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Full text of "Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes .."

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DICTIONNAIRE 



DES 



SCIENCES NATURELLES. 

TOME XLrilL 



SCA-SERQ. 



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Museimis 

an 

f 3 



Le nombre ^exemplaires prescrit par ta loi a été dé- 
posé. Tous les exemplaires sont refêtus de la signature 
de Féditeur. 




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DICTIONNAIRE 

DES 

SCIENCES NATURELLES, 

T>jLnS LEQUEL 

ON TRAITS METHODIQUEMENT DES DIFF^RENS ÊTRES DE LANATURE» 
CONSIDÉRjâs SOIT EN EUX-MÊMES, DIAPRES l'ÉTAT ACTUEL D» 
NOS CONNOISSANCES , SOIT RELATIVEMENT A L'UTILITli Qu'eN 
PEUVENT RETIRER LA MÉDECINE, L*AGRICULTURE , LE COMMLRCB 

. ET LES ARTS. 

SUIVI D'UNE BIOGRAPHIE DES PLUS CÉLÈBRES 
NATURALISTES. 

OaTTRge destine aux médecin^, aux agricQltenrs , ans comraeroans, 
aux artistes, aux manufacturiers, et à tons ceux qui ont intérêt 

' à connottre les productions de la nature , leurs caractères génériqneji 
et spécifiques, leur lieu natal, leurs propriétés et leurs usages. 

PAR 

Plusieurs Professeurs du Jardin du Roi, et des principales 
Ecoles de Paris. 

TOME quarante-huitième;. 




F. 0. Levrault, Editeur, à STRASBOURG, 

et rue de la Harpe, N."* 81, à PARIS. 

Le NoRMAiiT, rue de Seine, N.^'S, à PARIS. 

1827. 



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LiHe de$ Auteurs par ordre de Maiièret. 



Physique générale. 

M. LACROIX, membre de TAcadémie dei 
Science! et profe«ie«r aa Collège de 
France. (L.) 

Chimie, 

M. CHEVREUL, Membre de rAcadétoie det 
tdencea, profeMevr au Collège rojai de 
Charlemagne. (Ci.) 

Minéralogie et Céologie. 

1K. BRONGN1ART, membre de rAcedémîe 
dei Scieacci, prefemear • la Facnltd dea 
Sciçncei. ( B. ) 

M. BROCHANT DE V1LL1ERS, membre 
de TAcadémie dea Sciencea. ( B. db V. ) 

M. DEFRANCE, membre de pluaieurs 
Sociéréa aaTante». ( D. F.) 

Botanique. 

M. DESFONTAINES, membre de TAcadèmie 
des Scienc». (Dair.) 

M. DE JUSSIEU, membre de l'Académie 
dea Sciences, prof, au Jardin du Roi. (J.) 

M. MIRBEL, membre de TAcadèmie des 
Sciences, professeur à la Faculté des 
Science». (B. M.) 

M. HENRI CASSINI , atamé libre de TAca- 
démie des Sciences, membre de la Société 
pbilomati([ne de Paris. ( H. C^as. ) 

M. LEMAN, membre de la Société pbilo- 
matique de Paris. (Lkh.) 

M. LOISELEUK DESLONGGHAMPS, 
Docteur en médecine, membre de plnaicnrs 
Sociétés savanlea. ( L. D. ) 



H. MASSET. (M4as.) 

M. POIRET, membre de plnsienrs Sodétës 
gavantes et littéraires, continuateur de 
rEncjelopédie botanique. (Poia.) 



Zoologie générale, jdnatomie et 
Physiologie. 
M. G. GUVIER , membre et secrétaire per- 
pétnel de T Académie det Sciences, prof.au 
Jardin du Roi, etc. (G. C. ou GV. on C) 
M. FLOURENS. (F.) 

Mammifères. 
M. GEOFFROY SAINT-HILAIRE, membre 
de TAcadémie des Sciencea , prof, au Jaidiv 
du Roi. (G.) 

Oiseaux. 

M. DUMONT DE 8." CHOIX, membre de 
plusieurs Sociétéa savantea. (Ca. D.) 

Reptiles et Poissons. 

M. DELACÉPÈDE, membre de l'Académie 
des Sciences y prof, an Jardin du Roi. (L.L.i 

M. pUMERIL, membre de l'Académie dea 
Sciencea , professeur au Jardin du Roi et • 
rÉcole de médecine. (C. D.) 

M. CLOQUETy Docteur en médecine. (H.C.) 

Insectes. 

M. DUMËR1L , m«aibr« de PAeadémie dea 
Sciencea , profeasenr au Jardin du Roi et m 
rÉcole de médecine. (CD.) 

Crustacés. 

M. W. E. LEAGH , membre de la Société roy^ 
de Londres , Correspond, du Muséum d'bia- 
toire ntarelle de France. ( W. E. L.) 

M. A. G. DESMAREST, membre titnlair« 
de TAcadémie royale de médecine, profeo» 
aeur à Té^gle royale 'Vétérinaire d*AIfor«, 
membre correapoodani de TAcadémie deo 
aciencfs, etc. 

Mollusques, Vers et Zoophjrtes. 

M. DE BLAINVILLE, membre de l'Académie 
des sciences, professeur à la Faculté dea 
Sciences. ( Da B. ) 



M. DE TUS SAC, membre de plutirurs 
Sociétéa savantes, auteur de la Flore des 
Antilles. (Da T.) 



M. TURPIN, naturaliste, est cbargé de 
I resécntion des dessins et de la 4Âr«ction de 
la gravure. 

MM. DE HUMBOLDT et RAMOND donneront quelques articles tur les objeu 
neuTeani; qu^ils ont observée dans leurs voyages, on sur les suielt dont ils se sont 
plus particulièrement occupés. M. DE CANDOLLE nous a fait la même promesse. 

M. PRÉVÔT a donné l'article Ooéani M. VALENCIENRES plusieurs articles d*Omi- 
tbologic} M. DESPORTES rartîcle Pt^eon domestiqu», et M. LESSON Tarticle Pluvier. 

M. F. CUVIER, membac de l'Académie des sciences, «st cbargé de la directiott géné- 
rale de Tonvrage, et il coopérer» ani «rttc)ef généraux de zoologie et à rkistoire dea 
mawipifèrci. (F. C.) 



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DICTIONNAIRE 

DES 

SCIENCES NATURELLES. 

SCA 

IScABIEUSE; Scahiosa, Linn. (Bot.) Genre de plantes dU 
cotylédones monopétaies , de la famille des dipsaeéeSy Juss., 
et de la tétrandrie monogynie^ Linn., qui présente les carac- 
tères suivans: Fleurs agrégées sur un réceptacle commun 
chai^gé de paillettes ou de filamens roides, ou nu, et envi- 
ronnées d^un involucre persistant, composé de folioles dispo- 
sées SUT un ou plusieurs rangs ; calice simple ou double : Fex- 
térieur membraneux; Tintérieurà cinq découpures subulées, 
ou capillaires; corolle monopétale , à quatre ou cinq divisions ; 
quatre ou jcinq étamines à filamens subulés, insérés dans le 
bas du tube de la corolle , terminés par des anthères oblon- 
gués ; un ovaire infère , surmonté d'un style filiforme , à stig- 
mate échancré ; graines solitaires , ovales-oblongues , diverse- 
ment couronnées par les calices. 

Les scabieuses sont des plantes herbacées , à racines le plus 
ordinairement vivaces , à feuilles opposées , simples ou dé- 
coupées , et dont les fleurs sont rapprochées plusieurs ensem- 
ble, en têtes disposées à l'extrémité des tiges ou des rameaux* 
On en connoît aujourd'hui plus de cent vingt espèces » ap-. 
partenant presque toutes à l'ancien continent , et dont un 
grand nombre se trouve en Europe. Beaucoup de ces plantes 
se ressemblent tellement par le port, que souvent il est diffi- 
cile de les bien distinguer, au premier coup d'œil , les unes 
des autres. Cependant ^ en les considérant avec plus d'at- 
teation , on ne tarde pas à trouver , dans plusieurs d'entre 
48- ^ *i 



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_SCA . --- 

elles, des difTërences très -remarquables. Ainsi, rinvolucre 
commun , dans lequel les fleurs sont réunies , est composé 
d*un seul rang ou de plusieurs rangs de folioles ; le calice 
propre est tantôt simple, terminé par plusieurs paillettes ou 
soies roides , tantôt double : Textérieur ordinairement mem- 
braneux, plissé , et rintérieur divisé profondément en cinq 
découpures terminées par des soies subulées ou capillaires ; 
les corolles sont découpées en quatre ou cinq lobes réguliers 
ou irréguliers, et ces corolles sont toutes égales, ou celles de 
la circonférence sont plus grandes que celles du centre , et 
étalées de manière à avoir , en quelque sorte, Taspect des 
demi-fleurons des fleurs radiées. Les graines , toujours cou- 
ronnées parles calices, changent tout-à-fait d'aspect, selon 
que la forme de ces derniers a été modifiée , comme il a été 
dit ci-dessus ; enfin le réceptacle est garni de paillettes diver- 
sement conformées, ou il est chargé de poils. Ces différences, 
asses notables pour former les caractères de plusieurs genres, 
ont engagé des auteurs modernes à diviser les scabieuses en 
quatre genres, ainsi que cela avoit déjà été fait par Vaillant , 
il y a un peu plus de cent ans. L'un de ces quatre nouveaux 
genres a conservé le nom de Scabiosa, et les trois autres ont 
repris ceux de Succisa, d^Asterocephalus et de Pterocephalus ^ 
que Linné n*avoit point adoptés. D'autres , en modifiant plus 
ou moins ces quatre genres, n'ont conservé que le nom de 
Scahiosa , et ont donné aux autres les noms de Cephalaria^ 
Trichera et de Sclerostemma. Nous avons cru qu'il sufiisoit 
d'indiquer ici ces divisions sans les adopter , et nous avons 
conservé le genre Scabiosa dans son intégrité. 

* Involuçre formé de deux rangs de folioles ; récep-^ 
iacle chargé de paillettes ojâ, soies ; corolle qua- 
drifide ; graine couronnée par un seul rang de 
paillettes ou de dents. (Scabiosa^ Vaill.) 

ScABiEUSE 0E&CELAMPS: Scahio^a arvtti$\& ^ Lion., 5p«, 14?; 
FU Dan., U 447. Sa tige est Cylindrique, haute d'un pied et 
demi à deux pieds, un peu velue 9 plus ou moins rameuse > 
garnie de feuilles rarement entières et lancéolées , le plus 
souvent profondément pinnatifides et presque ai|éçs, avec yn 



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SCA 5 

lobe terminal plus grand que les autres. Ses fleurs sont bleuâ- 
tres ou rougeâtres , portées sur de longs pédoncules termi- 
naux, celles de la circonférence étant plus grandes que celles 
du centre. Les graines sont couronnées par six à huit pail- 
lettes sétacées. Cette espèce est commune , en France et ail- 
leurs en Europe , dans les prés secs et sur les bords des champs. 

La scabieuse des champs est une des espèces les plus ancien- 
nement connues de ce genre; c'est probablement elle qui a 
valu à celui-ci le nom deScahiosa^ qui paroît être dérivé de 
scahiesj gale, et qui fut sans doute donné d'abord à l'espèce 
dont il est ici question , à cause des propriétés antipsoriques 
qui lui ont été attribuées. Cette plante a aussi été regardée 
comme dépurative , apéritive, sudorifique et même alexitère; 
mais depuis assez long^temps elle n'est plus employée sous les 
trois derniers rapports ; on en a seulement conservé l'usage 
dans les maladies de la peau. C'est la décoction des feuilles 
qu^on fait prendre, dans ce cas, ou le suc qu'on peut en ex- 
primer, lorsqu'elles sont fraîches^ 

Scabieuse hybride; Scabiosa hyhrida, Ail. , Auct, FLPed., 9. 
Sa racine est grêle, pivotante, annuelle; elle produit une 
tige cylindrique, un peu velue, haute d'un pied à dix- 
huit pouces, rameuse, surtout dans sa partie supérieure, 
garnie , dans l'inférieure , de feuilles pînnatifîdes-lyrées, lé- 
gèrement pubescentes , à lobes ovales , crénelés. Les feuilles 
supérieures sont oblongues-lancéolées , entières ou seulement 
munies de quelques grandes dents vers leur base ; quelque- 
fois aussi les feuilles inférieures sont entières , ovâles-oblon- 
gues, seulement crénelées en leurs bords. Les fleurs sont de 
la même couleur que dans la scabieuse des champs, dispo- 
sées de même, mais plus petites. La couronne qui termine 
les graines est velue, divisée en un grand ùombre de dents 
très-courtes. Cette espèce croît dans les champs , en Langue- 
doc et en Piémont. 

Scabieuse des bois ; Scabiosa sjlva£ica , Linn., 5pcc. , 143. 
Cette espèce est voisine de la scabieuse des champs ; mais elle 
paroît en différer d'une manière constante , parce que ses 
tiges Vont chargées de poils plus nombreux et roides; parce 
que ses feuilles sont toujours entières, lancéolées, dentées; 
parce que les folioles de l'involucre sont ciliées en leurs 



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4 SCA 

bords et égales à la grandeur des fleurs. Cette espèce erett; 
en France et en Allemagne , dans les baies , les bois et leSt 
lieux ombragés. 

ScABiEusË AUSTRALE; ScaHosa auttrolis^ Wulflf. ex Spreng. , 
^yst»veget,, 1, p. 378. Sa racine est rampante: elle produit 
une tige redressée , glabre , haute d*un à deux pieds, garnie 
de feuilles lancéolées , entières ou un peu dentées. Ses fleurs 
. sont bleuâtres ou rougeàtres , toutes composées de corolles 
égales. L'involucre est beaucoup plus court que les fleurs , 
et chacune d'elles est accompagnée, à sa base, d'une écaille 
foliacée, lancéolée-linéaire. Les graines sont glabres, striées, 
couronnées par un rebord court, inégal, à peine denté. Cette 
espèce croit dans les lieux humides , en Autriche et en Italie. 

** Im^olucre formé de folioles imbriquées sur plu- 
sieurs rangs et se continuant en paillettes sur le 
réceptacle ; corolle quadrifide ; graine couronnée 
par un seul rang de paillettes ou de dents* ( Suc- 
cisA , Vaill. ) *■ 

ScABiEUSE 8UCCISE: Scahiota tuccisa ^ Linn. , Spec», 142; FL 
Dan. , t. 279, Sa racine est tronquée , comme rongée à son 
extrémité ; elle produit une tige droite , cylindrique , haute 
d'un à deux pieds, garnie de feuilles, dont les inférieures 
sont ovales-oblongues , pétiolées , ordinairement glabres ou 
chargées de quelques poils épars , et les supérieures ovales- 
lancéolées ou oblongues- lancéolées, souvent dentées. Ses 
fleurs sont bleues , portées , au sommet des tiges et de deux 
ou trois rameaux, sur de longs pédoncules; elles ont leurs 
corolles régulières. Cette espèce est commune, en France et 
dai^s d'aptres contrées de l'Europe, dans les bois et les pâturages 
un peu humides. On la trouve quelquefois à fleurs blanches. 

La racine de cette plante , qui est comme coupée , tronquée 
ou rongée , lui a fait donner le nom vulgaire de succise et celui 
de mors • du ' diable {morsus diaboli)^ parce que, dans des siècles 
d'ignorance, où on lui attribuoit de grandes vertus, on sup- 
jpo'soit en même temps que cette racine n'étoit rongée , ainsi 
qu'elle le paroit , que parce que le diable , ennemi de l'homme 
et envieux du bien que celui-ci pouvoit en retirer pour la gué- 



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SCA 5 

rison de plusieurs maladies , la mordoit et la rongeoit ainsi , 
afin de la faire périr, et de priver par là les malheureux 
mortels de son secours. Aujourd'hui , qu*on ne croît plus à ces 
contes ridicules , la scabieuse succise a beaucoup perdu de la 
réputation qu'elle avoit comme antidote , et on ne l'emploie 
plus guère que contre les maladies de la peau. C'est assez 
généralement la décoction des feuilles fraîches ou sèches que 
l'on prescrit aux malades. 

Scabieuse de Syrie; Scahiosa syriaea ^ Linn. , 5p., 141; Sa 
rapine est annuelle; elle produit une tige droite, roide, haute 
de deux à trois pieds, un peu hérissée et rude au toucher, 
divisée, dans sa partie supérieure, en rameaux eSilés. Ses 
feuilles sont oblongues-lancéolées, presque entières ou dentées 
en scie. Ses fleurs sont bleuâtres , réunies en petites têtes ar» 
Tondies à l'extrémité des rameaux ; elles ont leurs corolles 
presque égales. Les folioles de Tinvolucre et les paillettes du 
réceptacle sont arrondies , blanchâtres , snrniontées d^un pointe 
en forme d'arête. Cette espèce crott en Syrie, dans le Levant » 
et elle a été trouvée, en France, dans les blés, aux environs 
de Nîmes. 

Scabieuse des Alpes; Scahiosa alpina, Linn. , Sp,, 141. Ses 
tiges sont cylindriques, cannelées, fistuleuses, hautes de trois 
à quatre pieds» médiocrement rameuses dans leur partie su- 
périeure, garnies de feuilles grandes, pétiolées, ailées ou seu« 
lement pinnati6des, composées de folioles lancéolées, dentées 
en scie , décurrentes à leur base. Ses fleurs sont d'un blanc 
jaunâtre , disposées en têtes arrondies , solitaires à l'extré* 
mi té. des rameaux et un peu inclinées avant la floraison ; leurs 
corolles sont toutes égales, et les folioles de l'involucre sont 
lancéolées , velues. Cette plante croit dans les montagnes du 
Dauphiné, delà Provence, et eq Suisse, en Italie, etc, 

Scabieuse de Tartarie; Scahiosa tatarica, Willd,, Spec, 1 , 
p. 55o. Cette espèce ressemble entièrement à la précédente, 
si ce n'est qu'elle s'élève encore davantage {ses tiges ont jus* 
qu'à dix pieds de hauteur), et que les corolles extérieures de 
sesUétes de fleurs sont beaucoup plus grandes que les inté- 
rieures^ Cette espèce croît naturellement en Tartane : on 1» 
cultive au Jardin du Roi , à Paris. 

Scabieuse cEftiAVfiiEiScahiosa çtrUaumideê^ Lam., lUust^f 



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6 SCA 

n."" i3ia. Sa tige est droite, cylindrique, glabre ou à peu 
prés, haute de trois à quatre pieds, accompagnée , à sa base, 
de feuilles entières, et garnie, dans sa longueur, de feuilles 
profondément pinnatifides , à folioles lancéolées -linéaires, 
très-en tiéres, décurrentes à leur base. Ses têtes de fleurs sont 
presque globuleuses, portées, à Textrémité delà tige et des 
rameaux , sur des pédoncules alongés, roides , glabres et un 
peu quadrangulaires. Les corolles sont jaunâtres, presque 
égales, etl^ folioles de Tinvolucre sont ovales, glabres ou à 
peu près, et les paillettes du réceptacle lancéolées. Cette 
plante croît dans les montagnes, en Provence, dans le Midi 
de TEurope, et sur le Caucase. 

ScABiEDSE A FLEURS BLANCHES ; Scobiosa Uucantka, Linn. , 5p., 
142. Sa tige est cylindrique, légèrement striée, glabre, haute 
de deux à trois pieds , garnie de feuilles pinnatifides , com- 
posées ordinairement de folioles oblongues, profondément 
incisées elles-mêmes et comme pinnatifides j quelquefois ces 
folioles sont moins nombreuses, seulement dentées , et la ter- 
minale est beaucoup plus grande que les autres. Les fleurs 
sont blanches, réunies en têtes globuleuses, portées sur de 
longs pédoncules au sommet de la tige et des rameaux; elles 
ont les corolles à peu près égales; les écailles de Tinvolucre 
et les paillettes du réceptacle ovales, légèrement pubescentes. 
Cette plante croit naturellement dans le Midi de la France 
et de TEurope. 

*** Involucre formé d'un seul rang de folioles; co^ 
rolle quinquéfide; graine couronnée par un calice 
double: l'extérieur scarieux; l'intérieur à cinq di- 
visions terminées chacune par une longue soie ou 
arête. (Asterocephalus , Vaill. ) 

ScABiEusE DE Gramont; Scobiosa gramorUia , Linn., 5p., i43* 
Ses tiges sont velues, ainsi que les feuilles, grêles, peu ra- 
meuses , hautes d'un pied à quinze pouces, garnies inférieu- 
rement de feuilles ovales-oblongues , pétiolées, et, dans leur 
partie moyenne et supérieure , de feuilles pinnatifides. Ses 
fleurs sont bleuâtres ou rougeâtres, portées sur de très-longs 
pédoncules ; leur involucre est beaucoup plus court que les 



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SCA 7 

corolles. Le calice intérieur est à cioq deots plus courtes que 
l'extérieur , et non terminées par des soies. Cette espèce croit 
dans le Midi de la France , de TEurope , et dans le Nord de 
l'Afrique. 

- ScABiEDSE coLOMBAiRE ; Scahiosa eolumhaYia^ Linn., 5p. , 145, 
Sa tige est cylindrique , presque glabre, haute d*un à deux 
pieds , rameuse dans le haut , garnie à sa base de feuilles 
ovales- ob longues, crénelées, légèrement velues; les feuilles 
moyennes et les supérieures Sont pinnatifîdes , composées de 
jpinnules linéaires, le plus ordinairement entières, quelque^ 
fois elles-mêmes pînnatifides. Ses fleurs sont bleuâtres ou rou* 
geàtres^ terminées et portées sur de longs pédoncules grêles; 
teur involucre est court. Les graines sont couronnées par le 
double calice, dont l'intérieur est à cinq arêtes une fois pluf 
longues que le calice extérieur. Cette espèce est commune , 
en France et dans une grande partie de l'Europe, dans les 
lieux secs, montueux et sur les bords des bois* 

ScABiEusE DES PméNÉEs j Scabiosa p^rênaietty Ail. , FL Ped* , 
nJ* 5i2 , t. 25 , fig, 2 , et t. 26 , fig. 1 • Ses feuilles et ses tiges 
sont abondamment chargées d*un duvet très-fin , très-serré , 
qui les rend molles au toucher , et d'une couleur blanchâtre 
ou grisâtre. Les feuilles inférieures sont ovales -oblongues, 
i;rénelées , et les supérieures pinnatifîdes. Les fleurs sont 
bleuâtres, etonf , comme dans les deux espèces précédentes, 
les corolles de la circonférence plus grandes que celles du 
centre. Dans la graine, les arêtes du calice intérieur sont 
moitié plus longues que le calice extérieur. Cettç espèce croît 
dans les Alpes et les Pyrénées, 

ScABiEusE NoiR-PODRPRE, vulgaircmcnt Fleur pes veuves; 
Scabiosa atropurpure^a, Linn., Spec., 144. Sa racine, annuelle 
ou bisannuelle, produit une tige droite, cylindrique, haute 
d'un pied et demi à deux pieds, garnie inférieure ment de 
feuilles ovales- oblongues, glabres, dentées en leurs bqrds , 
et, dans sa partie supérieure, de feuilles pinnatifîdes, à di*^ 
visions linéaires. Ses fleurs sont d'un pourpre foncé , noirà-^ 
très , quelquefois blanches , portées sur de longs pédoncules 
au sommet des tiges et des rameaux; elles ont les corolles de 
là circonférence très-inégales et beaucoup plus grandes que 
telles du centre. Leur involucre est un peu plus court que 



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« SCA 

les fleurs , composé de folioles ovales-lancëolées , un peu dis- 
posées sur deux rangs. Cette plante passe pour être originaire 
de rinde : on la cultive dans les jardins, où elle se multiplie 
quelquefois spontanément. 

ScABiEusE Dtj Caucase ; Scahiosa caueatiea, Marsch. , Fhrm 
Caucas,, i , pag. 92. Ses tiges sont cylindriques, redressées, 
pubescentes, ainsi que les feuilles, hautes d'un pied et demi 
à deux pieds , simples ou divisées en deux à trois rameaux. 
Ses feuilles soQt oblongues-lancéolées , les radicales entières; 
les supérieures plus ou moins profondément dentées et même 
pinnatifides. Ses fleurs, solitaires à Textrémité de la tige ou 
des rameaux et sur de longs pédoncules , sont d'un bleu clair; 
elles ont les corolles de la circonférence beaucoup plus 
grandes que celles du centre. Les paillettes du réceptacle sont 
linéaires -lancéolées, plumeuses. Cette plante croît dans l'O- 
rient et sur le Caucase. C'est une des espèces les plus remarr 
quables du genre par la grandeur de ses fleurs, qiii se succér 
dent les unes aux autres pendant deux à tn^is mois. On la cul- 
tive en pleine terre. 

ScABiEusE gaaminée; Scobiosa graminifolia , Linn. , Sp,, 145. 
Toutes les parties de cette espèce sont couvertes d'un duvet 
soyeux et blanchâtre. Ses tiges sont couchées à leur base, 
hautes de six pouces à un pied , quelquefois n'ayant qu'un 
pouce ou deux dans les lieux stériles. Cette tige est garnie, 
dans sa partie inférieure et moyenne, de feuilles linéaires, 
très-entières , et terminée par une seule fleur bleuâtre , dans 
laquelle les fleurettes de la circonférence sont plus grandes 
que celles du centre. Cette scabieuse croît dans les montagnes 
du Midi de la France J de l'Europe , et dans le J^ord de 
l'Afrique. 

**** Invoiucre simple, polyphylle ; réceptacle chargé 
de paillettes ; aigrette composée de poils plumeux* 
( Pterocêphalus , Vaill. ) 

Scabieuse a deux i^tamines: Scahiosa diandra, Lagascà ; Pte^ 
rocephalus diandrus , Spreng, f Syst, veget,^ 1, p. 383. Sa tige 
est droite, simple ou peu rameuse, haute de six à dix pou- 
ces, garnie de feuilles ailées , à pinnules filiformes. Ses fleurs 



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SCA 9 

forment une petite tête terminale, dont les fleurettes sont i 
peu près égales , ordinairement quadrifides et à deux étamines. 
Les folioles de rinvolucre sont ovales , acuipînées. Cette espèce 
croît en Espagne et en Portugal. 

ScABiEusB A aigrettes; Scobiosa papposa , Linn., Spec, p. 
146. Ses ti^es sont droites, grêles, légèrement pubesceotes , 
peu rameuses, garnies de feuilles ailées, composées de folioles 
distantes, presque filiformes , trifîdes à leur sommet. Ses fleurs 
sont petites, portées sur des pédoncules cotonneux. Les co- 
rolles sont inégales , à cinq lobes. Cette espèce croit dans le 
Levant et Tile de Crète. 

ScABiEUSE FTéaoçéPHALE ; Scahiosa pterocephala , Linn. , Sp, , 
146. Ses tiges sont un peu ligneuses, couchées, très*basses , 
garnies de feuilles oblongues, blanchâtres ^ v#lues , laciniées 
en leurs bords. Ses fleurs sont portées sur des pédoncules 
simples, très-courts, et les corolles sont quînquéfîd es; celles 
delà circonférence à peine plus grandes que celles du centre. 
Ciptte espèce croit en Grèce. (L.D.) 

SCABIEUSE FAUSSE. (Bot.) Nom vulgaire de la jasione 
de montagne. (L.D.) 

SCABIOSA. {Bot.) Voyez Scabieuse. (Lem.) 

SCABRE , Scàber. ( Bot. ) Muni de petites aspérités rudes 
au toucher; tels sont, par exemple, le tourneforlia scahra^ 
Vequisetum kyemale^ le rhjnanthus crista galli, les feuilles du 
xanthium strumarium , le fruit du lithospermum arvense , les 
ffraînes du ruta gra^eoUns , etc. (Mass.) 

SCABRE. (Erp^t.) Voyez Rude. (H. C.) 

se ABRITA. {Bot.) Linnœus avoit d'abord donné ce nom 
au njctanthes arhor trislis ^ dans la famille des jasminées. (J.) 

SCACK. {Ornith.) Voyez Schach. (Desm.) 

SC^VE , Scœva. {Entom.) Fabricius a décrit sous ce nom,- 
dans. son Système-des antUates , pag. 24^, sous le n.** 57, un 
genre de diptères de la famille des chétoloxes, «t indiqué au- 
paravant sous le nom de Syrphe. Tels sont ceux du gro- 
seiller, du poirier sauvage, dont les larves se nourrissent , 
en effet , de pucerons qui vivent sur ces plantes. Voyez le 
genre Syrfhe. (CD.) , ? 

SCiEVOLA. {Bot.) Voyez S^vole. (Poir.) 

SCAHAU* {Ornith.) Le nom turc écrit ainsi par Aldro- 



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lo SCA 

vande, et sehahau par Gesner , est celui du balbuzard. (Ch. D.) 
SCALA. ( ConchyL ) Nom latin sous lequel Klein , Ostr, , 
p. 52, avoit établi, dès iySS, Le genre Scalaire des concby- 
liologistes modernes. (De B.) 

SCALAIRE , Scalaria. { Malacoz.) Genre de mollusques con- 
cbyliféres , établi par M. de Lamarck pour un certain nombre 
de coquilles, sur la place desquelles les conchyliologistes du 
dernier siècle ont extrêmement varié : les uns, comme Gual- 
tieri et de Favannes, en ont fait des tubes ou tuyaux analo- 
gues aux tubes de serpules , parce que la plus belle et la plus 
précieuse surtout semble une dentale tordue en spirale , sans 
que les tours de spire se touchent, et par conséquent sans 
columelle , partie qui leur paroissoit caractéristique des véri- 
tables coquilles* D'autres, comme d'Argenville , ont voulu que 
ce fussefit des buccins et des vis; enfîn, Linné les rangeoit 
parmi ses turbos, à cause de la forme de Touverture. C'est de 
ce genre, en effet, que M. de Lamarck les a séparées d'abord , 
pour les placer parmi ses cyclostomes , dont il les a bientôt 
tetirées pour constituer un genre distinct. Quoiqu'une espèce 
au moins soit assez commune sur toutes les côtes d'Europe , 
l'animal des scalaires n'est pas encore suffisamment connu 2 
iious ne l'avons jamais vu nous-^méme, et le peu que nous 
en savons est tiré de Bianchi (/. Flancus ) et de Muller. Voici 
eomment les caractères de ce genre peuvent être exprimés: 
Animal spiral; pied court, ovale, inséré sous le col et por- 
tant sur son dos un opercule corné, mince, grossier et pau-^ 
cispiré ; tentacules sétacés , renflés h la base et portant les 
yeux au sommet de ce renflement ; une trompe ? un long canal 
au bord antérieur et droit de la cavité respiratrice. Sexes sé^ 
parés; organe excitateur mâle trés-gréle. Coquille subturricu- 
lée, à tours de spire plus ou moins serrés et garnis de côtes 
longitudinales, interrompues, formées par la conservation des 
bourrelets successifs de ^'ouverture , qui est petite, presque 
parfaitement ronde , à péristome continu et réfléchi en bour^ 
relet. 

Nous ne connoissons que très-incomplétement, avons-nous 
déjà dit, l'animal de ce genre. Nous voyons seulement, par 
les figures des auteurs cités, qu'il ne diffère pas beaucoup de 
celui qui habite les autres coquilles operculées du même 



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SCA 11 

ofdre des cricostomes. Nous trouvons dans une figure d^un 
ouvrage, non publié, de Aotre ami M. le docteur Leach, 
que la trompe, ou mieux probablement le labre est comme 
lacinié ou divisé en languettes renflées à l'extrémité; mais 
nous n'osons croire à une disposition aussi anomale. Nous 
apprenons aussi de Blanchi que ce mollusque laisse échapper 
de son corps une grande quantité de liqueur, qui teint les 
doigts et le papier d'une belle couleur pourpre , ce qui lui a 
fait penser que ce pourroit être un des conchylifères qui 
foumissoient aux anciens la pourpre dont ils teignoient les 
étoffes les plus précieuses. Linné et quelques autres auteurs 
ont adopté cette opinion. (Voyez, pour plus de détails, au 
root Pourpre, où nous l'avons discutée.) 

Les scalaires , comme les turbos , paroissent habiter de pré* 
férence les bords de la mer où se trouvent beaucoup d'an- 
fractuosités et de rochers. Il en existe , à ce qu'il paroit , 
dans toutes les mers. M. de Lamarckien caractérise déjà sept 
espèces vivantes , et il est possible qu'il y en ait davantage ; 
malheureusement on ne connoft que les coquilles, sans dis- 
tinction de sexes : la plupart ne sont pas figurées, en sorte 
qu'il est fort difficile de les distinguer d'une manière un peu 
certaine et fixe. Nous ajouterons que le nombre et la sépa- 
ration des bourrelets paroissent considérablement varier, à 
peu près comme dans les harpes. 

A. Espèces dont les tours de spire sont au moins 
contigus. 

La Scalaire com»s,une : Scalaria communis, de Lamk. , vol. 6, 
5.*^ part., pag. 228, n.° 5; Turbo clathratuê , Linn., Gmel. , 
p. 36o5 , n.* 65 ; Plancus, Conch. min, nat*, tab. 5 , fig. 7,8; vul- 
gairement la FAUSSE ScALATA. Coquillc turriculée , non ombili- 
quée, avec des côtes un peu épaisses, lisses, subobliques, de 
couleur blanche ou fauve pâle , quelquefois avec des taches 
pourpres sur les c6tes et sur le fonds. 

Des côtes de la Manche , où elle est assez commune dans 
certains endroits de la mer du Nord , et surtout de celles d'Ita- 
lie , de la mer Adriatique. 

M. de Lamarck indique comme une variété de cette espèce 
une coquille figurée, sous le nom de Scelathrata^ dansTEncy- 



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12 SCA 

clopëdie méthodique , pi. 4^^ 9 ^g* 5, a, ^, et qui', plus grosse, 
plus élevée qu6 celle de la Manche , est aussi plus vivement 
colorée en rose violacé, avec des taches pourpres sur les 
côtes. 

La Scalaire couronnée : 5. coronaUij Lamk., L c, p. 227 ,' 
n."* 3; Ëucycl. méthode, pi. 461 , fig. 5 , a, h» Coquille turri- 
culée, aiguë au sommet, non ombiliquée, scabriuscule , avec 
des cotes minces , lamelliformes , un peu fimbriées sur les 
bord^, très- nombreuses, et une sorte de côte transverse cou- 
ronnant le dernier tour : couleur blanche , ornée delinéoles 
et de points roux en séries. 

M. de Lamarck , dont j'ai traduit exactement la phrase ca- 
ractéristique de cette espèce, dit que c'est une coquille rare 
et assez précieuse, de seize lignes de hauteur et dont il igndre 
la patrie. 

La S» LAMELLEusE; 5« lamellosa, de Lamk. , loe, cit., n.** s. Co** 
quille subturriculée, non ombiliquée, lisse, avec des côtes 
minces lamelliformes, denticulées, et une sorte de carène 
transverse sur le dcirnier tpur : couleur fauve ou roussàtre„ 
quelquefois ayecdes lignes de points décurrens sur le derniei^ 
tour. 

. Patrie également inconnue ; treize k quatorze lignes de hau*< 
teur. Ce n'est, à ce qu'il me semblé, qu'une variété de la 
S. commune. 

La S. AUSTRALE; S. australis, de Lamk., loc. cit., n."" 6. Co- 
quille turriculée, grêle, obtuse au sommet, à suture à peine 
excavée, avec des côtes lisses, très- droites , tombantes, sur 
la carène du dernier tour. 

Cette espèce, qui n'a qu'un pouce de long, glabre et sans 
taches, vient des mers de la Nouvelle- Hollande. 

La S. VARIQUEUSE : S. varicosa^ de Lamk., loc. ciL, n."* 4 ; 
S,fimhriata, Enc, méth. , pi. 45 1 , fig. J^^ a, h. Coquille turri- 
culée, non ombiliquée, obtuse au sommet, avec de^ côtes 
très -minces, couchées , denticulées , très- nombreuses , entre-^ 
mêlées avec des varices ou des côtes plus grosses, alternes 
et éparses : couleur toute blanche. 

Cette espèce, que M. de Lamarck regarde comme par.fai-> 
tement distincte, a quinze à seize lignes de hauteur. Sa patrie 
est inconnue. 



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SCA li 

La ScAtAïaE a cAxes bares: 5. rarieosta^ Lamk., L c«,n«* 71 
An Chemn,^ Conch.y 4, tab. i53, fig. i435 ? i^5G? Coquille 
turriculée, ombiliquée, avec de petites côtes longitudinales 
peu marquées, et des varices costiformes rares, interrom- 
pues, et serrées dans quelques endroits : couleur blanche. 

Patrie inconnue. Longueur, huit lignes. 

B. Espèces à tours de spire disjoints et ombiliquésm 
(Genre Acyonea, Leach.) 

La S. FRÉciEusE: 5. prtcioiayàc Lamk. , loc, cit, , n.^ i ; Tur(o 
scalaris, Linn., .Gniel«,,p. 36o3, n,** 6a; Enc. méth., pi. 45i , 
ûg. 1 , a, hf vulgairement le Scalata. Coquille conique, ua 
peu ventrue inférieurement , à sommet obtus, et comme 
formée par les tours làche^ et ne se touchant en aucun sens 
d'un cône spiral, garnis d'espace en espace de côtes pe(i ser- 
rées et épaisses, blanches, sur un fond fauve pâle. 

De Tocéan des grandes Indes , d'après M. de Lamarck et 
la très-grande partie des conchyliologues anciens et modernes. 
Gmelîn ajoute des côtes de Barbarie. Cependant M. Bosc 
dit que c'est à tort que, pendant long-temps, l'on a cru que 
cette coquille venoit des grandes Indes et de la Chine , et que 
Ton sait aujourd'hui qu'elle se trouve dans la Méditerranée, 
sur la côte de Barbarie: en sorte, ajoute- t-il, qu'on doute 
même qu'il s'en trouve à Amboine , malgré l'autorité de 
Rudiph et de Valentyn. J'ignore absolument sur quoi est fon- 
dée cette assertion de M. Bosc; je me bornerai à faire obser- 
ver que M. Poiret, le seul naturaliste qui jusqu'ici nous ait 
donné quelque chose d'un peu détaillé sur les animaux et les 
coquilles de la côte de Barbarie, parle bien de la scalaire 
commune , turho scalaris , de Linné , mais nullement de la 
fameuse scalata, M. le docteur Leach , dans l'article de ses Mé- 
langes de zoologie , tom. 2 , p. 79 , dit même qu'il croit qu'il 
pourroit bien y avoir plusieurs espèces confondues sous le 
même nom , les individus apportés de la Chine différant de 
forme et d'épaisseur avec ceux qui proviennent d'Amboine. 
M. Bosc ajoute que c'est à sa découverte dans la Méditerranée 
qu'est due la grande diminution du prix de cette coquille , pen- 
dant long-temps si rare et si recherchée, surtout quand elle étoit 
d'un beau volume et bien conservée. Le fait est qu'on ne trou- 



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a4 SCA 

yeroît probablement plus aujourd'hui d'amateur assez riche , 
ou du moins assez passionné , pour acheter une de ces coquilles , 
il est vrai , de quatre pouces de longueur, sur trois de diamètre 
à sa base , une somme de six mille livres , comme le dit Cu- 
Liéres, dans son Histoire abrégée des coquillages de mer^ 
p. ICI , du plus bel individu qu'il ait jamais vu ; mais je doute 
ibeaucoup qu'on ait dans une vente, pour douze francs, ce qui 
coûtoit cent louis il y a vingt -cinq ans. On en voit encore 
payer quatre ou cinq cents francs en Angleterre. La diminu- 
tion du prix de cette coquille tient sans doute à ce que le 
commerce en a apporté un plus grand nombre dans les col- 
lections ; mais cela tient surtout à ce que les collections se 
faisant aujourd'hui, non plus par luxe et pour le seul plaisir 
des yeux, mais bien pour Tinstruction et surtout pqur l'étude 
de la géologie , on a pu la remplacer par une scalaire com- 
mune, sans que le genre Scalaire fût moins bien représenté; 
celle-là offrant tous les caractères de la scalaire la plus pré- 
cieuse. Quoi qu'il en soit, ce nom de scalata lui a été donné 
par les Italiens, et veut dire dans leur langue escalier. 

Je vois dans les auteurs du dernier siècle qu'on trouve 
les scalatas surtout sur la côte d'Amboine et à Batavia, où 
les femmes les emploient comme pendans d^oreilles ou dans 
la composition de leurs colliers, et qu'elles les mettent au 
rang de leurs bijoux les plus précieux. Je ne me rappelle 
cependant pas que ce fait ait été confirmé par le récit des 
voyageurs modernes. 

On voit dans les collections de véritables scalatas qui ont 
depuis-huit à dix lignes de longueur jusqu'à quatre pouces; 
mais il paroît que cette taille est extrêmement rare. On cité 
cependant un individu de la collection de la célèbre Cathe- 
rine II , impératrice de Russie , qui étoit encore plus grand. 
La taille la plus ordinaire est d'un pouce et demi à deux 
pouces; à deux pouces et demi c'est déjà un volume fort rare. 
Pour qu'un individu de cette coquille soit beau , il faut qu'il 
soit un peu translucide, d'un brun clair, comme rosé, avec 
les c6tes d'un beau blanc mat; que les tours soient bien dis- 
joints , l'ombilic bien ouvert , et que les bourrelets , surtout 
celui de l'ouverture , soient bien entiers. '^ 

liSL ScALAiikE avBft^tcîEvsE y S» suhpretiosà. Coquille conique^ 



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SCA i5 

assez renflée iAfërieurement , ombiliquée, à tours assex dis* 
joints, pourvue de bourrelets égaux, régulièrement espacés , 
et plus nombreux que dans la précédente. Couleur toute 
blanche. 

J'ai vu un bel individu de cette espèce dans la collection 
du prince d'Esling ; quoique ce ne soît peut -être qu'une 
simple variété de la S. précieuse, ell^ m'a paru cependant 
être aussi distincte que toutes les autres espèces établies dans 
ce genre par M. de Lamarck. 

Outre ces espèces de scalaires indiquées par M. de Lamarck , 
il en est encore d'autres qui me semblent tout aussi distinctes. 

La Scalaire PRINCIPALE ; S. principalis , ValL , Spic. zpoL, lo, 
t. 3 , fîg. 5 et 6. Coquille conique , à sommet pointu , assez 
renflée inférieurement, subombiliquée , avec des bourreleli 
sublamelleux, peu élevés, très -serrés et très- nombreux. 

Cette coquille qui , d'après la figure de Pallas » paroft avoir 
près de vingt -deux lignes de long, sur huit environ de dia- 
mètre , ne peut être comparée à la scalaire précieuse » ni à la 
scalaire commune , ni à aucune de celles que M. de Lamarck 
a figurées dans l'Encyclopédie méthodique. Gmelin en fait 
une simple variété de son turho $calari$. Pallas , qui n'en donne 
pas de description, se borne à dire qu'elle est blanche, trans- 
parente, qu'elle vient du cabinet d'un riche amateur de Rot- 
terdam, A. Gevers, et qu'elle est encore plus rare que le 
turbo scalaris. J'ai vu dans la collection du prince d'£sling 
une scalaire que je rapporte à cette espèce. 

La S. AMBIGUË : s. ambigua; Turho ambiguuSjGmeU , p. 36o4 , 
n.^ 64. Coquille turriculée , ombiliquée , à tours contigus lisses , 
avec des côtes deux fois plus nombreuses que dans la scalaire 
commune : couleur blanche, avec deux ou trois lignes fer^ 
Tugineuses sur chaque tour. 

De la Méditerranée. 

La S. CRjÉiiBi.ÉE : 5. crenata; Turho creruUus , Gmeh, îKd., 
n.*" 65} Linn., Mus, Lud, TJir., 659, n.° 353. Coquille turri- 
culée, subcancellée , de neuf lignes de long, à tours Conti^ 
gus, à côtes arrondies , çàet là effacées et crénelées r couleur 
toute blanche. 

C'est encore une coquille de la Méditerranée , et probable- 
ment 9 conune la précédente , une simple variété de la scalaire 



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i6 $CA 

commune. C'est du moina ropioiou d'Olivi pour la scalaire 
ambiguë. ' 

La ScALAi&E LAcris: S. hetea; Turbo lacteus, Gmel., ihid., 
n.^ 66 ; Ginnaniy Adriat., tab. 6 , 6g. S5. Très-petite coquille, 
de la grosseur d'un grain d'orge , d'un blanc de neige , turri- 
culée, avec des stries nombreuses, longitudinales, au lieu de 
côtes* 

La S. suBSTRiéE : s. striatula; Turbo striatulus, Gmel., ibid,^ 
n.* 67. Petite coquille, de la grosseur d'un grain d'orge, turri- 
culée, subcancellée, à tours de spire contigus, garnie de pe- 
tites stries membraneuses , entremêlées de rugosités convexes 
et calleuses* 

Ces deux dernières espèces , qui viennent l'une et l'autre 
de la Méditerranée, ne sont sans doute encore que des jeunea 
âges de la scalaire commune; en effet, Olivi les cite, ainsi 
que Vambigua , comme se trouvant dans le même sable des 
bords de l'Adriatique. 

Je lis dans le Catalogue des coquilles trouvées sur les 
côte» du département de la Manche , par M. de Gerville, que 
cette espèce , qu'il dit microscopique , se trouve à Cherbourg, 
ainsi que sur les côtes d'Angleterre , d'après la citation qu'il 
fait de trois des principaux conchyliologues anglois. 

La S. PETITE : s. parva ; Turbo parvus , Maton et Rakett , 
linn. Soc. Lond,^ 8, p. 171, n.* 3i; Turbo lactéus, Donov. , 
British Shells, t. 90; Fuit., Dors,, p. 46 , t. 19 , fig. 4. Petite 
coquille turriculée, de cinq ou six tours de spire, avec des 
côtes élevées, distantes. 

Des côtes d'Angleterre et du département de la Manche , 
où , suivant M. de Gerville, elle est très- commune avec le 
turbo ulvçe* 

La S. CONIFÈRE : T. eonifera ; Turbo coniferus , H. de Gierv. , 
Catalog. ; Maton et Ra'kett, loc. cit., p. 173, n."* 35; Pult., 
Dors., pag. 46, t. 19, fig. 6. Coquille très -petite, microsco- 
pique , turriculée ; tours de spire garnis de côtes contiguéfs 
et subpapilleuses vers la suture. 

M. de Gerville dit qu'elle se trouve à Quineville, où elle 
est très - rare. Il paroît qu'elle l'est moins en Angleterre. 

On pourra encore distinguer dans ce genre, avee autant 
de raisons que les précédentes , les eapèces suivantes que j'ai 



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SCA 17 

«afactërisées dans la riche collection du prince d'Esling , «I 
dont les dernières passent aux Cyclostomes. 

La SCALAIRE ÉLANCÉE, 5. tutrUa. Remarquable par le grand 
élancement de sa spire, qui a dix -huit lignes de haut sur 
trois à quatre de large; elle a du^reste beaucoup de rapports 
avec la S. commune ; elle n'est pas ombiliquée ; ses côtes sont 
peu élevées et assez serrées ; sa couleur e^i toute blanche. 

La S. Bic&éNELéE, S* hicrenata* Coquille turriculée, asseï 
renflée inférieurement, sans carène au dernier tour, garnie, 
de côtes peu marquées, si ce n'est à la suture où elles for* 
ment une double série décurrente de dents ou crénelures* 
Couleur toute blanche* 

^ La S* OVALE ) S» oi^alis* Coquille subturriculée , non ombi- 
liquée, à côtes peu marquées, si ce n'est vers la suture où 
elles forment une série noduleuse; ouverture ovale, obli? 
que^ à péristome rebordé , mais peu continu. Couleur toute 
blanche. 

La S. CYCLosTOME , 5. cyclosloma. Coquille courte , k spire 
peu alongée , ombiliquée , cancellée par des stries décur* 
rentes et des stries longitudinales, avec quelques bourrelets 
épars; ouverture fortement marginée. Couleur blanche. ^ 

Cette espèce passe évidemment aux cyclostomes. ( De, B. ) 

3CALAIRE. (Foss.) Les espèces de ce genre ne se sont jus'» 
qu'à présent présentées à l'état fossile que dans les couches^ 
plus nouvelles que la craie. Voici celles que nous connoissons. 

Scalaire crâpue; Scalaria crispa, Lamk., Ann. du Mus. » 
tom. 8 , pi. 37 , fig. 5. Coquille turriculée , non ombiliquée , 
à tours de spire ventrus et profondément séparés entre eux | 
à côtes longitudinales nombreuses, rapprochées, tranchan- 
tes, anguleuses dans la partie supérieure de chaque tour; 
longueur , dix lignes : fossile de Grignon , département de 
Seine-et-Oise , et d^Orglandes, département de la Manche. 
Il paroit que cette espèce est celle à laquelle M. Sowerby a 
donné le nom de S. aeuta , et^qu'on trouve à Barton en An- 
gleterre. ( Sow. , Min* conch,, pi. 16^ Iwo lower figures.^ 

Scalaire oéPODixxéE ; Scalaria denudata , Lamk. , /oc. ciL , 

ifiéme pi. , fig. 4. Nous pensons que l'ijndividu dépouillé de 

ses côtes , que nous possédons , et qui a servi à établir cette 

espèce , dépend de celle qui précède , et que son mauvais état 

48. ' a 



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18 SCA' 

de conservation Tavoit fait regarder comode constituant une 
espèce particulière. 

ScALAiRB TREiLLiasiB s ScalanA deeuisaia, Lamk. , foc. cU*f 
uiéra» pL, fig. 3. Coquille turriculée, non perforée, à tours 
contigus et arrondis , à cfttes longitudinales nombreuses, 
rapprochées , peu élevées , dans Fintervalle desquelles on 
aperçoit des stries transverses, petites, mais bien distinctes, 
qui se eroîsent avec les cÀtes et font parattre la coquille élé- 
gamment Ireillissée à sa snrfkce ; longueur , treite lignes. 
Fossile deBeynes, près Grignon. 

S CALAI AE monocycle; ScaUkrtA monoc^/a, Ijimk. , loe. eîLf 
vol. 4, p. ai4 , n.'' 4* Coquille conique, non perforée , à tourS 
rapprochés et bombés. Elle porte vers la base de son dernier 
tour une strie éierée et transversale , qui existe également dans 
ie turho frincipàUê : longueur, dix lignes; fossile de Cbau* 
mont et de Mouchy-le-Chàtel , déparlement de TOise. M. de 
Lamarck dît qu'on trouve aussi cette espèce à Grignon. L'es- 
pèce qu'on trouve à Léognan, à laquelle M. de Basterot a 
donné le nom de icalaria muUilamella , et qu'il a fi^gurée dan» 
son Mémoire géologique des environs de Bordeaux, pi. i y 
fig. aS f paroît être une variété de celle-ci. 

Scalaire pLidsÉE ; ScalariapUeata , Lamk., Ann., ihid,^ n.^ 5^ 
Coquille turriculée, non perforée, portant des eètes longitu* 
finales peu élevées, obtuses , et qui ne semblent que des 
plis. Fossile de Parnes, département de l'Oise. 

Scalaire commune, Se^larié commtfnîs. M. de Basterot (for* 
cit. ) dit qu'on trouve à Fétat fosdle , dans le Plaisantin ^ ^ 
San Miniato , et à Volterra en Italie, cette espèce, qui vit 
dans les mers d'Europe et de l'Inde , et que la variété «, dont 
l'intervalle entre les côtes est strié, et qui se -trouve k Br»- 
merton en Angleterre, se rencontre aussi à l'étal yivant. M» 
Brocchi dit ; dans sa Conchyliologie fossile da Apennins, que 
le turbo elàtkrus^ que M. de Lamarck rapporte au scalaria 
'eommanis , qui vit dans la Méditerranée , dans l'Atlantique y 
dans la mer des lnde& et dans FAdriatique, se trouve fossile 
dans le Plaisantin et dans d'autres endroits ci-dessus cités. 

En jugeant par analogie les scalaires comme les coqplles 
des autres genres, il est difficile dépenser que celles qui vi« 
Vent dans des localités si éloignéerles unes des autres, puissent 



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SCA »9 

être identiques ; et celleii de ces coquilles que nous avons pu 
voir, et qui proviennent des pays étrangers, ne i^essemblent 
pas à celles de l'espèce qui vit dans la Manche ; comme aussi 
nous n'avons jamais vu cette dernière espèce à Tétat fossile* 

Le scalaria similis (Sow. , Min» conch., pi. 16, fig. 1 ), que 
M. de Basterot rapporte à 9a variété « , étant strié traa^ver^ 
salement dans l'intervalle qui se trouve entre les côtes longî* 
tudinales, paroit être asses différent du seaUstia communû pour 
constituer une espèce particulière, jusqu'à ce qu'il soit con- 
venu, comme il arrivera peut-être, de l'égard er les espèces 
différentes comme des variétés les unes des autres. 

Scalaire lamêlleusb; Scalaria muUiiameUa , de Bast. , lo^. oiL^ 
pL 1 , fîg. i5. Coquille turriculée, couverte de cAtes longitu- 
dinales , nombreuses , lamelleu^es et peu élevées. L'intervalle 
qui les sépare est lisse. Longueur , un pouce ; fossile de Léo- 
gnan. Cette espèce paroit avoir les plus grands rapports: 1.* 
avec la scalaire monocycle; a.* avec le scalaria minuta, Sow.« 
/oc. oif., pi. 390, fig. 3 et 4, découverte Ramsholt en Angle*' 
terre; et S,"* avec le turho pseudoêcalarisy BrocCé^ loe. <;i^., 
tab.7, fig. 1, qu'on trouve dans le Plaisantin. 
' Scalaire de Brocchi : Scalaria Srocehii , Def. ; Turbo lamel- 
losus, Brocc, loc. cit,, tab. 7 , fig. 2. Coquille turriculée, non 
perforée , transversalement striée , couverte de cAtes longitu- 
dinales , lamelleuses, crépues f longueur, quatorze lignes: 
fossile du Plaisantin. Cette espèce est très-remarquable par 
les aspérités dont elle est couverte. On trouve en Corse une 
espèce qui paroit avoir beaucoup de rapports avec celle-ci. 
' Comme il existe déjà une espèce vivante à laquelle M. de 
LamaVck a donné le nom de scalaire lamelleuse^ et qu'une 
autre à l'état fossile a reçu ce même nom de M* de Basterot, 
>e n'ai pas cru devoir le conserver à celle-ci. 

Scalaria pumieea; Turbo pumieeus, Broce., hc» eîf., iàl^. j , 
fig. 3. Coquille turriculée, non perforée, striée trans^rsale- 
sient, couverte de côtes longitudinales, épaisses et canluses, 
dont l'intervalle entre elles est lamelleux. Il règne une rampe 
contre la suture. Longueur, onze lignes; fossile du Plaisantin. 

Scalaria torulosa ; Turbo torulasus , Brocc, /oe. cit.^ même 
pi., fig. 4. Coquille turriculée, à tours aplatis, à côtes no- 
duleuses , longitudinales et couvertes de fines strie» transver- 



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20 ' SCA 

sales 9 et à ouverture peu saillante, prés de laquelle est une 
rarice. Longueur, un pouce ; fossile du Plaisantin. Cette espèce 
est remarquable par la varice qui se trouve à l'ouverture , 
et par une autre située à Favant-dernier tour. 

Scalaria cancellata; Turbo canedlatus^ Brocc, loc* cit.^ même' 
pi., fig. 8. Coquille turriculée, effilée, à tours convexes et 
réticulés et à ouverture ovale; longueur, dix-sept lignes. 
Cette jolie espèce est couverte de c6tes longitudinales qui sont 
coupées par des stries transverses un peu moins grosses que 
les côtes, en sorte qu'il semble qu'elle soit couverte d'un 
treillis. Fossile du Plaisantin. Cette coquille a une très-grande 
analogie avec le scalaria decussala , dont elle n'est proba- 
blement qu'une variété modifiée par la localité où elle a 
vécu. *■ 

Scalaire GR09siBaE;5calarîa rustua, Def. Nous possédons un 
seul individu de cette espèce, qui est très-remarquable par 
l'épaisseur et la forme grossière de ses côtes longitudinales : 
longueur, six lignes. Ce fossile est indiqué venir de Dax. 

Scalaire striée ; Scalaria striata , Def. Coquille turriculée , 
à tours un peu bombés, à côtes longitudinales peu saillantes , ' 
et marquée de très-fines stries transverses, qu'on n'aperçoit 
qu'à la loupe : longueur , quatre ligner. Cette espèce , dont 
nous ne connoissons que le seul individu que nous possédons, 
se fait remarquer par les très-fines stries dont elle est cou- 
verte. Fossile de Léognan. 

Scalaire? tuaritellée; Scalaria? turritellata ,De£. Coquille 
subulée, à tours arrondis et couverte de très- petites côtes 
longitudinales serrées les unes contre les autres. Quoique cette 
espèce n'ait que deux lignes et demie de longueur , sur moins 
d'une demi-ligne de diamètre, elle est composée de onze à 
douie tours de spire. L'ouverture n'étant pas très-arrondie , 
nourne sommes pas certains si elle appartient au genre Sca- 
laire. Fossile de Hauteville. 

ScaMiaë aiguillonnée; Scalaria murica^a, Rîsso, Hist. nat. 
des princip. prod. de l'Europe mérid., tom. 4 9 P^g* ^i^. Co- 
quille lisse, translucide, à sept tours de spire presque con- 
tigus, avec de fortes côtes longitudinales, également dis- ' 
tantes , terminées par une pointe aiguë , un peu courbe ; le 
sommet de k spire est aigu : longueur , dix millimètres. M. 



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SCA 21 

Aîtto annonce que cette espèce vit et se trouve fossHe et sub« 
fossile dans les environs de Nice. ( D. F. ) 

SCALARUS. {Conchyl.) Nom employé par Denys de Moot* 
fort pour désigner le genre Seaiaria ou Scalaire de M* de 
Lamarck. (Desm.) 

SCALATA. (Conehjrl.) C'est le lurho scalaris, Linn., Gmel. 
JLa seaiatr« précieuse de M. de Lamarck. Voyei Scalaire* 
(DeB.) 

SCALATA [Fausse]. (ConehyL) C'est le turho eUUhrut , 
linn. , GmeL ; là scalaire commune de M. de Lamarck ; la sca- 
laire grillée de quelques auteurs. (De B.) 

SCALIA. (Bot,) Voyez, dans notre article Fodolbfe ( tom. 
XLIIy pag. .62}, ce que nous avons dit sur le Scalia de Sîms. 

<H.CA8S.) 

SCALIGE&A. {Boi» } Adanson désigne sous ce nom Yaspa-' 
lalhus de linnœus , genre de la famille des légumineuses. (J.) 

SCALO-BARRI. (Oriu^k.) Nom provençal du grimpereau 
de muraille ou échelette, eerthia muraria^ Linn. (Ch« D. ) 

SCALOFË, Scalops. {Mamm.) M. Cuvier a formé sous ce 
nom un petit genre de mammifères carnassiers dfe la famille 
des insectivores , qui a été généralement adopté par les zoo- 
logistes. Il ne contient qu'une seule espèce, que Linné plaçoif 
dans le genre Sorex ou Musaraigne, et que Fennant et Shaw 
comprenoient dans le genre Talpa ou Taupe* 

La scalope a en effet la plus grande ressemblance avec la 
taupe par la forme générale de son oqrps, et par la conforma- 
tion de ses membres, dont les antérieurs sont destinés k fouir 
la terre ; mais elle en diffère beaucoup par son système den^ 
taire et par quelques parties de ses organes des sens. 

La tête de cet animal est dans la proportion de celle de 
la taupe , relativement ^u volume du corps , et elle est sup* 
portée par un cou fort court et très-musculeux; le museau 
est extrêmement prolongé, encore plus que dans celui des 
musai^ignes, cartilagineux, garni de plusieurs rangées de 
pores , terminé par un boutoir, et non flexible et mobile , 
comme celui du desman ; les yeux sont aussi petits et stusai 
bien cachés que ceux de la taupe } il n'y a point d'oreilles 
externes; la gueule est assez fendue , et armée de trente -six 
H^nUf vingt en haut et seize en bas^ qui montrent toutes 



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î. SCA 

les formes qui sont propres au système dentaire des animaux 
insectivores. A la mâchoire supérieure , les deux incisives 
intermédiaires sont très -fortes , très -larges, arrondies en 
devant, planes en arrière, perpendiculaires à la mâchoire, 
et tronquées en biseau; il n*y a point de canines, ce qui 
donne k cette mâchoire de la ressemblance avec celle des 
rongeurs; des neuf mâchelières qui la garnissent de chaque 
c6té , les six premières sont des fausses molaires , deux très* 
petites et cylindriques, minces comme des fils; une troisième 
beaucoup plus grande , cylindrique et pointue'; une quatrième 
plus petite et de même forme; une cinquième plus grosse 
que la troisième, pyramidale et tronquée obliquement au 
sommet, et enfin la sixième du double plus grande que là 
précédente et de même forme : les trois vraies molaires ont 
plus de largeur qu'aucune autre, et les deux dernières d'entre 
eUes sent fort peu sorties de la mâchoire; toutes ont leur 
couronne garnie de tubercules pointus fort prononcés, et sont 
munies d'un talon intérieur qui ne consiste qu'en un tubep- 
cule* A la mâchoire inférieure on compte quatre incisives, 
dont les deux du milieu sont très-petites et tranchantes, et 
les deux latérales bien plus longues , pointues et crochues , 
presque comme des canines : sur les six mâchelières les trois 
premières ou fausses molaires sont à une setlle pointe avec 
une petite dentelure postérieurement ; elles sont un peu cou- 
chées en avant, et augmentent successivement de grandeur, 
depttii la première jusqu'à la troisième ; les trois vraies mo« 
laires sont ex^tement semblables à celles de la chauve-sou-» 
ris, c'est-à-dire composées de deux prismes parallèles, ter- 
minés chacun par trois pointes ^ et présentant un de leurs 
angles au côté externe, et une de leurs faces au c6té interne; 
les deux premières sont de même grandeur, et la dernière 
est un peu plus petite qu'elles. 

Le Oorps est de forme alongée , cylindrique , musouleux 
dans toutes ses parties antérieures , qui concourent aux 
mouvemtftts des pattes de devant, et à ceux qui ont pour 
but de relever la tête. Les membres sont très -courts, pen** 
tadactj^es^, et ceux de derrière paroissent foibles et débiles, 
comparativement aux antérieurs, qui sont exactemefti ifim^ 
blables à ceux de la taupe, c'est^à-dirç Urminé^ par uoe 



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SCA «s 

'Urgt main nuf ei caUeuie, dont to|is lef doigts, soudés 
intimemeot les uns ftux autres , sont armés d'oogles fort 
longs, très-épais et durs, arifués en demus, en gouttière 
en dessous, trancbans, arrondi* au bout, et formant par 
leur réunion une lame coupante, une sorte de bêche, pour 
entamer et creuser la terre« Les pieds de derrière sont 
plantigrades, alongés, à talon bien marqué i les doigts en 
sont grêles, bien séparés et armés d^oogles minces et arqués; 
le plus long de ces doigts es( celui du milieu , et les antres 
âécroiasent successivement jusqu^aux plus latéraux; Tiur 
terne ou le pouce est le plus court de tous» La queue est 
courte. Le poil qui couvre le corps est fort court et très- 
fin , perpendiculaire à la peau , oomme celui de la taupe ; 
mais il est moins doux au touçker, et son aspect est moins 
velouté. 

La ScAjLOPB nu Canada {Scalopi €ûnaden$i€^ Cuv», GeoflT., 
Desm., Mamm., esp. 245 $ Sorex aquaUeuê de Linné , ov Talpa 
fmêea de Pennant et de Shaw) est un petit animal que Ton 
trouve anx États-Unis, depuis le Canada jusqu'en Virginie, 
et qui, fouissant la terre à la manière de la taupe^ a, comme 
plusieurs espèces 4e musaraignes, Tbabitude de ne point s'é- 
loigner du bo^d dei ruisseaux ou des rivières. Il a six pouces 
un quart de longueur totale pour le corps et la tête mesurés 
ensemble, et sa queue est longue seulement de neuf lignes ; \ 

son pelage est d'un gris fauve tant en dessus qu'en dessous, 
chaque poil étant d'un gris de souris à sa base, et presque 
fauve k sa pointe. (Dium.) 

SCALOPE. {MtMim^) Klein a donné le nom de mus êaalopes 
au sarigue marmose» ( DasM. ) 

SCALOPE A CaÊTE» {Mamm.) C'est le coadjlure ou taupe 
à muéeau étoile* ( Dbsm» ) 

SCALPEL. (Fojs.) Luid a donné ce nom à une dent de 
poisson fossile. (D» F.) . 

SCALPELLE, SûolpHlkm» ( MuiêtUèmùt* } Genre éubli par 
M. le docteur Leach parmi les anatifes de Bmguière ou /e* 
pas de LinnsBUs, ]p^dur utt petit nombre d'espèces qui» outre 
les cinq valves principales de TenVeloppe dermoïdef en ont 
encore sept à là base» et dMt en outre Je pédicule est entière^ 
ment écailleux. Telles SQut; 



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^4 SCA 

L'Anarfe scalpel : tepoê tealpellum , Linii. , Gmeh ^ p. Six i o^ 
n.* 11 ; SealpeUum vulgare^ Leack; le Pousse -pied- se alpecI de 
M. de Lamarck; le Poltl^pe vulgaire de M. de Blàinville, 
'Encych méthod. , pi. j66, fig, 7 et 8. Coquille comprimée , 
formée de treize pièces lisses , dont les cinq principales né 
sont pas terminales; pédoncule court, squameux et atténué 
inférieurement. 

Assez petite espèce des c6tes de Norwége* 

L'Anatife couronna : Lepas mitella , Linn., Gmel.^ p. 32 10, 
n.** 10; le Pousse-pied scalpel de M. de Lamarck ; le Poiylepe 
couronné de M. de BlaiovîUe; type du genre CapUulum de 
Klein 9 Ostr,, t. 12, fig. 100; du genre Mitella de M^ Oken. 
Coquille comprimée, formée de huit valves principales ter* 
minales et fortement striées en travers, outre un rang de très* 
«petites à la base; deux médianes\et onze de chaque côté, en 
tout trente- quatre; pédoncule court et squameux. 

De l'océan Indien. 

M. Gray , dans son Synopsis des cirrfaipèdes, fait un genre 
distinct de chacune de ces espèces d*anatifes, adoptant pour 
la dernière le nom de eapitulum, (De B.) 

SCAMMONÉE. ( Bot, ) On distingue plusieurs racines de ce 
'nom employées en médecine* La principale et la plus estimée 
est la scammenée d'Alep, ainsi nommée parce que le Liseroit 
îscAMMONéE (voyez ce mot) , auquel elle appartient, croit dans 
les envir9ns de cette ville. C'est la même que Ton apporte 
de Smyrne , mais composée de morceaux plus compactes et 
détériorée par le mélange d'autres substances, suivant Mur* 
ray. La scammonée de Montpellier ou Cyna^qub de Mont- 
pellier (voyes ce mot) t$i d'une qualité moindre et quelque* 
fois subirtituée par fraude à la première. On ne confondra 
pas avec ces racines celle de la Périploque scammon^ (voyet 
ce mot), Sécamonê de Prosper Alpin, qui croit en Egypte, 
où elle est employée comme purgatif moins actif. (J.) 

SCAMMONÉE D'ALLEMAGNE. {Bot.) Nom vulgaire du 
liseron des haies. (L. D.) 

' SCAMMONÉE D'AMÉRIQUE. {Bot.) C'est la racine du Ut 
seron méchoacan. (L. D.) 

SCAMMONEE DE MONTPELLIER. ( Bot. ) Nom vulgaire 
0u cynanque de Montpellier. (L.D.) 



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SCA .1 

SCÀNARIA. (BoL) DMchàmps cite ce nom latin ancien 
du Scandix. (!•} 

SCANDALIDA. (Boi.) C. Bauhin dit qne le Utut Utrago- 
nolobus est le seandalida ancien des Italiens. Adànsqn et Necker 
emploient ce nom pour séparer du lotus les espèces k gousse 
quadrangulaire. Scopoli et Mœnch ont préféré celui de tetra^ 
gonolohus, qui plus récemment a été adopté par M. De Can- 
dolte. (J.) 

SCAND£BEC. ( Conehyl. ) Rondelet a parlé sous ce nom 
vulgaire, usité probablement sur quelques points des rivages 
de la Méditerranée , et qui signifie , dit- il , a peu près bràU-heOf 
d'une espèce d^huitre qui , autant qu*on en peut juger par 
sa figure, me paraît bien voisine de Fhuitre des rochénr. 
Cette espèce d'huitre n'a cependant pas sur les c6tes de la 
'h/isLuchc le goût piquant et échauffant là bouche jusqu'à l'ul*» 
cérer aux personnes délicates , que Rondelet attribue à son 
huitre scandebecj en sorte qu'il faut croire que sur les bords 
de la Méditerranée il j a une huître fort voisine de l'huitrc 
des rochers, dont là chair est salée , piquante , à moins qu'on 
ne suppose que cette qualité ne soit due à ce que cette huitre 
scandebec étoit d'étangs formés d'eaux douces et d'eaux sa* 
lées , de manière k prendre un peu de la saveur de nos huitres 
Yertes; opinion qui me paraît assez probable. (Db B.) 

SCANDËLLA. {Bot.) Adanson ipite ce nom italien de l'orge^ 

(J-) 

SCANDIX. {Bot.) Voyez Cerfeuil, tom.VII, pag. ^S^. 

(L.D.) 

SCAI<ïDULACA. {Ornith.) ^'oiseau que Schwenckfeld et 
Rzàczynsky désignent par le |iom de scandulaca arhorum , est 
le^grimpereau commun , eerthia familiaris ^ Linn. (Ch, D.) 

SCANDULATIUM. {Bot.) Nom ancien, donné par les Ro- 
mains, suivant Ruellîus, au thlaspi^ que les Égyptiens nomr 
mbient sintempsum. ( J.) 

SCANGANll-BIROËRONG. ( Bot, ) Nom indien du meUu^ 
toma malahariea^ cité par Burmann, (J.) 

se ANSORES. ( Omi/h. ) llliger, dans son Prodromus avium^ 
donne ce nom , à un ordre d'oiseaux grimpeurs qui corres- 
pond aux aifes picce de Linnlseus pour les espèces à deux doigts 
devant et deyx derrière^ (Cq. D?) 



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a6 SCA 

5CANSORIPÈDES. (Omi^h.) Ce nom dés!(;ne les oiseaux 
dont les pieds sont propres à grimper. (Ch. D.) 

se AFH A. (GonehyL) Genre établi par Klein {Ostrae., p. 32) 
pour les coquilles elliptiques 9 aplaties, composées d*un petii 
sombre de tours de spire, et qui, renversées, ressemblent à 
une clialoupe. Il cite pour exemple la coquille figurée par Bon<- 
nani (Reer. ment,^ nJ* 197} et qui est très- probablement un« 
néritine. Ainsi c'est un genre caractérisé par le dos de la co* 
quille. (De B.) 

SCAPHANDRE, ^eopWnder. {Çoneh^l.) Genre de coquilles 
établi par Denys de Montfort(Conck. System* , tom^A, p.335) 
pour placer une espèce de bulle de Linné, huila ligiuuia,qn9 
M. de Lamarck a fait entrer dans son genre Bulle , sous le 
nom de bulle oublie. Il est de fait que cette coquille diffère 
assez des autres espèces; parce que, étant extérieure, elle 
resseml^e à une sorte de cornet un peu involvé , sans qu'il y 
ait de trace de spire ni en dehors ni ^n dedans. Vojez Bclls 
et Tarticle MoLLustjtJBs. ( De B. ) 

SCAPHANDRE. (Foii.JDenys de Montfort (Conch. syst.) et 
M. Risso (Hist. nat. des princip. prod. de FEurope mérid.) 
ont donné ce nom générique à des coquilles que Linné , MM^ 
de Lamarck , de Blainville et autres , ont cru devoir ranger 
dans le genre BuUe. r 

M. Risso a trouvé, dans les environs de Nice, à Tétat fos- 
sile, les trois espèces suivantes: 

ScAraAKPaa oublie , Seaphander lignarius. Cette espèce, dont 
nous avons parlé dans le Supplément du tome V de ce Dic« 
tionnaire, pag. i33 , a été trouvée fossile à la Trinité» 

ScAruANoas de Taagioni; Seaphander Targionug, Risso, loe. 
cit. Coquille lisse, opaque, couverte de lignes longitudinales 
profondes, inégalement distantes; longueur, trente^six milli- 
mètres. Fossile de la Trinité* 

ScAPBANDRj£ ]6lar6I ; Seaphander patubis , Risso , loû* ùiL Co- 
quille glabre, luisante, transparente^ couverte de petites 
stries longitudinales , également distantes: longueur, buk 
nûUimètxes. Fossile des ierrains tertiaires de la Trinité. (D. F.) 
^APHIDIE, Scaphidwm» {Entwn,) Nom d'un genre d'in- 
sectes coléoptères pentamér^s, de la famille des clavicornea 
ou Hélocères , c'est-à-dire à élytres durs et 4 autennes ter- 



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SCA ar 

minées par une masse abngée , dont les articles sont comme 
percés d'outre en outre, perforés ou perlbliés, et dont le corps 
est ové , un peu alongé en pointe aux deux extrémités , c'est* 
i-dire du côté de la tête et de la fin des élytres. 

Ce nom de scaphidie, employé d'abord par Olivier, est 
emprunté de la forme du corps des insectes qui y sont rap* 
portés. Le mot grec Sitcc^s signifiant un bateau , et celui de 
îS'ioL en exprimant la forme. 

Nous avons indiqué, k l'article Hitocàaes, comment les 
scaphidies appartiennent véritablement à cette famsUe par la 
structure et par les mœurs , et comment ils difiièrent de tous 
les autres genres par la fonne de leur corps , qui est ové , 
c'est-à^ire presque aussi haut que large et pointu devant et 
derrière; le seul gente desB^Tiei ayant la même forme, mais 
ayant les extrémités arrondies ou obtuses ; tandis que les Sphé^ 
ridies ont le corps hémisphérique , que les Hydrophiles , les 
Parnes et les Dermestes sont ovales -aplatis, et que les Nécro* 
phores , les Boucliers et les Élophores ont le corps alongé et 
très- déprimé. 

Les scaphidies se nourrissent de 1& sève corrompue ou fer- 
mentée des arbres, sous les écorces desquels on les rencontre ^ 
ou dans les caries ulcérées: on les retrouve aussi dans les 
bolets et les champignons» 

Nous avons fait figurer une espèce de ce genre dans Tatlas 
de ce Dictionnaire, planche 5 , n»** 2 bis : c'est le 

1. ScAPHioiE QUATHE-TACBES , Seapkidium quaârimaculalum , 
dont Olivier a aussi donné une figure dans son ouvrage sur 
les coléoptères, sous le n.^ 90 , n.^ 1 , a, &, e. 

Car, Il est d'un beau noir brillant et poli ; les élytres sont 
poiotillés et marqués chacun de deux taches rouges. 

On le trouve , au premier printemps ,' dans les bolets des 
bois, aux environs de Paris» 

2. ScAra. QiTATafi*rtTStt7LES 5 Seaph. quadripustulatum. 

Car, Il est aussi d'un noir luisant; mais il est plus petit, et 
porte deux taches rouges sur le corselet et une sur chaquç 
élytre. 

Cette espèce a été rapportée de l'Australasie* 

3. ScATH. DE l'agaric , Scaph, agarieinum. 

Car, D'un noir brillant , avec les pattes et les antennes roussQSw 



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*8 SCA 

CVst Teâpèce la plus commune des enTirons de Paris. Elle 
se trouve dans plusieurs espèces de boleis et d'agarics. 

4. ScAPBiDiE SANS TACHES , Scaphidium immaculatum* 

Car. D'un noir lisse et poli ; élytres marqués de stries lon- 
'gitudinales , de points enfoncés ; antennes et pattes d'un beau 
noir. (ۥ D.) 

SCAPHIS. (Bot.) Genre de la famille des lichens, établi par 
Eschweiller, et qui a de grands rapports avec les opegraphaet 
les graphie , dont même il n'est point séparé par Meyer. Il est 
caractérisé par son thallus crustacé adhérent , uniforme ; ses 
conceptacles ou apothéciums oblongs ou linéaires*alongés, 
presque simples et sessiles, ayant le périthécium presque 
entier dans la jeunesse, mais qui s'ouvre ensuite, et devient 
inférieur et latéral , en entourant en façon de rebord un peu 
flexueux le noyau qui forme le disque. 

Eschweiller ramène k ce genre une partie des opegrapha 
qu'Acharius placé dans sa division qu'il désigne par alyxo» 
ria. (Voyei OpEGaAPnA. ) 

Le Canaclis est un autre genre, intermédiaire entre les scaphis 
et le seleroph^ton , fondé par Eschweiller, très-voisin du scaphis , 
et qui en diffère par les apothéciums, qui s'alongent irrégu- 
Jurement ^ beaucoup plus enfoncés dans le thallus, de cou» 
leur noire , et dont le périthécium est soudé , par sa partie 
inférieure et latéralement, au bord du thallus» Le noyau a 
son sommet ou disque nu, plan, à peine convexe. ( Lem. ) 

SCAPHITE* (Fo5s.) Les coquilles de ce genre paroisse nt ne 
différer des ammonites que par leur ouverture ou leur bon-» 
che , qui , à partir de la dernière cloison , s*élargît et se pro- 
longe, d'abord en ligne presque droite, ensuite se recourbe 
ou plutôt se dirige vers le dernier tour. 

La spire est composée de quatre à cinq tours garnis de cloi- 
sons sinueuses , lobées et découpées. On voit extérieurement 
sur le moule du dernier, dont le tét ne s'est jamais conservé, 
des traces qui indiqu croient qu'il a existé un tube marginal , 
çomioe dans les ammonites; mais certaines parties de Tintée- 
rieur des autres tours que nous avons pu voir , et qui lais* 
soient apercevoir les cloisons en nature, qui n'ont été ni dis- 
soutes, ni remplies parla craie chloritée de la couche où 
l'on trouve ces coquilles y ne nou^ ont pas montré distincte- 



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SCA 39 

ment ce tube ou siphon; en soi'te qull noua reste encore de 
rîqcertitude à son égard* 

On connoît déjà plus de cent espèces d*animomtes, et à 
peine à - 1 - on vu l'ouverture de huit à dix de ces espèces. 
Les unes portent de chaque c^té les traces d'une sorte de 
prolongement de la coquille ; quelques autres se terminent par 
un bourrelet; mais, en général, les animaux qui les ont for-, 
mées les rétrécissoient un peu pour les terminer. On voit les. 
figures de ces ouvertures dans les planches de Fatlas de ce 
Dictionnaire. 

Les auteurs qui ont établi les genres de coquilles univalves, 
unîloculaires, en ont presque toujours basé les caractères sur 
la forme de Fouv^rture , et il n'est pas douteux que , si les 
ammonites s'étoient présentées avec leur coquille entière, ils 
n'eussent partagé ce genre en un plus grand nombre d'autres, 
eu égard à la forme de l'ouverture ; mais jusqu'à présent on 
n'a pas pris assez de précautions pour connoitre cette der- 
nière , quand on a trouvé ces coquilles ou leurs moules dans 
les couche^ pétrifiées. 

" A ma connoissance , les scaphiles ne se sont rencontrés que 
dans les cauclies inférieures de la craie, et ils ont presque 
toujours conservé leur dernière loge, ou plutôt le moule de 
cette portion si singulière de la coquille qui a été formée, 
po)stérieû rement à la dernière cloison. 

Ce genre nous prouve encore bien mieux que tous les au- 
tres que les coquilles cloisonnées ont dû être intérieures ; car 
bn ne pourroit se figurer comment l'animal qui a formé celle 
des scaphites , auroit pu être contenu dans la portion recour- 
bée qu'on regard eroit comme la dernière loge. 

M. Sowerby , qui a signalé ce genre , a cru reconnoitre 
deux espèces qui en dépendent, le scaphites œqualis et le. 
scaphitès ohliquus; mais nous pensons qu'elles ne sont que des 
variétés l'une de Tautre. Il en a donné les descriptions et les 
figures dans son ouvrage , Min. concTi., tom. i.*', p. 53, pL 18. 
Toutes deux sont couvertes sur les côtés de cordons simples, 
qui deviennent doubles et quelquefois triples sur le dos de 
la coquille^ Quelques individus , trouvés dans des turrilites et^ 
découverts avec précaution , ont conservé une joUe teinte 
nacrée, qui prouveroit que leur têt étoit nacré* L^s moules 



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5o SCA 

de ces coquilles ont environ un pouce de longueur et quatre 
ou cinq lignes d'épaisseur. On les troure dans la montagne 
Sainte-Catherine de Rouen ; près de Lewes, dans le comté 
de Sussex; près de Brighton en Angleterre , et dans la mon- 
tagne des Fis, qui fait partie des Alpes de Savoie, On en 
trouve des figures "dans les planclies de Fatlas de ce Diction* 
naire , dans l'ouvrage de Parkinson {IrUroduct. Iq the $iud. of 
foss» f pi* 6 9 fig. 6 ) y et dans la Description géologique des 
environs de Paris par M. Brongnîart, tab.6, fig. i3* (D. F.) 

SCAPHOlDE. ( Foss. ) On a donné autrefois ce nom aux 
dents de poissons fossiles qui ont la forme d'un bateau. 
(D.F.) 

SCAPHOPHORUM. (Bo/.) Ehrenberg, Hoi^. ph. BeroL, p. 
94 , nomme ainsi le genre Sèhizoph^lus de Fries, fondé sur 
Vagarieus alneus^ Pers. Voyex Schuophyllus. (Lem. ) 

SCAPOLITE ou PIERRE EN BAGUETTE. ( Min.) C'est la 
variété de wernerite prismatoïde en prisme très - alongé ^ 
à laquelle on a donné le nom de hacillairey et que nous 
décrirons sous celui de Weene&ite scapolite. Voyez ce mot. 
(B.) 

SCAPULAIR£S.(Ormï^.) Ce nom est donné aux plumes 
qui naissent sur l'humérus, près de la jonction de l'aile avec 
le corps, et s'étendent, de chaque côté, le long du dos , sans 
que le déploiement des ailes les fasse changer de direction. 
(Ch.D.) 

se ARABE, Scarahus. {ConckyL) Nom sous lequel Denja 
de Montfort , Conchyl. systém. , t. 2 , p. 307 , a établi un genre 
avec VRelix searaèœus, Lian.;l'auricule aveline, A. tcarahœus 
de M. de Lamarck , qui se distingue un peu des autres par 
son aplatissement ou sa dépression > et surtout parce que Ton* 
verture est considérablement rétréde par deux groa plis et 
une dent sur le bord columellaire, et par les dents dont le 
bord droit, un peu retroussé en dehors, maia à peu fti» 
tranchant, est garni dans toute sa longueur. 

J'ai fait connoître, dans le Journal de physique , l'animal 
d'une espèce ou variété de ee genre,. qui m'a été rap- 
porté de la mer des Indes par M. Marion de Procé. C'est bien 
certainement un pulmobraache, retirant Pair en nature dans 
une cavité pulmonaire , située obliquement sur le dos et a'ou« 



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se A 5» 

vrant k droite par un orifice arrondi ; il n'est pourvu que 
d'une seule paire de tentacules subcylindriques, un peu ren- 
flés au sommet et grossièrement contractiles* Les y^x sont 
au côté interne de leur base , et la bouche est armée d'une 
dent supérieure opposée 4 une langue à crochets; enfin, cet 
animal est hermaphrodite ou mieux monoïque, c'est-à-dire 
que chaque individu porte les deux sexes , comme les limnées 
et les limaçons. 

' On a dit avec raison que ces animaux sont terrestres; mais 
ils le sont un peu k la manière des limnées, et surtout des 
ambrettes, c*est-à-dire qu'ils se tiennent à terre sur les bords 
de la mer, et qu'ils peuvent même être recouverts momen- 
tanément par les eaux , comme au reste cela a lieu pour beau* 
Coup d'espèces d'auricules , et entre autres pour VA. mjrosotis 
de nos c6tes, que j'ai vue en grande,abondance sur les plantes 
de Tembouchure de la Somme* 

Denys de Montfort, en établissant ce genre, dit qu'il en 
distingue plusieurs espèces, mais qu'elles sont encore peu con- 
nues et bien moins décrites. Il me semble que ce ne sont pro- 
bablement que des variétés locales , du moins si j'en juge 
d'après quelques individus que je possède et que je vais ce* 
pendant caractériser comme espèces, avec tout autant de 
raison qu'on le fait pour beaucoup de coquilleS|d*au très genres. 

Le ScABABE AVELINE : S* imhrtum , Den. de Montf. , /oc. cit.; 
l'AuBf cuLE AVEUM B , dc Lamk. jU 6j part, à , p. 1 89 , n.** 6 ; vul- 
gairement la GuEULE-vE-Loup , à causc des dents dont ses bords 
semblent armés ; I'Aveliiib ou la Punaise, à cause de sa forme 
et de sa couleur; Gualt., Test., tom. 4, fig. 5; Leach, ZooL 
mitcelL^ tom. 1 , p. 49S, pi. 4s. Coquille ovale, eonvexe-dé-> 
primée , subcarinée de chaque cèté , glabre, à spire asses 
courte ; ouverture ringente , garnie de trois dents an bord 
eolumellaîre, et de quatre ou cinq à l'autre : couleur d'un 
blanc sale, variée de taches de roux marron, quelquefois assex 
serrées pour que la coquille soit presque toute brune. 

Cette coquille vient des grandes Indes et des Moluques. De- 
nys de Montfort dit qu'il en a vu de près de deux pouces de 
long. M. de Lamarck cependant ne parle que de seite à dix- 
nept lignes. 

Le S. aACCOURCX : S. ahhreriatus, Lister , tab. 677, fig. 32; 



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5a SCA 

copié par Klein , Ostraeolog^ , lab. i , fig« 24 , sous le nom 
d^Angystoma/useum etfascifUum, Coquille subglobuleuse ^ dé- 
primée, à spire courte; les tours de spire plissés à leur bord 
supérieur seulement^ et lisses dans le reste de leur étendue ^ 
ouverture extrêmement étroite et prolongée anguleusement 
en avant au point de jonction du bord droit et du bord gauche $ 
plis et dents très -rapprochés; le pli coïumellaire postérieur 
portant lui-même une dent en avant; trois dents principales 
au bord droit, et trois intermédiaires très -marquées, for- 
mant une série peu enfoncée* Couleur d'un blanc sale , mar- 
bré agréablement de brun fauve ; le côté du bord djroit d*un 
blanc mat, tacheté de roux marron, ce qui forme de chaque 
côté de la spire une ligne blanche bordée de roux en escalier. 

Les plus grands individus que je possède ont neuf lignes de 
long sur six de large ; ib sont encore ombiliqués, tandis qu'un 
beaucoup plus petit, puisqu'il n*a que cinq lignes de long sur 
un peu moins de quatre , ne l'est pas. 

Cette espèce locale ou cette variété est celle dont j'ai décrit 
l'animal. Elle m'a été donnée par M. Marion de Procé , qui 
l'a trouvée en abondance sur le rivage d'un petit îlot isolé 
^e la mer des Jnde^. La figure de Lister que j'ai citée, me 
paroit parfaitement lui convenir. La coquille qui lui a servi 
de modèle étolt cependant fasciée transversalement. 

Le ScARABE DE Lessoi^ ; S, LessonU, Less, , Voyage de la 
Coquille. Coquille ovale, un peu alongée , assez bombée, 
surtout en dessus, k sommet aigu , finement striée dans toute 
sa longueur , subombiliquée ; ouverture ovale , dilatée et 
arrondie en avant au point de jonction des deux bords ; plis 
de la columelle simples; dents du bord droit peu marquées, 
très -enfoncées,, au nombre de trois seulement, et une seule 
très-petite ou obsolète entre la première et la seconde* Cou- 
leur d'écaillé beaucoup plus foncée et quelquefois presque 
toute d'un brun hoir, avec des séries de taches blanches en 
escalier de chaque côté. 

Les trois individus que je possède, et que je dois à la géné- 
rosité de M. Lesson , médecin zoologiste à bord de la corvette 
la Coquille, commandée parle capitaine Duperrey , ont tous 
douze à treize lignes de long sur six à sept de largeur , pro- 
portion toute différente de celle de l'espèce précédente. 



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SCA 35 

Le scarabe de Lesson a été trouvé, à ce qu'il paroit, en 
grande abondance k terre au port Praslin , dans la Nouvelle* 
Irlande. 

La figure de Lister, Conch,, pi. 677, fig. 3i , copiée dans 
Klein, tab. 1 , fig. s3, représente assez bien le scarabe dont 
il est question dans cet article. (De B.) 

SCARABÉE, Scarahœus. (Entom,) Genre dUnsectes coléop* 
tères pentamérés , à antennes en masse feuilletée à Textré- 
mité , et par conséquent de la famille des pétalocéres ou la- 
mellicornes. 

Ce nom de scarabée est un des plus anciens dans la science. 
Emprunté du grec iKcipxCoç, les Latins l'ont admis dans leur 
langue , comme nous le voyons par plusieurs passages de Pline; 
et il est évident que le mot escarbot en est dérivé en fran- 
çois. D'après Aristofe , on peut penser que le nom de scarabée 
étoit donné à tous les insectes à ailes membraneuses, recou- 
vertes par des écailles ou des étuis, d'où leur venoit aussi le 
synonyme de KoXtoTrJepèv , coléoptère ou vagînipenne. 

Quoi qu'il en soit, ce fut Linnœus qui réunit, dans un 
même genre et sous le nom de Scarabée , la plupart des co- 
léoptères qui sont aujourd'hui compris dans la famille des 
pétalocéres ; et il est arrivé pour ce nom, comme pour celui 
de carabe, qu'au fur et à mesure que les naturalistes ont 
trouvé des caractères suffisans pour retirer quelques espèces du 
genre primitif, afin d'en former autant de genres particuliers, 
le groupe qui portoît ce nom générique , n'a plus compris que 
quelques espèces peu distinctes , ou dont les analogies n'ont 
pas été aussi remarquables entre elles que parmi celles qui en 
avoient été successivement séparées. C'est ainsi qu'outre les 
genres qui correspondent principalement à ceux dits Hanne- 
ton , Cétoine et Trichie, qui ont été subdivisés en six ou sept 
autres, le genre Scarabée de Linnasus se trouve aujourd'hui 
partagé en une douzaine d'autres genres, outre celui qui' 
conserve le nom de Scarabée, et dont nous traitons dans cet 
article ; car c'est dans le nombre des espèces qui y avoient 
été primitivement inscrites, que l'on a retiré les genres dont 
les noms suivent : Ateuche, Gymnopleure, Sisyphe, Bousier, 
Onite, Onthophage, Aphodie, Géotrupe , iEgialie , Orycte, 
Trox , etc. 

A3. ^ 5 



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34 SCA 

D'après le tableau synoptique que nous avons fait insérer h 
Tarticie PérALOCÈREs ( tom. XXXIX, pag. 194)9 nous compre- 
nons dans le genre Scarabée les insectes que M. Mégerle a 
désigné sous les noms génériques à'ochodée et d'odorUée^M, 
La treille , sous ceux de géolrupe et de phiUure : enfin le genre 
que M. lUiger avoit décrit sous le nom d'Oryctes. 

D'après l'analyse , toutes ces espèces se distingueroient des 
autres coléoptères pétalocères parla forme du chaperon placé 
au - dessus de la bouche , qui , au lieu d'être large , soit en 
croissant, comme dans les bousiers, lesonites et lesaphodies, 
ou quadrilatère, comme dans les géotrupes, les hannetons, 
les cétoines et les trichies, e$ij au contraire excessivement 
court. Le seul genre des Trox offre les mêmes caractères ; 
mais les insectes rangés dans c^ dernier genre ont le premier 
article des antennes velu ou très-épineux , tandis qu'on n'a- 
perçoit rien de semblable dans les scarabées* 

D'ailleurs les métamorphoses et les mœurs de ces insectes 
sont à peu près les mêmes que celles dont nous avons présenté 
l'histoire dans l'article PéxALOcàsEs , auquel nous renvoyons 
le lecteur, 

La principale espèce de scarabée est la suivante : 

Scarabée nasicorne , Searabœus nasicornU, 

C'est l'espèce que nous avons fait figurer dans l'atlas de ce 
Dictionnaire, planche 4, n.*^ 5 , et qui peut être regardée 
comme le type du genre. Swammerdam en a fait l'histoire 
dans sa Bible de la nature, et en a donné de très-bonnes 
planches anatomiques d'après la larve , planche 27* 

Car. D'un brun marron ; corselet tronqué en devant , à trois 
dents; sa tête est surmontée d'une corne recourbée; ses ély- 
tres sont lisses et polis , avec une seule strie près de la suture. 

On trouve la larve, la nymphe, ainsi que l'insecte parfait, 
dans les fumiers des couches et dans la tannée des serres. La 
femelle 4 la corne de la tête très-courte et peu de saillie dans 
les cornes du cçrselet. Cet insecte fait beaucoup de tort aux 
jardiniers, qui font çn sort^ d'en détruire les larves. 

Presque toutes les autres eiipèces sont des pays chauds, 
principalement de l'Aniiérique méridionale , de Cayenne , du 
Brésil, de Saint-Domingue, du Sénégal , du cap de Bonne- 
Espérance. (CD.) 



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SCA 55 

SCARABÉE AQUATIQUE. ( Enlùm. ) Voyet Dttique et 
HyDROPaii.E. (CD.) 

SCARABÉE CORNU ou CERF VOLANT. {Enlom.)Yoyet 
Lucane. (C. D.) 

SCARABÉE DISSÉQUEUR. ( Entam. ) Voyez Deumeste. 
(CD.) 

SCARABÉE D'EAU. (Enfom.) Voyez Hybrophub et Paene. 
(CD.) 

SCARABÉE ENTERREUR. (Enlom.) Voyez NâcaoPHoaE. 
(CD.) 

SCARABÉE HÉMISPHÉRIQUE. {Entom.) Voyez Coccinelle. 
(CD.) 

SCARABÉE DU LIS. {ErUom.) Voyez CaiocàRB. (CD.) 

SCARABÉE DE MAL (ErUom.) Voyez MéLoi et M^lolon- 

THE. (C. DO 

SCARABÉE DES MARÉCHAUX. (Entom.) Voyez Méloë, 
(Dèsm.) 
SCARABÉE MONOCÉROS. {Entam.) Voyez Scarabée na- 

SICORNE. (CD.) 

SCARABÉE ONCTUEUX ou HUILEUX. (Entom.) Voyez 

MéLOÊ. (CD.) 
SCARABÉE PILULAIRE. (Entoin.) Voyez Bousier. (CD.) 
SCARABÉE PUCE ou SAUTEUR. (Entom.) Voyez Altise 

et Orchestes. (CD.) 
SCARABÉE PULS ATEUR. (E»^om.) Voyez Vrillette. (C. D.) 
SCARABÉE A RESSORT. (Enlom.) Voyez Taupin. (CD.) 
SCARABÉE ROUGE DU LIS. (Entom.) Voyez Criocèrb. 

(CD.) 
SCARABÉE SONICÉPHALE. {Entom.) Voyez Vrillette, 

(CD.) 
SCARABÉE TORTUE. {Entom.) Voyez Cassid^. (CD.) 
SCARABÉE A TROMPE. {Enlom.) Voyez C»aranson et 

Rbinoceres. (CD.) 
SCARABÉIDËS. {Entom.) Nom aous lequel M. Latreille 

désignoit «ne tribu d'insectes coléoptères de la famille des la* 

mellkonies, comprenant par conséquent tous les genres de 

notre famille des Pétalocbres. Voyez ce mot. (CD.) 
SCARB. {Ornith.) Voyez Scharb. ( Ch. D. ) 
SCAR CHIR. ( Ornith. ) Nom ajabc d'une sarcelle que 



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36 SCA 

Forskal décrit, pag. 3 , n.^ 7, et dont Sonnini fait mention 
dans le 62/ volume de son édition de Buffon, pag. 23 1. C'est 
Vanas arabica de Linné et de Latbam. (Ch. D.) 

SCARCINE , Scarcina. (IchthyoU) M. Rafinesque-Schmaltz 
a établi , sous ce nom et non loin des donzelles et des am- 
modytes , un genre de poissons apodes, reconnoissable aux 
caractères suivans : ^ 

Nageoires caudale, dorsale et anale, isolées les unes des autres; 
corps très-comprimé ; catopes nuls ; des dents aux mâchoires ; 
nageoire dorsale fort longue; nageoire anale plus courte. 

Les espèces de ce genre fréquentent les rivages de la Sicile. 

On distingue parmi elles : 

La ScARCiNE ARGENTÉE, Scarcina argcntea, MusesLU tronqué; 
mâchoire inférieure plus longue que la supérieure ; corps en- 
tièrement d'une teinte argentine ; nageoire caudale en crois- 
sant; deux dents seulement à la mâchoire inférieure et quatre 
à la supérieure. 

On mange ce poisson , dont Tendait argentin remplace 
TEssENCE d'Orient. ( Voyez ces mots. ) 

La ScARCiNE PONCTUÉE , Scarcina punctata. Museau tronqué; 
mâchoire inférieure plus longue que la supérieure ;' corps 
I^anchâtre , tacheté de points bruns ; queue fourchue. 

Plus petit que le précédent , ce poisson a quelquefois été 
décrit sous le nom de serpent de mer, 

La ScARCiNE A QUATRE TACHES. Muficau arrondî ; mâchoires 
presque égales; d'un blanchâtre argenté, avec deux taches 
brunes de chaque côté du dos ; taille de près de deux pieds. 

La ScARCiNE IMPÉRIALE , Scarcina imperialis. Museau arrondi -, 
corps argenté , avec une bande longitudinale bleue de chaque 
côté; nageoire caudale presque fourchue. (H. C. ) 

SCARDA* {lohtkyoL ) Un des noms italiens de la Brème. 
Voyez ce mot. (H.C. ) / 

se ARE, Scarus. {IchthyoL) Aristote, Athénée, iElien, 
Oppien , et en général les premiers naturaliste» grecs ont 
parlé sous le nom de iKaLpoç, d'un poisson de la mer Médi- 
terranée , et spécialement des côtes de la Sicile et de la Grèce, 
dont la célébrité fut des plus grandes chez les peuples an- 
ciens, et que, sous l'empire de Claude, Optatus Élipertius, 
commandant d'une flotte romaine, répandit sur la côte de 



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SCA 3? 

Campanie, oii il multiplia promptement. Ce poiasoa, que 
nous avons décrit comme une espèce de Chéiline aux pages 
543 et 543 du tome VIII de ce Dictionnaire, n'appartient 
nullement au genre des Scares que nous avons à faire con* 
noitre ici , et qui paroit avoir été d'abord établi par Forskal. 

Ce genre prend place dans la fajpille ^es Ostéostomes, 
parmi les Holobranches thoraciques de M. Dui|iéril) et peut 
être ainsi caractérisé : 

Galopes implantés sous les nageoires pectorales ; corps épais , 
comprimé; nageoire dorsale unique ^ sans aiguillons; mâchoires 
tout 'à' fait osseuses^ crénelées^ très 'avancées, convexes; arron^ 
dies^ garnies de dents disposées comme des écailles; lèvres ehar^ 
nues; dents pharj^giennes en lames transversales» 

Il demeure donc facile de distinguer les Scares des Léio- 
GNATHEs , qui out la nageoire du dos armée d'aiguillons ; des 
Labres, qui ont les dents pharyngienne9 en pavés arrondis, 
et des OsTORHYNQUBs , qui ont deux nageoires du dos. (Voyez 
ces. mots , et Ostéostomes et Thoraciques* ) 

Parmi les espèces de ce genre , qu'à cause de la forme de 
leurs mâchoires et de l'éclat de leurs couleurs on appelle 
communément poissons * perroquets, npus citerons: 

Le SiDjAN , Scarus siganus, Forsk. , Linn.; denticules des 
mâchoires filiformes et d'autant plus courtes qu'elles sont 
plus éloignées du bout du museau ; écailles petites ; des ap- 
pendices membraneuses derrière les rayons de la nageoire 
du dos , qui est précédée d'un aiguillon ; nageoire caudale 
fourchue. 

Ce poisson a une teinte générale d'un bleu fort agréable, 
que relèvent des taches noires et des raies longitudinales 
d'un jaune clair ou doré. Il fréquente la mer Rouge , et , 
suivant Forskal, atteint jusqu'à une aune de longueur. 

Sa chair a une bonne saveur ; les Arabes la regardent 
comme échauffante et se servent à l'extérieur de sa graisse 
pour soulager les douleurs de la goutte. 

Le Scare étoile ; Scarus stellatus , Forsk. Ligne latérale non 
visible; anus caché par les catopes; un grand nombre de 
taches hexagonales ou de petites étoiles blanches ou jaunes, 
ou d'un beau noir , disséminées sur un fond noirâtre ; na- 
^oires dorsale , anale et pectorales jaunes; des raies dorées 



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38 SCA 

sur la caudale, qui est bilobëe. Taille de neuf à dix pouces. 

De la même mer que le précédent. 

Le Se ARE ENKéACANTHE ; Scarus enneaeanthus , Lacép. Na- 
geoire caudale en croissant ; ligne latérale interrompue ; den- 
ficules des ipàchoires très- distinctes et arrondies : écailles 
tfès- grandes. 

Observé par Commerson dans le grand océan équinoxial. 

Le ScARE POURPRÉ : Scarus purpureus , Forsk. ; Lahrus pur- 
pureus, Linn. Ligne latérale rameuse; trois lignes longitudi- 
nales pourpres de chaque côté du corps ; dos verdàtre ; 
ventre bleu ; chaque opercule bordée de ppurpre et marquée 
d'une tache noire et carrée i^ un croissant noir sur chaque 
pectorale et sur la dorsale; nageoire caudale purpurine; ca* 
topes et nageoire anale bleus. 

Ce poisson vit près des côtes de l'Arabie, où il a été ob* 
serve par Forskal. Sa chair est bonne à manger. 

Le ScARE HARiD ; ScoTus horid, Forsk. Deux lignes latérales; 
deux denticules plus saillantes que les autres à chaque ma* 
choire. 

De la mer Rouge. 

Le Se ARE cHADRi : SeoTUs ehadri , Lacép. ; Searus niger, Forsk. 
Deux denticules plus saillantes que les autres à la mâchoire ^ 
supérieure ; couleur générale noirâtre ou d'un beau bleu ; 
des raies ou des points pourpres, ou d'un vert foncé ou 
bleuâtre , sur la tête ; nageoires bordées de bien ou de vert 
plus ou moins foncé; écailles lisses. 

Des mêmes parages que le harid. 

Le ScARE PERROQUET , Scarus psittaeus. Deux lignes latérales 
rameuses ; deux denticules plusr saillantes que les autres à la 
mâchoire inférieure et six à la supérieure ; teinte générale 
verte ; des traits bleus sur la tête ; les nageoires bordées de 
bleu. 

Observé par Forskal dans la mer d'Arabie, 

Le ScARE kakatoe: Scarus kakatoe^ Lacép. ; Lairui crtteruis, 
Linn. Ligne latérale fort rameuse; nageoire caudale en crois* 
»ant; dos d'un vert foncé, ventre d'un vert jaunâtre ; point 
de taches. 

De la mer des Indes et des côtes de la Syrie et de.l'Égjrpte^ 

Le Se ARE nENTicm^; Scarus denticulatus. J^cép. I^ageoire 



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SCA 59 

caudale en croissant; denticules maxillaires très-fines, très* 
séparées et égales. 

Observé par Commerson, ainsi que le suivant, dans le 
grand océan équinoxial. 

Le ScAAE BRIDÉ ; ScoTus frèuatus , Lacép. Une seule ligne 
latérale ; nageoire caudale en croissant ^ avec les premiers et 
les derniers de ses rayons beaucoup plus longs que les autres ; 
mâchoires sans denticules sensibles; deux bandes, placées 
Tune au-dessus de l'autre, au-dessous du museau, réunies au- 
près dé Tc^il et prolongées ensuite jusqu'au bord postérieur 
de Topercule. 

Le ScA&B Catesby; Scarus Cateshy, Lacép. Teinte générale 
verte; nageoire caudale en croissant, avec un croissant 
rouge ; teinte générale d'un beau vert ; opercules bleues , 
bordées de rouge et notées d'une tache jaune et éclatante : 
une raie rouge sur foute la longueur de la nageoire anale. 

Des mers de la Caroline , où il a été observé par Catesby. 

Le ScA&B VERT ; Searus viridis , Lacép. Nageoire caudale 
rectiligne ; écailles rayonnées, arrondies, bordées de vert. . 

Des mers du Japon. 

Le Se ARE Ghobban; Scarus Ghohhan, Forsk. Nageoire eau» 
dale rectiligne; deux lignes latérales de chaque c6té; chaque 
écaille marquée de deux taches , l'une brune, l'autre bleue. 

Des eaux de la mer d'Arabie. 

Le ScARE TRILOBÉ, Scavus trilobattts. Une petite tache sur 
presque toutes les écailles du corps et de la queue; nageoire 
caudale trilobée. 

Observé par Plumier dans les mers de l'Amérique méri- 
dionale. 

Le Diastoton speciosus, dont M. Bowdich a fait le type 
d'un nouveau genre, n'est probablement qu'un jeune scare 
de Sant-Iago. 

Il i^ut aussi rapporter aux Scares, le Sparus Abildgaardi, 
de filoch, et le Sparus holocyaneose ^ de Lacépéde. (H. C.) 

SCARE-CROW. ( Omith,) Ce nom anglois correspond , sui- 
vant Bufifon^ à la guiffette noire ou épouvantail, sUrnafissi» 
pès, Linn. et Lath. (Ctt. D.) 

SCARÏEUX. ( Bot. ) Membraneux , sec , presque transpa- 
rent. Les stipules du polygonum a^ieutare , du géranium cicu* 



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4o SCA 

tarium; les bractées du eatananche cœTulea^ âugnaphalium stœ^ 
chas; les spathelles du phalaris canariensis, etc., par exemple ^ 
sont scarieuses. (Mass.) 

SCARINO. {Ornith.) Cesl, à Gênes, le venturon , >9'ifigi7^ 
citrinella, Linn. (Ch. D.) . • . 

SGARITE, Scarites, {Entom.) Nom d'un. genre d'insectes 
coléoptères pentamérés , de la famille des créophages ou car- 
nassiers, caractérisé, par son port , de la manière suivante : 
Corps alongé, un peu aplati; tête engagée dans un corselet 
aussi large que les élytres , échancré en croissant en devant , 
arrondi en arrière ; à mandibules fortes, avancées, dentelées, 
croisées; à jambes de devant aplaties, souvent palmées. 

Tous ces caractères , ainsi qu'on peut le voir par le tableau 
analytique que nous avons fait insérer à l'article. Créophages, 
distinguent parfaitement les Scarites des autres genres de la 
même famille : d'abord de tout le groupe des Cicindèle», 
tels que lesColiures, lesDryptes, les Manticores, les Bembi- 
dioDS, les Élaphres, qui tous ont le corselet plus étroit que 
les élytres. Secondement , les Scarites se trouvent naturelle- 
ment séparés d'uu grand nombre de, genres de la même 
famille, chez lesquels. la tête est constamment dégagée du 
corselet, comme les Anthies , les Carabes, les Cychres, 
les Calosomes, les Tachypes , les Brachins. Troisièmement, 
par la forme du corps et du corselet , les Scarites se distin- 
guent des trois autres genres qui ont aussi la tête engagée dans 
le corselet: tels que les Omophrons, dont le corps est hémi- 
sphérique ou ovale-aplatî ; les Notiophiles, qui ont le corselet 
carré , et les Clivines , qui l'ont globuleux ; tandis qu'il est en 
croissant, comme nous l'avons dit, dans les Scarites. 

Primitivement les scarites avoient été rangés par Linnaeus ^ 
dansie genre des Carabes. Ce fut Fabricius qui les en sépara 
et qui leur donna ce nom , tiré du grec 2)taep/^£, je cours avec 
vitesse. Nous avons fait figurer une espèce de ce genre , plan- 
che 2, n.° 3 , de l'atlas de ce Dictionnaire. 

La plupart des espèces de ce genre, d'ailleurs nombreux, 
sont étrangères au climat de Paris. Beaucoup atteignent de 
grandes dimensions. Leur couleur est en général sombre, ti- 
rant du brun au noir;, leurs antennes ne sont pas très-lon- 
gues. La plupart se trouvent dans les pays de sable , sur les 



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SCA 41 

bords de la mer; leurs pattes antérieures , dont les jambes 
sont larges et le plus souvent dentelées , sont destinées à 
creuser le sol. Ils courent avec vitesse , les uns de nuit , les 
autres en plein jour. Feu d'espèces volent : quelques-unes sont 
même tout^à-fait privées d'ailes membraneuses. 

1. ScARiTE ftracmon; Scarites gigas, Olivier. 

Car, Noir. Jambes de devant à trois dentelures ; élytres 
déprimés , plus larges en arriére , à séries de points enfoncés. 

On le trouve dans le Midi de l'Europe , sur les bords de la 
mer Méditerranée , en France. 

2. ScARiTE DES SABLES , Scarites arenarius. 

C'est l'espèce que nous avons fait figurer planche 1 1 , n.* 3. 

Car. Noir. Jambes antérieures à quatre dents ; élytres alon- 
gés , .embrassant l'abdomen ; à stries longitudinales ponctuées» 

Il se trouve dans le Midi de la France. (C. D.) 

SCARLAGGIA. (Bot.) Nom italien de lasclarée, salna tcla* 
rta, cité par Adanson. (J.) 

SCARLATE. {Orniùi.) Cette espèce de tangara estle ram-' 
phocelus coecineus de M. Desmarest. ( Ch. D. ) 

SCAROLE, Scariola, (Bot.) Espèce de laitue, laetuea sea^ 
viola, cultivée dans les potagers comme plante économique. (J.) 

SCARUS. {IchlhyoL) Nom latin du Scarb. Voyei ce mot. 
(H. C.) 

SCARZAPEFA. {Bot.) Adanson cite ce nom italien de la 
menthe. (J.) 

SCARZERINO. {Ornith.) Nom italien du cini,/rmgîUa se- 
linm ; Linn. ( Ch. D. ) 

SCATERELLO. ( Ornith. ) L'oiseau ainsi nommé par les 
Bolonois , est , à ce qu'il paroit , la même fauvette que les 
Anglois appellent pe^hchap s. (Ch. D.) 

SCATOFHAGE, Scatophagus. ( Entom.) Nom donné par Fa- 
bricius à un genre de diptères, auquel il a rapporté beaucoup' 
de mouches, telles que les espèces désignées sous lés noms de 
eueularia , Jimetaria. Leur nom, emprunté du grec XieeeTO^a- 
^oç,a été employé par Aristophane dans une sale plaisanterie 
et comme une épithète , . car il signifie merdam eomedensm 
MM. Meigen et Latreille avoient déjà employé le nom de sca- 
tophaga pour l'appliquer à un genre dans lequel ils avoient' 
langé la musca merdariji, (CD.) 



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4fi SCA 

SCATOPSE, Scaiopsus. (Entom.) Nom donné par Geoffroy 
à un genre d*insectes diptères de notre famille des hydro« 
myes ou bec-^mouches. Ce genre, dont nous avons donné une 
figure, planche 5o, n.® 6, de Tatlas de ce Dictionnaire, peut 
être ainsi caractérisé : Antennes courtes , grenues , de la lon- 
gueur de la tête et du corselet ; tête petite , penchée ; cor- 
aelet renûé; ailes, dans l'état de repos, couchées sur l'ab- 
domen , qu'elles dépassent* 

Le nom de scatopse vient du grec l.fteùf^c^AroÇ', slercus , 
oletum; et l'imprimeur de Geoffroy a eu tort de l'orthogra- 
phier scathopse en latin. 

Geoffroy , qui l'a décrit le premier, en a donné une très- 
bonne histoire. Il en décrit deux espèces , l'une qui provient 
de larves , dont la vie se passe dans les latrines et les eaux 
corrompues des fumiers, et l'autre dans l'intérieur des feuilles 
du buis. Notre auteur a vu les nymphes de ces insectes for- 
mer une véritable chrysalide à membres distincts, au lieu 
d'être enveloppés, comme ceux de la plupart des autres dip- 
tères , à l'exception des hydromyes. 

Il somme l'une des espèces : 

I • ScATOPSç NdiA , Seatopstts niger. 

II est tout noir» On le trouve souvent sur les murs humides 
dans les environs des latrines. Les deux sexes restent long- 
temps unis dans l'accouplement , les deux têtes opposées. Le 
mâle e^t plus petit et plus foible ; il est obligé de marcher à 
reculons et de suivre les mouvemens de la femelle lorsqu'elle 
fuit. Alors même les. deux individus, dont les ailes se confon- 
deht^ ne semblent constituer qu'un seul insecte d'une appa- 
yence bisÀrre. 

2. Scatopse a ailes blanches, Scatopsus alhipennis, 
Cest l'espèce que nous avons fait figurer avec les ailes éta- 
lées. Il paroit qu'elle est la même que celle du buis, décrite 
et figurée par Geoffroy , tome 2 , pi. 1 8 , fîg. 5 , avec la chry- 
salide et la br^jnche de bui» dans les feuilles de laquelle se 
développent les larves. 

Meigen a nommé ce genre PerUhretia. (CD.) 
SCAURË, Scautus. {Entom.) Genre d'insectes coléoptères 
hétéromérés, delà famille des lucifuges ou photophyges, ca- 
ractérisé par le nombî'e des articles aux tarses ; par les élytres 



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SCE 45 

soudés, sans- ailes; par la forme des cuisses antérieures, qui 
sont gonflées y avec les jambes coudées ( singularité qui leur 
a valu le nom qui les désigne : Izatupcç , signifiant qui a de gros 
pieds y de gros talons ) , et , de plus , par la forme des antennes* 
dont le dernier article est plus long que les autres. 

Les Seaures constituent un genre d'insectes voisins des 
Blaps et des Pimélies, et dont les mœurs paroissent absolu* 
ment les mêmes. On les rencontre dans les lieux les plus secs 
et les plus arides , exposés à l'action la plus ardente des rayons 
solaires. La plupart des espèces habitent les pays chauds. 

On distingue facilement les scaures des espèces des genres 
voisins par la seule inspection de la forme des pattes anté- 
rieures; car les blaps, les pimélies, les sépidies, les akides, 
les eurychores, les tagénies et les zophoses ont les pattes de 
devant semblables aux autres, et non renflées; tandis que 
dans les scaures les cuisses sont gonflées , le corps alongé , le 
ventre bombé, et que les érodies ont le ventre aplati et le 
corps ovale. 

Nous avons fait figurer une espèce de ce genre dans Tatlas 
de ce Dictionnaire, planche 14 , n.* 5 : c'est 

Le ScAUKB sTRié , Scaurus striatus. 

Car, Il est noir; les ély très portent trois lignes saillantes; 
les pattes antérieures sont munies de deux épines près du 
tarse dans les mâles. 

On le trouve dans le Midi de la France. J'en ai rapporté 
beaucoup d'individus pris , à Cadix en Espagne , le long d'un 
mur exposé au soleil le plus ardent. (CD.) 

SCAVILLOS. (But.) Le jasmin jaune, jasminum fiuticans^ 
est ainsi nommé dans la Provence, suivant Garidel. (J.) 

SCAVOLO. {OrnitK) Un des noms italiens de la sarcelle 
commune, anas querquedula , Linn. (Ch. D.) 

SCEAU DE NOTRE-DAME. (Bot.) Un des noms vulgaires 
du taminie^ commun. ( L. D. ) 

SCEAU DE SALOMON. (Bot.) Voyez Signet. (L.D.) 

SCEBRAN. (Bot.) Voyez Alsebran. (J.) 

SCEHA. (Bot.) Nom arabe de la herse, trihulus, cité par 
MentseL(J.) 

SCELERATA. {Bot.)<:e nom a été donné par Apulée à une 
renoncule, rananeulus sceleratus de Lionœus, probablement 



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44 SCE 

parce qu^on lui attribue la propriété pernicieuse d* exciter le 
symptôme fâcheux du rire sardonique, lorsqu'elle est intro- 
duite dans Testomac. C'est* aussi pour cela qu'elle est nom- 
mée par plusieurs auteurs anciens sardonia^ sardoum, sardoa 
herha, (J.) 

SCÉLION. ( Entom. ) M. I^treille parott avoir abandonné 
ce nom d'un genre , qu'il avoit formé de quelques espèces 
d'h3rménoptères voisins des cypips et des béthyles. (C. D. )- 

SCELLAN. (IchthyoU) Dans le 12/ siècle on mangeoit , 
sous ce nom^ à Paris, un poisson dont on faîsoit grand cas, 
et qu'on ne sait aujourd'hui à quelle espèce rapporter. 
(H.C.) 

SCEMBRA-VALLI. {Bot.) Nom malabare , suivant Rhéede, 
d'une vigne, vitis indica. (J.) 

SCENABRAN. {BoL) l^om arabe du basilic , suivant Mentzel. 

(j.) 

SCENICLE. (Ornith.) Nom du iUTÎn , fnngilla spinus j en 
vieux françois. ( Ch. D. ) 

SC^NOPINE. (Entom.) Nom de genre donné par M. La- 
treille À la mou«he des fenêtres de Linnasus, qui est un né- 
motèle de Degéer. Cet insecte est figuré par Schellenberg , 
planche i3 de ses Diptères de Suisse. (CD.) 

SCÉPINIE, Scepinia* (Bot.) Ce genre de plantes, proposé 
en 1791 par Necker, dans ses Elementa hotanica^ appartient 
à l'ordre des Synanthérées , à notre tribu naturelle des Asté- 
rées, À la section des Astérées-Baccharidées , et au groupe des 
Chrysocomées, dans lequel nous l'avons d'abord placé entre 
les deux genres Pterophorus et Crinitaria, ( Voyez notre tableau 
des Astérées, tom. XXXVII, pag. 460 et 476.) Mais aujour- 
d'hui nous le mettons à la tête de ce groupe. (Voyez nos Opus* 
cules ph^tologiques , tom. I, pag. Ixj.) 

Voici les caractères du genre Scepinia, tels que nous les 
avons observés sur un échantillon sec de Scepinia lepidophylla. 

Calathidè incouronnée , équaliflore, pluriflore, régulari- 
flore, androgyniflore. Péricline ovoide-oblong, un peu infé- 
rieur aux fleurs ; formé desquames régulièrement imbriquées, 
appliquées, coriaces, arrondies au sommet, qui , sur les squa- 
mes intérieures, est muni d'une bordure scarieuse. Clinanthe 
plan*, alvéolé, à cloisons dentées; quelques dents prolongées 



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SCE 45 

en fimbrilles inégales , courtes , épaisses , subulées. Ovaires 
comprimés bilatéralement , obovoïdes, tout couverts de poils 
trés-tongs , très-fins , biapiculés ; aigrette composée de squa- 
mellules très-nombreuses , très-inégales , plurisériées , flexueu- 
ses , filiformes , barbellulées. Corolles à limbe également et 
profondément divisé en cinq lanières longues, linéaires. Éta- 
mines (d'Astérée) à anthère très- longue, privée d*appendices 
basilaires. Style (d'Astérée) à stigmatophores très-longs. 

ScÉPiNiE DiCHOTO ME : Scépîma dichotoma\ H. Cass. ; Pteronia 
oppositifolia, Linn. , Syst. vtg* ; Gœrtn., Defruct, et sem, pL, 
tom. 2 , pag. 4o8 , tab. 167 , fig. 2. C'est un petit arbuste du 
cap de Bonne-Espérance, haut d'environ trois pouces, ra* 
meux 9 à rameaux opposés , dichotomes , divariqués; ses feuiiles 
sont opposées, petites, ovales-lancéolées, blanchâtres, un peu 
tomenteuses, comme pulvérulentes; les calathides, composées 
de fleurs jaunes, sont grandes, terminales, sessilesj les squa- 
mes de leur péricline sont ovales, entières, un peu pubes- 
centes au sommet. Le nom spécifique d'oppositifolia ne peut 
plus convenir à cette plante, parce que le caractère qu'il 
exprime est probablement commun à toutes les espèces de 
Scepinia , ou au moins à la plupart. 

ScéFiNiE A FEUILLES SQUAMiFOAMEs : Scepinid Upidoph^Uo., H. 
Cass. ; Pteronia glomerata^ Linn. fils, SuppL pL La tige est li- 
gneuse , rameuse ; ses rameaux sont opposés, subtétragones , 
glabres, à mérithalles longs d'environ une ligne; les feuilles 
sont opposées-croisées, rapprochées, presque imbriquées, ses- 
siles, embrassantes, presque connées à la base, dressées, ar- 
ticulées-caduques; elles sont petites , squamiformes , longues 
d'environ une ligne, oblohgues, très-obtuses, presque arron- 
dies au sommet, très-entières , sub trique très , très-épaisses, co- 
riaces-charnues, très-glabres ; leur face interne ou supérieure 
a sa partie inférieure amincie, concave, appliquée ; les cala- 
thides , hautes d'environ huit lignes , sont solitaires et sessiles 
au sommet des rameaux ; les squames du péricline sont gla- 
bres , presque toutes oblongues , et leur support , autour du- 
quel elles sont attachées très-régulièrement en échiquier , est 
obconique ou turbiné^ très-alongé; les plus grandes squames 
intérieures sont longues de six lignes ; chaque .calathide con- 
tient ordinairement onze fleurs, à corolle probablement jaune. 



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46 S CE 

Nous avons fait cette description spécifique , et celle des ca« 
raotéres génëriquiss escposés plus haut, sifr un échantillon sec 
de rherbier de M. de Jussieu , où il était étiqueté PUronia 
glomerata. Cette plante manifeste bien l'affinité qui existe entre 
les deux genre» Scepinia et Lepid^phyllum. Cependant leScepi- 
nia est encore plus rapproché du Crinitariay dont il se dis- 
tingue à peine , si oe n^est par le port. Mais il diffère consi- 
dérablement du vrai PUrofhorus , avec lequel on Tavoxt con- 
fondu. ( Voye« notre article PTéaopROAB, tom. XLIV , pag. 44. ) 
11 est probable que la plupart des espèces rapportées par les 
botanistes à ce genre Pterophorus , qu'ils nomaient Pteraniay 
sont réellewenl des Sce^nia» (H. Cass.) 

SCEFTRUM CAROLINUM. (Bot.) C'est une espèce de 
^édieulaire. ( L. D. ) 

SCEURA. (Bot.) Ce genre de Forskal, qui le désigne aussi 
sous le nom de schupa , a été réuni à Vavicennia, (J.) 

SCHABEL. {Omîik,) Ce nom allemand, qui paroît s'écrire 
aussi sehnahel, est celui de Tavocette , recurvirostra awocetta, 
Lînn. (Ch.D.) 

SCHACH. ( Omi^ ) Ce nom , qui s'écrit aussi scach , est 
celui d'une pie-griéche de la Chine , qu'Osbeck a décrite, dans 
son Voyage, comme ayant le dessus de la tête et du cou gris, 
le front et les ailes noirs , et le reste du plumage jaunâtre, 
avec une teinte de rouge de brique sur le dos et sous le ven- 
tre. C^est le lanius sehaeh , Linn. et Lath. (Ch. D.) 

SCHACHAL. (Mamm,) Nom que l'on applique à plusieurs 
quadrupèdes du genre Chien , mais qui appartient plus par- 
ticulièrement à une espèce. Voyez Chacal et Chibn^ ( Desm. ) 

SCHACK. {Bat.) Nom sous lequel étoit connu dans la Sy- 
rie, suivant Rauwolf , V acacia vera d'Egypte, mimosa nilotioa 
de Lînnœus , aeaeia nilotica de Willdenow. Rauwolf ajoute 
que c'est le sant ou schamuth des Arabes , et que c'est pres- 
que le seul arbre de l'Arabie pétrée. C'est encore le schittka, 
cité par Celsius dans son Hierohotane, et peut-être le schittum 
cité par Shavir. Voyez Horg. ( J- ) 

SCHADA-VELI-KELANGU. {Bot.) Nom malabare , cité 
parRhéede, d'une asperge, asparagus sarmentosus, (J.) 

SCHADAK. {Mamm.) L'un des noms du pika ou lagomys 
chez les Tartares de Krasaojar et de Tomen. (Desm.) 



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SCH 47 

SCHADE. (lehih.) Nom anglois de Tespéce d'alose qu*oa 
nommoît autrefois pucelle en France. Voyez Pucelle. (H.C.) 

SCHADIDA CALLI.(Bo^) Nom malabare, suivant Rhéede, 
de Veuphorhia antiquorum de Lînnai^us. (J.) 

SCHADJARËT. (Bot.) Ce nom arabe est cité par Forskal 
pour plusieurs plantes différentes , distinguées par un surnom. 
Son œrua tomento^a est le scha4J(irel^eUennagi; son aekyrajfUhes 
villosa, maintenant œrua lanata, est le âchadjaret-el'œlhlei; 
Vamaranthus hyhridus est le schadjaret-erraaf; son topticA pol- 
mata est le schadjarel'el'mehahor. Un basilic, oeimum Unui^ 
fioTum est le içhadjaTet'tmrr; une 'asperge j asparagut retro' 
fractus f est le schadjaret * ennemr, 11 cite aussi sous le nom de 
schadjaret^attua une sensitive, mimosa y assez élevée pour four- 
nir un ombrage et dont les rameaux se rabaissent sur le 
voyageur qui passe au-dessous. Il nomme encore 5hadjar<#-«4- 
jannal son avena pensilvanica , avena Forshalii de Vabl, qui est 
le schasuret-elrgemtl de M. Delile. Ce dernier nous apprend 
de plus que son mimosa hahbas , nomaié mimosa polyaeantha 
par Willdenow , eslt le sagaret^l-fas de 1^ province de Sokko, 
trouvé par M. CaUlaud,* et mentionné par lui dana son Voyage 
à Meroë, récemment publié. (J,) 

SCHiEFERMULLER. ( Ichthyol. ) Voyez Schiefermoixe». 
(H. C.) 

SCH^LI. (Boi.) Voyez Onneb. (J.) 

SCH^RBIN. (Bot.) Voyez Screrbw. (J.) 

SCHAFAN ou SAPHAN. (Mamm.) Voyez Daman. (Dbsm«) 

SCHAFËF. (Boé.) Mentzei cite ce nom hébreu de la rue. ( J.) 

SCHAFFIELT. ( Ornith.) C'est, d'après Willughby et Klein , 
le nom que les Autrickiens donnent à la petite chouette ou 
chevêche, strixpygmeny Bechst. ( Ce. P.) 

SCHAGA-RAG. ( Ornith.) Nom que porte le rolHer d'Eu- 
rope en Barbarie. (I>fisM.) 

SCHAGAV- {Bot.) Voyez Oub-^bssym. (J.) 

SCHAGECK. (Bot.) Voyez Sakalïck. (J.) 

SCHAGERi-CQTTAM. (Bot.) Nom malabare du miarocos 
paniculata de LinnaBus , maintenant ^uni au grewia. ( J.) 

SCHAHAU. ( Ornith. ) Voyez Scarau. ( Ch, D.) 

SCHAHI^. {Ornith.) Nom arabe de l'épervier, suivant 
Forskal, Descript. animal. ^ pag. ii. (Ch. D.) . 



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48 SCH 

SCHAHIN. {Omith.) Ce nom arabe est donné par Forskal, 
pag. 8 , comme synonyme àefalco gentilis. (Ch. D.) 

SCHAITAN. ( Omith. ) Les Tartares donnent ce nom au 
freux, corvus frugilegus^ Lion. (Ch. D.) 

SCHAKAKEL. (Bot.) Nom égyptien, cité par Forskal, du 
panicaut ou chardon roulant, eryngium campestre, ( J.) 

SCHAKAL. {Mamm,) Voyez Chacal. (Desm. ) 

SCHAKERI-SCHORA. {Bot.) Cette plante du Malabar, 
citée par Rhéede, est une cucurbitacée à gros fruit, dont le 
genre n'est pas déterminé. (J.) 

SCHAKETH. {Bot.) Nom hébreu de Tamandier, cité par 
Mentzel. (J.) 

SCHALAC. ( Omith. ) Un des noms hébreux du coucou , 
cuculus canorusj Linn* , qui étoit aussi appelé schaschaph. 
(Ch. d.) 

SCHALACH. {Omith.) Nom hébreux du héron, selon Son- 
nini. (Desm.) 

SCHALL. ( IchthyoL) Voyez Shal. (H. C. ) 

SCHALL-ENTE. ( Omith. ) Nom allemand du canard sou- 
chet commun , anas elyptata^ Linn. (Ch. D.) 

SCHALLAGAl. {Mamm.) Le pika ou lagomys, selon Pal- 
las, porte ce nom dans le canton d'Azinza en Sibérie. (Desm.) 

SCHAMA-PUSFI. ( Bot. ) Nom brame , cité par Rhéede , 
du tandaU'Cotti du Malabar, crotalaria retusa de Linnseus. (J.) 

SCHAMAR. (Boi.) Nom arabe du fenouil, cité par Fors- 
kal. (J.) 

SCHAMBU. ( Bot. ) Nom brame du Veugénia malaccensis , 
cité par Rhéede. (J.) 

SCHAMUTH. {Bot.) Voyez Schack. (J.) 

SCHANDAF. {Bot.) Nom arabe de Verica scoparia , cité 
par Forskal. (J.) 

SCHANEPUE. {Omith.) La Chesnaye-d es-Bois donne , dans 
son Dictionnaire universel des animaux , ce nom conime sy- 
nonyme du pitanga guacu des Brésiliens. ( Ch. D. ) 

SCHANGA - CUSPl. {Bot.) Le clitoria ternatea est ainsi 
nommé au Malabar, suivant Rhéede. 11 dit encore que dans 
la langue brame on donne le même nom au nanschera can^ 
schahu du Malabar, que nous avons indiqué comme voisin 
du torenia. (J.) 



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SCH ^49 

SCHANGANAM-PULLU. {Sot.) Nom malabarc, cité par 
tlhéede , d'une herbe croissant dans les lieux sablonneux, 
qui paroît avoir de Taffinité avec Vhedyotis* (J.) 

SCHANKAR. {Ornith.) Ce nom et celui de sehonker dési- 
gnent , suivant THistoire générale des voyages , tom. 7 , in-4.** , 
pag. S87» un oiseau de proie fameux en Tartarie. (Ch, D.) 

SCHAOUÀLOU. iBot.) Nom caraïbe, suivant NicolsoA, 
de Therbe à chiques, tournefortia nitida, (J.) 

SCHARfi. (Ornith.) Dans Albert ce nom est Fun de ceu|C 
qui sont attribués au cormoran. (Desm«) 

SCHARCHOESCHI. {Mamm.) Les Tartares mongoux dési- 
gnent par ce nom Tântilope tzeiran. (D£sm«] 

SCHASCHAPH, (OmiVh.) VoyeiScHALAC. (Ch. D.) 

SCHASMARIA. {Bot.) Acharius donne ce nom à la troi- 
sième division de son genre Cenomyce, qui comprend des es- 
pèces très-voisines dii ScYFHOFHoaos( voyez ce mot) ; mais qui 
en diffèrent par l'entonnoir qui termine chaque podétion, 
lequel a l'ouverture libre, ouverte ou e ntr'ou verte , et par 
conséquent ' non close par un diaphragme. Du reste, 'ct& 
plantesr se rapprochent plus des Bamyces, auxquels Acharius 
les- avoit d'abord' réunies ; il en décrit quatre espèces que 
nous ne fierons que nommer : cenomyce {schasmaria) cenotea^ 
jparecha, crispata et sparassa, qu'on trouve siir les bois pourris , 
les troncs d'^rbret morts, ou sur les terres stériles, âpres, 
montueuses. (Lem.) 
'■ SCHAUCH. (Bot,) Mentzel cite ce nom arabe du pécher. (J.) 

SCHAUFELFiSCH. (Icfe^oL) Nom danois dtt Païitoîjfuek. 
Voyez ce mot. (H. C.) 

SCHAYA-RAG. ( Ornithé) Nom que porte, en Barbarie , le 
ToMier f' coràcias , et qui est écrit sahga-rag dans le tome 1.*' 
des Oiseaux dé Paradis de Levaillant, pag* 94. (Cr. D.) 

SCHEBER. {Bote) Nom hébreu du froment , cité par MenUel. 
(J.) 

SCHEBETTË. {Bot.) Nom arabe du galium aparinoidt$, sui- 
vant Forskal. 11 le nomme aussi <so7ioiod?i-&odha. (J.) 

SCHECHADD, KALIBE. {Bot.) Noms arabes d'une car- 
mentine, jtfsficia hispinosa d^ Forskal. (J.) 
* SCHECH-MADJAR. {Bot.) Nom arabe du capillaire ordi- 
naire, adiantum capillus vcntris, cité par Forskal. (J.)' 
48. 4 



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5q SCH 

SCHECKICHTE ENTE. (Ormth.) Nom aHemand de la sur^ 
celle, anas querquedt^la , Linn. (Cii.D.) 

SCHEDACH. (Bot,) Forakal cite ce nom avabe pour Varna» 
ranthus hlUum , et celui de scheda enhindi pour Vamaranthus 
oUraeeus, Il nomme schedaçh^ le ru/a gra¥eoleus* (J.) 

SCHEP^NEGI. {Bot.) Nom arabe de la graine de chanvre y 
cité par MeotzeL (J.) 

SCHEEL-£NT|^. (Omith.) Nom allemand du casard mortl-< 
Ion , anas fuUgula » Liun, ( Ck* D.) 

SCHÉELIN. (Mm.) C'e«t Schéele qui a découvert le métal 
qui est considéré comme base dans les espèces minérales que 
hous allons décrire. Il Va reconnu dans une pierre qui avoil 
frappé les minéralog^îstes. suédois par 9^ pesanteur y et qu*jla 
avoient dé^î^é par Tépitbite de Tungstein, c*est-à-dîre 9 
pierre remarquablement pesante. 

Ce n'étoit pas un noui i cependant cette pierre n% pas eu 
d*au(re dénomination pendaut long-teuipa; mais,, oe qui es4 
bien plus anoxnal, c'est d'avoir donàé le ni^éme n^^i aumé-. 
tal qui y ^oue le rôle d'aqide, et d'en avoir fait, par çonsé* 
^M.eot, la souche de tous les dérivés, acides elr stls< On a 
eu , et on a euçore Tacide tuug^tique , les tun^^tesh^ e.t^. 

Il faut que rinflueoce des noms admis, quelque ridicules 
qu'ils soient , ait une grande puissau^e , puisqu'elk a résisté 
aux deux chefs d'école , dont Tautorité. a foili paff^er le pl|*a 
de noms. Leurs déterminations, souvent disaorda,p4ies, on^ 
souvent ms le^ aun^aJj9gi$tes 4ans l'em^iarra^ du choix ; 
mais, ici» ces deux iilusXres che£» sont tpmbést d'accord^ 
pour dédier le métal découvert à Thomnie célèbre qu^ 
l'avoit faU ci^unoltve ^ en lui donnant le nom dç ScVeHn,. et 
cepepdaAt Ua n\at pu réussir à faire admettre pax tous le^ 
savant qui avoient occasion, de l'empli^yer , un uqqn sî reoom^ 
mandable , et tes compairiotes de cet homme iOu/itf e aipot 
précisément ceux qui conservent le plus opiniâtrement lie 
nom de TungUein, 

Nous n'hésitons pas à adop^ter celujl de Schéelin y, adms par 
Werner ^i Haîiy.. 

Le ScBéELiN , considéré comice ipétajl aut#pai4e % fonne ici. 
le principe de iréuoion de;^ espèces ip^râfesi dcin^ i^&it 
partie constituante , mais c'est un^ sorte d'anoqisilie d^n^. 



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SCH 8^ 

rétablissemetit des (^enrça parmi les métaux autopsides; car, 
dans les espèces du genre âchëelin, ce métal y joue le rôle 
d'acide et ^ou pas celui ^e base. i 

Le ScBÉEiUi?, à rét»i inétâlliq[ue ^ est presque inconnu» 
On n'a îamai& pv X!ûbtçkiir en .i^obules assez volumineux 
pour en obteh^er les prf>priété8. On pi^t^me , d'après les 
petites parties qu'on croit en avoir mis & nu, qu'il est .grîf 
sàtre , trèa- dur ^ et qu'il a une pesantejur spécifiqut mi aïoîAa 
iÇgale è if. • « • • . il •'.. 

Son oxideest }aune et insoluble, et |e cara^ctère commua 
de ses minerais est de donner cette poudre jaune parl'actioa 
de l'acide nitrique y lorsqu'on a sufiisaonment dégagé l'oxide 
de ses' ooîsbinaisoàé pottr qu>e« sea ca^aictères àm^nàktnt 
dominans. ^ 

Il y a dans ce genre trois espèces ? 

]. ScHéBLiTB ou ScHiâELiN CAt^AtAS* ^ Selkélate d« êlMiiix. > 

Cesl on' flânëmr dCapprarewcé» eiWSèïeiftent pierreuae ^ re- 
anarqu^>le» p«ir s» pea^atett» ^ #atM^aiNttvl oti tYaasttKSi^ief y - 
Ayant «se teinte jaunâtre, - 

Le acbéelite à q-Helqu^fôis w'nê strtt<t«fe lamlnaii^, dont 
les joints conduisent à un octaèdre 9ifm4tti$pÊtY dan» kqii«l 
FiMitteior de F Mnr f eâf de i3<»^ W (tia4iyr)v La eàttbnê'est 
impayiili^eflri conaboîd^ eC im ^eu vabottuMii^ 

Il es* ikcile à câife»ii sa dttrefé est ikiMcmé k oeUr dai 
^ii8pho«i<le «t s«pé9se^]«e à €«ttr du fluweîte f sa pesanteur 
spécifique est de 6,07. ' ^ - 

Il a un éclat vitreux , accompagné d'un • ddat gnk ada- 
jBdBortiiw • ' ' .»,)•» 

il esl Irès-diflMkmdiit Aisible an ekalàmoau; maiaiifM lé 
l^orax: et De ^éi de* pânèphose il *û > foidi aisément tm va 
Terre iransjiafcaé , qéi> êàaivffll à la- flaiinne iaténense, de* 
filent d^n beau JUeu' en vtfA^iUssabt;. i 

Le sckëellte puiMériié deoinfe oné poinlve jaune dana-l'aciidé 
mtnifae a« tev^ de . ^^bpink iient^s 



i Tun^sieirty S'ehwerstein , fcheelerz. 

2 M. J^hHHpi doûB^ lié* 40' et IL Broolre 129* a', JÏf. Ibidhigeiç 
ad<^le U déWrailiNKiôtï ^Bkûf, 



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5a 



SCH 



Composition, = Ca W". BcKZr 



JXè ^4e , de Q^^r^tpr- 

gru.fve .......* 

Bè .SèMakenwald . . . 

De HuntÎDgton 



Acide 
ffchéelique. 



80,41 

77j75 

76,05 



Chaux. 



17,60 
i«,7o 
19,36 



Silice. 



3 
1,5 

2fi 



Bereelias^ 
Klaproth. 
Idem. 
B.ovveii- 



V^ariétés de formes. 

. . ■ '. •• . /•' •. . 

I«^. SûhéclUb diociaàdre, . 

L'ckQlaèdre primiif j» xéuni avec un autre çctaédre , dans 
lequel rincidence de g sur g est de 107,26. 

2." Schéelite unitaire. -. • ? ri 

Ce 9/teocfd octaèdJ^e complets 

Lç acMeiite ^.présente ea indreeaux qui atteignent rare- 
meiït. la. gro^Qur A'u9' c^uf de poule. Ils dérivent 4e cristaux 
implantés ou de petites masses engagées dans les rockes qui 
formel ordinairement dea filons dans les terrains primpr- 
djaux, de..eriMaUisoti«n. . 

. QnJe» trouve principalement dans les filons de ces terrains 
qui renferment en même temps de rétain, de»)t<^9là»»sv ém, 
iqiea:^ :du'£litO(rile,'du fer oxidulé, du sehéelin ferrugîné^ 
'; C'est un minerai peu répandu et qui a été autrefois tràs- 
rare et très- recherché. . . '^ 

On leconiidit r / . ; >. i . . 

En France, non loin de Limoges, au Puy- les -vignes. près 
Sainè^Léônftrdj.OQ tj^ès- petits criàtaux*i«-^Pàns r£fzgd}îr;^e 
en Bohème^ k Zinnwald dt à Sb^ilaàenwald y et en Saxe,' 
à £hresfrîèdeisdQr£i tr- En Cornouailles,. dans: 1er. mines de 
Fengellycroft , paroisse de Bre^ge, avec. du fer hydroxidé 
bi*u». -r-i:£n SaUboûrg, dans la.ntine ditie Gao^lbal , près 
Schellgaden. — Dans le pajrs jd'itnhâUrBeeiibour^ , m^N^Ufiarf : 
dans des filons qui traversent un terrain de traumate. — £a 
Hongrie , à PtJsing : danr un lit engagé dans le gneiss et ex- 
ploité pour l'or. — Dans le Conne.cticut , à Huntington : sur 
un filon de quarz , accompagné de fer oxidié , de bismuth 
natif, de galène, de plomb blanc , etc. — En Sûèdp , h, B.id« 



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SCH 6S 

darhyttan et à Bisberg en Daléca^lie : sur un lit 4^ ^cr ma- 
gnétique dans le gneiss. 

2. ScHÉELiN WOLFRAM. = Schéelîis ferrugioé manganési* 
fére.« ! 

Ce rainerai de Schéélin a Topacité ii Véclat métallique. Sa 
structure est très^sensiblement laitiinfii|*e, et le clivage conduit 
a un prisme droit .rectangulaire , dais lequel les trois côtés 
G : B : C sobt ent^e eux comme l^s nombres 12 : 6 : 7 , 
HaQy». Le clivage, parallèle à la face T, est le plus fabile", 
et par conséquent le plus net. La silrface des cristaux est 
striée parallèlement à Taxe.. . . 

Il est plus dur que le fluorite et même que le felspath» Sa pe- 
santeur spécifique varie eiitre 7^33 , HAttr ; 7,1 5 , Mohs , pour 
la variété de Zinnwald , et 6,94 pour celle de Chantetoube. 

Il est absolument opaque. Sa cbuleur i\oir«-grisàire tire 
sur le vJolàtre. Sa poussière est quelquefoi« de cette même 
couleur ou quelquefois d^un brun rougeàtre. ' > 

Il n'a aucune action sur le barreau aimatité, - ' i j 

Il est assez facile à casser. Sa cassure transrersale est ra- 
boteuse. ' ■ '-' - » ^ 

Le wolfram est presque in fusible seul; il dotttieida«» le 
matras' une petite quantité A'émiYiï se dissout dadsile^bdrax 
avec îeà couleurs caractéristiques du fer et -du manganèse; 
il se dissout dans Facide muriatique à chaud, et laisse préci- 
piter une poudre jaune, qui est de lucide wbétilique^ 



;r 



de fer, Priljlifs, Bsa^JBliijci, Buri>AK;r,,CLEA^ç^iKiV^ -:^'^ri>ma/(c sçh^e- 
i/iim or«^ Mo H8< Haï DiHG. ^ , > , . , 1 

Ce nom de TVvlfram t&V %i étrange,' qu il' doit être regardé^ comme 
un nom unWoqtie insignifiant. Nous avo'n^d6 le prendre , dâiit l'impos- 
siMHttf ott Ton est d'exprimer,- par un nom^ ti^tiificàtif et cotirt^,"Ik 
.vériuble epmptfiitîon de té mlttëral. lii silÀcde lline kBidifciisUiwis 
dei chiimues à ce siqet, pom» Toii;'dtin.q|tt#UelmmHtaii0ofi e^tfin^les. 
vrais principes de sa composition. '..,.....- 

2 - G'est^ suivant M» Phillips,, ym pd.siAe ^roît ô.|>Uqu«inç(e, dani le- 
quel rincidence du pan 3f sur T est de 117*^ 22'. Cette difTëi^ence'.paroit 
n'être que dans les expressions, M. PKÎlIips prenant ppur le pan dés 
prismes une de^ faces qu'Uaiiy avoit attribuée Jt la basé, 'en décUrkut 
que la positif» des J>a8e8 ii'çtoit qUç- présumée^' l ^ * 



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H 



ncn 



CàmpùsiHoH. =«= Mn W*'-4- 3 Fe AV. Bpaz, 



^c liimog^».';. 



