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Full text of "Dictionnaire des patois romans de la Moselle"

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in 2011 with funding from 

University of Toronto 



http://www.archive.org/details/dictionnairedesp02zl 



PUBLICHTIONS DE LH FRCULTÉ [DES LETTRES 
DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG 



FoMcicvdt il 



LÉON ZÉLIQZON 

Professeur hoooraire au Lycée de MeU 



DICTIONNAIRE 

DES 

PATOIS ROMANS 

DE LA MOSELLE 



DEUXIÈME PARTIE 

F-M 




BJV DÉPÔT: 

LIBRAIRIE ISTRA, Maison d'Éditiok 

Stbasboobs. 15, ma des Juifs — Paris, 57, me de Richeliea 

GREAT BRITAIN. BRITISB EMPIRE, UNITED STATES 

OzvoBD Dritsrsitt Pbkss 

Amen Corner, Lohdom B. C 4 

1«23 

Prix 



LE DICTIONNAIRE DES PATOIS ROMANS 
DE LA MOSELLE 

est publié avec le concours de l'Université de Nancy 

et de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Metz. 

Il bénéficie d'une subvention du Conseil Général de la Moselle 

et de la Fondation Cunitz. 

L'ouvrage sera complet en trois volumes de dimensions 

à peu près égales: 

Le Tome III paraîtra vers la fin de l'année 1923. 



AUTRES OUVRHGES EN P RËPKRHTÏON. 

P. ALFARIC, Simon le Magicien. 

Marc BLOCH, Les rois thaumaturges. 

C. CHARROT, La Philosophie de Thistoire de Voltaire (1763). 

HUBERT GILLOT, La querelle des Anciens et des Modernes 

en France, de Perrault au Romantisme. 
E. HOEPFFNER, La Poésie des Troubadours: Études 

littéraires. 
E. HOEPFFNER et P. ALFARIC, La Chanson de sainte 

Foy, poème en langue d'oc du XV siècle, études 

critiques, texte, traduction, notes et îac-similé. 
M. LANGE, Étude critique sur le comte de Gobineau. 
G. MAUGAIN, Dante en France au XIX*' siècle. 
Chr. PFISTER, de l'Institut, Un mémoire inédit de Flntcn- 

dant Colbert sur THlsace au XVIP siècle. 
E. PONS, Le thème et le sentiment de la nature dans la 

poésie Anglo-Saxonne. 
M. PRADINES, Essai sur les fondements de la sensibilité. 
P. ROUSSPX, Les fragments d'Euripide : Études littéraires 

et mythologiques. 




t.l.ui. l'Iill.l.Ul. Mci;. 



.leuiio lille lorraine. 



DICTIONNAIRE DES PATOIS ROMANS 
DE LA MOSELLE 



DU MÊME AUTEUR: 

Lothringische Miindarten (Supplément I à VAnnuaire de la 
Société d'Histoire et d'Archéologie lorrcdne, 1889). 

Ans der Wallonie (Supplément à VAnnuaire du Lycée de 
Metz, 1893). 

Die Mundart von Malmédy (Zeitschrift fi'ir romanische Phi- 
lologie t. XVII, 1893, p. 419 et suivantes). 

(ïlossar liber die Mundart von Malmédy (Zeitschrift fïir ro- 
manische Philologie, t. XVIII, 1894, p. 247 et suivantes). 

Mundartliches ans Malmédy (Bcitrdge zur romanischen Philo- 
logie, Festgahe fur Gustav Grôber, Halle 1899). 

Patoislieder ans Lothringen (Annuaire de la Société d'Histoire 
et d'Archéologie lorraine, XIII, 1901, p. 124 et suivantes). 

Textes jxdois recueillis en Lorraine, en collaboration avec M. 
G. Tlîiriot (Supplément IV à VAnnuaire de la Société 
d'Histoire et d'Archéologie lorraine, 1912). 

Zur lothringischen Volkskunde (Anmudre de la Société d'His- 
toire et d'Archéologie lorraine, XXV, 1913, p. 67 et suivantes). 

La Famille ridicule, comédie messine en vers patois du 
début du XVIIP siècle, nouvelle édition (Supplément V 
à VAnnuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie 
lorraine, 1910). 

Dictionnaire des Patois romans de la Moselle, V' Partie, 
A-E, 1922 (Publications de la Faculté des Lettres de 
Strasbourg, l'asc. 10). 



Cet ouvrage est sorli des presses 
de /IMPHIMKHIE A. FUCUS, 
à SAVKKNK, (e h'^ mai nr:3. 
Il il (le lire à Jj(ji) e.Vi lupUiircs. 



Droits dfl tradnciioi ti de reprodoctioD 
reserfés poor tous les pays. 



PUBLICATIONS DE LA FACULTÉ DES LETTRES 
DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG 



LÉON ZÉLIQZON 

Professeur honoraire au L}cée de Metz 



Fascicule îî 



DICTIONNAIRE 

DES 

PATOIS ROMANS 

DE LA MOSELLE 

DEUXIÈME PARTIE 

F - M 




EN DÉPÔT: 

LIBRAIRIE ISTRA, Maison d'Édition 

Strasbourg, 15, rue des Juifs — Paris, 57, rue de Richelieu 

GREAT BRITAIX, BRITISH EMPIRE, UMTED STATES 

Oxford University Préss 

Amen Corner, London E. C 4 

1923 



Ouvrage publié avec le concours de l'Université de Xancy, 

de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Metz, 

avec une subvention du Conseil général de la Moselle 

et de la Fondation Cunit:, 



■^e of Meai^ 




F/\B 



- 257 



FAN 



Fabala, Falbana {fâbnlâ . . M, /, 
P, N, falbana S, Vj, s. m. - Falbala. 

Face Ifâs . . i^én.], s. f. — Façade. 

Fachc, voir Fahhe. 

Fâchi, Fâchieu \fâsi F, S, frmjc-ljœ 
V], V. tr. — Fâcher. Voir Fauchieu. 

Fâcîe \fâsï(ij) S, V], s. f. — Fauchée. 
Voir Faucièyc. 

Fafaye \fafaij M, fafoij I, P], s. f. 
— Bavardage. S'emploie ordinaire- 
ment au pluriel. 

Fafayou [fâfaiju M, N, fafoija . . /, 
P], s. m. — 1» Tripoteur; trompeur. 
2» Vétilleur. 

Fafiate Ifàfyat M, N, fafyot I, P], 
s. f. — Basse carte. J' n'a qii' dés 
^ an m' jii, je n'ai que des petites 
cartes dans mon jeu. 

Faîieu Ifàfijœ M, N, fafmji F, fefle 
. . S\, V. intr. — Parler indistincte- 
ment, comme les personnes ivres ou 
celles dont la langue est paralysée 
d'un côté. 

Fâfilè [fâfiiyç ■ • ^^ ^'J' ^•- tr. - 
Faufiler. Voir Fauîeler. 

Fafoye, voir Faîaye. 

Faîouyi, voir Faîieu. 

Fafwès \fafwe M], n. pr. — Fran- 
çois. Voir Fanfan. 

Fahhe [/"«x S\, n. pr. — Faxe, vill. 
de l'arr. de Chàteau-Salins. 

Fahhenéje [fàxnës M, A'], s. m. — 
Fagotage (au sens propre). 

Fahhenou [fàyjiii M], s. m. — F'a- 
goteur, faiseur de fagots. 

Fajin \fajc P], s. m. — Scorie. 
Voir Frahîn. 

Fale [fal M\, adj. f. — Folle (m. Fou). 



Falc \fal M, N, fçl I, P], s. f. - 
Foulure. J'â ètrèpc enne - au pieud, 
j'ai attrapé une foulure au pied. 
Voir Folïire. 

Falcûr, Falôr Ifalôér M, N, fçlœr 
I, P, fçlœr-folwâr F, falôr S, felivor 
V], V. intr. — P Falloir. S'an -, s'en 
f. / s'an-n-è wâ falu, il ne s'en est 
guère fallu. 2<* Manquer. Ryin n'y faut, 
rien n'y manque. 

Falsifiou Ifâlsifyu . . M, I, P, N], 
s. m. — Falsificateur. 

Familiâre \familyâr V], adj. — Fa- 
milier. 

Fanchète, Fanchon [fâset-fàsô M, 7, 
P, F, S], n. pr. — 1^ Françoise. Voir 
Chonchète, Chonchon. 2^ Femme 
mal habillée. Çat eune vrâ -, c'est 
une vraie F. (elle est très mal ha- 
billée). 

Fande [fàt gén. (fôt V)], v. tr. — 
Fendre. / fandreût i châw an dous' 
po V rèlonjeii, il fendrait un cheveu 
en deux pour le rallonger (il est très 
avare). 

Fandèsse [fades gén. (fôdes V)], 
s. f. — Fente. N-é je ène fondasse 
dons volet d'note nieve armele, lo bôs 
n'otôr mi choch, il y a déjà une fente 
dans le volet de notre neuve ar- 
moire, le bois n'était pas sec. 

Fandon \fàdô M, /, P, P, A^, s. 
m. — Petit morceau de bois fendu; 
quartier de bois à brûler. 

Fandou [fàdu . . gén. {fôdu V)], s. 
m. — Fendeur de bois. 

Fandûre [fàdûr M, /], s. f. — Fente. 

17 



FAN 



- 258 — 



FRR 



Fanfele \fançl . . M, I, P, N, fanël- 
fanel ..S, fancl Y], s. f. - Flanelle. 

Fanîan, Fanlès \fàfà-fàfc M, I, P, 
N], n. pr. — François. Voir Cicis', 
Faîwès. 

Fanfeurluche [fàfcyrliïs M, I, .V), 
s. f. — Fanfreluche. 

Fanou \farui S\, s. ni. — Faneur. 
Voir Fènou. 

Fantâhièye, Fantàjièye [ fàlà-fi/rij- 
fàlàjijçij . . M, I, P, N], s. f. - Fan- 
taisie. 

Fante \fàt f,^én. (fôt V)], s. f. — 
Fente, fissure, crevasse. 

Fâre \fàr . . gén. (fër V)], v. tr. 

— Faire. - c pcri (pari), parier; 

- è sèvwêr', f. savoir; - è veïir, 
f. voir; - è bivcrc, f. boire (abreu- 
ver les bestiaux, etc.). Été fèi/ant, 
être faisant, accoinmodant. S'an - 
faute, s'en passer. Is'pieut - , il se peut 
f. (peut-être). - coucou, faire cocu. 
/ s' fût, un ainsi fait (un semblable). 
J'an-n-èrans beun' i s' fût qu lu, nous 
en aurons bien un aussi fait que lui, 
un pareil à lui. S'emploie couram- 
ment comme adjectif: / .s' fût guc- 
hhon, un pareil garçon. Panre è fût, 
])ren(lre à fait (au fur et à mesure). 
Fut dit, fut fût, fut dit, fut fait. Fût 
et dit, sitôt dit, sitôt fait. Fât è fat, 
fait à fait (au fur et à mesure; au 
hasard). - por, f. pour (tenir jiour). 
S'is vemjent que f fesse por zous, 
s'ils veulent cpie je fasse (que je 
tienne) pour eux. ~ au nom du 
péve, f. le si<fne de la croix. - 
père èl niêre, jeter des cailloux 
plats à la surface de l'eau |)our faire 
des ricochets. Ç'at è teu </' - , c'est 
à toi de f. (de donner les cartes). Xou 
f'râ, (je) ne le fei'ai pas. Ç'at t)euu-è 
fût è lu, c'est bien à fait à lui (c'est 
bien fait pour hii). Qu' fût hcuii', 
treuue heuu', qui fait bien, liouve 
bien. Çon qu'ai fâl n'ai pus è - , ce 
(pii est fait n'est i)lus à f. / ii'ij è i 
jane au bous qu dit : conw on f fTU, 



fâs-ij, il y a un oiseau au bois qui 
dit: comme on te fait, fais lui. On 
n' pieut - qu'an fèijant, on ne peut 
f. qu'en faisant (travaillant). - lé bête 
po amer donfwin, f. la bète pour avoir 
du foin (tirer profit de la bêtise d'au- 
trui). So - mèrcimnd d' p'hhons le 
iHuje de Pâques, se f. marchand de 
poissons la veille de Pâques (faire 
une chose inutile), Fât èl dèfât, çat 
tojos trèvèijeu, fait et défait, c'est 
toujours travaillé. Brave (pièhhon 
que i fâl, Jan foule que l'dil, brave 
garçon qui le fait, Jean f.... qui le 
dit. Se dit du commerce des femmes. 
Dire èl - , ç'at dous', dire et faire, 
c'est deux. Voir Demander. ~ On n 
fâl /n' lojos conie on mil, on fât corne 
on pût, on ne fait pas toujours 
comme on veut, on fait comme on 
peut S. Ç que n'ot m' è fere, n'ot m' 
è cu)èchier, ce qui n'est pas à faire, 
n'est pas à cacher V. 

Farè \fare S\, s. m. — Perche fer- 
rée. Voir Fèré. 

Faremant \ far ma M, S], s. m. — 
F'erment. 

Farer [farë' . . .1/, \, S. fore . . I, 



P\, V. ti 



Ferrer. Clfuau mau farè 



n Iiaye nieu lon(jtains, cheval mal 
ferré ne marche pas longtemps. 

Farfouyâd \farfuijâ . . F, S\, s. m. — 
Qui parle trop vile. Voir Fèrioyàd. 

Farfouyéje [farfui/ës . . S, F!, s. 
m. — Action de farfouiller. Voir 
Fèrioyéje. 

Farfouyi Ifarfui/i F, S], v. inlr. — 
Farfouiller. Voir Fèrîoyeu. 

Fârieu \fari/(y M, S \, adj. — Char- 
gé de travail. 

Farinyi {fariùi S\, s. m. — Farinier. 
Voir Fèrinou. 

Farion \f(iri/à Maiihillc . s. ni. — 
Ne se rcncoiil!-c guère cjuc dans le 
dicton suivant : 

Dcjir /() UH''zon, 
Ia) farion, 
derrière le gazon, le ? (sous les plus 



FAR 

grosses mottes, les plus belles tro- 
ches (le ])onimes de terre). 

Farmacerèye l/arindsrcif . . M, I, 
P, N, farmasnij S, fornutsiJ V\, s. f. 
— Pharmaeie. 

Farme \farm M, X, forrn I, P, F, 
5, V|, s. f. — Forme de soulier. 

Farme \fann M, N\, adj. — Ferme. 

Farotè [/arp/f S], v.inlr. — Marcher 
avec coquetterie. Voir Fèrauder. 

Farou \farii M, N, S, forii . . I, P, 
V], s. m. — Ferreur. Jciiricii coiiic 
i - d' chèratc, jurer couime un f. 
de charrette. 

Fâs \fâ . . S, V], s. f. — Faux. 
Voir Faus. 

Fâs \fâ . . S, ri, adj. - Faux. 

Fâs-rîhh, voir Faus-ris. 

Fàs-ris \fâri S, fârïx V], s. m. — 
Plat préparé avec du lait, de la fa- 
rine et des œufs. Voir Faus-ris. 

Fâssat Ifâsa S], s. m. — Fausset. 
Voir Faussât. 

Fasse [fcis N], s. f. — Boucle de 
cheveux recouvrant le haut de l'o- 
reille. 

Fasse [fâs . . M, N, S], s. f. - 
lo Perche, gros bâton. 2^ Gaule qui 
relie entre eux les paux d'une haie 
sèche. 3*^ Paquet. - d' fchhins, p. 
de fascines. 

Fasscli [fasli M], s. m. — Fossoyeur. 
Voir Fosseli. 

Fassieu, Fassiou [fasijœ-fasyii M, 
N, fosije-fosijii . . /, P, fosyc V], s. 
m. — Fossoyeur. Voir Fosseli. 

Fatasse [fâtàs M], adj. — F'antas- 
que ; bizarre. 

Fàte [fclt S, V], s. f. — F^^ute. Voir 
Faute. 

Fâtè \frite . . S, V], V. inlr. - Se 
mal conduire. Voir Fauter. 

Faucheneu, voir Faucheu. 

Faucherèye [fôsrçy M, I, P, N \, s. 
f. — F\àcherie. 

Faucherèye [fôsrâj M, I, P, N], s. 
f. — Marque que l'on fait avec la 
faux avant de commencer à faucher, 



259 



F/\U 



pour ne pas empiéter sur le pré voi- 
sin. Voir Trèce. 

Faucheu Ifâscr . . M, I, P, fôsœ- 
fôsnœ N, fâsi F, S, fâsijc,-\jœ F], v. 
tr. — FYicher. Si 7 at faucheu, 7 
ères dous pu)inncs.; de s' - et de 
.s' dcfaucheu, s'il est fâché, il aura 
deux peines: de se f. et de se dé- 
fâcher. Été faucheu de, être fâché 
de (désirer). Tan sus faucheu pèce 
que le coh'ûr mo pmt, je le désire 
])arce que la couleur me plaît. 

Fauchicu \fôsijœ . . M, F, P, F, N], 
V. tr. — Faucher. Voir Saycu. 

Fauchou Ifôsu . . M, I, P, F, iV], 
s. m. — Faucheur. Voir Sayou. 

Faucièye [fôsyêy M, /, P, A^, fâsT(y) 
. . S, V\, s. f. — Fauchée. 

Faufcler \fôflëi . . M, /, P, F, N, 
fâflç . . S, V], V. tr. - Faufder. 

Fauhawé [fdhawët LandrofT], s. m. 

— Pioche à défricher. 

Faumèc' \fnmek P, F], n. pr. — 
Fameck, vill. de l'arr. de Thionville. 

Faune [fôn S], s. f. — Fane. Voir 
Foûne. 

Fauqucmont \fôkmô gén.], n. pr. 

— Faulquemont, bourgade de l'arr. de 
Boulay. 'L at corne le vèche de - , 
7 è dous frèhheures et pwint d' kieûr, 
il est comme la vache de F., il a 
deux fressures et pas de cœur. Se 
dit d'une personne sans cœur. 

Faus-ris \fôriM, I, P, F, N, fâri-fâori 
S, fârïx y\, s. m. — Plat préparé 
avec du lait, de la farine et des œufs. 

Faus [fô M, I, P, F, N, fdo-fâ . . S, 
V], s. f. — Faux. 

Faus \fô M, I, P, F, .Y, fâo-fâ . . 5, 
V\, adj. — Faux. - fou, personne 
déséquilibrée. Fâs écart, f. écart 
(en biais) S. 

Faussât \fôsa M, N, fôsp I, P, fâsa 
. . ^'1, s. m. — F^ausset (petite che- 
ville de bois qui sert à boucher le 
trou fait à un tonneau avec un foret). 

Faute [fût M, I, P, F, N, fât-fdot S, 
fât V], s. f. — Faute. Fâre -, faire 



FRU 



260 



FÉ 



f., se mal conduire. Se dit surtout 
d'une jeune fille. 

Fauter [fôlci . . M, I, P, F, .V, fâtç- 
fâote . . S y fâte V], \. intr. — Com- 
mettre une faute; spécialement, pour 
une jeune fille, avoir un enfant avant 
d'être mariée. 

Fautreyeu {fôlrçijœ M, N, fôtrcijç 
/, P\, V. intr. — Qui aime à faire 
du fatras. 

Fauvate, Fàvate \fôrat M, N, fôvot 
I, P, fâiHit S\, s. f. — Fauvette. 

Faive IfaifF], s. f. - Vè\c. Voir Fève. 

Fàw \ fTuv-fô"-fçw M, N, fow I, P], 
s. m. — Hêtre. Lo Jali fou (fô^), 
vieux h. qui se trouve dans la foret 
près de Rémilly et auquel se ratta- 
che une légende. Il est appelé vul- 
gairement: le joli Fou. 



Fawïne, voir Faweune. 

Fawon [faïuô-fowô M, X, fowô /, 
P], s. m. — Branche parasite qui 
pousse au pied d'un arbre. 

Fawtat \fawta-fowta M, X, fçivlo 
I, P\, s. m. — Petit hêtre. 

Faye {foij X], s. f. — Foie. 

Fâyeu [f(iij(X' M, X, fâye I, P, faiji . . 
S, fâye, -yœ V], v. tr. — Faire 
une chose avec la perfection dune 
fée; ne pouvoir faire mieux. 

Fâycûs \f^iy(ï' X \, s. m. — Beau 
garçon. 

Fayîne \f(iyTn S], s. f. — Faîne. 
Voir Fèyeune. 

Fâyon Ifuyô Sablon], s. m. — Dra- 
geon. Voir Fawon. 

Fé [A^' .. M, r, P, X, fêrF, S, fye 
V], s. m. — Fer. - c golaler, f. à 




UJoJifOU 



FawatG \fawal U\, s. f. — Fauvette. 

Fawé \fawc'-fowci M, foiuë' I, P|, 
s. m. — Hêtre. 

Faweune \f(iu)(i'n-fpii)(yii M, foivcn 
/, P, fowin F, fawcn-fawiyn X, fannn 
S, fonnii y\, s. f. — Fouine. 7"('.s' / 
bèc de ~, tu as un hec de f. (lu es 
très rusé). 

Faweune \f(ui)(yii-f(uiuyn M, foiccn- 
foun . . /, P, foiixyii X {fçyTn Destrx ), 
fawln-fayln S\, s. f. — Faîne. Voir 
Fèycunc. 



friser. - fariat, f. obtus contre le- 
quel on frotte le chanvre. - iV 
chciiiilrc, moule à gaufres. - tic 
c/ï'iHiu, L à cheval. IIuiil -, grande 
scie (jue l'on manie à deux mains. - 
(/■/'//. f. de (Vu (gril du foyer). - fondu, 
fonte. ~ r'tus, fer retors. Tnin 
susses ~, tenir sur ses f. ^)ictlsV L 
è clui les (ju>èle - an l'Cr, il est tombé 
les (juatre f. en Fair. / n raul ni' 
lés (ju^ète - (/' / elun, il ne vaut pas 
les {juatre f. d'un chien. 



FÉ 



261 



Fé \fc V], s. m. — Feu. Voir Fu. 

Fé Ifpi P, fë F\, s. m. -~ Fnim. 
Voir Fim. 

Fèchatc, voir Fèhhate. 

Fèche \fvs I, P\, ;ulj. — Desséché. 
Voir Feuhhe. 

Fèche \fes f, P\, s. f. — Fiche. 
Voir F"euche. 

Fèchenatc, voir Fèhhcnatc. 

Fèchène, voir Fèhheune. 

FèchGnéje, voir Fèhhcnéje. 

Fèchenou, voir FèhhGnou. 

Fèchcr, voir Fèhher. 

Fèchèsse, voir Fèhhèssc. 

Fècheune, voir Fèhheune. 

Fechi, voir Fehhi. 

Fèchi, voir Fèhher. 

Fèchîn, voir Fèhhîn. 

Fechou, voir Fehhou. 

Fèchtîn, Fèchtinant, Fèchtiner, voir 
Fèhhtîn, Fèhhtinant, Fèhhtiner. 

Fèçonerèyes \fesçnrëij M, I, P, N], 
s. f. pi. — Façons, cérémonies. 

Fèçonou [fqsçmi . . M, I, P, N], 
s. m. — Grimacier, qui a des façons 
minaudières. 

Fèçons [fçsô M, I, P, N, fasô S, 
fçsô V], s. f. pi. — Façons. I fât dés 
-, il fait des f., des manières, des 
cérémonies. 

Fèdé {fçdêi M, I, P, N, fçdjd S, 
fçdç-fçdye V], s. m. — 1" Fardeau, 
paquet. 2^ F^agot. Fodiè d' fossïcs, 
f. de brindilles. 

Fèdjè, voir Fèdé. 

Fèîcuye, Fèîèye [fcfœu M, N, fefcij 
/, Pj, s. f. — Fille préférée. 

Fèflè [fqjle . . 5], v. intr. — Parler 
indistinctement. Voir Faîieu. 

Fègat \fega M, N, fçgo I, P, fago 
F, fçgo V], s. m. — Fagot. P'ier è 
- , porter à f. Se dit de deux 
enfants qui en portent un troisième 
sur leurs mains entrelacées. Ils le 
promènent en chantant: È grande 
chîre, tôt V lonf don pèrèdis, saute, 
piate seuris, à grande chaise, tout 
le long du paradis, saute, petite 



FÉH 

souris 1 On dit aussi Poûter è le 
chèrdudu, è le cul pélate. 

Fègatîn [fegatî A/, N, fcjiolï . . /, 
7*1, s. m. — Petit fagot. 

Fègatou Ifi'gntn M, N, l\gotii . . /, 
7^], s. m. — Bûcheron. VoirBaquiou. 

Fégner \jenc, -gœ V), v. intr. — 
Fouiller. Voir Fûgneu. 

Fégnot (/(ê/7p V\, s. m. — Trou que 
fait le porc en fougeant. Voir Fiî- 
gnèsse. 

Fègot, Fègotou, voir Fègat, Fègatou. 

Fèhhate \l\x^U . . A7, .V, S, fe^Çt 7, 
P, V|, s. f. — 1'^ Sarment. 2" Maillot 
d'enfant; enfant en maillot. Mateûz 
r pial an -, Emmaillotez le petit. 
Voir Ènâye. 

Fèhhe \fex 7, P\, adj. — A moitié 
sec. Voir Feuhhe. 

Fèhhé Ifexëi M\, s. m. — Fardeau. 

Fèhheleu [fçxlœ iVJ, v. tr. - Met- 
tre des échalas dans une vigne. 
Voir Fèhher. 

Fèhhenatc [feyjiat . . M, N, S, /çx" 
nçt /, P, V\, s. f. - P Fagot de 
menu bois, de qualité inférieure. 
2*^ Fête des valentins et valentines, 
le soir du premier dimanche de ca- 
rême S, V. Voir Vauscnate. 

Fèhhenéje [fcx'^^'^ • • ^^^ A -^^ -^H» 
s. m. — Fagotage (au sens propre). 

Fèhhenou [fe^iui . . M, I, P, iV], 
s. m. — Fagoteur (au sens propre). 

Fèhher [fcxëi . . M I, P, lY, fçsi 
S\, V. tr. — Planter des échalas dans 
une vigne. Voir Fèhheleu. 

Fehhèssc \Ke)içs . . il/, 7], s. f. — 
Glissade. 

Fèhheune {feyœn . . M, feyjen 7, P, 
fey^en-fiixœn N \, s. f. — Fascine. 
^ Fehhi V(C)X^' • • ^U ^1> v. intr. — 
Glisser, tomber. 

Fèhhîn [feyj . . gén.], s. m. — Fas- 
cine; menu bois; petit fagot. Lo 
père Môrîn èva s'-, le père Morin 
avec sa fascine (l'homme dans la 
lune). 

Fèhhote, voir Fèhhate. 



FEH 



262 — 



FÉN 



Fehhou \f{ç)yu . . M, I, P, fyôiv- 
fyii iV], s. ni. — Putois. Voir Chô, 
Hhôw, Pchhô, Pitwès. 

Fèhhtîn \fcyjï . . gén.], s. m. — 
Festin, surtout repas de noce; en- 
core de nos jours, il ne le cède en 
rien à celui d'autrefois. Voir C. H., 
VI, 164-169: 

Déjè cheiiz lo chèssou,fsiis cliïir d'i 
mèrkèssîn ; 

J'â ftcni cheiiz l' cossoïKjivi'lc oïujvs 
de l'ènâye, 

Austanl de groûs dindons, d'polcls 
ène covâye ; 

I jane èyné, treûs Ueiiues èl tra- 
beiin de pijons; 

Tèvans i vé cheuz nos et qwèle ou 
cinq jambons. 
Déjà chez le chasseur, je suis sur d'un 
marcassin; j'ai retenu chez le mar- 
chand de volailles quatre oies de 
l'année, autant de gros dindons, de 
poulets une couvée ; un jeune agneau, 
trois lièvres et heaucouj) de pigeons; 
nous avons un veau chez nous et 
quatre ou cinq jambons. Eprès 
/'-, n'y è qii' dés crèssîns, après le f., 
il n'y a que de la crasse (des res- 
tants). 

Fèhhtinant [fc^linà . . M\, adj. — 
Caressant. Le fome le al fèhhlinante, 
cette femme est caressante. 

Fèhhtiner {faH^iê^ ■ • M, /, 1\ X], 
V. intr. — Festiner, faire festin. 

Fêlé \f{e)lèi . . {felœ F), gén.], s. 
m. — Fil, - r'iiis, fil retors (Thimon- 
ville). Lo biè -^ fct d' le bclc lâlc, 
le beau f. fait de la belle toile V. 

Fclemant [felmà M, N, fçlmà I, P\, 
s. m. — Action de iiler. 

Felenate {/'çlnal S\, s. f. — Petite 
fenêtre. Voir Fenetratc. 

Fèlerèyc {[(^Irëy /, P], s. f. - 
Chambre où leslileusesse réunissent. 
Voir Feulerèye. 

Fèlerosse {fçlros I, P\, s. f. — Fi- 
leuse. Voir Fculerasse. 



Félis' l/ëlis M, /, P, X], n. pr. - 
Félix. 

Fèlwor Ifchvor Y], v. intr. — Fal- 
loir. Voir FaleOr. 

Félzote {felzot V], s. f. — Petite 
branche de bois mort qu'on ramasse 
dans la forêt. Voir Feulzate. 

Fèmale, voir Fcmèle. 

Femèle \f(e)mej M, N, fcmçl I, P, 
fcnud F, frmel-femël S, femêl V], s. 
f. — P Femelle. Lo mâle ne vaut 
//?' micus qu' le -, le mâle ne vaut 
pas mieux que la f. (l'un vaut l'autre). 
2^' Chanvre femelle. Il s'arrache 
en juillet; le fd en est plus fin que 
le fil de celui qui reste pour porter 
la semence et qui ne mûrit qu'en 
août. Celui-ci est plus grossier et 
s'appelle le Mâle. 

Fémére {fcmPr V\, s. f. — Fumée. 
Voir Fcumîre. 

Fèmeune [femœn M, femrn I, /*, 
femcn-fcnuyn X \, s. f. — Famine. 

Fèmèyc, voir Fèmîe. 

Fèmïe, Fèmile \fcinT(y)-fcn}il gén. 
(fcinêy Buc.)|, s. f. — Famille. 

Fenà, voir Fenau. 

Fenau U{e)nô M, I, P, F, X, f(e)nâ . . 
S, V], s. f. — Fenaison. Fâre le - 
d' fwin, de ru)èyîn, faire la récolte 
du foin, du regain. Voir Pieûr. 

Fène Ifen /, P, fên V], s. f. - 
Fourche. Voir Feune. 

Fènè [fene . . 1, P\, v. intr. - 
Faner. Voir Feuner. 

Fenéte \f(e)nêt M, /, A', .S\ V, fiç)- 
nêt-fernèt P, f{e)nct-fçrnct F], s. f. 

— Fenêtre. 

Fenetrate, Fènetrote {/'entrât .U, A\ 
fentrot I, P, felnat S\, s. f. — 1" Pe- 
tite fenêtre. 2" Lucarne. 

Fènèye [fenëy /, P, fenJ V), s. f. 

— Ce (pi'on jirend d'un seul coup 
avec une fourche. 

Fènerosse |/'(7?r().s- /, P], s. f. — 
rameuse. Voir Fcunerasse. 

Fènèsse \fenes /, /*|, s. f. — (irai ne 
de foin. Voir Fcunèssc. 



FÉN 



- 263 — 



FER 



Féniander Ifcnijàdc' . . gén], v. inlr. 

— Faiiu'iinler, flAncr. 
Féniandise {fPiujàdJs gcn.|, s. 1". — 

Fainéantise. 

Fèniant {fënà M, I, P, N, fœnà S\, 
s. m. — Fainéant. Voir Finniant. 

Fènich \fqni^ j^én. {feue V)|, s. ni. 

— Plcnnij^, centime. 
Fénïe, voir Fenèye. 
Fénin, voir Fènich. 

Fènon \fenô I, 1\ F, fend V\, s. m. 

— F'oiirelion. Voir Feunon. 
Fènotc \t'enol /, P], s. f. - Petite 

fourelie. Voir Feunate. 

Fènou \f(inii M, iV, feiiii . . /, P, 
faim S, fini V\, s. m. — Faneur. 

Fèquîn [fekï . . M, I, P, N], s. ni. 

— F"a(|iiin, imbécile. 

Fèrache [feras M], adj. — Farouche. 

Fèrauder [ferôdëi . . M, I, P, N, 
farçlq . . 5, fçrçte V], v. intr. — 
lo Marcher avec coquetterie. 2*^ S'ha- 
biller avec recherche. 

Fèrauderèye [ferôdrëy M, /, P, N\, 
s. f. — P Élégance dans les habits. 
On dit d'une jeune fille: Ele n' è 
pwiiit c/'-, elle n'est pas coquette. 
2" Prétention. 

Fèrbayi Ifçrbaiji F], v. intr. — Mal 
donner les cartes. Voir Forbèycu. 

Fèrbolâye [fçrbçlay . . M, I, P, N\, 
s. f. — Marmitée de pommes de terre 
cuites pour le bétail. 

Fèrcer [fersët . . M, I, P\, v. tr. — 
Farcir. 

Fére \fêr V], v. tr. — Faire. Voir 
Fâre. 

Fèrè [fçrç Sablon], s. m. — Petit 
jardin devant la maison. 

Fèrè [fçre /], s. m. — Seau pour 
la traite des vaches, 

Fèré [ferëi . . M, I, P, N, farq . . 
S, fçrç Y], s. m. — Perche ferrée 
qui sert à conduire une nacelle. 
Dans les Vosges, elle sert aux flot- 
teurs pour diriger leurs trains de 
bois. 



Fèreunc \f(ir(rn . . M, A^ ferçn /, 
J\ feriii F, ferJn S, ferJn V\, s. f. — 
Farine. S(de -, sotte 1'. (farine de 
mauvaise (jualilé (jui ne sert i)as à 
faire le pain). / rit biane eonie -, 
il rit blanc comme f. (il est content). 
Torfot fâl - è bon nioiin, tout fait 
f. à i)()n moulin (un bon ouvrier 
])eut tout faire). Ç'at fin malâhien 
d' lïrien d' le bianehe ~ d'i sèc de 
brêsale, il est très malaisé de tirer 
de la blanche f. d'un sac de braise. 
— / .s' èrmoûwe eome i vièhh dons 
le -, il se renuie comme un ver 
dans la f. V. Voir Gru. 

FèreunTre {ferœnJr M, N\, s. f. — 
Batteuse (dans le moulin). 

Fèreuye [fçrcfij M], s. f. — Fer- 
raille, vieux fer. 

Fèrîoyâd \ferfoija . . M, /, P, A'', 
farfnijâ F, farfnyà . . S, fçrfuyâ Y], 
s. m. — 1" Qui parle trop vite, qui 
bredouille. 2*^ Qui est trop pressé 
dans son ouvrage et qui travaille 
mal. Voir Fèrîoyou. 

Fèrîoyéje [fçrfçyês . . M, I, P, K\ 
farfuyas F, farfmjës S, fçrfuyês Y], 
s. m. — Action de farfouiller. 

Fèrfoyeu {fqrfoyœ . . M, I, P, N, 
farfiiiji F, S, fgrfuye,-yœ, for f une Y], 
V. tr. et intr. — 1» Farfouiller, fu- 
reter. Note armêle ot si forfouyTe 
qu'eue vèche en' trou rat nï so vâyoUy 
notre armoire est tellement fouillée 
(il y a un tel désordre) qu'une 
vache ne trouverait pas son veau 
V. 2o Parler indistinctement, bre- 
douiller. 3** Gâcher un ouvrage. 
4^ Lutiner. 

Fèrîoyou [ferfoyu . . M, I, P, N], 
s. m. — Qui bredouille. Voir Fèr- 
îoyâd. 

Fèrgaud Iferyô I, P], s. m. -- Tor- 
chon attaché au bout d'une perche 
pour nettoyer le four. VoirFeurgaud. 

Fèrgon [fergô I, P, Y], s. m. — 
Fourgon pour remuer la braise dans 
le four. Voir Fcurgon. 



FER 



— 264 — 



FES 



Fèrgonâd, Fèrgounâd [fergonâ I, 
P, fergunà F], s. m. — Qui four- 
gonne. Voir Feurgonâd. 

Fèrgoye [fergoij /, P], s. f. — 
Frasque. Voir Feurgayc. 

Fèrgoyow [fçrgoyçio P], s. ni. — 
Fourgon pour remuer la braise dans 
le four. Voir Feurgueuyon. 

Fèrguénè [fergenç V], v. intr. — 
Remuer avec le fourgon. Voir Feur- 
gueuycu. 

Fèrguèye \fergeij I, P \, s. f. — 
Fourche à deux dents. Voir Feur- 
gueuye. 

Fèrguèyè [fergeye I, P, fçrgiji F], 
V. intr. — Remuer avec le fourgon. 
Voir Feurgueuyeu. 

Fèrguèyon {fçrgçyô I, P], s. m. — 
Fourgon pour remuer la braise dans 
le four. Voir Feurgueuyon. 

Fèrgyi, voir Fèrguèyè. 

Fèrinc \ferin-fcrJn S, V]y s. f. — 
Farine. Voir Fèreune. 

Fèrinou [fçrinu . . M, I, P, N (fa- 
rinyi S)\, s. m. — Farinier. 

Fèrinous [fçrinii . . gén.j, adj. — 
1» Farineux. 2os. m. Qui a une dartre 
farineuse. 

Fèriu Iferyii Rombas], s. m. — 
Boucle avec lame, fixée à la mu- 
raille pour assouplir le chanvre. 

Fèrlaper [ferlapc' M], v. tr. — Roire 
avec avidité. 

Fèrlapou {fciiâpii M], s. m. — Bu- 
veur; gourmand. 

Fèrlète [ferlçt V], s. f. — Mauvaise 
étofi'e. Ç'ot d' le -, on wârât Chtrâs- 
boûrg è trcuiès, c'est de la mauvaise 
étolTe, on verrait Strasbourg au 
travers, 

Fèrloke {ferlok /, 7>], s. f. - Pe- 
tite (juantité. Voir Feurlake. 

Fèrlu [fçiiii M, /, />], s. m. - Far- 
ceur; original. 

Fèrluquet [fcrliikç /, P\. s. m. — 
Freluquet. Voir Feurluquèt. 

Fèrmieu [fermyœ . . gén.], s. m. 
— Fermier. 



Fèrnâhhe [fqrnây^ I, P], s. f. — Zèle. 
Voir Feurnâhhe. 

