l'explication propre qu'il en faut donner. Mais, pour les mots qui 
se rencontrent à chaque instant, et dont le sens est assez généralement 
connu et admis pour n'avoir pas besoin de confirmation, on a cru suffi- 
sant de citer seulement les noms de quelques-uns des meilleurs auteurs 
où on les trouve, sans indiquer des passages particuliers. 

Il est souvent impossible de fixer le sens exact de certains termes et le 
caractère précis des objets qu'ils désignent, sans avoir recours aux détails 
et aux témoignages fournis par les auteurs des périodes inférieures de la 
littérature classique. De là vient qu'on s'est appuyé souvent sur les gram- 
mairiens, les scholiastes et les inscriptions ; on n'y a cherché ni la bonne 
latinité ni les étymologies exactes; on ne les a pas pris comme des guides 
infaillibles, mais comme une source utile d'un certain prix, quand leur 
témoignage est confirmé par d'autres autorités, surtout par les repré- 
sentations de l'art; car, si l'on ne veut admettre comme valables que des 
preuves tirées des auteurs des meilleurs temps de la littérature, on sera 
entraîné souvent par la seule absence de ces autorités à des idées aussi 
fausses sur les coutumes de l'antiquité que si on admettait, par un excès 
opposé, tout ce qui est écrit , sans le discuter avec une critique sévère 
et impartiale. Pour citer un exemple entre beaucoup d'autres, Beckmann, 
auteur d'ailleurs fort estimable, prétend, dans V Histoire des Inventions^ 
que les presses pour étoffes ne furent découvertes qu'au dixième siècle, 
parce que, comme il le dit, il n'a rencontré aucun passage où l'on fasse 
mention de ces machines. Mais quand l'établissement d'un foulon fut 
trouvé dans les fouilles de Pompéi (engloutie par l'éruption du Vésuve de 
l'an 79 après J. -C. ) , on découvrit la représentation d'une presse à étoffes, 
construite exactement comme celles dont on se sert aujourd'hui, parmi 
d'autres peintures qui reproduisent différentes opérations du métier sur 
un pilastre de l'édifice; et Ammien Marcellin, écrivain fort antérieur à 
la période fixée par Beckmann, puisqu'il vivait au quatrième siècle, donne 
distinctement le nom de pressorium à une machine de cette espèce. 
Toutefois il ne faut pas méconnaître qu'on doit apporter une prudente 
réserve et un degré convenable de scepticisme critique, pour ne point se 
laisser entraîner à donner comme certain ce qui n'est que douteux et à 
avancer de pures hypothèses comme des vérités démontrées. Dans cette 
conviction, je me suis imposé comme une obligation essentielle de mar- 
quer tous les degrés qui m'avaient conduit à mes conclusions, citant im- 
partialement les raisons et les autorités, m'efforçant de ne jamais affirmer, 
à moins que je ne crusse avoir des motifs suffisants pour le faire, notant 
toujours les points sur lesquels il pouvait rester des doutes, et, dans les 
cas où les autorités semblaient se balancer et où les savants n'étaient pas 



PRÊFACR DK L'AUTRra. ÎX 

I iimté, produisant fidèlement les arguments de part et d'autre avec 
I les témoignages qui les appuient. 

; li n'est guère nécessaire de s'étendre sur l'avantage d'employer la 

représentation des œuvres d'art comme secours pour interpréter les 

teites.TJne description, quand elle est assez nette et assez circonstanciée^ 

peut donner toute l'instruction désirable ; et pourtant les idées n'en de- 

riendroot que plus claires si on voit une représentation fidèle de la chose 

ciie-ffléme. Ce qui est tracé avec la plume n'est pas plus net et plus vé- 

ndiqae, n*emporte pas plus la conviction que ce qui est tracé avec le 

pioceaa on le burin. Au contraire, l'avantage est souvent du dernier côté. 

Mais quand les deux se soutiennent, comme ici, s'éclairent réciproque- 

loeot, suppléant à l'insuffisance l'un de l'autre et se confirmant par 

i^urs témoignages mutuels, c'est alors que la peinture a tout son prix et 

([Q'elle présente le meilleur moyen de donner des idées exactes et d'é- 

ciairefrdes points difficiles d'une façon qui persuade immédiatement. 

^nez, par exemple , les expressions ffosta amentain et hasta an- 

fatQy qu'on rencontre pour désigner une espèce particulière de lances : 

toutes deux sont données dans les dictionnaires comme des termes syno- 

Dymes^ quoique les notions élémentaires renfermées dans ces adjectifs 

soient entièrement distinctes ; le susbtantif amentum désigne, en effet, 

w objet analogue à une lanière droite, et ansa, quelque chose de 

tourbe' en forme de bride ou de poignée. La langue elle-même marque 

donc que les deux objets ne sont pas identiques; mais on n'avait pu 

établir la distinction d'une façon positive, et probablement on ne l'aurait 

jamais fixée sans la découverte de deux dessins antiques, l'un sur un vase 

P^ qui présente une lance avec une courroie (amentum) 9 attachée 

Dubois, conune le montre la gravure au mot Amemtum ; l'autre sur les 

pm d'une tombe à Psestum, qui nous montre une lance avec une 

{ioigQée demi-circulaire ou en forme de bride (ansa) , attachée au bois, 

^r laquelle on passait la main, comme on le voit dans la gravure au mot 

Ansatcs. Puis, pour les analogies qui existent entre des mots de même 

Mlle et les objets qu'ils désignent et qui, sans la connaissance des 

^es qu'avaient jadis ces objets, recevraient une interprétation erronée 

(m du moins imparfaite, prenez les mots latins oncon, ansa, anciie, 

W7knw, et les mots grecs i^jM^v, ifxuXij, ^yxo^vr,. Tous renferment la 

Mme notion élémentaire, celle d'une courbure ou d'un creux, comme 

Qîque produit Tarticulation du coude ; et l'on s'apercevra, en se repor- 

taux différents objets représentés sous chacun de ces mots, que cette 

priété particulière constitue dans tous un trait essentiel, quelque dif- 

^ts que puissent être à d'autres égards leurs formes et les usages 



X PRÉFACE DE L'ACTECR. 

auxquels on les employait. Dans la langue de la poésie surtout, qui tir^ 
souvent son charme de quelque épithète explicative suggérée par lej 
œuvres de Tart, il est évident que la beauté particulière de plusieurs 
expressions sera perdue ou imparfaitement appréciée, si nous n^avon^ 
pas une connaissance suffisante des formes que Je poète avait daoi 
Tesprit lorsqu'il écrivait. 

Quant aux gravures, qui forment le trait caractéristique de ce livre, le^ 
principales conditions requises sont qu'elles soient tirées d'originaux au- 
thentiques, exécutées avec fidélité, et assez distinctes dans les détails poui 
présenter sans confusion les points particuliers qui doivent venir à l'appu 
du texte. 

Pour ce qui regarde V authenticité des gravures, je puis déclarer qui 
y en a peu dont jeh'aie vu par moi-même les originaux. Mais^ dans tou 
les cas où un dessin a été fait de seconde main, c'est-à-dire sur uu livr 
ancien ou une vieille gravure, ou toutes les fois qu'il a paru possible qi| 
la copie dont il était pris eût été exécutée inexactement ou corrigée d'un 
façon quelconque; toutes les fois, en un mot, que je n'ai pu, dans les lî 
mites de mes connaissances, me porter garant de la fidélité de la reprc 
duction, j'ai cité l'ouvrage auquel j'empruntais la gravure, de manière 
donner, pour le dessindu moins, une autorité responsable. Dans les autre 
cas, j'ai cru suffisant de mentionner seulement la nature de l'œuvre q^ 
servait d'original à chaque gravure, peinture, statue, pierre gravée, etc^ 
car je me suis toujours proposé de maintenir ce volume dans des limite 
aussi restreintes que le permettait une exécution convenable de la tâcl] 
dont je m'étais chargé De toutes les gravures, qui représentent près ^ 
deux mille objets différents, cinquante seulement sont prises d^autr^ 
originaux que des modèles grecs ou romains. La moitié de ces dernier^ 
sont dessinées d'après les antiquités de l'Egypte, et sont données sa^ 
hésitation, parce qu'elles prouvent l'emploi familier de certains objet{ 
longtemps avant le commencement de l'histoire authentique en Europj 
comme nous savons combien les Grecs empruntèrent à l'Egypte, 
que nous connaissons les relations qui s'établirent entre les Romaii 
et ce peuple, on peut y voir avec confiance des inventions transmises ai 
âges classiques d'une période plus reculée. Douze sont reproduites d^apii 
les modèles employés encore aujourd'hui, principalement en ^sie, j 
Grèce ou en Italie : car ces pays ont conservé beaucoup de leurs mœu 
primitives, et ont gardé presque sans altération plusieurs des usages i 
leurs ancêtres. Trois sont tirées d'originaux chinois» on les a introduit 
parce qu'elles servent à expliquer certains termes, qui autrement ue se 
pas faciles à comprendre, et qui ne sont pas exactement entend^ 



p PR&FACB DB l'AUTKL'R. xj 

Db pent remarquer que plusieurs costumes et plusieurs objets, maiute- 
Baot particuliers à ce peuple primitif, ont une ressemblauce frjippaote 
arec des ustensiles et des vêtements en usage aux époques classiques de la 
Grèce et de Tltalie; d*aiUeurs la découverte de bouteilles de porcelaine, 
ponant des lettres chinoises, dans plusieurs des tombes les plus anciennes, 
àe l'Kgfpte, témoigne des relations établies primitivement entre ces pays. 
5eaf fibres seulement ne sont pas tiréfs d'originaux existants, mais 
sont composées diaprés des textes pour donner une idée claire et déter- 
minée de certaines expressions qu'une figure explique plus facilement 
qu'une description ; pour prévenir tout malentendu, nous avertissons le 
lectenr et nous donnons le nom de l'érudit ou de l'éditeur dont elles sont 
^ouvrage. 

En ce qui concerne la fidélité à% l'exécution, condition essentielle dans 
des travaux de ce genre, nous n'avons pas épargné nos peines pour y ar- 
river. Plusieurs des dessins ont été faits sur bois, d'après des dessins ou des 
esquisses exécutées par moi-même ; tous ont été corrigés sur la planche 
par le dessinateur sous ma direction ou de ma main, quand cela était né- 
cessaire, etpar le graveur, après son travail, sur des épreuves retouchées 
par moi-même ou sous mes ordres. 

Quant à la précision et à la clarté des détails, il faut prendre en consi- 
dération les proportions réduites des dessins, qui, dans un ouvrage d'uti- 
iité et non de luxe, et où les figures abondent comme ici, deviennent une 
condition nécessaire. Cependant, toutes réduites qu'elles sont, si le lecteur 
vent seulement prendre la peine d'examiner de près les particularités 
désignées par le texte à son attention, il trouvera que nos gravures man- 
quent rarement d'expliquer ce qu'elles ont à expliquer, sinon au pre- 
mier coup d'oeil, du moins après un peu de pratique et quand l'esprit 
sest hmiliûTisé avec les points précis et distincts qu'on veut lui faire 
étudier. Mais, toutes les fois qu'il m'a semblé qu'on distinguait mal, soit 
par défaut de précision dans le dessin, soit par la confusion résultant de 
lignes inutiles, j'ai cité quelque autre gravure où une représentation du 
même objet est donnée sur une plus grande échelle ou avec plus de per- 
fection, et où on le voit plus distinctement. 

En choisissant les gravures, j'ai eu constamment pour but d'introduire 
les moins vulgaires et les moins rebattues^ de préférence à celles qu'on peut 
trouver ou auxquelles on renvoie d'habitude dans d'autres ouvrages qui 
touchent à des sujets analogues : de cette façon, la somme des autorités 
empruntées a la peinture^ et formant un fonds commun auquel on peut 
se reporter utilement, est à la fois plus variée et plus considérable. Mais, 
dans les cas où il n'existe qu'un spécimen connu, il n'y a pas d'autre al- 



Typographie Firmin Didol. — Mesnil (Rare). 



DICTIONNAIRE 



DES 



ANTIQUITÉS ROMAINES 

ET GRECQUES 

ICCftlPAClfÉ DE 2,000 GRiVURES D'APRÈS L'ANTIQUE 

AKrBBffKSTAirT TOI» UCS OBJBTS Dl DITKBB UIAOU b'aBT >T d'iBOCITRIB 

VIS OSIC^ BT DU lOMAIIU 

PAR ANTHONY RICH 



TRADUIT DE L'ANGLAIS SOUS LA DIRECTION 

DE M, CHÉRUEL 

IHSPECtBDR DE L'ACADéHIB DE PARIS 



Segniat irritant animos demista par aarem, 
Quam qna sont o«nUs rabjesta Mclibas. 
(Hot. i4.P. 180) 



PARIS 

LIBRAIRIE DE FIRMIN DIDOT FRÈRES, FILS ET C» 

IMPRIMEURS DE L'INSTITUT, 56, RUE JAGOR 

1873 
Droits rétarvés 



ABACtfl. 



ABACU8. 



e»t divisé, comme nos trictracs, en quatre 
tables séparées par des lignes entrecroi- 
sées de chaque côté , et que chaque côté 
lui-même est divisé en douze comparti- 
ments, par le même nombre de lignes, 
d*où vient le nom de duodecim script a. 
L'inégalité des lignes sur lesquelles se 
mouvaient les pièces et des intervalles 
qui les Bé|)arenl, tenait k la nécessité de 
laisser assez de place pour une inscription 
grecque qui , dans roriginal , couvre le 
centre, .mais qu'on a omise dans la plan- 
che pour plus de commodité. En vqicî le 
sens, suivant la traduction de Saumaise : 
« A ceux qui jouent ainsi aux dés, Jésns- 
Christ donne assistance et victoire lors- 
qu'ils écrivent son nom avec les dés ». 

La table ici figurée était employée dans 
un jeu mêlé de hasard et de calcul-^ tel 
que notre trictrac : c'est ce que prou- 
vent les lignes tracées sur sa surface , qui 
forment les points sur lesquels les jetons 
se mouvaient ; c*est ce que prouve aussi 
l'inscription qui implique que le déplace- 
ment des jetons était déterminé d'abord 
par le hasard d'un coup de dé. Le nom 
A^abaeus était celui qui convenait le 
mieux à la table employée pour un tel 
jeu : cela est visible par la nature de sa 
surface divisée en lignes parallèles et res- 
semblant exactement pour l'aspect à la 
table À compter ; cela est encore visible 
par cette circonstance que c'était en réa- 
lité une table sur laquelle on comptait 
des chiffres. En effet , on y additionnait 
les chiffres amenés par le dé pour déter- 
miner le déplacement des jetons. Voir 
répigramme grecque citée par le docteur 
Hyde, et Ghristie (jincient greek games, 

S. 42), où un jeu semblable est décrit en 
étail. 
3. On appelle aussi ahacus la table de 
jeu employée dans un autre jeu de calcul 
fort ancien, le lutlus latruneidorum; mais 
elle se rapproche plus de nos échiquiers 
et de nos damiers (Macr. Sat, i, S ). 
Quoique de pareils jeux remontent à- une 
très-haute antiquité et qu'ils soient repré- 
sentés à la fois par les artistes égyptiens 
et par les artistes grecs, cependant on n*a 
pu établir la manière précise dont la sur- 
face de la table était divisée. En effet, 
elle est toujours présentée de profil et 



Ton ne voit que les hommes et non la 
face de la table. Voyez Latruncuu, Ta- 
bula, Latbuncularla. 

4. Vabacus était encore vn buffet 
pour exposer la vaisselle d'argent , les 
vases à boire , et les ustensiles de table 
dans le triclinium ou salle k manger 
(Cic. Ferr, iv, 16 ; Juven. Di, 204 ; Plin. 
H. y. XXXTII, 6). La figure, copiée d*a- 




près une lampe d'argile, représente im de 
ces buffets avec Fargentene qui le cou- 
vre. Il se compose de deux tables, l'in- 
férieure supportée par deux pieds , et la 
supérieure par un pied en console, qui 
repose sur la table inférieure. Les buffets 
du genre le plus simple étaient de mar- 
bre , et les plus précieux de bronze ; la 
surface en était quelquefois percée de 
trous pour recevoir les vases qui se ter- 
minaient en pointe ou par une base 
étroite, et qui, par conséquent, ne pou- 
vaient se tenir debout. C'est là , à ce qu'il 
semble, l'interprétation la plus naturelle 
de midtlpUces cavernm dans un passage 
de SidoineApoIlinaire(Cârm. XTII, 7,8); 
car le terme dont on se sert pour marquer 
qu'on étale de la vaisselle sur un buffet 
est exponere (Petr. Sat, 73), et il serait 
employé k tort si , d'après le sens reçu , 
ces cavernm étaient des compartiments, 
comme les cases d'un cabinet où l'ai^gen- 
terie serait plutôt cachée qu'étalée. 

5. Une table de marbre employée pour 
revêtir les parois d'une chambre (Plin. 
H. N, XIXY, 1). Quelquefois toute la 
surface de la paroi était couverte de ces 
tables, comme on le voit dans un appar- 
tement du palais de Didon , . d'après le 
Virgile du Vatican ; quelquefois on n'y 
appliquait que des caissons ou des pan- 



tniaganic at ordiniiremeiil iccompi- 
prnde maimû goût, de temps en tempi 
k marbre Ini-minie était peint (Plin. 
B. y. xxxm,&6);qud^praiseiiGDUQ 
nfètentenl de ituc ou de cimem blanc et 
dur, qui pounît recevoir un très-grand 
jnli , était détaché par la scie de la paroi 
d'one Tieiile loaiMQ et appliqué comme 
timcma an lieu de marbre. Vojez , dam 
Vitrare, vn, ), 10, un pasiage c|ue Bec- 
ker, dam loa Gallui, p. 13, d. 1 1 de la 
tndoelioa anglaiie, applique aux buFfati, 
mail éndemmeut à tort. 
6. Use Ublelte carrée quelei premi 



knin colonnes di 

ùaû DDe lar^ wrface plate pour rece- 
toir la poutre qui supporuil le toit, et 
ils préparércDl aiiiû la création des cha- 
piteaux (Vilr. IT, 1, II). 

Il est à croire que cette simple tablette 
resta pendaut uix assez longue période 
l'uoîqne chapiteau ; et dio) l'ordre do- 
rïqoe, le plus ancien et le plui simple 
ia ordres grfs, elle neperdit jamais ion 
caractère oriipnal ; mais elle demeura 
encore, avecTunique addition d'un autre 
ncmlire plus petit iyechiaut), la partie 
proéminente et la plus impoiaate du cha- 
pilean. L'inicntioo d'ordres d'archilec- 
tnre plus riches nodiSi la grandeur, la 
forme et le caractère de l'oiacui, quoique 
le nom se conservil toujours et t'appli- 
<{ait au conroDnetnent de tout chapi- 
trau. Ce* Tariélés sont expliquées et 
cdairries loul au long, au mot Capitv- 
Lca. 



lies sculptée* dans le roc i Beni-Hwsta, 
~ ^. Geoisc* Wilkinsoii bit remonter 



jusqu'à 1740 (Tant J.-C. Elle est tout à 



fait curieuse pour le* li'aces primitive* 
qu'elle a cooserrécs de ce stjle de cons- 
truction que te travail, l'art et le raHiae- 
meot dea Grecs perfectioDoèreot peu i 
peu et embellirent jusqu'l ce qu'il arri- 
lit a la plus parfaite de toutes les cons- 
tructions , le temple dorique. Il n'y a U 
□i base ni plinthe ; lea colonnes sont Miw 
netéfs; le chapiteau se compose d'un 
simple a^ciu.'une seule poutre ou ar- 
cbilrsTe forme l'entablement et supporte 
sorte de corniche sculptée qui pré- 

y a pas de frise (lo/'/iDriu) entre elle 
et l'architraTe, nouspooions la rapporter 
par induction a une période oii lei bitî- 
menll étaient seulement couverts par uu 
toit ealérieur {leetum), sans somte ou 
plafond ( calum ) ; car tes poutres qui 
FonDaîent le plafond se montraient exlé- 
rleurement par cette partie qu'on appela 
dans la suite une frise, Vo;. Zomoan*. 
ABOLLA. Manteau fait de toile mise 
en double (Serv. oJVirg. Mit. T, h2l), 
et attaché par une bro- 
che sous leçon ou au haut 
de l'épaule. Ce tétemeni i 
était porté dans l'origine { 
par les soldats, comme on 

oit dans la gravure 
la colon "" 



'. Les babitani 



des 



illes I 
eu du costume civil (la 
toge), pendant les pério> 
' troubles ou d'in- 
étraiigére (Varr. 
ap. Non. i. V.). Dans la suite, l'uiaie ei 



diiiot plus commun, et toute* lu cluseï 
l'en servirent conime d'une ptriie ducoi- 
lume onllniirc ( Juf . IV, 16 ; Suet. Cal. 
8&). 11 ne difTénit pu mitiriell émeut du 
tagujii, mail l'élDEte eo était pliu Gne, et 
it éuit moiiu impie. Auui Hirtial re- 
commaude-t-il aux voleurs de ne pas por- 
ter UDC abolla, parCB qu'elle n'était pas 
auei large puumcber mus ses paiu lei 
objets dérobés (Hart. £b.vui,48). 

2, yibolla major. C'était uue large 
couverture dont s'envelojiplieiit In phi- 
losophes greci, plus particulièrement les 
Cvniques, qui, comme ils ne portaient pas 
d^ulre vilement de dessous , 
jetaient autour d'eux pour la 
décence une pièce d'étoffe fort , 
ample (Hart. Ep. IT, 53). 

facinat majorU aboltm (Jut. | 



Sat. 1 



115) * 






le commis par un phili 
phe grec. Le vêtement est 
mis pour la penonne qui le 
porte : de même que notic 
phrase n la longue robe ■ 
s'appliqueà tous ceux qui sui- • 
vent la canière du droit. La Egun repré- 
sente Heraclite d'après une pierre gravée. 
ABStS ou APStS. Enceinte demi-cir- 
culaire qui terminait toute cbambie rec- 
tangulaire, et qui formait ce qu'on an- 
pelle vulgairement n/foVc (Pliii. £^. 
n, 18), Ou pratiquait -"■--■ 



enfoncement de celle eipèce dans les 
cour* de justice (basilicm), pour avoir une 
place convenable qui re^ùt les siégea des 
juges ; il en était quelquefois de même 
dans les temples : c'était alors comme 
une niche pour la statue de la divinité 
à qui était coosacré l'édifice. On le voit 
|Mr la figure qui montre, telle qu'elle sub- 
siste maintenant, Xabiis du temple de 
Rome et de Vénus , blli par l'empereur 



Hadrien. Comparex aussi la figure au mot 
Adttum , où l'on voit le plan d'une par- 
lie d'édiGce toute semblable. 

AGAPNA, ic. Ligna (âxama; poèt. 
Savô, xâyxavti). Expression einpniiilèe 
à la langue grecque et désignant le buis 
i brûler qui a subi une préparation pour 
l'empêcher de fumer quand il est placé 
sur le fen. On préparait ce bois de trots 
fai^ns différentes : 1° eu enlevant l'é- 
corce, puis en le plongeant longtemps 
dans l'eau, et en le faisant enGn complè- 
tement sécher avant de s'en servir 
(Theophr. Hiil. Plant. XV, 10) : l'effet 
de ce procédé est miintenanl bien connu, 
car on a éprouvé que le boii tnnsporté 
par eau par des trains brûle pF 
ment et lèpand n 

lui qu'on amène simplement par terre; 
!" en le plungeaut dans l'huile ou dans 
la lie d'buile, ou en versant de l'huile à 
sa surface ( Cato, R. S. 130; Plin. Hul. 
Nat. xr, 8); 3° en le faiianl sécher et 
durcir au feu jusqu'à ce qu'il eût perdu 
la plus grande pirtie de son humidité, 
mais sans le réduire entièrement i l'état 
de charbon. Celle dernière espèce, de 
bois s'appelait aussi du nom particulier 
de cocla oa toMilia {Utrt. Efi. in\, là). 

3. Acapnoa nul. Miel pris de la ruche 
sans enfumer les abeilles; on le regardait 
comme la meilleure sorte de miel (Co- 



brùle plus vin 
e fumée que o 



I, 33, 2; Plin. H. N. : 



IS). 



ACATIUH (àKd-CMv). Petit v 
mais bon voilier, apparteuant à la classe 
des vaiiseaiu nommes aciuarim, c'est-à- 
dire qu'on maïuEuvrail aussi bien ■ la 
rame qu'à la voile. Il était plus particu- 
lièrement emplojé par les pirates grecs 
(Thucjd. IV, 67), muni et armé d'un 
bec (nufruni) : la poupe en était arron- 
die et courbée en dedans {infU-ia; 
Plin. Hul. liât. IX, 49), forme très- 
commune dans la marine des anciens, 
comme on le verra par plusieurs gravu- 
ra dans le cours de ce livre. (Vof . Ac- 
TtiAUDs, Apbractus]. 11 est donc tout i 
fait probable que les différeuces caracté- 
ristiques de ces vaisseaux consiMaicnl 
plus dans la nature de leur gréement que 
dans la forme de la coipie {Voy. n" 2). 

3. Le même mot s'employait aussi en 
parlantdu gréemeot d'un vaisseau : quel- 



nafci» il déiigiuit une voile, quelqiir- 
wi un mit ; raùa quelle Toile ou quel 
^1, an ne le voit Dulla pirl. XéuO' 
phon {Hetlea. Tl, ), 21) parie dei aealia 
oorac deTDÎIci, miiiparappoiilioii aux 
nila phu laiseï; H^Ehiiu et liidaïc 
{Orig. ux, 3, 3), au ccMitraire, ravtendeDt 
^Dc Tacatium élait U plus Ur^ Toile 
da niaeau et l'ilUchsil au ^nxii mit ; 
tandis que Juliui Polliu (i, 91 ) et Hé- 
neliiiu, dantun autre paauge, affirment 
qae ce n'était poiut du tout une roile, 
Baii on mil , et le plui gros ou le grand 
■II. Parmi toute* cei opïuioiu contrai- 
res, âne leule choie eil certaine, c'eit 
^e Vacaluim itail ipicialeineiit inventé 
pour lUTtguer rspidement avec de> vent* 
doux. Si l'on peut haiarder une conjec- 
taie, toute la dif^cullé diipanilrail en 
admettant que ce mat dètiguaît à la fbii 
cl le mit et Uvoilequi lui est propre : que 
c'était un mil çctèk la façon dei 
pîratea, i qui ce nom était >péci 
■Itriboé : par nemple, an mil pli» haut 
et pliu léger que ceux qu'on employait 
babitncUcment, muniauuide voile* plui 
pelïlet, pmbiblenieat d'un hunier au- 
démos de la grande voile, qui aurait été 
plu coaimode pour la manvuvre, et 
meilleur pour navigtier par un beau 
1«np*, que le peunl mil ordinaire avec 
■> lei^ne gênante. Aioai If^icrale, daui 
le paiMge de Xéoopboa auquel nouiavont 
déjà raivojré , arma ie> vaiueaui de 11 
sorte pour être prêt dans toute conjonc- 
tare. Il iaiii* denière lui ieslarcea voi- 
le* ordinaires (™ (iiïàXa IsTia), par 
coaiéqneut le* mita peaanti auxquels 
elles élsient saspendues , et muait se* na- 
vire* de mlis et de voiles ((ixavEai:) tel* 
que ceux dont se *eTvaieiil les pirates 
pour leurs vaisseaux, parce qu'il oblenail 
ainsi nne marche pliu rapide et iju'il (al- 
lait mains de bias pourla manieuvre, en 
tas qu'il fût forcé d'eu venir à un enga- 

ACCÊnSUS. Onicîer civil allaché au 
service de plusieurs magistrats romaini, 
kt cansuls, les préteur* et le* gouver- 
Dïon de provinces ( Varr. L, L. vil, 
SS;Liv. m, 33;. H était généralement 
l'sflbnchi de la personne qu'il servait 
(CicaJ Qaiitl. /"/■. I. I, *), et son de- 



voir était de convoquer le peuple aux 
assemblées, d'appeler devant le triliuna) 
les partial engagées dans un procès, d'y 
maintenir l'ordre (Cic. /. e. T ) , et de 
proclamer l'heure au lever du soleil , i 
' '' - lu coucher du soleil (Plin. B. 



IV, r 



, HO). 



3. Les Ace nsi militaires étaient, dam 
l'origine, un corps de soldats surnumé- 
raires destinés i remplir les vide* que 
pouvaieat causer dani lei légioiu la mort 
ou d'autres accidents ( Feslus, i. v. Ad- 
centi); mais, dans la suite, on en forma 
un corps séparé, appartenant à la levii - 
armalura ou aux troiipa armée* 1 la lé- 
gère, et relégué parmi celles qui occu- 
ptienlledemier rang. Ils étaient choisis 
dans l« cinquième classe du cens de Ser- 
viui(Liv. 1, 43), n'avaient ni armure 
ni arme* ofTeonies, i proprement par- 
ler, mais combattaient du mieux qu'ils 
pouvaieut de leurs poings et avec de* 



pierres, pugnii elIapiJitui dtpugnaharri 
(Varr. e/>. Non. y. Decarioaei), précisé- 
ment comme on le voit dans la figure ci- 
i 'ointe, prise delà colonne Trajaue. Sur 
e champ de bataille, ils élaieut postés i 
l'arriére-garde de toute l'armée et foi^ 
malent U dernière ligne derrière les Sa- 
mrii, d'où l'on pouvait les porter en 
avant pour diriger desatlaques selon que 
l'occaiioa le demandait (Liv. VIII, B 
et 10). 



dati, et lion il implique que le soldat* 
qu'il eit armé comme doit l'être un toi- 



dit de Mrvice, ùaû qu'on le voit dam U 
ûgDre priiede la colonne Tnijane, et pli- 



,°ïtii 






I ijileme re[l- 
ché de discipliue, on Atait quand on était 
nnpiojri à det travaux de camnigne, à 
des fortiScalioai, etc. Les loldali les 
mpltaient «lors en faticraii sur le sol , 
avec leurs boucliers et leurs cisquts à 
côté, comme le montre la Gpire placée 
i, gauthe de la gravure et prite aussi de 
la colonne Trajane. Sous une discipline 
(éière, un pareil usage n'était pas toléré; 
on ne meltiit de côte que le bouclier el 
le casque , mais le soldat était toujours 
ace'iitetui ou anné de l 'épéo ( Tac . 
Ann. Il, 18;Vfset. iM'V. 111, 8). 

ACCUBITALIA. Diverses pièces d'un 
lit ou d'une couche pour les repas, com- 
prenant les coussins ou les oreillers, \r* 
matelas, le couvre-pied, comme on le 
voit dans les deux Gguret suivantet (Va- 
lerianao. Trebell. C/oui'. 14). 

ACCCBITIO. L'action de se coucher 
près de la tahle \^C\c. Smect. 13), com- 
me elle décrite au mot AccuiO. 

ACCUBITUH. Espèce particulière de 
■qu'on 

■icii- 
"1 

cJX' 
ut, dans leur sigoiGcalion précise , 
rapportent qu'à une seule pe^^ 



IT recevoir une personne sente; de 
s, lagraTure ci-jointe, prise d'an ao- 
n marbre romain ( Sjmeoni, Epilaffi 
'iclii, p. &1; Lione, I&SS), prouve 



qu'on se servait de sofas de ce genre dans 
les repas. Il esl facile de comprendre la 
raison qui les Gt introduire : on voulait 
qu'un nombre quelconque d'hâtes pi^l 

Krliciper ccmmodémcnl au festin jiar 
ddition de soFas supplémentaire* (Lam- 
pHd. Aie-x. Sm. 34); tandisquele lee- 



■iclin, 






ACCUBITUS, même seul qu'Accm- 

no (Stal. v/c/i. I, lOD). 

ACCUBO (xaToxJiiveiiin). Être cou- 
ché à table, position adoplée d'ordinaire 
par les anciens i leurs repas. Celte pos- 
ture, comme on le voit clairement dans 
la ûgun prise du Virgile du Yalkan , te- 



nait le milieu entre se coucher tout i fait 
et l'asseoir : les JBml>es et la partie in- 
férieure du corps étaieut étendues de 
toute leur longueur sur un sofa, pendant 
que la partie supérieui-e du corps était lé- 
gèrement élevée et supportée sur le coude 
Kuche, qui reposait sur un oreiller : la 
as droit et ]m main droite étaient ainsi 
laissés libres, pour qu'ils pussent s'éten- 
dre el prendre la nourriture. 

Quant à la manière de disposer les 
sofas, les questions de préséance el la po- 
sition des différenlei places , voj. le mol 
LeCTUS TaiCLINAHItT». 

Pendant la dernière période de l'his- 
toire romaine, les hommes el les fcouaes 



fRuinr Muemble Iran T«p>s, étemlia 
or des Uts; miii la Grect cnaaidé- 
nint VM telle potturc comnw iadé- 
RoltpMr la femmes; aussi leun rem- 
OBÉliiail-dlci au'uet à une ttible Kparce 
(0 i l'abénulë de la couche, ur laquelle 
la bocuDci seuil t'éteiKtairat , comme 
« pnit le Toir dans la figure prise d'ua 
Dirtm gi*e du Hosée de Vénnie re- 
pràesMBt an re|ai de fuafraîlle* (ciraa 



fmlii. Lea méma habitadei régnaieul 
■nûcba les Roioains aTinl la comip- 
tion ia maan, réaulut de l'opulence 
M ic U rosquète. 

ACCUHBO. Ce mot déaigoi prvpre- 
Bnl l'ankiD île prendre place à une 
roacbe qui aert au nui, par oppui- 
tioa a accuio, (fui se dit d'une penoiine 
iléji (tendue. Il ne •'applique qu'i une 
Kole poMiine. et se distiofue de Jii~ 



ACEMIA (:^>eiivuTpE(]. Petite botte 
airéeiTec un couierde (arcs turalh, 
Un.tJ Vii^. JEb. T, 74S),qui COn- 



'■ Mel. IID, 

'i; Hor, M. 

I. », 2). U 

■m bu-ndierda muiée du Canitote k 
amt, ua lequel Mol iculpté* pluiieurs 



AcsTAictra. 7 

uilensilei employé) pour la uerificei. 
L'taceni lui-mime n'était pas brdié 
dans Vacerrai mail la boite élail portée 
à l'autel par un aui*taDt 
du prêtre , comme on le 
Toit dans la figure ci-jam- 






it port. 



che , un viie pour «erser 
les libatioDi de i\n {capii) 
dam U main droite, et 

le bras ga<icbe. Quand on 
voulait K servir de l'en- 
cena, ou le prenait dans 
cettebolteet OD lerépan- ' 
daitiur l'autel brûlant ; d'où l'( 



pretsion 



liiar* acirra (Oï. Poal. ly, 8, 3D ; Pers. 
Sal. It, S). 

:. Suivant Feslui(j. «.), on donnait 
auisi le même nom à un petit autel po^ 
tatif placé devant les morts et lur letiuel 
on brûlait de l'enceui. Voyei la ^vure 
BU mot Aba tuiimema , et comparez 
Cic. i*/.ii, !4. 

ACERSECOHES(£>«patxD|i)ic)- Lit- 
lératemeot , ipii porte des cheveux longs 
et flotlauts , et , par cutension , personne 
jeune on efTèminée (Juv. Sal. Vlll, US) ; 
car l'habitude de porter 
tes cheveux, sans les cou- 
per, était r^rdée comme 
indigne d'an homme par 
les Romaini, et ils ne l'a- 
daptaient que pour lei 
jeunes esclives qui ter- [ 
valent i table rouenvoit I 



IA),< 






gravure ci-jointe , qui est 
prise du Virgile du Vati- 
can et représente un de cm assistant!. 
ACËTABULUH (iïOJsipav). Vinaigrier 
ou plutât coupe remplie de vinaigre que 
les ancicni avaient l'habitude "de placer 
sur leurs ubies ■ manger pour y tremper 
leur pain (Iiidor, O-ig. xi, t, ]î ; Apic. 
Tlll, 7 ; Ulp. Dig. KIT, S, ÎO). Nous 
n'avoni pat de preuve directe que ce vase 



8 



ACICULA 



ACRATOPHORUM. 




fût employé; noui sommes réduits à Tîn- 
duction tirée de soo Dom grec qui veut 
dire littéralement vase de vinaigre à 
tremper. Le modèle de fine argile rouge, 
représenté ici, est au 
musée de Naples et est 
îudiibitablemeot un mo- 
dèle de ces coupes , car 
au bas on lit inscrit Je 
mot ô(ù6afov (Panofka^ 
Recherches sur les véri'- 
tahles noms des vases grecs), 

2. Gobelet employé par les escamo- 
teurs de la classe appelée maintenant 
joueurs de gobelet^ pour exécuter le tour 
de la muscade ( Sen. Ef, 45 ). C'était 
un tour d'escamotage tres-usité chez les 
Grecs et chez les Romains, et exécuté 
exactement de la même façon qu'aujour- 
d'hui (Âlciphron, Ep, m, 20, eu le pro- 
cédé est décrit dans tous ses détails). 
Le joueur de gobelets était appelé i|ni)9o- 
xXéicTT)c ou 4'^9o^s^x'^< <^b^ ^^ Grecs 
(Athen. i, 34.; Suidas). L» Romains n'ont 
pas laissé de nom particulier; on ne 
trouve que le nom commun à tous les 
faiseurs de tours de passe-passe , prmsti* 
giator (Seneca , /. c. ). 

3. Mesure de capacité pour les ma- 
tières sèches, contenant le quart d'une 
hémine (Plin. N. H. XXI, 109). 

ACICULA, diminutif de acus : comme 
ce mot s'applique à l'épingle que les fem- 
mes portaient dans leurs cheveux (Aces, 
2 ), il faut entendre le diminutif comme 
exprimant plutôt l'infériorité de la ma- 
tière que la petitesse de l'objet : car ces 
flortes d'ornements étaient faits de bois et 
d'os, aussi bien que d'ivoire et de métaux 
précieux (Cod. Theodos. m, 16, 1). 

ACINAGES (àxivàxfic). Poignard court 
et droit , propre aux Per- 
des, aux Mèdes et aux Scy- 
thes (Hor. Od, l, 27, 5; 
Curt. m, 3, 18) ; on le por- 
tait suspendu à un bau- 
drier qui entourait la cein- 
ture : il venait pendre ainsi 
contre la cuisse droite (Val. 
Flac. VI, 701; Flor. iv, 
11, 3 ) , comme on le voit 
dans la gravure prise d'un bas-relief trouxé 
parmi les ruines de Persépolis. Vacinaces 





n'était pas une épèe^mùs un poignard; 
car on le portait en même temps que 
l'épée , mais du côté opposé du corps , 
comme il est facile de le voir sur le Perse 
blessé dans la célèbre mosaïque Pom- 
péienne, représentée au mot Bbac£. 
Comme le dessin est une réduction , il 
n'est pas fort en saillie ; mais on en voit 
la poignée sur le côté droit , tandis que 
l'épée est suspendue par un baudrier (pal - 
teus) au côté gauche. 

AGISCULUS. Petit /7Û;, employé prin- 
cipalement par les ma^ns et les tailleurs 
de pierre : d'un bout, il a une extrémité 
assez grosse, comme le marteau, et de l'au- 
tre une pointe recourbée ou 
pic. Il est représenté sur plu- 
sieurs monnaies de la famille 
Valérienne, avec le nom au bas : 
c'est d'une de ces médailles que 
nous avons pris notre modèle ( Quintil. 
VI, 3, 63). 

ACLIS ou ACLYS. Arme massive em- 
ployée par les Osques et quelques nations 
étrangères, mais non par les Grecs ou les 
Romains (Virg. Mn, vi, 730; Sil. Ital. 
III, 363). Il semble que c'était une sorte 
de harpon : car l'aclis se composait d'un 
bâton gros et court , armé de pointes et 
attaché à une corde , de sorte qu'on pou- 
vait le retirer à soi après l'avoir lancé 
( Serv. ad Virg. /. c. ) ; mais Servius ne 
connaissait cette arme que par tradition : 
on en avait abandonné l'usage longtemps 
avant son époque. 

ACRATOPHORUM ( &x(>aT096pov ). 
Terme grec, introduit dans la langue la- 
tine dès le temps de Varron ( Varr. i?. R, 
1, 8,& ; Cic. Fin, m, 4 ), et employé pour 
désigner le vase dans lequel on plaçait sur 
la table du vin pur et sans mélange {Poi^ 
luxy VI, 99) . Aussi ce mot était-il quelque- 
fois opposé à crater, vase plus grand, em- 
ployé pour le même usage, mais conte- 
nant du vin et de l'eau déjà mêlés. La 
figure est prise d'un vase de marbre 
( Buonarotti , F^asi di 
f^etro, p. 31 ), por- 
tant une inscription 
qui le dédie à Syl- 
vain, et orné d'une 
guirlande de feuilles de vigne. Ce vase 
correspond exactement pour la forme à 




ira ralm deHÏnés par lu irtiitei da 
hapéi, doDl l'uD rsl plicc aux pieds 
fHutri(uc<teBacclius (Mui. Burb. tu, 
iSf, J'aaire daiu les joaii» du dïeu Acia- 
hb [Xio. Borb. tu, Ii2 ), et qui, lap- 
pracUs, sufQïCDt pleiiiemrat pour en 
tlclcrainrr la forme. 

ACROPODIUM. Mot tirédugm.quoi- 
^■nD« te trouve dans ■ucqd tuteur 
ptt : It liguiGutian exacte n'at pu fi- 
(iki dittnniner. U est probable qu'il 
diii^ae U plinthe basse et curée quet'ou 
loil d'ardînaîre sous les uiedi d'uDC >la- 
lue de marbre (Hvg. fai, 
U), comioe dans ta figure 

Ki représeole la statue de 
non placée au-devant 
d'iiQ temple, d'apiès le Vir- 
ple do Vatican. Cet acro- 
foJium faisait partie iiité- 
piDle ^ la statue elle- 
nfane; mais il servait Bu»i . 

«Name d'une sorte de pié- i 

deual ou podium ( shtpov 
::oiun^ pour supporter la 
Maine, quand elle était 
pbctc dans une poiition g 
Hevte, aa sur une baie ré- ' 
Culièrt coiutruite à cetM intentioa, com- 
■e on le Toit dans cette figure, 

ACnOTERIA (i>p»Tl^pui). PiédaUl 
placé (U tomntet et aux anglct d'un 
froDloD pour supporter deiitiluu (Vilr. 



■Il, 5, I!). Od le Eiiuit «cuvent tant baie 
on saiu comïrhe, comme dtni U Gnire. 
ACTUARIOLUH , diminulif de actua- 
Hum. Petit bateau ou vaisseau dècouverl, 
ponsié par dei ramei qui oe Jépasiaienl 




lethiffre de dix-liuit; le bateau 



qui trsiupoTtB Cicéron (Ep. ad Jllit. 
XVI, 3) eo avail dix : on ajoutaitquelque- 
foii une voile quand le vent était favora- 
bU (ScbelTer, Uil. Nan. Il, !). La ligure 
est tirée d'une miniature du Vinile da 
Vatieso. 

ACTUARIUS. Navti aciaarim. Ou sini> 
plement aeliiariu. Vaùaeaui découierts, 
manceuvrét i l'aviruu et a la voile, par 
□pnositioD aux navires marrhandi ou 
laiiseaux à voile, oBnarim (Siienna ap. 
Non. i. ii.t Cic. ad AU. V, 8). A pro- 



prement parier, ce n'étaient pu des viu- 
•eaux de guerre de première clane ou 
vaiaietui de ligne, mais on lea employait 
dani Ion* le* caa qui demandaient de la 
promptitude, comme paquebots, comme 
transports (Liv. xiv, 30), ou pour res- 
ter eo observation : c'étaient les vaiueaiix 
des pirates [Salluit. Fragnt. ap. Non. 
/. c. }, et ils n'étaient jamais munis de 
moins de dix-huit rames ( Scheffer, Hit. 
Itav. II, !). La gravure est tirée du Vir- 
gile du Vatican. 

3. Aciuarii, iténographu qui recueil- 
laient les diteours prononcés dan* le sénat 
au les assemblées publiques (Suel. Jal. 
S5). 

3. Soui Tempire, officiers qui tenaieul 
les comptes du commissariat des vivres, 
recevaient des foumiaieun les approvj- 
aionnemenlt pour l'usage de l'année, et 
les distribuaient en ratioai aux troupes 
(Ammian. xi. S, 9 ; xxt, 10, 11 ;Aural. 
Vict. Cki. 33). 

ACUS ( àxtoxpi, pilôvn, pajfh). Le 
mot ocui semble avoir désigtié i la foii 
une tpingU pour attacher et uue aiguitU 
pour coudre ; ou le trouve employé dant 
tes deux sens (Cic. Milo, 2* ; Ceisus, 



10 



A eus. 



ADORATIO. 




VU, 16 ; Ovid. Met, ti, 23). La gravure 
représente une boi- 
te d^éjpiDgles trou- 
vée à Pom(iéi et une 
aiguille à coudre 
d*à peu près 3 ceo- 
tim. de long, de la 
même ville. — ^— ^— — 

2. Acus comatoria ou crinalh. Grosse 
épiogle, longue de plusieurs centimètres, 
faite d'or, d'argent, de bronze , d'ivoire 
ou de bois, que les femmes avaient l'ha- 
bitude de passer dans leurs cheveux der- 
rière la tète, quand ils avaient été tressés 
et relevés, pour les maintenir : habitude 
conservée encore dans plusieurs parties 
de ritalie (Petr. Sat, 21; Mart. Ep. 
II, 66 ; XIT, 24 ; Apul. Met. vili, p. 161 , 
Varior,), La gravure est prise du frag- 
ment d'une statue de la 
galerie ducale à Floren- 
ce; elle montre com- 
ment Ton portait ces é- 
pingles à cheveux. On a 
découvert à Pompéi et 
ailleurs un grand nom- 
bre de modèles de dif- 
férentes matières, et ornés de dessins de 
fimtaisie : ils sont gravés dans le Museo 
Borbonico (ix, 15) et dans Guasco {Dette 
Ornât rlcif p. 46). 

8. Ardillon d'une broche ou d'une 
boucle faite précisément de la même fa- 
çon que les nôtres , comme on le voit 





dans les gravures, copiées toutes d'an- 
ciens originaux ( Yalenan. ap, Trebeil. 
Claud. 14). 

4. Aiguille employée pour ar- 
ranger les lampes à huile et sus- 
pendue habituellement par une 
chaîne à la lampe , comme on le 
pratique encore en Italie. La gra- 
vuri est copiée d'une lampe de 
bronze trouvée dans des fouilles k 
Pompéi, et l'on voit une partie de 
la chaîne k laquelle l'aiguille est 
suspeddue. Cette aiguille servait i 



tirer et à allonger la mèche quand -elle'se 
consumait dans le bec : Et producU acu 
stupas humore carentes (Virg. Màret. il). 

&. Plantoir dont on se servait pour 
les vignes (Pallad. i, 43, 2). 

6. Sonde de chirurgien , selon Furla- 
netto, s. V, ; mais il ne cite aucune au- 
torité ancienne, et le terme propre pour 
cet instrument était specUtum. 

ADMISSARIUS, se. equus (àvagd- 
TT);). Étalon gardé spécialement pour la 
propagation de l'espc^ ; comme les an- 
ciens montaient onlinairement ou atta- 
chaient à leurs voitures des chevaux en- 
tiers, on ne permettait de commerce a?ec 
les juments qu'à ceux qu'on pardail spé- 
cialement dans cette intention (Varro, 
Â, A. II, 7, 1 ; Columell. ▼!, 27, 3). 

2. Ce mot s'appliquait aussi à d'au- 
tres animaux , et entre autres aux ânes. 
(Varro, A. B. li, 8, 3; Pallad., IT, 14, 2). 

ADOftATIO (7cpo<jxùvT)<nc, Soph. £l. 
1374 ). L'acte d'adoration, témoignage de 
vénération rendu par les passants à toure 
persoime ou k tout objet auxquels ils 
voulaient montrer un extrême respect. 




L'adoration s'exprimait par l'attitude et 
les mouvements du corps : le corps était 
légèrement incliné en avant et les ge- 
noux courbés à demi , pendant que la 
main droite touchait l'objet révéré, l'au- 
tel, la statue, etc. ; la gauche était éle- 
vée vers la bouche {ad os, d'où vient le 
terme ai adoration) , et on la baisait en 
l'agitant vers l'objet qu'on voulait ho- 
norer ( Plin. H. N, XXVIII, & ; xx«» 
20; Apul. Met. iV, p. 83, Farior,; JpoL 
p. 496). Les principaux mouvements de 
cette pantomime sont clairement indi- 
qués dans la gravure , prise d'une pierre 
gravée dans Gorlasus (£>ac/j/ù>/^c.p. ii| 
n. 63). 



ADULATIO. 



ADTTCM. 



11 



A01ILATIO (ic(>o<rx^vi)<ri(, Herod. i, 
134). La manière la plus vile de témoi- 
pfr n vcnératiooy comme on le disait 
cbafes Pênes et les autres races orieo- 
tdo, eo prosternant son conis et en cour- 
kat la tête jusqu'à terre (Liv. ix, 18 ; 
XIX. 16; Suet. F^iteU, 2; Gurt. viii, 
h]. Voyez la représentation ci-jointe d^uoe 



tée dans cette portion de la gravure ci- 
jointe qui est située derrière Vahsis cir- 




pinre précieuse (Gorlcus, Dactf/iot/œe. 
u, 396), où un adorateur accomplit L'acte 
de Yadalat'io devant le dieu Anubis. Les 
poètes latins le désignaient aussi par des 
cxpfCisîons comme procumberê^ se pros- 
terner (Tibnl. I, 2» 85 ), ou pronus ado- 
nre, adorer en ae courbant vers la 
terrc(Juv, Sat.ri, 48). 

ADVERSARIA , se. scripta Journal 
ou calepin, ààua lequel on consignait 
profisoirement des comptes ou des notes 
f pvr les transcrire ensuite dans un grand 
iÎTre ou un journal régulier (Gic. pro 
Mose, Corn. 2). 

ADYTUM (<x8uTOv). Chambre particu- 
lière ou secrète dans un temple , d'où 
tout le monde y excepté les piètres qui 
offidaienty était sévèrement eiclu (des. 
B, C. lu, tO&; Viiig, Mn. Tl, 98). 
Vadjtmn était distinct de la celle : on 
le voit par un passage de Lùcain ( Phars. 
▼f 141-161, où la prêtresse, craignant 
Ict crises violentes qu'elle aurait à su- 
bir des stimulants qu'on la forçait de 
prendre dans sa clnmbre secrète pour 
l'aster comme dans l'inspiration prophé- 
tique [pavens adyti peneirale remoti 
futiJicum, redoutant la prophétique re- 
traite du sanctuaire secret), s'arrête 
du» FenceÎDte du temple et refuse de 
péaétrer dans Yadytum ou l'antre (a/i- 
friim), comme Lucain l'appelle : il faut 
remploi de la force pour l'y pouswr. 
t'ne chambre de cette soi te est représen- 




culaire (l'absis est marquée d'une teinte 
plus foncée que le reste ), et qui commu- 
nique avec le corps de l'édifice par deux 
portes , une de chaque tait. Le tout re- 
présente le plan d*un petit temple dori- 
que, existant jadis près du théâtre de 
Marcellus , à Rome , sur remplacement 
duquel s'élève maintenant l'église de 
S. Nicolas in Carcere, 11 est copié de 
l'ouvrage de Lahacco , qui le visita au 
seizième siècle (Libro dell* Jrehiteitura, 
Rome, 1558). 

On construisait ces parties du temple 
pour permettre aux prêtres de tromiier 
les fidèles par des réponses prophéti- 
ques , des miracles , et toute espèce d'ef- 
rets surnaturels, et de cacher en même 
temps les agents qui les produisaient . Il 
n'y en avait pas, par conséquent dans 
tous les temples, mais seulement, dans 
les temples célèbres par les oracles ou 
par la représentation des mystères. C'est 
ce qui explique pourquoi on rencontre 
si rarement de telles pièces dans le plan 
des anciens temples qui sont restés de- 
bout. Les ruines d'un ancien temple à 
Jlba Fucentis, dans le pays des Harses 
(aujourd'hui Alba sur le lac de Fucioo), 
prouvent amplement que la figure insé- 
rée ici peut être regardée comme un 
fidèle spécimen de l'ancien adytum. 
L'intérieur de cet édifice avait encore sa 
forme primitive et était parfaitement 
conservé quand il fut visité par l'auteur. 
La manière dont il est construit ne dif- 
fère que légèrement du modèle que nous 
avons donné : la cJiambre secrète n'est 
pas placée derrière Vabtis, mais* cons- 
truite au-dessous. Une partie de cette 
chambre s'enfonce, en quelque sorte, au- 
dessous du pavé du corps principal du 



12 



ADKS. 



AGIS. 



temple (e«//a), et l'autre s*élève au-dessas. 
Celle-ci devait apparaître alors aux ado- 
rateurs réuois dans le temple seulement 
comme un soubassement occupant la 

rrtion inférieure de Yaêsis et destinée 
tenir dans une position élevée la sta- 
tue de la divinité dont Tédifice portait 
le nom. Ce sanctuaire, d'ailleurs, n*avait 
ni porte ni communication visible qui 
ouvrit sur le corps du temple. On n*y 
entrait que par la porte dérobée d'une 
enceinte fermée de murs, sur les derriè- 
res de rédifioe : c'était par là que les 
prêtres s'introduisaient avec leurs machi- 
nes, sans êtres vus ni reconnus. Mais il 
est un fait remarquable, un faiit qui 

Î trouve sans réplique la destination de 
*adytum : c'est qu'on y trouve une quan- 
tité de tubes ou de conduits creusés 
dans les murs qui communiquent de ce 
réduit avec l'intérieur du temple, qui 
aboutissent aui différentes parties des 

rrvis de la c«//a, et qui permettent ainsi 
une voix de se faire entendre dans 
tout endroit du temple pendant que la 
personne et la place d'où part la voix 
restent cachés. 

jËDES. [DoHos, Tbmpluii]. 

iEDlCUCA. Sanctuaire, tabernacle ou 
dais, avec un fronton que supportent des 
colonnes, construit dans la cella d'un 
temple et sous lequel la 
statue du dieu était pla- 
cée. — QuadrigK inaU' 
rat» in Capitolio posUm 
in cella Jovis supra fa-' 
ttlgmm mdiculte ( Liv. 
XXXY, 41 ). « Quaariges 
dorés, placés au Gapitole 
dans la chapelle de Jupiter an-dessus du 
faite du tabernacle. » La gravure repré- 
sente la statue de Jupiter sous un taner- 
nacle dans le Gapitole , ainsi que le dé- 
crit Tite-Live dans le passage cité, et elle 
est tirée d'une médaille frappée en l'hon- 
neur de la vestale iElia Quirina. 

2. Petit cabinet fait de 
bois, sur le modèle d'un tem- 
ple , où les images des ancê- 
tres {imagines majorum), les 
lares et les divinités tutélaires 
étaient conservés et placés 
dans de grandes cases autour 





de l'atrium (Petr. Sat, 29). La figure est 
copiée d'un bas-relief du musée Britan- 
nique et représente une mdicula où est 
placée l'image de Protésilas ( Comparez 
Ovid. ffer, XIII, 150-158). 

iEDlTUUS , iEDlTlMUS , ou iEDITU- 
MUS ( vaof uXa( , tepof OXaÇ , vewxôpoO- 
Gardien chargé de la surveillance d'un 
temple (Varro, L. L. tiii, 12 ; Gell. in, 
10). 11 en avait tes clefs, l'ouvrait aux heu- 
res marquées (Liv. xxx, 17), en surveil- 
lait le balayageet le nettoyage (Eurîp. Jon, 
80-150), et servait de 
guide aux étrange», 
leur expliquant les ra- 
retés et les ceuvres d'art 
que l'édifice contenait 
(Plin. ifxxvi, 4, 10). 
Cet emploi était hono- 
rable (Serv. ad Virg. 
AËn. IX, 648). C'était 
une place de confiance 
et qui entraînait avec 
elle une grande respon- 
sabilité. L'importance 
de Ytedituus paraît 
>ar le style et le vêtement de la figure ci- 
ointe, qui donne un rare modèle de 
*mditUMts grec , pris d'un bas-relief à 
Dresde. Son ministère est indiqué par 
le balai de feuilles de laurier dont on se 
servait pour balayer le temple de Delphes 
(Eurip. Ion, /. c). 

iGGIS (.alyC;). Le premier sens de ce 
mot eii peau de e/ièvre; les habitants 
primitifs de la Grèce se servaient de ces 
peaux, aussi bien que des peaux des au- 





tres animaux, pour se vêtir et protéger 
leur corps. Naturellement on devait por- 



•ck mit par 1> ilatue deJuni 
H macEdu Viti<!an (Visranti, Mui.Pio 
fliB.n, tiT. 31 }. Ainsi m Tonna le Ijpe 
Kipul de l'jgidc comme UportiieDt Ju- 
pterd Minerre, bile de U peiii de la 
(htm Anutthée, qui avait tlUilé Jupitpr 
dmioo eubDCC (Hygin. jiitron. ii, 13). 
La pinre rrprêsenle une figure de 
liime priie d'une lampe d'argile (mai) 
imUfeiTon tjpe fort ancien) : comme 
mot t'aiODi dit ci-Jeuua, l'égide qu'elle 
perle hi ciHiiTe la poitrine et lui tomhe 



■ jnjqu 



'aux genoui. La ter- 



feDtide 11 (ète de la Gorgone 
iltuhii {onDHil noe fnnge autour des 
bonb;c'alainri qu'Homère (/'.il, \M) 
JtRÎI la frangea de l'é^de de Jupiter. 

1. Comme un pareil nonUau (armait 
DU ■neHoIre gênant dam une Malue du 
Hile idéal de la sculpture grecque, il Tul 
treulormè par le> artiste* de cette na- 



Anoiée au centre d'à- / 
M lète de GOTgone, / 
nwiue dini U figure / 
de Hioene que noiit V 
iitiDDaBt,aauî d'après 
>M lampe d'argile. 
Par mite, on emploja 1« mol mgU pi 
dttigiKT ta euintut ifiuit divinité, w 
pliH particuliènvwnt celle de Jupiter 
àt Mioerre, par mpoiilion à lor'na oi 
mnuudamorteU {Oi\i. Met. TI, "i 
11, "Si ; Sem, ad Virg. £a. Hii, *3 

1. A une épo- 
que Bllérienre , on 
mploya le mhtit 
«■H pour déiîgner 



uirc portée par des 
'^ dU- I 



linrtïaa, lebqne lei 
THi'ilellacèdaiDeet 
lu empereurs ro- 
luint, quand elle 
t(ùl décotée par 
<l<i*ot de l'image 



*. Traduire mg'ii par bouclier, c'eit 
introduire une idée tout à fait éloignée 
du leni irai et original du mot; car 
presque toules les Cgurea qui porleot une 
peau de chèvre sur la poitrine , dans les 



ptsiage* ou an tuppose qu il est fait il- 
lusion k uue arme dérensive de U nature 
du bouclier, ou sont équivoques, ou peu- 
vent s'entendre avec une égale vérilë du 
large manteau de peau de chèvre ifue 
nous avons donné dan» noire première 
gravure. Il était racile, en elTet, de rame- 
ner ce manleau sur le brai gauche ; il le 



très-ancienne statue de Minerve, au mu- 
sée rojal de Manies. 

^NEATOR. Nom qui s'ippliqniil à 

qui se leriiient d'ini- 

re ou qui jouaient d'un 

k tenl employés dans 

aux jeui publics , ou dans ka 



rcligi 



I. Cen< 



et les Tuiicinei (Suel, Jul. 3!; Amm. 
Hare.xiir,t,33). 

MOUHLX. ou £OLTPYL,C. Vases 
de métal,! étrail orifice, qu'an remplis- 
sait d'eau et qu'on pla^itsur le feu pour 



14 ««mroHiiini. 

eipliquer l'ongiDeetU luture du Tcati 
l'aide de U vipeur qui a'y pToduiuit 
(Vilr.i,«,2). 

£QU1P0ND1UM [ffr,Ku[ia). 
Poids qui fail équilibre ou |>oid<i 
mobile alUché à uni romiiue 
{ilalin)el à une batioce [II- 
ira, Vitruï. X, 3, *). On en 
■ trouvé un gnod uombre i 
Pompéi et ■illeiin, Taili pour 
la plupart de broaie et avec des k 

deuini de TaDtaisie, tels que le fl 

modèle que uoiii donnoDi ici r 

et qui en pria d'un original de , , 
Pompéi. ' 

«RARIUM. Trctor publie i Rome , 
distingué du trésor particulier dea rmiie- 
reun (picm) : on y dépOMit le produit 
dei reteaus ■onueit, les comptes publics, 
le* décreu du sénit et les étendards de* 
légion) (Cic. Ltg. m. \ ; Tac. Ann. m, 
&I; Liv. III, 69). Sous la république, 
c'était le temple de Saturne qui servait 
de (réaor. 

3. jErarium taacliiu , lieu dinendanl 
du trésor publie, où nn gardait l'argent 
et lea tréion acquis par la conquête, el 
les tomme* lia jées par lei esclaves pour 
\eat afFranchisacmenl (aurum vicaima- 
rium) : ou ne l'ouvrail jamais que dans 
IescircQnrfanRe>importantee(Liï, xxtii, 
10. Cr. Quiotil. X, 8,3). 

3. ..Erai-juni mUilan. U aiiiif dr 
l'armée, trésor distinct, établi par Au- 
eusle, pour snbiniir an» dépenses de 
l'armée. On le forma en imposant quel- 
ques noutel les taies (Suet. Oelav. 49). 

jCRO. Pan':erpour te table, bit d'o- 
■ier, de jonc ou de lalche ( Plin . H. A' . 
XXVI, SI ; Vilruï. y, 
12, 15). On le repré- 
sente fréquemment 
comme employé par 
les soldats dans le* 
., lesfoniG- 






» les ti 



jointe e*l tir« de la " 
colonne Trijaue. Ce mol n'était toulefois 
qu'un terme de conversation employé par 
le commun du peuple ou dan* le lauga£« 
familier(Donal.aifTer.>>Aaf'n.i, 3, 72). 



£RUCA. Brillante eouleur verU , 
compoiée artifUiellemeiti pour imiterJc 
iierlde gru naturel {xrugo) qui vient au 
bronze pn le temps (Vilruv. vil, 12; 
Plin. H. N. xixiv, 26) ; ce deiuier 



iCRUGO (ti( xa}»"»}. La hriUanle 
rouille verte qui vient au bronze par le 
temps , distinguée de U rouille brune du 
fer (ferrugo, rubige, Cic. Tutc. IT, 
H). Plus le bronze vieillit, plus la eau- 
leur devient brillante et belle , et l'oii 
estime que la valeur du métal en est 
augmentée. C'est pour cela qu'une slittie 
fort ancienne était mise par lei aDcieni 
bien au-dessus d'une statue récemment 
coulée (Winck. Sloria dtlU Arii, yu, 
3, 10). 

iERUSCATOR. Charlatan , imposteur 
qui mendie ou qui fait fortune en abusant 
de la crédulité des autre* (Aul. G«ll. 
ïiv, l,ï; cf. IX, 2, 2). 

^S THERHARCH. Clothe de métal, 
suspendue dans le* bains publics, par 
laquelle on annoncail au public quand 
l'eau cbaude pour les bains était prile 
(Mart. Ep. HT, 163). ■ 




La gravure reproduit deuide cei ins- 
truments, pris d'une ancienne peintura 
qui représente des bains : ils toni aua- 
pendus aui fenêtres ( Riancbini, Inilru- 
meat. Mat. Vel., Uv.tii, n» 8). 

AGASO (Imroxi^o;). Esclaveairachè 
aux écuries, qui harnachait lei chevaux, 
les amenait et les teoait jusqu'à ce que 



ACATHODXMOH. 



AGSB*. 



15 



. Ce mol désigne luui queloncfoii 
I qui lODt char^ du wio d lutre) 

n, p. Itl, Varior.). On l'appliquait 
néoïc djD« UQ wiu pli» gcDéral i loiii 
ks odaTc* de U clùte intérieure (Hor. 
5«r. n, 8, 72). 

AGATHOD.CHON ( àYsSoSaI|iuv ). 
Vol grec ponr daigner un boa eiprit on 
un aJogè gardien : le terme latin en ge- 
Miatf voir ce mot (Limprid. Elagai. 
Ï8;liacript. ap. Vuconti , Mtia. Pio 
C/em. I. I, p. 153). 

AGEA. PisHge ou couloir par lequel 
le aaiitrc d'équipage ( horlalor ) commua 
niquait avec tel nmeun lliidor. Orir, 
XIX, 3, 4 ; Enuius, ap. Itidor. l. e.). Ou 
appelait anai ce puùge aiÙlaM daps un 
langage mmiu technique (ÛTid. Mel. 
Ul. 633). 

AGGER {xp-V^)- En générât, toute 
chose qu'oD amancelle (iiuod adgrrilur) 
pour remplir nn lide ou pour former ua 
lai, on de terre, ou de liois, ou rte défom- 
bres ; on en a dériié la >eni plus partîcu- 

1. HetTBDchemait ou rempart arllË- 
cicl dont les Romains enlouraienl leur 
camp ou les positions qu'ils voulaient oc- 
cuper un certain temps pendant ti 
foore. C'était ordinairemenl une vaste 
leicc de terre, surmontée de palissades 
(xailam) , et protùée extérieurement 
fir Doe tranchée (piiia), oui n'était 
ntie chose qoe toute retendue de ter- 
nie creosée ponr foirer Vaggir, Lori- 
qn la nature du sol ne penuEttail p*« 
de bire une levée de tcne, on aratl re- 



cours i d'autres matériaux faciles à 
trouver; Vagger était alors construit 
d'une enceinte de troncs d'arbres qu'on 
rempliisait de broussailles, etc., comme 
on le *oit dans U graiure , prise de la 
colopue Trajane. Le sommet en e*t cou- 



vert par un valluQ) ou piliiuile e1 une ga- 
lerie de planches qui doit protéger 1« lol- 
dats. La figure fera comprendre tout d'a- 
bord le KM d«s passages ou il est dit qoe 
r<i;;«rfut brûlé (Cks.£W/. Cni.n,H). 
2. Mgger murorum (Virg. Xf. X, 
14). Levée sur laquelle étaient bltii les 
murs et les tours d'un* lille fortifiée : 
elle sériait aussi comme d'un rempart 
où se postait la gamisou pour défendre 
la place. Elle était formée de terre entas- 
sée de la façon que nous avons décrite 
tout 1 l'heure; mais de plus elle était 
reiétue de maçonnerie et on j nontait 
de l'intérieur par un escalier, comme on 
le Toil diiu la granire, qui donne une 



section de l'sgger et des murailles iu!i- 
sistant encore à Pompéi , avec une des 
tours en partie restaurée. 

3. Terrasse de terre, de bois, ou d'au- 
tres matériaui communs partout, élevée 
contre les murailles d'une ville assiégée : 
elle servait k porter les Itatteries de siège 
(rornitn(a£E//ica}eti meure les asiaillanis 
denÎTcau avec les remparts. Comme les 
parallèles dans la guerre moderne, on la 
commen^it à qudque distance des murs 



IS «GtHA. 

de la ville, puii oa comblaîl de jdui eo 
plui rititerralle juiqu'i ce qu'on la «Itei- 
giill : c'eil ce qtie ligalCeDt les eipres- 
lions lellis que oggtr promolui ad ur- 
trm (Ut. v, 7). 

4 . ^ggc '■"'*> proprement la chmuiit, 
c*eil-i-dire le milieu d'une rue du d'un 
grand chemin, deilinéi la circulation des 
voilures etdu béuil (Yirg. ^n. T, 173) : 
elle était pavée de pierro auujeUia ivre 
du cimeDt, qu'on poiait sur pluûeuricou- 
cbei de décombrei (Voj. ^IA), et légè- 
rement élevée au cenli-e. Celle partie de 
la chaussée figurait alors une surface el- 
liptique , romme on le voit dans le plan 
ci-joiiit , présentant une coupe du pavage 
de la iiie Sacra qui meuiil au temple de 
Jupiter Lalialii. Le plan sur lequel elle 



était construite explique pourquoi celte 
partie dn chemin (utappeléeaffcr(Serv. 
ad Virg. /. e. ; Isidor. Orif. xt, 10. 
T ); ce mot s'emploie néanmoins qudque- 
fois, dam un sens plus géuéral, comme 
avnon^mede iiia; ainsi on trouve Aun- 
lua agger au lieu de rio yf urf/ia ( Ru- 
til. lûatr. 39}. 

6. Lvi'ée artificielle ou digue sur les 
bords d'une rivière, pour défendre le 
pays des inonilaiioDs (Virg. Sa. il. 



49G) ; et aussi rebord en ma^oiinerie qui 
formait le quai d'un port et auquel on 
attachait les vaiiseaux (tivid. Mti. XV, 
690; Trist. lit, 9, 1î). La gravure 
repréiente une digue de pierres brutes 
élevée au confluent de deux ritièm, d'a- 
près le modèle de la colonne Trajane. 

ACINA. Chlssii ou œil auquel est at- 
taché le fléau d'une balance cl dam le- 
quel le curseur vertical (eiaraen, lisula) 
oscille pour montrer la correspondance 



Terlull. ad Hcrmog. 41). On voit l'o- 
gina et le curseur fixés perpendiculaire- 
ment au centre du fléau dans la gnvure, 
qui est prise d'un original eu brame 
[Cavlus, IT, 90, 4). 

AGITATOR. En général eclniqui met 
une choie en mouvrmeul ; mail ce mot 
l'applique pUii tpécialemeut à ceux qui 
poussent le bétail, et daoi leacat particu- 
liers qui suivent : 

1 . Âgitator aitUi {irr^&rttî), un Inier 
(Virg. Grorg. i, 373). D'après une 



lampe d'argile que possédait primitive- 
ment Fabretti ( Col. Traj. Jddead. p. 
ull.}. 
!. Agitaloreqiiora>nliriitrffiij,aiàxt 



■ de I 



r, que a 

« (Vlrg. 



Xa. I 



i'S). La figuTC eil 
[ni cnràenle Plrii eolevaat HélèDe 
Wiact. Kaa. ined. 117). 
1. Quiid on emploie le mot agilator 
ni, uni iuti« lerme qui en modifie ou 



ACUG*. La gnnir* est prôe d'um limpe 
ralcne coite que poudut primiliie- 
nat Bntoli. 

AG1TATRIX. Femme qui met qoelqtie 
ùat tn mouTemeiit : de là, ijharum 
ifililrit, duuMerxMit qui bat lea boii et 
Ict tiillii (Arnob. IT, 23), épilhéte par- 
ticaliéie d« Diane , déene de la chaue. 
EUf si ainai repriieiitée dani la figure 
ci-jointe d'apri* une lampe en terre cuite 



lui biuit partie primitivrmcDt de la 
nilWtian deBartoli. 

AGWNALIS, M. ifuui. Cbevil dr 
HXBine qai luit nue année pour porter 
luinnet, réqnipement , le iMgage. La 
iffin, tint delà colonne Trajaoe, maotre 




pt de> catquet dei loldals romsiu ( Dig. 
SO, 4, IS, S 21; Cod. Theodoi. 8,5,6). 
AGOLUM. Lougue baguelle terminée 
en pointe, dont le servaient le> conduc- 
teur! de lieitiaiu et le> pitres romaini 
pour chauer devint eiii le bétail. (Festiu, 
1. V.). Le» pAlret de ta campagne ro- 



u 



trument semblable : il et 



it aujourd'hui d'ui 



nreje. 



pelle tout à fait la figure que nous dnu- 
nous d'après une peinture de Pompéi, 

AGONOTHETA (àïiovoSini;). Prési- 
dent des jeux publici en Grèce : c'était 
toujours im personnage émineni, dont la 



de proclamer les vainqueurs et de décer- 
ner les prix ( Sprl. /fn^r. 13). 

AGRIUEHSORES. Arpenteurs (Amm. 
Marc, xtx, 11, S). Corps lormé en col- 
lège par les empereurs romaiui et payé 
par l'Ëtal. 

AHENUH. Propremi^t chaudière om 
marmite pour faire chauffer de l'esu, 
qu'on siisjiindait au-deiaus du feu , par 
opposition 1 la caiierole (taeaiut) oi'i 
l'on faisait bouillir la viande ou les 1^- 




18 ALI. 

mes et qu'on plaçait >i 
Dig. 33, 7, IB; Sen, 
(i<rVirg. jEa. 1,21»); 
cependant celte dislinc- 

observée. L as\ an som- 
mel de l'tnie de la chau- 
ilièra est destiné à rece- 
voir le crochet tuquel 
on U suspendail. 

3. Chaudière qui cooteoBit I' 
lu baioi (VilruT. v, 10, 1]. Ellei éliient 
louJDun au nombre de iroii , disposée! 
dam un ordre iogéDieux qui éeoDOmiuit 
le bois. Li plus grande, qui conlenail 
l'eau chaude {caldarlum), était placée 
immédiatement au-des- i 
sus du fourneau, dont la Zi 
bouche est indiauée par ' 

Toit au b«s de la Gcurt ^ 

ci-joinle;«urcrtlechau- " 

accoude ( tepidarium ) , T ^ 

qui, i cause de la dis- -~^ - 

tanceplusgrandedu feu, = = 

ne recevait qu'une chaleur tempérée et 
qui, par conséquent, rontenait une eau 
moins chaude; la dernière de toutes 
ifrigidarium) recelait direclemenl l'eau 
froide Je la citerne. Ainsi, quand l'eau 
chaude était tirée de U chaudière infé- 
rieurp, l'eipace vide était immédialemeal 
occupé par une eau qui avait acquis déjà 
uncertaindegréde chaleur, et la sceonde 
éuil remplie de nouveau par l'eau Iroide 
de la chaudière supérieure. Toute celte 
disposition devient très-claire par U û- 
eure qui montre les trois bouilloires de* 
Iiains de Pompéi, telles que les a res- 
taurées H. W. Gel I d'après Ici, emprei 11 les 
que leun formes arsient laissées dans le 
mortier de I* muraille où elles étaieut 

ALA. Aile d'un niiean , et de U, en 
raison de sa ressemblance , la barbe atta- 



chée au boii d'une Oèche pour guider et 
soutenir son vol dans l'air (Virg. j£n. 
t\,b'S). L* figure représente une flèche 
grecque trouvée dans I Altique. 



3. Vaste pièce d< 



■I de la nugni- 
'ait généralement d«UK 
ue côté dei'alrium, mu- 
et fermées par dés ri- 
nous «n rapparions bus 



msemblancesivec les maisons de la Tur- 
quie moderne, qui ont précisément dana 
leurs galeries deux pièces semblables, fer- 
mées de rideaui et pourvues de divaiu, 
les o/c étaient faite] pour que le maître 
de la maison pût j recevoir les viaîteurs 
et jouir de la conterution de ses coa- 
naissances. On voit la place des alm dans 
le plan de la maison de Pansa (Voj. Do- 
WDS], OÙ elles tout marquées C G. On 
■ une perspective de leur intérieur dans 
la Ggure ci-dessus, qui est une restaura- 
tion de t'ofrinm de la maison de Salluste 
à Pompéi ; on entre dans les oIk de cette 
maison par deux larges portes situées au 
fond delà chambre, à droite et à gauche, 
et dont les rideaux sont lïréi.^ 

qu'une basilique au un temple étrusque, 
qui étaient partai;ées par des rangées de 
cotonnes en une nef centrale et deux ai- 
les latérales comme nos églises ( le grand 
temple de pHium donne un spécimen 
de celte distribulian ; toj. aussi la gca- 
vureaumotBaaiLlcA), les ailes latérales 
semblent avoir porté le nom d'a/ac (Vitr. 
l¥, 7, 3). Par ce motif, le profes- 
seur Berlier [Gallm, p. 107 de la Irad. 
angl. ) s'efTorce d'établir ijue les h^e des 
maisons particulière* n'étaient pas 1« 
appanemenls décrits ci-dessus, mais seu- 
lement deux ailes laléniles, séparées par 
des colonnades du centre de Vairium. 
Hais, pour soutenir cette hypothèse, il 
lui faut inventer un atrium imagintire 



ALABASTKB. 



Aunii. 



10 



fi ne icsinDble en rien k ceux qu^OD a 
dBeooTtrts jixsqa'icî à Pompéi ou ailleurs : 
il kâ &ut séparer le caviedmm de Va" 
trmm, e( composer sur un plan entière- 
BfitcoDJectural une maison romaine qu*il 
dîstriboe en trois parties distinctes , Ta- 
tnam d'abord , le cavmdium ensuite , et 
eifia le péristyle. Tout qela est assez 
passible en théorie , mais n'est pas con- 
Ênaé pir les découvertes faites dans les 
faoillcs. Aussi , en Tabsence d'une auto- 
rité positive y Texplication donnée sous 
k A^ 2 nous semble-t-elle mériter plus 
de conâance. 

4. Aile d'une armée : ce qui, dans les 
êcritiins latins «reyîent à dire lajpartie 
ou le continrent fourni par les allies. En 
effet , ils étaient toujours placés sur les 
lancs pour couvrir les légions composées 
de citoyens romaiiis qui occupaient le 
centre de Tordre de bataille (Veget. 
Jf^. 2, 14). 

5. Par une raison analogue, on appela 
au» nia une brigade de cavalene de 
300 bommes et au-dessus, fournis par les 
alliés [?], qu'on plaçait de la même ma- 
nière sur les flancs (Cincius ap, Gell. XTI, 

*,^). 
ALABASTER oa ALAB ASTRUM (dtXà- 

Coctpoc et &Xd6ai9Tpov ). Petit vase pour 
Rofermer des parfums de 
]iris(Cic Fragm- ap. Non. 
i.9.; Petr. Sat. 60) : le plus 
»DTent il était d'onyx (Plin. 
H. N, XXXTI, 12) et auel- 
qnrfois d'or ( Tbeocr. iaylL 
XT, 114) : il avait quelquefois 
ose forme particulière , celle 
d'une poire ou d'un pendant 
de perle, ou d'un bouton de rose, tous 
objets auxquels on le compare (Plin. H, 
^.u, 56; XXI, 10). La figure repré- 
sente un original que possédait primiti- 
vemcDt l'antiquaire romain Pietro Giac- 
^ni fFortonatus Schackius, Mrriothee. 

1,47). 
ALARIÎ. Troupes placées sur les ailes 

d'une armée romaine , comprenant Tin- 
Isaterie et la cavalerie : elles se compo- 
aieot toujours des contingents fournis 
par les alliés ; leurs armes et leurs vête- 
ments variaient suivant les coutumes des 
natioBs différentes qui les envoyaient 




(Cic. Fam, il, 17; Ces. BelU Gall, i, 
51 ). On voit de pareils corps de troupes 
dans plusieurs batailles figurées sur la 
colonne Trajane : ce sont des auxiliaires 
Germains , des cavaliers Sarmates, etc. ; 
tous portent le costume de leur pays. 

ALBARlUHou OPUSALBARIUH(xo- 
v(a|ia). Stuc ou enduit dont on couvrait 
les murs en briques : il se composait de 
grès, de brique et de marbre, reduits en 
poudre et broyés ensemble pour les revê- 
tements de Textérieiir, ou de gypse et de 
pUtre , pour les ornements plus recher- 
chés employés dans l'intérieur des édifices 
(Vitruv. vu, 2; Plin. H, N. xxxvi, 
55 et 59). 

ALBARIUS (xoviaT^c). Plâtrier dont 
le métier était de couvrir les murs d'un 
enduit blanc et de faire en stuc des cor- 
niches, des frises et des reliefs d'orne- 
ment (Inscript, ap. Gruter. 642, 11; 
cf. Plin. H. N, XXXYI, 59). 

ALBATUS. Vêtu de bUnc. Ainsi, dans 
les jeux du cirque, auriga aihatvs (Plin. 
H. N. viii, 65), cocher qui portait la 
couleur blanche ou appartenait au parti 
des blancs (factio al bâta ). 

ALBO-GALERUS. Le bonnet de four- 
rure porté par le flamen Dialis : il était 
fait de la peau d'une 
victime blanche sa- 
crifiée k Jupiter et 
portait à son som- ^^.^ 

met une pomte sail- fiTuO^/' 

lante de bois d'oli- *" 

vier , précisément 
comme on le voit 
dans la gravure prise d'une médaille frai>- 
péeen l'honneur de Marc-Aurèle (Festus, 
s. V. ; Varro, ap, Gell. X, 15, 4). 

ALBUM (Xevxo>(&a). Espace ou place 
couverte de pUtre blanc sur les murs 
d'un édifice : on y écrivait des annonces 
ou des avis au public . De là on a éten- 




r 






Se 



L 



du ce nom à toute espèce de tablette 
blanche portant une inscription , comme 



20 



ALBXAlfBBINCH OPUS. 



AUPTES. 



la liste des sénateurs, les édits du pré- 
teur ou autres choses de mAme nature 
(Paul. Sentent. 1. 1, 1. 14; Senec. Ep, 
48; Cic. Orat, II, 12 ). La figure ci- 
jointe est un faC'simiU réduit d'un a/- 
bum trouvé sur une des maisons de Pom- 
péi , et qui semble avoir été l'équivalent 
de ces annonces modernes : Sous le pa- 
tronage de la famille royale ou Four- 
nisseur breveté. Voici les mots : Marcdm 
CbBRINIUM. VaTIAM. iEDlLBM. ORAT. 
€T . FATBAT . SCRIBA . ISSDS . DIGNUS. 

EST ; c'est-à-dire : a Le scribe Issus sol- 
licite le patronage de H. Gerrinius Yatia ; 
il est canable m 

ALEXANDRINUM OPUS. Espèce par- 
ticulière de mosaïque dont on se servait 
particulièrement pour orner les cham- 
bres , et qui appartenait au genre de pa- 
vés appelés sectUia, Le caractère distinc- 
tif de ces mosaïques , c'est que les lignes 
ou figures qui en formaient les dessins 
étaient composées dans un système de 
deux couleurs seulement , le rouge et le 
noir, par exemple, sur un fond blanc, 
comme dans le modèle , qui représente 
une partie du pavé d'une maison à Pom- 
péi. Un passage de Lampride (Alex, Sev, 




25 ) semble indiquer que cette sorte de 
mosaïque fut introduite pour la première 
fois par Sévère ; mais une telle asser- 
tion est peu vraisemblable, puisque l'on a 
trouvé de nombreux échantillons de ces 
mosaïques dans les maisons de Pompéi. 
Lampride veut dire probablement que 
Sévère introduisit seulement l'usage de 
composer ces mosaïques de deux espèces 
de marbres qui difTéraient par la qua- 
lité et la couleur de celles qu'on avait 
employées auparavant pour cet objet, 
c'est-à-dire le porphyre et le marbre de 
Lacédémone. 

ALIGULA. Manteau court, ressem- 
blant pour la forme à une chlamjrde. 



mais de dimensions plds petites , attaché 
sur le devant par une agrafe et porté par 
des gens de condition inférieure (Mari. 
Ep, XII, 82), par les pécheurs (Peir. 
Sat, 40) et les jeunes gens (Ulp. Dig. 34, 




2, 24). On le voit souvent dans les pro- 
ductions de l'art antique , comme dans la. 
figure ci-jointe , prise d'une peinture de 
Pompéi. Dans toutes les représentatioiu 
qu'elle offre , le terme d*alicula tkt clai- 
rement expliqué par la ressemblance de 
ce manteau avec deux petites ailes, lors- 
que le vent ou les mouvements de celui 
qui le porte le soulèvent et le font flotter 
sur les épaules. 
ALIPES (nrepOTcovc). Qui a des* ailf^s 




aux pieds, épithète donnée spécialement 
au dieu Mercure ; voyez la figure, prise 
d'une lampe enterre cuite (Ovid. Fast, 
V, 100; Met, iv, 753). • 

ALIPILUS (icapaTaTptoc)- Esclave at- 
taché aux bains ou employé par des par- 
ticuliers pour épiler les poils sur certai- 
nes parties du corps et sous les aisselles. 
On employait à cet usage des hommes et 
des femmes (Senec.. Ep. 56; cf. Juven. 
Sat, XI, 157 ; Gratin. *ûp. 2. 

ALIPTES ou ALIPTA ((Ueiirnic). Mot 



ALIAtl. 



11 



pu, DiJi emploj'é pir Ivi Romaini dans 
ïeninK ma qur par lesGrec), jionr dé- 
spcr une pmoune qui TCuiiiuait en elle 
ledDubie imploï et l'auIoritéd'uD maître 
de fpnnuliqiie et d'uu unclor. L'ilipln 
4e<ail oindre et botter le corpi dei alhlè- 
I» dluùle et de uble &ii méléi, avml et 
iprà BM lotie daoa la palsilre, on ce- 
lui da feoata geoi diDi les écoles de 
{inaulique ; il dciait bumî diriger el 
sinniler lear Uucatioii et leurs exerci- 
m (Arittot. Elk. Nie. il, &; Piadar. 
Olrif. nu, â4-TI)iil leur donnait 
«An drs STis lur leur régime et leur Ta- 
9» de liirc. 11 derail , pour rem^ir 
ta foiclioas, connaitre leur or^nisa- 
lin nmculaire et l'état génénil de leur 
untc (Cic.^iui. 1, 8 ; Celius, 1, 1 ). 

I. EicliTe attaché aux bains : le rrai 
termt Ulin, pour le désigner, c'était une- 
tor. D Mchail le corps du baigneur en 
le IntlaDt , en enlevait la sueur avec la 
ilngdi cl l'oigniit de parfums (Seueca, 
Ef. M; Joi. Sat. Tl, 422). La figure 



M tirée d'uae freiqur qui repréwnle 
uK lalle de liaias peinte sur les parois 
ifoiM diaubre sépulcrale : cette cham- 
brt est Hr la TOte Appicnne, et fut dè- 
™nerte au siècle dernier [ Ficoroni, La 
Ml«JOro,^.\h). La fresque était co- 
piée probablemeDl de ijuelque original cé- 
Wm, et Juvénal en ataitsans doute une 
>™liUb1rpréH:ntei l'esprit quand ilécTJ- 
111 le pauate auquel nous a* oui renvoyé. 
ALUGATI. Captif ou pHlounier de 
Pfni inc te soldat auquel il était cdd- 
UiOQipptlait les deux ensemble alti- 



d'endulner le captif i celui 



|«i, puce que 
t^MiiiBi d'endu 



qui l'aTBilpris. Les menoltei étaient atta- 
chées au poignet droit du prisonnier et au 
poignet gaucbc du soldat qui en avait la 
garde. Ue là ce trait de Sénèque , olli- 
gali lUBl <jui aUiganruni, . ceux qui 

enchaînéi eux-mê- 
mes » (Oe Traaq. 
on. 10; cf. Stal. 
TM. XII, 460). U 

de triomphe dédié 
par les orfèvres de 
nome à Seplime Sé- 
vère, représente ua 
soldat romain avec 

dernier a les mainâ 

enchaînées derrière le dos, et le soldat se 

dispose à attacher la chaiae 



roit l'an 



u qui forme la me- 



a chalni 

ALLOCUTIO.MIocutioaouhaTangue : 
particulièrement celles que lea généraux 
romains étaient dant l'habitude d'adres- 
ser à leurs soldats. Ces scènes sont sou- 
vent Rprésentées sur des médailles, des 
arcs de triomphe el des colonnes : le 
général j paraît sur une plate-forme éle* 
vée (luggeslum), ataiite de ses princi- 



paux ofBeiers , avec les étendards et les 
troupes disposées en face, comme on 
le voit ici d'après une médaille de Harc- 
Auréte qui porte aussi l'iuscriptiou Au- 

ALTARE. Suivant les grammairiens, 
aviel iltvé (quasi alla ara), dédié seu- 
lement aux dieux siipérieurs (Serv. o^ 
Yirg. £c^. T, 66; Feitus, j. iF.);tan' 
dis que l'ara était plus basse , et qu'on 
s'en servait pour sacrIGer aux dieux in- 
férieurs aussi bien qu'aux dieux su|ié> 
rieurs. Peut-être uue tell« iolerpréta- 



tinn lerait-elle caiiGnn^ par U pierre 
gravée que noui reproduiioiu ici {Af/oi- 
tiui, CcniDu, I4Ï); OD y voit deux autels ; 
■ur toui deux ou brûle de l'enceat, mais 
l'uo eit plui élevé que l'Rutre. Ua modèle 



■nalogue k ïoit daoj 
Virgile du Vatican, c 
quatre auteUcarréi, deuiéleTéi et deoi 
plus bas: ilsiruiblenl expliquer de> pas- 
sages comme celui-ci : Intcrarattlalla- 
ria (Plia. Fanig.I; cf. Plin. H. JV. 
XT, 40), et d'autres eadroiu encore où 
l'on fait une distinction entre les deux 
mois. L'eaplicatiaii qui traduit allait par 
■> ce qui est placé sur l'autel {ara) > est 
loin d'être aussi latïiraisaole j car, daus 
le passage de Quintilien {Dectam. Xll, 
38) , aris Bllaria impoaere, la ieçoo est 
douteuse , et celui de Justin ( ixit, 2 ), 
lumplij ia mania allariiat, prête il uoe 
explication toute difTérente. 

ALTARIUM, la même choie qu'Ai.- 
TABE(Sulp. Sev.,1, 19). 

ALTICIISCTUS (Ù+Hcovoî)- 0"i ■ 



monté sa tunique plus baut que les ge- 
noux, en la tirant par destus u ceinture, 
pour donner aux membres toute leur 
liberté : c'était l'habitude des na^rsans, des 
laboureurs, des personne " 



i de I 



id« t 



(PhKdr. Il, 5, Il ). U Ggure 
ci-jointe est tirée du Virgile du Vatican. 

ALUTA. Cuir préparé avec de l'a- 
lun (o/umia) pour le rendre doux et 
souple : de U l'emploi que lea jtoétes 
foDl de ce mot pour déaiguerun brode- 
quin, un soulier, une bourse, etc., fait* 
dec« cuir (Mart. xli, 30; Jut. Sot. 
iiv, 183). 

2, Mouche pour la figure (Orid. 
Arl. ^m. III, ÎOÎ). 

ALVEARE (wM'ot. irijieiot). Boche 
dans laquelle les abeilles font leurs rayoai 
el déposent leur miel (Columell. zi, 1 1, 
1). Chez les aacieoj, ou faisait quelque- 
fois les ruches de mêlai : nouseo avons 
duQuè UQ modèle (vo;. Fani) d'après ud 
original trouvé 1 PoUpéi; on en taisait 
aussi de poterie, maïs elles étaient peu 
estimées, comme trop cxpoiéei aux varia- 
tions du chaud et du froid. Les meil- 
leure! étaieut faite» de peliles bandes de 
liège ou de fenouil {fe- 
rula ) cousues ensemble 
celles de seconde qualité , 
de vannerie (Columell. XI, 
6, I ; Virg. Georg. iv, 
33), comme on le voit 
dans la ligure ci-jointe, 
tirée d'un bai-relief romain, où ta ruche 
entre comme emblème el accompagne l« 
figure de l'Espérance (Honlfauc, Âmiia, 
espl. 1, !04). 

ALVEARIUH [<F(ur>ûv). Rangée de 
ruches ou place oÀ l'on a posé les ruches 
(Varro, R. S. IH, Ifl, lî ). 

ALVEOLUS. Diminutif d'ahtut, si- 
gnîGe proprement une napetle Je lisie- 
rand, dont on se servait pour {\at passer 
les Gis de la trame (sabtemca) k travoi 
la chaîne (flamen) fBier. Ep. 130 ad 
Oemetr. n. I&, nif lon/utnJa luble- 
nùna in alvrolia fma volvanlur ), De ce 
passage et du nom de cet instrument , 
nous pouvons sdremeiil induire que c'é- 
tait un morceau de bois plat, arrondi ou 
aminci en pointe ji chaque eilrémilé et 



ALTBVS. 



ALTBUS. 



23 



tiîllé ea 'forme de bttean, avec une ca- 
vité an centre où Ton introduisait la tige 
delà bobine. Nous donnons ici une figure 
fà a tous ees caractères, et qui repré- 
mte nne espèce de navette fort com- 
manc, dont on se sert dans plusieurs 
pijs. Elle répond si exactement aux ex- 
pressions citées d-dessns qu'on peut la 
reprder coaune un ancien modèle au- 
quel le temps n*a rien changé. 11 y a sur 
j im des côtes nn petit trou par lequel sort 




le fil, et , quand on lance la navette , la 
bobine et sa tige roulent ( fusa vohun' 
tar) et fbomissent le fil. . 

ALVEUS. D'a/tritf , ventre; ce mot 
s'applique à des objets divers qui ont 
POOT la forme nne ressemblance réelle 
ou supposée avec œtte partie du corps 




t. Long vaisseau de bois peu profond, 
que nous Induirions par les mots à'attge 
on d^auget, et qui servait a contenir (MS 
liquides ou d'autres objets. Celui que 
■oos figurons ici est 
tiré d'une peinture 
de Pompéi, et ser- 
vait à nn charpentier pour j déposer ses 
outils et ses objets de première nécessité 
(Plin. H. N. XTi, 22 ; Liv. i, 4). 

2. Petit bateau on canot, employé 
aar les rivières et d'une construction tout 
i fût primitive : il était creusé dans un 
leol trône d'arbre (Vell. ii, 107). La 
figure donnée îei représente un bateau 




(le loch , découvert dans le marais qui 
fcirne le bord de Tancienne rivière à la 
jonction de la Nen , i Horsey, près de 
Pélerborough | Artis. Durohnv. pi. 67 ) ; 
H œ bateau n est pas d'origine romaine, 
>| est certainement d'une très^baute an- 
tiquité, et comme il ressemble en tout 
point aux bateaux représentés sur les mé- 
dailles qui rappellent la fondation de 
Aome, 00 peut Tadmettre comme mo- 
de Yalweui. 



3. Coque d'un vaisseau, et, par exten- 
sion dans les poètes, le vaisseau lui- 
même (Sali. Jug, 21 ; Prop. m, 7, 16). 

4. Espèce particulière de plat ou de 
plateau sur lequel on faisait circuler à 
table certains fruits, comme les olives 
(Petr.^a/. 66). 

5. Table employée par les Romains 
pour un de leurs jeux d adresse. Comme 
tes dés et les jetons sont mentionnés en 
parlant du jeu qu'on jouait sur Valveus 
(Plin. XXXYII, 6 ; Val. Max. Tiii, 8, 2), il 
en faut conclure que ce jeu était le ludus 
duodecim scriptorum, dans lequel, com- 
me dans notre trictrac, le coup était dé- 
terminé par un jet de dés. Cet alveus 
ressemblait sans doute à notre table de 
trictrac, et il était divisé de la même 
manière que Vahacus (Voy. Abacus, 
n. 2); ou s'il y avait une différeuce 
réelle dans le sens de ces deux mots, 
peut-être le dernier terme était-il surtout 
employé quand la table se composait 
d'une plaque de marbre, et le premier 
quand elle avait la forme d'un auget de 
bois aux bords élevés, ainsi que l'indique 
la signification primitive de ces deux 
mots. 

6. Bain d'eau chaude, construit dans le 
plancher d'une chambre de bain , s l'ex- 
trémiié opposée de celle qui contenait le 
Ictbrum (Vitruv. y, 10, 4; Marquez, 
Ctue degli Antiehi Romani , $ 317 ) ; au 
fond se trouvait un degré qui servait de 
siège pour le baigneur quand il était en- 
tré dans l'eau ( Auctor. ad Herenn, IT, 
10). La figure ici représentée est une sec- 




tion de Valveus dans les bains publics de 
Pompéi. La partie ombrée est le par- 
quet de la chambre, fait de briques, oii 
ron voit lès tuyaux par lesquels l'air 
chaud circulait,* l'on sous le bain lui- 
même et quatre autres sous le parquet. 
A est Valveus; B le siése sur lequel s'as- 
seyait le baigneur (iTiuufi, Vitruv. /. c); 



C UD parapet bti rormllDl la uinie iiipé- 
rieure a,> i»iu {pt,a«u. Vilr. /. e.),d*où 
dtux degrés, k l'extérieur, cooduiient m 
plrquet de U cbambre. Un comjimidra 
te plan général de l'ipiiartement où Val- 
reui est placé, et sa siluatioD par rapport 
■ui autres pailles du mimeappartemeal, 
»i l'on te rérère à la première graTure au 
mot Balinbx, lettres D, h, i. 

7. ParexteDsioQ de ce «eot on appe- 
lait quelquefois alteut loutê espèce de 
TaiueaupouriebaigD«r(Oiid. J)/«<. Tlll, 
65î). 

8. Ruche (Plin.ff. N. ia).Voi. Al- 

VKAKE. 

ALVUS, comme ALVEARE (Varr. Co- 
lumell. PhD.). 

AMANUENSIS[intoTfi.ipii;()- Esclave 
ou aiTranchi employé camme secrétaire 
pour écrire les lellres que lui dictait son 
palrOD (Suel. TU. 3). 

AMAZON ( >A|>a;ûv). Atoaioue , guei^ 
rière Hiillie , doat l'araiurti m composait 
d'un casque, d'un bouclier d'une forme 
paTtLculière, appelé pelta, d'un arc et 
des flèches, d'une épée et d'une hache à 
deux tranchants (hipeanU) \ on voit tout 
cet accessoires dans la gravure prised'uo 
sarcophage du musée du Capitole i Rome. 



it venir ordinairaDent ce nom de 
, parce que l«t Amazones se brd- 
, dit-on , la mamelle droite aCn 
! nelesgèntt point dam l'emploi de 
irmes; mais c'est là uue pure fic- 
les grammairieus, car elles sont 
irs représciiléea dans lei nuvres de 
ntique Biisti parfaites que les au- 
immes (Voir la gnivurc suivante), 
ivetil aussi on représente les Ama- 
à cheval : dam ce cas elles sont 
s d'une lance, comme la cavalerie 



ordinaire dea autre* di 



vure, tirée d'un Taie d'argile). 

AHBIVIUM ((EtKpatoï)- Route ou rue 
qui tourne autour d'une place (Vtrro 
ap. Non.v.fauiionFJ,- Arisloph. Pragm. 
304). 

AHBRICES. Lallei transvenales (n^ 

Îulie) introduites entre lei chevrons et 
9 luile* d'une toiture (Feslui,(. v,). 
AHBUBAI^. Husicienueiet chanteu- 
ses d'origine tjrienne qui Mquentaienl 
le cirque et les placei où l'aurmblait 
le peuple, et qui vivaient de leur mu- 
sique et de la prostitution (Suet. !/trB, 
37 1 Hor. Soi. I, 2, I ; cL Juv. III, Bb). 
AMENTO. Jeter uao lance « 



velini 



ie{o™ 



^a») 



it altachée. D'après les passigu 
cités ci-deisoui, il semble qu'on meltait 
lei doigts entre les eitrémiléa de la cour- 
raieet qu'on faisait ainsi tourner le mil 

Cun mouvement rapide avant de te 
:er. Hais il u'jr a pas d'iEuvre eoaaue 
de l'anliquité où toit représentée cette 
action (Lucau. vi, 2J1 ; cf. Ovid. Hn. 
Xti,32l ;Cic. f^ Oral, i, âT). 

AHEMTUH (li 5^|i<il tÛv itay-d"', 
Bejer, ad Cic. Amie. 27). Courrow 
attachée au bois d'une lance ou d'uw 
javeline, ven le centre de gravité, pour 



on la jette (LJv. XKXVIl, 41; O^id. 
Mtl.XH, 371; Sil. liai. IT, 14). 1^ 
figure est prise d'un des vases d'argile 
de iJr W. Hamilton. Dans U célèbre mi>- 
saique de Pompéi qui représente, ■ '^ 
qu'on croit, la bataille d'Issus , on nul > 
(erre une lance brisée avec un accessoire 
analogue. 



AMIGTUS. 



AllITfiS. 



25 



3. Gdnrroie ou lanière, par laquelle les 
soiea, erepidœ et chaiinnres analogues 
diicol attachées au pied (Festus, s. i;.), 
coane dans le modèle^ pris d'une statue 
de onrbre à Roane^ où Vamentum est 
mniiié par la large eourroie qui passe 
as-dams du con-de-pied, et par les bri- 
des (owa) filées aux côtés de la semelle. 




Pline Bieotionue une statue assise de Cor- 
aétie, la mère des Graoqaes, qui était re- 
marquable parce qu'elle n'avait sous le 
pied qo'une semelle sans courroie pour 
Tanieher {soUis sine amento insignu , 
H, N. XXXIV, 14). On remanjue souvent 
daas kl petntores de Pompèi l'absence 
decoorroies; il ne but l'attribuer qu'au 
caprice ou à l'inadvertance des artistes. 
AMICTUS. Terme général pour tous 
les Tétemcats de dessus dans lesquels la 
personne s'enveloppait réellement (d'a- 
midrt), par oppositioa.aax vêtements de 
dessonsque l'on mettait (induere) ; il com- 
ptenait par conséquent Toga^ PallUtm , 
•^/ajR, Aholla^ Paludamentum , etc. 
(Virg. i£A. T, 421 ; Quint, xi, 3, 187. 
YoT. Irdutcs). Les deux figures ici re- 
prèKutées , d'après des ouvrages étrus- 
ques, eipfiqueront distinctement le sens 




de ee tenne. Celle qui est debout com- 
>ttace justement à se couvrir de son 
'''iictus, pièce ample d'étoffe; un côté 
^ déjà pùsé par iterrière sur le bras et 
l'èfaole gauche du personnage, pendant 
9/x il glisse son coude droit sous l'autre 



côté pour le ramener à son cou; les 
deux extrémités pendront alors sur le 
devant, comme on le voit par la figure à 
main gauche, au mot Anaiolium. Il pren- 
dra ensuite le côté droit, le tirera sur sa 
poitrine , et en portera l'extrémité sur 
son épaule gauche , de manière a enve- 
lopper compiétemeot la partie supérieure 
du corps ; on le voit dans la figure du 
personnage assis , qui est amictus pallio 
( Gic. de Ont, m, 32). 

AMIGULUM. Diminutif d'ÂHlCTUS, 
comprenant tous les vêtements de des- 
sus, plus petits et plus fins, employés par 
les hommes et les femmes ; on les dispo- 
sait de la fiiçon que nous avons expliquée 
au mot précédent ; c'étaient , par exem- 
ple, Cfâamjs, Sagulum, et aussi le 
Flammeum des fiancées (Festus, s, v, 
Corolla). 

AMITES. Couple de brancards : ce mot 
s'appliquait particulièrement aux deux 
longues perches, comme celles d'une 
chaise è porteurs, qui s'avançaient en 
saillie par devant et par derrière une 
éasterna, et formaient deux couples de 
brancards pour les bètes qui portaient la 




chaise ( Pallad. vu, 2, 3). La figure re- 
présente une voiture commune dans 
plusieurs parties de l'Europe pendant le 
moyen Age; elle n*est prise d'aucun mo- 
dèle grec ou romain connu , mais nous 
l'avons donnée parce qu'elle offre à l'œil 
une invention tout à fait semblable à 
celle que mentionne Palladius(Yoy. Bas- 

TBRIIA). 

2. Fortes perches de bois, placées ho- 
rizontalement entre deux poteaux verti- 
caux : on en faisait une sorte de barrière 
pour retenir le bétail dans ses enceintes 
(Golumell. ix, 1,3). 

3. Deux tringles parallèles sur les^ 
quelles est étendu chaque côté d'un Âlet 
a glace quand on le déploie sur le sol, et 
qui le lèvent et le ferment sur l'oiseau , 



26 



AMITBS. 



ÀMl^BlTBEATROll. 



lorsqu'il descend entre elles. De là ce 
mot peut aussi s'appliquer au filet lui- 
même (Pallad. Tiii , 12; Horat. Epod, 

2, 33). 

• Il est hors de doute que les ancieus con- 
naissaient les filets a glace ; on en voit 
représentés sur les tombes égyptiennes et 
construits précisément sur le même 
plan que ceux dont se servent mainte- 
nant les oiseleurs (Wilkinson's Anelent 
£^jrptiafUf vol. III, p. 37). II y est fiiit 
distinctement allusion dans Plante (M, i, 

3, 61-72), et dans Maniliiis {Jstr, y, 
371-373), où il décrit les différentes ma- 
nières de prendre les oiseaux : jéui nido 
capta re ' suo, ramove sedentem^ Pascen^ 
tenwe super surgerUia dueere lina (le 
saisir ou dans son nid ou perché sur une 
branche ; ou bien encore , pendant qu^il 
becqueté les graines, tirer sur lui les filets 
qui se lèvent). Dans ce passage, les der^ 
uiers mots désignent de la façon la plus 
expressive le filet qui se lève sur roi- 
seau becquetant les graines que le chas- 
seur a jetées sur le sol {area) entre les 
tringles, ainsi que le décrit Plaute. Enfin 
Palladius (/. c.) dit qu'on se servait, en 
même temps que des amites, d'un hibou 
pour appeau ; les Italiens modernes rem- 
ploient encore à cet usage. Toutes ces 
circonstances semblent suffisantes pour 
autoriser l'explication que nous avons 
donnée. II ne faut pas dissimuler cepen- 
dant que Festus (s. v.) et le acbohaste 
d'Horace (Le,) font de ce mot un sy- 
nonyme âiancones ou de var», et l'expli- 
quent par la glose furcul» aucupatorite ; 
en cela ils sont suivis par Doering, Orelli 
et la plupart des commentateurs. Mais il 
est peu probable que les Romains eussent 
inventé trois mots différents pour expri- 
mer une seule et même chose ; il n'est 
pas non plus facile de concevoir comment 
des oiseaux auraient été pris dans des 
filets élevés au haut de perches sur les- 
quels ils pouvaient si facilement passer 
dans leur vol. Il ne faut pas enfin négli- 
ger pour ce mot l'analogie qui ressort de 
la comparaison de ses autres sens : ceux- 
ci, en effet, s'appliquent à des perches pla- 
cées dans une position /uirizontale et po" 
rallèle, par op|K>sitiou à celles qui sont 
verticales ou plantées dans le sol. 




AHPHIMALLUM (àitfi'iiaXXov)^ Étoffe 
de laine épaisse et gixMsière, ayant nii 
long poil des deux côtés du tissu ; c'est 
de là que lui venait son nom. On s'en 
servait pour tapis, 
l>our vêtements de 
dessus dans les temps 
très-froids; elle sem- 
ble avoir été, primi- 
tivement du moins , 
de fabrique étran- 
gère , car elle ne fut 
pas connue à Rome 
jusqu'au temps de 
Pline rAncien(Plin. 
H. N. VIII, 73), et 
Y fut introduite pro- 
bablement de la 
Germanie. Elle est représentée dans «n des 
trophées élevés par lessoldats de Marc-Âu- 
rèle, après une défaite des Germains, sur 
la colonne de cet empereur; c'est de là 
qu'est prise la gravure. On remarquera, 
là où les bords sont retournés, que le 
long poil est le même en dedans qu'en 
dehors. 

AMPHIPR0STYLOS(à(içmp6<miXo(;). 
Ce mot s'applique aux temples ou à tous 
les autres édifices qui ont un portique 
ouvert, avançant en 
aaiUie au delà de la 
cella ou corpa prin- 
cipal du bâtiment» 
aux deux extrémi- 
tés , sur la façade et aux derrières ainsi 
qu'on le voit dans le plan ci-joint (Vîtr. 
III, 2, 4). 

AMPHITÂPUS (&ii9tTaico;). Ce mot 
désigne une espèce particulière d'étoffe 
qui, comme Vamphîmallum, avait un poil 
des deux côtés , mais qui était d'un tissu 
plus fin (Athen. y, 26), et probablement 
de &brique orientale. Il y avait oertaÏDe- 
ment entre ces deux étoffes une distinc- 
tion ; car les ampfiimalla furent incon- 
nus à Rome jusqu'au temps de Pline, 
tandis que les amp/iUapa sont mentionnes 
par Lucilius et par Varron ap. Non. s, v. 

AMPHITHEATRUM ( à|Af lOcaxpov ). 
Amphithéâtre, primitivement construit 
pour le spectacle des combats de gladia* 
leurs , mais employé par occasion pour 
les autres espèces de spectacles. 




AMPBITBEATBCa. 



37 



L'atérifUT iuît loajoun tonaè pir 
nroEnitlc otiIc, partage ta un ou 
piweun cugci d'aradea, luiviot li 



fnndtor de l'édlfii* , et décnrée de co- 
Initi, de pilutm, de, uiivaat le goût 
de l'ndiilnle. On le voit pir U gn- 
nre qui ippréiente le mur atMeur 
ia» imphitMllre encoTe parfutemcDt 
OMtrrt i Pob, en Istrie. 



L'ii 



tvilé 



elliptique [cwco), «itoarée pour k* 
■peclaleiin de ùrgn qui s'éleviinit en 
gndiiu l'uD *u-dmui Je l'autre ; il éUft 
diriié en ki parttei principalei aiiui 
qu'il mil : ['arena, ta Wl , nptce plat 
et onle m cmlre de l'édiGce, où lut- 
laicM la comlultiTiti; le ^Wiuni, ga- 
lerie élevé<^ qui enveloppait im média le* 
Déni l'arma , réwrrée par Ici i^aleut* 
el lei penonnage* de marque; gradiu, 
la eercin de liégM occupéi par le pu- 
blic > qui , lonque l'édifice était grau- 
diose, ètaieut panagéa en deiu ou plu- 
ùeun éugn, appelei menlana, par de 
laita palieri (pnieineliorus) el dei murt 
éleiés Terticatement (halui) ; ils étaient 
divitèi en eompartimeala tenblible* i 



DD Diu^ renveraé ou 1 uD coin {conei) t mrtîe ( iwntfDriir) dam la carraiie de 
par dn eKilien {tealm) qui communi- I l'cdiGÙ. Au-deuu>ct*itune galerie.cou- 
ifuient aTcc lei avenuei d'enlrée et de ] «ertepoiir l«»femiDe>. Ou peut apercnoir 



38 



iWBITBBATBim. 



loi» CM iwinli dini 11 griTure suivante , 
qui rqimcule l'ialérieur derimpbithéi- 
tre di Pompéi tel qu'il exiite miialenint ; 
mais, conimf noire dtuin e>t oècpiiaire- 
ment hit lur uue échelle irès-rrduite rt 
aue Ira parlira qui ont *lê d^TaiIées s'y 



11 plan qui 



etc|ui 



douDG une coupe et une élcTation 
réei d'une panie de l'amptiithélitre de 
Pola par le chaudine Pieiro Slancovich 
(Anfilealro M Pola, \t\. t] : tout ydé- 
taiile avec nttu de perfectiou. Lei »pec- 
tateun pénétraient dam le Ihéilre par 
\n Ri-caJei du rei-de-cbauuée à main 
gauche de la gravui«. A, rat le podiiu» , 

3u'on aborde par un petit eacalier qui 
ébauche du Iroiiième corridor ou cor- 
ridor ÏDlérieur, au centre de la gravure ; 
ce podium e>I élevé au-drasua de l'a- 
rèoe par un mur nu, lunnonté d'une 
baluitrade mu* laquelle on voit une 
de> porte! par letqiwllei lea bétei Hu~ 
vagra ou Ici rombàltanli entraient dam 
l'arène. L'eacalier qui commence immé- 
diatement à rentrée de plain-pied con- 
duit directement au premier mmma- 
aum (1), où le ipectaleur arrivait par lea 
ouverturea(™mj/oria) B : il docendiit 
alora lei d^réa qui partagent lea rangera 
de aiégei qu'ils enferment en comparti- 
tnentt i forme de coin {cantiis), inioja't 
ce qu'il filt venu à la rangée particulière 
oii ion liège était réiene. Le baut mur 
nu, dani lequel l'ouvre l'entrée (B), est 
le halleut .- il devait léparer les idiffé- 
reuls mzRiana, et empêcher Ira classes 
qui n'avaient droit- de s'asseoir que sur 
les lièges supérieur! de deicendre à ceui 
d'eu bel. Un eicalier d'embranchement, 
détournant à gauche, conduit au corri- 
dor formé par les arcades du mur ex- 
térieur ; de là il tourne i droite et même 
au second mmaiaaum (3), qui avait même 
entrée, même diitribulion que le iniv- 
Hianum inférieur, et était séparé du su- 
périeur par un autre ialleui (C). D'au- 
Irra esealieia, mail qu'on ne peut indi- 

3uer dani une seule coupe, couduisent 
e la même manière au troisième mir- 



•rchei solide* , au cf 



constniilei dans le briqttetige principal 
du bâtiment , forment une luccsuion de 
corridors eufermant tout l'édifice, d'où 
Ici différenti eicalien débouchent ; en 
même temps ils nipporlent les lifses de 
la cavea et l«« escalien par leiquels les 
speclaleun pénétraient dani t'amphilhèt- 
tre ou le quittaient. 

AMPHORA (&|i¥opiù<). Large laii- 
seau de poterie , avec une anse dn deux 
eâtés du cou , et terminé en pointe : il 
pouvait s« tenir droit ai on renEbnçut 
dans le lol ou relier immobile si on l'ap- 
puyait limplement i une muraille. Il 
servait surtout à tenir du vin en réserve ; 
et la petitetae de ion diamètre, compa- 
rée avec sa hauteur, montre qu'il Ait 
inventé pour contenir une grande quan- 
tité de liquide et n'occuper que peu -de 
place, ht gravure rrpréiente deux am- 



Phorei de la forme la plus commune, 
une eufoncée dans le Sol , l'autre ap- 
puyée à une muraille, telles qu'on en 
trouva 1 Pompéi ; elle montre auui b 
manière dont ou léi Inniportait de place 
eu place. Elle eit prise d un baa-relieF en 
terre cuite qui formait l'enseigne d'un 
marchand de vin 1 Pompéi. 

AHPULLA. Bouteille. Tenne générât 
qui désignait un vaisseau de toute forme 
ou de toute matière, mail ptui enaeti^- 




AMPULLàRIIIS. 



AXABOUUM. 



29 




li ce mot a élé pris figurément pour 

^éugBcr DQ langa^ boursouflé (Hor. 

A, P. 97). La gravure donne un spéci- 

Bcn de (Ufférents modèles trouvés dans 
des fooiUes a Rome. 

î. Jmpuiia olearia. Fiole d'huile 
dus laquelle on portait aux bains l'huile 
qi'oo venait sur la strigile pour en 
idoueir les effets, et qu'on employait 
fieorc à d'autres usages. Cette fiole est 
décrite par Apulée (Flor. ii , 9, 2) 
euctcHKDt comme elle 
est représentée dans la 
griTore, d'après un ori- 
paai qai appartint d'a- 
Lordi Lorenzo Pigoori 
[DtServ, p. 84), avec sa forme de len- 
tille, son col éiroit et ses côtés un peu 
pbts; lettticuiâri forma, tereti ambitu, 
piruiUa roiunditate. 

3. Àmpulla rubida. Flacon couvert 
de cuir, comme noa flacons de chasse ; 
il était employé par des voyageurs pour 
rofuerrer do vin, du vinaigre, de Thuile 
(Plant. ^icA. Il, 1, 77; Festus, s, v. 
JtahiJa), 

AMPULLAR1US. Artisan dont le mé- 
tier était de couvrir de cuir des bou- 
teilles de verre (Plaul. Mud, m , 4, 61). 

AMUSSIS. Instrument employé par les 
oa^DS et In constructeurs pour s'as- 
$Brerde l'égalité, de l'exactitude et de 
la régabrité de leur ouvrage, comme la 
règle , réquerre et le plomb par les char- 
peatien. Le sens exact de ce mot est as- 
sez douteux, car il résulte des différents 
|H«agea où il se rencontre qu'on rap- 
pliquait également à un niveau pour 
s'ttarer de Tégalité parfaite d'une mu- 
raille ou d'une assise de maçonnerie (Pes- 
tas, /. V. Jmussim et Exanuusim ; Varro 
>^. Non. s. V, Examussim) ; à l'équerre 
pour véri&er un angle droit (Auson. 
idyU, XTi, 10); au cordeau et au plomb 
poôr garder une perpendiculaire exacte 

Sixana a/y. Chans. il, p. 178); mais, 
<^s tous ces cas, c'est toujours le même 
i^BS général et la même idée; de quelque 
^00 qu^on emploie ce mot, il désigne 
t<Mijoors un instrument qui servait à cons- 
tater que l'ouvrage était (lait avec exac- 
titude et régularité. De là l'expression 

o^^muâm 9X examussim signifie exacte- ^ 



ment, mot & mot, d'après le cordeau et la 
règle (Macrob. Sat, 1, 4; Aul. Gell. 1, 
4, 1). 

AMUSSITATUS. Fait avec exactitude 
et précision , comme si Ton disait véri- 
fié à Vamussis, De là, au figuré, dans 
Plante {Mil, m , 1 , 37) , exact , précis. 

AMUSSIUM. Tablette de marbre dont 
la surface était exactement nivelée et 
vérifiée à Vamussu, et sur laquelle était 
marquée la direction des vents. Elle était 
alors fixée au mur extérieur de la mai- 
son , comme un cadran , pour montrer 
de quel côté le vent soufflait (Vitruv. 
I, 6,6; Marini, a</ /.). 

ANABATHRUM (&vi<Sa6pov). Géné- 
ralement, toute rangée de sièges qui s'é- 
lèvent l'un au-dessus de l'autre comme 
dans un escalier : c'était une disposition 
habituelle dans tous les édifices construits 
pour placer uue nombreuse compagnie, 
tetk que les théâtres, te Cirque, etc. 
(Voy. les gravures au mot Ampbithba- 
TRUM ). Mais le sens exact et rigoureux 
du mot implique quelque chose de plus 
déterminé, c'est-à-dire une rangée de 
sièges de bois placés sur le même plan , 
et loués pour une occasion spéciale, 
comme un concert, une lecture, etc.; 
ils étaient rangés autour de la chambre 
pour une nombreuse assistance. On en 
use encore ainsi de nos jours pour des 
réimions de cette nature (Juv. Sat. Tli, 
46). 

ANABOLIUH (àvot6d>otiov). Exprès- 
sion grecque qui s'applique aux habitu- 
des de ce peuple; mais elle est devenue 
un terme général, employé également 
par les Romains pour désigner uu usage 
semblable à celui des Grecs ( Inscript. 
ap. Don. cl. t , n. 91). O mot vient du 
grec àva6aXX(i>, rejeter ; on l'employait 
pour désigner une manière particulière 
de porter le palllum ou tout vêtement 
de dessus , qu'il appartînt aux hommes 
ou aux femmes. Elle consistait à en re- 
lever l'extrémité de manière à couvrir 
l'épaule (Isidor. Oriff, xix, 25, 7), 
comme on peut le voir par la figure de 
femme de la gravure ci-jointe, prise de la 
villa Pamfili, à Rome. La figure d'homme, 
o'après un vase d'argile, montre la dispo- 
sition la plus simple , et nous ne l'avons 

2. 



[anaclihtbuttn. 



ter le cuulesu. On relenil le p*n de 
ce vitemeDt qui lombail derrière le bru 
droit , ou le piraail lur la poitrine el an 
le jetait au baut de l'épaule gauche ; i'ei- 
tr«iiilé|wnd«it alon par derrière, ïulicu 
de lomlier par devanl ; lea deux bras 
étaient cauverli , el toute la penonne 
était plui comptétement protégé contre 
UlempènitutD.Daiiiceliul.oD décrochait 
d'abord l'agraFe prèi de la gorge, pour 
adapter plui étroilemeut la draperie et on 
tirait toute U couverture beaucoup pluj 
lur le calé droit qu'on ue le voit dani 
notre ligure; on avait ainsi un pliu am- 

Sle vêtement à jeter pir-deuus t'épaule. 
D peut remarquer que les habitant! de 
l'Italie Bjuiteol aujourd'hui leuri i 
teiux de cei deux fa^ni, suivant que la 
température est plus ou moiiu rigoureuse. 
ANACUNTliRllIH (ivaxlivnipwv). 
DoMier d'un soh ou d'un lit de repos 



pour appuyer U téle (Spart. JFi. Vtr. 
h). La gravure tat pria! d'uD bu-retief 
de Kome qui tepréseute la mort de Hë- 
l^gre. 

ANADEHA (éiàbtfijt). BandeMi pour 
la teie, mais plu* partinlliéremenl bandeau 



de pur oroement, tel qu en portaient les 
femmes et les jeunes geni chu lei 
Greci, paroppojiliouà diadtma, -uitta, 
ou aulm bandeaux de tète qui étaient 
le signe de diilinclions royales, religieuses 
ou hoDorifiques (Eur. Hippot. 83; Lu* 
crel. IT, inS; Paul. Dig. 33, 9, 37). 
La gravure est prise d'une peinture de 
Pompéi. 

A>AGLYPTA ou ANAGLYPHA {àvé- 
yIuktb, ivdflua}. Objets en bas-relief : 
bas-relte( de marbre, de méul , d'ivoire 
(Hart.iT.SS; Plki. ff. Jt'. XXIUI, 49j. 
ANAGMOSTES(ivapùjniO- Esdave 
dont la fonction était de faire la lecture 
ï son maître dans son abinel ou aux 
botei k table (Cic. ad Au. i. 12; 
Corn. Nep. ^»., U; Aul. Gell. m, 
10). C'était aussi nue personne qui réd- 
uit au Ihèltre au dans les places publi- 
Ïjes des passages de poètes Bvorit (Aul. 
ell. ivul, &, I), comme les recitofori ou 
ipitgBtori de Kaples moderne. 

ANALEMMA ( àvà)..]ii^). Mot grec 
employé pour désigoertout ce qui sert d« 
soutien, el partiel '- ' ' '" 



lur kquel porUient le ce 



itre-fort qui consolide ii 
^iGce (Dion. Hal. m, 89). Le temn 
lalin corres]Kindant est tiJ>- 
tlructio. LesHomaiosadop- 
Icreut l« mot grec pour | 
désigner \epièJeilal sur le- 
quel on élevait un rtinai 
solaire. On le voit souvent 
danslespeinturMctlei bat- ( 
reliefs, et il a la forme d'un 
piler carré ou d'une co- 
lamiebaase(Winckelm.,iri)n,a 



n" IS1, 18&). Vîtnrn. qui w Mrt de m 
■K, l'ippliODC incorrecteinent lu cidran 
lii-Btee (VilniT. ix , 1 , l ; Schneider 
n//.]. Dbiu la navure, prUe d'une coupe 
d'irgrol trodTca à Porto d'Anzio, on n'i 
dauDC qu'une parlie de i'aaaltmma, 
lau) die toflit pour mcmlrer ce que 
c'éuit. Le toni ic compote d'ua pilastre 
dire htut d'enviroD I m. SI t. aiec une 
hue i rexirëmité inférieure qui correi- 
pood k la eomicbe do Munmel. 

AHANCjEUH. Viiueau pour contenir 
de* liquides { Varro ap. Non . /. v. Cre- 
trrr» ) ; nuis qaelle en iMit la facsM 
préciic, OD l'ignare. Ou prend ordinai' 

awex (nnde eapieiti dont on ae lemit 
dans le* CeMini, et qu'il (klbit tider d'un 
trait : cetle eiplioitioD est fondée sur 
Taulorilé dePliule(ffuif. ii, 3, 33];nui> 
la le^on tu douleuie. Weiie donne iva- 

AKATBfJIA (i.iib)tu.). Mot grec qui 
eaapmid tout ce qu'on expott comme 
offirande voiÎTe dan* un lemple, nn Iré. 
Ned. une daine. Me. : il si emplojé pir 
Praïeace avec noe forme latine (Pir- 
<A«>. MO}. 

ADQLE ( JrpivXiov). Bouclier lacri 
trootc, nJvaut la tradition, dam le pa- 
lais de Numa , et que l'on crojait tombé 
du .cid. Suinot te> grammairiens, il 
était fait de bronn : il avait une forme 
•bloocue et orale, mail htcc 
naeécbanerurcdemi-rimilaire ^"^^ 
de chaque côté , lemblable à Qo&f^ 
cetIedabantdela/'c/ta(Varn>, ** ffiy 
L. L. -m, 43 1 Fetius, t. v. JBdL 
Mmmar.). On le Toit dani la S°J^H 
granrc, prûe d'une médaille V^^ 
d'Angoite, qui porte auui à ^^ 
edié une rcpréientalion de Vapix ta- 
lien. L« nom d'anciU esl éfidemioenl 
inrmé du grec iyxûli) , le pli du irai ; 
ce qne let pammairieni cilét ci-dcisui 
rapportent a l'.écbancmre des deux eâté* 
du boDctier : mais il est clair que le mot 
a plulM trait i Vante demi-tirtulaire 
(foj. AKsa et Aniatiti) attachée au 
limt ponr snipendre les boucliers à la 
bagoFlte snr laquelle les Salieoi les por- 
taient dans la TÎtle.OnleToitdaos lede(- 
■b d-joiDi d'aprèi une pierre gravée, où 



la courbure des deux cAtéi e*l beaucoup 




moins prononcée K où la forme générale 
s'accorde pl«i avec le langage d'Ovide 
(PaM. III, 177) : /i/fw tnciU vocal, 
ifuod ab ontai part» rtt'uum eit; Qua. 

Îue aolei ocuiu , angului omiUi akal 
il l'appelle anàlt parce qu'il est MÎIté 
de ton* cAlés : les jeux n'j launUeol dé- 
couvrir aucun angle). Il est difTicile en 
effet de voir h une deuription de U 
Tigure que porte U médaille d'Auguste , 
figure qui lut probablement inventée par 
le dosinateur de la médaille, d'apréi 
l'étjmologie admise par les auliquairei 
romains. Peul-^tre aussi l'efTeldu tempa 
a-l-il modifié la forme et fait apparaître 
les érhancrures plus distinctes et plus pro- 
noncée* qu'elles ne l'étaient dans leur 
état primilif. 

ANCLABBIS. Petite table dont on se 
servait diDi le sacrifice commed'un autel, 
t les instrumi 
que les entrailles delà vi 
pour t'ins|wclioD des devins ( Pestus, i. 
v.j td. ■»- Eiearim). La gravure repré- 



sente unepetile table trouvée à Pompéi, 
que l'oD regarde, en raison de ses propor- 
tions el delà cavité qu'elle forme au som- 
met, comme ayant été emplojée aux usa- 
ges ci-desfus indiqués. Elle a nn peu plus 
de m. 20 c. de haut; elle est un peu 
moins longue et a environ m. 17 c. de 
larfe. Dans une des peintures de Pompéi, 



82 



AVCON. 



un prêtre est représenté portant une de 
ces tables au sacrifice {Future di Erco- 
làno, IT, tav. i). 

ANCON ( àyxaîv ). Littéralement 
coude, c'est-à-dire le pU ou Tangle 
formé par les deux os du bras quand ils 
se plient vers Tarticulation du coude. 
Par extension , on s'est servi de ce mot 
pour désigner plusieurs autres choses qui 
ont la même forme ou qui s'en rappro- 
chent; et, comme cette forme implique 
deux parties ou côtés séparés, ce mot 
s'emploie généralement au pluriel. 

1 . Branches de Téquerre ( norma ) , 
dont se servent les tailleurs et les char- 
pentiers pour mesurer les angles droits ; 
elle était formée de deiu rè- * 
gics plates réunies comme l'ar* 
ticulation du coude (Vitniv. 
m, 5, jl4). Notre dessin re- 

! présente une équerre ainsi 
brmée : elle est sculptée sur un marbre 
sépulcral parmi plusieurs autres outils du 
métier de charpentier (Fabretti , Aquœd, 
72). 

2. (nfl(pwTCc-oSc T$ OKCp00p(|». Ins- 
cript, dans la collection Elgin du Musée 
Britannique) .Consoles qui soutiennent au- 
dessus d'une porte une corniche d'orne- 
ment (hyperthyrum); on leur donne 
ordinairement la forme de la lettre S et 




on les attache 'sous chaque extrémité de 
la corniche, à angle droit avec elle 
(Yitr. IV, 6 , 4). La petite figure i main 
gauche offre une vue de côté d'une de 
ces consoles , prise du temple du Dio 
EedicolOf comme on l'appelle mainte- 
nant, près de Rome ; l'autre représente 
la corniche qui surmonte la porte du 
temple d'Hercule, à Cora, et donne une 
vue de face des ancpnes pendant de cha- 
que côte de la corniche. 

3. Crampons de bronze ou de fer dont 
on se servait dans les constructions, 
pour relier ensemble de gros blocs ou 



des assises de maçonnerie (Vitniv. il , 
13, 21). On les employait au lieu de 
mortier dans les bâtiments considérables, 
et ils expliquent la quantité de trous 
qu'on remarque dans la maçonnerie des 
anciens édifices, d'où l'on a retiré les 
crampons au moyen âge pouf s'emparer 
du métal. 





La figure supérieure dans la gravure 
montre la forme d'un ancon de brouze 
du Colisée,et l'inférieure la manière dont 
on l'appliquait pour rattacher deux blocs 
de pierre dans le même édifice. 

4. Bras d'une chaise à bras attachés 
aux montants qui for- 
maient le dos et com- 
posant avec eux un an- 
gle droit comme l'é- 
querre d'un charpen- 
tier ( Gœl. Aur. Tard, 
II, 1 ). La gravure est 
prise d'une chaise de 
marbre dans un bas-re- 
lief qui était primitive- 
ment au palais du cardinal Mazzarini , â 
Rome. 

5. Griffes ou fourches à rextrémité 
des étais {var») dont les anciens chas- 
seurs se servaient pour suspendre 
leurs filets (Gra t. Crneg, 38 ). On 
les enfonçait par leurs extrémités 
pointues dans le sol, à peu de dis- 
tance l'une de l'autre, autour du lieu 
qu'on désirait enfermer, puis on 
suspendait les filets sur la fourche. 
Voy . le mot Vara, où l'on montre la 
manière de placer le filet. 

G. Espèce particulière de bouteille ou 
de vaisseau pour contenir du vin , dont 
on se servait dans les tavernes romaines 
(PauL Dig. 33, 7, 13),etâ qui, d'après 
leur nom, on peut supposer sans invrai- 
semblance un col recourbé, à peu près 
comme une comité, tl ne manque qu'un 
modèle pour confirmer cette conjecture. 



AIVCOBA 



AllDBOIf. 



33 



ANGORA (ÔTfxvpo). jincre,Les ancres 
ia ioàtsai n^STaient quelquefois qu'une 
patte; mais les plus parCutes en aTaient 
dmx, dites en fer, et ressemblaient 
exKtment à celles dont on se sert en- 
core aujourd'hui. On les portait d'habi- 
tode sur Tavant du Taisseau (Virg. ^En. 




m, 377), comme dans la gravure prise 
de la colonne Trajane; mais les gros 
vaisseaux eu avaient deux et quelquefois 
pkis, samnt leur grandeur (Athen. 

ANCORALE. Càhle d'une ancre (Liv. 
xxn, 19; xxTUf 80). Voy. la figure pré- 
cédeote. 

2. Orin ou corde de la houee (Plin 
H. A', xn, 16). La bouée elle-même 
(oi|(ut(» &Txvpoic, Paus. Ylli, 12, 1) 
était fiite de liège et attachée par Yanco- 
rale à un anneau qu'on voit au bout de 
la vcf]ge de l'ancre dans la précédente 
gravure. Pendant que la l)ouée indiquait 
le lieu où était l'ancre, la corde qui la 
tenait servait aussi à dégager du sol les 
parte* de Tancre, lorsqu'il fallait la 
le%er. 

A^iDABATiE. Qasse de gladiateurs 
qui cooibattaienl les yeux bandes ou avec 
na casque fermé sans ouverture dans la 
Tisière ^Hieron. adv. Jo-iJ, 1, 36; Cic. 
Fam, Tll, 10; mais là la leçon est dou- 
teuse). Suivant Tumèbe {jédvers. il, 
10), ils paraissaient au Cirque après les 
courses dans une sorte de lotte comique : 
deux d'entre eux s'attaquaient quelque- 
fois dans un char, la nuit déjà tomI)ée ; 
Ton en était le conducteur, l'autre y 
moDlait et engageait une lotte soutenue 
au hasard. On l'appelait andahata, du 
grec &Ya6aTi)C avec l'insertion d'un d, 
ANDRON (ivôpwv). Terme grec qui, 



dans sa signification stricte , se rapporte 
aux habitudes de cette nation. Il ciésigne 
la première des deux divisions principa • 
les du plan d'une maison grecque, celle 
dont Tusage exclusif était réservé aux 
hommes (Vitruv. n, 7, 4 ; Festus, x. i; .). 




Elle consistaît'en une cour découverte 
(aOXVi), entourée de colonnades (mar(|uée 
c sur le plan), autour de laquelle étaient 
disposés les divers appartements exigés 
pour le service du maître et de ceux qui 
étaient à lui (n. 1 à 9). Elle était sépa- 
rée de l'autre division, qui contenait les 
appartements des femmes, par un passage 
et une porte (marqués d), 

2. Les écrivains latins employèrent ce 
mot dans un sens tout différent , pour 
désigner un simple passage qui sépare 
une maison , ou une partie de la même 
maison, d'une autre; par exemple, le 
passage entre le mur extérieur dune 
maison et le jardin qui en est proche 
(Plin. Ep. Il, 17, 22); et les architec- 
tes romains se servirent du même terme 
d'une façon très-impropre pour désigner, 
dans une maison grecque, le corridor 



34 



AnoROHlTIS. 



qui séparait l«* uni dts (Utrei la «i>- 
pirlementi dei bommet et ceux art 
femmes (marqué ti dans If pUn précé- 
dent] : le nain eiacl était Meiaulœ. 

ANDBONITIS (ivîpuvîtK). Sjnonjrme 
d'AwuBOH, n" I, 

ANGIPORTUS ou ANGIPORTUM (ïti- 
vuni;)- Ru^ étroite ou semblable à une 
cour fermée (Tereut. Adelph.lV,2.iO), 
et qui alort l'appeUit propnmeiit fim- 
dula; Qu leulement nie détournée qui 
coDttuiMil de l'une des met priDciniis 
■ui parties lei moiiu fréquentées de la 
«Ile (Horal. Carm. 1, !S, 10; Plaul. 
Pieud. IV, !, 0). Ces nie* détourDéei à 
Poai]iéi sont li étroites qu'une personoe 
peut traverser d'une seule enjambée d'ua 
trolloir k l'autre. 

AKGUILLA. Fouet fait de peau d'an- 
guille doDt les maitrei d'école de ftome 



se MrvaieDt pour punir leur* écoliers 
(Pljn. H. S. II, 39; Isidor. Origi». 
•V, 37, 1&). La gravure est prise d une 

Peinture d'Herculanum qui repréieate 
iplérieur d'une salle d'école. 
ANGUIS. I. Serpeut, employé chei 



les Roi 
tiolique du 



erepp 



lu tel ei 



ientation sjm- 
i ou génie qui 



lU^Virg. j£r. V, gS). En rontéquenceon 
peignait sur uu mur des ligures de ser- 
pents, de la même façon qu'on peint 
uoe croix daiu l'Italie moderne, pour 

F revenir le public de ne pas souiller 
endroit. Cela répondait à l'inscription 
Si se ^oil sur nos murs : Dèftntc Je 
pour aucune ordurt , etc. (Persii Sa- 

.,~,i, n>.) 



On trouve souvent ces Cgun* duu les 
maisons de Pompéi, dans les cui- 
sines , dans les fournils , dans Ifs li(ui 
enfin où la pronroté est particulièrenunt 
désirable ; en gè- 



le voit dans la GgU' 

par l'auteur dans \ 

un d«a corridors 

qui 

auE Thermea de 

Trajan à Rome. 

Elle est peinte i 

fresque avec l'inscription suiviDle lu- 

*JOTB> KT JDNOHBM WX DDOHUI 
DEOS imATOS HABBAI gCIKOIS Bl< 
MinXUlT AtTT CACAKIT. 

2, Drapeau militaire qui imitiit I) 
figure du serpent et 
qui fut ad(^té dans les 
arméea romaines com- 
me enseigne de la ro- 
borre(Claud.tnJ)a;Sn. 
Il, S, 177; Sidon. A- 
poll. S, 40). On l'ap- 
pelait plus communé- 
ment Draco : on eu a 
décrit i ce mot U ma- 
tière, le caractère el l'emploi aifc |>l:a 
de dèlaiU. La gravure est prise de I" w- 
loniM Traiane. 

AHGUSTICLAVIUS. Celui <{'"_ "•" 
le droit de porter sur u tunique l'ome- 
ment appelé eiiniui angusiut, minp" 
dislinctive de l'ordre equeslre (Suel- 
Otho, lOI.Vay. Clavob. 

ANNULARIUS ei ANULARIUS. 0'»- 
vrier dont le métier élail de hire dri 
anneaux (Cic. AcaJ. ii. 46). C« arti- 
sans formaient li Rome un «iW*#iu" o" 
corporation (Inicript. ap. Hiual- '"''> 



DeU : 



ANNULATUS el ANULATWS.En pe- 
[ui a ou qui porte da anPM"'- 

Innulali peJti, gens qui wt •)« 
cbaînet aux pieds, comme le* esc»' 
employés à la culture cher le* Ro""" ' 
quitravaillaienteQchaînés{Apal.H'"^- 



rtmut ita* k «aTare, d'aptèi nnepejn- 
UK dt Pmnpéi. 

ASHULUS ou ANIÎLUS {ï<«tù).io(, 
'^P^rtO' Adpcid pour le 
*Mp : Iiil dï fer dan* l'o- 
npM «t MniDi de ca- 
Âd pndr Kcller. Dam la 
nutc, OD adopva dn m- 
wiu d'or an lico d'iD- 
unui de fer; mail l'auge de ce métal 
Honte [iitratrcÎDt aui itoaleuri, aiu pr 
"irn Digiurau et aui chevaliers (Plin. 
H- y., Iiua, 4>. La eraTure raproente 
M wipHl phs dam le Dactjliolhèque 

> cuèet tût poné 

>a qualrième dùgt 

lit la maia giucbe, 

par la Gmi comioe 

P>r la Borna iiu(ADl. 

M|- X, 10); lojei la Egdre 1 main 

droite i|ii repréfcnle la main de Jupi' 

In d'ipin UM peinlure de Pompéi ; el 

^ là l'eipreiaioa leJtre ad annulai 

«/'OU (Eama. Pan. ad Coiutaïuia. Ih) 

HEDiEe itn uni à la punhe de quel- 



qu'un. Mail, KMu l'empire, la mode de 
nellre da aDueiua de diieri genre* 
et de raleun diTerte*, comme pun or- 
uementi, >'établit din> laulales clasm; 
on en porta sux diiïéreuli doïgli dn 
deux miin* et même pluiiruri ■ U foii 
(Hart. Ep. v, SI ; XI, SB) ; vo;. la Ogure 
à main puche, d'aprèt une peiniure de 
Pomnéi. oui montre une main de lemme 
ir le quatrième 



(YateriaQ. 
ap. TreiKll. Claud. 
graTure repréieiile un origi- 
nal pris dan* la Dacl]>1iolhè- 
que de Gorlcu) (part. I, n" 
68 ) ; deux picrrei précii 




c*t un lam cachet , porte la 

figure de Han ; l'autre eit un ocbel plui 

Ctxil et porte une odombe avec une 
ranch e de mjTte. 
3. AnaiduiiielarU. Anneau de rideau. 
Tait comme lea dAItïi pour courir sur 
uiw baguette et tirer ou retirer le ri- 
den. uiez lea Romaini, ce* atioeaux 
étaient faita babiluellement de boia dur 
(Plia. H. If. I1II, 18}. Dana une maiaon 
trouTée aui fouillei d'Herculaiium, en 
lS!8,etdoDtanadon- . 
né l'élération au mot i: 
Doinii, let bagueitei i, 
de fcr r ' " "" 



entre le* colonne* de 
Vatriun furent trou- 
vée* entièrea el placée* 
comme dani la gravure 
ci-joinle. Elle «si prite 
d'une miniature du Vir- |- 
gile du Valican, el ex- L 
plïque )e but ri l'usage 
de ce* anneaux , quoique le* proportioui 
restreÏQlei du deaiin ne permettent pai 
de le* di*tin|^er tur la baguette. 

4. Anneaux paué* dan* 
cerceau d'enfant pour réi 
avec bruit pendant les r 
tiona du cerceau (Hart. . 
xir, I6S]. On en pUçtil p 



dan» un 

!S révolu- \ ^ 
yn. Epig. \3 



ueïUï, «utoiir du derrière 


k 


de u'tète (Hirl. Epig. j 


\ 


11. 86), comme on le voit ' 


f^ 


dam le deuin ci-joint qui 




T^réieale Plotioi, fem- 




me de l'empereur Trajan, . 
d'»prè« une pierre gra- Il 


) 




pluMeur. partiel de* ÉI.U de 
de Naules, arrangent encore 
veuiidet. m«me manière. 


Rome et 


eun cbe- 






, c'est-*- 


dire série d'anneaoi ou 




denieUcirculiires. au r ! 



nombre de _^^____ 

quatre dam les modèles WnTUTT^ 
aociens, qui Mot pla- 
cés immédialement lous l'ee/u'niu d'ur 
chapiteau dorique et qui décroiueni per- 
pradieulairemeut l'un au-dcMous de l'au- 
tre, eamme un élage de degrés renversé 
(Vitruv. IV, 3, *). 

ANQUlPiA («Y-oîv),). Collier par le- 
quel la vergue d'un vaiuesu esl allachée 
au mit (liidor. Orïg. Xlx, 4, 7; Hel- 
vius Ciana op. Iiidor. l. c.) ; on l'ap- 
pelle la dtoue dans la langue lechaique. 



Dans la gravure, priae d'une lampe 
d'aigle, i'anquiaa a!pp«r«it comme un 
anneau demi-ci reulaire ou un lien de 
boia ou de mêlai ; mais, d'Iiabilude, elle 
était faite de corde. Cette dénomination 
lui vint du sens primilirdu mot grec, qui 
ligniGe irai plié. L'àficoivi] SiiÀij, dont 
on parle chei lei Grecs, comme employée 

Car les grandi viiueaui , par exemple , 
quidrirèmei, elc, ne lignifie pas que 
la Tergiie était mainleniie par une douille 
snfuina, mais que Vanquiaa était Taite 
d'une double épaisseur de corde pour 
réiiiter à l'usure par le frallemeni, pro- 
portionnée à la grandeur de ta l'ergue. 



AN SA. Ce par quoi nous saisissons quel- 
que chose. Ce mot s'applique, de lamâme 
Taçou que notre mol poignée, à plusieun 
objets qui dilTereDt essentielkmenl l'un 
de l'autre pour la forme et le caraclère, 
quoique loui aient la mime destination 
générale , celle d'une poi^ée par la- 
quelle on tient les objets. Les plus im- 
portants sont ceux qui suivent : 

1. {Ka£ii. Ta Sita.) Poignée de toel 
vaiuenu fait pour cootenir des liquides, 
comme coupes, pots, ampbarcs. etc. Ces 
poignées variaient uns doute dans leor 
forme, suivant le goût de l'artiste qui tes 
dessinait ; et elles étaient placées iodiflé- 
remmeal sur le cou, sur un 
câté ou sur les deux , ou du rf-^^ 
faautau bat du vaisseau, delà II ^^^ 
maoière euGn qui convenait VkJ ^ 
le mieux k la beauté de l'en- ïï) ' \ 
semble; car elles formaient' \ ] 

toujours uoeparlieiaté^aute ^^^J 
de l'oeuvre pour lei artistes ^^^ 
anciens, qui ne voulaient pasqu'elleip- 
russenl posées après coup comme de 
simples accessoires. La ligure est lirét 
d'un pot de bronze trouvé à Pompé! 
Bvee une seule poignée d'un carscière 
fort beau, quoique simple; maison trou- 
vera dans le cours de cet ouvrage une 
grande variété de formes difféieplis 
(Cato, R. R. 113; Virv. Ed. in, «il 
Ov. Hir. HT, 35!; 3frf. YIII, fliS)- 

3. Aata ojtii (Jjtiunaorflp, xopÛTil. 
fojtrpov). Poignée d'une porte par la- 
quelle on l'ouvrait ou on la fermiil, e< 
qui servait aussi de marteau (Petr. Soi. 
96). On représente souvent ces poignées 
comme desimples anneaux atucbésiua 
crampon; dans d'autres cas, iU étaient 
dessinésetomésavecplusde soin, comme 



on le voit par la Ggure d-joiate , pTHa 
d'un original eu bronie qui appartenait 
primitivement à la porte d'une maison 
de Pompéi. 

■■ jinia crepidu (4t«Û1ii). Trou BU 



■fi mi-il ,^ 

(ko. 



pird akSK [Tibull. I, 8, M). Il J an\t 
m aiat nombre de ces trous de chaque 
ràlF da Millier ; on peut le eoadure de 
lliiitoin bien coauue d'Apellei, qui fut 
reprii pu UD UTetier pou 
une iIb «iiE ^oi un ou*n 
upoM i tt lue du peupli 
->". MIT, le, lï). On «n Ton cwire- 
nrat la (bnne el le raractére dam U 
(nim, priie du pied d'une sUtue grec- 
qwcD marbre. 

i, Ava iialerm, La poignée d'un pe- 
WD, pir liqnella il itM\ iuipendu el qui 
^irnùiKia centre d'équilibre, étui Gi^ 



i U moitié U plus petite de la lige, prèi 
do bout oà an attachait U balance va 
Tolirt 1 poer (Vitruï. x, î, 4). La 
|n<vn (H prise d'un peson de brODie 
iiMit i Pompé i. 

h. Aaïc gaitrnaeaii (btaC). La poi- 
pée d'un gnuTcniul (VitruT. X, », S) ; 
('était )e boni de la lige du ^UTemail 
'U dan* U gnTure) que le UmonieT 
iRuil dti deui nuioi < quand le gouTer- 
mI le composait d'unesimple rame sans 



Id droite. Mais dans les grands 
l'emploi d'une barre derpuaat 
necetuire, il plaçait une main sur l'ania 
( A , graiure a main gauche) , et l'autre 
sur le claviu |B^, ce qui lui permeliait 
de mnuTOir le limon atec une bien plut 
grande hrililé. La Kgure à main droite 
estcopiée delà colonne Trajine; celle à 
moiu gauche d'une peinture de Pom- 
péi. 

e. Ansa ftrrea. Crampon de fer par 
lequel on mllachail 1rs iargn blocs de 



^UiT {elarai), ainsi que dans la gra. 



e dans d'anciens édiCi 



.,quan 



se servait pas de mortier (Vitniv. u, 
S, i) ; c'eit la même chose que V Anton 
[6) : on trouvera une gravure à ce mol. 

ANSATUS. Uiiui d'une poignée on 
de poignées. On trouve les explicalinni 
néceuairei au mot précédent. 

3. Aosala htula, Ansalum teliim 
(ifxuluTé;. EtfXUJiviTov , (isnSYXuXov). 
Lance ou JBvelioe munie d'un appui deni- 
circulaire pour la main, attaché au boii 
comme une poignée. Ces poignées n*^ 
tairnt pas permanentes i les soldats les 
menaient aux arma avant d'aller i la 
bataille ou dans toute conjoncture qui le 
drmanJait (Pliitarch. Alei. apophlh. 13; 
cf. Xen. Aitùb. IT, 3, IB). Elle* avaieDI 



un double but : de les aider i lancer cet 
armes quand ils l'en tervaieoL comme de 
traits, aiuatai milluat de lurriiiu liaslai 
(Enn. ep. Non. i. ii. Antatm), ou d'ip- 
pu]rer la maioetde donner de lia force au 
coup quand on eomballait de près, ania- 
lia concarrwil iflU (Enniui, ap, Hacroh. 
Sot. TI, 1). Cet deux usages sont iudi- 
quét dans la gravure, prise d'une peiu- 



38 



AlfSULA. 



AIfTEFIXA. 



ture qui décore les murs de U tombe 
d^un guerrier à Psestum (NicoUi , ^/i//- 
chltà di Pesto, VI)» et qui est pré- 
cieuse pour détermiaer le véritable sens 
du mot, seulemeut soupçooné jusqu'à 
présent ou mal compris ; loais elle prouve 
une différence riiractéristique entre Vansa 
«t Vamentum d*une javeline : Vamentum, 
comme on le sait, n*etaitqu*une courroie; 
et Vansa ^ comme on le voit ici et comme 
le font entendre les autres sens de ce 
mot, était nnepotgnée d\ine forme angu- 
laire ou curviligne attachée à un objet. 

ANSULA. Diminutif d'a/ua; il s'ap- 
plique à tous les sens qu'on a expliqués 
à ce mot. Valère Maxime (TUI, 12, 3), 
en rapportant l'histoire d'Apelles et du 
savetier, emploie le diminutif ansuïae au 
lieu d'ans» dont se sert Pline (H, M 
XXXV, 36, 12); et, dans la gi-avure 
^Ânsa (3), on remarquera au'il y a en 
effet dés trous plus petits sous les 
grands. Cette figure donnera par consé- 
quent un échantillon de Vansa et de 
Vansula, pris dans leur signification ri- 
goureuse. 

ANTiO (7capa9Td$e;). Pilastres carrés 
(Non., s. D.) dont on se servait pour 
terminer les murs latéraux d'un tem- 
ple, quand ces murs latéraux s'avan- 
çaient au delà de la façade de la ce/la 
ou partie principale du bâtiment (Yi- 
truv. rv, 4, 1). Comme 
il faut de chaque côté un 
Be ces pilastres pour for- 
mer des supports corres- 
pondants, on n'emploie 
jamais ce mot qu'au plu- 
riel; et ainsi un temple 
est dit in an lis ou èv 

ncL^aaxà<jt (Vitruv. m, 

2,2), quand le portique 
est formé par la saillie des murs latéraux, 
terminés, comme nous l'avons décrit, par 
deux pilastres carrés qui ont entre eux 
deux colonnes. 

ANTARIUS. Funes antarii; cordes 
employées pour l'érection d'un màt, 
d'une colonne, ou de tout autre objet 
d'un poids et d'une hauteur considéra- 
bles (Vitruv. X, 2, 3). Elles étaient 
fixées à la tête de la colonne, et de cha- 
que côté au sol à des distances conveua- | 




blés, pour la tenir solidement et Tempe- 
cher d'incliner de côté et d'autre pen- 
dant qu'on rélevait. 

'ANTEAMBULO. Esclave dont U fonc- 
tion était de précéder la lectica de son 
maître ou de sa maltresse et de lui frayer 
le chemin à travers la foule (Suef. 
yesp, 2). Ce même nom s'appliquait 
aussi à rafTranchi ou au client qui mar- 
chait complaisamment devant son patron 
quand il sortait (Mart. Ep, 11, 18). 

ANTECESSORES. Cavalerie légère 
qui formait l'avant-garde d'une armée 
en marche ; elle frayait le chemin pour 
le corps principal et choisissait les places 
convenables pour une halte ou un camp 
(Hirt. BelL Afr, 12; Suet. VU, 17). 

ANTECURSORES. Même sens que 

AlVTRCBSSORES (C«P8. BelL cii\ I, lU). 

ANTEFIXA. Ornements en terre 
cuite, inventés par les architectes étru»- . 
ques , à qui les Romains les empruntè- 
rent ; ils élaient employés pour décorer 
les diverses parties d'un édifice au dehors 
comme au dedans, pour couvrir une sur- 
fiioe plate, pour cacher les jointures en- 
tre deux blocs de maçonnerie, ou pour 
déguiser par un ornement des contours 
rudes et sans élégance. De là ce nom 
s'appliqua spécialement aux objets dis- 
tincts qui suivent : 

1. Longues tablettes plates en terre 
cuite 9 avec des dessins en relief, qu'on 




clouait sur toute la surface d'une frise 
(zophorus), pour enrichir l'eutablement 
et lui donner l'air de quelque chose de 
fini et d'orné. Les artistes grecs sculp- 
taient le marbre lui-même, et tenaient 
en suprême mépris un pareil artifice 
pour cacher des aé&iuts (Liv. xxxiv, 3). 
La gravure représente un antéfixe ori- 
ginal trouvé à Rome, et qui avait servi 
jadis à l'usage indiqué. On remarque en- 
core les trous des clous qui le fixaient. 



AnTCPASMEUTtlM. 



au 



1. Ornfiiients de mèinc miticrr, Giés 
■ Il coToicbe d'un cntiblemenl pour 
ilaii»r puaage à la pluie et la Tenrr du 
toit dins la rue <Feilui, i. '».)■ Ha TC- 
poai|eDlaux gargouillis de rarchîtcctore 
prtbHfue, ma» il* tout d'un dessin beau- 
nup pltUMiiiple; le plus louveul ils (ont 
Jorùn du maacaron d'une ^,e^ 

mooihlïoiu du Nil, qui ont KMHfM 
tïea quand le soleil est daiu jfcjy^Jf 
le ûgnedu Lioii. La graiure KcîSffl 
esl prise d'uD original trouvé ^^^^ 
à Home ; eUc a on Irau circulaire dans la 
beuclie, ail était introduit ua tube de 
plomb «nume gouilière pour verser l'eau. 
3. Ornements droili, placfa le long da 
Eiile d'un enlablement, ao-dcsiiis du 
loenbre aupérieur de la comicbe, puer 
racbev l'ealrimité d« tniles bitières [im- 
irieet) et La jointure do tuiles piMe*. 



La fignie représoite une vue de face et 
une vue de côté de deux modèles trouvés 
à Rome ; la figure supérieure, lu centre, 
' rpprpsenle les eitrémilés des tuiles telle* 
qu'eUei anparaisaeul sans l'anlé&xe; h 
figure inleneare repréiailfl le* mtoiea 
ntrrmilêi recouvertes par tes auléfixas; 
La &gare à nujii dniile montre anssi 
par derrière ta languette qu'on intro- 
duîuît tous Vimirex, pour ie fixer; et 
ta fi^nre à main gauche, qui porte une 
ïoiage de La Victoire, prê^enle ainsi ua 
cnnuBenlaiie grapliïque du passage de 
Tite^Liic (xivi, 33) où il dit que li sta- 
tue de la Vicloiie, placée au lommet du 
temple du Ca|ntole, tomba el fut retenue 
par l« Vicloirei d« aatéSiei ; fieloria, 
f «z iit cuimiar erat, fulmine icia df- 
cujiagae, ad ficloriai fiic in aalrfLtii 

KSl&i^k {Uaçiai). yergia d'un 
vaiaiean : elle était bile d'une sente pièce 
de sapin , quand le vaisseau éuii petit, 
et de c>eal, liée* ensemble, quand il était 
pins graiid j ausn ce mot se rencontre* 



t-il souvent au pluriel, pendant qu'on 
met BU singulier la voile i|ui y esl alla- 
cbée : AiUenaii lolum iJme,nu tilam 
(Ovid. Uel. XI, 483). De petites vereuei 
d'une seule {àpx sont rrprêseulées dans 
plusieurs gravurej qui eiplicjuent la cons- 
truclion oti vaisseaux anciens dans dît- 
férenles parties de cri ouvrage; et la 
vergue dnnnée au mot AltQCiHA montre 
distinctement la ma»ière dont tes deux 



1 join 



) dans 



:rgue elte-mime esl prise 
d'un bas-relii-r d'iint; tombe it Pompéi ; 
le* détaïla de la voile et le lien qui fiie 
la vergue an mil, de deux lampes. en 
terre cuite de Bartoli. 

ANTEPAGHENTL'U, Le chambranlt 
du chissis d'une porte, appelé surtout 
ainsi quand il avait une moulure d'oi^ 

tant {scapiu cardinalla), qui formait le 
pivot sur lequel ta porte tournait , et, 
au deliors, [e liéroUail tout il fait i la 
vue (Viiruï. lY, 6 ; Fetius, ». v.i Cato, 
R. S. 14, 4). 



Un eomprcndra facilement ces détail* 



10 

fU la gravure qui repréiente une iléva. 
lion et un plan de l'ancienne porte et <lc 
l'ancieD chiuii lubiiitanl eneore 1 l'é- 
glise Je Saint-TbéoilDr« de Rome, primi- 
livemeut le lemnle de Rémus. Du calé 

pagmrnium pour faire voir le montant et 
U cavité où il s'emboile, pecdint que le 
câlè gauche et le plsn munirent la ma- 
nière dont ces parliefl "' " *"'"" 



celle du TMle de rauTrace,et ib o'en- 
traient pai dam ta conitriKtion origi- 



-. P»f" 



j dedau 



n erfel. 



la partie de la porte à laquelle le pivot 
était attaché et la crapiudine dans U- 
qurlle i! tournait étaient placées derrière 
la saillie du chamhraule qui i 
pour la recevoir et formait 
aorte de cadre qui recouvrait au dehora 
les borda de ta porte et protégeait le de- 
dans contre l'air eitérieur. 