Df Caoibeirlam4 . ^ ..... . 

pe Ghaqte|ûu)>e 



* 8 


o2 

u s 


3:2 


•s 

Si 










64 


i3 


t». 


«^« 


67 


id 


,6,25 


1,5 


78,77 


.8,3* 


6,2 2 


•,' 


77,5 


•*i9 


5,8 




74,«. 


• 716 


5^ 


a 


73,*. 


j3,o 


i3,o 


— 



Vauq^elin et Hecht* 
Û€rz<?liiis. 
U GmeUn. 
9«i;&0liiif. 
Vau(|uelîn| 182^. 



t^ariétés de forme^ 



IfeUy «D compta cîiiq 9 parmi l«9^neU^ noui choisiroi» 
Ifil d^vx suivante» ; 

t.* Wotfram progretêift 

Cost UD pflsme oUi^ue, à quatre pans , terminé par deux 
facettés culminantes , »vr. lefueL ij ne restç a^icuse facettie 
de la forme primitive* 

a;* TVa^fram umkinairt» 

C'est la formé précédente, combinée avec les. faces de la 
'A>KMie! pt iroilSvf * 

/ Il :se pilote 9éàeii tduvefltl cHitallisé, atéme en cristaux 
trèfttVQltiaiiiiC^iiy dotnt ies prises ont quinse à seise centi^ 
-inétrfes dus leut" pl^s grande dimension* 

Il se ^n<^tilre «us^i* eb masto. amorphe, à structure la- 
minaire ou à texture lamellaire; mais je ne crois pas qu'on 
Tait encore trouvé à Tétat compacte ou terreux* 
" Xe Wolfram ikppaî'fiexlt ][)r65t}iié ekclusîvettient aux terrains 
j^Hâlordiau!x dé crfSfâMîsatidà , et on n'en trduve guère que 
dans les filons 9 amas qu veines dequarz et de calcaire spaV 
tJiique y principalement mangané$if<ères , qui sont engagés dans 
,ce3< terraina ovq«4 les ti«Lver&^qt. ]>s roclves qui le présen- 
éent ie ^lua' oeâinaivement y. èû^l t le gneiss et le pegm^le. 
' - Oii )e %!îlé «epeewdaiift dass les filons des terrains dé traun 
mate (Gratf(9'a0X:e) du Harz* ' 

.'fr jr^eàt aecompàgnis trè^s-rsbûtéJit de topazes, de béryl, 
li^^tain , de fer arsenical , de fer ofîgiste^ de'schéelite , de mica 
jçn grandes lames agrégées et formant éé$ cristaux prismatî* 
guesf; On rencontre au4i 9YÇÇ l^i} ma^s ^us jrarç^n^nt 9 Iç 



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SCfl si 

fnorîtîe, la ioui^maline (Corlioaallles) , le p)rosj)lH>rite (Chaii^ 
leloube), le fer cariHMiaté, la dolo&rie s]^thique, la blende, 
la galène, Tantimoilie , le cuivTe gris, etc. 

IL est assez abondàmiiient fé][>andu dank 'les différentes 
parties de la tehne. Nous citeront partiêttlièrentenC : 

En FaANtE. — Le Puj^léfe'vignes préfc ISaiHVLéoliarâ , dans 
les moiitagnes de Blon, î?t Chanlelonb^ dans le dépàrtêmciit 
de la Hante -Vienne* 

En Allemagne. — Lé Han, 4 Neniii)rf, let Sûderftt^lz dans 
le pays d'Anhalt : dans nn phyllade pailheté. -^'L'Ëfzgèbirge, 
tant de la Saxe que de la Bohème , à 2iftn\ràld , Schlaken- 
^vaW, Geycr, Ehrenfriedeiridorr. — Le dtetricft de Schnéc- 
l>erg, à Muldenberii. ^- La Hongrie, à Turi^atb. 

En Angleteare. — Une multitude de lieuk , surtout dans 
le pays de Cornouâilles, tels que : Wheàl MaAdHn , Huel 
Fanny près Red>uth , Kithill , etc. -— En Ecosse ^ Ttle de ftoua 
dans lek Hébrides : il est enj^agé dans ûe& filons de pegma- 
fite qui traversent un gneiss. 

En Sû&DE* -* Dans le granité de la pirovince de Wermeland. 

En DAOuaiE. — OdontscheloA et pi^s'l^ lai: d*Achta- 
ragda : avec des béryls et des tdpazek. 

Oans rAméatQté sEprsi^TttioKALis. — Htitilfn|[fott dans le 
Cokineeticut : en petites fenasses ctislalliâëes âaûs du quart, 
avec dn biimuth et de Tasgenl natif. (SiLlimak.) 

3* ScHÉià^iN oxiiHâ. ' 

Cette espèce 9t p^sente êous la fôrme d'uite poudire >a«- 
nàtre , qui enduit différens ttlnérais de wolÊhétti , et qui a été 
reconnue pour être plutôt de Tacide que de Toxide schëe* 
liquCk 

On le eite sur le tchéelltê et le wolÉram dé Huiitington, 
en Conneeticttt. Il a été reconnu et déèrit par M. Siltlnian , 
^t déteiMniné par M. G^ Bowen^ Il est d*une conle^r patine 
orangée ; iiifttkible et itidi)»olnble danA les aeides ; maii il se 
dissout à chaud dans l'atihfiioniaque. Celui que M. Haydeà 
indique 4ttf du wolffaitt ert engagé d^ns du quar^. Dans le 
l'ennessëe à Téiat massif, â e^iuûrè <cdtaehoïde> et néanmoins 
ftîable. Sa pe^aftlenr apëcillq^ie ^uAt «Te 6. M. ftereeliùs dofu 

> ytihw oxide of tungsttn, Siluma» dans CLSATEUii». 



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«« SCH 

sidéré coaime différent de cette espèce, la matière pulvéru- 
lente qui accompagne le wolfram de Zînnwald. (fi.) 

SCHÉELITE. (Min.) C'est le scbélate de chaux naturel. 
Voyez cette espèce à l'article Schéelin. (B.) 

SCHEFFÉRIE, Schœfferia.^ (Bot.) Genre de plantes dicoty- 
lédones, à fleurs dioïques, polypétaléçs , de la famille des 
rhamnée^j de la dioéoie létrandrie de Linnœus, offrant pour 
caractère essentiel : Des fleurs dioïques; dans les fleurs inàlea, 
un calice à quatre folioles, quatre pétales, quatre étamines 
insérées latéralement à la base de Tovaire, un ovaire stérile, 
bifide; dans les fleurs femelles le calice et la corolle comme 
4ans les mâles, un ovaire supérieur, deux styles courts, les 
stigmates simples ; une baie pulpeuse , uniloculaire , renfer- 
mant deux semences, 

ScHEFFésiE ARBRISSEAU ; Sohœjfcria fi-utêscens ^ Jacq. , Amer*, 
^59; Lamk., IlL gen.^ tab. 809; Arbrisseau qui s'élève à la 
hauteur de huit pieds sur une tige droite » chargée de ra- 
meaux alternes, fort longs, glabres, striés, luisuns et ver- 
dàtres. Les feuilles sont alternes, médiocremei|t pétiolées, 
oyales,quelqttefQis. un .peu arrondies, glabres, luisantes, un 
peu grasses au toucher, aiguè'spu iin peu obtuses, longues de 
deux pouces, souvent réunies aii nombre de trois au même 
point d'insertion pu sur le même. tubercule ; les pétioles très- 
courts. Les fleurs paroissent un peu avant les feuilles : elles 
sont latérales , solitaires ou agrégées ,• pédoqciilées , réunies 
par petits paquets ; les pédoncules simples, uniflores; la corolle 
est petite, à quatre pétales blancs, ovales ou arropdîs, obtus; 
les baies petites, 4e la grosseur. d'un pois, d'ipn rou^ge mêlé 
de jaune, un peu pulpeuses, à une seule loge , renferniaiit 
deux semences blanchâtres. Cette plante croît en Amérique : 
elle est très -commune parmi le^ buissons^ aux environs de 
iCarthagène. Les insectes et les petits oiseaux sont très-ayide# 
4e, la pulpe des baies , qu'ils dévorent , et laissent à nu les 
^emepces persistantes sur le pédoncule. (PoirO > 
. SCHEFFIELDIA. (Bot.) Voyeji Shbffieï,we. (Poia.) 

SCHpFFLERA. {Bot.) Ce genre de Forster a été réuni, 
p^r M. K|inth , à l'ora^'a, dont il diffère cepepdqnt 4pajr. son 
fruit non chariiu et h cinq loges, mais çap$ulaire, à huit ou; 
4ix loges, if.) ... . » 



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SCH 57 

SCHEHA. (Bot.) Rauwolf et tKalëcharaps citent ce nom 
arabe pour une espèce d'absinthe , qui est aussi le iheàh des 
Arabes, et que Celsius nomme lannah. (J,) 

SCHEIBENDORSCH. {lehth^ol.) A Hambourg on appelle 
ainsi le MuscsEBauT. Voyez ce mot. (H. C.) 

SCHËID* ( JchthyoL ) Un des noms allemands du mal , ou 
silarus glanis de Lianœus. ( H. C.) . 

SCHEILAN. (IchlhyoL) Nom arabe du sîlurus clarias de 
Linnœus. Voyez Shal. (H.C.) 

SCHEILEN. (Bof.)Nom arabe de Tivraie , cité par Mentzel. 

SCHEITEREGI. (Bol.) Daléchamps cite ce nom arabe pour 
la fumeterre officinale. J. Baukinla nomme uhetengi; Mentzel 
seleregi^ d'après Avicenne.- Forskal, dans sa Flore d'Egypte, 
la nomme sjahtaredi^ et dans celle d'Arabie, summiruié Selon 
M. Delile c'est le chahtreg des Arabes. ( J.) 

SCHELAMERIA. (Bot.) Ce nom, qui a*ppartient mainte- 
sant à un genre de la famille des cypéracëes , avoit été donné 
primitivement par Heister à des plantes crucifères, et Adan« 
son le cite comme synonyme de son leucoium , différent , selon 
lui, de son chtiri , mais confondu avec lui, par Jinueeus^ 
dans le genre Cheiranthus. (J.) ^ 

SCHELAU. (Orriith.) Nom hébreu de la caille, tHrabeo- 
éurniXfhinn* (Ch. D.) - ; 

SCHELFISCH. {JchthyoL) D'après les Allemands et les Da- 
fibis , Anderson appelle ainsi rÉcREFiN. Voyez ce mot et 
Morue. (H.C.) 

', SCHELHAMMERA. (JSof.) Genre de plantes monoc^tylé- 
dones , à Heurs incomplètes , de la famille des mélanûiaeées 
(Rob« Brown), de Yhcxandrie monogynie de Linnœùs, offrant 
pour caractère essentiel: Point de calice; une corolle (calice, 
Juss.) campanulée, à six divisions profondes ou six pétales; 
six étamines insérées à la base- des pétales; tfn ovaire supé- 
rieur; un style; trois stigmates; une capsule à trois loges, à 
trois valves; des semences renflées. * 

Les espèces renfermées dans ce genre sont des herbes vi« 
vaces, dont les racines sont fibreuses; les tiges un peu li- 
gneuses à leur basé ,' simples ou ramifiées^ anguleuses, gar- 
nies de fe^iilles alternes, un peu élargies, nerveuses ,^ erabras- 



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«B SCH 

•antes otf m^iocmn^nt ptétic^ées. Les fleurs soot terminales, 
solitaires ou agrégées ^ droites, blaocàes o« purpuriBCS. LtfB 
pédoncules sont uniAores, dépourvus de bractées, articulés 
avec les fl«nrs% La corolle est oampanulée ^ compose de silc 
pétales égaux, caducs, onguiculés, roulés^ ai renfeMnafit cha* 
cun une étamiae; les anthères sont purpurines; Tovaire à 
trois^ loges polyspermes ; le style terminé par trois istigmates 
recourbés. Ces plantes ^nt été découvertes par M* R. Brovi^n 
à ]a Nouvelle -Hollande. Il en cite deux espèces. 

^] .*' Le Sehelhammera undulaki , Rob. Brown , Nov. HolL , i , 
page 274. Ses tiges, à plusieurs divisions, sont garnies de 
feuilles alternes, «essiles, embrassantes , ovales , onduii^s; les 
fleurs presque solitaires 1 les onglets des pétides alvéolés. 

2*** Le S^iheOiammera mulHftora, Rob. Brown, loc» eiU Ses 
tiges sont siaipli:s et flexueuses , garnies dp feuilles alternes, 
médiocrement pétiolées, retournées, planes, elliptiques, acU- 
minées; les pédoncules agrégés, recourbés à Tépoque de la 
fructification. (Pom.) 

SCHËLLER. ( Omiéh.) On appelle ainsi, à Zurich, le ce- 
racias huppé ou le sonneur de Buffon , espèce qui paroft 
n'être qu'imaginaire, et qui probablement se rapporte au 
crave d'Europe, corvus graculusy Linn. (Ch. D.) 

5CHELVERIA. (BoU) Le genre de plantes ainsi ^ nommé 
par MM. Nées et Martius , paroit congénère de Vangélonia de 
M. KUnth. (J.) 

SCHEMBRA-VALLI. (Bol.) La plante malabars de ce nom 
est reportée par Linnasus à son vitis indica; mais la figure 
qu'en donne Rhéed« est inexacte, parce qu'elle ne met pas 
les feuilles toujoura opposées aux grappes on aux vrilles, 
comme elles devraient l'être. ( J. ) 

. SCHENA. {Bot*) Rbéede cite ce nom malabare d'une plante 
à feuilles cstm posées , de la famille des aroïdes » qui paroU 
M^e une espète de eâladiitiK. ( J.) 

SCHENAF. (Bot. ) Nom arabe^^lvant Forskal, de son ^ 
noglossum lanceolatum, (J. ) 

SCHENANTHE» ( B9i. ) Voyca à l'artlôle ScncsNAirrâus. 

(LBMk) 

SCHËNNA. (Bot.) Nonl grec, suivant Rauwulf, de Valr 
canna ou henné àts Arabes , /aMonia* (J«) 



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-SCH ^i 

^ SGHENODORUS. ( Joi.) <^ genre de «mninéer kétë éîM^ 
hR par Paittol de Beauroh ( Agr. , 99^, liUs. 19 , £g. a ), potir 
p^uaiefiis eipécei de fuêata et de hrùmm de Linné, qui en 
étSir^iït par une^ianicvie dont Jet pédioeUea sont enflés, eu* 
néifomefl ; la valv€ înflérteure de la eonille légèrement éehan- 
crée ou l^ideniàe an éommtt^ songent munie d^nne toie en 
arête ; la valve supérieure à deux dénis. L'auteur y rapporte 
Ics/tititeaàUiêskns, â4rdta, glaucaj inèrhiit , ete.; le èromus «la- 
tior^ etc. Ces caractères nront un peu trbp mianftieux peur 
autoriser la dilacérattmi dn genre de Linné. Voyvt Babne et 
FéxtQiPB. (Pota«) . . 

5CHEORAH. (Bot.) Nom hébreu de Forge, mentionné par 
JMenIzel. (J.) ^ 

SCHËPPERIA. (BiU.) Sons ce nom Necker séparott dv 
genre Moxambé, Cleome, les espèces dont la sîlique ou cap- 
sule n^est pas élevée sar un pivot, ^on doa|le pivot est trèfr- 
court. (J.) 

I SCHEAADI. (Bot.) Nom arabe de la clématite ordinaire, 
elemalis vitalha, suivant Forskal. (J.) 

. SCHËRADJEDJA. {Bot.) Vipomœa sethra de Forskal est 
ainsi nommé dans TArabie, selon lui. (J«) 

SCfiËRA-PUNCA. (Soi.) Hitfm brame du cof isiZ du Ma- 
laiiar, espèce d'indigo. (J.) * 

SCHERATAT. {BûU ) Nom arabe du gmjihalium /raficosam 
fiûvwn de Forskal* (J^) 

SCHERBIN. {Bot.) Celsius , dans son HierobbUnicon , cite ce 
"rnssm. pour le cèdre du Liban, qui est le jeèm des Arabes, 
auivant Rauwolf; le urhiny selon Dalécàamps. On trouve a«na 
ie nom égyptien teft«rk'i», d té par Forskal pour un cyprès em* 
ployé à Constantinople pour faire des planches de bateau. (J«) 

SGHEEMAN. (MnihlR.} Ce nom, écrit par erre^ir au lieu 
•de SéiMrmiOMê, désigne, dans l'histoire naturelle de Bufibn, 
un rongeur du genre Cam^agiiol , voisin du rat d'eau, et qui 
a été déoouvekt aux environs de Strasbourg par Hermann* 

(DiSM.) 

SCHERMAUS. ( Marnai. ) Veyei l'article précédent etCAn* 
rirciroi. (Dsalf») 

SCHËRU-BULA^ (Bo«.) NonU makbare de Vacliyr<màie$ la* 
mt^ dç LÎQna^us, majnlenaot réuni .aixgemt .i^aa, dans la 



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«« SCH 

lamîllé des amarantaeëes. Le sckerji^eadelan est Voehyrànûieg 
yrostrala dans la même famille. Le seheru''sehundA est le iola^ 
num indicum, coosëquemment reporté aux solanëçs. Le scTiera*- 
%^alli - catUram est un eansjera , dans la famille, ée* thymé* 
lées ; le $eheru'-kaéu»yalli*aaniram paroi t être u^ stryohnos; et 
le> scheru-padavalam est le trichosaniku cuspidatA de M* deLa- 
niirck. (J-) - 

SCHERU - PADAVALAM. ( Boi. ) Nom malabare d'une 
plante figurée tome 8, pL 16, de VHortût malàharious de 
Rhéede» Cette plante est le triahoManthes taudiUa, Linn. Le 
padavalam de Rhéede est le triehoianthes cueumerina, Linn. 
(Lem.) . . 

SCHERU-PARITl. {Bol.) Nom malabare, cité par Rhéede, 
dé la ros« de Chine , hibiscus rosa sirhcnsis» (' J. ) 

SCHERU-SCHUNDA. (Bot.) Nom malabare du «alAWim 
in^cùm, de Lani^., espèce dé morelle. (Lem.) 

SCHERUNAM-COTTAM. {Bot.) Nom malabare du cUtUa 
rêtùsa de Linnœus. M. de Làmarck rapporte ce synonyme à 
son du tia squammosa. {J.) * 

SCHESCH'UK. {IchthyoL) Un des noms russes du hrochet. 
Voyez ÉsocE. (H. C.) - • 

SCHET. {Omilh.) Ce nom a été appliqué, avec diverses 
ëpithètesy à plusieurs oiseaux qui font partie des genres Blou- 
cherolle, Batara, Platyrhynque. Le sehet^hé est un ba tara,. et 
les sehet de Madagascar ^ schet-all, schct'-vouloulou , sont des 
piatyrhynques. (€h. D.) 

SCHETTI. {BoL) Nom malabare de Vixora coccinea , suivant 
Rhéede; c'est celui qu'Adanson a adopté pour ce genre. 
Vixora alba est nommé ben-schcUi, Le êchetli^codivdi est une 
dentelaire, plumba^o rosea,(J.) > . ^ 

SCHEUCHZÉRIE ; Scheuohzeria ^ Linn. ( Bof. ) Genre de 
plantes monocotylédones de la famille des joneées , Juss. , et de 
Vliexandrie trig^nie , Linn., dont les priàcipaux caractères sont 
d*avoir: Un calice de six folioles étroites, égales, pétaloïdes^; 
point de corolle; six étamioes à peine plus longues que le 
calice,' et à anth.ères alôngéeé ; trois ovaires ovoïdes, com- 
primés , delà grandeur du calice, terminés chacun par un 
stigmate oblong, adné au c6té externe de l'ovaîre ; trois Cap« 
suies renflées, s'ouvrant en deux valves, et contenant 'cha-« 



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SCH fit 

cùoe iioe seule grAîae oblôngue. Le nombre des ovaires ef 
des capsules varie d'un à six; mais il est le plus souvent do 
trois. Ce • gebre ne comprend qu*ube seule espèce. 

ScHBuCBzéRiE DES MARAIS'! Scheuchteria polustrii , Linn. , 5p. y 
483; FL Dan., t. 76. Sa racine est rampante , blanchâtre , 
vivace; elle produit une ou plusieurs tiges droites, simples 9 
hautes de quatre à six pouces, garnies de quelques feuilles 
linéaires, très-étroites, canaliculées , aJternes^sessiles et en- 
gainantes à Ieur4>â8e. Ses fleurs sont d'un jaune verdàtre , 
pédonculées , un .peu distantes les unes des autres, et dispos 
sées, au nombre dé cinq à six, en une petite grappe termi- 
nale. Cette plante croit dans les matais tourbeux de la France , 
de la Suisse, de rAUemagne , de la Suède , etc. ; on la trouve 
aussi dans rAéiérique septentrionale. ( L. D. ) 

SCHlBTi («ot.) Voyez Sekamaa. (Ji) 
. SCHICKINAM. {Bct.) Nom hébreu dn mûrier, selon Men*^ 
fael. (J.) . 

• SCHIBFERKOHLE [Hooills schisibuss]; (Min.) C'est U 
bouille ancienne ou filicifère, et en même temps celle qui 
réunit le plus complètement les qualités technologiques qu'on 
reokerche dans< le combustible. Ce mot allemand est quel* 
quefois employé sans traduction dans des ouvrages françoîs. 
Voyez UooiLLE. (B.) 

SCHIEFÉRMULLER* (lehÛiyoL) Nmn q»éeifique d'une . 
Truite. Voyez ce mot. (H. C.) : ' 

. SCHiEF&RSPATH. (Min.) C'est le calcaire (chaux carbo- 
natée) apathique nacré; Voyez Chaux casbonati^c. (B.) 
. SCH1£FEBTH01>?.. (Min.) Quoique notre intention n'ait pu 
être de donner un votabulaire polyglotte, nous avons cru 
devoir citer les. noms allemands ou de foute autre langue 
qui sont employés dans les ouvrages 'firadiçois, sans traduction ^ 
OU' ceux dont :1a trjMiuGtion en François demande qtlelque eon- 
sidénitioniiscieqtifique.' Le Sehitferlhon n'est point du schiste 
argileux ; mais de l'argile schisteuse, dont le caractère est d'à-* 
voir une struetpre Basile et schis^olide , et de se délayer 
dans l'eau; Le. Tfeonidài*^ est. du schiste argileux,, qui m 
se délaie. jamais par la simple action de l'eau, et qui, même 
broyé dans ce liquide , ne donne Jamais une massé pâteuse. 
(B.) 



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6û feCH 

SCHJEt.^ (IcMiyçl,) Nom antfficbieAdtt Sammt. Voyes et 

SCHILBÉ, SchUhe. (I^h^ol.) M« Qwif a séfaré tous ce 
nom > de« Sii^vm» i» Ùwawu» ei d^ û> ptuparl dca icklirjrdo* 
giftes, un genre du ftomQjm ^mewt, holoJbraaclies abdiwii- 
vaux ». Iecl^»awfaMe smx, earactèrea MiiyaiM : 

Corps conique;^ op^auU^ d^ brm^hksrtnoldlûi } houche au iout 
dif mmeoH; mageûma danaU Muipie^^ mrdinairû^ eowU, àprtmièt 
raynn épineuM^/krt ti dnJkihé;^ tèUfetUty déprimét; iMnfUr jaH^ 
Umeni T€lt¥éii; jtatxi phnét iri&*èM; premim'.ra)(on de ekofm 
wigt^vre fccioraU épin&t^ comme cdui de la émruUem 

Oa <lisl2ÎBguefa aâaémc»! k& Sgbiu^, qaî iqpq[i«ritnuieai k 
]» fanlUe des Oslobbouis ée.l/L. le prirfèBAeu'r DamérHydes 
Silures propremeàt éh&f qui as^oat poioA d^ëptoea k lû%^ man 
geoire dorsale; des MAi.AS7aUi>itEf<, dbiit.la nageoite dttiaale 
est a4îf<e¥se;. d^ea GAiJ<paaiiccs$ , dea FtmosESi. dei> Putâ&ODcs , 
des Bagbej) , des Schals , des Ubtérob a anches , des Dokas^ 
dies* TkACHiiiAas, de» iâuk(aki»tiAiiiivLO$.r qUi tavs oal deux na- 
geoires d«nal«s; dea LoaicAnuia et dea fitoosTovEa^ qui «al 
la boueke aoua le muaeau ; dea AsraàBea^' qm ont les oper» 
cttléa dea omacs i«ini(^iks. (Voyca cea dafféreaa noma degc^rta 
et OviAf BoaBa. ) ... i . . 

Le genre Schilbé ne renferme encore ^e dea pMaaon» du 
Nil, qui toua oflt kiiif: barbillona. 

Parmi eux nous citerons : 

Le Scatuaé ou Scsfaa^ : Sàhithc vmtgatiSf N.; Sdurux myséus^ 
Linnaeus* Nageoire eaudaAa foucduie,- mAduiirc svpërioivo 
•rmée de- deux rangéeade' pelâtes dénia aigiaè^kef recouabées; 
un seul raag de ces den4lii rinjfiéidenfe.. 

CepwaoB, d'utt^gais noÎEfttae unifoaBaet arâcdet nuàDcea 
rQ(ugse& siif Ift devant et la tftbey.» ki. haaaéea «ipercuies et sua 
les na^eoljeta anale et caudale , eataasezi oamniiift dàoa laNib 

Décrit d^aihord pas Uasaeiquist, il a été JE|fUBé depiiir.|ttft 
Sonoiai et potr le pffofessearr Gèoffruy* . 

. C'ea^ e«cGare as» méme^^enae qn'ii fa^U a ay i p a i ft t y le- Silnms 
auritusi dfroe éemierâaTaaty et qui est égalèoMiit d'JÉg^spae^ 

La: cha^ de ces dieux poissons. est man^calile. ^H. C. } 

S£WtLBL, {Ichâi^QL} Npm: arabe. du. Sifarus^ra^^sht» dey lin* 
neuï. Voyez Schilbé. ( H. C. ) 



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3CH 6î 

SCHIJLDÉ, {hhthyol.y Vqjçi ci-avant-ScHUBà et Schilbi. 
(H. C.) 

SCHILFERZ ou SCMLFGLASERZ , de FreiesleheB. {Min.) 
Il parait que c'est une siotple sous^variélé d'une vasriëté ou 
espèce d'argent antimonié et sulfuré, qui a défk reçu le» 
nom» de SprodglêAerZf de Roscharz, etc. Yoytt Ar.gekt &oirGr« 
(B.) 

SCHILLERSPATH. (Min.) Ce nom s'applique également 
dans quelques minéralogiçs ^Uemandes au felspatk eàatoyant 
ou Labrador» à Thyperstène et & la dîallage métalloïde , 
et même plus particuJièremeat à cette dernière sutetance. 
(B.) 

SC»1LL£RST£IN. (Mîn.) C'est la Diallage beonzite. Voyes 
ce mot. ( BO 

SCHINAN. (Bo£.) Nom syrien de rana^osi^ ap^^Ua^ em«* 
ployé aux mésH» «sages que k aoude , suivaDt RaHwolf. (J.) 

SCHINAB. {Sot.} Nom égyptûm du platane d'Orient» sui« 
vaat Farskal. (J«) > 

SCHINDEL. {lehAycl.) VoyH» Sanbai. (H. C.) 

SCHINDELN^GEL. (Min.) No^ft aUemawi du Psa ougists 
9AC1IXAIJLE* V«yez ce mot. (B.) 

SCHINOIDES^ {Bot.) Unaeiia avoit p^rimilivenent éonné 
ce noM à ua aH^riss^aïu. qui est devenus eaauite nonfagara 
fya{çodfi$» \f9' nom dte vikinut ,, gu^il \m a.vecl ausai sufaslîtiié , 
a été plà« t^d traJMporté à un autre g«nre, qui est le maUe 
pu poivfiei^ de». Sapa^ols, ( J. ) 

SCHINOSTAOfHlUM. {Bot.) Un des noms anciens donnés 
au chanvre cultivé, suivwa Euellliia. (1.) 

SCHiNUS* (£«(•) Ce nom girec ,. sous. lequel Dioscoride 
Aésignoil te l^^iaqiM» pis/«ffi> ii^4iieas.| a étié transporté par 
lituiiasua an Mo/fe d/e* Clesijift, genre die la mâne faimiUe« 
Voye&M«^ii*(p(^> 

SCHK>X£B1NA^ (J9t44 Voyes ^lccbas. ( J.) 
' S€HIRA% (f oK) S^kon cite sous ce nom un palmier de 
ICadag1ascfte9.doti1t.on beûle ré«i«rce'pou« en tirec.dbu sel prot 
pi>e aux ossftÎMHiAcmeos*. ( J...) 

SCiii&OËU (Mtii.) Ce^ la lounmltne sehorL Voyex Xoca^ 

MAJUK£«.(£U) 

SCHI|lU.(Miii^>C'e|itun nomallemaad, 8|rnoayiae(ieic^W^ 



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64 SCH 

mais 4^1 s^applique tantôt à Tamphibole,, tantôt au schédin 
wolfram. (B,) 

^ SCHIRLROBALT. (Min.) Ce n'est point un minerai de co- 
balt, comnèe son nomsembleroitXindiquer ; mais un minerai 

d'AaSBNIC NATIF ÀACILLAIRE. (B.) 

. SCHIRON* ( Ornilh. ) Nom vulgairç de la grive litoroe , 
turdus pilaris f Linn., en Itatie. (Ch. D.) 

SCHIRRING. {Ornith.] Nom que porte, en Suisse , le sterne 
pierre-garin,, s ^erf»a birunio, linn. (Ch. D.) 

SCHIS ANDRE, Sekisandra. (Bo/. ) Genre de plantes dico* 
tylédones, à fleurs monoïques, de la famille des ménisperméesj 
de la monoécie syngénésie de Linn^eus , offrant pour caractère 
essentiel : Des fleurs monoïques ; dans les fleurs mâles , un 
calice à neuf foliole^ caduques; point de corolle; cinq ëta- 
mines presque sessilesj les anthères contiguës à leur bjbe, 
conniventes au sommet : éans les fleurs femelles, un calice 
semblable à celui des mâles -, plusieurs ovaires acuminés par 
le stigmate. Le fruit est constitué par plusieurs baies dispo- 
sées presque en épi sur un réceptacle alongéj chaque baie 
ne renferme qu'une semence. 

ScHisANDRE A FLEURS ÉCARLATEs : Schimuidra coccitiea y Mich.y 
FL bàr» amer. y' 2 , pag. 219, tab. 47 ; Poir., IlL gen,, SuppL, 
tab. 996. Arbrisseau dont les tiges sont souples, cylindriques^ 
glabres, grimpantes, rameuses , garnies de feuilles alternes» 
pétiolées, distantes ^ glabres, ovales, lancéolées, k peine den- 
tées ou un peu sinuées à leurs bords, acuminées au sommet^ 
rétrécies à leur base ; les supérieures , longues de deux ou 
trois pouces, à nervures latérales simples et alternes; les pé^ 
tioles plus courts que les feuilles. Les fleurs sont solitaires 
ou disposées en une petite grappe courte, à l'extrémité d'un 
Jiong pédoncule grêle , axillaire. Le calice est d'une belle 
couleur écarlate, composé de neuf folioles concaves, arron^ 
> diçs, disposées sur trois rangs; les intérieures plus fortement 
colorées. Les baies sont petites et présentent, à Tépoque dé 
la maturité, un petit épi alongé par le prolongement du ré- 
ceptacle commun ; les semences ovales , oblongues , arrondies, 
presque lisses. L'embryon est droit , renfermé dans une subs- 
tance charnue et verdâtre; la radicule oblongue, cylindri- 
que; le% cotylédons plans, ovales ; rapprochés. Cette plante 



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SCH es 

j^rolt ftuic lieux ombragés dans la Caroline et la Nouvelle- 
Géorgie. (PoiR.) 

SCHISMATOPTÉRIDES. {Bot.) Willdenow donne ce noi* 
i la quatrième division de sa famille de gonoptéridées , qui 
comprend les fougères munies de fronde, roulée en crosse 
dans leur naissance , et dont les capsules, incomplètement 
annulées, s'ouvrent par une fente, rarement sessiie sur Im 
partie postérieure et inférieure de la fronde, et le plus 
souvent disposées en épi ou en panicule. Il y place les genres 
AngiopUri^, GUichenia, Merlensia, Todea, Mohria, Hydro* 
flosium, Sûhizcta, Anémia et Osrrunda. (Lem,) 

5CHISMUS. {Bol.) Palisot de Beauvois, dans son Agrosto- 
graphie, pag. 72, lab. i5, fig. 4, a établi ce genre de gra- 
minées pour lefcstuea talyeina de Linné* Ses fleurs sont dis- 
posées en une panicule simple , resserrée en forme d'épi. Le 
calice renferme trois à six fleurs. Ses valves sont aussi lon- 
gues et même plus longues que les fleurs; la valve inférieure 
de la corolle est échancrée eq deux lobes à son sommet, 
raucronée dans le miKeu par une pointe très#fine. La se« 
mence est libre, obtuse, à peine sillonnée. Voyez FéroQcs. 

(POIH.) 

SCHISMUS. {Mamm.) L'un des noms latins de la fouine. 
{Desm.) 

SCHISOLITHE. {Min.) M. Hausmann donne ce nom à un 
genre de minéraux qui se compose du mica, de la chlorite, 
du talc et dé la lépidolithe , et auquel il attribue pour carac- 
tère d'être essentiellement composé de silice, d'alumine et 
de potasse , et d'avoir pour noyau de cristallisation un prisme 
droit à quatre pans, dont les angles sont de 60^ et 120'. 
(B.) 

SCHISTE. ( Min. ) Il y a parmi les minéralogistes deux opî* 
nions sur la valeur de ce nom. 

Les uns le regardent comme simplement qualificatif, comme; 
indiquant seulement une structure feuilletée ou fissile, et 
pouvant, par conséquent, être appliqué adjectivement à tous 
les minéraux qui présentent cette structure. C'est ainsi que 
l'a considéré Werner. 

Aussi le mot Séhiefer (schiste) ne se trouve-t-il jamais sçul , 
il est tQuîoucs réuni , et avec d^ nçms qui indiquent des mi- 
48. 5 



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€S SCH 

néraux de toutes les natures. On a le Kieselschiefer , silex schl^ 
teux; le Glimmersehiefer y mica schisteux ; le Talksehiefer j talc 
schisteux; le HomhUndeschie/er ^ amphibole schisteux, etc. 
Ces noms et leur tradMCtion s'accordeal bien avec la qualité 
adjectivet at^tribuée au qiot schiste; mais dans lessuivana., 
Brandschirfer , schiste combustîl^e ; KUbsehiefer, schiste hap- 
pant; Po)i(srêohi^er, schiste polissant, et d^au très semblables , 
où il est lijé avep un adjectif, il )oue le r61e de substantif; 
il indique en même temps une qualité et une structure, 
sans indiquer un co^p3 ; et remarquons que cette double 
disposition se trouve da^s les ouvrages des élèves de Wemer, 
par conséquent des naturalistes qui établissent que le mot 
schiste ind^qu^ une structure et non pas un corps. 

Nous çussMME^ donc été maAtre de choisir celle de ces deux 
acception qu> nc^us auroit p^ru préférable. Or, Tusage où 
sont depuis loà^t^mps les vwéfalegiftes français, de cansi-, 
dérer les schistes comme une aorte particulière de pierre, 
nous auroit décidé, lors mjême que nous n'eussions pas eu. 
rautorité puissante de Wallerius, qui s*est expliqué à cet 
égard d'nne mwière formelle, et nous dirons, comme lui, 
qu'en restreignant à une espèce de roche d'apparence ho-v 
mogène, le nom substantif de schiste, cela n'empêchera pas 
d'ajouter Tépithète de schisteuse ou fissile aux pierres de dif- 
férente nature qui ont la. structure feuillelé^e^u fissile. 

Le SçHfsra est. U09 ro^çh^ h^mQgène o,u d'apparence ho- 
mogène, d'uqe nalure aj^^oïdi^ et d'une struct^ire fissile, 
qui ne se délaie pa». dajis l'eau. 

Le noQi df» rocJ>(( ijidique déjà qu'il n'est, pas susceptible . 
de donner îles crjstatux iréels et rigoureusement d4t^?aiin0bles. 
Il a une structure principale fissile, tantôt tabulaire, tantôt 
feuilletée. Les feuillets sont quelquefois très-droits, daiis d'au- 
tres cas ib sont sinueux et ménie très-contoumés. Outre cette 
structure essentielle, les schistes pi:ésente&tdearjo^«t0 obliques 
aux jointspvincîpaux qui divisant la masse en paraUélîpîpèdes 
obliqu99gîeft i^?ég^lie^9• 

La tenture est généralement terreuse, à grain fin. L'ana- 
lyse mécanique y fait distinguer presque tQUJjOurt une mul- - 
titude de lamdles imperceptibles. dç mica, en sorte que cette 
roche semble n'être d^ns quelque cas qu'un mica compacte. 



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SCH 67 

la cassure est généralement fragmentaire on esquilleuse. 
Elle s'opère asses facilement. Le schiste est toujours aises 
tendre pour se laisser rajer par le cuivre ) c'est pOur ainsi 
dire ce q.Hi constitue scm caractère argilolde. Sa rayure est 
toujours grise. 11 ne fait jamais pâte avec l'eau , lors même 
qu'il a été trituré long-tempa arec ce liquide. C'est ce qui 
le distingue des argiles et des marnes feuilletées. 

Sa pesanteur spécifique yarie de 1,9 à 3,8. 

Il est toujours complètement opaque , sans éclat, ou n'ayant 
qu'un foible éclat soyeux. 

Ses couleurs varient entre le noir , le gris, le brun-blenâtre 
foncé , le verdétre , le jaunâtre et le rougeàt^e. Toutev ces 
couleurs sont sales , quelquefois répandues unifbrmément dans 
la masse, quelquefois disposées par taches, veines, sones ou 
dendrites* 

La eemposition du schiste ne peut pas être indiquée d'une 
manière précise, cette pierre n'étant souvent homogène 
qu'en apparence; mais on peut dire que la silice, Falnmine 
et le fer en sont généralement les principes dominans. Fres- 
que toutes ses variétés sont fusibles en émail noir ou ^run' ; 
quelques-unes font effervescence avec les acides ; dTautres 
indiquent, par Taction du feu, la présence d'utfe matière 
charbonneuse ou bitumineuse. 

Lorsque les schistes renferment une asseï grande quantité 
de pyrites disséminées pour dcmnerparla cakinotibn etTeflo- 
rescence des sels sulfuriques, alumineux ou ferrugineux, 
ils constituent pour nous une autre sorte de roche , que nous 
avons décrite sous le nom d'AMPiura (voyes ce mot). 

Lorsque quelques parties compcMAntes des schistes, qui ne 
sont pas réellement homogènes, viennent & se développer et 
à dominer, riles font passer ces roches aux phyllades ' , cal- 
schiste, psammite ou macigno. 



1 M. d'Aubttitton a applique le nom dé phjrllode k tons les schistes, 
en les considérant tous comme des roches hétérogènes, mais hi partief 
indiscernables k Tceil nu. Nous avons donné ailleurs nos motifs ponr 
eonserver le iiom de schiste k cet rocheii d'apparence homogène, et 
pour appliquer celui de pkylladé avi rotfhcs distinctement et par con- 
séquent évidemment hétérogènes. 



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«8 SCH 

1. Schiste LuiSAsiT '• Il est luisant et comme soyeux dans le 
sens des lames. Ses lames sont souvent courbes ou plissées et 
comme gaufrées, rarement parfaitement planes. Ses couleurs 
sont le gris-bleuAtre foncé , le gris de perle , le verdàtre, le 
jaunâtre tirant sur le vert, etc. irhe fait aucune efiFerves- 
jDence , et se fond assez facilement en un émail gris ou jau- 
nâtre rempli de bulles. 

Le schiste luisant passe au micaschiste par des nuance» in<» 
sensibles, au point qu'il n'est pas possible d'établir une ligne 
^précise de démarcation entre ces deux substances. 

Ce schiste appartient aux terrains primordiaux de sédiment. • 
Sa stratification est oblique , il ne renferme aucun débris de 
corps organisés ; mais il contient souvent des sulfures métalli- 
ques en grains disséminés ou en veinules : il est quelquefois 
traversé par des filons puissans de diverse nature, et c'est un 
des gt tes de minerai le plus ordinaire. On en trouve dans 
tous les pays» Nous citerons comme exemple : le schiste lui- 
sant verdâtre ^ et à feuillets presque droits , des environs 
de Cherbourg} -— d'un brun foncé et satiné, à feuillets pres- 
que droits, des environs de Servoz, en Savoie; il renferme 
des filons de plomb et de cuivre sulfurés $ — * de la mém^ 
couleur, mais k feuillets comme gaufrés, de Hermersdorf, 
près de Freiberg en Saxe ; -^ d'un gris rougeâtre , avec des 
taches oblongues ^ et d^un rouge plus brun , de Schnéeberg ^-—^ 
d'un gris brunâtre et donnant des fragmens esquilUux, de 
Hartetrtein tn Saxe. 

2. Schiste a&doise*» Le caractère de cette variété est de 
se présenter en grands feuillets minces, très- droits, faciles^ 
à séparer, et sonores, lorsqu'on les frappe avec un corps 
dur. Leur aspect est terne, quelquefois un peu luisant. Ce 
schiste est souvent assez dur pour recevoir la trace du cuivre i 
Il est généralement plus dur et plus compacte que la variété 
suivante; il ne fait point effeivescence avec les acides, et fond 
facilement au chalumeau en une scorie luisante ; sa couleur 



1 Yariété du schiste argileux ( Thonsckiefer). Breitb., Lbohh. 

9 Argile schisteuse tabulaire et argile, schisteuse tégnlaire. 'HâiÏT. — 
Yariélé du schiste argileux i^Thonschiefer). htiocn» -^ Sckistus mensaiis 
et ardesia tegmlaris. Waii. — ArgilUte* Kiaw» 



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SCH 69 

4irdlHaire est le brun bleuâtre, mais il y en a aussi de ver- 
dâtre, de rougeàtre*, etc. L'ardoise a été analysée parKirwan 
et par M. d*Aubuisson. La dififérence notable des résultats 
peut tout aussi bien provenir de la. différence des ardoises 
examinées que de Fimperfection des procédés. 



Ardoise rougi< Aire 
^'Anglesej. 



Ardoise d*Ançtr-i, 

Ardoise de BaHv 

nahinch. . . ^ . 



— ^— 




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= 3,5 




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07,6 


0537 


Pt>»asst? 


04,7 


'^Sr) 


»7î4 


iij6 


03,3 


PïjV 


06,4 


, — 



Kl r^ 311. 

D'Aubuistea. 



. On trouve ce schiste en grandes masses, séparées par des 
fissures nombreuses et parallèles. Sa stratification est toujouts 
trés-inclinée à Thorizon, et quelquefois même verticale. Ce^ 
couches appartiennent aux terrains primordiaux de sédimens* 
Elles présentent très -r fréquemment des empreiotes de corps 
organisés, notamment de végétaux , plus rarement d'ani- 
maux ; tels que poissons trilobites , ammonites , etc. ; elles 
renferment ^ussi des noyaux et des cristaux de fer sulfuré*. 
Les couches d'ardoise sont presque toujours traversées et 
coni me coupées par des filons minces de quarz ou de chaux 
carbonatée, qui divisent. la masse en grandes pièces, prdi« 
nairement rhômboïdales. 

Les ardoises propres à être employées pour couvrir les 
édifices , ne sont pas aussi répandues que le sQhiste ardoise , 
considéré minéralogiquement , parce qu-on exige dans cet 
pierres des qualités qui n'accompagnent pas nécessairement 
tous les échantillons qui appartiennent à cette variété* On 
exploite des carrières d'ardoise : 

En France, aux environs d'Angers. Cette ardoise est d'une 
quàlitjé excellente : elle fait partie d'une oouehe qui s'étend 
de l'ouest à l'est, entre AvriUé et Trelaié,, dans l'esoace de 
huit kilomètres. Cette couche esi^^xploitée sur plusieurs points 



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7<> SCH 

à cier ouvert. Let premières parties sont trop fendillées, et 
les secondes trop solides pour être employées comme ardoise. 
Ce n'est qu'à cinq mètres de profondeur que se trouve la 
bonne ardoise, qui est divisée en rhombes par des veines de 
quarz' et de cbàux «arbonatëe spathtque. Cette ardoise ren- 
ferme les animaux fossiles de la famille des trilobîtes, qu'on 
a désignés sous le nom d'ogygie ; elle est souvent pénétrée de 
fer sulfuré. — A la Perrière près de Cherbourg, et près de 
Saint-Lo, département de la Manche; -^ à Rimogne, et à 
Rocroy, près de Charleviile, sur les bords de la Meuse, dé- 
partement des Ardennes; la couche est épaisse d'environ vingt 
mètres et fort étendue; elle est inclinée de 40^ à l'horizon. 
Il n'y a guère que la partie moyenne de cette couche qui 
donne de bonne ardoise ; la partie supérieure est trop friable 
et la partie inférieure trop dure. Cette ardoise est traversée 
de nombreuses veines de quarz blanc ; on n'y trouve ni em- 
preinte , ni débris de corps organisés. Elle est exploitée par 
puits et galeries souterraines. On est parvenu k une pro- 
fondeur de cei|t trente mètres environ. — On trouve aussi 
des petites carrières d'ardoise dans les vallées qui sont au 
pied de la chaîne des Pyrénées. Elles sont abondantes dans 
le département de la Lozère, qui en a pris son nom. 

Il y a des ardoisières en Angleterre , dans le Derbyshire. -* 
Dans le Westmoreland ; l'ardoise y est bleuâtre. — Dan» l'ile 
d'Anglesey$ elle y est d'un rouge purpurin, etc. (Rirwan.) 
Les ardoises qui sont employées à Londres , viennent principa- 
lement de Bangor, dans le Caemawanshire , pays de Galles. 
Elles sont grisâtres. L'Ecosse a deux carrières d'ardoise , re- 
marquables dans l'Argyleshire : celle d'Éasdale , qui fournit 
par an environ cinq millions d'ardoises, et celle de Dunme- 
niss près Ballynahioch en Downshire, qui n'en produit que 
cinq cent mille. — En Suisse , au Plattenberg , à deux lieues 
de Schwanden, dans la vallée de Seruft, canton de Claris. 
C'est plut6l un phyllade pailleté , qui renferme des débris de 
poissons fossiles. Les ardoises sont taillées en grandes plaques , 
destinées pour écrire, pour faire des poèfles, des tables, etc. 
-^£0 Italie, à Lavagna^ sur la ctié de Gènes: l'ardoise y est 
tellement dense , qu'on en forme les parois des citernes oh 
Ton conserve Thuile* Elle d^nne des tables d'une très -grande 



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SCH 7» 

dimension. Quelques peintres italiens font employée pour y 
peindre des sujets à fond noir, ou k figures noires sur un fond 
xle couleur. Pietro Dandini y a peint une adoration des mages. 
Il a laissé le ton de la pierre pour faire le ton do foi Maure 
et celui de la nuit ; dans Fenlèvement de Profterpine et dans 
la délivrance d'fiuridice , ce même peintre a su tirer paHi de 
la surface noire de Tardoicr pottr repiiésenter le» ténèbres de 
Fenfer, etc. (Taegionni.) On n*y a encore découvert aticuns 
débris de corps organisés. 

On peut encore indiquer des carrières de schiste ardoise 
au Harz, prés de Goslar, de Lauthenthal , de Btenk^nburg , et 
SUT les boirds du Rhin, au-dessous de Mayetttte, d^tpuls Kemp- 
ten, sur la rive gauche de ce fleuve, Jusqu'à Bachàrach. 
' Elle est très -répandue dahs le» États-Unis d'Amérique. ■ 

Pour que les ardoises soient regardées comme de bonne 
qualité, il faut que les blocs d'où on les extrait puissent se 
diviser facilement en feuillets minces et droits. On remarque 
qu'ils perdent cette propriété s'il y a long-temps quiis sont 
sortis de la carrière. Les ardoises doivent aussi être assez 
coinpactes pour ne point absorber Teau , on juge qu'elles ùtît 
eettt qualité lorsqu'après avoir été plongées quelque temps 
•dans ce liquide, elles n'ont point augmenté de poids d'une 
manière remarquable. Les ardoises spongieuses se détruisent 
•promptement par l'action successive de Thumidité et de la 
gelée. Les pyrites que renferment les ardoises les rendent 
difficiles à tailler et hâtent leur destruction en se décom- 
posant. 

La partie supérieure des masses de schiste ardoiïe e%t tou^* 
)ours friable 9 et ne peut être employée. On l'appelle ec^ê^. 

M. Vialet a ptoposé de rendre les ardoises plus cmn- 
pactes, plus dures, et, par conséquent, plus durables, en 
les faisant cuire dbns iin four à brique. 

3. ScàisTB AAGiLBUjt*. Gc whiÊtc Cet plus tendre que l'ar- 

I Yojes dans la Minéralogie de Cleaveland, ëdit. de i8a2 , le» nom* 
breuses localités citées pag. 449. 

a Thonschiefer , le schiste argileuk. BaoCH. Les minéralogistes et 
géognostes de Técôle allemande réatiissent sous cette dénomination le 
schiste luisant, le schiste ardoise, et mktnk plusieurs phyllades, en 
sorte <iue les caractères ihinéralogiquet qu'ils donnent , sont beaucoup 



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7^ SCH 

âoise } Btê feuillets tdn^t moins minces; ils n*oikt ni Ift médie 
solidité, ni la même étendue que ceux de cette pierre, et se 
divisent en petits fragmens rhomboïdàux, qui sont quelque* 
Ibis d'une grande régularité. Il répand une odeur argileuse 
Iréft-sensible; il absorbe Teau promptement et assez abondam- 
ment ; il ne fait aucune effervescence , et fond au chalumeau , 
comme les variétés précédentes ^enfin il se laisse toujours 
rayer par le cuivre , et n'en reçoit jamais la trace. ' 

Sa couleur la plus ordinaire est le gris bleuâtre j cependant 
il' y en a aussi de brup foncé, de rougeàtre, de rubigineux, 
de jaune d'ocre^ de vert sale et de brun, etc. La rivière de 
{loya, département des Alpes maritimes, prés de Fontano, 
entre Saorgio et Tende, est bordée de masses d'un schiste ar« 
gileux en feuillets très- inclinés , généralement rouges, mais 
offrant de grandes parties d*un vert poireau* (Ans* Dbsma* 

aEST.) 

Ce schiste diffère peu du schiste ardoise, et il appartient, 
comme lui, aux terrains primordiaux de sédiment) il fait 
quelquefois partie des terrains de houillers et est imprégné 
de bitume, au point de devenir combustible. Il entre alon 
dans la variété désignée sous le npm de Schiste bitumineux. 

On doit rapporter à cette variété plusieurs schistes homo.- 
génes , qui sont d'un gris verdàtre ou brunâtre , et que l'on 
emploie avec de l'c^H pour préparer certains métaux au poli, 
Qn les nomme dans les arts pierres à l'eau tendre^ Elles se dé* 
l#ient promptement dans l'eau par le frottement qu'on leur 
fait subir. Leur poussière est douce, assez fine, et assez dure 
pour user lés métaux ; mais les molécules ne sont pas agré- 
gées assez puissamment dans U pierre en masse» pour qu'elle 
puisse résister au frottement du cuivie sans être rayée. 

La plupart des schistes argileux nommés pi^rrM i Feaut 
viennent d'Allemagne. On ne dit pas de quelle contrée. 

On fait aussi avec ce schiste argileux des crayons gris, 



plus étendus que ceux que nou« attribnont ao tcKîtte argileux. — Schis- 
tins fn^ilis» IViLi,. -:- l(iUas. K|rw. 

1 Ces caractères excluent de cette Tariëté et les pierres k aiguiser 
fi les pierres de toucbe, dont la propriété essentielle est d'être as^ea 
r)idef p«ur fiser If s métaux ft en cciivi^rferia trscct 



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«CH ^i 

jintmés k écrire sur les ardoises. Le plus gmnd nombre de 
ceux qu'on emploie en France, viennent d'Allemagne par 
I^uremberg. Mais M. Brard a trouvé dans la mine de Saint- 
Lazare, département de la Dordogne, da schistes propres à 
donner de très - bons crayons. 

4. Schiste coticvle'. Cette variété est plus compacte et 
plps dure que les autres ^ elle se laisse cependant rayer par 
le fer, et même par le cuivre, loftqu'on agit avec un angle ; 
maiç elle use les métaux et en reçoit la trace lorsqu'on la. 
frotte avec une partie plane ou arrondie, La structure au 
schiste coticule est moins feuilletée que celle dès autres 
schistes; elLe paroSt même massive dans les échantillons peu 
volumineux; en sorte que sa cassure est tantôt schisteuse, 
tantôt inégale , et tantôt conchoïde et écailleuse , comme celle 
du pétrosiiex. Ce schiste est tranriucide sur ses bords minces ; 
11 ne iait aucune effervescence avec les acides, et se fond 
en un émail brun , un peu boursouflé. * 

Il a été analysé par M. Faraday , qui a trouvé dans Téchan- 
tillon soumis à ses recherches, les principes suivans : 

Silice 71,3 

Alumine i5,3 

Oxide de fer ... . 9,3 

Eau 3,3. 

Le schiste coticule fait partie des terrains primordiaux de 
sédiment, composés d'ailleurs de schiste argileux; il passe 
quelquefois au talc endurci > et présente même des efflores- 
cencea de magnésie' sulfatée. (Baocitant. ) 

On trouve des schistes coticules : au Hars, à Altenau , 
Zorge , etc. -^ En Saxe , à Seifendorf , près de Freiberg ; —^ 
en Bohème ; -^ en Styrie» — On en exploite à Lauenstein , 
4aiis le margraviat de Bareith et dans les Ardennes. On Fa 
trouvé aussi dails différentes contrées des États-Unis d'Ame- 

1 Sehistus coticula. Wall. — Weisschiefer ^ le schiste à aignisen 
Broch. — Argile schisteuse novaculaire. Hauy. — Novaculite. Kiaw. — 
Cos. Delahétb. 

2 J'ai Térifië ce caractère sur le schiste k rasoir de la Belgique , suf 
le schiste. ?ert ft lancette^ tnr la pierre k polir, dite pierre à Ftnu 
dure, etc. 



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n SCH 

tique et daoâ la lOéoiCl Bîtoation gëognostique qu'en Europe. 
' On ne connoft pu exactement les lieux où se trouvent les 
pierres à aiguiser schisteuses qui sont dani le commercé de 
Paris, et qui viennent presque toutes d'Allemagne jfar Nu- 
remberg. On j désigne les sortes suivantes : 

La fierrt à ttuoir. Elle est formée de deux lits superpesés , 
Tun jaune et l'autre noirâtre; sa cassure, dans le sens des 
feuillets , offre une texture stHée. Ce schiste vient de Vieil- 
Salm dans les Ardennes. Il en vient aussi de Diisseldorf; La 
présence des deux couches, jaune et brune, est un caractère 
«i reconnu dans le commerce, qu*on ajoute une couche 
èrune aux petites pierres qui en sont privées. 

La pierre à lancette. Elle e%t d*un gris verdàtre ; sa texture 
lest à peine schisteuse, et sa cassure conchoïde et écailleuse. 
Bile vient d'Allemagne , par Nuremberg. On prétend qu'il 
s'en trouve aussi dans le pays d'Aunîs (Charente inférieure). 

La fierre à l'eau dure. Elle est compacte , è cassure écail- 
leuse, verdàtre; mais plus pâle que la précédente, et elle 
passe au psammite schistoïde. On la tire de Nuremberg. 

5. Schiste marneux. Cette variété se distingue facilement 
des autres, parce qu'elle fait efiervescence avec les acides; 
elle est opaque, assei tendre; sa structure est schisteuse, à 
feuillets plans ou courbés. Ce schiste est d'an blanc jaunâtre 
sale, rôugeâtre ou même brunâtre. Dans le premier cas il 
«e rapproche des marnes proprement dites ^ mais encore plus 
des marbres argileux; dans le second, il renferme un peu 
de bitume, qui se fecoUnoit par son od^ur au moyen du 
feu : il fond au chalumeau en une scorfe brune. 

Les schistes -marneux appartiennent, les uns aux terrains 
de sédiment moyen jurassique (Pappenheim, Eichstedt), les 
autres aux terrains de sédiment supérieur (Bolda prés Vé- 
rone^ etc.) ; les uns et les autréà renferment entre les 
feuillets de nombreux restes organiques de poissons , de 
mollusques, etc. 

6, ScUis-tK BiTuMiNfecx'. Il est noir, perdant en partie sa 

i Brandschiefer ^ We»!ï., et ^vlmï Kohlenschiefer , hiiuminhsèr Mer- 
-gelschiefeè^ , KMpfirHhlefer, ' 

On voit qu'on réunit minér^logi^utment sous cette dénomination des 
•chîsies bitumineux qui appartiennent k des terrains très-dilFércns. 



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SCH 75 

c!DuIébr par Taclion du feu, en répandant une odeur de bi- 
tume. 

Il est généralement JoUde , à feuîllete ^elquefbis' trés^ 
épais 9 contournés; il fait dans plusieurs cas effervescence 
avec Facide nitrique, te qui indique la présence du calcaire; 
enfin il renferme souvent du minerai de cuivre disséminé en 
particules presque invisibles. Ces circonstances , quand elles 
sont réunies , ont fait donner à cette roche le nom de ichisU 
marneux j hitumineux, euWrtux, 

Le schiste bitumineux est priilcipalement composé , d'après 
une analyse de Klaproth, de silice 9I d*alumine, de chaux, 
de fer oixidé «t de bitume. 

Sa pesanteur spécifique varie de 1,99 k 2,06, suivant qu^il 
est simplement terreux ou métallifère. 

Ce schiste alterne avec le schiste argileux , Targile schis- 
teuse, les phyllades pailletés et les psammites dans les ter- 
rains houillers» Dans ce cas il est souvent pénétré d^une très- 
grande quantité de bitume et rarement marneux. On indique 
comme exemple de localité de ce schiste le Kammerberg près 
de Manebach en Thuringe, Neustadt dans le Harz, Fitfirran 
dans le Fifeshire en Ecosse. 

Il fait aussi partie des roches de terrains de sédiment infé« 
rieur, «fui sont placées entre le pséphite et le calcaire pé- 
oéen. Il renferme souvent dans cette position du minerai de 
cuivre et àt$ débris de poissons pénétrés de pyrites. Celui-ci 
est ordinairement marneux. Il se montre principalement en 
Thuringe, pires d*£isleben , de Saugerhausen , d'Ilmenau , etc. ; 
en Hesse, à Riegelsdorf; — dans le Palalinat, k Mttnster- 
appel ; — à Muse près d*Autun , avec des ichthyolites ; — dans 
les États-Unis d'Amérique , à Westfîeld aux environs de Midd- 
letown en Connecticut. Il renferme également des ichthyo* 
lithes des mêmes genres que ceux delà Thuringe et des envi- 
rons d*Autun: considération géognostique très- remarquable; 
7. Schiste ferrugineux. Il est rougeàtre, souvent solide, 
luisant, et très -pesant; sa pesanteur spécifique allant )us« 
qu'i 3,8 et même 4. 

C^est un mélange intime, à parties indiscernables, de schiste 
argileux et de fer oligiste. 
Il est quelquefois accompagné de vrai minerai de fer. 



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76 SCH 

On trouve des exemples de cette variété près de Cher- 
bourg, où il a été employé pour faire de la pouzzolane ar- 
tificielle, et à Tusioe de Sundwig dans le comté de la Mark. 

8. ScaisTB 3IUCEUX '• Solide; structure très-évidemment fis- 
sile, dure tu point de rayer le fer, très-difficile à fondre. 

Il est ordinairement noir; ses fissures de stratification sont 
souvent enduites d'un vernis brillant , qui paroit élre de même 
nature que le graphite. 

C'est un mélange en parties non distinctes de silice et de 
schiste argileux* Il ne faut pas le confondre avec le phtanite, 
dont il se rapproche en effet beaucoup , mais qui n'est qu'un 
silex noir, opaque, Schbtoïde. 

Il se présente dans plusieurs parties du Thurîngerwald. 

Les schistes homogènes sont généralement en couches con- 
tinues, fort étendu es, d'une épaisseur très-variable et presque 
jamais horizontales. Tant6t ils forment à eux seuls des mon- 
tagnes entières et même des chaînes de montagnes. Tantôt 
leurs couches sont interposées entre des couches de pierres 
ou de roches de diverse nature. Ils recouvrent généralement 
les granités, Quelquefois ils semblent liés avec ces roches et 
même s'y répandre en veines ramifiées; mais alors ils ac- 
quièrent plus de dureté et passent au trapp, au phtanite, etc.. 
Les schistes luisans. alternent quelquefois avec les roches pri- 
mordiales de cristallisation, tels que les syénites, les gneiss, 
les micaschistes, la chaux carbonatée saccaroïde, etc. Les 
débris de corps orgs^nisés qu'on rencontre fréquemment dans 
les sphi&iesy appartiennent la plupart au règne végétal, prin- 
cipalement aux plantes monocotylédones , et plus particuliè- 
rement à celles de la famille des fougères. Ces plantes y sont, 
très-bien conservées, et leurs feuilles sont souvent epoipléte- 
ment développées. On doit observer que la même feuille ne 
fait jamais voir ses deux faces, et que des deux fragmens 
du ischiste, entre lesquels elle étoit située, l'un présente le 
relief et l'autre le creux de la même surface. Bruguière a 
fait remarquer aussi que , lorsqu'on découvre une empreinte 
de fougère dans un schiste, ce n'est jamais la face inférieure 
dé cette plante, celle qui porte les fructifications 9 que l^on 

1 Uornsteinschiefer, Bekbihc. 



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SCH 77 

net à nu , mais toujours la face supérieure. Parmi les pro- 
duits du régne animal, on n'y voit guère que des poi3Sons, 
'et il est très -rare d'y rencontrer des coquilles. 

Les schistes forment une grande partie de la croûte dtt 
globe. Les montagnes schisteuses bordent en général les mon- 
tagnes de granité, de gneiss et de micaschiste* Elles ont une 
forme arrondie qui les fait aisément reconnoitre. Ce sont 
ordinairement celles qui offrent les pâturages les plus unis, 
les plus étendus et les plus beaux. Les schistes solides et â 
feuillets épais , forment assez souvent des collines' élevées et 
roides, qui resserrent entre elles des vallées étroites. (B.) 

SCHISTE ALUMINEUX. {Min.) Voyez Ampi^ite. (B.) 

SCHISTE CUIVREUX. (Afin.) Voyez Schiste bitumineux. 
(B.) 

SCHISTE GRAPHIQUE. (Mm.) Voyez Amp^ute. (B.) 

SCHISTE HAPPANT [Klebschibfer]. {Min.) Ctsï la marne 
argileuse fissile. Voyez Marne. (B.) 

' SCHISTE MICACÉ. ( Mîn.) Rapporté quelquefois et très- 
improprement au Glimmerschiefer , qui est notre Micaschiste. 
(Voyez ce mot.) Le schiste micacé est une roche hétérogène 
tout- à -fait différente du Glimmerschiefer. C'est un Phyllaix. 
Voyez ce mot. (B.) 

SCHISTE NOVACULAIRE. (Mm.) Voyez Schiste coticule. 
(B.) 

SCHISTE A POLIR [Pouerschiefee]. {Min.) Voyez Tripoli 
schistoïde. (B«) 

SCHISTE TÉGULAIRE. {Min.) Voyez Schiste ardoise. (B.) 

SCHISTEUSE ou ARI>OISÉE. ( Erpét. ) Nom spécifique 
d'une couleuvre décrite dans ce Dictionnaire , tom. XI , pàg. 
«07. (H.'CO 

SCHISTIDIUM [Pendulette]. {Bot.) Genre de la famille 
des mousses 9 qu'on doit à Bridri , voisin dujSjrmnoitomum , et 
qui appartient à l'ordre des ^nousses à péristome nu. Il se 
distingue par sa coiffe en forme de mitre ou campanulée , 
mais un peu conique , découpée à la base en plusieurs la- 
nières presque égales , rarement entières ou seulement à une 
seule fente longitudinale -, capsule sans apoj||iyse et sans an- 
neau. 

Les fleurs sont monoïques ; Içs mâles gemmiformes ^ axil* 



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;8 SCH 

la!res ou terminale* , avec six à douze airthèrea entremêlées , 
avec dès paraf^hyses un peu en massue, aigus, également 
articulés y rarement nuls ; les* fleurs femelles sont terminales 
et renlermeot des parsphjrses filiformes, régulièrement arti- 
culés f entremêlés avec deux k huit corps reproducteurs* 
Les séminules sont brillanies, ponctuées, très -petites; une 
seule espèce les a beaucoup plus grandes. 

Ces mousses forment des touffes ou des gazons : les unes 
imitent le phascum par leur petitesse et leur position droite, 
quelques-unes sont un peu rameuses, comme le grinunia, et 
d'autres rampantes. Les feuilles sont rapprochées, entassées, 
le plus souvent terminées par un poil blanc •grisâtre, denti- 
culé ; la cafpsule est droite , ovale on arrondie , presque ses- 
sile et comme enfoncée daa| les feuilles périchétiales , ou pei| 
élevée au-dessus. Ces mousses se plaisent sur les rochers, 
sur les grandes masses, do graaite, dans les lieux ombragés , 
sur la terre nue ; on les ti^uve dans les sones tempérées et 
sous les tropiques. Bridel, dans sa Biyologie universelle, en 
décrit neuf espèees, dont, quelques-unes ont été placées, 
avant lui , dons les genres Anoee^ngium par Hedwig , RceK- 
ling , Hoo^er ; Htim^in, GymmoUomum , par Hedwig ,.Schwaeg- 
richen, Bridel, lui-même, Weber et Mohr,Sprengel, etc.; 
Br^iim et FofUinalis, Linnœus , Gmelin , etc. ; Harrisoiut» Adan- 
son , etc. Bridel, ayant d'abord considéré le schistidium comme 
une simple division du genre Gymnostomum , tel qu'il est dit 
dans notre article Gymnostomum , il en résulte que nous y 
avons indiqué les espèees. principales du schiêtidium. Voyez 
Gymnostomuh , tom, XX, p.iSo, de ce Dictionnaire. (Lbm.) 
/ SÇHISXOSTEGA [ Baisa -couvb&cle ]. (BoU) Genre delà 
famille des mousses , établi par Weber et Mohr, adopté de-. 
puis par la majorité dea muscologues, rejeté, puis rétabli 
paï* Bridel, qui lui assigne pour caractères ceux qui suivent r 
Bouche nue $ coiffe conique, étroite , entière ; capsule égale, 
munie d'une apophyse , ainsi que d'un anneau composé, qui, 
en se détachant, déchire Topercule e» phisieura laaièpes 
presque égales. 

Ce genre offre des fleurs mâles et des fleurs femelles sur 
des pieds distincts ; elles sont terminales. Les mâles forment 
des rosettes et contiennent quatre à six anthères sans para- 



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SCH 79 

physes. Les femelles, moins nombreuses , souvent soUttires, 
sont également privées de parap.byses* Les . séminules sont 
trés-exiguè's j k surface lisse^ 

Une seule espèce, le Sahi^touttega osmundacea, compose ce 
genre. Elle avoit été ceinfondise avec les Gymnoêtomumj prés 
desquels elle se place, ainsi que les hotUeria H Pyramidium ^ 
également tirés du Gymno$tomum; elle est décrite à TaYtiole 
Gymnostomom, tom. XX, p« 147 , sous le nom de Gymnostomttm^ 
peniuUumm Nous avions suivi alors Topinion de Bridel , qui ,. 
à cette époque encore, regardoit comme douteux. le carac* 
tère fourni parTopercule desSchûtostega, et avoit cru devoir,, 
dés - lorài , annuler ce genre. > 

C'est avec doute qu*Amolt rapporte au $ehi$loilega le dre-^. 
ftnojlivyllum fiêUfum , Hook., Mu$e» exoê., pi. 14 S. Nous aiou^ 
terons ici deux mots sur le g^^mnos/omvm peanatimi , décrit à, 
l'article Gvmnostomum* 

Quelques auleum ont annoncé que cette plante ayoit été 
recueillie dans des grottes sablonneuses, et qu'elle répândoit 
alors une certaiae lumière» Cette propriété ne lui est potnCr 
particulière , car Plapbel et Bridel se- sont assuré que cet éclat 
est produit pat un végétal d'une simplicité extrême, que 
Brîdel désigne par çatofridium, $mar^dinum (Brid*, Bryol. ,. 
1 , 112)» lequel est d'un beau vei:t d'éanexftisde., et composé 
uniquement de coipuaciiles in£»imeot peUliy iwnds ou pres- 
que ronda, puis irrégnliers, presque diap)ia»ea, et privés^ 
totalement de base, étant seulement répandus, abondamment 
sur la mousse. La lumière disparoit aussitôt qu'on tran^orte 
cette cryptogame de l'obscurité oà elle étoit , au grand jour. 
Cette p^nte pacoit être d'une nature aqueuse, quoique te- 
nace, et. a» clarté, est pcéaumée pnoduite, selon Bridel, par 
la réflexioa qHA la lumièffe du jionr épaouve à la sueface de^ 
globules.. (Lstfi*) 

SCHISTUAUS* ( BntQt. ) Rsidolplû nomme ainsi un genre 
d'Entoxeairca, composé d'une seule espèce qui vit dans les 
intestins-du ietrodon m^, et- qui est caractérisé ainsi: CorpSi 
alongé, cylindri^iie, fourchu à son extrémité; bouche in- 
connue. (Pesm.) 

SCHIT-ELU. {9q(^) Nom. malatare du sésame du Levante 
(J.) 



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»o ' SGH 

, SCHITER. (Boi.) Voyez Mscbetee. (J.) 
SCHITTHA, SCHITTIM. ( Jlo/.) Voyei Schack. (U) 
SCHIVERECRIA. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones^ 
k fleurs complètes, polypétalées , de la famille des erueifire$, 
de la télradynamU siliculeuse de Linnieus , offrant pour carac* 
tère essentiel : Un calice à quatre folioles égales à leur base , 
un peu lâches ; quatre pétales ôblongs ; six éfe|mines didy- 
names; les quatre plus grandes ont les filamens membraneux, 
munis d'une dent} dans les deux plus petites les filamens sont 
filiformes. Le fruit est une petite silique ovale, à deux 
loges, à deux valves convexes, déprimées longitudinalement 
dans leur milieu, un peu fermes, obtuses, surmontées d'un 
style court et d'un stigmafte en tête; dans chaque loge huit 
ou dix semences un peu comprimées, point bordées, dispo- 
sées sur deux rangs ; les cotylédons elliptiques. 

ScHiVERECKiA DE PoDOLiE ; Sèkivereekia podolica , Dec«, Sj^s^» 
^^g'9 2 9 P^^* 3oo. Cette plante est une herbe vivace, qui 
offre le port d'un aljssum ou d'un draha, couverte d'un du- 
vet blanohàtre ; les poils ouverts en étoile. Ses 'feuilles radi- 
cales sont ovales , oblongues , dentées , disposées en une 
rosette étalée ; les feuilles caulinaires sont sessiles , peu nom* 
breuses, presque embrassantes. Les fleurs sont disposées en 
une grappe terminale, munies de pédicelles sans bractées; 
la corolle blanche; les ovaires et les silicules couverts d'un 
duvet mou, court et blanchâtre. Cette plante croit dans la 
Podolie, sur les montagnes de la Sibérie, etc. (Poia.) 

SCHIZi^A. (Bo^) Genre de plantes de la famille des 
fougères, établi par Smith et adopté parles naturalistes. 11 
avoit été également créé par Bernhardi sous la désignation 
de Ripidium, et par Richard sous celle de Lophidium^ 

Ce genre a pour base quelques fougères , confondues au* 
Crefois dans le genre Acrostichum , dont il diffère beaucoup, 
par les caractères suivans , qui le placent dans une division 
différente, caractérisée parla présence.d'un anneau élastique , 
organe qui manque dans V Acrostichum. 

Le ScHiZiEA a pour caractères génériques , d'après WiU- 
denow, d'offrir des capsules un peu en toupie ou turbinées^ 
aessiles, marquées à leur sommet de stries rayonnantes; elles 
s'ouvrent par une fente ou un, pore oblbnjg et laté^ral ; elles 



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SCH «1 

Soni.dispoiëes en épia terminaux, unilatéraux, digités ou fia- 
beliiformes , et recouvertes par un indusium continu, formé 
par le repli du bord des épis. 

Cette dispoûtion en épis de la fructification du «chûur# 
le. ramène dans ,1e groupe des. fougères à épi ou des. schis* 
matoptéridées de Willdenow, chez lesquelles les capsolei 
s'ouvrent par une fente. 

Ce genre comprend une quinzaine d*espèces. de fougèreft 
exotiques, la plupart d'Asie, des Indes orientales, de, la 
Nouvelle «• Hollande et des lies de la mer du Sud ; on en ren- 
contre également au cap de Bonne*£spérance et dans l'Amé- 
rique méridionaleé Leurs frondes sont simples ou dichotomes; 
les épis terminaux, réunis cinq à six, et même douze ou 
quinze , et généralement droits; ils offrent chacun deux rangées 
de dents, à la surface interne desquelles sont fixées les.cap* 
suies. Ces plantes ne sont pas très-élevées}. elles sont roulées 
en crosse dans leur premier dévelop^ment. 

2. Le ScBUjKA PECTUié t. Schizœa pectinola , SwAfU ^ "WiUd*} 
Acrostichum pfictinalum j L^nn., Aman, acadé, i, page 1 54 , 
£g. 4 et 5 ; Moris. , Hûf., 3 , page 333 , sect. 8 , pU 9 , fig. 3o ; 
Pluk., ^Zm., 200) pU 96, figé 7. Fronde trèsrsimple, li- 
néaire - fiUfonne ^ comprimée, triangulaire à la base; épis 
terminaux , latéraux , rapprochés deux à deux et au nombre 
de quinze cpuples environ. Cette espèce, figurée par Plukenet 
et Morison^.a. été eomparée à un petit jonc,, à cause de son 
aspect et dé son porté Sa fructification est terminale , portée 
sur les extrémités de la fronde redressée et nue. Les épis 
imitent, par leur disposition, les dents d'un petit peigne; 
ils forment de très- petits paquets. Cette plante croit au 
cap de Bonne •^£spérance• 

a. Le ScBiZiEA fistuleux ; Sch,Jistuloia , Labillard., Nov, KoU., 
s, page ]o3, pL 260, fig. 3. Fronde très-simple, filiforme , 
presque cylindrique} épis terminau;c, presque au nombre 
de douze paires rapprochées. Écailles de la racine fistu* 
leuses. Cette espèce croit au cap Van-Diémev, à U Nou- 
velle -Hollande. Elle est très- voisine de la précédente et 
en diffère e^èntiellement par lei épis plus régulièrement 
distiques, et plus grands^ ainsi que par in présence des écailles 
fistuleuses de.^a racine. 

* 48. • . ^ ^ ^^ 



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»» SCH 

' 3. Le ScHiZiKA DiGiTiâ : SaK digitata, Swartc, FiL, pi. 4 , 
fig, 1 ; Acrostiekum digUatum , Lion», Aman^ aead.j i , p« iS?? 
pi. 1. Fronde très - simple , Due, linéaire, presque triangu- 
laire, fort longue; fructification en petits épis dîgités, li- 
néaires, droits. Cette plante crott à Ceilan et k Tranqnebar. 
Hennann (ZejL, 194) la compare au bouquet des feuilles 
qui termine certaines graminées ou cypéracées, etqui seroit 
divisé en plusieurs feuilles, longues de deux pouces. Lin- 
naeus, dans sa description, nomme stipe, ce que nous dési- 
gnons ici avec les auteurs par le nom de fronde, et il 
nomme fronde , Tensemble de la fructification : ce qui est, 
en effet , exact jusqu'à un certain point. If. MIrbel a fait sur 
cette (bugère son genre Belvisia , dont il a été donné la des- 
cripéfoh à ce mot dans le tom. IV de ce Dictionnaire , p. 249, 
et au Supplément , page 72. 

^ 4. Le 9cfiR;ftA cjiÊrû : Seh, erisÈata^ I/Villd., Spee, pL, 5 9 
page 88; Ripidium diû^otomunif Bem. m Schrad., Journ. , 
]8ù2, 2, page 127, pi. 2, fig. 3; ^cros^iehirm dicHo^ontum , 
FaM., Prod. Fronde linéaire, dicfaotome, marquée d'une 
nervure glabre, demi « cylindrique à sa base, très-atténuée à 
son extrémité ; cinq paires d'épis terminaux, secondaires, 
en. façon de crête. Cette fougère crott aux flct de la Société, 
dans la mer du Sud. 

5. Le ScKiZiCA aicBoTOME: Sch, dtehotoma, Swartz, WiUd., 
Aet. acad. Erford.^ 1802, p. 3o, pi. 3, fig. a; Spec. pLj 5, 
page 87 ; Lophiditim lanceolatum , Richard , FUixeochine, Pétir., 
Gazoph»^ pL 70, fig. 12. Fronde linéaire, dichotome, atté- 
nuée à l'extrémité, un peu velue sur ses bords ; épis termi- 
naux, secondaires, au nombre de ^ept paires environ. Cette 
fougère croit dans les Indes orientales, en Chin^ et à l'Ile 
Maurice. 

Nous terminerons cet article en faisant remarquer que le 
nckitœa spicata de Smith est maintenant reporté au genre 
Lomaria, (Lem.) 

SCHIZANTHE, Séhizanthus. (Bot.) Genre de plantes dico^ 
tjlédones, à fleurs complètes, moiiopétaléei , irrégulières, 
de la famille des rhimanlhées f de la didyname angioêpermie 
de Linnseus, caractérisé par un calice pernstant, à cinq di- 
vij(jons linéaires; une corolle irréfaliére, tabulée , presque 



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SCH «S 

à deux lèvres; la supérieure à cinq lobes, Vinfërieure a trois f 
quatre étamines, dont deux stériles, sans anthères; un ovaire 
supérieur; un st)rle subulé; une capsule à deux valves, à 
deux loges polyspermes. 

ScHTZANTRB AïLÉ ; SchizafUhui pinnotuê , Ruix et Pav. , Flor» 
Per.t 1 , pag. i3, tab. 17. Plattte herbacée, chargée de très- 
longs poils terminés par une petite glande. Ses racines sont 
fibreuses et diffuses; les tiges droites, hautes d'environ deux 
pieds, cylindriques, un peu rameuses ; les rameaux alternes; 
les feuilles amples, velues, médiocrement pétiolées, alternes, 
ailées; les folioles sessiles, opposées ou alternes; celles des 
feuilles inférieures plus grandes, pinnatifides ou laciniées ; 
elles sont linéaires- lancéolées aux feuilles supérieures, mu- 
nies de quelques dents rares et obtuses. Les fleurs forment 
unepanicule droite, terminale, médiocrement étalée; les ra- 
meaux ou pédoncules presque simples, velus, filiformes, 
munis à leur base de deux petites bractées sessiles, opposées, 
lancéolées, aigu^; la corolle d*une grandeur médiocre, d'un 
bleu violet , tubulée; le limbe presque à deux lèvres; la su- 
périeure panachée, marquée dans son centre d'une tache 
purpurine, supportant deux filamens stériles et velus; deuit 
autres fertiles sur la lèvre inférieure, à trois lobes linéaires, 
courbés en faucille < celui du milieu tronqué, en carène; 
dans la lèvre supérieure les quatre lobes latéraux sont bifides, 
celui du milieu plus grand, entier, lancéolé; l'ovaire oblong, 
le stigmate échancré ; la capsule un peu plus longue que le 
calice, à deux loges, à deux valves bifides; les semences ru^ 
des, presque en rein. Cette plante crott au Chili, dans les 
terrains incultes. (Foib.) 

SCHIZODERMA. (Boi.) Genre delà famille des hypoxylées, 
qui n'est qu'un démembrement du genre X^loma» Il a été 
établi par Ehreuberg , qui y place les xyloma dont les sporidiea 
sont distinctes, et dont il décrit deux espèces: les sehizoderma 
êcirpinum et JiUcinum; la première forme de petites tache» 
noires sur le $eirpu$ laeuitris, et la seconde se trouve sur les 
pétioles de la fougère femelle , athyriumfilix fotmina. 

Ces deux plantes ont été rapportées depuis par Pries à son 
Leptostroma (voyez ce mot) , qui parolt être le même. 
Pries Admet, aveé Kunte, un autre genre SAùùdrnna^ qut, 



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•4 SCH 

quoique ayailt aussi des; rapports avec les xjl0ma,èe rappro' 
ehè infiniment plus du nœmaspora. Dans ce genre les spovi- 
di es sont globuleuses » simples , aglutinées et agrégées dans une 
pulpe, avec laquelle elles forment une masse granuleuse; elles 
s'échappent par le disque de cette masse , qui se déchire à cet 
effet. Les espèces croissent sous Fépiderme des plantes.; le 
ichizoder'ma pinastri, Kunae, est la principale, et le type, de 
ce genre ) qm, selon Fries, renferme des espèces eQi>fon4uea 
avec* des pfuicidivins non encore développés. ■( Leh« ) 

SCHIZOLGSNA. {Bot.) Genre de plantes dicotylédones , a 
fleurs complètes, polypétalées, régulières, de la famille des 
eléttacées (Pet. Tbouars) , de la monadtlphie polyandrie de Lin- 
naeus, ayant pour cafactère • essentiel : Un involucre frangé, 
renfermant deux fleurs; pour chaque fleur un calice per- 
sistant, à trois* folioles ; cinq pétales; des étamines nombreu- 
se^ i monadelphes, insérées sur un urcéole court; un ovaire 
supérieur ; un style; un stigmate en tête, à trois lobes; une 
capsule à trois loges, renfermée dans Tinvolucre agrandjL et 
visqueux. 

• ScttnoLCStiA' A FLEURS ROSBs ; Schixokma Tùiea^ Pet. Thpu., 
Vég. des lies austr. d'Afr» , fasc. a , pag* 42 , tab. 1 1. Arbris- 
seau d*eAviron douze pieds de haut , dont la tige supporte 
une cime toufi'ue, médiocrement étalée, garnie de rameaux 
alternes. Les feuilles sont pétiolées, éparses, ovales, longues 
de trois ou quatre pouces, d'^n vert brillant en dessus, ter- 
lâinées par une pointe mousse ; les pétioles canalieulés ^ ac- 
compagnés de deux stipules lancéolées, caduques, chargées, 
datas leur jeunesse, de poils blanchâtres, ouverts en étoile. 
Les fleurs sont axiDaires, portées sur des pédoncules deux 
ou trois fois bifurques , munis à chaque articulation de deux 
bractées; un involucre en forme d'un petit plateau crénelé, 
renfermant deux fleurs sessiles, munies chacune d'un calice 
à trdis folioles concaves, blanchâtres, membraneuses; une 
corolle composée de cinq pétales ouverts,. obtus, coiileur de 
rose. Les étamines sont membraneuses, insérées à la base d'un 
urcéole en forme d'anneau ; les filamens grêles , élargU en 
spatule au sommet, soutenant des anthères soudées des deux 
côtés ; l'ovaire est supérieur , terminé par, un style plus loUg 
que les étamines, et un stigmate en tête , i trou lobes. Le 



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SCH «5 

froit est une eapiule rude, à trois valves, porlant- chacune 
une cloison qui se réunit au réceptacle central. Chaque fleur 
renferme une ou deux semences renversées. L'embryon est 
enfoncé dans un périsperme corné. Cette plante crott à Tile 
de Madagascar. 

M. du Petit -Thouars y ajoute deux espèces : i."". leSc^zo* 
lana elongala; 2.** le SchizoUena cauUflora^ La première se dis- 
tingue par les rameaux de sa panicule plus alongés, par son 
involucre à cinq lobes laciniés, à peine de la longueur des 
capsules; la seconde a ses feuilles rudes; les fleurs disposées 
en grappe, sortant du tronc même et des grosses branches. 
Ces deux plantes croissent également à File de Madagascar. 
( PoiR.-) 

SCHIZOLOMA. (Bot.) Genre de la famille des fougères» 
établi par M. Gaudichaud , caractérisé par sa fructification 
en Ugnes continues, marginale, recouverte par un double 
tégument ou indusium , s*ouvrant par le c6té extérieur. 

1. Le ScHkzOLOMA a FaoNDB EN c<Boa ; Sehiioloma cordatum, 
Gaud. , Ann. des scienc. natur., 3 , pag. 507. Frondes stériles, 
ovales- oblongues, en cœur à la base, obtuses au sommet) 
lés fertiles hastées ou demi-hastées, ou même cordiformes; 
^tipe cylindrique, canaliculé, velu à la base* Cette espèce 
eroU aux Moluques, dans Pile de Rawak. 

2. Le ScHizoLOMA DE Labillardière : Schizol» LabiUardieri f 
Gaud. , loe. cit. ; Lindsœa laneeolata, Labill. , Nouv. HolL , 
pi. 248; Brown, Prodr., pag. i56; Willd., 5p. pi., 5, p. 421. 
Frondes ailées, à frondules pétiolées, linéaire84ancéolées , ob- 
tuses , dentées en scie , cunéiformes a la ^base , quelquefois 
liuricuiées; frondule terminale alongée, trilobée ou pinnati- 
fide; stipe tétragone, luisant; souche rampante , écailleuse. 
Cette espèce croit dans les lies .de Tinian , Golta et Guan aux 
Marianes. 

3. Le ScBizoLOMA DB Goérin; Schizoloma Guerinianum , Gaud., 
loe, ciL Frondes • lancéolées , ailées ) à frondules oblongues ^ 
obtuses, demi-hastées à la base; stipe triangulaire, à angle 
marginé; souche ram|^an te, écailleuse. De Pile Rawak ^ aux 
Moluques. (Lem.) 

SCHIZOPETALON. {Bot.) Genre de plantes dicotylédqaes, 
i fleurs CQmplètes 9 polypétalées, de la Sàmille des eruçifire^^ 



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«6 SCH 

de la téhràdynamie tiUqueuse de ÎÀnumWf offrant pour carao 
ière essentiel : Un caliee à quatre folioles serrées; quatre pé- 
tales pinnatifides; six étamines tétradynames ; quatre glandes 
à la base de l'ovaire; un style très* court; un stigmate ma- 
melonné ; unesillque toruleuse ; les semences disposées sur un 
seul rang; quatre cotylédons* 

Ce genre , composé d'une seule espèce , est très-remarquar 
ble, tant par la forme de ses pétales, que par le nombre de 
ses cotylédons. 

ScBUOPETAtON PE WALKEa : Schizopetolon WaHkaif Botan. 
Magauj tab. 3379; Ann* des se. nat., voL I9 p. 90. Plante 
annueUe, originaire du Chili, dont les feuilles sont alternes, 
pubescenteSysinuées, pinnatifîdes. Les fleurs, blanches, dispo- 
sées en une grappe terminale , foliacée , ont le calice pubes- 
eent, a quatre folioles bordées de blanc, les deux latérales 
plus inAhrieures par leur insertion; les pétales ovales , pinaa- 
tifides ; leur onglet un peu plus long que le caUce ; les éta- 
mines presque égales , dépourvues de dents ; les anthères li- 
néaires, sagittées; quatre glandes hypogynes, linéaires , oppo- 
sées aux pétales, confluentes deux par deux à leur base, 
accompagnant les ûlameos latéraux; le style très- court; le 
stigmate composé de plusieurs mamelons rapprochés et cooni- 
vens , courans sur le style , libres à leur base , et formant, 
par leur ensemble , une sorte d'éteignoir* Le fruit est une 
silique sessile, à deux loges, étroite, linéaire, pubescente; 
les semences sphériques, lenticulaires; l'embryon verdàtre; 
la radicule blanchâtre 9 arquée; les cotylédons égaux, verti- 
ciUés, alongés, roulés séparément, presque en spirale. (Poia.) 

SCHIZOPHYLLUS. {BoL) Genre de la famille àe^ cham- 
pignons , confondu autrefois avec les agarieus , et. qui en a été 
séparé par Pries , sur la considération que les feuilles ou lamelles 
qui garnissent le dessous du chapeau , sont longitudinalement 
bifides et enroulées; de plus, que les sporidies sont blanches 
et que le chapeau est coriace , mais d'une contexture flocon- 
neuse* Il convient que ce genre est vaguement caractérisé. 
Ehrenberg , en l'adoptant , propose de le nommer Sa^hopho» 
rum, à cause de la forme en coupe ou bateau que prend le 
chapeau de ce champignon. L'espèce unique de ce genre , le 
^chizophylluê alncus {Fiies ^ Sjêt. mypoL , i , p» 33o).est Vag^» 



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SCH «7 

riçtti abiois^ Linn», décrit dans ce Dictionnaire à Tarticle 
FoNGB. Depuis Ion Ehrenberg , dans les Horœ phys* BeroL y 
p» 94 , le npmme scaphophorum agaricoides , et en décrit deux 
variétés , Fune grise, Fautre blanc de neige , recueillies sur les 
troncs pourris des pandanus^ par M. A. de Chamisso, peu* 
dant son voyage autour du monde. (Lem.) 
.^SCHIZOPODES. {Cruét.) M. UtreiUe a fondé sous ce nom 
une famille de crustacés décapodes macr4>ures, comprenant 
principalement les genres Mysis et Nébalie, caractérisé ainsi: 
Tous les pieds divisés jusqu'à leur base, ou Jusque près de 
leur milieu, en deux branches très- grêles uniquement pro- < 
près à la natation; pieds -mâchoires extérieurs servant au 
même usage. Voyez Tarticle Malacosibac^s , tome XXVIII, 
page 333. (Desm.) 

SCHIZOXYLON. {BoL) Genre de la famiUe des lichens, 
proposé par M. Persoon ( Actes de Wettéravie, vol. a , p. 1 1, 
pi. lOyfig. 7)« Il se trouve fondé sur le limhoria sepincola, 
Achar., ou pateliaria sepineola , Decand., Fl.fr., n.'^gSao. 
Pries le caractérise ainsi: Férithécium (scutelle ) entier i 
d*abord clos, puis s'ouvrant par des fentes partant du centre 
et enveloppant des sporidies enfoncées dans la substance 
formant le disque» 

Le schizoxylon êepineola est décrit à notre article Limbobia* 
M* Fée pense que le ichizoxylon doit fiiire partie de son genre 
Acolium, où viennent se rassembler les espèces des genres 
Calyeium, Limhoria, Conioeyhef Çyphelivm, qui diffèrent du 
vrai Calyeium par les conceptades presque sessiles, munis d'un 
rebord très-mintee. ( Lbm« ) 

SCHIZOXYLUM. {Bot.) Voyez Schizoxylon. (Lem.) 

SCHKUHRIE , Schhuhria. ( Bai* ) Ce genre de plantes, établi 
en 1797 par Roth , dans ses Catalecta hotanica{{jom. i, p. 167), 
appartient à Tordre des Synanthérées, à la tribu naturelle des 
Hélianthées, ef i notre section des Hélianthées-Héléniées, 
dans laquelle il est voisin, des Florestina et Hymenopappw. 
Voici %ts caractères, tels qu^ npiis les avons observés sur de^ 
individi^s vivans, cultivés au Jardin du Roi. 

Calathide semi-radiée: disque pauciflore (six fleurs), régu^ 
lariflore , androgyniflore; couronne diraidiée ^ uniflore ^ ligur 
liflore, féminiflore. Féricline obovoïde, un peu inférieur aux 



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ee SCH 

fleurs du dîsqne; formé i.* de cinq squames ùnisërlëes, un 
peu inégales , appliquées , obovales , foliacées , membraneuses 
sur les bords, parsemées de petites glandes, a.^ de deuxsqua- 
mules surnuméraires, inégales, appliquées, linéaires, obtuses. 
Clinanthe ponctiforme , inappendiculé. Ovaires obpyrami- 
daux,,tétragones, hispidules, striolés, à base atténuée en une 
sorte de pied grêle; aigrette composée de huit squamellules 
unisériées, inégales , paléiformes , larges , ovales , denticulées , 
membraneuses, à base épaisse et charnue. 

On ne connott qu'une seule espèce de ce genre : c*est la 
Sehkuhria ahrolanoides de Roth , plante mexicaine , herbacée, 
annuelle, très-amère, rameuse, à feuilles alternes, pinnatî- 
£des, divisées en lanières nombreuses, très-étroites, linéaires, 
è calathides terminales et latérales , pédonculées , ayant la 
languette blanchâtre. 

Cette plante, attribuée au genre Pecliê par Lamarck, Or- 
tega, Cavanilles, a été justement considérée par Roth comme 
type d'un nouveau genre qu'il a dédié à Schkuhr. 

Remarquons que MoBucb avoit déjà proposé, en 1794 , un 
genre Sehhuhria , fondé sur la Siegeshechiajloseulosa , et qu'en 
conséquence, dans son SuppUmentum , publié en 1802, il 4 
nommé Tetracarpum le genre Schkuhria de Roth. Nous exa- 
minerons, il ans Tarticle SiGE5BECKi£ , sileSphkvhria deMœnch 
mérite d'être adopté. 

Celui de Roth, décrit dans Ifi présent article, pourroit être 
rapporté à la tribu des Tagétinées , presque aussi bien qu'à la 
section des Hélianthées-Héléniées, dans laquelle nous le pla- 
çons ; et il prouve ainsi TafiSnité de pesdpux groupes naturels, 
(H.Cass.) 

SCHLiEGEL-FISCH. {IdUhyt^l. ) Un des noms allemands du 
Pantodflier. Voyez ce mot. ( H, C ) ' 

SCHLAG-TUB, (Omith,) Nom du pigeon ramier, eolumha 
palumhus , Linn. , en Suisse» ( Ce. D, ) 

SCHLAMMWELS, ( lehthyol, ) Nom allemand du silure 
d^étang ou silure fosÈilt de Bloch, Voyez Silcrb. (H, C.) 

SCHf,ECHTENDALïA, (BoU) Ce nom, de pi^ponciation 
diiScile, donné par Willdenew à un genre de composées , a 
été changé par M. Persoon en celiii d'ptdenophfUùm, qui p^-» 
rott préférabliï, (J,) 



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SCH «9 

SCHLEICHEkA. (BoL) Le genre fait sous ce nom par 
Willdenow, a le port et tous les caractères du M eUeoeca, 
genre de la famille des sapindées , et n'en diflRère que par 
l'absence des pétales, qui ne nous avoit pas paru un carac- 
tère suffisant pour la séparer ; et dans un mémoire sur ce 
dernier genre , faisant partie des Annales du Muséum , nous 
les avions réunis , et M. De Càndolle avoit adopté ce rap- 
prochement. Plus récemment M. Kunth a jpensé qu'ils de* 
voient rester distinctis. Voyei Kn^pieh, (J.) 

SCHLEYER-EULE. {Ornith.) C'est l'effraie, shixflammea, 
Linn. , en allemand. (Ch. D.) 

SCHLOSSERIA. {Bol.) Miller nommoit ainsi le guiabara 
de Plumier, eo^côloha de Linnaeus, genre de la famille des 
polygonées. (J.) 

SCHLOSSERIEN. {lehthyol.) Nom spécifique d'un périoph- 
thalnie. ( H. C. ) 

SCHLOTHEIMIA [Volutelle]. (Bol.) Genre de la famille 
des mousses, qui appartient à l'ordre des mousses à péris- 
tome double, et dont les espèces principales étoient autrefois 
placées dans le genre Orthotriehum. Le sehlotheimia, établi par 
Bridel et adopté par Schweegrichen , Hooker , Hornschuh , etc., 
est voisin du Macromitrium^ Bridel, et offre pour caractères 
génériques les suivans : Péristome double; l'extérieur à seize 
dents ou plus , simplds , rapprochées par paires , tordues en 
spirale par l'effet de la sécheresse ; l'intérieur à seize décou- 
pures plus ou moins irrégulîères , dentiformes ,'presque droites, 
rapprochées en cône, naissant d'une çiembrane conique , plis» 
sée, adhérente à l'opercule et s'en détachant avec prompti- 
tude en se déchirant ; coiffe en forme de mitre un peu conique , 
glj^re, lisse , ayant à sa base quatre ou plusieurs appendices 
irapéziformes , convergcns ; la capsule privée d'anneau. 

Ces mousses sont dioïques, à fleurs terminales; les femelles 
sont nombreuses ; elles offrent des parapbyses pédicellés , 
filiformes, articulés et blancs. Bridel en décrit six espèces : 
elles ont lé port des Macromitrium , des Hypnum^ et quelque- 
fois des Orthotrichum. Leur tige est rampante , rarement 
droite, très - rameuse , à rameaux droits et brancfaus. Les 
.feuilles sont imbriquées, munies d'une nervure continue, 
entières J marquées d'aréoles distinctes, circulaires ou parallé^ 



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99 SCH 

logramines) le pédoncule ou pédicelle est alongë : il porte 
une capsule droite, lisse ou silloDiiée, munie d*un opercule 
droit, acuminë. Ces mousses, d^une couleur jaune- brunâtre 
ou ferrugineuse , et même dans leur vieillesse comme brû<* 
lëes , croissent sous la zone torride et dans son voisinage , en 
Amérique et dans les lies qui regardent les cÀtes orientales 
et méridioiyiles de TAfrique* Elles sont vivaces et croissent 
aur les arbres. Ce genre est dédié à M. Schlotheim, connu 
par ses excellens travaux sur Thistoire naturelle , et particu* 
librement par ceux que. nous lui devons sur les corps fossiles, 
dont la connoissance est maintenant si essentielle en géologie. 

]• Le ScHLOTKEiMiA QUAtuaiFioB S Sck. quodnfida , Bridel, 
Bryol. unw^y vol. i , page 32 1 $Schwcigr«, SuppL, i , a.* part., 
page 41 , pi. 57. Petite mousse à tige droite, peu rameuse, 
garnie de feuilles oblongues, terminées en une longue pointe ^ 
les capsules sont ovales, fermées par un opercule convexe, 
•ubulé, et une coiffe tétragone, munie à sa base de quatre 
appendices. La découverte de cette plante est due à M. Au- 
bert du Petit -ïhouars, qui Ta cueillie aux lies Bourbon , de 
France et de Tristan d^Acunha , sur les arbustes : elle y for- 
aoit de petits gazons ou coussinets vivaces. 

2. Le ScHLOTREiMiA TOaDU : Scklotheimia torquata, Bridel, 
BryoL univ,, 1, page 3a 3; Nechera torta^ Swartz; Hypnum 
Èorquabim, Hedw., Spee* Musc. y tab. 83 , fig. 4 — 7; Swartz, 
Prod,, page i4a , idem et Orlkotnehum losve ^ Pal. Beauv., 
Prodr., 71 — 8ô. Tige rampante, à rameaux droits et subdi- 
visés, gacnis de feuilles denses, imbriquées, oblongues, ob- 
tuses, mucronées, se tortillant par la sécheresse; feuilles 
périchétiales plus grandes; capsule ovale, ayant un opercule 
conique acuminé, et uae coiffe dont la base offre cinq à 
•ept appendices. Cette mousse se trouve sur les vieux ar-; 
brisseaux à la Jamaïque, selon Swartz; aux iles Mascarena 
et au Brésil, d'après M. Chamisso, et au cap de Bonne «Efri 
pérance, suivant Bergius. * 

Ce genre comprend encore le Schloûieimia âquarrosa , dé- 
couvert à l*ile Bourbon par M. Bory de Saint -Vincent, et 
le SahloÛieinUa rugifolia, Schwsegr», SuppL, page 139, dé- 
couvert par Swainson sur les arbres, aux environs de Rio- 
Janeiro. (Leh.) 



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SCH 9« 

SCHMALTZIA. (Bot.) Sous ce nom générique, M. De»> 
veaux a désigné le rhu$ aromaticum de M. Aîton , dont M. Ra* 
finesque-Schmaltzavoit aussi fait un genre , sous celui de Tur» 
pima* (J.) 

SCHMEL-VOGEL. (OrrUth.) L'oiseau appelé ainsi en Styrie, 
est la farlouse , alauda praUnsU , GmeL, et anthus pralensiê ^ 
Bechst. (Ch. D.) 

SCHMEY. (Orniâi.) On appelle ainsi, sur le Rhin, le ca- 
nard siffleur, anoêpendope, Linn. (Cn« D.) 

SCHMIPELIA* (Bot.) Linncius, qui donnott ce. nom gé- 
nérique à ïu$tiii$ de Barmann, n'en décrivoit point le fruit. 
Plus tard nous avons publié l'Oroiiroplie de Commerson , 
complet dans toutes ses parties, en indiquant avec doute le 
rapport du schmidelia avec ce genre» Ce Kiipport a été con^ 
firme, mais les auteurs ont varié sur Tadoption du noin; les 
uns ont préféré Tancien ; les autres ont adopté celui qui étoit 
lié à un caractère plus complet, observant dWUeurs que 
VAUophyllus, autre genre incomplet de Linnseus, est congé* 
nére des précédens. Voyez OaHiTaoras. (J*) , 

SCHMIDTIA. (Bot.) Le genre de graminées ainsi nommé 
pai;M. Trattenick , est le même que le eoUanÛiu$ de M. Seidelius, 
Le même nom avoit été donné antérieurement par Mcench a 
un genre de Chicoracéeâ décrit ci -après. (J.) 

SCkMIDTIE, Sehmidlia. (Bot.) Ce genre de plantes, pro- 
posé en 1802 par Mœnch , dans le Supplément de sa Méthode^ 
appartient à l'ordre desSynanthérées, à la tribu natureUe des 
Lactucées, et à notre section des Lac tucéeS'Hiéraciées, dans 
laquelle nous «l'avons placé entre les deux genres Hieraeium 
et Drepania* (Voyez notre tableau des Lactucées, tom. XXV, 
pag. 63. ) 

Voici les caractères du genre Schmidtia , tels que nous les 
avons observés sur une plante vivante, cultivée au Jardin du 
Roi, où elle est étiquetée HUraciumfruticosum, Wilid. 

CalatMde incouronnée, xadiatiforme , multiflore , fissiflore^ 
androgyniflore. Péricline inférieur aux fleurs extérieures ^ 
formé, 1/ de squamea unisériées, contiguës, égales, appli- 
quées , étroites, linéaires, foliacées ; 2° de quelques petites 
squamules surnuméraires,' irrégulièrement disposées à la base 
do péricline, appliquées, linéaires • lancéolées* CUnantlif 



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»« StH 

plan, alvëolë* Ovaires obovoïdes-cylindracés 9 glabres , munis 
de côtes longitudinales et d'un bourrelet apicilaire ; aigrette 
composée d*un très-petit nombre de squamellules unisériées , 
distancées^ très-inégales, roides, filiformes, barbellulées , un 
peu élargies et laminées k la base. Corolles à tube hérissé de 
poils. 

On ne connoit qu^une seule espèce de ce genre. 

ScHMiDTiE AHBHissBAU : SchmiditA firuticosa , Mœnch f SuppU ad 
melh.; Hieraciumfirutieosum , Willd. ; Pers. , Syn* pL , tom. 2 ; 
pag. 375. C'est un arbuste qu^on croit originaire de Tile de 
Madère -, sa racine produit plusieurs tiges ligneuses , presque 
droites, rameuses, cylindriques, glabres et lisses; les feuilles 
^nt alternes, persistantes, oblongues-làncéolées, étrécies en 
pétiole vers la base , dentées, glabres, très-lisses, épaisses; 
les calathides , composées de fleurs îaunes , sont portées sur 
des pédoncules terminant les rameaux , alongés , divisés en 
deux ou trois pédicelles cylindriques , glabres , presque to- 
menteux au sommet, qui est, en outre, garni de petites 
écailles et un peu épaissi; le péricline est oUong , à peu près 
cylindrique, couvert d*un duvet blanc, et composé de douze 
i^ vingt squames ; les fruits sont bruns ; leur aigrette est foxviée 
de dix à douze soies. 

Les observations que nous avons faites sur VHieraeiumfrud^ 
coium du Jardin du Roi , nous ont pleinement convaincu que 
cette plante est la SchmidHafruticosa de Mœnch. * 

Ce botaniste a dédié le genre dont il s'agit à Schmidt, au- 
teur d*une Flore de Bohème. 

Le genre ScTimideia, quoique très*rapproché étVHieracium , 
s*en distingue suffisamment par le péricline et par l'aigrette. 
(H.CASS.) 

, SCHNARR.( Omi^lt.) Nom allemand du canard chipeau ou 
ridenne , anas strepera , Linn. ( Ch. D.) 

SCHNARRË. (Ornith,) On donne, en allemand, ce nom 5 
qui s'écrit aussi schnarrer , k la draine , turdut visciVorus » Lian. 
(Ch.D.) 

SCHNARRER. (Ornilh.) C'est, dans Meyer, le nom géné- 
rique des râles, rallus^ Linn. (Ch. D.) 

SCHNÉE-AMMER. (Ornith.) C'est, en allemand^ suivant 
Blumenbach , l'prtolan de neige , emheriza nivaUs, lÀnn4 (Gb. D.) 



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SCH 9Ï 

SCHNÉE-AMSëL. ( Orniû»,.) Nom aUemand du laerle à 
plastron blanc. (Cb.D.) 

SCHNÉE-FJNK. (Ornith.) Nom allemand du pinson d'Ar- 
dennes , firingilla montifiringilla , linn. Ce nom est écrit dans 
Buffon tchaszin. (Ch. D.) 

6CHNÉE-GANS. {Ch-nith.) Nom allemand qui se rapporte 
au pélican et à Toie sauvage.. (€■• D.) 

SCHNÉË-HUHN. {Ormth.) Nom du lagopède, letrao lagofuê , 
en allemand. (Ch. D.) 

SCHÉË-L£RCH£. {Orni&t.) Nom allemand donné au hausse- 
col noir. (Cfl. D.) 

SCHNÉË-LESCHE. {Omit\.} Nom allemand dènaé au jaseun 
(Ch. d.) 

SCHN£1DËRI£NN£. {Erpét.) Nom spécifique d^une cou- 
leuvre décrite dans ce Dictionnaire , tom. XI, pag. 210. 
(H.C.) 

SCHN£PF£. {Orfdih.) Nom aUemand du genre Bécane, 
Scolopax, ( Ch. d. ) 
. SCHNOT. (Ich%ol.) Voyei Dobule. (H. C.) 

SCHOuïlKA. { Bol- ) Voyei Schouku ( J. ) 
. SCHOBERA. {Bol.) Sous ce nom ScopoU fait un genre de 
Vji^liotropiiim parviflorum^ dont les quatre graines, très-rap- 
prochées, paroissent former une capsule unique. (J.) 

SCHOBOADH^BODHA. (BoL) Voyet Schebettk. (J.) 

SCHOCCHAM. (fiât.) Voyez Scboocham. (J.) 

SCHOCHAR, UNZAL. {Bot.) Noms arabes, cités par 
Forskal, de son juUicia trispinosa. (J.) 

SCHŒFFIA. (Bol.) Voyes Codohicm. (Poia.) 

SCHOEGHAGHA. {Ornith.) Forskal cite, à la page i.*» 
(chiff.ar.) de ses D^criptÎQnes animalium, n.^ S , ce nom arabe, 
Aspmn^ étant celui d*un guêpier d'Egypte, quoique les ca- 
ractères par lui indiq^jés paroissent ne pas se rapporter à 
cenx du genre Merops. (Ch. D.) 

{ SCHŒNANTHUS. {BoL) Espèce de gramînée, andropogon 
saharu^Ukus, dont les sommités odorantes entrait dans la 
thériaque et dans d'autres préparations alexitères. ( J.) 

SCHŒNICLUS. {OmUh.) Ce nom, qui s'appliquoit k l'a- 
louette de mer, ou cincU, avant que ce dernier mot désignât. 
' plus partic^èrement le merle d'eàu ^.sturnus cinel^s, linn.^ 



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94 SCH 

et turiëi elnduêf Lâth. , est devenu le nom spëcifiq\ie du 
bruant de roseaux, emheriza schcmiolusy Linn. (Ch. D.) 

SCHŒNIOSTROPHUS. (B<>e.) Nom grec delà prêle /e^ui- 
tetuniy cité par Mentzel* (J.) 

SCHŒNOBŒNUS. {Ornith.) La fauvette nommée parlinné 
motacilla sehanobctnuê , et à laquelle on a donné, comme sy* 
nonyme, la fauvette des bois, où roussette de Buffbn, est 
regardée par M. Cuvier comme une variété non tachetée sur 
la* poitrine du motacilla nœvia, Albin, tom. 3 , p. 26, et de 
Nozeman, tom. 2 , pL 53. (Ch.D.) ' 

SCHŒNODORUS. {Bot.) Ce genre de graminées, établi 
par Beauvoîs , a été réuni par M. Kunth au Bromus , dont il 
diffère seulement par ses deux glumes presque parallèles, et 
par la paillette inférieure , terminée par une soie très-courte. 
Ce dernier caraetère le rapprocheroit peut-être davantage 
du futuca. (J.) 

SCHŒNODUM. (J9él.) M. Labillardière avoit fait sous ce 
nom un genre dioïque, dans la famille des restiacées. Suivant 
M. R* Brown, les deux individus rapportés à ce genre n'ap* 
partiennent pas à la même espèce, et doivent même former 
deux genres différens. Pottr éviter toute confusion, il sup* 
prime le nom de ichanadum et rapporte à s6n leploûarpu» le 
schanodum fstmina, et à son tyginia le sûhamodum ma§ , ajou- 
tant à chacune des deux plantes l'indication de l'individu 
mâle pour la première et de Tindividtw femelle pour la se- 
"conde. Voyes Leptocakpe. ( J.) 

SCHŒNOPRASUM. {Bot.) Dodo^ns désignoit sous ce nom 
un ail , que Linnœus %, nommé pour cette raison allium scka" 
noproMjtm. ( J.) 

SCHCENUS. {Bot,) Voyet Cboïn. (Liaf.) 

SCHŒPFIA. {Bot.) Nom donné par Schreber et Willde- 
tLOVit au Codpniam de Rohr et Vahl , genre de la famille des 
loranthées. (J.) 

SCHOHARITE. (Min.) M. Macneven a désigné et décrit 
sous ce nom une barytine ou baiyte sulfatée silieittrey q^ 
donne à l'analyse : 

De sulfate de baryte • • • 90,371 
De silice 99^99- 

Sa structure est fibreuse; sa pesanteur spécifique est de 4,36. 



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SCH $« 

£lle te trouve daiij les États* Unis d^Anëriqàe, ftvx envi- 
rons de New-York. 

On regarde ce minéral eomme résultant d'un simple mé« 
lange et he présentant pas des eanictèrea asses précis pour 
être érigé en espèce et désigné par un nom particulier. 
(B-) 

SCHOlDEN, SCHODEN. {lehihyoL) Deux des noms aUe- 
mands du glaiiis. Voyex Silitbe. (H* C.) 

SCHOK. ( Boi. ) Ce nom arabe , qiii signifie épine , est 
donné à kl chanssetrape #u chardon étbilé, ealcUrapa^ sui- 
v^nt Forskal. On Ift nomme aussi morrejn (J.) 

SCHOKAB. {Bot.) Nom arabe du pHlomif Ma de ForskaL 

(J.) 

SCHOKAjai. (£rp^.) Nom spécifique d'une couleuvre dé* 
crite dans ce Dictionnaire , tom. XI , pag. 1 97» ( U^ G. ) 

SCHOKR EL HOMAR, (Boi.) Nom arabe du efcoiopodiaiis 
hélrys, suivant Forskal. (J.) 

SCHOKUR. (Ic^%o/.) Nom spécifique d*nn Coâiooim 
que nous avons décrit dans ce Dictionnaire, tom.X., p. 563* 
(H-C.) 

SCHOLLERA. {Bol.) Ce nom a été donné a trois genrca 
différens. Roth s'en est servi pour désigner le MicroUa de 
Swartz, de la famille des atriplicées. Le sêhollera de Sekre-* 
ber a -été rapporté par Willdenow an LeptarUhus de Miebaux 
ou Heleranthera de la Flore du Pérou, genre voisin detcom- 
mélinées. Un troisième êchollera est rOx^eocevs de Touriye- 
fort, réuni par Linna^us au Vaccinium, mais qui pourrait 
en être ^aré k cause de sa corolle presque poljpétale. Dans 
ce dernier cas le nom de Toumefi»rt, plus ancien , devroit 
être conservé ; et dés-lors celu^ de schoUtra reste sans emploi» 
Voyez MicaoTEA. {J.) 

SCHOLLIA* ( Bot.) M. Jacquin fils a donné ce nom au 
genre d'a^ocinées désigné auparavant ëous celui d'Ho^a , par 
M. R. Brown. (J.) 

SCHOLVAER. {Omith.) Ce mot est, cbet les Flamands, 
an des noms génériques du plongeon , mergu»^ ( Cn. D«) 

SCHOMBURGER. (Ornith.) L'oiseau ainsi appelé dans Ed- 
wards* se rapporte au troupiale oliVe\de Cayenne , pi. enlumo 
deBufibn, n.* 60Ô , fig. 2. (C»vD,) ^ 



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9« SCH 

SCHOMERLIN. (Omiât,) La litorne , éutiuspHarisj Unù4f 
se nomme ainsi dans la Lorraine allemaade» ( Ch» D. ) : 

SCHOPF-LEBCHË. {Omith.) C'est Talouette coehevis ou 
hupfpée, daudacristata, iànUéf eu Autriche. (Ch* D«) 

SCHORIGëHAM. (Bot.) Nom malabare du irn^îa involu^ 
erata. (J.) 

SÇHORL. (Mim) Schdrl est un mot allemand.doat les miné- 
ralogistes ont abusé dé la. manière la plus étrange « puisqu'ils 
l'ont appliqué indifféremment à des minéraux qui n'avotent 
pas le plus léger trait de ressemblance , et k plus fo^te raison 
la moindre analogie de composition. Aussi l'école moderne 
a-t-elle rayé cette expresâon ricieuse de la nomenclature , 
pour la remplacer par les noms spécifiques dont elle avoit 
usurpé la place; dans l'origine, il est vrai, le mot sehori ne 
s'appliquoit qu'à notre tourmaline, mais bientôt on retendit 
i l'amphibole, puis k plus de vingt minéraux différens:: la 
confusion fut à son comble, et Ton en piiurra juger par la 
récapitulation suivante* 
. Sehori. aigucntarine* Épidote du Saiut-Gothard. 

Schorl argileux. Variété d'amphibole qui a l'odeur argileuse 
quand elle est humectée* 

' Sehori basaltique. Amphibole en cristaux prismatiques et pj- 
roxéne volcanique. 

•Sehori blanc. Topaze picnite, pyroxéne du lac Baïkaly né- 
phéline du Vésuve, béryl, etc. 

Schorlblende, Variété d'amphibole. 

Schorl bleu. Disthène et titane anatase de l'Oysans. 
- Schorl en colonne ou bals^Uique. Amphibole et pyro:(ène« 
,: Schorl commun. Tourmaline noire et quelquefois J'ampbl- 
bole^ par méprise. 

Schorl cristidlisé. Tourmaline, amphibole et épidote* 

Sehori cruciforme. Staurotide et harmotome* . 
' Sehori électrique. Tourmaline schorl par excellence» 

Schorl feuilleté. Diallage, axinite. 

Schorl fibreux blanc. Amphibole grammatite* 

Schorl en gerbe. Prehnite fiabelliforme du Cap on de TOy*; 
sans. 

Sehori granatique. Axinite , amphigéne et tourmaline. 

Sehori UuneUeux, Ampbibole noi^ ou vert» 



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SCH 97 

Sehorl lamelleux chatoyanU Diallage. 

Schorl en mâcU, Staurotide. 

Schorl de Madagascar, Tourmaline. 

Schorl noir. Tourmaline. 

Schorl octaèdre. Titane anatase. 

Schorl olivâtre, Péridot granulaire des volcans. 

Schorl opaque noir. Amphibole. 

Schorl opaque noir rhomhoïdal. Amphibole noir cristallisé* 

Schorl pourpre en aiguilles. Titane oxidé rpuge. 

Schorl radié. Amphibole actinote et épidote. 

Schorl rhomboïdal, Axinite. 

Schorl rouge. Titane oxidé de Hongrie ou de Madagascar. 

Schorl. spatheux, Triphane. 

Schorl spathique, Diallage et amphibole. 

Schorl de Sibérie, Tourmaline apyre. 

Schorl transparent lenticulaire, Axinite. 

Schorl tricoté, Épidote et titane en aiguilles croisées. 

Schorl vert du talc. Amphibole actinote. 

Schorl vert du Dauphiné, Épidote de TOysans. 

Schorl vert du Vésuve, Pyroxène vert volcanique. 

Schorl vert du Zillerthal, Amphibole actinote. 

Schorl violet, Axinite. 

Schorl vitreux, Axinite et épidote. 

Schorl volcanique, Pyroxène. 

Haily disoit qu^en proscrivant à jamais ce mot schorl de la 
nomenclature minéralogique^ où il auroit pu à la rigueur le 
conserver à une espèce, il avoit voulu^airc un exemple; et l'on 
voit, en effet , qu'il avoit bien mérité cette espèce de bannisse- 
ment par le désordre qu'il avoit causé dans la science. (Brard.) 

SCHORLITË. {Min.) C'est le nom que Kirwan a donné au 
minéral nommé ailleurs picnite , et qu'on a rapporté à l'espèce 
de la Topaze. Voyez ce mot. ( B. ) 

SCHORUR. {Bot,) Nom arabe de Veuphorhiafruticosa de 
Forskal , et de son euphorhia cespitosa, ( J. ) 

SCHOTIA. {Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs 
polypétales, de la famille ^des légumineuses, de la décandrie 
monogjrnie de Linnaeus, offrant pour caractère essentiel : Un 
calice turbiné, à cinq lobes; cinq pétales connive^s, rap- 
prochés en un tube ventru; dix étamines libres; les filamens 
48. 7 



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9« SCH 

inégaux ; un ovaire supérieur, pédicellé; un style filiforme ; 
une gousse pédicellée. 

ScHOTiB ÉLÉGANTE : SohoHa specîosa , Jacq. , Jcon. rar, , i » 
tab. 75; Lamk., ÎIL gen», tab. 33 1; Guaiacum afrum^ Linn., 
S]pec* Petit arbrisseau auquel la belle couleur rouge de ses 
fleurs donne de Téclat. Sa tige est dure , presque tuberculée , 
divisée en rameaux diffus, roides, inégaux. Les feuilles sont 
alternes, pétiolées, ailées, composées de folioles fort petites, 
ovales, un peu oblongues, opposées, très - entières , fermes, 
roides , persistantes, glabres à leurs deux faces, mucronées 
et piquantes au sommet ; le pétiole commun est articulé , ca- 
nalioulé, bordé latéralement, muni à la base de stipules fort 
petites, subulées , appliquées contre les rameaux. Les Heurs 
sont d*un rouge vif, assez grandes, placées le long àe% ra- 
meaux, vers leur extrémité, formant un épi court, sur lequel 
elles sont presque faseiculées ou en bouquets. Le calice est 
coloré, caduc, divisé à son bord en cinq lobes peu profonds; 
la corolle composée de cinq pétales égaux, ovales, oblongs, 
obtus, quelquefois un peu crénelés, insérés sur le bord dik 
calice, rapprochés ea un tube ventru. Les étamines sont li- 
bres; les filamens inégaux; les plus longs dépassent un peu 
les pétales; les anthères sont inclinées; l'ovaire est oblong, pé- 
dicellé ; le style plus long que les étamines ; le stigmate obtus. 
Le fruit est une gousse pédicellée , qui a été peu observée. 
Cette plante croit au Sénégal et au cap de Bonne -Espé- 
rance. 

ScHOTiE A LAB6ES FBDiLLES ; Schotia lotifoUa^ Jacq. , Fragm,j 
tab. iS, fig. 4* Cette plante se distingue par la forme, la 
grandeur , le nombre de ses folioles pédicellées, en ovale ren- 
versé , longues de deux ou trois pouces, larges de deux pouces, 
entières , très - obtuses , fermes, coriaces, mucronées au som- 
met. Les tiges sont ligneuses , épaisses d^un pouce , droites , 
rameuses, cylindriques, glabres, d'un brun cendré; les feuilles 
sont composées de trois ou quatre paires de folioles , accom- 
pagnées de petites stipules lancéolées, caduques. Cette plante 
erett au cap de Bonne -Espérance, 

ScBOTiB A FBDILLES DE TAMARIN : SckoHa tomariïïidifoUa j Ait. y 
Hort. Keçff,, édit. nouv., 3, p. 33 ; Botan* Magot* j tab. ii53. 
Cette belle espèce, rapprochée de la première, en diffère 



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SCH 99 

par le caractère de ses folioles. Sa tige est brune, épaisse , 
noueuse, divisée en rameaux courts, trés-ourerts. Les feuilles 
lont ailées, composées de huit à dix paires de folioles très- 
rapprochées, sessiles, opposées, courtes, ovales, obtuses, la 
plupart échancrées au sommet, longues de six à sept lignes , 
larges de quatre. Les fleurs sont pédicellées , disposées en 
grappes courtes et touffues ; le calice est coloré , particulière- 
ment à son limbe, à cinq découpures arrondies; la corolle 
d*un rouge vif; les gousses sont comprimées , rayées à leura 
deux sutures, médiocrement pédicellées. Cette plante croit 
au cap de Bonne -Espérance. (Poir.) 

SCHOTOR. (Mamm,) Ce nom , en Perse , est employé pour 
désigner le dromadaire , camelus dromedarius , Linn. ( Desm. ) 

SCHOUALBÉË, Sehwalhea. (Bot.) Genre de plantes dico- 
tylédones, à fleurs complètes, monop étalées^ delà famille 
des personées, de la didynamie angiospermie de Linnœus, dont 
le caractère essentiel consisté dans un calice ventru, tubulé, 
à quatre lobes inégaux; le lobe supérieur fort petit; les laté- 
raux plus longs ; rinférieur plus grand , échancré ; une co- 
rolle tubulée, à deux lèvres; la supérieure droite, concave ^ 
entière; Tinférieure à trois lobes obtus; quatre étamines di- 
dynames; un ovaire supérieur; un style; un stigmate presque 
globuleux; une capsule biloculaire, renfermant des semences 
fort petites, un peu comprimées. 

ScHoUALBÉE d'Amérique : Schçffalhea americanay Linn., Spec; 
Lamk. , IlL gen., tab. 620; Gœrtn. , DefruoL, tab. 55; Pluk., 
Mant.j tab. 348 , fig. 2. Plante herbacée, dont la tige est très- 
simple , droite , presque quadrangulaire , pubescente. Les 
feuilles sont alternes, sessiles, lancéolées, entières, aiguës, 
élargies et presque à demi embrassantes à leur base , pubes- 
centes et légèrement ciliées à leurs bords ; les feuilles supé- 
rieures ou florales sont fort petites, presque ovales, faisant 
presque la fonction de bractées, d'où résulte un épi droit,* 
simple ou terminal. Ses fleurs sont solitaires , alternes, axil- 
laires ; le pédoncule commun est court et velu , ainsi que le 
calice. La corolle est d'un rouge pourpre, un peu inclinée , 
presque une fois plus longue que le calice ; le tube renflé, 
de la longueur du calice ; le limbe à deux lèvres concaves. 
Le fruit est une capsule ovale , aiguë , divisée en deux logea 



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Jo« SCH 

séparées par une double cloison , renfermant des semences 
en forme de paillettes aiguës, comprimées, fort petites. Cette 
plante croît dans ^Amérique septentrionale et dans la Caro- 
line inférieure. (Poia.) . 

SCHOUCHAM, SCHOCCHAN.( BoL) Nom arabe du /«- 
iuca mucronafa de Forskal, fsstuca pungens de Vahl. (J.) 

SCHOUINQUE, Schwenhia. {Bot.) Genre de plantes dico* 
tylédones, à fleurs complètes , monopétalées , de la famille 
des personées, de la diandrie monogynit de Linnœus, carac- 
térisé par un calice persistant , tubulé , à cinq dents ; une 
corolle tubulée ; Torifice renflé , fermé par cinq plis glandu- 
leux ; cinq étamines ; trois plus courtes stériles ; un ovaire 
globuleux y supérieur; un style; une capsule comprimée, en- 
veloppée par le calice renflé , à deux loges , à deux valves 
polyspermes ; une cloison parallèle ^x valves, qui devient 
libre. 

ScHOUiNQUE v^Améeique : Schvi^enkia americana, Linn. ? Sy^sl, 
veg. ; Gœrtn. , Defruct., tab. 214 ? Kunth înHumb. et BonpL , 
JSov. gen^, 2 , p. 375 , tab. i8o. Petite plante herbacée , dont 
la tige' est droite , rameuse , haute d'un pied , un peu pi- 
leuse , à rameaux alternes , ascendans , presque fastigiés ; 
les feuilles sont alternes, médiocrement pétiolées, lancéo- 
lées , aiguës, très- entières, rétrécies à leur base, un peu hé- 
rissées de chaque c6té , longues de quatre ou six lignes. Les 
fleurs sont disposées à Textrémité des rameaux en une pani- 
cule très-làche. Le calice est tubulé , presque glabre , à cinq 
dents lancéolées , égales , à trois nervures; la corolle trois fois 
plus longue que le calice , à cinq dents courtes , autant de 
glandes oblongues^ les étamines ne sont point saillantes; la 
capsule est ovale, un peu globuleuse, très-glabre, renfermée 
dans le calice. Cette plante croît dans TAmérique, aux lieux 
très^ chauds, dans les grandes forêts de TOrénoque. 

ScROUiNQUE éiKLÉE ; Schi^enkia païens , Kunth , loc. cit. , 
tab. 179. Cette espèce est une plante herbacée, droite, haute 
de deux pieds , à tige et rameaux pubescens , étalés. Les 
feuilles sont alternes, pétiolées, oblongues, lancéolées, u2i 
peu açuminées , aiguës à leur base , rudes et hispides à leurs 
deux fapes, longues d^un pouce et. demi; les pétioles courts*, 
pubescens ; les fleurs sont disposées en une panicule rameuse, 



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SCH, lox 

étalée; elles ont le calice glabre, .tubulé, à cinq dents ovales; 
lancéolées; la corolle tabulée, trois fois plus longue que le 
calice, purpurine, à cinq angles, divisée à son limbe en 
cinq dents arrondies , échancrées ; trois glandes très- petites, 
deux autres plus . alongées et charnues; cinq étamines non 
saillantes , insérées sur le tube de la corolle , dont trois sont 
stériles» Uovaîre est oblong ; le style glabre , de la longueur 
de la corolle ; le stigmate presque en tête. Cette plante croit 
dans la province de Venezuela, entre Caracas et la Cumbre, 
aux lieux tempérés. 

ScHouiNQUE A FLEURS SOLITAIRES ; Schwenleia hrowallioidesm 
Fiante herbacée, à tige droite , rameuse , pubescente et l^lan- 
chàtre, ainsi que les rameaux; les feuilles sont alternes, pé« 
tiolées, ovales^ acuminées, très - entières , arrondies à leur 
base, quelquefois un peu échancrées ou un peu courantes 
sur le pétiole, membraneuses, couvertes de poils très^courts, 
longues de deux pouces environ-, larges d*un pouce et demi; 
lés pétioles pubescens, longs d'un pouce et demi; les pédon- 
cules axillaires, solitaires, courts, pubescens, à une, deux 
ou trois fleurs. Le calice est blanchâtre , pubescent, tubulé, 
à cinq dents ovales, lancéolées, égales; la coMle tabulée, 
deux et trois fols plus longue que le calice , à cinq dents 
ovales, aiguéfs, ciliées, autant de glandes très" longues, en 
massue. Cette plante croit dans la province de Caracas, 
proche Porto -Cabello. (PoiR.) 

SCHOUKI, SCHOjSKA. {Bot.) Noms arabes du fagonia 
arabica de Forskal. ( J») 

SCHOURI'E. ( lohlhyol. ) Forskal a parlé , sous ce nom , 
d'un poisson de la mer Rouge , qui est armé d'aiguillons 
éloignés les uns des autres , et dont la peau , hérissée de tu-' 
hercules très-serrés, est employée , dans la ville arabe de Sua- 
ken , pour revêtir des fourreaux de sabres. 

Ce poisson parott faire une espèce distincte dans le genre 
des Raies. ( H. C. ) 

SCHOUSBŒA. ( Bot. ) WîUdenow a voulu' substituer ce 
nom générique à celui de cacocoua ou eacucia d'Aublet. ( J.) 

SCHOUWIA. ( Bot. ) Genre de plantes dicotylédones , à 
fleurs complètes , polypétalées , régulières , de la famille des 
erueifires, de la tétradynamie êilieuUuse de Linnœus, dont le 



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Ï09 SCH 

caractère essentiel consiste dans un calice k quatre folioles 
droites, égales à leur base; quatre pétales onguiculés; leur 
limbe en ovale renversé ; six étamines tétradynames , dé^ 
pourvues de dents ; les anthères très-aiguè's ; un ovaire supé- 
rieur ; un style subulé, persistant; une petite silique plane, 
comprimée , ovale ^^ obtuse à ses deux extrémités , terminée 
par le style, à deux loges, à deux valves naviculaires,. très- 
comprimées, ailées sur le dos; une cloison très-éfroite; cha- 
que loge occupée par plusieurs seipences lisses, comprimées, 
horizontales. 

ScBpxrwiK d'Arabie : Schouma arabica, Dec. , Syst. vég. , 2 , 
pag. 644; Suhulariapurpureay'Flor, asgypt. arah.^ 117; Thlaxpi 
arabicum, y ahlj Symbm^ 2, pag. 76. Cette plante a dea tiges 
lierbacées , rameuses, diffuses, très -glabres, ainai que sur 
toutes les parties. Les feuilles sont alternes , longues de deux 
pouces; les inférieures sessiles, un peu rétrécies à leuf base.; 
les supérieures embrassantes, oblongues, en cmur à leur base, 
asses semblables à celles du brassica perfoUala : les dernières 
rétrécies à leur base ^ oblongues, en cœur, embrassantes, 
la plupart entières, quelquefois à dents rares et .distantes. 
Les fleurs sont disposées en grappes opposées aux feuilles, 
d^abord presque en corymbe , prolongées après la floraison , 
dépourvues de bractées; les pédicelles filiformes, longs de 
deux lignes; les folioles du calice droites, inégales-, deux lan- 
céolées, deux linéaires, étroites; Tonglet dés pétales est delà 
longueur des calices; leur limbe d'un rose pourpre, en ovale 
obtus renversé ; les étamines sont presque égales , très-aiguè's , 
presque aristées ; Tovaire ovale ; une petite silique compri- 
mée, longue de neuf lignes, large de six, ovale. Cette plante 
croit dans TArabie heureuse, sur les montagnes, aux lieux 
bumides et argileux. (Poia.). 

SCHOVANNA-NUDELA-MUCCU. (Bd^)Nom malabare 
d'une renouée y po^gonum barbatum de Lionseus ; le schoi^an^ 
na-adamboe est son convolsfulus pes caprœ, ( J. ) 

SCHOWELER. (Ornith.) Nom anglois de la spatule , p/o- 
èaUa Uuaorodia , Lion. , qu'on appelle sehuffler en Suisse. 
(Ch.D.) 

SCHRADËRA. (Bot.) Sous ce nom WiUdenow a séparé 
le cr^ton hilobatani de son gejnrc primitif, qui appartient aw^x 



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SCH i«5 

euphorbiacëes ; mais il a été aussi employé par Vahl pour un 
^enre de Rubiacées mainteifant admis : il y a aussi un sehra^ 
deria de Heister et Mœnch, qui est le talvia canariensis^ of- 
frant de légères différences dans les divisions du calice et de 
la corolle. ( J.) 

SCHRADERA. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, i 
fleurs complètes , monopétalées , de Vhexandrie monogynie de 
Linnœus, offrant pour caractère essentiel : Uq involucre à 
plusieurs fleurs; un calice urcéolé; la ooroUe campanulée, a 
cinq ou six divisions , hérissée à son orifice i cinq ou six éta* 
mines ; un ovaire inférieur ; un style ) une 2>aie polysperme* 

Il avoit été établi un autre genre sous le nom de Sthradeta^ 
qui a été réuni aux orotoru. 

ScHRADàsE A FLEURS EN TÈTE : Schrodêra eapUaia f Vahl, Eût., 
1, pag. 35 9 {txeluso synorymo)*, Willd*, 6pee«^ 2^ pag. a 38* 
Arbrisseau grimpant et parasite , dont les rameaux sont té- 
tragones, revêtus d'une écorce cendrée^, garnis de feuille» 
lancéolées, opposées 9 arrondies ou elliptiques , coriaces, itèê' 
entières, un peu obtuses» Le pédoncule est terminal, long 
d'un ponce et demi, soutenant des fleurs en téte^ environ* 
nées d'un involucre coriace, d'une seule pièce, i cinq dé» 
coupures arrondies , obtuses , renfermant environ quinze 
fleurs* Le calice est coriace, campanule, persistant, entier 
et tronqué à son bord. Le liombre des étamines ^ ainsi que 
celui des autres parties de la fleur, varie de cinq a six. 
Cette plante croit à File de Montferrat, dans TAmérique. 

ScBRAD^ftE A caossB TÂTE t Séhrodera eephaloteê , Willd. , 
5pec., a , p. 238 ; Fucluia involuerala, Swarti, FL Ind. oceid^p 
pag. 674 et 1973. Cette espèce, quoique très -rapprochée de 
la précédente, en diffère par son involucre entier et non 
denté, glabre, tronqué, épais, tétragone, renfermant quatre 
ou huit flevrs. Le calice est droit ^ ovale , campanule , un 
peu plus long que Tinvolucre , presque tronqué, à huit dents 
fort petites* hds feuilles sont plus minces , pins aiguès. Les 
fleura renferment de cinq à neuf étamibes, mais plus ordi- 
nairement huit. Cette plante croit à la Jamaïque, dans les 
forêts et sur les montagnes. (Poia.) 

SCHRAITZ£R. (lékihyùL) Nom spécifique d'une GaEMiLLE. 
Voyez ce mot. (H. C«) * 



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104 - SCH 

SCHRANKIA/(Bo/.) Médicus et Mœnch ont donné ce nom 
générique au myagrum perenne de Linnseus , reporté par Ber* 
gius et M. De CandoUe au genre Rapistrum, Le Goupia d'Au- 
l)let , genre de rhamnées , a reçu le même nom de Scopoli. 
Le Schrankia de "Willdenow , genre conservé , est une sub- 
division du mimosa, (J.) 

SCHRANKIA. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à 
fleurs incomplètes, de la famille des légumineuses , de la po- 
lygamie mùnoécie de Linnœus, caractérisé par des fleurs po-, 
lygames;les hermaphrodites offrent un calice à cinq dents; 
une corolle monopétale , à cinq divisions; huit ou dix éta- 
mines ; un ovaire supérieur ; un style ; une gousse à quatre 
valves; point de pistil dans les Heurs mâles. 

Schrankia a aiguillons ; Schrankia aculeata^ Willd. , Spec,^ 
'4; Mimosa quadrivalvis , Linn. , Spec,;'BtLBkSjReliq. HousU, 
tab. 25; Mill., Icon., tab. 182, 6g. 1. Plante herbacée, dont 
la racine est tubéreuse , la tige herbacée , foible , quadran- 
gulaire, parsemée d'aiguillons courts et crochus, ainsi que 
les pétioles et les pédoncules. Les feuilles sont deux fois ai- 
lées, composées de trois ou quatre paires de pinnules, por- 
tant chacune dix- huit à vingt paires de folioles oblongues, 
fort rapprochées les unes des autres ; les pétioles partiels sont 
pileux et n*ont d'aiguillons que vers leur base. Les pédoncules 
èont axillaires , solitaires, et soutiennent chacun une tête 
globuleuse de fleurs purpurines. Les fruits qui leur succèdent 
naissent trois ou quatre ensemble : ce sont des gousses grêles, 
plongées, aiguës, un peu tétragones, à quatre .valves, char- 
gées de petites épines éparses. Cette plante croît à la Vera- 
Cruz. 

Schrankia a crochets : Schrankia uncinata, Willd., Spec», 
loc. cit,; Mimosa horridula y Mich., Amer,, 2, p. 264; Vent., 
Choix des pi., tab. 28; Mimosa intsia, Walt., Flor. CaroL, 
uS2, Cette plante est toute couverte d'aiguillons nombreux 
et crochus. Sa tige est herbacée , cannelée , presque penta- 
gone, armée d'aiguillons comprimés, inégaux, d'un jaune 
pâle. Les feuilles sont deux fois ailées, composées de six paires 
de pînnules opposées; chaque pinoule chargée de dix^à douze 
jpaires de folioles presque sessiles, linéaires, obtuses, fort pe- 
tites, tronquées à un de^ côtés de leur ba3e, surmontées 



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se H loï 

d'uôe glande peu apparente , traversées inégalement pat la 
nervure du milieu. Le pétiole commun est tétragohe, arti- 
culé à sa base; chaque paire de folioles inférieures est munie 
d'une glande saillante ; les stipules sont capillaires, de couleur 
purpurine. Les fleurs sont fort petites, axillaires, réunies en 
une tête globuleuse ; les bractées très-courtes, d'un poupre 
foncé , linéaires , très-caduques ; le calice est glabre , très-petit, 
d'un vert blanchâtre, à cinq dents d'un beau pourpre; les 
cinq pétales sont de même couleur, lancéolés, aigus. Les 
gousses sont étroites, bblongues, un peu cylindriques, creusées 
de quatre sillons, à une seule loge, à quatre valves opposées, 
hérissées d'aiguillons crochus; les semences nombreuses, noi- 
râtres , comprimées , presque quadrangukires , disposées sur 
un seul rang. Cette plante croît dans l'Amérique septentrio- 
nale, depuis la Virginie jusque dans la Floride. 

ScBRANKiA A B AMEÇov ; Schrankia hamata, Willd. , Spee.j 
loc, cit. Cette espèce a des tiges herbacées, pentagones, mu- 
nies de nombreux aiguillons comprimés, crochus. Les feuilles 
sont deux fois ailées, composées de quatre paires de pin- 
nules, chargées de folioles nombreuses, linéaires, aiguës, 
rétrécies au c6té intérieur de leur base, tronquées à angle 
aigu , veinées en dessus, à nervures un peu saillantes en des- 
sous; le pétiole commun est armé de nombreux aiguillons; 
les partiels en sont presque dépourvus. Les fleurs sont réunies 
en petites tétés globuleuses, axillaires, médiocrement pé- 
donculées; les pédoncules munis d'aiguillons. Lès gousses sont 
tétragones, à quatre valves; sur chaque valvesont trois rangs 
d'aiguillons très -rapprochés. Cette plante croit dans l'Amé- 
rique méridionale, f Poia.) 

SCHREBERA. ( Bot. ) Le genre que Linnœus nommoit 
ainsi , est maintenant un hartogia dansles rhamnées. Le schre^ 
hera de Betz est un elœodendrum dans la même famille. On a 
conservé le schrebera de Roxburg et de M. Persoon , qui est 
une jasminée. Voyez Senacia. (J.) 

SCHTCHALBISCH. {IchthyoL) Nom de l'esturgeon, en 
Sibérie. (H. C.) 

SCHUAF, GHOKJEJEH. (Bot.) Noms arabes de l'arbre 
nommé ixora occidenlali^ par Forskal , etpavetta longiflora par 
VaU. (J.) 



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>o6 SCH 

SCHUBEETIA. (Bol.) M. Mirbel a établi sous ce nom no 
nouveau geare pour le cupressus disHcha, lion., que Richard 
a nommé taxodium dans les Annales du Muséum. C^est une 
dfs plus grandes espèces que Ton connoisse parmi les cyprès , 
qui a été figurée par Commelin, HorLj i , tab. 69; par Mi-, 
chaux, Hist. des arbr., 3, tab. 1; Catesby, CaroUj 1, tab. ii; 
Duhamel, Arb«, 1 , t. 6a , etc. Son feuillage a presque Tas- 
pect de celui d'un acacia; il est fin , léger, élégant, comme 
celui du mélèze, également caduc. Les feuilles sont linéaires, 
petites, aiguës, très- rapprochées les unes des autres, dispo- 
sées sur deux rangs opposés, longues de six ou sept lignes, 
planes, un peu arquées. Le tronc s'élèv« à la hauteur de 
soixante ou soixante -dix pieds, en diminuant de grosseur 
jusqu'à son sommet; quelquefois on lui a reconnu, à sa base, 
envivon trente pieds de circonférence ; le bois est rougeàtre ; 
les rameaux s'étendent horizontalement. Ce que cet arbre 
offre de plus particulier, sont des protubérances, de^ espèces 
de chicots ou d'exostoses, qui croissent de distance en dis- 
tance sur les racines, s'élèvent, comme des bornes milliaires, 
au-dessus de la surface de la terre, depuis un pied |Usqu'à 
quatre et plus, recouvertes à leur sommet d'une écorce 
rouge , très-lisse ; elles ne produisent ni feuilles , ni branches ; 
les habitans les creusent et les façonnent pour en faire des 
ustensiles de ménage. 

Cet arbre fournit un excellent bois de charpente; il est 
souple , léger, d'un grain délié, facile à travailler; il résiste 
bien plus long- temps que le cbéne à l'humidité de l'air : on 
en fait de la voUge, on le débite en petites planches dont 
on couvre les maisons; l'écorce sert au même usage : les ha- 
bitans du pays fabriquent avec le tronc des pirogues qui 
portent jusqu'à quatre milliers. Ce bois est pénétré d'une 
substance balsamique et odoriférante. 

Cet arbre ne crott bien que dans les marais et sur le bord 
des rivières sujettes aux inondations périodiques. J'en ai vu 
jen Caroline, dit M. Bosc, qui avoient plus de cent pieds de 
hauteur , et plus de douze pieds d'eau sur leurs racines pen- 
dant six mois de Tannée. Ce cyprès a été introduit dans les 
jardins des environs de Londres dès 1 640. 11 n'y a guère qu'un 
siècle qu'il se^voit dans ceux des environs de Paris. Long- 



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SCH Ï07 

temps on a ignoré qu'il croîssoit dans Teau. Duhamel , le pre- 
mier, imagina d'en planter dans les terrains tourbeux de son 
domaine du Monceau , où ils réussirent : c'est à M, de Males- 
herbes qu'on doit la recherche que l'on fit de cet arbre, et 
c'est aux Michaux, père et fils, qu'on a l'obligation de l'im- 
mense quantité de graines qui ont été semées en France, 
surtout dans les pépiaiéres de Trianon, mais qui ont péri en 
grande partie pour n'avoir pas été plantées dans des lieux 
convenables. On en voit cependant quelques beaux pieds à 
Rambouillet , où il devroif y en avoir beaucoup plus, si ou les 
eût mis dans le marais, au lieu de les mettre dans la berge 
des fossés qui le traversent, d'après l'observation de M. Bosc. 
Les graines nous sont apportées de la Louisiane et des États> 
Unis d'Amérique. On les sème au printemps dans des ter- 
rines remplies de terre de bruyère^ ou dans des plates^bandes 
de la même terre exposées au nord ; des arrosemens fréquens 
sont indispensables. On garantit les jeunes plants du soleil , 
et on les couvre pendant l'hiver, après lequel on peut les 
transporter en pépinière dans une terre légère et humide ; 
il faut ensuite les planter à demeure dans l'eau. On multiplie 
également ce cyprès de marcottes et de boutures : il repousse 
du pied quand on le coupe. Sa multiplication en France se- 
Toit d'autant plus avantageuse qu'il croit dans des terrains 
abandonnés, et qu'on pourroit en employer le bois à un grand 
nombre d'usages. (Poia.) 