Fèrnâhiè [fcnurfye /, P], adj. — 
Trop zélé. Voir Feurnâbieu. 

Fèrnasse [fçriias Azoudangel, s. f. 
— Charogne. 

Fèrnâtisse Ifcrnâlis I, P\, s. m. — 
Personne étourdie. Voir Feurnâtisse. 

FèrnétG, Fèrninte [fernêt F, fcrnct 
PJ, s. f. — Fenêtre. Voir Fenéte. 

Fèrnowa» [ fçrnçwœ F], adj. — 
Noué par tous les bouts, dillicile à 
défaire. Voir Anlèrnawé. 

Fèrsenate [fersnat N], s. f. — Bi- 
nette, serfouette. 

Fèrseneu [fersnœ X], v. Ir. — 
Gratter la terre avec une pioche. 

Fèrson [fersô N], s. m. — Ser- 
fouette. 

Fèrtieu {fçrtyœ . . M, I, P, X], s. 
m. — Marteau qui sert à fixer le fer 
à cheval. 

Fèrtihant, Fèrtijant [fcrU-(à-fcrUJà 
M, I, P\, adj. — (Caressant. 

Fèrtwohhe [fcrtwoy^ V], s. f. — 
Erreur; maladresse. J'è fct cnc -, 
J'è kiboulè ènc sôyc dé lâcè, j'ai com- 
mis une maladresse, j'ai renversé 
un seau de lait. 

Fèrvou \fcrini 37, /], s. f. — Ferveur. 

Fés \fc V), s. m. — Fils. Voir Feus. 

Fèsé \fezëi I, P], s. m. — Tourni- 
(juet adai)lé derrière une voilure. 
Voir Feusé. 

Fèsi \fçzi I, P\, s. m. — Fusil. \'oir 
Feusi. 

Fèssâye [fcsay M, X, fçsây /, P, 
F, V, fçsdy-fescy S], s. f. — PVssée. 

Fesse Ifçs gén.], s. f. — Fesse. 
X'y alcr qu' d'ciiiic -, n'y aller que 
d'une f. (faire (pjch. à contre-cieur). 
X'at pus tanis </' sarcr les - (juand- 
(in-n-on jTd dans /' ///, il n'est plus 
temps de serrer les f. quand on a 
fait dans le lit (il n'est plus lenq)s 
de ]) rendre des j) récaution s (piand 
la bêtise est faite). 



FÉT 



265 - 



FEU 



Fétâbe \fêlap . . M, I, P, N, fPhja 
. . ^S), adj. — Ainial)lc. L\if(int le al 
donc inoiil fclidd, cet enfanl est 1res 
ainial)le S. 

Fête [fêl gén.|, s. f. — Fèlo. Fâre 
bcun' le - , faire bien la f. (faire 
fêle à). Fâve le - d'vanl le dédi- 
cace, faire la f. avant la dédicace 
(empiéter). 

Je V sohïUc eiuic boue fêle. 
Car v' ateïiz mo-n-èmîn. 
Et je V poule po raie fêle 
I boqiièt d' iiale Jèdiii. 
I n manque qn'eune bêle /leur, 
Ç'al le çn d' vate keûr. 
Maleûz-y donc' le mijin, 
I n'y manqu'rè pas rijin. 
Je vous souhaite une bonne f., car 
vous êtes mon ami, et je vous ap- 
porte pour votre fête un bouquet 
de notre jardin. Il ne manque qu'une 
belle fleur, c'est celle de votre cœur. 
Mettez-y le mien, il n'y manquera 
plus rien. Réponse : J' vos r'mèrcïe, 
mo cher afant, de vas sohâts, de vate 
presant. Je vous remercie, mon cher 
enfant, de vos souhaits, de votre 
présent (Souhait de fête). 

Fétc-Dieu \fê(i)dyœ gén.], s. f. — 
Fête-Dieu. E le ^, lele pohhèssîon, 
télé f'nau, à la P., telle procession, 
telle fenaison. 

Féti [fëti M, I, P\, v. tr. - Cou- 
vrir une construction. 

Fétiâd [fëtyà . . S\, adj. — Aimable. 
Voir Fétâbe. 

Fétieu [fëtyœ . . gén.], v. tr. — 
Fêter. Ç'at eiine fête Jetiâye, c'est 
une f. fêtée (une f. carillonnée). 

Fès [fe M, I, P\, s. m. — Far- 
deau. Fter s'-, porter son fardeau. 
Se dit d'une femme enceinte. As- 
semblage de choses de même na- 
ture, liées ensemble. 

Fètïgue [felîk M, I, P, N], s. f . - 
Fatigue. 

Fétou [fétu . . M, I, P, N], s. m. — 
Qui va aux fêtes ; qui aime à s'amuser. 



Feu \/(v S\, s. m. — l'eu. Voir Fu. 

Feuche, voir Feuhhe. 

Feuche [f(ys M, N, S, fes I, P\, s. f. 
— F Fiche, planchette taillée en 
pointe. 2" F'errure; gonds à une 
armoire. 

Feuchtance, voir Feuhhtance. 

Feûgnat [fœna S\, s. m. — Trou 
(jue fait le porc en fougeant la 
terre. Voir Fûgnèsse. 

Feûgni [fœfii S], v. inlr. — F'ouil- 
1er. Voir FOgneu. 

Feuhhe [f(fx M, N, fn A P, /«'X- 
fwl S\, adj. — 1» A moitié sec; mou ; 
sec et mauvais; qui a mauvais goût; 
farineux; fade; desséché; llétri; 
coriace. Se dit des plantes, du pain 
rassis, du gâteau trop sec, etc. Lo 
hrde fcU v'nin lés teres feuhhes, le 
hàle dessèche les terres. — Lo hhâdé 
le al feule corne i tron d' loup, ce 
gâteau est sec comme un étron de 
loup S. 

Feuhhtance {fœyjàs . . M, I, P, N], 
s. f. — F'orce, énergie; courage. 

Feuke [fœk M, I], s. m. — Pieu; pic. 

Feulé [fœlç V], s. m. — Membrane 
qui se trouve sous la langue, qu'on 
est souvent obligé de couper aux en- 
fants quand ils viennent au monde. 
CcV qu' li é côpè lo ^ è réissi, celui 
qui lui a coupé le filet a réussi. 

Feuléje [fœlës . . M, I, P, N], s. 
m. — Filage. 

Feuler f/œ/ë' . . gén. (fqlœ F)], v. 
tr. — Filer. / li feule le coïide, il 
lui file la corde (pour le pendre). 
Se dit de parents qui élèvent mal 
leur enfant. - eune cîde, f. une carte 
(tricher en donnant les cartes). 

Feulerasse [fœlras M, N, S, fçlrçs 
I, P filrçs V], s. f. — Flleuse. Voir 
Augate. 

Feulére [fœlêr V], s. f. — Araignée. 

Feulerèye [fqelrëy M, N, felrçy /, 
P], s. f. — Chambre où les fileuses 
se réunissent. 



FEU 



— ^66 



Feulhon, Feuljon [fœlyô-fœljô M, I, 
P, N, S\, s. m. — Brin, ti^e d'herbe. 

Feulou [f(elii A/, .V, .S, fqlu I, P, V\, 
s. m. — Fileur. 

Feulzate {f(rlzat S, felzot V], s. f. 

— Petite branche de bois mort qu'on 
ramasse dans la forêt. 

Feumâd \fœmâ F\, s. m. — Fu- 
meur. Voir Feumou. 

Feumant, voir Feumeron. 

Feumàye [fœmaij . . M, I, P, X, fœ- 
niiji^r F, fûmàij-fiimëy-fimêij S, fimëij 
V], s. f. — F'umée. / n'y è pwint 
d' - sans fn, il n'y a pas de f. sans 
feu. Voir Feumïre. 

Feumâyon [fcemàyô M, S, fœmâyô 
I, P, funâyô V], s. m. — P Petit 
garçon qui fume pour faire le malin. 
2» Mauvais fumeur. 

Feumeler [fœnilë' . . M, I, P, N], 
V. tr. — Fumer, couvrir un champ 
de fumier. 

Fcumelote [fœmlot P\, s. f. — 
Petite femme. Voir Fomate. 

Fcumer [f(vnië' . . M, I, P, F, \\ 
fœmç-jïime-fime . . S, fimq V), v. tr. 
et intr. — Fcumer. 

Feumérc, Feumeûre, voir Feumïre. 

Feumeron [fœmrô M, I, P, \,f(ynià 
S\, s. m. — Morceau de charbon cjui 
fume. Voir Feumon. 

Feumctére [fœiutër M, /J, s. m. — 
Fumeterre, fumaria oliicinalis. 

Fcumi Ifœmi Baudrecourt], s. m. 

— Séchoir à lard. 

Feumiè [/'(vmyç V \, s. m. — Vu- 
mier. Voir Fromereû. 

Feumièrc, voir Feumïre. 

Feumïre | f(yn\ïr M, I, P, A\ f<yinlr- 
fœmyqr F, /œnnvr .. S, ftimër Y \, s. f. 

— F'umée. S'employait ancienne- 
ment plus souvent que Feumâye. 
/ /j' sëilc ficus qii' le {ciuucïirc lii 
pol, il ne sort que la fumée du pot S. 

Feumon \f(yiuô M, I, P, X\, s. m. 

— Morceau de charbon qui fume. 
Voir Feumeron. 



FEU 

Feumou \fœmu . . M, /, P, X, fçemâ 
F, ffymu-fiimu-finni S, finni VJ, s. 
m. — Fumeur, \aiil miens été - 
qu prThon, an n'ont m' lo nez ani- 
bèrboyen d' tobèc\ il vaut mieux être 
fumeur que priseur, on n'a pas le 
nez barbouillé de tabac. 

Feunate \f(ynat M, X, S, fenot I, P, 
F, frnpt V\, s. f. — 1» Petite fourche. 
2" F^ourche à fumier S, V. F'ig. 28. 



Fig. 28. Fig. 29. 

Feunc {f(yn M. X, S, fi^n /, P, F. 
fcn-fën V], s. f. — F'ourche. On n lo 
touch'rëd m' avo eune - , on ne le 
toucherait i)as avec une f. (telle- 
ment il est sale) S. F'ig. 21). 

Feuner [fœnëi . . 3/, X, fçne . . I, 
P, fane . . S, fnc V], v. intr. — 
F\nier, faire la récolte du foin. 

Feunerasse \f(ynras M, X, fcnrps 
I, P\, s. f. — F'aneusc. 

Feunèsse \f(ynes M. X, fcnçs I, P], 
s. f. — 1^' (iraine de foin. Se dit 
aussi des graines desséchées du foin, 
(pion trouve sur le sol du grenier, 
aj)rès l'enlèvement du foin. On les 
sème dans les prés. 2<* Grande 



- 267 



FEU 



herbe sèche des haies, des friches. 
/ s'c Ivê i liciiDC (hins le - , il s'esl 
levé un Hèvre (hins l'iierbe de hi 
friche. 

Fcunetré {fœnlrC'i . . M, I, P, N, S\, 
s. fil. — 1^ Personne grande, sèclie 
et })Ale loiil à hi l'ois. 2^^ Fruit ou 
légume creux. 3" Branche d'arbre 
arrachée ou cassée. 

Feunèyc [fœnëi] M, N, fi'ju'i] I, l\ 
fœm{i]) S, fetiî V\, s. f. — Ce que 
l'on prend d'un seul coup avec une 
fourche. 

Feûniant \fœnàS\, s. ni. — Fainéant. 

Feunon [/irr/iô M, N, S, fçnô I, P, 
fcnô V\, s. m. — Fourchon. 

Feunu \fœiui M, I, /^J, s. m. — Tri- 
gonelle. 

Feurbi [fœrhi M, /], adj. — 1" Four- 
bu. 2** Déshonoré. 

Feurcugne [fœrœn S\y s. f. — Ré- 
sidu de paille. 

Fcureugneu (s') [fœnrnœ M, M, fœ- 
renç /], v. pron. — Se frotter; se 
gratter. Que qii' teii t' fcnrciignes taiil, 
al ç' que Ces dés puces, qu'est-ce 
que tu te grattes tant, est-ce que 
tu as des puces? 

Feureuye [fœrœy iVJ, s. f. — Trou 
que le porc fait en fougeant. Voir 
Fûgnèsse. 

Feurèye [fœrëy M, /, P, N\, s. f. 
— F'urie. 

Feurgaud \fœryd M, N, fçrc/ô I, P\, 
s. m. — P Torchon attaché au bout 
d'une perche, qui sert à nettoyer le 
tuyau d'une cheminée, etc. 2" Per- 
sonne mal habillée. 

Feurgaye [fœrgaij M, N, fçrgçy I, 
P\, s, f. - Frasque, fredaine. 

Feurgon [fœryô M, N, fergô I, P, 
yj, s. m. — Fourgon (instrument 
qui sert à remuer la braise dans le 
fourneau). Voir Freugion. 

Feurgonâd [fœryonà M, N, fçrgonâ 
I, P, feryunâ F\, s. m. — 1^» Qui 
remue avec le fourgon la braise 
dans le four. 2» Mauvais ouvrier. 



FEU 

Feurgueuyc \f(fryœy M, N, fej'yçy 
I, P\, s. f. — I-'ourche à i\eu\ dents. 

Feurgueuyeu \f(x'ry(f'y(y M, N, fer- 
ycjjç /, /^ i\'ryyi F, feryœyi S, fçr- 
ycnçV\, v.intr.ettr.— 1" Remuer avec 
la fourche, le fourgon. Voir Freu- 
guieu. 2^ Fouiller, fureter. 3*^ l'our- 
rer, mettre, i)lacer. Wo ç' qu'on-n-é 
fcryuciiè mes soles, où a-t-on mis mes 
souliers? V. 4^ Trousser V. Voir 
Freugieu. 

FeurguGuyon \f<vry(vyô M, N, S, 
fçryciiô I, fqrycyô-fçryoïjou) P\, s. m. 

— P Fourgon (instrument pour re- 
nuier la braise dans le fourneau). 
Voir Frcuguion. 2'> Petite botte de 
chanvre que l'on met sécher au four 
avant le teillage. 3" Brouillon; es- 
piègle. 

Feuriâd \f(eryd M, N, fçrya I, P\, 
s. m. — P Qui fouille, qui furette. 
2^ Qui gâche un ouvrage; mauvais 
ouvrier. 

Feurièsse [fœryes M, I, P], s. f. — 
P Trou que fait le porc dans un 
champ en fougeant. Voir Feureuye. 
20 Champ mal soigné. 3<> Ouvrage 
mal fait. 

Feuricu [fœryœ . . M, N\, v. intr. 

— P Fouiller, fureter. 2» Gâcher un 
travail. Voir Forieu. 

Feurion {fœryô M\, s. m. — Ti- 
sonnier. 

Feurious [fœryu . . M, /, P, N \, 
adj. — Furieux. 

Feuriûre [fœryiir S], s. f. — Action 
de farfouiller. 

Feurlake [fœrlak M, feiiok I, P\, 
s. f. — P Un peu, un brin. 2» Hail- 
lon, guenille. 

Feurluquèt [fœrlûkç M, N, fçrliikç 
I, P, fivlikq S, V], s. m. — Freluquet. 

Feurnàche, Feurnâhhc \fœrnàs-fœr- 
luix . . M, N, S, feniâx L P, funiâx V], 
s. f. — 1^ Zèle, empressement, précipi- 
tation. I trèvèye (ïène rede fournâhhe, 
il travaille avec un rude zèle V. 
2» Folie, lubie, bêtise; fredaine. / 



FEU 



268 - 



FEV 



fâl des -, il fait des h. 'L al dans 
ses " , il est dans ses lubies. 

Feurnàhieu [fœrndyijœ M, N, fçr- 
nœfijç I, P|, adj. — Trop zélé. Voir 
ilnfeurnâhieu. 

Feurnâtisse [fœriiàlis M, N, fcrnâ- 
tis I, P\, s. m. — Personne étourdie. 

Feurnéte, Fèrninte \fœrnët-f(^rnèt 
P], s. f. — Fenêtre. Voir Fcnéte. 

Feursigneu (so) {fœrsînœ M, N\, 
V. pron. — Se frotter; se gratter. 
Que qn tcii t' feursigne tant, at c' que 
t'es dés puces dans tè cJi'mînhhe? 
Qu'est-ce que tu te grattes tant, est- 
ce {jue tu as des puces dans ta 
chemise? Voir Feureugneu. 

Feurteuyeu [fœrtcrijœ M, N\, v. 
intr. — Frétiller. 

Feus \fœ M, N, S, fq I, P, fc-fœ V), 
s. m. — Fils. 

Feusâye \f(fzay M, I, iV, fœzâij- 
fûzciy P, fœzàij-fœzëij S\, s. f. — Fu- 
sée, feu d'artifice. 

Feusé \fœzëi M, N, fezê' I, P], s. m. 
— 1» Fuseau de fileuse. 2" Tourni- 
quet qui se trouve derrière une 
voiture à échelles et qui sert à 
serrer la chaîne qui maintient le 
chargement. Voir Ché. 

Feusi [f(fzi M, N, S, fcfzi-fçzi I, P, 
fizi \\y s. m. — Fusil. Mo - è fût 
chic, mon f. a raté. J' n'ènans pus 
qu'i coup d' - èl j' srans s'tit, nous 
n'avons plus cju'un coup de f. et 
nous serons chez nous (nous n'a- 
vons plus (pie la distance d'un cou|) 
de f. pour arriver). 

Feusson {fœsô S\, s. m. — Mor- 
ceau de pai)ier sur lequel on dévide 
du fil. Voir Fousson. 

Feute l/Vr/ .S), adj. — Desséché. 
Voir Feuhhc. 

Feution [[(l'iijô M, iV], s. m. — 
Roitelet. 

Feuvclâd \f<yrld . . S, fo/lâ V\, s. 
m. — Bègue. 

FeuYcler \f(yvlc . . .S, /o//^* V), v. 
intr. — Bégayer. 



Feuyat [facija M, fœijo I, P, foya 
N, fuya S, fuyç V], s. m. — Feuillet. 
Tés sauté i -, tu as sauté un f. 

Feuyate [fœyat M, feyot /, P], s. f. 
— Petite fille. 

Feuyate \f(yyat M, fœyot I, P. 
fœyat-foyat \, fuyol V j, s. f. — 
P Petite feuille. 2" Basse carte. 
\V^ Petite pièce de vin. 

Feuyater [fœyatc' M, [(vyote . . /, 
P], V. tr. — Feuilleter; compulser; 
numéroter. 

Feuyc \f(fy-foy M, ffyy-fey I, fœy 
P, 1\ foy X, fuy S, fcy VU s. f. - 
Feuille d'arbre, de papier. - chè- 
yante, f. tombante (chute des feuilles). 
~ de yays\ chèvre-feuille. 

Feuye \fa'y Juville], s. f. — Soc 
de la charrue. 

Feuye \fœy M, X, fçy /, P, P, fêy 
S, V], s. f. — Fille. ]*o awer le -, 
i faut fîèter le mère, pour avoir la 
fille, il faut flatter la mère. 

Fcuyote, Feuyotè, voir Feuyate, 
Feuyater. 

Fèvàte Ifevat . . M, X, S, fevât I, 
P, V], s. f. — Véronique beccabunga 
(plante). 

Févate \fcimt M, X, S, fêvot /, P, 
fiivol y\, s. f. ~ Féverolle; fève de 
marais, fève des champs, que l'on 
donne aux bestiaux telle qu'on la 
récolle. 

Fève \fêf M, I, X, S, r, fê'f P, fo'f 
F\, s. f, — Fève. - de Ronu\ hari- 
cot. - de p'hhé, f. de cochon (jus- 
quiame de Bengale); - de mènihhc, 
f. de marais (faba vulgaris). 

Févot \fëvo P\, n. pr. — Sobricpiel 
des habitants de Fèves, vill. de l'arr. 
de Metz. 

Févote, voir Févate. 

Fèvricu {fevviyiv . . gén.], s. m. 
— Février. 

PioCwe de - vaut don foiurrcû, 
Ç'ol portant lo pus coch et lo nuvins 

[courteûs. 



FÈY 



— 269 — 



FI/\ 



Pluie de f. vaut du fumier, c'est 
pourtant le plus court et le moins 
courtois (des mois de l'année) P. 
Le naje dans V inwcs d' ^ , ç'at don 
fom'rcû dans lés prârci/cs, la neige 
au mois de f., c'est du fumier dans 
les prairies. Auss' beun vcïir i loup 
que d' vcûr i-n-ome an clïminhhe an 
~ , aussi bien (il vaut mieux) voir 
un loup que de voir un homme en 
chemise en f. (il est préférable qu'il 
fasse froid). Voir Awinne. 
Fèvrieu, fèvriat, 

Si /' jalcs, ne jale meu mes plais. 
F., si tu gèles, ne gèle pas mes pe- 
tits. - , quand-i s' mat, ç'at pus duhh, 
f., quand il s'y met, c'est plus dur 
(quand il gèle en f., il gèle souvent 
très fort). Que mivès d' Vènâye qu' 
lés fomes Jèbatent lo mwins ? — An 
^, quel mois de l'année que les 
femmes jabotent le moins? — En f. 
(devinette). — L'owone dé - rimplit 
lo guèrné, Vowone d'èvri, ç'ot po lés 
borbis, l'avoine de f. remplit le gre- 
nier, l'avoine d'avril, c'est pour les 
brebis V. 

Fèyance [feyàs gén.], s. f. — Fa- 
yence. 

Fèyant [fçijà M, /, P, N], adj. - 
Accommodant. 'L at moût -, il est 
très accommodant. 

Fèye, voir Feuye. 

Féye [fêij S, V], s. f. — Fée. Voir 
Fâye. 

Fèyènc [feijçn N], s. f. — Faîne. 
Voir Fèyeune, Fawcune. 

Fèycû Ifejjœ P], s. m. — Filleul. 
Voir Fiyeû. 

Fèycu (so) {f(e)yœ . . gén.], v. pron. 
— Se fixer. 

Fèyeu \feyqe M], v. intr. — Etre 
habile (comme une fée) à préparer, 
à employer qqch. Dés rèches . . ., 
lés fomes sont fèyâyes. Les femmes 
sont habiles à employer les restes. 
C. H., V, 279. 



Fèyeune If^yffn . . A/, N, fayin- 
fayJn S, feyln V], s. f. — Faîne. Voir 
Faweunc. 

Fèyeûr', voir Fèyou. 

Fèyînc, voir Fèyeune. 

Fèyou Ifçyu . . M, /, P, JV, fçyœr 
F, fyu .SI, s. m. — 1" Celui qui fait. 
S'emploie par périphrase pour dé- 
signer, à l'aide des noms de choses, 
toutes les professions peu connues 
à la campagne. - d'guèzète, jour- 
naliste. -- d' lïves, f. de livres (au- 
teur, écrivain). - d' tours, charla- 
tan. Grand blagou, plat -, grand 
blagueur, petit faiseur. 2« Faiseur 
d'embarras. 

Fi \fi gén.], s. m. — Fil. - d'hène, 
f. de semaine, f. de la Vierge. - d' 
pwèhh, f. de poix (ligneulV - r'tus, 
f. retors (f. de cordonnier ou gros 
f. que font les fdeuses). - d'èrjant, 
f. d'argent (chasselas) A', S. Lo - 
va an nanfé, le f. va en enfer (le f. 
saute hors du crochet du rouet). 
Awer Z'-, avoir le f. (être rusé). 
'L è r^, lo cosîn Fifi, po fâre min- 
jeu don p'hhon d'èvri, il a le f., le 
cousin Fifi, pour faire manger du 
poisson d'avril (ah! que tu es rusé!) 
Couper r-, couper le filet de la 
langue. 

Fiâche [fyàs . . M, I, P, S, flâs F, 
fîàts-fyàs N, flaks V], adj. - 1« Flas- 
que, mou; flétri; débile, faible. 'L 
at si - qu'i n pleut pus hayeu, il 
est si faible qu'il ne peut plus mar- 
cher. 2" Flexible. 
Flacon [fyakô M, fyçkô I, P, N, S, 

V], s. m. — Flocon. 

Fiaîiate \fyafyat M, N, fyofyot I, 

P], s. f. — Caresse (terme enfantin). 

Fiakc (sint) \/iàk . . M, I, P, N], 

n. pr. — Saint Fiacre, patron des 

jardiniers. 

Fiàkèsse [fyâkes V], s. f. - Mé- 
chanceté. Is n' fèyont ryin qu' dés 
I -, ils ne font que des m. 



k 



— 270 — 



FIR 



FIA 



Fiamand {fijâmà . . fjén.], n. pr. — 
Flamand. Dôze p'hhés et i - font 
trôze bêtes, douze porcs et un F. 
font treize bêles. 

Fiàmate \fi}àmat Attilloncourt], s. 
f. — Étincelle. 

Fiambau \fi]Cibô M, I, P, X, f{/(ib(i 
S, VJ, s. f. — V Flambeau. 2" Petit 
feu qui brûle bien V. 

Fiamber Ifijâbë' . . gén. (flàbcv F, 
flàbC'i LandrofT)], v. intr. — Flamber. 

- conic eunc bûle de Sint J(in, f. 
comme un feu de St. Jean. Se dit 
d'un grand feu. 

Fiambèye Ifi/àbëi/ M, I, P, .V, fJà- 
beji F, fijàbëij S, V], s. f. — Flambée. 

Fiame \fijam Bue, S\, s. f. — Flam- 
me. Voir Fième. 

Fiamme \fijùm V], s. f. — Flamme. 
Voir Fième. 

Fiammèssc Ifijàmes V], s. f. — 
Flocon de neij^e. Voir Fiamohhc. 

Fiamoche, Fiamohhc \ fijâinos-fijâ- 
moy^ M, X, S, fi/ainoy^ I, P, /himos 
F], s. f. — 1'» Flammèche; étincelle. 
2» Flocon de neige. 3" Personne 
faible. 

Fiance \fijàs M, I, P, X, S\, s. f. — 
1" Confiance, sûreté. 2*^ F'iançailles. 
Antrer an -, se fiancer. 

Fianchat [fijàsa M, X\, s. m. — 
Manchet (terme de boucherie). 

Flanqué \fijàkêi . . gén.], adj. — 
1" Mllanqué. Ne se dit que des ani- 
maux. Si ~ qnon-n-i] pesèrent eiine 
ègûye au t renés dés flancs, si e. (jifon 
hii passerait une aiguille au traveis 
des fiancs. Lés fuuuiuâi/es de Zarbe- 
lin(/, les e. de Zarbeling, vill. (sobii- 
quetK 2«' Fatigué. 

Flanquer Ifi/à^'ë' . . gén. {/làk-d' F)!, 
V. Ir. — Flanciucr. 

Fianquerèye {fijùkrëi/ M, I, l\ S\, 
s. f. — Mo(iuei'ie. Voir Fion. 

Fianquète (è le bone) Ifijàkcl M, 
/, P, X i/Jàkrl S, F, V)], ioc. adv. 

— A la bonne IVanciuetle. 



Fianvèle [fycwel M, X], n. pr. — 
Flanville, vill. de l'arr. de Metz. 

Fiâpè [fijëipe . . S, V], v. intr. — 
Chupier. Se dit du fouet. 

Flaque \fydk . . M, I, P, X], s. f. 

— FI a (pie. 

Fiaqué Ifi/àkëi . . M, X], adj. — 
Aplati. 

Fiaqucr f///aAv' . . M, f, P, X, (fla- 
kai F)], V. intr. — Patauger; faire 
en marchant un bruit particulier 
comme ({([n. qui i)atauge dans l'eau. 
Mes pieuds jiiuincnt dans mes soles, 
mes pieds clapotent dans mes sou- 
liers. 

Fiârant Ifijàrà . . gén.l, adj. — 
1" Puant.. 2^ Fier, orgueilleux. Fiëi- 
ranle fome, femme orgueilleuse. 
3^ Fainéant V. Grand ~, grand f. 

Fiârantou \fyaràtu M, X, fyâràtn 
. . /, P], adj. — Fier, orgueilleux. 

Fiâre, voir Fiârcr. 

Fiârer \fyarê> . . M, X, fyâre I, 
fyâr P, fyâri S, fyâre V], v. intr. — 
1" Sentir mauvais, puer. - eomeiboe, 
p. comme un bouc. Pus quan r'moû- 
u)cnt le mèrde, pus ce fîâre, plus on 
remue la m . . ., plus ça pue. - 
sus rînk, chien sus faute, p. sur 
l'un, ch . . . sur l'autre (il n'y a 
pas de différence). 2'' Flairer, exhaler 
une odeur. Voir Fiàrieu. 

Fiari \fyari M. X, fyori I, P, flœri 
F, fyâ'ri S. fyeri V!, v. intr. — 
le Fleurir. 2" Prospérer V. (;*({/ in- 
n-ônie que jîérit, c'est un homme 
(jui |)r()spère. 

Fiàrieu \fydry(y M, fyàri S], v. intr. 

— Sentir mauvais. Voir Fiârer. 
Fiàrou \fyaru . . .1/, A, i\ fyâru 

. . /, P, y\, s. f. - Puanteur. 
Fiârûre [fyarùr . . M, I. /*!, s. f. 

— Mauvaise odeur. 

Fiat i/z/cr .U, A', fyo I, P, S, fyu V), 
s. m. - l"N(eud de ruban, de (il, cpii 
se dénoue facilement. '2'> Trocbel 
de fruils. l)(nitiuet de lleurs. 3" Feuille 
d'arbre, de |)apier, etc. 



- 271 - 



FI/\ 



FIE 



Fiatc \fyat M, N, S, fyçt /, P, V], 
s. f. — Confiance, assurance; garan- 
tie. N' è pwint (V ^ è lu, il n'y a pas 
de c. en lui (on ne peut avoir con- 
fiance en lui). AT' è cV - que dans V 
pâtér', il n'y a de la c. que dans le 
pater (on ne peut avoir c. en per- 
sonne). Lo credo al bwin, mâs le - 
ne vaut rijin, le credo est bon, mais 
la c. ne vaut rien (nous pouvons 
croire ce qu'il dit, mais ne nous y 
fions pas). — N'olèz m' sis le guièce, 
i n'é pwinl cf'-, n'allez pas sur la 
glace, il n'y a pas de c. (on ne 
peut s'y fier) Y. 

Fiàte [fijat . . M, /, P, iV, flïil F], 
s. f. — Bouse de vache. 

Fiaubâye [fijôbàij M, iV, fyôbây 
I, P, flôbây FI s. f. — Volée de 
coups. 

Fiaubcr [fyôbëi M, /, P, N, flôbœ 
F], V. tr. — P Battre, rosser. 
2® Pousser avec violence, par ex. la 
porte. 

FiauvatG [fyôval M, iV, fyôvçl /, P], 
s. f. — Petit conte. 
Fiauval, fiauvale, 

Treûs chîns quaivés èprès 'n' chèrate, 
Treûs bicawés, 
Treûs vèsses dans V néz. 
F., trois chiens sans queue après une 
charrette, trois têtards et trois vesses 
dans ton nez. 

Fiauve [fyôf M, /, P, N, flôf F, 
flôw Landroff, fyâf-fyâw-fydow S, fyâf 
V], s. f. — Fable, conte. Ç'al dés 
~, ce sont des contes (des men- 
songes). Ele le - don v'ieje, être 
la f. du village. Voir Pohhé. 

FiauYcr [fyôvë' . . M, /, P], v. tr. 
— Raconter. J' fan fiauv'râ rf' bêles, 
je t'en raconterai de belles. 

Fiauvéye [fyôvëy S], s. f. — Phrase; 
parler prétentieux. 

FiauYote, voir Fiauvate. 

Fiâve, Fiâwe, voir Fiâuve. 



Fiavon \fyàuô M], s. m. — Sorte 
de tarte au fromage. 

Fïch f/T.s .S|, s. m. — Fiel. Voir 
Fieuhh. 

Fichant \/isà M, /, P, N\, adj. — 
Vexant. 

Fîchelat \fTsla S], s. m. — Eau 
amère qui vient dans la bouche. 
Voir Fieuhhelat. 

Fichèsse, Fichète [fises-fisçl M, /, 
P|, s. f. — Fadaise, sornette. 

Fichumèssieu [fisumçsyqe M\, adj. 
— \^ Chifi'onné. 2" Indisposé. 

FidiGure [fidyœr S\, s. f. — Hgure. 
Voir Figiïre. 

Fié Ifye V\, s. m. — Fer. Voir Fé. 

Fièbè \fyebç V], s. m. — Fléau. 
Voir Fièvé. 

Fièch \fyes I, P], s. m. - Fiel. 
Voir Fieuhh. 

Fièchi Ifyesi gén.], v. intr. — Flé- 
chir; ployer; mollir (au sens de 
céder); ne pas résister; se découra- 
ger; succomber. Si le piâwe deure, 
lés biés vont -, is pûrronl, si la 
pluie dure, lés blés vont f., ils pour- 
riront. 

Fiéchon [fyesô V], s. m. — Poi- 
gnée de filasse. 

Fièfat, Fièîot [fyçfa M, fyefo /], 
adj. — Fieffé. 

Fièîtè [fyçftq V], v. intr. - Siffler. 

Fièftot [fyçftç V], s. m. — Sifflet. 

Fièhh, voir Fieuhh. 

Fiéhhelot [fyeyjo V], adj. — Aigre- 
let. Voir Fieuhhelat. 

Fièhon [[ye^ô M, I], s. m. — Flan, 
tarte à la crème. 

Fiéhhou \fyexu V], s. m. et f. — 
1» Aigreur dans la bouche. 2" Pom- 
mes de terre préparées avec une 
sauce au vinaigre. 

Fièjalat, Fièjolot [fyçjala M, fyejo- 
lo /J, s. m. — Flageolet (instrument 
de musique). 

Fièmâye [fyemày . . M, I, P, N], 
s. f. — Galette flambée. Elle se fai- 



FIÉ 



272 - 



FIE 



sait au four le jour où l'on cuisait 
le pain, après que le pain avait été 
retiré du four. Klle était faite à 
l'huile et au sel. C'était l'usage 
dans les familles de collationner 
avec ce simple mets, les jours d'abs- 
tinence. 

Fième \fi]çm (fi/am Rue.) M, I, P, 
N, fiiam-fijcm S, fijàm Y], s. f. — 
Flamme. 

Fièmer [fijemë' . . f,^én.|, v. tr. — 
P Flamber (une volaille). 2* Brouir. 
Le J(il(li/c è fièinc mis veiujncs, la 
gelée a broui nos vignes. 

Fièmîn \fij(yni M, I\, s. m. — Es- 
pèce de fleur jaune. 'L al Jaune 
corne i -, il est jaune comme un F. 

Fièmohhc Ifi/emçx M, /, P, N, (la- 
mas F\, s. f. — P Flammèche. 2' Flo- 
con de neige. Voir Fiammèsse, 
Fiamohhc. > Personne faible. 

Fièmijre \fijenuir M, I, P\, s. f. — 
Brou issu re. 

Fier' Ifijër M, /, P, N], adj. - Fier. 

- corne eiine ivépe, f. comme une 
guêpe. Val î - bèc, voilà un hautain. 
Tas - comme i bord de pot d'cham- 
be, id. Le féminin est Fierté. 

Fiérat \fuera M, N, fijëro I, P], 
adj. — Aigrelet. 
Fièrate [fijcral M, fijerol /], s. f. 

— Oseille. 

Fièràwe Ifijerâiu-fijerou) . . .V, /, 
P, N\, s. f. — Aigreur d'estomac. 

Fiéré, voir Fieuré. 

Fièrejoute \fijerjul F\, s. f. — Cliou- 
croùte. Voir Sourkroute. 

Fiérèt \fiiëre Bue], adj. - Aigrelet. 
Voir Fiérat. 

Fiéri | ///('/•/ y\, v. inlr. l-^Icurir. 
Voii- Fiari. 

Fiérle {fijciî Y], s. f. — Fleurie 
(nom de vache tachelée). Voir Flo- 
rissc. 

Fiérot, voir Fiérat. 

Fièrotc, voir Fièrate. 



Fiés, voir Fieus. 

Fiètàd [fyetà M, fyetâ I, P], adj. 
— Patelin, hypocrite. 

Fièter f///ç/ë' . . gén. (flatœ F)], v. 
tr. — Flatter; caresser. 

Fiètou \fijelu . . M, /, P, X, S, Y], s. 
m. — Flatteur, enjôleur, flagorneur. 

Fieuch, voir Fieuhh. 

Fieuchate, voir Fieuhhate. 

Fieuhh [fijœx • . M, X, fijey^ . • I, P, 
flX ' • ^, [{jcy^ y\, s. m. — lo .\igre, 
acide, amer; rance. LTdhale al - , 
et portant lés-afants le fqiverenl, 
l'oseille est aigre, et pourtant les 
enfants la recherchent. 2^ Fiel. ,3» adj. 
Fier, orgueilleux. Cal i - meiisc, 
c'est un f. museau (^c'est un orgueil- 
leux). 

Fieuhhate {fijq'xal M, X], s. f. - 
Aigreur d'estomac. 

Fieuhhelat \fij(vyki M, X, fJyJa . . 
Sy fijcxlo V), adj. — Aigrelet. Don 
vîn -, du vin a. 

Fieûr \fi]œr M, I, P, flœr-fijœr X, 
flœr F, S, flër V], s. f. - !<> Fleur. 
Se dit surtout en parlant des fleurs 
des champs. - d' Cdreije, f. de ci- 
metière (taches terreuses de la peau 
des vieillards). 2» Dessin de broderie. 
3" Fleur de la farine. 

Fieûrate [fijœral X, S], s. f. — 
Maladie des yeux. Voir Fiou. 

Fieuré Ifijcerë' M, fi/çre /, fyœriy . . 
S, fijere Y], s. m. — Bâche qui sert 
à porter du foin; charrier, grand 
draj) de toile grossière qu'on étend 
sur le envier dans leciuel on cmile 
la lessive. On y met les cendres. 

FicOri [fijû'ri S\, v. intr. — Meurir. 
Voir Fiari. 

Ficuri \f!/<yri M, /, /*!, n. \)v. — 
Fleur\, viil. de Tarr. de Mel/. 