3. Antepagmentant luptriia (Vitruv. 
lV,e, 1). £Jnfrau du ehlsiis d'une porte, 
aurloul qmnd la porte ouvrait en de- 
dans, et que la moulure du linteau eu 
iTcouvrait le bord inpérieur, de la même 
façon que noui veooni de Ir décrire pour 
la chambranle! latérsui. Gel 
lion e*t communément adopti 
maisoDi de Pompéi, où les porta habi- 
tuellement sont placéei tout à lait der- 






e chisii 

ANTEPILAr<1. Soldat! qui, da 
gioo romaine rangée en bataille , étaient 
placés devant la p'dani ou Iriarii, qu'on 
postait su troisième rang. Ainsi, c'est un 
terme général pour déaigner la soldati 
des deux premier! rangs, les haitati et 
les principri, comme on lei •ppdail 
particiilièremrDt (Liv. vni, 8). 

ANTERIDES (iptlottaTa), CoHlre- 
forlt placéi contre l'eitérieur d'une mu- 
raille pour la soutenir si elle est faible 
(Vilniv. VI, S, 8); ils étaient raremeut 
cmplojés par les architectes grecs ou ro- 
mains, excepté pour consolider une fon- 
dation. La ligure représente la cloaca 
Maxima à Home, avec des contreforti 
eitérieun de chaque calé de ia niai;on- 
nerie, comme on le vil dans une fouille 
dirige par Piraneai. Ces conlre-forls Ce- 
pendant sont d'une pierre différente de 



nele; mais on peut le* regarder comiie 
des vestiges dei réparations faites sut 
égodtsà l'occasion que mentionne Dcnyt 
d'Halicamuw (m, 67), quand od dé- 
monument prés de dnq 



aitlioi 



idem 



ANTESIGNAM. Corps des pliii brava 
et des meilleuas soldats de la légion, 
qu'on plaçait immédiatement devant la 
enseigna, pour les empêcher d'être mi- 
sa par l'ennemi (Cœs, B. C. l, ST; Lit. 
XXII, &; IX, 39). 

ANTESTOR. Sommer une personM 
ou lui demander de porter lémiiignap) 
qu'uD défendeur refuse de panilit de- 
vanl le tribunal. Dans de tella ona- 
aions , le demandeur priait un des itùi- 
tinls de porter témoignage des mépris 
du défendeur, par la mots lica anits- 
tarif S'il recevait sou consentement, il 
touchait l'oreille de ion témoin, puit x 
saisissait de la personne de l'opposaDlel 
le Ininait de force au tribunal (Plsut. 
Ptri. IV, 9, 10; Hor. Sat. I, S, 78; 
Pliu. H. m. XI, 103). 

ANTLE. Boucles de cbeveni d'im 



femme, quand elles tombent da Icnip» 



Aimi-RiiA. 

h |oDf àa oreilles [Torui, t. r. ; 1: 
Orig. xu, SI, 8);etpanrill(!ainil, I 
liti de âai de» bomma, quand ellt* 
■ont imugèca tire nia dc^uu la tem- 
pa le long du lisage (Apul. Flor. 1, 3. 
]}, ronme doD* la granirc, priie d'une 

elc E[ure CD brome IrouTée « Hcrcu- 
in. La gniure lu mot Ahadema 
MUtre en boaoJci portéa par di 
ma, d'aprr* une peioture de Pou 
A-VriLENA.. Poimil ttliehé 
d'âne béte de M>iiuiie pour empêcher U 
Mlle de ^iuer eo 
arrièn ( lïïd. Orig. 
XI, 1<). 11 était Clé 
i9-de*uil de la Klle 
des dem cAl^ et 

de riDÎmat, comme 

daui la sratuic, ___i _ 

prise d'une peinlu- "' 

re dllerciiliiiuin ; c'étail l'accmoire ot- 

Maaiiv da bit diuo toules lei coulréci 

nonUrneute* > pente* ocarpées. 

ASTIQUARltlS. Terme emplofé tout 
l'empire, Biec un seni diffêreiit de celui 
dtliirariui, pour désigner une penonne 
qui fiuuit métier de copier de vieux li- 
im (lui. Orig. Tl, 14, 1), et qui écri- 
vait duul'uiciencanctéreuiici*!, quand 
ta lettres couranles élaieal devenue* 
d'oD ange général (Beeker, Gatliu, l, 
p. ISi, de la trad.angt.). 

ANTUA (AvTlia). Pompe ou sutre 
machine pour élerer de l'eau ; ce podi 
s'appliquait à toute* lei iavenliaoi hy- 
draaIiqiMi de* aiicinii et n'indiquait au- 
cune macbine particulière. Diua Mai ' 
(£/>. Ix, )&. 4], il eil employé pour 
ugTKT la tige et le piiton ; tUui Suétone 
( 7 ib. 51 ) la roue bjdnulique à bra' - 
H daoi Ilalliièue (Atlini. V, 13), U ' 
d'Arthïméde. Lei difTérenlei marbiu 
tompmes loua le terme géDëral à'antiia 
H»! décrile* et expliquées mhu leiin 
noott »périaua. Lei voici : 1* Rota 
aqdabia; 2'>TTMrAnDK; S'Tolleso 
4* Gaciu.osi à° Ctesiiica macbihj 

et SiPHO : 6" COCHLBA. 

APALARE ou APPLARE. Sorte de 
pude cuiller qui 
on i laire pasier dei Œub molleti au po- 
cbtt (Glott. Itid,), qnoiqu'on l'emploYll 



auui i d'antrea uiagei (Ai 
II). L* gravure est 
copiée d\in original 
en brouie , troui 




Pompéi, qui, à ce qu 
ipéeimeii d'un de na 

APEX. Littéralen . . 
bois d'olivier, aiguisé par le bout et fixé 
dans une touffe de laine, que parlaient 
au haut de U tète tel Flaminet et le« 



Saliem (Feilua 



Albogaltrui; Serr. 




id Virg. JEn.%,%-Hi). V 

liché de cbaque ci"' 

bandeau , ou il te 

calotte qui s'adapt 

ment i la lite 

)■ gravure, prii 

lief romain ; de U le n 

Cx est employé souvent , 
calotte elle-même (Fabius Piclor ap. 
Gell. X, I&,3iLlv.Ti, 41 ). 

). Cimier du casque auquel 




£n., XII, 492). Vafiez lui-même paraît 
d'une faqoD trèi-proeniiaente dans la gra- 
vure ci-jointe , topiée d'un original en 
broiue trouvé i Pompéi; mais nous 
dannoni à l'irlicle Galea uu modèle 
auquel la crinière est altachée. 

APHRACTUS ou APHRACTUM (â- 
(poxTov ). Vaisseau saiu pont ou pouté 



seulement en partie 1 I* 



41 

rière i comme noui dEsoDs, demi-ponté 
(Cir. j4lf. V, 13). La Ggure ul tirée du 
Virnile du Valirau et montre par U hau- 
teur reliliie dei hommei qii'ît n'y > pu 
de pont au ceulre; en comparant le vai>- 
tCBu ponté («djt.Navis constiata), on 
vern racilement b ditTéreuce des deux 
MlimenK. 

APIARIUH ([j.iWa<iv, iielKTiTOTpo- 
ftîov). ^ucfter ou place où l'on garde 
un r^rlain nombre de ruchei (I>)lumell. 
II, &, 6). 

APIAKIUS ((uliso-iûc, |Li),i(Faoupyâ;)- 
Celui qui loigne et garde dei ibeillei 
(Plin. H. !t. 1XI,S1). 

APICATUS. Qui porte r<i;vf ou bon- 
net terminé en |ioiote du flamen dialii 
(Oïid. fast. III, 397). Voir U griTure 
du mot Anxet l'article FlaMeh. 

APLUSTRE et APLUSTRUM {ifXaa- 
TOi]. Omemeat Tait de plancliei de bois, 
Tcuemlilant un peu aui 
plumes d'une «lie d'oi- | 
(eau, qu'on pla^it lur 
la poupe d'un D a lire. 
(Lucau. m, S86-. Lu- 
cret.iv,43S.) LaGgure , 

Tepré«ente un apluitre 1 

en détail, d'aprèi un 
ftncîcn bia-rclief dout 

tée Britanuique. On 

Toit la position qu'il occupait lur le vaii- 

■eau daui la eravure précédeule. 

APODYTERIUM ( o:roîyriip,o* ). 
Cliamhre oh Con le diiliahiUe, pani- 
eullèrement chambre de baiui ( Cic. 
ed Q. Fr. tu. I, I ; Plin. E/titt. v, 6, 
tb), où l'oD M déthahillait et où les 
t reliaient pendant qu'on pre- 



nait k bain ; car, dant le* éubliuementa 



l'iatérieur : cette ditposition avait pour 
but de préteoir l™ ïoti en empichaiil 
de cacher tur soi lei objets dérobes (Cic. 
Cal. 36 ). La figure représente l'iDlé- 
rieur de Vapodjltriaat des haini publia 
de Pompéii ou peut voir sa poiilioa re- 
latii'enieal aux autrei pièce» sur le plan 
au mot Baunex; il ■^ est mangue A. Il 
■ trois purtes : l'un, à main gauchr, > 
l'eilrémilé de la gniTure, eil l'cDlrée gé- 
nérale et commune; l'autre, à maia 
droite de celle-là , mène dans le baîo 
(roid, ctla plu( proche, mit la droite, 
dani le bain chaud. Des sié^ pour 
s'habiller et se déshabiller sont nlacis le 
long des trois côtés de la cbambre; ci 



> les II 



«quou 



étaient Qxées des cbenlin de boii pour 
suspendre les vêlements. Ou melliil nue 
lampe dans la petite niche sombre wui 
la fenêtre. 

APOPHORETA (inofôpuTa}. Pré- 
■enls qu'un b6te donnait i cet» qu'il 
avait recul, au momenl de leur dépirt, 
pour qu'ils les emportassent dans leur lo- 
gis. Des cadeaux de ce genre étaient plui 
particulièrement en usage pendant la léle 
des Salumalea (Suet. Cat. &&; fap. 
19). 

APOSPHRAGISHA (iirgtffpâyiirfii). 
Dessin ou empreinte d'un auueau 1 ca- 
chet (Plin. £/>«/. I, 55,3). Voy. !» 
gravures au mol AmndldS. 

APOTHECA(iinoB^KTl). W^^aiinmi 
dépât pour toute sorte de denrées [Cir. 
Valia. 5; Pkil. tl, 27). Ce mol coo- 
tient les éléments de l'italien bollf^' tt 
du frauçais iou/ijue; mais c'est la une 
corruption du sens primitif, qui i'y 

Eliquait ■ uD magasin où les denrées 
taieol gardées non pour la \enle , mai» 
pour l'usage particulier de leur poues- 
seur. ComjMrei TABRIinA. 

3. Chez Ici Romains ce mot indiquiil 
un dé|>ât pour le vin dans la partie sufé- 
riiure de la maison (d'oiï Horace, 01- 
■II, 21,7, V«MnA tetia; cf. PHn.f/'. 
n, 17, ISjPlin. W. iV. ïtv, 11,0-7): 
on Vj gardait pour qu'il pdl vieillir dam 

en houteille;aulieuquelenn nouKau, 



ATOTBKOtU. 



miniIndotU etletca/w, i 



APOTHEOStS (iKoMuaic). Mot em- 
pnilt à 11 liDguc grecque, mait em- 
floji Mileamt à nue époque posté- 
nom (Tcrtull. ^pol. U) ; le terme letln 
mCeaittralio. Vojezce mot. 

tPPARITORES. Nom collectif donné 
imeffinen poblici attachés au urvire 
ia lupitrati raiDunt et comprCDiDt 
\oAtaiui, Uctorei, Prteconet, Scribm, 
r„iera. etc. {Cic. •</<?. i'r., I, l, t; 
Son. n*. 11). 

]. Diiu l'anaée, r«ai qui lemient 
la Inbooi milîtairei (Birl. B. Àfr. SI ; 

LiBprid. .4/u. str. sa). 

AgU*DUCTlIS (M(iaT«Ttïovl. ^juï- 
iat. aiul aniâciel, laDTent de pluiirun 
ulla de loac, Mrraiil k porter un eoun 
d'en de la wurcc «en ud poÎBt déler' 
iiiiiê(Cîe. ad Jii. kiii,6; Froatïn. ok 



liei par In propriélairea dont il IrKer- 
■ail Wslerrtiiu {'Pataf-Dig. 43,20,3). 

AQL'AUS. Tout vaie qui conlieut de 
Tenu pour boire, cruche ou pot à tau 
(PlBUt. Cure. Il, 3, 33; Mil. 111,3, 
39). 

3. Même leni que Malula ( Viiro, t. 
L. T, MB) ; c'eit à Cïl» que fait proba- 
btemeDl alliuion la plaisanterie contenue 
dini le passage de Piaule ( MU. lU, 1, 
39). 

AQOARIUS (OipofépoO. Porteur ou 
marchand d'eau [Cic. adFam. Tlil, 6). 

I. Esclave employé aui bains, <)ut ap- 
portait l'eau, la venait sur le baigneur 



.fjurfocf). La figure représente ui 
pnie de Taqueduc coiMniil par l'en 
pcrear Cliiale : il «at Uti de traverti 
tl ■'■ qu'ua rang d'arthes ; maîi oei 
tiim iqDedocs portaient trois coui 
■l'as téparéi dans des canaai distinct 
Tta aa-deuus de l'autre; et d'autn 
"lifnt deoi ou titiîs rangs d'irehci 
aniui la nature du pairs qu'ils IraTei 
niât. On TOit le canal \{,iptci 
Ifqwl Fean passait : il est dèeou 



) par 



\QIIAGIUII. Cours d'eau qui élail 




H remplissait le lahrumi il esl occupé 
à e« dernier ofGce dini 1> gravure, prise 
d'un vase d'irgile. Ces hommes étaient 
Dotés pour leurs habitudes licencieuses 
[Juveu. Tl,333;cr. Keslua, j. «.}. 

3. OfBcier aRoine, allaché au service 
dei aqueducs : il devait veiller à ce qu'il 
no fill pas pris une quantité d'eau plus 
grande que celle qui était coacédce par 
la loi à chaque individu ou à chaque 
établiisauenl public (Front, ^i/urd.). 

AQUILA. jiigU, enseigne principale 
de U légion roms' 
(Plin. U. !t. s, 
(elle d'argent ou 
broDie, avec les ailn . 
étendues, comme on le 
voit dans la gniure, 
prise d'un original pu- 
blié par La Chaus!ie 
(Recueil J'aaiiq. 
«ain«,T, Sj.Oni 

mot suivant. 

3. (aUTÔEiôtTit, &iTU|ia). En terme* 
d'aichileetnre, &ce triangulaire ronk- 




prise entre la corniches. horiioDlale el 
Iransiersale d'iip (ronlon, et qui lervaii 
de lupport i ce* deruîèret : luiiinenUi 

' uigium aquilm, dit Tacîle ( Hht. m. 



1) [« 






pas plutôt ieimodillonxen forme d'aieirs 
adaptés i rcxiiémilé tilèrieurc des che- 
rrons rarnuDt les peales latérales du toit]. 
Le icrme eit grec (Pausan. I, !4,6;T, 
10, 20 ) , et correapond au lalia Tympa- 

était employé lorsqu'il s'agissait d'une 
limple face nue et sans sculptures, et le 
premier quand la surface était rem- 
plie iisr un bu-relief. En effet, ce mot 
venait de l'uian grec fort ancirn de 
■culpler un aigle sur le fronlan d'uD 
temple, surtout de ceux qui étaient 
dédiéi A Jupiter : comme ïna la gra- 



vure , prise d'un bai-relief de la Villa 
Matlei a Rome. Dîna les édifices étrus- 
ques ou autres de conitruction aréo- 
ttjle, Va^uila était en hois, afin de 
peser moins sur l'arcbitravei celte cir- 
constance fui cauie de l'incendie du 
^mllle de Jupiler Capilolin, quand le 
— •"'- '■■' -siiégé par Vespasien [ Tac. 



Capitole fut a 
Hi,,. l. c). 

AQUILIFER. Pnucipal enseigne d'ui 
légion romaine, qui 
portail l'aigle [Ck*. 
B. G. ï, 37 ; Suel. 
Aug. 10). 11 n'y a- 
vait qu'un afuiji- 
ftr pour chaque 
légion, quoiqu'il J 
eAl plusieurs ii- 
gaiftri ou porte- 
enieignes ( Vcget. 
MU. Il, M; cf 
Tac. Jnn. I, 39 et 
61)' L'X Ggure esl 
tirée de la colonne 
Trajane, sur la- 
quelle un enseigne 
portant l'aigle est 
' 'i plusieurs 



AQUIHmARlUH, AQU1M1NALE ou 
AQII.£HA»ALIS. Aiguiéreavec laquelle 
on vernit de l'eau sur les maint d» 
convivea avant et après le repas. Un 
bassin j Était joint, poiir recevoir I'biu 
qui tombait de> mains; les deux objtlt 
ensemble répondent asseï à notre pot i 

V. ; Ulp. Dlg. 34, 3, Ug. 18, n. H). 

ARA (SuT^piDï. p<u(iô;]. Autili c'ert- 
i-dire toute coosinictiou élevée au-des- 
sus de terre , en gazon , en piem , «i 
briques , en marbre sculpté , sur laquelle 
on plaçûl ou on brûlait les offrandes 
faile* aux dieux. Le* autds était 
circulaires ou carrés , avec une cai 
sommet où on allumait le feu, 
oriBce de càté ou au bas, par 
t'échappaient lea libations de lin 
jus des offrandes consumées. On \ 



M lu 



&2za 



pour II décharge des liqui 
Iigiire a main droite, prise c 
peinture de Pompéi; la figure à mun 
gauche e»t copiée d'un vase d'argile el 
montre le liquide l'échappanl par une 
ouverture placée plus haut. Cet paru" 
sont esseoliel les itous les aulpls sur la- 
quels on brûlait des victimes ouon veruil 
dealibationi; partout où etlea manquenl, 
bien que le marbre ressemble en géné- 



rât i 



L aulcl , < 



ilquu 



"VC '! 



Les archéologues oublient 
trop souvent cette différence. 

2. Des autels éuient élevéi aux pUces 
qui suivent.' Dans un lucus ou bou 
sacré, devant la statue de la divinité i 
laquelle il était dédié [Hom. Il- "< 
30&) : ainsi dans la Ggure, tirée de l'art 
de triomphe de Trajau, où les «rbres 
repréwnlent le bois sacré qui entoure une 



]. Sur \a defréi >u pjcd du por- 
tique d'cdirce on au-ilfiaiit d'un tem- 
ple, CMnBe daDi la gnnire ci-jointe, 
^■i n|ir«f«nte lei rctiu du icmple de U 



FoilaM 1 Pompii, oii l'on voit l'aulel 
•> bu do dfgrii qui couduiicol i !■ 
porte d'nlrée. 

4. Dtiu ta run d'une lille [Plaul. 
■'"'■ IT, l, !0; Mon. T, 1, ih),e\ 
prit ia saurs d'one ouiioii, devint une 






1 lupem 



u de l'iulel , 
tmt la figure de deux Larei, exMlc- 
atBl temliUI>le ■ celle que nom avons 
doDDce « ce mol; et les deux lerpetili 
pbcéi tu-dcsiou* étiient un ligne pour 



rtirle public • dene dépoKr ■ 



ordure, >' comme ihw I'bv ont expliqua 

S. Enfin, ili étaient pUcù prêt de 
Vimpluvium ou aur Vimptuvium mtew 
dei maitoDa particulifreii c'est sur cet 
luteb que la Tamille ttiriGait aux Péna- 
le*. La ligure représente une rcslaura- 



liOD d'une partie de Valrium, dans la 
maiioD des bioscures, k Pompéî; ou j 
ïoit Vimplurium sur le premier plan , 
avec l'auld >ur le hord. On en décou- 
vrit les traces en faisant des rouilles. 

6. Âra tarlcrema. Aulel sur lequel 
ou répandait et on brûlnit de l'encens 
(Lucret. u, 3S3; Virg, jEn. IT, 453). 
La gravure, d'après une ancienne nein- 
lure découverte au pied du mont Pala- 
tin , montre une femme occupée à ré- 
pandre de l'enceni sur un autel allumé 
qui , à eu juger par les proportion» res- 
Ireintel, semble n'avoir elé lait que pour 
de lellei offrandes ; mais les passages de 
Lucrèce et de Vii^le cités ci-deuui 



piraistent indiquir que l'ipillièle ri 



traaa élut tussi ippliqurà en géoér*! à 
Inule icrte d'aulel , pircc qu'oD ; bnl- 
Uil loujoun de l'mcen*. 

T. Ara itpulcri ou ara funfiit. Bû- 
rber tur Irquel on brdlait le> mont 
(Virg, Ma. VI, ITI j Oi. TriK. m, 13, 
31).iiiiii 
en bilclwi À 
comme un autel. L» figure est prise 



d'an bai-reliet repréienlaiit l'hittoire de 
Vltiadt; on luppose que ce bu-relier 
dile de l'époque de Néron el repréieiile 
le bûcher îllunii pour coDiumer le coq» 
de Palrocle. 

ARACHNE. Eipèce particulière de ca- 
dran lolaire; loo nom dériie d'une rei- 
■embliDce avec la loite de l'araigoée, 

troduite pu- l'intenection <k« lignet d«ï 
eures el des cercle» de t'éqnateur et 
dei tropiqun qui y août Iracéa. On n'en 
a pa* découvert de ipicimes andea 
(Vitru». 11.8). 

AR«OSTYLOS (ipBiijTuioO- Aréo- 
ityle; ce mol t'ap|ilïqueï ud édîGre ou 
i une colonnade oà lei colonnea tout 
placéa â de gnudi intemllc 
rie» par 3 fou 1/4 ou 4 foii 
nélra; comme dan» la dernière ligne 
de la ligure ci-joinle, qui montre la lar- 
geur reUtiie de» dinéreutet «apècei 



*leun<lîl 



d'entre-colon 



Dent adoptée» parle» an 



cieni. L« condruction aréosljle était 
particulièrement employée ^^„_ 
dan» l'ordre iDican et pour •**• 
de» lieiii fréquenté» par un #~-*~4 
grand concours de peuple : #■*(-# 
on ne voulait pai occuper #—^—4 

trop de place par une mul- ^ t a 

titude de colonnes. Cette 
cooilniction riigeait une ardiilitre de 
bois : ni la pierre ni le marbre n'euaient 
pu soutenir un poida considérable partant 
sur dea appui» si éloignés. La rolooDade 
qui entoure le fonim de Pompéi est dliu 
ce génie. En biMUl le» fouilles on t 
trouva des vestiges d'arehilrate» de bw» 
(VilniT. 111,2). 

ARATOR [ ipotiip ). Uboureur ( Plin. 
H.N. xvtii, 49,3}; quclquefoii bàutdc 



labour, car le mot s'applique égalenmt 
■u< aaimaux (Ovid. Fait, i, 698). On 
voit l'un et l'autre daos la ligure , lii^ 
d'un bas-relief romain, 

3. Fermier qui cultivait de vaaM 
portions du territoire public, en paj>ot 
im driième du revenu; en géoénl , ra» 
araloret étaient membre» de l'ordre 
équestre ,et ils lOnt mentionné» par Ci- 
céron comme une classe d'homme» utile 
et excellente (Cic. Agr. 11,31,1; ''"r. 



Cluima. U 
inaire sur It» 

s grande 



ÂnATRUH (âpOTSov 
charrue représentée d'oi 
ancien» monuments est aune gnnai 
■implicite : elle se compose de la bran- 
che d'uQ onne courbée aalureltemnil on 
arliBciellement en un croc {baril) qu'on 
aiguisait en pointe, que l'on revêtait de 
fer, el qui servait alors de soc {vvmerY, 
une autre branche, saillant de la bnache 
principale, daot uie direction t^iposéeà 
celle du soc, servaîtde manche {ilina) 
pour guider la machine et enfancer le 



ÀKBDKTLX. 



eeïm 



! jroioaàcBT lufGuntc d«u le 
m, ifD nit dUtiDCtcmeiit r«> partira 
liât \'atsemb\e cl duu lu déttili par !■ 
pinire préndcnle. 

î. la G^r« tuiTuitc repnsente une 
rkuTOC d'une coDSIruction prr(«lïon- 
aèt, d'ipRi nu bu-relïpT découTn-l dani 
b |in«|u'tle de Hsfnéiic. Elle ivait, k 
TamitiOD du eoiure, toutn les parties 



i'ei 



e mirhÎDe de fuerre , pour r 
ifu qol loiirnail .vrc m rou. 
col|i« 






d'eii(«il(Vilruv. X, 14, 
I ; Gipirol, ffagcn uiiJ Fa/itwerie, I, 
Dl , 3). Quand In mun tountatrnt lur 
leur euicu, comaie c'cliil l'habiluile 
pour Ici cliari (curras), nilurrltement 
l'eiïieu était fiie et les arbcmculm n'é- 

ARCA {xi6«t6;). Tout coffre ou cof- 
fre-fort où l'oa eardail dei habiti, de l'ar- 
rat et lame lorted'effrtt (Cal. A. R. !, 
; Cic. Parad. VI, 1 ; Juten. si, 36 ; 
Suet. Cal. \Q];maltt, auii», etc. La 



(ûwiO, le MW ; D élaït no lien qui rarta- 
tbait pim rorlcmciit b pièce de boii dn 
Beau limon, et que qtic1<]an arch^lo- 
;m dâtingiimt nr le nom de falcram, 
■ail Bns citer leun aulorità; E E, 
<u/(f (mips). Ici oreilles; F. tii^ 
HlMn), le manche par lequel le U- 
laumn'diri{eaillaehamie{Virg. Georg. 

I, ie»-n&}. 

^. U ^Tore sninmie repréteate u 
m» : .«.u^ (eurrui) d'aprâ Cajia 






oiilrt les parties ënuméréesci-dnius, elle 
Ht BDul munie d'un coulre [eidltr), pa- 
nil à une lame de couteau, lllacbé au 
timon du derant del* ehamie. 

i. AralruiK aarilum. Chamiel oreil- 
W (Paliad. 1,43, 1 ); toj . U gravure 
a*î. EE. 



Tirure ci-jointe ett un modèle remarqua- 
lile de roffre-foi-I , découicrt dam l'a- 
trium d'une maison ji Pompéi ; on croit , 
avec une ^nde apparence de raison , 
que c'élail une caisie où le questeur gar- 
dait l'argent de l'Étal. Elle repose sur des 
piéjfstauj élevés, reièlus de marbre; ta 
paiue est de boil, doublée de lironie au 
drdani et plaquée de fer au dehors. Elle 
est décrite en délai! dans Gell, Pompeia- 
AU, I. ii,p. 30-31. 

!. Boîte de boii, commune , où les 
restes de ceuK qui ne pouvaient fournir 
1 la dépenie d'une liîère étaient portés 
au lieu de la sépulture (Hor. Sai. i, 8, 
S;Lucan. m, "36; Caii T^g. U, 1, 1 ). 

i. Bière où te cadavre était déposé 
entier pour être mil dans la terre ou 
dans une tomlie , quand II n'était paa 
lirùlé [ Plia. H. IV. xiii, 37 ; Val. Max. 



nllien de twis, on anneaux, atlacbét 
>Wi no chariot Iplautlrum) ou 



le plin et la pcnpeclive d'une bière ru 
terre cuile (Ugçeri, Capo di Bove, 

SI. 19). Li partie ambrée (Uns le plan 
lait une lorte de degré pour recevoir 
la lè(e du mort, et le trou qui y eit nra- 
liquÉ était une cavité pour les parlums 

CiD 1 venait par un oHlîce correspon- 
t ; oD le voit mx le câlé de la bière 
dani la Ggur« supérieure. Le tout était 
fermé par un couvercle. 
K. Cellule d« priiOD . dani une maiion 

rarticulière , oii l'on menait leiesclavei 
Cic. itfi/.32). 
&. Caiue de boil dont ou «e servait 
quand on élabliuait des fondation! «oui 
1 eau. C'était une boîte carrée, mus cou- 
vercle et SBQS fond, qu'on eoFou^it dans 
le luI; on en pompait l'eau de l'inté- 
rieur, et le vide était alors rempli de 
pierres ou d'autres ma lériiux qui compo- 
saient les rondilions ( Vilru*. v, 1!, 3 ). 
ARCARll. OrCcien qui tenaient les 
comptes du trésor privé de l'einpereiir 
( /îicui ), d'où leur venait le nom de Cc- 
tariarù; leurs bureaux étaient situés 
dans le forum de Trajan [Lamprid. Mti. 
Stv, 43; Fragm. Juris antejustinian. a 
HaioA^. p. 3S]. 

3. Dans les familles psrticulièm , 
caissiers ou domestiques qui tenaient let 

les déboursés de leurs maîtres [InscripL. 
an. Crot. 641,7, 8; ScîEï. D\g. 40, 
6.41). 

ARCERA. Chariot couvert et lont re- 
velu de planches qui lui donnaient la 
forme d'uD vaste coffre (arca) ; on s'en 
servait i Hume pour transporter 1m in- 
valides ou les personnes àgéea et inGr- 
mes, avant rinieolion des litières et des 

rrl plus élégants 
On s'y étendait 



ABGDBAIXUTA. 

muni en dedani de counint et d'oieillen. 
L'extérieur aussi était ordinairement 
couvert de draperies qui le rendaient 
plus agréable à l'œil et en cachaient l'in- 

Crence grossière (Gell. XX, I, S]. 
gravure est prise d'un ^nirlire funé- 
raire conservé au musée de Baden, et 
public par Ginzrot [^Wagen und Fahr- 
werh, tab. 16, î) : elle peut être it- 
gardée comme le seul modèle connu de 
ces voilures primitives, dont la haute SD- 
liquilé est établie par la mention im'cB 
font les Douie Tables (Gell, /. c.)' D^i" 
l'original on voit des draperits placéa 
sur le haut du chariot , pour le couvrir 
tout entier, comme nous l'avons dit ci- 

ARCHIHIHUS ( içiiv-^p-oi ). Chef 
d'une compagnie de bouffons qu'on en- 
gageait aux funérailles pour danser et 
faire des tours de pillasse. Le chrïde 
ces mimes représentait en charge la per- 
sonne et le caractère du défunt (Suel. 
ftip. 19 ; voir aussi HlMDS, 1]. 

ARCL'ARIUS. Ouvrier qui fait des ans 
cl des flèches [ Aur. Arcad. ia Dig. W, 
8,0; cf. Vcget. Jtfi/. ii. II). 

ARCUATIO. Construction en archu, 
propre à supporter tout ouvrage, comiM 
une roule, un pont DU un squeduc 
(Frontin. ^y. IS et !1 ). Voj, U gftiure 
au mot Aou,£D[iCTU(. 

ARCUATUS. En général tont ce qui 
a forme d'arche ou qui est biti surdts 
arches (Plin. Ep. x, iT, 2). Vojeili 
gravure d'AQUXPDCTil*. 

2. Arcaatut eurrm. Char à deiiirooel 
avec une lente demi-circulaire au-dw 



sus [Liï. I. îl ). La figure est vmt 
d'une peinture trouvée dans une WMiî* 
étrustue et publiée par Hicali (/'•>'" 
avanti H Dominio de' Komaai ). 
ARCUBALUSTA. Machine pour l""»" 



ABCITBALLISTÂmnm. 



▲RCUS. 



49 



cff èa flèches, réanUsant les propriétés 
ie Pare et de U hai lista. Le nom indi- 
^ one unie de Tespèce de VarbtUète 
iDodene; mais il est difficile d*en don- 
ler ne descnptioo précise; on n'est 

ri DOD plus solusamment renseigné sor 
oiteière de U hallista (Veget. Mil, 
n, IS). 

ARCUBALUSTARIUS. Celui qui em- 
plajut VareuBallista (Yeget. Mil, Vf, 
21}. 

ARCCLA ( xt64UTtov). Diminutif d'ar- 
es. Le not arcula a aussi les sens parti- 
ciilienqui suivent : 

I. Boite de couleurs d*un peintre, 
partigée en un certain nombre de com- 
pulimeots; eUe était employée particu- 
licruMOt par les 




pântres à rencaus- 
tiqae, qui y gardaient 
Mpirément les diffé- 
rentes cirrs colorées 
m Dsa^ pour leur art (Varro, B. tt, m, 
n, 4). La figure est tirée d*un bai-relief 
Tomain qui représente la Peinture enga- 
geant M. Varro i illustrer son livre de 

2. Petit tombeau ou cercueil en pier- 
re, employé par les Romains convertis 
ao christianisme et dé|}osé dans les cata- 
combes quand les corps étaient enseve- 
lis laiis être brûlés (Inscript. ap, Grut. 




108t, 4). La figure représente un de 
ces cercueils trouvés dans les catacom- 
bes de Rome ; on ii*en a supprimé qu'une 
ptrtie, pour laisser voir le squelette. 

ARCULARIUS. Ouvrier qui faisait 
te arctt/jr, des cassettes , de petits oof- 
^, des écrins, etc. (Plaut. jâul, m , 
i,45). 

^RCULDM. Guirlande faite d'une 
bnnche de grenadier courbée en cercle 
« attacbée aux extrémités par un cor- 
^ de laine blanche; elle était portée 
p^r la Flaminica Dialis dans tous les 
nerifices, et aussi , dans certaines occa- 



sions, par la femme du Rex sûtrificulus 
(Serv. a/Virg. Mn, ir, 137). 

2. Ou ArciUus, Coussinet de porteur; 
surtout le linge, roulé et plié en cercle , 
que les jeunes femmes plaçaient sur le 
haut de leurs tètes, comme. on le pra- 
tique encore dans la campagne en Italie, 
pour soutenir les corbeilles (canistra, 
cistm) qu'elles portaient dans les Pana- 
thénées et autres fêles (Festus, s, v,) 
Uarculus est frétniemment 
représenté dans la sculp- 
ture au-dessus des figures 
qui portent toute sorte de 
fardeaux sur leurs têtes , 
comme les Canepfione, Ca- 
riatideSj Telamones ; la 
figure ci-jointe en présente 
un modèle d'après les bains 
de Pompéi. Varculus est 
souvent confondu avec le 
modius , auquel il ressem- __« 
bla en effet, mais qui sérail 
un ornement bien mal approprié dans 
une telle position. 

ARCUMA. Petit chariot (plaustrum ) 
qui ne pouvait porter qu'une seule per- 
sonne.' ( Festus, s, V,) La figure repré- 





sentée ici d'après un bas^relief de tom- 
beau à Rome, s*arcorde si exactement 
avec la définition de Festus, qu'il n'y a 
point à hésiter sur son nom réel. 

ARGUS (pi6c, t6Eov). Arc jpour lancer 
des flèches, dont l'usage était générale- 
ment restreint aux plaisirs de la chasse et 
aux luttes d'adresse , à part quelques ex- 
ceptions pendant l'âge homérique (//.xii, 
350), après lequel on ne le trouve plus 
mentionné comme arme de guerre. Les 
Romains l'employaient de la même ma- 
nière pour chasser le gibier et les oi- 
seaux ; mais il ne fut jamais introduit 
dans leurs armées, si ce n'est par des 
auxiliaires dont il était l'arme nationale. 

Les arcs des Grecs avaient deux for- 



mM dilférentei : )et mu coniiatiienl a 
druK corDF*, jointes eniemble par un 

K'ècedroiieau milieu de l'arme , comm 
Ggure supérieure dans la f^re ci 




(liaiu), aÎD» qu'oD le voit par U figure 
iiiférieurf , tirée Kusii d'un vase d'argile. 
Quand l'arc étail lïndu, il se pliait en 
arrière dans le Beat inverse de la cour- 
be; re qui détail lui dopner une force 
terrible : ainsi s'eipliqiie le vrai sens de 
l'épilhète hamri'ique icali.iovov {Illad. 
Ylll , ses). Les deux famies sont aussi 
distinguées cliei les écrivaiiii latins par 
les épithêtes de paiulus {Oiid. Mti. 
TllI, 30), et de linaosut ou linualut (Id. 
Mil. VIII, 3S0; ^m. l, I, 23). 

î. L'arc des BomaÎDa , comme on le 
voit dans leurs peintures, ne diflérail 
lus de l'arc des Grecs. 

3. Arcui leytUicus. L'arc des Scythes 
mentionné par les auteur» preci et latins 
avait une rorme toute difTerente de I'ud 
et de l'antre des deux modèles précé- 

pailagraïure,pri- Q 
se de la base d'un 
candélabre de la 

villa Albani, qui , 

Teprésente H*r- 
m|>ortaDt le 




AKCM. 

euse'daatla galerie de Florence, sur 
le autre du cabinet Stosch; et sur la 
ue d'un caudélabre à Dresde, repré- 
ntanl la même querelle entte Hercul» 
Apollon. 

La l^ure en demi-lune, dans la pre- 
ière gravure, a louient été cilé« par 
des philologues comme spécimen de 
l'arc des Scythes; maille» détails niî- 
vaut» établiront d'une fa^on >atiili>i»ante 
qu'une telle supposition est sans valeur : 
1* Hercule ae servait de draz arc* { Qe- 
rod. IT, 10) ; l'un , qu'il avait reçu d'A- 
polloo (Apollod. Il, 4, II), éuitné- 

tenail de Tenta'riis, berger scythe (Lyco- 

Çhr. se ; Tieti. ad Lycophr. SO ; cf. 
heocr. Id. Illl, âS], était néceuai- 
rement un de ceux dont se servaient lea 
indigènes; 3° Lycophroo (v. 917) nssi- 
mile l'arc scythe i un serpent; et Becker, 
en décrivant la ligure du candélabre de 
Dresde {Au^aïUum, pi. 6), par une er- 
reur lingulicre, prend l'arc pour ud ser- 
pent, quoique le carquois qui est à cAtè 
témoigne clairement de son caractère 
réel; 3° Stnbon [il, p. 333 Siebeak.; 
cf. Ammian. xxil, 8, SJ dît que les 
contours du Pont-Euxin ressemblent à 
ceux d'un arc scythe; un côté, qui est 
presque droit, formant la corde; I autre, 
qui , comme il le dit , s'enfonce en deux 
iaiei, l'une plus lai^ et plui circulaire. 
l'autre plu» petite et d'une couihe 
moins prononcée, est l'arc lui-même; 
4° Euripide (ap. Alhen. x , 80) intro- 
duit un paysan qui avait vu le nom de 
Thésée, qu'il ne pouvait lire , inscrit 
quelque part ; il essaye d'eipliquer les 
caractère» dont ce* nom est composé par 
des images familières, et il compare U 
quatrième lettre , le sigma grtr, a une 
mèche de rheveui qui forme boucle 
comme les vrilles de la vienr, ^onpuxo: 
slX<Y|j,J*ot ; landisqu'AgaLhon (np.Alben. 
ihid.), en rapportant la même biitoire, 
fait comparer par ce paysan la même 
lettre à un arc scythe ; or le caractère le 
plus ancien pour repjésenter le sigma 
grec se traitait ainsi , I, ou J, on le 
voit par les marbi-es de Sigée , monu- 
ment d'une Irès^iaule antiquité ( Cfai- 
ibul. Inscr. Sig.f. i et 41 ), et nou 



MwhiMtre C, ce qui est uae fonne 
fiDaaiRM, ainsi l'arc porté par le 
foamgc dans noire dessin corres- 
pidoKlniicnt avec cliactinc des ima- 
jBunqudlH \"arc scyttie est ««mparé : 
cLKr|]nil, le roatoui- du Ponl-Eu\ÎD , 
le Tnlla d'une plante parasite et le 
,amà jnc ^ au lieu que la FomM! dcmï- 
ciraïUire n'» de rapport avec aucune , 
iiaptineU lettre C. 
4, Jrcht , arran^ment indiutrieiu 

C'rqoel dû luiles , de« briqon ou des 
de pierre sont disposé* circuUîre- 
■enl, ce qui permet à ees matèriiux 
de M louteuïr l'un l'autre par leur 
pnioik malorUe et. de supporter une 
rbiTte, comioe celle d'un ponl , d'un 
iqtàac, de» étages «upëricors d'an édi- 
tée, Me. (.Ond. Met. Ul, leOiJui.^ot. 
«,"1- 



Qaoiqne le priuripe tur lequel une i 
die est eoastruile ne fQI pu enliéi 
■aeDl incoiiiiu îles Grecs, «peudaul 1' 
doption uniKnelk: qu'ils QrenI du iljle 
d'arebitecture i colouan, et le manque 
j^i'iif I »1 chex eux de roules , d'aqueducs 
et de poDti, eu rendît l'usage peu péces- 

ioBKDie pirli daoi tous leurs graudi 

Doaabreux ipêcimens dans cet ouTnge, 
et à une période Irès-reculée , ainsi que 
le prouve la giaiure ci-joiote, tpii «I 
Doe élévation de la munille appelée pul- 
chntat liitiu sur lea bords du Tibre, el 
euoiiiK le montienl les trois arches cou- 
rcBlrMTiMS qui forouïent la Cioaca Htui' 
ma, dont la ajnslniclioa remonte i 
Tu^iD te Superbe. 

&. ^re d* Iriomplie (Snct. Claud. 



Êi't"meo't 



ABKA. 61 

et aTec l'épilhète Irlamphalii, Ceno- 
li. Pisao. C. CieiarU Àu^uil. F.). 
idanl la période de la république, 
aient des roiiilructioni prutisoiret en 
I jetées au iraters d'une rue par où 
sait le triomphe et rellrée* iprèt U 
les im permanents dont on 
n tous U rc|iul>1îque ( Lir. 
, ï7 ; xixvii, 3) sont appela 
f et n'éuleiii |>as élevés pour per- 
la gloii'e d'un IriumpliC (\ojtt 
roaitix). Hais, sous l'empire, ils furent 
xerlii en édiCces permaurnls, I>àtU 
marbre et élevés dans dirléreotes par- 
t de la ville , aussi bien 1 Itome que 
dans les proiineei ; pclils d'abord et tans 
' ' avec un seni psssB^, mais dans la 
prCMuildes proporlious pins gna- 
l couverts avec loïn de seulpluret 
et de staliKS. On le voit dans U figura 



ci-jointe , qui représente l'arc de triom- 
phe de Septime Sévère, encore debout 
à Rome; on n'y a restauré que les sta- 
tues, comme ellei esiilaieut dans l'ori- 
gine, d'après le detsin d'une médaille de 
cet empereur. 

ARliA. D'aprèile sens primitif du mot, 
place vide oii l'on pouvait bitir (Varro , 
L. L.V, 38; Horat. Epiil. I, 10, 13); 
par eiteasiou , emplacement tur lequel 



I. Large espace découvert dans une 
ville : ce qu'on appelle en trm^ilplaet, 
eu iuliea piatza , et en anglais /inrai^; 
ou le laissait libre; on n'y élevait point 
d'édifices, pour qu'il prtt servir aux exer- 
cices et aux divertissements du peupla 
(Vitmv. I, T, 1 ; Horat. OJ.. I, », 18). 
Ce* <irr« étaient souvent embellies par de* 



itatucs el du (fuvtci d'art, quelquefoii 
cDlourée» par ite« poteaui ei iei fritlu 
pour CD délerminer retend ue et empêcher 
Ici parlicultcn de btlir lur ud lerraia 
public (luicripl. ao. BellorI, Pragm. Urb. 
Kom. p. 70) ; et de plus, pour empêcher 
loulei les Irotilivei d'empiélemenl , elles 
étaienl cODMCi^ei i quelque diviaité nui 
■ " ■ u cenire. On le» 






ait l'ui 



el'ai 



At la divinité Knii la praleclioa de 
laquelle elles ÉlaieDl placéo, comoie 
Yarea de Herrure, l'oral de Pal lui , 
Yarea d'ApolloD; celte dernière eil re- 
préienlàe dam la gravure d'aprw un 
ancien plan de Rome lur marbre , cop- 
■ené maJDienaul au Capitale, niait qui 
daas l'origïae formait le pavé du temple 




de Romului et de Rimus. L'autel, au- 
quel on mantait de chaque eâlé par un 
étage d'eietlien, te Toii au centre ; l'es- 
pace découvert qui.l'eDlaure eit asseï 
ippareol, et on ta peut detiuer l'étendue 
ea compiéliQt l'iDlcriplioo mutilée, qui 
était Amba Apolliitis. 

2. L'espace découtert au-devant d'une 
maison romiine, d'un temple ou d'un 
autre édiCce, qui fnrme l'aire du vesli- 




iHile ( Veitihulum : Plii 
InscrIpt. ap. Nardini , i 
^), comme dam la Cgurt 



A ISA. 

Jquea-uni de* priucipaux éd!&rts di 
me i on ; voit X'area entre le* deui 
•i en saillie au-devant de l'édiDce. 
1. Espace découvert au-devant d'uc 
leliére, autour duquel étaient ringéei 
tambei et qui servait d'iulrinum. On 



V élevait les bâchera et on J bnllail lei 
rorp» (Sut. Tlitb. TI, 5T ; TerlulL orJ 
5ca^u/. 3;Harini,/njcr(S. Alb. p. IIS). 
Ll figure ei jointe représente une arts 
de ce genre , avec des sépullurei étevén 
à l'entour; on la trouva dans Ici rouille 
de la villa Corsini, à Rome. 

*. (Wu^). jiirr, ou plus eiactement 
surface circulaire el plate, en plein ■ir, 
pavée de cailloui, puis recouverte d'ar- 
fjile ou de craie et nivelée au cyliadiei 
le blé y était détacbé des épi» par le 
liélail qu'on y faisait tourner (Vii|. C. 
I, 178; Horat. 5o/. i, I, 4S ; Cilo , 
ColumeU. Pallad.) : mode de baltre k 
blé communément adopté en Egypl'. 
en Grèce et ^ Italie, même aujaurd'hui, 



t?â 



MM 



et clairement expliqué par la gravure, 
prise d'uDe tombe ecyptienue. 

S. EJpare carré découvert entre In 
deux ciMet d'un Qlet it glace quwa •>■ 



iMt iMadw nir le lol; c'Mt U lue le 
Aium jdiil n gnioe pour inviler la 
(nu à j dMceodre (PUut. ^lin. i, 3, 

{. PhDcbc tua bordure dan* an piT- 
mrt ou UD potaeer (Columetl. xl, 3, 
U;hllti.l.U, 7). 

;. Dui Martial (x, 3t, 9), ce mot 
■nbk dôigDcr les counei du cirque : 
vnMnitiikin l'etpace autour duquel 
nxiraicat Ici chariots et qu'an appe- 
kl phn coBnuunémnil ipalium ,- mais 
h Imio W douteuse. 

iBE:<A. Arène : eqiace ovale et plat, 
Jui riplérieur d'un ampbithéiLre, où 
camhalluent le* bètes férocei et les gla- 
djatam; ou rappelait aioii parce qu'on 
] Tépandait du aabte pour empêcher lei 
pMlidegliuer(Snet. f/er. &3;Jur.5af. 
IT, 100); lOTCZ la accoude gravure, au 
■M AwBiTaaATiCM, qui rTpréaente 
rtmphithélire de Pompéi dans ion ilat 
tdacl ; l'arèDe e>t t'espace pUl au centre 
« l'on Toit les deox petilc* filtres. 

ARENARIA ou ARENARIUH. Siblii 
re (Cic. Varr. Vilru».). 

ABENARIUS. Tenue ^én^Iqui s'tip- 
pliipuil i loui ceux qui lutlaieut daus 
['mua d'un ampbitheliire, soit contre 
dahammei, <oil contre de* lièln féroces: 
il déijaait donc le Glediator et le Be*- 
lijT-uu(PttT.SBl. 12G). 

i. Maître d'trithmétique ou de géo- 
Bftrit, appelé aiaiî parce qu'il traçait 
Kt alcali OD set figures iur une table 
«inerte de sable (TenuU. Poil. 8 ; tojt. 
AiAcn, 1). 

iREOLA. Diminulir A'Area; petit 
curé découvert ou oCact (Plin. Ep. 
T, ï,!OJ} plaie bande de Qeurs ou de 
Ir^Dtes, dàui un jardin (Columell. Il , 
1,W). 

AHETALOGUS. Personnage introduit 
>n diuer chez les Romains pour amuser 
\i FcmpagDÏe, mais i quel litre ou par 
SufU iDojeiu, on ne peut le déleroiiuer 
'laironent; peut-être comme bouiïan 
()». &U. IT, 18 i Ruperti ad l.; Suel. 
^•ig- 'k; Casaub. ad {.). 

aBGEI. Certaines places dans Rame, 
■D nombre de lingt-sepli ily STiit dans 
chicuBe de petit! temples [Varra, L. l. 
*i ifi) eoBsicrés par Numa pour l'ac- 



complissement de certains rites religieux 
(Lit. I, 22), et lisilé*, i ce qu'il sem- 
ble, l'un après l'autre ( Ovid. Fail. m , 
791 ; Aul. Gell. X, 16, t), dans certai- 
nes fêtes, comme les Slaiioni de l'Italie 
moderne. 

!. Images ou mannequins faits de jone 
des marais, au nombre de trente, qu'on 
jetait chaque année dans le Tibre, du 
poDt Subliciui. aui Idet de mai : cette 
cérémonie était accomplie par les ponti- 
fes et par les vestales. L'origine et le 
sens de cette coutume sont restés fort 
obscurs (^'a^TO,i.. L. ni, 44; Ovid. 
^<ur. T, eiliFestus,!. n). 

ARGE>TAR[A (/a£<rna). Banque ou 
boutique d'orfèvre, de banquier ou de 
changeur, située en gcuéral sous la co- 
lonnade qui entourait le forum (Plaut. 
Epid. H, 2, II; Lir.XIVI, ÎT). 

ARGE»TARItJS.BaD[|uier;i(ir(icu/ier, 
par appositionau banquier confie [mm- 
lariut);' il recevait les dépôts, accordait 
■urces dépAts un intérêt, fiisiit office 
de changeur pour les étrangers et assis- 
tait aux ventes publiques comme cour- 
tier ou commissiounaire : il enchâris- 
isit pour ceux qui l'en avaient chargé 
(Cic. 6'wia. 6; PUut. Àid. m, &, &4; 
Suet. Niro, •,], 

AHIES (xpû;). Bélier; machine com- 
posée d'une puissante poutre de bois, 

en forme de tête de bélier, qu'on pous* 
sait avec violence contre les munillet 



était portée sur les bi«i d'un 






s* 



nombre d'hommei et heurtée i 
wcour> que leiin forcei réuni 
lei murtillo, de U hipa qn'i 
employée par les Daces sur li 
Trajaue. 

Le premier perfeeliannenieDt de celte 
michiiie consiitB à suspendre le bélier k 
uue poutre placée lur des moatnnti : 
le lan^il 




lime Sévè._. 

ARMARIUM.^rmoiw, aitinti outuf- 
fel, pour serrer les luleniiles du méat^, 
lei hiiûlt, l'argent, lei oljjeli de prix au 
toui les articles d'un usage journalier. 
C'était une pièce considérable du mobi- 
lier, fixée dordinaire contre let paniii 
d'uiie chambre , divisée par dei rajons 
en coropartimeuu et fermée par des por- 
tes (Cic. Clucnl.6K; Plaut. Capt. IT, 1, 
lOî Peir. Sat. 29; Plir. H. N. Mil, 
31). La figure ci-Jointe repréieate un de 



bibliotliè<;ue : il ftail fixe et «apeé 
qiielqiiefou dans les parois d'une cbam- 
bre (Plin. £p, il, II, 8). Ces casier» 
étaient partagés en uu certaiu nombre 
de compartiments séparés par des rayoïii 
et des diiiiious verticales , et chaque di- 
vision étail distinguée par un chiffre : od 
avait ainsi la première, la seconde et U 
troisième case [Vitruv. vil, Prrf. 7; 
Vopisc. Tbc. B). 

ARMENTARlUS.Pltrede toute espèce 
k qui on confiait, par exemple, des bènifs 
ou des jumenis poulinières (Âpul. Mtl. 
vu, p. U2) : c'elatt par ses soios et sous 
sa surveillance que ces animaux i>a5»ieiit 
dei plaines dans les plturagei des moit- 
lagnes, où ils séjournaient durant les mois 
chauds de l'été (Lucret. Vl, 1250 ; Varro, 
A. If. 5, IS; Virg. Cm, 344). 

ARMILLA (<J<(U.iov ou \i\\o-i). Brace- 
let pour les hommes, composé de trois ou 
quatre tours massïfo d'or ou de braoïe 

2ui couvraient une partie canaidérable 
u brai(Peatui, i. v.; Isidor. Ori^. SIS, 
31, 16) : il était généralement porté 
par les Hédes, les Pertes et atuii par les 
Gaulois (Claud. Quadrigar. ap. Gell. 
II, 13, 7). C'était une partie ordipaire 
de leur costume et une marque de leur 
rang et de leur pouvoir. Le bracelet en- 



cei buffets eaaclement lemhlable à ceux 
que nous avons décrils ; il fait partie du 
mobilier de la chambre d'un cordonnier 
dans une peinture de Pompéi. I) elt rem- 
pli de formel et de brodequins. 
2. Caiier pour Ici livret dans nue 



trait aosii dam te costume national des 
anciens Sabini (Liv.l, II); on le àta- 

nait souventcomme récompense de la va- 
leur au soldat romain qui s'était distin- 
gué, pour être contervé comme un sou- 
venir ou |)orté comme une décoration 
aux occasions solennelles (Liv. s. 4t), 
La figure ci-jointe représente un bracelet 
de bronie trouvé dans une tombe à Aï- 
patraïuoaa sur le bris d'un squelette. 

î. ( 'ApfUlii. -îkilâi, Kspixipitiov, 
nEpisfûpiov). En général, tout cercle 

femmes, particulièrement en Grèce ; elles 
portaient ces bracelets sur différentes 



piSa ic bar eorpi, luloor de* iwi- 
pOi, (or 11 partie cbarmie du bru 
D* u-dnnu de la chenille -, tuutca ces 
■uiôi!! ir le pircr de bnceleU lODt 
nprtinnéci dam ta figure ci- joiule d'A- 
nna, d'ipiù DUC peinture de Pompéi. 



SS 



U l)iguegT«u|De «vait ui 
pur ctuoiD de cet 






nemeDu; mais le 
li riche, les com- 
iate Dom (Pliul. 
*". m, ï. 3;Pe(r. Sar. Bî). ^iid 
HD ta altribnp l'iuage i dei hommes, 
"nuMduis Pétrone (Sal. Jî) el MsrtUl 
(£?. 11,11, 7), c'en pour ronnierenri. 
"iciile II iinilé d'un parvenu, ou pour 
«nnériier do minières efTéminées. 

I. ADDeiu de fer, Cxé tulonr de U 
iftt J'uoe poulre pour l'empêcher d'é- 
fiiln (Viirui, I, 2, 11). 

^HILUTDS. Penonnige porluit un 
^nnlel [aimilta), ornement qui canc- 
loÎK ntiool les racei uiilîqun et quel- 
l"" «liïi peuples étranger). Aussi ce 
IHI reofmDe-t.il une idée de reprocha, 
B^ i{iimA na l'emploie pour cet ut- 
lipotlSoet. JVm, 30), et de ceosure K- 
•trt ^naïul on l'applique lui Romains : 
il Mdique ilon une Ucbe imitation des 
««IWM» éirtDgèrit (Suet. Cal. 6!). 

i- AriMUatiu eanli. Chin aiec une 



collier autour du cou, 
la fîgiire reproduite d'après 



armilU < 

comme di ^ 

une mosaïque de Pompei ^Prapert. IT, 

8, 24). 

ARHILLUH. Vaisseau-pour le 
Varron {ao. Non. t. i'.) décrit comnif 






li lu 



et que Feslus (i. v.) 



. . . 1"" 

p. I&7). Ce proverbe t'applique an\ 

' reiifonent kleun bibilu- 



ilfa invéléren, comme ■ les vieilles fem- 
me* k 11 bouteille >. 

ARQUITES. ^re/un; dénTée d'ar- 
auut, krtùf incienne pour arcui; mai* 
la mot plus usité est Sagîllarii (Festut, 

ARTEMON (ipTipuv, N. T.). Une 
des voiles d'un vaisseau ; nuis laquelle 
était-ce, et où éUil-elle placée? ou lic- 
■ite *ur ce poiul. Isidore Ifirig. xix, 3, 
3) prétend qu'on t'en servait plutôt pour 



gouiei 



^au que pour; 



tidir-^gff. 



' P"'.'" 



rait indiquer une voile attachée à un mit 
iutérieur, t'inclinanl obliquement tur 
l'arriére, comme celle dont on te lert 
fréquemment dam nos bateaux de pfr- 
cheurs et dan* les petites embarcation* 
de la HéditerraDée ; là les matelot* l'ap. 
pellent Ir'inclietlo. C'est probablement 
l'iiilerprétalion véritable, car elle distin- 
gue 1* voile par un usage propre el uue 
place particulière qui n'ont rien de com- 
mun avec les autres voiles, dont on con- 
naît suffisamment la position et la na- 
ture. Bai f cèpe adant {Ùt n nov. p. 121) 
J voit la grande voile que les Italien* 
de son temp* appelaient arlemcne, et 
ScheTter ( Wl. nav. v, I) un hunier 
élevé au-dessus de la grande voile. En 
français, on appelle mtt et voile d'ar- 



poupe di 
3. Po 
qui en comprend plusieun autre* [poty- 



icipale dan* u: 
plusieun t 
Mlun) : elle était attaché) 



50 



ART0L00AXCU8. 



ARinVDO. 



âRTOLAGANUS (àpToXâyavov). Sorte 
de gâteau délicat et savoureux , & la pâte 
duquelon mêlait du vin, du lait, de 
l'huile et du poivre (Athen. m, 79; Cic. 
ad Fam., ix, 20; Plin. H. N, XYIII, 
27). 

ARTOPTA (àpToicni). Moule où Ion 
cuisait de la pâtisserie et du pain (Plaut. 
AuL II, 9, 4; cf. Juven. Sat, v, 72, 
où la plupart des commentateurs enten- 
dent par ce mot celui qui faisait cette 
sorte de pain). La figure représente deux 




modèles tirés de Pompéi et du genre le 
plus simple ; mais d'autres , d'un dessin 
plus orne, ont été trouvés dans la même 
yille. 

ARTOPTIGIUS , sous-entendu panis. 
Flûte, gâteau ou petite miche, cuite dans 
un moule (Plin. H. N, xvui, 57). La 
figure ci-joiute est tirée d'un ^^5^. 
modèle qui fut découvert avec .^g^È^^ 
plusieurs autres dans la bou- '^^■*«^ 
tique d*un boulanger à Pompéi ; il est de- 
venu plus dur, sans être endommagé par 
l'influence du temps. 

ÂRULA. Diminutif de Ara. 

ARUNDO. Jonc ou canne; plante gé- 
néralement employée par les anciens 
pour la fabrication de plusieu» objets 
auxquels convenait particulièrement la 
forme longue, légère, élastique et effilée 
de sa tige ; ce mot est employé à la fois 
par les prosateurs et par les poêles 
(Plin. H, N. XVI, 66). Les plus impor- 
tants de ces objets sont ceux qui sui- 
vent. 

1. Arc, fait de canne, dont se ser- 
vaient particulièrement les Parthes et 
les Orientaux (Sil. Ital. X. 12). 

2. Flèche, faite de canne, dont se 
servaient les Égyptiens et les Orientaux, 



S^ 



aussi bien que les Grecs (Virg. JSn. 
IT, 78; Ovid. Met. i, 471). La figure 
ci-Jointe représente une flèche égyp- 
tienne de cette sorte. 



3. ligne, faite de canne, qu*on voit 




dans la gravure ci*jointe, d'après une 
peinture de Pompéi (Plaut. Rua, ui, 1, 
5; Ovid. Met, xiil, 923). 

4. Baguette de canne, enduite de gin 
à l'extrémité, dont se servaient les oise- 
leurs anciens pour prendre les oiseaux. 
Le modèle ici donné est tirer d'une 
lampe en terre cuite, sur laquelle est re- 
présenté un oiseleur, partant pour sa 
chasse, avec cette baguette sur répaole; 
l'appeau est perché à un bout de la ba- 
guette , et une cage ou un piége^ est sus- 
pendu à l'autre. On s'en servait de la 




manière suivante. Le chasseur suspen- 
dait d'abord la cage avec son appeau a 
la branche d'un arbre sous lequel ou a 
ime distance convenable duquel il faisait 
en sorte de se cacher ; et, quand un oi- 



seau, attiré par le 



chant de son compa- 
gnon, se perchait sur 
les branches, il pas- 
sait^doucement sa ba- 
guette au travers jus- 
qu'à ce qu'il atteignît 
sa proie qui se pre- 
nait à la glu, et qu'il 
amenait ensuite â lui. Quand l'arbre était 




Dn-âcnouqnelechuwur iltilforcéile 
ptoilrt H poiiliou ■ quelque diilance, 
il « Kmil d'une biguttle compoKe de 
jvlia lépinvs. comme no* ligoet , de 
icUt utte qu'il pounil l'illOBger pa- 
dtdlRnent jUEiqu'à ce qu'il illeignit 
i'gljrt de u poursuite; d'oii >od uom 

SatuJo cractni on Itita (Hart. Ep. 

R,w; UT, IIB; Sil. Ital. vn, 614- 

e?:; Prtr. ^fl(, 109; BioD, Id. il. S). 

L( dnnier desiin, tiré d'une pierre gra- 

nt, montre clairauenl comment od » 

«nul de nlte baguette. 
h. Plamt dt rottau, pour écrire lur 

da fapier ou du papjnu; od en Toit 



G. ftùlt de Pan , fiile de pliuieun 
'iiu de rouan oudecanue, 
iTiMïile longueur et d'inégal mrVn 
ahbrt.liiei ei ciBientéeien- SSCTi 
«.MeareedelaeireiaeU WmÇt 
KtanAi-arundaeeralalQf. ^11 

Mri.ii,lHlS»et.yBi.,3î|. tJM 
Le Dodeic ci-joiBt etl pru MJ 

<l'nD marbre de Pompét. 

'■ BoM«n emplojii daui le liuage 
pnr wparer let bU de la cbiifie (f(s- 
■m ), liant que les lis- 
>B [lifia) fiiMeDt «(14- 
diKi; il élut paué de- 
'ut et dErriére chaque 
U. leur à lour, de ma- ^ 
lière qœ le tout fût di- 
™é eu deui partie* dii- 
|iKlt9 , dont le* bU a- 
«sou élevés offraient " 



'.On Ti 



à la 



■D oslre do méli«r deuiné ici et repro- 
■iDil d'ipréi le Virnle du Vatican (Ovid. 
"n.ir.as. Voj.Tbla.Tbïo). 

, * Longue canne, ijant au bout une 
^p ou toule autre mitière appro- 
prie, qui leriait ainsi de lulai peur 



A.BI. i>i 

neltojer le plaibnd d'um chambre 
(PUul. Stich. it, 3, 33. Cr. Hart. Ep. 
Xll, 4S. Voir un balai de ce genre dan* 
U figure qui est su mot iEdiidcs). 

S. Baguette de canne pour mesurer 
(Prudent. Ptyck. 8îfl). 

1«. BJiloD fait de canne (Petr. Sot. 
134). C'est proliablemenl le même que 
n" fl. 

II. Espalier de canne pour dresser 
de* vignes [Varro, S. R. i, S, !). 

ARX (&xpÔiiiiïiO. Portereia ou àitt- 
drlle d'une ville antique. Elles élaienl 
loujAur* bâliei au lomniet d'une colline 
dp difGcile accès ou d'un rocher escarpé; 
elle* s'élevaient au-dessus du niveau gé- 
néral de la plaine dam laquelle était ai- 
tuée U ville proprement dite. Elles n'a- 
vaienl par conséquent que fnrt peu be- 
soin d'être fortifiées par l'art, et on n'a- 
joutait guère aui difEcultés naluielles de 
leur position qu'un mur au haut de l'é- 

ponr commander t'enlrée priocipale. On 
peut encore voirde» traces de plusieurs 
de ce* citadelles dam diflérentei partiea 
de l'Italie et de U Grèce ; toutes lonl 
coDitruile* de la façon que nous venon* 
de décrire. Elles ne sont fortifiées d'a- 
près aucun plan régulier ; elles n'ont 
aucune forme précise; elles suivent sim- 
plement les conlniirs de l'éminenee 
qu'elles couronnent. La gravure place* 




ici est un dessin de l'Acropole d'Athè* 
nés, telle qu'elle lubiisle encore mainte- 
nant, avec quelques colonnes du temple 
de Jupiter Olfnipien au pied de l'acro- 
pole; elle pourra donner une idée eéné* 
raie de l'aipect ordinaire de ces Kirte- 
reuei. Comme l'orx de Rome, l'Acropole 
contenait les princlpaui temples des dlvi- 
nitéi tutétaires de la ville, qu'on avait 
réunis dan* son enceinte pour s'assurer 
leur protection. 



&B 



3. 11 DE rcalCP! 



laiDlcdtiil d« tra- 



t pa> maiDicdt 
l'Arx de Kome; la pli 
quelle elle l'élevail esl enliêre 
verlc d'édirices inadernci. Elle acciipait 
le plus leptentrional et le plus éleié dei 
deux soDuurts qui divisent U colliue du 
Ctpilok; elle flitail face à la nie Fia- 
minia et au mont Eiquiliu ; et c'est sur 

d'Ara-Celi , corruptiaD aup|iasée à'ÀIree 
(Ntebuhr, Hisl. ram., i, p. S02 de 1« 
trad. angl.) 

AS (dt cl;, proDonce àt par les Ta- 
reDtins). Pière de monniie qui repré- 
sentait l'unité de valeur dans les mon- 
naies de Rome et de Tantiq!» lulie. 
Pri mil i veulent Vat était du poids d'une 
livra ; de là son nom <f lu liirolU ; et il 




était composé d'un mélange decuivrr el 

grave; mais la valeur en fut beaucntip 
réduite dini la suite. A l'époque de Ci- 
céron , il valait environ 6 eenlimes de 
noIi« monnaie. Dans l'origine , il portail 
l'empreinte d'un bœuf, d'un bélier, d'un 
Mll0ier ou d'une truie, enflilème des 
troupeain (peciu, d'où le mot pecunia) 
qui conatiluenl la fortune de tous les 
Iges primitifs; plus tard, le tj^ le plus 
habituel fut, d'un c4lé, un Janus i dou- 
ble léte, et, de l'autre, la proue d'un 
vaisseau [Voy. Sekissis) ou un Mercure, 
le dieu du commerce , comme dans le 
modèle donné ci-desius. C'est la repré- 
sentation, réduite de deux liers, d'un as 
qui pèse dans ton étal actuel 10 onces 
10 grains. 

ASCAULES {iini<Atii). Hol fonné 
du grec, qui désignait un joueur de 
muielte (Hart. Ef. X, 19, 8). On ne 
compte pas ordinairemeut Vascautei 
pannj les musiciens de profession, parce 
que l'instrument dont il jouait était par- 
ticulier aux pafians et in 1>as peuple , 
comme on peut clairement l'induire du 



Ggure de lironic uuc yu 
ment le docteur Hiddli 



que possédait primitive- 
'"■'"-— etquirepi*. 



specim 



ASCIA. Nom donné i dirTérmU oI>- 
jels, employéi din< de> inéliera et ser- 
vant à des usagei disliucis, qui TuraDl 
loui classés sous le même terme, parce 
qu'ils avaient des ressemblances géaén- 
les, soit pour la forme, soit pour lu ma- 
nière dont on l'en lerrait. Les voici : 

I. (uxinsfvoT). Instrument inventé, 
dit-on, par Dédale (Plin. H. if. tu, 
51), d'un usage vnlpirt parmi toiu l« 
ouvriers en boii, leli que les charpcD- 
liert, les charrons, les constructeurs de 
vaistesui, etc. (Xll Tab. ap. Cic. Lrg. 
Il, 33-, Peir. Sat, 71), et correspon- 
dant tous qaeiques rapport* i Yhxrmi- 



iieile de nos jours , mais avec les diffé- 
rence* impartantes qui suivent : on s'en 
servait pour tailler des pièces placées 
dans une position verticale au lieu d'une 
position horiion laie (voir la gravure an 
motAsciO). Cet JDilnimeiii avait à l'uuc 



urtnil, <t i l'autTC, qui forouit le 
mdiant, il élail tégèremcDt creux el 

iKourbê pour Uitler pli 









I pUoei. T(H» CM t 
nrjctériitiquei paraiiscnt distinctrmci 
ika k DDilèJe, qui reprricntc deux >p 
nuii, légèrement différtati l'un ci 
riitT', et copié» tous U> deux it msi 

7- (tùïo; H TÛYO;'/. Iiiitniment i 
fennf à peu près lembUble, emplové pi 
Ismaçani et Ici coDitruelnin ; il ; e: 
Eiii »atnilallu>ioa dani lea inicriptioi 
ia lombemi. Il avait un marteau à ui 



'BtD-joml unegnTure, cnpiée d'un ori- 
pDil irooré i»ec nluiieun «Htrei outili 
it fOnriruetïMi à Pompn. 

1. luHniawol empJajé p*r In bri- 
qortnin pour couper la chiux el mêler 
If mortier fVttnn. TII, 7; Piltid. i, 
14}, tamnie diui le modèle, prit de la 
mlmuN Tnjane, qui repréiente en pu- 



ut penonne «igaeèe dam l'occupa- 
ifiit noui iTODs décrite. 
*■ Houe ■ manche court, employée 
«t Ih jardlnien el lei laboureon pour 

""rit le »|, cm.. _ 



le»l,cm- ^ ^ 

i terre, etc. Si. 

11,13).!,. ^SF==saas 



w b 

(WUd ^_=a 

6(ïr»tM prise de P'V ^ 

hcoIoDiieTrajaDe, \l V 
Bfpptliepoui-ru- — ' 
«T el la tonne b lappa ou courte buue 
» pitUDi de riralie moderne. 

ASCIO (aiiniitpyltDt}. QuaiMl le mot 
iippliqoe aux outrien eu boi», tailler 
M brimer avec nue hermiuatte de 



charpentier (aacia) ; ce que le* ai 



faiuîent d'une leule main et >ur de) sur- 
faees placée daui une position verticale, 
comme on le Toit dam la gravure, qui 
représente undet ouvrier» de Dédale oc- 
cupé de la lorte , d'après un bas-relief 
de la villa Albaui. 

!. Quand il s'applique aui coastruc- 
teun, ce mot signiEe mêler el remuer le 
mortier avec une houe de pUtrier. comme 
dans la gravure au mot AsciA, n" 3. 

ASCOPEttA (iuxotrntiB). Large valise 
ou sac, fait de cuir non préparé, daiii 



lequel ceux qui voyageaient 
taieut leurs objets les plus 
par opposiliou à liippopera, valii 
voyageurs i cheval (Suel. JVero, 
La figure est tirée d'uue ancienne 



ASIISARIUS, Valet de fenne 
chargé de faire piitre.de condu 
soigner les lues appartenant ■ 
(Varra, A.i).l,lS, I). 



00 

ASPEBGILLUU ( icipif^avTiipiov ). 

ASPERSIO. Acliôn d'iiperger J'cru, 
comme puriGcalian, avant de Ciire le u- 
cnûee aui dieux infémurj (Cic. Lrg. 
10; cf. Oï. Fait. y. 870; Virç. 



IT, S3&); tsndi 
goaittout lerorpa 






er, de Altorat. e. U). 
On faiiail celle cérémonie avec une bran- 
che de laurier, comme dins U gniure 
ci-jointe, tirée d'une médaille qui repc^ 
Mille Lucilla, la fille de HarcAurele, 
rompant nne btanrfae pour aiperger de 
jeuDesenranti, pendant qu'une prilreiie 
puiie de l'eau de la riiière. On le ler' 
Tait auui d'une vergelle faite e>prè> à 
cette inleutioa, comme dant la graTurc 




pivxtaxfot. Le terme latin correipon- 
danl eit inconnu, car le mot otpeigU- 
tum emplo^fé par let nhilolngues mo- 
dernri ii'eU «ppuja d aucune autorité 

ASSEH. En général, petile pièce de 
boi>, perche ou poteau, Biée dam ou 
tur quelque chOK(Liv. Ck>. Tac), d'où 



M déduisent let lens particalien qui 

1, Perche qui souleuiit une litifre 
llfciica) Eur tes épaulei des porteur* 
(Suet. Cal. SSi JuT. m, !tà;vu,lSli 
Mart. II, 23, e]. Elle était entière- 
ment distincle de ta litière même et ne 
doit pas être confondue avec Ici bilans 
[amilti], qui étaient fixés d'une bçau 
permanente au corps d» la toiture, mi 
du moins qu'on na pouiait enleier que 
par occasion. L'aiter était paué mus une 
courroie [lorum, tliuppus] attachée i 

rière dans un bamais simple; on le la- 
vait alors sur les épautes des porlrurt 
[leclicarii), et c'est Mir lui que porliil 
tout le poids de ta voiture. La graïuie 



ci-joiole, qui représente une litière fbi- 
uoiM d'après Stauolon.éclaircirapirfii- 
lement ce sujet, dans l'absence de tout 
original ancien connu. On conjecture 
qu'elle répond k l'original romain jxrli 
lumière qu'elle jette sur Us diflereoti 
termes emplojrét en parlant de ces tili^* 
res, et par l'eiplication simple et natu- 
relle qu'elle donne sur des points qut 
n'ont puèclair«i tes saTints.Enoulre.iJP 
moment de réfl. ' '' 



commode 



t portée par i 



disposition 1> pli» 
3C litièns fâl rKiU- 
. ou huit hamines, 
frfquempenl (A"^ 



pkoros, oeiaplioroi). 

2. Poutre à tète de ^er, suipeiK^u' et 
mancEuvrée comme un bélier à 1»'' 
d'un vaisseaa naur entamer le gréenK^' 
de l'ennemi (Veget. «il. iv, U). 

a. Auer fatcalui. Longue pe«»« 
avec une tète de fer, aiguë cl r«»uro«> 
dont on se servait dans les sièges p<H>' 
abattre U garnison sur les muradKs 
(Liv. XIX VIII, 6). 



ASSBBCCLDIt. 

t. AiKTa. En >rchitecliire,(^evrDn! 
im loil en charpcDte >ur l«iiucl« soDt 
jibncj kl tuiles marquées A/i dam le 
}itii ipieiioiudoiuHiiisau mol MathIA- 
TKi. Elks Mot repr£«eaté«s a l'exlcrieDr 
pif le anitmentsappeEèi dmlicules (Dbk- 
rUTLOS, ?), dam In ordni ionique et 
forinhien (Vilniv. IT, î, 1 et SI. 

ASSERCULUH et ASSERCtlLUS, di- 
■motih de a4itr. Prlile perche ou bi- 

Wu «jlo, fl. R. 152). Voir U giSTiire 
m iDM iCditcus. 

ASSIS (savic). Planche plate. (Cm. 
Pl'n. Colnmell. Vilrliv.) 

1. Soupape dans au tujau ou robinet, 
ipii, iaiTinl qu'on la tourne, Uttc pa«- 
up n liquide ou le 
«inH[Vitra».T.7, J^. 

II. U gonire rppr*- rfj^^a 
mile on robiuct de ^^^ 17 

•pri : le mieaniime pour tourner la 
nu|HpeK «oit distiBCtementau haut. 

issus. Liltéralement , rôti ; de \k le 
nnlre wjun, chambre daus du ImId , 
"fcanflêe i. la Tapeur, ï. l'elîet de pro- 
duire une traDipiratifni Tiolente (Cîc. ad 
Q. Fr.m, I, 1). Voy. Sdoatio, Sdi»*- 
nuGw. 

i. Aaa liHa. Solo de Odte md* ac- 
fWBpajoemenl Tocal. (Ser». ad Vire. 

c.ii,tn). 

!. ><n nnrriz-. Nourrice qui ilère les 
"tnlsao hiberoD (Schol. Vet. ad lai. 
Si. HT, Î08). 

4. Aiii lapidei, Pterres poiées sans 
aonier(Ser». orfVirf. C. ll,41T); c'ert 
Jt celle [i^on que furent construits tes 
ploi heiui des édifices grecs et romains. 

ASTRAGALIZONTES (àarpaToVltov- 
^M . Nom grec employé pour désigner 
In personnes qui jouaient a- 
>ec les atétt articulations des | 
nranai [ imoiyuXm , latin 
"l.> !).«., JiliduDipéti.' 
Béa liri d'un original en bronze ; c'était 
uo mjei fdTori des Kulpteurt et de» peio' 
tm de la Gr«e (Kin. H. ff. Siïit, 
1». î; Piusan. 1, 30, l). Les deux 
Wtt l'amuiaieiK de cette f»i;on et em- 
Vijttal ces osselets i différents jeui; 



ARTBAOALUR. 



Egi 



mais le plus simple et le plus usité, qui 
parait représenté dans la gravure ci- 
jointe, d'après une peinture grecque dé- 



coutertei Résina, ressemblait à ce qu'on 
appelle proprement Jeu des osselets, et 
consistait iiinpleinent à jeter les os en 
l'air et à les rattraper sur le dos de la 
main quand ils retombaient. Dans plu- 
sieurs autres jeux où l'on jouait de gro*- 
les sommes, les os élaient marqua de 
chiffres et on les employait en guise de 
dés (Jul. Poil. IX, )00-104; Kusl. ia 
Od. I, p. 13S7, 34. V07. Talcs]. 

ASTHAGALUS (àsTpitaloc)- Nom 
grec de l'un des os vtriétraux, celui du 
eou-de-pied et Tu du articulationi de« 
auimaiu, dont ou se sériait au lieu de 
dés aux jeux de hasard et d'adresse, mais 
qui n'est employé dans aucun de ces 

!. Chez les arcbilecles rgmaini, ai- 
tragale; pelilc moulure demi-circulaire, 
appelée ainsi par les aucien^ de la rea- 
semljlanee qu'elle a, par la succession de* 
fonnes rondes et angulaires, avec une 
rangée d'osselets placés l'un à côté de 
l'autre, et uonsmée chapelet ou baguette 

et les modernes parce qu'elle a tout à 
t l'aJT d'un chapelet ie grains ou de 
baies. Elle est surtout un signe caracté- 



rislique de l'ordre ionique, an elle forme 
le membre le plus Ims du chapiteau, im- 
médiatemeot sot» TrcAiniu, et partage 
les faces d'une architrave. On la trouve 
aussi dans la base, oii elle est une mou- 



62 



ASTU&CO. 



▲TBnJM. 



lure simple, semblable au torus, mais de 
dimensions plus petites (Vitruv. iv, 1, 
1 1 ; m, 5, 3). Le premier des deux spé- 
cimeDS ici donnés est pris du chapiteau 
d'un temple d'Apollon près de Milet ; le 
second, au temple de Minerve à Prièue. 
âSTURGO. P^tit cheval de la race es- 

Kagnole des Asturies, très^estimé par les 
omains pour son allure brillante et sou 
pas doux (Plin. H, N, viii, 67 ; Mart. 
HT, 199). 

ATHLETif: (àeXviTai). Nom général 
des combattants qui disputaient un 
prix (iOXov) dans les jeux publics de la 
Grèce et de l'Italie : il y en avait cinq 
espèce?, distinguées chacune par un nom 
particulier : CviiSOR, Lcctatob, PuoiL, 
QcniQIIBRTIO, Pahcratiastbs. 

ATLANTiSS (xtXavTcc). Terme grec, 
auquel correspond le latin Telamomes : 
SI désignait des figures humaines qu'on 
employait comme supports d'architecture 
pour un entablement ou une corniche, 
au lieu de colonnes. Ce nom était une 
allusion à l'histoire d'Atlas qui portait 
le ciel sur ses épaules (Vitruv. vi, 7, 6). 
Une de ces figures est donnée au mot 
Argulus, d'après un spécimen trouvé à 
Pompéi. 

ATRAMENTARIUM (pifXavdôxv]). Vase 
pour contenir Vatramentum, liquide noir 
employé à différeuts usages, comme ver- 
nis parles peintres (Plin. H, N. XXXY, 
36, 18; par les cordonniers pour tein- 
dre leur cuir (Plin. H, N. xxxiv, 35) ; 
et aussi comme enere (Cic. ad Q, Fr. 
11, IS). Dans ce cas, Vatramentarium 
répondait i notre tfffcrrer(Gloss. Philox.; 
Vulgat. Ezeeh. lY, 2) : nous en avons 
donné un modèle au mot Arvnpo, n® S. 

ATRIENSIS. Esclave employé à la 
maison, ou esclave appartenant à la /a- 
milia urbana dans toutes les grandes 
maisons romaines; le soin de V atrium 
lui était spécialement confié. Il avait une 
fonction à peu près semblable à celle du 
maître d^ hôtel de nos jours, car il exer- 
çait un contrôle sur tous les autres es- 
claves de la maison , prenait soin des 
bustes , des statues , des objets de prix 
exposés dans Valrium, disposait le mobi- 
lier, et veillait à ce qu'il fût toujours 
propre et en bon éUt (Plaut. Min, 



passim, et particulièrement a. ii, se 2 
et 4 ; Cic. Parad, y, 2 ; Ph«dr. Fab, 
II, 5). 

ATRIOLUM, diminutif à'Mrium, dans 
un sens général petit atrium; mais ce 
mot avait aussi une signification spéciale 
et désignait, dans les grands palais des 
Romains, une pièce particulière qui pour- 
rait être appelée le second atrium , car 
il était entouré de chambres de repos i : 
d'autres pièces comme celles de Yatrium 
principal, dont il différaitsuitout pourla 
grandeur et peut-être pour la magnifi- 
cence (Cic. €ul Q, Fr, ui, ïf 1 ; adJtt. 
I, 10). 

ATRIUM. Grande pièce, la première 
des deux parties pripcipales d'une maison 
romaine. On y arrivait directement du 
vestibule ou passage d'entrée (proth- 
rum)f et dans l'origine elle servait à la 
Aunille de lieu de réunion ou de pièce 
publique où les femmes travaillaient à 
leurs métiers, où les statues de la fa- 
mille et les images des ancêtres étainit 
exposées; elle contenait les dieux do- 
mestiques et leur autel , aussi bien que 
le foyer de la cuisine (focus). Sa posi- 
tion par rapport au reste dé la maison 
peut se voir dans les deux premiers plans 
qui expliquent le mot UoMCS . elle y est 
marquée B. 

Quant à sa structure intérieure, c*était 
une pièce rectangulaij*e, recouverte d'un 
toit , qiû, le plus souvent , avait une ouver- 
ture au centre (compluvium) : un bassin 
y correspondait dans le plasdier (implu- 
vium)^ et était destiné à recevoir la pluie 
qui tombait par l'ouverture (voir la pa- 
vure qui suit). Le toit lui-même était 
souvent suppoilé par des colonnes qui 
formaient ainsi tout autour une colon* 
nadeou une galerie (voir la gravure n^^)» 
Mais comme le toit prenait diiïérenles 
formes qui donnaient a l'intérieur de T^ 
trium un caractère différent, on classa 
ces variétés sous les noms qui suivent , 
pour distinguer les différents styles de 
construction : 

1^ Mrium tuscûnieum. Atrium toscan, 
le plus simple et probablement le plo< 
ancien de tous; les Romains l'emprun' 
tèrent aux Étrusques, et on ne pouvait 
l'employer que dans un appartement de 



pctrlt dimmiioD. L« 

pour npporlei' le toit, qui courait lulou. 
Jn finàf el qnî éuit lOntena sur deux 
fculjn pUcca m long d'un mur à l'au- 



ESTmcicre uc m 3. j4lrium toriHlId 

poiut de colouDM rintbien, qui étaîl 



i[i'. lAiii aultei plus peliles cliipi 
iioiliiiHi dam celte»-Ii, i cgate Ji^ 
lum du puiM, el formaleut «iuii a 
trttn une ouTerlare carrée [Vitruv. ti 
}), taaaat an le *oll dam la gravui 
ti'dtuui, qoi prnenle une reitauralio 
de l'alrium étrusque de la maïua d 
SiIInlïàPonipéi. 

i- AIriam tetrail^lum. L'atrium ti 
truljli, iianmié aioti parce que ion lo 
rliil vippoité Mir auaire colonoei, un 
idu^ angle de ] impluvium. La Bgui 



«BK inipéciaien de ce iljle d'a[irét 
■uc luiun de Pompéi, trontte dam lu 
biilla aéealéci par ordre du général 
Oumpionnet; d'aproi la iraiort précc- 

A^ntm. ;i »i r :il j-: JT 



C'.r"' 



tutomr dei paroîi de la 
? ouverture eulre ces cu- 
■K, aemblable à celle que 






im. L'aUidin co> 
< xu mime genre que 
lui grand et plus ma- 



ie orrnirr, ma» plui grand et plus ma- 
gnifique : en efTel, les eolounes qui sup- 
porlaient le toit j élaieul plut nombreu- 
se* et placées * uiitance de Vimplmian. 
La partie centrale était aussi dècouierte, 



graTure.pi 
corinibieu de Pompei , r 
une maison qui fut découverte avec son 
étage (upérimr entier ■ Herculanum et 
dont mus avons doniié une perspective i 
l'article UoMDl. Dans ce ityJe de cons- 
Iraction, une des extrémité de chaque 
poutre qu portait le toit et Tormait uo 
plifood pour la colonnade qui entourait 
la pièce, renotait sur la tête de chaque 
coùnne, et Vautre sur la paroi latérale, 
au liru de lui être parallèle comme dans 
l'atrium loican et le tétrast jle : elles Hmt 
•!mi ditpoiéei i angle* droits avec le* 
murs, ou, en d'autres termes, l'in /hi- 
enent. C'est là le Km de l'eipretsion de 
Vitruve : j4 parïtliiui recrdùnl, 

4. 'AIrium diiplurralum. Atrium dont 
le toit était en talus , la pente dam uue 
dirertion opposée au 
coiapluvium au lieu 
J'iDcliiter vers lui , 
et par conséi[neat 1 
chawaiireaudantlet I 
gouttières du dehors T 
au lieu de la conduire 

comme dans Ici trois 
exemples précédents. On toit clairement 
le plia d'une telle construction parla Tigii- 
du plan en marbre de 




tout i 



,plu^ 



loit de l'eipèce appelce 

lalodo [Vilniv. T, 1) : 

il est aussi très-bien re- 

présenlÉ par l'artiiie qui 

enérula le plan en marlire 

de Itome d'où eit prise la 

gravure. Il est probable 

qu'un atrium de celle 

sorte anit deux étages et qu'il recevait 

le jour de feiidrei pratiquée» dans l'étage 

su|iérietir. Comparei ausù Cavadich. 

ATTEGIA. Hutte ou cabane maureaque 
bile de roseaux et de cbaume (Iut. Sat. 
IIV, IBB). 

AIJCEPS [lEiuTiic, 4pvi6iuTli(). Dans 
un tens géoéral, cliaueur tCoUeaax, ou 
toute pertonaequi s'amuse àarréler dans 
des piégea, à prendre dans des iilets et à 
tuer des aiseaui. Ce mot , dans un sens 
plus ipéciai, désignait un esclave apparte- 
nant à la familia ruilica, quelque cbose 
comme notre garde-cliaiie, dont la fonc- 
tion était de prendre et de rendre du gi- 
bier lu bénèâcede ton maître. En eCTet, 
les principale» sources du revenu de cer- 
taines propriétés conaistaient dans le 
produit de» bois et des pècberies (Ov. 
^.^n. m, 669; Plaut. Trm.u, i, T; 
Pignorius de Serv. p. &G0). La figure, 

marbre il FJaplej , repré- 
sente un auctpi revenant 
avec sou gibier. Il porte 
uu chapeau et des bottes 
de cbaueur, une tunique 
et un manteau de peau s- 
vec le poil 1 il a un cou- 
loiu de cbaue dans la main 
droite; deux Colombe* sont 
attachées k sa ceinture, 

Ssuche et on voit entre ses - 
oigis le bout du nceud coulant où le gi- 
biers'ett pris. Les anciens chasseurs d'oi- 
•eaui se aervaieutdana leur chasse delré- 
bucbets et de pièges ifaquti, ptdicm). 



ACCCSTALES. 

d'un roseau enduit de ' glu à rextrénitè 

ioruado, calamui), de trappes (traïuen- 
ait), de fileta à glace (amilet), d'un ap- 
peau (arii illei), et d'une cage pour le 
mettre (tanaj, A chacun deces mots ou 
■ expliqué et décrit la manière de se sa-- 






jriim". 



AUDITORIUM. Tout endroit bù des 
oraleun , des noëtes et en lénéral des 
auteurs assemblaient un audiloirc pour 
entendre la lecture de leurs ceuvret 
(Quint. II, 11, 3; s, 1, SG). 

3. SalU de cours où les philosophes 
et les professeurs faiiaieul leuia levons 
(Suet. Tib. 11). 

3. Cour de jattice où s'entendaient 
les procès (Paul. Dig. 49, 9, I ; lllp. 
ZW^.*,*, 18). 

4. AudïloriuiB princtpli. Cour ou 
chambre où l'empereur écoutait les cau- 
ses et décidait (Paul. Dig. 43, I , S4). 

AUGLR (oluvonKiiiisc). Ai>gure, prê- 
tre romain qui interprétait la volouté de* 
dieux ou annonçait l'avenir d'anrès des 
observations Taites sur le val et le chant 
dei oiseaux (Liv. i, 30 ; Cic. 
D'«/. I, n ]. Ils Fomisient un fj 
collège ou une corporation, et , 
ils sont priucipalement dis- f 
tinguél des autres classes de 
prêtres, sur le» monnaies et 
le» médaillei , par un biton 
recourbé comme une cros>e 
(litttui) qu'ils portaient a la 
main droite. Quelquefois, t 

est l'oiseau sacré et la cruche <^ 
(coBJj). La figure est tirée d'une médaille 
de Harc-Aurèle. 

AL'GUBALK. PlacelidroiledeU lente 
du général (prmionum) daus un camp 
romain, où l'on prenait les auspices (Tac. 
^nn. XV, aOj cf. Quint. Vlii, ï, 8). 

AUGUSTALES. Ordre de prêtre» ins- 
titués par Auguste et choisis duia la 
classe des affranchi;. Leur (onction était 
de TeilUr aux cérémonies rdigieuseï 
instituées en l'honneur dci £Mrei compi- 
taltt, divinité) des carrefours, auxquelles 
on avait coutume d'élever un autel au 
lieu où les routes se rearontraienl (Peir. 
Sai. 30 ; 0|-elli, Iiucr. 3959) Schol. Vel. 
ad}&<,T.Sal.u, 3, 281). 



1. Stdaitt auguitmleâ OU Ùmplrawnl 
Jtftittla. CUue de prtiru élu>lie pir 
Tibèn pooT rendre la honncan di\ia> 

■ X^ifatt d ■ !■ bmilk du Juin. Ce 
arpi Etait composé de vingt et hd mem- 
Imchoini dans le* principale* funilles 

■ " e(T»c. jfmi. - " "■ " ""' 



kl/u 



U). 



AriA (aûl^j. Mol pTC qui déli- 
ai àaas l'origiDC une cour découterte 
■u dnint d'uue iniîsoD : autour de celle 
maritiient litaées Ici ^rio, tea éu- 
bla pour le bétail et lei dcpeudinca de 
Il Errme. Le» poêles roniaRii adoplérem 
n bmN pour dctiEuer ud chenil (Gril. 
Cmtf. leî), uue bergerie (Vrop, m, 
I, ti) , on tme lanière pour des bèlei 
fm«i(Petr, Sal. IIB). 

I. Apréi l'époque bomérique , Vaula 
{rtopie fui un peruljle découvert dini 
riotniear d'une nuiton ; il y eu aiiit 
dnutinietiique demeure (Vilnii. Tl,l, 
&]: l'oaiulour duquel élaienldiipoKiles 
•ppartenieDli des bomme« , et l'aotre 
pour l'uuge exclusif des femmes, 
d'iulrc* npports , ils correipoiidsi 
l'irriggnoent et ■ U ditlriballoo i 
nie de Vairium et Aa periilytiam 
nuiHD romiine. Vov. le pUn de la 
«n prcqiK au mol DOMCS , sur lequel 
In deux aulx sont marquées mpecti 
nenl C tl E. C'eit par allusion à ce i 
du mot que Virale l'emploie en parlaul 
de 11 cellule de la reine des abeilles ( G. 
ir, 90). 



i-jointe représente une me du ^nd 
théilre de Pompéi , avec la scène au 
fond : elle luChl pour faire concevoir 
facilement le caractère général de celte 
parlfe de l'édiGee, ijuoique tout lebaut 



latine (Cilo, R. R. S&) pour O 

ÂVLX.tL ou AOLj:UM (aii.;»). 
Tipiueries dont on >e servait pour déco- 
rer les murs d'une salle i manger ( Hor. 
Sal. Il, 8, 54 ), ou qu'on plaçait comme 
écran contre les njoos du soleil entre 
les piliers d'une colonnade ( Prop. II, 3!, 
12 ), ou euGn dont on fermait les galerie* 
ouvertes autour de Varrium ou da perï- 
4t]lium desmaiious pirtiDulièrei, comme 
on te -voit dans U figure de la maùoil 
d'Ben:ulanum(au mol DoHOl), où les 
baguettes et les aaneiut pour les sus- 
pendre furent relrouïés à leur place 
quand on Gl le* fouilles. Dans la figure 



linte, tirée d'an bai-reliel du mutée 



tntan nique , 






■ fond 



de voiblablei tant dans les Kulptures 
qne daus les peintures , où l'artiite les a 
placés comme signes de convenlioo pour 
ma.qiier que la icène ne «■ pasK pa> en 
plein air, mais dans l'intérieur d'une 

S- Large couverture de tapisserie on 
d'étoffe brodée qu'on étendait d'habitude 
sur [e malelas d'an soEa ou d'un lit de 
table (Virç, £n. I, U8T ) et qui pendait 
autour juiqu'i lerre : de là vient qu'on 
l'appelait aussi ptritiroma. On peut 11 
voir dans U gnvure précédente; mais 



elle sppirait ptui diitiocte dini la fn- 



vure ci-jointe, prise du Virgil* du Vali- 

3. Pièce de (apisKrieou rideau brodé 
(Virg. G. III, 2i) et co-nert de Cgum, 
qu'on poiployait . dam lei (héltres givci 
Et romaiii! , au même effet que notre 
lotie, pour cacher la seine aviiil le com- 
mencement de la pièce et entre lei actei. 
Cependant on ne iiiipendail pas et on ne 
baissait p^s d'en haut cette toile, comme 
la notre. On l'earoulait autour d'un cy- 
lindre introduit dauj le briquelage du 
devant de la icène , comme il est facile 
de le voir, » main gauche , daui la gra- 



pecli.. 



pièce commençait , 






l' le rideau, 
levait tO-. 
-1UJ; de là l'cxpreision , 
\lma frcmunliir [ Hor. Ej/hl. II, 1 , 
_J9l cf. Ajiiil. ile/. s, p. Î3Î) . la 
toile est baiuée u , ligiiiGe que la pièce 
\a commencer ; et outra lollualur ( Ov. 
Mtl. /. c ) • U loile eit levée ■, que 
l'acle ou la pièce eit finie. 
AULOËDlIS (aOV^od- PerMDiii|cqui 



chanle avec accompagnement de Aille 
(Cic. Mur. 13), 

AURES. Oreilles d'une charme, pla- 
céei de chaque côté de la pièce de boii 
où s'enclave le aoc et tournées eu dehors 
|iour rejeter et cnlisser de chaque coté 
du sillon la terre retournée par le soc 
[Virg. a. I, ni), Onpeul les voir dans 
ta gravure au mot Abatkcm ! : cllo 
iopl désignées par les lellres Ë E. 

AtîRECS. Ap|>eléausù nummui Burrta 
ou deiiar'mi aureus ; denier d'or, étalon 
Je la monnaie d'or des Romaiiit, qui 
valait vingt-cinq J»iarii, ou !! fr. 10 c; 
mais sa valeur inlrinsèqiie, comparée 
avec la moDoaied'or d'aujourd'hui, cgale- 
iiit presque 26 fr. 3ï c. ( Pliu. H. N. 
iXXIIi, 13; Suet. Cal. 23; Dont. 8; 
llussej, oa Ancitat ffeiglilt and Me- 



ity). La gravure est tirée d'uD nodèle 
'ans tna état actuel. 
AURIGA (^ïloxo(). Condncteor na 

— k— 1. — -1 parla graiure, 

en tene mile 



;Virg. Mit. III, 824; Ovld. Ht'- ". 
321). 
î. Spécialement , conducteur de cMi 
i dispute le pria de la coune da"" 
jeua du CirqiiB (Suet. Cal. »)■ 
iipire ci-joiule est tirée d'uae sU- 



i>«claniiT>»te, elle 

Ijitcda «oMnme porté 

lar res couducteun. j 

U branche de pal- 

mitr dau U main 

droite tsl TMiblnne t 

et la tictaire ; la boar- 

H , daDf la maia pu- 

eitt, coDiient la toat- 

OK d'ai^Dt qui en 

ftati la récompente. 

La Banièrt! dont 1» 

ioirigm cooilDiaairat 

la rbars di Rérah CD m- 

plrlemnil de t'iuage commun qu'on a 

iB icprcKDlè dam la première (raTnrc. 

Oi l'co coDTÙDcra par le ipéamen d- 

joÎBl, copié d'an dipljquc coniulaire. 




CoouDe l'original eit d'une péri odc*reUti- 
lement récCDle r\ fie l'rpoque où la 
ans étaient en déndence, on peut le 
regarder comme une repréiai talion plui 
fidèle de la Térité, que n'a embellie au- 
cun cOorl pour amTer à un effet d'art 
on ■ une image idéale- Le conducteur ici 
a pataé les rCoes autour de toa du ou en 
«t enveloppé; il avaft aioii plui d'em- 
pire MIT )ci eberaui en w pencbanl 
en arrière , et en tirant les rinei de 
loul Ion poidi ; il la empêchait anur de 
lui ctbaf^er déi mirni en cai de choc 
OD de beurt lubil. Hall comme cette TD\- 
nière de conduire l'eipouit au danger 
d'ilre trainé dam les rénei t'il Tenait , 
il partait un cootrau recourbé, attaché 
im coarroïei qni lui Mmienl le corpi, 
«mue on a pu le voir dam la précédente 
èçBt, podT let conperau beaoin. La 
dernière ligure repréwnte amij le cal- 
que qa'il arui fur U tête ei le* eotu» 



roin qui entouraient ies jamba et le 
doideiei maini ; les jamba dn chevaux 
toni auui enveloppée* de banda wmbU- 
bla; leurs queues tont rrleTécj, leurs 
crinières en brosse , el ils Ont un masque 
■ur le devant de la léle. 

3. Les poètes prennent le Bxatauriga 
dam un lens mains ipécial et l'appliquent 
Il la penonne qui amenait une voilure 
ou un cbar de guerre, et qui se tenait â la 
léle des ehevBui iuiqu'l ce que le con* 
ducleurfat manié (Vir^. ^n. iit, R5 ) ; 
BU limonier (Ov. Triil. i, A, 16); et 
CD général à tout homme k cheval (Aucl. 
Pan«. ndPiion. 49). 

AlmlGARlUS. Même sens tfu'Juriga 
(Suet. /Itro.b). 

AURItiATOR. Héme sens qu'^urifn 



ch^r lui courses du cirque de la la^oa 
décrite au mot AOBIOA (Suet. tftiv, 
34 ;Plin. H. A', iixnt, 27). 

AURISCALPIUV )i,tt,ii.-uii((. Curt. 
ortilte (Hart. Ep. xiT, 33}; el aussi 



■onde de chirurgien pour l'oreille (Scri- 
Iwn. Compci. Ï3IJ ). La gravure repré- 
ttatlt un original trouvé à Pompci. 

AUSPEX. Celui qui prend Ira ans{n> 
ce> , ou en d'autres tërma, celui qui ob- 

genl la oiseaux, pour découvrir par li 
les secrets de l'avenir (Cic. ad Mt. Il, 
7 ; Bor. Od. m, 37, S). 

AUTHEP5A(aij«i<|.ii().IIat formé du 
grec, signifiant, dans son sens litléiil, f ui 
fail bouiUlr de loi-mtmi (Cic. «otc. 
Am. 4S| Lamprid. £ta^. 19) ; d'où on 
peut raiioauableo>ent inférer que c'é- 
tait un appareil qui contenait le feu et 
des combiutililes pour échauficr de l'eau. 




68 



AUTOPYROS. 



AXIS. 



dèle en bronze trouyé à Pompéi. Les 
côtés, qui étaient d^une épaisseur consi- 
dérable et creux , contenaient de l'eau ; 
d*un de ers côtés sort un petit robinet 
( à main gauche de la gravure) pour ver- 
ser Teau ; les quatre tours aux angles 
sont pourvues de couvercles mobiles. Le 
centre recevait le charbon allumé, et, si 
on plaçait dessus un trépied ou un autre 
vase , on pouvait faire cuire sur un tel 
appareil plusieurs espèces de mets , avec 
une grande économie de soins et de dé- 
pense. Beaucoup d'autres instruments du 
même genre ont été découverts à Pompéi ; 
ils sont construits d'après le même prin- 
cipe, et ne diffèrent que pour le modèle. 

AUTOPYROS (aOtÔTcvpoç). Pain bis 
fait d'une farine grossière on on a laissé le 
son (Plin. H. N. XHII, 68; Petr. Sat. 
66 ; Celsus, il, 18 ). 

AVENA. Flûte de Pan, faite de la tige 
de la folle avoine , et dont se servaient 
les paysans ( Virg. TibulL ; Ov. Met, vin , 
192). VoirARUifDO, n** 6. 

AVERTA. Valise probablement placée 
sur la croupe d'un animal, comme on le 
pratique encore communément en Italie 
(Acron ad)AoT, Sat. i, 6, lOG). 

AVERTARIUS. Béte de somme qui 
porte Vaverta ou valise sur la croupe 
( Impp. Valent, et Valeos, Cod. Tbeodos. 
8, 5, 22). 

AVIAHIUM. Basse-cour (Varro, R.R, 
m, 3, 7 ). 

2. yolière où on gardait des oiseaux 
rares et choisis ( Varro , /. c. ). 

3. Vivier pour des oiseaux aquati- 
ques (CoUimell. Yiii, 1,4). 

AVIARIUS, esclave chargé d'élever, de 
nourrir et d'engraisser la volaille (Co- 
lumell. VIII, 3, 4, j^^.). 

AVICULARlUS(Apic. vii, 7) Même 
sens que le précédent. 

AXICIA. Mot qu'on ne rencontre que 
dans un seul passage de Plante {Cure, 
IV, 4, 21), et que les dictionnaires et 
les commentateurs expliquent par le mot 
ciseaux. Mais la leçon ou l'explication 
semble très-douteuse ; car l'instrument 
du même usage chez les anciens que nos 
ciseaux était appelé forfex par les Ro- 
mains; et dans le passage de Plante 
Vaxicia est cité comme un objet de toi- 



lette avec le peigne , les petites pinces , 
le miroir, les fers à friser et la serviette. 
Des ciseaux, quoique assez uti'es sur une 
table de toilette moderne , étaient beau- 
coup moins appropriés à la toilette des 
Romains , d'après la diflérence des habi- 
tudes. 

AXIS (âÇ(i>v). L'essieu d'une voiture 
auquel le timon est attaché et autour du- 
quel tournent les roues (Ovid. Met. n, 
317 ), comme on le voit clairement dans 
la gravure , prise d'un ancien char de 
guerre conservé au Vatican. Dans les voi- 




tures de l'espèce appelée plaustra, l'es- 
sieu n'était pas fixe , mais tournait avec 
les roues dans des crapaudines vissées au 
bout du char. Voy. Artemon. 

2. Axis versât i/is. Cylindre toumant 
à volonté, qu'on gouver- 
nait avec une manivelle 
pour monter des poids 
en y enroulant la corde : 
par exemple, le cylin- 
dre et la manivelle qui 
servent à tirer un seau 
du puits, comme on le 
voit par la gravure ci- 
jointe, prise d'un sarco- 
phage de marbre du ci- 
metière du Vatican (Vitruv. IX, 8, 8). 

3. Axe vertical d'une porte, qui se 
mouvait dans des crapaudines fixées dans 
le linteau inférieur et supérieur, et for- 
mait ainsi un pivot sur lequel tournait 
la porte, soit pour-s'ouvrir, soit pour se 
fermer (Sut. Tfieb. i, 349), VoirAR- 

TBPAGMBNTCM et CaBDO. 

4. Soupape d'un conduit ou d'un ro- 




a» ^^.^ . » 



bHt. DiM M KOI , U TériubU Ir^oi 



BABTLOMCIU. Chile de hbricpw 
labiluniciine, fori prisé cW In Raraiini 
pour UD 1ÏMU pknn île fioeMC ti lei briU 
iuiBowlcun (Lucret, ir, 1031 ; Pub. 
Sjnuu. Pmt. J'ai. &S). 

BACCHA (^axTl )■ BacchiDle. femme 
(pli célèhre les m j itères de Bacchui 
(Oiid. Btr.T,iS). Lesbaccbantetioal 
uniat rn>rèseDtÉn dasi les œuvres 
d'ut tt dtcrila par les poêles (Otid. 
tfrf. Ti, S9I ), coDune ilîni notre gn- 



lACCLDI. 



0» 



"m, irec Due gnirtande de fiuitles de 
np» ou de lierre sur U léte , de* rhe- 
mu cpin et BotiuiU , un msDteiu hil 
it peui de cbe«t«ia sur le côté gaucbe, 
le ikfrie dins U main droite, et cuu- 
nnt comme des inaeiiiéej. Lt figure 
éacnét id , qui est prise d'uD bu-rclief 
àe U lilla BorghcM , «n lieu d'ivoir sur 
rllc U pciu du chnresu, en porta une 
[•rlif diDS la mtïu ganebe. 
BiCOXlDI {^KTiipio^}. Petit bilou 



ou iJliHt pour la marthi, recourbé 
Mpune les ripues nodemesfCîc. ^in. 
Il, 1 1 ; Jui. Sat. III, SB ]. L* gnnire ml 
prise d'une peinture de Pompti , et re- 
pi«*ente Uljrue. 
2 (V.rro. K. R. 50, Î).Voî. Falx 



ment pir les Tojt- 
geors, les paysans, le« 
pitres et ïei ehevriers 
(d'où son épithèle dV 
grale, Otid. iltl. IT, 
et C54 ), et par les per- 



iha des deux s 



igia 

fOrid. 



I, 31 ). 



nation était ai 
porté, avec prétraiion, 
par les philosophes 
grecsfMart. Ep.Vf, hZ). La figure ci-join- 
le, tirée d'un manuscrit de Virgile de 11 
bibliothèque du-Vatiean , représente uu 
des pJLtra des églogues ■ppuié >ur ion \i\- 
ton, précisément comme le dit Ovide, in- 
cambeni OU iiaiittnt iaculo ( Uel. slv. 
eib; Fiui. I, 177) : atiitude qu'on ren< 
contre tous les jours chei les paysans 
de la rampague romaine. 

I (axîiicTpai). Long biloa que por- 
taient ,daoi les temps anciens, les rois et 



les personnages puissauts, àla fois comme 
marque de leur ring et comme arme dé- 
Censiire. Dans ir.' xuTres d'art, le sxfi- 
«tpm est toujours i^râenté plus long 



1D BAiiiLATaiin. 

que le lilloD vulgaire, commeon peut le 
voir par In Ggiire ci-jaiii(c, qui repré- 
seule AgaiDemiioii , il'ii|iit» un vbm Je 
marbre iculplc par un arlUle givc ; le 
oiiîinTpov était queliiuefoii orné d'or el 
d'argent (Florui, IV, II, 3, m, 13, 10). 
C'est de ce Mton qtie vînt te tceplrt 
royal. Il éuil porté lur la icépe trtgi- 

3ue par lei acteura qui renipliiiaieiit 
fsrôleaderoia (Suet. A'iro, 34]. Hais 
ce mot, quand il est employé dans ce 

plupart du trmps pour caractériser el 

tout \n mœurs des Asiatiques. (Flonis, 
U. ce. ) 

BAJULATORtUS. Homme dont le m£- 
lier élail de porter des fardeaui. On di- 
sait aussi le/la bajidaiotia. Voir Sella. 

BAJULUS (vdltOfi^Ot, fOpTTl-yàt). 

Poiit-faix ou toute [lersoune qui potle 



des charges sur le dos, comoie od le voit 
parla gravure, prise d'une peinture d'une 
chambre sépulcrale 1 Rome (Plaut. 
Ptea. T, 8, n j Cic. Par. m, 2). 

!. Esclave dans la famille romaine, 
qui avait la même fonction que le com- 



... 1). 



. Ep. B ad Jullan. 



BALTHE^ ou BALNE^. Bains ^u- 
blics, où 1*00 pouvait prendre des liaini 
d'eau chaude et d'eau froide aussi bien 
que de* bains de vapeur, et qui avaient 
dnis corps.de pièces, l'un pour les hom- 
mesetl'auttï pour les femmes ( Virro , 
L.L. Tlll, t8;K, 61). 

Oq comprendn parfaitement le svs- 
tème d'après lequel lorlablissemenls clés 
Romains étaient dispo^ - , et la méthode 
ingénieuse de leur cou truction, si od 



jette le) ^eui sur le pUii ù-joint et >nr li 
description des deu< corps de biini de 
Pompei. Des vurs el des perspecticei dti 
différentes pièces en détail soûl douné» 
séparément suus chacun de leurs noms 
respectifs. Ces Imid* avaient par la rue 



m entiéea distincte), 1,1, 3, 4, &, 0: 
les trois premières étaient pourerui <pii 
voulaient un Iwin; 4 et S, pour In 
esclaves et pour difTéreuts besoin! de Tr- 
ia blisse ment ; la dernière donnsit acte 
dans les baipa de) femmes, quin'avaieal 
aucune communication avec l'autre cor|t 
de kltiment, beaucoup plus vaste. Çjm- 
menons le lour des bains par Is pre- 
mière porte [\) au bout du plan, k mala 

a, Lalrlna, lieux d'aisance. 

t. Cour découverte, enlourée delroii 
colés par une coEoiinade : elle formait 
une sorte d'ofrium poiir le reste de l'cili- 

c e. Sièges de pierre le long d'un rolé 
de la cour, pour les esclaves qui allen- 
daient que leurs mailre» revintsenl '^'^ 
liain, ou pour la commodité des gens qui 
allendaietit le retour de leurs imit. 

d. Chambre qui servait de salle d'it- 
tenle pour les baigneurs, ou qui piolii- 
hlemeol était destinée au surveillipl da 

e. Autre lalrina près de la leconite 
entrée principale (5), d'où un conidor 
qui tourne brusquement vers la itoM, 
conduit dans 

A. L'a/>n';^f«nwn,au chambre où l'of 



BAUHKiB. 



BALIlfBDM. 



71 



if dédiabillaîf , et qui communiquait avec 
tbaeooe des eotrées priocipales et avec 
rbcnoe des pièces ou l'on prenait des 
Kiiii^ chauds ou froids . 

ff, Siéga en, maçonnerie de chaque 
«té de la salle , où les baigneurs pou- 
^ient s'asMoir pour s'habiller et se dé- 
shstnlter. 

B. Le frigidarittm ou salle contenant 
le bain d*eau froide (haptisteriiim), 

f. Chambre à l'usage du gardien des 
kahâs, qui prenait soin des vêtements et 
les gardait à leurs propriétaires pendant 
qu'ils prenaient te bain. 

C. Le tepidarittm ou chambre tiède : 
on eo maintenait Tatmosphère à une cha- 
Icur agréable au moyen d'nn brasier 
qu'on y a retrou-vé^ 11 servait à tempérer 
le passage soudain du chaud au froid , 
quand le baigneur retotunait de la pièce 
chaude à l'air libre. C'était aussi dans cet 
appartement qu'on se faisait frotter avec 
la strigile et oindre après le liain ( voj. 
la gravure au mot Aliptes ) ; à cet 
effrt, il était garni de deux sièges de 
brooae qu'on y a trouvés, et dans les murs 
étaieut pratiqués tout autour de petits 
réduits, qui formaient autant d'armoires 
00 de placards, pour contenir les strigiles, 
les huiles, les parfums et les autres objets 
Décrssaires aux personnes qui ne les ap- 
portaient pas avec elles. De là une porte 
conduisait le baigneur dans 

D. Le ealdarium ou étuve, qui con- 
tenait à une extrémité (h) un Ijain d'eau 
chaude (aheus), et à l'autre le Laeoni- 
eum avec son bassin ou labrum (i). Le 
prquet de la chambre était creux en 
desiotts, et sontenu par de bas piliers 
de briques ; les murs étaient garnis de 
tnyau^, de telle sorte que toute la pièce 
était entourée d'air chaud, fourni par un 
fourneau voisin. (Vov. la gravure aux 
aofs SusPBHSCRAet Aypocacst(7M. ) 

/. I^foomeau, qui, outre l'usage men- 
tionné cî-deasus, écbaufbit aussi les 
chaudières contenant l'eau pour les bains, 
i savoir : 

ai. Le ealdarium ou chaudière pour 
I*eaa chaude ; et 

^ «7. Le tepidarium ou chaudière pour 
l*eao tiède. 

0. La citerne d'eau froide. 



p. Chambre pour les esclaves qui 
avaient soin du fourneau et de ses dépen* 
dances : elle avait une entrée séparée sur 
la rue (4), et deux escaliers : par l'un on 
montait au toit, par l'autre on descendait 
au fourneau. 

• q. Petit passage rattachant la pièce 
nommée en dernier lien avec 

r. La cour où étaient gardés tous les 
matériaux nécessaires pour cette partie 
de rétablissement, tels que le bois , le 
charbon, etc. Elle avait aussi son entrée 
séparée sur la rue (6). Les restes de 
deux piliers qui supportaient dans l'ori- 
gine un toit ou un api)eutis sont encore 
visibles. 

La partie du plan qui subsiste est oc- 
cupée par un autre corps de bain , des- 
tiné aux femmes. 11 tient moins de place, 
mais il est dispose d'après le même prin- 
cipe. 11 n'a qu'une entrée (6^, qui donne 
accès dans une petite salle d'attente (s), 
avec des sièges pour le même usage que 
ceux qui sont marqués e c dans le plus 
grand corps de bâtiment. 

E. Vapodj'terium avec des sièges de 
deux côtés (/ 1), et qui, comme le premier 
que nous avons décrit, communique avec 
le frigîdarium ou bain d'eau froide f F) et 
avec le tepldarium on chambre tiède (G), 
par laquelle le baigneur, comme nous l'a- 
vons déjà dit, se rendait à l'étuve (H), 
pourvue également à une de ses extrémi- 
tés du Laconicum et du labrum (n), et de 
V aheus ou bain d*eau chaude (w) , du 
côté qui touchait au fourneau et aux 
chaudières: Celles-ci étaient placées 
d'une façon si convenable qu'elles four- 
nissaient . les deux corps du bain d'air 
chaud et d'eau chaude avec un seul ap- 
pareil. Dans ces bains (lour les femmes, 
le tepldarium avait un parquet soutenu 
sur des piliers.et des murs pourvus de 
tuyaux, ce qui n'existait pas dans la pièce 
correspondante du plue grand corps de 
bâtiment. 

2. Vitruve ( Ti, 5, 1 ) se sert du même 
terme pour désigner un bain privé dans 
une maison particulière ; mais , suivant 
Yarron (/.«.)* ce ^'est pas là la signifi- 
cation véritable du mo(. (Voy. le mot 
suivant.) 

BALINEUM ou BALNEUM. Bain par* 



72 



mALUIEUM. 



BALLISTA. 



tiettlier, ou suite de pièces de bains ap* 
parteoant à la maison d'un particulier 
( Varro, L, L. ix, 68 ; Cic. adFam.Tiy, 
20), par opposition au pluriel halinete^ 
appliqué aux étalilissements publics, qui 
comprenaienf communément deux corps 
de bains, distincts et séparés, pour les 
deux sexes, et par conséquent des dépen- 
dances plus étendues et plus nombreuses. 
Sous les autres rapports, la distribution 
et la disposition des appartements étaient 
les mêmes dans les deux cas, comme on le 
verra en comparant les pièces de la gra- 
viu% ci-jointe , qui présente le plan des 
bains appartenant au suburbanum d*Arrius 
Diomêde à Pompéi, avec celles des bains 
publics que nous avons décrites et expli- 
quées dans l'article précédent. Les bains 




et leurs dépendances occupaient un angle 
à une des extrémités de Tédifice, et on y 
entrait de VatrUtm par une porte a. 
Immédiatement sur la droite de Feutrée 
est une petite cbambre (^), servant peut- 
être de salle d'attente , ou destinée aux 
esclaves attachés à cette partie de la mai- 
son. Derrière est Vapodyterium ou cham- 
bre où Ton se déshabille (A), située entre 
les bains froids et les bains chauds, etayant 
sur chacun d eux une entrée distincte. 

B est une petite cour triangulaire, 
couverte en partie de deux côtés par une 
colonnade; au centre, et en plein air, 
était le bain d'eau froide (c), piscina in 
area (Plin. Ep. v, 6, 26). 

C'est la chambre tiède (tepidarium), 
avec un siège dans un coin sur leauel le 
baigneur s'asseyait pour être frotte de la 
strigile et être oint après le bain. 



D. Caldarlum ou étuve, disposé exac< 
tement Comme dans les bains publics , 
avec le Laconicum à l'extrémité circu- 
laire, et un alveus ou bain d'eau chaude 
à l'extrémité opposée. 

d est le réservoir qui contenait une 
provision d'eau tirée de l'aqueduc; e^ 
chambre à l'usage des esclaves attachés 
aux fourneaux , avec nne table de pierre 
{é), et un escalier conduisant à un étage 
supérieur ou au toit ; f, la citerne pour 
Veau froide; g, la chaudière pour l'eau 
tiède ; h, la chaudière pour l'eau chaude; 
{', la fournaise : toutes choses disposées 
de la même manière que dans les éta- 
blissements publics , avec la même pré- 
voyance pour ménager le bois et l'eau. 
Yoy. Caldajuum, Ijspidauiiii, Fbigi- 

DARIUM. 

2. Quelquefois on se sert du même 
mot dans un sens plus restreint pour dé- 
signer le bain d'eau diaude ( alveus } ; on 
le voit à l'extrémité carrée de la cbam- 
bre D dans la dernière gravure et à la 
lettre h dans celle qui précède (Cic. ai 
An. II, 3 ; Petr. Ja/. 72; Celsu5,ui,24). 
BALLISTA ou BALISTA (Xi^oéôXoc 
ou Xt6o6ôXov). Macliine don ton se servait 
dans les sièges pour lancer des pierres 
très-pesantes (Lucil. Sai. xxxviil, p. 61, 
23 Gcrlach. ; Cic. Tuse, u, 24 ; Tac. 
Sut. lY, 23). Ni les descriptions des au- 
teurs latins ni les monuments de l'artne 
nous mettent en état de nous former une 
idée bien nette de la manière dont ces 
machines étaient construites, et les dif- 
férentes tentatives qu'ont faites les anti- 
quaires modernes pour en restaurer un 
modèle d'après les termes de Vitrure 
( X, 1 1 ) et d'Ammien Marcellin ( xxin, 
4,1-3) sont trop incertaines et trop con- 
jecturales pour avoir la moindre auto- 
rité. Ces machines cependant étaient de 
dimensions différentes et appelées mf/^ 
res et minores (Liv. xxvi, 47). 0"^'" 
ques-unes servaient comme machines de 
campagne : elles étaient placées sur des 
voitures et tirées par des chevaux ou des 
mulets, de telle sorte qu'on les pouvait 
facilement transporter sur tous les |)OinM 
du champ de bataille ; de là leur nom de 
Carrohallistse : on en voit une repré^°" 
tée sur la colonne de Marc-Aui^e. ^ous 



ILTBDlJ 



T* 



e mol : elle 



i^i^t 



■MBn- i peu piâ à quoi 
o) mdûnFs ; mais les déuili en 
tnip nap«rfiils et trop déliectueui pour 
biK fûtùtaneat comprendre le prin- 
cipe mime d'après lequel elle* éUieut 
nubnîla. 

BiLUSTARiUH ou BAU3TARIUH. 
Anml on augiMii dans lequel on 
jpnliil les iallitt* (Piiat. Paa. I, 1 , 

;ti. 

BAUISTA.BIUS on BALISTARIUS. 
Sel^ qui Mnait et miiKniTnit la ial' 
liiit; il était nneé partni le* troupes 



"ri 



HU.J 



I, a). 
IALNE£: T07. Baujimm. 

" inaîlpourei- 

lea uitenailef , 



BAUEARIA. Ce 
pnoMT oallcdi Tcma 

plojût dam uu btin , tell que ki itri- 
gilâ, lluilc, la parfums, tes ser^iel- 
In, ete. (Apnl. Met. ni, p. SI; et. 
Limpnd.^/«. J'fl',4:;Paul. Dig. 3i, 
2,33). 

!. Carja de baini ou pléCM oA l'on 
feodnnbaiafCic. ai'Q. Fr. III, 1,1). 

BALNEARIUS(sout-eiileiidu/'K>-. Ca- 
bll. xxsn, 1 ). Indiiidu qui (aluil mé- 
lier d'aller «al»-, dans les bains publics, 
kt «Aements de* pauvres ^nt qui n'i- 
nieol pas d'etclavei à eux pour lei gar- 
dtr pendant qu'ils prenaient le bain. A 
Rome, encffet, tout le monde était obligé 

nrla loi de dépouiller ■et'rétemaitidaiis 
podjtrnam avant de pouToir eolrtr 
(laiHlea pièce) des baiiu (Cic. Cal.ii) : 
c'était pour empêcher qu'on ue pût dé- 
rab«T les uileiuiLes de l'établiuemeDt et 
k* eaeber mhh ks Tètemeuti. 

BALNEATOR. Celui qui était chargé 
de la garde des bains (Cie. Cal. 26). 

BaLNEATRIX. Femme pruprièuire de 
Winsoa chargée du* un bain de la sur- 
'eiilancc du cAléde* femiDes (Pelr. ap. 
Serr. £11. su, 160). 
BALMEUH. VoT. Baunick. 
BALTEARIUS. Halire ou nrde des 
bindrien (b//iri), oflicier delà maison 
impériale , dout \» fonction était de soi- 
Sner et de coitterver dans la garde-roiie 
m objelf d'otililc et de parure ( Inacript. 



ap. Reine*. cl.8,n. e9;SpM. JttUctll. 
Erud. Ant. p. %hi ). 

BALTE0LUS,din)inu1irdeBALT«frs. 

BALTEUS ou BALTEUM ( Ts)iaiiw>). 
Baudrier passé lur Une épaule et lOus 

pendre 1 épée , de 
la même fa^n que 
nos soldats por- 
tent le* arme* 
qu'ils ont au côté 
( Quint. Il, 3 , 
MO). Il éult at> i 
taché tur le de- J 
Tant par une bon- fi 
de (Viiï- -En. V. '^ 
314), et sourent 

enricbi de clous d'or (ballm) ou depîer- 
Tespr*cieii»*»{Virc./.e.). On peut voir 
distinctement ce* détails dans la gnirure, 
prise d'un trophée de Rome, qu'on ap- 
pelle communément (ro/iAf>i& Mariut, 
aiaisquiippartieut, en réalité, à l'époque 
de Trajan. 

!. Le* soldais grecs de l'I^ homéri- 
que se servaienl d'un baudner sembla- 
ble pour porter leun boucliers; ils en 
portaient deux es même temps (Hom. 
//. XIV, 404 j. 

3. On le servait encore d'un baudrier 
semblable, qu'on désigaail aussi far le 
même nom , pour luipeadie un carquoia 
sur le* épaules ( Virg. Mn. V, 313 ; Ne- 
mei. Cjneg. 91 ), ou un inslnimeut de 
musique, comme une lyre ou une guitare, 
au cou ( Apul. Ftar. H, 16,3). Voy. les 
gravures, aux mots Phaietbaids, 3, 
«I LTMlSTaiA , qui préseulciit des bau- 
driers employés de cea deux fa^ni. 

4. Baudrier ou Uadesu de parure, 
décoré parfois de clous d'or et d'argent 
ou de broderies, qu'on 
plaçait autour du cou 
et du poitrail d'uu 
cheval, au-dessous du 
monUeaa sous-gorge, 
et auquel on allachait 
souvent des gielots. 
[Apul. Met. I, p. 
134). U Ogure ci- 
vase d'argile; comparu celle du mot 
TliiTiniIAJDLATDB, qui est plus simple et 




repréwote un grrhl Biit|>enilui 






5. Ce mot dïiigne moins 
Kirloul dira 1e> pactes, un reimurou (Lu- 
cau. Il, 301 ; Sil. liai. %, 181. Cl. Clli- 
fiULUll), OU encore nue unElEinsïée au- 
tour Jii corps d'un cheval (Claud. Ep. xïl 
el SX. Voy. Cinoui-A). 

Cl. Large liande gilalc dans )a iphèrp, 
qni conlipul 1» douze lignei du lodia- 




le et repréienle la courte du Hileil qui 
s Iraverie [Hanilius, iii> 334),cuinn)e 
I le voit par la gravure , qui eit copiée 
une peinture de Pompéi. 
7. nandêtii ' " ' 




roi é d'un chapiteau ionique; en langage 
techtiiqne, JOAi/e on ceialure des coui- 
liiii ( Vilruï, XI, 5, 1). Elle est louveni 
fonverte de aciilplnrei, Comme on le 
voil dans la figure, qui repréiente un cha- 
mipïii appartenant au temple de Hiuerie 
Polis;, et TU laléralemenl. 

n. Mur ou parape). qui, dam un llii'à- 



Ire ou ampliilhèitre , rortnailuoe ligne 
de démarcalion entre une rangée de siè- 
ges iBirniaaum) et une autre (Cilpuni, 
Ed. VI, 47). Il servait à em|)6dicrle> 
diflërentea classeï de spectateurs de pu- 
tet des places atsignérs à leurs ordres 
respectifs dans d'aulm parties de l'édi- 
lire où elles n'avaient pas droit de l'i;. 
seoir : par exemple, d'une rangée supé- 
rieure dans une inférieure. La Ggure pré- 
sente une vue du plus grand ihéitre de 
Pompéi , el montre une narlie dr dnii 
nutniana ou rangées de sièges avn te ial' 
friuqui lessépaie. Ou com prend ratpirre 
parapet, qui n est ici qu'un débris, csniiiil 

gée de sièges. Lesspeclaleun.eD rnlnnl 
BU théâtre, suiioienl ta galerie courertf , 
qui est l'arcade vaste el obscure, QgurM 
à main droite, jusqu'à ce qu'ils airi Mi- 
sent à une desjielites porto (■wwuVonrjj 
par loquelles ils nènétiaienl daus l'ialè* 
rieur; ils descendatent ensuite les (sia- 
llers de devant Jusqu'à ce qu'ils fu»epl 
parvenus à la rangée ou au gradin (f'n- 
diti ) où se IroHvaieDt les places quileur 
étaient asùgnées. On voit au-dessus ua 
autre balteus, avec deux de tes pDilO. 
qui séparait le aecoud mmaioRiàit do 
sièges supérieurs. Ou remarquera aiwi 
que le ]ias&age couvert qui entoure le 
premier mvitianum ne commUDitpiiit 
pas avec le mmniaaum supérieur; w ; 
arrivait par un corridor distinct, qui '"Il 
au escalier séparé dans la partie eitc- 
rieure de l' édifice. 

BAPIIIUM {^içeTov). Ëtihlissemeot 
de teinturier (Inscripl.-a;). Cirli, ■t"- 
licli. liai, totn. III, |i. 14 : Pmcurdliin 
Bapliii Cisset Histrim. Cf. Limprid.^'"' 
5(v.40;Slrab.xvi,2,SI3)- 

BAPTISTBRIUM (paiii.«tf.P«")- X*' 
déforme grecque (Sidon. Ep. ll,î), 1"°'' 
qu'on ne le trouve dans aucun aii'Mr 
Rfcc. Bain froid où l'on M- ptonfeait;;! 
était construîl dans la cella frigiJ"" 
(PUn. Ep. Il, n, lli V, 6, îà). lj> 
gravure représente un bain froid tl " 
pièce qui le cxintieiit , telle qu'elle sub- 
siste encore à Pompéi. Le l>ain lui-mênie 
{bapliUrrium) est nu bassin de mirliK 
citwilaire.deÎBi- 88'- de diinièlre;dw' 
gr«diiu ï sont pratiqués, et il j a au foo'' 






•ure), sot Inuel le baignmr pouviii 
sifamiret u Uvir. 

?- Ce mol daigne, dam la aulrura 
HtlBlulii|un on «pirs l'ètablissemmi du 
rhrùliimsme, un édifirc disliact de l'é- 
(hw, diu lequel étaient i>lac«i lei fanU 
Uptknaui (Sidon. En. it, is). u 
btftelin hkti par ConManlin prà de 
i «îliie de 5m Giovianiiî Lateraiw;k Ro- 
», esl un modèle de ce genre d'édifice. 
On iroDiï une vue de l'inl^irDT de ce 
noniinieui dam Gally Knighl {Eccttsias- 
<i^l trMttcrurt af/lalr). 

BARBATCLUS. Celi.f doi.l ui« jeune 
bitbt tonmeDce i enrour«r le menlon, 
f» itn nctourcie ou arrangée imr te 
Mrt»fr(at.fl,/^/,. I, M ). Aiuii L por^ 



lajeunei geni de Rouie ai aul oui 
ndedeie raier.eat été idoMte; 



, ils portèrent toute leur 
i l'i^ \irïl , on, deieniic 
elle domandnit k être a 



plus longue 

rangée avec art. La figure est prise d'uue 

Statue de Drutui, fili de Tibère, trouvée 

BAIlBATUS (Kwytdviac). Homme qui 
porte toute sa liarbe, comme le Tainicut 
ordinairement les Grecs, Jusqu'à l'époque 
d'Alexandre, et les Ruouins. jusqu'à 
l'an 300 avant J.X. (Piin. H, N. vil. 
S9;Cr. Uv. T, 41, et Cic. Cal. 14); 

eniploient 




représente, i 
ce qu on suppose , Nu 
ma Pampiliiis. Ou s'au- 
torise , pour cellp eoujecture , de sa res- 
semlilauce avec le profil qu'on voit sur 

de Numa. 

i. Burbalui bene. Personnage dont U 
barbe est coupée et arrangée avec uu art 
qui lui donne nue sorle 
de beauté ; cette mode 
s'introduisit parmi les 
jeunes élégants vers tes 
derniers temps de la ré- 
publique (Cic. Caùl. 
II, 10), ■' ' 



de- , 



! temps d'Adrien, 
■ tnarle 
l'Ànto- 



e gravei 



. . (pipSttoi, 

pipSiToï, et papû|itio» , Jul, Poil, lï, 
.SO). luslnimeut à cordes du genre des 
était plus grand que la Ifre pro- 
dite, et avait des cordes plus 
loncs ; follui, l.c.)\ par conséquent il 
donnait des notes plus hautes el plus 
pleines que les lyres ordinaires. Ou se 
sériait itour jouer du barhitcn des doigt. 
etduD/te/j-iuB((;iaud. Pi-am. ad F./.illi. 
ÏH ttupi. Mon. tl Mer. 0; Ausons 



Emgr. \\). Aidn cet il 



K' 



c iii violon. Il eit 



VC: 



doiioée ici 
nun iiitlieiiiù 
cien harbiloi. Elle est pri- 
le d'une peinlurede Pom- 
pé), où die e«l plicée i 
côlÉ d'Apollou, et porte 
i terre lur uD bouton 
proémîueat, uimme no- 
tre basse de viole; elle 

moitié de la figure peia- 



BADCA. Biteiu employé pour trans- 
porter au rivage la cirgaiioa d'nn vaia- 
•eau. Quand le vaisseau partait, OD met- 
tait ce tuteau i liord et ou ne lé dnceo- 
dail que lonqu'on en avait besoio 
(Uidor. Orig. XIX, 1, 19; Not. Tir. 
p. 77). 

BAHDOCUCULLUS. Vftemeotavecca- 
pui^OD (caca//uj) qui, si noUsenjugeoDS 
par lenom, était particulier aux Bardfcni, 
peuplede l'Illjrie (Cf. Capitol. Ptrtia. 8) : 
Maniai {£/.. I,M;cf.Juv.So/.viii, 145) 
l'attribue aux tiaulois, et dans un autre 
pauige (Ep. xiT, 138} il indique claire- 
ment que c'était un véiemcat de deisut 
porté par le bas peuple de ce [taj^s, et 
•yaiit une sorte de ressemblance avec la 
pmnula romaine. Ainsi c'était proliable- 
menl un manteau d'étoffe grossière, avec 
un capuchon, qui couvrait tout le rorpa, 
parnl i odui que porte la charrelier 
dans la gravure ci-jouite, prise d'un bas- 
reliet de tombeau trouvé à Langres. Ce 



vilement a des manclies que n'avait pai 
la pmHula, 1 1 y a de coté, près du pied 
droit, une fente, la mime quedaus laiw- 
mda, mais moinilongue.Cesoatplécis^ 



ces ressemblance) et ces dilIireDcei 
.,». iLiipliquent pourquoi Martial a rap- 
proché les deux mois. [La coule de> moi- 
nes, avec le capuchon pour laliatti* sur 
la Ute, est une imitation de ce vêtement 
primitif des partant.] 

BAHIS (pâpi;)- Bateau à fond plat 
dont on ae servait sur le Nil pour le 
traiMpoTt des mirch an dises, rt plus parti- 

tièremrnt pour taire passer la nvién 
. jin mort et le mener au lie» de sa sé- 
puttute avec un cortège funèbre (flerod. 
Il, UG ; Diodor. i, 96). La ûguie ci- 



juinle représente, d'aprèi une peinture 
ïgyptienne, un de cei bateaux quipvrlf 
une momie. Quand Pniperee (lit, 11,41) 

7tx.. — """'' '' — 

BASCAUOA. Même sens que le gilliùs 
basgawd et l'anglais baikel (pauio-, 
corbeille). Oi objets de l'a uden h in- 
dustrie des Bretons furent importai a^cc 
leur nom à Dame (Mnrt. Ep. xiv, «9). 
où ils étaient employés parmi lesustcnsiln 
de table et très-rcchercbés (lu*. Sm. lll, 
*(i ; Schol. Vet. ad t.). 

BASILICA. Vaste édifice public.élné 
da ns le forum ou place du marché, DU piéi 
de celte place ; il servait de li«i île 
réunion pour les marchands el ceui qui 
faisaient des affaires, aussi bien que de 
cour de justice; il répondait aussi MW 
Iteaucoup de rapports â la fois i un bàtf I 
de ville et li une bourse modernes (Cic. 



i,&B; ad A 



"*)■. 



ivail u<» 

gnude ressemblance avec 'la pluiurt de 
nos vieilles églises. Il se composai' (l'uM 
nef centrale et de deux ailes laléralo 



gée de colonnes, comme 



séparées par une «"■ 
comme on le voit diw 



BASIUCU§. 



BA8TKRNA. 



77 



if pin enjoint de U basilique de Pom- 

: -A 




m e 



• « 



Lïi 



pêi. C'est dans cette partie de Tédifice 
que crax qu^appelaient leurs affaires et 
ks marchands le réunissaient et trafi- 
qoueot. A l'autre extrémité de la mnde 
arf, une partie de Tédice était séparée 



par ane grille (toj. la partie i main 
droite dans la première gravure ) , 
comme le sanctuaire d'une église ; ouel- 
quefuis il y avait une tribune élevée hors 
du corps principal (voy. la gravure ci-des- 
sous) : on avait ainsi dans la même cons- 
truction un lieu retiré et éloigné du bruit 
et du tumulte des trafiquants. C'était U 
que siégeaient les juees et que Ton plai- 
dait. L'intérieur de 1 édifice était de plus 
entouré d'une galerie supérieure, élevée 
sur les colonnes qui partageaient les ailes 
inférieures, comme on le voit dans la 




^Tixun ci-joiute, qui montre une section 
(1 ooe élevatioh en longueur de l'an- 
cienne basilique de Vérone , telle qu'elle 
t été restaurée d'après ses mines par le 
conte Amaldi. Ceâ galeries sopéneures 
étaient coostmites principalement pour 
b commodité des spectateurs et des 
obi6, qui pouvaient ainsi assister au 
nouvement des affaires sans y apporter 
aucune confusion ni aucun trouble ( Vi- 
tniv. T, I ). 

}. Après l'introduction et l'établisse- 

nmtdu christianisme par Constantin, ce 

prince convertit plusieurs des anciennes 

Ixuiliem en édifices destinés au culte; 

Icor plan était parfaitement adapté à ce 

Int. De là vient que , dans les auteurs 

ecclésiastiques de cette période , le mot 

^iltca eu. employé communément pour 

^tùçotT une église (Sulp. Sev. Hht, 

Sacr. n, 33 et 38). Cinq de ces édifices 

à Rome gardent encore leur ancien nom 

(fe uniques; de plus, ils conservent des 

nunpMs de leur destination primitive : 

on là tient ouverts tout le jour, comme 

|UK coar de justice, au lieu de les fermer 

* certaines heures , ainsi que toutes les 

Mires «lises. 

BASIUC13S Ijacttu). Nom donné à 



un coup de dés. Quelle combinaison de 
chiffres fallait-il pour amener ce coup, 
on l'ignore : mais on peut juger, d'après 
son nom, qu'il était excellent, qnoiqu au- 
dessous de celui de Vénus , qui était le 
meilleur de tous (Plant. Cure, il, 3, 
80 ; Becker, Gallus, p. 393 de la /roi/. 
anel.). 

BASTERNA. Sorte de palanquin, 
destiné particulièrement aux femmes 
(Poet. Incert. m Anthol. Lat. Ep. iii, 
1 83). C'était une voiture fermée (Ammian. 
XIY, 6, 18), tramée par deux mulets, un 




devant et l'autre derrière, attachés cha- 
cun à des brancards séparés (Pallad. 
Yll, 2, 3 ) . Cette description répond si 
exactement à la figure ci-jointe, copiée 
d'une ancienne eravure du quinzième si^ 
cle, et à des voitures semblables dont on 
se sert encore dans différents pays, c|u*il 
n'y a pas de doute que l'ancienne oas' 



terna fût fàiln sur on modèle inilogue. 

BASTERNARIUS. E>cl»ie condiiiuiil 
Ici miileli qui portaienl un palanquin ou 
basltrna{9,imm. Ep. vi, 15). 

EtATILLÛM ou BATILLUS. Pçiiip 
prllc 011 JimsiiT, irrtaul ilc réchaud, iiir 



lequel on portait du charbon allnmé pour 
lirAler d«s licrb» adoriCérantri et de 
l'enceni (Hor. Sat. 1, S, 3G). La gra- 
vure ci-jointe est lïrée d'un original en 
l)rouze trouve à Pnmpéi. 

2. Pelle commune pour enleier lei 
ordures, etc.; elle était tamàl eu lioii 
(Varro, R. R. l, &0, 2) et tantôt en fer 
(Varro, A. R. m, (1,5). 

3. Petit plat, muni d'un manche et 
tenant de creu»et pour essayer l'argenl 
(l'Un. H. A'. XIXllI, 41). L» figure est 



pri» d'un hlï-relier trouvé «ur la voie 
Appieoue. On reconnaît clairement l'ii- 
Mge de cet ohjet, dans le modelé origi- 
nal, au aac de monnaie qui est figuré 
tout 1 rété. 

BATIOLA. Sorte de vase k boire de 
fraude capacité el de matière précieuse ; 
mais on ignore quelles en elaienl la 
forme et la contenance précise (Plant. 

siicL V, \, n). 

BAXA et BAXEA. Sorte de chaussure 
légère, patin, sandale ou soulier, faile 
cfaei les Romaius de Qhres, de feuilles 
ou de petites baudes de suulc ireuces 



(Ilid. Orig. III, 3*. a et 13), el, chei 
les ÉgV plient, delà feuille du palmier au 
du pspjnis (Apul. Met. Il, 39). Elle 
était portée et sur la scène comique 
( Plaut. Mea. Il, 3, 40), el |iar les phi- 
losophes qui affectaient une grande aiin- 



aeSTlÀliici. 

pliciié de costume (Apul. Mn. il, p. 
Î44). I^ gravure ct-jointe rrpréseple 
no uindéle en papjius ite la col- 
leciiou de Berlin. Ces chausuires sont 
quelquefois indiquées aut piedî drt 
statues égyptieuues, et on en a dccou- 
viTl plus d'uu origiDal dans tes lombeaui 
d'Egypte \ qirelques-unn son! faites nrc 
des quartiers fermés et nnc empeigoe, 
comme nu MHilier; d'autres avec une 
feuille^ui forme un simple lien pUct' sur le 
cou-de-pied. comme tiu socqur ) d'iulm, 
enrm, comme le spécimen douué ici. 
avec un lien placé sur le con-de-pied, et 
une autre feuille pins petîle, dans 11 
partie antérieure de la »emelle, destinée 



e grand orteil el le doigt 



BENNA. Mot gaulois empinjé pour 



une voiture faite d'osier et pouvant rn- 
tenir plusieurs perwnnes, coniBne ou If 
voit dans la gravure ci -jointe, prise <lrli 
colonne de Harc-Anrèle (Fesli», '- '■'• 
Scheffer, dt Re ■vehic. Il, SI ; "J' 
Gain, n B. 13,3, où cependant Schnei- 
der lit jt/vnn). 

BES. Les huit dmizièmes ou les dei» 
tiers d'un ohjet, par eiempl'. une drt 
fractions de V/ét. C'était une moiiM^ 
de compte el non une pièce de monnaie 
ayant cours (Yairo, L. L. v, 17!)- | 

BESTIABIUS (ftrpio(.V,:l. f»"""" 1 

Su'on louait pour comWtre In Wlf* j 
Iroceaaux jeux dn cirque, dans l'ainpu'' | 
théïlre de Rome, ou dai<> Id auim 
spectacles qui étaient donnés au fi>P' 
[Cic. Sej-I. 01 ; ad Q. Fr. Il, «)■ "S 
beinarii élaieot ditliucts des gladiatnn 
et regardés comme une cUiae iiiftrienre 
parmi les comiullants (Petr. Sol. *3> 
11). Dans l'origine, ils étaient tomplt"" 



défeusive et ofTeusIte, 






mqor, no booclirr, un couteau ou uat 



ifà tt aninil Ies jim1i«] prolégéo. 
Un Toil la plii|iart i^. ces dèUiU dans 
\i painrc ri-joiotc, lirée d'un bu-relief 
«i|E>si dana la miinille dn palais Savrlli, 
Miutenut Orsini, à Rome. O palaii 
M Uti inr les niiivs du tbéllre de 
Hirtellin, à la dédicaec duquel furent 
IMn lix odU bêles férorei, nnu^ rtp- 
[di uni doule par le Iiat-relief donl 
inui parioiu. Daus la tuile, les teiiiarli 
dtiinreDl plus diitîncls des gladitteurj 
pi Ifur OMlnnie et leur manière de rom- 
taltrc : ils n'eareul plut d'armes défeu ' 



liiri que des iMndages sur les jambes et 
wr 1rs bras ; et, pour armes offensives, 
ili M porléreot plus qu'une lanee ou uoe 
ipée d'une main, et de l'a ulie une pièce 
il'élDlIè peJDle. comme le malsdor eipa- 
Cnol : m le loil par la figiire donnée ici 
'1 empraslée à une loml)e de Pompéi. 
Celle coutume s'ÎDiroduitit d'ihord tous 
ierqniedeClaiide(Plin. //.A'.vlll.SI). 
BlBLIOPOLA(pieiiojniilTic).i;*™(>*. 
Sm mélier consistait 1 rasicmbler dfi 
Bunuscriti (Hart. E/i., iv, 12); à en 
ioiam «vis p>r des catalogues afficl)^ 
> l'ulériear de s« boutique (Mart. Ep. 



r, 118, 11; Ror. Sal. i, i, 71; A. 
P. 313); à en niulliplier 1rs copiiii eu 
emplujrani plusieurs mains à les ti'aii'^ 
crire (Uart. Ep. tl. 8; cf. Ep. vn, 
11), el à les mellie eu veiilc (Pliu. 
Ep. II, m. 

UIBLIOTKECA (piClioS^xn). Biblio- 
ihcque. c'esl-à-dire apjiarlcmeul ou édi- 
fice dans leijuel ou rouMTve uoe colltr- 
tion de litres (Cic. ad Fam. vil, 38). On 
a derouvrrt une rliamlire diipoïiée com- 

snns d'HerruUuum, eu nS3 : elle con- 
iFuiil l,TâU maDuscrilt, tant cooipler 
pluiifurs livres qui furent délmili par 
les ouvriers «vant qu'on en connAl le 
prix. Ils étaient irTaiigés sur dn rayoïu 
■uiuur de la chambre à une hauteur de 
près de six pieds; et, au reutrr, il y 
avait une case isolée, formée par une 
colouue rectangulaire, qui faisait fam 
de chaque cAlé , et qui était remplie de 
la même manière que les autres rayons 
(Uvia. Officino dt' Papiri). 

i. Bililiollièque, c'eit-i-dire collfctiou 

des livres contenus dsni une bibliolliè- 

(Gic. ad fam. xiii, Tl ; Fcstiis. i. 



e de ta- 



V.). 

S. Casier pour livres o 
blettes à livres (Paul. Dig. av, i.si; 
Ulp- Dig. 31, 3, S3, «S). 

BIBLIOTHECULA. Petite bibliothè- 
que fSjmm. Ep. 1 



Il couche (I 



la- 



nes pour prendre leura repas, etc. (Plaul 
Bacch. IV, 3, 84 et 117). C'est un rot 
by bride, moitié latin, moitié grec (Quini 
I, b, 6H). Le gravure est tirée d'uu Iw! 
relief romain. 

BlDEN$[iiKsUii, atiivOti). Houe fort 



80 



BIDRKTAL. 



BIGA. 



pt pesante, armée de deux fourcbons (Ov. 

-^ 




Past, IV, 937), qui servait dans la cul- 
ture des champs à différents usages : par 
eiemple, à trouer le sol au lieu de le 
labourer; à briser les mottea de terre 
retournées par la charrue; i remuer la 
charrue et à la nettoyer autour des ra- 
chies de la yigne, etc. (Virg. G. ii, 355, 
400, Tibull. II. 3,6;Columell. r?, 17, 
8). Le modèle ici donné est pris d*uiie 
pierre gravée qui représente Saturne 
sous les dehors d*un esclave des champs, 
par allusion aux Saturnales. 

2 . Ce mot employé adjectivement s'ap- 
plique aux objets qui ont deux four- 
chons, deux lames ou deux dents , comme 
for fer ou ferrum bident (Virg. Cat, 8; 
Clr, 213), paire de ciseaux (voy. la gra- 
vure au mot FORFBX); bideni ancora 
(Plin. vil, 57), ancre à deux pattes; 
dans les premiers temps Tancre n'en 
avait qu'une. Voy. Ancora. 

BIDENTAL. Petit temple ou chapelle 
consacrée par les augures, et contenant 
un autel élevé sur tout lieu qui avait été 
frappé de la foudre (vuteal) ; il était ap- 
pelé ainsi parce qu il était d'usage d'y 
sacrifier une brebis de deux années ( bi- 
dens) (Festus, s. v.; Hor. j4, P. 471; 
Apul. de Deo Socr, p. 677). La gravure 




présente un spécimen des restes d'un bi- 
dental i Pompéi. On voit l'autel au cen- 
tre; les colonnes mutilées qui l'entou- 
raient sont encore debout à leurs places ; 
on peut aisément se figurer ce toit et le 
reste de l'édifice. 

BIFORIS et BIFORUS (Si'Oupoc). Ces 
mots s'appliquent aux fenêtres et aux 

rirtes, pour indiquer celles qui s'ouvrent 
deux battants, au lieu de s'ouvrir tout 




d'une pièce, et qui ressemblent par con- 
séquent à ce que nous appelons fenêtres 
françaises et portes à battants (Ovid. 
Pont\ III, 3, 5 , Vitrùv. iv, 6, 6). Voy: 
la gravure au mot AirtsPAGiiBiiTrH. 

BIFRONS dtpi^Toieoc). Tète qui a 
deux fronts ou deux figures, par devant 
et par derrière ; type at- 
tribué à Janus; comme 
marque de sa grande sa- 
gacité et comme emblè- 
me de sa connaissance du 
passé et de l'avenir, du 
connu , qui , à ce qu'il 
semble, est devant, et de 
rinconnu, qui est derrière 
(Virg.^/i. VII, 180). Des bustes decelte rs- 
|)èoe, représentant les images de difTcreii- 
tes personnes tournées dos à dos, ctairat 
fort employés par les anciens pour orner 
leurs bibliothèques et leurs galeries de 
peintures ; on les plaçait souvent au hiut 
d'un pilier carré, au milieu des carre- 
fours ; généralement ils couronnaient le 
poteau qui formait le montant d'une grille 
de jardin ou d'une autre enceinte d'or- 
nement; à cette intention, en effet, oa 
choisit un objet qui peut être vu de fiMe 
ou de tous les côtés. La gravure ci-jointe 
est prise du Gapitole de Rome; elle pré- 
sente deux bustes de femme d'une grande 
ressemblance, coïncidence très-rare ; car 
des bustes de cette espèce représentent 
la plupart du temps des tètes d'hommes 
empruntées à des personnes différentes. 
Ce sont généralement des philosophes, 
ou le Bacchus indien uni i quelque per- 
sonnage mythologique ou autre. 

BIGA (ovvwpCç). Deux chevaux attelé 
ensemble par une barre transversale 




|)Oitant sur leur garrot, comme on le 
voit clairement dans la gravure, prise 



IDC pdatDre de Pompéi. C'ett dut ce 
it qye le pluriel higm at employé le 
■ loaTenl et «Trc le plui de propriété 
lin. B. N. Tii, S7; Viif. jEh. m, 
t; Citnll. LV, :g). 
I. An unguUer, ce mot désignait nn 
ir tnioé par deux chevaux, quoique 
■1 ce e» on te lenît auui du pluriet- 




OaappeUilauui tigaarx voiture Ideni 
rbcitui (Saet. Tib.lZ; 1k. Hiil.l, 
M), (oit dur de guerre, toil char de 
coant. Ceit un de ces demien qui ett 
repréienté tei d'aprèi une lampe d'ar- 
pl*. 

BI6ATUS (nummiu ou argtnlum higa- 
'm.Ln. XSXIU, 13). Denier d'ar^ol; 
une dei monuaies tel [dur ancieniiei des 
BoDui» (LÎT. xxni, 15; Tac. Gtrm. 
&), qui aTÛl pour Ijpe 
nie higa ou un cliar k 
do» cheraux >ar le 
rewn ( Plin. H. K. 
Iixiil, It) : et c'eal 
de là me lui t!dI iod 
■ao. Le^iédiDeD que 
août doBDODS eal lire 
d'un modék du Musée Brltanuique : on 
lui a eonierri m dimeaùon actuelle. 

BUllGUSet BIJUG15. Htmesensane 
Biu. 

BILANX. Balance à deux bauins 
[Vm. CapelJ. u, 180, p. 41). Voyei 
Lnu. 

BILIX («itiTot.}. Objet [ail de drai 
Gli ou à itonble* lîiie* (liâa). Ce mol 
l'ipplique à une ètofle liuue comme 
antre bisiD (Virg. *.. m, 315). Ce 

edie a de particulier lient k U manière 
Il sont enlrelacéa les fils de la chaîne 
II de la tniue. Dans une pièce de 




IIPAUl'M. RI 

anjlei droits, chaque fil de la traue 

[sutlemeH) pasMUt allematiioneat sur 

et lous un dri fils de la cliaine (ilamen) \ 

résulte des lisses simples. H>îs, diui 

Hus croisés, uu ni de la trame est 

passé iur an pui< loas deux ou plu* 

in Sis de la chiioe, ce qui semble 

ner comme des eûtes sur i'étolTe. 

lud le tissu croisé esl formé en passant 

un Gl et sous deux, il fout des lisses 

Joailti el on lui donne l'épithète de 

7m:; quand il passe surunel sous trois, 

sUe de irilii, et ainsi de suite. 

BILYCHMS {sous-enleudu luceraa). 

Lampe munie de deu\ becs el de deux 



mèches, et donnanl deux Bamme* aépa* 
rkt» (Petr. Sal. 30), comme dans le 
■pécimen, tiré d'un modèle en brome. 

BIPALIUH. Espèce p«nieuUèr« de 
lièche, munie d'une barre IransTCrsale 




à une certaine hauteur au-dessus du fer, 
sur laquelle le laboureur pesait du pied 
eu creusant la terre. 11 entoilait ainsi le 
fer deux loi) aussi avant qu'avec la bêche 
ordinaire {pata]. Le b'ipalium entrait 
babituellemenl de deux pieds en terre, 

celle prolondeur en plai^nl plus loin au 
plus prés du Ter la barre transversale 
(Cato, R. fi. 45, 2 ; Varro, «. H. », 37, 
à; Columell. Il, 3, II). Le spécimen est 
pris d'un bas-relief de tombeau. 



lu, lanj;<le d^ui: 
r tsii ■ 



BIPEDA. Grand a 
pieds, doul on leseï 
favéi en |>leiii air (Pallad. t, 40, 2, ( 

19. 1). , , i ■ 

UIPENNIFER, Qni |iorle la liache i 
dfui trsuchaiit» f *i- 
peanii), srDie qui ca- 
particiiliére- 
les Amuoiies , r 



e Lyc. 



t (0 



■ Aixas, fils 
de J'ipiur el de Cillislo 
(Ovid. Uttamorph. Tiil, 3BI }. 

BiPENNlS(3;trti)(io;ii(Uïu;, àîivii)- 
Hache à doDble lime ou liancbanl 
(Isidor. OrJ^. »B, 10. Il ). doiil on se 
servait comme de daloire (Hor. Od. IV, 
4, 57 ), niaii qu'on emiilojait plus com- 
mun êmenC comme arnie de giiehrc 
(Vin;. -En. V, 307 ; Pliu. H. N. \ui, 
8). Vojei la graiure cl le mol préfé- 

BIPBORUS (î™pB>po:).1)ui a une Jou- 
l>le proue (Hjgin. Pal: IG8, 377)iCO 
qui aignifie prolublcmeul uii \ti»eaii 
conitniit avec un avant el uu arnere 
tranchants el effilés, comme lei rapides 
proas de* mers de l'Inde', de fai^on à 
pouvoir vtçuer des deux cotés sans virer 
vent devant on virerde lord (Cf. Tac. 




de li l'emploi de ce mol, loit adjective- 
ment avec icaphn, soit substaaliiemeut, 
pour désigner nn petit bateau gouverné 
par uu seul homme qui manie une paire 
d'avirons, comme dans la figure ri-jointe, 
tirée d'une ancienne fresque (Hor. Od. 
lll,2S,G2; Lncan.viil, 502 ; cf. iCiel 
61 1, ou la même embarcation est "" 



léc par les mots jmrra ralii et alaui). 
2. (ÏIxpo^O- "»"re muni de druj 
THf» de rames («"/;«"): c'est la I ap- 



n la plu 



X; il 



^ ,._ seau de guerre 

qui a deui raugs de rames de chaque c6> 
té, placés en diagonale l'un iu-^lewu* Je 
l'autre , comme dans la gravure, prise 
d'un lias-relief en marbre delà villa Al- 
bani ; chaque rame était manoeuvrée par 
un seul lamcur (Plin. H. N. TU, b7 ; 
C»s.- B. C. m, 40; Tac. Hht. y, Î3). 
Il est évident que telle était la disposition 
adoptée dans la eonstruclion d'une biré- • 
me, d'après le spécimen que nous don* 
lions. On le voit aussi |>ar les sculptures 
de la colonne Trajane (23. 3*, &9, 81, 
ed, Bartoli), où uue disposition sembla- 
ble est indiquée ; enfin par le passage de 
Tacite (/. c), qui distingue un vaisseau 
qui avait se» rames placées sur un seul 
rang {moiirris) de la birème, où elles 
étaient par conséquent disposées sur 
deun (complu quod biiemiuia, ^urgue 
simplici orJine axel""ilw). 

BIROTUS et BIROTA. Ce mot pris 
sul)Slautivement désigne uu objet qui a 
deux roues, el s'applique à loiile espèce 
de voilure. Elles sont toutes énuroérces 
danlla table aualvlique (Non. Mare, i.i-. 
Çltiutn, p. 86; Cod. Theodos. 8, 5. S). 
BIRltU^. Cj[iole avec capuchon 




r; 



BISÀCCIUM. 

iL Yct. ad Jiiv. Sut. Ttll, |tS), 
usage dans loiilei let claurs 
. Isdcruirn tmpereurs : on la por- 
pour M couvrir la lélr tt les épaii- 
Elle était à poil long (Claiid. £pigr. 
cause e ,^^1»^"^^ e^.^" 



liuo, on lui doiioait l'épnliète 

riirt* {Sulp. Sev. Oia/. »)l 

die de recoiinailre cei deui caraclcre* 

iluu la graiiire , tirée d'une statue Irou- 

in ) Pompéi, et qui leprésrule uu jmne 

pécbcur endormi ilaas sa capote. 