SCHUDJARA. (Bot.) Voyez ^mggmmu (J.) 

SCHIJEK.. {Bot.) Nom syrien du coquelicot, popaver rhœasy 
cité par Rauwolf , qui aioute qu'on en fait à Alep une con«- 
serve pour la toux. (J.) • 

SCHUFFLËR. {Ornith.) En Suisse, ce nom est employé 
pour désigner la spatule. ( Desm. ) 

SCHULTEZIA. {Bot.) Ce genre de graminées, fait par 
M. Sprengel , est réuni au chlori» par M. Trinius \ c'est le 
chloris pttrœa de Swartz. ( J*) 

SCHULTZIA. {Bot.) Genre de la didynamie angiospcrmie ^ 
et voisin de l'O^o^aria. 11 est caractérisé par son calice bi- 
partite; la corolle tubulée, à deux lèvres, la supérieure bi- 
fide et l'inférieure entière f le stigmate sessile;la capsule uni- 
loculaire, bivalve et polysperme. 



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>«« SCH 

Le Schultzia oholarioides est la seule espèce de ce genre, 
créé par Rafinesque-Schmaltz. On la trouve en Pensylvanîe , 
dans le pays de Beks. Ses feuilles sont opposées, sessiles et 
ovales; ses fleurs en épi, garni de bractées triûores. ( Lem. ) 

SCHULZIA (Bot.), Spreng., Prodr. umhelL, 3o. Genre de 
la famille des omhellifères , que Sprengel propose pour le sison 
crinitum de Pallas, et auquel il attribue pour caractère : Un 
fruit presque linéaire, anguleux , solide, à cinq angles émous* 
ses , couronné par le style persistant, subulé. Les involucres 
universels et partiels sont deux fois ailés ; les divisions pres« 
qiie capillaires. (Poir. ) 

SCHUNAMBU-VALLI. {Boi.) Nom malabare du cissus viti- 
ginea, (J.) 

SCHUNDA-PANA.'(Bo^) Voyez Sacuaster. (J.) 

SCHUNF-EDDIK. {Bot.) Nom arabe, cité par Forskal, de 
son cytisus pinnatus. (J.) 

SCHUNTOB, SCHANTOB. {Bot.) Noms arabes de YaseU^ 
pias spiraHs de Forskal. (J.) 

SCHURREDI. {Bot.) Forskal cite ce nom arabe pour une 
plante cucurbitacée , qu'il nomme citrullus , cucurbita citrullus» 

(J.) ^ 

SCHURTAN. {IchthyoL) Voyez Scheschuk. (H. C. ) 

SCHUSCH. {Bot.) Dans le royaume de Darfour, au Midi 
de rÉgypte, ce nom est celui d'une plante qui, selon le 
voyageur Browne , ressemble à l'ivraie , et dont les graines , 
dures , luisantes , écarlates , à ombilic noir , servent aux 
femmes pour faire des colliers, des bracelets et d'autres or- 
nemens. Le voyageur Browne ne nomme pas cette plante, qui 
est peut-être un erythrina, et nullement une espèce d'ivraie; 
( Lem. ) 

SCHUTZITE. {Min.) Nom qu'on a proposé de donner à la 
strontiane sulfatée, en l'honneur deSchiitz, qui en a décrit 
une variété de l'Amérique du Nord en 1791.' Ce nom eût 
beaucoup mieux valu que celui de célestine , qui lui a été 
donné par l'école allemande. Voyez Strontiane sutFATéE, 
(B.) 

SCHW^GERICHENIA. {Bot.) M. Sprengel nomme ainsi 
Yanigosanthos de M. Labillardière , qui rentre dans notre 
genre Argolasia^ de la famille des dilatridées. (Jt) 



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SCH 109 

SCHWALBE4 (Omith.) Nom générique des hirondelles, 
en allemand. (Ch. D.) 

SCHWALBEA. (Bot.) Voyez Schoualbée. (Poik.) 

SCHWALEN. {Ornith.) Nom de l'hirondelle, en Suisse. 
(Ch*D.) 

SCHWALLOW. ( Omith, ) Nom anglois de l'hirondelle. 
(Ch,D.) 

SCH WAN. ( Omii?i. ) C'est le cygne, en allemand. (Ch.D.) 

SCHWARZ-KEHLCHEN. (Ornith.) Nom allemand du ros- 
signol de muraille , motaeilla phanicurus , Linn. (Ch. D.) 

SCHWARZ-RINGEL. (Ichthyol.) Un des noms allemands 
du Spahaillon. Voyez ce mot. ( H. C. ) 

SCHWARZ-SPECHT. (Ornith.) Nom allemand du pic noir, 
picus martius^ Linn. (Ch. D.) 

SCHWARZ-UMBER. {lehthyol.) Nom allemand du corb 
ou corbeau^ sciœna umbra. Voyez Sciène. (H. C.) 

SCHWATZER. ( Ornîtfo. ) Nom allemand du merle d'eau, 
autrement cincle ou aguassiére , cinclus, Bechst. ( Ch. D.) 

SCHWEDERLE. {Ornith.) Nom suisse du cini. (Ch.D.) 

SCHWEINITZIÂ. {Bot.) Ce genre de champignons, établi 
par Greville , est le même que le Podaxts de M. Desyaux. 
Voyez ce mot, et Mycologie, tom. XXXIII, pag.^557. ( Lbm. ) 

SCHWEINITZIA (Bo^.), EUiot-Nutt., Gen. o/North-Amer., 
2 j aâdiU Genre de plantes dicotylédones , de la décandrie 
Monogynie de Linnœus , qui a des rapports avec les monotropa 
et se rapproche beaucoup du pterospora. Il offre pour carac- 
tère essentiel : Un calice à cinq folioles concaves, de la lon- 
gueur de la corolle ; celle-ci monopétale, campanulée, à cinq 
dents ; à la b,ase interne de la corolle un appendice à cinq 
dents; dix étamines; les anthères soudées sur les filamens, à 
une seule loge, s'ouvrant à la base par deux pores nus. Le 
stigmate presque globuleux , renfermé , intérieurement à cinq 
dents; une capsule à cinq loges? semences.... 

Petite plante herbacée, qui paroît parasite, de couleur 
pâle, sans feuilles, pourvue d'une hampe écailleuse; les fleurs 
sessiles , terminales , agrégées , accompagnées de larges brac- 
tées; la corolle odorante, d'un blanc rougeàtre. Elle croit 
dans la Caroline. (Poir.) 

SCHWENKFELDIA. {Bot.) Schreber avoit substitué ce 



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no SCH 

nom à celui du sahicea d'Aublet, quUl regard oit comme bar- 
bare, et il a fait ainsi beaucoup d'autres* substitutions d'après 
le même motif. (J.) 

SCHWENKIA. {Bût.) Voyez Schouinque. (Poia.) 

SCHWERT-FISCH. (Mamm.) Anderson rapporte ce nom 
au dauphin gladiateur de feu de Lac^pède. (Desm.) 

SCHWEYCHERTA. {Bot.) Gmelin, cité dans le Nomencla^ 
tor de M. Steudel , a donné ce nom au n^phoides de Tour- 
nefort , réuni par Linnseus au menyanthps y mais séparé de- 
puis, avec raison, puisqu'il appartient à une autre famille. 
Il est nommé définitivement villarsia^ et il est rapporté à la 
suite des gentianées. (J.) / 

SCHWONETZ, {Ornith.) On appelle ainsi, en Bohème, 
le verdier, loxia ckloris, Linn., qui se nomme, en Prusse , 
schventzke, (Ch. D.) 

SCHYBUM. {Bot,) Suivant Rauwolf, la plante nommée ainsi 
par Dîoscoride , est celle dont Toumefort a fait son genre 
Gundelia, de la famille des composées ou synanthérées. ( J.) 

SCHYTE. {Erpét.) On a donné ce nom à une vipère. Voye* 
YipàaE. (H.C.) 

SCIjENA. {IchthyoU) Voyez ScièNE. (H. C.) 

SCIAMTA. {Ornith.) Nom donné par Vansleb (Relatiott 
d'un voyage en Egypte , pag. 102 ) à un gypaëte , ou vautour 
barbu gigantesque, dont parle M. Savigny, pag. 20 des Oi-^ 
seaux d'Egypte et de Syrie , et dont l'indication se trouve au 
tome XXXIX de ce Dictionnaire , pag. 470 , sous le nom de 
phène. (Ch. D.) 

SCIAPHILE. {Entom.) Ce nom, qui signifie qui aime Vombre^ 
de 2»/« et de 4>/Aoç , a été employé par M. Schœnherr pour 
indiquer un sous-genre de la famille des rhinocères à an* 
tenues brisées , qui comprend en particulier le curculio mu» 
ricatus de Fabripius. Voyez , à l'article Rhinocères , dans l'ana- 
}yse que nous y avons donnée de l'ouvrage de M. Schœnherr, 
ien.**4e. (CD.) 

SCIARA. {Bot.) Mentzel cite ce nom grec de la cardère, 
dipsacus. Le même étoit adopté , suivant Ruellius , pour la 
même plante, dans la Daourie, qui répond à la Valacbie ac- 
tuelle et aux pays voisins. (J.) 

^CIARA. {Entom.) M. Meigen a désigné sous ce nom un 



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SCI iti 

genre de diptères de la famille des tipules , que Fabriciua a 
adopté pour y ranger plusieurs rhagions et des Hirtées, tels 
que Vhirtea.Thomœ, les rhagio mono, tipuliformis^ longieornii, 
etc. (CD.) 

SCIE 9 Pristis. {IchthyoL) Dans le second rolume des Actes 
de la société linnéenne de Londres, J. Latham, le premier , 
a établi sous ce nom, parmi les poissons cartilagineux , un 
genre particulier , qu'il a formé aux dépens de celui des 
squales de Linnseus, et que Ton a généralement adopté 
depuis lui. 

Ce genre , qui appartient à la fanuUe des plagiostomes du 
professeur Duméril, est reconnoissable aux caractères sui« 
vans : 

Squelette cartilagineux; opercules et membranes des branchies 
nttUes; quatre nageoires latérales; bouche large,, située en tra^fers 
sous le museau ; corps alongé , aplati en avant , couvert éCune 
peau coriace et rude au toucher; "museoM jort long, déprimé en 
forme de bec y armé de chaque côté de fortes épines osseuses j poin^ 
tues, tranchantes, implantées comme des dents dans des alvéoles; 
dents véritables des mâchoires en petits pavés , comme dans IcM 
émissoUs; nageoire anale nulle; deux évents derrière les yeux; 
deux nageoires dorsales fort écartées; cinq paires de trous brann 
chioMx en dessous, 

A l'aide du prolongement osseux et en forme de scie de la 
tête, on distinguera facilement les Scies de tous les autres 
genres de la famille des Plagiostomes. (Voyez ce dernier 
mot.) 

Les Scies , dont l'organisation interne est presque la même 
que celle du requin (voyez Carcharias), ont été plus d'unç 
fois rangées avec les cétacés, spécialement à cause de leur 
ressemblance extérieure avec le narwhal. Personne ne doute 
aujourd'hui qu'elles n'appartiennent à la classe des poissons. 
Parmi elles nous nous attacherons particvlièrement aux es- 
pèces suivantes : 

La Scie commune : Prisais antiquorum, Lath. ; Squalus pris^ 
lis, Linnœus; ViveUe , Rondelet. Prolongement rostriforme, 
armé, comme un râteau de jardinier, de dix- huit à vingt- 
quatre grosses dents de chaque côté, recouvert d'une sorte 
de cuir , égalant en longueur le tiers de la lonraeur totale 



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lia SCI 

de ranimai , et allant en se rétrécissant de la tête à son ex* 
trémité , qui n'est cependant point aiguè* et dont le contour 
est arrondi ; dos d'un gris foncé ou presque noir ; côtés cen- 
drés; ventre blanchâtre; peau couverte de tubercules, dont 
Textrémité est tournée vers la queue ; nageoires pectorales 
très-étendues ; première dorsale au-dessus descatopes; eau* 
dale très- courte. 

Ce poisson , qui atteint la taille de douze à quinze pied«, 
fréquente presque toutes les mers des deux hén^isphères , 
sous les glaces du pôle comme sous les feux de Téquateur. 
On le rencontre auprès, des côtes d'Afrique et du Bengale 
comme dans le voisinage de celles du Spitzberg et de l'Amé- 
rique septentrionale. Sa force et sa hardiesse ne le caracté- 
risent pas moins que Tarme redoutable dont il est pourvu , 
mais jamais, malgré Tassertion de Pline, il ne parvient aux 
énormes dimensions attribuées aux baleines , et ne saurdit 
présenter, comme on Ta écrit et répété , la longueur éton- 
najï^te de deux cents coudées. Attaquant sans crainte,. et, 
souvent même , combattant, avec avantage les géans de Tem- 
pire de Neptune, animé par une espèce de haine contre les 
cétacés en général , on Ta vu se mesurer à la surface de l'o- 
céan septentrional avec la baleine franche et sortir fréquem- 
ment victorieux d'une lutte dans laquelle il pouvoit être 
anéanti par un seul coup de queue de son ennemi. Tous les 
pêcheurs du Nord sont d'accord sur ce point; tous peignent 
avec énergie le combat opiniâtre où la scie, réunissant l'a- 
gilité à la vigueur, bondit, s'élance au-dessus des eaux, 
échappe aux coups qui la menacent comme la tempête , re- 
tombe sur le cétacé , lui enfonce dans le dos son espèce de 
bec dentelé^ et teint l'onde amère de son sang. Mertens 
a été témoin , derrière .la Hitlande, d'une rencontre de ce 
genre entre une scie et un nord-caper : il les vit s'agiter, 
s'élancer, se poursuivre, se heurter avec tant de force que 
l'eau jaillissoit au loin et retomboit en pluie ; mais le mau- 
vais temps l'empêcha de reçonnoître le côté en faveur duquel 
se déclara la victoire. Don ULIoa et le capitaine Stedmann 
ï*acontent des faits analogues dans leurs intéressans ouvrages. 

Quelquefois, jetée avec violence par la tempête contre la 
carène d'un vaisseau, pu la prenant pour une baleine, la 



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SCI 1x5 

scie y enfonce son arme, et celle-ci se brise et reste enchâssée 
dans le bois , tandis que l'animal s'éloigne avec son museau 
tronqué. On conserve dans les galeries du Muséum d'histoire 
naturelle de Paris, un fragment considérable d'une pareille 
arme , qui a été trouvé implanté dans le flanc d'un grand cé- 
tacé y et qui a été envoyé par le capitaine de Capellis. 

La chair de ce poisson est dure, coriace et de mauvaise 
saveur. On ne la mange guère qu'en cas de disette et à dé- ' 
faut d'autres alimens. Les Nègres de la côte occidentale d'A- 
frique s'en abstiennent universellement, mais par un motif 
particulier : leur imagination, frappée de la grande taille, 
de la figure extraordinaire , de la force prodigieuse de la 
scie, fait qu'ils la regardent comme une sorte de divinité 
et qu'ils conservent, comme un fétiche précieux, les petits 
fragmens de son museau dentelé. Lorsque la tempête vient 
à jeter sur la grève un animal de ce genre , ils lui coupent 
la tête et la portent religieusement dans un temple. 

La Scie FECTiNés , Pristis peetinata, La th. Trente-quatre dents 
aiguës de chaque côté du bec; queue longue; nageoire dor- 
sale excavée ; mêmes couleurs que la précédente ; taille de 
quatre à six pieds. 

De l'Océan et de la mer Méditerranée. 

La Scie cuspidéb, Pristis euspidatay Lath. Vingt-huit dents 
larges et pointues de chaque côté du bec , qui est à peu près 
de la même largeur dans toute sa longueur. 

Du grand Océan. 

La Scia migrodon*, Pristis microdon* Bec garni de chaque 
côté de petites épines à peine saillantes et au nombre de dix- 
huit seulement. 

* Ce poisson ne parvient qu'à la taille de dix-huit ponces. Il 
habite le grand Océan. 

La Scie anisodon : Pristis anisodon ^ N.; Pristis cirratus^ 
Lath.; Squalus anisodon, Lacép. Scie garnie de chaque côté 
de dents très-inégales, un peu recourbées; un filament flexible 
et très -long en dessous du museau à droite et à gauche. 

Des parages *de la Nouvelle - Hollande. (H. C.) 

SCIE ou CAME SCIE. ( Conch. } Les marchands d'objets 
d'histoire naturelle et les amateurs de coquilles du dernier 
siècle paroisseni avoir désigné sous ce nom quelques espèces 



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114 SCI 

de cardiums comme tronqués en arrière et dont les canne- 
lure$ se terminent par des dents aiguës , qui ressemblent un 
peu aux dents de scie, mais plus spécialement au donax den^ ' 
tieulatus. ( De B. } 

SCIENCE DE L'ORGANISATION. {Physiologie générale. ) 
L'étude des corps , c'est-à-dire de tous les êtres étendus et 
mobiles qui peuvent frapper nos sens et dont Tensemble 
constitue l'univers ; l'examen des phénomènes auxquels leurs 
propriétés , leurs mouvemens , soit de masses , soit de molé- 
cules , donnent journellement lieu ; celui de leur composition 
et de l'action réciproque de leurs élémens; la connoîssance 
des causes actives des effets qu'ils produisent, ou des lois 
générales, des forces qui les régissent: voilà le sujet de l'his- 
toire naturelle , science immense et trop compliquée pour 
que le génie de l'homme le plus heureusement né puisse 
venir à bout de Tembrasser dans sa vaste étendue. 

Mais parmi les corps quelques-uns, pendant un espace 
de temps déterminé, sont doués de l'admirable faculté de 
résister jusqu'à un certain point aux lois de la nature , 
qui régissent la matière depuis les astres qui roulent dans 
leurs orl^ites jusqu'aux grains de sable qui couvrent le ri- 
vage des mers ; à ces lois dont la puissance tend sans cesse à 
les détruire , et avec lesquelles ils sont dans une sorte de 
lutte continuelle : cette faculté , qui caractérise la vie dont 
ils jouissent, trouve sa source dans les organes qui les com- 
posent. (Voyez Vie. y 

De la connoissance de ce fait est née la science de l'orga- 
nisation , composée elle-même de l'anatomîe et de la phy- 
siologie , et qui s'occupe de Texanlien des instrumens de la vie, 
de l'art de les séparer mécaniquement les uns des autres , 
de celui d'en mettre à découvert , d'en isoler toutes les par- 
ties , d'en apprécier les fonctions , d'en signaler le mode 
d'action. 

Tous les êtres organisés rentrent donc dans le domaine de 
cette science. 

Elle peut, d'ailleurs, être appliquée à chaque corps orga- 
nisé en particulier^ ou bien , comparativement à plusieurs , 
à un grand nombre , et même à la totalité des corps organisés 
connus. 



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SCI ii5 

Dans ce dernier cas, c'est-à-dire lorsqu'on Rapplique à Tu- 
niversalité des êtres dont elle peut s^occuper, la science de 
Torganisation a reçu les noms d'analomie et de physiologie 
comparatives ou philosophiques , parce qu'elle compare , dans 
les différens êtres , les parties organisées diversement modi- 
fiées; parce qu'elle cherche à découvrir ainsi , dans chaque 
organe , ce qui lui est essentiel et commun dans tous les 
êtres, et ce qui lui est spécial, de manière à varier dans 
chaque, classe , et à n'appartenir qu'à telle ou telle espèce. 
£lle a pour objet alors de rechercher, par la comparaison, 
ce en quoi les êtres organisés se ressemblent , ce en quoi ils 
différent les uns des autres. 

Or , comme on a divisé les êtres vivans en deux grandes 
sections, les végétaux et les animaux, de même on distingue 
deux sortes d^anatomies comparatives , de phjsiologies oompa» 
ratives, 

L'unb concerne les végétaux : c'est la Ph^totonùe^ la Biologie 
végétale , la Phjtonomie* 

L'autre a rapport aux animaux: c'est la Zootomie, la fito* 
logie animale, la Zoonomie* 

Cette dernière a donc pour objet spécial la connoissance 
de Torganisme animal , considéré matériellement , l'étude 
de Tensemble et du rapprochement de toutes les qualités ap* 
parentes des organes qui entrent dans la composition du corps 
des animaux: elle indique le nombre , la àitu^tion , les formes, 
les proportions, les connexions, la structure, le tissu interne 
de chacun d'eux ; elle découvre et elle explique les lois qui 
régissent les fonctions qu'il est appelé à remplir. (H. C. ) 

SCIÈNE, Sciœna. {Ichth,) Linnœusa établi sous ce nom un 
genre de poissons que les ichthyologistes modernes rangent 
dans la famille des acanthopomes, parmi les holobranches 
du sous-ordre des thoraciques, ou dans la seconde tribu de la 
seconde section delà quatrième famille des acanthoptérygiens* 
Ce genre , caractérisé d'abord par Linnasus d'une manière 
très- vague, a depuis été réformé par de Lacépède, qui en 
a séparé les Cbntropomes , les Pomaoasys et les Chéilodiptères , 
et par M. le baron Cuvier, qui en a distingué les Cingles, 
les Ombrines, les Lonchcres, et qui leur a assimilé les Joh-* 
wius de Bloch. (Voyex ces divers mots.) 



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ii6 SCI 

- Les SciÈNEs se reconnoisseiit aujourd'hui aux caractères 
suivans : 

Corps ohlong, épais, comprimé , écailltux; opercules épineuses 
et non dentelées', oatapes situés sous les nageoires pectorales ; deux 
nageoires dorsales , la seconde à plus de cinq rayons; museau un 
peu proéminent, mousse, écailleux; dents en crochets inégaux. 

Il est , d'après cela ^ facile de distinguer les ScièNEs des Ho- 
LocENTREs , des TifiNiANOTEs, dcs BoDiANs, dcs LuTjANs , qui 
n'ont qu'une seule nageoire dorsale; des Peesèc^ues, dont les 
opercules sont dentelées; des Microptères , qui n'ont que 
cinq rayons à la seconde nageoire dorsale; des San^kes, qui 
n'ont point les opercules épineuses, etc. (Voyez ces différens 
noms de genres, et Acanthopomes dans le Supplément du 
tome I/' de ce Dictionnaire. Voyez aussi Holobranches et 
Thoraciques.) 

Parmi les espèces de ee genre , qui fréquentent en général 
les eaux de la mer , nous citerons les 'suivantes : 

Le Corbeau de mer; Sciœna umhra,lAnn, Nageoire caudale 
arrondie ; deux aiguillons à la pièce postérieure de chaque 
opercule ; mâchoires également avancées; l'inférieure dépour- 
vue de barbillon; teinte générale d'un brun noirâtre, ar- 
genté vers le ventre; nageoires noires; tête courte, à écailles 
finement dentelées, et resplendissante des teintes de Por , de 
l'azur et de l'améthyste, moelleusement fondues les unes dans 
les autres; yeux bruns, à iria argenté; deux orifices à chaque 
i^arine. 

Ce poisson est l'un des plus communs de la mer Méditer- 
ranée. Il fréquente aussi l'Adriatique et remonte dans le Nil 
et quelques autres fleuves. C'est le beau noir dont il est paré 
qui l'a fait comparer au corbeau , qui l'a fait nommer dans 
divers lieux et à diverses époques corb, coracinus , Kogauitvcç , 
eoryo , et qui lui a mérité l'épithète d^argiodonte de la part 
du pocfte &larullus , de Seide en Pamphylie. 

Il parvient à la taille de vingt- huit pouces et au poids de 
six livres environ. 11 vit en troupes plus ou moins nombreuses. 

C'est au printemps , lorsqu'une douce température vient 
animer d'une nouvelle vie tous les -êtres organisés, que la 
sciène, dont il s'agit, s'approche des rivages pour payer son 
tribut à la nature et propager son espècct Alors en effet elle 



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SCI 117 

dépose ses œufs sur les fonds ombragés et sur les bas-fonds 
garnis d'algues et de conferves. 

Elle cherche les eaux , échauffées par les rayons du soleil, et 
s'enfonce , dès les premières gelées de l'hiver , dans les pro- 
fondeurs de la mer ou des grands fleuves. Aussi n'est-ce que 
pendant la belle saison que Ton peut s'occuper de sa péçhe, 
qui se fait avec des lignes amorcées de chair de crustacés, 
de mollusques à coquilles ou de petits poissons» 

Sa chair est d'une saveur agréable et de facile digestion , 
surtout quand la sciène a été péchée à l'embouchure des 
fleuves. Dès le temps de Pline les umbres du Nil étoient pré- 
férées aux autres pour l'excellence de leur chair, et l'on esti- 
moit les jeunes individus à un prix plus élevé que les adultes* 

Quand onavoit péché un grand nombre de poissons de cette 
espèce , autrefois on les imprégnoit de sel et on les transport 
toit au loin ainsi préparés. Les anciens Grecs , aii dire de 
Xénocrate , tiroient d'Egypte, et sous le nom de nogct^êheij 
des sciènes ainsi apprêtées, et avec lesquelles ils faisoient un 
garum appelé KOget^svtS^iv ou retgi^tov» 

Aujourd'hui , suivant Bloch , pour les conserver, on les grille 
et on les plonge dans du vinaigre épicé» 

Le FéGAEo, Maigre ou Aigle de mer; Soiœna aquila, Cuv. 
Teinte générale d'un gris argenté; taille de trois à cio^ pieds. 

Ce poisson f qui fréquente la mer Méditerranée et le golfe 
de Biscaye , et qui s'égare aussi quelquefois sur les côtes de 
la Manche , est remarquable par sa grande vessie hydrosta- 
tique, qui produit de chaque cbté plusieurs prolongemens 
coniques et branchus* 

Sa chair est ferme et très- bonne. 

C'est cette espèce de sciène que de Lacépède a décrite 
sous le nom de^chéiloUpUre aigle ( voyei CuéiLo diptère ) , 
d'après une figure inexacte et faite de mémoire , qu'on lui 
avoit envoyée. 

^Le léiostome queue jaune du même savluit doit être aussi , 
dit Mt Cuvier, rapproché des sciènes. (Voyez Léiostome.) 

On doit en rapprocher également la percà undulata de Ca- 
tesby , ainsi que lesjohnius oaruUa^ aneus, maeulatus de Bloch , 
et les nalla hatehelée, halchelée et lella hatchelée de Russel. 

Dans sçs Excursions aux lies de Madère et de Porto-Santo, 



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n8 SCI 

Bowdich a décrit , sous la dénomination de seiœna elon^ 
gâta, une nouvelle espèce du ^enre que nous décrivons, re- 
marquable par l'extrême alongement de son corps. Sa cou- 
leur est d'un gris argenté, teint de jaune : ses nageoires sont 
jaunes. 

Ce poisson a été observé à Porta- Praya. 

Le même naturaliste a aussi trouvé dans la Gambie une nou- 
velle espèce de seiéne, qu'il a appelée sciœna dur. Celle-ci 
est recherchée des naturels comme un excellent mets. (H. C.) 

SCIÈNE A CIRRHES, Seiœna eirrhosa. {IchthyoL) Voyer 
Ombrtne. (h. C.) 

SCIÈNE CORO, Sciœna eoro. {IchthyoL) Voyez Sandre. 
(H. C.) 

SCIÈNE CYLINDRIQUE; Seicena cylindrica, Bloch. {Ichth.) 
Voyei Percis. (H. C.) 

SCIÈNE A GRANDES ÉCAILLES ; Sciœna macrolepidota , 
Bloch. (IchthyoL) Voyez Prochilus. (H. C.) 

SCIÈNE GIGANTESQUE, Sciœna gigas, Uhch. {IchthyoL) 
Voyez PoGONiAs. (H. C.) 

SCIÈNE A LIGNES; Sciœna lineata, Bloch. [Ichth.) Voyez 
Persèque. (H. C.) 

SCIÈNE NÉBULEUSE; Sciœna nebulosa, Mitch. (IchthyoL) 
Voyez Ombrine. ( H. C. ) 

SCIÈNE DE PLUMIER; Sciœna Plumierii, Bloch. (leh^Ti^o/.) 
Voyez Persèqub. (H. C.) 

SCIÈNE A TACHES; Sciœna maculata, Bloch. (^IchthyoL) 
Voyez Procbilus. { H. C. ) 

SCIÈNE UNDÉCIMALE, Sciœna undecimalis. (IchthjyoL) 
Voyez Centropome. (H. C.) 

SCILLE; Scillaj Linn. (Bot,) Genre de plantes monocoty- 
lédones , de la famille des asphodélées , Juss. , et de Vhcxandric 
monogynic , Linn. , qui présente les caractères suivans : Point 
de calice ; corolle divisée profondément en six divisions » 
formant presque autant de pétales; six étamines à filamens 
subulés , terminés par des anthères oblongues ; un ovaire 
supère y arrondi , surmonté d'un style simple , terminé par 
un stigmate également simple ; une capsule à trois loges , à 
trois valves, contenant plusieurs graines arrondies. 

Les scilles sont des plantes h racines bulbeuses , à feuilles 



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SCI 119 

foutes radicales, et à fleurs ordinairement bleues, quelque- 
fois blanches , disposées en grappe terminale et en général 
d'un joli aspect. On en connott trente et quelques espèces , 
dont la plus grande partie croit naturellement en Europe. 

* Bractées très-courtes ou nulles* 

SciLLE A DEUX FED I LIES .* ScHla hifoUa , Linn.y £îp., 442 ; Jacq., 
F/. AusUy tab. 117. Sa racine est une petite bulbe solide, de 
laquelle naissept le plus souvent deux feuilles lancéolées- 
linéaires 9 canaliculées , très-glabres, et du milieu d'elles s'é- 
lève une hampe nue , terminée par quatre à six fleurs , rare- 
ment davantage , ouvertes en étoile, et disposées, sur des pé- 
doncules inégaux , en une grappe courte, resserrée en co- 
rymbe. La couleur des fleurs est sujette à varier; elle est le 
plus souvent d'un beau bleu assez foncé; quelquefois elle est 
d'un bleu pâle ou cendré, et quelquefois entièrement blan- 
che. Cette espèce est commune dans les bois , en France et 
dans le Midi de l'Europe ; elle fleurit au commencement du 
printemps. C'est une jolie ^ante, qui mérite d'être cultivée 
pour4'ornement des jardins. 

SciLLE AGRÉABLE s ScUla ànutna , Linn., Sp,, 443; Jacq., FL 
Aust,, tab. 21 8. Sa racine est une bulbe solide, delà grosseur 
d'une noix ou environ , blanche intérieurement , d'un rouge 
noirâtre extérieurement; elle produit plusieurs feuilles li- 
néaires-lancéolées , planes , souvent couchées sur la terre , 
aussi longues que la hampe , .qui est anguleuse , terminée par 
quatre à dix fleurs, également pédonculées , disposées en 
grappe lâche. Les corolles sont ouvertes en étoile , d^un bleu 
un peu clair, et les bractées, situées à la base des pédon- 
cules , sont très- courtes, obtuses. Cette plante croit naturel- 
lement dans le Midi de l'Europe et dans le Levant. On la cul- 
tive dans les jardins , où elle fleurit en Mars et Avril. 

SciLLE ONDULÉE} ScUla unàulota ^ Desf., F/. AtU, 1 , p.3oo, 
tab. ^%. Sa bulbe est ovoïde , composée de tuniques qui s'en- 
veloppent mutuellement ; elle produit plusieurs feuilles lan- 
céolées-linéaires , canaliculées, ondulées en leurs bords, éta- 
lées sur la terre. Du milieu de ces feuilles s'élève une hampe 
grêle , haute d'un pied ou environ, terminée par une grappe 
composée d'un assez grand nombre de fleurs bleues , accom- 



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Gi?ogle 



lao SCI 

pagnëes, à leur base, par des bractées subulëes, beaucoup^ 
plus courtes que les pédoncules. Cette scille croit dans le Nord 
de l'Afrique, aux environs de Tunis et d* Alger; elle a aussi 
été trouvée en Corse, prés de Bonifacio. Elle fleurit à Tau- 
tomite , et ses feuilles ne paroissent qu'après la floraison. 

Scille hyacinthe; 5ci7^a hyaeirUhoides t Ait,, HorL K^tv.» i , 
p. 445. Ses racines sont de grosses bulbes composées de tuni« 
ques blanchâtres , cotonneuses extérieurement; elles produi- 
sent plusieurs feuilles lancéolées-linéaires, canaliculées , lon« 
gués d'un pied ou davantage* Du milieu de ces feuilles s'élève 
une, hampe droite, cylindrique, haute de deux pieds ou en- 
viron , nue dans sa moitié inférieure , chargée, dans la supé« 
rieure, d'un grand nombre de fleurs bleuçs, portées sur des 
pédoncules filiformes , presque, disposées par verticilles et 
formant une longue grappe terminale. Les bractées sont tron- 
quées , très-courtes. Cette espèce croit dans le Levant et dans 
File de Madère. Elle a été retrouvée aux environs de Grasse 
et de Toulon par MM. Jauvy et de Pouzolz. On la cultive dans 
les jardins , où elle fleurit très-rarement , parce que , dit-on , 
elle produit un trop grand nombre dé cayeux , mais plutôt 
parce qu'il paroît qu'elle a besoin d'être dans le voisinage dç 
la mert 

** Bracié^^ simples. 

Scille mailitime: Scilla maritima^ Linn., 5p., 44^; Red.» 
Lil. , vol. 2j p. et tab. 116, Sa racine est une bulbe rougeàtre 
ou blanchâtre, composéede tuniques charnues, très-épaisses» 
et grosse comme les deux poings ou même beaucoup plus ; 
elle donne naissance à une tige droite, cylindrique, haute 
de deux à trois pieds, nue dans sa partie inférieure, garnie» 
dans les deux tiers ou les trois quarts du reste de sa longueur, 
d'un très->grand nombre de fleurs blanches , de grandeur mé- 
diocre, ouvertes en étoile, et disposées en une belle grappe 
un peu resserrée en épi. Les bractées , situées à la base des 
pédoncules , sont réfléchies en arrière. Les feuilles , qui ne 
paroissent qu'après les fleurs, sont toutes radicales, ovales- 
lancéolées, très-grandes, charnues, glabres et d'un vert foncé. 
Cette plante croît sur les côtes sablonneuses de l«i Méditer» 



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rûiaèe ei de TOcëan ; elle fleurit en Âoàt et Septembre*. 

L'oignon de la scille maritime , connu vulgairement sous 
les noms de squiUe rouge, scipouUj oignon marin y oignon de 
scille , etc. , a une saveur acre et amére très-prononcée; il 
agit d'une manière trè»-marquée sur Téconomie animale. Pris a 
l'intérieur, il provoque, à haute dose , le vomissement,- et à 
petite dose il devient seulement un stimulant assez énergique 
du poumon , des reins, des vaisseaux absorbans, et il agit 
alors comme expectorant , diurétique , incisif, apéritif. Les 
chimistes modernes ont donné le nom de scillitine à un prin<- 
cipe amer auquel l'oignon de scille doit ses propriétés r et 
qu'ils sont parvenus à séparer de ses autres parties consti» 
tuantes. Cet oignon , préparé de différentes 'manières , est 
très-> employé en médecine. On l'administre principalement 
dans l'asthme humide , dans les affections catarrhales chro- 
niques , dans les obstructions des viscères du bas- ventre , 
et surtout dans l'hydropisie. Souvent, au lieu de la donner 
en nature, on fait usage des préparations qu'on trouve dans 
lesr pharmacies , et qui portent les noms de vin, de vinaigre, 
d'oxymel scillitiques , eto* 

Scille pilintanij^re : Seilla verna^ Huds. ^ AngL, 14a; Scilla 
hifolia, FL Dan,, t. 568 ; Scilla umbellataf Ram. , Bull* phiiom., 
21.'' 41 9 p- i3o, t. 8 , fig. 6. Sa bulbe est petite» solide; elle 
produit plusieurs feuilles linéaires, canaliculées ^ lisses, du 
milieu desquelles s'élève une hampe grêle t haute de trois à 
six pouces, terminée par quatre à dix fleurs d'un bleu clair» 
disposées en corymbe ombelliforme. Les bractées sont linéai^ 
res-lancéolées , égales aux pédoncules ou même plus longues* 
Cette espèce fleurit en Avril et Mai ; elle est commune dans 
les pâturages et sur les collines de la Bretagne , du Limousin, 
de la Guyenne, des Pyrénées; on la trouve aussi en Espagne, 
en Angleterre et en Danemarck. 

ScÎLLB A AACiNE DE LIS; SciUa UUo'hyacinthu» flMn.jSp^T, 44^^ 
Sa racine est une bulbe ovoïde-oblongue, coçnposée d'écaillés 
imbriquées, jaunâtres; elle produit cinq à six feuilles ob« 
longues- lancéolées, étalées en rond. La hampe est haute de 
six à douze pouces , terminée à peu près par le même nom* 
bre de fleurs d'un bleu clair, disposées en grappe lâche ^ et 
dont les pédoncules sont plus longs que les bractées placées à 



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^" SCI 

leur base. Cette plante croît dans les bois des montagnes du 
Midi de la France et de FEurope. 

SciLLE DU Péaou ; SeiUa peruviana , Lînn., Sp, , 442. Sa bulbe 
est grosse , ovale-oblongue , munie en dessous d'un plateau 
épais , d*où partent un grand nombre de fibres simples ; elle 
produit, de sa partie supérieure, six à huit feuilles lancéolées, 
un peu canaliculées , étalées en rond sur la terre, du milieu 
desquelles s*éléve une hampe cylindrique, haute de six a huit 
pouces , et plus courte que les feuilles , terminée par un grand 
nombre de fleurs d'une belle couleur bleue , ou blanches 
dans une variété, disposées d'abord en une sorte de corymbe 
conique et s'alongeant en une longue grappe. Les bractées 
sont plus longues que les pédoncules. Quoique cette plante 
porte le nom de scille du Pérou , elle ne se trouve pas dans 
cette cotitrée: elle croît naturellement dans le Nord de l'A- 
frique et en Portugal. On la cultive dans les fardins ; elle 
craint les fortes gelées. 

*** Deux bractées* 

Scille j) 'Italie; Scxlla italica, Linn., 5p., 442. Sa bulbe est 
ovoïde , assez petite; elle produit quatre à six feuilles linéai- 
res-lancéolées , étalées en rond , du milieu desquelles s'élève 
une hampe cylindrique, haute de quatre à huit pouces, ter- 
minée par une grappe conique , composée de fleurs d'un bleu 
clair, quelquefois d'un bleu cendré, ou même blanchâtres. 
Cette espèce croît dans le Midi de la France , aux environs 
de Grasse , et en Italie. On peut la cultiver en pleine terre 
dans les jardins. 

Scille lingulée ; Scilla lingulata , Poir. , Voyag. en Barb. , 
tom. 2 , p. i5i ; Desf. , FLAtL, tom. 1 , p. :a92,tab.85 , fig. i. 
Sa bulbe est ovoïde, petite, blanchâtre ; elle donne naissance 
à cinq ou six feuilles lancéolées -linéaires, molles, glabres, 
un peu ciliées en leurs bords et longues seulement d'un pouce 
et demi à deux pouces; la hampe, une fois plus longue que 
les feuilles, est terminée par une grappe courte, composée 
de six à huit petites fleurs bleues. Cette plante croît natu- 
rellement en Barbarie. (L. D. ) 

SCIMBRON. (Bot.) Nom arabe de la menthe aquatique , 
suivant Mentzel. (J.) 



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SCI 12^ 

SCTMPHE. ( But, ) Nom grec d*un apocin , mentîoniié par 
Mentzel. Le même est cité par KuelliiM et Adanson pour le 
nerium, (J.) 

SCINAIA. {Bot.) Genre de la famille des algues, trcs-voî- 
sîn du spongodium de Lamouroux , établi par Bivona-Ber- 
nardi , botaniste sicilien très-habile , qui y rapporte une seule 
espèce , le Scinaia porcellata. Ce genre est indiqué dans la 
Gazette botanique de Ratisbonoe, et ne nous est pas connu 
autrement. (Lem.) >^ 

SCINCHUS. (Bot,) Nom grec, donné par Dioscoride au 
fragon, ruscus, suivant Mentzel et Adanson. ( J.) 

SCINCOÏDIENS. (Erp^^) M. Cuvier a établi sous ce nom 
parmi les sauriens une famille de reptiles, reconnoissables à 
leurs pieds courts, à leur langue non extensible, aux é'cailles 
imbriquées et égales, qui recouvrent tout leur corps. 

Cette famille est composée des genres Bimane, Bipède, 
Chalcide, Seps et Scinqub. Voyez ces mots. (H. C. ) 
SCINCUS, {Erpét.) Voyez Scinque. (H. C.) 
SCINDALMA. {Bot.) Hill donnoit ce nom au genre de 
champignon qu' Adanson a nommé Mison. Voyez ce mot. (Lem.) 
SCINQUE, Scincus. {Erpét.) Aux dépens de celui des lé- 
tards de Linnaeus , M. Al. Brongniart a créé sous ce nom un 
genre de reptiles qui appartiennent à Tordre des Sauriens et 
à la famille des urobènes de M. Duméril , ou à celle des sein- 
coïdiens de M. Cuvier. (Voyez Urobènes et Scincoïdiens. ) 
On reconnoit ce genre aux caractères suivans : 
Mâchoires garnies tout autour de petites dents serrées y dont on 
tttrouve aussi deux rangées sur le palais ; queue conique , arron^ 
die , non distincte du corps ; écailles uniformes , luisantes , dispo^ 
sée$ comme celles des carpes ou comme des' tuiles ; corps fusiformt 
ou presque cylindrique; pieds courts , au nombre de quatre; doigts 
libres et onguiculés; âdu de la largeur de la tête , qui est ohlongue 
et peu ohtuse; tympan apparent, quoique assez enfoncé. 

Il est donc facile de distinguer les Scinques des Hysté- 
noPEs et des Chirotes , qui n'ont que deux membres j des 
Ophisàubes et des Orvets, qui en sont privés; des Tachy- 
PROMBs , dont les écailles sont verticillées ; des Chalcides , où 
elles sont rectangulaires et disposées par bandes transversales 
nullement imbriquées ; des Caméléons , des Steélions , des 



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ïa4 SCI 

Iguanes,^ des L&ulmj des Agames , des.AN01.U9 des Dbagons, 
des Crocodiles, des Geckos, des Basilics, des Tupinambis, qui 
ont la queue distincte. (Voirez ces différens noms de genres.) 
Parmi les diverses espèces de scinques nous, nous attache* 
rons plus particulièrement aux suivantes. 

Le SciKQUE ORDINAIRE , le SciNQUE D^ËCYPTE OU SciNQUE DES 

BOUTIQUES : Scincus officinalisj Laurenti; hacerta scincus^ Linnr 
Tête liste ; bout du museau pointu et un peu relevé; yeux 
petits et un peu saillans; mâchoire supérieure plus longue 
que Tinférieure; dents petites, nombreuses, égales, mousses ; 
rachis faisant une légère saillie sur toute la longueur du dos; 
flanycs comprimés; queue grosse à la base, mince et compri- 
mée à Textrémité , comme cunéiforme et pas plus longue que 
la tête et le cou réunis ; membres amincis , de longueur égale 
et munis chacun de cinq petits doigts plats , séparés , dentelés 
en scie sur leur bord extérieur et terminés chacun par un 
ongle plat et pointu; écailles arrondies, lisses, plus larges 
que longues, disposées par rangées longitudinales, toutes lui- 
^ntes, grisâtres et marquées d*un double trait plus clair; 
teinte générale d*un jaunâtre argenté ; des bandes transverses 
noirâtres, au nombre de sept ou huit. 

Ce saurien , qui ne dépasse point la taille de six à huit pouces, 
vit dans la Nubie, TAbyssinie, la Syrie , TÉgypte , d'où , par 
Alexandrie , le commerce le répand dans toute r£urope et 
surtout en Asie. 11 paroît aussi fréquenter les côtes de Bar- 
barie , et peut-être même la Sicile, quelques-unes des îles 
de l'Archipel, les environs de Smyrne, quelques provinces 
de rinde. Lorsqu'il est menacé, il met tant de promptitude à 
se creuser un trou dans le sable , que , selon Bruce , on croi- 
roit qu'il a plutôt trouvé l'occasion de disparoître dans une 
retraite déjà existante, que le moyen de s'en préparer une. 
Jl aime à s'étendre au soleil et semble ramper quand il court. 

En Ara))ie il se nomme el adda , et dhah en Abyssinie. 

Fendantlong-tempslescinqueaété, par les médecins arabes 
..et par leurs sectateurs, regardé comme un remède souverain 
contre certaines maladies. Pline l'avoit déjà vanté comme un 
spécifique contre les blessures faites par des flèches empoison- 
nées. On l'a préconisé depuis comme aphrodisiaque , et le char- 
Jataçisine^ip Tignorance l'ont placé au ran£ des médicfimens 



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SCI 12S 

qui ont mérité Tinsîgne honneur d*étre appelés à raniàaer âes 
forces épuisées , à rallumer les feiix de l'amour éteints sous 
les glaces de Fàge ou par les suites funestes des excès.' On a 
administré sa chair comme dépurative, excitante , anthelmin- 
thique, analeptique, ànti- cancéreuse, sialagogue, antisyphi- 
litique, et, quoique cet amas de propriétés médicales, en- 
tassées sans choix , comme pour faire partie du Vade mecum 
de quelque empirique, nous paroisse complètement ridicule, 
on débite encore tous les jours, en certaines contrées, dei 
fables plus ou moins bien ourdies sur les suceés obtenus à 
Taide de ce remède, qui, du reste, n'est pas entièrement 
dénué parfois de toute efficacité, malgré le discrédit dans 
lequel, en France spécialement, il est tombé aux yeux des 
gens de l'art. 

Les médecins orientaux le recommandent encore de nos 
jours contre l'éléphantiasis et toutes 1er maladies cutanées , 
contre les ophthalmies et même contre la cataracte. 

D'après tant de vertus, ou vraies ou supposées, il n'est donc 
nullement étonnant que dans le Midi de l'Egypte le scinque 
soit chassé avec une sorte de fureur. Les habitans des déserts 
le font sécher et l'envoient ainsi au grand Caire et à Alexan- 
drie, où les pharmaciens d'Europe et d'Asie vont s'en appro- 
visionner. 

Sous la dénomination angloise de the scincoid, J. White a 
parlé d'un reptile de la Nouvelle -Hollande, qui a avec le 
scinque d'Egypte les plus grands rapports de forme , de taille 
et même de couleur, et que Daudin croit n'en étr^ qu'une 
variété. 

Il en est de même d'un sanrien d'Afrique, qui a le dos 
couleur de suie , avec des bandes transversales npîres. 

Le Brochet de terre des François ; le Galley-wasp des An- 
gloîs : Scincus galUvasp, Daud.; Lacétla oçeidua ^ Shaw, Taille 
de plus d'un pied; volume du bras à peu près; queue grosse , 
conique , presque pointue et longue au plus de quatre pouces ; 
forme générale et écailles du scinque ordinaire; anus recou- 
vert en devant par une plaque transversale ; tête mousse ; 
deux petits lobes au-devant du tympan. 

Ce scinque est roux , avec des bandes transverses de taches 
blondes. 



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196 SCI 

Il fréquente les Antilles et surtout la Jamaïque, où, selon 
Sloane, il est amphibie et Fecherche les lieux marécageux» 
Il aime au moins Thumidité et se tient caché sous les ro- 
chers. 

Le nom anglois de galley^si^asp, qu'on lui donne dans les 
colonies , signi6e guêpe de cuisine. Il partage aussi , avec 
plusieurs autres sauriens, celui de mahou^a , que les Nègres 
esclaves donnent à tous les êtres hideux et mal faisans. 

On croit à la Jamaïque, mais sans preuves suffisantes, que 
la morsure de ce grand scinque est des plus venimeuses et 
cause promptement la mort. 

Selon Dutertre , sa chair est alexipharmaque et alexitére. 

Le Scinque MABocYA ; Scincus mahouya^ Paud. Taille de sept 
à huit pouces; queue grosse à la base, conique, pointue^ 
longue de trente lignes environ. 

La couleur de ce reptile est d'un cendré brunâtre et lui- 
sant, avec des taches brunes en dessus; d'une teinte plus 
pâle en dessous et sur les flancs ; une ligne blanchâtre règne 
le long de chacun de ses. côtés. 

Ainsi que le précédent, il vit dans les Antilles, où les 
Nègres le nomment également mabouya et le regardent comme 
malfaisant. Il grimpe aux arbres avec adresse et court avec 
rapidité sur les cases des naturels «ou des esclaves; mais il se 
retire plus ordinairement dans les trous des vieux troncs pour^ 
ris, d'où il ne sort que pendant la chaleur. 

Le SciNQUE scHNEioéaiEN : Scincus Schneiderii^ Daud. ; La- 
certa scincoides , Schneid. Queue plus longue que le corps ; 
écailles lisses, d'un jaune verdâtre; une ligne pâle de chaque 
côlé ; une triple dentelure au-devant de l'oreille : taille d'un 
pied trois à quatre pouces. 

Très- commun dans tout le Levant. 

Le Scinque algiae ou algérien : Scineus algira, Daudin; 
Lacerta algira, Linn. Écailles dorsales carénées et un peu ai- 
guës sur leur bord postérieur; une raie longitudinale jaune 
sur chaque c6té du dos, qui est brun; queue un peu plus 
longue que le corps ; une raie jaune séparant chaque flanc 
de l'abdomen; ventre jaunâtre; taille de trois à quatre pouces,, 
la queue comprise. •• 

Ce saurien a été trouvé en Mauritanie par Brander , qui 



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SCI 127 

l'a envoyé à Linnœus. M. Poiret Ta observé en Barbarie, et 
M. Marcel de Serres aux environs de Montpellier. 

Il paroît être le même animal que le lézard zermoumea$ de 
Shaw. 

Le SciNQUE TILI6U6U : Seincus tiligugu, Daud. ; Lacerla tiU'- 
gugu, Gmelin. Taille de huit pouces, en y comprenant la 
queue , qui en a trois et demi; corps épais, brun et parsemé 
de points noirs rapprochés et très-nombreux en dessus , blan- 
châtres en dessous; queue cylindrique et conique; pattes an- 
térieures beaucoup plus courtes que celles de derrière. 

Ce scinque , décrit par Francesco Cetti , vit en Sardaîgne. 

Le Scinque ocelle de Chypre et d'Égyfte : Seincus oeellatus , 
Daud. ; Lacerla ocellata , GmeL Queue cylindrique , courte ; 
peau trés-luisaiite , recouverte d'écaillés imbriquées ; corps 
un peu déprimé, blanc en dessous, d'un gris verdàtre avec 
des points blancs entourés et comme ocellés de brun en des- 
sus; taille d'une palme; grosseur du doigt. 

Cette jolie espèce anime les ruines de l'Egypte , où elle a 
été observée par Forskal. Petiver Ta décrite comme venant 
de Chypre. 

Le Scinque ENSANGLANTÉ : Seincus eruentatus, Daud.; Laeerta 
cruenUij Pall., Gmel. Queue verticillée, cendrée en dessus, 
ëcarlate en dessous , blanchâtre à l'extrémité ; un pli trans- 
yersal sous le cou ; ventre blanc; dos brun ; sept stries blanches 
sur le sommet de la iéte', pattes marquées de taches arron- 
dies et lactées. 

Pallas a trouvé ce saurîen , beaucoup plus petit que le lé- 
zard gris de nos murailles, autour des lacs salés de la Sibérie 
australe. 

Le genre Scinque renferme encore plusieurs espèces de 
diverses tailles et proportions, les unes rayées, les autres 
tachetées, et toutes assez mal déterminées dans les ouvrages 
des naturalistes. ( H. C. ) 

SCIOBIË. (£fitom.) Nom que M. Schœnherr a imposé , dans 
sa disposition méthodique des charansons, au genre qu'il a 
inscrit sous le n."" 109, pour y ranger deux espèces décrites 
par Sparrman. Voyez Rhinocères. (C. D.) 

SCIODAPHYLLE, Seiodaphyllum. {Bot.) Genre de plantes 
dicotylédones, à fleurs complètes, monopétalées, de la fa^ 



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128 SCI 

mille des araUacéUj de Vheptandrie' heptagynie de linnaeii* f 
offrant pour caractère essentiel : Un calice persistant , entier 
à ses bords; une corolle en forme de coiffe, 8*ouvrant trans^ 
veraalement et avec élasticité vers les bords du calice; cinq 
ou sept étamines ; un ovaire inférieur surmonté de sept styles ; 
- une baie à sept angles, à sept loges , couronnée par le calice 
et les styles; une semence presque osseuse dans chaque loge. 
SciODAPHYALE ANGULEUX : Sciodaphyllum angulosum , Poir. , 
Enc. i GroDOV. , Virg. , 1 90 , tab. 1 9 , fig. 1,2; Aetinoph^llum 
angulalum, Ruiz et Pav., FL per., 3, tab. 3o7. Cet arbre 
s*éléve à la hauteur de vingt -quatre à trente pieds, sur un 
tronc droit , cylindrique , marqué de cicatrices, en anneau , 
portant à son sommet des rameaux, droits, étalés, granu- 
leux; les feuilles sont alternes, composées, à longs pétioles, 
divisées en folioles radiées, presque longues d'un pied, larges 
'd'environ trois pouces , pédicellées, oblongues, entières, acu- 
minées, concaves à leur base, vertes, luisantes en dessus, 
pulvérulentes et lanugineuses en dessous ,• d'un jaune de 
rouille , rabattues pendant le |our depuis dix heures du ma- 
tin jusqu'à la nuit ; les pédicelles longs d'un pouce , renflés 
à leur base et à; leur sommet. Les fleurs sont disposées en 
grappes terminales, solitaires ou géminées, droites, longue» 
d'un pied. Les pédoncules sont courts, épais, munis de pe- 
tites bractées ovales, soutenant une grosse tête de fleurs sçs- 
siles. Ces têtes sont au nombre de cinq à neuf sur chaque 
grappe, de la grosseur d'un œuf de poule, jaunâtres pen- 
dant la floraison , puis d'un pourpre noirâtre. Le réceptacle 
est alvéolé; la corolle oblique , anguleuse, en coiffe, tronquée 
à ses deux extrémités , s'ouvrant transversalement avec élas- 
ticité. Les étamines variant depuis sept jusqu'à neuf ; les styles 
de quatre à sept. Le fruit est composé de baies d'un pour- 
pre noirâtre , cunéiformes , anguleuses , à quatre , cinq ou 
six loges, quelquefois sept, couronnées par- les styles; les 
semences sont oblongues, presque obtuses, solitaires dans 
chaque loge. 

Cet arbre produit une gomme transparente , entièrement 
soluble dans l'eau. Il croit- sur les montagnes froides et dans 
les forêts , au Pérou : il fleurit depuis le mois de Juillet* jus- 
qu'en Octobre. 



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SCI 129 

SciO0A¥HYLLË ?lâDïCËtLé S Sciodaphyllum pedicélkUum , Poîr. » 
Ënc; Actinophyllum pedicellatum , FloT.per,^ loc.cit.^ tab. 3o8» 
Arbrisseau grimpant, dont les tiges sdnt radicantes, cylin- 
driques, médullailres, marquées de cicatrices en anneau. Les 
rameaux sont étalés, de couleur purpurine, granulés, gar- 
nis vers leur sommet de feuilles coinposées, alternes; les pé<- 
tioles très -longs, d'un pourpre obscur, renflés à leurs deux 
extrémités, soutenant neuf ou treize folioles radiées, planes, 
ouvertes, oblongues, sinuées, ondulées à leurs bords, gla^- 
bres , entières , acuminées , longues d'environ six pouces , 
larges d'un pouce et demi; les pêdiceiles velus en dessous, 
comprimés latéralement; les stipules solitaires, à demi lan- 
céolées, conniventes avec les pétioles, glanduleuses en de*- 
hors.^ longues d'un pouce. Les fleurs sont disposées en grappes 
étalées , purpurines , longues d'un pouce et demi^ les pédon- 
cules en ombelle, au nombre de sept à treize, courts, ou« 
verts; chaque fleur est munie d'une petite bractée en écaille, 
ovale , ciliée ; la corolle fort petite , purpurine , hémisphé- 
rique , s'ouvrant transversalement par le redressement deséta^- 
mines ; les fîlamens sont pourpres ; six , plus souvent sept styles» 
Les baies sont arrondies, un peu anguleuses, d'un vert pour- 
pre, couronnées par les styles: les semences oblongues, re^- 
levées en bosse en dehors. Cet arbrisseau croit dans les forêts 
au Pérou. Il découle de l'aisselle d^s rameaux, des pétioles 
et des pédoncules, une gomme transparente. 

SciODAFHYLLE CONIQUE : Sûiodaphyllum ûonicum, Poir», Enc; 
Actinophyllum conicum, Flor, per. , loc. cit», tab» 309. Cet ar- 
brisseau a des tiges radicantes et grimpantes, granulées, cy- 
lindriques, chargées de rameaux Un peu violets, munis vers 
leur sommet de feuilles alternes , composées de sept à treize 
folioles radiées, pédicellées,- oblongues^ glabres, entières, co- 
riaces , luisantes , réticulées , longues d'un pied , larges de trois 
pouces I» surmontées au sommet d'une petite pointe oblique; 
le pétiole est rougeâtre, renflé à ses deux extrémités; les pê- 
diceiles sont longs d'un pouce; les stipules embrassantes, en 
forme de spathe ^ soudées avec le pétiole , rougeàtres, à demi 
lancéolées, longues d'un pouce et plus. Les fleurs sont dis- 
posées en deux ou trois grappes droites, terminales, longues 
d'un pied et plus; les pédoncules tomenteux, munis de pe- 
48. 9 



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^io SCI 

lites bractées ovales j aigoës ; environ quarante fleurs sessîles , 
réunies en tête, séparées par autant d'écaillés; elles ont I0 
corolle petite et conique, d'un blanc rougeàtre; de six à dix 
étamines, selon le nombre des stigmates et des semences. Le 
fruit est composé de baies globuleuses, luisantes, de la gros- 
seur d'un pois* Cette plante croit au Pérou , dans les forêts» 

SciooAFHYLLE ACOMiNÉ : Seiodaphyllum acuminalum, Poir», 
£nc. ; Aetinophyllum acuminatum , FI. fer,, loc. ei7«, tab. 3 10, 
Ses tiges sont cylindriques, cendrées, grimpantes, radicantes, 
divisées en rameaux difius, gamia vers leur sommet de 
feuilles composées de sept à onze folioles radiées, pédicel- 
lées, coriaces, oblongues, glabres, entières, terminées par 
une pointe obKque, les intérieures pins alongées ; les pétioles 
un peu plus longs que les feuilles; les pédicelles longs de 
deux pouces; les stipules solitaires, embrassantes, à demi 
lancéolées , longues d'un pouce et plus. Les fleurs sont dispo- 
sées en deux ou cinq grappes terminales , blanchâtres , (omen- 
teuses ; les pédoncules épars , distans, munis de petites bractée» 
ovales, longues à peine de trois lignes. Cbaque pédoncule 
supporte à son sommet des fleurs sessiles, d'un blanc îaunàtre , 
ramassées en têtes globuleuses , séparées par autant d'écaillea 
«yvales , membraneuses , fort petites ; le réceptaefe des fleurs 
est alvéolé et velu. La corolle e&t jaune , hémisphérique y 
surmontée d'une petite pointe recourbée ; les étamines sont 
au nombre de^îx, sept ou huit; les styles de cinq ou plus* 
hes baies sont anguleuses , à cinq loges, quelquefois six , sept 
ou huit ; les semences evales , oblongues. Il découle des ais- 
selles, des pétioles et des pédoncules une gomme transpa- 
rente , soluble dans l'eau. Cette plante croit dans les grande» 
forêts du Pérou. 

SciODApBYLLB A CINQ ÉTAMINES : Sciodophyllum pcntandrum, 
Foir», Enc; AetinqpJyrllum perhtaadrum, Flor. par., loe, ciL, 
lab.«3ii. Arbrisseau à tige droite, haute de quinze à dix-huit 
pieda, rameuse, cylindrique ; les rameaux sont garnis ver» 
leur extrémité de feuilles alternes, à longs pétiole», compo» 
»ées de sept à onze foliole» ouvertes en rayons, graduelle- 
ment plus> longues , entières , oblongues , terminées par une 
peinte .subulée , oblique , longue d'un pouce ; toutes ce» 
feuilles sont coriace», glabres en dessus , aiguës , cartilagineuse» 



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SCI ï3' 

et repliées à leurs bords , couvertes en dessous é^na duvet 
d^un brun noirâtre 9 longues d^un pied et demi 9 larges de six 
pouées ; les pétioles de la longueur des feuilles , renflés à leurs 
deux extrémités; les pédicelles comprimés latéralement, longs 
de deux ou trois pouces; les stipules solitaires, en forme de 
spathe y conniventes avec les pétioles , i demi lancéolées ^ 
longues d'un pouce et plus. Les fleurs sont disposées en très- 
longues grappes terminales, solitaires ou temées , lanugi- 
neuses, d'un rouge pâle; ces fleurs forment de petites têtes 
éparses , globuleuses , presque sessîles « chacune d'elles est sé- 
parée par trois écailles ovales , membraneuses. Le réceptacle 
est alvéolé et velu; la corolle conique ^ obtuse, anguleuse, 
d'un blanc pourpre. Les étamînes sont au nombre de cinq ; 
les anthères jaunes, inclinées; les baies ovales, blanchâtres, à 
cinq angles. Cette plante croit dans les forêts du Pérou. (Poir.) 

SCIOLEBINA. {Bot.) Nom ancien, donné par les Romains 
au sticas de Dioscoride ou stœchas de Matthiole et C. Bauhin ; 
lamndula slœehas y suivant Ruellius et Mentzel. (J.) 

SCIÛNGHA. ( Ornith, ) Ce non| est celui qu'en Piémont on 
donne aux pie-grièches en général. (Desm. ) 

SCIPOUIJS. {Bot.) Un des noms vulgaires delà scille rouge , 
veilla maritima, dont l'oignon est couvert de tuniques rouges. 

SCIRPE; Seirpus^ Linn. {Bot.) Genre déplantes monôco- 
tylédones, de la famille des cypéracées, Juss., et de la trian^ 
4rie monogynie, Linn. , dont les principaux caractères sont les 
suivans : Glumes calicinales univalves , uniflores , disposées en 
épi ou en plusieurs épillets, et imbriquées en tout sens; point 
de corolle ; trois étamines à filamens terminés par des an« 
thères oblongues ; un ovaire supère , surmonté d'un style fili- 
forme , terminé par trois stigmates capillaires ; une seule 
graine ovale, à trois faces, nue ou environnée à sa base par 
quelques poils plus courts que la gliime calicinale. Les scirpes 
sont des plantes herbacées , à feuilles gramini formes , engai- 
nantes par leur base, dont les tiges sont cylindriques ou ah- 
^guleuses , nues en général , et dont les fleurs sont disposées 
en un ou plusieurs épis terminaux ou situés latéralement. 
Ils croissent en général dans les lieux humides, marécageux 
et dans les eaux. 



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152 SCI 

Ce genre est très-nombreux , puisqu'on en cdnnoit environ 
deux cents espèces répandues dans les diverses parties du' 
monde , et parmi lesquelles un assez grand nombre croît ' 
naturellement en Europe. D'après quelques légers caractères,^ 
observés dans les parties de la fructification, des auteurs 
modernes ont divisé les scirpus en plusieurs autres genres, 
comme : Dichostylis, Echinoljtrum ^ Eleocharis, Fimbristylis , 
Hypœlytrum et Isoltpis; mB\s comme ces nouveaux genres 
ne sont établis que sur des caractères minutieux, ils n'ont 
pas été généralement adoptés. Il eût suffi, peut-être, de dis^ 
tinguer les uns des autres , les scirpes à graine nue et ceux 
à graine munie de poilà à sa base, et d'après cela de les se- 
parer seulement en deux genres. Ces plantes ne présentant 
que peu d'intérêt sous le rapport de leurs propriétés, nous 
nous bornerons beaucoup dans le nombre des espèces que 
nous mentionnerons ici. 

$• I. Graine munie de poils à sa base» 

^ £pi unique , simple et terminal. 

SciRFB OVALE ; Sûxtpus osfotus , Roth , FU Getm. , vol. 2 , 
page 563. Sa racine est fibreuse, annuelle; elle produit plu- 
sieurs chaumes simples , un peu comprimés , venant en ga- 
zon, hauts de trois à six pouces, et dont la base est resserrée 
par des gaines tronquées, dépourvues de feuiUes. L'épi 
est ovoïde , brunâtre , à glumes calicinales obtuses. Cette es- 
pèce croit dans les marais, en France, en Allemagne et dans 
le Nord de l'Amérique. 

SciRFE DES TOURBIÈRES ; Scirpus hceotryoTi , Linn., SuppL, io5. 
Sa racine f st plus ou moins rampante , vivace ; elle produit 
des chaumes très- simples, cylindriques, hauts de trois à six 
pouces , rassemblés en gazon , et dont la base est resserrée 
par des gaines tronquées, dépourvues de feuilles. L'épi est 
ovale-oblong , brunâtre, composé de quatre à sept fleurs seu* 
lement. Ce scirpe croit dans les marais tourbeux aux envi- 
rons de Paris et dans plusieurs autres parties de la France 
et de l'Europe. 

Scirpe des marais. (Voyez ÉLéocHARis des marais, U XIV, 
page 33o.) 



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SCI i53 

SciapE EN énNGLE, ( Voycz Éléochams en épingle, t. XIV, 
page 33 1. ) 

** Épi composé, terminal. 

SciEPE FAUX-CAREx : Scirpus cdricinus, Schrad. , F^ Germ., 
1 , page i32 ; Sehœnus compressus , Linn. , Spec, 65. Sa racine 
est rampante, vivace ; elle produit des chaumes k peu près 
' cylindriques, hauts de six à dt)uze pouces, garnis à leur base 
de feuilles linéaires, canaliculées et terminées à leur sommet 
par un seul épi ovale -oblong, composé de huit à quinze 
épillets brunâtres, disposés sur deux rangs opposés. Cette es- 
pèce croit dans les pâturages humides. 

**^ Plusieurs épis situés latéralement. 

SciRpE DES lacs: Scirpus lo^ustris , Linn., Spee. , 72; FL 
Dan,, tab. 1142. Sa racine est rampante, vivace; eUe donne 
naissance à des chaumes Cylindriques, longs de quatre à huit 
pieds et m^e plus, entourés à leur base par plusieurs 
gaines, dont la supérieure se prolonge eii une feuille. courte. 
Les fleurs sont disposées en épi^ ovales- oblongs, roussâtres, 
les uns solitaires, les autres réunis par petits groupes iné- 
galement pédoncules et disposés en une sorte de corymbe 
latéral, muni à sa base d'une espèce d'involuore formé de 
deux folioles inégales, dont la plus longue n*est que le pro- 
longement de U tîge« Cette plante croit dans les lacs, les 
étangs et les riyières en France , et dans la plus grande partie 
de l'Europe ; elle se trouve aussi en Asie et en Amérique. 

SciRPB MARITIME; Scirpus maritimus, Linn., Spec*, 74* Sa 
racine, qui est rampante, vivace, produit un chaume trian- 
gulaire, haut d'un à trois pieds, garni, dans sa partie infé- 
rieure , ,de feuilles longues , planes , avec une côte saillante 
sur leur dos. Les épis d& fleurs sont brunâtres, ovales -ob^ 
longs, réunis en plusieurs groupes, les uns sessiles, les autres 
pédoncules, et munis, à leur base commune, d'un invalucre 
composé de plusieurs feuilles longues et inégales. Les glumes 
calicinales, sont tridentées à leur sommet. Cette plante est 
commune en France , dans les fossés aquatiques , les marais , 
sur, les rivages de la mer, et elle est répandue dans les quatre 
parties du monde. . 

SciR?E DES BQiS; Scirpu$ sjlvatiàuSj Linn. 9 Spcc, jS^ FU 



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i54 SCI 

Dan,, t. 3o7tf Sa racine est rampante, vivace; elle produit 
des chaumes triangulaires, hauts de deux pieds ou environ j^ 
garnis, dans leur partie inférieure, de feuilles planes,, rudes 
en leurs bords lorsqu'on les glisse à contresens entre les 
doigts. Les épis de fleurs sont petits, ovales, d'un vert gri- 
sâtre ou brunâtre, ramassés plusieurs ensemble sur des pé- 
doncules rameux, disposés en une paniculc corymbiforme , 
munie à sa base d'un involucre de deux à trois feuilles, dont 
une plus grande que la panicule. Cette plante croît dans les 
bois, les prés humides, dans les fossés aquatiques et sur 
les bords des étangs, en France et en d'autres contrées de 
' Frope. 

J. IL Graine dépourvue de poils à sa, base. 

'''Épi unique et terminal. 

SciiiFE FLOTTANT : Scirpusjluitans , Linn. , Spee., 71 ; FL Dan. , 
t. 1082. Sa racine est fibreuse, vivace; elle produit plusieurs 
chaumes grêles, rameux, feuilles, flottans dans l'eau, de 
longueur variable , selon la hauteur des eaux. Ses fleurs sont 
disposées en épis ovales, petits, verdâtres, portés sur des 
pédoncules axillaires. Cette espèce croit dans les eaux sta- 
gnantes; il n'est pas rare de la trouver dans les lieux dont 
les eaux se sont retirées ; alors ses tiges sont plus courtes , 
couchées sur la terre, où elles prennent racine à chacune 
de leurs articulations. On la trouve en France et en d'autres 
contrées de FËurope ; elle croit aussi à la ^ouveile^Hollande. 

^^ Plusieurs épis latéraux; chaume cylindrique, 

SciRPE séxAçiâ : Seirpus utaceus, Linn., 5pec«, 75; FL Dan*, 
t. 3 II. Sa racine est fibreuse , annuelle ;' elle produit plusieurs 
chatimes presque capillaires, disposés en gazon, hauts de 
deux à quatre pouces ou un peu plus, enveloppés à leur 
base par une gaine qui se prolonge en une petite feuille . 
subulée^ Les fleurs forment de petits épis ovales, d'un vert 
mêlé de brun , sessiles , solitaires ou le plus souvent au nombre 
de deux , sortant d'une spathe de deux folioles dans la partie 
supérieure et latérale des tiges , et paroissant quelquefois 
terminer celle-ci. hts graines, vues à la loupe, pajoissent 



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SCI i3S 

rtyées dans le sens de leur hauteur. Cette plante croit dan» 
les pàturagesi humides des bois, en France et en d'autres con- 
trées de l'Europe. 

^ SciEPK JONC; Seirpus holoschanus ^ Linn.^ Spec., 72. Sa ra- 
cine ^st horizontale , vivace ; elle donne naissance à plusieurs 
chaumes Cjrlilidriquei , hauts d^un à deux pieds, entourés à 
leur base par plusieurs gaines , dont la supérieure se prolonge 
en une feuille roide , de longueur très- variable. Les fleurs 
forment de petits épis d^abord verdàtres, ensuite roussàtres, 
réunis plusieurs ensemble en têtes arrondies, portées sur 
des pédoncules inégaux et sessiles ou presque sessiles dans une 
variété que Linné a nommée sciffus romanus* Cette espèce 
croit dans les lieux humides et marécageux du Midi de la 
France et de TEurope. On la trouve aussi en Afrique et en 
Asie* 

^** Plusieurs épis ; chaume triangulaire. 

SciRFB TOBBSCBNT ; S^itpus puhescens , Desfont. , FL AtL , 1 , 
page Sa , tab. io« Sa racine -est horizontale, vivace; elle pro* 
doit un chaume triangulaire, garni de feuilles, légèrement 
pubescent dans sa partie supérieure , et haut d'un pied et 
demi à deux pieds. Ses fleurs sont disposées en petits épis 
ovales -oblongs, d'un vert grisâtre, pubescens, réunis trois 
à huit ensemble. en deux à trois groupes, dont l'un termine 
la tige et Les autres sont portés sur des pédoncules qui sortent 
de la gatne de la dernière feuille. Cette espèce croit dfins 
les lieux humides en Corse et dans le Nord de l'Afrique. 

SciRFE DE MicHi&Li; Scirpus Michetiofuis^ Linn», Spec.^ jS* 
Sa racine est fibreuse , annuelle ; elle produit plusieun chau- 
mes triangulaires, feuilles à leur base , hauts de deux à quatre 
pouces. Ses fleurs sçni disposées en petits épis verdàtres , 
très-nombreux^ ramassés en une tête arrondie ou un peu co^ 
nique, terminale , sessile sur uninvolucre de plusieurs feuillet 
aussi longues ou plus longues que les tiges elles-mêmes. Cette 
espèce croit dans les près marécageux et les sables humides 
du Midi de la France et de l'Europe» 

Lc% scirpes forment souvent avec les autres cypéracées la 
plus grande partie des plantes des prairies marécageuses. Letir 
herbe n'est en |[énéral bonne qu'4 faire' de la litière, pàrêe 



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i36 SCI 

que les bestiaux la repoussent comme nourriture , soit à cause 
de sa dureté t soit à cause de son goût peu agréable. Quel- 
ques espèces seulement font exception , et parmi elles il faut 
compter le scirpe des marais et le scirpe des bois , dont les 
tiges et les feuilles sont mangées avec plaisir, quand elles 
sont j,aunes , par les chevaux et les vaches. Les cochons ai" 
ment aussi les racines du premier, et on en tire parti en. 
Suède, en les arrachant en automne, a6n de les donner pour 
pourriture à ces animaux pendant Thiver. 

Le scirpe des lacs, qui couvre quelquefois des espaces con- 
sidérables dans les eaux^ n^est pas brouté par les bestiaux; 
mais la base dé ses jeunes tiges est tendre et n'est pas désa-. 
gréable au goût. Les cochons la mangent avec avidité quand 
ils peuvent en trouver à leur portée. Les tiges entières se 
coupent quand elles opt pris tout leur accroissement, et, après 
les avoir fait sécher, on les emploie à quelques ouvrages éco- 
nomiques. On en fabrique des paniers , des corbeilles , des 
nattes; on s'en sert au Ueu de paille pour former les sièges 
des chaises communes $ on en couvre les toits des chau- 
mières. 

> Tous les scirpes à racines vivaces qui croissent dans les 
étangs et les marais, contribuent, p^r la décomposition de 
leurs tiges et de leurs racines , à la formation de la tourbe , 
par laquelle les terrains marécageux sç trouvent à la longue 
élevés et comblés. (L. D.) 

. SCIUPÉAIRE. {Actino:^. ) Nom donné parM. Cuvier à un 
sous -genre de penn^tules , dopt le caractère consiste à avoîr 
le corps trçs-loug et très -grêle, et les polypes isolés, rapgés 
alternativement des deux côtés. Le pennatula mirahilis de 
Linn. {Mus^ Adolph. prid, , x^x , 4), est Fespéce qu'il cite 
çommq exeâiple de ce sQus-genre< (Desm,) 

SCIRPOÏDES. (Bot.) Le g^nre Carex^ appartenant à la fa- 
mille des cypéracées, a ordinairement des fleurs mâles et des 
fleurs femelles sur le même pied , tantôt jéunies dans le même 
épi, tantôt sép^fé^s sur des épis distincts. Vaillant, d'après 
ce caractère , partageoit ce gepre en deux ; il nommoit le 
premier scirpoides et conservoit au second le nom de cjpe-- 
roides^ adopté par Xpurnefort: Linns^us les a réunis. M. de La- 

marck ayoit aussi nomjné scirpoi^es ^ l^çcirpus hQlo$ç}i(fnus, (i,) 



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SCI ^*T ' 

SCIRPUS. (Bot.) Nom latîn du genre Scirpe. (L. D.) 
SCIRTË. ( Entom. } llliger a décrit sous ce nom un genre 
d'insectes coléoptères voisin des Cyfhons ou des Élodes, delà 
famille des Apalytres, Voyez ces mots. (C, D.) 

SCIRUS. (Entom,) Hermann fils a décrit sous ce nom, dam 
ses Mémoires àptérologiques , quelques espèces de cirons ou 
d'acarus , tels que le longicornis de Linnœus, et plusieurs au*- 
très, qu'il nommelongi^ylati-fSetirostris, On les trouve dans les 
lieux humides , sous les pierres , les mousses , les écorcc*. 
(CD.) 

SCISSIMA. {Bot.) Gaza nommoit ainsi le pin, au rapport 
de Daléchamps. (J. ) 

SCIT AMINÉES. (Bot.) Linnœus^ dans la série de ses frag- 
mens naturels, a donné ce nom à la réunion des musacées et 
des amomées sous le même titre , probablement parcei que le 
fruit du bananier, musa, est bon à manger, et parce que 
des cardamomes et autres amomées sont employés en assai- 
sonnement. Le nom de scitamenta signifie des mets choisis. 

(J.) 

SCIURIENS. ( Mamm. ) Dans la table méthodique des 
genres et espèces de mammifères, que nous avons placée dans 
le 24.* volume de la première édition du Nouveau Diction- 
naire d'histoire naturelle , nous avons formé sous ce nom unç 
famille de rongeurs correspondante au genre Sciurus de 
Linné , et qui a été d'abord partagée en deux genres : celui 
des Écureuils proprement dits et celui des Polatouches , aux- 
quels Illiger ajouta le genre Tamia, Depuis lors M. Fréd. 
Cuvier a porté leur nombre à cinq ; savoir : Tamia, Guer- 
linguet ou Macroxus , Écureuil ou Sciurus, FUromys et 5ciih 
TOfUruf, (Desm.) 

SCIURISt {Bot.) Nom générique, substitué par Schreber 
à celui de.rapu^ia d'Aublet, que M. De CandoUe place avec 
doute dans sa famille des simarubées. Le sciuris de MM. Nées 
et Martius est regardé par le même auteur comme synonyme 
du ticorea,: qu'il reporte à la famille des rutacées. Les opi- 
nions des auteurs sur ces réunions et ces distinctions sont en-, 
core incertaines. ( J. ) 

SCJURIS. (Bo^) Voyez Raputier. On s'est servi de^ la même 
déppminaUpn pour le galipet^ d'Aul>lÇ^ (Poia*) . 



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«58 SCI 

SCIUROPTÈRE. {Mamm^) Genre de rongeurs établi }>ar 
M. F» Cuvier , qui comprend quelques espèces pourvues d^un 
développement de la peau des flancs , étendu , de chaque 
côté , entre les extrémités antérieures et les postérieures , 
pouvant servir comme de parachute à ces animaux lorsqu'ils 
aautent de branche en branche , et leur ayant fait donner le 
nom à^ écureuils volons. , 

Ce caractère leur est commun avec les FréROMYs (voyez ce 
mot) j qui, ainsi qu'eux ^composoient anciennement le genre 
Polatouche de MM. G. Cuvier et Geoffroy i mais ils en diffè- 
rent par les formes du crâne et par le système dentaire. 
Ainsi ils s'éloignent de ces animaux j sous le premier rap- 
port, en ce que toute la partie antérieure de la ligne de 
profil de leur tête est droite jusqu'au milieu des frontaux , 
où eUe prend une direction courbie très-urquée ; sans dé« 
pression intermédiaire , au lieu d'en avoir une très -mar- 
quée , comme les ptéromys; en ce que l'occiput est bien 
saillant, au lieu de ne commencer à se courber que fort ea 
arrière; en ce que les frontaux sont alongés, et ont le rap- 
port de leur longueur À leur largeur comme deux est à un y 
4IU lieu de l'avoir comme trois est à deux ; enfin , en ce que 
la capacité du crâne remplit les trois cinquièmes de/ la lon- 
gueur de la tête, au lieu de n'en occuper que la moitié. 

Les molaires ressemblent à celles des tamias , des écureuils 
et des guerlinguets , plutôt qu'à celles des ptéromys ^ c'est- 
à-dire qu'elles sont analogues à celles des marmottes et des 
spermophiles. Il y a quatre grosses dents à la mâchoire d'en 
bas , et une très - petite , antérieure et caduque de bonne 
heure , à chaque c6té de celle d'en haut. A la mâchoire 
supérieure les trois premières vraies molaires présentent cha- 
cune deux collines transverses , à sommet mousse et séparées 
par des sillons aussi transversaux , et ces collines sont réunies, 
sur le bord interne seulement, par une crête large et cir- 
culaire ; la dernière ne montre qu'une colline antérieure, 
et sa partie postérieure est aplatie. Toutes les molaires in- 
férieures ont la même forme entre elles, c'est-à-dire qu'elles 
présentent, dans leur milieu, un creux circulaire, et, dans 
leur pourtour , une crête divisée par une échancrure au bord 
interne et par une autre au bord externe, et du centre de 



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SCI *5« 

chacune de ces échancrures naît un petit tubercule* Avec 
Tàge , ces dents n'offrent plus qu'une surface unie à leur 
couronne. Les incisives supérieures sont unies et arrondies 
en devant; les inférieures ont la même forme, à cela pré^. 
qu'elles sont plus étroites. 

Les molaires des ptéroroyssont fort différentes de celles des 
seiuroptères, en ce qu'elles semblent participer de la nature 
des dents simples et des dents composées , quoiqu'elles ne 
soient toujours composées que de matière osseuse et d'émail 
sans matière corticale , ainsi que M. F. Cuvîer l'a observé. 

Nous plaçons trois espèces dans ce genre , mais les deux 
premières seulement lui appartiennent sans aucun doute; les 
caractères tirés des dents et de la forme du crâne n'ayant pas 
été constatés sur la troisième. 

Extérieurement toutes se ressemblent par leur petite iaille^ 
ies membranes velues de leurs flancs, leur physionomie , qui 
est généralement celle des écureuils, bien qu'elles aient les 
yeux plus gros que ceux de ces animaux , la longueur de 
leur queue, qui est aplatie, couverte de poils distiques, et 
non ronde, comme celle des écureuils. 

Des trois espèces deux habitent les contrées septentrionales 
de l'Europe et de l'Amérique , et la troisième est propre a 
l'Ile de Java. La manière de vivre des premières est tré»- 
analogae à celle des écureuils, si ce n'est que ces espèces 
sont éminemment nocturnes. L'on n'a point recueilli de ren- 
seignemens sur les habitudes naturelles de la dernière. 

Le SciDROFTèaE j>e Sibéme : Seiuropterus sibiricus ou PUrom^s, 
êihirieuSf Desm. , Mamm., esp. 553; Seiurus volant, Pallas, 
Linn. ; Écureuil volant de Sibérie de Srisson. 11 a le corps et 
la tête , ensemble, longs de six pouces et demi; la queue 
(sans poils) longue de trois pouces dix lignes. Sa tête est 
arrondie ; son museau court et obtus ; ses yeux sont gvands et 
saillana « à iris noir et pupille très-grande ; ses oreilles courtes 
et arrondies; ses moustaches de la longueur de la tête, roides 
et noires; les membranes de ses flancs forment , derrière le 
■ poignet , une légère avance arrondie en lobe et non angu^ 
leuse^ le pelage est d'un gris- blanchâtre cendré aux partie» 
supérieures et d'un très-beau blanc sur les inférieures ; la base 
dei poito Pt le duv^t intérieur sont bruns? la membrane d^l 



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Uô SCI 

Bancs est bordée, près du corps et dans toute sa longueur, 
par une bande de gris-brun ; rextrémité des pieds est blanche ; 
la queue est couverte de longs poils d'un gris cendré et lé- 
gèrement obscur vers leur pointe. 11 en existe une variété 
toute blanche. 

Ce joli animal fait son nid dans des creux d'arbres , et sa 
femelle y dépose , vers le mois de Mai , de deux à quatre 
petits. Il vit isolé , et ne sort de sa retraite que la nuit pour 
rechercher sa nourriture, qui consiste principalement en 
bourgeons et jeunes pousses de pins et de bouleaux. 

Son espèbe se trouve en Sibérie , en Finlande ^ en Livonie 
et en Laponie. 

LeSciUROPTÈRE b'Am^rique ou Assapan: Sciuropterus ameri" 
canus* Pteromys volucella^ Desm. , Mamm, , esp. 554; Sciuru* 
wolaeelta, Pallas; le Polatoucbe, Buff., tom. lo, pi. 21 ; As- 
sapan, F. Cuvier, Hist nat. des Mamm., 8.^ livraison^ Il aie 
museau moins épais que celui de l'espèce précédente ; sa taille 
est plus petite (4 pouces 10 lignes) et sa queue proportionnel- 
lement plus longue (3 pouces 7 lignes) sans les poils. Le dessus 
de sa tête, de son corps et de ses prolongemens de la peau des 
flancs, est couvei^t de poils d'un gris plus foncé et comme 
glacé de nuances de roussàtre , ce& poiîs étant cendrés près 
de la racine et d'un jaune roussàtre à l'extrême pointe ; les 
yeux sant entourés de cendré noirâtre , et l'on remarque 
une tache blanche au-dessus de chacun ; le bord de la peau 
des flancs est, en dessus, plus brun que le milieu ; tout le 
dessous du corps est d'un blanc légèrement teint de jaune sur 
le bord*' des membranes et sur le dedans des cuisses et des 
jambes ; le dessus de la queue est d'un brun très-clair et le 
dessous d'un blanc jaunâtre ; les moustaches sont noires et 
longues de deux pouces. 

Cet animal se trouve dans les États-Unis, depuis le Canada 
jusqu'en Virginie, où il est nommé assapan ^ d'après. les rap-f 
ports des voyageurs. Il vit par petites troupes sur les arbres , 
et se nourrit de noix, de graines et de bourgeons. En doh- 
mesticité, ou plutôt en captivité , il entassie toutes, les pro- 
visions qu'on lui donne dans son réduit, et les cache sous de 
la nïousse , ainsi que le font les écureuils de nos bois. Il ne sort 
que la nuit et a des moùvemens frés-^brusques*. ' ' 



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s CL ï4» 

Le ScitJROPT&iiE nècHE : Seiuropterus sugittaf le'FotATOtTCHB. 
nècHE , Geoff. i Fttronvys sagitta , Cuv. ; Desm. , Mal&m. y esp. 
S 5 2. 'Celui-ci a le corps long de cinq pouces et demi, et sa 
queue a cinq pouces. Son pelage est d*un brun foncé en 
dessus, légèrement mêlé de blanchâtre sur la membrane 
près des bras , et de jaune sur le dos et sur la tête ; ses yeux 
sont entourés de brun; ses oreilles sont brunes } toutes ses 
parties inférieures , le bord de la membrane des flancs 
excepté , sont d^un blanc pur ; la membrane de ses flancs 
forme, comme chez les ptéromys, un angle assez aigu der- 
rière le poignet ; la queue , d'une couleur b^une peu foncée 
dans la plus grande partie de son étendue, est blanchâtre à 
son origine. 

Cette espèce habite nie de Java. (Desm.) 
SCIURUS» (Mamm,) Nom latin des écureuils proprement 
dits. 11 a aussi été appliqué aux animaux qui composent 
maintenant les genres Guerlinguet , Tamia, Sciu&oFrèaB et 
Ptéromys. Voyez ces mots. ( Desm. ) 

SCLAREA. {Bot.) Ce genre de Tournefort, maintenant 
réuni par Linnaeus à la sauge , n'en diffère que par le filet 
arqué des étamines, plus long par une de ses extrémitéSé 
Voyez Sauge. (J.) 

SCLAV£. {Ichthyol.) Nom que les pécheurs de la mer 
Adriatique donnent à la Mendole. Voyez ce mot. ( H. C. } 

SCLERANTHUS. {Bot.) Nom latin du genre Gnavellb. 
(L. D.) 

SCLÉRIE, Scleria.^ {Bot.) Genre de plantes monocotylé- 
dones, à fleurs incomplètes, monoïques, de la. famille des 
cypéracéeSf de la monoéûie Iriandrie de Linnœus, offrant pour 
caractère essentiel : Des fleurs monoïques ; dans les fleurs 
mâles une sorte d'involucre de deux à six écailles stériles, 
renfermant plusieurs fleurs accompagnées chacune de deux 
valves, contenant une ou trois étamines, sans ovaire,- dans 
les fleurs femelles une balle calicinale à deux ou quatre valves 
uniflores , persistantes ; un ovaire surmonté d'un style .fili- 
forme, entier ou trifide ; une semence dure, luisante, pres^ 
que osseuse , entourée à la base par les valves calicinales. 

ScLÉAiE FLABELLtFORMB : ScUria Jlabellum , Swartz, FI» Ind. 
oeeid., i , pag. 88; Lamk., lll. gtn., tab. 752 ; Seleria marr 



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M» SCL 

garUifira, (SmHa.^ tab. 2; Carex Uthotperma, Lino., Spee.^ 2 ^ 
pag. 65 ; Scîrpa^ lilhospermus^ Linn., Spee», i; Sloan. , Jamm 
Hisl,, ij iah. 77, fig* 1; Caden-pullu, Rhéed«, Malaè^, 12^ 
tab. 48. Cette, plante a des tiges triangulaires, grimpantes 9 
ii^rissées de poils très -fins, munies sur leurs angles de petits 
aiguillons recourbés, ainsi que les feuilles. Celles-ci sont li- 
néaires, longues d^un pied ; leurs gaines courtes, velues à leur 
orifice. Les fleurs sont disposées en épis ou en panîcules axil* 
laires; les pédoncules comprimés, chargés d'aiguillons, sor* 
tant de la gaine des feuilles; les ramifications simples, éta* 
lées, un peu velues , munies à leur base de bractées sétacées. 
Les fleurs mâles sont mélangées avec les femelles : les pre- 
mières sont entourées de six écailles aiguës , inégales; dans 
rintérîeur , d'autres écailles accompagnent les fleurs munies 
de trois étamines; dans les femelles Tovaire est oblong, à 
trois faces , surmonté d'un style filiforme : il en résulte une 
petite semence globuleuse , panachée de blanc et de brun , 
tuberculée au sommet. Cette plante croit à la Jamaïque. 

ScLÉRiE A LARGES FEUILLES; ScUria UUifoUa, Swartz, loc, cit. 
Cette espèce a des tiges simples, feuillées, hautes de huit à 
dix pieds, triangulaires; les feuilles sont longues d'un à deux 
pieds, larges d'un pouce et demi ou deux pouces, roides , plis- 
«ées, lancéolées, très-lisses ; leur gaine est terminée en avant 
par une petite saillie mucronée. Les fleurs sont disposées en 
une ample panicule terminale, roide, droite; les rameaux 
presque simples, alternes; les fleurs mâles mêlées avec'les fe- 
melles, toutes presque sessiles, munies chacune à leur base 
d'une petite foliole sétacée. Les fleurs mâles sont peu nom- 
breuses, terminales; les femelles inférieures^ en plus grand 
nombre ; les styles trifides ; les stigmates réfléchis , velus et 
blanchâtres; les semences luisantes, très -blanches ^ globu- 
leuses. Cette plante croît dans les forêts et sur les montagnes 
arides de la Jamaïque. 

ScLÉaiE NON ÉPINEUSE : ScUria mitis^ Swartz , loc. oit,; Berg. , 
AqU Holm., 1765, tab. 5. Cette plante s'élève à la hauteur de 
deux à quatre pieds sur une tige droite , grimpante , trian- 
gulaire, glabre, point articulée , très-lisse sur ses angles. Les 
feuilles sont linéaires -lancéolées, un peu élargies, glabres, 
striées ; les gaines fort longues , un peu rudes sur leurs a»» 



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5CIi 143 

glesr Les fleurs forment une panicule alongét et serrée., & m* 
meaux simples, alternes, triangulaires; les épillets sont fort 
petits, un peu pédicellés; les étamines au nombre de trou 
dans les fleurs mâles. Les semences sont globuleuses, d'un 
blanc de neige, tuberculées, noirâtres au sommet, environ-^ 
nées à leur base d*une petite membrane ciliée. Cette espèce 
croît à Surinam, à la Jamaïque, à Porto -Ricco. 

ScLÉliiE aéTicuLÉE : ScUria reticuUwu, Mich«, FL hor* amer*f 
2 , p. 1 67 ; Foir., Eue. Dans cette espèce les tiges sont droites» 
glabres , à trois angles tranchans , hautes d'un ou deux pieds, 
garnies de feuilles alternes, étroites, assez semblables à celles 
des graminées , très «glabres, longues, aiguës, striées $ leurs 
gaines lisses , tronquées à la partie supérieure de leur orifice* 
Les fleurs sont latérales et terminales, disposées en petite» 
panicules courtes, distantes, axillaires, pédonculées ou pres- 
que sessiles, médiocrement rameuses $ les épillets fort petits, 
pédicellés, étroits, presque subulés, pauciflores, de couleur 
Toussâtre, munis à leur base d'une bractée sétacée, très-fine , 
une fois plus longue que Tépillet; les valves étroites, ai- 
guës ; les semences globuleuses , réticulées , marquées de 
petites fossettes. Cette plante croit à la Caroline. 

ScLÉRiE A FEUiUBS sÉTAcéEs ; Scleria setacea, Foir., Encycl. 
Les racines sont courtes , fibreuses , fasciculées : elles pro- 
duisent un grand nombre de tiges réunies en gazon , hautes 
^ de huit à dix pouces et plus , fines, sétacées, glabres , trian- 
gulaires, très -simples. Les feuilles sont alternes, vaginales, 
glabres, très -fin es, assez semblables aux tiges, mais un peu 
plus larges, médiocrement striées. Les gaines sont longues, 
très- étroites, très-lisses, tronquées à leur partie supérieure; 
de l'orifice de chaque gatne, à partir de celles du bas, sort 
^n pédoncule droit, fluet, long d'un pouce et plus, terminé 
par deux ou quatre épillets pédicellés, quelquefois un ou 
deux sessiles , étroits , fort petits , ovales-oblongs , aigus , d'un 
roux clair, munis de petites bractées courtes, sétacées, k 
peu près de la longueur de l'épillet. Cette plante a été dé* 
couverte à Forto-Ricco par^M. Ledru. 

ScLéaiE DE Ceilan; ScUria zeylaniea^ Foir., Enc. Ses tiges 
sont simples , droites , hautes de quatre ou cinq pieds , foi- 
hles, triangulaires, un peu rudes, particulièrement sur leuis 



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M4 \ SCL 

angles. Les feuilles sont alternes , rudes à leurs bords , tàsfti 
larges, linéaires y striées, très- aiguës; les gaines sont trian-» 
gulaires, et la base des feuilles supérieures un peu courante , 
formant comme une sorte d^aile sur les deux angles opposés 
des tiges. De Faisselle des feuilles sortent des panicules de 
fleurs droites, peu étalées, plusieurs fois ramifiées : ces fleurs 
sont mâles , les unes sessiies , d'autres pédicellées $ ces der^ 
niéres placées ordinairement à la partie supérieure des ra- 
meaux ^ nombreuses, réunies sur dés épillets fort petits, rdus- 
sàtres, aigus, solitaires ou réunis deux à trois ; une bractée 
sëtacée à la base des ramifications, une autre très- courte à 
chaque épillet. Les valves sont glabres, un peu aiguës, étroites; 
trois étamines ; les filamens courts ; les anthères aiguës , for- 
mant une sorte de houpe après la fécondation. Les fleurs 
femelles sont axillaires, pourvues d'un ovaire trigone et de 
trois stigmates pubescens, alongésé Les semences sont globu- 
leuses, très-blanches, .luisantes, munies au sommet d'un petit 
tubercule eti forme de mamelon. Cette plante croît à l'île 
de Ceilan et dans celle de Madagascar. 

ScLéRiE A GAINES PORPDRINES; ScUria purpurca. Foin, £nc« 
Cette plante a de longues tiges grêles, triangulaires ^ hautes 
d'un à deux pieds, à angles très-saillans et un peu rudes. 
Les feuilles sont alternes, vaginales « très -étroites, longues, 
subulées , striées, presque glabres, d'un vert pâle; les gaines 
alongées, rudes sur leurs angles, de couleur rougeâtre ôu 
purpurine. Les fleurs sont placées dans les aisselles des feuillea 
supérieures, en petits épis courts, presque solitaires, peu 
garnis , longs d'un à deux pouces ; les épillets sessiies , al'» 
ternes, presque uniflores; les valves roussàtres, très- aiguës, 
munies d'une bractée sétacée, plus longue que Tépillet. Le^ 
semences sont blanches , luisantes , petites , globuleuses* Cette 
plante croit à l'île de Saint -Thomas. 

ScLiâRtE A GB ANDES BBACT1ÊBS; ScUria hracteatu ^ Cavan. , le. 
rar,, 5, tab. 467. Cette plante a des tiges trigones, hauteâ 
d'environ six pieds ; les feuilles radicales sont longues de trois 
pieds, larges d'un demi -pouce, striées, très -aiguës, rudes à 
leurs bords et sur leur carène; les autres munies d'une gaine 
tomenteuse, longue d'un pouce. Les fleurs sont sessiies-, pa» 
niculées; les fleurs mâles, terminales et nombreuses, forment 



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SCL 145 

lAte ample panSeule t la panîcule des fleurs femelles est beau- 
coup plus courte 9 axillaîre ; à la base des fleurs est une brac** 
|ëe subulée trés^élroite , longue d'un pouce et plus ; les fleurs 
mâles sont composées d'écaillés imbriquées en pyramide, ova- 
les, aiguës; elles ont trois étamines; les fîlaisens d'un brun 
rouge. Dans les fleurs femelles est un ovaire fort petit , en- 
touré de trois écailles concaves, très- aiguës; un style brun 
à trois stigmates capillaires. La semence est dure , globuleuse , 
percée d'upe fossette à son sommet. Cette plante croit aux 
lieux inondés ou humides, a l'isthme de Panama. (Poib.) 

SCLERNAX. {Bot.) Rafinesque-Sehmaltt a donné ce nom 
& des plantes marines qui , d'après ses observations , offrent 
des séminules isolées dans des capsules celluleuses et nulle- 
ment éparses. dans la substance même. Il en désigne deux es- 
pèces: le sclemax trkncatus , qui est violet , difl'orme , alougé , 
tronqué, et dont les capsules, arrondies et blanchâtres , con- 
tiennent des séminules roussàtres; l'autre espèce est le selernax 
lutescens, qui est jaunâtre, oblong, obtufe, fixé par le côté; 
les capsules et les séminules sont jaune». Ces deux espèces se 
trouvent dans la mer, sur les côtes de la Sicile, attachées aux 
rochers. Rafinesque rapproche le Sclemax de son Pexisperma : 
tous deux ne sont pas connus des botanistes. (Lem.) 

SCLÉROBASE , ScUrohasis. {Bot. ) Ce genre de plantes , que 
nous avons proposé dans le Bulletin des sciences de Mai 1818 
(pag. 73), appartient à l'ordre des Synanthérées , et à ûotre 
tribu naturelle des Sénécionées , dans laquellef il est immé- 
diatement voisin du genre Jacobœa^ dont il ne se distingue 
que par la forme singulière de la face inférieure ou extérieure 
en clinanthe. 

Voici les caractères du genre ou sous-gente Solerohasis. 

Calathide radiée: disque mtiltiflore, régulariflore , andro-f 
gyniflore ; couronne unisériée , pauciflore , liguliflore , fémi- 
niflore. Péricline inférieur aux fleurs du disque , cylindrique -, 
formé desquames unisériées^ contiguës, appliquées 9 égales, 
oblongues-aiguës , foliacées, membraneuses sur les bords la- 
téraux, atti^chées au sommet du clinanthe ; quelques squa- 
mules surnuméraires , bractéiformes , attachées à la base du 
clinanthe. Clinanthe à face supérieure ou interne plane , al^ 
réolée, ayant les cloisons membraneuses , peu élevées; à face 
48. io 



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146 SCL 

inférieure ou externe subképiisphiériqueV couverte d^ grosse» 
côtes subéreuses (après la fl.orai^op] , rayonnantes 9 confLuentes. 
au centre, distinctes k la circonférence, en nombre égal à. 
celui des squames du péficline, alternant avec elles, et abou- 
tirant à leurs bases. Qv^res cylindriques, striés; aigrette 
composée de sqi^amellules BUfonnes , capillaires , barbeliulées* 
Nçus .connpissons dçux eypj^ces de ce genre. 
ScuÉROB^SB DB^SoNNBRAT ; Sçl^Tobosis Sonnoratil, H« Cass., 
BulU de la Spc. philom*, !44i.i9i8;, pag. 74. La i\%e «st her- 
bacée^ hautç de, dçux.pied$^ au moins, droite, cylindrique... 
sti;iée, pubescen^s les feuilles sont alternes, sesûles , semi- 
amplex^caules, longues 4^ deux polices, larges d'un ppuce, 
obovales^elliptû{ues, irrégulièrement dentées-sinuées, rudest, 
à, f^ce^ supérieure glabre et scabre, à. faceinférieure réticulée > 
et couverte de, fi^nniens imitant la .toile d'araignée; les. cala- 
thides sont.dispos^^s^iCn lUne grande panicule. terminale., iri- 
réguliérej I^s, corolles. sont jaunei ; les ovaires sont presque, 
eçtiérem^ent glabres ^ Içs^squames du péricline ne. sont point, 
ou pre^qu^ poin^ brun^4 aif sommeU 

Njouf^avons fait cette description spécifique., et celle des 
caractères génériques e;;cpp9és plus haut, sur un échantillon « 
sec, recueilli par Sonner^t ^^n9 ses voyages, et qui se trouve- 
d^n^ l'herbier d^ M* de^Jusçieu- H est probable que cette es- 
pèce ^abite, comme la suixante , le c^p de .Bonne-Espérance. 
ScLéROB.<^sE RoiDE j Soleroh£ifi\s figiia^ H* Cas$*>; Stnecio rigy- 
dus, Li^P*;? ^FrPh^ P^g. 1934. C'est, un aiïbrisseau. d'environ 
sept pieds, à .tige épaisse,, cylindrique, grisâtre, rameuse; 
les jeunes rameaux sont cylindriques ^ striés.,, velus, garnis de. 
feuilles peu espacées, alternes, étalées; ces feuilles,. long,uea* 
d'environ deux pouces, larges, d'environ quim(eiigne&, sont 
-sessiles , semi^amplexicaule^, roides ,. subcoriaces, elliptiques, 
oblongues ou obovale^, souvent étrécies inférieurement..et 
alors suojypatii^lées ; leurs ^o^rcj^^out pnduléa, sinuéstdentieulés^ 
à dents, spinescentes; la face supérieure . est scabi'e^ vèiue:; 
l'inférieure réticulée, velue, et pçurvue, eq outrée deqiteL-- 
ques poils aranéeux très-peu manifestes; mais< la pubescence. 
de la feuille varie beaucoup sui^vant son âge ; les calatiiidea,. 
larges de quatre à cinq lignes, hautes dei trois lignes ^^t corn* 
posées de fleurs jaunes , sont nombreuses, et disposée» ^ à 



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SCL 147 

rextrémité de chaque rameau , en corymbes larges d'environ 
deux pouces et demi ; la calathide est radiée ; son disque est 
composé de fleurs nombreuses, régulières , Jiermaphrodite^; 
sa couronne n^a que cinq fleurs ligulées , femelles, à languette 
étalée, large, elliptique, trid entée au sommet; le péricline 
est plus court que les fleurs du disque, cylindracé, étréci de 
bas en haut, formé de squames égales, unisériées , contiguè's, 
appliquées, linéaires-oblpngues, brunes au sommet; ce péri- 
cline est accompagné, autour de sa base, dé trois squamules 
surnuméraires, a jppliquées, linéaires -subuléesj la face exté- 
rieure du clinahthe formé une calotte hémisphérique , épaisse ^ 
charnue j qui débordé là base du péricline, et se divise, à la 
circonférence, par des sillonis rayonnans, en côtes gui alter- 
nent avec les squames de ce péricline ; les ovajres sont cy- 
lindriques j à bandes alternativement gïabres et velues; leur, 
aigrette esf longue, composée de squamellules nombreuses , 
filiformes, capillaires., barbellulées. 

Nous avons fait cette descriptfon sur un individu vivant , 
cultivé au Jardin dû Roi ,, ou ses calathides ne parviennent 
presque Jamais à une parfaite maturité , en sorte que le ca- 
ractère essentieHement distinctif du genre , qui né se trouve 
que légèrénient indiqué pendant là fleùrâison , est ici peu 
manifeste ordinâireménf. 

Ce'sîhgulier caractère est au contraire tr^s-évidênt sur les 
calatbides mfires et sèches de là première espèce: la face ex- 
terne du clihàhthe y représente assez bien la moitié inférieure 
d'ùn.mèlbn-'cantaloup , qu'on aùrôit coupé transversalement , 
et qui pôrlerôit les sqiiàoaés du péricline en dedans des bords 
de sa coupé circulaire. Lés' côtes sont vertes, charnues, suc- 
culentes, et bien moins apparentes, pendant la fleuraison ; 
mais à Tépoqiié de la maturité des fruits , elljes devienîient 
blanchâtres , dures,* sècïies, subéreuses ou calleuses, très- 
latgesV très- épaisses, très-saillantes. C'est donc seulement^ 
à cette époque , qui termine la végétation de la calathide 
parvenue à son'dermer âgé, que notre caractère géné- 
rique oii sous -générique peut être bien observé et juste- 
ment apprécié. C'est aussi à cette époque que le nom de Scie- 
robasU, qui signifie hase dure , se trouve exactement appliqué, 
parce que les grosses' côtes rayonnantes et en^ partie cori- 



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H^ SCL 

flueates, qui recouvrent, en répaîssissant , la base de la ca^ 
lathide, sont alors endurcies et forment ensemble une sorte 
de croûte ou dVcorce calleuse* Ces callosités si remarquables 
ont-elles quelque destination relative h la dissémination des 
fruits ou à leur conservation ? 11 semble qu^ elles doivent, air 
moins à une certaine époque, forcer le péricline à demeurer 
clos, sans lui permettre de s^étaler pour laisser échapper les 
fruits. (H. Cass.) 

SCLÉROCAKPË , ScUrocarpuSé (Bot.) Ce genre de plantes, 
proposé en 1786 par Jacquin, dans ses Icônes plantarum rario" 
rum et dans les Nova acta helvetiea^ appartient à Tordre des 
Synanthérées , à la tribu naturelle des Hélianthées, et à notre 
section des Hélianthées-Millériées , dans laquelle il est voisia 
du genre Bio/îa« 

Voîoi les caractères génériques du Sclerocarpuê ^ tels que 
nous les avons observés sur des individus^rivans, cultivés au 
J^irdin du Roi. 

Calathide quasi-radiée : disque pluriflore , régulariflore , 
an drogjni flore; couronne très-irréguliére , interrompue , pau- 
ciflore, anomaliflore, neutriflore. Involucre frés-grand, trés^ 
irrégulier 9 composé de quelques bractées foliiformes, pétio- 
lées, très - inégales , étalées. Péricline très -irrégulier, inter- 
rompu, formé d'environ trois squames non contiguës, mais 
distancées , correspondant seulemenit aux fleurs de la cou- 
ronne , inégales , très-variables , surmontées d'un appendice 
foliacé. Clinanthe convexe, garni de squamelles accompa- 
gnant les fleurs du disque, plus courtes qu'elles, acuminées, 
coriaces, étroitement et complètement enveloppantes. Ovaires 
du disque obovoïdes, lisses, épais et arrondis supérieurement, 
ayant l'aréole apicilaire oblique-intérieure et portée sur un 
col épais, extrêmement court. Fanl-ovaires de la couronne 
stériles , alongés , grêles. Corolles de la couronne à tube 
long, à languette courte, large, orbiculaire, îrrégolière, 
variable. 

La couronne n'a que deux ou trois fleurs, et elles ne sont 
pas plus longues que celles du disque; l'involucre est composé 
d'environ quatre bractées. 

Le Sclérocarpe africain (Sclerocarpus o/rzcanus, Jacq.), seule 
espèce de ce genre, est une plante de Guinée, herbacée, an- 



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SCL 149 

nuelle, un peu ligneuse, à feuilles alternes, ovales, dentées, 
Innervées, et à calathides terminales, solitaires. 

Les caractères génériques du Sclerocarpus ^ quoique très- fa« 
ciles à observer , sont très-difficiles à décrire méthodiquement , 
à cause de$ anomalies que présentent Tinvolucre , le péricline 
et la couronne^ On comprendra cette difficulté, si Ton com- 
pare avec la description ci-dessus celle de notre Biotia , in* 
«érée dans ce Dictionnaire ( tom. XXXIV, pag, 3o8) : cotte 
comparaison fera aisément sentir que les deux genres Sclero- 
earpus et Biotia, quoique décrits très- différemment , se res- 
semblent beaucoup, et que la description technique de Tun 
ou de Tautre est vicieuse , en ce qu'elle masque cette ailînité. 
En décrivant le Biotia, nous avons dit que le péricline étoit 
formé de squames subunîsériées , alternativement plus Ion* 
gués et plus courtes , les premières correspondant aux fleurs 
femelles de la couronne, les secondes aux fleurs hermaphro* 
dites du disque ; et en conséquence nous avons admis un cli« 
nanthe nu. Cependant nous exprimions nos doutes à cet 
égard , en disant ( pag. 3p9 ) : « Les squames plus courtes , 
^ qui, dans le Biotia, embrassent \es flçurs du disque, sont-^ 
^ elles convenablement attribuées au péricline ? ou bien faut<f 
« il les considérer comme des squamelles appartenant au 
« clinanthe, qui, dans ce second cas, ne seroit pas nu? Au 
« premier cas, le péricline doit- il être dit simple ou dou-^ 
« bleP^Il est bien certain qu'il faudroit mettre en harmonie 
la description du Sclerocarpus et celle du Biotia f en modi* 
fiant l'une ou l'autre. Reste à savoir laquelle des deux doit 
être conservée intacte pour servir de modèle k Tautre. Cette 
question ne pouvant être bien résolue que par la méthode 
sûre et féconde des analogies, nous la traiterons dans un 
autre article , destiné à présenter le tableau méthodique et 
complet des genres de la section des Millériées. 

En attendant nous ferons remajrquer que, si l'on accorde 
la préférence au système fidoptédansla description du Biotia, 
il faut alors admettre que le péricline du Selerocarpus est 
formé de squames unisériées, squamelliformes, enveloppantes, 
à l'exception des trois squames qui correspondent aux trois 
fleurs neutres, et qui participent , par leur structure, de Ist^ 
nature des s<juam^s du péricline et de celle des bractéçs d^ 



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i5o SCL 

rinvolucre. La différence qui existeroit entre les sqaames 
correspondant aux fleurs neutres et les squames correspon- 
dant aux fleurs hermaphrodites, n^est pas le plus fort argu- 
ment qu*on puisse opposer à ce système : car il est démontré 
pour nous que la nature de la fleur détermine souvent celle 
delà squame ou squamelle qui l'accompagne, c'est-à-dire, 
par exemple , que dans certaines synanthérées, la squame 
ou squamelle, qui seroit foliacée ou membraneuse et plane 
auprès d^une fleur stérile , sera nécessairement coriace et 
enveloppante auprès d'une fleur fertile. On pourroit donc 
concevoir un péricline simple , formé de squames unisé- 
riées et pourtant dissemblables , si ce péricline entouroit 
des fleurs neutres et des fleurs hermaphrodites exactement 
disposées sur le même rang. Mais cette dernière condition 
peut- elle se réaliser? Nous en doutons beaucoup, et c'est 
ici la véritable objection à opposer contre le système dont il 
s'agit. Les«trois fleurs neutres formant la couronne interrompue 
du Sclerocarpus sont certainement placées plus extérieure- 
ment ou plus bas qu'aucune fleur hermaphrodite. Donc, si 
l'on suppose que les intervalles existant entre ces trois fleurs 
soient remplis par d'autres fleurs semblables, on aura une 
couronne unisériée , complète; et infailliblement, au lieu de 
trois squames distancées , on aura aussi un péricline complet 
desquames plus nombreuses, unisériées, contiguèfs, proté- 
geant extérieurement les fleurs de la couronne. Dès- lors il 
sera évident que les prétendues squames enveloppant les fleurs 
hermaphrodites les plus extérieuTes n'appartiennent point au 
péricline , et que ce sont des squamelles du clinanthe. }/Lslis 
dans l'hypothèse que nous venons de poser, l'involucre exis- 
teroit- il encore en dehors et indépendamment du péricline? 
ou bien les bractées de cet involucre ne seroient- elles pas 
alors converties en squames pour compléter le péricline P 
C'est un autre problème, dont la solution n'est pas nécessaire 
pour décider la question que nous venons d'agiter,' et sur 
laquelle ce que nous avons dit peut faire pressentir que 
notre opinion actuelle tend à confirmer la description du 
Sclerocarpus et à infirmer celle du Biotia, 

L'ovaire du Sclerocarpus est comprimé bilatéralement, ob- 
ovale , pointu en bas , large et arrondi en haut, glabre, 



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s CL ^5» 

blanc , marqué d'uiie lâultitude de lignes parallèles trés-peu 
apparentes ; Son sommet, qui est oblique et situé sur le côté 
intérieur, se rétrécit Subîtéiikient en un col extrêmement 
court, formant à son extrémité uli bourrelet arrondi et un 
peu saillant autour et au-dessus de l'aréole apicilaire, qui 
porte un très*petit nectaii^e blanc; le péricarpe futur, c'est- 
à-dire celui de rovàîre en floraison , est très*ép^is et charnu. 
Cet ovaire a une analogie renfarquabte avec celui dt^s Xan- 
Ihiam, tant par lui-même que par la S^uamelle dans la2j[uelle 
il est enfernié. L'affinité des "Milfériées et des Ambrosiées se 
trouve fainsi confirmée chaque four iie plus en plus pà^ toutes 
nos observa'tiôiitssur les plantes qui cdinposent ces deux groupes 
naturels. (H. Cass.) 

SCLEROCeUM. {Bot.) Genre de la famille des champi- 
gnons, voism de Vcegerita de Pertoon , et qui tfn difTélfe par 
ses sporidies formant entre elles et avec leur réceptacle, qui 
est mince, un seul et même corps dur, tuberculeux, arrondi 
et agglutiné, bans Vcegerita les sporidies recouvrent lâche- 
ment on réceptacle arrondi, grumeleux et entièrement libre. 

Le apiloma sphàsralè, Ach., est donné pour type du genre 
sôlero\:cum par Pries, qui Va, créé. Cet auteur ajoute ^ue ce 
genre a de l'analogie avec le sphinctrina et ï^ conioàporium 
réunis. ( Lem. ) 

SCLÉROCHLOÉ, Sclerochloa. {Bot.) Genre de la famille 
des graminées et de la iriandrie dig^nie , établi par Palisot de 
Beauvois pour placer lès Poadura , Linn. , proèiimhens, Schreb., 
Divaricatà, eic. , et des Oynosurus. Ce genre est caractérisé 
ainsi par Palisot de Beauvois : Fleurs en épis simpleis ; lo- 
custes unilatérales ou dichotomes; glumes contenant trois à 
cinq fleurs obtuses , plus courtes que les fleurs ; célles-'ci her- 
maphrodites, à (Caillettes inutiques, dontrinféWeùrè en ccfeur, 
émarginée, obtuse ; ia supérieure entière ; ovaire terminé en 
bec; style bipartite, à stigmate plutneux ; grainb terminée par 
une pointe bifide. L'auteur ne décrit aucune espèce de ce 
genre. Voyez Pal. de Beâuir.9 Agrostogr., page 96. (Lem.) 

SCLÉRODERMA. {Bot.) Genre de la faiiiille des champi- 
gnons , établi par Persodn dans la division des lycopèrdabées , 
et voisin des lycoperdons où vesse- loups. Il est cai>actéH5é jpar 
son péridium globuleux , subéreux, fixé pat des raciiiès, et 



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iS2 SCL 

ayant une ëcorcç verruqueusequi s'ouvre irrëgulièrement pour 
laisser échapper les sporidies ; celles-ci sont d'abord rassem- 
blées en petites globules ou acmas, et reteoues par des fibrilles 
entrelacées. Dans les lycoperdons les sporidies ne sont point 
agrégées. 

Ce genre, adopté par Link, Ehrenberg, Nées, Pries, a 
subi quelques modifications de la part de ces auteurs, qui n'y 
rapportent point toutes les espèces indiquées par Persoon. 
L'on doit faire observer qu'il comprend les fycoperdoides et {/- 
coperdastrum de Michéli, et qu'on y avoit réuni le polysaceum* 
Enfin ces espèces ont été comprises parmi celles du iycoper^ 
don par beaucoup d'auteurs, même après l'établissement du 
Scleroderma, Les espèces décrites par Persoon sont au nom* 
bre de douze, et presque toutes européennes: elles se ren-< 
contrent dans les mêmes lieux et les mêmes circonstances que 
les lycoperdony* Nous ferons remarquer les suivantes : 

!• Espèces munies d'un stipe. 

Scleroderma fistillaire : ScL pistillare , Pers. , Sjynops, , p. 1 5 1 ; 
Jjycoperdon pistillare^ Linn* Il est jaune , en ferme de mas- 
sue, porté sur un stipe tortueux, composé de fibres longi- 
tudinales. Ce champignon a été observé dans les Indes orien- 
tales. 

Scleroderma des teinturiers: SoL tinctorium ^ Pers.; L^co- 
perdoides , Michéli, Gêner, pian^. , 98 , fig. i. Grand, blanc ; 
stipe épais , fendu , . finissant en racine épaisse ; péridium 
presque rond, lisse; sporidies grandes, glomérulées. Cette 
espèce remarquable a six à sept pouces de hauteur: elle croit 
en Toscane. 

ScLiÉRODERMA ORANGÉ : ScL aurautiunir , Pers. ; Lycoperdon ok- 
rantium , Lînn. ; Bull., Champ., pi. 270; Decand., FI. fr.; 
Vaill. , P^r. , pi. 16, fig. 9 , 10. Il e%i grand , d'un beau 
jaune orangé, sphérique, rude à sa partie inférieure, portée 
par un stipe ou collet sillonné, comme plissé, terminé par 
des racines membraneuses, réunies en tonfie; le péridium se' 
déchire en lanières obtuses et émarginées; sa chair, d'abord 
jaune, devient ensuite bleue, tachée de rougeâtre. Cette' 
belle espèce croît à terre, dans les bois, et en automne elle 
TpLp$% poînt rarç dans les environs de Paris, 



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SCL »55 

Le Seleroderma i>erruco$um , Pers., ou Lycoperdon verrucosum , 
Bull., appartient à cette division , et se rencontre aussi aux 
environs de Paris. 

2» Espèces sessiles. 

(Hypogeum, Pers., Champ, commest. , p. 264.) 

ScLÉRODEBMA DIS CERFS: ScU cervinum y Pers. , Synops.; Ly^ 
eoperdastrum tuberosum , Michéli , Gen. pL , 99 , Bg, 4 ; Tuher 
cervinum. Nées, Syst. fung.; Truffe de cerf, Paul., Trait,, 
3, page 461 , Syn.y n."" 7. Il a la forme d'un tubercule 
assez gros et privé de racines ; son écorce est dure , épaisse , 
granuleuse, fauve, ou grise, ou brune; sa chair ou pulpe 
est d'abord blanche , farineuse , et 6nit par devenir bleuâtre, 
ou purpurine, enveloppant des sporidies noires* Ce cham- 
pignon croît sous terre , À la manière des truffes , dans les 
forèU de sajiin, dans les boîs de hêtres, etc., en diverses 
parties de TAllemagne, en Toscane, etc. Ses tubercules ac- 
quièrent jusqu'à un pouce et demi de diamètre : ils répan- 
dent une odeur forte et telle qu'elle a donné lieu autrefois 
à attribuer leur naissance aux accidens du rut des cerfs, et 
cette erreur avoit conduit à leur accorder une vertu émi- 
nemment aphrodisiaque. C'est dans ce but qu'autrefois on 
vendoit ce champignon fort cher en Allemagne, et qu'on en 
préparoit une teinture spiri tueuse dans le même but. Ce 
champignon a une saveur désagréable et doit être placé au • 
nombre des espèces pernicieuses. 

M. Persoon rapproche de cette espèce une autre, quUl 
nomme fausse truffe ou hypogeum tuher , qui ressemble à la 
précédente quant à son extérieur; mais qui ressemble encore' 
plus à la vraie truffe, car elle est aussi noire et également 
chagrinée de petites émiuences. On la trouve dans le Péri-> 
gord, et elle doit être soigneusement distinguée de la truffe 
proprement dite r car, loin de posséder les qualités qui font 
rechercher celle-ci, elle a fortement incommodé les per^- 
sonnes qui en ont mangé. (Lem.) 

SCLÉRODERME. ( Entom.) M. KlUg a donné ce nom de» 
genre a une petite espèce de mutille dont il n'a connu que 
la femelle. (CD.) 

SCLÉflODERMES. {IchÛfjroL) M. Cuvier a donné ce nom 



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J«4 .SCL 

à la seeonde famille de ses poissons pleetog;nathes,recon- 
noîssables à leur musead conique ou pyrafmidal, prolongé 
depuis les yeux, terminé par une petite bouche armée de 
dents distinctes en petit nombre à chaque mâchoire. 

Cette famille est composée des genres Baliste, Monacanthe, 
Aldtère, TftiACANTHE ct CoFFRE. Voycz CCS mots. (H-C.) 

SCLËRODËRiilS. {Bot,) Premier sous-gwre ou tribu dans 
le Canangiurn de Fri^s , qui avoit d'abord mé compris dans 
son Dermea, 11 renferme des plantes cryptogames , confondues 
>ustjue*là. avec les peziza. Ces champignons sont presque stî- 
pités, d'abord sphériques, ensuite il se forme une ouverture 
orbiculaire et entière en son bord. Les 'peziza ribesia^ cerasi, 
pranastri , pulvtraceA de Persoon , et plusieurs autres , en font 
partie. Le Scleroderris forme la sixième drvision du genre Pe- 
ziza dans ja Mycologie européenne de Persoon. ( Lem.) 

SCLERODONTIUM. (Rot,) Genre de la famâie des moiisses, 
établi par Scbwsegricben ; mais qui n'a pas été adopté par 
tous les botanistes. 11 est fondé sur une mousse que Hooker 
a décrite et figurée sous le nom de Uucodon paltidus , dans sa 
Muscologie exotique, pL 172. C'est le trematodon ^oUidun de 
Curl Sprengel, Syst.y 4, i/' part., page 162, et le sclero^ 
dontiam pallidum^ Schwœgr., SuppL, 3,2.' part., page 124, 
pi. 1 34. Cette mousse, croit à la Nouvelle-Hollande : elle à 
le port des leucodons et nous paroit ne devoir pas en être 
séparée. Sa tige, rameuse, couchée, est garnie de feuilles 
ovales -oblongu es, acuminées, très-entières, marquées d'une 
nervure médiane, qui se prolonge jusqu'au bout; les feuilles 
du périchèze sont enroulées, pilifères; les capsules sont in- 
clinées et munies d'un opercule ayant un long bec. (Lem.) 

SCLEROGLOSSUM. ( Bot. ) Nom donné par Persoon au 
genre Acrospermum de Tode , qu'il avoit d'abord appelé Xy- 
loglossum, (Lem.) 

SCLEROL^NA. {Bot.) Genre de plantes dicotylédones, 
k fleurs, incomplètes, de la famille des atriplicéts , de la pen- 
tandrie monogynie de Linnaeus, dont le caractère essentiel 
consiste dans un calice d'une seule pièce, à cinq divisions; 
p,oint de corolle; cinc^ étamines insérées au fond du calice; 
un ovaire supérieur; un style bifide j une capsule (utricule,, 
QrQwtt) renfermée dau&.le calice, dont les divisions sont 



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SÇL ^55 

ëpiaeuses ou muiiques^ une seroeace comprimée verticale- 
ment , n'ayant qu^n âeul tégument. 

Ce genre repferme des.sous-arbris4eaux couverU.d'une laine 
blanchâtre , à feuilles alternes , étroites , linéaires. Les fleurs 
sont axillaires , solitaires ou agglomérées. M. Kob. Brown en 
cite deux espèces : i.*" le scUrolœna paradoxa, Rob. Brown, 
Noi^. HoU.j 1 , pag. 410. Les fleurs .sont réunies en tête; le 
fruit renfermé dans le calice per&i&tant, connivent avec la 
semence; ses découpures épineuses; 2^* dans le sderolœna 
uniflora les .fleurs sont solitaires. Ces plantes croissent sur les 
côtes de la Nouvelle- Hollande. (Poia.) 

SCLÉROLÈPE, Sclerolcfis. {Bot,) Ce genre de plantes, que 
nous avons proposé dajos le Bulletin des sciences de Décem- 
bre 1816 (pfig. 198), appartient à Tordre des %nanthé{ées, 
à notre tribu naturelle des £upatoriées, et à la section des 
Eupatoriées-Agératées, dans laquelle nous l'avons placé entre 
les deux genres Alomia et Adenostemma. (Voyez notre Ta^ 
bleau des Eupatoriées, tom. XXVJ, pag. 227 et 233; voyez 
aussi notre article Lavénie, Adenostemma , tem. XXV, p. 365.) 

Le genre Sclerolepis a déjà été caractérisé par nous de la 
manière suivante : 

Calathide incouronnée, équaliflore, multiflore, régulari- 
flore 4 androgypiflore. Péricline à peu près égal aux .fleurs, 
formé de squames bisériées, à peu près égales, lancéolées- 
acuminées , foliacées. Clinanthe conoïdal, inappendiculé. 
Ovaires oblongs, grêles, pentagones; aigrette courte, com- 
posée de cinq squamellules unisériées, égales, un peu entre- 
grefl'ées à la base , paléifqrmes , - oblongues , larges , comme 
tronquées au sommet, épaisses , cornées , un peu concaves 
sur la face interne. Styles d'eupatoriée. 

Nous ne coonoissons qu-une seule espèce de ce genre. 

ScLéROLÈPE v£RTiciixé£ : ScUroUpis verticUlala , H. Cass.; Spar' 
ganophorus vertiçillatus , Mich. , FL bor* anutr,^ vol. 2, p. 96 , 
taf), 42. C*est une plante herbacée , haute d'environ douze à 
quinze pouces; sa tige tsi très -simple, dressée, grêle, cylin- 
drique, striée, glabre, garnie presque d'un bout à Fautre 
de verticilles de feuilles distans l'un de l'autre d'environ six 
lignes; chaque verticille est composé de cinq ou six feuilles 
sessiles, «talées, longues d'environ six lignes, étroites, li* 



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ï5« S CL 

néaires, uniiierv,ëes , glabres, à, bords entiers, à sommet ob^ 
tus; il o'y a qu'une seule calathide, large de quatre lignes, 
«ituée au sommet de la tige, dont la partie terminale est- 
nwe, très-grêle, pédonculi forme; les corolles nous ont paru 
être jaunes; mais comme elles étoient sèches, leur vraie cou- 
leur pouYoit être altérée- 

I^ous avons fait cette description spécifique, et celle des 
caractères génériques, sur un échantillon sec, de Therbier de 
M- de Jussîeu. 

La sclérolèpe vertîcîUée habite l'Amérique septentrionale, 
où elle croît sur des terrains inondés. M. Nuttal, qui a pu 
l'observer vivante, dit que ses fleurs sont d'nne couleur pur- 
purine pâle, et que la tige porte quelquefois trois calathides* 

Cet habile botaniste doutoit avec raison que la plante dont 
il s'agit appartînt réellement au vrai genre Sparganophorus* 
Mais lorsqu'il exprimoit ce doute , dans le second volume 
de son Gênera ofNorth American plants , publié à Philadelphie , 
en 1618, il y avoit déjà deux ans que nous avions publié à 
Paris notre genre Sclerolepis , en le rapportant à notre tribu 
des Eupatoriées. Cette attribution incontestable et principa- 
lement fondée sur la structure du style , dont M. Nuttal ne 
s'est point occupé, prouve invinciblement la nécessité d'aj^ 
mettre ce genre, puisque le véritable Sparganophorus appar* 
tient à une autre tribu naturelle, qui est celle des Vernoniées. 

Le nom de Sclerolepis, composé de 'deux mots grecs, qui 
signifient écailles dures ^ fait allusion 'aux squ'amellules de l'ai- 
grette. (H. Cass.) 

SCLEROPHYTON. (JBo^) Genre de la famille des lichens, 
établi par Eschweiller et caractérisé ainsi par lui : Thallus crus- 
tacé adhérent, uniforme, coloré; apothécium ou conceptacle 
linéaire-alongé , rameux, enfoncé dans le thallus, privé de 
bordures, à périthécium presque inférieur et contenant un 
noyau très - mince , à disque un peu plan. Les thèques 
sont un peu stlpitées, un peu en massue, et formées de trois 
ou quatre anneaux. Cfe genre est encore du nombre de ceux 
du même auteur que Meyer propose de supprimer et de com- 
prendre dans le genre Graphis* Les espèces qui le composent 
croissent sur les écorces des arbres entre les tropiques etdans 
les climats tempéré^. Fries, ^ui avoit eu l'intention d'établir 



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SCL >57 

ce genre avant EschweîUer , lui donne pour type Yarlhonia 
iendritica de M. Léon Dufour. 11 le rapproche du pjrochroa 
d'Eschweiller. Voyei Platycramma. ( Lem.) 

SCLEROPTÈRE* (Entom,) Ce nom^ qui signifie ailes dures, 
de XKXnfoç et de Urspov , a été donné par M* Schœnherr à 
un genre qui ne comprend qu'une seule espèce de cha-* 
ranson , qui étoit le Cryptorhineus serratus de Germar, et qui 
tsi inscrit dans la disposition métliodique des curculionides , 
sous le n.* 169. (C. D.) 

SCLÉROSTOMES ou HAUSTELLÉS, Diptera scleroslomata. 
( Entom, ) Ce sont les noms sous lesqeuls nous avons désigné , 
dans la Zoologie analytique , une famille d'insectes à deux 
ailes , dont la bouche forme une sorte de trompe cornée , 
sortant de la tête dans l'état de repos , quelquefois alongée , 
mais le plus souvent coudée ou articulée. 

Le nom de sclérostomes indique donc ce caractère , car il 
est tiré des mots grecs litAnpoçy dur comme la corne , et XrofjuA , 
houche. Celui d'haustellés est dérivé du nom latin haustelUim , 
qui signifie une pipette» un suçoir, un siphon. 

La plupart de ces insectes se distinguent , au premier 
aperçu , ée tous les autres diptères; d'abord, des astomes ou 
de« oestres, parce que ceux*ci n'ont aucune apparence de 
trompe; secondement , des aplocères et des chétoloxea, comme 
des stratyomes et des mouches , qui ont tous une trompe 
charnue *, ou qui sont tous de véritables sarcostomes avec des 
antennes munies d'un poil tantôt latéral , tantôt terminal -, 
troisièmement, enfin, des hydromyes , tels que les tipules, 
qui ont une bouche saillante, en museau plat, garni de palpes 
articulés. 

Les mœurs de ces insectes, sous l'état parfait, sont indiquées 
par la forme de leur bouche , qui leur permet d'ouvrir la 
peau des animaux pour en sucer le sang. Mais leurs larves 
se développent dans des circonstances fort différentes : les 
unes dans l'eau , comme celles des cousins ; d'autres dans le 
corps des animaux , comme celles des conops; d'autres sous 
les fumiers , dans la terré ou dans les sables. Leurs métamor* 
phoses paroissent aussi varier , ce qui indiqueroit que cette 
classification ne seroit pas toutȈ-fait naturelle , et qu'on sera 
obligé, par la suite, d'en séparer en particulier les cousins, 



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i58 SCL 

dont toute Ffaistoîre est si diffiérente de celle des autres dip- 
tères. (Voyez Cousin.) 

Nous avons fait représenter une espèce de chacun des 
genres qui tmt été rapportés à cette famille, sur les planches 
46 et 47 de Tatlas des insectes qui fait partie de ce Diction- 
naire. Voici le tableau analytique à Faidè duquel on par- 
viendra facilement à reconnoitre les genres auxquels on 
pourra rapporter les diverses espaces de diptères à suçoir 
saillant et corné. 



Famille des Haustellés ou ScLiaosTOMEs. 

1plamc««t ntfir presque horboalal 6. Sro«os«. 

(pretqne rond, en maue. 5- Mtopi. 

terminal ; antennes trto-conrlea : corps plaL. . . . 3. Uiwobosqdk. 

i,ir ( P^"* ^**S^ ?*'* ^* corselet ; ( arrondi. 8. Cbstsopbide. 

I 2 } •»««»•• • d«"i« •"'«*• } denté. . 9. Tâoit. 

p { plus étroite que le corselet 11. Eanon. 

borûonlal ; corps très-velu; ventre plat... ». Bohstlb. 

pins longues que le corselet ; suçoir oblique, i . Coosin. 

pltts eeurtes que le eorselet ; suçoir vertical. 1 o. Asilk. 
i.faaiNm ; abdomen en aamie , eomimm pédicule. ' 4 Gomom. 

Voyez les noms de chacun de ces genres. (C. D. ) * 

SCLEROTAMNUS. {Bot.) Genre de pltfn tes dicotylédones, 
à fleurs complète», papîlionAcées , de la famille des légumi- 
neuses; de la, déeartdrie 'monogynie de Unnœùs, offVant pour 
caractère essentiel : Un calice à deux lèvresr, à cinq divi- 
sions» muni de deux bractées- à la base', une corolle pàpi- 
lionacée; la carène de la* longueur ^d es ailes ;' dix étamines ; 
un ovaire pédicellé, à deux ovules; le styl^ filiforme , ascen- 
dant ; le stigmate simple. Le fruit est une gousse ventrue. On 
n'en cite qu'une seule espèce ^' le scUrotamnus ' micropkyllus ^ 
arbrisseau de la Nouvelle ^Hollande; k ti4s- petites feuilles, 
qui a des rapports avec les 'dilltunrtiù:, Rob. B^own', m Ait., 
Hort. Ktw.t édit.'nouv. , 3, pag.ii6. (Pom.) 

SCLÉROTIUM. {Bot.) Genre dclafkmille deschAmpignous, 
établi par Tbde, adopté par Persdon, puis ])à1r'to'tts les bota- 
nistes; mais qui a été singulièrement modifié' diifns ses cai'acf- 
tères et ses espèces. Ce sont tous des ebampigttons qui crois- 
sent sur les plantes mortes; ils' soAr arrondis ou de formes 
variables, cartilagineux ou charnus; leur întéHëiir est homo- 



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SCL i5g 

g«oe, et leur ëcorcetrés-^mince, membraneuse, inséparable/ 
rugueuse dans la sécheresse; les sporidi'es sont peu apparent- 
tes, répandues dans la substance intérieure^ etsortent ensuite 
de topte. part. 

Ce8t:aux. dépens des «c^erotium^ qu'ont été faits) les genres 
&ysiphet Hedw, etiDecand^ (Erysièe, Link; Aiphàtùmorphay. 
WalL); Rhizoctonia, Decan<d4 ( ThantUophyton, Nées) ; Sperme^ 
dcrmia^ Kunze^ DUhiola^ Pries; Ptriolay ^TÏ^syAcinulay Pries } 
Pachyma , Pries ; Ceutospora , Pries ; Astoma , Gray ; Leptostroma, 
Friçs ; mais, d'une autre.p^rt, le sclerolium s'est augmenté d'es- 
pèces placées dans les genres Tremella, Sphœria, Xjyloma, Ly- 
coperdon et Coccopleum, Ehrenb. Ce dernier genre, le Cocco- 
pleum, est donné par Pries comme le vrai type du sclerotiunu 

Les plantesde.ee genre sont très-diffîoiles à distinguers elles 
sont d«s plus petites, tantôt libres, tantôt distinctes : elles sont 
parasites des plantes vivantes , et setrouvent aussi sur ies plan- 
tes mortes ou pourries et encore, sur leboisv Pries porte à 
cinquante-cinq' le nombredes espèees de ce-genre. Nous sui- 
vrons son travail' dans l'îndioation de quelques-unes, comme 
le plus- récent «t le plus^ complet. On doit aussi à M. De Can- 
dolle une bonne monographie de ce genre. 

I.; E^pàee4 liâtes,^ quelquefois adhérentes* 

A. Espices épiphytes , nu^s^ presque régulières^ glabres ^ dont la 
frjuctification devient externe* 

1. ScrjâROTiuM.CEAUfE.: 5. Sèmen^ Tode, M^ckL, i , pi. i, ûg^- 
6; Fers., Nées, Syst».j fig, 1 38. Libre, sphérique, glabre^ d'a- 
bord blanc .jaunâXre ,. puis brun ,. enfin noir, avec la surface 
marquée deirides transversales. Il est charnu, saUde, et sa. 
substance est blanche. On le trouve «n automne,, en. hiver et* 
au printemps,, sur leaievilles et les tiges pourries delà pomme 
de lesrre et d'autres berbes. Cette plaintes parasite ressemble à. 
la graine du chou ;. les anciens auteurs l'ont même donnée pour 
telle. 

D!aprés.Fries^ le jp7i^ria.(rasiie<i?, Boit., pi. ii9,fig. 2, et 
Sowerb.,, pU 3^5, fig. 5 ^ est une variété du sckroUam Semen, 
qui croit au printemps en partie enfoncé dansle&' feuilles ou' 
la tige du chou; il . s'en -distingue ~p»r son intériei|r' moins 



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i€o S CL 

blanc, et parce qu*il forme des réunions de plusieurs indl^ 
yidus. 

- 2. ScLiaoTiDM DES BOUSES : 5. stereororium , Dec, FI. franc. ^ 
n.'*744; Mém. du Mus., 2, pi. 14, fig. 4. Il est libre, pres- 
que rond et noir, et devient rugueux par la sécheresse; 
sa chair est blanche; il est plus gros qu'un pois, charnu et 
mou. On le trouve en été et en automne sur les excrémena 
humains, plus rarement ailleurs , comme sur les bouses de 
vaches, etc. 

B. Espèces presqut souterraines ou cachées sous une peau ou épi" 
derme, difformes, adhérentes aux racines, aux mousses ^ aux 
champignons pourris. 

3. S. DES LUZERNES ; S. mtfdîcagî niiiit , Biv. Bemh. , Stirp* rar. , 

4, pag. 26, pi. 6, fig. 2. Il est en forme de tubercule corn* 
primé, plan, cunéiforme, à deux à cinq lobes obtus; sa sur- 
face est recouverte d'une peau saupoudrée d'une poussière 
blanc -grisâtre ; sa chair est fauve ou rose. On le trouve au 
printemps sur les racines de diverses espèces de luzernes ( me- 
dicago echinata ^lorhicularis ^ etc.), auxquelles il ne cause aucun 
dommage. 

4. S. DES i^uvES iS, vaporarium, Alb. et Schwein. , MeehL, 
pi. 10, fig. 3; Nées, SysL, fig. i36. Il est grand, très- dur, 
presque globuleux, oblong ou réniforme, semblable à une 
fève , brun-fauve, ensuite noir et tout ridé; sa chair est blan- 
che, puis un peu jaunâtre. II a un pouce et plus de long sur 
quatre k six lignes de largeur. On le trouve sous les écorces 
des conduits d'eau en bois, dans les étuves. 

5. S. DES MOUSSES : 5. muscorum , Fers. , Pries, Syst. ^ 2 , p. 262 ; 

5. subterraneum, Tode, Fung. MechL^ pi. 1, fig. 5, ah. Il est 
difforme, lobé, glabre, tuberculeux, d'un jaune d'or en de- 
hors comme en dedans. On le trouve en automne et au prin- 
temps sur les fibrilles radicales des mousses, et plus rarement 
sur le bois ; on en a fait même alors une variété distincte. 

6. S. DES champignons; s. fungorum ^ Fers., Decand. , Pries, 
SysL myc.y 2, pag. 262. Il est difforme, lobé, glabre, d'abord 
blanchâtre , puis fauve ; sa chair est blanche. Il varie beau- 
coup dans sa forme; il est tantôt lisse, tantôt lacuneux , et sa 
couleur passe du fauve au noirâtre. On le trouve entre lea 



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s CL 1^1 

lames ou feuillets des agarics en putréfactiluii en automne ^ 
en Europe et aux États-Unis. 

C* Espèces Jîxées par une hase Jloeonneuse velucm 

7. ScLÉROTiuM fdbescent; s. puhescens, Pars., Dec, Pries. 
Globuleux, lij)re, pâle, muni d'une base radiculaire velue; 
Il croit en petites réunions de plusieurs individus. Il a une 
ligne dé large; il est souvent excavé dans son milieu. On le 
trouve sur les feuillets des agarics en automne ^ et il n'est pas 
rare. s 

s 

II. Espèces d'abord cachées sous l'épiderme, puis le 
déchirant, presque libres ensuite, glabres , déprimées, 
ou globuleuses* 

8. S. ENFONCE t S. immcwi/m, Tode, Mecfc/., pi, 1, fig. 3 ;Dec., 
FI. franc., 744 , a; Pries, Syst. nvycoU, 2, 255. En petits tu- 
bercules d'un iaune pâle, presque ovales, glabres, lisses' et 
fermes, de la grosseur d'une tête d'épingle. Il naît sous Tépi- 
derme des jeunes rameaux morts du pin sauvage, qu'il déchire 
bientôt pour se développer : il se montre au printemps. 

9* S* ou SALSIFIS : «S. tragopogi^ Alb. et Schwein.; Decand., 
Mém. du Mus., 2, pag. 419.. Il est presque globuleux; son 
disque étant enlevé, il est noir et assez semblable à un peziza; 
sa cbair est blanche. Il naît caché sous l'épiderme des tiges du 
sabifis et d'autres plantes herbacées. Il paroit que le sphœria 
nigrg, , Sowerb., Engl, bot.j pi. 393 , fig. 1 , doit lui être rap« 
portée. 

10. S. DE l'euphoebe-cyprès : S. cyparissiccy Dec, PI. franc., 
xi.**746,e; Mém. du Mus. , 2 , pi. i4,fig. 2. H est presque glo- 
buleux, charnu f dur, violet en dehors, noirâtre en dedans. 
Cette jolie espèce croit k la surface inférieure des feuilles 
vivantes de l'euphorbe à feuilles de cyprès. 

III. Espèces gui naissent à la surface des plantes, 
dures, solides ,' glabres , adhérentes par leur base, 
nues ou quelquefois d'abord recouvertes par l'épi- 
derme, qui se déchire ensuite. . ' • 

11. S. VARIABLE : S. vatium^ Fers., S/nops,; Rebent. JVfpm,^ 
pL 4, fig. 1 6; Nées, Syst.^ £g. 2 38 j?; Elyella hrassicce, Hofim. ^ 

48* *i 



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xs^ SCL 

Crypi., Hj pi. 5, §g. s«r MmawSi ou oblong, «m divûé et tu-^ 
liCTM^ofuwr, d*aiN»rd Manc, puis noir; k chair compacte^ 
Manche. On le trouve, en hiver et au printemps, sur la tige 
et les nervures du chou; en été, il croît sur les racines de la 
mime plante. 

12. ScLÉROTiUM coMPACTB : S. compoctum, Decand., FI. fr. , 
««"^ 745 b, et Mém. du Mus., 3, p. 416, pL 14, fig. 5. Oblong 
9a ovale , ou formant des plaques réticulées , larges de deuic 
& trots pouces ; il est dur , compacte , plutôt ligneux que 
charnu ; à surface chagrinée et noire , et intérieurement d'un 
blanc mat. Il crott sur le réceptacle de l'hélianthe annuel ou 
soleil, se montre sur les graines, s*insinue entre les fleurons , 
dans les loges des graines avortées,, pénètre dans le récejptacle 
et jusque dans le pédicule. Une variété se rencontre, en au- 
tomne , dans l'intérieur des courges mûres sous forme de 
plaques moins irrégulières. 