Ficus \f!i(y M, L P, /', A', fu S, 
f!ic-fj/<v Y\, adv. - lloi's. dehors, 
////(■//.s-, dehors i^en colère). An d'/ieus, 
en dehors. / n\it //f /?/ an d'dans 
ni an d'/icus, il n'est ni en dedans 
ni en dehors (il est indécis). - </' 



FIE 



273 



FIH 



brâye, être hors des braies. Se dit 
des céréales lorsque l'épi commence 
à se montrer. - d' lu, hors de lui 
(agité, en colère). Mateïiz V^ pè 
Veiihh , i ranlciirrè pè le fiicte, 
mettez le dehors par la porte, il 
rentrera par la fenêtre (c'est un 
imi)ortun). 'L è i bé -, mâs lo 
d'daiis rC vaut rijin, il a un bel ex- 
térieur, mais le dedans ne vaut 
rien. 

FiGUYC [fyœfM, /, P, F, N, fîf S, 
fijef V], s. f. — Fièvre. Çat cheïir 
rf' le - an chaud mau, c'est tomber 
de la f. en chaud mal (tomber de 
Charybde en Scylla). 
Lo jo don grand vanr'di boni, 
Note Sègnenr à la croix fut mis. 
Lo ça qu l'y mateîit, trambieïit. 
Non fat, dit note Sègneûry 
Lés cas qu' diront mon-n-oreson 
Treïis fwès d'vant lo d'junon, 
Jèmâs fleuve ni fum'ron nèront. 
Le jour du grand vendredi béni. 
Notre Seigneur à la croix fut mis. 
Celui qui l'y mettait, tremblait. Ne 
tremble pas, dit Notre Seigneur, 
ceux qui diront mon oraison trois 
fois avant le déjeuner, jamais fièvre 
ni (?) n'auront. {On récite ensuite 
trois Notre Père.) 
Fieuvé, voir Fièvé. 
Fieuvrous [fycevru .V, fyevru . . I, 
P], adj. — Fiévreux. 
Fiéve, voir Fieuve. 
Fièvé [fyçvê' M, I, N, fyevêi-fyçvë', 
P, fyœvë'-fycvc' . . S, fycbe V], s. m. 

— Fléau à battre le blé. R'toner lo 
-, retourner le f. (dire qqch. de 
travers). Voir Fièyé. 

Ficvenîn [fyçvnî M, fyçvnî I], n. 
pr. — Flavigny, vill. de l'arr. de 
Metz. 

Fievi [fyevi M, fyevi /, P], n. pr. 

— Flévy, vill. de l'arr. de Metz. 
Fièvrous, voir Fieuvrous. 
Fièyau [fyçyô M, I ], s. m. — 

P Fléau (calamité). 2» Mauvais sujet. 



Fièyé Ifyeyëi M, /, A^, fyçyëi P, 
flqyc F\, s. m. — Fléau à battre le 
blé. Voir Fièvé. 




1. Minche. 

2. Tournant. 

3. Hhèpe, Cousû- 
rc, Mintègne 3/, 
Moyu F, Mou- 
yeû S. 

4. Bètûre. 



Fig. 30. 

Fifi [fifî M, /, P, F, iV], n. pr. - 
1»^ François (terme familier). 2^ L'en- 
fant préféré dans une famille. 

Fiîine [fifin gén.], n. pr. — José- 
phine (terme familier). 

Figoûrjon [figûrjô /, P], s. m. — 
Oesophage. On dit aussi Fausse- 
goîirje. 

Fîgui [fïgi M, I, P, N], s. m. — 
Figuier. 

Figuîre, voir Figure. 

Figure [figûr M, I, P, F, N, figîr- 
figûr-fidycer S, figir VJ, s. f. — Fi- 
gure. / fèt ène figïre corne Iras 
Jonéyes dé piô, il fait une f. comme 
trois journées de pluie. 'L ot tèchîe 
dons le figïre, '/ ère ène pétiole bâcele, 
elle est tachée dans la f., elle aura 
une petite fille (on prétend à la 
campagne que les femmes qui ont 
le masque pendant leur grossesse 
accoucheront d'une petite fille) V. 

Fïhh [fïx S], s. m. — Fiel. Voir 
Fieuhh. 

18 



FIH 



274 ~- 



FIO 



Fïhhclat, voir Ficuhhlat. 

Filerosse [////us V], s. f. — Pileuse. 
Voir Feulerasse. 

Filié, Filieû \fihje V, fû^œ I\ F\, 
s. m. — Filleul. Voir Fiyeû. 

Filière, Filieûre {(ilijer V, filijœrF], 
s. f. — F'illeule. Voir FiycOre. 

Filipe [f{i)lip gén.], n. pr. — Phi- 
lippe. Lo jo d' le Sint - , ç'at le fcle 
dés chaivrasscs de bivâye, le jour de 
la Saint -Philippe, c'est la fête des 
laveuses. 

Filouterèye {/ilulrC'ij M, I, P, X], 
s. f. — Filouterie. Voir Èfilouterèye. 

Fim \fc <^ên. (fci P, fc F)\, s. f. — 
Faim. .4//;^/* le pente -, avoir la vi- 
laine f. (la fringale). Le ~, ç'at eiuie 
boue malèdèije, la f., c'est une bonne 
maladie. —Le petit frère: « Moinan, 
fè - », mnman, j'ai f . ! La petite 
sœur: «Se t'es -, minje tè min, Vin 
f'rés ène dé trin, té moirés lo fc d'dons, 
té ivârés le ehonson, si tu as f., mange 
ta main, tu en feras une de paille, 
lu mettras le feu dedans, tu verras 
la chanson V. 

Fimâyon [fîmâijô V], s. m. — Petit 
garçon qui fume. Voir Feumâyon. 

Fimk [fimç ..S,V], v. in Ir. — Fumer. 

Fiméye [fimëij S, V], s. f. — Fil- 
mée. Voir Feumâyc. 

Fin \fè gén.], s. f. — Fin. 

Fimou Ifimn S, V], s. m. — Fri- 
meur. Voir Feumou. 

Fîn \fi . . gén.], adj. — 1" Fin. 
2<>F"'in, rusé, adroit. I faut ele prias 
po éle ~, il faut être jiris pour èlre 
rusé. — Pis - f///' // /?' nul rijin po le 
doublîre, plus f. cpie lui ne vaut rien 
pour la doublure (il est li'oj) ma- 
lin) V. ;}<> adv. l^xprime une idée de 
superlatif: très. 'L al - bêle, il est 
très bète. - bnnn, l. bon. - PljiiU 
l. plein. - soûl, ivre au-delà de 
toute exi)ression. 

Fîn l/T . . gén.|, s. m. — Conlln; 



Fîn \fî M, /], s. m. et f. — Fin. 
Ne se rencontre que dans les expres- 
sions: - f/o/i //7 (toit), faîtage. - don 
Sint Qnantin, sommet du St-Quentin 
(colline près de Metz). 

Finâd \fma M, I, P, N\, s. et adj. 

— Finaud. Veuz l peurneûz po i nicj- 
douye, ueus v' Irompeûz, çat i ~ , 
vous le prenez pour un nigaud, 
vous vous tromi)ez, c'est un f. 

Fînîeurlîn [fïfœrlî M, fîfçrlî /], s. 
m. — (]hose de j)eu de valeur, un 
rien. Je n' bèye meu i - ])o se vêije, 
je ne donne pas un F. pour sa vie 
(il est gravement malade). 

Finicion | finisyô M,I\, s. f. — Le fini, 
la j)erfection. 

Fin je \fès V\, s. m. — Pré fangeux. 
Lo fwin (/' - not u)êre bon, le foin 
d'un pré fangeux n'est guère bon. 

Finniant [fènà M, I, P, fënâ-fènà 
X\, s. m. — Fainéant. Voir Féniant. 

Fintîsc Ifèlîs M, I, P\, s. f. — 
Feinte, ruse. 

Fiocon Ifyokô I, P, S, V], s. m. — 
Flocon. Voir Fiacon. 

Fiôcot [fyôko M, I, P, X], n. pr. 

— Flocouri, vill. de l'arr. de Metz. 
Fioîiote [fypfyot I, P\, s. f. — Ca- 
resse. Voir Fiaîiate. 

Fiokè [fyoke-fyolse-fyotije S, fyoke 
V\, s, m. — Xceud de rubans; tro- 
chet de fruits, grappe de fruits non 
encore détaches du rameau. - d' 
çlPhhe, trochet de cerises. 

Fion I///Ô gén.], s. m. — P Quoli- 
bet; nuKiuerie; mot ])iquant; in- 
sulte, .rier dés -, jeter (dire à qqn.) 
des mots désagréables. Fianquer dés 

— , dire des mots désagréables (re- 
mettre (l(pi. à sa place). 2^'.\lVront .S, 
V. .\dresse, bonne grâce. Auter i -, 
avoir l'adresse (être adroit). 

Fioncr Ifyonë' . . gén.), v. tr. — 
Se nuHjuer de, 

Fionjant |/^//()/<W^|, adj. — Flexible, 
pliant (se dit d'un bâton, d'une 
perche). 



FIO 



— 275 — 



FIU 



Fionou \fijomi . . gén.], s. m, — 
MociiK'ur, railleur. 

Fiori Ifi/ori I,P\, v. inlr. — Fleurir. 

Fiôse, voir Fioûse. 

Fîot f/jr/o /, P], s. m. — Nœud de 
ruban. Voir Fiat. 

Fiotchè, voir Fiokè. 

Fiote \ff/plI,P, ri, s.f. — Confiance. 
Voir FiatG. 

Fiotiè, voir Fiokè. 

Flou Ifijn . . gén.j, s. f. — 1« Fleur. 

- (V drcgon, tache dans l'œil. - 
d'èîis\ f. de lys. - d'étang, nénuphar. 

- don Jèpon, narcisse. - d' lis\ as- 
phodèle hcniérocalle. ~ d' niâij, f. de 
mai (muguet). - d' moût, f. de mort 
(tache rouge sur les pommettes d'un 
malade). - d' sofe, f. de soufre. - 
d' loneilr, f. de tonnerre (pavot 
oriental). - d' Mexique, amaryllis 
belladone. - rf' Sm/ Jaques, ama- 
ryllis en croix. Quand' l'èbrieoût at 
an flou, lés jos et lés nutâijes ont lé 
mimme lonjou, quand l'abricot est 
en fleur, les jours et les nuits ont la 
même longueur. 2^ Inflammation 
des yeux. Voir Boquèt. 

Fioûme [fijûm M], s. f. — Espèce 
de tarte. Voir Fioûse. 

Fioûse [fyûs M, I, P, fijôi's-fyûs N], 
s. f. — Galette. Pétrir ensemble de 
la farine, du beurre et un œuf pour 
former une abaisse que l'on place 
dans la tourtière. Mettre au four 
et, quand cette pâte est presque 
cuite, la retirer, y verser un mé- 
lange presque clair, composé d'une 
ou deux cuillerées de fromage blanc, 
de deux auifs entiers battus, d'un 
peu de sel et d'autant de crème 
fraîche, ce qu'il en faut pour que 
la pâte remplisse l'abaisse. Remettre 
au four pour cinq minutes et servir 
brûlant. Cette galette à la flamme 
se fait les jours où l'on cuit. - cute 
au s'ia, galette cuite au soleil (bouse 
de vache). T'èrés le - quand' je 
frans le bwâye, tu auras la galette 



quand nous ferons la lessive. Se 
dit d'un vœu irréalisable. 

Fiôve Ifijôf V\, adj. — Faible. 
Voir Fwébe. 

Fiové Ifi/ovê' P], s. m. — Fléau. 
Voir Fièvé. 

Flre (so) {fîr-fur /], v. pron, — 
Se fier. An n' pleut m' so ^ c li, on 
ne peut se fier à lui. 

Firiot [///7/0 V], s. m. — Bœuf ou 
vache à l'échiné blanche. 

Firliquèt \firlike S, V], s. m. — 
Freluquet. Voir Feurluquèt. 

Fîrobe [firop V], s. m. — Heure 
du repos, cessation de travail. 

Fîs [/T S\, adv. — Hors. VoirFieus. 

Fisi [fizi V\, s. m. — Fusil. Voir 
Feusi. 

Fisker [fiskêi . . M, I, P, N], v. tr. — 
1« Regarder fixement. 2» Arrêter dé- 
finitivement. 

Fistoûler [fistûW . . M, I, P], v. tr. 

— Arranger avec goût. Se dit des 
vêtements de femme. 

Fitabôle [fitabôl Y], s. f. — Blague, 
plaisanterie. 

Fitigué [fitlgë-futigë F], s. m. — 
Genre de pinson. 

Fiûtâd, voir Fiûtou. 

Fiûtat [fgûta M, N, S, fyutç I, P, 
flîtç V], s. m. — lo Petite fiûte, sifflet. 
2« Larynx. 3» Respiration difficile. 

Fiûte [fyût-fyût M, I, P, N, S, flût F, 
fut V], s. f. — lo Flûte. Çat corne 
eune - è hhis trous, c'est comme 
une f. à six trous. Ç que vyint rf' le 

- , s'a/7 r'tone au tambor, ce qui 
vient de la f., s'en retourne au tam- 
bour. 2o Petite fiole longue et étroite 
où l'on conserve le fiel de porc, 
pour guérir les piqûres ou d'autres 
plaies. 

Fiûté [fyutëi . . M, /], adj. — Rusé. 

Fiûtéje [fijutês . . M, /, P, N, flùtas 
F], s. m. — Action de sifiler. 

Fiûter \fyutêi . . gén. (flùtœ F, flTtç 
V)], V. intr. — Fiûter, siffler. Se dit 
de plusieurs instruments sur les- 



FIU 



— 276 - 



FOC 



quels on fait de la musique en mê- 
me temps. 'L atînt enne dozinnc que 
fiâtint, ils étaient une douzaine qui 
faisaient de la musiciue (en même 
temps). J' Can fuite, je m'en moque. 

Fiûtot, voir Fiûtat. 

Fiûtou [fyutu . . M, I, P, X, finiâ F, 
fijCità . . S\, s. m. — Celui qui joue 
de la flûte. 

Fîve [fïf S], s. f. - Fièvre. Voir 
Fieuve. 

Fiyeû ( fii/œ M, /, X, feijœ I\ filijœ 
fujœ F, /îyi-fîyu S, filye-/iije-/hjœ V], 
s. m. — Filleul. 

Fiyeûre | fiyœr M, I, P, X, filyœr F, 
fiyTr-fiyùr S, fUyer-fiyœr V\, s. f. — 
Filleule. 

Fiyeûse [fiyœs M], s. f. — Filleule. 
Voir Fiyeûre. 

Fiyi, Fiyïre, Fiyu, Fiyûre, voir Fi- 
yeû, Fiyeûre. 

Flabu, Flabute {/lâbiï . . M, I, fhi- 
bùt F\, s. m. — Basse carie. 

Flâche [flâs F\, adj. — Flasque. 
Voir Fiàche. 

Flamba' \flàbœ F], v. intr. — Flam- 
ber. Voii- Fiamber. 

Flambèdjc {/îàhçts F\, s. f. — Fram- 
boise. Voir Franibwése. 

Flamoche [/himos F\, s. f. — Flam- 
mèche. Voir Fièmohhe. 

Flânou [/lànii M, X, /h'mii . . /, I'\, 
s. m. — Flâneur. 

Flanquai (//à/va'F],adj. — F:illanqué. 

Flanqua' [/làka' F\, v. tr. — Flan- 
(juer. Voir Flanquer. 

Flanquètc (è le) [flàket F, S, V\, 
loc. adv. — A la bonne franquelie. 
Voir Fianquètc. 

Flaqua' \/hika' F], v. inlr. - Pa- 
tauger. Voir Fiaqucr. 

Flaqse I/7(/A\s V], adj. ~ I<^las(juo. 
Voir Fiache. 

Flatche |//a/.s'A'j, adj. — Flascjuo, 
Voir Fiâchc. 

Flâte [//(-// FI s. f. - Bouse de 
vache. Voir Fiâte. 



Flatrè [flatre . . 5], v. tr. — Frapper. 
Se dit principalement de l'orge que 
l'on bat pour en enlever les barbes. 

Flauba» [flàhœ F], v. tr. — Battre. 
Voir Fiauber. 

Flaubâye [flôbây F\, s. f. — Volée 
de coups. Voir Fiaubâye. 

FlauYG, Flauwe \flôf F, flôiu Lan- 
droff], s. f. — Conte. Voir Fiauve. 

Fleîlid [fie fia X], s. m. — Qui parle 
vite. 

Flefleu [fleficf X], v. intr. — Parler 
très vite, bredouiller. 

Flér' [flër S, V], s. f. - Fleur. 
Voir Fieûr. 

Flér è mésire [flër e nïzJr V], 
loc. adv. — Au fur et à mesure. 

Fl^ retus [flê' rtii Thimonville ], 
s. m. — Fil retors. Voir Fé, Fi. 

Fleur [flœr F, S\, s. f. - Fleur. 
Voir Fieûr. 

Fleuri [flœri F], v. intr. — Fleurir. 
Voir Fiari. 

Fleuxion [flœksyô 3/, /], s. f. — 
Fluxion, enflure des joues consé- 
cutive à un mal de dents. 

Flèyé [fleyë F\, s. m. — Fléau. 
Voir Fièyé. 

Fliksia, voir Fluksia. 

Flipate [fUpcit M], n. pr. — Philip- 
pine. 

Flïte, voir Fiûte. 

Flïtè, voir Flûter. 

Flllot, voir Fiûtat. 

Flon \flô M, /, 1\ FI s. m. - C'est 
une Fioûse dont la Meuratc esl faite 
avec du lait cl des (vufs. Pour un 
F. de i)onne dimension, il faut cinq 
(vufs battus dans une chopine de 
lait avec un grain de sel. Le F. était 
autrefois en honneur cliez les éco- 
liers. 

Florisse [/loris F], s. f. — Fleurie 
(vache lachetée). Voir Fiérlc. 

Fluksia [flùksyâ . . M, I, I\ X, /lik- 
syn-friksya V], s. m. — Fuchsia. 

Flutajc, voir Fiût(5jc. 

Foch, voir Fohh. 



FOC 



277 



FOH 



Fochanse, voir FohhansG. 

FochatG, voir Fohhate. 

Foche l/p.s .S], s. f. — Fourche 
en bois. Voir Forche. 

Fochèle, voir Fohhèle. 

Fochener, voir Fohhencr. 

Fochènerèye, Focheuncrèye, voir 
Fohheunerèye. 

Fôchcs [fôs S], s. i". pi. — Forces, 
sorte de ciseaux. Voir FoOhhes. 

Fochïre, voir Fohhîre. 

Foçons [fosô V\, s. f. — Façons. 
Voir Fèçons. 

Fodè, Fodiè [fodc-fodijc V], s. ni. 
— F'ardeau. Voir Fèdé. 

Fognon, voir Folant. 



Fogot [/p//o V|, s. m. — Fajfot. 
Voir Fègat. 

Fohh l/ox . • g<^n-|, s. m. — Four. 
I fût aiiss' nefir qu' dans i -, il fait 
aussi noir que dans un f. Je n' mis 
/»' Dcûr cheiiz vos si valc - (d nnVmv, 
je ne vais pas voir chez vous si votre 
r. est alhinié (je ne ni'()ccuj)e pas 
de vos allaires). Çal /'- ry/zc hoïuje 
r molin cul breidc, c'est le f. qui 
ai)pelle le moulin c . . brûlé. Se dit 
de qqn. cpii reproche à un autre 
une iaule dont lui-niènie est cou- 
pable. — On /i' sèrât cte â - èl à 
nwlin, on ne saurait être au f. et 
au moulin V. 





Fig. 31. 



FOH 



— 278 



FOH 



TWPl 



llMii! 




Fig. 42. 



Fohhanse ]foxâs . . N], s. f. — 
Vigueur, santé. 

Fohhasse, Fohhatc [fçyjas-fçxdl . . 
S], s. f. — Pcrce-oreille. Voir Foû- 
hhatc. 

Fohhate [foyjit . . S], s. f. — Four- 
chette. Voir ForchatG. 

Fôhhate [/"ô"x«' -^V. fÇX^^f ^\y ^- f- 
— Perce-oreille. Voir Foûhhate. 

Fohhàyc [fox^nj iV], s. f. — Force. 

Fohhe [fox • • ^\y s. f. — Fourche. 
Voir Forche. 



Fôhhc [/r)'7 A\ /ox S\, s. f. — Force. 
Voir Foiïhhe. 

Fohhe-araye [foyaraij S], s. f. — 
Perce-oreille. Voir Fohhôsse. 

Fohhèle [/oxf/ . . 3/, /, /^ X), s. 
f. — P Gorge d'une femme, à la nais- 
sance des seins; poitrine. 2* Fichu 
de femme, mouchoir de cou M. 

Fohhener [/ox'ît"' . . gén. {fuynç 
V)|, V. intr. — P Forcener, faire 
rage. 2" Pester, ii" Travailler avec 
ardeur V. 



FOH 



— 279 



FOM 



Fôhhcs {fô"x . . iV, fax S], s. f. — 
Forces (sorte de ciseaux). Voir 
Foûhhes. 

Fôhhe-tond-chîre {fô^x^àsïr X], s. f. 

— Chose qui n'exisle pns. Voir 
Foûhhe-tond-chîre. 

Fohheunerèye Ifçx^^^n'U • • ^' ^^'' 
/pX{''^''['!J ^y ^^1' ^- ^- — Fourberie. 

Fohhîre {foyjr . . M, I, P, S (fu- 
ser N, folôx ^')1» '»• i- — Fougère. 
On rondeiiije sus le -, ou dause eu 
rond sur la f. 

Fohhlé Ifçxl^'i ^^l. a^U- - Caché, 
dissimulé, par ex. dans la terre, dans 
un buisson, etc. 

Fohhu pèru [fçx^i pcrii N\, s. m. 

— Inflammation. Voir Forchu pèru. 
Folâhhe, voir Fohhîre. 

Folant {folà M, /, P, N, fçlà-fçnô 
S, funô-funô V], s. m. — Frelon; 
bourdon. 

Foie [fçl M, I, P, fîil 5, Y], s. f. 

— Foule. 

Foie [fçl I, P], s. f. — Foulure. 
Voir Fale. 

Folé Ifçlëi . . S, V], adj. — Fatigué. 

Folenàhhe [fçlnàx M, N, fçlnâx /, 
P], s. f. — Folie, sottise. 

Foleni [fçlni M, N], n. pr. — Fou- 
ligny, vill. de l'arr. de Boulay. 

Foler [fçlëi . . gén. (fôlç V)\, v. tr. 

— Fouler. /' s'è folé le misse è foûhhe 
de rire, il s'est foulé la rate à force 
de rire (il a trop ri). 

Foleûr [fçlœr I, P, F], v. intr. — 
Falloir. Voir Faleûr. 

Folèye [ fçlëy M, /, P, iV ], s. f. - Folie. 

FoHâd [folyâ V], adj. — Folâtre. 

Folîre, voir Folûre. 

Folou [fçlu . . M, I, P, F, N, S], 
s. m. — Fouleur. 

Folûre [fçlûr . . M, /, P, iV, fçlùr 
fçlTr S, folïr V ], s. f. — Foulure ; bles- 
sure; lésion; contusion; entorse. 

Folwâr [fçlivâr F], v. intr. — Fal- 
loir. Voir Faleûr. 

Fomate [fçmat M, N, S, fçmçt I, 
fçmçt-fqemlçt P], s. f. — Femmelette. 



Fome [ fçm M, /, P, N, fam F, fgm- 
fôm S, fôm V], s. f. — Femme. V'ieûr 
po se -, vouloir pour sa f. (vouloir 
se marier avec qqn.). Mau J'-, 
iH'ijc de cli'vau, mat V lahorou an 
haut, mal de f., vie de cheval, met 
le cultivateur en haut (de nombreux 
enfants, des chevaux bien portants 
et vivant longtemps font prosi)érer 
le laboureur). Dliciiz aus - que 
V dirdc va hcper le pus bêle, èlcs so 
rkeugnat'ront toutes dans i trou d' 
s'ris, dites aux f. que le diable va 
emporter la plus belle, elles se blot- 
tiront toutes dans un trou de souris. 
Fune - intèrèssâye al eune bone hâije 
autor d'eune mauhon, une f. inté- 
ressée est une bonne haie autour 
d'une maison. Quand-on-n-îmme se 
-, / faut quon le meneje, quand on 
aime sa f., il faut la ménager, G. H., 
VI, 186. / va fcire bé, le pus peute 
- don tropé r'mat lo tams è bé, il 
va faire beau, la plus laide femme 
du troupeau remet le temps au beau 
(quand on voit une femme qui va 
ordinairement en haillons, vêtue de 
beaux habits, on dit que le temps 
va changer). Pus le - r'iuâte so 
v'séje, pus èle dèlrut le mauhon, plus 
la f. regarde sa figure, plus elle 
ruine la maison. 

Feumâye, piïuve et fome sans râhon 
Chèssent Vome d' le mauhon. 
Fumée, pluie et f. sans raison 
chassent l'homme de la maison. — 
Eune mâhon sons fôme at eune lan- 
tcheune sons /e, une maison sans f. 
est une lanterne sans feu (Gondre- 
xange). Et pis qu'ène fôme ot piote et 
pis tôt qu' lo fé li ot monté è le tête, 
et plus une f. est petite, et plus tôt 
le feu lui monte à la tête V. 

Fomeré [fçmrê' . . M, I], s. m. — 
Homme qui s'occupe des travaux 
du ménage. 

Fomereû, Fomcrô [fomrœ M, /, P, 
fumrœ F, fçmrô S\, s. m. — Fumier. 



280 



FON 



FOR 



Wète ^, sale f. (sale femme). Fâre 
pus d' ^ qu'an-n-ont d' keiwâye, faire 
plus de f. qu'on n'a de litière (dé- 
penser plus qu'on n'a de ressources). 
Pendant la nuit du mardi-gras, les 
garçons des villages du Saunois ré- 
pandaient le fumier qui se trou- 
vait devant les fenêtres des maisons 
où il y avait des jeunes filles, pour 
forcer celles-ci, le jour venu, à le 
rassembler et à le remettre sur le 
tas. Voir Fromereû. 

Fomote, voir Fomate. 

Fonâye [fonày . . M, I, X, fonâij- 
fçrnây P, furnâij F, fonày-fonêy S, 
funêy V], s. f. — Fournée de pain. 

Foncieu [fôsyœ . . gén.], adj. — 
Foncé. 

Fonde [fôt gén.], v. tr. et intr. — 
Fondre. 

Fonde [fôt V], v. tr. — Fendre. 
Voir Fande. 

Fondéje [fôdës . . M, I, P, N], s. 
m. — Fusion. 

Fonderèye [fôdrëy M, /, P, N], s. 
f. — Fonderie. 

Fondèsse [fôdçs V], s. f. — Fente. 
Voir Fandèsse. 

Fondou [fôdii . . M, I, P, F, X], 
s. m. — Fondeur. 

Fône [fon F], s. f. — F'ane. Voir 
Foiïne. 

Foné [fonëi M, I, X, foiië'-fornë' P, 
fur ne F, fçne' . . S, fine V], s. m. 

— P Fourneau. Voir Fig. 33. 2^ Exca- 
vation qui se trouve en dessous du 
four à pain et où l'on entasse les 
cendres. 

Fonè {f(o)nç V], v. intr. — Faner. 
Voir Feuner. 

Fônè [fônç . . .S), v. inlr. — Hnle- 
ver les fanes. Voir Foiiner. 

Fonérâw {fonerâw M, X, fonerow 
I,P\, n. pr. — Fournirue, nom d'une 
rue à Metz. Voir Fornirâwe. 

Fonéye, voir Fonâye. 

Fonje, Fonnc [fôs S, fàn X], s. f. 

— Fane. Voir FoOne. 



Fonneu [fonce X], v. tr. — Enlever 
les fanes. Voir Foûner. 

Fonon [fond S], s. m. — Frelon. 
Voir Folant. 

Fonou [f(o)nu V], s. m. — Faneur. 
Voir Fènou. 

Fonte [fôt M, I, P], s. f. - Fusi- 
bilité. 

Fonte [fôt V], s. f. — Fente. Voir 
Fante. 

Fonténe, voir Fontinne. 

Fontené [fôtne V], s. m. — Terrain 
huiiiide. 

Fonteû [fôtœ M, /, P], n. pr. — 
Fontoy, vill. de l'arr. de Thionville. 

Fontinne [fôtèn M, I, fôtën P, F, 
S, V, fôtèn-fôtën X], s. f. — Fontaine. 
Si n'y èveîit qu'eune - , an s'rint byin 
mau èbreuvé, s'il n'y avait qu'une f., 
on serait bien mal abreuvé (il y a 
encore d'autres ressources). 

Fonûre [fonur M, /, P, X, fonœr S, 
faner V], s. f. — 1'^ Nom collectif de 
tout l'attirail du fourneau. 2^* Pelle 
à enfourner le pain. 3^' Sobriquet des 
babitants de St-Jure, arr. de Metz. 

Forbètu [forbetiï M, /, P, X, furbcdïi 
F\y adj. — ('.ourbaturé. 

Forbètûre [forbetur . . M, /, P, X, 
furbatûr F\, s. f. — Courbature. 

Forbèye [forbëy M, /, P], s. f. — 
Maldonne. 

Forbèyeu [forbçyœ . . M, /, P, .V, 
fçrbayi F], v. intr. — Mal donner 
les cartes. 

Forbûre [forbur M, /, P, X], s. f. 
— Courbature. 

Forçârc [forsar M], s. m. — For- 
çat, galérien; détenu. 

Force [fô^rs X\, s. f. — Force. 
Voir FoQrce. 

Forchate [fprsat M, X, forsot /, P, 
fnrsot F, fursat-foxnt S, fusot V], s. 
f. — h' Fourcbette. Le - et /' coûte, 
la f. et le couteau. (Lorsque deux 
enfants, garçon et fille, sortent en- 
semble pour faire leurs besoins, la 
mère leur recommande de se tenir 



— 281 — 



FON 



FON 








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<5"KiV- 




Fig. 33. 



FOR 



- 282 



FOR 



éloignés l'un de l'autre, de peur de 
la f. et du grand couteau qui pour- 
raient leur blesser le fondement. 
Le " don keûrj la f. du cœur: le cœur 
a la forme d'un pied de cheval, dont 
une partie s'appelle aussi K. 2^ Par- 
tie de la voiture. Voir Ché. 3*^ Petite 
fourche en bois, qui sert à faire des 
rubans V". 4® Variété de panaris. 

Forche \fçrs M, I, P, N, fCirs h\ 
fox s, fus V\, s. f. — P Fourche. 
2" Fourche en bois .S. 

Forcheu [fçrsœ . . M, I, P, X, fiirsi 
F, fusi-fusye V|, v. intr. — F'ourchcr. 
Lo cIVmîii forcliciit et f m'a pedu, 
le chemin se bifurquait et je me 
suis perdu. Le langue li forcheût, 1 
èueût trap bu, la langue lui fourchait, 
il avait trop bu. 

Forchon [forsô M, I, P, N], s. m. 
— Fourchon. Voir Foucheton. 

Fôrcieu [fô"rsij(e-fô"rsi A^J, v. tr. — 
Forcer. Voir FoOrcieu. 

Foré [fçrç • • L P], v. tr. — F'errer. 
Voir Farer. 

Forchu [fçrsù M, I], n. pr. — 
Foucheux, ancien château et ferme 
près de Bazoncourt, arr. de Metz. 

Forchupèru [fçrsiip<^rn M, A'], s. 
ni. — Inflammation et douleur mus- 
culaires, suite de fatigue, qu'on at- 
tribue à deux tendons noués (on la 
guérit par des formules cabalis- 
tiques). 

Forci eu \forsi}(r . . M, I, P, F, fô"rsi 
N\, v. tr. — Forcer. Voir Foûrcieu. 

Fordrinne [fordrcn M, /], s. f. — 
Prunelle (fruit). 

Foré [fore V|, s. m. — Perche 
ferrée. Voir Fèré. 

ForèJGu \forçJ<y . . M, l, K, forçjç J\ 
furaji F\, \. tr. — Donner du four- 
rage aux bètes. Voir Fourèjeu. 

Foré [fçre . . /, P\, v. tr. — lÙMier. 
Voir Farcr. 

Forére, voir Forïrc. 

Forfougner \ for f une V], v. iiitr. — 
Farfouiller. Voir Fèrfoyeu. 



Forfouyâd [fçrfuyâ V], s. m. — 
Qui parle trop vite. Voir Fèrfoyâd. 

Forîouyéje [forfuijës V], s. m. — 
Action de farfouiller. Voir Fèrîoyéje. 

Forîouyer \forfuije,-ijœ V], v. intr. 

— Farfouiller. Voir Fèrfoyeu. 
Foriâd [foriju . . M, I, P\, s. m. — 

Mauvais ouvrier. 

Foriâde \fonjàl . . J/J, s. f. — 
F'emme ([ui est toujours ])ressée en 
travaillant et qui, pour cette raison, 
gâche son ouvrage. 

Forieu [forijoe . . gén.], v. tr. et 
inlr. — 1" Fouiller la terre (en par- 
lant des porcs). 2" Gâcher le tra- 
vail des champs. 3» Sérancer le 
chanvre, le lin. 4» Remuer beau- 
coup. On-n-é James ui tant forier on 
n'a jamais vu tant remuer V. 

Forin [foré . . M, I, P\, adj. — 1- K- 
loigné. Lés rcnves forinnes, les rues 
éloignées. 2» Étranger. Voir Deîorin. 

Forion [foryô M, I, P, N], s. m. — 
Cordon de chanvre à sérancer. 

Foriou [foryu . . M, /, P, X], s. 
m. — Celui qui bat le chanvre pour 
détacher les fibres textiles. 

Forïre [forJr M, I, P, A\ forêr-forû-r- 
furœr S, furêr V], s. f. — P Partie 
du champ située à l'extrémité des 
sillons, ou bien partie de pré de 
la même largeur que la pièce de 
terre a])outissante ; elle ai)parlient 
généralement au même propriétaire, 
ne i)eut être labourée et se cultive 
en travers. Voir Tonâye. 2" Kndroit 
très épais d'un bois. 

For je Ifô^'rs X, fôrsS], s. f. — Forge. 
Voir Foûrje. 

FôrJGU \fô"rj<y . . X, fôrji S], v. tr. 

— Forger. Voir Four jeu. 
Forjou[/(>/7i/ . . M, /, /^ A'], s. m. — 

Forgeron. 

Formacerïc \fornuisrT V]. s. f. — 
Pliarmacie. Voir Farmaccrèye. 

Forme [form /, P], s. f. — F^orme 
de soulier. Voir Farmc. 



FOR 



283 



FOU 



Forme [fôrm P, F\, s. f. — Forme. 
Voir Fourme. 

Fornâche, Fornâhhe {foriiàs-foriiàx 
M, N, fçriiâx /, P\, s. ni. — Qui s'em- 
porte vile. 

Fornâtique \fçrndlik . . M, /, P], 
s. m. — Qui est étourdi, déséquili- 
bré, fou ; qui s'emj)ortc facilement. 

Fornâye [fonuiij P\, s. f. — Four- 
née de pain. Voir Fonâye. 

Forné [fornëi P\, s. m. — Four- 
neau. Voir Foné. 

Forni [fçrni gén.], s. m. — Fournil. 

Forni \fçrni gén. {fiinù F)|, v. tr. 

— F'ournir. 'L è forni ciinc bèlc ucije, 
il a fourni une belle vie (il a élé 
honnête pendant sa vie). 

Fornimant [fçrnimà M, I, P], s. m. 

— Fourniture. 

Fornirâwe {fçniirâw-forniroiu M, 
fornirow I], n. pr. — F^n Fournirue, 
une des principales rues du vieux 
Metz. C'était au moyen âge le cen- 
tre de la fabrique et du commerce 
des armes. Il est probable que cette 
rue a dû son nom aux forges et four- 
neaux nécessaires à l'industrie de 
ses habitants. Voir Fonéràwc. 

Forot [foro V], s. m. — Perche 
ferrée. Voir Fèré. 

Forotè [fçrçtç V], v. intr. — Mar- 
cher avec coquetterie. Voir Fèrauder. 

Forou [fçru . . M, I, P, F], s. m. — 
Celui qui fore, qui perce. 

Forou [fçru . . I, P, V], s. m. — 
Ouvrier qui ferre. Voir Farou. 

Fort' [fçrt M, /, P, iV], interj. - 
Va-t'en, sors, à la porte 1 

Fort f/ô"r N, fôr S], adj. — Fort. 
Voir Foiirt. 

Forteune [fçrtœn M\, s. f. — For- 
tune. Voir Foûrtune. 

Forticr, voir Fortri. 

Fortïnc [fortîn V], s. f. — Fortune. 
Voir Foiirtune. 

Fortri [fçrtri M, /, P, fçrtyçrijœ F], 
s. m, — Garde forestier. 



Fosse \fô"s N, fçs S, V], s. f. — 
Fosse. Voir Foûsse. 

Fosse [fôs M, /, P, N\, s. f. — 
Mélilot; vesce sauvage. 

Fosseli Ifçsli M, I, P, fçsli-fçslii 
N, foslc' . . S, fôsijc,-yœ V], s. m. — 
F'ossoyeur. Voir Fasseli. 

Fossiè, Fossiou {fçsyç-fçsyii . . /, 
P, fôsijc V\, s. m. — l'ossoyeur. Voir 
Fassieu. 

Fossîe IfgsJ V|, s. f. — Arbre de 
la grosseur d'une baguette. 

Fotu [fçtii M, I, P,N\, adj . - Foutu, 
perdu; mis en fâcheuse position. 

Fou \fii gén.], s. m. et adj. — F'ou. 
Francis', corne i -- que s'reût è l'è- 
bécé, Keulbule èva lo ché dans V mi- 
tan d'i fossé, François, comme un 
f. qui serait à l'A B C, culbute avec 
sa voiture dans le milieu du fossé, 
C. H., VI, 40. Et pus d' fous et pus 
qu'an rinent, et plus (il y a) de fous, 
plus on rit. Pwint d' fiate aus -, il 
ne faut pas se fier aux fous. Lés - 
font lés naces et lés sejes lés minjcnt, 
les f. font les noces et les sages les 
mangent (les sages profitent des bê- 
tises que font les autres). Voir Fale. 

Foîichate, voir Foûhhate. 

Fouche [fus Y], s. f. — Fourche. 
Voir Forche. 

FoiSche, voir Foûhhe. 

Fouchére [fuser N], s. f. — Fou- 
gère. Voir Fohhîre. 

FoQcherèye, voir Foïihherèye. 

Foucheton [fustô Y], s. m. — Dent 
de la fourche. Voir Forchon. 

Foûche-tond-chïrc, voir Foûhhe- 
tond-chTre. 

Fouchéye [fusëy Y], s. L — Four- 
clîée de foin. 