BtSACCIlH. Douille valite faite de 
loile grouière; c'est l'origine de l'iuliro 
iiurcia, du àmàxLOv des Grec» modernes, 
rtdu frani^is bttaee et bissac (Pclr. Sal. 
II. 9; Auton. ad /.}. 

BISELLARJUS. Personue (jui aiait le 
piiiilcse de le leriir du biuUium (liucr. 
-ap. Cnil. 1099, 2). 

BISELUUM. Fauteuil d'apparat et de 

ilevi penonnes (Varro, L. L, 



: liei 



e qui) 



wnailqu'â une seule. Eu e[fel, les dilTc- 
renls spérimeiu trouvés ou représentés à 
Ponpéi sont ba liiluell émeut accompa- 
pifsd'un seul talwiiret [^lupptdeitriim) 
plieé au milieu, comme daus le fpéri- 



^n—O 



mro ici donné , qui eitpris d'uiitias-relieT 
Je Pompéi, et qui porte insrrit au-dessus 
MunomdpifVrf'i'uni.Cesrauleuilsttaient 
mplntés par lei pei'Hinnes de marque, 
laitiniliéremcnt les angustalea. dans les 
provinces, au tbéltre et dans les autres' 
iieui publies, de la même fa^on que la 
irlU curulu à Rome (Inscripl. ap. 
Hnoii, Buîaet Je Pompéi, vol. t, p. !4 ; 
•p. Fibrelli, c. 3, d. 334; a/r. Gnii. 
i7b, î). 

BIVIUH. Route ou rue qui se paria- 
p-iilencteni branches (Plin. H. K. VI, 
M);deU,i(i*;wi>(Virg. ^:;(, iv, !38|, 
tu poiut de partage de deui routes ou 



de ri 



1, qui pre. 



ville. 



e dans la ville de Pom- 



.edesm 



BOIjC Mot probablement ideutique 
avec le gfec xXoiô;, c'est -à-dire lat^c col- 
lier de bois qu'oti mettait autour du cou 
des cliiens dangereux (Xen. Hcll. Il, 4, 
il). Les Romains appliquèrent ce mot, 
ayec un sens anal<^ue, à uu collier de 
bois ou de Ter mis autour du cou des es- 
claves et des criminels (Plaut. ^j/r. lu, 
î, &; CbdI. lï, î, 108 ; Pnideut. Pr^f. 
Ptycli. 3* ; Hierou. 5 ia Hirrrm. V). 

KOLETAR.PIat pour servirdes cham- 
pignons, Mtri (Kart. Bp. xiv, 101). Ce 
met a eosuite été appliqué à toute esiiéce 
de plat (Apir. Il, 1 ; V, i;Tiii,7). 

BOTELLUS. Diminutif de boiatus 
(Mart. V, 78). 

BOTULARIUS. Celui qui {aidait et 
vendait des boiuli, boudins noirs ou sau- 
cissons iSen. £p. &G). 

BUTl'LUS (fùatn). Sorte de saucis- 



estimé surtout 
par le Ihis peuple ou par des persoiuiages 
tels que le Trimalchio de Pétrone (H art. 
ïtv, lï; Gell. lïl, î, 3j Peir. i'nf. 
49). 

BOVILE <Vȕel. iv, I, 3). Mrme 
sens que Bdbilk , qui est la (oime plus 

BRABEUH, BRABIl'M ou BBAVIVH 
l^pittlai). Prix donné au vainqueur 
dans les jeui publics ( Pnideut. Péri 
Sirp/i. V, &3K). L'exclamaliou hraiv.' 
comme signe d'apprubation, vient de ce 



Ica (irix «ux jeux publici de I* Grèce 

(Suet. Kfro, 53). 

BRAC.€ ou BRACCiC [ iveLEuplScO- 
Vjitfnieql qui couvrait eulièremenl la 
|iartie iiirrrieure du corps (lOj. la grav. 
n" 2) depuii la ceinture jusqu'aux che- 
villes; il deisinaitquelquefois lei farmea 

quefoii il avait de l'ampleur comme noi 
paDtaloiii ordinairci. Ce mal contient 
lei élèmenti de l'écosuii iretii, de 
l'anglai) treecliej,tt du fraur^ii iraiet. 
Lei RoEoaiDi comprenaient deux genres 
JifTéreDliiouile terme géuéraldc J/'acc; 
mais lei Grecs diitinguaieut chaque forme 
particulière par let nomi caractérûli- 
ques qui luivenl ; 

1. &vsdupCS>(. Pintalon» collants 
plus parti cul ièremcDl propret aux nattons 



oiienlales et, parmi ellea,'.~. ..-..^..^ 
et aux Pgr>es(Ovid. Triil. v, 10, Si; 
Herod. I, 71), comme oa le voit par la 
gravure ci-jointe, imi r^résente ud prin- 
ce perse à la bataille disiui, d'apréi la 
grande mouïqiie de Pompéi. 

î, Bracm laxm (BùliaKOil. Llr^ pan- 



talons portéi delà même 




BRACATtS. 

pricédeDIs; il) étaient parliculien aux 
nations du Noid (Ovid. Trut.t, 7,49; 
Liican. I, 430), comme on te voit par U 
ligure ci-jointe, qui reprfaente un des 
auxiliairea germains de l'armée de Tn> 
jan. Ce* raotalons étaient aussi parlicu- 
liera aux Phrygiens, parmi les Atiatîquei 
(Eurip. Cycl. ISÎJ: c'est lecostume ha- 
liituei de Paril. 

3. Braai virgatit (Propert. IT, 10, 
43), ou ;>iclc (Val. Place. VI, ïil). 
Pantalons rayés, bigarrés cl brodes, par- 
lés surtout par les habitauts de l'Axie. 
Vovei la gravure suivante. 

BRACABIUS. Littéralement, un ca- 
louier (Lamprid. ^Ux. Ser. 34), mais 
dam l'Ëdil de Dioclélien (p. 30), tailleur 
eu géniril, pour toute espèce de *é- 

BRACATUS ou BRACCATUS. Pei^ 
(onne qui porte des culotte* ou de* pan- 
tïloiu; épithète qui caractérise aurtoat 
le peuplade l'Asie ou do TJord (Cic. oJ 
Pam. IX, IS; Pera. .taf.iii, SI), par o]b 
position aux Grecs qui n'en |iortéreul 
jamais, et aux Romains chei qui ils ne 
(ureut adoptés qu'assez lard sou* l'em- 
pire. Si cette mode fui adoptée à uae 
époque antérieure, ce fut seulement par 
des personnes qui afIecIaieDt des BMEun 
étrangères {Tac. Hiil. il, 10). 

S. Bracatui totim corput, cidollé de 
la ttlt aiu piedi. Expression qui d^sl> 




gnait uoeespècepartîculièi 

Curtée communément par les peuples qni 
ihitaient les rivage* du Palus- Il éotîde 
[Mêla, 11, I). Ce costume est souvent at> 
tribué aux Amamnes sur les vases d'ar- 
gile des Grecs. C'eit d'un de c«* vMCt 



BRAGUIALR. 



BCBILB. 



85 



ifi'etl priie U ^Tore que nous donnons. 
Cétut im Tétement dont le bas formait 
a paotiloD et le haot une sorte de gilet 
«de jaqoelte, mais qui était fait tout 
ffooe pièce, comme U phrase Tindique 
H cofflae le montre clairement une 
ggnv dans Wincbelmann (Mon, Ined, 
D* M9), et qui laisse découverte la par- 
tie que cache id une sorte de jupon. 

3. Braeatus miles. Soldat portant des 
hnia; ce qui veut dire, si la phrase se 
npporteà Tépoque de la république ou 
aux pianers temps de Tempire , soldat 
ftnnger on auxiliaire (Propert. 111, 4, 
11), par allusion à ces peuples qui por- 
taient de longues culottes comme costo- 
oe national (Voy. U gravure de Bm^CiB, 
D* 2, et plusieurs antres spécimens de la 
coloaDe Trajane) ; mais, i partir du règne 
(T Alexandre Srrère et sous les règnes soi- 
vasts, ce vêtement fut aussi adopté par 
kH soldats romains (Lamprid. Mex,Sev, 
40). On peut le voir sur les figures de 




l'arc de Constantin, qui furent exécutées 
* l'époque où l'are fut hàti et non pas 
tmpniDtées aux œuvres d^art de l'époque 
<le injan. Noos avons donné un spéci- 
■ea de ces dernières au mot Braca , 
II' 3. Ainsi, dans la période de l'empire 
Vii commence au règne d'Alexandre 
SéTcre, l'expreKion hracatus miles carac- 
têriie les Romains enx-mèmes aiissi bien 
qœ les troupes auxiliaires. 

4. Braeeta Gallia. Province de Gaule, 
sppHée ainsi des longues braies ou culot- 
tes que portaient ses habitants. Dans la 
niteon la nomma Gallia Narbonensis 
(lUa, n, S9; Plin. H. N. ni, S). 

BRACHIALE (mpiCpax^viov). Pièce 




des armes défensives qui couvrait le hro' 
chium ou la partie du bras entre le poi- 
gnet et le coude. Elle est distinctement 
mentionnée par Xénophon 
(Cjrrop, VI, 3, 4), comme 
partie du costume que por- 
taient les Perses ; on la voit 
quelquefois sur des figu- 
res de gladiateurs romains, 
quoique le mot latin ne se 
rencontre pas dans ce sens, 
excepté peut-être dans Tre- 
l)elliusPollion(C/aiK/. 14), 
où il peut encore signifier un bracelet. Le 
spécimen donné id est pris d'un original 
de bronze qu'on trouva, avec d'autres 
pièces d'armure, à Pompéi, et qui appar- 
tenait probablement à un gladiateur. On 
voit au c6té les anneaux par lesquels ce 
hrachiaie était attaché sur le devant du 
bras. 

BREPHOTROPHEUM et BREPHO- 
TROPHIUM (Ppc90Tpo9Ctov). Hôpital 
<t enfants trouvés. Les deux mots latin 
et grec sont d'une date récente et ne se 
rencontrent pas avant l'époque des em- 
pereurs chrétiens , où les enCsnts trouvés 
furent déclarés libres et où la loi défen- 
dit à ceux qui les recevaient ou les éle- 
vaient de les retenir on de les vendre 
comme esclaves (Imp. Justin. Cod, i, 2, 
19). En effet, quand exposer, vendre ou 
donner en gage des enfants était chose 
communément permise et pratiquée , il 
est peu probable qu'un établissement de 
ce genre eût été entretenu aux frais de 
l'État. 

BUBILE(p6flcuXoc ou poauXovV Fâche- 
rie ou ètabte pour les bœufs (Phsdr. U , 




8;Gato,/}. iT. 4 ; Columell. 1,6, 4). 
La gravure, qui pourrait presque pasMT 
pour le dessin d'une ferme moderne , est 
copiée d'une miniature du Virgile du 
Vatican. 



nidèn«, etc. (A|>iil. «Cl. viii, p. 1â! 
Sillon. Eb, I, 0). La gravure e;! prîie di 
Virgile ilu ValicBii. 

ULBULCUS. (pou»loc). En général 
miclirr, howUr ou pdin (Vii^.- Ed. i. 




0), qui soigne, ilinBeelgou 
(t'utie feriue; dau> ce sens 
rit [ilus usité. La gravure 
pien* gravée. 

2. I^iis un seul particulier el plui 
coinmun, ee mot désigne nu ])a)'un qui 
conduit UD Bllrlage de Lœufs, allacliés 
à la clurrue (Columell. li, U, 3; 13, 
I ; !, %!>), comme on le voit Axa» la 
gravure au uiol AnATOB, ou à un rhnr 
de quelque espèce que. ce toit (Ovid. 
Triil. III, 12, 30). 

BUCCEUATUH. Dur biscuit de sol- 
dai dout OD diilril>u>il des râlions dans 
nite marche (Sparl. Pescenn. Nig. 10; 
Amininu. xvil, i, 3). 

DUCCULA (iripapaB!;). i/fnloaiiiire 
du casque; il j en avait une de rliaqiic 
colé, Rllacliée par des cliaruiéres ri qu'on 
imuvall ainsi lever et laitier a volonlé. 
bans les momeiils d'action, les ÈucciiU 
éliimt altachéci sous le menloD: peu- 



daat le repu, elles éUicDl s< 
chéei au - dessus du 
casque. Voy. les gra- 
!sau mol Galba 
. XLiv, 34; Juv. 
i, 134). Uligure ci- 
jointe donne une vue 
de ràti d'un casque 
!n hronzc trouvé dai 
Éue Inmlie à PKSInr 
ivec la uienlonniêre nrndaule, 

fiUCCULARIUS. Ouvrier qui fàisai 
tu allachail drs mentonnières (fiaccuU 
lui easquPS (Aurel. Arc. Dig. 50,6,6; 
BUCINA et BUCCIKA (pux>«n). Ei 
père particulière de corne, lordue t 
spirale (Ovid. Mel. I, 330), comme I 



|uitle du poisson dont elle fui bile 

it l'origine, ainsi qu'on te voit p>r ta 

ïure ci-jointe, d'aprè* une pMil» 

ire de bronie qui appartint jidii î 

inctiini. Sous cette forme, la pliDiii- 

nne qu'elle ait eue, la hiiciaa était 

ninnneoieut employée par les por- 

'rs et les bouvier* pour rappeler Irun 

troupeaux des bois el les Kniuir {Varro, 

R. H. Il, 4. 30; III. 13, 1; Prop. IT, 

10, 30); par la garde de nnil rt In 

' -nsl pour annoncer les heures pcD- 

; U nuil el le jour [Prop. IV, 4,(1; 

Srueca, r/ij-»(. 703); et dans Im pn> 

rs lemps, pour appeler les Quiriln t 

emblée ou les réunir dans une roD- 

jonctiire pressante (Proi>. ir, I, 131. 

3. La haciaa fut aussi employée com- 

des Iroii ii " 



lertflifMi a iHire des signaux ou a com- 
mander aux soldais (Polyb. xv, I!, 1; 
Virp. /Kn. Il, 475; Vegrt. MU.m,h): 
ttina l'iustniment militaire élaii alors 



BCC15AT0R. 



BULL A. 



87 



(Tuee fonne différente : il avait une 
embooehure glus large, faite de métal et 
RODurbée sur elle-même [qum in semet- 
hsam mreo circulo flectitur, Vegel. 
/. c.) : oous en donuons ici une sorte de 
^lécimen, d'après un bas-relief de mar- 
brppablié par Biiruey, Hist. de la Mus, 
vol. I, p{. 6. 

BiaNATORou BUCCINATOR (Puxa 
vy;tt,;(hi puxavt9Tf«c). Qui soune de la 
conie appelée buc'uia (Polyb. Il, 29, G ; 
XIX, la, il; Cies. B, C, ii, 35). il 
£aut ajouter aux usages mcutionués dans 




le précédent article, qn*ou se servait 
aussi de cette trompe pour faire des si- 
^aux à bord d*uQ Taisseau , comme on 
is\oit dans la gravure tirée d'une lampe 
eo terre cuite qui représente un vaisseau 
entrant au port ; les matelots plient les 
voii», |>eadant que le maître signale son 
arri\K en sonnant de la bucina. 

BULGA. Petit sac de cuir que Ton 
{K>rtait au bras (Non. s. <v.)/de la même 
kçan que le réticule mo Jerne. Les voya- 
geuTS s'en servaient 
comme de bourse (Lu- 
cil. 5a/. VI, p. 20, 1, 
éd. Gerlacb ; Varro ap. 
Non. /. c); les la- 
boureurs remployaient 
comme poche pour con- 
tenir la semence au 
temps des semailles (la 
iài^% «ncepfioçopoc de TAnthologie grec- 
que). C'est à cet usage que servait le spé- 
timea que nous donnons ; ce sac est porte 
par une figure pourvue de divers instru- 
Qttuls de labourage , sur une l>elle tazza \ 





d'argent du musée de Naples {Mus, Borb. 
XII, 47). 

BULLA. Littéralement bulle tteau; 
Ce root s'appliquait à divers ornements 
de forme globuleuse ou ayant quelque 
analogie avec une bulle, tels que : 

1. Une tête de clou, faite sur des 
dessins ncbes, exécutés en bronze ou 
quelquefois en or (Cic f'crr. V, 57), et 
employée pour oruer les 
panneaux extérieurs d'u- 
ne porte. Le spécimen 
ci-joint est pris d'un ori- 
ginal en bron'ze et repré- 
sente une tête de clou 
qui décore les anciennes portes de bronze 
du Panthéon à Rome. 

2. Un clou de métal ou d*autre ma- 
tière de prix, attaché comme ornoment 
à d'autres objets; par 
exemple, à un ceintu- 
ron, à un baudrier, à 
une gaine, etc. (Virg. 
yK/î. IX, 359). Le spé- 
cimen ci-joint est pris 
d'un original en ivoire trouvé dans les ca- 
tacombes à Rome. 

3. Bulla aurea. Ornement d'or porté 
par les enfants des nobles familles de 





Rome (Plin. H. N.' xxxiil, 4). Il se 
composait de deux plaques d'or concaves, 
attachées ensemble par un lien élastique 
de la même matière et formant ainsi un 
globe complet qui renfermait une amu- 
lette (Macrob. 5a/. I, 6). La gravure re- 
présente un original qui fut trouvé à 
Roma-Veccbia (Ficoroni , Bolla d'Ck-o^ 
p. 8). Il est ici réduit au tiers de sa gran- 
deur actuelle. 



ss 



■0LL4TUS. 



i. Italta icortea, Orneinetil da Rtémc 

genre, fiil ■eiilement de cuir au lieu d'or, 
(jue portiicnt iltaché à UQC courroie de 
la m£me malière (fornm, Juv. T. I6&) 
les earaDt! da arTraDchu et ceuideiclis- 
lei ioférieures (Axon. in Cic. ferr. \, 




SA). Le ipécimeD ci-joinleit prii d*uiie 
■latuette de bronie trouvée à Pérouie; 
le> détailidu cordoa par lequel celle bulle 
clait atlachée aulour du cou indiquent 
clairemenl que ce n'étaieDi que des la- 
nièna de cuir trassée*. 

BULLATUS.EDfaDtiiui porte laW/o; 
elle èlait suspendue par un cordon autour 
. du cou , de manière ■ pendre sur le de- 
vant de U poitrioe. Elle 
éUil portée par les en- 
ftntsrocnains, jusqu'à ce 
qu'ils euuentHttemll'Ji- I 
ge de puberté; ils la I 
metlaieul *lon de câlc 
avec la prnlejcla el la 
Rousacraient aux diiiui' I 
tés lutélaires de leur 
maison (Scipio Afr. ap. 
Hacrob. Sm. u, 10; 
Pers. Sat. \, 31). La 

SiTure ««t prise d'uo ' 
s-relief en terre ciii(e el repiéscule uu 
jeune garçon avec ta tablelte à l'école, 

BULLIJLA. Dimiuutifde Bdlli. Or- 
DCmeut porté par les femmes autour du 
cou; il était du mtme gmre que le der- 
nier, mai] de dimeoiions plus neliiea et 
[ail d'or, d'arglent, de bronze oude pierres 
précieuses (Inscrîpt. ap. Ficoroni, Boita 
tfOro.D. 3S;Hieron. ia liai, il, 3, 18). 

BURA ou BURIS (fiTiO. Partie cie 
derrière d'une charrue ancienne (Yarro, 
A. R. 1, 19. 3), fonnèe de la branche d'un 
arbre, nu d'une simple pièce de bois, re- 
courbée i une de m» exlrémiléi (Viig. 



Cmrf.I, ie9),eommeuikeqiieoedetxeuf 
(psi; oùpi] ; c'est de cette reiaenililuKe 
que vint lenom latin (Serv. (u^Vtrg./.c, - 
laidor. Orig. X\, 1*, 3). La gravure re- 



présente une ancienne charrue d'après une 
pierre gravée; la partie recourbéeàmiin 
gauche est la iura ; le croc placé an-des- 
soiis et garni de fer faiiail 1 office de soc 
(wMBcr); la pièce verticale, Tormée par 
une branche naturelle, montant dans une 
direction opposée, était le manche (sliee) 
par lequel le laboureur cooduisaitta cb»^ 
rue; l'eilrémilé droite, partaol horiioo- 
talemenl de la courbure, lormait le timon 
{leiHo) auquel les boeufs èUieut attachés. 
Comparez Aa&TBiM , I, où l'on voit la 
même partie dans une charme grecque 
perfectionnée, aux leltra AA. 

BUSTUARIUS. Gladiateur qui enp- 
gcait un combat mortel antourdu bùcbrr 



quand ou brûlait le corps; usage qui avait 
lou principe dans l'idée qu'on apaisait hs 
minet avec du sang, et dam la coatuma 
qui en résulta de tuer dei prisonniers de 
guerre sur les tombeaui de ceux qui 
la bataille (Seri. aJ 



jEn. 



, 519; Cic. 



,, m, îO. 9). 

Le spécimen ci-joint est tiré d'une pierre 
gravée : le caractère de la Ggure est in- 
diqué par la pjramide sépulcrale pl'ré'' 
dans r arrière-plan, 

BUSTUM (riiiSod Place vide sur U- 
quelleon élevai! un Wbereton hnJlsil 
le corpa ; elle était appelée ainsi spécisl'^ 
ment quand Verea se trouvait dûs l'en- 



BVTTKCV. 



CAOrCEUi. 



89 



roDte sépulcrale et près de la tombe on 
b cendres éuient easohe déposées. Il 
faot pr conséquent la considérer comme 
ne plice pariicuUère pour brûler les 
■ortsde la famille, par opposition à YUs- 
trinum on terrain public (Festus , s. i>.; 
Lient, m, 319; Cic. Leg. il, 26; Soet. 
^'ero, 38). 

6UTYRGM (povTvpov). Beurre. Ce pro- 
duit ne parait pas avoir été inventé par 
les Grecs ou les Romains ; il vint proba- 
blcBMDtaux Grecs des Scytbes, des Thra- 
ces et des Phrygiens » et aux Romains des 
■liions de la Germanie. Après que les 
Grecs et les Romains eurent appris la ma- 
nière de faire le beurre, ils remployèrent 
scqlemeDt comme remède ou comme on- 
guent dans les bains, mais ils ne le mirent 
pas aa nombre de leurs mets et ib ne s*en 
aerrirent pas dans la cuisine. Ils ne sa- 
vaient pas , comme nous , le rendre cou- 
sislant; ils le laissaient à Un état huileux 
ou presque liquide ; dans tous les passages 
où ce mot se rencontre, on parle du beurre 
commedequelquechose de liquide etqu'on 
peut ?erser (Columell. vi, 12, S ; Plin. 
B, N. XI, 96; xxvm, 35; Beckman, 
Hist, of lapent, vol. I, p. S04-7, LoD- 
àm, 1846). 

BUXUM (icOÇoc). Buis. Les anciens se 
lemient beaucoup de ce bois , ainsi que 
nous, parce qu'il est ferme et se prête à 
b main d'sovre. Ce mot est commune- 
nent employé pour désigner tous les ob- 
jets différents qu'on faisait avec le buis; 
par nemple : 

t. Sahot d^enfant (Virg. jEn. vii, 382 : 
Pen. Set. m, &l). 

2. Flûte en huis (Ovid. Met. XIT, 537 ; 
Prop. ly, 8, 42). 1>eux flûtes grecques 
en buis sont conservées dans le Musée 
Britsnniqoe. Yoy. Tibia. 

3. Pàgne en luis (Ov. Past. VI, 229; 
JoT. xnr, 194). Yoy. PBCTBif. 

4. Tablette en buts, couverte de cire, 
pour écrire (Prop. in, 23, 8). Voy.CRRA, 
Tasella. 



CAGAB1ILUS on CACABULUM (xax- 
xiftov). Diminutif de Cacabus (Anic. 
^^ I). 




CAGABUS ou GACGABUS (xaxx^^ii, 
xaxxa6C(,xàxxa6oO« Pot pour faire bouil- 
lir de la viande, des légumes, etc. (Yarro, 
/.. X. T, 127). Il était pla- 
cé immédiatement sur le 
feu ou sur un trépied (fr/> 
pus) qui y touchait seul. 
Yoy. AHBifUlf}. Les pots 
commulis étaient faits en 
poterie; quand on parle 
d'autres espèces de pote- 
rie, la matière est toujours indiquée 
par une épithète caractéristique , comme 
pot d'étam (stanneus, Columell. xii, 
42, 1); pot die bronze (mneus, id., xil, 
48, 1); pot d'argent {argenteus, Ulp. 
Dig. 34, 2, 20). La figure ci-jointe repré* 
sente un modèle en bronze de Pompéi ; 
un spécimen fort en usage et placé sur un 
trépied est donné au mot Tripus, 1 . 

GADUGEATOR. En général toute per- 
sonne qui était envoyée par une des par- 
ties belligérantes à l'antre, et qui portait la 
baguette de paix (eaduceus). Les personnes 
employées à de telles missions furent te- 
nues de tout temps comme sacrées et in- 
violables (Liv. xxxil, 32, Gato apud 
Fest. sub verb, Yoy. aussi Gkrtx et Fr- 

TIALU). 

GADUGEUS ou GADUGEUM (xv}p6- 
xsiov, xv)pt3xtov). En général, baguette de 
héraut (Gic. de Or. i, 46), consistant en 
un simple bâton d'olivier, orné de guir- 
landes (Mûller, j4rchéologie de lart^ 
p. 504, et gravure au mot Grrtx, 2). Le 
mot cadueeus est spécialement appliqué à 
la baguette attribuée par les anciens poètes 
et artistes à Mercure {cadueeus Mercuriu' 
liSf Apul. Met. XI, p. 245), comme ^ 1- 
raut ou messager des Dieux. Alors * place 
des guirlandes est occupée par des ser- 
pents : c'est une allusion à la fa- 
nle qui rapporte que Mercure, 
voyant d^ux serpents se battre, 
les sépara avec son falâton ; de là 
vint qu'une baguette ainsi ornée 
fut adoptée comme emblème de 
la paix (Hygin. Astron. ii, 7 ; 
Macrob. Sat. i, 19). Ges deux traita 
caractéristiques, le bâton d'olivier 
et les serpents pour guirlande , sont clai- 
rement représentés dans la gravure ci- 
jointe , prise d'une urne funéraire : quel- 




qiieroil deux ailes ioiit ajoutées au « 

cÀDUCIFEn. Qai poriti le caduc 
épillicle cflraclérisli(|iie Je Mercure, c 



loin pour gar- 
8; Vii-g. /fj». 
était 



*ii1éré comme messager des Oipiu fOï. 
jWï/. V1I1, G21 ; Poil. V, 419). U gra- 
Tii™ est prise d'un marlire de Rome. 
CADUS(iii5o()-Gi " 

der du vin (Mart. IV, 
I, 13S; Cop. II). 1 
eii]|ilo]êe aussi à d'ai 
ges, pour eonlenir del'buile, du 
miel, des (ruilt sers, du poisson 
salé, des tUndes, etc. (Mari. 
I, 44, 9; I. &G, 10; Plin. H. 
A^Sï, îll-xviii, 13). Ellei- 
TeilunEoiilotunpeiiétrail et un ', ■ 
trou qui pouvait élre fermé )iar ' 

un bouchon de liégc ou autre 
(Plin, H. IV.xvy, 13); le corps de celle 
jarre était eflilé par le lioul et avail, dans 
rensei>i1)le, la Tanne d'uu sabot d'enfanl 
{lurhliirscadorum, Plin. H.n\ IXVII, 5). 
Ou peut dislinguer tous ces traits carae- 
térisliques dans la ligure ci-jninle tirée 
d'un original déroiiverl parmi plusieurs 
autres soripj de lases dans une rave à vin 
ane iennc dont nous donnons le plan et la 
peispective an mol Cblla, 3. 

C^LUM (ïlûjBïOï). Ciiraa ou burin 
eioplnyi par ceux qui eierraienl l'art 
de la ciselure {trlaliira) des mélaui 
(Isidor, Orig. x\, 4, 7; Qiiiul. Il, 31, 
ï»)- 

S. Vfiy. COELDH. 

C/EMËNTARll'S. Ourrier qui eons- 
Iriiil des murailles grossières aiev des 
pierres non taillées (cmncnfa) (Hiiroii. 



C£HETmCIU$. Construit avec dei 
pierres non taillées. Les anciens aTuent 
deui manières de liitlir a\cc tes pierrra 
brutes : la première, 'où des masM^ 



£s: 



■rivgulières étaient entassées sans mor- 
tier, mais avaient leurs interstices rem- 
plis d'éclats [Aus petits, comme on le 
voit par la première gravure qui repré- 
scule une porlioo des murs (orl iDrieiu 
de Tirfnthe. On appelait ce g«nr« de 
eonslruetion aemeiiticia siraclura aali- 
qaa (Vilruv. il, 8; Liv. xxt, 1 IJ. L'au- 
tre, généraiemeul en usage chei les Ro- 
mains, consistait à sceller dans le mortier 



de petites pièces iiréfidières, de manière 
à leur donner toutes tes formes d'arehilet^ 
lure, comme on le voit par la gravure cï- 
jainle.quireprésenleuiiejMrtiedelavilla 
de Uécêne i Tivoli, l'ancienne Tîliur. Ce 
genre de constniclion était appelé «neji- 
tUia itruclura i«certo (Vitruv. U. 8), et 
était destiné en général à être couvert par 
un revèlemeul de clnienl. 

C.€HENTUM. Pierres brutes dont on 
te servait pour lillir des murailles de In 
façon que nous avons expliquée par des 
gravures an mat précédent; on y com- 
prend des masses irrégulières qu on em- 
ployait pour les murailles d'une citailelle 
ou d'une ville fortifiée (Liv. &ii. 11; 
Vitruv. I, 5,8 ; voj. l'a van t-demiéir gra- 
vure), aussi bien que les fragments ou 
éclats plut pelils (iatù«r„ oxûpo;) aicc 



CMVA. 



CALANTIGA. 



91 



iofcb OD construisait plus généralemeDt | 
If9fflais<nis(Cic. Mil. 27 ; Vitniv. II. T, 1 ; | 
Ti, S, 1. Voy. la précédente gravure). 

LCNA. Voy. CoR5A. 

CCSARIES. Hol à peu près synonyme 
de CaiA ; DMÏs il s*y joint aussi une idée 
de beauté, comme nous dirions de beaux 
rbeveux; rickes et abondants, quand il 
s'igil des femmes (Ovid, y4m, m, 1 , 32) ; 
êp&is, longs et flottants^ quand il s*agit 
(iês hommes, comme dms les bustes grecs 
(ie Jupiter, deBacrbiis et d* Apollon (Plaut. 
Mil. I, 1, 64; Liv. xxviii, 35; Virg. 
^. 1, 590); de là vient qu'on se sert 
aussi de ce mot pour désigner une barlie 
longue et majestueuse (Ov. Met. XY, 
656). 

(HESTRUM. Voy. CESTRUM. 

CfSTUS, {l\ki>txtz, (iOppiÇ). Gantelets 
peur le pugilat, portés dans les luttes des 





iodeo$(Cic. Tiuc. II. 17 ; jFm, v, 379) ; 
ib cousistaient en courroies de cuir atta- 
chées autour des mains et des poignets 
Prop. III, 14, 9 , et montant quelquefois 
juàqu*au coude (Voy. la gravure au mot 
Pucil); ils étaient aussi armés de plomb 
oii de eloos de métal, comme dans le 
spécimen ci-joint, pris d*uue statue au- 
deone. 
C.€TRA. Vo?. Cbtra. 
CALAMARILS. Titecc calamarîa (xa- 
li\^;). Porte-plume ou étui pour mettre 
de% roseaux à écrire ( Suet. Claud, 35 ; 
Mart. Ep, XIV, 19, in tit.).ll<»t probable 
que ces étuis contenaient aussi un encrier 
comme ceux dont nos écoliers se serveut 
encore maintenant; de là vient le mot 
calamajo , qui , dans le langage vulgaire 
de riialie, signiGe un encrier. 

CALAMISTER, CALAMlSTRUS, CA- 
LAMISTRUM (xa)iaji(c).; Fers à friser, 
ippelés ainsi parce que l'intérieur en était 
creux comme un roseau, quoique , ainsi 
que les nôtres, ont les fit en fer et on les 
chaulât au feu pour friser les cheveux 
en boucWs artificielles ( Varro, L. £. V , 



129; Cic. Post Red, i, 7 ; Pctr. Sat, 
102). Le spécimen ci-joint est 
tiré d*un bas-relief de tonil>eau 
dans la galerie Florentine; il y 
figure entre plusieurs autres ob- 
jets de toilette. La partie qui ser- 
vait à friser est seule figurée su.* 
le marbre, comme on le voit ici ; 
mais elle suffit pour indiquer que 
cet objet é^ait semblable à ceux 
que nous employons encore main- 
tenant pour le même usage. 

CALAMISTRATUS. Personne dont les 
cheveux étaient artificiellement frisés au 
fer {calamister). Cette mode régnait à 
Rome, à la fois parmi les hommes et parmi 
les femmes, du temps de (Plante, de Varrou 
et de Cicéron (Plaut. Js, m, 3, 37 . Cic. 
Post Red, 1,6). 

CALAMUS (xdXa(to;). Littéralement 
chaume ou tige de toute plante élevée, 
mais spécialement du roseau ou de la 
canne; on employait ce mot de la même 
manièie que le mot arundo et pour dési- 
gner une même classe d'objets tels que : 

1. Flèche (Hor. Od. i. 15, 17). Voy. 
Arukdo, 2. 

2. Chalumeau de Pan (Virg. Ed. il , 
33). Voy. Arundo, C. 

3. Ligne (Mari, suivant Riddle,j. t.). 
Voy. Arundo, 8. 

4. Baguette d'oiseleur, enduite de glu 
à l'extrémité (Mart Ep, XIV, 218). Voy. 
Arundo, 4. 

5. Roseau à écrire ( Cic. ad Jlt, Ti , 
8; Hor. j4, P. 447). Voy. Arundo, 5. 

6. Roseau ou ranne élevée, qu*on pla- 
çait comme poteau indicateur dans les 
déserts sablonneux de TÉgypte (Plin. H, 
N. VI, 33). 

CALANT1CA, CALAUTICA ou CAL- 
VATICA (xpr.ôeiivov). Espèce de coiffe 
attachée par un 
lien autour de la 
tète, avec des plis 
ou des pans tom- 
bant des deux cô- 
tés sur les épaules 
(Eustath. ad II. 
XIV, 184), dételle 
sorte qu'on pouvait 
les tirer à volonté et 
s'en voiler toute la figure (Hom. Od. 1,334; 




02 



CALAlfTICA. 



CALATOR. 



//. xiT, 1 84). Cette coiffure était com- 
manément portée par les Égyptiens des 
deux sexes (Riddle, s, i%). On la trouve 
souvent dans les peintures et les sculptu- 
res qui appartiennent à cette nation : 
elle y est exactemeut semblable au spé- 
cimen que nous donnons ici, d'après une 
statue d*I&is, conservée au Gapitole de 
Rome. Quand cette coiffure fut adoptée 
par les Grecs et les Romains, l'usage en 
fut restreint aux femmes ( Mon. Marc, s, 
*v, p. 537), ou à ceux qui affectaient un 
costume étranger el efféminé ( Cic. 
Fragm. Or, in Ciod. p. 115, éd. Amed. 
Peyron. Lips. 1824). 

L*analogie du mot grec et du mot latin, 
ainsi que leur application à la figure que 
nous donnons ici, peuvent être établies 
de la manière suivante : Le terme grec, 
dérivé de xpà; et Séco ou Sé(xa, signi- 
fie littéralement ce qui est attaché par 
un lien à la tête; Nonius (/. c.) explique 
de la même manière le mot latin — qiiod 
capiti innectitur, pendant qu'Àusone 
(Périoch. Od, T) traduit le xp7iSe(&vov 
d*Homère par le latin calantica ou eal^ 
vatica, La figure ci-jointe et Tétymologie 
du mot grec expliquent aussi un autre 
sens dans lequel il est employé (Hom. 
Od, m, 392) ; il désigne dans ce passage 
le chapeau de cuir attaché sur Torifice 
et le boucbon d*un vaisseau qui contient 
du vin ou d'autres liquides : ce que les 
lexicographes traduisent à tort « le cou- 
verele d'un vase ». La gravure expliquera 
encore pourquoi Cicéron ( /. c) et Ser- 
vius (ad Vire. Mn. ix, 616) se servent 
des mots calantica et mitra comme de 
termes à peu près synonymes (Voy. les 
gravures données à chacun de ces mots) ; 
en même temps , elle rendra raison d'un 
des mots latins, calvatica, qui est prol>a- 
hlement la véritable et la seule expres- 
sion, parce qu'en Egypte cette coiffure 
servait réellement à couvrir les têtes 
chauves des prêtres d'Isis {grege calvo, 
Juv. Sat. Tl, 533) t et qu'à Rome elle 
était portée par les vieilles femmes qui 
avaient perdu leurs cheveux , comme on 
le voit sur la médaille d'Aurélia, la mère 
de Jules César (Guasco, Ornatrici, p. 91); 
là elle est attachée par un lien autour 
de la tête précisément comme dans le 




spécimen que nous avons donné ci-dessus. 

CALATHISCUS (xaXa6C(rxoO. Biminu- 
tif de Calathus (CatuU. lxiv, 320). 

CALATUS (xiXaeoç). Corbeille à ou- 
vrage de femme ( Virg. JEn. Tii, 805), 
faite d'osier et s'évasant graduellement 
jusqu'au haut (Plin. H. A^, 
XXI, 11), employée sur- 
tout à contenir la laine 
et les matières pour filer 
(Juv. Sat. Il, 54), comme 
dans notre sjiécimen, qui 
représente la corbeille à 
ouvrage de Léda, d'après une peinture 
de Pompéi, avec les pelotes de laine et 1rs 
bobines. 

2. Panier à peu près de la même for- 
me et de la même matière , dont on se 
servait au dehors pour contenir des fniifs, 
des fleurs, du fromage , etc. : on le ren- 
contre souvent dans les œuvres de l'art 
antique (Virg. Ed. ii, 46; Georg. m, 
400; Ov. j4. Am. n, 264). 

3. Coupe à boire : nous pouvons in- 
duire naturellement que son nom venait 
de sa ressemblance avec une corbeille à 
ouvrage de femme. Le spécimen ci-joiot 
est entre les mains d'un echanson --^^ 
dans une des miniatures du Virgile 
du Vatican (Virg. EcL v. 71 ; 
Mart. Ep. ix, 60, 15; XIT, 107). 

4. Modius ou. boisseau qu'on plaçait 
comme ornement au 
hagt de la tête de 
-Jupiter Sérapis (Ma- 
crob. Sat. i, 20). On 
voit par la figure ci* 
jointe, prise d'une 
pierre gravée, et re- 
présentant la tête de 
Sérapis, qu'il avait la 
même forme qu'une 
corbeille à ouvrage 
de femme. 

CALATOR. Crîeur public; particuliè- 
rement celui qui était attaché au senice 
des pi-êtres (Suet. Gramm. 12), et dont la 
fonction était de précéder le grand-prè- 
tre quand il allait sacrfier, et d'arrêter 
toute espèce de travail qui, à ce qu'on 
croyait, aurait souillé les cérémonies d'un 
jour de fête consacré aux Dieux (Serv. 
ad Virg. Georg, i, 268). 





CALCBOLAtlDS. W 

■^j- Mrtieutier 1 13*). Dwii la fr«»ure, pri» d'un b«i- 
(huM. W're.'r, î, Ili Ai^. H, 3, S), relief ds II bibliothèque de SaiaUHarc 

aÙunCA. Voj. Calvatica. à Veniit, l'opérUion n'eil bite que pw 

CALCAR. i/xrroii de e>«liCT (Pl.ut. 
J.,ui,i, Ua;Vir%.£n. Tl. 881), ainsi 
mcH nnx qu'il éuit atUcbi au talou 



[adt). [Ud- 0"g- ». '•' *' '^'■ 
Virt. A.IJ, Itt). L» manière de » en 
imir ot clairemCDt expliquée par l'ei- 
rrCBion lai^re eqao adtaria (Curt. 
Vu, 1; rf. IV, 16). L. figure i 
uiD droite, dan) U granira ci-joinle, 
irpràtnW nn modèle donné par Caj-lu» 
iSsmilitAHtu]. toI. m, pl. S». "' S), 
H naonble partailemeDt à un autre 
qcnn trouvé a Herculanam ; Kuiemeul 
ft dtmiera la pointe faite comme une 
iHe de lance on en forme de iounge. 
Tout lo incieoa cperotu «ont aernblablei 
n inaii d'un «impie aiguillon , caU'u 
ualiia (Columell. Till, I, B, où ce mol 
ta ippliqDé à la folaille); il n> avait 
jwiul d'épcnnu à molettes. Lea ngurei, 
1 niin gauche, offreut une Tue de côlé 
tt une lue de derrière du pied ganche 
diuK iUlue du Vatican , repréientant 
ïK imuone, et montrent le> courroie* 
(t \a liait par lesquels l'éperon éuît E; ' 
mpied; l'iiguillon lui-même a disnar 
miB on voit claÏTemenl la place d où n 
l'ins^il en MÙUie. Le pied droit de la 
lUliie n'est pai armé de la même mar' 
it quelqua antiquaires, u fondan 
(rilecirtoDSIince, incliuent a croiri 
la incieiu n'allaient à cbetal qu 
uujperanel que eet éperon était 
tbé i 11 jambe gauche. 

î. Bigot qui s'avauce eu saillie du 
ulos d'uu coq (Columell. vui, !, S). 

C4LCAT0H (ïiivoMtiI!). Qui érraie 
Ih grappes pour faire du vin, en les fou- 
Int de M piada nua, conune on le pi«- 
liqucoKoie eu Italie (Calpura. Ed. iv, 



deox personnes , teprésentées comme des 
faunes; mais, dans les autre* suvres de 
l'irt antique, on voit diinf fa cuve jus- 
qu'à sept personnes en même temps, qui 
•e tiennent quelquefois à des cordes pla- 
cée* au-dessus de leurs têtes, mai* oui 
plu* communémeut s'appuient sur de* 
Mtona en forme de béquille , comme 
daiu la Ggiire ci-joinle. 

CALCATORIUM. Plate-forme de ma- 

ïigne (ee//o rinoi-ia) j on y montait par 
liviiT nu trai* defrés et elle formait un 
reau avec le haut des farges 
lia, cupm), OÙ le via était 
gardé, pour la commodité dei personne* 
qui en aurveilUienl la fabrication et h 
vente (Palbd, l, Ig, 1). Ou appeUit 
' cette plate-forme a caltando ou ah 



passage de n: 



■e talct. 



. Lesd 






interprétation il 
ils fa prennent pour nne cuve ou le» 
grappes étaient fouléei (Voj'. 1> gravure 
précédente). Cette cuve était placée dans 
le pressoir [lorcularium) où ou faisait le 
vin, et non dans la cave {cella vinaria) , 
où on mettait le dépét. Caton désigoefa 
même plate-forme par le mol tuggtilum 
la. s. 154). 

CALCEAMEN, comme Calceu*. 

CALCEAME>TUM. Terme général qui 
s'applique à toutei les es|ièces de cbaus- 
sui«i i il comprend les différentes sortes 
de brodequins et de souliers énumérées 
dans la table analytique. 

CALCEOLARiCs. Cordonnier (Plaul. 



foiiilles à Reiiii*. Elle reiircMDle l'inté- 
rieur d'une liouliiiue de cordonaipr où 
lei deux géiiiei, figurÉs ici, tout ctccupés 



e ^-ALbbiJ!), [mil Koiiiier ou i>ri 



■De il'aprèi lei peinture! de Pompéi : 
lont Ici formes les plus usuelles. Qn 
marquera que taules ces cliauisures >ODt 
jusqu'à la chetille, ont àtî temeltes el 
des laloui bas, avec ou sans cordooi; 
mais ceux qui eu onl soiil aliachcs par 
une corde tirée dans l'ourlet qui entoure 
le haut du «oulier, du out limplement 
sur le rou-de'pied une feule dans les co- 
tés de laquelle passe le lacet : l'empeigne 
D'y est pas divisée en deux pièces, ce qui 
était l'usage pour les souliers d'bomme 
(voy. la gravure suivante). Il ne semble 
pas qu'il y ail en une différence e 
' " ' '' rs de» femmes i 



Hor. Suel. Plin.). La gravure repri»eiitE 

une bolline d'après un vase de bronze du 
ColUgio Romano et deux souliers d'hom- 
me ordinaires, d'après des peinlum de 
Pompéi. 

!. Calctiu f/alricïat. Chaussure por- 
tée par les sénateurs rnmaiui el d'un 
caractère difTérent de celles du reste des 
citoyens; de là l'eipreisioa calceos mu- 
tan (Cic. Phil. SII1, 13) pour dire 
• devenir sénateur ■. Elle était ■■tachée 
par dei courroies qui se croisaient sur le 
cou-de-pied (Itidor. Orig, xix, 34 , 1 ), el 
elle nonlail ainsi itir la jambe aussi bsul 

?ne le lias du mollet, comme ou le voit 
équemmeiit sur des statues drapées 
dans la toge, el sur tes Ggurei que nous 
douDOQS ici. Celle qui se présente de Cace 






X deifc 



e d'un 



le de b 



ijui se préseiile de coiv, a une 

pelé LcntlLA, était altaclié à c 
sures. Voy. ce mol. 

3. CaUeui répandus. Souliei 
langue exirémilé terminée en 
recaurl)«e eu dedans ou 
eu dehors (Cic. A'a(. 
l>eor.l,39; le diminutif A 
eA employé dans ce pei- l\^ 



les Domains prirent les modes d 
Grèce , comme les Anglais imileul celles 
de la France. 

CALCECS (iinôSiiiia xoiXav). Soulier 
on brodequin , qui moDtail à droite el à 
gauclie (Suri. Aag 83], de maniérée 
couvrir cam|>lclemeDl tout le pied, par 
opposition aux wndalet et paniouOes, 
qui ne le couTraieot qu'eu partie (Cic, 



: qu 



d'une femme). Celte Ibrme s< 



des Égjipticiis el des Étnisques, el c'rsl 
de ce dernier peuple c^u'elle vint aux 
Romsiiii, comme plusieurs autres di' 
leui-s modes : elle se conserva dans plu- 



à iaairt CM éCnuque (Cori, Mas. 
linur.xtb. 3 ei t7); miis elle rr^inn- 
lir uKlnLcsl «u Mtulicn que porle 
Jim IdDuiiu iur UD deniitr romain 
Vi«Mli, Uai. P. CUm. 1. 11, liï. A , 
III. 11° 11). CeltE Qgure ol dra|>cc de 
roui poÎBl comme Cicéron 1* décrit ( /. 
< \. Dun un puMge de Calon, cilé par 
Foriu (ï. Wut'/nu) , L'énilhèle uncina- 
ru al, uiiinl U correclioa de Scaliger, 
i^i^ait t un uulier de ce genre, el le 
Inaf i'aacifitdfi aux pertonoe) qui le. 
)ioniirnl, daDiTertullien,!^ /><]//. 6 

CALCULATOB. CaiculaUur (Hirl. 
Ji/. I- 61), ippelé ■ia>i pirce que les 
iDcim tMiPut l'babilude de compter 
iiR de priilei piemi 
\aiadi\mtuae tiblelle y 
noTcrte de uble [IsU /( 
Jor. Orig. I, (3 , ïo», E 
Aiicr»). Le t|iéciinéQ ^ 
n-fiiM at prïi d'une 1? 
pwin êtruii|uF, el re- U 
présme un nuihémali- *• 
un liiii 1 uDe lible sur liqiielle on voit 
la nilloui qui tervirODl ■ Kt calcul», 
limlii que U ulilette à comiiler, cou- 
>«1e de cincléra étrusquH qui, à ce 
qu'on pnue^iignîGeDt' uacalcuixeur >, 
al dins u main gauclie. 

CALCULtS (itrifBd. Liltérilement 
nillmi. au petite pierre usée et arroudie 
pu k [ruttemeot, que les ancieni 
{'lajaïeDi ■ plusieun utagei : 

I. DtD) la mouiqiiei (Plia. H. .V. 
IIITI. 87). 

1. Jelon pour campler (Cic. ^mh 
\nv I. pâture précédente et le 



»). 









t qu'on jetait dam l'unie ; il était 
UuK pour absoudre, et noir pour cou- 
ioner [OTÎd. Wrt. xï, 41). 

1- J'ton employé daui lei jeui de lia 
uni ou d'adresse, comme rhei noua le 
?frn d'tchers el les dames ; ce termi 
'■ppliqneimliRéremmeulaux pièces don 
oniF lervail dans le /n^iu ^uoi^cim icri 
poni* ou trictrac, et dans le luilui la- 
"«««(orBfli OU i«i de dame* (Ovld. 
-t". u, 107 ; Val. Hax. vui, S, 3 ; Aul. 
Wl.iit, 1, 8). 

C-VLDARIUH. Ëlun dam un Laîu (Vi 



10 1 Seoeca, Ep. SC ; Celsui, I, t). 

publics que pattieuliers , cette pièce est 
'iiposée sur un [jan uDÎ- 
pow de trois itartles prin- 
ilcôvc circulaire (laconi- 

daus la gravure), avec un lohriim sur un 
pied élevé au centi-e ; un eapace vide au 
milieu de la piiM:e {niJatlo, ludaloriiim), 
et un bain d'eau chaude [alveui) à l'autre 
eitrémitc ; toutes ces pirliei étaient es- 
sentielles à l'ancien système des liains. 
Dam 1* partie centrale le baigneur s'ap- 



pliquait i lever des poidt cl à faire des 

exercices de gymnastique pour provoquer 
la tranipiralion ; il l'asseyait ensuite diua 
le lacoaieam etcproutait une Irampira- 
tion abondante, provoquée d'ailleurs par 
les tujaiu qu'on voit ions le plancher de 
la cliambre; ou hien il entrait dam le 
bain d'eau chaude, s'il le préférait. Il 
est probable que dans les constmc- 
tioos plus magniGques el plus coDsidé- 
rables, telles que les termes de Rome, 
il y avait pour chacune de ces choses des 
appartement séparés; mais dans les éta- 
blissements inférieurs, tels que les baim 
de PomDci, el dans 1rs maisons particu- 
lières, l'éluve (du moins toutes celles 
qu'on a découvertes jusqu'ici, et elles sont 
nombreuses) est uniFormèineiiI disposée 
de la manière que uous avons dite, et 
que fait voir la gravure qui rcpré'iente la 
coupe d'uiie pièce de liaius attachée à une 



prendroul facilemeul lî l'on te reporte ai 



CALBNDABIUH. 



!■ La cbiudicrr où I'od mettait Trau 
chiude pour le b«ia (Vitnii. v, 10), 
comme on U Toit djna te lectiou précé- 
deule. au-doiusdu founieau la" !), mu- 
nie d'uD (ube qui coinniuuii|ue iivec le 
hèia. Voj. Buui Ahkmdm, !, où on ex- 
plique le priiicifie sur lequel lea «acieDi 
conitruiiBieut et diipouient leun eh>u- 

CALENDARIUH (^iiipo^ÔT"»)- '"""■ 
nach ou eeUndrier qui, comme le Dàtre, 
contenait àa indiolions pour la Kieiice 
aitrODOmique, l'agriculture et le» céré- 
mnaies religieuieade chaque moii de l'an- 
née; le nom du mois, le nombre dejoun 
3u'il contenait et la durée dei joun et 
e> nuiU; le lignï du lodiaijuepar lequel 
paue le loleil ; les différenta tnvaui d'à- 
gricuUure qui deTaitnl itre faili dani le 
moili la divinité (OUI la proteclion de !*• 
quelle le mois était place; lei ditTénale) 
fétei religieuses qui s'y célébraient. La 
gravure représente un modèle eu marbre 



a 


«la 







troufé à Pompéi; l'inicripl 
mois de janvier est Imprimée à cAlé dans 
loiile ton étendue et donne un spécimen 
dea inicriplioDS de chaque moii. 

2. Grand ticre dam lequellei banquiers 
e1 les préteurs d'argent len aient les comji- 
tes qu ils aiaient avec leun ctienls; il ti- 
rait son nom de ce que rinlèrét était exi- 
gible aux calenda ou premier jour du 
mois. [Ser. de Rfiief. Vil, 10; Ep. 87). 

CALICULL'S {xuXixx»). Diminulit de 
Calix. 

CALIDARIUM. V07. Caldaiil-m. 

CALIENDRUH. Sorte de bounel que 
poriaicDi quelqiMfois let Eemmea 1 



GALIGAUIIS. 

et dont il est difficile de délemioer exac- 
tement la forme (Hor. Sal. i, 8 , 4B ; 
Varro, tttle Porphyr. tichot. ad Hor. 
l. c; Acron, ii.). C'éiait une capèce de 
coiffure, probablement 
de la nature du ioiinel, 
comme on le vojl p«r 
la Sgure ci -jointe, prise 
d'une pierre gravée qui 
représente Faualine la 
jeune. Otte coifhre a- 
vail différentes formes. 
Cauidie eu portait une 
trés-haute (Hor. l. c). 
Quelque* auteurs penieut que le calicn- 
drum était fait de ehcieuii et J voient 
une sorte de perruque. 
CALIGA. boulier porté par le* soldili 

non les ofÙdersiupérienn (Cic. adjttl. u, 
3; Juit.xiSViu, 10;iuv.5af. xn, li; 
Suet. Calig. iS.) C'était nu . 
toalitr feriai, qui couvrait | 
eutiéremeul le pied (Voj.Ca- 
LioAMics); il avait une le- 
melle épisie, garnie de clous 

(CLAVCB CALIOAVtg] et é~ ' 

•ttadié par des courroies , 
couvraient le cou-de-pied^et i 
qui entouraient le bas de 11 

Smbe, comme on le voit pai 
gravure ci-joinle, priie 

T"i«?- 



caligm {L^mprid. -tlej. Ser. 33 ; 
script. a/>. Gni t. b49, 1), Le sjiécimen ci- 
joint est pris d'un marbre de tombeau à 



Milan, qui porle pour inscriplion ScTOB 
CALIGARltls, et ue permet pas de doutes 
sur le métier. U est d'uiweMcnlioD gro*- 



tÏR et 1 loaflcit du Isaipi ; nitu c*M 
a rjébm précinu , p«i«« qu'il prouve 
fK la aJïga élait uu loulicr ijui cbtu»- 
mr (udCDMOl, et qui était bit >ur for- 
Bt, et DOD un* uDdile qui laiuiit tet 
olab cipoHi , comiDe ou 1' 



etilwiDxTar. 






H rk colDiiua doiiiKi par Bartoli. L ou- 
iiKT Kiahle leoir Je U miiD droite le 
niDche d'une ilèDc, et de la nuin g>u- 
rbc vtecmiiga aur U forme, pnuttut que 
l'iulre uulier est lur U table devaul lui. 
CAUCATl'S. PorUDt U ealiga ou M)u- 
liBdcx>klatrlui.5al. m, aU],c»nme 
on le *oil dans l'aTam-deraière gra- 
iBCCj par eiteruiou timple loliiat (Sûet. 
.4iig. là; F'ilell. 1), pai«e que c'était 
MTloat aui fimptea loldats qu'apparte-. 

C.U.IPTR A ou CaI\PTRA(««1vi[tp«. 
iuuii)uj. Voile porté eu public par le> 
«met {emma de U Grèce et de rllalie, 
« dMioé à dérober Icun traili au\ re- 
ginl] àa ÉtiaoEen (Festiu, i. v, ; Houi. 
O/.T. 131; Soph. ^g. !tâ).])éliil 
luil à bit wmblableà celui dont le aer- 
ml In fïtamet turques Oa le plaçait 
tar le haut de la léie et 
m l'en entourait la 11- 
^iR de maDicre à U a- 



ifjM la partie aupé- 
J«ure du un et des jeu» , 
llCuiip. M. T. 37Î). 1 
UilaiiMK tomber ce Yoi- ^ 
l'.urle.épHileietdc.- 
auàn jusqu'au milieu 

omimeoiilevoildaDsU 




erarare ci-jointe, prise 

f».e petite fip.™ eu terre cuite d 

liga Romano. Un *aile de cette 



Oui nuu porte par lea jeûna mane 
liiT<x(.eKb. ^g. 1149], et c'est 
n Dème costume que paraiueut encore 
iRaw, à lafètede rÂnnoncialioa, les 
fiaa lonmei qui recoiieut une dot de 
l'Elit. 

CALIX (E'^Xifl. Gobelet peu nrofoad et 
niTuiain, de l'inveutioD des Grec» (Ma- 
fnk.Sai.t, îl); il avait un pied bas et 
ioa petites a nui, corn me daiu uotre ipé- 
°Wa,^d'uii modèle de terre cuite, 



ml- ^ 



le dans toutes les col- 
lections, quelquefois décoré de dnsins, 
et d'autres (bis simplement couvert d'une 
couche uniforme de ternis noir et luisant. 
1. Sorte Ar plat à polagt oaà Ugu- 
mri, dans leqMl les alimenta liquide» , et 
[dus particulièrement deslégumes.étaieol 

cuils et appariés sur la 

table (Varro, L. L. \ 
m ; Orid. Fou. ^ 
509). l* gravure r 
jointe est tirée d'un mo- 
dèle en poterie trouve dan 
de Rome. Les bords du platrau sur lequel 
il est posé, et qui ne forme aitec lui qu'une 
seule pièce, ont touflert du temps; mais 
la forme générale du tbsc semble connp' 
nir à la deatinatiou que nous avons indi- 

3. Meiarear d'eau, c'est-à-dire tube 
de cuivred'une certaine longueur et d'une 
certaine capacité, attaché à l'estréwité 
d'un tuyau principal, s l'endroit où il en- 
trait dans le réscnoir d'uu aqueduc (ciu- 
lelium) ou i l'extrémité d'un tuyau fixé 
dani le tuyau principal, pour mesurer la 
quantité d'eau que ce tuyau recevait. 
Chaque maison particulière et chaque éta- 
blissement public de Rome avait droit 
légalement à >ine certaine quantité d'eau 
strictement déleiminée : plie était mesu- 
rée par le catU. (^mme on en avait fixé 
Il longueur et te diamètre, le nombn da 
pieds cubes d'eau qu'il amenait dans uu 
temps donné pouvait être calculé avec la 
dernière précision (Froutin, ^t/. 3e). 

CALONËS. Esdate* apparteuaot aux 
soldats romains (Fatus, i, 1> ), qui sui- 
vaient leurs maître! dans les campagiKa, 
se tenaient k leurs ordrei, les accompa- 
gnaieut à leurs exercices et rrmplissaieut 
toui les devoirs eiigés d'un domestique : 
ainsi ils portaient levailuai, etc. (Cic. 
/Val. Deor. Ul, 6[ Serï. ad. Ya%. £a, 
I, 1 ; et Nouius, i. v. p. G!). 

3. Domestique de ferme (Har. Sal. l, 

,m., ■ ■■ ■ ■ - 



98 



CALPAR. 



CAMINUS. 



' CALPAR. AncieD mot usité pour Do- 
Liuu; il était déjà tombé en désuétude 
au temps de Vairon, de Vit. Pop, Rom, 
ap. Non. s, v. p. 546. 

CALTHULA. Partie du vêtement des 
femmes qui semble avoir été fort en vo- 
gue du temps de Plaute (Epid, il, 2, 49). 
On suppose qu^il tirait son nom de cai- 
tho (Non. Marc, s, i>. p. 548)^ la calen^ 
dula officinalh de Lkiné , fleur de cou- 
leur jaune ; mais il est impossible de dé- 
terminer la nature exacte d*un vêtement 
qui se rattache à une mode purement lo- 
cale ou accidentelle. 

CALVATIGA. Voir Calantica. 

CALX. Même sens que Linba alba ; 
corde blanchie à la craie qui marquait le 
commencement et le terme d'un terrain 
pour les courses du cirque. Ce mot est 
employé la plupart du temps daus un 
sens figuré, pour indiquer la fin de quel- 

2ue chose , particulièrement de la. vie , 
ont le cours et les vicissitudes sont sou- 
vent représentés par la course, ses ha- 
sards, ses retours de fortune ou ses acci- 
dents (Cic. Sen. 23 ; id., Tusc, l, 8). 

CAMARA ou CAMERA (xa(j.âpa). Mot 
grec, adopté iMir la langue latine (Cic. 
Q, F. m, 1, 1 ; Pallad., I, 13, 1) et em< 
ployé par les architectes latins pour dé- 
signer le plafond vot^té d'une cluimbre, 
quand il était fait de i)ois et de pUtre 
(Vitruv. vil, 3; cf. Propert. m, 2, 10), 
au lieu de présenter un arc régulier de 
briquetage ou de maçounerie formé d'in- 
trados et de voussoirs réguliers. Yoilà ce 
qui constitue la distinclMiu réelle entre 
les termes camara et fornix; mam la 
premier était aussi appliqué dans un sens 
plus général à toute espèce d'apparte- 
ment ou d'édifice dont le plafond était 
voûté. De là est venu notre mot eham" 
hre^ en passant par l'italien moderne ca- 
marOf expression ordinaire pour désigner 
une chambre quelconque. 

2. Caméra vitrea. Plafond voûté dont 
la surface était garnie de plaques de 
verre (Plin. //. N,, xxxvi, 64; compa- 
rez Stat. Sflv, I, 3, 53 et I, 5, 42). 

3 . Petit vaisseau dont se servaient les 
pirates grecs et qui |M)uvait contenir de 
vingt-cinq à trente hommes. Il était 
d'une construction toute particjlière ; il 



avait l'avant et l'arrière tranchants et 
effilés, mais il était rond, large, plein au 
centre , avec des bords qui s'élevaient 
hors de l'eau et convergeaient l'un vers 
l'autre, de manière à former une sorte 
de toit au-dessus du vaisseau : particu- 
larité d'où lui vint son nom (Strabo, xi, 
2, 12; Tac. Hist. m, 47 ; Aul. Gell. x, 
25, 3). Une vieille gravure de F. fluiis, 
d'après Brengel l'ahié, et publiée par Jal 
{^rcliéologie navale ^ vol. U, p. 255], 
présente l'arrière d'un vaisseau construit 
de la fa^n que nous avons indiquée, et 
garde probablement une trace de Tan- 
cienue camara. 

CAMELLA. Coupe à boire faite de 
bois, dont on ignore entièrement la forme 
et le caractère particulier (Ov. Fast. iv, 
779 ;Petr.5ar 135, % 3 et4 ;id.64,§13). 

CAMILLUS (xdéouXo; ou xâdcoXo;). 
Assistant du grand-prêtre pendant qu'il 
faisait le sacrifice, comme 
la Camilla était une 
jeune fille qui assistait la 
femme du grand*prêtre. 
On les choisissait parmi 
les enfants des familles 
nobles ( Macrob. Sat. 
m, 8, Festus, s, Flami' 
niiu)^ on les^ représen- 
te fréquemment dans les 
œuvres de l'art ancien, 
debout à côté du prêtre 
ou de la prêtresse et por^ 
tant dans leurs mains les 
vases employés aux céranonies, d'après 
le lite consacré. Le spécimen donne ici 
pris du Virgile du Vatican. 

CAMINUS (xa|iivo;). Fournaise à 









fondre les métaux (Plin. H, A^.,XXXHI, 



II). Lalipire ci-jointe repré*en(c Utn- 
lini F( le plu d'uD caminus romain dé- 
rMwrt prij de WiDdiFord.dani le Nor- 

Lbmplonsbire (Artii, Darohriv. pi. 3j). 
1 ni U rhaiidieiT où l'on fondai' 



! le feu 






■lot. b griïu 
1, la trarÏH lonqti'elln l'érbappiiri 
de lu feunuiie ; c, le uual qui coudui 
Bit le méul daui lei moule* d. 

î. F«-g> A forgrron (Vir^. ,»,. VI 
«IDi lui. Sal. XIV, 1 18). Comme Oo I 
loil par b gravure d-piule, priie du 



Rame, elle rea- 
cellei d'aujouT- 
: licDl le fer iiir 
.< lei.iille* ifor- 
"Pf; lu prd de l'encluoir «t un vase 
plna dVau pour v plouger le fer cl lei 
iDtlniHaU Mhaulfn. Ou voir le feu lur 
pUu ; et le wufllet {fallu), avec 



irfflLIait ru tout poi 
d'hui. LaGrun-du ci 



JTir 

'* (içm à maio gaiiche. 

3, ,4lrtaa foyrr Aua l«aiai»iDi par- 
linilieret, pour cclitufT<pr un apparie- 
IHDI (Hor Ep, I, 11, I»; id. Sat. i, â, 
tl;Sncl. Fàell. 8), ou pour faire la 
n.i>iiie , comme ceux qu'on contlniiuil 
priDiliinnenl dans l'atriuniel quiconiU- 
limil cft une simple pierre de cheminée, 
rinn au-d«uus du niicau du parquet 
Kiur laquelle étaient placée* Ici Lùches 
ik lioil à britler, mail lanl tuiau pour 
recttoir la fumée cl la réi>andre au dr- 



amitiu licaifie-l-il quelquefoii 






c.\Mi<fcs. on 

ce root, c'ext-à-dire no conduit deitiné i 
nnporler la fumée en panant par Irsdif- 
fi'rents éragei d'une maiwu, el à la i-é- 
pandre au dehors du toitP hei pasiagei 
qu'on pourraitciler poiir l'Hrilrniative ne 
sont pa* du loiit coiicluauts , et l'ab- 
sebce de toule coiiilruclion qui reuem- 
lile à uiK- cheminée au sommet d'uu édi- 



f Ile de toute (rare i 



ou IMT le* 
. plutieun 



connaiuaieut les chrnilnées, ils nei'rli 
tout que Irét-raremenl servit. Dam U 
plupart des maiviiis, la fumée s'échappai t 
probablenieat par une limple 
daos la loit, par tes fenêtres 
portei. On a décoiiveit dans _ 
partiel de l'iulie des fourneaux munis 
d'un court liij'au el destinés ■ bire du 
feu au milieu d'une chamlire; on en a 
liDuvé uD à Baies, un autre |irèi de Pé- 

dont nous donnons le plan dans la Ggure 
ci-jointe, d'après uu manuscrit de Frao- 
ccsco di Giotf io, eoniervé à ta bililiolhè- 
que publique de Sienne. La forme de ce 
founieau est uu parallélo- 
gramme enfermé entière- 



mur de 3", 



de porte; à l'intérieur sont placées quatre 
en lonnei.aiimaontêet d'une arcbilraie,qui 
supportaient iitie pelile coupole pyrami- 
dale wus laquelle étaient l'itre et le bra- 
sier ; la coupole sercail à coucentrei' la fu- 
mée quand elle montait, et lui ouvrait pas- 
sage par UDC ouverlure pratiquée au 
sommet. Si let édiRces dans leHjuels ces 
poêles étaient construit* n'avaient qu'un 
étage , on ne »e servait peut-être pas de 
tuyau; mais si, comme cela est tres-pro- 
Ulile, il j avait des appartemeuis au- 
dessus, ii semble presque certain qu'uu 
petit tuyau ou tube avait été place sur 
l'oriDce de la coupole, delà même façon 
qne celui qu'on voit dans le four d un 
hoiilanger de Pompéi, et qui est repré- 
■eulé dians la gravure ci-jointe ; ou n'eu 



980- 



,940K 



100 CAMPSITKB. 

|iMI dcttTinin«T It hiulcur primiliTc , 






e qu'une pirtii 

CAMPESTRK. Sorte ie jupon, aVachi 
autour dr> rrina et duceiidant rnviron 



JuMfu'liiK deux tien de* cuiuei ; Ici gU- 
diilran et l«> solditi girdaïent ce tÏIc- 
ment jwr décence pendant qu'on la eier- 
^ït,«in>i que Ifs prTMDnea qui le livraient 
à dei exercice! tiolenti en publie, ■près 
l'èlredépouillnde leiin autres v£teni«ils 
(HoT. Ep. 1, 11, 18; AuguBlin. Civ. 
Dii; XIT, 17). Il tirait md nom de re 
que le* exercices avaient lîrn d'ordinaire 
dam le Cbamp deHan. Pendant le* jour- 
licei chaude*, quelque* penonuea le por- 
taient aiuii aoii* la toge au lieu de tuni- 
que (A»con. in Cic. Oral, pro Scauro), 
La figure ci-jointe re]>ré§ente un gladia- 
teur avec le campalre d'aprè* une lampe 

CAHPICURSIO. SoHe de revue ou 
eiercice fait par les soldat* romains dans 
te Champ de Han (Vegel. Mil. m, *). 

CAHPIDOCTOR (AnloSiiaxT^;). Ser- 



CAKALH. 

»nfijN(ruefeiirqoi«ppr«fwlttn)i reeroe* 
le* exereicM qn'ellet dénient hm dans 
le Cbamp de Man (Vegel. Mil. in, et 
S ; Ammian. XT, Z, 10). 

CANALICVLA. Diminutif de C*NtLig. 
Petit (oMé d'écoulemenl (VarrOj A. B. 
m. S). 

CANALICULUS. Diminutif de Caka- 
LH. FMai ou ruisseau pour l'écouInneQt 
dae«ui(Coluinell, Tiil, IS,<;VUmv. x, 
».')■ 

1. Cannelure, petit canal on lillon 
creusé «ur la face d'un Irigljphe (Vï- 




Iruv. IV, 3, S), marqué par l'omlire dam 
notre spéciaien, d'aprè* im «Dciea lem- 

Cle donque exi*taDt primitivement dan* 
■ Forum de Home, tel qu'il a été copié 
de l'original par Lahacco. 

CANALIS (cru^v). Canal di-coDverl et 



artificiel, en bois ou en briquetage, pour 
fournir de l'eau au bétail dan* le* prai- 
rie* et servir d'abreuvoir, comme on le 
voit par la gravure priie du Virgile da 
Vatican (Virg. Gtorg. m, 3S0; Varro, 
R. a. m, h, i ; Viiruï. vui, 5, 1 et H. i), 
où iteil distingué du Ttnrsrt nsTCLA. 
3. Canalii In Fon>. Probablement le 
ruisseau pré* du centre du Forum romaiii, 
d'où les eaux pluviales étaient immédia- 
tement déchargée* paruneouveHuredana 
la Cloaca tfaxima ou principal égout 



CAXCELLASIirS. 



CAlfDBLABRm. 



101 




(V\aia.Cwx, nr, 1, 15). De là rint le 
B0t Caaalicala, pour désigan* les flâ- 
uran et le^ oisifs , parce qu'ils avaient 
riabitiide de perdre leur temps en flâ- 
■ait près de ce lieu (Festus, s. v,). 

i. Allée on passage étroit dans une 
Tillf (Lit. xxill, 31 >. 

4. Ècl'ute employée par les cliinir- 
§ieM CD remettant les os cassés (Gel- 
». TOI, 16); 

5. Ëo arcbitedure, filet dans un cha- 
pileaa ionien : surface unie et plaie, en- 
tre Xabacus et le erma" 
liitm ou Vechinus ,'et se 
tennioant à l'œil de la 
loliite (Vitmv. ni, 5, 7). 
Od voit clairement le Co* 
nalu dans la gravure ci-joiote , qui re- 
préiente un chapiteau du temple de la 
Fortune virile à Rooke. 

CâNCELLARIUS. Mot introduit à une 
période avancée de l'empire et appliqué 
à «n olfider qui montait la garde devant 
U teole deTempereor ou devant sa cham- 
bre s ooDcher, dont Tacoès était défeudu 
par des grilles (eancelii) , comme nous 
l'ipprenons de Gusîodore {f^ar. Ep. Il, 
6); de là vint le nom de Canctllarius, 
Od le donnait aussi au chef des assesseurs 
d'un tribunal. Le lieu où ils siégeaient 
aÎDsi que les juges était séparé du reste 
de l'édifice par une grille de fer. C'est de 
là qu'ett venu notre mot Chaiicblibii. 
(Vopisc. Carin* 16; Cassiodore, /. c). 

CANCl!:LLI(xt*rx>Cc.5pÛ9axT0«).t;ri7/tf 
de fer on tnillage; barrière d'ornement 
pour enfermer ou protéger quelque chose 
(Varro, R. il. m, &, 4 ; Oolumell. Tlll, 
i, 6) ; par exemple, devant la tribune des 
juges dans une cour de justice, ou devant 
b rostres dans le forum (Oie. Sext, 68). 




Quelc|Des aoteurs reconnaissent les Ca/i- 
»//idans la figure ci-jointe, tirée de l'arc 
àt Constantin. Le long du sommet{du pa- 
(/w0,etde chaque rangée distincte.de sié- 



gea dans un amphithéâtre (Ovid. j4m, m, 
2, 64), il y avait des CanceUi^ comme 
on le voit, dans la section restaurée de 
Tamphithéâtre de Pola (Voy. Amphi- 
TBKATMUM, troisième gravure, A). 

CANDELA. Chandelle faite de poix, 
de cire ou de suif, avec la moelle d'un 
jonc pour mèche (Plin. H. N. xvi, 70) ; 
on se servit primitivement de ces clian • 
délies avant l'invention de la Umpe à 
huile (Mart. Ep. XIY, 43). 

2. Espèce de torche faite de fibres de 
papyrus tortillées ensemble comme une 
corde, on d'une corde même revêtue de 
cire (Serv. ad Virg. iC/i. XI, 143 ; Varro, 
L. L, V, 119), qu'on portait ancienne- 




ment dans les cortèges funèbres', et qui 
est représentée dans la gravure d'après le 
marbre d'une tombe à Padoue. Cette 
tombe contient, d'après la tradition , les 
restes de saint Luc. 

3. Simple corde qu*^on enveloppait de 
cire pour l'empêcher de se dégrader 
(Liv. XL, 29). 

GANDELABRUM. Meuble qui servait 
à porter une lumière dans une position 
élevée au-dessus du sol, afin d'en répan • 
dre les rayons à une distance convenable. 
Les anciens en employaient de diverses 
espèces. 

1. (Xv^voûxo;)' Chandelier où l'on 
pouvait placer des chandelles de cire et 




de suif. Il était fait, ou comme les nôtres, 
avec une bobèche et un tuyau pour met- 



6. 



102 



CANDELABRl'M. 



CA5EPnOBA. 




trc le !)out de la chandelle (Varro, ap. 
Marrob. Sat. ni, 4; FfSlus, s. r.), ou 
avec une pointe aiguë à rextrémité, 
comme ceux qu'on voit communément 
dans les églises d'Italie : on enfonçait le 
bout de la chandelle sur cette pointe 
Serv. a</ Virg. yE/i. l, 727). Un s|)éci- 
meut du premier genre est donné ici, d*a* 
près un modèle trouvé à Pom|)éi; une 
pierre gravée du Musée Worsley en donne 
un du ^cqnd geilTe, où Ton voit la pointe 
aiguë s'avancer en saillie au sommet du 
chandelier. 

2. (î^u^voùxoc). Ptfd de lampe porta' 
tify sur lequel on plaçait une lampe à 
huile. Ces pieds étaient quel- 
quefois faits eu bois (Pelr. 
Sat, 95, 6), mais la plupart 
du temps ils l'étaient en 
métal (Cic. Verr, II, 4, 
2G), et étaient destinés à 
élre placés &\\x quelque autre pièce du 
mobilier, comme le si>écimen ci-joint, qui 
représente une lampe de bronze et un 
pie<l trouvés à Pomfiéi, de Tespèce ap- 

Iîelée fittmile (Quint. Inst. vi, 3, 99). 
[Is devaient se mettre sur une table, ou 
reposer sur le sol ; dans ce 
cas ils étaient d'une hauletir 
considérable et consistaient 
en nue tige haute et élan- 
cée {scapus)^ imitant la tige 
d'une plante; ou bien en- 
core c'était une colonne ef- 
filée, surmontée d'un pla- 
teau rond et plat {superfi- 
cies) sur lequel la lampe 
ét.iit placée, comme dans la 
gravure ci-jointe, d'après 
un original de Pompéi. C'est 
aux candrlabra de ce genre 
que Vitru\e fait allusion 
(Vil, 5, 3 , quand il blâme 
l'habitude, adoptée par les artistes de son 
temps et visible à chaque instant dans les 
dc>corations arabesques des maisons de 
Pompéi , de les introduire à la place de 
colonnes comme supports donnés à des 
architraves et à d'auti^ïs parties de l'édi- 
fice, sans proportion avec ces tiges hautes 
et élancées. (Comparez Lychkcchus. 

3.(>a(iicTV]p) Piedélevé,avec une cavité 
au sommet, au lieu de la plate superficies ; 



T 





on y allumait de la |K>ix, de la résme ou 
d'aiitre.H matières inflammables. Ces pieds 
n'éthient pas |K)riatifs, 
mais fixés d'une maniei-e 
permanente. Ou les faisait 
souvent de marbre et on 
les assujettissait au sol , 
non-seulement dans Tinté- 
rieur des temples et d'au- 
tres vastes édifices y mais 
aussi en plein air ( Slat. 
Sylv. 1. 2, 231 ) , où ils 
servaient pour les illumi- 
nations dans les fêtes et les 
occasions de réjouissance : 
précisément comme ceux 
dont on se sert encore 
maintenant dans le même 
but devant les pa'ais des 
cardinaux et des ambassa- 
deurs à Rome. La gravure 
ci-jointeest prise d'un bas •relief delà villa 
Borghèse et donne un spécimen de cet 
usage. Le pied dont nous parlons est placé 
devant une colonnade qu'il illumine, et 
sous laquelle danse une troupe de jeunes 
filles, à l'occasion des fêtes d un mariage. 
Dans les temps primitifs ou homériques, 
le Xa^-^xiQp était une grille élevée sur des 
pieds ou sur un support dans laquelle 
on brûlait du bois sec (âxairvov) pour 
éclairer une chambre, à la place de tor- 
ches, de chandelles ou de lampes (Hom. 
Od. XVIII, 306-310). 

CANËPHORAou CANEPHOROS (x(x- 
vYiçopoc). Porte'CorbeUle : jeune fille 
Athénienne qui accompa- 
gnait la procession aux 
fêtes de Cérès, de Oac- 
chus et de Minerve , por- 
tant sur la tête une cor- 
beille plate {canum ou ca- 
nistrunif Festus, j.T>.)qui 
contenait le gèteau sacré, 
la guirlande, l'encens, et 
le couteau pour tuer la 
victime. De jeunes fem- 
mes sont souvent repré- 
sentées dans l'attitude de 
canepliores par les artistes 
anciens, el décrites de même par les au- 
teurs classiques, avec les bras levés et une 
pose toute semblable k ç^Ue de la fipire 




;iii. 



ici, (l'iprâ iiiiF ttaliie de DfpmIo 
îrc t. 3; Pliii. U. .V. IHVI, 
I î coopim OviJ. fl/rl. il, 7 1 1 - 

CA-MCtLA (Pm. Sat. m, <9). L« 
uéat qiK CaKU 3. 

LOilS. CbiÎDp. Ca\e cbainc ■vait- 
rilriuK forme particulière? oii l'igiiote ; 
imirtiul nli d al |hm protwblc , car il 
it port que l'eiprusioti i ieDoe d'oii jeu 
de mmi mr raiella, cMtllm { Pliiil. 
Cit. U, 6, 37 i Becker, Ca//iw, p. Ï3I, 

:. Le ccwp le plus mauvai* au jra de 



[iurt. ^B?. 71). 
UNISTELLLM 



ELLLM. DimiDutirdcGAHiR- 

CAMSTRUM el CASISTER (Kâvtoy , 
ù/:):;. rar4e;//e /ar^r. plaît, dicou- 
"'If, d'où lai toDt \eiiun les épilhèta 



l.G7|.).. 



ir palMliim {Oi. Itf< 

Ittum |]i[. Fa't. II, b.yi K t^xe eraii nue 
d'otirr (Pallfd. III, 17 j et saDS aiiMi : 
liaii elle étiit dejtiiiée à être portée sur 
ta iFte, comme nn le voil dan> U figure 
ti-joiiilf. On l'emploTait pàrliculipi-e- 
■irntconimr Corbeille â pa'm [Vitf . Mu. 
TOI, 18U). Leiprcimenict donné, d'après 
One peiiHuie de Poinpéi , Tpprésenle nue 
nibnlle dettinée i cet usage : elle étal 



t|Cie.O(V II 
. Dit. I 



, 59 ), c 

. n). 



>e liii, 



iumu (ïoy. b itr»™™ du mol LiTIcan); 
ow«a coBrre (Varro, i.' i. T, 91). don- 
Mr do ear(voy. Coinicxn); lihiii ca- 
'"''(Quinl.t, 10, U), jouer de la Qdle 
(vw.TliKan); cUkarà cantre [ T»c. 
■<"". UT, U ), jouer delacilhireltoy. 
CtreiintA ). 

i. laai ri forii eaiitte; eipreMÎon 
lai caratiérise 1« nMuitre [arliculirre 



cAnmnit. lOS 

dejotterdr la Ijre représeulée daus la 
grstureri-joiiile, d'api et Iafre3<[ue Aldo- 
liraudiiil au Valiran. 
Frapper timptemeot lej 
cordet du ptecitum 

main droite, était /brù /i 
canefw.-proineiieriiin- '^ 

tlement wr les corde* 
!i doigts de la main 
laucbe, était irtfui ca- 
atrt; mail quand let 
deux éiiieul réunis, 
quand l'instrument é- 
lail fiappédesdeuxcil- j 

dans la gravurr, le musicien était dit jouer 
en dedans et en dehor*. intm tl font ca- 
nerf (A*eoii. id Cic. Ferr. Il, 1, ÎO). 

CANTERIOLUS (ijc|>iea:)> Chrvalel 
Je peiaire, repréjeulé 
dant la gravure ci-joinle 
iiec la peinture qu'il por- 
te, d'après un bat-relief 
romaiu : il rcssemlile 
eiaclemenl à ceu\ dont 



crée qui le désigne ei 

bien authenlique; mal 

le terme latiu, donné k 

d'anrèi le dictionnaire latin-anglais de 

Riddie, manque d'une autorité potï- 

CANTERIUS. Chftal hongre { Vairo, 

n. n. II, 7, la, Fesius, <. v.). 

1. Elai pourles vignes (Columell. IV, 

3. Machine qui servait à su^penilrc 
les chetaux qui s'étaient Inisé lesjam^ 
lies, pour éloienrr leurs pieds du sol 
pendant que 1^ se remellait [Veget. 
fri. III, *7, î). 

i. En arcbilcclure, Cantrmi (i|iii- 
Svnt, ouaTiTai) ïoul \narialtlrifri, 
dans la charpente d'un loit [yoj. Matr- 
BIATIO, y. f.); leurs exircmilés supé- 
rieures se rencontrent et fonnenl l'ai- 
guille du fronluD, leurs exlrémilés iiiFé- 
rieures rr|Hiieutiur les eiilrails (ligna); 
et, dans 1rs t'dirices arhevés, ils sont re- 
présentés exlérieuremeiil par les mutule.f 
( mululi ), qui suiit par consii|uenl srul])- 
técs pour Cgurer les cMrémilés saillaolet 



104 



CAIITBABUS. 



CAPlSTBRirif. 




d*ane série de chevrons (VitniT. IT« 2, 
1 et 3). 

GANTHARUS (xdvOapo;). Gobelet ou 
coupe a boire, d^iaveiitiou grecque. 11 
était pourvu d'aDses (Virg. EcL Ti, 17 ), 
et c*élait la coupe particu- 
lièrement consacréeà Bac- 
chus (Macrob.^a/. T, 21), 
cximme le serphus Tétait 
k Hercule. Dans les œu- 
vres d*an, tant de la pein- 
ture que de la sculpture , un vase de la 
forme dessinée ici , d'après un original 
en argile, est constamment représenté 
entre les mains de cette divinité. 

2. Vase dans lequel tombait l*^» 
d'une fontaine d'ornement ; il était fait 
à l'imitation d'une coupe à boire (Paul, 
Dig. 30,41). 

3. Sorte de bateau dont cependant on 
ignore la forme particulière i Macrob. 
Sat, /. c; Aristoph. Pae, 143). 

GANTHERIUS. Voy. Gantbricjs. 

GANTHUS (éictacoxpov). La bande 
d'une roue; cercle de fer ou de bronze , 
fixé sur la jante , pour eni|)âcher qiie le 
bois ne soit usé par le frottement (Quint. 
1, 5, 8). Le nom grec se trouve dans 
Homère (//. v,725); le terme latin, 
quoique employé par Perse ( Sat, ▼, 7 1 ), 
est noté comme un barbarisme par 
Quintilien ( /. c. ), qui le considère com- 
me un mot espagnol ou africain. 

GANTO. Employé dans les mêmes 
sens que Gaiio. 

GANUM ( xavoûv ). Gorbeille grecque, 
faite de roseau ou d'osier, plus habituel- 
lement appelée Gan istrum en latin (Fes- 
tus, s, V. ; Varro, L. L, v, 120).. 

GANUSINATUS. Personnage qui porte 
un vêtement dont le tissu est fait de la 
laine de Ganusium , maintenant Canota 
(Suet. Nero, 30; Mart. Ep. IX, 23,0). 

GAPEDO. Gruche en poterie, avec une 
anse, était destinée à recevoir du vin ; ou 
s'en servait dans les premiers temps pour 
les sacrifices (Gic. Parad, i, 2). Même 
sens que Gapis. 

GAPEDUNGULA. Diminutif du mot 
précédent (Gic. A. Z). m, 1 7 ). 

GAPILLAMENTLM. Perruque de faux 
cheveux, siiccialement quaud les che- 
veux sont longs et abondants comme 




ceux des femmes (Suet. Cal, II; Petr. 
Sat, 110, 5; Tertull. 6Wl. Fœm, 7. et 
Galkkds, 3). 

GAPILLUS. Ghevelure en général , 
sans égard à la nature des cheveux ; œ 
mot s'applique également à toute sorte 
de cheveux , longs ou courts , plats ou 
bouclés, arrangés ou négligés ( Cic. Ov. 
Hor. Giés. Nep. etc.). 

2. Il désigne aussi les poils de la barbe 
(Gic. Off. 11,7; Sua. Nero^ l) et la 
fourrure des animaux (CatuU. 2&, i;Aul. 
Gell. XII, 1,4). 

CAPIS. Pot à vin (Varro, ap. Non. s. 
jértnillum, p. S47 ) de forme et d*usage 
antiques, en poterie, avec une 
seule anse : circonstance dont 
les grammairiens romains tirent 
sou nom (Varro, L, Z. v, 121 ; 
Festus, s, 1'.). Dans les âges 
primitifs de l'histoire romaiue , 
où régnait une grande simplicité, des vases 
de]K>terie de cette sorte étaient communé- 
ment employés à des usages religieux, et 
autres (Liv. x, 7 ; Petr. Sat. 52, 2); 
mais, lorsque le hixe fit des progrès, on 
les abandonna pour les formes grecques 
plus élégantes , on on les fit de matières 
plus précieuses (Plin. H, N, XXXTII, 
7 ). Gependant ces vases fureut toujoun 
conservés pour les besoins du culte , qui 
s'attire encore plus de vénération et de 
respect eu gardant les formes et les usa- 
ges anciens. On les voit souvent représen- 
tés sur les monnaies et les médailles 
frappées en l'honneur des personnes re- 
vêtues de dignités sacerdotales ; ils res- 
semblent à la figure donnée ici et tirée 
d'une médaille eu bronxe de l'empereur 
Marc-Aurèle, sur laquelle il est repré- 
senté en qiialité d'augure. 

GAPISTERIUM. Vase employé pour 
nettoyer les épis après qu'ils avaient été 
liât lus et vannés. Il semble qu'il rcssem- 
b'ait à Valveus ou aueet de bois, dans 
lequel on mettait le ble; on l'agitait de 
telle sorte que les grains pesants tom- 
baient au fond, tandis que les grains lé- 
gers et le mélange de rebut qui s'y trou- 
vait encore, après qu'on avait vanné, 
montaient à la surface et pouvaient être 
facilement séparés du reste. Peut-être 
l'eau était-elle employée aussi dans cette 



CAVISTSUH. 



CAPITIl'M. 



105 



opéntioB (Colamell. n, 9, 1 1 ; comparez 
Apil. MH. IX, p. 193 ). 

CAPISTRUM ( 9op6etd ). licou on 
irbèrt pour \e% cbevaui , les Anes et les 




kvub (Yarro, i?. R. ii. G, 4; Ovitl. 
i^r/. X, 126). Le spécimen ci-joint est 
pris de la colonne Trajane. 

3. Muselière avec dea pmntes saillan- 
tes, pour empêcher les petits des ani- 
naux de teter après avoir été MTrés; 
elle ressemble à celles dont on se sert 
t^uamoDément aujourd'hui - ponr les 
veaiu ( Yirg. Georg. m, 399 ). 

3. Lieu où les vignes étaient dressées 
^ sllachécs aux montants ou aux barres 
irsnsTenales d*un treillage (Golumell. 
1^20,3). 

4. Corde employée pour suspendre 
rcxtrémité de la poutre du pressoir 
iprelum) dans un pressoir à vin ou à 
l>oiie(Cato, il. i?. xil). 

5. Laige bande de cuir ou menton- 
nière avec une ouTerture pour la bou- 
rbe, portée par les joueurs de flûte, 
ffmïot un licou, autour de la tète 
ft de la figure , pour presser les lè- 
pres et les joues quand ils jouaient de 
Wun instruments ; ce qui leur permet- 
tait de donner des sons plus pleins , plus 
fermes et plus unis. Voy. la grairure ci- 




jÛDle, d'après un lias-relief de Rome. II 
^ lembie pu que celte mentonnière ail 
ctétoQÎours usitée, car les joueurs de flûte 
MOI souvent représentés dans les œuvres 
^^'trt ans rien qui lui ressemble. Le 



terme latin non plus ne se rencontre 
dans aucun des auteurs classiques, quoi- 
que le mot grec soit bien autorisé (Aris- 
toph. resp. 682; Soph. Tr, 753). 

CAPITAL. Petit mouchoir d'élorTe de 
laine (VarrOy L. L, ▼, 130), porté dans 
Torigine par les femmes romaines autour 
de la tète pour empêcher leurs cheveux 
de tomber épars, et conservé dans la 
suite comme une particularité de leur 
costume par les jeunes femmes attachées 
au culte des dieux, telles que la Flami- 
nica ou prêtresse qui assistait la femme 
du Flameu Dialis (Varro, /. c; Festus, 

CAPITELLUM . Même sens que Capi- 

TVLIW. 

CAPITIUM. Vêtement des femmes, 
porté sur la partie supérieure du corps 
et couvrant le sein (Varro, L. L. v, 131 ; 
id. de yit. Pop, Rom, ap, Non« p. 542). 
Il est difficile de décider s*il ressemblait 
au spencer ou an corset, Aulu-Gelle note 
ce mot comme tombé en désuétude et em- 
ployé seulement par les classes inférit u- 
res; dans un passage de Labérins qu'il 
cite (XTI, 7, 3) , ce vêtement est décrit 
comme étant de couleurs voyantes et 




porté sur la tunique. Cette description 
s'accorde précisément avec les corsets 
actuels des paysannes d'Italie et la ma- 
nière dont elles les portent, et avec la 
ligure donnée ici d'après le marbre d'un 
tombeau publié par Gori {Inscript, Jn- 
tiq, Flor, p. 344 ), et destinée évidem- 
ment à repi*éseuter une femme de la classe 
inférieure : on peut en juger par la pierre 
rude qui lui sert de siège pour sa toi- 
lette. 



106 



CAPITOLIl*tf. 



CAPlTOLlUai. 



CAPITOLIUM. Le CapitoU; une des 
sept collines de Rome , appelée dans To- 
rigiue Mons Satur/tiui, nom qui fut 
changé dans la suite en celui de Mons 
Tarpeius,, par allusion à la jeune Tar- 
péia, tuée, disait-on, et ensevelie en cet 
endroit par les Sabius; et eniin, pendant 
la période légendaire dont on a fait le 
règne de Tarquin le Superbe, devenu 
Mons Capitoimus ou Capitoiium, parce 
cnrou croyait qu'une tète humaine ( ea- 
pui) y avait été trouvée tandis qu'on 
creusait les fondations pour le temple de 
Jupiter (Varro, L. £. v,4l, 42;Liv. I, 
56 ). La colline était partagée en deux 
sommets séparés par nu plateau : le 
sommet septentrional , le plus haut des 
deux, et sur lequel s'élève maintenant Té- 
fjiised'yiraCtrii, convertie en forteresse, 
fut appelé j4rx ou citadelle ; le sommet 
méridional et plusbas,maintenant Afo/i/c 
Caprino, était occupé par le fameux tem- 
ple du Gapitole (Niebùhr, Hist, Rom,, 
Tol. I, p. 502 de la trad. anglaise). 

2. Le temple du Capitoie; construit 
par le dernier Tarquin sur le sommet 
méridional du moutCanitolin, en Thon- 
neur des trois divinités principales de 
Rome, 'Jupiter, Junon et Minerve. Il 
comprenait trois sanctuaires distincts 
( celim ), parallèles l'un à Tantre et se ter- 
minant en un seul fronton. Le sanc- 



SI 83 H 
• • 1 • «1 



I • 



• • 



* • • 



tuaire du milieu était consacré à Jupi- 
ter ; celui qui était à main gauche de la 
statue, c'est-à-dire à la gauche du spec- 



tateur quand il faisait face à rédifice, à 
Minerve, et l'autre à Junon. Le plan 
était un parallélogramme, de longueur rt 
de largeur presque égales. Une triple 
rangée de colonnes snp|)ortait le fronton, 
et une double rangée formait une colon- 
nade sur chacun des côtés. Le derrière 
du temple , qui n'était point tourné vers 
la ville, n'avait point de colonnade (De- 
nis d'Halicani. iv, 61). Le plan ri- 
contre est conforme à la description 
faite par Denis et destiné à donner 
une idée claire de la disposition inté- 
rieure de ce remarquable édifice, qui était 
construit sur un plan très-différent de 
ceux qu'adoptèrent ordinairement pour 
leurs édifices religieux les Grecs et les 
Romains. 11 est vrai que le monument 
décrit par Denis était le temple existant 
de son temps, qui fut bâti par S) lia et 
dédié par Catulus; mais l'histoire noas 
apprend que, par un sentiment de Ténê- 
ration religieuse, on respecta toujours 
le plan original (Tac. Hlst. iv, 53 )• 

Quant à l'aspect extérieur de ce tem- 
ple fameux, il ne reste maintenant que 
quelques blocs de larges pierres* qui fur- 
maient la substniction, et qui ne donnent 
qu'une idée bien imparfaite de sa spleo* 
deur première. Les représenta t ions da 
Capitoie qu'on trouTe sur les monnaies, 
les médailles et les bas-reliefs, sont trop 
restreintes et trop imiiarfaites dans Ie« 
détails pour qu'on puisse se faire une 
juste idée du caractère et de l'aspect de 
ce monument. La première constrticlion 
fut certainement de l'ordre étrusque dé- 
crit par Vitruve ; car les architectes qui 
le bAtirent furent appelés d'Étrurie 'Liv- 
I, 56). Quand le canitole fut rebâti la 
première fois par Sylla , le seul change- 
ment qu'on fit fut de mettre à la place 
de l'ordre étrusque l'ordre corinthien , 
caries colonnes furent apportées du tem- 
ple de Jupiter Olympien à Athènes (Plin- 
H. N. ïxxvi, 5) : elles étoient de l'or^ 
dre corinthien , Vitruve ledit expressé- 
ment (Prooem, VU, 7 ), et quelques-unes 
subsistent encore comme *un témoignage 
irrécusable. Le même plan et le même 
ordre d'architecture furent encore con- 
servés sous Vespasien (Taci H'ut, iv,i>3); 
et aussi dans la quatrième reoonstmc- 



CAPrrouuM. 



CAPITULUM. 



107 



bn, doe à Domitieo, comme on le voit 
pu b gravure ci-jointe , prise d'un Ims- 




r^ippirteoantà Tare de triomphe de 
Mait-Aorèle, où cet empereur est repré- 
Knlé bisast nu ncrifice de^aot le tem- 
ple éa Gapitole. QuiDÎqiie la perspective 
mile n*y loit pas fidèlement obiervée, 
on remarquera que les principaux traits 
nnctéristiques sont suffisamment indi- 
gnés; kl colonnes d^ordre corinthien, et 
ia trois sanctuaires séparés sous un 
même fronton, qu'on reconnaît à l'appa- 
ntioo inaccoutumée de trois portes d'en- 
trée. Ceux qui vivent avec les oeuvres de 
l'anliquilé savent fort bien que les an- 
ciens artistes , tant grecs que romains, 
aicfXaieat, comme une pratique jcons- 
bote de leur école» une certaine ma- 
nière conventionnelle d'indiquer plutôt 
9P^ ^ représenter les accessoires et les 
lieiix où se passait une action ; ils ne te- 
uieot pas a l'usage, maintenant en vi- 
S^tur, de donner un dessin ou un tableau 
Parfait do lieu et de la scène. 

3. Capitolium veius. Le vieux Capi" 
^<'/^ petit temple sur le mont Quirinal 
<^ié il Jupiter, à Junon et à Minerve, et 
^Qt on attribuait la constniction à 
Numa. Le nom de vetui ne lui fut donné 
f^' après l'érection d'un temple beau- 
^ plus fameux sur la colline du Gapi- 
tole. On adopta alo» ce nom pour dis- 
tùiÇu^r les deux édifices. Cette distinc- 
^ est nettement marquée dans le vers 
uiTmtde Martial . Intie novum, veterem 
Fratpicis indt Jovem (Mart. £/>. TU, 73 ; 
»^.T, 22; Varro, L, L, y , 158; Val. 
*»*• nr, 4, 11 }. 



CAPITULUM (iictxpavov, xtov6xp«- 
vov;. Chapiteau if une colo tne. Dans 
l'enfance de l'art de bàlir , ce n'était 
qu'un simple aiiacus, ou tablette carrée de 
bois ; il était placé ;ur un tronc de 
bois ou colonne primitive, et formait un 
large lit sur lequel reposait l'architrave 
l'voy. la gravure à l'article Abaccs, 6). 
Parti de celle grossière origine, le chapi" 
teau devint dans la suite l'ornpment 
principal d'une colonne et un des traits 
caractéristiques par lesquels on distin- 
guait les différents ordres d'architec- 
ture; il était, comme eux, à proprement 
parler, divisé en trois genres, le dorique, 
l'ionique et le corinthien, qui, avec les 
modifications introduites par les Ro- 
mains, formèrent cinq variétés en usage 
dans l'antiquité. Nous ne parlons ni du 
toscan ni do composite. En effet, le tos- 
can, dont il ne reste aucun spécimen, 
n'est qu'une forme du dorique, et le 
composite est un mélange de l'ionique et 
du corinthien, puisqu'il a le feuillage du 
dernier surmonté des volutesdu premier; 
chapiteau bâtard introduit sous l'empire, 
quand au génie de l'invention succéda le 
goût du nouveau et du brillant, il fut 
employé pour la première fois dans les 
arc» de triomphe à Rome, et on en voit 
encore un spécimen dans l'arc de Titus, 
t. Capituium doricum. Grfc. Le 
chapiteau dorique grec, qui est le plus 
simple de tous, n'était 
divisé qu'en trois |iarties 
principales : au sommet, 
le large ahacus carré, qui 
conserva toujours dans cet ordre son ca- 
ractère primitif; Vechinus ou quart de 
rond , immédiatement au-dessous ; et les 
annuli ou annelets , juste au-dessus du 
fût. Le spécimen ci-joint représente un 
chapiteau dorique du Parthénon. 

2. Romain. Le chapiteau dorique des 
Romains est plus compliqué et plus varié 
dans ses parties. Au simple abacus ils 
substituèrent un cyma- 
tium à moulures et un 
filet ; à Vechinus , un 
ove, souvent sculpté, 
comme dans le spécimen 
ci -joint ; aux annelets, un astragale (asint' 
geilus) ou un chapelet et un filet. Le spé- 





108 



CAPITULUM. 



CAPRABIUS. 





cimen est tiré d'un temple romain près 
d*AlkMino. 

3. CapUulum ionicum. Grbc. Le cha- 
piteau ionique grec a deux traits impor^ 
tautA et principaux : 
Vahacus, qui est plus 
l^etit et plus lias que 
dans Tordre dorique , 
mais toujours carré dans 

sa forme, quoique orné de moulures sur les 
faces extérieures ; et les volutes {voluta) 
ou moulures en spirale de chaque côté 
sur le devant ; elles sont souvent reliées 
par un rebord ou pli qui pend entre elles 
comme dans notre spécimen, et tombent 
lieaucoup plus bas que Veehinus sculpté 
qui les sépare. Ce spécimen est pris d'un 
temple grec près de Tllyssus. 

4. Romain. Le chapiteau ionique ro- 
main ne diffère pas , dans ses parties es- 
sentielles , des cbapi- 
teaiuL grecs, mais il est 
souvent surchargé de 
sculptures ; les volutes 
sont eu général plus pe- 
tites, et le pli gracieux qui pend entre 
elles dans la gravure , préoëdeute n'y est 
jamais introduit. Toutefois ce pli n*est fOA 
un trait qui caractérise toujours Tordre io- 
nique grec ; ou ne le trouve pas dans le 
temple de Bacchus à Téos (voy. ce tem- 
pie au mot Dbnticulus ) ni dans d'au- 
tres édifices encore existants. Le spéci- 
men ci-joiut est pris du temple de la 
Fortune virile à Rome. 

5. Catfittdum corinthium Le chapi- 
teau corinthien est le plus riche de tous 
les ordres parfaits , et 
les spécimens qui eu 
restent maintenant en 
Grèce et en Italie ne 
diffèrent en aucun point 
essentiel. 11 se compose 
d*un abacuSj non pas 
can'é, comme celui des 
chapiteaux dorique et ionique, mais creu- 
sé sur les côtés, sans aucun angle, et d'une 
rosette {flos) ou autre oniement semblable 
placé au milieu. Sous Tabacus^sont de pe- 
tites volutes {hélices^ Vitruv. IV, 1, 12 ), 
s*inclinanten avaut comme des tiges, dont 
deux se rencontrent sous chaque angle de 
l'abacus , et deux au centre de chaque 





face du chapiteau , où elles se touchent 
quelquefois et quelquefois sont entrela- 
cées. Le tout est entouré de deux ran- 
gées circulaires de feuilles {foiia), cha- 
que feuille de la rangée supérieure pre- 
nant naissance entre et demère celles de 
la rangée inférieure, de telle sorte qu'une 
feuille de la rangée supérieure tombe au 
-centre de chacune des quatre faces du 
chajMteau. Dans les meilleurs modèles, 
ces feuilles sont sculptées pour imiter 
Tacanthe ou Tolivieb; on voit des feuilles 
d'olivier dans la gravure ci-jointe, prise 
du portique du Panthéon à Home. 

6. Petite tète cireulaire, fixée au haut 
des tablettes dont se servaient les enfaots 
romains dans leurs écoles (Var- 
ro, il. R, ui, 5, 10). Elle avait 
un œil au centre; on y passait 
une courroie et un cordon qui 
servait à suspendre la tablette 
au bras , quand on la portait 
(Hor. Sat, i, 6, 74 ), ou à la 
pendre à une cheville, quand 
on la déposait , comme dans le spéciineD 
ci-joint pris d'une peinture de Pompéi. 

7. Dans les machines de guerre, telles 

?[ue la ballista et la catapulta, le capitU' 
um semble avoir été une barre trans- 
versale percée de trous par lesquels pas- 
saient les cordes qui, bien tendues, lan- 
çaient le trait (Vitruv. i, 1, 18;i()«Xi 
2; id, X, 12, 2). Comme on n'a pu s'as- 
surer de la disposition de ces macbinfs , 
toute tentative pour déterminer leurs 
|)arties composantes n'aboutirait qu'à des 
conjectures qui ne sauraient satisfaire. 

GAPRARIUS (oïlicàXoc, alreXatTuO' 
Chevrier qui menait paître les chèvres, 







.- .?î.^:*4*v<ssa:îtx?. 



PBXOL178. 



CAfSOKiB. 



109 



don la aMJcDs araient de grands trou- 

^nudiDs leais fermes (Varro, A. Â. ii, 

h 10). Les qualités qu*oa exigeait des 

AesTim étaieot U force, ractivicé, la 

^ntioM, et na tempcrameot qui ne 

oiigDit avcuoe fitigue : les chèvres, en 

<ftlt te dispersent toujours pour brouter, 

et les lieux qui leur donnent la meil- 

iure pitore sont les pentes abruptes et 

n^iéa dans les contrées montagneuses , 

ttiaboodent les broussailles , les herbes 

anvsgEs et les fleurs (Columell. TU, 6 , 

9; Vane, it. Jl. n, 3, 7). La gramre re- 

C te on des chevriers des Églogues de 
, ^ diaprés un maouicrit du Vatican. 

CAPREOLUS. Littéralement chevreail 
CQ c&imois. Par extension, instrument 
eaplojé dans le labourage pour remuer 
e< briser le sol; il éuit formé de 
<^ iborcfaou de fer (Columell. 
u» 3, 46), convergeant, Tun vers 
I nitre comme les oomes du cha- 
^is, absi qu*on le voit par la 
W^ â-jointe, tirée d'une an- 
cicuDe sculpture en ivoire de la 
Scierie Florentine; cet instni- 
>|»t 7 est pbcé entre les mains 
i\m figure qui est debout, avec une 
•^hcnt à côté d'elle, au milieu d'une vi- 
5». Ainsi se trouvent déterminées et la 
uhire de l'objet et la propriété du nom. 

2. (arvptwc'«i)0- Contre- fiche (terme 
(ecboiqiie du métier de charpentier), 
eett-à-dire pièce de bob placée en biais 
uos une poutre de séparation ou dans la 




charpente d'un toit (bb dans la 6gure ci- 
jointe), pour former un triangle qui rend 
jMie la construction plus forte et plus 
*oWe. Itens ce sens , ce mot est le plus 
Wtt'eal employé au pluriel, parce que ces 
^tre-fiches sont en général ûxées par 
•*"P*tt, le rencontrant au bas et divei^ 
B^^ vers le haut, comme les cornes du 



chamois (Cs». B, C, ii, 10; Vitniv. ir, 

2,1). 

CAPRILE. ËUbleâ chèvres (GolumeU. 
VII, 6, 6; Varro, i?. H, il, 3, 8). 

CAPhlMULGUS. Pdire qui trait Us 
c/tèvreé : les anciens se senaieot beau- 




'=-n^lt^i.J ^X^V.'-'^'^M^V 



coup du lait de ces animaux (Catoll. xxil, 
10). A proprement parler, le caprimul^us 
était un esclave appartenant à la f ami lia 
rastica. Dans la gravure ci-jointe, prise 
d'une peinture de Pompéi, il est repré- 
senté sous la forme d'un génie , suivant 
l'usage des anciennes écoles de peinture. 
GAPRlPbS. ^ux pieds de houe : parti- 
cularité attribuée souvent par les poètes 




et les peintres à Pan et aux satyres, pour 
indiquer leurs indioations voluptueuses 
et dissolues (Lucret.lY, 583; Hor. O/. 
II, 19, 4). La gravure est tirée d'une 
peinture de Pompéi. 

GAPRONiE (iipoxo(Ltov). Boucles de 
cheveux qui tombent sur le milieu du 
front du liaut de la tète ; elles sont dis- 



tiDctcmcnt mirquiu tboa U figure ci- 
joiate, JHÎM d'une lUlue luppoice d'A' 




don», qu'on trouvi dam rimphilbéàlre 
de CipouefNuD. Mtrcf. v.f. 3!;A[wl. 
FUr. I, 3. 3). 

3. TiHiptl itan cheval, quand il lombe 
HIT le front, comme dans le >péciiDen d- 



joiDl, tiré d'une pierre gravée, au lien 
d'élre réuni et altiché en lauffe {cirrw), 
requiflï»iilieuirès-iou»eiit(Fe»tiii,*.ii,; 
Xen. Efiueii. V, 6). 

CAPnA. Boile ou cauellr m boia, pro- 
fonde et de forme pirculaire (Plin. «. N. 
XTI, 81), où l'on enfermait dciobjett que 



l'an voulait Iraoïporter d'un lieu iun au- 
tre. La eapta était employée spécialement 
pour le Iraïuport de> (ivrea (Cit. la Cal. 
Dir. IGi Hor. Sot. I, 4, 33; it. 10, 63). 
La gravure repréaenle deux de ces boila, 
l'une ouverte avec lei rouleaux ou volu- 
mes qu'elle contient , d'aprèi une peio- 
lure de Pompéi; l'autre svec le couver- 
cle baiué el fermé à clef, d'apréi un 
manuscrit du VIrgiledu Vatican. Deacour- 
roiea tont attachées à loulei dam , pour 
Ici Iraïuporter plui commodément. 



CAniLATOl . 

CAP5ARIUS. Eadave quiportahà l'é- 
cole la copia de Hin jeune maître on u 
boUel livres, et qui l'eu rapportait (Suet. 
Nero, 36; Juv. Sat.Z., 117). 

3. Eielave attaché au service dtsbaint 
publin, qiii devait prendra soin dei vêle- 
menli laixéa par les baigneun dans \'a- 
podjler'iuiH, et voiler à ce qu'ils ne ha- 
seul pas derobéa; ce genre île voj étaK 
Iréi-fréqueul à Rome (Paal, Dig. l, I&, 
3; conpareiOvid. Art. amai. lU, 631); 
V\».a\..Rud.U, 1,61). 

CAPSOXA. Double diminutif de 
c&MA, très-petite trarlc pour garder des 
fniiu sécliés [Ulp. Dig. 31, 1, II), <W 
des joyaux de femme. Elle était quelque- 
foi*' sutpeodue par vue chaîne à leur ocm. 
(Petr. £a(. 67,S). 

CAPSULA. Diminutif de captA. Petite 
botte qui rooteiiaïi des livres ou autns 
objet* (Catult. ui,TtU, 16); de là l'n- 
pressioo Aons tofui de capttdd (Seoeci, 
£p. \li). bt, bommequia l'air, coo- 
UM nous dirions, de sortir d'une aoitl. 

CAPSUS. Ce mot indiqua le coqaDu 
le dedans d'une voilure, comme aotic 
expression l'intérieur tCuiie iSligtiiei 
(Vilruv. s, fl, 1). Vojr. les gmuei m 
mot CA«PSi*iirM. 

2. Cage 00 enceinte pour releoir dn 
animaux (Vell. I, 16]. 

CAPULA. Diminalif decAnaipe^ 
cruche à vin on eoup« à boire, >nc 
une anse, dont on ae semil lur la laUe 
à boire cinulaire nom- 
mée eiiihaaium ( Varro , 
L. L. V, 131; jd.de Fil. 
Pop. Rom, ap. Non. i. 
Armlliiim, p. hil). De* 
vaies de ce genre el de 
celte forme sont fré^uem- < 
ment représentés dani les 
peinlurtsdePompéi sur les tables ronil» 
oà l'on boit ; c'est d'une de ces peintunt 
qu'nl prise la gravure ci-joiiile. 

CAPULABIS. Vov. Camjld», 3. 

CAPULATOB. Ouvrier emnloyé ■ U 
fabrication de l'huile, dont la besofiK 
coDsislailkverser l'buile d'uue cuve dans 
une autre, ou de la cuve dans de* jarra 
pour l'épurer : ce qu'il bisait avec aoe 
sorte de cuiller ou de vase à anse, à« 
genre et de la forma de U capii ou «■ 



l>\ 



aPUL[is(x* 



i,&i, 



n)). Haiicb« ou poigDce 
> mi iiMniDMit qji ■ uu BiDcbe droit 
««M la biKillc (CoIddmII. IV, », 1, 
f<yj. fUA); poigDced'ua leeptra (Ofid. 
XAiii,50«;*oj.ScHmiiH), pu-o^ 
rwbn à on», qui rcprèienle nnc poi- 
{Kt arrondie au recourbes. Ce mot <U- 
>>piilipécid(mcnt U poigiiitfunt ipèe 



\ S|«it. /rBi6-. 13 ; CInid. de haud, 

il- U, 91]. La gr*Tui« ot tirca d'uD 

i{iHt Irauii t Pompèi. 

I- Poétique paar stira; le BUDcbe 

iH thaim <)ae le laboureur tcDut i 

nas poB dirige*' U cbamK (Ot. 

M. I, t, i7). Vof . Snv* et la en- 

n in Bot Amatos. 

I. 0icn daui laquelle oo eMiportait uo 

» (Fntua, j. 'v.; Serr. *d Vir^. £a. 



<i> l!l;LiKiliui et Noviui, ap. N<h>. 
<''-p. 1>; (le là répithète de caoalarit 
o< enpJo;ét pour désigner 
4>i 'oocbe à U mnri nu oui t 

b b^c(PLii 



tt |iTèt pour 
«i/. Ui,'l,)3]. Usr>- 
it tirée d'un bai-relieï de 
T*^ <a airbre , prè* de Rome. 

CARABUS. Petit bateaueu oiier ram- 
Dt le nraelt gallrai, et Muvert de cuir 



JM h»iii {Indor. Orig. lu, | , 36). La 
N>re ti'joiate eit donnée par Scbeffer 
[Hil. Hat. p. SIO), d'aprèa UD aocieu 



CaBAGALLA. 



de YitniTC. Lealigneiqu'on toit 
leloaideiràté*, elquiionl plu* distiDclei 
dam I ori^Dal,moDlTeDt lei odulumpir 
letquelleileapeauiaerejoiguenl. LaTarnie 
de la barre et du gouvernail, «uni bieu 
que ieor place 1 rarriére du liatesu, eit 
loul ï tait intolile ; hmii elle eil marquée 
de inéme fnrun marbre de tombeau daua 
Boldefei (Cimhtrj, p. 166) et indiqua uoe 
période reculée. 

CARACALLA. Vêtement porté par le< 
Gavloii et qui occupait dan* leur coatume 
la même place ijoe la y\tAi chei tn 
Greo et la Uiaiea chei Ira Romaips. 
Toutefoii il en diFlënit pour la forme et 
U grandeur; car c'était un Tètcment 
étroit, avec de longue* manchea , dont 
lea pana descendaient à moitié dei cuiuet 
et étaient fendus par devaut et par dei^ 
rtère juiqu'à l'entre-jambe, comme une 
blouiemodenie (Strabo, IV, 4, 3 ; Edict. 
Dioelel. 21 ; comparez Mart. Ep. I, 93, 
g, où ileat appelé palU Gallica). L'ei- 




ulieation que 



donnona eit anrtoul 
de Strabon cité à- 
deasus ; il dit', en décriiant le costume 
des (iauloïi , qu'ils liiaaaient Oolter leurs 
cbefeui dans leur aboodance oalurelle 
portaient un jagum et de longues 
bniei; maia qu'au lieu de tunique, ils 
ae serraient d'un Tèlement à longues 
minehes, fendu par dennt et par der- 
rière juaqii'é rentre-jambe (ivrl il X'''"' 
vwv oxiOTOÙc )>(ipiiioro{i( çipoust \i.ivpi 
altoiuv xai fXovTÛvj. Celle description 
l'accorde parfaitement arec le coatume 
dea Gguretd-joinles. Elles sont prises de 
deux petits brumes trouvé* i Lyon , et 
offrent tous les traits caractérisliquea 
bien que Wa antres 



in 



CARACALLA. 



CARBATUfiE. 



détails de costume particuliers aux au- 
cicDS habitants de la Gaule ; c*est-à-dire 
des cheveux abondants, arrangés à la mo- 
de gauloise (voyez la gravure au mot 
CiRRUfl, if où on donne un spécimen 
dont les proportions sont plus grandes), 
à peu près comme on représente la che- 
velure des tètes de Jupiter et d*Esculape, 
circonstance qui a fait prendre à tort au 
comte Caylus et à Montlaucon ces figures 
pour les divinités que nous venons de 
rappeler. On y voit aussi les souliers 
d*uu eenre 'particulier que portaient les 
Çaulois (voy. le mot Galucs, où on en 
donne un autre spécimen de proportions 
plus grandes) ; le sagum sur les épaules 
de la figure à main droite ; le torquis au 
cou de l'autre ; et la fente au-devant du 
vêtement, qui est clairement indiquée 
dans les deux. Une caricature de Pompéi 
(donnée au mot Pigtor) présente une 
fente correspondante dans la partie pos- 
térieure d*un vêtement semblable.. Les 
braies manquent seules dans les deux 
figures ; ce oui peut venir ou des capri- 
ces de l'artiste ou des effets du temps 
qui ont détruit ou rendu imperceptibles 
dans les originaux les marques oui les 
indiquaient. Le passage de Strabon a 
toujours été interprété comme s'il indi- 
quait une ^itcôv de l'espèce appelée 
oxi^Toç (voy. le root TuNiCA), qui des- 
cendait seulement juscfu'au bas du ventre 
par devant et jusqu'aux hanches par der- 
rière. Mais il est clair que le mot ax^o- 
t6; (fendu) est ici complété par les ex- 
pressions |A€Xpi al5oîci>v xal yXo^tûv ; 
car si le vêtement eût été si court , il 
n'eût pas eu besoin de fente. 

2. vêtement d'un genre analogue in- 
troduit à Rome par l'empereur Aurelius 
Antonius Bassianiis, ce qui lui valut le 
surnom de Caracalla (Anton. Caracall. 
9 ; Aurel. Vict. m, C»s. 21 ; id. Epit. 
21). La seule différence que ce vêtement 
présentât avec le modèle gaulois, c'est 
qu'il était beaucoup plus long, qu'il des- 
cendait jusqu'aux chevilles et qu'il était 
quelquefois pourvu d'un capuchon. A 
partir de celte époque, il fut générale- 
ment porté par le commun peuple ; dans 
la suite, il fut adopté par les prêtres 
romains y qui le conservent encore sous 



le nom de sottana, vêtement qfû ressem- 
ble précisément à la jaquette, gauloije de 
la gravure précédente, avec les pans 
allongés jusqu'aux pieds. 

3. Caracalla major, La longue cara* 
calla des Romains, décrite dans Taitick 
précédent (Edict. Dioclet. 21). 

4. Caracalla minor, La courte cora- 
ealla des Gaulois décrite en premier lieu 
(Edict. Dioclet. /. c). 

CARBASUS (icâpicquroc). Belle espèce 
de lin qiii était un des produits de I'Esp 
pagne. Far extension on donna le nom 
de carbasusk tous les objets qu'on faisait 
avec le lin , tels que les vêtements de 
toile de lin (Virg. ^n- Yili, 34); les 
voiles placées sur les théâtres ou amphi- 
théâtres , pour les protéger contre le m- 
leilet la pluie (Lucret. Ti, 109; voyez 
Vélum) ; les voiles d'un vaisseau (Virg. 
y£/i. ui, 357 ; voy. Vblcii) ; les livres 
sibyllins qui étaient faits de toile de 
lin (Claud. B. Gil. 232, etc.). 

GARBATINiE (Kaip6«ttv«ci ou xa^i- 
Ttvai). La plus commune de tontes les 
espèces de chaussure eu iisage chez les 
anciens; elle était particulière aux pay- 
sans des contrées méridionales, aax 
Asiatiques, aux Grecs, aux Italiens (Xcn.- 
yfnab, lY, 5, 14; Pollux, TU, 22; 
Hesych. s, v.). Elle consistait eu une 




pièce de peau de bœuf crue, placée sous 
le pied comme semelle, puis relevée aax 
côtes et par-dessus les orteils, et attachée 
sur le cou-de-pied et autour de la partie 
inférieure de la jambe par des courroies 
qui passaient par les trous faits dans les 
bords de la même façon * que pour la 
crepida : voilà pourquoi Catulle donoe 
ce nom aux carhaihut (98, 4). La seule 
pièce de cuir qui constitue réellemeat 
toute la chaussure et sert à la fois de se* 
melle et d'empeigne, explique aussi le 
sens des épithètes par lesquelles Hesy- 
cliius la déunit : {i.ov6iciX(ioy et |iovàdcp- 
(Aov, c'est-à-dire dont la semelle et l'em- 
|)eigne ne forment qu'un. Des chaussures 



CAiCBm. 



113 



mat d'ui 



r généril 



it dini U gnvui 
yaitàt un dmio fait fi l'iulnir et 
^'oD ■ inirie iri <le prHèrence à un 
^raïKB ueïen , m niian Je l'idée oetla 
Il pnebe qu'elle donne de It maltèrt «I 
Jr 11 fbnne de ces ctuuHnret; iniis lr> 
taci gna et Ici pniitnf«t de Pompéi 
ponlent det iftirimeD* ■nilogun (toj. 
TarUriu.i, H ; HnwoBorbon. Kl, 35, 
ti II Ëfiire ■ main droite au mol AnA- 

CARCÈR (■àfxopov). Gtàli on pri- 
ât. Lei |irUaiw romaînei étaient divi- 
■Én en trou élagea dont chacun aiait 
•ae ddtïMlion apécitle. Le premier 
(f*FBr aiftriar, ■fap'yûpa} Était un (ooa- 



\itt caehat lonterraÎD, où l'on ne pèiiè- 
Init qne par une petite ouverture prali- 
quce dan) le plancher de la, cdluie lu- 
péricure et qui ne lenait pu comme 
liRi de détention, maii d'exécution . On 
• jetiil la candumtéi à mort pour y lu- 
bir Imr Malence. L'élaeedu milieu (car- 
frr iiUtrior) était blli immédiatement 
lu-desMi du cacbal de* condamné» et de 

procèdent, qu'une ouverture diui le pla- 
[md et lertait de lieu de délenltDu ; on 
1 enfennail ceux qui étaient condimaét 
>Di lén {cailoJia arda) ju«|u*à l'expi- 
niion de leur peine, oujuiqu'i ce que la 
•altwe, M c'était une wnienre de 
■MHt, reçût ion eiécutîon. L'étage >upé- 
nor, le premier an-deiiai du eoI , ren* 



(armait eenx qui l'étaient rendu) coupi- 
blM de délit! moîni gratei ou qui n'é- 
taient condamn/i qu'à un empriionnr- 
meui d'une durée ordinaire ( caitoJia 
comnumii). La détention j était beau- 
coup moins lévère : la priionnien pou- 
vaient prendre l'air et le livrer i dei 
excreicci. C'eit à un emprisonnement de 
ce genre qu'Olbon condimaa Dolabella : 
nrque arda castodia nrtjue obicara 
(Tac. Hiit. I, B8), c'eit-i-<]ire qu'il le fit 
Enfermer dani le cachot de l'étage suné- 
rieur; il ne le soumit pas à la détention 
rigoureuse du career mlerior (celui qui 
fit au-dauut daui I* gnvure), et il ne le 
jeta pas dans le sombre cachot soiiler- 
rain. Ces trois diiiiions étaient viiililn 
dans la priion d'Herculanum, quand on 
la retrouva en faisant Ici fouilla; les 
deu\ diviiioni inférieure! suUistenl en- 
core enliêrvs dam les prïioui consiruim 
par Ancus et Serviiu prés du Forum 
romain. Nous en donnons nue leclioa 



cachot, fiiuit fiice au fornta et enfer- 
Inait l'étage Mipérieur, qui a complète- 
nienl disparu. 

2. Ecuries dans le cirque, où le) rhar) 



d'une course, et où ils retournaient quand 
elle était terminée (Oiid. Her. xtiii, 
166; Aucl. ad Heren. iv, S). C'éuienI 



des ïoùtea fermée) inr le devint par de 
larges portes de Lois, ordinairement au 
nombre de douze (Cassiodor. yar. Ep. 
m, 51), De Ik vient que le mol carar, 
pris dans ce sens, at employé le plus 
souvent au pluriel (Cic. Brut. \1; Virg. 
G. I. SI!). Il Tcn avait une pour cha- 
que char et ellei étaient liluéé* i l'ei- 
trémtté de la surface plane nu arcne 



CAECRmm. 



Voppldun, 






si). Coupe 1 



parla pompm , pir laquelle entrait le 
cortège. On Toil leur posilion relative- 
nenl 1 l'arène dam le plan du Circdb 
(i, v.) où ellei >ODt DurquAet AA. Noua 
doanont ici une penpective de quatre 
carcerti, avec leun parles ouverte* (chr- 
m/^i), d'aprêt un b«»-reliefda Huiéebii- 

'cAffcBESlUM (xapx*' 
boire d'iuTention grecque; i 
était baute , ce retréciuail 
aiii cbxti et élail omée d'auie* »elte! 

Si deuendaïeot du bord JuKpj'au b*i 
acrob. Sat. T, ïl). On .'eu terrait 
comme découpe pourlevin{Vir;. Georg. 
IT, 3B0)ou le Uil (Ovid. Met. vil, MT. 
\a Gguie que noui don- 
uoiu ett prise d'uoe pein- 
ture de la tombe de Laiui 
Ceitiui, UQ des E/iolonet 
ou citojena qui étaient 
cbargèi de préparer un 
banquet tompt lieux en 
l'honneur de Jupiter. La 
place où «lie tr. trouve et sa reuemblanee 
parbiie avec la dewription de Hacn^ 
nous aulorisenl uifluammeDl à y recon- 
naître le carcheiium, 

2. Appareil Gié au mit d'un vaiiieau 
jutle au-deuui de la tergue (Lucil. Sat. 
■Il, U, éd. Gerlacb ; Lucau. V, 418), et 
dani lequel jouait une partie du palan 
(Serv. oJViiî. *n. v, 77;Nqii. j.*. 
p. 5*6). Les mitelols y montaient poiir 
obsener, pour arranger les voiles et lan- 
cer des traits, comme on le voit dans la 




certains rapports i ce que nos matelots 
appellent • la hune ■ ;^ il tirait son nom 



CUIDO. 

arec !• coabe à boire Ggurie dans la 
gravure précMente. 

a , Carchtiium versaliU. Même appa ■ 
reil construit de manière i se mouvoir 
autour du Diàt et à faire l'office de gnw 
quand oii chargeait et déchargeait les 
vaisseaux marchands. A œt effet, on j 
inlroduiMiit horiioptalemeni une bam 
Iransverulfl (Vilrur. s, 3, 10 ; Schnei- 
der, mT ], et on s'en servait i peu prè) 
comme DOS matelots le servent du ta- 

CÀRDINAUS. Voyra ScAnis. 

CARDINATUS. Voyez Caido, 1. 

CARDO. Pàvl tt crapauJiHe, rormul 
un appareil qui fixait i leurs pUcei let 
portes des ancien* at les faisait aller H 
land àlet t'ouvraient et te fer- 
répondait aux chamièrei itonl 
naut nous lervout plut communêmept, 
quoiqu'il fût de nature trés-diffànte 
(voj. GtNsLTMDS). Lct Grecs distin- 
guaient chacune die ces parties par du 
noms distincts : ils appelaient oipéT'TK 
le pivot et axfaflif la crapaïuùni dani 
laquelle le pivot jouait. La auleurt li- 
lini comprennent ordinairement tout 
l'appaieit tout le nom de canh; ili ip 
pliquent ce terme unlât à chtoine M 
parties priie léparément, tantôt tu mon- 
tant tout entier du battant de la porte 
(tcapiu cardiaatu), qui formait l'iie su- 
tour duquel foDCtionnail le mècsninDe 
(Plin. /r.A'.xvi, 77;ib.g4; id.uivl, 
34, D> S; Plaut. Min. u, S, S; Viif. 
yfln. II, 480} Apul. Uet. I, p. «). U> 



II. llrép 



Gguie* de la gravure ci-jointe eipli^ne- 
ront tanalnrcdecesobjetiet la msDim 
dont on les ctnpiojait. Les deux i^uri 



d'ta knl à nuiD droite offrcDl nnc [wirc 
(tfliqiia d'iboul «I hroDn, tirai de 
■cddn Ëgjptieni du Huiée brilanni- 
fK; dlcictiicnt fiicMiu haut d lu b» 
jn tatluil de porte pour faire l'alEn 
depTOU [arpôf rf^t:) ; l«i uw de lioii 
(bicDt revëtiu de l»«Die pour uipporter 
k hmmmit (Virg. CJr. :il. crofui 
(wA>). La deux figure* du hu, du intme 
riti, loil deni pièces creuieei qu'on in- 
rradiùait dam te kuïI et dini le liotrau 
lit la pofle pour faire l'oKce àtt erapin- 
dim dan) loquellei lei piToti lour- 
dùdL Celte qui e>t ■ pucbe repf éaen te 
n Bodèle égyptien de pierre trca-durc, 

qae ; m l'en aemi( en amnuBt le piiot 
iwtdiaieaieat au iluaui de ioa oriuee ; 
crikqaï est i droite «1 de tirouieet fut 
trcniR dam le leuil d'une porte! PoiU' 
pn; Indoilaou W eanoelurct qu'elte a 
MU cDtéi loul dettiocea à l'uwjeHir w- 
iànMoiX à n jdace et ■ l'etnpicher de 
louraer ane le jeu de la porte. La fipjre 
• aaia puctw al uoe porte é^ptieiiDe 
d'iprû WitkÎDion , et moalre U nuoière 
iloai était ilUcbé et jouait l'appareil. 
Caapatei U granire du mot ^ittipao- 

t. Piiol à chaque eitrémité d'un aie 
<Uii>iioeaaachiiie;griceà rcpirol, l'aie 

(tiitaiiiti poKT une hroœtte, iiu cjtln- 
drt et autre* iuBtrumeati lenihlable* (Vi- 
tra., ï, H, 1). 

3. Trtoa, Terme techaupie de* rhar- 
palien ; c'al-a-dire U tète d' jue pièce 
lit bail taillée d'une fa^on particulière 
peur iVJBlcr à nue mortaise de même 
pudeur et de même figure daoa une 
nm |Méce, et former ainii un joint 
(Viinir, ï, H, S); de là cardo itcuri- 
altiiu, tenon ta forme de hache, oii, 
«"Bac non* diaons , en queue d'aronde 
lïilnii.x, 10, a). 

CARENUH. Fin ^oiu réduit aux deti 
lim par U euiiaoo (PaUad. Oct. 13). 

CAH1NA (ip6inO. Q<"V/< on demièi 
Firadr boit dani la cbaipente d'un vai 
' — ~ii ia de l'avaat àl'arrière etae! 



IIA 

(Liv. xxn, 10; Oa. B. G., m, 13). 
CARNARIUM. Sorte de cblMii tua- 
pendu au plafond et muai de croc* et de 
cloua pour attarher dei pronisions taléa, 
dn fruiti leca, de* herbe*, etc. 11 reueni- 
blait à cm dont on ar acrt encore dani 
Doa cui*inei(Plaut. Cd/t/.ll, 4, 6 ; Petr. 
S<U. 13&, 4; id., 136, 1; l'tin. H. fl. 

smi, 60). La gravure est priae d'une 
peinture de Pompéi , où le chiuii eit 
luipendu au plafond d'une taieme, et 
monire de* iaaci*>ei, dn légume* et au- 
trea choaei aernblabln penduci par dea 
corde* ou datii de* fileta. 

J. Dana un leni plui général, garde- 
maager ou o/'^rr pour coniertcriea vian- 
de* fraichea {Plant. Cure, tl, 3,*S; PUn. 
H. S. ïil, 19, n° 3). 

CAHNIFEX. Exécuteur pub{ir,quimet. 
lait te* cTiminel* à la torture, leur hiuit 
lubir 1* peine du fouet , et exécutait lea 
condamné* en lea étranglant B*ec uoe 
corde (Plant. Capl. T. h, 23; Sùel. 
/fera, 64), 

CARNtFlCINA. Lien où lea criminela 
étaient mi* à ta torture et exécuté) 
(Li<. H, !3; Suel. Tii.62); cachot 
Mutemin au-deuout de toua le* autrea 
cachot! de U priaon. La gravure repré' 



aenle l'intérieur de la earaifitina, dana 
lea priMaa fiuhliquea de Rome, contlruile 
par Serviua TulMui, du nom duquel 
on l'appela le TidHaaum; c'est en ce 
lieu que le) ami* et le* complice* de Ca- 



116 



GARPEimiM. 



CABBOBALLISTA. 



tilÎDa /iirent exécutés par ordre de Cicé- 
roti. On y descendait le criminel avec 
une corde par l'ouverture du plafond, et 
on retirait son corps par un croc de fer 
{unciu) après Texécution. La petite porte 
à main f;auche, quoique ancienue, ne fait 
pas partie de la construction primitive; 
elle donne accès dans une liasse galerie 
souterraine, maintenant remplie de dé- 
combres , mais qui va dans la direction 
du Tibre, et qui était peut-être destinée 
à traîner les cadavres a la rivière quand 
on ne les tirait pas de la prison pour les 
exposer aux gémonies. 

GARPËNTUM. Voiture à deux roues, 
couverte d'une capote , et pourvue de ri- 




deaux qui se tiraient (Prop. IV, 8, 33; 
Apul. Met, X, p. 224); elle pouvait con- 
tenir deux ou trois personnes; elle était 
traînée ordiuairemeut par deux mulets 
(Lamprid. Heliog. 4), et employée par 
les matrones et les dames romaines de 
distinction depuis une haute antiquité 
(Ovid. Past, I, 619; Liv. y, 25). La 
figure ci-jointe , qui remonte aux temps 
les plus reculés , est copiée d'une |)ein- 
ture étrusque (Micali, Italia avanti i i?a- 
mani, tav. 27), et représente deux jeunes 
mariés, comme Tite-Live dépeint Lucu- 
mon et sa femme à leur arrivée à Rome 
{sedens carpento cum uxore, Liv. i, 34). 
2. Carpentum funèbre ou pompeiti- 
cum, Carpentum , ou voiture d'apparat 

3ui portait l'urne contenant les cendres 
es citoyens de haut rang ou leurs sta- 
tues au milieu du cortège funèbre (Suet. 
Cal, tb;id, Claud, ii; Isidor. Orlg. xx, 
12, 3). C'étaient également des voitures 
couvertes, construites sur le même prin- 
cipe que les précédentes , mais plus bril- 
lantes et d'un caractère plus imposant, 
comme on peut le voir par le spécimen 
ci-joint pris d'une médaille frappée en 



mémoire d'une des impératrices de Rome ; 
l'usage auquel on employait ce chariot est 




facile à reconanitfe d'après sa forme qui, 
on le remarquera, est celle d'une tombe. 

3. Chariot employé pour les travaux 
des champs et apparemment d'un usage 
fort commun et fort répandu ; car oo se 
sert fréquemment du même mot dans le 
sens d'une charretée de fumier, par 
exemple , ou pour indiquer une certaioe 
quantité que chacun reconnaîtra immé- 
diatement, comme nous disons une ckAr§f 
{Pallad. X, 1 ; Veget. MuL Med, iv, 3, 
Prmf,), Ce chariot était probablement 
constniît comme le pramier des deux spé- 
cimens , mais d'une façon plus grossière 
et sans fa teute. 

. C ARPTOR . Celui qui découpe, esclave 
qui était chargé de découper les mets aux 
grands festins avant qu'ils fussent servis 
aux hôtes ( Juv. Sat, ix, 1 10). 

CARRAGO. Espèce de fortiBeation 
adoptée par plusieurs des nations bar- 
liares avec lesquelles les Romains 'entrè- 
rent en lutte. Elle consistait à former 
avec les voitures et les chars de giime 
une ligne circulaire'autour des positioiu 
occupées (Amm. Marc, xxxi, 7; 7; Tre- 
béll. Gallien, 13; Veget. MiL ni, 10). 

CARROBALLISTA; Balliste montée 
sur une voiture et tirée par des chevaux 




et des mulets , pour être plus faeiiemeot 
transportée de place en place ou amâsée 
aux différente points où s'engageait l'ac- 
tion (Veget. MU, m, 34; ii. 25). Lagra- 



CAVTIBCLCM. 



m 



nrc mrtMOtc une nicbioc de celte 
wrtE Mie qa'oa 11 toïi lur U eolmne 
de Xirt-Ayrèlc ; mil elle at trop im- 
pirbile du» It* dctails pour donuer une 
idée (xacle du prioeipe d'iprèi tequil 
IradiMiiuienl de parallu michines. 

URRUCA ou CARRUCHA. Espèce 
(Mltùnlièrc de Tailure introduite à KooK 
iMi l'empire (du moîui.oD en IrouTeU 
ptstiôtiBCDl ioD dant Pline, rtpliutard 
rtte lepanit HWTent dini SuétoiiF, Har- 
liil M d'iutrei tairun de cette époque). 
Od ta réduit à des conjecturei tur 11 



:t Va 



Vira; mai* eUc* tant nettemeat diiliii- 
gÊta du eoriaui el de Venediai par 
Hirtiil [£i>. XII, 14) et de U rheda par 
Lispride (jéitx. Str., 4)). Celait udc 
nikirc fort omet el de grand prii ; d't- 



InrdoDla déron de tculptumeo brouie 
M en itoire (Vo^lc jturtl. W), puii de 
(ùdiina ca >rgesl et en or (Plio. H. ft. 
.B3).ED>'MleniDt 
Tiption de la earraca 
('i«onleaTecli6|ureri-joinlr,quirepr£- 
KBlf U Toiture du préfet de Rome d'ipré* 
UA'afid'a/iii^rii, eloùlejomeniPPlide 
■Ktiluntlrca-Tiiiblei. On peut l* recréer 
njmaie on modèle de ces voiturei ; mais 
In antruT* latini emploient parfoii ce 
lense daoa un teiu plui néncral. baoi 
Soet. fitro. 30, el Maniai. Ep. 1H,47, 
la iBème Toiture eit îadinéremnieDl ap- 
pelce earmai el rlteJa. Ce mot conterva 
ilani la luite le aeni général de voilure ; 
on f Ironie les élémenti de l'italien car- 

nita, do fran^ii carnitst, et de l'in- 
jUi( tarriagt (voiture), qui lODt det ei- 

[TOiioDi générale). 
?. Carruca dorvùleria. Carruea ter- 

BR(ScK(o1. D!g. H, 3, 11]; la car- 

raca aajiaiie toHIeela d'ilidore {Orig . U , 

10. 1)- 



CARRUCARIU5. Qni appaniml i U 
•arruai; épilhéte donnée au cocber qui 
a conduiiait (Capilol. Maxim. Jua. 4), 
■t aui cbevaux et aux mulets qui la trtl- 
laieat (Ulp. Z)if . 11,1,38). Vay.lemot 
el U graiure précédenli. 

CARRUS. Petit chariot 1 deux ronei , 
dont lei quatre calé* étaient revêtus de 
planches, et dont on se servait principa- 
lement dans tes armée* romaines comme 



U colonne Trijane, lur la^nclle plusieurs 
voiliirej de cette espèce sont représen- 
léei. Le nom est d'origine celtique, ainsi 
que ce genre de voiture, qui fut fort em- 
iloyé par Ici incieni Bretons, Gaulois, 
lelvélieni , etc. (Sisenn. ap. Non. i. v, 
I. 126; Lit. i, 28) Cci. B. G. t, t). 
CARTIBULUH. Espèce particulière de 
>ble, faite de pierre ou de marbre, con- 
sislaut en une plaque carrée oblongiie , 



■upnortée par un seul piédeslal central 
ou a la fa^on dei meuble* que nos lapis- 
liers appellent comalri. Elle ne servait 
pat comme table de salle i manger, mail 
comme buffet d'appant pour porter la 
ïaisielle d'argent et te* T«ie» de la mai- 
son; on la plarail ainsi couverte sur un 
des cfitéa de lalrium (Varro, l. L. T, 
115). La dcK:riplion de Varron est par- 
faitemenléclaircieparlagravureci-iointe, 
le table de marbre de 



118 



CARTATinU. 



celle Mpêce, (elle qu'elle fut dccourerte 
lur le bord de Vimplurium dani U mii- 
lon dei FJéréidei à Pompai. Derrière ta 
une foDOine et deuoui une lorle d'évier, 
diviieen deux compiTtimeiils, où l'on vi- 
dait Ici vaseï iiKQl de les meltre sur la 
Uble. 

CARYATIDES (itapuàTiîi;). Figure, 
de reminei employée* lu lieu de colounei 
par lei architecte* aoeiena pour rappor- 
ter UD enlablemenl , eomme on le voit 



daoiU([ravure ci-jointe qui reprcaente le 
portique du temple de Pandroiai à Atbè- 
ne> (Vitrai, i, 1, 5). 

CASA. Ce mol avait le leni réDéril de 
chaumière, maii il était employé dini 
plusieunacceptionict avecdu lenstrèa- 

1. Chaumière proprement dite (Vilniv. 
Il, 1,3 el S;Pelr. Ja(. 1 15, 6], premier 
euai de conitruction régulièie am épo- 



que! pastorales el dan* la s 



ijuu. Telle 



de pa jUB 



couitant des habilationi 
était la cabane coûter) 
Romains mir la colline du Capilole {cota 
fiomali, Vilruv. n, 1 ; Petr. Fragm. Î1, 
e) ; irliei les cabane» dei aboriièaet du 
Lai 'im, et la gravure donnée ici peut en 
être remaniée comnie nn apédmen an- 
thenlique et fort curieux. Elle est tirée 
d'un Taie en poterie cooicrré miinlenant 
parmi lei auliquiléi du Huièe Britanni- 

3 ne. Ce vase avait servi primitivement 
'urne tépulcrale; il fut découvert en 
181T avec plutieun autres qui avaient la 
forme de temples , de casque* , etc., à 
HbHdo, prnde l'ancienne Albe-la-Un- 
gue; il était fixé dans une sorte de terre 
blanche tout une couche épaisse de lave 
volcanique (en italien peperiao), qui lor- 
tait du mont Albain i l'époque où K* 
éruptions n'étaient pas eneore éteintes. 
En contéqaence, ces vase* doivenlavoir 
été dépowt U antérieurement à cette 
date; ce qui est une preuve irrcaiilibte 
de haute antiquité (Vitconli , leiiira al 
Sign. Giueppe Carnevali, lopra aicaii 
iiaii itpelcrali rinoeiuUi ntlla vieinania 
délia anllea Alba Langa. Rnma, 1811}. 
3. Petite maiion Je tampagnt (Mart. 
Ep. Tl, 43) bétie rar une moin* rranile 
échelle et avec moins de magniScence 
que la itilla ou t«*îdence de campagoe 
particulière , comme on le TOit dîna It 
graïure ci-jointe, d'après une peiatnl* 
de PotBpéi, qui donne use iilee de la 



petite maison de campagne des Romains 
avec H cour, le» bâtiments eilérieun et 
son bétail. Quand Martial (Ep. su, M) 
se aert des mot* domut et eoia comme de 



■nutpiaqnr ijhodjiiim, e c*t citidnii- 
■atpour inlinurr quelii/cmiu on mai- 
« et Tille ot pBgTre ri mil bitie, *( 
ic nal pu Dieux qa'une «ua ou ca- 



MHitrtF lie v%nei, comme diiii le ipéei- 
on ô-joiat pm rl'unr ■ndcaoe mcmï- 
^dePréiMtte (Tibull. Il, t.U). 

4. Sorte de tintle ({ue l« inidiiti élc- 
nintl qudquelbii de braitefart d'arbre 
ulifaïklrnte (Vegd. Mit. n, tO). 

CASEUS (mpér:), f™iio« (VaiTo, 
L.L.r, ia8}qaelMaDci«diIiiMieiitdii 
hïi in ncbe*, de* brebû e( de* chcTm 
(Timi.JI.JI.ii, ll),vlqu'ilt Biangeaient 
m frib, eomme dn fromage à la trèmt , 
on Kcbéet durci (td.ii.). Op lui don- 
mil d« fonMi élépntH et de finUiaie 
IB nojoi de moulet de boit ( Cotumell. 
TII,R. 71. PliDe(ff. ff.XI, B7)éaumèrc 
la diflninlt endroits où l'gn faiMit lei 
nnlleun froM ay . 

CASSIDA. Hème mn qœ Caui*. 

USS1DAR1US. AmniHer qui hiiail 
dn caniiia de métal (luicrip. ap. 
IhrM. »», 5). 

î. OEficier qui était chargé de prendre 
«NQ dtt cuquei de métal dana le palail 
ioprrial (Intcript. ap. Reine*, g, TO). 

CASSIS, -t^i<(xôpu:). Caïquedemé- 
lil, par opfioaitiaii ■ GALBA, caaqus d« 
nir(titdor. Orig.xym. 14;comparei 
T>«. fierai. 6 }. Cette diiliaclion n'nl 
patUKijaan «bierrée (0*id. ifcf. Tlil, 
15,ou1tideax noms Hmt donné* au mè- 
ne taaqne ) ; et comme le dernier mot eit 
le phu uiîlé , le* difTéTcntct rapècea et 
(onae* de cMqoet leront décrite* el ei- 
pliqnéct par dea Ggnreaau mol Galk*. 
CASSIS, -it (âpKvO. In de* filcU em> 



CàgTKLUm. MO 

ploTét par le* aneieai pour la diaiie de* 
animaui iau*ates, tel* que le Nuiglicr et 
le cerf ( Itîdor. Orig. m, 6, 1 ; Oo. A. 
Aw. I. 891; Hirt. £p. III. SB ). C'était 
uue aorte de Qlel en bourse ou de ton- 
nelle qu'on lenail ouTcrte par de* bran- 
che* darbre* : l'animal qu'on pourmi' 
Tait i'y enfbn^it et une corde mobile 
(tpîJromiis)]e refermait imniédittnnenl 
aniour de lOQ eou (Yatei, rezfrin, ^fl- 
lia. p. ai). 

CARTELLARIUS. Officier qui était 
chargé de veiller au rnerroir publie 
( eatttUum ) d'un aqueduc ( Fraotin, Âq. 
I IT ; Inicripl. ap. Gnit. 601, 7 ). 

CASTELLCM. Diminutif de CA*TttiM. 
Petite place fortifiée ou fonereiae dau 
laquelle On plaidait un corp* de troupes, 
•oit en raae campagne pour y protéger la 
population agricole conlie les excur- 
lioD* de l'ennemi, xiit mr le* frontièrv* 
pour protéger na Élat, ou dso* toute 
autre position qui commandait la voie 
priDcipale el le* ligne* de communication 
(Siscnn. ep. Mon. i. Ftiliitatim, p. &M ; 
Cic. Fam. », 4;id.i>W.T,4). Lagra- 



Ture représente un de ce* poate* (briifié* 
aiec *• gamiioD, d'apièa le Virfile du 

3. Petite Tille fortifiée, appelée ainsi 
parce que pluiieurs forts, qui dansl'ori- 
line ne dcTiient être que de* poste* mi- 
litaire*, deiinrrnt bientôt de* ville* et 
des villages par l'empressement de la 
population voiiine à j accourir el 1 éle- 
ver ICI cabane* alentour, pour le douner 
un appui ; prcciscmeiit de même que le* 
chlteanx de* baron* au* époque* Hoda- 



ISO CAITBLLIM. 

le* furent le aojtix dr pluiinin itt villa 
de rEuro|K moderae [CurI, V, S). 
3. Kéicrroir d'uD aqueduc. On pli- 

Sit its réservoin de celle espèce i 1 ea- 
ait où lei iqiiRluct iorlueol dei villn 
ou Nir toui Ici poiati où une proïiiiaii 
d'ctu étiLt nèccuaire pour Ici beioiui 
d(i 11 localité; deiconduili ialroduili 
dlm lei réwrvoin diitribuaieut l'eau 
dins let diveri quirtien d'une TÎlle 
( Vilniï. VIII, e, 1 ; Pliu. H. y. XXKTI, 
34,n'>9; FraatiD. ^f. 35). Ordiuure- 
■enl cei rétcrvoin édtent de limplei 
toun en hrique on ta terre, conteaaut 
UDC cileme profoade; maii, 1 l'endroit 



c loue 



il dini \e deuiu du cailil- 
lum autant au benu qu'à l'ulile : on lui 
donnait uue gruide façade arehiteclurale 
d'uD ou de pluiieun étages , dévorée de 
eoloimei el de (lalues, et du (rop-plein 



de l'eiu on faisait ni 



: belle fou 



estuoe resliuralioD du eaiitllum ifpvT- 
KiMui k l'aquedue de Jule* Céiir <(ui 
■ubsiite encore i Home, pi-èt de l'église 
<le San-Eusebio, quoique dans un élat 
de délibremeut ; ouiis les détails que 
BOUS donnons ici sont tirés d'une lieille 
gravure du monument , hite au seiiième 
tiècle, i une époque où les priDcipam 
omenaeDl* éiaieut encore * leur place 
primitive, et où l'euMmblc était beau- 
coap mieux coiuené que maiiitenint, 

t. Caitellum ptivaimn. Rétervoir . 
bitî aux frais d'un certain nomlire de 
patticulien vivant dans le mtme quar- 
tier et avant obtenu uite concesiion d'eau 
du eonduil publie, qui était réunie en 
un iMéme corps et dittribuée i chacua 



tiu. l<Kt; comparei 3 

5. CailtUuntJomeUlcum. CiXerartfx 
chacun construisait sur sa propriété nar- 
liculiére pour recevoir l'eau qui lui etiil 
cf^cédéa du réservoir publu;, (Pronlin.) 

6. Citerne ou réservoir dans lequel 
l'eau élevée par une roue hjdnulii[ue 
était versée des augelt el des caisHi 
( modieli) où elle était réunie (Vitmi. x, 
\, 3). Voyez RoTA Aqdabia. 

CASTKRU. Place où \n rames , les 
les appareil! mobiles d'un 












Ire opinion, corn parti ment particulier 
dam le vaisseau lui même où In rameiin 
se retiraient pour se reposer quand ib 
élaicnt relevés de leur service iNon.i. 
v.p. 85; Plaul. ^JIK. lu, 1, ia;ScM- 
fer, Mil. Nar. il, 5), 

IIASTRA. Pluriel de CAïTIICTI. Cim- 
pemeot ou camp fortifié. La disposilicn 
d'un cBDip romain attettail un tjVtmt 
et un art remarquablei. La forme géné- 
rale du camp était rarrée, et la posilii» 
enliéie entourée d'un foui {foua) et 
d'un rcIranchenMDt (ogg'r) en dedsiu 
decefotsé, dnultebaut Était défendu par 
une forte en(»iatede palissades [vatlum]. 
Chacun des quatre eûtes avait une isste 
porte pour l'entrée cl la sortie; la pli» 
éloignée de la poiilion de l'cnnenii (a) 
était appelée irorfa decameaa ; celle i^\ 
faisait immèdiatemenl face à celte pou- 
lion [■) [Hirta pmioria ,■ pour les dnii 
autres ; cille à main droite (Cj/HrM^rr*- 
tifiatU dixtra; cdle àmaingaucbe iB), 
parla ' prineipat'ti siiiiilre. L'inléiiRir 
était divisé eu sept rues ou puugn dont 
le pluslarge, qui éldblissail uuecammuBi- 
cation directe enlre les lieut portes laté- 
rale) el passait devant la tente du géné- 
ral (pntlorium), était larfe de 30- ,M. 
et s'appelait ^i« Primipalii. En avuH 
de cette rue , mais dans une diiedioa 
parallèle, il f enavailune autre, a|>pel(e 
fiaQuinlana, lai^edelS", IS.quipar- 
lageail la partie supérieure du camp n 
deux divisions égales^ et celles-ci étaÎMl 
de nouveau subdivisées par cinq 'utm 
me* de même largeur qui coupaienl l> 
fia Quiatana, à anfln droits. Les leDtM 



CASTRA. 



CA8TEA. 



tu 



d lo (|Biilie» des troopei étaient dis» 
fOféf ttBsi qQ*il fuit : 1, \^ pnetoritun, 
Mtcatedu géeéral; 3» le qurnstorium^ 
opiee eoDoédé au questeur pour sa tente 



et pour les magisins du eommissariat qui 
étaient sous ses ordres; 3, le forum, 
sorte de plaee du marché ; 4 4, les tentes 
de la cavalerie d*éUte et des volontaires ; 



fl* Légiam 



!'• Légion 




Via PHneipalië 

•DGDDnnDDODDD 000000000003 



•> c 





3 C 



mm^ 



&S, bs tentes de Finfonterie d'élite et 
da volontaires ; 6 6, les équités extraot' 
^meriion oanloie eitraordinaire fournie 
jnr la alliés; 1 7, )t% pediies exintordi- 
««rùoniofiinterie extraordinaire fournie 
P» la alliés ; 8 8, places réservées pour 
loiluûliaires d'occasion; 9 9, les tentes 
MS tribaos et des prmfecti sociorum, ou 
gâéraux qui commandaient les alliés. 
Tdle était la partie supérieure du camp. 
Leeentrede la partie inférieure était oc- 
^ par les deux légions romaines qui 
fonnaicnt une armée consulaire, flanquée 
<fc chaque côté par les ailes droite et 
poche, composées des troupes alliées. 
Oa comprendra du premier coup d*œil la 
onaiènt dont ces corps éuient distri- 
ooés, par les noms de chacun d*eux qui 
WBtccrilsdans notre plan au-dessus de 
Irars positions respectives. Enfin tout 
l'intérieur était entouré d'un espace dé- 



couvert, large de 60 mètres entre Vagger 
et les tentes, pour les mettre à l'abri du 
feu et des traits et faciliter à l'intérieur 
le mouvement des troupes. Le plan , 
dressé d'après la description de Pol^rbe, 
a l'époque où les années romaines étaient 
divisées par manipules, est donné ici 
pour expliquer la méthode générale sui- 
▼ant laquelle était disposé un camp ro- 
main, et non comme dessin authentique 
d'un monument ancien. Quelques-uns 
des détails de moindre importance furent 
nécessairement modifiés , quand la cou- 
tume de diviser les légions en cohortes 
au lieu de manipules eut prévalu ; mais 
le plan général et les traits principaux de 
la disposition intérieure restèrent les 
mêmes. 

2. Castra Prmtoriana. Camp perma- 
nent aux portes de Rome, où était éta- 
blie la garde prétorienne (Suet. Claud . 



111 

3t ; Tic. jian. it, S). Une partie du 
haut mur de brique* qui reoferiniil (tcc 
nue des portes est encore debout près 
de 11 Porta pia où il (orme une portion 
des mun actiieli de la ville; il fut rom- 

Erit dan> reiicrinte gëpèmle ijuaiul elle 
it rtFulée par Aurélien. 
3. Casira navalia ou nauliea. Cam- 
pement niTil , c'eal-i-dire ligne de ToHi 
bcation formée autour d'une Qolle, pour 
la protéger contre l'ennemi, quand le> 

*. G. V, 32 ; Nepoi, ^Uib. 8 ). 

CASTRUH. Aiigmentalir de Cam, 
ce mot iudiquail daui ton leua pHmitiF 

e Lutte large ou iolidemeot bitie et 



« Lutte large ou ioli 

pendant le diminutif C: 

(oujonrt d'un uiageplui commun. (Nepoi, 

AUUi. g ; Virg. Mn. vi, 7TB). 

CASTULA. Jupon de fcDime, porté 
aur la peau et atlaebé au-deiwai de la 
poitrine qu'il laisuit à 
découvert (Varro, de 
VU. Pcp. BoiB. ap. 
Non. /. f. Caltula, 
p. 5S4). Dans leipre- 
mièrei ceuvrei de fart, 
on le représente lou- 
yent comme le seul vê- 
tement de deuoiis pour 
l'habillement des fem- 

Yoit daoi la figura j 

donnée ici et tïr6e ' ' 

d'un bas-relief d'une tombe étniugue. 
Les femmei romiines portaient le plus 
louvent une- tunique ou un autre vête* 
ment sur la poitrine et sur les épaule* , 
de telle lorte que les deux vètemenls 
couvraient le corps tout entier et for- 
maient une tunique de dessus et une tu- 
nique de dessous. Dans ce cas, la partie 
uipérieure du jupon aussi bien que le sein 
étaient cachés sous les pans par le vêle- 
ment dedessus. C'est de cette fai^onquele 
jupon est porté par S^lvia dans le Virgile 



(tfiu. Borb. ïlT,!;,Com|iirei(xil,51 
une autre ligure où la cattula est mi 
tiir une tunique a longues manclies, ma 
Bitacbée sur les épaïUes et autour de la 



CATADBOinn. 

taille de la même fa^n que <â-deuul. 
CASULA. Diminutif de Gara : toute 
petite cabane ou humble demeure en gé- 
néral ; mais plus particulièrement butte 
uu cabaue de forme conique que les 
lierprs et les che- 
vriers élevaient dans 



pajiai 



. li- 



iif.U.1&3.) 



'agriculln- 
daiu les champs, 

tpmps de la moisson 
(Plin.ff./V.SMV,37;Juv.* 
Le spécimen ci-joîut est priad'unepeiunire 
représentant une scène rustique. La gra- 
vure donnée au mot CaphakiOs montre 
une hutte de chevrier du même carartéra. 