1 3. S. PUSTULE : S, pustula , Dccand. , FI. fr. , n.* 746 h; Mém. 
duMus^yS, pi. i4,fig. 7. Hypophylle épars, hémisphérique, 
rond ou oblong, proéminent, noirâtre, rugueux, dur, ayant 
la chair blanche et cornée. Il a une ligne et demie ou deux 
lignes de diamètre ; il est fixé par le centre à la surface in- 
férieure des feuilles sèches du chêne, du hêtre, du charme , 
du poirier , du noyer. On le trouve , au printemps et en été , 
en Europe et en Amérique* 

ÎV. Espèces conienues dans les feuilles mortes ou mou- 
rantes, situées sous Vépiderme, qui demeure entier 
et avec lequel elles font corps j de forme variable, 
huileuses, brunes. Ce sont les Sclerçtium xjloma, 
Fries, Syst. mycoL 

Cette division ou tribu s'éloigne des précédentes, et contient 
des plantes qui demandent à être examinées de nouveau sous 
}er»pp«rt de leurs caractères génériques et qui peut-être {doi- 
vent former un genre particulier, {fhyïlœàia^ Friet, SyU. 
orh.9ég.^ 1, pag. 139.) 

14. S. DBS peupliers; s, populinum. Fers., Decand., Fries. Il 
est sous forme de très -petites pustules, souvent fort nom- 
breuses , d*abord rougeàtres, puis noires, arrondies ou angu* 



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' SCO i65 

leusesy planes.ou à peîoe convexes* Il croit communémeat, 
en hiver et au printemps, sur les deux surfaces des feuilles 
langi^issantes ou mortes du peuplier commun ou noir, du 
tremble en Europe, et en Amérique sur les populus dilaléUa, 
candieans, etc. On assure q^u'il se trouve aussi en. Caroline, 
sur le laurier sassafras. 

i5. SctéaoTiuM pEs HaasES; S, herharum^ Pries, S/st. mjcoL, 
2 , p. 263. Il est oblong ou presque rond , confluent, convexe, 
d'abord roussàtre , puis d'un brun noir. Il croit sur les feuilles 
et les tiges mourantes de diverses plantes herbacées, des po> 
tentilles, du lin, des cerasHunif des euphorbes. Il parolt eu. 
automne et persiste jusqu'au printemps. 

L'ergot, ^i infeste le seigle , est considéré comme une es- 
pèce de cf genre par M. De CandoUe. Quelques naturalistes 
doutent que ce soit une plante, ^ries en fit d'abord son genre < 
Sfekmœdia (voyez ce mot) , que depuis il n'ose établir défini* 
tivement et qu'il pnésente seulement comme des graines ma- 
lades. C'est aussi dans ce genre qu'on avoit placé ce champi- 
gnon parasite du safran et qui cause sa mort , le scitrotium 
crocoruMij Linn.; il est maintenant type du genre Khizoetoma, 
( Lem.) 

SCLËROXYLUM. (BoL) Ce genre a été proposé pour plu- 
sieurs espèces de siderox^lon. Il comprend celles qui ont un 
calice à cinq dents; une corolle campanulée, à cinq décou- 
pures ; point d'écaillés intermédiaires; un stigmate simple; 
uja drupe monosperme. Ce genre diffère très-peu du Bumeua 
et ées SiDB&oxYLON. Voyez ces mots. (Poir.) 

SCOBIPORMES [Graines]. {Bot.) Alongées et fines comme 
de la sciure de bois; telles sont, par exemple, celles des or- 
chidées, du i^odùdenirum , du métro sideros ^ etc. (Mass.) 

SCODELLE, SCODELLINE et SCODELLARIA. (Bot.) 
Selon Michéli , ces noms sont donnés, en Toscane, à diverses 
«espèces de pézîza, qu'il décrit dans son Nova gênera, (Lem.) 

SCOLECTI LAPIDES. {CoHchyL) Nom que quelques auteurs 
anciens pardisscnit avpir employé pour désigner les dentales. 
(DeB.) 

SCOLÉSITE. {Min,) M. HaOy avoit rejeté le nom de zéo- 
iithe , doosé par Cronstedt k une espèce de pierre liprt re- 
marquable 9 pavée qu'on l'avait appliqué ensvâte à unnoiobr» 



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1^4 SCO 

assez considérable de minéraux, qui étoient très-différens les 
uns des autres. Il Tavoit remplacé par celui de mésotype, 
qu'il avoit cherché à définir rigoureusement. 

Mais on est tombé dans Texcès contraire : au lieu de réunir 
sous un même nom despîerres très-différentes l'une de Fautre, 
on a peut-être établi comme espèces et sous des noms parti- 
culiers , des minéraux qui ne diffèrent entre eux que par de 
/bibles caractères. Ain«i , dans Tespèce mésotype d'Haiiy , on 
a fait natrolithe, LOganit, Nadelstein, scolésite, mésolithci 
mésole et mésoiine, etc.; en sorte qu'on a remis cette es* 
pèce dans une nouvelle confusion. 

On cherchera à l'eu sortir en établissant dans la famille 
des zéolithes deux types simples et un type de mélange, fondés 
sur la double considération de la composition et de la forme. 
Le premier renfermera les zéolithes à base de soude , ou lés 
méso types d'Haiiy ; le second , les zéolithes à base de chaux 
ou les scolésites ; le troisième, les zéolithes qui résultent de 
la présence de ces deux bases, ou les mésolitbes. On peut 
voir les caractères des mésotypes et des scolésites à l'article 
Mbsotvfe. Nous reviendrons sur les caractères de la famille , 
sur la séparation en espèces et sur les exemples qu'on peut 
attribuer à chaque espèce, à l'article Zéolithe. Voyez ces 
mots. (B.) 

SCOLEX. (Enlom,) C'est le nom grec sous lequel Aristote 
désigne les larves des insectes ou les vers, l.KâùXn^: c'est sous 
ce nom qu'il parle des larves d'oestres , livre 2 , chapitre &. 
Il nomme encore ainsi les chenilles des lépidoptères, livre 5, 
Delà génération f chapitre 9. (C. D.) 

SCQLEX. {Entoz.) Nom latin du genre Massette, appar- 
tenant aux Vers intestinaux. Voyez ces deux mots. (De B.) 

SCOLICOTRICHUM. {Bot. ) Genre de la famille des cham- 
pignons, établi par Kunze dans l'ordre des moisissures, mu- 
cedines , et caractérisé ainsi par Pries : Fibres entrelacées ^ 
nues, continues, vermiformes, sur lesquelles sont éparses des 
sporidies oblongues, divisées chacune par une cloison. 11 ne 
comprend qu'une espèce, le scolicotrichum virescens y Kunze, 
Mycoln, part. 1 , pag. la; Linkm Willd., Syst.f\o\. 6, part. 
1 9 P^g* ^^* Il forme sur les branches mortes du merisier à 
grappe., priyni/^patiuâ, de petites toiifffistrès^miDces, d'un vérC 



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SCO 1^5 

Jaunâtre ; ses sporîdies sont oblongues. On Ta observé dans 
la Haute- Lusace. 

Pries rapproche ce genre du Chloridium de Link, et du 
ûzmpjo^'c^um d'^Çhrenberg, chez lequel les Bbres sont droites, 
rameuses , continues , et les sporîdies simples , agglomérées à 
Textrémité des rameaux. Ce genre comprend deux espèces : 

Le C. unieolor, Ëhrenb. , Hor» Ber,^ p, 83 , pi. 17 , fig. 2 j 
Link i» WiHd., Syst*y 6^ part, i , p. 72, Il a été observé sur 
des feuilles coriaces inconnues , rapportées du Brésil par M. 
de Chamisso. Il forme des flocons denses, agrégés, (oui noirs, 
ainsi que les sporîdies. 

Le C. hicolor: Ehrenb., Jahrhuch der Gesffâehse, 2 , pi. 1 , 
fig 4 ; Fers. , MycoL , 1 , p. 20. Il est aussi en flocoils agrégés 
et iioirs ; mais les extrémités des fibre* sont peliucidés , et les 
sporîdies d'un brun roux. On le .trouve parasite sur Vusnea 
plicala^ plante de la famille des lichens. Il paroît que le cera- 
tonema hicolor ^ Pcrs. , pourroit être la même espèce. ( Lem. ) 

SCOLIE, Scoh'd. {Entom,) Nom d'un genre d'insectes hy- 
ménoptères, de la famille des anthophlles ou florilèges , c'est- 
à-dire, ayant l'abdomen pédicule ^ arrondi, conique; les an- 
tennes non brisées , et la lèvre inférieure ayant au plus la lon« 
gueur des mandibules: ces insectes sont en outre caractérisés 
par la forme de leurs antennes, qui sont en fuseau alongé^ 
insérées entre les yeux, qui sont échancrés, et par leurabdor 
men velu , à poils roides* Le nom de scolie , emprunté du 
grec par Fabricius, nous paroît incertain, pour son étymo4 
logie , le mot IkcùXb^ signifiant un ver^ etXKoXto^y qui paroit 
en être dérivé, correspondant à disloqué ou tordu. 

Les scolies ressemblent, au premier aspect, à des guêpes 
dont les ailes supérieures sont épaisses et souvent Colorées. 
Le pédicule qui lie l'abdomen au corselet, est très-court. 
Les femelles sont munies- d'un aiguillon , et les mâles offrent 
à l'extrémité dn ventre trois petites pointes. Leur corps est 
moins gros, plus étroit et plus alongé : il en est de même de 
leurs antennes , qui sont généralement plus droites* 

On n'a pas encore décrit les mœurs de ces insectes, dont 
les larves n'ont pas été observées. On trouve les scolies suf 
les fleura, particulièrement sur cell^ des oignons et de quel^ 
ques ombellifèrest 



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»6« SCO 

II est facile de distinguer les scoHes des autres genres de 
la même famille, d*abord des crabrons et des mellines, doirl 
les antennes ne sont pas en fuseau, et ensuite dbespàilaai^es, 
qui ont Tabdomen lisse et la téie supportée sur un prolonge- 
aient du corselet qui leur forme une sorte de col. 

On trouve peu d'esp^es de scolies en France ; la plupart 
sont des climats chauds. 

Nous avons fait figurer une espèce de ce genre dans Tatlaâ 
de ce Dictionnaire , pi. 3 1 , n/ 2 ; c'est : 

2 .^ La ScoaE quatre-taches , ScoL quadrimaculctta. 

Car. Noire , abdomen à deux taches jaunes souvent réunies 
sur les deux premiers anneaux. Lés ailes d'une teinte violette. 

3.** La ScQLiE QCATAE - POINTS , Scol. quadripunctota. 

Car, Semblable à la précédente , mais jHus petite ; les ailes 
supérieures jaunâtres, avec la côte et l'extrémité libre d'un 
noir luisant. 

3.^ La ScouE DES ïARt>iNS , SeoL htH'torumm 

Car. Noire ; abdomen à deux bandes jaunes au milieu. 

C'est une petite espèce, qu'on trouve souvent sur les fleurs 
du chardon roulant et de la chausse « trape. Ses ailes sont 
routes, noires a l'extrémité libre. 

4.^ La ScouE FRONT 7AUNE, ScoU fiavifioni. 

Car. Tête d^un jaune roux, avec le front plus'chiirl ' 

Elle ressemble beaucoup à celle dite à quatre tache8.^(€. D.) 

SCOLIÈTES. {Entom.) M. Latl*eille avoit désigné mus ce 
nom une famille d'insectes hyménoptères , à laquelle il rap- 
portoit les deux genres Scolîe et Sapyge. Depuis il les a 
réunis à la famille des fouisseurs ou guépes-ichiieumons, avec 
les sphéges, les tiphies, etc. (€; D.) 

SCOLITE. (Entoiw.) Voyez Sc.o«.yte. {€. D.) 

SGOLOPAX. ( Omith. ) Ce mot est le nom générique de 
la bécasse, en grec et en latin. Voyvz Bécasse. (Ch. D.) 

SCOLOPAX MARINA. (Iff?^%oZ.)^ Voyez ^Bécasse de mer. 
(H. C.) - • 

SCOLOPENDRE. {Bot.) Voyez ScâtcrpENDEiuM. ( Lem. ) 

SCOLOPENDRE, Seolopenàra. (Entem:) Genre d'insectes 
sans ailes, de la fadiillé des mille -pieds ou myriapodes, 
introduit depuis long-temps dans la science. On^ trouve , en 
effet, ce nom dans les ouvrages de Théophraite et d'Aristote, 



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SCO i«7 

pour designer certainement les mêmes animaux. Ce mot est 
lout^à-fait grçc , 'ZKoXoTnvS'fei* Il paroit aroir eu pour syno- 
nyme en grec le nom de fj^pioTriç^ et en latin ceux de eei»- 
tipeda^ multipçda, millqpeda. (Voyez Tarticle MYaiAPODss.) 

Les scolopendres ne sont pas de véritables insectes, parce 
qu'elles ont plus de six pattes. Leur corps est composé d^nnç 
suite d'anneaux à peu près semblables entre eux t de sort« 
qu'on ne distingue pas le corselet de l'abdomen et que chacun 
des anneaux porte une paire de pattes , terminées par un seul 
ODgle en crochet. Cette structure les fait aisément distioguef 
de quelques genres de la même famille , qui ont deux paires 
de pattes supportées par chacun des anneaux du oorpi^ Em 
outre les Scolopendres et quelques autres genres voisins qu'on 
en a séparés depuis , ont le corps aplati , souvent mou ou peu 
coriace; elles fuient en général la lumière. On les trouve 
dans les lieux humides ; elles se retirent dans les fentes des 
murailles, sous les pierres, dans la terre : elles paroissept caiy 
nassières; elles attaquent les lombrics, les petits mollusques, 
1^ larves molles , qu'elles déchirent à l'aide de leurs fovtes 
mandibules, qui paroissent eUe»-pémes percées à lenr exiré» 
mité libre d'un trou ou d'un pore comme dans ks araignées» 

On ne eonnott pas encore très -bien le mode de repro- 
duction des scolopendres. M. Latreille croit qu'elles sont fé- 
condéea plusieurs fois, et qu'elles produisent ainsi à diversce 
époques de leur vie, ce qui les distingueroit tout-à^rlàit des 
insectes. 

Les scolopendres de Linnaus et de Geoffroy ont été sub- 
divisées en quatre genres ; saveir : les Polyxirui, qui ont ^ 
comme les iules, deux paires de jpaAtes à chaque anneau t 
qui sont en outre munis de petites aigrettes on de pinceaux 
qui se développent et s'étalent à la volonté de FanimaL 

Les Scutigère* , qui ont les antennes et les dernières paivts 
de pattes très-lougues^ Les Liûicèie$, qui ont les anneaux du 
cprps alternativement plus longs et plus conrt^ , au moins du 
côté du dos. Enfin les Soo/opefidf«5^qui ont en général le corps 
très-alongé, à articulations égales entre elles pour la lon^ 
gueur* . > , 

Nous av^is ùâi figurer une espèce de ce genre sur la 
planche Sy de L'atlas de ce Dictionnaire ^ sous le n.^ 4t c'est 



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«68 SCO 

'i.*^ La ScoLOPBNDliE MORDANTE, Scolop€ndrà môrsitatts* 

Séba eii a donné plusieurs figures, t. i , pi. 8 1 , et t. 2 , pi. sf. 

Car. D'un jaune «fauve foncé; vingt paires de pattes de 
chaque côté, sans compter celles de la queue. 

Elle se trouve aux Indes orientales. On prétend que, lors- 
qu'on saisit cet insecte et qu'il mord , la piqûre en est très- 
V douloureuse et donne lieu à des accidens. 

2J* La Scolopendre iêleCtrique , ScoL eUctriea. 

Car. Elle est brune ou fauve , avec une ligne dorsale plus 
foncée. 

'Elle a soixante - dix anneaux, et, par conséquent, cent 
quarante pattes en tout. Pendant la nuit on a observé cette 
espèce brillante d'une lueur phosphorique* Elle atteint de 
neuf lignes à un pouce de longueur. 

3J* La Scolopendre de Gabriel, Scolop. Gabrielis, 

Car. Jaune -fauve; très-aiongée, atteignant iusqu'à trois 
poncés. 

Elle a soixante -quatorze pattes de chaque côté. * 

Cette espèce se trouve dans le Midi de la France et à Paris. 
Sdn nom lui a été donné parce qu'elle a été communiquée par 
le frère Gabriel Baron , capucin à Marseille. 

4;*^ La Scolopendre fhospborique, Seol. phosphorea. 
' On a décrit sous ce nom une espèce que Ton croit être 
tombée du ciel sur un vaisseau qui naviguoit en Asie, dans la 
«ner des Indes. Elle étoit phosphorique comme un lampyre, 
de couleur rouge, de la grosseur d'une plume d'oie, avec 
deux iigoes longitudinales jaunes. Quoique Eckenberg l'ait 
d'écvite et indiqué quatorze articles à ses antennes , il se pour- 
• roit que c'eût été une néréide. Pour les autres espèces voyei 
les, artioles Lithobie, Polyxene, Scutigère. (C. D.) 

SCOLOPENDRE DE MER. ( Chétop. ) On trouve duns un 
'grand nombre d'auteurs anciens cette dénomination pour in- 
diquer les néréides, qui ont en effet quelque ressemblance 
apparente avec les véritables scolopendres, à cause.de leyr 
forme , du grand nombre d'articulations de leur corps et 
même des appendices* 

On l'a aussi donnée à quelques espèces de chétopodes qui 
vivent dans des tuyaux, comme aux térébelles, et ^ar la même 
raison.' (De B.) 



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SCO m 

SCOLOPENDRE A PINCEAUX. ( Entom. ) C'est le nom 
donné par Geoffroy aux insectes du genre Polyxène. Voyeis 
ce mot. (C, D.) * • * 

SCOLOPENDRIA, {Bol.) Ce nom est quelquefois synonyme 
de scolopendrium ou scolapendrion y dans nos vieux auteurs bo* 
tanistes. Tragus le donne au cétérach. (Lem.) 

SCOLOPENDRION. (Bot.) Cette plante, citée par Hippo- 
crate , Dioscoride et les auteurs Grecs , a, selon Dioscoride ^ 
des feuilles semblables à l'animal nommé scolopendre , naissant 
plusieurs de la même racine et éparsés; elle est privée de tige, 
de fleurs et de graines. Ses feuilles sont découpées à la ma- 
nière de celles, du polypode^ jaunâtres et velues en dessous, 
«ertes en dessus. Cette courte description est suffisante pour 
se refuser à admettre que cette plante ait été notre scolop&t^ 
drium officinale, ou aspUnium scolopendrium, Linn. , pour lequel 
l^ont donnée Bninfelsius et d'autres auteurs, ses contempo- 
rains. La majorité des anciens botanistes veut que ce 'soit le 
cétérach , autre espèce de fougère, comprise long- temps 
dans le genre Asplcnium, et qui maintenant en est séparée. 
( Voyez CéréRACH. ) C'est le scolopendria vulgaris^ Trag. 

Lonicerus a désigné par scolopendrium majus une fougère 
que les botanistes nomment osmunda spicant avec Linnasus, 
et blechnum spicant avec Willdenow. 

fireyne a décrit aussi plusieurs fougères ^ous le nom desco* 
lopendrium, fixé depuis par Linnaeusà une espèce â^asplenium^ 
devenu ensuite le type du genre de ce nom. (Voyet Scolopen- 

DAIUV.) 

Le scolopendria leguminosa de Clusius est le hisserala peUe- 
cmus y Linn. (Lem.) 

SCOLOPENDRITE. {Foss.) Mercati a donné ce nom aux 
échinites. (D. F.) 

SCOLOPENDRIUM [Scolopendre]. (Bot.) Genre de la 
famille des fougères, voisin de Vasplenium (voyez Doradille), 
dont il a même fait partie, et qui s'en distingue par sa fructifi- 
cation disposée en paquets ou sores dorsaux , linéaires , épars 
et transversaux, situés entre deux. nervures secondaires , re» 
couverts par deux tégumens ou indusiums s^perficiaîres 
parallèles , fixés à l'un et l'autre bord de chaque sore et s'ôtir 
vr^nt par une fissure longitudinale. Ce genre ^ confondu avec 



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J70 SCO 

Voêplenium par lianmûs et quelques. auteurs, en avoit été re- 
tiré par Adanson , Smith , Swartz , De Candolle 9 Willdenow , 
qui , ainsi que la généralité des tetanistes. Font définitirement 
admis. Il eomprend un très ««petit nombre d'espèces, dont 
une est très- commune, très -remarquable et mérite d'être 
signalée. 

J • La SCOLOFBITDRE OFFICINALB OU DES BOCnQDBS 9 OU LaNGUE- 

]>E-CEAP : Sçolopendrimm officinale, Smith, Aet» Taur., 5 , pL 9, 
fig. 5; Seolopendrium offiemarum, Swarts, Willd., Sp*, pL 5, 
pag. 349 ; Atplenium seolopendrium , Linn. ; ÎÀngua eervina , 
C. Bauh«, Pin., 3S3{ Toumef», JiftsC.,pl. 319 ^ Plmn., Filic, 
pK y|, fig, 4; Blackw., pi. i38 ; Boit., Fi7ic., pL 11 ; Bull., 
Herb., pL 167. Fronde largement lancéolée ou oblongue, e# 
cœur à la base, portée sur nnstipèou pétiole écailleur. Cette 
belle fougère croit en Europe, particulièrement dans les 
lieux humides et couverts, dans les bois pierreux , les haies 
à Tombre, quelquefois dans les fentes des murailles et dans 
les puits. Elle forme des touffes de frondes vertes, lisses, un 
peu coriaces, qui naissent cinq, six et plus ensemble, d'un 
pied ou un peu plus de longueur, et portées sur un pétiole ou 
atipe long de quatre à cinq pouces , le plus souvent chargé 
d'écaillés roussàtres. Elles naissent d'une racine fibreuse* Cette 
fougère offre beaucoup de variétés : on distingue celle à fronde 
entière sur les bords ; une seconde, chez laquelle ces mêmes 
bords sont ondulés, incisés, et comme frisés ( Morison , Hist., 
3 , sect. 14, pi* 1 9 fîg« ^ ; Plukenet , Ph^t» , pi. 248 , fig. 1 ) ; 
une troisième, dont l'extrémité est palmée, découpée et dé^ 
chiquetée; une quatrième, remarquable par son pétiole ou 
stipe rameux et sa fronde divisée, ondulée au somnâet. 

La scolopendre passe pour être un peu astringente; elle a 
été employée autrefois en médecine pour arrêter les hémor* 
rbagies, les diarrhées : elle est béchique, apéritive et vermi- 
fuge ; elle entroit dans la composition des bouillons altérans, 
les remèdes propres aux maladies du bas- ventre, telles que 
les obstructions, les engorgemens, la nouure et les maladies 
qui en dépendent, l'hydropisie, les affections catarrhaies des 
voies urinaires; appliquée extérieurement, elle calme lesx 
brûlures, dessèche et mondifie les ulcères, etc. 

s; La ScotoPBNoaE SAGimte : ^olopendrium tagiUalum, Dec* , 



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SCO >7V 

FI- fr. , 6 , n.* 1407 ; Hemiùniiis v€ra, Glus. , Hû/* , a, p. ai4 9 
fig. 1 ; Headomiiis , Maltfa. , Comm. , &kC , fig. 3 ; J. Bauh. ^ Hi</. , 
3, 768» fig. ; Dalëcli., Lugdb*^ 1217 9 loon.; Hêmionitiê vul* 
gorisj C Bauh», Pin,; Asplenium kemionUii, Lois., FL GalL^ 
1 70; Seolopendrium qfficinarum^ var. 7^; Willd. , Sp«, pi. 5 ^ 35o* 
Fronde lancéolée , fortement éckancrée en cœur a sa base , 
i oteUletteê larges, arrondies, entières, à sommet pointu , à 
bords entiers ou bien à peine crénelés. Celte jolie espèce, con- 
fondue avec la précédente^ ou considérée comme une de ses 
yariétés par la plupart des auteurs, croît sur leâ rochers hu« 
mides, dans les grottes, dans les puits,. etc. , en Italie, aux 
environs de Rome; en Provence, à Marseille -Vaire, près 
Marseille; en Roussillon, etc. Les frondes croissent plusieurs 
ensemble, elles sont portées sur des pétioles longs de six k 
douze lignes et garnis souvent d*écaîlles roossàtres; elles 
ont un à deux pouces de longueur, lorsqu'elles sont fertiles, 
et trois pouces , q|iand elles sont stériles. Leur largeur tH 
moitié de leur longueur , caractère à remarquer ici , puisque 
le seolopendrium Officinale n*a en largeur que le quart au plus 
de sa longueur, et que dans le seolopendrium 7i«mîoiiilît vrai la 
largeur de la fronde égale sa longueur. On emploie cettf 
fougère aux mêmes usages que la scolopendre officinale. 

VAsplenium palmatum , Lamk. , £nc. , n'ayant qu'un seul té- 
gument sur chaque sore , ne doit pas être confondu ni avec 
le seolopendrium sagiUat^m , ni avec le seolopendrium hemioni- 
tis , Linn. , et rester dans Vasplenium, 

3^ La Scolopendre n^MiONrrc : Seolopendrium hemionitis , 
"Willd.; Swartz, Cav., Ann. des scienc. nat. , 5, pag, i5q, 
pi. 41, fig. 2 ; Schkuhr , CrypL, 79, pi. 84 ; AspUnium hemiV 
nitis peregrina, Glus.; Tourn., Ins£., pi. 33 2 , iig. ^; Mc^is., 
Hist., 3, sect. 14, pL 1, fig. 2; Petiv. , Gazoph,^ pi. 126^ 
iig. 5. Ses frondes sont lancéolées; elles ont leur base échancréa 
en cœur et en fer de flèche, avec les lobes latéraux bilobés 
et anguleux ; les pétioles sont lisses. Cette petite fougère , irès- 
distincte des précédentes par les caractères ci «dessus, croit 
en Espagne. (Voyez Hémionite, tom. XX, p. 55i.) 

On doit à M. Raddi la connoissance d'une quatrième es« 
pècc , le icotopendriirm amhiguum'; on a exclu de ce genre 
Seolopendrium les usplenium germanicum, ruta. mataria^ sep^tn* 



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^7» «CÔ 

irionaUf que Eoth javoît placés, et le eeteraeh, lequel maîû* 
tenant est un genre distinct* Le glossopteris de Ra6nesque- 
Schmaltz, que nous ne connoissons que de nom , est annoncé 
par lui comme intermédiaire entre Vasplenium et le scolopen^ 
drium, (Lem.) 

SCOLOPENDROÏDES [Astéries]. (Actinoz.) Svihsi&niif ad- 
jectif employé pat quelques auteurs pour indiquer une divi- 
sion des astéries, dont les rayons ont en effet quelque ressem- 
blance grossière avec les scolopendres : ce sont celles qui 
constituent le genre Ophiure de* M. de Lamarck. Voyez ce mot 
et STELtéaiDEs. (De B.) 

SCOLOPIER, Scolopia. (Boh) Genre de plantes dicotylé- 
dones, à fleurs complètes, polypétalëes, de Vicosandrie mono* 
gynie de Liiïnsus, offrant pour caractère essentiel : Un calice 
persistant, à trois ou quatre divisions profondes; une corolle 
à trois ou quatre pétales ;. un grand nombre d'étamines insé- 
rées sur le réceptacle; un ovaire supérieur ; un style , un stig- 
mate épais, à trois lobes, marqués en dessous de trois fos- 
settes; une baie couronnée par le style , k une seule loge; 
plusieurs semences enveloppées d'un arille membraneux et 
pulpeux. 

ScoLOPiER NAIN : Scolopia pusîlla ^ Willd., v^pfc. , 2, p. 981; 
Limonia pusitla , Gsertn., Dejruct., tab. 58. Cette plante est 
peu connue : elle paroît être un fort petit arbuste, dont les 
feuilles ressemblent un peu par leur forme aux folioles de 
celles du lentisque. Les fleurs sont disposées en une longue 
grappe, dont les pédoncules sont très -longs. Leur calice est 
d'une seule pièce, à trois ou quatre découpures ovales, con- 
caves, obtuses, très -ouvertes. La corolle est composée de 
trois ou quatre pétales* un peu coriaces, ouverts, obloïigs, 
obtus, persistans, une fois plus longs que. le calice; les éta- 
mines ont les filamens filiformes, un peu aplatis à leur partie 
inférieure, velus à leur base, persistans, de la longueur de 
la corolle ; les anthères linéaires ; l'ovaire est arrondi : il 
lui succède une baie ordinairement à une seule loge; les se- 
mences sont un peu arrondies, presque à quatre faces, en- 
tourées d'une enveloppe pulpeuse, placées les unes sur les 
autres souvent deux. par deux. Cette plante croît dans les 
Indes orientales. ^ 



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SCO «7J 

Le scolopia eomposita de Xinn. , SuppL , est le daphne çom» 
poêita, (PoiR.) 

SCOLOPSIS, ScolopiU. {Ichthyol.) M. Cuirier a créé sont 
ce nom , et avec des espèces nouvelles, un ^enre de poissons, 
voisin de celui des pristipomes , ayant les mêmes dents , la 
même forme, les mêmes écailles, les mêmes dentelures à 
Topercule, mais des épines, de plus, au sous-orbitaire. 

C'est à ce genre qu^appartiennent le kutilt et le hotcht àe 
Russel. (H,C.) 

SCOLOSANTHE, Scolosanthus. {Sot.) Genre de plantes 
dicotylédones, à fleurs complètes, monopétalées , de la fa- 
mille des rubiacées, de la tétrandrie monogynie de linnœus, 
dont le caractère essentiel consiste dans un calice à quatre 
divisions; une corolle monopétale, tubulée ; le limbe à quatre 
lobes rabattus eoi dehors; un ovaire inférieur; un style; un 
drupe monosperme. 

ScoLosANTHE vsasicOLORE : Soolosanthus ffcrsicolor^ Vahl , 
EcL, 1 , pag. 11, tab. lo; non Caieshœa parviflo^a^ Lamk. 
Petit arbrisseau rameux , haut d'environ deux pieds , qui a 
presque le port du justicia spinosa. Les fameaunc sont épi- 
neux et portent des fleurs dans leur jeunesse ; puis les épines 
s'alongentet deviennent des rameaux. Les fleurs sont axillaires» 
d'un jaune de safran : elles produisent de$ fruits blancs, mo- 
nospermes. Les feuilles sont fort petites, entières, en ovale 
renversé, rétrécies, aiguës à leur base. Cette plante croit k 
nie de Sainte - Croix. (Pom.) 

3C0LYME, Scolymus. (BoL) Genre de plantes dicotylé- 
dones, à fleurs composées, de l'ordre des semi'Jlosculeuses ^ de 
la sjngénésie polygamie égale ae Linnœus , ofirant pour cara€* 
tère essentiel : Un calice composé de folioles ovales^ nom- 
brêuses , roides , épineuses , accompagnées de bractées sou- 
vent pinnatifides, renfermant des demi-fleurons tous herma- 
phrodites ; les semences enveloppées par des paiUettes longue^ , 
Uidentées; le réceptacle convexe; l'aigrette composée de 
quelques poils écailleux , caducs, quelquefois nuls. 

Ce genre, borné jusqu'à présent à un très-petit nombre 
d'espèces, est très- naturel. Les «plantes qu'il renferme ont 
toutes un port qui leur est particulier; elles sont dures; les 
feuilles fermes, coriaces, à nervures blanches , armées de 



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174 SCO 

fortes épùiest les tiges ailées; les calices entourés de brac- 
tées roides, assez grandes, presque semblables aux feuilles; 
les corolles amples et jauMs ; les semences enveloppées par 
les paillettes du réceptacle. 

ScoLYME A GRANDES FLECBs : Scofymuê grandifloTus , Desf. f 
Flor. atiant. 9 s, pag. 240, tab. 218; ScUymus hUpanicus , 
Poir. , Voy. en Barb. , a. Cette grande et belle espèce , que 
nous avons recueillie , M. Desfontaine^ et moi , sur les c6tes 
de Barbarie, et que j'ai confondue avec le seoljrmus hispani* 
eus g est remarquable par ses grandes (leurs latérales et ses- 
siles. Sa racine est blanche , charnue, fusiforme. Elle produit 
une tige droite , un peu velue , simple ou médiocrement ra^ 
meuse, ailée sur ses angles par une membrane sînuée, den- 
tée, épineuse* Les feuilles sont alternes, sessiles, courantes, 
étroites, lancéolées, dures, trés-roides, d'un beau. vert, 
traversées par des veines blanchâtres , pinnatifides , ou pro- 
fondément sinuées et lobées; chaque dent est terminée par une 
épine roide, très-dure. Les fleurs sont solitaires, axillaires , 
très- rapprochées a l'extrémité des tiges au nombre de six à 
huit, environnées chacune de trois bractées et plus, très- 
épaisses , coriaces , lancéolées , à grosses nervures blanches , 
un peu velues ; le calice est ovale , garni d'écaillés imbri- 
quées, glabres, linéaires, lancéolées , membraneuses à leurs 
bords , terminées la plupart par une épine courte ; la corolle 
est fort grande, d'un beau jaune; les demi-fleurons terminés 
par une languette lancéolée, rétrécie au sommet, denticu-^ 
lée. Les semences sont glabres, placées entre les paillettes 
du réceptacle , surmontées d'une aigrette à deux ou trois poils 
fragiles, caducs; le réceptacle est garni de paillettes compri- 
mées et obtuses. Cette plante est commune en Barbarie, dans 
les sols incultes, stériles, particulièrement aux environs de 
Bonne et de la Calle. 

'ScoL^ME p'EsPAONE : Scofymus lùspanicus, Linn., 5p.; Cius., 
HisL, 2, p. lôSj Dodon., Pempt,, 726. Cette espèce se dis- 
tingue de la précédente par ses tiges rameuses, plus élevées^ 
par ses feuilles à demi courantes, par ses fleurs plus petites, 
plus nombreuses; ses tiges sont hautes de trois ou quatre pieds, 
divisées en rameaux étalés et velus , garnis d'ailes épineuses 
et dentées, hss feuilles sont étroites , sessiles , oblongues , lan« 



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SCO 175 

«éolécs y d'un vert bUnkhàtre, us peu velues eu dessous sur 
leurs principales nervures , traversées par des veines blan* 
châtres; les dents armées de fortes épines subulées; les fleurs 
sont solitaires, presque agrégées; les bractées foliacées, plus 
lon!gues que les fleurs , épineuses et dentées ; le calice ovale , 
un peu alongé^ses écailles linéaires, lancéolées; la corolle 
jaune , composée de demi-fleurons hermaphrodites, linéaires; 
les semences lisses, renfermées entre les paillettes courtes, 
' obtuses du réceptacle; Faigrette a deux ou trois filets simples 
et caducs. Cette espèce croît dans les sols arides des départe*' 
mens méridionaux de la France , et dans la Barbarie. 

ScoLTME MACULÉ : Scofymus moculatus , Linn. , Spee, ; Clus. , 
Hist,, 1 , p. i55 ; Dodoni , Pempt., 7^5. Ses racines sont fusî- 
formes , souvent rameuses ; ses tiges médiocrement velues , 
ailées dans toute leur longueur, hautes au moins de trois 
pieds; les ailes épineuses, inégalement dentées ; les rameaux 
nombreux, étalés; les feuilles inférieures lancéolées, les su- 
périeures plus étroites , longues de six ou dix pouces, roides, 
épineuses, marquées de taches blanches , sinuées, lobées et 
dentées à leur contour ; les dents épineuses. Les fleurs sont 
ou solitaires ou agrégées le long des rameaux et dans leur 
bifurcation. Le calice est ovale, composé d'écaillés imbri- 
quées, linéaires, lancéolées, munies de cinq à six bractées 
coriaces, pectinées, cartilagineuses à leurs bords, plus lon- 
gues que la corolle, armées de longues dents épineuses, iné- 
gales , subulées. Les fleurs sont jaunes , toutes à demi-fleurons 
hermaphrodites, linéaires,. dentés au sommet; les anthères 
brunes; les stigmates réfléchis; les semences lisses, sans ai- 
lette, enveloppées par les paillettes du réceptacle. Cette 
plante croit au milieu des diamps, dans les sols arides des dé- 
partemens méridionaux de la France, ainsi que le long des' 
côtes de Barbarie. (Poia.) 

SCOL^ndOCEPHALUS. (Bot.) Ce genre de Protéacées, de 
Hermann et Weimann , est refopdu dans les genres Proiea 
et Leucaspermum de M. R« Brown. (J.) 

SCOLYMOS, SPLÎNCIOS. (Bot.) Noms anciens de Ik cy- 
aoglosse* suivant Ruellius. ( J.) 

SCOLYTAIRES. {Entom. ) Sous ce nom de tribu M. La- 
treille a réuni quelqties genres de Coléoptères tétramérés 



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J7« SCO 

voisins des Scolytes , qu'il a subdivisés en six genres sous les 
noms de Platyfe , Tomique 9 Hylurcde , Scoi.yt£ , Hylésine 9 
Phloïotribe. Voyez ces mots. (C. D.) 

SCOLYTE, Scofytus. {Entom.) Nom d'un genre d'insectes 
coléoptères à quatre articles à tous les tarses, ou tétramérés, 
à corps cylindrique, à antennes en masse, non portées sur 
un bec, et par conséquent de la famille des cylindroïdes» 

Ce genre est caractérisé par la manière dont le tronc 
semble être coupé obliquement en arriére ; par le corselet, qui 
est excavé pour recevoir la tête dans une sorte de capuchon, 
et par les antennes courtes , terpiinées par une masse solide. 

Le nom de scolyte a été employé d'abord par Geoffroy dans 
son Histoire des insectes des environs de Paris , et évidemment 
pour y ranger l'espèce principale, dont il donne la descrip- 
tion et la ligure,- mais, soit par inadvertance, soit par la 
faute de l'imprimeur , le nom est orthographié en françois 
par un I simple et en latin par un F. Or , cette différence 
est importante pour assigner la véritable étymologie du mot , 
qui est évidemment tiré dû grec ; car le mot ffKoXiéùlnç signifie 
obliquité, toHuosilë ,et ce nom indîqueroit les traces que laisse 
l'insecte sous les écorces où se développe sa larve, qui offrent 
en effet des galeries tortueuses , tandis que le verbe iKoXwrjS 
signifie j'arracfec , je déchire. 

Une autre diflficulté que fait naître ce nom dans la science, 
c'est que Fabrlcius, n'adoptant pas le genre Scolyte de Geof- 
froy, dont il laissoit les espèces avec les bostriches, a usurpé, 
d'une manière fort repréhensible cette dénomination de sco- 
lyte pour l'appliquer à un genre de coléoptères pentamérés 
préophages, dont nous avions formé le genre H;^drocaratc, 
que M. Latreille a depuis nomnié Omophron , que nous avons 
cru devoir adopter pour éviter encore la confusion, (Voyes 
tome XXyi» page io5 de ce Dictionnaire.) 

Linnseus ayoit confondu les scolytes, auxquels cet article 
est consacré, avec les dermestes, Degéer les laissoit avec les 
ips; Fabricius en a fait depuis le genre Hylésine; Herbst les 
a désignés sous le nom d'ekkoptogaster. Depuis, M« Latreille 
les a distribués en six autres genres, tels que Hylurgus, To^' 
micus, Platypus, Hjlesinus , Scoljtus, Vhloiotribu^ , principale- 
ment d'après la structure des antennes. 



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SCO 177 

Comme nous Tarons dit, les scolytes, sous l'état parfait, 
ont le corps arrondi, court, cylindrique, tronqué, à tète 
enfoncée dans le corselet, sans trompe ni museau. Leurs 
pattes sont courtes, avec les. jambes, surtout les antérieures, 
crénelées ou dentelées. On les rencontre sur les écorces ou 
dans le bois , qu'ils carient et détruisent comme les vrillettes ; 
mais souvent pendant la vie du végétal. Quelques espèces 
attaquent ainsi les branches inférieures des conifères pour 
les priver de la végétation, de sorte que Linnsus les a 
appelés poétiquement les jardiniers de la nature, parce qu'ils 
élaguent les branches inutiles. ^ 

Nous avons fait figurer une espèce de ce genre dans l'atlas 
de ce Dictionnaire, pi. 17, n.* 3 ; c'est 

Le ScoLTTE DE l'orme , Scolytus ulmi. 

C'est aussi celui que Geoffroy a décrit, tome 1 , pag. 3io* 

Car. Noir, à tête et corselet polb , mais finement ponctués; 
à élytres d'un brun-rougeàtre terne, striés, plus courts que 
la tête et le corselet. 

Cette espèce se trouve très-communément aux environs de 
Paris ; car elle se développe sous les écorces de Torme cham- 
pêtre. 

Les autres espèces ont beaucoup de rapports pour la forme 
générale et ne s'en distinguent que par les couleurs et les 
habitudes. Celle du frêne,5«yraxîm^ est grise, avec des taches 
noires sur le sommet de la tête , le dos du corselet et sur 
les élytres. Elle vît en société sous les écorces du tronc du 
frêne , et y produit ainsi des tumeurs. Celle des pins , 5. ptni- 
jperda, est noire, velue, avec les pattes rousses. On la trouve 
dans les forêts de sapins, où sa larve attaque de préférence 
la base des branches inférieures et les perfore; ce qui les 
fait dessécher et casser au moindre effort ou par leur propre 
poids. (CD.) 

SCOMBER. (Ichthyol.) Voyez Scombre. (H. C.) 

SCOMBÉROÏDE, Seomheroides. {IchthyoL) De Lacépède a 
donné ce nom à un genre de poissons que M. Cuvier con- 
fond avec les Liches , et qui offre les caractères suivans : 

Des épines libres en avant de la nageoire du dos ; de fausset 
nageoires; écailles lisses; plus de quatre rayons aux catopes ; ni 
èarène , ni armure à la ligne latérale ; une ou deux épines libres 
48. 12 



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178 SCO 

au-devant delà nageoire anale; corps généralûmenl assez élevé et 
comprimém 

Le genre Scombëroïde appartient à .la famille des atracto- 
somes de M. Duméril , parmi les poissons holobranches thora- 
ciques , et à la 2/ tribu de la famille des scombéroïdes de 
M. Cuvier ^ parmi les poissons acanthoptérygîens. 

A Taide des caractères indiqués , on le distinguera facile- 
ment des LicHEs , qui n'ont point de fausses nageoires ; des 
ScoMBéROMOREs , qui n'ont point d'aiguillons au-devant de la 
dorsale; des Scombres, des Thons, des Germons 9 des TaA- 
cRiNotES) qui ont deux nageoii:es dorsales; des GASTéaosTéEs, 
des CiV&ANXy des Caranxomores , desSéRiOLEs , etc., qui , de 
même que les Liches , sont dépourvus de fausses nageoires* 
( Voyez ces divers noms de genres , et Atractosomes , dans le 
Supplément du tome III de ce Dictionnaire.) 

Parmi les espèces qui composent ce genre , nous remar- 
querons : 

Le ScoMBÉROÏBE Noël ; Scomheroides Noelii, Lacép. Dix pe- 
tites hausses nageoires au-dessus et quatorze au-dessous de la 
queue; sept aiguillons recourbés au-devant de la nageoire du 
dos; deux seulement au-devant de celle de l'anus; naj^eoire 
de la queue fourchue ; couleurs du maquereau, 

Lacépède, qui nous a fait connoltrece poisson d'après un 
individu desséché, et dont la patrie étoit ignorée , l'a dédié k 
I>7oë'l de la Morinière , récemment enlevé à l'ichthyologie , 
qu'il cultivoit avec fruit. 

Le ScoMBéAOÎDB COMDIERSONNIEN ; Scomheroides commerson' 
nianus-, Lacép. Douze fausses nageoires au-dessus^ et au-dessous 
de la queue ; six aiguillons au-devant de la nageoire du dos ; 
nageoire caudale très-fourchue ; deux épines au-devant de 
l'anale ;. mâchoire inférieure plus avancée que la supérieure* 

Ce poisson , qui est d'un grand volume , offre , de chaque 
c6té du dos, des taches d'une nuance très-foncée, rondes, 
ordinairement^ au nombre de huit et inégales en surface. 

On. le trouve dans la mer voisine du fort Dauphin de l'île 
de Madagascar. C'est là qu'il a été. observé par, l'infatigable 
Commerson* 

Le ScoMBÉRoïDE SAPTEUA : Scomheroides sçltator ^ Lacép. % 
Scomber saliens, Bloch. Sept petites nagepires au-*des8us et 



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SCO 179 

huit an-dessôtts de là queue ; quatre aiguilldns au*devant dé 
la nageoire du dos; nageoires dorsale et anale falciformes* 

Plumier 9 le premier, a parlé de ce poisson, qui est fort 
commun dans la mer des Antilles, et lui a donné le nom de 
petite félamiie, de petite bonite et de sauteur, 

La chair de ce scombéfoïde est aussi bonne que celle du 
maquereau. Lorsqu'il se sent pris dans les filets , il cherche 
& s'échapper en sautant ^ et c'est de là que lui vient son 
nom. 

Il faut encore rapporter à ce genre le seomber dculeatus def 
Bloch , 335 , le scomher Forsteri de Schneider , le sûomber 
fysan de Forskal , et le tol-parah de Russel. ( H^ C. ) 

SCOMBÉROlDES. {lehthyol.) M» Cuviera donné ce nom à 
la cinquième fannlle de ses poissons acantbôptérygiens* Elle 
tépond presque exactement à celle des atractosomes de M. 
DumériL Voyez At&actosomes dans le Supplément du tome 
III de ce Dictionnaire» (H. C^ 

SCOMBÉROMORE , Seomberomorus. ( lehthyoL ) De Lacé- 
pède a donné ce nom à un genre de poissons qui paroit ne 
différer de celui des Scombéroïdes que par l'absence des aî*^ 
guillons au-devant de la nageoire dorsale. (Voyez Atkacto- 
8OMBS, dans le Supplément du tome III de ce Dictionnaire et 

ScOMfié^OÏDE. ) 

Ce genre ne renferme encore qu'une espèce ; c'est 

Le ScoMBÉROMORB DE Plujmibr.; Scomberomorus Plumierii, de 
JLacép. , qui a huit petites nageoires au -dedans et au-dessous 
de la queue, et qui vit dans les eaux de la Martinique, où il 
a été dessiné par Plumier. Son dos brille de l'éclat de l'azur; 
son ventre semble argenté; une bande dorée s'étend lé long* 
de sa ligne latérale entre deux rangées longitudinales de taches 
xtrégulières d'un jaune doré. 

M. Cuvier range ce poisson parmi les thons et le regarde 
comme le même que le tazard de Plumier ou le seomber rc- 
galis de Bloch. Voyez Thon. (H. C) 

SCOMBRE, Seomber. {Ichthyol.) Aristote désignoit le ma- 
quereau par le mot a-KofjLCgoç , que Pline , Rondelet , Belon , 
Gesner, Artédi et tous les naturalistes ont traduit en latin 
par celui de seomber ou scombrus^ et qui a été employé par 
Jdnnœo» pour désigner un genre de poissons très-nombreux 



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i8o SCO 

ea espèces, maïs caractérisé si vaguement et composé d'élémens 
, si hétérogènes, qu'il est devenu indispensable' de le réfoV^ 
mer ; ce que M* de Lacépède a opéré en partie , en en sé- 
parant les Caranx, les Caranxomores , les Taachiiiotes et les 
ScoMBéROÏDEs ( voycz ces divers mots), et ce que M. Cuvi^r 
vient d'acheVer, en en distinguant les Thons , les Germons , 
les CiTULESy les Sérioles, les Liches et les Pasteurs. 

Le nombre des espèces qui entroient dans ce genre a été 
ainsi considérablement diminué, et, mieux déterminés, ses 
caractères sont devenus les suîvans : 

Squelette osseux; branchies complètes; catopes thoracîques; corps 
épais y fusiforme ; deux nageoires dorsales , assez écartées l'une de 
l'autre; des fausses nageoires trèS'distinctes au-dessus et au-dessouï 
de la queue; point d'aiguillon au-devant des nageoires dorsales; 
vue carène saillante à chacun des côtés de la queue; une rangée 
de dents pointues à chaque mâchoire; écailles petites partout; 
nageoires pectorales ordinaires. 

Il devient donc ainsi facile de distinguer les Scombebs des 
ScoMBÉROÏDEs , des ScoMB^ROMOREs , dcs Gastérosti^es, dcs Cen- 
tronotes, des Atrofus, des C^esiomores, des Céphalacanthes, 
des LipisACANTHBs , des Ccsions et des Caranxomores , qui 
n'ont qu'une seule nageoire dorsale; des Tracbinotes, chez 
lesquels ces nageoires sont précédées d'aiguillons; des Thons, 
chez lesquels elles sont rapprochées; des Germons^, qui ont les 
nageoires pectorales extraordinairement longues; des Poma- 
TOMEs, des Centropomes , des Caranx, des Sérioles, des Pas- 
teurs et des IsTioPHOREs , qui n'ont point de fausses nageoires. 
(Voyez ces difTérens noms de genres , et Atbactosombs dans le 
supplément du III.** volume de ce Dictionnaire.) 

£n général , les scombres ont les écailles petites et souvent 
même imperceptibles : leur intestin est ample et leur esto- 
mac en cul-de-sac ; ils ont de nombreux cœcums. 

Ils vivent en grandes troupes, et paroissent à certaines 
époques dans chaque parage , oà ils donnent lieu à d'excel- 
lentes péchest 

Parmi eux nous citerons : 

Le Maquereau commun ; Scomher scomhrus , Linn. Cinq pe- 
tites fausses nageoires au-dessus et au-dessous de la queue; 
iéte alongée j ouverture de la bouche grande ; palais garni dans 



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SCO 181 

son contour de petites dents aiguës ; mâchoire infërieuré un 
peu plus longue que la supérieure; nuque large; ouvertures 
des branchies étendues; tronc comprimé; ligne latérale voi- 
sine du dos , dont elle suit la courbure ; anus plus rapproché 
de la iéte que de la queue ; nageoire caudale fourchue ; yeux 
ronds. 

Ce poisson, dont la faille varie de quinze k trente pouces, 
a le dos bleu et marqué de petites raies ondulées, noires, avec 
un reflet doré; son abdomen brille de Téclat de Targent, et 
est nuancé de jaune, de vert et de violet ; il offre de grandes 
taches bleuâtres sur les flancs et la queue , et presque toutes 
ses nageoires sont grises ou blanchâtres. 

Ses écailles, fort petites, sont en dutre minces et molles. 

C'est au sein de l'Océan polaire , loin déjà de la zone tem- 
pérée^ prés de ces rivages désolés que couvrent des frimas 
amoncelés et des glaces éternelles , que la nature a placé le 
berceau des maquereaux. C'est sur cette mer endurcie par le 
froid que vivent, au moins pendant une saison assez longue, 
lès troupes innombrables, les cohortes pressées de ces pois- 
sons : c'est dans les régions h3rperboréennes que leurs légions 
comprennent des milliers d'individus réunis et comme agglo- 
mérés. 

On les trouve néanmoins également dans presque toutes les 
mers chaudes ou tempérées des autres parties du monde, dans 
le grand Océan, auprès du p61e antarctique, dans l'Atlantique, 
dans la Méditerranée, aux fies Sorlingnes ou de Scilly, sur les 
côtes de la Crimée , dans la mer de Constantinople ; en Dal- 
matie, sur les rivages de Primorie; en Espagne, à Carthagène; 
à Sainte-Croix, l'une des Açores; au cap de Bonne-Espérance ; 
sur la côte d'Halifax, k la Nouvelle-Angleterre; sur celle de 
la Nouvelle-Zélande. C'est au moins ce qui résulte des obser- 
vations d'Anderson , dç Fabricius , de Bloch , de Pontoppi- 
dan , de Borlase, de Pallas, d'Olivier, de l'abbé Fortis, de 
Dampier, d'Adanson, de Barrow, de Vieillot, de Marion , 
de Parkinson et autres. Et , en effet , leurs tribus se transpor- 
tent avec une vitesse incroyable d'une plage yers une autre, 
se livrent à de rapides évolutions, et semblent soumises à des 
émigiraytions périodiques, qui les ramènent chaque été le long 
de nos côtes de l'Océan et jusque dans la Méditerranée 5 qui 



r\-_ 



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i82 SCO 

leur permettent de sVtendre par myriades depuis le cercle 
polaire jusqu'aux environs des tropiques, qui les font s'avan- 
cer de la zone glaciale vers la zone torrîde, et revenir ensuite 
auprès du pôle, leur habitation .d'hiver. 

Quelques auteurs ont écrit que vers le printemps la grande 
armée des maquereaux côtoie l'Islande, le Hitland, l'Ecosse 
et l'Irlande, et là se divise en deux colonnes, dont l'une passe 
devant FEspagne et le Portugal, pour se rendre dans la Médi- 
terranée, tandis que Tautre , suivant les rivages de France et 
d'Angleterre , s^^nfpnce dan^ 1^ Manche, se montre devant la 
Hollande et la Frise, et arrive en Juillet vers les côtes de 
Jutland, où elle se subdivise en deux grandes troupes voya- 
geuses, partagées entre la Baltique et les mers de Nonvége. 

Mais Bloch , Noël de la Morinière et le comte de Lacépède 
ont regardé une pareille assertion comme tenant plutôt du 
roman que de l'histpire. Ils ont cru qu'elle étoit inconcilia* 
ble avec des observations sûres, précises, rigoureuses, avec 
les époques auxquelles les maquereaux se montrent sur les 
divers rivages de l'Eurppç : ils ont pensé, au contraire , que 
ces poissons passoient l'hivçr dans des fonds de la mer plus 
ou moins rapprochés des côtes qu'ils fréquentent au prin- 
temps; qu'au commencement de la belle saison ils s'avancent 
vers celles qui leur conviennent le mieux, se montrent sou- 
vent, comm0 les thpn^, à la surface de l'onde, parcourent 
une route plus ou inoins directe , plus ou moins sinueuse , 
mais ne suivent pa^ Ip cercjç périodique auqud on a v<Ailu 
les assujettir, 

Jusqu'au temps de l'amiral françois Pléville-lerPeley, on 
n'avoit que âçs idées vagues sur }a manière dont les maque-r 
reaux étoient pep fermés d^ns leur asile sous^inarip durant le$ 
mois rigoureux de la ipauvaise maison, et particulièrement au« 
près des contrées polairps^ Ce br^vp marin, le premier, m l'ap-» 
prenant k de Lacépède, ^ appris au monde savf^nt que vers le 
tiers du printemps , époque où l'on commence à pouvoir na^ 
yîguer dans les ej^u^ du Qroënbnd , de Terre^Nf uve , de li| 
baie d'Hudson, on prouve encore Ips traquer eaux çnfipncé^ 
par milliers la tête Ja première dans Ift vase moUe et dans les 
thalassipphytes âeshfirççhoua^^ c'est-à-dire des petites criques, 
si communes dan^ cef coptr^çs }|oré^le« ; Ipur quçne, redr^d^^ 



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SCO iM 

Èée au fond de ces bassins, semble le hérisser, et lui donnent, 
pour un œil peu exercé, Taspect d'un écueil d*une nature 
particulière. Il est probable qu^ensevelis sous la glace et la 
neige, ces poissoqs échappent en partie aux effets de la rigueur 
du froid dans ces retraites, qu'ils ne quittent pas avant Juillet. 

Ni la faille ni les armes des maquereaux ne les rendent re- 
doutables : ils ont cependant un appétit ^violent; et, par suite 
peut-être de la con£ance que leur inspire le grand nombre 
d'individus dont e$t composée chacune de leurs troupes, ils 
sont voraces et même hardis, attaquant fréquemment des 
poissons plus grands et plus forts qu'eux, et se jetant même 
avec une audace aveugle sur des pécheurs qui vouloient les 
saisir ou qui se baignoient au milieu d'eux. C'est ainsi que 
Pontoppidan raconte qu'un matelot, se baignant dans le port 
de Larcule en NorVvége, vit disparottre tout à coup un de 
ses compagnons, et, quelques minutes après, le retrouva 
mort, le corps déchiré et couvert d'une multitude de ma- 
quereaux acharnés sur ses restes. Le facteur de la cour de 
Prusse , Dans , a pareillement rapporté à Bloch , que, durant 
son séjour en Nonvége, on avoit péché deux malheureux 
dans le corps desquels on avoit trouvé des maquereaux. 

Mais si les maquereaux cherchent à nuire, de combien 
d'ennemis à leur tour ne sont*ils pas entourés ! Les géans de 
la mer les dévorent, les engloutissent en grand nombre à 
la fois^^des poissons, assez foibles en apparence, les murènes 
et les murénophis, par exemple, les attaquent avec avan- 
tage, et ils sembleroient déjà n'exister qu'au milieu du trouble 
des combats et des embarras de la fuite, quand bien même 
l'homme , avec tous les fruits de son industrie , ne viendroit 
pas mettre le comble à leurs maux et les détruire par mil* 
lîers à la fois. 

La pèche de ces poissons est effectivement des plus produc- 
tives sur toutes les càtes de la haute et de la basse Norman- 
die, sur celles de Flandre et de Bretagne, et spécialement 
à l'île de Bas, dans la baie delà Hogue, à Dieppe, k Saint- 
Vallery, au port des petites Dalles, à Fécamp. Commençant 
en Mai et finissant en Juillet, elle ^e fait jusqu'à quatre lieues 
en mer , soit à l'appelet ou au libouret , soit aux haims , à 
là helée et aux battudes. Four certains cantons elle est u« 



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184 SCO 

objet d'industrie nationale, et dans les mois de Juin et 
d'Août, les marchés de Hollande et d'Angleterre sont rem* 
plis de maquereaux, seuls poissons qu'il soit même permis 
de vendre publiquement les jours de fêtes dans ce dernier 
pays, et cela en raison de la facilité avec laquelle leur chair 
se corrompt. 

Sur les côtes occidentales de l'Angleterre les pêcheurs de 
maquereaux, surtout lorsqu'il régne un vent fort, qu'ils ap- 
pellent pour cette raison vent dés maquereaux , prennent jus- 
qu'à quatre cents ou cinq cents de ces poissons à la fois, en 
attachant à un pieu fiché dans le sable, non loin du bord, 
le hôîit d'un filet, dont l'autre extrémité est conduite au large 
par un bateau , qui la ramène en cercle vers le rivage. 

A Sainte-Croix, c'est à l'entrée delà nuit et par un temps 
calme que les pêcheurs se dispersent sur des bateaux dans 
toute la rade, et sur une étendue de plus de deux milles* 
Arrivés au lieu de la pêche, ils font arrêter leurs bateaux 
et allument des flambeaux ou des fanaux, qui attirent les ma- 
quereaux dans leurs filets, par lesquels ils sont aussitôt en» 
veloppés. 

Les Dalmates de Primorie suivent à peu près la même 
marche, et vont à cette pêche sur des barques nommées illu* 
minalrici , qui portent .à la proue un feu de bois de sapin ou 
de genévrier. 

Anciennement les pêcheurs ^normands avoient l'habitude 
de venir prendre et saler une grande quantité de maque- 
reaux à Eoscoif ; mais depuis bien des années déjà ils n'a-r 
bandonnent plus leurs côtes et y imprègnent le produit de 
leur pêche du sel de Croisic ou de Bronage. De nos jours, en 
effets ofi sale peu de maquereaux en France, le commerce 
de ces poissons frais étant beaucoup plus lucratif. 

Il n'en est point, sous ce rapport, des Anglois coijime des 
François. Ils salent encore une énorme quantité dé maque* 
reaux, soit en les vidant, en les remplissant de sel, en les 
liant et en les mettant en paquets dans des tonnes, un lit de 
sel et un lit de poissons alternativement, soit en les plongeant 
dans une saumure ; méthode qui a été connue des anciens. 

En- Ecosse on prépare les gros maquereaux de la mêm^ 
m^iniére que les harengs, et en Italie on U& manne. 



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SCO '85 

Cest aussi avec le maquereau qui les Romains composoient 
principalement leur si célèbre Garum. (Voyez ce mot.) 

C'est Texcellente saveur de la chair du maquereau , c^est 
l'estime dont elle jouit auprès des gourmets, qui ont déter- 
miné la plupart des peuplades maritimes à se livrer avec 
ardeur à la pèche de ce poisson, qui devient ainsi d'un in- 
térêt général. Cependant , comme cette chair est grasse et de 
difficile digestion , elle doit être interdite aux personnes dont 
l'estomac est délicat. 

Le PETIT Maquehbau : Scomher pneumatophorus , Laroche f 
Colias, Belon. Cinq fausses nageoii'es anales et dorsales; corps 
alongé , verdàtre; dos marqué débandes transversales, qui 
ont une double inflexion angulaire; taille de sept à dix 
pouces au plus. 

. Quoique beaucoup plus petit que le précédent, ce sçombre 
lui ressemble tellement que la plupart des ichthyologistes l'ont 
confondu avec lui, ce qui peut, jusqu'à un certain point, leur 
être i^ardonné, puisqu'il- n'en diffère essentiellement que par 
des caractères tirés de son organisation intérieure , et spé- 
cialement par la présence d'une vessie natatoire , organe qui 
manque absolument au maquereau ordinaire. 

Le petit maquereau est commun dans la Méditerranée. Il 
fréquente surtout les côtes des îles Baléares et Pythiuses et 
les rivages de la Provence. C'est au commencement de Jan- 
vier qu'il se montre à Iviça, où on le nomme cavalla. Peut- 
être est -il aussi le même poisson que celui qu'on appelle 
êansonntt dans les marchés de Paris. 

Le Guara pueu de MarcgVave paroit une sorte de scombre 
très-voisine du maquereau, et probablement la même que 
VAlhacore de Sloane , lequel est long de quatre ' pieds dix 
pouces et a trois pieds de circqnférence à l'endroit le plus 
gros du corps. 

Il faut aussi rapporter à ce genre le Kanagurta de Russell, 
qui se trouve au Bengale , tandis que l'albacore est des An^» 
tilles. (H. C.) 

SCOMBRE AIGUILLONNÉ ; Seomher aeuUatus , Bloch. 
(lehthyoL) Voyez Scombéroïde. (H. C.) 

SCOMBRE ALALUNGA, {Ichthyok) Voye* l'article Germon. 
(H. CO 



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î86 SCO 

. SCOMBRE AMIE; Seomher amia, Bloch. (leklhfol.) Voyefe 

LiCHE. (H. C.) 
SCOMBRE BONITE. {Jchûiyol.) Voyez Thon. (H. C.) 
SCOMBRE BONITE RAYEE. (IchthyoL) Voyez Thon. 

(H. C.) 

SCOMBRE BONITOL. (îehthyol.) Voyez Thon. (H. C.) 
SCOMBRE CARANGUE, {lehthyoU) Voyez Cabanx. (H. C.) 
SCOMBRE CHLORIS. (lehÛiyoL) Voyez Caranx. (H. C.) 
SCOMBRE COMMERSON. {Jchthyol.) Voyez Tboi^. (H. C.) 
SCOMBRE CORDYLE. (lehÛiyoL) Voyez Caaanx. (H. C.) 
SCOMBRE CRUMÉNOPHTHALME. {IchthyoL) Voyez Ca- 
banx. (H. C.) 

SCOMBRE DAUBENTON. {IchihyoU) Voyez Cakanx, 

(H. C.) ^ 

SCOMBRE DORÉ. {Jchthyol.) Linnœus a, sous la déno- 
mination àe Seomher aaratus, parlé d'un poisson des mers du 

Japon, remarquable par la richesse de sa parure resplendis-* 

santé d*or, mais qui pourroit bien n'être qu'une variété du 

maquereau commun. Voyez Scombrb. (H. C. ) 
SCOMBRE FAUCILLE; Scomler falcatus , Forsk. (IchihfoL) 

Voyez Trachinotb. (H. C.) 

SCOMBRE FORSTER; Seomher Forsteriy Schn. {IchthyoL) 

Voyez LiCHE et Scomb^roïde. (H. C. ) 

SCOMBRE GERMON. { IchthyoL) Voyez Germon. (H. C.) 
SCOMBRE A GOUTTELETTES. {lohthyeL) Voyez Thon. 

(H. C.) 

SCOMBRE HIPPOS. (IcK^olO^Voyèz Caranx. (H. C.) 
SCOMBRE LYSAN, Forsk. { lekéhyoL ) Voyez Liche. 

(H.C.) 

SCOMBRE PLUMIER; Seomher Plumierii, Bloch. {IchthjoL) 

Voyez Caranx. (H.C.) 

SCOMBRE RAYÉ; Seomher fasciatus , Bloch. {IchihyoL) 

Voyez SéRiOLE. (H. C. ) 

SCOMBRE ROTLER ; Seomher RotlerL ( lehthyoL ) Voyet 

Caranx. (H. C. ) 

« SCOMBRE ROUGE; Seomher ruher , Bloch* {IchthyoL) 

Voyez Caranx. ( H. C.) 

• SCOMBRE ROYAL , Seomher regalis. (IchthyoL) Voyez Scom- 

^éROMORB et Thon. (H, C«) 



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SCO 187 

SCOMBRE SANSUM. {lehthyoL) Voyei Caranx. (H. C.) 
SCOMBRE SAUREL. {lehlhyol.) Voyez Carakx. (H. C.) 
SCOMBRE SAUTEUR 9 Seomher s^liens. (IcUhjoL) Voyez 

ScOMBé&OÏDE. (H. C*) / 

SCOMBRE SUPERBE ; Scomber speeiosus , Lacép, {lèhthyoL) 
Voyez SÉaiOLB. (H. C.) 

. SCOMBRE TACHETÉ, Scomber macHkUus. {Iûh£liyoL) Voyez 
Thon. (h. c.) 

SCOMBRE TAZARD. (lehûiyol.) Voyez Scohbre boyal et 
Thon. (H. C.) 

SCOMBRE A ZONES , $comber zonatus , MitchiU. {IchlhyoL) 
Voyeï Paatsub. (H. C.) 

SCOMBRÉSOCE, Scombresox. (lehthyol.) Orna donné ce 
90m à un genre de poissons osseux, holobranches , de la 
famille des si^gonotes et reconnoissable aux caractères sui* 
vaos : 

. Branchies complètes | opercules lisses; rayons pectoraux réunis; 
sept nageoires dorsales , une grande et six petites; plusieurs faussés 
nageoires anales; mâchoires ponctuées , très^longues , très^minces, 
Irès^étroites et comme filiformes ; une rangée à^ écailles carénées de 
chaque côté le long du ventre^ 

, On distingui^ra facilement ce genre de ceux des Éloges, des 
SrNOooNS, des MécAtoPEs, des Ésoces, des Lépisostàbs, qui 
ly'ont qu'une seule nageoire dorsale, des Sphybènes, qui n'en 
ont que deux , et des Polyptàbes , qui en possèdent seize ou 
dix-huit. (Voyez ces divers noms de genres et Siaoonotes.) 
. Une seule espèce est encore connue dans le genre ScombeA- 
soge; c'est 

. Le ScoMBB.iésocB campéeien.; Scombresox. Camperii f Lacëp. 
Nageoire caudale. fourchue; mâchoires rappelant la forme 
du bec de TavoeeUe, la supérieure plus courte et plus étroite ; 
catopes très-petits et très -éloignés de la gorge; teinte géné- 
xsde d'uQ blanc nacré ou argentin. Taille d'un pied environ. 

Ce poisson parolt être le même que l'esox saurus de Schnei- 
der. (H. C.) 

SCOMBRO. (IcI^oZO Noip vénitien du maquereau. Voyez 
^combbe. (h. C.) 

SCOMBROS» (IchÛi^oL) :E,*ofxCgoç est le nom donné au ma^9 
^^^TÇSLU par Aristote. Voyez Scombre. (H.C.) 



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«88 SCO 

SCOMBROVOLO. (Bot.)' T^om donné dans l'île de Lcmnos, 
suivant Belon , au sùolymus , qui est Vascolimhros de Tile de 
Crète, dont on mange les racines avant que la tige soit sortie, 
et il ajoute que Ton ne connoît de racine cultivée de meil- 
leur goût, (h) 

SCOMBRVS. {IchthyoL) Voyez Scombre. (H. C.) ' 

SCOOPER. (Ornith.) Nom de l'avocette , recurvirostra avo" 
eetta^ en angIois« (Ch« D.) 

SCOPAIRE, Scoparia. {Bot.) Genre de plantes dicotylé- 
dones , à fleurs complètes , monopétalées , régulières , de la 
famille des personées , de la tétrandrie monogynie de^Linnseus , 
offrant pour caractère essentiel : Un ealice persistant, à quatre 
divisions égales; une corolle en roue, à quatre lobes régu- 
liers; quatre ëtamines d'égale longueur; un ovaire supérieur; 
un style; le stigmate subulé; une capsule à deux loges ^ à deux 
valves, séparées par une cloison parallèle aux valves, qui 
devient un placenta libre , central, auquel sont attachées des 
«emences irombreuses. 

ScoFAiRE DOUX S Seoporia duleis, Linn,, Spee.; Lamk., IIU 
gen., tab. 85 ; Herm. , Parad. , tab« 241 ; Pluk., Alm. , tab. 2 1 5 , 
fig. 1. Cette espèce a des tiges droites, hautes de deux pieds, 
divisées, dès leur base, en rameaux effilés, droits, anguleux, 
glabres, verdàtres, presque à six angles* Les feuilles sont dis- 
tantes, verticillées, réunies trois par trois à chaque verticiUe , 
glabres, lancéolées, longues de six à sept lignes, larges de 
deux, vertes, entières, aiguës, médiocrement denticulées 
vers le «ommet; les pétioles de moitié plus courts que les 
feuilles. Les fleurs sont petites, placées trois par trois à chaque 
verticille , une dans Taisselte de chaque feuille; les pédoncules 
capillaires , uniflores. Le calice est glabre , verdàtre , divisé 
en quatre découpures un peu aiguès; la corolle petite, de 
couleur blanche, en roue; le tube court, velu à son orifice; 
le limbe à quatre lobes ovales, obtus; les quatre étamines 
sont droites, plus courtes que la corolle; Povaire est un peu 
globuleux; la capsule petite, ovale; les semences sont fort 
petites, ovales^blongues. Cette plante crott dans les eontréea 
méridionales de TAmérique , au Pérou. 

ScoPAlRE COUCHÉE : Sooparia procumhéns , Jacq. , Amer, ; 
WiUd, , Spec. Cette espèce est à "peine haute d'u» pied et 



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SCO id9 

^emi , assez semblable à la précédeDijte ; maïs ses tiges sont di* 
chotomes, couchées à leur partie inférieure, relevées vers 
leur sommet. Les feuilles sont subulées^ sessiles, un peu 
roides , acuminées , réunies quatre par quatre ; les deux in- 
térieures opposées, un peu plus courtes que les extérieures* 
Les fleurs sont petites, blanches, sessiles; elles naissent dans 
la bifurcation des rameaux, et quelquefois dans l'aisselle des 
feuilles; le tube de la corolle est un peu frangé a sa partie 
supérieure et parfaitement glabre. Cette plante croit en Amé* 
rique, dans les environs de Carthagène , au milieu des sable» 
des côtes maritimes. 

ScûPAiRE EN ARBRE; Scoparia arhorea, Linn. fils, SuppL^ 
125. Cette plante paroit être un arbrisseau fort élevé, qui 
offre l'aspect d'un olivier ou d'un phjrlUrœa, dont la tige est 
arborescente, à rameaux garnis de feuilles alternes, lan-' 
céolées, très- entières. Ses fleurs sont très -nombreuses, dis-* 
posées en une ample panicule, très-ramifiée, à ramifications 
trie ho tomes ; la corolle est petite. Cette plante croit au cap 
de Bonne -Espérance. (Poir.) 

SCOPARIA. (Bot,) Ce nom ancien, désignant une plante* 
propre à faire des balais , avoit été donné , par Gesner et Lo- 
bel, à une ansérine, chenopodium scoparia , de la famille des 
atriplicées. Linuseus l'a employé pour un autre genre , appar- 
tenant aux scrophularinées. Voyez Scofaire. ( J.) 

SCOPÈLE, SeopeluM. {IchthyoL) M.Cuvier a donné ce nom 
à un genre de poissons malacoptérygiens abdominaux,. de la. 
£amille des salmones, et de celle des dermoptères de M. Du— 
lïiéril. ^ 

Les caractères de ce genre sout les suivans. 

Deux nageoires dorsales, la seconde adipeuse; bord de la ma- 
ohoire supérieure formé entièrement par les os intermaxillaires ; i 
langue et palais lisses; de tris'petites dents aux deux mâchoires; 
museau court et obtus ; gueule et ouïes extrêmement fendues; ventre 
non caréné; ealopes abdominaux et petits; neuf ou dix rayons aux 
branchies; corps comprimé. 

Il devient aisé de distinguer les Scopèles dei Truites et des 
CoR^GONEs , qui ont le bord de la. mâchoire supérieure formé . 
en grande partie parles os maxillaires; des Argentines etdes 
ÉrEM^Ns, qui ont la. langue hérissée de dents crochuçs; de» 



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190 SCO 

Anostomes et des C0hiMATBs , qui ont la gueule peu fendue | 
des Cbaracins, donrt les ou'ies ne sont soutenues que par quatre 
ou cinq rayons; des Serrasalmes, des PiaUuques et des Raiis^ 
qui ont le ventre caréné et dentelé en scie* ÇVoyet ces divers 
noms de genres, et Dbemopïèrbs et Salmonbs.) 

Les scopéles connus jusqu'à présent habitent la mer Médi' 
terranée, où on les nomme vulgairement méleUes^ comme les 
anchois et plusieurs autres petits poissons. 

M* Risso les a rangés dans son genre Serfs, en même temps 
que sa serpe mîcrostome, qui, suivant M. Cuvier, est sûre« 
ment d'un autre genre et de la famille des brochets. (Voyes 
Mîcrostome et Siagonotbs*) 

Le ScopBLB crocodile : Seopebts eroeodilus, N»{ Strpa croca^ 
dilifs, Risso* Écailles grandes, très -minces, peu adhérentes, 
d'un azur argentin ; museau terminé en pointe; nuque re«^ 
levée au milieu par une ligne saillante; les deux iHÀchoires, 
dont la supérieure couvre Tinférieure, garnies de plusieurs 
mngsde très*petites dents peu aiguës; yeux petits et argentés. 

La longueur de ce poisson est de sept à huit pouces, et sa 
largeur de deux pouces* ' 

Il habite la plage de Nice* 

Le ScopÈLE HuMBOtDT ; Sûopêlus Humholdti, N. i Serpa Hum' 
holdti , Risso. Corps aplati , d'un jaune rougeàtre , teint de^ 
noir et couvert d'écaillés d'un argent azuré , qui se détachent 
facilement; museau court, d'un bleu nacré; yeux gros, iar* 
gentés , à iris doré ; opercules offrant Téclat du platine poli ; 
des points argentés brillans le long du ventre et de la queue; 
nageoires d'un gris noirâtre; la caudale fourchue, bordée de 
chaque côté de vingt aiguillons. 

Un peu plus petit que le précédent , ce poisson n^ parvient 
qu'à la taille de cinq à six pouces. 

On le prend à Nice avec les anchois , depuis le mois de Mai 
jusqu'en Septembre. 

Sa chair, comme celle du précédent, est molle et sans sa* 
veur. 

M. Cuvier croit qu'il doit être confondu avec Yargentina 
sphyrœna de Pennant, (H. C.) 

SCOPETINO. {Bot.) Nom qu'on donne en Toscane à un 
champignon qu'on y mange* Vojet Polyto&e baun* (Lbm«) 



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SCO 19» 

SCOPION. {Bot.) Nom grec, donné par Dioscoride à Vda^ 
terium des anciens et de Tournefort, momordica elaUrium de 
Linnaeus. (J.) 

SCOPOLIA. (Bo^) Plusieurs botanistes, pour conserver la 
mémoire de Scopoli , célèbre professeur de botanique à Tu- 
rin , ont donné ce nom à des genres dont ils proposoient 
l'admission; mais, par une espèce de fatalité, aucun n*a été 
adopté* Le scopolia de Linnœus fils est un daphne; celui dé 
Jacquin , un h^oscjyamus; celui de Forster , un griselinia; celui 
de M. Smith , un toddalia; celui d'Adanson est le ricotia csgyp» 
tiaccu Celui de M« de Lamarck , inscrit dans les planches dé 
ses Illustrations , est nommé scolopia dans le texte , d'apréft 
Schreber. (J.) 

SCOPS. ( Orniih, ) Mœhrîng , n.** 84, a donné ce nom, 
comme générique ^ à la demoiselle de Numidie , ardea virgo , 
linn. (Ch. D.) 

SCOPS. {Ornith.) Le hibou scops ou petit duc, strix scaptf 
Linn. , pi. enlum. 436 , a été décrit au tome IX de ce Die* 
tionnaire, pag. 109. L'auteur de cet article n'a eu que posh 
térieurement connoissance du mémoire de Spallanzani sur cet 
oiseau , qui est inséré dans ses Voyages aux deux Siciler, tra»- 
duction de M. Toscan , tom. 6 , pag. 1 1 a et suiv. ; mais lea 
observations de cet auteur sont trop intéressantes pour n'en 
pas faire ici Fanalyse* 

Le soops, qui se nomme en italien éhivirûf n'est pas, comme 
la chevêche , le grand duc , l'effraie , de résidence habituelle 
dans la Lombardie ; il n'y est que de passage , et il y arrive 
en Avril , le plus souvent apparié : il choisit son domicile 
dans les cantons parsemés de collines boisées , mais rarement 
sur les hautes montagnes* Spallanzani a reconnu , en ouvrant 
l'estomac de plusieurs individus et en diverses occasions ,> 
que sa nourriture consiste en vers de terre et en insectes* 
Cet obeau se tient, durant le jour^ à l'ombre, dans les bois; 
fuché sur une branche d'arbre , il y reste immobile , avec 
ses oreilles pointues , dressées en Pair. Oh peut rapprocher 
de très^prés, et il ne fuit que pouv f^ler se cacher de nouveau 
dans l'épaisseur des feuillages. Vers le soir, il sort de sa re^ 
traite , se perche sur un arbre, dans un lieu* ouvert , et chante. 
Sa voix 9 qui se fait entendre . chaque nuit . dans la belle 



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i>2 SCO 

saison, consiste dans un sîfiSeinent court et fréquent, qui 
rend à peu prés le son du mot chivié 

La femelle dépose cinq ou six œufs dans des creux d'arbres , 
sans se donner la peine d'y faire de nid. Les petits , qui sont 
déjà adultes et peuvent voler au mois de Juillet, suivent, 
la nuit, les père et mère, pour en recevoir la becquée , 
jusqu'à ce qu'ils aient appris à manger seuls et à poursuivre 
les sauterelles , les grillons , les scarabées et autres insecte». 
Ils se séparent alors , et chacun vit solitairement , sans ce- 
pendant s'éloigner encore du pays natal. 
' Quoique les scops ne fassent qu'une seule ponte par an , ib 
habitent la Lombardie jusqu'au commencement d'Octobre. 
À cette époque ils deviennent très -gras, surtout ceux de 
l'année précédente, et leur chair seroit un fort bon manger, 
si elle n'avoit une odeur un peu sauvage. Les chasseurs , 
pour les attirer, imitent leur cri, vers le crépuscule du soir, 
et ces oiseaux viennent se percher sur les arbres les plus voi- 
sins. Leur émigration particulière doit probablement être at- 
tribuée à la disette des insectes dont ils se nourrissent ; tandis 
que les autres oiseaux de nuit chassent, en tout temps, les 
taupes, les rats et les petits oiseaux. On a lieu de croire 
qu'ils passent en Afrique. 

Spallanzani a élevé plusieurs scops qu'il a pris à l'époque 
où ils étoient à peine couverts d'un léger duvet. Au bout 
d'un mois ils étoient devenus très-familiers ; mais quand ils 
n'ont plus eu besoin des soins de l'homme pour se procurer 
leur nourriture entomophage , ils se sont échappés. 

Le même observateur a élevé en commun deux nichées, 
l'une de petits ducs et l'autre de chevêches. Ces oiseaux ont 
des instincts différens. La chevêche déchire sa proie avec le 
hec , à la manière des faucons, et l'engloutit imuiédiatement; 
le petit duc , après l'avoir détachée , la saisit avec les articu- 
lations du pied , et la porte à la bouche , comme le fait le 
perroquet. Le naturel de la chevêche est aussi rebelle que 
celui du petit duc est docile; et les chevêches sont si féroces, 
que non-seulement elles ont dévoré deux de leurs compa- 
gnons petits ducs, mais que plusieurs chevêches, placées dans 
une même cage , ont dévoré l'une d'elles ; tandis que les scops, 
qui'ont dans le bec et les ongles des armes à peu près égales^ 



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«€0 i^ 

Be'font que p<Mircli«aser lea insectes: ce ^vi montrf ipie c^et^i: 
non la force précisément »: mais Je cour9ge ^t la hardiei9e# 
qni décicknt de la supérionté chet les animaux. 

Des expériences faites par. Spallai^ani lui ont prouvé que 
les petits ducs ne discernpient aucunemei^t }es objets dani; 
une obscurité totale ; aussi leur a-t-on dd^nné le nom d'oi- 
êèaux erépuicuiaiires. En effet, la clarté d'une chandelle placée 
contre |in petit trou de la pièce où Von en avoit renfermé» 
suffisoit pour les faire approcber à l'appel; et sans lumière 
ils ne bougeoient pa»^à cet appel, quoique pressés par la 
faim et ayant de la viande prés d'eux. Quand la clarté de 
lali^ïie doonoit dabsla ^baiobre, of les trou voit changés de 
place après la nuit, mais ils étoient restés^à la même, quaud, 
l'obscurité avoit été ^complète. Enfin , un de ces oiseaux ayant 
éteint la' lumière ayec/son aile-, le pir/emier qui étott en l'air 
tomba au même instant par .terrç. M^s quoique la clarfé.dea 
étoiles soit suffisante, pour; le sci^ps , l'épithète . de crépuscu-^ 
laire ne lui com^ei\t pas. t^iif^iof^^ » parce» que, bien qu'inaufr 
lisante' pour ao^s^.elle ,p9|it su^e p^ur 4iri6Cf« ic vol de 
Toiseau dans les champs et jj^il^ppaer les m%7>en8d'çxQfcgf^ 
ses petites rapines.', • i i j" .'.itii,:- 

La diminution de.h l^mÀiF.^fi!^% of .^ui déte}*mi/ie le^^ç^i^ 
seaux de nuit à âor|i^ de leMit^retraites comme; l'augmentatif 
lea'oblige'ày.rentrerV)-. , • . .!,,■ :.; , ,; , ,:^; 

Ainin que les avtre» oiseaux die rapine , letr petits dMCS'^fiÇ) 
SpaUanzani avoit .cbes lui n^, bimvoifnf point ; ççpeoda^t i|| 
cherchoient l'eau p^our^lEr baiser « et i|s en étoienr^ te(leno^94 
avide», que .partout où ils ^p trpiivoie&t un: bapsi^, pl^in i;4ls 
ne manquoient pas de s'y jeter, même au cœur de l'hiy^. { \ 

Les màleft^tehantoiént souvent h^ nuit » dttraoV<l^.Vm(^e 
Mal, et les. femelles resti^^nt toujours silei^^ie^qsf^., ,; .,. .. 

Le grand et le moyen duc.portenf toujours le^rs aigirettc^ 
tfès^relevées; le petit duo rabaisse souvent 1^ sien^ne^. 

Quoique BuSbn- regarde comme un fait co^s^tant que^le^i 
oiseaux de> proie mâles jpzU d'i^n tien, plus. pet^tât que leurs 
femelles , Spa)lanz4ni n'a remarqué aucune diff^i^ee dans 
les deux setes , ches les petits ducs et cbes les chevêches. 

• Suivant Buff^n,. quand les scops^ qui sont très- rares ^ 
émigrenti ils ont coutume de ae réunir en trpupes. X^f.s|y§{i| 
48. a3 



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Italien, qui a Vu très • communëinrent cet oiteaiix dans les 
Alpes au dans les Apennihs, àjoule qu*ils Tiennent tout ap- 
pariés au printemps , qu*ils s'en i^touittent solitaires en au* 
tbmne, et qu'ils disparaissent suceesnvement, sans qo'nn les 
voie jamais, ni se reeherelfêr, ni se réunir, pour effectuer 
leur départ. (Ch. D.) 

SCOPULÀ LITTOR ALIS» (Fos^.) Lnid a donné ce nom à 
une dent fossile qui paroit avoir appartenu k une raie ; Luid, 
Lit. Brit,, n.* 1699, Mém. de FAcad. roy. des sciences, an 
1721 , pi. 4, fig. 7 et ^. (D. F.) 

SCOPUS. {Ornith.) Nom latin donn< par Brisson à Tnm- 
brette, et que Latham a transfonnfé en désignation générique 
pour cet oiseau de Tordit dés échàflsiers# Voyez Ouibrctte. 
fI>ESM.') :••'•..• 

SCORANZE. {Tchlfyot.) Sur le lac de Soutari on donne ce 
liôm à un petit poitisôtt ^qu^ l'on prenfd par immenses quan- 
tité» ft.là fois, et qu^on expttie kp*h Vdffoîr salé.'Cest pro- 
bal>lemnnt Vagoho &a la: pVétefrdne ^rdi^ du^lào de Corné, 
qui est une )eiine aldse. Voy^z" Agono, dans lë Supplément 
dti toàie I." de ce Oictibnnainei (H.X.) 

SCORDIUM. {Bot.) La plante désignée sons ce nom par 
Diôsbarfde et la plupaift^ des àutenrà anciens ^ estlagerman- 
dléée d'eati , nfamméi^^ aussi chamarài , tekerîum secrdium de 
Linnaeus. Il a été encol*e donné par queîques^nns au Uuerium 
scon)â(mta;pa^D'aléchàiiip^ au ^kMà selarèa ; par G. Bauhin 
àii nepetà iHùrdolis ; pair Kaî' à^un^mo/uceUa, et par Sloane au 
sitmoâra , èc Id famille des scr^pphukirinées; (i*)* 

SCORDWW [Faux]. (Bot.)' W la gèrmandrée sauvage. 
(L. D.) ..•..:,.• . . ' .. 

•' 'SeOtlDÔÎÎS. {Bot,) Celte ptatite d^ Hine, dtée par Pros- 
per Alpin ét'fègUt'dée pa^r C.'Bauhih' comme «n êôùfdiam^M 
ie' ne'ptià fèoràoith de LinnsBUs. Voyee ausai Scoxpuim. (J.) 

SCORIA'S: (jr^i.) Nouvea-u genre de ébamplgnons, dû à E. 
Frles [6j^i àr^. vigét., 1 , pa^". 171 ) , et YdMn du ceratiufn , 
dans la cohorte des cantomyc^ei, « qui, areo les genres Ce* , 
ratitim\ Mb', H 'Schttr. ; Epiehfsiùm , Tode ; î>acfina , Fries 
{Dacriiiumf'Vhak) , ftirme une tribu , celle de^scoriadée*, dans 
Yùtàvt des caniomycétes tuberculeux daatf là iQoirretle mé- 
thode mycôfogiqùe de Frîes. H est caractérise pl^ sdn rébep-' 



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SCO i9« 

tacle ^laftineàx , c&rfté, rempli et bdurré de fllameAS tuliu- 
leux, j(re$qne paràUéles, râtnulettx et semblable à une petite 
grappe , et t6é0ti\€ft de fibrilles graduteti&es. Fries n'in- 
dique pas les espèces de ce genre : il fait observer que le ^o- 
trytis ^ùngiùsa en âîni peut-dtre faire partie. ( Lkm.) 

SCORIëSi (Mm.) Ce mot ne supplique en histoire natu- 
relle qu'aux produits des, feux volcaniques* 

' Les scories iitdiqueut lin^e ndaiftère d'élfe et iion pas une 
substance, et. de même que tious' avons supprimé les laves de 
la série des roches , on doit aussi en ^iet les seories : cVst un 
étkt dé lifmrsoufleineiit d»n» lequel le volume des cavités est 
beaucoup plus considérable que celui àeà parties compactes. 

Quoique la nature des scories puisse beaucoup varier, on 
n'en connolt cependant de véritables que dans quatre sorte» 
de roches volt;a&iqui3s •: Jes^ pumiUÊ, <(ui sont elles-mêmes^ 
presqtt# toutes k. Tétat sooriaeé; IvBtiphriivêi, auxquelles ap- 
partiennent la plupart des scories; les has(f,nites et les gëUi^ 
noces, Voyes les earactères de ces rdofeies wloalriquei, et par 
conséquent des scories c)u'eUes donnent , à Tanicle LAVm. (fe.) 

SCORODITB. {Miné) C'est le nom univo(|ue du ter arse*^ 
niaté. Cepenéattt les chimistes qui ont «nsminé les- minerais 
composés de fer, d'aivenic et d'eau, errent* a v>oir aperçu 
qu'il y avoit des ditféfeaees assv^ notables dam leur compo- 
siiidn, due^ iv** à ¥éfUt d'oxidation du £tr\ â.* à la présence 
de Teau. 

La séorôdite de Villa^ftioca , au Bfiisilv seisoit deraraenîate 
neutre de proteslde de fer avec de l'eau. Sa formule de 
composition, d'après M. Berzelius, est : 

Fe As -4- a Fe As HH la.Aq^ 
et sa forme, lih ptismt k baSe fhômbe. 

l*andis que le fer afSeàia té cubique {f^tttfilen) est du 
aotfs«*âf^bniatè ordinaife dé proto^ide, datiS' lequel, suivant 
liï* Berzelius , les deux tiers de. protoxide Sont convertis eu 
dêtifoxidé'; sa fo^muflé est : 

Fe' As* -f* a Fe' As » '-H 36 Aq. i. 

La aéô^i'ddite de SàHt seroit eneoi^e différente des deux ar- 
•enfiAteà ptétfédeitsr . j. . . * 



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196 SCO 

Voyn, pour les autres c«nu3tères.et pour l'histoire génécâlet 
de ce minéral, Tarticle Fb& aesbniatà, t* XVI, pttg* 417. (B«-)i 

SCORODON. (BoK) Ancien nom grec de l'ail. (Lbm.) 

SCORODONIA. (Boi.) On donnoit ee nom à. vne ger*> 
mandrée, distinguée maintenant sous > celui de teuerium ico-^ 
r4idiomaf en françois vulgaire la mélisse des bois. Vc^ex Scok- 
niUM. (J.) 

SCORODOPRASUM. (BoL) Michéli a donné ce nom à quel- 
ques espèces d'ail , et il est devenu nom spécifique pour l'ai- 
lium seorodoproêum de Linaseus. (J.) 

SCORPÈNE ou RASCASSE, Scorpœmu {Ichihya*) Artédi 
et Linnaeus avoieot donné' ce nom à un. genre de poissons 
osseux holobrancheSf qui rentre dans la famille: des cépba- 
lotes de M* Duméril, et que. depuis on: a pantagé .en plu** 
sieurs autres genres, les ScoaPBisEï proprement dttes, les Sr-i 
nANciUs, les Brâftoïs elles 'TitiiiÀNOiEs. (Voyez ces^mots etf 

QtrflALOTES..) 

Ce genre est reeonnoissable aux canaetères sttivans; 

Corps éfiflis, ficotf lie comprimé; îêU Irèê^groue , trèâ^hénsêée^ 
d^épine$'UUrd€i^aiU deâygux^ au iftrUXj au préopcrcuU , au-dcsms 
de* orUltij.sur la joue e^ au soas-or&iloirs; et dépourvue d^é- 
oailUs^ nagtoirfi.doriole uni^fue et longue; gueule très 'fendue;. 
denU en vdours ;. nageoiree poetorolet très •■ larges j,emhras$anl. 
mne partie de la gorge ^ maiêà rayons, nan prolongés;, point de, 
vessie hydrostatique. 

A laide de ces caractères, il devient facile- de distinguer 
les ScoarèNEs proprement dites des AsPiDorHoams, des-AtrnM)*' 
rHoaoÏDBs et des LiâpiDOLàpasa , qui ont de grandes écaille», 
osseuses; des Synanci^bs, qui, au lieu d'épines, ont la tête 
bérlasée de tubercules; àxs Ptéso'ù, ches lesquels les rayons 
des nageoires pectorales sont prolongés au-delà des mem» 
branesi des Gosf^soGss, don t. la nageoire dorsale est courte; 
des Cottes, qui ont deux nageoires' dorsales. (Voyez ces .di- 
vers mots et CéPUALOTEs,) . 

Toutes les scorpénes ont un estoqiac en cul-de-sac, et ne/ 
possèdent qu'un petit nombre de cœcums. 

Parmi ellea^ jious décrirons en particulier : 

La BjiêCAs»E i Sfiorp^na porçus , ^lÀnnmm. Des barbillons 
sons les yeux et le long de la ligne latérale s^écafllea rudic»: 



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SCO «97 

et peâtM; télé grosse ; yeux grands et ni|»pToehés; bngu» 
courte et lisse. 

Ce poisson n'a guère plus de quinze pouees de longueurs 
le dessus de son corps est brun avec quelques taches npirea; 
le dessous est d'un blanc mêlé de rougeàtre. Ses nageoireî, 
-rougeàtres ou launàtres, sont tachetées de brun, à l'excep- 
tion des catopesy qui ont une teinte unie, et des pectorales 9 
qui sont grises. 

Il fréquente les eaux de la Méditerranée et de plusieurs 
autres mers, où il se tient à l'affût de ta proie sous les fucui 
et les autres plantes marines. Sa chair est d'une saveur- agréa- 
ble, mais elle est dure et coriace; aussi est -elle générale- 
ment bannie des bonnes tables. 

On lui attribuoit autrefois de grandes vertus médiebme** 
teuses. On croyoit que le rin dans lequel on avoit fait périr 
une rascasse, étoit salutaire dans la lithiasie et l'hépatalgie. 

La ScoRFÈNE truie; Seorpœna scrofa^ linn. Des barbiUook 
à la mâchoire inférieure et -le long de chaque ligne latérale; 
langue hérissée de petites dents ; écailles aÉ»ez grandes ; tête 
volumineuse ; yeux gros ; ouverture de la bouche très-large ; 
des dents aiguës et recourbées sur le palais 1 le gosier et Id 
deux mâchoires ) qui sont également ayancéês | anus plus près 
tde la nageoire caitdale que de la fomge. 

Cette scorpène parvient à de plus grande! difluemiM» qM 
la rascasse, ^t atteint quelquefois la taille de d^vae pieds. 
Sa teinte générale est un rouge blanchâtre , plus foncé et 
même presque brun sur le dos , et relevé d'ailleurs par des 
bandes brunes et transversales. Les rayons des nageoires sont 
jaunes et bruns; leur membrane est bleue. 

On la trouve dans l'océan Atlantique , dans la Méditer- 
ranée et dans quelques autres mers , où elle se nourrit dt 
paissons et d'oiseaux d^eau , et surtout ^e mouettes. 

Sa chair est maigre et sèche f on la recherche néanmoînl 
dans quelques ean tons méridionaux. Les I^orwégiens ne la 
imangHit jamais, et se contentent de tirer de l'huile de son 
-Ibie* ♦.'••>; 

La ScoEPÈNE PACTTLOprikiiE ; Seorpcpna dootylopUra^^ Laréc^ew 
Cerps rouge en dessus^ avec <des bandes transversales de la 
même couleur sur les côtés; point de barbâions; rayoMftii% 



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?98 SCO 

-férieun 4c8 Mffmref peotoral^f libres dans prés de i» moi- 
tié de leur longueur. 

Ce poisson pourroi^ ^n être le mêaie que fseux qui ont 
éUè appelés pero« marina par Penoant ; eo^«/s ma$$ilieniis par 
Gmeiia, et jtcorppfna mMsiUeh^is, par de Lacépède. 

Sa longueur est en général de six à neuf pouces , et sa forme 
jrappelle celle de lascorpénp truie, quoique sa tête soit moins 
difforme. 

• H Jiabiie lias ^ndos profondeurs de la Méditerranée et 
«péeialemeat auprès d'Ivîça et dans le voisinage de Barce- 
loone. 

Sa ck^if^ eit peu estimée. ^ 

La ScoRPÈNE Plumier; Scorpama Plumierii, Lacép. Quatre 
AuMPbiUons fBaflgés à la mâchoire supérieure; quatre autres 
-feutre les yeux ; d'autres encore le long de cliaque ligne laté- 
yale ; des piquaos triangulaires sur la tête et les opercules. 
C^ihletir générale d'un brun presque noir; quelques taches 
petites et rondes sur les catoped. 

Décrite pur de Lacépède d'après un dessin de Plumier. 
' La ScoRPÉm oitoBBtTst j Seorpœn^ gihhoea^ Schn. Tête mons- 
4niie«se ^ à épSuei fendues en plusieurs pointes à leur sonk- 
oietf bouche rali^^e; point d'appendices mous. 

M. Cuvîer pense. ^>n pourroit regarder cette espèce 
le^mitte êmlfigut an Seprpœn^ aouleaU^ de Lacépède. 

lA aA«rpèi»t. ftU^f uae fréquente noa côtes de POcéan et 
œllea de t'Amérique. (H. C.) , 

SCaaPÈWB A^TEWNÉE. {l€ht\yoU) V^yez PTéaoïs. (H. C.) 

SCOtiSmU OIDACTYLË. ( IchthyoL ) Voyez Synancéb. 
(H, C.) 

SCORPÈNE HOaWBLE. (Js*%ï>L) Voyez Stoancée. 

<H. a) 

SCORPÈNE YEREUQUEUSE. ilehlhrpL) Voyez Sitkanc^. 

. SCOajRÈNE VOLANTE- {IcMhy^.) Voy^ea Piiaoïs. (H. C) 

SCOaPIDES. (Itkihya.) Q^lqHM autwrs,. Ckurktqn eu 

particulier y ont donné ce nom à la rascasse. Voyez ScOft- 

SCOKPJNA^ (/rH%(9L) JV'om wde de }a.fyisoa»e« Voyex 



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SCORPIO. (Jeh%ol.) Qtt^^uef «vleufB^aonA^et «ifëci*- 
lemeat, ont ainsi appelé le^ ScoariKE». Voyez c^ niot (H* C.) 

SCOAPIGBN VAAK£NT1É. (fahO^ol.) Nom iioUaiuloîs de 
la niscasse. Voyes Sooaj*ÈN#*, (H. C.) 

SCOiUPIOlDfiS. {Bol.) A c€ nom d'un genre de Tourne- 
fort a été substitué, par Xinninis, celui de scorpiurus» 11 avo^ 
aussi été d^nmé aftiérîeuremeot 4 des espèces d'OmiiHapifr, 
genre voiain, et à dm ai^os^'s^ dp&t Tépi des fleurs est coi^- 
tourné en ipiene de scorpion*. Voyez Scoarjua a. (J.) .,. 

SCOAPIOM I .Scorpîo» Beorpm, (ÈfUçofu) C'est ie non^dpn^ 
de toute antiquité et même par lef «Gjrecs, Xiù^farioçy.XiUifsrL' 
/i0ir, a un g^ure d'ioaeetM «ptèrea, de la {amill^ de4.aiiai,gi|ée8 
ou des acérés 9 qui sont : carai^l^i'cisés par Je .dé^utdes fUr 
tcnaes., le nombre | des- patte» |.qui.,forji|ent quatre, pairef aV 
lâchées uniqliemejit au. eor«eleti qnd «st confondu ave^ ^ 
tète. . , . . : 

Le genre Scatpîon esjt» en outre., caractérisé, ainsi: Palpes 
en forme de pinces ou de serres d'écrevisses ; abdomen sessile^ 
garni à 1^ base de deux sortes de branchies ou de ppigoes; 
queue articulée, terminéçpai; uq. crochet ou aiguillon venî»- 
meux. : \ t ' i ... 

NoussaYo^Cait figinntr sur la plimche 36 1 miJ\ 3., de VafUv 
de ce.IHolionnaire>'Miie «spèn^e de jioorpion, et.il sera fjuài^f 
an ledeiM^ten la oompamiiayeo lei autres insectes ^uo. i^* 
présenIrnA cette pUinche eil% pnâi^éd^te, ie mirre U$ diÇ* 
férences que va nous offrir Tanalyse* D'aboi les araign^c^ly 
les mygale» et les tfombidieê , .opt les mandibulot garnies d'un 
simple crochet; éandiftiqu*«UiOirepféaen4enl 4^ ten^iJlss Uà9ir 
niées dn:.djiuK pièces motn^ki da«s tous les autres genrev 
Parmi ces gennli celui desuSnorpions a «eul Tabdpme^. pm<- 
kégé en nrJlionlaiipna distinot^» doQt l4 4Br||i4r^ fofme.un 
moefaHen ongle.Oo phis».!^ GiModm*f^i.imf^}^Çi^P^^^i^ 
pas ftfs palpes 'èa pino&^.nidM^ 4^4;? hrynnfi r^^tjJ^i^éHfe^ 
olfcFolie-piaaci, rabdonttfties^poi9m«*obiiis^{V^ye«r^H tpm^ 
21 de f e JKctsèlnnaxrr ^'aMÉâ^i^é^aalf i(fM ^1 h l^lfl^Oi^PAi^ 
tique qui le termine. ) . . , , ^ 

Fon^idottftan vnn vlMIipâpémif dft 1»;|9«P* dos Kotpîofis , 
■ouséltDaiis qiieientieiHpa«i«si':j(én4«^l.i|lP9i#a.a§)»U, t^iç 
onatniitiJm deux jmÈÈg^'A^^fl^.m f «Dpiie^n. iHince /;^\\fietx^ 



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»<^ SCO 

fbrmëes de denx eroehets, doirt I'ua t^ul est mobile .sur 
fnutre ; que leur ttbdomen se prolonge eo ime longue queur 
moBile , £Eiite de six articnllitions anguleuses , mai» suscep- 
tibles de se mouvoir en dessus ou de ^-i^resser pour di« 
riger le dernier anneau , armé d'un crochet venimeux , dans 
-tous les sens que Tinsecte le désire. 

M. le docteur Léon Ekifbu'r a donné s«r Tiuimlomle d'une 
espèce de scorpion un très^bon méminre dans> le numéro dç 
Juin du Journal de physique, en 1&17. C'est eeile du scor« 
pion Toussàtre, que «dus avons eu nons^méme occasion d*ob- 
sèrver souvent en E^gne. , 

Cest dans les lieux* expoéét à IViMeur laplua vive du soleil 
^'on rencontre le plus souvent ee sèorpion , ea soulevant les 
'pierres , sous lesquelles on .le trouve tapi pendant le jour. 
4! semble s'y creuser des sortes degal«i)ies, et il est rare d'en 
rencontrer plusieurs sous une même pierre. Ils ne sortent 
'guère de leur retraite que pendant la nuit* Alors ils mar- 
chent en toussent, dirigeant leurs palpés eâpi«ce en avant, 
et traînant à]^tè$ eux leur longue queue. Ce n'est que quand 
as sontsàrBis de crainte, ou ^'iU s'apei^iveat du- Ranger, 
. qu'on les voit dresser cette queue et porter l'aiguillon qui 
%i term^eVers la tête. Ils, se nbii rviitteiiit- pirinoi^lement de 
larves et* d'infsèctès pÀrfatts-, <{ttH)s saisissent avec Dtfurs pinces 
'èH qfa^ils piquent avec rariiie'èiiipoisonttée quitesmine levt 
qtieue', pour'leè aucer^ ensuite 'on les dé^rér èltrmamérç 
'dëi %Tb8&es «taigééeà.^' • •.■/":':. ,1 .. r\ ; • ,; -r 

-''Les nyUcfè'sdiit plus petiés que les^femeliés» Celleft^bi parois- 
sent côn^rver leurs œufe e^ dedans :pellbs< sont ovovivipares; 
et lorsque lès ^e^ts éclo^eni, Mi^impe^e^ so fixent sur le 
ddsd^leiir mère, quiles trâ#r^fté avé^'^ttri^' 5 
^'M/iDùfoùrà'déciJt^âe^ sortes de sacs puiiffoiiaires où.dei 
Wité? bbi^sp^^afltei'i de^^ttgmates otdaîi^ lesquèllès(.ota 
«i^^^â^ ^^àiàdYjîo^btê fêéHâOi9i ou defeaillëtfl , plaoéf 
^ i^ou^éiheAtf -les uns mir lés ^snAiM. Aii reHey; cette or« 
^hisflttidit i' 4>euù«tfup 'de'>'*a^il0lt'iavtro ocidèi'jdës grbssek 
araignées. f .01 •;..•. lai •>! i- .. 

« M: Mahïél %e^ S^l'ey de Hfooità^M^ a consigné, dans les 
KïMales dU'^iyÙiëum, M^« d^iftib^pmws^^ éiatnliutiott 
ïier y^sséàiâFit^Nll^^m^founrii fVfifesgtiM troob i^i^il'com? 



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SCO 9m 

/déce ^etflllme une aorte ie ccwr. l^.nerftdcsMovpittiiâjioat 
à peu près disptisés comme ce|ix des autres insectes j et quanl 
aux autres parties de l'orgf nisatioa , elles n^offrent pas de 
grandes différences d'avec celtes f|ui oui été décrites dans les 
araignées et quelques gros îiiseeteii. * 

• Quant au venin qui es^ sécrété par ranimai, les glandes qui 
le préparent n'ont pa» été assez étudiées pour que nous en 
puissions donner une idée exaete : on sait seulement qu'il 
aboutit dans deux sortes dv vésicules, qui elles-mêmes sf 
tendent sur la partie inférieure et odncave deraiguiilon , et 
qu'il suinte là sous la forme de iic«x' petites gouttàettes lim- 

Îides ; que quand on est piqué par cette arme , il en résulte 
ne douleur vive , analogue à celle de la piqûre d'une abeillf 
ou d'un rédure. Il est probable que cette humeur produit 
sur les insectes le même effet que le venin 4e la vipère sur 
les petits animaux, qu'il paralyse, et dont probablement il 
émousse la sensibilité ou même les énerve et les paralyse 
complètement. 

On ignore encore les véritables fonctions que les peignée 
des scorpions sont appelés à remplir. Nous les avons vus dans 
de grosses espèces , et surtout dans lé «eorpion d'Afrique que 
nous avons observé. Ces lames peotinées étoient douées d'une 
•aorte de mouvement général et de mobilité partielle dans lea 
lames ou feuillets qui les composent, toutes Jet fois que !'#- 
ninml faisoit des mouvenvens .ou^quenous le renversions; 
tandis que dans le repos ces parties étoient aussi dans fum» 
mobilité. 

M. Leach a subdivisé le genre des Scorpions en jcapèees qui 
■oht huit yeux, et il les a décrites sous le nom de Bulhus: 
tels sont le scorpion d?Alnqutt et le icorpien^ roussàlre ; lea 
autres n'ont que nx yeux, tels- que le scorpion maure et>ce- 
lui d'Europe. Nous allons déeifire brièvement ces; quat»e 
espèces. 

1. Le Scorpion boussathe, Seorpio occitanus. 

C'est cè^ui quvji été^^ figuré, sur i»' planche 36 v »«'* 3, de 
l'atlas de ce Dictionnaire, sur leqiadi Maaipertufs a fait beati? 
«cup^dlexpériencffs^ etque l'^u eènnoît.sous le nom de iou* 
vignargue^ Il alteîf t ynsqit'à deux pouces de loj||ueiir. 

«ïCar.^ D'un ffiê -jtonx ; êewteà des «palf es <»imiiàse.iavfile., à 



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doigte alottgtff ; qutne phis loagiie que 1« tr^sc, à aaii«pi|x 
munis d*aréte« mborteuies; peignes à.quatoviiedeiilelures. 

a. Le ScoanoN AtaiCAiir, Scorpio i^earuÊS* 

Il fiUeimi iusqu'i deux poitoes el demi de li^ngueur* 

Car. D'un bnm-marroalîMff? queue ans deux derniers anr 
fieaux plus longs; setres des palpts presque en «isur, compri- 
mées; peignes à treixe àemU on lames seulement* 

Cette espèce vient dos liMles. 

5. Le ScaaPKm s'Eoropb, Scm^io emwpdriii. 

Il se trouve dans le Midi de la France , vers le ^S.^ def^pé 
de latitude ; il n'atteint guère qu'un pouee de longueur. 

Car^ D'utà Jbrun-foocé^ noiràire ; serres anguleuses $ queue 
plus courte que le corps; peignes k neuf dentelures. 

4* Le ScoAPiON MAOAB^ Scorfâà mûurut. 

C^. Queue plus conrlie que le tronc ; dîK dentelures aux 
peignes. ~ 

Cetle espèce se trouve à Alger. (CD.) . . 

SCORPION. {Erpét.) On a quelquefois ainsi appelé la tor- 
tue à longue queue, em^s êetpenMna. Vojes Tarticle Ëam>E. 
\H. C.) 

SCORPION. (Coficl^i.)J>énominalion presque gén^ique 
employée par leseonchyliologisies et par les marchands du 
«dernier siècle, pour désigner les coquilles univalves dont les 
deux côtés, armés de digitations plus ou. moins nombreuses, 
leur donnent quelque, ressemblaoee avec un scorpion dont 
lea pattes sont étalées. - 

Ces coquilles sont des genres Murex et Strombe ou Ptéro» 
eère des eonchyliologistes moden^es; 

LeScoarioit bbptàdactylb bu a pattes NkiucesEs est le strombe 
scorpion , 6. ^eoipio , Linn; ; Bttroettn scor7m,-de>L3mk. 

Le Sooarioif pbmellb. «B3CAi>AOtY{.B ou A' SIX r^TtBS; est ausii 
ipne TBrâété du 6. «oorpio, linh. . .>^ 

Lé Scorpion (g&and) est le pterocera pseudo' scorpia de M. 
de Lamarck. 

Le ScoavioB oovorsev» est aussi jle ^tnmhati scarpio, Linn.; c 

pêêrocemiseorpio , (de LaSaà.* ' ^ i . i 

LeScoarmif oftAKcÉ ou ie Se, nobt gootibuk est lep leiq m w s 

aurantia de M* de ^Lamarck , dont n'a paslpÎMiAé'GmelînA u : • 

Le DMir^e scorpion «^t «ussî donné kwm tèpj^ced^ mo^x, 



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SCO »o? 

i^ muret: teorpiç ,'.Lixim. , vulgaireme^itia Paths^v^-ceapaui^. 

(DeB.) 

SCORPION AQUATIQUE. {Entom,) Voyez NéfB. (CD.) 
SCORPION-ARAIGNÉE. (JS/i/om.) Vojrç» CHâuFBt ou Portb- 

WNCE. (CD.) ^ . 

SCORPION FAUX. (EnA^m.) Voy^i Pince. (CD.) 

SCORJPION DE MER. (IchàiyaL) On a donné yvlgaircwçnl 
ce nom à plusiei^rs pois&ons d^ genres dififérens, entre autres 
à ui| cotte. Vojes Coïts , Gac et ^c^nfknB- (H. C) 

SCORPION MOUCHE. (Entam^) Voyez Panokpa. (CD.) 

SCORPIONE. (Bot.) Voyç» Uyosotid^ , tome XXXIV , 
page 3o. (L. D.) 

SÇORPIONIDES. ( Eatom* ) M. Latreille désigne sous ce 
nom de famille le genre Sgoapion. (C.D.) 

SCORPIONS D'EAU ou AQUATIQUES..(£nfomO Sons ce 
nom M. Latreille a réuni la ^l^psixt des hémiptères de la 
famille des rëmitarses ou hydrocorées , tels que les ran^itres 9 
naucores, népes. (Ç.D.) 

SCORPIS. {lehthyoL) Voyez Scoano. (H. C) 

SCORPIT BALUK. (I^h-thyai.) Nom turc de la r^^soasse. 
Voypz ScoRP^s. (H. C.) 

,SÇORPIURA. (Bo*.) Frwide cylindrique, g^tfneuse, 
presqu? diaphane ; rameaux alternes, flexueux^à divisions 
.capillaires 9 ayante Iprs de la «alurilé ^ leurs ««tr^mité» en- 
roulées, h^s fucus amphihws et incrustatus^ StacU»^ sont dès 
espèces de ceg.enre de la famille des algues, établi pAr S tack- 
iiQuse et non admis par les botanistes. Agardh les rapporte k 
M>n rhodomtla tofrpiaidâs, RoHssel. ( FL du Calv. ) avoit fait 
avant Stackhouse un genre Soarpi9ides , fondé sur 1« fitcu^ 
sçQrpioides des auteurs, qui est.«4Cpre la même plante qut 
.ijifJJiî d'Agardh, (Lek.) i- . .: 

SCO*PIJURO«, SCDRPIQCTONOS,.SEPAMANAGRIOS. 
(çSpJ*) liLii«Ui*us.x;ite itetAmms ancien^ doomésa l'ibéBatrope^ 
dimàï4çr\ deft*fl«iMli cwt.çontmicné i^omme Irn 4i|ette. d-jan 

SCORPIURUS, {Bot.) Voy. CnENiLLBvmet 6aBa»èﻫé (Lem,) 
vi SaOAflUS, (fd/l)'QMlqiito4iimcm&Bpm9ient aânaid'ajonc 
#ii>Î09i90in» ^l^<çurÊpmui% «tqu^lgafis^-gèsetsiptittiiix;, ainsi 
ip^lsipiuMiraïAi^aa^a. Ada^soà etle/siÉiis le^oomiis temfim 



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îM>» isco 

êe Thëopliraste un dôrùHieum^.qm tëî probâblemeni FiiniteB 
seorpioides à e Liniifleus. ( J. ) 

SCORPONE, SCORPI. {lehihyoL) Noms provençanx de la 
Tassasse. Voyes ScoâpftNE. (H. C) 

SCORSONÈRE ou SCORZONÈRE, Seorzonera. (Bot.) Genre 
de plantes dicolylédones , à fleurs eomposées , de Tordre des 
êemùfhseulemtês , de }a iyngénésie polygamie égale de Linneeus, 
' offrant pour earactére essentiel : Un calice composé d^ëcaîlles 
inégales, imbriquées, scarîeuses sur leurs bords; les fleurs 
semi-flosculeuses, hermaphrodites; le réceptacle nu; les se- 
mences alon^es, terminées par Une aigrette plumeuse, en- 
tremêlée de poils écaî lieux. 

PittsieuTs réformes ont été établies pour ce genre, qui ont 
donné lieu À la formation de quelques autres genreâ, tels que 
le PiCRiDitTM, par M. ï>esfontaines, et le Pooospeilmcm , par 
M. De Gandolle , dams la Fl#rf françoise. ( Voyez ces deux 
mots.) 

ScoKSONÈHE o*EsPAGNE : Scorzouera hispanica ; Lînn.; Oa^rtn., 
Defruet.y tab. iS9;Clus«, Hist,, 2, pag. 1S7, 6g. 1; Dod., 
FempU, 3^7, fig. i; vulgairement Sals^hs, Cebcifis, Salsifis 
HOIR. d'Espagne. Cette plante est très-bien connue par ï' usage 
que Ton fait de ses racines noititres en dehors, blanches en 
dedans, longoes, fuslformes. Sa tige est glabre, haute de deux 
ou «trois pieds, rameuse ; les feuilles sont alternes, sessiles, k 
demi embrassMiles^ vertes, médiocrement dentées ou ondulées 
8 leurs bords ; les inférieures ovales , oblongues , rétréci es à leur 
base, et comme en spatule dans leur milieu; les supérieures 
lancéolées, étroites, acuikiinées. Les fleurs sent «oMtaires,teiw 
aarinales , portées sur de longs pédoncules cylindriques etfistu*' 
leux^ le calice est oblong>.un peu'potanneux à sa base ,.con^ 
posé d'écaillés larges, imbriquées, scarieiises à leurs botnls; 
Jes bénxlles sont grandes v hermaphrodites, de couleur jautae; 
les semeadés létroitttfr, aiongées, cannelées, surmontées d'une 
M^itette i^umeuse. iCeltè rplaitteteraM damsiUât dépfrteÉii^os 
méridionaux de la France, en Espagne et en ifalie^ 'dani le« 
pâturages iéci montagoea. .i.- 

Qnoiqsse Pasagc que VonJmi-^^fm^i'hui de là' ravine de 
ieeéte pianiè.«>it 4rèa-8no|i«^ {il:aie paff|»!t')Hir qu'efta^ ait été 



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SCO ^« 

ftiéniioâ; Âu)oui*d*htti elle est préférée presque fMrCont aux 
iNirîtables salsifis dont il • a été question préeédemment, et» 
même elle en porte le nom. Cet^e racine peut sfe manger dès 
le^pteœier hiirerqui suit le seniis de ses graines; elle estalorr 
ttés* tendre et trés*délicate; mais comste elle n*a pas encore 
acquis toute sa grosseur, beaucoup de pecsonnes préfèrent 
en fy re usage à la fin de la seconde année , quoiqu'elle ao- 
quipére de la dureté et de Fàcreté avec Tâgè. Pour combiner 
ces deux avantages , dit M. Bosc, au lieu de semer la graine y 
comme <Hi le fait ordinairement ,• dèfli le commencement 
d^Aviil, on retarde jusqu'au mois d'Août; alors aucune tige 
ne s'élève: la première année , et les racines, dix -huit meia 
après, sont grosses , tendres et savoureuses ; leurs: mauvaise» 
qualités viennent delafiaraisoo* Pour que la scorsonère pros* 
père , il faut que* la terre où oq la sènie soit en tnéme temÎMi 
légère ejt un peu humide. : il fout.de plus qu'elle soît pro- 
fondément labourée et fortement engraissée avec du terreau 
très^onsommé ; car ses racines prennent (kcilement le goût 
du fumier frais; En général on> sème la graine de scorsonère 
par rangées, pour faciliter les binages du plant qui- en pro»' 
vient, binages qui concourent si puissamûient à la croissance 
de ce dernier, et qu'on ne doit pas ménager; cependant, 
lorsqu'on la sème en Avril- pour consommer le plant en Oc- 
tobre « on peut la semer à la volée. Oa doit arroser les semis 
lorsque la sécheresse se prélonge , la graine nyamt besoin de 
beaucoup d'eau pour genkieif. Pans la même circonstance on* 
arrosera également le planta si le terrain n'est pas: également 
humide* Dès que le plaint provenu' du semis a acquis dea 
feuilles de deux ou trois pouces de lûng, on Péclsfircit, eu 
airachant tous les pieds. qui aos^ à ^aoias ^e déu^ ou troiâ 
pouces des autres, puisque ce n'est qu'atriant que lés picd« 
pourront s'étendre ajsémcAt quUls prendront jtouie la gros^* 
seur désiral^le. Si cette pratique n'est pas la plus générale-, 
elle est certainement' la meilleure; on donne ensuite un bi-^ 
nage, et successivement trois ou quatre autres. Les: tiges qui 
se montireront seront rîgojureusement pineées^près. du collet 
de la racine, pour les empê<4ier de s'élever et de fleurir^ 
par la raison indiquée plus haut. Couper les feuilles desstfoi^ 
sonèrcTy' esr |r^-Quisible à la grosseur des iNAain^t- 



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^ SCO 

On ne commence à manger les racines de U sccrrsônère 
qu'à, la fin d'Octohre > et on ccttitî&ue jysqu'en Mars. Quand 
les gelées ne sont pas à craindre, on les laisse en terre pour 
ne les lever qu*à mesure du besoin ; mais dans lo cas toit* 
traire on les ârraehe toutes, pour les rentrer dans une serre 
k légumes , où on les dépose par lits alternatifs avec du sable. 
LieB planches qu'on veut gurder pour Thiver suivant sont re- 
couvertes alors d'une couche de feuilles sèches on de fou- 
gères , qu'on enlève dès que le t^nps est devenu doux. Passé 
bi seconde année ^ les racines de scorsonère deviennent li-* 
goéuses et se couvrent de chancres qui leur donnent de Psmer- 
tume. Les bestiaux aiment beaucoup les racines et les Feuilles 
de cette plante. Elles augmentent le lait des vaches et de» 
teebis. Pour avoir de bonnes graines l'année suivante , il faut 
laisser en place les plus beaux pieds, les couviir, pendant 
l'hiver, de feuilles sèches. On cueille cette graine tous les ma« 
tins vers onze heures, au moment où elle se montre hors du ca- 
lice qui la recouvroit , et on la dépose de suite dans des sacs de 
papier, où die se dessèche et ^e conserve bonne pendant 
trois oit quatre ans. Celle des premières fleurs épineoses est 
la meilleure} celle des dernières doit être refetée. 

ScôasoNÈRE A FLEu&s FURPURiNfis :- ScttTzanera piirpurea , Linn« ; 
Jacq. , Au$i., i , tab. 35 ; €lt0i> Hist., a , pag. 139, fig. 1 , 
et Pofm., 639; LiOnk., Ill, gen,, tab. 647 , fig. 3. Cette plante 
a des racines ovales, épaisses, charnues, oblongues, blan- 
châtres en dedans ; sa tige est droite , cylindrique , presque 
nmple ou médioerement rameuse, feuillée^ particulièrement 
à sa partie inférieure, haute de. huit k dix. pouces, uniâore. 
Les feuilles sont très -étroites, glabres, linéaires, vertes, en- 
tières , subulées, presque aussi longues que les tiges. Ses fleurs 
i^nt solitaires, tenninales, de couleur bleue ;'le& calices ovales, 
oblongs , pves^iie cylindriques ^ létfrsp écailles imbriqtiées , les 
intérieures beaucoup .plus loti^gué», àôiiminées; la corolle au 
moins une fois plus gi^ande <fue le calice; les étamines blau" 
châtres; l€s semeiices àlongée!^ ^ surMoufées d'ti^ne aigrette 
i^lumeuse. Cette plante croft en AlleoÉagiie, to Autriche^ 
dans la Sibérie. Je l'ai également ôbsei^ée sûr le» tàtea de 
k Barbarie. 

ScorsonI^b ONt>uLéEj Se&rU^ntra undulûta^ Pesf* ,'Fi.".«4ll#, 



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SCO ^1 

2 y f^t 319. Cette espèce, a de graais rapport» avec la pré^ 
cëdente : elle en dJiffire par se9 feuilles ondulées, souvent 
l^meuteuaes 9 lancéolées 9 plus larges* Les rfipîaes son t char- 
nues 9 presque fosiforipess les tige» droites , hautes d'un pied 
et plus, simples ou divisées vers leur sommet en trois ou 
quatre rameaux élancés, uaiûores , plus ou moins t<Kttei»teux« 
Les feuille» aont lancéolées, alongées, glabres ou un peu 
velues, fortement ondulée» à leurs bords, très-rétrécies et 
sabulëes àleursomniet, vaginales et en gouttière à leur base, 
k trois ou cinq nervure» longitudinale». Le» fleui^. sont soli- 
taires, tèrmifliales, d*Hn bleu violet; le» écailles du calice 
ovales, imbriquée»; le» extérieure» médioerement tome^teu»es^ 
les anthères brunes, le» »emencea «floogées, couronnée» par 
une Ikigrette 9es»ile, pliimeu»e, dont las poils sont. inégaux ^ 
entremêlés comme une toile d*araigQée« J'ai recueilli cette 
plante dan» les terrains sablonneux , sur les c6te» de Barbarie. 
Je Tai mentionné dans mon Voyage en Barbarie comme une 
variété de la précédente. Le» feuille» sont très-variables dans 
leur fornke. 

ScoB&ONÈaE GO&N£*))«-€£aF : S^i^ontra coronopifolia ^ Desf. , 
FL AtUf a, page a 90, tab, ai 2 ; Soorzonera hre^ieaulis^ Vahl^ 
Symh,^ 3, page 88, tab. 44. Cette plante a des racines fusi- 
formes, de la grosseur di;^ petit doigt, même du pouce. Sa 
tige est droite, simple, striée, haute de huit à dix pouces, 
nue, garnie seulement à sa ba$e de quelques feuilles pube»* 
centes , iaciniée» ou pinii»tiiidea^ éla^^gies dans leur milieu , 
^guës^ renversée», plus courtes. que la tige; les pinnulesli^. 
néaires, un peu écartée», quelques-unes Iaciniée»; le» pé? 
tMe» canalieulét, »triés, dilatés à la base. -Les fleuts, tei^ 
minale» et solitaires , ont le «alice ovale , obloog ; ses éeailletf 
souvent tonienteuses, me»bk«ttet>se».;À leurs bords; les e^ 
roUes; jaunes, une fois plu» lodgudS que le calice ; le^ aa<* 
thères brunes; les semences rudes, alcmgées, cylindriques^ 
couronnées par une aigriette aetsjle» plUmeusc!. Cette plante 
a été découverte par M. Desfontaines sur hsB montagnes, te 
long des cèfie» delà Barbarie. 

Scofl«»«Bfin TUséftEOSB :. Sùonoétta àuheroMf Willd., 5pee%V 
Palteis., Itin., d^ Appéj tab. >r^ ^i Mari»., Hist., 3, |. 7^ 
tab;i6, fig«j6. P^titia espèce» pourvue d'janè très-çrbsfie radift 



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i6% gCO 

tubërèiue, prefqné globtelieusè ; <pii ea j^'roduit pludçufi 
autres moÎBs grosses.^ Sa âge esi kaute de deux ou quatre 
pouces, cyliudrique, presque siauple, quelquefois chargée de^ 
deux ou trois rameaux. Les feuilles sont alternes^ linéaires ^ 
aiguffs , relevées en caréné , pubesoentes en dessous. Les fleurs 
sont terminales, indiné^s avant la floraison; le calice est pu- < 
bescent, muni extérieurement d'enyiron huit petites écaillea 
très-courtes, lâches , réfléchies , sétacéesau sommet ; les écailles 
intérieures presque en même nombre , aussi longiies que la 
corolle, membraneuses à leurs bords; les demi -fleurons 
jaunes , de couleur purpurine en dessous , tronqués et cré- 
nelés au sonlmet. Le» semences sont striées, de la longueur 
du calice, surmontées d'une aigrette sessile. Cette plante 
croit dans les terrains linioneiïx desséchés, sur les bords du 
Volga et dans la Syrie. Les Turcs et les Calttouks mangent 
les racines de cette plante , qu'on dit être d'un excellent 
goût. 

ScoiisoNàEB A FEBtLtBs étB^oiTES : Sûorxonera angmstfJbUa , 
Linn., 5p.; Glus. , Hist. , 1 88 ; et Fann. , tab;. 637 î Moris., Hiéifip 
3 , §. 7 ^ tab. 9, fig. lo. Sa rac4ne est épaisse, charnue, brune 
an dehors ; sa tige simple , grêle , quelquefois un peu ra- 
meuse et souvent relue à sa base , haute de sept à huit 
pouces et plus. Les feuilles sont nombreuses, presque tou- 
tes radicales, en touffe, linéaires, très -étroites, glabres ou 
un peu velues, aiguës, subulées. Les fielirs sont solitaires, 
terminales ; le pédoncute cotonneux , un peu renflé au sommet ; 
le calice médiocrement p^lbasoent ; les écailles de la base ui» 
peu tomentéuses', plus petites; les autres lancéolées, aiguës-, 
la corolle une fois plus grande 'qiie le calice , îaune en dedans, 
Mgèreinent purpVirine en dehol«; les semences «Mengués, 
étrohés, couronnées par une aigrette très*fine ; les poils en^ 
tremélés comme une toile d'araignée. Cette plante eroît dans 
les pâturages, sur les eolHnes, en France, en Espagne, aux 
environs de Montpellier. Je l'ai également observée dans les 
environs d'Avranches^ 

ScoRSONÈRB A FB0ILLE5 DE PIN : ^conioiMra )pimfolia^ WîHd., 
jpee;; BarreL, Jeoi». raA, tab« 496: Cette espèce a beaucoup 
de rapports avec les'scorxoitsra i^guêtifolia et puvpurea. Elle 
diffère de la p^eaoièie par son port» ppf ses feuilles sabuléea ; 



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SCO ao9 

de la seconde^ par la couleur de ta corolle» Sa racine est simple, 
fusiforme; sa tige droite, haute de cinq à six pouces, très- 
feuillée , couverte d'un duvet blanc et tomenteux. Les feuilles 
sont très -serrées , étroites , subulées , nerveuses , striées , to- 
menteuses à leur base^ à peine larges d'une ligne sur trois 
ou quatre pouces de iong. Le pédoncule est court, terminal, 
lanugîileux,' renflé au sommet, uniflore; le calice cylindri- 
que, cotonneux, à écailles larges, imbriquées, acuminées, 
les intérieures plus grandes, presque longues d'un pouce^ la 
corolle d'un Jaune de soufre, assez semblable à celle de la 
scorsonère d'Espagne , mais un peu plus grande , d'une cou- 
leur violette ou purpurine en dessous; les demi-fleurons sont 
dilatés au sommet; les semences glabres, couronnées par une 
aigrette blanche» Cette plante croit en Espagne et dans les 
départ emens méridionaux de la France. 

ScoRsoNè&fi BASSE : Scorzonera humilisj Linn», Spec*; 5cor- 
zonera nervosa, Lamk», FL fr.; Clus»,>2, page i38, iîg. a; 
J« Bauh*, 2, page io6i« Sa racine est épaisse, un peu pivo- 
tante; sa tige presque simple , tendre, peu feuillée, glabre, 
cylindrique, un peu cotonneuse; les feuilles sont presque 
toutes radicales, pétiolées, lancéolées, oblongues, aigutfs, 
rétrécies à leurs deux extrémités, glabres, marquées de ner- 
vures longitudinales, assez semblables à celles du plantain; 
les feuilles caulinaires rares, étroites, linéaires, sessiles. Les 
fleurs sont solitaires, terminales ; les écailles du calice glabres» 
ou un peu cotonneuses , lancéolées, aiguës ; les corolles faunes f 
plus grandes que les calices; les semences étroites, alongées/ 
striées, surmontées d'une aigrette plumeuse. Cette plante' 
croit en France , en Allemagne. Je l'ai recueillie dans les 
environs de Laon. 

ScoasONkRE VEI.UE ; 5corzonera viUosa, Scop« , Carrié , a j 
n/ 952, tab. 46. Cette plante est pourvue d'une racine 
épaisse , charnue ;' elle produit une tige droite , striée , haute 
d'un pied , rameuse , couverte , ainsi que toutes les autres 
parties, d'un duvet tomenteux, garnie jusque sur les ra- 
meaux de feuilles alternes, sessiles, à demi embrassantes, 
étroites^ linéaires, relevées en carène, courbées en faucille^ 
nerveuses^ très-entières* Les fleurs sont solitaires , terminales; 
^es calice composés d'écàilks imbriquées; légèrement to- 



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210 SCO 

menteuses, rougeâtres sur leur dos, jaunâtres à leur» bords; 
les corolles ^aunes^ un peu rougeâtres en dehors à la circon-- 
férence , beaucoup plus longues que le calice , d'environ un 
pouce de diamètre; les semences velues, surmonlé«s d'une 
aigrette roussâtre, légèrement plumeuse. Cette plante croit 
dans la Camioie. 

Sco&soNèRE &upe : ScorzQm^ra oâpera, Desft , Annal, du Mus* 
de Paris , i , page i33, iab. 9. Ses racines sont pivotantes, 
de la grosseur du doigt; ses tiges divisées, dès leur base, en 
quelques rameaux simple*, effilés, pubescens, iong^ d'un 
pied et demi , munies v«rs leur base de quelques feuilles 
rudes, d'un blanc cendré ^ les inférieures en spatule, cou* 
rantes ^or un pétiole triangulaire , inégalement dentées , 
presque psnnati£des; Les supérieures sesaîles, lancéolées, ai- 
guës; la partie supérieure âa tiges couverte de petites 
écailles courtes, foliacées, aiguës. Les fleurs aoat «oUtaires ; 
le calice ovale» alongé; ses écailles lisses, oblongues, ob- 
tuses, blanches et membraneuses à leurs bords; les demi* 
fleurons jaunes, tronqués; le tube velu 9 fili/orme; les a^* 
thères brunes; les semences velues, cannelées; leur aigrette 
rousçâtre , a poils roides et barbus ; le réceptacle p|an , al« 
▼éolé. Cette plante, originaire du Levant, a été découverte 
par Olivier et Bruguière. ,( Poia. ) 

SCOHSONËRÉES. (Bol.) Voyez nos articles Lactucées et 
5emi-flosculeuses. ( H. Cass. ) 

SCORTEA. {Bot.) Plukenet cite sous te nom un raisinier^ 
coecoloha ruhesceus de Linnscns. ( J.) 

SÇORTIME, SaoHimys. (Conchjyl.) Genre de Coquilles mi- 
croscopiques, établi par Denys de Montfort (Conefa. systém. , 
tom. 2 , p. 261 ), d'après une ou deux figures de Soldani^ 
et entre autres d'après celle de la table 55, vas. 187 D, qu'il 
a interprétée comme il » voulu. En effet, il veut qu'il y ait 
une veine carinée sur les deux flancs , avec une carène dor- 
sale , armée en molette d'éperon ; une boùehe alongée , recou^ 
verte par un diaphragme fendu dans sa longueur et terminé 
par un siphon figuré en sphincter ou bourse : choses qui tien- 
nent les unes à la manière dont le dessinateur a rendu la co- 
quille , comme la veine carinée, et d'autres, qui sont tout- 
à-fait fausses ou qu^il a'a pu voir ^ comme l'ouverture, et sa 



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SCO 211 

tloîson. Le fait, est que cette coquille , de deux ou trois 
lignes de diamètre , et qu'il nomme le Scoatimb NAYicniAiRBy 
6. na^icularis , ^est fossile, diaprés Soldani, qui n'en dit pres- 
que rien; et suivant Denys de Montfort elle vient des Cana^ 
ries, ce qui paroît assez douteux. Elle peut être rangée 
parmi les cristacëes de M. de Lamarck. (De B. ) 

SCORTIO. {lehthyol.) Un des noms italiens du KuAT&Voyet 
ce mot* (H. C.) 

SCORZONE* (IcbfTi/oL) A Rome on donne ce nom à la 
roussette femelle. Voye* Roussette. (H; G.) " . 

SCORZONERA. (Bot.) Ce nom latin de la scorsonère, 
plante potagère, est aussi donné, par les habitans espagnols 
de la province de Venezuela, en Amérique, au ùraniolaria 
unnua, dont ils emploient la racine pour faire une boisson 
amère et rafraîchissante. ( J.) 

5CORZONEROIDES. {Bot.) Mœnch a fait sous ce nom un 
genre du leontodon aulumnaU^ qui est Vapargia autumnalis de 
Willdenow. (J.) 

SCORZONJÉROÏDES de Vaillant. (Bot.) Ce genre compre^ 
noit- Je scorzonera ladniala de Linn. , et les autres espèces ca^ 
ractérisées par leurs feuilles découpées et laciniées. (Lem.) 

SCOTANUM. (Bot,) Suivant Césalpin on nomme ainsi vu^ 
gairement, dans la Toscane, le fustet, rhus cotinus. Adanson^ 
dans la table de $eê familles , établit le même rapport ,* mais 
dans le texte de Touvrage , séparant du ranuneulus la plante 
que nous avons nommée jicaria d'après DiUenius , il la dis- 
tingue sous le nom de sootanum , probablement par inadver- 
tance. (J). 

SCOTER. {Omith.) C'est le nom du macareux, alea^arc* 
Hea, Linn., et laèradariea^ Gmel. ( Cu. D. ) 

$COTH-GOOS£. (Omith.) Non anglpis de la bemache , 
anas eryûiropus , Gmel. , et anser Uucopsis , Bechst;^ (Ch. D. ) 

SCOTIA. {Bot.) Voyez Schotia. (Poir.) 

SCOTIAS. (£n/dm.) Ce nom, tout-à^fait grec, XKorkie^y 
et qui signifie wvant dam l'obscurité ^ a été donné à une espèce 
de ptine, petit coléoptère dont Scfarank a formé un genre > 
«ans se rappeler que déjà ScopoU i'avoit établi sous le nom 
de G»BiE. Voyez ce moi. (CD.) 

SCOTXIA. {Bot.) Genre de fiantes dicotylédones, à fleurs 



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aia SCO ^ 

complètes» polypëtalëes , irrëguliéres , de la famille des lé- 
gûmineusesy de la diadelfkit déeandfie de Linnsnis, ofirant 
pour caractère eàsentiel : Un calice à cmq dents un peu 
inégales, entouré de bractées imbriquées; une corolle papi- 
lionacée; Tétendard plié, plus court que les (lilea; celles-ci 
sont de la longueur de la carène f dix étamines diadélphes ; 
un ovaire supérieur ; un style. Le fruit est une gousse pédi- 
cellée f comprimée , épaisse à sts bords, renfermant trois on 
quatre semences. Ce genre est mentionné dans la nouvelle 
édition du Hort. Ketv. , 4 , page 968. On n'en cite qu*nne seule 
espèce , sous le nom de scoUia dentata; mais sans aneune amtre 
description. ( Poia. ) 

SCOURATOUN. ( Omith. ) Voyez CouaiwrotJ». ( Cif. I>0 

SCOURJON. {Bot.) Cest le même que Fescourgeon, espèce 
d'orge. (J.) 

SCOUT. ( Ornith, ) Le pingouin , alca , Linn. , est ainsi ap* 
pelé en Ecosse. (Cb.D.) 

SCRABER.( Orm^fe.) L'oiseau ainsi nommé à Saint-Kîlda , 
est rapporté au petit guillemot| vulgairement colombe de 
Groenland , alca alle^ Linn., et uria aile, Temm. (Ch. D.) 

SCRAFTIË, Scraj^tia. {Eniom.) M. Latreille décrit sous 
ce nonl un gehre de coléoptères hétéroméré^ , de la famille 
des sylvicoles ou oméphiles. Il n'en a fait connoftre qu'une 
espèce , voisine des serropalpes ou des mélandryes: il la nomme 
scraptie brune , seraptia fusea ; c'est le serropalpus fiisculus 
d'Illîger. C'est un petit insecte d'un brunrnoiràtre velu , avec 
les élytres lisses et les pattes plus claires. On le trouve aux 
environs de Paris. Ses métamorphoses ne sont pas connues. 
(CD.) 

SCREETCH-OWL. (Omith.) Browne désire par cette dé- 
nomination l'engoulevent à lunettes ou haleur, caprîmulgus 
amerieanus, Linn. (Ch. D.) 

SCRIBE A. (Bot.) Cest le même genre que le Ltchnanthus. 
Voyez ce mot. (P01&.) 

SCRiCCIOLO. (Omith.) L'oiseau que les Toscans nomment 
ainsi ېt le troglodyte, motacUla troglodytes , Linn. (Ch. D.) 

SCROBICULAIRE , Scrohicularia. {Conchyl.) M. Schuma- 
cher, dans son Nouveau système de conchyliologie, forme 
sous cette dénomination un genre avec le mja arenaria de 



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SCR âi5 

Gmeliiiy la même chose que sa maetra LîsUri, dont M. de La- 
marck a fait sa lutraria compressa , type du genre Arenaria de 
Megerle, et enfin de celui que le docteur Leach a nommé 
' Ligula, C'est une coquille toute blanche qui vit dans le sable 
ou la vase de l'embouchure de nos rivières , non-seulement 
sur les cdtes de la Manche 9 mais très-probablement sur celles 
de l'Océan et de la Méditerranée; car la M. piperaia de Lin- 
^aeus, lutraria piperata de M. de Lamarck, est la même tsr 
pèee.(DEB.) 

SCROBICULÉ. (BoL) Creusé de fossettes irréguli^rei ; exem- 
ples : graines de Varum italicum , clinanthe (support de» fleurs) 
du luêsilago foifara, , noyau de la pèche, etc. (Mass.) 

SCROFANELLO. (IchthyoL) Nom italien de la Scobpène, 
Voyez ce mot. (H. C.) 

SCROFANO. ( IchthyoL ) Nom italien de la truie de mer. 
Voyez SccRpfeNB. (H. C.) 

SCROFHULAIRË; Scrophuhma, Linn. (Bot,) Genre de 
plantes dLcotylédones monopétàlet, de la famille des scrophw 
lariéeSf Juss* , et de la diâynamie angiospermie , Linn.y dont 
les principaux caractères sont les suivans : Calice mono^ 
phylle, i cinq divisions arrondies ; une corolle monopétale, 
irrégulière, à tube renflé, presque globuleux, et à limbe 
partagé en cinq découpures, formant presque tleux lèvres, 
la supérieure à deux lobes arrondis, et Tinférieure à troi» 
divisions, dont la moyenne réfléchie $ quatre étamines k fila- 
mens didynames, terminés par des anthères à une seule 
loge , s'ouvrant transversalement par le sommet ; un ovaire 
i>vale, surmonté d'un style a stigmate simple; une capsule 
arrondie, acuminée, à deux valves, à deux loges, dont la 
cloison est formée par les bords* rentrans des valves , et qui 
contiennent des graines nombreuses* , 

Les scrophulaires sont des plantes herbacées ou plus rare- 
ment des arbrisseaux^ dont les feuilles sont le pl^s souvent 
opposées et dont les fleurs , portées sur des pédoncules ra« 
meux, sent disposées en petits bouquets axillaires ou en 
grappes aloAgées et terminales. On en connoit une cinquan<» 
taine d'espèces , dont la plus grande partie appartient à l'an- 
cien continent > et dpnt dguz^e croissent naturellement ep 
Francet 



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214 SCR 

* Feuilles simples* 

ScROPBVLAiHB DU rBiNTEir?s ; Scrophulorta pemalis, Lion., 
Sp», 864» Ses tiges sont droites, quadrangnlaires , hautes de 
deux pieds ou «aviron , plus ou moins velues^ ou pubescentes, 
ainsi que iea feuilles* Celles-ci sont cordiformes, pétiolées, 
opposées ou quelquefois ternées, doublement dentées en 
leurs bords. Ses fleurs sont jaunes , di^osées , dans ks aisselles 
des feuilles supérieures, en petites grappes corymbiformes f 
leur corolle est ovoïde, très-resserrée à son ouverture. Cette 
plante est bisannuelle : on la trouve dans les bois et les lieux 
ombragés des montagnes en France, en Suisse, en Allemagne, 
en Italie, etc. 

SC&OFHU1.AIB.6 NOUEUSE , vulgairement Scaophulaire des bois , 
Grande scAornuLAiRE ; Sert^halaria nodosa, Linn., Spec, 863* 
Sa racine est horizontale , noueuse, vivace; elle produit une 
tige quadrangulaire , d'un rouge brun , droite , ordinairement 
simple, bautc de deux à quatre pieds, garnie de feuilles 
ovales -lancéolé^, i peine échancrées en cœur à leur base, 
pétiolées, opposées, glabres, d'an vert sombre, bordées de 
dents inégales et aiguës. Ses flenrs sont d*un pourpre noi< 
râtre, portées sur des pédoncules rameux, bpp osés, jet dis- 
posées en une grappe droite , paniculée et terminale. Cette 
espèce croit dans les bois des montagnes- et dans les lieux 
ombragés en France et dans d'autre» contrées de FEurope. 

La scrophulaire des bois a une odeur fétide, nauséabonde, 
et sa saveur est amère. Elle passoit autrefois- pour résolutive , 
tonique, sudorifique, vermifuge, et ses^ racines ainsi que ses 
feuilles s'employoient , surtout à l'extérieur, contre les tu- 
meurs scrophuleuses , les- hémorrfaoïdes , la gale , les dartres. 
Mais cette plante et les différentes préparations qu^on en fai* 
soit dans les pharmaciessont au^urd'hui tombées en désuétude. 

ScRorHULAiTcB aquatique , vulgaircmcut BéTOffiE d^ead , Herbe 
DU siécE; Serophularia aquatiea, Linn«, Spec, 864. Cette es- 
pèce diffère de la précédente par sa racine fibreuse, par ses 
JBeuilles plus aloogées, bordées de crénelures arrondies et 
non pas de dents aiguè's. Elle croît dans les fossés aquatiques 
et sui* les bords des ruisseaux çn France et dans d'autres pays 
de TEuropct 



Digitizedby VjOOQIC , s 



SCR ai6 

' C«st à de prëteiMlues vertus vuffféraires et à rutîHtë dont 
elle fut, dit -on, pour guérîr toutes sorte», de blessures, 
pendant le long siège que La Rochelle soutînt sous Louis 
Xin, que eette pl«nte doit un de ses aonstulgaires. Boul« 
duc loi suppose kt propriété de corriger, lorsqu'elle est mêlée 
au séné, 1» saveur désaj^réable dm iofusions ou des décoctions 
de cette dernière drogue; maitf il ne p*roft pas probable 
qu'avec l'odeur nauséeuse qui lui est propre à elle -même , 
elle puisse avoir une telle influence sur le séné. 