Fouchi [fusi S, fusye Y], v. intr. 
— Fourcher, bifurquer. Voir Forcheu. 

Fouchi [fusi Y], s. m. — Enfour- 
cliure d'un arbre. 

Fouchier [fusye,-yœ Y], v. tr. — 
Gâter. / fouche lo francèSy il écorche 
le français. 



FOU 



284 



FOU 



Fouchotc Ifusçt V], s. f. — Four- 
chette. Voir Forchate. 

Fouchotc, voir FoOhhate. 

Foûde {fût M, /, P, iV|, s. m. - 
Foudre (<f rosse barrique). 

Foudreuyeu {fiidrœijœ M, fudrcijc 
/, P], V. tr. — Faire vite qqch. 7"/'.s 
foudreiiyeu t'n ovreje, tu as été vite 
à faire ton ouvrage. 

Foudûre {fiidàr M, /, P, A'], s. f. 
— F'oudre (grosse barrique). Voir 
Foïide. 

Fougàde [fngàl M, A'], s. f. — Lu- 
bie. / trèvèije pè -, il travaille i)ar 
1. (([uand et comme il veut). 

Fougasse {fngas M, N], s. f. — 
F'ougue de la jeunesse, folie, copu 
de tète, bêtise. 

FoOgnant \fûnà F], s. m. — Taupe. 
Voir Fûgnant. 

Fougnon [fiuiô V],s. m. — Frelon. 
Voir Folant. 

♦ Foûhhate [fûysd M, fiixçt L 1\ 
f(~)"xal-fnyjtl N, foxat S\, s. f. — Perce- 
oreille (insecte). 

Foûhhe IfCii . . M, I, P, fCyy-fny^ 
N, fôy^ S, fivox y\, s. f. — 1" lM)rce. 
E toi m(d " , à toute maie force. Elc 
- , à force. S'enq)loie d'une manière 
absolue comme locution adverbiale 
= à force de faire, enfin. 7)' - que, 
tellement. E ~ de, à f. de. E ^ 
de j)lèsanter, lo ju vijinl è le me de, 
à force de plaisanter, le jeu vient à 
la m.... (se gâte). — È fwohhe, à f. 
(à l'envi). Vol lot ehèkin que ehôhhe 
è fwohhe, voilà tout chacun (jui 
charge à l'envi V. 2^ Force, (pian- 
tité, beaucoup. Mate - taquCnjea, 
mettre force plants (dans un champ). 

Foûhhe \fûy^ M\, s. f. — Forge. 
Eune - de kiawli, une f. de clou- 
tier (clouterie). 

Fouhhenè [fux'tç Vj. v. inlr. — 
Forcener. Voir Fohhcner. 

Foûhherèyc {fûxrëij . . M, I, P\, s. 
f. — Colère, emportement. 



Foïihhes [fûx ^^, L P, fô"x-f^i'L ^\ 
fôy^ S], s. f. pi. — Forces (ciseaux 
servant à tondre les brebis). 

Foûhhote, voir Foïihhate. 

Fouhhton [fnyjô Y], s. m. — Four- 
chon. 

Foiïhhe-tond-chîre [ fTixlôsir M, I, P, 
fôoylôsir-fûiiôsïr X \, s. f. — Ciseaux 
tond-chaise, chose qui n'existe pas, 
imijossible. Flnvoyer qqn. de maison 
en maison chercher la F. est une 
plaisanterie analogue à celle du pois- 
son d'avril. 

Foiïle Ifill S, V\, s. f. - Foule. 
Voir Foie. 

Foumereû \ fumrœ F], s. m. — 
Fumier. Votr Fomereû. 

Fourni f //;//?/ .S], s. m. — F'umier. 
Voir Fomereû. 

Founâhhc {funïiy^ V], s. f. — P F'eu 
de four, fournaise, grande chaleur. 
2" Fumée. Que -/ ([uelle fumée! 

Foûne \frin M, I, P, fôn-fûn F, fôii- 
fïm S, fôn-fôs S\, s. f. — F""ane; tige; 
feuille des plantes potagères (carot- 
tes, betteraves, pommes de terre, 
etc.). 

Founè \fime V\, s. m. — F'ourneau. 
Voir Foné. 

Foîiner {fûnë' . . M, I, P, fûnai F, 
fômr-fûnœ N, fône . . 5), v. tr. — 
I^nlever les fanes. Voir Defoûner. 

Founére [funër V\, s. f. — Attirail 
de fourneau. Voir Fonûrc. 

Founéye \fuiîëi/V\, s. f. — F^ournée. 
Voir Fonâyc. 

Founon \fnnô V], s. m. — Frelon. 
Voir Folant. 

Fouraji [fiiraji F], v. tr. — Donner 
du fourrage aux bètes. Voir Forèjeu. 

Fourau [furô M, I, I\ X, furCi S, 
V), s. m. — 1" VA\\'\', gaine. 2^ Cor- 
beille. 3" Mesure contenant la qua- 
trième partie du bichct. 

Fourbatu [furhalù P\, adj. — Cour- 
baturé. Voir Forbètu. 

Fourbatûrc [furhalùr F), s. f. — 
Courbature. Voir Forbètûrc. 



FOU 



285 - 



FOU 



Fourbi [fûrbi M, I, P], s. m. - 
Gaspillngc. 

Foûrce [fûrs M, /, P, fô^rs-fûrs N\, 
s. f. — Force. Voir FoQhhe. 

Fourchate, Fourchote [fursat S, 
fiirsoi F\, s. f. — Fourchette. Voir 
Forchate. 

Fourche [fûrs F], s. f. — Fourche. 
Voir Forche. 

Foûrcièmant [fLirsijçmà I, P], adv. 
— Forcé meut. 

Foûrcieu [fûrsijœ . . M, I, P, fô^rsi- 
fûrsi N], V. tr. — Forcer. Voir For- 
cieu. 

FouréJG \ furës . . gén. (fçivrë's P)], 
s. m. — F'ourrage. 

Fourèjeu [fiirçjœ . . gén.], v. tr. — 
Donner à manger aux bêtes. Voir 
Forèjeu. 

Foûrcr [fnrê'-furê' . . gén.j, v. tr. — 
P Fourrer, mettre. / foûre so nez 
pèrtot, i cCvreût V mate f ses bcun' 
èyoïi, il fourre son nez partout, je 
sais bien où il devrait le mettre. 
2^ V. pron. Se tromper V. J' m' è 
hèrous fourè, je me suis joliment 
trompé. 

Four ère [fiirêr V, fiirœr S], s. f. — 
Forière. Voir Forîre. 

Foûrje [fûrs M, I, P, F, fô"rs-fiirs 
N, fôrs-fûrs S, fivos Y], s. f. — Forge 
de maréchal, de cloutier. 

Four jeu [fûrjqe . . M, I, P, F, fô^r- 
jœ-fïirjœ N, fôrji S, fivojye, -ijœ V|, 
V. tr. — Forger. 

Fourme \fûrm M, I, fôrm-fiirni P, 
fôrm F], s. f. -- Forme. 

Fournâhhe [fiirnâi V], s. f. — Zèle. 
Voir Feurnâhhe. 

Fournâye {furnây F\, s. f. — F'our- 
née. Voir Fonâye. 

Fourné {fiirnê F], s. m. — F'our- 
neau. Voir Foné. 

Fourni [fiirni F], v. tr. — Fournir. 
Voir Forni. 

Fouroûse [fiirûs V], s. f. — Femme 
coquette. Voir Fwéroûse. 



Foûrt [fûr-fû M, fCir I, P, fôr-fûr 
F, fô^T-fûr N, fôr S, fiuç V\, adj. — 
Fort. - tére, forte terre (argile). 
- cil van, f. cheval (jeu de saute- 
mouton). — ÉncfôrtjanSy une forte 
femme V. 'L è le - hhalinne de 
l'an, il a la forte haleine de l'ail. 
Lés Jans sont - sns zonts jacns, les 
coqs sont f. sur leurs juchoirs (on 
a plus de courage chez soi qu'ail- 
leurs). 20 DiOicile. 

Foûr-tond-chïre,voirFoîihhe-tond- 
chîre. 

Foûrtune \ fnrtiïn-fçrtœn M, /, P, 
fortin V], s. f. — Fortune. Panre le 
-, prendre la f. (manger à la f. du 
pot). V'nans tôt nnimant po panre 
le fonrtnne, viens simplement dîner 
à la fortune du pot, C. H., I, 122. 

Fouséye [fnzcij V], s. f. — Pomme 
de pin et de sapin. 

Foussc [fns V], s. f. — Cône de 
pin. 

Foûsse [fïis M, /, fô^s-fîis .V, fos 
S, VI, s. f. — Fosse. 

Foiissieus [fîisijœ N, S], n. pr. — 
Fossieux, vill. de l'arr. de Château- 
Salins. Lés r'tèhhous d'clûres d' -, 
les rempailleurs de chaises de F. 
(sobriquet). 

Fousson [fnsô M, I, P, N> fœso iV, 
S], s. m. — Morceau de papier ou 
d'étoffe sur lequel on dévide ou 
on enroule du fil. 

Foût, voir Foiirt. 

Foutant [/a/à M, /, P, iV], adj. - 
Désagréable. Çal - et r'fontant, c'est 
très d. 

Foute Ifnt gén.], v. tr. — F ... ; 
mettre brusquement, appliquer vio- 
lemment. J' t'an fonVrâ sns le gneîde, 
sns V hèguîn, je t'en donnerai sur 
la gueule, sur le museau. 

Foutelâye [fntlày . . M, /, P, .V]» s. 
f. — Lieu planté de fonteanx. 

Foutener [fntnëi J/], v. intr. — 
I S'en aller courbé. 



FOU 

FoutèssG [fulqs A/, /, P, .V], s. f. 

— Bagatelle, sornette. VoirFichèsse. 
Foutigué \fiili(jë V\, s. m, — Genre 

de pinson. Voir Fitigué. 

Foutriquèt [fiilrikç M, I, P], s. m. 

— Freliujuet. 
Fouwant, voir Fouyant. 
Fouwàye [fioày . . M, I, P, X], 

s. f. — Charge de bois à brûler. 

Fouyant \fiiija M, I, P, F, N, V, 
fuijà-fuwà S\, s. m. — P Taupe. S'an- 
n-aler au pèyis dés -, s'en aller au 
pays des taupes (mourir). Les - 
foreiujcnt, ç'at sine de piâwc, les t. 
roniuenl, c'est signe de pluie. Voir 
Remouwcr. 2^ Sorte de pommes de 
terre. 

Fouyat \fiuia S, fiii/o V], s. m. — 
Feuillet. Voir Feuyat. 

Fouyate [fiujat S, fiujot Y], s. f. 

— Petite feuille. Voir Feuyate, Fo- 
yate. 

Fouye [fui/ S], s. f. — Feuille. Voir 
Fcuye. 

Fouycu (so) [fuijœ . . M, I, P], v. 
pron. — P Se retirer, disparaître. 
P^oui/eûz /)' que f pcsse, retirez-vous 
que je passe. Tés pcuve, teu t'fouijcs, 
tu as peur, tu disparais en tapinois. 

Fouycr \fuijc, -ijœ V, fuiji S], v. tr. 

— 1« Bêcher, faire avec la bêche le 
premier labourage du jardin, au 
printemps. 2<» Mal bêcher S. 

Fouyot, Fouyote, voir Fouyat, Fou- 
yate. 

Fouyou \fui]u . . gén.j. s. m. — 
Qui fouille, cpii furette. 

FouyoQse [fujjûs S\, s. f. — () u ver- 
tu re verticale dans le haut de la 
robe. Voir Gajate. 

FoYclàd \f()fl(i V\, s, m. — Bègue. 
Voir Feuvelàd. 

Fôvèle \fôvi'l\ .1/, /, /', X\, n. pr. 

— lM)ville, viil. de i'arr. de Met/. 
FoYGlè \f()/h' V|, V. inlr. — Bé- 
gayer. Voir Feuveler. 

Fow \f()u> M, /, /^ A'I, s. m. — 
Hêtre. Voir Fâw. 



286 



YRR 



Fowé [fowêi M, /, P], s. m. — Hêtre. 
Voir Fawé. 

Fowène, Foweune [ fowcn /, P, fo- 
wcen M\, s. f. — Fouine. Voir Fa- 
weune. 

Fowène, Foweune \ fowcn I, P, fo- 
W(pn M\, s. f. — F'aîne. 

Fowîn \fonn .. I, P\, s. m. — Faîne. 
Voir Fawsune. 

Fowine {fowin F, founn V], s. f. 
— Fouine. Voir Faweune. 

Fowon [fowô I, P], s. m. — Dra- 
geon. Voir Fawon. 

Fowrè'je {fowrë's P], s. m. — Four- 
rage. Voir Four é je. 

Fowtat, Fowtot \f()wla-fowlo /, P|, 
s. m. — Petit hêtre. Voir Fawtat. 

Foyat \foija X\, s. m. — Feuillet. 
Voir Feuyat. 

Foyate [ foijal M, X, fui/at S, fuijot 
V\, s. f. — l» Petite feuille; feuille 
d'arbre. Fârc le fouyate^ tailler la 
vigne en vert. Lo cin' que dote lés 
fouyatcs, n dût /?i' aie â bôs, celui 
qui craint les feuilles, ne doit pas 
aller au bois (qui craint le danger 
ne doit pas aller où il y en a). 
2'^ Jeune brebis (Vatimont). 

Foye [foy M, X], s. f. — Feuille. 
Voir Feuye. 

Foyéjc Ifoycs M, X], s. m. — Feuil- 
lage, verdure. - de mây, f. de mai. 

Frach, voir Frahh. 

Frachegnon, voir Frahhegnon. 

Frachelat, voir Frahhelat. 

Frachou, voir Frahhou. 

Frâd Ifrâ V\, adj. — Froid. Voir 
Frcûd. 

Frahh \frax M, X, S, froy^ I, P,\\ 
frcs F], adj. — 1" Frais; humide. 
2" Kaide. L itn-n-r ru dés ~, il en 
M vu de raides (de grises). An rai 
(•///h" fr(dilu\ en voilà une fraîche. 
Se (lit d'un fait invraisend)lable. 

Frahhegnon | fray/u') . . .V, .V, fnrs- 
nà S\, s. m. — 1" ('ornouiller sanguin. 
2*' I'\isain. ',V' Troène. 



FRi\ 



287 



FRA 



Frahhelat \fraxla . . A/, N, frçysjç I, 
P], adj. — Frisquet. 

Frahhou \fraxii • . M, N, S, frçxn • • 
/, I\ V (frespiv F)], s. f. — P Fraî- 
cheur. / s' promwinnc c le -, il se 
promène au frais. 2^' Humidité. 

Frahîn [frâjï . . M, N, fra^î I, frayé 
P\, s. m. — Scorie. 

Frahion [frayijô . . M], s. m. — 
Troène. 

Frahou [frayii . . /, P\, s. m. — 
lo Fragon, petit houx. 2'^ Femme 
acariâtre. 

Frajin, Frajîn, voir Frahîn. 

Frajion, voir Frahion. 

Frajou, voir Frahou. 

Frajon Ifrajô M, fràjô S, frojô V], 
s. m. — Phiie fine traversée par des 
rayons de soleil. 

Frâlant [fràlà . . S], adj. — Réuni 
en grande quantité. 

Fralâye [fralây M, N, S, frolëijV], 
s. f. — Longue suite de choses; 
hande; ribambelle; nichée. Eune - 
d'afants, une nichée d'enfants. 

Fràlè [fraie . . S, V], adj. — Épais. 
2o s. m. Lourdaud V. 

Fralehassc [fralyas M], s. f. — 
Flemme. J' an-n-â èini le -, j'en ai 
eu la f. 

Fraler [fraW . . M, N, S, frçlç V], 
V. intr. — Péter. 

Frâler [fràlë^ . . S, V\, v. tr. — 
P Ecraser. Voir Deîrâler. 2*^ v. intr. 

— Crouler, s'affaisser. Lo cèihé le 
ot si chohic qui frâle, ce cerisier est 
si chargé qu'il s'affaisse V. 

Frâlèsse [fraies M, fraies Y], s. f. 

— Action d'écraser. 
Frambwése [fràbwës gén. (/labels 

F)], s. f. — Framboise. 

Framer [framë^ . . M, lY, S, froine 
. . I, P, V,friima' F\, v. tr. — Fermer. 
'L è vnîn è le mit framaiit, il est venu 
à la nuit tombante. 

Framer [framëi . . M, N, fromç . . 
/, P], V. tr. — Former. Afant f ramé y 
enfant formé (gras). 



Franc [frâ gén.], adj. — Franc. 

— come Balisse, f. comme Baptiste 
(très f.). Voir Écrit. 

Francis' [fràsis M, /, P, N], n. pr. 

— François. Voir Cis', Fanfan. 
Franciyate [fràs(i)i/al A/, fràs(i)yol 

/|, n. pr. — Françoise. 

Françwès [fràsiuç gén.], n. pr. — 
François. Seiime lo jo (V le Sinl -, 
si r viens qii' lo grin èveiisse don 
pwès, sème le jour de la Saint-F., 
si tu veux que ton grain ait du poids. 
F le Sinl -, hène lo hié, è le Sinl 
Brnnot, n' lo hène men, pèç' qu'i 
s'reûl ambras né, à la Saint-F., sème 
ton blé, à la Saint-Brunot, ne le sème 
pas. parcequ'il aurait la rouille. 

Françwése [fràswës gén.], n. pr. 

— Françoise. 

Frandoye [fràdçij M, I, P, iV, frâ- 
dni] 5, V], s. f. — P Guenille, haillon, 
loque, lambeau. 2« Fille ou femme 
sale et déguenillée. 

Frandouye, voir Frandoye. 

Frandoyous [fràdçijn .. M, I, P, N], 
adj. — Qui est en lambeaux, en 
haillons. 

Fràne [fràn . . M, I, P, N, S, V], 
s. m. — Frêne. 

Fràneûs [frànœ M, N], n. pr. — 
Frénois, originaire de Fresnes, vill. 
de l'arr. de Chàteau-Salins. 

Franguiate [frâgijal N], s. f. — 
Frange. 

Franjiote [fràjyot V], s. f. — Frange. 
On rscne lo honè pou qui n'guegnéhhe 
pwinl d' -, on ourle le linge pour 
qu'il n'ait point de f. 

Franjon, voir Frajon. 

Franjons [fràjô /, P], s. m. pi. — 
Rougeurs à la figure ou au bras. 

Frankionchamp [fràkijôsà A/j, n. 
pr. — F'ranclonchamp, ferme près 
de Montigny-lès-Metz. 

Fraise [frœs F], s. f. — Fraise. 
Voir Frése. 

Frâse [fràs M, X, frïis I, PJ, s. f. 

— Historiette, conte. 



FR/\ 



- 288 - 



FRÉ 



Frasion [frazijô M, S], s. m. — Cor- 
nouiller sanguin. Voir Freusâyon. 

Fratàye {fralai/ M, X, frotûij /, P\, 
s. f. — P Tartine frottée. Il en 
existe de deux sortes: P Grasse, 
qui se compose de lard cuit et froid 
tartiné sur du pain. On y ajoute 
quelquefois un <^rain de sel, mais 
toujours on y découpe une échalotle. 
2^ Maigre, c'est alors tout simple- 
ment un morceau de pain frotté 
d'ail, puis trempé dans l'eau et sau- 
poudré de sel. On rapi)elle aussi 
- de bocate, tartine de chèvre. 
Voir Frayïe. 2® Volée de coups. 

Frate [fralM], s. f. — Chablis, bois 
abattu dans les forets par le vent 
ou l'orage. 

Fratéje \ fratcs M, X, frotês . . /, P], 
s. m. — Frottement. 

Frater [fralëi . . M, X, frotç . . /, 
P, F], V. tr. — lo Frotter. 2» Battre, 
rosser. Fèycûz i trap bijin ^ pè nat 
F'iipe Mitono, faites-le bien rosser 
par notre Philippe Mitono, Famille 
ridicule, I, 1,20. - cva d' /'ozl/c de 
cotre, f. avec de l'huile de coude 
(battre). 

Fratieu {fralijœ M, X], v. intr. — 
Frétiller. Voir Fretieu. 

Fratîn {fratî M\, s. m. - Kchalas 
usé et hors de service. J' ncdans 
/7j' veûr lés - (ja font boijeu vate 
mèrmite, nous n'allons i)as voir les 
échalas qui font bouillir votre ma- 
mile (nous ne nous occupons pas 
de vos alfa ires). Çat que scoûrs at 
poûsè sus dés jambes de - c'est (pie 
son corps est posé sur des jambes 
d'é. Famille ridicule, II, 4, 'M. 

Fratou \fralii M, X, fmlii . . /, P\, 
s. îu. — Flotteur. 

Fratrîn [fratrî Vonioy], s. m. — 
Petit j)aisseau. Voir Pèhhelat. 

Fraye [/>•</// .)/, .V. S, froij I, F, freij- 
froij J\ fri-frôy V\, s. m. et f. — Frai. 

Fraye [fnuj M, \\ S, froi/ /, /^ /% 
V\, s. m. et f. — 1" lù-ume sale, (pii 



se forme dans les eaux, aux endroits 
où elles cessent d'être courantes. 
2o Peau que laisse la couleuvre après 
la mue. 

Frayéje [frai/ës M], s. m. — Sen- 
tier frayé dans les herbes à fau- 
cher. 

Fraycu [fraijœ . . M, X, S, froije 
. . /, F, y, freye-froye P], v. tr. — 
P Frotter. P to frayrâ lés-arayes, 
je te frotterai les oreilles. 2<* Frayer, 
aplanir (en parlant d'un chemin). 
I pèsse tôt pyin d' jans tolè, lo ch'mîn 
at frayeu, il passe ioiil plein de monde 
ici, le chemin est frayé. Enne santé 
byin frayâye, un sentier bien frayé. 
3^ Fcraser. L è frayeu hâyes et bo- 
hhons, il a écrasé haies et buissons. 
Se dit aussi du chanvre que l'on 
frappe pour en tirer la graine, des 
gerbes qu'on bat au fléau sans les 
délier. VoirBôssè. 4'' v. intr. Frayer, 
se reproduire (en parlant des pois- 
sons). 'L at d'fandu d' pahhieu, ca 
lés p'hhons frayent, il est défendu de 
pécher, car les poissons frayent. 
5" Courtiser M. 

Frayïe \frayï(y) S, froyï V], s. f. 
— Tartine frottée. Voir Fratâye. 

Frayon \ fraya M, X, S, froyô /, 
P, F, froyô-froyot V\, s. m. — Kcor- 
chure aux cuisses, causée par l'usage 
du cheval ou par la marche. Se dit 
aussi des enfants qui ont la peau 
écorchée par les urines. V èueûz 
/'-, frateûz v' èra don hhu, vous 
éles écorché entre les fesses, frottez- 
vous avec du suif. 

Frayou \frayu M, X\, s. f. — Fray- 
eur. 

Frayûre 1 frayiïr . . M, X, froyfir 
L r, F\, s. f. - Trace. 

Frébi \frehi Vj, v. tr. — Fourbir, 
récurer, ne l loyer. J' oiis - tote le 
Jonéye, nous avons nettoyé toute la 
journée. Se dit quand on frotte les 
l)huuiuM-s et cpi'on récure tous les 
ustensiles de cuisine. 



FRÉ 



289 



Frébion Ifrebijô V], s. ni. — As- 
semblée de personnes qui parlent 
haut et font beaucoup de bruit. 

Frèch I//\'.sF|, adj. — Frais. Voir 
Frahh. 

Frèchîn, voir Frèhhîn. 

Frèchow [frcsoii) F\, s. f. — Fraî- 
cheur. Voir Frahhou. 

Frèchûre, voir Frèhhûre. 

Frècîn [frçsT N], s. m. — Fa rein. 
Voir Frèhhîn. 

Frècinou [frcsinii M, N, frçsimi .. 
/, P], s. m. — Qui a le farcin. 

Frécot [frëkç M, I, N], n. pr. — 
Frécourt, vill. de l'arr. de Metz. 

Frègau [frçgô I, P, frçgijô F], s. 
m. — P Fourgon à remuer le feu. 
VoirFreugau. 2^ Femme malpropre. 

Frèguiâd, voir Freuguiâd. 

Frèguiau, voir Frègau. 

Frèguiè, voir Freuguieu. 

Frèguion, voir Freuguion. 

Frèhh [frçx Féy], adj. — Fort. 

Frèhheure, voir Frèhhîire. 

Frehhieu Ifrçxyœ M], v. intr. — 
Faire un bruit léger. 

Frèhhîn [frçxî • • M, I, P, N], s. 
m. — l*' Farcin; démangeaison ; gale. 
Voir Frècîn. 2^ Femme qui n'entend 
rien aux affaires; brouillonne. 

Frèhhlè [freyk V], v. tr. - Mu- 
tiler en écrasant; fracasser. Lo valol 
é kibolè se choreye dé piéres, 7 é èti 
frâlè d'zos, 'l ot tortot frèhhlè, le 
domestique a renversé sa voiture 
de pierres, il a été écrasé dessous, 
il est tout réduit en bouillie. 

Frèhhûre [frçxiir . . M, frcjoer I, 
P, N], s. f. — P Fressure. 'L è cime 
bone -, il a une bonne f. (il est 
bien constitué). / n'è pwint rf'-, il 
n'a point de f. (il est faible, ma- 
lade). Voir Freuhhate. 2" Sobriquet 
des habitants de Jouy, arr. de Metz. 

Frèkèssûre [frekesiir M, I, PJ, s. 
f. — Blessure, lésion. 

Frémîe, voir Freumîn. 

Frémier, voir Frcumieu. 



FRE 

Frémîle, voir Freumîn. 

Fremîn [frçmî M], n. pr. — Fir- 
min. 

Fremiou [frçmyii M, frçmiju . . /, 
P\, adj. — Qui fait frissonner, ef- 
frayant. 

Frèpoye [frçpçy M, /, P, N, frapmj 
F, S, fropiiy V\, s. f. — P Linge 
fripé, déchiré. 2^ Fripouille. 

Frèpoyous [frepçyii . . M, I, P, 
N], s. m. — 1» Loqueteux. 2** Ou- 
vrier qui fait mal sa besogne N. 

Frérat \frëra M, N, frêro /, P, F], 
s. m. — Frérot. 

Frère \frër . . gén.], s. m. — Frère. 

Frése [frês . . gén. (frçis P, frœs 
F)], s. f. — Fraise. Ç'ot corne eune 

- dans le gueule d'i-n-âne, d'i loup, 
c'est comme une f. dans la gueule 
d'un âne, d'un loup (c'est trop peu). 

Frèssè [frçsç V], v. intr. — Manger 
avec avidité. / frèsse corne in loup, 
il mange comme un loup. 

Frèssegnieu {frçs(e)nqe . . M, I, P, 
iV], V. intr. — Faire la grimace. 

Frèssîn [fresî M, I, P, iV], s. m. — 
Cendre de minerai. 

Frèssion [fresyô Rombas], s. m. — 
Troène. 

Fretchâd, voir Fretiâd. 

Frète [fret M], s. f. — Partie de 
la voiture. Voir Ché. 

Fretiâd [fretyà M, fretyâ-fretsâ S, 
fretyîi V], s. m. — !« Qui se hâte 
trop en travaillant. Voir Fretion. 
2o Maladroit, incapable. 

Fretieu [fretyce . . gén. {fretye V)], 
V. intr. — l** Frétiller. Voir Fraticu. 
2« Se hâter trop en travaillant V. 
Ç' n' ot m' tvèvèyer qui fèt, ç' n' ot 
qu' ^ , ce n'est pas travailler qu'il 
fait, il se hâte trop. 

Fretion [frçtyô M, I, P, N], s. m. 

— Qui remue toujours. Voir Fretiâd. 

Fretu [freliï M, I], s. m. — Haillon. 

Frcuch, voir Freuhh. 

Freuchegnon [frqesnô S], s. m. — 

Cornouiller. Voir Frahhegnon. 

19 



FRE 

Freuchiè Ifrœsfjç Gorze], s. in. — 
Bruit sourd. 

Freuchieu, voir Freuhhieu. 

Freud \frœ M, I, P, F, X, frô-frôu- 
frçiv S, frâ V], adj. — Froid. Lcs- 
uvérs qii' sont lés pus - sont les eus 
qu' prancnt (Vvas lés reûs, les hivers 
qui sont les plus froids sont eeux 
qui commencent vers les Rois. — 
1 Joie intèr dons fesses, térmont qui 
fèt frâd, il gèle entre deux fesses, 
tellement il fait froid V. 

Freûdou [frœdu M, I, X\, s. f. — 
Froidure. 

Freudûre {frœdur M, I, P\, s. f. — 
Froidure. 

Freufelâd [frœflà . . M, /, PJ, s. m. 
— Qui fait tout à la hâte et qui ne 
termine rien. 

Freugau f/>\r//ô M, X, frecjô I, P], 
s. m. — P Fourgon à remuer le feu. 
2» Femme dont les vêtements sont 
déchirés, en désordre. 

Frcugâye {frœcjàij . . M, I\, s. f. — 
Méchanceté, vilain tour. 

Freuguiâd Ifrœgiju M, X, frejjijâ /, 
P, F|, s. m. — P Qui remue tou- 
jours. 2" Qui fait (iqch. de malpro- 
pre en mélangeant dillcrentes cho- 
ses ensemble. 

Freuguieu {frœijijœ M, X, fregi/e 
. . /, P, F], V. intr. — 1» Fourgonner, 
attiser le feu; remuer avec une per- 
che. 2"^ Tripoter. Voir Feurgueuyeu. 

Freuguion \fi'cc(jijô-frcj]i}ô M, X, 
freç/i/ô I, P, F\, s. m. — 1« Fourgon 
(instrument de fer pour renuier les 
charbons du feu). Voir Rafe. 2" Lon- 
gue perche dont on se sert pour 
oi)érer une besogne à dislance. 
3" Petite bêche. 

Freuhh \fnyx • • ^V|, adj. — Vigou- 
reux, frisciue. 

Freuhhate \fnyyjd Sablonj, s. f. — 
r'rcssurc du |)orc. Voir Frèhhûre. 

Freuhhicu \fr(yyj/(y . . M, I, P, X \, 
\. intr. — Piétiner tkniccmcnt. 



290 — 



FRE 



Freulhcurc [frcelycer X], s. f. — 
Frisson. 

Freulhon, Freuljon [frœb(ô-frœljô 
M, I, P\, s. m. — P Frisson Csurtout 
les f. de l'agonie). J'an-n-cveûs lés - , 
j'en avais les f. 2" Plèvre intermit- 
tente. Voir FrQjion, Frulhon. 

Freûlous \frœlu . . M, /, P, X, S, frilu 
Vl, adj. — Frileux. Voir Frûlous. 

FreuméJG, voir Fromèje. 

Freumercr [fnymrê' . . .V, /, P\, v. 
Ir. — Fumer un terrain. 

Freumi, voir Freumîn. 

Freumieu \frœmy(y . . gén. (fre- 
mije-i}œ V)], v. intr. — F'ourmiller. 
Lés vêhhs freumeuijent dans i fro- 
mèje, les vers fourmillent dans le 
tVomage. 

Freumîn [frcynn . . M, I, P, .V, fro- 
mijô F, fnymi S, fremJl-fremîij V\, s. 
f. — Fourmi. Freumîn, freumîn, cu>è- 
ehe tés keussîns, vaee lés soldats qu' 
vont /' lés jHuire, f., cache les œufs, 
voici les soldats qui vont te les 
prendre. Voir Pichali. 

Frcumion [friymijô M, I, P, X, S], 
s. m. — Fourmillement (sensation 
analogue au picotement de four- 
mis (jui courraient sur la peau). 

Freumioner Ifnymijoiu'i . . M, I. P, 
X\, V. intr, -- Fourmiller (éprouver 
du fourmillement). 

Freumious [frcymi/u . . M, I, P], 
adj. — l'^nVayant. 

Freumiûre lfr(ym:/ur M, I, P, fny- 
mijiir-fnymijiyr X, frcymijcvr S\, s. f. 

— Fourmilière. 
Freumyi, voir Freumieu. 
Freus(â)yon \fr(yzyâ^iiC) I, //vrr./ô 

.S'I, s. m. — Cornouillci- sauvage. 
Voir Frason. 
Freuselé \fr(yzlë> . . .1/, /, P\, adj. 

— Marcpu' de la i)etite vérole. 
Freuson l/nrrô M, I \, s. m. — 

Troène. 

Freussegnon Ifnvsné) S], s. m. — 
C.ornouillcr sanguin. Voir Frahhe- 
gnon, Frasion. 



FRE 



- 291 



Freusion, voir Freusâyon. 

Freussener [frœsnci . . M, N], v. 
intr. — Se dit d'une bêle (jui ne 
reste pas en repos, d'un eiieval qui 
s'ébroue, ele. 

Freussenûre [frœsnCir M, I, P, 
frœsnœr-frœsnPir N\, s. f. — Résidu 
de paille, de bois, ele. 

Freussîn [frœsï S\, s. m. — Végé- 
tation trop épaisse. 

Freuti [frœti M, /, P, N], s. m. - 
Garde ehampélre. Lo - t' f'rè i ra- 
poilii, bèye lo d'iuâdc, le g. le fera 
un procès-verbal, prends garde! 

Freuyon [frœyôN], s. m. — F'ourche 
de bois qui sert à retourner le bois 
dans le four. 

Frèye, Fri \freij P, fri Y], s. f. — 
Frai. Voir Fraye. 

Frèyè [freije P], v. intr. — Frot- 
ter. Voir Frayeu. 

Fri [fri V\, s. f. - Frai. Voir 
Fraye. 

Frialer [friijalê' . . M, N, S\, v. intr. 

— 1^ Glisser. 2" Lancer une pierre 
en la faisant glisser (dans le jeu de 
la galoche). 

Frianderèye [friijàdrëij M, I, P, 
iVj, s. f. — Friandise. 

Fribo Ifribo S, V], n. pr. — Fri- 
bourg, vill. de l'arr. de Château- 
Salins. 

Fricadéle [frikadël Azoudange], s. 
f. — Foie de porc assaisonné d'oi- 
gnons rôtis. 

Fricasséye [frikàsêij . . S, Y], s. f. 

— Fricassée. Voir Frikèssâyc. 
Fricat [frika M, N, friko I, P\, s. 

m. — Fricot; bonne chère. Fonds 
/'-, fournis le f. (le dîner, le man- 
ger). 

Frichti(k) [fristi{k) gén.], s. m. — 
Bon repas, ordinairement un mets 
friand entre les repas ordinaires. 

Frichtiker [fristikê' .. gén.], v.inlr. 

— Manger un bon repas. 
Frichtout [fristiiM], n.pr. — Ferme 

près de Moulins-lés-Metz. 



FRI 

FrigoQsc {frigûa . . gén,], s. f. — Fri- 
cot ; repas luxueux. 
Frigouser {frigiizë' . . gén.], v. intr. 

— Préparer des i)etits plats. 
Frihh [frix V], adj. — F>ais, bien 

portant. Oli ! le panrejans, corne vos- 
olcs - , vos vivrâz ce bin vingl ans, 
oh, mon pauvre ami, comme vous 
êtes bien portant, vous vivrez encore 
bien vingt ans! 

Frîhièsse [frTyijqs ..gén.], s. f. — 
Action de faire des frisettes. 

FrThieu [fn^ijœ . . gén.], v. tr. — 
P Friser. 2" Eflleurer, frôler. Voir 
Trïhieu. 

Frlhu [frï^iï . . M, /, P, iV], s. m. 

— Fusil à aiguiser les couteaux des 
bouchers et les tranchets des cor- 
donniers. 

Frîhûre \frî^(ûr . . M, /, P], s. f. - 
Annelure. 

Frijalé [frijaW . . M, N, frijçle /], 
s. m. — Liquide qui a formé une pelli- 
cule à sa surface (lait, gelée, sauce). 

Frijaler [frijaW . . M, N, frijole . . 
/, P, F, S, Y], V. tr. — lo Sculpter. 
2o Enjoliver. 

Frijalûre [frijalfir . . M, N, frijçliir 
I, P, F, S], s. f. — Enjolivure. 

Frïjièsse, Frîjieu, voir Frîhièsse, 
Frîhieu. 

Frijolè, Frijoliire, voir Frijaler, 
Frijalûre. 

Frijolote \frijolot Y], s. f. — Co- 
peau très mince. Lés - sont comôdes 
po èVmè lo fc, les copeaux sont com- 
modes pour allumer le feu. 

Frîju, Frîjnre, voir Frïhu, Frîhïire. 

Frikèssâye [frîkcsàij M, N, frikçsây 
I, P, frikàsêy . . S, frikâsêy Y], s. f. 

— F'ricassée. 

Frikèsser [frikesëi . . M, I, P, N, 
frikasai F, frikàse . . S, frikâsç Y], 
V. tr. — Fricasser. 

Friksant [friksà V], s. m. — Dys- 
se ni crie. 

Friksia [friksya Y], s. m. — F'uch- 
sia. Voir Fluksia. 



FRI 



- 292 



Frilous Ifrilii V], adj. — Frileux. 
Voir Freûlous. 

Frîncieu [fnsijœ . . M, I, P, iV], 
V. intr. — P Commencer à geler. 
Se (lit de l'eau. Voir Friselieu. 
2» Froncer. 

Frînguè [frïgç V], v. intr. — Ne 
pouvoir demeurer en place, être 
toujours en mouvement, 

FrîngUGSÎn [frîgzï Y], s. m. — Qui 
est fringant, vif, alerte. 

Fripe \frip M, /, P, N], s. f. — 
Ri{)aille, bombance. Fâre le -, faire 
bombance. 

Fripé [fripe V], v. intr. — 1" Ne 
pas ménager les éi)ices en prépa- 
rant le manger. 2^ Faire souvent 
des friandises. 

Friperasse, Frîperosse [fripras S, 
fripros Y], s. f. — Femme dépensière. 

Friseler [frizlë' . . M, N ], v. tr. et 
intr. — Friser (en parlant des che- 
veux des jeunes filles). 

Friselieu [frizlijœ . . M, I, X], v. 
intr. — Congeler. Voir Frîncieu. 

Fristouye \ fristiuj M, I, P, .V], s. 
f. — Colifichet. 

FristQre \frislur . . M, I, P, X], s. 
f. — Petit reslant; objet dont il ne 
reste qu'un peu de poussière. 

Frit Ifri S, Y], s. m. — Fruit. Voir 
Frut. 

Fritchè, Frite {frilsç-frite Y], s. m. 