!. Manteau ou capote à capueboa , 
comme celle que parlaient les paysint, 
et ipii est toujours donnée à Télesphonii 
l'assistant d'I^cuUpe: il est re- 
présenté avec la casala dans le 
spécimen ci-joint d'après une 
pierre gratèe. Quand le capu- 
choD est ramené sur ta tète l 
comme ici, le vêlement enfler 
a vraiment on aspect semblable 
i k cabane que nous avons dé- I 
crite en dernier lien. (L'est de 
cette ressemblance que vie 
terme, qui était probablement une lorle 
de sobriquet ou île mot familier psnni les 
classes inrérieui«s(lsïd<iT. Orig, itz,U, 
17). 

CATACUSTA, se. ■w/(«[Apal. J/(<. 
», liai ni la leçon ni la signtGfsiiaa de 
cemotnetont tout àfail certaines). Qoel- 
qnes-ims ont cru qu'il lï^iifiait un vèl^ 
ment qu'on serrait dans la garde-robeet 
qu'onn'cB tirait qu'aux grande* occaiioM 
pour être porté comme uu habilleaiMt 
de fêle (Salnui. ad Terlull. de Pall. S); 
d'autre* , avec plu* d'apparence de n>* 
son , y ont vu un vAeraent tans ouver- 
ture , mais fort juste, comme ceux que 
portent Ordinairement les statues égip- 
tiennes («lu. Pia CUm. vt, 14). 

CATADROHUS. Corde toidue Inns- 
versalemeul du sol à quelque point éictc 
dans un lhêltre,et sur laquelle les daa- 



CATAmmAcnn. 



^n meanK monimin» n a^KmoneDi. 
CiVatit forer tut exécuté, i ce qa'oo 
nppwle, quelque ëtruice ipic c*ll puiue 
janitft, pu- UD ^^pkmt, aitec md ram- 
br nr le dot, diDi l'amphithéltre de 
Ion I SoM. Xtro, 1 1 ; eamparez Galt. 
I.H PliB. B. N. TOT, î). U griTure 



le de C*rac«ll> : In 
: letduueuni|u'H- 
ilcUireiDCBl iwlîqiwti In 



UTAGRAPHA (rà urdlTfiti?»]- Pe>D- 
(iic on la figurei loot dcuioéei ea |Mn- 
pttin, on, CDOune diwnt la ariutet, 
1 nHMrïi ; de celte miDiérr, quoique 
toitc 11 tgure leit r ep r éi entée, une por- 
inii Kulcncnt en est Tue per le ipecta- 
ImitPliB. H. If. SXST, 14). Ce pntccdé 
a CDuidéré mûatemnl camme preuve 
IW p«iHle hibileli de U pert de l'ar- 

xmin qee nrcoent. 1^ figure c>-ji>iule 



nt ihn d'une peinlurc dr Pompéi qui 
"ftéMole AguDemuon couduiiant Cbrj- 
<éii i bord du Taiuean qui derail U nw- 
«r • ton pcte. La figure d'\guotuaoD 



■upirieure; le pmetài en i peine lenH- 
hle , el eependeut , de toutei lei teuire* 
qu'eu a découverte! dn «rliilei de Pom- 
péi , c'nt celle qui ir rapproche le plui 
d'unraecaarci. I^ tableau célèbre de la 
bataille d'Iuui , li compoulion de peiu- 
ire b plut coniidérable et la ptiu riche 
en Qgurei qui toit venue jusqu'à nous, 
présente tous lei pmonoa^i de (tix nu 
de câlé et daiu dn atliludet pretone 
droitn , quoique dam l'action U olus 
énerpque. A l'eieeulion de quelqnei brai 
el de qiielqiw* janibn et d'un cberal qui 
tourne le da« au ipectaleur, il iTf a au- 
cune tentative pour raccourcit la /ifurr, 
daivs le leni ou bous l'ealeadoDi mainle- 
nanl, c'nl-à-dirc de hçon 1 ce qu'elle 
■oit entièrement reprêtenlée vir la toile 
dans un espace qui, sans ce procédé, n'en 
pourrait conlenir qu'une parlie. Même 
lei trois boramn qui sont binséietéleu' 
dus sur le lo) sont préieDléi en pro&l, le 
corp* couché de lout son long : ksjam- 
ba et les bras aeuli sont faiblement rao- 
courcis. La même observalion s'applique 
HUi desiins des vues d'argile. 

CATAPHRACTA (iioTaçpoïnK), Ter- 
me employé par Végèce pour désigner en 
général toute espèce de cuiraue portée 
par l'infanterie romaine depuis les pre- 
miers temps jusqu'au règne de l'empereur 
Gralien (Vejet. Mil. i, ÎO). 

GATAPHHACTARII!S. Même sens que 
Cataphbactcr (Lamprid. ^lex. Stv. 
56;Ammian. XTl, 3, b;it. 10, Sel 11, 
63). 

CATAP&RACT[IS(KaTiiFpavToO-Sol- 
datquihitait part ie de laça Valérie pesam> 
ment armée (Sallusl. ap. Non. i. *. 



lit 



CAT4MBATU- . 



p. SIifl),et dont le chSTil, auui bf en ([ne 
lui-mèoK, éUil cauterl d'une armure 
campl«ie{âerv.<ii/Virg..£n.ii,770). Il 
rauembUit lu di» éciillé d'un crocodile 

iAmmiiTi. xsil, ib, 16). Celle annure 
lail particulière iquplqunniliuniétr 
gèrei, telle) que les Parlliei (Prop. l 
13, 12), le> Pênes (Liï. Silvn, 40) et 
le* Sarmatei (Tac. Biil. l, ^ 9 ), comme 
on le Toil par U gravure, qnj repréwnie 
un calauliraclia Sarmale, (Taprèt la co- 
lonne 'Trajan*, 

3. Siienna {ap. Non. /. c.) applique le 
uémetenneà unioldatde l'inhalerie : 
«o doit entendre par là que ce laldat eit 
•nné de pied en cap et couvert d'une ar- 
nure pesanle coniiitant en un clique , 
une cuinute, dea cuïsurds et dei jam- 
bièrei, tel qu'on le tdLI daiu la figure 
jointe au mol Ocrbatds, 

CATAPIBATES (MO- Wom* de 
tonde dont le> matelal 




tnnder. On fiiait du Juîfà l'extrémité, de 
la njmcfa^n quemaintenanl, pour l'aa- 
lurcr de la nature du lol et *oir t'il était 
de uble, de roc, de ciilloiu ou de co- 
quillea, et l'il était conienable ou non 
pour le mouillage (Lucil. Sal. p. 83, il, 
éd. Gerlach; bidor. Oiig. x\\,\, 10). 
Dana U gravure, prise d'un has-relteT eu 
marbre dont on a une copie an Huaée 
Britannique, ce jilomh est rrpréieaté 

CATAPULTA (x«xin7-ni(). Hachioé 
de guerre construite priuci paiement pour 
lancer deidardi et des traita d'une grande 
ppMnieur(pBuluauFcti. I. THhi) Ce 
mot déligne quelquefaii le Irait que lan- 
^il h machine (Tilio. ap. Non. s. v. 
p. S52; Piaut.Pm. I, 1, 31 ). La cata- 

rullt ett décrite en détail par Vilruve 
I, 1& ), et elle n'apparail pas moins de 



UT&xaCTA. 



Il Ml I 

sont nulle part indiqué! d'une fà^n as- 
in eiacle pour donner une iatelligeace 
sufliunte dci moti de Vitrute ou pour 
montrer la manière précité dont on latail 
jouer cette machine. Tout ce qu'on toit, 
c'nt qu'elle lan^it le trait par la forre 
du conlre-coup, quand la burc tnnvrr- 
sale était doignée d'un det coté* et qu'on 
l'j laiaaait rereoir avec un t«cul. Lac- 
tapuUe était employée de ta même fa^n 



! était ménagé pour lin 
lageau projectile. On pU^ît quelqurloii 
la catapulte sur une voilure et on la fai- 
sait transporter par det cheraui et dei 
muleU.ainii quelaciirrD£a//ùfa, comiK 
le prouve la figure suivante. 

CATAPUL'rARIUS(KaTciin)>m Jl) . f> 
mot désignait loutcequi servait dans um 
catapulte ou qui appartenait i celte œi- 
chine, deik pilum eelapullarium (PItut. 



Cure. 111,5, II), Irait! 
fait pour être lancé p 



par la caltpdl' 
( comparez Poljb. Ii, 1 1 , 31. La gniurr 
— • '-rée de la colonne Trajane et donix 

' d'employer et de gouverner ces ma- 



{ta waluiie d'on ninau lupérinir à 
ai lima ioféricar, comme la chutei 
J(Ti«iJio-deT*rni. (Plia. ff. A", t. 
lOiVitmv. Tlll, 3,6). 

:. Écluu ou tanne dini une rivière , 
JBiiicc toit i modérer )i rapidilé du 
omnt (Plin. £p. I, 69], toit à iTrfter 
laa poor coiiier*er i loa coun une pro- 
lindnir uf^aante (Rutil. 1, 481). L« 
oiiiiK en ûiée d'un do bu-rdirfi de 



fnr de Septinw Sérère. On Temirtiueri 
'pe l'irtiile romain. Gdèle ■ Il pratique 
ilrtonrrolr, ■ négligé d'introduire l'écluM 
ni'cttMntenté de •culplerlesmonunt] 
qui la tenaient ■ *a place et permettaient 
ii<l'ibainer et de la lever, 

t lupendue lu-deMut de l'en- 
Tille ou d'une place fbrtiOée, 



iréed'ui 



lie Idle fvpa qu'on pouvait l'ibtiuer 
ft 11 leverpar déianneaux el àtt chilnn 
dt fer i volonté [Liv. SXV1I, 28 ; Vesel. 
Mil. n. A). Dini une des audeone* por- 
ta qni ulitiitBnt encore i Rome , dans 
•an autre » Tivoli et aani à Pompéi, on 
'oit dininctement le< couliua dam lea- 
qiwllfi jouait la bene ; et le tpécimcn 
iomii ici d'aprà une aucieDDe frtiqiie, 



oti elle défend l'eotréed'un pont, n>ontre 
les chaînei par lesquelle* on la TaiMil 
EoDCtioaner, préciaément comme le rap- 
porte Véji^êce. La grille qui fermait l'en- 
trée ne K voit pu dans 1 original, ce qui 
peut leinbler un effet du lenipa; peut- 
être auHi n'élait-ce pai une hene régu- 
lière, mail leulemenl une barre mobile 
levée et abaiuée à ccrtainei heurci pour 
fermer le. pauage aux vojrageun ou au 
bélail. Danileadéui ca>, celte figure luFCt 
pour faire comprendre le caractère du 

'CATASCOPIUM. Diminutif de CataS;' 
corcf; petite guèrilc où l'on était placé 
1 obtervalinn (Aul. Gel), x, 2!>). 

CATASCOPUS (KaviinnioO. Eapion 
n éclaireur (Hirt. Beli. Afr. Ili). 

3. FJavire empinyé comme vaiurau 
d'obiervalion (Cax. B. G. iv, 36; Isi- 
dor. Ofig. XII, I ). 

CATASTA. Ëcbabud ou plate-forme 
evée,en bois, lur laquelle on pliait 
le< caclavesquandonleieipoiaiten veule 
dan> les marché) , pour que l'acquéreur 
ndt let examiner et recoiinaJtre leurs qua- 
iilétou leundéfauli (Tibull. Il, 3, 60; 
PcTS. VI, 77; Sue!. Gramm. 13). U'a- 
prét une expresiion de Stace {S'ilv. Il, 
I, 73, larbo catotim), il lemlilrrait qu« 
celte machine tournait à volonté, comme 
le* M] pporli employé* pour les statue), 
afîn que l'aquéreor pût voir passer de- 
vant m yeux eleiaminertoules le* faces 
de la Bgure. . 

3. Calaita arcana. Appareil de mime 
genre, lur lequel on montrait les esclaves 
lies plui précieux cl les plus braui, non 
pat dans le marché public, mais eu parti- 
culier dani les magasiiu dea marchandt 
(Uart. Ep. IX, 60, &]. 

3. Lit ou grille de fer tout laquelle on 
allumait du feu , et au-dessus de Uquelle 
on plaçait quelquefois des criminels pour 
les lorturer : c'eit aïnii que plusieurs des 
premiers martyrs furent brûlés vifs (Pru- 
dent. Ilisl <FTt9., I, 56; II, 309). 

CATEJA. Trait employé en temps de 
pierre par les Germains, les Gaulois, les 
Birpins, etc. C'éuil une épée d'une lon- 
gueur considérable et d'uu bois mince, 



126 



CÀTBLLA. 



CÀTniÀ. 



qui l'aTait lancée pouvait la ramener à soi 
(YiFS. Mn, TU, 742 ; Serv. ad /.; Sil. lu, 
277; Isidor. OW^.XYUI, 7, 7). 

GATELLA ( àXuatdiov ). Diminutif de 
Catbna; mot généralement employé pour 
désigner les lielles chaînes que les joail* 
liers faisaient en or ou en argent, et qui 
servaient comme bijoux. Elles servaient 
i différents usages, comme les mêmes ob- 
jets de nos jours fflor. Kp, 1, 17, 65; 
Liv. xzxix» 81 ; Gato, A. i?. U5). La 
figure ci-jointe, tirée d'un original de 




Pompéi, offre une petite chaîne de 
brouie d*un modèle qu*on trouve très- 
communément ; mais les fouilles faites à 
différentes époques dans cette ville et 
dans d'autres parties de litalie, ont pré- 
senté une grande variété de chaînes faites 
d*après d'autres dessins et des spécimens 
de tous les modèles qu*on fabrique main- 
tenant, ainsi bien que de plusieurs autres 
que les ouvriers modernes ne peuvent re- 
produire. 

CATELLUS. Diminutif de Gatbha; 
petite chaîne dont on se servait pour re- 
tenir les esclaves : avaitelle un caractère 
particulier, c*esl ce qu'il est difficile de 
déterminer. D'après un passage de Piaule 
où se trouve le mot catellus (Cure, v, 3, 
1 3), on peut conjecturer que c'était quel- 
que chose comme ce que nous appelons 
une entrave, qu'on attachait aux jambes 
des animaux pour les empêcher de s'éoar- 
ter, et qui pouvait être fixée à la jambe 
d'un esclave pour le punir. Le mot avait 
tiré son orieine d'un calembour fait sur le 
mot canis (Becker, Qumst, Plautin, p. 63; 
Lips. 1887); parce que l'entraye et la 



chaîne ont une sorte d'aMnité avec on 
chien chargé de chaînes. 

GATENA (âXuatç). Chat'ne formée par 
une série d'anneaux de fer entrelacés (Gic. 
Virg. Hor. Ov. etc.). Les chaînes des an- 
ciens étaient faites exactement comme les 
nôtres, ainsi qu'on le voit par la gravure, 
qui représente quelques anneaux d'une 




ancienne chaîne, conservée maintenant 
comme une sainte relique dans l'église de 
Saint-Pierre-ès-liens (S. Pietro in Fin- 
eulis à Rome). G'est de cette chaîne 
qu'est venu le nom de l'égtîse, car on dit 
que c'est la chaîne même avec laquelle 
saint Pierre fut enchaîné dans le TulUa- 
num ou prison de Servius. (Voy. Cancel- 
lieri, Carcere Tulliano^ où sont rapportés 
tout au long tous les témoignages sur les- 
quels cette tradition repose ). 

2. Ghaîne d'or et d'argent, portée par 
les femmes comme un ornement autour 
du corps ou sur l'épaule et les côtés, ainsi 




qu'un balteus (Plin. H, N, XXXIll, 12). 
Des ornements de ce genre sont fréquem* 
ment représentés dans les peintures de 
Pompéi d'où est tirée la gravure ci-jointe : 



CAJWKÂJUV». 



lu, ia ttliitoiei et d'iutrci pencHiBCi 
^Rtle forte. 
UTKH ARIUS,ic.CAnH. Qàta de cour 
M tkira de ginie, cst^ioi' 
1t II BiHOB contre k* É«ning»t». Lm 
hiBint inical dei cfaieu* ochainéi 1 
raine de leun naûoiu , à ràfé de U 
hte dn portier, avec Mt «lii : C&tk ca- 
ma ■ Praseï pnlc au chien ■, écrit *u- 
iam{Pttr. Soi. li,-^ti W. lï, 1 i Se- 
aa,tra, 3, 3T ). La pavore enjointe 



minés (laf.Sat, n, 51. La gnnue i« 



préMDte U chliie de Lédi , d'après au 
peinture de Pompèî. 

1. Catbtdra tupiaa. OuiM avec no 
«ié|e long et prorond (de ii tathtdra Ion ■ 
ga, JuT. Sat. n., S3 ) el un du tnclini, 
ne DU betf ère*. Le ipécimen «M lirt 



ai |n>e d'una moaaiqne qui i. ._ 

J»é du Prol^nm dani la maiwn ■ du 
We tragique ■■ , comme on l'appelte à 

UTENATL'S (iUu<riStTi>0- Oui iki 
ntnni,lalen, on fw eil damt la 
dtiaa, comme un eicltve, un criminel 
«imap«if (Flor. III, 19, 3; SuH. Tii. 
t<; Hor. EpaJ. TII, 8). Le mot n'îm- 
pliqBr pu qiie la penonne ainsi délenue 
Ht attidiée ï un antre objet, ■'--■- 

opTOÉ jwT le mot alligalui, 

«Mot qo'dle était chargée de chainn qui 
(■tniaieDilaliberlêdeieiBotnemeDiiel 
l'BpkhwBtde l'éiader. Voj. les gra- 
nnsiiamat>CATDi.ir«ptCoHntDlTlls. 

CATEKVARIl. Gladiateurs qui com- 
!.,«.:_. _j, conii^gnje, ^„ «»r«,et 






tUmiai 



»). 



lTSEDIU ( %s.iiBfa ). Cbaiiei doa, 
•^■ma bris, comme celles dont seser- 
'nCDl plas partieuliéreatenl le* Kmmes 
'Hw.*"(. 1, 10, Bl ; Hart. Ep. m, «,■ ' 
""-^ ~ emploie ce mot en parlant ■ 

'est louTent pour btre eatendre 
"' ■' ' roluptueux on efCè- 



Quud 

qu'ils étaient oitib, 



d'an nte grec d'argile et représente un 
deimaiinttqui fonnaienl les jeunet gens 
iiii exercices du gymnaM ( miSarpillTic). 
Va marlirr du Capilolp, i Rome, montre 
l'impénlrice Agrippine auise dans une 



gnture (Jur. /. t.)- 

4. Chaise dans laquelle leaphitoiophn, 
(es maîtres de rhétorique, etc., s'ai- 
seraient pourhire leurs le^ni : c'était 
Uelmre Ja prof,iitur(}ay. Sal. vil, 
201; Hart. Ep. i, 77. La griTure précé' 
dénie en oITre prolnblemenl le lype. 

5. Chaise à [lorteur [Jut. Sni. i, 6b) ; 
pour SiLLA. Yo^, ce mot. 

S. A une époque plus récente , chaise 
dans laquelle les é>t<]nes de la primitive 
Église s'appufaienl pendant le lerricc di- 
vin. (Sidou. in tenc. peu F.piil, 9, 1. *) ; 
de là lient que la principale é^ise d'un 



138 



CÀTHBTKR. 



CATUIini. 



diocèse est appelée /a cathédrale, c*est- 
à-dire celle dans laquelle est placée la 
chaise de Tévèque. 

CATHETER (xaOeTr.p). Mot grec qui 
avait pour terme correspondant en latin 
fistula mnea (Celsus, YII, 26, 1). Le ca- 
theter était un instrument de chirurgie 




qu'on introduisait dans la vessie pour en 
tirer l'eau dans les rétentions (Cœl. Âurel. 
Tard.n, 1, n. 13). Le spécimen ci-joint 
est tiré d'un original long de 22 centimè- 
tres, découvert à Pompéi. 

CATILLUS et GATILLUM. Petit plat 
de la même forme et du même genre que 
leeatinus, mais d'une moindre contenance 
et probablement d'un travail iuférieur 
(Golumell. xii, 57, 1 ; Val. Max. iv, 
3, 5). 

2. (ovoç). Meule supérieure ou exté> 
rieure dans un moulina moudre du grain 
(Paul. Diff. 33,7, 18, §5), qui servait de 
trémie ou d'auge dans laquelle on versait 
du thé: delà son nom. La figure ci-jointe 
représente un moulin romaiu qui subsiste 
encore à Pompéi, avec une section à main 
gauche. La partie supérieure, ou bassin, 
est le eatilliu, dans lequel on mettait le 
grain à moudre ; des esclaves ou des ani- 




maux le tournaient, et, à mesure qu'il 
tournait, les épis tombaient graduellement 
par un trou pratiqué au fond sur la meule 
inférieure en forme de cône ou cloche 
(voy. la section), et, pressés entre elle et 
la surface intérieure du chapeau qui la 
recouvrait, ils étaient réduits en iirine. 




8. Omemeo^ employé pour décorer le 
fourreau d'une épée(Piin. H. J9, uxin, 
&4); on suppose qu'il avait la formedune 
plaque ronde ou d'un clou d'argent lem- 
nlable à ceux qu'oa a vus sur la gaine de 
l'épée figurée au motCAFULrs. Mais la 
leçon de ce passage est douteuse, et, ne le 
fùt-elle pas, le sens resterait eneore in- 
certain. 

GATINUM ou GATINUS, sorte de pist 
profond sur lequel on servait des légumes, 
du poisson et de la 
volaille <Hor. Sat. 
I, 6, 115; i^. II, 
4, 77; iiy. 1,3,92). 
La gravure est prise d'une série d'ancien- 
nes fresques découvertes près de Tégliâede 
Saint-Jean de Latran à Rome (Cassini, 
Pitture anticfù^ tav. 4 ), qui représentent 
des esclaves apportant différents plau à 
une fête ; elle montre le catinus avec une 
volaille et du poisson, précisément comme 
Horace le décrit dans les deux passages 
cités. 

2. Plat profond en poterie dans lequel 
on faisait cuire et on servait sur la table 
différentes espèces de gAteaux et de |)Alés 
(Varro, i?. Jî. 84). 

3. Plat profond fait de poterie, de verre 
ou de matières plus précieuses, dans lequei 
on portait au sacrifice des pastilles d'en- 
cens (Suet. (6tfM. 18; 
Apnl. j4pol. p. 434 ), 
et d'où on les prenait 
pour les jeter sur un 
petit réchaud allumé (voyez la grsMire 
au mot FOCDS tcriciemcs). La gravure 
ci-iointe représente un plat curieux et 
précieux en agate qui tut apporté de Cé- 
sarée en Palestine, en l'année 1 101, et qui 
est maintenant conservé comme une niote 
Inique dans la sacristie de la cathédrale 
de Gènes, où on lui donna le nom de Sa- 
gro caiino. On croit dévotement dans 
cette ville que c'est de ce même plat que 
notre Sauveur prit et mangea 1 Agneso 
pascal avec ses disciples ; mais l'exigoîté 
des proportions du vase et la valeur de 
la matière prouvent suffisamment qu'il 
ne lut jamais fait pour contenir des ali- 
ments. 11 est proliable qu'il était employé 
à l'usage que nous avons indiqué plus 
haut. 




t. CKMM «L r 

«Hn(Pbu.tf. JV. : 
re renràcDlc ilmx ui 



paierie pour foDiln dei woltnt un ciptif barbare, 



(ilcroege, l'intre d'aifila bluicbe, qui 
{■mot troDTc* dam une ancienne polerie 
roaùoe à CuIot, dia* le NorthamptOD- 
ikirefArtis. Diiroirif.nl. 3g). 

h. Pièce pul!niIièr«deU pompe Tou- 
imte iBTeDlH p*r Clitibiui ( Vitnn. x, 
II ;. Voy. It GÊure ainjeclunle i ClBM- 



CATOIIID10{xaT»t>^u).HMMrquel- 
i^'un Hir la épauln d'iia autre pour lui 
niDi^ la peine du fouet, «pice de rhlll- 
UTDl ijui, chez les Romaiiii, était appli- 

Liui bammei aiuaî bien qu'aux eii- 
J (Petr. Sal. 133, 2 ; comparez ApuL 
Mrr. n, p. 198; Spart. Hadr. 18). U 
eniute rrpràeute l'exécution comme 






« école d'Hrrculanum, 



■peiulu. 



edécouv 



te daoi cette 



CATULUS. Cbatoe attachée k un col- 
lier de fer (co/Zarv) autour du cou, comme 
nu* cKaine de chien, par laquelle an ra- 
npoiit à leurs Diitrei, quand ou lea re- 
prntaii, lea CKlaiei fugitîEi (Lucil. Sal. 
lUi, ISed. Gerlacb : cuni manicii, ea- 
IJa, coltari^at , afec Jet menotte», la 
rhaiiwcl le collier). La grairure, priie 
de la eolonue de Hirt-Aiirele, et repré- 



EqIi le collier et la chaîne qui j eat at- 
tachée', ronute le* décrit Luciliui. 

CAUDEX. Vo^. Coou, qui eit l'or- 
thoiraphe la plui utilée, 

CAUDICARIUSouCODICARlU». A'd- 
vei cauilicarim. lArgei bateaux dont ou 
M lerTail tut le Tibre; ili étaient faits 
de planche! |rouièrei aiaembléea s 



-t(V,^ 



>. Non. 



truiuit probablement de ta sorte pour 
remonter plus facilement les ri*ière> 
malgré la rapidité du courant , et parce 
qu'il* pounaieut être déchiré* ou mis en 
pièces aaoi bceucoui) de perle, lorMju'on 
atteignait remboucbure de la rivière ou 
le lieu de datinatinn, comme c'élait l'u» 
sage sur le RbAne avant l'iatroduction 
dea bateaux 1 vapeur. 

CAUDICICS (Umbui). Vaisseau du 
méaie eeore que le préciédent, emplovi 
sur U Moselle jAusoa. UoitU. 167.) 

GAULA. Noni fénéial pour loule place 
entourée de paliisades formant enceinte, 
comme une htrgirie, etc. (Feslu), *, v.; 
Vire. Mn. Il, 61 ; Servius, adl.). 

CAULICULI. En arcbitecture , hait 
pelilei feuilles ou liges d'un cbapiteau 
corinthien qui sorleul de* quatre lige* 
principales |iar qui les huit volute* du 
chapiteau sont souleuues (Vitruv. iv, ), 
l2;G<Ki\i,Giotiarr of ÂrcliUrclan,i.t.). 
On les distingue bcilemeot entre tous lés 
diapilcaux corinthient (vojr. CapiTCLDM 
G ) ; mais Ici proporUon* r«*treiiile* du 



130 



CAOPO. 



deuin ne permettent guère de lei rendra 
utti uillantei. 

CAUPO. Le nuilre d'une caupoaa , 
c'ert-à-dire ; 1 , aD'Ao7(/iV(|4vaima() qui 
recevait de) vofigeun dan* u maison, et 
leur donnait la nourriture et le lacement 
(Cic. Dht, I, 37; 1 1, un cabartlUr (im- 
KTjlkai:') <{ut donnait aux étnngen à nun- 
ger et à boire , maii qui ne la logeait 
M> ( Mart. Ep. I, ÎT ; ib. i, 5T ). Voyei 

CAtIPONA (ïivoeourov.navdoxiiov). 
Auberge, hitetUrie pour I* Commoditr! 
dea vofigrun, oii ils trouvaient poidant 
quelquei jours k table et le Ic^emenl 
(Hor. Ed. I, 11, 13; Aul. Cell. ïii, 
II, 1 )■ La vieille hâtdierie, de eunpa- 
goe , aiir le bord de la route) esl ce qui 
chei nom se rapproche le plut de l'au- 
cieoiie caiipona , qui ne ressemble en 
rien aux établissements plus mtgoifiquet, 
aux liàtiis, où In gens riches de nos 
jour» s'éublissenl pour un long esparc de 
temps. La cnupoiia éUil ouverte pour ta 
commodité des classes pauvres, dei mar- 
chanda el de ceux qui voyageaient poi 
leurs affaires, non pour leur plaisir. [„ 
plupart des autres personnes avaient des 
rdatioDi particulières ou étaient munies 
de lettres de recummaudalion qni leur 
assuraient, partout où ellei allaient , uoe 
réception hospi ta liera dans ta maison 
d'un ami. Telle est encore la coutume 
dans l'Italie moderne, où le vojageur 
oui s'èloi^e du sentier battu est obligé 
d'avoir recours k l'hospitalité particu- 
lière', à cause de l'état mtsétable des 
lieux qu'on appelle hâtelleriet. 

1. (xa-inilEÎov). Dans les grandes vil- 
les, la caupoaa était un^lieu où du vin et 
d'autres boissons, mais plus particulière- 
menl du vin , étaient vendus et biu sur 
place (Cic. Pu. îî; comparu Mart. £11. 
I, 37; iJ. &7). U taupona ressemblait 
à no* lerrrnej et iteiiti dt ipirilueuc 
ou Je élire, dont le principal objet est 
de vendre en détail des liqueun, quoique 
quelques-uns donnent aussi à mangrr. La 
gravure ci-joiale repréaeole l'intérieur 
d'un débit de vin, d'après une peintura 
exécutée sur les mur* d'un de ces éta- 
blissemeati à Pompéi. liant l'original , 
un chlisis pour tes provisions ,*écliÉes et 



Mlèe* est aussi MUpendu au [dafatid ; 



l'a omit par inadvertance dan* la gra- 
vure, mais on peut le voir au mot CAJt- 
HAHIIIH. 

3. (xamjli'i). Femme qui tenait ua de 
ces cabarets (Lucîl. Sal. m, 33, éd. 
Gerlach; Apul. Met. i, p. 6 et 15). 

CKVPOSIVS (puer). U garçoa dan* 
une taverne ou un débit de vin (Plant. 
Pan. V, 5, 19 ).Voyez a main droite dao* 
ta gravura prèccdenle la Ggure de celui 
qui apporte le vin. 

CAÙPONULA. DimiuoiifdeCiDPOKA. 
Débit de vin pauvre et vulgaire (Cic. 
PW. 11,31). 

CAUPULUS ou CAUPOLUS. Espèce 
panieulièra de bateau ( Aul. Gell. x, 15, 
3), dont ou ne connaît pu la forme 
réelle ; il appartenait i la même classe 
que le lemiia et la tamba (Isidor. Orig. 
1,ÎS). 

CAtlSIA (lauciia). Chapeau de feuti« 
à haute Tanne et à large* l>ords, inventé 
par les Macédoniens (Val. 
Max. Y, 1, 4); il passa < 
de ce peuple aux Ro- 
mains, et éuit surloiil 
Grté par les pécheurs cl 
matelou (Plaut. Mil. ' 
IV, 4, 43 ; id. Peri. 1, î, 7i). Le sprêi- 
men ci-joint est pris d'un vase d'argile , 
mai* il ressemble exaclemeut au chapeau 

Ïu'on donne à Alexandre sur une mè- 
aille. 
CAUTER et CAUTERIUH (xaviiip, 
tauTi^piûï ). Saulire ou fer à marquer. 



dont se terraient tes chirurgien*, le* vjté- 
~ '~e* et autres personne* pour nur- 



CATJSDIITH. 



CAVBA. 



131 



rr k bétail, imprimer ub stigmate sur 
odaves, et pour d'autres usages sem* 

b)éla(PaUad.l, 43, 3; Veget. Fet. 1,38). 

La paTure représente un modèle long de 

lOc oui a éie découvert dans la maison 

foD diîmigîen à Pompéi. 

2. bslnunent employé pour Gxer les 
anlean d'une peinture à renraiisti^ue. 
Comae cet art, tel qu'il était pratiqué 
{ur les anciens , est maintenant perdu , 
il ot iaipoasible de déterminer le ea- 
rxtèie eiact de rinstnunent ou la ma- 
oiére dont on s'en serrait (Mart. Dig: 
U, 7, n ; Tertnll. Atfv, Hermog.i), 

CAVfOIUM ou GAVUM iOIMUM . Ut- 
tênienent, partie creuse d'une maison. 
Pour comprendre U signification réelle 
de ce aiot , il faut renuorquer que, dans 
ks premien temps ou pour les maisons de 
petite disMnsion , le genre de construc- 
tioa «douté par les anciens était très- 
siBiple. Il eonsistnit à dbposer toutes les 
pMoes habitables sur les quatre edtés d'un 
puallélograBUM , qui- laissait au centre 
oa espace on ._ _ 

lae cour, sans 
toit , ntiêre - 
ncBt dcoouver- 
te, eomme on le 
voit par le spé- 
cifflCD cs-joint, 
pris du Viigile 
àà Vatican. Cet espace creux reçut primi- 
tiTcneot le n de cavum mdium, qui le 
définit tsaxu nt, et forma avec les ap- 
puianents qu* entouraient la maison 
catière. Mais, quand les Romains devin- 
reat pin opulents et qu'ils commencè- 
'vat à bidr avec plus de maguificence, 
adoptant le genre et les plans des autres 
aatioDs, ils convertirent cette cour dé- 
coQTerie en un appartement approprié 
an besoins de leurs familles ; ils la cou- 
vrirent d*an toit supporté par des colon- 
Mi à h hauleur d'un éta^ et ne laissè- 
rent qpi'une ouverture au centre (com" 
pf»iam) pour recevoir la lumière et 
i air. Us empruntèrent aux Étrusques ce 
fpiff de construction (aè jltriaiibus Tus- 
eu» Varro, L. L. T, 161). Quand le ca» 
'(« tedium fut ainsi transformé, ils Tap- 
pdèreot atrium du nom do peuple dont 
^ en avaient emprunté le plan. Ea se 




reportant aux plans de l'article DoHOS, 
on Terra que V atrium n'est en réalité que 
la partie creuse de la maison avec une 
galerie couverte ou portique sur ses co- 
tés. Les deux mots semblent quelquefois 
employés comme synonymes, etdansd'au- 
tres circonstances avec un sens si équivo- 
que qu'on serait tenté de les rapporter à 
deux parties séparées et distinctes de l'é- 
difice. En réalité, dans de grandes mai'- 
sons ou dans des villas de campagne qui 
couvraient un vaste espace de terrain et 
(|ui comprenaient plusieurs parties dis- 
tinctes, dont chacune avait ses dépendan- 
ces , nous trouvons que le plan général 
renfermait un eavÊMltum et un atrium. 
Telle était la villa de Pline {Ep. il, 17); 
il fiaut entendre qu'il y avait là d'abord 
une conr découverte sans toiture ni gale- 
ries sur les cAtés (ce qui faisait dire que 
cette partie de U maison était éclairée et 
nantie, kiiare ) ; puis un atrium rétulier 
en partie couvert, suivant la mode étrus- 
que ou étrangère. Il est certain que telle 
était la différence réelle entre le ecvmdium 
et Vatrium ; mais, quand les deux mots 
ne sont pas pris dans un sens qui les dis- 
tingue nettement, comme dans le |>assage 
de Pline cité ci-dessus, l'un et l'autre 
peuvent être communément employés 
pour désigner la même partie d'une mai- 
son , sans allusion à une situation par^ 
ticulière ou à un mode particulier a'ar^ 
rangement. Ces deux parties, en effet, se 
trouvaient réellement dans le creux du 
parallélogramme ; aussi, en consécjuéuce, 
Vitruve , en architecte qu'il était , em- 
ploi^t-ii le terme cavœdium (vi, &) pour 
le genre qui ressemble le plus à celui de 
Vatrium (voy. ce mot et les gravures 
que nous y donnons; elles montreront les 
différentes manières de disposer un cavm- 
dium quand il est pris dans son sens le 
plus général ). 

CAVEA. Cage ou tanière artificielle 

Kur les bétes féroces, faîte de barres de 
is ou de fer (Hor. A, P. 473), dans la- 
quelle on les transportait de place en 
place (Claud. Cons, Stilich. il, 322-&); 
on les exposait à la vue du public comme 
dans une ménagerie (Plin. H. N. viil, 
25), et on les amenait quelquefois dans 
l'arène d'un amphithéâtre pour éU^ là-* 



133 



CAVBA. 



ch^iur Ira victimacondaniiicci à com- 
baltra tiec elles. Leur ilUque était «lors 
plui impÉlueuM que à on le» avait fait 
pauer d'une tanière (outemine à l'cclat 
■ubil du jour (VopUc. Prai. 19). 

2. Cage ioiitau [aile eu oiier du quet- 
qui'fo»eiifiligrai>eil'or(Petr.5Df.3g, 9); 
on ji lugeail et gardait dani les maiioDi 
parti eu liérea de> oiseaux 
cbanleurs ou l'appeau ( nn- 
ctps) queL'aiteleur ciupor- . 
■ail pour U cbasK. Le pai- 
Mge de Pétrone citéci-dei- 



«isparled'uueoie, 


™"' 




due dan» lacage au- 






d'uue porte elquiai 


itap- 






I qui 




entraient. Le ipécime 


nest pr 


9 d'un vase 


d'a^file dam Boldell 


CUnilt 


ri, p. 154. 
iaq<»lleon 


3. pBulailUr. ou cage dans 


prdaillea poule la lai 


Té3pOU 




i l'endroit OÙ l'on prenait lei 


aiiipicea en 


obiervaut la manière 


dont ili 


mangeairnt 


(Cic. N. n, 11, 3; i 


. fliV. 


1, 33). La 


gravure représente u 


educei 


cage» avec 




lei pouleia qni mangeât et la poignée qui 



savait ■ U traniponer, d'aprct un baa- 
relief romain. 

4. PoéliqueDieDl, ruche (Virg. G. iv, 
ai; voir Alvkarb]. 

5. Cbluis eu forme de cdne, fiil de 
laites ou d'utier, dont se lerraienl les fou-. 
lout et les teinturien pour eiaujer, lê' 
cher et blanchir l'étofte (Apul. Met. ix, 

tes ). On plaçait ce cÙuii sur un rê- 



□u le couvnii eutuite de l'étoffe : «du la 
chaleur était conc^trte et l'air eitérieur 
iie pouvait pénétrer dans l'appareil, lit 
spécimen ici donné e«I tiré d'uuepeÏDtuie 
irouièe dans l'élablissement d'un foulon 
(/uf/oflicajàPompéi. Dam l'original, un 
homme le porte sur la tète et lieol le pot 



deU 



de soufre à la main ; maii on 
ici posé sur le lol, avec le vi 
fre placé BU-deuniu, précÏM 
même manière qu'on l'emploie mainte- 
nant d'habitude en italicpotirtëchv le 
linge : ou voit ainsi plus clairemeul rom- 
meut on s'en servait. 

6. Palissade circulaire plantée autour 
des liges des jeunes arbrea pour les em- 
pêcher d'élre endommagées par le bétail 
(Columell. T, 8, 31). 

7. Partie de l'intérieur d'un ibéltre 
ou d'un amphithéâtre (Apul. Sfel. s, 
237 } qui contenait les sîégei sur lesquris 
s'asseyaient lei specUleurs, et qui était 
formée par pluiieur» rangées coueenth- 



CATEBlfiB. 

^ de gradins, soit Utiles dans le roc 

s k penchant d'une colline, soit sup- 

Ffftéspar des arcades construites dans la 

ortasae de Tédifice. Suivant les propor- 

iHXiS dtt monument, ces rangées de sièges 

etaeot partagées en an , deux ou trois 

êta^H distincts , séparés l'un de l'autre 

{urun mur {balteus) de hauteur suffi- 

uale poor empêcher ciu'on ne passât de 

I'bii à l'autre. Les difierentes dirisious 

èUicDt distinguées par les noms d'ima, 

f«WM, média cavea, c'est-à-dire rangée 

inférieure, sopérienre ou du centre : celle 

qui éuit su has éuit la pkice d'honneur, 

oùsusejaientlese^ui/ei (PUut. AmpU. 

P">1. 66; Cic. Jim. 7 ; id. Seneet. 14 ). 

U griTure donne une vue de rintérieiir 

GO cmea de ramphithéitre de Pompéi 

triqu'il subsiste encore maintenant et en 

prôeotc le plan général. Voy. aussi les 

articles et les gravures des mots Thka- 

ni^M et Amphitbbatbcm. 

CAVERNiE ( xoiXti ou xùlkr\ vaî; ). La 
cale d'tto vaisseau et les cabines qu'elle 
fontieat (Cic. Orat. m, 40 ; Lucan. ix, 
110). ' 

CELERES. Nom primitif qui servit à 
•feipicr l'ordre équestre à Rome , lors de 
^ institution par Romulus. Ce corps 
^tsit composé detrois cents hommes ayant 
oa cheval; ils étaient choisis parmi les 
trou cenu familles patriciennes et for- 
luient ainsi le noyau de la cavalerie ro- 
Jttîne (Liv, I, 15 ; Plin. H. N. xxxiii, 
»; resiu», /. V.; NielHihr, Hist, Ram, i, 
P-325, iTMi. angl.). Leur chef s'appelait 
fribtuius celerum (Liv. i, &9). 

CELES (xsXii;). Cheval de selle, par 
opposition an cheval de trait. C'éuitsui^ 



GELLA. 



133 




l^t le cheval de course, monté dansl'hip. 
Nrome grec ou le cirque romain (Plin. 
*• ^- xxxiY, 10 ). On en voit un spéci- 
«en dans la gravure ci-jointe représen- | 



tant Cupidon à cheval, d'après une frise 
en stuc des bains de Pompéi. 

2. Bateau ou navire d une forme par- 
tieulière, dans lequel chaque rameur ma- 
niait une seule rame , par; opposition à 
ceux où chaque homme en maniait deux 




et à ceux oii plusieurs manœuvraient une 
seule rame. Les plus considérables de ces 
navires avaient beaucoup de rameurs et 
étaient quelquefois pourvus d'un mât et 
d'une voile; mais ils n'avaient pas de 
pont et étaient souvent employés par les 
pirates à cause de leur rapidité (Plin. 
If. N, VI, 57 ; Aul. Gell x, 25, Herod. 
Vil, 94 ; Thuc. iv, 9 ; Scheffer, Mil, 
Nav, p. 68). La gravure ici donnée est 
prise de la colonne Trajane et représente 
un vaisseau manœuvré de la façon que 
nous avons décrite et appartenant par 
conséquent à cette classe. 

GELETIZONTES (xeÀïjtCÇovTsç ). Ca- 
vaiiers qui montaient les chevaux de 
course dans l'hippodrome grec (Plin. H, 
A[. XXXIY, 19, n*» 14). Voy. l'avant-der- 
nière gravure. Us répondaient à aosjoc' 
keys, 

CELEUSM A (xAsuafia). Chant ou cri 
que faisait entendre le chef des rameurs 
(hortator, pausarius, xsXsvffx^;) pour 
animer les rameurs des vaisseaux grecs et 
romains et les aider à frapper les flots en 
mesure (Mari. Ep. m, 67 ; Rutil. i, 370). 
L'air était quelquefois repris , chanté en 
chœur par les rameurs, et quelquefois 
joué sur des instruments de musique 
(Auson. in Div. ferr. 17 ). 

GELLA. C<nv .* ce mot, quand on 
remploie dans un sens général , désigne 
un magasin ou un dépôt au rez-de-chaofr- 
sée dans lequel on gardait des denrées 
de toute espèce. Les différentes sortes de 
caves sont distinguées par une épithète 
qui indique la nature des articles qu'elles 
contiennent; par exemple : 

1. Cella vinaria (olvsuv). Cave pour 
le vin , formant une des principales dé« 



114 CKLLA. 

pcDdaiirej d'une vigne. C'èttil un magi' 
tin ail le produit de U nndapge de l'an- 
oée Était dépoté dam de kr^M vaiucaux 
de poterie ( Mia, lerÎK, etc.), ou daoi 
des hirilidebois {cupie), après aiair été 
retiré du cuvesdii pressoir (forcu/df-iHiH), 
OÙ le ïia était fabriqué ; il y était gardé 
jUH|u'Ji re qu'il Tùt vendu Ou mit eu tou- 
teillei, c'est-à-dire enfenaé dam les am- 
pliorm; il était alors triDsporté daoi l'a- 

Clieca, au liaut de la niaiiau , où on le 
«ait vieillir (Varro, R. R. 1, 13, 1 ; 
Coium. XII, 18, 3et 4 ;PalUd. I,1B iCic. 
Stnect. I6).LB^vure,quieSlpnsed'un 



bu-rdief découvert à Aupbourg en 
160 1, représente lin deces magasins pour 
le tin m» en futailles, manière habituelle 
de legarder daiia lei climats moins faro- 
rables (Pliii. ff. /f. xiv, 27); et leipé- 
âmen suivant, quoique dc représentant 
pu à pmpreiBeiit jiarler U cave d'un 
propriétaire de vîpioUe*, servira à don- 
ner une idée du plan sur lequel ctaieni 
■rraiigés et disposés ces magasina, quand 
le vin était gardé dans dot vaii&eiux de 
poterie , ce qui était la manière la plus 




en gros On le 
tiraii ensuite pur U débit ou ou le 
veodait eu détail aux pratiques pins pau- 
vres qui Frequeotateutcvs maisons Delà 

le non de via dt débit jouraalitr ( vî- 
Hum doliare) ou prit de la futaiUt {de 



CBLLA. 

eu/id). (Cic. Pu. 97 ). Le« gnvurcs re- 
présentent UH icctioQ et uo plan d'une 
partie d'un decei dêpAts de vin tjui fiit 
découvert en 1189, sous les mnis de 
Rome. 11 est divisé eu trois eompaiti- 
ments : le premier, auquel on arrivai! 
par quelques degré* , consiste eti une 
petite chambre , ornée d'arabesques et 
d'un pavé en mosaïque; elle ne conte- 
uait rien, quand on la découvrit dans les 
fouilles; le second, qui faisait suite au 
premier, est de la aixat grandeur, mais 
tout i hit dépourvu d'aniements d sans 
pave. Le plancher est un lit de tahir, au 
centre duquel on trouva enterrée \de- 
foiia), jusqu'aux deux tiers de leur hau- 
teur, une rangée de doiîs de l'espèct! la 
Îlus large. Le dernier est une galerie 
Iroite, haute de l>,8t et lon^e de 
S", 49 (on n'en a représenté qu'unr par- 
lie dans la gravure , mais elle est t{uali« 
fois aussi longue). Ce dernier comparti- 
ment est, comme le précédent, m^outert 
d'un profond lit de sable où un grand 
nombre de vaisseaux de poterie, de for- 
ma et de grandeurs diFFérentea, étaient 
en partie enterrés comme les préoédenis, 
mais disposés sur une double rangée des 
deux cOléa le long des murailles, de ma- 
nière à laisser au milieu un passage libre, 
comme on le voit par la gravure inlë- 
rieure, qui reproduit le plan de la cave. 

3. Cella oUaria. Haguiu ou cave at- 
tachée à une plantation d'olïviers , où 
l'huile, quand die était faite, était dépo- 
sée dans de larges vaisseaux de poleiie, 

chands d'huile (Cato, R. R. m. S; Varro, 
R. A. I, 11, Si Columcll. I, 6, 9). 

4. Petites chambres groupées ensem- 
ble comme celles qu'on bltissait pour 
servir de dortoirs aux esclaves ( Cic. 
Plùl. Il, !T); chambres à coucJier 
)Hinr les vojageurs dans 1rs bûtellenes et 
les maisons publiques (Petr. Sat. 9, 3 et 
7); enfin les voiltes qu'orcopaicnt les 
prostituées (Juv. £a(. VI, 1 3S ; Petr. .f sf . 
VIII, 4). La gravure représente uue lan- 
gue ligue de cc//c subsistant encore par- 
mi les ruines d'une villa romaine à Hola 
di Gaeta; le devant en était, dans l'ori- 
gine, fermé par un briquelage et n'avait 
qu'une porte d'entiée au centre pour 



èoH' poagc ■ cdui qoi occiipiii la 



CBLLDLAKIDI- 



I3S 



b. Chxmbrei qai, (biu lei baiiu, coo- 
leuieDl la cnnimodilct iiéceuairei pour 
le baJD fhaud et froid, M t'appelaient 
ceilr, parce qu'en [ait têt bains le com- 
posaient d'un ccTlMn nombre de pièces, 
communiquant l'une avec l'autre, comme 
le> celliiles d'une rucbe , ainsi qu'on 
peut le voir trèt-claircment dam la gra- 
vure ci-joinle, d'après uoe fresque qui 
décorail un appartement dans les Ther- 
mes de Titus. La chambre qui conlenait 



la bains chauds était 11 eella tatJarin 
M ciUatiiim I celte du bain tiède, alla 
'rfidaria ou Itpidarium; celle dn bain 
Iroii] , cdta ftigïdaria OU frigldarium 
'PUb, Ef. T, 6, 3S et 26; Pallad. i, 
«1. 

t. Nielles 011 cellules d'an pigcoonier 
"I ifun [Dulailler, qui loDI groupée* 
dW BBui» analogue <Coluiiiell. tiu, 
t, t;id. nit, )4,9). 

l.(iniïoç). tnlérieur d'un tempje , 
r'al-i-dirc partie enfermée entre les 



i^iuln Mn latéraux, non compris le 
portique M le périitjla (Cic. Phil. m, 
1I|, Li gravure donne un plan du tem- 
P^ ik la FenuiiM Firilit, tubsûrtant eo- 
mt a Rome. \A partie comfvÎM d«ni 
la liSBCi noires est la eella. 
CELUfllUS. EscUte appartenant i 



it le pm- 



la claisc des ontinarii, 
lememenl de l'ofGce. 
provîiioui, de la cave k lin ieèlla pena- 
ria fl viiiaria),tt qui était eharféde dis- 
tribuer chaque jour k la maison les n- 
liods de tîn«t ( Plaul. Capt. it, 3, 1 IB ; 
Columell. », 1, 19). 

CELLATIO. Suites de peliles chambrci 
figurées dans la gravure au mot Cilla, i : 
elle* pouvaient seniràtouslet besoi ni ordi- 
naires de la vie ; on en faiuit aussi des ma- 
gasins pour les provisions, deschambret k 
coucher pour le* esclave» et lo domesti- 
qua ioférieun, etc. (Petr. £(r(. 77, 4). 

CELLIO. Même sera que CbllaMIM 
(Inscripl. ap. Gnil. S83, 10). 

CELLULA. Diminulif de Cclla. 
Toute chambre petite ou ordinaire, sem- 
blable à celia que nous avoua décrit«i 
et repréaenléa au mot Cilla, t (Ter. 
eun.n, 3, le^Petr. Sai.ll. I). 

3. Intérieur d'un petit sanctuain! ou 
temple, ainsi que nous l'avons décrit au 
mol Cblla, 7 (Petr. Sal. 138. 9). 

CELLULABIUS. Hoint, ainsi appelé 
da petila cellule* des couTenli qu oc> 



136 



CBLOX. 



CBFTOHABII. 



cupaient les religieux (Sidon. Ep. ix, 9). 
* CELOX. Même sens que Cklbs, 2 
(Ennitis ap. Isidor. Orig, xxx, 1, 22; 
Liv. XXXVII, 27 ). 

GENOTAPHIUM ( xevoxàf lov ). Céno- 
taphe ou tombe élevée à la mémoire 
d'une personne dont on n'avait pu trou- 
ver le corps ou dont les cendres avaient 
été déposées ailleurs (Lamprid. Mer, 
Sev, 63) ; de là aussi le nom de tumuius 
honorariu* ( Suet. Claud. 1 ) et armants 
( Virg. JEn. m, 303)» parce qu'il n'éuit 
élevé que comme hommage au défunt et 
ne contenait rien de ses restes. 

CENSOR (Tt|AT)Tifi(). Magistrat romain 
d'un rang élevé, dont les attributions 
étaient de taxer la propriété des citoyens 
en faisant le census; de surveiller 
leur moralité, et de punir ceux dont la 
conduite était mauvaise, en les dégra- 
dant et en leur ôtant leur rang, leurs 
chaînes ou leur position dans la société. 
Ainsi il pouvait priver le sénateur de son 
siège à la curie ; le chevalier, du cheval 
qui lui était donnné aux frais de l'État ; 
ce qui équivalait à le dégrader ; il pou- 
vait encore foire descendre tout citoyen 
de sa tribu dans une autre de moindre 
importance ou de rang inférieur (Liv. 
xxvii, 11 ; Suet. jlug. 37 ; Polyb. vr, 
13, 3). 11 ne portait pas de marque dis- 
tinctive ni de costume particulier, ex- 
cepté .les insignes ou le costume des per- 
sonnages consulaires; aussi, quand un 
censeur est représenté sur des monnaies 
ou sur des médailles, est-il simplement 
drapé dans la toge et assis sur une chaise 
curule (voy. la médaille de Claude dans 
Spanbeim, vol. ii, p. 101). 
- CENTAUAUS(xévTaupoO. C<rfftaur«; 
race d'hommes sauvages qui habitaient 
entre les montagnes de Pélion et d'Ossa 
en Tbessalîe, et qui furent exterminés 
dans une guerre qu'ils soutinrent contre 
leurs voisins , les Lapithes. Les poètes et 
les artistes en ont fait des monstres fabu- 
leux, demi-hommes et demi-chevaux, 
d'où leur est venu le nom de bimembres 
(Virg. >E/i. VIII, 293;'.Ovid. Met. xv, 
283 ). C'est sous cette forme qu'ils sont 
représentés combattant les Lapithes , sur 
les métopes du Parthénon , dans les tem- 
ples de Thésée à Athènes et d'Apollon 



Epîcurius près de Phigalie en Arcadie. 
Dans les oeuvres de l'art grec, les cen- 
taures sont des deux sexes et on les re- 
présente sou vent jouant d'un instrument 
de musique. Ces 6gures sont toujours re- 




marquables pour la grâce et l'art consom- 
mé avec lesquels les artistes de cette na- 
tion parvenaient à unir les parties inco- 
hérentes de deux formes si dissembla- 
bles. Nous avons choisi, comme moios 
commune, la figure d'un centaure fe- 
melle : elle est prise d'un très-beau bas- 
relief en bronze fait par un artiste grec 
et découvert à Pompéi. 

CENTO (xévTpcov). Couverture ou vê- 
tement composé de diflérents morceaux 
d'étoffe cousus ensemble, dont les ao- 
ctens se servaient pour habiller leun es- 
claves (Cato, R. R, 69 ; Columell. l, 8, 
9), pour faire des courtepointes délit 
(Macrob. Sat» i, 6), ou pour d*autres 
usages vulgaires. Par extension , ce nom 
fut aussi donné à un poème fait de vers on 
de bribes de vers pris dans différents au- 
teurs, comme le Cento nuptialisiTKusow. 
. 2. Espèce d'étoffe commune qu'où 
mettait sous la selle 
d'une béte de som- 
me pour garantir 
son dos et empêcher 
qu'il ne fût écorché, 
ainsi qu'on le voit 
dans la gravure ci- 
jointe, prise d'une .s^^^—^^^^f 
peinture d'Hercula- 
num (Veget. ret. ii, 59, 2 ). 

CENTONARIL Marcluinas de vieux, 
qui trafiquaient de vêtements de rebut. 
C'était à Rome une industrie importante; 
on y employait beaucoup de ces objets 
vendus à vil prix, comme couvertures pour 




(iBDdn le feu (Ulp. Dig.i3, 7, 13), 
poQT proléger lei leot^ rt l« michioa 
ie ptm contre les iraiu de l'ennemi 
[Cn. B. C. u, 9). lUiervaint encore 
■m niigei énumérés au nwl Cskto. 
CENTl'NCULUS. DimiaiitirdtCncTO; 

BoilioDnà i R mol (Apul. Mit. i, p. S ; 
LÎT.Tll, K; Edicl. Ditwtet. p. 31). De 
plu , U'ipréi un puuge d'Apulée (Âpol. 
f. til, mimi ceHIuuculi/), on rraït ()\ie 
K mol déùgmil un lêtement biriolê. 



le antiquité , car, dam le 



d'irpleiur lequel Bacchui 
iJUB uD rile burlesque et 

CERTURIO (J»ia>T«pxnc). 6'cnlu- 

tang isférieur à celui du tribuo par qui 
il était Dominé. Son noile sur Ir champ 
dcbataille élii I îm média lemeat au-devant 
de l'aigle (Vrgrt. Mil. Il, 8); et la mar- 
ipe diitinctiTe de wn rang éliit une ba- 
goMIe (Tifû) dont il le serraii pour cor- 
riger Ici uldaU qui lui étaient lubor- 
ikiDnn. quand ili déiolièissaieDl au négli- 
goinl leur dcoir (Plio. H. ff. XIT, 3). 
La gnrure ci-jointe doaiie In ligurei Je 
dm ceolurioDs, l'une i la main gauche 
d'ipréi an ba*-relief d'une lomne qui 
perle cette iiucriplioo : QOUntifl m- 
■UM Fians. CBirrcB. lrc. xi ; il lient 



t* faagnelte diu> li inaiu droite, «m dé- 
coré dn phattr* el porte des jambièm 
(«r»), comme Ira wldali romaioa des 
premier» lemni. L'autre repréieule nu 
centurion de l'époque da Tnjan , d'après 



un bas-relief appartenant d'abord à l'arc 
de triomphe de cel empereur, mais placé 
mainteuant diDi l'arc de Conitantin; il 
porte le casque et lient sa luguette de 

giuale, le porte-aigle (naui/i/rr) «at il côté 
de lui. 

LEPOTAPHlim (xwoTaçiOï). Tombe 
située dans un jardin; ou }ardiD entonié 
d'une sorte de respect religieux à cause 
du sépulcre qu'il contenait ( Inscrip. ap. 
Fabretli.p. 80, n°9; id. p. 115,0* 303; 
commrei S. Joan. Eiang. ux, 4 1 ). 

GERA. Cire, el , par extension , objets 
hita de cire, comme lej images de cire 
des ancêtres que les T 

conservaient dans d( 
placées autour de ] 
(Ovid. Fait. I, &91 ; Juv. ] 
VIII, 19 ). La graTure, prise f 
d'un bas-relief d'une tombe ^ 



muni Ile de l'appartement où se passe 
la scène. - 

î. Tablette» sur lesquelles on écrirait 
avec le iljtut; elles se composaient de 
planches trèt-minces revêtues de cire el 
■Tant un Iwrd éleré pour ganatir du 
frollemenl ce qu'elles conleiiaient. Elles 
étaient de différentes grandeurs et le 
nombre de leurs feuillets variait ; de U 
vieni que l'on emploie le mot ctra au 
pluriel dans le sens de lable'les [ Quint. 
\, 3, 31 et 33 1 iuv. i, 63). Les Ubiettes 
elles-mêmes sont distinguées par le uam- 
bre de leurs feuillels. Kmlieerr Juolien, 
tablette qui n'a que deux planchetles , 




comme la figure du bas , 1 



138 



CERAULA. 



CBKIOLABC. 



cer» iriplîees (Mart. F.p. XIV, 6), ta- 
blette qui contient trois feuilles , une en- 
tre tes deux du dehors , comme la figure 
du haut; cerm quintuplices (Mart. Ep. 
XIV» 4) y tablette à cinq feuilles , comme 
la figure du bas à main droite : tous ces 
spécimens sont pris de peintures de Pom- 
péi. Quand on emploie le singulier, pri" 
ma secunda, extrema eera (Hor. iSat. 
II, 5, 53; Cic. Ferr, ii, 1, 36; Suet. 
Jul. 83), c*est pour désigner la première, 
la seconde ou la dernière page des ta- 
blettes. 

GERAULÂ (xepaûXv}c). Mot grec lati- 
nisé et répondant au mot Cornicbn de 
la langue latine (Apul. Met, p. 171 ; ctf- 
racula doctissimus^ qui cornu caneru ad* 
' ambutabat), 

GERBËRUS (Kép^spo;). Chien qui 
veillait à l'entrée des enfers ; monstre 
qui , au rapport de la fable, était né de 
Typhaon et d'Échidna, et avait été traîné 
sur la terre par Hercule, le dernier et le 
plus difficile de ses douze travaux. En 
réalité. Cerbère était un chien qui ap- 
partenait au roi des Molosses, dont le 
pays produisait la plus belle race de 
. chiens connue de Tantiquité, et qu*on 
croit représentée par des statues de mar- 
bre conservées maintenant au Vatican; 
on y voit deux chiens de haute taille, avec 
de longs poils sur le cou et sur les épaules 
comme la crinière d'un lion. Les poètes 
firent de ce poil des serpents (Hor. Od, 
11 , 86 ), et , pour augmenter rhorreur, 
quelques-uns donnèrent à l'animal cent 
létes (Hor. Od. il, 84), d'autres cin- 
quante (Hesiod. Theogon, 312, quoi- 
qu'au vers 771, Cerb«^ n'en ait plus 
qu'une); d*auties limitèrent le nombre 
des létes à trois (Soph. Trachin. 1109). 
La tête du milieu était d'un lion, et avait 
d'un côté celle d'un loup , de l'autre celle 
d'un chien ordinaire (Macrob. Sat. \, 20). 
Telle est la forme ordinaire sous laquelle 
Cerbère est représenté par les peintres 
et les sculpteurs de l'antiquité {Mus, Pio' 
Clem, tom. II, tav. 1 ; Bartoli, Lucerne, 
part. 2, tav. 7; Cod. Vat. etc.). On 
trouve un grand nombre de spécimens où 
le caractère fabuleux du monstre est 
subordonné à son caractère réel^ par 
exemple dans un groupe d'Hercule et de 



Cerbère au Vatican (Mus. Ph^Clem. n, 
8), où la tète pareille & celle du lion et 
la crinière du chien Molosse sont forte- 
ment marquées et se distinguent entiè- 
rement des deux autres têtes , qui sont 
beaucoup plus petites , et plutôt indiquées 
que développées. 

CERCUnUS (xépxoupoç ou xepxov- 
poc ). Vaisseau inventé par les Cypnotes; 
il était à rames , rapide dans ses mouve- 
ments , et servait également pour le trans- 
port des marchandises et pour U guerre 
(Liv. xxxni, 19; Lucil. Sat. vin, 3, 
éd. Gerlach.; Plant. Merci, 1 , 86; Plin. 
H. N. vn, 57 ; Herod. vii , 97). On ne 
trouve nulle part une description exacte 
de ce genre de navires. Scneffer ( Mil. 
IVap. 11, 2, p. 75; pense que les rames, 
au Heu de courir tout le long dn vais- 
seau , allaient seulement de la proae au 



.4>'. 




centre, de telle fa^n que l'arrière poin 
vaît servir à renfermer la cargaison , 
comme on le voit par la gravure ci-jointe, 
tirée par Panvinus (De Lud, Clrtens. il, 
1 1 ).d une médaille de bronae, qui, si nos 
idées sont justes , donnera un spécimen 
du vaisseau en question. 

CERDO. Ouvrier d'une cksse infé- 
rieure (Juv. fv, 153; Pers. iv, 51). Son 
métier est désigné par l'addition d'un au* 
tre substantif, comme sutor cerdo (Mart. 
£p. 111,' 59), savetier; cjrdo faber (Ins- 
cript, ap, Spon. MiscelL Erudit. Àntia. 
p. 221 ), ouvrier forgeron ; et ainsi de 
suite pour les autres roétiei's. 

CEREUS. Chandelle de cire, faite de 
moelle de jonc revêtue de dre; aussi tor- 
che faite des fibres du papyrus tortillén 
ensemble et couvertes die cire (Cic. 0//. 
m , 20 ; Plaut. Cure, I, 1» 9 ; Val. Mu. 
lU, 6, 4 et Candela). 

CERIOLARE. Pied pour des chan- 
delles de cire et des torches , semblable 



■ fcÔMn ioBoi tu mot CahdelA' 
on. La uitcosile* de cette wrte pre- 
Bual ne nmltiluile de foiinei de itD- 
■k HÏTiBt le godt de l'iitiite qui en 

if^.Ërit. IIS, 4] OD eo menlionne ua 
49 al de bfoDic e( qui repréiente Cii- 
pttm loiut DD calathuM (coEBiiam Ini- 
m>.>i>. NiHei, JfKi. r<ren.p. S3). 
CËRSuUS (xueunn-rtip)- Litl^le- 

>nt , qoi a b figure tournée TCn le ul ; 

it li mimiamiue, ofû 

toat le psblic eu foi- 

Bil da bondi, dei tauu 

^llnii, dei culbuta, 

» loreWl U lèle e» 

l». et tn te lirrant ■ 

d'iiilm eiercica que 



duu la (oint ( LuciU 

M. in. 10; Sen. ad 

Tir;. £1. X, 884). Lk 

piinre ei-jointe repré- : 

m\t m de ces wliim- 

loijuti pn* dioi la collection du Colle- 

;uA>iM«g(C:ayiu>, m. 14). 

i. Cbei In Greci , ctt loun de force 
tuinit uaiTCDl exécotp* par dei fémoies 
fi'on iniroduïuit avec l*^i phaaleum et 
Ici daOKuies pour amuier leihdtei pea- 
4iil UD feitio. Leur habileté et leur sou- 
pIcK étaient inllenient utraordinairei. 
l't de Iran nerciccs bvorii contittail à 
une rulbule en arrière cuire dei 



cpntcldei n 






°*>u la ^Tore ci-jointe , priie d'uD Taie 
■l'iTple grec. On appelait ce tour tic t'fl 
°o >U y.xjtif'xt buCiotSv. (Plal. Srmp, 
7-^WK;\tD.Sj-mp. 11,11). 



1» 

CEROHA (xVipoiii). Onguent bit 
d'huile et de cire méléei euiemble , avec 
lequel on oi^ail lei corpa dei luttenrt 
■Tint de les (roller de lable fin (Kart. 
Ep. ni. aï.) On employait «umI ce 
tenue pour désigner la chambre oii iTsit 
lieu cette préparation k la lutte (Plin. 
H. N. MïT.ïj Senec. Brtv. ril. l!). 

CEMfCHl (xtpoûxoi)- Cordes qui cou- 
raient de chaque hrai de la vergue au 
•ommet du mit et qui répondaient à ce 
qu'oB appelle miiDlcoant en termet de 
marine/eiia/iiiicia«(Luca)i.Tilt, 111; 



id, X, 404).Elle>terr«ienlà lenirltTcr- 
gue dini une pMJtioD horiionlale lur le 
met, potilioD qu'elle ne pouvait garder 
wni UD lupport de cette aorte. Le* plui 
grandi va iueaui, dont la vergueélail lon- 
gue et pesante , avaient quatre balanduei 
comme dans notre ipécimen, prii du Vir- 
gile du Vatican , laiîdii que I» vaiueaui 
dedimeniion ordinaire n'en avaient que 

CERVI. En termei de giierre, graiie* 
branches d'arbm, avec dei brioches [dui 
petitei et coupéa > une certaine distance 
du tronc, de manière à reuembler à une 
corucdecerf(Varro,Z,. £. v, 111). On 
lei plantait diui le lol pour entraver U 
marche d'une colonne ennemie, pour ar> 
rèter une cbaree de cavalerie dam une 
plaine qui n'ortriit aitcun olwtacle natu- 
rel (Sil, liai. X, 413 ; Liv. XLIT, 11) et 
pour défendre par une palisiade toute 
posi^n faible ou importante (Ors. B.C. 
YII. Tî). 

CERVICAL (KpovMfdlsiov, bnayrfi- 
viaY).CousiiD ou oreiller pour lupporler 
le derrière de la tête et le cou mr un lit 



âe repcHouiiD lit de table. (Suet. Xtro, 6 ; 




HlTt. HT, 146). 
d'iiQe neiniura àe Pomi 

CERVISIA ou CEREVISIA. Boiiton 
tirée de l'orge, comme la l>iireoa Volt i 
n'était 1* boïuon ordinaire dn Gaulaîi 
(Pliu. if. ff.xxil, 83). Uméme nom, 
«lîriDt Seniui i_ad Virg. Gtorg, iii , 
379),élsiliuui donné à un breuvage lire 
du fnrit du cormier, qui répondait k no- 



avec une forme Idine par Seuèque (Tran- 
^uill. 3); héraul grec ou prérôt , qui 
tenait cbez ce peuple le même nog cl 

?iii avait les mémn attribulïona que le 
irîafù etle^iÇafideaRomaioi. Le ligne 
den dignité était une baguetle(x7;pùxtiov, 



\ 

caJuctut). Sa f«r)ODne était regardée 
commeiacrée et inviolable ; >a miuion la 
plusbo.aorable contitlait à porter, comme 
Dous diriani, des drapeaux blanci entre lei 
amiécf en lutte et Ae% Torstiça entre 

kl natioiu hoitiles. La figu"" — 

donooni, d'aprèi ''■ 



se d'argile, mon- 



tra le ctryx m prépamt à remplir In 
devoire de » cbarge. Il at armé d'une 
épée et d'une lance; il a la baguette de 
béraut daui >a main droite ; il te tient 
devant un autel où brûle le feu ucré, el 
sur lequel il vient de faire un ucriQre 
avant de partir pour u miuion. L'idée de 
départ était indiquée, luivant l'babitude 
des artiste! grecs , par certains signei de 
convention, tels que les brodequins de 
voj'age , la ehlamyde jetée sur le brai et 
Qoltanle, et le cba^eau iuipeudu derri«« 
le dai. Outre cela, le «lyx avait, • litre 
de prévdt, le droit d'intervenir et de k- 
parer les combatlinli, comme on le voit 
par la gravure ci-jointe , prûe aosù d'un 



vase d'argile. Il était chargé de toa- 
voi{Uer dans le* auemlilée* du peiiple.d^ 
maintenir l'ordre et de surveiller les céré- 
monies d'un lacrifice comme Mlles da K- 
tes publiques et privées. 

1. Crieiir public, «c rapprochant da- 
vantage du pneco romain; tes altriln- 
lions consislaieot à hire des pnicliiB<- 
lions dans les atiemliléei publiquei(Arii- 
loph. VcA. 4!, tcq.}i ri à ordonner le 



CISTIGILBCS. 

iHJnnulianaaipenilant qu'on pronon- 
^H l'rkie« uJcnnel (xVipvdwijrdo »«irv 
fMrlTibri, AfoB. Il, 3 ; HoH!l)irb ,/ie 
PmM.HT. SSI-liXtCoanDCOii IcToit 
pirlieniurcluivaQic, tirée d'un mirbre 
nrcJu .V»titan. Le etijxnt r»pré»nlB 
roDiKO^ut à lonner U Iromprtte i coté 
du MÎDqimjr, qni place fur u tèlc Jscou- 
rwiieiju'il lieotde recevoir du prétidnil 
lÎTuvoMiii(),UDditquedin9 t'aulrepar' 
lit de U compœilîoa hilleot deux pan- 

Ci;ST1CILI.US.Conuiae1depnne-bii 
poorporln' deslardeaui iiir la Ule (Fet- 
iDt, 1. r,). Compam AacCLDS. 

CESTROSPHENDOiSE [ua'zçaafti- 
inii I. Arme de piprreeailiioïée d'abord 
pt iM taldils de Perae dasi U |iierrt 
dp Mandoine: c'était ud dard court, dout 
lilfteéllil large dedeox empani, allaclié 
> ant tijc de boi» pvçK d'un doigt et loo- 
^ d'uoc drmi-roudéc ; il était mUDÎ de 
inHtpetiwtailej de boii, Mmblabla aux 
pi iiDKid'niK flèche. Od Irlau^t avec une 
btnit |Li>. ILII, 6S ; Polvb. Uvll, U). 

CESTRL'M (xioTfov). Sorte de burio 
oa de pointe 1 graver eniplojée dans U 
ptiiilnre à l'encauttique lur ivoire. On 
»pw« qiie cet ïnitrunieDt était écbauiïé 
iD (m, que la traita qu'on voulait dnii- 
»T Client (raiéi lur U tablette a«ec la 
poinle, et qu'il] étaient eouiite remplit de 
arc liqude. Toole la (pieition de ■■ pein- 
Igre i l'en(au;lique, ainii que U manière 
dont DD l'exécutait , eit ratée Tort oba- 
""■, (Mio. B.f/.XtTV, il). 

CESTUS (it«0T9<, •c.l[ui;)-Danj un «ri 
(«Mfïl, loul lien on loiile attache [Var- 
ra, A-jr.t, S, 6); 
niitceiial eu pro- 
prmwnt un adjectif 
encqaiâçnibeÂnh 
i/'; de II tient qu'on 

Inploig plus UHi- ' 

"Ht Jtni tin leni 
(articulier pour dé- 
ifia uinfur< </> 
'Voiu. tur laquelle 
'iiit \màt le ta- 
Mna dei paiMoni , 
dndéiin.deijoie* 
n dti priaet de l'a- 
■><nr(H0B. 11. iiT, tM ;llari. Ep. ti, 



141 

13 ; id. XIV, JOe et 301). La gnvnrv que 
nous donnoni eal prise d'un his-retierdu 
lUiueo ChiaramoHli , rcpréiCDlant une 
Vènnsdrapée dam le iljle archaïque, par 
contéqnant d'à préiUD modèle trét-aiicien; 
ce qui lui donne dr l'aiilorité. On remar- 
que que le c«rM,Hir cette figure, e>I porté 
plui bai que la ceinture de la femme or- 
dinaire (cingiilam, I), et plui haut que 
celle de* jeuiies fcmmei (lono ou clagu- 
lum', 2). Crat ce qui peut expliquer tei 
inccrtiludel de* Mvantt *ur la place pré- 
cise du ceilia et le vague apparent des 
païugeaqaionlcoitduitquetques-uni à le 
placer au-detaua de* rein*, comme Winc- 
itelmann, et d'autre* lu-dcdoui du leîn 
immédiatement , comme Kejiie et Via- 
coati , tandïi que , dan* la gravure, il oc- 
cupe réellemenl une potîtion intermé- 

2. GanI porté par les athlètes qui com- 
battaient au pogilal : dao* ce srn* on 
écrit vulgairement C«stC9. Voy. ce mol. 

CETARIf ou CETARiA. Eaux ba**e* 
ou lieux de pécbe sur une cote frèquen- 
tés par le gros poisson i rertaines époque* 
derannéectokiileilprii parles péchcun, 
tels que le* parties de la MédilerraDée où 
on prend le thon (Hor. Sa/, ii, 5, 44 ; 
Plio. H.Jf.,n, 19). 

CETARI). Claue de pécheurs qui pre- 
naient le gros poisson , comme le thon , 
dansles «(oW* (Varro, o^. Voo.i.v. p. 
49), le salaient et le vendaient dans de* 
boutiques (Columell. Tlll, 17, 1!;Terent. 
£u/i. 11,:,16]. 

CETRA. Petit bouclier rond (Varro, 
op. Non. 1. 11. p. bbh et p. SI), couvert 
de peau (Serv. ad \\t$. £n. vil, 73Ï); 
il était employé surtout pr les Africain*, 
les Espagnols et les anciens Bretons (Tac. 
Agr. au). On croit que la forme et le ca- 
ractère de ce bouclier sont conser^ésdans 
1* large des Ecossais des hautes terres. 

CETRATUS. fini porte la petite targe 
ronde appelée celra; c'était une arme 
caraclérislique de quelques nation* Itar- 
bares , et non des Romains (llui. B. C. 
I. 10). 

CH ALATORIUS. J'unM (JnfT4voc,souf 
entendu l|J.s(), corde par laquelle une ver- 
gue est élevéie et abaissée sur le mil, et 
qui répond i ce qu'en termes dt marine 



143 

on apprlle aujourd'hui draie. Elle éuil 
ù\èe au militu de It vergue et piute p*r 
une poulie itticliéc au mil : de là iod 
excrémité deMcndiit lur le pont, oii t«* 
Eutelots l'en KrvBJenl ■ latonli (Vegel. 
ml. IT, ib). Ce mal vient prnbibleiDent 
de x'Jx'Ui rellcher, dcuorer ou «bab- 
ler, et il le npproche du mot x>)Livé;, 
qui dciiguiil une amarTe de> mUeloU 

CHALCIDICUH (Xclx'iuov}. Por- 
tique laife, bai et profond, couvert d'un 
tOit<|ui lui était parliRulier ; ■upportépar 
des pitaitres et allaché à l'entrée de »ce 
d'un édiCee où il prolégeail la parle prit 
ci|iale el formail pour tout l'cdiGce un 
vasle entrée (Becebi, M Calàdio edtU 
tripla di £umachio,% !l-13),ainfiqu'o 
le voit par Ja graTure ci-joinle, qui repré- 

femblable , lubtislant enrora au-detai: 
de l'aucimoe église de S, Giorgio in Veli 
bro, à Rome ; c'élail , à ce qu'au croit 
l'emplacement de la Builira Sempronian 
au (''oruoi Boarium. Cet coDstructions ti- 
rèrent leur nom de la ville de Chalc 
(Festin, 1.11.), parce qu'elle*]' furei 
emploj'éei, on peut le préiumer, pour la 
première foii , ou qu'elle* ■j élaieat plui 
usili'es qu'ailleun. Oo le* ajoutait aux 
édifice! particulier! aiiaii biea qu'aux bt- 



GHALCnilcnf. 

raiuient leun arfiirn; on lei ajoutait 
auui aux pabiide* roii et de* gnndi per- 
umuagea ( Hjgin. Pab. 184 ; Auson. Pt- 
liach. Odyii. Ï3; Prorop. dt SAific. Jm- 
lin. I, 10); aux basilique!, k lafoiitoun 
de justice et bourses pour les marcbacidi, 
où elles serraient à abriter les dnirén 
dont on Infiquait 1 l'intérieur: à la arie, 
b6tel de ville et palaii 



idaieut leun maîtres, 
qu'ellei urvaient d'aaite k la foule qui M 
raiaemblait nalurellemenl auprès de tds 
lieux par curiosité ou pour aflairo. Ix 

la gravure précédente ; et leur plan p- 
uéral, rclaliremeol au mte de l'édiËR, 
par U luivBUte, qui donne leptan d'un 
monumenl considérable élevé à Pompéi 
par la prétrM!c Eumachia el coiuiiUnt 
en une galerie [ennée {çryptt. A), uM 
plerieouverte(/»r(icfu,l] quif confiât 
et qui enferme uue cour oa area (c) m 



Dément de la fa^de, mai! comme un 
pour les personnes qui atlendaient ai 
hors leur tonr d'élre admise* ou qui j 




CBAMTLGHtd. 



CHfitS. 



M3 



deCiALCiDiccx inscrit sur une table de 
Barbre fixée à la nraraille. 

CHAMULGHUS (xtt(LouXx60. Sorte de 
fiaqoet employé pour transporter des ma- 
tière pesantes, telles que de gros blocs de 
lurbre, des colonnes, des obéliaques,etc. , 
ipti iont é tendues sur le sol. Ce mot vient 
dex^iud, à terre, cl {Xxa>, tirer. Cesba- 
qneu étaient probablement semblables à 
ceux dont on se sert encore maintenant 
pour le ménw objet (Ammàan. xvii, 

CBARACTER (xapaxtVip).En général 
toat s%ne ou toute aùrque , gravée ou 
eaprdnte sur toute espèce de matière , 
coaiiae one devise sur des médailles , des 
Kcaax, etc., el, dans un sens plus par- 
licaUer, la marque fiiite au fer rouge sur 
les flancs des bcrafs, des moutons ou des 
thcvaux, pour distinguer les races, cons* 
Uter la propriété, et pour d'autres des- 
MÎosde nènie nature. La gravure repré- 




mte cette marque «sur un cheval de 
raorse d'après un petit bronae antique 
(Coliuaell. XI, 2, 14). 

2. Instrument en fer avec lequel on 
(uuit dételles ourqaes (Isidor. Orifr, 
XX, 7). 

CHAR1STIA (xopiffTta ou x*9^'^^^^)' 
Fêtes des cbarities, banquet de famille au- 
quel OQ n*invitait que des parents ou des 
membres de la même ftuniiley et dont le 
isit était de terminer toos les difTérends 
qui pouvaient s'être élevés entre eux, et 
de maintenir toute la famille dans l'ami- 
tié et runton (Val. Max. U, 1, 8 ; Ovid. 
f^. II, 617). On célébrait cette fête le 
19 iénier (vui Cal. M art.) ; ce jour avait 
re^ le nom de « jour des parents n lue 
proDi$i4fuorum (Mart. Ep, IX, 56). 

GHARIStlON (xapt«T(cDv). Tout ins- 
trament pour peser ; mais quel en était 



le véritable caractère, en quoi difTérait- 
il de la balance {lihra) et de la romaine 
(statera)^ on l'ignore (Inscript, ap. Dou. 
cl. 2, n* 67 ; Not. Tii-e*. p. 164). 

CHARTA (x«ptt^ç). Papier à écrire, 
dont Pline énumère huit espèces diffé^ 
rentes {H. N, XII, 23) : 1. Augustana, 
appelé dans la suite Claudiana, papier 
de première qualité; 2. Vviana^ seconde 
qualité; 8. Hieratiea , primitivement la 
meilleure et la même qoe la c/utrta re- 
gia de Catulle (xix, 16); 4, S, 6, ^m- 
phltheatriea, Satica, Leneotiea, qualités 
inférieures , nommées d'après le lieu de 
leur fabrication; 7. ^an/i/a/ia , papier 
fabriqué à Rome, et qui tirait son nom 
du fabricant Fannîus ; 8. Emporetica, 
papier grossier dont on ne se servait 
pas pour écrire, mais seulement pour 
envelopper des marehandhes : de là sou 
nom, tiré d'un mot grec qui signiGe 
marc/iandise. On peut ajouter k cette 
liste : 9. Cftarta dentafa, papier dont 
on avait adouci et poli la surface en la 
frottant de la dent de quelque animal : 
il était brillant et laissait glisser la plume 
comme notre papier satiné (Gic. Q. Fr. 
II, 15; Plin. H. N, xio, 25); enfin, 
10. C/tarta hihula, papier transiMirent 
qui buvait et laissait voir les lettres 
(Plin. Epîst. Tiii , 15 y 2; comparez 
Plin. H. N, XIII, 24). 

CHELE (xYl^Y)). Mot grec qui signiGe 

1>ied fourchu; pattes crochues et dente- 
ées en scie comme celles d'un crabe ; 
serres d'oiseau, ou pattes de bétes féro- 
ces : de là vient qu*on emploie aussi ce 
mot pour désigner plusieurs instruments 
différents qui ont dans leur forme ou 
dans Tusage qu'on en fiiit une ressem- 
blance avec un de ces objets : ainsi une 
aiguille à coudre, un brise-lames pour 
défendre rentrée d'un port quf ud il a la 
forme d'une patte ouverte ( voyez le plan 
du port d'Ostie au mot Pobtus f lettre 
k) ; des pinces ou des tenailles, dont les 
extrémités sont recourbées comme des 
pattes ) etc. Chez les Romains, pour une 
raison analogue, on donne le même nom 
à une certaine partie des machines de 
guerre , telles que la ballista et le scor- 
pio, qui étaient une sorte de patte 
fiiite pour s'ouvrir et saisir la détente 



144 



CBBLONIDM. 



CBIRAXAXlUll. 



OU la corde de la machine ; elle la tirait 
en arrière pour produire le contre-coup 
qui lançait le trait (Vitruv. x. Il» 7 ; id. 
X, 10, 4). 

CHELONIUM (xeXcovtov). Gnmpon ou 
collier fué aux extrémités des montanls 
d'une certaine machine qui remuait de 
pesant» fardeaux (machina tracloria). On 
y introduisait le pivot {cardo) d'un es- 
sieu qui tournait avec la roue (sucula) ; 
il ressemblait au crampon dans lequel se 
mouvait Tessieu d'un plaustrum (Yitniv. 
X, 2, 2). 

2. Crampon du même genre ûxé au 
sommet d'un montant dans une autre es- 
pèce de machine pour lever les fardeaux 
(ftolyspasion) ; on y attachait les poulies 
(troc/Uea) (Vitruv. x, 2, 8). 

3. Pièce [yirliculière d'une catapulta 
appelée aussi /»u/»'mM4 (Vitruv. x, 10» 5). 

CHELYS (xsXv;, x'^ûvv)). Mot grec 
introduit daus la langue latine |)ar les 
poètes; mais le vrai mot Utin est Tbs- 
TUDO. Voy. à ce iboC les différents sens 
de chelj-s, et las gravures qui les expli- 
quent. 

CHEMSGUS (xnvtoxoç). Ornement 
qui ressemblait à la tète et au cou d'une 
oie (x^v), et qu'on plaçait quelquefois à 
l'arriére .des vaisseaux (Apul. if et, XI, 
p. 260), mais qui , plus fréquemment , 
dans les monuments anciens, se trouve à 
l'avant. La gravure représente trois de ces 




ornements : celui du centime, plus détaillé, 
est tiré d'un ancien bas-relief dont on a 
une copie au Musée Britannique ; le fé- 
cond, a main gauche, sur l'arrière, de la 
colonne Trajane; et le troisième, à main 
droite, sur la proue, du Virgile du Vatican. 
CHENOBOSCION (xr,vo6ooxeiov). En- 
ceinte dépendant d'une maison de cam- 
pagne ou d'une ferme; elle servait à 
nourrir et à garder des oies , dont ou 



avait de grandes troupes dans quelques 
propriétés (Varro, i{. i?. xii, 10, 1). 
Cette enceinte consistait ea une cour 
spacieuse située en dehors de la ferme et 
de ses bâtiments (Columell. viii, 1, 4), 
entourée d'un mur haut de 2™ ,7 4, qui 
formait les derrières d'une galerie ou co- 
lonnade ouverte (porticus), sous laquelle 
étaient placées les poulaillers (hane) 
pour les oies. Ces poulailliers étaient en 
maçonnerie ou en briquelage; ils avaient 
chacun O'ySl carrés et étaient fennés 
sur le 'devant par une porte. On choisis- 
sait, quand on le pouvait, un emplacement 
près duquel était un cours d'eau ou uoe 
mare; autrement on creusait un réser- 
voir, et, dans le voisinage, eti à côté, on 
avait une prairie, ou naturelle ou artifi- 
cielle , si le sol le demandait (Columell. 
vui, 14, 1-2). 

CHILIABCHUS ou CHILIARCHOS 
(Xi>tdîpxY)c ou xiXiotpxoc)- Commandant 
dé mille bonmes ; mot employé spéciale- 
ment par les Grecs pour designer le visir 
|)ersan (Xen. Crro^- "t *> 23; Nepos, 
Con, 3), et appliqué par les Romains au 
commandant des soldats qui montaient 
une flotte (Tac. ^nn, xv, SI). 

CHIMiERA iyi\iaiçoL). Littéralemeot , 
chèvre dont les poètes et les artistes de 
la Grèce firent un monstre qui lançait du 
feu et qui était un composé de trois soi- 
maux différents; il avait la tète d'un 
lion et le corps d'uoe chèvre sauvage qui 
se terminait en une queue de dragon. U 
fable racontait qu'il avait été tué par Bel- 
lérophon (Hor. Ovid. Tibull. Hom. elc). 

CHIRAMAXIUM (xstpsfidÇiov). Fau- 
teuil de malade à roues , que les msins 
d'un esclave pou- 
vaient pousser en 
avant ou retirer 
en arrière , de la 
même manière 
qu'on le pratique 
encore mainte- 
nant. (Petr. Sat, 
28,4). La figure 
ci-jointe repré- 
sente un fauteuil 
de marbre qui est aujourd'hui au Muscc 
Britannique, mais qui, dans l'origine, ap- 
partenait aux bains d'Antoniu à Rome. 




CHIBONOMIA- 



ItS 



■ il KmU nu doabi eommc tdU 


Uv»H, og ptnma! Us deux [wtitei 




hnHà ït i rimiulioD du ffulmil mo- 


l^ a bon da a»l.d«* , d.D* lequel ud 


io roodiiù.» lui iMint et ou lt« M n- 




iW« aHmlmt l'iccord sur ce poicl 
la habitudM do ■ocieD* avec lea nâlrei. 



t nbtlintir par \tt K(MMiii>(C>pi- 
telii.i>rr4Ûur,S). On doDDiît ce nom ■ 
OH (inique dool kt lonnn muicbM 
iJliint jntqD'à la maÏD ( x**t )> '^ V" "*' 
«iniHit pulieu- 
liiieaiai: les mes 
«iHiqufi et eehi- 
fn- On CD Tciil 
on ipéciiaeo dans 
1* Ip™ ti-joiDIe, 
''wjmdngnwpe 
■If Mabé, qui t»- I 
frémittlemiiTer- 



*Mirerapxi»er- 
■fnnpiTBU les ha- 
iuUDU de l'Aile 
Imcare. Eo Grè- 









B Rome , persoDne 
ns, ne portait de 
'■umiuciiuDcms, eaœptécciu quiaffec- 
lÙDt drs guxurs éinngeres ou qui étaient 
'irlintteSéioinés. Aussi, quand on parle 
i' penoones ainsi lètuea , c'eit toujours 
3'K me irlée de blbne ( Scipio Afr. op. 
«I' TU, 11, ] ; Cic. Cal. n, 10 ; Suct. 
('I- M ). Mai. CD 
•'fctui Kome on 
l*nMltiit ces tuni- 
V*^ «u renunei , 
""me le proutent 



■e qu'on UldantVi^le(^n. IX, 616), 



où les Tntjeos sont appela femoMs et 
uau plus bominn , parce que leurs tuni- 
qu« BTBÏeDt de lougiiea mauches. 

CHIRONOMIA (xopovo^Ca). Art de 
gesticuler ou de parler atec les mains et 
par gestes , aiec ou sans le secours de la 
Toit (Quint. I, 11, IT}. Cet irt ■«mon- 
tait à une haute antiquili et était d'un 
^nd usage chez les Grecset cbei les Bo- 
mains, au tbéltre et à 1* tribune : c'était 
une nécessité résultant de leur habitude 
de s'adresser à de nomliWases astembléei 
CD plein air, assemblées dont la majorité 
n'eAt pu comprendre cequ'oii disait sans 
le Mcour» de quel<iues ticnet de conieu- 
tion qui permettaient â 1 orateur de par- 
ler à I Œil aussi bien qu'i l'oreille de son 
■odiioire. Ces signes contisiaient dans 
certaines positions des mains et des doigts, 
donlle sens était uniierseUemeut reconnu 
et familier à tomes le> claua. La prati- 
que en était réduite en uo tjstème régu- 
lier, dont on retrouve quelques trace» 
parmi la populace de Naplei i on y sou- 
tient de longues lonimalioui seulement 
en gestes et sans qu'un mol soit prononcé. 
11 est dirBcile de traiter une telle ques- 
tion avec détails dans un ouvrage comme 
le nôtre. Toulefois l'action elle-même 
est souvent représentée sur les vues grecs 



■emblalilea |iour leca 
1 ceux qu'on emploie encore a Naples, 
qu'un lauamne ordinaire, si on lui montre 
une de ces compositions, en expliquera 



du premier coup le sens, qu'un sivtnt avec 
toute lau insiraction ne pourrait deriner 
llotio , Uimica dtgli ^nliclii, p. 369). 
Dans la gravure ci-joinle , par exemple , 



UG 



CHIBOKOMOS. 



CHLAMTPATUd. 



qui est prise d'un vase d*argile grec, il 
est évident que les deux femmes sont en- 
gagées dans une querelle ; que la première 
à gauche, qui se porte en avant et qui di- 
rige vers 1 autre son index pour la dési- 
gner, la charge d'uue accusation que dicte 
le dépit ; tandis que le mouvement en ar- 
rière de la figure à main droite, le jeu'de 
son instrument tout à coup interrompu , 
ses bras ouverts et levés , offrent une ex- 
pression fort naturelle de surprise , soit 
réelle, soit feint% Quant à cela , tout le 
monde Teût deviné. Mais le sujet de la 
querelle? Il est indiqué par la position 
des mains et des doigts. C*est une que- 
relle d*amour qui vient de la jalousie : car 
le geste employé par un Napolitain d*au- 
jourd'hui pour signifier Vamour^ et qui 
consiste à joindre le bout de l'index et 
celui du pouce de la main gauche, est un 
de ceux que foit la première figure ; tan- 
dis que Tautre femme n*exprime pas seu- 
lement la surprise par son attitude, mais 
encore, en levant sa main droite vers son 
épaule, eu tenant tous ses doigts ouverts 
et droits, elle nie l'accusation et s*en dé- 
clare indignée ; car tel est le geste em- 
ployé par un Napolitain pour signifier une 
dénégation, surtout quand l'inculpation 
excite son étonnement et son déplaisir. 
Ainsi ce petit nombre de gestes repré- 
sente un long dialogue. La cause de la 
querelle est sans doute le faune assis, 
qui, pendant qu'il affectait de jouer si ré- 
solument entre les deux demoiselles irri- 
tées, a été découvert faisant des signes 
imprudents à la nymphe au tambourin. 
Son ancienne passion, qui est derrière 
lui, les a aperçus. 

CHlRONOMOSetCHIRONOMON (x<t- 
pov6(ioc et xeipovo(iwv).En général, toute 
personne qui se sert de Tart de gesticuler 
pourexprimer sa pensée sans le secours du 
langage, comme on Ta expliqué dans Tar- 
ticle précédent ; de là, acteur qui exécute 
des pantomimes sur uti théâtre (Juv. Sat. 
Tl, 63), et quiconque s'acquitte d'un de- 
voir à remplir avec des mouvements ré- 
guliers, étudiés ou pareils à ceux de la 
scène. C'est pour cette raison que le même 
terme est appliqué par les satiriques à 
l'escla^ qui découpait les plats dans de 
grands festins en agitant pompeusement 



son couteau (Juv. Sat. Y, 121 ; cf. Petr. 
Sat. 36). 

CHIRURGUS (xstpoupT^c). Chirurgien 
qui fait des opérations, distinct du méde- 
cin ordinaire. Le médecin romain {medi' 
cm) des premiers temps exerçait ces deux 
fonctions de l'art de guérir; mais, ven 
le temps de Tibère , la chirurgie com- 
mença a devenir une profession distincte 
(Cels. Prmf. yn ; Becker, Gallus;^. 224, 
trad. angl.). 

CHLAMYDA. Même sens que Chla- 
■TS. (Apul. Met. XI, p. 256; Flor. ii, 
16, 2). 

CHLAMYDATlIS:(xXx|tu«»T6;). Velu 
de la chlamys ou manteau grec : ce vète- 
mens prêtait, par sa nature , à ce qu'on 
le portât d'un grand nombre de manièrM 
qui avaient toutes des caractères diffé- 
rents, mais auxquelles on s'étudiait à 
donner une bonne tournure et de la grAce 
(Ovid. Metamorphos. il, ISSp. Les plus 
simples et les plus usuelles étaient les sui- 
vantes : 

1. La partie la plus étroite du man- 
teau (voy. la figure à main droite, au mot 
Chlamts) était passée par derrière au- 
tour du cou, et on en rame- 
nait les deux coins au-devant 
de la gorge, où ils étaient 
réunis par une boucle , une 
agrafe ou une broche , de 
telle sorte qu'on en pou- 
vait rejeter les pointes der- 
rière les épaules (demusa 
ex humeris, Virg. iC«. iv, 
263) : le milieu ou la partie 
la plus longue pendait alors 
par derrière jusqu'aux ge- 
noux, comme on le voit par 
la fi^re ci-joitile, prise de 
la fnse des Panathénées qui est au musée 
britannique. 

2. Ou bien, un pan de la partie étroite 
de la figure à main gauche, au mot Chla- 
mts , était rabattu de manière à former 
une ligne plus loneue , puis attaché de 
côté sur 1 épaule droite par nue bro- 
che , et6.; de cette sorte, le manteiu en- 
veloppait complètement le bras gauche et 
laissait découverts le bras et tout le côté 
droits, pendant que les quatre coins peu- 
daient du même côté parallèlement Tud à 




CltLAliTS. 



ÊHOBAâVS. 



Ut 



rslre, deux par devant et deux par der- 




rière, comme le montre la 6giire ci- 
joîote, prise d'un vase grec. 
3. Ou bien encore , on en passait un 
»té sur la poitrme et on le jetait sur Fé- 



p. 233). Il consistait en un carré oblong 
d'étoffe auquel on attachait des deux cô- 



cote 




pale pocbe, il enveloppait ainsi com- 
plétclDcnt la partie supéneure de la per- 
MQoe jusqu'aux poipieU (Apul. Flor, II, 
l^> 2). Cette disposition était surtout 
a«bpiée pour aller à cheval, comme le 
^Qlre la figure ci-joiote , prise de la 
uiie des Panathénées qui est au musée 
bntamiiqiie. 

CHUMYS (xl^afjivO. Manteau léger et 
«nrt, Tenu des habitants de la Thessalie 
M de ia Macédoine : c'est de \k qu'il fut 
JjBporté dans les autres parties de la 
(ifêce, et qu'il devint le vêtement de che- 
^rdinaire des jeunes gens d'Athènes , 
^is le moment où ils étaient i^n- 
^jwqu'â l'âge de la viriUtc (Plut. M<x. 
26; PoUux, X, 124; Apul. Met, x, 





tés une pointe (ictipuÇ), quelquefois de la 
forme d'un triangle rectangle, et d'autres 
fois d'un triangle obtusangle; de telle 
sorte que le tout, ouand on le déployait, 
faisait un manteau de forme et de dimen- 
sion semblables aux figures que nous 
avons données ci-dessus. Les manières 
différentes dont on l'ajustait et dont on 
le portait sont décrites et expliquées dans 
l'article précédent. 

2. A proprement parler, la chlamyde 
faisait partie du costume national des 
Grecs, mais non de celui des Romains, 
bien que certainspersonnages de ce peuple 
l'aient adoptée accidentellement, même 
à une époque ancienne ; ainsi, on cite 
L. Scipion etSylla (Cic. Rabir. Post. 10 ; 
Val. Max. m,' 2 et 3), mais comme des 
exceptions. Dans quelques cas aussi ce 
vêtement est prêté aux femmes, à Didon 
par Virgile {Mn. iT, 137), et à Agrippine 
par Tacite (Ann, xii, 66). 

CHORAGIUM (xop^Tiov). Mobilier, 
décors, costumes, etc. , appartenant à,un 
théâtre, qui sont nécessaires pour mettre 
une pièce sur la scène ; ce sont, comme 
nos acteurs les appellent, les accessoires 
(Festus, s, a;.; Plaut. Capt, Prol, 60). 

2. Vaste appartement derrière la scène, 
où l'on gardait les accessoires, ou peut-être 
dans lequel les acteurs, et pour le théâtre 
grec les chœurs, s'habillaient ou répé- 
taient (Vitruv. T, 9, 1 ; Demosth. defalsa 
Légat. 200). Il formait une des dépen- 
dances construites dans les portiques spa- 
cieux sur le derrière d'un théâtre (Vitruv. 
/. c), comme on peut le voir par le plan 
du théâtre de Pompée, donné au mot 
Thbatbum. 

3. Espèce de ressort dans les machines 
hydrauliques (Vitruv. x, 8, 1 ). 

CHORAGUS. Celui qui fournissait les 
décors, les ornements, les costumes, etc., 
nécessaires pour mettre une pièce en 



(ccDe k Rome ; quelquefoii il hiuit c«s 
dèpcoMi i Ml fnii, mail le plui touveol 
ildls|KiMil de roadiiurdo coDtribuliDni 
imprâéei t toiii le> citoyeiu et que lui re- 
metUieDt leiédilei(Plaul. /><rj.l, 3,1SJ. 

3. fXopnT^^- Chei lu Grec*, le eho- 
rigi itait celui qui faillit lei dé|wiis« 
pour mouler un etutar, el celui qui cou- 
duiuil le chcEur était qudquefoit dcaigoé 
par le mime nom . 

CHORAULES >i CHORAUIA (xopail- 
\tii). Huiicien qui açcompagDail hit la 
double Odte le choeur du thellre grec, ou, 
en généra] , dr> chaaieun dam un con- 
cert , par oppoiition à Yaulatdui, qui 



louait dei lolo) 
cal (Suet. GiUb. 13; Plin. H. If. xxivii, 
S;H«rt. £/>. IS, 78). Ouioîl tecoitume 
et riaitrummt de cet exéculanu diDi la 
Ggure ci'joinle, priie d'un deuia de Fui' 
liul Urainui, à U bibliothèque du Vati- 
can, raitd'aprciuneitatueilécauverleiur 
la Toie Aptitenne et portant inicrit lur sa 
baae le mot CfloSADLBa. 

CHOREA (xeptia). Uanie en choeur, 



c'eil-1-dire dans laquelle ceux qui l'eië- 
cuteni te prennent par la main, fonaoïl 
un cercle et diuseut au ton de leun pro- 
pre» voi», comme lerqtrrientelagraiure, 
tirée d'une peiulure dâoi Ici Lait» de Ti- 
tu>, k Rome (Virg. Cul. 19 ; Ovid. Met. 
Vin, 681 ; Claud. B. Gild. 4tB). 

CHOROBATES. loitrument emploie 
pour praadre le niveau de l'eau et ald 
du 'pa^i par lequel on doit U cooduiit 
(Vitruï. Tlll, 6, I). 

CKOROCITHARISTA. liuiicien qii 
accompagne un chimir de cbantenn sir 
la cilAÔra (Suet. Dom. 4). 

CHORS, CORS ou COHORS ();£(>»(). 
Fenoe ou cour de ferme cooMilUaDt hh 
de* dépendance! priaci pâte» d'uHnuiioii 
de campague, où tout le bétail, pora, io- 
laille, etc., était gardé, entermé, et mit 
les fourran. C'euituDelarce cour cou- 
verte de litière donl od voulait faire ia 
fumier pour lea champ* ; die anit ud 
réierToiroù l'on «breunil le bétail qoiod 
ÔB l'amcoail pour la nuit ; elle était dote 
par de oombrrai bitimenu comprenut 
de* hangan pour le* chars, les dURne 
et [ri iDstrumeuts de llbourtgp,'ainstiI<ie 



de* écuries, dei établcs à porc*, àa éu- 
blei pour le béuit et aulie* aninuni do- 
mestique* {turba cort'n, Hart. Eb. m, 
58 }, qui formaient le mobilier W de li 
ferme (Vairo, L. t. t, B8; A. il. I, 
13, leta ! Vitruï, vi, 8, O.UgnTW» 
ci-jointe, qui représente la cour diat la- 
quelle lu compagnons d'Hlju* fun"' 
giTxlèi quand i la et aient changé s en ponv 
d'aprèi une miniature du Virgile du ^■- 
lican, servira il donner une idée du plan 
et du caractère général d'une andniM 
cour de ferme et de ses dépeoduice. 

!, Bergerie faite de claie* et de filrt». 
et établie Sur le* lieui où paiwient )n 
Iniupeaui pour le* proté^ pendiot li 
nuit(Varro,Jt.«.n, 1,9). Celait «iwi , 
une eoceinta permafenle , entourtt dt 



CHOBUS. 



CtCOMU. 



149 



koli mon de pierres, dans laquelle I 
«D lofeiit les moutons (Colamell. Yii, 1 

CHORUS (xopoç). Troupe ou compa- 
|iie de personnes occupées à danser et à 
éaater, surtout quand leurs chants et 
kondansesétaient esècutéesen l'honneur 
de qgdoiie divinité ou comme partie du 
aile (Cic. Phil. T, 6; Virg. ^£«1., Ti, 
tt7; Tm, 718; Suet. Cal, 87 ; Hor. Od. 

M, 31). 

t. CSmbdt de chanteurs dans un spec- 
tacle diajnadqoe sur le théâtre grec. 
Cen qui en ntsaîent partie étaient tout 
i &it distincts des acteurs, quoiqu'ils 
joQUKDt parfois le rôle d'interlocuteurs. 
La poésie dramatique des Romains n'a- 
nii pas de chœurs (Hor. ji. P. 198,204, 
183; Anl. GeU. XIX, 10). 

3. fisnse en chœur ou en rond (Mart. 
Ep. IT,44; cf. Tibull. n, 8, 88) ; même 
MOI que (^OMKA : Toyet la grayure à 
«mot, 

CHRYSENBETA (xpv<riv8eTa). Nom 
doDsé k une espèce particulière de vais- 
Belk dont les Romains opulents se ser- 
nient pour leurs tables , mais dont on 
coanait mal la forme précise; seulement 
le Dom Ini-méme et les épithètes qu'on y 
joint Kmblent indiquer que ces objets 
tuioDt une hase d'argent, ayec des ome- 
menti en or, soit appliqués comme des 
piècei de marqueterie , soit ciselés en 
wiief (Mart. Epigr. n, 48; VI, 94; 
H, Î9; XIT, 97; cf. Cicer. Ferr, lY, 
21-23). 

CHYTRA (x^Tpa). Espèce commune 
de Doterie en usage chez les Grecs et 
«ployée pour faire 
boniUir.pourapprèter ^Jui>^^ 

SB mets et pour d'au- m/^ ^^^T 

l» besoms jouma- x^ ^^r 
•w»; elle était laissée, ^^^ 
ptrconiéqueut, dans ^^ 

Hm état naturel d'argile ronge , sans or- 
BCBicot ou peinture (Aristoph. Pac, 923 ; 
Athen. IX, 78; Cato, it. K. 167, U, 
où cependant quelques éditeurs lisent 
f^ra), La gravure ci-jointe représente 
U forme de ces pots , suivant Panofka, 
^edierehes sur les véritables noms des 
*^iJI^^ I, 28. 
CffÏTROPUS (xw'fpo^ovO' Chjtra 




avec pieds, qu'on pouvait par conséquent 
mettre sur le feu sans 
la pla^ sur un trépied, 
comme on le voit par la 
figure donnée ici, d'a- 
près Panolka (Hesiod. 
Op. 746; Vulg. Levit, 
XI, 35). 

GIBILLA. Leçon de quelques éditions 
daus un passage de Varron (X. X. Y, 1 1 8), 
pour CiLLiBA). Voy. ce mot. 

CIBORIUM (xi6»piov). Littéralement, 
la gousse de la fève égyptienne ( eoloea^ 
sia ) ; puis vase à boire inventé par les 
Grecs et appelé ainsi à cause de sa forme 
semblable a celle du fruit (Hor. Od, u, 
7, 22 ; SchoL Vet. ad h, l.; Athen. XI, 
54). 

CICONIA. Littéralement, cigogne; ce 
mot s'appliquait aussi à un geste de 
pantomime qui exprimait la raillerie ou 
le mépris ; il consistait à courber l'index 
comme un cou de cigogne, et à le diriger 
vers la personne dont on se moquait, en 
abaissant et en relevant par un meuve* 
ment rapide les deux articulations supé- 
rieures (Pers. 1, 58 ; Hieron. Epist. 125» 

18). 

2. Machine employée par les fermiers 
pour vérifier le travail d un ouvrier dans 
la culture à la bêche, et s'assurer si tou- 
tes les tranchées avaient une largeur et 
une profondeur uniformes et convenables. 
Elle consistait en un montant avec une 
barre transversale qui y était fixée k angle 
droit, et qui lui donnait la forme d'un T 
renversé : la branche la plus longue me- 
surait la profondeur ; les deux bras plus 
courts , la largeur de la tranchée (Colu- 
mell. in, 13, 11). 

3. Ciconia composiia. Machine du mê- 
me genre que la précédente , mais moins 
simple, imaginée par GolumeUe |x>ur 
remédier aux inconvénients qui avaient 
lieu dans l'emploi de la eiconia et qui 
occasionnaient de fréquentes disputes 
entre le fermier et ses gens , sans qu'il 
pût être sûr de n'être point trompé. En 
effet, il fallait un coup d'œil très-juste 
pour voir si rinstrument était placé droit 
dans le sillon et non point en biais , ce 

Îiui eût fait paraître la tranchée plus pro- 
onde qu'elle ne l'était réellement. Dans 



150 



CICUTA . 



CILLIBA. 




ce but, Golumelle ajouta deux barres 
transTersales à la machine primitive ; il 
les y cloua dans la for- 
me de la lettre X et 
suspendit un cordeau 
et un plomb au point 
de leur intersection. 
Ainsi les extrémités 
des barres transversales 
et la pièce sur la- 
quelle elles portaient , 
servaient à constater la 
largeur de la tranchée en haut et en bas, 
et montraient si les côtés en étaient creu- 
sés d'une façon toujours uni forme ; la hau- 
teur de rinstrument mesurait la profon- 
deur exacte de la tranchée ; et le cordeau 
5 révenait les disputes en indiquant tout 
'abord si on avait placé Tinstrument dans 
une position horizontale ou non (Golu- 
mell. m, 13, 12). La gravure ci-jointe 
n'est pas tirée d'un original antique : c'est 
un dessin conjectural de Schneider, d'a- 
près la description de Golumelle. Nous le 
reproduisons ici parcequ'ildonne une idée 
plus exacte de 1 objet que les mots seuls 
ne le pourraient faire. 

4. Nom donné parles anciens Espagnols 
à une machine pour tirer de l'eau d'un 
puits, machine à bascule 
que les Romains appelaient 
ToLLBif o ( Isidor. Orig, 
\X, 15, 3). 

GIGUTÂ. Littéralement 
ciffuè\ Par extension, ce 
nom a été appliqué à des 
objets faits des tiges de 
cette plante, surtout aux chalumeaux de 
Pan (Virg. EcL II, 36 ; Lucret. V, 1382). 

CICUTIGEN. Gelui qui joue du chalu- 
meau fait de tiges de ciguë (Sidon. Carm.i, 
1 5). La gravure ci-jointe est tirée d'une pe- 
tite figure en ivoire du musée de Florence. 

GIDÂRIS (xiSapiç et x(Tapic), Bonnet 
royal porté par les rois 
de Perse , d'Arménie et 
de Parthie; il avait une 
forme haute, roide et 
droite , et était entouré 
d'un diadème bleu à 
points blancs (Gurt. iif, 
3). Tous ces détails, ex- 
cepté la couleur, sont 





^jpçrj<3 




visibles dans la figure ci-joînte, qui repré- 
sente Tigrane, roi d'Arménie, d'après 
une médaille syrienne. 

2. Bonnet porté par le grand prêtre 
des Juifs (Hieron. Epist. 64, 2 et 13). 

GILIBANTUM. Table à boire déforme 
circulaire, supportée par /ro// pieds; les 
tables circulaires avec un 
seul pied avaient un nom 
spécial, monopodia. Des 
tables de cette espèce sont 
fréquemment représentées 
dans les peintures de Pom» 
péi ; nous en donnons un 
spécimen dans la gravure ci-jointe : elle 
porte les vases à boire {caplaes, eapuls) 
comme le mentionne Varron (L. X. Y, 
121). 

CILICIUM (xaCxiov). Espèce d'étoffe 
grossière, faite de poil de chèvre, qu'on 
employait à plusieurs usages , plus parti- 
culièrement sur la flotte et dans l'année : 
elle ressemblait probablement à celle 
dont on fait maintenant les sacs à char- 
bon et les muselières de cheval (Cic. 
rerr. u, 1, 38; Liv. XXXYIU, 7 \^^' 
Mil. IV, 6 ; Serv. ad Virg. Georg. Ui, 
313). . 

GILLIBA (xiXXCeaç). Mot grec, signi- 
fiant littéralement le tréteau qui forme 
toute espèce de support . H fut ensuite adop- 
té chez les Romains pour désigner une ta- 
ble de repas de forme carrée, supportée par 
des tréteaux, comme on le voit car U gra- 
vure, prise du Virgile du Vatican, qu» 




représente la table à laquelle mangeaient 
les compagnons d'Ulysse, quand ils furent 
changés en bêtes. Ces tables carrert 
étaient employées d'habitude par les pre- 
miers Romains; mais elles tombèrajl 
peu à peu en désuétude avant l'époque de 
Varron où on adopta généralement la 
forme circulaire. Il y avait exception 



à» le» t%upt , pour In rrpM àtt toX- 
^ oà h tormt UMÛnoe fût eewerTM 
oBot plot commode (Vtrro, L. L. t. 



on (lait RHreinl aux danjci religicuici 
M pmicra, on n« le rcgsrdiit pu 
ttBtaât miMuit; maii ifcc II comip- 
lÙD da uEun, ouiDd la tUiuei mimî- 
<m M luciT» turent ciéculÉc*. nir le 
iMtre, le nom de ânmdat hl donoé à 
fui ^ l'y lÎTnient; eoiuhe, et d«i>i 
a Ktii plos iDdéterminé , il devint un 
toiM injoMax «ppliquc i toni lei hom- 
m adnu aiu ddnuchn dont le wuil. 
binri, iD n de tout le monde, le* dan- 
nn de tbUire. 

CmcnNATUS. Pmaiin*|e dont la 
rbnan^ieiit irai% en loogua boocle* 
no On-txmcbooÉ, eutàmi (Gf . in Sénat. 
i;/«5«(.I1). 

CINUNHUS (IXtt). &>uc/^onlonK 
tin-boocbon , nreil m tortiUeoMDl 
iTuiif fttnge (Cie. Pu. 
n),HiUirilled'tine 
'ipe(V«m>,Jl.iI. I, 31, 
4),aMBeoole*oitdui> 
UlfiR d-joinle, tirée de 
U MlaDM TnjiDc. Quo>- 
V* le> cherrai forment 
Mhiidkment da boucla 
^ MM (spèce, le mol 
oouuj implique en géninl fjoe 1m 
'xndct cliient fonnéa trtiGdellement 
pr l'icliaD da ten i fnter. 

CINCnCULUS. Diminatif de CiNc- 
^;jnpiHr court, parlé autour da reioi 
P''' la jcunn gaipoiu, comine la bom- 
■oporuient le tuttui f PUut. Baccb. 
'I, S. M). 

CiltCTDRIUM. Ceinturon porté «utoar 
* U ecintui* pour ittMlier l'épée 
(Util, n, I,] par oppuilion au baudrier 
{Uitu) qB'an paûait hit l'épaule. Le> 
'^li, le> tribona et la ofGcien lupé- 
'Mn de l'armée romaine , lont toujoun 
^ràrnià , nir la coloDoa et la «ro 
w tiioiaplie , aiee leur* é[>éei allachéa 



priie d'un bu-rdief do Capîtole 1 Borne, 



îa leciimplaioldal* portât laleura 



Mapendoei k un halleut. 

CinCTUS , lif { iiitaiin, 
Sorte de jupon , parôl au î 



tipK»|i«). 



allant de la ceintare aux genoux ou Ji peu 
prés; il était porté, dans l'orif^nc , au 
lira de tupique, par let homma dont 
la oecupatioDi ftaiert rudes ou eii- 
geaiepl une grande aetiiité (liidor. Orig. 
XIX, IS, 1 ; Varro, L. L. v, 1 M). On le 
Toit par la p^vure ci^ointe, tirée d'une 
lampe en terre cuite. 

!. Ceiulnre portée nir la tunique 
(Plin. H. !t. xxvin, 9 ; Suei. TVrro, 6 1) ; 
mime lens que CineoLA et CfMODLiiM, 3. 

3. Cincluj Cabimu. Manière particu- 
lière d'ajuiter la toge ( Li*. T, 46; 
— '—'■ la ttle 



t l'ai 



ir derrière autour 



ipar 1 
(Sctt. «(Virg. .Cn. Tn, eiS), 
de manière à former pour l'œil comme 



, tiiui <jae le montre 1i 



figure ci-joinle, priie du Virgile du V«- 

CINCTUS, n, um. En géDèral, qui 
porte un btudrier ou une ceinture, quelle 
qa'clle toit. Ce mot était emplojé pour 
Im deux lexc), pour Ici femmei qui por- 
taicDt une ceinture, ou toui le lein (Oiid. 
Uii.yt, &9; 10J. CinsuLDM, 1), ou 
•utour itt niât (Curl. tu, 3 ; my. Cm- 
auLini, 2) ; et jNiiir lei homme» qui por- 
leient une ceinture lur leur tunique 
(Pleut. Carc. n, 1, Si vojr. CrasuLini 
3) ou leun ipèet iltichéet i un ceintu- 
ron (f/ni'iD cincliu. Lit. xuvin, 21;; 
laj. CinCTOUm); et pour les ch»- 
■eun qui porttient leun couteaux dam 
niM ceinlUK {euilro uenalorio einctut, 
Suet. ^ug. 85 et 19). 

J. Cincliu aile, Voïei ALTicmCTUB, 
CINCTCTUS. Vèlu a la mode dei pre- 
mier! temps , c'eit-i-dire ne portant 
qu'un court jupon autour Aet reini (ciac- 
lui, i[tp[ïu|i&), comme on l'a tu dana 
ra«anl~dernière gravure (Hor. A. P. &0; 
OTid. FasI. V, 101 ; cf. Plut. flom. 

CmERARlUH. Niche dani une tombe, 
où l'on pounit pUcer une grande urne 
cinéraire ou un larcojdiage, par oopoii- 
tiou au columbarium qui était de dimen- 
liona plus pelitea et fait lenlrment pour 
reecToir deux poli, oilm (loicript. ap. 
Grui. SSO, 10; a/>. Fabrett. IB, 11. 
Calpdiku kmit coldiuasu n- it. 



lumbaria au baa , au-deuua doqueli (M 
\t méMe nombre de nkbei pour de* m- 
net cinirairM , et une plut — ^•'-■■i- 









CINERAJUUS. EicUn qui te leMit 
aux ordrei de Vornalrix pnidant qu'eUa 
coiffait M maîlrewe.' Sa priacipale fooc- 
tioD conaiitail k taire chauffer la fen à 
friaer dani lei cendrei (ciiureil, d'où 
lui «enait Mn nom (Varr«, L. t, *, t»)- 
H faitait ausai quelquefoia l'office de bar- 
bier (Gatull.Sl, 13S;Seneca,CpwM*'. 
Sap. U). 

CI>G1U.UH. Diminutif de CutSDUn- 
Dani uu pauage de Pétrone (.ïn/. 81, t), 
le aeul où ce mot <e trouTo , il Ht claire- 
ment employé pour déaignerun TtteBOI 
de.fammet qui le portait aur la partie M' 
périeure du corp», et qui, partant det 
épaule», detcendait un peu plus bai qat 
la cûnture. Quand Fortunat* parait ai 
b«nquet de Trimakion , elle porta m 



eeMMC|iiNir qu'on puitw iperceioir 
«MiDX précieui qui eDloureot ki 
ntla et Ml loulien grec* : Gathino 
tÎMtla cingiilo , iM ut in/ra cenuina 
fftnrti tuBica, H ptrittilida terim 



Vdigiliimào 



ItàMgUlitni ioit ivoirraMcmblé i ce que 
Doo ippetoiu awintcDkDl une/afort/i 
ta ta tprnirr. On traii*« fi-éqnem- 
Btot du Tètementi tanUahlei diiu lei 
pontnia de Poapéi , et c'ol lur vnc d« 
m (Ktatureique nolfe griTure eil copi^. 
SililmuqneetiitMiileninit tirie un peu 
fha luBt paiwlBMH 1> ceiotuic, de ou- 
Dieitidteouirirlei piedi et lacheriUci, 
il j Hinil KCOTd complet entre notre fi- 
pùe cl li deKription. 

CINGULA. Saisit oaturfaix dt lait- 
lUfu leqnd ctut attaché le coauinet 



detiielle, comme ihlii U gnmre, lirie 
<kliralaDDe de Han-Aiiràle (ÛTÏd. Jim. 
An. IH; Calpara. Ed. Tl, 41 ). 

i- CeÏDtQre qu'uA hooma porte hu- 
lixir(lareiiu(0»d. ^ri.^m.m, Ut); 
'a;. Cwenicif , 3, 4. 

a>CCLUH (Tsivia). Budeta oa 
lue portée par les 
(noBci uir leur tu- 
niSiK, iinraédiale- 
Btal «Q-deuoDi du 
Wn, pour que le yi- 
Vmnt ne Ht pu 
Itrbe et eût bonne 
lootnnre, comme on 
te mit iluu la gniure 
ri-ioinle d'après une 
UitW[recqua(lsidor. 
O'if. m, Ï3, I ; 
ViTf. £n. 1, 493). 

l. (I|<àvii). Ceialure parlée luui par 
Itthainr* et Hirtout par les jeune* fem- 
Bn ipii n'étaient ptûnt encore marién ; 
tUeilûtatlaflice pltu bu que celle de* 



cntfitLUM. 

roariéei, juite ao-di 
omme on le voit 
par ûgravure ci-jointe, 
Tepréiente Electre 
, :è*unDurbretrouté 
i Herculanum, avec la / 
(«inlure deMioiei calé, i 
d'aprè» un Taae grec, t 

-1 «ppi;- I 






« de Venu* ( Fex 



Flaccui, Tl, 470). Voj. 
le mot CUTDI. 

3. (Chot^p). Ceinture d'bomme por- 
lée autour dti reina et aur 1* tunique, 

par la gravure, priie 
d'une tUlue k Na- 
pie*. Od ; portait *u»- 
pendui tonte aorte de 
petits riijeti , et elle ■ 
■orait *artout à rac- 
courcir la tunique, 

qui demandaient de 

l'aciÎTilé. Oo le Tai- 

uit eu tirant par-dea- 

lus la partie infé- 

riture 1 une hauteur aufCsante (Pctr. 

Sal. 21, 3). Va;. AlticincTUS. 

4. (ulips, CuOT^p, Cùrri). Ctinturon 
da toldal, fail de mêlai ou de cuir pUi|ui 
de métal, que l'oD perlait autour des rcioa 
pour asaurer le bas de la euiratie (TOf . la 
graiureau mol Ci.TPkaiiib, 1) et pour 



protéger le ventre. Le ceinturon était at- 
taché par de* crochets, comme on le voit 
daoi la gravure, priie d'an modèle m 
broDie trouvé daoa la tombe d'un guer- 
rier i Pmum; par-de**u* éuit aussi 
attaché par une couroie le ceiolaron 
auquel l'épée était suspendue (cinclo- 
rium). DeU vient que Virgile, en dècri- 
Tanll'annure dePallas(£n. XII, 041), 
comprend ce* deux ceinluroni sons le 
phmel tingula; le baudrier panant sur 



154 



CimFLO. 



CIRCITOAES. 




l'épaule (halteus)^ qui supportait le bou- 
clier, est mentioDué à part. 

6. (8t^(0(jLa, TCepCC<<>(ia)> Partie du 
vêtement des femmes, semblable au cinc" 
tusdes bommes (Yar- 
ro, L. L. V, 114) : 
elle consistait en un 
jupon court, descen- 
dant de la ceinture 
aux genoux , qui était 
porté dans les pre- 
miers temps au lieu 
de tunique , surtout 
par les femmes qui 
menaient une vie ac- 
tive ou laborieuse; 
de là vient (^u*on le 
donne d'babitude aux Amazones sur les 
vases d'argile. C'est d'un de ces vases 
qu*est prise notre gravure. 

CINIFLO. Esclave attaché' aux fem- 
mes d'une maison , et dont la fonction 
consistait ou à faire chauffer les fers pour 
Vornairix (Schol. Acron. ad Hor. Sat. I, 
2, 98), quand elle coiffait sa maîtresse ; 
ou, suivant Servius (ad Virg. JUn, xii, 
61 1 ), à se procurer et à donner la poudre 
(cinis) pour faire prendre à leurs che- 
veux une teinte légère de blond-cendré. 

C1PPUS ( <m^>.T] ). Poteau ou pilier de 
pierre, court et rond, qu'on plaçait pour 
marquer les limites entre des terres ou 
des nations voisines (Simplic. ap, Goes , 
p. 88). La gravure représente une de ces 
pierres, conservée maintenant au musée 
de Véronne. L'inscrip- 
tion (c'est une des plus 
anciennes inscriptions tt]^T^ 
romaines authentiques ^'^^^ 
qui existent) nous ap- 
prend qu'elle fut pla- 
cée par Atilius Saranus, 
qui fut envoyé par le 
sénat comme proconsul pour terminer 
entre les habitants d'Ateste (Este) et de 
Vincentia (licence) un différend relatif à 
leurs limites. 

2. Pillier bas, quelquefois rond, mais 
plus souvent rectangulaire, élevé comme 
pierre tumulaire sur la place où une per- 
sonne était ensevelie, ou emplové comme 
tombe , pour contenir les cenares après 
qu'elles avaieut été recueillies du bûcher 







par les personnes qui ne pouvaient faire 
la dépense d'une construction plus impo- 





sante (Pers. I, 37). La gravure représente 
une perspective et une coupe d un cip- 
pus qui se trouvait autrefois sur la voie 
Appienne ; la section à main gauche mon- 
tre le couvercle mobile et la cavité pour 
recevoir les cendres. 

3. Fort poteau , fkit du tronc d'un ar- 
bre dont on avait coupé les petites bran- 
ches, qu'on avait aiguisé en pointe et en- 
foncé dans le sol , pour former une pa- 
lissade dans les défenses de campagne 
(Gss. B. G. vu, 73). 

GIRCINUS (8ia(5YiTiiO. Compas em- 
ployé par les architectes, les maçons rt 
les sculpteurs , pour tracer des cercles, 
mesurer des distances ou prendre l'é- 
paisseur des solides (Gcs. B. G, i, 38; 




Vitruv. iXy 8, 2). La gravure représente 
trob sortes de compas, pareils à ceux 
dont on se sert encore maintenant, à 
droite un compas de proportion, à gau- 
che un compas de calibre, et au centre 
un ^tit compas commun : tous sont pris 
d'originaux trouvés à Pompéi. 

CIRCITORES. Surveillants des aque- 
ducs romains, dont les attributions con- 
sistaient à visister les différentes lignes 
pour voir fti quelques pai-ties avaient be- 



1. ^î. in). 

î. D*Di In imn ronuimei, dcti- 
(iKmnl choiû pour faire l> ronde ■ cer- 
Uini iaterrallci et Toir li (outetlaprciei 
Énitatrr^lièimienl moatéa, et û toutn 
la iratiDcUn éuicot à leur poitc (Vegel. 
if^.m,S;IiucTipt.a;>.lluri(. MO, 3). 

i, Mirckiadï laytgcan, emplo^éi par 
MiliîiK* fabriqua et maiwiii de com- 
mnte pour parler et Tendre leur» pro- 
imM[\np.Dig. 1*, 3, li). 

CIBCriTOR. Gardien employé dam 
me ferme ou une villa de campagne, pour 
Iiirela ronde et préserver de d^ts lei 
t)nliuel1eichaiiipj(Petr. Priap. 16,1). 

afiCULATOB. JongleDrimbulaDiou 
ckidataB qui allait de payi en paji pour 
Pfoer de l'argent en faiiaot dâ loun 
dt fuie-paue ( Celui*. T, !7 , 3 ; Apul. 
Xel. I, p. 3); on bien qui élevait dei 



a>^iMn(Piu). IXgAT, II, ll),comnn 
DO le Toit par la (ravure ej-jointe, prûe 
d'oDc lunpe eo terre cnite. 

CIRCULUS (>ilx)«'<;)- f>n^- Ce nu>t 
•'•nitiqnail pm eitentioD 1 difllnDte* 
WMqaî ont ane tonne circulaire; al ui: 

I- Le eerele d'un baril («/<■) qm re- 



lit eniemblc lei doUTés, 



voil yiK le (pécimea ci-joinl d'un baril 
rooiaia, pria de la colonne Trajane (Petr. 
Sal. eo, l; PUn. H. N. xiv, 11; xvi, 
30). 

3. Eipèee puliculièredeglteau ou de 
biscuit auquel on donnait la forme d'un 
cercle (Vsrro, L. L. T, 108; Yopiic. 

roc. 6). 

3. Plat circulaire , dam lequel ou ap- 
portait les meli qu'on plaçait (ur la table 
(Uart. F.p. XIV, 138), comme on le Toil 



par la figure , prUe du Virgile du Vati- 
can. Beaucoup deplati étaient leulement 
paisé* 1 tour de r6le aux couviiei uni 
être poièi sur la table. 

4 . Large bande diDt la ipbère, qui con- 
tienl lei douze ligaei du zodiaque et re- 
préfente U marche du uleil 1 Iniven cei 
tignei, comme ou le loit par le ipécimen 
d-joiot , prit d'une peinture de Pompéï 
(AuLGelI. XIII, 9,3). 




le polir dèiigiitf' certaines tégïoti* du ciel 



156 



CIRCrMCIDARBUS. 



CIRCUS. 



et expliquer la marche des planètes, 
comme on le voit par la gravure ci-jointe, 
prise d'une statue d'Atlas portant le ciel 
sur ses épaules (Varro, X. X. vi, 8 ; Cic. 
Somn. Sctp. 3 ; Ovid. Met. u, 516). 

aRGUMGlDANEUS. Litténlement , 
coupé tout autour ; on se servait de ce 
mot dans un sens particulier pour dési- 
gner une qualité inférieure de vin nou- 
veau ou de moût obtenu par les pres- 
sions répétées. Afin d*entendre distincte- 
ment le sens du mot et la qualité de l'ob- 
jet quMl désigne, il faut seulement se rap- 
peler que , lorsque les grappes intactes 
avaient été écrasées dans une cuve sous 
les pieds nus , les tiges et les peaux 
qui restaient étaient portées en bloc au 
pressoir (torcular)^ et là, soumis à Tac- 
tion d'une poutre puissante (preium) 
qu'on vissait sur eux : elle leur faisait 
rendre tout le jus qu'ils pouvaient encore 
contenir. Dans cette operation^une par- 
tie de la masse sortait naturellement et 
s'élevait autour du bord des surfaces qui 
révasaient, sans qu'elle eût été complète- 
ment pressée. En conséquence, on la dé» 
tachait tout autour avec un couteau et on 
la replaçait sous la poutre : le jus qu'elle 
rendait était le circumcidaneum. Quand 
la masse des peaux était enfermée dans 
un panier Uiscina) ou entre des lattes de 
bois {reffulà)f afin que rien n'en sortit, 
on ne faisait pas de circumcidaneum 
(Cato, R. il. 23, 4 ; Varro, i?. R. i, 34 ; 
Columell. XII, 36;Plin. H, N. xiy, 23 
et 26). 

ClRCUMGISlTlUM(Varro, R. i?.i,54), 
même sens que CiRCUMaDAifBCM. 

GIRCUMCISORIUM. Instrument dont 
les vétérinaires se servaient pour saigner 
le bétail aux pieds (Veget. Vet. i, 26). 

GIRGUS (xlpxoc, Polyb. xxx, 13, 2). 
Girque romain , qui , dans l'origine, n'é- 
tait rien qu'un espace plat et découvert 
autour duquel on élevait des échafauds 
de bois provisoires pour recevoir les spec- 
tateurs. Même avant l'expulsion des rois, 
un édifice permanent fut construit pour 
cet usage sur un plan régulier, et toujours 
conservé dans la suite, jusqu'à la dissolu- 
tion définitive de l'empire. L'édifice en- 
tier, avec l'arène et ses dépendances, était 
compris sous le nom général de cirque 



(Liv. 1, 35 ; Varro, £. £. y, 135; Dionys. 
III, 68). 

On donna au plan une forme oblongue, 
finissant à une des extrémités en un demi- 
cercle et fermé à l'extrémité opposée psr 
des bâtiments appelés la yille [oppidum)^ 
sous lesquels étaient placées les écuries 
( carceres ) pour les chevaux et les chars, 
marquées aa dans la gravure, qui repré- 
sente le plan d'un cirque subsutant en- 
core et bien conservé sur la voie Appienne, 
près de Rome : il est connu vulgairemeot 
sous le nom de Cirque de Caraealla, Un 
mur bas et étendu [spina, B sur le plan) 
était élevé en long dans l'arène, de ma- 
nière à la diviser, comme uue barrière, 
en deux portions distinctes ; et à chacune 
de ses extrémités était placée une borne 
( meta ), autour de laquelle tournaient les 
chars; la plus proche des écuries (c) s'ap- 
pelait meta prima ; la plus éloignée ( D ), 
meta tecunda. On remarquera que dans 
notre plan les deux côtés du cirque ne 
sont pas tout à &it parallèles , et que la 
spina n'en eat pas également distante. 
Peut-être est-ce une exception qui n'a- 
vait lieu que dans les constructions d'une 
étendue restreinte comme celle-ci, pour 
donner plus de place aux chars an com- 
mencement de la course, quand tous pa^ 
taient de front ; mais quand ils avaient 
tourné la borne du bout ^d), ils étaient 
plutôt en colonne qu'en ligne, et en con- 
séquence il suffisait d'un espace moins 
large dans cette partie de la course. C'est 
pour une raison analogue que la corne 
droite du cirque est plus longue que b 
gauche, et que les écuries (aa) sont dis- 
posées sur un segment de cercle dont le 
centre tombe exactenkeut au point B, éga- 
lement éloigné de la première meta et du 
côté de l'édifice où la course commen- 
(^ait. On voulait que tous les chars, au 
moment où ils sortaient de leurs écuries, 
eussent à franchir la même dutanoe avant 
d'atteindre l'endroit d'où l'on paruit, si- 
tué à l'entrée de l'arène : là une corde 
blanchie à la craie (alba linea, BJ était 
fixée en travers à deux petits piliers de 
marbre (^rnitf/») et détachée d'un côté 
aussitôt que tous les chevaux se trou- 
vaient de front et qu'on avait donné le 
signal du départ. L'édifice construit en 



ifa oiqnc innl le eommenceiDent d*i 
iaiTMi;iiae«ulr« était èleiée i Textrf- 
nili drcDlure (i] el appelée /w^a (nun- 
^ù, par laquelle lei lainqueun wr- 
bialdudniae comme ea triomphe ; une 
tnioàu ouTnit wr te eâté droit (k), ip- 
priœ ftrla liiiiineruîi, ptr laquelle on 
ai|)anai[leietHiditct«ir>luéi ou bleues, 
(til;enanitdeiizaalns(LL)ioii( prèi 
ia cararti par leiqueUCi on ameaiit la 



reitérieiir de l'cdiGce, ud cirque ctail 
coDitniit lur un plan analogue k celui 
qu'on adoptait pour l« théllrei el \rt 
«mpbithéltres : à rexiéricur, il u com- 
pouit d'un ou pluiieura èlagei d'arcadn, 
(uivant retendue de la grandeur de l'édi- 
Sce, par loquellei le* ipevlateun ■nï> 
valent aui eicalien qui conduiiaient dan* 
l'iotéheur du bàlimeal. L'intérieur Était 
diipoié cngraJio» partigé» eu raugéet et 
ar dei eieallen ef des palien, 
ière que oaiii avoci dile tu mol 



de la m 



AiNiTHutiiM; on peut en prendre 
"MJwtBÎdée parla graiorecijoinle.qui 
■^ptitmle l'ancien cirque de Conilanti- 
>^, Id qu'on le trooTa iur une fieitle 
tme, hile annt la priae ^e celle lille 
ptr la Tara. Quoique ce ne «oit qu'une 
niH. on voit diitinclement leiarcada 
rll> nmne extérieure de l'édifice ; quel- 
quadébrit deigradiaidealinétaux ipcc- 
Wttm; la ipina arec la ohéliupK* el 
HnlaiMf presque ïnticla; la meta 
/"innàniiin droite; l'oppidum et le« 
"intm dîtpoKi sur 'ine ligne courbe 
tmiBe dani le premier tpécimm ; et une 
^ porte» par Icsqueltei la chii* en- 
Inient dam |e «njoe , pareille i cella 



marrpiéa ll aur le pUo; de plui, c'ett 
le Kul ipécimen connu où nons tojodi 
la ronilniclions d'un cirque. 

CIRRATUS. Qui porte la cfaeteux 
Iwucléi. Ce mot l'employait pour la 
homme* et lea femme» (Mirt. n, SO; Am- 
mian. xir, 8, !0). Voji. CiRRrs, I. On 
■'cDiervait auui pour les fahriquei d'étorFe 
(Capitol. PirliniLt, g). Voy. Cilkc*. 8. 

CIRRUS. Proprement mèche de che- 
veux boucléd, boucle naturelle, p*r op- 
positioa i cincinniu, anDciu ou boucle 
laite preique toujour* au fer ; comme 
cella da jeûna geas de la Grèce, aiiDl 

-.où 

I conucraient à 



t GenniÎDi (Juv 

pour l'ahondance cl la beauté de leun 
ch(veku,qui servaient généra Icmenl i \et 
«ariclÉriîer dans Us œiivrei d'art (Vojf. 
la ^Ture au mot Comatus ]. 

i. Cirrui iawrlkt ( (ualàf iOXiiTOU, 
Glou. vet.). Cbeveiix réuni) sur la téleel 
liés CD toufk lur l'occinul, comme c'é- 
lail l'uuge pour les ithteles.lrs lulteun, 
le* boieun, elc. On réunissait ainsi tes 
cheveux pour évîler d'être saisi par 1* 
chevelure dans la chaleur du combat, 




préseDle deui Pan 
traliailu. U gra- 
tin passage de Si 
tone {N€ro, 4S) ou 
on rapporte que, pendant l'inturrection 
de Vindei , et alors que la ville de Rome 
KHiITrait eilrémcmenl de il famine, un 
vtitseau arriva d'Alexandrie, qui, au lieu 
d'élre chargé de blé, n'apportait qu'une 
cai^aison de uble fin , à l'usage des 
aihlèies cnirelentis par l'empereur. Le 
peuple, furieux, attacha une loufîiE de 
cheveux { cirrut in verlice) au haut de 
foules >e* italues, et mit au bas une pai- 
quinade en caniclères grecs, faisant allu- 
soin k la révolte de Vindex et lignifianl 



3. Toupet d'un cheval, quand 01 
attache eu touHe au son- 
toet de la tète, comme j^ 
dans la gravure, prise d'une 1 
peinture de Pompéi,au lieu 
de le laisser tomber sur le 
devant, auqurt cas lescrîns 
'a^ipelaient capronm j^t- 



gel.* 



■. 2)- 



. /*DBond'uncbeïal[Vegel.ref. ii, 
!8ii-»- 1). 

5. Ha,.pe ou touffe sur la lèle de cer- 
laiiii oiseaux ( Pliu. H. N. xi, 44 |. 

h. Touffe de fleurs qui forment des 
bouqueU (Plin, H. N. Iivi, 20). 



ë\ 



cmcM. - 

. Bns du polype, partagea en auteo- 
nombreuses comme une touBe de 
cbeveui (Plin. H. JV. uti, ^^ ]. 

8. Frange d'une pièce d'élofte(PhKdr. 
ir, S, 13), yiiven— '- 
ce qu'on laissait i 
loffe, après l'avoir reti- 
réc du métier, les fils de 
la chaîne, au lieu de lès ^ 
couper. Le spécimen ci- ^ 
joint est pris d'une pein- ' 
ture de Pompéi; com- 
parez l'article et la gravu- 
re au mot Tbla becta. 

CISIARIUH. Fabrique où on disait 
dn chaises à deux roues, cUia (Intcripl. 
ap. Fabrell. p. 81, 119). 

CISIARIUS. Ouvrier qui fait des chai- 
ses à deux roue*, àiia (Inscripl. af. 
Mur. p. S7e, 6, et 108, 4). 

2. Conducteur d'une chaise de louage 

cher de voiture de place (Ulp. Dig. 19, 
2, 13). Voyeila figure luivante.elremai- 
quei que le conducteur eil assis du cote 
du moaloir, ce qui est encore l'usage m 
Italie. 

CISIUH. Foliure légère à deux roua 
[Noniui, /. V.) qui servait cbei lo 
komains de voiture publique et paitien- 
tiére, quand il fallait arriver au plus rite 

Calai. Vltl, 3). Elle contenait deux fâ- 
sonnes, eu y comprenaul le conductcvr, 
était ouverte par devint et munie de li- 
mons. Ou y attelait 1 l'oecaiiou ua w 
quelquefois deux chevaux de volée (Au- 
son. Ep. ïiil, 8, cùie trijugi), commeoa 
le pratique encore mainlenant pour It 
calessin de Naples. On voit la pluigianik 



partie de ces détails dan* U gravure ci- 
joinle, prise d'un baij[elief du «onu; 
meut d'igel , qui a été ineiaclemeni dDoiK 



cm A. 



15» 



CISORIDH. loslmmenl tigu et Inn- 
(tunt emploré PU'IcsTÉlériiuirejfVeget. 
ru. a, 2î ). 

rlSSÏBIUH [kwoO&ov). V««iboire 
dsGncs.avrc une anse, bil dam t'ori- 
ptt de boit de lierre, roaii dans la suite 
ditijiiguê pu- une guirlande de feuillea 
M de biiei de lierre sculptée à l'enlour 
{<liaab.Sal. v, ÎI ; Tbeocr, td. l, !7). 

CJSTA (xiffni ). Panier profond el cj' 
liadriaut, iTec un couvercle ; il étiit bit 
'■ r(Plio. i/ûr, •■ ■ 



, I!. !; 



11), 



1. 



1 différents 
{B, Bdttnt que M forme 
M u Dilute te permet- 
binit. Le ^cimen ici 
dODiié cM pns d'un bas-relief rninaiD ; 
DULt dei pulien d'une forme et d'uD 
unclére analogues «iiit fréquemmeut 
— -' ■,„, le» sculplures et dani 
Quand on parle de chtie 
if-fColumell. XII, 54, 2], la simple 
•uuiiioD de cette épilhèle indique une 
ftrmt inaccoutumée ; et le caraci.ére 
nuUDt dei griMjre*, reprétenlaal loulei 
daghjeti dilléieDls qui portaipot le nom 

uiliela Ggurequi xe préseutaità l'eiprit 
da andeni comme répoodint à ce nom. 
" l'Otmor.Ep.l. 
1,85}; elle él ' 






«nainement de dimeo- 




•ion plu peiite que le 




«Hre-fort doul nous 




i'OM donaé une gri- 




me au ml Abc*. Le 




tpédmen ci-joint est 




pn> d-un modèle en 




HTTt cuile mii «Tsit au 
tuDt une tente pour 




{liwI'aieDt, comme ceu 


dont se ser- 




ihi» le lillei d'Italie. 




a. Ptmcr pour Ut Iwr 


j (Juv. m 


!«e).demËmeformeetde 


même nainre 


qwticnjifii, mail fait en 




d'élreenboii, «1, comme 


elle, employé 


ioaiâ d'antres usages, par 


xemple, pour 



prdFr k* litemenls (^oela 



Qaint, rni, î, 19). Voy. les figures au 
- ot Caka. 

4. Panier employé aux comices et dani 
._! cours de justice : les ïolanu et les 
juges y jetaient les lahlettes (lattUit) 
qui contenaient leurs votes ou leurs sen- 
lence* (Auctor ad Htreiia. I, IS; Plin 



H. N. XXXIII, :, g 7 i Hanotius, de 
Comil. Bom. IV, p. 573-, Wunder, Co- 
dez E'fudieat. p, 158 seqq.). La gra- 
vure est prise d'une mannaie de la fa- 
mille Catsia, et représente un votant 
laissant tomber dans la ciita la taLlette 
qui absout [marquée A pour atiolm). 

à. Corbeille mriliqne, panier ou boite 
couverte, dans laquelle les ustensiles sa- 
crés et les autres objets appartenant au 
culte de Gérés el de Bacchus étaient con- 
tenus : on les cachait ainsi aux yeux des 
profanes pendant qu'on les portait dans 
une procession solennelle aui fitei de ces 
divinités ; car loules les cérémonies par 
lesquelles on les honorait étaient enve- 
loppées d'un mystère profond (Calull. 
04, 260; Tibull. i, 7. 48; cf. Ovid. 
Art. Am. U, BOO). Il n'y a pM de doute 
que l> chta employée dans l'oriEine à 
cet eFTet ne fût une simple eorheille iTo- 
lier, pareille à celle que noua avons don- 
née au commencemeni de cet article; car 
elle est ainsi représentée sur des mon- 
naies et des bas-reliefs nombreux, où il 
est facile de reconnaître l'osier ; mais plua 
tard on la fît de malièrei plus préeieuies 
et avec un travail plus éU^anl, comme le 
prouTenl deux modèles en brome con- 
servés maintenant il Rome, l'un qui fut 
trouvé près de l'aucieiule Labicum, l'au- 



160 



CISTV.LA. 



CISTOFHOEUS. 




tre à Préneste. C'est ce dernier qai est 
représenté dans la gravure ci-jointe. Il a 
trois pieds; on voit, 
aux càtés, les poignées 
par lesquelles on le 
portait; le couvercle 
est surmonté de deux 
figures, une bacchante 
et un faune, et le 
dehors est recouvert 
d*un dessin représen- 
tant la réception des 
Argonautes à l'arsenal de Cyzique. A 
Tintérieur, on trouva les objets sui- 
vants : une autre petite boUe, une figure 
de chevreau , une de panthère , une pa- 
iera, uue ligula^ un instrument affilé 
et pointu comme le stylus, et un mor- 
ceau de métal de forme triangulaire, la 
pr«»»«'<^ («vpa(i.t;), citée par Clément 
d'Alexandrie comme un des objets con- 
tenus d'habitude dans ces boites. L'autre 
corbeille^ trouvée a Labicum, a la même 
forme, présente la même matière et le 
même travail; seulement elle a trois fi- 
gures sur le couvercle; Bacchus au cen- 
tre, drapé dans une robe couverte d'é- 
toiles pour indiquer qu'il était le Bac- 
chus nocturne [Njctelius Pater , Ovid. Â, 
Am, 1, 567), la nuit étant le moment où 
on célébrait les orgies ( Serv. ad Mn, 
nr, 303; cf. Liv. xxxix, 8 seqq.), 
et de chaque côté un faune revêtu 
de la lubru. L'intérieur contenait 
une paiera, sur laquelle la lutte entre 
Pollux et Amycusy roi de Bébrycie, avec 
Diane entre eux, était représentée en fi- 
gures contournées, dont les noms étaient 
inscrits au-dessus daus une forme latine 
très-ancienne, Polucbs, Amdcbs et 
LosNA, nom antique pour Diana. Sous 
les pieds des figures, sur le couvercle, il y 
a une inscription ressemblant, pour l'or- 
thographe et la langue, à celle de la co- 
lonne de Duilius, et attestant que le vase 
fut offert par une femme et fait par un 
artiste romain du nom de Novius Plau- 
tius : 

DlIfDiA. MACOLNIA. PILKA. DBDIT. 
NOVIOS. PLAYTIOS. MRD. BOMAl FBCID. 

C1STELLA (xiaTiçV, Petite Cl sta. 
(Plaut. C/j/. IV, 1,8; Ter. Eun.gy, «, 

15). 



CISTELLATRIX. EscUve du sexe fé- 
minin a qui étaient confiés les vêtements, 
joyaux , etc., de sa maîtresse, enfermés 
dans une cista (Plaut. Trin. il, 1, 30). 

CISTELLULA. Trèa-petite cista; di- 
minutif de ciSTBLLA ( PlauL Bud, u, 3, 
60). 

CISTERNA. Réservoir artificiel creusé 
dans le sol et souvent recouvert d'un toit 
( Varro, i?. i?. I, 11), pour recevoir et 
conserver de bonne eau à l'usage de h 
maison (Columell. I, 5 ;* Pallad. 1, 17). 
Il dilTère de nos citernes, oui soot au- 
dessus du sol , et d'un puits (putetu), qui 
est alimenté par des sources. 

Z- Cisterna frigidaria. Peut-être une 
glacière [Petr. Sat, 73, 2). 

CISTIFER. Qui porte une cista, uo 
coffre ou un fardeau ; porte -faix (Nart. 
Ep, V, 17). 

CISTOPHORUS (xi<rT096poO- Gdoi 
qui portait le coffret mystique (GlSTA,5) 
à certaines pi'oœssions religieuses. Dans 
les rites du culte de Gérés et de Bacchus, 
ou des divinités égyptiennes, Isis et Osi- 
ris, cette fonction était 
confiée à des femmes ^ 
comme on le voit par la 
figure ci-jointe, prise 
d'une peinture de Pom- 

{>éi. La guirlande de feuil- 
es et de baies de lierre 
(corjfmbus) que la figure 
poiie sur la tête montre 
qu'elle était attachée au 
culte de Bacchus, et l'œil 
d'oiseau qu'on voit au 
haut du vase indique une 
prêtresse d'Osiris, dont 
le symbole chez les Égyptiens était un oeil 
(Winckelm. Cab. Stosck, p. 2). Comme 
Bacchus et Osiris éuient, sous des ooms 
différenU, la même divinité, il est cUir 
que nous avons là une cistophora et non 
une canephora^ comme l'ont nommée a 
tort les éditeurs du Museo Borbooico, 
pour n'avoir pas fait attention aux trait* 
indiqués ci-dessus. Dans les cérémonies du 
culte de Bellone , au contraire, j« ««'^ 
était portée par des hommes , ainsi que je 

Brou ve un marbre ancien découvert sur le 
[onte Mono, près de Rome, et qui po^e 
l'inscription suivante : L. labtio. akiW* 




cnrcTLA. 



cirnAMisTniA. 



161 



UHlOnOAO. JBDU. VKLLOJSMf 6le.y 
iiec une figure sculptée du etsiophoria. 
CMt fipire ett dnpée d'une façon qui 
Roonble tout à bit à celle de la 6enie 
précédente : sa tunique, qui va jnsqu aux 
pieds , ett léeèrement Télexée et montre 
ose timiqoe de dessous ; un pallium est 
m ma éoeoie, une guirlande sur sa tète ; 
«a infuU pend sur le devant de la poi- 
trine; il a dans U main droite un rar 
nesQ lustral, et dans la gauche deux ha- 
dkcs i deux tranchants ( bipennes ), trait 
oradéristique des prtoes de Bellone 
(bscript. apud, Donat. 62 et 186; cf. 
DcDosth. de Corona, 260; Giovanni 
Laini. Diuertaz. saprà fe ciste misti» 
tke, 

2. Monnaie d'argent de la valeur de 
qustre drachmes environ, qui avait cours 
ra Asie; de la rexpression in eistophoro 
(Cit. ad Att. XI, 1 ) signifie en monnaie 
iAs'ie, Son nom lai vint de cq qu'elle 
portait l'empreinte ou de la ei$ta consa- 
crée, ou, ce qui est plus probable, de l'ar- 
briaeaa cistus (x(oto<). 

CISTULA. Dinùnatif de Gista ( Plaut. 
Ampk,i^\^ 264). 

UTHARA (jci6àpa,x(0afic). hislru- 
Beot à cordes de haute antiquité , res- 




Koblant, pour la forme, au cou et h la 
poitrine de r homme (Isidor. Orig, 11, 3, 
22 ), et répondant ainsi à notre guitare^ 
Bol qui nous est venu par l'intermédiaire 
de l'iialjen ehiiarra; le e romain et le eh 
italien ont en effet le même son que le x 
grec. U figure ici donnée, d'après un an- 
cien bas-relief conservé dans l'hôpiul 
de Saint-Jean de Latran à Rome , con- 
corde si bien avec la description qu'Isi- 
dore bit de cet instrument, qu'il est pres- 
(pœ indubitable qu'elle offre la forme 
Kelle de la cithara, dans le sens exact et 
primitif du mot ; car il est possible que les 
poètes grecs l'aient emoloyé quelquefois 
dans un sens moins spécial ou moins dé- 
toiûné. Voyez aussi les deux mois et les 
<^n gravures qui suivent. 



GITHARISTA (xi6apuiti^<). Qui joue 
de la cithara ou guitare (Cic. Phil, y, 6). 
Homère décrit la manière dont l'artiste 




tenait cet instrument, en disant qu'il était 
placé Jur ie bras (incoXéviov xidspCCwv, 
Hjmn. Mère. 433 ), comme on le voit par 
la gravure ci-jointe, représentant un c/- 
tiutrista égvptien d'après les tombes de 
Thèbes. Elle offre aussi une preuve de 
plus que le caractère attribué k la ciitusra 
dans notre dernier article est le véritable, 
et fournit une autorité pour corriger dans 
le même hynme la fausse leçon OicuXévtoc 
(v. 510). On suspendait quelquefois cet 
instrument en bandoulière par un balteus 
(Apul. Flor. n, 15, 2 : vov. la gravure 
suivante ), et, comme pour la lyre, on se 
servait quelquefois , pour le toucher, du 
plectrum au lieu des doigts (Hom. /. c. 
53). 

CITHARISTRIA (xiOeipCoTpia, xtOa- 
pi9Tp(c). Femme qui joue delti cithara ou 
guitare (Terent. Phorm. i, 2, 32; cf. 
Githakmta). On 
introduisait souvent 
ces femmes, avec les 
danseuses et les chan- 
teuses, pour égayer 
les hôtes pendant un 
festin; la figure ci- 
jointe, d'après une 
tombe de Tnèbes en 
Egypte, a évidem- 
ment pour but de 
représenter une per- 
sonne de ce geure : 
on le voit au soin avec lequel elle est 
parée, à sa chevelure, & ses pendants 
d'oreille, & son collier, à ses bracelets sur 
les bras et sur les poignets , à sa chaiis- 




■lire et à la draperie trantpareote qui 
la contre. 

CITSAROEDA. Femme qui joue de la 
tilhara eX l'accampigne en chantiDt 
<Iii>cHpt. a/i.Grut.tl&4,2;ii^. Mur. 941, 
l);cr. CrTBABuraïA. 

CITRARUEDUS ( xiïapttiiôO- Homme 
qui joue de la ci'rAara et chante «D même 
lempi (Quint. I, 12, 3; iv, 1, 3; Cic. 
Mur. 13); cf. ClTBAIUgT*. 

CLABULARë ou CLAVULARE', ic. 
vehicalam. Ysile chariot découTerl, 
doDl les cAtéi étaient hiti de treillajei 




(clmulm ou ctavolm), et deHin k 
tramporterda denréeiauui bien que dn 
Toyanun. Sont l'empire, on l'eu lerrait 
d'ordioaire pour le Inniporl deiioldal», 
qui prenait de là le nom de eartus clabu- 
larit (Impp. Conitant. et Jiilian. Cod. 
Theodos. 0, 39, 2 ; Ammisn. XX, t, 1 1}. 
Le chariot re|ir«eiilè dans la gravure ctt 
tiii d'une peinture de Pompii, cl Kmit 
ponr Iraniporter te tîd. Le treillige dont 
ij est l'ail confirme notre interprétation , 
qui, tans cela, pourrait être regardée 
pliitdt comme conjecturale que comme 
potitiTf. 

CLASSIARll (InSdTai). SoldaU exer- 
céipour combattre abord (flirt. Zt. Altx. 






CLATmi. 



lilitaire était legirdée 
Romain* comme moini hanorable 
que l'autre, car la maldott (aaulie) et 
lea nmeurt (remigti) lont quclquelab 
compris WkU le nom aénérml de claiMiarii 
(Hirt. B. Alac. 13; Tac. ^na. XIT, \). 
La pairure cit tirée d'un bas-relief an- 
tique publié par SchcITer, Mil. un. 
ia Âdiettd. 

CLASSICI. Cito^em appartenant ■ la 
premiire det tix elattet daiu leiquclla 
Serriua TuUini avait distribué la popula- 
tion de Bome (A ul. Gell. vn, I3|;delè 
tient qtn l'expreaiion icriptom clasiiei, 
auteurs clauiquM , signifie lea auteimde 
premier ordre (Aul. Gell. xix, I, 6). 

2. Ceui qui sonnaient du cor pour sp- 
peler tes eiaiitt aux eamitia au son du 
Vluiu ou du cornu (Varro, L. L. i. SI). 
Vojr. CoHiiicBii, Lincin. 

3. Les mimes que lei Ci^mami , 
comprenant ceux qui combattaient, luni 
bien que l'équipage dn tataseau (Cnrt. it, 
3; Tacil. Hin. t, SI ; u, IT). 

\. Claaita toroaa (VeU. Il, 81, 1), 
Hime sens que Cobona mavalu. 

CLASSICUH. Litléralemeoi, ii|Dal 
donné au son de U Irompelte : de là ce 
nomful transporté à l'instrument avec le- 
quel on donnait le signal (Serr. adViil- 
Mn. TII, G3T ; Viri- Georg. U, iSJ). 

CLATHRATUS. Fermé ou défendu pu 
un treillage en barreaui tnnsvenaui (c'a- 
îhrï), comme on l'eiplîqne au par^nphe 
HiiTani (PUut.'Mi/. n, 4, 3&). 

CLATHRI. mi/I/i ou grillage de bail 
ou de métal employé pour fermer ou dé- 
fendre une ouverture, telle qu'une porïr 



ou une fenêtre, et eu général pour établir 
uueclâtQrequelcoDque(Har. ^. P. 473; 
Ptin. B. N. VIII, 7 ; Calo, K. K. 4; 
Columell. Tiii, 17, 10). Notre ^lédniea 
repréteale le treillii qui fermait lethi- 
cames au-d«ams des écurica i^earcirti) 
dans le cirque de Cancafla. 