** Feuilles munies d^ appendices à leur lase, ou 
ternées, ou laciniées. 

ScaoPHtTt AnuB TRii^Otil&e ; S^rophularia tri/aUata, Linn. , 5pec., 
165. Sa racine est vivaee ; èire produit une tige simple ou 
peu rameuse^ quadrangulaire , glabre, haute d^unpied et 
demi à deux pieds , garnie de Veuilles ovales, pëtiolées , échan- 
erées en eœnr à leur base , gliabres et Juisanfes des deux côtés , 
inégaiedMiit et doublement dentées; leà inférieures sont sou* 
ven< munies à leur base d*oreilieties , qui les font parottre 
trifoliées. lAÉ fleuts sont d'un pourpre obscur, disposées en 
petites grappes latët^les, alternes, dont renseiîible forme 
une loii|gue gMppe terminale. Cette espèce crolV sur les bords 
des champs, dans le voisinage de la mer, en Corse et sur les 
côtes de Iftrbarie. 

StKorBOLAiiiB tf^'KAAExrsEi Sorophuîarîa ramoiissima, Lois., 
Fi. Gtfll., 3^6 1. Sa tige estuA peu ligneuse à sa base, presque 
cylindrique ou peu anguleuse, divisée en rameaux nombreux 
étalés, les inférieurs opposés, les sfupérieurs alternes. Ses 
feuilles Sont oblongue», très-glabres, dentées profondément, 
quelquefois même pinnatifldes. Se» fleurs sont petites, d'un 
pourpiie foncé , avec les découpures latérales blanches., soli- 
taires ou deux à deux sur les pédoncules , et disposées dans 
leur ensemble en gvappes paniculées et terminales. Cette 
espèce a été tï<ouvée dans l'île de Corse et en Provence , par 
M. G. Robert. 

"^'^^ Feuilles ailées. 

ScROFHULAniE MEtUFàHB ;. Scrophularia mellifera , Desf. , FL 
All^ a, page 63, t. 143.^ Sa racine est vivaee; eUe produit 



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2i« SCR 

une ou pliisieuft tiges glabres, ainsi que toute la plante, i 
quatre angles saillans, rameuses, hautes de quatre à six pieds, 
garnies de feuilles opposées, pëtiolées, composées, les infé* 
rieures de neuf à sept folioles, et les supérieures de cinq à 
trois seulement. Ces folioles sont ovales ou ovales-oblongues , 
inégalement dentées , quelquefois incisées, d*un vert foncé. 
<^s fleurs sont verdàtres intérieurement , d'un pourpre foncé 
i Fextérieur, disposées en petits bouquets axillaires , corym- 
]>ifbrmes, fonnant dans leur ensemble une longue grappe 
paniculée. Cette espèce croit dans les lieux humides en Bar- 
barie et en Corse. 

Sgropbulaire canine; Serophularia canina^ Unn. , Spec», 
86S, Sa racine est vivaoe; elle produit une tige droite, ra- 
meuse, haute de quinze & dixthuit pouces,* garnie de feuilles 
ailées, & folioles incisées ou pianatifides, glabres, ainsi que 
toute la plante. Les fleurs sont d*un pourpre noirâtre, por- 
tées , dai»s la partie supérieure des tiges, sur des pédoncules 
bifurques , rameux, et formant dans leur ensemble une longue 
grappe terminale* Les bractées qui sont à la base de ehaque 
Beur, sont linéaires, et les divisions du calice sont membra-» 
neuses et blanchâtres en leurs bords. Cette plapte eroit dana 
)es terrains secs et pierreux en France et dans le Midi de 
l'Europe. 

SciiOFHULAiRE LuisANTB ; ScTophularia lucida^ Linn. , Sfee», 
865. Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente ; elle 
en diffèrç par ê^s teviUles un peu charnues, luisantes , souvent 
deux fois, ailées, et à découpures plus larges; par ses fleura 
d'un rouge plus pâle, ayant Torifice du tube de leur corolle 
inuni d*une petite lame orbiculaire, et, enfin, parce que 
les bractées sont oblongues et non linéaires. Cette scrophu-i 
laire croit dans le Midi de TEurope, dans le Levant et ^ 
Barbarie. ( L« P* ) 

SCROPHULAIRE [Petite], (Bo^) C'est la ficaire. (L. D.) 

SCROPHULAWNÉES. (Pçft.) Cette famiUe de plantes, 
ïiommée d'abord scrophulaîres et ensuite Personi^es (voyei 
ce mot) , à cause du liiùbe irrégulier de la corolle confor- 
mé dans quelques genres en masque, penona^ a été rétablie 
par M. R. Brown soixê celui de scrophularinées, qu'elle con- 
«t^ryera probablement, SUe le tire d'un de seç principaux 



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SCR «17 

genres y et sa place est marquée dans la classe des hypoco** 
rollées ou dicotylédones à corolle monopétale insérée soua 
Vovaîre. Son caractère général est formé dç la réunion dea 
suivans : 

Calice d'une seule pièce» ordinairement persistant, divisé 
en plusieurs lobes. Corolle hypogyne monopétale, irrégu* 
lière , divisée à son limbe en Ipbes inégaux. Étamipes insé-» 
rées au tube de la corolle, tantôt au nombre de quatre du 
dynames, c'est -à<^ dire dont deux «ont plus courtes, tantôt 
seuleinent au nombre de deux, quelquefois par suite d'avor« 
tement. Ovaire simple , libre , non adhérent au calice , à deuK 
loges contenant plusieurs ovules; style unique; stigmate sim-* 
pie ou bilobé. Fruit capsulaire (rarement un peu charnu), 
8'ouvrant de haut en bas, entièrement ou à moitié, en deusc 
valves, divisé intérieurement en deux loges séparées tantôt 
par les bords rentrans des valves , qui s'appliquent contre ua 
réceptacle ou placentaire central qui ne leur adhère quQ, 
par ce point et s'en détache plus tard , tantôt par une cloi- 
aon distincte, parallèle aux valves, s'appliquant sur leurs 
bords non rentrans, s'en détachant à Fépoque de la matu- 
rité et portant un placentaire sessile ou plus rarement relevé 
aur le milieu de chacune de ses faces. Quelquefois ces valvca, 
d'abord séparées Tune de l'autre , se subdivisent ensuite en 
deux et présentent , dans la maturité plus avancée , la forme 
d'une capsule à quatre valves* Graines plus ou moins nom« 
breuses , portées sur les placentaires. Embryon petit, presque 
cylindrique, occupant le centre d'un pérîs|>erme charnu et 
ordinairement très-mince, à radicule droite, plus longue et 
plus grosse que les lobes , dirigée vers l'ombilic de la graine. 
'Tiges herbacées ou rarement s'élevant en arbrisseaux. Feuilles 
opposées ou alternes. Fleurs accompagnées de bractées, pré-> 
sentant rarement le rudiment d'une cinquième étamine avor* 
tée. Inflorescence non uniforme. 

M. R. Brown a réuni à cette famille les RHijsf anth^es (voye^ 
ce mot), qui ont de même une corolle hypogyne, mono-^ 
pétale et irrégulière, des étamines au nombre de deux ou. 
de quatre , didynames ; un fruit capsulaire à deux loges et ui^ 
périsperme charnu contenant l'embryon ; mais leur embryon , 
plus court , n'occupe que U partiç^ supérieure de Taxe da 



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^ï« SCR 

périsperme , €i la eloisôn ^i sépare les loges est, non |»araU 
léle , mais opposée aux valves , adhérente dans leur milieu , 
te partageant, à l'époque de la maturité avancée, en deux 
parties restant adhérentes aux valves, sur lesquelles elles 
forment une demi -cloison, portant les graines* sur son point 
de suture. Cetfe différence nous parott suffisante pour main«* 
tenir la distinction ancienne , adoptée aussi par M. Kunth , 
'entre lès deux familles, qui devront cependant é|re rappro- 
chées, et qui pourroient tout au plus être regardées comme 
deux sections tranchées : noua errions placé ailleurs les rhi- 
nanthées, à catise de leui* affinité avec les orobanches, les 
acantacées et les jasminées capsulaires. Ce changement exi- 
gera nue nouvelle distribution des familles de la classe des 
hypocorbliées , phis conforme à ces diverses affinités* 

Les scrophularînées , ayant le^ caractère dé fkmille indi- 
qué ci -dessus, peuvent se partager en deux sections prin- 
cipales, d'après le nombre des étamines. 

Dans là première , plus nombreuse , distinguée par quatre 
étamines didynames , on plac^ les Nuxia de Commerson ; Budd' 
leia; Goniafa de la Flore du Pérou ; Russelia de Jacquin ; Seo" 
paria; Leueophyliam de M. Ktinth; Capraria; BorhKau^ma de 
Rôth, très^voisin du précédent; Xuaresia de la Flore du Fé- 
rt)u ; Stemodîa , Conohea d'Aublet ; M^cardonià de la Flore du 
Pérou ; Virgularia delà même ; HalUna; Dioeros de Loureiro ; 
Sûrophulariu ; DoàarHay auquel sont réunis le Nigrina de 
Linnaeus et peut-être le Seymeria peetinata de M« Pursh^ Ge^ 
raYàia ; Çymharia; Sopulina de M. Don ; ChirUa du même ; 
I/laurandia d'ôrtega , avec lequel se confondent V\J$tma de 
Cavanilles eiWKéeharàia de Roth ; Mitfosaome de M. deLabil- 
lardière ou Mitrogyne de M. Bfovi^n; Anarrhinum de M^ Dès- 
fontaines; SimbUleta de Forskal; linario^ de Tournefcrrt , dé- 
taché du suivant; Aniirrhinum; Collinsia de M. Nuttal; Ne- 
mesià de Ventenat ; Digitalis ; PerUslemùn de Mitchell et Will-* 
denow ; Hemimeris ; Angelonia dé MM. de Humboldt et Bon- 
pland ; Adenosma de M. R. Brown ; lAmnophila du même ; Her- 
pestis de Gœrtner {Gratiola monniera de Linnseus), dont le 
Morgania de M, Brown est presque congénère; Torenia, auquel 
le Nortenia de M. du Petit-Thouars doit rester uni ; Vandellid , 
dont le Matourfa d'Avbiet est congénère, selon Yahl; Liu' 



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SCU ai9 

ierma; timouUa} HàterahÛUa de BfM. Vée^ et Martivs; Bro- 
wallia ; Schwenckia et sno congénère CkœioMiuî de Vahl* 
Plusieurs de ces derniers genres avoient été laissé» par nous 
À la suite de la faimlle, comme différant en quelques points, 
où non suffisamment connus \ et cfest d'après, rànfiorlté de 
MM. Brown et JCunth qu'ils ont été insérés dans cette section* 

La seconde, distinguée par le nombre d'étaniiaes réduit à 
deux , renferme les genres Fœdtrola ; Curcutga établi par 
BOUS et adopté par VabU CaiceoUria; Bœa de Commerson; 
Sehizanûiut et Jovellana de la Flore du Pérou ; aunquab m ne 
peut se dispenser de îoindre le CobimeUia de la mém» Flore, 
dont le nom , dé)à employé ailleurs , a été chaiigé par nous 
en celui d^Uluxiaf qui a tous les caractères dse la section, et 
diffère seulement par l'adhérence du bas de l'oraire arec le 
tube du ealice. Dana cette section très- naturelle on* obsenre 
que la capsule, d'abord partagée ea deux valres, se subdi- 
vise ensuite souvent en quatre et laisse dans son milieu la 
cloison séminifère libre. 

On cite encore k la fin de la famille , comme ayant avec 
elle quelques rapports et surtout les étamines ordinairement 
didynames avec une capsule biloculaire, mais qui 4ynt besoin 
d'être examinées- de nouveau ; les genres RoUUra de Vahl , 
dont.il faudra changer le nom employé ailleurs ;'Dtpfan£hera 
de M. Brown qui n'en décrit pas les ^its ; SchwaU^a' de 
Linnssus , dont Prolérieur de la capsule n'est pas connu ; 
Cjhanthera de MM. Hamilton et I>on , dont la situation de 
la cloison relativement aux valves n'est pas sufiisamment in- 
diquée ; Gratiola de Linnœus , composé de plusieurs espèces 
peut - être non congénères , dont la cloison présente des 
directions différentes relativement aux valves, surtout le 
Gratiola officinalis , peut-être plus voisin des rhinanthëes. (J.) 

SCROSENO. {Ichthyol.) Nom italien du Pxntocflisk, Vojreji 
ce mot. (H. C.) 

SCUDD^IIX. {Bot.) Voyez Ndi^cd< ( J.) 
■ SCULFISH. (Mamm.) Les pêcbeurs , dans les mers du Nord ^ 
donnent ce nom aux jeunes baleines, quand elles ont atteint 
deux annéesd'àge. (Desm,) 

SCURAPOLA* (Ornfth.) C'est , en grec moderne, le crave, 
eorvus graculus f Linn,, pu freplus^ Cuv. (Ce» D.) 



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420 S eu 

SCURRULA» (Bol.) Ce genre de plantes, ëiablt par F. 
Browne , d^abord adopté par Linnseus , a été ensuite réuni 
par lui au loranthus, type de la famille des loranthées* ( J.) 

SCUTALE. {ErpéL) Voyez Scytale. (H. C.) 

SCUTELLiS OEBICULARES. (Foss.) On a quelquefois 
^ommé ainsi les mamelons des cidarites* (D. F.) 

SCUTELLAIRE ou SCUTELLÈRE , SeutelUra. (EiUorn.) 
Genre d'insectes hémiptères de la famille des frontirostres , 
ou rhinos tomes , c*est-à-dire voisin des punaises, avec lesquelles 
la plupart des espèces avoient été rangées , à cause de leurs 
ëlylres demi«eoriaces, de leur bec paroissant naître du front, 
de leurs longues antennes non en soie, et de leurs tarses 
propres k marcher. 

M. de Lamarck a employé , le premier , ce nom tiré du 
latin Seutêllum , un bouclier , un écusson , qui indique en effet 
le caractère essentiel de ce genre , dont Vécusson , énorme* 
ment développé, couvre les élytres, les ailes membraneuses, 
et protège la partie supérieure de l'abdomen. Les antennes, 
en fil, sont d'ailleurs, comme dans les pentatomes, compo« 
sées de cinq articles. 

Nous avons fait graver la figure d'une espèce de ce genre 
dans Fatlas de ce Dictionnaire , pU S7 , n."* 2. 

Comme la plupart des genres de cette famille, les espèces 
de scutellères se trouvent uniquement sur les plantes , dont 
elles sucent exclusivement la sève. La plupart sont ornées des 
couleurs les plus vives, quelquefois même des pliu brillantes, 
comme des reflets métalliques d'or , d'argent et d'acier bronié. 

On trouve des espèces dans tous les pays du monde* 

Fabricius n'a point adopté le genre Scutellaire , au moins 
pour le nom ; il a cependant réuni les mêmes espèces sous la 
dénomination de Tetyra, 

Leè espèces de France les plus connues sont les suivantes: 
d^abord celle que nous avons fait figurer , qui est 

1 . La ScDTELLèRB SIAMOISE , ScuUlltra nigrolinecUa» 

C'est la punaise siamoise de Geoffroy, 1. 1 , pag, 468 , n."* 68. 

Car» Rouge ; à corselet marqué de cinq lignes noires eh 
long et trois sur l'écusson ; l'abdomea rouge est tacheté en 
dessous de points noirs. 

On la trouve dans les potagers^ 



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SCU , «t 

2. La S«utBLLà&E 8Efi<i-*PONCTuée , SeutelL iemi'-punclala. 
Car. Rouge ; dix points noirs ou taches sur le corselet ; 

quatre lignes noires sur Fécusson. 

On la troure sur les choux, dans le Midi de la France ; on 

la rencontre aussi sur le raifort , où elle vit en société. 
3< La ScuTBLLÈftE HOTtENTOTE, ScultlL hoUentota, 
C'est la punaise porte-chappe brune de Geoffroy. 
Car» D'un brun plus ou moins foncé ,• pattes jaunâtres* 
On la trouve communément sur les seigles , mais elle vit 

isolément* 

4* La ScuTELLÈRE sCARABOÏDE , ScuUlL scarahceoides» 

C'est la punaise cuirasse de Geoffroy , tom. i , n.® â , p. 45 &• 

Car. Noir^bronzé^ hémisphérique , et même plus large que 

longue. 

On la trouve sur la resce , eieia multiftora. > 

Parmi les espèces étrangères les plus brillantes nons ci* 

terons: , 

5. La ScDTELL&aE noble , ScuUlU nohilis. 

CoTé Oblongue ; d'un beau bleu métallique à reflets dorés 
et à taches noires* 

Elle vient d'Asie et des Indes orientales* 

6. La ScuTBLLàRE ROYALE y ScuttlU regalis. 

Car. Dorée j avec deux taches bleues brillantes sur le con- 
aelet et sur l'écusson. 

Elle est de la Ntiuvelle-HoUande* (CD.) 

SCUTELLABIA. {Bot.) La toque> nommée cassida par Coa 
lumna et ensuite par Toumefort, et scutellaria par Cortusius, 
a^té conservée sous ce dernier nom latin par Lînnœus. Voyez 
Toque. «( J.) 

SCUTELLARIA, ( Bot, } Baumgarten a formé sous ce nom 
un genre dans la famille dea lichens , qui se trouve être le 
inême que le l^oanora d'Acharius; avant lui Hoffmann avoît 
étftbli également un scutellaria dans la même famille , caracté^ 
risé par les conceptacles en forme d'écusson ; mais il n'a pas 
été admis, et les espèces ont été dispersées par les auteurs 
modernes dans les genres Stereocaulon y Vrceolaria, VcrrL^ 
caria, Palellaria , etc. ( Lem. ) 

SCUTELLATl. (Foss,) Luid a donné ce nom aux dents de 
poisson» fossiles orbiculaires et ovales* (D« F. ) 



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aaa SCU 

SCUTELLE. {Bol.) Dans les Uckens , le corps qui contient 
les organes reproducteurs offre assec frëf uemoient Ja forme 
d*un disque, lequel tant6t adhère immédiatement a latlialle 
(fronde de la plante) , et tantôt en est ^ifné au moyen d'un 
support, particulier. Lorsque^ adhérant 4 la thalle, ce disque 
n'est pas bordé d'un bourrelet, on le désigne par le nom de 
céphalode ; lorsqu'il a un bourrelet qui résulte d'un renfle* 
ment de sa propre substaxkce, on Je nomme patellule; lors- 
qu'il a un rebord formé par la substance ménie.de la fronde ^ 
c'est une scutelle. Cette espèce de conceptacle paroft dai^ 
l'origine comme un simple pore à la surface de la tLàlles il 
s'élargit peu à peu en forme de petit disque corné. (Mas».} 

SCUTELLE, ScuUUa. {Actinqz.) Dénomination su1:stîtuée 
par M. de Lamarck à celle d'echinodisous^ donnée par Leske, 
dans son édition des Oursins de Klein, à un genre d'Écbi- 
nides, que l'on peut caractériser ainsi : Corps irrégulière- 
ment circulaire, plus large du c6té de l'anus ou en arrière^ 
à peu près plan en dessous, légèrement convexe en dessus, et 
par conséquent très-aplati ; à bord mince , presque tranchant , 
souvent digité ou perforé; composé de grandes plaques pol^ 
gones; épines très -fines, extrêmement serrées, surtout en 
dessus, et éparses; ambulacces bornés, très- courts, formés 
de chaque côté d'un double rang de pores, réunis entre eux 
par un sillon transversal, de manière à imiter assez bien une 
fleur à cinq pétales subégaux; bouehe inférieurement cen- 
trale, ronde , armée de cinq dents et vers laquelle con- 
vergent cinq sillons plus ou moins ramifiés , quelquefois bifur- 
,qués dés. la base, ce qui en fait paroitre dix; anus également 
inférieur , quelquefois dans le bord ; pores génitaux au nom- 
bre de quatre ou de cinq. 

Ce genre d'Echinides est extrêmement rapproché de celui 
que M. de ,Lamarck a nommé Clypéastre : il n'en diffère un 
peu essentiellement que parce que le corps est beaucoup plus 
déprimé, que la face inférieure est presque plane, qu'elle 
^st labourée par des espièces de sillons vasculaires; et enfin ^ 
que le disque e^ très -souvent ou digité, ou perforé vers le» 
bords ,~^mais sans que les trous les atteignent. 

L'organisation de ces singuliers animaux 'ne m'est pas con- 
nue,, et je ne çonoois même auçup auteur qui en ait parlé. 



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SGU î^S 

D'après la structure de leur têt , qui est presque pleia dans 
tout ce qui dépasse les ambulacres , il est probable que la 
masse viscérale est extrêmement petite. 

Il me pareit que toutes les espèces connues jusqu'ici vien- 
nent des mers des pays chauds | et surtout de celles de Tlnde. 
Je les répartirai en cinq sections , dont la dernière pourra 
4rès-bien former un genre distinct. 

A. Espèces dont le disque seul est perforé. 

La ScuTELLE A SIX TEous : ScuUlla stxforis , de Lamk., Aninn 
sans vert., tora. 3, pag. 9, n.^ 4; Echinus hexaporus, linn. , 
GmeL, p. SiS^f, u.® 66; Echinoâdsous $exies perforatuê', Leske , 
Klein, p. 199 , tab. 5o, fig. 3 et 4, copiée dansTEnc. tnéth.^ 
pL 149, fig. 1 et 2* Têt suborbiculaire , tronqué en arrière , 
percé de six ireus oblongs , dont cinq à l'extrémité des cinq 
ambulacres, et le sixième , plus interne , dans la ligne médiane 
du bord postérieur. Anus très- rapproché de la bouche. 

De Focéan Indfên et Américain. 

ILa S. A CINQ lAOUs : S. quinquefora , de Lamk. , loe* cit. , 
wkm" 5; Echi»us ptfUaphoruSj Linn., Gmel. , p. 3189, n,^ 65; 
EchinoUseus quinquiesperforalui , Leske, Klein, p. 197, tab. 
âi , fig. C, D, copiée dans FEnc. méth», pi. 149» ûg. 3 et 4. 
Tét orbiculaire , subréniforme ou tronqué , et un peu échan- 
cré en arrière, percé de cinq trous seulement, l'antérieur 
n'existant pas. 

On ne connoit pas la patrie de cette espèce» que M. de 
Xamarck pense n'être probablement qu'une variété de la pré- 
cédente. Elle a cependant une autre forme et est un peu 
plus petite. 

La S. A DEUX TROCS : S. hifora, ie Lamk., /oc. cît,, n.^ 7^ 
Eehinus hiforis^ Lian. , Gmel«, p. 3 188 , n.** 64 ; Leske, Klein, 
Echinodiseuê hipetforatas , p. 196, tab. 21, fig. A et B; Enc. 
tnélh.j pi. 147, èg. 7 et 8. Tét un peu irrégulier, paroissaat 
le plus souvent subtri|pne; deux ouvertures oblongues pos- 
térieures : l'anus très-éloigné de la bouche. 

Cette espèce, qui paroît varier beauconp , quant à la forme 
de son bord , ainsi qu'à celle des deux trous postérieurs qui 
sont quelquefois ovales et très-courts , offre aussi ^ comme la 



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Goog[e 



aa4 scu 

précédente , son ambulaere antérieur plus grand que ks au* 
Ires. On ignore sa patrie. 

B. Espèces dont le disque est troué et le bord 
échancré. 

La ScuTELLE A QUATRE TROUS : S. quodrifora, de Lamk- y L e.f 
n.^ 6 ; Echinas tetraporus , Linn. , GâieL y p. 3 1 90 , n«* 70 ; Echi" 
nodiscus quatuorperforatus , Leske, Klein y p. 204; Séba, Mut,, 
3, tab. i5, fig. 5 et6$ £nc. méth., pi. 148, fig. 1 et 2. Tét 
suborbiculaire 9 un peu plus large en arrière , percé de quatre 
trous seulement, les trois antérieure et Fanal, et de deux 
échancrures en place des trous postérieurs de la scutelle k 
six trous* 

Cette espèce I dont on ignore la patrie, pourroi^ bien n^étre 
qu^une variété de la scutelle à six trous; en effet, c'est la 
même position de Tan us. 

La S. iMARGiNÉB : 5. cmorginota, de Lamk., Zoc. cit», nJ* 3{ 
Linn. , Gmel. , p. 3 1 89 , n.* 67 ; Echinodiseuê emarginiUuSy Leske, 
Klein, p. 202 , tab. 5o , fig. 5 et 6 ; Enc. méth. , pL i5o , fig. 1 
et 2. Tét de la même forme que dans Fespèce précédente, 
c>st-à-dire suborbiculaire et tronqué en arrière, ^vec le seul 
trou anal complet , les cinq autres atteignant et échancrant 
le bord. 

Cette espèce , qui vient de Focéan Auslral et plus particu- 
lièrement de File Bourbon, est pour ainsi dire le passage de 
Fespèce précédente à la 5. hexapora. 

G. Espèces dont le disque est plein et dont le bord 
seul est échancré. 

La S. POUBLB- ENTAILLE : 5. hifi$$a,àe Lamk., Zoc. cit., n«*8; 
Echinu$ aurUu$ et inauritus , Linn* , Gmel. , p. 3 1 89 et 3 1 90 , 
n.** 68 et 69 ; Ecliinoditcus aurilus^ Leske, Klein , p. 302 ; Enc. 
méth., pi. i5i , fig. 5 et 6, et pi. i52, fig. t et 2, d'après 
Séba, Mus., 3 , tab. 1 5, fig. 3 , 4 , 5 et 6. Tét suborbiculaire, 
très- élargi et comme tronqué en arrière; aucun trou com- 
plet ; mais deux entaillures profondes au lieu des postérieurs 
et formant entre elles .deux une sorte de lobe^ quelquefois 



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SCU . ^^5 

liopea auricul^ de chaque c6téi L'anus au milieu de Tespace 
compris entre la bouche et le bord. . 
De Tocéan des grandes Indes* 

D. Espèces dont te têt est plein dans son disque et 
dans ses bords* 

La Scutelle entière; S, intégra , End. mëth., pi. 146, fig. 4 
et 5. Tét très - déprimé , orbiculaire, tro tiqué en arriére 9 
avec des traces seulement des deux etitaillul^es postérieures : 
Tanus tout prés du bord* 

Cette espèce , que je crois fort distincte , ne m'est connue que 
par la figure citée de rEncyclopédie. J'ignore même d'où elle 
a été copiée, et il me semble que M. de Lamarck l'a passée 
6OUS silence , à moins que ce ne soit la suivante j ce qui est 
douteux* 

La S. LAR6E-PLAQUE ; S. lotissîma, de Lamk., loe. cit., n* i6» 
Tét déprimé, elliptique, subpentagonal , tronqué en arrière, 
de très -grande taille; ambulacres obloogs- ovales; anus voî« 
aîodu bord. 

On ignore la patrie de cette espèce, qui est véritablement 
énorme* Elle existe maintenant dans le cabinet du prince 
d'Esling , et ressemble à une grande assiette* 

£• Espèces dont le disque arrondi , subpentagonal , 
un peu convexe en dessus, concave en dessous ^ est 
entier et présente ses ambulacres partagés en deux 
par la séparation complète des deux branches à 
leur extrémité. ( Les Placentules : Genres Arach- 

' ivoiDES y Klein ; Eghinàhàchnius j Leske ; Echino- 
Discus, Breyer.) 

La S. ARACHNOÏDE : 5* ploeenta, de Lamk*, loc* cit., n*^ 12 ; 
Bchinus placenta, Linn., Gmel*, p. 6195, n."* 76; Klein, 
Leske, p. a 18, tab* 20, fig. A B, copiée dans l'Enc* méth*, 
pL 143, fig* 11 et 12. Tét déprimé, subconique en dessus, , 
subécha^cré. en .avant et en arrière dans sa circonférence, 
un peu concave en dessous, avec cinq sillons profonds par- 
tant de Ja bouche' et allant à la circonférence; anus tout-à- 
48. iB 



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^2^ S eu 

fait marginal; ëpines très» fines, tris -serrées et semblables m 
du velours. 

De l'océan Austral, d'après Pérou et Lesueur. 

La ScuTELLE rondacbe; S. forma, Lamk», n**^ i3. Tét orbicu- 
laîre, asset conrexe en dessus, à bords un peu épais, échan- 
cré en arrière ; ambulacres disjoints , mais moins que dans 
Fespèce précédente , généralement plus courts , et surtout 
plus larges et plus rapprochés à Textrémité ; sillons rameux 
en dessous ; anus marginal ; épines comme dans la Scutelle 
arachno'ide. 

Cette espèce, qui rient de l'océan des Indes, comme la 
précédente, n'en diffère qu'assez peu; cependant elle en est 
véritablement distincte par la forme de ses ambulacres. 

La 3* 9E RuMFH ; 6. Kumphii, Rumph., Mi/<. , tab. 14, fig* G» 
Tét orbiculaire, comme dans la Scutelle rondache, mais dont 
les anibulacres sont encore plus larges, avec chaque branche 
plus arquée » quoique non réunie à l'extrémité ; orifices de la 
génératipa formés de quatre grands pores, figurant un tra- 
pèze, et en interceptant quatre beaucoup plus petits* 

J'ai vu de cette espèce deux individus dans la collection 
du prince d'£sling; en les comparant avec ceux -mêmes sur 
lesquels M. de Lamarck a établi les deux espèces précé- 
dentes, il m'a été facile de m'assurer des différences. 

F. Espèces dont le tét déprimé, orhiculaire^ compost 
d*un grand nombre de plaques disposées en rayons, 
est régulièrement denté en arrière. ( Les Demi- 
Soleils.) 

La S. HENTÉE : 5. dentaUt, de Lamk., n.* 1 ; Eéhin» arUculus, 
Linn. , Gmel. , p. 3192, n.** 17; Eehinodiscus dentatus, Klein, 
Leske, p. 212, tab. 22, fig. E, F, cop. dans l'Eue, méth., 
pi. i5i, fig. 1 et 2. Tét orbiculaire, déprimé^ S^rnî de neuf 
digitations anguleuses en arrière ; ambulacres grands et assez 
pointus. 

Des mers de l'Inde. 

La S. DEMI-SOLEIL ; 5. semisol, Enc. méth. , pi. 1 5i , ûg. 3 et 4* 
Tét circulaire, composé de vingt-cinq rayons, de plaques ré- 
gulières, dont les neuf postéirieures sont dentées^ ambulacres' 



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SCU "7 

très •courts et disposés régulièrement en une étoile à cinq 
rayons. 

J'établis cette espèce , dont M. de Lamarck n'a pas parlé , 
non plus que Gmelin , du moins à ce que je crois , d'après 
une fort bonne figure de l'Encyclopédie : j'ignore si elle est 
originale. Je ne la trouve pas dans l'ouvrage de Klein, édi- 
tion de Leske. 

G. Espèces à disque très-mince, presque circulaire, 
un peu plus large en arrière^ oà son bord est plus 
ou moins denticulé; ambulacres pétalif ormes , mais 
bien moins que dans les autres scutelles ; bouche 
centrale a^ec sillons ramifiés ; anus inférieur et plus 
ou moins voisin de la bouche. (Les ÏIotules, Klein; 
EcHiif oDiscus 9 Leske.) 

La ScuTELLE DécADACTYLB : S. dtcodactylos ; la s. DIGITéS, 5. dt- 
gitata y de Lamk. , n.^ 2 ; ^chinus deoadactylos , Linn. , <7meL , 
pag. 3191 , n.^ 7$: Eehinodiscus deciesdigitatus , Leske, Klein , 
pag. 209, tab. 22 , fîg*^, B, cop. dansl'Enc. méth., pL i5o, 
fig. 5 et 6. Tét orbiculaire, déprimé, à ambulacres clos, di- 
visé à son bord postérieur par des digitations ou lobures, 
formant deuic palmures de quatre chaque et une solitaire; 
deux paires d'entaillures plus ou moins marginales dans le 
reste du disque. 

On ne connott pas la patrie de cette singulière espèce , 
qui est très-voisine des scutelles de la première section. 

La S. ocTODACTYLE : 6. octodact^los , 5. digitata, var. h, de 
Lamk., n."" 2; Eohinus octodaclylus , Linn. , Gmel., p. 3192, 
n.^ 76; Eehinodiscus octiesdigitatus ^ Leske, Klein, p. 911» 
tab. 22, fig. Cf D, cop. dans l'Enc. méth. , pi. i5o, fig. 3 et 4* 
Tét orbiculaire, déprimé, à ambulacres plus prolongés que 
dans l'espèce précédente et non complètement fermés ; bord 
postérieur divisé en deux palmures chacune, quadrilpbé peu 
profondément $ disque antérieur percé de deux trous seule- 
ment. V 

Patrie inconnue%> 

Quoique M. de Lamarck ait regardé cetite échinite comme 
une simple variété de sa scutelle digitée, il est évident qu'il 



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^28 'SCU 

en est distinct par un grand nombre de caractères , et enfre 
autres par la forme des ambulacres* 

H. Espèces à disque circulaire ou os^ale, à bord bien 
entier, cessez épais ^ un peu concasse en dessous et 
convexe en dessus; à ambulacres réguliers, péta-- 
loïdes fermés ou à peu près ; ouverture buccale 
centrale ; ouverture anale entre elle et le bord. 
(Les Beignets.) 

La ScuTELLE OBBicDLAiRE: S« orliculans j Lamk.y n/ 1 o; Echinus 
orhicularis, Linn., Gmel., p. 3191 , n.** yS ; Echinodiscus orhù 
cularisy Leske, Klein, p. £07, taK 45, fig. 8 et 9 , cop* dans 
l'Enc. méth., Vers, pL 147, fig* 1 et a* Têt circulaire, sub- 
convexe au milieu, à bords arrondis, assez épais; ambulacres 
ovales , aigus , bien fermés ; ouverture buccale ronde, grande , 
avec dix sillons divergens : ouverture anale bien avant le 
bord. 

Des mers de Tlnde. 

La S. aÉTicuLÉE : S. reticulatus, Echinus jeticulatus , Lînn., 
Gmel. , p. 3191, nJ^ i5; Echinoglycus ofolis, Phels. , Leske^ 
Klein, p. 207, tab. 45, fig. 8 et 9, cop. dans TEnc. méth., 
pi. 144) fig. 5 et 6. Tét ovale, assez alongé, à bords assez épais; 
ambulacres bien péialoïdes, le postérieur plus grand que les 
autres : des sillons divergens de l'ouverture buccale; anus 
très-voisin du bord. 

De Tocéan Indien et Américain. 

L Espèces à disque tronqué en arrière, un peu bombé 
en dessus et concave en dessous. 

La S. BBiCNET : 5.- laganum , Cfypeasler laganum , de Lamk. f 
loc, cit. , p. 1 5 ; Linn. , Gmel. , Echin, laganum, p. 3 1 90 , n.° 7 1 ; 
Echinodiscus laganum^ Leske, Klein, p. 104, tab. sa, fig. a, 
h, c. Tét suborbiculaire , obscurément pentagone , aplati sur 
les deux faces ; ambulacres ovales , trés-finement striés , in- 
complètement fermés ; ouverture anale très-voisine du J>ord. 

Des mers de l'Inde ? 

La S. CLVPÉASTRiFORME : S. clypeastrifomds , Clypeastèr scutir- 
formis, de Lamk., loe. cit., p. 14, n." 49 echinus planuê ici^ 



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SCU 229 

afirmis, Sëba, Mm., 3 , tab. .i 5-, fig. 3 et 4 » cop. dans TEnc. 
mëth., pi. 147 1 fig« 3 ^i 4* Têt elliptique; aplati en dessus, 
submarginé, avec Touyérture anale très-voisine du bord. 

Il paroît que cette espèce, qui provient aussi probable- 
ment des mers de Flnde, est très-voisine de la précédente» 
mais qu'elle est tou)ours plu grande et constamment plus 
elliptique. 

La ScDTfiiXB ambigène: 5. amhigena^ Lamk. ; Séba, Mus. , 3 , 
tab. i5, fig. i3 et i4; et avec doute Leske, Klein, p. i88, 
tab. 19, fig. C,D, cop. dansTEnc. mëth., pi. 146, fig. Set 4. 
Tét ovale, elliptique, à dos un peu convexe, à bord un peu 
sinueux, à Mbulacres ovales-oblongs, en forme de coussin; 
orifice anal mrginal. 

Ces trois dernières espèces font le passage aux clypéastres. 

K. Espèces dont le disque est un peu bombé au milieu 
du dos , et dont la circonférence est régulièrement 
polygonale, avec les ambulacres pétaliformes fermés. 

La S. DécAGONALE; 5. deéagonalis, Lesson , Voyage de TUra-» 
nie. Têt très -déprimé, un peu pyramidal au milieu du dos, 
k peu près plan en dessous; le bord bien entier, partagé en 
dix c6tés alternativement inégaux, un petit en avant et un 
grand en arrière; ambulacres pétaloïdes bien fermés, bien 
égaux'; quatre pores génitaux; bouche centrale, avec cinq 
sillons convergens, courts et peu marqués; anus presque 
marginal; couleur d'un rose agréable, plus foncé dans les su- 
tures en dessus , plus clair en destous. 

Cette jolie espèce, dont je dois un individu à M. Lesson, 
a environ un pouce et demi de diamètre sur une ligne en- 
viron d^paisseur aux bords ; ses piquans sont extrêmement 
fins, comme de Famianthe, si ce n'est autour de la bouche, 
où ils sont un peu plus gros. Elle vient des rivages de l'ilé 
Waigiou. (DeB.) 

SCUTELLE. (FoM.) On trouve des scutelles à l'état fossile 
dans la Touraine, dans l'Anjou, dans le Dauphiné et dans 
d'autres endroits. Les couches où on les rencontre sont plus 
nouvelles que la craie; mais il paroit qu'on n'en trouva pas 
dans cette substance où le tét des échinites s'est conservé , et 



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a3o SCO 

nous ne sommes pas certains si oi| en rencontre dans des 
couches plus anciennes. 

SctJTELLE ronde: Scutclla suhrotunda ^ Lamk. , Anim. sans 
vert. , tom. S, pag. 1 1 , n.^ 14 ; Echinodisùus suhrotundus^ Leske, 
Ap» 9 Klein , pag. 206 , tab. 47 , 6g. 7 ; Echinus melitensis, Scîlia y 
De corp, marin* , tab. 8 , fig. 1 — 3. Corps orbiculaire, à dos un 
peu convexe, sur lequel se trouvent cinq ambulacres ovales, 
rétrécis au sommet; anus au-dessous , près du bord ; diamètre 9 
deux ou trois pouces. Fossile des environs de Doué et de Sou-> 
langes en Anjou, de Mantelan en Touraine, de Chevaigne, 
près d'Angers , de Tile de Malte et de Sain t-Paul-Trois-C ba- 
teaux en Dauphiné ; mais avec quelques mc^^îcations de 
formes dans quelques-unes de ces localités. < V 

Cette espèce porte six légères échancrures dans son bord : 
Tune est située vis-à-vis de l'anus , et les cinq autres répon- 
dent aux ambulacres. 

SciTTELLE DE Faujas ; ScutclUi FaujosH , Def. Cet échinite est 
très-aplati ; ses ambulacres sont plus raccourcis et plus fine- 
ment exprimés , et Tanus est plus rapproché du centre que dans 
l'espèce précédente; mais, du reste, elle a avec elle beau- 
coup de rapports, et pourroit n'en être qu'une variété. Dia- 
mètre , trois pouces et demi. Nous ignorons 011 elle a vécu. 

ScuTELLE LENTICULAIRE ; SculcUa UrUicularis y Lamk. , loe, ciL , 
pag. 9, n.^ 11. Corps orbiculaire, un peu convexe, portant 
cinq ambulacres courts , ouverts au sommet ; anus dans le 
bord. Ces caractères sont ceux assignés à cette espèce par M. 
de Lamarck ; mais , en l'examinant attentivement , il est difficile 
de la reconnoître, attendu que les ambulacres, qui sont.très- 
peu apparens, ne paroissent pas ouverts au sommet, c'est-à- 
dire au point de leur réunion au milieu du disque, et qu'au 
contraire ils sont ouverts aux bouts qui regardent le bord. 
Cette espèce se trouve à Grignon , département de Seine-et^ 
Oise ; elle est souvent suborbiculaire et son plus grand dia^ 
mètre est de quatre lignes : quelques individus ont jusqu'à 
sept lignes de diamètre ; mais il est difficile d'être assuré 
qu'ils dépendent de la même espèce, 

$£UTELLE ENFL^^; SeuteUn^ inftota, Def, Cette petite espèce 
diffère de la précédente en ce qu'elle est ovale, enflée, un 
peu concave en dessous, et que l'anus est placé en dessous. 



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SCU i3i 

près da bord. Son plus grand diamètre est de deux lignes. 
Fossile de Grignonet de Parues, département de TOise, dans 
la couche du calcaire grossier* 

ScuTELLE ndmmulaiae; ScuUlla nummularia , Def* CeK échi- 
nites ressemblent en dessus à des nummulites* ScFurent les am- 
bulacres ne sont pas marqués: ils sont plus grands que les 
scutelles lenticulaires. Du reste, ils ont beaucoup de rapports 
avec cette espèce. Fossile de Grignon. On trouve à Massillac , 
département de la Loire- Inférieure , dans une couche qui 
paroitroit appartenir au sable vert, des scutelles qui ont de 
très-grands rapports avec la scutelle aummulaire* 

Scu^LLE DE Hauteville : SeuUUâ {Ula^ilUnsis , Def. Corps 
ovale, un peu épais, aplati en dessus, où il se froure cinq 
ambulacres ouverts k celui des bouts qui regsnrde le bord ; 
Fanus est entre ce dernier et la bouche. Le plus grand dia- 
mètre est de sept ligues. Fossile de HauteviUe, département 
de la Manche. 

Scutelle ècbavckèe^ Scutella incisa, DesF. Corps orbieulaire, 
mince , et sur lequel les ambulacres ne sont presque point 
apparens; Tanus est placé en dessous, près du bord, où il se 
trouve une petite éehancrure. Diamètre, plus de sept lignes. 
Fossile de Hauteville, 

ScTTTBLLE DU Lancubj>oc: Scutelta occitana , Desf.; Parkinson, 
Org. rem^j tom. 3, pi. 3, fig. 8. Corps ovale, un peu épais, 
aplati , portant en dessus cinq ambulacres très-marqués , ou'- 
verts aux bouts qui vont aboutir jusqu^au bord ; Ta nus est 
placé entre ce dernier et la bouche : le plus grand diamètre 
est de sept lignes et demie. Ce fossile est indiqué avoir été 
trouvé dans le Languedoc. Parkinson annonce qu'on Ta trouvé 
à Vérone. 

Scutelle d^Espagne; ScuUlla hispanaj Desf. Corps ovale, 
épais, un peu aplati, portant en dessus cinq ambulacres peu 
apparens; Panus est placé entre le bord et la bouche: dia- 
mètre, cinq lignes. Ce fossile est indiqué avoir été trouvé en 
Espagne. 11 a de très-grands rapports avec une espèce qui vit 
dans la Manche et qu'on trouve sur les eàtes du département 
de Calvados. ( D. F. ) 

SCUTELLÈRE. (Efitom.) Voyei Scutellaire» (C. D.) 

SCUTELUTES. {ConchjL) Nom donné par Denys de Mont- 



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a3» S eu 

fort à des coquilles fossiles appartenant au genre- Pavois, qu'il 
a séparé de celui des patelles* (Desm.) 

SCUTELLUM. (ErUom.) Voyez Écusson. (Desm.) 

SCUTIBRANCHES, Scutibranehiata. (Malacoz.) Sous cette 
déoomination M* G. Cuvier» qui le premier Ta employée, 
forme un ordre de sa classe des Gastéropodes , dans lequel il 
place les genres Haliotide , Stomate , Cabochon , Crépidule , 
Fissurelle, Émarginule , Septaire ou Navicelle, Carinaire et 
Firole. 

M*. de Blainville, dans son Système de malacologie, em- 
ploie le même nom pour désigner le troisième ordre de isa 
sous -classe des Paracéphalophores hermapl^redites ou uni- 
' sexuels, et il y comprend deux faniilles, celle des Otidés 
pour les genres Haliotide, Ancyle$ celle des Calyptraciens 
pour les genres Crépidule , Calyptrée, Cabochon et Hippo- 
nyce* Voyez Farticle Mollusques. ( De B« ) 

SCUTIGER. (Bot.) Paulet propose ce nom. pour désigner 
comme genre distinct les champignons qu'il décrit- sous les 
noms d'escudarde et de savatelle; il le caractérise ainsi : Cham- 
pignon terrestre 9 à chapeau charnu en général , de forme 
pvale ou en écu, garni inférieurement de tubes, ou de pores, 
ou de feuillets, ou de papilles, ou de pointes; tige pleine | 
latérale ou non centrale. D'après cette définition, ce genre 
Scutiger, très-artificiel , reofermeroit des espèces de Bolelut, 
de Polyporus^ et d'autres genres voisins. Voyez ëscddardb. 
(Lem.) 

SCUTIGËRË , SeiUigera. {ErUom.) Genre d'insectes aptères 
de la famille des myriapodes ou mille-pieds , confondu dV 
hord avec les scolopendres.; mais séparé, avec juste raison, 
par M. de Lamarck , qui lui a donné ce nom tiré du latin 
et qui signifie porte-^cujson, parce que l'espèce principale a 
les anneaux ou segmens du trône plaeés en recouvrement 
les uns sur les autres^ 

Illiger a indiqué le même genre sous le nom de CermaUa, 
dont nous igporons l'origine. 

liCs SGutigères, con^me tous les myriapodes, ont des mâ- 
choires, les anneaux du corps à peu près semblables , sans 
distinction de corselet ni d'abdomen , et munis chacun d'une 
paire dépares au n^oips; n^ais, ep pn^e? ces anneaux sont 



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• S'CU 2^« 

dilata en deauset places en recouvrement les uns sur les 
autres; leurs pattes et leurs antennes sont très-longues, trèsr 
déliées , et se détachent très-facilement du corps. 

Nous avons fait figurer une espèce de ce genre sur la 
planche BS , n.*" 6 , de l'atlas de ce Dictionnaire. 

C'est la ScDTiGJERB ARANÀDE , SûuUgera araneoides* 

Car» D'un jaune roussàtre , mielleux , transparent » avec trois- 
lignes lonf;itudinales brunes, dont une plus large au milieu; 
pattes de même couleur, avec des bandes transversales. 

Ce(te espèce se trouve assez communément dans les mai- 
sons ; elle reste immobile dans les greniers ou dans les fentes 
des boiseries , pendant le jour : la niiit elle court très-vite* 
Elle se nourrit d'insectes, qu'elle parott blesser, comme les 
araignées, en insinuant un poison dans leur corps; car ils 
cessent bientôt de reniuer lorsqu'ils sont attaqués par le cro* 
€het de leur ennemi. 

En général , cet insecte inspire une sorte d'effroi, autant 
par la célérité de sa marche qu'à cause de la grande étendue 
de la surface qu'il couvre, lorsqu'il a les pattes dévelottpées , 
et qu'il ramasse et pelotonne à volonté. 

On connoit maintenant quatre espèces de ce genre. Celle 
que nous venons d'indiquer est la scolopendre à vingt-huit 
pattes de Geoffroy. (CD.) 

SCUTIPÈDES. {Omith.) On nomme ainsi les oiseaux dont 
les tarses sont recouverts d'une peau divisée par anneaux 
plus ou moins larges et nombreux. (Ch.D. ) 

SCUTOÏDES. {Bot.) No donné par Pallsot- Beau vois à l'un 
des ordres qu'il introduit dans la famille des algues, classé 
d'après sa méthode. Voyez Algues, Suppl. au tom. I.'" (Lem.^ 

SCUTULE, Scutula. {Bot.) Genre de plantes dicotylédones, 
à fleurs complètes, polyp étalées , régulières, de la famiUe 
Ae^myrtéts^ de Voctandrie monogynit de Linnaeus, offrant 
pour caractère essentiel : Un calice tronqué, persistant, en 
forme de bouclier; cinq pétales connivens, insérés sûr le 
bord du calice ; huit étamines ; un ovaire adhérent ; un style ; 
une baie en. bouclier 9 formée par le calice épaissi, à huit 
loges monospermes. 

ScDTULE A écussoN j. Scutula scutellata^ Lour. , FI, Coch. , i , 
pdge $90^ Arbrisseau ramt^ux^ haut de huit pieds. Léb ra« 



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^H SCU 

meaux sont étalés, garnis de feuilles glabres, opposées, lan- 
céolées, très-entières, épaisses à leurs bords* Les fleurs sont 
latérales, disposées en grappes sur des pédoncules solitaires ; 
toutes les parties de la fructification de couleur violette ; le ca- 
lice est étalé, coloré , lisse en dehors, muni en dedans de huit 
cavités ; les pétales sont arrondis, acuminési les étamines insé- 
rées au-dessous du bord du calice; les fîlamens courbés, su- 
bulés, presque de lalongueur.de la corolle ; les anthères cour- 
bées, oblongues, placées dans le pli convexe des cavités du 
calice ; Tovaire est à huit loges , adhérent avec le calice ; le 
style filiforme, presque aussi long que les étamines; le stig- 
mate simple. Le fruit est une baie en forme de bouclier , 
formée par le calice épaissi , à huit loges monospermes ; les 
semences sont solitaires, un peu comprimées. Cette plante 
croît dans les champs, à la Cochinchine. 

ScDTULE EN OMBELLE; Scutula umhellata, Lour.^ FZ. Coeh,^ 
loc» cit» Arbrisseau très-rameux, qui s'élève à la hauteur de 
quatre pieds. Ses feuilles sont glabres , sessiles, épaisses, oppo- 
sées, ovales-lancéolées, très-entières; les fleurs petites , termi- 
nales, mélangées de blanc et de violet, disposées enombeUes, 
ou plutôt en cimes amples , terminales ; le pédoncule com- 
mun est fort long ; les partiels sont courts; le calice est tron- 
qué , à huit cavités ; la corolle n'a souvent que quatre pétales in- 
aérés sur le calice ; les huit étamines ont les anthères courbées et 
bleuâtres. Cette plante croit parmi les buissons, à la Cochin- 
chine. EUe passe pour astringente et fortifiante. (Poia.) 

SCUTUS. {ConchyU) Nom latin du genre Pavois, proposé 
par Denys de Montfort (Conchyl. System., tozb. 2 , pag. 58) , 
et que nous avons établi d'après la considération complète 
de l'animal sous la dénomination de Farmophorb , adoptée 
par M. de Lamarck. Voyez ce mot. (De B.) 

SCYDMÈNE , Scydmenes. {Entom.) M. Lalreille a fait con- 
noître sous ce nom un genre d'insectes coléoptères penta- 
mérés. Ce sont de très-petites espèces , voisines des anthices 
de Fabricius , avec lesquels cet auteur les ayoit rangées. Illiger 
et Paykull les avoient placées avec les psétaphes. (CD. ) 

SCYDMÉNIDES. [Entom.) M. Leach a fait une petite fa- 
mille sous ce nom des genres Psélaphe et Scydmène , qu'il 
rappjroche des Staphylins ou des Brachélytres. (CD.) 



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SCY ^55 

SCYLLARE. ( Cru$l. ) Nom d^un genre de crustacés déca- 
podes macroures, fondé par Fabricius, et dont nous avons 
donné la description dans l'article Malagostrac^ de ce Die* 
tionnaire, tom. XXVIII, pag. 290. (Desm.) 
. SCYLLÉE, Scyllœa. (Mûîacoz,) Genre de Malacozoaires nus 
de la famille des Dicères , ordre des Polybranches « dans le 
Système malacologîque de M. de Blainville , de Tordre de» 
Nudibranches de MM. Cuvier et de Lamarck, établi depuis 
long -temps par Linné, et que Ton peut caractériser ainsi: 
Corps alongé , très-comprimé , très-convexe en dessus , plat et 
pourvu d'un pied étroit et cànaliculé en dessous; tête dis* 
tincte , avec deux petits tentacules insérés dans la fissure d'un 
appendice auriforme très-grand ; bouche en fente entre deux 
lèvres longitudinales et armée d'une paire' de dents latérales 
semi-lunaires fort grandes; organes de la respiration en forme 
de petites houppes répandues irrégulièrement sur des appen- 
dices pairs de la peau. D'après cela, il est aisé de voir que 
^'est un genre bien rapproché de celui que M. Cuvier a établi 
sous le nom de Tritonie , et , en effet , leur organisation est 
presque semblable. L'enveloppe extérieure est comme géla- 
tineuse ou demi-transparente ; à la face inférieure est un dis- 
que contractile assez épais, formé en demi-canal dans toute. 
sa longueur et dont les bords sont renflés en bourrelet; la 
tête , assez distincte , et bordée en avant par un labre en fer 
à cheval, ne porte que deux petits teiltacules en former de 
tubercule conique, placé chacun dans une fissure qui occupe 
le bord antérieur d'un grand lobe foliiforme , attaché de 
chaque côté de la tête , et qui semble un premier lobe bran<« 
chiaL Sur la partie la plus convexe du dos sont deux autres 
paires" d'appendices charnus , ovales , comprimés , à bords 
irréguliers, festonnés, à la surface supérieure desquels sont 
les branchies. Enfin , l'extrémité postérieure du corps se ter* 
mine par une crête dorsale de la même nature que les lobes 
branchiaux , mais moins considérable. Les flancs sont très^ 
étendus et couverts de quelques tubercules peu saillans , et , 
dans l'état de contraction dans l'esprit de vin , disposés en 
cinq ou six rangs. 

La bouèhe , située derrière le bourrelet labial en fer 4 
cheval, est en forme de fente longitudinale bordée à droite* 



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a36 se Y 

et à ganche par une lèvre assez épaisse; la masse buccale , à 
laquelle elle conduit, est assez considérable: elle contient sur 
«es bords une paire de grandes dents cornées , alongées , ar- 
quées, et qui se croisent comme des. lapies de. ciseaux, et in- 
férieur ement une petite masse linguale en forme de tuber- 
cule, garnie, comme à l'ordinaire , de crochets très-fins, dirigés 
en arriére. L'œsophage se continue presque de suite en. un 
premier estomac plissé dans sa longueur, et paroît en con- 
séquence susceptible d'une gifande dilatation. Le foie , com« 
posé de six lobes , y verse la bile par trois orifices situés à 
l'entrée du gésier. Ce. secoiid estomac , en forme de cylindre 
creux, a ses parois très-eharnues et armées de douze petites 
écailles ou lames cornées, tranchantes, disposées en rangées 
longitudinales. L'intestin proprement dit est gros et court; 
il vient se terminer à l'anus , qui est situé sur le côté droit, 
entre la racine des deux lobes branchiaux de ce côté. 
' L'appareil respiratoire consiste en. un grand nombre de 
petites houppes touffues , composées de filamens tr^s-fins , et 
^ui, irrégulièrement répartis à la surface interne ou supé^ 
rieure des lobes branchiaux , se développent dans l'eau de 
manière à ressembler à une forêt de palmiers , du moins d'a- 
près Forskal , qui a observé ces animaux vivans. 

L'appareil circulatoire ne diffère probablement pai beau- 
coup de ce qu'il est dans les autres mollusques de cet ordre. 
Le système veineux , provenant des ramifications qui sortent 
des viscères et de l'enveloppe cutanée , se termine dans deux 
grosses veines latérales qui envoient les vaisseaux aux bran- 
chies. De celles-ci reviennent autant de veines branchiales,, 
qui s'ouvrent séparément dans l'oreillette du cœur .- celui-ci, 
contenu dans son péricarde, est médian et situé au dos, entre 
la racine de la première paire de lobes branchiaux; il en 
naît une seule aorte , qui se subdivise de suite en avant et 
en arrière, et forme les artères des viscères et de l'enveloppe 
cutanée. 

L'appareil générateur est aussi comme dans tous les genres 
de Malacoz6aires subcéphalés hermaphrodites. L'ovaire , situé 
au côté droit du foie, à la partie postérieure du corps, est 
de forme globuleuse ; l'oviducte qui en nait se réunit au ca- 
nal particulier de la vessie , qui est assez grande et se ter* 



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se Y > »57 

mine dans un tubercule commun , situé un peu en arrière de la 
racine du tentacule droit. Le testicule , situé sous Poesophage, 
est divisé en lobules; il y a une petite vésicule séminale oblongue 
qui se joint au canal commun de l'oviducte et de sa vessie* 
Quant à Torgane excitateur, il est en forme de long cordon 
replié et tortillé sur lui-même dans le repos : Il sort par un 
orifice percé dans le tubercule commun. 

Le système nerveux n'offre non plus rien de bien parti- 
culier. Le cerveau formant une paire de ganglions qui envoie 
des filets à la bouche, un à chaque tentacule, est très-rapproché 
de la paire de ganglions locomoteurs , qui fournit trois ou 
quatre filets aux parties latérales du corps. En outre, il y a 
une paire de petits ganglions en dessous de Toesophage , d*ou 
part le filet de communication avec celui des viscères. 

Les scyllées sont de petits animaux pélagiens, qui viennent 
assez rarement sur nos côtes, maïs qui ne sont pas rares sur 
les masses de fucus de TAtlantide. Ils vivent, à ce qu'il pa« 
roit, dans la profondeur des eaux, où ils rampent sur la^ 
tige des fucus, comme l'indique la forme canaliculée de leur 
pied. Il est cependant probable qu'ils peuvent également 
nager avec quelque facilité au moyen des appendices foliacés 
dont leur corps est pourvu , et surtout des deux paires bran- 
chiales. Le reste de leurs mœurs et de leurs habitudes est 
encore inconnu ; mais très^vraisemblablement elles ne diff^ 
rent guère de celles des Doris , des Cavoiines et genres 
voisins. 

Le premier auteur qui ait fait mention de ce petit mol- 
lusque, est Séba {Thes,^ tom. i.'% pi. 74, fig. 7); mais ce 
qu'il y a de remarquable , c'est qu'il en fait une espèce de 
poisson 'du genre Lophi#; et, pour confirmer ce rapproche- 
ment, il l'a figuré le dos en bas et le ventre en haut. 

Linné, dans sa Description du muséum du prince Adolphe- 
Frédéric, en 1764, en parla sous le nom de lièvre de mer , 
mais le laissa encore parmi les LiOphies, toutefois en faisant 
l'observation que ce pourroit bien être quelque espèce de 
Zoophyte. 

Osbeck, dans son Voyage à la Chine, imprimé en 1757, 
rétablit la vraie position de l'animal , et même en fît un genre 
soua le nom de Zoopterjgius ; mais il a pris les bmnchies pour 



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^8 SCY 

des nageoires , et il eicprima beaucoup de doutes sur ^opinion 
de Séba* 

Linné) dan3 la lo." édition, du Systema naturœ , en 1767 , et 
dans les suivantes , en fit un genre de ses vers mollusques ; 
mais il le décrivit encore renversé. 

Forskal, en 1776, donna la première description complète 
que nous ayons de la scyllée pélagique, en se bornant touf 
tefoîs aux caractères extérieurs. 

Pallas adopta cette rectifîcatiotn dans ses Miseellanea^ 177^» 
p. 73 , en note, et montra que c'étoit un genre extrêmement 
Toisin des Doris. 

Gmelin , dans son édition du Systema naturœ , admit le 
gen^e Scyllée avec les caractères de Linné , et il copia la des- 
cription de Forskal, quoique entièrement contradictoire. 

Bruguière , dans l'Encyclopédie méthodique , passa ce genre 
tout-à-fait sous silence. 

M. Cuvier donna la description de cet animal, avec une 
bonne figure, en 1798, dans son Tableau des animaux. Cer 
pendant M. de Lamarck n''en parla pas dans la première édi- 
tion de ses Animaux sans vertèbres , et par suite le confondit 
avec les Tritonies. 

M. Bosc , dans son Histoire naturelle des mollusques , attri- 
bua le nom de scyllée au glaucus de Forster et de Blumen- 
bach , en l'appelant scyllée nacrée ; et , dans la première édi- 
tion du Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle , il ajouta 
que la scyllée pélagique de Linné étoit incertaine et devoit 
être rejetée. Ce fut à peu près l'opinion de M. de Roissy , 
dans son Histoire naturelle des mollusques , puisqu'il dit que 
ce mollusque n'a pas été revu depuis Linné. 

Enfin, M. Cuvier, dans un mémoire sur ce genre d'ani- 
maux , inséré dans les Annales du Muséum, a fait cesser toutes 
les incertitudes , bien gratuites sans doute , depuis l'excel- 
lente description de Forskal, en traitant d'une manière spér 
ciale de la synonymie et de l'organisation de la scyllée. Aussi, 
depuis ce temps, tous les zoologistes ont-ils adopté ce genre, 
qu'ils placent à côté des théthys. Nous en avons reçu plu- 
sieurs individus de la mer Atlantique. 

Ce genre ne contient encore qu'un petit nombre d'espèces^ 
et peut-être même qu'une seule. 



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iSCY «39 

La ScTLLéE FÉLACK^uE: 6. peldgica , Lion., Gmel., p. 3 147, 
n,^ 1 i Cuv. , Mëm. des Ann. du Mus., tom, 6, p. 416 , pi. 61 , 
fig. 1 — 3 , 4. Corps translucide, à peu près lisse ou couvert 
de tubercules extrêmement fins et d'une couleur >aune rous* 
sàtre, immaculée* 

De la mer Atlantique. 

La S. ixeGhomfoda : 5. Ghon^odensis , Linn., Gmel., p. 3i47y 
n.® 2; diaprés Forskal , Faun» Arah,, pag. io3. Corps d'un ^ 
pouce de long environ sur cinq à six lignes de hauteur ; de 
couleur d'un fauve pâle , pellucîde , tach été de brun fer- 
rugineux et de bleu, avec une série longitudinale de chaque 
côté de cinq papilles blanches très-petites. 

Cette espèce , qui a été observée dans la mer Rouge , dif^ 
fère-t-elle de la précédente? Cela n'est pas probable, et, 
suivant l'opinion de M* Cuvier, c'est la même. Cependant 
les trois individus de la scylléè pélagique que je possède, 
n'ont pas ]es tubercules dont parle Forskal dans sa S. de 
Ghomfoda; en sorte que c'est encore un fait à éclaircir. 

La S. FAUVE; S./tt/va, Quoy «t Gaim. , Voyage de l'Uranîe, 
iZoolog., pi. 66, fig. 12. Corps oblong, canaliculé inférieure- 
ment, pourvu de quatre appendices aliformes , fimbriées à 
l'extrémité, et de deux tentacules fort longs et dilatés au 
sommet : couleur fauve. 

Cette espèce , d'un pouce et demi de long , a été observée 
sur des fucus, sous l'équateur, auprès de la Nouvelle -Gui- 
née; diffère-t-elle bien certainement de la scyllée pélagique f 
(De B.) 

SCYLLION. {Bot.) Voyez Limonium. (J.) 

SCYLUORHIN, Scylliorhinus. (Idhthyol.) M. de Blainvflle 
a établi sous ce nom un sous- genre parmi les squales de Lin* 
naeus. 

La Roussette (voyet ee mot) en est le type. (H. C») 

SCYLLIUM. {TehthjoL)V&yez Roussette. (H. C.) 

SCYMMUS.. (Entom.) Herbst a réuni sous ce nom de genre 
plusieurs espèces de coccinelles, insectes coléoptères trimérés 
ou trîdactylef. Ce sont de très-petites espèces. (CD.) 

SCYMNUS. (IchthyoL) Voyez Leiche. (H. C.) 

SCYNOPOULLOS. {Omith.) Nom de la grive draine, Itff^ 
du$ vimverus, Linn., en grec moderne. (Ch. D.} 



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^40 gCY 

SCYPHIE, Seyphîa. (^morph.) Subdivision gëïiërique, éta« 
blie par M* Oken dans son Manuel de zoologie, i/^ pârt.^ 
p. 77 , pour les espèces d^éponges qui , étant creuses en forme 
de tuyau ou de coupe ^ sont composées d^un tissu feutl*éi 
comme les S. Jistularis , infunàihuliformu , icyphiformis , €tc« 
Voyez^ Él»ONCE et Spongiaires. (De B*) 

SCYPHTPHORA. (Bot.) Voyez Sarissus* (J-) 

SCYPHIPHÔRUS. (Bot.) C'est ainsi que Ventenat a écrit le 
nom du genre Scyphophords. Voyez ei-après. (Leh.) 

SCYPHOFILIX. (Bot.) Genre de la famille des fougères, 
voisin et peut- être le même que le Darea^ ^mith. M. Au- 
bert du Petit -Thouars, qui Ta établi, donne seulement les 
caractères génériques que voici : Involucre îcalicinal cupuli- 
forme, fixé sur le disque de la partie inférieure des frondes, 
contenant plusieurs capsules annulées. Dans ce genre , qui 
se rencontre à Madagascar, la fttinde est décomposée. (Lem.) 

SCYPHOIDjE ou SCYPHOIDES. {Fos$.) On a ainsi nommé 
autrefois les portions de tiges d'encrinites ou les bases qui 
ont la forme d'une coupe. (D. F.) 

SCYPHOPHORES [Lichens]. (Bot.) On nomme ainsi çernÇ 
dont les organes de la reproduction sont portés par un podét 
tion creusé en forme d'entonnoir. (Mass.) 

SCYPHOPHORUS. {Bot.) Ventenat s donné le nom de 
Scyphiphorus à une division du genre Lichen de Linna?us, 
dont il a fait un genre distinct , établi cependant avant 
lui par Necker , qui le nommoit Scyphophorum ; il a été 
adopté et appelé Scyphophorus par MM. De Candolle, Acharins, 
et par la plupart des botanistes; mais, depuis, M. Acharius^ 
lui a assigné le nom de CéNOMYCE, et Fa un peu modifié. 
(Voyez ce mot.) Le Scyphophorus , considéré tel que^M. De 
Candolle Ta admis, et qui est le Capitularia de Flœrke, Esch- 
weiller, etc,^ a pour. type le lichen pyxidatus, espèce très- 
commune. 11 est caractérisé par Texpansion cyi tballus mem- 
braneux, foliacé, découpé, imbriqué, portant des pédicules 
ou podétions de même nature, droits, fistuleux, de forme 
variable, cylindrique, subulés, évasés en entonnoir à- leurs 
extrémités, et produisant sur les bords des apothécinms con- 
vexes, privés de rebord, sessiles ordinairement, d'un brun 
rouge, et recouverts d^une lame proligère gélatineuse (!«• 



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SCY Hi 

huleuse, Ëschw. ) , dont le dessous est garni d*ùn tissu fio* 
conneux, semblable à celui de là substance du thallus. 

Les scyphophorus sont de belles espèces de lichens y qui 
croissent dans les bois , sur la terre, sur les murs, au pied 
des arbres 9 etc. Elles se font remarquer par leur expansion 
étendue, découpée, libre', c'est-à-dire non adhérente par 
toute leur surface inférieure , ordinairement grise ou cendrée,' 
quelquefois jaunâtre. Il naît de cette expansion. des podétions 
ou prolongemens creux, cylindi^iques , étasés ou dififormefs , so- 
litaires ou groupés, communément simples, quelquefois pro« 
liféres ou rameux , dont les extrémités , évasées , closes par 
des diaphragmes, se garnissent sur leur bord de scutelles très- 
irrégiiliéres , tuberculiformes ou fongueuses , rouge-foncé ou 
brunes, quelquefois d^un beau rôuge. Ces organes fructifères 
sont ou solitaires ou réunis en assez grand nombre sur lé 
même podétion^ dont le bord est aussi denté ou déchiqueté,* 
ou garni de découpures où d^autres podétions également fruc- 
tifères. Quelquefois les podétions sont simples , régulièrement 
évasés au sommet en petites coupes, et imitant eux-mêmes 
ainsi de petites scutelles. 

Ce genrie comprend une quarantaine d'espèces , presque tou- 
tes européennes; quelques-unes oiit été observées en Afrique, 
en Amérique , à la Nouvelle* Hollande , à l'ile de Bourbon 
et au cap dé Bonne-^pérance. Les espèces suivantes^méiritent 
d'être signalées. 

$•, \**^ ùépothéciums bruns ou pâles* 

1. Le Scyphophorus CORNE db'daim î Scyphophorus aleicornis^ 
Ach.i, Prodr,; Cenomyce àlcicomis, Ach., Syn, lich»; Scjpho'- 
pkorus corwolutus, Decand. , FI. fr. , n.** 913 ; DîlL , HisU musc, 
pi. i4 9 fîg* 1 2 ; Vaill.', FI. par», pi. 2 1 , fig. 3. Expansions nom- 
breuses, étendues en gazon serré, d'un blanc jaunâtre, avec 
teinte Tèrte , à découpures palmées, déchiquetées, à lobules 
obtus , redre^ésou infléchis et recoquillés^ garnis sur les bords 
de petites houpes de poils; podétions alongés, turbines, ter- 
ninés chacun en un entonnoir lisse , régulier, crénelé, dont 
.e bord finit par se garnir de petites folioles, et par devenir 
prolifère; les apothéciums sont bruns, placés sur le bord su- 
périeur des podétions , et plus rarement sur les bords del'ex- 
48. 16 



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*4a SCY 

pansîon. Cette belle espèce se trouve dan^ les bois sablonneux , 
dans les bruyères, sur les pelouses pierreuses etmpntueuses; 
file n'est point rare dans les environs de Paris. On la confond 
quelquefois avec le scjrph<^horus ou cenomyce endincefolius , 
Âch. (voyez Mich., Gen., ph 4a , fig. 3) , qui croit dao3 les 
mentes lieusf 9 «t dont les frondes so^t découpées à la manière 
des feuilles de chicorée , et comme frisées ; les podétions 
presque simples , munis d'apçthéciums d'un brun roussàtre. 

2. Le Sçyphophorus cenicomis, Decand., ou Cenomyce ctrvi' 
çornii , Achar. , Synops» lich. (et in Noi^, aât»$tochh, , 22 , p.,4 y 
Sg. 3, Cenomyce). 11 est encore très-voisin du scyphophorus 
çorne-de-daim , dont il diffère parles divisions de son expan- 
sion, plus redressées, recoquillé^s seulement au sopimet , pri- 
yées de poils noirs; par sa couleur d'un vert glauque ou 
nuancé d'un bleu grisâtre ; par ses podétions plus terminés 
en entonnoir, plus petits, plus réguliers, dilatés, entiers et 
prolifères au centre* Les apothéciums sont d'un })Tun plus 
foncé, presque noir. On trouve cette espèce sur les rochers 
ft parmi les mousse?, particulièrement dans les, pays de mon- 
tagnes. 

3. Le ScYPBOPao&us entonnoir.: Scyphophorus pyxidatus , 
Pecand., FI. fr., n."* 916 ; Çenomyee pyxiiataf Ach., Synops» 
Uch,,p* 2 52.; Lichen pyxidatusj Linn. Expaj^ion foliacée, d'un 
>ert gris, découpée , à découpures .crénelée^ ascendantes; po- 
détions en forme d'entonnoir, réguliers, pédicellés , glabres , 
puis granuleux, verruqueux etscabres, également vert- gri- 
sâtre ; podétions d'abord en entonnoir , s'étendant ensuite , 
donnant nai^apce à d'autres podétions , p^ortant des apothé- 
ciums de couleur brune. Cette espèce , cp^nmune dans îes 
))oi6, croit à tevre parmi les pierres ejt Ijbs caillou^^ quelque- 
fois aussi au pied des troncs des vieuj^ ari^rcts. EUies présen- 
tent beaucoup ()e variétés , qui se nuancei^t ^i;itre elles. On 
peut les rapporter au3( suivantes , doni^é^s pour 4ypes par 
flœrke et Acharius. 

Dans la première, les podé,tions sont simples « courts, tur- 
bines; le bord de F^ntonooir, trè|-peu deat^, «st g^mi de 
très-petits apothéciums bruns. ( Voyez Dill. , Mh$c»^ pi. 14 , 
fig. 4; Vaill., Fi. par., pi. 91 » ^g*?'*) 

Dai^ la secp^de^ eci»pm. py?iià. Uaph^l^q,, Acb* et DiU*^ 



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.SCV ^43 

Mdjc, pL 14, fig. 6, let podétions aôut (uf l^ipés ^ scyphifop- 
mesy timpleft, d*un blanc Terdàtte, avec leaapothéoiums-pé- 
diceHés, aisea grands et presque hruns. ' 

Dans linie troisiènae , cenom. pyœid. syntketa , Ach. et Dilh-, 
Muse.^ pL 14, fig. ClI'-^M; FU Dah,, pi. i356, fig. s , iea po- 
détîons sqtt .en forme d'entonnoir,, dont la base est cjUn- 
dracé#y le bord sijnple ou plusieurs fois prolifère; les apo- 
théaiHms grands 9 de couleur baie , et portés dai|s leur par- 
fait d,éveloppçineql sur des pi^détions particuliers. ^ 

Une quatrième , cenom, p^xid. hfihyra , Ach. , est figurée 
dans THiataire àe$ mousses: de Dillenius, pL 14 , fig. 9.^. 
Elle offre d^s podétîons turbines, terminés en entonnoir tréSi- 
apiple ^ dilalé ^ dont le bord est foliacé , frisé , prolifère , 
ipamis d^iapcitbéoiums sessUea ou portés sur des podétioni pro- 
pres et entremêlés a.yec les écailles qui garnissent aussi le 
bord. . 4; î 

Enfin uaf ; dernière variété , oenonu p^^id, o»aUoideA f Ach.^ 
est rem^qn^bU par son thaUiu lobi d^ua gris^de-plomb ven- 
4àtr^} p«r se^ podétioBS r^meux y flexueux, glabres , verru*- 
queux, p.QJiQ^t tfnmnés en entonnoir, de même ooulçur que 
Iç th^U^A» gAPaH 4*Ap^tbéciums bruns , terminaux, pédicules, 
agglomérés 9 tiirb»«é%, '^a 'peu eoncaves. Cette variété a été 
trpKvéç seuli»m6n^ en-Sfàde, sur la terre etdans les fentes 
des r<H>]iftrs« ; . 

Le sc^phophorus pyxidatus ou lichen pyxidatus , étoit employé 
autrefois en médecine contre la coqueluche; il n'est plus en 

4. Le ScYpHOPHORus FIMBR14 : Siy(phophorus Jimhriatus , Ach. ; 
Cenomycejimhriata, Ach. , Syn,; Dill. , Musc. , pi. 14 9 ^g* 8. £x- 
pansiossioliacées , découpées, à découpures petites, crénelées ; 
podétions alongés , cylindriques, terminés chacun par une pe» 
tite coupe régulière , entière ou crénelée , prolifère avec Tâge , 
muftis /-djapolbéeîums brunis; quelques podétions sont subulés^ 
blancs, légèpinnent poudo^ix. Cette espèce , qui croit partout 
en EuiMJÉpe 9 a été confond ujc avec la précédente par beaucoup 
d'anteura; elle est aussi riche en variétés, qui ont été souvent 
données poar des espèces. Acharius en décrit huit comme 
typ^ i presque toutes figui^es dans Dillenius, Hist» muse* , et 
dans 3/aiU^ntt fiolon. paris. DIous sig^alorons . celle figurée 



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^44 se Y 

dans Vaitiant ^ pi. ii\, fig. 6-— 8 ; J?UBrkc ^ BerL Mag*\ 2 , pL 4 9 
fig. 1 a^ 3 1 — *33* Elle se fait remarquer par ses podëtions très- 
alongés , en forme de trompettes et stériles sur les bords. Il 
îàui noter. aiàsi ht variété dont Fentonnoir qui termine les po^ 
• détions est découpé en lanières rayonnantes ^ subulées et 
fructifères. (Voyez Dill. , Mircc, pL i5, fig; \G, A,B ^D, F, 
G; FL Dan, ; pi. 1 356 , fig. 1 ; Flœrke , ioe. ciL , fig. ^-^12 et 
a6. ) On peut consulter sur les autres variétés le mémpire 
de Flœrke, inséré dans le Magasin de Berlin, tom. 4, et le 
Synopsis lichenum d'Acharius. 

5. Le ScrpHOPBoaus ecmocvnb ; Cenomyc^ ecmocyna , Acii. 
Expansions foliacées , laciniées ; découpures petites, crénelées; 
podétions alpngés , subulés , stériles- du terminés chacun en 
petite coupe lisse ou brune, d*un brun livide, en forme de 
godet d'abord denté sur le bord , puis prcdifère; apothéciums 
bruns , situés au bord des coupes ou au sommet des podé- 
tions* Cette espèce , qui se fait remarquer {^ar la longueur des 
podétions , est encore extrêmement variable. Le Uéhen cor- 
nutus de Linnœus et de la plupart des autettfis, ainsi que le 
Uehen gracilis, Linn», ea font partie* Toutes se planent dans 
les bois montueux, et. croissent à terre ou rarement sur les 
vieux troncs d'arbre. La variété la- plus commune aux en- 
virons de Paris , se fait remarquer par aes podétions terminés 
en pointe aiguë comme une corne, et ne s'épanouissant pas 
en coupe. 

$• 2. jépothéciums d'un rouge de feu ou dun noir 
rouge. 

6. Le Scvrilopâoats cocÉfiNiLiE 2 Sùyphofkoruti eoctifetut^ 
Decand., FL fr#, tk^ ^\h s.lÀÔMsnicoeciftrus , Linn.'; Sowerb.^ 
^ngL bote, pi. uoSi ; Cenemyee eocéifera , Achar., Synops., 
p« 269 ; Dill.5 Hist. muse,, pi. 14, fig. 7, ^--*-L; VaiH< , Bot* par,y 
pL 21 , fîg. 4* Expansionts très - petites , foliacées, cartilagi- 
neuses , à découpures arrondies , crénelées , nues en dessous , 
quelquefois fixées par dés radicules'; podétions alongés, tur- 
bines, nus, verruqueux et scâbres , d'un jaune très-pàle , 
nuancé de gris et de vert^ tous terminés en petite coupe , 
dont le bord , dilaté , porte deif apothéciums asseï grands , fon^ 



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se Y «45 

gueux 9 d'un rouge vif, et qui dan« leur vieillesse sont portés 
par des podétions particuliers; Cette espèce , trés^remarquable ' 
parla couleur éc;lataiite des apothéciums , croi( à terre, daus 
les lieux montueux, les bois, les taillis et les bruyères. 

Dans une variété , cenomyce eocc*assotea,Ach»; DilU, Mu$c.f 
pL 14, fîg. 7 , X, L, M, les podétion» sont terminés par un* 
entonnoir, du centre duquel et de son diaphragme naissent 
d'autres entonnoirs rassemblés en un faisceau. 

Dans une seconde variété, eenomyce coco» comueopioides ^ 
Achair. , ou lichen eornucopioides , Linn. , les podétions sont plus 
courts, terminés chacun en un entonnoir dilaté, qui porte, 
comme le précédent , plusieurs autres entonnoirs , mais dont* 
le bord est foliacé et frisé; les apothéciums sont^ peine pédi* 
celles, et finissent par devenir^ prolifères. 

Les genres Pyonothelia , Scyphofhorus , Scbaskaria, Helo- 
PODIUM et C1.A00NIA ne sont que des divisions du genre Cbno* 
MrcB d'Aeharius, placés dans Tordre même dans lequel nous 
les indiquons. Voyez ces divers mots. ( Lem* ) 

SCYPHORUS. (Bot.) Rafinesque donne ce nom au genre 
ScYFHiPuoRus. Voyez ce mot. (Lbm.) 

SGYRRIA. (Bot.) Mentzel cite ce nom africain de Faneth , 
anethum* (J.) 

SCYRTËS. (En^om.) M. Latreille nomme ainsi quelques 
espèces de cyphons ou d'élodes , dont il a fait un genre* 
(C. D.) 

SCYTALE, Soytale. (Erpét.) Nicandre a parié, sous la dé- 
nomination de iKvrdXn^ d'un serpent qui paroit n'être que* 
Tcrix turc (voyez Éaix). Latreille a pris ce mot grec pour 
dé^gner un genre de reptiles ophidiens de la famille des hé« 
térodermes , genre qui a été adopté par Daudin et par plu-, 
sieurs autres naturalistes, et que Ton peut ainsi caractériser:. 

Corps robuste y alongé, cylindrique; queue courte y épaisse, ey* 
lindrique aussi; tête grosse et obtuse; écailles carénées sur le do$ 
et la queue, qui manque de grelots sonores; tout le ventre et le 
dessous dt^ la qu^ue garnis de plaques transversales entières; anuti, 
transversal et simple ; des crochets à, venin à la mâchoire supé^ 
rieure; tète couverte d'écaillés ^ semblables à celles du corps ; point 
de fossettes derrière les narines. 

Ce dernier caractère et l'absence des grelots à la queue suf-«. 



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«46 se Y 

fisent pour diatiilguer les Scytales des TaiepNOc^HALBs et des 
Grotalbs^ ou les séparer facilement aussi des Acanthophis, 
qui ont de doubles plaques sôus rextrétnité de la queue; des 
BoAd, qui n'ont pas de crochets. à venin ; .des BoNGAaBs, dont 
la tête est couve^e de grandes plaques; des Lakgaras, qui 
ont la base de la queue entourée de plaquas annulaires ; des 
CouusuvRBS et des Vipères , qui ont de doubles plaques sous 
la queue. (Voyea ces diwrs noms de genres.) 

Parmi les scytales nous citerons : 

Le Zigzag : Sûjtale bizomUus , Daud. ; Boa horrata , Shaw ; 
Jlorrata pam, Russel; Pseudoboa cmtinaixLy Scho. Tête élargie, 
déprimée 9 ovule, obtuse; bouche petite; yeux un peu sail- 
lans ; écailles dorsales carénées , ovales , imbriquées ; écailles 
des flancs plus larges et lisses ; queue pyraïkiidale et :pointue. 

Ce serpent, qui parvient à la taille de dix-huit pouces, est 
d'un bru» foncé , avec une ligne longitudinale en xigzàg et 
jaunâtre, bordée de noir sur chaque côté du dos, qui porte 
en outre une rangée médiane de petites taches jaunes, bordées 
de noiri Le dessous de son corps est d'un blanc livide, avec 
trois ou quatre points obscurs sur chaque côté- des plaques. 

Le scytale ûgtag, nommé horrala fom par les Indiens du 
Coromandel, passe dans ce pays pour très- venimeux. C'est 
Russel qui nous l'a fait connoître , d'après un individu qui lui 
fut envoyé, eu 1778, d'Arai, par le major Bonniveaux. 

Le Krait : Scytale Irait, Daud. ; Pseudoboa krait, Schn. Dos 
d'un brun effacé; ventre blancs deux cent huit plaques ab- 
dominales; quarante -six plaques sous-caudaleti. 

C'est John Williams qui , le premier et dans le second vo- 
lume ûesAsialih ReÉéurches, nous a &it connottre cette espèce 
de scytale, qui a deux pieds et demi de longueur et que l'on 
i«gard« aux Indes comme extr&o^dioai^ement dangereuse. 

Scytute est aussi le nom spécifique d^un boa , de Vanacondo. 
Voyes Bua* ( M. G. ) 

SCYTALE AMMODYTE. {Erpét.) Ce serpent parôtt être le 
mène que le laehésis muet. Voyez LAcniâsis. (H. C.) 

SCYTALE A CHAINES. (Èrpét.) Vojet LAcnésis. (H. C.) 

SCYTALE A ÔROIN. (Erpét.) Voyez CeNCHâis* (H. C.) 

SCYTALE NOIR, ScjytaU niget; SCYTALE PISCIVORE, 
Scylsate pisûi^orui. (Effet.) Daudin a ainâ nommé deux ser- 



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SCY . a4y 

pens venimeuic , à te qu^il paroitroit , maïs non eftcoré às»et 
bien connus povtt être définitivement classés. Le premier 
a été nommé par Shaw eoluher caeodéemon; le seeoné est ié 
coluher aquaticuÈ dû inêmé auteur* (H.C.) 

SCYTALIA. {B6t.) Vojei LtTCm. (Pôir.) 

SCYTALIA. {Bot'é) Ce genre dé Giertner est le même qut 
Yeuphoria de Commerson , dani la famille des sapindées* Théo- 
phraste employoit le même nom^ suivant Adanson, pour 
désigner le melon. (J.) 

SCYTALION. (Beté) Dibscoride tidmmoit ainsi le ûotyledùn, 
suivant Adanson. ( J. ) 

SCYTHION. {BoL) Nom grec de la réglisse s suivant Meutzèl. 
(J.) 

SCYTHROPS. {Otn.) Uoiseau que lès natii^alistea décrîveûl 
sous ce nom , tant en latin qu'en frârnçôis ^ a pour carao» 
téres génériques r Un bec robuste ^ pljàê long qiié la tête , 
plus haut que latge, convexe en dessus, courbé à la pointe , 
cannelé sur les côtés , et dont les mandibules éont glabfes et 
entières; des taiâHàes arrondies, pereées derrière la ma^è 
cornée , près de la base du bec , et bordées en dës^s par une 
membrane nuè ; la langue d'un tierft plus courte que le bec y 
cartilagineuse, plate à la base et bifide à son extrémité; diSê 
tarses courts et fof ts ; deux doigts eh Avant et deux en arrière : 
ceux de devant réunis à leiir base , et les internes plu«^ longf 
que les externes; lés deux premières rémiges étagées, et la 
troisième la plus longue ; la queue cunéiforme et composée de 
dix rectrîces. 

On ne connoit encore qu'une espèce de ce genfé , <jfu£ k 
d'abord été trouvée au port Jaékson , d^ns la Nouvëlle-Gallet 
du Sudi où elle arrive en Octobre, et d'où elle se retire eà 
Janvier. Le gouverneur Phillip et le chirurgien White son* 
les premiers qui aient fait connoitre cet oiàeau , l'un , sons 
le nom de perroquet à bec de corné , psilââeeoirs hoirnhiUf et 
l'autre ^ soui celui d^anomal&iis hornhilL Lilthâm en a formé le 
buitièftie g^iifrë de ëa méthode , sous le ndlii de Séyihtops f 
Jnàet orrUthé, tom. i , p. i4i. L'espèce {àeythrôps Novof Ho2- 
landiée) a été déctôte et figurée par Phillip et Whité , et en- 
suite par Lftthâm, M>tis la dénomination de ékarniel-hill, 2/ 
Supplément du Synopsis, pag« 96 et pL 124* C'est le même 



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^4*8 se Y 

oiseau que M. Virey a décrit, sous le nom de perroquet calao ^ 
dans le tome 64/9 p« 98 , .de Tédîtion de Bufibn donnée par 
Sonnini, comme étant de la taille d'unie corneille, et ayant 
a pieds 3 pouces anglois de longueur. Le tour de ses yeux est nu 
et garni d'une peau ridée, rouge. La tête, le cou et le des- 
sous du corps, ont une leinte grisâtre; le dos est d'une cou- 
leur plombée, ainsi que les ailes et la queue , qui est très- 
é(agée, et dont les pennes sont marquées, vers Fextrémité, 
d'une bande noire , et tem^inées de blanc. Les pieds sont 
d!un noir bleuâtre , et le bec est de couleur de corne. 

Cet oiseau porte , à la Nouvelle-Hollande , le nom de goe- 
Tt-t^gang^ dont M* Vieillot a fait , par contraction, goerang; 
et il résulte des renseignemens communiqués par M. Rein- 
wa^dt à M* Temminck, que le même oiseau, qui se -trouve 
aussi à File Célébes , y est appelé amearo , nom qui probable- 
ment, a la même signification que celui de goe^re-e^gang , 
chez les peuples de l'Océanie, lesquels le lui ont donné à cause 
des cris que jette cet oiseau et de ses mouvemens brusques et 
inquiets lorsque le temps doit changer ; circonstance pour 
laquelle le nom spécifique de présageur lui a été appliqué par 
M- TemoHnck, qui en a donné une bonne, figure, planche 
29,0 de ses Oiseaux coiloriés. Ce naturaliste p.résume que les 
acythrops sont de passage dans quelques parties de la Grande- 
Terre , et qu'ils nichent .vers le Nord de la Nouvelle-Hol- 
laqde: ce qui lui paroît d'autant plus vraisemblable, qu'ils 
se reproduisent aussi à Célébes, Leur naturel est sauvage , et 
ils se tiennent cachés lorsque le temps est beau ; mais ils font 
entendre des cris très*perçans à l'approche des orages, et ils 
étendent souvent la queue en éventail^ Ils se nourrissent de 
' piment et mangent aussi des insectes, surtout de grps scara- 
bées. (Ch. p.) 

SCYTHYMENIA. (Bo^) Agardh fait connoUre.sous ce nom 
générique une sorte de plantas byssoïdes ou confervoïdes , de 
la famille des algues ou de celles nommées plus récçmment 
des zoocarpées ou psychodiaires, qu'on trouve sur les rochers 
humides et dans leurs fentes , au milieu des bois de la pro- 
vipce de Smolande .en Suéde- Elle forme des membjranes qui 
pénètrent dans les fentes des rochers sous, forme de couches 
gélatineuses, fa,uyes ou d'un vert obscur, étalées, qui, par 



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SCY a49 

là desnccation , deviennent membraîneii^s et coriaces, en pre- 
nant l'aspect de VosciUatoria subfasca. Elles pourroient même 
être la souche d'un oscillatoire , selon Frieis., qui se demande 
encore si ce ne seroit pas le palmeUa rupestris. Les membranes 
ne sontqu'ùn tissùdeiîlamenset de grains- entrelacés et entre- 
mêlés. Cette plante paroit tTjès- voisine du genre Glojonema 
d'Agardh, auquel Fa réunie Priés, et qui offre des plantes 
des eaux marécageuses, gélatineuses, filiformes, tenaces, con- 
tenant des petits grains ou glolniles elliptiques , disposées en 
séries. Ce genre Glojùnema lui-même est très -voisin et à 
peine distinct deVOscillatoria^ aussi est -il regardé comme 
trés'dotuteux. (Lem.) 

SCYTINIUM. ( Bot. ) Nom imposé par Acharius à ia troi- 
sième section du genre Collema. Voyez ce mot. (Lem. ) 

SCYTODES. {Entonu) Nom d'un genre formé parM« La- 
treille pour y placer une espèce d'araignée dont les yeux sont 
^singulièrement disposés , et au nombre de six seulement. (C. D.) 

SCYTONEMA. {Bot.) Genre de la famille des algues et de 
la- division des' algues articulées» Il a été établi par Agardh , 
dans son Synopsis algarum, adopté par Lyngbye, et a pour 
type le Conferya comoides de Diliwyn , qui , dans les dçrniers 
temps soumis à l'observation la plus rigoureuse par MM. Gail- 
lon de Dieppe, de Bory de Saint-Vincent, appartient^ comme 
les Oscillatoires et d'autres genres analogues , à une nouvelle 
classe d'êtres végétaux -animaux, remarquables par le mode 
de leur multiplication et de leur développement, et qu'on 
désigne par Zoocarfées, Psycodiaires et Némazo aires. M. Gail- 
]on a nommé girodella comoides la plante de DUlwyn. C'est 
le vaucheria' appendiculata j Decand. 

Agardh caractérise ainsi le genre Scjrtonerna : Des fils con- 
tinus , libres, un peu coriaces, point gélatineux, remplis in- 
térieurement de sporanges en forme d'anneaux parallèles et 
transversaux. Suivant Lyngbye , il faut considérer que les fils 
sont transversalement annulés ou moililiforines. Agardh con- 
vient que son Scytonema est très-diffîcile à distinguer de 
VOscillatoria. Dans ce dernier^ et d'après Agardh, les fila- 
menssont membraneux, gélatineux, et, du reste, contiennent 
des sporanges annuliformes transversaux , comme dans leScy-> 
lonemd» 



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^5o SCY 

Fries ptnàe mieux définir ce ^enre 9 en lé caractérisant de 
la manière suirante : Thailus vertical formé de fila continus , 
membraneux, brillans, qui deviennent durs par la séche- 
resse, s*enf relaçant et a>nroulant de manière à former, des 
pointes aiguës; des grains globuleux ou déprimée, disposés 
en série simple dahs Tintérieur des fils. Ces caractères, diffé* 
rens de ceux assignés par Agardh et Lyngbye , font douter 
que ce soit le même genre. Pries annonce que son Scjrtonema 
demande à être revu ; et , d'après les caractères qu'il assigne 
à son Oscillatoria , on y reconnoft le Sejtùnema d* Agardh* 

Ce genre n'est pas conscjrvé dans le Speeies algurum d'A- 
gardh ; mais il est rétabli et décrit dans son Syslema aigarum. 
Selon ée naturaliste , il comprend quinze espèces environ, di- 
visées en deux sections; dans la première sont celles à fils coù^ 
chés, et dans la seconde celles à fils droits. La connoissance 
de quelques-unes de ces espèces est due à. Lyngbye. En général 
elles ont été prises autrefois pour des colléma et des conferves. 
Ces planteà croissent pour la plupaH dans les eaux douces, 
sur les poutres humides, sur les pierres mouillées, dans les 
conduits de bois, siir les rouages des moulins. Ce genre ne 
paroissant pas devoir être conservé , nous nous dispenserons 
d'eu décrire les espèces: seulement on peut voir, à Tarticle 
NéMAZOAlRES, rhistoi^e de Tune d'elles, le seylonema comoides 
ou conferva comoides de Dillwyn , déjà cité plus haut. ( Lem. } 

SCYTOSIPHON. (Bol.) Genre de plantes marines de la fa- 
mille des algues, et de Tordre desconfervoïdées-fucoidas, dans 
la méthode d' Agardh, voisin du genre Desmarestidj Lamour.^ 
ou Sporocknus, Agardh. Il est caractérisé par ses frondes fili- 
formes, presque fistuleuses , coriaces ou cartilagineuses, obs- 
curément cloisonnées , d'un iauhe olivâtre , et dont la sur- 
face vCst couverte de sporidies? pyriformes , nues. 

Ce genre ne comprend que deux espèces d'après Agardh , 
qui l'a établi. 

La première, le seytosiphonjilum, est le fucus filum y Linru 
Elle est le type du genre Chorda de Lamouroux, et décrite à 
cet article. C'est aussi I^ genre ' Cliordaria , Lînk, Ckamnia^ 
Desv., Merlensia, Thunb. ; enfin, un U/^a pour beaucoup 
d'auteurs. Agardh en décrit beaucoup de variétés. 

La seconde , mentionnée par Agardh , est le seytosiphon fx' 



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SEA afif 

nteulàleus ou cèrahiimi fihroivm , Roth. Elle «si figurée dansl^ 
Flora danica , pi. iSqS , fig. i , et diffère par sA froàde «étacée 
irrëgulièreiiient, ranfieufce. 

Lyngbyeavoit augmenté oe genre d'une dôuiaide d'espèces 
déîà connues et placées dans les geiires U/^, Gigartina, Des- 
marestia, Hàlym'eni& ei C/ioiùirta. Mais Agardh n'a pas admis 
cette réunion , qui en effet est Susceptible d'un sévère ejcameh. 
II est vrai kjue ce botaniste excluoit de ce genre l'espèce prin-*- 
eipaje, qui formott^eule le Chont^deLamduroux^ adopté ptir 
lui: (LEir.) 

SCYTROPUS. (Eniom.) C'est le nom ddnné j^c M. Schcên- 
berr à un soùs-geilre de charanson , dand lé genre 70. Voyex 
ce numéro à l'article RaikocèaBS. (C^ D. ) 

SCZIGIL. {Ornith.) Ce nom polonois , qui s'écrit aussi 
sczygiel, est celui du chardonneret, fringilia èardutliê^ Linn. 
(Ch,D.) 

SEA-ABORNE; (lehlh^oL) Nom ànglois du LAfeA« «ekcvLTE, 
décrit dans ce Dictionnaire, toih. XXV , pag. 21. (H.C.) 

SEA-CABBAGË, SEA-KALE. {Bot.) Noms anglois du 
cramhe^ ou chèu de mer, cités dans le Dictionnaire écono- 
mique. (J.) 

SEA-CRO W. {Ornith.) C'est , en anglois , la corneille man- 
telée ou le. nigaud , comme sea-doiterBl est le tourne-pierre ; 
sea^heriy le guiilemot ; seorlark, l'ortolan de fitige ou It pluvier 
à collier ; seorphasant , le pilet ; seor-pio', Thiiitrier ; sta'm>aUow, 
la glaréole ou perdrix de mer-, sea-turdè, le petit guillemot. 
(Ch.D.) 

SEA-FOX. (IchthyoL) Nom Anglois du rebard marin. Voyei 
Carcharias. (Hj C.) 

SEA-HEN. (Orn.) Dans la province angloise du Northum* 
berland, ce nom est donné au guillemot. (Desm*) 

SEA-JUNI^ERLIN. ( Ichth^L) Un des noms anglois de 1^ 
iSiRELLE. Voyez ce mot. (H. C.) 

SEA-ROUGH. {IchthyoL) Nom anglois du Pacel et du Dentiê. 
Voyez ces mots. ( H. C. ) 

SEA-SCORPION. {lekthyol.) Uù déS Aotos anglbî» du scor- 
pion de mer , côUuè Bôbrpius. Voyez Cot*é. (H. C. ) 

SEA^SWALLOW. (Ornith.) Hifobdellé dé mer eA anglois. 
Ce nom est aussi donné à la glaréole. ( JlEsMi ) 



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^5» SEA 

SEA-WIFE. {Tû}UhyoL)l^om anglots de la Vieilib. Voyci 
ce mot. (H. C.) , 

SÉAFORTHE (Bot.) ; Sei^rthia, Rab. Brown, Noy. HoU. , 
1 , pag. 267. Arbre trés-élégant que M. Rob. Brown a men- 
tionné sous le nom de seaforthideiegana. Il ai voisin du genre 
, Caryota , de la famille àe% paimiers , dont il diffère par la 
structure de son ovaire et par la situation de Tembry^on. Ses 
tiges supportent, à leur sommet, de très-gl^andes feuilles ai- 
lées; les folioles sont pliées et rongées à leur sommet. Les fleurs 
sont polygames , monoïques ; le calice a six divisions : trois 
extérieure; trois intérieures très^pro fond es^u ti'ois pétales p). 
Pans les fleurs mâles et hermaphrodites les étamines sont' 
nombreuses; Tovaire a un seul ovule, un style, un stigmate 
ebtus. Les fleurs femelles sont solitaires , placées entre deux 
fleurs mâles ou hermaphrodites; point d'étamines; Tovaire, 
«ans style , est surmonté de trois stigmates obtus. Le fruit est 
une baie ovale, renfermant une semence striée. L'embryon est 
situé à la base des semences. Cette plante croit à la Nouvelle* 
Hollande. (Poin.) 

SEAL. (^M€unm») Nom des phoques, en anglois. (Desm.) 

SEALA. (Bot,) Nom générique sous lequel Adanson désigne 
le peetis de Linnasus. (J.) . 

SEAR-WATER, (Ornith.) Cette dénomination, qui signi- 
fie rasant la superficie de Teau, désigne le pétrel puffîn, 
proeellaria puffinus , Linn* ( Cm. D« ) 

SEAU DE SALOMON. {Bot,) Nom vulgaire du polygonatum , 
genre de la famille des asparaginées , nommé plus ancienne- 
ment signet de Salomon. Le seau Notre-Dame est la bryone 
ordinaire; le seau de la Vierge est le tamnus* Voyez Signes 
et Taminigr. (J.) 

SÉBACIQUE [Acide]. (C/iîm.) Acide organique obtenu par 
M. Thénard , en distillant le suif ou la graisse de porc« Son 
nom vient de seburrij suif, . ' » 

Composition. 

Il est formé d'oxigène, de carbone et d'hydrogène dans àe% 
proportions inconnues. Mais les propriétés qu'on lui connolt 
le font considérer comme un corps gras , c'est-â-'dire comme 
une substance dans laquelle le carbone et l'hydrogène donu* 
nent sur Toxigéne» 



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SEB a5$ 

Propriétés. 

11 est solide^ erisMlisable en petites aiguilles incolores : sa 
densité est plus grande que celle de l'eau. 

A la chaleur il se fond à la ikaniêre des corps gras. 

Il est inodore; sa say^ur.est légèrement acide. 
' . IL est peu solûble da»s Teau froide; il l^est davantage dans 
Tean chaude. Une dissolution houillafilae^ ^ui en est saturée ^ 
se prend en inasse par le rcfroidHsseaient. 

La solution refroidie rougit légèreaient la teinture de tour* 
nesol. 

Elle précipite les solutions d'aeétale et de. nitrate de plomb , 
d'acétate et de nitrate de protoxide du mercute,. de nitrate 
d!'ar^ent. > 

:I/acide sébac2q«e foraie, avec la potasse , la soude et Fam* 
moniaque , des sébateasolubles, dont les solntioos concentrées 
se prennent en masse quand on y verse des acides sulfticiquey 
altflique, hydroeklortqiike, ele«. - - . !t . 

Préparation* ,> ^ . 

On distille 3 à 4 kilog. de suif ou 'd'axongè ûatié une cornue 
de grès de 7 à 8 litres^ à laquelle on à adapté une aloiige et 
un ballon tubulé. La tubulure du ballon est fermée par un 
bouchon traversé' d'un long tube par lequel les' gaz provenant 
de la distillation peuvent se dégager. Quand là distîllatitrh^est 
achevée , on introduit les produits solides et liquidée dans 
un grand flacon bofuché à rémèri, on y verse de l'eau ^^hàude, 
et on agite lis 'flacon afin* de mettre les matières eii^ontact-. 
Quand l'eau commence à se refroidîr et qu'elle est claire , 
on la sépare de lâ matière grasse et- on fait un nouveau It^ 
vage; enfin, quand l'eau ne^ parbft plus dissoudtc d'acide 
sébacique, on fait concentrer les -derniers lavages /puis on, 
les ajoute aux' deux premiers, qu*on a -fait concentrer. On 
abandonne la liqueur a elle-même, et on obtient Taeidé 
sébacique cristallisé 'par le refroidissement. Si ori ne le trouve 
pas assez pur, on le fait redissoudi^e dans l'eau bpuillante. 

On peut encore, comme l'a fait M. Thénard , précîpite*^ 
les lavages qui contiennent l'acide sébacique par Tacétate de 
plomb , et décomposer à chÀud le sébate précipité et bien 



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?54 .SEB 

lavé par l'aoide sulfurîquç étendu d^eau. Quand Toxide de 
plodib a' été neutralisé par Tacide sulfurique, on filtre la li- 
queur ; Tacide sébacique crif taliise par le refcoidisaement; 

HUtqirç. 

Avant M. Théoard, on avéit d^naé le nom' d'acide aéba- 
etqueau produit aiBide:farteniM»i*odo«antqu*0» ohtîeiiii de la 
distillation «du suif el id«s corps gras en génértU Mais , s*ii est 
vrai que ce produit doive en pavtie saa 'acidité à Tacide aé> 
haciquè 9 il est <:aitâin q^ie Todeur qu^il- manifeste 'est due à 
des corps qui en diffèrent beaucoup. (Cm.) 

SëBADILLO. r(Bo/.)> Voyez C^TA^LLË. (J.) 

SE:Bj%A*:(Btfl.) €«Are de plai|tes dicotylëdoties , 4 fleurs 
complètes , monopétalées, de la famille des gerUianée»,, 4* la 
pêntandiiemonùg^mê de linnseus, ^tfrantpDUr caractère es^ 
seatieh: Un oaUce à cinf divisions très^prefeades ; une eo*- 
rolle tubulée^ le limbe à cinq labes; cinq étamineîs saillantes; 
les anthères calleuses , recourbées 4^ krur «mmet après la fé- 
condation; un ovaire supérieur; le style droit, terminé par 
deux slign^ates; une capèule un peu comprimée , bivalve, à 
4pUTf,logerk ^ §«W^Wf? iioo^ïïr^^e^, Il ^'y a qi|c;lq^ç1^s 
f pe.q^if^^e partie au, lieu de ciiiq dans ]çf iPeu|s. 

.Cette plante ^% uu dé^ei^br^mf a^ ,df? pelai des ^xae^rp, de 
linné,. établir. par U^ :^qpf ftrpwag, p^nn p^lusiçurp ^^pèce^^i 
ftui.s'eçi éfy^rteiitp^riw .dajcactçref qui, v^^^nent 4';étr^.^90fi- 
cé^ . îl bnUjT ^^P?9T\f^V lea fQ$pè^e# .^uf y^tef : 

herbacée,. dijuit ta tîge ^ç^t (Irpii^te , étante 4p. ftçptj^.limt po^f 
^es, glabre , Mich9tom^ t-ej^ fruil4essa^t 9PB%^^> ses^^les, 
glabre||,.av^?s» ttW m»f ^fgy& i Ippg»^* 4'eaYHr9P *'»»* 
Jignes, Les p^çijiiijfiç^ {i^i^ jdfQ^t^, t^f^k^Nu^^if filiformes, 
opposés, trèMpi)g^:9 ,4ipl3rQ^P°ve& s uai(lqrjçs| ^ne fleur mé« 
4iocrempn| pédiirell^ est d^ps le n^ilieu 4e 1^ dichotomie. 
Les divipipp^ dtt ,çgyc^ Ippt pjrofijndçs , PM«lf^ » Iw^^- 
Iées4 ^iguf^s; le tu)>p..df^Jfi cprplie js^t y^nlrif ,, de ^a longueur 
du.qalipç; le Iwbe à i^nq lo}^s py^ç^» a^gw« î. tes cinq ëta- 
9iîn^s oqt fe^r^ £il9))nem trèahpopf^i Iça apt^ères versatiles ^ 
}'9Vfirç est ovale ; le style à peine d^ la Jiongu/ei|r d^ tube; le 



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SEB ^56 

etigmate en tête; la capsul« orale, membraneuse , à deux 
valves, à deux loges; les semences nombreuses, planes, striées. 
Cette plante croit au cap Van-Diémen. 

SsBiEA BLANC BATAS : Sebûsa olbcns , Rôbs Brown ; Emicum aU " 
len$^ linn., SuppL, 207 , lab. 74 , fig« 4. Plante herbacée , qui 
produit une tige glabre , tétragone , haute de quatre à cinq 
pouces, dieboteme et en cime au sommet* Les feuilles sont 
un peu cbarnnef , en cœur, lisses, embrassantes, un peu cou- 
rantes sur la tige. Les fleurs sont blanches, et forment une 
cime terminale, les unes à Textrémitë des devniess rameaux, 
les autoes dans leur dichotomie s elles ont un calice de quatre 
folioles droites , avales , aiguè's , en caréné , persistantes ; la 
corolle est hypocratériforme ; le tube un peu plus long que 
le calice ; le limbe à quatre lobes ovales ,. renfermant quatre 
étamines, à fikmens très- courts^ terminés par des anthères 
oblongues , aaiUaates. Cette plante croit au cap jde Bonne* 
Espérance. ^ 

SjBBJSA opaé : Stbœa OMreum , Rob. Brown ; Exmcum aureum^ 
Linn. fils, SuppL, i23. Cette espèce .est pourvue d'une tige 
haute de trois ou quatre pouces, glabre, droite , menue, un 
peu anguleuse , rameuse et dichotome vers jaouêommeU Les 
feuilles sont opposées, presque en caeur ou ovale», aessiies, 
plus courtes que les entreaœuds. Les fleurs sontpédooculées, 
disposées en cim^ , presque en enrymbe bien garni. Le calicç 
se divise en quatre folioles droites, ovales , aiguës , concaves, 
en carène sur le dos, un peu scarieuses sur les bords;. la co- 
rolle est une fois plus grande i[ue le caliee ; le limbe k quatre 
liécoupuires lancéoMçs, de la longueur du tube ; les étamines 
sont saillantes. Cette plante croit ^ cap de Bona&^Espéraaee* 

SEBiEA EN Cisua : Sehcea cordtUumf Rob. Brnwii ; J^xairiim cor- 
iatum , Burm. ,4/^* » tab. 74 , £g* 6 ; Pljik. , Almag. , tab. 376, 
fig. 4 ; Séba, Mtfi., 1 9 tabf 22 ^ ifig. 7. Sa tigo est herbacée | 
b^vte de Pinq à six pouces , gl^bee , un peu aogule^se, dicho- 
tome à sa partie supérieure. Les f^euill/^s sont sessiles , oppo^ 
féos ,lisses , eo cPNir , aifu^ê^ , plus 42ourtes que les^^alrenœuds; 
tes fleurs îaumes* ass^ grandes , portées sur des pédoncuks 
pourts , déposées , au sommet de là plante , en unis ciqù» preâ»- 
que en corymb^e , tervsinalei ou .^Utaires dans la diehotoinle^ 
ÎLe^ iCgUe^ ^^ peotagone , À çipq folioles » dejol «a. tt^r, 



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a56 SEB 

droites, atçuèist en carène , striées obliquement, un peu cou-' 
caves , offrant à leur, angle dorsal une aile membraneuse , 
presque demi-circulaire , qui forme leur côté extérieur. La 
corolle est pourvue d'un tube grêle, plus long que le calice, 
un peu renflé sous le limbe, à cinq lobes ovales, oblongs» 
ouverts en rosette; les étamines , placées à Torifice de la fleur, 
dans le petit renflement du sommet du tube, ne sont point sail- 
lantes. Cette plaàte croît au cap de fionae<»£spérance. (Pou.) 

SËBANAKH. {Bot.) Nom a;rabe de l'épinard ^ suivant M. De- 
lile. Fonkal le uomme eâhanach. (J.) 

SÉBATES. {Chim.y Nom donné aux seis que Tacide séba- 
cique forme avec les basessaliflables. Voyez^rarticle Sébacique 
[Acide].. (Ch,). ... 

SEBEOKJA. (Bot.) Ce genre de Necker paroît devoir être 
réuni à Vexacum, dans la famille des gentianées, quoique, 
suivant cet auteur, il ait une capsule uniloculaire. Le sebœa 
de M. R. Brown ne diffère aussi de Vexacum que par ses an- 
thères, s'ouvrant par le haut et non dans leur longueur, et 
par son stigmate bifide. ( J.) 

. SSBëSTENA. \Bot.) L'arbre que presque tous les anciens 
nommoieat>ainsi, est le sebestter, dont les fruits sont employés 
en médecine' diins les tisanes bachiques : il a été réuni par 
Liniiseuscàô genre Cardia de Plumier sous le nom de oordia . 
myxcu Ce dernier iiom est celui que lui donnoit Cordus. (J.) 

SEBESTlER.(Bo^) Voyez CoRDiA.(PoiR.) ' 

-■^ SEBET. { Bot. }* Voyez Jebbt. ( J. ) 

SEBIFëRAv (Bô^.) Ce genre de Loureiro a été réuni depuis 
long^temps au litsea èe M;* de Lamarck, dans la famille des 
laurinées. Voyez LiTaé. (J.) 

SEBIN. (Bot,) Voyez SchbUBW. (J.) 

SEBîO..{Mamm.) M. Boso;.^tqve c'est le nom de la plus 
grosse baleine qoi' vit dans les mers du Japon. (Desm.) 
• SÈBO. (Bo^.) Non^ provençal, cité par Garidel, du petit 
«ignon venu de graine (J.) 

S£BOPHORA.i(Ba£;) Necker a voulu substhuer ce nom à 
celui du virolà d'Aublet , dont la graine fournit une espèce 
de suif, employé à Cayenne pour divers uSages économiques, 
et qui est maintenant le myristica sebifera. (J.) 

SECACUL- {BùL) Il paroît que la plante ainsi nommée chez 



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SEC a67 

les Arabes, èl menfiomiëe par Rauwolf aux environa d'Alep, 
est le tordyHum syriacum de Linnœus. (J.) 

SËCALE. (Bot,) Nom latin du seigle. (L. D.) 

SËCALINA. {Foss.) Luid a donné ce nom à une empreinte 
d'épi sur une pierre; Luid, Lit. Brit,, page io8. (D. F») 

SECAMONE. (Bot.) Ce genre a été séparé des periploea par 
M* Rob. Brown« Il paroît tenir le milieu entre les périplo- 
ques et les asclépiades , distingué particulièrement par les pa- 
quets de pollen, dont M. Brown fait un grand usage daas 
rétablissement des genres de cette famille, les apocinées. Ici 
la corolle est en roue; Tappendice ou la couronne des éta* 
mines à cinq folioles ; le stigmate resserré vers son sommet* 
Le periploea seamone est le type de ce genre. ( Voyez Péri- 
PLOQDB. ) Il faut y ajouter le periploea emeticaj Retz, et les 
deux espèces suivantes : • 

Secamonb eluptiqoe; Seeamone ellipHea, Rob. Brown, Nov. 
HoU. , 1 , pag. 464. Cette plante a des tiges droites, garnies 
de feuilles glabres, opposées, elliptiques, entières à leurs 
bords, acuminées au sommet. Les pédoncules sont rameux, 
tomenteux : ils supportent des fleurs pédicellées, en roue 4 
les pédicelles sont également tomenteux ; les corolles nues , 
sans duvet. Le Seamone ovata, R. Brown, loc.eit.^ e$i pourvu 
de tiges rameuses, à rameaux diffus, très • étalés, garnis de 
feuilles opposées, ovales, aiguè's , glabres à leur deux faces'; 
les pédoncules et les* pédicelles sont presque glabres ; la co* 
roUe est privée de duvet. Ces deux plantes croissent sur les 
c6tes de la Nouvelle»Hollande. ( Poia.) 

SECAMONË. (Bo^) Voyez Scammon^e et Pi&ufloqub scam- 

MONl^ ( J. ) 

S£CH. (Bot,) Un des noms arabes d'une ketmie, hihiscut 
purpureus, nommée aussi chohas^ suivant Forskal. (J.) 

SECHE, Sepia. {Malaeoz,) Genre d'animaux mollusques, 
établi par Linné dans les premières éditions du Systema na* 
turœ, mais caractérisé de manière à comprendre tous les ma- 
lacozoaires céphalés , que Poli rangeoit parmi ses brachiata , 
et qui constituent à eux seuls les céphalopodes de MM. Cu- 
vier et de Lamarck^les cryptodibranches ou brachiocéphalés 
de M. de Blainville. Dans Tétat actuel de la science on ré- 
serve, avec Schneider et M* de Lamarck, qui, les premiers^ 

4eJ. A7 



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258 SEC 

ont subdivisé le genre Sepia de Linné, le nom de ScciiE aux 
espèces dont le corps, ovale, asses alongé, soutenu dans te 
dos par un cbrpa protecteur, solide, calcaire, est bofdé de 
chaque càté , dans toute ta longueur , par une nageoire étroite ^ 
et ^ui ^ du reste / ont quatre paires de tentaevles courts , 
garais de auçmrs a iMrdîi eornéf , outre une ptâre de longs 
appeiidices on irnia^ afaooliiment comme dans les ealiters dit 
loligoà; en sorte que, s*il est aisé de distinguer ks sèches des 
poulpes , ddnt le eorpa gloèoleux ii*eit jamais |wurvu ni de 
pièce solide dans le dos , ni de nageoires , et qui n'ont tou- 
jours que quatre paires d-appendtces tentaenlaiies générale- 
ment beaucoup plus longs que le corps, il n'en 4»t pas de 
même des calmars, dont une espèce même a ses nageoires 
dans toute la longueur du corps, de manière qtte le seul 
caractère fixe se tire de la nature du corps proieêtenr car- 
tilagineux dans les caliaars, et toiit*à-fait cakuûre ou osseux 
dans les sèches. 

Lés aneiehs , et surtout Aristole , car Mine et tous les 
auteurs subséquens paroissent l'avoir presque entièrement 
copié , étoient à pe» près arrivés adx mêmes résultats que 
les auteurs les plui réceits de sooiogie. En effet, ils réservoient 
le nom de fjUib?iÀ^m> ou de mâUia aux animaux qiti forment le 
genre Sècbè de Linné , et ils les distinguoient porfattement 
en poulpes , en sèches et eri calmar^* Noas ûevans même 
ajouter que le peu que nous cennoissons sur lès mœurs dé 
ces singuliers animaux , leur est à pen près entièrement dû. 

Aristote nous a également laissé quelques détails s«tr Vor*- 
ganisation des sèéhes; mais il faut convenir qu'ils fctot extrê- 
mement incomplets : aussi allons -nous y suppléer d'après les 
observateurs modcrues , et surtout d'après ce que nous avons 
vu nous-mêmes. Nous sommes d'autant plus portés à nou^ livrer 
ici à quelques développemens, qu'aux articles Pouxjb et Cal- 
mar nous avons renvoyé au mot SkcBE , comme pbnvant nous 
servir de point de départ pour tout ce groupe d'animaux. 

Le co^ps des sèches est en général ovale, alongé, assez dé- 
primé , presque également convexe en dessus comme en 
deteotts, arrondi à Texlrémité postérieui'e et souvent atténué 
antérieurement par la disposition fasciculée et convergente en 
avant des appendices tentaculaires. Le tronc proprement dit 



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SEC 254 

eftt e^^ général une ou deux fois plus long que la tête en tota* 
lité ; ce qui est à peu près intermédiaire à ce qui existe dans 
les poulpes et dans les calmars ; en effet, dans ceux-là le 
corps est sphéroïdal ou à peine plus long que large , et dans 
ceux-ci il est presque\cylindrique et beaucoup plus long que 
large. La masse céphalique n'est pas moins distincte que dana 
les deux genres que nous venons de citer ? elle est très-grosse , 
à peu prèssphérique, et aussi renflée en dessus qu'en des- 
sous. Comme dans tous les mollusques de t ette famille , elle 
est bordée antérieurement par quatre p^rés d'appendices ser^ 
vant à saisir la proie , et dont la proportion est toutrà-fait 
semblable â ce qui a lieu dans les calmars. En effet , çllea 
décroissent insensiblement de la première inférieure à la der- 
nière supérieure ; généralement plus gros, même propor- 
tionnellement, que dans les calmars, ces appendices parois-! 
ent cependnnt plus longs , à cause de la brièveté du corps. 
Du reste ils sont, comme dans (ceux -ci, garnis à la face in- 
terne par une bande asses large de suçoirs fort petitf, a^^a 
irréguliènement disposés , en forme de fleurs de muguet, 
pédicules et garnis à la circonférence de leur ouverture 
par un rebord corné bien évident. Entre les racines de la 
première et de la seconde paire se trouve un orifice par 
lequel sort d'une cavité ou poche, située au-dessous de la 
tête, une autre paire d'appendices beaucoup plus longs et 
d'une tout autre forme que les autres, absolument encore 
comme dans les calmars. C'est ce que l'on, désigne ordinaire- 
ment sous les noms de bras et quelquefois même détrompes, 
tout*à4kit à tort, comme on le pense bien. Ils sent en effet 
entièrement pleins, .contractiles et formés par un long pédon- 
cule cjliadroïde, teraûné par un épàtement ou élargissement 
dont la fiice interne est garnie de suçoirs entièrement sembla- 
bles , quoique plus gros, à ceux dont sont pourvus les appen- 
dices marginaux. De chaque c6té de la tête est un asil trè#- 
considérable, comme dans les autres brachiocéphalés , et au 
milieu de l'espèce de rose ou d'entonnoir, formée par I9 ra- 
cine des appendices, est un grand orifice arrondi pour la bou- 
che. Sous cette singulière espèce de tête, que nous avons nom- 
mée céphalothorax, parce qu'elle peut être considérée comme 
composée de ia tête elle-même et du thorax des autres ma- 



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:&Po ■ SEC 

lacozoaires cépbalés , qui st seroit assez :avaiicé pouf la:sahîi 
dans son recourbement en avant , et dont les bords seroieni 
digités en lanières appendicèlaires, se trouve un large en- 
tonnoir 9 comnre dans les poulpes et les ealmars , dirigé d'ar* 
riére en avant, la grande ouverture eonirauniquant posté- 
rieuremeûfC avec la cavité du manteau , et la petite se portant 
en avant jusqu'au niveau deè jenxi L'abdomen , dont nous 
avons décrit la forme pins haut, est déprimé, un peu plus 
conveiie en dessus fu'en dessous; il est bordé dons toute sa 
circonférence par un lobe eutaoé marginal, servant de na- 
geoire, qui , commençant en arrière de la ligne médiane, se 
continue sans interruption jusqu'au bord antérieur. Cet abdo- 
nren est joint au céphalothorax , sans aucune trace d'étran- 
glement; mais en dessous il semble y avoir une solution de 
continuité ou grande fente , qui est produite par le .bord 
libre de l'espèce de sac que forme la cavité branchiale dont 
il va être question tout k l'heure. Dans ce genre d'animaux 
on ne voit à Textérteur aucun des orifices servaot i.la .ten« 
minàîsoû des appareils digestif et reproducteur, igmm te twour 
vant dan» 'la cavité branchiale* t ^^ 

La peau de» sèches est assez mince et beaucoup pins«dis^ 
tlncte du plan musculaire sous* posé que dans le$ autres ma- 
lacozoaires; le derme est mou, presque moqneux; il est cou-' 
vert d'un pîgmentum variable pronr sa coloration , et il offre 
la même singulariféque nous- avens déjà signalée dans les 
calmars et même dans les poUlp es, c'est-à-dire, qu'oi^tre 
la* matière colorante ordinaire qp trouve dans des aréoles in- 
dépendantes du système vasculaireun âui de coloré fermant 
des taches circonscrites et offrant sur l'anims^! vivant .des 
phases de systole et de diastole jcontiniielles, L'épîderme qui 
recouvre cette peau est nul, ou du moins. à peu près mu^ 
queux, quoique cependant quelquefois plus ou moins. verru^ 
queux ou granuleux* 

A peine plus épaisse en dessus qu'en dessous , quoiqu'elle y 
soit plu^ vivement colorée , la peau prései|te, dans une vaste 
lacune occupant toute l'étendue du dos, un corps protecteur 
en grande partie calcaire ou crétacé, dont la ; forme et la 
structure sont tout- à- fait caractéristiques de. ce genre d'ani- 
maux. C'est ce qu'on nomme l'es de sèche ou Sépiostàue. 



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SEC ^5* 

De fbrme en général ovate , assez alongée ,' bien régulière , 
bien symétrique,, on peut y distinguer deux parties, Tune, 
postérieure, pins ou moins concave, et l'autre antérieure,, 
beaucoup plus grande et convexe sur ses deux faces. La 
première comnience en arrière par une pointe ou sondmet 
plus ou moins prolongé et complètement solide, à peine lé*, 
gèrement exeavé en avant. La cavité est considérablement 
augmentée par une expannon calcaréo*membraneiiso, à fibres, 
radiées , qui , beaucoup plus large en arrière , où, elle s'évase 
quelquefois jusqu'à dépasser le sommet de la. coquille, se 
prolonge en avant, en se rétrécissant, et bordant toute la. se- 
conde partie du sépiostaire, de manière à sembler n'être, 
qu'une continuation de sa lame dorsale : c'est cette expansion 
qui forme le péristome de l'ouverture de cette sorte de. co- 
quille. La seconde partie, beaucoup plus considérable qul^ 
l'autre , forme pour ainsi dire une grande avance clypéiforme j, 
tout- à- fait droite, ovale, et convexe sur ses deux faces. 
P'abord un peu excavée à sa partie postérieure , qui est assez 
atténuée et qui continue la partie solide , elle devient d'à* 
bordaâseï convexe, surtout en dessous, pour s'amincir en- 
suite de nouveau , en même temps qu'elle se rétrécit un peu 
jusqu'à son bord antérieur, 4iui est asses minée et arrondi. 
Toute la coquille proprement dite est formée , comme de coii«. 
fume, de lames ou de éouches appliquées les ânes dans les. 
autres, laissant, par la disposition des stries, les tracés du 
mode d'accroissement; e'est ce que Ton voit très -bien dana 
la cavité proprement dite de 'la coquille, en aTtièrtp Toute 
la partie avancée est également composée de couches qui. se 
débordent , en t'accroissant , la plus nouvelle en dedans ; mais , 
par une cingularité , ces lames iic sont pas asses grandes pour, 
se couvrir successivement les unes les autres ; en sorte qu'en 
même temps qu'on voit des traces ou lignes d'accroissement 
en dessus, à l'extrémité antérieure de chaque lame, on, 
voit également en dessous, dans une espèce de large imn 
pression musculaire qui occupe la moitié postérieure au 
moins du bouclier, l'extrémité postérieure des lames qui 
se dépassent d'avant en arrière. Un autre point également 
remarquable du sépiostaire , c'est que ces lames sont tri&n 
peu serrées entre elles et réunies par de petites, ûbxea verj» 



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56a SEC 

ticalès, qui liii donnent, quand on le cbupe, un aspect pO« 
reux et une légèreté spécifique fort peu considérable. Quant 
à Texpansion marginale , elle semble réellement composée de 
fibres de longueur extrêmement difiPérente 9 qui s'irradient 
des bords de la carité en arrière, de côté^ et surtout en 
avant , et qui sont recouvertes en dessus par une partie 
comme membraneuse, qui en continue les bords, au con- 
traire de l'avance , dont la face supérieure est recouverte 
et comme encroûtée par une matière calcaire très*blanche , 
comme éburnée et tuberculeuse. ' 

Les organes des sens des sèches sont absolument ce qu'ils 
sont dans les poulpes et surtout dans les calmars. 

Nous venons de décrire le siège du sens du toucher. Nous 
▼errons » en traitant de l'appareil locomoteur , la structure 
des appendices locomoteurs qui couronnent la tète, et qu'on 
pourroit considérer comme des organes du tact, ainsi que 
celle des ventouses dont ils sont armés. 

Nous ne conndissons pas, et aucun auteur ne mentionne 
d'organe de l'odoration dans ce genre d'animaux. 

Celui de la vision ou l'œil , est fort considérable» situé de 
chaque côté de la tête, dont il fait une grande partie : il est 
mis à l'abri dans une sorte d'orbite , en forme de demi-enton« 
noir, que lui présente une enveloppe cartilagineuse du cer- 
veau, que nous allons voir tout à l'heure servir en même 
temps de point d'appui aux muscles des' appendices tentacu- 
laires. 

Quant à la structure de l'œil lui-même^ elle est asses par- 
ticulière, quoique fort semblable cependant a ce qui a lieu 
dans les poulpes et d^ns les calmars. Le globe de l'œil , fort 
grand, est à peu près' hémisphérique, convexe en arrière 
et aplati en avant. La première membrane qui l'enveloppe 
est subcartiiagineuse , blanche et un peu plus épaisse en 
avant, plus mince et de couleur noirâtre en arriére, à cause 
de sa demi-transparence qui laisse passer un peu de la teinte 
foncée du pigmentum ; percée en dedans pour laisser passer 
les nerft et les vaisseaux , elle oifre en dehors un grand trou 
qui permet de pénétrer dans la chambre antérieure de l'œil, 
mais noA pas au-delà, parce que cette membrane s'est bifur- 
quée yen cet orifice. La circonférence de la lame antérieure 



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SEC «63 

est libre,. mais l'autre est adhérente au cmItaUin; tn sorte 
que, si cette première membrane peut être regardée comme 
une sclérotique, cependant elle remplit J'oCoe de la ciio* 
roïde et de Firis de Tosii des ostéasaaires , et en effet la face 
postérieure de sa lamé adhérente à la capsule du crîstailia 
est tapissée en arrière par une couronne de véritfiblei' procès* 
ètliaires, assez courts, mais bien évidens, et qui adJièreo4 
aussi à la capsule du cristalHa ; tandis que sa face anté« 
rieure offre, coinme l'iris des animaiiK vertébrés, une cou* 
leur bleuâtre ou vert de mer. En dedans de cette premier^ 
membrane collée contre elle , en est unesecoadp beaucoup plus 
mince et beaucoup plus moUe; elle est évidemment nerveuse» 
parvenue à la circonférence de la lame interne de Tins , elle 
se termine à la racine des prèeès-ciliaires. Ceat tnès- proba« 
blement ht rétine, et cependant sa face interne est enduite 
par une couche considérable d'un piçaneatum de conlenr 
foncée. Enfin , on trouve en dedans de cet enduit une troi« 
sième membrane , beaucoup plus mince , une aorte d'hyaloïde 
dans laquelle est contenue une grande quantité d*Jvumeur 
aqueuse, en même temps qu'une véritable vitrine ajant sa 
membrane propre. Le cristallin , qui est à la partie anté^ 
rieure de cette humeur vitrée, est très-gros, très>épais; il 
est eomposé de deux calottes diff*érentes en diamètre et 
en courbure, séparées par une petite rainure circulaire 
dans laquelle s'attache In circonférence interne de l'iris. En- 
avant du cristallin nous n'avons pas observé d'humeur aqueuse, 
mais il est plus que probable qu'il en existe sur l'animal 
vivant et qu'elle est peu considérable, puisque le cristal- 
lin, très -convexe, touche immédiatement la cornée trani^ 
parente. 

Cet ceil , assez peu ou point mobile , n'est libre dans sa 
cavi$é que dans sa moitié externe , et cette cavité est li« 
mitée en dehors par une conjonctive , ou par la peau du 
corps qirî s'est d'abord «eulém^nt un peu amincie , vis-à-vis 
de ia masse de Forgane, mais ^ui devient parfaitement 
transparente, et prend la diapositlen et la forme d'une cornéo 
transparente au-devant de l'iris. Cette cornée, plutôt plate 
que convexe , est de fonne ovil^ , oblique , avec un double 
feston au bord supérieur. U n'y a cependant pa$ it pau- 



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i64 SEC 

piéres, maùseulaoïent uii p^tit repli 5emi-lunaire palpëbral^ 
au bord inférieur. 

L'organe de Taudition est beaucoup moins considérable et 
iniains compliqué que celui de la vue ; situé k la base de la 
téie dans une excavation ovale, creusée dans la pièce car* 
tilagineuse qui protège le système nerveux central, mais 
4ans conununication àrextérieur,'il consiste en un petit sao 
ovale ou pyriforme, membraneux, rempli d'un fluide sub* 
gélatineux^ avec quelques granulations amilacées, suivant 
quelques anatomistes, mais que nous n'avons jamais vue^« 

Quant à l'organe du goût, on peut le supposer à la sur- 
face du renflement lingual dont nous parlerons plus tard ; 
toutefois nous ferons l'observation que cette surface est hé- 
rissée de petits crochets cornés, plutôt que de papilles véri- 
tablement gustatives. 

L'appareil locomoteur est encore plus complet que dans 
les calmars, et à plus forte raison que dans les poulpes ; 
d'abord, comme nous l'avons déjà dit, |e dos est solidifié 
par un corps protecteur ou par une sorte de coquille in- , 
terne; et, bien plus, les muscles des appendices tentaculaires 
et ceux du tronc prennent leur point d'appui sur une partie 
passive, cartilagineuse, qui a réellement quelques rapports 
avec le crâne d'une seule pièce des poissons cartilagineux. 

L'abdomen est, comme dans les poulpes et les calmars,' 
enveloppé dana tonte son étendue par une couche muscu- 
laire qui, libre et épaisse dans la moitié inférieure et antéi 
riéure , constitue une cavité b|*anchiale en forme de sao 
ouvert antériepremepl. Les fibres musculaires qui composent 
ce sac sont ^ peu près toutes transversales en dessus comme 
en dessous, et leur origine est dans un raphé latéral; mais 
en dessus elles formeotunç double couche fortpiince, dans 
l'intervalle de laquelle se loge le sépiostaire , ses bords mem- 
braneux recourbés pénétrant dans une gorgq ou rainure pro- 
fonde. En arrière, son extrémité est retenue par un muscle 
transvçrse qui se porte d'une nagçoire à. l'autre. En avant, 
jnéme^aurdelà du corps misfce, les n:»geoires sont, comme le 
saii\ entiéren^ent formées par une couche épaisse de fibres 
transvérses , appliquées contre la ligne latérafe ; mais char 
ùuBf ç^ jiourvue en (Jésjsus çt en dessous 4'u|i muscle çpn;- 



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SEC 2«5 

^oié de fibres obliques qui se portent du dos ou du ventre 
à la racine de toute la longueur de la nageoire, à peu près 
comme dans les nageoires du lophioderme des poissons* 

La tête ou le céphalothorax ayant des mouvemens plus 
nombreux , présente aussi un appareil locomoteur plus com- 
pliqué. D'abord on remarque à l'intérieur une pièce solide; 
subcartilagineuse, de forme semi-lunaire , concave en avant ^ 
convexe en arrière, et percée dans son milieu par un ori'» 
Sce ovale, transverse, en sorte qu^on peut la considérer 
comme un grand anneau cartilagineux , de forme ovale ou 
sigmoïde, se dilatant à chacune des extrémités de son grand 
diamètre ; c'est par le côté externe de cette dilatation que 
Vœil est mis à Tabri ; c'est au bord et à la face concave que 
s'attachent les muscle» des appendices tentaculaires ; c'est 
dans la branche inférieure qu'est logé l'appareil auditif, 
dans la supérieure qu'est le cerveau , et enfin dans l'anaeatt 
que passe l'oesophage. 

Outre cette pièce principale et supérieure , il y en a une 
plus petite inférieure médiane , en forme de bec ri&courbé , 
qui donae attache à la paire de tentacules inférieur», et 
qu'on peut regarder comme une pièce hyoïdienne. 
, Ijë^ muscles élévateurs de la tête ou du dos sont à peu 
près, comme dans les poulpes, au nombre de deux paires, 
qui toutes deux se fixent à la convexité du cartilage annu* 
laire , et dont le plus long et le plus latéral prend son ori<» 
gine de chaque côté du milieu du dos» 

L'entonnoir, formé par une couche épaisse de fibres circu* 
litres, comme le dessous de l'enveloppe abdoquinale, a deux 
paires de petits muscles rétracteurs en avant , qui viennent 
du cartilage hyoïdien, l'un presque médian ou dorsal, et 
l'autre plus long et latéral. 

Ijt^ appendices tentaculaires prennent leur attache, les 
t|«iis p4Ùres supérieures à toute la face antérieure du carti- 
lage céphalique , et la paire la plus inférieure au cartilage 
byoiidien» Cette attache est très-puissante et se fait par un 
tjrès- grand nombre de fibres longitudinales. Quant aux ap- 
pendices brachioidesi leur attache se fait par un rapbé 
commun dans la Ugne médiane , ainsi qii^à \^ base du carti-r 
Iftge hyoïdien^ ^ ' 



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26^ SEC. 

' Dans le reste de' leur étendue , ces différentes espèces 
d'appendices sont entièrement contractiles et composées de 
libres dirigées la plupart longitudtnalement , et les superfi- 
cielles transversalement. 

Les suçoirs, dont la face interne est armée dans toute la 
longueur ou à Textrémité seulement , sont pédicules ; le pé- 
dicule e$t entièrement musculaire et composé d'un faisceau 
de fibres qui , provenant de la couche transverse de Fappen- 
dice, se prolongent Jusqu'à une sorte de tampon qui occupe 
le centre de la cupule du suçoir. Cette cupule, également 
contractile , est armée dans tout son bord par un petit cercle 
de matière cornée sans dentîcules. 

L'appareil digestif présente une assez grande complication. 

L'orifice buccal dont nous avons décrit plus haut la situa- 
. tion au fond de Tentonnoir incomplet, formé par les appen- 
dices, est ovale à son plus grand diamètre vertical, et est 
percé au milieu d'une double lèvre circulaire , dont l'interne, 
plus petite , est frangée dans sa circonférence. 

Dans cet orifice se voit la partie antérieure de la masse 
buccale. Elle est ovale , un peu comprimée. On y remarque 
à son entrée deux dents cornées, très-fortes, très-grandes, 
recoifrbées en bec de perroquet; la supérieure, plus étroite, 
se place dans l'inaction dans l'excavation formée par l'autre. 
Elle est terminée en avant par une pointe recourbée , aiguë, 
et en arrière par une sorte d'apophyse assez longue , en 
gouttière , pour l'insertion des muscles qui font agir ces deux 
dents l'une sur l'autre. 

La cavité buccale est elle*méme assez étroite et plus haute 
que large : sa face inférieure est occupée par un renflement 
lingual peu considérable , et dont la surface est hérissée de 
crochets extrêmement fins, disposés sur plusieurs rangées et 
recQurbés en arrière. 

L'ouverture de l'œsophage est fort étroite , et occupe la 
partie tout-à-fait supérieure de la cavité buccale. 

Celui-ci est également étroit et plissé dans sa longueur. 
Après avoir traversé l'anneau cartilagineux , il entre dans 1» 
cavité abdominale dont il occupe la ligne médio-dorsale , logé 
dans une rainure que lui offre Je foie à sa partie supérieure. 
A son entrée dans cette cavité il est accompagné à droite et 



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SEC a^T 

ji gauche par uùt masse glanduleuse salivjiire , de forme ovale , 
dont le canal excréteur, assez courte passe dans Tanneau 
«éphalique et vient s^ouvrir à la partie postérieure de la ca- 
vité buccale. 

A la moitié au moins de la longueur totale de Tabdomen , 
l'œsophage se dilate insensiblement et s'ouvre par un orifice 
à peine rétréci dans un premier estomac membraneux , con<* 
aidérable , et assez semblable par la forme à une panse de 
ruminant. Tout prés dn cardia , et un peu plus en arrière^ 
est un orifice pylorique ovale, très-grand, qui s'ouvre dans 
«m intestin collé et adhérent à Testomac. Cet intestin offre 
d'abord, en arrière, une sorte de cœcum enroulé en spi* 
raie, et ensuite, après une ou deux petites courbures, se 
dirige directement en avant dans la ligne médio-ventrale , et 
vient se terminer dans la cavité branchiale , assez près du 
l>ord du manteau. L'anus est grand, béant, à l'extrémité 
d'un tube court, flottant, et accompagné d'une paire de lobules 
cutanés qui le dépassent un peu. 

Le foie est extrêmement considérable : il occupe une 
grande partie de la longueur du dos , et ne présente aucune 
trace de divisions ou de lobes , comme dans les autres ma- 
lacozoaires. Il offre la singularité de pouvoir être insufflé 
par son canal excréteur , et alors on voit que ses parois font 
assez peu épaisses. Ce canal se termine par un seul orifice 
dans l'intestin, à peu de distance de l'estomac. 

L'appareil de la respiration est formé par une paire de 
grandes branchies triangulaires, placées de chaque c6té du 
corps dans l'intérieur de la vaste cavité que forme le man- 
teau , de figure à peu près triangulaire i elles sont attachées , 
la base en arrière et un peu en dedans, le sommet en avant 
et un peu en dehors* Elles sont composées d'une double 
membrane fort mince, dans laquelle, outre les vaisseaux 
afférens et eff(^ens formant det stries transverses, tombant 
à angle droit sur les bords renflés par la veine et Tartère 
branchiale principales, on remarque une masse comme g<an<« 
duiense, d'un blanc îaunàtre , dont je ne soupçonne pas même 
Fusagè, d'autant plus que je n'ai pu y découvrir de canal 
excréteur. 
Le système circulatoire des sèches est bien complet et com^ 



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»68 / SEC 

posé, comme dans tous les animaux sans vertèbres, de veines- 
et d'artères seulement. 

Les veines ont des parois extrêmement minces, quoique 
parfaitement distinctes. 

Les troncs principaux sont au nombre de trois : un anté- 
rieur et à peu près médian , le plus considérable de tous, et 
deux postérieurs. 

•> Le premier commence dans les appendices teptaculaires 
par deux petites veines latérales pour chacun d'eux : elles 
débouchent toutes successivement dans un tronc qui suit cir- 
culairement la racine interne de ces organes et augmente de 
diamètre à mesure qu'il se rapproche davantage de la ligne 
médiane. Lé tronc commun qui en résulte ^ avant de traverser 
l'anneau cartilagineux^ reçoit les veines de la masse céphali- 
que et des organes de la iêtCm Feu après son passage dans la 
cavité abdominale, cette veine, considérablement grossie» 
reçoit d'abord la veine de l'entonnoir , puis la veine hépati- 
que , celle de l'estomac , et ainsi parvenue aii tiers postérieur 
de la cavité , elle se divise en deux troncs similaires , qui 
s'écartent k droite et à gauche. 

Ce sont ces troncs qui reçoivent chacun de son c6té. une 
veine assez grosse , qui ramène le sang de l'orgatae sécréteur 
de la génération ^ de la vessie à encre et des parties posté- 
rieures de l'abdomen ; après quoi ils se dirigent vers la bran- 
chie, se transformant ainsi en ai^tère branchiale^. A l'endroit 
de cette transformation , à la racine mém^ de la branchie , 
se trouve une sorte de sinus caverneux, ou mieilx, peut- 
être, une espèce de ganglion ou de rate veineuse, que Ton 
a pris à tort pour un coiur : ce n'est pas même une oreil- 
lette. 

Quoi qu'il en soit^ l'artère pulmonaire suit le bord po^ 
térieuk* de la branchie j en fournissant successivement des 
i)ranches nombreuses, qui en sortent à angle droit, jusqu'à ce 
qu^elle soit, pour iainsi dire, épuisée, et qu'elle soit arrivée 
au sommet. Le sang, qui revient de toutes les parties du 
corps, se rend aux branchies, et il en revient par un sys- 
tème de veines pulmonaires, tout-à-fait disposées comme les 
artères, mais en sens inverse. Arrivée à la racine du. bord 
antérieur de la branchie qu'elle à suivi depuis son sommet, 



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SEC 36, 

en augmentant peu h peu de calibre et recevant successive- 
ment les veinules branchiales, la veine branchiale se dilate 
£n une véritable oreillette, à parois musculaires , ^ni , après 
un rëtrécissemei^t en forme de canal plus ou. moins long^^, 
s'ouvre dans le ventricule. Celui >- ci, d'une forme. asse2 peu 
régulière , cylindrpïde , est situé transversalement au-dessous 
de la masse viscérale et non. contenu dans un péricarde. Ses 
parois ; sont .assi^K épaisses, complètement musculaires. A l'en- 
trée des deux pédicules detf" oreillettes la membrane interne 
Ibrme deux petits replis val^vulaires, semi-lunaires, entre les- 
quels passe le fluidç. 

De ce ventricule part un système artériel assez épais et 
compo^ de deux aortes ; l'une ^antérieure , de beaucpup Ja 
plus considérable, et l'autre postérieure, plua petite, et qui 
foutes deux présentent un renflement bulboïde à leur origine. 

L'artère aorte antérieure se porte d'arrière en avant dans 
toute la. longueur du corps,. Ipgée dans la scissure médiane 
et inférieure du foie. avec Fcesophage. La première branche, 
qu'elle fournit presque à sa racine, est l'artère stomachique, 
qui se porte transversalement aux différentes parties. de cet 
organe* Vers le niUieit du foie elle donne à droite et à gauche 
une grosse branchie, i|ui, après avoir fourni des rameaux 
ascendans et descendans au foie , continue de se porter trans- 
yersalement -k [l'enveloppe musculo-cutanée. Arrivée à l'an- 
neau oesophagien, après avoir produit /deux très -petites ar- 
tères, salivalrest l'aorte le traverse et se bifurque en deux 
franches principales, qui donnent d'abord un rameau céré- 
l>ral* puis , ayant une inflexion considérable, qni fournit la 
branche ophthalmique , et ensuite le tronc d'où naissent les 
artères des appendices tentaculaires ; la bifurcation aortique , 
eansidérablemept diminuée, de diamètre, se prolonge direc- 
tement jusqu'à }a masse buccale, où elle se divise de nouveau 
et fournit. des branches à toutes ses; parties. Chaque artère 
te^taçulaire est unique et se plonge dans l'intérieur de chaque 
appendice,. accompagnant ainsi le, nerf correspondant jiisqu'^ 
^extrémité et fournissant des ramuscuies aux suçoirs, à me- 
sure qu'elle passe vis-à-vis. 