— Fruitier. Voir Frutieu. 
Friture \fritnr . . .1/, /, P, fribyr- 

frilùr X, frilTr-frilûr, /rilTr Y], s. f. 

— P F'riture. 2" Lard qu'on a fait 
frire pour en faire sortir la graisse V. 

Frochu [/rosû Uombas], s. m. — 
Pré humide. 

Frôd Ifrô-frou) S\, adj. — Froid. 
Voir Freud. 

Frognâd \frona . . M. I, !\ X \, s. 
m. — Qui fait la grimace. 

Frogneu \fron(y . . gén.], v. inlr. 

— P Plisser le front. 2'^ S'ébrouer. 
Lo cIi'iHui fro(jnc iVviint V loup, le 
cheval s'ébroue devant le louj). 



FRO 

Frognèsse [frones M, I, P, X], s. 
f. — Renifiement des chevaux. 

Frohh f/rox /, P, V], adj. — Frais. 
Voir Frahh. 

Frohhelot \froyJo /, P], adj. — Fris- 
quet. Voir Frahhelat. 

Frohhou Ifroyii . . /, P, V], adj. 
— Fraîcheur. Voir Frahhou. 

Frojon Ifrnjô V], s. m. — Pluie 
fine. Voir Frajon. 

Frôlâye {frôlàij A/], s. f. — Peur. 

Frolè \frole Y\, v. intr. — Péter. 
Voir Fraler. 

Froléye \frolcij Y\, s. f. — Longue 
suite de choses. Voir Fralâye. 

Fromi, voir Fromereû. 

Fromantiye, voir Fromantèle. 

Fromanté Ifromàtë' . . A/, /, P, X], 
adj. — Rempli de fromental (un 
champ). 

Fromantèle [fromàlel M, I, P, fro- 
màtâij F\, s. m. — Fromental, avoine 
élevée. 

Fromè \frome . . /, P, V], v. tr. — 
Fermer. Voir Framer. 

Fromè [fromc . . /, P], v.lr. — For- 
mer. Voir Framer 

Froméje \frpmcs . . M, I, P, X, S, Y, 
friimas F], s. m. — Fromage. ~ molat, 
f. mou, par opposition au f. sec ou 
Guèyîn, qui se garde. On entend 
aussi Freuméje. 

Fromejèye, FromGJîn ( fromjçy- 
fromjî M, /, P, .V, fromjcij 5], s. f. 
m. — V Fromage blanc égoutté, puis 
mis dans un ])ot avec assaisonne- 
ment de sel et tic ])oivre et con- 
servé ainsi pendant des mois. Voir 
Guèyîn. 2^ Mélange de crèiric et de 
fromage, assaisonné de sel, d'écha- 
lotles ou de ciboule, dont on fait 
des tartines. 

Fromejon {froinjà .W, /, P, A', .S, 
froiih'Jà V], s. m. — Mauve. 

Fromereû IfroinnT M, I. P, .V, fum- 
r(T'-f<ynu/ç F, froiuô-froiurâ-fiiiiu S, 
froinâ V], s. m. — P Fumier. 



FRO 

2" Homme ou femme mnli)roi)re. 
Voir Fomereû. 

Fromcrô, voir Fromereû. 

Fromion {froinijà F\, s. m. — Four- 
mi. Voir Freumîn. 

Fromô, voir Fromereû. 

Fronce [frôs M, /, 1\ l\ N,S\, s. f. - 
1" Ride. 2« Pli d'étofle. 

Fronder \frôsyc,-ijœ V], v. inlr. — 
Se blollir, s'nbriler de la pluie, du 
vent, eontre un mur, dans un buis- 
son, ete. 

Froncieu {fràsi/fv . . gén.], v. tr. ^ 
Rider. 'L ot fronde corne î'iic incije 
chnètse, il est ridé comme une vieille 
poire sèche V. 

Fronje [frôs V\, s. f. — Petite 
branche. 

Fronjè \frôje Novéant], v. intr. — 
Ne plus pouvoir tenir sur ses jambes. 

Fronji \frôji F], v. intr. — Tra- 
verser vivement, prendre un élan. 
// è - an travers de la bande, il a 
traversé la foule d'un bond. 

Fronjier \frôji}e,-ijœ V), v. tr. — 
Effleurer. Le Inde m'é fronjié tôt 
d' cote le jone, mes j' ne pwint èvi 
d' ma, la balle m'a eilleuré la joue, 
mais je n'ai pas eu de mal. 

Fronjon \frôjô V], s. m. — Pluie 
qu'on voit tomber de loin. Voir 
Franjon. 

Fronjon [frôjô F], s. m. — Elan. 
// è prins in -, il a pris un élan. 

Fronjote Ifrôjçt V], s. f. — Bran- 
che de sapin. 

Fronté [frôtêi M, I, P], s. m. — 
Frontal, partie du harnais. 

Frontenîn [frôtnî M, I, N\, n. pr. 
— Frontigny, vill. de l'arr. de Metz. 

Frontière [frôtyër M, /, N, frôtyqr 
jP, frôtîr S\, s. f. — Frontière. 

Fropè Ifrope V\, adj. — Déséqui- 
libré. 

Fropouye [fropuy V], s. f. — Linge 
fripé. Voir Frèpoye. 

Frotâye [frotây I, P], s. f. — Tar- 
tine. Voir Fratâye. 



293 - 



FRU 



Frotè \frole . . /, I\ F|, v. tr. - 
r'rottcr. Voir Frater. 

Frotéjc Ifrolës . . /, P\, s. m. — 
r'roltemenl. Voir Fratéje. 

Frotou Ifrotn . . /, P\, s. m. — 
I^'rollcur. Voir Fratou. 

Froufrou \frnfrn M, I, P\, s. m. — 
Personne inconsidérée. 

Frouma' \frnm(v F], v. tr. — Fer- 
mer. Voir Framer. 

Froumaje, voir Froméje. 

Frovieu \frovyœ . . M, I, P, N \, v. 
intr. — Etre distrait, affairé; perdre 
la tèle; avoir peur.—Part.pass.: épris. 

Froye [froy I, P, F, V], s. m. et 
f. — P Frai. 2^ Ecume qui se forme 
dans l'eau. Voir Fraye. 

Frôye [frôy V\, s. f. — Sillon fait 
dans un champ. 

Froyè \frçyq . . I, P, F, V], v. tr. - 
Frotter. Voir Frayeu. 

Froyîe [frçyJ V], s. f. — Tartine 
frottée. Voir Frayïe. 

Froy on, Froyote [frçyô I, P, F, 
froyô-froyot V], s. f. — Écorchure 
aux cuisses. Voir Frayon. 

Froyûre \froyïir I, P, F\, s. f. — 
Trace. Voir Frayîâre. 

Frûjion [frnjyô F\, s. m. — Frisson. 
Voir Freulhon. 

Frulhon, Fruljon {frid^ô-fridjô M, 
I, P, N \, s. m. — Frisson. Voir 
Freulhon. 

Friilous [fridaM], adj. — Frileux. 
Voir Freiilous. 

Frut [frii M, /, P, F, lY, fri-frii S,fri 
Y], s. m. — Fruit. Totpyin d'pwinnes 
et pwint d' ^ , tont plein de peines 
et point de fruits (point de résultats). 
Çat tojos lés pas Invins - qn' lés 
oCdiions minjent lés preumins, c'est 
toujours les meilleurs fruits que les 
oiseaux mangent les premiers. — Ryin 
d' moyou qu'in bon frit, sâve cet' dé 
guérnouye, rien de meilleur qu'un 
bon fruit, sauf celui de grenouille. 
(Dans les Vosges, îri(t) signifie frai 
et fruit.) 



294 



FRU 



FWA 



Fruterèyc Ifrùtrçij M, I, P, N], s. 
f. — Fruiterie. 

Frutieu \friitycp . . M, I, P, F, N, 
5, frite-fritsç V], s. m. — 1" Endroit 
où l'on garde les fruits. 2<> Marchand 
de fruits. 

Fu [fù M, I, P, F, iV, fœ-tœ<-fœ S, 
fe y], s. ni. — 1« Feu. - de d'zos 
tére, f. de dessous terre (volcan). 
- d' Sint-Antwène, f. de St-Antoine 
(érésypèle). - don ciel, f. du ciel 
(éclair). Lo - d' Judas, le f. de Judas. 
Le Samedi saint, avant le commence- 
ment de l'office, on allumait ancien- 
nement un feu devant l'église ou à 
l'entrée du cimetière qui l'entourait. 
Le prêtre bénissait ce feu, y prenait 
les braises pour l'encensoir et s'en 
servait pour allumer les cierges de 
l'autel. Lo - n\d m' nijoii, le feu 
n'est pas rageur (il ne brûle pas bien), 
Panre i-n-âr d' -, prendre un air 
de f. (se chauffer près du foyer). 
R'mate lés fés an - , remettre les 
fers au f. (prendre un nouvel en- 
gagement). Lés fwins jclcnt zout -, 
les foinsjettentleurf. (ils fermentent). 
l^yins fu, val nio dant, 
l'eu m' lo randrés quand' j'an-n-crâ 

[b'san. 
Tiens f., voilà ma dent, tu me la 
rendras quand j'en aurai besoin 
(les enfants, quand une dent leur 
est tombée, la jettent au feu en 
prononçant ces paroles). 2° Lumière. 
3^ Incendie. 

Fûgnàd [ffifià . . M, /, P, N], s. 
m. — P(]elui qui fouille, qui furelte. 
2» Qui bêche mal. 

Fûgnant {/Tinà M, F, P, fCinà F\, 
s. m. — l" Porc. 2» Mâchoire sui)é- 
rieure du porc, aussi appelée Grogn. 

Fugnasse, voir FOgnèsse. 

FQgnèsse \funcs M, /, P, \, fiinas 
F, fâ'na S, fêno V|, s. m. — l» Trou 
que fait le porc en fougeant. 2'^Champ 
mali)r()[)re. 3'^ Ouvrage mal fait. 



Fiâgnetére Ifnnlcr Flcury], s. m. 
— Fumeterre. Voir Feumetére. 

Fûgnetron [fiintrô M, I, P, F, X], 
s. m. — Bousier; scarabée. Voir 
Minjetron. 

Fûgneu [funœ . . M, I, P, F, X, 
fâ'fii S, fênc,-ijœ V], v. intr. — Fouil- 
ler; fureter; fouger. Se dit surtout 
du porc, du sanglier. Lés sanguiès 
ont loriot fcnié note champ d' c'mo- 
tières, les sangliers ont tout fouillé 
notre champ de pommes de terre. 

Fûgnon Ifiïnô M, I, P], s. m. — 
1" Hout du groin; le groin lui-même. 
2" Fil de fer que l'on passe dans le 
groin du porc pour l'empêcher de 
fouiller. 

Fûgnûre {f'iinûr P\, s. f. — Taupi- 
nière. Voir Fureugnc. 

Fumâye {fiimày S\, s. f. — Fumée. 
Voir Feumâye. 

Fumé Ifiinic . . .S'|, v. inlr. — Fu- 
mer. Voir Feumer. 

Fu-minjant [fuinèjà S\, s. m. — 
Feu-mangeant, cancer. L è i - â cô, 
il a un cancer au cou. 

Fumou \fumuS{, s. m. — Fumeur. 
\'oir Feumou. 

Fur et mesure {fur c m^zùr S, fir 
c mzlr-jlcr ç luzTr V|, loc. adv. — 
Au fur et à mesure. 

Fîire (so) [fur /], v. pron. — Se 
fier. Voir Fîre. 

Fureugne [fi'uuyn M |, s. f. — Tau- 
l)inière. N'oir Fugnûre. 

Fus [fu S\, adj. — Hors. Voir 
Fieus. 

Fusique {fiisik M, /, P, X]. s. f. - 
Sorcellerie. 

Fut-ce 7//.S- 37, /, P, X], loc. adv. — 
Fùl-ce, soit, d'accord. 

Fuxion I///A-.S7/Ô M, /, P, X, S], s. f. — 
r^luxion. 

Fwâyc \fuHU} M, X, funuj L P, F\, 
s. f. — 1*^ Charge, brassée de menu 
bois à brûler, de paille, de fourrage. 
F -, à brassée (à foison). / ifuinfjnr 
d' l'crjaid c - , il gagne de Fargenl 



FWÉ 



295 — 



FWO 



à foison. 2'^ FcMume linbilk'c sans 
«îOiiL :i" Fée. 

Fwé \l'iiw P, F\, s. ni. — F'oin. 
Voir Fwin. 

Fwébe [fmcp M, /, î\ N, S, fijôf V\, 
adj. — F'nible. Fiôoe de saïuj, f. de 
sang V. (Ihcûr -, !()inl)cr f. (avoir 
un évanouisscMnenl). 

FwébièssG \/'u)cl)ij(is M, I, P|, s. f. 

— F^ai blesse. 

Fwérate {fiucrat M, fivCrçl F, P\, 
s. f. — Matière l'écale 1res claire. 

Fwére [fiuêr gén.], s. 1'. — F'oire. 
Dans le pays Messin, ce mol esl 
d'ordinaire employé au pluriel. J\~i 
ètii ans -, j'ai été à la foire. - an 
mal], f. en mai (qui a lieu chaque 
année au mois de mai). H le - , 
à la f. (à son aise). 

Fwérc \fwër gén.|, s. f. — F'oire 
(diarrhée). Blanehe -, blanche f. 
(choléra des poules), 

Fwériat [fwêrya MJ, s. m. - Déjec- 
tions liquides; boue. Lo blé dans 
V poussai, lo niâhli dans V fwerial, 
le blé dans la poussiùi-e, le mars 
dans la boue. 

Fwéricu \fivênjœ . . gén.], v. intr. 

— Glisser; s'ébouler. Tè ehèrâije è 
fu)êrieii, la charge de ta voiture a 
glissé. 

Fwérous [fwêni . . gén.], s. m. ~ 
1» Qui a la foire, la diarrhée. 
2<* Homme timide, lâche. 3" Fou- 
roûse, f., femme coquette V". 



Fwérous {fuH'ru . . gén.|, s. m. — 
1" Qui va à la foire. 2" Nom (juc 
les paysans donnent plaisamment 
aux Messins. Lés - r/' Mes, les - 
de Metz (ils sont censés ètie tou- 
jours en fête). 

Fwéroûse {fnx'rns . . gén.j, s. f. — 
Mercuriale des jardins (cette hei-be 
donne la diarrhée, elle fait périr 
pr()nq)lement les la|)ins qui en man- 
gent). Dans lés Jèrdins, le maudite 
- j)raiid r seuke il' le lére, dans les 
jardins, la maudite m. i)i-end le suc 
de la terre. C.ÎI., 1, 42. 

Fwès \fmes M, l, P, F, S, V, fwç- 
fwo iY|, s. f. — F'ois. Eune - ehèque 
(juinze et qwètoûhhe, une fois chaque 
quinze et quatorze (de temps en 
temps). Dés - , des f. (quelquefois). 
Quante et ([uanle - , souvent. 

Fwin [fiuè gén. (five P,F)\, s. m. — 
F'oin. 

Fwîr [fiinr I\, v. tr. — Travailler 
la terre profondément. J'â beun' 
fwi le lére, j'ai bien travaillé la 
terre. 

Fwohhe [/n)ox V|, s. f. — F'orce. 
Voir Foiiihhe. 

Fwoje [fu)os Y\, s. f. — F'orge. 
Voir Foiïrje. 

Fwojier [fn)oJije,-yœ Y], v. tr. — 
Forger. Voir FoiârJGu. 

Fwos, voir Fwès. 

Fwot \fioo V\, adj. — F'orl. Voir 
Foîirt. 




Fig. 34. 



GRD 



296 



G/\F 



G 



Gabâd [gabâ P\, s. m. — Sorte de 
bateau. 

Gabâre [gàbàr . . M, I], s. f. — 
Bagarre, rixe; tumulte. 

Gabejîe, GabGJerïe [gabjly S, gab- 
jçrJy F], s. f. — Gabegie. Voir 
Guèbejèye. 

Gâbelatc [gâblat S, gîiblot V], s. f. 

— l*' Gamine. 2*^ Basse carte. Voir 
Gaboye. 

Gaberèye [gabrëy . . 3/, /, P], s. f. 

— Hibote, ripaille, excès, débauche. 
Voir Gafrèye. 

Gabletou \gabletii M, goblçliil], s. 
m. — Joueur de gobelets; prestidi- 
gitateur; charlatan. 

Gàbosè [gàboze . . S, V\, adj. — 

— 1" Compliqué, dillicile. 2^ Sali. 
Gaboye [gàbog . . M, I, P, N], s. f. 

— Gamine. Voir Gàbelate. 
Gâche, voir Gâhhe. 

Gâche [gâs . . S, V], adj. — Gauche. 
Voir Gauche. 

Gachenat [gasna S\, s. m. — Petit 
garçon. Voir Guèhhenat. 

Gâcher, Gâchi \gâse \\ gâsi S\, s. m. 

— Gaucher. Voir Gaucheu. 
Gachon [gcisô F, S\, s. m. — Gar- 
çon. Voir Guèhhon. 

Gâchonè [gâsoiiç V], v. intr. — 
Gâcher, Voir Guèchoûyeu. 

Gadat [gada M, AT, godo I, P, V, 
gçda 5], s. m. — 1® Godet; gobelet ; 
verre à boire. 2" Sein. Sorant ses 
dons mins sus Irs j)ri'inùis - ou 
bwèncnl les luniiis, serrant ses deux 
mains sur les premiers g. où boivent 
les humains. Ch. II., II. 22. 3« Re- 



noncule acre. 4<> Plissé de l'ancien 
bonnet de femme S, V. 

Gadelâye \gadlag M, X, godlâg I, 



P], s. f. 



Contenu d'un gobelet. 



Gadèle \gàdd M, X], s. f. — P Mau- 
vais travail. Vciis m' bêyeûz d' le 
wète -, vous me donnez du mauvais 
travail. 2" Mauvaise nourriture. 

Gadîn \gndT M, X, godï . . /, P,F|, 
s. m. — Petit taureau. 

Gâdron [gâdrô S, VJ, s. m. — (iou- 
dron. Voir Gôdron. 

Gàdronè \gâ(lronç . . .S, V), v. tr. 
— Goudronner. Voir Gôdroner. 

Gadrou [gadrii M, X, godrii . . I, P], 
s. m. — Femme négligente. 

Gadrouyeu [gadruyœ M, X, godruye 
I, P\, v. tr. — Gâter, détériorer; 
dissii)er follement. 

Gadrouyi [gadruyi M, godriiyi I, 
P], s. m. — 10 Travail mal fait. 29 Mets 
mal j) ré paré. 

Gadrouyou \gadriiyii M, yodniyn 



..LP 



Mauvais travailleur. 



Gale \gaf . . M, I, 7^ F, X], s. f. 
— Gosier; gésier; gueule. 

Gaîe Igaf . . M, /, P, F, X, .S, V], 
s. f. — (iiOe. ./' /<) fiche eiine -, je 
te fiche une g. 

Gaîiète \giifyet . ■ 3/, l], s. f. - 
Soui)ière ; terrine. 

Gafieu \gu})i(y . • M, /, P, F, X], 
V. tr. — 10 Gorger de nourriture. 
2^' V. i)ron. — Se gaver, manger 
gloutonnement. 

Galoûyeu \(iiifriy(y .. M, I, 1\ X], 
V. tr. — Gâcher, faire négligemment 
qqch. Voir Guèchoûyeu. 



GHF 



297 



GAL 



Gafrèye {cjàfrî'ij M], s. f. — Dé- 
bauche (le lal)le. Voir Gabcrèye. 

Gafroûse Igafrûs V\, s. f. — Feni- 
nie mal peignée, mal habillée. 

Gagasse [gcufas S\, s. m. — (ioî- 
treux (sobriquet des habitants de 
Moyenvic, arr. de Chàteau-Salins). 

Gagate [(/(i(f(it M, X, gogot I, P], 
n. pr. — Marguerite (terme familier); 
Agathe. 

Gâgate [gàgal M, N, S, gâgot I, P, 
F, V], s. f. — P Oie (terme enfantin). 
2*^ Personne peu intelligente. 

Gagaye \gcigay M, gogog I, P\, s. 
f. _ 10 Chiiron, fanfreluche. 2" Sor- 
nette; joyeuseté. 

Gagni [gani F\, v. tr. — Gagner. 
Voir Guingneu. 

Gaguenate [gagnât M, gognot I, P\, 
s. f. — l^ropos de table, gai propos. 

Gâhhe \gàx M, N, gâx /, P, gâs- 
gôs F], s. f. - Fille. 

Gahhcnat [gay^na S\, s. m. — Vciil 
garçon. Voir Guèhhcnat. 

Gahhon Igaxô S\, s. m. — Garçon. 
Voir Guèhhon. 

Gajate \gajat M, N, 5, gojot I, P], 
s. f. — 1^' Ouverture de la robe, à 
l'endroit où elle s'agrafe ; ouverture 
de la poche ; la poche elle-même. 
Voir Pcsse-min. 2^ Fente d'une 
blouse. 

Galaîe [gàUïf . . gén.], s. m. — Gros 
mangeur (goinfre) ; friand, gour- 
mand. Voir Goulaîe. 

Galant [galà M, N, S, golà I, P, 
V]y s. m. — Galant, amoureux. 

Galanter [galàtë' . . M, N, S, go- 
làte . . /, P, VJ, V. intr. — Faire le 
galant. 

Galapiâd [galapyà M], s. m. — 
Galopin, gamin, polisson; vaurien. 

Galate [galat S, gçlot V], s. f. — 
Copeau de rabot. 

Galate [galal M, N], s. f. — Rigole 
creusée dans un champ. 

Gale [gàl . . M, /, P, F, gâl S, gôl 
r], s. f. — P Gale. Piate -, petite 



g. (méchante personne). / /i' è ni 
le ~ CUIS dants, il n'a pas la g. aux 
dents (il a bon api)élit). 'L al malin 
corne le -, il est malin comme la 
g. (il est rusé). Foiujcûz v' dés mâ- 
chants comc d' le -, fuyez les mé- 
chants comme la g. 2*^ Cuscute M, 
1, P. 

Gale [gâl S, V\, s. f. — Gaule. Voir 
Gaule. 

Gàlè [gale . . S, V], v. tr. - Gau- 
ler. Voir Gauler. 

Gaieté [galle .S|, s. m. — Fini à 
aiguilles. Voir Gueuyeté. 

Galguèsète [galgqzet M], s. f. — 
Facétie, gaudriole. 

Galiate [galijat S, golyçt V], s. f. 
— Petite voiturée de fourrage. Voir 
Hhalîn, Hhalemant. 

Galiche [galis M, N, S, gçlis /, P, 
V], s. f. — 1» Vieux soulier déchiré; 
galoche; savate. 2" Sorte de jeu. Il 
consiste à dresser un bouchon sur 
lequel on met un enjeu. Le joueur 
qui parvient à renverser le bou- 
chon avec son palet (ordinairement 
une pièce de deux sous) gagne 
l'enjeu. Le bouchon lui-même s'ap- 
pelle Galiche, le palet se nomme 
dans les Vosges Polâd. Le jeu peut 
aussi consister à renverser, à coups 
de pierre, une pierre dressée qui 
porte le nom de Galiche. Voir 
Callais, op. cit., p. 68, Galine. 

Galieu [gahjce . . My N, S, gohjç 
. . I, P, V], V. — P Donner des 
coups de gaule. 2" Chasser. Galienz 
le wèteune de toceu, chassez la saleté 
(les sales gens) d'ici. 3^ Pousser au 
travail 5, V. 

Galieu (so) [gahjce M], v. pron. — 
Se gratter. 

Galine [galin M], s. f. — Jeu de 
bouchon. Voir Galiche. 

Galmiron [galmirô . . M, /, P, ^V], 
s. m. — Polisson, gamin. Manre -, 
mauvais g. (mauvais sujet). 



G/\L 



298 — 



G/\N 



Galoche [galos], s. f. — 1" Galoclie. 
2" Bouc qui s'est iittcU-hée à la clinus- 
sure. 

Galop \()(ilQ . . gén. (//o/o V)], s. 
m. — 1" (ialop, allure du clievnl. 
2*^ Réprimande. 'L c r'çu i fier -, 
il a reçu une sévère réj^riniande. 

Galous \f/cdii M, N, S, (jalnw F, 
gçlu . . /, I\ V\, adj. — 1" (ialeux. 
Que .s' sant - , .s' (jrclc, (pii se seul 
jfaleux, se gratte. 2" s. m. Farceur; 
mauvais drôle. Se dit à un f^ar- 
çon V. 

Galticu \(/(illij(x' . . M, I, /^j, s. m. — 
Personne sale. Çal i luèlc ~, c'est 
une personne sale. 

Galuriau Igalùrijô M, (joliirijô I, P\, 
s. m. — (iodelureau, chercheur d'a- 
mourettes. 

Gambade {gâbdt M, X, (jàbâl I, P, 
V], s. f. — P Espèce d'attitude. On 
lève une jambe et on se soutient 
sur l'autre en prenant une physio- 
nomie de dédain et de méi)ris. 
2" Trait de sou])lesse. 

Gambader, voir Gambarder. 

Gambardcr \gàhardc' . . M, I, P, X, 
gàba(lç-gàh(rril(' . . S\, v. inlr. — 
1® Gambader, sauter, courir; se 
divertir; flâner. 2«' Badiner, plai- 
santer, rire. 

Gambeurdè, voir Gambarder. 

Gambîe \gàlng V], s. t. — .ïambe. 

Gambieu \gàhij(V . . j,'én.|, v. intr. 
— 1" Gambiller. 2*^ Gambader. Voir 
Gamboyeu. 3" Boiter; aller de coté 
et d'autre; ballotter. 4^* S'aj^iler; 
se balancer, voltiger. X' lus ni' ~ 
anlc tes rihans, ne laisse |)as tes 
rubans voltiger ainsi. 

Gamboyàd [gàhoga . . M, I, P, X \, 
s. m. — Goureur, garçon de mau- 
vaise vie. 

Gamboye [gàbog M, /, P, A' |, s. I\ 
Pièce, morceau. (Ihcûr an - tomber 
en pièces. 

Gamboyeu \gùh()i](y M\, v. inlr. - 
Aller de coté et d'autre; chanceler. 



lUe gambogcûl font, elle chancelait 
fort. Voir Gambieu. 

Gamelâye [gamlaij . . .V, /], s. f. 
— Marmitée. Eiine - de gromVblres, 
une m. de j)ommes de terre. 

Gamèron {(/(uncrô S, gamcrôV], s. 
m. -Gâteau mal i)réparéet mal réussi. 

Gâmosse {gûnios V\, s. f. -- Poche 
(le coté. Voir Grandmousse. 

Gamwése [ganiwcs V\, s. f. — 
Fille de mœurs légères. 

Ganguiate {gàgijat M, X, S, gàgijot 
/, 7^1, s. f. — 1" Frange. 2" Houi)pe 
(pii surmonte le bonnet de coton. 

Ganguié \gdgiji',-i}(i' \'J, adj. — 
Dislocpié ; décousu. 

Ganguieu \g(lgij(i> . . gén.), v. intr. 
1" Ballotter, branler; pendiller; re- 
nuier. J'os si inolcde que je n seras 
pis -, je suis si malade que je ne 
peux i)lus remuer V. 2'^ v. Ir. Se- 
couer; ébranler. J' to i gangueny'râ 
d'enne droïde de fèeon, je te le se- 
couerai d'une drôle de façon. - lés 
kinches, sonner les cloches. 

Ganguicu [gàgijcy . . M, /], v. tr. 

— Répandre des nouvelles. Voir 
Èganguieu. 

Ganguiou \gCig\jn . . M, /, /^ A'], 
s. m. — Dentelure d'eau gelée. 

Gangô, Gangône, Gangonne, voir 
Gangoûne. 

Gangonne, Gangoûne {gàgnn-gà- 
gôn M, I, gàgnn P, gàgow Xy gogô 
1\ gùgôn S, gàgô V|, adj. et s. m. 
- Qualilicatil" donné à l'escargot et 
souvent l'esi-argot lui-même. Voir 
Èskèrgat, 

Ganguîrc \gàglv M \, s. f. — V.w- 
censoir (de Ganguieu). 

Gànichier \gânisi]e,-g(V V|, v. intr. 

— Aller de côté et d'autre sans tra- 
vailler, perdre son temps, llàner. 

Ganofiant {gimofijà M, A'|, s. m. — 
Grand mangeur, gourmand. 

Gant \gù gén.), s. m. — (lant. - 
(/' Xote l)i'nn\ g. de Notre-Dame 
(campanule). 



GHR 



- 209 - 



G/\U 



Garde \(i<irt . . M, f, I\ iV|, s. m. 

— (îardc'-c'hampcirc. Voir Banwâd. 
Garde \(j("u'l M, \\, s. f. - IJrossc 

«farnie do pointes métnlli(|iies, (|ui 
sert à pei^nicr le (ha p. 

Garde-boOs {(jard-bû . . M, I, I\ 
iV), s. m. — (iarde forestier. 

Gare {gâr V\, s. m. — Jiij)e. Voir 
Djâre. 

Gargote [garcjotc . . .S. F\, v. intr. 

— (ireloUer de froid. Voir Guèr- 
gater. 

Gârieu (so) \(janjq' M, N, gûri/c I, 
P\, V. pron. — Se garer. 

Garir {(jârJr M, N], v. tr. — Guérir. 
Voir Guérir. 

Gasieu [gazijqe M, N, gozijc I, P], 
s. m. — Gosier, gorge. 'L è V - 
chcich, i bwércrit le mer et lés p'hlions, 
il a le gosier sec, il boirait la nier 
et les poissons. 'L è i - d'faiwale, 
il a un g. de fauvette (il mange et 
boit i)eu). 'L è /'- toi pcvc, 7 
èvale lo boy on lot boy an l, il a le 
g. tout pavé, il avale le bouillon 
tout bouillant. 

Gasouyeu [gaziiyœ M, N], v. tr. 

— lieniplir le gosier. Is bouint èl 
s'gasouyînt, ils buvaient et se rem- 
plissaient le gosier. 

Gassâd [gasà M, N, gosâ I, P\, s. 
m. — P Qui a une grosse gorge, 
goitreux; sobriquet des habitants 
d'Arry, vill. de l'arrond. de Metz. 
2^' Trapu. 

Gasse [gas M, N, gos I, P, gas- 
gçs S], s. f. — Gorge, gosier; espèce 
de poche, dans la gorge des oiseaux, 
où s'amasse la nourriture; jabot. 
S' fâre eiine -, se gaver. 'L è le 

— an panle, il a le g. en ])ente 
(c'est un buveur). 2^ Estomac, 
panse. 

Gasse \gas M, iV], s. f. — Sornette. 

Teu /n' cales dés - , tu me colles des s. 

Gassener [gasnê' . . M, N], v. tr. 

— Gaver. Voir Gasser. 



Gasser \gasë> . . M, N, gose . . /, 
l\ gase-gasi-gosi S, gçsç V \, v. tr. 

— 1" Gorger, gaver. 2" Kn faire 
accroire. 

Gasseûs \gasœ M, gosâ' /, P\, s. m. 

— Qui a un goitre. 

Gâter Ifialê' . . gén.], v. tr. — - Sa- 
lir; déprécier; déshonorer. 

Gauboyou \gôboyn M, I\, s. m. — 
Qui est couvert de haillons. 

Gauche \gôs F\, s. f. — Jeune 
(ille. Voir Gâhhe. 

Gauchi [gôsi M, /, ]\ F, N, gïisë . . 
.S|, adj. el s. m. — 1<> Gaucher. 2<* Mal- 
adroit. 

Gauchi \gôsi M, I, J^\, v. intr. — 
Aller à gauche; aller de travers. 
'L è - dans l'èfârc le, il est allé de 
travers dans cette affaire (il s'y est 
mal pris). 

Gaudiche \gôdis M, I, P, N], n. pr. 
- !«' Glande (nom familier). Voir 
Guiaude. 2" Niais. 

Gaudicheu (so) [gôdisœ . . A/, /, 
y^l, V. pron. — Avoir soin de sa 
personne. 

Gaufe \gôf S, V], s. f. — Gaufre. 

Gaugant {gôgà M, /, P, N\, s. m. 

— Individu d'allure décidée; mau- 
vais sujet; vagabond. 

Gaulate \gôlat M, N, gôlot I, P\, 
s. f. — Petite gaule. 

Gaulâye [gôlày . . M, I, P, F, N], 
s. f. — Coup de gaule; volée de 
coups. J' ans èbèln loriot çlè d'cunc 
-, nous avons abattu tout cela d'un 
coup de g. 

Gaule [gôl M, /, P, F, N, gai . . S, 
Y], s. f. — Gaule. 

Gauler {gôW . . M, /, P, F, N, ga- 
le . . S, V], V. tr. — P Gauler. 
2^ Rosser. J' lo ganVrâ an ranlranl, 
je te rosserai en rentrant. 

Gaulote, voir Gaulate. 

Gaumeû, Gaumîn [gôniœ S, gôniî 
V\, s. m. — Seau adapté à un long 
manche, qui sert à puiser le purin 
ou les matières fécales. 



L 



— 300 — 



Gi\U 



GLI 



Gaussou \gosu . . M, I, P, N], s. 
m. — Conteur, farceur. 
Gauyes \(jôy M, I, P, N], s. f. pi. 

— 1» Haillons, guenilles. 2" Canaille, 
crapule. 

Gauyou [(/ôyu M, ^Vj, s. m. — In- 
dividu mal mis; mauvais ouvrier; 
maraudeur, rôdeur. 

Gavâye \gcwïuj F\, s. f. — Gorgée. 
// an-n-è prins ène bonne -, il en 
a pris une bonne gorgée. J' ans ri 
ène bonne - , nous avons ri à pleine 
gorge. 

Gavé [(jc'wëi . . M, I, P, iV], s. m. 

— Pigeon qui a une grosse gorge. 
Gawàye [gawày-gowài] M, N, go- 

u)ây I, P], s. f. — P Ondée, averse 
violente. 2'* Volée de coups. 

Gâwc \gâw-gçw M, N, gow I, P, 
F, gaw S, V\, s. f. — Bouche; gueule. 

Gawé Igaivê'-gçivë' . . M, iV, gçu)c 
. . /, PJ, adj. — Morfondu. 

Gawer \gaivë'-goivë' . . M, N, gçwç 
. . 5, P], V. Ir. — Tremper, mouil- 
ler. V alcnz été gawéa, vous allez 
être trempés. 

Gawîn \gawï . . .S], s. m. — Mau- 
vais gâteau. 

Gawnè [gawnq . . S, Y], v. tr. — 
Soigner; nourrir. 

Gâyâd, Gàyant {gàijâ . . M, I, P, 
Ny gnijà S\, s. m. — Qui demande 
toujours qqch., quémandeur. 

Gàyant \gàyà . . M, I, P, N\, adj. 

— (iluant. 

Gayat \g(i\]a S\, s. m. - Bâton court 
dont se servent les vachers i)()ur 
conduire le bétail. Voir Gueuyat. 

GayatG {{jngal M\, s. f. — l^si)èce 
de poire qui n'est bonne que cuite. 
Voir Pouyàd. 

Gaye \g<uj . . M, I, P, P, .V|, s. f. 

— 1« Chèvre.' Oh! le - de f orne, oh! 
la coquine de femme. Wèijon qn' le 

— al èlèclulije, finit qn'èle minjèsse, 
où la chèvre est attachée, il faut 
qu'elle mange. 2"'Chevalel i)ourscier 
le bois. 3" Traîneau (Aboncourt). 



Gaye [gay . . M, X, goy I, P], s. 
f. — Grosse femme joyeuse, fdle 
dévergondée. 

Gàycr \gâye,-yœ \\ guyi . . S], v. 
inlr. — Bâiller, être entrouvert (se 
dit par ex. d'une jupe de femme 
mal boutonnée). Se cole gaye, sa 
jupe est mal boutonnée. 

Gayes \gay A/, .V, goy /, Pj, s. pi. 

— Haillons, guenilles. Èle so creïit 
bêle èva tortos ses ~ , elle se croit 
belle avec toutes ses guenilles. 

GayètG [gayçt F\, s. f. — Chevrette. 
Gay été \gnytêi S\, s. m. — Klui à 
aiguilles. Voir Gueuyeté. 

Gayon \gayô M, goyô I, P], s. m. 

— P Personne malpropre et mal 
habillée. 2" Petite servante de cui- 
sine. 3^ Mauvais ouvrier. 

Gâyon [gàyô . . .S', V|, s. m. — 
Xouriture mal préparée. 

Gays' [gitys . . M, /, P, P, X, 
gçys VJ, s. f. — Chèvre. Feh'ler 
enne -, acheter une ch. Se dit 
quand la lille cadetle se marie avant 
son aînée. Voir Bocate, Gaye. 

Glaude \glôl F], n. pr. — Claude. 
Voir Guiaude. 

Glâve (è) \glaf M], loc. adv. — 
A verse. I^ienr è - , pleuvoir à verse. 

Glâyer \glàyë' lang. pop. mess.], 
V. inlr. — Glisser sur la glace. Voir 
Guînssieu. 

Glènai \glenw F], v. tr. — (ilaner. 
Voir Guiancr. 

Glène \glen M, /], s. f. — Poule. 

Glène [glen F\, s. f. — (ilane. Voir 
Guiane. 

Glènow Iglenon) F], s. m. — (ila- 
neur. Voir Guianou. 

Glisse \glis S], s. f. — Ihupiet de 
tonnelier. Voir Gyisse. 

Glissé \(}lisê . . S\. s. m. — Glissoir. 
Voir Gyînssu. 

Glissi [glisi Landrolf], v. inlr. — 
(ilisser. Voir Gyînssicu. 

Glissu [glisii F\, s. m. — (ilissoir. 
Voir Gyînssu. 



— 301 - 



GLO 



GOJ 



Glôre[/7/ôrLandrofT], s.f. - Gloire. 
Voir GuioQre. 

Glôriâd {(jlôr^â S\, s. m. — Loriot. 
Voir Lariat. 

Glouka' \gluka' F\, v. intr. — 
Glousser. Voir Greuselcr. 

Gnafe {nâf . . M, I, P, F, N, S], 
s. m. — Savetier. 

Gnakous [iVikii M\, adj. — Brisé, 
en parlant de la pâle. 

Gnaule [nôl gén.], s. m. — Niais, 
imbécile. 

Gobâd [gçbà . . S], s. m. — Né- 
nuphar. Voir Tabari. 