CLADSTRUX. Vol employé pir In 
toaûu pour déticnerun do moveni de 
fcnicrlei portes; quelquefoiioa s eoier- 
oil duu UQ leus geoéral et indéterminé. 



nf^r 



e, qui 1 



fliqaecgalemeat 

Tom , î une liarre, elc, quand il D'y i pas 
<lFlenBapi^ipouriiidiquerla nature de 
Il fmacluTC qu'on a en vue [Cic, j4gr. I, 
7;CltDd.ûi£uJrD^.I,l9S).Haiiplusieun 
■ulrapauaga prouvent aussi cl liremenl 
qiMttmot avait un ieDs>pécial,cmcté- 
riuBt quelque objet particulier qui por- 
uit (c nom, et qui naturellement ivail 
df l'analogie avec les autres objets dési- 
pwpir leHtiiDe renne. Celui qui repond 
le mieux à tous les cas est une gâche ou 
<iu«ii filé sur le montant d'une porte, 
dini lequel le pine d'une lOTUre, qu'il 
(ilt pouué par une clef ou par la main , 
mnil pour fermer la porte, contmc on 
pnl le voir par la porte égyptienne re- 
ptctentre dans la gravure sumot Camdo. 
Cent eiplicatioD s'accorde avec la plupart 
du apmiions dont on le sert pour ei- 
primer une entrée par force : ainsi bri- 
*T, tiireunter ou forcer le clauilrum ; 
ri, comme le» portes antiques avaient 
d'ordinaire deut pacii on étaient munies 
it fètmelures au haut et au bas, on >e 
•Bt le plus louTent du pluriel elauttra : 
id ilauilra ptutiti recurrunt , pour 
fitmer (Apul. Mêlant, i, pag. 10); 
rltuiiraperfringert, forcer I entrée {iJ. 
fl- %);tinUert (pag. 70); revelli 
(Lit. », II; Cic- t-crr. u, i, Î3); 
dimlrit, ijUM accuraûuime affiia fue- 
"Bl, tieltnltr reuli'u ( Apul. Uel. Ut, 
p-4é;. Comparez Clausul*. 

!- Ce mot se prend poéliquement pour 
la porte elle-même (Uirt. £0. x, 38), 
M les piHles d'une vUIe (Ovid. Met. Iv, 

J. Cige ou tanière dans laquelle 00 en- 
leniie in bétes féroces ( Hor. Od, m, 
ll.U; Slat. Sylv. Il, S, 4). 

4. Au pluriel, trt écuries pour les che- 
"111 m cirque (Hor. EpiU. I, 14, S; 
Sut. Vub. VI, 399). Héiue sens que 



CLAl'SULA. Poignie d'un 
(Apul. «or. II, 9. 3) ou d'un 
inuDent , quand elle était Elite de telle 






le spécimeu ci-joint pris d'une ^^ 

Urigile eu bronie trouvée dans ■ 

les bains de Pompéi. La claaiuta M / 
s'oppose ainsi à caputia, mancbe ï/ 

un autre objet. Le mot te rap- if\ 

proche aussi de clauslrum, la I H 

glche dan* laquelle entre un \Vn 

pêne, La ctaututa j ressemblait ^^ 

CLAVÀ [f iniïoï). Bâton fort et gros- 
sier, qui allait en grouiuant vers l'extré- 
mité inférieure et 



goun 



appelon 



quelquefois pour 
attaquer (Cic. Ptir. 
Il, 4, 43)iles anciens 

philoiopbes le por- 

arfectation au lieu 

du biion ordinaire 

[Sidon,£Bji/.lv,Ili 

II. 9; Carm. xv, 

107), comme on le ' 

voit par la Ggure 

ci-]olnte de Démocrite, prise d'une pierre 

gravée. 

3. Blton pesant qu'on donnait aux re- 
crues Bii lieu d'éiiée pour faire leurs exer- 
cices et dont elles se servaient contre 
le mannequin (palui ) , figure de bois 



. 16; Ve- 



dressée a cet efrct (Cic. 
gel. Mil. Il, 11). 

3. IpontXov, Soph. Tr. hii). Maiiue, 
comme celles dont se servaient Hercule et 
Thésée (Prop.lT, 6,30; Suet. iVini, &3). 



Elle est toujours représentes par les an- 
arme terrible, grosse et pesante par un 
bout, et allant en s'a mincissant peu i 
peu vers l'autre extrémité, par laquelle 
on la prenait eu main; souvent on y lais- 
sait les nœuds {irraia , Sil. liai. Vlll, 
534), comme on le voit par la gravure, qui 
représente U massue d'Hercule d'après 



Ifit CLATlKttn. 

HDepclDtiire dePompti. Comptrei Cla- 

ïov), Miute ou maiiuA de guerre, > t*l« 
de fer, qu'on ntUchait au nuachc de boit, 
armée da uo udt nombreux ou de poinla 
■ifiiët. C'eit 11 forme que luidoDaent Ho- 



mère ( //. vn, 141 ) et Hérodote (vn, 
6S), quiDd il décrit le coilume de* Àuy- 
rieni qui luiiaient l'armée de Xerxès ; 
c'eil auMl loku Mtte forme qu'elle eit re- 
préieotée daoi la gravure, d'après une an- 
cicnne fresque ramaiDedeU villa Albani, 
où elle apparaît comme l'arma de Mari. 
Les Romaioi connaiuiient donc cette ar- 
me , quoiqu'ils ne semblent pas l'avoir 
désignée par un nom caractéristique. 

CLAVARIUH. Aident alloué aux sol- 
dats romain! ; iti devaient en acbeter 
des clous pour leurs chaussures (clati 
ealigarei, Tac. HUl. III, 50). Voy. Cla- 
TO». 

CLAVATOR. Canlioier, 041 domestique 
qui porUit le bagage du soldat (Plaut. 
Rud. III, S, :&) : dans ce sens, il serait 
sjnooyme de Calo ; ou conscrit qui fsi- 
sail ses exercices avec un gourdin (Cla- 
VA, t), avant de recevoir une èpée (F es- 
tus, 11. Calottes). 

CLAVATUS. Sayi ior, de pùurprt 
ou d'autres couleurs. C'était l'habitude 
des Romains de mèJer des raies de ce 
genre au tissu de leurs étoffes, de celles 
dontondeiait faire des vêtements (Vopisc. 
Boaos. 1&) et de celles qu'où fahriquail 
Mur les besoins du ménage : aimi les 
liogei de tables, les serviettes, etc. (Sam- 
prid. Alei.Ser.i1). V07. ClaVB», 8. 9. 
3. Garni de cloai, pour les brodequins 



CL A non. 

et les souliers (Featua, 1. 1. CUrmIa). Ce 
mot indique que la semelle 
est couverte de clous i tète , 
comme dans te spécimen, qui 
repréwDte la semelle ou le 
dessous d'une lampe eu terre 
cuite î\llK en forme de sou- 
lier; ou qu'elle est armée de 
pointes aigoët et saillautes, 
comme le brodequin du soldat 
( ealiga ) qui est représenté 
dans la gravure tu mot Cla- 
ve», 6. 

3. Couvert de pointes , d'aifuiDons ou 
de saillie*, comme une masse 00 une 
massue (Plin. H. N.a.,t\; voj. Clata, 
1 et (]. 

CLAVICULA (lOtitiov). Diminutif de 
Clavu. 

CLAV1GER (xopuv^tiiE). Aimé d'un 
mattue ou d'une moue. On sait que la 



le est une des armes dont se strvail 
Hercule ; de là vient qu'il eat distingw 
par l'épitbète dar'iger (Ovid. Met. IV, 
33). Hais, dans l'origiDe. et cho plu- 
lieurs des nations de l'antiquité , elle 
était employée k la guerre; ainsi, parles 
Dace* sur la colonne Trajane, et par ks 
habitants grossiers du Latium dans leurs 
luttes avec les Trojens, On n'a qo'à voir 
les gravures du Virgile du Vatican, dont 
nous avons tiré la figure ci-joiule. lie spé- 
cimen donné aumoiCLAVA, 4, mootie 
la massue daiu sa forme perfectionnée de 
masse d'armes, et fait entendre te mol 
claoiger dans le sens de porte -titatie. 

1. (xJitiEoûxot)- Qui porte nue def, 
épi thète donnée parles Romains! Janat, 



puTt ipi'on le NipponEl le pnlieii et te 
wrnlluil da portes de tODi lu bommei 
(Otid. /•)'. I, 318 : Hu-rab. Sal. I, 9.) ; 
MjarkiGreciiCu(>i(loa(WiDk. Mon. 
iW. II), pooT iodiquer qu'il tviit le 
imtmr d'outrir et de fenrer In demcu- 
rade rAmouri maU, plui particulière- 
Bnt, épiihéte dUénte aux Irob figure*. 
coane dcase qui girdait la clefi da 



niIen:eUe cit i«ri*eDtée liiui diniU 
P»un d'jointe, d'apTÈi une lutuelie de 

aAVIS (xltif). CUffoui ouvrir une 
■mire tôlière, i pria, pour leier 
«I loqMt ou pouuer no «impie «errau ; 
Hit nonmtil toula In Tirictéi de 
fonne, de gnodeur ou d'emploi, dont 
la piiDici Huvmolei ofbeul det ipécl- 

i.'ci 

réjnliér 



■piamen ci-joiiit, d'ipréi un modèle 
inuié à Pompéi. C'étaient let fiai 
piiiia, et on là employsil pour fermer 
>» porlet d'une ville, d'une moitoa ou 
<rBD «dlie idiBee qui donoaleot sur le 
dcbort,lc9eates, lamaeaiiDi.etc.i elle* 
•lÛHit portta par le* agent* ou U 
(liia i qui ce loiii itail couGé; c 
poniil nifcndua i une ceinture , c 



eit indiqua par U linguelle et l'oîl du 
— écimen precédeot. 
S. Petite clef que portiit U maitreiM 






*,de*éc 



de> cauette* pour le* litre* ou JL 
l'argent (voy. CaP«a), où l'on <p*a 
diiiinguelaiernireetlemoraillon, (Lj) 
Blc.,p«r«illeànotrejpicimen, li- ^*^ 
ré de la Dactrtiolktca de Gorleu* (Bor' 
Epiit. 1, ÏO, JS; Sal. Il, 3, MB). 

3. Clarii IscaniM. Eipére particulière 
de clef probablemeul inventée eu Ëgjple, 
quoique les Grec* ta attrihural la di- 
couverte aux babilaoti de U Laconie ; on 
■uppote qu'elle avait trai* dent*, i 









u>èebrit 



ilefiyp- 



J 



hori, qui paaaait loii bra* par ua trou 
fait daoa la porte a cet effet {clavi im- 
miHendm faraaua, Apul. Mel. lY, p. 
nO), et levait eniuLte le loquet au mojren 
des dent* tailliDliB. Cette eiplicaliou 
l'appuie priacipslemcnt sur un passage 
de PUule {Moil. Il, 1, 5T). Thranio, t(ui 
est ban de la maison et qui veut faire 
croire que le local n'e*l plut habité, fer- 
me au dehon la porte avec la clef qu'il 
tenait ilamain.et urdonue ensuite qu'on 
lui remette U tiavù Uconica; aiiui per- 
sonne ne pouvait entrer ni sortir sans 
son eoDieutement. Mai* tout ce passage 
e*I encore pleia d'obscuriléa. 

i. C/oi'iJc/auia. Petite clef tans gorge 
ou bascule, comme noire spérimpii d'a- 
près un original reproduit 
dan* la Dacl^llolhcca de 
Gorisus, etqulparconsé- 
quenl ne devait lervir que 
pour lever-de* loquet» r 

et facile*; de plu*, quand 

elle était introduite dans 

la lernire ou la porte; elle devait y 

être presque cacbée (Virg. ilortl. là). 




168 

Hiii l'explicatioD et h le^on 
«« pauage sont lujettn i cot 
Quelque>-un> ptoaent qu'il n'y a pas 
de différcace entre k clavii clama et 
I* Laconica. Aristophane {Thesm. *2Ï) 
applique, ea effet, l'épitliétc xpuntfl 
à la clef laconienne * trois dénis. 

S. ClatU adullrra. Fausse clef (Sali. 
Jugurth. lî; cf. QtiA. Ârl. Âm. III, 
6i3). 

5. Clov'is troeM (IXaiiip). Baguelle 
doDt let eohtita grec* et rumaÏD) se ler- 
Talent pourpouuer leuncerceaui , 
(Propert. III, 14, 6); elle était 
.faite de fer avec un crochet au bout 
ou un nœud rond et une courbure, 
camine le ipécintea ci-ioiDi, tiré 
d'un bat-relief de la villa Albani. 
L'^pithèle aduaca, par Uqu£lle Properce 
détigne celle clef {l. '.), coiiviect à Vuoe 
et k l'autre forme. On peul voir, par la 
gravure du mol Trocbcs, la manière de 
•e servir de la clavis st du crochet. 

CLAVULUS. Dimiautif de Clatdï", 
probablement aussi clou sans tète (Calo, 



B. H. îl); 



D,JI. A. Il, t 



à petite 



■for": 



CLAVUS (ïjïoc). Clou pour Qi 
allacbei- une chose k uoe autre. Oi 
serve dans tes cabinets d'antiquité 
sieurs ipécimens de clous anciens, d 

différeutes, en brome 
aussi bien qu'en fer, 
qui ressemblent en .7 
beaucoup de points à 

maintenant. L'rxpre»- 

•iou latine , pour en- \ 

foncerun clou, fil cla- p 

mm figrre ou pongtrt J. 

(Liv. Tll, 3), et cette 

action est Ggurér par la eravure ci-jointe, 

qui représente un des soldats deTrajanfaï- 

aaol une palissade doiil on peut presumei 

la force par la grandeur énorme du clou 

}. Cta<-HS iraialii ou laiutaris. Clou 
de ta plus grosse espèce dont on se ser- 
vait dan* te* constructions pour fîier lei 
poutres priticipales, Irabei (Cic. ferr. 
Vt,ïl iHor. OJ.i, 3&, 18; Petr. Jii(.75). 



3. Clama anaalis. Ckni ipi'on eolbu- 
çait chaque année, aui ides de septem- 
bre, daos la paroi latérale du lempte de 
Jupiter Capitolin (Liv. Tll, 3); coutunK 
qui remaniait k une époque fort aocieiuie, 
et qui fut adoptée , a ce qu'on uippur. 
pour compter le temps avant que l'usage 
de l'écriture fi\l genéralenieDt coddU 
(Petiui.j. v.). On la 
conserva dans la suite 






II 



p rèsente les quatre c6- ^ 
tés d'une partie d'un 
énorme clou de bronze, maintenant entre 
les maios de l'historien italien Bianchini 
(Jforiaufliivn. tom. i,p. 156, Uv. 8, t), 
et qu'on croit, d'aprèi les lettres qu'il 
porte, avoir été emplojÉ pour l'usage in- 
diqué ci-de*iu*. 

4. Clarus mascarlui. Clon i Urge tête 
en forme de champignon (Vitniv. Vli, ), 
11), comme celui qui est représenté au 
mot BCLLt, mais pins gros et d'un tn- 
vait plus grossier. 

&, Claiiu caligarii. Clou aigu en 
pointe dont le* brodequins de* soldiu 
{calig-e) étaient munis (PUn. H- Jf- I' 



33; JuT. 



. 2*1; 



H; I 



^Irémilés aiguâ 



Orig.itt, 3i, 13), lèse 
laillant de la semelle , 
comme dans let souliers 
pottétau jeu de la croise, 
pour appujrer davantage 
te pied sur le sol ( Jo- 
■epï. Bell. Jud. VI, I, 
7 ). Le spécimen ci-joinl est donné par 
Ferrarius comme copié de l'arc de Coni- 
laiilin à Rome. Ce savani afËrmequeda 
son lemp* la pointes se poutaienl daï- 
remeul distinguer ; mais I artiste a com- 
mis une erreur en laissant lesdoigtto- 
mués, car la caliga était un brodequin 
fermé. Voy. ce mot et Calicarids. 






gouve 



(/Wrù,Ser..aJVirg. 
.£n. V, l'B) Gxée à angles droili au man- 
che (djua) du gouveruail dans sa partie 
lupérieure. Cette barre tombait ainsi dan) 
le vaisseau et permettait au pilote de 



<i ihu chaque i 
au, chaque louver. 



an gauvcrnail de chique 
pour tin minœnTré par 
er, celui-ci IcdriI 



.1 ion ti- 
B, pour gou' 



n Wiit ou on tbaiuait le tlafiu . 
ftea roéae tempi on le tournait IcEere- 
heiI en dedaox ou eu dEhon; la [ame du 
loiTcroail oppoiait ainsi i l'eau plai ou 
iDoini de réaulanee. Cette mannuTre est 
lùen conniK de ceux qui loDt habiluéi 1 
naa on à diriger un naTire arec une ra- 
M. Nos eipmsioni de marine ■ la barre 
lnirt>« •labarTebai, ■ dont on ae sert 
(More anjounl'hui, bien qu'eipriminl 
iflmouTemeDltréa-difTtrent, sont Tenues, 
«Bi imun doute , de l'uuge de» ancieni ; 
ar, dans le glouaire latin et an^lo-saxon 
d'fiJrirut, le elanat est traduit hclma, 
'(/■(timoB).Touice»d*laJlt»oiitclaire- 
■nent npHqnés par la gravure ci-jointe, 
q^i repràeule l'arrière d'un raiiieau, 
d'ijBÉi un bas-relief dicouTert à Puiu- 
Nia. 

1. Saie de eooleor pourpre , mêlée au 
tiund'ane |ȏce d'cloFTe dont on faiiait 
da lètoiients ou le linge emplojé aux 
"Wniis du ménage, comme serviettes, 
"ppes, canTrc-pkd* ponr les lits, etc. 
\W.Ep. IT,*e; 11 iPtlr.Sal.K.i; 
^■iiinn. xTi, g, g.) 
_ 8. Ctarui latm. Large rail ou bande 
d onoiient de coalenr pourpre, courant 
it loiif de la timiqDe, dans une direction 



CLATC». leT . 

perpendiculaire , sur le devant de la poi- 
trine. Le droit de la portiT était un des 
priTiléfeieicIniirs des sénateurs romains, 
qvioique à une époque postérieure ce droit 
semble «voir été accordé quelquerois, par 
une faveur spéciale, i des cbevaliers (Hor. 
Sot. i,6,2S; \iiTO aiiaoT. Sat.i, 5,36; 
Quint. TUi, &, :S ; Festus, v. Clava- 
tus ; Ovid. TrUl. tv, 10, !0 ; Plin. Ep. 
Il, 9). Comme le c/avui était une Nmnle 
□nancede couleur mtiée au (issu, et na- 
vait pas en conséquence de substance 
propre', il n'est indiqué sur aucune de* 
statue! qui représeu lent des léiiateun; 
car le sculpteur ne s'inquiète que des ob- 
jet* qui ont une substance réelle, et lei 
peintures romaines qui nous restent sont 
pour la plupart des imitations d'teutre* 

Erecques repréienlant des sujets tiré* de 
1 mythdiogie et de l'histoire des héros, 
ou encore des scènes delà vieioumallère. 
Par conséquent, nous n'avons aucun spé- 
cimen conna du laliclate des sénateur* 
sur le* monuments ; miis nous pouvons 
nous en faire une juste idée par la gn- 

vure ci-joinle, qui représente la laropa 
des Perses comme portée par Darius, 
dans la mosaïque de la bataille d'Issus 
trouvée à Pompéi. Ce vêlement était dé- 
coré d'un ornement spmtjlable «u loti- 
clmi, si ce n'est que la bande des rois 
perses était blanche sur un fond pourpre, 
tandis que celle des sénateur* romains 
était pourpre sur un fond blanc. 

S. Clai-m angusiui. La iaaJe élroilt 

l'ordre équestre (Paterc. Il, SB, 3). Elle 
était de couleur pouipre comme la pre- 
mière etdécorail la tunique, mais elle avait 
un caractère différent. Elle se composait 
de deux bandes étroites, courant parallè- 
lement sur le devant de la tuDÎqoe, l'une 
à droite et l'autre i gauche; de lï vient 
que , pour le* distinguer, on se sert quel- 



quefois du jiluriel purpurm «u lieu du 
MDgulicr (Quint. XI, 3, 138). Dîna les 
peintures d'une époque 



reuemble i celui de la G. 
fure ci-jolole, qui repré- J 

Vii^ile du Vatican. Mail, i^ 

i l'époque nù l'exèculaieul \ 

de lellei reuvm, il avait ' 

ceué d'èlre porté comme 

Due maniue dittinctive du 

Taaf[', car ou le trouve 

plusieurs Toit iiir des C- 

gurei repréieatant des do- 

meillquei, da écbanaoa), 

dei valeU qui servaieut 1 table et qu'o 

revéuit d'ordinaire de beaux habits. D 

■ passé aux laquais, et n'est plus qu'un 

CLÊPSYDRA (nJnlûipa). Jut/i 
ployé dan- "-~' " " 

mesurer le temps accorde a éba- 
ttue orateur daai une cour de jui- 



rs des dimensions 
dinércntes, suivant la loogueur du temps 
pendant lemel on voulait les faire cou- 
ler; ils ne ditTéraienl pas matériel] émeut 
des oAlres, si ce n'est qu'on les rem- 
plissail d'eau an lieu de sable , comme on 
peut l'iiifërer de U description d'Apulée 
(Met. III, p. 44), et mieux encore du spc- 
cimen ci-jaint, d'après un bas-relïcf du 
palais Mallei 1 Rome, Celui que décrit 
Arislote (Proil. Ivl, S) était fait sur le 
même modèle, mais avait au haut une 
tarte de bec pour verser l'eau, qui tom- 
bait peu a peu au fond par plusieurs petits 

2. Probablement aussi, horloge i tau 
de grandeur au fGsaD te pour marcher peu- 
dant un certain nombre d'heures et ser- 
vir BU mèiue usage que nos borloge* or- 
dinaires; le cours du temps était indiqué 
par des lignes ou des espaces i^apalia , 
SidoD. Apoll. F.p. Il, S ) tracés sur le 
globe d'où s'échappait l'eau ou aur le 
réservoir dans leqnel elle coulait. Pline 
(U. y. VII, 6U) donne le nom i'hero- 



fensive (Ammian. XTi, 10, 8; 12, îl; 
Lamprid. Mes. SeK 58). Compsrei 
Cataphractui , 1 et u graiure à ce 



(Isidor. Orù. XX, 2). 
_ CLIBANCS (KXICavot ou xpl«»g(). 
Vase couvert, plus lar^ au bas qu'iu 
haut (Columell. t, 10, 4), et peitétout 
autour de petits trous (Oioscor. u, RI et 
96 ) ; il était employé à des usages diien 
mais plus paît] cul ièrement à cuiie du 
pain (Plin. B. A. iix, 3). Pour sm 
servir, on l'enveloppait de cendres brû- 
lantes, dont la chaleur pénétrait ■ tri- 
vers les trous avec une lempèralure pliu 
régulière et plus êfale que n'ianit pu 
l'être celle du four ordinaire. Ces n^a 
étaient surtout en poterie; et quand Tri- 
malcïon cuit son pain dans un elUania 
d'argent (Pctr. Sal. 35, 6), c'rat li mar- 
que d'une otientalion ridicule.. 

CUNICUS ((Xivutdt). aiiJfcii qà 
fait Jei viiilci et qui prend loiLi dr ta 
malade* près de leur lit (Uart. £v. IX. 
91). 

3. Malade alité (Hieron. Epiti. lOS, 

3. Dans le même sens que Vuhllo 
se dit des gens qui emportaient le mort 
dans une bière ou sur un lit (Mart. Ep- 
m,S3; I. 31). 

CUNOPUS («livénouO- '■'"' •''"'' 
lit JLudl. OD. Macrob, Sal. Ti, 4). Us 
anciens lits étaient supiiortés d'ordinaire 



par quatre pieds , comme tes ait 
va;, la gravure, prise d'une peintun 



bouclier roud, pliu partieulièremnit pro- 
— i l'ïnhnlerie peummeat armée dei 
ci{Liv. ts, 19]. Il iiul porté auui 



où les citoycDi 






e i I'h 



lion le tculum lui fut lubitilué (Lit. 
Tm, S }. Le cliptia éliit de bnnc tout i 
Eut cirtulure , dmu ci«<ii i l'iDlérieur 
, ViiTO, L. L. T, 19; cf. Viw, 
ni, 637 ) , *tec une eircoDK- 



fiia), eowM on le voit pu )• gnTBre, 
tined'M me d'atrple gr«c (Virg. Sa. 
m, 791; OTÎd. Jf«. ni, 110; CuH. 
m, 9). 

1. CHftatia eldamfd». Soldat dont le 
biu (anche ert couTerldela MamjrtiK 



bni d'an bondicr (PacuT. ap. Non. 'v. 
Clipeaiiu), ctKnme on le Toit par la 
i^m ci-joÎDle, priM d'un lase d argile. 
C'nl de celte ntaoière qu'Alcibiadc, au 
nppon de PInlaraue {jileii. 39), euaja 
de le défendre dan* le (xunbat où il 



X vute pour deiccndre dn cou 
■u mollet ( voï. la figure lu mot CliNA- 
TUS, 1 ). Quclquefoii il toit entière- 
ment en bronie ( Lii. XLT, 33); maU 
plni ordinairement il le compoMit de 
peaui de bmif luperpoiéei ( Virg. j£a. 
III, 92à,iiplemplicù ; nTid.«r«(.UI,97, 
dtciitto orbe ) et couvenes de plaques de 
métal. Dans (quelque! eu, c'étaïl lur de* 
lirauchet d'osier eatrelaccM (de là clipti 
ttrlum, Virg. £n. VIII, 635, et UU, 
Eurip. Suppl. 697 ) qu'étaient élendiu 
le CUIT cru et le métal. La gravure donne 
une vue de face et une vue de calé d'utt 
clipeiu grec, d'iprèi deux vuet d'iifile. 
3. sût etipeo lattre; clipti lui orit 
ugi (Oïid. Met. »m, 79 ; Virg. Mn. ii, 
32T ). Poailioii repréienté« louvenl dana 
leiœuvret d'art. Le soldat s'agenouille 
et place son bouclier droit devant lui ; 
de cette façon, toute sa personne est coo- 
' ' ' I contre les sttaquea. On 
■ojtnl U gravure an 



it Vbhaidldk. 



Il plaqua de métal o 



d'autre milière, «ur liquclle le biiile 
d'une divinité ou le portrait de perMnna- 
gcs éminnili éliit tculpli eu relief ou 
peint en )mvG1, comme marque d'hon- 



neur (Suet. Ce/. 16; Tic. ^nn. Il, Sï)'; 
coulume d'une trèi-haute aoliquité, dont 
l'origine remonte aux Trojeni (Plin. H. 
N. rav, 3; cf. Hor. Od. i, 28, 11). 
La gravure représente un elipcui en 
bronie de rette espèce j il porte un bu»te 
de l'empereur. 

4, Bouclier ou pla^e demime nature, 
en marbre ou en métal, mais orné d'au- 
tres deuini aussi bien qne de portraits, 
dont on se servait comme de décoralion 
et qu'on suspendait daoi lei édiCces pu- 
blics ou les maisoD) particulièie* entre 



les piliers d'une colonnade, de la la^n 
représentée par la figure ci-jointe, 
d'après un bas-relief eu terre cuite (Liv. 
Xiiv, 10). 

b. Appareil emplové pour régler la 
température du laconicum ou lÂin Je 
vapeur ; il cousislait en une plaque de 
métal creuse et circulaire, suspendue par 
des chaînes sous une ouverture pratiquée 
dans le dAme du pUfotid, i l'eitrémilé 
circulaire de la chambre ibennale (cal- 
darium), et immédiatement au-dessus du 
labrum. Suivant qu'on levai) ou qu'on 
«baissai! cette plaque, la température de 
]■ chambre était élavée ou abaissée ; car, 
de cettesorle, il pouvait entrer plus ou 



moins d'air froid et s'écb^iper plm ou 
moins d'air chaud (Vilruv. r, 10). U 
gravure représente une 
SfCtïon du loconicum 






icpen. 



neclive à ce mot, qui 
le montre te! qu'il est 
aujourd'hui; les carré* 
au bas laissent voir le* i 

Injaux de Vhypocau- 
itum I le bassin au cen- | 

Ire, au-dessus du plu* l 

laife tniiau, est le la- ^ 
trum; et le cliptiu, avec U chaiBC pir 
laquelle on ['abaissait ou on le levait, de 
manièreià fermer l'ouverture du plsfind 
au-dessous de laquelle il était situé, ut 
une reslauralion conjecturale pour eipli- 
quer comment fonctionnait l'appareil; 
les aj>puis de brenie , pour attacher 1rs 
chaioes par lesquelles on gouvernail k 
clipttti, furent trouvés biés aux parais- 
On ne peut nier cependant que II natuit 
précise du cfi^rui ne toit encore enieh>p- 
pée d'obscuri lé,etbeaucoupd'éniditi,!'n> 
rapparlaDl à une peinture des Thennn 
de Titus (représentée 
par U gravure ci- 
jointe), sootienuenl 
que lÉ , loconicum ' 

était la petite cou- 
pole qu'on voit ici 

s'é levant du plancher i i 

deUcbambre,etqui ' ' 

permellail k un cer- 
tain volumcde Qam- 
me el d'air chaud de 
s'élever au -dessus du 
niveau général de 
l'apparleoienl ; ils 
ajoutent que le clipcut , qui râlait 1* 
température en admettant wi en «- 
cluanl la chaleur, était placé, comme diu 
U gravure, sous celte coupole etp'W''^ 
nieul au-dessus de l'h^pocauclum- Mii) il 
est ditfirile de concevoir comment, i'<" 
une (elle position, on aurait puieservirdr 
l'appareil : eu eR'el, te clipeut el lachii- 
nesqui servaient à le lever devainl ^i^ 
d'une chaleur hnllanle à une telle praii- 
mité du feu ; en outre, on n'a rien drnii>- 
Tcrl , dansBucun des bains des anciens, qm 



CLOACARint. 



m 



ramble, véme de Inn, ■ une coiulnic- 
tini jardllf, et Vitmte (I. c.) décrit 
iiK nnc tuctiludc presque miauticuie 
me diqioNliop semblable * celle qu'on 
oliKiTe i l'atréuiité cinuUîre de la 
duDibn Ibennale dios lei bains de 
Pompa. Comme nous avons doriDê les 
ibu pluu , le lecteur pourra jug*r par 
lui-mÀM. Un gnad nombre d'iulonl^ 
ippuienl l'une et l'autre hjpothèie. 

CUTIXLjC (xdvS^Xii). Bit Hir lequel 
éuioit portéi les paniers ; par eiteuilon, 



irai paaitri .- Tollt pourquoi on D'em- 
ploietemot qu'au pluriel (Hnr. Set. i, 
&,t7; Phnlr. i, 15). U gnnire cit 
priw d'un criital gratè de la plerie de 

CLITELLARIUS (xb.6i)X.o;). Bite de 
Mawc qui porte d« panien couime on 
l< 'aitJiDila pvTure prceidente (Cato, 
Jl-Jl.i,i;Columell.n,»,3}. 

CU)ACA ( &itôva(LQ< )• Large canal 
Hnlarain, bit de ■Dai;oonene ou de bri- 
qw'V. et qui semit à emporter le» 
nupInTiaIn des rues d'une iille et les 
onkim da maisoiu particulière* ; il tes 
ornait dam quelque liTière voisine et 
I conduili et à dos 



■i (Ui. 



, 38; Cic. 



Bor. Jor.u, 3,-342; Sinboo 



197, ed, Siebenk.). Ija gravure repré- 
•nile une rue de Pompéi , avec les bgu- 



cbet de deux conduit* son* le pavé, et 
montre comment les eaux pluviales j 
entraient. 

ï. Cloaca maxina. Égout principal 
qui recevait le contenu de pliuieurs con- 
duits tributaires et le portail i I* rivière. 
Ce nom c*t donné lurloul au grand tfout 
de Rome, qui fut conitruil par Tarquin 
l'Ancien pour dessécher les eaux sta- 
^anles du Vélabrum et des basses terre* 
entre le mont Palatin et U colline du 
Cspilole, et ménager ainsi une ario pour 
un ebamp de CDunes ou circat maximiu 
et pour le forum, liue partie considéra- 
ble de ce grand ouvrage subsiste encore 
■près pins de deui mille ans. Il se com- 
poie de trois arches concentrique! de 
maçonnerie sans ciment , dan* le genre 
appelé élrujque , comme on le voit par 
la ligure ci-joinle, représentanl 1* boucke 



qui ouvre >i 



le Tibre, près du pont Su- 
e partiede la muraille adja- 
cente qui formait les fondement* du 
quai a|)pelé pulehrum l'illiu. L'arche la 
plus petite ou la dernière a entre 3~,M 
et ^'.ST de diamètre ; chacun des bloc* 
qui compotent l'arche est lar^e de l'^ÎS 
et baut d'un peu plus de 0", 9T ; le tout 
est de cette pierre noire et volcanique 
{lufa li/oide^BnKchi.Suolo di Koma), 
qui rormeUbasedela colline du Capitole, 
et qui fut la matière commune pour les 
conitruclions durant la période allrj- 
buèe aui rois de Rome. Une Ggure qui 
montre la canilruction de la partie sou- 

Bu mot AnrsaiDES (Plin. H. .V. uivi, 
ï4,3;Dionïs. m, 67). 

GLOACARIUU. Im^t del égouU : 
taxe levée pour le* frai* de neltojiage et 



IT3 



CLOACDLA 



de i4nti*tioii ittifoiM(V\p.Dig. 7,1, 
17 ; Pta\.Dig. 30, 39). 

CLOACULA. DimÎDutif de Cloaca; 
conduit uibutairc cODimuDiquinl ««ec 
l'tgout principal (Lunprid. Btliag, 

CLOSTELLUM. Diminutir de Clos- 
TRfm. Trou deli clef, dam une MiTure; 
ou peut-tire morailloo dus lequel eotrait 
le ptaed'uneiemire, et (juiderailUiMer 
ua ÎDtemllc eutre lui et il porte, qui ne 
(ennait pu parfiiitemenl , de telle lorte 
(|U'une pownne pourait voir par celte 
ouienure, comme l'indiiiae Pétrone, 
Stti. 140, 11. Cf. Seoec. Jt Btnif. -m, 
31. 

CLOSTRUH. Pour CLAunmiM. En 
ginéral, tout ce qui Gxe et auujettît, 
comme une lemire (Cato, il. F. 13 et 
135 )i mail , dan* un (eus piu> détermi- 
né, lemoraiUon dam lequel enire le péae 
(Seuet. Jt Ben.fii,2\). 

CLUDE\. Ëpée dont m aertiient lei 
•cteura lur le tnéilre romain, et dont 
b lame rentrait dana la poipiée dèi 
qu'elle rencontrait la moindre réùi- 
■^Uncr, etaitflifrappait uni danger (Apul. 
Jpol. p. 1,16). Lei acleun modernei 
ont recour) à un etpédienl de même 
nature; mail la leqon du paiiage d'Apulée 
n'eat pu certaine et l'explicatiou eil 
conjectunle. 

CLUNACULUH. Petite épée ou 
plulAl poignard, appelé linli plree qu'il 



tu couteau du adlTAriut, a 

fice lei entrtillei de la * 
victime (Peitui.i. v.), 
et qui était luipendn 
de la même bçon à 

figure ci-jointe, 

Sréie:ite un de 
trarii, d'aprèt une 
peinture de Pompii. 

CLYSTER (kIiust^p). Striague, par- 
ti cutièrement celle dont on le lemitpoiir 
injecter dei fluidei daoi le coqw (Sun. 
Claud. Ai; Plin. H. JV. xs», 11). 

CLYSTëBIUH (xXuoT^pLov). Dimiau^ 
lif du précédent (Scrib. Compoi. IISK 

CNODAX (KviMiiE) . PItoi fixé lui a- 
Irémitél d'un aie ou d'un cjiindre, tt 
introduit dana nne cnpaudine, de nu- 
nière à former un lupportqui penDeli 
l'iu de tourner (VitruT. X, 3, 13). 

COA VËSTIS , elCOA, onim. Eioflede 
Coi du tisui le plus fin et pntque traoï. 



fiait porté par derrière (fuia ad du- 
Ket dtpeadet, Feitui, I. v.), comme 
ou le voit par le apécimen ci-joint, 
pris de la colonne Trajane [Aut.Gcll. s, 
ÎS ; Iiidor. Orig. ITiil, 6, 6 ). 

3. Le même nom était aussi donné 



parente, de telle urte que les ronusdti 
personnes qui la portaient étaient bôli- 
- -I Tisible. i trave™ ce* .oilei. Elh 
surtout le vêtement de* femin« il" 

Muaei, dont une est représenlée din) 
notre ersTure d'après une peinture dt 
Pompéi (Plin. a. y. XI, 16; Propnt. 
T. S, S5 ; 0*id. -*. ytm. n, ÏB8; Hw- 
al. I, 3, 101 ; c[. Pelr. Sal. U). 
COACTILlS,sc. /aiia{in)>i)TÔC «<■*>- 



t. DiocIM. p. Il ; Ulp. Dit. 34, 1, 

î(). 
COJ 

(CicJfcjrA 

I. AmtTt-^rdc d'une «nuée on Irnu- 
paqiii Icnnûent la mirche (Tac. Bitl. 
0,8»). 

COACTDS. Mime kw que Coacti- 
ui (Plia. H. N. -na, 7S ; Cca. a. C. 

CÛAGULtM (icwTt*). Préiurt, c'ett- 
i-dire tonte choM doDl a» le KTvall pour 
bire cailler le lait ; à cet «nH on em- 
plaiiil commuD^nwnl chei le* Komiiiu 
K ûil cMfulé, trouié (Uni 1m Mlomacs 
lia uiaiiu qui letaient, la liaiwar lai- 
Iflue conlcDue dini l'ettomac d'iiu porc 
liiiliqDe l'eMomac lui-mécw, cl le «inai- 
[r((V»rrO, Jl. i(. n. 1 1, 4 ; Plin. iT. JV. 
am, 6t). Par eiienaion ce mot li^i- 
Etil laiiemlU (Plia. H. N. ixtiii, tS), 
ttfnmagt (Oïid. *■(!,(. IT, 51S). 

COASSATIO (aaiiÂi>i(La).Toulecboic 
bile de plaocb e*joiateseD<emti1e,comme 
le parqnet d'ane maison (Vilrut. Tl, B), 

COCSLEA (Koxl'ia't). Litlcralenienl, 
liianon a coiiuille en ipirale ; par e»- 
tBxioD, re nota éli appliqua ■ pluiieurt 
tDtrei objets qui aviient la même forme 
m qui l'pn rapprochnieul. 

1. Vis et écrou, romme puiuincemt- 
nniqne employée dam lei preuoirt pour 
lui]*, Tip et étolEe, 
pnàtimenlilelaiaéDie C J 



irlei 
plin que ceux dout o 



loït ditu U gravure ci' 
ioiDle,re^i(tcutautuiie < 
praw i étoflé d'après ddc peioTure de 
>éui>liiHnDeat d'un foiiloll (futlonlea) k 
Pompéi (ViiruT, Tl,9;Pliii. ff.A'.lvili, 
ÎM Pallid. rr, 10, 10;«,9,l). 

1. Mathine pour éleier de l'eau, d'i' 
PB le prindpe de la *ii iuTenlée pii 
Anhiméde , et Mmblable i celle qu on 



COCBLEA. 17 > 

Toit encore en Allemagne et qui porte le 
nom A'eitorgot dtau. Elle couialiit 
en on long cjflindre autour duquel un 
lufiu creni te repliait, comme le Glet 
d'une lit ; elle était placée dmt une di- 
rection oblique, l'eilréinilé inlérieure 
entrant dantreau, puis on la (aiuil lour- 
Der autour de wn aie i l'aide d'un che- 
val ou d'une roue 1 brai {tympaaum). 
A mesure qu'elle te mouTaîl, elle élevait 
peu i peu l'eau, par les replis du tujau, 
de la spirale inférieure à ta tpinle supé- 
rieure, doul l'eau s'échappait lonqti'elle 
n'tiait plus rien pour laiouteuir (VJiruT. 
I, 6). Cette machine est aussi cilée par 
Strabon (un, 30, p. âSI , éd. Siehenk.), 
comme emploj'ée en Ëgjpte, où on la 
faiiait mamruvrer par de* esclaves et où 
on remplayail ]iour l'irrigation ; en effet, 
une pompe de cette sorte ne jievt éteier 
l'eau qu'i une médioere faïuteur. 

3. Espèce particulière de poiie, em- 
ployée pour une loge i liurraui , pour 
une volière et autres lieux de ce genre 
(Varro, R. R. m, S. 3), oii il fallait que 
tous ceux qui entraient ou sortaient pus- 
sent le faire avec promptitude et sûreté. 
Oïl TOiiliil empêcher les animaux de s'é- 
chapperau momeiilaù s'ouvrait la porte, 
pendant que ta personne placée au de- 
dans pouvait tuujour* se retirer saine 
et sauve dans les moments de danger. 
Schneider (Index Script. R. il. v. C>- 
vea ) |iente que c'était une porte levée et 
■baiisèeàla faqon d'une bene; le mot 
pour lui est par conséquent sjnoujme da 
Catabacta : mais sa meuvet sont loin 
d'être concluantes, et l'ancienne inler- 
prétltion de Gesoer est mieux en rapport 
avec tes autres seu* du mol. Gesixr y 



rcilo 






iiènaut d'ordinaire dans leshoa- 
picea d'euhnts trouvés et dans les cou- 
vents de religieuses, en Italip, pour intro- 
duire toute espèce d'objets à l'intérieur 
uns ouvrir une porte, et i ouï l'on donne 
I de rouf, ruoia, en nvncais tour. 



Otei 



irlem 



principe qu'une chambre obscure et se 
compotent d'une boite cylindrique, placée 
dans l'épaisseur de la paroi principale, et 
destinée k ton mer autour d'un aieverti- 
cal qui la travena par le centre et qui la 
I*. 



174 



COCHLEAB. 



GOBLim. 



fixe à sa place. Une ouverture est laissée 
dans une partie de la circonférence : c'est 
par là, quand elle fait face à la rue, que 
les objets qu*on veut introduire sont pla- 
cés dans la boite; on la pousse alors, 
elle fait un demi-tour sur son axe et 
l'ouverture arrive de l'autre côté de la 
muraille. 11 est évident qu*uo tel appareil 
s'adaptait particulièrement aux usages in- 
diqués ci-dessus pour la cochlea; le nom 
peut lui être venu de sa ressemblance 
avec un limaçon dans sa coquille ou de 
Tescalier en spirale {cochlis) ménagé dans 
l'enceinte qui le contient. 

COCHLEAR et COCHLEARE (xoxXià- 
piov }. Cuiller dont on se servait pour 
manger des œufs et des coquillages (Mart. 



Ep, XIT, 121). Elle avait un cuilleron à 
une de ses extrémités et se terminait en 
pointe à l'autre bout. Le large bout ser- 
vait de coquetier (Petr. Sat. 33, 6), et 
avec la pointe on tirait le poisson de sa 
coquille (Plin. H. N. xxviii, 4). Le spé- 
cimen ci-jointreprésente un modèle trouvé 
à Pompéi. 

2. Mesure de liquides , répondant à 
notre ciùlUrée (Colum. xii, 21, 3). 

GOCHLEARIUM. Lieu où Ton nourris- 
sait et engraissait des limaçons ; les épi- 
curiens romains les regardaient comme 
un mets des plus délicats, et on les im- 
portait de différentes contrées pour être 
élevés et nourris dans des réservoirs 
(Varro, R, R. m, 12, 2; 14, 1 ; Plin. 
H, N. IX, 82). Le ridicule Trimalcio se 
les fait servir à table sur des grils d'ar- 
gent (Petr. Sat. 70, 7 ). 

COCHLIS. Voyez Columna, 2. 

COCTILIS , sous-entendu later. Bri- 
que durcie au feu , par opposition à la 
brique séchéeau soleil (Varro, R, R. i, 
l4;Plin. jy.iV^. Tii, 57). 

2. Mur us coctilis. Mur bâti de briques 
durcies au feu (Ovid. Met, rv, ô8). 

3. CoctU'ia ou cocta ligna (ÇûXa xày- 
xava). Bois séché ou rôti, coupé en pe- 
tits morceaux et durci suffisamment au 
feu pour perdre l'humidité qu'il conte- 
nait , sans être réduit en charbon (Ulp. 
Dig, 32, 55); il brûlait ainsi facilement 




et ne jetait pas beaucoup de fumée. On le 
vendait à la mesure (Yalerian. ap, Tré- 
bell. Claud, 14) et non au poids, comme 
les auti'es espèces de bois à brûler dans 
des boutiques particulières de Rome, ap- 
pelées tabern» coetilicim . La préparation, 
ainsi que le débit de ce bois, constituait 
un métier particulier, qui était, dit-on, 
celui du père de l'empereur Pertiaax 
(Jul. Cap. Pertiaax, 3). Cf. ACAPSA. 

COCTUS. Même sens que Coctilis. 

COCULUM. Nom donné à toute espèce 
de casserole servant à faire bouillir de la 
viande (Festus, s. v. ; Isidor. Orig. XX, 
8 ; Calo, R, R, 11 ). 

CODEX. Entraves ou pièce pesante de 
bois, attachée aux pieds des esclaves : ils 
la traînaient avec eux, et elle pouvait leur 
servir de siège (Juv. ii, 57 ; Prop. IV, 7, 

2. Livre blanc pour écrire ; il était ^t 
de feuilles séparées reliées ensemble, 
comme les nôtres. On en 
voit un spécimen dans la 
figure ci-jointe, tirée d'une 
peinture de Pompéi. Dans 
l'origine les £eailles étaient 
de minces tablettes de bois (codices, sy- 
nonyme de caudices), revêtues de cire. 
Ce nom a toujours été conservé depuis, 
quoique la matière primitive ait été rem- 
placée par le papier ou le parchemin 
(Ulp. Z)^. 32, 50;Cic. f'err. i,86; 
Sull.lh). 

3. Aune époque postérieure, ce mot 
fut employé pour désigner un code ou re- 
cueil de lois ; ainsi le codex Justitiieneus, 
Tfieodosianus, etc., qu'on peut supposer 
avoir été écrits sur des livres de ce genre. 

CODICILLUS. Diminutif de Codbi. 
Le pluriel Codicilu désignait une col- 
lection de petites tablettes dont on se 
servait pour prendre des notes (Cic. Fam, 
IX, 26 ) qui devaient être recopiées en- 
suite avec soin ; pour écrire à des amis 
intimes (Cic. Fam, iv, 18 ); pour rédiger 
les articles d'un testament (Plin. £p. u, 
16), une pétition ou un mémoire (Tac. 
^nn. IV, 39). On s'en servait encort» pour 
d'autres usages analogues. 

COGLUM (oupavo^. Soffite ou pla- 
fond (Vitruv. VII, 3, 3 ; Flonis, lu, 5, 
30, et cœlurti capitis, la partie inférieure 



à aiat, PUd. N. M xi, 19). La nre- 
Dwn idifico n'éUïeDt couietU que d'un 
til olérifur ((«(Bm) dont riDlérieur 
iaiutdepl>foDd;mau, comme oa Irouii 
fv a D'fUil qu'un abri incuniual con- 
m )s nrittioni du Temp* , on «jouta 
4iD> Il mile à ce toit un lait intérvur 
fliniMitui letalum et donna naisuiice 
i un gumbre de reotablement, marqué 
■uddun par le tophoriu ou frite. 

ŒHETERIUH (xDi|j.<|TTipiav). Mot 
pK qo! détignait propremenl la cbam- 
tie iroochw (Dosiad. ap. Athen. IV, 
i?]; par nteiuion , il fui appliqué au 
rbriicre par lei écrivains Ulini d'une 
période poslérieure (Terlull. Anim. 5t). 
CCEWpTIO. Hariae* "'il. »D">»>>t 
dui an marcbé limiilé où la Rancâ ae 
'endiïnil l'un à l'autre; il rooimeD^ 1 
t'rlihlir, à oe qu'on luppase, quand la 
Ih permit la mariage* entre la patri- 
rieos el let ptébéini* , l'an de Rome 308 
( Cic Murta. ]3j Moniui, t. Nubon- 

CCCNA {Jûmov). Principal renai da 
RomaiDi; ce mol e>t, par conséquent, 
nini traduit par le mot diner que par 
\taaXiouprr qu'oo emploie plui commu- 
MDtail. C'était le Iroiiiême repai d« U 
jonniéc, c'ett-à-dire aprèi le déjeuner 
i.i"laadmt) et le goûter (prandium ou 
mtnnJa) : l'heun la plui ordinaire pour 
Il caita était , i compter comme noui , 
■xù betort aprèi niidi;quo]quedciha1ii- 
lulti nrticnlière* puiMut engager quel- 
fn Homaîns à dluer pIui Idt ou plus 
lud (Plaul. Cic. Pelr. Surt. etc.)- 

3. Priaa, allera, Itrt'ia cana. Le pre. 
DIT, ncond ou troisième lerrice dam un 
•lÎMr (Hait. Ep. Xi, 31). 

(XCRACULllH. SalU 



n lient a 






ilifd 



;11 



iVirm, t. t. 

jiiitniiait construit poui 
i niau^ était situé d'ordinaire dans la 
P»rtie supérieure de la maison, ii une ccr- 
liine époque de l'histoire romaine , ce 
nwl ht plus commuDÉment employé dans 
k Kns de elmmbrt de Ctlagt luptriear 
(Fotui, I. «.;LiT. xxux, H). Le plu- 
riel canatala ( comme le grec wnlpcpov) 
dcsigia toute la uile de* chambres coo- 
Unusdan* un étage supérieur (Cic. Agr. 



GOnONTA. 116 

II, IS) ; et, comme la éttga snpérieun 
à Rome étaient principatemeni occupés 
par la classes pauvres, ce mol emportait 
soufcnl l'idée de position inférieure; dans 
ce ca<(, DOS mots galrlat ou maaiardi en 
leraienl la traduction la ph» exacte (Bor. 
Ep. t, I, 91; Jui. X, 17). Le spécimen 



ci'joint, d'après une peinturedePompél, 
représente 1 extérieur da arnacala; et 
les deux deraièra grarura de l'article 

1 deux étaga troi>. 
vée dans les fouilles d'Herculaoum, feront 
comprendre la manière de bilir et de 
distribuer la appinenients d'uu étage 
supérieur dans des maisons privée* de 
dimension ordinaire. 

2. Canaculum merilorium. Isgemeat 
loue dans un étage supérieur (Suet. 
r,i,U. 7 ). 

COENATIO. Ce mol semble, en terme 
général, l'appliquera touteapécedeja//e 



(Suet Iftro, ai) qu'à U mUe à nianger 
ordinaire' de la villa de Pline (Plio. EpUi, 
II, 11, 10 ; T, 8, 31 ). Comme le ca- 
naculum, cette pièce était située à l'étage 
supérieur {tui.Sai.yii, ia3}Uart. E[>. 
Il, Str) ; et, soui ce rapport, elle différait 
du Iritiinium, qui, dans la^maiioni'de 
Pompéi, est toujours situé au rez-de- 

COENATORIA, comme Caaaiorim »■ 
itei. Vètemenis portés à table (Pelr. Sol, 
:i, i; Hart. x, 81 ; Capitol. Uaxim. 
JuH. 4 ) ; on n'a pu en déterminer la na- 



n donnait le nom de Sthihuii. 



7^. 



COEMOBITA. Mot de la basse latinité 
pour désigner un homme qui vit en com- 
munauté (ennotiuin) avec d'aulra; de 



ne 



COKHOBim. 



là UD moine ou un riligieux. (Hieron. 
Ep. 11, D. 34 et 15). 

CGENOBIUH (xeivôSiav). HanHlère 
ou couTEDl de maiaei Ou de religieux, 
■ppelé iJDfi parce qu'ili \iveal eu com- 
iBiia ( Hieron. Ep. 12, n. 36 ). 

COHORS. HimeWDiqueCBOKS (Vir- 
ro, R. K. m, 3; Ovid. fett. IT, 704). 

3. Coborle ou corpi de fiulusini , foi^ 
DUDt ia dûiiiae partie d'une légion , 
mail dont le cbilTre varia à difFéreuta 
^loque) de rbilIDJre ronwiue, luivant 
qu'on augmenta la force numérique de 
la Iteion elle-même (Varro, L. L. y, 88; 
Ciuciua ep. Gdl. Ivi, 4, 1 ; Cas. B. G. 
m. 1 ). 

3. On M urt quelquefoii de ce terme 



I impliaue 






que dani l'origine cea troupes 
tribuées en cohorte* *u lieu d 
manipulei { Florui, m, 21 ; Li*. u, 6i ; 
IXUl, U). 

4 . Ce mot le prend «uui, d*ni qii«l> 
queicaa, pour troupe ou etcadroode ca- 
valerie; mail on ignore le chilTre piécii 
dei soldais qui formaient rei escadrons 
(Pliti. F.p. X, lOG; Virg. .£n. XI, &00. 

à. Prmtoria cohori. Corps d'élite, 
choisi parmi les l^ioooairei, et qui for- 
mait comme la garde du corps du con- 
lul ou du général, sous la république; 
il devint une garde véritable et perma- 
nente sous les empereurs romains. Voj. 
PHiBiomiAKoa. 

COHUH. La corde ou courroie par la- 
quelle le joug (jagum) ttX atlacbé 




On la toit Irès^istinctement dsni le spé- 
cimen ci-joint, pris d'un bat-relief décou- 
Tcn d«m U presqutle de Magnésie. 



COLIPEUUH. Sorte de rcfiaie auqnd 
on soumettait le* lutteunet let petsoana 
qui se deatioaimt aux exercice* des altilé- 
tea , pour développer leun muscla uai 
les chai-ger d'uoe masse de chair; c'est 
ainsi que >e préparent encore le< boieun 
de profeuioD en Angleterre, etc. (JueU 
étaieut les colipkia romains? On ne le 
sait pas eiactement ; mais on suppose gé- 
Dértlement que c'était une Mlle de pain 
sans levain , mêlé de fnuuaee nouveiu. 
fPUut. Pert. I, 3, 13; Juv. ii, U; 
Schol. Vet. aJ /.,-Mart. TH, 67, lî). 

COUARE. Collier de fer. mis su cou 
des esclaves qui t'étaient enfuis; uk 
chaîne (ealului) pour les conduire jetait 
atUcbée , comme la cbaine et le collier 



du «bien (Ludl. Sai. xxH, 1&, ta. Co- 
lacb). On traitait quelquefois déli nia' 
fa^n dei prisonniers de guerre, coduh 
on peut le voir par la gravure, TfjHém- 
tantun prisonnier barbaifi, d'apièt 1* t^ 
lonna de Marc-Auréle. 

î. Collier de chien ( Varro ,g.ll.a. 



coLuax. 



COL088U8. 



177 



9, 15). Le ipécimen est pris d'un pavé 
anofiiqiie d*UDe des maisons de Pom- 
pa, e( représente un ehien de ^rde avec 
ido colber et sa chaîne. 

CÛLL1CL£ ou GOLLIQULE. Gout- 
tièRs fiûies de tuiles copcaves , placées 
nu les bords du toit d'une maison pour 
faciliter l'écoalement des eaux pluviales 
ello conduire dans Y impluvium (Festus, 
V. Inlicium ; VitruT. Tl, 3). 

t. Gondoits découverts dans la cam- 
papie pour séparer des terres les eaux 
pluTÛles et les décharger dans les fossés 
(Plio. E. N. XTniy 49, 2 ; Goliunell. 
n,8,3). 

COLUCURIS. Sous-entendu tegida. 
Toile 00 ri^le pour £sire des coltieim 
(Cito, Jt. Jî. xiT, 4). 

COLUPHIUM. yoj. CoLiPHiuii. 

COLUQDLe. Voy. Colucia. 

OOLLIVIARIUM. Sorte de puiu ou 
d'ouverture pratiquée à certains inter- 
valles dans le canal d'un aqueduc, pour 
lai donner un libre courant d'air et aussi 
peut-être pour aider à enlever tous les 
dépôts d'ordures laissés par les eaux, en 
donnant on accès facile dans toutes les 
psnies du conduit (Vitruv. Yin, 8, 6). 

COLLYBISTES ou GOLLYBISTA(xoX- 
h&«Tr,c). Mot grec latinisé; usurier 
(Hieron, Comment, Math. c. 21 }. 

COaYBUS (x6XXu«oc). Mot grec signi- 
fiant ^/i/e monnaie. Parmi les Grecs et 
les Romains il servit à désigner la diffé* 
renée du change ou agio^ ainsi qu'on rap- 
pelle, exigé par l'usurier pour changer la 
ainnnaie d'un paya en celle d'un autre 
(Cic. AU. xii, 6; yerr, il, 3, 73). 

COLLYRA (xoXXupa). Sorte de pain ou 
de gâteau, de forme égale, qu'on mangeait 
a? ec du bouillon ou de la sauce ( Plaut. 
Ptn, 1,3, 12, 15 et 17). 

COLLYRIS (xoXXvpCO* Même sens que 
COLLTRA (Augustin. ii^6e/i. ad lut, 8,5). 

2. OnRure portée par les femmes , et 
dont le nom vint, à ce qu'on suppose, de 
<iuclque ressemblance avec le pain ou gâ- 
teau qoi était désigné par le même terme 
(Tertull. Calt. Pem, 7). Dans une pein- 
ture de Pompéi [Mus. Borb. Ti, 38), on 
voit, représentés sur un plat, du pain ou 
des g&teaux partagés en morceaux préci- 
sément de la même forme que les parties 



de la coiflîire portée par Faustine sur une 
pierre gravée ( voy. la cravure au mot 
Caubhdbuii); une tdle eoîocidence 
confiime la conjecture d'après laquelle la 
peinture citée ci-dessus ottrirait un spé- 
cimen exact de cette espèce de pain, et la 
pierre gravée de la coiffure particuUère 
qui portait le même nom. 

GOLLYRIUM (xoXXupiov). SubsUnce 
médicale faite avec la forme d'une co/- 
lyra^ et composée de différents ingré- 
dients suivant la nature du remède requis : 
on s'en servait à l'extérieur pour frotter 
les parties malades ou l'introduire dans 
une carité, comme les narines, etc. (Cel- 
sus, y, 28 ; 12 ; Hor. SSat, i, 5, 50 ; Scrib. 
Comp. 142; Columell. vi, 30, 8). 

COLOBIUM (xoX6«tov).Tuniqueàma]i- 
cbes courtes (du grec xoXo6o(, écourté ou 
raccourci ) qui couvraient précisément la 
partie supérieure et charnue du bras. 
(Serv. ad\ïT%, JEn, ix, ^16), comme on 
le voit par le spécimen ci-joint, pris de la 
colonne Trajane.C'é- 
tait la forme primi- 
tive et habituelle de 
la tunique portée par 
les Romains , sous 
la république, dans 
leurs maisons ou 
dans des exercices 
qui demandaient de 
1 activité ; elle se 
portait en ce cas 
comme dans la ûgure 
ci-jointe, sans autre 
vêtement; mais au dehors, ou quand on 
était habillé, comme nous dirions, ou 
jetait la toge par-dessus. 

GOLONIGA. Ferme (Auson. Ep, IT, 6). 

GOLONUS. Métayer ou fermier; ce 
mot désignait un homme qui vivait en 
cultiva/>t le sol, comme fermier, ou qui 
exploitait ses propres terres (Varro, it. it. 
II, Prootm. 5; Golumell. i, 7 ; Sccvola, 
Dig. 33, 7, 20). 

2. Colon (Gic. N, D, m, 19; Justin. 
XTI, 3). 

GOLOSSUS (xoXoffffoO- Statue de di- 
mensions gigantesques , ou dépassant de 
beaucoup les proportions naturelles; 
comme, par exemple, le colosse de Rho- 
des, qui avait plus de soixante-dix pieds 




178 



COLOSTRA. 



GOLUMBABIUM. 




de liaut (Hygin. Fab, 233 ; Festus, s, v.; 
Plin. ir. iV. xxxnr, 18). 

COLOSTRA (Plin. H. N. xi, 96 ; Mart. 
2;/^. XIII, 38 ;ii]éme sens que CoAGULCM. 

COLUM (^i6{i6ç). Passoire ou couloir 
fait de vannerie, de jonc, des]>arte ou d'o- 
sier (Cato, B. Ji.ll; Colu- 
mell. XI, 2, 70; XII, 19,4), 
et de la forme d'un cône ren- 
versé, par lequel ou passait 
le vin nouvellement fait et 
riiuiie ^Columell. xii, 38, 
7 ; Scrib. Comp. 156), dès 
qu'ils sortaient du pressoir 
(Virg. Georg. il, 242). Le spécimen ci- 
joint est pris d'un bas-relief romain re- 
présentant plusieurs opérations qui se 
rapportent à la vendange. 

2. Colum nharîum. Passoire à vin en 
métal pour rafraîchir, délayer et mêler le 
«in avec de la neige , à table (Mart. Ep, 
xrv, 103). On s'en servait de la manière 
suivante. Après 
au'un morceau 
de neige glacée 
avait été mis 
dans la passoire, 
et que la passoire avait été placée sur la 
coupe à boire , on versait le vin sur la 
neige avec laquelle il se mêlait et se fil- 
trait dans la coupe , à travers les trous de 
la passoire, pur debout dépôt et de toute 
saleté. Le spécimen ci-joint représente un 
modèle en bronze trouvé à Pom|)éi. 

3. Panier pour prendre du poisson, 
eomme les paniers à anguilles ou à cre- 
vettes, laissant le poisson au fond, comme 
la lie reste dans une passoire ( Auson. 
-E/?. IV, 57 ; comprez Nassa). 

COLUMBAR. Ifachine à peu près sem- 
blable au pilori ; elle servait à emprison- 
ner les mains et la tête (Plaut. Rud. 
ni, 5, 60), et tirait son 
nom de la ressemblance 
qu'avaient les ouvertu- 
res par lesquelles ces 
parties s'avançaient a- 
vec les trous pratiqués 
pour les nids dans un 
colombier ( columba- 
rium). On s'en servait 
pour punir les esclaves, 
et, selon toute probabilité, elje ressemblait 





au « collier de bois » des Chinob, qui est 
représenté dans la gravure ci -jointe d'a- 
près un dessin de Staunton. 

COLUMBARIUM (icspurrepeiôv). Co- 
lombier ou pigeonnier, qui différait pro- 
bablement très-peu des nôtres, si ce n'est 
qu'il était construit souvent sur une plus 
grande échelle , car on gardait quelque- 
fois dans la même maison jusqu'à cinq 
mille oiseaux (Varro, R. iï. m, 7 : Pal- 
lad, i, 24). 

2. Columbaria (pluriel); boulins ù^ 
cellules séparées dans le colombier pour 
chaque paira d'oiseaux )Varro, R, fi. m, 
7, 4 et 11 ; Columell. tiu, 8, 3). 

3. Columbaria (pluriel); niches d'une 
chambre scpulcrale, dans lesquelles les 
cendres des morts, contenues dans des ui^ 
nés (olU) étaient déposées (Inscript, ap. 
Spon, Misceli. Er. Ant, 19, p.287;tf/». 
Fabretli,p. 9). Chacune de ces niches était 
faite pour recevoir deux urnes, comme 
des pigeons dans leurs nids, ainsi qu'on le 
voit iiar la gravure ci-jointe, prise d'un 
caveau sépulcral près de Rome. On voit 
au-dessus les couvercles des urnes, et les 




li-DKMentxva' 



I 



OXAT 



noms des personnes dont elles contenaient 
les cendres sont inscrits au-dessous, sur la 
muraille, dans laquelle s'enfoncent les ur- 
nes elles-mêmes. Les quatre parois du sé- 
pulcre étaient couvertes de niches de ce 
genre, qui montaient quelquefois à cent 
et plus. Voy. Sepulcrcm communb et 
la gravure à ce mot. 

4. Columbaria^ pluriel ( xpuicniiata). 
Ouvertures pour les rames, par lesquelles 
les rames s avançaient de l'intérieur d'un 
vaisseau (Isidor. Ori^. xix, 2, 3; cf. 
Festus, V. Navalis Scriba) ; elles étaient 
appelées ainsi parce qu'elles ressemblaient 
aux niches d'un pigeonnier, comme on le 
voit clairement par la gra- 
vure, qui représente deux 
ouvertures pour les rames 
d'un côté du vaisseau, d'a- 
près le Virgile du Vatican. Ainsi s'expli- 
que le sens du mot eolumbarius dans un 




bagUMDt de Plante, où it signifie un m- 
muar jiTn: une idée de méprit. 

i. Columbaria, pluripl (imti). CavilFl 
ou troui dan* les muniUes d'iiu édifice 
^ui formeot un lit sur lequel les Iftes des 
poulrei (tigna) reposent (Vilrui. iv, î, 
IS. Vojr. lagnTurediimolMATEalATlo, 
\mmd, d, d. 

G-Colamiarla (piuriel).OuTerluresfin- 
liqaées daDi l'axe d'une e^ièce pinicu- 
liere de roue ■ bru [lympaHum) pour éle- 
<CT de l'eau. L'aie eu question étiit un cj- 
lindre creiu, et l'tau, életée par les tours 



se déchargeait 
diDi l'auge laite pour la rcceroir H 
irnr. x, 4 ). Hais on comprendn mieui 
tout le méaniime en se reportant ■ l'ar 
tide Tf ■PANCM , b. 

CQLUXELLA (oTvXit). Kn génénil.dl' 
ninntif de CoLUMNA. 



3- (sniliSiov). Petit cippui ou pilier 
court élevé sur une tombe camine pierre 
tumulairp (Cic. Lrg. II, 3(1). 

3. Columella fcrrta. Forte barra de 
frr, faisaat partie du Iraptlam ou ma- 
chine à broTer le* oliiei (Calo, A. A. 
:0 et 21 ). \ay. Thapetdk , et la grii- 
(ure sur laquelle celle barre est repré- 
WDtée lur la figure 4. 

COLIiMEN. La plus baule poutre dira 
la rbirpeute d'un toit, formant la pièce 
qui couronne tout le reste (Vitnii. IV, ï, 
I). Voj. Matibiatio t 
laquelle elle est marquée > 

COLUMHA (xiwv, otUoO- Caloana 
employée dam l'architecture pour suppor- 
ter l'entablement et le toit d'un ëdiGce. 
Elle le composait de trois par' ies princi- 
)«lei : le chapiteau {capualu.»), le fût 
iscaptu) et la bjie ipira). La coloune 
-•-:- J- .-■-- 11—1- <JaM trois Style ion 



Y.r- 



eiait.de plus, élevée d 



par ladiflèrencc des chapiteaux. l°Z>orica, 
colonne de l'ordre dorique^ repiéientée 
dsDS [agraTurcci-joiule, qui offre une vue 



du ParthénoD, d'iprès l'Encyclopédie de 
l'Archilecture de Gnllt ; c'est la plus an- 
cienne, la plus massive et la plus lourde de 
loutei : elle n'a p» de base, et le chapi- 
teau en est fart simple. (Voy. Cafitdlum, 
1 et 2). 1° lonica, colonne de l'ordre io- 
nique, li seconde pour la légèreté : elle a 



180 



COLCMlfA. 



COLOMNA. 



une base, et son chapiteau est décoré de 
Tolutes (Voy. Capitulum, 3 et 4). Z^ Co- 
rintlùa, colonne de l'ordre corinthien, la 
plus légère de toutes, avec une base et une 
plinthe, doot le chapiteau, assez considé- 
rable, est orné de feuillage. (Voy. Ca- 
PITULUM, 5). On y ajoute quelquefois : 
4<' TiucamcOf colonne de Tordre toscan, 
connue seulement par Yitruve, et qui res- 
semble beaucoup au dorique romain; et 
5** Composita, colonne de l'ordre compo- 
site, ordre mêlé et formé par la combi- 
naison des volutes de l'ordre ionique avec 
le feuillage de l'ordre corinthien. 

Ce support, le plus ])arfait et le plus 
beau de tous ceux de l'architecture, eut, 
comme c'est l'ordinaire , les commence- 
ments les plus simples. Quelques fortes 
perches ou les troncs droits des arbres , 
enfoncés dans le sol pour supporter une 
pièce de bois transversale sur laquelle re- 
posait un toit de branchages ou de paille, 
forma le premier fût (scapus) d'une co- 
lonne. Quand une tuile ou une tablette 
de bois fut placée sous l'extrémité infé- 
rieure du tronc pour former comme une 
sorte de fondement et empêcher le fût 
de s'enfoncer trop avant dans le sol, on 
eut la première idée d'une base (spirà), 
et une tuile ou une tablette semblable, 
placée au haut du tronc, pour que la pou- 
tre transversale ou l'architrave reposât 
sur une plus large surface, fut le premier 
chapiteau. C'est ainsi que ces éléments si 
simples, travaillés par le génie et Tindus- 
trie des époques successives, produisirent 
les traits nombreux qui distinguent les or- 
dres de l'architecture. Expliquer les qua- 
lités particulières de chacun de ces ordres 
serait un détail mieux placé dans le tra- 
vail d'un architecte que dans ce Diction- 
naire : il faudrait pour cela des dessins 
étendus et des explications minutieuses 
qui ne sont point nécessaires pour un 
jeune étudiant ou pour le commun des lec- 
teurs. Il est un point cependant qu'il faut 
se rappeler sanscesse, c'est que la columna 
de l'ancienne architecture implique tou- 
jours, non pas un support fictif, mais un 
support réel; car ni les Grecs ni les Ro- 
maini, juscpi'au moment de la décadence 
des arts, n employèrent jamais les colon- 
nesy ainsi que le font les modernes dans 



leurs édifices , comme un ornement su- 
perflu ou un simple accessoire, mais bien 
comme une partie principale et essentielle 
de la construction, qui fût tombée immé- 
diatement en pièces si l'on avait retiré ce 
support. Il faut se souvenir que l'emploi 
abusif de colonnes réunies, ou deux à 
deux, ou par groupes , encastrées, scel- 
lées, etc., ne pénétra jamais dans l'ar- 
chitecture grecque ; car la beauté partica- 
lière delà colonne consiste dans son isole' 
mentf grftce auquel elle présente une variété 
infinie de points de vue et de changements 
de scène à chaque mouvement du specta- 
teur, soit qu'il voie les colonnes sur ua 
rang ou sur une file. 

2. Columna cochlis. Colonne au centre 
de laquelle est un escalier en spirale on 
en limaçon pour monter au haut (P. 




Victor. iU Reg, Urb, Rom, c 8 et 9). 
Elles avaient différentes destinations, 
mais elles servaient surtout oomine co- 
lonnes honorifiques pour porter à le*ir 
sommet la statue d'une personne dont 
elles devaient rappeler les actions ou la 
mémoire. Deux colonnes de ce genre sub- 
sistent encore à Rome, l'une élevée en 
l'honneur de l'empereur Trajao, qui p^f 
représentée dans notre gravure, et à côte 
de laquelle on voit une coupe montrant à 
l'intérieur l'escalier en spirale; elle a^'aiii 
avec la statue de rcmuereur, remplacée 
maintenant par celle au pape Sixte ^} 
130 pieds de haut; l'autre, de même 




COLtmiA. 



COLtTMllARICS. 



idi 




fore, a été élevée en l'honneur de Tem- 
perearMarc-Aoïèle Antonin. Toutes deux 
MBt eouvertes à Textérieur des bas-reliefs 
n spirale, dont nons avons tiré plusieurs 
fipKs pour ce Dictionnaire. 

3. Columna rostraia. Colonne ornée 
(f images le long du fût, qui représentent 
des proues (rostm) de vaisseaux (Virg. 
Georf.n,29; Servius, ad L), Ou les 
fierait pour rappeler la mémoire des per- 
M&iKs qui avaient remporté 
une grande victoire navale, 
t\ notre gravure représente 
celle qui fot érigée en l'bon- 
oeurdeC. Doibos(Plin.if. 
3'. xxxiT, 11 ), après son 
asagemeDt avec la flotte 
çtftliagiooise,261 avant J.- 
C. On la conserve mainte- 
oaDt an Gapilole de Rome , 
avec une partie de Tin- 
scripiioD au-dessous, délail- 
liot le nombre des vaisseaux et la quan- 
tité du botin qu'on prit après la bataille. 

4. Columna BeÙiea, Petite colonne 
eioée devant le temple de Rellone , qui 
était situé près de la Porta Carmentai'u 
et do Cireus MaximuSy et contre laquelle 
les Romains des premiers temps avaient 
l'habitude de lancer un javelot quand ils 
allaient déclarer la guerre (Festus, i. v. 
Belloot; Ovid. Fait. Tl, 20li). 

5. Columna Simnia. Colonne éri*^ 
<^iu le forum de Rome, à laquelle les 
^vei, les voleurs et autres coupables 
ttaieui attachés pour être châtiés publi- 
qwuwot (Cic. Sext, 58 ; DW. Verr, 16 ; 

AâWD. th.), 

^•Columnm Herculis, Colonnes eTHer- 
^^i cette expression désignait , dans 
'origine, deux colonnes en forme de 
Pîraoïides que les Phéniciens avaient 
Hiabitude «relever dans le cours de 
von loogg voyages, comme des phares 
et des bornes qui les aidassent à recon* 
]^ les côtes particulières, dans 
«iTs vopges subséquents ; ils les dé- 
oMirat a Hercule et à Astarté, leur so- 
Kit et kor Inné. On voit clairement ces 
^^^ooDes dans U gravure ci-jointe, prise 
: dune monnaie lyrienne, où les deux 
colonnes avec le phare sur le devant, la 
conque au-desaous , dont le maitre du 



vaisseau sonnait pour annoncer son arri- 
vée dans le port ( voir Bucinator ), et 
Tarbre représentant le pays, expliquent 
assez la nature de Tobjet représenté. On 
trouve des restes de pareils monuments 
ou d'autres qui leur ressemblent dans la 
partie occidentale de TAngleterre, en 
Chine, en Afrique. Tacite les mentionne 




(Germ, 34) comme existant de son temps 
sur la rive orientale du Rhin , dans le 
pays des Frisii (Frisons), Chez les Grecs 
et les Romains , c'étaient les deux mon- 
tagnes pyramidales du détroit de Gibral- 
tar, Calpé et Abyla (Gibraltar en Europe 
et dtfiifa en Afrique), qui étaient nommées 
les Colonnes d'Hercule, k cause de la res- 
semblance qu'elles ont de loin avec les 
colonnes phéniciennes décrites ci-dessus. 
Us inventèrent une fable en l'honneur de 
leur héros pour rendre compte du nom 
(Mêla, I, 5; Plin. H. N, m, Procem.), 
7. Poinçon ou poinçon de comble 
dans un toit en charpente, pour supporter 
les étais (capreoli) et les chevrons (ean- 




therii) : marqué D dans la gravure (Vîtr. 

!▼, 2, !)• , 

COLUMNÀRIUM. Taxe romaine levée 
sur les propriétaires ou les occupants , 
pour le nombre des colonnes contenues 
dans les maisons ou autres édifices qui 
leur ap|)artenaieut (Cic. Att. xili, 6). 

COLUMiXARlUS. Misérable ou peut- 
être débiteur insolvable , c'est-à-dire 

it 



{ 



COLUBIA. S«giiKnl9 rircutaires de 
pierre placés l'uu au-dessui de l'aulie 
pour former uoe colonne, quand la co- 



bre (Sidou. Ep. Il, 1); maii la le^n 
n'ol ■»> certaine. 

COLUS ( ^lucd-m ). QaeMuilhUiit! 
«ilinsiremeiil d'uu btlou de canne d'à 



une lorle de corbeille pour contenir la 
laine ou le lin qu'on voulait Gler, com- 
meon le voit par la ligure à main droite 
de la gravure ci-jointe, tirée d'un origi- 
nal égyptien du muaée Bi^lannique. 
L'anneau qui l'eiiloure eit destiné à être 
mis sur la laiue, pour tenir la masse en- 
tière réunie. Les paysans d'Italie, de nos 
jours. Font leurs qiieiiouillei précisémenl 
de la même forme el avec la même ma- 
tière. Quand la i^ueDOuille étairremplie 
de laiue, on la désignait par des épitbè- 
t«« comme tompta I Plin. H. !f. viii, 
7*), pUna (Tibull. 1, 3, 86), ou lana 
amicla (Calull. e4,dlî)iet la fignre à 
main gauche la montre dans cet étii 
d'après un bas-relief du forum de Merva 
à Home : elle représente une femme avec 
U qutuouille dans sa main gauche, le lil 
tiré et pendant Utamcn), Uudti qu'elle 
fait tourner te fuseau {fuius) avec les 
doigts de sa main drtàte. Comparez 
aussi l'article Neo, où la inaaiéie de fi- 
ler cl de se servir de ces iiistrumenls est 
décrite avec plus de détails. 

COLYHBUS(;[q}u!jeo;). Dans la glose 



d'Isidore, réserroir ( ^ciu ) où on lavait 
le linge ; de là bain pour luger m u 
plonger ( Lamprid. bU. J3; Prodal. 
PeriSttpk.l}). 

COMA (xà|ni). Cheveux; preiqae ij- 
DonjUM de CMtaria, nuit impliquât 
le \A\u MUTcut le sens de longueur et 
d'abandance , c'est>à-dirc des chcveui 
beaux et épais. Nous trouvons ce mvt 
appliqué aussi à la crinière dei animini 
tPallad. IV, 13,2;Aul. Gell. T, H.IV, 

cimier d'un casque (Slal. 7Û. TUl, 
3S9;cf. CuSTA),etsauvent*cnuBpigné 
d'èpitbétes comme ihMwi (Cic. Ime. 
m, i6), Jtmiita (Prop. Il, It, !>i), d 
autres semblables. 

COHATOKILS. Voyea Acn, 3. 

CONATUS ( X0|iqTii(). Dans ud irDt 
général, qui porte des cheveux iosp 
et épais kvec tout leurdévelamoBnit 
naturel (Mart. ui, 70; Suei. Cal. 3S). 
On se sert particutièrêmeot de ce mat 
pour caraclèriser lea Gennaini (TertulL 
Virg. veland. 10) et ■« habitintid' 
la Gaule truBdoine, compreDiil b 
Belgique, U Celtique et l'AquiuiiK 
sous le nom de Gallia comata (Heb, 
m. 2 : Plin. U. S. iT, 31 ; Lvcu. i, 
i43), à cause de l'abondance de Irurt 
cheveux et de la manière dont iU énint , 
arrangés. Les artistes romains les rcpre' 
sentaient uniformément comme dsni 11 
gravure ci-joinle, ptùe d'un «amphip j 



découvert à la villa Amendota,pTède 
)me , et chargé de bas-ieliets qui don- 
rut les déliils d'un combat entre b ' 
jmains et les Gaulois. 
CONES (àxoliouSacJ- En gàiéral ma- 

paguon on associé ; mais pluspriinlie- 



RBOit daoatiqDe on praicnienr qiii 
tmapigBiit tou élèTc ■ l'école et au 
Hrtir de réeotc , dani Ht proHewiln 
(Sm. ^tf. M; rii. 11; CtiwJ. 3&). 

COHMaTIO (m|uk. W|i.iiàaw<]. 
MjuJMiiitei bnytahet, ou ivjie qui 
muiai^it 4prà la cttna et CJui ae pro- 
fanât MMinot jusqu'l une heure afan- 
rà de II noit (Varro, /.. L. TU, 8».; 
U.. m lî; Cie. Coi. 15; Suet. TiV. 
7 . Da «rèaes grerquH de celle nature 
Hal FnqueDBeDt repréMBléei sur des 
nieid'arple (Mus. Borh. T, SI ; Hit- 
lin, Toi. ^■rio. Il, hS; Tischbein, u, 
UiWiDck. «I». iiied. 300); d*n> ce» 
«ton l'heure anaucée at indiquée par 
lannlélabra, la joie parla préwnM 
<ic Camn et de génM aile* , et la d^u- 



COMISSATOR (xurw<Mc, <ni|Lni. 
mi. Jajnu coDragnaa qiii se trooie 
oèK ■ BM a»iin<f«> ou Wf» (Liv. 
IL,ï;Cic Car/. 38). Uconii'Ma'orDe 
diuil pn (ouioun {canart) 
UtF, mait il elait «nivept iufi 
Inïn lire la eompagpie après 
lillean; comiDe Hibimui licui m la 
«H de ScbM à U canUiatio de Trl- 
■alijiio, Habiaiua tomiiialor iMravU 
(IhW.irt. eS;ef.UT. W,7). 

COMITIUM. Place eotourie d'une en- 

nw de k Curia, où l'on tenait les comi- 
ta MntarUlea et où l'on jngeùt lo procès 
(V»r™, L.L.V, 156). DiB» l'ongine, 
tlk ctiit découverte et [es usemblées 
cbital jtr coDséqueni >ouvenl obligées 
de K lUaHRidre qnuid le temps Etait 






it d'au toit, 
pnr obTÎtr ■ cet jnconTénieiit, lors de 
l> Mrsude fuerrc panique ( Uv. U.TU, 
U]. Ov^ues inuniHes éleiées qui sub- 
Otenleoeore an pied du nionl Palotiu, 
uol, à ce qu'oQ suppose , des restes de 

COHMEKTACULUH eu COHMOTA- 
CCLIM. Bsgoetle qne les prêtres roauiiit 
loUient diDS les nrocnsimis relipcuus 
pour l'amir on ebemin et cmpiclief ' 
pnplc de l'avancer trop pm d'i 
Ttiba, 1. »,). 



1 esclave qui était Idd- 



jours enchiiiié, même en tniTaillatil 
(Sente. <U Tranij. 10; PUut. Capt. V, 
1, 23; Cato, Jl. K. 56; cf. Ovid. 
P™m,6, »l). < 
l'Ilali^ 






it de U 






que celles que porte U figure d-jainte, 
prise d'une pierre gravée qui représenle 
Salure dans les Ten. C'est un acceaioire 
souvent ajouté par les Romains ans sta- 
tues de ce dieu, mais qu'on retirait pen- 
dant les fêtes, au mois de seplembrtt 
(Stat. V' >■ ^< t)> où «ne ^iixnk mo- 
ment anée était aussi accordée ani escla- 
ves, par allusion à la rondition heureuse 
dont on supposait que rbnmaDiié avait 
joui MHis le règne de Salume. 

C0HPE5 (ntÏTi). Chaiiu ou entnie 
pour les piedi, comme on le voit par la 
gravuw précédente et celle du mot C*- 

TtJLDi 

3. Anneau d'argent ou d'or, porté par 
les reunes sur le bas de la jambe, pré- 




/ 



ISt COMPITCM. 

y. «nii,5* i et. id. xixiii, lî ; Petr 
.fdr.fîl), ainsi qu'on le voit par U gravun 
d-joJDle, prise d'une peinture de Pompé 
qui reprétenle Ariane. La omemenls di 
ce genre éuient lïisséi aux femmes des 
claues plébéiennei de Rame, aux courli- 
unes, aux dauseuies et autres penoune 
de ce genre qui sortaieat lei pieds nui e' 
montraieut leurs junbe* ta partie, ttndis 
que les dames et lei matrones romaineitei 
cachaient entièrement sous leurs robei 
longues et trainaules. C'est pour cette 
Mil qu'on ne voit jamais de pireili 
neaux dans les peintures de Pompéiiui 
Ggures qui portent deswuEiers, mais- 
lementquand le pîedet tacbeville ion 
couverts. Lorsque Pétrone, dans le paisaec 
citêci-desius, les place sur les jambes de 
Forlunata au-dessus de ses souliers, i 

enr ridiculiser l'étalage vulgaire que U 
Dme d'un parvenu fait de ta fortune 
en inventant une mode qui n'est si 
que par elle. 

COHPITUH. Lieu ofi se rennoni 
deux ou plusinin. routes ; ce mot > 



ploie surtout en parlant de la campagne 
{Vjrg. Georg. il, 382), par opposiuon à 
irifiam qui se dit plutôt do rues d'une 
ville (Cic. Jgr. I, 33). Il éuit d'usage 
d'élever dans ces endroits des autels , des 
sanctuaires et de petits temples, où les 
babilants de ta campagne accompli ssaienl 
des cérémonies religieuses en 1 bonneur 
des larti compilâtes, diiiailés qui prési- 
daient aux carrefours (Prop. it, 3, i4) : 
. de là vient qu'on se sert quelquefois du 
mot compilum pour désigner une chapelle 
élevée dans un pareil lieu {Gral. Cyntg. 
483 ; Pers, iv, S8). Tous ces détails sont 
expliqués par la gravure ci-jointe, prise 
d'un paysage trouvé à Pompêi. 

COMPLUVIUH. Large ouverture car- 



rée tu centre du toit, i^ui 



tre côtés d'un airium dans une miiwa 
romaine , et vers laquelle ces c6t*ï «mh 
vei^eaienl pour faire descendre la pluit 



dans le plancher in 



r (imaluv!um), e 



:1aiiemeDt par 
la gravure, qui représente l'intérieur ifuii 
ati ium de Pompéi restauré ( Varro, L. L. 
T, 161 ; Feslus, v. Impluvium; Viliut. 
Yi, 3, G). Dans un passage de Suétoue 
(j^ug- 9Ï), tout l'espace découvert, HTM, 
eotouré par la colonnade , est iff^i 
complia-ium. 

CO^C£UES. Barricade faite d'arbr« 
abattus et placés en travers d'une rouu 
pour arrêter l'approche ou la poursuite 
des ennemis (Tac. Aita. i, 50; V^. 
Mil. III, 2!). Sur tes colonnes de Tnjii 
et deUarc-Aurèle les soldats, tant mmaini 
que barliares, sont fréquemmeul repré- 
sentés abiltaul des arbres pour celte des- 
tination ou d'autres sejiblables, 

CONCHA (xDTri }. Propiemenl ta- 
tjuillage , tel que la moule , l'huitra pe> 



on donne communément le 
cka à de tels objets : ainsi 
(Hor. 5a(. I, 3, H);uneo 



à bran 



^ (Bar. 
Od. II, 1, 3î; Juv, Ti, *19). 

!. Conque ou coquille de Triions; Ici 
poêles et les artistes les représenleat 
souvent sonnant de U conque au lieu de 
trompette (Plin. H. N.a,^; Lucaa. H, 
394); alors la con^iM ressemble plus i l> 



COKCILIABULUU. D«i>i 
ntnl, tout lim de réuDion publique, 
mais ptiu Mrtïcuiièremeut plice où les 
tubitiDtt de la cam|iagiie amie ut l'babi- 
liide ir it nuemUar * do époquei ùxet 
pour foDFlure dei ifFairei , teuir de* 
mirïhéi el lermiaer de* Jifféreod). Cet 
linUL roKmblaieDt ■ nos villei de mar- 
tiM ïl d'atiitei, el aux pUces où doiveot 
>«leiiirkiraîrei(Pettu>, j. t.; U*. vii, 
Ii;nxiT, 1, &6;XL, 37). 

CONCLAVE. Terme eéuéral, appliqué 
intiflirniuneDt dam une uuiioD ■ toute 
pièce ou ■ tout appartement qui n'eitpai 
InifTié à cbaque instant par tout te 
•uodr, matt qu'où peut [ermer à clef, 
niDime nne nllc > manger, une rhambre 
• coueber, elc. (Fnlui, (. v.; Ter. Sun. 
in, i, 3b ; Heant. v, 1 , 39 ; Cic. «oie. 
^m.li-Or. 11,86; VilnjT.TI, 3,8). 

CONCREPO. Voy. Ciepitiib. 

COKCUBINA. Wraime cpii ■ contracté 
l'union particulièi'e appelée concuiiaalui 
iCicOr. I, \(i;Dig. 25,7). 

C0XCUBU4ATUS. Proprement, union 
lire deui penoonEt de leie* différenti, 
(bu le ^re du mariage; lei Romaiiii 
ne njardaient pas celle uaioa comme 
iauaarale ou dégradante, tant que lei 
dflu parties restaient Gdèlcs l'une à l'au- 
tre, quoiqu'elle n'eût aucune des luite» 
iltwfaéei au mariage légitime. Elle avait 
liru d'babïlude entre des personnes de 
nndilion inégale , maïi qui désiraient 
Hirt ensemble, comme entre un sénateur 
^ une affranchie ; et, en fait, ellereurm- 
liliit compléteinent aux mariages dil'i 
•Kirgiaatiqiui de télés couronnées ou de 
printesavec de» personnes il'un r»ng infé- 
Hnir, qui, suiiant la lettre des loii de 
ftaiuB paji. De sont pas conrormea à la 
[olitique ou i la lévite, mais qui ne 



1S& 

•ont pM immoraui (Beeker, Galtui ; Ulp. 
0;>. ÎS, T. I i 18, 5. 13). 

CONCUBIMIS. Homme qui contracte 
arec une fenime L'union appelée coneu- 
binetat [Catull.6l, 130 ; Quint, i, 1,8). 

CONDALIUM. Anneau porté sur i* 
première articulation (eoadjius, xâviu- 
)«;) de l'indei (Festus, v. Condytus l 
Plaul. Trin. n, 3, 

7 M 15). Lea eom- '^ — -v_„ 
mentatenrs et les ^-f^"%- ^^ 
lexicographe; infè- ^^^ \ W. 
reni da passage de '^ 



passage d 
Plaute(f. c.)qtiedrs 
anneaux de ce genre étaient parlicnlieri à 
la rlasaedes esclaves; maisilnesemblapas 

Îjuele condalium que Slasiniut perd au jeu 
i)t le sien ; c'était sitrement celui de Son 
maître , et celui que nous donnons dans 



re gravi 



«est SI 



tatue de fenime eu bronze découverte à 
Herculanum. Il T a cependant deux ila- 
tnes au Vatican (Visconli, Uui. Pio-CUm. 
III, 38 el !9), représeutant toutrs les 
deux des acteurs comiques ( dont l'un est 
certainement un eirlavejqui portent des 
anneaux semblables sur la mèow articu- 
lation de l'indei, mais à la main gauche. 

COSDITIVLM (Seneca, Ej,. vi). Même 
sens que 

C0NDIT0R1UM. Caveau souterrain ou 
sépulcre {desetndil in ei)iidilonum, Petr. 
~ ■. m, 7),0ù uncadavre étaitdéposé 






«rédui' 



(Plin. /f. J¥. TU, 16), usage qui 
prévalut chez les Romains aux deux pé. 
[iodes extrêmes de leur histoire avant 
que la coutume de briller lea corps se [âl 
établie el après qu'on l'eut aliandouuée. 



£11 



cl du mot ; on le trouve 



186 



COIIDUS. 



CONfitABlUM. 



aussi em|)Ioyé dans un sens plus général 
pour signifier un monument élevé au-de^ 
sus du sol (Plin. Ep, vi, 10, 5), et dans 
lequel on plaçait des qrnes cinéraires. La 
giavure représente la section et le plan 
d'une chambre sépulcrale découverte 
dans le roc qui forme la base du mont 
Aventin, à une profondeur de 40 pieds 
au-dessous du sol ; le conduit qu'on voit 
au centre formait un escalier pour des- 
cendre dans le sépulcre, qui est une 
chambre circulaire, entourée extérieure- 
ment d'un corridor, ainsi que le montre 
le plan en miniature à main gauche, dans 
la partie su|iérieure de la gravure, il con- 
tient aussi des niches pour des urnes ci- 
néraires qui peuvent avoir été faites à 
une époque ultérieure. 

2. (XdpvaÇ). Coffre ou ce]*cueil dans 
lequel on enfermait le cadavre quand ou 
le plaçait dans le caveau (Suet. j4ug, 18; 




Plin. H, N. XXXYII, T). La gravure re- 
pré«eote le cercueil de L. Cornélius Scipio 
oarbatus, qui fut découvert dans une sé- 
pulture souterraine de la gens Cornella 
sur la voie Appienne. Il ^sX en pierre de 
formation volcanique , de couleur grise 
(peperino), orné de denticules, de tri- 
giyphes et de rosettes sculptés sur les 
métopes ; la table du haut s'enlève com- 
me un couvercle, et sur le côté est gravée 
l'épitaphe suivante, curieuse non-seule- 
ment en ce qu'elle nous apprend pour 
qui le cercueil fut fait, mais aussi comme 
spécimen authentique des commence- 
ments de ia langue latine : 

COKHVUVS . LTCIT8 . K3VIO . BAIBATVS . CWAIVOO . PATKB. 

raotiMATTS . vo&ru . Tia . «Arnif bqvk . qvoivs . fo&h a . 

TurrrBi PAauvafA. 
»vrr . covsoL. cbitbok . aidius . qtei . ftit . aptd . To». 

TAVBAUA . CIIATH A . 

SAWIO . CIPIT. ■TUOIT . OHirB . LOVCAJIA . OniDBaqTB. 

▲BOOVCXT. 

3. Magasin dans lequel on gardait les 
machines de gueire (Amm. xnii, 9,8,1). 



CONDUS ou PROMUS CONDUS(vo>. 
Pbomds). 

CONDTLUS. Même sens que Corda- 
LIUM (Peslus, s. i;.). 

CONFARREATIO. Une des trois for- 
mes du mariage en usage chez les Ro- 
mains ; on croit que c'était la plus an- 
cienne , comme la plus solennelle ; car 
elle avait quelque cbose d'une cérémo- 
nie religieuse, tandis que les deux autres 
n'étaient que des contrats civils. Cette 
cérémonie avait lieu eo préseiiee de dix 
témoins, du grand prêtre et du flamén 
dialis; elle était accompagaée de priè- 
res et du sacrifice d'utie brebis dont on 
étendait la peau sur les sièges de la fian- 
cée et du fiancé. Le nom de eonfcrreû- 
tio venait d*un usage qui s'y rattachait, 
celui de porter un gâteau de drine (/ar) 
devant la fiancée , lors<|u*elle revenait 
après avoir été unie (Amob. ir, 140; 
Serv. ad Virg. Georg, 1, »!; JEm. iv, 
374 ; Plin. H. N. XTni, 3). Un marbre 
ancien, représentant les cérémonies de la 
confarreatioy est donné et décrit par Bai^ 
loli {jtdmntnd, pi. 58), et par Lumisdeo 
{j4ntiqidtie$ of Romey appendix m) ; mais 
les figures en sont trop nombreuses et 
les détails trop minutieux, pour se prêtera 
une rédaction adaptée à ce Dictionnairr. 

GONFARREATuS. Romain marié par 
la cérémonie de la eonfarret^tlo ( Tac 
Ânn, vr, 16). 

CONGIARIUM. Larfesse ou donation 
consistant en nn certain nombre de con- 
gii remplis de vin , d'huile, de sel, etc. 
(Liv. XXV, 2; Plin. tt. N. XIT, 17; 
XXXI, 41), que les rois, les oonsubet 
les empereurs de Rome avaient coutnme 
de distribuer au peuple à leurs frais 
(Suet. Nero, 7; Plin. Peineg, 2S). C'est 
là le sens exact et primitif du mot; mais, 
avec le temps , des largesses d'un autie 
genre, même d'argent (Suet. jlug. 4! ), 
furent désignées par le même nom, 
qu'elles fussent faites au peuple ou aux 
soldats (Gic. jitt. xvi, 8), quoique pour 
ces dernières le véritable nom fiit mm- 
livum. On distribuait le congwriam de 
la manière suivante : celui qui le don- 
nait était assis sur un tribunal élevé 
(sHggestum) ; ceux qui devaient le rece- 
voir s'en approchaient un à un , et il 



leséuil remis une carte (itiiera) lur 
li^b tiût farit le ibouUdI du doa à 
ROfair, et qui était piyible uir pri- 
wWÎBa dam Ici bureaux du doaalcur. 



Onioit toni ca dctailj dam la pivure 
<i-)i>ialc, priw d'un bat-relH-f rie l'are de 
r.iHaliiitin à RoHie. Duu quelques eu , 
n^codaDl, ets cartes éuieut jetéei au 
liBird panni b foute , qui détail te lr> 
diqnier : tm la appelait alon eipr«ii^ 

CONGniS. Mesare romaine pour le> 
liifiiidei, coaleaaDl iii leilaru ou dooie 
irww (Rhemn. Fano. de Pond, tt 
ffu. 10 1 Calo, S. /t. &T }. On eu volt 
Il Coraw et la nature diiu la granire ci- 
joiate, tirée d'au mod^ de l'époque de 



^ 



unile coagiui de Famése. Leigrandei 
iMtm P. X, tout pour ponJo Jectm. 

COMSTERIUM (xQviaTpï). Apparie- 
iHnt dani U palmilra ou le gjninasium, 
dont le plaiicorr était couvert de lable 
En !iô«;), ou dans lequel on frotlail de 
ubit le corpi des lutteurs aprèi tes avoir 



iti (ïilr 



',11)- 



COSOPEUMooCOSOPlUM (iiuvuscay 
Miunmelov). ttouili^unire luspendii 



sur un lit de repos ou sur des personnes 
reposant su dehors, pour en éloigner 
le* cousini ou autre* insecies imporiuns. 
Celusafeirenaitd'^]'ple(Hor. f/wiJ.lt, 
l6;Prop. ID, ll.tb; Varro, A. Jl. il, 
10, g ; lui. VI, 80 ). Dana la prenièra 
forme du mot la pénultième esl loneue. 

CON'QUISITORES. Espèce d'ofticiert 
recmleiin dont la ronetioo riait d'aller 
chereher crrlains citoyens cboitis par le 
consul comme eoDScriii, et de les Forcer 
en son nom de prononcer le serment 
militaire et de prendre du lervice ; tan- 
di* que, dans le* cas ordînairei, le* ci- 
tayeus se pcéientairnt d'eux-mêmes pour 
ttre enrùlet (CIc. if il. 2i ; Ut. IX^ 1 1 ; 
Hirt. H. Attt. 2. Cf. Cic. Pror. Coas. î ; 
Liv. xuii. 32; XIT, 6). 

CONSECRATIO (ànoSicamc, àfiipu- 
ai(). DéiGcaliou ou apotbéose, cérémo- 
nie pï laquelle un monel éiail mis au 
nombre dâ dieux et appelé 1 pirticiper 
aux honneurs divins. L'apothéose ëlail 
décerna d'ordinaire aux empereurs ro- 
mains, mais elle était inconnue sous la 
république. La principale partie decelte 
cérémoaie avait lieu dam le Champ de 
Mars, oh ou élevait un bâcher de fagots 
et de l>ois onliniire, mais habilement 
disposé i l'extérieur, et resseilibliul à un 
autel de trois ou quatre éuges qui dimi- 
nuaient succestitenieDl et qui étaient 
décorés de >tala«, de draperies et d'au- 
tres oruemeuls. Sur le second étage une 




couche spl en dide, norlant l'image en cire 
dii défiinl , était plsrée et entourée de 
toutes tories d'herbe) aromatiques. On 
mettait le (eu an bùcheret un aigle s'en- 
volait df la partie supérieure pour aller, 

commeou le Toii par la gravure ci-jointe. 



COKtTBATtni. 



L* première gnTurerepré»iile un lulfl,' 
d'iprcs une nédiille de Ciracatla, qui 
poiie pour légende CoHSECiAHO (Tic. 
Ana. uu, 3; Sud. Dom. 3; Herodian. 
IV, 2). 

CONSTEUTUH. En |«nénl lout pbn- 
cher f»il de planchei, comma : 1° eort- 
Uratum nmit (Peir. Sat. 100), le pont 
d'un ■uaitieau, qui eit cliireoieDl crpré- 
(CDlé d«iu la gravure ci-jointe , d'iprèi 



na bai-relieT du tombeau de Huoitius 
Plancui il Pompéi ; 2° coailralum pontii 
(Lit, XXX, 10], plancher «ur un pont de 
btteeui, comme dam lagrarure ci-joinle, 



priie de la colonne de Marc-Aurèle, ou 
■ur un poni àe bail, comme dam la gra- 
vurr au mol PoNg SuBLiciira. 

COKSUL (SnsToc). Coiuul, UDdei 
deux magiitrau principaux élu* chaque 
année par le peuple romain tous la ré- 
publique, ' " " 



CONTOMOltOMLOa. 

l'empire, quoique avec un pourcnr 

fort difTérenl et fort limité. Leaijmlnkt 

ittrieun de leur autorité étaient la 

iiceaui (/iuc<f) portés denant eux par 

douie licteuri; un Keptre d'iTOire (icc- 

ftrum e&uraeum ou lei/ùo etimeui)inc 
image d'un aigle au >ommet,et la Ifige 
brodée {logapictaj, qui cepoidanl n'était 
portée que daoïcertûnei occaiiom. Lear 
cottume civil ordinaire était, en effet, la 
loga et 11 tiini'ca stoc le liticiiTe (fiUw 
clevtti ) ; leur Télemeot de guerre, le p*- 
ttuianurttuntf la lorictt et le pamzonitm, 
coDtéquence, dam les «uvra d'art, 
lont repréimléi uoi imigaet qui Ici 
diilbguenl réellement; iliaont ou ara- 
plement drapé* dam la toge ou Têtu du 
même coatume de guerre que lei autrei 
ofQciert aupérieura (Voj. le> médailln 
comulaireadeCn. Pitou et deCinni dau 
Spanheim, vol. il, p. 88, 9t ). 

CONTABULATIO. Long* pli* panU 
léles dam un vête- 



pendent de* ^ute* 
el (embtent le racou< 
vrir l'un l'autre com- 
nte le< phiDches dan* 
un bitiment comtruît 
en bail. On le toU 
claitement par le* li- 
gne* du doi de la fi- 
gure' ci-jointe, priie 
d'un raie d'argile (A- 
pul. Uet. XI, p. 340 ; 
cT. Tertiill. X, Poil. 

5, et VOV. COBBDOIS). 

CONTARIIei COMATl («oïtocipw,). 
Soldats armé* de la longue pique appela 
comut (Inicript. ap. Giut. *0, l«iî; 
Vegel. «il. III, e ; Arriau. Tad. p. IS- 
Voy. Conrcs, 3), 

CONTIG>ATIO. Entemble de* pw 
1res et dei lolivei qui Mipporlenl k 
plancher dam un bllimeut oe plusitan 
étage* (VitruT. ti, S l PalUd. i,»i<lcl> 
ïient que ce mot etl am<i employé pour 
désigner le plancher ou l'éUge lui-m*iDt 
[Cej. S. C. H, fl; Lii. XII, eî). 



Mur M donner un point d'appui (Imp. 
haiD.Cod.i, 43, 3.V0;. HonoBOLON]. 
CO^'TL'B(::R^ALES (oûoKii'.oO- Cl- 
Bmdciou comptpioDt détente, c'esi-i- 
in uildils qui ■«■itut \t% latmei quar- 
Ooi M qui vivaient ensemble toua 11 
Btee lente, chaijue lente étant Dcrupée 

C- lËi homme* «hu lei ordres d'un of- 
er ubalteme {Jecanui) qui reuem- 
blaïl ■ notre urgent au à noire caponi 
[FcUu, j. 7,.; Veg. ffil. u, S et 13; Cie. 
I^g'r. 1 ; Hirt. Bill. Mex. 16). 

i. ieunci geni de fimillei diiliaguée > 
fà irrompapuienl un générmi dsiu tn 
umpapiet pour apprendre toui lui l'art 
lie la nwTTe : ili éUtenl auui apprléi t» 
iOKlaiirnalri ^ on, comme noiu dirioni. 
UE rral-iaajor (CIc. Cal. 30 ; Soel. Jul. 
12;tr. Tac. ^gr. h), 

3. Dr là , dana un sens plui génÉrel, 
■mil intimei, ou UaitoDi étroïtei (Plin. 

£,.iY.!;,i). 

4. Penonnes Titanl ensemble comme 
Duri et bnme wni être légalement ma- 
néo, cMome dei etrJavei ou un affran- 
chi et une etcUvé (Peir. Sol. oe,"!; hT, 
«;Columrll. i, B, & ; in, 3, 1). 

COKTUUERiMUH (ijuaicii^û). Tenle 
militaire où dix loldati et leur ehe{{iit- 
auiu ou eMput eonlubernu] étaient logea 
nwmble {Cm%. B. G.iu, 76 ; Tac. HUl. 
I, ii)\ de là, dans un len* plui général, 
taule demeure dans laquelle plusinin 
prnoiiDei liTfnL ensemble (Suel. Co/. 
lOiTac.fiùt.iu, 74), cl panieulière- 
amt dnicKlaTCt, homaie et femme 
(Columdl. ui, l,Z). 






IBS 



CONTUS (x(»Tic).Pcn-he longue et 
forte, chaussée de fer, dont on se lervait 
pour poustrruubaleaucoulre le courant, 
au lieu de timea ; elle ressemblait à notre 
croc, ainsi qu'on le toit par la gratur* 




ci-jointe, nriic du , 

mosaïque du temple de Prénesie, main- 
tenant Palan rine (Virg. Ma. VI, 303; 
Eurip. Mcisl. 262). 

2. Perche de même nature, emp]o>ée 
à bord d'un vaisseau (Virg. Ma. v, SOS) 
pour diFFérentt ouges, pour tenir le vaia- 
•eau éloigné des rorbers on du rivage 
(Hom. Od. 11, 487 }. pour sonder (Fea- 
tus, #. V. Permnciatio; Dooat. df'Terent. 
Hee. I, 2, ï) et pour autres usage» ana- 
logues. Chaque trirème était munie de 
Irais perches pareilles, de dilKrenlea 
grandeurs (Boeckli, Url. p. 13â). Dana 
la gravure, au mot BccillATOl, on voit 
un dea malelots, ■ l'aiant du navire qui 
va ?ntreraupon,tenaut un coflfui entre 

a. Pique de cavalerie fort longue et 
fortprsante(NoDiua, i. v.i Arrian. Tact. 
p. 16, 011 elle est distinguée par un - 
rapprochement de la lance, H'ix'n, las- 
cta) ; elle reiscnbUit àU lariua macé- 



<l<H<im]e,eice{)téqu'ellen'étaitpastout I 418; Sil. liai. XT, 684). , Cependant 
i bit aussi longue (Veg. Mit. n\, 31 ). l cette Unce fut , à l'occasion, adoptée par 
Elle était l'arme nationale dea Sarmales | tes Grecs et par une partie de la cavalerie 
(T>c. Jmt. Tl, 85; Sut. Aehill. Il, \ romaine (Arrian, p. 10); ri elle était 



190 



COHUS. 



COPfJLA. 



pareillement employée par les chasseurs 
pour eombaUre les bètes féroces (Grat. 
Cyneg, 1 17). La grandeur et la force de 
Tarme donnée dans notre gravure, qui 
représente Alexandre à la bataille d'Is- 
sus, d'après la grande mosaïque de Pom- 
péi, nous font croire que nous avons là 
un vr^i spécimen du contas. On peut re- 
marquer qu'une partie seulement de la 
lance entière est visible ; car la partie ca- 
chée par la main, et placée au centre de 
gravité, a péri par la mutilation du' mo- 
dèle. On cite à tort cette arme comme 
un spécimen de la sa' issa, t\\ï\ apparte- 
nait a V infanterie et qui était encore plus 
pesante^ 

CONUS (xci^vo;). Généralement, tout 
ce qui a une figure conique , et de là , 
dans un sens pins parlictilier : 

1 . Le cimier en métal , au haut d'un 
casque, auquel était attachée l'aigrette 
(Pliu. H. iV. X, 1 ; Vii^. Mn. m, 468) ; 
le véritable terme est Apex. Voyez ce 
mot. 

2. Espèce particulière de cadran so- 
laire, décrit, a ce que son nom fait sup- 
poser, sur une figure de forme conique 
(Vilniv. IX, 8, 1). 

CONVIVIUM (aûvÔÊinvov, é<rr(«<yt;). 
Fête ou banquet qui avait lieu à des heu- 
res régutières et convenables et sans qu*il 
s'y joignit une idée de débauche ou d'ex- 
cès ; il différait de la comissatio, qui était 
une orgie prolongée après le convivium 
(Cic. Sen, 13; Ferr. il, 4, 27; Offic, 
m, 14). 

COOPERCULUM. Même sens que 
Opbrcdldh. 

COOPERTORIUM. Pièce d: étoffe am- 
ple pour couvrir des animaux, des objets 
ou des pereonues (Veg. F'et, m, 77; 
Scsev. Dig.Zh, 2, 39). 

COPA. Fille qui fréquente les tavernes 
où elle gagne sa vie à danser, à chanter 
et à jouer pour Tamusement de la com- 
pagnie (Suet. \erOj 27 ; Virg. Copa, 1). 

GOPADIA. MeU délicats pour la table 
ou friandises pour les gourmands ( Apic. 
VI, 1; VII, 6). 

GOPHINVS (xô^tvoO- Grand panier, 
ou mannCf généralement employé dans 
le jardinage, la culture (Columcll. xi, 3, 
61 ), et pour d'autres usages ( Juv. Sat, 



m, 14; viy 542). La gravure ci-jointe, 




d'après une pierre gravée, représente 

I probablement une coriieille de ce genre; 
es fleurs qu'elle contient iiidiqiieat 
son usage, et sa grandeur est assez visible, 
puisqu'il faut deux personnes pour la 
soutenir. 

COPIS (xoict;). Ôimeterre, épée à 
lame convexe (leniter cmrvatus, Ciirl. 
viil, 14) et par conséquent faite plutôt 




pour trancher que pour perrer. Elleéuit 
particulière aux nations de i'Orient(XeD. 
Cyr, II, 1, 9; Vt, 2,. 10); c'ebt pour 
cela que le spécimen donné ici se trouve 
sur le sol à câté d'un Phrygien blessé, 
dans une statue découverte aux fouilles 
de Pompéi. 

2. Le couteau de chasse (eulter vena^ 
torius)y parce qu'il a^'ait une lane con- 
vexe (voir la gravure au mot Gultfb, 3), 
est appelé du même nom dans Apttl«e 
(J/ff/. XI, p. 24^). 

COPO. Voy. Gacpo. 

COPONA. Voy.CAUPOifA. 

GOPREA (xonpiaO. Pouowhouffon; 
mot qui parait seulement à l'époque de 
l'empire romain (Suet. Tib, GXiClaud. 
8; Dio Gass. xv, 28). Ges bouffons 
étaient gardés dans le pahiis impérial, 
comme les fous des rois au moyen âge. 

GOPTA (xoiTT^). Sorte de gâteau ou 
de biscuit dur qui pouvait se conserver 
longtemps et se transporter à de grandes 
disUnces. L'ile de Rhodes était renom- 
mée pour la fabrication de ces biscuits 
(Mart. XIV, 68 ). 

GOPTOPLACENTA (xowTouXwoy;]. 
Même sens que le mot précédent (Petr. 
Sat. 40; Poet. Làt. Min. «/?. Wemsdorf, 
tom. II, p. 231). 

GOPULA. Laisse pour accoupler de> 



CO0CV8- 



C0BBI8. 



101 



chieos de chasse, comme on le voit dans 




la gravare, prise d'un bas-relief qui repré- 
seote les funérailles de Méléagre (Qvid. 
Tria. V, 9, 28). 

2. Poitrail altacbé aux bamais , par 
lesqneb les chevaux de trait ou les mules 




tiraicot leurs ch^r^es, comme dans la 
fiÇUfe d-jointe, tirée d*une peinture 
d*Hcrcttlamim , d'après Giuzrot (Apul. 
i/r/.ix, p. 185). 

COQUUS(itdYSifoç)- Cuisinier (Ibrl. 
xiY, 220; Liv. UXIX, 6) ; et, dans les 
premiers tempe, ^irr/^/ii'aff^m' faisait du 
pain (FesluSy s. v. ; Plin. H. A. XTiil, 
iS). Ce fut seulement à partir de l'année 
de Rome 568, cpie le métier de boulan- 
ger devint ane profession dîMincte à 
Rome. Avant cette époque , chaque fa- 
mille moulait sa feriue et le cnisinier fai- 
sait et cuisait le pain (Plin. /. c). Le 
liOTc^poç 6>^^ clait aussi employé dans 
Toriçine à faire du pain pour la famille. 

CORAX (x6p«t{). Mol grec qui se ren- 
contre avec une forme latine dans Vitru- 
've (x, 13, 8), mais seulement comme tra- 
duit de Diades : celui-ci le donne comme 
clant le nom d'une des machines de 
guerre employées à Tattaque des places 
fortifiées, et il remarque en même temps 
qu'elle était tans effet, et qu'elle ne valait 
pas U peine d'ètre'décrite. Poly be (l, 22) 




donne aussi le même nom à une ma- 
chineemployée par les Romains sur leurs 
vaisseaux et décrit tout au long la ma- 
nière dont elle était construite et dont 
on s'en servait. 

CORBICULA (Pallad. ii, 10,6).Dimi. 
nutif de 

C0RB1S. Panier en osier, en forme de 
pyramide ou de cône ( Varro, L. L, v, 
139; R. Rust. i, 22, S; 
Isidor. Origin, XX, 9; cf. 
Arrian. Anabas. V, 7, 8, 

dsç), qui servait à plusieurs 
Gns dans l'ag iculture. Sf*s 
différents usages sont en gé- 
néral distingués par une épilhète carac- 
téristique, ainsi : 

1. Corbis messoria; panier dont on 
se servait potir mesurer le blé en épis, 

ftar oppof ition au modius dans lequel on 
e mesurait après qu'il avait été battu 
(Cic. SeJt. 88; Cato, R, R, 136); ou 
dans lequel les épis {spicm) étaient ra- 
massés par le moissonneur, quand chaque 
épi était séparé de la tige avec un ins- 
trument dentelé comme la scie ( voy. la 
gravure et la description au mot Falx 
DBNTicnLATA), au Ucu d'être coupé avec 
la |»aillc (Varro, R. R. i, 50, l; Pro- 
pcrt. IV, U, 28; Ov. Met. xiv, 643). 

2. Corbis pabulatoria.^ Panier du mê- 
me genre, qui contenait uue certaine me- 
sure de vert pour le bétail (Columell. 
VI, 3, 5; XI, 2, 99). 

3. Corbis constricta. Panier du même 
genre, employé comme muselière poiu- 
les chevaux (Veget. Mutom, m, 23, 2); 
mais ici la leçon est douteuse * Schneider 
donne curcuma. 

Le spécimen donné ci-dessns est pris 
d*une fresque du sépulcre de la famille 
lies Nasons sur la voie Flaminienne près 
de Rome, où il apparaît plusieurs fois 
entre les mains de figures occupées à 
des travaux rustiques ; où peut le regar- 
der comme un vrai spécimen de la cor- 
bis ou corbitla romaine , en raison des 
usages auxquels il est employé, de l'ana- 
logie de sa forme avec les descriptions 
citées en téttf de cet article , et parce 
qu'un panier de la même forme et de la 
même nature est employé maintenant par 



193 



COKBITA. 



les Mj'una de NaplM pour dei uuges 
■embUblei el appelé, d'un dimiautif du 
ncaie nom , la corbelU. 

CORBITA (t[).o:ov oiTitruTÔv ou oitti- 
Yov}. VaiiHau marchand; plus exacle- 
luent vait&«au employé seulement au 
IriiisporI des grains et' appelé ainsi parce 
qu'il portail au haut du mit une cortii 
(Feslus,!. 11.). Celaient (les uavirei lar- 

Es et pesanli (Plaut, Pan. m, 1, 4; 
leil. ap. NoD. 1. V. ; cf. Cic. ad Alt. 
ivl, G), ■ deui mils, comme le prouve 
le ipécimra ci-joinl, d'aprè» uue mé- 
daille d« Commode, frappre pour np- 




Rome des btéi d'Afrli|ue ei d'Ëgjrpte , 
ainsi que Lampride le raconte duii la 
vie de cet empereur. On voit la eorbii 
■u haul dn grand mît, el ou peiit re- 
marquer que c'est de ce mot que vient 
le nom moderne de corveitt. 

CORBULA. Diminutif de Cohis : 
petit panier employé pour ramauer des 
tniil>(Varro, JT. A. I, l&};cDmmepanier 
■ pain [Oeil. op. Non. s. v. p. 197); 
el pour porter les plais de la cuisine à 
la salle à manger (Plaut. j4uluiar. n, 
7,*)- 

CORDAX (>i6pîi5)- Danie àt l'an- 
cienne comédie grecque, tout à fait ridi- 
cule el à la fois si iôdécente, qu'on re- 
tardait comme une marque d'ivresse ou 
iLH manque de respect pour toi-même de 
la danser hors du théitre (Peir. Sal. S!, 
n; Hesych. t. v.; Arisloph. Nié. 540' 



Une d 



represeï 



n(Vi, 



e tasse de marbre du Ve 
conli, /Wui. Pio-CUm. iv, Î1 ., 
est eiéculée par dix figurée, cinq founes 
et cinq bacchantes; mais leurs mouve- 
menlt. quoique eltrémement animés et 
ènergiqua, sont exempts d'obtcéuité; il 



y en ■ plus dans la tarantelta de Naples, 



et dea euin : tanneur ou corroreu 
(Pliu. H. JV. XTii, 6 ; Lucript. ap. Gnil 



du grand cor circulaire, appelé earm , 
comme on le voit par la figure ci-jaiote , 
prise de l'arc de CoDstantin i Rome 
(Liv. II. (H;Juv. I, ÎH). 

CORMCULARIUS. Dans le sens strict 
du mot . soldat à qui son général avait 
donné le Coraieulom. Par exleotion, cr 
nom fut donné à un officier en lecond ou 
adjudant qui remplaçait le consul ou le 
tribun, probablement parce qiie U per- 
promue à ce grade était toujoun 



! paru 



qui 



Lient 



la récompense cï-deisus désignée ( Suet. 
Dom. 17; Val. Max. ri, I, 11). 

!. Ce nom (ut aussi donné en matière 
civile à un clerc ou secrétaire qui assi'- 
tait UD magistrat (Codex Theodos. 7, 4, 
3Î). 

CORMCULUM. Diminutif de CoHno, 
toute petite corne ; mais, dans un aeii) 
plus particulier, ornement conféré par le 
chef aux soldatsqui le méritaient, comme 
marque de distinction (Liv. X, 44); îl 
ivail, k ce qu'on suppose, la forme d'une 
corne, et il était porte sur le casque pour 
supporter l'aigrette, comme la figuie à 
main gauche de la gravure ci-jointe, d'a- 
près un l>BS-relief; ou bien il était atta- 
ché aux coté* Goaute dans la ligui* à 



ClIRNO, CORNUS oa CORNtlH (xi- 
pi^.Duuk principe, conte d'un aaimal; 
Jm JMB donné ipeciileniait à diven «u 
fm «bjcu, ou fut! de eome, oa reutm 
UuH à nw eoroe ; par exemple. 

l.LâBltneJecarae (PlaaX. ^mph. i 
1. IU;vaf. Latkmia). 

I. Sàtier, [ail ~ de coriM ou d'uDt 
mmlHor. &u. il, 1,61). 

]. IitioMiioir bit d'une corne (Virg, 
Storg. m, &08). Vof . biwinioncuiM. 

4. Cdw à foin (Cilponi. £cl. x, 4S ; 
Plia. B. X. XI, 4S) ; dm l'origine faîte 

Bill , pir U tuile, < 
de diCEIreslï mé- 
lin auii]iieb on 



mrw au-deuuj de (■ ,/ ', t., 

«Il h liqunu- œukr daas U bouche par 
"0 pMit oriDce pratiqué à l'eitrémilé 
poiDige, comme on le voit par la gravure 
a-joiale, prise d'une peinture de Pompii. 
à- Putie du castfue qui n'était qu'un 
imatat (Ui. ïiYii, i3;Virg. JSn. 

'" 89). Vûï. COHNlCCLim. 



mmpeUe i 



ir Hjlidemeut quand il 
la gia- 



; Oiid. Vet. I, 88), aTec une btm 



vure au mot Cokhicrn. Le ipecimen ci- 
joint e>t pris de la colouDe Trajaue. 

7. Corne d'une If re ((»(w/oJ, el coinnje 
il f en avait dem , une 
Je chaque coté de l'ini- \ 
trumeol, on te tert du ■ 
pluriel avec plua de pro- 
priété (Cic.A'.D. Il, 59). 
Elles étaient quclqueroia i 
réellemeal failei dei mr- ' 

notammeul de celles de 
l'antilope >auvage(ilérod. 
IV, 191), qui lemblent 
être repréKutéei dam U gravure ci- 
jointe, tirée d'une peinture de Pompéi. 

B. y^rc, Tait égalemenl de coroei d'a- 
nimaux réunie* dam une pièce cenlrale, 
comme on leToitpar leipécimen ci-joinl. 



prii d'uu vaie d'argile. Dam ce sens, on 
le tert i la Toii du singiilieiet du pluriel 
fOvid. Met. V. 333; Virg. £</. X, 50; 
Suet. nrm, 38). 
8. Extrémitéi d'une Tergue à laquelle 
I allaclie une voile carrée : on se tert 



pluriel , parce qu'il v en avait deux 
CV'irf. .«n.iii, 549; v, '83!]. 

10. Ce niot était auui cmplojé au plu- 
riel pour iléiiguer lei ornements attachés 
chaque extrémité du bllon sur leque 
n enroulait un ancien livre ou volume, 
de la même fa^n qu'on le pratique en- 

Îour le< cartel, le volume l'avan- 
t chaifuerâlé an delà du bord du 
rouleau. Ou ignore te caractère précis de 
ce* corari, et en quoi elles dmér»ienl des 
umiilici ; ou n'a rencontré aucua ob- 



lomWux a 



191 



COBlfU COPIEE. 



COBOIfÀ. 




culanum. U est clair cependant (Ovid. 
Trist. 1, 1 , 8 et Tibull. m, 3, 13) que tous 
les livres n'en étaient pas ornés, mais 
seulement ceux qui étaient arrangés avec 
an goût et une élégance plus qu'ordinai- 
res. Comme le cylindre auquel les cornes 
étaient fixées était attache au bout du 
rouleau, l'expression ad eornua est em- 
ployée pour signi6er la fin (Mart. xi, 
107). Comparez Umbilicus. 

CORNU COPIEE (xépsç >A|ioa6eCaO- 
Corne d^ abondance , symbole composé de 
la corne à boire primitive (CoRifU, 4), 
remplie de grains et de fruits, pour indi- 
quer les deux espères d*a- 
liments essentiels à l'huma- 
nité ; de la vient que les 
poètes en font souvent le 
symbole du bonheur, de la 
concorde et de la fortune 
(Plaut. Pseud. il, 3, 5; 
cf. Hor. Epist. I, 12, 29 ; 
Od, 1, n, 15). Le spéci- 
men ci-joint est pris d'une 
lampe eu ti rre cuite, où il 
acconinagne une image de la Fortune. 

COROLLA (aTeqpavtoxo;). Diminutif de 
GoRONA , qui , dans un sens général , 
signifie toute sorte de petites couronnes 
ou guirlandes (Prop. n, 34 , 59; CatuU. 
6U, 66), mais qui, dans un sens plus^^ar- 
ticulier, désigne une guirlande de fleurs 
artificielles t faite de raclures minces de 
corne et peinte de différentes couleurs 
pour imiter les teintes qu'on préférait : 
on la portait pendant l'hiver (Plin. H, N, 
ZXI, 3). 

COROLL ARIUM. Ce mot était aussi un 
diminutif de CoRONA ; mais il désignait 
|>lus spécialemeut une légère guirlaude 
faite de feuilles minces en métal , cou- 
vertes de feuilles d'argent ou d'or, que 
les Romains avaient l'habitude de donner 
en pi-ésent à leurs acteurs favoris (Plin. 
H, N. XXI, 3 ; Varro, L. L. y, 178). 

CORONA (atéçovoç, xopu>v(ç). Cou» 
ronne ou guirlande faite de fleurs , de 
feuilles, etc., réelles ou artificielles, por- 
tée comme ornement sur la tète , mais 
non pas comme une couronne^ dans le 
sens que nous attachons à ce mot ; c'est-à- 
dire comme emblème de la royauté; car, 
chez les anciens, un diadème (^a^ma) 



tenait la place de la couronne moderne. 
11 y avait une grande variété de ces cou- 
ronnes : on les distinguait par la différence 
de la matière ou par le dessin sur lequel 
elles étaient faites , et on les employait 
principalement comme récompense de la 
vertu publique ou comme ornement dans 
les fêtes. C'est sous ces deux divisions que 
les principales r^ronae sont éuumérées 
dans les paragraphes qui suivent. 

1. Corona triumphalisé Couronne 
triomphale; il y en avait trois espèces 
différentes : (1) Guirlande de feuilles de 
laurier sans les laies (Aul. Gell. v, C, 1 ; 
Plin. H. N.iYf 89), portée par le géné- 
ral pendant son triom- 
phe, ainsi qu'on le voit 
dans le buste ci-joint 
d'Antonin , d'après une 
pierre gravée. Comme 
on estimait que c'était 
la plus honorable des 
trois, on l'appelait ex- 
pressément laurea insi- 
gnis (Liv. Yii, 13). 
(2) Couronne it or ^ imi- 
tant les feuilles du laurier, et tenue 
au-dessus de la tète dii général pendant 
le triomphe par un oflQcier public (i^r- 
vus puhlicus, Juv. X, 41), nommé à 
cet effet, et de la manière qu'on voit dans 
la gi-avure ci-jointe, prise d'un bas-relief 





de l'arc de Titus, qui représente cet em- 
])ereur sur son char de triomphe, dans le 
triomphe que lui mérita la conquête jle 
Jérusalem, et une figure ailée de la Vic- 
toire, faisant poétiquement l'office de l'a- 
gent public. (3) Couronne d'or, de ^aln'r 
cousidérable, mais sim|>lement envuyef 
au général auquel avait été décerné un 
triomphe (Plul. Paul. jEmil. 34), paf l« 
difféi^utes pravinces; aussi esl-^ie »- 



COIOHA. 



195 



pnMOKiil m 



M/» 



iii/»(TeitaU. 



m. MU. 13). 

I, Conma omlli . GaiTUnde de myrte 
portctparoB ^ncnl qui iTiit oblinii 
rkutanir d'une otitioo (Aul. GcU. v> 
S; FcsWi,f. T.). 

t.ConmM o^e^Igilla.Coara^atàef^uil' 
!rl Joliner, donnée aux loldats aiiHi 
bin qu'à kun chefi, et ncomprnw de 
nniilDiitleconcnunoulHCoainhminil 
bit obtenir on IrîampKe , qiioiifa'ilfi ne 
fauta) pu (ux-Dtèmcj préfcuU à l'tctioD 
i>iiL Gdl. T, 6). 

1. Connu ohsidiiiaalit. Couronna de 
finan et ^ /Zeur^ tau/erti, d'où «on 
lutn Booi de graminra (Liv. vin, 37]. 
Elle était bire sur le lieu où une ai nW.t 
nwuÎDe iTail été aMKgée, cl oRerle par 

musnFl l'aiail délivrée. Uiioiqueiucnne 
ii'nlt RiniD*de prix par elle-même, elle 
clait npTdîc comme la plus hunorable 
ilf touin 1« récoBipniics militaire* el la 
pliiidifGcile'~àabteniT (Aul. Gell. V, G ; 



S. Cor. 



"■'¥"< 



piriande de feuillet dt 

gltudi, oCCrrte ad lolihl romain qui, 

diu une hataille , 



préMlitationi de la dèeue Cybète, k qui 
elle eil attribuée par les poêles et Ipi ar- 
littM comme lyrobole ie n suprématie 
>ur let Eiléa de la terre (Lucret. il, 607- 
610; Ov. Fait, iv, 319). Le ipécimen 
eit pm d'un ]>ai-relief trouvé dan> un 
lépulcre près de Domr. 

7 . Caroaa caJIriniit ou >a//aWj. Cou- 
roDue d'or irnée de pili^drs {valium) 
et donnée au soldat qui l« liait escala- . 
dérs le premier el qui avait frayé un rbe- 
mJD pour pénétrer dsu> le camp de l'en- 
unni (Aul. Gfll. v, « ; Val. Max. l, 8, 6). 
Il u'en exiite pas de ^léciinm aulken- 




Vii^. £». vin, 08*; d , ij^ 

Plin. ff.^. XVI, 3 «, ,'-,y^ 

éI4;Au].Gell, v,9). é^ ' VTMB 



mil laUTé la vie JV^^Sfoji^ 


Elle m représentée dam h p-avure n- 


d'au camarade et '^fl^^^A 
l« ion adtenaire. .l*' " ""*«« 


joinle, sur la léle d'Agrjppa, d'aprea une 


médaille de bronie. 


D.iu rorlrine , elle W rfS^ W] 


». Corona rodIaKi. Couronne dèeonie 


tout autour de raroo! en talllie, et Bltri- 


nnarade délivré: \Vp W 


Inii^ proprement aux 


phB lard, die le V^ ,'' ■ 


dieux ou aui héros déi- 




fiés; de ta Vint qu'elle , 


(Pliu. ff. A. IVl, '-^ ^ 


rut généralemenl prise 


3;AaI.Gell. v, 6; Tac. >n/<. XV, 13), 


I«r le» emiiereura ro- , 


Li paTure ci-joinleeil jiriie d'une pein- 


maini ou par quelques ' 


lare de Pnmpéi , et représente un jeune 


autres peraonne» qui oe 


pitrnrr on» de la rouroiine civique. 


iiaraieiil dei altributi de 
la divinité (Sut. Tlirb. (/ 


6. CoroHa muralu. La Ctts^ 




1, 38). On en «.Il le ca- 


rée da loun et dét lou- j^g^^^ 


ractère dans la (^iviire cl-jointr, où elle 




est portée lAr Àuciiste, d'après une des 


do™.> comme prix de PlSBr 
)> olfUT «■ sot^t qui 't ^79SB 




10. Coronapaclilh.pUclUh 0,1 plfM- 


^aWitAK le piemier lei tw^ T*^ 
nund'nne rille iuié(ée 1 W 


romme ornemenl lor U lête el composée 


iLii. xxTi, 48; Aul. /jJ _;9° 
GHI. V, 6). On cannait ^^ 


de (leun naliirelles avec les teuillra alla- 


chée» aui liges par lesquelles on les en- 


le raractèredeeellc couronne par lesi'c- 


tr^B^ail,' comme on le voit dans la ^n- 



« d-jointe, qui reprÉKote U penoD- 
icitiol du Pria- 



I 



Bacch. @ 



bre (Plio. Hiilor. 
Nalur. XXI . a : 
Aul. GtM. 
2; PUut. 
1, 1, 37). 

1 1. Coroaa tutilis. Guirlande d'ome- 
' neul pour la tète , faite de fleurs délt- 
chéeide leur tige et causuei eniemble. 
Cétail celle que por- 
taient Ici Salii (laiu 
leura Tétei, et d'al>ord 
die ét«il compoiée de 
Oeun de tout genre; 
mais plus tard elle le 
fut leulemeul de ro- 
![> choisi 



les plut belles feuillet 




leiDble (Pliu. U. IV. 
XXI, 8). Elle est représealée dam la fi- 
|Hre d-joiale «ur U tile d'une impéra- 
tnce Tomaine, d'après une pierre gravée. 

13. Cororu, ruUalilia. Guirlande de 
laurier, de lierre ou de persil, quelei Ra- 
mai us avaient l'habitude de suspendre à 
la porte d'une maisou où un enfant venait 
de naître, de It même la^oD que les HoU 
landais y metleut une rosette de ruban 
«a pareille occasion (Bartliolin Je Pucip. 
p. 127; cf. Juv. Sat. ix, Sb). 

13. Corona longa (ùiroS«n£ç, tnaflu- 
(liof). langiie guirlande on frUon de 
lleiin pendant sur 



le 



mgine. 



■e appelé la \ 

corona par -les lia- j ' 

liens modenios ; i 
mais chei l« Grecs 
et les Romains, il ' 
semble avoir été plus particulièrement 
employé coDimeornemei 11 de fêle pour dé- 
corer les maisons aioïi que les personnes 
(Oy. Fail.n, 738; Cic. /^y. il, 24).U 
gravure ci-joÎQt« est piise d'une Kulpture 



COBOKAim. 

en ivoire de la galerie de Florence; on sup- 
iHMe qu'elle représente H. Antoine daai 
te costume d'un rompagnoode Bacchns: 
c'est trait pour Irait la detcHpIiDn qite 
Cicéron fait de Verres avec une rourraw 
sur la léle et une guirlande au cou : l/ae 
aulem coronam haèeial anam in apiii, 
alleram m colla (Verr. il, 5, 11). 

1 1. Corniche, ou membre uillanl dont 
on le servait pour décorer In mun, wit 

faire des divisions d'ornement sur la sur- 
face (Vilra». V, 3j VU, 3, t; Plin. U. 
A. xxx¥i, 59). 

IS. Membre particidUr de U ctrti- 
elle qui couronne un entablement va-àa- 
sous du tnit; il est encore appelé par les 
architectes la couronne. C'est le memb» 



particulier qui a une bce large el plilr; 
il en placé entre la lima recta au-draut 
el le cynialiian ou Glet au.deiiout,duaii- 
lieu duquel il s'avance avec hardicsK 
(Vitruv. IV, 3, e). Leiarchileclaroauiiiv 
différenti en cela des DÔtres, KRibknl 
n'avoir pas eu de mots pour eiprimer 
collectivement tous les membres dont une 
corniche est composée; par cootéqurat 
ils ne reganlaieut pas la comicliecamiiit 
une partie de l'entablement qui lomll 
un tout, mais comme plusieurs memliin 
distincts, qui sont toujours en uméréssépi- 
rément, lelsque lima, c^malium ùiu- 
mo, eorona, cymalium m imo ; toulelbit 
Hésjchiusie sert du grec xopwvicdaQiuD 
■eus collectif, équivalent à notre iniii 

CORONABIA. Femme qui fkit d« 
couronnes et des guirlandes (Plin. H. X. 
ixi. 3) Voy. la gravure suivante. 

CORONARIUS. l>ui fait et vend il« 
guirlandei, des festons ou des couronim. 
en fleurs réelle* ou artificieUei (FVom. tJ 



COMWA1V*. 



ir.Cn. £p. I, S ; VUa.a. y. IXIT, 2B). 



Ij gniTuc c*t priie d'une peinture de 
P«apn, t( nfréuMe da gteia ml- 
laMlnwlIei occupé* i ce triTul. 

I. ^umn coronarium. Somme d'or 
UTOiMprlcf proTÏnce* 1 un chef pour 
Un I) ronroniie d'or du triomphe (Cic. 
ftj. r). Voy. COHOHA, 1 (8). 

). Opui coronarium. Oarrùge en 
"n raplofé pour décorer le* cornîchei 
(Vitnt. m, 6. Voy. CoaonA. UeMS). 

CORONaTUS ( on^BYTlçôpoî). Qui 

CiuM {uirlude ou une courouoe. 
-.-- la Ggurei iD mot Cohona. 

1. Décoré de guiriaodei od de feitoni ; 
<^ re MBS le mot ceroaaiui l'applique 
•ui chom, comme aux iiiueeux (Ov. 
''ur.iT, 13&); ■uzautel*(Prap.lll, tO, 
lï;;HbéuU(Prop. m, I, 10;it, i, 
11). 

CORRIGIA (lpi(, octuponrn). Cor- 
^ aie JOtt/ùr et laert jéèroJtjuin (Cic. 

Oi'. n, iO);on1esbiuit quelquefoii de 
l«D lie chien (Plin. H. f/. xxx, 13). 
^aiipécïiDen» «oDl pris de peiolurei de 

CORRUGIS. Liuénlement, ridii on 
'W**ptt iDui ce mot aui plis d'un vé- 
ItmcDl am|de (^i'aim corrugii , Nemei. 
Cj'tg. n), qui ippiniMent quand on le 
Km liée uqc ceiatuie (\oy. Ici liiurri 
ilomol CeaoHAiica), ou lui pli» irré- 
pilim et Iraïuieruux qui le forment 
■(""xi an iette une portion dn tètemeot 




COITINA. 101 

lur l'épaule au lieu de la laiuer peodre , 
comme on le loit daoi la Ggui« du mot 

COMTAICLATIO. 

COBSiG. Fileti ou moulurei dont on 
se leriait pour décorer la face intérieure 
d'un pied^droil de porte eo marbre (Vi- 
truv. IT, 6). Voy. la gravure du mot 

AKTIPAfiMBIlTClf. 

CORTINA. Vaie proFond et circulaire, 
ou chaudron , dont 
faire bouillir de la 
viapdCi foDdre de 
la poix (Plin. H. 
y. XTl, îî), faire 
de la couleur (id. 
SUT, 42) , uu> 

aobei uwgei aui- 

queli ta foi 

daient propre : au 

hu il cuit életè ii 

porté par de enutci pierres qu'oi 

tait deuout (Plin. H. jV. xsiTl, 6S). No- 

tre ipécimen eil pria d'un origiôal trouvé 

à Pompéi. 

2. (5X|ia;, ninim, {icl<h))ut ■nù tpi- 
latioà. Couverclt placé lur le chaudron 
ou la partie creuie 
du trépied de Del- 
phe* (Virg. £ii. Ti, d 
347 ; Prudent. ^' | 
poth. &06, Irlpodat ^ 

PoUui, «, 81), Mir 
lequel la préireue 
s'aueyait pour rece- | 
voir l'iotpiration di- i 
vine et prononcer 
>e« répoiuei. Il avait la forme d'un demi- 
globe, etil eit fréquemment représenté 
de cette faqon par les sculpteurs, seul 
sur le soi aui pieds d'Apollou; mai* 

nod il est 'placc sur ce eluudron , les 
X ensemble forment un globe com- 
plet , comme on le voit par la gravure , 
priie d'un bas-relief d'un autel de la 
Villa Boi^hèse. Daus l'original , le cor- 
beau consacré ■ Apollon est perché au 
sommet; dans un des vaiei d'Hamil- 
lon , on voit Apollan lui-même assis sur 
le chaudron sans couvercle, ci, dans un 
autre, sur un couvercle comme celui que 



19S 

3. Autel en rorme de trépied, fiit de 
marbre, de bronze oit de me- ^ 

Uui précieux, destiné wu- £ 
veut à être préieolé comme fi 
orTmade dans lei temptei du I 

me meuble d'ornemeiil dan» | 

les maisons des grands el des I 

riclie» (Plin, H. N. XïXIT, , 

S ; Suet. Aag. &! ; cf. Mart. À Ik 

XII, CG). La gravure est '^ 

prise d'un original en marbre du Vali- 

4. Vot^te ou plafond de la H^éiiedans 
un théilre, aiiiii Dommé i ciuw de sa 
ressemblance avec le couvercle d'ua tré- 
pied, n" ! (Sever. £in. Î84). 

CORTINALE.Cave où levin nouvelle- 
ment fait était réduit par la cuisson dans 
"des cbaudièrei, coriinm (Columell. i, 6, 



<Ami 



CORTIMJLA. Diminutif de CORTINA 

[Ammiau. iiix, I). 

CORVUS (xàpif). Nom donné à plu- 
sieuts macliines employées siir les vais- 
seaux el dans la guerre, el dans l'attaque 
ou la dèrense des places rortifiées; elles 
étaient ainsi appelées , soit i cause de U 
ressemblance de leur forme avec le bec 
d'un corbeau, soit k cause de la manière 
dont on s'en servait, el qui rappelait le 
corbeau tondant d'en baut el emportant 
ta proie : par conséquent, on peut tra- 
duire ce mot par ceux de grue, grappin, 
pincr, suivant les passages où R se ren- 
contre {Quint. Curt. iv, !; iv, 4; Vi- 
irav.x, 10). 

2. Instrument tranchant dont an se ser- 
vait dans les o|iéraliaiis de cbirurpe, et 
dont la lame avait ta forme d'un bec de 
corbf-au (Celsu<, vi, 19). 

CORYC^UH. Pièce dans le gymnase 
ou les bains considérables comme les 
Thei-mes de Rome ; elle était faite pour 
qu'on y jouit k une espèce particulière de 
jeu qui consistait à pousser et i repous- 
ser à coups de poing un lat^e sac (xûpv- 
KOï) suspendu au plafoud, et rempli de 
graines, de gousses d'olives, de son ou de 
sable (Antbyll. an, Oiibas. Coll. Med. 
fl; Viiniv. V, II). 

CORVHDIUH. Perruque arrangée 
comme le coijmbut (Petr. Sat. 1 10, I et 



5) ; mode expliqué* dan* l'article RÛvant, | 
u*!. 

CORYHBUS (itàpu[Le<>«)- Bou^«ilài 
baitt dt lierre QaAK\iKAt autre espèce de 
frultftqui poussent également en gra]:^ 
de forme conique; puis guirlande faitr 
avec les feuilles rt lesgrapptt da Vtctrt, 
dont les anciens se 
servaient comme d'un 
nmement de fête en 

approprié ■ Bacchui 
et à sca compagnons, 
comme dans la gra- 
vure ci-joint*) elle . 
est tirée d'un buste 
de marbra vui , à ce qu'on suppose , re- 
présente Anana (Tiball.i, T, iSiProp. I 
11,30,39; Juv. VI, fil). 

3. Htnièreparticulièra d'arranger le 
cheveux, propre surtout a t'ancianie jb- 
puUtion d'Atliènes (HeracUd. vp. Albio. 
m. &; cf. Chobï- 
LDl) , et , dans relie 
population , aux I 
mes(Sebo1. ad, Tha- 
r^d. I. 6). Elle con- i 
sislait à relever lescbe- ' 
veux tout autoar de la 
télé et i les réunir 
pointeau sommet; 
les altacbait alors ai 
un bandeau, et ils res- 
semblaient pour l'aspect général à une 
grappe de baies de lierre , comme oa Ir 
voit par la gravure, prise d'un bas-relitC 
grec en marbre. Quand lacbevelnreéliit 
trop longue el trop abondante paurtne 
attachée d'une façon auu! simple , on It 
'--■ double sur le haut (tels 



tête, 



le dans la s 



de l'Apollon du Belvédère, et dios ua 
busie de Diane du Musée Britannique- 
Dans Cieérnn {ad Alt. XIT, 3), le ""' 
Corymbia est un nom propre lire if 
l'Iiabïtude d'arranger sescbc^c1l1 de !■ 
■ *' -■ décrite (Enusti, 



CU" 



x.y 



3. Ornement élevé à l'aniêre <rua vais- 
seau (Valer. Place. 1,372); lelennep»- 
pre est ArLCsTiiE. Voy. ce mol. 

CORYTUS (TupuTàc)' Propremenl H 



OMtCBial, Uni iare ( Serf, ad Virt. 

£9.1, lei), p>roppo>itioDtacin|uoii 

|Kar la Bkbà {phare- 

m); ^Doiifue l« même 

éuï (At qodqoefaii en- 

plojé DMir parler i'are , 

M In Itcbet, quDd il T 

al dàtiagiié jar um éjri- 

itielc ancténit>qBc( M- 

faif,nanti,^i\.}SA. 

1>, lit). Noui doDDOBl I 

n f^wea dei deux c»- 

péra de corrliu daM li 

(nnire d-tamlc qni rcpiôenle le limple 

rlii d'in; d'après on me d'argiJe, et ce- 

liiqmnHilieDt l'arc el la OèckN d'iprèi 



uiTi, tT ) et qii'oB biiiil marcher par 
ItaiHaoismedaaionWKrt encore maÎD- 
tfniDl. ta G^ic ci-jointe, priie d'une 
ftm [raTÉe, repréienle Cupîdon aïgui- 
"Dl Kl nècfaei lur une pierre de rémoii- 
^', eiaelemeol comme Horace le dé- 
"II {Od. II, g, 15 : ardtnla aeueiu la- 
giiuCotecrutnla). 

COSIETf. Ftmom dt chamtrt, a- 
rliio qui devaient auister à la toilette 
•ictdtnMi romaion et aider i habiller 
f i pirer leurs mailreuei ( Juv. Sal. vl, 
439; Hdndorf. ad Bot. Sal. I, 3, 68). 

COTffURI^ATIIS. Qui porte le co- 
lUarnt, œnune on l'cxptiqDe et le montre 

COTtlURNl'S(ioOopvc.(). Haiilèrode- 
l"!". ptc d'oripne, porté d'habitude par 
Itttbaueure. C'était un brodequin de 
nir, enieloppanl lotit le pied ( de la 
<Mlmno lalcraius, Vlin. H. N. Vu, 19) 
H 1> jtmbc jmqa'au mollet (Serv. ùd 




au haut et était remarquable en re qui^, 
contrairement ■ l'habitude dei ancieni 
pour leun chauMures, il n'atait pai de 

Eiied droit et de pied gauche, mail était 
lit avec une HQilale droite {loloperpe- 
luo, Sidou. Apol. Carm. II, 400 ) : de 
celte fai;Dn, chaque brodequin allait in- 
dilTércmmeniirunet à l'autre pied {utri- 
~acol.\ 
fréquem- 
ment de ce mot au tingulier.'tandii que 
leiea/c«iet In autrci cbauuurci formaut 

pluriel. ToiilM ces particularitéi loni trèi- 
Titibles dam la gravure, qui repTéwnle 
sur une plui grands édielle Im brode- 

r' ni parlés par un rhiawur d'oiieaux 
a la gravure du mol AuciPS. . 
1, Brodequin de mémegenrè,miii orné 
avec plut de Min, qui e>t attribué par let 
arliitei Errei à quriquei-UDei de leim di- 
vinïlét, particulièrement i 
Diane, à Bacchui et à Mer- f ' 

cure, et par lel artiitn ro- i4|B^ 
main* à la déeise Ronia et yip^S 
aux empereur*, comme ligne \^fW 
de divinité. Il était porté par \fw 
Marc-Antoine, quand il le liMt. 
parait du cothurne et dei L^^^ 
«Itrihili de Bapchoj (VcU. ^^-^ 
Patercului, II, 83 ) ; mai* Id Rotiuina ne 
te poi'iaieni paa comnM une partie or- 
dinaire de leur coitume ) car Cicéron 
(/•Ai/.ill, S) l'élève contrFl'iniolenced'un 
Tuditanui qui paraiaiail en public corn 
patla et cotharnu. La gravure offre un 
ipécimen d'1111 «i^fturnui de celle naliiic, 
uris d'une figure de marbre Je la déetse 

8. Le* poète* romains le aervenl ausii 



300 COTICUb*. 

du mol corhurnat pour traduire le pte 
ivïpo|i[; ( Vo^. Eudbohu, 3 ). C'eit de 
celte miDière qu'il ett employé par Vir* 
gile ( j£n. i, 34) ), :tàaisitnlCjrneg . W), 
et Sidoiae Apolliiuîre < Carm.n, 400), qui 



non le ailhuraui. 

K. Brodequin porté ptr Ici tcleiiTiIra^ 
«iqueslur la >cène{Virp. Ed. vill, 10; 
berTiut, ad l.): il atait une Mtoelle de 
li^e épaiiH de nluticun ponces pour ic- 
croître leur taille (JuT.S<if. vi, U33) et 
leur donner un air 
plus impount; par 
eilenMOn, M mol ' 

(iini&e un ilyle su- ' 
bbme et relevé. 
Pour oacher la vue 
désagréable d'une 
telle chauuure , In 
acIeuTi tragiquei 
porta ienl lotijoun 
de longue! robes 
qui toucbaieot à 
terre, comme on le 

voit par la gravure , 

ci'jointe, prrae d'un 
b«»-relief en marbre delà villa AHiani qui 
représente une compagnie d'acleun ; l'ar- 
liale y a laiisé lei cotliurai découverra 
pour qu'on ne se tromplt p<»nl tur le 
caraclere de l'acteur. 

COTICULA. Dimioutir de Hot : pierre 
de touche, pour éprouver l'or et l'argenl 
(Plin. ff.iV. Xiïiii.43). 

3. Petit morlier fait de la même es- 
pèce de piene dure que celle dont on le 
lervait pour les pierres à .rasoir et les 
pîcrrei de rémouleur (Pbn. H. JV. un, 
4&; XXSTII, â4; Isidor. Orig. IV, 11). 

COTTABUS (xéîti.6o()- Jeu , sicilien 
d'drigine, et amusement favori de* jeunes 
eens d'Athènes après le dîner. On le jouait 
de diFFérenles façons plus ou mains com- 
pliquées ; mail la manière simple et ordi- 
naire coniistail à jcler le dernier coup 
d'une coupe de tin dans un large vais- 
seau de métal ou sur le plancher; le 
joueur prélenda il reconnaître U sincérité 
de l'afTectioa de sa maîtresse au bruit par- 
ticulier que faisait le vin en tombanl ; de 
U ce mol est appliqué à des sons de même 
esfièce, mais produits avec d'aulres ins- 



tniments, par exemple, par un fooet 
(PUut. Trm. IV, 3, 4). 

COTULA ou COTYLA (xotOJlh). Pe- 
tite mesure de capacité, conteuanl un 
deœi*M(ari«(llart-jBp. YIll,7l).EIle 
élsit surtout employée par les médedai 
et avait une écbelle graduée tracée sur 
les câtés, comme eellei dont se servent 
les pharmaciens en Angleterre; on la di- 
visait en douze partie* égales dmit chi- 
enne était appelée ancia , 1 once. 

COVINARIUS. Qui combat du haut 
d'un char de guerre de l'espèce appelée 
corinus (Tac. ^gr. 35 et 3G). 

COVmUS. Char de guerre emplojf 
par les Belges et les anciens Bretons, el 
dont on ignore U forme prédae ; tovl tf 
qu'on sait, c'est qu'il était armé de faut 
et probablement recouvert (Hela, m, 6; 
Lucao. I, 436; Sil. lui. xvil,4l7). 

2. Voiture de vojiago adoptée ann 
lard par les Romains, d'après le modèle 
du char des Belges, et que menait, comoK' 
on peul l'induire d'un passage de Maniil 
{Ep. xn, 34], non pas un cocher, mail 
le maître du char, assis à l'iDlérieur. Dtu 
le même passage, le coviniu est aussi dii- 
tinguÉ de la carruca et de Yeutdam, 
mais sans détails. 

CRATER ( opi-riip ). Vaisseau d'une 
grande capacité, cooleiiant du vin et Je 
métés, dont on remplissait les lerm 






a passai 



Fasi. ï. 62Ï ; 
On le faisait de < 
la iKiterie jusqu' 
de différeutes formes, 



létaui précieuj, ft 
.vant legoiltiie 
avec une laip 
ie spécimen ci- 



CBATM. 



CRB^IDA. 



301 



coirert k Pompéi. Au moment du repas, 
00 FapporUit dans la salle à manger et 
on ie plaçait par terre ou sur un pied : 
tlon rêcbanson ( pincerna , pocillator) 
?n prenait la liqueur mêlée avec une 
ttjA\tr{cj^atkus)f il remplissait les coupes 
'^ula, calices, etc. ) et les passait aux 
cooTif es. Dans les représentations de ban- 
quets grecs ( YOj. les spécimens au mot 
CoinSATio), le eraier est placé sur le 
<«I au devant des tables. Une sculpture 
ai ifoire d'une scène de bacchanales 
(BdODirotti, Med, p. 451) le représente 
élément à terre, tandis qu'un génie ailé 
j verse du vin d*une ampkora. Dans un 
bu-relief en marbre, représentant un sujet 
semblable (Bartoli, jédm.^. 45), unFaune 
remplit le cratère de la même façon en y 
versaDt le ^in d'une outre (uter), 

1. Cratère d'un Tolcan ( Plin. ff. N. 
m, 14 ; Lncret. ▼!, 702), produit par 
les cendres et autres matières vomies en 
Fair de l'ouverture du volcan et retom- 
bant tout autour ; elles forment ainsfna- 
torellement un bassin profond et circu- 
laire par lequel ont lieu les éruptions. 

CRÂTES (Tfltûffoç). Caisse à claire- 
foie : support, châssis nu panier, fait de 
ckies ou pareil à une claie, et par ex- 
teosion daie, objets employés par 1^ an- 
ciens de différentes fiaçous, comme ils le 
sont encore diei nous ( Varro, Cato, Co- 
iamell. Yirg. Hor. Cses. etc. ) 

2. Même sens que Cabii ARICM ( Jti- 
Tcn. H, 8Î). 

3. Sub craie fucari. Etre exécuté 
sous la daie y supplice extraordinaire 
ioquel les Romains eurent quelquefois 
«coars (Liv. i, 51; rr, 50)., Le con- 
damné était placé sous une daie et 
ècnsé sous le poids des pierres dont on 
la chargeait (Plaut. Pœn. Y, 2, 65). 

CRATICIUS. Fait de daies ou à la 
fiçoD d'une claie. Voy. Pabiu, 1 . 
CRATIGULA (xapl'tot). Diminutif de 




^=1 



Gratis : dans un sens plus spécial, gril 
iCalo,il.il. 13,2;Mart. ^jp. xiv,221). 
Le spécimea d-joint est pris d*un mo- 



dèle en bronze trouvé dans une tombe 
de Piestum, mais sans la poignée, qui est 
restaurée dans la gravure d'après un 
spécimen semblable, peint sur un sépul- 
cre de l'ère chrétienne placé le long de 
la viatiSurtina (voie deTibur ou Tivoli). 

CREAGRA (xpeaYpa)» Mot grec lati- 
nisé (Marc. Cap.). Le terme latin est 
Hakpago. Voy. ce mot. 

CREMIUM (fptSyavov). Petit bois ou 
fagot à brûler, employé spécialement 
dans les fours de boulangers ( Ck)lumell. 
XII, 19, 3 ; Ulp. Dig. 32, 35). 

CREPICULUM , GREPIDULUM ou 
GRËPITULUM. Ornement pour la tète 
porté par les femmes. Ce nom venait, à 
ce que l'on suppose, du bruit qu'il faisait 
à chaque mouvement de la personne qui 
lé portait; mais on ne sait à cet égard 
rien de précis et les leçons sont douteu- 
ses (Festus, s, T.; TertuU. ife Pall. 4). 

CREPIDA (xpYiicCç). Ce mot est tra- 
duit d'habitude par pantoufle, ce qui en 
donne une idée 
très - imparfaite 
et fort inexacte. 
La crepida con- 
sistait en une se- 
melle épaisse aux 
bords de laquelle 
était fixée une pièce de cuir étroite, qui 
ne couvrait que le côté du pied, mais qui 
avait en haut un certain nombre d'oeil- 
lets (a/ij«). On y passait une courroie 
plate {amentum) qui rattachait aux pieds 
comme dans la gravure ci-jointe , tirée 
d*un marbre grec. Quelquefois encore, 
des brides (a/»«9 ) seulement étaient fixées 
aux bords de la semelle, comme dans le 
spécimen ci-joint , pris aussi d'une sta- 
tue grecque; on 
Passait par ces i 

rides Vamen" 
tum et on l'en- 
trelaçait sur le 
cou-de-pied jus- 
qu'à la cheville 
en formant dif- 
férents dessins de fantaisie. La crepida ap- 
partenait proprement au costume national 
des Grecs ; elle était adoptée par les deux 
sexes et considérée comme la chaussure 
qu'on devait porter avec le pallium et la 





chlamjrt ; en coDwquence, sur lea Ta*ei 
ireci et autrej œuvra d'art, quand Ici 
bfura loul vêtues de» habiti ci-deiiui 
Dominés, cl neioatp» pïtxls-iius comaie 
diDi le itjle héroïque, leurs pieds sont 
communémeat couverts de chaïusum du 
méine genre que celln dout nous avons 
doonê un ipécimeu (Hor. Sol, i, 3, 137 ; 
Pers. I, 137 ; Liv. un, 1S; Suet. Tiè. 
13;Aul. Gell.xiu,:i, 3). 

3. Crtpida carhatiaa. V. CahbAtiKA. 

CREPIDARIUS. Ouvxier dont le mé- 
tier étiil de Fiire des crcpidm (Aul. Gell. 
ini, îlj . 

CREPIDATUS. Portint deschEussures 
du Eenni de celles qu'oD appelle tre- 
pidti; ellea RppuleDÛeDt propremenl 
•u:i Grecs, el ils les meltiieut avec la 
ddamyi ou le paUium (Ctc. Pu. 38 ; 
Suet. Dont. 4; vol. CbePIda). Liilatue 
bieD connue de l'Apolloa du Belvédère , 
quia la ehiamji sur son bru gauche, en 

CREPlDULATDiiDiiiuIiCdeCBEPlDA. 

H ot spécialement employé pour les chaus- 
sures que partaient les femmes ( Plaut. 
Pcrt. lï, 3, 3). 

CREPIDO (xpiî^tlO- Toute base_ élevée 
sur laquelle d autres choies sont édiËées 
on reposent; telles sont les bases d'un 



3. Hur biti co 
bassin, pour forn 



e rebord ou jeté le 



m quai , auquel 

D déliarqnait les pas 
gert ou les marchandises ( Cic. fcrr. 
b, 7 i Quint. Curt. IV, 6; v, 1). 