L'aorte postérieure se porte directement d'a^vànt en ar- 
riéra, et fourni^ trois rameaux: le premier pour les parqia 



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*7o SEC 

de TabdomeA et pour Forgane sécréteur de la générafioàr 
le second essentiellemenrt pour cet organe , et enfia le plus 
gros, qui se recourbe à la racine du canal excréteur de l'or* 
gane de dépuration urinaire, pour passer sous sa vésicule, 
donne des rameaux à Forgane sécréteur lui-même, et d'au- 
tres à la fin du sac musculo-cutané ^ en suivant les ramifica- 
tions dès veines de cette partie. 

L'appareil de décomposition consiste, dans ces animaux, dans 
les glandes salivaires du foie , dont nous avons déjà parlé , en« 
suite dans l'organe de dépuratioti urinaire, et, enfin, dans 
les organes de la reproduction , qu'il nous reste k décrirCé. 

L'organe de dépuration urinaire est formé par une sorte 
de glande subcirculaire, peu épaisse, appliquée à la partie 
inférieure d'une grande poche ovalmre, ûtuée tout«à-fai| 
en arrière du cdrps, au-dessous de Forgane sécréteur de la 
génération et qui, en s'atténùant en avants se change en un 
long canal excréteur, un peu flexuenx , adhérant au rectum 
et dont Forifice vient se terminer à c6té du sien, au bord 
antérieur de la cavité btanchiale. Les parois du sac et de son 
canal sont trés-peu épaisses et d'une belle couleur blanche, 
qui contraste beaucoup avec celle du produit de l'organe , qui 
esi d'un brun-noir-'plus ou moins foncé et qui a reçu le nom 
d'encre de la sèche» 

L'appareil de la génération est plus complice. Les sexes 
étant séparés sur 4^ individus différens, nous aurons à dé- 
crire d'abord la partie femelle et ensuite 4a partie màle« 

L'ovaire , plus ou moins considérable suivant l'âge et surtout 
l'époque de Fannée à laquelle on Fexamine, occupe Feîtré- 
mité postérieure de l'abdomen, qu'il remplit entièresdent, 
entre l'estomac en avant , la vessie à encre en dessous et la 
face iuférieure du corps protecteur en dessus. On j distingue 
souvent avec la plus grande facilité les eeufii fort gros qui 
s'y développent. De sa pa'rtie antérieure , et paroissant évidem-* 
ment faire corps avec lui , se continue un êvîdùcte large, asse» 
couH, et qui, après quelques inflexions, s'élargit fortement 
et Comprend dans cet éla r gissement et entre ses parois une 
masse glanduleuse , ovale , un peu comprimée, qui a quelque 
ressemblance avec un testicule de mammifère. Cette masse 
est composée de deux parties; Fune, plus considérable,^ plhs 



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SEC ^ï 

blaache, est fermée delatoes très-ierrëes, qui convergent ver» 
le cansi étroit qui continue celui de Toyiducte; l'autre, qui 
semble être Tépididyme plaeé sur le testicule auquel noii« 
ayons comparé la première , est d^une couleur beaucoup plu» 
foncée. Sa forme eêt beaucoup plus étroite ; elle est placée 
obliquement sur eelle^ci : c'est à son extrémité libre et en 
forme de mamelon que se voit l'orifice terminal de l'ovi» 
ducte comme une fente percée entre deux lèvres. Cet ori- 
fice, qui se trouve dans la cavité branchiale à gauche et*un 
peu en arrière de l'anus, est, en effet » la terminaison d'une 
grande fente qui sépare cette partie de l'organe eu deux, et 
dans laquelle communique en entonnoir le canal arrondi qui 
a traversé l'aulre. 

Nous regardons aussi comme appartenant à fappareil gêné* 
rateur dans le sexe femelle, deux organes similaires, peut-être 
même symétriques, placés obliquement l'un de chaque côté 
de la partie inférieure de la masse viscérale, entre les viscères 
et la membrane qui l'enveloppe* Ils sont ovales, un peu 
comprimés, arrondis en arrière, atténués, quoique obtus en 
avant, où ils convergent vers la ligne médiane. Contenus 
dans une membrane propre fibro-ceUuieuse , ils ont quelque 
chose de la structure de la partie renflée de Toviducte, et 
sont, en effet, composé» de^ deux rangs de lames, au nombre; 
de quatre-vingts environ de chaque côté, qui tombent toutes 
presque à angle droit , surtout à la face supérieure , sur un 
raphé longitudinal médian, formant, peut-être, une cavité 
ouverte en fente à la pointe de l'organe. 

r?ous ignorons tout-à-fait l'usage de ces organes singuliers , 
mais ib ne se trouvent que dans les individus femelles. 

Nous trouvons encore dans nos notes et dans les figures 
qui les acccîmpagnent, rindication d'un corps jaunâtre, subdi- 
visé en trois lobes, un médian et deux latéraux, déstructure 
et d'apparence gttftduieuses , ayant beaucoup d'analogie avec 
les glandes saiivaîres, et qui est placé immédiatement au- 
dessous de lextrémité antérieure du rectum et du canal de 
la vessie, en avant des organes précédens; mais nous en igna* 
rona encore bien davantage l'usage. 

La partie mâle de l'appareir générateur des sèches e$t dis* 
posée et à peu près composée comme la partie femelle. 



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27^ SEC 

L'organe sécréteur du testicule occupe la place de Foliaire ^ 
et est, par conséquent à la partie la plus ^éculée de la masse 
viscérale , un peu à droite 9 sous les muscles dorsaux et la 
membrane péritonéalè* Il fpnne une masse blanche, irrégu* 
lièrement lobulée dans son contour* En enlevant Tenveloppe 
subfibreuse qui la circonscrit , on voit qu'elle est entière'- 
ment composée de petîs grains irréguliers, ayant quelque res- 
semblance avec des œufs : ce sont sans doute les grains qui 
fournissent le fluide blanc , luisant , évidemment spermati- 
que , qui sort de ce testicule quand on le coupe en traverSf 
Le canal excréteur ou déférent nous a paru naître immédia-» 
tement de l'organe sécréteur sans divisions radiculaires : il 
est assez étroit, court et presque droit, c'esUà-dire qu'il ne 
présente d'abord presque aucune flexion. Dirigé d'arrière en 
avant, il atteint bientôt une espèce de glande prostate ou 
de vésicule séminale, et là il se replie un , grand nombre 
de fois et forme une sorte d'épididyme. Cette glande, de 
forme ovale, de couleur blanche, un peu jaune -rougeàtre 
cependant, à laquelle il adhère fortement, est placée en avant 
et à côté du canal , et elle nous paroit s'ouvrir dans son 
intérieur élargi par une espèce de pénis ou de gros tube 
court, obtus, de couleur blanche, translucide, beaucoup 
|)lus développé à l'époque des amours que dans tout autre 
temps. Au-delà, le canal excréteur, après une forte double 
courbure en arrière, s'ouvre dans un large tube, un peu 
conique , à pei;ie flexueux , qui diminuant un peii de diamètre, 
vient s'ouvrir à l'extérieur dans la cavité branchiale, à gauche 
et un peu en arriére de l'anus, par un orifice fort grand et 
arrondi. Ce tube, ou mjeux, cette espèce de poche alon« 
gée, examiné sur un individu bien frais, transporté rapide- 
ment à Paris, étoit doublée par une membrane mince, comme 
transparente, plissée, et contenoit une humeur glaireuse, 
assez abondante , ' tandî» que la prostate ou la vésicule sémi- 
nale étoit gorgée d'un fluide blanc , fort analogue à celui que 
contenoit le testicule. Il nous a été impossible d y distinguer 
rien de semblable aux singuliers corps auxquels on a donné 
le nom de pompes séminales dans le calmar, et que nous 
avons très-bien observé sur un individu également transporté 
frais à Paris, . . 



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SEC »7i 

Lts individus mâles ne présentent, du reste, aucun des 
organes que nous avons décrits dans la femelle au-dessous du 
rectum. 

Le système nerveux est composé d'une partie centrale ou 
d'un cerveau, et de ganglions. 

Le cerveau, beaucoup plus gros que dans aucune autre 
espèce de malacozoaires , offre cette particularité , qui se re-* 
trouve dans les poulpes et dans les calmars, qu'il est con-^ 
tenu dans une sorte de crâne ou dans une enveloppe carti- 
lagineuse , que nous avons décrite plus haut. Il est formé 
d'une masse supérieure, considérable, de forme ovale ou 
triangulaire, un peu déprimée et parfaiten^ent symétrique, 
constituant la partie centrale du système nerveux ou le cer- 
veau. Une commissure transverse, évidente, réunit en avant 
les deux parties similaires qui la composent. De sa pointe an- 
térieure naît un double nerf qui se porte à la masse buc- 
cale et qui semble un nerf olfactif. Au-dessous et en avant 
est une masse nerveuse assez forte , en connexion immédiate 
avec le cerveau : c'est elle qui fournît cinq paires de 61ets 
nerveux, qui se dirigent en avant, un pour chaque appen- 
dice tentaeulaire. Ces filets se placent dans le canal central 
de ces organes, se renflent en espèces de ganglions, d'espace 
en espace , et c'est d'eux que sortent les filamens qui ani- 
ment les fibres contractiles et les suçoirs des appendices. Plus 
en dehors et en arrière sç trouve le p,édoncule de jonction 
avec le cejveau du ganglion optique. Celui-ci forme une masse 
considérable, logée entr^ les deux membranes externes de l'œil 
lui-même et de laquelle partent un grand nombre de filets, 
dont le rapprochement constitue la rétine. Plus en dessous, 
mais à peu près au même niveau, naît le nerf auditif, qui 
se dirige perpendiculairement dans l'espèce de vésicule qui 
se constitue cet organe; enfin, tout -à- fait en arrière est une 
masse latérale, unie à celle du côté opposé en dessous de l'œ- 
sophage par une bande transverse; ce qui, avec le cerveau 
proprement dit, constitue un anneau qui embrasse celui-là. 
C'est de cette masse que naissent les filets nerveux qui vont 
à l'entonnoir et aux parties environnantes, les^lets de com- 
munication avec le ganglion principal de la locomotion et 
avec le ganglion viscéral* 

48. 18 



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«74 SÈC' 

Le. ganglion principal de la locomotion' y fort gtoi y éê 
forme arrondie et lenticulaire, est situé de chaque c6té à la 
racine de la cavité branchiale, immédiateme!nt au-dessous 
de la peau. Par sa partie antérieure il reçoit le filet de corn* 
munication avec le cerveau , filet assez long, qui a traversé Tan- 
neau œsophagien à côté et avec l'œsophage, et du reste de 
sa circonférence sortent les filets nombreux qui vont s'irradier 
dans toutes les parties de Fenveioppe musculo-cutanée. 

Le ganglion viscéral est situé profondément dansTabdomen ^ 
vers la fin de l'œsophage , entre les replis de l'estomac ; il 
nous a paru assez petit et un peu semi-lunaire. Les filets de 
communication avec le cerveau sont fort longs et suivent 
assez bien l'œsophage , auquel ils donnent aussi quelques ra- 
meaux. Quant à ceux qui naissent de ce ganglion pour, se 
distribuer à l'estomac, ils sont beaucoup plus courts et plus 
difficiles à apercevoir. 

Les fonctions des organes dont nous venons de décrire la 
forme et la disposition, nous sont assez peu connues : tant il 
est difficile d'observer à l'état vivant les sèches, qui sont des 
animaux de pleine mer, et qui meurent presque aussitôt 
qu'on, les a retirées de l'eau salée. 

L'organisation des appendices tentaculaires, qui sont sus- 
ceptibles de se fléchir dans tous les sens , peuvent s^appliquer 
a la fois sur tous les points d'un corps. La grande quantité 
de système nerveux qui les anime a fait supposer que les 
sèches pourroient avoir la conscience non-seulement de l'exis- 
tence des corps par le contact, mais encore celle de leur 
forme, par le moyen d'un tact réfléchi ; mais cela* est encore 
moins probable que dans les poulpes , chez lesquels cette 
partie de l'organisation est encore, plus parfaite , d'abord 
parce que la peau des tentacules n'est pas plus nerveuse que 
dans tout autre endroit du corps, et ensuite parce que le 
cerveau n'est pas proportionnellement développé. 

La structure des organes de la vision et.de l'audition nous 
paroit être assez bien en rapport avec ce qui a lieu chez les 
animaux vertébrés, pour supposer que ces deux fonctions 
s'exécutent de la même manière que dans ceux-oî. La grande 
convexité du cristallin de l'œil permet cependant de sup- 
poser que les sèches né doivent voir qu'à une petite dis- 



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SEC ^75. 

taUce, et lé peu de dëveîoppemetit de Toreille, sa non-com^ 
munîcation à l\extérieur, portent aussi à penser ^ue leur ouïe 
doit être fort peu délicate. 

La locomotion, à cause de la forme ovale, alongëe et dé- 
primée du corps, de la nageoire circulaire marginale, et 
du bouclier dorsal, dont il est pourvu, ainsi que de la peti^*, 
tesse proportionnelle du céphalo-thorax et de ses appendices 
tentaculaires , doit s'exécuter tout différemment que dans 
les poulpes et même que dans les calmars. £u effet , nous 
avons vu que dans ceux-là le corps proprement dit ou Tabf 
dom en n'est presque pour rien dans la locomotion, au con- 
traire de leurs longs tentacules , qui peuvent, jusqu'à un cer- 
tain points servir de pattes. C'est tout le contraire dans les 
calmars et dans les sèches ; mais dans les premiers la forme 
cylindrique et atténuée en avant comme en arriére, la con- 
traction subite des parois de la cavité branchiale sur le 
fluide qui y a pénétré, ainsi que l'action des nageoires situées 
tout-à-fait en arriére, donnent à l'animal une impulsion en 
avant ou en arriére , qu'on a pu comparer à celle d'une 
flèche chassée par un arc ; tandis que dans les secondes ^ 
quoique ce mode d'impulsion puisse également avoir lieu , . 
il est aidé par l'élévation et rabaissement du corps en totalité, 
et Surtout par les mouvemens analogues des nageoires. 

Quant à la force de contractilité de la fibre musculaire , 
nous ignorons s6n degré d'intensité, et si elle conserve long-v 
temps après la mort la faculté d'être irritée par la pile gal- 
vanique. 

Nous ne connoissons pas davantage l'activité des forces di- 
gestives des sèches. Si, cependant, nous en jugeons d'après 
la grande étendue de l'estomac, le grand développement du 
foie et le peu de longueur de l'intestin proprement dit, 
nous supposerions volontiers qu'elle est considérable; ce qui 
seroit assez en rapport avec ce que nous apprend l'histoire 
naturelle de ces animaux. 

La respiration, dont le mécanisu^ consiste à introduire 
et à expulser le fluide ambiant dans l'intérieur de la vaste 
cavité ou sont logées les branchies, et qui sert en même 
temps à la locomotion générale, ;ae nous est pas bien connue 
^ans ses phénomènes chimiques ou d'absorption. Il partit 



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^7* SEC 

cependant que, sotis ce rapport, les sèches sont à peu prés 
dans le cas des poissons , c'est-à-dire , qu'elles éprouvent un 
grand besoin de l'air contenu dans l'eau de mer qu'elles ha- 
bitent; qu'elles nieurent assez promptement si on ne renou- 
velle pas fréquemment celle dans laquelle on les a mises , et 
si tnénie elle n'est pas en très-grande quantité, et que, ce- 
pendant, elles meurent encore plus promptement si on les 
retiré tout-à-fait de l'eau , probablement par une sorte d'as- 
phyxie, du genre de celle qui tue les poissons placés dans la 
lAéme circonstance. 

Si là digestion et la respiration offrent très- probablement 
une grahde intensité d'action chez les sèches, il faut presque 
nécessairement en conclure que Tabsorption doit être égale- 
ment très -prononcée dans ce genre d'animaux, et qu'elle a 
lieu seulement par le système veineux et par les spongilles 
dont nous avons vu qu'il est pourvu dans la cavité viscérale. 

Comme dans tous les animaux qui ont une circulation dis-^ 
tincte , le mouvement circulatoire est commencé par la force 
d'absorption veineuse, sous forme d'oscillation, et il est 
changé en véritable circulation par Faction d'un organe con- 
tractile , composé d'une oreillette double et d'un ventricule 
unique. La grandeur proportionnelle de ces parties, la diffé- 
rence très -sensible de structure 4u'îl y â entre le système 
artériel et le système veineux , fait supposer que la circula- 
tion doit être assez active dans les sèches. 

Quant au ffuide recrémentîtiel lui-même, mélange ou 
combinaison' des diverses espèces de fluides absorbés, c'est- 
à-dire, quant au sang, on sait seulement qu'il n'est pas 
tniïgé , mais bien d'une couleur blanc-bleuâtre , et qu'il est 
exlrèâiement aqueux. J'ignore si l'on a pu distinguer quel- 
ques différences entre le sang veineux et le sang artériel. 

Quti qu'il en soit , il n'en doit pas moins contribuer à la 
nutrition, dont l'activité nous est aussi bien inconnue que 
son mode lui-même; au reste, il ne l'est pas davantage que 
dans tous les autres cd!^s organisés , où cette fonction est 
encore enveloppée d'un voile bien obscur. 

L'accroiss'ement qui résulte de la nutrition des sèches, comme 
de celle de tous les autres animaux, est-il lent, est-il rapide, 
est-il continu ou inten|iittent ? c'est ce que nous ne savons pas. 



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SEC 477 

Les fonctions de décomposition, e^est«i*dire , de sécrétion 
et de reproduction, ont aussi été très -peu étudiées. 

Il est probable que la sécrétion salivaire et hépatique sont 
considérables ; ce qui nous a fait supposer une assez grande 
activité digestive. 

On peut tirer la même conclusion de Tabondance de la 
sécrétion de Forgane de dépuration urînaire. En effet, c'est 
un des produits le plus remarquable par sa nature et par sa 
quantité , que cette matière à laquelle on a donné le nom 
d'encre de la sèche, et dont nous avons décrit plus haut la 
place dans TanimaL La disposition de cet organe sécréteur, 
ses rapports avec la terminaison du canal intestinal, l'inutilité 
du fluide sécrété , soit pour la digestion, c'est-à-dire pour 
rindividu, soit pour la génération , c'est-à-dire pour l'espèce , 
déterminent son identité avec la matière urinaire* Malheu- 
reusement les chimistes be nous donnent aucune coonoissance 
de sa nature chimique ; nous savons seulement qu'elle est en- 
tièrement formée de grains excessivement fins, colorés en 
brun*foncéou en noir, et suspendus dans un véhicule aqueux: 
ce seroit cependant un sujet de recherches tout- à-fait in- 
téressant. 

La fonction de la reproduction ne paroU avoir lien que 
dans Tappareil générateur seulement; c'est-à-dire que dans 
ce genre d*animaux aucune partie coupée ne se reproduit. 
£n effet , quoiqu'on n'ait pas d'expériences directes sur cette 
assertion , on trouve assez souvenfdes sèches, dont un ou deux 
appendices tentaculaires ont été enlevés, sans doute par la 
voracité de quelques poissons ; mais sans aucune indication 
qu'ils fussent dans la disposition de repousser : ils offrent 
seulement un moignon de cicatrice. 

Quant à la génération , les sexes étant séparés , le germe , 
produit dans l'ovaire de la femelle, a besoin de Faction du 
ifluide séminal, produit dans le testicule du mâle, pour com- 
mencer sa vie individuelle. Ains^ nous avon« deux choses à 
examiner. 

Le germe est certainement du genre des œufs , c'est-à-dire 
que le fœtule , à quelque degré inférieur de développement 
qu'on le conçoive, est placé sur une masse vitelline qui en 
fait partie, le tout entouré de ses enveloppes propres ou par- 



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378 SEC 

tîculières. Mais comment ee germe esf^il produit ?• à quel degré 
de développemenfarrîve-t-il dans rovaii*e P quand reçoit-ill'ac- 
tion du fluide séminal P c'est ce qui est à peu prés complètement 
ignoré. Il est cependant probable que le développement de 
TcBuf dans Tovaire est assez grand , si l'on en juge du moins 
d'après le calibre de Foviducte. Pour Faction du fluide sé- 
minal il est également probable qu'elle a lieu sur Tceuf en« 
core contenu dans l'ovaire, avant que les membranes ad- 
ventives ne se soient disposée^ dans le tra>et de l'oviducte, et 
' surtout dans Tespèce de glande qui précède un peu sa termi- 
naison ; mais c'est ce que nous ne voudrions pas assurer. 

Le fluide séminal est probablement composé de deux par- 
ties. Tune sécrétée dans le testicule, et 9 par conséquent, la 
'plus importante, et l'autre dans la prostate, qui se joint au 
canal déférent avant sa terminaison. Elles nous ont paru ce- 
pendant avoir à peu près le même aspect , et nous n'avons pu 
y distinguer rien de ces singulières parties qu'on a décrites 
sous le nom de pompes séminales dans le calmar. Il a déjà 
été dit que nous ignorions à quelle époque de la vie de l'œuf 
ce fluide séminal est absorbé et agit sur lui. 

Enfin , la chaleur résultant des mouvemens continuels de 
composition et de décomposition du corps vivant, est- elle 
•sensible ou supérieure au fluide ambiant dans lequel il se 
trouve P et la vie, résultat de toutes les fonctions, peut-elle 
se prolonger à des degrés d'intensité différens, égaux ou in» 
termittens, pendant un temps plus ou moins long, et quel est 
son mode de terminaison naturel P Ce sont des questions aux- 
quelles l'état actuel de la science i|e nous permet pas de 
répondre même approximativement, 

ffisloire naturelle des sèches^ 

Quoique les espèces de ce genre paroissent avoir été assez 
négligées par les zoologistes , il paroît cependant que l'on, 
trouve dessèches dans toutes les parties du monde, et égale- 
ment dans les différentes zone$ polaires om glacées, tempérées 
et torrides. 
' Ce n'est que dans la mer qu^existent les sèches, mais à 
quelque distance des côtes, et, probablement, à toutes les 
profondeurs. Ce sppt , en effet, avec l^s c^mar^, les seuls 



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SEC :«79 

ftnîfliaux du type des mollusques que Ton peut regarder 
comme iwn littoraux. On peut assurer qu'elles «e sortent ja- 
mais de Teau : ce qu'on ne peut pas dire avec autant de cer- 
titude pour les poulpes. 

Leurs mouvemens sont rapides et dans tous les sens^ un 
peu coknme chez les poissons , à Taide du sac branchial et de 
la nageoire circulaire qui entoure le corps, les appendice» 
tentaculaires serrés les uns contre les autres en un paquet 
pointu en avant, et les appendices brachiaux rentrés dans 
leur cavité. Les premiers ne s'écartent que lorsqu'il s'agit de 
saisir une proie qui se trouve à portée, et servent surtout 
pour la retenir et la soumettre à l'action des dents puis- 
santes dont la ))ouche est armée* Quant aux appendiceH 
brachiaux, il est probable que la sèche peut les sortir avec 
rapidité de leur cavité, et, pour ainsi dire, les lancer sur 
un animal qui passe à quelque distance d'elle, pour ensuite 
le ramener à la portée de l'action des appendices tentacu- 
laires. On peut également concevoir qu'ils lui servent k se 
cramponner aux rochers au fond de la mer, et à se mettre 
ainsi à l'abri des tempêtes et des tourmentes^ dont la mer 
est souvent agitée ; mais c'est ce qui n'est pas hors . de 
doute. 

Les sèches sont évidemment carnassières : elles se nourris- 
sent probablement de poissons et surtout de crustacés na- 
geurs, qui vivent i quelque distance des côtes, et qu'elles 
saisissent et atteignent après une poursuite plus ou moins 
long- temps continuée, comme les calmars, et non en se met* 
tant en embuscade comme les poulpes. Il faut cependant 
ajouter qu'Aristote regarde la sèche comme un animal très- , 
rusé : il dit qu'elle ne jette pas seulement son encre quand 
elle a peur, eomme les poulpes et les calmars, mais qa'elle 
se sert de cette liqueur, qui, il est vrai, est encore pliis 
abondante et plus colorée que dans ceux-ci , pour former 
autour d'elle un nuage obscur, dans lequel elle s'enveloppe,^ 
soit pour échapper à la main des pécheurs , soit pour attraper 
les poissons en se rendant invisible. Il ajoute qu'elle en saisit 
alors d'assez gros et même des muges. Malheureusement cette 
observation, quoique plusieurs auteurs l'aient adoptée, ce 
gui a rendu la sèche encore plus célèbre que sea,congéiièrei(i 



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38o SEC 

n'a d'autres garans que le philosophe grec , et aucun natu- 
raliste moderne ne Fa confirmée. 

Les aninaaux de ce genre ne vivent probablement pas 
même en troupe et encore moins en société ; mais il paroit 
qu'il n'en est pas de même entre les individus de sexe diffé- 
rent, et Aristote attribue aif mâle un sentiment d'amitié 
pour sa femelle assez fort pour essayer de venir avec cou- 
rage à son secours , si , par malheur , elle a été harponnée. 
Mais , comme ce sentiment n'est pas réciproque , il est pro- 
bable qu'Aristote fait ici allusion au moyen de se procurer un 
grand nombre de sèches mâles , encore employé dans la Mé- 
diterranée 9 et dont nous parlerons plus loin. 

Nous avons fait connoître plus haut les différences inté- 
rieures qui distinguent les sexes parmi les sèches et dont 
plusieurs avoient déjà été notées par Aristote. 11 faut ajouter 
que les mâles sont plus vivement colorés et que les taches 
ou zébrures du dos sont beaucoup plus noires et plus nom- 
breuses que dans les femelles. 

Cest, à ce qu'il nous semble , à latin du printeoips ou au com- 
mencement de l'été que ces animaux entrent en amour et se 
fécondent» à en juger du moins par l'époque où l'on trouve 
les œufs contenant des petits vivans , sur les côtes de la Manche ; 
car c'est en Août et Septembre que j'en ai rencontré le plus 
souvent. Aristote dit dans un endroit, cependant, que les 
sèches se reproduisent en toutes saisons, quoiqu'il ajoute plus 
loin qu'elles sont pleines au printemps. 
. On ignore la manière dont les individus se mettent en rap- 
port, et si même il y a un véritable accouplement avant que 
la fenlelle ponde ses œufs. Aucun observateur moderne , du 
xiioins à notre connoissance , ne nous a donné de renseignemens 
a ce sujet, et il paroît que letext« d'Aristote , qui parle de 
cette particularité dans Thistoire naturelle dessèches, a été 
interprété d'une manière différente par les traducteurs et les 
commentateurs. 11 semble cependant que la plupart sont portés 
à croire qu'il n'y a pas d'accouplement, puisqu'ils disent que 
le mâle arrose les œufs de sa semence quand ils ont été dé- 
posés par la femelle , et que c'est cette liqueur qui , étant 
visqueuse, les attache les uns aux autres et en forme une 
grappe; ce qui me paroit plus que douteux. Quoi qu'il en 



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SEC ^81 

soit, voici ce qu^Arlstoie dit de la femelle: «Quinze jours 
« après qu^elle a été pleine , au printemps, elle jette ses œufs 
« prés de terré parmi les algues, les roseaux et les autres 
« corps qui peuvent se trouvjer ainsi sur le rivage, dans ses an- 
« fractuosités, et même autour des baguettes que les pécheurs 
« y auroient placées exprès. Elle ne les pond pas tous à la 
« fois et le fait à plusieurs reprises, comme si elle souffroit. 
« Cette opération dure quinze jours. Après la ponte, la fe- 
« melle elle-même jette son encre sur ses œufs, ce qui les 
« rend noirs, de blancs qu^ils étoient , et les fait grossir'; 
« c^est alors que le mâle les arrose de sa semence : fait, 
« ajoute-t-il , qui , quoique n'ayant été observé qu'à Tégard 
.« de la sèche, doit cependant, très -probablement, être 
4K i^tendu aux calmars et aux poulpes.^ ^ Nous venons de dire 
que , suivant le même auteur , c'est cette matière qui réunit 
les œufs et leur donne l'apparence d'une grappe de raisin. On 
désigne en effet sur nos c6tes les amas plus ou moins consi- 
<dérables d^œufs de sèche sous le nom de raisin de mer , à cause 
de leur forme et de leur couleur le plus ordinairement noire. 
I^ous en avons cependant quelquefois rencontré de tout-à-fait 
blancs et qui contenoiént de jeunes sèches aussi avancées que 
celles qui étoient dans des œufs du plus beau noir : aussi n'ose- 
rions-nous assurer à quoi est due la coloration de ces œufs; mais 
il n'est pas probable que la cause que lui assigne Aristote soit 
la véritable. Nous ne pensons pas davantage que leur agglu- 
tination extrêmemc^nt irrégulièré et par le pédicule qui les 
termine, soit due à la qualité visqueuse de la semence du 
mâle qui auroit été jetée dessus, mais bien i la viscosité de la 
membrane adventive de chaque œuf, et nous avouons que nous 
sommes fort portés à penser qu'il y a accouplement dans ces 
animaux, et que le sperme du mâle est introduit dans la fe- 
melle, comme cela a lieu dans tous les malacozoaires céphalés. 
En adoptant encore l'opinion d' Aristote , la sèche femelle , 
après s'être totalement débarrassée de ses œufs, les couvoit 
dans le lieu où elle les a déposés. On la voit, dit-il, souvent 
le corps posé contre terre et sur ^s œufs. 

Les œufs de sèche ont une forme ovale , atténués aux deux 
extrémités, l'une est libre, et l'autre prolongée en un pédi- 
cule ou cordon plus ou moins long, et entortillée autour d'un 



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a»a SEC 

corps étranger, ou même Jointe à un plus ou moins grand 
nombre de pédicules d'autres œufs d'une manière complète- 
ment inextricable. C'est ainsi que sont produites les grappes* 
Leur grosseur, le nombre des œufs, qui les composent, sont 
extrêmement variables. Nous avons déjà fait observer que, le 
plus souvent de couleur noire, ils sont quelquefois d'un blanc- 
jaunâtre asseï transparent. En étudiant leur organisation , on 
voit aisément que l'enveloppe de l'œuf n'est rien autre 
chose qu^une matière gélatineuse plus ou moins épaisse, que 
l'on peut diviser en autant de lames que l'on veut, mais qui 
n'est réellement pas organisée. Dans l'intérieur est l'œuf pro- 
prement dit, composé du germe et de la m^sse vitelline en 
rapport inverse de développement , suivant l'époque à laquelle 
il a été pondu. La masse vitelline est de couleur presque 
blanche. Contenu dans son ODuf , le petit animal a la tête et 
les yeux beaucoup plus gros qu'il les aura par la suite , comme 
Aristote Ta fait justement observer. A mesure qu'il se nourrit 
du vîtellus , il acquiert de plus en plus la ressemblance avec 
sa mère, et, enfin , pendant quelque tenips, il lui ressemble 
complètement et nage dans l'intérieur du fluide qui remplît 
l'œuf et qui a remplacé le vitellus ; aussi , lorsqu'accid en tel- 
lement à cette époque on vient à rompre l'enveloppe de ^ 
Fœuf, le petit animal en sort et nage de suite avec autant 
d'élégance et de facilité que sa mère. Ses yeux aperçoivent 
de même les obstacles ; en un mot , il jouit de toutes ses fa- . 
cultes. Dans l'état ordinaire il est probable que les parois de 
l'enveloppe, distendus par le fluide qui s'y est sans doutein- 
troduit par transsudation de l'extérieur à l'intérieur, unissent 
par crever; ce qui donne issue à la jeune sèche. Nous igno- 
rons combien de temps est nécessaire pour soti développement 
complet depuis la sortie de l'œuf' du sein de la mère; mais 
il est probable qu'il ne doit pas être très -long, puisqu'on 
trouve souvent sur nos côtes des œufs de sèche à la fin de 
Juillet, dont les petits, extraits artificiellement , sont tout-»r 
fait complets. 

Cette petite sèche a à peine alors cinq à six lignes de long, 
et elle doit parvenir à près d'un pied sur une largeur pro- 
portionnelle. Combiea faut- il de temps pour celaP C'est ce 
que l'ou ignore assez complètement* Cependant , si noua ajou« 



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^SEC aM 

tons foi à ce que dit encore Arîstote , que les sèches, comme 
les calmars, vivent peu et parviennent rarement à leur se- 
conde année, il faudroit admettre que leur accroissement 
6eroit extrêmement rapide , ce qui nous paroit peu probable. 

Les sèches n'exercent aucune influence un peu marquée 
Bur le monde extérieur, si ce n^est sur le règne animal, • 
à cause des espèces de poissons et de crustacés dont elles se 
nourrissent, et parce qu'elles servent elles-mêmes de nour- 
riture à un grand nombre d'animaux marins, à des poissons, 
des cétacés, etc« > 

L'espèce humaine elle - même s'en nourrit quelquefois ^ 
comme des calmars, du moins sur les bords de la Méditer- 
ranée et de rOcéan, et encore sont- ce en général les gens 
pauvres qui le font. D'après ce que nous dit Athénée {Deipno-» 
soph», 1. VII , p. 3a4), les anciens en mangeoient également. 

Cependant ces animaux ne sont guère recherchés par les 
pécheurs que pour leur sépiostaire et pour leur encre. 

Le premier, ou os de la sèche, est employé d'^abord pour 
être mis dans les cages des petits oiseaux granivores que l'on 
élève en domesticité, probablement pour remplacer les petits 
grains de silex ou calcaires, qu'ils ont l'habitude d'avaler en 
liberté, ou pour user l'extrémité de leur bec, qui, sans cela, 
pourroit acquérir une longueur nuisible. Mais plus souvent 
encore il entre dans la composition de ces poudres décorées 
du nom de poudre de corail, dont on se sert pour nettoyer 
les dents Tt leur enlever la substance calcaréo- animale qui 
se dépose à leur surface pendant la nuit. 

Quant à fencre de la sèche , elle compose presque à elle 
seule là, couleur agréable par son égalité de ton ,' sa ohaleur 
et même sa teinte, que l'on désigne sous la dénomination dç 
êepia; mais il est certain , malgré tout ce qui a été dit à ce sujet , 
qu'elle n'entre pour rien dans la composition de Tencre de la 
Chine. On sait en effet aujourd'hui , d'une manière h n'en 
pas douter, que cette encre est formée de noir de fumée ex- 
trêmement divisé et mêlé avec une certaine quantité de 
gomme, et aromatisé on ne sait pas au juste avec quelle 
substance. 

Nous avons dit plus haut qu'il existe des sèches dans toutes 
l^ Qiers; cependant le nombre des espèces de ce genre dis- 



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a84 SEC 

iînguëes ti caractérisées dans nos catalogues , n^esi pas encore 
considérable. Linné et Gmelin n'en désignoieot qu'une, S, offi- 
einalis», M. de Lamarck est le premier qui en ait décrit une 
seconde espèce ; M. Rafinesque en a indiqué une troisième , 
et M. Savigny une quatrième. 

. La SècHE OFFICINALE : 6. oJficinaUs , Linn., Gmel., p. 5 149, 
D.** 2 ide Lamk., Anim. sans vert. , tom. 7, p. 668; EncycU 
méthod., pL 769 fig. 5, 6 9 7. Corps ovale , large, déprimé, 
bariolé en dessus de lignes onduleuses blanches , sur un fond 
grisâtre ou plombé, tacheté de très -petits points pourprés ; 
lippeodiçes bracJ^iaux à peu près de la longueur du corps; 
les deux nageoires réunies en arrière ; sépiostaire grand, ellip- 
tique , arrondi en avant et fortement élargi en arrière. 
. Cette espèce de sèche atteint une assez grande taille , puis- 
qu'on parle d'individus qui avoient plus d'un pied et demi 
de long. Elle se trouve communément dans toutes nos mers 
d'Europe , en admettant que l'espèce de la Méditerranée soit 
bien la même que celle de l'Océan et de la Manche, ce qui 
est probable , mais ce que nous ne voudrions pas assurer. Elle 
est figurée dans tous les auteurs anciens d'histoire naturelle, 
comme Belon , Rondelet, Gesner , Salvianî , Aldrovadde, 
Jonston , Ruysch , Séba, et cependant il n'en existe pas encore 
de bonne figure. 

La S. BisiÊaiALB : 5. hiserialis , Den. de Mon tf. , Hîst. natur. 
des mollusq», tom. 1 , p. 265 ; S. officinalis, var. 6 , de Lamk. , 
loe. ciL Corps de même forme que dans l'espèce précédente; 
mais les suçoirs des appendices tentaculaires sur deux rangs 
ceulement. 

Nous n'avons pas vu l'animal sur lequel est établi cette espèce; 
mais M. de Lamarck nous apprend qu'il existe dans la collec- 
,tion du Muséum au Jardin du Roi, et qu'il a les appendices 
tentaculaires étroits antérieurement et munis seulement de 
deux rangées de suçoirs; ce qui indique une diSérence bien 
spécifique avec la sèche officinale. Il parott qu'il provient de 
la Méditerranée. 

La S. ÉLÉGANTE ; s. elegans. Corps ovale , déprimé , terminé en 
arrière par une très-petite pointe médiane, formée par la saillie 
du sépiostaire; membrane marginale ou nageoire plus étroite 
en avant, s'élargissant en arrière et se terminant sans se réunir 



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SEC a85 

à celle du cbté opposé. Appendices 4entaculaîres décroissant 
de la paire supérieure à Tinférieure, qui est la plus forte et 
la plus grande , arec quatre rangées de ventouses pédiculées ; 
appendices brachiaux d*un cinquième plus longs que le corps 
et la tête pris ensemble* Tout le dessus du corps, de la tête 
et des tentacules y d'un brun bleuâtre; le dessous 'd'un blanc 
sale , piqueté de rouge , violet sur les côtés. 

< Cette Jolie espèce, qui nous a été envoyée des mers de Si- 
cile, où elle porte le nom de sepia mezzana^ et dont nous pos- 
sédons plusieurs individus, est bien distincte de la sèche 
ordinaire , d'abord par les caractères comparatifs que je lui 
assigne, et par sa taille , qui ne paroit pas dépasser six pouces 
de long. Diffère- 1* elle de la S. mucronata de M. Rafinesque? 
C'est ce qu'il est difficile d'assurer. 

La S. TUBEBCOL^E : S. tubcTculata , de Lamk. , Mém. de la 
Soc. d'hist. nat. 949 p. 99 pl- 1 9 %• 1 9 (^, &; et pi. 1, fig* a 
de mollusq. de ce Dictionnaire. Corps elliptique , un peu 
aplati, d'environ deux pouces de large sur trois et demi de 
long, parsemé de toutes parts, sur le dos et sur la tête, de 
tubercules verruqueux, serrés et inégaux; nageoire fort étroite; 
appendices tentaculaires fort courts, de neuf lignes environ,' 
garnis de quatre rangées de ventouses sessiles à leur face in- 
terne, et de tubercules à l'externe; appendices brachiaux 
égalant à peine la moitié de la longueur du corps : couleur 
d'un gris-brun dans l'esprit de vin. 

Sépiostàire épais et dilaté en spatule en avant , rétréci eii 
pointe en arrière , composé d'environ quarante lames. Quant 
à ce qu'ajoute M. de Lamarck sur la tunique demi-coriacée , 
mince , presque membraneuse , qui le déborde sur les côtés , 
à la partie postérieure , c'est un caractère qui appartient à 
tous les sépiostaires. 

Cette petite espèce , qui existe dans la coUectfoU du Mu- 
séum , provient de la mer des Indes, et fait partie de la 
collection du Stadthouder. 

La S. DE Sa VIGNY; s. Sai^ignyi, jEgypL mollusq, , pi. 1, 6g. 3* 
Corps ovale , court, assez bombé, couvert en dessus de tu- 
bercules peu nombreux , mais gros , plus ou moins serrés , 
dont trois ou quatre, beaucoup plus considérables, occupent 
le milieu du dos. 



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aâ5 SEC 

Nous ne connoîssoiis cette espèce, qui paroît bien distincte ^ 
que diaprés les belles figures qu'en a données M. Savigny dans 
le grand ouvrage sur TÉgypte. 11 est probable qu'elle provient 
de la mer Rouge ; mais cela n'est rien moins que certain. 

On trouve encore dans Gmelin plusieurs espèces désignées 
sot^s la dénomination de sepia; mais , ou bien ce sont des es* 
pèces qui font maintenant partie des genres Poulpe et Cal- 
mar , ou bien qui sont trop incomplètement caractérisées 
pour qu'il soit possible de dire ce que c'est. Dans la première 
catégorie sont les S, octopus , typ^ du genre Poulpe j 6. loligo, 
média et sqtiolay qui appartiennent au genre Calmar : dans 
la seconde sont les suivantes , lllflit nous ne parlerons ici que 
pour inviter les voyageurs à y faire attention. 

La Sèche onguiculée; S, unguieutata, Linn. ^ Gmel., p. 3i5o, 
n.*" 6-, d'après Molina, Hist. nat. du Chili, trad. fr., p. 173 , 
Sepia corpore caudato , brachiis unguiculatis , qui, au lieu de 
suçoirs, a les appendices armés d'un double rang d'ongles 
pointus, comme ceux du chat, et que l'animal peut à volonté 
retirer dans une espèce de fourreau. 

Cette espèce , que Molina dit avoir un goût délicat , et qui 
se trouve très-rarement dans les mers du Chili, appartient- 
elle aux sèches proprement dites, comme semble l'indiquer 
le caractère de corpore caudato , ou bien aux calmars, comme 
on pourroit le supposer d'après l'existence de suçoirs à cro- 
chets, que nous n'avons encore rencontrés que dans ce der- 
nier genre. C'est ce qu'il est impossible de décider* 

La S. A TUNIQUE {S, tunicala, Linn., Gmelin, ibid. , n.^ 8 ; 
d'après Molina , loc, cit. , S. corpore prorsùs vaginante , cauda 
alata ) appartient plus probablement aux calmars , d'après le 
caractère que son corps finit en deux petites ailes semi-cir- 
culaires, qui partent des côtés de la queue, comme dans la 
S* sepiola. Du reste , il est difficile de dire ce que c'est que la 
seconde peau transparente qui recouvre le corps de cet ani- 
mal, depuis la tête jusqu'à la queue, en forme de tunique. 
Denys de Montfort, qui la nomme 5. noire , en donne une 
figure très- probablement d'après son imagination. Molina 
dit que les individus qu'on prend dans les mers du Chili 
ne pèsent pas moins de cent cinquante livres , et que leur 
chair est excellente» 



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SËG â»7 

,La SècHE A six PIEDS ; s. hexapits , Linn. , GmeL , ihid. j n.** 7 j 
d'après Molina , loc, cit,, S. oorpore caudato segmentato^ qui n'a, 
dit-il, que six appendices et deux antennes ou trompes, avec 
le corps ditisé en quatre ou cinq articulations, est probable- 
ment quelque espèce de calmar mal observée ou le type d'un 
nouveau geiii^e. Il en a déjà été question à l'article Loligo. 

Voilà tout ce. que je sais sur la distinction des espèces de 
véritables sèches ; d'où l'on voit que l'on en connoît deux 
en Europe, une dans la mer Rouge, une de l'Inde, et qu'il 
en existe dans la mer du Sud, sur la côte du Chili. Nous, 
nVn avons pas encore vu d'aucun point du littoral oriental 
de toute l'Amérique. Les naturalistes des expéditions des ca- 
pitaines Baudin , de Freycinet et Duperrey , n'en ont pas non 
plus rapporté ; mais nous trouvons dans une note manuscrite 
de Féron qu'il en existe un grand nombre dans le golfe Géo« 
graphe , en Australasie. En voici la traduction. 

« Les sèches paroissent être très-communes dans ce golfe y 
« car le rivage est partout couvert de sépiostaires , dontbeau- 
^ coup , très-grands, indiquent une espèce d'une grande di- 
te mension ; tandis que d'autres , plus petits et plus blancs , 
« et qui sont pourvus en avant d'une pointe plus longue , 
« annoncent quelques autres espèces plus petites et plus élé<^ 
« gantes. Malgré ce grand nombre de sèches, je n'ai pu en 
« voir qu'un seul individu , et encore à moitié pourri : ce 
« qui m'a empêcha d'en pouvoir analyser les caractères. Il 
« m'a cependant paru constituer une espèce nouvelle. Les 
« habitanss'en nourrissent sans doute, car il m'est arrivé de 
« trouver des sépiostaires à moitié rôtis dans des lieux où l'on 
« avoit allumé du feu. Leur chair paroi t en effet être fort 
« délicate; et les matelots s'en montrent tellement avides ^ 
« que je les ai vus manger avec délices des restes de ces ani- 
« maux qu'ils avoient retirés, à moitié digérés, de l'estomac 
« de requins ou de phoques.^ (De B.) 

SÈCHE. (Foss,) On trouve dans la couche du calcaire gros- 
sier de Grignon , département de Seine-et-Oise, et dans d'au- 
tres couches analogues , aux environs de Paris , des osselets 
calcaires qui ont long -temps paru énigmatiques à ceux quL 
étudient les corps qu'on trouve dans ces couches. 

Leur substance est calcai|:e et analogue a celle des coquilles; 



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288 SEC 

mais elle est toujours en partie cassée, et Ton nt trouve aucun 
échantillon qui ne paroisse évidemment rompu' par quelques-^ 
uns de ses bords. 

On y remarque toujours une pointe, une sorte d'épine 
plus ou moins aiguë, plus ou moins comprimée. 

D*un côté de sa base est une partie convexe , quelquefois 
taillée en coin, qui présente des aspérités fort marquées; du 
c6té opposé s'élève une lame mince , demi - circulaire , re- 
dressée dans le sens de Fépine , striée en dessus , et , quand 
elle est entière, régulièrement dentée à ses bords. Dans quel- 
ques-uns de ces osselets, cette lame, au lieu d'être demi- 
circulaire, est obovale. 

Entre la base de cette lame redressée et la partie convexe ^-^ 
précisément sous la base de l'épine , est une concavité plus 
ou moins profonde, dont la face, qui répond sous la partie 
convexe, est marquée de stries concentriques, et a l'air de 
s'être prolongée au-delà de la cassure, d'une quantité dont 
il n'est pas possible de déterminer les limites. 

Tels sont les caractères généraux de ces osselets k lames 
demi -circulaires, dont on voit des figures dans les Annales 
des sciences naturelles, pi. 22, fig. 1 et 2 , du tome 2 ; mais 
il en est d'autres, dont nous parlerons ci-après, qui paroissent 
s'éloigner beaucoup de la forme de ceux que nous venons 
de décrire. 

Dans ceux-ci l'épine est tantôt plus, tantôt moins aiguë'; 
tantôt plus ou moins comprimée ou tranchante, la convexité' 
de sa base prend diverses courbures, etc.; mais aucune de 
ses différences n'est assez grande pour qu'on ne reconnoisse 
pas la même structure fondamentale. 

M. Cuvier , auquel nous avons communiqué de' ces osse- 
lets, a été plus de dix ans à chercher quel pouvoit être ce 
corps, et a enfin trouvé que c'étoit l'extrémité inférieure 
mutilée de ce qu'on appelle communément l'os de la sèche. 

L'os de la sèche, tel qu'on le voit dans le commerce , est 
ordinairement privé des lames minces qui forment ses rebords, 
parce qu'on n'a pas d'intérêt à préserver cette partie inutile 
des accidens auxquels l'expose sa fragilité. 

Les anatomistes qui ont disséqué la sèche, se sont occupés 
de la structure de son os, qui est fort curieuse, et ont né- 



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SEC 389 

gligé les détails de sa configuration \ dont ils n^apercevoient 
pas riotérét. 

Mais, lorsqu'on le retire d'une sécbe bien entière, on re* 
connoît qu'outre ce grand corps formé de lames minces 
réunies par de petites colonnes creuses , il y a des rehords 
qui achèvent de lui donner le caractère d'une coquille. 

L'extrémité de ce corps de l'os, opposée à la tête, s'amin- 
cit et se rétrécit; sa pointe s'enfonce dans une concavité ok 
les lames qui le composent se marquent par des stries trans- 
versales. Des côtés de cette pointe du corps et des rebords 
de la concavité où elle se termine, naît une lame osseuse, 
mince, qui se redresse et se relève un. peu paur former. en 
quelque sorte une poupe de bateau ou de chaloupe, et elle 
est striée en rayons sur toute sa surface antérieure. 
. Derrière son rebord on découvre une épine fort algue*, im- 
plantée sur la partie la plus convexe de. la face postérieure 
du corps de i'os ,, laquelle est. tout entière hérissée d'aspé- 
rités. 

D'après M. Cuvier , l'os de la sèche la plus commune pré- 
sente, dans son extrémité opposée à la. tête de l'animal, ri- 
goureusement tous les caractères génériques «fe ces osselets. 
"Les seules différences consistent dans les propoctions. 

Dans Je fossile la convexité postérieure est plus sailla^ite , 
la concavité antérieure est plus profonde; Fépine est courbée 
plu9 en arrière ou plutôt dans un sens contraire. Mais il n'est 
aucun • naturaliste exercé qui ne reconnoisse.que ce soiit là 
de simples caractères spécifiques du même degré, que ceux 
qui distinguent entre elles les diverses espèces de nos fossiles. 

Par conséquent ces fossiles ne diffèrent d« la sèche qu'au- 
tant qu'ils diffèrent entre eux. Ils appartiennent donc à des 
espèces de sèches, mais à des espèces différentes descelles 
^u'on connoît. 

On trouve de ces osselets qui ont jusqu'à seize lignes de 
longueur , mais souvent ils n'ont que la moitié de cette me- 
sure. ' 

On rencontre dans les mêmes couches d'autres osselets, qui 

ont quelquefois jusquNi seize lignes de longueur et qui se rap* 

,prochent moins des os delà sèche que ceux ci-dessus. £n dessus 

ils présentent au milieu une par^e convexe^ longitudinale j 

48. ' ^;9 



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2^<y SEG 

qlii s'abaisse un peu aux deux extrémîtës. Des deux c6iëssônt 
deux sortes d'ailes qui s'abaissent aussi , sans s'étendre dans 
toute la longueur. Le dessous est concave an ïnilieu ; à Tun des 
bouts il se trouve une masse, de la grosseur du petit doigt, 
qui parolt coiiiposée de 6bres rassemblées et qui ont pu laisser 
entre elles quelques petits vides. Au bout opposé il existe 
une sorte de tube ou une concavité conique , qui se prolonge 
à rintérieur jusqu'au milieu de Tosselet et est marquée 
intérieurement de cercles concentriques comme celle des 
osselets dé)à décrits. Ce tube a été brisé sur ses bords, et on 
ne peut apprécier la longueur qu'il a eue. Un de ces osselets 
se trouve figuré dans ies Vélins du Muséum d'histoire natu- 
relle, n.* 1, fig. 2. 

La nature de ces fossiles, les couches dan» lesquelles on 
les trouve , et la concavité marquée de stries concentriques , 
font croire qu'ils ont appartenu à quelque genre voisin de 
celui ci • dessus décrit et conséquemment de celui des 
sèches. 

M." de Blainville (Manuel de malacologie, page 621} a 
pensé que ces osselets indiquoient un genre qui doit faire 
le passage entre le genre des Sèches et celui des Bélemnites* 
M. Deshayes a donné à ce genre le nom de Béloptère, et 
M. de Blainville lui a, assigné les caractères suivans : Animal 
entièrement inconnu , contenant dans le dos de son enveloppe mus'^ 
eulaire une pièce calcaire symétrique, formée de deux parties, un 
sommet épais, solide, très ^ chargé en arrière, et en a¥ant un tube 
conique pUf9 ou moins complet, à cavité également conique, comme 
aftneUe en travers ; élargies au point de leur jonction par de$ 
appendices alifortties et sans prolongement clypéaeé antérieur, H a 
reconnu deux espèces de ce genre; savoir: la béloptère sé« 
pioïde, heloptèra sepioidea, dont les appendices aliformes se 
réunissent en dessous dn sommet et dont la cavité est un peu 
en forme de hotte; et la béloptère bélemnoïde, heloptèra he- 
lemnoided, dont les appendices aliformes sont distihçts et dont 
la cavité est complètement conique, avec des indices de cloi-* 
sons et de siphon. 

M. Dessalines d'Orbigny (Tabl. méth. de la classe des Cé- 
phalopodes, pag. 66) n'a vu dans ces osselets que les restes 
d'q« dt sèches, et a donné le nom die sepîa Cuvieri à l'espèce 



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SEC 391 

aomiBëe hehpUra sepioidea, et celui de sepia parisiensî» à U 
heloptera belemnoidea. 

Un autre osselet, qui a été trouvé dans une localité qui 
ne nobs est pas connue, mais que nous soupçonnons être des 
environs d'Angers , est encore plus éloigné qu'aucun autre 
de la forme des 0$ de sèche; mais la contexture d'une de ses 
parties est précisément celle de ces derniers* 

Il a un pouce de longueur» D'un boue il est terminé par 
un tube creux de la grosseur d'une forte plume à écrire* Ce 
tube ne paroît pas brisé , et porte extérieurement quelques 
fortes stries longitudinales , placées irrégulièrement. L'autre 
bout, qui paroft avoir été brisé, se termine par un aplatisse* 
ment, où il se trouve de. chaque côté une échancrure, dont 
l'une est une brisure. C'est dans cette brisure qu'on voit 
évidemment la contexture de l'os des sèches» Le tube^aroît 
avoir été isolé; mais la base aplatie paroit avoir adhéré sur 
un corps dont elle auroit été détachée. 

Ce morceau est encore plus énigma:lique que les autres; 
mais sa base, dont la contexture est formée de lames minces, 
réunies par de petites colonnes comme celle de Vos de la 
sèche , paroit'v devoir le rapprocher de- ce genre. 

On trouve à Rehaiovillers près de Lunéville , dans un caÙ 
eaire coquillier, très- probablement antérieur à la craie, où 
se rencontrent abondamment des térébratules, des moules et 
des ammonites ayant depuis six pouces de diamètre jusqu'à 
quinee pouces, des osselets qu'on a cru pouvoir rapporter à des 
becs de sèches. Les plus grands ont environ un pouce de lon- 
gueur. Quelques-uns, dont on voit la figure dans l'atlas des 
Annales d'histoire naturelle , tom^ 2 , pi. 23 , fig. 3 — • 14 , ont 
la forme d'un bec dont la pointe est recourbée; le dos pré- 
sente trois lignes saillantes, qui sont réunies à la pointe, et 
dans leurs intervalles sont des lignes de communication dis- 
posées obliquement et alternativement. De chaque c6té spnt 
des expansions plus ou moins aplaties, avee une ou deux 
lignes saillantes et parallèles aux lignes latérales du dos ou 
de la carène. La partie opposée à la pointe est très-mince , et 
on l'obtient di£Scilemeht. La pointe est épaisse; sa partie in-< 
férieure où le dessous offre une lèvre épaisse, sillonnée obli- 
quement et irrégulièrement; en arrière on voit une cavité 



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292 * SEC 

triangulaire, fbrinëe par les â^ux ailes ou expansion^ laté- 
rales ; la surface en est unie. 

Les deux ailes sont plus du moins relevées , il y en a qui 
sont tout-à-fait planes, et d'autres sont presque droites. La 
base du dos les déborde ordinairement, et il est rare de les 
trouver régulières. Une aile est presque toujours plus grande 
que l'autre, indistinctement» 

Oh trouve toujours- ces corps isoles dans la marne argi- 
leuse qui sépare les diverses couches de calcaire qui les 
contient. Ce qui a fait penser qu'ils pouvoient appartenir 
à quelque espèce de céphalopode, c'est qu'ils se trouvent 
constamment enveloppés d'une matière noire ressemblant à 
de la suie ou à du noir de fumée mélangé avec l'argile. Dans 
les petites cavités ou intervalles formés parles lignes du dos, 
on voit la matière noire plus pure, fendillée, un peu bril- 
lante. Dans la marne où lès corps se trouvent^, on voit quel- 
quefois des espèces de nids ou amas de cette substance noire 
plus ou moins mélangée d'argile. On trouve encore, mais 
plus rarement, ces osselets tout-à-fait adhérens à la pierre. 

D'autres osselets, qu'on a découverts dans les mêmes couches 
et dans les mêmes circonstances, et qui se trouvent figurés 
dans la planche ci-dessu^ citée, fig. i5 — 26, ont quelquefois 
un dés bouts très-gros et le postérieur très^petit; d'autres, 
au contraire , ont la p&rtie postérieure large et l'autre peu 
développée et comme recourbée ; l'une ou l'autre semble 
même manquer quelquefois, ou ai très-petite. La partie 
postérieure est aplatie et arrondie comme le bec d'un canard ; 
l'autre est épaisse et ressemble à un bec court et large, et 
se rapproche un peu de la partie antérieure et supérieure 
du bec du sepia octopus, 

M. Faure-Bîguet a donné le nom de rhfneolite à ces osse- 
lets, que Blumenbach avoit reconnu appartenir aux mandi- 
bules du bec de certains céphalopodes, sans pouvoir dire 
quel étoit la genre dont ils dépendoient* 

M. d'Orbigny né croit pas que ces osselets appartiennent 
au genre Sepia , dont les becs sont toujours eemés $ mais 
il pense qu'étant composés de matière calcaire, ils en dif- 
fèrent 'essentiellement sous ce rapport et sous celui de la 
Ib rme de tous ceux des céphalopodes cryptodibranches connus. 



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SEC 295 

Ayant constamment rencontré dans la même couche le nau^^ 
tilus gigas et une très -grande espèce de ces becs, il a cru 
pouvoir les rapprocher du genre ?Jautilus , sans aptre motif 
que, ce seul fait de leur réunion dans la même couphe; mais 
il n'assure d'aucune manière qu'ils appartiennent plutôt à 
ce genre , qu'à l'un de ceux qu'on ne retrouve plus à Tétat 
vivapt. - 

Il en a reconnu plusieurs espèces , qu'il divise en deux se- ' 
ries. La première comprend toutes celles qui sont munie» 
d*un capuchon ou d'une partie supérieure distincte du beO{ 
savoir : 

RhyncolUes gigantea, d'Orb., Ann, des «c* nat., tom* 5, 
p^ 2i^i5, pU 6 j 6g. 1. 

RhynçoliUs hirundo, Faure-Biguet , loc. cit,, tom. 2 , pL 22 . 
fig. i5 — à^. 

Bhyncoliles larus, Faure-Bîguet, loc, cit», tom. 5, pi. 6, 
fig. 2. 

RhyncoliU» emerici, d'Orb., Tab. méth. de la class. des céph., 
p. 72. Cette espèc»a été découverte aux environs de Ca»- 
tellane, département des Bass es •<> Alpes. Elle approche beau- 
coup du rhyncolUes laras; mais elle est beaucoup plus alon- 
fée, et son capuchon est caréné sur la partie supérieure. 

La deuxième série ne comprend jusqu'à présent qu'une 
espèce, qui est sans capuchon. 

Rhyneolites Gaitlardoil ^ d'Orb. , Ann. des se. naf., tom» 2, 
p. 485, tab. 22, fig. 3 — 14. 

Il est difficile de rapporter ces osselets à ^es becs de nau* 
tiles, à moins de croire qu'ils p'apparteneient qu^à une espèce 
qu'on trouve rarement; car il e^t biçn pins rare d'en ren- 
contrer que des coquilles de ce genre» 

On voit des figures de ces osselets dans les planches d^ 
l'atlas de ce Dictionnaire. (O. F.) 

SÈCHE-TRAPFË. {OmitK) L'oiseau auquel on donne vul- 
gaicement ce nom et celui de sèche- terrine^ est l'engouleyept 
d'Europe 9 caprimulgus europœus, linn. (Ch. D«) 

SECHIUM- (BoL) Genre de plantes dicotylédones , à fleurs 
monoïques., de la famille des cucurhilg^oées , de la monoéci^ 
monadfilphie de Linneeus , offrant pour caractère essentiel : 
Des fleurs monoïques ^ dans les mâles, un calice à cinq divir 



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^94 SEC 

sions; une corolle monopétale, à cinq loBes; le limbe ihunî 
de dix fossettes ; cinq ëtamines conniventes ; dans les fleurs 
femelles, le calice et la corolle comme dans les fleurs mâles; 
un ovaire inférieur surmonté de cinq styles ; une grosse Ëaie 
Inonosperme , glabre ou hériissée de poils mous. 

Secbidm comestible i Sechium eduU^ Swarts, Flor. Jnd. occidj 
a, pag. ii5o; Brown , Jam, , 355; Sicyois edulis , Jacq., 
Amet,, 258, tab. i65; Chocho ^ Adans., fam. s, pag. 5oo ; 
vulgairement Chayote. Cette plante a^ des tiges grimpantes « 
^rnies de vrilles. Les feuilles sont amples , alternes , pétiolées , 
ëchancrées en cœur à leur base , divisées à leur contour en 
lobes anguleux , un peu rudes à leurs deux faces ; les angles 
aigus et dentés; les pétioles glabres. Les fleurs sont petites, 
inodores, de couleur jaune. Les fleurs mâles sont soutenues 
par des pédoncules axillaires, chargés d'une ou deux fleurs. 
Le fruit est de la grosseur d'un ϝf d'oie, variable dans sa 
forme, vert et luisant en dehors, charnu, blanchâtre en de- 
dans. Les semences sont vertes , solitaires , souvent longues 
d'un pouce, situées vers le sommet du frftit, qui s'entr'ouvre 
à cette partie pour livrer passage à une pbrtîon de la se* 
mence, qui pousse souvent de petites racines avant sa chute, 
et même une première feuille , à mesure que la partie du 
fruit se pourrît. Cette plante croit en Amérique, dans l'ile 
de Cuba. 

Les habitans du pay^se servent du fruit de cette plante en 
le mêlant dans leurs ragoûts. On en distingue deux variétés.* 
une , très^ommune , dont les fruits sont longs de trois ou 
quatre pouces , armés de poils ou de pointes molles plus ou 
xnoips nombreuses; l'autre, bien moins cbmmune, dqnt les 
fruits sont entièrement glabres .et de la grosseur d'un œuf de 
poule : les fleurs et les fruits parôissent dans le mois de Dé* 
cembre. (Poia.) 

- SECOBy {Ornith.) Oh donne 9 en Angleterre, ce nom et 
celui de seegêl à la mouette rieuse , larus einerariusj Gmel., 
et larus ridibunius^ Leisler. (Ch. D.) 

SECOUASCOU. (Afamm.) De Lery rapporte que ce nom 
est particulier à un cerf d'Amérique. (Desm. ) 

SECRET:£R. {QrnUh. ) Nom allemand du secrétaire , qu'on 
appelle, en anglais sterçtary, ( Cff. Df ) . 



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, SEC «95 

SECRÉTAIRE. ( Omith.) Cet oiseau est connu sous plu- 
sieurs -uoms. Les uhs Font appelé secrélaire , à cause des 
plumes aloQgëes qu'il porte derrière la tête 9 et qu'on a com* 
parées à celles que les écrivains sqnt dans Tusage de ficher 
derrière l'oreille. D'autres lui ont donné le nom de messager^ 
parce qu'il a l'habitude de marcher à grands pas .dc côté et 
d'autre à la poui9uite des reptiles. Vosma^r lui appliquoit 
la dénomination de sagittaire, d'après un jeu auquel on Ta vu 
«e livrer assez fréquemment , et qui consistoit à prendre une 
paille avec le bec et à la lai^cer en l'air à plu^ieurA reprises» 
Enfin , les serpens étant sa, principale nourriture , Levail- 
lant l'a décrit^ sous le nom de mangeur de serpens, dans le 
tome 1.^ de son Ornithologie d'Afrique. 

Comme on a long-temps hésité sur la place qu'il étoit le 
plus convenable de donner à cet oiseau dans une méthode 
ornithologique , il en est aussi résulté divers noms latins. 
Omelin en a fait un falco ; Latham , un vultur; Vosmaer 
l'a Sippelé' sagittarius ; Oaudin , seeretariaa ; Illiger, gypoge^ 
ranus ; M. Cuvier, $erpentariu$ , et M. Vieillot, ophiolereu ^ 
Presque tous les naturalistes sont actuellement d'accord pour 
4eonsidérer cet oiseau conime appartenant à l'ordre des ra- 
paces. M. Temminck croyoit d'abord qi^il teroit mieux placé 
avec les alectorides, et près du eariama ou saria de l'Amé- 
rique méridionale; mais ayant eu, depub , occasion d'exa- 
miner des squelettes du secrétaire et de reconnoltre que la 
charpente osseuse, le tronc surtout, étoient formés comme 
ceux des grandes espèces d'aigles , dont il se rapprochoit éga^ 
lement par sa nourriture, cet auteur est resté convaincu 
qu'on ne pouvoir le séparer des rapaces. M. Vieillot, cepen- 
dant, l'a rangé dans l'ordre des échasàiers, famille des un- 
cirostres. 

Au surplus , voici les caractères génériques du secrétaire : 
Bec robuste , plus court que la tête , gros , fort , garni d'une 
cire à sa base, courbé à peu près depuis son origine-, com-» 
primé et crochu à la pointe ; narines oblongues, situées près 
du bord antérieur de la cire, et ouvertes; occiput garni de 
plumes fermes et inégales, présentant une %orte de crinière 
susceptible de redressement; lorum et orbite glabres; langue 
charnue; bouche trèjS-fenduei œil entouré d'une peau nue 



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59^ SEC 

et sufmif&Cë p^r des poils qui forment un vërifable sourcil; 
gorge extensible ; tibia emplumé ; tarse très-long , grêle et à 
Téseaux ; doigts courts et verruqueuxen dessous; ongles 
éméussés et peu courbés; ailes armées de trois éperons obtus; 
queue étagée , ayant deux pennes beaucoup plus longues que 
les autres. • 

Le seci<ëtaire habite les lieux arides et découverts des en- 
virons du cap de Bonne- Espérance , où Levaillant a été à 
portée d'étudier ses mœu rs • et Sonnerat dit aussi l'avoir trouvé ' 
aux Philippines, -mais il paroi t ne l'y avoir vu qu'en domes- 
ticité. ' . 

Levaillant foit des observations très-justes sur l'organisation 
^particulière du secrétaire. Destiné à combattre les serpens et 
«,s'en nourrir, le vol lui étoit moins nécessaire que la course^ 
mais il avoit besoin de tarses très-long^ pour élever son corps 
de terre et se garantir dé la morsure des reptiles venimeux. 
Des serres lui étoient inutiles, puisqu'il ne devoit pas enlever 
sa proie ; et ses pieds , dont les Ongles sont émoussés , ne lui 
servent qu'à poursuivre les serpens avec plus de vitesse. C'est 
à l'aide des proéminences osseuses de ses ailes qu'il leur 
porte des coups mortels, en couvrant avec Tune la^partie an- 
térieure de son corps, et leur détachant des coups vigoureux 
avec l'autre. Quand le reptile est étourdi et sans force , l'oi- 
seau lui brise le. crâne à coups de bec , le dépèce, en l'assu- 
jettissant avec; les pieds, s'il est trop gros, ou Favale tout 
entier; Cet oiseau mange aussi des lézards , et ilajoute à cette 
nourriture de petites tortues, des scarabées et des sauterelles. 
Un mile , tué par Levaillant , avoit dans son ample . jabot 
vingt-une petites- tortues entières d'environ deux pouces de 
diamètre , onze lézards de sept à huit pouces de long, et trois 
serpens de la longueur du bras et d'un pouce d'épaisseur , 
avec une multitude de sauterelles et d'autres insectes. L'oi- 
seau rejette les vertèl^res, les écailles et tous les débris, par 
le bec. 

L'unique espèce que l'on connoisse, et qui est figurée dans 
les planches enluminées de BulTon, n.** 721 » et plus exacte- 
ment dans les Oiseaux d'Afrique de Levaillant, n.^ 26, est le 
faloo serpeiUarius ^ Gmel*;vuUttr serpetUarius , Lath.; secretarius 
weptiliyorus , Daud, ; ophiolercf çristatus y Vieill* £Ue a trois 



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SEC 297 

pieds deux ou trois pouces de longueur. Son plumage , dans 
réiat parfait, est, sur la tête, le cou, le manteau et la poi- 
trine , d*un gris bleuâtre , avecdes nuances d'un brun roux 
sur les couvertures des ailes , dont les grandes pennes sont 
noires; la gorge et les plumes qui couv'rent le sternum sont 
blanches; le bas-ventre est noir et mélangé de roussàtre; les 
plumes 'des jambes sont d'un beau noir, avec des raies brunes 
imperceptibles, qui blanchissent vers le talon ; les pennes de 
yi ^ueue , très-étagées et noires en partie , sont terminées 
par du brun; les deux plus longues du milieu sont d'un gris 
bleuâtre vers le bout, où elles portent une tache noire, et 
ont aussi l'extrémité blanche , à moins qu'elle ne. soit usée 
par le frottement contre terre ; les plumes de. la huppe ^ ébarr 
l>ées à leur naissance , s'élargissent ensuite en forme de massive, 
et stnt mélangées de gris et de noir. 

Le plumage de la femelle est moins nuancé' de brun ^ue 
celui du mâle; sa huppe , d'un gris roussàtre, et les deux 
plumes du milieu de la queue , sont moins longues, les plumer 
àe$ jambes sont traversées d'un plus grand nombre de raies 
brunes ou blanches. 

Le gris est plus nuancé de roux dans le premier âge , et le 
bas^ventre est entièrement blanc. La huppe, plus courte , est 
d'ua gris roussàtre , et les deux plumes du milieu de la queue 
n'excèdent pas les autres. Les apophyses du métacarpe , qu'on 
ne peut voir, même dans l'adulte, qu'en soulevant l'aile, 
ne paroissent pas encore. 

Ces oiseaux entrent en amour an mois de Juillet, et les 
niâtes se livrent de rudes combats pour se disputer les fe* 
nielles , qui sont fidèles aux vainqueurs et ne les quittent plus. 
Le nid qu'ils construisent ensemble est en forme d'aire , et 
ils le placent dans le buisson le plus haut et le plus tou£fu du 
canton. Ce nid^ qui sert long-temps au même couple, et. qui 
est garni intérieurement de laine et de plumes, a au moins 
trois pieds de diamètre. Dans les cantons où^âl y a des arbres, 
les secrétaires nichent sur les plus élevés^ et s'y retirent le 
soir pour y passer la nuit. La ponte est de denxou trois œufs 
blancs, avec des points roux, et de la grosseur de ceux d'une 
oie^ mais un peu. moins alongés* Les petits, étant long-temps 
avant 4e pouvoir se soutenir sur leurs, tPïsea longs et frêles, 



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39» SEC 

restent dans le nid, même après avoir acquis tout leur déve» 
loppementsous d'autres rapports, et ils ne peuvent bien courir 
qu'à quatre ou cinq mois. Si, jusqu'à cette époque, ils sont 
obligés de marcher souvent sur le tarse , en s'appuyant même 
sur le talon , leur démarche est ensuite pleine de noblesse* 
Quand ib sont poursuivis, ils préfèrent,- pour fuir, la course 
au vol ,' et leurs pas sont alors d'une grandeur démesurée. Ils 
ne s'envolent que dans les circonstances où on les surprend 
d*une manière brusque et inopinée; lors même qu'on Içs 
poursuit à cheval , au grand galop , ils s'élèvent peu, et se 
remettent à courir, dès qu'ils se voient hors de danger* 

Comme le secrétaire ne fréquente ordinairement que les 
plaines arides et découvertes, où il peut voir ce qui se «passe 
autour de lui, on l'approche très-difficilement; et, une fois 
qu'on a été remarqué par lui , on ne peut parvenir à le tuer 
qu'en ayant recours à la ruse, et se cachant, avant le jour, 
dans un buisson, où on l'attend à l'affût. 

Cet oiseau , pris jeune , s'apprivoise facilement , et s'ha- 
bitue avec la volaille, si on 4 soin de le bien nourrir, soit 
avec de la viande, soit avec des intestins ou des boyaux; mais 
si on le laisse jeûner, il attaque les jeunes poulets et les petits 
canards. Il n'est point toutefois d'un naturel méchant , et 
beaucoup d'habitans du cap de Bonne-Espérance l'élèvent dans 
les basse-cours , pour maintenir la paix parmi la volaille et 
'détruire les serpens, les lézards et*les rats. (Ch. D.) 

SÉCRÉllONS. {Phjsiol. génér.) Voyei Système sÉcaéiEua. 
(H. C.) 

SÉCRÉTIONS [dans les insectes]. {EntomoL) On nomme 
ainsi les opérations qui ont lieu dans les organes de ces ani- 
maux pour séparer de leur ûuide nourricier des humeurs 
particulières destinées à quelques fonctions, comme la salive, 
la bile, le sperme, ou à d'autres usages, tels que les liquides 
onctueux qui graissent le corps des insectes aquatiques , les 
matières odorantes qui suintent de l'anus ou des articula- 
tions, etc. 

Les manières dont ont lieu ces sécrétions paroissent fort dif- 
férentes de celles qui s'opèrent chez les animaux qui sont 
doués d'organes de la circulation ou de vaisseaux distincts. 
(Chez les insectes il n'existe pa(s de véritabies glandes , les or» 



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SEC 399 

gane» qui en tiennent lieu sont composés de filamens très- 
fins, qui ne sont liés par aucun tissu cellulaire , mais seu- 
lement par les vaisseaux à air ou par les trachées. Tels sont 
au moins les canaux salivaires de beaucoup de coléoptères 
et d'orthoptères ; tels sont les vaisseaux soyeux qui abou- 
tissent aux filières chez les borabyee^et plusieurs autres che- 
nilles et larves $ tels sont, enfin , les canaux hépatiques et 
spermatiques du plus grand nombre, et même, iusqu'à un cer- 
tain point , les ovaires et les oviductes. 

Nous avons indiqué à Tarticle Insectes, tome XXIII de ce 
Dictionnaire , ces dififérens organes sécrétoi^es aux pages 469 
et suivantes, auxquelles nous renvoyons le lecteur, pour ne 
pas faire un double emploi. (C. D.) 

SECUDES, SEÇUDUS- {BoL) Avicenne, au rapport de 
Raiiwolf, nommoit ainsi un ^ragium de Dioscoride, qui est 
«ne espèce d'astragale , naturelle dans les environs d'Alep , 
mentionnée aussi dans le Corollaire de Tournefort, astragoLus 
densi/olius de VahU €• Bauhin rapportoit cette plante à son 
genre Stœehas. Voyez Sucddus. (J.) 

SECURIDACA. {BoL) Genre de plantes dicotylédones, à 
Henrs complètes , polypétalées , irrégnlièresi, de la famille des 
polfgalées, de la diadelphie octandrie de. LinnaeMS, offrant pour 
caractère essentiel : Un calice caduc , colora , à cinq folioles 
îrrégulières : trois petites, deux beaucoup plus grandes ; cinq 
pétales adhérens avec le tube des étamines- par la base ; le 
pétale supérieur plus grand , en casque , renfermant les or» 
ganes sexuels : les deux latéraux fort petits , en écailles , les 
deux inférieurs qonnivens; huit étamines ascendantes; les fila- 
mens réunis en un tube ouvert latéralement dans sa lon- 
^eur, libres au sommet; les anthères à une loge; un ovaire 
supérieur, comprimé latéralement, échancré au sommet; un 
style ascendant. Le fruit est oblong , comprimé , membraneux , 
« une seule loge, indéhiscent, terminé par une aile. 

SacnaiDACA g&impant : Securidaea volubilis , Linn. ; Jàcq. , 
Amer., tab. i83, fig. 33; Lamk., IIL gen.^ ^999 Sg* i- Arr 
brisseau à tige grimpante , dont les rameaux sont cylindH-» 
ques, striés, pubescens; les feuilles alternes, pétiolées, olv> 
longues , obtuses , arrondies à leur base , planes , entières ji 
leuvs bords, d'un vert gai, pli» pâles en dessous, longes 



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So6 SEC 

de trois pduces et demi , largei die quinze lignes^ parsemées 
de quelques poils rares ; les pétioles pubescens , articulés à 
leur base et munis de deux glandes ; les fleurs disposées en un 
épi solitaire , terminal , long de trois ou quatre pouces ; les pé* 
dicelles épars, solitaires ou géminés; les bractées un peu pu- 
bescentesy linéaires, sifbulées et caduques; le calice est co- 
loré ; la corolle violette. Le fruit est médiocrement pédicellé ; 
presque elliptique , pubescent , surmonté d'une grande aile 
membraneuse , amincie à ses bords , obtuse au sommet. Cette 
plante croit dans FAmérique méridionale , sur le rivage de 
la mer des Antilles. 

SecuiiDACA. MOU ; Securidaca mollis^ Kunth- îi» Humb. et 
Bonpl., Nov, gen.f 5, pag. 421. Espèce très- voisine de la 
précédente, dont la tige est grimpante, divisée en rameaux 
alternes, cylindriques, pubescens. Les feuilles sont, alternes, 
pétiolées , ovales , arrondies , très-entières , obtuses au som- 
piet, arrondies à leur base , veinées , réticulées , d'un vert 
gai et un peu pubescentes eh dessus , plus pâles et couvertes 
en dessous d'un duvet mou , longues de deux pouces et demi , 
larges de vingt lignes; deux glandes à la base de chaque pé- 
tiole; quatre ou cinq épis presque sessiles et comme :pani- 
culés an sommet de chaque rameau , munis de bractées pu- 
bescentes et caduques , beaucoup plus courtes que les pédî- 
ceHes ; les fleurs violettes , semblables à celles de l'espèce 
précédente : les fruits offrent la même ressemblance. Cette 
plante croît sur lès bords du fleuve des Amazones. 

Securidaca plissé; Seeùridaca eomplieala, Kunth in Humb« 
et Bonpl , loc. cit. Cet arbrisseau est pourvu d'une tige grim- 
pante , divisée en rameaux un peu flexueux , hérissés de poils 
mous, garnis de feuilles alternes, pétiolées ^ ovales, elliptl^ 
que«, très-entières, obtuses, arrondies à leur base, plissées^ 
membraneuses , glabres en dessus , hérissées en dessous sur 
leurs veines ; longues d'un pouce et plus , larges de neuf à dix 
lignes ; les pétioles tors, hérissés, cylindriques , long» d'une 
ligne et demie, portant à leur base'deux petites glandes brunes. 
Les épis sont axillaires , terminaux, solitaires ,' médiocrement 
pédoncules , garnis de fleurs éparses , pédicellées, solitaires 
ou géminées, de couleur purpurine; les pédicellestomenteux, 
munis à leifr base de bmctées linéaires 9 lancéolées , tomen- 



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SEC îoi 

teuses ; le calice est Cûlorë ; ses dei^x grandes àiympm sont en 
forme de pétale, ovale», arrondies, pu^.e$cen^es en delkors. 
Cette plante croit sur les bords 'de .FOrénoque. 

Secdridaca AtJ^t TitLan^i S^Cttridofiatrefiiaf Linn,$ J^ç^f», 
Amer. , tab. i83 , ûg^i^. Grand^arbrû^eau , doi^t le* fig^s sont 
droites,non grimpantes., hautes d'environ doute pieds , di- 
visées en rameaux foibles, grêles,, alongés, peu nombreux. 
Les feuilles sont alternes, médipçpement pétioiées, oblon- 
gues, glabres à leurs deux faces. Les fleurs soht disposées en 
grappes latéralei vers Textrémité des rameaux , nombreuses , 
purpurines; les deux pétales, qui forment comme un éten- 
dard , sont obtus : ceux en; forme d'aijes arrondies et celui en 
carène est muni d'un appendice comprimé et réfléchi. Cette ' 
plante croît aux lieux pierreux, danstla X^ouvelle-Espagne. 

SsciratOACA EfF^ià : ^ Stouridaça %irgata, Willd», Spec., 3, 
pagi 899; Swaxtz, Fradr*; Plum, , Amer*, tab. 248 ,.fig* 1. La 
tige àe cet arbrisseau se divise en rameaux grêles, glabres, 
effîlés, striés, un peu cendrés. Les feuilles sont petites, nom« 
breuses , médiocrement pétioiées, alternes , ovales ou presque 
rondes , minces , entiéi^es , d'un vert tendre , très-obtuses , 
arrondies à leur base , longues de cinq à six lignes ,et plus« 
Les fleurs sont disposées en plusieurs épis courts,, terminaux » 
formant par leu^ . ensemble une sorte de panicule; les pédi- 
celles filiformes, presque de la longueur des fleurs f le calice 
est. fort petit; la corolle d'un blaçc teint de bleu. Le fruit 
est un peu pubescent dans sa jeunesse » surmoislé d'une aile 
très^oilnce , membraneuse. Cette, planfe croU à Saint- Do« 
mingue et. à la Martinique. 

:. SECuftifiAOA AFANicvLEs: Securiddca panicuUUa ^. foiV;^ .En* 
cyel. ; Lamk. ,.I1^ gen.^ tab. Ô99, fig*,a« Arbrisseau, à tige 
droite, divisée en rameaux glabres, striés r cylindriques. Les 
feuilles sont coriaces, simples, entières, oblongues^ un peu 
échancrées en cœur à leur b|ise , acnminées, glabres 9 luisantes 
en dessus , longues de trois ou quatre pouces , sur deux de 
large, à nervures réticulées; les pétiol^ épais et courts. Les 
fleurs sont disposées en panicules terminales, étalées; les pé* 
doncules hérissés de petits tubercules auprès Ja chute des fleurs. 
Le calice est fort pejit; la corolle d'un, l^anc jaunâtre. Le 
fruit est une gousse dure , ovale , cannelée, à uneseule loge, 



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So2 SÊG 

terminée par une aile membraneuse , oblongue , tré^obtuse* 
Cette plante croît à Cayenne. ( Pom. ) 

SECURIDACA. {Bot.) La plante légumineuse queToumet- 
fort nommoit aînH d'après Matthicfle et les auteurs anciens , 
avoit été réunie par Ltnnseus au genre Coronilia. Pius récem- 
ment il a été rétabli par M. Persoon , comme genre distinct, 
sous le nom de seeurilla, et par M» De Candolle sous celui de 
securigera^ parce que dans Finteryalle le premier nom avoit 
été appliqué par Linneeus à un autre genre. Ce même nom 
avoit aussi été donné anciennement par Matthiole à ra«<ragaltf s 
hamosus , par Ciusius au biserrula , par Plukenet à un gale^a, (J.) 
SECURIDACA DES JARDINIERS. {Bot.) C'est i'^érus. 
(L. D.) 

SÉCURIFÈRES ou PORTE -SCIES. (Entom.) M. Latreille 
nomme ainsi la famille des hyménoptères que nous avons 
appelée des llROPsisTEis oii Serricaûdes. (CD.) 

SÉCURÏFORME ou EN RONDACHE. (En^om.) On nomme 
ainsi chez les insectes certaines parties ou articulatitins qui 
ressemblent plus ou moins à la forme convexe d'une bacàe. 
Les -derniers articles des antennes , quelquefois des palpes^ 
offrent cette disposition dans certains genres. On a même em- 
ployé ce nom pour indiquer certaines taches de même forme 
qui s'observent sur les élytres de quelque» coléoptères ou sur 
les ailes de plusieurs lépidoptères. (C. D.) 

SECURÏGERA \ SEGURILLA. {Bot.) Voyez SBCuaiDACA. (J.) 
SÉC^RÏGÈRE, Se««rïgcM,Decandi, (0ot.) Genre de plantes 
dicotylédones polypétales, de la famille des légumineuses, 
Juss., et de la diadelphie décandrie, Linn., qu^ a pour carac-^ 
téres : Un calice monophylle, court, k deux lèvres, dont la 
supérieure bidentéeet l'inférieure à trois divisions ; une co^ 
roile papilionacée, dont les pétales ont leurs onglets un peu 
plus longs que le calice^ et dont la carène est aiguë; dix 
étamines, dont une est libre et les neuf autres réunies par 
leurs filamens; un ovair&supère, à slylt et stigmate simples; 
un légume comprimé, à sutures proéminentes, terminé par 
une longue corne en forme d'alêne , contenant huit à dix 
graines parallélogrammiques , contenues une à une dans des 
loges placées bout à bout. Ce genre ne renferme que l'espèce 
suivante. 



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SEC 3o3 

SâcuRiGBRÊ CORONILLB : Securigêra coronilla, Decand., FI» 
franc., 4, page 609; Securidaca légitima, Gœrtn., FrucL, 2, 
page 557, t. i53, fig. 3; Coronilla securidaca, lAnn,^ Sp*^ 
1048. Sa racine est annuelle; elle produit une tige divisée 
dés sa base en plusieurs rameaux couchés j glabres , longs de 
huit pouces à un pied, garnis de feuilles ailées, munies, k 
la base de teur pétiole, de pie ti tes stipules ovales, aiguës. Cet 
feuilles sont composées de onze à quinze folioles cunéiformes, 
tronquées, terminées par une petite pointe particulière. Les 
fleurs sont jaunes , portées , au nombre de trpis à huit, sur un 
pédoncule axillaire, et disposées en ombelW. Les goussies sont 
glabres^ un peu courbées en fkucille. Cetle plante croit dan^ 
les champs du Midi de FEurope. (L. D.) 

SECURINEGA. ( 00^ ) Genre déplantes dicotylédones, k 
fleurs dioïques , de la famille des euphorbiacées , de la dioécie 
pentandrie de Linnœus, offrant pour caractère essentiel: Des 
flenrs dioïques ; dans les fleurs mâles , un calice à cinq divi- 
sions profondes : point de corolle ; cinq étamines apposées ; 
les filamens saiilans , connivens à leur base ; les anthères 
oblongues; cinq glandes conniventes et alternes, formant un 
disque glanduleux autour du rudiment d'un ovaire: dans les 
fleurs femelles, un calice à quatre ou six divisions réfléchies; 
un ovaire placé sur un disque glanduleux à trois loges; deux 
ovules dans chaque loge ; trois stigmates presque sessiles , ré^ 
fléchis , presque à deux lobes. Le fruit est une capsule k trois 
coques bivalves; les semences noires, très-lisses. 

Securinega bois dur : Securinega durissima; TâEsé bois di7r, 
Poir. , Encycl. ; Securinega nitida, Willd. > Sp,; Adr.Juss., De 
euphorb. , 14, tab. 2 , flg. 4. Grand arbre , dont le bois est 
très-dur et résiste presque à la hache ; il est couronné de 
fortes branches, chargées de nombreux rameaux très-glabres» 
de couleur cendrée. Les feuilles soût alternes, médiocrement 
pétiolées, dures, très-coriaces, glabres à leurs deux faces ^ 
entières, très-lisses, d'un vert pâle, finement veinées, réti- 
culées en dessous, ovales , obtuses au sommet , arrondies à la 
base ; les pétioles courts, redressés. Les fleurs sont disposées, 
dans Taisselle des feuilles , en petits paquets agglomérés, pres- 
que sessiles , fort petites. Le fruit est une petite capsule glo^ 
^uleuse,^ très-glabre, à peine de la grosseur d'un grain de 



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5o4 SED 

poîvrje, couronnée par trois styles très-courts, réfléchiau Le 

calice persiste sous le fruit en cinq folioles arrondies. C«tte 

plante a été découverte à TIsle-de-France par Commerson* 

(Pom.) 

• SEDA. ( Ornith. ) Nom arabe du milan , folco miWus , Linn., 

qui s'écrit aussi zeda* ( Ch. D. ) 

SEDAB. {Bot.) Voyez Sandeb, (J.) 

SEDAH, WILDE RAUTE. (Bot.) Suivant Rauwolf, une 
espèce de rue, ruta montana^ est ainsi nommée aux environs 
d'Alep. Daléchamps cite aussi le nom de sedah pour la rue 
ordinaire,. riito graf'eo^en^. (J.) 

SEDAR. (Bot,) Un des noms arabes du micocoulier, ctltitf 
cité par Daléchamps. (J.) 

SÉDAT. (IchthyoL) Nom polonois du sandat. Voyez Sandre. 
(H. C.) 

SÉDËNËTTE. (Mamm.)Sonnini dit que ce nom est donné, 
en Saintonge, aux dauphins ou souffleurs* Ce mot n'est-il 
pas le même que celui de sénédeUe écrit incorrectement ? 
(Desm.) 

SÉDENTAIRES. (Entom.) Épithète donnée par M. Walcke- 
naer , dans stfn Histoire des aranéides , à une tribu d^arai- 
goées qui se fixent dans certains lieux , par opposition à l'ex- 
pression de chasseuses, de vagabondes ou de nageuses, qu'il 
a employée pour désigner une autre tribu du même groupe. 
(CD.) 

SEDILIPEDE. (Ornith.) Les oiseaux sédilipèdes, ou per- 
cheurs, sont ceux dont les doigts sont libres et au nombre de 
trois en d/evant et un. en arrière, comme chez les rapaces et 
les passereaux. (Ch. D.) 

SEDJË-BIRD. (Ornith.) C'est, la fauvette de roseaux, chez 
Albin. (Ch. D.) 

SEDOIDES. (Bot.) Hermann donnoit ce nom à des plantes 
qui^ont reçu de Linnaeus celui de croâsula. (J.) 

SÉDON. (Bot.) Voyez Orpin. {L. D.) 

SEDUM. (Bot.) Sous ce nom latin, conservé maintenant 
au genre Orpin , Toumefort a réuni , soit les espèces qui 
avoient dans chaque fleur dix étamines et cinq ovaires, sbit 
celles qui en avoient un plus grand nombre. Ces dernières 
c)9nsti tuent maintenant le genre Joubarbe , Sempervivum de Lin- 



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SEE 5o5 

neeus. C. Bauhia cite encore sous le nom de sedunij d'après les 
auteurs qui Font précédé, quelques saxifrages, des androsaoCf 
un primula^ un draba et un reaumuria, (J.) 

S£EBOLL£. {IchthyoL) Un des noms allemands du coHe 
quadricoroe. Voyez Cotte. ( H. C- ) 

SEEBULLE. ( Ichthyol.) Voyez Seeboile. (H. C.) 

SEEFRillULEIN. (IchthyoU) Un des noms allemands de la 
GiAELLE. Voyei ce mot. (H. C. ) 

SEEHÂHN [Ca^olinischer]. (Ic^^h/o/.) Nom allemand de 
la trigle Caroline. Voyez Trigle. (H. C. ) 

SEEHAHN [LiNEiRTEa]. {IchthyoL) Nom allemand de la 
trigle lastoviza. Voyez Tsigle. (H. C.) 

SEEHIRSCH. {IchthyoL) Un des noms allemands du gat* 
iorugine des Vénitiens. Voyez Salarias. (H. C.) 

SEEKARPFE. (IchthyoL) Nom allemand du Larre BEacYLTB^ 
décrit dans ce Dictionnaire, tom. XXV, pag. 31. (H. C.) 

SEELEYER. {IchlhyoL ) Un des noms allemands de la lyre, 
trigla Ijyra, Voyez Trigle, (H. C.) 

SEEMURE. [IchthjyoL) En Poméranie on appelle ainsi le 
scorpion de mer, coUus scorpius. Voyez à l'article Cotte. 
(H. C.) 

SEEPEET. {BoQ Arbrisseau de Sumatra, à grandes feuilles^, 
rudes au toucher, don.t, suivant Marsden, on donne Finfusion 
dans l'affection iliaque. (J.) 

SEEPFERD. (Ornith.) Nom allemand, suivant Efufifon, du 
pétrel cendré, procellaria cinerea, Linn. (Ch. D.) 

SEERABE. ( Omith. ) On appelle ainsi , en Silésie , le cor* 
moran , peUcanus carbo , Linn. ; et Toiseau nommé , en allé- 
mand, see^schwalbe ^ est Thirondelle de mer, sterna hirundo^ 
Linn. ; le see-schwalm est , /dans Aldrovande , l'ictérocéphale 
ou guêpier à tête jaune, apiaster icterocephalus ç Briss. ; le see- 
Uuibe est, en allemand , le pluvier doré , charadrius pluvialisj 
Linn. ,, et le see-vogel est, dans la même langue , le pilet , aiuu 
acuta, linn. (Ch« D.) 

SEEREE. {Bot») Marsden cite sous ce nom une plante ram- 
pante de Sumatra, dont la feuille, qui a une forte odeur 
aromatique, est mâchée avec le bétel et autres ingrédiens. 
Ce ne peut être le seree ou ramassiœm de Java , andropogon. 
achanantus^ c'est plutôt quelque espèce de poivre. (J.) 
48. 20 



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3o6 SEE 

SEEREE-CAYO. {Bot.) Nom donné dans Tlle de Sumatra, 
fuivant Marsden, au fruit de la pomme de flan, ou cœur-de- 
bœuf, anonaretieulata, dont la pulpe, blanche et abondante, 
est très-recherchée comme nourriture. ( J.) 

SEESTICHLING. ( lehihyoL) Un des noms livoniens de 
répinochette* Voyei GASTéaosr^E* (H, C.) 

SEEUP. {Bot.) Plante de Sumatra, laquelle, suivant Mars- 
den , a beaucoup de ressemblance avec le figuier par sa feuille 
tt son fruit : on remploie dans la lèpre non invétérée. (J.) 

SEEWEIB. (Jch%o/.} Nom allemand delà Vibiixe. Voyez 
ce mot. ( H. C. } 

SEF-OND ou SEFFOND. {Omilh.) Les Islandois nomment 
ainsi le grèbe cornu, oofymlus cornutus^ Linn. (Ch. D.) 

SEFARGEL. {Bot,) Voyez Saffargel. (J.) 

SEFEYRY. {Bot.) Voyez Sfhari. (J.) 

SÉGAIROL. {Omiih.) Nom languedocien de lacresserelle, 
falcii tinnuneulus ^ Linn. (Ch. D. ) 

SÉGE. {lehthyol.) Voyez Dobdle. (H. C.) 

SEGELTEMAN. {Bot.) Voyez Ridule. (J.) 

SEGESTRIA. {Bot.) Genre de la famille des lichens, ré- 
cemment établi par Pries ; il a pour types des espèces placées 
dans le porina d'Acharius , et voisines du porodothion d*Esch- 
weiller. Il est caractérisé par ses conceptacles en forme de 
verrues colorées dues au développement de la partie médullaire 
du thallus, et. ayant au sommet une petite ouverture papil- 
laire; chaque conceptacle offre un noyau solitaire presque 
globuleux , d*une consistance souple et gélatineuse. Le thallus 
est crustacé , un ^eu cartilagineux ; il adhère aux pierres 
eu à Técorce. Pries remarque que la substance qui forme 
Penveioppe de la verrue, est d'une nature et d'une couleur 
différente de celle du périthécium qu'on observe dans les 
genres voisins , et qu'on ne sauroit les considérer comme le 
même organe. Les porina nucula^ umhonata, et plusieurs au- 
tres espèces, rentrent dans ce genre , dont pries indique une 
espèce nouvelle sous le nom de stiridium Uctissima, Pries, 
Syst. orh. veg. , i , p. 263. (Lem.) 

SÉGESTRIE, Segestria. {Entom.) M. Walckenaêr nomme 
ainsi un genre d'araignées qui n'ont que six yeux et qui se 
filent des tuyaux alongés très-étroits, où elles se tiennent 



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SEG - Î07 

blotties les six pattes antérieures en avant, placées sur des 
fils qui aboutissent au dehors pour rentrer dans le tube comme 
dans un centre commun. Voyez le tome II de ce ^Dictionnaire, 
pag. 538, 9.* section, n."* 33 et 34. (CD.) 

SEGETALIS. (5o^;) Selon Daléchamps , les Romains nom- 
moient ainsi le glayeul. (J.) 

SEGETËLLA. [BotJ) Sous ce nom M. Persoon désigne une 
section du genre Alsine, comprenant les espèces {alsine sege^ 
lalii et autres) à feuilles stipulées, à pétales entiers et à éta- 
mines en nombre variable, quelquefois réduites à quatre ou 
trois : il proposa en même temps de reporter au stellaria les 
espèces à pétales fendus, et à Varenaria^ celles à pétales en- 
tiers. Le transport avoit déjà été exécuté pour ces dernières 
par M. De Candolle , dans la Flore françoîse. (J.) 

SEGLER. (Omilh.) Ce nom est donné, par les Allemands, 
aux martinets. (Ch. D.) 

SEGMARIA. (Bot.) Ce genre de M. Persoon est le même 
que VafzeUa de Gmelin» qui est congénère du gerardia^ dans 
la famille des scrophularinées. (J.) 

SEGMENS. {Entom,) On nomme ainsi , dans les insectes, les 
articulations du tronc et particulièrement les anneaux de Tab- 
domen. Ainsi, le corps des chenilles, celui des scolopendres, 
est formé d^une suite de segmens.- Les guêpes, les abeilles, ont 
l'abdomen terminé par des segmens coniques. Dans les sta- 
phylins les derniers segmens du ventre portent des vésicules 
protractiles odo/*antes. I/abdomen des labîdoures ou perce- 
oreilles est formé de segmens articulés entre eux , comme ceux 
de plusieurs hyménoptères et particulièrement comme dans 
les urocères , etc. ( C. D. ) 

SEGONIA. (Orn,) Les Catalans, suivant Bérrère , nomment 
ainsi la cigogne blanche, ardea ciconia^ Linn. (Ch. D.) 
• SÉGUASTER. (Bot.) Rumph décrit sous ce nom le corypha 
de Linnaeus, genre de palmier. (J.) 

SEGUÉ. (Bot.) Nom provençal du seigle, cité par Garidel. (J.) 

SEGUIERIA. {Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à 
fleurs incomplètes , de la polyandrie monogynie de Linnaeus , 
offrant pour caractère essentiel: Un calice à cinq folioles per- 
sistantes; point de cofolle ; un grand nombre d'étamines in- 
Jîérées sur le réceptacle; un ovaire supérieur; un style; une 



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3o8 SEG 

capsule tenninëe par une (grande aile; deux autres petite* 
ailes latérales ; une seule loge indéhiscente ^ nionosperme. 

Seouieria d^Amiârique: Seguieria americana , Linn. ; Jacq. , 
Amer., 170. Arbrisseau peu élevé, dont la tige se divise ea 
rameaux alternes, un peu diffus , armés , à la base des feuilles, 
d'aiguillons recourbés , qui manquent assez souvent. Les 
feuilles sont alternes , pétiolées , elliptiques , glabres à leurs 
deux faces y entières, échancrées au sommet. Les fleurs sont 
disposées en grappes à l'extrémité des rameaux; leur calice 
est à cinq folioles ouvertes, oblongues, concaves, colorées: 
les deux extérieures un peu plus petites; point de corolle; 
les filamens des étamines capillaires étalés, plus longs que 
le calice ; les anthères oblongues , un peu comprimées; Tovaire 
est oblong, comprimé, muni d'ailes membraneuses, à style 
court et un stigmate simple. Le fruit est une capsule oblongue, 
plus épaisse d'un côté , ailée de l'autre , munie , à sa base , 
de trois appendices en forme d'ailes, à une seule loge in- 
déhiscente, renfermant une semence glabre, obLongue. Cette 
plante croit dans l'Amérique méridionale, le long des che- 
mins, aux environs de Carthagène. 

Seguieria d'Asie ; Seguieria asiatica , Lour. , Flor, Coch* , 2 , 
pag. 417. Cet arbrisseau a des tiges grimpantes, cylindriques, 
rameuses , sans épines. Les feuilles sont alternes , médiocre- 
ment pétiolées, rudes, ovales, très -entières; les fleurs ino- 
dores, d'un blanc verdàtre , disposées en longues grappes axil- 
laires et terminales. Le calice est composé de cinq folioles 
concaves, arrondies, étalées; les étamines sont nombreuses, 
insérées sur le réceptacle ; plus courtes que le calice ; le style 
court ; le stigmate un peu épais. Le fruit est une capsule 
rouge, ovale, acuminée, monosperme (à deux valves, selon 
Loureiro); une grande aile à plusieurs découpures linéaires: 
point de petites ailes. Cette plante croît dans les forêts, à la 
Cochinchine. Ses tiges servent à faire des liens. ( Poib. ) 

SEGUILLUDA. {Bot.) Voyez Coronilla de Frayles. (J.) 

SEGUINE. {BoU) Nom françois donné dans les Antilles, 
suivant Jacquin, à son arUm seguinum^ qui est maintenant le 
caladium seguinum de Ventenat. C'est la canne marone de 
Saint-Domingue, citée par Nicolson. (J.) 

SëH&HANEN. {lehthjol.) Un des noms que, dans le.Nord 



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SEI 3o9 

de TEurope, on donne au grondin* Voyez TaiCLB. (H* C.) 

SEHIMA. (Bot,) Genre de plantes monocotylëdones , à 
fleurs glumacées , de la famille des graminées , de la triandrie 
digynie de Linnasus , offrant pour caractère essentiel : Des 
épillets géminés; Tun sessile, l'autre pédoncule; un calice à 
deux valves, à deux fleurs: Tune mâle, Fautre hermaphro- 
dite; trois étamines; point de style dans les fleurs mâles; un 
ovaire dans les fleurs hermaphrodites, surmonté de deux styles 
' grêles , terminés par des stigmates plumeux* 

SéaiME d'Y^men : Sehima ischœmoides ^ Forsk., Flor. jEgypt, , 
Arah.y 178; an Calamina ? Pal. Beauv. , Agrost.^ 128. Cette 
plante a des tiget droites , glabres , filiformes , articulées , 
hautes d'un ou deux pieds, simples, quelquefois un peu ra- 
meuses* Les feuilles sont planes, alternes, glabres, linéaires, 
striées, rudes et un peu velues à leur base; les gaines plus 
longues que les feuilles , glabres , striées. Les fleurs sont dis- 
posées en un épi terminal , serré , long de six à sept pouces , 
composé d'épillets géminés, Tun sessile, l'autre pédoncule, 
pourvus chacun d'un caUce à deux valves linéaires, biflores, 
plus longues que la corolle : Textérieure terminée par deux 
cils ; rintérieure aristée au sommet ; la corolle a deux valves 
velues intérieurement, transparentes, linéaires, mu tiques. 
Dans Fépillet pédpnculé les deux fleur» sont mâles , et dans 
répillet sessile la fleur extérieure est màie : l'intérieure her- 
maphrodite. Cette plante crof t sur les montagnes de l'Yémen. 

•Ce genre de graminées, observé dans l'Arabie par Forskal , 
avoit été rapproché par Beau vois de son calamina ; mais 
MM. R. Brown et Trinnius le croient plus voisin de VisthaS" 
mum , dont il a le port et les principaux caractères. ( Foia. ) 

SEHLIE. {ErpéL) Nom arabe du teinque ocellé. Voyez Soin que. 
(H. C.) 

SEICHE. (Makeo2.) Ce nom ^st synonyme de Sèche. Voyez 
ce mot. (Desm. ) 

SËIDENSCHWANZ. {Omith.) Nom donné, en Allemagne, 
au îaseur, ampeZisgarru^if 5, Linn. (Ch. D.) 

SEIGAC* (Mamm.) Synonyme de saïga ^ espèce d^ rumi- 
nant du genre des Antilopes. Voyez ce mot. ( Desm. ) 

SEIGLE; SecaUf Linn. {Bot.) Genre de plantes monocoty* 
lédones, de la famille des graminées, Juss., et de la triandrie 



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3io SEI 

monogynie^ Liûti., ééatles caractère» sont les suivans : Calire 
glumacé, à deux écailles opposées, droites, linéaires, plus 
petites que les deux fleurs qu'elles contiennent; corolle de 
deuxvailves, dont l'extérieure plus roide, ventrue, acumi- 
née, ciliée sur ses bords, terminée par une longue arête, 
et dont Tintérieure plane, lancéolée, mutique ; trois éta- 
inines à filamens capillaires , sailians hors de la iieur, termi- 
nés par des anthères oblongues et fourchues; un ovaire supère^ 
surmonté de deux styles velus, astigmates simples; une seule 
graine obloogue, embrassée par les valves de la corolle. 

Ce genre est peu nombreux en espécei^ ; Linnseus n'en- a 
compris que quatre dans son Species plarUarunif et depuis cet 
auteur on n'en a découvert que deux autres; mais, comme 
plusieurs botanistes ont reporté ces nouvelles espèces dans 
d'autres genres, et que le secale vUlasum, le secaU cretieuai et 
le secale orientale ont même été séparés du genre dans lequel 
Linnœus les avoit primitivement placés, pour être rangés, les 
deux premiers parmi les ^ri^tcum ou fromens, et le dernier 
parmi les agrôpyrum, il s'ensuit qu« le seigle commun se 
trouve maintenant resté seul. 

Seiglb ou SàcLE commun; Secale céréale ^ Lion., 5p., 124* Sa 
racine est fibreuse, annuelle; elle produit une ou plusieurs 
tiges grêles, hautes df quatre à six pied», articulées, garnies, 
à leurs nœuds , de feuitles linéaires , glabres. Ses fleurs sont 
nombreuses, verdàtres, disposées^ au sommet des. liges, en un 
épi simple, coiUprimé^ long de quatre à cinq pouces. Cette 
plante passe ptmr être originaire du Levant ; on la cultive 
depuis long-temps en Europe^ 

Le seigle réussit mieux dans le Nord et daiis les pays froids 
que le froment : il vient bien dans les tetres où ée dernier 
ne peut croître ; il résiste encore plus que lui aux fortes ge- 
lées, et il arrive plus promptement à maturité. Pourvu qu'un 
terrain ne soit pas trop humide, il pourra produire du»eigle : 
ainsi des terres sèches, arides, sablonneuses, trayeuses, qui 
n'ont que fort peu de terre végétale, et qui seroient fout-à- 
fàit impropres à la culture du froment, sont susceptibles 
d'être ensemencée» en seigle, et de donner ainsi des récoltes 
plu» ou moins avantageuses* 

he seigle se sème avunt toutes les autres céréàleSé Daas i< 



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SEI 3ii 

Nord de la France ses, semis se commencent ordinairement 
vers le i5 Septembre, et se continuent pendant un mots. Il 
faut en général semer plutôt dans les mauvais terrains que 
dans les bons; dans ces derniers le seigle acquiert toùjoni^ 
assez de force. La terre que Ton destine au seigle doit être 
préalablement amendée par des engrais et préparée par des 
labours; mais ce grain n*a pas besoin de fumier autant que 
le froment , et il n'exige pas non plus autiint de labours. Le 
plus souvent on peut le semer sur une terré préparée par 
deux labours, et même par un seul, lorsque dans un champ 
on fait succéder le seigle à la culture de plantes telles que 
pois , haricots , etc. , pour lesquelles il a fallu pratiquer plu- 
sieurs binages à la fia du printemps et pendant Tété. 

Dans notre climai le» épis de seigle commencent ordinai- 
rement à paroître vers la fin d'Avril , et les fleurs se dévelopU 
pent dans le courant de Mai ; mais le tempa de l'apparition 
des épis et de la floraison peut être retardé lorsque l'hiver 
s'est prolongé et que le cômn^eneement du pribtemps n'est 
pas suffisàmmenft chaud. Il en est de même de la maturité du 
grain : elle varie, selon que la sai^n est plus ou haoins chaude 
et plus ou moins favorable, depuis lei derniers jours de Juin 
ou les premiers de Juillet jusqu'à la fin de ce mois ; mais, en 
général, elle précède toujours de quinze à vingt jours ceUe du 
froment. 

Tout ce qui concerne la récoUe du seigle ne diffère pas 
de la manière dont se fait celle du froment : il faut seule» 
ment faire remarquer' que la graine du seigle, parvenue à 
sa maturité parfaite, adhère peu à ses balles, et qu'elle s'en 
détache avec beaucoup de facilité^ ce qui fait qu'on ûé 
doit pas attendre que ses épis soient trop secs , parce qu'alors 
ils s'égréneroient , et qu'une plus ou moins grande partie dé 
la récolte pburroit être perdue. 

Il y a des cantons dans lesquels on sème auési des seigles 
au mois de Mars ; mais Ces derniers sont rarement aussi beaui^, 
et produisent ordinairement moins que ceux seAié^r avdùt 
l'hiver, et ils ne mArissent que quinze ou vingt jourâ après. 

Dans beaucoup d'endroits on sème le ieigle uniquement 
pour le couper «n vert et Iç donner à manger aux chevaux ^ 
aux vaches, etc. Cette pratique eii très-bonne ; car au cdn»* 



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-5" SE! 

mcncement du prinfemp» les bestiaux marnqueiit souvent de 
nourriture fraîche, et le fourrage vert du sex^e leur en fournit 
une excellente. Le semis de seigle , fait pour cet uisage , peut 
être faurhé deux fois dans Tespace d'un mois, et quinze jours 
après la dernière coupe on peut encore y mettre les bestiaux 
pour le leur faire paitre sur place. Ensuite , par un seul la- 
bour donné au champ , celui-ci se trouve bien préparé poiir 
toutes les espèces de culture qu'on ne commence que vers le 
milieu du printemps, comme celles des haricots, des pommes 
de terre, des raves, etc. 

Le seigle est de toutes les plantes cultivées celle qui a été 
la moins altérée par suite de sa culture ; car on n'en connoit 
point de variété permanente , et M«Tessier s'est assuré par des 
expériences positives que ce qu'on appelle petit seigle j seigle 
de printemps f seigle marsaiSf seigle tremois, revient à la grosseur 
du seigle commun, lorsqu'on le sème plusieurs années de suite 
en automne. 

Comme plante alimentaire le seigle tient une place impor- 
tante, et, après le froment, il est en Europe la substance qui 
nourrit un plus grand nombre d'hommes. 

En effet , le seigle est la principale nourriture des habitans 
du Kord, et la majeure partie des pajsans dans plus de la 
moitié de la France ne mange aussi que du pain de seigle ou 
de méteil , qui est un mélange en quantité à peu près égale de 
ce dernier et de froment. Le pain dans lequel il n'ewtre que 
de la farine de seigle est moins nourrissant; mais il est plus 
rafratchissant et a plus de goàt que celui de froment. Le pain 
de seigle se conserve long-temps frais ; mais il est moins agré^* 
ble à manger à la sortie du four que celui de froment, parce 
qu'alors il est trop humide : il n'est bon que le lendemain et 
les jours suivans. C'est avec un mélange de farine de seigle', 
de farine d'orge et du miel qu'on fabrique le pain d'épice* 

La farine de seigle diffère essentiellement de la farina de 
froment en ce qu'elle ne contient point de matière glutineuse: 
elle «st plus riche que cette dernière en matière exiractive; 
mais elle est moi^s abondante en amidon. 

Si le seigle tient comme aliment une place importante, son 
usage en médecine est très-circonscrit : son grain ne s'emploie 
qu'extérieurement ^ réduit en farine et délayé avec de l'eau. 



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SEI 8Ȕ 

pour faire ms cataplasmes auxquels on attribuott autrefois 
une propriété résolutive et maturative, et qui oe sont proba- 
blement qu^émoUiens* 

Le seigle sert encore à faire du gruau pour bouillies et 
potages : on en fabrique de la bière; et, dans le Nord, la plus 
grande partie de Teau-de-vie « eonnue sous le nom cl'eau-de-yie 
de grain , est retirée de ses graines , que Ton fait préalable- 
ment fermenter, et qu'on mêle ordinairement avec une cer^, 
taine quantité de graines de genièvre avant de les soumettre 
à la distillation. 

La paille de seigle est longue, flexible; et pour lui conser-, 
ver ces qualités on bat, en général, ses gerbes sans les dé- 
lier, oïl quelquefois en les prenant par grosses poignées et 
en frappant les épis sur la partie arrondie d^un tonneau. 
Cette paille sert à faire des liens pour attacher les gerbes ou 
les bottes de toutes les espèces de moissons, de légumes, de 
foin ou de fourrages , et la consommation qu'on en fait sous 
ce rapport dans les campagnes est .très-considérable. On s'en 
sert aussi pour lier les sarmens de la vigne aux échalas, pour 
palisser les arbres fruitiers sur les espaliers. On l'emploie à 
couvrir les toits des chaumières, ce à quoi elle est plus propre 
que la paille des autres céréales, parce qu'elle se pourrit plus 
difficilement. Pour la même raison les jardiniers en font les 
paillassons qui leur servent pour abriter leurs jeunes semis 
des vents froids ou des ardeurs du soleil, pour préserver les 
arbres en espalier des gelées tardives, etc. Cest avec elle 
qu'on fait les sièges de la plus grande partie des chaises. Enfin, 
on en tresse des nattes, des corbeilles, des paniers, des cha- 
peaux communs; car les plus beaux, ceux d'Italie, se fabri- 
quent avec la paille d'une variété de froment qu'on cultive 
exprès pour cet usage. 

Le seigle est sujet à plusieurs maladies, comme la rouille, 
le charbon , et particulièrement l'ergot. Cette dernière et sin- 
gulière production, qui remplace, le grain, a été regardée 
par les uns comme n'en étant qu'une altération morbifîque , 
tandis que d'autres ont cru, au contraire, que c'étoit une 
«spèce particulière de champignon. Voyez Ergo^. (L. D.) 

SEIGLE BATARD. {Bot.) On a désigné sous ce noin cer- 
laines espèces des genres Brome et Fétuque. (L. D.) 



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5i4 SEI 

SEIAIDIÙM. (Sot.) Ôenre de là famille des cfiaiùpignom, 
institué par Nées et adopté par Pries et Link. Il est caractérisé 
par ses sporidies oblongues , opaques , unies les unes aux au> 
très par de petits pédicelies filiformes , et groupées en petits 
tas nichés sous Fépiderme des plantes. Ce genre paroi t avoir 
de raflSnité avec le Stilbospora; mais dans ce genre les spori- 
dies sont cloisonnées. Selon Pries le seiridium commence la 
série des genres de la tribu des stilbospores, selon sa méthode. 
Link le place parmi les champignons qu'il désigne par gymno- 
mycetes, qu'il divise en trois séries; la première comprend le 
Stilbospora^ et la troisième le Seiridium, outre les genres Coij- 
neum et Phragmotrichum, Ces divers arrangemens prouvent 
que les affinités du seiridium ne sont pas exactement connues. 

Le seiridium marginatum ( Nées , Fungi , fig. 1 9 ; Link in 
"Willd. , Sp. , 6, part. 1, pag. 126) est la seule espèce du 
genre; elle forme de petits amas qui déchirent l'épiderme, 
pour se mettre à jour. Ces amas sont noirs , entourés par 
les lambeaux de Tépiderme; leur stroma parott comme formé 
d'un amas des petits pédicelies tombés et agglomérés. 

Cette espèce a été observée en Franconie , sur les rameaux 
tombés du rosa canina, ( Lem. ) 

SEISEFUN. {Bot,) Les Maures et les Arabes nomment ainsi, 
suivant Rauwolf et C. Bauhin, lé chalef ou olivief de Bo- 
hème, elœagnus angustifolia, (J. ) 

SEtSOPYGIS. {Ornith.) Ce nom grec est donné, par quel- 
ques auteurs, à la sittelle ou torchepot , sitta europœa^ Linn. 
(Ch. D.) 

SEJÀ-C ANANGA. (Bot.) Nom de Yuvaria odorata à Ternate , 
suivant Rumph. (J.)' 

SEJAL. (Bot.) Voyez Seyal. (J.) 

SEJO. (Bot,) Palmier à feuilles pennées, vu par M. de 
Hnmboldt dans les- pays voisins de l'Orénoque, dont le ré- 
gime porte, selbn son récit, plus de huit mille fruits, qui 
fournissent de l'huile, un sel et un lait particulier. C'est le 
puperri des habitans du Maypuri, le guanamari ou chimu dans 
la langue de Tamanaca. Ce pourroit être, suivant ce voya- 
geur, une espèce de coco différente du cocos hutyracea. (J.) 
' - SEJTUN. (Bot.) L'olivier,- olea europœa , est ainsi nommé 
dans rÉgypte, suivant ForskaL (J.) 



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SEL 3iS 

SEKALI. (Bot,) Un des noms arabes du cornouiller sanguin^ 
cité par Forskal. (J.) 

. S£K AMAR* ( Bot. ) Nom arabe du fenouil , anethum fani- 
culum, cité par Forskal. îJaneth^m graveolens est nommé 
schibt, (J.) 

SEKI-INTORU. {Bot.) Nom japonois, cité par Kébmpfer, 
d'une gentiane , gentiana aquatica de Thunberg. ( J. ) 

££KI-JI. {Bot.) Nom que Ton donne aU Japon ^ selon 
Kaempfer et Thunberg, à une fougère dont ce dernier au- 
teur a fait son acrastichum lingua (Thunb., Jap^, pi. 33), qui 
, est le polypodium lingua de Swartz, Willdenow, etc. {Lbm.) 

SEKl-NAN* {Bot.) Voyez Saku-nanca. (J.) 

SEKI-SAN, SIBITO-BANNA. {Bot.) Noms japonois de 
Vamaryllis satniensis, connue en françois sous celui de gre- 
nésienne, qui lui a été donné parce qu'elle s>st naturalisée 
dans File de Ûernesey, où des bulbes de cette plante furent 
jetées sur. ses rives par un vaisseau arrivant du Japon, qui 
échoua tlans ce paragè. ( J. ) 

SEKIKA. {Bot.) Voyez Sekikd. (J.) 

SERIKU. {Bot.) Nom japonois signifiant l'herbe du diable, 
donné, suivant Thunberg, à son saxijraga sarmerUosay dont 
Medicns et Mœnch font un genre distinct, qu'ils nomment 
Sekika, qui est le âiptera de Borkhausen. (J.) 

SEKITSIKS. {Bot.) Voyez Nadesiko. (J.) 

SEKRA. {Bot.) Adanson forme sous ce nom un genre par- 
ticulier du. fantinalis y n.^ 2, pi. 33, de VHistoria muscorum 
de Dillenius. Cette mousse est rapportée au forUmaUs minafi 
Linn., et au trickostomum fontinaloides , Hedw. Le sekra n'a 
pas été admis, à moins que l'on, ne le regardé comme le tri* 
chostomum hii-méme. (Lem;) 

SEL D'ABSINTHE. (CTiim.) Les anciens donnoient ce nom 
au résidu de Févaporation de la lessive des cendres d'absinihe* 
Ce résidu contient du sous-carbonate ,' du sulfate de potasse 
et du chlorure de potassium. (Ch.) 

SEL ADMIRABLE PERLÉ. (Cfeim.) Ancien nom du sur^ 
phosphate de soude. (Ca.) 

SEL ALCALIN. {Chim.) On a employé cette expression pour 
désigner un sel à base d'alcali, qui contient un excèi^de base. 
L'expression de sels alcalins ne signifie pas toujours des sels k 



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5i6 SEL 

hase d'alcali qui contiennent un excès de base; on remploie 
encore pour désigner des sels à base de potasse, de soude, 
d'ammoniaque , quel que soit leur degré de saturation. 
(Ch.) 

SEL ALEMBROTH ou SEL DE LA SAGESSE. (Chim.) Combi- 
naison du perchlornre de mercure av«c T hydrochlorate d'am- 
moniaque. Elle est plus soluble que le perchlorure. (Ch.) 

SEL AMMONIAC ou SEL AMMONIAQUE. {Chim.) An- 
cien nom de Thydrochlorate d'ammoniaque. (Ch.) 

SEL AMMONrACAL CRAYEUX. (Chim.) Ancien nom du 
sous- carbonate d'ammoniaque. (Ch.} 

SEL AMMONIACAL NITREUX. (Chim.) Ancien nom du 
nitrate d'ammoniaque. (Ch.) ' 

SEL AMMONIACAL SECRET DE GLAUBER. {Chim.) An- 
cien nom du sulfate d'ammoniaque. (Ch.) 

SEL AMMONIACAL SÉDATIF. {Chim.) Borate d'ammo- 
niaque. (Ch.) 

SEL AMMONIACAL VITRIOLIQUE. {Chim.) Sulfate d'am- 
moniaque. (Ch. ) 

SEL D'ANGLETERRE«> (Chim.) Ancien nom du sous-car- 
bonate d'ammoniaque. ( Ch. ) 

SEL ARSENICAL DE MACQUER-. (CKim.) C'est le surarse- 
niate de potasse obtenu en faisant détoner parties égales de 
nitrate de potasse et d'acide arsenieîix. Voyez tom. XXXV , 
pag. 44. (Ch.) 

SEL DE CANAL. {ChimJ) Un des anciens noms du sulfate 
de magnésie. (Ch.) 

SEL CATARCTIQUE AMER. {Chim.) Un des anciens noms 
du sulfate de magnésie. (Ch.) 

SEL DE CENTAURÉE. {Chim.) Partie soluble dans l'eau 
des cendres de centaurée : même composition que celle du sel 
d'absinthe. (Ch.) 

SEL DE COLCOTHAR. {Chim.) Sel obtenu en lavant le ré- 
sidu de la calcination du sulfate de fer. Il est probable que 
ce sel est du sulfate neutre de peroxide de fer. (Ch.) 

SEL COMMUN. {Chim.) Un des anciens noms du chlorure 
de sodîiam. (Ch.) 

SEL D£ DUOBUS. {Chim.) Un des anciens noms du sulfate 
de potasse. (Ch.) 



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SEL 3i7 

SEL D'ÉGRA. (Chim.) Un des anciens noms du sulfinte de 
magnésie. (Ch.) 

SEL D'EPSOM. {Chim») Un des anciens noms du sulfate de 
magnésie. (Ch.) . 

SEL FÉBRIFUGE DE SYLVIUS. (Chim.) Un des anciens 
noms du chlorure de potassium. (Ch») 

SEL FIXE DE TARTRE. {Chim.) C'est le sous-carbonate de 
potasse obtenu avec le tartre par la combustion. (Ch.) 

SEL FUSIBLE DE UURINE. {Chim.) C'est Tammoniaco- 
phosphaté de soude retiré de Turine. (Ch.) 

SEL DE GABELLE. (Chim.) Un des anciens noms du chlo- 
rure de sodium. (Ch.) 

SEL DE GLAUBER. {Chim. ) Un des anciens noms du sul- 
fate de soude. (Ch.) 

SEL HALOTRIC. {Chim.) Scopoli a désigné par ce nom un 
sel qui se trouve dans les schistes d'Idria. Suivant KUproth , 
il est formé de sulfate de magnésie et de sulfate de fer. (Ch.) 

SEL DE JUPITER. {Chim.) On a donné ce nom à un hy 
drochlorate d'étain. (Ch.) 

SEL DE LAIT. {Chim.) C'est le sucre de lait. (Ch.) 

SEL MARIN. {Chim.) Un des anciens noms du chlorufe de 
sodium. (Ch.) 

SEL MARI]!^. {Min.) Voyez Selmarin. (Lem.) 

SEL MARIN ARGILEUX. {Chim.) Hydrochlorate d'alu- 
mine. (Ch.) 

SEL MARIN BARYTIQUE. {Chim.) Chlorure de barium 
ou hydrochlorate de. baryte. (Ch.) . . 

SEL MARIN CALCAIRE, {Chim.) Hydrochlorate de chaux 
ou chlorure de calcium. (Ch. ) 

SEL MARIN MAGNÉSIEN. (Chim.) Hydrochlorate de ma- 
gnésie ou chlorure de magnésium. (Ch.) 

SEL MICROSCOMIQUE. {Chim.) C'est l'ammoniaco - phos- 
phate de soude retiré de l'urine. (Ch.) 

SEL D'OSEILLE. {Chim.) C'est le binoxalate de potasse. 
(Ch.) 

SEL POLYCHRESTE DE GLASER. {Chim.) Un des ancieos 
noms du sulfate de potasse. ( Ch. ) 

. SEL RÉGALIN D'ÉTAIN. {Chim.) Hydrochlorate de jier- 
oxide d'étain préparé avec l'eau régale. (Ch.) 



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3i8 SEt 

SEL RÉGALIN D'OR. (Chim.) C'est le chlorure d'or pré- 
paré avec l'eau régale. (Ch.) 

SEL DÉ SATURNE. {Chim.) On a appliqué ce nom à di- 
verses préparations de plomb ; mais le plus souvent il désigne 
l'acétate de plomb. (Ch.) 

SEL SÉDATIF. {Chim.) C'est l'acide borique. (Ch.) 

SEL DE SEDLITZ. {Chim.) Un des anciens noms du sulfate 
de magnésie. ( Ch.) 

SEL DE SEIGNETTE. {Chim.) Tartrate double de potasse 
et de soude. (Ch.) 

SEL DE SEYDSCHUTZ. {Chim.) Un des anciens noms du 
sulfate de magnésie. (Ch.) ~ ^ 

SEL DE SOUDE. {Chim.) C'est le sous-carbonate de soude. 
(Ch.) 

SEL STANNO-NITREUX. {Chim.) On a désigné par ce nom 
le nitrate d'ammoniaque qu'on obtient en faisant évaporer 
l'acide nitrique dans lequel on a mis de l'étain qui s'est 
oxidé au maximum. (Ch.) 

SEL DE SUCCIN. {Chim.) C'est l'acide succinique. (Ch.) 

SEL SULFUREUX DE STAHL. ( Chim.) C'est le sulfite de 
potasse. (Ch.) 

SEL DE TAKENIUS, SELS HXES DE TAKENIUS. {Chim.) 
Ce sont les sels à base de potasse où de soude, qu'on a ob- 
tenus d'une plante quelconque par le procédé de Takenîus. 
Pour exécuter ce procédé, on met la plante dans une mar- 
mite de fer; on fait chauffer le vaisseau jusqu^à en faire rou- 
gir le fond ; on remue la matière , lorsque la fumée , qui 
»'en dégage, s'enflamme; on couvrie la marmite de manière 
que la flamme s'éteigne, mais que les parties volatiles puis- 
sent se dégager. On remue encore^ de temps en temps ; et 
enfin, en lessivant le résidu fixe avec de l'eau, et faisant 
évaporer la liqueur à sec, on obtient les sels de Takenîus, 
qui sont en général formés de sous -carbonate de potasse ou 
4e soude, mêlé de chlorure de potassium ou de sodium, de 
sulfate oud'hyposulfite, ou de sulfure de potasse ou de soude, 
et quelquefois de. cyanure. Il y a en outre une quantité plus 
ou moins grande de matière huileuse empyreumatique. (Ch.) 
SEL DE TARTRE. {Chim.) C'est le sous-carbonate de po- 
tasse obtenu en décomposant le tartr« par ]e feu. (Ch.) 



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SEL Sj9 

SÉL VÉGÉTAL. (Chim.) Ancien nom du.tartrate de potasse. 
(Ch.) 

SEL DE VERRE ou FIEL DE VERRE, {Chim.) Lorsqu*on 
fond les matières destinées à faire le verre, il se sépare, à la 
surface de la matière liquéfiée, des sulfates de potasse ou de 
soude, des chlorures de potassium ou de sodium , suivant la 
nature de Talcali employé dans le mélange vitrifiable : ce 
sont ces substances qu'on a désignées par le nom de sel ou 
fiel de verre^ (Ch.) 

SEL DE VINAIGRE. {Chim.) On a donné ce nom à des 
cristaux de sulfate de potasse concassés, qu'on a introduits 
dans des flacons bouchés à rémeri, et qu'on a imprégnés en- 
suite d'acide acétique concentré. (Ch. ) 

SELACHE. (Ic?i%o/.) Voyez Pèlerin. (H. C.) 

SÉLACIENS. {IchOiyol.) M. Cuvier a donné ce nom à I» 
seconde famille de ses poissons chondroptérygiens à branchies 
fixes. Elle répond entièrement à celle des Plagiostomes de 
M. Duméril. Voyez ce dernier mot. (H. C.) 

SÉLAGINE , Sèlago.{Bot.) Genre de plantes dicotylédones, 
à fleurs complètes, monopétalées , de la famille des sélaginéez 
(Juss«, Ann»), de la didynamie angiospermie de Linnaeus, ca-* 
ractérisé par un calice persistant, tubulé, à quatre ou cinq 
divisions; une corolle tubulée ; le tube fîlifbrme; le limbe à 
trois ou cinq lobes; quatre étamines didynames: un ovaire 
supérieur; un style ; un stigmate simple; une ou deux semen- 
ces enveloppées par le calice. 

SÉLAGINE A coRYMBEs : Linu. , 5p.; Commcl. , Hort, , 2 , tab. 20. 
Petit arbrisseau, dont les tiges sont droites ^ grêles, hautes 
d'environ un pied , un peu pubescêntes , simples ou rameuses 
à leur partie supérieure ; les rameaux courts, alternes^ ramas- 
sés ; les feuilles sont éparses par paquets , simples, linéaires, 
très-étroites, presque filiformes , un peu pubescêntes, obtu- 
ses , sessiles , longues de trois à quatre lignes, très-nombreuses. 
Les fleurs sont disposées en petits corymbes nombreux. Le 
Galice est fort petit, à cinq divisions linéaires, droites, pres- 
que égales , de couleur brune , ciliées à leurs bords , accom- 
pagnées de bractées linéaires, concaves, ciliées. La corolle 
est blanchâtre ; le tube grêle, un peu plus long que le calice; 
1« limbe à cinq découpuries inégales, oblongues, obtuses; le 



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' 320 SEL 

style courbé , presque aussi long que la corolle. Cetje plante 
croit au Jardin du Koi, à Paris. 

Séi:^GiNE A PLUSIEURS ÉPIS: Selago polystachia^ Linn., Spec,; 
Commel., Hort,, 2 , tab. 3. Cette plante a des tiges droites, 
ligneuses , ramiûées , hautes d'un demi-pied. Les feuilles sont 
nombreuses, fasci culées, roid es , linéaires , presque filiformes , 
nues à leurs deux faces. Les fleurs sont disposées , à l'extré- 
mité des rameaux, en un cofymbe composé de plusieurs épis 
fascicules. Le calice est hispide ; la corolle blanche } le fruit 
ovale , partagé en deux semences appliquées l'une contre 
l'autre par une surfkce plane. Cette plante croit dans les cam- 
pagnes sablonneuses , au cap de Bonne-Espérance. 

SjéLAGiNE A FEUILLES DE AAiPONGE : Sclago rupunculoides , Linn., 
Aman, acad., 4, pag. 319 ;.Burm., Afr,, tab. 42 , fig. i. Ses 
tiges sont droites, cylindriques, épaisses, ligneuses, très-sim- 
ples, hautes de deux pieds, garnies à leur partie inférieure 
de feuilles noipbreuses , rapprochées, alternes, sessiles , un 
peu éparses , linéaires, très- étroites,, entières, aiguës. Les 
calices sont très-courts, tubulés ; la corolle infundibuli forme ; 
le tube grêle, alongé; le limbe à quatre découpures étalées, 
obtuses, inégales; les deux extérieures plus grandes. Cette 
plante croit au cap de Bonne-Espérancei 
' Sélagine BATARDE : Selago spuria^ Linn. , Spec; Burm. , ^/r., 
tab. 42, fig. 3. Ses tiges- sont droites, ligneuses, presque sim- 
ples, de couleur purpurine, hautes d'environ deux pieds. 
Les feuilles sont nombreuses , sessiles , éparses, alongées , très- 
rapprochées, linéaires, très-étroites, d en ticulées, aiguës; les 
supérieures plus courtes, moins serrées. Les fleurs sont dis- 
posées , à l'extrémité des tiges , en plusieurs épis presque fas- 
cicules, simples, cylindriques, oblongs , obtus, fortement 
imbriqués de bractées nombreuses , oblongues , aiguës. Le 
calice est glabre; le tube de la corolle très-gréle; le limbe à 
cinq divisions courtes , inégales , obtuses ; le stigmate en tête. 
Cette plante croit au cap de Bonne-Espérance. 

Sélagine en tête; Selago capitata, Linn., Mant,, 568. Cette 
plante a des tiges ligneuses, divisées en rameaux cylindri- 
ques, de couleur cendrée; les ramifications brunes et velues* 
Les feuilles sont fasciculées , sessiles , linéaires , charnues , un 
peu rétrécies à leur base, subulées au sommet, glabres k 



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SEL Sax 

leurs deux faces > loiigues d^envii'on un pouce. Le$ iïeurs 
sont disposées en épis courts, rapprochées en une tête ar- 
rondie à Textrémité de chaque rameau , munies de bractées 
rhomboïdales , glabres , aiguës , membraneuses, enveloppant 
chacune une fleur. Le calice est tubulé, lâche , membraneux, 
plus court que les bractées , à cinq découpures ovales , ai- 
guës, ciliées et dentées à leurs bords : les deux inférieures 
plus larges et plus longues ; la corolle infundibuliforme ; le 
tube grêle, plus long que le calice ; le limbe à cinq décou- 
pures ovales, oblongues, presque égales, un peu réfléchies 
en dehors. Cette plante croit naturellement au cap de Bonne- 
Espérance. 

SéLAGiNB FAScicuLiéÊ: Sdagofasciôulatà^ Lînn. ,Man^;Jacq., 
Icon» rar., 3, tab. 496 ; Lamk., IlL gen., tab. 5a 1 , fig. 2. Ses 
tiges sont droites, très -simples , glabres, hautes d'environ 
deux pieds; les feuilles sont alternes, sessîles , ovales, assez 
larges , un peu oblongues , lisses à leurs deux faces , fortement 
dentées en scie à leurs bords , entières et un peu courantes 
à leur base , aiguës au sommet. Les fleurs forment un co* 
rymbe épais , rameux , garni de bractées alternes , ovales , 
lancéolées, acuminées, de la longueur des pédoncules, pla- 
cées sous un calice k cinq dents subuléesj la corolle de cou- 
leur purpurine; le tube grêle, une fois plus long que le ca- 
lice. Cette plante croît sur les montagnes, au cap de Bonne- 
•Espérance. 

Sélagine a à?i ovALB : Sdago ovata, Willd. , Sptc*; Lamk. , 
IlUy tab. 621 , fig. 1 ; Curt. , Magaz,, tab. 62. Petit arbrisseau, 
dont les tiges sont couchées, longues d'environ un pied, gar- 
nies çà et là de petits nœuds filiformes ; les rameaux cylin- 
driques, pubescens. Les feuilles sont éparses , sessiles, linéai- 
res, un peugrasses, lisses à leurs deux faces, entières, aiguës, 
rétrécies à leur base , longues d'environ un pouce. Les fleurs 
sont disposées, à Fextrémité des rameaux , en cône ovale , 
avec des bractées imbriquées, scarieuses, glabres, ovales, 
plus longues que les calices, réfléchies à leur sommet. Le ca- 
lice est à cinq dents; le limbe de la corolle à cinq découpures 
ovales , obtuses , de couleur violette foncée. Cette plante croit 
au cap de Bonne-Espérance. 

Sélagine écARi.ATE: StUigo coccinca ^ "Vyilld., Spec»; Linn., 
48. aa 



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i22 SEL 

Aman. , tom* 6. Ce petit arbrisseau est distingué par ses 
feuilles trés-épaîsses , trés-glabres : les inférieures linéaires , 
très-entières y très-glabres ; les supérieures lancéolées, subu- 
lées, un peu dentées. Les fleurs sont disposées en épis , qui 
forment, par leur réunion, un cprymbe terminal. La co« 
roUe e»t d'un pourpre foncé, à découpures du limbe iné- 
gales; l'extérieure plus grande. Les racines produisent plu- 
sieurs tiges très-simples. ^ 

SéLAGiNE A TIGE ROiDEj ScUigo stricta, Berg., PL Cap. Cette 
plante a des tiges ligneuses , un peu noueuses, roides , pubes- 
centes, striées; les rameaux épars, très-longs, simples , velus. 
Les feuilles sont fasciculées, filiformes, linéaires, Vjelués, 
un peu aiguè*s, longues de trois ou «juatre lignes, étalées , 
roulées à leurs bords , plus longues que les entrenœuds. Les 
fleurs sont disposées en plusieurs épis terminaux , paniculés , 
munis de bractées lancéolées , aiguës , planes , ovales , plus 
longues que le calice : celui-ci est d'une seule pièce , à 
cinq divisions égales , subulées ; la corolle de couleur rouge , 
infundibuliforme ; le tube une fois plus long que le calice , 
renflé vers son sommet ; les découpures du limbe sont ovales , 
oblongues , obtuses, arrondies, plus courtes que le tube, 
presque égales : une d'elles un peu plus grande. Cette plante 
croit au cap de Bonne-Espérance. 

SéLAGiNE LUISANTE; Se/ago lucida^ Vent., Malm. , i , tab. 26. 
Arbrisseau élégant , dont le feuillage , d'un vert foncé et lui- 
sant , contraste agréablement avec les fleurs d'un beau blanc 
de lait, disposées en épis. Les tiges sont droites , nombreuses, 
hautes de deux pieds ; les rameaux alternes , un peu pubes- 
cens ; les feuilles alternes , pétiolées , en ovale renversé , en- 
tières , obtuses , à peine longues de six lignes , larges de 
quatre. Les épis sont droits , terminaux ; une bractée ovale , 
aiguë, persistante, est à la base de chaque fleur. Le calice est 
glabre , tubulé, à cinq sillons; le tube de la corolle trois fois 
plus long que le calice ; le limbe presque à deux lèvres. Le 
fruit consiste en une semence elliptique , souvent accom- 
pagnée d'une autre avortée , munie d'une bractée. Cette 
plante croît au cap de Bonne- Espérance. (PoIr. ) 

SÉLAGINÉES. {Bot.) Nous avions laissé à la fin des ver- 
bénacées le Selago et deux autres genres, que nous annoncions 



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SEL 525 

Comme difTérant tn quelques points^ ét'ppuvant former dans 
la suite une famille distincte. M. Choîsy a adopté cette idée 
et a établi la, famille des sélaginées, fondée sur la réunion 
des caractères suîvans : 

Un calice d'une seule pièce, persistant, tantôt fendu d'un 
côté en forme de spathe, tantôt tubulé et divisé seulement 
par le haut en quelques dents, tantôt partagé jusqu'à sa base 
en deux parties. Une corolle hypogyne, monopétale, tubu*» 
lée , divisée à son limbe en quatre ou cinq lobes égaux ou 
inégaux. Étamines insérées au tube, au nombre de deux oti 
plus , ordinairement quatre didynames ou égales ; filets sou- 
vent élargis à leur partie supérieure si|r laquelle est couchée 
l'anthère y ou plus rarement minces par 'le haut et portant 
l'anthère sur leur milieu. Un ovaire simple , supère , non ' 
adhérent au calice , surmonté d'un style simple. Fruit mem*- 
braneux , à deux loges monospermes , dont une avorte quel» 
quefois. Graines attachées au sommet de leur loge et con- 
tractant presque une adhérence avec elle. Embryon droit , 
à radicule montante et à lobes plus courts, placé, dans, l'axe 
d'un périsperme , charnu. Tiges herbacées ou formant des 
petits sous -arbrisseaux. Feuilles simples, alternes, ou rare- 
ment presque opposées ^ souvent fasciculées et linéaires. Fleurs 
accompagnées de bractées , disposées en épis terminaux , sim- 
ples ou rassemblés en^ grappe ou en corymbe. 

Cette famille contient les genres Pofycenia et Disohisnta, 
séparés du suivant par M. Choisy ; Hehenstreitia ; Selago; Mi^ 
crodoTif détaché du précédent par le même; Agàthalpis, qu'il 
a détaché de VEranthemum, dont le reste du genre est reporté 
ailleurs. 

Cette famille appartient à la classe des Hypooorollées , 
comme les Verbénacées, dont elle diffère par l'existence d'un 
périsperme et la radicule montante. Ces deux caractères la 
rapprochent davantage des Myoporinées (voyez ce mot), avec 
lesquelles on finira peut-être par les confondre. (J.) 

SELAGINELLA. (Bo^)* Genre établi par Palisoi-Beauvoîs 
aux dépens du lycopodium, Linn., et qui a pour type le fycà'- 
podium selaginoides y Linn., espèce qui est le selaginoides de 
Dillenius, Hist, musc. ^ pi. 68, fig. i. Palisot-Beauvois établit 
ainsi son caractère générique : Plante monoïque j^ei/rs mâles 



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324 SEL 

sessiles, rënîformes, bivalves, mêlées avec les fleurs femelle» 
à Pextrémité des rameaux , où elles forment un renflement 
en forme d'épi ; JleuT$ femelles sessiles ; capsules univalves , k 
plusieurs (trois'ou quatre) semences, valves trilobées; se- 
mences rondes, lisses. ^ 

L'espèce citée par Beau vois e%i décrite à notre article Lt- 
copoDiuM : c'est le lycopodium faux sélago , tome XXVII , 
•pag. 423. (Lem.) 

SELAGO* {Bot.) Husîeurs auteurs anciens, cités par C. 
Banhin, ont cru que la plante nommée ainsi par Pline, étoit 
la bruyère ordinaire, eriea vulgaris, calluna des modernes, 
et ils ont donné le même nom à quelques autres bruyères. Da- 
léchamps et 0. Baukin l'ont aussi cité pour la camphrée , 
■ conphorosma. On avoit encore cru que c'étoit un lycopode, 
lycopodium selago ; et Dillenîus l'avoit adopté pour un de ses 
genres détaché du lycopode et nommé mirmau par Adanson. 
Lirmseus, n'adoptant pas cette séparation, a transporté ce 
nom à un, genre très - différent , appartenant k la classe des 
HypocoroUées , et devenu récemment le type d'une famille 
des Sélaginées : c'est le vormia d' Adanson. Voyez SéLACiNE* 

(j.) . 

SELAGO. (BoL) Dillenius a distingué sous ce nom les es- 
pèces du genre Lycopodium k feuilles imbriquées et capsules 
axillaires. Les espèces figurées par Dillenius sont les lycopo- 
dium selago^ Linn. ; acerosum , Swartz ; linifoliumy Linn., et 
rigidum, Linn., qui rentrent dans le genre Plananthus de 
Palisot - Beauvois. La première est décrite k notre article Ly- 
copodium , tom. XXVII, pag, 417, (LEitf.) 

SELAGOERI. {Bot.) Nom indien de quelques espèces de 
Gorète, corchorus, selon Burmann; le silagoeri - parum ' paon 
de rile de Java est le sida retusa de Linnaeus , nommé aussi 
silagurium par Rumph. {!•) 

SÉLANDRIE, Selandria. {Entom.) M. Leach a étaWî sou» 
ce nom un genre d'insectes hyménoptères de la famille des 
uropristes, pour y ranger quelques espèces de mouches à scie 
ou tenthrèdes , dont les antennes n'ont que neuf articles et 
dont les ailes présentent deux cellules radiales et quatre cu- 
bitales. (CD.) 

SÉLAQUES. {Ichthyol.) M. de filainvilie appelle ainsi les 



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SEL 3a5 

poîssoos que M< Cuvier désigne sous le nom de Sélaciens* 
Voyez ce mot. (H. C.) 

SELCHE. ( OrrUth. ) Nom de l'aigle , au Kamtschatka. 
(Ch, D-) 

SELEIMA. {IchthyoL) On appelle ainsi à Bona-Vista un 
poisson bon à manger , et dont feu Bowdich a fait , sous la 
même dénomination , le type d'un genre qui appartient à la 
seconde tribu ou à la. quatrième famille des acanthoptérygieos 
de M. Cuvier. 

Ce genre ne renferme encore qu'une seule espèce , le se^ 
leima aurata , reconnoissable au rang de petites dents qu'il 
porte à chaque mâchoire; à ses opercules entières; à Tépine 
libre de &e% catopes ; aux huit raies orangées qui régnent sur 
son corps resplendissant de l'éclat de l'argent. 

Le seleima est très-voisin de la saupe , peut-être même 
n'en est-il qu'une variété. 

M. Cuvier pense que ce genre doit être supprimé et con- 
fondu avec celui des Boops. Voyez Bogue dans le Supplément 
du tome V de ce Dictionnaire. (H. C») 

SÉLÈNE , Stltnt. {lehthyoL) De Lacépède a ainsi nommé 
un genre de poissons osseux holobranches , de Tordre des 
thoraciques et de la famille des leptosomes. 

Le nom de ce genre vient du grec ^sXivn , qui signifie lune, 
et indique l'éclat dont brillent les espèces qui le. composent. 

Quoi qu'il en soit, on reconnoit les sélènes aux caractères 
suivans : 

Branchies complètes ; catopes thoraciques courts ; corps très» 
mince; yeux latéraux; dents larges, non crénelées ; bouche sans 
soupape ni membrane valvulaire; nageoires très-apparentes; deux 
nageoires dorsales ; Vanlérieure courte ; les premiers rayons de la 
seconde dorsale et de l'anale prolongés en faux. 