Gobelin [gçblë lang. pop. mess.], 
s. m. — Alouette des bois. 

Gobèrjeu [goberjœ . . gén.], v. tr. 

— Héberger; rétablir par le repos; 
bien nourrir. 

Gobieu [gçbyœ . . M, /, N[, v. tr. 

— Vomir. Voir Degobicu. 

Gôche [gôs S], s. f. — Gorge. Voir 
Goûhhe. 

Godanciè [gçdàsye I], v. tr. — 
Railler. 

Godard [godàr . . M, I, P], s. m. 

— Mari trompé. 

Godayè [gçdaijç Y], s. m. — Vê- 
tement qui ne va pas bien, qui fait 
des plis. 

Godayer {gçdaye . . V, S], v. tr. 
et intr. — Plisser. 

Godâyeu {godàyœ . . M, I, P], v. 
intr. — Courir les rues. 

Godebé [godbëi M, I, P], s. m. — 
Sorte de vêtement de femme, ana- 
logue à ce qu'on appelle aujourd'hui 
caraco, casaquin. 

Godelâyc [godlcuj I, P], s. f. — 
Contenu d'un gobelet. Voir Gade- 
lâye. 

Godeluriau [godlnryô M, I, P, F, 
N], s. m. — Godelureau, fat, poseur; 
jeune libertin. 

Godîn Igodî . . I, P, F], s. m. - 
Petit taureau. Voir Gadîn. 

Godot [godo /, P], s. m. — Godet. 
Voir Gadat. 



Godrcnâd [godrenâ . . A/, /, P, N]y 
s. m. — GAte-sauce. 

Godrenâye \godrriuiy . . M, I, P, 
A'I, s. f. — Plat mal réussi. 

Godrener [godrçnë' . . A/, /, P, A^» 
y t,<. _ Mal préparer un repas. 

Gôdron [gôdrô A/, /, P, N, gâdrô 
S, V], s. m. - 1" Goudron. 2» Bonnet 
en étoffe noire, qui se mettait im- 
médiatement sur les cheveux, sous 
le bonnet de lingerie qu'il proté- 
geait. 

Gôdroner [godronëJ . . A/, /, P, F, 
N, gridronq . . S, V], v. tr. — Gou- 
dronner. 

Godrou \godrii . . /, P], s. m. -- 
F'emme négligente. Voir Gadrou. 

Godrouyè [godriiye I, P], v. tr. — 
Gâter. Voir Gadrouyeu. 

Godrouyi \godruyi /, P], s. m. — 
Travail mal fait. Voir Gadrouyi. 

Godrouyou \godruyu . . /, P], s. m. 
— Mauvais ouvrier. Voir Gadrouyou. 

Gogâye [gogày . . M, I, P, AH» s. 
ni. et f. — 1» Qui est gonflé de son 
importance. 2" Pédant. 

Gogô [gogô F], s. m. — Escargot 
(terme enfantin). Voir Gangoûne. 

Gogote [gçgot I, P], n. pr. — 
Marguerite. Voir Gagate. 

Gogoye [gogoy I, P], s. f. — Chif- 
fon. Voir Gagaye. 

Goguenate, Goguenote \gognat M, 
^\ s, gçgnot I, P, F, V], s. f. - 
Propos de table; calembour; farce. 

Goguenote, voir Gaguenate. 

Gôhhe [gô^x A', gôx S], s. f. — 
Gorge. Voir Goûhhe. 

Gohhcnot \goyno V], s. m. — Petit 
garçon. Voir Guèhhenat. 

Gohhon [go/à V], s. m. — Garçon. 
Voir Guèhhon. 

Gohieu [goyyœ . . A/, /, P, S, \', 
go^yœ-gorjœ N], s. m. — Embou- 
chure de ruisseau, de rivière. 

Gojieu, voir Gohieu. 

Gojote [gojot /, P|, s. f. — Ouver- 
ture de la robe. Voir Gajate. 



— 302 - 



GOL 



GOR 



Golant Igolâ I, P, V], s. m. — 
Galant. Voir Galant. 

Golantè \(/nlàle . . I, P\, v. intr. — 
Galanliscr. Voir Galanter. 

Golat \(jola M\, s. m. — Pli ii^:m- 
fré. Voir Gràle. 

Golat \qçla M, N, S, (jolo I, P, F, Y], 
s. m. — P Goulot. Èle riijcûl è pijin 
-, elle riait à plein g. (à i^'or^e dé- 
ployée). 2» Orifice d'une fontaine; 
espèce de chenal qui conduit les 
eaux d'une source dans l'auge d'une 
fonlaine. > Gosier S. 

Golate {ijolal S, golot V], s. f. — 
Rigole dans un pli de terrain; sol 
gras et humide. 

Golâye {(jolàij . . M, I, P, lY, (julâij 
F, (/plcii/-(/o!ci/ S, (/Ole y V\, s. f. — 
(iorgée; bouchée. / rit £^ -, il rit à 
g. (aux échns). — Quand -oii-n-é è ne 
bonc goléije, ç'ot pou lés-ofants, quand 
on a une bonne bouchée (qqch. de 
bon), c'est pour les enfants V. 

Gôle \gôl V\, s. f. — (iale. Voir Gale. 

Goleter [goltë' . . M, I, P\, v. inlr. 
— Goutter, tomber goutte à goutte. 

Goléye, voir Golâye. 

GolichG \golis /, P, V], s. f. — 
Vieux soulier. Voir Galiche. 

Goliè [golgç . . /, P, V\, v. tr. — 
Donner des coups de gaule. Voir 
Galicu. 

Goliote \golijot Y], s. f. — Pelite 
voilurée de fourrage. Voir Galiatc. 

Golop \ (/olo Y\, s. m. — Galop. 
Voir Galop. 

Golot, Golote, voir Golat, Golate. 

Golote Igolol V], s. f. — Maladie 
des moulons (jui, par suite de riui- 
niidité, ont de Teau sous la langue. 

Golote Igolol \'|, s. f. — (Copeau 
de rabot. \'oir Galate. 

Golous \goln I, P, Y\, adj. — (la- 
leux. Voir Galous. 

Golu \golii M, /, /', F, \\ S, (lolu \|, 
adj, — (ioulu. 

Goluriau {goliirgô /, P\, s. m. — 
(iodelurcau. Voir Galuriau. 



Gombïre [ gôhïr Saulny], s. f. — 
Pomme de terre. Voir Grombïre. 

Gome \gom M], s. f. — Trou qui 
se forme dans une rivière, derrière 
la roue d'un moulin. 

Gomoré \gomorc' .V, /], s. m. — 
Vagabond. 

Gon \gô .SI, s. m. — Pipe très courte 
(brùle-gueule). 

Gônid \gôn(i . . .V, /, P, X\ s. m. 
— Oiseau blanc et noir, plus petit 
que la pie. 

Gondoye fan) [gôdog I, P\, loc. 
adv. — Kn ruines, en |)oussière. Voir 
Gondrouye. 

Gondrechanje, voir Gondrehhanje. 

Gondrehhanje {(jôdreyàs ..S, gôdre- 
y/)s Y], n. pr. — Gondrexange. vill. 
de l'arr. de Sarrebourg. 

Gondrouye (an) [gôdruij M, /, P, 
N], loc. adv. — En ruines. Xate toné 
chcut an - , notre tonneau tombe 
en r. Voir Doûye, Gondoye. 

GonÎGuyemant [gàfiygmà M, .V, gà- 
fegmà I, P, gôfïmà S, gô/Tmô Y], s. 
m. — Gonflement. 

Gonîèyemant, Gonfïemant, voir 
Gonfeuyemant. 

Gonfieu \gôfg(y . . gén. (gô/hv F)], 
V. tr. et intr. — Gonfler. 

Gorion \gprgô S], s. m. — Le plus 
j)ctit cochon de la portée. 

Gorjatc {gprjat M, X, gorjol I, P], 
s. f. — Gorgerette. 

Gorjàye ( gprjay . . .1/, /, P, X, 
Uorjàg-gorjcg S, gorjêg V], s. f. — 
(îorgée. 

GôrJG { (}ôrs F], s. f. — Gorge. 
Voir Goûhhe. 

Gorjeu, voii' Gohicu. 

Gorjon \gprjô M, /, P, F], s. m. — 
Ci orge, gosier. 

Gorjotc, voir Gorjatc. 

Gormand ifinrnià gén.), s. m. — 
("louiinaiid. ~ ne Jèmâs niinjic bon 
lïoi-iuiti, g. n'a januiis mangé bon 
hareng ^la gourmandise est toujours 
|)unie). A bôs la -, â ehèmin lo do- 



GOR 



— 303 — 



GOU 



lant, au bois le £?., en chemin le 
dolent (qui s'esl chargé de trop 
de bois à la forèl, en souflVira en 
rentrant) V. 

Gormate [gormat M, N, S, giirmat 
F, (jormot /. P, V\, s. F. — 1" Gour- 
mette, j)nrlic du harnais, 2^ Cordon 
de bonnet de l'emme, qui s'attache 
sous le menton. 3'^ Glande (jue les 
moutons ont sous le cou. 4*^ (A)rdon 
de sonnette. 5*^ Barbe du coq. 

Germe \ gorni M, /, P\, s. f. — 
Gourme, croûte de lait chez les en- 
lanls. 2» (dande. 

Gormcr \gormc' . . .1/, /, P, N], v. 
tr. — Déguster le vin. 
Gormote, voir Gormate. 
Gosiè Igozijc I, P\, s. m. — Gosier. 
Voir Gasieu. 

Gosier \gozge,-gœ Y], v. tr. — Cha- 
touiller. Voir Cakieu. 

Gosious \gozgii Y], adj. — Cha- 
touilleux. Voir Cakious. 

Gossàd {gosâ I, P\, s. m. — Qui 
a une grosse gorge. Voir Gassâd. 
Gossat [gçsa M, N, S, goso I, P, 
Y giiso F\, s. m. — 1" Gousset, poche 
du pantalon. 
Gosse Igos V], s. f. — lUielle. 
Gosse \gos /, P, S], s. f. — Gorge. 
Voir Gasse. 

Gossè [gose . . I, P, Y], v. tr. ~ 
Gorger. Voir Gasser. 

Gosseiis [gosôë I, P\, s. m. — Goi- 
treux. Voir Gasseûs. 

Gosséye [gçscy Y], s. f. — P Jabot 
des oiseaux. 2'* Sein, poitrine. 
Gossot, voir Gossat. 
Got [gç-gu M, /, P, N, g a Y], s. 
m. — Sorte de raisin de grosse espèce, 
blanc et noir, nonuué par nos vi- 
gnerons hianc -, neCir -. 

Got \go gén.], s. m. — Goût. Chè- 
kin s'- chacun son g. - d'ycu, g. 
d'œuf (œuf pourri). Dire à qqn. - 
d'yen, c'est lui donner le droit de 
vous jeter un œuf à la figure pour 



vous en faire sentir le goût. L' trop 
passe lo -, le trop passe le goût 
(l'excès en tout ne vaut rien) S. Lés 
" II' sot m' è diskitè, yink eme le 
crote, Faute le joie, les g. ne sont 
pas à discuter, l'un aime la crotte, 
l'autre le chou V. 

Gotat \gota M, golo I\, s. m. — 
Endroit humide dans un terrain. 

Gotc \got M, / 1, n. pr. - Marguerite. 
Voir Goton. 

Gotc \got gén. (giit P)], s. f. — 
1*' Goutte. Premire -, première g. 
(eau -de -vie deux fois distillée et 
bonne à boire). ^ pè ^ ,l' loué s' vûde, 
g. par g., le tonneau se vide. 2^ Sain- 
doux. 3» Petit instant. Ètandeïiz 
eiuie -, attendez un petit instant. 
Goté \gotëi . . M, /, P, S], s. m. 
— P F'iaque d'eau. 2<' Endroit maré- 
cageux; lieu humide dans un terrain. 
Goter [gotëi . . gén.], v.tr. — Goûter. 
Goter [gotêi . . gén.], v. intr. — 
Goutter, égoutter, couler. Note toné 
gote, notre tonneau coule. A^^e lit 
gote-t-i dans 'n' bâwe d'âwe, notre 
toit goutte-t-il dans une mare d'eau? 
(jeu de mots). 

Goterat [gotra M, N, S, gotro I, 
P, Y\, s. m. — Gouttière, avant-toit 
non muni d'un chéneau. 
Gotére, Goteûre, voir Gotîre. 
Gotïre \gotJr M, I, P, N, gotër-go- 
tœr S, gçtër V], s. f. — Gouttière, 
descente d'eau. 

Goton [gotô M, I, P, iV], n. pr. — 
Marguerite (terme familier). Voir 
Gote, Guite. 
Gotot, voir Gotat. 
Gotous \gotn S, Y], adj. — Qui 
goutte; humide. Voir Ènâye. 
Goûche, voir Goûhhe. 
Goûgat, Goûgot [gilga M, gîigo I, 
P\, s. m. — Escargot (ternie enfan- 
tin). Voir Èskèrgat. 

Goûhhe [gilx - • iV, L P, 9ô"x-fliiX 
iV, gô'i S, gwçx ^n» s. f. — Gorge. 
Bèyeu d' le -, donner de la g. (fixer 



GOU 



— 304 



GOY 



les boîtes des roues d'un chariot 
quand elles ont du jeu). / s' leije 
mate lo piciid sus le ^ , il se laisse 
mettre le pied sur la ^orj,'e (il se 
laisse faire). Voir Goiïrje. 

Goûhhe fr//ÏY 3/, /, />], n. pr. — 
Gorze, vill. de l'arr. de Metz. C'est 
dans le voisina^^e de Gorze que se 
trouvent les belles sources cjue les 
Romains avaient amenées à Metz, 
par le moyen de l'aqueduc de 
Jouy-aux-Arches. 

Goujârd \(}iijar . . M, I, P, A^], s. 
m. — Goujat, polisson. 

GouJGnote \qujnol V], s. f, — In- 
secte vivant dans les fontaines des 
champs. Voir Govate. 

Goulaîe \(iulaf M, X], s. m. — 
Goinfre, goulu, gourmand. Voir Ga- 
laÎG. 

Goulâye \gnlâij F\, s. f. — Bouchée. 
Voir Golâye. 

Goûle \gril M, /], s. f. — Gueule 
du four, d'un canon. 

Gourâde [(jurât . . M, I, P, F, X], 
s. f. — Tromperie. 

Gouré Igûrë' . . M, /, P, X], s. m. 
— 1'* Boule qui sert à jouer aux 
quilles. 2<» Boule de neige. 3^' Grande 
pierre ronde. 4'- Pain non levé. 

Gourer \(jûrê' . . M, I, P, F, X \, 
V. tr. — Tromper. 

Goûri Igûri P\, s. m. — Porc. 

GoOrièsse [(jilrifçs M, I, P, X\, s. 
f. — 1" Trace laissée dans l'herbe, 
quand on s'y est couché ou roulé. 
2" Action de se vautrer. Fârc ses - , 
se vautrer. 

Goûrieu {(jûnicy . . M, /, 1\ A'], v. 
tr. — P Bouler; renverser; pousser 
violemment. Lo inuil al si firoûs (lu'i 
ijoûreuije les lues, le vent est si gros 
(fort) qu'il couche les récolles. 2'* v. 
pron. Se coucher; se rouler; se 
vautrer. 7. è (joûricu dans le hrohe, 
il s'est couché dans la bouc. ~ au 
rire, se tordre de rire, o'* v. tr. (iron- 
dcr; tancer. 



Goûrje Igûrs M, I, P, F], s. f. — 
Gorge. Voir Goïihhe. 
Gourmander {gurmàdê' M], v. tr. 

— Demander, mendier des friandises. 
Se dit surtout des enfants. 

Gourmote {(jurmot F], s. f. — Gour- 
mette. Voir Gormate. 

Gourou lnûru . . M, I, P, F X], 
s. m. — Tromj)eur. 

Goût, voir Got. 

Goussot \giisn F], s. m. — Gous- 
set. Voir Gossat. 

Goûte [gui F], s. f. — Goutte. Voir 
Gote. 

Goutelaw [gutlaw F], s. m. — Bu- 
veur, ivrogne. 

Govate \govat S\ s. f. — Insecte 
qui vit dans les sources. Les paysans 
recommandent de ne pas les avaler 
parce qu'ils causeraient une inflam- 
mation dans la gorge. Voir Gouje- 
note. 

Govion [govgà M, I, P, X], s. m. 

— Goujon. Sint Joûrje n'at qii'eune 
bèraehe de - , St-Georges n'est qu'une 
paroisse de g. (St-Georges se trou- 
vait dans la rue Chambière, à Metz, 
par conséquent près de la Moselle. 
Les paroissiens étaient pour beau- 
couj) des pécheurs). Mâs '/ èvale lo 
" eonie i ivere de liqueur, mais il 
avale le g. comme un verre de li- 
queur (il gobe cela, il se laisse fa- 
cilement tromj)er). Voir Chochon. 

Gowâd [gouHl V], s. m. — Cerise 
aigre. 

Gowàye \gouHiij . . M, I, l\ X\y 
s. f. - Grande j^luie. Voir Gawâye. 

Gowe \goii^ ^L I, P, F, X\, s. f. — 
Bouche. Voir Gâwe. 

Gowé \gouH'' . . M, I, P, X\, adj. 

— Morfondu. 

Gower \gouH'' . . M, I, P, X], v. 
tr. Tiemper de pluie. 

Gowrè {gouwe /), s. m. — Petite 
miche faite de ce qui reste tic j)àte. 

Goyc [(/()// /, /*!, s. f. — Fille de 
mauvaise vie. Voir Gaye. 



- 305 — 



GOY 



GRi\ 



Goyes Inçij /, P], s. f. pi. — Hail- 
lons, guenilles. Voir Gayes. 
Gôyeu [gôijœ . . M, I, N], v. intr. 

— Galvauder. 

Goyon fr/m/ô /, P\, s. m. — Per- 
sonne malpropre. Voir Gayon. 

Gôyou \gô"ijii N\, s. m. — Individu 
mal mis; mauvais ouvrier; rôdeur, 
maraudeur. 

Gozouycr \go:iuje,-iJ(r V], v. inlr. 

— Gazouiller. Voir Guèsoyeu. 
Grabate, Grabote \ij rabat M, (] ra- 
bot I, P\, s. f. — Rebut du lin. 

Grabouyâde, voir Graboyéje. 
Grabouyeu {grâbuijœ M, N, S, gra- 
biujc I, P, grobiu]C,-gœ V], v. intr. 

— P F'ourmiller, pulluler. Dans 
le patois Messin, on dit aussi Grè- 
boyeu. 2^ Gargouiller. Ce grèboije 
dans m' vante, cela gargouille dans 
mon ventre. 3«> Balbutier (Destry). 
40 Se hâter V. 

Graboye \gràboij M], s. f. — Fos- 
sette (jeu d'enfant). 

Graboyéje \grâtmjës . . M, I, P, 
gralnujât F], s. m. — 1» Gribouillage, 
griffonnage. 2^ Discours embarrassé 
(Destry). 3<^ Mauvais travail. 

Graboyeu, Grabouyi [grâboijœ . . 
M, r, p, N, grabmji F], v. tr. — Gri- 
bouiller, griffonner. 

Grâce [gras . . gén.], s. f. — Grâce. 
D' vate --, de votre g. (puisque 
vous le voulez bien). 

Grachatc [grasat N], s. f. — Cra- 
chat. 

Grache [gras F], s. f. — Graisse. 
Voir Grèhhe. 

Grachelat, Grachcler, Gracheuye- 
mant, Grâchieu, voir Grahhelat, Gra- 
hheler, Grahheuyemant , Grâhhieu. 

Grachl \grasiF\, v. tr. — Graisser. 
Voir Grèhhieu. 

Grâdelat, Grâdclot [gràdla M, N, 
grcidlo I, P], adj. — Grasset. Se dit 
des bêtes. 

Grâîè [grâfe V], v. tr. — Greffer. 



Grafigncu [gràfinœ . . gén.], v, tr. 

— Kgratigner. Voir Grînfegncu. 
Graîignèssc {grafinçs . . gén. (gra- 

finas-grafinçs F)\, s. f. — Égratignure. 
Voir Grînîegnèssc. 

Grahhelat {grdxtd . . M, N, 5, 
graxh /, P, V], adj. - Potelé. 

Grahhelcr {grâxlêi . . gén. (grçxk- 
grçxlç V)l, v. intr. — P Vagir. Se 
dit des enfants. Voir Grèhheler. 
2^ Caqueter. Se dit des poules. 

Grahhclot, voir Grahhelat. 

Grahheuyemant \gràxœgmà .. M, N, 
graxeijmà I, P, graxTmà . . S\, s. m. 

— Grincement. Lo - d' le cou, le 
grincement de la pierre à aiguiser 
du faucheur. 

Grâhhieu [grayjgœ . . M, I, P, N, grâxyi 
• . S, grexye,-yœ V], v. intr. — 
P Caqueter; croasser. Se dit du 
corbeau. Lés poyes qu' vont ponre 
grahhemjent, les poules qui vont 
pondre caquettent. 2<> Grincer. Se 
dit d'une porte, d'une voiture, d'une 
roue mal graissée. Nate drâhhe grâ- 
hheuye, notre porte grince. 

Gralâye [gralày M, N, grolây I, P], 
s_ f^ _. Averse de grêle. Cheïir corne 
d' le - , tomber comme une averse 
de grêle. 

Grale [gral M, N, grçl I, P, grâl 
S, g rôt V], s. f. - Grêle. 

Grâle [grâl . . gén.], s. f. — Col 
de chemise. Ch'mînhhe è -, che- 
mise de femme à col montant, brodé 
et apparent. 

Gralé [gralëi . . M, N, grçle . . /, 
P], adj. — Grêlé; qui a des mar- 
ques de petite vérole. - conie eune 
pèssate, g. comme une passoire. 

Graler [gralêi . . M, N, S, grçlç . . 
/, P, V, grelai F], v. intr. — 1^ Grêler. 
2« V. tr. Gâter par la grêle. 3» Abattre 
les fruits des arbres. Nos prines 
sont mégisses, f vons lés -, nos 
prunes sont mûres, nous allons les 
abattre Y. 

20 



GRA 



306 



GRR 



Gralon \gralô M, X, S, grolô I, P, 
y, grelô F], s. m. — Grêlon. 

Gralous [grain A/, iV, 5, grolii . . 
/, P, V, grelçw F], adj. — Se dit du 
temps (jui est disposé à la iffèle. 

Grampoye [gi'àpoij M, I, P ], s. f. 

— Griffe, égratignure. Voir Cram- 
poye. 

Grand [grà gén.], adj. — Grand. 
Grand langne, bavarde. - pâpîn, 
grand'père (bisaïeul). ~ s'minne, 
grande semaine (semaine sainte). An 

- désjonâijes, toute la journée. In' 
fèijcnt rgin -, il ne faisait rien de 
toute la journée. / /z' fèycûl (jn'bnlrc 
lo - dés chemins, il ne faisait que 
pleurer tout le long du chemin. — 
Adi^(S),totdi -(V), an dng., tontdn 
g. (durant). 7b/ di - d' Viver, durant 
l'hiver. Ç n'ai n\ les - qne rnuvinnenl 
les pials dés champs, ce n'est pas les g. 
qui ramènent les petits des champs 
(ce n'est pas des grands qu'il faut 
attendre un service). - néz ne jèmâs 
dcpèré bêlé, pèç'qne beté ne jèmâs 
èvn - néz, g. nez n'a jamais déparé 
beauté, parce que beauté n'a jamais 
eu g. nez. 

Grandihou, Grandijou \gràdh;n-grà- 
dijn M, I, P, iV], s. f. — Croissance. 

Grandmant [gràmà M, I, P, F, X\, 
adv. — Grandement, beaucoup. 

Grandmousse [grànnis M, I, gânios 
V], s. f. — P Ouverture d'une poche 
de coté; la poche elle-même. 2" Po- 
che à l'intérieur d'un veston de tra- 
vail V. Voir Gajate. 

Grandou [gràdu . . gén.], s. f. — 
Grandeur. On entend aussi Grantou. 

Grantou, voir Grandou. 

Grapoter [grdpolêi M, grajnUc . . 
/, /^|, V. Ir. — Grappiller. 

Gras [gra . . gén.|, adj. — Gras. 
~ y^*»"' 'A- jours; ~ lains, g. temps 
(tenq)s de carnaval). / n' fût m' - 
toccn, il ne fait jias g. (cliaud, 
agréable) ici. (inls coine i cliin 
d' boclïi, g. comme un cliien de 



boucher. Fâre ses - , faire son profit. 
Voir Dègrâs. — 'L ot ^ qn'i n' piét 
pis, ç'ol corne i ki d' panre orne, il est 
g. qu'il ne peut plus, c'est comme un 
c . . de pauvre homme (ironique) V. 
2" Cochon engraissé. / doût corne 
i -, il dort comme un cochon en- 
graissé. 

Gris [grà M], n. pr. — Gras, vill. 
de l'arr. de Metz. X-y è i ulêje 
qn'al tojos -►, il y a un village qui 
est toujours g. (jeu de mots). 

Gras \grà M\, s. m. pi. — Lés écus; 
la fortune; les plaisirs. 

Gràs-dou ]grà dn . . 3/, /, P, X\, 
s. m. — Gras-double. 

Grâsenè [gràzne . . S\, v. intr. — 
Aller chercher du fourrage aux 
champs. 

Grau \grô M, I], s. m. — Écuelle ; 
sébile de bois qui sert à recueillir 
et à mesurer le vin au pressoir. 

Gravé (an, au» [grave' M], loc. adv. 

— Sur les épaules, sur les reins. 
P'ter an -, porter sur les épaules. 

Gravelèt [grârle lang. pop. mess.j, 
s. m. — Vandoise, sorte de poisson. 
Voir Grèvelèt. 

Grâveusse \gràiHys-gràiùs M, gril- 
ues-grâvis I, P, gràiùs-grànns, egreris 
F, grâivis-egrànns S, eg ronds V\, s. f. 

— Écrevisse. / hayc è r'kcnlons conie 
lés -, il marche à reculons comme 
les é. 

Gràwe [grânf-grow M, X, grow /, 
P, grnw S, V\, s. f. — Foie du gros 
bétail et du gibier de grande taille. 
Blanche -, j)oumon ; neilre (noire) 
-, foie. 

Grawé Igran^ë'-gronfê' M, gronde' I, 
P\, s. m. — Crochet à fumier; croc. 

Grawcr \granfêi-gronw> . . M, U P], 
v. inlr. — 1" Grouiller. 2'' Gargouiller. 
Se dit des inlesïins. 

GrawGuyerèye [ granuyyrëy - gro- 
nuyyrry M, X, granuyyrëy /, P, gron>- 
y(yr F\, s. f. — Bibelot; chose de 
peu de valeur, de peu d'importance, 



- 307 



GRi\ 



GRÉ 



bagatelle. / mèrchand d' ^ , un mar- 
chand qui vend toutes espèces de 
choses. 

Grawiâd [grawijà-growijà M, N, 
qrowijâ F, P], s. m. — P Qui attise 
le feu. 2^ Qui fouille avec qqch. 
de pointu, qui furelte. 

Grawiate, Grawion, Grawïre, Graw- 
iu [grawijat - grawijô-grawîr-grawijù- 
groiDijat-grçwyô-growTr-groiviju M, N, 
growijol, etc. /, P, gronnjçt-growyot 
F.grawijal S\, s. f. — 1« Petit cro- 
chet qui sert à remuer les cendres 
du feu ; morceau de bois d'une cer- 
taine grandeur, qui sert à remuer 
le bois dans le four. Voir Raîe. 
2^ Sarcloir. 

Grawiate \grawgat S\, s. f. — Pe- 
tit gravier; miettes de pain. J' â 
méfi soles pgins rf'-, j'ai mes souliers 
pleins de petit gravier. 

Grawieu [grawijœ-groivgœ M, N, 
groiinjç /, P, grçwgi-grçvgi F, graw- 
yi SI, V. tr. et intr. — P Remuer, 
généralement dans un tas, un amon- 
cellement, avec un instrument de 
bois ou de fer; remuer un tison. 
2« Attiser le feu. 3^ Fouiller, fureter, 
chercher à tâtons dans un trou. 

Grâwisse, voir Grâveusse. 

Grawli, Grawyi [graiuli- grçwli- 
grawyi-groivyi il/, growyi /], s. m. 
— Graouli, figure de dragon ailé que 




Fig. 35. 
l'on portait autrefois aux proces- 
sions de la Cathédrale de Metz. D'a- 
près la légende, quand St. Clément 
vint à Metz, il tua le G., un dra- 
gon qui s'était réfugié dans l'amphi- 



théâtre, à l'endroit appelé plus 
tard la fosse aux serpents, où se 
trouve aujourd'hui la nouvelle gare 
aux marchandises. Dans la suite, 
il y avait chaciue année une pro- 
cession aux Rogations, où le G. était 
])orté solennellement. Les boulan- 
gers, les pâtissiers, devant la boutique 
desquels on passait, devaient en- 
foncer un gâteau ou un petit pain 
dans la gueule du monstre. C'était 
un privilège du maire de Woippy 
(près Metz) de porter le G. à cette 
occasion. Cette procession fut abolie 
en 1756 par ordre du Parlement. 
Le G. se trouve remisé dans une 
des sacristies de la Cathédrale. Il 
fut promené pour la dernière fois 
en 1850, à l'occasion du carnaval. 
Cette année (1922), il figura de nou- 
veau dans le cortège de Mardi-gras, 
mais reconstruit dans des dimensions 
bien plus grandes. 

Grâye \gray . . M, I, P, N], s. L — 
P Raie dans les cheveux. 2® Bandeaux 
à la vierge. Cette coifi'ure consiste 
à disposer les cheveux en deux 
bandeaux apphqués sur les tempes 
et séparés par une raie au milieu 
de la tête. — Ailleurs, G. signifie: 
tresse de cheveux. 3<>Une fente quel- 
conque. Voir Grâye. 

Grâyer \grâye,-yœ V], v. tr. — 
Écarquiller les yeux. Voir Crâyeu. 

Grâyi (été) Igràyi . . S], loc. ver- 
bale. — Être prêt. 

Grâyon [gràyô . . M, I, P], s. m. 

— P Soupe qui sent le réchaufi'é. 
2^ s. f. Femme malpropre. 

Gré \grêi . . gén.], s. m. — Crête 
du tibia. On dit ordinairement lo 

— d'iè jambe. 

Gré [grëi P\, s. m. — Grain. Voir 
Grin. 

Grébi [grebi V], s. m. — Nom de 
bœuf. 

Grébier \grehye,-yœ V], v. intr. 

— Fourmiller. 



k 



GRÉ 



~ 308 -^ 



GRÈ 



Nom 



Grébote [f/rehot V], s. f. 
de vache. 

Grèche, voir Grèhhe. 

Grèchelat, voir GrèhhGlat. 

Grèchcler, voir GrèhhelGr. 

Grèchieu, voir Grèhhieu. 

Grèdlè Igrcdlç /], s. m. — Jambe. 

Grèleune [grcfcrn M], s. f. — Xoix 
qui vient sur un arbre qui n'a pas 
encore été greffé. 

Gregnater [grenatë' . . M, X, gre- 
nat ç . . I, P, grinate . . S], v. tr. — 
Grignoter. 

Gregnater Igreilatë' . . M, X, grc- 
nçte . . I, P, grçfuitgi S\, v. intr. — 
Frissonner, grelotter. 

Gregneu \grence M, X, grçne I, P, 
grini F, grçni-grini S, grene, -yœ Y], 
V. intr. — P Grincer. / gregneât 
dés dants et d'iè gueule, il grinçait 
des dents et de la gueule. 2*^ Gro- 
gner, pleurnicher. / n' hoûte meii 
d' - , il ne cesse de g. 

Grèhhate(sus le) [greyat LandrofT], 
loc. adv. — Avec assurance. Joiuver 
sus le -, jouer d'assurance. 

Grèhhe \grçx . . gén. (gras F)], s. 

f. — Graisse. / s' pijint d' -, il se 
plaint de g. (il se plaint sans raison, 
ayant le superflu). 'L è meurt d' - 
fondâive, il est mort de g. fondue 
(mourir d etisie). 

Grèhhelat \greyja . . M, X, S, gre^- 
Iç /, P, Y], s. m. — Petit cochon 
qu'on engraisse. 

Grèhhelcr [grçyjêi . . M, /, P, X\, 
V. intr. - Vagir. Se dit des enfants. 
Voir Grahheler. 

Grèhhelot, voir Grèhhelat. 

Grèhhier '\greyj/e,-g(v V|, v. iiilr. 

— Caqueter. Voir Grahhieu. 
Grèhhieu [gr^xU^y • • f^^Mi- (grasi 

F)\, V. tr. — P Graisser. - le pète, 

g. la j)atte (donner un pot de vin). 

- lés botes, g. les l)otles (recevoir 
les derniers sacrements). 2^' l-'umcr 
un champ. 



Grèhhotc [grqy^ot Y], s. f. — Crème 
du lait. 

Grehieu [gre^yœ . . M, X, grç-^yç 
I, P\, V. intr. — P Grésiller, comme 
la graisse qui frit. 2^' Se dit aussi du 
bruit que fait l'eau qui commence 
à bouillir. 

Gréje [grës P\, s. f. — P» Grange. 
2*^ Petite grange. Voir Grinje, Grin- 
jate. 

Grejieu, voir Grehieu. 

Gréjote {grêjot P, F], s. f. — Pe- 
tite grange. Voir Grinjate. 

Grèki \greki Y], s. m. — F"ruit de 
l'églantier. Voir Grètc-cul. 

Grêla» \grelœ F\, v. intr. — Grêler. 
Voir Graler. 

Grèlow [grqlow F], adj. — Se dit 
du temps qui est disposé à la grêle. 
Voir Gralous. 

Grèmeuyc \gremœy M, I, P, X\, 
s. f. — l'^Grémille (sorte de poisson). 
2" Gravier; rocaille; miette de pain. 

Grèmion [gremyô I, P], s. m. — 
Boulette de farine. Voir Greumion. 

Grémiote [gremyot Y], s. f. — É- 
cume qui se forme sur le beurre 
fondu. 

Gremon [gremô M, X, gremô /, P], 
s. m. — Crochet à deux dents re- 
courbées, qui sert à arracher les 
mauvaises herbes. 

Grenate [qrenat M, X, S, grejiot I, 
P\, s. f. — Criblure, petit grain. 

Grénate [grenat S], s. f. — Petite 
graine. Voir Grinnatc. 

Gréne [grên P, F, X, S, Y], s. f. 

— (iraine. Voir Grinne. 

Gréner \grënë> . . P, F, X\, v. iiilr. 

— Grcnor, produire de la graine. 
Grenon \grenôM\, s. m. — (iralin 

du bouillon. Voir Regrenon. 

Grèpatcr {grepatëi . . M, X, gre- 
pote . . /, /*|, V. intr. — Cueillir tles 
fruits oubliés. Se dit surtout des 
raisins. Voir Cripoter, Tripater. 

Grèpîn [grçpî . . M, I, P, X], s. 
m. — 1'' (irappin (crochet qui sert 



ÔRè 



3Ô9 - 



GRÈ 



à ramener un seau tombé dans un 
puits). 2" Agrafe. 'A^ C.oUier de ehien 
à pointes de fer. 4" Cou. J' lo bvifrâ 
sus /'-, je te donnerai sur le eou 
(je te frapperai). 

Grèpîn {(/rçpî M, N], s. m. — Mor- 
tier qui tombe des murs. 

Grèpe {(jrep i,'én.|, s. f. — Grai)pe. 

Grèpeure, voir Grèpûre. 

Grèpotè, voir Grèpater. 

Grèpoye {grcpoij M, I, P\, s. f. — 
Grai)i)e. 

Grèpu \(jrçpii M, I, P, N\, adj. — 
Grappu. 

Grèpûre \grçpûr-(p'(ipœr M, N\, s. 

f. — Clianvre de rebut qui n'est pas 
encore entièrement dépouillé de 
chènevottes. 

Grcselcr Igrezlë' . . M, N. grçzlç . . 
/, P], V. intr. — Grésiller. 

Greseli [grezli M, N, grçzli I, P, 
grizli S, grezli V], s. m. — Grésil. 

Grèsîn [grçzî M, /J, s. m. — 1^ Gré- 
sil. 2** Parcelle de verre cassé. 

Gressin \grçsî . . M, I, PJ, s. m. 
— Graisse de porc. 

Grcte-chul, voir Grète-cul. 

Grète-cul {grçtkù M, /, P, grekii- 
gretkii N, grçtkù-grçtsû S, greki V], 
s. m. — P Cynorrhodon, fruit de l'é- 
glantier. Lés pus bêles rofises louent 
an ^, les plus belles roses tournent 
en g. (tout passe). 

Grèter [grelë' . . gén.], v. tr. — 
1^ Gratter. Is d'vront - corne nos, 
il devront g. comme nous (ils doivent 
travailler). Chèkîn sanl wèyou ce V 
grêle, chacun sent où ça le gratte 
(où le bât le blesse). Que vyint (T 
poye, grêle v'ianti, qui vient de poule, 
gratte volontiers (bon chien chasse 
de race). 2^ Amasser une fortune en 
lésinant. Onl-is grêlé po rèmèssieu 
ç' qu'is-ont, ont-ils gratté pour ra- 
masser ce qu'ils ont ! S^' Pousser qqn. 
/ faul r - po r fâre aler, il faut le 

g. pour le faire aller. On gratte les 



bètes indolentes j)our les exciter à 
bouger de place. 

Greugne-îeumîre \grœn ffrnûrN], 
s. m. — Qui mange de la fumée, 
homme maigre, sec, gringalet. 

Greugnon [grœnô M\, s. m. — 
Museau. 

Greula» \grwl(v F\, v. intr. — Trem- 
bler. Voir Grûler. 

Greumeler \grœmlë' . . M, I, P, N, 
grinuiUv F, griinçlç . . S, griinçlç- 
griiuulç-grçnnilQ V\, v. intr. — (irom- 
meler, murmurer; se démener. 

Greumeler {grœinlêi M\, v. tr. — 
— Préparer une peau de façon à ce 
qu'elle présente de petits grains à 
sa surface, 

Greumicu {grœrngœ . . M, I, P, N\, 
V. tr. — Ronger. Se dit des souris. 

Greumion [grqemyô M, N, grçmyô 
I, P], s. m. — P Grumeau qui se 
forme dans la bouillie. 2^ Bouillie 
faite de farine et de lait. 3^ Colle de 
pâte. 