3. Trottoir ou chautit* éleva'e pour 






les piétons, de* dent cdtéi d'une roule 
0(1 d'une rue romaine (Juv. T, 8 ; Ptir. 
Sat. S, 2). La gnvure repi^Miote aie 
rue de la ville de Pompéi, avec it cbsns- ' 

4. En arrbitecture, membres uillaoU 



des > 






bruit vif i 

ment; en particulier, /loc/ttl f J'^ 

d-,nf««i ((hiipt. Il, 1, 68; U* 

Capell. 1, 4; et. Lucrel. t, *1^ | 

130, qui se sert dn diminu- Il 

tit trrpitBeilluni), Le spécimen l| 
ci-joint représente uq original 

2. Uartial ( Ep. Xiv, 54 } et Apulée ; 
(We/. jj, p. 310) doiment le même non 
au talnim égyptien qui n'éiiit qu'a 
autre genre <k hochet ou de crécelle. | 
Voy. le mal SiSTKDH et U gnTnre. i 

CREPITUS l^digilaram ou mncnftn 
dlg'il'u). Claquement des doigts enpns- 



unt fortemeul k bout dn ponce [it U 
pollexargului, Karl, Vt, 89) contre l< 
doigt du milieu ; geste employé par )o 
■uciens pour donner un signal qui sitiilt 
t'allention (Cic. Mgr. Il, ÏO), parti oillf- 
remenl pour appeler leurs eaelaï«s(Pe<r- 
Sot, Î7, 5; Hart. Ep. XIV, 19; «!■ 



tlt;c(,c«Eéaénil, cmitMaiui|ae d'rii' 
difCtmKe mcpnuale. Celle dernièrecx- 
pKHÛHi al cplle .da li (ignre que pouj 
rfoBiimi et qui repréienre u& Faune 
iitt, d'aprti une alilue Irounée à Uer- 
aitiiiDiD. U (cmljle qu'il t'ècrie : • lUo- 
{tr.boiie, preiulre du bon lempi, (oui 
le mu ne tuiI pu ce claquemeot de 

CSiî.VKtiO\A(<niiifja,i«).JBueltd'ai- 
(aii, (oiuiiiaai eu pluiieun objets de 
pelile diDCDiion , comme àm hocheu, 
iafoofin, de pctîiei épc«c, de pelitet 
biehc*,(le.,et>iim«jouetiiemblab)ea à 
«mqn'ga doBue eux enliiata d'aujour- 
d'hiL La Grec* et lei Romuiu compre- 
BiieiT encore loua ce Domdepelib objet! 
ifa Bém« genre, qu'ili éuioil dans l'uu- 
f it'anaclier au cou de leurs enfants 
iPliDL MU. T, 6) comme araenienti ou 
mulettes, et tuuî pour lerriri recon- 
uilrtenuquiétuenleipatéioamii eu 
■wumce ( PUat. eût. IT, 1, 13; Cic. 
Bral. SI ; Soph. OKd. T. 1015). PUule 



foiEiDl do musée Pio-CléoieiiliD, repro- 
duite dioslagnmre ci-joinle; ils sont 
dunànegepre que ceux que cite Plaute, 
i nioir : une demi-luoe {lanuta) au 
luDl de l'épaule droite; puia une hache 
«daii traochanl» («Buricuj'a anâpa); 
pdiun tean {trlula argtnteola) ; luie 
Sûrle de Seur qu'il ne mentionne point ; 
«M pelile épée ( eni'icalai aurtolut ) ; 
aw petite main { inoMicu/a ) ; puis une 
»lrednni-luDe;un dauphin, au lixu Je 
1> pelîtc tmie (lacaJa), que donne 



Plaute. Lei raémei objets reviennent en* 

CRETA. Hime sens que Cals «t 
Linu ALIA ( Plin. B. y. Tlll, 6b). 

CBIBËLLUH (Kaniivuiv). Dimioulif 
de 

CRIBRUH (KOirsivo» ) . CriiU on l«mi, 
&it de parchemin percé de trous ou de 
crias de cheral. dehl, de papyrus ou de 
joaci entrelacés, de manière à laisser des 
intersticea entre chaque repli. Les Romains 
païaaient leur hriue 
dans Jeoi «pèces de 



DIS, appelés rcs- i 

I et Bollinaria , 1 
at le deniier don- 1 

II In n_.- jm f.i-:. ' 



nait UOeur de f«ri 

Les tamis de crins de cbeial furent failt 






la première fois par le* Gaulois 
loiie par les Espagnols ; ceux de papyrui 
et de jonc par les Ivgypiieos ( Pliii. H. 
!V. xTUi, 2» ; Cala, S. S. 76, 3 ; Pers. 
Soi. 3, 112). Notre spérlmen eit pria 
d'un bas-relicF de la colonne Tniane. 

CRINALE. Large peigne de forme 
convexe {curvum, 0*id. Jtftf. _v, S2), 
hil pour l'adapter au der- 
rière de la lèle, où on le 
plaçaitpour tenir ]t» cbe- j 
Tcnx tombants, comme - J 
ou le ïoit par la gravure I 
ci-jointe, prise d'une pe- ■ 
tile figure de bronie qui ^ 
représente une des S»- TS 
bines dans les* bras d'un ■ 
soldat romain ( Guaaco ) , 
DelU Oraairici, p. 69). On comprendra 
que les longues mèches de cheveux ont 
ouitté leur place à cause de la violence 
de la lutte dans laquelle les personnage) 
ont été engagés. On peut remarquer que 
les femmes de Rome et du voisinage por- 
tent encore un peigne du même genre 
qu'elles appel lenl tpicdatojo. 

CniMS (epiÇ). Toute sorte de poil ; 
parliculièremenl chevelure, surloul che- 
velure dans sa grandeur et ton élat imIu- 
relii, c'e*l-à-dire ni coupée ni arrangée 
avec art. De là criait pauai, cheveux 
épars, qu'on laisse pendre dans tonte 
leur longueur, comme c'était l'habitude 



du femmei de l'aoliquité, quand ellrs 
éUiCDl frappées d'uu grand malbnir 
( Liv. I, 13, et voir la gravure du mol 
PMXFicdE ) ; crinii iparsus, cheveux qui 
■ l'écheppeut de la télé d'une (aijon dé- 
■ordonnée, comme chei Je* personnes 
en|agéei dans un exercice violent ou 
poussêei par une paiiian fitrieuse ( Ovid. 
Mel. 1, Ht et U gravure au mot Bâc- 

CRINtTUS. Qui a des cbeteui lougi 
et floltantt qu'il laisM pendre dam leur 
loag<ieur nalurelle, comme Ici Ggurei 
donnéei aux mots AcsnaECOMis et Ca- 
MILLDS (Enniui, ap. Cic. ^cad. ii, 2S ; 
Mart. Ep:in, 4B). 

CRISTA ()6fD0. ^ig relit tTun au- 

Îue Btlachée a un cimier i\t\è {apex) au 
aut du caïque [Virg. £n. Xil, 8S } ; Liv. 
ï, 89 ; Plin. H. JV. vu, 51). L*a^wx et 
la criila août quelquefois compris toui 
deux sous ce dernier terme ; mais il diF- 
fêrenca réelle des deux mots est celle 
que Doua avons indiquée- La gravure ci- 



joiate présetile les spécimens de tro 
casques romains, ace« leurs ligrelles e 
f)lumet, d'après uu groupe appartenai 
dana l'origine i l'arc de Trajan, et p 



: Trajan, et placé 



maintnuuil dans l'aK de Conalantin pria 



du Colitée. Les aigrettes grecques étaient 
plus ordinairement en rrîna de cheval, 
toute la queue tombant par derriéra 
comme un ahri pour ta nuque et le dos,' 
ainsi qu'on le voit par la figure à mia 
gauche, d'après un vaie d'argile : il j 
avait quelquefois trois aigrettes pour ■m 
seul caaque , comme dans U figoie i 
main droite, prise d'une statue de Hi- 

CRISTATUS. Ce mol, appliqué am 
casques, distingue ceux qui élaient mu- 
nis d'une aigrette (tràro) ducasquesim- 
ple {eudo), qui n'avaitnicimieriiiaiErene 
(Liv. IX, \ft; Ov. Mit. Tiii, 3&). Coin- 
parei lea gravures précédentes avec celte 
du mol CoMi. 

CROBYLUS (xpwEâXoï et xpiibila;). 
" indique nneBunièreparticulîFn 



ES (Tbuc;d. 
, Tertull. . 



aux anciens habitanisd' 

I, 6) et i quelques : 

( crohyloi barbarorum , 

■vetaad. 10). Elle consistait à relever 

les cheveux tout autour de la téted^xù 

les attacher 

bandeau au so 
met. La m£me 
mode était 
mnne aux deux 



les 



«jsi 



Grecs ; mai 

moi crUylui 

pliquail ipéciilement aux hommes, et 

corrmbusaax femmes (Schol. a^ Tint- 

S 'cf. loe. cit.). Cependant Thucydide et 
éraçlide de Poiil {ap. Atbeu. ut. S) 
emploient les deux moU xpûffulec M 
xipuntfoç comme des termes sjnonjiaes 
en désignant tous les deux la coIFriiTe te 
hoinmei. C'est une assertion sans fonde- 






il bit 



quelques interprètes , que cette l 
^lail particulière aux peiionne$ Igées. 
Thucydide, racontant lea ^uogrès du 
goût ehri les Grecs en ce qui concemiit 
les vétemenlt et les moeurs, reman)ae 
que certaines habitudes anciennei, eten- 
tre autres celle du erobylui, n'avaient été 
abandonnée* qi ' 
par le* vieillard 



CKMOTA. 

Injoun l'uiDemie du cha DgencD I , elle ei t 
U jtroière ■ idopler de nouvelle] mo- 
ôn. fiiiùam w rappelleront (Uns notre 
ImtfKaoànat un fmit MmbJibleà celui 
qic [HleThucjidide : quel quel viei! lard s 
tatliniHinl i porter dès qiieue*, long- 
icDps iprés que les autrei bonime* j 
iMKDl moDcé. Le* arlîttei grecs dan- 
□roL touval une coiffure de ce genre à 
AfoUoo , à B«cchas et aux jeunet geni ; 
rue rosanUe à celle lie notre spécimen, 
pii d'une figure d'euEinl eu brooie 
iRHnr « Herculanum. La dlspoiition 
dncbeimine se Enontre pu ici d'une 
lunine mei disliucte;m>itdansle mo- 
iWt on reconnut cLairemeat qu'ils son! 
rflnà M tiuché* de li ojéine (>^n 
qu'on le loit, avec ptui de iieltelé dant 
Il Agurc de Gsnme au mol CoBf IHVS. 

CROCflTA ( xpoiuïiTâv). Hobe riche 
rfmlnr de latran, ou vêtement de gala 
porté par la femmes grecque» aux Dio- 
niiùqua, et empruDlc à la Grèce par 
'- '- 'iRonM (Noi" 

i de Cybèie ( 
II, p. ITl), el luui par quelquei hts 
qui dans Iran Télemeuls anéctaient de 
st nppTocher du costume des femmes 



da not (nfcédeni (Plaut. Épid. ii, 3,41 



Viis. C^ic 



'. 21). 



àOTALlLM (xpoiiXiay). Liltérale- 
oenl, pelile crécelle; nom de fantaisie 
pu lequel la dames romaines désignaient 
»n patlanl de boucles d'oreille quand il 
Âiit fiil de deui perles ou plus, a\ for- 
me de poires (rtenchï), assez growes pour 
pfcduire un bruit et on craqua- -, 









elles é 



e celui du 



I beur- 

B par les d 



nusttnenls de celle 
Hil (Peir, Sal. 87, 9; Plin." ff, 1 I 
-^- n, U). Le spécimen ci-joinl~' ^ 
"tuante on modèle de boucles d'oreille 
"oatii Pompéi. 

CItOTAUSTRU. Femme qnijonedes 
tral-Ja (Prop. IT, B, 39). \<,j. la gra- 

CROTALuil (xpâ(alov). Sorte d'ins- 
Ininiiiit de musique employé ipéciale- 



raonca fendues, < 
de bois ou de métal, réumcs eniemble 
]>ar une poignée droite, comme on le 
voit par la Bgure à main droite de la gra- 
vure ci-jointe, prise du pavéenmosaïqne 



d'une tombe troutée dans les fouillea de 
la villa Coniui. Quand oo ea jouait, on 
tenait un de ces crolalei dans chaque 
main, et ou les faisait claquer avec les 
doigt», de manière à produire un bruit vif 
el rapide comme celui des castagnettes, 
ainsi qu'on le voit par laGgure defemme 
de la gravure, tiréed'un bas-relief de la 
ïilk Bocfhèse. 

CRUClARIliS. Criminel exécuté sur 
une croix {cruz), où on Ta pendu (Pelr. 
Sat. tl!,S; craciarii parentes detraxe- 
ruHl pendenlem); par extension, coquin, 
comme nous disons gibier dt polenct 
(Apul. Met.x. p. 21&). 

CRUCIFIXUS. Ou, écrit en deux roots, 
cruci filas, cloué à la croix, delafa^on 
que nous entcBdoni par le mot crucifié 
(Qninl. Tll, I, 3; Plin. H. JV, viil, 18). 

CRtJNENA(^)iivtioy). Poche de cuir 
pour porter de l'argent ; on la suspendait 
aucoD par uuecourraie (Plaut. ^sîa. m, 
3,81; TriKul. ni, 1,7); elle tombait 
ainsi sur le devant de ta personiie ou 
derrière elle; delà TientqueBallio.dans 
Plaute (Pteud. i, 3, 3S}, dit i l'esclave 
de marcher devant pour qu'il puisse avoir 
l'ceil sur la crumtna qui ^ndait derrière 



206 



CAUPPELLARIC8. 



CRYPTA. 



lui. C*est de Tosage de porter ainsi son 
argent que vient l'expression grecque par 




XavTioT6(i.oc, équivalente à notre locution 
coupeur de bourse. La gravure ci-jointe 
est copiée sur une figure d*une lampe en 
bronze. 

CRUPPELLARIUS. Mot celtique em- 
ployé par les Gaulois pour désigner une 
classe particulière d*liommes qui com- 
batlaieut comme gladiateurs, revêtus des 
pieds à la tête d une armure complète 
(Tac. j4¥in. 1, 43; Lamprid. Alex, Sev, 
56). Les hommes ainsi armés étaient ap- 
pelés cataphracU ou clibanarii par les 
Perses, et cruppellarii par les Gaulois. 
Voy . la gravure du mot Catapbracti. 

CRUSMATAou CRUMATA (xpounota 
ou xpov(T|Jiata), castagnettes ; dans l'an- 
tiquité comme aujourd'hui, elles étaient 
attribuées spécialement à la nation espa- 
gnole (Mart. Ep,\ïf 7j); cependant les 
femmes de Grèce et d'Italie jouaient aussi 
des castagnettes, comme le prouve la gra- 
vure ci-jointe, prise d'un vase d'argile, 




ainsi qu'un bas-relief du musée du Capi- 
tole (iii, 36), où une femme est repré- 
sentée avec le même instrument dans la 
main droite et le scakillum sous aoii 
pied gauche. 

CRUST^. Figures ou images en^oj- 



relief appliquées Mir la vaisselle, par 
apposition aux emhlemata, qui étaient 
eu haut-relief (Cic. Ferr, u. 4, 2Z ; Paul. 
Diff. 34, 2, 33). 

CRUSTAR113S. Artiste qui dessinait et 
modelait des crustm pour la vaisselle 
d'or et d'argent ^Plin. H, N, xxxui, 55). 
On les vendait à Rome dans des bouti- 
ques appropriées à cette branche de com- 
merce et appelées crustarim tabern» 
(Festus, s. «.)• 

CRÙSTULARIUS. Qui feit et vend des 
crustula (Sen. £/». 56). 

GRUSTULUM. Diminutif de Crdstum. 
Petite pièce de pâtisserie, comme une 
tarte de pâtissier; on donnait surtout ces 
friandises aux enfants (Hor. 5at. i, 1, 
25 ; Juv. Sot. IX , 5, et Schol. Ver. 
adL), 

GRUSTUM. Fragment ou morceau 
rompu de pain, de gâteau ou de pâtisse- 
rie. De là le mot français croûte (Hor. 
Ep» I, 1, 78; Yirg. ^«. vn, 114). 

GRUX. Une des machines dont se ser- 
vaient les anciens pour punir de la peiœ 
capitale les criminels et les esdaves. Ou 
la faisait et on s'en servait de deux maDÎè- 
res différentes. Dans l'origine, c'était nue 
perche droite, se terminant en une pointe 
aigijë ( en grec fftaupoç, 9x6X04^), sv la- 
quelle la victime était empâtée, comme 
on le pratique encore dans TOrient, châ- 
timent indiqué par l'expression incrucrm 
suffigere (Justin, xviil, 7 ; Hirt. B. Àfr. 
66), ou in crucem sedere (Maecen. ap. 
Senec. Ep, tOl); mais, dans la suite, on 
y ajouta une pièce transversale de bois, 
comme dans notre crois^ sur laquelle le 
condamné était fixé avec des clous ou 
attaché avec des cordes, puis abandonné 
jusqu'à ce qu'il mourût : supplice ex- 
primé par des expressions comme cruci 
figere ou affigere et autres semblables 
(Tac. Ann. XV, 44 ; Pctr. Sat. 111, b). 
Il paraîtrait aussi, d'après d'autres pas- 
sages (Plin. H. N, XIV, 3 ; pendert >« 
cruce, Petr. 5a/. 112,5), que les crimi- 
nels y étaient quelquefois pendus comme 
à un gibet ou à uïte potence, 

GRYPTA (xpvîttïi ou xpv tïi). De *» 
vient notre mot crypte, qui cependant ne 
donne qu'une idée tort inexacte de Toh- 
jet que le même terme présentait à l'es* 



CKTFTA. 



CmTFTA. 



207 



prit des Grées et des RomaÎDS. L*aii- 
denne errpia^ se npprocfae surtout de 
notre doitre avec lequel elle avait la 
plu grande ressemblance; c*était, en 
effet, une galerie longue et étroite, de 
DÎTcaa avec le sol (et non souterraine 
eomoe 6n le suppose communément ), 
fennce des deux côtés par des murs et 
itceraot le jour d'aune série de fenêtres 
pratiquées dans un des murs latéraux qui 
reDtODraieot ou dans tous les deux. Des 
ronstnictions de cette espèce étaient 
soQfcot élevées comme édifices publics 
poor la commodité «fe la population ; 
(bm les campagnes des personnes ri- 
ckes ( Senec. de Ira, m, 18); comme 
dépendance de grandes maisons, ou 
promenades réunies à un théâtre (Suet. 
Cal. 58); très-communément encore, 
coniDe nous rapprenons par des ins- 
criptions nombretises (Muratori , Inscriftt, 
p. 481, 4; Reines. Syntagm. Inscript, 
II, 28), elles étaient réunies à un portique 
OQ colonnade ouverte. Elles procuraient 
un asile agréable quand la chaleur ou le 
mauvais temps rendaient un abn souhai- 
table pour une population oisive et amoU 




lie par le loxoé Les prétoriens mêmes 
avaient une cr^'^/a adjacente à leur camp 
permanent de Rome. Elle fut démolie 
par les ordres d* Adrien, quand il essaya 
de réformer la discipline de ce corps 
(Spart. Hadr. 10). La gravure ci-jointe, 
avec celle qui suit, donnera une idée 
exacte de la nature de l'ancienne crypte. 
Elle représente le plan d'un édifice pu- 
blic constrtiit par la prétresse Emacnia 
à Pompéi et consistant en • une crypta, 
un porticiu et un chalcidicum, Cit% di- 
verses parties de Tédifice sont énumérées 
dans une inscription fixée sur la mu- 
raille extérieure au-dessus de Teutrée 
principale. Les trois corridors, ou cloîtres 
marqués aaa, constituent la crypta. Ils 
sont entourés de trois côtés par na mur 
décoré de fresques; à T intérieur, on voit 
les fenêtres aui ouvraient sur une co* 
lonnade voisine (jwrtieus), marquée 
BBBB, qui, à son tour, enferme une large 
area centrale c. Des restes considérables 
d*une construction semblable se voient 
encore sur remplacement de l'ancienne 
Capoue, près de l'amphithéâtre; et on 
trouvera un spécimen de ces doitres, an- 
nexés à un théâtre, dans le fragment qui 
contient le phindu théâtre de Pompéi, 
au mot Thiateum . 

2 . Les cloîtres fermés, semblables pour 
le dessin et l'emplacement à celui que 
nous venons de décrire, entouraient or* 
dinairement, au Heu de colonnades ou- 
vertes, les cours intérieures des villas et 
des fermes romaines, et servaient a con- 
server le grain, les fruits, les produits 
enfin qui demandaient à être préservés 
de rhumidité sans être entièrement pri- 
vés d'air. Aussi Yitruve, en donnant le 
Jilan d'une villa modèle, recommande 
brt sagement de construire des galeries 
couvertes {cryptm) dans l'intérieur des 
feimes pour de tels produits, et de pla- 
cer les ëtables ainsique les magasins pour 
les denrées moins faciles â détériorer 
dans la cour découverte du vestibule, ves» 
tibulum (Vitruv. Tl, &, 2; compares 
Varro, i?. i?. i, 57). La figura ci-jointe 
donne une vue des débris delà villa de 
L. Arrius Diomedes dans le faubourg de 
Pompéi, et montre très-clairement le ca- 
ractère et la nature des bâtiments qui en 



CMTVTOPOHTICm. 



dépendRicnl. A main gauche, il ne N*te 1 portion du premier éUge de It lilli. De 
qu'um partie deafondtiioai; mais l'aile là part un escalier, encore conpiel, qui 
droite et le ceutre subtiilent preique eu conduit dam \ieijpta, laquelle, eomiiM 
entier, et de [dm on voit derrière une 1 on ne inaiK|iien pai de le leminiwr. 









isfe^ 



touréedani l'origine parles autrea étage* 
bllit au-deuus des cloîtres. 

3. Quand lei reiiètrei étuenl fennéca 
avec leurs volets de bois, tout le corridor 
devait rortner une voiltc longue, étroite 
et sombre; delà vient i|ue le mol crjrpla, 
dans un langage poétique et métapho- 
rique, fut transporté, par une acception 
tUrivée, à des passades souterrains de 
différentes sortes : sinti le grand égoat 
qui traversait le quartier de Subiirra et 
continuait la Cloaca maxima de Rome, 
est appelé Crypta Suhurrm (Juv. v, 
lOe); le /uni»/ qui passe soni les ro- 
cheii entre Naplei et Pauùlippe, maiu- 
teuaul la grotte de Pausiiinw, est appe- 
lé Crypta NeapalUaaa (Petr, Fragnt. 
13; Seneea, £/>. &7}l et la er//ifa de- 
vant laquelle Quartilla olfre son sacriGce 
(Petr. Sat. 16, 3) prut te rapporter à 
celte grotte ou à un cloitre coiiligu à sa 
maison et à ses jardins, comme ceux que 

4. Ecurie \>ava les clievaui et les cliars 
dans un cirque (Sidon. Carm. xxiit, 
319). Va;, la gravure et l'article au mol 
Cahceh. :. 

CRVPTOPCRTICDS. Tenue toujours 
eotplové parPJiue le Jeune quand il parle 
d'une coiitttuciiDu semhlaUe il celleque 
Dout avons décrite au deruier mot. Il 



semble que c'était seulement un synoojr- 

du;ou, s^lf BTailunedifTérencenellB 
entre les deni mots, c'est peut-éticque, 
lorsque la galerie avait des Fenêtres dei 
deui câtéi, comme c'était le cas dini 
celles des villas de Pliue, elle msembUil 
beaucoup à la colonnade {porticut) et 
était en conséquence distinguée par le 
nom de cryploporticui ,- imand, au coa- 
traire, les fenêtres n'étaient que d'aa 
calé et qu'un mur du s'élevait de l'aiiur, 
commedans les galeries que représnUat 
les deux gravures précédentes, il t>ut 

Klnteiact de la désigner aimplemeal par 
: nom de crjpla ^Plin. Ep. n, I', K. 
seqq.; V, 6,- S1-Ï8 ; Vil, îl, î; H, 
36, 3), 

r.TESlBICA MACHINA. Pompt foi- 
tante à </Du£feaefi(in, inventée ^r Clé- 
sibius d'Aletandrie, qui vivait du teop) 
de E^olémée Evergéte (Vitrai'. 11,8. 3: 
Plin. Hist. Nat. ™, 38), et conitmil' 
sur le même principe que les pompe 
à incendie de nos jours. La machine (<l 
loDg par Vitruve (ï,7) d'ipréi 






Dtpo- 



dus maintenant; une pompe du nnor 
genre, mais perfectionnée, probabiemnt 
d'après un modèle de Héron, élé" ik 
Clésibins, fut découverte près de Civils- 
Vecchia au dernier siècle; mais, comme 
cite ne contient pas toutes lespsrllesci- 
tées par Vitruve, nous en avons dwa* 



CmUICA MACHUfA. 



CUBITAL. 



209 



nne représentation mmm son nom grec 
SiPHO, où les parties qui la composent 
soBi apliquées d'après la description de 
HéroQ(vo7. SiPHO). Ici nous ne donnons 
qu'une figure conjecturale de la machina 
Ctaièiea, tracée par Perrault , d*après la 




description de YitruTe; mais le lecteur 
en comparant Tune et l'autre de ces ma- 
chioes se formera une idée exacte de leur 
oatare et des différences qui les sépa- 
rent. Les parties citées par Yitruve sont : 
cat'uuu, le bassin A, dont Héron ne se ser- 
nit pis : il employait à la place un tul>e 
droit (ffttXJiv 6pdto<) ; modioli gemelli^ 
1 1, les deux barillets dans lesquels 
jttKot les pistons (reguim) correspondant 
a\-ec les $tjo icvECSc; de Héron ; emhoU 
masculi, deux pistons (c c), les ménirs 
qtie les i|i6oXet; de Héron ; fisttdm in fur^ 
cillstfiguray deux tuyaux qui se joignent 
€n forme de fourche et qui, dans la 
pompe de Héron, sont remplacés par un 
simple lube horizontal (XuHrrjv) ; et /mt- 
luda, la ckappe (d) placée au-dessus du 
bassin pour presser Teau au pied du tuyau 
ébiïtjque : Héron ne s'en est pas servi. 
On comprendra Iscilemeut comment 
fonclioanait cette machine. Elle était pla- 
cée sur le réservoir, et on faisait jouer les 
deu pistons ensemble, Tun descendant 
pendant que l'autre montait : en s'élevant, 
le piston (c) tire une certaine quantité 
dVau par l'ouverture du bas du cylindre 
(9), qui est munie d'un couvercle mobile 
(marqué par des lignes pointées dans la 
gravure), lequel s'ouvre dès que l'eau 
arrive, mais se ferme de lui-même dès 
que le piiton s'abaisse de nouveau ; et 
cette pression chasse l'eau par le tuyau 
en forme de fourche dans le catinus (a) 
dont le fond est muni, de la même ma- 



nière, de couvercles mobiles au-dessus de 
chaque tuyau qui s'ouvrent et se ferment 
tour à tour à chaque coup des pistons. 
Ceux-ci, en se mouvant alternativement 
en haut et en bas, chassent l'eau avec un 
courant continu par la pmnula (d), dans 
un conduit ou tuyau élastique qui est 
fixé en haut et d'une longueur détermi- 
née. 

CUBICULARIUS. Esclave dont le sei^ 
vice était restreint aux différentes pièces 
d'une maison romaine (cubicula ) ; il se 
tenait dans l'antichambre et annonçait 
les personnes qui venaient visiter son 
maître, etc. (Cic. Ferr, il. S, 4 ; <u/ 
j4tt. VI, 2). 

CUBICULUM. Littéralement, chambre 
munie d'un sofa ou d'un lit ; par exten- 
sion, terme général qui désignait toutes 
les chambres ainsi meublées dans une 
maison particulière, qu'on s'en servit 
comme chambres de repos ou comme 
chambres à coucher (Plin. Ep, i, 8, 1, 
cubicula nocturna et diurna, Id. II, 17, 
21 ; Plaut. Most, m, 2, 7). Les Romains 
avaient en effet l'habitude de s'étendre 
sur des sophas pendant le jour, pour étu- 
dier, prendre leurs repas , faire la sieste 
et recevoir leurs amis. 

2. Loge de l'empereur au cirque ou à 
l'amphithéAtre; il s'y installait avec pom- 
|)e pour voir les jeux (Suet. Nero, 12 ; 
Plin. Panée, 51), au lieu de s'asseoir sur 
le podium découvert ; ce qui était l'usage 
dans des temps où les mœurs étaient 
plus simples. 

CUBILE (xoCxYi). Toute place où l'on 
se couche, lit ou chambre où est le lit ; 
de là, dans un sens plus particulier, /// 
de mariage (Virg. yE/i. VIII, 412; Eur. 
Med. 161); chambre à coucher (Cic. 
Cat. IV, 8 ; Suet. Aero, 25) ; et, comme 
cubitorium^ Tune ou l'autre des petites 
pièces dans une maison particulière oc- 
cupées d'habitude par le maître ou par 
la famille (Plin. H, N. XV, 10, sahta- 
torium; Plin. Peuieg, 68, 3). 

CUBITAL (OicaTxuviov). Oreiller ou 
coussin sur lequel le coude repose quand 
la figure est inclinée sur un lit comme 
ceux dont se servaient les malades (Hor. 
Satn II, 3, 255), ou les personnes qui 
prépaient leur repas sur uue couche (vov. 

. 12. 



AccuBO). La p«ïun, rcprcwDta 




(Ment a l'inlcmpéric dca inuna ; il m- 
temblailau capuchon dr» cipiicini «à 
celui dci pècheai! de Miples modene 
[Coliimell. Il, I, îl ; Mari. Ep. xi. 98, 
0; Juï.Ti, ll8;Pall«<i. I,+3,*1U 
premiéie pviureestlirce d'uuepcinlure 
'e Pompéi représenta ni un pimpa 
' Il orome» du peuple qui boivenidanîuiie 
iveme {caupona). Quand ou ïouliit 



CUCULLIO. Diminulifde CuCtTLtDS 
(voy. ceniol)> ex|iriniBnt une qualité in- 
férieure plutôt que des dimetisioiiï moin- 
dre> (Lacnprid. Elag. 33, eacaltioae 
ma/ioBlco; Capitol, r'tr. 4, vuigari -via- 
torio; ef. Cato, A. «. ï). 

CUCULI.US. Feuille de papier roulée 
«ntoTined'enlonnoir dont le sériaient les 
■pothiraimet autres marchand» de Rome 
jKiur eiiïdopprt lu (loiidiT» et le» dro- 
gues achetée» par leurs pratiques (Mait. 
£p. m, î], précisémeui comme fout le» 
épicier) de noi jour». 

2. A caiiie de TaDalogie de sa forme, 
capuchon allarhé à quelques vélpmrnti, 
tell que la laceria. le tnfum, la punii- 

qu'ii couirail alorsramme un chapeau. 
Il était porté communément par les es- 



découvrirla léle, on rcpouiuit lecapit- 
eu «rrièra; il retumbail alor» nt 
la partie lupérieure du doi, comme on 
le voit daiu U «ecoadr gravure, tvfité- 
leulant une autre de> £gur«t du néiiE 
groupe. La première deuoiçraTurMei- 
|ilique re que Cicrron dit de M. AnloiM 
(Pliil. Il, 31), iioiinini veaU capiliit'a- 
tulo, et la dernière, le captif aperniiia 



claves, les payuns, les pécheun et les 
personnel que leura occupalioui elpo- 



\. Cuadlua Utiurnicm (Mari, « Um- 
mate,MV, 139);inéiiie tensqueBARM- 

CDCOLLIIB. 

6. Cucujlus JanWniciujJui. TIU- Uir. 
même uns que Bakdocdccli-bi- !< "' 
calliu Saalomcui tirait son uoai de li 
ville de Sainttt, où s'iiitroduiàl l'art dt 
hbriquer ces objets, empruntés i l'H- 

CÛCUMA. Vaisseau dont on se lertiit 
pour faire Ehaulfer de l'eau et faire d(» 
démclLons; il servait encore i d'aiitm 
usages analogues : on n'en peut diteiwi; 
ner d'une manière prériis ni la (onaeiil 
la nature (Pelr. Sal. I3&, h;\it,î).f' 
mot cependant s'est conservé dans Ir lan- 
gage usuel des Romains modcmet, «è '■ 



cccrasiTt. 

cK<ma âfftiÙt an nnMan paur f«ir 
daeSer de l'«aD. 
CCaUBiTA ou CUCURBITULA (xa 

Inwh], ornûa), PoUran oa gourde i i 

m bniU (JuT. > 
if, M) .u«i 1 



le brouE (OUoi , II, 



»■ 



Ep. 108} La griïure ci-joinW ttl tirée 
d^ne peinture de Pompéi. 

CULEUSonf-ULLElfS. S«c fort lai^e, 
fait d'une peau de pore ou de ciiir, et em- 
iiloïé p»r iM Romaini pour le triiU|ioTl 
- in ou de l'buile (Nfpo>, £u«i. 8; 
H. IV. ïii, IB; Csto, i!.«.xi, IJ, 
le on le loil d»a« la griTiire n- 



e du VatidD, et 



dèlt inden de v 
IniDl i 11 hiblii 
juUii ptr nhodiu.. 

CUOO ou CUDON («aiiÎTUî, îitit, 
npiufâlaui!)' La fome la plui >imple 

du nique, conùitant pu- 

iBBHil en une coirfe sans ZTT^N 
cimlrr (aprt) ou «iBrelle gi& I 
[(mM):deli,diç«i6(« TW 
«1 Bbî*; (Hom. II. :l, '~^^\ 
!i));ilénit fait deenir, ,^ ^ 
ou de peau de bètn fe- 
ra» (Siliui Italirus, Vlll, 
fl3),flitlaché tous le meoton ittc une 
cMmrif (dx(Û{]. Ce genre de casque élail 

■WDainiirniéiiàUléEèrelPoljb. Tl,33)i 
il M ittritiiié à DioméJe par Homère. eX 
m le toit rirquemmeut dîna des repré- 



roiiie que nou* 



inur de en t^nifi ta 

tiiMii pht le ipècimeo ^,-j„„.,. 

CULCITA (xOli), <]Tpupv^). HaleUi 
pour u Npha, nne couche 



>raplï de bourre, d> Uine ou de plume 
ffano, U L. 1, 167 ; Petr. Sai. 38 ; 
l«. Tiucm, 19; Seuen, £/>. 8") ; il 
cliil, par coniéquenl, quelquefolt fort 
doui, comme noi liu de plume . et d'aii- 
Irrioii comme noi mitelu de Uine et de 
'rin.iHe» dur pour ne |iai prendre l'em- 
pniote dn coq» qu'il portait (Sensca, 



joinle, prÎM d'une peinluro de Pompéi, 
qui moolTC U manière de tnoiporter le ■ 
cuUiu lUT un cbiriot, de vider ion con- 
tenu dans drt niueaux pliii peCiU {«"i- 
pliorm). H qui indique pareillement com- 
ment il était rempli; c'e»t-ii-dire par la 
partie lupérieure du col, qu'on liait en- 
suite avec une corde. Un hc du même 
genre eit encore employé en Italie pour 
le traniport et la nnle d« l'buile. La 
grandrur de re mc expliquera aussi un 
autre utage auquel il aenail chn lea an> 
cient Romaini : on y couuîllei parricides 
(Cic. ad. Q. Pr. I, a, î). 

î, Hesure_((« liquida; la plua vaste 
dont le serrnient Ira Bomaîni. Elle con- 
leDaitvingtaiii/i/iorrj,ou63e>-,l!710, et 
était parliculièremenl emplojr^ pour «»- 
timer le produit d'une vigne oud'un plant 
d'olivien (Rhemn. Fann. dt Pond, et 
Ment. Sn; Varro, R. S. 1, ï, 7). 

CULIGNA (ïulixvti). Valsseiu pour le 
(in dont on n'a nu déterminer U nature 
(Cato, S. a. liih 

CULINA. Cniiine Cic. Fam. xv, 18; 
Petr.iar.î,l;Seneea, Ep. ti). La gra- 
vure représente un founicao de cuisine 
de la maison de Panu k Pompéi, avec 
quelque! ustensiles decuisinequ'on y dé- 
couvrit quand on le trouva dans les Fouil- 
le*, c'est-à-dire un couloir {colum), un 
couteau de cuisine {calttr eoquinar'u) et 



tin uitensile pour [iTéparer les ceufs (un 
apalare, i ce qu'on suppotr). Au-des- 







•nOBCst le plBDd'uueriiiijpe de li mime 
ville, d>Di la maison du questeur, qui *e 
compose des parlies luiTantet : imoiédia' 
temeot à main gauche de l'entrée il y a 
un évier demi-circulBire (I), et à droite 
im nnlier (3) qui menait probablenieiil 
aux magasin* des provisions ; en facedi- 
l'eatrée lanl les restes du briquetage qui 
formait le foiirneau (3), coaslmil de la 
même manière que celui que nous avoiis 
donné ci-deisus ; atlenaut à celle pièce 
tt une autre pelile chambre (4) qu'on 
■ourrait appeler arrière ruisine, avec des 
II d'aisance (S) tout i fait à l'eiiré- 
mitè; clioK aueiNngutière, let commo- 
dités se trouvent en général à cétê des 
cuisines des maisons de Pompéi. 

CULTELLUS (^ijcaipi; }^f_a.if\t>-i). 
Diminutif de Cultbb, employé presque 
dans les mêmes sens. Ce mot désigne leu- 
lement de* dimensions moindres dans 
chacune des espèce* de couteau; mais Ip 
talltUus n'est jamais si pelil que noire 
rouleaudepocheclnolre canif (jca/;irBm. 
luvénal désigne même par le nom de 
culteilus un couteau à découptr (Sol. v, 
l!S; Ulpien, Dig. 8, ï. Il), un raioir 
de barbin' ; et le aillellus d'Horace (Ep. 
I, &, b\) dont on se serrait pour lenir 
1rs ongles en bon élat était le même que 
l'iiMIrument du barbier qui sertilt à cet 
efTet, comme le dit eipressèmenl Valère 
Maxime (m, 2, 1&) : Cultellum loasorimn 
fuiui unguium rtiecaadorun causa po- 



comme la lame d'un coller (Vitrav. t 
3.2). 

CULTER Iv-énrupa). Nom donné par 
les anciens à dif^ient* inilmmenls rm- 
plovéspourcouper, qui étaient faits d'un 
seul tranchant, le dos un pen large, el 
la pointe aiguë; tous servaient pour les 
besoin* du ménage et de regriculture , 
mai* non de la guerre, excepte quand OD 
parle des temps barbare* et d'un asuisin 
plutôt que d'un soldat. Notre mol coiirrau 
eil peut-être la Iraduclion la pluseiarre, 
mais le culler ancien ne désigne en g(- 
npral dans les instruments que noiu tp- 
pelons conleanx que ceux delaplusgrandr 
espèce. Nous éouniêrons ci-dessous let 
principaux, avec le* épitbéles qui Is 
disli liguent. 

I , Culler eoqainarit. Couttaa de tiasi- 
n'irr ou couteau dt cuisine (Varro, et- 
Non. I. V.), servant à couper la TiatiSF, 
La gravure est prise d'un modèle déMHf 



vert dans une cuisine de Pompèi. Les 
bouchers se servaient aussi d'un inilni- 
ment semblable pour le mènw us^ 
(Liv. III, 4B;Ilerod. il, 61). 

1. Couteau emplo}é par le catlrenui 
dani un sacrilice pour couper lagoige^ 
la victime (Plaul. Rud. i, 1, hb), 
et par les boucheis i l'ahalloir / 
{Vairo, B. F. il, h, II); il élait / 
fréquemnKDt représenté sur les | 

lias-reliefs des sépulcres. C'est | [ 

d'un de ces bas-reliefc que nous jt 
avons pris le spécimen ci-joint où 3 
l'inscriplion Cultmabi Osu nous ' 
garanti! que nous avons le vérilaMe in- 
strument. Compares la gravure du raot 
CuLTKAlillls, où l'on voit lecoulMufo. 

3 . Culler iieiiatoriia. Couteau de cau- 
seur, qu'il partait à une ceinture et s<m 



lequd ildépichaittaproieqiUDdiléUil 



CITLTSK. 



CUMEBUM. 



213 



ÎÊtek hee avec elle (Petr . Soi, 40^ & ; Soet . 
Ju^, 19). Il était pareil à celui dont se 
serfaieDt ceux qui combattaient avec les 
bêles liéroeca de l'amphitéàtre. Voy. la 
prpsière Bgure au mot Bbstiarius. Le 
sféàmta ci-joint est pris d'uue pierre 

4. Trancbant affilé on partie plate de 
ia Une dans une serpette de vigneron 




{fuU ^uiitoria) qui, dans la gravure ci- 
jointe, tirée d'un vieux manuscrit de Co- 
lumelle, est placée entre le manche et le 
croG dn boot (Coluraell. IV, 35, 3), el 
do&t OD se servait particulièrement pour 
râtooder et retrancher. 

h. Cuber toiuorius. Sorte de couteau 
oa de rasoir dont les barbiers se servaient 
pour raser (Cic. de Off. ii, 7 ; Petr. Sat, 
m, 11 ; PUn. H. N. vii, 69). Il est aussi 
désigné par le diminutif cultellus, et il 
avait probablement une lame avec une 
pointe faite comme celle du couteau de 
ebsse (n** 3) ; car on s'en servait pour 
tenir les ongles en bon état (Hor. Ep, 1, 
"iy SI; cf. Val. Max. m, 2, 1&). 

6. Coutean fiiit d'os ou d'ivoire pour 
ioasger du fruit (Columell. m, 46, 4) ; 
il est appelé auasi cultellus (PUn. H, N. 
XII, 54). 

7. Couire d'une charrue; fait comme 
la lame d'un large couteau et placé verli- 
nlemen* an devant du soc {vomer, Plin. 
H- iV. XTiii, 48), comme le montre clai- 




îonent la figure ci-jointe, prise d'une 
pierre gravée. 

8. /n cultrum collocatus. Expression 
technique dont se servaient les architectes 
et les mécaniciens romains, quand ils 

E riaient d'objets placés sur leurs côtés 
> plus petits ou sur leurs bords les plus 
étroits. Ce mot s'applique à des briques 



ou à des pierres placées de côté dans un 
édifice, au lieu d'être placées de la façon 
habituelle et de montrer leurs surfaces 
les plus hirges(Vitruv.x, 5). Les Italiens 
d'aujourd'hui emploient une métaphore 
semblable, per eoltello, quand ils veulent 
exprimer la même disposition. 

CULTRARIUS. Assistant d'un prêtre 
qui officie : il immolait la victime dans 
un sacrifice, en lui coupant la gorge avec 
iiii couteau, eulter, par opposition au 
popa qui l'abattait d'un couii de hache, 
securis, oti de marteau, maileus (Suet. 
Cal, 32; Inscript, ap, Gnit. 640, 11). 
La gravure ci-jointe, prise d'un très-beau 
bas-relief en marbre découvert à Pompéi, 
représente une vieille femme et un (amie 




occupés à offrir un porc en sacrifice : la 
première fait l'office de prêtre, et le se- 
cond du cultrariuSf qui coupe la gorge de 
la victime. 

CULULLUS.Suivantlesscoliastesd'Ho- 
race, vase en poterie dont se servaient 
les pontifes et les vestales dans les rites 
de leurs sacriGces ; ce mot s'employait 
dans un sens général pour toute sorte de 
vase à boire (Acron et Porpfayr. ad Hor. 
O*/. I, 31, 11 ; Hor. A. P, 434). 

CUMERA. Sorte de cuvier, de terrine 
ou de panier avec un couvercle convexe 
dont se servaient les gens de la campagne 
pour y conserver leur grain (Festus, v. 
Cumenim; Hor. Sat. i, 1, hZ\Ep'ut. 
1 , 7 . 30, Acron ad, IL), 

CUMERUM. Vase couvert ou peut-être 
corbeille portée par le camillus dans un 
cortège de mariage (Varro, t, L, vu, 34), 



m CDH.IICLLA 

et coDtcDinl let objfU nécMaini (ulen- 
tilia) à U fiipcie (Feilu), i. «.)- 

CU\ABULA. Btr»i>,i d,«fant (Cic. 
Div. 1.36; Plaul. ^m/i/>. V, 1, &&;$«tv. 
ad Virg. Ed. IV. 23 ; Amob. adv. Cent. 
IT). fiolre tpècimeD eM prii d'uD mauiu- 
erit forl aDcIcu de U Geoéw, publié pir 
Limbeciut {Commmt. Bibi. Ori. III, 
39). On don 



forme d'une aiigi 

d'un biteaii, cou 

dam U gravure inivinte; de là \iriit 

qu'en grec on emploie le mot tnitifTi 

|iour déiigoer le m£me objet ( Aiben. 

XIII, Si). 

!. Par extension, jilaee dans laquelle 
iiiie chose vivante eat né* ; ville natale 
(Prop. m, ), 27); nid d'oÎMau (Pltn. 
Jf. A. X, ai)j ruche {Virg. Ceorg. 
IV, 66). 

C-VîtJE. Uémeiau que Ciinabola. 
Cit. Div. 1.10). 

CUNARIA. Ifourricf, qui ber^il un 
en(aal dans (on berceau, le lavait à >a 



, l'enveloppait dam des Un* 
gei, etc. (Inscripl. ap. Grut. 811, 7; 
eomparei Harl. Ep. xi, 39). La gravure 
est prise d'un bat-relief romain en mar- 
in bois, 

un tranchant mince qui va toujours en 
f^uissaol, et doul on te servait pour 
fendre (Virg. Grorg. l, Ht), resserrer el 
affermir (Cir. Tuic. Il, 10). 

!. Quand on applique ce mot aui taiv 
■eaiu (Ovid. Mtl. II. 611], sa lignilira- 
lion pi'écise eat douteuse. Quelques-uns 
supposent qu'il déligne des pièces saillan- 
tes de bois Cxées aux càtés el lu fond 



d'un vaisseau pour le défendra contre les 
rocben ; d'autres, le* bois de charpente 
assemblés eu (orme de coin, comme re 
que nous ajtpelons ftrme diagonale, ou 
de minces coins de boii inlrodnili avec 
de l'étoupe dont on se servait poBr cal- 
fater lea jointures (Scbelfer, MU. Sk. 
1, 0). 

3. xipxi;). DiviaioD de siése* {graàiu, ' 
ttd'd'm, luitc/lla), dans un Ihéitre ou 
un amphiibéàtre (Vitruv. v, 6, 30 ; Suet. 
Aag.^*), comprenant les diflërnilB m- 
géei de sièges contei>ui dans chaque sé- 
rie de gradini {mKnianum) entre deux 
escaliers (ico/v). Lagravureci-joinlei^ii 
représenle nue partie derintérieiirdu plus 
ïBi(e ibéltre cle Pooipéi, montre aix de 
cescujirinn divisions de siégea, troii dans 
la série de gradins inférieure et trois dans 
celle qui est au-desiui, avec deux élaga 
d'escaliers dans chacune, que desceodait 
le spectatMir, quand il enirait par une 
des portes {Tomitcriàj dn haut, iu»qu'i 
ce qu'il arrivli à la rangée particulière 
du tiineiu où te trouvait son ài^t. Ces 
divisions de siégesélaienl appelé* eonu à 



cause de leur as|>ect cunéitonne; carella 
étaient trèt-érroites au bai et'allaient en 
s'élargissaut Eraduellemeol i mrsureqne 
l'élendailletaéltre ; voy. le* partir* mar^ 

Îaéet > sur le plan général au nwl 
BBATBDM, 1, OÙ On CD VOÏt plut dis- 

tioctémeiit la forme. 

4. Casier pour le vin ou série de b»a 
ou de tablettes t'élevant l'une au-drum 
dn l Huire comme les sièges d'un ihéàlrT, 
et sur lesigucUet le viu était dépoté pour 
vieillir, après qu'on l'avait mil dans ks 
aaphorit, ou , comme noui dihoos, eu 



CimiGULABlI. 



CUBIA. 



31â 



booKilles (Cato, iT. i?. ] U ; Pontodera , 
Cvmpost, ad L), 

h. Corps de soldats disposé en fonne 
deeoio (Lir. xxii, 47 ; Yeg. MU, m, 19j. 

CUMCULARIL Saptun et mineurs ; 
ou loldits qui s'introduisaient dans une 
vUk yu une mine, cuniadus (Yeg. Mil, 
D, il; Âounian. xxiv, 4, 22). 

CUNICULATORES. Mène sens que le 
Dot précédent (LuotaU in Slat. Theb. lu 
418). ^ 

CUNICULUS (6ic6vo|ioc). Tout passage 
foaiCTnio, mab plus particulièrement 
«|M, dans les travaux d*une campagoe 
(Veg. I, 6; Lit. ▼, 21 ; Ammiau. xxjy. 
♦,21). 

CUNUUS. DioiÎDutif de cijitjb : es- 
pèce de berceau petite ou commune (Pru- 
dfBL Caikem, vn, 164; XI, 98). 

CUPA(YaûXoc). Barriaue ou pipe, fai- 
tr de douves de bois (tabula, Pallad. i, 
38, 1) et serrée avec des cercles de fer 
[ataUi, Petr. Sat. 60, Z ; Plin. H, N, 




XIV, 27), dans laquelle du'vîn, da vinaî- 
^ et âotita liquides étaient gardés et 
transportés de plÎEiGe en place; de là, w- 
nm de cnpa (Cic. Pis. 27) équivaut à 
notre expression, sortant du tonneau. La 
figure d-jointeest tirée de la colonne Tra- 
jine. 

2. (xwmi). Bloc deboîsoblong, formant 
*"M des parties composantes d'un trape- 
tam OQ macbine à écraser des olives. Il 
(tait fait d*onne ou de hêtre et percé au 
centre pour glisser sur uu large pivot de 




Itrlcolumeila ferrea)^ qui faisait saillie 
u haut du cylindre de pierre ( miliarium) 
<^ cette machine. Il servait à un double 
luage : il formait un billot pour r^sceroir 
le« extrémités des essieux, qui y sont in- 
uxidaites dans la gravure, et sur lesquelles 
Ie> roues (orbes) étaient suspendues : en 
■Kaiettaùs il leur permettait de se mou- 
^<Mr circnlaireinent antour de la cuve à 



écraser (mortarium), en tournant autour 
du pivot qui passait par son centre du 
haut du cylindre droit en pierre sur le- 
quel il était placé. En conséquence, il 
était revêtu de plaques de métal qui le 
défendaient contre le frottement (Cato, 
i?. il. 21). Le spécimen ci-joint est res> 
taure d'après ks débris d*uti trapetum 
découvert à Tancienne Stabia ; le bois en 
a péri, mais les plaques de fer étaient en- 
core entières, ainsi que les portions des 
deux essieux qui y étaient introduites. 
La figure toutefois explique suffisamment 
le sens du nom et pourquoi on rappelait 
ainsi ; car le mol, dans son sens littéral, 
signifie la poignée d'une rame (Diodor. 
Sic. III, 3, «t Agatfa. cité par Wesseling 
ad /.), à laquelle la eupa d'un trapetum, 
comme on le voit par la gravure, ré- 
pond assez bien. La place qu'elle occu- 
j>ait dans la machine et la manière dout 
elle fonctionnait, se comprendront mjeux , 
si on se reporte à la gravure du mot 
Trapbtum, où elle est marquée 6. 

CUPbDlA ou CUPEDli£. Friandises 
pour la table (Festus, «. v.; Plaut. Stieh, 
Y 4 32.) 

'CIJPLUINARIUS et CUPEDIARIUS. 
Terme général comprenant tous les mar- 
chands de comestibles choisis, comme la 
volaille, le gibier, le poisson, etc. (Te- 
rent. Eun, u, 2, 25 ; Lamprid. Etag, 
30). Le marché où ib avaient leur^ bou- 
tiques s'appelait Forum cupedinis (Varro, 
L. L. V, 146). 

CUPELLA.DiminutifdeCcPA, 1 (Pal- 
lad. III, 25, 12; Apic. i, 2). 

GUPULA. Diminutif de CuPA, 1 (Ulp. 
Dig, 33, 6, 3) ; de Cdpa, 2 (Cato, R. B, 
2\). 

CURCUMA. Sorte de licou (Veg. m, 
33, 1 ; voy. Ducang. Gloss. gr»c, et lat. 

s. »'.). 

CURTA. Salle commune ou place dans 
laquelle les corps, par exemple les curiœ 
des citoyens romains, se réunissaient pour 
terminer leurs affaires ou accomplir des 
devoirs religieux ; dans la suite, ce mot 
s'appliqua plus particulièrement à Tédi* 
Qce dans li'quel le sénat romain se réu- 
nissait pour délibérer. 11 y en avait plu- 
sieurs de la aorte dans la ville, distingués 
par les noms de ceux qui les avaient dé* 



lia 



coaio. 



dî^ ainii U caria HoitUia, Jalïa, Pom- 
peia ; miii le léiut w rauemUait lurtoul 
dans l« curia Hostilia (Virro, t. C. v, 
lâ&; Tt, 4a;Beaecke <u/Cic. Cal. iv, 
1,3). 

CUniO. Prélre d'un COrp* {caria). 
Dominé pour accomplir lu cérémanie) 
rcligieuieideucorpoTBtioDtVirni, £■ L. 
V, »%). Cbacune de* ircnte curim romai- 
na avait un turio qui igiiiaîl comme 
chef de sa coçgioratian ; ma» de ce» cu- 
nons, un était nommé entre tous, qui 
avait U direction lupréme avec le litre 
de Curio maiimiu (Paulin ap. Feit. v. 
Haiimui) Liv. iivii, S). 

î. Critur public (Mari. Epiit. Pmf. 
Il; ln\M\\. Galtieit. 1.). 

CURIS. Hat laliu pour désîi^er une 
lance (Ovid. Fait, u, 477). Voy. Hasta. 

CURRICULUH. Diminulir de Cdmcs 
(Cic. Har. Rtip. 10; Suet. CaL 19; 
Ovid. Tfut. IV, 8, 30). 

!. Couree, oïl espace parcouru par 
ebaquechar dini une course 1 l'hippo- 
drome des G reci on au cirque des Romains 
(Hor. Od. 1, 1, 3; Pliul. Trin. IV, 4, 
II). 

CURRUS. Char romain ou voiture à 
deux roues où l'on entrait par derrière , 
mais qui était fermée wir le devant et 
découverte. Elleétait faite pourcoutenir 



deux penonDct, .„ 

autre, toutes deux debou 
tirée par dei 



quatre chevaui, 
:c«ion même par un plus Erand 
(Cic. Ovid. Virî.,etc.). Noire 
a est pria d'un modèle, conservé 



maintenant au Vatican ; il est en boi 
mail rouvert deplaquesde bronie rquac 
on le ironn, il était brisé eu plusîeu 
pièces qu'on a depuis rapportée* et réi 
niet. Nous en avons donné une vue i 
face au mot Alll. 

i.(&f</.«.). Char de guerre daoX SK M 
laieut les Grecs deTépoque héroïque : 
était construit coioiae le dernier, mi 
plus léger; les cdtés en étaient 



treil- 



lage an lieu d'être de* panneaui, comme 
le montrent de nombreux spédmeni qu'on 
trouve sur des vases d'argile. C'est d'vu 
de ces vaies, trouvé à Sainle-Agilbe, au- 
trefois Salicola, que nous avons pris la 
gravure ci-j ointe. 

3. Carrut volacrii (icniviv Spa.3). 
Char avec de* ailes attachée* aux jeui 
bouts de l'essieu, que l'imagiaatiBO des 



poète* et des arliilea ajoute aux chars 
de Jupiter et d'Apollon (Hor. fV. i, U, 
8 ; Plato, FhwJr. p. 346, E) : il ot fié- 
quemment représenté sur des vase* d'ar- 
gile, et nous avons tiré d'un de ces <i«fs 
la figure ci-jointe. 

4. Currui IriumpliatU. Char triem- 
phal qui partait le général romain dans 
son triomphe. Il n'était pas Qu'art par 
derrière comme le carrai ordinaire; 



mil il ftiîl complétemeat àmihire et 
ftnirtoiil intoiir (Zodit. ti, 31 ), corn- 
ât k aootra la grànre ci-joiote, prûe 



J'ddc mUaille de Vcspaiien , et celle du 
mot Cdioh* , I , où I'od voit lea pencD- 
ud ipi'îl contenait. Sra pumiaui étaient 
lUBi décorés de tcul^^urca en iioire 
qui KM TÎiiblei (Uni nolTe ipécimea : 
it li tieot ({u'il CM appelé le char d'itoi- 
nfcurrui èiurneut, Pedo Albin. £1. 1, 
Ut}. 

i. Ctnime à roua , oo ce qui forme 
pnpRBcnl la Toiture dani une pareille 
AxiTut (Tiif. Gforg. i, fH).\<3j. la 
gmure du mol Cdlteb, 7. 

G. Curnu falcalui. Char de guerre 
muni de laaies de Fer inncluDlei ou de 
1)01 Uluhce* 1 l'eitrémité du timoa rt 
de l'fHieu , dont se lervaient tortoul Ici 
Mtianiêtnagéret. PluieuredeicriptioDi 
dettiTaitareawHil vmueijuN|u'i noui, 
oia on DC le* trouve repré*ealéei lur 
aucune cEUTre d'art; par copiéqueol U 
nuDicrepTcciiedontrirnieoffeiiiiveéliit 
■lltehét Doui (st inconnue fLiv. luvll, 
U ;Curt. IT, 9; Birt. B. Alex. Ih; Val. 
FWc. Tl, 105). 

CURSOR (sTo^iiûc, iiiaSioEpô|ia(). 
Coumir qui Ibumit une courK dam le 
Xadï (Cic Tute. il, 13; Nepoi , Mitl. 
4J. On cniït que lu Ë^re de femme dou- 
nniii mol STBOPuKni, I, représenre 
<ue jeune Spartiate préparée pour U 

i. Jockey de course (Orid. Paal. m, 
S. M). Yoj. Cblu. 

I. Piêlou on meiwger particulier qui 
poite Ifs leltrei li pied ou s cheval 
(««1. m, 100; Suct. Nero, (B). On 
l'ippeliil plutôt Tabellabics. Voy. ce 



HT 



tares; il resiemblail i 

l'Europe moderne ( Seuec. EpUl. 136; 

Mari. Ep- m, 4T, li). 

CURULIS. Épilbète appliquée an gé- 
néral i toute chose qui w rapporte à un 
char {airrui); linsi equus curu/», che* 
lal de trait (Peitui, t. e.); iriumphut 
curiUit, triomphe régulier, par oppMi- 
tionil'oTatÎDn, parce que, dani te triom- 
phe, le général entrait dans la TJIIe lur 
un char; dam l'ovation , 1 pied ou ■ che- 
tbI (Suet. Aug. î!; Tlb. B); lutU cu- 
rulti, l«jeui du cirque, où BTaieni lien 
les courses de char ( HinuKiui Ftlii, 37) ; 
lella caralii , chaise portative , que les 
magiitnts de Rome faisaient transporter 
i leur tuile ; eUe est décrite et égurée 
au mot Sella. 

C(JSPlS(alx|iT|). Pointe: mol employé 
en général pour toute chose qui te ter- 
mine en pointe , mais plus particulicre- 
meot pour désigner la léle pointue d'unt 
lance, d'un javelot ou d'une jaTeline, 



quand elle élail tans dents, par opposi- 
tion ■ ipieutum, qui eiprime une pointe 
barbelée (Yirg. Ma. xii, 510; Sil. liai. 
XIII, 1S7). La gravure ci-jointe repréiente 
deux létet de javeloti romains de la 
forme la plus uluelle, d'apés des origi- 

:. Pointe ligue ou tête de Isnce, lixée 
au haut des enieignes romaines 
(Suet. Jul. 63), que les porte- A 
drapeau convertissaient en arme f*^^ 
ofTeniive quand ils étaient ser- u) 
rés de [nés dans la mêlée. On U f^ 
voit clairement dans lu gravure |^ 
ci-jointe, prise de la colonne 4Sr 
Trajane, où elle Genre au-dellua T" 
de l'aigle. ■ 

3. Pointe aiguë ou télé de lance fai- 
sant saillie en haut du tUyriui . 
(Catull. 64,357); on la voit \ 
dislinctemeDl dans la gravure, (■ 
tirée d'une peinture de Pom- ^gta 
péi, oii elle est représentée §^^^^ 
au-de&sus des feuilles qui 1er- \^tfK^ 
minent ordinairement le bois : l'J'jp^ 
on comprend dés lors que la 11 
peJDliire devait lapjrelcr la fa- '| 



318 



CUSTODBf. 



CTLIHDRVS. 



ble d*après laquelle Bacchas et ses com- 
pagnons, dans certaines circonstances, 
convertissaient leurs ibyrses en armes of- 
fensives en cachant une tète de lance dans 
les feuilles (Blacrob. Sat^ i, 19 )« 

4. Pointe d'une broche pour rôtir de 
la viande; par extension, la broche elle- 
même, veru (^Mart. £p. xiv, 221 ). 

5. Extrémité pointue du trident de 
Neptune» et, par extension , l'arme elle- 
même, fascina f tridens (Ovid. Met, xil, 
580). 

6. Tube en poterie employé dans la 
culture des vignes et appelé ainsi parce 
qu'il était tranchant et pointu à une de 
ses extrémités, pour pouvoir être en- 
foncé dans le sol (Varro, J?. JZ. I, 8, 4). 

CUSTODES. Nom général donné à 
ceux auxquels était confié le soin ou la 
garde de certaines personnes ou de cer- 
taines choses. 11 était employé dans un 
sens plus spécial pour désigner les agents 
qui faisaient l'office de scrutateurs dans 
lescomices.Leursattributions consistaient 
à recevoir les votes ( tabellte) quand ils 
étaient tirés du Tume de scrutin (cista) 
par les diribitores, et k pointer le résul- 
tat sur une tablette; de là l'expression 
d'Horace, omne tulit punctum, etc. (Gic. 
in Srnat. 7 ; Jgr. ii, 9 ; Varro , B, iï. 
lu, 5, 18). 

CYATHUS (xuaQoç.). Coupe munie 
d'une anse, qui servait aux Grecs de 
grande cuiller |)our puiser dans 
un cratère ( crater) et remplir 
les verres (pocula, calices ) de 
chaque convive; adoptée dans 
la suite par les Romanis égale- 
ment à cet effet. Dans l'ori' 
gine, le sintpulum était le seul vase 
dout on se servait pour cet usage, tant à 
table que dans un sacrifice; mais, quand 
le luxe et la recherche se développèrent, 
ce dernier vase fut spécialement destiné 
à faire des libations aux dieux, et le cya- 
thus ne parut plus que dans les banquets 
(Varro, Z.. L, v, 124). Notre spécimen 
est pris d*un original en poterie. 

2. Petite mesure pour les liquides et 
les matières sèches, contenant le douziè- 
me d'un sextarUis (Rhemn. Fann. de 
Pond, et Muns. 80; cf. Plin. XXI, 
34). 




CYBiEA. Sorte de vaisseau pour les 
transports, ou navire marchand de gran- 
deur considérable (Cic. yerr. il, 4,8; 
II, 5, 17 ) ; on en ignore le caractère dis> 
tiuctif. 

CYBI ARIUS. Marchand de pobson sa- 
lé (Aroob. II, 70). 

CYBIOSACTES (xu6io<r««t»)c.) Har- 
chand de poisson salé ; sobriquet donné 
à l'empereur Vespasien (Suet. Vetp, 19 ) 
et à PtoléméeXllI (Slrabon. XTU, 1, 

H). 

CYGLADATUS. Portant hi cydas, 
partie du vêtement des femmes. C'était 
une marque de mœurs fort efféminées 
quand elle était adoptée par des hom- 
mes, comme ce fut le cas quelquefois 
pour l'empereur .Cftligula (Suet. Cd. 
62). 

CYCLAS (xvxXàO. Partie du vêtement 
des femmes, consistant en une draperie 
longue et ample, d'un 
tissu très-fin, qu'on je- 
tait autour du corps 
comme le pallium, et 
qui était assez large pour 
envelopper, ^s'il le fal- 
lait, la figure entière. 
11 y avait tout autour 
des bords de ce vête- 
ment une bande de cou- 
leur pourpre ou une 
broderie d'or. C'est de 
ce trait particulier que 
vient, à ce que Ton 
croit , le nom de cyclas ( Serv. ad Virf • 
^ne'ul, 1, 182; Juv. vi, 259; Prop. 
IV, 7, 40; Lamprid. Alex. Sev. 41). 
Tous ces détails sont parfaitement risi- 
bles dans la gravure ci-jointe, qui repré- 
senté Léda dans sa cyclas, d'après une 
peinture de Poropéi. 

CYLINDRUS (xuXtvSpoc). Rouleau 
pour égaliser et condenser le sol dans les 
travaux de Tagriculture et autres ( Virf . 
Georg. 1, 178; Vitruv. X, 6). La grar 
vure donnée ici, d'après Fellow (f^oyage 
de l'Asie Mineure^ p. 70), représente 
un rouleau fait du tronc d'un arbre et 
destiné à être tiié pr un animal. Quand 
on l'emploie , il ne tourne pas sur lui- 
même; il est simplement traîné sur 
le sol et pressé quelquefois par le poids 




KteuT qui *'j ticut debout. 
Il plupart da iuiIruiiwaU d'i- 
: unplojÉi aujourd'hui duu 
OBScrteul aaclement' le aric- 
an nodèles «ndena, il eit pro- 



fable qm des rouleaiu de c« genre 
ttiient quelquefois employés par les 
Cma O le> Romaiiu : cepeuaaat lel 
(jlimdrti iBornant tur riu -mémet corn- 
ue letDorre* ne leurélaieal certaiDemeuL 
pu inconnus (ColumelE. SI, 3, 34). 

OXiTlUK (xu[iâT.ov). Moulure d'âc- 
rhilectnre employée daos les corniches, 
Iri friwet les ■rchîlraTei (Vitruv. m, 5, 
10-19) j kconlour en eslfleiu et tr~~ 
l'tnfle au haul, puis l'ifbiMe »Ui ^ — ■ 
dnnni en nn creux, sans faire d'angle , 
niiune l'ooiiuUtioD d'une vague («ûji», 
irma) : c'est de cette reuemLilance que 
lui liât son nom. On l'appelle eu général 
rmuK, nuis le) arcliitectes la oommeut 
iTii» rtrma pour b distinguer de ta y- 
na rtcla dont le coptour est en creiii au- 
dassii FI idein au-dessoui. Voy. SiMA. 

CïKk (xùiifin). Petit bateau employé 
ar la rinères et par \et p^heurt; il 
s'iletail aux deux extrémités de manière 
• fariner un crenx au oentre : de la vient 
fu'il est distingué par l'épi théte «/u/^ca 



lOiid. Ua. i, 393) ou coïKM-a (Ovid. 
■'n. m, s, 4). Il ëlait ordiuairemeol di- 
ngé par un seul rameur, comme daui no- 
In ifKtimen , tiré d'une ancieuue pein- 
Im romaioc, ou p>r deux an plut : c'esl 
le Dom qui est donné particulièrement > 



CVMilL'H. 319 

la barque de Caron (Hor. Od. u, 3, !8 ; 
Virg. £h. VI, 303). 

CYHBALISTA (xup«<x>iaTli;). Homme 
qui joue des cymbales {crmhala) de la 
manièi* qui est représentée dans la gra- 
vure mivanle (Apîd. dt Peo Sotral. p. 
885).- 



le voit par la gravure, prise d'une pein- 
ture de Pompa (Petr. Sat. 33 ; Inscript. 
ap. Gnit. 3IS, tS). 

CYHBALUH (KÙi^eaaov). Cymhalt .- 
instrument de musique , composé de 
deux demi-gloh» creux (Sert, ad Virg. 
Ceorg. n, S4 1 Lucret. U, 616), en mé- 
tal de cloche, avec un 
anneau au somniet qui 
permettait de les tenir 
entre lea doigts et de Ici 
frapper l'un contre l'au- 
tre avec les deux mains, 
ainsi que le montre la 
Sgure ci-joinle. Le* ej-mbala wriaieut 
particulicrsoent aux adorateun de Cy- 
hile (Virg. l. c. ) et à ceux de Bacchoi 
(LIv. xxiix, S et 10); et, comme on ne 
les emploie que par pain ■ - > > 









peinture de Pompei , le mot u 
général au pluriel. 

CyHBIL'H (KUiietov). Vasoà boire mu- 
ni de deux anses [Apul. Met. ii, p. !3S) i 
il était appelé ainsi d'une certaine res- 
gtemblince qu'avaient ses contours avec 
la bnque numpiée cymba ( Festus, i. v.; 
Macrob. Salurn. V, îl), comme le mon- 
tre le spécimen ci-joint,tiré d'un original 



320 



CTNOCBPHALUS. 



DARDAlfABIUS. 



en bronze trouvé à Pompéi. On s*en ser- 




vait quelquefois pour mettre du lait (Virg. 
/En» m, 66), et on le faisait de métaux 
précieux ( Virg. Mn, T, 267 ) aussi bieu 
que de poterie (Mart. d. Yiil, 6). 

CYNOGEPHALUS ( xvvoxcf a>oc). 
Espèce de singe dont la tète ressemblait à 
celle d'un chien (Simta Iniuis, L.). II 
était gardé comme animal consacré dans 
les temples d'isis, et on le trouve fréquem- 
ment représenté sur les sculptures et les 
peintures égyptiennes (Cic. ad AU. Ti, 1; 
Pliu.ir. iV.viu, 80). 

2. A tête de chien; épithète donnée au 
dieu égyptien Anubis, qui est représenté 
avec une tète de chien (Tertull. ApoL 6; 
Minucius Félix, Octav, 22 ). 



D 



DACTYLIOTHECA (8oxTv>ioe^xr,). En 
général, coUect'wn de pierres précieuses, 
que les anciens, comme nous, avaient l'ha- 
bitude de recueillir et de garder dans des 
armoires, à cause de leur prix et de leur 
beauté (Plin. H. N, xxxvii, 5). 

2. Écrin pour des bagties ; on les y 
déposait quand on ne s'en servait pas où 
quand on les ôtait de ses doigts pour la 
nuit (Mart. Ep, xi, 59; XIY, 123). La 
gravure représente une 
boite en ivoire de cette 
espèce, d'après un modèle 
trouvé à Pompéi, avec un 
petit bAton droit au haut 
du couvercle pour v enfi- 
ler les bagues , de la même façon qu'on 
le voit faire aujourd'hui sur la table de 
toilette d'une dame. 

DADUGHUS ( 6adoupcoc) . Proprement, 
terme grec qui signifie un porte-flam" 
beau ; on s'en sert spécialement pour dé- 
signer celui qui, au cinquième jour des 
mystères d'Eleusis, conduisait les initiés, 
avec une torche à la main, au temple de 
Gérés à Eleusis , en mémoire des jours 
où elle erra avec une torche allumée pour 




chercher sa fille Proserfiine (Front, ad 
Verum Imp. ep. 1 ; Inscnpt. ap. Fa- 
bretti, p. 676, n* 29). 

DiEMON (6ouiJi(*>v ). Mot grec, signi- 
fiant un bon génie, qui, à œ qu'on sup- 
posait, veillait sur chaque individu pen- 
dant sa vie ; il était traduit par les mots 
latins Lar et GBifii78; voy. ces mots 
(Apul. de Deo Socrat. p. 674 ; Cic. Uni' 
vers. 11 ). 

2. Ghez les écrivains ecclésiastiques de 
l'ère chrétienne ce mot désigne toujours 
un malin esprit on diable (Lactant. il, 
14; Tertull. Apol. 22). 

DiEMONIUM (8at(AÔvtov). Diminutif de 
D^MOif ; comme ce mot, il est employé 
par les écrivains païens pour signifier un 
bon génie, et par les écrivains chrétiens 
pour désigner un malin esprit (Cic Div. 
I, 24; Tertull. ApoL 21). 

DALMATIGATlJS. Portant la robtidal- 
matèf qui était une longue blouse faite de 
la laine blanche de Dalmatie. Elle allait 
jusqu'aux pieds, était 
décorée de bandes 
de pourpre qui des- 
cendaient sur le de- 
vant, et avait deux 
manches fort lon- 
gues et fort amples 
qui couvraient tout 
le bras jusqu'aux 
poignets. Elle n'était 
pas portée par les 
Romains des pre- 
miers temps , et ja- 
mais l'usage n'en fut 
général ; elle fut 
toujours regardée comme la marque de 
moeurs singulières ou efféminées, même 
assez tard sous l'empire , jusqu'au mo- 
ment où elle fut adoptée par le dergé 
catholique romain sous les premiers pa- 
pes (Isidor. Orig, xix, 22, 9 ; Lamprid. 
Commod. 8; Heliog. 26; et Alcuin, i^ 
Divinis officiis ). La gravure, qui corres- 
pond exactement à la description ci-des- 
sus , donnée d'après Origène , est prise 
d'une des miniatures du Virgile du Vati- 
can , qui furent exécutées , à ce qu'on 
suppose , sous Septime Sévère. 

DARDANARIUS. Revendeur ou acca- 
pareur qui achète et amasse toute espèce 




DAEirs. 



DBCBMMKIIM. 



221 




de deorêes brates et travaillées, à Teffet 
d'élever le pri^ nir le marché eo rendant 
OK produits rares (Ulp. Dig. 47, 11, 
6;Paol. Z>/^. 48, 19,37). 

DARIUS ou DARICUS ( Sapeixoç )- 
loDuie d'or de Perse (Auson. Ep'ut, ▼, 
23) ooi portait l'iniage 
d'un bomme à genoux, 
ivee ua are et des flèches. 
Ellecootenait 123,7grains 
d'or pur, et par con- 
séquent é<|ui valait à 27 fr. 
2S e. de notre monnaie 
(Husiej,^/iaeii/ /Teù^A/j^etc, Yil, 3). 
Notre spédmen est tire d*un original du 
moiée britannique , de cette grandeur ; 
mais le reven est tout à fait inintelli- 
gible. Les monnaies d'argent , qui por* 
tcttt la même figure d'un archer age< 
BOiiillé, et auxquelles les numismates mo- 
dernes donnent le même nom , n'étaient 
pas œpendant appelées darigues dans 
l'antiquité. ^ 

OATATIM LUDERE. Phrase qui ex- 
jvime le jeu de balle de l'espèce la plus 
ûmple :ks joueurs se tenaient respecti- 
Temeat à certaine distance , et se ren- 
TOjfaient la balle (Plaut. Cure, ii, 3, 
15). 

DATOR. Au jeu de balle, la personne 
oa resdave qui fournissait les balles, ra- 
jouiait celles qui tombaient par terre et 
les npportait aux joueurs (Plaut. Cure. 
«,3.18; cf. Petr. Sat. 27). 

DëALBATUS (xovtaToc). Couvert d'un 
rerètciDent de ciment blanc ou de stuc 
{opus aibarium), dont les anciens se sér- 
iât beaucoup, tant à l'intérieur qu*à 
leitérieur de leurs édiGces, comme d'un 
ornement utile qui cachait la pierre brute 




M» le briquetage ( Cic. ferr. ii, 1 , 55 ; 



odFam, Tn, 29). La gravure représente 
une partie d'une des portes de la ville à 
Pompéi, en partie couverte de ciment 
et montrant le briquetage là où le revête- 
ment est tombé. Toute la ville était en- 
duite de cette manière d'un ciment gros- 
sier, peint souvent de couleurs brillantes, 
comme le rouge, le bleu et le jaune. 

DEASCIATUS. Coupé ou taillé avec 
une herminette, aseia (Prudent. Péri 
Steph. 10, 381 ; Inscript, ap. Murat. 
1203, 9). Voy. AsciA, Ascio. 

DECANUS. Officier subalterne dans 
l'armée romaine, qui commandait à dix 
soldats logés avec lui dans la même tente 
(contubernium) ; de là vient qu'il est ap- 
pelé caput eontubernii. ( Yeg. JUil. ii, 8 
et 13). 

DECASTYLOS(Ssxà(rTuXo<). Monu- 
ment qui a un portique supporté par une 
rangée de dix colonnes (Yitruv. m, 1). 

DECEMJUGIS, sous-entendu eurrus. 
Char tiré par dix chevaux, attelés tous 
de front et non pas attachés , ainsi que 
nous le pratiquons, 
comme chevaux de 
volée et chevaux de 
brancard. On dit 
que Néron conduisit 
un char à dix che- 
vaux aux jeux olym- ^ 
piques (Suet. Nero, 
24). Trajan avait le même nombre de 
chevaux attachés à son char de triom- 
phe , comme on le voit dans la gravure 
prise d'une médaille de cet empereur. 

DECEMPEDA. Baguette de dix pieds 
employée par les architectes et les ai-peii- 
teurs pour prendre leurs mesures (Cic. 
Jin. 27; Hor. Od. ii, 15, 14). 

DECEMPEDATOR. Arpenteur qui 
prend ses mesures avec la decempeda 
(Cic. Phd. XI11, 18). 

DECEMREMIS (dsx^pYiç). Vaisseau qui 
a dix rangs de rames (ordines) d'un côté 
(Plin. Ifu N. Yii, 57). La manière de dis- 
poser les rames ou de compter les rangs 
dans des vaisseaux si considérables est 
encore enveloppée de beaucoup d'obscu- 
rité. Voy. l'article Hbxibbmis ; nous v ex- 
posons une méthode possible; si on l'ad- 
met, il suffira d'ajouter quatre ouvertu- 
res à rames à cnaque rangée entre l'a- 




ml et l'aTrièN pour «voir une dteen- 

DECEHVmi. Hcmbret d'une commU- 
liOD compoiée de dix persoDnci M Dom- 
mée pour un objet particulier, comme, 
ceai qui auiveut. 

I. Legîiat tcribtndii. Dix commii- 
wiru Dommii, peu aprèi l'eionUioD det 
roii, h, U pbcr dei codsuIi, a l'effet de 
préparer pour 11 république un code de 
loU (Li.. 111. M «iq,). 

3. iïocraruni ou Mer» /ocûinJù. Corpi 
de eommiuaire), d*D> l'oripae tu Dom- 
brede dîx, porté diDiUwitelquiDiepar 
Sjlla; ih étaient nom méii lie pour pr«D- 
dre loin dei livres si bj 11 io* et Ici exami- 
ner quand il était néeeuaire (Liv. K, 8 ; 
xxy, 12). 

3. litibnt }a£taBdii . Dix commiiiai- 
rea, dont cinq étaient lénatenrs et cinq 
chevaliers , qui faisaient l'office de juges 
dans les diflerends entre particuliers, k 
la place du ptmtor uthasia, quand ses 
aUribuliom milïtairei le forcent à quit- 
ter la ville (Cic. Or. \» ; Sik4. ^uf. M]. 

4, Agrîi dïvidtndif. Dix commissiira 
nommé* pour diriger le parlagedet terres 
et leur distribution au peuple (Cic. 
Agrar. S pusim; Lii. xsxi, 4 ). 

DËCERlS(i»^pi1t)' Uémeiensqne 
Drckmbiiiiii (Suet. Cal. 37); mais U 

DECUUMJS ou DECUMANUS. Eo- 
Irepreneur qui achetait du Kouvememrnt 
la terme et la perception dei dîmes pu- 
bliques , sorte de taxe territoriale, eon- 
tistaBt dam la dixième pirlie du produit, 
qu'on levait sur les sujets de tous les 
pars qui étaieot devenus propriété de 
l'Etat, loit par soinuission volontaire, 
soit par conquête (Aieon. ia Vcrr. I, 3, 
b; Cic. ih. u, 3, 8 et 33). 

l'impét de la dime, comme iioui venoni 
de l'expliquer (Cic. ferr. u, 3, S). 

3. Frumenlum Jecumanum. Dlme du 
blé ; c'est-i-dire dixième du produit 
donné comme la taxe cinlessui (Cic. 
Ferr. n, 3, 5 et 81). 

4. Milti dtcumanui. Soldat de la 
dixième légion (Hirt. Jî. j/fr. 16; Tac, 
aiil. T, 20). 

5. Porta dttumana. Principale porte 



d'entrée d'un camp romain el la pha 
éloignée du frout de l'armée eonemie ; 
elle est marquée A sar Ir plsn tu mut 
CjUTBA (Veg. Mil. 1,13). 

DECURIO. Chef de dix hommes dam 
im corps de cavalerie; il y en tvtit Iroii 
nour cliique lurma ou troupe de Ireulc 

commtadement de toute la troupe (Fes- 
V.; Vtrro, L. L.1, 91 ; VcgcL 



Ittil. I 



H]. 



Sénateur dans une de* liUei na- 
nicipalés ou des eoloniei, qui , pv le 
rang qu'il tenait e( les fondioBS qu'il 
renpiiisail dans U ville, répondait sox 
■énaleun de Rome ( Cic. Sexâ. 4 ; Ni- 
□ut. ed Cic. Fam. n, 18). 

3. âoD» l'empire , offiàer attaché id 



a un grand ckamMlon ; ii «an nvuun 
decario cvUeularianaii (Siwt. Dom. 11). 



DECUBSIO et DECURSUS. Boutai 
lilùre, dans laquelle les soldats eién- 
taient tantes les mameuvrc* d'un combat 
■iDiolé, pour i'exeR«r et se former 1 1> 
discipline (Suet. iTero, T ; Lii. nui. 
35; xsri, SI ; xl, 8; Tac. Jiu. n, 
56]. Od donnait encore ce nom ■ m 
«pectade éulé aux funérailles d'un gé- 
iiml, quand un corps de tToupes faisait 
des évolutions autour d<i bûcher (Vire. 
/En. XI, ISB ; Tac. Aon. u, U ). M 
gnvuie est priie do rêver» d'une iné- 



dtille de Néron, qui porte au-dcswiu 
UECDino. Sans doute il iie faut fi h 
prendre comme upe image parfaite de 
ces icènes , mais seulement ctKpnK unr 
manière convenue de représenta- ce se - 
jet dans un petit cadre. Une dei Ubl» 
qui couvraient primitivement la bur 
de la colonne de Harc-Aurèle docoe ir 



M if»W»tl« une reprcicntitiof) plus 
Moitié , Diùi la corp* nombreux (TiD- 
biterit ri ie cavaWric qu'oD J • ÎDlro- 
diitiiK poumiml Un nuerréi dan* lu 
linilM d'au dtmia qui cwiTipt ■ notre 

DECUSS1S. I^èce de moniuie de >■ 
nlno-df dii lu, qui était marquée delà 
iMlrt I ( V»fTo, i, L. T, nO; Siat. 
Srt'.lT.U, 9). 

DEDOUTUS. Vof . DoLATTS. 

DEFRUTUH (E4^|M. si^iov). Vin 
■«ma rédaùt par la cuinon à la moitié 
rlc n quinlité première ( Plia, H. N. 
»v. 1 1), pour accroilre >a force ; il éllit 
mplojé par let ancieni Tigneroni pour 
JoDoer du corps au vin Faible (Col uiiiell. 
ir.îT). 

DELATOR ( |u^uW|(. 1. Etp!on ou A. 
huur puilic, quiTiiailde déuoDciatioDi 
tt d'tcamtioDS inirntées à le* rooci- 
liii(iU(Tic. ^dff. IT, 30; Sue!. JV«d, 
1»). 



DeLPBICA,u)ui^Dtt!iic 

itp mubn oa de bronze , 
bilf à l'imitation d'un 



1 mm». Table 



jwtf conàdéralile du J 

ubilin' de Ime dam 
Il maiwa dci dtojiciu . 

opilenti {Cic. ^err. l S 

u. 4, W; Mart. Ep. ^ = 

m, M). Le ipédmen ri-joict eit pri* 
d'an modèle en martira blauc. 

DELPBIN et DELPfliNUS. Dauphin. 
Mpkliiaramtolamiiw (Jn>. TI, &89),les 
aiaiaa ie% dau- 
pliicM. Celaient dn 
rolooMi tieiéeidaDi 
Ir dnpR nn" la ip'uta 
(^'.CllCDt}dlflIU{l- 
iwruitst un certain 
Minbre de dauphini 
it uHire daiii une 
pMition aNCi êk*ée 
|wv élre m facî- 
Iraml par le con- 
fon drt tpMtatmn . 
lli umieol à (aire connaître le nombre 
•itt iMii qui avaiesl été ftiti autour dei 
bwM dam chaque course. Sept 



DKHABIIIII. 114 

autour de la iplna conililuaient une 
conne ; en confluence, un de ces dau- 
phini était placé à une drt citrcmiléi 
du cbamp de courte , après chaque tour, 

exirémilé, pour qu'il ne put y avoir ni 
méprÎM ni diipiite. Le dauphin était 
choili en l'honoeur de Neptune, l'cpur 
en l'honneur de Cailor et de Pollui. La 
Eravure est priie d'un Itat-relief de tom- 
beau qui repriiCBIe uqchampde Cnurse. 
DELUBRLH. Partie d'un temple {Itm- 
plum), danilaquelleétailéleTériulelou 

tout temple <|ui contient l'autel ou ri- 
mais d'un die« {Cic. N. D. m, hi; 
Arcb. n; Vin. £■. IT, 56). 

DEHARCHUS (S^tiip^o;]. Fonction- 
naire grec ( Plaul. Cun. ii, 3, 7 ) , qui 

du people cbei Ici Romaina, particuliè- 
rement parle pouvoir dont il était inveili 
de convoquer Ici aliemLléea du peuple 
( JTJtiiOd et de recueillir Icavolea lur (on- 
de là vient que ce mot est employé par 
Ica Grro pour traduire le iritaniu pttbii 



U (Plut 



■• D- 



DENARIL'S. Principale i 
gtia det Homaina, qui dam l'o 
equivalaità dix ai, psrtét enniite à 




fenier portail dilTérentei eHî- 
rtei : laiéte de Jupiter, celles des Trères 
juseaux. Cailor et Pollux , celle de la 
décile Romi, avec un casque, el, sur le 
reren, un cbar à deux ou quatre che- 
vaux, comme dans le spécimen ci-joint, 
pris d'un original de celle ^ndeur. 

1. Denariui aurtiu. Monnaie d'or du 
même nom, valant vingt-cinq Jtnarii 
d'argent (Plia. H. N. xxim, 13). Ou 



te w Kmit pt* betncoup de cette pièce ; 



notiaenavanidaDiiéuDe Ici, dans son état 
aciue] ; elle i élé fnppée soui Auguste. 

DENSliSoOO. i'<fi(,-{Hireitenùonce 
mot ett appliqué à divers autres abjeli 

Îui reuemblcDt aux dent) , soil pour la 
irme, soit pour la manière dont on lu 

1. Pane d'une aaere (Virg. Ma. Ti, 
3 ), génènlemenl représentée dans \ti 

me un crochet simple sans ™ 
denti (foj. la gravure du 
mot AncDBA ). Des patles à 
dents, comme celles dont on 
«■sert ordinairementiujour- 

d'b.i r.,™i .m.i .do,<é. ^JJ^ 

par le» anciens, ainsi que ^-' ^ — 
le prouve le ipéciinen ci*joinl, prit du 
type d'une monnaie impériale romaine. 
3. Drnl d'une tanci dt cliosse (Gral. 
Cyneg. 108), ainsi qu'on te voit dans la 



: de lance reproduil 



reprcsenteul les 



!S lances de guerre, tant 
les Grecs que des Romains, a- 
aicnt d'habitude une tète en lozange ou 
■n forme de feuille sans dents (voy. Cd- 



r\ eutaillée au centre, de manière à 
senler deux fourchona ; de là fnteti < 
ligottU (Columell. I, 88}. ^o1^e s 
men e»t priid'unepierrr gravi'C. 



4. See tfune charme, quoi il était 
formé , sdon la manière la pins simple ou 

Crimitivc, d'une branrhe d'arbre mûr- 
ie naturêllement ou par art en foniK 
de croc, comme dam le ipéômen ci^nint, 



pris d'un liroDxe étrusque découTcit i 
Areuo. Un aoc de ce genre devait dé- 
chirer ou mordre le sol, coEume le dit 
Varron (£. L. v, I3&, demi, quadn 
mordetur terra], piutût que le fnalre 
comme le soc régulier (ivoHr), doal il 
est encore diitiagi lé par l'épithcte ie 
aaciii [Vii^. Georg. u, 406); lagmurr 
ci-jointe en explique bien la force et le 



que Vhirpex, Voeca, le raiiram, etc.; 
comme le montre Dolre spécimen, troaié 
dans les calacombea de Rome ( Luc». 
VII, 86»; Varro, L. L. v, 136; Fctiw, 

6. Dent d'une icie (Plin. H. S. ITl, 
83; Oïid. Met; viii, !4C, prrftleu 



— .•.,... \}'~—' 



rt Dédale di 



Jtntei). La' gravure repri 
tite scie a main dont se » 
un bas-relief de marbre. 

T. Dent d'un peigne (Tibull. I. 9, M; 
Claud. JVupl. Honor. et Uar. lOJ). l« 

nous donnons , d'apiét un origioil f» 



hait troaré dam ii 



(tiil ippdé àem dmiai (Tibull. I. c. ). 

%. viaX de la clef à troia fourrhoiu 

ipi'oo nppoK étn la clar'u Laconïca 



M 



(Tiball. I, J; 18). NoiucDdoDDOiuun 
ifccimm d'aprâ un modèle ^pptlen. 

9. Crochctd'DDe agrafe (Sidon. Carm. 
n,lS1);Toj. FiBCLA, 1. 

10. DcHli d'une roue duu uae ma- 
diine ippelée tj-mpanum dtalalum ( Yi' 
i™». I, S). 

11. Dtni cun-u3 Salami. EipreuioD 
pof tiifve dé«)^Mit DDe lerpeUe (VIrf. 
(.««. n, *06). Voy. Faii. 

DEIiTALE (Uuiia). i>'^« de toiidu 
•oc, itm une chairue, * laquelle le wjc 
[taaur) était Qxé (Columetl. H, !, 24). 
Duu U Ëgure .ci-joiDte , d'aprèa iiae 



pinte gn<Ée, le dentale eit chauué 
d'une lèttde (er qu'on voit ombrép. Com- 
pirci AKjtTKtiM, 2, ^ui moDlre une 
Fhamie d'une mattnieliOD pliu pariaile 
dii» laquelle le dentale ni marqué par 

1 Dentale duplicidor3o{\ir%.Georg. 
1, 17!]. Pièce de boii du loc à dot double. 



"X 



nnrnci'LtTi. 135 

M réunit CD une pointe ii laquelle eit fixé 
le soc. On voit ce> détaili dini la graTure 
ci-joiole , qui repréacnte une cbamie 
encore Em pi oype génériiemeut par la po- 
pulation agricole du golfe de Tareale. 

DEMARPAGA jiJù^Tiïp*). Davier, 
lastnunent de dciilute pour arracher le) 
dents. C'était une eapèce de forcrpt que 
Vairon désigne par \èf\\iKlel»peniilii; 
mais on oe connail paa la forme précise 
de cet instrument (Va rro, op. Non, i.v.). 

DENTATtS .Voy. Tïmpandm, Pbdi- 

DENTICULATUS. Huul de petites 
dents ou de pelitt fourchona; adjectif 
s'a]>pliquaDl à dei objelt produit! par 
l'art rt la natuTC, de ililTéreDlea fai;oni , 
que noua ivons eij>liquéea et moniréet à 
l'arlicte Dehs. 

3. FatxdeBliculata{Co\mat\Vu,i\, 
3). VoT. F*w, 3. 

DEMTICULUS. CM(icu/( en architec- 
ture (Viiruï. IV, 3, 5 ; m, 5, 1 1). Les 
deulicules sont un. certain nombre de pc 
lits bloca carréa, aéparés par des interval- 
les, qu'on emploie daiiil enlBblemeul de 
l'architecture k colonnes. Ils appartieu- 
nenl proprement aui ordm ionique et 
rorinihien ; et leur place téritable eit 
aous le fîlet de la corniche, comme dans 
la gravure .ci-jointe , prise du temple de 




Barcliin, à Téoa ; car ils sont destinés à 
représenter etiérieuremeni les tèles des 
chevrons [aiierei') dans la charpeute 
d'irn toit. Dani quelques édifices des Ro- 
mains et dîna plnsieura des modErora. 
ila sont placés louilea modillons [nmtulîi; 
mais cela était contraire à l'habitude des 
Grecs : car leur sens et leur deslinalion 



316 DENTIDIJCDM- 

Mut par lâdélniits; pourlamimeraifOD 
les BTchitectei grecs ne le> plaçaient j>- 
maitaur le* cAlésen biaU d'un bantan, 
comme le Greot les ttomaini, parce que 
les exlrémitéi da chevrons ne fant p» 
uillie au-devaDt d'uu édiGce, mais teuJc- 
ment de raté. De plus, les Romaini les 
introduisirent dans leur ordre dorique 
(Vitruv. I, 2, 6); on {«ut voir de quelle 
manière, dans la gravure du mot TaiGLT- 
FHDB, qui représente un eniablemeut 
•(^«rtenaDl au théâtre de Harcellus, à 

SENTIDUCUH. Initrument île den- 
tiste pour extiaire les dents (C«l. Aur. 
Tard, n. S). 

DENTIFRICUH (itovT6<itiiiT(ut,iSov- 
tgTpi|itta)< J'oudn àJcnlj, pour net- 
toyer et blanchir les denti (Plin. H. N. 
Wiï, llîXMll, 21; XITU|,*B). 

DENTISCALPIUM ( àiovTOïluç le). 
Curt-dait. Les curenlenls de première 

r alité élsient tails de* tiges des Feuilles 
lentisque (JcatUau) ; ceux, de qualité 
inférieure, de plume* (Han. iiv, 33; 
Ul, 82; Ti, 74; vil, &3 ). 

DEPONTAM. Cilojeni romains qui 
avaient passé l'tge de toiunte ans, el qui 
dès lors n'avaient plus le droit de voter 
aux élections et daiu les assemUée* pu- 
bliques; ils étaient a inù appelés parce 
qu'en réalité ils étaient exclus du pont 
(pans luffragiorum ) que le volant tra- 
versait en entrant dam l'enceinte (se- 
plum) pour jeter son vote dans l'unie 
(Fesiu,, ..!,.)■ 

DERUNCINATUS. Poli avec U ruaei- 



DESIGNATOR. Personne employée 
au ihéltre à peu pré* au même litre que 
nos ouvreuses pour montrer aux specta- 
teur* leurs places et les y conduire 
(PUut. Pan. Prol. 19). cliaifue siège 
était numéroté; l'espace assigne à cha- 
cun était marqué par une ligne [liata) ti- 
rée de chaque cAlé, et le billet d'entrée 
( ttaaera thtatral'u ) spéciGlil le numéro 
du siège que le porteur devait occuper. 
Ce siège lui était montré par le deiigna- 
lor, an moment où il entrait dans le 
Ihéàtre. 



3. Entrepreneur, qui faisait toute* 
les diiposilioDS pour les funérailles et 
qui dirigeait le cort^, accompagné de 
licteurs vêtus en noir (Hir. £;>. i, 7, 6; 
Donat. ad Ter. jédelph. I, !, 7 ; Senec. 
deBeatf. VI, 38). 

3. Sorte de prêtldeal aux jeux dn 



D'g. 3, !, 4j. Le dttignalor Décin 
dont parle Cicéron {ad Atl. iv, 3, 2), 
comme d'un acolyte de Clodius, était 
peul-élre un bomme de celte classe. 

DESULTOR ( iitTuSâTtit, Kt^iinirai). 
Qili faisait des loiin d'équitation dans le 



cirque sur des chevaux dressi-s à cet 
effet, comme on le voit dans qo* hip- 
podromes et comme l'indique U Ggurr 
ci-jointe, prise d'un bas-relief du mutée 
de Vérone. Il dirigeait quelquebis qua- 
tre chevaux (Agostini, Gemme, 193); 



mais le chiffre le plu* ordinMi« était de 
deux (Liv. siiu, 39), qu'il montait sins 
freins ni selle, comme on le voit dans U 
griYure ci-jointe , prise d'une lampe en 
terre cuite; il (irait le nom de daultor 
de rbabitude qu'il avait de sauter d'un 



PISDLTOklC*. 

(lient i l'autre , iq moment où ili 
(Uiedl laDcè* i toute vilcuc (Indor. 
Orif. XTui, S9; cf. Prop. iv, I, »5). 
nrtait sur !■ tèle le boDort ti^lé 
fileia (HfgÎD. Pai. SI ), qa« l'on lOil 
dus Im wn* frarurei, et il courait (ti- 
^MnmcDt dit» le cirque ■ c6té dci chtn 
(lOj. lanaTaTeKunuilSpnA).Qiwlque- 
tm\a daullorei leuli donnaieDl uor 
i^rôenUtion (Lit. xut, »]. 

DESVLTORIUS. SouMntFiidu e/juiii. 
Chral dreué pour le loun du desalior 
(Soel. Cm. 39), comme le montreot 1» 
dm mmia précédentes. 

1. M£me fens que DescLTOK (Cic. 

jfw. n ). 

DEU>X. Oiue mcm, ou onie dauiiè- 
uei de quoi que ce loil : comme I* oii- 
liône lartie d'uu oj, lomme puremeot 
somiaile ou iDODDue de compte, qui 
a'ètail pM i«prêseutée ptr UM pièce de 
noDDxie (Varro, £. £. v, 17!; Rhemu. 
Faon, dt Fond. 4&). 

DEVERSORIUM. Nom eéuénl pour 
tout endroit où un Tojageur deicendail, 
et tecetail pour un tempi la t*ble et te 
lagemenl, que ce fut uoe âubei^ publi- 
que {laitma nuritoria) ou une miisou 
{wticaliér« (Cic. P/u7.tl, 41 ; Petr. Sal. 
\b;CicaJFan,.\lt,2a). 

DEXTANS. Dii une», ou dix dooiiè- 
mes de qooi que ce loit, comme la dixiè- 
me partie d'un ai; ce n'était qu'une 
wome nominale qui n'éuit pas repré- 
stnlée pu une pièce de monnaie (Varro, 
L. l. *, 172 ! Suet. Nero, 31 ). 

DEXTRALB. Bracelet porti sur U 
piTtie rbirtiae du bras dreit, comme 



\t 



) ' 

a la graruTe ci-jointe , prise d'ni 



de Pompéi (Cypriio. Jt HabUn 




Ëgure ci-joinle, qui rrpreteute, acequ on 
■uppoae, une dame de Pompéi, d'aprèi 
ane pEinlure de cette lille (Capilolin. 
Maxim. 6 ; Matim. Jua. I ). 

lllABATHHARIUS.QuiMt des chaus- 
sures appelées diabatUra (Plaut. ^uL itl, 
S, 39). 

DIABATHHUH (iuieatpov)' Espèce 
particulière de pantoufle ou de sandale 
\soUa) d'origine grecque (Feslus, 1. 1.) ; 
t«it ce qu'on sait, c'rst que c'était 
surtout une chaussure de femme (Eus- 
Ulh. ad Hom. Od. V, 6). Quand elle rsl 
attribuée i des hommes , comme le fait 
Nnvius ( ap. Varr. L. L. vu, 53 1, c'est 
seulement par moquerie et pour designer 
une mise eFTéminée. On peut induire de 
là que PoUux se DiépTeDd quand il en 
fait une chaussure commune aux deux 
âeï« (Onomail. TH, ilO). 

DIACHYTON. Espèce particulier de 
Tin, produite en faisant sécher les gra[^iet 



soleil plusieurs joun arant de les 
presser (Plin. H. JV. ïlT, M). 

DIADEHA (EiiSTiiia). Diadème; dans 
son sens primitif, 
ce mot signifie le 
bandeau blanc et { 
bleu porté par les j 
monarques d'Asie ^ 
autour de U tiare t' 
(Xen, Cjr. viH, 3, 
13), comme on le. 
Toil dans la figure , 

mais dans la suite, 

le diadème fut ud large bandeau hianc 

(Val. Hax. ti, !, 1 ), attaché autour 



de U tt\e 




Hé adapi 


par pluiieun nal odi comme 


emblème 




Juv. im. 


105), aUui que le montre 


la figure 


ci.joinle. 




ipre» une 


pierre gravée, Plolémee, fre 


r* de Clèo- 


pllre. Ain 
ÎUadème 


ai, dan< lea <iuvre 


d'art, le 


ndiquait 11 royaulé 


comme la 



DIADEHATUS. Pereonnage porUnt le 

diadème, comme ou le voit daos la gra- 
Turepiw:édeole(Pliii.//. JV. SIHV, 19, 

DI£TA (JlaiTB). r4om doDoé il uue 
division particulière deimiiions aneien- 
nei, dont on ne conoait pas eiaclemeDl 
la nature. Ce que l'on lait toutefoii, c'eil 
que celtepaniedelamiisonieeompotail 
de pluiieun chambrei attenant 1 une à 
l'autre et qu'elle conlenait U suite des 
•allei i manger et dei chambrea 1 coucher 
(P\w.£piil. Il, 17, 12 et 20; Vl, 21; 



2. <oxi|vii}. Cabine ou lente, 
lur le pont à l'arrière d'un *a 
■QiDiDe dani la gravure ci-jointe 



I bltiment 
marchand (Prtr. Soi. IIS). 

DiAMICTO» (JKi|iixTÛv).Termeem- 
ployé |tar les constructeurs romaîni pour 
dèugner une manière particulière d'élever 
des muriilleiiellereiiemhiaitiou) beau- 
coup de rapporta à Veaipitcloii, mail elle 
était d'un genre inférieur. En effet, quoi- 
que lei lurfaces eilérieures fuueol for- 
mées de mai;onnprie régulière ou de liri- 
quetage, et le centre rempli de moellont. 



ellet n'avaient pas de parpungi (JiaiDni) 
pour consolider la muie et en lier lu 
parties (Plin. H. N- XXITI, M). La 



fsit 

ranlei ou de baies ; on en frotuit lecorpa 
comme d'un paKum (Plin. B. S- Ul, 
2; XU, 19;Hirt. £p. 1, gS). 

DIARIUM. Provisioua pour uo jnu 
qui étaient pelées aux esclaves (Hor. Ef. 
1, le, *0; Petr. Soi. 15 ). Par eiKii- 
lion, ce mol désignait ce qu'on donnait 
toiu les jours a., soldat ou sa paie (Cic. 
ad MU vui, 14). 

DIASTYLOS (îidircuXoO. Esp»« * 
troii diamètres eu Ire colonne etcolonu, 
c'est-à-dire l'entre-colannement le |rfii' 
vaste qui fût en même temps capabk ^ 
porter une architrave de pierre ou il* 
marbre; car l'ordre tos- ^,,m 
can, qui admettait quatre T^i 
diamèlrei , voulait uue ar- • • 
rhitraTe de boii (Vitniv. •"**-• 
III, 2). U figure ci-Jointe #~i-« 
montre la largeur relative ^....4^-% 
des cinq espèces d'entre- 
colonnementii lediaityle et ravanl-der- 

DJATOm (îiitovoO- earpaingi, »■• 
nloyés dans la constructîoD des murs d<i 



appHé tm^Kio». C'élaieat d'é- 



VMTIKTA. 

noRdei |iiem* qui BTtiedt la même 1>t- 
porqne Umnnille; ellci TCMcmblaient 
■ «lies ipi'an *oit BUtifuia F din> !■ 
pitnie ci-jainle, el pir coniéqucat l'é- 
tnxUieat d'une da bec* ■ ['■ulre, rltiDt 
fixera CD aiUKS 1 iolervtllcj Tôlier», 
pair comolider U Construction it en lier 

DUTRÊtA (iiBTpijTO]. Vua as 
coopei A boiirde criitil tiill^oudepicT- 
K* ptiâaat, ttavBitlé«sru lourde idie 
Mrte qua la dci- 
*im qu'clla P"'" j ^ 

tdiml Don^mJ^ 1 ' 

mmtétaiealecu re- P J 

licf, MiaU «nnpié- S | 

leamit délachéi du ^ ' 

œrpi.et formtient 
une broderieà jour, 

( Mïrt, Epi'ram. xii, 70; Ulp, Dit- 
i, 7, n ). Co d^uili Mut trèt-nubfe* 
duula figure ci-joln te, lirée d'uoe coupe 
â boire en criatil trouTée à Notait, en 
ITIS. I>s lettrei du haut qui forment 

l'inicHpIÎOD BdcTIVAI MCLTOl ANnOS, 
« b broderie entière quinlau-dcuoui, 
loni lailléei dam le enstal et font partie 
de b même lubtlince que b coupe, 
quoique toal ■ bitàyour,' on i liiué en 
eflet, aux internitei connnaUei, de pe- 
tites cheville* qui oniisent lei lettre* el 
b bnMierie au corp» de U coupe. 

DIATRIBA (««iTpi«q). Endroit où ont 
lieu le* ditcuuioD* uiaotei, comme une 
mole ou une lalle de coori (Aul. Gell. 
1111,90, 31; XTiu, 13,3). 

DUZOHA(acài:u(ta). Mot grccbliniié 
(Viliut. T, e, T) : le irai terme blin ni 
PaxctitCTio ; tttj. ce mot. 

DICUALCON (il^oaiuivï. Petite moD- 
— " ■* ' — 1 de b Grè(«, qui Tilail le 






e obole (Vi- 



. . .. H. K.JiXi, 109). 

MCROTU5 («xpoToO- »<» grec déii- 

gBuil HB navire qui ■ deiii ranp de ra- 

m* d'uD cAti ; le* Romain* le Krraienl 

DIDRACHMA et DIDRACHHUM (8i- 
itajyin). Double dnchuie, monuaie 
d'icseni de* Grec* (Terlull. Pmcr. 1 1), 
Comme la drachma, il y en avait deiu : 
l'ittiqur, dont le* apécimens sont forl T*' 



rai, labnt 1 pea^èt 1 franc* de Milra 
monnaie : el rtgioèle, U pièce la pin* 
largedea deiuet astei commune, elb va- 
lait environ 2 (r. 00 c. : ikhu en repr*. 
lenlou nue danj la grandeur acloelle. 




:^' 



d'apréi un modèle du musée britannique. 

DIGITALE (SnT<j)iV|»xp« ]. Partie du 
lélement qui coumit b main el le* 
doifti, comme notre j'an((Varro, R. It. 
■,&&,!; Xen. rrr.Tlli,g, H). Lespé< 
dmen ci-joint etl tiré de U co- 
lonne Trajaue, où il al porté ^ 
Cr un ëaimate. Touteioi* b 
pa du passage de Vairon 
est regardée comme peu lùre, 
el quelques édition* donueot 
digitabùluim, dont on fait 
à fourehona comme la main numaine, 
Gié à un long nuDcbe et emplojié pour 
ramaiscT le Trait. 

Ql LORIS. Mol hjbride.iigniGasI liité> 
ralemenl muni de deux coumia, mai* 
par lequel oo désigne les deiu bandesde 
pourpre ou de pourpre et d'or, a[^etées 
paragaudr, dont on le servait à une 
époque postérieure peur parer un vêle- 
ment, comme du elavui, ainii qu'on 
l'explique et qu'on le bit voir au mot 
PARAoauitA [Vopisc. ^urW. 46). 

DlHACn£ ll'.f^a.i). Eapèce de trmi- 
pes cbei Ici Macedouiens , qui fiiuient 
i'offictdecaïalieraetderaolassins,CDmnie 
nos dragoni : ou les extrait en elTet k 
descendre de cheval et à cumbaltre avec 
riofanterie, quind l'occasiou l'ekigeail 



(Cur 



•8Ji. 



DIHACH^RI ( ii^iinfot ). Classe de 
gladialeun qui , à ce qu'on luiipote, 
comballaient chacun avec deui épéet; 
mais ce n'eit là qu'une induction liréa de 
leur nom (liucript. ap. Uurat. GI3, 3; 
Oretli, /nier. Lai. Îb84). 

DIOGMITjE. Corpi de troupei années 
a b légère , employé lou* ['empire el 



(Ami 



1. XXTII, 9, 6; Cipilol. Anton. 



DIOPTRA (tiMttpa). Initrument de 
géoméirie employé pour mciiirer la hiu- 
Uur d'olijcli éloigQ«i, pour prendre Ici 
DivelUK d'une lource d'uu qu'on vouliil 
•DieDCT 1 une ccrUîne dittancr par le 
laoyea d'un aqaeduc,el pour lutreiob- 
jels Mmbliblei (Vitruv. Tin, E>, I). 

DIOTA ( iiMTn). Hol grec, ligniGint 
littéralemenl à dtui ortillii ; par ex - 
tension, ce motctl employé en grec et ea 
lalin comme terne général pour tout vaie 
qmuwAdfUx aniei, 
" anpliora, U lageat 



taieni dulibéi i 



Od. I 



9, 8). Ce! 



. (Bor 



luage que *ervail le modèle 
figuré ici; car il et! porté 

E\i nn buoe qui se tient aui ordmde 
>cchus, lur uD vue d'argile du musée 
de Naplei. 

DIPLINTRIUS. De l'épaiNeur de 
deux briquet (Vilru*. il, B). 

DIPLOIS (SinXotc, laù.aS:^. Hanteau 

tre «élément de dei- 
■u. (*««(,»). qnon 
mettait en deux quand 
on voulait l'en ter- 

femmei de leun chl- i 
let; car il éUit trop 
Ui^ pour qu'on put l 

bien le porler limple. ) 

U faiMit partie du cot- ' 

lume dei Greci ( lii- 
dor. Orig. six, 24, 
11). Lei philoiophei 
fjniquei afîectaieiit 
de l'en revélir (Ror. 
Ef. 1, 17, ÎS; AcfOD. adi.), et il ni 
trèi-claireDient r^tréienté dam la figure 
d-joinic deJiiDOD, d'aprèi nnTated'ai^ 
gile, ainii que dam U lUlse de Minerve 
au Valican {Mu>. Pio-Clm. m, 87). 
DIPLOHA(iinXw|ia). Sorte de uut^ 



SIPIfClA. 

OU il une autre penonne toftgeuttpour 
dei affaire* de l£lal,afin qu'elle pdl ob- 
lenii' bellement lur md cbemin tout M 

uniobatacle (Cic. oi/^am.Tl, ll;PiiD. 
£/>.x, 31 ; Capilolin. Pfriia. \). 

!. Diplôme ou pièce rédigée pr un 
dei premier! magiitrals, qui couénil 
quelque privilège particulio' à la pBion- 
ne qui la recevait (Suel. yen, 11). 

DIPLUHARIUS. Coarrier pMic « 
ménager iC Étal ; c'ett- à-dire, qui al mD- 
ni d'uu pane-part public, diplama (lih 



ca 

était emplojé par le* architectei poar 
détigner un tei^e ou on antra 'édifiM 
entouré d'un double rang de ttiaaon 
(ViliuT. m, î). 

bIPTVCHA { %\invja. ) . Tabtetto qui 
le [emeat , eonsialant en deui femlln 
réunies par un eordon ou par ds dur- 
uièrei*ie feraint comute le* coaverlam 
d'un livreoucomnKun trictric iBod«i»f 
(Scliol. Vel. ad Juv 



pointe d'acier {ttylui), tau- 
dis que Ici bonb empicbaii. . 

le* lettres de se détériorer par le eonUrt. 
2. DiptrcliaconiBJaria,prrlori*,rJi- 
lilia. 'Tablette* de fonoe* *embl*bln. 
mais coulenantlc* nom* et lei portniU 
de conauls, de prétnin, d'édilei rt d'aa- 
trei magiilrali, qu'ils oflraîcnl 1 W'< 
ami* et qu'ils distribuaient puoi lepn- 



pmiiioBU. 



« sont coDierria duu 1« 



juKifTei, Miu. yeroneni., el mr Do- 
Hti, mUà aaliehi; ma» let dïtiik en 
uni Irap comi>lic|ucs et trop dilictls 
pour trouver place id. 

DiniBlTORES. A^uti aniqueli éuient 
rtabéa \m urnes dai Kniliii daoi In co- 
mices de Boms. Leur fonction eoniiilait 
i Kpuer les votes des différentes tribus 
i liddture dn Krulineti les paweralars 
Hi mulalenis (euilodti ; yoy. ea mol), 
i|H naninaienl lu dilTérenls nembres et 
(Hvdimitent le résultat (Cic. in Sinai. 

\\\Pii:\h). 

DIRIBITOHIUM. Pièce ou édifice cons- 
rniil dans l'origine, à ce qu'on suppose, 
pwit qoe la diribilam y fissent le dé- 
pirt des Toles aun comicei; mais dans la 
nile^ Il même place ou une place sem- 
Usble.lul aMigoée pourl'usafe des agents 
qaitleTaient examiner l'étal des troupes, 
diMribuer la solde et assigiter.aui con- 
Kiili leara corps rpipeclib (Suet. C/aad. 
W ; Plio. S. JV, ïTi, 16, 2). 

DISCERNICULUH. Epingle employée 
par la femmes pour wparer également 
IniT cbeielure sur le dennt dé la tète 
(Liicil. ap.Non. J. »■.; Varro , t. £. T, 
119). 

IHSCIHCTUS (àtwvtot)- Quin'eit pas 
tciBli c'est-Mit», qui porte ta tunique 
Hoi ctiaiure autour des reins, comme le 
amatre U figure ci-joinle, 
pHie d'ane peinture de 
Pooipâ. Comme ce n'é- 
Uitpas rnuge.dm les 
<KKiu, excepté quaiul ' 
01 K Toulait mettre i 



' Bot. Sal. 



1, 73). 



tF, DQ duhaliillé forcé 

[ii.Sat.\, 2, 132), ou y 

•an néfUgence lulimlle, 

qae l'on co&siiléraït comme une nur- 

qwdem(nnrellchées(Pcda|Albin. Ed. 

», 11, îi, où il est quesiiin de Héoèiw, 

qai «tait cette habitude de porter ainsi 

«M tanique nos ceinture). 

I-Ponrjea fqmqei, le tcosett le même; 
I* figura ïi^ointe, tirée d'une pierre gra- 
in, Rpréseule use Icmme sans ceintore 



{recineta, lotuta). Ce mot emportait en- 



core plus l'idée d'incouTenance lorsqu'il 
l'appliquait i un aeie chez lequel en 
Greee et en Italie, une telle liberté de 
costume indiquait des mœuri relichéea ; 
les danseuses elles cbaoteuset sodI en 
général ainsi rtpréacDtées dans les pein- 
tures de Pompéi. 

3. Diiciatlia mitti. Pour les soldats, 
ce mol siguibe fu n'a pai te teiiUuron 
( balltai, cinctoriam ) : les généraux ro- 
maios l'ôtaîent quelquefois am soldats 
qui l'étaient mal cDnduits, comme on re- 
tire aujourd'hui ton diapeau à un régi- 
ment pour la même cause. Cen'était pas 
seulement une marque d'iof amie, mai tune 
peine réelle pour le soldat, qui ètaitainsi 
forcé de porter ton èpée nue, étant privé 
du ceinturon et du fourreau qui y élail 
attaché (Lit. xxvii, 13]. 

DISCOBOLLS (ii<niiSili>à. Qui jette 
le dittui; U manière dont on le lanfait 
se voit dans la graTure ci-jointe prise de 




232 



DI8CUB1T08. 



DODRA. 



on posiède une copie au musée britan- 
nique. L^attitude tout à fait remarquable 
de cette figure est caractérisée par Quin- 
tilien comme « pénible et contournée », 
disiortum et elaboratum : mais il faut 
entendre ces mots par rapport à la 
pratique ordinaire des artistes grecs , 
qui ne représentaient guère leurs figures 
Élisant une action violente, comme cela 
arrive à chaque instant dans la réalité ; 
Quintilien n*a pas voulu dire que la figure 
en question ne représente pas la posture 
réelle prise par chaque discobole au mo- 
ment de lancer son disque. Un passage 
de Stace (rA«^. yi, 646-7 21), où est dé- 
crite uue'lutte entre deux discoboles, txM- 
mère un à un tous les mouvements et 
toutes les poses particulières qu'on re- 
marque dans cette statue. Le discobole 
examine d*abord son discus pour recon- 
naître quel côté offrira i ses doigts la 
prise la plus sûre, quel . autre posera le 
mieux sur son bras : Quod latus in di^ 
gitoSf médise quod certius uinm Cott" 
("«n/aZ/puisii lève le bras droit chargé du 
disque : Erigit assueium dextrse gestU" 
men et al te Sustentât; il abaisse et plie 
ses deux genoux, et brandit le disque au- 
dessus du niveau général de son corps : 
Humique Pressus utroque genu, col" 
lecto sanguine diseum Ipse super sese 
rotat; il lance la masse eu brandissant 
son bras qu*ii abaisse, et lui donne une 
double force pour la résistance en sens 
contraire qui vient de ce que le corpt 
courbé se relève au moment ou le bras 
descend : Ahenm lubrica massas PoR" 
dera vix, toto curvatus corpore , juxta 
Dejicit, Ce passa^, en mettant en lu- 
mière le sens et Tintention des diiTéren- 
tes attitudes de la figure ci-dessus, expli- 
que aussi clairement la manière dont on 
lançait \e discus, 

DISCUBITUS, DISCUMBO. Ces mots 
indiquent Paction de prendre place et de 
s*incliner sur un lit à un repas, comme 
elle est décrite au mot AccuBO ; mais, 
quand on emploie ce mot dans son sens 
exact , ou fait allusion à la compagnie 
entière, c'est-à-dire i un certain nombre 
de personnes inclinées ensemble sur des 
lits différents (Val. Max. H, 1 , 9 ; Cic. ad 
Att. V, 1 ; cf. Virg. yE/i.i, 7 08}, ainsi que 



le montre la gravure au mot Tucu- 
Nimi, 1. 

DISCUS (ditrxoç). Plaque circulaire de 
pierre ou de métal, d'environ un pied de 
diamètre , qu'on lançait à une certaioe 
distance, comme notre palet, pour exer« 
cer la force et l'adresse (Hor. Od, 1 , 8, 
11; Prop. m 14, 10). Le disque lui- 
même et la manière de le lancer sont 
montrés et expliqués par la gravure pré- 
cédente et par le texte qui l'accompagne. 

2. Tout vase circulaire et peu profond 
pour contenir des mets ; c'est de là que 
vient le mot anglais disk, plat ( Apul. 
ift/tf/. II, p. 36). 

8. Cadran solaire, plat et cimiUirr, 
placé horizontalement sur son support 




(Yitruv. IX, 6). La gravure est tirée d'un 
modèle publié par Martini, FondenSoR^ 
nenuhren der Mten (des Cadrans solai- 
res des anciens). 

UISPENSATOR. Un des esclaves d'une 
maison romaine, à la ville et à la cam- 
pagne : il avait dans la première de ces 
résidences les fonctions de secrétaire et 
de comptable ; dans la dernière, celles 
d'intendant (Cic. adAtt. xi,l; Siiet.GaM. 
12 ; Macrob. Sot, u , 4 ; Pompon. Dig, 
50, 16, 160). 

DISPLUVIATUS. Voy. Atbich, 4. 

DIVERSORIUM. Voy. DbtkhsomiiI' 

D1V1D1CULUM. Tour dans un acpie- 
duc, contenant un large réservoir, d'où 
l'eau était distribuée par des conduiU 
différenU à travers la ville. C'était une 
ancienne expression, qui fut abondoooee 
dans la suite pour le nom plus imposant 
â^castellum (Festus, j. v.Voy. Cabikl- 
LDM, 3, où nous donnons une gravure.) 

DODRA. Potage ou boisson composée 



D0DEAN8 



DOLABRA. 



233 



de neuf ingrédieots différents : eau, via, 
booiltoD, huile, sel, pain, herbes, miel et 
poÎTre (Auiou. Epigr, 86 et 87). 

DODRANS. Les neuf douzièmes de 
<|aoi que ce soit ; puis , monnaie de cni- 
fit, contenant neuf unâm ou les trois 
qmrU d*Qn 05 (Varro, L. L. T, 172). 
Cette monnaie est excessivement rare , 
quoiqu'il en existe, dit-on, un spécimen 
dans une monnaie de la fismilie Cassia, 
qui porte la lettre S et trois balles, pour 
représenter sa valeur. 

DOLABELLA. Petite dolabra ou ins- 
tniiaent hût sur le même modèle, dont 



^é 



on m servait pour la culture, surtout pour 
débarrasser û vigne du bois mort et dé- 
pger h terre autour des racines (Colu- 
mell. ly, 24, 4 et &). La gravure est prise 
d'an marbre de tombeau (Mazzocchi, de 
Aseia,^. 179). La forme de Tinstrument 
montre clairement que cet outil apparte- 
nait à la classe des aolabrm, comme on 
te verra en la comparant avec les gravu- 
res suivantes; tandis que la lame droite 
et tianehante au-dessus, pareille à celle 
d'une hacbe ou d'un ciseau, et la lame 
eourlie au-dessous, pareille à cçUe d'une 
serpette, la rendaient propre aux ttor 
pk>is différents que lui attribue Columelle 
dans les passages cités ci-dessus. 

DOLABRA (àUvT)). Instrument em- 
ployé pour couper, tailler, casser et creu- 



nous donnons le nom et hache (s€eurls)^%X 
il est souvent confondu par les écrivains 
d'une époque postérieure avec Thermi- 
nette (ascia) \ il a par rapport à ces deux 
outils des ressemblances et des différences. 
En effet, il avait un long manche et une 
double tète dont un côté était muni d'une 
lame effilée avec le tranchant parallèle, 
au lien d*ètre oblique , à la poignée, 
comme l'herminette, et l'autre armé d'un 
pic recourbé, à peu près comme une fau- 
cille ; de là le nom de faix que lui donne 
Properce (iT, 2, 59). Notre spécimen est 
pris d'un tombeau trouvé à Aquilée, et 
Il est porté sur les épaules d'une figure 
au-dessous de laquelle est l'inscription : 
DoLABKAmiDS CoLLBGii Fabrum, qui ne 
permet de douter ni du nom ni de la na- 
ture de l'instrument. Comparez aussi la 
gravure au mot Dolatits, où on le voit 
aux mains d'un homme qui l'emploie. 
2. Dolahra fossorla. Instrument em- 
ployé par les terrassiers et les mineurs ; 
il avait un long manche comme le précé- 
dent et une tète du même genre, munie 





■er. Les bûcherons (Quint. Curt. vui, 4), 
les cultivateurs (Columell. ^rh. 10, 2; 
Pallad. m, 21, 2), s'en servaient, et on 
remployait fort souvent à l'armée pour 
foire des palissades (Juv. Tiii, 248), ou 
forcer les murs d'une fortification (Liv. 
IXI, U); les soldats de la colonne Tra- 
jaoeet de celle de Marc-Aurèle s'en ser- 
vent pour ces deux usages. U apparte- 
nait à la classe des instruments auxquels 



d'un côté d'une lame tranchante, paral- 
lèle il la poignée, et de l'autre, d'un pic 
régulier, comme le montre le spécimen 
ci-joint, pris d'une peinture des cata- 
combes de Rome, où il est entre les mains 
d'un terrassier (Isidor. Or/^.xviii,9, 1 1), 
et comparez la gravure du mot FossoR, 
1 , où on le voit employé. 

3. Dolabra ponttficalis. Hache em- 
ployée pour immoler le bétail dans un sa- 
crifice (Pestus, V, Scena) et aussi par les 
bouchers (Paul. Di^. 33,7, 18) ;elle était 
munie de deux lames, l'une large comme 




celle d'une hache, l'autre de dimensions 
plus petites et ressemblant au tranchant 
d'une dolabra ordinaire, comme le mon- 
tre le spécimen ci-joint, pris d'un bas-re- 



334 DOLABRATin. 

Virt de la villa Borghèie, qui reprétmte 

DULABRATUS. Taillé, fendu, fa^QDDè 
ayecuiie dalatra {Cirt. B. G. VII, 73; 
>0]r. ta gravure du mot Dolatds). 

ï. Fait comme une Jolatra, ou muni 
dËceliaitniaient-,iiDsi»cur/j^o/a£Rira 
(Pailad. 1, i3), hache avec uneiJalatra 
au dos de U lame, comme od en voit un« 
dini II gravure précédente. 

DOLATUS. Fendu, cDupi:-, taUlé etCa- 
^onué avec la délabra ,- ce mol s'emploie 
eo parlant d'ohjel) en bois (Cic. Âcad, 
It, 31 ; Plia. B. N. iti, 18). Le trmvail 
fait avec la daletra etl repréunté daut 




lafravure ci-)oinlf, d'après la colonDcTra- 
jane ; el, comme la manière de ic servir 
de cet initnimenl roDsiilail ï donner des 
coups répétèa, on emploie auui le mime 
mot dans le tens de batlre vigoureuse- 
ment (Hor. Sal. I, 5, îî).; 

D0L10LUH.DimioulirdeD0LiDii(Liv. 
V, 40; Veg. '■«..vi„13. 3). 

DOLIUH. Yalueau en polirle de large 
ouverture, rond, à venlre plein (Viiro, 
A. n.ia, 1&,3i Columell. xii, e,t{ 
i, à), d'une grande capacité, emploj'j 
pour contenir en masse ,^^.,:^^ 
le via nouveau, iusqu k J gz3 ^. 
ce qu'il fdl mis dans les/ % 

ampLotr. ou, comme] 1| 

nous dirions, en bou-\ 1 

teilles ( Seuec» , Ep.\ J 

3fi;Procul. 0-V.33. e, V ^^ 



Sai. XIV, 30^1). On le voit aussi |iariptd- 
ques modèle* Irouvéa dans les fouilles 
d'Aulium, quiotatT ceutimètrea d'^is- 
■eur, el portent une iuicrïptiou fixant leur 
capacité i dïx-huilamphorea, qui équiva- 
lent i, vingt rt un el demi des barili ro- 
mains d'aujourd'hui. La gravure est priae 
d'un bas-relief reprétenlaut ItJolium de 
Diogène. Les mots iaril et loMmeau, par 
leaqueh on traduit ordinal mmmt dolium, 
donnent une idée inexacte de cet objet 
qui était déterre cuite; liicn que d'une 
grandeur luniuDlepaureontrairunboiD- 
me, comme les jarres à huiles dont oo se 
sert maintenanlen Italie, el celles deThii- 
taire bien connue des Quarante Voleun 
dans \tt Mille et une ÎVuirt. 

2. Dolium demerium, depreuam. Je. 
foaam. DoliuM enfoncé en partie dan* le 
uhle qui formait le plancher d'une cave 
(voj. la gr*>iireau mot Crlla,!). Cette 
méthode était considérée comme lajmeil- 
leure pour conserver levin quin'aviilpas 
heaueoup de corps ;niaiB,si le,via étahde 
iMnne qualité, Xadol'ia qui le contenaient 
étaient seulement dressés sur le sol (Plin. 
H. y. IIV, 37 ; Colnmell. Xli, 18,5). 

DOLONouDOLO (E6)biv). B ttnnlong 
et fort, ii-ec une petite pointe de fer ai- 
guë à l'eitrémité (Vit^. Ma. YI», €64 ; 
VaiTO ap. Serv. ad t.). 

i. Cinne dans laqudle un poignard 
est caché (Serv. ad. Virg. Miuié. Tii, 
6fl4 ; Isidor. Orig. xTill, 9, 4 ; Sntt. 
Claud. IS; Plul. T. Graeeh. 10). Par 
extension, ce mol at appliqué i l'aiguil- 
lon d'une mouche (Plucdr. ut. G, 3). 

I. feKxKeijoiUde nii.f<iinc sur un vais- 
seau qui avait plus d'un mit ;,el le était |da- 
céc à l'avantet attachée au mitde misaine 
(Isidor. Orig. xil, 3, 3; Liv. zxxvi, 
44;Po];b, XTl, 15,3), commelemoDlrt 



IS). 0. 

aussi des denrées d'une autre nature, 
à la fais sèches et liquides, comme 
huile, vinaigre, elc. (Varro, K. R. l, 
3!, 4; Cato, R. R. 10, 4 et 11, I). 
Les proporlions Aa dolium étaient asseï 
considérables, comme te prouve ce fjit 
que Diogène vivait dans uo doliun (Jui 



clairement U gravure ci-jointe, priw «Tua 



DOHFS. 



D01IU8. 



335 



bis-rplief de Ift villa Borgfaèse. Si le Tan» 
seao afait trois mits, et par oonséqueDt 
trois voiles, le tlolon éftait la plus petite 
des trois (Poilus, i,: 91). 

DÛMUS. Maison particulière, occupée 
par on Meul propriétaire et sa iamille, 
par oppo»tion à Vinstda, qui était con- 
ttroite pour recevoir uo certain nosibre 
de bmilles diffcreDles auxquelles on la 
lootil en chambres, en étage» ou eu ap* 
parlements. 

Les maisons romaine» étaient bâties 
d'ordinaiie sur un plan invariable : les 
difErreBcea ne . consistaient que dans la 
frnndeur, le nombre H la distribution 
des appnrtementSy eu proportion de la 
fortune du possesseur, ou en raison delà 
nature pnrticulicre de remplacement. 
Ces maisons étaient divisées en deqx par- 
ties prineipales : Vatrium ou eawêuUum, 
entouré de ses dépendances; et le oe'W- 
striiumty au delà duquel étaient ses dépen- 
dances qui étaient rattachées au reste par 
one pièce intermédiaire, le taàlinum, et 
aussi par un eu deux corridors, fauceè, 
ou quelquefois par Tun et Tantre. Ces dif- 
férents appartements constituaient dans le 
plan le noyau de Tédifiee, et an les trouve 
constamment dans toute maison romaine 
de quelque importance; leur situation 
re^wctive était toujours la même, et ils 
étavnteoBStruits suivant un modèle reçu 
dont on nedéviait jamais sur aucun point 
important, comme le prouve la gravure 




enjointe, qui représente le plan de trois 
petites maisons situées i côté Tune de 
rautre dans une des rues de Rome, dia- 
prés la carte en marbre de cette ville, con- 
servée maintenant au Capitole, mais exé- 
cutée sous Septime Sévère, A a A est le 



prothyrum, ou entrée qui ouvre sur la 
me; l B l, Vatrium ou cavmdium; C G C, le 
peristylium ; DDD, le tablinum ou pièce 
de passage oui réunit les deux divisions 
priiicipates de Tédifice. Quant aux autres 
pièces, qui ne sont pas marquées par des 
lettres de renvoi, celles à côté des portes 
qui font face à la rue étaient des bouti- 
ques; celles de rintérieur étaient des 
salles à manger f des pièces pour passer la 
journée, des chambres à coucher à l'usage 
de la famille. 

La gravure suivante représente le plan 
d'une maison de Pompéi, qui était aussi 
à beaucoup d'égards une insula, car elle 
était entourée de tous côtés par des rues 
et par quelques dépendances extérieures, 
avec des étages supérieurs* qui n'avaient 
pas de communication avec la partie prin- 
cipale de l'édifice. Nous la plaçons ici 
pour donner une idée du plan général 
des maisons de la classe supérieure occu- 
pées par des particuliers|qui se trouvaient 
dans l'aisance, et de la disposition et du 
nombre de leurs parties ; car les palais de 
la haute noblesse, de l'aristocratie de ri- 
chesse ou de naissance,' étaient beaucoup 
plus considérables,el se composaient d'une 
plus grande variété de pièces, suivant la 
fortune et le goût de leurs possesseurs. On 
en trouvera, sous chacun des noms qui les 
distinguent, une description séparée ; on 
trouvera pareillement le détail des parties 
ici mentionnées, et les uns et les autres 
sont énumérés .dans l'index par ordre de 
matières. La maison dont nous donnons 
le plan est connue sous lenom de ma/ion 
de PansOytX on suppose qu'elle fut occupée 
parnn édile de Pompéi, parce que les mots 
FANSAii JSD.sont peiutseu lettres rouges 
près de l'entrée principale. A. OstiumtX 
prothyrum^ le vestibule entre la porte de 
la rue et Vatrium, avec un pavé en mo- 
saïque, sur lequel on voit le mot habituel 
de ceux qui saluent, salve, formé par 
une marqueterie de pierres de couleur. 
1. Vatrium^ du genre appelé toscan , 
au centre duouel est Vimpluvium (a) 
pour recevoir L'eau ]qui est amenée des 
toits, avec un piédestal ou autel {b) des 
dieux domestiques, dont la place habi- 
tuelle était près de Vimpluvium. L'atrium 
est une fois et demie aussi long qu'il est 



236 



DOMUS. 



D0VV8. 



large, et c'est ce que veut Vitruve. 
c c. Les alm ou aileft de l'atrium, qui sont 





pl'fTl ■• 



exactement les deux septièmes de la lon- 
giieurderatrium.ainsi queVitruve Texige. 
ecece. Cinq petits cuhlcula ou chambres 
pour la réception des hôtes ou pour Pu- 
sage de la famille. D. Le tabUnum, pavé 
en mosaïque, ouvrant sur le péristyle, de 
telle sorte qu'une personne qui entrait 
dans la maison par la porte princifuile a 
avait vue sur retendue entière de Tédi- 
fire, l'atrium et le pêristylium, et dé- 



couvrait au delà Vœcus et le jardin; ce 
devait être une perspective fort belle et 
fort imposante. On pouvait cepoidanl, 
quand on en avait besoin, fermer le MU 
num avec des rideaux ou des paravents pro- 
visoires. B. Corridor de communication 
entre l'atrium et le péri8^rliom,à^usage 
des domestiques, pour obvier à TincoD- 
vénientde faire du tablinum une cham- 
bre de passage. Dans beaucoup de cas il 
y avait deux corridors de ce genre, un 
de chaque côté du tablinum : de là vieot 
qu'ils sont désignés par le pluriel fauces. 
d. Chambre dont on ignore l'usage, mais 
qui peut avoir servi ou de salle à manger 
(triclinium), ou de galerie de peinture 
(pinacotheca\on de chambre de réception 
pour les visiteurs. Elle termine la pre- 
mière partie de la maison, qui comprend 
l'atrium et ses dépendances. FF. Le ff- 
mfWium, qui forme la partie princi|nle 
de la seconde division ou division inté- 
rieure de la maison. 11 a un toit supporté 
par des colonnes qui forment quatrecoF' 
ridors, avec un espace ouvert au centre, 
contenant un bassin d'eau (pisdna) sem- 
blable à Vimplwium de . l'atrium, mais 
de dimensions plus grandes. « G. Àlm du 
péristyle, ee ee. Quatre cubieula; on se 
servait des trois qui sont sur la gauche du 
péristylecomme de chambres derésideoce; 
l'autre, à côté du passage E, semble aroir 
été destiné au portier de la maison {os- 
tiarius) ou à Teâclave à qui était remis le 
soin de l'atrium (atriensis) : en effet, elle 
communiquaitdirectement et immédiate- 
ment avec les deux divisions de la mai- 
son, et de là on pouvait avoir l'œil sur 
l'entrée de la rue latérale m, B. Le tri- 
clinium ou salle à manger : la chambre 
qui y touche (/) et qui communique avec 
elle et avec le péristyle, était probable- 
ment pour les esdaves et les domestiques 
qui servaient à table, i. OEcus, qui est 
élevé par deux degrés au-dessus du péri- 
style et qui a une large fenêtre ouvraoi 
sur le jardin situé derrière, aussi bien 

3u'un passage {g) de côté, comme Ikfaux 
e l'atrium, pour donner accès dans le 
jardin sans traverser la grande chambre. 
K. Cuiina, la cuisine, qui ouvre d'uo 
côté sur une autre chambre ou arrière- 
cuisine (/i}, munie de murs bas sur les- 



DOS us. 



D0MU8. 



2d7 



qndt «n défiosut les jarres à huile, les 
«Icosiles de cuisine , etc., et de Tautre 
nr une cour (i ) toucbant à une des rues 
hténiet qui courent le long de l'édifice 
et nr laquelle elle a nne porte de der- 
rièfe(o). l l. Galerie couverte (porticus 
ou cryptû ), élevée le long d*un des côtés 
da jsrain ( ■), dans un coin duquel est une 
ciierne (i() fournie par un réservoir situé 
à côté (/). Gela complète la domus ou 
naison particulière occupée |iar Pansa. 
Elle avait quatre entrées distinctes : la 
principale sur le devant (a), et trois sur 
les calés, dont deux pour la famille et les 
Tisheon ( m et a), et une porte de der- 
rière (^rica) pour les domestiques et les 
mircnuids (0). 

Mais Vinsida entière contenait en ou- 
tre plusieurs appartements 00 maisons 
plus petites, quel<|ne8-unes avec un étage 
io-desMs , qui étaieot louées i différents 
boutiquiers. 111. Trois boutiques qui font 
face à la rue principale. 2. Bontiipie dans 
la même rue, qui communique aussi avec 
la demus, et qu'on suppose en consé- 
quence avoir été occupée par Pansa lui- 
Béme; c'est là que son intendant ( dis» 
ptnttaor) aurait vendu le produit de ses 
fermes, comme le vin, l'huile, etc., aux 
habitants de Pompéi, de la même façon 
que les nobles de Florence détaillent au- 
jourd'hui le produit de leurs vignes dans 
une petite chambre au res-de-chaussée de 
leur palais. 3 S. Deux éublissements de 
boalangers, avec leurs fours (pp ), des 
poits (f), un pétrin (r), et autres dépeo- 
ibnces. 4 4. Encore deux boutiques louées 
potir différents commerces. 5, G, 7. Trois 
petites boutiques et maisons occupées par 
différents locataires. 

Le rez-de-chaussée ainsi décrit com- 
posait la partie priucipaled'une domus ro- 
naÏM ordinaire ou maison particulière, 
et contenait les appartements occupés 
pv le propriétaire et sa famille. En ef- 



fet, l'étage du dessus était distribué en 
petites chambres {eœnticuia) qui servaient 
de chambres à coucher, et qui étaient as- 
signées principalement aux domestiquesde 
la maison. On ne peut admettre, en ef- 
fet, que les petites chambres du rez-de- 
chaussée qui ouvraient sur les portiques 
de l'atrium et du péristyle , les princi- 
paux appartements du maître et de la 
maîtresse, aient jamais été donnés aux es- 
claves pour j PAAMr la nuit ; et l'étage 
supérieur était fréquemment desservi par 
deux escaliers, l'un partant de l'intérieur 
de la maison et l'autre du dehors de la 
rue (Liv. xxxix, 14). 11 y a de beaux éta- 
ges supérieurs dans plusieurs maisons de 
Pompei et dans d'autres édifices anciens; 
mais on n'en a jamais découvert qu'un 
spécimen, qui n'existe plus : c'était dans 
une maison d'Herculanum, qui avait été 
entièrement couverte d'un lit de lave 
par suite de l'éruption qui détruisit cette 
ville. Quand on fil les fouilles, on trouva 
la charpente, les poutres et les architra- 
ves pmque réduites en charbon par l'ac- 
tion de la chaleur ; les murs avaient été 
tellement endommagés par le tremble- 
ment de terre qui accompagna l'éruption 
de 79, qu'on fut obligé de jeter à bas tout 
l'étage supérieur ; mais la perspective et 
le plan des chambres , donnés dans les 
deux gravures suivantes, furent pris avant 
la démolition , et par conséquent pré- 
sentent le seul spécimen authentique 
qu'on puisse actuellement trouver de cette 
partie d'une maison romaine. Il n'y a 
rien de conjectural ni de restauré, ex- 
cepté les tulles du toit et les rideaux en- 
tre les colonnes, a. Coupe de l'atrium. 
Les quatre colonnes qu'on voit sur le de- 
vant supportaient le toit B (marqué aussi 
sur le plan ci-dessous ) , qui couvrait un 
des quatre corridors dont la partie cen- 
trale et découverte de l'atrium était en- 
tourée. Les baguettes de fer et les an- 



238 



DOMUS. 



bOMliS. 



iieaux pour suspendre les rideaux entre 
les colonnes, comme la gravure les mon- 
tre, furent trouvés dans la place qu'ils 
occupaient primitivement quand b fouille 
fut faite. Ces rideaux étaient destinés à 
protéger contre les rayons du soleil les 
corridors latéraux du complwium ou es- 
pace découvert au centre c c. Deux des 
corridors latéraux dont nous'parlons, qui 
ont des portes à leurs extrémités les plus 
éloignées, ouvrant sur des appartements 
séparés, et qui sont fermés au-dessus par 
le plancher de Tétage supérieur. D. Cou- 
pe du péristyle. Les huit colonnes qu'on 
voit en avant enferment un des côtés 
d'une area découverte qui était disposée 
comme un jandin. s b. IJeux des corridors 
latéraux qui entourent trois côtés du pé- 
ristyle, ouvrant sur le jardin du côté qui 
en est le plus proche parleurs entre-oo- 
lonnements , et fermés par derrière par le 
mur mitoyen situé entre eux 'et par les 
appartements adjacents. F V. Coupe de 
rétage supérieur:' le plan et la disposi- 




tion de ces appartements sont donnés dans 
la gravure ci-jointe, côtés depuis a 
jusqu'à m. Douze petites chambres (cœ- 
nacula) construites sur les corridors de la 
cour qui est au-dessous, et recevant leur 
jour de fenêtres qui ont vuesurTintérieur 
(ainsi que le montre notre perspective des 
six premières) ouvrent sur une terrasse 
{solarium ) , G au-dessus du jardin ; et en 
conséqueuce on peut conjecturer qu'elles 



servaient au propriétaire, k sa famille et 
à ses hôtes, n r. Autre suite de petites 
chambres qui ont des fenêtres sur la rue, et 
qui serraient probablement de chambres à 
coucher (KMir les'esclaves. /à i». Chambres 

{trobablemcnt destiuées aux femmes de 
'établissement, parce qu'elles forment 
une suite complète, communiquant entr« 
elles, et sont séparées du reste. Les plan- 
chers de ces chambres supérieures» aiiut 
que ceux des chambres du dessous, sout 
en mosaïque. L'étage du dessus ne s'é- 
tend que sur deux côtés du péristyle , 
comme le montre notre perspective; les 
deux autres n'ont aucime construetion 
élevée au-dessus du toit qui coavrùt le 
corridor du jardin. 

2. (qIkaç ) Maison grecque. Les fouilles 
ne nous ont pas encore ait connaître le 
plan d'une maison grecque; par consé- 
quent toute tentative pour en détermi- 
ner et distribuer les parties ne peut se 
fonder que sur des passages épars dans di- 
vers auteurs, et doit être regardée comme 
conjecturale. 11 y avait cependant , sans 
aucun doute, des difiérencesessenUelles 
entre les demeures des Grecs et des Ro- 
mains, et, pour ce motif, nous avons 
donné un plan hypothétique sur l'auto- 
rité de Becker; il servira du moins à ex- 
pliquer les termes que les Grecs em- 
ployaient pour désigner les difîéraates 
parties de leurs maisons , et à faire en- 
tendreen général d'après quel plan elles 
étaient habituellement construites, a. aû- 
Xsioc f^upa. La porte de la maison ou en- 
trée principale sur la rue. A. <^vpù>peîov, 
OupcÂv, $iàOvpa. Le vestibule ou passage 
d^eutrée ; les pièces à droite et à gauche 
servaient en partie d'écuries et conte- 
naient une loge pour le portier et de» 
chambres pour les esclaves, c. avXv). La 
cour et le péristyle, formant'la premièfe 
division de la maison, qui était destinée 
aux hommes, et qui, avec les différentes 
chambres distribuées à l'entour (num. 
1-9), constituait r&vSpeaXlTtç. d. (Ut- 
auXoç ou {«.éaauXoc Ovpa. La porte du 
passage qui sépare les deux principales 
divisions de la maison : quand <41e est 
fermée, il n'y a plus de communication 
entre elles, e, La cour et le péristyle , 
formant la seconde partie ou partie inté- 








(n, 



: ) liluéei ■ 
Tnilaur, fonne le YuvatiuovÏTit. f. «po- 
«li^ ou xapaoTcit. Chunbre «n boul 
do péristjrle, dont Ji aiailrciK de Umiï- 
WD le frmïl proliablemait comsK de 
chambre de réception ou pour le rc- 
liRT- g g. Milaiiac et i[i^ità]La|u><. Le> 
piDdfiaie* chuntral eoucber. A A A. 
Ioiûve;. Piécei où Ici remmu travail- 
Icilauakétier. i. xT,iniia 6ùpa. Portedu 
jardin on parle de derrière. 

DONARlUH.TréMrJ'un temple, c'Bt- 
Mire, chanlire dm i laquelle élBJeat cod- 
wnées les otTraudei fiitei aux dieux 
(Seri. ad Virg. £n. su, 179; Lucan. 
II, &IB; Apul. jtf«(. p. 183). 

1. Offraadt volirr, ou préKDt fait 
aai dieu comiae témoignage de grali- 
tule pour quelque faveur re(;ue, leJle 
qu'une (piérison ou la ilélÎTnuce dan* une 
rikmilé imminenle (Aul. Gell. il, 10; 
Aurrl. Vict. Cmi. 3&). C«a oRrandei dif- 
féraient tMIoreUcmeut pour U valeur el le 



DomaiTOBicii. ISS 

eandêre, Miiaot la fortune et le goAt 
de relui qui 1c> préieuiail : elle* contii- 
taient en armei priiei à la guerre, en lré~ 
piedi, en auleb, en objets prêrirui de 
eipèce donnéi pu- de* perjonnea 
ii<.i>rdi Duia letclauet pauvret Faiiaient 
dei offrandeipluabumblei : c'ctiienl de* 
'iletlea qui portaient dei iiucriptioua 
dei repréientalioni peiule* di ' 






lirarulcuaemeDl i leur aii 
i cellea qu'on v. 



*i fréquemment iiupenduei dam les^lùei 
calholique*;ou encore deiobJeUen terre 
cuite qu'on trouvait en vente à U bouti- 
~ '' . modeleur, et qui représentaient 
quelqnei partie* du corpt, 

un pied, nue jambe, elc, de sorte qu« 
chaque penoone pouvait le borner k 
acheter la partie qu'elle croyait avoir 
été guérie par l'aiaistaDce divine. La gni* 

mre représente Iroia dunaria de celle es- 
pèce d'après des modèles en terre ruile : 
un pied, deux ycui, et une main avec 
une balafre au milieu, renrèseiitant la 
blessure pour en rappeler la giiériion. 

DUNATIVUM. Ui^esse faite par l'em- 
pereur i l'armée, paroppoiition au con- 
fiariuat donné génératemeol au peuple. 
Stiel. Nero. 7 ; Lamprid. Mex. Ser. 
Î8). 

DORHITATOR (Atupdxouod- Voleur 

qui, bit ses coup* de mata pendant U 

nuit (PUut. TriK. it, I, 30; Hesiod. 

0/^.603). 

DORHITORIUH. Dortoir on chambre 



(ite c 

le montre la gravure, ijui repriieute l'in- 
térieur de la clitmbre k eouàitx de Di- 
don, d'iprà le Virgile du Vitican. 

DORsilALIA, Urge biode hile i'i- 
toffe richement teinte ou de wie brod^, 
qu'on meltiil en tnven Hir le doi dei 
rheraux daui lei grandei occaiioni, com- 
me on le voit dans la Ggure ci-jainte. 



contre tuisi eommenom propre (Inicript . 
ap. Hurat. 477, 5). 

DIlACUHA(SpKXf ^) DroehmeM priu- 
cipale monnaie d'argent de> Gréa, com- 
me le (^nariiu chez letBomaiiu ; ily aiail 
deux aorte* de drachme*, dilTéreDtes ponr 
le poidi et la valeur : l'altiipie et l'éfi- 

Ladntchme attiqiie, repréaentfe par It 
ipécimM ci-joint , d'aprèa uo modèle du 
mutée britannique de pareille gimnôear, 
aiait principalement rouri daui le nord 
de la Grèce , dam lei Ëtati maritinies rt 



priae du cortège triomphal de Conilaii' 
tin , ou >ur lei victime» conduite! au sa- 
crifice : l'arc de Titui à Rome en pré- 
MDle pliuieurt ipéciœeni (Tertutl. Gat- 
lUn. 8 ). 

DORSUARIUS ou DOSSUARIUS. B£le 
de lomme, cheval de bill ( Varro, R. R. 




II, 10)outDe(i'Â.l 

dam la gra vure ci-jointe, priie de I 

triomphe de Constantin, 

DORYPHORUS (îopufépoc). HalU- 
hardier, nom donné aux loldati qui for- 
maient la garde du corpi dei roii per- 
la, à ouïe de l'arme qu'ili portaient. 
Ce mol ne m trouve en lalin que comme 
le nom d'une célèbre ilitue de Poljcléte 
{Cic. Brut. 86; Plin. H. ff. IXXIV, 
19, 3], repréunlant un de cei gardei ou 
un toldal armé comme eux. On le ren- 



en Sicile. Elle contenait lix oholei et 
valait à peu prèi 97 ccolimei et demi de 
nolremonnaie. Quand Pline (ff. A*, xxl, 
109) parle de la drachme altiqne M 
dtititr romain comme étant du nu 
poidi, ce dernier n'avait plut ici proptr- 
tioniprimîlivei (Huiiey, Ancieni areiglili 
and monef, p. 47-48). 

La drachme é^néte, repréientée par 
la gravure guivaute, auui d'après u- 
mndèle de même grandeor du mutée lir 
launique, avait coun en Béolie, dai 
quelque! partiel du uord de la'Grèa et 
dam tooi lei Étati du Pélopanèw, à 
reaeeptiandeCarintbe.L'éla1ooen était 
plut graixl que celui de la drachme at- 



tique; il contenait eniiroD 93 graim 
d'argent pur et valait i peu piéi I fnac 
41 centimei et demi de notre «onMie 
(HusMj. (ii'rf., p. 59.60). 

DRACO. Dngon : eniegoe d'une co- 
horte, empruntée aux Parthe* et intn- 



DBAC01IAR1II8. 



BCHlIfUS. 



241 




duite ifams Tarmée romaine vers le temps 
deTrajaii. C'était Timage d*uQ grand dra- 
pa fixée sur une lance, 
ivee une gueule d'ar- 
gent entr'ottverte, tan- 
tû que le reste du 
coq» était formé d'é> 
toffes peintes ou de 
pesttx qui , étant vides 
et flexibles , s'agitaient 
iTec des mouTemeuts 
pareils à ceux de ce 
rq»tile, lorsque le vent entrait dans la 
Swde oQTerte (Veget Mil. u, 13 ; Am- 
miaD. ManxU. XTi, 10, 1 et 12, 39 ; 
Claudiao. III Consulat. Honor, 138; 
NeoMsian. 8â). 

l. Appareil pour faire chauffer de 
Peau avee économie de temps et de bois ; 
il coDsistait en une chaudière, munie 
tout autour d*un certain nombre de 
tajaax, pareils aux replis d'un serpent* 
de telle sorte que la quantité entière du 
liquide était exposée en même temps 
«t par petites quantités à l'action du feu 
(Sencc Qumst. Nat. ni, 24). 

DRAGONARIUS. L'enseigne ou porte- 
drapeau d'une cohorte; il portait le 
draco OQ dragon repiésenlé dans la gra- 
vure précédente (Ammian. ix, 4, 18 ; 
Veg. MU. II, 7 et 13). Des enseignes de 
cette espèce figurent fréquemment sur 
les colonnes deTrajan et de Marc-Aurèle 
au milieu des troupes barbares, mais 
noD daas les armées romaines, quoi- 
qu'elles y aient été introduites au temps 
de Trajao. C'est de ce mot que vint le 
nom moderne de dragon^ signifiant dans 
wn acos primitif soldat de cavalerie qui 
»iivait l'enseigne du dragon. [D'après une 
>ulre opinion, les dragons modernes ont 
tiré leur nom de ce qu'ils combattent à 
pied et à cheval, et sont en quelque sorte 
amphibies comme les animaux bntasti- 
<lws appelés dragons,] 

DRACONTARIUM. Bandeau pour la 
tête (Tertull. Cor. Mil. 15), tortillé de 
manière à imiter les replis du serpent ; 
OQ pent-èlre fait en forme de deux ser- 
pents réunis, comme le torquis (voy. la 
gravure du mot ToBQUATCS : cf. Inscript. 
^P' Don. cl. 1, n. 91, torquem aureum 
tx draeontariis duobus); mais le dracon» 



tarium était porté sur la tète au lieu de 
l'être au cou. 

DROMO ou DROMON. Espèce parti- 
culière de vaisseau, remarquable pour sa 
rapidité : on n'en sait rien de plus (Isi- 
dor. Orig. xix, 1, 14 ;Cassiodor. f^ar. 
Ep. T, 17). 

DROMONARIUS. Rameur dans un 
vaisseau appelé dromo (Gassiodor. yar, 
Ep. IT, 15). 

DULCIA. Mot emplové dans un sens 
général pour toute espèce de friandises 
faites avec du miel, par opposition a pâ' 
tisserte ou gâteaux faits de farine, de 
fruits, de lait, etc. (Lamprid. Etag. 27 
et 32). 

DULCIARIUS. Qui fait des dulcia ; 
c'est-à-dire confiseur, par opposition à 
pâtissier. (Lamprid. Elag. 27 ; Trebell. 
Claud. i4;Vcg. Mil. 1, 7). 

DUUMVIRI. Deux fonctionnaires nom- 
més pour agir ensemble en différentes 
circonstances; par exemple : 

1. Duumviri jure dicundo; deux ma- 
gistrats principaux qui rendaient la justice 
dans les villes de province (Cic. jtgr, 
H, 34). 

2. Duumviriperduellionis; deux juges 
nommés pour faire le procès aux per- 
sonnes accusées du meurtre d'un citoyen 
romain (Liv. i,26;'Cic. Rabir. perd, 4). 

3. Duumviri navales. Deux commis- 
saires nommés pour surveiller l'équipe- 
ment ou le radoubement d'une ûotte 
(Liv. IX, 30). 

4. Duumviri saerorum. Deux prêtres 
nommés pour prendre soin des livres 
sibyllins, fonction confiée dans la suite 
aux décemvirs (Liv. m, 10). 

Ê 

EBORARIUS. Qui sculpte et qui tra- 
vaille l'ivoire (Imp. Const. Cod, 10, 
64, 1). 

ECHINUS. Hérisson ; et, dans un autre 
sens, oursin f crustacé épineux , dont 
les anciens employaient la coquille pour 
y mettre des remèdes ou d'autres objets ; 
par extension, Horace (Sat, i, 6, 117) 
a donné ce nom à un ustensile de table 
fait de la même matière ou l'imitant ; 
mais on ne voit pas clairement quel usage 

14 



242 



ECTVPU8. 



KLLTCBNIUK. 



i: 



k poêle lui assigoe. Heindorf 
ad L) rnlnit par ecfiinus un vase où 
on lavait les verras. 

2. Eu ' architecture » Earje membre 
elliptico-circulaire d*UD cbapilMU dori- 
que, placé immédiatement sous Vûimeus 
(Vilruv,'iT, 3, 4). Dans 
les plus beaux spécimens 
de cet ordre, tout con- 
tour est elliptique ou hy- 
perbolique, mais jamais 
circulaire ; avec les annelets qui sont pla- 
cés au-dessous, il est de la même hau- 
teur que Tabacus (Elmes, J^cons ttJr- 
cliitecture[en augl.], p. 205). La gravure 
représente un chapiteau du Parthénon. 

ECTYPUS (ixxvKoç). Fait dans un 
moule (tvtcoc, forma) , au dedans duquel 






est creusé le dessin qu'en veut exposer 
aux yeux : de cette feçon la 6gure qui 
en sort (ectypum) présente les objets en 
relief, comme un ouvrage moulé en terre 
cuite (PÏin. H, tt, xxxv, 43), ainsi que 
le feront facilement comprendre lesgra. 
vures ci-jointes. Celle qui est à la main 
droite représente un moule ancien, d'a- 
près un modèle trouvé à Ardée, et l'autre, 
à main gaudie^ montre l'objet moulé en 
terxe cuite avec ses figures en relief. 

2. Ectypa gemma eu scaiptura. Pierre 
gravée sur laquelle les images sont sculp- 
tées en relief, comme un camée, au lieu 
d'y être gravées en creux, comme dans 
un sceau ou un intagiio (Senec. de Ben, 
111, 26 ; Plin. H. N, xxxvii, 63 ). 

EDOLATUS, Façonné et tiré d'une 
matière brute avec la dolabra (Columell. 
YUi, 11,4; voy. Dolatus); par extension, 
et dans un sens figuré, tout ce qui est 
fini avec soin. (Gic. ad Ait. xiii, 47 ; 
cf. Varro, ap. Non. p. 448). 

EFFIGIES. En général, image ou ef- 
figie. Mais ce mot a un sens particulier 



dans les fanera gentUttla des Romaios 
(Tac. Ann.'Vij 9 ; et m, S) ; pour l'en- 
tendre, voy ISAGIHBS, 2. 

ELiËOTHESlUM (iXouoecaiov). Cham- 
bre dans les bains où étaient gardés les 
huiles et les parfums, et où le baigneur 
se retirait pour se (aire oindre et frotter. 
BiBS de grands établissements, il y avait 
à c«t efSet une chambre particnlière, qui 
touchait au frigidarium ou pièce froide 
(Vilruv. ▼, U, 2), comme on le voit 
dans la gravw» au mcit Cblla, ni** 5, 
prise d'une pemtwe représenUot les 

Çièces d'un bain daoa les Thermes de 
itus à Rome. Lion la ^poit avec le non 
écrit au-dessus : elle est renplie d'urnes 
à parfums rangées sur desrayoM>et c'est 
la dernière chambre à nûin gaudte, 
immédiatement à côté du frigidammt 
comme le veut Vitruve. Mais, dans à» 
bains particuliers ou dans des bains pu- 
blics d'une étendue moins ooosidérable, 
comme les bains 4e Pompéi, la chambre 
d'eau tiède semble en avoir tenu Uea. 
Vov. l'article Tbpidakidii. 