Il devient, d'après ces signes, facile de séparer les Sélenes 
des Chrysostoses et des Capros, qui n'ont point de dents; des 
HoLACANTHES , des Premnades , des Énofloses , des Pômacan- 
THEs ^ des Anabas , des Amphifrions, des Po ma centres , des 
Pomodasys , des Acanthinions , des Éphippus, des Cbétodons , 
des PiATAx, des Chelmons et des CH^roiiiPTàREs , qui ont les 
dents rondes et minces ; des Asfiscres , des Prionures , des 
AcANTHDREs, des Glyfhisodons ^ des Archers 9 des Acantho» 



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326 SEL 

FODES , dont les dehis sont crénelées ; des Nasons , des Siojans , 
des Zées, des Poulains , des ARCvaéiosEs, des Gals et des 
CiLiAiREs , qui ont une bouche à membrane ou à soupape ; 
des VoMERs , enfin , qui ont les nageoires courtes et sans pro- 
longement. (Voyez ces divers noms de genres et Leftosombs.) 

La SéLENE ARGENTéB ; SeUne argentea , Lacép. Extrémité de 
la queue cylindrique et prolongée au-delà de la nageoire 
caudale, qui esttrés-fourchue; corps ayant la forme générale 
d*un disque pentagonal ; partie antérieure du dos rectiligne ; 
ouverture de la bouche plus grande ; un seul orifice à chaque 
narine ; œil gros, à prunelle large ; première dorsale petite et 
triangulaire; catopespetifs; pectorales grandes et falciformes: 
les premiers rayons de la nageoire du dos s'étendant au-delà 
de l'extrémité de la queue. 

Ce poisson vient des mers de FAmérique méridionale , où 
on le nomme vulgairement la lune. C'est le guaperva de 
Marcgrave. 

La SéLÈNE QUADRAN6ULAIRE dc Lacépèdc , ou le Zeus qua- 
dralus de Linnaeus , figuré par Sloane sous le nom de faber 
marinus fèrè quadratus , et par Bonnaterre sous celui de doré 
quadrangulairej n'est, comme Fa remarqué le judicieux Brous- 
sonnet, que le chetodon faber des auteurs, et appartient an 
genre Ephippus, Voyez ce mot. (H. C.) 

SÉLÉNIATES. ( Chim. ) Combinaisons salines de Tacide 
sélénique avec les bases salifiables. 

Composition* 

Dans les séléniates neutres Facide contient deux fois autant 
d'oxigène que labase.* loo parties d'acide sélénique neutra- 
lisent donc une quantité de base salifiable contenant 14,37 p« 
d'oxigène. 

Il existe des biséléniates , qui sont tous très-solubles dans 
l'eau , et, à ce qu'il paroît, des quadroséléniates. 

On ne cpniioît que quelques sous- séléniates. 

Propriétés génériques. 
Les séléniates à base d'alcalis fixes , chauffés au rouge avec 
du charbon , donnent du gaz acide carbonique , de l'oxlde 
de^^carbone, un peu de sélénium et un séléi^iure 4 baâ(« 
d'oxide. 



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SEL 327 

Les sélënîates à base d'oxides de la première section des mé- 
taux, donnent, dans les mêmes circonstances, du gaz, du 
«sélénium et la base salïfiable à Fétat de pureté. 

Les séléniates à base d'oxîdes de la troisième et quatrième 
section , donnent des séléniures métalliques. 

L'acide sélénique ne donne aucun goût particulier aux sélé- 
niates. Les séléniates alcalins solubles ont un goût salé foible , 
analogue à celui des chlorures et des phosphates alcalins; les 
autres séléniates ont la saveur que les bases qui les consti- 
tuent communiquent aux acides avec lesquels elles forment 
des combinaisons solubles. 

Séléniates d*alumine. 

Le séléïdate d'alumine neutre se prépare en versant dans de 
Thydrochlorate d'alumine neutrje du biséléniate d'ammoniaque, 
ou dans de Talundu séléniate neutre de potasse ou de soude. 
Le séléniate d'alumine se précipite : on le lave et- on le fait 
sécher. 

Il est en poudre blanche. 

Il donne, lorsqu'on le chauffe, de l'eau, de l'acide séléni- 
que et de l'alumine. 

Le hiiéléniate d'alumine se prépare en faisant dissoudre l'alu- 
mine en gelée ou le séléniate neutre dans l'acide sélénique. 
La solution a un goût astringent \ quand on la soumet à l'éva- 
poration, elle laisse une matière incolore, transparente, qui 
a Taspect de la gomme. 

Séléniates d'ammoniaque. 

Le séléniate d'ammoniaque neutre se prépare en mettant dans 
de l'ammoniaque concentrée un léger excès d'acide séléni- 
que ! en abandoimant la liqueur à elle-même dans un lieu 
tempéré , le séléniate cristallise sous la forme de barbes de 
plume , ou de prismes tétraèdres , ou de tables tétraèdres 
obliques. 

Ce sel est déliquescent. 

Il donne à la distillation de l'eau ammoniacale ; ensuite du 
gaz azote et de l'eau provenant de la réaction des élémens de 
la base sur ceux de l'acide, du quàdroséléniate d'ammo- 
niaque et du sélénium fondu, ^ 



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328 . SEL 

Le bisélénialê d'ammonkique s'obtient en laisAant la solution 
de séléniate neutre s'évaporer spontanément. Le bisélémate 
se dépose sous la forme d'aiguilles qui sent inaltérables à l'air. 

Le quadrQséUniaU d'ammaniaqut s'obtient en faisant évapo- 
rer la solution de biséléniate au feu, ou en ajoutant à celte 
solution de l'acide sélénique. 

Ce sel ne cristallise pas; il est déliquescent. 

Séléniates d'argent. 

Acide. loo 

Oxide • • . . 2o5,7$. 

On obtient ce sel neutre en versant de l'acide sélénique 
dans du nitrate d*argent ; le séléniate se précipite. 

Il est blanc , un peu solubte dans Teau bouillante. 

L'acide nitrique bouillant le dissout , la dissolution précipite 
par l'addition de l'eau froide; si Ton ajoute à la solution bouîU 
lante de l'eau bouillante , le séléniate cristallise , par le refroi* 
dissement , en petites aiguilles. 

La lumière ne le noircit pas. 

Au feu il se fond et devient transparent comme l'est le 
chlorure d'argent fondu ; par le refroidissement il se prend 
en une masse blanche , opaque, friable, dont la cassure est 
cristalline. 

Chauffé et exposé en même temps à un courant d'air, il 
dégage de l'oxigènc , de l'acide sélénique , et se recouvre d'une 
pellicule d'argept métallique. 

SétéNIATES DE BARYTE, 

Bertelias. 

Acide • t • • .^ . loo • . » • • .^ loo 
Baryte ,.,.,. i37 ...... é 68 

On obtient le séléniate neutre m mêlant }e séléniate de pp*- 
tasse avec du chlorure de baryum. Le sel se précipite* 
Il est incolore , insoluble dans l'eav^ 
A la température du verre fondant il ne se liquéfie pas; 
il ne semble pas perdre d'eau par l'action de la ckaleur. 

Il se dissont dftns t^acîde séléni^u# et les acides plus éner^ 
giques. 



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SEL 339 

On prépare le liséléniate de baryte en ajoutant à une solu- 
tion d'acide sélénique du sous-carbonate de baryte , jusqu'à ce 
qu'il n'y ait plus d'effervescence. La liqueur éraporée donne 
des cristaux en grains arrondis , translucides. Ces grains sont 
formés d'aiguilles radiées* 

La solution de biséléniate de baryte , mêlée avec l'ammo* 
niague, donne un précipité de sélénîate neutre. 

Séléniates de chaux. 

On se procure le séléniate neutre de ehaux en mettant du 8#us« 
carbonate de chaux dans de l'acide sélénique liquide ; l'acide 
carbonique se dégage , et peu à peu le aéléniate neutre se dé* 
pose. 

Ce sel est sous la forme d'une poudre cristallLoe , douce au 
toucher. 

Chauffé au rouge dans une cornue de verre, il se liquéfie; 
à l'état liquide il attaque le verre, il se produit une effer- 
vescenccy et le verre se remplit de petites bulles, /{ui se di- 
latent et finissent par percer la cciriiue; alors ce sel s'en 
échappe sans avoir éprouvé d'altération. M. Berzelius ignore 
la cause de ce phénomène , que présentent aussi les séléniates 
de magnésie et de manganèse. 

On prépare le hiséléniate de chaux en dissolvant le séléniate 
dans l'acide sélénique ; la solution cristallise en petits prismes 
qui so=nt inaltérables à l'air, et desquels l'ammoniaque et la 
chaleur séparent l'excès de l'acide. 

SiLÉNIATBS DE tROTtOXlDE DE CÊILIVM. 

Ce sd est en poudre blanche, insoluble; il se dissout dans 
Facide sélénique et forme un biséléniate soloble. 

Sél^NIATES DB FEEOXIDE PE CÉRIUM. 

Le sélénîate neutre et le biséléniate ressemblent aux sélé? 
niâtes de peroxide d'uraae. 

Séléniates de cobalt. 

Ce sel, à Yétaé neutre , est en poudré rouge, insoluble. 
Le hiséléniaie est soluUe; sa solution évaporée laisse un rér. 
^idu rouge, luisant, ayant l'aspect d'un vernis^ 



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33o SEL 

SéLéNIATB DE FROTOXIDE DE CUIVRE.^ 

On le prépare en faisant digérer le protoxide de cuivre 
hydraté dans Tacide sélénique. 

Il est sous la forme d'une poudra blanche, insoluble. ' 

SéuâNIATE DE DEUTOXIDE DE CUIVRE. 

Le biséléniate d'ammoniaque , versé dans une solution de 
sulfate de deutoxide de cuivre chaud , donne des flocon^ 
jaunâtres très -volumineux , qui bientôt se changent en pe- 
tites aiguilles soyeuses , verdàtres. 

Ce 'sel n'est soluble ni dans l'eau ni da/isl'acide sélénique. 

Au feu il perd son eau de cristallisation , il devient d'un 
rouge brun, puis se fond et devient noir; enfin , l'acide se 
dégage et^Toxide reste. 

SOUS-SÉLÉNIATE DE DEUTOXIDE DE CUIVRE. 

Il est en poudre verte ; oa l'obtient en versant du séléniate 
d'ammoniaque avec excès de base dans du. sulfate de cuivre. 

S^éNIATE DE PEROXIDE d'ÉTAIN. 

Il est insoluble dans l'eau. 

Il se dissout dans l'acide hydrochlorique ; l'eau le précipite 
de cette solution. 

Au feu il donne de l'eau, de l'acide sélénique et du per- 
oxide d'étain. 

SéLÉNIATES DE FROTOXIDE DE FER. 

I/acide sélénique n'a presque pas d'action sur le fer; celui-ci 
se recouvre d'une pellicule de sélénium qui a été réduit. 

Le séléniate de potasse neutre, versé dans du sulfate de pro- 
toxide de fer, donne un précipité blanc qui passe bientôt au 
gris, et ensuite au jaune, à mesure que l'oxigène de l'air peut 
agir sur lui. Ce précipité , lavé et séché , est blan^- jaunâtre. 

L'acide hydrochlorique, versé sur le séléniate de protoxide 
de fer récent , le décompose ; le protoxide s'oxide aux dé- 
pens d'une partie de l'acide sélénique : il en résulte de l'hy- 
drochlorate de peroxide de fer, de l'acide sélénique et du 
sélénium qui se dépose* 



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SEL 3Si 

On obtient le hiséléniate de protoxide de fer en faisant dissou- 
dre le séléniate neutre dans Tacide sélénique , ou en mêlant 
à du sulfate de fecune solution de bisélénîate. Comme le hi- 
séléniate de protoxide de fer est peu soluble, il se dépose» 
Si Ton fait chauffer la solution de biséléniate de protoxide 
de fer, il se précipite un séléniate de peroxide, mêlé de 
sélénium; une portion de Pacide se dépouille donc de son 
oxigène en faveur du protoxide de fer. ^ 

SéLÉNIATBS DE PEAOXIDB DE FER, 

On se procure le séléniate neutre de peroxîde de fer par 
double décomposition. 

Il est en poudre blanche, qui devient légèrement j^une en 
se desséchant. 

Au feu il donne de Teau, devient rouge, et Tacide peut 
être séparé en totalité. 

Quand on fait dissoudre du fer dans un mélange bouillant 
d'acide sélénique et d'eau régale ( ce mélange doit toujours 
contenir un excès d'acide nitrique), la dissolution , en refroi- 
dissant , donne des cristaux d'un vert pistache , que M. Ber- 
zelius considère comme étant du biséléniate de peroxide de 
fer. Ce sel est insoluble dans Teau. 

Distillé, il donne de Teau et devient noir; mais, par le re- 
froidissement, il paroit rouge. A une température plus élevée 
il laisse dégager de l'acide sélénique. 

L'ammoniaque, digéré sur le séléniate de peroxide de fer, 
laisse un sous - séléniate dans lequel la base contient autant 
d'oxigène que l'acide. 

Sél^niates de glucine. 

Le tel neutre est. blanc , insoluble» 

Le biséléniate est soluble ; sa solution évaporée laisse une 
piasse qui a l'apparence de la gomme. v 

SéLéNIATES DE MANGANÈSE. 

• Le séléniate neutre est en poudre blanche, insoluble. 
Il est très-fusible ; fondu , il détruit le verre mieux que ne 
Iç fait le séléniate de chaux , et sans le colorer. 



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35a i SEL 

Tant guf sa base ne peut s'axider , il peut être fortement 

chauffé MHS s'alUrer* 

Le hi&élénitUe est très-soluble* 

Il eristalUse. 

La cKaieur le réduit en sel neutre. 

SéLÉNIATES DE MAGNÉSIE. 

L'acide séléoîque y neutralisé par un lait de sous-carbonate 
de magnésie, donne uns^ en poudre cristalline. 

Ce sel est légèrement soluble dans Feau bouillante ; la so- 
lution évaporée donne des grains cristallins, qui ont la forme 
de prismes tétraèdres ou de tables. 

Distillé dans une cornue de verre, il laisse dégager de 
Feau, devient blanc d'émail. Il ne se liquéfie pas, ne perd 
pas d'acide et perce le verre. 

Le ^is^ema£<* s'obtient en dissolvant le sel neutre dans Tacide 
8éléni(j|ue, et en précipitant la solution par Talcool. Le bisé- 
léniate se dépose en une masse pulpeuse, qui est déliques» 
cente et incristallisable. 

Sélékiate de photoxibe de meecure. 

L'acide sélénique précipite la solution des sels de protoxide 
de mercure ^n une poudre blanche, insoluble dans un excès 
de son acide. 

Chauffé dans une cornue , il se fond en un liquide brun 
très-foncé, qui, parle refroidissement, se fige en une masse 
jaune de citron. A une température suffisamment élevée il 
bout et se distille. 

La potasse en sépare Toxide k Tétat d'une poudre noire. 

L'acide hydrochlorique le décompose ; Toxigène d'une por- 
tion de l'acide sélénique se porte sur Thydrogéne de l'acide 
hydrochlorique ; il en résulte de Teau , du sélénium et du 
perchlorure de mercure , qui se dissout avec la portion d'a- 
cide sélénique non décomposéCp 

Séléniates de peroxidb de meilcu&e. 

Le séléniate neutre est blanc , insoluble. Lorsqu'on distille 
le «éléniate neutre avec du peroxide de mercure, celui-ci 
»e réduit en gas oxigéne et en mercure : ce mëtil convertit 



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SEL ^/ S55 

le peroxide du sel en sëléniate de protoxtde de mercure, 
qui se sublime. 

Le hiséléniate se forme lorsqu^on met du peroxide rouge 
dans de Tacide sélénique en excès ; la iiqueur, filtrée et éva- 
porée, donne de très- gros prismes striés longîtudînalement. 

Ce sel contient beaucoup d^eau de cristallisation* 

Il est très- peu soluble dans Falcool. 

La potasse caustique n'en sépare pa« entièrement le per- 
oxide. r 

L*ammoniaque et les sous-carbonates alcalins ne le préci- 
pitent pas. 

Il se fond dans son eau de cristallisation; le séiéniate anhy- 
dre se sublime sans altération. 

L'acide sulfureux précipite de la solution de biséléniate^ 
du séiéniate de protoxide de mercure , qui devient rouge , 
parce que sa surface se recouvre d'une couche de sélénium 
réduit. 

Sé&éniates de nickel. , 

Le séiéniate neutre récemment précipité est blanc , insoluble ; 
par la dessiccation il devient d'un vert-pomme pâle.^ 

Le hiséléniate est soluble ; évaporé, il laisse un résidu vert, 
qui a l'aspect d'une gomme. 

SéLÉNIATES DE TLOMB. 

Berzelius. 

Acide. loo 

Protoxide de plomb !»oo. 

On le prépare en précipitant une solution de chlorure de 
plomb par le séiéniate d'ammoniaque en excès. 

Ce sel est en poudre blanche , pesante , q-ui se dissout en 
très-petite quantité dans Feau. Un excès de son acide n'aug- 
mente pas sensiblement «a solubilité. 

Il est difficile de le décomposer complètement par l'acide 
sulfurique , et , pour que cela ait lieu , il faut que l'acide soit 
concentré et chaud. ^ 

L'ammoniaque ne Paltère pas. 

Le séiéniate de plomb se fond, comme le chlorure, en 
un liquide transparent et >aunàtre , qui se fîge en une masse 



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334 SEL 

blanche , dont la cassure est cristalline. Au rouge-blanc le se' 
léniate de plomb bout, de Tacidç sélénique se sublime; il 
reste un sous-séléniate de plomb qui, par le refroidissement, 
se fige en une masse demi-transparente , d'unf^ texture cris- 
talline. 

SétéNlATES DE POTASSE. 

Le $éléniaU neutre est très-soluble dans Teau. La solution 
évaporée se recouvre d'une pellicule formée de petits grains. 
Elle ne cristallise pas par refroidissement* 

Il est déliquescent. 

Il est insoluble dans Talcool. 

Chauffé au rouge, il se fond, devient jaune; par le refroi- 
dissement il devient blanc. 

Le hiséliniaJte de potasse cristallise en barbes de plumes , 
lorsqu'on a fait concentrer la solution en consistance de sirop, 
et qu'on la laisse se refroidir lentement. 

Il est déliquescent et peu soluble dans l'alcool. 

Au feu il laisse dégager la moitié de son acide. 

Le quadrosélémate de potasse ne cristallise pas ; il est trés- 
déliquescent. 

Sélûkjates de soude. 

Le séléniate neutre est très-soluble; sa saveur est celle du 
borax. 

Il cristallise par évaporation et non par refroidissement; 
tes cristaux sont grenus. 

Il est inaltérable à l'air , et insoluble dans l'alcool. 

Pour faire l'analyse du séléniate de soude, il faut chauffer 
le sel desséché avec deux fois son poids d'hydrochlprate d'am- 
moniaque , jusqu'à ce que le résidu soit du chlorure de so- 
dium pur. 

Le hiséléniate de soude cristallise , par le refroidissement de 
sa solution, en aiguilles étoilées. 

Il n'est pas efflorescent. 

Au feu il se liquéfie et perd l'excès de son acide. 

Le quadroséléniate de soude cristallise en aiguilles par l'évat 
poration spontanée. 

Il est inaltérable à l'air. 



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SEL 355 

SéL^NIATES DE STAONTIANE. 

Le séléniàte neutre est blanc, pulvérulent, insoluble. * 

Le hiséléniate s'obtient^en dissolvant du solls-.carbo^ate de 
strontiane dans de l'acide sélénique. La dissolution , évaporée, 
lentement, dépose une pellicule nozHcristalline , qu'il est très- 
difficile de redissoudre, même dans l'eau bouillante. 

Le biséléniate chauffé se fond , perd son eau de cristallisa- 
tion , et se réduit en séléniàte neutre* 

SéLéNIATES DE PEllOXlDE d'uRANE. 

Le séléniàte neutre est en poudre d'un jaune de citron. 

Au feu il donne de l'oxigèiie, de Tacide sélénique et un 
résidu vert. 

Le hiséléniate se prépare en dissolvant le sel neutre dans 
l'acide sélénique. Cette solution , évaporée, laisse un résidu 
transparent, d'un jaune pâle, ressemblant à un vernis. Ce 
sel, séché, est blanc, opaque et cristallin. 

SéLÉNIATE d'yTTRIA. 

Ce sel est blanc , iosoluble , même dan$ un excès de son 
acide. 

Au feu il donne de l'eau , de l'acide sélénique et de l'yttrîa. 

SéLÉNlÀTE DE ZiaCONE. 

Il est en poudre blanche , insoluble dans l'eau et un excès 
de son acide. 

SéLéNÎATBS DE ZINC. 

Le séléniàte neutre est en poudre cristalline , insoluble dans 
l'eau. 

Quand on le distille, il donne de l'eau, se fond en un li- 
quide jaune, transparent, qui se fige en une masse blanche 
cristalline. Si on le chauffe au rouge presque blanc , il se ré- 
duit en acide sélénique qui se sublime, et en squs- séléniàte 
indécomposable. 

Le biséléniate de zinc est très - soluble dans l'eau. Cette so- 
lution ^ évaporée., laisse un résidu qui a l'aspect de la gomme. 



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536 SEL 

Histoire. 

Les sélëiiiatos ont été déeouvertB par M. Benelius : c^est 
à lui que nous devons tout ce que nous suTons de leurs pro- 
priétés. (Ch.) 

SËLENION. (Bot.) Nom grec donné par Dioscoride à la 
pivoine, suivant Mestzel et Adanson. (J.) 

SELENIPHYLLOS. {But.) Tabernaemontanus donne ce nom 
à Vananthe fiUpendaloides. (Lcm.) 

SÉLÉNIQUE [Acide]. {Chim.) Combinaison acide du sélé* 
nium avec Foxigéne. 





Composition. 




Berzelios 
Oxigène . . . 28,739 . • . 
Sélénium ••• 71,281 •• . 


40,35 

lOO. 




Préparation. 





L'acide sélénique peut être préparé par deux procédés. 

1.^ On met du sélénium dans une boule de verre d'us 
pouce de diamètre, on Vy chauffe, et on dirige ensuite dans 
la boule un courant d'oxigène ; le sélénium s'enflamme dès 
qu'il commence à bouillir; sa flamme est blanche à la base, 
d'un vert bleuâtre au sommet. L'acide sélénique se condense 
en cristaux dans les parties froides de l'appareil. L'oxigène, 
qui est en excès , a une odeur d'oxide de sélénium. 

2.** On peut acidifier dans une cornue de verre le sélénium 
par Tacide nitrique, ou, ce qui est plus expéditif , par l'eau 
régale. La liqueur dépose, par un refroidissement lent , de 
grands cristaux striés d'acide sélénique hydraté, qui ressem- 
blent au nitrate de potasse. 

Propriétés. 

L'acide sélénique hydraté cristallisé , chaufi'é dans une cor- 
nue , ne se fond pas , mais éprç^uve un léger retrait dans les 
parties qui couvrent les parois de la cornue , et se réduit en-^ 
suite en une vapeur jaune-foncé, semblable au chlore, dont 
l'odeur est acide. La vaporisation de l'acide sélénique se fait 
à une température qui est sensiblement inférieure à celle né-^ 



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SEL «3? 

cessai re pour faire bouilHr Tacide sulfurique. La vapeur d'a« 
cide séléniquese condense en tétraèdres très-minces, dont la 
longueur peut excéder deux pouces. Si les parois sur lesquelles 
l'acide se condense ne sont pas suffisamment froides , l'acide 
se réduit en une masse demi- transparente. 

L'acide sélénique, ainsi sublimé , a un aspect et un éclat 
qui lui sont propres; s'il reste exposé à l'air, les cristaux 
s'attachent les uns .aux autres, et ils se ternissent, sans ce- 
pendant devenir humides, quoiqu'ils absorbent de Teau atmo- 
sphérique. 

Malgré cette affinité de l'acide sublimé pour l'eau, il est fa- 
cile de l'en priver; il suffit pour cela de le chauffer, l'eau se 
dégage avant que l'acide se sublime. 

L'acide a une saveur acide franche et un arrière -goût 
brûlant. 

Il est très-soluble dans l'eau ; ce liquide bouillant le dis- 
sout presque en toutes proportions. Cette solution cristal- 
lise par un refroidissement rapide en petits grains, et par 
un refroidissement lent en prismes striés hydratés. Par l'éva- 
poration spontanée elle cristallise en j^rismes aciculaires^. dis- 
posés en étoiles. 

Il est très-soluble dans l'alcool. Cette solution, distillée^ 
donne un produit dont l'odeur participe de celle de l'éther 
nitrique et de celle de l'éther hydratique. M. Berzelius n'a pu 
séparer d'éther de ce produit en le saturant parle chlorure de 
calcium. Dans ces distillations une portion d'acide est réduite. 
Le résidu de l'opération est de l'acide sélénique sec , coloré 
par du sélénium. 

L'alcool , chauffé avec les acides sélénique et sulfurique , 
donne un produit dont l'odeur est insupportable ; il y a beiiu- 
coup d'acide sélénique réduit* 

Usage et Histoire. 

Cet acide n'çst d'aucun usage. 

Il a été découvert par M» »erzelius, et c'est à lui que nouf- 
devons tout ce que nous savons de ses propriétés. (Ch.) 

SÉLÉNIQUE [AcipE cHj.pao-]. {Chim.) Acide formé dft 
chlore et de sélénium* 

48. ^ 32 



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55» SEL 

Compositiorim 

Berzelîus. 

Chlore 179 

Sélénium loo* 

Préparation. 

En faisant arriver du chlore sec en excès sur du sélénium, 
il se produit une masse blanche solide , qui taX de l'acide 
chloro-sélénique. 

Propriétés. 

L'acide chloro-sëlénique est blanc et solide ; par la chaleur il 
éproure du retrait sans se fondre; il se réduit ensuite en 
une vapeur jaune , qui est susceptible de se condenser en 
petits criataux blancs» 

L'aeide ebloro-aélénique dégage de la chaleur en s'unîssant 
Wftti l'eau. La solution est incolore , limpide et très-acide. 

L*acide ehloro-^sélénique , chauffé a vee du sélénium, s'y 
unit. La combinaison fit oléagineuse , d'un jaune brun , 
transparente , et moins volatile que Tacide pur. Cette combi- 
naison va au fond de Teau ; mais peu à peu elle tSy décom- 
pose en acides séléniqne et hydrocblorique, qui sont dissous, 
et en séiénium, qui se dépose: celui-ci retient de l'acide hy- 
drochlorique. M. BeneUua est y^iM à croire que l'acide 
chlora-'séiénique pevt s*untr avec une quantité de sélénium 
triple de celle qu'il contient. 

Histoire. 
Il a été découvert par M. Berzelius et examiné par lui seul. 

SÉLENITE. ( Min. ) C'est le nom que les anciens minéralo- 
gistes ont donné au ^pse laminaire ou chaux sulfatée, et 
que l'on peut conserver comme nom trivial pour désigner 
cette variété de gypse. Waytt CHAU3t sulfatée. (B,) 

SÉLENITE BASALTINE. {Min.) C'est, dans les Lettres du 
docteur Demeste sur la minéralogie, la variété de gypse ou 
sulfate de chaux cristallisée qu^Haûy a décrite sous le nom 
de chaux sulfatée mixtiligne. Voyez Chavx sULPAïés. (B.) 



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SEL 333 

SÉLÉNIUM. (Min.) Ce métal, nouvellement découvert par 
M. Benelius, ne s'est point encore trouvé pur, ni isolé , ni 
même {ouant le r61e de base dans la nature; il est toujours 
combiné avec d'autres métaux. D'abord on ne l'a connu quç 
dans sa combinaison avec le cuivre, oh M. Berselius l'a dé* 
couvert, et qu'il a nommé eulaïrile. Mais depuis peu on l'a 
trouvé au Harz, combiné avec le plomb , l'aident, le mer« 
cure, etc. (Voyea à l'article Plomb, l'espèce plom^ séUniuré.y 

^ous rapporterons ici les différentes espèces minérales dans 
lesquelles on a reconnu la présence du sélénioim à l'état de 
combinaison définie ou de simple mélangée. 

i.® Avec le soufre sublimé de Lipari et de Vulcano, d'a- 
près M. Stromeyer: il communique au soufre une couleur 
rouge orangée; 

2.** Avec le cuivre s.eul, dans le séléniure de cuivre de 
Skriekerura en Smalande; 

S."* Avec le cuivre et l'argent, dans l'eukaïrite du même 
lieu; 

4.'* Avec le plomb seul , dans le séléniure de plomb de Lo- 
renz et de Tilkerode au Harz ; 

5.^ Avec le plomb et le cuivre du même lieu ; 

6/" Avec le plomb et le mercure du même lieu ; 

7."" Dans plusieurs sulfures de plomb du Harz ; 

Q.** Dana des pyrites ou fer sulfuré de Fahlun en Suède , 
et dans celles de Kreslis en Bohème, suivant M. Gmelio. 
(B.) 

SÉLÉNIUM. {Chim.) Corps simple, auquel M. Berzelius a 
donné le nom de sélénium , dérivé des^/^n^(lune en grec). Par 
cette dénomination le savant suédois a voulu indiquer l'ana- 
logie du sélénium avêe le tellure , métal dont le nom vient de 
tellus (terre), autour de laquelle se meut la lune* 

Le sélénium est solide 9 fusâUe et, volatilisable. 

Lorsqu'il est fondu et qu'il se refroidit promptement, sa 
surface^ prend un brillant métallique d'une couleur brune 
très-foncée. Sa cassure est coneho'tde vitreuse. 

S'il se refroidit très-lentement, sa surface est raboteuse , gre- 
nue. Sa cassure rappelle celle du cobalt. 

Le sélénium qui se sépare d'une dissolution d'hydro-sélé- 
niale d'ianuBioniftque ^si soiis la forme d'une pellicule qui 



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840 SEL 

prëseiilè ail microscope une texture crîstAllîoe. La surface Sil-* 
férieure semble être parsemée de cubes ou de parrallélîpi-* 
pédes. Dans le liquide il se dépose quelquefois des végétations 
de sélénium qui paroissent formées de prismes terminés par 
des pyramides» 

Le sélénium très-divisé, comme celui qu'on vient de pré^ 
eipiter à froid d'une dissolution d'acide sélénique étendue | 
est rouge de cinabre ; la chaleur le fait devenir presque noir. 
' En Couche mince ^ le sélénium est translucide ^ et a la cou- 
leur du rubis/ 

A mesure qu'on l'échauffé, il devient mou; à loo"* il est în- 
tïomplétément liquide ; à quelques degrés au-dessus il l'est 
parfaitement. 

Le sélénium qui se solidifie conserve de la mollesse pendant 
un certain temps. 

L'acier le raie facilement ; il est Cassant comme le verre. 
Sa densité est entre 4^30 et 4,3 a. 

Le sélénium se vaporise au-dessous de la chaleur rouge. Sa 
vapeur est d'un jaune foncé , dont la nuance est intermédiaire 
entre le jaune orangé de la vapeur du soufre et le jaune ver- 
dàtre du chlorcé La vapeur du sélénium qu'on distille dans 
une cornue se condense en gouttes noires. 

La vapeur du sélénium n'a aucune odeur particulière , lors- 
qu'elle se condense en poudre rougeàtre par l'air froid , et 
que , d'ailleurs ^ elle n'est point chauffée assez fortement pour 
prendre feu. 

Il est mauvais conducteur de la chaleur et de l'électricité. 
M. Be^zelius n'a pu l'électriser par le frottement. 

Propriétés chimiques* 

Le sélénium a peu d'affinité pour l'oxigéne. Si on le chauffe 
dans l'air sans le mettre en contact avec un corps en ignition , 
il se volatilise le plus souvent sans altération ; mais si on le 
chauffe avec une flamme , il colore les bords de celle-ci d'un 
bleu d'azur, et -s'évapore en répandant une forte odeur de 
chou pourri, que M. Berzélius attribue à la formation d'un 
oxide de sélénium gazeux. Il se produit en même temps un 
peu d'acide sélénique. 

Le sélénium se vaporise dans l'oxigéne sans altération lors- 



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SEL 541 

que le vaisseau contenant l'oxigène a une grande capacité ; 
mais si le sëlénîun» est chauffé dans une houle de verre d'u^ 
pouce de diamètre , dans laquelle on dirige un courant d'oxi-* 
gène, il brûle avec une flamme d'un vert blanchâtre au 
sommet, et on obtient de l'acide sélénique, qui se condense 
en aiguilles sur la partie froide de l'appareil : il se produit 
en même temps de Foxide de sélénium* 
Le sélénium est insoluble dans l'eau ; il ne la décompose pas. 
Le sélénium, mia dans une atmosphère de chlore, absorbe 
ce gaz, dégage de la chaleur, se fond en liquide brun; et si 
le chlore est en excès, il se change en une ipasse blanche 
solide, qut est de l'acide chloro^sélénique. 

Le sélénium s'unit, à l'aide de la chaleur 9 au soufre et ai^ 
•phosphore en toutes proportions. 

Il est susceptible de se combiner à l'arsenic, 
M. Berzelius pense qu'il peut s'unir au carbone. 
Il est susceptible de former avec Vhydrogènç iin hydr^- 
<^ide gazeux. 

Enfin il se combine avec la plupart des métaux. 
Le sélénium , traité à chaud par Tacide nitrique et l'eau 
régale, est converti en acide sélénique , qu'pn obtient par Iç 
refroidissement de la liqueur à l'état d'hydrate cristallisé^ 
Le sélénium e&t dissous par l'acide chloro-sélénique. 
Le sélénium n'a point été trouvé dans la nature à l'état de 
pureté. 

Il existe dans la pyrite de Fahhin , et il paroit y être disse-* 
miné dans toute la masse. 

Il forme avec le cuivre et l'argent un double séléniurç 
qu'on trouve dans la nature, et dans lequel les métaux sont 
dans une telle proportion , que l'argent, pour s'oxider, ab-r 
sorbe autant d'oxigène qu'il en faut au cuivre pour passer 
au minimum , et que le sélénium a besoin , pour devenir 
acide sélénique, de deux fois plus d'oxigène que les métaux 
auxquels il est uni en absorbent pour s'oxider. « 

Enfin il se trouve à l'état de proto-séléniure de cuivre, 

^ Préparation. 

Pour extraire le sélénium du séléniure double de cuivrç et 
d*|trgenty voici le procédé suivi par M. 9erzeliu9« 



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\ 



34i SEL 

a) On traite le minéral par Vacide nitrique bouillant; on 
étend la dissolution d'ean bouillante; on filtre et on reçoit la 
liqueur filtrée dans une solution de cWorure de sodium ; on 
lave le filtre jusqu'à ce que le. lavaçe ne se trouble plus par 
cette même solution. Le précipité est du chlorure d'argent. 
Ce qui reste sur le filtre est de la silice et de& matières pier- 
reuses. 

h) On sépare le chlorure d'argent par la filtrati^m , puis on 
fait passer dans la liqueur un courant d'acide hydro-sulfu- 
rique, et on filtre de nouveau. La liqueur filtrée retient de Ta- 
himrne et de l'oxide de fer. 

c) On dissout le précipité dans l'eau régale ; on fait rappro- 
cher la liqueur de manière à en chasser tout Tacide nitri- 
que ; on étend le résidu d'eau ; on y ver$e du sulfite ^'ammo- 
niaque. Après quelques heures on fait bouillir, -et <m ajoute 
de temps en temps quelques gouttes de sulfite; apt*ès deux 
heures d'ébullitîon, tout le sélénium est précipité, on le re- 
cueille sur un filtre, 

d) L,a liqueur filtrée contient le cuivre: on y verse dnmivs- 
carbonate dépotasse; mais comme celui - ci ne précipite pas 
tout le cuivre, on acidulé la liqueur au mo|^en de l'acide 
hydrochlorique , et on y ajoute du fer, 

£:tltacéion du sélénium du soufre de Fahlun. 

C'est dans le soufre de Fahlun que M. Berzelius a découvert 
le sélénium. Quand on brûle ce seufVe dans une lehmnbve de 
plomb, il se dépose au fond de la chambre une mattère pul- 
vérulente rougeàtre . qui e9t du souh»e séléoiuré mêlé de dififé- 
rentes substances. Dans l'opération on ce -dépèt a lieu-, on ae 
mêloit pas le soufre au nitrate de potasse, Ob le ibrûioit sim- 
plement , et Tacide sulfureux produit tee trouvoit avoir le 
contact de l'acide nitrique <:ontenu dans des vaisseaux plats. 

a) On verse sur le soufre «éléniuré assez d'eau régale pour 
en faire une masse pulpeuse. On fait digérer le tout à une 
chaleur modérée. Après 48 heures on ajoute «de l'cati «t de 
l'acide sulfurique. On filtre , et il reste sur le papier du soufre 
mêlé de sulfate de plomb, qu'on lave à grande eau. 

V) La liqueur filtrée (o) est d'un }aun« foncé. On la fétinit 
aux lavages let on y fait passer un counitit dVicide li3i»drosulfu- 



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SEL 343 

rique. Il reste dans la liqueur des sulfates de fer, de zinc et 
de chaux. 

' c) On traite le précipité (i) par l'eau régale à plusieuTs re- 
prises jusqu'à ce qu'il soit tout dissous. On étend la liqueur 
d'eau jusqu'à ce qu'elle ne se triïuble plus par une jaouyelle 
addition de ce liquide. On recueiUe le précipité, qui est du 
séléniate d'étain ; on le lave , on le sèche et on le chauffe au 
rouge dans une petite cornue de vetrre. II se su])lime de l'a- 
cide sélénique , et il reste de l'oxide d'étain. 

à) Le liquide (c), d'où le séléniate d'étain a été séparé^ 
doit être mêlé à du chlarute de ïiZxywjSL jusqu'à^ce qu'il ne 
se précipite plus rien. On -filtre ou évapore jusqu'à ce qu'ij 
se dégage beaucoup de gaz hydrochlorique. On distille dans 
une cornue la liqcieur concentrée à ce point. On chauffe Iç 
résidu , qui donne un sublimé hlajogc, cristallisé, qui est un mé- 
lange d'acide sélénique et de séléniate de j;nerAure,; il ne reste 
qu'une petite quantité 4e matière blanche tajchejtée de rouge^ 
composée de séléniates de baryte, d'étain , .de auivj»e , et d'ar- 
«éniate de Jbaryte. 

e) On dissout le suMimé d*aci de sélénique m^ax\gé .de.sélé- 
niure de mercure dans Teau. On neuicâlise la liqueur par Ui 
potasse,; il se précipite 4u peroxide de uftercure^ an^ltre; .on 
fait évaporer la liqueur à siccité ; on fait rougir le résidu 
dans une cornue pour en séparer une portion du sel mercur 
riel qu'il retient. 

f) On mêle le séléniate de potasse (e) réduit en poudre 6n^ 
avec son volume d'hydrochlorate d'ammoniaque pulvérisé* 
On chauffe graduellement le nnélange dans une cornue d^ 
verre; il se dégage de l'eau, de l'ammoniaque ^ de l'azote, des 
traces de sélénium ; ensuite le sel ammoniac., gui .éloit en excès, 
commence à se volatiliser. Quand la plus grande partie de l'ex- 
cès est chassée , on arrête l'opération , et on traite le résidu 
par l'eau. Ce qui n'est pas dissous, est le sélénium, qu'on fait 
sécher et qu'on distille ensuite dans une petite cornue de 
verre. Dans cette opération il se produit de l'eau , du chlorure 
de potassium et du séléniate d'ammoniaque, qui, à une tem- 
pérature suffisante, est réduit en eau, en sélénium, en azote 
et en ammoniaque. 



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S44 SEL 

Histoire. 

Le sëlënîum a été découvert et parfaitement étudié par 
M. Berzelius en 1817. Sa place dans le système chimique n^est 
point équivoque ; elle est auprès du soufre. Il est visible que 
îe chlore, Tiode et le phtore ont entre eux de grandes ana- 
logies, surtout par leur plus grande tendance à s'unir ^vec 
l'hydrogène qu'avec Toxigène , et par l'analogie qu'ont leurs 
combinaisons métalliques avec les sels d'oxacides saturés d'o xi- 
gène. 

Le sélénium , le soufre , s'unissent à l'hydrogène comme les 
précédons; mais ils se combinent immédiatement à Toxigène, 
et le plus grand nombre de leurs combinaisons métalliques' 
ont les propriétés physiques des métaux et une combustibi- 
lité remarquable, ce qui les distingue des trois corps précé- 
dens. Le tellure, par sa volatilité ^ sa combustibilité et les 
propriétés de son hydracide, vient se placer auprès du sélé- 
nium et du soufre. 

M. Berzeliuà trouve que l'acide sélénique a plus de rapports 
avec les acides borique et carbonique, qu'avec le sulfuri- 
quê; car, comme les premiers, il contient deux atomes d'oxi- 
gèrie , tandis que l'acide sulfurique en contient trois, et 
comme les premiers , il donne des sels qui ont une réaction 
alcaline. 

Enfin , M. Berzelius ne trouve aucune analogie entre le 
sélénium d'une part, et l'arsertîc et le phosphore d'une autre 
part, sous le rapport des proportions suivant lesquelles ces 
corps s'unissent à l'oxigène, et, en outre, relativement aux 
propriétés des combinaisons hydrogénées, les hydrures d'arse- 
nic et de phosphore n'ayant pas l'acidité qu'on remarque au 
composé de sélénium et d'hydrogène. 

Combinaisons non acides du sélénium avec plusieurs 

corps. 

OxïDE DE SléLÉNlOM, 

Si l'on met du sélénium dans une fiole fermée, remplie d'oxi- 
gène, «t si on l'y chauffe jusqu'à ce qu'une grande partie soit 



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SEL 545 

évaporée , Taîr de la fiole prend Fodeur du ehoii pourri. 

Cet air, agité avec un peu d'eau, lui communique une 
partie de sa matière odorante et lui cède une petite quantité 
d'acide séiénique, que Ton reconnoît au moyen du tournesol 
et de l'acide hydrosulfurique qui précipite sa dissolution. 
L'air, après avoir été lavé une fois, agité avec de nouvelle 
eau, communique a ce liquide son odeur sans lui donner 
xl'acidité. L'eau qui contient de l'oxide de sélénium , n'est donc 
point acide. Elle n'a pas de saveur sensible. 

L'oxide de sélénium ne s'unit pas aux alcalis. 

SOLFURE DE SÉLÉNIUM. 
/ 

Soufre 60,75 

Sélénium 1 00. 

M* Berzelius dit qu'on obtient ce sulfure à proportion fijre 
en mêlant des solutions d'acides séiénique et hydrosulfurique* 
Les liqueurs se troublent, se colorent en jaune de citron; 
mais, pour aider le sulfure à se déposer, il faut ajouter 
quelques gouttes d'acide hydrochlorique et faire chauffer. 
Le précipité devient glutineux et prend une couleur orangé- 
foncé. 

Ce sulfure est très -fusible. 

A 100 il est mou; à quelques degrés au-dessus il est li- 
quide; à une température plus élevée, il bout et peut être 
distillé : quand il l'a été , il ressemble à l'orpiment fondu. 

Le sulfure de sélénium est difficilement attaqué par l'acide 
nitrique. 

L'eau régale le dissout et le convertit en acides sulfurique 
et séiénique; celui-ci se forme plus tôt que le premier ; c'est 
pourquoi il arrive que , traitant le sulfure de sélénium par 
l'eau régale, on peut séparer du soufre à l'élat de pureté. On 
juge que le soufre est pur, quand il a une couleur jaune qui 
tire un peu sur l'orangé. 

Lorsqu'on chauffe le sulfure de sélénium au milieu de l'air, 

il se forme d'abord de l'acide sulfureux, et ensuite de l'oxide 

de sélénium. Si l'air ne se renouvelle pas librement sut le 

fiulfure , il se sublime du sélénium. 

\Si Ton chauffe dans une cornue un mélange d'acide sélénî- 



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34-6 SEL 

que et de snlfare de sélénium , on 4)btieDt du gaz aulf ureuA 

et du sélénium. 

1 p. de soufre dans loo p. de sélénium rend celui-ci plus 
fusible, plus rouge; tant que Les matières sont très-chaudes, 
elles sont noires et ne coulent pas. £n se refroidissant, elles 
deviennent liquides, transparentes, d'un rouge foncé. 

Le soufre pur se comporte d'une manière analogue. 

SéLÉNIURE DE PHOSPHORE. 

On ne connoit pas de sélénture de phosphore défini dans la 
proportion de ses élémens; on sait que, si Ton sature le phos- 
phore de sélénium, la combinaison qui en résulte, est très- 
fusible; après le refroidissement elle est brunâtre, et sa cas- 
sure est vitreuse : si on la fait chauffer dans une cornue, il se 
volatilise un sous-séléniure de phosphore , qui se condense 
en gouttes rouges , demi-transparentes et non métalliques. 

Lé séléniure de phosphore , mis dans Feau , donne de Tacide 
hyd rosé] énique et de Tacide phosphoreux ou phosphorique. 

Si Ton fait bouillir le séléniure de phosphore avec la potasse, 
on obtient du phosphate et de Thydroséléniate de potasse. 
(Ch.) 

SÉLENTUREvS. (Chim.) Combinaisons non acides du sélé- 
nium avec les corps simples ou les bases salifiables. 

I. SÉLÉNIURES MÉTALLIQUES. 

Le sélénium , en s*unissant aux métaux, produit du feu avec 
la plupart; s'il n'en produit pas avec tous, c'est que le sélé- 
nium se volatilise avant que la température soit assez élevée 
poiir effectuer l'union du métal avec le sélénium. Il est pro- 
bable que le phénomène du feu se manifesteroit toujours, si 
Ton dirigecit la Vapeur du sélénium sur les métaux chauffés 
au rouge. 

Les séléniures ressemblent aux sulfures ; ils ont pour la 
plupart l'aspect métallique; leur fusibilité est plus ;^ande qifC 
celle de leurs métaux respectifs. . 

Lorsqu'on les chauffe k l'air, le sélénium brûle avec une 
flamme blanche et en répandant l'odeuir du padis. 

Les séléniures métalliques, excepté celui de mercure, sont 
dissous par l'acide nitrique. 



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SEL 547 

Le sélénium se combine aux métaux en proportions défi- 
nies, soit qu^on chauffe ces corps dans une cornue avec un 
excès de sélénium , et qu'on chasse ensuite par la chaleur tout 
ce qui n'est pas combiné, soit qu'on précipite les dissolutions 
métalliques par Tacide hydrosélénique. 

Séléniu&e d'antimoine. 

Ce composé est fusible. Il a l'aspect métallique, la cassure 
cristalline. 

Il s'unit avec le protoxide d'antimoine et forme une masse 
d'un jaune brunâtre, transparente quand elle est en couches 
minces. 

SÉLéNlURE d'argent. 

L'argent est terni par la vapeur du sélénium. 

Le séléniure d'argent obtenu par fusion est gris , fusible au- 
dessous de la chaleur rouge., légèrement ductile. 

Au chalumeau, il se réduit en proto-séléniure; mais il n'é« 
prouveroit pas de chattigeinens s'il étoit chauffé sans le contact 
de l'air. 

Il paroit que l'acide hydro-sélénique précipite le nitrate 
d'argent en proto-séléniure : car ce précipité, qui est gris, 
exige une chaleur rouge pour se fondre, et ne laisse point 
dégager de s^élénium à cette température, loTsqu*on opère 
en /vase clos. 

L'argent ne perd pas son sélénium quand on le fond avec 
du borax , de la potasse ou du fer. 

Il s'allie avec ce dernier. 

L'acide nitrique convertit le séléniure d'argent en sélé- 
nia te. 

SéLlÊNIURE d'arsenic 

Le sélénium, liquéfié par la chaleur, dissout peu à peu 
l'arsenic. Si Tun des corps est en excès, il se volatilise et 
il reste un sélénium noir, très-fusible. Ce séléniure^ chauffé 
au rouge, bout, et donne ub sublimé qui a paru être à M< 
Bemeli'us du séléniure d'arsenic au jmaximum. Si on pousse 
le feu-, le résidu se volatilise et se condense en gouttes, qui 
deviennent noires en se solidifiant. 



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545 SEL 

SéLÉNIURE PE BISMUTH* 

Il est ^sible au rouge. Quand il est refroidi , il a le bril^ 
lant métallique, une couleur blanche et une texture cris-r 
fallîoe.^ 

SéLÉNIURE DE COBALT. 

Quand il a été chauffé au rouge, il laisse une masse grise , 
k cassure feuilletée, fusible. ' 

Seléniures de cuivbe. 

Perséléniure de cuivre. On le prépare en précipitant le sul* 
fate de cuivre par le gaz hydro-sélénique. Il est en flocons 
noirs, qui deviennent gris par la dessiccation. 

Ce composé, chauffé dans une cornue, laisse dégager la 
moitié de son sélénium. Il reste un proto-séléniure. 

ProtO'Séléniure de cuivre. On Tobtient en chauffant au roug» 
ïe sélénium et le cuivre. 

Ce composé fond avant de rougir. Il se fige en une ma- 
tière d'un gris d'acier compacte , semblable au sulfure de 
cuivre gris. 

SéLÉNiuaE d'étain. 

L'étain, par la chaleur, s'unit au sélénium; il se gonfle 

alors, mais il ne se fond pas. 

Le séléniure est gris ; il a un vif éclat métallique. 

S'il est chauffé avec le contact de l'air, le sélénium s'en 

dégage aisément. Il reste du peroxide d'étaip. 

SéLÉNlUBES DE FER* 

En faisant passer du sélénium en vapeur sur du fer chauffé 
au rouge, il y a incandescence, combinaison; mais le sélé* 
nîure produit ne se fond pas, seulement ses particules s'ag* 
glutinent. 

Ce séléniure a l'aspect métallique; il est d'un gris foncé, 
tirant sur le jaune; il est dur, cassant, grenu. 

Chauffé au chalumeau, il se dégage de l'oxide de sélénium, 
et il reste une masse noire , vitreuse , qui paroît être du se-* 
léniate de protoxide de fer. 



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SEL 549 

Le sëlëniiire de fer , en se dissolvant dans Tacide sulfurique 
foîfole, donne du gaz hydro-sélënique. 

Le séléniure de fer se dissout dans Facide hydrochloriqiie 
en dégageant de Pacide hydro-sélénique et un autre gas in- 
flammable, insoluble dans Teau et les alcalis. 

Le séléniure de fer forme facilement un séléniure au 
maximum lorsqu'oiv le chaiifiTe avec du sélénium. Ce sélé- 
niure est insoluble dans Tacide hydrochlorique. A une tem- 
pérature rouge-blanche il perd son excès de sélénium. 

SéLÉNlURE OE MERCURE. 

Le sélénium s^unît au mercure sans dégager de lumière. 
Si le mercure est en excès, la chaleur le sépare du séléniure, 
qui est blanc comme Tétain. Ce composé n'est pas fusible ; 
mais à une température suffisante il se sublime en feuilles 
blanches, douées de Téclat métallique. 

Si le séléniure est chauffé çn excès avec le merciire, la 
chaleur volatilise cet excès, et le séléniure de mercure qui 
reste , se sublime , mais non en cristaux aussi prononcés 
que le premier. Est-ce un séléniure au maximum? c'est ce 
qu'on ignore. Après ce sublimé on obtient les cristaux feuil* 
letés. 

Le séléniure de mercure n'est que très -peu attaqué par 
l'acide nitrique bouillant et concentré. 

Il est promptement dissous par l'eau régale. 

SéLÉNiURE d'or. 

Si ce composé existe , ce n'est pas par la fusion qu'on peut 
le produire; mais par l'acide hydro-sélénique. 

Séléniure de palladium. 

Ce composé , fait par la fusion , est gris , non fusible. Ex- 
posé au feu du chalumeau , il donne du sélénium et un 
bouton fragile de palladium séléniure. 

Séléniure de flatine. 

En chauffant le sélénium avec du platine très -divisé, on 
obtieni une poudre grise, non fon4ue, qui, étant calcinée, 



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35o SEL 

abandonne facilement son sélénium et laisse le platiae i cela 
donne le moyen de purger un creuset de platine du sélé- 
nium qu'il a absorbé y quand on y a fait rougir quelque sé- 
léniaCe. En effet , il sufiBLt pour cela de le chauffer au rouge 
sans le couvrir. 

SéLéMURB OE PLOMB* 

Le plomb, chauffé avec le sélénium , se gonfle. Le sélé- 
niure produit est gris, infusîble au rouge -cerise. 

Au fèu il donne du sélénium et se volatilise ensuite en 
partie. 

SéLÉNIUaE DE POTASSIUM. 

Le sélénium, en s'unissant au potassium, dégage assez de 
chaleur pour que la matière rougisse et qu*une petite por- 
tion du composé se sublime. Le séléniure est sous la forme 
d'un culot métallique; sa couleur est celle du fer ;^ il est formé 
de fibres radiées. 11 se dissout dans Teau sans dégager de 
gaz. La solution est d'un rouge foncé. Les acides en précipi- 
tent du sélénium. 

Si Ton chauffe du sélénium avec un excès de potassium, 
il se fait une explosion due à la volatilisation du potassium, 
qui n'entre point en combinaison. Le séléniure, résultant de 
cette opération, donne du gaz hydrogène quand on le dissout 
dans Teau, et malgré cela la liqueur est colorée. 

Séléniure pe tellube. 

Ce composé est très -fusible; il se sublime en une masse 
métallique de couleur brune.* 

Séléniure de zinc. 

L'union du sélénium avec le zinc est aussi dîfficileà effec- 
tuer que l'est celle du soufre avec le même métal. 

Si l'on fait arriver le sélénium en vapeur sur du zinc rouge 
de feu, il se fait une explosion, et il se produit e» même 
temps du séléniure de zinc, qui esl jaune > de cktroq^ 



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SEL 35i 

IL SÉLÉiriURES DE BASES SALIFIABLES. 

SéLÉNIURE D^AAfMONlAQUE. 

L'ammoniaque gazeux ou fluor ne dissout point le sélé- 
ninm ; mais si l'on distille du séléniure de chaux avec de 
rhydrochlorate d'ammoniaque, il passe dans le récipient un 
séléniure d'ammoniaque , de couleur orangée , d'une odeur 
sulfureuse, et il reste dans la cornue du chlorure de calcium, 
du séléniate et du séléniure de chaux.n» 

Ce séléniure, exposé à Tair, laisse évaporer son ammo- 
niaque. Le sélénium ^ devenu libre , se dépose. 

L'eau le décompose; peut-être que l'oxigène atmosphé- 
rique qu'elle tient en dissolution a de l'influence sur le 
résultat. 

SéLÉNIURE DE CHAUX. 

Le sélénium et la chaux, réduits en poudre et chauffés jus- 
qu'à une chaleur voisine du rouge obscur, entrent en com- 
binaison. Le composé est en masse cohérente tioire , insi- 
pide, inodore et insoluble dans l'eau. 

Le séléniure de chaux pulvérisé est roLge-brun: traité par 
un acide, il laisse le sélénium sous la forme de flocons rouges, 
très - volumineux. 

Le séléniure de chaux , chauffé au rouge, laisse dégager du 
sélénium et perd de sa couleur. Dans cet état il donne une 
poudre couleur de chair, insoluble dans l'eau. Le séléniure 
de potasse, versé dans de l'hydrochlorate de chaux, produit 
vn précipité semblable au séléniure de chaux qui a été rougi 
au feu. 

Une solution d'hydro -séléniate de chaux^ conservée dans 
un vaisseau mal bouché , a déposé de petits cristaux bruns, 
opaques, que M. Berzelius considère comme du séléniure 
de chaux* 

Séléniure de potasse* 

Le sélénium , mis dans une lessive de potasse concentrée , 
qu'on fait bouillir, s'y dissout peu à peu. Le liquide devient 



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«2 SEL 

d*un orangé brun. Ce liquide a le goût du sulfure de potasse* 
Les acides en précipitent du sélénium, mais il en reste dans 
la liqueur filtrée à Tétat d'acide sélénique que Ton peut en 
précipiter par l'acide hydro - sulfurique. Par conséquent le 
séléniure de potasse contient du séléniate et de l'hydro-sëlé- 
niate de même base; par conséqueirt, il y a décomposition 
d'une portion d'eau quand le sélénium est dissous par l'eau de 
potasse. • 

Le sélénium, chaufTé avec l'hydrate de potasse, forme un 
composé fusible, qui peut être rougi sans perdre du sélénium. 
Ce séléniure est rouge -brun et déliquescent. 

Le sélénium , chauffé en quantité suffisante avec du sous- 
carbonate de potasse, peut en expulser tout l'acide carba« 
nique. 

Le séléniure de potasse, versé dans des solutions de sels 
à base de baryte, de strontiane, de magnésie, d'alumine, de 
glucine, d'yttria, dezircone, donne des séléniures insolubles 
de ces mêmes bases salifîables , d'une couleur de chair , décbm- 
posable par les acides. Parmi eux il n'y a que les séléniures de 
baryte et de strontiane qui retiennent le sélénium à une 
températui^ rouge. 

Histoire. 

M. Berzelius a découvert les séléniures ; et c'est lui qui en 
a fait connoître les propriétés. ( Ch. ) / 

SÉLÉNOPS, {Entom.) M. Léon Dufour a décrit sous ce nom, 
dérivé de deu^ mots grecs , XiXnvn et «o4' <l^i^oit en croissant, 
un genre d'insectes de la famille des aranéides, pour y ranger 
une espèce d'araignée qu'il a trouvée en Espagne. Son corps 
est très -aplati, et les seconde et troisième paires de pattes 
«ont très-alongées. (CD.) 

SELEPSION. {Bot.) Adanson cite ce nom égyptien de 
l'ortie. Mentzel la nomme seUphion. ( J. ) 

SELEUCIDES AVES. (Omith.) Ces oiseaux, 4estructeurs 
des sauterelles , sont , dit Pline , envoyés par Jupiter, à la 
prière des habitans du mont Cassius , lorsque ces insectes dé» 
vorent leurs moissons. Il s'agit ici du merle couleur de rose , 
comme on peut le voir tom. XX de ce Dictionnaire , p. 285* 
(Ch. D.) 



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SEL 55$ 

SELGAM. {Bot.) Nom arabe du hrassiea napus oleifara, sui- 
vant M. Delile. (J.) 

SELGEM , SELIEM. ( Bot. ) Voyea à Farticle Alsbcibm. 
(J.) 

SELICHA , SELICHE. (Bot.) Noms arabes de la cannelle * 
cités par Dalécbamps. (J.) 

SELIM. ( îchthyol.) Voyei Sellema. (H. C.) 

SÉLIN; Selinum^ Linn. {Bot.) Genre de plantes dicotylé- 
dones polypétales , de la famille des omhellifères , juss. 9 et de 
la pentandrie digynie, Linn., qui est fondé sur les caractères 
suivans : Collerette universelle et collerette partielle cooï- 
posées de plusieurs folioles ; un calice monophylle , à pein^ 
sensible; uiie corolle de cinq pétales en cœur, égaux; cinq 
ëtamines; un ovaire infère, surmonté de deux styles réflé* 
chis, terminés par des stigmates simples; fruit ovale-oblong, 
formé de deux graines comprimées, planes, appliquées l'une 
contre l'autre, relevées en dehors de trois à cinq côtes plus 
ou moins saillantes. 

Les sélins sont ides plantes herbacées, à feuilles ailées ou 
plusieurs fois ailées, et à fleurs blanches, petites, disposées 
en ombelle au sommet de la tige et des rameaux. Une ving- 
taine d'espèces appartiennent à ce genre, et quelques-unes, 
qui s'en écartoient par leurs caractères ^ ont été reportées 
dans les angéliques et dans les impératoires. La plus grande 
partie de ces plantes croît naturellement en Europe. 

Sélin SAUVAGE; Selinum syUestre^ Linn., 5p., 35o. Sa racine 
est fusiforme , charnue ; elle produit une ou plusieurs tige§ 
droites , glabres , à peine striées , hautes de deux ou trois 
pieds, garnies de feuilles alternes /pétiolées, deux ou trois 
fois ailées, composées de folioles incisées, pinnatifides, à lobes 
pointus , divergens. Les ombelles générales sont composées de 
douze à quinze rayons courts et peu écartés. La collerette 
générale est composée de huit à dix folioles linéaires, mem- 
braneuses en leurs bords^ étalées sans être réfléchies. Cette 
plante croit en France, dans les bois montueux de l'Auvergne, 
de l'Alsace , de l'Allemagne, de l'Italie, etc. Sa racine est un 
peu lactescente : on lui donne dans quelques cantons le nom 
de faux turhith. Les babitans des caingagnes l'emploient pour se 
purger, et ils s*en servent aussi pour leurs bestiaux : elle est, 
48. 25 



^-^ 



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554 SEL 

dit-oft, Irès-icre, même ^auitique , et d^on usage dangereux 

à riotérieur* Les Russes et les Lapons remploient comme 

masticatoire. 

S^LiN DES MARAIS i Selinum palustre, Linn., 5p. 35o. Sa racine 
est presque simple, fuaiforme; elle produit une tige droite » 
cannelée, haute de deux à trois pieds, simple on peu ra* 
meuse , garnie de feuilles deux à trois fois ailées , compo- 
sées de foIioFes opposées, glabres, comme toute la plante, 
pinnatifides, à divisions lancéoléefr*lînéaires, aigu(^ Lea fleura 
sont disposées sur des ombelles grandes, planes, formées de 
vingt à trente rayons. La collerette générale et la collerette 
dél ombellules est formée de huit à dix folioles linéaires, un 
peu membraneuses en leurs bords, réfléchies en arrière. Lea 
graines sont bordées d'une aile membraneuse et marquéea de 
trois côtes sur le dos. Cette espèce croit dans les prés mare* 
cageux en France et dans le Nord de FEurope. Ses racines 
passent pour élre encore plus caustiques que celles du séliit 
sauvage. 

SéLiN d'Adteichb; Stlinum atf</rtAeiim,Jacq.,Fl.^if si., t. 71. 
Sa racine est rameuse, un peu jaunâtre, vivace comme celle 
desdeux espècesprécédentes; elieproduîtune tige droite, haute 
de deux pieds ou^ environ , cannelée , à peiné rameuse , garnie 
de deux k trois feuilles éloignées les unes des autres, deux 
fois ailées, à folioles élargies, d'un vert foncé ou noirâtre, 
divisées en trois lobes cunéiformes et incisés. Ses fleurs for- 
ment des ombelles planes, composées de vingt à trente rayons, 
munies à leuv base d'une collerette de huit à douze folioles lan- 
céolées, membraneuses, réfléchies. Cette plante croit dans les 
lieux stériles et pierreux du Midi de la France, de Tltalie, de 
FAutriche , de la Hongrie. 

Si^LiN DU Caucasb ; Selinum eaucasieum, Marsch., F/. Tour. 
Cauc. , 1 , p. 3 1 3. Ses tiges sont droites, rameuses, très-glabres, 
ainsi que toute la plante, hautes de deux à trois pieds, gar- 
nies de feuilles ailées, portées sur des pétioles dont la base 
est élargie en une gafne large et amplexicaule , et dont les 
folioles sont ovales*lancéolées , dentées en scie. La plupart des 
feuilles supérieures sont avortées, et il n'en reste que la gainé. 
Les fleurs sont disposées. sur des ombelles à dix ou quinze 
vayonS) munies k leur base (Tune collerette de trois folioles 



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SEL W5 

linéaires, rëflëckies. Cette planté^ croit dans les foréti du 
Caucase et des bords du Wolga. 

SéuN PBRsiLLi : Selinum oreoseUnutUf Lan», FI. Fr.^ 3, p. 420; 
Aihamanta onatelinum, Linn., S/.^ 3Sa* Sa racine est épaisse» 
dure, vivace; elle produit une tige glabre, droite, cyliodri-» 
que, rameuse, haute de deux à trois pieds, garnie dé feuille» 
très-grandes, trois fois ailées, composées de folioles cunéi- 
formes, incisées, trifides ou même pipnnatifides. Scè fleurs sont 
disposées en ombelles amples, composées de rayons nombreux, 
presque égaux. Leur collerette générale est à dix ou douze 
folioles linéaires, réfléchies. Les graines sont arrondies, en- 
tourées d'un rebord particulier, et à trois côtes sûr le dos. 
Cette plante croît sur les collines sèches et pierreuses en 
France, en Europe et sur le Caucase. Ses graines ont passé 
pour emménagogues et ses racines pour diurétiques* 

Séliv glauque : Selinuni gtaucunii Lam., FI. Fr., 3, p. 419; 
AthamarUha eervaria, Linn., Sp., p. 35a ( Tulgalrement Fersu. 
DE montagne). Sa tige est droite, ferme, cylindrique, haute 
de deux à quatre pieds, rameuse, garnie de feuilles grandes, ' 
deux fois ailées, glauques, composées de folioles ovales-lau" 
céolées, inégalement dentées en scie. Ses fleurs sont dllposées 
sur des ombelles à dix ou douze rayons, munies à leur base 
d'une collerette de quatre à six folioles linéaires, un peu ré- 
fléchies. Les graines sont arrondies , à peine bordées , à trois 
côtes peu saillantes. Cette espèce croît sur les coteaux pier- 
reux et exposés au soleil en France, en Suisse, en Allemagne « 
etc. Toutes ses parties, surtout ses racines, contiennent un suc 
résineux, acre et aromatique. Les habitans de la Styrie em* 
ploient ces racines contre les fièvres intermittentes. ( L. D.) 

SELINITIS. {Bot.) Nom grec , cité par Ruellius , du lierre 
terrestre , àhanœcissus de Dioscoride et de C. Bauhin , gUco" 
jka de Linnœus. (J.) 

SELINO. (Bot.) On vend sous ce nom à Constantinople , 
suivaat Beloin, une variété de Tache des marais, apium gra^ 
veolens, que Ton est parvenu , par la culture, à rendre douce 
et bonne à manger crue. C'est probablement le céleri dont 
il veut parler. (J.) 

SEUNORITIUM. (Bot.) Un des noms anciens de la ronce, 
i^hita, cité par Ruellius, Mentzel et .Adansoh. Ruellius men- 



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356 ' SEL 

lionne eùeoi^e c#ùx'd€ jiMes et syntrophàs pour la ^niélné 
plante. (J.) 

SELINUM. (BoL) Gushis donnoit à un sësëli et à une 
autre plante reportée au persil par C. Bauhin ce nom , qui 
est maintenant celui d'un genre de linoaeus dans la^même 
famille que les deux précédentes. Voyez Sélin. ( J. ) 

S£LX£ , Amphiprion ephippium. ( Ichth^oL ) Voyez Amtbi- 
raioN, dans le Supplément du tome II de ce Dictionnaire. 
(H. C.) 

SELLE POLONOJSE. (Conchff.) Nom vulgaire et marchand 
d'une belle espèce de placune, P. sella, anomia stlkt, Linn., 
dont la forme rappelle un peu celle d'une selle. Voyez Pla- 
cuNBe ( De B. ) ' 

SELLEMA. ( lehûiyol.) Les Portugais du Brésil donnent ce 
nom au spare salin. Voyez Spare. ( H. C. ) 

SELLIERA. (Bot.) Genre de Cavanilles, réuni par M. R. 
Brown au goodemà dans la famille des lobéliaçéea. Voyez 

GOODBNIA. (J. ) 

SELLIGA. (Bot.) Le nard- celtique , espèce de valériane, 
est ainsi nommé dans le pays de Vaud , suivant l'auteur du 
Dictionnaire économique. (J.) 

SELLIGUEA. (Bot.) Genre de la famille des fougères^ éta- 
bli par Bory de Saint- Vincent dans la division des polypo- 
diacées. Il se distingue par sa fructification en sores solitaires, 
disposées sur une seule ligne épaisse , oblongue et parallèle 
à deux nervures placées à une égale distance l'une de l'autre. 
Une seule espèce compose ce genre, dédié à M. Selligues : elle 
a la fronde simple et paroit venir de Java. (Lem.) 

SELLOA. {Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs 
Composées, de la famille des Composées, de l'ordre des ra- 
diées, de la sjr^génésie polygamie superflue de Linnaeus , très- 
voisin des eclipta , offrant pour caractère essentiel : Un calice 
hémisphérique , composé d'un double rang de folioles ^ les ex- 
térieures plus grandes; les fleurs radiées; les fleurons du 
disque nombreux, hermaphrodites; les demi -fleurons de la 
circonférence, femelles, avec des filamens stériles; le récep- 
tacle garni de paillettes ; les semences pentagones , couronnées 
de quelques soies caduques. 

Ce genre 9 d'après l'exposition de iç% caractères, ne^différe. 



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- SEL ^ 557 

-des eelipta que par la présence de filamens stériles, daiis les 
deœi-fleurotis, et par Taigrette qui couronne les semences. 
M. Kunth a consacré ce genre au voyageur Sellq, natura- 
liste allemand , qui explorie le Brésil. Si depuis quelque temps 
rhabitude de faire des genres nouveaux avec des caractères 
très-légers, n'eût été introduite dans la science , celui-ci seroit 
resté parmi les eelipta,- A la vératé , ses semences supportent 
deux ou cinq petits poils caducs;, mais celles des eelipta sont 
couronnées de quelques petites dents; les semences sont éga- 
lement pentagones ; les feuilles opposées t il reste la différence 
des cinq filamens stériles dans les demi-fleurons. 

Seexoa a feuilles de plantain ; Selloa plantaginea , Kunth, 
in Humb. et Bonpl. , Nov. g^n,, 4', page 266 , tab. 395. Plante 
herbacée, pourvue d'une racine composée de fibres, fascicu- 
lées, cylindriques, qui produisent plusieurs feuilles radicales 9 
étalées, pétiolées, ovales, elliptiques, oblohgues ou lancéo- 
lées, obtuses, rétrécies à leur base, entières ou à peine 
dentées , glabres , longues de deux ou trois pouces , presque 
larges d'un pouce, à trois nervures longitudinales; le pétille 
hispide, de couleur purpurine. Du centre des feuilles une 
ou plusieurs tiges presque nues, simple* qu à deux et trois 
rameaux , hispides, cylindriques , striés, munis de, deux 
. feuilles presque opposées, sessiles, linéaires. Les fleurs sont 
terminales ,. assez grandes; les pédoncules velus et pubes- 
cens, munis souvent vers leur sommet d'une bractée li- 
néaire; le calice est coniqul?, hémisphérique, composé d'en- 
viron dix folioles sur deux rangs ; les extérieures plus grandes , 
glanes, ovales, elliptiques, obtuses^ glabres, inembraneuses, 
un peu pileuses , purpurines ; les inférieures oblonguea , ai- 
^ës, scarieuses, glabres, diaphanes , purpurines au sommet* 
Le réceptacle est convexe, un peu conique, chargé de pail- 
lettes linéaires, très-fines, un peu hispides, plus courtes que 
les fleurs hermaphrodites • les fleurons nonibreux, tous her« 
maphrodites ; leur tube grêle et velu ; le limbe campanule , 
à cinq dents ovales , aiguës ; dix ou quinze demi-fleurons fe- 
melles ; les anthères çonniventes , surmontées d'appendices 
diaphanes, ovales, arrondis, un peu obtus; le stigmate sail- 
lant , à deux, divisions étaléfss , un peu pubesqeiites ; les se- 
mences pen^gonety en forme de coin, glabres, Usaesi d'ua 



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558 SEL 

brun noirâtre , eouronnëes par trois ou cinq soies hispides , 
inégales et caduques. Cette plante croit au ^Mexique, sur le 
rêvera des montagnes. (Poia.) 

SELMARIN (Min.) ou MURIATE DE SOUDE, et depuis, 
CHLORURE DE SODIUM '• Il parott que c'est ce dernier 
mode de composition que les chimistes admettant actuelle- 
ment, après avoir proposé diverses théories, qui ont chaque 
fois modifié le nom de ce sel. 

Ces variations , qui ne sont pas même encore complètement 
fixées pour quelques chimistes, ont laissé presque sans nom 
scientifique généralement reconnu , une des substances natu- 
relles la plus abondamment répandue sur la terre et d'un 
usage qu'on peut appeler universel. Cette circonstance fort 
remarquable m'a confirmé plus que jamais dans l'opinion 
que les noms insignifians et univoques étoient les meilleurs 
qu'on puisse donner aux corps naturels comme nomsconstans et 
comme signe de reconnoissance. C'est pour ce motif que )'ai 
adopté le nom de selmarin, réduit en un seul mot de trois 
syllabes. Il n'y a dans ceci d'autre innovation que la réunion 
du substantif et de l'adjectif en un seul mot; car le nom de 
sel marin est souvent employé dans les ouvrages des savans % 
et dans ceux des chimistes eux-mêmes. ' 

Le SfiLMARiN se fait reconnottre aisément et sûrement , quel 
que soit l'état soiis lequel il se présente , par sa saveur salée 
agréable et connue de tous les hommes. 

Il montre presque toujoun une structure cristalline , con- 
duisant au cube, qui est sa forme primitive. 

Caractères physiques. Sa structure est souvent laminaire, 
et le clivage de ce sel est facile. Il a quelquefois une struc- 
ture fibreuse et plus souvent encore une texture lamellaire , 



1 Sel gemme, SteînsaU. 

2 Beudaut. — Thénard, ëdit. de 1824, tom. 3, pag. 33. — Berzelios, 
>iouT. fljst de min., i825« 

3 On a d'ailleurs des exemples de semblablèg réunions, adoptées de- 
puis long -temps dans un assez grand nombre de mots, tels que sal- 
pêtre, vinaigre, ferblanc. Ces mots, doubles primitivement, ont si bien 
pris rhabitnde de mots fimples, qu'ils ont leur dérivé et leur verbe : 
•aipétrer, salp^trier; Yiutigrer, vinaigrier; fcrblaatier, etc; 



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SEL "a 

rarement massive. Dans ce dernier cas H peut Sonner, par 
la fracture , une surface de cassure vitreuse. 

Il est moins fragile que le niCre, et à peu prés solide comme 
Talua. 

II est un peu plus dur que le gypse et moins dur que le 
calcaire apathique. 

Sa pesanteur spécifique est de 2,26 à 2,3 au plus. 

Il est.parfaitement transparent et limpide lorsqu'il est pur. 
Sa réfraction est simple ; son éclat vitreux. 

Ckaraetères chimiques. Exposé au feu , il décrépite et fond 
sans altération ; il se volatilise à une haute température. 

Il est dîssoluble dans Teau. L'eau chaude n'en dissout guère 
qu'un centième de plus que l'eau froide. Il faiit cent parties 
de celle-ci à -H 10^ pour dissoudre environ 27 parties de 
aelmarîn pur. ( Eertbier. ) * 

L'acide sulfurique en dégage une vapeur à odeur acide et 
piquante d'acide muriatique ou hjrd]K>chlorique. 

Le selmarin pur est composé de 

Chlore. • • • 60 
Sodium ... 40; 

composition exprimée en forinule atomistique par Ch^ Na. 

Mais le selmarin naturel, soit qu'il tire son origine de l'eau 
de la mer, de Peau des lacs, de celle des sources ou dea 
masses solides qui sont enfouies dans la terre, n'est jamais 
parfaitement pue Les corps étrangers qu'il contient, sui- 
vant ses diverses origines et qualités, sont des sulfates ie 
chaux, de soude, de magnésie, des muriates de magnésie et 
de potasse, du bitume, de l'oxidé de fér, de l'argile inter- 
posée. 

Le tableau suivant tetâ eounoitre les n^ltats de ranalyie 
de quelques-unes des qualités de sels qui ont offert l'une ou 
plusieurs de ces substances. 



' 1 De !>aii i H- i3^ 89' Rëaumur clSsMut 26,867 de selmarin par, 
suivant M. Cay-Lussac. Bergmantii et d^autres obsenrateurt de la nièin:e 
époqaa «f «iant iadi^stf 35 p. % À eaviroa la** Adaum. ^ 



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56o 



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SEL 36i 

Mais 9 pour compléter Thistoire des considérations chimi- 
ques que présente le selmarin , on fera remarquer , i .^ qu'il 
renferme quelquefois du muriate de potasse. M. Vogel dit 
en avoir trouvé dans lé selmarin gemme de Berchtesgaden ea 
Bavière, et de Hallein dans le pays de Salzbpurg, et dans 
l'eau de la saline de Rosenheim* 

à.® Que, d'après le docteur Henry, le selmarin rupestre ne 
renferme pas de sulfate, de magnésie, tandis que le sel de me^r 
en contient une assez grande quantité , accompagnée de sul- 
fate de chaux, mais sans muriate de chaux* 

S.*" Plus le sel est pur, moins il s'en dissout dans l'eau; 
d'oà il résulte que Taréomètre peut indiquer à peu près la 
pureté du selmarin , en ayant la précaution de ne mettre 
dans l'eau employée que le tiers environ de son poids en sel. 

(BsaTHIER. ) 

4."^ On n'a pas encore reconnu l'iode dans la masse même 
du selmarin rupestre, mais plusieurs eaux salées naturelles 
ont fait connoitre que cette substance existoit dans le ter- 
rain salifère ; telles sont les eaux des salines de Hall en 
Tyrol , de Sultz dans le pays de Mecklenbourg - Schwerin , 
de Salés en Piémont, etc. 

S,"* Les sels colorés en brun et les argiles que la dissoliition 
sépare tant du selmarin rupestre que du selmarin de la 
mer, renferment toujours du bitume dans des quantités va- 
riables et quelquefois très -petites. 

* Variétés de formes. 

Elles sont très-peu nombreuses dans cette espèce, et elles se 
présentent en outre très -rarement. 

1. Selmarin cubiqde. 

C'est la plus commune et la plus abondante. On l'obtient 
par évaporation de l'eau de la mer et des sources salées. On la 
.trouve aussi dans la cavité des masses du selmarin rupestre. 

2. Selmarin oc^^aèdre. > 

C'est l'octaèdre régulier, qu'on obtient en faisant cristal- 
liser ce sel dans l'urine. 
- 5. 3e^><arin cubo- octaèdre. 

4* Selmarin dodécaèdre. 



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36a SEL 

M» Kleioschrod dit avoir obsenrë cette variëtë presque 
complète eu cristaux très-parfaits j d^environ huit millimétrés 
de diamètre , engagée dans des masses de sdmarin rupestre 
k Berchtesgaden dans le pays de Salzbourg. 

5« Selmabin infon]>ibuufobme« 

Sous forme de trémie, c^est^à-dire^ de pyramides qua- 
drangulaires creuses, résultant de Fagrégation de petits cubes 
réunis en lignes droites et parallèles, qui vont en décrois- 
sant. 

Cette variété est donnée par Pévaporation des eaux salées. 
Elle se forme à la surface des dissolutions soumises à Féva- 
poratiott , par un petit cristal cubique qui surnage ; des lignes 
de petits cubes viennent se placer sur les arêtes de la face 
supérieure, elles forment et augmentent en dimension les 
côtés d^une pyramide creuse , et enfoncent peu à peu dans la 
dissolution le petit cube qui fait le sommet de cette pyramide 
renversée. 

** Variétés de structure. 

1. ^ELMAaiN auFESTAE, vulgaîrcmcnt Sel gemme. 

£n masses d'un grand volume. 

Selmarin rupestre laminaire* 

Structure laminaire ; clivage facile et net. 

Selmarin rupesire lameUaire. 

Selmarin rupestre fibreux. 

Structure fibreuse, à fibres plus ou moins déliées, pard- 
lèles , droites ou sinueuses. 

Cette variété, assez remarquable pour qu'on ait proposé 
de relever au rang dç sous- espèces , se trouve particulière- 
ment et presque uniquement en veines dans les marnes argi- 
leuses qui accompagnent le sel gemme , à Hallein et à Berch- 
tesgaden en Sabîiourg ; au Sakberg près de Hall en Tyrol; 
à Sulz sur le Neckar; à Wielîczka en Pologne, etc. 

Selmarin rupestre capillaire* 

En filamens déliés et libres. 

P'Aussée en Styrie. 

*** Variétés de couleurs. 
Le selmarin rupestre est quelquefois parfaitement ineo^ 
lore et limpide. 



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SEL 365 

Ses couleurs sont : 

Le grisâtre, dû à une quantité plus ou moins grande d'ar- 
gile interposée. 

Le verdàtre, d'un ton sale et incertain. 
, Le jaunâtre pâle. 

Le rosâtre. 

Le rougeâtref assez intense* 

Ces trois dernières couleurs sont dues>, suivant M. John , à 
une petite quantité d^oxide de fer. 

Le bleu : il est ordinairement fibreux. On a présumé que 
cette couleur lui étoit donnée par Tiode ; mais on n'est pas 
encore parvenu à en déterminer le principe. 

Le brun presque noir, qui est produit ordinairement par 
une matière bitumileuse engagée dans le selmarin. 

C'est à ces foibles modifications que se bornent les variétés 
de selmarin. . 

Mais si la partie minéralogique de l'histoire de ce corps 
présente peu de faits remarquables , il n'en est pas de même 
des parties géognostique, géographique, technique et écono* 
inique de cette histoire,* ell^Mnt très-étendues. Le nombre 
prodigieux d'ouvrages et de imHoires qu'on a publiés sur cette 
seule substance , prouve sufiîsamflfént son importance et l'iiir 
térét qu'on a mis à la bien connoître. 

Le selmarin se présente naturellement sous deux états dif- 
férens. 

1.^ Sous forme solide, granuleuse, fibreuse ou massive; 
2.^ tenu en dissolution eu dans les eaux continentales, soii 
courantes, soit stagnantes, ou dans les eaux marines. 

La position géognostique dans ces difFérens états est néces^ 
sairement très-différente. Cependant, la position des sources 
d'eau salée ayant les plus grands rapports avec celle du seU 
marin rupestre , nous réunirons ici les circonstances de leur 
histoire géognostique. 

Le selmarin rupestre a peut-être été déposé dans les couehet 
de l'écorce du globe à trois époques différentes } savoir ; 

Dans les terrains primordiaux de sédiment- 
Dans les terrains de sédiment inférieurs ou moyens* 

Dans les terrains de sédiment supérieurs. 

Les deux positions extrêmes sont, et très -rares et très-ia^* 



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5«4 SEL 

certaines. Îjl moyenne est au contraire la plus commune , 
la plus gënëralement admise et la mieux connue. 

Mais dans une question géognostique de cet iàtërét ,"il ne 
sufEt pas d^avoir reconnu la classe de terrain à laquelle le sel- 
marin appartient, il faut encore arriver à le placer avec toute 
la précision possible dans celui ou dans ceux des terrains àe 
cette classe auquel il peut appartenir 'plus spécialement* 
-«•«Or, en admettant dans la classe des terrains de sédiment 
inférieur de l'Europe , commençant au lias et se teralinant 
par la houille filicifère , la série de formation suivante , en 
allant des. plus nouvelles aux plus anciennes, on a, comme 
on le sait, au-dessous du calcaire oolithique jurassique et 
quelquefois avant le lias. 

1. Le grés è- carreau jurassique, maift^ux. et ferrugineux 
iEiserUettiger Sandstein^ Oyenhavsen )• 

2. Le lias, dont le calcaire à gryphé fait partie ^ avec ses 
marnes et son chari)6n de terre. 

3. Le grés à carreau du lias^ avec ses marnes - i>igarréét 
{Keupersandstein) et son gypse. 

4. Le calcaire conchidien^^ usehelkdlh). 

5. Le grès bigarré (JSi/n^eMpmis/em), avec ses mames et 
|0n gypse. ^ 

6. Le calcaire pénéen (calcaire alpin ,'Zeclistem)» 
7* Les schistes bitumineux, les pséphites, etc. 

Cest dans cet intervalle, et même seulement entre les n.*' 
2 et 6 , que. tous les géognostes placent le terrain ou plut6t la 
roche salifére. Ils ne différent que sur trois circonstances; 
].*" dans quelle position précise ou dans quelle roche de ces 
•terrains se trouve la formation ou les formations saliféres , 
s'il y en a deux ? 2.* y a-t-il dans cet intervalle deux dépôts ou 
formations de selmarin séparés par des roches de nature et 
'd'origine différentes P S.*^ le selmarin rupestre et les marnes 
saliféres qui produisent les sources salées, sont-ils dans des 
positions séparées, ou ne sont-ceque les parties sans position 
distincte et constante d'une même masse P 

Nous nous occuperons d'abord de la première question. 

Je pense avec le plus grand nombre des géognostes qui se 
sont occupés d^e cette question, MM. Buckland^ de Hum- 
holdt, Volts, Kleinsckrod, Oyenhausen, etc.» que les roches 



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SEL 3" 

wûliîères so|it placées, dans la formation qui est entre le liaa 
et le grès bigarré, et qu'elles y sont comme roches subor» 
données. . ; 

Les descriptions lés. plus détaillées, celles surtout qui ont 
su caractériser lea roches par les fossiles qu'elles renferment» 
laissent peu de doiites sur cette position , et la question ne. 
devient embarrassante que quand les roches, qui font part , 
des séries supérieures et inférieures aux dépôts salifères , vien- 
nent à manquer ou sont inconnues. C'est dans ces circons- 
tances qu'on enfonce ou qu'on relève plus ou mojns le dépôt 
de selmarin ^ suivant que ce sont les roches supérieures et 
les rQches inférieures qui sont réduites, et dans ce cas on 
place ce dépôt beaucoup au-dessus ou au-dessous du calcaire 
conchidien. 

En prenant pour type ou point de comparaison des pays où 
ce calcaire ait été bien déterminé au moyen des corps organisés, 
fossiles qu'il renferme, comme le département de la Meurthe, 
le pays de Bade et le Wurtemberg, et où d^es fouilles et de» 
sondes ont pu faire reconnaître clairement la nature des roches 
qui recouvrent le selmari^ et la position de ce minécal pat 
rapport à ces roches, ainsi que cela s'est offert dans les tra- 
vaux de recherche et d'exploitation des terrains salifères 
qu'on vient de citer, on reconnoit que le dépôt de selmaria 
est situé principalement dessus ou dedans les calcaires coo- 
chidiens. 

Cette position est confirmée, i."* par des observations 
faites aux environs de- Durrheim , dans le p^ys de Bade,, 
ainsi qu'à Sulz , Heilbronn et. Wimpfen , sur le Neckar, 
dans le royaume de Wurtemberg, par MM. Mérian , Klein-., 
schrod , Steininger , Keferstein , Langsdorf , Boue , Oyen- 
hausen, Schubler et d'Alberti.;. 2.^ par ce qu'on conqoit 
sur le selmarin de Norwich , comté de C h ester en Angle- 
terre , et par l'opinion de M. Buckland et dec autres géognostes 
anglois; 3.^ par ce qu'on sait sur la position et les circons-. 
tances géologiques de celui de Hallein en Salzbourg. Nous 
pouvons même ajotrter à ces autorités celle de M. de Char- 
pentier; car, quoique les dénominations que ce g4ognoste 
donne aux roches qui supportent et recouvrent le dépôt sa-^ 
lifère soient bien différentes de celles que nous venons de 



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3« SEL 

rapporter et semblent indiquer un. tout autre terrain , ef 
par conséquent une position géognostique trés*différente , on 
ne peut guère douter que la synonymie des roches désignées 
par ce géognoste , et autrefois à peu près de même par MM. 
de Buch , Mérian et Keferstein , ne puisse être établie de ma- 
nière à faire coïncider les observations de M. de Charpen- 
tier et leur résultat avec ce que nous venons d*expo«er sur 
la position du selmarin, soit dans les lits marneux et gyp- 
seux qui recouvrent le calcaire conchidien , soit dans ce cal- 
caire même, soit quelquefois au-dessous de lui* 

Ainsi le grès rouge de ces auteurs paroft être le grès bi- 
garré. Leur calcaire ancien ( ZeehsUin ) ou calcaire alpin , 
seroit le calcaire conchidien. 

Le gypse salifère , subordonné à cette roche , est le terrain 
sali/ère placé ou dans les lits qui forment le passage du lias au 
calcaire conchidien ou dans ce calcaire ou dans les premières 
assises du grès bigarré et du gypse qui lui est subordonné. 

Enfin, le calcaire du Jura, qu*on a confondu avec le cal- 
caire conchidien, est bien notre calcaire jurassique, placé, 
comme le dit M. de Charpentier , immédiatement sur son 
grès bigarré, c'est-à-dire, sur notre calcaire à gryphée; cir^ 
constance qui contribue à établir Tanalogie des. deux roches. 

Cette apparente anomalie, qui, d'ailleurs, n*a pas été 
partagée par M. Boue, etc., n'offre donc aucune exception , 
et nous pouvons conclure avec la plus grande probabilité que 
« le terrain de selmarin principal et peut-être unique de 
« l'Europe occidentale, est placé dans la partie supérieure 
« du terrain de sédiment inférieur, dans les marnes bigar- 
« rées qui recouvrent immédiatement le calcaire conchidien , 
« et même assez souvent dans les lits moyens de ce calcaire. * 

Les roches de grès, dit M. Rleinschrod, celles de marne 
bigarrée, renfermant du selmarin accompagné de gypse, sont 
des circonstances générales sur tout le globe, et cette asso- 
ciation ne présente de différence que dans le rapport des 
quantités. Tantôt le selmarin est la roche dominante, tantôt 
c'est le gypse , tantôt , enfin , c'est la mirne argileuse et le , 
grès dans lesquels le selmarin n'est plus manifesté que par 
la saveur. 

Maintenant , que la principale position géognostique du 



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Sel S67 

selmarin rupestre est suflSftamment établie , nous allons exa- 
miner toutes les ciirconstances qui appartiennent au selmarin 
du terrain de sédiment inférieur. 

Il se présente dans ces terrains ou en bancs puissans, ou 
en lits, ou en amas, ou en reines, ou disséminé d'une ma* 
nière peu visible dans les roches argileuses et marneuses qui 
en font partie. 

Les bancs ou amas de selmarin ont souvent une très- 
grande puissance ou épaisseur , quelquefois même une puis- 
sance telle qu'on n'a pu les traverser en entier , telle est , 
par exemple, la masse immense de Wielicska, dont l'épais- 
seur est encore inconnue» Dans les cas ordinaires , cette puis- 
sance varie depuis quelques centimètres jusqu'à 12 et i5 
mètres. Lorsque les lits sont oainces, ils sont multipliés; 
mais il paroît que dans aucun cas les lits, couches cmi bancs, 
n'ont une très«grande étendue» que leurs deux surfaces n'Qfifrent 
même qu'un parallélisme trompeur, et que, quand on peut 
les explorer sur plusieurs points, on y remarque des reofle- 
Qiens et de teb rétrécissenens , que le selmarin disparoit entiè- 
rement sur certains points s cette circonstance semble indiquer 
que ce minéral n'est pas déposé en couche à surface parallèle , 
mais plutôt en masse à peu près lenticulaire, de grandeur 
et d'épaisseur très-variées et comme placées à côté les unes 
des autres à des distances inégales , entre les assises des ter- 
rains qui les renferment. Toutes les mines de selmarin 91- 
pestre qu'on a pu observer sur une certaine étendue, ont in- 
diqué cette dbposition. 

. Le selmarin est aussi, comme on l'a dit, répandu en petits 
amas ou petites veines dans les marnes calcaires ou argileuses 
qui accompagnent et précèdent les grandes masses. Quelquefois 
le terrain salifère ne le présente même que de cette ma- 
nière, les grandes masses manquent. Enfin le selmarin est 
tellement dissémint^ dans ces roches, qu'il y est invisible. 
Cette disposition constitue le terrain de marne argileuse sa- 
lifère {Salzthon) , qui précède les amas de selmarin rupestre 
ou. qui se montre quelquefois seul : on y place l'origine des 
sources d'eau salée, si communes dans des pays où on ne con- 
noit eoQpre aucune trace de selmarin , quoiqu'oA Fjf ait sou- 
vent cherché. 



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368 SEL 

Le terrain salifère* est so,uveiit à peu prés horisontal ou 
foîblemeiit inelîné. Non - seulement sa stratification n'est pas 
uniforme dans son épaisseur , mais elle est encore très-îrré- 
guliére dans son allure , offrant des amas puissans, purs et 
presque sphéroïdaux , à c6t^ de dépôts brouillés , sinués même , 
où le selmarin ne se montre plus qu'en petites veines con- 
tournées. ( Hallein près Salzbourg. ) 

Les roches et minéraux qui raccompagnent, offrent un 
exemple remarquable de généralité et de constance. Ce sont, 
dans Tordre de leur préfence la plus habituelle : 

1. La marne argileuse et quelquefbb la marne calcaire bru- 
nâtre. La première est susceptible de s'imprégner d'une 
grande quantité d'eau , lorsqu'elle est mise à découvert et en 
contact avec ce liquide. Alors elle se gonfle et augmente 
tellement de volume, qu'elle ferme, en peu de temps lés ga- 
leries .et autres cavités qu'on ar ouvertes dans les terrains 
de selmarin rupestre , et qu'elle exerce sur les parois verti- 
cales des grandes cavités une pression telle qu'elle peut 
former de vastes plafonds, qui se soutiennent d'eux-mêmes 
et sans aucune étaie* ( Hallein près Salzbourg. ) 

Les marnes argileuses sont presque toujours colorées en 
brun ou, en rougeàtre : elles présentent de nombreuses on- 
dulations; leurs lits mêmes sont très -fragmentaires et leurs 
fragmei^ offrent des surfaces comme polies par le frottement. 

». Le gjpte sélénite, saccaroïde, fibreux ou compacte, pur 
ou mêlé d*argile, gris ou rougeàtre, et le plus souvent de 
cette dernière couleur, en lits ou continus, ce qui est assez 
rare, ou interrompus par des renflemens et des rétrécisse- 
mens, en petits amas, en veinules ou rognons, enfin, dans 
une disposition qui paroît représenter en petit la manière 
d'être du selmarin en grand. 

3. La karsténite, rougeàtre , laminaire et lamellaire, m.êlée 
plus ou moins abondamment avec le gypse ou avec le sel- 
marin luirméme. 

4. Le mélange de toutes sortes de sels, qu'on a nommé 
pofyhalUe. 

5. Le bitume f peu visible, mais manifestant sa présence 
par son odeur et ses autres propriétés dans, toutes let roches 
et dans presque tous les minéraux de la formation. 



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SEL' 569 

- s. Le lignUe en petifs morceaux ou ft»as, répandant une 
odeur particulière, qu'il communique au selmarin et qui lui 
a fait donner le nom de lignite a odeur de truffe (Wieliczka*) 

7. Le soufre en petits amas ou en cristaux. 

On trouve encore associé au selmarin ou dans les roches , 
soit argileuses , soit gypseuses , qui l'accompagnent immédia- 
tement, du quarz sinople ( Almengraailla en Espagne), de 
Varragonite, de Vepsomite capillaire ou cristalline 1 de la glauhe^ 
rite ( Villarubia près d'Ocana, ) 

8. ' Quant à la question des défaris organiques qui accom- 
pagnent ce minéral daps son propre gisement , elle est beau- 
coup plus difficile à résoudre , parce qu'il faut distinguer 
ceux qui se trouvent dans les terrains qui recouvrent les mines 
de selmarin rupestre, et qui n'ont aucun rapport avec le ter- 
rain salifère , de ceux qui font partie des terrains au milieu 
desquels la formation de selmarin est placée et qui se pré- 
sentent très •^naturellement dans ce terrain, tels que les gra- 
phes, les végétaux filiciformes. et autres débris organiques^ 
qui appartiennent au lias et au grés bigarré , et de ceux 
qu'on peut rencontrer dans les argiles salifères , interposées 
entre le» dépÀts de selmarin ou dans le selmarin lui-même* 
Or , laprésetoce de corps organiques dans cette roche est très- 
incjertaine, et l'espèce de ceux qu'on y indique n'est pas tou« 
jours c^irenveat déterminée. 

' Ainsi, les os d'éléphant qu'on cite dans les terrains des 
mines de sdmarin paroi^ssent appartenir aux terrains de trans- 
port qui le recouvrent , et être sans relation géognostique 
arec la formation de selmarin» 

Les coquilles marines qu'on cite dans d'autres mines, appar- 
tiennent probablement au lias oui au calcaire conehidien qui 
enveloppe lé dépôt de selmarin. 

Mais il n'est pas de même- du lignite et des coquilles bi- 
valves qu'on a trouvés dans les mines de selmarin de Wie^ 
licikà, etc.; ces corps étoient bien évidemment dans la mnse 
même du sel ou au moinà dans les manies salifères qui alter- 
nent avec lui, et ils appartenoient directement à l'époque et 
aux circonstances de sa formation. 

On a remarqué que les plantes qui croisseï^ généralement 

48. 24 



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«7Ô SEL 

sur Italiflfrds de la Mer, ,et qui sont principalement le iriglo^ 
tkin'maritimum, le «oiicûrnîa, le salsala hali, Viaster tripolium^ 
}e giau9 maritimaf le ûhritmum nuantimumj etc., se trouvent 
aussi dans le voisinage des mines et des sources de selmarin , 
même de celles qui sont le plus enfoneées dana Tintérieur des 
tcvres. 

L'intéfiei^r det mines de selmarin , lorsqu^oa est arfivé à 
une e^rtaine pvoâmdeur, et qu'en a dépassé, en creusant, 
les lits de marne argileuse , se fait remarquer par Tabsence, 
quelquefois eon^plèt^, dé toute eau «outerraine, au point que 
les masses de selmariù sos)t tellement séîches, que la pous- 
sière qui résulte de. leuv aj)^ttage devient incommode pour 
les ouvriers. On a remarqué également que Fintérieur de ces 
mines n*avoit aucune mtauvaise influence sur ^a santé des ou« 
vriers; elles passait même généralen^ent pour être salubres. 

Le Selm^iin ro^r^KAL (ou Ica sources salées), se pséseafe à 
très*peu de chose près de la jaémt manière quç le edmarin 
rupestf e , et dans 4es terrains qui ne diffèrent pas g^ologi* 
qùement de ceux qui renferment ce sel. 
. On oroit avoir renurqué que les sources alées aortoient 
en général des parties les plus supérieures des terrains sali^ 
fères , priaeipalefnont 4o8 marnes argileuses salées {SakUkon). U 
est facile d'en attribuer la cause à Tobstacle quo eea ikiariye^ 
mettent au 'pas^ge des eaux sài^terrainfs dans let patties in- 
férieures du tervain : il paroH qu'il y a léiçlleme»! des cas oi 
les sources saléea ne sont ni accompagnées ni même suivies 
de selmarin rupestre, et où elles prennent tout le sel qu'elles 
contiennent, dans les nuffnea salées , qui conatituen^ aUun les 
aeulea poehes du terrain aoiifère. 

Tantôt les eaux pluviales ont une asseï grande influence sur 
Fabondànee et la force des eaux salées , tantôt elles n'en exer- 
cent presque aucune. Ces saurees tarissent par un grand froid 
et augmentent par la chaleur^ sans qa^ 1# pluie pu la sécàe^ 
ve«e parbisaent Inflner sur ees diffiérenoea. La pression atmos- 
phérique paroit aussi ntodifier l'abondance ou la rareté de 
pes eaux. ( Stru ve. ) 

: Tels sont Iç s phénomènes généraux et lea particularités de 



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SEt 571 

la position du selmarin rupestrè et fontinal , qui appartient 
aux formations de calcaire conchidien et de grès bigarré des 
terrains de sédiment inférieurs. Mais on croit avoir reconnu 
deux autres époques de formation de selmarin : l'une seroit 
beaucoup plus ancienne et appartiehdroit aux terrains pri- 
mordiaux de sédiment ; Vautre seroit beaucoup plus nouvelle 
et feroit partie du tei'rain de sédiment supérieur, 

On rapporte à la première le selmarin de Bex, celui de 
Cardonne, etc. 

Le selmarin de Bex est en effet interposé dans des roches 
qui ont tous les caractères minéralogiques des calcaires et 
même des traumates des terrains primordiaux de sédiment, 
et M. de Charpentier n'hésite pas à les rapporter avec le sel^^ 
marin et la karsténite qu'elles renferment, à cette époque 
géognostique. Mais si, comme cela parott probable d'après 
les observations et l'opinion de M. Keferstein , de M. Studer, 
etc. , et i'ose ajouter , d'après les observations que j'ai publiées 
sur les terrains de Fis et des Diablerets , tous les terrains des 
Alpes doivent être relevés , c'est - à - dire , rapportés à une 
époque géognostique beaucoup plus récente qu'on ne le pré- 
sumoit, les terrains de Bex rentreroient alors dans la série 
des terrains de sédiment inférieurs et moyens. 

Quant à ceux de Cardonne , ils nous semblent encore trop 
peu connus pour qu'on puisse avoir une opinion plausible sur 
leur époque de formation. 

M. Beudant rapporte aux terrajns de sédiment supérieurs, 
mais à la partie la plus basse ou la plus ancienne de ces ter- 
rains , et par conséquent la plus voisine de la craie , le sel* 
marin rupestrè de Wieliczka et du pied des Carpathes : il le 
place dans la formation d'argile plastique et de lignite, qui 
appartient à ce terrain. Nous exposerons les faits qui font la 
base de cette opinion , en décrivant ces mines célèbres. 

Les mines de selmarin rupestrè ne paroissent pas avoir de 
position déterminée par rapport à leur élévation ou aux 
chaînes de montagnes. 

On connoît des couches puissantes de ce minéral à une assez 
grande profondeur au-dessous du niveau de la mer (la mine 
de Wieliczka €$i creusée k 260 mètres au-dessous du sol); on 



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s?» SEL 

ea connoit d*autres k une élévation considérable (celle de 
' Hallein près Salzbourg est à looo mètres au-dessus de la mer ; 
le roc salé d^Arbonne en 3àvoie est à plus ic 3000 mètres). 
On avoit cru que ces dépôts étoient toujours situés au pied 
' des chaines de montagnes du terrain primordial , parce qu>n 
effet on connoit un bien plus grand nombre de terrains 
salifères dans cette^ position que dans les pays de plaine; 
mais ceux qu'on a découverts en Lorraine , dans le pays de 
Bade, dans le Wurtemberg, prouvent que leur position n'est 
point déterminée par un tel voisinage, et si on les trouve 
plus ordinairement près des hautes montagnes, cela vient de 
ce que le terrain qui les renferme est plus près de la surface 
de la terre, au pied des montagnes, que dans les plaines 
formées de terrains plus récens et recouverts quelquefois de 
terrain de transport très - épais. 

Les généralités qu'on vient de présenter vont recevoir leur 
«confirmation des détails de localités dans lesquels nous allons 
entrer. 

Principales mines de selmarin rupestre etfontinah 

Nous confondrons dans cette énumération géographique les 
sources ou fontaines salées avec les mines de selmarin , la po- 
sition géognostique de ces deux manières d'être du selmarin 
étant la même. 

'L'Ësp>vGN£ présente un assez grand nombre de sources salées 
et quelques mines de selmarin jnipestre. Bowles avoit déjà 
fait remarquer que ces terrains salifères étoient presque tous 
situés dans des lieux élevés et que les sources sortoient géné- 
ralement du pied des chaînes de montagnes , et notamment 
des Pyrénées. 

L^e des mines de selmarin les plus célèbres de l'Espagne 
est celle de Cardonne ou Cardonna en Catalogne, près la 
montagne de Mont^errat. On a entièrement ignoré pendant 
long -temps sa position géognostique; on l'a attribué d'abord 
à la formation primordiale cristalline , et ensuite à celle de 
sédiment , c'est-à-dire , aux terrains de transition. Cette opi-^ 
nion, qui étoit fondée sur la nature cristalline de la roche 
et des gypses qui l'accompagnent , et sur %^s rapports appa- 



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SEL 575 

rens avec les terrains de sédiment des environs, est celle, ou 
du moins étoit celle de M. Cordier en 1816. Nous allons don- 
ner la description de ce gite d*après lui; on examinera ensuite 
s'il convient de le rapporter à la formation générale du sel- 
marin des terrains de sédiment inférieurs ou moyens. 

La surface du plateau sur legi^el est bâtie la petite ville 
de Cardonne est élevée^ d'après les observations baromé* 
triques faites par M. Cordier, de 41 1 mètres au-dessus de la 
Méditerranée. La montagne de sel parof t comme isolée et in- 
dépendante au milieu d'une vaste étendue de terrain calcaire 
ou de grès de San -Miguel -del-Fay et du Montserrat. Ses 
formes tranchantes et ses couleurs rouge et blanche la font 
fecilement distinguer du terrain de sédiment qui l'entoure 
en forme de fer à cheval ouvert à l'orient dans la vallée du 
Cardonero. Ce cirque, qui a environ 3 kilomètres de lon- 
gueur sur un de large , présente presque partout des escar- 
pemens. I^ montagne de sel qui occupe les deux tiers de 
l'aire du cirque, surpasse à peine 100 mètres de hauteur. 
Sa forme génér^ile est celle d*une masse irrégulière alongée 
en dedans, bordée d'escarpeàiens et hérissée de pointes et 
de crêtes saillantes. Cette masse, presque dépourvue de végé- 
tation, est composée : i.'* de selmarin rupestre à structure 
lamellaire ou laminaire, tantôt limpide, tantôt cploré en 
rouge ou en brunâtre, tantôt mêlé de petits cristaux de 
gyp$e, ousouiUé d*argile grise ou bleuâtre; 2.^ de gypse mêlé 
de karsténîte. Le selmarin limpide, quiestle plus pur, forme 
k peine le dixième de la masse. Le selmarin et le gypse sont 
disposés en couches verticales et parallèles courant de l'E. N* 
£. à ro. S. Ô., c'est-à-dire dans le sens de la plus grande 
longueur du cirque. Quelques renflemens des couches et quel* 
ques sinuosités altèrent le parallélisme en petit , mais point 
en grand. Les bancs de gypse ne se mêlent -pas avec le sel- 
marin. 

Les bancs de calcaire de sédiment qui l'entourent se relè- 
vent de toutes parts vers la masse saline , cpmme pour 
s'appuyer sur elle ; ils l'auroient enveloppée , s'ils eussent été 
prolongés , et dans le vallon circulaire qui sépare les deux 
terrains on voit sur quelques points le terrain salin s'enfon^ 
cer sous le terrain de sédiment* 



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374 SEL 

Ce dernier terrain est composé des roches suivantes : i .** de 
grés micacé ou grés à gros fhigmens de quars , et de roches 
granitiques ou rouges et à grains fins; 2.** de schistes argileux P 
rouges , verts ou gris , parsemés de paillettes de mica ; S."" d e cal- 
caire compacte gris- foncé , mêlé de parties de schiste vert et 
de particules de mica dans lequel on ne découvre aucun ves- 
tige de corps marin ; 4.^ de calcaire argileux gris-verdâtre, 
micacé, également sans coquilles, inais retifermant des débris 
végétaux charbonnésw Ces roches alternent différemment entre 
elles , mais néanmoins les grés paroissent dominer dans 1» 
partie inférieure du système. 

Cette disposition semble indiquer le terrain de grés bicarré 
Biélé de ces poudingues qui raccompagnent , comme dans les 
Vosges, et d'un calcaire qui pourroit être analogue soit au. 
calcaire conchidieti , soit au lias. Le mica , la marne et les 
végétaux charbonnés semblent indiquer de préférence ce 
dernier terrain , et ramener le terrain de selmarin à la forma- 
tion générale de cette roche. C^est Topinion de M* Klein- 
schrod , qui Ta appuyée de toutes les inductions et de toutes 
les preuves le^ plus puissantes. C'est aussi celle de M. Stewart^ 
Trail , quoiqu'il rapporte le terrain environnant à la forma- 
tion de transition; mais il admet alors que le aelmarin est 
surle terrain et noD pas dessous. L'opinion de M. Kleinschrod, 
sur l'époque géognostique du terrain environnant » et sur les 
rapports de la roche salifière «vec ce terrain, nous paroît la 
plus vraisemblable» 

En :£spagtte , on cite encore la mine de sel de Servato , 
dans les Pyrénées mêmes (Bowies); et la source de Salinas, 
Vntre Vittoria et Mondragon, dans l'endroit le plus élevé 
du Guipuscoa. 

On trouve dans la Manche, k Almengranilla , une masse 
semblable à celle de Cardonne ; elle a 70 métrés de diamétiv, 
est mêlée de gypse , et recouverte de ce même sel pierreux 
qui renferme ici du quarz sinople cristallisé; au-dessn&sont 
des poudingues siliceux et une couche de calcaire. 

Les mines .de sel gemme qui s'exploitent à Poza, prés de 
Burgos, en Castille, ont un gisement remarquable; elles sout 
placées dans un immense cratère. M. Femandés y a trouvé 
des pierres ponces, des pouzzolanes, etc. (Proust*) 



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SE!» Ï7S 

On trouve aussi du «ekaarin dans lés eollines ^i mut entrt 
la ^erra-Moreua et Madrid « prés d'Aranjnes et d'Ocana. C'est 
là Villa - Riibia , prés de ce dernier lieu 9 que se trouve la 
g laubérite disséminée dans le sehawria. 

FoA^rcÉ» On ne connoîssoit peint en France de mine de 
selmarin avant la découverte ie eeile de ViC| mais en y in- 
diquoit un assec grand n<nnbre de sdurbês salées> parmi les- 
quelles nous citerons celles : — De Salîtes ^ au pied des Pyré^ 
nées, prés d'Orthez^ daùs le département des Basses-Pyrénées. 
Le terrain est calcaire* Oa trouve du gypie aax environs de 
la source» «— De Salies^ au sud de Toulouse 9 dans le dépar- 
tement de la Haute -Garonne» -<- De SaUm et Moatmoret^ 
dans le département du /urai dans le preibîer endroit Ve»û 
ti^it environ 0,1 S de seL-— DeDieuze, Moyenvie, Château* 
Salins , dans le département de la Meurtfae» Ces sources tiMn 
nent environ 0,1 9 de sel Tune dans Fautre. On remaf^tie 
que ces sources salées ^ au nombre de vihigt eatiroh, sont ^ 
peu de distance les unes des autres : les premières aU pied 
de la chaîne du Jura; les secondes au ^ied des Voéges* Le 
produit de ces Salines sert à rapptx>visionnemettt de kt Suisse* 
— On trouve prés Lampèrtslo'ch ^ dans le dé^artemeat du 
Bas -Rhin, les sources de Sultz* 

On cite encore des sources salées , non exploitées^ dans lé 
département de la C6tè-d'Or ; un petit lac salé près de Cour* 
thezon , dans le département de Vauelusey et des sources sa* 
lées assez. nombreuses, mais abandonnées, dans le départe* 
ment des Basse»-Alpes , entre Castellabe et Tallard* (J* d. M.) 
11 y en a dabs celui de TYonne; aux AndreaUJt et 4 Camarade» 
dans celui de TArriége, etc. 

Mais rintérét et l'importance de ces soudées sldéei sont bien 
diminués depuîls la découverte de la masse puissante de sel- 
marin rupestiv ptés dé Vie ^ non léin de Lunéville » dans le 
département de la Meurthe. Cette découverte rééeate^ dontles 
résultats so^t si impôrtàns pon^ la géognosie et peter IMconmaie 
politique , demande que aèus eiitlrloas dauis ^uelNfliés détails 
à son sujet. 

Le gite de selmarin de Vie a été déeouvek>t en Mai 1819» 
par un sèiidage qui àvoit pour i^et de rechercher de la 
houille. U lie psrolt pas qu'on pemât alon à la présence d'Haï 



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57« SEL 

gtte salîfére dans ce canton y quoique deux choses eussent pu 
le faire présumer. Premièrement l'existence des nombreuses 
sources salées de cette partie du pied de la chaîne des Vosges; 
secondement Tanalogie géologique que Guettard avoit fait 
remarquer, dés 1763 , entre le terrain des salines de ce dé- 
partement et celui de Wieliczka en Pologne 9 analogie qu'il 
ne se contente pas d'indiquer comme en passant, mais qu'il 
développe de la manière la plus explicite. 

Les sondages ont été assez multipliés pour qu'on ait pris 
une idée de l'étendue du terrain salifère. 

Le banc de selmaiîn le plus voisin de la surface du sol est 
i environ 5o mètres de profondeur, et la plus grande pro« 
fondeuf à laquelle on ait reconnu cette substance , a été de 
110 mètres, sans qu'cm sache jusqu'où > elle s'étend , puis- 
qu'on n'est pas parvenu k l'extrémité inférieure du terrain 
salifère. 

On a dû éviter de traverser tous les terrains qui recou- 
vrent le gite de selmarin , en sorte que ce n'est que par ana- 
logie géologique qu'on avoit présumé et même établi que ce 
gite étoit inférieur au calcaire conchidien^qui se montre aux 
environs de Lunéville et de Vie. Mais de nouvelles observa- 
tions, dirigées principalement sur l'inclinaison des couches 
et sur leurs rapports de nature minéralogique avec celles 
qui , dans d'autres lieux, laissoient voir la superposition di-* 
recte, ont forcé d!admettre que ce selmarin est supérieur au 
calcaire conchidien de ce terrain , et que , si ces deux roches 
se moniroient ensemble dans le même point, comme cela 
s'est trouvé en -Wurtemberg , le selmarin seroit placé au-des- 
sus du calcaire conchidien* 

Le dépôt de selmarin a été reconnu par dîfférens trous 
de sonde, sur une étendue d'environ trente lieues carrées; il 
est recouvert de marne bigarrée et de grès coloré, ihêlé de 
gypse et de lits de marne salifère, sur une épaisseur de 68 
mètres. Au-deeous de ces roches, qui n'ont aucun caractère 
précis ni du calcaire conchidien ni du grès bigarré , se rencon- 
trent les bancs de selmarin , au nombre de quatre princi- 
paux. Le troisîème'a 14 mètres de jpuissance; l'épaisseur du 
quatrième n'est pas connue , parce qu'aucun motif d'exploi- 
fation n'a ei^core engagé à traverser ce dernier lit^ . 



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SEL 577 

La natare, la texture, la couleur et la disposition des 
roches de marne calcaire argileuse et. sableuse, qui recou- 
vrent le sel,'préfeûl«nt des caractères tôut-à-fait semblables 
à ceux du grès bigarré, ont été la cause de Terreur qui a été 
commise au sujet de ce grés et de la position trop enfoncée 
ou trop anciepne qu'on a attribuée au sel. 

Ce sel est traversé de quelques veines de gypse et de kar- 
aténite , et mêlé ça~ et là de polyhalite. Il si une structure 
cristalline très-nette ; il est tantôt limpide et tantôt coloré en 
rouge et en gris : le seMimpide et blanc, ne forme pas la 
dixième partie de la masse ; celui qui est parfaitement lim- 
pide est aussi absolument pur. Ce sel limpide, tacheté de 
points rouges et gris, ne renferme que 0,007 ^^ substances 
étrangères. Le maximum de corps étrangers que renfermé le 
sel demi -gris , le plus abondant des sels qu'on puisse em- 
ployer directement- aux usages économiques, ne renferme 
encore qu^ 0,040 de corps étrangers et donne , étant pulvé- 
risé, une poudre assez blanche. Les corps étrangers renfer- 
més dans ce sel sont, en général, des sulfates de chaux , de 
soude et de magnésie, de Targile bitumineuse et de Toxide 
de fer. On n'y a reconnu aucun sel à base de potasse. 

Le selmarin rupestre de Vie est beaucoup plus pur que le 
selmarin des marais sala ns qu'on considère comme le moioa 
snélangé, et qui contient cependant o,os5 ào,o5 de matières 
étrangères, et, à plus forte raison, est- il plus pur que plu- 
sieurs sels gris des marais salans qui renferment jusqu'à 0,1 5 
de corps étrangers. 

Savoie. — On connott en Savoie des sources salées et des 
roches salifères remarquables par leur position et par plu- 
sieurs particularités géologiques. 

Les premières sont celles qui alimentent les salines de Mou- 
tiers et qui ont leur origine à 1 kilomètre de cette ville, 
dans la commune de Salins. Ce sont des sources gazeuses et 
thermales à H- 35*. Le bouillonnement qu'elles font voir, 
à leur sortie des roches , est dû au dégagement de l'air et 
du gaz acide carbonique qu'elles renferment. 

Le terrain des montagnes d'où elles sortent immédiatement 
est rapporté généralement au terrain primordial de sédiment, 
composé de schiste argileux et de phyllade pailleté, recou- 



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Hs SEL 

Vert presque partout , et à uae frande hauteur , de calcaire 
gris , grenu , quelquefois compacte , mais iamais coquillier. Lea 
couches de ce terrain montrent un tré»-graiid désordre. Des 
masses considérables de gypse sont adoMées à ces montagnes; 
ce gypse est méléd^argile et renferme du cuivre gris ^ du quarz ^ 
quelquefois du selmarin. Il se couvre , dans les parties abritées 
de la pluie y d^une efilorescence blanche de sulfate de ma- 
gnésie , mélangée d*nne petite quantité de muriate de soude* 
Ces eaux salées sont généralement composées, 

sur » •• 1,00000 parties: 

De gaz acide carbonique libre • 0,00078 
De muriate de soude 0,01 o5S 

— de magnésie • • • . o,ooo3o 
De sulfate de chaux •••••• 0,002 5 1 

— - de magnésie • • • é • o,ooo5S 

— de soude ••«•*• 0,00100 

De carbonate de chaux. • • • • 0,00076 

— de fer 0,00012 

De muriate de fer • • • • • • o,oooio. * 

Elles déposent ces deux dernières substances en grande 
quantité, dès qu'elles ont le contact de Tair. Elles ne varient 
point , ni dans leur abondance , ni dans leur composition ,. 
ni dans leur température* (Leltvec.) 

On voit non loin du bourg Saint-Maurice • dans le même 
arrondissement, le roc salé d'Arbonne , qui est situé à une 
grande élévation =2188 au-dessus du niveau de la mer, et 
par conséquent dans la région des neiges perpétuelles. Ce 
rocher est une masse de gypse saccaroïde et de karstéoite 
pénétré de selmarin. Il est quelquefois entièrement lié au 
schiste. On extrait ce sel par dissolution. La partie gypseuse 
de là roche, qui est très-peu dissoluble, reste, après le les- 
sivage , poreuse et légère. 

An€leterre. — Les seules mines de sel gemme d'Angle- 
terre, sont celles des environs de Northwich , dans le comté 
de Chester. Ces mines ont été découvertes en 1670. La pre- 
mière couche de sel est à 40 mètres de profondeur. Les eou- 
ehes varient d'épaisseur : elles sont comme ondulées , et al- 

t Berthicry Journal des minet» roL 22, pag. 170. 



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SEL 379 

ternent avec les couches d'argile , soua lesquelles elles sont 
placées. M. H. Holland, qui les a décrites, les considère 
comme des «mas qonchés. Le sel en est tantôt rouge et tantôt 
limpide. Le terrain qui les recouvre est composé de bancs 
d'argile rouge , d^ grès grossier , d'argile bleue 9 de chaux 
sulfatée et d'argile endurcie , toutes roches qui peuvent très- 
bien se rapporter aux marnes bigarrées inférieures au lias ; 
mais on n'a vu, ni dans leur intérieur 9 ni au-dessus, aucun 
débris de corps organisés. M. H. HoUand le fait remarquer 
expressément. Le produit annuel d'une seule de ces mines est 
de 5o à Go mille tonneaux de mer, du poids de 30 quintaux 
chaque *. L'ensemble de leur produit est beaucoup jplus con- 
sidérable que celui des mines si renommées de Wielicska. 
Ces couches sont exploitées par galeries élevées» On laisse des 
piliers de sel disposés symétriquement pour soutenir le toit , 
ce qui donne à ces souterrains un aspect imposant. 

Les sources salées du même pays sont connues plus ancien- 
nement que lesel^emme. Lorsque les mineurs , qui les cher- 
chent , percent avec la sonde la couche d'argile qui les re-. 
couvre , ces sources îaillissent avec une grande force. 

Le sel retiré des mines de Northwich a besoin d'étrb dis- 
sous pour être purifié. Cette opération se fait à Liverpool. 
On le dissout dans l'eau de mer , et on le fait évaporer par 
les moyens qu'on indiquera plus bas. Il ne se dépose point 
de chaux sulfatée dans cette évaporation. Ce sel contient en 
général beaucoup de magnésie. 

Oo connoît aussi depuis bien long-temps des sources salées 
à Droitwichy dans le Worcestershire. Leur position géolo- 
gique paroit être la même que celle de Northwich. 

Allemagne. — L'Allemagne . est riche en mines de sej , et 
surtout en sources salées. U y en a presque partout , depuis 
la Westphalie et le bord de la mer Baltique , dans la Pomé- 
ranie, jusqu'en Souabe et en Autriche. On en compte en- 
viron soixante qui approvisionnent toute l'Allemagne. Nous 
allons indiquer les salines principales ^ en allant du nord au 
midi et de l'occident vers l'orient. ^ 
. £n Westphalie, les salines de Bheme , à peu de distance 

^ I. M* Pîctet dit 4000 tonnes de «el par «n* 



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58o SEL 

de la rivière d'Ems; elles sont situées dans une plaine. On 
concentre Teau par la graduation. 

On remarque dans le pays d'Hanovre les salines de Lune- 
bourg, situées dans la ville même. Elles viennent des sources 
qui sortent du pied d^une colline gypseuse qui est près de 
la ville. L'une de ces sources, nommée Kraft et KraftquelUy 
sort immédiatement du gypse. Elle est à près de 3 degrés. 
La pesanteur de cette eau est de 1,194 à + i5,5 centigr. — 
Près de Brunswick est la saline de Salzdalen , dont la source 
est située à 70 mètres de profondeur. 

On retrouve dans le Holstein , près de la ville de Ségéberg , 
une colline gypseuse, isolée au milieu du terrain de sable 
de transport qui compose la plus grande partie de ce pays. 
Elle ressemble à celle de Lunebourg; elle contient, comme 
elle , de la boracite et de la karsténite , et paroît placée sur 
le terrain salifère ou au moins lié avec lui ; car, à 16 kilom. 
de distance, à Oldeshoë, sur les bords de la Trave , on voit 
une source d^eau salée sortir, au milieu des marais , du 
sable qui constitue la partie superficielle de ce terrain. 

Quelques parties solides du sol qui se montrent au jour 
près Lunebourg et non loin de Ségéberg, indiquent assez 
clairement le terrain de craie ; mais on ne peut dire si ce 
terrain est inférieur aux collines de gypse salifère, ou si 
celles-ci, faisant partie du terrain très-inférieur à la craie, 
ne s'élèvent pas au-dessus de cette roche, comme en la per- 
çant. Ce qui paroit certain , d'après les observations de 
Deluc , deM.Steffens, et d'après ce que J'ai vu au Ségéberg , 
c'est le voisinage du terrain de gypse salifère et du terrain de 
craie déterminé par les silex et par ses corps organisés fossiles. 

Les gttes de selmarin nouvellement découverts dans le 
duché de Bade, près de Dtirrheim, dans la forêt Noire, et 
dans le royaume de Wurtemberg , près de Jaxtfeld , de 
"Wimpfcn et de Rappenau , vallée du Necker , ont eu le 
double avantage de donner sur la position géologique de ce 
minéral des renseignemens nombreux et précis , et de con- 
firmer les bonnes théories géologiques , c'est-à-dire les géné- 
ralités qui se déduisent de faits bien observés , puisque ce 
n'est point par hazard qu'on a fait cette découverte, mais en 
s^ dirigeant d'après des principes de géognosie. On n'a connu 



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SEL 381 

la succession des couches qu'au moyen du sondage ; mais les 
trous de sondage ont été assez multipliés et asset exactement 
faits et suivis , pour qu'on ait pu déterminer que le terrain 
salifère étoit composé , comme dans la Meurthe , d'une suite 
alternante de marnes argileuses et sableuses , dirersement 
colorées (que les mineurs du pays nomment heuper)^ de 
gypse, de calcaire marneux fétide, de calcaire magnésien po- 
reuxy etc. ; que le selmarin étoit situé au-dessous du iias et des 
marnes bigarrées sur le calcaire conchidien , et quelquefois 
entre les couches de ce calcaire , très-bien caractérisé à Prie- 
drichshall par les coquilles fossiles qu'il renferme* 

Le terrain salifère parott être recouvert , vers l'est de 
Dilrrheim, par une roche sableuse verdàtre , qui se lie avec 
la mplasse de Suisse ^ et qui est recouverte , comme elle, par 
l'agrégat nommé gompholite {nagelftue). Cest à 126 mètres 
de la surface du sol qu'on a rencontré les premières couches 
de selmarin. (Sblb.) 

On n'a pas cherché à exploiter la masse même du sel ; on a 
trouvé plus économique de recueillir les eaux saturées qui 
sortent des trous de sonde, pour en obtenir le sel marin par 
évaporation. 

Parmi les salines du duché de Magdebourg nous remar- 
querons celles de Schdnebeck , près de cette ville , et celles 
de Halle. Ses eaux sont assez riches en sel pour qu'il ne soit 
pas nécessaire de les concentrer par la graduation. 

On trouve en Haute-Saxe , dans le comté de Mansfeld , les 
salines d'Artern , à six lieues d'Eisleben. Elles donnent jusqu'à 
40 mille quintaux par an, et laissent déposer beaucoup de 
chaux sulfatée. — Celles de Kolberg et de Greifswald , sur 
les bords de la mer Baltique, dans la Poméranie. -—Dans le 
Haut-Rhin , en Hesse, les salines d'AIlendorf , sur la Werra. 
L'eau de ces salines est de 4 à 6 degrés. — Celle de Nau- 
heim , célèbre par la bonté et la pureté de son sel en gros 
cristaux , qui renferme , d'après M. Wurzer, i,3 demuriate 
de chaux, et qui cependant n'attire pas l'humidité de l'air. 
— Pans la Franconie , vers le nord de ce pays , celles de Kis* 
singen et de Schmalkalde. 

On doit remarquer que beaucoup de ces salines sont si- 
tuées dans un arrondissement d'environ i S myriamètres 9 ea 



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58a SEL 

prenant la ville d^Hanovrr pour centre. Dans les plaines qui 
sont au pied des montagnes du Harz et du Thuringerwald , 
on ne connolt point de mines de sel gemme. ' 

Il faut maintenant se transporter au midi de rAltemagne, 
au sud des montagnes de la Bohème , des cercles de Haute- 
Saxe et du Haut-Rhin , pour retrouver du selmarin.' Il y a , 
en effet, des mines de sel ou des sources salées en Sofuabe , 
en Bavière , dans le Tyrol » dans le Saltzbourg et dans la 
Haute-Autriche. 

Les mines du Tyrol sont situées sur une montagne frés- 
élevée, à deux lieueà de la ville de Hall, sur Tlnn , près 
d'Inspruck. Le sel gemme y forme des amas irréguliiers, ren- 
fermant des fragmens du schiste et de lamarkie ar^leuse sali- 
fère , qui est la base de la montagne. Le point le plus élevé du 
terrain salîfère est à 1 1 oo mètres au-dessus de la ville d*f ns- 
pruck , et par conséquent à environ 1600 mètres au-dessus 
de la mer. (L. de Buch.) 

' Ce sel est exploité d^une manière particulière. On pénètre 
dans la ma^se au moyen de galeries parallèles. On forme des 
digues dans ces galeries , et on y introduit de l'eau , qu'on 
laisse séjourner de cinq à douze mois. Lorsque Teau est sa- 
turée , on la retire par des tuyaux , et on fait évaporer cette 
dissolution. 

On trouve dans le pays de Saltzbourg la mîne de selmarin 
de Durreriberg , à iine lieue de Hallein * iat la Salza ; c'est une 
des plus riches de l'Allemagne ; la montagne qui la renferme 
est composée de schistes marno-argileux , salés, que l'on ex- 
ploite absolument comme ceux de Halle, dans le Tyrol ; l'eau 
n'y séjourne que deux ou trois semaines: on ne laisse aucun 
pilier dans la caverne immerise qu'ont formée les galeries 
àucçessives qui ont été creusées. — La saline de Berchtesga- 
den, près des deux premières, est exploitée de la même ma- 
nière; mais elle contient plus de sel gemme en masse. — On 
citera encore celle de Reichenhall , qui a trente - quatre 
* sources exploitées , contenant depuis une partie et demie 
Jusqu'à trente parties de sel sur cent livres d'eau. ( Neveu, 
J. d. M.) 

En général , la nature des terrains salifères en Tyrol et ed 
Saltzbourg paroit être la même , et pourroit être facilement 



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SEL 585 

rapportée aux vèglcs de positioa gëegaoatique reconnue. 
Ainsi le terrain inférieur ou qui sert de base au dépôt des 
marnes argileuses salées , au selmarin rupestre et au gypse , 
peut être rapporté au caleaire pénéen { zechsUin ) , et peut- 
être mtae au calcaire conchidien* C'est une question qui 
n^a pas encore été résolue* Des marnes bigarrées , analogue^ 
à celles de la Lorraine, le recouvrent; et, à peu de distance 
de ce même terrain, peut-être au-dessus (à Traunstdn)-, se 
présente la glauconie crayeuse ( Green^sand } très-bien carac- 
térisée. 

Les mines de selmarin footinal ou rupestre gisent g^ 
néralement en Autriche , dans une chaîne calcaire qui 
accompagne les Alpes au nord , et qui est beaucoup plus 
escarpée du c6té de la plaine que du c6lé des montagnes. 
( L. DE BuoH. ) 

On trouve aussi du sel prés d'Aussée dans la partie occid^ 
taie de la Servie; et, tout prés de ce lieu, mais dans uh* 
tiaute-Autriche , on en exploite à Gmlinden , Ischel et Hali>- 
stadt. On vient de trouver dans ce éemier endroit la glaubé^ 
vite rougeâtre dans le selmarin* (Gmelin.) 

{.es sources salées de Bex, en Suisse, fais^t partie maii»- 
fenant du canton de Vaud» sont célèbres par la beauté des 
travaux aoutemûns que Ton a. faits pctur rechercher ces 
sources profondes, les rassembler et lea amener à la surface 
de la terre* L'époque de formation du terrain dans lequcd 
elles sont situées , la manière dont elles y sont placées et les 
rapports de ce terrain avee ceux qui Tavoisinent , ont été le 
sujet d'opiniena trèstdifférentes» 

On les a d^abord regardées comme sortant d^n terraîj» 
schisteux qui contesoil quelques filets de sel gemme et 
qui enveleppoit d^ gvea blocs de calcaire* Qn présumoit qu« 
le temûn snUfère éleit encaissé dans du gypse mêlé de marne 
argileuse. M* de Charpentier a fait voir que ee terrain éloit 
eompesé de puissantes ooucbes de gjrpse salifère et de calcajre, 
aâtemant ensemble et di^osées en forme de bassin* Il a CT^ 
pouvoir regarder la ratisse ou les bancs de gypse comme 
appartenant k la karsténite , et n'étant devenu gypse hydro- 
sulfaté qu'à «a auriace -, U rapporte tout le terrain a U for- 



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584 SEL 

aiation de traosUîon : ce qui ëtablitoît pour le selmarin 
une époque de forsiation très-différente de celle des autres 
mines qu'on a décrites. 

Mais , d'après de nouvelles observations sur les terraiss al- 
pins et leur époque de fennation, d'après la description donnée 
par M. de Charpentier du terrain de Bex, inférieur au gypse , 
et de celui qui le renferme, description qui apprend que le 
calcaire argileux qui 'Compose ce terrain ^ renferme des bé- 
lemnites, des ammonites et des échinites, on est porté à le re- 
garder comme faisant partie des terrains de sédiment. moyen 
-ou des assises supérieures des terrains de sédiment inférieur; 
par conséquent, à le rapporter, soit à l'époque des grès bi- 
garrés, soit à celle du calcaire conchidien, soit même à celle 
du lias, et à ramener ainsi le terrain salifère de Bex à la 
grande période des terrains salifères, qui serait toujours la 
seule qu'on ait bien constatée. 

Le terrain salifère de Bex renferme dans ses parties mar- 
neuses du souf re. natif , qui est en petits amas ou en enduit 
dans les filons ou veines de calcaire spathique qui parcourent 
le calcaire marneux. Ce soufre a été, (^ Sublin près de la 
saline de Bexvieux , l'objet d'une petite exploitation. Les 
eaux salées sont à différens degrés de salure depuis 0,01 jus- 
qu'à 0,97. On gradue toutes celles qui sontau- dessous de 
0,17. On comptoit, en l'^ai , dix-sept sources , qui fovmi- 
rent ou purent fournir , dans le courant de cette année, en- 
viron 6,8oG quintaux métriques de selmarin. 

Italie. — Il y a un terrain salifère en Toscane , dans les 
collines qui sont au sud de Vol terra. Ces collines sont eom* 
posées, à leur sommet, d'un terrain de transport marin et de 
marne argileuse appartenant • au terrain de sédiment supé- 
rieur. Vers leur base et immédiatement au-dessous du ter- 
rain précédent, se montre le terrain gypseux et salifère, 
composé de calcaire compacte fia, de marnes argileuses , de 
macigno. Le gypse est blanc , cristallin , translucide , connu 
et recherché sous le nom d'àlbàtre de Volterra, et en gros 
nodules péponaires et même métriques, engagédans le ma* 
cigno. C'est de dessous ce terrain gypsenx que sortent toutes 
les sources salées. ,1 ... 

Il est assez difficile de dire à quelle formation on doit at- 



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SEL 38S 

trtbuer ce terrain salifère. Si on le rapporte aux couches 
inférieures de lias , il faut admettre que tous les terrain^ et 
roches intermédiaires entre le calcaire grossier et le lias ^ 
manquent entièrement dans cette partie des Apennins. 

Les sourees sont recueillies et traitées pour en extraire le 
sel dans une fabrique qui est entre Volterra et Fomarance* 

On cite pareillement des sources salées près de Naples et 
dans la Calabre citérieure, près d^Alta-» Monte, au pied des 
Apennins ; la chaux sulfatée accompagne ausèi ces sources* -— 
En Sicile, dans le milieu et vers Touest de cette lie» près de 
Castro*Gioyanniy Calatascibetta, Regalmuto , la Cattolica, etc; 
(Gmeun,) 

Hongrie et Pologne* On vient de voir que le plus grand 
nombre des sources salées et des mines de sel gemme se 
trouvent au pied des chafnes de montagnes* Les mines de 
Transylvanie, delà Haute-* Hongrie, de Moldavie et de Po« 
logne apportent de nouveaux exemples à Tappui de ce prin- 
cipe général. Ces minep, extrêmement nombreuses et trj»«im- 
portantes par leur étendue , par les masses de sel qu'elles ren- 
ferment et par leur produit , se trouvent le long de la chaîne 
des monts Carpaths, disposées à peu près également des deusf 
côtés de cette chaîne. £lles raccompagnent dans une étendue 
de plus de deux cents lieues , depuis Wielicika en Pologne 
vers le nord , jusqu^auprès de Fokszian ou Rymnick en Mol- 
davie, vers le sud* 

La bande de terrain qui renferme les mines de sel ou les 
sources salées a près de quarante lieues de large dans cer- 
tains points. On y compte environ seise mines de sel exploi- 
tées, quarante - trois indices d'autres mines non exploitées, 
et de quatre cent vingt à quatre cent trente sources sa- 
lées. Les plus remarquables parmi ces mines ou ces sources 
sont : au nord -est de la chaîne et en allant du nord au 
sud , celles de Wieliczka, Bochnia, Sambor en Pologne^ et 
quelques sources dans la Bukovine et la Moldavie, notam- 
ment près d'Ockna. Au sud-ouest de la chaîne, et en suivant 
la même marche , celles de Sowar , près d'Éperies, en Hante- 
Hongrie; de Marmarosch, en Hongrie; de Dees, de Torda^ 
de Paraïd et de Visackna^ près d*H«nnanstadt| en Ti^ns/I- 
vapie , etc. 

48* 26 



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586 SEL 

Les miacs de sel genraie de Widietlui , près de Cracovîe , 
et celles de Bocàoîa, qui en paroiasent une dépendance , sont 
célèbres par les relations Jonvent trop brillantes qu'en ont 
données presque tons les voyageurs. Elles sont très-anciennes , 
étant exploitées depuis Tan i25i. Elles n*ont d'ailleurs rien 
de plus remarquable que les autres, si ce n'est d'offrir une 
exploitation très-étendue dans des masses de sel gemme dont 
les dimensions sont encore inconnues. 

Ce terrain salifère , situé dans une plaine , n'étant recou- 
Tcrt que par des terrains meubles qui n'offrent aucun carac- 
tère précis ni géologique , ai toologique , n'ayant jamais été 
entièrement traversé , en sorte qu'on ignore sur quelle roche 
il est immédiatement placé , ne peut être rapporté avec cer- 
titude à aucune époque géologique déterminée. 

Le terrain salifère proprement dit est recouvert par un 
terrain meuble , composé de sable, de cailloux roulés et de 
manie sableuse. C'est dans ce terrain, étranger à la formation 
siUiftre, qu'on a trouvé quelquefois des débris de grands mam- 
wiftres. 

Aa-dessous parolt immédiatement la masse de marne argi- 
leuse salifère qui renferme le selmarin en blocs plus ou moins 
volumineux , disséminés dans la marne. 

On 7 reconnott trois dépôts principaux : le premier, en 
descendant, ne renferme que des masses de sel souillées d'ar- 
gile et de sable, on l'appelle sel vert; le second est composé 
de masses de selmarin plus pur, qu'on nomme spiza; le troi- 
sième, qui n'a jamais été traversé complètement, est composé 
de masses de selmarin encore plus pur, à structure lami- 
naire } on le nomme szihik» 

Les marnes argileuses placées entre les premier et deuxième 
dépôts, renferment en débris organiques des coquilles marines 
bivalves, qui ressemblent à des tellines, et des coquilles mi- 
croscopiques , analogues aux genres Rotalile , Rénulite , etc. 

Si le sel renferme des débris organiques d'animaux, ils 
doivent y être très-rares, puisque M. Beudant n'a pu avoir 
une connoissance précise d'aucun exemple authentique , mais 
il contient une très -grande quantité de fragmens de lignite 
ou bois bitumineux passant à Tétat de jàyet. 

La masse de sel sur place , et les échantillons qu'on en a 



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SEL 387 

extraits depuis peu de temps , répandent une odeur nauséa- 
bonde d'animaux mollusques que M. Beudant compare à celle 
des truffes. 

Ce terrain salifère contient peu de minéraux étrangers; le 
gypse y est rare , la karsténite y est aussi assez rare et s'y 
montre sous une forme particulière , qui lui a fait donner le 
nom ridicule de pierre de tripes : elle est en plaques minces, 
à texture compacte et repliée sur elle-même en nombreuses 
sinuosités. 

On ne trouve pas de soufre dans ces mines , mais on en 
cite à quelque distance, et on assure même qu'il est combiné 
avec la chaux, à l'état de sulfure dissolublè dans l'eau. 

M. Beudant rapporte les grès des montagnes voisines au 
grès houillier , et comme leurs couches paroissent plonger Sous 
le terrain salifère, il place ce terrain immédiatement au- 
dessus du terrain houillier. Il considère le terrain meubla 
supérieur comme analogue au macigno molasse des terrains 
de sédiment supérieur. Les coquilles bivalves , les coquilles 
microscopiques de la marne argileuse salifère , et les lîgnites 
du selmarin , semblent rappeler les débris organiques du cal- 
caire grossier et de l'argile plastique, et il présume, d'après 
ces circonMances , que le terrain salifère de Wieliczka appar- 
tient aux assises inférieures du terrain de sédiment supérieur. 

Ces circonstances sont en effet assez remarquables et d'une 
assez grande valeur pour appuyer l'opinion de M. Beudant; 
cependant je me permettrai de demander si la valeur de ces 
caractères est assez grande pour donner à cette immense 
fortnatton de selmarin une position géologique tout-à-fait dif- 
férente de celle qu'on lui a reconnu dans le reste de l'Eu- 
rope. D'abord , rien ne parolt prouver évidemment que les 
grès des montagnes voisines appartiennent à la formation de 
bouille filicifère; mais en admettant ce rapprochement, en 
admettant même que ce grès plonge sous la masse de sel- 
marin , cela ne donne à cette masse aucun titre à une an- 
cienneté différente de celle des autres terrains salifères. Les 
marnes argileuses supérieures , le gypse et la karsténite qui 
les accompagnent, le lignite du sel, peuvent être tout aussi 
bien rapportés aux marnes bigarrées et aux lignites du lias 
qu'aux argiles plastiques. Le lias renferme dans ses lits marp- 



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888 SEL 

neux dçs lignites en morceaux ëpan y comme ceux que Ton 
cite dans le selmarin de Wieliczka, et Todeur de trUfifes a 
été retrouvé dans des roches calcaréo-charbonneuses qui ap- 
partiennent préciséfnent aux terrains de cette grande époque 
géognostique 9 puisqu'ils font partie du terrain oolithique qui 
est de peu supérieur au lias. 

Dans la mine de Bochnia, le sel se présente en couche dés 
le commencement ^ et non sous la forme de rognons* Les 
couches d'argile ou de sel sont ondulées, et ne sont pas d'une 
épaisseur égale. Le sel est tantôt brun , tantôt rougeàtre , et 
quelquefois limpide ; oes couleurs ne sont pas non plus dis- 
posées en zones parallèles. On y trouve du selmarin fibreux 
en très-beaux échantillons* (Townsok*) 

A Thorda , la masse de sel est divisée en couches horizon- 
tales, mais ondulées* Ces couches ont de deux à trois cen- 
timètres d'épaisseur* Les plus inférieures sont aussi les plus 
sinueuses. (J«£sMARK*) 

On descend dans les mines de Wieliczka par six puits qui 
ont quatre à cinq métrés de diamètre* Ces puits ne vont que 
jusqu'à soixante^iuatre mètres de profondeur,- la mine a été 
approfondie jusqu'à trois cent douze mètres, ce qui établit 
son fond à cinquante mètres au-dessous du niveau actuel de 
la mer. 

Le terrain est en général assez solide pour se soutenir sans 
boisage* On a pratiqué dans la masse même du sel des tra- 
vaux nombreux* On voit dans ces mines une écurie , des 
chapelles , des chambres , dont toutes les parties , telles que 
colonnes, autels, statues, etc., sont en sel. Les puits et les 
galeries sont parfaitement secs, et on y trouve plutôt de la 
poussière que de la boue. 11 y a cependant des sources d'eau 
douce et d'eau salée (Townson), et surtout des espèces de 
lacs résultant de l'accumulation des eaux souterraines; ces 
lacs sont assez grands pour qu'on puisse les parcourrir en ,ba- 
teaux* Il paroît que l'air n'y est point aussi mauvais que dans 
la plupart des mines de sel ; mais les ouvriers n^y demeurent 
pas, comme l'ont dit quelques personnes (Townson). Il s'a- 
masse dans certaines parties de la mine du gaz hydrogène , 
qui s'y enflamme* ( Guettard. ) 

Le sel S'exploite en gradins montans* On en forme des 



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SEIi 389 

parallëlîpîpèdes du poids de quarante à quarante-cinq kilo- 
grammes, ou des cylindres que Ton met dans des tonneaux 
(Gcettard), Cette mine produit environ cent vingt mille 
quintaux de sel par an. 

On cite prés d'Okna, en Moldavie, une montagne de sel 
qui laisse voir ce minéral à nu dans plusieurs points. 

Les mines du sud-ouest de la chaîne des Carpaths paroissent 
plus multipliées et dispersées sur une plus grande surface de 
terrain que celles du nord-ouest. Elles sont en général très- 
superficielles ; quelques-unes même de celles de la Transyl- 
vanie le sont tellement, que des gardes sont chargés de re* 
couvrir le sel de gazon, lorsqull est mis à découverfpar les 
pluies. Cependant ces masses sont si épaisses, qu'on n'en a 
jamais atteint le fond. Quand on cesse l'exploitation à cent 
soixante mètres, c'est que l'extraction du sel devient trop 
coûteuse. On a poussé l'exploitation jusqu'à cent quatre-vingt- 
dix mètres dans le comté de Marmarosch. Ces minés contien- 
nent aussi beaucoup de pétrole ; et le sol qui les renferme 
est sillonné de toute» parts de rivières : le limon qui est in- 
terposé entre l'eau et le sel s'oppose , dit*on , à la dissolution 
de ce dernier. 