Greîjse [grœs M], s. f. — Moellon. 

Greusèle \grœzçl-grçzel M, /, P, N, 
gruzag-grûzel F, grçzel-grçzël S, gro- 
zël V], s. f. — Groseille. 

Greuseler [grcezlë' . . M, N], v. 
intr. — Glousser. Voir Glouka*. 

Greuseli [grœzli-grçzli M, I, P, N, 
grûze(l)ge F, grçzlë . . S, grozle V], s. 
m. — Groseillier. 'L al è s'n ahhe 
corne eune chêle dans z - , il est à 
son aise comme un chat dans un g. 

Greusion [grqezyô M, N], s. m. — 
Charençon. 

Greusion [grœzyô M, A^], s. m. — 
Cartilage. 

Grève, voir Grèvèle. 

Grèvèle [grçvçl-grevëy-grevyœy M, 
/, P, N, grevlç S, grëf Y], s. f. — 
Gravier, sable. 

Grèvelèt [grçvlç M\, s. m. — Van- 
doise (poisson). Les vieux Messins 
disent Gravclèt. 

Grèvelote [grçvlçt V], s. f. — Ablette. 
Voir Hubate. 



GRÈ 



310 



GRI 



Grèvète [grçvçt M, I, P, A", kravat 
S, krçvçt V], s. f. — Cravate. 

Grèvèye, Grèvieuyc, voir Grèvèle. 

Grevious [(jreiujii M, X, grçiujii . . 
I, P], adj. — Graveleux, mêlé de 
gravier. Tere grevioûsc, terre mêlée 
de gravier. 

Grèvu [grevii M, I, P, iV], s. m. 

— Bouvet. 

Grèvyi [greiuji F], v. tr. — Attiser 
le feu. Voir Grawieu. 

Grèyat [greija-gçrya-griga M, N, 
greyo-geryo-griijo /, P, griya S, griyç- 
geryç V\, s. m. — Grillon. T' as 
prîns, ~ , tu es pris, g. (tout en étant 
rusé, tu as été pris en défaut). 

Grèyat {grçya M], s. m. — Grelot. 

Grèyeu {greyœ . . M, I, P\, v. tr. 

— (iriller; roussir. 
Grèyot, voir Grèyat. 

Gri \gri S, V], s. m. — Son de 
farine. Voir Gru. 

Griate [griyat M, N, griyçt I, P, 
gçryçt V], s. f. — P Griotte, grosse 
cerise. 2'' Prune du genre de la 
mirabelle V. 

Griau [griyô S, V], s. m. — Gruau. 
Voir Gruau. 

Gribiche \gribis gén.], s. f. — T» Pois 
sauvage qui croît dans les blés. 
2'' Sorte d'insecte qui se rencontre 
sur la vigne. 

Grièf [griyçf Ml adj. — Dillicile. 
Ç'at -, c'est d. 

Griîasse, voir Grînîegnèsse. 

Griîegnèsse, voir Grînîegnèsse. 

Griîegni, voir Grînîegneu. 

Grifèsse, Grifièsse, voir Grînîe- 
gnèsse. 

Grigni \grini F, S\, v, inlr. — 
Grincer. Voir Gregneu. 

Grignou \grinii M, I \, adj. — Triste. 

GrigoQne {grigilii M\, n. |)r. — 
Grégoire. 

Grigwése [grigiDcs M, I. grimes S, 
V\, s. f. — Femme dégourdie, har- 
die, délurée. 



Grihad [gri-fu. . . M, N, gvi'(â . . /, 
P, F, S, V\, adj. — P GrisAtre. 2^ s. 
m. Blaireau (Gorze). 

Grihi {grh^i . . M, X], n. pr. — Gri- 
gy, vill. de Tarr. de Metz. 

Grijàd, voir Grihâd. 

Griji, voir Grihi. 

Grîjieu (so) [grijyœ . . M, /], v. 
pron, — Se griser. 

Grïlè {gi^lle . • S, V], v. intr. — 
Trembler. Voir Grîiler. 

Grimacier, Grimanciè, voir Gri- 
mancyin. 

Grimancyin [grimàsyè M, I, P, F, 
X, grimàsyè F, grimasye Villers-aux- 
Oies, grimàsyè V], s. m. — P Sor- 
cier. Voir Ègrimancyin. 2^ Enfant 
espiègle. 

Grimau [grima M, /], s. m. — 
Petit enfant. 

Grimèce [grimes gén.], s, f. — 
(iriniace. 

Grimolè [grimole . . S, V], v. intr. 
— Grommeler. Voir Greumeler. 

Grimoner [grimonêi . . M, I, P, A^), 
V. tr. — Kgratigner. Voir Degrèmoner. 

Grimoula» [grimiiUv F, grimnle V], 
V. inlr. — Grommeler. Voir Greu- 
meler. 

Grîmpâd, voir Gripant. 

Grimper [gripë> . . M, /, P, F], v. 
inlr. — Grimiier. / faut - an diâle 
])() râler treiiver (Tzos /' ///, il faut 
g. au diable (très haut) pour l'aller 
trouver sous le toit. 

Grin [grè gén. (grê' P, grê F)], s. 
m. — \^ Grain. / - ifpiâive, un g. 
de pluie (giboulée). / fiuit qui ma- 
tèsse son - iV se pèrtot, il faut (pi'il 
mette son g. de sel partout (cpi'il 
dise son o|)inion sans (ju'on la lui 
demande). 2" Blé. [V Orge. 

Grîn [grî X[, s. m. — (Ailture 
mélangée tl'orge et d'avoine. 

Grînchàd [grïsà . . M, I, P, F, X]. 
adj. — Grincheux; maussade; sus- 
cei)lible. 



GR! 



- 511 - 



GRI 



Grlncier {{jrcsijc V, grTsyi S \, v. 
inlr. — (Irinccr (des (lents). Voir 
Grînguegneu. 

Grînîe \grïf . . M, F, 1\ F, .Vj, s. 
f. — drille; é^ralii^iuirc. 

GrînÎGgnGU \()rîfnij(y-(/rîfijœ . . M, 
I, P, (jri/ni-grcfiji S, (jrifijc V\, v. Ir. 

— Kgrationer. 

GrînÎGgnèsse {(jrî/Tiçs-grîfi/es . . M, 
I, ]\ N, grifas F, grifnçs-grifgçs-grifcs 
S, Y], s. f. — ICgralignure. Voir 
Graïignèsse. 

GrînîièssG, GrtnîÎGU, voir Grîn- 
fegnèssG, GrînÎGgnGu. 

GrîngucnatG {grïgiiat M, gïgciiot 
V], s. f. — Pompon. Voir GanguiatG. 

GrînguGgnatGr [grîgçnalë' M\, v. 
intr. — Fredonner; chanter comme 
le rossignol, le pinson, ou bien les 
imiter. 

GrînguGgHGU {grîgçnœ M, N, grî- 
gene I, P, grêsyi . . S, V\, v. intr. 

— Grincer (des dents). I gringucgneât 
d' le gueule, i grîngegneïil dés dants, 
il grinçait de la gueule et des dents 
(Refrain de la chanson de la Chèvre. 
Voir Lothringische Mundarten, p. 51), 

GrinjatG, GrinjotG [grèjat M, N, S, 
grèjot I, Y, grêjot P, F\, s. f. — Pe- 
tite grange. 

GrinJG [grès gén. (grC\^ P, F)], s. f. 

— Grange. 

Grinnatc [grenat M, grenat S\, s. 
f. — Petite graine. 

Grinne [grèn 3/, /, grên-grèn N, 
grën S\, s. f. — Graine. 

Grînve [grîf . . M, I, P, iVJ, s. f. 

— 1^ Grive. Soûl corne eune - , soûl 
comme une g. 2^ Repas que font les 
batteurs en grange à trois heures 
du matin. Pieumer (j)lumer) le -, 
plumer la g., pieumer le grand -, 
se dit du repas que font les do- 
mestiques la veille de Noël. 

Gripandârd, voir Gripant. 

Gripant [gripà-(grTpà) M, I, P, gri- 
plâ iV, gripàdàr . . S\, s. m. — Grim- 
pereau. 



Gripat [gripa M, N, S, gripo I, P, 
gripc F\, s. m. — Cote; raidillon; 
chemin ardu. 

GripatG \gripat M, X, gripot /, P\, 
s. f. — Diablotin. 

GripayG (è le) \gripag M, gripog 
/, 7^ FI loc. adv. - A la volée. 
Voir GripoyâdG. 

Gripé \gripci . . M, I, P\, adj. — 
Ivscarjjé. 

Gripè, voir Gripat. 

GripG-jésus [gripjczii M, F, F\ N], 
s. m. — 1" Nom donné à ceux qui 
joignent la rapacité à l'hypocrisie. 
2" Lierre. 

GripGlâd, voir Gripant. 

GripG-loup \griplu F\, s. m. — Piège. 

Gripcr [gripëi . . gén.J, v. intr. — 
Gravir, grimper. 

Gripot, voir Gripat. 

GripoyâdG (è le) [gripçgàt M, N, 
gripogîd F, P], loc. adv. — A la gri- 
bouillette, à la volée, comme on 
jette le menu grain aux volailles de 
la basse-cour ou les dragées au bap- 
tême. Les enfants suivent le parrain 
et la marraine qui sortent de l'église 
en criant: Poyâdl Poyàd! 

Gris [gri gén.], adj. — Gris. 

GrisGli [grizli S], s. m. — Grésil. 
Voir GrGSGli. 

Gris-manté [gri mcdêi M, /, P, lYj, 
s. m. — Gorneille mantelée. 

GritassG [gritâs . . M, /, P, N, 
gritç S, griijç-grigete V), s. f. — Mal 
du pays. Awè /' gritè, été griyè, avoir 
le mal du pays. 

Gritè, voir GritassG. 

Grivate [g rival M, iV], s. f. — Nom 
donné à une vache bariolée de cou- 
leurs dans lesquelles le gris domine. 
An nhoûyent meu eune vèclie - qu' 
eule nèvèsse eune tèchate, on n'ap- 
pelle pas une vache g. qu'elle n'ait 
une petite tache (pas de fumée sans 
feu). 

GrivGunG [grivœn iV], s. f. — 
Tranche de lard. 



312 



GRI 

Griwése [griivës S, V], s. f. — 
Femme hardie, dégourdie, délurée, 
qui ne s'embarrasse pas pour peu 
de chose. Voir Grigwése. 

Griyâde {griijàt . . gén.), s. f. — 
1^ Viande de porc dont on fait des 
charbonnées sur le gril. 2^ Morceau 
de porc fraîchement tué dont on fait 
cadeau à un parent, un ami ou un 
voisin. Fâre d' le -, aller tuer un 
porc. " de bochi, g. de boucher 
(morceau qu'il était d'usage de don- 
ner au tueur de porcs). 3® Pomme 
de terre grillée V. 

Griyat \griijn A/, N, griijo I, P\, s. 
m. — Grillon. Voir Grèyat. 

Griyè, Griyétè, voir Gritasse. 

Griyéje \griycs . . gén.], s. m. — 
Grillage. 

Griyon {griijô M, I, P, N), s. m. 
pi. — Petits morceaux de lard grillé. 
Ce sont des tranches minces que 
l'on fait griller au moyen d'une 
fourchette ou d'une simple baguette 
en les tenant au dessus d'un feu 
clair et flambant de bois bien sec. 
La graisse qui en découle est re- 
cueillie sur le morceau de pain du 
d'junon. Voir Chawon. 

Griyot, voir Grëyat. 

Grobiate \grobijat M, X, grobyol /, 
P]y s. f. — Aspérité. Tèrin pyin (/'- , 
terrain plein d'aspérités. 

Grobichc [grçbis M, /, P\, s. m. 

— Pinson royal. 

Grobouyer \grobui]e,-i)œ Vj, v. inlr. 

— Fourmiller. Voir Grabouyeu. 
Grochieu, voir Grohhieu. 
Grognâd [grofui Verny], s. m. — 

Bec (pi'on ajoute à l'anche d'un ins- 
trument de musique. 

Grognât, voir Grogne. 

Grogne {grçn-gronô M, /, P, \\ 
grand S, grono V], s. f. — 1" Hure 
de porc, de sanglier; par extension, 
bouche ; gueule. Ç n' at m" po le - , 
ce n'est pas pour ta b. (pour toi). 



GRO 



2" Mâchoire supérieure du porc. 
Voir Fûgnant. 

Grognon, Grognot, voir Grogne. 

Grohhelè \groyJe V], v. intr. — 
Vagir. Voir Grahheler. 

Grohhieu \groyij<p . . M, /, P, Xj, 
v. tr. — Mâchonner; croquer. / 
grohheuye euiie crate de pin, il mâ- 
chonne une croûte de pain. 

Grôlâd [grôla . . gén. (grûlâ F)], 
adj. — Grondeur, grincheux. Lé 
mère rf' le Fanchon ateût grôlâte, la 
mère de la Fanchon était grondeuse. 

Grolâye [grolây I, P], s. f. — 
Averse de grêle. Voir Gralâye. 

Grole \grol I, P, grûl V], s. f. — 
Grêle. Voir Grale. 

Grolè [grole . . I, P, V], v. intr. 

— (irèler. Voir Graler. 

Grolè [grole V\, v. tr. - (iauler. 
Voir Graler. 

Groler [grolë> . . gén.], v. inlr. — 
Grogner; murmurer entre ses dents; 
gronder. 

Grolon [(jrolà I, P, V], s. m. — 
Grêlon. Voir Gralon. 

Grolous [groin . . /, P, V], adj. — 
Se dit du temps disposé à la grêle. 
Voir Gralous. 

Grombîre [gràbJr M, I, P, (gôbTr 
Saulny A\ .S)], s. f. — Pomme de 
terre. 

Plante men lont, pianle men tâd, 

Kvanl môy, Je m' lev'râ, 
plante-moi tôt, plante-moi tard, avant 
mai, je me lèverai. Voir Crombïre, 
Trouîe. 

Gromoulè [gronuile V], v. intr. — 
(irommeler. Voir Greumcler. 

Gron |//n3 M, /, P, F, \\ S], s. m. 

— 1^* Groin. -- d' hannile, g. de 
pioche (sobriquet des habitants de 
Charly, arr. de Metz). Wète - (/' 
lubon, sale g. de hibou. Mate sa - 
dans enne èfare, mettre son g. (nez) 
dans une a (Ta ire. Bèyen sus /* -, 
donner sur le g. (battre). Man an - 
mal en g. (maussade). 



GRO 

Grondebîrc {grôdhlr M, f, P, N, 
S\, s. f. — Pomme de terre. Voir 
GrombïrG. 

Gros \(/rô" N, grô-cfrô^-gvow S, </rô 
V|, ndj. — Gros, Voir GroQs. 

Grosèle [grçzçl M, l, P, N, (jrozel- 
(jrozël S, <;7-ç)rë/ \'J, s. i". — Groseille. 
Voir Greusèle. 

Groseli Igrozli M, I, P, N, grozic 
. . S, grozic V\, s. m. — Groseillier. 
Voir Greuseli. 

Grosse \grô^s Rémilly], s. f. — 
Goîlre. Voir Gasse. 

Grôssieu, voir Groûssicu. 

Grôssou, voir Groûssou. 

Grotemone \grohuçn M, I], s. f. 

— Grande cuiller à pot. 
Grougni [griini FJ, v. intr. — 

Grogner. 

Groûlâd, voir Grolad. 

Groiâs {grû M, /, groiu-grn P, grô"- 
grû N, grô-grô"-grçw S, g va Y], adj. 

— Gros, âque de -, quelquechose 
d'important, d'intéressant. - bèc, g. 
bec (pinson royal). - lams, g. temps 
(rude). - beiison, grosse bête (au fi- 
guré). - moût, g. mort (défunt riche 
dont l'enterrement se fait avec pompe 
et distribution de pain et d'argent). 
/ - d' le vêle, un g. de la ville 
(un personnage important). Groûsse 
rèce, grosse race (gros raisin de 
qualité inférieure qui donne une 
récolte abondante). Groûsse passe, 
grosse épaisse (grivoiserie). Ce am- 
mivinne âque de -, cela amène qqch. 
de gros (des désagréments). Çat 
âque de - qii' n' al m' anfieii, c'est 
qqch. de gros qui n'est pas enflé 
(grand personnage). 'L è pus d'èrjant 
qii' l at -, il a plus d'argent qu'il 
n'est g. — Ç'ot éque dé gros que V mè- 
riéje, c'est qqch. de g. que le ma- 
riage (qqch. de sérieux). Pèsse gros, 
pèsse petiot, passe g., passe petit. 
Se dit de qqn. qui n'est pas scru- 
puleux V. 



313 



GRO 



Grousaye \grusag F], s. f. — Gro- 
seille. Voir Greusèle. 

Grousèyè Igmzeyq F\, s. m. — 
Groseillier. 

GroQs-devant \grû duà M, I, P\, 
s. m. — Tablier de toile. 

Groûsse \grûs M, I, P, grô^s-grûs 
N, gros S, V\, adj. — Grosse; en- 
ceinte. 

Grousser {g rusé' . . M, I, 1^], v. 
intr. — Murmurer entre ses dents. 

Groûsseté [grûslë' . . M, I, P\, 
s. f. - Grossièreté; invective ; sottise. 

Groûsse-téte {grûs têt M], s. f. -- 
Grémille. Voir Gremeuye. 

Groûssieu ]grûsyqe . . M, /, P, 
grôi'sijqe-grûsyœ N, grôsyi . . S, V], 
adj. — Grossier. 

Groûssou Igrûsu . . M, I, P, grô"su- 
grûsu N, grôsçiv . . F, S, V], s. f. 

— Grosseur. 

Grouwate \gruwat M, N, S, gruwçt 
I, P, gruwos V], s. f. — !« Foie. 
Owor ène boue grouwosse, avoir un 
bon f. (être bien portant). Es' rayer 
le grouwosse, s'arracher le f. (se fou- 
ler la rate). Owor le grouwosse byin 
pandïe, avoir le f. bien pendu (être 
bien portant) V. 2*^ Poumon des bêtes. 

Groûwe [grûw S, V], s. f. — Foie. 
Voir Grâwe. 

Grouwine [gruwin M, S], s. f. — 
Pierraille; gravier de carrière. 

Grouwosse, Grouwote, voir Grou- 
wate. 

Groûyeu [grûyœ . . gén.], v. intr. 

— Gargouiller. Se dit du bruit que 
fait quelquefois un gaz dans les en- 
trailles. Lés bwèyaus m' groûyent 
dans Vvante, tèVmant qu' j'â fim, les 
boyaux me grouillent dans le ventre, 
tellement j'ai faim. 

Growe [grçw M, I, P\, s. f. — 
Foie du gros bétail et du gibier 
de grande taille. Voir Grâwe. 

Growé [grçwëi M, I, P], s. m. — 
Crochet à fumier. Voir Grawé. 



- 314 - 



GRO 



GUÈ 



Grower {groivëi . . M, I, P], v. inlr. 
— Grouiller. Voir Grawer. 

Groweuyerèye, Growcuyeure \(jro- 
wœyrçy M, /, P, A', grçwiœ)ijœr F], 
jj. f. _ Bibelot. Voir Graweuyerèyc. 

Growiâd {(jrçiuya-groivijâ . . M, I, 
P, N], s. m. — Qui iourgouue la 
braise. Voir Grawiàd. 

Growiate, Growion, Growiote, Gro- 
wîre, Growiu {grouxjal M, N, yro- 
ivijçt I, P, <jroivijô-(jrounr-grou>ijii M, 
I, P, N, F\, s. f. (m.) — Crochet qui 
sert à remuer les cendres du feu. 
Voir Grawiate. 

Growieu [groiinjœ . . M, I, P, N, 
S], V. tr. et intr. — Attiser le feu. 
Voir Grawieu. 

Growli, Growyi [(jrçivli-groivyi M, 
/), s. m. — Graouli. Voir Grawli. 

Grôyon [grâyù Héniilly], s. m. — 
Petit champ; sillon de peu d'éten- 
due. Voir Crôyon. 

Gru lyrû M, /, P, F, N, yrus F, 
gri-grii S, gri V\, s. m. — Son, péri- 
carpe du fruit des céréales, après 
qu'il a été séparé par l'action de la 
mouture. ^ anfèrcuiics, s. enfari- 
nés (s. non tamisés, qui sont encore 
mélanines à la farine). M'nèjlrc es -, 
lâhhe è le fèreunc, ménagère aux s., 
large à la farine (qui ménage du 
mauvais côté). Tèche de -, tache 
de s. (tache de rousseur). Fâre l'âne 
po aiuer don - , faire l'àne pour avoir 
du s. 

Mèskèrâde, 
È le griyâde, 
Tone lo cul, 
Tèrés dés grus! 
Mascarade, à la grillade, tourne Ion 
c, tu auras du s. (les enfants courent 
après les masques en criant ces pa- 
roles). 

GrOhieu [grfi-^yiy . . M, /, P, F, 
N, S\, V. tr. — Gruger, tromper. 

Grûje, voir Gru. 

Grûjicu, voir Grïihieu. 



Grûlate [grulat M, N, gridot /, P], 
s. f. — Frisson; frayeur. 

Griller [grùlë' . . M, I, P, N, grœ- 
lœ F, gnle-grùle . . .S, grïle V\, v. 
intr. - Trembler; grelotter, fris- 
sonner. I grille d'èpooanle, il tremble 
de frayeur. Lo loueur paleûl si foûrl 
(pi'i fèyeût - lés mauhons, le ton- 
nerre grondait si fort qu'il faisait 
trembler les maisons. Teii grTdes 
corne i clun (ju due diihh, tu fris- 
sonnes comme un chien qui ch . . 
dur. — .Fè grJlè lés fiêves, j'ai gre- 
lotté de fièvre V. 

GrOlon [grCdô M, I, J\ F, grJlô- 
grùlô S, grJlô V|, s. m. — Frisson. 
J'â dés - dans V doCis, j'ai des f. 
dans le dos. J' saule lés hauls - , 
je saute les hauls f. (j'ai la fièvre). 

GrOlotè [griVçlç . . .S], v. intr. — 
Grelotter. Voir Gucurlater. 

Grusèle [griizel F], s. f. — Gro- 
seille. Voir Grcusèle. 

Grusèliè [griïzelye F], s. m. — 
Groseillier. Voir Greuseli. 

Gruyate [grùyal M, X, griujol I, 
P], s. f. — Fressure. 

Gruyau \grùyô M, I, P, F, X, gri- 
yô-grùyô S, griyô V\, s. m. — Gruau. 

Guèbejèye {gehjëy M, I, P, g(d)JerJ 
F\, s. f. — 1" Gabegie. 2*' Sorcel- 
lerie. An n' mo fonl m' creûre qu lés 
poyes ponnenl d'zos i s'ia, n-y è d' 
le " le d'zos, on ne me fait pas 
croire que les poules pondent sous 
le soleil, il y a de la sorcellerie là- 
dessous. 

Guèchenat, Guèchenire, Guèchicu, 
Guèchon, voir Guèhhcnat, Guèhhc- 
nïre, Guèhhieu, Guèhhon. 

Guèchoûyâd [gesûyu . . M, I, P, 
X], s. m. — Mauvais ouvrier. 

Guèchoûycu [gcsûycy . . M, /, P, 
X, (fâsone V|, v. tr. - 1^' Gâcher. 
2" l)é[)enser mal à propos. 

Guèdàd [gedii A'j, n. pr. — So- 
briquet tles habitants de Vittoncourt. 
arr. de Boulav. 



GUÈ 



315 - 



GUÈ 



Guèdinnc {gcdcn M, I\, s. f. — Tour- 
nure d'une personne. 
Guégne {(jcn I\ F, N\, s. ni. el f. 

— Gain. Voir Guingne. 
Guégnéje {gcncs . . P, N], s. ni. — 

Ferme. Voir Guingnéje. 

Guégnou \gcnii . . P, N, S, V\, s. 
m. — Qui gagne. Voir Guingnou. 

Guégneu [gcncv . . I\ F, S, V\, v. 
tr. — Gagner. Voir Guingneu. 

Guèhhenat [gçyjut . . M, N, gi'xifo I, 
P, gaina S, gçx^îç V], s. ni. — Pe- 
tit garçon (mot de tendresse). 
Qiiad fatcûs gnchh'nat, 
./' n'ateûs m' ica grand 
Et f montreûs nio cul è tortos lés 

v'nanls. — 
Ciuèche to cul, wète bêle. 
Ne V monteur moût tant, 
'L è, me fri, trap wèle et 7 at trap 

fiârant. 
Quand j'étais petit g., je n'étais pas 
encore grand, je montrais mon c.. 
à tous les passants. — Cache ton c, 
sale bête, ne le montre pas tant, il 
est, ma foi, trop sale, et il est trop 
puant. 

Guèhhenîre \gcxmr . . M, I, P, N], 
s. f. — Fille qui court après les 
garçons. 

Guèhhieu {gqxyœ . . M, I, P, N], 
V. tr. — Perdre, gaspiller. 

Guèhhon \gçyiô . . M, I, P, N, ga- 
sà F, gayjo S, gçyô V], s. m. — Gar- 
çon. Premîn -, premier g. (garçon 
d'honneur). 

— sans pièce et fège sans bijin 

Ont bé charcheu, n trcuvront rijîn, 
g. sans place et fille sans bien, ont 
beau chercher, ils ne trouveront 
rien. — In gohhon d' trin val ène bâ- 
céle dé fivin, un g. de paille vaut 
une fille de foin (l'un vaut l'autre) V". 
Guèhieu [g^yyœ LandrolfJ, s. m. 

— Gésier. 

Guéjes [gës . . gén.], s. m. pi. — 
lo Gages, salaire des domestiques. 
2^ Sûreté. Dobes -, double sûreté. 



Guélâd Igëlâ V\, s. m. — Gueuhird. 
Voir GueOlâd. 
Guèlbeûrt {gelbœi- Héchy], n. pr. 

— Guerbert. 

Guéle, voir Gueule. 

Guèlètc \gelet M, /, P, N\, s. f. — 
(ialelle. 

Guèletot {(/(^llo V], s. m. — l'^lui 
à aiguilles. Voir GuGuycté. 

Guéléye [gëlëy \'\, s. f. — Cri sau- 
vage. 

Guelite \gelit M \, s. f. — Brelan 
d'honneur à certains jeux. 

Guèmeune \gçmœn M, gçmçn /, P\, 
s. f. — Gamine. 

Guèmeunerèye [gçmœnrëg M, N, 
gçnujnrëy I, P\, s. f. — Gaminerie. 

Guenat [gêna M, N], s. m. ~ Lieu 
en friche; guéret. 

Guène [gçn I, P\, s. f. — Plancher 
mobile au-dessus de l'aire de la 
la grange. 

Guène \gen M, /], s. f. — Bête 
edlanquée. 

Guène [gçn M, I, P], s. f. - Char- 
à-bancs. 

Gueniche [genis M, N, S, gçnis I, 
P, F], s. f. — lo Guenille. 2^» Femme 
malpropre, de mauvaise vie. S'* s. f. 
pi. Affutiaux. 

Guèrantir [geràtT(r) gén.], v. tr. — 
Garantir. 

Guèrdîn [gerdî M\, s. m. — Gredin. 

Guèrdyin [gçrdyè M, I, P, N], s. 
m. — Gardien. 

Guère [gër gén. (gyçr V)], s. f. — 
Guerre. Grand vont, grande guière, 
grand vent, grande guerre X. 

Guèrène [gçrçn M, I, P, N], s. f. 

— Garenne. 

Guèrgater [gçrgatë> . . M, N, guer- 
gote . . I, P, gargptœ . . F, S], v. 
intr. — Grelotter de froid. Les 
vieux Messins disent encore aujour- 
d'hui Gargoter. 

Guèrgaycu [gçrgayœ M], v. intr. 

— Gargouiller. Voir Groûyeu. 
Guergotè, voir Guèrgater. 



GUÈ 



516 



Guèrguéne, voir Guèrguinne. 

Guèrguèsse [(jqrgqs M, I, P, N\, 
g, f. _ lo Carcasse; homme très 
maigre. 2" Pantalon usé. 3« Guêtre. 
Is maiînt zous chausses et zoiis -, 
ils mettaient leurs chausses et leurs 
g. (ils voulaient s'en aller). 

Guèrguinne \(jej(jèn M, /, (/çrgën 
1\ (içrgcn-gqrgën N\, s. f. — P Gorge; 
gosier. Èraser le ~, arroser la g. 
(boire). 2« Caquet. 

Guéri [gëri V|, part. pass. — Ne 
se rencontre que dans l'expression: 
5'/o -, soleil qui ne donne pas 
beaucoup de chaleur. Lo s'io - po 
injôlc lés nui v'tis, le soleil g. pour 
faire geler les mal vêtus. 

Guèriat, Guèriot \gerya M, N, ge- 
ryç I, P, geryo V], s. m. — Grillon. 
Voir Grèyat. 

Guériote \geryot V], s. f. — Sorte 
de prune. Voir Griate. 

Guérioté [gcryçle V], s. m. — Sorte 
de prunier. 

Guérir {gerï(r) gén. (gçrJr-djçrJr- 
dyçrïr S)], v. Ir. — Guérir. 'L at gué- 
risse, elle est guérie. On dit aussi 
Garir. 

Guérite \gerit M, /, P, F, N, S], 
n. pr. — Marguerite (non familier). 

Guèrlotè [gçrlote . . /. P\, v. intr. 

— Grelotter. Voir Gueurlater. 
Guèrmanje [germas X, S\, n. pr. 

— Guermange, vill. de l'arr. de Chà- 
tcau-Salins. 'L at i r'té ci' -, il est 
un râteau de G. (il ne mange guère). 

Guèrnadiè \gernadye I, P], s. m. 

— Grenadier. Voir Gueurnadieu. 
Guèrné, Guèrni [gçrne F, gçrni- 

gerne V\, s. m. — Grenier. Voir 
Gueurnîn. 

Guèrnimant \gçrnimà M, I, P\, s. 
m. — Garnement. / méchant -. 

Guèrnoye, Guèrnouye {gçmoy I, 
i^ gernny F, gçmny V|, s. f. — Gre- 
nouille. Voir Gueurnaye. 

Guèrnoye, Guèrnouyer {gçrnoyç 
. . /, P, gnermnjc VJ, v. intr. — 



GUE 

Dissiper en bombance. Voir Gueur- 
nayeu. 

Guèrwéje [gqrwcs .V], s. m. — Va- 
gabondage. Aler an -, aller en v. 
(vagabonder). 

Guèsalicu [gqzalyce . . M, /], v. 
intr. — Gazouiller; jaser; bavarder. 

Guèskèrèt [geski^re M, /], s. m. 
— Homme maigre, sec; gringalet. 

Guèssèle [gcsel Ottange], s. f. — 
Ruelle. 

Guète [gçt gén.], s. f. — 1» Guet. 
Été è ifâre) lé -, faire le guet; faire 
sentinelle; être placé en faction. 
2" Tocsin, (loûncr lé -, sonner le t. 

Guète \get M, I, P, F, X, get-djçt- 
dyct S], s. f. — Guêtre. 

Guèter [gçtëi . . M, I, P, F, .V, 
djete-dyçtç . . S], v. tr. — Guetter. 

Gueûgni {gœni S], v. tr. — Cogner. 
Voir Gûgneu. 

Gueuhon (Faus) [gœ-fô (/o) X], s. 
m. — Trachée artère. 

Gueûlâd ]gœia . . 3/, /, P, F, X, 
gœlà-djœld-dyâ'là . . .S, gclâ VJ, s. 
m. — Gueulard. 

GueOlâye \gœlay . . M, I, P, F, 
X, gâ'lày-djœldy-dyœlày . . S, gëlëy 
V\, s. f. — Gueulée, cri sauvage, 
hurlement. 

Gueule \gœl M, /, F, F, X, gœl- 
djœl-dyévt S, gël V|, s. f. — Gueule; 
par ext., bouche. 7" an-n-é manti pé 
lés trante-six dants d' té -, tu en 
as menti i)ar les trente-six dents de 
ta g. / n faut m' pus (/' - de fomc 
dans cune mauhon que d' - de fohh, 
il ne faut pas plus de g. de femme 
dans une maison que de g. de four. 
lïvcr lé - come i chîn qu hille, 
ouvrir la g. comme un chien qui 
hurle. — 'L ot sis se gèle come lés chins 
sis zôs pétes, il est sur sa g. comme 
les chiens sur leurs pattes (c'est un 
gueulard). On wot bin pé se hédene 
iju'i n'ot nV trouunint po lé gelé, on 
voit bien par sa bedaine (ju'il n'est 
I pas paresseux pour la g. (c'est un gros 



GUE 



317 



GUE 



mangeur) V. Giiele dons giiêle, sèt' 
pètes et qwcte orôijes? — Le chète 
que minje dons tè cocote. Gueule 
dans g., sept pattes et quatre oreilles? 

— Le chat qui mange dans la mar- 
mite à trois pieds (devinette) V. 
2® Ouverture d'un sac. On li bèije se 
sèc qui deût /'/im, la - an-n-avant 
on lui donne son sac qu'il doit tenir, 
l'o. en avant F. 

Gueuler [gœlci . . M, I, P, F, N, 
gœlç-djœle-dijœle . . S, gèle V], v. 
intr. — P Gueuler; hurler; braire; 
mugir. 2^' Se disputer en criant 
fortement. 

Gueuleté [//œZ/ë' Aboncourt], s. m. 

— Etui à aiguilles. Voir Gueuycté. 
Gueûléye [gœlëy Azoudangc], s. f. 

— Bon dîner. 

Gueîinat [gœna M, N], s. m. — 
Gueux; malheureux. 
Gueurdîn [goerdï M, /, N], s. m. 

— Gourdin. 

Gueurlat [gqerla M], s. m. — Grelot. 
Ne s'emploie que dans l'expression: 
Èiuêr' dés - , avoir mal aux cheveux. 

Gueurlater [gqerlatëi M, gçrlotç . . 
/, P, griïlote . . S], v. intr. — Gre- 
lotter. 

GuGurluchon [gœrlûsô M, /], s. m. 

— Niais, imbécile. 
Gueurnadicu [gqernàdijœM, N,guer- 

nadye I, P], s, m. — P Grenadier. 
2« Pou M. 

Gueurnaye [gqernay M, N, gernoy 
/, P, gernuy F, gœrnuy-djœrniiy- 
dyœrmiy S, gçrnûy V], s. f. — Gre- 
nouille. Vahhe - , g. verte (rainette). 
Quand' lès - èront dés quâives, 
quand les g. auront des queues 
(jamais). / n'ai m' cause qu' lés - 
n'ont pwint d' quâwes, il n'est pas 
cause que les g. n'ont pas de queues 
(il n'est pas malin). 

Gueurnayeu [gœrnayœ M, N, gçr- 
noye I, P, gœrnuyi-djœrmiyi-dyqer- 
nuyi S, gernuy e^yce Y], v. tr. — 
Dissiper en bombance. 



Gueurné, voir Gucurntn. 

Gueurnîn [gcernî . . M, /, P, N, 
gern i-gçrnye F, g(vrnë-gcrrn i-djœrn i- 
dyiyvni . . S, gernc \l s. m. — 
Grenier. 

Gueurnouye, Gueurnouyi, voir 
Gueurnaye, Gueurnayeu. 

Gueûs [gœ M. /, /\ F, N, gœ-djœ- 
dyœ S\, s. m. — 1« Gueux. 2» Sobri- 
quet des habitants d'Ars près de 
Metz. 

Gueuyàde Igœyàt M, N], s. f. — 
Coups de pieds, ruade. 

Gueuyat [gœya M, h\ geyo /, P, 
gaya S, geyg-geyô V], s. m. — P Bille 
de bois que l'on suspend au cou 
des bêtes pour les empêcher de 
courir. 2« Bâton court dont se 
servent les vachers pour conduire 
le bétail. 3« Ossements. ! le paure 
jans, corne vos-otes frihlie, vos vivrâz 
co bin vint-ans!— Couche té, niant, 
dons vint-ans, n-èré lontams qu'on 
n-èroch'ré dés nehhs èvo mes -, oh 1 
la bonne femme, comme vous êtes 
fraîche, vous vivrez encore bien 
vingt ans. — Tais-toi, non, dans 
vingt ans, il y aura longtemps qu'on 
abattra des noix avec mes osse- 
ments (autrefois, il avait des ossu- 
aires dans tous les villages) V. 

Gueuyate [gceyat M], s. f. — Petite 
quille. Fâre dés -, faire de petits 
cacas pointues. Se dit des enfants. 

Gueuyatine [gtfyatin M, N, g^yçtin 
/, P], s. f. — Guillotine. 

Gueuye \gœy M, N, gçy L P, gKg)- 
dMy)-dyî(y) S], s. f. - 1« Quille. 
2o Jambe. Route tés - rf' tolè, ôte 
tes jambes de là. 3« Excrément hu- 
main ; petite crotte de brebis, de 
lapin. 

GuGuyemate [gœymat iV], s. f. — 
Coureuse, fille qui fréquente les 
garçons. 

Gueuyeté [gœytëi M, N, gqeltêi 
Aboncourt, geylë^ /, P, gaytëi-galtëi 



318 - 



GUE 



GUÈ 



. . 5, geltç-geyto V], s. m. — FAui 
à aiguilles, à épingles. 

Gucuyeu [f/ffi/cp • • M, -V, gçije I, 
P, giyi-djiifi-dyiyi S\, v. intr. — 
Huer; donner un coup de pied. 
Se dit des hommes et des animaux. 
/ gueuijc corne i ch'vaii, il rue comme 
un cheval. 

Gucvè \gre V], s. m. — Cuveau. 
Voir KcuYé. 

Guèyant [geijà S], adj. — Gluant. 
Voir Guiâyant. 

Guèyird \gcijar . . gén.], s. m. — 
Gaillard. 

Guèyat [gqija M, X, geijo I, P], s, 
m. — Petite poire grise. 

Guèyat [gcyci M], s. m. — Fromage 
sec qui se fait dans le pays Messin. 
Voir Guèyîn. 

Guèyaume [gcyôni M, I, P, X], n. 
pr. — Guillaume. Voir Wèyaume. 

Guèyc, voir Gueuye. 

Guèyè, voir Gueuyeu. 

Guèyène, voir Guèyeune. 

Guèyerèt [geyre M], adj. — Guil- 
leret. 

Guèyeté, voir Gueuyeté. 

Guèyetot, voir Gueuyeté. 

Guèyeune \gqyœn M, X, gçyçn I, P\, 
s. f. — Vieux couteau. 