ËLENCHtJS. Grosde perieen forme de 
noire fort estimée par les dames opu- 
lentes de Rome, qui aimaient à es 
porter deux ou trois ensemble com- 
me pendants d'oreille ou à en atta- 
cher à Iwrs bagues (Plin. H, N, iz, 
56; Juv. Sat, vi, 459). Notre gra- 
vure est prise d'au modèle de bou- 
cles d'oreilles où un gros eienchus 
forme le pendant. 

EUX. Mot ancien, signifiant no silloo 
large et profond, tracé entre les glèbe* 
dans les champs de blé pour préserver 
de l'humidité les racines de la f^nie 
(Serv. ad Virg. Georg.i, 109; Columell. 

ELLYCHNIUM (iXXuxviov, epuaOX;). 
Mèehe d'une chandelle ou d'une lam|« 
à huile, faite ha- 
bituellement de 
la moelle d'un ro- 
seau on des fibres 
grossières du lin 
ou du papyrus 
Vitniv. viii, 1, 5; Plin. H. N. «•"' 
4, 41 ; xxviu, 11, 47). La grsTure re- 
présente une fietite lampe romaine dont 
la mèche brikle. 




EKBLEMA (É|i:Oin|M). Henfaeltrit ; 
rt Mot ('«[^liqnc luiMiil lux monicpiri 
(VuTs, X.e. III, 3, 4, Lnril. ap. Cic. 
éna. îd), ^i WDl compowei de pctitn 
[lins de yirrrt de couleur, de verre on 
douil |Juéei d(B> un lit de dment. 
ùmait cH art étail pnliqné de hçoDi 
diOéTBitet, nout reocoutrons , pour le 
uneltriier, plusieiin mot) dont chkcua 
indiqiK une roélbtxic mrticulière, teli 
qiK loâdlatum , tcdiU , vtmiitulatiiBi 
tluilra, énuméréi duil la Table ana- 
l^iquc Si le ternie dont aoui bou« 
«npooi, rmilemm , est ipécifiqne et 
non fhéntpK, il pCnt aToir élB em- 
jiaji pour Hai^er une •orte de mo- 
uiipw pra connue, mail qu'on rencoo- 
indinila Tilla d'Adrien, pria de Tivoli. 
Ciyliii {gtcutîl, Tl, SB) CD a publié 
qnclqua bagmeuta, et elle conùite en 
hu-rtlicfi de duc fort dur dans letqueli 
WD[ plinèn en marqutltiie de pelitei 
yha de diflércntei pierrei de couleur 
«d'caiiu, dételle lorle qu'oD let dirait 
pdnli. Le lecDad aeai du mot anlltma 
prMe à iiM telle conjecturp. 

î. Ornemeot ou figure m uillie qui 
B'alni foudue avec le solide oi taillée 
fcnwlide mfane, maii attachée 1 qiiel- 
iIwiiitienibslanceconiiDe un rf/i'e/' qui 
u dame ; par eiemplr, une fignre en or 
Sue ur un vaie d'ar^iit on une fij^re 
Strjeal lor UD Taie de brome (Cic. 
''"■f. Il, 4, 17, 23, îi). Cet art était 
(art pratiqué et fort eitimé chez ]rs an- 
ciais;oa en a découvert pluiinn ipé- 
timem à Pompéi. 

EMBOLIARIA. Actrice qui venait rir 
!îtlié*lre entre les «clei d'une pièce 
pnrimuier l'audiloire en récifiut quel- 
V intrmède , emholiam , i^ti\uti 
[ Plhi. B.fl.\u,K»; Inwript, oa. Hnral. 
UD. 4). 

EHBOLCH (faSolov). Mot grec liti- 
°i>é (Pcir. Sal. 30], lignifiant l'éperon 
d'un viiurau de guerre, qu'on appelait 
n lalin RorrauM. On en trouvera la 
"•«criplion rt la figure à ce mol. 

EVBOLLS (i|i<olo;). Pûton d'une 
ponoe, d'une lerioguc ou d'une autre 
Mcbine poor tirer de l'eau et la dé- 
rluipr (S'ilruv. x, 1). Toj. Ctbhbica 



143 

ElEhlTl. Soldai! romaioi délirréi 
duKrvieemiiitaire(V(].Hax. Tl, I, 10; 
Ov. Triit. IT, S, II) p«rce qu'ili avaient 
tervi tout le tempa impoir parla loi, 
c'eil- à-dire vingt a m pour le> légion uai- 
ret rt seiie pour lei prclorieni (Tac, 
^nn.i, 78; DionCau. LT, !3). 

EHISSARIUH. Condiàil excrtltur .■ 
canal arliGciel Tait pour l'écoulemeat dea 
eaiti atagnanlei (Cic. ad Fam. XTl, 18; 
Plin. H. K. xxziii, 4,1 1). On voiteucore 
eu Italie lea débria de tnvani Monnanlt 
de cette nalore, élevé* comme ronduila 
mcréteun pour Ici laça All>ain et Fucin, 
(Suel. Cfoiu/.ÎO; Plin. B. Fi. iisrl, 
34, 11); le premier, parce qu'on eut 
peur que lei eaux ne vinsieut 1 déborder 
et à inonder le pavt; le lecond, pour 
rendre à la culture lea lerrct que la 
eaux couvraient. Ce dernier, qui tobiiile 
preique entier et qui a été d^lajé et 
rendu praticable par le roi de Naplet, 
eoniiitecn un loulerraio de plus de trois 
millea de lonj , dcal une i^nds partie 
Tut creuaie arec le marteau et le cisean 
dana U rocbe qui Tome la baae de la 
roonlagne qu'il iravene à une profondeur 
de trois cenu mètres au-dessouadu tom- 
mct le plus élevé. Le reste, qui n'est qu'l 

3uelquc* pieds au-deHon* <^ la surlace 
u sol, est enliérement vodté «n bri* 
ŒK>. C'est de celte matière qu'est (aile 
1 arche qui déchargeait l'eau dans le 
Liris ; maïs la bouche qui fait face au 
lac présente noe belle construction en 



macooM 
EHPL 



IHPLECTON (IiislixTOv). Manière 
de construire des mura introduite par le* 
Grecs et adoptée par les architecte* ro- 



laiiu. Let turtacea extérieures dea deux 



244 



BMPORIUS. 



BlfCAUSTICA. 



côtés y étaient formées de blocs placée 
en assises régulières comme le montre la 
partie supérieure de la gravure ci-joiute 
(b), et Tespace qui les sépare était rem- 
pli de moellons (g). Des pierres trans- 
versales {diatoai, F ) étaient, à certains 
intervalles, placées au-dettsus en assises 
régulières et avec des dimensions sul- 
fisantes pour s'étendre sur l'épaisseur 
entière du mur d'un côté à l'autre, faire 
l'office de parpaings et relier ainsi toute 
la masse (Vitruv. ii, 8, 7 ; Plin. if. A, 
XXXVI, 22, SI). Voy. Diamicton. 

EMPORIUM (éiiicoptov). Marché on 
entrepôt, c'est-à-dire, édifice considéra- 
ble contenant une suite de magasins, 
où étaient déposées les marchandises 
de l'étranger amenées par mer, jus- 
qu'à ce qu'elles fussent débitées aux 
marchands en détail (Vitruv. v, 12, 1). 
La place était toujours enfermée de hau- 
tes murailles et souvent solidement for- 
tifiée (Liv. xxi, â7), si la ville qui con- 
tenait Vemponum était située dans une 
Eartie du pays exposée à des attaques, 
a gravure ci-iomte offre le plan de 
quelques ruines tort étendues sur les rives 
du Tibre, aux pieds de l'Aven tin, qu'on 
croit être les restes de Vemfforium de 
nome (Liv. xxxv, 10). La ligue qu'on 




voit au dehors montre le circuit du mur 
extérieur qui enfermait le marché; o, 
un escalier descendant à la rivière, 
comme ledit Tite-Live; a 6 et c d, des 
parties de la muraille contenant les ga- 
leries qui allaient à la rivière, ainsi 
que l'indique Yitruve ; de m à n, restes 
des murailles qui enfermaient la suite des 
magasins d'entrepôt. Les parties qui sub- 
sistaient encore, quand on étudia ces rui- 
nes, sont signalées par une teinte foncée; 
mais on doit remarquer que ces restes 
sont assez étendus pour autoriser à com- 
pléter le circuit, que nous donnons avec 
uneleiute plus légère. 



EMPOROS (l|ji«opoc). Mot grec, et ii>- 
diquan t par conséquent des coutumesgrec- 
ques ; il est cependant employé avec uoe 
forme latine par Plaute ( èierc, Prol. 9). 
et par Ausone {Epist xxii, 28). Il dé- 
signe un homme oui était à la fois mar- 
chand et marin : il recevait d'un anna- 
teur ou d'un capitaliste un navire qu'il 
dirigeait dans un voyage de commerce, 
dont les bénéfices appartenaient à relui 

?ui l'employait. De là vient que daus 
laute (/. c.) il est appelé emporos Phi" 
lemonû, c'est-à-dire qui fait le com- 
merce pour son maître Philémon. 

ENCARPA (lyxapica). Festonsdefniib 
et de fleurs employés comme décoration 




dans la sculpture et la peinture (Vitruv. 
IV, 117. Ou peut s'en foire une idée par 
le spécimen ci-joint, prii» d'une tombe 
romaine. 

ENGAUSTIGA (éricauatcx^). Art de ta 
peinture à l'encaustique, c'est-à-dire atec 
des couleurs mêlées de cire et durcies eu- 
suite par l'action du feu. Cet art, tel que 
le pratiquaient les anciens, est maiotf- 
nant perdu, et on n'a jamais pu détermi- 
ner parfaitement le procédé dont ils se 
servaient, bien que le comte de Cavius 
se soit imaginé qu'il en avait trouvé le 
secret, et qu'il ait écrit un traité spécial 
sur cette matière. Les anciens semblent 
avoir eu plusieurs méthodes d'encaustique 
et s'y être pris de façons fort différeotes : 
tantôt ils se servaient de couleurs mêlées 
de cire, appliquées avec une brosse sèche 
puis fixées par le feu avec Tinstnimeut 
appelé catUerium; tantôt on traçait le 
dessin sur l'ivoire avec une pointe à gra* 
ver brûlante (cestrum), mais alors il ne 
semble pas qu'on fit usage de la cire; 
tantôt enfin on liquéfiait la cire avec la- 
quelle les couleurs étaient mêlées, puis 
on li-em|)ait In brosse dans celte mixture 



liqiidr, M on appliquait U couleur i l'é- 
Ul fluide, cammc on Ie hil pour lei coii- 
ItDn à l'eau ; dam la suite l'ielion de la 
cbal«iTl'écaliMÎietlaraDdait(Plin.//.A'. 
iliv, 1 1 , 39 et 4 1 ; Viini». vil, 9 : 0». 
/M'.ui, 831). 

ENC01IB0JIA(tT>O|ieo>tui).Ptrtiedu 
•élément des Greei, sorte de tiblier alla- 
tkéavec nu unud autour du corp* d'où 
•ial le nom); il était porté par Ici re- 
dim pour que leur tu- 
nique TcMit propre (Loo- 
eu, u, 33), et par Ici 
jnuws Elle» (Varro, an. / 

^....<. .,]i on ,;!.( 

nmique (lui. Pollui , 
iT, 18). Ces deux der- 
niers Diagei lont G^rêi 
par U gnsan ci-joinle, 



■nosontg. 



:45 



de quelque pi 

EKDROHIS. Large eogrerture dVloffe 
deiaiue grossière, &ni laquelle ou atait 
l'habilode de l'enTclopner le corps pour 
ne pas s'eiposer aa froid 
*prà tes mouvements 
'iolenl» des eiercice» 
f^oiiuitlqua (Ju*. m, 
103; V»rt. n-, 10; iiv , '' 

I!K). Elle est fréquem- !, 
ment représeulée dans r 
da ic^es de la vie du 1 
piBiiaw sur des figures | 
In repos, semblables à I 
relie de la gravure ci- I 
ioJDie, prise d'un vasel 
d'argile et représentant 1] 
UD jeune bomme qui^ 
'ient de finir ses e»er- 
ticei et qui est debout ~ 
doani SUD maître; mais, quoique [e 
nul lui-mèote toit grec et «■ rapporte 
^Kclalenient aux habitudes de ce peuple, 
c'est seulement chez les auteurs lalins 
qu'il te rencontre dans le sens que nous 
•vans expliqué. <kimparei n° 3. 

î. Endromis Trria. Couverture qui 
anit la même forme et lervailau même 



usa^; mais elle était de tiuu p1us&n,el 
avait été adoptée par les dame* romaiites 

Iui prenaient les faabiludes viriles cl s'a- 
oniMifut aux mêmes exercices que les 
hommes [Juv. vi, ne). 

3. (ivipo^itJ. En enic, ce mot a une 
siguiScatioo fort différeDle ; il eal em- 
ployé pour déligner les brodequins inven- 
tés el portés dans l'origine p.ir W cU»- 




seursdeCrète(NooD, ^ooT'- v,p, 154), 
puis adopté* par le* trtisla grecs comme 
chaussure caracliriitique de Diane chas- 
ser«ne (Callim. Hyma. in Dian. 16; 
jul. Pollux, VI, 93). Ou les voit sur un 
grand nombre de ilitues de celte déewe , 
et ils retsemhlcDl au ^écimeo de la gra- 
vure ci-jointe , prise d'un bronie d'Hcr- 
culinum,avccIesorfe(//i/ECOHtvri/etune 
large bande qui ccAivie le dessus du pied 
IfatciapnmoiSittiluraJJig'itoi, Sidon. 
Apoll. Carm. Il, fOO), et ■ laquelle les 
quartiers sont allaché*. Ces brodequins 
l'ouvrent sur le devant, mail loot percés 
de trous près art bords pour passer la 
courroie qui les serre sur les jambes, 
romme nos brodequins lacés (Galen. Corn- 
mtnt. ia Hio/roer. de Arlicul. et Span- 
heim aJCMxia. Le], Les lacets, qui sont 
omis dans ie bronze d'où est lirée la gra- 
vure, peuvent sevoir surd'aulresilalucs 
(Hul. Chiaramont. lav. U; 3tla. Piif 
Clrm. II, 16; m, 38}. Les noêlei kaiins 
donnent toujours 1 Diane des cotliurni, 
brodequins Fermés qui enveloppaient tout 
le pied [Voj. le mot CoTHtrRNtia et les 
gravure* qui j sont jointes). Le nom 
d'éièpoiii: fut donné à ces brodequins 
parce qu'ils étaient biti pour des per- 
sonnes qui avaient iiesoin de déployer 
lieaucoup de vigueur et d'agilité s la 
course (Galen. /. c); ce qui élail plus 



24G 



BICSICULU8. 



BPICHY8IS. 



facile, comme on le voit tout d*abord, 
parce que les extrémités du pied, étant 
découvertes au lieu d'être contraintes par 
une empeiçne, laissaient aux doigts un jeu 
plus libre ; c'est ainsi que cette chaussure 
est portée par un faune et un berger du 
musée de Naples (Afus, Borb, viii, 23, 
25). Cescon8idéralions,etIes preuves que 
fournissent toutes les statues anciennes, 
semblent confirmer la distinction faite ci- 
dessus, quoiqu'on ne puisse invoquer à 
son appui Tautorité d'aucun écrivain ; en 
même temps elles servent à expliquer la 
différence réelle qu'il y a entre les noms 
des trois espèces de brodequins de chasse 
admis d'ordinaire comme termes syno- 
nymes : le xôOopvoç qui montait jusqu'au 
mollet et était lacé sur le devant, mais 
couvrait tout le pied ; l'ivSpofjLiç allant 
aussi jusqu'au mollet et lacé sur le devant 
mais laissant les orteils découverts; et 
ràpévXi), demi-brodequin lacé sur le de- 
vant, mais n'allant qu'à la cheville. 

ËNSICULUS((i(pidiov).Dtminutifd'E9- 
sis; petite épée qui servait de jouet d'en- 
fant (Plaut. Rud. iT, 4, 112. Voy. Ceb- 

PUIfDIA). 

ENSIS (Eiçoc). Épée. Mot employé gé- 
néralement parles poêles ; il est synonyme 
de Gladids (Quiut. X, 1, II. Voy. aussi 
Falx, 6). 

EPHEBEUM (içYi^eTov). Pièce spacieuse 
dans le gymnase grec, où les jeunes gens 
faisaient leurs exercices en présence de 
leui*» maîtres (Vitruv. Y, 1 1 ; Strabo, y, 
4, 7). Voy. la gravure au mot Gtsua- 
SIUM (lettre c ) ; elle donnera une idée de 
la position ordinaire de I'bphbbbum et de 
sa grandeur, par comparaison avec les au- 
tres pièces de l'établissement. 

ËPHEMERIS (i(p7)iiepU). Journal itwx 
par une personne, et dans lequel elle no- 
tait les événements, les actions ou les dé- 
penses de chaque jour (Gic. Quint. 18 ; 
G. Nepos, yfaic. 13). 

EPHIPPIARIUS. Sellier qui fiiit des 
ephippia (Inscript, ap, Fabrett. p. 712, 
n« 339). 

EPHIPPIATUS. Qui va à cheval sur 
une selle (epUipplum) au lieu de monter à 
cru. Voy. les gravures du mot Equbs 
(G«s. B, G, IV, 2). 

EPHIPPIUM (éfiiriciov). Selle pour les | 



chevaux (Varro, R. R. it, 7, 15; Ces. 
B, G. IV, 2), employée par les Grecs et 
les Romains. Elle est fort communémcot 




représentée dans les œuvres d'art comme 
une pièce d'étoffe mise plusieurs fois en 
double et formant un coussinet carré as- 
sex épais (voy. la seconde gravure au mot 
Equbs) ; mais, dans plusieurs casaussi,on 
la rencontre sous la forme d'un coussinet 
régulièrement bourré, commele spécimen 
ci-joint, pris de la colonne deMarc-Aurèie. 
On en voit de semblables dans les peintures 
d'Uerculanum et de Pompéi, et sur l'arc 
de Septime Sévère; mais le plus souvent 
le coussinet de la selle est caché par la 
housse {stragula) qui couvrait les deux 
côtés de l'animai. 

EPHORI (!f opoO- Littéralement ins- 
pecteurs ; mais ce mot était particulière- 
ment le nom de cinq magistrats élus cha- 
que année par le peuple de Sparte et 
auxquels étaient conués degrandspoovoin 
politiquesqui leur permettaient d'exercer 
lin contrôle sur les rois et sur tous les 
autres magistrats ; la position des éphores, 
dans les constitutions doriennes, avait 
quelque chose d'analogue à celle des tri- 
buns de Rome (Aristot Polit, il, 10 ; Cic. 
i>F. III, 7). 

EPlBATiË (ivi&OLxai). Soldats de M- 
rine chez les Grecs; corps de troupes (fui 
servait exclusivement à bord d'un vais- 
seau, et était entièrement distinct des for> 
ces de terre, des matelots et des rameurs 
(Herod. VI, 12; Hirt. B. Alex. 11 ; Vi- 
truv. Il, 8, 14). Les Romains désignaient 
leurs soldats de marine par le terme de 
Classiarii. 

EPICHYSIS (iicîx^ffiç). Po/gi«c, avec 
un bec petit et étroit, d'où l'on venait 
le vin à un banquet dans la coupe où on 
le buvait ; les Romains l'adoptèrent quand 
ils avancèrent dans la civilisation, au lieu 
du guttus, moins élégant, dont ils seser- 



msTOMiin. 



niai Mfmnmt pour le mtiM uuge 
(Plm. Sud. T, t, 3Î î Varro, L. L. IT, 
!G). La pmTnra refif«tenle one r^Ar^û 



toBtcwi, dipiêi une pe[plurc de Pom- 
pri, fl DMNcmda veiuol du vio d'un 
de catuMiiia] aue ^/cm, d'iprè» iiac 
pcinlBre de Stibi*. Daiu louta lei nom- 



d DD put, ce pot ■ toajours 
« uB petïl bec, comme en 
doniuDi ci-deuus ; ce qui ■ 
ïiilre VtpuÀYtïl et mniitrr 

diEûf de Vaïgulii 



-- . . _«r(,» 

liinuon, nBt^Mt;), qui avut Un cou plui 
Sroi (I un bec plus iarfp. 

EPICOPUS (iïînùHtot)- Mol grec, dont 
oD K lemit pour déiiguer un bttetn à 
nmiel k distinguer d'un navire à Toi- 
la(Cic adAti.xn, 16). 

EPICKOCm (inlxpaxov) Xot pec, 
«■plotè poar désigner iia «ètrineiil de 
bniiie; iôdiquail-il que le vêtement était 
fuD tiwiEu ou routeur de tafranPOu ne 
aunii le décider. En efTel, ce met peut 
flitLiréde xpôx-n {lutltmen) on de »pé. 
«>;, ctetiu (Kkvîui Bp. Varr. L. L. vil 
i; VwTD, 0^. Non. f. Habitare; Festua 

Ki>lDn>NlS (i<[«a<m>«) . Mot grec qui 
"iàipie le dernier serviced'undiner (Petr. 
^'■eSjHart. £/>. SI, 31). 

tnDROMUS (IsiSpo^oc). Corde eou- 
lanttallacbéeau collet d'une tonnelle {cai- 
I" et fuunt perde* anneaux Sué* autour 
lit ruDieitnre : en la tirant, le cbaueur 
ijni éuil i l'affût fennait le ûlet comme 
une bourae, quand le gibier pounuivi y 
«lil miré (Plin. H. N. ïix, 2, 3 ; Jul. 
Poll.T,!9;Xen. Cjntg.f\,9). 

!. Voile du mit le plui proche de l'ar- 
nrre ijuu la vaiueaui qui avaient plua 



an certain point l'un de l'aDlre : car )'nn 
donne ce nom à la voile, et l'autre an mit ; 
mai« probableiDent il aignifiait à la Ibia 
et le mil et la Toile qui y était atlacbér. 
La gravure eil priie d'un bai-relief de la 
villa Bor^hè». 

1. Vepidronia ett cité par Varron 
(A. A. SU), 1) somme unedeipiècei né- 
ccssairei du mobilier d'un preiaoirâ hnile 
{toreularlum), maii lana aucun détail qui 
montre ce que l'auteur enlenil par ce 

EPICRUS. VoT. Epnrmul. 
ËPILIHHA. Sorte d'oueuent d'ei>lre 
Ici plut communs et à plus bai prix (Fes- 

ÉPIRÛÊDIUM. Mot hybride, composé 
de la préposition grecque lui et do mot 
gaulois rhrda, on n'en a pu déterminer 
la véritable si gniHcatioD. ScheFTerelGini- 
rot croient que c'était un chariot carré 
ou ohlong, fermé des quatre côtés, de la 



conséquent, qu'il 



prise d'un bas-relief du musée de Vé- 
rone. D'autre* pensent que le mol ae 
rapporte seulement aux décorationi d'une 
■heda, ou qu'il désigne les hai^iaii des 



cheval 



; (Juv 



Sol. 



S6; Schol. Vet. ad L; Scheffer, 
R. y. Il, !3 ; Ginzrot, ffageii undfakr- 

EPl'sTOMIUM (Jitiotiniov). Robinet 

contenant des liquide) qu'an a besoin de 
tirer en petites quantités (Vitruv. IX, S. 
11). La gravure repr^nte un robinet 
d'eau, dont le modèle en bronze a été 




le* bainide Roinf, 

inférieures, étaieat muuii de robiDcU 

d'argenl. 

EMSTYLltJH (JnioTÛXiov). Nul grec, 
■doplé par lea ircblleclet romains pour 
désigner l'archilnve ou poutre principale 
placée liorizonljlenieiiliur lescbapileaux 
d'une colonne el t'élendlat de l'un à 
l'autre, de manière à former un lit con- 
tinu lur lequel reposait la construction 
qui ronron unit l'èdiRce. Qutaà l'arclii- 



Irave élatl de bois, on l'appelaîl propre- 
ment Irais; quand elle était de pierre 
on de marbre, epiitylium, quoique ce 
mot, comme terme général, (misse s'ap- 
pliquer avec une ^ile exactitude aui 
deux eipèces d'architrave (Vitruv. iii, S, 
S ; Varru, R. R. m, 5, 1 1 ; Festus, f. v.). 
La gravure, prise d'une tombe sculptée 
dans le roc à Beiii-Hnsssu, explique l'u- 
sage original el rapiiiicalion ancienne de 
Vepiilylium dans 1 architecture à colon- 

montrel'arcliitrHTesiirmouEêed'aucuoau- 
ti'e membre; ellene forme qu'une surface 



inlmmédiaire pour parler te iMt {lalim), 
mais dans la gravureiuitante, on lavait, 
perfectionnée par i'art, devenir ud dis 
membres principaux de l'entablement. 

!.£^tirj/ia;leii7>iit7-/ucamprcnncDl 
la construction qui surmonte t'd^ciu 
d'uue colonne et forme ce que dos aielii- 
leclei appellent d'un terme callectiH'n- 



membret distincts : 
l'arc bitnve (/roi/ 



Ins; 






F'-' .. ^ 
temeni au-dessus, pi 
la corniche, au-des- 
tul de tout, pour 
laquelle les Ro- 



, 15. 



ItîTttll 



EPITHALAHIUH (Jirie(ilii^i(x).CIisiil 
uuplifll, chanté en chœur par une troape 
déjeunes Hlles en debnrsde la portc<<' 
U chambre nupliale (Quint, il, }, ICI 

Theocr. id. xviii). 

EPITOXIS (Vilniv. i. 10, t). Pirtie 
distinctedeUca/ii/>ii//u, danslaqudlr.i 
CR qu'on suppose, était ]ilacé le trait. 

EP1TYRVH (Jii(Tvpov). Plu confoié 
de la chair de l'olive aiiaisonnée d'huik. 
de vinaigre, de rue, de menthe, «t- 
(Calo , A. A. 110). Il était d'uu usagr plul 
commun en Grèce et en Sicile qu'en Ira- 
lie (\'arro, L. L. vn. Sli ; Columfll. U», 
49, 9). 

EI'IURIIS(iirfou|>o(). Cbevillede hois, 
donlon se servailcomme d'un clou (Isidor. 
Orif. Iiï, 19.71 P"ll«d: m, '• "S' 
Les levons diflërenl, et quelipifs-un" 
poiTent fpgrus et (uixoupo!. 

EPULONES. Membres d'nnr des qua- 
tre grandes cornoralions rclif^euiu it 
Rome, composée daui l'origine de iro" 
persan lies (fWuini'rn' eyaloars, Liv. IIUi 
4), mais dans la suite portée à it^{"f- 
Itmviri epalones, Lucan. I, SOÎ) ;lni/ 
principale fonction consistait à pir|>irtr 
un lunquel somptueux,appelé LscTima- 



nra, ptnr iopiler et la dooudinu, à 
l'oRuiDn d'uue rajODisMDcc ou d'une ci- 
knilé publîqae (F«tui,i. v,). Od pliait 
■Ion WatalDC* det diiiniln sur dci cou- 
rl>»de<uitdaiab]«(V*l. Mu. Il, 1, 
i'cHiTcriet de Fritodunque maugeaicDt 

(■entendu midiciu 
irnaips;]. f'élérinaitr [Val. Max, IX, 



EQUARlllS, 



lJ,!).Lifrmmre rrpritrMe an fjuariui 
KmoDlrecoaiinent les aacientAtignaJciit 
iHclievaDx, d'aprèi un bu-relief romain 
dràiQint diiu lêi proviurei méridioailet 
de 11 Fnnce. 

!. Gir^n d'écurie ou paleFrenier (So- 
liD. 4B). Mime leni que Egciso. 

EQleS (Imiùï). ËDgàiénl quicon- 
<|W ed i chcnl, carafUr (Hart. Ep. 
M, H). Let Grecs et les Romains nian- 
iiimt uns étriers et i poil ( Varro, ap. 
^«|. p. 108,), comme on le Tait dans 
l> gninre ci-jointe, repr^enlant un 
)niDi AlbéuieD , d'après li frite dri P;,- 



fl (rphipplun), qui est 



mon. 249 

m généraleouTert eteacbt par Hpepiice 
d'étoffe de couleur jet^ par-dessus {loj. 
tes gravures suiiantei), mais jamais stec 
une telle régulière laile de boîi comi>i« 
~ Cetle intenlioD est poitérieure 
■aine delà décadence de l'em- 
imea moutaient dacâlj, corn- 




Acbill. Tal. ^mor. 
Clilopk. cl Ijucip. 
I, 1 ; Agalhiai, tu). Quelquefois leshom- 

ainsi que le montre la gravure ci-jointe, 
repréteulant un citajen ailé de Pompéî 
oui &ilà cbeHl un tour de «mpagoe, 
d'aprù un paysage (rouie dans celte ville. 
!. Chevalier, membre d'un corpi éU- 
bli dans l'origioe, à ce qu'on suppose , 
par RomuluB cl composé de trois renli 
hommes, choisis parmi Ira familles pa- 
lriciennei,qui»rTaietilichevaletéliienl 
monréi aiu dépens de l'ËIat pour for- 
mer \» garde du corps du roi. Leur nom- 
bre fut conaidérablement augmenté ■ dif- 
féienlcs époques, el plus tard la propriété, 
au lieu de la noblesse, devint la condi- 
tion euenlielle pour être admis dans ce 
corps, qui constitua ainsi la cavalerie det 

ordre séparé dans l'État, diiliugiié de* 
séoaleurv par l'insigne de Vaagialiclart 
(Clatcs AHGCBTUi) , et du peuple par 
l'anneau d'or que les cheval iert porliienl 
au doigt. Comme cette classe avait cessé 
de Aire un service militaire distinct avant 
la &n de la république , et que les monu- 
menls lubiistanl encore qui orTrenl des 
scènes de guerre sont tous postérieurs à 

présentation authentique d'un chevalier 
romain de celle classe, li ce n'est dans 
quelques Tigu les sur les monnaies de cen- 
seurs, qui sont trop petites et trop im- 
parfaites pour donner des détails minu- 
tieux ou earaclérisliques. Toutefois let 
chevaliers.aur ces médailles, apparaissent 



tM BQCeS. 

drapts simplemmt dans la luniqiie 
nica ) H Ipuaiit lui cheval par la liride 
devaitl-le teaspur, qui tiige (iir ta chaix^ 
curulc; ce qui s'accorde avec le tùoioi- 
giiage de Polybe (VI, 25), qui dit que l'an- 
cicane cavalerie romaÎDe u'avait pai d'ar- 
mure déreoaive avant que leurs relalioni 
avec les Grecs leureuueat appris 1 adop- 
ter le même coslume que les cavaliers de 
™ pays. 

3. Soldai à clievat, qui ne recevait pu 
son cheval de l'État, mais qui pouvait 
l'équiper lui-mime et éviler ainsi U farî- 
giie plus grande de servir à pied (Liv. t. 
7 1 XXint, se ; Cas. paiiim, etc.). Cei 
troupes recevaient uue solde de l'Etal, et 
elleslormèrenl la cavalerie romaine, après 
que les chevaliers réguliers eurent ceasè 
de faire le service militaire. Des soldais 



de celte classe sont 

semés sur les coloaueset les arci de trioDi- 

the de l'époque impériale, semblables à 
I ligure ci-joiate, pri«e de la colonne de 
Hire-Aurèle ; elle a un casque, une 
cuiraiseà écailles, une lance, un petit bou- 
clier rond, pas d'étrien, 



cavalerieardinaire, qui était placée d'ha- 






bitude sur [es ailes, et fournie très-tou- 






\tul par les alliés. Le nom porte nalu- 




un soldai romain wrh 


relleawnt à conclure que c'était un corps 


colonne de Ha 


■c-Aurèle. 


de cavalerie pesamment année, comme 




aphractiu. Xoj. C*Ti 


l'inlanterie de la légion. U figure ci- 


PBRACTDB. 





jointe, prise de ]a colonne de Hsro-Ao- 
rèlc, couGrme noire conjectun en dioi- 
Iranl qu'à celte épo([ite du moiiu il y 
avait une classe de Iroupes roDunKs ■ 
cheval qui portaient une cuinsse rude- 



ment du même genre que les légianDsirn 
de la même période, comme on le ttm 
en comparaul les grsvuro des mots L(- 
eiOKABICSetLOBK^A SQDAHATaintia ^ 
ligure ei-jointe, dont la partit infctieiirr 
est cachée dan* l'original par IcsgrwMi 



UH. H, 1). 



I (U*. 



Voj. Pas»- 



6. Equti tegitlariui. Ardiei ài^ 
rai. Corps de troupes composé ténénb- 
ment d'auxiliaire* étrangers; mus ttsHi- 
cédonien* aisieut aussi de* itfiiitrà 
(Quint. Curl. v, K). Il jravail qndqiK- 
foi) des corps de Romains (Tac. jf". a, 

comme le montre la gravote ci-jointc . 



EQVILE. 

t, Equa alariui. Canlfrie dtt al- 
Uri, qui M«a<npagi»il let lé^oai romai- 
Mt; rlk étiît ipp«Ue tioii pm qu'elle 
riait raajonn plicéc >ur tci ûlei (Lit. 
n,40;Ca. £. G.l, &t). 

S, ffiKi txlraordiitariui. Soldits 
rkiMÙ dan* Il raiil«î« det ■llié*, et 
jimtaafereiiit nn corpf d'fUU tu ler- 
tittda<:ouBa)»(Li*. XL, 31,e(Xlilv, 

n. 

10. Gbdiilcar qn! combatuît coniBic 
m Mldit ■ dieval (IiiKripl. ap. Oivlli, 
!i6S, !57T) : OD ta TOit <l«ux dins 11 
paiort ci-jointe, il'tpm un bai-relief Ar 



\i iDmbe de NKVoleia Tjcbe, à Pompêi. 
Ontaiu>t|iien qu'il» reucmblent aura, 
pir l'imure, au cavalier l^ioanaire , 

EÔuILK (tmiatooK). icurû (V'arm, 
Lit. Il, 7, Ib; Suet. t^oj. S&). Lagra- 
nn« noti at tAt une éouia aocieniM d*ii> 



Il biie ds Cmtorbi en Sicile ; c'eil pro- 
btUoDcnt le leul ipécimeD authentique 
qui rMc dp ces loriM de btliaenla. Elle 
ni toiulruite en miçoUDerie et loOlée; 
eUe u'at nai ditiiée en ttaltea, (t cha- 
que inhiiBl est fépare de khi Toisiii, si 
rtb cet nécescaire, par dm fbite bar- 
re. La Erècbe, qui i enfooee gradoelle- 



meiil i rintériCTir, ni aussi en mi^n- 



Et ditis^'n 



*di>l 



rhiquecbeTal,BU 
igroire unique iiir une lon- 
gue ligne commune i tout. La longe du 
cberal pauail pir une petite ouverture 
pratiquée au-devant de chaque mangeoi- 
re, et ^it filée 1 un billot de boia sur 
la partie oppoiée de la muraille. La gra- 
vure el lerbeval que nous y avon» placé 
i deucin feront {acilement comprendre 
>ui cet détail!. 

EQUISO. Homme qui méoe lei che- 
raua pour les dresser (Varro, ap. Non. 



; >il. I 



I, 3, I e 



î). 



faif 



3. E^uïso nauticui. Homi 
remonter k connut i un bateau 
une corde (Varro, ap. Non. 1. 1.). 

ÈQUULEUS. Litli™lenient,jenneche- 
val ou poulaiu; de là ce mot at trani- 
parxi dam nn lent particulier à une ma- 
chine de Ixiis lur laquelle on plaidait les 
«claie» pour leur ar- 
racher des iveui par 
la torture (Cic.ViV. 
II;Quinl.Curt.Ti, 

ciens n'ont pas laissé 
de descriptions i^ui 



chine, et leurs artis- 
tes ne peignaient ja- 
OMM die scènes faite* 
pour éveiller de pé- 
nibles imotioiu.H a is 
les apreuions dont 

raclériser le supplice ^ 
du patient, tqualeii 

ou tn fqutdewn impotitm, mènent à con- 
iecturrr que c'était quelque chose dans le 
genre de ta croU, cl qut le chiitiment 
était une sorte d'empalemeut; dans cel- 
te hypothèse, on faisait asseoir le cri- 
minel uu sur une pointe aïgué, avec des 
poids aiseï lourds attachés ^ ses bras el il 
ses jambes pour augmenter la pression 
naturelle du cnrps, ainsi que le montre la 
gravure cî-jaint«, qui repréteute un in<- 



trument de i 






autrefois à la Hinndole , dans le nord de 



351 



ei}L-tig. 



I'IuIk, et qui, pour coaGnucr noire lup- 
poiition, f'tppcUit du mime nom ( It 
poulain , il cavaletio), 

EQUUS. Dins le lens propre, étalon, 
diilinct d'efua, une jument, et de cantt 
riui, UD cheval bongre. 

3. ffttuj/fuificiu. Chetal ircordé par 
l'Élitichicun desiDcicns cbevalien ro- 

dani la cavalerie; od l'arhelait et dd 



N.%xx\a,%). 

3. Eqiaitcurtu. 
écourlte (Prop. l 
lait pai commun c 
applique la mim 

■' - 1, e, I0+), 



. Cberal qui a la queue 
T, I, 30); ce qui n'é- 
lei lei ancieaa. Horife 
épitbèle à 



idée de méprii. Un cheval i queue écour- 




lée était tous les ani oflert en aacriGce 
à Han {Featm, i>. Onobtrequui). Il eil 
poMible que le petit lirooie dont est co- 
piée la figure ci-jointe (it dealinè i rap- 

4. Ejuiu Trojanm. Cbeval de Troie, 



EBGASTVLAmitI*. 

au moyeu duquel les aolilati enfermés 
datu ses flancs purent , suivant la Eible, 
ouvrir le» portes de Troie i leun c*- 
marades et s'emparer ainsi de la ville 
(Cic. Murtn. 37 ; Hygia. Fai. 108). Plu- 
sieuri repréaentilioiu incieunn dt ce 
stratagème ont été conserrées par 11 peia- 
ture, U iculplure et lea pierra fnirn; 
elles répondent généralemail i la Ëgun 
ci-juÏDle, tirée du Virgile du Vatiran ; aa 
; voit la plalefonne et les roues ur In- 
quelles ae moufail l'animal, et la pone 
qu'ouvre Sinon pour faire sortir les 
daii, oui descradeut à ter 
long d'une corde; enGn, 
lieux détails que donne Virgile {£i>. il, 
S5T.Ï(14). 

S. E^uut iipei ; citerai matiii. Honi- 
tre qui avait le poitrail et les dcui jio- 



°F«^1'^ 



(Virg. Gtorg. IT, 3Bâ ; Ptnigii. Fn. 
10). Notre gravure est pnK duneprlii- 
lura de Pompéi. 

6. Eijuus flavlaiilU. Cbeval de Oai" 
ouhifqiopoUme(Plin.». /V.TIII,:),!!»' 

7, Equiu ligruus. Expression niéli- 
que pour désigner un vaisseau [Pltul- 
Rud. 1,5, 10). 

' 8. Machine de guerre pour battre d 
reaTenerlesmuraillcs(Prop. m, l.ii)\ 

de bélier ( Plin. H. K. vu, 58). Voju 

KRGASTULARIUS. Cdni qui cUit 
ibargé de surveiller un ergaiiiilm >* 
les esclaves qui ; étaient eDreton. Il 
était à la fois gedlier et distributeur du 
travail; il avait à veiller ■ ce que l'w 
vrage tùl ciécuté, et était lui-mteeua 
cjclave, quoique placé à un poste de Con- 
Caoce (Columell. i, S, IT). 



UGASTULUll. 



BVBEEICULCM. 



353 



KRGASTULUM. Sorte de firison et de 
maiiOD de correctioD attachée aux fer- 
mes et aux Tillas des Romains, où cet» 
des cKlaTCs qo'on tenait aux fers (com- 
peditiy nexi, vincti} étaient logés et for- 
cés fc travailler avec leurs chaînes ; tan- 
(iis que les autres, qni n'étaient pas en- 
chainâ, avaient des pièces distinctes 
{celUi, eontubtrma) dans d*autres par- 
ties de rétablissement (Golumell. i, 
'i,3; cf. 8, 16; Apul. jépol. p. 482; 
Brut. a/Cîc. Fam, XI, 13). Gomme Co- 
Iimietle recommande que ces prisons 
wieDt construites sons terre, nous en 
pooTODs conclure que ce n'était pas là 
one habitude générale. 

ERGASTULUS. Esclave condamné à 
Xtrgastulum (Lucil. Sat. XT, 8, éd. 
Geriach). 

ERG ATA (ipT^O* Cabestan ou vin- 
^ pour amener les vaisseaux près du 
nvi^e et en général pour mouvoir des 
£ut)eaaxpesanU (Yitruv. x, 4). 

ERiafiS. Littéralement, hérisson : 
Bom donné aussi à one machine qui ser- 
ait à défendre les portes d*un camp ou 
d'une pbce fortifiée et qui consistait en 
one loDgne poutre , hérissée de pointes de 
fer et plaeee en travers de l'ouverture 
qu'on avait besom de protéger (Gaes. B. 
^•111,67; Sallust. Eut. Fragm. lU, 
28). La pontre mise en travers de la 
porte dans la gravure du mot Cataba- 
CTA, 3, si elle était munie de pointes, 
donoerait un spécimen de Verieius, 

. ESSEDA ou ESSEDUM. Char ou cha- 
riot découvert, placé sur deux roues, 
ouvert par devant, mais fermé par der- 
rière et tiré par deux chevaux , dont se 
Krvaient habituellement à la guerre les 
>ittieitt Bretons, Gaulois et Belges (Ces. 
^- G. nr, 33 ; V, 16 ; Virg. Georg, 
IQ. 204; Senriun «u^ /.). Les Romains 
firent aussi des voitures sur le même 
i>odèle, qu'ils employèrent pour des usa- 
ges ordinaires et désignèrent par le mé- 
BieDom(Cic.atf^^».yi, 1 ;0v. Pont, ii, 

10, S4; Soet. Cal. 51] ; il n'existe pas , 
que Ton sache, sur aucun monument 
authentique , de représentation du char 
orignal des Bretons ou de celui des Ro- 
ouios construit sur le même modèle. 
ESSEDARIUS. Guerrier breton, gau- 



lois on belge, monté sur un char de guerre 
(essedum), d'où il combattait de la ma- 
nière décrite par Gésar {B, G, !▼, 33 ; 
Gic. ad Fam, vu, 6). 

2. Gaptif d'une des nations nommées 
ci-dessus, que l'on forçait de combattre 
i la manière de son pays du haut d'un 
essedum , comme gladiateur, dans l'am- 
phithéAtre romain (Suet. Cal, 35 ; Claud, 
21). 

EURIPUS (ivpmoc)- Tout canal ou 
cours d'eau artificiel de plus ou moins d'é- 
tendue, comme ceux qu'on pratiquait, soit 
pour décorer une villa (Gic. Leg. il, 1 ; 
Senec. Ep. 83), soit pour former on réser- 
voir où on pût offrir en spectacle des ani- 
maux amphibies ou aquatiques amenés 
d^ rétnn^ (Ptin. Tili, 26, 40) ; dans un 
sens spécial, fossé rempli d'eau que fit 
faire Jules Gésar autour de l'intérieur du 
Circus Maximut (Suet. C»s, 39; Plin. 
H, N, Tili, 7), pour protéger les spec- 
tateurs contre les animaux, quand on y 
donnait des chasses ou des spectacles de 
bétes féroces. Il fut dans la suite comblé 
par Néron (Plin. /. c.) ; et le nom d'eu- 
ripus fut transporté dans la suite i la 
barrière (spina) qui s'étendait au centre 
de l'arène ( Tertnll. adv. Hermog. 31 ; 
Sidon. Carm. xxni, 356 ]. 

EUSTYLOS (sûaivXoc). Golonnade 
dans laquelle les entre-colonnements 
sont de deux diamètres et quart ; c'est le 
style qu'on considérait comme le plus 



0....4- — % 

parfait pour la solidité de la construc- 
tion , la beauté de l'aspect et l'harmonie 
générale du monument (Yitruv. m, 2, 
1 ). La fi^re ci-jointe montre les cinq 
espèces différentes d'entre-colonuements 
dont se servaient les anciens , avec leurs 
intervalles relatiCi : XeustjU occupe la 
troisième ligne. 

EVERRICULUM. Filet i pécher ordi- 
naire (Varro, R, R. m, 17, 7 ; Apul. 
jipoL p. 457 ; Nonius , 5. «v. ) : à en 
juger par la figure ci-jointe , tirée d'une 

15 



fresque do pabU de Titui , i Rome, Ve 



verricutuM )wnil iToir élé fort lembU- 
Me aux filets dei pècbeun d'iujourd'fauî. 
EVOCATI. Vétérans qui, après avoii 
fait leur temps, s'éuient enrôlé) de dou- 
veau comme volantairei. lli n'étaient pu 
fournis aux obligationi mililairei onli- 
nairei du légionnaire ou du simple sol- 
dat, miiiiliieaibleut «voir tenu un nmg 
lupérieur et [ail l'office de ceuturiont, 
comme ili ep avaient le costome et lei 
marquei dislincliveiiili uni représentés 



sur le* monuments funérairei avec un 
cep de vigne (vilis) dans une main, une 
éjiée au c^lé gsuciie (parauuùuin), et 
dans l'autre main un rouleau de papier 
qui indique peut-être qu'ils étaient lï- 
béréi. Tels paraissent lei ceulurioni dans 
U Ggure ci-jointe , tirée d'un marbre sé- 
pulcral qui porte l'inscription AtjB. Jd- 
LIUCUSEVOK. (Cic. adFam. lU, 6; Cet. 
B. G.vii, 65ifl. C. I, n). 

1. Le même titre fut dooité dau )a 
suite i une troupe de jeunet gens choisit 
parmi les familles équetlrei et dont l'em- 
pereur Galba forma un corps qui devait 
monter ta garde aux portes de la cham- 
bre à coucher de l'emiMireur (Suet . Galb. 
10). 

KXACISCULATUS. Ravagé, détruit 



BXCALCUTSS. 

ou forcé avec un oit (aeûeu/iu); mi- 
nière ordinaire d'entrer par violeoce 
dan* les tombes pour ea dérober les ob- 
jets précieux qui ^ étaient dépOKs. De 
là Tient qu'on rencontre souvenl ce mol 
dans les inicriptions sépolcroles, codubc 
UD avis donné i tous de ne pas comniri- 
tre un tel crime (InscHpt. aa. Hur. 1018, 
2 J ap. Don. cl. 12, n" !1). 

EXAMEN. Languette sur k fléau d'npe 
balance, s'éleTaot perpendiculaireoiHit 
du fléau et se mouvant dans un œil qui y 
est fixé : elle sert i marquer l'égalité ta 
l'io^alilé d« poids des ol^et* mis dans li 
balance (Virg. JEn. m, T2S ; Pen. Seï. 
1, 6). La gravure représente un Qéan de 



1 

balance, muni ainsi d'une languette d 
d'un teil, d'après un original es broue, 
conservé narini les antiquités romaines 
du musée britannique. 

EXASCIATUS. TaUlé d'une matière 
brute et fat^noé avec t'hermtnetle di 
charpenlier iaicia). Comme c'était 11 
première opération avant de finir et de 
polir avec d'autres outils plut délicali, 
retpression o^iu eaucialim implique 
un ouvrage déjà avancé, c'cM-i-dire dont 
OD ■ heureutement sunnooté toutes In 
difScnltés préliminaires (Plaut. Ji. u, 1, 

XCALCEATUS. Lîtléralemàit, sans 
souliers [ealcti, Suet. fap. 8); de là, 



EXCDBITOBU. 

ilct un teal ^wcill , odeur conique 
(Sowc. Ep. 8), par oppcuitionà l'icLeur 
trapipe ( cotliurHutui), qui portait lur 
ia Kcite ua brodequio ferme çnTclop* 
pul lout le pied, tuidii que la chauuure 
do aiiDédïen n'était pu un toulicr fermé 

■oui le attaebëe avec àtt courroiea de 
cuir qoi laiuaient eipow) lef orleili el 
use gmide partie du pied , coDune le 
mniitie la figure ci'JDiate , d'après un 
bn-ntief qui représente une icéae comi- 
que. 

EXCUBITOtlES. Seniintlict dont le 
jcnice était militaire ou civil (Cn. B. 
G. Tll, 6B; Columell. vil, 13] «t qui 
moataieiit la garde le jour ou la nuit 
(eicuiic). La ezeubitoni èluent dii- 
tlDctj dea -oigilei, nom donné leutemanl 
■m gardieiu de nuit. 

1. Soui l'empire, le même nom fut 
■wdalemeDt attribué i us coq» de >ol- 
(uti de U cohorte impériale qui atait'la 
garde du palaii de l'empereur (Suet. Se- 
ra, %; et. Otho, 6), 

EXCUBlTORiUM. Poite où en lU- 
lirainé le eorf> qui cat de ^rde : il jta 
anit qnatone i Rome, répondant aux 
quatorze quartier! de 1* TÎUe ( P. Victor. 
•U Krg. Vrh, Bon.). 

EXCUSOR (x^iMii). Chaudroitaier 
(Quint, u, 31, 10);mu*Ialc^il n'est 
pas certaine. 

EXEDRA ( l^iepd). Chambre d'auem- 
blée OD ialle de couverMtion ; large et 
bel ipparlemciit , qnekpiefoi* couTerl 
(Vitra*. Tl, 3, 8), quelquefoii expoté i 
l'air et auwleilX Vitniv. m, », 2), for- 
mant uDC dei dépendaneea d'uu gymnaie 
ou d'une maison particulière de la pre- 
mière daue. C'était en réalité une place 
laite pour recevoir une lociété de lovanti 



qui Tenaient l'y réunir 
(VitrnT..T,9,3; (ic. A'. O. I, 6),coninie 
lea phiiawphci aiaient accoutumé de le 
faire dani lei gjmuuea grec* et dant les 
Thèmes de Rome. Pour cet effet, i'eie- 
dra était «outent cooitruite avec une 
abnde circulaire (Plut. Mcié. 17), dans 
laquelle des rangée* de tiége* étaient dia- 
poaèt pour la compagnie ; el en bit elle 
est aînii deuinée dans un baa-relief de U 
tiUa Albani ( Winck. Mon. ined. lib), 



qui représente une discussion scienti6qne 
entre plusieurs philoiophes. Aussi, dansie 
plan où nous aton* rrpréienlé les ruines 
du Gtmuabiijii d'Ëphèse (tôt. ce mot), 
le nom A'esedra est-il donné i chacune 
des divisions qu'on voit au bout deicorri- 
dors Uléraui qui se terminent eu une 
abside semblable. 

EXEDRIUH (éfiSpiov). Diminutif 
d'ElEDBA. r Cic. ad Fam. TU, 23). 

EXEOUI^. VoT. EisiQDix. 

EX0HI3 (lU|>i:). Espèce particulière 
de tunique grecque, adoptée ensuite par 



leiR 






(«uii/Wcro) et entièrement o_ .... __ 
côté droit, de telle sorte que, quand on 
la mettait, l'épaule droite (Aj^oOiiisi 
que le bns et la poitrine étaient laissés 
à découvert (Aul. Gel), vil, 13, 1). .C'é- 
tait le vêtement habituel des personnes 
dont les occupations demandaient de 
l'activité et un travail continu , comme 
le* escUves, les paysans, les artisans et 
le* chasseurs; de là vioit que dans 1rs 
ceuvrei d'art ce vêtement est fréqurm- 
ment porté par Vulcain.Chsron, Dédale 
et les Amaiones, dont la vie était remplie 
par les travaux de U guerre ou de 1 in* 
dujlrie, et avec une forme semblable à 
celui de la &eure ci-joinle, représentant 
un esclave qui accompagne une parliede 
chasse , d'après un bas-relief romain. 

3. Le même terme l'appliquait aussi 
au ;xii/iani (i»pl8iii]iia, Jul. Poil. TU, 
48), quand il était arrangé sur )a per- 
sonne de manière à présenter un aqiect 
semblable V celui de la tunique décrite 



Dt, couTTaot leulemeot l'éMule 
, mti* UUuni rf|>tult droite à 



découvcTl «TM le bru et U poitrine, 
■imi que le montre !■ figure ci-joÏDle, 
prise du Virgile du Viticao. 

EXOSTRA ( l(û<r TpiJ. Pont ou pUtc 
forme de boit jetée d'une tour mobile lur 
les muraille! d'une lille uii^ée et par 
laquelle lei isMillinl* couraient aui 
rempart! (Veg. MU. ir, 21 et 17). 

2. Machine employée sur la scène des 
Ibélitrei anciens pour révéler lui ipec- 
Uleiui les suilei de rertalun actions,qui 
ne poutaient s'accomplir devant leurs 
jreui, par exrmple un auaaiinal ou toute 
autre attocilé qui pouTail blesser leurs 
kenliments moiaui ou religieui. Ou ne 
eonnait pas parfaitement la Forme exacte 
de celte micbine et la manière dont elle 
jouait; tout M qu'on sait, c'est qu'elle 
était poiu!ée en avant de derrière la 
scène et tournait avec de* ressorts et des 
roues de hçoa à montrer lui yeui l'ob- 
jet qu'on voulait exposer, un cadavre 
par exemide, indiquant un assassinat ou 
te (Cic. Prov. Coiu. G; Jul 



Pollui 



, IÎ8, 126). 



EXPAPILLATUS. Uttéialement, dont 
une mamelle est décoo verte ; eipreuion 
peignant l'aipecl d'nne personne qui 
porte sa tunita ou son pidliunt de la la- 

ra que nous avons expliquée et Sgurée 
l'article ExOmii (Plaut. Mil. iv, 4, 
44 ) Noniua, i. v.). 

EXPEDITUS. Uttèralement , libre et 
aanarienquigéoe : de là, au pluriel, dans 



FestDt, «. AdveliUlio), ou des léponiul- 
te* peummeni aimé* ( Sisenn, ap. Non. 
t. V. ; Cie. ad Att. vm, 9], quand ili 
étaient équipes pour une mardie npdc, 
e'eit-à-dire , quand les parties la plus 
embarrassante* de leur eanome et de 
leur bagage ( imptdinteiif ) étalait tnas- 
portée* dtins dâ cban , et qne leurs ai^ 
me* oflénsive* el défonsives étaient dis- 
posée* sur eux de U naniàe la pin 
commode pour marcher avec céléiité. 
La figure cs-jointe, représcuiaiit on dis 



la gravure du mot iMPEDlim, doonm 
une idée précise du sens de ce tanne. 

EXSEQUIiC. FunèraUles ou ponte 
funèbre (Tac. Hitt. IT, 63; Cic. Vif. 
13; Çiunt. IS; Snet. Tib. II). La 
Romains des classes pauvre* étaieal en- 
terrés pendant ' ■- - 



avec beaucoup de solennité, aewapi- 
gnéei d'un loogeorté^ depal«ols ,d'(- 
mis et de clients , qu'un entrnresw 
( dtiignator) rangeait dan* l'ordre ni- 
vant : D'abord venait une bande de ■>- 
sicians jouant de la longue fidte des fb- 
nénilles (tiJis /a«f a), et immédialewlt 
derrière eux des femMM paj'ées pom 
faire l'office de pleureuse! (/mytcsliin 
entoaniient del comptainle* Mnèlùes , 
arrachaient leun cheveux M chaotaieDl 
le* louaneesdudéfunt; enauite Bitrcbatl 
le victimaire (vicf inuriiu) , qni deviit tuer 
autour du bûcher les aninaox bvoiii in 
défunt, chevaux, chiens, etc. Veosilen- 
suile le cadavn sur une ricbe bière (t*- 
puliat, ftrtlrum, ItelU* fautrii ) i*- 



BÉdklïBcat précédée ptr dei perMOiiet 
ifâ (loTttimt de* biialcs ou imigMJ intO' 
giaa] ittaaeèuttàa mortetlei recom- 
pesHS pobUqufs qu'il ■ Tiit re^DM,coillin* 
Ib cormm jphatirm , torqati , et luMi 
pu 10 bouHoQ {archimimui) chargé de 
npràealer ti personne et d'imiter tei al- 
bira. Aprëi la bière l'aTuiçiit une lon- 
gue Ue d'eselaTCi et de wniteun eon- 
doïnnllei loiniaui qu'on devait lacriBcr 
pBHknl qu'on britlerail le corpi, et enfin 
il iDitnreTÏde du défont fermait 11 mar- 
tbe, KHBme c'eM encore l'tuage chei 
anu. Tooi on preKpie loni es* délaili 
ml prétBilé* dan* l'ordre ci-<leuui lur 
DDbâi-rriief d'un lareopbage romain ou 
fou iCHt Ici fnncraiUei de Héléigre \ ta- 
jet patâilanent approprié 1 nue per* 
>MK qui, pendant *a Tie, avait été fort 
ilaiuMeàlachaue. llaélé gravé par BeT' 
ViU [Admiramd. Som. planche! 70 et 7 1) 
tt DiMi en avon* tiré pliuieun figure* 
pour eipliqner Ûa différent* moti ciléi 
dioi cet article : mai* l'eniemble eou- 
ticnt trop de perwionagei pour pouvoir 
itie nroduil dans ra dictionnaire. 

UTISPEX (*iitBtooxoncK, mIoï- 
pMiôicot]. Devin qui prétendait can- 
uîtrc la volonté de> dieui. et découvrir 
fucDir par l'inapection det ealraillet 
Ja viciiniei immolée* àl'autel (Cic.i 

jointe, prise d'mi bas-relief de la villa 
Bor^beK, la seule représentai ici 
oame de celte pratique qu'on ai 
CDuvene jusqu'ici. 



en (irtr h prédiclion de l'avenir, eonme 
eprésenle la gravure précédenle (Ae- 
>, a/>. Non. p. 16; Suai. iVrr. Ui). 



At bouillie {puii fataàa, 
Hacrob. Sal. I, 13), de* fèves ou de U 
farine de fève* [Ijimprid. Helicg. 20). 
FABER (tisTuv). Nom donné *ai.* 
di*tinction i tout artiian qui travaille 
de* matières dures , comme le bois, U 
pierre, les métaux, etc., par opposition 
a celui qui moule ou modèle dû Miba- 
taaeei malléable*, comme la cireoul'ai- 

S'ie, et qui recevait le nom de platla. 
E mot ett accompagné le plos louveni 
d'une épilhète eanctérialique qui dé* 
termine à quel mélier particulier il eit 
fa il allusion : atoKfabf ligaariiu,c\»T- 
pentier (voy. la gravure suivsnle) ; fattr 
/Vrrorûu, forgeron ( voy. la gravure au 
mol FnKBAaiDï) \ fahtr mria, marmor'u, 
tiorii , ouvrier qui travaille le bronze , 
le marbre et l'ivoire; el ainsi de suite. 
Le terme grec n'a pas uue sigoificaliOD 
tout é fait aussi éiendue que le terme 
applique raremeot k un ou- 
llsnl les métaux, qui a'appe* 



ir travailtsi 



Cependant il (C rencontre quelque 
Mgei où on l'emploie dans ce leo*. 

FABRICA. En général, ilelier de tout 
artisan ipii travaille de* matières dures, 
mail particulièrement le bois; ainsi ate- 
lier d un chsrpeulier ou d'un ébéniste 
(Terent. ^J. IT, 2, ib; Lucret. 






peinture 




358 



FAIRILIA. 



FALC1FBR. 



sont représentés sous la forme de génies, 
suivant Thabitude des écoles anciennes 
dans des sujets de cette nature où sont 
peintes des scènes de la vie journalière. 
FABRILIA. Outils d'artisan ^ terme 
général sous lequel sont comprises toutes 
les différentes espèces d*outils et d'ins- 
truments employés par les charpentiers, 
les forgerons et autres artisans qui tra- 
vaillent le marbre, la pierre, Tivoire, et 
en général les matières dures (Hor. Èp, 
II, 1, 116). 

FACTOR. Terme employé au ieu de 
balle qu'on désignait ^v datatimtudere, 
ou la balle au vol; il s'appliquait au 
joueur qui jetait la balle en la recevant 
du dator, (Plaut. Cure. II, 3, 18). 

FACTOHTUM,sousentenduv<u. Vais- 
seau qui tenait la quantité exacte qu'il 
fallait mettre sous le pressoir pour une 
façon, factura (Pallad. xi, 10, 1; cf. 
Cato, R, R, 67, et Varro, R, /l.|i, 24, 3). 
FACULA. Diminutif de Fax. Espèce 
de torche petite ou commune; quelque- 
fois éclat ou latte de bois résineux dont 
on faisait des torches en les liant en pa- 
quets (Cato, R, R, 37). 

FALA. Tour de bois , haute de plu- 
sieurs étages, employée dans les sièges, 
mais dont on ne connaît pas les détails 
caractéristiques (Festus ,s, p.; Ennius, 
ap. Non. /.a;.). 

2. Tour de bois de môme nature, 
qu'on élevait dans le cirque, sur la par- 
tie vide de l'arène, entre la barrière 
(spina) et la circonférence (euripus ) , 
quand les soldats devaient donner le 
spectacle d'un combat simulé {deeursio) 
(Juv. vï, 589; Non. /. c; Serv. ad 
Vire. JEn, ix, 705). 

FALARICA. Espèce particulière de 
lance destinée à être lancée avec la main 
comme un trait et employée à la guerre 
ainsi qu'à la chasse (Virg. >£/!. ix, 705 ; 
Liv. XXXIT, 14; Grat. Cyneg. 342). On 
la décrit comme un javelot qui avait 
les dimensions les plus grandes (Non. 
s. o^.), une immense tète de fer, et un 
bois fort, chargé vers le haut d'une 
masse de plomb circulaire (Isidor.Or/^. 
xviii, 7, 8), exactement ainsi que le i^- 
présente la figure ci-jointe , prise d'un 
ancien monument publié par Alstorp {de 



Hattis veterum , p. 178). On trouve un 
autre spécimen d'un caractère fort sen- 




blable sur un marbre sépulcral décou- 
vert à Aquilée et publie par Bertoli 
(Anîichkàdi Aquiltja, p. 153). 

2. Javelot inventé par le peuple de 
Sagonte et semblable en beaucoup de 
points au précédent , mais plus formida- 
ble encore. Il était surtout employé dans 
les sièges et lancé avec une violence pro- 
digieuse, i l'aide d'une machine (Locao. 
Ti, 198), des hantes tours de bois appe- 
lées falsB^ qui lui firent donner son nom 
(Festus, s. D.). 11 est décrit par Tite-Life 
(XXI, 8) et Végèce (MU, nr, 18),qiiilui 
attribuent un caractère fort semblable 
an spécimen précédent , excepté que le 
fer, placé immédiatement au-dessous de 
la tête , était enveloppé d'étoupe ginie 
de poix ou d'autres matières luflamina- 
blés , auxquelles on mettait le feu annt 
de lancer le javelot. 

FALGARIUS. Taillandier, qui bit des 
faux et des faucilles, falees ( Cic. Catil. 
I, 4;5tt//. 18). 

FALGASTRUM. Instrument employé 
dans la culture pour faire disparaître la 
végétation excessive des herbes et des 
broussailles; il était composé de la lame 
d'une fiaucille (faix) fixée à un loog 
manche droit (Isidor. Orîg. xx, 14, S), 
semblable à celui dont on se sert eDOore 
chez nous pour le même usage. Ce n'é- 
tait probablement qu'une expressioo 
provinciale en usage parmi la populatioa 
ouvrière ; car les gens bien élevés et lei 
auteurs qui traitent de l'agriculture se 
servaient du mot RuHCO. 

FALGATUS (SpeicocvTiçâpoç). Muni de 
faux; ainsi currus falcatus (voy. GoiirSt 
5) ; ou encore en forme de fiux ou 
de faucille ; ainsi ensis falcatus (voj. 

FALCICULA. DimînuUfdeFALX(Pt1- 
lad. I, 43, 3). 

FALGIFER. Qui porte une faux oo 
une faucille, instruments attribués toiu 
les deux d'une façon emblématique nir 
les architectes et les poêles au vieux sa- 



FALaeiB. 



FALX. 



359 




tarae : c*£uit une allusion à Tagricul- 
tore qu*îl aTÛt le premier introduite en 
Iulie, on à son 
caractère my- 
thique , comme 
penonnifieation 
du Temps (Kpo- 
vo;, le deMruc- 
trar de toutes 
choses, Macrob. 
Sat. ly T et 8). 
Ce dernier sens est celui de la figure , 
donnée îd comme asset rare, d'après une 
médaille frappée en Thonneur d'Hélioga- 
bale. 

FALCIGER. Même sens que Falo- 
Fn {AuÊon, Ed. de Fer. Rom. 36). 

FAIXÏULA (Speictfviov). Diminutif de 
Falx (Cato , R. R, Il ; Golumell. xu, 
1«. î). 

FALERE. Terme d'architecture em- 
ployé par Yarron( A. R, m, 5, 14 et 16), 
aone signification douteuse , mais dési- 
gnant, à ce qu'on suppose , un mur bas 
en maçonnerie, élcTc comme nue digue 
autour du bord d'une flaque d*eau. 

FALX. (6peiHtvY), dp^^avov, Apin)). En 
général, tout instrument pour couper ,'qui 
a one lame recourbée et un seul tran- 
chant; il avait des formes différentes, 
suivant les usages auxquels il senrait ; 
diacone de ces formes est marquée par 
one épitihète caractéristique. Ainsi : 

1. FanariatX 'veructdata. PauxuouT 
coaper l'herbe (Gato, R. R. tO ; Pallad. 
I, 43, 1 ; Golumell. n, 21, 8); elle est 
toujours représentée dans les œuvres de 




fart antique avec un manche long et 
droit, comme dans le spécimen ci<^tnt, 
qui est égyptien : mais le spécimen de 
la grarure précédente et d autres que 
portent les pierres gravées et les mon- 
naies présentent tous une figure «embla- 
Ue. 





2. Stramentaria et meuoria. Faucille 
pour moissonner le 
blé (Cato, it.i?. 10 
Pallad. 1,43, 1,)? 
La gravure repré* 
sente un modèle dé* 
couvert, parmi plu" 
sieurs autres instru' 
ments d'agricul-" 
ture, dans la ville de Pompéi. 

8. Denticttlata (&picv) xapx«p^ovc)> 
Faucille à dents, employée, au lieu de la 
faucille ordinaire,pour mois- 
sonner, dans plusieurs par- 
ties de ritalie ancienne , de 
la Grèce et de TËgypte (Go- 
lumell. II, 21, 8). La lame, 
dont le tranchant était en- 
taillé comme un scie , était 
fixée à Textrémité d'un bâ- 
ton court, légèrement courbé en ar- 
rière (Cato, R. R, 50). Quand on s'en 
servait, on tenait la pointe en haut, 
dans, la position que montre notre figure 
d'après une peinture égyptienne, de sorte 
que le moissonneur la portait toujours en 
haut, coupant la tige un peu aundessous 
de l'épi (Job, XXlT, 24, sicut summitates 
spiearum conterentur). On peut voir les 
manières différentes dont étaient maniés 
la faucille k dents et la faucille ordinaire, 
dans deux peintures des tombes de Thè- 
bes,reproduites par Wilkinson(J!faffntfrj 
andCustonù of the Egyptians, vol. IT, 
p. 89, 98) « 

4. jirboraria tylvatical Serpe com- 
mune (Cato, R, R. 10 et. 11), employée 

ET les bûcherons, les faiseurs de /^^ 
ies et autres ouvriers du même 
genre; elle était semblable en tout 
point à rinstrumeiit dont ils se 
servent encore aujourd'hui, com- 
me le montre notre figure , prise 
d'un modèle trouvé à Pompeî. 

5. Finitoria^ vineatica et putatoria. 
Serpette de vigneron (Cato, R, R. 1 1 ; 
Pallad. I, 43, 1 ; Golumell. IT. 25, 1) , 





sorte d'instrument compliqué et muni de 



100 FALX. 

dilTérrnli tranchinti pour In nombreu- 
Kt et délicstei opérai iont delà taille de ta 
vigne. Chacune de tes parties portait un 
DOm approprié qu'où comprendra facJle- 
menlepiereportantiU gravure ci-j oi nte , 

3 ni repréienle un de ces iDitrumenti 
'■prà le nuDuscrit de Colnmelle. Le 
tranchant droit, immédialement au-dei- 
lui du manche, t'appelait cufter, le con- 
tre ; celui qui se recourbe au ddi, liniu, 
le pli ou le creux; le trauchaat, entre 
le creui et la pointe, 4caiprum, le cou- 
teau ; le croc lui-même, roilrunt, lebec,; 
BU delà la pointe saillante, nuwro, la 
pointe; et contre le dos, le tranchant 
en demi-lune, leeurii, la hache, 
' e. Glaive [Cic. ifil. 33; Stal. ^cli. 
Il, 419), fortcourhéà t'eilrémité supé- 
rieure de la lame; ce qui lui j^ 
donnaitbeaucoupderessemhlance /| 
avec une faucille; de là aussi le I 
nom spécial d'<niù /Vif cofHi (Oiid. 
Uel. I, 7IBi IT,736)ou liama- 
(iu(ld. Jfef.v, gO).Uaearaie<le I 
cette fonne est fréquemment al- L 
Iribuée parles poètes et les artit- Il 
Ici i Mercure et à Per«ée. Elle * 
est représentée > dans la gravure ci- 
jointe d'après une lampe en terre cuile 
(Barloli, Luctrne , m, 13, cf. WincL. 
Uon. ^nl. iaed. 84), où elle apparaît en- 
tre tes mains d'uu jeune guerrier drssiué 
dan* le genre héroïque, avec un bouclier, 
un casque et un tnauteau de-peau. 
7. Supina, Couteau à trtuchant re- 



ii tinit ce nom de la maniera dont on 
l'en servait ; on le tenait on peu renimé 
et pour ainsi dire turson don'JU^'ia.lui- 
£aMii,iai>,en priventanl le tnachaat 
de manièreà jMirterle coup an bas du icn- 
treet i étendre en long la blessure ta R- 
monlant, précisément comme les luliciu 
modernes se servent deleurseauleaui,<t 
comme l'indique la gravure ci-joiotF, it- 
préseulanlun des gladiateurs noimits ci- 
dessus, d'après une lampe en lerrt cuilr. 

8. UaralU (Sopuîf éitavoi ]. InltFB- 
ment emplojé dans la guerre ik terre et 
de mer à U fois pour couper les mitt el 
le gréement d'un vaiueau ennemi, dé- 
barrasser les remparts de leurs défeDKDrs 
ou abattre les pierres el tes paliuadn 
qui formaient un i«tranchemenl (Cas. 
B. G. 111, I4;Tn, SB;Stral>o, iT, 4, 
t; Liv. xxiTlll, 5). On peut ficiltaml 
se le représenter avec une tticde (eraisi- 
siveen fonnedehucilleGiée i l'eitrénilt 
d'une forte perche ou poutre qui pourail 
être manœuTréeàla main ou psTuneiiu- 
chine, de manière i couper, liillerM 
renvener, ainsi que nous 1 avons décrit. 

S. Emplojé poétiquementpourDoU- 
DaA(Prop.lv,3,5&), instrumeut dont iiac 
des extrémités avait une faune ncoorlet, 
se rapprochant de cellcd'une faucille. 

FACiUH. Lieu qui avait élé coasaeié. 
par la formule solennelle des auguns(t/'- 
falum), à quelque divinité (Varro, i>I~ 
VI, 64; Liï, I, 37,-Cic. Dit. l, 41). 
Comme un édiBoe sacré était génénle- 
ment élevé sur ces lieux, le màie lov 
dési^it aussi l'édifice ou templeaTCt le 



e quil 



FARCIHEN. Farce faîte d'inpédietiti 
hachés menn que l'on plauit daiu m 
ufVarro, J..L.f, 111 j Isidor.Onj. 
M, Î,J8). 

FARRAGO. Espèce paHicuUére de re- 
colle verte, consisunt en gniM.oip, 
ivraie et plantes légumineuseï, scoiMieg- 
semble à la volée el coupées en lerdsif, 
le fourrage pour le bétail, pmdul 
ta fin de l'hiver el lecommeoceDKOtds 
rintempi ; de là vient que ce ternie fui 

{loye par métsphot« pour ■ignifio' db 
snge confus de choses (Varro, Jl-"' 
31,6 iColumell.ii, 11,8; Plin. mu< 
B, 41 ; Jov. 1, 8S ; Nemes. C/nY- ini- 



FAHRABIUH. Cmige pour Krrar le 
pu unelé/ar ou épti utTê(Vitr. TI ,9, &}. 

FAItREUH. Clleiurailde far oaà-é- 
reutK(Plui. S. K. Xtin, S). 

FARTOR (oiTiuHjt). EkUtc dont U 
buelioD ipèriale teït d'cngniucr de I* 
nkillc pour U libic, ou nurcband qui 
inubil de U Tolaille grMw iColumeli. 
TDl, 1, 1; Imcript. 9p. Gnit. 610, 1&). 
Duu lé( puuga Miiianti (Pliut. Triu. 
l,:,1l;Ter.fiu.ll, I.J6; Hm.Sal. 
u, 1, lÛ), OD uppoie d'ardimira que 
ce DM Bpiifie an fibrinDt de uncÏMei 
M de pltiuerie remplie de fiùndiiet i 
l'intérioiri nuii il n'y t pu de niioD 
fgnrhirede diitiQelion,e( den* loniun 
■•RlHndde ToUiUeinil aiiui bieo •*«« 
le KMe de U phrue <BecLer, Gatiui, 

FARTDRA. Action d'engnUter det 
Tokillet (Coinmdl. vm, 7, 4); par ei> 
unioa ce Mal fbl adoirté par do coni- 
tiMtenn poor détigner te> noelloDi avec 




lUDdlei 

truit n OM^nnene ou en briqneUge 
(Vlirn*. n, B, 7], comme le montre le 
Hiédmen ci-joint , pm d'une coniinic- 



Infavci (sKiipYava) diniie*- { 



rrw, », 13; cf. Jmphi 
Il fii). lli consiitaient en ' 
«H loogiM et étroite hende 
ifétoift, repliée, comme dani ' 
■nemomie, «uloar du eorpsdeUtéte I 
ftedi, de manière à neUiuer dedécoui 
qwli Egnrc, comme le montre ctaircment 



•I qui rappelle mhu tout lei 

manière dont k> p^unnei dlîàlie cm* 

inaillotteal aujourd'hui lean enCinti. 

2. Bandeau porté lur Ja tète comme 
emblème de la rojiuti (Senec. ^. 80] ; 
au J 'appelait apécialemcDi DuDUU. 

3. (an6JU|iO(). Bandage attaché au- 
tour de la poitrioe dea fCaavt Glles pour 
arrêter par u preaaion le déieloppemml 
du aein (Mart . £/>. xiv, 1 14 ;OTid. ^^n. 
tu, I47;Pn>p.lT, 9, 49) ; ou legardait 

MCDliel 1 ta beauté et 1 la grlce 




d'une Jeune femme de comprimer ainai 
la gorge. On porlail ce bandage lur la 
peau comme le montrent le« àcia figurai 
c)-jalnte>. Celui qu'on voit de bec a\ 
pris d'une statuette de hrouie (Caj1ui,vl, 
1 11, et celui qu'on voit par derrière d'une 
peinture de Pompéi où il e>t colorié ea 
ronge. Haii il ne butpai croire qu'il Fût 
une partie du vêtement ordinaire ni que 
l'uuge en fût général , en Grèce OD en 
Italie; il n'était employé quepar dea per- 
toone* eipoaéea à.ua deTeloppement ei- 
reuif ou donné par dei mèrei à leun 
fillet quand ellei étaient trop préoccupéea 
de leur beauté [Ter. Eun. u, 3, 31). 

4. Bandageatlacfaéautourde la jambe 
depnii le genou juiqu'à la cherille (triu. 
Quint. XI, 3, 144 ; Val. Mai. Tl. î, 1 ; 
de là win nom de crural'u, Ulp. Dig. 34, 
2, 2b), comme on le Toit dam le ipéd- 



!,repréientaiitu 



enfant 




262 



F ASCI A. 



FASCIA. 



tie ordinaire du costume national^ mais 
seulement dans de certaines occasions ou 
par certains individus; c'était une sorte 
de jambière pour les personnes d'une 
santé délicate (Quint. /. c), ou dont les 
occupations exigeaient que la peau et la 
jambe fussent bien protégées par quelque 
vêtement qui n*empèchait pas Tagilité 
des mouvements, comme pour les cochers 
du cirque; ou encore pour celles qui al- 
laient à des chasses périlleuses (Grat. 
Cyneg, 338 ; Petr. Sat, 40) : on en voit 
un exemple daus le Virgile du Vatican, 
quand Énée, préparé pour une partie de 
chasse avec la reine de Garthage , a les 
jambes couvertes de bandages exactement 
semblables i ceux du conducteur ici re- 
présenté. 

5. (nohv.w ow^oZtxos), Chaussette ou 
bcts (Cic. Pragm.ap, Non. i;. Calantica ; 
Lamprid. jilex, Sev. 40) qui enveloppait 
entièrement le pied et était porté avec 
des souliers (Cic. ad Att. ii, 3 j Varro, 
ap. Non. V. Ephinpium), plus parti- 
culièrement parles femmes (Cic. Fragm, 
/. c). On le voit sur les jambes de plu- 
sieurs Ggures de femmes, dans les pein- 
tures de Pompéi, dont une est représentée 
dans la gravure ci-jointe; la matière, 




comme on ne manquera pas de Tobser- 
ver, est évidemment élastique, puisqu'elle 
serre si bien la jambe et ne se lace pas par 
devant; elle n'a pas de semelle et elle est 
attachée au haut par une sorte de ban- 
deau ou de jarretière. Cette chaussure 
ressemble aussi parfaitement au haut-de- 
chausses d'un montagnard écossais, dont 
le costume, sur plus d'un point, atteste u ne 



fort ancienne origine. Si la chaussette des 
anciens, comme cela n'est pas improba- 
ble, était ornée d'un dessin bigané, ainsi 
2ue celle des Écossais, qui imite un ban- 
age entrelacé, on comprendrait pourquoi 
elieétaitappelée ftuciapedulis (Ulp. Dig. 
34, 2, 25), ce qui assurément signifie 
« une chaussette », car le même terme, 
pedule, est conservé dans l'italien mo- 
derne pour désigner le pied tfun bas, 

0. Bande d'étoffe grossière et forte , 
formant ce qu'on appelle maintenant la 
sangle qui supporte le matelas d'une 
couche ou d'un lit ( Cic. />/V. n, 65). 
Plusieurs de ces bandes étaient attachées 
en travers du bois de lit et entrelacées 
de cordes {restes) qui les tendaient, delà 
même façon qu'on le pratique encore 
maintenaut. Cela ressort clairement d'un 
passage de llartiar(£/7. Y, 62). 

7. Cercle imaginaii'e dans le ciel, ap- 
pelé aussi CiRCDLDS et Zona : voy. ces 
mou (Mart. Capell. ti, 196). 

8. Dans Juvéual (5a/.[xiv, 294). cdo- 
ture de nuages qui s'amassent autour de 
l'horizon et qui annoncent un mauiais 
temps. 

9. En architecture, faee^ membre pro- 
duit par la division d'une surfoce unie en 
parties distinctes, qui ressemblent ainsi à 
de longues bandes plates étendues parai- 




hBiaiBiBiiiifliiiniBiaïaiBiBini 




lèlement l'une à l'autre. On s'en sertfré- 
I quemment dans les architraves, plus par- 
ticulièrement dans celles des ordres ioni- 
que, corinthien et composite, qui sont 
partagées en deux, ou trois de oes bandes, 
comme le montre la gravure ci-jointe, 
prise du temple de Bacchus à Téos : de 
là leur nomde première, seconde et troi- 



rAsacirLiri. 



WB* /Wcr, en eommoiçant par )• face 
ialRHTe [Vilrav. m, h, 10). 

FASCICULUS. Diminutif de Fabcii. 
Petite quantité de cboKS liéei en bii- 

(Cic'riuc. m, 18)i UD f ^ 

ptqiMt de lin (PliD. B. L ■ 

.V. m. 3) on de liTm L K 

(Bor. £/>. I, 13, 13); OD ^ ■ 

Toil de CM deniien itani t I 

la gnïure ci-joiote, leli V ^ 

qu'ilj fbicat troaiéi dui 
une bibliothèque i HercaUnnm. 

FASCINA. Htme wns que Faku, i 
(Cito, if. R. 37). 

FASCIOLA. DiminDllfde Fakia. Pe- 
tit huMUge oo bandage fiit de matières 
|din fioct, pour Ici en(uits(Vopi>.^(u-«f. 
\); pour la tète rVarro, £. /.. T, 130) ; 
pour le* pied* et la jamba (Cic. Har. 
Map. It; Hor. Sol. n , S, 3&â). Voj. 
l'artiele Pas a a. 

FASCIS (fàxtXe; et véiitUaO- E^'c- 
traKTit, paquet dechom, mail plui par- 
liEBlièmiient de bail (Hirt. B. G. Tlll, 
IS,; Tae. Ahh. Xin, Ih), «MembUei et 
lïcci en forme de fagot ou de faicine , 
panr Mit pini hcilM il porter, commr 
d><i*lagr«Tareci-]ointe,daprt»UDe pein- 



tura lépalcnle de i'èra chrétiiDne. Ce 
■ot caoppoaé i SAsaHA, qui l'appiioue 
a-deichotea qu'onanangeentaaelqn ou 

1. Au pinriel, fatctt{fl\ ^d^O- Fi>- 
teaui portai par iet licteun devant crr- 
taini magiitnti romaini : on l'en •errait 
]MNir battre lei nialbiteun avant l'eiicu- 
tim. lU le compoitienl de baguettei de 
houleiu (Pliu.tf.Ar.XTi, 30) oud'orme 
(Plant, ^(ia. in,3, 19), aMcmblée* Et liéM 



FAKU. 163 

de bseine. Soui Ici roi* et dam lei pre- 
mière» année* de la répu- 
blique, on plaçait auui au 
milien des bagnetiei une ha- 
che («GUrii); maii , apréi I 
le consulat de PublicoU , lu- 
cnn magistral , «iceplé le 
diclaieiir (Lii. ii, 18) n' ' 
le droit d'aialr les hisr; 
avec hache dam la «ille 
Rome (Cic. De Rta. II, 
Val. Mai. IT, 1, 1) : 
rffet, ili ne furent plus don- I 
nés qu'aux consuls a la tète ( 
de leiin «rméea (Liv. si 
S), et aux qneileUTS dam ' 
leurs pronnccs (Cic. Plane. 41). La 
gravure donne uo ipécimen des fatcei 
avec la hache, d'ipréi un bai-refief dn 
palais Haltei i. Rome. 

î. Fatcei pmferre et luimiltere. I* 
licteur marchait devant le magistrat au 
service duquel il était altiché, avec une 
baguette {eirga) dans sa main droite, et 
lei fateei sur l'épaule gauche, comme te 
montre la figure ci-jointe, prised'un bas 



relief du musée de Vérone. C'est ce qu'on 
ciprinM par la phrase faicei prm ferra ; 
mail, il uu magutrat d'un rang iuEérieur 
en rencoDtTaïl un d'un rang supérieur, 
le licteur était les faiiceaiu de deuui 
son épaule et lea abaissait, comme mar- 
que de respect, jusqu'à ce que le magis- 
trat eiltpaué, de même qu'en Angleterre 
les soklata reposent leurs armes devant 



264 



FASRLCS. 



fAOX. 




les grands personnages. C'est oe qui est 
eiprimédans hi^^hn» f osées submiiUre. 

4 . Fasees laureati. Quand un général 
avait remporté une ▼ictoire, on ornait de 
feuilles Je lauriers les feisoeaux qui 
étaient portés devant lui {Itfureati, Gic. 
Vif. I, 38 ; ad jftt. viiiy 3) ; les empe- 
reurs ajoutaient aussi un ornement pareil 
À leurs propres faisceaux en l'honneur de 
ceux de leurs officiers qui avaient obtenu 
un brillant succès ( Tac; Ann, xill, 3). 
Dans cet occasions, on pla- 
çait une branche de lau- 
rier en haut des baguettes, 
comme le montre la ûgure 
i main gauche de la gravu- 
re ci-ioiute, qui représente 
les faisceaux |)ortM pa^un 
licteur devant l'empereur 
Yespasien, d'après un bas- 
relief; ou on fixait sur ces 
mêmes baguettes une couronne de lau- 
rier, comme dans la figure imain droite, 
prise d'une monnaie consulaire. 

ô. Fasees versi. Dans un deuil ou aux 
funérailles des chefs, les faisceaux étaient 
renversés (versi. Tac. jénn. m, 2), c'est- 
à-dire portés avec la hache en bas, com- 
me nos soldats portent leurs fusils en pa- 
reille occasion ; et quelquefois , comme 
aux funérailles de Dnisus, les baguettes 
étaient brisées (/rac/i/Af ce/, Pedo Albin. 
JE/. I 177). 

FASELUS. Yoy. Phasblus. 

F ASTI. Almanachsgravés sur la pierre 
ou le marbre et exposés dans quelques 
endroits publics de la ville pour être vus 
et consultés de tout le monoe. Ils étaient 
de deux sortes : 

1 . Fasti sacri ou halendares; ils étaient 
fort semblables i nos almaiiachs, conte- 
nant une liste des jours et des mois de 
l'année; le lever et le coucher des étoiles 
fixes; les jours de marché; les fêtes; les 
jours où siégeaient les tribunaux ; ceux 
qui étaient regardés comme de mauvais 
augure et malheureux. On y ajoutait une 
table chronologique, éoumérant les évé- 
nements importants de l'histoire de la 
nation, commel'anniversaire d'unegrande 
bataille, la dédicace d'un temple, etc., 
ainsi qu'on peut le conclure des différents 
fragments originaux qu'on a conservés. 



2. Fiutl annales on htslorict. Regis> 
très contenant les noms des consuls et 
autres magistrats , avec la date de leur 
entrée en charge et celle de leur retraite, 
inscrite sur des tables de marbre ou de 
bronze et conservés dans les archives de 
l'État. Une longue liste des fatti eon- 
sulares qui fut, à ce qu'on snppose, gra- 
vée sons Tibère, se voit encon au Gapi- 
tôle de Rome. 

FASTIGIUM. Littéralement le hsat 
d'un fronton ou la partie qui le cooroa- 
ne, formée par les deux côtés conver- 
gents du toit. Par extension, OD employa 
oe mot, dans un sens plus général, pour 
le fronton entier d'un édifiice religieux. 
On entend par fastigium toute la figore 
triangulaire, composée de la oorniche de 




l'entablement qui forme sa base, des 
deux corniches convergentes aux côtés 
et du tjrmpanum ou surface plate A, 
qu'elles enferment (Vitniv* m, &, 12 et 
13; Cic. de Oral, ni, 46 ; Liv. xL, 3). 

2. Quand ce mot s'applique aux mai- 
sons particulières, il désigne un toit s'é- 
levant eu pointe au sommet, par opposi- 
tion aux toits plats (Gic. adQ, Fr. m, 1, 
14); ou il implique que le devant deit 
maison était couvert par un portique et 
un fronton comme le ^n>R<uw d'un tem- 
ple ; honneur qui n'était pas accordé tox 
fiarticulien , mais qui était décerné par 
es Romains à leurs empereurs, comme 
marque de leur divinité (Gic. Phil, ii, 
43 ; Florus, iv, 2). 

FATUI et FATUiE. Idiots des deui 
sexes qu'on achetait comme esclaves et 
qu'on gardait dans les grandes familles 
romaines pour amuser par leur stupidité 
(Senec. Ep. 50). 

FAUX. Dans son sens primitif, ce 
mot signifie l'œsophage ou entrée de l'es- 
tomac. Par extension , il sert à désigner 
tout passage étroit ou entrée resserrée 
dans les œuvres de la nature ou dans cel- 
les de l'art ; mais il s'applique spéciale- 
ment au passage étroit qui établissait 



FBMIHAUA. 



!65 



o «nire let deux divi- 



à coté da lailiiuim ; et , comme il j 
trait lonvent deux, an de cb*quecAlé 
de cette pîûe, OD M mi hibituellement 
du phirirl /auw (Vilniv. ti, 3, B). Il 
obnail à riiicoavéDieiit de faire du laiti- 
mum une chambre de puMge, et lamit 
à établir une commuDicatioo facile entre 
les diTerae* pi rtiei d'une maiton, quand 
le tailiHUm était fermé avec dei para- 
icnti. Sa poûtiou relativement aux au- 
Ire* piécei de la suimn m comprendia, 
li on *e reporte au plan du mot DoMCB 
où il «1 marqué e, et ou pourra ju- 
fn de raapect çéoéral par la grarure ci- 
jointe, qui repioeDie une me de la mai- 
wo de* Oioicurei, k Pompéi ; le plafond 
leul at reitaurê. Le premier plaii mon- 
tre llntërieur de i'alrium aïec ion im- 
pturiam dam le plancber : le lai^e et 

Erofoiidai(bDcenientc|ui at derrière tur 
i pucbeesl un lailiaum ouvert par le- 
quel on voit le périttjle; et la porte 
lombrc et baue 1 càté e>t la faux qui 
onm il l'eitrémité lur )■ périitjile de la 
nénw bifia qu'elle ouvre nir l'atrium 









3. Ce mol, au pluriel, dctignail des 
Milla ou écuries pour lei cberiui et lei 
chan du cirque (Enniut, ap, Cic. Div. 
I, 48 : Cuaîodor. rar. Ep. m, SI). 
Voj, Cabcsb, 3, oi'i l'objet cit deirit et 
figuré. 

FAVISS£. CaTeaux conatmiti *aa« 



général loal ee qui appanenait à l'édi- 
fice, étaieot ttrrtt quand ils n'étaient 
plui propret au terrice (Varro, ap. Gell. 
II, 10 1 Brocchi, Suolodi Roma, p. ia2). 
Troii caveaui de cette nature ont été 
défouverti tout tei ruinei d'un temple 
ancien à Fiéiola, remplit d'inilrumenli 
de miuique briséi, de diven obj'eti et 
usteniila en ivoire et en lironze, ainsi 
que d'idole*, de lampe* et de vaietd'ar- 
gile, tout endommagés et muliléa (f^r- 
nal. Artad. tom. ill, p. IIS). 

FAVUS. Dalle ou Ubie de marlve, 
taillée en beiagoue, comme le* cellule* 
d'une mche (/a"') dont on >e lervait 



■empé 
ud'cio 



!loupe*imprégnéeideci: 
ne niîf, de poii, de ré*ine ei 
d'autramalièreiinQammahlei, 
enfermées dant un lube de mé- 
tal ou dans uu paquet de laite) 
liées eniembie (/'neuf»), comme 
on le voit dans la gravure cï- 
jointe , tirée de la colonne de 
Marc-Aurèle (Virg. Georg. 
!9I ; Lit. sxit, 16; Plin. H. N. jxx. 



cuisse* (ftmorà) , altBchés autour de la 

dessou* du genou (Suet. Aug. B! ; bï- 
dor. Ori^.six, 3J,3S), comme dans la 
ligure ci-Jointe, prise de U colonne Tra- 
jane. Ce vêlement n'était pat babituelle' 
ment porté par la Bomaini de* premier* 



:es 






lempi, excepté peut-être pir quelque* 
penonne] d'une couilitu- 
tion délicate, comme Au- 
guste : dam In u> ordinlii- 
Tt», 1> longue ei ample 
toge le rendait in utile. H ail, l 

Juand la loge ue fui plus '■ • 

t mide, il semble que les 
ftmoralia fureul géncrale- 
ment adoptés , particuliè- 
rement par le> troupes qui 
•eriaïent pour des campa* 
gnes lointaiDci daoi les cli- 
nutsfroidsdu Mord. On les - 
Toit inTariablement sur toutes tes Sgurei 
des arcs de triomphe et des colonnel , 
portés tant par les soldat] que par les of- 

FF:M(JR (|iiip^;). En areb i lecture , 
Eace loBguc et plate qui s'aiance en sail- 
lie entra chaque cannelure {eaaalUulut) 



Il fenêtre qui n'i pu le* dimeiMioDs a 



dinaires (Colnmetl. mi, 3, S; Pallad. 
I, S4). La gr«Turr ci-jointe r<rai>ente 
deux des fenêtres de la maison da poète 
tragique i Pompéi, donnant lor la rue. 
Elles (OQt situées an premier, I',flï 
au-detsni du pavé, et n'ont pas tout à 
fait 0°>,8I, sutO",60. \ cAté de chacuu 
est un cadre de bois dans lequel on bi' 
sait glisser le volet quand on onnùt la 
fenêtre. 

FENESTRA (Bupfc). Frniire .- ««■ 
prenant l'onverlure pratiquée dans la 
muniUe [lunua], par laquelle entnit h 
lumière, et la croisée ou In toleti qui h 
fermaient, qu'il y eilt ou non dès vitres. 
La gravure représente trois fenêtres anti- 
ques de dessins différents : l'une, ■ mail 



gauche, d'après un bas-relief grec do 
musée britannique; l'autre, 1 main droite, 

Srise du Virgile du Vatican; l'antre s- 
n, au centre, tirée d'un sarcoph^de 
marbre, d'une époque postérieure, traii- 
vé dans le cimetière du~Vatican. 

3. Fenettra Aîforù (Bupic talk). 
Fenêtre s'ouTrant du haut ai bu ta 
deux batUnti (Ofid. Ponl. m, 1, &)■ 

3. jWfurfriJfw pratiquée dsBS les murs 
d'une forteresse et par laquelle on !■■- 



viir«, qui reprëi 
Minariit k ttome, coiutniite par Hooo- 
Tins, montre plusieurs de ces onvertirri. 
L'èdiGee k toit bas pl*<:é sur le demi 
est une construction moderae- 

4. Trou percé dans le lobe de l'oreille 



d'aM boucle d'oreille 
(lin. I, 104). On ■ 
troBTé ptoïiean lUIurs . k 

■Tccilei trous pratiqués £ g 

diB* le maifare ur les- S SJ 

quels ou ÏDlroif Biiait de t y 

râSlable* boucles d'o- | | 

reilles. La figure d- , 

joinle, prise d'un bmle 1 , 

traiTé à HerculiDiim, ] l 

m afb« nn sp^imen. 
Les irons des oreilles lubsiiteat encore 
it b pupille de rteil est aussi creusée 
ponr T reFCToir duc pupille artificielle. 
FENESTRULA. Mme sens que Fs- 
!nsTXU.A (Apql. Utl. IX, p. Î08), 

FERCULUH. DiDs ud •eus eénérsl, 
ce sur qooi une choM est portée ; forme 
contractée pour FlnicuLCM. O mot dé- 
signe ipéciaienient un plateau sur lequel 
pluneurs plati étaient «pportés à la fois 
de bemiiiDe dans la nlle 1 m>n|rr(Pelr. 
Sot. M et 39; Soet. y4ug. 74); et par 
nlrasioa les plats établis sur ce plateau 
et qui coDStituaiealeeqDenous appelons 

6,104; Plin. H. Pf. iiuii, 47; juï! 
1. 94). 

t. Sorte de table a brancards, qu'un 
certain nombre d'hommes portaient sur 
leurs épanles dans les pompes solennel- 
les , et sur lacpielle était placé Iiut objet 
digne d'attention pour être expoié. dans 
nœ situBtion éleiée, à la vue de tous; 
parexemple, les imagei des dieux, dans 
le eort^c du cirqne (Suet. Jul. 76 ; c[. 
Cie. Off. I, 36), les dépouilles des na- 
tions cosMiniaes dans un triomphe (Suet . 



lut. 87 ); les ct^Mifi laioie', quand ils 



Î67 

étaient de quelque importance, étaient 
soumis i cette exposition cruelle (Senee. 
Brrc. (Xi. 1 10). La gravure, prise d'un 
bas-relief de l'arc de Titus , représente 
huit soldats romains dans le triomphe 
de cet empereur, «prèi la conquête de 
Jérusalem , portant les dépouilles du 
temple, U tablt ttar (I Reg. TU, 48 ) et 
les trompettes, plaeéei sur un /eauit* 
liuM. Un autre bas-relief du mime arc 
représente un groupe transportant de la 
même manière le chandelier d'or. Une 
frise montre une statue du Jourdain per- 
sonnifié tranqrartée de même. On voit 
sur un sarcophagedu mus^ Pio-Clémen- 
tin trois captifs, deux hommes et une 
femme, portés par six soldats sur un fer- 
culum de la même etpèce. 

FERENTAMIl. Corps de loldalsdei ar- 
mées romaines classés parmi itlevitarma- 
tura ou troupes années à la légère (Vtf . 
Mil. I, !0 ; Nonius , i. t..) Ils n'étaient 
pasdeslinésà combattre de près, n'ayant 
pas'd'annesdéfensiTes, et, en fait d'armes 
oiTensiies, celles seulement qu'on deiait 
lancer de loin [qum ftrrentar, noa qum 
tenerenlar ; Non. t. v. DecurioiMs; cf. 
Feslus, J. i'.);deU tient qu'ils sont quel- 
quefois ran|iés parmi les ^ccerui. Ili 
étaient postes sur les ailes dans l'ardre de 
balaille, et ils étaient pnncipslemeat em- 
ployés i commencer I attaque par une dé- 
chargodetraiU(Sall.CaI.eO;Veg./.c.)l 
ou quelquefois, comme les Rorerii, pla- 
ces au milieu des rang) des troupes pe> 
■amment armées pour inquiéter l'enttemi 
(Tac. Âan. m, 35). 

3 .Equittifercnlarii .CaTaliersduméme 
genre, munis de javelints qu'ils lan^ient 
de loin , au lieu de se servir de la lance 
de cavalerie que l'on tenait en arrêt ; 
Qui ta modo kaiebani arma guie ferrtn- 
lur, ut îaculum (Varro, L. L. TIt. 67). 

FERëTRUH (fipsTpav).llot grec dont 




368 



RKBAMA. 



dbigaait une bien liai» laquelle un mort 
éuil porti au lombetu ou an bâcher 
( Virg, .Cn. VI, 2J2 J Oï. Met. va, 508). 
On ïoit dan» la gravure ci-ioinle un fe- 
rciruiH d'aprèi une tombe de maître à 
Rome. [Le mot /îerd, dériTé de fê 
Irum, ■''- ■ - ■ ' * - ■ 
(nerui 
([uei dei uinu.j 

2. Mèue KD! qoe Fibcdlakvx, 3 
(Sil. lui, X, &68; XVII, 630). 

FERRARIA,MHu^nl«idu foJina et 
officina. Hioe de rrr, fonderie de fer, et 
■lelicr defar^eron (Oa. B. G. vu, 12; 
Lit. xxxit, il). 

FERRARlUS,W(u-enlenda/'ai<r. For- 

Reron, armurltr, qui travaille le fer i 
exdiisioD àtâ «uliet m^tui. ( Plnut. 



râla était le motni enà de œnx qn'rai- 
plojiaient let ancieni . 

FESTRA. Anùenne manière d'écrire 
Fhrkstba (Feitoi , /. i>.; P^, Fngm. 

Hl, 6.) 

FESTUCA. Baguette Ufèrc avec la. 
quelle le licteur d'un préteur loiiebait la 
tète d'un ewdave auquel aon maître anil 
rendu U bberté (Plaut. Mil. ir, I, H ; 
Perl. V, 174). On l'appelait anaii Vm- 

FETIALES (fiTiiiXaic et ^nàlu:). 
Membre» d'un collège de faérauti iRome; 
leur fonction conniialt k demander aui 

grteli, i porter le* décUiatioa* de pterre 
et à prendra part à la eondamon dr* 
trailéi de paix. lIsportaicBl une bapiene 
(caJateut) comme emblème de U fùi, 
et un JBielot comme ajmbole de li 
Ruerre; ib le lan^aieot Mir la froatière 
dei ennemii quand le* bottililân étaîeai 
déâdéei(Cdl. x, 17. La figure ei<joînle, 
d'aprè* une pierre gravée, rejn'éaeBte, à 



SttJ. u, 6, 47 ; IntcriDt. a^. Spon. Uu' 
tell, antij. p. SS). La gravure repré- 
tente Vulcaia et >ea compacnoni à leur 
forge, d'après ua ba»-reliei romain. 

FERR1TERIUM. Priiou où le* eicU- 
vei étaient tenu* aux fen (Plaut. Moit. 
m, 1, &&), comme Ersabtdldm. 

FERR1TERIUS. Etclave tenu aux fen ce qu'on luppose, aufeihlù prit de pir 

(Plaul rrin. IT, 3, It). Voy. CoalPB- lir pour une miuion deguem, de Uo- 

DITDR. lumna iellica , lur laquelle on *oil b 

FERRITRIBAX(PUut.JVo(f,n,l,g). Ggure de Minerve Un^nt un ><dot, 

Même leni que le mot précédent. comme noua l'aToni décrit d-detn*. 

FERULA (vàpSiiE). AnauiV, plante FIBULA. (ntpd^ 

dont lei ancieni Miervaîenttouveatpour Agrafe ou broche < 

iufliger de lègen chttimentj ; de U, fenile diiïérenti 

d'un maître d'école pour frapper les en- femme«(Liv. xxtii, 

bntssurlamiin{Juv.5ar.i, IJ),omurle VIII, IIB), tels q<i{ 

doa (Apul. Jfef. II, p. I9S);ou entache le pallïum,\e lagt 

(0*. A. jim, I, &48), et eannepour pu- mail non la toge, qui 

nir le* ciclaves coupable* de faute* peu de tes larges replu 

grave* (Hor. Sal. l, S, 1 1 9; Ju*. 7,470). rien pourla Bier. Oi 

Comme instrument de punition, la fe- ditféreQl«* 



fl;0.. 



(.1,412: I 



la cU<MirJ, !*/«</•. i 
im, \npa!iiiUmr»tam, 

'enveloppaille eom j 
st n'avai t besoin de | 
ifaUaitdeiigrafailF 
et de dilTéraU* dei- 



broDie, m mé- tnmil plui ■cbcré; ella iltient dati- 



ehbtcci diDi l'or. Ce* 



uif* d'une ^iiglc 
(a«u, «pôvi])^i«i- 
tnit daiu dd erucbet 
d'iirél placé «tr le j 
bord do léleiDeot. Od 
t'ta xnail d'habitude 
pour allacber dri dn- 
peria amplM sou la 
t on sur le baat 






ù-joial, pri* d'un 



r, dont on leierTai t plu pér- 
il pour attacher da ceintu- 
re* et aatraobjeti do même genre (Viig. 
.€■. IT, 13»}:ilinitaDeignle,inlieu 
d'une ^liDgle , qui te fixait dûu une 
portes f'extr^oiïtè de la boucle oppuéeà 
aile où e«t placée la fiiuia, comme où 
le Toit daiu le ipfcinien ci-joint, repré- 



KBlant no ceinturon militaire antique, 
découTerl à Pettum. Il eiplique lei ei- 
preauoni piula aJaaco moriu (Calpum. 
£il. m. 81), fiiultt mordaci dtnie (Si- 
doa. Carm. II, 397). 

S. BoueU, emi^oyie pour attacher det 
rc«,dét ceinluroni, deicourraies , 




il et «ulrei cbote* da ce' 
Ci'tTg. Ma. V, 313; Ui, 3*4) 
avait habitue tlcment la même Tonne que 
Im nitrcs, comme le monlreitt lei Sgi 
ci-jointca , priiei loiitei de modélet 
cioBt. Mail on (aiiail «ouvent dci bou- 
cki de Matière plai prtcieute et d' 



nées i être doonéei ci 



le Kcompentei 



haut rang 

la de grande fortune (Plin. H.IV. XIUII, 
13). La grarure ci-jointe m fournit ud 
ipicimen, [»ii d'un modèle en aident 
trouiè i Herculanum. La partie carrée 
était attachée au ceinturon avec deicloiu 
qui passaient par le* quatre troua qu'on 
voit dam la gravure; l'autre partie, qui 
est légèrement mutilée à l'eitrémité. 
formait la boocti 






le brocbelle qui 






1. Boucle employée ausii pour atta- 
cher le bandeau (trnia, villa) que lei 
jeunes femme* por- 
taient *ur la tète pour 
lenir leur chevelure/ï 
en ordre. Virgile dé-U 
crit Camille avec l'sSi 
clieteux retenus de" 
cette manière (£n. i 
VIII, 81&}, et la buste \ 
ci-joint, pris d'uneita- j 
tue de broiue trourée 
à Hereulanum, montre 
le bout du bandeau passé aoiii une garde 
BU dell de la boucle, comme on le fait 
encore aujourd'hui. 

f>. Daiu un aens pins général , on em- 
ploie antti ce mot pour désigner plu- 
sieurs choies qui lient ensemble dilTérents 
objet*, comme une cheville dani les char- 
penies(CaM. B. G.it, 17)iun instru- 
ment employé dans te pressoir à olivea 
[Calo, A. B. S); un lien qui retient le* 
osiers dan* unecorbeille (Cato, A. /t. 31), 
et un appareil dont se lensienl le* chirur- 
giens grecs pour fermer les bleatnrcs (en 



J7I) ncTiLB. 

fr«c,à)ixt^p), qui reppradMÎt leibordi 
de la plaie et lo tenait réuaii, quand ta 
rature (tuiura) était mutile ou imposiible 
(CeUui.T, 26, Î3el 7, 4). 

FICTILE (xipi|iai). Ndid 'fénérique 
donné à toute choip faîte de poterie, com- 
prenant TfiMuiu, moulei, objets mouléi 
CD terre cuite, briques, tuilei, etc. 

FICTOR {viiàavTii). Terme géaéni 
pour déiignerun artiite qui fiii;onDe far- 
cie, U cire ou toute nutièra mollr, par 
oppotilion 11 celuiqui traTaille le brooze, 
k oiarbre, le boii, l'iToire ou autrei 
aubitancei dures (Cic. Fragm. ap, Lac- 
(ant. Il, 8} Plia. Ep. 1,40). U ligure 



FioDun. 

I>], lioti que diffirents autre* objet* 

(Plaul. ^u/. IT, î, 15; Père. Sat. V, 
183 ; Columell. XII, 10.4). 

FIDES 011 FIDIS. Hat vratant éri- 
demmcnt du grec afiiA,corJe à bojrau; 
il était employé comme terme çéBéral 
pour désigner sxa instniinent à corda, 
comme la Ifra , U chtlji , U eithara 
(Vmrto, K. B. H, 5, II; Or. «ut. », 
104). 

FIDICEN. Terme pénéni pour dén- 
ener tout homme qui joue d'un înrtm- 
ment à cordes (Cic. aj Ftm. n, 11). 

FIDICINA. Terme ||énéral pour déu- 
guer toute femme qui joue d un ioitni- 
ment k cordée (Ter. PUorm. i, 1 ,'59). 

FIDICUL A. Diminutif de Fivifl. Corde 
d'inilrumcQt mince ou petite (Ck. !*'■ D. 



ci-jolote, prîie de la villa Albani, repré- 
sente un artiste de ce genre, comme on le 
Toit par le petit bâton de bois qu'il tient 
de la main giuche, et dont le* artiitei >e 
lervenl encore généralement pour façon- 
ner leurs modèld en argilej le* contours 
■ont finis avec les doigts et les ongles, ce 
qui a donné naissance i l'eipreiaiou ad 
unguemfacliuhomolEoT. Sat. I, 5,31), 
pour désigner un personnage accompli. 

2, Ouvrier ou artiste qui exécutait en 
pâtisserie ou en cire des rcprésenlations 
de différents animaux exige* pour le sa- 
crilîce dans certains rites rdigipui, mais 
qu'on ne pouvait k procurer (Ennius, 
ap. Varr. L. L. Vil, 44 ; Serr. ad Virg. 
Ma. Il, lie). 

FIDELIA. Sorte de vaisseau, de jarre, 
ou de pot, en terre ou en verre (Co- 
hunell. XII, 38, 1 ), dont on ne connaît 
pas la forme caracléristiqoe ; tout ce 
((u'on sait, c'est qu'il était emplojé pour 
contenir du ciment (Cic. ad. Fam. vit. 



naît pas avec certitude la forme exacte 
de cet appareil, ni la manière dont on 
s'en servait (Suet. Cal. 3S; Senec. ii 
/n>,in,9et IB). 

FIGULUS (Ktpatuûc). Tout artiKeou 
artisan qui emploie l'arple, par exraiple, 
pour faire des figures et des omemeni* co 
terre glaise (Plin. H. N. XXXT, 13, 43), 
comme on le voit dan* la gravure précé- 
dente; *rifue(ier (Jut, X, 17t), reprê- 
seaté par la gravure du mol L&txKabU; 
potier (Varro, B. /t. III, 16, 3), dont le 
métier est figuré par lagravure d-joinle, 

ture égyptienne. 
Le potier est assis 
par terre devant 

haut de laquelle 
est placée la mas- 
se d'argile qu'il 
fa^nne avec ses ■ 
pouces et ses doigts, exactement eomme 
on le pratique maintenant. Uue pscne 
gravée (Cajius, Keeutil, etc., IT,«Î) re- 
présente un artisan du même genre, na 
blton k modeler i U main, assis dennt 
qui est placé au bant 



ii 






le la dernière m 



t d'une pièce 
tofle (Cebui, II. 6 ; Vbtto, L:h. v. 79) ; 
OQ U fbnnait en biuant In nlrimité'i 
dci fils de il cbaineiur 
Ictofle après l'avoir re- 
tirée du métier ( To;n 
Tkla Rbcta ) ; mtii on 
bisiit qarlqueroia tk- 
parêment de richa tnn- fi 
i;« qn'oa couMJI i TO- 1 k 

toDlé an tiani. Juin Ce- } 

nr m portail aiilinir 
dM ptMjDels d'noe tuni- 
que à longue* aunches (Suet. Cki. 4S). 
La ^raTUic ni priae d'uoe peinture de 
PoiBpéi. 

FIVBRIATUS (e<j«v«iiO.HuDide 
frangea. La graTure précédente montre 
mie serriette de table ornée de cette fa- 
fon ; mail des fnneei itir det *élemenli 
dam lo <puTi«i dart Krrent lurtout 1 
laTacténMT les penonnign roianK des 
Dtlînia étrangères et barbares , comme 
le* prince* tsptifisurl'arede Conitanti n , 
on le* p>«trei 
lypie, (urtout Jti* 
■e* tninutre*, dont un 
rst repréaenlé par 
graTvrre eï-jointc 

aTeC le cuujbc t|u an- 

Todote attribuait à celte 
elasM (il, SI}. C'était 
une singularité dan* 
Julc« Osar qu'il poitlt 
une frange anrla man- 
che de *a tunique 
(Suet. Cmt. 45) ; car cbei le* Grecs et 
cbei les Romai 



«1, 



I. Ce mot l'applique coeore aui 
fouMi. *oj. Flasbum, 3. ' 

FiSCELLA. Diminutif de Fiscilt A. Pe- 
tit itauier &it|d'oa>er on de 
jonc, d'un usage habituel 
dans le jardinage , pour la 
culture, e( pour les loina d 
la laiterie; il serait parti 
cutiérenent à couteuir une 
sorte de fromage bit de crène caillée 






nKCf. 37 1 

(Tibnil. Il, 1, 1&), appdé ricotfs par les 
italieni modn^ei. On en repréiente un 
dan* Il gravure arec le fromage qu'il 
ronlient, d'après un modèle tronié à 
Pompéi. 

3. (f i(i4(). Petit panier mi* sur le net 
de* btnifi, comme une muselière , pour 
les empêcher de couper les jeune* poustet 



de* vignes quand on libourait (Cato, It. 
R. M; Plio. U. ff. Tvm, 49, I). 
Il serrait kussj t mweler d'autres ani- 
maux vicieux, pour le* empêcher de 
mordre, comme le montre la gramm ci- 
jointe, pri*e de la calante de Théodose 
{Ginirot, 85. 3). 

FISCELLUS. Diminuiif de Fiscc*. 
Même sen* que FiKiHA (Columtll. xn, 
S8, 6). 

FISCINA. Large panier, fait d'osier, 
de genêt d'Espagne ou de jonc, empjmré 
pour toute sorte de travaux , dans le* 
jardioi, les vergers , les vignes et l'uri- 
culture, de lankèmebçon quels fiteella; 
comme coHieille 1 fruili (Cir. Place. U) ; 
panier i framage (Kart. 1,44); muselière 
pour les chevaux fPliu. xxiit, 19, 7); 
et dans les nressoin de vin et d'hnile, 
pour contenir les grappes et les olives 
pendantqu'on les pressait (Columplt. Xll, 
39, 3). On en explique et on en figura 
l'emploi au mat 'TomccLAR, 1. 

FISCUS. Large panier du même genre 
et servant aux mêmes usages que ceux 
oui sont décrits aux deux mats précé> 
deuta ; il était employé surtout quand 
on pressait les grappes et In olives (Co- 
lumell.xn, 51, 3 et 47, 3). 

I. 11 semble que 1« Romains firent 
usage d'un panier de ce genre pour gar- 
der la monnaie (Cie. Vfrr. i, B; Phedr. 
Il, 7 ) ; de là le mot fiicui s'applfqua 
sous l'empire k celte partie de revenu 
de l'État destinée i l'entretieii du sonve- 
r«in, comme notre Iule emlt, par 



171 nMiPU. 

oppotïtion lU domimc pertonuel el pir- 
Ueulier iuf nare (reiprirataprincipU, 
ratio Cmiorii) et au trétor de l'Etal 
(crBri«m],oii l'on pulMil pour Icidé- 
peoKs publiquei, Cetle diilinclion n'est 
pu toiijoiin itTictement obtervée. 

FISSIPES. Pied fourchu : pir «xt«n- 
lion, ce mot fut employa pour déiigner 
UDC plume de roieau (Aumq. Epitt. Tll, 
60), feudue comme In nâtrcB au bec 
(toj. ta gravure du mot Abbhdo, 5). 

FISTUCA. DtmoUetle. aïoc laquelle 
on uiielait et on eoniolidait loi mun en 
miçoaDerie, 1e> plancher* et lei pavés 
(PUn, H. K. XXXYI, fil ; Cato, R. P. 
!g), comme od le voit daai la gravure 
ci-joinle, nriie de la colonne 
Traiane. On emplojiait auui t 

cet in itrumcnt pour en foncer ' 

des pilolii sous l'eau (Ces. 
B. G. IT, 17). Mail cette 
fitluea doit, d'après l'usage 
auquel elle serrait, «voir été 
un ÎDstniment plus considé- 
rable el plus puissant , qui 
probablement fonetionnait à i aiae a un 

FISTUCÂTUS.;Tasié, coDiolidé ou 
enfoncé avec une demoiselle [fittaca ) 
(Vitnit. VII, t, â; PUn H. N. sxxti, 
Ï6, fi). 

FISTULA (fful^v). CoBduil d-eaa 
(Cic. Saiir. ferd. 1 1 ; Frontin. Âq. 9S). 
Ou les faisait géuéralemeal en plomb, 
mais, dans la villa d'Antonniut Piui i 
Laauvium, on a découvert une portion 
d'un de cei conduits , en argent pur, pe- 
sant entre trente el quarante livres ; ainsi 
la descri|itioa de Slace {Sylt. i, &, 4S), 
qui mentionne one pareille extravagance, 
n'est pas une fiction poétique. I.a gra- 



vure cU-joinle représente une partie d'un 
modèle découvert dans des fouilles a 
Borne , où l'on a trouvé plusieurs spé- 
cimens semblables, qui ont tous dans la 
forme la même particularité qu'on re- 
marque id, c'est-k-dire qu'ils s'amincis- 



sent *u haut, mais qn'ils sont circubires 
dans la partie interiente. 

2. (nvpt).;]. l'Idle de Pan, U)e de 
tiges de roseau', de canne on de ciguë 
(Virg. Ed. u, 36; Tîbull. n, 5, SI). 
Voj. AKcmto, 6. 

3. Plume à écrire , faite de roKau on 
de canne (Peu. m. H). Voj. ABcniMi, 

t. (xaSET^pj.Catbéter en métal, dis- 
tingué par les anciens chirurgiens auai 
bien que par les nâlres en detu eipêces, 
l'une pour les hommes et l'autn p«Mir les 
femmes (Celsui, Tll, 38, 1). Voy. C*- 

h. lostrument employé par les cor- 
donniers; peut-être emporif-pUce ([ilia. 

U. A. xm, sa.) 

6. Rouleau pour dure de 1* pâtissoie 

(Apic. *î). 

T. Fittula farraria, ferraria ou «r- 
rata. C'éuil, à ce qu'on suppose , une 
machine pour moudre legnun ; maisks 
leçons ne sont pas sans [Plin. H. A. 
xvlll, 10, 23iCato, X. J). 10). Devieitla 
éditions de CâXoa portent fucttla fan- 

FISTULATOR. Qui jauede U fliMede 
Pan, /ÎJtu/o [ Cic. de Or, m, 61). Dam 
ce passage, le mot est mis spécialonent 
pour daigner un joueur de Aille em- 
ployé par les orateurs mnuins pour kï 
aider ■ maintenir leur voix au ton coa- 
veuable ; un 
accompognail 
il parlait en public. 

FISTCLATUS. Objet creux, peiwoa 
muni de tubes (Suet. Nero, 31). 

FLABELLIFER . Dans un sens géDâral, 
personne qui porte un éventail [fitM. 
îum). Ce nom eM 
particulièremant ^ 
donné aux jeunes ' 
esclaves, mïletou 
femelles (PUut. 
Tria. If, 1, 39), 
dont l'emploi était 
de porter l'évm- 
tail de leurs mal- 
Ireues et de les 
éventer quand il 
le fallait. La gra- 



FLABBLLCM. 



FLAfiBUM. 



273 



pofto^venttil d'Ariane, qui déplore son. 
abandon, dans one peinture de Pom- 
péi ; d'autres peintures de cette ville et 
dci denîns tracés sur des vases d'argile 
repréicnlent des femmes employées au 



FLABëLLUM (^mCc). ÉpentaU (Te- 
rent« Eum, iil» 5, &0). Les éventails des 
dames grecques et romaines étaient faits 
de feniUea de lotos , de plumes de paon 
(Prop. Il, 34, 11) ou d'autre matière 
de ee genre, peinte de brillantes couleurs 
(Mait. m, 83) ; ils ne pouvaient pas s'ou- 
vrir et se fermer comme les nôtres, mais 
ils étaient roides et avaient un long man- 
che, la fovme la plus convenable pour la 
manière dont ils étaient employés, c'est- 
à-ifire poor qu'une personne en éventAt 
one autre , puis<|ju'on 
le servait toujours 
d'on esclave à cet 
effet (Voy. Flabbl- 
liibb). La 6gore à 
main gancfae dans la 
gravure représente 
on éventail de feuil- 
les de lotos , d'après 
une peinture de Pompéi ; celle à main 
droite, un éventail en plumes de paon, 
d'après une peinture découverte k Stabia. 

FLAGELLUM (i&^KJtt^). Fauei^ feit 
avec un grand nombre de cordes toatil- 
lées et nouées comme les nombreuses an- 
tennes du ^lype, qui sont désignées par 
le même nom. (Ov. His/. ir, 867) ; il ser- 
vait principalement pour diiitier les es- 
claves (inv. Ti, 478 ; Hor. Sot. i, 2, 41 ; 
3, 119; MarceU. Dîg. 48, 10, 10). Quoi- 






que le mot soit un diminutif de FLÂGBCai , 



ce fouet était en réalité beaucoup plus 
dur ; le diminutif en effet ne s'applique 
qu'à la finesse des fibres qui le compo- 
saient, mais cette 6nesse même augmen- 
tait la douleur des coups. Aussi est-Il 
caractérisé par répitbète horrihUe. Dans 
certains cas, il donnait la mort (Bor. //• 
ce). Les blessures qu'il faisait sont tou- 
jours exprimées par des mots qui indi- 
quent l'action de couper, ainsi cmdere , 
seeare, seindere (Hor. Juv. //. ce. ; Ov. 
IhiSf 188), par opposition à ceux qui ac- 
compagnent flagrum et qui expriment 
l'action de frapper lourdeoient ou avec 
force, comme pinsere ou rumpere. Le 
fouet tenu parle personnage qu'on voit de- 
bout dans lagravure,etcopiéd'après l'anse 
d'un pot de bronxe trouvé à Pompéi, re- 
présente sans doute un deces instruments ; 
mais on concevra facilement que la fieure 
est trop petite pour donner une idée réelle 
de l'objet. 

2. fouet pour conduire (Virg. ^n. Y, 
579 ; Sil. IT, 440) ; ce mot désigne un 
fouet plus fort que ceux dont on se ser- 
vait conununément ; il avait deux ou trois 




lanières par exemple, au lieu d'une seule 
comme la seuiioa. Le spécimen donné ici 
est entre les nuins d'un Triton dans une 
peinture de Pompéi. 

3. Courroie attachée au harpon (aclU) 
poor le ramener à soi après l'avoir lancé 
(Virg. ^/i. Ti, 780; Serv. ad /.). 

FLAGRUM. Instrument dont on se ser- 
vait principalement pour punir les escla- 
ves (Plant, jémph, ly, 2, 10; Mart. XIT, 
7 9) ; il était composé 
de plusieurs chaînes 
avec des boutons de 
métal aux extrémi- 
tés (de li l'épithète 
Juriim, Juv. y, 1 72), 
et attaché à un manche court, de la même 
façon qu'un fouet; il donnait des coups 
pesants plutôt qu'il ne cinglait. Aussi tes 
effets sont-ils exprimés par des mots qui 
signifient frapper lourdement, battre avec 




274 rLAMKH. 

force, briser (fiiutre, PUul. Merc. il, 
3,S0;rampere,Vlp.Dig.AT, 10,9),el 
Don couper ou cingler, trait ciraclirU- 
tique du fta^tllum. On Uaa\t Cependanl 
(Uni Tile-Live (IIVIII, \\)c»tafiagra. 
L> gniure c*t copiée d'un modèle decou- 
Terl ■ Herculinum 1 on ■ Irouié •uui 
d'tutre* qiécinieDi dam lei mûoni de 
cette ville, avec deui et cinq cordei, 
mais do reite (cmbUbles i celui que nom 
donnoni. 

3. Flagrum lalU tatellatum (uiaTiE 
ô<rTpsiY«liBrii). Fouel compoii de plu- 
lieuri Unièrei (^">- 
lixt fimirialiBH) aux- 

Sillet on attachait 
ouelets de mou- 
ton ((a/i) ; il était Ëié 
à un manche court; 
les prètrei de Cjb^e 
affeclaient de t'en 
frapper pour exciter 
la compauion de la 
nullilude ignorante 
Mpul. Uei. vui, p. 
IT3). U Ëgure a- 
jointe, correipaDdan t 

deicriplion, estropiée 
d'un bas-relief de 
marbre représentant 
Crbèle eotourée de* divers objets em- 
ployés dans ton culte, au nombre dei- 
qudt est ce fonet. 

3. Flagrum &mbriatum (ApuL /. c). 
Fouet muni de plutieun lanières qui pen- 
dent ensemble comme une frange ( An- 
irUt) : de U vient k nom. 

FLAHEN. Flamine -. titre donnée tout 
préire romain attacbé au service d'une 
divinité (Cic. Leg. Il, 8). Chacun de ces 

SrtlTcs était distingué par le nom du dieu 

84); ainsi Dialii, llimine de Jupiter; 
lUarlialù, de Mars; Quirinalu. de Ro- 
mulut. Le vêtement ponti&cal du Qiiniine 
étiit la Imna, altai:Dée par une broche 
près de la gorge, un b4too d'olivier et le 
bonnet appelé a^ix, surmonté d'une touSe 
de laine au-dettui (Serv. ad Virg. /En. 
IT. î«î). 

FIAMINICA. Femme du UBinine de 
]u|»ter. (Feilut, -v. Flaaun). 



noiBei (VtsEt ird. u, I ; Il 
POD Id rint |i«tit-itre de 
a qu'tQe ctùt \M,at corn- 
ac le Toihi dêi fiancici ^ 
ifkmmiam), ou de ce 
()u>Ue iuît dccoapée au 
lient m Uupia pointors, 

«1 : non» ai doonom un 



hefàiatîik<im. 

FOCiLE («plMTVKetSu»). Pièce d'é- 
Mie <|u canlo]^il le om et le bu de 
h Igin« (fatti, ^aati faacalt], coolme 
notre cnMito. Elle Était 



itma Cûat. Soi. U, 
1. ]&&; Qaint. xi, 
t, 144), et DOD com- 
■M nue pirtie ordi' 
umdu cottnme, aiui que chez noua ; 
niù quand l'empire en l'étendanLfor^ 
Il loUit rontain d'eodurer lea rigueur* 
ia elioati du Nord, il temble qu'elle (at 
«iapln gfaiérmtenteiit dans l'armie; car 
«ik nt portée laiu eiceptiiHi par le* Irou- 
indaanDéïi de Trajau, de Mlft-Aurèle 
tt de Septtme Séràre, de la hi^ que 
■outre le ^liànien d-joiut. Ici bonu 
I*i>daBl nr la poitriiie,eilcteineiit cemme 
>edénilleSGtoliaited'Honce(f. c.) : a 
ailii Jtpatdtnlia, ad fwcadùn coUum 
'I hueei coalra friguinuaùendai. 

FOCARIUS. Eidavc domeatique de la 
'^'uelapluibuM; il était allachéàla 



pi't.(Ulp. Dig. 4,8, 1). 

î. Futaria, Ewlaie du seie téminÎD, 
raplojie au tranux nommét eUdeaiui ; 
Slteile nUine (Ulp. Dir. 31, 7, 11; 

fonf-ii-is). !■»... 

FOCUUIS. DiminutirdeFocci : tout 
"'«r petit ou portatif. Ce mot éteil prii 
prtinlicrtneDt dant lea uoi luivaat* : 

^ Caviti au haut d'un autel pour lei 
Wnada à coniumer, dan) laquelle on 
aUinuit le fen (Liv. u, U)) par ei- 
l^OD, l'anlel lui-même ( Cic. Dom. 
^^)' U piTOR représente un petit au- 



il de nurbra où l'on Toil an baut le 



foculiu , d'aprèi un modèle tromé à 
Antiuma 

I. (tiT)iifmv). Bnuier ou réchaud, 
dan* lequel on brûlait du cbarbon ou des 
cendrei vif élalei de boii pour èchauSér 
les appartement). On en a découtert pla- 



ùeur* dan* les maiiODsd'flercubnum et de 
Pompéi ; ili èlaient ronds ou carrés, mais 
semblables pour le caractère géoértl au 
ipécimen ci-joint, tiré d'un modèle en 

3. Petit fourneau portatif, emploj'é 
pour la cuisine et d'autrea usages (Plaut. 
CaiH. IT, 3, 61 { Ju». Sat. UI, îflî). U 
spécimen a^oinl, d'apièa une peinture 
trouvée à Hereulanum, a 
tre le fourneau Éle'é sui 
support i trois pieds , afin / 
qu il y ait pUce pour la Ten- ' 
tilatioD desiout; il j a une 
parte en avant par laquelle 
on deiait mettre le charbon, 
et un Taie au haut, conte- i 
nani des ingrédients que la j 
figure i«ii]ue pendant qu'ils * 

FOCUS (loiia. lax^pa). Mn, forer 
de ta maison (Cic. j«n. ie;Hor.<M.i, 
9,5; Tibull. I, I, 6). Cbei les Romains, 
te foyer était consacré aui tara et regardé 
comme na lieu sacré daoi la maison ; en 
conséquence, il était situé dans la salle 
publique on atrium , où était aussi l'autel 
des dieux domestique* ^vojr. AlA, &); 
de li la juxtapoailioo fréquente des mots 
pro arii elfoài dans les circonstances so- 
IcnDelles. Le /ôctu consistait en nnepUte- 
forme eairée de pierre on de briquet, 



378 



FOCOS. 



élevée d«quelqui 
an-deoiu du lol, comme Icntonireat ctii- 
raneDtdeDOmbreuxipécimeuiqu'oDTOït 
encore à Pompéi ; c'cjt là que le [eu était 
allumé avec des baehea de boii repoiuit 
lur dacheaeti(i>or«'], maille plui loU' 
vent iKiuluyiu et sans chemina pour li- 
vrer nauage à la fiimée. 

2. Hème sens que FocuLCS, 1. Partie 
creuie au haut d'un autel pour ta oITraa- 
dei à comumer, d>ai laquelle élail allumé 
le léu : par exteoiiaD, l'autel lui-même 
(Ov. A. Am. I, 637 ; Tibulle, l, 8, 70). 

i.' Fotut luricremU. Brasier bit de 
métal et muni de pDÎgnéei pour qu'on pût 
le transporter de 
^ace eu iflac 



était plie 






Mllet, devant l'ai 
tel ou la italue d'u 
ne divinité : il ki 



pour brûler dei 
paitillei d'enceni 
{Ot. Ber. u, 18; I 
Mariai, Fr, Jrv. 
p. 311). U gn- ' 
vnre, prise d'une lucipooe fresque ro- 
maine, montre une femme avec un plat 
de putilles dans M main gauche et le 
fociu luricremii brdlint k terre à côté 
d'elle, et dans lequel elle jette les pas- 
tilla uue i une. 

t. Sorte de réchaud inventé par lu 
Romains adonnés auluxe, pour avoir leurs 
potaga et leurs ragoAti tout é fait cbauds 



i les 



Et contenait un feu de 




charbon allumé, ainsi que le plat et le 
vase avec les vianda prépiréa. On ap- 
portai! le tout eosembie de la cuisine a la 



salie i manger, ee que Sénèque exprinv 
en disant que la cuisine accompune k 
repas : Caiioacanam protfifuitur (Sente 
Ep. 78J. La giavare représenle un ustoi- 
sile de ce genre, d'après un modèle eo 
brome trouvé à Pompéi, avec ua plan ai 
coupe de l'intérieur et >iD deuin de la 
casserole qui contenait les viandes, jdacé 
entre les deux. Le charbon était introdull 
par la porte dn bas ; la fiiniée >'êcliappail 
par deux ouvertura latéral» oméa cha- 
cune d'une tête de lion; l'anae, piacéeau 
sommet, servait pour porter te fociu, d la 
cauerole était ^sée sur la partie supé- 
rieure , où elle était supportée par le re- 
bord qui entourait aa surhce. i 

FODINA (ijiTiUov). Mine dont on tiie 
da métaux, etc.; cbique mina parti- 
culière était caractérisée par uo nom a| ' 
cial : ainsi auri fodina, mine d'or; . 
genti fodina, mine d'argent. Ces «pres- 
sions ne forment même souvent qu'au aeal 
mot. {Ulp. Dig. 17, 9, 3i VUniv. Plia. 
paiiim). 

FOENISECA, F(EMSECTOR, FCC- 
NISEX. Faucluur d'herbe avec une bui, 
par opposition aumoissonueur de blé avM 
une faucille (ColumeU. u. IB, &; u, I, 
13; Varro, S. il. l, i9, i). 

FOLLli;ULARE (iii%«.\utl. Boiid'oM 
rame, au point où il avance hora de l'oo- 
vertura; il était entouré d'un diapean de 
cuir (fatlieulut), pour diminuer le Irotte- 



ment et la détérioration de la rame et ea>' 
pécher l'eau dans la mers aptéa de pé- 
nétrer dans le vaisseau par ronnrtare- 
La forme et la place de ce chapeau soot 
clairement indiquées par la gravure, qui 
représente plusieurs rames recouvens 
ainsi que nous l'avons dit et ainsi qu'au kl 
voit sur le câ té d'un vaisseau, dans un bat- 
relief de la villa Alhani. 

FOLLICULUS. Diminutif de FoLUi. 

FOLLIQ. Bailoa gon/U itair; il était 
de grande dimension , et fort léger, ter' 



dien UJ, jMikliéeptr HereiiTiati (fijma. 
p. 136). Ce biUoD le npproche, pour le* 
dîaeoiioi», de U tchïc enflée, cl r>p- 
pdl«, pour U uuDicra dont on le Udcc. 
un jru CDCore commuD CD lUlie, H coonu 
' mde JCD de btllon {ilgiuoco del 

1 ont le» 

u poi- 
! de giDtelcl 
■cmbUble à celui que repréieole la gra- 
tore. C'eit itec ce gantelet qu'ili frap- 
pent le ballOD qu'une autre penonoe kur 
dooDc, camae celui qui tat U Iwlk au 

]. CouMÏD ou malelai eonflé d'air, au 
lieu d'être rembourré de pinmei. Les plu- 
ma marquaieut plna de luxe (Lunbrid. 
£Ug. IS). 

i. Large bourae de cuir pour tenir 
l'aifent ( Juv. xir, 3SI ) i elle était em- 

P"»!'' 

milil 

;v<s . ^ 

t. (f wra). Soufflet, compose de deux 

_i — . _. ^ toupape i air (pai 

le peau de bteuf ou d 




317 



I en Toit un tpicinieD 
dan> la figure ci-joiute, priw d'une lam- 
pe en terre cuite , de la collection de Li- 
celui (£ii«rn. Tl, Î4, î ; cf. Cic, *. 0. 1, 
30 ; Pen. T, 1 1). Da souRleti, faili auMÎ 
de peau de bouc (follei kirâni), toat 
mentionnéi par Horace (Sal. i, 4, 19); 
d'autrea en peau de taureau (follet tau- 
rin;), par Vfrgile (fl«ry. ,t, ni); mai. 
cette dernière expreuion eii poétique et 
marque rignorance d'un fait bien connu, 
MTOir, que la pean de taureau ne vaut 
rien pour taire dei Mufllet* (Beckman, 
But. af latrutio/u, Tol. 1, p. M ; Lon- 
dret, ISIfl). 

6. FoUà faèrilu. SoufBel de forge- 
ron (Ut. ixiviii, 7) de dimeniioui con- 
lidèiablei, comme ceux qu'on emploie 
dam noi forget; U gravure au mot FsB- 
■AUrS ta donne un ipècimen. 

FORCEPS dropiTP")- TenaUlu, dODl 
le* forreron* aa lerTaienl pour retirci le 
méUlécbaufréauféuet le tenir lur l'en- 



clume pendant qu'ili te lra*alllaieDt 
[bidor. Orig, xn, 7, 3; Or. Met. lu, 
ïT7i Virg. £a. Tin, 463). La graTure 
repréiente de> leaaillel de Vulcain d'a- 
pre* un baa-relief de mariire. Comparez 
U graTure de* mot* Hakccs et Hahcu- 
ics. 

1. {^tl^iffa). Eipèce particulière 
d'intrument de dentiate, en forme de 
pinee* , eMployé pour extraire le* racine* 



méJec 



découTert parmi d'autrei inttnimenl* de 
chirurgie, dana une maiion de Pompéi, 
et auquel il lemble en effet destiné. 

i. (iiatt&taa). Pince* pour arracber 

te* deaU ( Celiui, vil, 12, I); elle* 

étaient armées de griffai Tccourbéei (ua- 

LncU. Sal. lu. Il , éd. Gerlach. ]. 



278 



FOBFltX. 



FOUS. 



4. (ipSioOripa, Senr. ad, Virg. JEn, 
XII , 404 ). Pinoet faites spécialement 
pour extraire d'une blessure des têtes de 
lances ou de flèches (Virg. et Serv. /. c). 

5. Mot de la langue militaire ; même 
sens oue FobfbXi 3 (Cato, ap. Fest. v. 
Serra). 

FORFEX ^oiVia (tàxaipa SiicXî), Pol- 
lux, 11, 32). Ciseaux rogneurs ovigrwids 

ciseaux, employés ^osbê^^^^ 
pour couper (Colu- ^3^5^^^ 
mell. XII, 44, 4), rogner les cheveux ou la 
barbe (Mart. vii, 95], tondre les bêtes à 
laine ( Galpum. Ecl, Y, 74 ) et autres 
usages semblables. Le spécimen repré- 
sente des ciseaux pour tondre les bêtes à 
laine, tels qu'on les voit au-dessus de la 
figure d'un bélier dans une pierre gravée. 
La i^avure au mot Goronarius montre 
un instrument exactement de la même 
forme qui servait de ciseaux ordinaires 
aux faiseurs de couronnes. De plus , la 
forme de l'instrument, arrondie à l'ex- 
trémité, comme Galien le dit de l'instru- 
ment grec appelé <|/aX(c, non-seulement 
établit l'identité de ce mot avec le latin 
forfex, mais explique aussi ses significa- 
tions secondaires, telles que voûte, abside, 
aqueduc cintré. 

2. Louves pour lever des ix>ids (Yitruv. 
X, 2, 2). 

3. Dans le langage militaire, tenaille 
ou corps de troupes disposé en forme de 
V, pour recevoir l'attaque d'un autre 
corps qui avance en forme de coin ( cu- 
neus) : il laissait l'ennemi pénétrer dans 
ses rangs, puis se repliait sur ses côtés et 
l'enveloppait (Yeg. Mil, m, 18; Gell. 
X 9). 

'fORFICULA (4>aX(dtov). Diminutif de 
FORFBX (Plin. H. N, XXT, 5, 23). 

FOBI. Pluriel de Fobus. Planchers 
d^un vaisseau ( Glossaire latin et anglo- 
saxon du dixième siècle). Ce mot s'appli- 
que au tablier du pont (Gell. XTI, 19, 
3 ) ; aux passages par lesquels les mate- 
lots circulaient dans le vaisseau (Cic. 
Sen, 6; Lucan. m, 630) ; à ceux qui 
étaient ménagés entre les bancs des ra- 
meurs (Virg. JEn, VI, 412) et peut-être 
aux bancs eux-mêmes (Isidor. Orig, xix, 

2)- 

2. Places sur une plate-forme provi- 



soire élevée pour la commodité des per- 
sonnes qui assistaient à un spectable pu- 
blic (Liv. 1, 35; Festus, i;. Forun). 

3. Planchers superposés par lesquels 
les cultivateurs romains divisaient quel- 
quefois leurs ruches ( Virg. G, iv, 250 } 
en un certain nombre d'étages distincts, 
comme le montre le spécimen ci-joiot , 





d'après un modèle en bronze découvert à 
Pompéi. La figure k main gauche repré- 
sente l'extérieur; celle a main droite, 
une coupe de l'intérieur divisé en eu- 
ges ; enfin celle du haut , le couvercle 
mobile avec sa poignée. 

4. Sillons étroits dans un champ ob 
dans un jardin tracés eu lignes parallèles 
avec la houe (Columell. x, 92, 1). 

FORlCiE. Commodités publiques, 
comme les cabinets tt aisance de P^ris , 
construites en divers endroits de Rome. 
La faible rétribution que l'on payait et 
les proGts résultant de la vente du con- 
tenu, engageaient quelques individus à 
prendre de tels lieux à bail, comme 
moyen de gagner leur vie (Juv. m, 38; 
Buperti ad. l.\ cf. Furlanetto «</ '-<^' 
Forcelin. s. v, ). 

FORICARIUS. Qui tenait à bail des 
foricm (Paul. Dir, 22, 1, 17, S ^)* 

FORICULA. Diminutif de FoBis : i«- 
let (Varro, R, R, I, 59, 1). Voy. la gra- 
vure au mot Fenbstblla ; on y voit 
nn petit enfoncement à rextérienr de h 
muraille pour recevoir un volet de bois, 
quand on le repoussait de devant b fenê- 
tre. 

FORIS (ffavîç, x>tffidtç, Owpstpov). U 
porte elle-même, distincte du cliissis de 
la porte (Liv. vi, 34; Cic. Ferr. ii, I. 
26; Plaut. Cure, i, 3, 1), particulièif 
ment celle qui s'ouvrait au dehors (Serv. 
ad JEn, i, 449).' Les nortes des anciens 
étaient généralement doubles comme no$ 
portes à battants (Voy. la gravure au mol 



JilBl) ; en ctnuéiiaeiite lemot/tin. 
le plus HMiTenl FBiplayé au ploriel ; i 
ipând QD )e reMoDini au «inguliïr 



bal «DtrDdre qu'il n'cM qiwirioa que 
d'm «1 ds baïunli ( Ot. Hir. xil, 
IM) oa ifne la porte q'cd mit qu'un. 
Ui indcDi M serraient quclquefoia de 
ptinQ{iireille>irinlérienr de leuninai- 
■ngi, comme le montre II gravure, priie 
Si Viipte du Vatican. 

Ltont earceris. L«t porte* qui (ér- 
uieiit an cirqne le devant d'une Malle 
duu laquelle les ehenui et \t» chars 
itatiMnaieiit avant de partir pour la 



Mnrie, comnie le montre ta gravure ci- 
jrâDl« , (Taprà nu bat-relief du musée 
iiTiunnique (Ov. Triit. T. 9, ÎB). 

FORMA {tÙKttc]. Moditt, moule OU 
tout IX qui aert à faire prendre une forme 
luiidijtti d'une nature plailique, fuaible 
M ductile. 

I. Moule pour mouler des ouvrages 



en terre cuite. Un les ùisail en pierre et 
on y gravait le deuin en creui : poit 
on j pressait l'atfile humide et on la 
mettait au four pour itn cuile dans son 
moule. La gravure montre i main droite 



fusibles, objets d'art en brouse (Plin. H. 
if. XXITI, 49), monnaies (Lamprid. 
j4lex. Stv. 19 ) et autres choses de m^ 
me nature ; on les faisait aaiii en pierre, 
luffisammoit dure pour rester à la cha- 
leur de la tonte, ou en terre cuite; c'est 
en cette nalière qu'est le spécimen ci- 



joint , représentant un moule original 
pour monnaies, avec un spécimen de la 
pièce, à coté, sur une échelle un peu plut 
grande. Plusicun modèles , avec le des- 
sin gravé k l'envers des deux ciïléi, sont 
diiposéi dans ]a case à une diiunce l'un 
de l'aulre qui correspond eisclement à 



:é laiénle d' 



le métal liquide daus la 
su il coulait par les trous 
iju uu Tuit 111, CI produisait une monnaie 
parfaite entre chaoue lit de t<rpea. 
3. Moule pour faire des briques (Pal- 



lad, t 



12). 



4. Houte en buii dans leqitel on Ut- 
sait les fromiges k ta crème (Columell. 
vil, B, 7 } ; il était désigné aussi par le 
diminutif /orma^d (Pallad. ti, 9, 1). 

5. (xoiiinDUc). Formt de eordonnitr, 
semblable aux nâlres, et munie d'un 
maoehe ainsi qu'on le voit 
dans le spécimen ct-joint, 
d'après une peinture d'Her- ^ 
culanum , qui représente 
deux génies taisant les cor- 
donniers (Hor. Sut. Il, a, 106; Ulp. 
Dig.9.7. 5, S 3). 

6. Voie d'eau ou canal d'un aqueduc, 
ou cette partie de l'aqueduc qu'on con- 
duit tinu lerrt au lien de l'élever sur des 



voit _ 

•Heî: /V 

^tet^^ 



SSO ' 



FolMACnri. 







arcbea (Frontin, Àq. 7S, IS6), cl qui 
ptr coiu^ciueiit eit tcellé* daoi le sot 
comme un objet moulé diDl >oq moule. 

FORHACEIJS. Voy. Paiiks. 

FOBMELLA. Dlminulif Je FouiA. 
Pelil moule poui 
tiâcielte et de bnUi- 
lie lu paiuoDi quand 
on le pré)i«rait pour 
le dîner; ou nrabi- 
blemenl un plat en 
forme de poiuou, comme 
ci-joint, qui repriiente un modèle trouvé 
àPompéi (Apic. IX, 12). 

FORHIDO. Sorte d'épouTaiituI em- 
ployé par le» cbaueun pour pouuer leur 
C'oie dana une certaine direction, et »er» 
lieu DLi lei Clets étaient tendus. Il eou- 
■idait en une lounie corde étendue en 
traven d'un certiin lieu , et à laquelle 
étaient altacbéa dei plumet de difKren- 
le> couleurs; ellei effrayaient leianimaux 
en t'agilant au teot et la d^ourniient 
de le Tclirer ten l'endrail oii l'étalait 
l'épouTintail (Grat. B&, 8B ; Nemes, 304 ; 
Vil^. £n. III, 7&0; Senec. île Ira, u, 
12). Horace fait allution i cet épouvan- 
tail (AU. I, 8. 3) quand il appelle Priape 
la teireor dei ïoleur», furum farmido. 

FORMULA, Diminutif de Foui*. 

FORNACARIUS , FORNACATOB, 
FURNACATOR. EiclaTe qui deiaii veil- 
ler >ur un four Ou lur un fourneau dam 
des baint (Ulp. Dig. B, 1, 17 ; Paul. Dig. 
S3, T, 14; loieript. des baiat de Pom- 
péi. 

FORNACULA. Diminutif de Fomn». 
Petite fouruBiie pour fondre des méliui 
(JuT. X, 82), ou pour échanlTer, hm 



bouillir ou fondre un objet de nature li- 
quide ou fuiible. \a. gravure représente 
la perspective d'une ancienne foraaeida 



romaine', découverte dam udc (molle 
faite prêt de Waiulbrd dam le Nor- 
ihamplouihire ; on j faiiait le veniii em- 
ployé dam une poterie ïoi- _ 
ùue pour couvrir l'exlé- S~ \ 
rieur dei vaseï de. terre ^jV ifc 
qu'on 7 fabriquait. La pe- f3^^^ 
tite gravure qui niit pré- ^ ^ BK t 
senta une coupe traniver- " 
sale de la chaudière et de la fouinaiie, cl 
montre comment elles étaient dispuéB. 
2. Fornacala balaeBmm. Fdutwiii 
et ,tuyaui employés pour éclMufler li 
chambra tbeimalë dansdet bains (Froal. 



ad M. Cms. I, tf. 3) ; on les voit clùf- 
ment dam la gravure ci-joime, rtprtwB- 
lint le plan en coupe d'une |néM ^ 
bains trouvée dans dei ibuille* i Tixn- 
lum : le fourneau est i gauche avec l« 
cbandièrm aunleuui , et vers la ilrailt 
sont les tujBiia qui l'élendenl loui init 
le plancher de U chambre. 

FORNAX (xdinvgO. Four pour eairc 
de la poterie (Cic N. D. i, 3T). U {n- 
vure repréacDle les reslei d'un fouripa- 



I, découvert piéi de Cirtor 




itat le NortbunptoiHbire. Lt'porte bute 
ut le dennt M l'mtrée du fouroFiu 
Ifnfamiuat) ; Il roDitniction cirmlaire 
jar derrière al le four (Uns Iniuel Ira *«- 
ta étùenl cuiU lur dd pliDcher lUipendu 
n-dtmii du fonnieaii. Le pliDcher >ub- 
mlediDi toa entier comine le repréiente 
Il (TaTore ; miis U manicre dont il était 
apporté par ud pilier ceotral, l'empla- 
ccmeol dn foumBia, U poulion dei luei 
(t la lodte qui couinit le four, h com- 
praidnnil mieui 
ptr la coope ci- 

trudioD , daai la- 
quelle on Toil umb 
CM détaïU. Rien 
n'eil ajouté, û ce «Il 
D'est queUfiic* la- N 
w* et Doe ligne 
poialée pour indique 
el primitiie du four. 

2. Fornaimrnria. Four pour la fente 
Jtt mélùor, haul-fbiiniesu ( Plin. H. H. 
■I, 42; Vire. Alr. vn, tl3S). Mou» en 

■mr>. 

3. Fornax calcaria. Four i diaas 
(Cato, F. S. 3S, 4); il éliit cODitruit 
de la manière luÎTante : on creuuit U 
t«Te à une profondeur tufEiante pour 
former une Toute ipacieDie (fornix) pour 
le fboTOfaa, atec une eniree ijirmfur- 
nium) aur lé dSTanl et par derrière : la 
fireinière pour mettre le boii, la leconde 
pour miTCT lei cendre». Le* poiu (/a"- 
ta ), où l'onTriient lei bouches du four- 
neau, l'enfonçaient dani une direction 
perpendicnlaiie pour protéger contre Ira 
courant» du «eut le fourneau et >es ou- 
TCTtuiTS. La partie du four qui était au- 
detsu* du m1 (Jiuino fornax) était alora 
éterée en briqnra ou pierres brolei (ce- 
neuf a), rerètoe d'irgile pour concentrer 
la chaiéDr,<lde (orme conique, large de 
(il (ûeds au fond et le fétiècîuant jus- 
qu'à troi* *en te haut, où elle se termi- 
nait par une ovrerture ou cheniinèe cir- 
cukîre (oriû lummut). 

4. Fontax bnlinei (Labeo, i%. 19, 3, 
58)- FoomcMi de bajo. Voj. FomnA- 

FORNICATUS. Voj. Pabi». 



rounx. 381 

FORNIX.^reif.conilniclion figurant 
un tegmeul de cercle et formée par dei 
ÎLtrados el des *oni>oin que tient réunis 
leur graiititioD réciproque (Cic. Top. 4 ; 
Seoec. £/>. 90). Même sens que Akcds, 



peler ta mémoire et 
(Cie. rerr.i, 1 ; il, 
id., xxini, 3); ce 



un individu pour rap- 
pour orner une Tille 
S3;LiT.Hxm,lT; 
n'était pai un arc dé 
, . umpluilL). comme le 

prouTent Ira pastagra de Tite-Liie, qui 
l'appliquent k det arct éteTèt , l'un par 
Scipion l'Africain stant le commence- 
ment d'une campagne , et l'iulre par L. 
Stertioius i l'expiration de ton comman- 
dement, qui se termina tant qu'il obtint 
Ira bonneun du triomphe. L'are formant 
une des entrées du fonim i Pompéi s'ap- 
pelait proprement fornixi celui de Titus, 
de Septime Sévère ou de CoaiUntin à 
Rome, artttt, quoique l'aspect eitèrieur, 
pour l'omemenlation et le dessin, tùl le 
même dans les deux cas. Voy. Aicri, 6, 
et la graTure à ce mot. 

3. Foule ou chamira iroûtJe ; ^Tiiea- 
cdles qui étaient étroïtra et 
, comme cellet qu'habitaient 
Ira oclBTra et le pauvre peuple; de là, 
le léduit d'une prostituée nilgaire (flor. 
Sot. I, :, 30, Juv. II, 1 7 1) ; ces femmra 
à Rome te livraient k leur mélier sou* 
des voiltra de ee genre, et c'est de là 
qu'est Tenu le terme moderne de forni- 
cation. La gra 



de petitra cbambres construites de cette 
bcon, Irouvéraau milieu desruinetd'une 
vilU romaine lur le golfe de Gtëte. Lm 
portes el le mur qui les fermaient par de- 
vant ont été détruits; mais la débris sont 
lulfisanta pour donner une idée claire de 
la construction appelée fornix. 

t. Porte Je lorlit voûlée, pratiquée 
dans Ira tours et la murailla des places 



fortiCce» et par laquelle la aiiiégét pou- 
laieat Elire une imiplioD loudaioe sur 
t (Liv. xxXTi, 3S). La gn- 



Ture miréieiite uae dei tours qui (aiuient 

ÎarIJe àft muraillet de Pompéi, dam wn 
tat actuel , avec la porte de lortie tur la 
gauche, au bas ; les deux archet olueum 
qu'on voit au-deuni contiennent lei eua- 
lien et étaient cachéei par le mur eilé- 
rieur, quand la lour était dani ion étal 
primitif. 

FORISUS. Même wiu que FOKHOI 
(Varro, ap. Mon. t. v.), 

FORPEX(Cala. /t. R. 10; Suet. ^uf. 
Ib). Même sena que FoHFEX, lenaillei. 

FORTAX ( Cito. X. A. 3B ). Nom 
donné aux niauei de craie dispo>éei en 
forme d'arche (foraic) au-deiiui du 
ka dans un four à chiui, de manière à 
se soutenir ellea-mémee par leur poidi ré- 
ciproque Pt à soutenir ausai toute la masse 
placée Bu-dessua d'elles dani le four, pen- 
dant qu'on chauffe au-desiout pour bire 
la chaux. 

FORULUS. Petit corps de bièliolhiijue 



u placard pour 
qui n'est pas fiié a une 1B- 
çon permanente à la mu- ti 
raille , ainsi que l'arma- jg 

petit dépAt mobile (Suet. ' |J 
Âug. 31 ) pour quelques |{ ] 
auteurs Tavoris, comme on \ | 
le voit dans le spécimen ci- Li 
joint , pria d'un bas-relief ^ 
d'un aarcophage , servant 
maintenanl de t>as9in é une fontai 
une des rues de Home. 

FOHUH. Dans ton sens primitif, c« 
mot tigniliail un espace de terre décou- 



', 31S), 






vert qu'on laissait derant nue taMbe et 
sur lequel on avait le même droit de pro- 
[iriélé que sur le sépulcre même (Feslni, 
,.v.;Q.\c.de Leg.ïl.H). 

2. (i^opà)' Place dt maixhi, ttaât- 
tant en une lar^ orta découierte an cen- 
tre , où -les geni de campagne étlbinit 
leurs produits pour U vente; elle éuit 
enlourée de liitimenttet de coIobusiIh, 
soui lesquelles let différenlt métiers élr- 
vaient des boutiques et étaUieol leurs 
denrées ou Imrs marchandiset. Dans In 
petites viltet, un seul /brum snfGiail pour 
diRérenta marchés; mais dans les gnodei 
villn comme Rome, presque disque cUw 
de marchands pour l'approTiiionDemnil 
avait un marché k elle, dlstin^ par le 



«quoi 



eudail : 



sont r^trésenlés daDSlagimireci-joinK, 
d'après une ancienne peinture conKDUI 
des Tuei de plusieurs emplareownlt de II 
Tille de Rome, avec leurs noms iuscriti 
au-desius de cbacnD . Celle granuc Dion- 
tra diitinclement la manière dont une 

5 lace de marché chez les andoit éui' 
iipoiée et enfermée (Varr. i.t.v.ltS]- 
3. Forum , c'ett-i^dire vute place dé- 
eoiiverle d'un genre i peu près sembUble 
à celle que noua venons de décrire, bw 
tracée sur une échelle beaucoBP pi» 

Ennde, et destioée aux assemblées pa- 
liques qui se tenaient ea plein tir fl lU 
rè^lemenl des albim judiciaires et cod- 
mercitles, plutôt qu'a servir de iinip>> 
marché aux provisiona (Varro, S. R. t, 
US). Elle était enlourée par les priso- 

Kux édifices publics, cours de Jutia, 
ailiques , temples, et par de spaoeiwt 
colonnades d'un ou de pinsieun éli{0 



FOItW. 

du» loqiKlles lei mirchtndi les ban- 
quien, la asurien iiaiciit'leun comp* 
iwn ri binient Icnr InGc (VilniT. T, I , 
i'.Oot reste rien mainteDint du bmeux 
fonim romain, que In débrji de quelques- 
lu lin édiScfs qu'il caDleuait ou qui 
ilt l'élèreut avec une ma- 
« , ou K>nt dÛMininés parmi 
s modernes qu i cncombreat rem- 
piauaMul du forum. Son ancien uiveau 
al tawieli mmu troii ou quatre pied» de 
Ion Cl de décooibna, de telle sorte que 
la (im nboe qu'il occupait, atec ses 
dimenDooi, est un des paÎDls les plus 
roateitéidela (opogrmphie romaiucllaii 



jotcioliti 



le* fouille) de Pompéi ont mis i âceou- 
Tert le forum de celle lille , dont les rea- 
. les sout aiseï couiidérablei pour nous 
permettre de tracer le plan de* différenli 
ediGcc* qui l'enlourent et d'indiquer l'u- 
sa^ probable de chacun d'eux : on aon 
ainsi une idée générale de l'aspect ordi- 
naire de cet places et de la manière dont 
ellea étaient dispotées. Varia centrale est 
panée de larges dalles carrées, siirlesquel» 
les on voit encore des iMses pour plu- 
sieurs statues; elle eat entourée d'une co- 
loDDade dorique à deux étages, le long de 
laquelle régne une suite d'«tifîc«s éleréa 
et spacieux. L'entrée principale est un 



imm 



iq?fi 



•'||c(/(iniù:),A,Mr1e«oiDàinainganebe 1 trmple, i main droite, ett um swonde 
™ pUn, et à cAlé d'un temple d'ordre entrée dn forum, et à càté la prison pu- 
QTinlhien, ■, qu'on suppose avoir été blique (enrcir], C, dans laquelle on a 
'^'«■«cTé à Jupiter, De lautre «ôlé du trouvé les ouement* de deux hommes 



28 i 



FOBCM. 