A Paraïde en Transylvanie 9 il y a une vallée dontles bords 
et le fond sont de sel pur. On y voit des murs de sel de 
soixante mètres et plus d'élévation. La mine d'Éperies a cent 
quatre-vingts brasses de profondeur , c'est-à-dire environ trois 
cents mètres. On a trouvé , dans les mines de sel de Marma- 
rosch , de l'eau renfermée dans la masse même du sel. 
' Les mines au* sud -ouest des Carpath^sont généralement 
exploitées par des puits. Il y en a toujours au moins deux 
dans chaque mine j l'un pour les ouvriers , l'autre pour l'ex- 
traction du sel. La masse de sel est exploitée en gradins 
montans; ce qui produit des c6nes vides tfu milieu des cou- 
ches. Les échelles se prolongent perpendieulairement jusqu'à 
la base de ces e6nes, en sc^te qu'elles sont dans cette partie 
absolument isolées. La plus grande partie de la masse' s'extrait 
ainsi, en laissant des espaces vides qui sont coniques, et qui 
communiquent entre eux par des galeries. Le sel y est si 
abondant, qu'on ne paie aux mineurs que les masses de sel 
qui passent quarante kilogranunes ; les autres sont rejetéei 



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390 SEL 

Gomme inutiles (Db Born). Quan4 l^eau incommode les ou- 
vriers , on l'extrait dans des sacs de cuir pour la jeter hors 
la mine. 

Les Transylvaniens et les Molda viens retirent le sel des 
fontaines salées, comme le faisoient autrefois les Gaulois et 
les Germains , en jetant Teau de ces fontaines su^ des brasiers 
ardens. (Townson.) 

Scandinavie. On ne connoU aucune niine de sel» ni source 
salée, en Suède et en Norwége. 

Russie. La Russie d'Europe et la Russie d'Asie renferment 
un grand nombre de sources salées , de mines de sel, et prin- 
cipalement de lacs salés. Ce dernier gisement est particu- 
lier au sel de ce pays, on ne Tobserve pas dans les autres 
partie^ de FEurope* 

Nous citerons, dans la Russie d'Europe 9 les salines très- 
ricbes de Ralachna , sur les bords du Volga ; le lac salé de 
Tpr , m Bwd et vers les limites de la petite Tartarie ,- les 
Uçs salés semblables dans la Crimée , et qui paroisseot appar- 
tenir au même système. 

Dans la Russie d'Asie , les salines très-nombreuses de Per- 
mie , au pied des monts Poyas ; une mine de sel gemme , à 
quatre-vingts kilomètres ( environ quMre^vingt^ werstes) de 
Yena^Tayevska^ dans le désert qui es(; enti^e le Volga et lei 
maata Ourals. 

Russie d'Asie et SuàaiE. Danslo gouvernement d*Asiraean , 
au nord de la mer Caspienne 9 aux environs d'Orenbourg et 
dans le pays des Baschkirs , les lacs salés sont très-communs ; 
l'eau , en s^évaporant pendant Tété , offre le sel cristallisé à 
leur surface et sur leurs bords. Lorsque cette eau est très*con- 
centrée , elle a une couleur d'un rouge foncé. Le sel qui s'y 
forme a souvent cette couleur. 11 répaïad alors une ode^r de 
violette assez remarquable. Tel est le lac salé d'Ëlton , situé au- 
dessus d^Astcacaa, dans l'angle rentrant que fait le Volga, he^ 
Kalmouka le nomment lac doré, parce qu'il paroÂt tout rouge 
lorsque le soleil frappe dessua* Le \^e df 39gdo;, situé à peu 
près dana le même lie^ , dgime un sel pjsrAiitement blanc , 
qui ne contient point de sulfate de magnésie 9 et que l'oa 
préfière à cehii du lac d'ElIta (Pai^s^ C'est aussi près d'Aa- 
tracan qu'est la mine d'ilelski» célètee par U qua9.tit^ ^e sel 



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SEL 39X 

qu^elle fournit. Le sel t$k situé à peu de profondeur; TargiU 
sur laquelle il repose est très-dure. Le terrain qui le recouvre 
est sablonneux, et criblé de trous remplis d'une eau saturée 
de sel (Paixas). On trouve en Sibérie une mine descigenMme 
' sur la rive droite du Kaptendei y ei quatone salines sur ocfle 
du Kawda. On en trouve d'autres dans le gouvernement de 
Kolivan et ai|x environs dUrkutsk, près le lac Baïkal, dans 
le milieu même de la Russie d'Asie. Enfin, les poys voisins 
de la mer Caspienne sont tellement imprégnés de sclmarin, 
qu'aux environs de Gourief , les brouillards, la rosée qui s^àth 
tache aux babita et le suç des pl^^ntes sont salés» (Pauiasu) 

TAaTA&iE. Chez les Tartares Mongc^, le. #ot est péaétré de 
selmaria; ces peuples le lessivent, et font évaporer la disso» 
lu tien pour en obtenir le sel. 

. Chinb. La partie de la Chine qui avoisine la Tartarie, con- 
tient des mines de sclmarin ; le terrain e«t «usai foriemciit 
imprégné de cette substance. 

On trouve du sel difiposé de la même manière aur presque 
tout le plateau de la grande Tartarie, auTbibet, dans l'Inde, 
et surtout en Perse, où l'on, voit dea plaines très* étendues 
couvertes partout d'efflorescences salines , BotammcAt auprès 
de Bender-Congpun. 

PaasE. L'ile d'Omn»,. à l'emboucbure du golfe Persique^ 
paroit être un rocher de sel. On trouve celte substance 
en masses solidea, près de Balach , sur les frofitières orien- 
tales- de la Perse ; dans la Médie , aux environs d'Ispahan'; 
dans les montagnes qui environnent K«mm , ais nof d d'^ 
pahan, etc. 

TusQuiB s'Aais. 11 y a encore du selmano': en Géorgie^ 
près de Teflis; cm y expiknte les carrièveadc sel «ornais celles 
de piesres de taille, et les blocs qn^oa en rvtire se iranipois 
te»t sur le dos des bu fies (lovmvnvowi) eu Apalënie. Bn- Ca- 
.ramaaie : ceini-ci est si. dur, éfm'av l'emploie'! dans 'I* coiis- 
trucftioft dea maisons des pauvres gens (C^Msatlf X'^ Nttt^ 
lie : le sel de ce dernier pa^ provient d'un bte qui neieê- 
sècke en eertaiiaes saisoois. 

ÂAABiB. L'Arabie, comme toutes Ica plaines arides, ne 
manque pas de self oa le trouve même, dit Pline, en masses 
si solides, près de Gerris, qu'on en bâtit des maisons, èa hu- 



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593 SEL 

mectanf cei masses au moyen d'un peu d'eau , afin de les coller 
ensemble. 

AFBiQDEf Quoique le sel soit très -abondant dans les pays 
^e noii« venons de citer, on peut dii% qu'il est encore plus 
répandu en Afrique; ce qui contribue à faire présumer que 
les plaines arides des pays chauds ont quelque influence sur 
la formation de cette substance. 

Hon-seulement toutes les plaines et les déserts sablonneux 
de l'Afrique sont imprégnés de selmarin , au point que la 
plupart des fontaines peu nombreuses que l'on y trouve 
donnent une eau saumàtre , qu'il n'est pas possible de boire ^ 
mais on le trouve encore en masses souvent considérables 
dans un grand nombre d'endroits ^ parmi lesquds nous cite* 
rons les suivans. 

Abyssinie. Au sud de l'Abyssinie, et au pied des montagnes 
qui séparent ce pays de celui des Nègres Gallas , le sel est en 
masses solides et sèches. 

FezzAN et Sahaea. Le sommet des montagnes qui bordent 
le désert à l'ouest du Caire , présente un plateau immense 
couvert d^une masse de sel; les mottes de cette substance 
Jiont volumineuses, dures et entremêlées de sable (F. Ho&- 
i7|smann). a l'ouest du désert de Sahara se trouvent les 
^^ndes salines de Tegaza, sur la frontière sud -est du dé- 
sert ^e Zueniiga, à peu de. distance du' cap Blanc. Elle^ 
sç^t exploitées par des Maur^, aiixqueb on est obligé d'ap- 
ppi^ter k manger. Ces salines fournissent les sels blancs et co* 
Jior^s qvii sont transportés par les* caravanes à Casnah et à 
Tombouctou, pour l'approvisionnement des états nègres; car 
il p^ro^t qu'on ne tirouve pas de sel dans la Nigritie pro- 
prement dite* Les mines de sdl répandues dans cette partie 
4p l'Afrique que les Anciens nommoient la Lybie, ont été 
fprtlnçn indiqiiées par Hérodote'; et c'est dans cette con- 
tré^, qp'oii trouvciit » suiviani cet historien , des habitations 
construites .^n.sel, comme celles de 1« Caramanie et de 
l'Arabie (Hsieben). Outre ces salines, il pan>lt qu'il en 
existe encore d'autres sur les frontières méridionales du 
grand désert de: Sahara. Leur produit. est également vendu 

. i Ht. IV, $. loi. 



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SEt 395 

aux Nègres des bords du Niger ou Joliba. (Mun&o-Park.) 

Barbarie. En Barbarie, dans le royaume de Tunis, le 
mont Had-Delfa, à rextrémité oriental^ du lac des Marques , 
est entièrement composé dé sel très-solide, rouge ou violet. 
Le lac des Marques et les plaines qui Fenvironnent, contiens 
nent aussi beaucoup de sel. (Shaw.) 

Les lacs entourés d^ montagnes, qui sont à Arzew, près 
d'Alger , sont salés ; ils se dessèehent en été , et laissent sur 
leur fond une grande masse de sel. (Shaw.) 

Cap Vert. Plusieurs des îles du cap Vert ont des mines de 
sel; telle est l'île de Bona-Vista: d'autres ont des marais sa* 
lans naturels, telles sont celles de Mai et de Sal. 

C6te occidentale d'Afrique. On trouve des marais salans 
naturels, et estploités par les Nègres, sur presque toute là 
côte occidentale d'Afrique ; et des mines de sel gemme dans 
le pays de Bamba , au royaume de Congo. 

Cap dé Bonne -Espérance. Le sel n'est pas moins commun 
auprès du cap de Bonne- Espérance et dans l'intérieur des 
terres, chez les Hottentots et chez* les Cafres. Kolbe avoit 
déjà remarqué qu'il s'y formoit à la manière du nitre. On 
trouve des lacs salés à l'est du Cap , sur lés frontières de la 
Cafrerîe. Ces lacs ont, sur leur J'ond , des couches épaisses 
de sel gemme diversement coloi'é. Il y a dans le même lieu 
des sources d'eau salée. (Barrow.) 

Amérique septentrionale. Les mines de selmarin de l'Amé- 
rique septentrionale , qui consistent presque uniquement ea 
sources salées , commencent à être mieux connues. Ces sour^ 
ces sont, suivant M. Van Rensellaer, généralement plus ri- 
ches en sel que celles d'Europe. Elles sortent d'une roche sa- 
bleuse que l'auteur vapporte au grès rouge, et qui contient 
du gypse et un combustible charbonneux qu'on désigne sons 
le nom de houille. 

On n'indique encore aucun gisement bien déterminé de 
selmarin pupestre» Le major Long a vU , dans son voyage aux 
Hiontagnes rocheuses, des masses de sel de dix à quinze kilo- 
grammes ; mais les sources salées se montrent en grand nombre 
dans diverses parties de ce continent. Ainsi dans le Kentucky, 
entre Limestone et Lexington , derrière les monts Alleghanys , 
dçs| spurces salées coulent naturellement à la surlace du sol, 



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394 SEL 

mais plus ordioairement on a été les chercher en perçant des 
puits dans ces terrains, et surtout dans ces lieux marécageux 
nommés Licks, où les bisons et les élans venoient autrefois 
par centaines lécher le sol argileux imprégné de selmarin : 
en perçant ces puits au travers des couches, il se. dégage 
quelquefois, et avec violence, une telle quantité de gaz hy- 
drogène , que le travail en est interrompu. Du bitume pé- 
trole accompagne quelquefois Teau salée. A Liverpool , dans 
rOhio , un puits d'eau salée a donné en le perçant un demi- 
baril de pétrole par jour. 

Dans le territoire d^Ariiansas • près des sources septentrio- 
nales de la rivière de ce nom, il existe une véritable saline 
naturelle ; ce sel forme sur le sol des prairies des incrusta- 
tions d'une épaisseur et d'une solidité remarquables. 11 y a 
àes sources salées dans le même lieu. 

Dans le MissouH il y a des sources salées au lien dit Boon*^ 
slick, et sur les rives du Scioto, du Tennessee, de la Ken- 
hawa, de Big-Sandy et de différentes autres rivières à l'ouest 
des Alleghanys. Le gypse et la marne argileuse rouge se 
montrent souvent dans le voisinage de ces sources. 

En Virginie, sur le grand Kenhawa, à cinquante milles 
au sud de TOhio , il y a de grandes salines. Qn en cite éga- 
lement dans le Kentucky, dans le pays des lUinfûs, dans 
rOhio. Un puits près de Zanesville, sur le Muskiffgiun, a 
deux cent treize pieds de profondeur et donne quatre-vingts 
tonnes (Bushels) de selmarin par jour. Dans la contrée de 
Jackson , sur le Scioto , il y a des puits d'eau salée qui ont 
trois cents pieds de profondeur. 

Les sources salées ne sont ni moins nombreuses, ni moins 
productives dans les états de New-York. Les plus importantes 
spntles salines près du lac Onondaga et de Montesuma , daos 
le canton de Cayuga. Les sources sont dans le voisinage du 
canal qui lie la rivière d'Hudson au lac Érié, ■ 

Amérique méaidionale. En Californie, il est en masses très- 
pores et très-solides. Dans î'ile de Cuba. Dans celle de Sainl- 
Domingne , aux environs du Port-au-Prince , dans une mon- 

1 ' Ces dëuilt tout extraits de la ninéralogic de Cleaveland , édition 
d% iSa», paf. i3o. 



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SEL 395 

tagne voisine du lac Xàragua ; il y a aùaai des salines trts* 
productives dans la plaine de TArtibonite. Derrièi^e le cap 
d'Araya , vis-à-vis la pointe occidentale de l'île, nommée la 
Marguerite. 

Péaou. Au Pérou, il y a beaucoup de mines de sel gemm« 
en masses fort dures. Ce qu'il y a de remarquable dans 
leur position , c'est qu'elles sont situées dans la partie la 
plus élevée de ce pays, telle que le Potosi. La couleur la 
plus ordinaire de ce sel est le violet jas[ié ( Uixoa). Il y a 
aussi des plaines salées en Amérique : on en cite une très* 
étendue , aux environs, de I<épis , vers l'extrémité septen-^ 
irionale du Pérou. 

Chili, Au Chili , dans les provinces de Copiapo et de 
Coquimbo, qui sont les plus voisines du Pérou. Enfin, m 
la pointe même de l'Amérique , prés le pays des Patagons , on 
trouve, vers le port de Saint-Julien, un marais salé de deux 
milles de long. 

Tels sont les principaux lieux du globe où l'on trouve du 
•elmarin. On le rencontre encore , mais en moindre quan« 
tité, dans des fontaines d'eaux minérales qui renferment en 
même temps d'autres sels. Nous donnerons pour exemple 
les sources de Balaruc, de Bourbonne, de Bourbon-lABcy, 
de Lamotte, etc. 

Les mers, lacs et marais salés ont une position géologique, 
une origine et des particularités tout-à-fait différentes de 
celles que présentent les mines et les sources. 

La mer est, comme le fait observer Kirwan, la mine la 
plus abondante de selmarin, puisque ce sel forme environ 
la trentième partie de cette masse immense de liquide ; il 
y est asses également répandu, lorsque d'ailleurs aucune 
cause locale ne peut troubler cet équilibre. La plus grande 
proportion de selmarin est de o,o38, et la plus foible d'en- 
viron o,o32; mais le djéveloppement de ces notions appar- 
tient plus à Thistoire de la mer qu'à celle du minéral dont 
iU'agit ici. (Voye» Océan, tom. XXXV, pag. 5o2 et 3o4.) 

Les terrains salés, c'est-à-dire , qui renferment du selmarin 
disséminé dans leur. masse et qui ne s'y manifeste que par la 
saveur ou par les propriétés cbimiques, ont avec les lacs 



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596 SEL 

salés la plus grande analogie. Ces derniers semblent être le 
résultat du lessivage naturel des terrains salés; or, la pré* 
sence constante du selmarin dans les mêmes lacs, lors même 
qu'on en exploite les eaux, semble indiquer que le selmarin 
ii*a pas été entièrement enlevé de ces terres par le lessivage , 
ou bien qu'il s'y reforme successivement, ou bien enfin, 
qu'il se forme dans les lacs eux «-mêmes. La seconde cause 
paroit et la plus vraisemblable et la plus ordinaire, 
' Les contrées dont le sol contient du selmarin, sont gêné* 
ralement situées dans les climats chauds. Elles renferment 
ordinairement de vastes plaines, tantôt peu élevées au - des- 
sus du niveau de la mer (les environs de la mer Caspienne, 
la Perse , auprès de Bender-Congoun , les déserts d'Afrique , 
etc. ) , et tantôt situées sur des plateaux ( le Mexique ; la 
couche de terre salifère n'a que 8 centim.). Elles sont gé- 
néralement composées de terrains meubles assez arides et 
presque dénués de végétation. 

Le selmarin ne s^ trouve jamais seul ; il est constamment 
accompagné de nitre, en sorte que l'histoire des terrains 
salpêtres est inséparable de celle des terrains salés. 
' Les lacs salés se trouvent en général dans les mêmes con< 
trées que les terrains salifères. Ils ont plusieurs caractères 
assez remarquables. 

Ces lacs n'ont aucune communication avec la mer ; ils re» 
çoivent en général des cours d'eaux plus ou moins nom- 
breux ; mais aucun n'en sort, ni même ne les traverse : en sorte 
que, quelque petite que soit la quantité de selmarin que ces 
ceurs d'eaux puissent tenir en dissolution , comme ils se ren- 
dent constamment dans les lacs, et que l'eau n'y diminue 
que par évaporation , le sel qui y est atoiené s'y accumule 
au point de saturer les eaux et de cristalliser en plaques 
épaisses dans la saison où la chaleur réduit par évaporation 
la masse de ces eaux. 

Les eaux ainsi réduites prennent en général une couleur 
rougeàtre ; elles répandent souvent une odeur particulière ^ 
approchant de celle du bitume ou de la térébenthine ; odeur 
qu'on reconnoit également dans presque toutes les usines où 
l'on évapore des eaux de sources salées. 
< Outre le selmarin y ces eaux renferment assez souvent du 



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SEL , 397 

gypse, du mire 9 du natron, du sulfate de soudç , des mmria* 
tes terreux divers, etc.: tel est celui de Loonar, à 40 milles 
de Jauhreh , dans le district de Bérar aux Indes orientales* 

( J. £. ALEXANO£a. ) . , 

Nous ne donnons point de nouveaux exemples de cette 
position du selmarin, parce que nous en avons rapporté déjà 
un assez grand nombre dans Ténumération géographique des 
pays qui fournissent ce sel, quelle que soit son origine. 

Exploitation j fabrication et usages du. selmarin. 

Quoique le selmarin soit assez ordinairement employé par 
petites doses, son usage est si général et si habituel,. qu'on 
fait pour l'assaisonnement seul une immense consommation 
de cette substance. On en emploie une quantité encore plus 
considérable pour les salaisons, c^est- à-dire pour conserver, 
par son moyen , différens alimens tirés des animaux et même 
quelques végétaux. Considéré sous ce dernier point de vue , 
il est .d'une grande importance, puisque plusieurs genres d'in- 
dustrie et de commerce en dépendent. On a donc dû cher- 
cher à l'extraire avec le plus d'économie possible de tous 
les lieux où la nature nous l'ofifre avec une bienfaisante .pro- 
fusion. 

Les mines de sel gemme sont exploitées comme nous l'avons 
indiqué plus haut ; lorsque le sel qu'elles produisent n'est pas 
pur, on est obligé de le faire dissoudre dans l'eau pour le 
purifier. 

Si l'eau de la mer est, ainsi qu'on l'a dit, la mine la plus 
vaste de ce sel, elle n'est pas la plus riche, et s'il falloit em- 
ployer uniquement la chaleur des combustibles pour en ob- 
tenir le sel , cette substance seroit portée à un prix trop 
élevé. On extrait donc le sel de l'eau de la mer de deux 
manières : i.** par la seule évaporation naturelle; 2J* par 
l'évaporation naturelle combinée avec Tévaporation artifi- 
cielle. 

Dans le premier cas on fait cette extraction au moyen des 
marais salans : ce sont des bassins trés-étendus , mais très-peu 
profonds, dont le fond est argileux et fort uni ; ils sont pra- 
tiqués sur le rivage de la mer. Ces marais ou bassins con- 



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598 SEL 

sifltent : 1 •** en un vaste réservoir placé en avant des marais 
proprement dits et plus profond qu'eux ; ce réservoir icom- 
xnunîque.avec la mer par un canal fermé d'une écluse: on 
peut, sur les bords de TOcéan, le remplira marée haute, mais 
les marées sont plutôt un inconvénient qu'un avantage pour 
les marais salans; 2."* en marais proprement dits, q\ii sont di- 
visés en une multitude de compartimens au moyen de petites 
chaussées. Tous ces compartimens communiquent entre eux, 
mais de manière que l'eau n'arrive souvent d'une case dans 
la case voisine qu'après avoir fait un très- long circuit, en 
sorte qu'elle a parcouru une étendue quelquefois de 4 à 5oo 
mètres avant d'arriver à l'extrémité de cette espèce de laby- 
rinthe. Ces diverses parties ont des noms techniques très- 
nombreux , très- singuliers, et qui difiPèrent dans chaque dé- 
partement. Ces marais doivent être exposés aux vents de 
N. O., de N. ou de N. E. 

C'est en Mars que l'on fait entrer l'eau de la mer dans ces 
bassins étendus. Elle y présente une vaste surface à l'évapo- 
ration. Le réservoir antérieur est destiné à conserver l'eau, 
afin qu'elle y dépose sçs impuretés et qu'elle y subisse un 
commencement d'évaporation ; cette eau doit remplacer celle 
des autres bassins à mesure qu'elle s'évapore. On juge que 
le sel va bientôt cristalliser, quand Teau commence à rougir; 
elle se couvre peu après d'une pellicule de sel qui se préci- 
pite sur le sol. Tantôt on lui laisse déposer son sel dans les 
premiers compartimens , tantôt on la fait passer dans des cases 
où elle présente encore une plus grande surface à l'air. Dans 
tous les cas on retire le sel sur les rebords des cases pour 
l'y faire égoutter et sécher. On le recueille ainsi deux ou trois 
fois par semaine vers la fin de l'opération. 

Le sel obtenu par ce moyen participe de la couleur du 
sol sur lequel il est déposé , et , selon la nature du terrain , 
il est blanc, rouge ou gris : on appelle aussi ce dernier stL 
verL Le sel de mer a l'inconvénient d'être amer si on l'emploie 
immédiatement après sa fabrication. Il doit ce goût au mu- 
riate de chaux et au sulfate de soude qu'il renferme. L'expo- 
sition à l'air pendant deux ou trois ans le débarrasse en partie 
de ces sels étrangers. 

Les marais salans sont presque aussi multipliés que les minet 



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SEL 399 

et que les sources salées. Ceux de Portugal puisent pour don- 
ner le sel de meilleure qualité : il est en gros grains presque 
transparens; on le préfère en Irlande pour les salaisons de 
bœuf. Les sels les plus estimés après celui - ci sont ceux de 
Sicile , de Sardaigne et d'Espagne. Les sels de France sont 
appropriés à d'autres usages, notamment k la salaison du pois- 
son. Il y a des marais salans sur les bords de la Méditerra- 
née, dans le département des Bouches- du- Rhône, et dans 
celui de l'Hérault près d'Aiguemortes. C'est dans ce dernier 
lieu que sont les marais de Peccaie. La suite des opérations 
diffère un peu de celle que nous avons décrite,* mais les prin- 
cipes sont les mêmes. Sur les côtes de l'Océan on compte ceux 
de la baie de Bourgneuf, ceux du Croisic, ceux de Brouage, 
de laTremblade et de Marenne, département de la Charcuter 
Inférieure. 

Dans la seconde manière d*extraire le sel de Peau de la 
mer, on forme sur le rivage une esplanade de sable très-'unie, 
que la mer doit couvrir dans les hautes marées des nouvelles 
et des pleines lunes. Daiîs Pintervalle de ces marées , ce sable , 
en partie desséché , se couvre d'efilorescences de selmarin ; 
on l'enlève et on le met en magasin. Lorsqu'on en a une 
suffisante quantité , on le lave dans des fosses avec Peau de 
mer, qu'on sature ainsi de selmarin ; on porte cette eau dans 
deft bassins de plomb assez étendus, mais peu profonds; on 
évapore, par le moyen du feu, l'eau surabondante, et on 
obtient le selmarin d'un beau blanc. Ce procédé est mis en 
usage sur les côtes du département de la Manche , près d'A- 
vranches. 

^ On assure qu'on peut aussi concentrer Peau de la mer par 
la gelée : la partie qui se gèle contenant beaucoup moins de 
sel que la partie qui n'est pas gelée ; mais on ne peut pas 
l'amener par ce moyen à plus de 16 à 17 degrés (Wall), 
ou 9 à 10 (Langsdorf). Il faut, d'après les observations de 
M. Bischoff, une température de — 5,3 degrés pour geler une 
eau salée à 9 degrés de saturation, et — 17 degrés R. pour 
la geler lorsqu'elle est à 27 degrés, c'est-à-dire, complète- 
ment saturée; mais ce moyen insuffisant, qui a été essayé à 
la saline de Walloë en Norwége , a été abandonné à cause 
de son peu d'efficacité et des manipulations dispendieuses 



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400 SEL 

qu'il entraînait* On ne pourroît pas employer le procédé Ae 
la congélation pour Teau des fontaines salées qui renferment 
du sulfate de magnésie , parce que ce sel décompose , à la 
température de la glace ^ le muriate de soude. Il se forme 
du sulfate de soude et du muriate de magnésie : sel déliques- 
cent qui gène la cristallisation du selmarin et en altère la 
qualhé« (Gren.) | 

Les Romains ont employé un autre procédé dans leurs sa- 
lines de C;ervia et d'Ostia. Ils accumuloient le sel en mon^ 
ceaux et brûloient des roseaux à Tentour ; la surface du sel 
se durcissoit et sembloit se vitrifier, en sorte que Teau des 
pluies glissoit dessus sans dissoudre le sel. L*eau de la masse, 
ne pouvant plus sVvaporer, entraînoit, en sVcpulant, tous 
les sels déliquescens : ce qui rendoit le sel plus pur et plus 
sec. (P. S.-Georgio.) 

Enfin» à la saline de Walloè' en Norwége , on se sert de 
bàtimens de graduation pour concentrer Feau de la mer. On 
ramène par ce moyen , et par Taddition d'un peu de sel de 
Norwich, au point de saturation, qui est de 26 degrés 8', 
lorsque le sel est pur, et qui monte jusqu'à 3a degrés lorsque 
le sel est impur ^ et on Tévapore dans des poêles. (Voyez plus 
bas la description âe ce genre d'extraction.) 

Lorsque Feau des fontaines salées est assez chargée de sel 
pour contenir au moins iS parties de sel sur 100 parties d'eau, 
c'est-à-dire, pour être à lô degrés, on la soumet immédiate- 
ment à l'évaporation. Les poêles où bassines dans lesquels on 
fait cette opération ^ sont quelquefois en plomb, mais plus 
ordinairement en fer. Elles sont très-grandes , maïs peu pro- 
fondes. Il y a cependant certaines dimensions qu'on ne doit 
pas dépasser si Ton veut réunir l'avantage du travail en 
grand et de l'économie du combustible avec celui de la au" 
reté du travail et du succès. Il paroit que le maximum de 
ces dimensions est pour des poêles rectangulaires de 7 mètres 
de large au plus, sur i3 à 14 mètres de long. Leur fond est 
plat et uni, quoique composé de plusieurs pièces; mais dans 
plusieurs -salines ces pièces de fer ont des rebords repliés 
à angles droits qui sont en sallie à l'extérieur de la poêle. C'est 
au. moyen de ces rebords que ces pièces sont réunies très» 
exactement et solidement par un ciment composé d'étoupe. 



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SEL 401 

de chaux-vive et d'èàu sàlëe saturée, el par des écrous à vis* 
JLe fond des- poêles est sujet à se courber; on le soutient , 
ou avec des piliers, qui sont ou en terre cuite ou en fonte , 
,qut, montant du foyer, gênent, et le service et la vue, ou 
au moyen de chaînes qui lient ce fond avec des pièces de 
bois placées horizontalement au-dessus des poêles. 

Les tôles qui composent ces poêles sont en fer ou battu 
ou laminé.' Les premières ont semblé avoir quelque avantage 
sur les secondes, mais on ne sait pas slila sont réels, et s'ils ne 
tiennent pas plutôt à la qualité du fér qu*à la manière dont 
il a été étendu. 

Felidant Vévaporation il se dépose du sulfate de chaux, 
que les ouvriers appellent scfie/o^. 11 faut Tenlever avec soin; 
on place sur les. bords de la poêle, pour le recevoir, des 
petites poêles plates et en tôle nommées attgtlotsi on retira 
les augelols au moment où le sel commence à crîstalHser; 
mais ce moyen est insuffisant. Vers la fin du salinage , le 
sel, mêlé de chaux sulfatée, s'attache fortement au fond 
de la chaudière et forme une croûte ou écaille assez difficile 
à enlever. M. Nicolas a proposé de la dissoudra avec des 
eaux peu chargées de séL Cette écaille , qui contient beau* 
coup dé chaux sulfatée, é^ si dure, qu'on la jette sou* 
vent comme inutile. M. Unj;er en a tiré lia parti très^avan<* 
tageux , en là pulvérisant sous des boeards , et en dissolvant 
le sel qu^ellereiiferme dans l'eau même, de la source salée, 
qui devient par ce moyen beaucoup plus forte :ces' écailles 
sont produites par les sels que l'eau abandonne et qu?ells 
dépose au fond de la chaudière , en passant dans cette partie 
de la poêle de l'état liquide à l'état gazeux. Si l'on évaponnt 
sans ébuUition, cet effet n'auroit pas lieu. (RonnvET, J. dePh.) 

M. Cleiss , inspecteur des salisses de Bavière , a introduit 
iine méthode d'évaporation qui paroit prévenir la plupart de 
ces ioconvénienr. Un atelier d'évaporation est composé de six 
poêles disposées sur deux rangs et ayant des usages différeos. 
La poêle du milieu du rang de derrière est la plus petite ; elle 
est échauffée par la réunion des cheminées des foyers des 
autres poêles. £lle se nomme potion* L'eau salée , après y 
avoir déposé ses impuretés, passe dans la poêle de graduation, 
«plus basse que leiroêlon et placée sur le rang de devant 9 elle 
48. . s6 



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4«i SEL 

y est ttaoe daaâ an état constant d*ébiillition« L'eau s'y con- 
centre îusqu'à 20 degrés , et y dépMe une partie de son 
sehelot ou ohaux sullktée. De la poêle de gradnatioB l'eau 
talée passe dans les poè'/ss de fri^artL^n^ situées aux deux 
extféiiiit#s da rang de derrière ; elle y Ivout aussi constam* 
ment , se coneeotre cenipllttsnent et laisse déposer tout son 
snJAite de ebaux. Alors on la fait passer dans les poè7u àt 
wriêtûUUaHoH ene ote plus kaases que les précédentes , et pla- 
cées aux deux extrémités du rang de devant* L'eau y bout 
k peine et le sel y cristallise. Càaque poêle , à Texception 
du poêlon, a un foyer particulier, dont les tuyaux de fu- 
inée entourent las borda de la poêle. Les poêlés sont pla- 
eéca deux par deux dans des chambres en planches Men 
Refaites, qui les enveloppent complètement. Ces chambres sont 
basses et leurs plafonds sont percés dans le milieu d'une 
onveMnro terminée par un tuyau , an moyen duquel la va* 
peur aqueuse se dégage avec rapidité. On a remarqué qu'on 
trouvoit dans cette méthode d'évaporation une économie 
de plus du tien du combustible. {Bulletin des Sciences, 
n** goO 

Xontèt on évapore Teau fusqu'à siccité: cette circonstance 
eat rare; il faut, pour qu'elle nit lieu, que la fontaine sa- 
lée ne contienne que du muriate de soude. Plus ordinaire- 
ment on laisse des eaux-mères, nommées muire. Ces eanx* 
l»ètes contiennent principalement des sels déliquescens , <pii 
sont dos muriates de chaux et de magnésie : ces sels, en aug- 
menSanl la masse des eaux-mères, angnsentent aussi l'emploi 
des eombustibles , et rendent le sehnarin amfcr et déliques- 
cent» M. Gren propose de les décomposer en grsnd par red- 
dition dé la chaux et du sulfate de sonde. Il se pr» eipite dans 
ce cas deux aobstanHes, dont Tune est insoluble, c'est de la 
magnéeie; et l'autre est peu soluble, c'est du sulfate de 
ahaux. L'enn salée peut élre alors entiéreilient évaporée $ le 
$éi que l'ion obtient est pur et aee. 

Sofin ^ on eh^c^he ton|onlv daus ces opérations k écono- 
miser le oombnstible.La fbrme des fbumriux et la dimension 
des poêles sont cnieulées pour atteindre ce but important. 
. On remarque ni^e odent^ asiee agréable dans là plupart des 
atelitmoiee fhiti'Évapoztttion d& eaax salées. Il pamtt qu'elle 



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SEL 4o3 

vient de la petite pirtie de bitume qui est presque toujours 
inéiée au sel dans ses mines» 

Lorsque Feau des fontaines ne contient qu'une petite quan- 
tité de sel , i'ëvaporation artiâcieile coûteroit trop ^ s'il falloit 
f soumettre la masse d*eau telle qu'elle est donnée par la 
fiotilTe ; il faut donc la eoncentrer far ua prœédé mbins 
eîier. - 

Qo sait que , pour fatoriier et aeoélérer Févaporatioa d'une 
liqueur, il faïut lui faire présenter beaucoup de smrfaee 4 
l'air. Pour remplir cette indication ^ on élève par des pompes 
l'eau salée à une faauteur de 9 mètres envirMi, et on la fidt 
tomber sur des murailles de fkgots qui ont cette hauteur $ 
reau qui est distribuée avec égalité sur ces fagots 'par des eoii- 
dttits et par des robinets , s'y divise à l'infini , et épi*6uve dails 
sa chute une évaporation considérable. La même eau est éle- 
vée souvent plus de vingt fois pour être amenée bu degré de 
coneèn-ttaiîèn nécessaire. Oh appelle cette opération gradaer 
Peau , et on némme bâtimens de graduation , les murailles de 
fagots d^épitie dont lious v«aotts de parler. 

^Ceà niUrailles s6nt couvertes d'un toit qui les met à Ta^ri 
de la pHië ; elles ont euviron S mètres d'épaisseur , et quel- 
quefoiè plus de 400 mètres de longueur. Elles doivent pré- 
senter leur flanc aux véUts dominans. 

LVtat de l'atmosphère influe considérablement sur la rapi- 
dité de la eoncèiitt*stion j un vent frftis^ sed et modéré, lui 
est favbfable ; ttindiâ qu'un tenips lourd , humide et bru- 
meux, ajoute quelquefois de nouvelle eau • à l'eau salée. Un 
vent trop vidlent enlève beaucoup d'eau salée. 

L'eau, en se concentrant , dépose sur les fagbts uue couche 
de ftéléïiite ou chaux sulfatée , qui devient à la longue si 
'épaisse, qu'il faut les renouveler. 

L'eau , amenée k 26 ou 27 degrés par la graduation , eêî 
évaporée complètement dans les poêles , comme nUttâ venons 
de le décrire. * 

On a employé àMôUtîer Un procédé qui, dtolftttuuteneore 
l'emploi du combustible, rend l'opération moins CUÛteuéè. 
Lorsque Féau a été Concentrée parla graduation, éfiJUite>par 
révaporatîon artificielle, au point d'être amenée à prètf de 
Sa degrés, qui est le telme vei^ù de eelui de kr ^lrttr*î)eaL 



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4^4 .:SEL 

.pour \e& eaux salées impures , on la fait cotiler lé long d'un 

grand nombre de cordes suspendues perpendiculairçinent* 

Ces cordes se couvrent d'une couche de sel , qu^on enlève 

.lolvqu^elle a acquis environ 5 centimètres d'épaisseur. On 

:peut faire une semblable récolte deux à trois fois par an* 

Enfin j on a essayé à Artern , ea Saxe , d'obtenir du ael des 
sources salées par la seule action du soleil , sans l'emploi d'au- 
.euil combustible* On concentre l'eau par la graduation ; on 
il' expose enHuite au soleil dans des caisse^ en bois, élevées au- 
^deiausj du .sol et très-plates* Ces caisses sont recouvertes d'un 
? toit de p)anches« qu'on ôte et qu'on remet à volonté. 
, '< On peut encori» graduer jusqu'à un certain point les eaux 
foibled , en les* baissant séjourner dans un réservoir profond. 
éLa masse inférieure d'eau est quelquefois portée par ce moyen 

■ de 0,01 à O9I4* (STftUVB> {IpSlNET*) 

Tels sont 1^ principes des différentes méthodes d'extraction 
du selmarin« Ce sel est répandu dans le commerce , tantôt 

•fii9U€ la forme de grains, tantôt sous celle de pains. On fait 
ces pain^ en pressant le sel en grain dans un moule , et ^a 

l'agglutinant ou moyeii d'un peu d'eau ; on les fait ensuite 
Sécher à l'étuve : ils se. transportent plus facilement sous cette 
forme* C'est ainsi que Ton façonne une partie du sel à Mont- 
morot , dans le département du Jura* 

Noioi^ avona déjà indiqué quelques-uns des usages du sel- 
ntarin : ce sont aussi les plus connus de tout le monde. Non- 
seulement ce sel est pour les hommes un assaisonnement 

•agréable et sain ,. mais presque tous les animaux herbivores 
l'aiment, et il paroit leur être très-salutaire. Le sel a encore 
quelques autres usages particuliers et assez singuliers. Il rend 
le bois qu'on laisse séjourner dans ses dissolutions, presque 
incombustible : on croit même en Perse qu'il le garantit de 

^l'attaque des vers^ car on saupoudre de sel les pièces de 

•charpente des édifi<2cs. ( Chardin.) 

Il sert de monnoie en Abysfinie -, il y passe de main en. main 
aous la forme de briques , qui valent à peu près 1 fr. a5 cent. 
(Bruce.) 

Il paroit trè$- probable que les colonnes de verre fossile , 
dans lesquelles les Abyssiniens renfermoient les momies de 

;ieiirs par,ens 9 :au rapport d'Hérodote , n'étoient autre chose 



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SEL 4o5 

que des masses de sel gemme , substance très*commune dans 
cette partie de TAfrique, comme on Ta vu plus haut. 

Le sel étoit regardé par les anciens comme absolument 
contraire à la végétation; on faisoit la cérémonie de semer 
du sel dans un champ qu'on youlpit frapper de stérilité» 
L'expérience journalière vient à l'appui de cette opinion* 
Cependant le sel est aussi regardé comme amendement, lors- 
qu'on ne 'l'emploie qu'à petites doses. Beaucoup d'agricul«. 
teurs enlèvent le sable salé des bords de' la mer,, ou bien 
achètent les résidus des salines, pour amender leurs terres, 

(PicTET. ) 

Le selmarin est employé directement dans quelques arts, 
chimiques. 11 sert à donner un vernis assez beau à certaines 
poteries de grès. On le jette dans le/ four au moment où le% 
poteries sont cuites, et où le four est au plus haut degré* 
d^incandescence. On ferme toutes les issues. Le sel, en se 
volatilisant, fait fondre la surface de toutes les pièces, et 
la couvre ainsi d'un vernis brillant, solide et inaltérable. (B.) 

SELOSNI. (Ornî^fo.) Kraschenninikow citece canard comme 
un de ceux qui passent l'hiver près des sources, dans les 
contrées boréales, sans en déterminer l'espèce, (Ch. D.) 

SËLOT. {Conohyl.) Adanson (Sénégal, p. 191, pi. i3) dé^ 
signe sous ce nom vulgaire une coquille de la côte occiden- 
tale d'Afrique, dont Gmelin a fait sa nçrita tricolor, Vi^ei 
I^éBiTE;(DBBO 

SELS. (Min,) Toutes les substances minérales qui sont dis* 
solubles dans l'eau , qui ont une saveur particulière et qui 
sont susceptibles de cristalliser régulièrement ou d'une manière 
confuse, ont été nommées sel^; mais le -sel par excellence, ce*, 
lui qui a servi de type à cette espèce de famille, est le sel de 
cuisine, et ce nom de sel est tellement identifié avec la sub« 
stance qu'il désigne , qu'il seroit impossible de lui en substi- 
tuer un autre dans le langage familier; aussi, malgré tous les 
changemens qui sont survenus dans la science , malgré les dif- 
férentes dénominations qui ont été imposées au sel^ soit par 
les chiniistes , soit par les minéralogistes, on lui a toujours 
conservé son nom, parce qu'il est de toute antiquité^ et qu'il 
est à la fois clair, précis et abréviatif. Lorsque l'on parle du 
i€l 9 00 sait parfaitement ce dont il s'agit, il n'y a aucun 



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4o6 SEL 

équivoque, et lorsque Ton parle d'tm $d sans le désigner au- 
trement, on se forme de suite une première idée de la subs- 
tance dont on veut parler, parée qu'on la rapporte iovoion- 
tairenevt à celle qui a donné son nom à tous les corps qui 
ont des caractères communs, avec elle. Il en est du mot sel 
oomme du mot métal, le premier entndne avec lui l'idée 
d'une matière sapide et dissoluble, et le second, Fidée d'une 
aobstance bfillanle et pesante, et cela avant que Ton ait dé- 
signé Tespèce de sel ou de métal dont on veut parier. 

La acienee ne pourroit se contenter d'une expression aussi 
vague que Test le mot sels; aussi sont-il^ déjà décrits sous les 
Boms spécifiques qui leur ont été assignés dans la méthode, 
«vee les. épitkètes de sels neutrea, de seb acides, de aeU tri- 
ples, eto», suivant que la base et l-acide sont en équilibre, en 
exoès, ou que la base est simple, double, ete. 
. Le npinbre dea substances qui ont reçu le nom dé sais est 
énontte, Wjb des sels minéraux, des sels végétaux et des sels 
qui appartiennent au règne animal, mais comme il ne s'agit 
jai que des aels minéraux qui se trouvent tout formé» dans la 
aatuve, et que nous ne ies rappelons sous leurs anciennea dé- 
nominatiMis que pour les renvoyer aux espèces auxquelles 
il» appartienneint , la nomenclature en sera très -courte et 
peu ftstidiense, ear tous les autres sont du domaine de la 
ehimie. 

Sel d'alun. Sel triple composé d'alumine, d'acide sulfurtque 
de potasse oo d'ammoniaque et quelquefois dea deux i la ibis 
avfc i»ne forte proportion d'eau. (Voyes Alvulisèl sulfai^s.) 

Sel amer. Magnésie , acide sulfuxique et eau. ( Voy^ liAGMé- 

SfK SC£^ATia.) 

Sel amwumiaeal secret de Glauher* Ammoniaque , acide sul- 
fîaviqtte et eau, (Voyez Ammoniaque soltatàb.) 

S^ ammoniaque ou Sel amnù}mac^ Aipraoniaquc , aoide hj» 
drocklorique et eau. ( Voyei Amiqoniaqos MoaiAite») 

Sel d'AngkUrre. (VoyetSaL AMnu) 
' Sfil commun ou tout siniplement Sel, ( Veyez- SmjMKÊiixu) 

Sel^^smsinè, 'Soude, acide bydroolilorique et eau quand il 
est par£Eiit«meAt pur. ( Voyes Sai.BfiMLXN« ) 
^ Seld^epâmi ou ^^tpsom, (Vo^a Sbl axxx.) 

Sel gemmp»^ ( Voyes Seima AiN« ) 



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SEL 4#7 

Sel de GUuher natif. Soude, acide t^Uuriqut it ee«. (Vpjex 

SOUPB aUlPATÉE.) 

SelmêTin* (Vojfcb SfiiMAaiM.) 

Sel de muraille. On nomme ainsi lef seU qui oQleurifieilt à 
]a surface des vieujt bàtiiuens, et particuHèreiAeat \à «itrUte 
de potasse et le sulfate de magnésie. 

Sel de nitre ou Nitre, Potasse, acide aifriquo et eau- (Vo^ex 

POTASSB NlTf JlTÉi;.) 

Sel sëdaHf. (Voyez Agid« bou^ob ou Boa^ciçoa») 

Sel de SedlUz, Voyez Ski AMsa* 

Le borax, le lut/ron, le ràrto/ l^/e«, uari et hlanCf fiu 1|^ cou- 
perose du commerce, ainsi que le salpêtre, ft«l également 
partie des tels^ et comme ils se trouvent tout formés dana U 
nature, nous les citons pour compléter la série dea i€U mné^ 
raux naturels, ^ * 

La plupart de ces suJ^tances se trouvent ei^ dîasolutioa 
dans les eaux thermales , en efijorescence ^ la surface 4t> vieuat 
édifices, d^s parois des vieilles carrières pu dea mines ubao*' 
données, quelquefois aussi à la superficie de |# terre, dans 
les crevasses des ierraiiis brûlans , ou bien enfin en dissolu* 
tion dans les eaux de la mer, da^a quelques sQu^es, ou for* 
maat des bancs épais dans le sein de la teYre« mais eeoi ne s'ap-> 
plique guère qu'au selmarin pupesâi*e qu sel genmeè (Ba^ao.) 

SELS. iChim*) On donae le nom de sel i loei eeeilpoid 
d'un acide et d'une hase sai{fiabUf dans kqotl ks pwofwiédéà oerae* 
tériitiques de l'acide et de la hase sofit plus oa mevis néalraiùi^es. 
Par extension on considère au|ourd'kui eoaanie dea sels : 

1.*" Des combinaisons en proportions défeiies, fo rmées de 
deux oxaeides ou de deux oxîdes, dans lesqueiles loi pro-? 
jKriétés caraetéristiquea des aeides ou dea oxidea ne sont poiftt 
neutralisées , mais qui ont de ranalegie avee les tels relatif 
vement aux quantités d^oxigène cMtenues dana las deux 
aeides ou les deux oxides , principes îmni^édiata de oea cam- 
binaiaons* 

a."* Des coaJ>inabon8 en propartioaa définiea d'un pbto^ 
rare, d'un chlorure, d'un induré» d'an asolure, d\tn sul* 
fure , etc. , avec un oxide , dans lesquelles aet eaû4e est électro- 
positif , tandis que l'autre eorpa qui lui e9t mnx é^ê éUetfo- 
négatif. 



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4o6 SEL 

3/ Des eùBÉblnfkfsonB en propartipna définies de^deux phto- 
rures , de deux chlorures, de deux iodures , de deux sul-- 
fures, etc., dans lesquelles un des composés est ëlectro -né- 
gatif et l*autre est électro-ponitif. 

4v Des combinaisons en proportions définies d'un phto- 
Ture avec un chlorure, d'un chlorure avec un iodure, d'un 
lodure avec un sulfure , etc. , dans lesquelles on peut tou- 
jours considérer l'un des principes immédiats d^la Gombi-< 
naison comme électro-négatif et l'autre comme électro-positif. 

5.^ Enfin, en voyant les probabilités qu'il y a pour que le 
plus grand nombre des éthers, la stéarine, l'oléine, la pho- 
eénine, la butirine, etc. , soient formées d'un acide et d'un 
composé binaire ou ternaire qui n'a point la propriété de 
rougir le tournesol , j'ai proposé de considérer ces composés 
comme des sels» ' 

Les anciens chimistes employoient le mot sel suivant une 
acception toute différente de celle qu'on lui donne aujour- 
d'hui ; ils l'appliquoient aux suhsêances sapides . solubUs dans 
Veau y a^ant une pesanteur , une fixité ^t une solidité moyennes 
entre celles de la terre et de Veau. Ils faisoient abstraction de 
la composition et de toutes les propriétés qui passent au* 
fovrd'hui pour être le plus caractéristiques des corps qui les 
possèdent : ainsi, le sel commun, les acides les plus corrosi£i, 
les alcalis les plus caustiques , le aitre , le sucre, se trouvoient 
confondus sous lane dénomination commune. 

Les chimistes modernes, en donnant une définition qui 
repose sur une composition définie et sur la nature acide 
et alcaline, ou plus généralement sur la propriété électro- 
négative et la propriété électro-positive des principes immé- 
diats qui constituent par leur union mutuelle les composés 
auxquels ils réservent le nom de sels, ont été guidés par un 
principe tout -à- fait rationnel, qui éloigne cette incertitude 
que les anciens rencontroient tou.tes les fois qu'il fklloit appli- 
quer le mot sel à des substances qui n'av oient qu'à un foible- 
degré la saveur , la solubilité dans l'eau , et en un mot, ces 
propriétés qu'ils oonsidéroient comme essentielles aux sels ei 
qui étoient toutes excessivement variables d'intensité. 

Dans tout sel il faut, pour le définir comme espèce, dis-i 
tinguer trois choses , l'espèce d'acide , l'espèce de base salifia- 



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SEl 409 

bir , qui sont unies , et enfin les proportions juivànt lesqu Aies 
ces espèces sont susceptibles de se combiner. On peut voir, 
t. X , jp. 627 , par quel artifice de I^i^gage la nomenclature chi-' 
inique, appliquée aux diverses espèces de sels, parvient à ex- 
primer ces rapports ^ en posant en principe : 1.° que tous les* 
sels qui sont composés d'un même aciâe forment un groupe ap-» 
pelé genre , dont le nom est tiré de celui de Facide ; 2.* qu'en 
joignant au nom générique celui de la base salifiable et Pépî- 
thète neutre, on désigne la combinaison qui- se rapproche' 
le plut de l'état neutre, c'est-à-dire de celui dans lequel l'acide 
et la base du sel dont on parle, auroient éprouvé la dispari- 
tion la plus complète de leurs propriétés caractéristiques ;' 
S."" qu'en faisant précéder le nom générique des'prépositions 
sur ou h^o, on désigne les combinaisons qui contiennent'plu^ 
ou moins d'acide que la proportion qui constitue la combi- 
naison neutre* On sent d'après cela combien il importe dé 
£xer le sens qu'on doit attacher à l'expression de sels neutres^ 
Les acides les plus énergiques, -c'est-à-dire ceux qui ont 
les affinités les plus nombreuses et les plus puissantes, ont des 
propriétés communes , telles qu'une saveur aigre , la propriété 
de rougir la teinture de tournesol , de rougir ou de jaunir Thé- 
matioe. Les bases salifiables les plus énergiques ont égalemient 
un certain nombre de propriétés communes : elles ontune sa- 
veur différente de celle des acides ; elles forment des combinai- 
sons bleues avec l'hémâtine et rétablissent la couleur bleue 
du. tournesol rougie par un acide. Maintenant, lorsque ce» 
acides, ces bases salifiables, se combinent en certaines pro- 
portions, ces substances perdent en général lès propriétés 
qui les caractérisoient comme acides et comme bases salifiableSi, 
Ainsi les sels auxquels elles ont donné naissance , sont insi- 
pides , ou , s'ils sont sapides , leur saveur n'est plus celle de 
l'acide ou de la base qui les forme ; ils n'ont plus d'action ni 
sur le tournesol bleu , ni sur le tournesol rouge j de là l'ex- 
pression de neutralité pour exprimer cette disparition de cer- 
taines propriétés communes et caractéristiques ; de là l'épithéte 
de neutres, donnée aux sels qui n'ont plus les propriétés des 
acides et celles des bases salifiables qui entrent dans leur 
composition. 

Si l'on étudie les acides ou les bases salifiables foiblessous 



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4»o SEL 

le rtppoii âe$ propiiëtfi comniuBCf q^e poitèdemt les scidfs 
ou les bases salifiables éoergiqv^Sy oa eu trouverm qui se- 
ront insipides et qui n^auront pas Jâ faculté d'agir sur cer- 
tains réactifii colorés « comme le font les corps congénères 
doués d'affinités puissantes* Cependant, vu les analogies d^ 
acides foibles avec les acides énergiques et celles des bases 
foibles avec les bases énergiques, lorsqu'on envisage les sels 
formés d'un acide foible et d'une base énergique , ou ceux 
qui le sont d'une base foible et d'un acide énergique , aoos 
le rapport des proportions définies de leurs principe^ immé- 
diats et élémentaires , sous celui de la décomposition qu'ib 
éprouvent de la part de Félectricité voltaïque, et sous celui de 
plusieufY autres propriétés, tant physiques que chimiques, 
en est conduit nécessairement a considérer les propriétés es- 
sentielles aux acides et aux 'bases salifiables, ou, en d'autres 
termes, Vaeidilé et Y alcalinité j d'une manière beaucoup plus 
générale qu'on ne le feroit si l'on s'en rapportoit à une cer- 
taine saveur et à une certaine action sur des réactifs colores 
pour caractériser les corps auxquels on reconnoUroit Tacidité 
et l'alcalinité. 

Nous avons exposé aux mots Acides, Acidité, Alcalinité, 
et Cosrs, les motifs que Ton a eus pour considérer VaeidiU 
et ValcaliniU non plus comme des propriéléê absiUides , c'est-à- 
dire , indépendantes l'une de l'autre , mais co^me deux 
termes d'un même rapport, en un mot, comme deirjr pro- 
fviétés eorrélativeê* Elles sont antagonistes Tune de l'autre , et, 
sous ce point de vue, elles tendent à se neutraliser; mais, s'il 
y a des combinaisons salines dans lesquelles ob puisse dire 
avec quelque raison que les deux forces sont en équilibre , 
fil faut convenir que dans la plupart des sels on trouve une 
réaction acide ou alcaline sensible , et «'est surtout en les 
mettant en contact avec les réactifs colorés, qu'il est facile de 
s'en apercevoir : quelques détails à ce sujet sont d'autant plus 
utiles, qu'on reconnoft en général avec ces réactifs la présence 
des acides et des bases , au moins de ceux qui ont quelque 
énergie, et en autre qu'en prenant en considération , dans les 
Êél$ qu'ils constituent, la force élastique et la force de solidité 
qu'ils peuvent avoir, on arrive à se faire une idée juste des 
conséquences que Ton doit déduire de leur action sur le prin- 



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s EX 411 

cipe color4iQt, relativement à U manière db6t il foui procès 
der pour défiviir le$ &el$ neutre$. 

LoTsqn'on oiet de» sels qui , coviiDe le «ulfate et le nitirate 
de potasse ou de soude , sont formés d'un acide et d'une base 
aali£able énergique , en coataét avec un principe colorant , 
celui des violettes , par exemple , qui n'éprouve aucune action 
de la part de ces sels , quoique leurs principes immédiats 
agissent à Tétat libre éur lui, on en conclut que les stUsont 
neutres; ce qui signifie en d'au Ires ternies , que l'aflinité des 
principes immédiats du sel essayé ont plus d'affinité mu- 
tuelle que l'un des deux n'en a pour le principe colorant; car 
il est superflu de faire remarquer au lecteur que quand 
un principe colorant, comme celui des violettes, éprouve 
un changement de couleur de la part d'un acide ou d'un 
alcali, ce changement est le résultat de l'affinité des deux 
corps ; affinité qui produit un composé d'une autre couleur 
que le principe colorant libre. Puisque dans l'exemple précité 
la neutralité est due au défaut d^aeiion de la part du réactif 
employé sur les principes immédiats du sel , supposons main- 
tenaot que l'on employât au lieu de la couleur des violettes, 
un principe colorant doué d'une affinité pour l'acide ou pour 
la base plus puissante que celle qui réunit les principes im- 
médiats des sels dont nous avons parlé , il s'easntvroii que 
ees sels ne seraient plus neutres au nouveau réactif, maû 
acides ou alcalins , suivant ique le réaetif s^uniroil à leur acide 
ou à leur base. A la vérité , nous ne connoissons aucun prin- 
cipe colorant qui puisse enlever les acides sulfurique ei ni- 
trique à la potasse et à la soude i mais lorsque l'acide ou la 
base d'un sel est capable de former un composé insoluble arec 
un principe encrant, cette disposition peut être assez forte 
poiur que la solution du sel dans l'eau cède au réactif 
ealui de ses principes qui peut former avec lui un com- 
posé insoluble. C'est ce que fait Thématioe dissoute dans l'eau 
lorsqu*on la verse dans les solutions aqueuses d'un grand 
nombre de sels, par exemple dans la solution du sulfale de 
magnésie , qui est neutre à la teinture de violettes : c'est ce 
qi^'elle lait encore, et à un degré plus marqué, avec les sels 
solubles à base d'alumine, de protoxide de aplomb, etc. , e| 
pourtant ces sels sont acides au tournesol. On doit conclure 



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4ïa SEL 

de ce 4«fi j^rëcéde que !«< réactifs eoloraris 'né peuvent donner 
que des indications relatives et non absolues sur le point de neu^ 
tràiitë des sels , et que , pour cet usage , on doit choisir le prin- 
cipe colorant qui d^une part est le plus sensible àr l'action des acides 
et des bases àalifiables , et qui d^une autrepaft'a l'affinité la plus 
Jbiblepour les acides et tes bases , et le moins de disposition à former 
avec ces corps des composés insolubles. ' ' 

Nous avons dit aiu commencement de cet article comment 
ridée attachée au mot sel avoit été généralisée dans ces der- 
niers temps , lorsqu^on avoit aperçu les rapports de composi^ 
lion 'qu'ont entre eux et les sels formés d'un acide et d'une 
base sali6aèle énergique , et un grand nombre de combi- 
naisons formées de deux principes immédiats, qui sont eux- 
mêmes composés. £h bien, c'est en faisant concourir une 
considératinn tirée encore delà composition avec celles que 
nous avons émises au sujet de l'action que les réactifs coloré» 
exercent sur les matières salines et leurs principes immédiats, 
que l'on parvient à définir les espèces d'un même genre de 
sels^ui doivent être considérées comme neutres, et partant 
celles qui doivent l'être comme des sursels ou des sous- 
sels. > 

Les sels sont assujettis à la loi des combinaisons définies, 
exposées tome III, page 94, et de 'plus, 'la quantité d'oxigène 
de Facide est toujours en rapport siznple avec celui de la 
base (bien entendu que nous ne parlons ici que des sels 
formés d'un ' acide et d'un oxide métallique). Maintenant 
supposons que , dans un genre de sels , l'on ait reconnu , au 
moyen des réactifs colorés,- le sel à base de potasse ou de 
soude lie plus neutre possible, et qu'on ait déterminé en 
outre le rapport de l'oxigène de l'acide à celui de la po- 
tasse ou de la soude, on considérera comme neutres tous 
les sels dans lesquels l'oxigène de l'acide sera à) celui de la 
base dans le rapport où sont entre elles les quantités d'oxi-> 
gène contenues dans le sel à base de potasse ou de soude. 

Quant aux sels formés d'un bydraoide et d'un oxide , on 
considère comme neutres les combinaisons dans lesquelles 
l'oxigène de la base est à l'hydrogène de l'acide dans le rap« 
pprt ou ces éiémens constituent Tenu, 



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, SEL 4.»5 

Action réciproque des sels. 

1. Action des sels par la voie sèche. 

Lorsqu'on expose à la chaleur deux^sels qui apparàeiiiMnt 
:À des genres différens et qui n'ont pas une.méme base , il pe«t 
y avoir décomposition ; malheureusement il. n'existe point de 
règle certaine pour prévoir tous les résultats. qu'on peut ob- 
ienit*. Cependant on- a étudié quelques cas, et l'oô a vu, par 
exemple, que lorsque l'acide de l'un est susceptible de former 
^vec là base de l'autre un sel fixe. et un seL volatil, ou au 

F 

moins plus volatil que ne le sopt les sels qu'on expose à la 
chaleur , ceux-ci se décomposent réciproquement. 

2. Action des sels dissous dans un même liquide» 

Toutes les fois que l'on mêle deux sels de différens genres et 
de bases différentes , dissons dans un liquide, et que ces sels ae 
«ont pas de nature à former un sel double y ils se décomposent 
réciproquement, s'ils peuvent produire deux sels insolubles, ou 
Un sel insoluble et un sel soluble ; de sorte que les principes 
immédiats des sels se réunissent toujours dans l'ordre où ils 
forment le composé le moins soluble possible. C*est à Berthollet 
qu'on 4loit cette importante observation : il ne l'a faite que 
jur des solutions aqueuses. 

3. Action des sels solubles sur les sels insolubles* 

a) Lorsqu'un sel soluble et un. sel insoluble sont susceptibles 
de former deux sels insolubles, la décomposition a toujours 
lieu. 

b) Sous- carbonate de potasse ou dp soude et sels insolubles. 
Le sous -carbonate de potasse ou de soude , dissous dans l'eau, 
décompose tous les sels insoluble» : il en résulte un sous- car- 
bonate insoluble et un sel à base de potasse ou de soude ; mitis, 
pour décomposer complètement une quantité donnée d'un sel 
insoluble , il faut constamment une plus grande quantité de 
jBous-carbonate soluble que celle qui çst nécessaire pour con- 
vertir en sous -carbonate la base du sel insoluble, de telle 
sorte que la liqueur aqueuse contient toujours après l'opé- 
ration un mélange de deux sels à base de potasse ou de 
soude. . ^ 



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4^4 SEL 

c) Sous^earhoruUes insolubles et sels i hase de potasse ou de 
soude. Tous les sous -carbonates insolubles sont décomposés 
^ar les sels à base de potasse ou de soude, lorsque Tacide 
uni k ees alcalis peut former avec la base des sons-carbo- 
Siates un sel insoluble ; mais dans tous les cas la décomposition 
du sel solttble est incomplète* 

^Dus devons ces observations, ainsi ipe de nombreuses 
considérations théoriques qui s^y rattachent, à M. Dulong. 
(Ch.) 

S£LS ACÉTBUX. (CàimO Ancienne dénomination des acé> 
tttes* ( Ch. ) 

SELS ACIDES. (Ckinu) Dans la nouvelle nomeneUture cette 
expression signifie toujours des sels qui contiennent plus dV 
cide qn'il m'en faut pour neutraliser la base à laquelle cet 
acide est uni. Les anciens auteurs ont employé cette expres- 
sion pour désigner plusieurs acides. ( Ch. ) 

SELS ALCALINS. (Chitn.) Cette dénomination est em* 
ployée dans deux sens différens: i.* pour désigner des sels à 
base de potasse, de soude, enunnfiiot, à basé alcaline , quel 
que soit leur degré de saturation ; 2.'' pour désigner des seb 
de ces mêmes bases qui contiennent un excès d'alcali. (Ch.) 
[ SELS ALUMINEUX. (Cfcim.) SeU à base d'alumine. (Ch.) 

SELS AMMONIACAUX. {Chim.) Sels à base d'ammoniaque. 
(Ch.) 

SELS ANIMAUX EMPYREUMATIQUES. (Chim.) Sous- 
cariionate d'ammoniaque obtenu de la distillation des matières 
animales asotées. ( Ch. ) 

SELS BARYTIQUES. (Chim.) Sels à base de baryte. (Ch.) 
. SELS BORACIQUES. { Chim. ) Nom qu'on a donné ancien- 
nement aux borates. ( Ch. ) ^ 

SELS CALCAIRES. (Chim.) Sels à base de chaux. (Chw) 

SELS CONCRETS. (Chim.) Sels qui sont à l'état solide. (Ch.) 

SELS GRISTALLISABLES. (Chim.) Sels susceptibles de 
otistalliser. ( Ch. ) 

SELS CUIVREUX. (Chim.) Sels à base de protoxide et de 
deutoxide de cuitre. ( Ch. ) 

SELS DELIQUESCENS. (C^fm.) On nomme ainsi tous les 
sels qui se réduisent en liqueur, quand ils sont exposés à 
la température ordinaire dans l'atmosphère. ( Ch. ) 



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SEL 4»t 

SEL$ EFFLORESCEKS. {Chim.) Les sels qui ont la pro- 
priété de perdre leur transparence k Tair , sont appelés effio- 
rescens; presque touîours l'efflorescence est produite parce 
que le sel perd de Peau de cristallisation. (Cff. } ' 

SELS ESSENTIELS. (Chim.) Les auciejisdoanoient ce nom 
à des substances concrètes qui aroteâtla saveur, Todeur, en 
un mot , quelques«uaes des propriétés remarquables des ma- 
tières d^où on les avoit extraites* La • plupart des anciens chi- 
mistes prétendoient que les matières organiques seules conte*^ 
noient des sels essentiels* D'après cette manière de voir, ils re- 
fusoient le nom de seh essentiels au nitrate, au ^ulfbte de po- 
tasse, obtenus des végétaux, puisqu^oa les trouve dans te rè- 
gne minéral. Ils pensoient que ces sels passoient du sol dans 
les plantes. (Ch.) 

SELS FERRUGINEUX. (Chtm.}SeiB à base deprotoxide et 
de tritoxide de fer. (Cr.) 

SELS FIXES. {Chim.) Sels qui ne se volatilisent pas quand 
bu les chauffe. Les anciens désignoient sauvent par cette ex- 
pression les sels à base de potasse qu'on obtient de la com- 
bustion de plusieurs végétaux. (Ch.) 

SELS FLUORIQUES. {Chim.) Avant la nouvelle nomen- 
clature on désignoit par celte expression les phtorures ou les 
hydrophtorates. (Ch.) 

SELS FLUORS. {Chim.) Les anciens employoîent cette ex- 
pression pour désigner âes corps qu'ils regard oient comme des 
•aeis qu'on ne peut faire cristalliser. L'expression de sels fluors 
était opposée à celle de sels cristaitisables. (Cs.) 

SELS FOSSILES. ( Chim. ) Les sels qu'on trouve foutformé* 
dans la nature. (Ch.) 

SELS LIXIVIELS. (ClUiit.) Selt retirés des cendres au moyen 
de l'eau. Ces sels soat presque touîouiB du sous-carbonate de 
potasse ou de soude , contenant plus ou moins de sulfate de 
potasi^oa de soude , et de chlorure de potassium ou de so- 
dium.^fcH.) 

Sa^LS MAGNESIENS. (Clitfii.) Sels à base éé magnésie. (Ch.) 

SELS MERCURIELS. (Ckim.) SeJs à basé de protoxtde o« 
de deutoxide de nercure. ( Cn. ) 

SELS MÉTALLIQUES. (€MfM.) Cette déadmiliaitite dé^t(a<^ 
taaa les sels dont là base est en okide méMUque. (^a.) 



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416 SEL 

. , SELS MINÉRAUX. (iChim.) Les anciens désigooient par 
xette e^^pression lçs,sul)stances qu'ils regardoient comit&e Sa- 
r Unes et. qui se trouvent -dans le règne minéral. (Ch.) 

S£LS MOYENS. ÇChim.) Les anciens ont souvent employé 
pette.expjre$sii»n pour désigner des combinaisons, particulière- 
ment, des sels , qu^ils regardoient comme ajrant des propriétés 
jraoyennes entre celles de leurs principes constituans. ( Ch« ) 
. SEXS MURIATIQUES. ( Chim. ) Ancien nom des hydro- 
, jdilorates ou des chlorures ( Ch« ) 
. SELS NEUTRES. (Chim.) A proprement parler, celte ex- 
l>ression- s'applique à un sel dont les propriétés- caractéris- 
iiques de Tacide et de la base sont complètement neutralisées 
l>ar leur combinaison mutuelle,* et la neutralisation est dé- 
montrée lorsque le sel n'altère pas les réactifs colorés dont 
la couleur éprouve quelque changement par le contact de 
Tacide et de la base de ce sel. Mais aujourd'hui l'expression 
,de &els neutres s'appljque à tout^ dont l'oxigène de la base 
jést à l'oxigène de l'acide dan« le même rapport que celui 
j^ui existe dans un sel du- même genre qui est neutre, aux 
réactifs colorés , quelle que soit d'ailleurs l'action du pre- 
mier sel sur ces mêmes réactifs. Voyfsz Sels [C/tim.]. (Ch.) 
. SJELS NITREUX. . ( Chim. ) Ancien nom des nitrates et des 
hyponitrites. (Ch.) 

. SELS PHOSPHORIQUES. (Cfeim.) Ancienne dénomination 
^s phosphates et des hypopbosphites. ( Cb. ) 

SELS POLYCHRESTES. (Chim.) Nom que les anciens ap- 
pliquoient aux sels susceptibles d'être employés à plusieurs 
usages. Il n'4toit pas rare que ceux qui ayoient découvert un 
sel, lui donnassent le nom de sel polychreste ^ afin de prévenir 
}e public en faveur de leur découverte. .( Ca» ) 

SELS STRONTl ANIENS. {Chim,) Selsi à base de strontiane. 
(Ch.) 

. SELS TARTAREUX. (Chim.) Ancien nom des tap^ates. 
(Ch.) W 

SELS TERREUX. {Chim.) On donnoit ce nom aux sels dont 
.]l^base étoit un oxide.que Ton appelpit^erre. (Ch.) 

SELS TRIPLES. {Chim.) Lors de l'élablisffeiiient de la nou- 
velle nomenclature chimique , on désigna par cette expression 
les sels formés di^'Uiii acide et de deux.bases, Aujourd'hui, qtt« 



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SEM 417 

Von considère ces combinaisons comme formées de deux sels, 
on les désigne par l'expression de sels doubles. (Ch. ) 

SEtS URINEUX. (Cfeim.) Sels obtenus de l'urine. (Ch.) 

SELS yiTRIOLIQUES. (Chim.) Ancien nom des sulfates. 
(Ch.) 

SELS VOLATILES. ( Chim. ) Les sels qui ont la propriété 
de se sublimer. Cette expression est opposée à celle de sels 
fixes. ( Ch. ) 

SELTERAYS. (Bol.) Ce nom a été donné par Paludanus, 
suivant C. Bauhin , à une plante que ce dernier cite comme 
une fumeterre. (J.) ^-. 

S£LUMIXIRA.(Ick%o/.) Au Brésil «n donne ce nom au 
spare salin. Voyez Sfaee. ( H. C. ) 

SELVAGO. ( Mamm. ) Ce nom ^ dont la traduction est 
notre mot sauvagt, a été donné pap des voyageurs portugais 
à de grands singes, qu'on a présumé, mais sans fondement, 
appartenir au genre des Orangs. (Desm.) 

SEM EL I^AR. (Bot.) Voyez Sakaran. (J.) 

SEM-BAKU. {Bot.) Nom japonois d'un if, taxas verticillata 
de Thunberg, tité d'après Ksempfer. (J.) 

SEM-KIAN. {Bot.) Nom chinois du gingembre, cité pat 
le jésuite Boym, missionnaire en Chine. (J.) 

SEMAG. (Omith.) Nom générique des plongeons, en Ara- 
bie. (Ch.D.) 

SEMAISON, SÉMINATION. {Bot.) Dispersion naturelle des 
graines. Voyez DissjâMiNATioN. (Mass.) 

SEMARA. {Bot.) Le casuarina à feuilles de prèle porte ce 
nom à Java, suivant M. Leschenault. (Lem.) 

SEMARILLARIA. {Bot.) Genre de plantes dicotylédones , 
à fleurs complètes, polypétalées , de la famille des sapins 
dées, de Voetandrie trigyme de Linnaeus, très -rapproché des 
pauUinia , offrant pour caractère essentiel & Un calice à quatre 
folioles ; les deux latérales plus courtes ; quatre pétales ; huit 
étamines; un ovaire supérieur; trois styles ; une capsule uni- 
loculaire, à trois valves, à trois semences -, les valves épaisses, 
concaves , ligneuses , charnues en dehors ; les semences ovales, 
à demi enveloppées par un arille charnu ; un réceptacle cen- 
tral et trigone. 

MM. Ruiz et Pavon , dans leur Syst.Jlor. per.j ont établi ce 
48. 27 



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4i« SEM 

gente pour ^el^ttes arbmtes du Pérou, très- rapprochés de$ 
pauUinia , et doBt nom nfe éonnùi»$on$ que quelques caractères^ 
spécifiques indiqués par ces auteurs. 

SEMAàiitARiA A AKGLÉ9 AIGUS ; SemorHlaria aeulangula , Ruîz 
etPavon, Sjst, veg.Jlor.per. , 92. Arbrisseau dont la tige est 
grimpante^ gsrÉfié de feuilles alternes, ailées, quinées, com- 
poééeé'dè folioles d^lotigu es , ovales, acuminées^ dentées en 
scie à leurs bords. Les capsules sont orales , à trois angles 
en àiie. Cette pltftite croit dans lès gtaodeS forêts au Pérou. 
Dans te semarV^^Ha olot^ato la tige est grimpante ; les feuilles 
sont alternes , ailées et quinées , composées dé folioles lan* 
«;éolées, denSées en Scie à leur contour ; les capsules en ovale 
renversé. Cette plante croît au Pérou. Le êicmarillatia subrotanda 
est un arbriAeâà à tige grimpante, chargé de feuilles al- 
ternes, ailées et quinées, co'tn'pè^es de fblioles oblongues, 
dentées en scie seulement à leur pèHie supérieure. Les cap- 
sules sont arrondies* Cette plante croit dans les grandes forêts 
au Pérou. Son fruit est bon à manger. ( Pom.) 

SÈMBEL, SIMIBIL, STRUMBEL. [B<}t.) Mentzet cite ces 
noms arabes du Spicanard ou Nard indien. Voyez ce mot. (J.) 

SÉMBLI , SEMBULI. (Bt>^) Noms japonois vulgaires de la 
verge d'or ordinaire, solidago , cités par Thunberg. (J. ) 

SEMBLIDE, Semblif, {Etttom.) Fabricius a désigné sous ce 
nom un genre d'insectes névroptéres à ailes en toit, planes 
à la base dans Fétat de repos, dont la bouche est découverte, 
munie de parties très- distinctes et par conséquent â'c la. far 
mille des tectipennes ou stégoptérées. Ce genre est en outre 
caractérisé par la position de la tête , qui est portée horizon- 
talement Ou dans le niême plan que Taxe du trône; par les 
a^ttehnes eii soie , Fabdomen arrondi et les tarses à cinq ar- 
ticles. Or, tous ces caractères, ainsi qu'on peut s'en assurer 
en consultant le tableau analytique placé à la fin de l'article 
STÉGènÈREs , distittgufent le genre des Semblides de tdus ceux 
qui sont compris datis la même faitatHle. D'ailleurs les planches 
ûG et ùj de l'atlas de ce Dictionnaire serviront à rappeler 
cette distinction des genres. 

En effet, les raphidies n'ont que quatre articles aux tarses; 
les perles et les termites trois , les psoques deux articles seu- 
lement. Ainsi le nombre de ces articles aux tarses et plusieurs 



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SEM 419 

autres différences, distinguent ces quatre genres» Parmi les 
cinq genres qui ont aussi' cinq articles aux tarses , les four- 
milions et les asealaphes ont les antennes renflées soit au mi* 
lieu, soit à l'extrémité libre» Les hémérobes ont le corselet 
formé de deux pièces du côté du dos , dont Fantérieure est 
très- petite 9 tandis que dans les semblides le pro thorax ou 
la première pièce est fort aiongée. 

Ce nom de semblis, employé d'abord par Fabricius, ne 
nous est pas connu par son étymologie. Linn^eus et Degéer 
avoient lais^ Tinsecte qui fait particulièrement le sujet de 
ce genre avec les hémérobes, dont il diffère cependant par 
les mœurs et le mode du développement de sa larve et de 
sa nymphe. Geoffroy, tome 2, n.^ 3 , pag* 26$, de son His- 
toire des insectes^ Tavoit placé avec les perles. M. La treille 
en aVoit fait le genre Sialis. Rœsel a décrit ses métamorphoses 
avec celles des phryganes ou teignes aquatiques. 

Nous avons fait figurer cette espèce dans Tatlas de ce Die* 
tionnaire, pi. 27 , n.** 9, malheureusement avec les ailes éten* 
dues, ce qui change beaucoup son port. C'est la 

Semblidb de la boue • 'femblis lutaria; THémérobe aquatique 
'KoiR de Degéer, tome 2, 2.* partie, pag. 74, n.^ ô« pi. 20, 
£g. 14 et i5. 

Car, D'un noir mat; ailes d'un brun clair, à nervures plus 
noires ; l'anus n'est pas terminé par des filets. 

Cet insecte est fort commun sur les bords des rivières aux 
environs de Paris. Les femelles pondent un très-grand novatbre 
d'œufs, qui sont alongés , mais disposés par la mère comme 
des petites bouteilles et d'une manière très- régulière vertî-» 
calement sur les feuilles des plantes aquatiques ou des corps 
fixés dans l'eau. Les larves qui en éclosent tombent dans Feau , 
où elles se meuvent et respirent à l'aide de branchies. Elles 
sont carnassières. Rœsel, qui lésa observées, dit que, pour 
se métamorphoser en nymphes, elles s'enfoncent dans la terre 
mouillée des rivages. (CD.) 

SEMECARPUS. [Bot.) Genre établi par Linné fils, qui est 
le même que VAnacardium, Voyez Anacarde. (Poib.) 

SëMELINE. (Min^) Nom donné par M. Fleuriau de Belle* 
vue à des petits cristaux ressemblant, par leur forme, leur 
couleur et leur grosseur, à la semence ou graine du lin, ei 



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420 SEM 

qu'il a observés dans les cavités des laves des bords du Rhin 
ou dans les sables volcaniques des environ» d'Andernach. 
On a reconnu depuis lors que ces petits cristaux apparte- 
noient au titane calcaréo - siliceux ou Sphène. Voyez ce mot» 
(B.) 

SEMEN- CONTRA, SEMEN-SANCTUM. (Bot.) C'est sous 
ces noms que Ton désigne dans les pharmacies et les livres 
de -matière médicale les têtes de fleurs de Vartemisiajudaiea, 
Vendues comme graines contre les vers. ( J.) 

SEMENCE, {Anatom. ) Voyez Sperme. ( H. C.) 

SEMENCE, ŒUF VÉGÉTAL. {Bot.) Voyez l'article Gaaine. 
(Mass.) 

SEMENCE DE CHAMPIGNON. (Bot.) Nom d'un champi- 
gnon , d'après Paulet. Voyez Têtes eaies et blanches. ( Lem. ) 

SEMENCES NUES. (Bet.) Nom donné soovent à divers 
fruits simples , qui , restant toujours clos et ayant le péri- 
carpe soudé avec la graine , ont l'apparence de grailles pri* 
vées de péricarpe. Exemples : fruits des graminées, des com- 
posées, des labiées, etc. (Mass.) 

SEMENDA. ( Ornith.) L'oiseau ainsi nommé par Aldro- 
vande est le calao à casque rond , hueeros lineatus , Linn. 
(Ch. D.) 

SEMENTINA. (Bot.) Gronovius, dans le Flor. orient, de 
Rauwolf , cite ce nom comme synonyme de Vartemisia judaica 
ou d'une espèce voisine, nommée en françob senîentine, 
poudre à vers (voyez aussi Barbotine et Semen-contra). La 
sementina de Dodoëns est du même genre; C. Bauhin le cite 
comme synonyme de son ahsinthium sant€nicum aUxandrinum. 
A la Guadeloupe on nomme sementine, le chenopodium am- 
hrosioides. (J. ) 

SEMENZINI. (Bot.) On trouve sous ce nom en automne, à 
Fisc et à Livourne, au rapport de Michéli, un éhampîgnon 
qu'on y mange et qu'on vend partout. 11 croît en touffe ra- 
meuse ; son chapeau , voûté, est presque brun , avec let feuillets 
blancs, et porté sur un long stipe. Ce champignon paroit être 
le même que celui figuré pi. 24, fig.N , de l'ouvrage de Steer- 
beck et qu'il désigne par fungi aeminati ou champignons se- 
més, à raison de leur nombre, de leur petitesse et de leur 
' origine. Suivant cet auteur ils naissent aux endroits pu l'on 



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SEM 421 

jette Peau dans laquelle 00 a fait bouillir les champignons 
ordinaires ; et de plus , parce qu'à Textrémitë intérieure de 
leurs tiges naissent des granulations ou petits tubercules qui 
poussent lorsqu'ils sont en terre. ( Lem. ) 

SEMEON. (Bot.) Nom égyptien, cité par Ruellius, du 
gnaphaiion de Dioscoride , dont les feuilles tomenteuses étoient 
employées comme duvet de son temps* D'après cette indica- 
tion , le nom de gnaphaiion a été donné à plusieurs plantes, 
Tragus l'attribuoit à tort à Veriophorum pofystachion, dont le 
duvet est autour des graines et non sur les feuilles. Pona 
vouloit que ce fût un pseudo-dietamnus de C. Bauhin et de 
Tournefort , espèce de marrube dont les feuilles sont tomen* 
teuses. D'autres l'ont assimilé au Jilago. Il paroît que Topi- 
nion la plus accréditée est celle de Matthiole, Daléchampa 
et autres anciens , qui donnent la préférence au gnaphalium 
maritimum de C. Bauhin et Tournefort, atkanasia mariiima de 
Lînnaeus, maintenant diolis maritima de M. Desfqntaines. (J.} 

SEMETH* (jBoi.) Nom égyptien du cresson alénois, Upidium 
sativum, cité par Ruellius et Adanson» (J.) 

SEMETRO. ( Ornilh. ) L'oiseau que 9 suivant Belon , on 
nomme ainsi dans les environs de HeU 9 est le traquet , mo- 
touilla rubicola, Linn* (Ch. D.) 

SEMEUR. {Orniih.) On appelle ainsi, dans' le département 
de la Somme, la lavandière ou hoche-queue, motacilla alla 
et einereay Lion. (Ch. D») • 

SEMI-DOUBLES [Flecas]. (Bot.) Les fleuristes nomment 
fleurs doubles, les fleurs dont les organes de la fructification 
( éiamines , pistils ) sont totalement convertis en corolles ou 
pétales; et ils nomment ces fleurs semi-doubles, lorsque, con? 
servant une partie des organes sexuels, elles ne cessent pas 
d'être fécondes. (Mass*) 

SEMI-FLOSCULEUSES o^ LACTUCÉES. (Bot.) Beaucoup 
de botanistes désignent par le nom de Semi-flosculeuses la 
tribu naturelle que nous appelons Lactucées (Lactuceœ) , et 
dont nous avons déjà exposé le tableau dans ce Dictionnaire 
(tom.XXV, pag» 69). Mais depuis l'année 1822 , dans laquelle 
ce tableau a été publié, les progrès successifs de nos études 
y ont introduit beaucoup de changemens et d'additions , qu'il 
importe d'indiquer sommaireoient à nos lecteup ^ et qui ne 



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4" SEM 

pourraient leur être présentés nulle part aussi convenable- 
ment que dans le présent article. 

Première section. Lactdcées-Paototyfes. 

I. Scolymées: i. Scolymus; a. Myscolus. 

II. Urospermées : 3. Urospermum. 

III. Lactucées- Prototypes vraies : 4. Picridium; 5. Lomato- 
lepis; 6. Rhahdotkeca; 7. Launcea; 8. JEtheorhiza; 9. Sonchus; 
10. Mulgedium; 11. Lactuca; 12. Phœnixopus) i3. l^celis. 

Seconde section. LACTncÉEs-CRéPiDéEs. 

I. X^ampsanées : 14. JLampsana; i5. Apo&tris; i6. KTuiga^ 
diolus; 17. Koelpinia» 

II. Crépidées vraies : 18. Chondrilla; 19. ÏViUemelia ; 20. 
Zacintha; 21. Nemauchencs ; 22. Ga^ona; 23. Amsoderis; 24. 
Barlhausia ; 25. Paleya; 26. Catonia; 'iq. Crépis; 28. Brac?iy- 
derea; 29. Phœcasium; 3o. Intyhellia; 3i. Deloderium; 32. P^c- 
Totheca; 53. Ixeris; 34. TarojÊacum; 35. Omalocline. 

III. Picridées : 36. HelmirUhia; 37. Picris; 38. Medicusia. 

Troisième section. Lactucées-Hiéraciées. 

39. Pre7ia»th«<; 40. Nàbalus; 41. Hieracium; 42* Sckmidtia; 
43. Drepania ; 44. Krigia; 46. Arnoseris ; 46. HispideUa; 47. 
Moscharia ; 48. Ao^bia; 49. ^ndr^^a/a. 

Quatrième section. LACTCcéEs-ScoRSONÉRéEs. 

I. Hypochéridées : 5o. Ao&er^ia; Bi.Piptopogon; 62.Senola; 
53. PoreelliUs ; 64. Hfpùehœris, 

II. Scorsonérées vraies : 55. Geropogon; 66. Tragopogon; 
Sj. Millina; 58. TTirîncia; 69. Lcontodon; 60. AsUrotkrix; 61 • 
Podospermunt ; 62, Scorzonera; 63. Lasiospora; 64. Geiasia. 

lïï. Hyoséridées: 65. Agoseris ; 66. Troximon;'67,Hyoàeri$; 
68. Hedypnois, 

IV. Catanancées: 69. Hym«no»«ma; 70. Ca/a7uzne«; 71. Ci- 
eliorii/m. 

5. LoMATOLEPis, H. Cass. Calathide incouronnée, radiât!- 
forme , multiflore , fissiflore , androgyniflore. Péricline infé- 
rieur aux fleurs, un peu ambigu, double : l'extérieur plua 



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SEM ♦»* 

court y formé d'environ dix à douze «^ames mMriiéri^es» 
trés-inégales , probablement inappliquées 9 tréMargfis, oyales- 
cordiformes, foliacées, un peu calleuses vers le SASunet, 
munies d'une bordure distincte, très*)arge, Acarù^iise» blan- 
châtre, semi- diaphane, plus ou mo'mê crépue ou ondulée; 
le péricline jntérîeur formé d'environ doup^e squames égaies » 
hisériéeê , appliquées , larges 9 planes , oyides^obionguts , ob- 
tuses, foliacées, bordées co^nme les squames du péjididtf 
extérieur, mais à bordure non crépue. jClinantlM? large, pian» 
absolument nu ; anticiinanthe revêtu d'une coueàe épaisse » 
subéreuse , qui se prolonge et se divise en rayons sur la partie 
inférieure du dos des squames du péricline intérieur, diiafu# 
rayon formant une énorme côte médiaire. Fruits oblongs» 
comme tronqués aux deux bouts, très-aidatis, glabres, i 
quatre sillons séparant quatre bandes longitudinales, dont 
deux opposées simplement carénées, quelquefois un peu 
ailées, et les deux auir^es formant deux iarge^ ailes oppoaées» 
linéaires , épaisses, subéreuses; petit col à peine visible, exr 
trémement court, très -étroit, très -fragile, supportant ua 
grand bourrelet apicilaire , et se rompant apjnès la aati^rit# 
du fruit; aigrette très-adhérenie au bourrelet, lonjg;ue, trèsr 
blanche, composée de sq uametluies très-nombeeuses, trisf 
inégales, fitiISmrmes, très-fines, presque lutes. 

LomatolepU glomerata, H.Cass. {ChondriU^ eapUoia, Sieber.) 
Plante herbacée, toute glabre; tige «yilindjdque , atiâée, uh 
peu rameuse , garnie de feuilles seulement vjsvê sa base ou 
tout au plus sur sa partie inférieure, nue .sur 4eujt le xeste; 
feuilles alternes, oblongues, un peu glauques, imitant les 
feuilles du Ceterach, à partie inférieure formant un lai^ge 
pétiole amplexicaule , le reste pinsAtifide , à lobes entiers , 
un peu arrondis , aéparés par des sinus obtus , et bordés de 
dents fort singulières, inégales, planes, cunéiformes, comme 
scarievses , épaisses , très-roides , bkmohes , comme farineuses ; 
calathidps irrégulièrement paniculées, le plus souvent agglo* 
mérées au somoiet de la tige ; chacune à'4Mes courtejnen>t pé- 
donjCttlée ; corolles probablement jaunes ; la bordure àeâ squa- 
mes du péridine intérieur jaunâtre. 

Nous avons fait cette description ^écîique, et celle def 
caractères génériques exposés plus bout, aur un échantilloa 



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*34 SEM 

8ec , irecueilli dans le désert du Caire , et qui se trouve dans 
rherbier de M. Gay* 

LomatàUpis nudioaulis , H. Cass. {Chondrilla nudicaulis , Linn.) 
Cette seconde espèce , que nous avons observée dans le même 
herbier , sur un échantillon recueilli près des Pyramides , est 
certainement congénère de la précédente , bien qu'elle offre , 
dans ses caractères génériques , quelques différences assez no- 
tables, mais peu essentielles, qu'on reconnoîtra facilement 
dans la description suivante t la calathide est multiflore , à 
corolles jaunes; le péricline est inférieur aux fleurs, ambigu, 
mais plutôt double qu'imbriqué; l'extérieur, notablement 
plus court, est formé d^environ dix à douze squames subqua- 
drisériées, très-inégales, imbriquées, ovales, subcordi formes, 
obtuses, foliacées, un peu épaissies et comme calleuses au 
sommet, pourvues d'une large bordure bien distincte, sca* 
rieuse , blanche , un peu diaphane ; le péricline intérieur est 
formé d'environ huit squames égales, bisériées, appliquées, 
planes , oblongue^ , arrondies au sommet , foliacées , bordées 
tout comme les squames du péricline extérieur $ le clinanthe 
est plan et nu ; les fruits sont oblongs , un peu aplatis , un 
peu tétragones, glabres, a surface divisée par quatre sillons 
en quatre bandes carénées; l'aigrette est persistante, très- 
longue, très -blanche, composée de squamellules trés-nom- 
Jireuses, très -inégales, filiformes, extrêmement fines, nues 
ou pas sensiblement harbellulées. 

Le nom de Lomaiolepis fait allusion à la bordure très -re- 
marquable des squames du péricline. 

6.^ Rhabdotheça , H. Cass. Calathide incouronnée , radîati- 
forme, multiflore, fissiflore, androgyniflore. Péricline infé- 
rieur aux fleurs extérieures, formé de squames imbriquées, 
foliacées; les extérieures plus courtes, larges, ovales, un peu 
acuminées au sommet , qui est probablement inappliqué ; les 
intérieures oblongues - lancéolées , membraneuses - diaphanes 
*sur les bords et au sommtt. Clinanthe large, plan , parfaite- 
ment nu* Fruits oblongs, grêles, suboylindraeés , à quatre 
faces linéaires , séparées par quatre sillons étroits et peu pro- 
fonds; les intérieurs glabres, les extérieurs tout hérissés de 
papilles cylindriques, charnues, trés-rapprochées, dont l'en- 
semble imite un duvipt cQtojineu^; aréple l^asilai^e lar^e, cq9- 



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SEM - 4»s 

cave; aigrette éaduque, longue, blanche, coçiposée de squa- 
melluies nombreuses, inégales, fîliforoies, fines, foiblement 
Jbarbellulées. 

Nous avons fait cette description générique sur une plante 
sèche, recueillie en Egypte, auprès des Pyramides, et qui sç 
trouve dans l'herbier de M. Gay , où elle est éliquefée : Soii- 
chus divarieatus, Del.; Bocc, sic., tab. 7, fig. CA, Elle a en 
effet le port des Sonchus, mais ne peut cependant pas leur 
être légitimement associée, ses fruits n'étant point ovales et 
aplatis^ Les pédoncules sont garnis de petites bractées cordi- 
formes, comme dans la plupart des Lactuca. La forme subcy^ 
lindracée de son fruit semble faire exception au caractère 
que nous avoins assigné à la section des Lactucées-Prototypes ; 
mais cette exception apparente confirme réellement le carac- 
tère de la section ; car le fruit en question , quoique subcy« 
lindracé, a sa surface divisée par quatre sillons en quatre 
bande» ou faces longitudinales; et ce qui distingue essentiel" 
lement les Prototypes des Crépidées , c'est que dans les pre- 
mières le fruit n'ofifre jamais que deux ou quatre faces , tan- 
dis que dans les secondes il présente toujours au moins cinq 
faces, et souvent un si grand nombre que Fœil ne lés dis- 
tingue plus et ne voit qu'une surface arrondie. 

Le nom du genre exprime que les fruits^ ou éiuis des 
graines, ressemblent à de petites baguettes. L'espèce sur la- 
quelle nous l'établissons pourroit être nommée Rhabd. son^ 
choides* 

8. ^THEORHiZA, H. Cass. Calathide incouronnée, radiati- 
forme , multifiore , fissifiore , androgynifiore. Péricline infé- 
rieur aux fleurs , irrégulier, ambigu, mais plutôt imbriqué 
que double; formé de squames très - inégales , paucisériées, 
irrégulièrement imbriquées, appliquées, planes, oblongues- 
lancéolées , obtuses , foliacées , les intérieures membraneuses 
sur les bords. Clinanthe large, plan, parfaitement nu. Fruit 
oblong, un peu comprimé , subtétragone , obscurément divisé 
à sa base en quatre bandes par quatre sillons , un peu aminci 
en sa partie supérieure, qui ne forme pourtant pas un col 
distinct; aigrette longue, blanche, composée de squamellules 
très-p ombreuses, très-inégal çs , filiformes, très-fines, à peine 
barbellulées. > . 



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426 SEM 

Ce nouveau genre est fondé sur le Ltontodon hulhoswm. de 
Linné , que WiUdenow associe aux Hieraeium , et M. De 
Candolle aux PrenarUhetm Ces trois attributions, également 
inadmissibles, ne sont conformes ni aux affinité» naturelles, 
ni aux caractères techniques. Notre JEtheorhiza hulbosa est 
certainement une Lactucée-Prototype , très-voisine des Lan- 
nœa, Mulgedium, etc., dont elle se distingue foibiement par 
ses caractères génériques, quoiqu'elle s'en éloigne beaucoup 
par son port, qui paroit étrange dans cette section. Ses ra^ 
cines offrent aussi une structure fort insolite , ce qu'exprime 
le nom d*yEtheorhiza» 

lo. Nous avons observé dans l'herbier de M. Gay une plante 
étiquetée : Cicerhita corymbosa , Wallroth , Sched, crit. , p. 435 ; 
Lactuea stricta , Waldst. et Kit. Elle nous a paru se rapporter 
à notre genre Mulgedium, et se rapprocher du Lactuea plus 
que les autres espèces, le col du fruit étant moins court et 
moins épais. D'après cela nous présumons que le genre Cicer- 
hita de M. Wallroth , qui nous est d'ailleurs inconnu , se con* 
fond avec notre Mulgediumm 

12. Notre genre Phœnixopus, fondé d'abord sur les Prenanr 
l^es viminea^ Linn., et ramosissima , Alli., comprend aussi les 
Prenanthes spinosa, Vahi , et acanùiifolia, Willd. Lorsque nous 
avons proposé ce genre (tom. XXXIX, pag. 391), nous ne 
connoissions pas les fruits mûrs ; mais depuis cette époque 
nous en avons observé : ils sont oblongs, glabres, striés, plus 
ou moins aplatis, insensiblement amincis et prolongés supé^ 
rieurement en un col plus ou moins long, large à la base, 
étroit au sommet, de piéme substance que la partie sémini- 
fère, dont il ne se distingue point extérieurement à son ori- 
gine. Le péricline est long, étroit, un peu ambigu, mais 
bien plutôt imbriqué que double, et même vraiment im- 
briqué. 

i3. La Prenanthes deltoidea de Marschall pourroit être 
nommée Mjrcelis ambigua : car elle se rapporte exactement 
au genre Myeelis par le fruit, le col et l'aigrette; mais elle 
s'en éloigne pour se rapprocher du Lactuea, parla calathide 
composée d'environ dix fleurs, et par le péricline qui semble 
un peu imbriqué , les squames surnuméraires étant inégales 
çt plus longues que dans le vrai Mjcelis* 



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SEM 427 

i5. Aposeri^, Neck., H. Cass. (LeontoéLotUoides, Mich.) 
Calathide ineouronnée , radiatiforme , submultiflore (environ 
quinze fleurs), fissîflore, androgyniflore. Péricline formé, 
1.^ de huit squames égales, subunisériées, se recouvrant par 
tes bords, planes, oblonguesr, foliacées, submembraneuses , 
obscurément plurinervées ; 2.* de quatre ou cinq squamules 
surnuméraires unisériées, égales, appliquées, larges, ovales- 
lancéolées, foliacées. Ciînanthe assez large, plan, nu. Fruits 
grands, larges, épais, obovoïdes, subtomenteux ou hérissés 
d'un duvet très-court , terminés au sommet par une sorte de 
col extrêmement court et trés«épaîs, peu distinct, formant 
un bourrelet saillant autour de l'aréole apicilaire ; aigrette 
nulle. Corolles ayant la base du limbe garnie , sur le côté 
intérieur , de longs poils charnus. 

Ce genre est fondé sur VHjyoseris fattida, Linn., qui , ayant 
le port du Pissenlit, sympathise mal avec les Lampsanes, aux- 
quelles on l'associe maintenant. Cette plante nous semble 
d'ailleurs pouroir être* distinguée génériquement des vraies 
Lampsanes par ses fruits, quoique ceux observés par nous 
sur des échantillons desséchés avant leur maturité, fussent 
altérés par To^iération de la presse. Four éviter de multiplier 
sans nécessité les nouveaux noms génériques , nous adoptons 
celui d'Aposeriê , parce qu'il est probable que le genre ainsi 
nommé par Necker avoit pour objet la plante dont il s'agit. 
Cependant cet auteur paroît n'avoir connu ni les rapports 
de ce genre avec le Lampsana, ni son vrai caractère dis^ 
tinctif. 

iS. LsL Prenanthes chondrilloides de Liuaé, nommée par 
Scopoli Lactuea prenanthoides , est exactement congénère de 
la Chondrilla juncea ; elle appartient par conséquent au vrai 
genre Chondrilla, tel que nous l'avons défini (tom. XXXill, 
pag. 485) , et doit être nomi^aée Chondrilla prenanlkoidàs. 

19. WiLLEMETiA, Ncck., H. Cass. Calathide incouronnée, 
radiatiforme, multiâore, -fissiflore, and rogyni flore. Péricline 
très'inférieur aux ffeurs, squamulé; formé, i.** de douze à 
dix-huit squames égales , unisériées , planiuscules , se recou- 
"vrant parles bords, oblongues-lancéolées, foliacées, la plu* 
part ayant leur partie inférieure élargie et membraneuse sur 
les bords latéraux; s.** de squamules surnuméraires peu nom* 



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4«8 SEM 

breuses, unisëriëes, inégales, beaucoup plus courtes que les 
squames , linëaire»-lancéolées, foliacées. Clinanthe large , plan j 
presque nu. Fruit oblong, anguleux, suhpentagone , revêtu 
de cinq bandes longitudinales, jépaisses, subéreuses, distin- 
guées par cinq sillons ; chaque bande subdivisée en trois côtes 
lisses, tronquée à sa base , et prolongée à son sommet en une 
excroissance laminée, tronquée, imitant une écaille; col très- 
long, très* grêle, très-distinct de la partie séminifère, né au 
centre des cinq excroissances, qui semblent former un petit 
calice aul^our de sa base; aigrette blanche, composée de squa* 
mellules nombreuses, inégales,* filiformes, fines, très-peu 
barbellulées. Corolle glabre. 

Ce genre est fondé sur YHieraciam stipitalum de Jacquin et 
de Murray, beaucoup mieux nommé par Willdenow Crépis 
apargioides , car il a beaucoup d'affinité avec les Barkhausia» 
Nous le plaçons immédiatement auprès du vrai Chondrilla, 
dont il ne diffère que par sa calathide composée de fleun 
' très -nombreuses, son péricline formé de douze à dix -huit 
«qjjames planes, son clinanthe large, ses fruits à côtes lisses. 
Il nous semble indubitable que cette plante a été le sujet du 
genre fVilUmetia de Necker, ce qui nous dispense de fabri- 
quer un nouveau nom générique. Mais ce botaniste , peu 
attentif aux rapports naturels ou même purement techniques, 
a éloigné le plus possible le Willtmttia du Chondrilla, en les 
plaçant presque aux deux extrémités opposées de sa série des 
Glossariphytes ou Lactucées* 

23 et 24. La Crépis vesicaria, Linn. , est très -remarquable 
par son péricline extérieur : il est plus court que Tintérieur, 
mais formé de cinq squames égales, unisériées, inappliquées, 
trèfrrgrandes, très-larges, ovales, arrondies, presque entière- 
ment membraneuseS'Scarieu$es , diaphanes. Toutefois cette 
j^lante ne peut pas être distraite du vrai genre Barkhausia, 
fondé par Mœnch principalement sur la Crépis alpina, et il 
faut la nommer Bark. vesicaria. Son clinanthe est tout hérissé 
de courtes fimbrilUs ; mais tous ses fruits sont parfaitement 
uniformes, c'est-à-dire que les extérieu]:s sont, comme les 
intérieurs, insensiblement atténués et prolongés supérieure- 
ment en un long col grêle. Cette espèce offre donc une nou- 
velle preuve à l'appui de notre opinion , que la seule diffé- 



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SEM 439 

rence qui paisse distinguer les Hoêtia des \rah Barlhausia, 
consiste en ce que, dans celles-ci, tous les fruits sont égale* 
ment et longuement colliféres, tandis que,. dans les Hoslia, 
le col est d'autant plus court qu'il appartient à un fruit plus 
extérieur; d'où nons avons conclu (tom. XXI , pag. 443) que 
la Crépis rubra doit être attribuée à VHostia^ si Ton }uge que 
ce genre de Mœnch diffère assez de son Barhhau$ia pour mé- 
riter d'être conservé. Dans ce cas, nous proposerions de 
substituer le nom à'AnisoderU à celui d'Hostia , qui ne peut 
pas être maintenu à «ause de VHosta de Jacquin. 

a6. Le vrai genre Catonia, fondé sur VHieracium hîatta" 
tioides (tom. XXVI, pag. ii), ne pourroit-il pas être trans* 
féré de la section des Crépidées dans celle des Prototypes ? 
Son ovaire est snbtétragone , formant quatre côtes larges, 
épaisses , arrondies , qui offrent beaucoup de lignes longitu- 
dinales parallèles. Mais cette structure tétragone, d'ailleurs 
fort peu manifeste , est peut-être plus apparente que réelle* 
27* Nous avons observé dans l'berbier de M. Gay une plante 
étiquetée : Berinia andryahides , Brign., fasc. forojuL ; An- 
dryalA chondrilloides , Scop. Il nous a paru impossible de dis- 
tinguer génériquement cette plante des vraies Crépis; d'od 
nous concluons que le genre Berinia de M. Brignoli , qui nous 
est d'ailleurs inconnu , ne peut pas être admis. 

a8. Brachyderba , H. Cass. Calathide incpuronnée , radia- 
tiforipe, multiflore, fissiâore, androgyniflore. Péricline for- 
mé, i.** de squames égales, unisériées, appliquées, oblon- 
gues-lancéolées,canalicu,lées, à dos convexe, épais'et charnu , 
à bords membraneux, à partie supérieure foliacée; 2.^ de 
squamulet surnuméraires inégales, irrégulièrement disposées, 
appliquées, ovales-lancéolées, épaisses, charnues. Clinanthe 
Jarge, plan,. alvéolé, à cloisons charnues, hérissées de £m- 
brilles piliformes i anticlinanthe formant sous la base de 
<:haque squame une grosse protubérance arrondie, charnues- 
Fruits tous égaux et uniformes , oblongs , subcylindracés , 
glabres, presque lisses, munis d'environ dix côtes, et amin- 
cis supérieurement. en vn col très-court, un peu épais, mai$ 
bien manifeste; aigrette longue, bla.nche, composée de squa- 
mellules nombreuses, inégales, filiformes ^très-fines, àpeiQe 
barbellulées. 



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45o SEM 

Braehyderea rigida, H. Cau. {Crépis rigida, Willd.) Tige 
haute d'environ trois pieds , épaisse , anguleuse , paniculée 
supérieurement; feuilles sessiles, semi-amplexicaules, gran* 
^es, ovales, fermes, épaisses, scabres, très-échancréei à la 
base, bordées de grandes dents aigulfs, inhales, séparées par 
des sinus arrondis; les feuilles inférieures plus grandes, ob- 
longues , plus découpées sur les bords ; panicule terminale , 
très -rameuse, nue, munie de petites feuilles squamiformes 
à la base des ramifications ; rameaux pédoncttUformes courts, 
épais, roides, divergens; fleurs jaunes. 

Cette plante, que nous avons observée au Jardin du Roi, 
nous paroit pouvoir constituer un genre principalement ca- 
ractérisé par le col court , épais , mais bien manifeste , de 
ses fruits. Ainsi , ce genre diffère du Crépis , qui n^a point 
de col distinct ^ur ses fruits, et du Barlthausia^ qui a un long 
col grêle, comme le Mulgedium diffère du Sorichus et du hac- 
taca. Le nom de Braehyderea signifie col court» 

3i. Deloderium, h. Cass. Calathide incouronnée, radiati« 
forme, multiflore, fissiflore, androgyniflore. Péricline très- 
inférieur aux fleurs extérieures, campanule, ambigu, dou- 
ble, presque imbriqué : Fintérieur formé de squames égales, 
uniséHées, appliquées, se recouvrant parles bords, planes, 
oblongues-lancéolées, foliacées, membraneuses sur les bords 
latéraux, armées sur le dos de soies nombreuses, longues, 
fortes , charnues , subulées ; le péricline extérieur à peioe 
distinct de Fintérieur, irrégulier, formé de squames très- 
inégales, plus courtes ,, plus étroites , appliquées, oblongues- 
lancéolées, foliacées, presque nues. Clinanthe large, plan, 
garni d'appendices ambigus , c'est-à-dire de fimbrilles squa- 
melliformes irrégulières, inégales, dissemblables, très- lon- 
gues, très -largement laminées, membraneuses, diaphanes, 
linéàires-subulées, souvent bifides. Ovaires (extérieurs et in- 
térieurs) tous uniformes, oblongs, glabres, amincis supérieu- 
rement en un col très -manifeste et très- distinct , qui porte 
une longue aigrette blanche , composée de squamellules iné- 
gales, filiformes, très-fines, l^érissées 'de très-petites barbeU 
Iules. Corolles un peu pubescentes sur leur partie moyenne, 
à poils très-fins. 

Deloderium taraxacifoliumy H. Cass. Feuilles radicales, aaa* 



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SEIVI 43»' 

logues à celles du pissenlit, longues de cinq à six pouces, 
larges d'environ quinze lignes, membraneuses, glabres sur 
les deux faces, presque lyrées, à partie inférieure étrécie 
en forme de pétiole , à partie moyenne divisée sur les deux 
côtés par de profonds sinus en lobes inégaux, irrégulîers» 
tin peu runcinés, à partie supérieure plus large, presque 
arrondie, un peu dentée ou anguleuse; plusieurs tiges sca- 
piformes, presque nues, cylindriques, striées, glabriuscules , 
divisées en quelques rameaux longs, grêles, pédonculîformes, 
nés chacun dans Faisselle d'une petite feuille bractéiforme, 
longue, étroite, linéaire-subulée, munie à sa base de deux 
grandes oreillettes profondément divisées en deux lanières 
subulées ; chaque pédoncule portant , à quelque distance de 
son sommet, une ou deux petiteâ bractées squamiformes , 
linéaires-subulées , et terminé par une calathide large d'en- 
viron un pouce, composée de fleurs probablement purpu- 
rines. 

Nous avons fait cette description sur une plante sèche, 
recueillie aux environs de la Canée, dans l'île de Candie, 
et qui se trouve dans l'herbier de M. Gay, où elle est éti- 
quetée Apargia h^oseroides, Sieber. Quoique très-analogue 
à Vlntjbellia et au Pterotheca , elle nous semble différer géné- 
•riquement du premier en ce que ses fruits ont un col très- 
manifeste et très-distinct , et du second en ce queues fruits 
sont tous uniformes, aigrettes et collifères. Elle est en outre 
remarquable par son péricline ambigu , c'est-à-dire presque 
autant imbriqué que double, et par les appendices de son 
clinanthe , qui sont aussi très-ambigus , parce qu'ils ressem- 
blent aux squamelles des Hypochœris , quoiqu'ils ne soient 
point de véritables squam elles. Le nom dq Deloderium signifie 
col manifeste» 

35. Omalocline, H. Cass. Calathide incouronnée, radiatî>* 
forme, multiflore, fissiflore, androgyniilore. Péricline infé- 
rieur aux fleurs extérieures , ambigu , souvent presque imbri- 
qué en apparence , mais vraiment double : l'intérieur formé 
de squames égales, subbisériées , parfaitement planes, se re-* 
couvrant par les bords, souvent un peu entregreffées à la 
base, ovales - lancéolées , foliacées, nullement épaissies, ni 
charnues, ni coriaces; le péricline extérieur notablement 



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452 SEM 

plus court que Fin teneur, mais peu distinct, très-irrëgulier^ 
très- variable, formé de squames très •inégales, irrégulière- 
ment subtrisériées , lancéolées, foliacées. Clinanthe plan , ab-> 
solui^ent nu et parfaitement simple. Fruits oblougs, glabres, 
striés, sans col; aigrette longue, trés-blanche , composée de 
squamellules nombreuses, peu inégales, filiformes, presque 
point barbellulées. Corolles glabriuscules. 

Ce genre est fondé sur VHieraeium prunellœ/oliut^ de Gouan , 
dont le péricline , légèrement examiné , paroit en effet ana- 
logue, à celui des Hieraoium ; mais un examen plus sérieux 
démontré que cette plante ne peut, sous aucun rapport, être 
légitimement associée au groupe naturel des Hiémcîées, et 
qu'elle appartient indubitablement à celui des Crépidées. 
Son clinanthe très-nu, très-sîmple, son péricline extérieur 
imbriqué , ses longs pédoncules scapiformes , nous semblent 
la rapprocher des Taraxaoum* Le nom d^OmalocUne exprime 
que le clinanthe offre une surface unie. 

39. Le vrai genre PremuUheê, ayant pour type la Pren. 
purpurea, est fixé dans la section des Hiéraciées par les carac- 
tères du fruit et de Taigrette. Cette attribution semble , au 
premier coup d'œil , contrarier les affinités naturelles : ce- 
pendant considérez attentivement le port et les apparences 
extérieures des Hieracium prenarUhoides , Vill», dongaium, 
Lapeyr., cerinlhoidesy Linn., picroides^ VilL, etc., et vous 
reconnoitrez que ces plantes s^allient fort bien avec le vrai 
PrenarUhes» 

41. Les botanistes attribuent au genre Hieracium beaucoup 
d'espèces qui appartiennent réellement au genre Crépis : cette 
confusion provient de ce quUls observent trop légèrement le 
caractère du périclioe, qui est souvent ambigu, et de ce 
qu^ils négligent tout-à-fait ceux du fruit et de Taigrette , qui 
-sont les plus sûrs. L'habitude d'observer ces plantes nous a 
enseigné un moyen auxiliaire pour distinguer presque in- 
failliblement des vrais Hieracium les Crépis qu'on y a con* 
fondus; c'est de considérer les feuilles: si elles ont une 
certaine analogie, par la forme et la substance, avec celles 
du pissenlit, on peut prévoir, avant d'examiner le péricline, 
le fruit et l'aigrette, que la plante en question n'est point 
un Hieracium, mais )ine Crépis. Cette remarque prouve que 



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SEM «3S 

les Hiirmum et les Cr€fi$ ont beaucoup iaoiub d^affinité ^'cm 
ne le croit coiQmunément ^ et que nous avons pu classet 
très -convenablement ces deux genres ddns deux sections 
différentes. 

42. La plante décrite par M» De CandoUe dâtté la Flore 
Françoise ( n.^ 294$ ) 9 sous le nom de Crépu amii^ua » et qu'il 
a nommée plus récemment Drepania ambigua, dauft sion Ca- 
talogue du Jardin de Montpellier, appartient certainement 
au genre Sckmidtia de Mttnch, car elle nous A pHsenté leâ 
caractères suivans: 

Schmidlia amhigua, H. Cass. Calathide radiatiftl^rmë , niul'- 
tiflore. Péricline inférieur aux flleurs, squamulé, toméntenï; 
formé i.'^de squames k peu prés égales, subunisériéés , ap* 
pliquées, linéaires, aiguës au sommet, fortement carénées 
sur le dos, canaliculées en dedans, coriaces -foliacéM, son* 
Tcnt membraneuses sur les bords ; 2/ de squamuleâ èu^it* 
méraires irrégulièrement subbisériées, ainalogues aux squames 
mais beaucoup plus petites. Clinanthe large, pluh^ alvéolé; 
antîclinanthe paroissânt revêtu d'un épaississement subéreiijt 
à Fépoque de la maturité. Fruits oblongs, uO peu stminci^ 
vers la base, tronqués au sommet, anguleux, subpéUtagones , 
striés, glabres, munis d*un petit bourrelet apicilaire ; aigrette 
longue , composée d'environ dix squamellules un peu iné- 
gales , filiformes , un peu élargies et laminées à la base , bar- 
bellulées supérieurement , alternant avec des l*udiiâen$ de 
squamellules avortées. Corolles (vertes sur Féchanfillon sec 
observé par nous ) hérissées de poils articulés sur toute leui* 
surface extérieure, comme Veloutées sur la face interne. 
Stigmatop^ores extrémenieiit courts. 

L'aigrette des fruits extérieurs est semblable a celle âei 
fruits intérieurs, et les squamules ^fnumétalreâ du préricline 
sont beaucoup plus courtes que les squames et probablement 
appliquées : donc cette plante doit être rapportée atSthmid" 
Ha, quoique le port et les apparences extérieures Patti^eûi 
fortement vers le Drepania. Ayant ainsi le caractère du pre- 
mier ^enre et le port du second, éRf; mérîte Tépithéte d'âm- 
biguêf, ét^eonftnne pleinement Pétroite aiSnité des àeuà 
gfenres que nous avions depiiis loierg-^temps rapprochée. 
. 6^. Ayant réceHfment observé, sur utt ééhaftâlloit séc, lé 
48. a8 



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4«4 SEM 

Roh^rtia, que nous n'avions point encore vu, âous nous 
sommes assuré que ce genre appartient , comme nous l'avions 
présumé , à la section des Scorsonérées , et qu'il est voisin 
du Serîola»- 

5i» Ifotre nouveau genre Piptopogon, fondé sur la seriola' 
lœvigata, Desf. , sera décrit dans l'article S^éiolb* 

55. Gsertner a toujours trouvé le clinanthe du Geropogon 
abiiolument nu; nous lavons toujours trouvé squamellé* Donc 
cette plante ayant le clinanthe tant6t nu, tantôt squamellé , 
peut arbitrairement être rapportée, soit aux Hypochéridées, 
soit aux Scorsonérées vraies; et son intime affinité avec le 
Tragopogon nous décide à la transférer dans le second groupe, 
malgré les squamelles qu'on trouve souvent sur son clinanthe. 

59. Nous avons vérifié, par nos propres observations, que 
l'Hi^ocittin taraxaei de Linné appartient réellement au genre 
LeorUodon. 

60. AsTBaOTHATx , H. Cass. Péricline formé de squames im- 
briquées, oblongues-lancéolées , subfôliacées. Fruits extrême- 
ment longs, grêles^ striés, insensiblement amincis supérieu- 
rement en un long col hispide , peu distinct de la partie 
séminifère ; aigrette longue , composée de squameilules nom- 
breuses , plurisériées., un peu inégales , mais toutes sembla- 
bles, entièrement filiformes, et très- garnies, d'un bout à 
l'autre , de longues barbes capillaires. 

Ce genre est fondé sur la Scorzonera oêperrima de Willde- 
now, que Marschall nomme Apargia strigosa, et que nous 
appelons Asterothrix asperrima. Exactement intermédiaire en* 
tre le Leontodon et le Scorzonera, VAsterothrîx nous paroU 
constituer un genre suffisamment distinct de l'un et de 
l'autre. Cette plante, très-remarquable par ses poils blancs, 
épais , scabres , étoiles au sommet , ressemble par ses feuilles 
k certains Leontodon, et par son péricline aux vraies Scor^ 
zonera. Elle diffère génériquement des Leontodon par son 
péricline régulièrement imbriqué , par ses fruits analogues à 
ceux desBarUiaifsîa, c'est-à-dire extrêmement longs et pour- 
vus d'un col très-manifeste, enfin par la structure de Fai- 
|[rette* Les Leoniodon ont le péricline irrégulier, ambigu, 
plutôt imbriqué que double ; leurs fruits, souvent plus ou 
moins alongés et plus ou moins anûncis vers le sommet; 



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SEM 455 

M^ofif^ht Jamais pouMant un véritable col lufifisammetit dli^- . 
Itflct et bien manifeste; enfin, Paigrette est composée de 
squameilules bisériées, les intérieures longues, égales, plus 
ou moins laminées vers la base et plus ou moins garnies de 
barbes , les extérieures alternant avec les intérieures , courtes^ 
inégales, très -fines, simplement barbellulées. VAsterothrix 
diffère générîquement des Scorzonera par le fruit aminci et 
prolongé supérieurement en un long col , et par les barbet 
^e Taigrette qui ne sont point aranéeuses. Le nom û^Astero* 
thrix fait allusion aux poils des feuilles, qui sont étoiles au 
sommet» 

^5. La Scorzonisrti taherota de Pallas doit être nommée LÀ- 
"siospoTA tuherosa, car ses ovaires sont héris^^és de longs poils» 
let son péricline est double ou squamulé. 

64» Notre Gelasia , ayant l'aigrette tanlM sîrtiple , tantôt 
plus on moins plumeuse (tom. XLII, pag. 81 ), peut arbi* 
Irairement être rapporté, sbit aux Hyxisrridées , s it aur 
Çcorsonérées vraies : mais son intime affinité avec les vScor* 
zonera nous détermine à le retirer du groupe des Hyoséri» 
)dées>, pour Tattribuer à l'autre groupe» 

Nous ne devons pas terminer c'e^ article, ^ans témoigner 
notre reconnoissance à \K Gay, qui, en nous communiquant 
libéralement les Lactucées de son riche herbier, nous a pro» 
curé le moyen de foire la plupart des observations qu'on vient 
de lire. (H. Cass.) 

SEMI-FLOSCULEUSES [SYNAMaiiiABs]. {SoL) 0»nt les ca<» 
lathides n'ont que des demi -fleurons (fleurons ligules), soit 
au centre , soit à la circonférence» Exemples : chicorée , lai» 
tue, pissenlit, etc. (M Ass») . ' 

- SEMKPALM1PËD£S» {Omilh.) Les oiseaux ainsi nommés 
sont ceux dont les doigts antérieurs sont réunis dans une 
demi" membrane, comme l'autruche, les gallinacés, etc« 
(Ch. D.) 

SEMI-VULPES. (Afomm.) Ce nom, qui signifie demi-re- 
nard , a quelquefois été donné aux grandes espèces de sa* 
tigues ou didelphes. (Desh.) 

SÉMINALES [Fbuilles]» {Bot^) Cotylédons transformés en 
feuilles par la germination et élevés à la surface du sol -, exem* 
pies i mirabilis f faha, conifères* On les nomme aussi cotylé* 



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«56 $EM 

dons épig^ Le& cotylédoBS hypogtfs sont ceux qui ne sont 
' pas transformés en feuilleai par la germination , et qui restent 
cacbés sous *terre i*eyemples : ppis , marronier dinde , grami- 
itëes, etc. (IAass.) 

S^MINALIS. {Bot.) Un des noms latins anciens de la re- 
hqu^ç, po^goium <^¥iqulaFe, cité par Daléchamps. (J.) 

3ÉiiINIFÈRi:. {Bot.} Portant les graines. L'axe du péri- 
carpe daçs Vixin chinensis, les valves dans les gentianes , les 
cj^^ns dans le pavot , etc. , sont , par exemple , séminiféres. 

(IfASS.) 

SÉMINULES, Mirb. {Bot.) : Spora, Hedw.i Sporula, Bich.; 
(Jong^itfSy Gnrtn.; Btsimen, Neck. Corps reproducteurs des 
pJlWtes agj^nes et cryptogames, qui ne diffèrent peut-être 
des graines des plantes phénogames que par leur moindre vo- 
lume^ Les séminules des cryptogames (mousses, etc.) se dé- 
v^oppent dans des ovaires qui font partie de véritables pistils. 
i4fi^ ^^min.ules des agames se développent dans des concep- 
t^les, sortes d'ovaires qui ne font point partie de pistils, et 
Voffent point par conséquent des vestiges de styles et de 
stigmates. Les corps reproducteurs de plusieurs agames , diffé- 
i|ef^ en cela de^ sémiOiu|cft , ne sont même en aucun temps 
f fuifermé^ dans des^ pvaires ; ils paroissçnt comme une simple 
pfHi^^ère 4 l4 9urf#çe de la plante , et on Ifur donne le nom 

#? pi?0|Vlgulf9. VoyeS P;.ANT9S A6A1IES BT CRYPTOGAMES. (MaSS.) 

SÉMIRAMIS. {Entom.) C'est le nomd^un bombycede l'Amé- 
r%fue^ ns^rîdiojiale , figuré par Cramer. Il est remarquable par 
le f ^olongement d^. ^es aiiles en forme de queue. (C. D.) 

$^NQ?ltHÈQU]^; SmnapUktùv.^^ F. Cuv. {Mamm.) Genre 
de mammifères de l'ordre des quadrumanes et de la famille 
^i coi^preipMl les singes de l'ancien continent, établi récem* 
9i^nt p^ M* F. Cuyi^r, et renfermant plusieurs espèces nou* 
Y^es, ainsi que quelqi^e^ ^^es |usqu' alors placés dans le 
genre des Guenons. 

Le4 ^fmwpith^ques res^m^lent beaucoup aux ^bbons par 
la f%rnve dyç Ijeuir co^^s , l^s proportions générales de leurs 
membres et les traits de leur face; mais ils sont pourvus d'une 
qifQUte. wcof^ pJiWft UwguQ que celle d^s gue^ons, très-mus- 
cil,leu$e e4 $}iscept|Mile d^ ipiQHvéne.ps le^^plus variés. Ils n'ont 
ç^9 des, imim^m i'^imeki Um$ callosités sont petites 3 



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SEM 437 

leur peËigè' présente ordinairement des couleurs variëes et 
assex vives. 

Le nombre des dents en totalité est de trente-déut, coinme'' 
dans tous les singes de l'ancien cotitineni ; les Quatre incisives 
sont aplaties d'avant en arrière et tranchantes , égales entre 
elles à chaque mâchoire , mais les inférieures sont un peu 
plus étroitefli que les supérieures. Les deux canines, tant en 
haut quVn bas , Içs dépassent plus ou moins et «ont terminées 
en pointe. La première et la seconde màcheliérès stipérieuii'èà 
( fausses molaires ) de chaque côté né présentelit ordiilaité- 
liient qu^une pointe à leur face externe et un plan obliquéf 
à leur face interne; les troiâ suivantes Oii vraies inolaites hc 
Composent chacune de quatHe tubercules foribés pair Utt sillbn^ 
transversal très-profond et un silloh longitudijiffl qili Fe^t nioins 
et qui coupe le premier à aiigle dl'oit* La |)lieiniére faussé' 
molaire inférieure île se compose oi^dinAirehient tftié d'une' 
seule pointe épaisse et obtuse, mais quelquefois accotilpagÂée 
d'un petit ialon postérieur; la séôdilée he différé de la ftë- 
mière qu'en qe que la surfaee de sa couronne eéi jilils plate ; 
des deux vraies molaires qui vieimeiit après, la pfenlièi^e est- 
la plus petite, et l'une etFaUtre it côlii|)6^eiK de qualité tii* 
berciiles, comme celles d'en haut; enfiu, la itet^biè^^ Çili 
est la plus grande y àu lieu d'àvôif, comnié sa cô^éspolàdflnté 
dans le^ gibbon^, la couronne à peu près circulaire, td fëtV 
alortgée et terminée par un tdlôn. ^ 

M. F. Cuvîer ajoute aux eÂraétèrès <|iie noiiS Vétidns d'ex- 
poser quelques *^détails sur les habitudes nàtiiteîlës dé ees' 
singes. Malgré leur adi*esse, leui* à^Hté, les setnnopifhê^uéfr, • 
dit -il, sont des Singea sans pétblànce, et qdr patôiâséilt fiâ-^ 
bîtuellement calmes et circotispeeti. On les apprlvoîéè aVee' 
ilne grande facilité quand ils sont jeunes. Vieux, ils déVieip-* 
nent tristes et quelquefois méchairs. Tdus tés traîtàf (fé leù^ 
nature les rattacheht enc#re aux* gibbons et aut orange. 
• Les espèces de seiUnopithèques coiùiues sont- au minlbîrès 
de s^pC, qui toutes otit été trouvées dsnii les centimes lAérî^ 
dionales et orientales de TAsie et daiis les lies de rnféhipél- 
Indien/ 

Quatre d'entre elles sont connues depuis long*tetnpi , sdua 
les noms de guenons nasique, doue, enteUe et maute. Elle» 



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43« SEM 

OBt été âéeni9$ k Tartide Gqbnon, dans le tom. XX^ p. S% 
et 33 de ce dictionnaire, auquel nous renvoyons. La dëeeo* 
irerte àe deiDc autres est due aux recherebes de MM- I>uvaiii- 
cel et Diafd ,. et M« Otto a donné la descriptîoa de la der- 
nière. 

Le SaitHaM-nièQira ci itXPAYS : Semnmpitheeus^ mdalophos , F. 
Cuv«^ Hist. baU des manoD.» a.* édit.» 2/ livr.» n.* 7 , pL 7 ; 
Desm.y Marna» » n/ &14 ou 8i3 his$ Simia mtlalophoi., Raffl.,. 
Trans. liaa. » ton» 1 3k II a un pied et demi de longueur ^ pour 
le corps et la iéte ensemble, et sa queue a deux pieds ^uit 
pouces; lonqu^il marcbe, la kauteurde son traia de^ devant 
9$t d'enriroa treûe pouces, et celle du train de derrîère-de 
seize pouces* Les membres de ce singe sont d'une longueur 
disproportionnée comparativement aux autres dimensions du 
eorps} sa tête 95i arrondie, son crâne très-vaste, sa face plate,, 
son nés très-iaiUant et ridé a la base^ ses pomettes son! 
Ibrt élevées , ses yeux et ses oreilles semblables à ceux des 
guenons. Son pelage est composé de poils soyeux , longs, d*ua 
jÊauve roux briUaiU sur le dos, les c^tés du corps, le cou, 
la queue, la face externe des membre;, le dessus des mains ^ 
le devant du front et les joues, et blanchâtres sur la poirtrine, 
le ventlre et la face interne des membres. Un cercle ou plu-> 
t6t une aigrette de poils noirs enveloppe la tête en passaJni 
aur le haut du front d'une oreille a Tautre; quelques poils de 
cette couleur se voient le long du dos et sur les épaules; la 
face est bileue jusqu'à la lèvre supérieure, qui est couleur de 
chair , ainsi que la livre inférieure et le menton ; les yeux 
sont bruns, les oreilles de la coul ur de la iace , l^ nMiins en 
dessous noirâtres, ainsi que les callosités; les poils des Joues 
sont dirigés en arrière et forment dVpais favoris; le ventre 
est presque nu. H habite les forêts de THe de Sumatra, oji 
MM. Duvaucel et Diard Font ubservé. 

Le Sa&iNaPnHàQUK crqq : SemAopitheent eematuSf Desm.,. 
Mamnu, esp» &16 (i3- ^ua/er); F. Cuv., Hist. uaU des mamn., 
:im édit., 2." livr. , n, 1 i, n."" 8>, pL 11^ Cette espèce^ dont 
la eonnoissaiice est due aux mêmes maturalistes voyageurs 1. 
vît dans la même contrée que la précédente. Sj taille est mu 
jpeu plus considérable que celle de la guenon callitciche] et 
aiéiae eUe égale celle du seninopithèque entclle. 



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SEM 4Î9 

L'individu que nous décrivons ressemble par sa face à celui 
de Tespéce du cimepaye, qui a été décrit précédemment ; ce 
qui peut être attribué à ce que )'un et l'autre n'étoient 
pas encore parvenus à l'état adulte. Cette face est brune, 
nue et parsemée de quelques poils gris , rares et court» ;' les 
poils du sommet de la tête sont noirs, assez longs, et forment 
une espèce de crête relevée sur Tocciput; le dos, les flancs, 
la face externe des membres, sont couverts de grands poils , 
dont les internes sont blancbâtres et les externes , presque 
aeuls apparens, d'un gris foncé ; le bas des flancs, le ventre, 
la face interne des quatre membres , les fesses et le desscms 
de la queue, sont d'un blanc sale, nettement séparé de la 
couleur grise des parties supérieures; les poib du menton et 
du dessous de la gorge sont blancs; le desius des mains et 
des pieds est un peu plus pâle que la face externe des mem- 
bres, et présente quelques poils roussàtres; la queue, plus longue 
que le corps, est terminée de blanc. 

Semnopithèque a fesses blanches : Senmùpiihêeus Ulieoprym* 
nus ; Cereopitheeus f leueoprymnus , Oth. , Mém. de TAcad* 
Ces. Léopol. Car. des curios. de la nature, tome la, iSaS, 
page 5o3, pi. 46^», et 47. Ce singe, dont Tensemble dea 
caractères porté k le faire considérer comme appartenant 
plutôt au genre Semnopithèque qu'à celui des guenons, a le 
museau très^peu prolongé ; le front largement bombé et asses 
relevé ; l'angle facial d'un peu plus de 6o^ Son corps tH grêle 9 
ses mains et ses pieds sont très-aloUgés et ont le pouce fort 
court et très-remonté. Son pelage, composé de poils fins et 
soyeux , est d'un brun obscur sur la tête et la nuque; d'un 
noir asseï également répandu sur le dos, les fiancs et les 
quatre pieda; d'un noir brunâtre sur la poitrine, le ventre 
et la face interne des extrémités, é\in gris blanc surtout le 
dessous du cou et sur la partie postérieure des ^ues, dont 
les poils sont très-alongés; mais ce qui distingue le mieux 
ce singe, c'est une tache d'un blanc grisâtre, qui commence 
iur la ligne médiane du dos, quelques pouces au-dessus de 
la racine de la queue , et s'étend sur les fesses et le haut de 
la cuisse; les poils, qui garnissent le pourtour des organoa 
sexuels, sont d'ua rouge grisâtre et la queue est d'un f/nâi 
jaune- clair» , 



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44a. SEM 

Le $ytîèmt deatidre est celui des semnopithèques : les 
ubaioues «langoeot totalement. L'estomac de ce singe est* 
très-remarquable, tu ce que, d'ua rolume très»coBsidérable, 
s^u lieu d*é|re rond comme chez les gueoons , il a de la res- 
aemblanee avec ceux des kaogurooset dts potoroos, sa moitié 
gaucbe formant une large cavité , taudis que la droite est ré- 
trécie , enroulée sur elle-même et représente un intestin, 
et tout Fof gane est si considérable que sa grande couri>ure 
n*a pas moins de deux pieds et un pouce. 

La patrie de ce semnopithèque , qui nous semble avoir 
quelques rapports extérieurs avec la guenon diane , est in- 
connue. 

Telles sont les espèces de ce genre dont il n'ayoit pas en- 
core été fait mention dans ce Dictionnaire. Les articles de 
l'Histoire naturelle des mammifères , dans lesquels M. F. Cu- 
vier décrit celles dont il a été traité, luf donnent, pour deux 
d'entre elles, l'occasion de publier des remarques nouvelles 
sur leurs caractères ou sur leurs mœurs^ 

Le SEMtfo^iTnàQUï; enteue, en particulier, a fourni Tob* 
servalion de l'extrême différence qui existe entre les pro- 
pprtioiis et les formes de la téte> et surtout de l'étendue 
4e U capacité cérébrale, dans les singea considérés dans leurs 
4Âfférens âges» Dans aa première jeunesse, ce semnopithèque 
^ le museau très-peu saillant, le front âmes laige et pres< 
que sur la même ligne , le crène élevé , arvondi ^ et la 
bolle cérébrale fort vaste ; tandis que dans l'adulte le front a 
disparu, le museau a acquis une proéminence considérable, 
et la convexité du crâne ne préseste plus que l'arc d'un 
gi^nd cercle , tSnt la capacité crânienne a diminué. Aussi 
39^ retrouve-t«^n plus en lui les qualités remarquables qu'il 
oITroit wparavant. L'apathie a remplacé la pénétration ; le 
besoin de la solitude a succédé à la confiance, et la force 
supplée en grande partie à l'adresse. Cette espèce est , au rap- 
port de M* Duvauoel, très -respectée des Indous, qui l'ont 
4é«fiée et qui lui donnant même une place distinguée parmi 
leur trente millions de divinités. 

Le Semnopitkèqise maure est maintenant reconnu propre 
à l'île de Sumatra : c'est le même ssstgc que M. AàfEes a dé- 
crit sous le nom de Chingkou , S. cristata, et que M* Fréd« 



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SEW 441 

Cuvier nomme Semkofithàqite TcaiNcotr , Smnopiâiêmit màurug. 

Le SEMNOriTHÈQUE NA»IQUE et le SEMKOPITHifiQUB DOI74Î n*OBt 

donné lieu à aucune observation nouvelle de quelque impor-^ 
tance, si ce n'est que ce dernier a la face d'an beau )a«ne« 
citron. (Desm.) 

SEMNOS. (Bot.) Nom grec du vitex4ignu$ ûOBtus, cité par 
Mentzel. Voyez Lecristichcm. ( J. } 

SËMP. {Omitk.) Ce nom, qui s'éciit aussi sep y est celui 
du vautour, en polonois. ( C«. D. ) 

SEMPERVIVUM, {Bot.) Voyes Jocbaem et Sébum. (L, D-) 
SEMPHIGI. {Bot.) Nom de la violette dans la Mauritanie, 
suivant Menttel; il dite le nom arabe unegigi pour la même 
plante. (J.) 

' SëMPSëM. (Bot.) La plante citée sous ce nom par ^rosper 
Alpin est le sésame, sesamum orienUde, dont les graines four* 
nissent, par expression, une huile employée à diven usages. 
Elle est citée dans Dalécbamps et dans Forskal sous le noax 
de senuem, d*oii dérive son nom latin. C'est le schUelit du 
Malabar. (J.) 

SEMSEK. {Bot.y'Som arabe, cité par Forskal, d'une ar- 
moise cultivée dans les jardins du Caire, qui est son ariêtmsié 
êemsek. (J.) 
SEMSEM. (Bot.) Voyez Sempsem. (J.) 
SEMUAION. (Bol.) Menttel cite ce nom arabe du pei^h 
(J.) 

SEMYDA. (Bol.) Nom grec du bouleau, d'après Théopbraste^ 

eité par Mentzel et Adanson. («T.) ' 

SEN-FUKU. '( Bot. ) Kannpfer cite c^ nom japonais de Id 

grande année , inula helenium. Thunberg le cite aussi p01fl^ 

son inula japonicéi» ( J. ) 

SEN-KARAMBOU. (Bat.) Ce nom , qui signifie canne rouge, 
est celui d'une variétjé de canne à sucre cultivée k Salem , 
dans rinde, et mentionnée par Lesebénault , laqvelle paroit 
être la même que le kari-karamhou de File de Bourbon. ( J.) 
SEN-RIO. {Bot,) Tht^nberg cite ce nom japonois en fe- 
nouil, anethum fanieulum, (J.) 

SENA. {Bot.) Nom arabe qu'on donne en Egypte à di- 
verses espèces de casses. 11 est l'origine de notre nom sénéy 
qui désigne Fespèce la plus usitée en médecine. Suivant De- 



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'441 S EN 

lile , le uma Sèyéy (sëiië de la Thébàïde) ou êèna Usan el/our 
(.aënë langue - d^oiseau) , est son eassia oeutifolia , qui est 
connu, sous le nom de séné d'Alexandrie. Le easiia sena f 
Linn., ou vrai séné, est désigné, aussi d'après Delile, par 
sena gehely (séné de montagne ou du désert) , sena^Mékkdy 
ou Hegazy (séné de la Mecque ou de la province de Hegas). 
(Lem.) 

SENABAR. (Bo^) Voyez Scobar. (J.) ^ 

SËNACIA. (BoL) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs 
complètes, polypétalées , régulières, de la famille des rham-' 
. nées, de la pentandrie monogynie de UnnsuSj offrant pour 
earactère essentiel : Un calice fort petit, à cinq divisions; 
cinq pétales plus grands que le calice; un ovaire supérieur; 
un style; un stigmate à deux lobes. Le friùt est une capsule 
unilpcujaire , k deux valves , renfermant j^lusiçurs semences. 
. Ce genre , établi ' par Commerson et admis par M. de 
X^q^arck, est composé de quelques espèces de celastrus et 
autres espèces placées d'abord dans des genres particuliers. 

Senacia MAtTEN : Senooia majtenus, Poir. , Ene..; Mfiytenus, 
DjBsr.^ Enc; MoUp.,. ChiL, éd. galL, 177; Peuill., Chil. , 3, 
lab. 2j. Bel arbre toujours vert, qui s'élève à la hauteur de 
trente pieds et plus , dont les branches sont rameuses , touffues» 
disposées en une cime élégante , et qui commencent à naître 
à la hauteur de huit ou dix pieds. Les feuilles sont a peine 
pétiolées, ovales ou ovales -oblongues, aiguës k leurs deux 
extrémités, luisantes, dentiçulées, d'un vert ^i, longues 
d'environ deux pouces; les unes alternes, les autres opposées^ 
Les Heurs naissent en grand nombre sur les jeunes rameaux. 
Elles sont éparses , purpurines, sessiles, extrêmement pe« 
tites. Cet arbre croit au Chili. Feuillée dit qu'il croît par« 
tout où se trouve le llithi (laurus caustiea, Willd. )• Quand 
on abat celui-ci sans précautions , et qu'on reçoit sur le corps 
la liqueur qui en découle, il le fait enfler très-promptement. 
Le mayten, selon Feuillée, est l'antidote de ce poison. La 
meilleure manière de l'employer est d'en, faire bouillir les ra- 
meaux dans de l'eau , et de se laver le corps avec cette dé* 
coction. Le bais du mayten est dur, de couleur orangée, 
avec des nuances de rouge et de vert. Les bétes à cornes sont 
si avides des feuilles , qu'elles les préfèrent à tout autre faur* 



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SEN 445 

rftfe, el ^*eHet pamesdxoient probabltnentè dëtfirife Fcs- 
pèce, si les haies et les précipices ne mettoifnt les >euaea 
ariires à Tabri de leur voracités 

Sbnacia ondoie :. Sciuurta undtiléUaf Laoïk», M» gen.; Ca» 
IfUtTu^ unàuUUa^ Eae.» vulgairenent Bois oa Msau, Bou va 
lau-coiua. Ari>nsseau qui t^éièr^ k U hauteur de huit à douze 
pieds, sur une tige droite, garnie de rameaux alternes, mu-^ 
nis de feuilles pétiolées, alliernes, souvent rapprochées par 
bouquets ou. comme en étoile, glabres, lancéolées^ entteros, 
ondulées à leurs bords, trarersées par use nenrure blanche 
avec 4cs veines finement réticulées à leur face inférieure. Les 
fleurs sont bkmchètres r elks terminent des rameaux courts 
f t latéi'anx , et sont disposées en bouqueta ouybellifoniies ^ 
dont les rançons soutteoneot de petites ombeUulea de troia k 
sept fleun* Les pétales sont oblonp , obtus ol à dcaù o»» 
verts ; iet étamines pins courtes que les pétales. Cet arbris- 
seau croit à Madagascar, aux Iles de France et de Bourbon» 
Il est très^ofloranl dans tontes sea paorlies. L'arille de ses se* 
menées produit une huile essentielle très -volatile* 

Sm9tA€UL OLABQVB : Smuuia glauea, Lamk», llk gem.^ Ceioê^ 
trus gUutca ; Vabl , Symh. , 2 , page 4s ; S^irthera alhmu ^ 
WtUd.v et Enc $ Mangifeea^ glauca ^ Rottb*, Hov*. acL Bafiu , 2 , 
page 534, tab» 4, fig« !• Arblpe dont les rameaux sont al« 
ternes, épars el diffua, garnis de feuillea. opposées, ovales , 
pétiolées, luisantes, d'un vert pâle, dentées ea acie à leurs 
bords ou lé gè r em ent- ainuéca, obtuses ou un peu aiguès au 
sommet , longues de deux ou trois pouces et plus , larges 
d*tnviron un pouoe et demi, k nervures simples, latérales 
et parallèles , soutenues par dea pétioles, grêles , longs d'un à 
deuxpoucts. I«es fleurs sont blanches, disposées en corymbea , 
latéraux et terminaux , dichotomes ; les ramificatiens tétra* 
gones, munies, k la base de leura divisions > dVeailles oppo- 
sées. Les pédoncules sont courts , inégaux , uniAore»; les ca.« 
lices glabres^ verdâ^trea; les corolles petites; ks pétales arron- 
dis, chargés à leur moitié inférieure d*un duvet brun, tomei^ 
teux , blancs à leur moitié supérieure^ le rebord qui entoure 
l'ovaire et qui supporte les, ét^mines, est ridé et «aiilai^t* 
Cette plante croît à FUe de Ceilan tît à la cOtc du Coro» 
maodeU (PoaO 



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4U SEW 

SENAP. (BoU) Nom arabe de V4iearUkus arhoreus de Fo»^ 
laL (J.) • ^ . 

SENAGRUËL. (Bot.) Nom cité par hemtry pour la serpen- 
taire 4^ Viriinie, aristoloéhia «npenterta. (J«) 

SENAPEA. (Bot.) Arbriiteau grimpant, dédotivert par 
Aublet aux emrironft de Cayenne , nais d^nt il n^a paa ob- 
senrë la fructification. (Lem.) 

SENAPOU. (Bot.) Voyez Smarou. (J.) 

5ËNATEUA. {Omith.) Cet oiseau » nouxmé Ttdséher par 
M artens , est la mouette blancke , laru$ thumems , Linn. 
(Câ.D.) 

SENBAK. {Bot.) Forskal cite ce nom du convùlfuh» hede- 
raetut dans sa Flore d'JÉgypte* ( J») 

SENDAN. (BoL) Un des nom iaponois de Tasederach, 
eité par Kaempfer et Thunberg. (J*) 

SENDAA. (BoU) Nom arabe du laminier^ Uunwts, cité 
par MentzeL (J.) 

SENDEF. (Bot,) Nom turc de la rue » ruta gra^eoUns , cité 
par Forskal dans sa Flore de Constantinople* ( J.) 

SENDfiRA-CLAMDL (Del.) Nom malabare do rei^fadiis 
trkUnUtisi. [J.y 

SBNDINOR, SENDIOMOR. (AU.) NmÉS égyptiens de la 
erapaudino , êiderUi$, cité d*^9rés' Tabentsemontanus par 
Menttel, qui dît aussi, d*apt^s Méithiole, qUt c'est le sidri^ 
ehis dt$ Arabes. (J«) « 

5ENDRIKKAN. (BùL) Nom de la belle-de-nuit , nyeiagù, 
k Ceilan, suiTânt Hermann. (Ji) 

SÉNÉ. (Bol.) V^yet Cassu LAntûOLàny Casse o'iTAtffe. (J.) 

SÉNÉ BATARD ou SAUVAGE. (B&ê.) Nom vulgaire de 
réménis de Césalpin. (L. D«) 

SÉNÉ DES PRES. (Bot.) C'est la gratiole officinale. (L* D.) 

SÉNÉ DES PROVENÇAUX. (Bal.) La globulaire turbith 
a été désignée sous ce nom% ( L. D. ) / 

SENEBIERA. (Bot.) Necker nomment ainsi VoeoUa d^Au- 
blet , genre de Lauri'nées. M. De Catidolle a donné le même 
nom à un genre formé du Upiditim âvfyHium et de quelques 
autres crucifères, auquel il a Joint lé eoronopas de Gaertner, 
coehUaria eoronopus de Linneeus» ( J. ) ^ . / 

SENECILLIS.