Fossom. 



avec les fers aux pieds. Adjacent à 'cette 
entrée , est un long et peu profond édi- 
fice , D, qui a plusieurs entrées sur la co- 
lonnade, et qui aurait été, selon la con- 
jecture des antiquaires napolitains , un 
grenier public (/lorreum). L'édifice qui 
suit est un autre temple d'ordre co- 
rinthien, B, consacrée Vénus, comme 
•emble le prouver une inscription trou- 
vée en ce lieu. Il est sur une area enfer- 
mée par un mur nu et un péristyle, dont 
la prmcipale entrée ouvre sur une rue la- 
térale qui aboutit au forum et court le 
long de la basilique , F, au delà de la- 

3uelle sont trois maisons particulières hors 
es limites du' forum. Le côté le plus 
éloigné ou le côté sud du carré est occupé 
par trois édifices publics, 6, H, l, qui se 
ressemblent pour le plan et les dimensions. 
Ils ont été tous décorés de colonnes et de 
statues dont il reste encore des débris sur 
le plancher, mais qui ne suffisent pas pour 
décider à quel usage ces édifices servaient. 
On conjecture simplement que le premier 
était une maison de consul [curia) ; le se* 
cond, le trésor (mrarium) ; et le dernier 
une seconde cune. Au delà est une autre 
rue, ouvrant sur le forum; en tournant 
l'angle , on trouve les débris d'un édifice 
carre, k, auquel on ne peut assigner 
d'usage satisfaisant. L'espace qui est der- 
rière est occupé par l'emplacement de 
trois maisons privées. Vient ensuite une 
large pièce de terrain , l , entourée par 
une colonnade (porticus) et un cloître 
{crypta), et décorée sur le devant, là où 
elle fait face au forum, d'un portique 
d'entrée ou vestibule fort spacieux {cfial- 
cidicum), toutes constructions faites aux 
frais d'une femme nommée Eumachia. 
Au delà est un petit temple. H, sur une 
base élevée, et consacré,, selon quelques 
auteurs, à Mercure , et selon d'autres, à 
Quirinus. Tout près était un édifice. H, 
avec une large tribune demi -circulaire ou 
abside à Textrémité, qu'on suppose avoir 
été une salle de réunion pour les Augus- 
tales, ou une maison commune ( senacu- 
lum) pour le sénat de Pompéi. Le der- 
rière de ces deux bAtiments est couvert 
par le local appartenant à un établisse- 
ment de foulon (fullonica), La dernière 
construction, o, est un édifice magniGque | 



avec diverses dépendances, appelé com- 
munément lé Panthéon, à cause de douse 
piédestaux placés en cercle autour d'un 
au tel qui est au centre et qui supportait 
jadis, à ce qu'on suppose, les statues des 
DU Magtù ou des douze divinités prioci> 
pales ; mais le genre des décorations et 
les sujets des peintures nombreuses qui 
ornaient les murailles, donnent beau- 
coup de vraisemblance à une conjecture 
ingénieuse qui fait de cet édifice une 
salle de banquet appartenant aux Augus- 
tales. 

4. (Peut-être ûicoXYjvtov ). Partie spé- 
ciale du pressoir où l'on faisait du vin ou 
de l'huile (Varro, i, 54, 2; ColumelLxi, 
2, 71; XII, 18, 3). Dans tous ces pas- 
sages, elle est énumérée avec les presiO, 
les instruments et les vases qu'on eo- 

Eloyait à cet effet. Le nom s'adaplerait 
ien aux parties marquées H H sur le plaa 
du pressoir trouvé dans les fouillei de 
Stabia, qui est donné au mot Torcula* 
miUM. 

FORUS. Même sens que Forum (Lu- 
cil. Sat, in, 23, Gerlach.; Pompon, ap. 
Non. I, p. 206). 

2. Forusaieatorîus, Table à dés(Sae- 
ton. Jugust. 71; Senec. Cotuol, ad 
Polrh, 86). 

FOSSOR (ôpOxTYic). Terrassier (Ins- 
cript, ap. Murât. 1970, 8), ou mineur 
( Stat. Tfieb, n, 418 ), c'est-à-dire qui 




fouille profondément le sol ou qui exir^ii 
en creusant avec un instrument à pointe 
aiguë , comme la pioche {dolabra fos»^ 
ria) ; c'est ce que montre la grawre «• 



FBAOES. 



FBIGIRARIIJM. 



285 



jobte, repréiciiUDt nn terrassier à Tœu- 
Treduis les ettaoombes de Rome, d'après 
ose pâDtare sépulcrale de l'ère cnré- 
tiesne. La krape placée à côté de lui 
indique qu'il travaille sous terre. 

2. Conine le terrassier Cûsait usage 
de II bêche (ptiU) pour enlever la terre 
qu'il avait remuée avec la pioche {doia' 
on), le mot est aussi employé pour dési- 
gner cdui qui dans les diamps retourne 




00 ereuse le sol avec une bêche (Virg. 
Gforg. n, 364 ; Pallad. i, 6, 1 1 ), com- 
B» on le voit dans le spécimen ci-joinr, 
d'après Due peinture du même genre que 
la dernière» 

FRACES ( eTl|&9vXa). Gosses de l'oli- 
ve, iorès que le jus a été extrait du fruit 
br^ et prisse (Gato, i?. i?. S6 et 64 ). 

rRAMEA. LÀnce dont se servaient les 
Gemuins; elle avait une tête de fer 
courte, mais fort aiguë, et était employée 



têtière et les rênes (Gic. Hor. Virg.). Le 




comme pique dans la mêlée et comme 
Irait pour lancer (Tac. Germ, 6) : c'est 
deeette ht^pn que s'en sert la figure ci- 
jointe, représentant un guerrier germain 
urla colonne de Marc-Aurèle. 

FREKUM et FRifiNUN (xo^tvéc). 
^ride de cheval, comprenant le mon, la | 




spécimen est copié de l'arc de Septime 
Sévèi^ 

FRIGIDARIUM. Place fraîche ou 
garde-manger pour conserver la viande 
(Lucil. Sat, Tiu, 7, éd. Gerlach.). 

3. Une des chambres mentionnées par 
Vitruve, comme appartenant aux bains 
d'un gymnase (Yitruv. v, 11, 2); mais il 
n'en indique pas l'usage et la nature pré- 
cise, et il est difficile de les déterminer. 
Toutefois elle était certainement dis- 
tincte du bain d'eau froide (fri^ida la» 
vatio) avec lequel elle est énumerée : et 
sa place était à on angle opposé de l'é- 
difice et près de la chambre aux huiles 
(eittot/testum), précisément comme le 
représente une peinture des Thermes de 
Titus, donnée au mot Cella, S. En rai- 
sonnant par analogie et d'après le sens 
dans lequel Lucilius emploie ce mot (voy. 
n® 1), nous pourrions conclure que c'é- 
tait une chambre qui ne contenait pas 
de bain, mais qui était simplement tenue 
i une basse température pour donner 
du ton au corps après l'épuisement du 
taconieum ou bain de vapeur, par un 
procédé moins violent qu'un bain immé- 
diat d'eau froide ; c'était une pratique 
fort commune ches les anciens. La diffi- 
culté qu'ils éprouvaient à établir une 
distinction entre les deux expressions 
frigidarium et frigida lavatio, dans le 
passage de Vitruve précité, a conduit 
Mariui et le professeur Becker avec lui à 
changer la première leçon en tepida^ 
rium; mais la peinture à laquelle nous 
renvoyons, tirée des Thermes de Titus, 
où l'on voit un frigidarium attenant à 
un elmothesium , comme l'enseigne Vi- 
truve , suffit pour établir l'authenticité 
de la leçon originale. 

3. jihenum ou vas. Cuve ou citerne 



286 



FBIT1L1.US. 



Fucrs. 



contenant de Teau froide dans des bains 
(Vitruv. V, 10). La manière ingénieuse 
dont les anciens disposaient les différen- 
tes chaudières et cuves nécessaires pour 
alimenter leurs bains de manière à dé- 
penser le moins d'eau et de bois possi- 
ble , est indiquée par la gravure ci- 
jointe , prise d*une pein- 
ture des Thermes de Ti- 
tus, à Rome. La chau- 
dière pour Teau chaude 
( caldarium ) était placée 
immédiatement sur le 
fourneau ; au-dessus, ou à 
ime grande distance du 
feu, était une autre chau- 
dière (tepidarium) qui 
remplaçait immédiate- 
ment le vide laissé dans 
la chaudière quand Teau 
chaude en était tirée, par 
une égale quantité de li- 
quide élevé déjà à une 
température modérée , et était elle-mê- 
me pareillement remplie par Teau du 
réservoir d'eau froide {frigldartum)^ qui, 
comme le montre la figure, était com- 
plètement éloigné de la chaleur du feu. 
FRITILLUS ( ©ipLOç). Cornet à dés, 
fait comme ceux dont on se sert encore, 






avec des intervalles gradués à l'intérieur 
poOr donner aux dés pendant qu'ils des- 
ceudent un mouvement de rotation, ainsi 
que le montre le spécimen, d'après un 
original trouvé dans une fouille à Rome. 
FRONS. Ce mot s'applique aux lÎTres ; 
au pluriel, f rentes 
geminm (Ov. Trist, 
I, 1, 11; Tihull. 
m, 1, 13), les deux 
surfaces extérieures 
ou bases d'un rou- 
leau de papjrus , 
etc., quand il était 
roulé de manière à former un volume 





{Tolumen ) : elles étaient unies et polies 
avec la pierre ponce, et teintes en noir 

auand le rouleau était achevé. On voit 
ans la gravure une boite de livres, d'a- 
près une peinture de Pompéi, dans la- 
quelle il y a huit rouleaux , présentant 
chacun un de leurs frontes. 

FRONTALE {à^rtMl). Bandeau placé 
en travers du front des chevaux (Plin. H. 
y, xxxYii, 174), com- 
me le montre la figure 
ci-jointe , d'après un 
vase d'argile. Elle con- 
sistait quelquefois en 
une plaque d'or (Hom. 
//. T, 358), et, chez 
les personnes de con- 
dition royale, elle était 
souvent enrichie de pierres précieuses 
(Plin. /. c). 

2. Les auteurs grecs font aussi usage 
du même mot pour dé- 
signer le bandeau placé 
d'une manière sembla- 
ble sur le front des fem- ^9B^ ' J 
mes, plus particulière- ^y^WJ 
ment des divinités(Hom. ^y ^"^ 
II. XXII, 469; Het. X V 
Theog, 916), comme 
le montre la figure ci-jointe, d'après un 
vase d'argile. 

3. (npofjicTcimCdiov, Glosa. Yet). Plaque 
de métal placée comme défense sur le front 
et l'os frontal des chevaux appartenant s 
la cavalerie pesamment armée des Grre 
et des Romains (Àrrian. Tact, p. 1S; 
Xen. Crr, iv, 1; Jnab. i, 7). Cet 
usage fut introduit par les Nèdes ou les 
Perses ; les éléphants , quand iU étaient 
caparaçonnés pour l'action, étaient mu- 
nis d'une défense de même nature (Liv. 
xxxvii, 40). 

FUGATUS. Fardé ou péiiu, comme on 
l'explique dans le paragraphe suivant. 

FUCUS (9OXOC). Rouge, Espèce de 
ford fréquemment employé par les fem- 
mes grecques et romaines, comme il l'est 
Sar celles de l'Europe moderne , pour 
onner un air de brillant et de jeunesse à 
un teint déjà fané ou naturellement bléaie 
(Plaut. Most. I, 8, 118; Prop. il, 18. 
31 ). On le faisait d'une certaine espèce 
de mousse (Lichen roccella L»), et on 




où elle était d^Goitiventaiit oaie el con- 
densée par rtctioud'unevii. La gravure 
repréïenle un roulon ■ l'auire dan* M 
cuve, d'aprèiiiDe peîdlure de la fallonica 
de Pompëi. 

FULLONICA et FULLONIUM (xva- 
pilav). Buanderie et établiuemenl d'un 
foulon ( Ulp. Dig. ae, 3. 3 ; Ammian. 
HT, 11, 81). Un élabliasement eousi- 
dénble de ce genre a t\i trouvé dani 
lei fouille* de Fompéi, et doui en Inié- 
ici te plan, qui donnera une idée (art 



le (oit dan* le ipécinieD ci-joint , 
d'oD Taie d'argile, ou atec le doigl, 
conune le montrent d'autrci deuini du 



lU uipport wir lequel 



FUl^lJH.Ebi 
me cboae repoae 
(Otid.^n/.ni, 3, It;vo;.BAcni.tiH)ile 
pied d'au lob, d'une rouche ou d'un lit 
I Suel. C'aiu^. 3!:Prop. IT, 8, 68; >o;r. 
CiiHOPiis ; de là, quelquefoia, le lit lui- 
aaàae (Prop. IT, 7, 3) ; et, à une époque 
poitérieuic, le pommeau életé au devant 
d'une aellede boit (Sidoo. Apoll. Ep. m, 
90; Toj. SBLLa iQiiUTnuj. 

FULLO (s'.iLf lûO- Rmlan, neltojeur, 
ri défraiiieur d'élonei ( Mari. xiT, 61). 
Les fouloDi, qui [onnaient une corpora- 
tion dèa-imponaate , 
étaient fort empiovéi, 
comi>e noi blanchi*- 



aprn qn'iii aiaieel été 
portés ; ce qui le faiuit 
en foôlaiit Iki étoftei 
dau de larges cuvei I 
d'eau mêlée d'urine 
(Plin. H. Jf. MTitl, 
18) priie dana lea vaies eipoiéa au 
coin de* rue* à cet eSet (Hart. VI, 
•3). On léchait et on blanchîiuit alori 
l'étofle en la poatnt lur un chliiii demi- 
ciirulaire {earta viaiinea) lu-deaioui du- 
quel était un pot de loufre ; aprci quoi 
on la luapenibit et on eu déprenait et 
orraugettit le poil avec une l)[«ue ou 
avec DU dtardon à carder ; en dernier lieu, 
on la portait à U preste (prtuoriunt) 




exacte des nombreux sgenti emplojréi 
et de la faqon dont on 
Principale entrée lur U 
Loge du portier, c. lu- 






, par 



lidesm 



entouré d 
douze piliers carrés, sur un desquel) lont 
peinlei les figures de foulons à l'auvre , 
que l'on voit dsni la dernière gravure et 
dans U suivante, d. Fontaine avec ou 
jet d'eau qu'on trouvera représentée au 
mot SiPHO. B. Apparlement spacieux , 
ouvrant sur le périil^lc ou cour du local, 
et employé peut-être pour sécher les 
étoffes, t. Tablinum, avec une chambre 
de cbaquecâlé, où l'on recevait proba- 
blement les pratiques , quand elles ve- 
naient pour affsires.o. Cabinet ou garde- 
robe , dans laquelle les élofTes étaient 
déposées après le dégraisssee et gardées 
jusqu'à ce qu'au les demandAt; on voit 
encjiresur les murailles les marques des 
raifons. H. Chambre adjacente : U pre- 
mièra à main droite qui soit dans cette 
partie du local où avaient lieu 1rs opé- 



288 FDIXOmCA. 

rilioM Bcliiei da métier, i. Vute buin- 
derie itm ud rétenoir où Ici élofTei 
iliicDl nettoyéa limplement p«r le U- 
vige et le rin^EC. k. Plicc où ou enle- 
vait la boue et la graine en froltaat la 
ctoFIe* et en lei ToulaDl aux pied). 
LtLLl.1.. Six □icheiconslniileiiur lei 
côléi de la chambre et léparéa nr da 
mun bai, enTiron à la hauteur dci ait- 
lelleid'uii faamme; dan* chacune de cm 
nirhei iXait plicie une cuve où te l'euiit 
l'ouvrier et où il enlevait le» aaletts di 
l'étoffe en li roulant avec les piedi nut 
te aouleviDt pour cela avec aes n»in 
sur un mur k hauteur d'ippui de 1. 
fa^oQ (rue montre la ^vure ci-jointe 
prise d'une des peintures mmbonnées 



ci-deMua, UHm. Trois réienoirs pln< 
petits pour laver, on, plus probablemeul, 
pour taiuer tremper les étoffes avant 
de les laver. H. Fontaine ou puits à 
l'usage des ouvriers, o. Porte de der- 

chanl i celte portion du local dans la- 
quelle avaient lieu les principale* apé- 
rarions du foulage. P P. Chambres aux- 
(pielles on oe peut assigner aucun usage 
particulier relatif i, ce métier. Q. Four- 
neau de l'établissement. ■. Appartement 
attenant au bumfatl. s. Escaliers me- 
nant a un étage supérieur, tti. Appar- 
tements ouviaut sur le péristyle; ils 
étaient peints a fresque et probablement 
appropriés i, l'usage du maitre et de la 
maîtresse de l'élablissement. Les cham- 
bres au bout du plan , sans lettres de 
renvoi, sont des boutiques qui font face 
1 la nie et qui appartiennent à d'autres 



.-ceUe. 

FULLOMUS on FULLOHICUS. Mot 
qui s'applique a tous les instruseots on 
objets employés par tes foulant; wul 
pila ou erela fallomca (Calo, S. ». 10; 
Plin. H. ]V. STll, * ), terre i Mnn; 
laltui fuUoniui (Seneca, £/>. li), uiili 
que faisaient les foulons pour dcgnUar 
les étoffes en le* frappant de knn pied), 
comme la dernière gravure lerepnKDle 
et comme l'explique le texte qui l'ac- 

FiilJIENTA (xdiinntlut). AbrévittioD 
de fidcimenta i on se servait de n nom 
pour désigner une lemeUe éfaisM«t pn- 



bablement extraordinaire Gxéeauanv- 
lier on un brodequin (Ludl. Sal. nvill, 
40, Gerlich.; PUnt. Tria, in, :, H). 
Dans notre spécimed, pris d'nneiUW 
grecque de Minerve , on voit trus <e- 
melles l'iwe au-deasus de l'autre, qui, 
ainsi jointes , s'appellent /Wmrt'ap'f 
opposition à la semelle orainaire i'"^ 
seule pièce {loUa) ; car, dans les puss;» 
où ce mot se rencontre, il cstcouU»' 
ment emplové au pluriel. Elles (tsitti 
en liège, et les dames grecques et rowi- 
nés s'en servaient pour se défendre ot 
l'humidiléen hiver, autant que par vnutt, 
pour sa donner une taille plus hsvtea 
apparence qu'elle ne l'était en rUiK 
(Plin. ff. It. ïTi, 13). 
FUHARIOLUM. DiminuUf de Finu- 



tagne volcanique, par laqueUe '^'f 

paient la fumée et la vapeur (TeftdL 

Pm«. 12). 

FUHARIUH. Pièce à fumée ;cfasMl)re 

dans la partie supérieure d'ue aiiwa, 
ion laissait la fumée des (eux decni- 
ne ou des foumaux des bains » rm' 
<BDt de s'échapper et se dissiper d>M 

l'air; elle seradi auHÎ comme !■■{»■■ 



pDir bÎK <rwiUir le lin (Mirt. x, 38 ; 
tt.BoT.Od. III, S, 11), et pour lécher 
JtivBidilé du bai* el en tain un boa 
cambuitiUe (Columell. 1, 6, 19} . 

FINALE. Tordic, Oimbrau fait de 
pjJTvt OU do librea d'iutre* pluilei 






tortillée! coiemble romme i 
(fiiiûj, et coduit de cire on 

priitd'uu marbre lépulcr*! conwrre uni 
iégUiede RuDle-J lutine t Pidoue (liidor, 
Orif.n.,\0,ibi Cic. JM.I3;Vi[f. 
£». i,:au. 

1. Objet terrant 1 tenir dei torches de 
npniE, wir lequel on en Bllumiit el 
bnllail plmiam m même trmu ; il ro- 
wnbliit ■ noi chandelien (Iiidor. Orig. 
u, 10, S ; Oiid. atei. m, I4T). 

nJNALlS,Hiu>-FoteDdu(fi(iu(icapio- 
(Vi, onfofDpo:). C/nral Je volée dani 
ne Toitirrc tirée par plui de deux che- 
'»i(Stil. Theb. \l,iei). La traits 
rlaittit Eut! de corde , comme an le pra- 



■ùiw eiirore en Italie, et Je là ett ' 
l'eipreuion. Quand la voiture était 
^ lie quitte ebetaui, it y avait amt 
cIkiiui de trait, un de chaque cÂlédes 
linonien {-ugalti); et alon le chcTal 
de dmile on loui la main était appelé 
demr JagalU (Sitiooiipe;) ; celui de 
PMhe, i»û(ar ou Imrui funalii ( tiuel. 
^i^- B;AuaoD. Kpilaph. %ir, 9). La 
figure e«l tirée d'une peiuture d'Hercu- 



FUNAHBULtlS (axaivoSàmO- J>in- 
iturJecorJe (Terenl. Htrryr. Prol. I, 
k ; cl. Hor. Ep. Il, ], 310). La pravura 
les neuf figures qu'on voit 




daQMnl Vit la corde leodiie dam une 
peinture d'Herculanum, et qui ont loutei 
des attitude* dilTéreiitei et font un tour 
de force caracléristiqur ; elle indique le 
degré île perfection auquel lei anciens 
avaient porté cet art, puisque la figure 
joue de la double Ddle rt danse lur la 
corde au son de sa propre musique. 

FUNARIUS, comme Fchalu (Isid. 
Orig. XTin, 3&). 

FUNDA {wfivWvii). Fronde, pour 
lancer des pierre* on dés ballei de plomb 
(glandes): arme employée et ~' 
ment i la guerre 



gjrptieoi et autres 
nations étriDgères, 
rt ausai quelquefois 
par le* Romaini, 
comme le montre 
la ligure ci-joInte, 
présentaul ui 



datri 



III de r*i 



Trajan. 

la colonne érigée en ITionneiir de cet em- 
pereur (PJin. H. If. VII, >7; Virg. 
G/org. I, 308, M 5erv. ; Mn. IX, &B6). 

Vojei FOKDITOBBS. 

2. { ijiçiSJïisTpovl. Filet emploj'é 
comme noire éperrier pour prendre du 
poisson dans le* rivières (Virg. Georg, t, 
j Ml ; Serriui,!»/ /.; IsidoT. Oif. un. 



290 FlUDIlALtS. 

i, !};i) dRtait étrejclé de derrière el 
nar-deasut l'épautB droite (*ii lieu d'itre 
Uncé de l'épaule gau- 
che et parAtevaut la 
penonnequi lejetle, 
comme od le fait 
mainlenaiit) , si tou- 
tefoLi un i-agarde 
comme fidèle la re- 
lirétentatioD quedou- 
ne de celte action la 
figure ci-jainle , tirée / 
d'uDe miUBÏqiw dei ^ 
Thermei de Tilui. 



filet ■ jeler tombe lur 
3. Bourse ou Taliw, 
le*, dont elle pendait, pour porter de 
gnt ouautrei petili objets (Macrob. 



oépau- 
del'ar. 




£(■(. tl, 4); elle était protwblemenl ap- 
pelée ainii parce que, avec la eouTnriei 
2IU l'altacbiient, elles reuembUil il une 
:«iide, comme le moutre la figure ci- 
jointe, priie du deisin d'uac lampe de 

4. (irfivSovT), nutlic). Chaton d'uD 
anneau, c'est-à-dire rebord dans lequel 
est eucblité te bijou d qui 
comme la fronde tieol si 
pierre. Ce mol s'appliquait 
spécialement aux bagues, 
quandrenchatsementét '' 
trompa rent 
(Plin. H. 1 
31 et 0, 43 ). La figure est prise d'un mo- 
dèle original. 

FUNDlBALUSctFtlKDIBALUM. Ha- 
chine de guerre pour lancer des pierres, 
appartenant 1 la dame des baiittu. On 




«n ignore la caractère diitiactif ; on uit 
seulement, comme le nom l'implique, 
que son action était la même que celle 
d'une fronde- 

FUMDITORES {afttSa^tia). Fnn- 
deurt; ili apparlenaieDl, en général, i 
des Dations èlrangèrcs. Hais, chei lu 
Romains, 1e> frondenn ilaient des bom- 
mes tit« de la ciuquîème clasie du ceu 
de Servius; on eu formait un corps et 
on les attachait i la Itrit armelara oo 
partie des troupra armée i U légàc. On 
ue les considérait pas comme de» troupa 
régulières, car on les postait au deruier 



«igpsr 






(Li».i, 43);ii»oe 
portaient pas d'arme défeniîie ni oKbi- 
sife, excepté leur fronde (toj. la figure 
du mot FDin>A, 1 ), avec laquelle ils de- 
vaient inquiéter l'ennemi , en qiKlqne 
endroit du cbamp de bataille qu'ils fas- 
sent placés (Sali. /u-. 89 ; Val. Mai. il, 
T, g 9 et 15. LadilTéreneeeDttelesiic- 
rensi, \n funditorei tiltt ferentarii,^ 
distingueS'égÉce(Jfi'. I, 10), consistait, 
k ee qu'il semble, en ce que les premittt 
ne se serraient que des mains pour jeter 
leurs pierres, tandis que les seconds em- 
ployaient une fronde à cri effet; et que 
les demiert, qui étaient d'un nng sapé- 
rieur aux deux antres, avaient probi- 
blement d'autres armes que la fronde. 

FUNDULA. Rue qui ne eummuoi^ 
pas avec deux autres, cul-de-iac ou im- 
paisefVarro, L. £. v, 14&} ; on en ndt 
— : j,_. I. ptïure d-joÎBte, 



qui représente une impasse de k lilledr 
Pompei. La rue >e terminait par uk 
maison dont la figure présente quelqun 
restes : au-dessous sont indiqués dnu 

*TuNDULUS. Piston d'une machiw; 



bjdrulique, qui moDle et deH!aid(de 
i) «n nom à'ambalalilu), comme le pii- 
lan ifiiDe pompe, emiolia (Vilnv. x, 
«, 11. 

FUMIREPUS (Apul. Flor. i. S; Fit, 
ll^l). Héiue teos qne FulfAMBDUll. 
PUHU5. FUaérailUt, ippelén udh 
pane que (nimitiveiDenl les Romuiu 
diient loujoon entend k la lumière des 
torcbei, lei penonnei qui Runient le 
dnil portant i cet effiet des cordei tor- 
(itléa ^luu^ùi} «tduitei de poU(liidar. 
Ong.ll,l,H;lioaxt.ad'ïtie'M. Aaàr. 
1,1, Bl). DmDS 11 mite, l'uuge des ea- 
tenvncBU DoctDnies fut restreint nx 
cUstei juiiTTea, qui nepouraieDl dire les 
frais d^DD pompeux ijqareil de foné- 

1. Fuiaa piAUcum oniiiJicl'ivmii. Fu- 
nénilles pnbliqiiei et soleDDelles, célé- 
brées pendant le jour et iiuqiielle* le 
[uhlïc était inrilé pir proclwmatiOD pour 
usistfr max combàli de ^dialeun et 
ua spectacles militaires qu'on dirnnut 
tonioit dao» deiellacirtouMuiees (Tac. 
Am. n, 11; Cic. Leg. ll,I4;Festu*, 

3. Fimus genlilUiun. Funéraillei 
aaïquellesla boites et les images des per- 
toniuget célèbres appartenaat i la m£me 
fiuqueledéfuntétaieut portés dam le 
coTtége (Plin H. S. ixsv, 2). Telles 
étaient les haéraillea habituelles desper- 
soanes d'an rang éleré od d'une «nlique 
uoblene : on trouTcra une description 
do cootames et cérémonies des hinerail- 
la au mot Eueodia. 

4. Fimuttaeilamtmtraïutat'it'mm.Va- 
Derulles ordinaires ou communes , sans 
pomjie Di tpectade, comme celles des 
indÏTidui de la classe mo^fenoe et de U 
classe pauTn (Suct. !«ero, 33; Ovid. 
TrUt. I, 3, 31). 

5. Bdcher fao^ire (Suel. Don. U). 
Voy. PvBA, Rooos. 

6. MoHou cadaTTC (Prop. 1, 17, B) ; 
par extension, fantôme ou ombre d'un 
défiiiit (Prop. tr, 1 1 , 3), que les'artistes 
aocieos r«présenlaieut onEinairementavec 
ime forme coqiorrile, enveloppée dans 
de* habillements de mort, mais douée de 
monvement, comme le montre la Ggure 
ci-jointe, d'après an bas-relief, reprêsen- 



tiae femme que Hercure, dans l'ori- 




lérs. 



les ombres des en- 



FURCA (Sixpovsv). Fourcbet i deux 
foorcboDl, comme une fourche d'étable, 
une Giurche à foin, une fourche i jeter 
{ya%.Gtorg. I, 36t ; Hor. E^. 1, 10, 
represenle II 



ne, qu'on troura en fouillant un marais 
qui forme le bord de ta vieille riiière la 
confluenrdeUNen,àRorse;, prèldePé- 
(erboroiigh . 

:. Fourche aveenu long manche, em- 
ployée dans les ta Ternes, les cuisines et les 
ofBces pour descendre des provisions du 
<:arn<iriu>n(Petr.SD(. 95,8),quiéUitfiaé 
su plafond. On s'en serrait en enfonçant 
une des branches dans l'objet ou en la 
meltanl sous la bride par laquelle il était 
pendu à son crochet (toj. la gravure du 
mot CABUABim). Elle ressemblait sans 
doute! t'instrumentdont se servent nos 
bouchers pour dépendre une pièce' de 
viande, et qu'emploient aussi d'autre* 
commerçauts dont les denrées'sont sus- 
pendues bors de la portée de ta main. 
D'après l'expression de Pétrone, /'urca dt 
carnario rapta, il semblerait que l'ins- 
trument de ce genre était habituellement 
suspendu au carnariam, tout prit pour 

3. Toutechose fiiteen formed* four- 



192 
cbe,cr 



lu d'étai, comme 



: éthilaiiiour lï ïignefVirç. (^r ^ 
!&8), UD élii poar dn Gleti de pécheur 
(Ptiu. tf. N. ix,;9), ou'dealia^ i luppor- 
tcr el appuyer dei plinchei (Lii. i, 3&). 
I 4. (oTflpiTt. OT(ipiT[iix). TimoD d'un 
char ou d'uae voiture, ou plutAt partie 
du limoQ Gxèe dam l'citieu, quand elle 
eui deux braorhea, connue une four- 
che, aioii que le montre ta Gpire ci- 




jointe, d'aprk une peinture de Pompèi 
(Plutareh. Corlol.H; Lvsiai, a/>. Poil. 
X, 157). Il rcMurt auui de en pauBgei 
ipi'on dounait le Qièine dmh *u tréieau 
Hir iequri le limon d'une voiture à deux 
rouei était quelquefois lapporté quand 
OD Alail Ici chevaui, comme ceux sur 
leaquelton fait ronoaer, chez noui, les 
limons d'un nliriolel bourgeois. 

5. Inslrumenl avec deux miache* de 
bois ou fourchons, comuie une fourche, 
dont on se lervait pour porter dei ftf 
deauxiorlecau,uuiiquoD leToildau» 
la gravure ci-jointe, prite 

de la colonne Trajane ' 
(Pliut. Cbi. Il, e, 37). 
On l'employait aussi fré- 
quemment comme ins- i 
trumentdepunitioDpour C 
les aFFrancfais rt les escla- ^ 
ves ; lej bras du coupable ' 
étaient tlon attachés te 
long do barres de la fourche pendant qu'il 
était fouetté par lea rues. (Plaut. Prn. 
V, 2. 73, Liv. I, !0; Suct. IVero. 49). 

6. Gibet ou potence. Iiiilnuoent pour 
inflige la peine capitale ; les esclaves el 
les voleurs y étaient pendus [Callist. Dig. 
tS, 10, 2H ;Paul. Dig. 33 ; Ulp. iù. 13,41). 

FLHCIFER. Lilténlemeiit. qui porte 
des fardeaux sur uoe farta, ainsi que le 
montre la gravure précédente, ou qui 
porte la/urca comme châtiment. Comme 
celte peine était en général infligée à la 



citaae des eulaves, ce mot at presque 
toujours employé comme un terme de mé- 
pris, équivalant aux toMt vnaniii, p»- 
darJ, giéier île poltnce (Plant. Afpli. 
I, I, 133; Ter.fiu. T,î, 1:;Clc. ''o- 
lin. 6). 

FLRCILLA, Diminutif de FclU.Pe- 
lite fourche ; cependant la fitràlta étiil 
encore d'une dimension assa consid^ 
blei fourche h foin (Varro, A.J). i, \i, 
I ; Cic ad Alt. xvt,2); échalai dt vi^M 
de deux pieds de haut (Varro, ik. I, i, 
6). 

FDRCULA. Diminutif de Pinuin 
mot s'appliquait à des objets de giùdc 
dimentioD, par exemple à des étiii de 
bois dont on seierrait paurtu|HMnerlH 
muraitlesd'une ville, quand on la miull 
Liv. xixvni, 7). 

FUftFtJRACULUM. frdU An»b. 
VI, 300), appelée ainsi parce qn'ellefait 
une poussière pareille àdu son ifar(vt]\ 
maiiletenne le plus usité est TaRRllA: 

Fi;R>ACË[iS. Sout-catendB /wtù- 
Pain cuit dans un four (/iiriui}; pimp- 
position à focaciui, pain cuit dans l'itre, 
et à elibaniciaj^ pain cuit dans dd cliha. 
nut(V\ia.H.S. XTIII, 11, Ï7). 

FURNARICS. Boulanger (Ulp. Dig- 
3B, 3, 34). Compare! CoQDua- 

FURNUS [ln>o() Fout pour cuire Ju 
paiu (Plaut. Cat. Il, S, 1 ; Ot. tcit. Tl, 
313), ou toute autre chow (Plia. H. A. 
XX, 39; ixviii, 2B). Les fouiUn it 
Pompéi ont fait connaître deux bouli- 
ques de boulangeravec leurs fours, coi»- 
tniils tous deux sur un plan Mmblablc't 
assez bien conserréi. Nous en repràn- . 
Ions un dans la gravan ci-jointe, tri 



X quelque!- 



ir le <te- 



qoil ftitil miiatnu 

no ia meales poui 

dus b boutique qu'i 

nul. U ptlite «rahe ;au bu conlenait 

k IxHt; celle qui eit au^leisus vM le 

four lui-même, lur lequel on loit un 

loTiu pwr laiuer iclM|iper h fumée. 



. *, il). 



I.U 



diboalt 



^nf,_r (Hor 



> griïure précédente rapré- 
e bouliqne de bouliDger wftt 
qu^ipKi meules pour moudre le grain, ■ 
niiii ganclie, M le four au Ibud. 

3. Bain d'air cbiud ou <le Tapeur, par 
cpfKaitioa à baliuam, bain d'eau cbÂude 
(Hor. '£^.1, II, 13. V07. Calhajudm, 

FUSCl'sA (Mian«). Urge fourche 
»tï tioii braDch«> ou plus, employée 
pu- Itt pécheun pour barponoer le poit- 
"", tomme ou le voil dans la gravure 



n-joiulc, d'après uoe peinture en mosaî- 
<;UF iTuo aucieii temple de Baccbui, 
Pn de Rome. Elle était également it tri- 
liKC par les artistes et les poètes à Nep- 
<>>M lu lieu de sceptre, comme le %ym- 
'">'' le plus coDienalile pour le dieu de 
l'fcon (Cir. N,D. 1, 36 ; ïoj. la gravure 

"uaot TsiDKHS). 

i' Arme Jp même forme et de même 



«wUn em^ojée par U classe des gla- 



diatenn appelés Retia 






se d'il 



la gniure ci-jointa, prit 

mosaïque (Suet. Ci^ 30; Juv.ii, 143, 
et Tilt, 103 iqq.)' 

FUSCLNUU. Diminulir de Fcscini. 
Foarchetle à découper et fourchtttt à 
manger (Vulg. Ejotd. HXYII, 3). L'ah- 
seucede laut uom spécial jiour desobjets 




ne CDD naissaient pu cet usleiuile de table 
li commode. Cependant il est bieu cer- 
tain que la plujiart des cautrées de l'Eu- 
rope en ont emprunté l'usage i l'Itklie, 
où U était partout répaaJu longlempt 
avant que les autres n al ions eii»eut ap- 
pris à s'en servir (Coryate, CtudHia, 
f. 60, Londres, HTB). D'ailleurs les 
deux spécimens ici donnés lufËient pour 
proover que les tourrhettes étaient em- 
ployées par les anciensaui mêmes usages 
qu'aujourd'hui, du moins dans certaines 
coatrées, bien qu'on n'ait pas découvert 
poailivemcDt sous quel nom ou les dési- 
gnait. Le premier représente une four- 
chette d'argent à deux brauches, trouvée 
dans une ruine sur ta voie AppieuDa 
(Caylus, Rtcueil, m, 84]; l'aulra une 
fourebelte a cinq branches, dont une 
est- brisée, et qui ressemble à nosfiiui^ 
chetiBS d'argent ; elle a été trouvée daua 
une tombe ii Pœnum et est conservée 
maintenant au musée de Tfaples. L'au- 
thenticité de la première a été mise en 
doute par ceux qui ne soot pas disposés 
à admettre que les anciens coiiiiussent 
de tels ustensiles (Beckman, Hitl. of 
larentioBt, II, p. 407-tl3, Londres, 
1B46). Il est poûible que le comte d« 
l^iflui ait été trompé par la (lersonna 
dont il racheta, quoique l'élégance de 
cet objet témoigne de son autlieatisité, 
et rappelle le stjle ordinaire des fabri- 
ques aucieunes, dans lesquelles les, arii 



204 



FOgOmiCJM. 



GABALUB. 



du dessin étaient universellement em- 
ployés pour orner même les ustensiles 
tes plus communs qui servaient aux be- 
soins de la vie journalière. Quant à la 
fourchette de la tombe de Paestum, il 
ne peut s*élever aucun doute. La même 
tombe abondait en objets intéressants 
pour les antiquaires et a fourni pour ce 
dictionnaire plus de sept gravures, doot 
plusieurs sont uniques dans leur genre : 
fa lance avec une ansa, aumot Aksatcs; 
le gril, au mot Gbaticula ; les chenets, 
au 3 mot Yarjs ; le bâton de commande- 
ment, au mot Phalange; le casque, 
les jambières, le ceinturon et la cuirasse, 
aux mots Buccula, Ochea, Cutgulch, 
4, LOBICA, t. Les Romains se servaient- 
ils réellement du mot que nous donnons 
pour désigner une fourchette àman^? 
C'est un point controversable. Certaine- 
ment le mot n^est appuyé par aucune au- 
torité classique. Le grecxped^Ypa) corres- 
pond indubitablement au latin karpagû^ 
croc à pendre la viande ; les mots furca, 
fascina, furcula , et fureilla sont tou- 
jours appliqués dans les passages où on 
les rencontre à des instruments de di- 
mensions plus considérable que les four- 
chettes à manger; mais la signification 
précise des diminutifs en latin est fort 
diverse et fort arbitraire. Certainement, 
furcula ou fureilla aurait pu être em- 
ployé avec propriété pour une fourchette 
à deux branches comme la figure de 
dessus, et fuseinula, pour une fourchette 
avec un plus grand nombre de branches, 
comme celle de dessous. 

FUSORIUH. Égouttoir ou' puisard 
d*un évier de cuisine, etc. (Pallad. i, 87 , 
4, et 17, 1). 

FUSTERNA. Partie supérieure d'une 
perche de sapin qui est garnie de bran- 
ches, par opposition à la partie infé- 
rieure (sapinus) qui B*a pas de nceuds 
(Plin. jy.A^.XVi, 39, 76). 

FUSTIBALUS. Instrument pour lan- 
cer des pierres, consistant en une per- 
che de l'",20 à peu près, avec une fron- 
de attachée au centre ; elle était mise en 
mouvement par les deux mains pour la 
faire tourner, et lançait les pierres avec 
une grande violence (Veg. Mil. iil, 14). 

FUSTUARIUM (CuXoxoicta). Chàti- 




t 



ment infligé aux soldats pour désertioD 
ou pour autres fautes graves : le coupable 
était battu jusqu'à la mort avec de lourds 
bâtons (fastes) dont ses camarades k 
frappaient (Liv. y, 6 ; Cic. Phil, m, 6; 
Serv. ad Virg. jEn, Ti, 825). 

FUSUS (dtTpoxToO. Fuseau, fait ha- 
bituellement d un bAton long environ de 
0™,30 et employé avec la 
quenouille (colus) pour filer 
la laine ou le lin (Plin. H, 
N, XI, 27; Ov. Met. vi, 22; 
Tibull. u, 1,64). Cette opé- 
ration a été décrite tout au 
long au mot Nbo. La petite 
figure dans la gravure 
représente un fuseau 
dont se sert Léda, 
dans ime peinture de 
Pompéi; les deux au- 
tres sont tirés d'un 
modèle égyptien : celui qui est à main 
droite montre l'instrument avant qu'on 
l'emploie, l'autre, tel qu'il doit paraître 
quand le fil est formé et le granit tout à 
l'entour. 

FUTILE. Vase à lai^ bouche et à 
fond terminé en pointe aiguë, comme le 
spécimen ci-joint, d'après un modèle 
trouvé à Rome. Ces vases servaient pri- 
mitivement au culte de 
Vesta, et on leur donna 
cette forme pour que les 
ministres de la déesse ne 
pussent pas les déposer 
quand ils étaient pleins 
d'eau. En effet, il était 
défendu par les rites reli- 
gieux de déposer à terre 
les vises qui contenaient 
l'eau employée dans les 
cérémonies du culte (Serv. ad Virg. if'. 
XI, 339; Donat. ad Terent. Amt, in, 
5,3). 

G 

GAB ALUS. Ce mot vient , à ce qu'on 
dit, de l'hébreu et équivaut au laU» 
Crux, croix ou pieu sur lequel les cnnw- 
uels éuient empalés(Varr.'a^.;Non. i. f.)- 
Par extension, ce mot est employé pour 
désigner un vaurien ou quàqu'an qiu 




BfaitiitreBiptKCBenI (Hacrin. Imp. ap. 
Cipilolin. 11). 

GABATA. Eipèce ptrticuliéredB[dal, 
jwiir le lerrice (ie û Ubl«, 1 la mode 
(ba le* Bomaini Ju teoipi de Hartial. 
Ud ae sait pa> quelle en élait la fanne 
^Stn-Tii. 4S; u, 31). 

C£SL'M (tiIook). JaTcline trù-rorte 
M Uû-pennle, qui panutaToii* t\t faite, 
tiU et mancbe, de fer mauîf (Poliai, 
vn, 1S6)> cl aToir été employé comme 
Irait pluût que eomote lance (Ces. B. 
(!■ lU, t). Chaque guerrier, en effel, cd 
parlait ikuz pour ta part (Vairo, ay, 
S«q. I. -v.). Crue arme était d'origioe 
pulmie (Virg. £a. VIII, 6«2), qaoi- 
qn'ede tùt quelquefoii employée par lu 
RoiDaiiii [LiT, vtll. S), par la Ibé- 
rieni(Athen. Tl, 106). par lesCarthagi- 
M» (Lit. xxti. S; SI). Jiat. a, m), 
cl par lu Greci (Stat. Thei.n, 64). 

GALBANATL'S. PoriaDtdes Tètemeat* 
de coulenr jamie, galbana t Hart. m, 
8J). 

GALBANUH. Vêlement de couleur 
jiuDe; il indiquait la fatuité ou des 
DHEun eirèminéei, quand il élait porté 
par do homme* (Jut. ii, 9h; cf. Hirl. 
', 97). 

GALEA ( fféiùi, Hspu;, mpiziipi- 
louv]. Daoi lOD leni rigounui ce mol 
était employé primitiremcnt pour déii- 
pKT un calque de peau ou de cuir, par 
oppontioa à eats'u, qui lignifiait uncat' 
que de mêlai; mail, comme celte der- 
Dière otatière fui généralement lulxti- 
taéc au cuir chez les Romains, dès le 
temps de Camille, on perdit hienlAl de 
vue la distinclioD primili*e, et le mot ga- 
Ita fut employé par tout te monde pour 
indiquer toute espèce de calque (Isidor. 
Orig, xmi, 1*;0». Met. Tin, ÏS; 



Virf. £n,l, 400). La gimmir ci-jointe 



préwutenue t 



!S& 



de face et une vue de 

trouié 1 Pompéi, oii on en a découvert 
pi uiieura autre* de forme cl de caractère 
semblables. Il contient toutes Iri parties 
du casqueromainordinaire : lecimieriu 
haut du casque, auquel était attachée 
une aigrette de plumes ou une crinière 
de cheial ; une saiDie en avant et par 
derrière ]iour proléger le front et U uu- 
que; le* mentonnières par lesquelles le 
casque élait attaché tous le menton ; et 
une visière percée de trou* qui couvrait 
toute la figure comme un masque. Le 
petit uTnemcnt, placé à cdlé de la partie 
bombée du casque et qui ressemble i 
une coquille, était desliaé à tenir une 
jduDie, comme on le voit dans U figure 
au mot SliiABlus. 

1. Les casques ordinaires portés par 
les soldats romains sur le* arcs de triom- 
phe et le* colonnes sont d'un caractère 
plus simple; ils mat plus jtetitl, sana vi- 




spécimeiu ci-joints, pris de I* 
colonne Trajane. 

3. Les casques des centurions ressem- 
blaienl à ceux que nous avons donnés 
dau* la dernière gravure; maisils étaient 
munis d'un cimier, comme ou le voit 



imbres,quis'éleTaientiunebKuleur 



conudèrable (Polyb. VI, !3) et éuinit 
plicées en traven sur le rinier (Veg. 
Mil. Il, IC] de miuièra à l'incliiier en 
■vani et i te rabattre tout autour, aiiui 
que If repréaeote la gravure ci-deisus, 
prise d'une des plaques de l'arc de Cont- 
lanliD, qui apparteiuit primitivement i 
l'arc de Trajaa. 

b. Les casques des eénéraui et det 
ofTiciers Bu|iérieurs étaient omis iïe( 
l^us de travail et ressemblaient aux eai' 
queigrecsdu dernier style. Ils sont ra^ 
remeut représentés par la sculpture ou 
b peiulure; car les grands penonuagea 
oui presque toujours la lèle nue. 

5. Catea ptiiibut Itcla. La porte- 
drapeau sur les ares M les colounes sont 
iiiiiversellemeot renrcaenlés comme V é- 
gèce les décrit (J//«. Il, 16) avecun ras- 
que étroit, sur lequel sont tirées la tète 
il la ]ieau de quelque bête féroce, de 



lement deux trous pour les jeux, de telle 
sorte que quand on le tirait, il couvrait 
et cacbsit entièrement le visage, de là 
l'eiprestioo gairis ahtcomiant ara (Sil. 
Ital. S1V, eSH ; cL Sisl. Tkeh. Xi, 373). 
La gravure représente deux casques de ce 
genre, tons deu» d'après des Tawt d'ar- 
gile : le premier ■ gauche, tiré sur la fi- 
gure, le second tel qu'on le portait, quand 
on le remontait avant ou a|H«s le com- 
bat. 

B-Lafarme que nous venons de détmre 

tomba bieutdlen désuétude, et alors les 

casques grecs réguliers (urenl failsiur ub 

modèle ressemblant en général aux spéd- 

ms ci-]nints, tirés de vases d'aigle; ils 

composèrent des partiel dislincte* qui 

Ivent, xûva< {apti), le cimier au haut 

du casque, auquel l'aigrette était filée; 

iBfoc (çfùlal, Valgrette, 1 * ■ - - 




telle Taçon aue la Ggure apparaît i tra- 
\en la michoire entr'auverle et qu'on 
ne voit rien du casque, excepté lesmen- 
toFiaières des deux calés de la figure, 
comme le représente la gravure ci-joiute, 
prise de la colonne Trajane. 

0. Gttlravmaloria. Casque de cuii 
ou de (ourrure porté par les chasseun 
(Nepos, Dal. 3]; voji. les spécimens aux 
mot* Cupo et Galbhus, 1 . 

7.'(aù)ûiiTiO- L'inrien casque grec des 
Içes héroïque* était d'un caractère '- 




quefobdeux i 



redecbevai : ily ei 



le dans û G- 



qui s'adaptait à la Qgui 



giireàmaiu droite; y^''^*' saillie sirk 
devant de la figure comme un appenlii, 
quelqueCois mobile, mais plus lubitudie- 
ment Siée; napa-rvaSiSK [haccuU),ta^- 
lonnières, attachées de chaque colédB 
casque par des charnière*, et DxéesKrasIe 
menton par un bouton ou un (enneir; 
fàloc, ornement brillant, formé (jénéia- 
leraent par quelque figure en relief qu'on 
plaçait sur diverse* parties du cuqiK. 
Dana la figure à main droite, le fàlaf 
compose de deux griffoni, l'un de chiqw 
cfité du cimier : un tel casqueélailsp 
|iclé en conséquence ii*çlç«ioc.I>»nsd'»- 
Ire» spécimens, l'aigrette elle-»*iiie "1 
supportée parune figure semblable, aiim 
que le décritHomére(//.xiii, CU),]"* 



6ALB0LA. 



GALLICA. 



207 



•oniaious da panache. Quelquefois on 
le» voit s*amD4^t en un relief très-har- 
di «r le devant et sur les côtés du cas- 
que, conune dans la statue colossale de 
Éioene, quand le casque était appelé à(i- 
çtfoXoç ; s*iU étaient assex considérables, 
ks çéXoi , dans ce cas , se touchaient, 
ainsi que le dit Homère (II. xni, 132 ; 
xn, 216). 

GALEOLA. Large ^^ase employé comme 
an acnUopkontm (Toy.ee mot), qui ser- 
vait a tenir le vin avant qu'il fât mêlé 
pour être bu a table (Varro, de Vit, Pop, 
Rom,, op. Non. p. 547 ; Interp. Vet. ad 
Virg. SeL TH. 88) ; il tirait évidemment 
son nom de ce qu'il avait une forme pro- 
foode et circulaire comme un casque. 

GALERIGIJLUM, diminutif de GALE- 
RUM. Bonnet de fourrure (Frontin. Stro" 
ttg, iT, 1, 29); perruque (Snet. Otho, 
18). 

GALERITUS. Qui porte un bonnet de 
fourrure (Galbrvb) comme les premiers 
habitants du Latium ; et de là , par ex- 
tensioDy vêtu grossièrement ou en paysan 
(Prop. lY, 1,29). 

GALEBUSetGALERUM ()iuv<v)).Bon- 
net fait de la peau des animaux , et sur 
lequel on laissait la fourrure; il était porté 
par les paysans (Virg. Jlfo- 
réf. 181); par les chasseurs 
(Grat. Cyneg. 889) ; et par 
les anciens habitants du 
Latium, au lieu de casque 
(Virg. JEn, yi, 688). La fi- 
gure ci-jointe est donnée par Du Ghoul 
(Castramet, p. 1 00), d'après un monu- 
ment romain. 

3. Bonnet de fourrure d'nn caractère 
semblable, mais fait de la peau d'une vic- 
time immoléeà l'autel, et surmonté d'iuie 
pointe de bois d'o- 
livier qu'entourait 
une touffe de laine 
(Serv. <»/ Virg. Mn, 
11, 669). Il était por- 
té par les pontifes 
( Apnl. j4pol, p. 
441), et par les Sa- 
liens (Juv. Tili , 
208) ; la gravure ci-joinle en donne un 
spécimen d'après une médaille d'Antoine. 

3. Perruqua de faux cheveux (Juv. ti» 





120; Avian. F«A, x), cousue i un cuir de 
manière à s'adapter à la tète, comme 
on le fût encore maintenant (Tertull. 
de Cuit, Pem,\ Suet, O/Ao, 12; cf. 
Ovid. j4. Am, m, 165). Plusieurs des 
bustes de femmes , et même des statues 
représentan t des personnages historiques, 
conservées au Vatican et au Capitole, 
sont munies d'une sorte de perruque mo- 
bile faite quelquefois d'un marbre de cou- 
leur différente de celui du reste de la sta- 
tue, et qu'on pouvait enlever et changer 
è volonté. Le buste ci-joint, d'après' une 
statue de JuUa Semiamira, mère de l'em- 




pereur Héliogabale, en offre un spécimen. 
Toute la partie qui représente les che- 
veux est mobile, è l'exception des deux 
tresses sur les épaules , qui sont sculptées 
dans le bloc. Quelques antiquaires pen- 
sent que ces galeri étaient destinés a re- 
présenter des perruques et en conduent 
que c'était la mode à Rome, à l'époque 
où ces bustes furent exécutés, pour les 
femmes de tout âge , de raser leurs che- 
veux et de porter une perruque artifi- 
cielle ; mais il est bien plus raisonnable de 
reconnaître dans cette singularité la fri- 
volité des modes qui changeiU tous les 
jours, et d'y voiruu expédient auquel re- 
couraient les sculpteurs pour satisfaire la 
vanité de leurs patrons, qui, ne voulant 
pas voir leurs portraito avec une coiffure 
qui n'était plus en vogue , pouvaient la 
changer, suivant la vicissitude des modes, 
sans défigurer ou mutiler la statue. 

GALLiGiE. Souliers gaulois, d'où vient 
le frani^ais galoches, U'étaient des sou • 
liers bas , n'allant pas tout à fait aussi 
haut que la cheville, avec une ou plu- 
sieurs semelles épaisses (Edict. Dioclet. 
p. 24), et uue petite empeigne qui était 
entièrement découverte sur le devant du 

17. 



298 



GAIfBA. 



GAUSAPA. 



cou-de-pied, comme la galoche moderne. 
On en voit un spécimen dans la figure 
k main droite de la gravure ; elle était 




quelquefois lacée par devant et attachée 
au haut par un lieu, comme le spécimen 
à main gauche : voilà pourquoi les écri- 
vains latins classent ces chaussures parmi 
les sole*, pour les distinguer des calcei 
réguliers, qui étaient des souliers à recou- 
vrement fort justes et enveloppant tout à 
fait le pied et la cheville. Ils furent adoo- 
tés en partie à Rome avant l'époque de 
Cicéron, et on les portait avec la lacerna; 
mais un tel costume était regardé comme 
inconvenant et anlinational (Gic. Phil. 
II, 30; Aul. Gell. xiii, 21). Sous l'em- 
pire les t[alliae se répandjrent davan- 
tage : on en fit pour toutes les classes et 
de qualités différentes (Edict. Dioclet. 
/. c). Les deux spécimens de la gravure 
sont pris d'un sarcophage couvert , qui 
fut trouvé dans la villa Amendolaà Rome, 
en 1830, et qui représente une bataille, 
entre les Romains et les Gaulois ; le spé- 
cimen de gauche est porté par un prince 
gaulois, et celui de droite par un captif 
de la même nation. 

GANEA ou GANEUM. Auberge de l'es- 
pèce la plus basse et la plus inmiorale, où 
l'on trouvait desbcilités pour toutes sor- 
tes d'excès, aussi bien qu'à manger et à 
boire (Suet. Cal, 1 1 ; Ter. Adelph, m, 
3, 5 ; Liv. XXVI, 2). On a découvert une 
maison de ce genre dans la rue princi- 
pale de Pompéi , près de l'entrée de la 
ville; la pièce publique est disposée com- 
me un débit de vin, et donne accès dans 
un arrière petit salon, dont les murs sont 
couverts de peintures à fresque représen- 
tant des sujets indécents qui indiquent 
assez sa destination. 

GANEO. Littéralement, qui fréquente 
une ganea ; de là, glouton (Juv. XI, 58) ; 
et, parextension, personne dissolue pour 
qui étaient établis de pareils lieux (Gic 
Cat, u, 4 ; Tac. Ann, XYI, 18). 

G ARUM (fàpov). Sauce foite du sang 



et des entrailles d'un poisson de mer aalé, 
comme le caviar d'aujourd'hui. On s'en 
servait de bien des façons dans la cuisine 
et à table. Il y en avait de qualités diffé- 
rentes, bonne, mauvaise et ordinaire, ce 
qui explique les jugements contradictoi- 
res qu'en portent les écrivains; ils en par- 
lent tantôt comme d'une friandise recoer- 
chée, tantôt comme d'un mets peu déli* 
cat (Plin. H. iV. xxxi, 43 ; Hor. Sat. n, 
8, 46; Mart. vil, 27 ; VI, 93). 

GASTRUM. Vase en poterie avec ud 
corps plein et arrondi ou ventre ; de là 
son nom (Petr. Sat. 70 et 79.) 

GAULUS(fO(uX60* Large vaisseau rond 
à eorps plein qui pouvait servir à diffé- 
rentsusages, comme verre à ])oire(Plaut. 
Rud, V, 2, 32) ; seau à lait (Hom. Od, 
IX, 223) ; seauà eau(B%rod.vi. U9),etc. 

2. (yauXo;). Espèce particulière de 
vaisseau de forme ronde, avec un lai^e 
bau et une vaste cale (Festus; s, a>.; Aul. 
Gell. X, 25. 3). Il était employé par les 
marchands phéniciens et par les pirates, 
parce qu'il était propre à contenir une 
certaine quantité de butin. 

GAUSAPA, GAUSAPE.et GAUSA- 
PUM (yauffàiCTiç). Étoffe de laine d'un 
tissu particulier, introduite à Rome vers 
le temps d'Auguste ; elle avait de longs 
poils d'un côté et était plus unie de l'au- 
tre. Elle était employée par les deux 
sexes pour faire des vêtements, ainsi que 

f»our nappes, serviettes, couvertures de 
it et autres objets de ménage (Plin. H. 
A^. vin, 73;;Lucil. Sot, xxi,9, Gerlach.; 
Ov. A. Am. H, 300 ; Hor, Sat, u, 8, 1 1 ; 
Mart. XIV, 152). 

2. Perruque faite ;de cheveux blonds 
et légers particuliers aux races germani- 
ques, dont la couleur était fort prisée par 
les dames de Rome. On donnait 
aussi des perruques de ce genre 
aux hommes loués pour repré- 
senter des captifs germains 
dans quelques-uns des triomphes dérisoi- 
res des empereurs romains (Pers. Sat, vi, 
46); quand ils se décernaient cet honneur 
sans avoir soumis le pays. La figure que 
nous donnons se trouve sur un trophée de 
la colonne de Marc-Aurèle, élevée pour 
perpétuer les victoires de cet empereur 
sur les Germains, symbole peu noble, 




GAUSAPATUS et GAUSAPINUS. Mot 
ippliqDÉ à toute choie fiilc de l'éto^e ap- 
pela gautapt (Senee. £p. &t; Mart. 
UV, Hi). 

GEM£LLAR. Espèce pirticalière de 
biHle pour coolenir de rhnile (Columell. 
m, &0, 10). SoB oractêra diitioct cou- 
iBliil, à ce qu'on nippofc, i préunter 
iaa lécipieDts ■ coté l'un de l'autre, au 
lieu d'une leule ivritc. 

GEMCS |<tr<>*<><>>!t»><}- Bon génie on 
angïprdicD du lexe maiculiD, qui, ■ re 
qu'on crojtit, niiuiil iTecebique mor- 

a)gip(gné,aToiritîrigéiesactioDi et veillé 
* 9on bieD-èlrepeudaul toute la tiefHor. 
£/>.ii,l, i81 •.rihuU.n, b). Le gcniui 
étiil repîéïeuté comme un beau gardon 



a« antre vêtement qne la chlamji des 
jnuwspini iur lou épaule, et «tet deux 
•Ueid'oiieau, comme on le voit dant la 
figure ei-iointe, d'aprèi une peinture de 
Po»péi. Comparez JcnoHES. 

i.Gemui toci. Eiprït gardien d'uu lieu; 
car,dieileiai>cien«,Ghaque endroit, cha- 
que lien ■ la rilJe ou à Ucampagne, édi- 
fice, montagne, rivière, boit, etc., aiail, 
■ M qn on erojait, ion génie particulier, 
qui était reprêKuté aoui la forme d'un 
«Tieor (Serr. ad Virg. JEn. y, gS ; In- 
Miipl. ap.Gm. VIII, 4; Prudent. Conira 
Srmmach. ii, 441). En conjéquence, on 
toil looTeot dei imagea de cei reptiles 
niiDgeuitaar un autel, ou, comme dans la 
fipire ci -jointe, priu des Tbermea de 



Titm, avec un «ulel entre eui, pour dé- 




tourner la jiaïunlt de dépottr aucune 
ordurt, etc., par respect pour le génie 
qui préside à ce lieu, 

3. (xiixoitaI|iù>i].Chezlesérritain>u- 
créidu christianisme. If ^cMiui est repré- 
tenlécommr un mauvais esprit rondamnc 
à un supplice élerutl en punition de ion 
orgueil et de w rébellion (Tertull. Jpol, 
33;-4„im. 39; Lact. ii, IS). 

tiEBR£(f4fav). Tontobjet enuier; 
par eiteniion nîaïieriti, lollàn, aurei 
iagalrllti (Plaut. Pan. 1,1,8; BpU. Il, 
!, 45). 

GEHULUS. Porte-faii (Hor, Ep.u, 2, 
71; Suet. Cal. 40). Même lena que B&- 

CESTATIO. Partie d'un jardin de pure 
décontion ou d'uD parc d'agrément divi* 
se en promenades omhragé*i et en ave- 
nnei d'une étendue suffisante pour que le 
propriétaire et ses hâtes pussent y être 
port^ en litière, iMica [Plin. Ep.v, 0, 

nju. n. 13). 



ques de mains et de pieds, sans le secours 
du langage (Aul. Gell. t, à, 3). 

GESTICULATOR. Arteur de panto- 
mime qui Ggurait ion râle par des geitei 
et des mouvements mimiques du corps, 
sans parler (Columell. 1, Prxf. 3). 

GILLO (pauxdXtov, flauxalCâ- Vase 
pour foire nfnicliir du vin et de l'eau 
[Poet. Vel. inAaihol. Lai. \. 11. p. 309, 
éd. Biirm.); il était en poterie (Caisian. 
Iniiîiat. Vf, le), et avait un col étroit 
dans lequel le liquide se pressait avec 
bruit quand on le venait [Poet. Vet. ibid. 
p. 406J. 



dOO 



G1MGLVMI75. 



GLADirs. 



GINGLYMUS (TlYrXuf^oO. Littérale- 
ment, articulatioo qui s'emboîte, comme 
le coude ; de là charnière (Xen. £q. XU, 
6), dont TactioD ressemble à celle d'une 
articulation dans la structure du corps 
humain. Les cabinets des antiquaires 
contiennent des spécimens nombreux de 
ces charnières de toutes les grandeurs, 
et dans les différents modèles dout on se 
sert encore aujourd'hui. Des deui, ici re- 
présentées, celle du haut a été trouvée à 




Pompéi, Vautre est conservée au Musée 
Britannique. Le nom latin ne se rencontre 
dans aucun auteur classique, et il faudrait 
quelque autorité pour le justifier ; mais le 
mot grec est d'une authenticité incontes- 
table. Les Romains doiventavoir eu, pour 
indiquer une charnière , un mot spécial, 
distinct de carelo qui désigne un objet tout 
différent. 

GINGlUNUS.Voy. Tibia. 

GlRGf LLUS. Cylindre tourné par une 
manivelle pour tirer de 
l'eau d'un puits avec une 
corde et un seau ; ma- 
chine tout à fait sem- 
blable à celle dont on se 
sert dans la plupart des 
campagnes aujourd'hui, 
comme le fait voir la fi- 
gure ci -jointe, tirée d'un 
sarcophage de marbre 
du cimetière du Vatican (Isidor. Ori^, 
XX, 15). 

GLADIATORES (|xovo|iàxoi). Gladia- 
teurs, Nom donné en général à des hom- 
mes qui étaient exercés à combattre avec 
désarmes meurtrières pour l'amusement 
des Romains dans les funérailles publi- 
ques, au Cirque, et plus particulièrement 
dans les amphithéâtres. Ils étaient choisis 
pour la plupart parmi les prisonniers de 




guerre ; c'étaient qûelauefeii det eiclaves 
et plus rarement des hommes libres qui 
s'offraient d'eux-mêmes pour combattre. 
Ils étaient aussi partagés en classes diffé- 
rentes avec des noms caractéristiques, in- 
diquant les armes et les costumes dont ils 
se servaient ou leur manière particulière 
de combattre ; tous sont énuméris dans 
la Table analytique et détaillés aux dif- 
férents articles qui les eoncemcnt. La fi- 
gure d-jointe, représentant le portrait 
d'un fameux gladiateur du règne de Ca- 




M^ 



racalla, d'après un monument sépulcral, 
donnera une idée de Taspect habituel, d« 
armes et du costume du gladiataurqui 
n'était enrôlé dans aucune bande spéciale. 

GLADIATORIUM. Paye ou gages doa- 
nés à un homme libre qui formait des gla- 
diateurs et qui combattait quelquefois 
moyennant salaire oommegladialeur (Ut. 
XLIV, 31). 

GLADIATURA. ArtdugUdUtear(Tac. 

.4nn. m, 43). 

GLADIOLUS (lififiiov). Diminutif dr 
Gladios, Même sens que Luigola (Aui. 
Gell. X, 25). 

GLADIUS (ÇÎ90;). Épêe. Ce terme gé- 
néral, qui désignait toute une classe d'af^ 
mes, admettait des variétés accideotelln 
dans leurs dimensions et dans leur forme- 
Il désignait spécialement un glaive à deui 
tranchants, droit, pour couper et percer, 
dont se servaient les soldats pees et ro- 
mains, par opposition aux épeea recour- 
bées et à poiute fragile qu employaient 



GLADIDS. 

lauliooiètnDgèrci ou quelque* clauei 
finkatirm chu lei Greci et In Ro- 
aiiM. Oi âme» portaient des nomi ca- 
nnirùtlqua, énuméréi dins b Tahie 
■ail]lii|iie et expliqués i leur nlace. Le 
S70; |ne anit uoe lame ea fomia d« 
Inallc, pude ganle, oui 1 uoe courte baire 
tiauieinle à la poigoée, comme daot le 
ïprcimai cï-joinlet Jaus les irarumaui 



GHOHOH. 



301 



iltach<«i à un ceiotaran (tojt. Cihcto- 
Kic> et U gravure de ce mot). Lu épéei 
de U cavilerie élaieut plu* looguei que 

celln de l'iobuterie. 

GLANS (iioi«Mlî). Gros lingot de 
lilomb , fondu dam un moule et emplojé 
'ieu de piene pour Aire laucé avec 



atoll CuKin», 2, et Cuits, 1, pris loin 
it <ua d'argile. Il' n'atait pai plus de 
B'.M de long et était suipendu par ud 
bandrier (ialicui)»u cÛté gauche, comme 
If montre la figure d'Agamemnan au mot 
Baculd», i. Le« Romaini >e tervirent 
d'uMépcnembUbleà celledet Grecs jui- 
ipi'iu temps d'Aiiiiibal,où ils adoptèrent 
liluneetpagnoleouceltiUtieniie Polyb. 
VI, It) qui avait un tranchant droit et 
qui itiîl plut longue et plus petaule que 



fdle des Gréa (Flonu, 11, 7, 9), comoie 
It fera facilentent eompreodre le ipéci- 
mtn d-joint, représentant un f/a</iui ro- 
main dans son rouTreBa,d'Bpréi un modèle 
tniDié à Pompéi. Sur les arc* de triom- 
p)n M lescolonnes, les Mildats ordinaîro 
pcirlmt leun épée* de la manière qu'in- 
dique Poljbe (/. e. }, tuspeiidnes psr un 
taudrieraucoté droit, comme un le mit 
dam les graïuna dn mata AcCiNctds , 
AuituTl et Gaidlub; les officiera ont 
Inin é)iéei suspendues au câté gauche, et 



une fronde (Sali. Jug.6\; Li». XixTili, 
20, îl,28; cf. Virg, £n. H, 587). Ugri- 
représente un modèle trouvé k l'an- 
m Labicum ; les lettre* «im sont pour 
firmiter, . lance avec force ■, ou Ftri, 
Aoum (lnscript.<i/>. Orelli, *932). frappe, 
Rone». D'autres ont été troutéi en Grèce 
portant la bgure d'un foudre au le mot 
AESAI, ■ reçois cela ■. 

GLOHUS (toXùin)). Ptloten de lune 
(Ror. £p. I, U. li i Lun«t. 1, 360) ou 
de lin (Plin. H. JV. XJxri, 19, if reti- 
ré du biseau -{fiaiii) après avoir rté Clé 
en laine ou en fil et 
dévidé en forme de 
balle pour être prêt 

lier. U figure ci- 
jointe est tirée d'une 
frite du Forum de 
NerVB, sur laquelle 
sont représentées di- 
verses opérations de 
filage et de tissage ; 

femme portant , com* 

me nous dirions, un plein tablier de pe- 

loloni, da la pièce oij l'on file à celle où 

GLUTINATOR.Lilléralement, qui as- 
semble des choses avec de la colle l^la 

en on glulintun); ce taol ea' — i— 1- 
ment employé pourdèsigiier tu 
qui exerçait l'art d'orner les I 
préparer les feuilles kur lesqi 

~'~at les copïsl» en collau 






4 ; Lucil. Sat. XXVi, 42, Gerlach). 
GI401I0.N (fùiiui)' Index mi sljle 




Il cadran MUire qui marque l'heiire 



l> fl> B)i comme le montre 
la fTïïiire ci-joîule 
près une coupe d'ai^ent de 
main-d'œuvre grecque, dé- 
rouTerte i Porlo d'jtnth, 
l'antiqne Antium. 

GOHPHUS['râ|t{ioO. Mot grec qai d^ 
ligne une lar^ cheville en Tormedecoin 
(Schot. in Ariitopb. Eq. 483; Terlult. 
jipol. 12) enfoocée entre deux objeti pour 
consolider et «errer davantage des pièces 
qui le touche Qt. Par eitension, ce terme Fut 
employé parles Romains pour désigner 
les larges pierres à tète ronde el en forme 
de coin qu'ils pUçaieul à inlervalies dé- 
terminés entre les pierres ordiuaîrps qui 
bordaient les trottoirs de leurs roules et 



de leurs rues (Sut, SjU. ir, 4, 48), 
comme on le voit dansUgraTure ci-jointe, 
représentant une partie de U roule et du 
pavé à l'entrée de Poinpéi. Ces pierres ne 
sont pas seulement taillées an (orme de 
coin pour produire uue pression latérale, 
mais ellcssant plut longues que les antres 
et ont des tètes saillantes, de telle façon 
qu'elles empêchent aussi le reste de s'éle- 
ver hors du niveau. 

GKABATULUS. DimioutirdeGBAïA- 
TCs(Apul. Met. I, pp. 8, S el 12). 

GBABATUS (xpiSaïOc xpâM«to<). 
Couche ou lit petit el bai * 



plu. commua (Cic. d:«. h , 03; Virg, 
Mortt. 5), «emblabiei ceux dont se ser- 
vait le pauvre peuple, n'ajant qu'un ri;- 
teau de cordes étendu sur un chlssi* 



^ucil. 5af.Tl, 13, Gerlaeh;I>elr. Jnl. 
97) pour supporter le matelas, ainsi que 
le représente la figure ci-joinle, d'après 
une lampe en terre cuite. 

GRADILIS. Voy. Pabiî, ï. 

GRADUS. EicalUr dt lu 1 pluiteirs 
degrés {Varro, L. L. y, 168), qin étiJt 
néceuaire quand le bois de lit était atsn 



W^. 



"H^ 



élevé au-dessus du sol pour qu'an ne pùl 
l'atteindre avec ud simple icamiuim. \* 
gravure rapréaente Je lit nuptial de Di- 
don , kvee un escalier pareil , au pied, 
romme on le voit dans le Virgile du Vt- 

3. Ëtage d'escaliers conduisaat n 
portique (pronooi) d'un temple (Cic.a^ 
^11. IV, I ; Virg, ^a. i, 448). Dans Ih 
temples grecs, cet escalier n'avait ordi- 
nairement que trois degrés ; mais les ii^ 
chilectesromainsen ajoutèrent une doii- 



laine ou plus, et partagèrent quelquefois 
l'escalier en deux étages , comme oo h 
voit dans U gravure-ci-joiote , pris» des 
minei d'un petit teni[de du Fomn ie 
Pompéi. Toujoun cependant les dF^rvs 
étaient en nombre impair, pour que 
la personne qui montait et qui iitin 
rellement eommeni^il par le pied droit 
pdt placer le même pied sur le dernier 
degré par lequel elle entiail sous le pw^ 
tique (Vitniv. lli, 4,4|; la supenlitiw 
du peuple lui faisait croire qu'entiR 
Butremeul eût été d'un mauvaii angiue. 



1. SUf/a •or loqueli Ici ipectatrun 
l'uMjiiait duu UD ibéitre , un imphi- 
tbiltre ou un cirque (Intcript. ap. Mi- 
rili. frtl. Ary. p. 130, a. Î3 ; cf. 
TtSHlA THKATIALU). C'étaicDl d« 

dcfiB prcfandi l'Élïnnt I'ud >u-dcisui 
it l'iDtn eu nneée* diitinclci, eamaie 
k Dunin la nw ci-jointe du gnnd thél- 
IitiIe Vmwfa, où la li^n (gradu)] 



: la degri* le* plui 
II, qui panent dirK 



aalRf, îoDl >eulnDeDt de* Mcall 
[icolt] par jeiqaeli le incclateur det- 
•ralùt jasqu'i ce qu'il amttt au graJai 
{■rficuliR où jtait u place. 

1. ArttR parallèle!, Kinblablei k dei 
itfrii, à l'inlèrieur d'uD cornet k dé) 
{friiUlui), pour m£ler lei déi quand oo 



lo wcooûl et leur impHnier en les ne. 
rouinlnanuRiTenienl de rotation (Aiuon. 
fnftsi. I, Ig), comme on le Toit dans 
h ptttie en coupe de la graTure ci-jointe, 
d'tprét UD Bkodéle décoUTert i Rome. 

i. Lïpct ou ridet du palaii dam U 
boucbt d'an dieial, umblablei à celle* 
a'Bna>niel a dâ (Vee. ytl. l, 3Î, 11 ; 
<t.î,4). 

6. Coiffure éUgaDie de* femme*, quand 
Imi efacKOi ^ienl artiGciellenient 
dupMà en onduliiioni parallèles, s'é- 
ItMot l'une BB-deuui de l'autre conuue 



par dr^rè* (Quinl. Xll, 10, 41), ainiique 
dans no* iriaurei. Néron, i ce quon 
dit, éliil toujoun coiffé de celtemanièrc 
(Suet. fliero, 51). Due ilatae repréieii- 
(ant cet empereur en Apollo Citbanxdui 
(Miu. Pio-Ctem. III, 4) a Ici chcTeiii 
léparéi au milieu de la tète et régulière- 
ment frisés des deux cotés, comme ceux 
d'une fille. 

GR^COSTADIUH (U|niol. Anioain. 
t). Même sens que 

GR^COSTASIS. Edifice dans le Fo- 
rum romain, près de* Comice*, où lei 
ambauadeura dei nation* étrangères 
étaient logé* aux frai* de l'État pendant 
la durée de leur mission (Vuto, L. L. 
y, I&&; C\c. ad. Q. Pr. U, 1). Trois co- 
lonnes corinthiennes magniQques, avec 
une portion de leur eniiblement, encore 
debout à l'angle. nord -eit du mont Pala- 
tin, sont, à ce que supjiosent quelques 
■nliquaim, les débris de cet édifice ; 
mai* le style de l'arcbiteclure, qui est no 
des modèles les plus parfaits qu'on voie 
maintenant à Rome, est certainement 
antérieur au règne d'Antonin : c'est 
pourtant à cette période que les niinn 
delà Grmcoilajîi, si elles subsistent au- 
jourd'bui, devraient appartenir, car elle 
tilt rehllie par cet empereur, après avoir 
été totalement détruite par un incendie 
(Capitol. Aalonia. 8). 

GRALL^. Èckatia, laite* comme 
les udtrcs, avec une fourcbe pour emboî- 
ter le [lied. Elle* avaient été primitive- 
ment inventée* pour le* acteur* qui 
jouaient le râle de Pan ou des Satyres, 
afin qu'il* puisent appanitie avec 1rs 
jambes minces et efClee* qu'on attrihuail 
à ces divinités aux pieds de bouc (Festiis, 
V. Grallatnres; Varro, d^. Non. p. 11&; 
Toy. Cavbipbs). 

GRALLATOR {■uù.t.tiv'^ , x<lo<i- 
Tv|(j. Qui marche sur deséchasse* [Plant. 
Paa. III, l,!7,YBrrD,a/i. Non. p. I1&; 
voï. GrallxI. 

GRÀNARItlM. Mot souvent employé 
dans un sens général comme lyaonjme 
de hotrtum, grenier ou magasin pour 
serrer le grain (Varro, H. K. l, &T ; Hnr. 
Sat. I, 1 , 53). Il semit spécialemnit , 
d'aprè* PalUdiui (i, 19, ij, il désigner 
une case djins le dépôt gènér*!, qui en 



304 



GBAPaiAKnJlI. 



6BTPS. 



contenait un grand nombre, desrinées 
chacune à recevoir une espèce différente 
de grain. 

GRAPHARIUM ou graphiaria theca. 
Gaine ou étui pour tenir le liuriu à pointe 
aiguë (graphium) employé pour écrire 
sur des tablettes enduites de cire (Mart. 
XIV, 21 ; Suet. Ctaud, 35). 

GRAPHIUM (Ypaçiov). Instrument à 
pointe aiguë ou sorte de burin, en fer 
ou en bronze, dont on se servait pour 
écrire sur des tables de bois enduites 
de cire (Isidor. Orig. vi, 9 ; Ov. Am, i, 
11, 23). La gravure représente un mo- 
dèle long de 20 à 22 centimètres^ trouvé 




dans des fouilles à Rome. Il pouvait s'ou- 
vrir et se fermer (figure du haut). Ce 
spécimen confirme la vérité des anec- 
dotes qui parlent de personnes blessées, 
même mortellement, avec cet instrument 
(Suet. Cms. 82 ; Cat. 28 ; Senec. Clem. 
1, H). 

GREGARIUS. Sous-entendu miles. 
Simple soldat d'infanterie (Gic. Plane. 
30; Tac. Hist, y, 1). Le costume de ces 
soldats variait naturellement suivant le 
corps auquel ils appartenaient et selon 
qu'ils étaient Romains, alliés où auxi- 
liaires. 

2. Gregarius eques. Simple soldat ser- 
vant dans la cavalerie (Tac. Hist. m» 51). 

GREMIUM. Giron, C'est à proprement 
parler le siège ou le creux qui est formé 
entre l'estomac et les jambes d'uue per- 
sonne assise, et sur lequel les nourrices 
et les mères placent leurs enfants (Cic. 
Div. 11, 41 ; Virg. Mn, i, 689;Pedo Al- 
bin, i, 116). Puis ce mot désigne plus 
spécialement le pan ou le creux que l'on 
fait en relevant la partie inférieure 
d'une tunique ou d'un manteau, comme 
lorsque les femmes relèvent leurs tabliers 
pour recevoir les objets qu'elles veulent 
porter (Petr. Sat, 60). Ainsi, rigou- 
i-eusement , ce mol diffère de sinus, qui 



indique un pli formé sur la poitrine; 
taudis que legremium tombait plus bas et 
s'étendait sur le ventre, comme oo le 
voit dans la figure ci-jointe, tirée d'une 




lampe en terre cuite ; mais cette diffé- 
rence entre la signification des deux mots 
n'est pas toujours observée. 
GRIPHUS (YpîçoçetTptKoO. Mot grrc 

2 ni désignait une des diverses espèces de 
lets dont on se servait en Grèce pour la 
pèche fOppian. Mal, m, 81j ; mauoDiie 
peut déterminer avec précision la nature 
de ce filet. Les Romains employaient le 
même terme pour désigner une machme 
de guerre (Not. Tiron. p. 126), dont le 
véritable caractère est également incon- 
nu. Par analogie, le même mot, gripkus , 
était employé dans un sens métaphorique 
pour désigner quelque chose de captieux 
ou d'obscur, comme une énigme (Ans- 
toph. resp, 20; Aul. GeU. i, 2, 2). 

GROMA et GRUMA (Yvcafiwv). Quart 
de cercle, instrument employé par les 
arpenteurs, les ingénieurs et autres per- 
sonnes du même état, pour tirer des li- 
gnes ou tracer des roules parfaitement 
droites vers un point donné (Non. s. r.; 
Hyg. deLimit.^, 1G4, Goes). De là vien- 
nent degrumari, aligner (Lucil, Soi. 
m, 15, uerlach;, et grumm, les points 
où quatre chemins se rencontrent à an§ie 
droit. 

GRYPS et GRYPHUS (TP«>4'). GrilTon, 
animal fabuleux (Pline, H. N, X, 691, 
qui est ordinairement représenté avec le 
corps et les pattes d'un lion, surmontés 
de la tête et des ailes d'un aijgle, réuoiv 
sant ainsi la forœ et l'agiUté. Cet. animil 



ficiunACi-Ltu. 

Ftiil m enUême de Tigilaare 
stKiitnl reprétcDlé 
nir les tombcsui 



Iml Hir la irsXrt 

qHi y èliimt dépo- 

K*. M ipédmeD ci- > 

joint, lire d'une 

liDpe ru lem CDÏte, 

prùenlc toiu les traits caraclérisliques 

qD'ao tient de décrire. 

GUBERNACULUH (miSiJio.). Gou. 
Kinaiiiea n'était primitivement qu'un 
ktliTiroai large pelk, comme no le voit 
itai la Egure de droite, tirée de la co- 
lonue Trijaue : il était attaché pir va 
and de cordet, funei Çirg. Uil. IV, 4G ; 
tiUrlo'. Eur. if«/. 1536). eitéheuTç- 

pir noeouierture dam leabordagea. Dans 
ntledcrnière forme, qiii eil un perfec- 
lioniMmeiil de la première, il ;a une pièce 
i* bail traniversale lervaol de barre de 
^uienuil, comme od le voit dan* la G- 
(un de gauche, qui cil tirée d'uuepeiii- 



GDTTJI. 



30& 



turc lie PompÉi. L«i différentes partiel de 
a fiDDiemail étaient distinguées par les 
sonu loivanli : aiua, la poignée, A ; cla- 
'u. U barredugouiernail, ■ ;/>MfKi, le 
plaide l'aiiron, c. Le'oM gubcraaadum 
ett MMiient employé au pluriel, parce que 
Ict Miim des ancieua étaient ordinairc- 
DKiit muDii d'un double gouvernail ; il y 
«1 avait DQ sur chaque allé du navire, 
el thaque gouvernail avait sou timonier 
iluu les grandi vaisseaui (Scbcffer, Mii. 
A", p. 301 ); mais il n'y avait qu'un 
liiBomer pour ki demi d«n* les petit* 



navire*, comme on le toit par le spéci< 
men suivant. 

GUBEHNATOR (luStpviiiT,;). Tlmo- 
nier ou pUoie aiiis à la poupe ])our gou- 
verner le vaisseau (Cic. Sert. 9), donner 
lies ordre* aux rameurs et diriger le ma- 



uiemml de» voilei (Virg- -*"■ 5. Î18 : 
Lucan. vui, ISS). Il venait, dans la hié- 
rarcLie, immédiatement a près le magiiler 
etau-déssui Au prortia (Scbeffer, Mil. 
Sur. p. 303). La gravure cî^oiute est 
tirée d nu bas-lvlief trouvé à Pouiiolei, 

CCRGUSTIOLUM (Anul. Met. l, p. 
17; tf,p. 1«). Diminutif de 

GURGUSTlUa. Petite, somlire et mi- 
sérable cabane ou retraite (Cic. Pis. 6 ; 
Suet. fi'om™. II). 

GUSTATIO. Espèce de mets délicat 
que l'on prenait comme friandise ou cam< 
me itimulaal avant un repas (Petr. Sal. 
21 et 3!).: 

CUSTATORIUM. Plateau lur lequel 
on servait ■aueguilaiio; il était sonient 
de matière précieuse et orué d'incpus- 
lationi en écaille [Petr. Sal. 34 ; Pliu. 
En. V, G, 31 ; cf. MariLal IIV, 88). 

GUSTUMel GCSTLS lApie. iv. S; 
Hart. SI, 31 et â2). Uéme sens que Gv- 

GUTTjE. Gaulles, ornements d'ar- 
chitecture dont on le servait priuci|>ale- 
inent sous le* lrigly|ibei d'ordre dorique, 
dam l'architrave, on *o<ii le M»/.) (Vi- 
truv. IV, 3,4), comme dans le spécimen 
ci-joint. Quelquefois on appliquait ce 
genre d'onicmeul lous les Diodilloni de 
l'ordre doKque(>1lruï. IV, 3, 6),comme 



30G 



GtlTTURIflUM. 



GrMNASICM. 



dans la gravure au mot EpiSTTLim, 2, 

p. 24 8 . Ces goutta forment comme des fràg- 




"BgmcB^ 



^Sn 



ucu 




ments de cône, et représentent les gouttes 
d'eau qui tombent aen haut et restent 
suspendues. 

GUTTURNIUM («poxoo;). Cruche à 
eau ou aiguière; on s'en servait princi- 
palement pour verser de Teau sur les 
mains avant ou après le repas (Festus, 
/. V,), On a découvert plusieurs de ces 
vases à Pompéi; ils ont une lèvre en 
avant, une anse droite par 
derrière, un col rond et un 
large ventre comme nos cru- 
ches; mais les contours en 
sont plus élégants et le tra- 
vail cfe Tartiste plus délicat. 
Le mot gutturnium est for- 
mé de guttus, La terminai- 
son urnium est un augmentatif qui indi- 
que que cette cruche a une large bouche, 
comme on le voit dans la gravure ci- 

i' ointe, qui est tirée d'un modèle trouvé à 
>ompéi. 

GUTTUS. Cruche à col très-étroit et à 
petite bouche ; le liquide ne pouvait en 
couler qu'en petite quantité ou goutte à 
goutte (Varro, L, L. V, 124), 
comme le nom môme l'impli- 
que. On se servait de vases de 
cette espèce pour verser le vin 
dans Ui^ paiera y avec laquelle 
on faisait des libations (Plin. 
Hist. Nàt, XVI, 38, 73). Dans 
les temps primitifs, ils étaient placés sur 
les tables comme vases à vin, chez les 
gens de moyenne condition, avant qu'on 
y eût substitué le vase grec appelé epî' 
chysis (Hor. Sat, i, 6, 118 ; Varro, /. c; 
voy. ce mot). Dans les bains, ils servaient 
à distiller l'huile sur la strigile avec la- 
quelle on frottait le baigneur, pour en 
rendre la surface glissante et l'empêcher 
de blesser la peau (Juv. Sa/, m, 263); et 




aussi, en général, comme huilier (Aul. 
Gell. XVII, 8). Le spécimen ci-joint ne* 
présente un guttus en usage dans les sa- 
crifices : il est tiré d'une peinture de 
Pompéi. 

GYMNASIARCHUS (yviivaoiaa^oO. 
Magistrat grec qui avait la surveillance 
d'un gymnase public, et juridiction sur 
tous ceux qui le fréquentaient. Il avait ooe 
robe de pourpre et des souliers blancs 
(Plut. Anton, 33), et portait un bâtoo 
dont il se servait pour corriger les jeuoes 
gens qui s'étaient rendus coupables de 
quelque inconvenance ou de quelque in- 
décence en exécutant leurs exercices 
(Cic. Verr, II, 4, 42; Val. Max. ii, 
12, 7, extr. Sidon Epist, \\, 2). 

GYMNASIUM (yuiivdatov). Edifice po- 
blic, dans lequel la jetmesse grecque était 
formée à une des principales branches de 
son éducation, celle qui avait pour bot 
le développement des forces physiques 
par la pratique des exercices gymnasti* 
ques. Presque toutes les villes de la Grèce 
avaient un établissement de ce genre; 
Athènes en possédait trois, ceox dn Ly- 
cée, de Cynosarges et de l'Académie. Ces 
édifices étaient construits avec beaucoup 
de magnificence, et on y trouvait tout 
ce qui pouvait être utile ou commode : 
appartements couverts et exposés à Tair, 
colonnades, promenades ombragées, bains 
et autres dispositions avantageuses pour 
la santé ou la commodité de ceux qui 
venaient en grand nombre dans ces édi- 
fices pour s'exercer aux jeux ou pour en 
être spectateurs; on y avait aussi les 
agréments d'une conversation littéraire 
ou scientifique. Vitnive a consacré uu 
chapitre entier de son ouvrage (v, 11) à 
décrire la disposition des gymnases. On a 
trouvé des restes de gymnase à Éphèse, à 
Hiéra polis et à Alexandrie en Troade; mais 
ils ont trop souffert des ravages du temps 
pour présenter un modèle incontestable, 
dont tous les détails correspondent exac- 
tement à la description de Vitnive, oa 
que l'on puisse citer comme une au- 
torité suffisante pour éclaircir les nom- 
breuses obscurités de cette question. Ce- 
pendant il en reste assez pour montrer 
que ces trois édifices ont été construits 
d'après im principe général, et qu'ils 



GniKASlUlI. 



GTmvAsiini. 



307 



De dififreot que ^ les détails ou par 
qodqiMS dispositions locales qui te- 
naient, soit à la nature des lieux, soit 
ao goût de rarchitecte. Le principe gé- 
nénl est tout à fait différent de celui 
qu'ont adopté les commentaleurs de Vi- 
truve dans le plan conjectural qu'ils ont 
inveoté pour expliquer le texte de cet 
aoteur. m ont tous commis Tintigne er- 
leur de placer les différents appartements 
air les côtés et aux extrémités de Tédi- 
ficeavec des corridors entre eux, entou- 
laat nne vaste area ouverte, qui formait 
la pins grande partie d*un terrain qui 
mtait ainsi inoocapé. Au contraire, 
dans les trois spécimens que nous avons 



mentionnés, le corps de Tédifice est au 
centre même du plan, dans remplace- 
ment que le plan conjectural laisse inoc- 
cupé. C'est une disposition précisément 
semblable à celle qui a été adoptée pour 
les Thermes de Rome, dont les restes sont 
plus complets, et qui avaient été cons- 
truits incontestablement d'après le mo- 
dèle des gymnases grecs, comme on 
pourra facilement le reconnaître en com- 
parant le plan au mot Thbeilb avec 
celui que nous avons joint à cet article, 
et qui représente les ruines du gymnase 
d'Éphèse, les plus complètes des trois. 
Les teintes foncées indiquent les restes 
actuels ; celles qui sont plus claires, les 




restaoratioDS qui, quoique en partie 
c^jectorales, peuvent être reconnues, 
d'ajiRi un examen attentif, comme au- 
torisées en grande partie par Téxistence 
des bitiments correspondants. Quant aux 
^''"^ et aux usages que nous avons assi- 



gnés à chaque partie de notre plan, nous 
avons cherché à nous conformer autant 
qu'il a été possible au texte de Vitruve, 
et noua y avons réussi pour les parties les 
plus importantes. Ce plan du moins suffira 
pour donner au lecteur une notion claire 



308 



GTBUfASIUM. 



GTMNASimi. 



el complète des pièces nombreuses et 
diverses qui étaient essentielles dans un 
gymnase grec, et de la manière dont elles 
étaient habituellement distribuées. 

AAA. Trois corridors simples (portieus 
simplices) disposés autour de trois côtés 
de la masse centrale des bAliments; il y 
avait des sièges, des chaises, des exedrm 
pour les philosophes et autres qui s*y re- 
tiraient et 8*y livraient à la conversation. 
Les deux compartiments que Ton peut 
remarquer à chaque angle des c4)rridors 
qui se terminent par une abside semi-cir- 
culaire, paraissent, d'après leur forme et 
leur position, avoir été des exedrm cons- 
truites dans les trois corridors {in tribus 
porticibus), comme Vitruve le recom- 
mande. B. Corridor double tourné vers 
le sud {portieus duplex ad meridianas re- 
gioRes conversa), disposé de telle sorte 
que la galerie intérieure offrait un abri 
contre la pluie, lorsque des vents impé- 
tueux la chassaient de ce côté. Ces quatre 
corridors formaient, par leur ensem- 
ble, ce que Vitruve appelle le péristyle 
(peristrltum), lequel, bien que formant un 
portique péri ptéral autour des nombreu- 
ses pièces qui étaient comprises dans la 
partie centrale de l'édifice, était cepen- 
dant un vérilMe peristylium par rapport 
aux parties extérieures de rédifice, au 
dedans desquelles il était établi (compa- 
rez Pbriptbbos et Pbbisttliuv). c. 
Epkebeum, vaste salle garnie de sièges, 
designée comme la salle d'exercices des 
ephebi, et ouvrant sur le centre du corri- 
dor double (in duplici port ECU, in medio). 
D. Coijceum, à main droite du dernier 
appartement {st^ dextro) . e . Conisterium, 
la pièce qui venait immédiatement après 
(deinde proxime), v,Frigida lavatio, la 
salle du bain froid, plus loin que le conï" 
sterium et après le coude que formait le 
bâtiment. Vitruve la place exactement à 
l'angle {in versura), de telle sorte que son 
plan mettait trois pièces de chaque côté 
de Vephebeum, au lieu de deux que pré- 
sente notre spécimen; mais, du reste, 
la disposition des pièces est la même des 
deux o&tés. G. Eiseothesium, le premier 
appartement à main gauche de la salle 
d'exercice des jeunes gens {ad sinistram 
ephebei). H. Frigidariunif salle dont la 



température était basse et qui touchait à 
la pièce où l'on se frottait d'huile, pla- 
cée précisément comme Vitruve indique 
qu'elle doit être, et comme on le voit 
dans une peinture des Thermes de Titus 
reproduite au mot Cblla, 5. Au delà de 
cet appartement il y avait, dans le plan 
de Vitruve, une troisième pièce faisant 
l'angle, qui correspondait avec la /r^û/a 
laitatio, et située du coté opposé; elle 
formait le passage qui conduisait à la bou- 
che du foumean {rter ad propnigemm), 
et est indiquée par b lettre H dans notre 
modèle, i. La chambre contiguë est pro- 
liablement un tepidarium ; Vitruve n'en 
fait pas mention, mais la place qu'occupe 
cette pièce est la même que celle de la 
chambre thermale dans les bains de Pom- 
péi. K. Concamerata sudatio, étuvevoà- 
tée ; il y avait un bain d'eau chaude {calda 
lavatio, l) à une extrônité, et de l'autre 
\e laconicum{ii). L'appartement du côté 
opposé, qui touchait également au four- 
neau (o), et qui était construit sur k 
même plan et avec les mêmes dimensions, 
était probablement une autre étuve qui 
avait ausssi un bain chaud (p) et un la- 
conicuro (q), et qui communiquait par 
des entrées particulières avec l'ephebcMm 
et les pièces adjacentes La destination des 
trois pièces (r r b ) dont on n'a pas encore 
indiqué l'usage est purement conjectu- 
rale ; celle qui est la plus vaste et qu i 
occupe le centre parait, d'après son éten- 
due et le lieu où elle est située, avoir été 
destinée au jeu de paume pour lequel une 
pièce était réservée dans tous les gymna- 
ses; ce devait être, par conséquent, le 
sphstristerium. Les deux pièces aux an- 
gles servaient aux autres jeux en grand 
nombre auxquels les Grecs se livraient 
La partie de l'édifice décrite jusqu'ici 
comprenait l'ensemble des appartements 
couverts que Vitruve parait designer 
d'une manière générale sous le nom de ^- 
Imstra, A l'extérieur il y avait trois porti- 
ques {extra autem portieus très) ; Tun (S^ 
était double et regardait vers le nord : il 
recevait ceux qui sortaient du péristyle 
{una ex peristytio exeuntibus, ausespecta» 
verit ad septentrionem, perpciaiur du- 
plex) ; les deux autres (t t), que les Grers 
appelaient xisti {\wxoi}, avaient dans la 



«TIfJtCBCM. 



HABBIfA. 



309 



partis aDtérieure des terrains destinés aux 
exercices {stadiaim), et étaient entourés 
d'ime enceinte assez élevée pour préser- 
verles spectateurs de tout contact avec les 
corps huilés de ceux qui se livraient aux 
eiercices. Entre ces portiques et le conri- 
dordouble tourné ven le sud (b), il y avait 
des promenades découvertes ( hyvmthrm 
an^ii/alionMy napadpo|iiicct T Y V), plan- 
tées d'arbres, ayant, de distance en dis- 
taoce, des espaces découverts {staiiones)^ 
et disposées pour la commodité des exer- 
does. Au delà de ces promenades était le 
iladium (w), garni de siégea de manière 
à recevoir le nombreux ooncoun de spec- 
UteuTS qui se réunissaient pour voir les 
exercices des athlètes. 

GYNiËCEOM^GYNiECIUM etGYNiE- 
CONITIS (Tvvaixeïov, 7w«iit»vÎTiç ). 
Partie d'une maison grecque qui était ré- 
servée pour Tusage exclusif des femmes, 
cofflme le harem dans les habitations 
sodernes des Turcs ( Terent. P/torm. y, 
6, 22; Plaut. Most, III, 2. 72; Vilruv. 
Ti, 7, 3). La situation du gynécée a don- 
né lieu à beaucoup de discussions , et il 
reste encore des doutes sur ce point. Des 
«pressions de Yitnive, qui commence sa 
description d'une maison grecque par le 
gynécée, on a conclu que les apparte- 
ments des femmes occupaient la partie 
antérieure de la maison immédiatement 
après rentrée; mais cet usage s'accorde- 
rait si peu avec la réclusion profonde 
dans laquelle les femmes grecques étaient 
retenues, qu'il est impossible de l'admet- 
tre. A l'époque homérique, les apparte- 
meots des femmes paraissent avoir été 
situés à un étage supérieur (Oicsp^ov). 
Dans les temps postérieurs, on adopta ac- 
cfdenleUement la même disposition, lors- 
que l'emplacement était de peu d'éten- 
doe , à cause du prix élevé ou de la ra- 
reté du terrain ; mais, après la guerre du 
Pélopooèse, il semble, en s'en tenant à 
l'hypothèse la plus vraisemblable, que le 
gynécée était placé dans la partie posté- 
rieure de la maison, derrière les apparte- 
ments réservés aux hommes (androwtU), 
Ainsi , il devait occuper, avec les biti • 
Bients qui en dépendaient, la même place 
que le second perûtjrlium dans les mai- 
sonsde Pompéi, comme nous l'avons mar- 



qué dans le plan conjectural d'une mai- 
son grecque (voy. Doiius, 2, p. 289), 
où il est marqué e. 

2. Chez les Romains, fabrique de toiles 
où l'on n'employait que des femmes pour 
filer et tisser (God. Jnst. 9, 27, 5; 11, 
7,5). 

GYNiECIARIUS ou GYNiECIUS. Le 
surveillant ou le maître des femmes d'un 
gytueceMtm on atelier de filage et de tissage 
(tmp.Gonst. Cod, n, 7, 3 ; God.Theodos. 
10, 20, 2). 

GYPSOPLASTES. Qui moule des ob- 
jets en plâtre, gfpsum (Gassiodor. yar* 
Ep, Tii, 7 ; cf. Juv. II, 4, où gypsum si- 
gnifie l'objet moulé lui-même). 

H 

HABENA. Littéralement, ce par quoi 
une chose est tenue, liée, tirée ou atta- 
chée ; de là les sens plus spéciaux qui sui- 
vent : 

t. (^vCxi). Généralement employé au 




pluriel : rênes^ pour monter à cheval ou 
pour conduire , comme dans la gravure 
ci-jointe, prise d'un bas-relief du musée de 
Vérone. 

2. (fuTaywytO;). Au singulier, licol ou 
bride pour guider, attachée à la têtière 




d'un cheval , par opposition au frtenum 



310 



UALTKREâ. 



UAMOTBAUO^KS. 



qui était embouché (AmmiaD. xix, 8, 7), 
comme on le voit par la figure, prise d*uDe 
pierre gravée. 

3. Courte courroie , attachée au bois 
d*uoe lance pour aider à la lancer ( Lu- 
can. Ti, 221) ; poétique pour Ahbhtum, 
1 : voY. la gravure de ce mot. 

4. Courroie par laquelle les souliers 
qui n'avaient pas d'empeigne étaient atta- 
chés sur le cou-de-pied (Aul. Gell. xiii, 
21, 2) ; comme AMKifTUM, 2 : voy. la 
gravure de ce mot. 

5. Cordon ou courroie par laquelle les 
mentonnières (bucculm) étaient attachées 
sous le menton (Val. Flaoc. TI,36S) ; voy. 
la gravure du mot Buccula. 

6. Les écoutes d'une voile, c'est-à-dire 
les cordes à Taide desquelles on brasse au 
vent ou on mollit les extrémités inférieu- 
res des voiles (Val. Flacc. IT, 679; cf. 
Ov. Fast. III, 693) : poétique pour Pbs : 
voy. la gravure de ce mot. 

7. La courroie d*uoe fronde (Lucan. 
m, 710.; Val. Flacc. T, 609) : vof.* 
Fonda.' 

8. Courroie d'un fouet pour châtier les 
esclaves (Hor. Ep, il, 2, 15 ; Ov. Her. ix, 
81 ; voy. les gravures des mots Flagbl- 
LUM et SccTiCA), ou pour fouetter un 
sabot (Virg. v£/i. vu, 380). 

HALTERES (diXTYipe^ .Masses pesantes 
de pierre ou de plomb, comme nos cloclies 
fjrmnastiques , destinées à développer la 
force musculaire dans les exercices du 
gymnase ; ou les tenait dans chaque main 
eu sautant, courant, dansant, etc. (Mart. 
Ti, 67 ; XIV, 49; cf. Senec. Ep. 15 et 
56; Juv. VI, 421). La gravure repré- 
sente un jeuue homme au gymnase, le- 




vant du sol deux lialieres^ avec deux mo- 
dèles des différentes formes qu'on leur 
donnait, à main gauche de la gravure ; 



tout cela d'après des vases d'argile : la 
figure énorme du haut sera un iiim ifi 
de la massa grapis de Juvénal (^ e,), 

HAMA (âftT)). Seau daot m se semit 
dans la cave aux. wi (HU, tu, 2, 42); 
emplové au«i par les pompiers et soties 
pour éteindre les incendies (Juv. xiv, 
305 } Plin. Ep. x, 85, 2), et pour tirer 
de Peau d'un puits (Ulp./>^. 33, 7, 12* 

HAUATUS , sous-entendu ens'u (Ovid. 
Met. V, 80). Voy. Falx, 6. 

2. Voy. LoucA, 6. 

HAMIOTA. Pécheur irai pèche ivec 
une ligne et un hameçon (Aaiiiicf),par op- 
position à celui qui pèche avec on filet 
(Plaut. RuJ, II, 3, 5; Varro, ap, Noo. 
/. V,), La gravure est tirée d'une pein- 
ture de Pompéi, dont les hahhanti sem- 




blent avoir beaucoup aimé la distraction 
de la pèche à la ligne, peut-être à ciuse 
delà proximité du Saino ; car lespayssges 
peints sur leurs maisons contiennent fré- 
quemment la figure d'un nècheur à 1* 
ligne, qui porte toujours le <mapeaa parti- 
culier qu'on voit ici, ou un autre fort sem- 
blable, et tient un panier à poisson de b 
même forme que celui de notre figure. 
HAMOTRAUONES. Sobriquet donné 
aux pécheurs à la ligne, et aussi aux |eé- 
liers qui traînaient le cadavre d'un crimi- 
nel, après l'exécution , de la eamifiôM 
aux degrés des Gémonies : par allusion, 
pour les uns, à rhameçon (hamus), pour 
les autres , au croc de forme semblable 



OAMCLUS. 



HARPA. 



311 



(ttAOtf, Hor.* Od. 1, 35, 20; Jut. Soi, x, 
66), dont ils se servaient (Festus, s. 'v.). 

HAMDLUS. DimiDutif de Hamvs : pe- 
tit hameçoD (Piaut. Stlch. ii, 2,16; Apul. 
Àpol. p. 460) ; instniment de chirurgie 
Gdns, TU, 7, 4). 

HAMDS(flrfxMTpov). flameçoo fait de 
dimeosioDS différentes, et avec la même 
fonne et le même caractère que les nô- 
tres (Plant. Cic. Bor. Or.). 

2. (xyxttfTpov). Les Grecs donnaient le 
même nom à un crochet qui était au haut 
^xBkthdhine (miviov), autour de laquelle 
le fiJ, pour Caire la trame en tissant, était 
earoolé (Plato, Rep. X, p. 616, c) ; il en 
êlait probablement de même cheiles Ro- 
Duios, qooiqu^on ne trouve le mot avec 
ce icns dans aucun des passages que nous 
ayons; mais on voit par- 
Iiitement le crochet lui- 
m^e dans la gravure ci- 
jointe, représentant, d'à- 
prêt une peinture de Pom- 
péi,ia corbeille à ouvrage 
de lida , qui contient 
deu bobines, munies chacune d'un cro- 
chet de ce genre, et quatre peJotes de fil 
^ prêtes pour être enroulées sur une 
bobine. 

3. L*épine d'une ronce /Or. iVicje, 1 15) ; 
de là ce mot est applique au crochet de 
i'arme appelée ftarpe (Ov. Met, iv, 719), 
qu'oo attribue à Penée et à Mercure : 
il resMmble exactement à l'épine d'une 
roDce, comme &^ le voit dans la figure 
ri-joiote, d'après une peinture de Pompéi, 




*• 



H montre d'une façon convaincante avec 
<pKllc impropriété le PAM^Se précité, fer- 
nm aura tenus oMidit namo, est tra- 
dait habituellement : « Il enfonça son 
SUive juson'l la garde. » 

4. Crochet ou épine de fer dont on as- 
Kmblait plusieurs pour former une brosse 
w on peigne, avec lesquels l'étoupe ou le 
lu brut était cardé et réduit en flocons 
««MU (Plm. H. N. XIX, 3). 

5. Le crochet ou l'anneau par lequel 
chaque plaque, dans une cotte de mailles 
flexible, était attachée à la plaque voisine, 



au lieu d'être cousue à un fond de toile 
(Virg. Mn. m, 467), comme on l'explique 
et le figure au mot Lobica, 6. 

6. Instrument de chirurgie dont on n'a 
pu déterminer la nature précise (Gelsus, 
VU, 7, 15). 

7 . Sorte de gâteau dont on ignore la 
nature (Apul. Met, x,p. 219). 

HAPHE (d^). Le sable jaune répandu 
sur les lutteurs a près qu'on les avait oints, 
pour qu'ils pussent avoir plus de prise 
l'un sur l'autre (Mart. yii, 67) ; de là un 
nuage de poussière s^éUvant sous les 
pieds ^ dont Sénèque (Ep, ■ 57 ) se plaint 
d'avoir été étouffé dans la grotte de Paosi- 
lippe. Dans la première gravure du mot 
LucTA, on voit sur le sol un panier èutre 
les deux lutteurs, par allusion à la cou- 
tume dont nous parlons. 

HARA. Étable à cochons , particuliè- 
rement pour une mère truie ( Columell. 
▼11,9, 9; Gic. Pis, 16). Voy. Svilb. 

2. Poulailler pour les oies (Varro, Jt. R, 
III, 10 ; Columell. yiii, 14, 6 et 9). Voy. 

GHBlfOBOSCIOlf. 

HARMAUAXA (&p(jia(&a(a). Voiture à 
quatre roues, ou litière d'origine orien- 
tale, tirée d'habitude par quatre chevaux, 
couverte par-dessus et munie de rideaux 
pour la fermer sur les côtés ; employée 
spécialement pour transporter les femmes 
et les enfants (Gurt. m, 3j Herod. vu, 
41 ; Diod. Sic. xi, 56), mais dont il ne 
reste aucune représentation authentique. 

HARMOGE (&p(toYiQ). Terme employé 
par les peintres pour exprimer l'union et 
la fusion imperceptible et harmonieuse 
de deux nuances voisines (Plin. H. N, 
XXXV, 11). 

HARPA. Harpe, avec un dos recourbé 




comme une faucille (fipm), falx)^ ainsi 



312 



QARPA 



IIARISPICA. 



que lemootrele spécimen ci-joint, d'après 
une peinture égyptienne (Venant. Carm, 
vu, 8, 63) ; dans ce passage elle est dis- 
tinguée expressément de la lyfe, et nom- 
mée comme un instrument étranger. 

HARPAGINETULUS(Vitruy. vu, 5, 
3). La leçon de ce mot est généralement 
abandonnée comme corrompue, maison 
trouve uiie autorité plausible en sa faveur 
dans une des peintures de Pompéi (PU- 
tare itErcolano^ t. I, p. 212), qui, au 
lieu d*un frontispice régulier au-dessus 
d'une rangée de colonnes , présente un 
dessin de rantaisie couvert d'ornements 
ressemblant à autant de petits crochets 
(harptiginetult^ diminutif aharpagines) ; 
ce peuvent être, pense-t-on, les objets 
auxquels fait allusion Yitruve. 

HARPAGA et HARPA60(&picàYTl, &(>- 
icaÇ). Espèce particulière de crochet fait 
pour saisir et pousser des objets en haut 
. ou en bas, ou vers la personne qui s'en ser- 
vait, employé par conséquent de bien des 
façons : comme fourchette (xpeàypa) pour 
retirer les viandes du pot (Schol. Aris- 
toph. Eq, 772), comme croc pour reti- 
rer les cnoses du fond de Teau, un seau 
par exemple du fond d'un puits (Ulp. 
Dig, 37, 7, 12, S 21) ; comme grapin, 




dans une guerre maritime, pour saisir le 
gréement d'un vaisseau ennemi et, en l'a- 
menant , engager ainsi l'action de près 
(Liv. XXX, 10), et pour d'autres objets 
semblables. Le spécimen, qui est pris d'un 
original en bronze du Musée Britanni- 
que , répond exactement aux termes du 
scoliaste d'Aristophane (/. c), qui dé- 
crit ce crochet comme un instrument 
fait avec plusieurs fourchons de fer se 
recourbant en dedans comme les doigts 
d'une main humaine, de manière à saisir 
de différentes façons. On y ajoutait un 
manche de bois de différentes longueurs, 
selon l'objet pour lequel il était em- 
ployé. 
HARPASTUM (&pita<rr6v). Balle em- 



ployée à une espèce particulière de ]en 
fort en vogue chez les Grecs et chez les 
Romains. Elle était de dimension plus 
forte aue la Daganica et moindre que 
le fotlis» Le jeu dans lequel on s'en ser- 
vait se jouait avec une seule balle et un 
nombre quelconque de joueurs divisés 
en deux camps ; le but de chaque per- 
sonne était d'enlever la lialle du sol (de 
là répithète pulperulenta , poudreuse, 
qui l'accompagne ), et de la jeter parmi 
ses amis. Le camp qui réussissait le pre- 
mier à la jeter hors des limites remportiit 
la victoire (Mart. IV, 19; vn, 62 et 67 ; 
Mercurial. j4rt. Grm. ii, 5). 

HARPE ( âpin)*). Espèce particulière 
d'épée ou de poignard avec un crochet 
pareil à une épine {hamiu) en saillie sor 
la lame à une eertaine distance au-des- 
sous de la pointe (mucro), comme le mon- 
tre la figure du mot Hahus, 3. Selon la 
fable, ceux qui se servirent de cette arme 
furent Jupiter (Apollod. Bihl, i, 6); 
Hercule (Lurip. Ion, 191), et plus parti- 
culièrement Mercure et Persée (Ot. M^- 
V, 176 ; i^. 69) ; elle est attribuée pli» 
universellement à ce dernier, comme une 
arme caractéristique , par les artistes au- 
ciens, dans leurs sculptures, leurs pein- 
tures et leurs pierres gravées. 

HARUSPEX ( lepouxoicoc). Devin qui 
prétendait annoncer l'avenir par l'ins- 
pection des entrailles des victimes, et qui 
expliquait les phénomènes extraordinaires 
de la nature, comme les éclairs , le ton- 
nerre, les météores, les tremblements de 
terre , etc., réunissant ainsi l'autoritr 
de TExTlSPBX et de I'Augur. Ceai-ci 
avaient une fonction politique régulièrr, 
étaient nommés par TÉtal et employés 
comme instruments de gouvernement; 
tandis que Vharuspex n'avait aucun mi- 
nistère sacerdotal ou public, et était re- 
gardé dans les classes instruites arec beau- 
coup moins de respect que les dent ath 
très. Mais il exerçait ses jongleries sor 
une échelle beaucoup plus grande, et im- 
posait davantage à la cjnèdulité populaire 
(Gic. Z)iV.i, 39; Val. Max. i, 1, 1 ; Coh- 
œell, I, H, 6 ; Herzogai/Sall.Ca/.47,3). 

HARUSPIGA.Femmequi fait le même 
métier que Vharuspex (Plaut. Mil. ni* 
1 , 98). 



^^^* ( fïX»C )- tance , emp 
nimnte aoc piqiie pour percer, M conune 
DU irtil ponr être jetée ivec li maia.Elte 
w «iBpaïut de troii partiet diitiocla ■ 



sSt==»B 



(i lite (cuspii, sI^M 't iitiSops(TÎ(} en 
bnina oD CD fer ; le boU Ihatlilt, ï6pu) 
eu frfaie «1 mire boii ; et dm pointe de 
métal ly boot {tpïeuium , cratjptfTf^p 
«TÛpaî), qqi cemit pour la Bïer Terti 
Wnent dans le toi , ou qui dereniit i 
tme effcDÙTe quand la tète était briaée 
(Pol^b. TI, 2b}. U Egure du haut dam la 
cnnire ci-joiole représente une tête de 
lanM TQmune tirée d'une Touille ikile 
Juf le Liocolntbire ; celle dn eenlre, utie 
poiate pour le bout, d'aprà ud tm» d'ar- 

E>; rt celledu bai, laUnceentière, avec 
i trois partiM aNembléea. L« manière 
de h laDcer le voit daof la gravure ci- 
joinle, piiie du Virgile du Vatican, qui 



a pour objet de reprjtenter l'attaque et 
la dittBme d'une place fortifiée : ta même 
griTore explique anui les termei plus 
•pécÛBï «doptéi pour décrire cette «c- 
lioQ. On obwrren que ta fi^re qui eat 
la pied des mnnillM a l'inlérteur de la 



ll«»TA. 313 

main toanié en dehon, et dam une telle 
position ti\e devait jeter jbn arme en 
la brandistanl avec un mouTemeui qui 
lui donnait de la force et qui eit exprimé 
par lei moU rolan (Stat. T/ub. ix, 103) 
ou torquere (Virg. Mn. T, SHS ; jii, 
â3S) ; ceux d'au-deuus ont le doi de 
la main tourné en dehors et le petit 
doigt au lieu du pouce dans la direction 
de U (été de la lance : ce qui représente 
la manière ordinaire de jeter le trait ex- 
primée par les jaoXijaetrt, jactart , mil- 
tere, etc., quand on le tenait et qu'on le 
baUnçuitàfon centre de itravilé, avec le 
^ ~ de la main tourné ei 



1 but a 






ai, la 



léte et la pointe du bout w levant et 
s'abaiuant alternativement, comme le 
fléau d'une balance (libra), l'action était 
désignée par le mot tiirare (Virg. ^.n. 

— •■- - '"ij; ce derr- 

... ^'tion marou 

et litrere. 
2. BailB amcnlata (Cic. dt Oral. I, 
57 ). Lance munie d'une courroie pour 
il la lancer (voy. AHlHTtm et la 
gravure). 

8. Hasta aniala ( Ennius ap. Non. p. 
S56). Ijnce avec une poignée fiiée sur 
te bois pour aider i porter des coups et i 
ta jeter [voy. Ansatcr, !, et U gravure). 
♦. Haila celilarii (fpôoçorf.La lince 
. le dard employé par lei Iroupei ro- 
■ines année! k la légère , dont le boia 
était long d'environ troii pied» et épais 
d'an doigt , pendant que la léle n'avait 
pas plus d'un empan de longueur, mais 
était si mince et terminée par une pointe 
délicate , qu'elle se courbait immédia- 
tement dès qu'elle renconlnil quelque 
choie qui orrrait trop de résistance; par 
conséquent , li le soldat manquait son 
but , elle était inutile à l'ennemi et ne 
pouvait être renvoyée (Liv. XXXTIII, 
ÎO; Plin, H. fi!. XXVIII, 6; Polyb. VI, 
3!). On voit la tète d'une de ces armes 
dans la gravure, d'apréi un original trou- 



ut IIASTA. 

5. Botta par». Luce uiu lèl« (tut- 
pù), comme le Tieiu Maptre grec (sxi)- 
KTpov), que le gé- 

Dtral ranMtn (tau- 
Dtit à titre de n- 
compeose hooon- 
ble (u Mldtt qui 
■'était dialîngui 
damlalwuille [Tac. 
^«n. m, !l;Virg. 
Xa. Tl, 760; Serv. 
ad t.; Suet. Claud. 
38). La navDTe eit 
copiée d^une pein- 
ian qui décore le 
lombesu de U fa- 
mille dea NaioDS, 
pTÈ9 de Rome. 

6. Uasia prmpUata, avec t'iolépéaul- 
tièaie brèie. Lance doot la pointe ut 
maucherée ou couverte d'un bcutoD ou 
d'une balle {pila) au bout, ramme no* 
lleurets(Plin. Jï. JV. viu, 6): les loldati 
•'en terraient dans leun exerdcea (Hirt. 
B. Afr. 7Î} et dans lea reruei ou aai 
combats simulés (Lii. xsn,' SI}. 

7. Haila nampinca. Le ibj^se de Bac- 
chut, appelé ainsi parce que c'était dans 
l'origiDe uue tance '" 



dans des Ceuilles de vigne (Virg. £n. vu, 
tS6 ;Calpurn. Eci, x, S&), comuM le spé- 
cimen ci-joint , prit d'une peinlure de 

g. Uaiia gramima {■^é.tf.aX.), Lance 
faite d'une espèce de roseau élancé des In- 
des, qu'on avait l'habitude de placer entre 
les maÏDt des statues colosialesde Minene, 
en raison de ta longueur et de ses dimen- 
sions imposantes (Cic. f^err, 11,4,56). 

9. Haila cnUbaris. Lance avec la 
pointe de laquelle le fiancé romain sépa- 
rait la chevelure de la fiancée le jour du 
mariage (Fettus, /. t.; Ov. Fait. Il, &60, 
haila recurva). L'épîthète qu'Ovide don- 
ne i cet inilrument fait entendre que ce 
n'était pas d'une lance ordinaire qu'on 
le servait à cet effet, mais de la laoce 
mstique ou Spabim. Vof . ce mot. 



10. Hasta putlica, I^oce dmsà 
comme le signe d'une enchère puliliqne 
quand les bieni étaient publiquement li- 
vret au plu* oCTraut (Cura. Nep. Au.t; 
Cic. Of. 11, S ) ; coutume aée dei habi- 
tudes de pillage des anciens Rmuini, 
ipa^ lorsqu'ils ditposaient du butin prità 
ta gnaitt , pUutaient a cAté une lance 
pour înttfuer d'où Tcoait le droit de 
[■Topriété. 

1 1. Hojta mutuiBelralU, L^nce qi'oe 
avait coutume de Cesser comme eoUè- 
me d'autorité dans taaUibuDani deseen- 
tumviri; delà l'eiprenden crntiimrini- 
itm lautam trigere signifie convoipier 
les csQtumrirt et jet appeler à leon siè- 
ges, ou, co d'antres lennet, owfrir tnr 
trib<inal (Suet. Aag. 36 ; Hart. vn, 831. 

HASTARII (V(f . MU. n, 3). Cmuhc 

H A «TAU. 

HaSTAKIUM. SalU iTeHchirt (Ta- 
XM.Aptil. 13) ; catalogue 4t vaitt ^. 
adNalioa. I, 10). 

HASTATI. En général, tons ceai qû 
sont armés d'une tance; mais, dans m 
sens plus spécial, let baitaii étaient un 
corpi d'iofonterie pesarament aravr, 
contlituint la première da trois dasfi 
dans lesquelles 3e subdivisait l'ancieiiw 
légion romaine. C'étaient les bomnirs ks 
plus jeunes , et lit étalent postés sor l( 
premier rang dans l'ordre de bataille, 
du moins jusqu'à la Gn delà république, 
où l'était éubli l'utage de diitribon 
l'armée romaine en cohortct, et ai, par 



BâsnLi. 

qn Kgnde U pothion particulière occu* 
fit par ducim d'eux, ■itieut éié alMii- 
dosDni. Haisleurs'arcMstt leur ce 
tnablcnt iToir wibiulc s«u ilténlion îm- 
foUaau, même iou£ l'empire; cirilitoDt 



HMilCTCLini. 






r lei 11 



trionipbe et tes colonaei 
sFEauitei et d^euiiiea pareilles à ccllci 
^ Poljbe leur attribue de ton lemp», 
('st-à-dire un cuque , un TUte bouclier, 
■DE cuinue en mailles, une épée au cAté 
itroit a DM lance, aiaii que le montre 
b Epirc ci-joiote, prise de la colonne de 
Mut-Aurèle. La cuinue en maillri (Ou- 
fo^ iluaiSuTo^), qui était parllcutière 
■ui hailall, eit indiquée par dei trait* 
daiislagTiTure, mais apparaît d'une fa^nn 
brancoup pJui laillaDte dam l'original , 
«1 rile bit coDtraite avec deux antrei 
tfom dont' les pUqnes imitent, datu 
l'uDe, des ^aillei ( lorica tquamala ) ; 
dm l'autre, des plumes (loriceplumata), 
ttqui sont détail léei toutes ileui sTec 
hk préciHon égale ( Varro, L. t.. y, 89 ; 
EmuiuaD. Haerdb. jdj. VI, 1 ; Lii.xxn, 
S;PdWÉ.ti, 28 >. 

HA^niiK. PK^rement le boii d'uiM 
ksct (C. Nepoa. Epam. D ; par exten* 
ùon, ta lauce elle-méllK (Ov. Met. yat, 
n)',ai^illoapourponuer le bétail (Cal- 
purn. Ecl. m, 21) ou tout bâton ua peu 
loue (Vies- Gtorg. n,Zhi). 

HAUSTRUH. Augel, barillet, leau 
diQS une roue hydraulique qui puise 
l'taq pendant que la roue loume (Lucret. 
*, £17 ; Mon. I, -v. ). C'étaient quelque- 
fob dti barilleta de bois , modioli (Vi- 
tniv. X, 6), d'antres fois seulemeot des 
jarrcsfeoiÂ, Non./.c. ) :lesChinaisd'au- 
jount'faui se (eneot de bambous i cet 
dtet. Voir la gravure du mol Rota 
aQOUu, qui donne une idée claire de 
ce jue ce terme aÎEuifie. 

BELCIARIUS. Qui haie ua bateau 

Cr la boucle {kelciim ) d'une corde de 
lHe(IUrt.lT, 64, 21; Sidou. £d. il, 
10). 



opremeni, la boucle al- 
itie de halage titée par 
un Dommr ( Mffiariui ) et qu'on passe par- 
iruai répauleen traiera de U poitrine ; 
<W li il K ditdapoitruil attaché ani traits 
_j --e (Apul. .tfri. M, p. 



ticbceà u 



dnbétcsde VI 



prise d'uiw peinture d'HercuIanum. 

BELEPOLIS (ùinolii). Littérale- 
ment, destructeiu' de villes, nom donné â 
une machine inventée par Démétrius Po- 
liorcète pour assiéger des places fortes, 
roDiistanten une tour carrée placée sur 
des roues et élevée jusqu'à U hauteur de 
neuf étages, dont chacun était muni de 
machines pour battre les mura et lancer 
des projectiles d'une dimeusion et d'un 
poidsénonnes (Diod. Sic. TX, 4Setxx 
81 ; VitruT. X, H ; Ammian. xxiii, 4, 
10). 

HELTOGAMINUS (^l<axi[iivoE)- Cham- 
bre eiposce BU midi, qui était suffisam- 
ment echauflée par la chaleur naturelle 
du soleil, et qui, en conséquence, n'avait 
pas besoin d'un chsuFhgeaniGciel (Plin, 
£i). 11,1T,Î0; 01p. Oi^. 8,2, 11). 

HELIX (IXit ). La petite volute sous 
inthien, faite 



le, du lierre ou de 

le autre plante para- 

indinée sous un ob- 
jet qui pèse par-dessus 
Chaque cbapiteatt est 
décoré de seize volu-. 
tes, deux soui cbaque angle de l'abacus 

chaque face ( Vitru». it, 1, II)- 

BEHICYCLl[JH(^tLixÛ>iX>Dv).EnceiDte 
demi-circulaire, asseijarge pour conte- 
nir plusieurs penomies, assises en mène 
temps, qui veulmt goâter les plaisirs de 
la conversation. Lessnciens élevaient dei 
constructions de ce genre dans leurs parc* 
d'agrément (Cic. dr Amie, i; Sidon. Ep. I, 
Ij, «1 aussi dans différentes partie* d'une 
Tille pour servir de siège* publics (Suet- 
Gramm. IT ; Plut, dt Garrul. p. W)- 




Pompéi, tel qu'on le voit miipleiunl > 
cdié de 1< rue , juite eo dehon de b 
principtle entrée de la ville eu Teoint 
a'Hercubaum. Lci liéges courent tout 
autour, et le plancher ot auei élei ' 






npelil 



drçrê e>t-i1 placé au devaot pour donner 
UD plus facile accù. 

2. Cadran solaire de conitniction fort 
•impie, ioveaté par Bérow et coosiitant 
en une cavité preique iphérïque pratiquée 
i U lurface supérieure d'un bloc de 



piei 



■é[«. 



71 



dam laquelle étsieut . 
tracées lo lignei ho- I 

fare aalérieure al- 
lait en l'abaissant 
depuil k liBut, aCn 
quelecadraoeûtune ' 

cllma tuccuum) adaptée à la hauteur po- 
laire de la place pour laquelle il êlail 
fait (Vitruï. IX, 8). U Cgure eil copié* 
d'un original découvert en 1761 dam le 
niin» d'une ancienne villa préi de Tut- 
culum. L'angle de l'enclima eit d'envi' 
ron 40" 43, ce qui cODcardeatec;iala' 
lilude de TuKulum, et l'initrumeiit en 
lier ressemble eiacleinenl à un mirbri 
du même genre, de U collection d'Iuci 
Blundell, dam le Uncaihire , qui a ui 
buste de Béroie Kulplè à sa base et qu 
porte inscrit le nom A'hrinlcyclium. 

HEHIKA (^tiivo). Mesure de capacité 
contenant un demi-i«.cfiiri(u(Festui, 



IlEMUPHXRiri. 

RhemD. Fana. <U Pond. 61 ) ; de la, tau 
fait pour contenir exactoneatcettequiD- 
tilé |Per*. I, 12U). 

HEU10LU(4|Ua]i[a}.FdtiècepaitiaJiè' 
redevaisaeau (Gell. x, 3à] emplojésuc- 
tout par le> pirates grecs (AriiiD.'taaJ. 
III, 3, &), et construit de (elle sorte qoe 
UnoitïÉdes côtés (At laissée libre deca- 
meurt pour former un pool sur lequel so 
pâ( combattre (Etyiiial^jUniK;.a^.Schc(- 
(er, Rt nu», p. 1 4 )■ Elle panit avoir ip- 
parteuu à U même >*Usse que Xtcfraam, 



avec quelque différence dans la disposi- 
tiuD dâ rames, et elle est probableôtal 
représentée par la C^re ci-iainle,priK 
d'une médaille impériale ( S;beff. <- <■ 
p. 111), dan* laquelle la partie cfntralc. 
qui n'esl |>oiut occupée par des rainnus, 
forme le pont dont on vieal de parirr. 
HEUISl'H^RIUM. Un àt» nombmii 
cadrans solaires en usage cha lassDcia» 
(Vitmv. Il, 8), qui tirait son oms de » 
ressemblance avec un héoiis|dièreaiia<K 
une minliédu globe, qu'gn supposail cou- 
pé par le centre se* — 
ion le plan d'un de 
ses plus grands cer- 
cles. La gravure re- 
présente une statue 
d'Alias, érigée d'à- / 
iKsrd au centre de L 
Kavenne ( Symeoni, 
Epilaffi anliehi ; 
Lioue, Ihil), qui 
donne un dessin ap- 
proprié pour UD ca- 



tail élevé dans une positino 
tandis que le ditcai, qui éuil ai 
laire, était mis à pût sur son [ 






K <fà CMUtiMiil U diflÉroiCB antre ce* 
deai cadniu. 

!. Id coupole â'uD dimc, c'ett-i-diT« 
[rptabnd qu'il forme et qui coniiiter^U 
Itmeol «D UD demi-globe rreui, comme, 
(w (icBple, le dame du Paalhéaa à Ro- 
ue (VilniT. T, 10, S). 

BICPTERIS (tmiifiii). Viiunu de 
pKrTeiientraiigidcnn>e«(Li<r. ssitii, 
33). Voir l'arltcle Hkuris , où I* ma- 
nieic de diipoier le* nmet et de compter 
Ici nngi. quand ili «cUiient un eer- 
Uin oombrc, eit en partie expliquée; et 
li cette méthode est admiae, l'addition 
d'une ontertUTC pour ramer à chaque 
rangée entre l'avant et l'arrière fera le 
rompte de lept rangi au lieu de ùx , et 
let nnp leront diipoiéi comme lemoD- 
Ire 11 figure qui luil. 



BEKHX ('EpiisI). Menant tia'Her- 
mèi, ttpict putJcul ière deilatiieidatulei- 
qoeltaaD ne sculptait que U léte et quel- 
qoefoidebusteitereslefomiait un poteau 
DD,lqiialieb[ei. Celte coutume veuait de 
la Tidlle manière pélaagique de rtpréien. 
m ledim Mercure (Hacrob. Sat. t, Iti ; 
jDt.'TIll, S3 ; Nepoi, Meii. 3). Le tronc 
rtait qudquefoii aurmonlé d'uoe tête 
ùmple, maïa pUu habit uellemenl d'une 
double , comme dans la figure , 
priie d'uD oiigina] qui ett au 
(apitoie de Rome; et lei per- 
KHiDagéa qu'oDchoiiiiuilleplui 
communément à cet effet étaient 
le Bacchui barbu, lea Faunei et 
Ira philoiopbei. Oei pilien de 
ce genre étaient fort emplojéa 
■ plutieunliDi: comme polcaui 
indicateur!, comme montaiiti 
duu une liarriére d'ornemenl, 
et e'ett à cet effet que futem- 
pla]ré l'original de notre gravure 
(on Toit de chaque coté leicaii- 
léi qui receraieul le* barres 
liaUTerulei entre lei deux poteaux) ; dans 
le Cirque, pour tenir la cor Je ou la bar- 



HUOCM. Si 7 

riérequl lermaitlei paria deaitalle>(ear- 
csru ) juiqu'à ce que let chara refluent le 
signal dn départ (Cauiador. /'ar. Mp. lit, 
SI ), comme ou le voit dans la gravure 
du mol C&BCBÉ, 1 iilitervaienl.en un 
mot, dam tous les cas où od avait à dres- 

HERHATBENA. Probablement, statue 
serrant de liorae, comme celle que nous 
arani décrite , et qui partait la léte 
d'Albéné ou Hinerte ; on en Toit un spé- 
eiman graié daaa Span (Beclanliti, p. 
gS, n" Il ; cf. Cic. ad ^It. t, t ). 

HERIIERAC[.ES.ProbablcmeDt,sUtM 
servaut de borne [herma), avec un butte 
d'Herciiie; il en tcate des ipédmens i 
Rome {Mia.'Pio-CUm. i, 6 ; Uui. Capi- 
tol, l , p. IZ; ri. Cic. aJ Ml. t, 10). 

HERkEROS. Probablcineiit, stalue 
terrant de borne (herma), qui porlait 
un buste d'Ërui on l'Aniour (PUn. M. 
.V. ïxxTl, *, 10). 

HERH[IL£ (Cauiodor. Far. Ep. m, 
âl). Ditoinutird'HuMA. 

HEROUM (4p¥<")' Monument sépul- 
cral blti en forme d'n/icufa ou petit 
temple (Inscript, op. Mur. 889, 8 ; Plin. 
H. A'. I, 6). Leimunumenls dece geuic 



chez [Ici Grecs et nefu- 
reul d'abord élevés qu'en l'hanoeur de 
leuri héros déifiés ; ce qui explique 
|)ourquai le temple fut choisi comme 
modèle ; mais, dans la luile, lei particu- 
liers loi adoptèrent plus d'une foi» , 



lion» fréque 






l'mduii 
1 qu'oi 



ft reprenenla- 



318 



HBXACLIlfOlf. 



BIBB05ICA. 



cres. La figure ci-jointe est copiée d*aiie 
table de marbre du Musée de Vérone 
qui servit pour le monument d'une dame 
grecque, nommée Euclea, fille d'Aga- 
thoD et femme d^Aristodémon, comme le 
témoigne Tépitapbe qui y est inscrite 
en caractères grecs. 

HEXACLINON. Terme formé du grec 
et désignant un lit de repos fait pour Tu- 
sage de six personnes (Mart. ix, 60, 9). 

HEXAPHORON. Litière ou chaise (/«o- 
(ica, sella) portée par six hommes 
(Mart. Il, 81; vi, 77), de la manière 
que nous avons décrite et figurée au mot 
ASSBR, 1. 

HEXAPHORI, sous-entendu p/talan- 
garii. Six hommes qui portent un far^ 
deau quelconque par leurs forces réunies 
à l'aide de ^/ia/<iif^« (Vitruv. X, 3, 7), 
comme on l'explique aux articles Pha- 
LANGiB et Phalangarii, OÙ les gravures 
représentent une action (faite par deux 
hommes et par huit. 

HEXASTYLOS. HexastyU; c'est-à^ 
dire qui a sur le devant une rangée de 
six colonnes. 

HEXERIS (s^vipric). Vaisseau qui a six 
rangs de rames de chaque côté (Liv. 
xxxvii, 23). C'est encore une question 
pleine de difficultés et de doutes que de 
conjecturer môme comment les rames 
étaient disposées dans un vaisseau à six 
rangs (ordines) : en effet, il a été prouvé 
par des expériences qu*une rame maniée 
à cette hauteur au-dessus de la surface 
de l'eau que nécessiterait le sixième 
banc des rameurs, même quand il serait 
placé en diagonale 'au-dessus des cinq 
autres, aurait à s'incliner tellement pour 
toucher l'eau de sa lame que le manche 
ne serait plus à la portée du rameur ; ou 
bien, si la rame était faite d'une longueur 
suflisante pour obvier à cet inconvénient, 
étant fixée de toute nécessité sur le tou' 
ret à un tiers de sa longueur, la partie 
qui serait à bord serait si longue qu'elle 
irait jusqu'au côté opposé du vaisseau et 
y rendrait tout mouvement impossible. 
La méthode la plus pratiquable semble 
être celle que sugeère Howell ( Treatise 
on the War Galleys of the .4ncients) : 
selon lui, quaud les vaisseaux avaient 
plus de cinq rangs de rames , les rangs 



n'étaient pas comptés dans une direction 
ascendante de la surface de l'eau an plat- 
bord, mais en long, de l'avant à l'arrière; 
ils étaient placés alors selon une diago" 
nale, comme dans une trirème (voir Tti- 
REMIS et la gravure ) et toujours avec 
cinq rangs de profondeur dans la ligne 
ascendante ; mais ils étaient comptés, doq 
point par ces rangs, mais par le nombre 
d'ouvertures à rames entre l'avant et 
l'arrière. Ainsi une hexeris aurait cinq 
lignes parallèles de rames, avec six ou- 
vertures i rames dans chacune, placées 
selon une diagonale l'une au-dessus de 
l'autre, comme dans la figure ci-jointe ; 

« « « * * » 

une hepteris^ avec sept ouvertures ; one 
decemremisj avec dix, et ainsi de suite. 
Comparez Ordo. 

HIBERNACULA. AppartemenU dans 
une maison destinés à être occupés pen- 
dant l'hiver et moins décorés que les au- 
tres À cause de la malpropreté produite 
par li^fumée des feux et des lampes qui y 
brûlaient (Vitruv. tu, 4, 4 ),; on choisis- 
sait de préférence pour ces appailenents 
une exposition à l ouest ( Vitruv. l,2,T}. 

2. Tentes construites pour unecampa- 
gne d'hiver ou dans lesquelles les soldats 
étaieut logés quand l'armée restait sur le 
terrain pendant l'hiver ; en conséquence 
elles étaient couvertes de peaux et hktm 
de bois ou de foute autre matière plus 
solide que celle d'une tente ordinaire (li^* 
V, 2 ; cf. XXX, 3; xxxTii, 39). 

HIBERNA((xei(idd:a). QuaHiers d'hi- 
ver dans lesquels Tarmée était distribuée 
pendant l'hiver, quand elle ne tenait pas 
la campagne sousÔ!e»itDtes{hihemacuU), 
(Liv. XXIII, 18; Cic. ad Fam, xv, 4; 
Tac. Jgr, 38 ). 

HlEhONICA (Uçov(xv)c).PropTement, 
terme grec qui a uniquement rapport au 
coutumes de cette nation. On s'en ^c^ 
vait pour désigner le vainqueur dans un 
de leurs jeux publics, c'est-à-dire, les 
jeux néméens, pythiques , isthmiques et 



RIEBOpaAKTA. 



■Kn^ûent perdes cé- 
rnanaict religiaiuM. 
Li graTore ■■epré- 
KBle in jeune Grec 
HHuniuié et Têtu 

qimin , doot le coi- 
tuioe reucmble tout 
à <vl • celui qu'on 
allnbue à Néroo, 
quand il entra daui 
t« Tille. d'Italie en 
hitroniai ISutt. Ifr- 
ro, 25), ■près avoir 
dùpulé le prix *ui 
jeui oljmpiquet. 

HIEROPHANTA et H 
( [c;ki9^ti|(J. Graad-pi 
leiïgioa chez le* Greca i 
a;ant beaucoup de t*.y9* 
tiftt Majeiauu dci Ron 
iiTtrtaW.adf. Uarc. 

HIEROPBANTRU. F 
la mioie* foDCliofu et 

; Vhierophaaia (Imc 



âl8, 1 



BIPPAGINES.HIPPA 
( ÏRKyuToi] . TroBiparl 
dalcnwat pour la cavalei 
fîdl. X, 25i Plia. H. l 
lur, 38). 

BIPPOCAHPB et ] 
( hnrouinrq, IntôiaiMi 
uuleux qui avait le de 




d'un eberal, mais qui j 
queue de poiatoo , comi 
joinlc, prise d'une peioti 
In poêle* et le> artiita 
l'attaclieDt d'babilude au 
Neptune et de* Tritooi | 
ay. Non. t. v. )■ 




w {Cic. JV. D.a,t) par opposition 
an ccDlauie-poiuon, demi-honu>e et 
demi-poiison ( ti8«oiuviaupo() forma 
soui laquelle éuient reprnenlés les %Uat» 
qui faisaieul la guerre aux dieux (Apollo- 
.doT.1,6, 1; Jlfiu. P'iO'CleiR. ir, tav. 10). 
On représcDlait auMi des hippoceulaurei 
femeUes (Luc, Z*iu. 3); notre gravure en 
donne un exemple d'après un brome dé> 
couver t à Pompéi. 

HIPPODRON US. JVi^/Wnnie.CemDl, 
chei Ifs BonuiDi, déiigae une pièce de 
terre dans un jardin ou une villa, plantie 
d'arbres, avec diverses avenues pour se 
livrer à deseiercices équestres (Plin.£p. 
V,6, 32; Mart. wi, &0). 

2. (limôipotioc). Hippodromt. Cemot, 
chez les Grecs, signifie une urène pour 
dei counei de chevsui el de chats, par 
oppiuitioD au itadium qui était appro- 
prié à la course à pied. Souvent on ajou- 
Uil aui gymnases drs hippodromes |de 
ce genre , dans leiquela tes jeunes Grecs 
■pprcnaieul l'art de l'équilation (Plaut. 
Bttccli. m, 27 ) ; mais le vériuble hippo- 
drome grec , dans lequel aviïent lieu 
le* courses publiques, répond daviatage 
■u cirque romain, malgré quelques re- 
mirqualilei points de difl'èrence, et il 
nous est mieui connu par h description 
que PansanÎMa laissée de l'arène d'OInn- 
picquepar ses restes actuels', dont il n*y 
a plus que quelques vestiges (Oeil, /Ii'nc- 
roij of Mona, p, 36 ). La difTérence la 
plus imporunle consiatait dans l'arran- 
gement des stalles pour les chevaux et 
les chars, qui n'étaient pas disposées sur 
un sèment de cercle, comme dans le 
Cirtjue romain (voir la frevure du mol 



830 



HIPPODEOHDS. 



HIPPODROHUS. 



GIBCU8, A A ), mais placées snr deux 
niugs avec des côtés curvilignes se reo- 
coDtraiit et s*avauçant en pointe sur 
le devant de Tarène : tout le plan res- 
semblait donc à une proue de vaisseau 
avec réperon dans la direction de Tarène, 
et la hase, à Textrémité des deux côtés , 
au point où ils étaient le plus éloignés 
Tun de Tautre, portant sur la partie plate 
du bout de Thippodrome ou sur une co- 
lonnade qui la couvrait (Pausan. VI, 20, 
7). On appelait cet ensemble râçsaïc, 
et il répondait pour la situation, non 
pour l'arrangement, à V oppidum d'un 
cirque romain. Cette disposition particu- 
lière était une invention ineénieuse de 
Farchitecte Gléotas (Pausan. /. c), et Te- 
nait de la nécessité d'avoir une place as- 
sez considérable pour les stalles ; car il 
n'y en avait pas un nombre limité, douze 
comme chez les Romains ; tous ceux qui 
voulaient disputer le prix étaient admis 
librement. Les conducteurs tiraient leurs 
stalles au sort (Paus. /. r.), et la méthode 
suivante était adoptée pour que ceux qui 
étaient plus près de la pointe n'eussent 
aucun avantage sur ceux qui étaient der^ 
rière eux. Une corde ou barre distincte 
( xoOia>diov, ûoitXviÇ) était tendue comme 
une barrière sur le devant de chaque 
stalle ; et, quand les courses allaient com- 
mencer, les deux cordes qui fermaient les 
stalles éloignées de chaque côté (1)1) 
étaient lâchées ensemble, de sorte que les 
deux chars du bout sortaient les premiers; 
et , quand ils étaient arrivés au niveau 
des aeux stalles suivantes (2, 2), on les 
ouvrait pareillement; les quatre chars 
continuaient leur course, jusqu'à ce qu'ils 
fiissent sur la même ligne que la stalle la 
plus proche ( 3, 3), où on enlevait les 
troisièmes barrières : et ainsi de suite 
jusqu'à ce que tous fussent parvenus sur la 
même ligne que la pointe de la proue (b), 
d'où ils partaient ensemble et de front 
( Paus. /. c, ). H est probable qu'une Ion - 
gue corde était tirée eutièremeiit à ce 
point en travers de l'arène , correspon- 
dant avec la Hnea alba des Romains. On 
comprendra clairement tout ce dessin par 
le plan ci-joint de l'Hippodrome d'Olym- 
pie, telle que l'a suggéré Visconti pour ex- 
pliquer la description de Pausanias; quoi- 



(|ue ooDJectural, il a, do moina en appa- 
rence, une grande probabilité qai lui 
donne du poids. En tous cas, on y pren- 
dra une idée distincte des traits les plus 
importants de l'hippodrome grec et ;de 
la signiGcation des termes par lesquels 




chaque partie était désignée. A. L'apice 
compris entre les stalles que nous avons 
déjà décrites. B. I.a pointe ou T^mtod àt 
l'àçcffiCt appelé liiSoXov par Pausanias- 
c. La colonnade ((Txod) qui terminait l'ex- 
trémité plate de l'hippodrome :*pej)t-élre 
cette partie n'était-elie pas toujours ajou- 
tée. 1, 2, 3. Les stalles pour les chevaux 
( olxYipLttTa , carceres), D D. L'arène (Jp»* 
{lo;). B. Barrière qui divise l'arène ce 
deux parties, comme la spîna romaine * 
mais plus simple et moins décorw, con- 
sistant purement en une levée de terre 
('/tù}ML)f ainsi qu'on peut l'induire des 
I mots de Pausanias (vi, 20, 8). .F. U 



■irronuiA. 

txHW <|us tonnaient Ici cban (lûaaa, 
iafKti[f, mrta); peut-être ;)' en tvail- 
tl une KBblable à Vtxirém'Ué oppoiée 
QMUDe pour 11 ipiaa duu le Cirque 
roaajD. e G- L'espace occupé par les 
>pKt«lnin ; c'était d'btbilude des Jegréi 
uillèi dam le (Une d'une moDtigne, ou, 
li l'uèae éuil daui ud ^yt f^t, ils 
FlaKDt praiiqué* din uue levée de terre 
l/ù|ia) bile i cette ialentioD; miii ili 
M poniieot pa& kiir des corridon nMlé*, 
pt Ht fonnaieot pu une miTre d'ircbi- 
MturT comme duu le Cirque romain. 
Un ftit aluerver qu'un dei cotèi était 
plut icDg que l'autre , ce qui était le cai 
i Ot}mpie( Paos. l. c.) et probablement 
duu la plupart de* autre* cndroita , de 
manière à donner uix ipectateun une 
lue égale de l'arèna. Au centre de l'e*- 
paR occapé par lei atallet était un autel 
pniiiioira (a], Hir lequel était placé un 
gnnd ligle de bronir, et, à la pointe de la 
proue (a), il 7 avait une figure aeniblable 
jt dauphin , toui deui reinuéi par un 

1 la foule quand la course allait com- 
lUDcer, le premier en l'éleiant dans 
l'iir, le wcond en te précipitant vera le 
wl dei«nt la multitude aaiemblée ( Paus. 

HIPPOPERA ( Imioirtips). FtUu» <U 
"tu poar les vojrageun à cheial ; mail 
aa ta aiiit toujotin deux, de telle sorte 
qu'on se sert du pluriel, ne Elt-on allusion 
qu'iuBesenle penonne (Sen. £^. B7). 

HIPPOTOXOTA (.«noToEotiid.^rr/ier 
i'thmU{\Au\.B.v4fr. 10] ; cemol, dans 



Il phi[«ndet «1, «erapporte adeanatiout 



uoKOiXMiia. 311 

ÉliMigèret , eotuiiM le* Siirieiu ( Cas. B, 
C. vu, 4), les Peran (Herod. ix, 49),elc.; 
mais il semble que des hommes aiuaî 
montés aient été emplojiés dans la cava- 
lerie légère des Grecs (Arisloph. Av. 
1I7B) et dans celle des Romains, du 
moins sous l'empire, comme le témoigne 
la figure cï-joiale , qui représente im ar- 
cher de la cavalerie romaine dans l'ar- 
mée de Harc-Auréle, d'après la colonne 
de cet empereur. 

HIRNEA. Vase en jioterie emploj'é 
pour la cuisine (Cato, R. B. 31 ; Plaut. 
Antph. I, 1, 3~3 et 3*6); mai* on en 
ignore les Iniu dislinclib. 

HIHNËLLA. Diminutif de Hianu , 
vase employé dans les sacrifices (Pcstus, 
I'. Ibnklla). 

HISTRIO. Hot d'ori^ne étrusque qui 
dans cette langue, siguilie paulomime 
et danseur de théllre(Liv. VII, 2), mai* 
qui, chci les Romains, était employé 
dans un sens plu-i général , comme notre 
mol acitur, pour désigner tout artiste 
dramatique qui déclamait dans le dialo- 
gue d'une pièce avec l'action apprupriée 
[ Cic. Fin. III, 7 } : il comprenait les ac- 
teurs tragiques (Pliu. H. X. xxiv, tO) 
et les comiques (Plin. H.fl. vu, M. 

HOPLOHAGHUS '(iniopâxat). Géné- 
ralement quelqu'un qui combat arec une 
armure psaule complète, ou, comme 
nous dirions, qui est armé de pied en 
cap; mais ce mot désigne plus particuliè- 
rement un gladiateur équipé de la sorte 
[ Suet. Col. 35 j'Uart. viu, 7t),el, com- 
me c'était uu trait caractéristique du 
Samitilt, on croit que ce terme fut seu- 
lemeot un mot nouveau mis en vogue 
lous l'empire pour signifier ungladisteur 
de ce genre. Voy. Samiiis. 

HORARIUM [Ceusorio. De DU Nat. 
24). Comme Mobolmicii. 

HORIA. Petit bateau i^ployé par le* 
pécheurs sur lacitede la mer(Non.i. «.; 
Plaut. Bud: IT, 2, S; Gell. S, ib) : on 
en ignore les trait* dislinctifs. 

HORIOLA, diminutif de Horia. Em- 
ployé sur le* rivières ( Plaut. Trin. IV, 
J, 100; Gell. I, 35). 

ROROLOGIUM ( ibpoXoY'Ov). JUiiurr 
dt4 liturei ou liorlogc, terme général em> 
ployé pour toute invention qui man|uait 



zn 



HORBRARII. 



nOBTULARUS. 



le cours da temps, le jour ou la nuit, sans 
distinction de l'agent particulier qu'on 
employait, comprenant, par conséquent, 
les différentes espèces de cadrans solaires 
(salaria et de sabliers à eau tciepsjdr»), 
qui sont énumérées dans la Table. Notre 
mot horloge donne une idée inexacte de 
Vtiorolog-ium des anciens; en effet, les 
seuls instruments connus des anciens pour 
faire l'office d'une horloge moderne 
étaient les sabliers d'eau et les cadrans 
solaires. 

HORREARII. Personnes auxquelles é- 
taient confiés les magasins et les entre- 
pôts publics dans lesquels les marchands, 
et aussi les particuliers, qui n'avaient pas 
assez de place, déposaient pour les met- 
tre en lieu sûr leurs marchandises et leurs 
effets (Ulp. Dig, 10, 4, 5; Labeon. Dig, 
10, 2, 60, § «). 

HORREOLUM, diminutif d'HoRREUM. 
Petit grenier ou grange pour serrer les 
produits agricoles (Val. Max. Yii, 1, 2). 

HOR REUM (ta>peiov). 6r«ni>r, grange 
ou autre bAtiment dans lequel on serrait 
les fruits de la terre (Yirg. Georg. 1,49; 
TibuU. II, 5, 84), construit fréquemment, 
comme les nôtres , sur des piles naines , 
pour tenir le plancher sec et sans ver- 
mine. Dans ce cas, on rappelait pensile 
(Columell. 12, 50, 3).* 

2. Magasin pour le vin à l'étage supé- 
rieur delà maison, où on le laissait vieil- 
lir après qu'il avait été mis dans les am- 
phorx, ou, comme nous dirions, en bou- 
teilles (Hor. Od. m, 28, 7). 

3. (ànoOiQXT)). Dépôt, magasiii ou dé- 
cliarge , dans laquelle des effets et des 
biens de toute espèce étaient déposés 
pour être conservés ou mis de côté, quand 
on n'en avait pas besoin : des livres, par 
exemple (Seu. Ep. 45); des statues (Plin. 
Ep. Yiii, 18, 11); les instruments d'agri- 
culture (Golumell. i, 6, 7), etc. 

4. Horreum publicum (oriTo^vXaxetov). 
Grenier public dans lequel l'État gardait 
des provisions considérables de grains, afin 
qu'on eût toujours sous la main, dans les 
temps de disette , une réserve pour être 
distribuée aux pauvres ou vendue à un 
prix modéré (P. Victor, de Reg, Urb. 
Rom,; cf. Liv. Epit. 60; Vell. Pat. ii, 
6, 3; Plut. Graceh, 5). Nous appre- 



nons par ces passages que ce fut à C. 
Sempronius Gracchus que vint U pre- 
mière idée de bâtir ces greniers. 

5. Magasin d'entrepôt ou les person* 
nés de toute classe pouvaient déposer, 
comme en un lieu sûr, leurs biens et 
leurs effets, que ce fussent des mardian- 
dises ou des valeurs personnelles , telles 
que mobilier, argent, cautions ou objets 
de prix de toute espèce. C'était aussi un 
édince public, comme le dernier que nous 
avons mentionné, et chaque quartier (^^ 
gio) de la ville eut à un moment un maga- 
sin particulier d'entrepôt à l'usa^ de 
tous les habitants circonvoisins(Umpnd. 
Alex, Sev. 39; Ulpian. /)/^.]0, U. S; 
Paul. Dig. 34, 2, 53; Modest. ^b, 32,1, 
82). 

HORTATOR (xeXéuot^c)* DatnsuDiu- 
vire, le chef des rameurs , qui dirigeait 




leurs manceuvrea , et réglait leors mou- 
vements à l'aide du chant nautique ap- 
pelé xl eua(jLa (en latin celtusma ou <f 
letana), auquel était approprié leW 
procéleusmatique , de quatre bref «(isid. 
Orig. 1 , 16). Il aidait les rameurs à frap- 
per en mesure, et, en cpielque sorte, I» 
animait à leur tiche (Ovid. Afr/.ni»61ll; 
cf. Sil. liai. VI, 360-363 ; Virg. £n, v, 
177 ; Serv. adl.\ Val. Flacc. i, 471)!; de 
là son nom (solet hortator rémiges hor- 
tarier. Plant. Mère, iv, 2, 5). U éuit as- 
sis à l'arrière du vaisseau avec uo bâton 
à la main, dont il se servait pour battn 
la mesure , comme le représente U gra- 
vure, prise du Virgile du Vatican. 

HORTULANUS, Pépiniériste, gmi- 
netier, ou jardinier en général (Macpob. 
Sot, VII, 3; Apul. Met. IV, p. «♦; »♦ 
p. 199). Il est probable aussi qu'on se 
servait du même nom pour désigner bb 
fleuriste, par opposition au topiariiUf 
qui soignait les arbrisseaux et arbres verts 



BOMIX-LCS. 

tl i Valilor, le jardinier du poUger; 
ar on ne reocoalre aucun liiïrc nom 
pow dôigim' relai qui l'occupait de 
cette branche de l'art du jardinier. Il eit 
diir, cependuit, par ta granire ci-joiale 






323 



rofiR d'iiTK fresque du pabii de Titui , 
que le loin dei fleura était une ocnipl' 
liDQ EiTorile dam aa journée ; et le deuîn 
ori^iul montre eacore pluùeun auln» 
opénlïoBf de jardinage, outre celle* d'em- 
poln- et de traDifilaiiler qu'on voit dana 
le wériaMn d-deûat. 

HORTULUS (KiiiciDv) .Dimiaulird'noB- 
TGi (Catull. 61, 9!; Juv. m. 2:6). 

BORTUS(xwoO. /''"■c Serrement ou 
i*rim, qui, d'après lei deacnptioni qui 
BDOien retient, aembie avoir été diiposé 
dande même ceore et de la même fa- 
;oB que celui J'une «ilU italienne mo- 
dmiï. Là où l'espace le permetliil, il 
(lait parta^ en avenuea ombragée* Igt- 
ilcluma), pour la promenade en chaiie ou 
Bipalinqurn (sella, Itctica); en «Iléo 
pow les c) 
iromî\ ; pli 

•tut), di^oté en paHema bordés de bûia 
elpraeme d'arbres Terti taillés eu formes 
arti&denetou de rinuisie, aiec de grands 
arbres, de> fontaines, des crotlet, des su- 
ive* , de* ceuTTes d'art plaeéea ça et ' ' 
loi endroits conienables (Plin. Ep, 
C)- C^te esquisse du jardin de Plineiieul 
passer avssi pour une description ftdèle 
des parcs d'agrément de la villa PamM 

1. Le même terme comprend aaasi 
Jardin poltger, la manière de l'arrange 
n les diDërcntes espèces de légumes qu'c 
J meitail : tout cela eit détaillé fort au 
loi« par Columelle, 

J. Borliu ptaiitit. Estrade mobile 
pMr dei fruits, des fleun ou des légumes. 



d'une serre (Plin, H. N. xix, 33; cf. 
Columell. U, 3, b%). 

h. Hoftï pensiUj. Au pluriel, y'rrr^fVi 
luspeadai, c'est-à-dire Formés par an de 
telle sorte que les couches, élevées en 
terrasse* l'une Bu-desiiis de l'autre, com- 
me des degrés, soient supportée* ou en 
quelque sorte suspendues sur des gra- 
'""" ' — B^onnerie ou de brique lage voll- 
ae les sièges d'un tbéltre (Plin. 
H. N. xxïTi, U, 20; cf. Quint. Curt. 

HOSPmUH. Terme général pourtoule 

placeloii un voyageur ou un étrangerlrou- 
ve pour un temps le logement et latabte, 

toilerie ou un logement loué (Cic. Phil. 
XII, 9; de Stn. 33; Liv. r, 38). 

Logement de aoldat en quartier 

cbei un partieidipr ( Soel. Tih. 31). 

HOSTIA {Itpiîûï). Victime sacrifiée 

u dieui; propreDent, comme offrande 

ipialoire pour détourner leur conrrou) , 

par oppoailion à viclima, victime afferte 

tmerciment de faveurs rei;ues. Ce* 

nés consiitaieot généralement en 

lux domestiques, comme bœufs, 

à laine, cochons, etc. 0"^id ou 

ncriGail aux dieux de l'Olvmpe, 

* immolait avec la télé relevée, 

M dans la gravure, prisedu Virgitedn 



Vatican ; quand on les offrait aux divini- 
tés infernales, aux héros ou aux morts, on 
le* immolait avec la léle penchée vera la 
terre. Les plus considérables élaienl d'a- 
bord étourdies d'un coup de masse de la 
main du popa , comme dans la gravure 
ci-jointe, d après un bas-relief romaiii ; 
pour les plus pelilea, le callrariut leur 



enfnofait le eoutau d«at U goi'gr, c 



me le montre la première grarare. 
t HUUATIO (xatâpuïi;). Rigoureuse- 
ment partant , action d'enterrrr,