Guèyeune \gçy(yii M, X, gcyçn l, P\, 
s. f. — Gène; misère. Triiuicr le - , 
traîner la gène. 

Guèyîn \gçyî . . M, I, P, X], s. m. 
— Fromage qui se garde, par oppo- 
sition au Molat freuméje, fromage 
mou qui ne se garde pas. Il est 
préparé avec du lait caillé. On le 
met à égoutterdans une forme ronde 
en bois (Hhenon), revêtue intérieure- 
ment d'un linge à travers lequel 
s'écoule le petit lait; on le place 
ensuite sur une volette. Pour (pi'il 
soit li'ès bon, il faut d'alx^rd doiuuM- 
un coup de couteau à travers la 
masse du lait caillé, dans le pot de 
grès où il s'est formé. Par cette 
fente, le petit lait s'écoule au fond 



du pot. On ne met ensuite dans 
le HhGnon que la partie supérieure 
du pot, c.-à-d. la crème et le lait 
caillé non mélangé de petit lait. 
Quand le fromage est suffisamment 
.sec, on enlève le linge et on sale 
et poivre les deux faces ainsi que 
les cotés. Le fromage est mis ensuite 
à sécher sur un lattis (Hariante, 
Hhieulate, Lètâye) suspendu au pla- 
fond de la chambre. Si on le mange 
dans cet état, il s'appelle Trangnat. 
Quand il est bien sec, au bout de 
quinze ou vingt jours, on l'empile 
avec d'autres dans des pots de grès, 
ou on les enveloppe de pailled'avoine 
et on les dépose dans un cuveau ou 
dans un endroit obscur et sans air. 
Quelques ménagères le suspendent, 
simplement recouvert d'un linge, 
dans retable, au-dessus de la tète 
des vaches, pour qu'il reçoive leur 
chaude haleine. Le Trangnat ne 
tarde pas à passer et à prendre une 
consistance crémeuse et une cou- 
leur jaunâtre; il change alors de 
nom et devient Guèyîn. Aux en- 
virons de Metz, les Guèyîn sont ap- 
pelés beafsteaks de Failly (près Metz). 
A de Lazarque, op. cit., p. 243. 

Guèyon, Guèyot, voir Gueuyat. 

Guèys' \gçys S, V], s. f. — Chèvre. 
Voir Gays'. 

Guèzète, \gezel gén.] s. f. — Jour- 
nal. Le [orne le at pis qu'ciinc ~ , 
celte femme est pire qu'un j. 

Guèzctieu \grzly(r . . M, I, P, .V], 
s. m. — .Journaliste. 

Guèzon \gçzQ M, /, djçzô-dyc:ô S], 
s. m. — Gazon. Èrondir so -, ar- 
rondir son g. (son pré, ses champs, 
sa l'oi'tunc) V. Voir Wèzon. 

Guczoyc Igçzoy M, I ]. s. f. — 
Bouche, (.oiilihc tè -, tais ta b. 
(tais-tois!^. 

Guèzoycu [gçzoycr . . M. I. P, X, 
gdziiyi F, S, gozuyc,-y(V V\, v. intr. 
— Gazouiller. 



Gua 



319 



GUI 



Gugnc Igûfi 3/, /, iV], s. f. — Bouloir, 
perche qui sert à gratter le fond de 
l'eau (terme de i)èclîe). Voir Guigne. 

Gugne [giiri M, /, P, N], s. f. — 
Espèce de plante qu'on mange en 
salade. 

Gûgne [giul M, /, P, N\, s. f. — 
Truble. 

Gûgneu [giinœ . . M, I, P, F, N], 
gœni S\, v. tr. — l'' Cogner; pousser, 
bousculer; maltraiter. 2<» Frôler. 
'i^ Se servir du bouloir. 

Gugnon \giind M, I, P, F, iV], s. 
m. — Guignon. 

Gûgnon Ignnô M, /, P, N], s. m. 

— Coup, heurt. 

Gugusse Igiigiis M, I, P, F, N], n. 
pr. — Auguste (terme familier). 

Guiâdine, Guiâdinète \ggâdin-ggâ<^- 
din, ggâdinçt-ggdodincl S, gyïidinet V], 
s. f. - 1« n. pr. Claudine. 2*^s. f. Narcisse 
(fleur). Voir Guiaudine, Guiaudinète. 

Guiand \gija M, I, P, glà F, dyà- 
gyà N, djà-dyà S, gyâ-dyà V], s. m. 

— Gland. Vive corne i salpete et 
farine corne i guiand, vive comme 
du salpêtre et ferme comme un g. 
vSe dit d'une femme vigoureuse, 
alerte. C. H., V, 292. 

Guiane [g y an M, gyon /, P, glçn 
F, dyan-gyan N, djan-dyan S, dyôn- 
gyôn V], s. f. — Glane; gerbe; botte. 

— d'eugnons, d' cârates, b. d'oignons, 
de carottes. 

Guianer \gyanê' M, gyone . . /, P, 
glenœF, dyanœ-gyanœ N, djane-dyanç 
. . S, djône-gyônç V], v. tr. — Glaner. 

Guianou [gyanu M, gyçnu . . I, P, 
glçnoiv F, dyanu-gyanii N, djami-dya- 
na 5, dyônu-gyômi V], s. m. — Gla- 
neur. J'imine miens veûr i loup qui 
-, j'aime mieux voir un loup qu'un 
g. (il ne se contente pas de ramas- 
ser les épis, il tire aussi souvent 
aux javelles). 

Guiariate [gyaryat M, gyoryot F, 
P, dyavyat-gyaryat N], s. f. — Glo- 
riette, pavillon de verdure. 



Guiarîous \gyaryu il/, gyovyu . . î, 
P, glovyow F, dyaryu-gyaryu N, djôr- 
yu-dyôryu S, dyôru-ç/yôru V], adj. — 
Glorieux, fastueux, fier, orgueilleux. 
/ - sans V sou, un orgueilleux sans 
le sou. — Lés diôrious d' Riche, les 
orgueilleux de Riche, arr. de Chà- 
teau-Salins (sobriquet) .S. 

Guiassînde [gyaslt M, gypsît . . /, P], 
n. pr. — Glossinde (n'existe plus com- 
me prénom). Sinte - , église de Metz* 

Guiat \gya M, N, gyo I, P\, adj. 
— Glouton. 

Guiat \gya M, gyo I, P, dya-gya 
N, dya .. .S], s. m. — P Iris. 2^ Glaïeul. 

GuiatGunerèye \gyalœnrçy M, N, 
gyoteniry /, P], s. f. — Gloutonnerie. 

Guiatous \gyatu M, gyotu . . I, P, 
dyatu-gyatu N, djatu-dyatu S, gyotu 
V], adj. — P Gluant. 2» Humide. 

Guiaudat Igyôda M, gyôdo I, P, 
dyôda-gyôda iV], n. pr. — Claude, 
Claudot. 

Guiaudate [gyôdat M, gyôdot I, P, 
dyôdat-gyôdat N], n. pr. — Claudine. 

Guiaudc, Guiaudiche [gyôt-gyôdis 
M, I, P, glôt F, dyôt-gydt, dyôt-dyô- 
dis-gydt-gyôdisN], n. pr. - P Claude. 
Fiante tés feues è lé Sint Guiaude, is 
rètrèp'ront lés-autes, si ç' n'at m' vahh, 
ç'at dans V sèc, plante tes fèves à 
la St-C, elles rattraperont les autres, 
si ce n'est pas vert, c'est dans le sac 
(quand elles seront cueillies). 2^ Che- 
vêche, chat huant. 

Guiaudine [gyôdin M, I, P, dyôdin- 
gyôdin N, djâdin-dyâdin S, dyâdin- 
gyâdin V\, n. pr. — Claudine. 

Guiaudinète \gy5dinet M, I, P, dyô- 
dinçt-gyôdinct N, djâdinet-dyâdinet 
S, dyâdinçt-gyâdinej V], s. f. — Nar- 
cisse (fleur). 

Guiaudot, Guiaudote, voir Guiau- 
dat, Guiaudate. 

Guiàyant [gyàyà M, gyâyà I, P, 
dyàyà-gyàyà N, djeyà-dycyâ-gyçyà S, 
dyeyà-gyçyà V\, adj. — 1^ Gluant, 
glaireux, visqueux. 2<> Glissant S,V. 



GUI 



- 320 



GUI 



Guiche [gis M, I, P, F, X, S], s. f. 

— Bâton court et pointu aux deux 
bouts, avec lequel on lance la Ga- 
liche. 

Guîche, voir Guïhhe. 

Guiècc Igijçs M, I, P, dijçs-gyçs X, 
d/çs-di/çs S, (hjes-(/ijrs V], s. f. — 
1» (ilace. I jalcût è -, il gelait à g. 
(très fort). Sint Maliâs\ (jiiand-i-n- 
i] c d' le -, / lè casse, qiiand-i n'y 
an-n-è f)us, 7 (ui fût, St-Mathias, 
quand il y a de la g., il la casse, 
quand il n'y en a plus, il en fait. 
2" Miroir. Voir Melu, 

Guièçon [gyçsô M, I, P, dycsô-yycsô 
A", djçsô-dyçsô S, dyesô-gyesô V\, s. 
ni. — Glaçon. 

Guièçu \gyesii M, I, P, dyesii-gycsù 
X\, s. m. — (ilissoire. Voir Gyînssu. 

Guière [gyçr V], s. f. — Guerre. 
Voir Guère. 

Guièsîn \gyçzî M, /], s. m. — 
Graisse de porc non fondue. 

Guiète \gyct M, I, P\, s. f. — Bave. 

Guiète \gyçt V], s. f. — Dartre. 
Voir Dèrbe. 

Guiètenin \gycjm M, X\, n. pr. — 
Glalign\, vill. de l'arr. de Metz. 

Guièter [gyrtë' . . M, I, P\, v. intr. 

— Baver. 

Guièyant, voir Guiàyant. 

Guigne \gin X], s. f. — BoUloir, 
perche qui sert à gratter le fond 
de l'eau. Voir Gugne. 

Guiguitc \gigil gén.], n. j)r. — 
Marguerite (ternie familier). Voir 
Mèrguerite. 

Guïhhe [(f/7x . . gén.], s. f. — Guise. 
Fâre è le -, faire à la g. (agir selon 
le désir de (icpi.). 

Guinâd luinâ V\, s. m. — Gelui 
qui guigne. 

Guînchelat, Guînchelot {gîsUi M, 
X, S, gîslo . . /, P, \'j, s. ni. — 
Guichet. S'enij)l()ie surtout en par- 
lant du gnichet du confessional. / 
m'è bèyeii /' -, il ma donné le g. 
(il m'a fermé le g. au nez). 



Guincheu \gêsœ . . M, I, X], v. intr. 

— Pencher. 

Guindé \gèt M I, P, F, X], s. f. 

— Tringle. 

Guingnant [gèrià M, I, P, X], s. 
m. — Gagneur. 

Guinè [gine V], v. intr. — Loucher. 

Guingnc {gèii M, I, gën P. F, gën- 
gèn X\, s. m. et f. — Gain, salaire. 

Guingnéje \gènês 3/, /, gënê's P, 
gënës-gënës X], s. m. — P Ferme, 
métairie. Voir Wingnéje. 2^ Gain, 
salaire. 

Guingneu \gènœ . . 3/, /, gêne P, 
gafii-gcni X, gêni S, gëne,-nŒ T], v. 
tr. — P Gagner. / giiingne s'n 
aiDÎnne, il gagne son avoine (sa vieV 
An n' gaingne ryin è chinjen, on 
ne gagne rien à changer. 2^ At- 
teindre un but en marchant. Voir 
Wingneu. 

Guingnou [gènu M, I, gënoiv P, 
gcnu-gènn X, gêna S, V], s. m. — 
Gagneur. Grand -, grand bwèvou, 
grand g., grand buveur (qui gagne 
beaucoup au jeu, dépense beaucoup). 

Guîngueurlate \gîgœrlat 3/, .V], s. 
f. - .Sonnette, clochette. 

Guînguérlote [gïgerlol V], s. f. — 
Pompon. Voir Grînguenate. 

Guînguiant \gîgyà . . M, /, P], s. 
m. — P Gland (ouvrage de pa.sse- 
menterie destiné à rester pendant). 
Les - d' zonte haniere, les g. de 
leur bannière. 2*^ Tout objet menu 
(pi'on achète à la foire. 

Guînssyi \gî^yi X\, s. m. — Dé- 
versoir d'un moulin, d'un étang. 

Guiô [gyô" X\, adj. — Dilîicile 
l)our la nourriture, friand. Voir 
Giiiat. 

Guione \gyon I, P, gyon Vj, s. f. 

— (dane. Voir Guiane. 

Guionè \gyonc . . /. P, gyone V], 
v. tr. - (ilaner. Voir Guianer. 

Guionou \gyonu . . /. P, gyonn V], 
s. m. — Glaneur. Voir Guianou. 

Guiôre, voir Guioûre. 



GUI 



- 321 



Guioriote \g\Jorijol I, P], s. f. — 
Glorielte. Voir Guiariate. 

Guiorious, Guiôrous {(/ijorijii . . /, 
P, gijôrii Y], adj. — Glorieux. Voir 
Guiarious. 

Guiossînde {gyosîl . . /, /*|, n. i)r. 

— Glossinde. Voir Guiassînde. 
Guiot [gijp /, 7^1, s. m. — Iris. 

Voir Guiat. 

Guiot \gijo I, P], adj. — Glouton. 
Voir Guiat. 

Guiotènerèyc [gijotçnrêy I, P], s. 
f. — Gloutonnerie. Voir Guiateu- 
nerèye. 

Guiotous \gijotii . . /, P, V], adj. 

— Gluant. Voir Guiatous. 
Guioûre {ggûr M, I, gijowr P, 

ggûr-dijCwr N, glôr La nd ro IT, djôr-dgôr 
S, dgôr-gyôr V], s. f. — P Gloire. 
2o Coquetterie; élégance; luxe. Is 
d'peiinent pus qu'is n'ont, n-y è trap 
d' - dans le mauhon, ils dépensent 
plus qu'ils n'ont, il y a trop de luxe 
dans la maison. 
Guiouron [gyurô Hémilly], s. m. 

— Frelon. 

Guipure [gipuv P], s. f. — Écla- 
boussure. 

Guisse, voir Gusse. 

Guite, Guitinne, Guiton \git-gitcn- 
gitô M, I, gil-gitcn P, git-gitën-gitèn 
N]y n. pr. — Marguerite (terme de 
caresse). Voir Mèrguerite. 

Guïye [gïy S], s. f. — Quille. Voir 
Gueuye. 

Guiyi [giyi S], v. intr. — Ruer. 
Voir Gueuyeu. 



GYI 

Guiyon (mouche a) Igiyô F], s. f. 

— Guêpe. Voir Wépe. 

Gusse [giis M, I, P, F, N, gis-gûs 
S, gis V\, n. pr. — Auguste (terme 
familier). 

Gustin [giislè . . M, /, P, iV], n. 
pr. — Augustin. 

Gwâyàd [gwayà . . M, I, P, F, N, 
gwàyu . . S, \\, s. m. — Gouailleur, 
goguenard, railleur. 

Gwâye \gwày . . M, /, P, F, N], 
s. f. — Plaisanterie, raillerie, bro- 
card. / n' pcssc pèhhonne toccu qu' 
n'ayc se -, il ne passe personne ici 
qui n'ait son b. (dont on ne se 
moque). 

Gwàyeu \gwayœ . . M, /, P, iV], 
V. intr. — Railler, plaisanter. 

Gwâyou, voir Gwâyàd. 

Gwèpe \gwep M, I, P, N], s. m. 

— Gouape (mot injurieux). 
Gwètc lgn)ct M, /|, s. f. — (Choucas. 
Gwohhe \gwox V], s. f. — Gorge. 

Voir Goûhhe. 

Gyînssieu [gyïsyœ . . M, /, P, 
dyïsyœ-dyisyœ-gyïsyœ N, glisi Lan- 
drofT, gyisye,-yœV], v. intr. — Glisser; 
jouer à la glissade. Glissi an kègne, 
g. en canard (accroupi sur les talons) 
LandrofT. Voir Glâyé. 

Gyînssu ]gyîsn . . M, I, P, glisû 
F, dyîsû-gyîsû N, glisë . . 5, V], s. 
m. — Glissoire, sentier de glace sur 
lequel les enfants glissent. Voir 
Guièçu. 

Gyisse [gyis M, I, P, N, g lis F, S], 
s. f. — Haquet de tonnelier. 

Gyissié, voir Gyînssieu. 



21 



Uh 



322 



HAII 



H 



Hâ \ha . . M, /, PI, s. m. — Ecluse. 

Hâ \h(ï . . M, 7, P, X], s. m. - 
Instrument de tonnelier. 

Hâ \hâ M, X], s. m. — Saut, en- 
jambée. 

Habèrsoc Ihdbçrsok V], s, m. — 
Voir Haubresèc. 

Habeurlîn [hâbœrlï-hâbrcvlï M, X, 
habcrlï . . I, P\, s. m. — Panier en 
forme de cylindre, à deux anses, qui 
servait à mesurer l'avoine. 

Hâbieu {hàbijœ M, X, hfibue I, P], 
V. tr. et intr. — 1" Hàbler. 2" Chi- 
caner. 

Hàbiou [Imbiju . . M, I, P, X, hâ- 
blow F, hàblii . . S, V], s. m. — Hâ- 
bleur. Quand-an vijinnent poûrc, an 
vijinnent - , (luand on devient pauvre, 
on devient h. 

Hâblou, Hàblow, voir Hâbiou. 

Hachâd [hasà M, hosâ F, P, hnsà 
. . S], s. m. — Personne qui tremt)le 
de peur en faisant qqch.; maladroit. 

Hachât \Iiasa M\, s. m. — Ilarl à 
l'aide de hujueile on relève une patte 
d'une vache dillicile à traire. 

Hachât \hasa M, hoso I, P], s. m. 

— Hochet. Ç'at i piat gnchhon, 7 
ère i ~, c'est un petit garçon, il 
aura un hochet. Se dit à une grande 
personne (jui s'amuse à dos riens. 

Hachate [Iiasat M, hasol /, />], s. f. 

— Amourette (herbe). 
Hache, voir Hahhc. 
Hache-cul {has kù M, X, hos kii I, 

P, F, Iws ki (kii) S. hos ki v], s. m. 

— Bergeronnette. On dit aussi 
Hache-quâwe M. 



Hache-pat \has pa M, X, hos po I, 
P, hm po S, hos po V], s. m. — 
P Marché à forfait; échange; règle- 
ment d'un compte où chacune des 
pp.rties a cédé qqch. 2^ Vente d'une 
bêle, dont on estime à peu près le 
poids V. 

Hache-quâwG, voir Hachc-cul. 

Haches, voir Hahhes. 

Hacheu \hasœ M, X, hose I, P, hosi 
F, husi S, hosijc-ijœ V], v. tr. — 
Hocher, remuer, secouer; battre. 
Xate vcche hache tojos se qiunve, 
notre vache remue toujours sa queue. 
Mèriânc hache so Daudiche, Marianne 
secoue (bat) son Claude. 

Hachi \hasi F], v. tr. — 1" Hacher. 
20 Tirer à soi. Voir Hècheu. 

Hachote, voir Hachate. 

Hachote 'haiiot F], s. f. — Hachette. 
Voir Hèchate. 

Hadant \hadà M], adj. — Fatigant; 
ennuyeux. 

Hadé \hadci . . .V, X hndc . . /, 
P, F, hôde V], adj. — Fatigué, las. 
/ pieut tos les Jos, fan sus - , il 
pleut tous les jours, j'en suis las. 

Hadcrèye, Hadèsse [hadrcif-hadcs 
M, X, hodrcfi-hodcs /, P, F, hodrcy 
V], s. f. — Fatigue, lassitude. 

Hagone [hui/on Juville}, s. f. — 
l^talon improîM'c à la reproduction. 

Hahâye [hâhai/ . . M, I, P, X], s. 
f. — Hruit, brouhaha, tumulte. 

Hahhc [/kz/ . . M, X, hpx L P], s. 
m. — Peine; chagrin; tracas"; con- 
trariété; mal; malheur. Awer don 



H/\H 



- 523 



Hi\L 



\ 



^, avoir du mal. Que -, quel mal- 
heur I Voir Hak. 

Hahhes {ha^ . . M, N, hçx L P, F, 
V], s. f. pi. — Pommes de terre 
en robe de ehamhre. Biaiiches -, 
pommes de terre pelées et cuites à 
l'eau. — Nâres - , pommes de terre 
cuites en robe de chambre. Elles 
se mangent avec du lait caillé Y. 

Hak \hâk . . M, I, P\, inlerj. - Fi! 

Hak (Rwo don) [hak N\, loc. ver- 
bale. — Avoir du mal. Voir Hahhe. 

Hakate [hakat M, N\, s. f. — 
Racine d'arbre desséchée. Voir Sa- 
cate. 

Hake \hâk . . M, I, P, N, S\, s. f. 
— 1« Pioche à deux dents. 2» Cro- 
chet à deux branches, garni d'un 
long manche, qui sert à sortir le 
fumier des étables et à le charger 
sur une voiture. 

Hakéje [hakës M, N, hçkês . . /, 
P, F], s. m. — Cabotage. 

Haker [hàkëi . . M, I, P, X, S\, v. 
tr. — Piocher. Voir Hawer. 

Hakiate [hakijat M, hokijot /, P], 
s. f. — Petite hotte; petite bottée. 

Haklè [haklç Pontoy], v. tr. — Se- 
couer une porte fermée pour se la 
faire ouvrir. 

Hakleu \haklœN\,\. inir.— Hésiter. 

HalatG \hâlai M, N, halot I, P], s. 
f. — Halette, sorte de coifl'ure sou- 




Paysanne • aycc /a , Hsle/fe ' 



Fig. 36. 

tenue par des lamelles de bois, que 
portent les femmes pendant l'été 



pour se garantir du soleil. A Metz, 
on dit Halète. 

Halâye \]mÏÏn] A/, iV, holâi] /, P, 
/% hdlâij-luilëii S, holêij V], s. f. — 
1'» Averse, ondée; giboulée. Au pus 
groûs (V le - , au plus gros de l'a- 
verse. A Metz, on dit encore au- 
jourd'hui communément Haléye. 
2^ Invectives, injures. 

Halbotâye [halholaij M, N, holbç- 
lâif [\, s. f. — Voiture avec une pe- 
tite charge de foin. Voir Halâye, 
Hotelote. 

Halbran [hàlbrà M, N\, s. m. — 
1» Jeune canard. 2^ Jeune étourdi. 

Halbrené [halhrenëi . . M, I, N], 
adj. — Déplumé. 

Haie \hal . . M, I, P, N, hâl S, 
hôl V], s. f. — P Halle, endroit oiî 
l'on danse le jour de la fête du vil- 
lage. 2« Four banal. 

Hâle \hàl . . gén.], s. m. - P Haie. 
Au printemps, quand le soleil com- 
mence à devenir plus chaud, les 
jeunes fdles cherchent à embrasser 
un garçon en disant: Peut mâle, 
prands m' hâle, vilain mule, prends 
mon h. A quoi celui-ci répond, en 
les embrassant à son tour: Peute 
femèle, je irC dèhèle, vilaine femelle, 
j'ôte mon h. Des deux côtés, on croit 
avoir moins à souffrir, pendant la 
belle saison, des rayons du soleil. 
Que grand -, quel grand h. (quelle 
grande sécheresse) I - de mars, 
piôwe d'èvri, roseije de mey, fèt tortot 
ranvèrdi, h. de mars, pluie d'avril, 
rosée de mai fait tout reverdir (A yrz- 
court). 

Halé {halëiM, N, hoWI, P, F\, s. 
m. — Monticule. 

Halé [halëi M], adj. — Hâlé. Se 
dit aussi du pain dont la tranche 
est séchée. 

Halé [haW M, N], s. m. — Hallier, 
fourré d'épines et de broussailles. 

Halé {halëi M], s. m. 
Voir Hali. 



Hangar. 



HftL 



324 - 



HRL 



Haléjc [halës M, X, hçlës . . I, P, F, 
5, V], s. m. — Ebranlement, secousse. 

Halcmandéje [halmàdës M, X, S, 
holmàdcs . . I, P], s. m. — Langage 
allemand; baragouin. 

Halemander [halmàdc' . . M, X, S, 
hdlinàdrc Pontoy, holmàdrç . . I, P, 
F, hplnuide Y], v. intr. — P Parler 
allemand; baragouiner. 2° Parler 
d'une manière inintelligible, incom- 
préhensible. 

Haléne [ludën M, I], n. pr. — 
Hélène. 

Haler [halëi . . M, X, holç . . /, P, 
F, S, V], V. tr. — l** Secouer un 
arbre pour en faire tomber les fruits. 
- des pwércs, secouer un poirier 
pour en faire tomber les poires. 
Xas qwclchcs sont hidâyes, on a fait 
tomber les prunes de nos arbres. 
2^ Frap})er, battre. Fi/îne è bramant 
haie s'il orne, Joséphine a bien rossé 
son mari. 3" Dire; conter. Yens ni\in 
haleûz dès raiimeiisses, vous m'en 
contez des lamentations (des his- 
toires)! Qiiat ç' qii'i haie tolè, qu'est- 
ce (ju'il conte là? 

Halerasse [haïras M, X, holros I, 
P, F\, s. f. — 1» Prune printanière 
et commune, ainsi surnommée parce 
qu'on la fait tomber en secouant 
l'arbre: elle ne vaut pas la peine 
d'être cueillie. 2^ Arbre qui porte 
ces prunes (Pontoy). 

Halerassi \halrasi M, X, holrosi I, 
P, F], s. m. — Prunier qui porte 
des Halcrasses. 

Halére [halêr M, X, S\, s. m. - 
Buse; émerillon; oiseau de i)roie en 
général. Voir Hôle, Hûlàd, Hùléye. 

Haletâd \hallà M, X], s. m. — 
P Traînard. 2*' Ma la droit. 

Halète, voir Halate. 

Hali \hali-halii M, X, S, holi-holii 
F, P, holi Y], s. m. — Hangar sous 
lequel on remise les voitures, char- 
rues et instruments aratoires. Voir 
Halé. 



Halkegncu [halkenœ M, holkçne- 
holkqne . . I, P, holkinœ F], v. intr. 

— 1° Piétiner sur place ; ne pas avan- 
cer dans son travail. 2» Hésiter. 
Xe halkegnenr meu tant, ç'at ëiy on 
niant, n'hésitez pas tant, c'est oui 
ou non. 

Halkegnou [halkefui M, holkenu I, 
holkenâ-holkenoiv P], s. m. — PChi- 
potier, lambin, mauvais ouvrier. 
2" (Adtivateur qui ne soigne pas bien 
son labour. 

Halo {hdlô . . Sy Y], s. m. — Hanne- 
ton. Voir Heulat. 

Halossiè {halosye I, P\, s. m. — 
Alisier. 

Halote, voir Halate. 

Haloter [halotëi . . M, X], v. intr. 

— Branler. Voir Holier. 
Haltâde [haltat . . M, I, P, X], s. 

f. - Halle. 

Haltatàd [haltatâ Y], s. m. — Per- 
sonne étourdie, irréfléchie. Pèrnèz 
wâde, i iw tortot vos câssè, ç'ot in 
-, prenez garde, il va tout vous 
casser, c'est un étourdi. 

Halwer [halwë' M, haUvce . . X], 
V. Ir. — Berner; secouer. On saisis- 
sait par les pieds et par la tète une 
personne, jeune homme ou jeune 
lille, on la soutenait un peu au-des- 
sus du sol pour permettre à un troi- 
sième personnage, le plus souvent 
un enfant, de passer dessous. La 
personne en question pouvait être 
assurée qu'en faucillant le froment 
dans le courant de la j)rochaine mois- 
son, elle soulfrirait d'un violent mal 
de dos, à moins cju'on ne lui fit 
subir, une seconde fois, la même 
ojiération. 11 était indispensable cpie 
toutes les personnes qui se glissaient 
par dessous fussent d'un autre sexe 
(pie la j)crsonne qui subissait l'opé- 
ration. La coutume était primiti- 
vement restreinte au l'"'" mai, mais 
elle s'est étendue au mois tout en- 
tier. Dans la suite, cet usage fut 



Hi\M 



325 



pratiqué dans n'iniporlc (iiiello sai- 
son (îe rannéc et à n'imi)ortc (lucllo 
occasion. Voir Holmcr, Hiâna». 

Hâmande {hainàl ^'én.], s. f. — Se 
(lit d'une feiunu^ (jui se plaint tou- 
jours. 

HambiGU [lulbijœ . . M, /, N], v. 
intr. — Faire de grandes enjambées. 
R'wâlc corne i hnmhciujc rcîidc, re- 
garde comme il fait de grandes en- 
jambées. 

Hambotè {hàbolç V], v. intr. ~ 
Faire un bruil de claquet, par ex. 
quand on porte des sabots trop larges. 
Quand lés pieds hambolont dons les 
soles, on dèkèsse zds châssotcs, quand 
les pieds ont trop de place dans les 
souliers, on déchire ses bas. 

Hamboyeu [hàbçijœ . . M, I, P\, 
V. intr. — Chanceler sur ses jambes. 

Hâmer \hànwi . . gén.], v. intr. — 
Se plaindre continuellement. 

Hâmochc [hâmos V], s. f. — Gaule. 

Hâmochier [hâmosije^-ijœ V], v. tr. 

— Gauler. Se dit surtout des fruits 
qu'on dérobe en les abattant avec 
une gaule. 

Hanàhhe {hamix V], s. m. — Bruit. 
Voir Hènàhhe. 

Hanche [hàs F\, s. f. — Hanche. 
Voir Hinche. 

Handè \hàdq Albrechwiller], adj. 

— Fatigué. Voir Hadé. 
Handelate [hàdlai M, hàdlçt I, P\, 

s. f. — Petit balai fait avec des 
plumes ou des fleurs de roseau. 

Handeléje [hàdlës . . M, I, P, N, 
S], s. m. — Balayage. 

Handeler [hàdW . . gén.], v. tr. — 
1^ Balayer. Si chèkîn hand'leût d'vant 
s' tity i freCd mont bé, si chacun ba- 
layait devant son toit (sa porte), il 
ferait très beau (que chacun s'oc- 
cupe de ses propres affaires). 2^ Net- 
toyer l'écurie F. I faut - nos c h' vans, 
il faut aller enlever le fumier de nos 
chevaux. 



HHN 

Handelére, HandcleûrG, voir Han- 
delûre. 

Handelûre \hàdlfir . . M, f, P, N, 
hàdlœr S, hàdlër-hàdrêl Y], s. f. — 
Hnlai. Taid qn'eune - at nieune, èle 
Iiandeule bcun', tant qu'un balai est 
neuf, il balaie bien. — O' n' sèrât 
haijer èl eè é j)is ^/' çaid })ètes ? — Le 
ïuindlere. Ça ne saurait marcher et 
(,'a a plus de cent pattes? — Le balai 
(devinette). Voir Rèmon. 

Handcréle, voir HandclûrG. 

Handéye [hàdëi/ S\, s. f. — Chilfon. 

HandilcrTe {hâdilrJ V\, s. f. — Ba- 
layure. On-n-immoune le - di gnèrné 
dons lés j)réSy on emmène la b. du 
grenier dans les prés. 

Hangyi [hàgiji Azoudange], v. tr. 
— Mettre à la porte, chasser. Voir 
Handeler. 

Hanlin \hàlè N], s. m. — Haleine. 

Hant \hà gén.], s. m. — P Habi- 
tude de fréquenter. 
Èle voûreCd dejè qu' so bel èmorous 
Chèrcheusse vit' mant d'awè i ^ cheuz 

zous. 
Elle voudrait déjà que son bel amou- 
reux cherche vite à avoir l'entrée 
chez eux. G. H., I, 112. 2" Habitude 
de faire qqch. V". 'Le/'- de s' mou- 
chier ovon ses dwoys, il a l'h. de se 
moucher avec ses doigts. Oivor V - , 
être le maître. Çot mi qu' e /' - 
dons le mâhon, c'est moi qui suis le 
maître chez moi V. 3*^ Droit, servitude 
acquise. J'â/'- dans zoute alâye, yai 
le droit de passer dans leur corridor. 

Hantéje [hâtés . . M, I, P, N\, s. 
m. — Fréquentation. 

Hanter [hàtê' . . gén.], v. tr. — 
Hanter, fréquenter. 7'c/ an hantent, 
tel an d'uyinnent, tel on hante, tel 
on devient. 

Hapâye [hapây F], s. f. —Happée. 
Voir Hèpâye. 

Hâpe [hàp . . gén.], s. f. — Dévi- 
doir qui sert à mettre en écheveau 
le fil de la bobine. Voir Jalwantc. 



— 326 - 



H/\P 



HRR 



Hapè [hape . . F, S], v. tr. — Hap- 
per. Voir Hèpcr. 

Haquat, voir Haquiat. 

Haquiat \hakija M, hokijo I, P, ha- 
ka-hakya N, hçka S, hçkç V], s. m. 

— P Choc, heurt, cahot. 2» Hoquet. 
Vos-âz V hoqiiot, vos v'nèz (jraiid, 
vous avez le h., vous devenez ^^rand. 
Se dit aux enfants Y. 

Haquicu [hakijœ M, N, hokije I, 
P, hçkç . . S, Vj, V. tr. -^l'o'Se- 
couer, frapper. Haqiiciiyc l'ohh et le 
ch'viijate cheûrè, secoue la porte et 
la chevillelte cherra (conte du petit 
Chaperon rouge). 2^ v. intr. Branler. 
J'â i dant qii' haqiieuye, j'ai une 
dent qui branle (qui se déchausse). 
3^ Avoir le hoquet; bégayer; bre- 
douiller. 

Haquieu [liakyœ M, hçkijq I, P\, 
V. intr. — Tricher; agir sans fran- 
chise; quereller. 

Haquicu \hak[jii M, N, hpkijii . . I, P\, 
s. m. — PBaragouineur. 2'^Chicanier. 

Harâcot [/ïarâA"p5J,n.pr. — Harrau- 
court, vill. de l'arr. de Chàteau-Salins. 

Harang [harà F, S], s. ni. — Ha- 
reng. Voir Hèrang. 

Hâre [hàr . . gén.], interj. — Cri 
adressé aux chevaux pour les faire 
tourner à gauche. Voir Hâreum'. 

Harègne \harçn S], s. f. — Dispute. 
Voir Hèrègne. 

Harer \Ii(irc' M\, v. tr. — Exciter, 
animer, irriter. 

Hâreum [luinym M, N, hârem I, 
P, F], interj. — Cri du voiluiier 
pour faire aller le cheval à gauche. 
Voir Hâre. 

Hârcumer [hàr(œ)mc' . . M, X, luir- 
mç I, P\, v. intr. — Tirer à gauche. 
Se dit des chevaux. 

Hargnàd [harnà . . S], adj. — Har- 
gneux. Voir Hèrgnous. 

Hargot \har(jo S, hoiujo V], s. m. 

— Cahot. 

Hargotaye {haryolâi/ . . F, S\, s. f. 

— Petit charretée. Voir Hèrgatâye. 



Hargotè [hargotç . . S], v. intr. — 
Bredouiller. Voir Hèrgater. 

Hargotier [hargotije lang. pop. 
mess.], s. m. — Mauvais charretier. 
Voir Hèrgatieu. 

Hariande [harijàl . . M, I, P, K, SJ, 
s. f. — Lattes clouées à la porte, 
au-dessus du fourneau, au plafond 
de la chambre, de l'écurie; elles 
servent à suspendre du lard, des 
ustensiles servant à la culture, etc. 

Harieu \harijœ . . gén.|, v. tr. — 
P Vexer, tourmenter; défier, provo- 
quer. 2^ Déranger, gêner S, V. 

Harignâd [harinâ F\, adj. — Har- 
gneux. — Voir Hèrgnous. 

Harka» [harkœ F\, v. tr. — Ratisser. 

Harke [Iiark F], s. f. — Hatissoire. 
Voir Hèrke. 

Harkenâd, Harkinàd [harkçnâ-har- 
kinâ . . .SJ, s. m. — Chicanier. Voir 
Hèrkcgnàd. 

Harkenè [harkçne . . .S], v. tr. — 
Taquiner. Voir Hèrkegneu. 

Harkiboyes [harkiboij S], s. f. pi. — 
Nippes. Voir Hèrkibayes. 

Harlat|/îar/a M\, s. m.— Hanneton. 
Voir Heulat. 

Hâron \hùrô . . gén.], s. m. — 
Héron. 

Harotc \harol F, S], s. f. — Hari- 
delle. Voir Hèrate. 

Harpi [harpi F\, v. tr. — Herser. 
Voir Hrrpieu. 

Harpouyâd [harpmjâ . . 5], s. m. 
— Personne querelleuse, batailleuse. 
Voir Hèrpoyou. 

Harpouyi [luirpuiji S], v. tr. — 
Arracher. Voir Hcrpoycu. 

Harsèle [harsçl F\, s. f. - Paille 
hachée menu. Voir Hèrseulc. 

Hartâd {hurla . . gén. {hçrtâ . . 5, 
V)], s. m. — 1" Laboureur mal écjuipé 
et cpii est toujours en retard jmur 
ses récolles. 2" Homme sans fortune 
(jui, jiour vivre, va en journées 5. 

Hartâd {luirlil . . S], s. m. — Per- 
sonne qui clenche à plusieurs re- 



HHR 



327 



HAT 



prises à une porte fermée et s'ef- 
l'oree de l'ouvrir. 

Hartchcnâd [hartsrnâ S\, s. m. — 
Cliieaneur. Voir Hèrkcgnad. 

Hartchcnè \Ii(irlsriie . . S], v. tr. 

— Tjuiiiiuer. Voir Hèrl^Ggncu. 
Marier {Mrlë' . . S\, v. intr. 

Clenchcr à plusieurs reprises à une 
porte et s'elT'orrer de l'ouvrir. 

Hâscvéte (è le) \h(lznêt V\, lor. 
adv. — A la légère. Fcrc cqiie è le 
-, faire qqeh. à la lé<^ère, négli- 
gemment. Voir VasscqueveuyG. 

Hasi \h(tzi N\, adj. - Qui branle, 
qui hoche, qui ballotte. 

Hasiâd \hmijà . . gén.], s. m. — 
Personne ou animal qui s'agite, qui 
remue sans cesse. 

Hasieu {hazijœ M, N, hçzijç I, P, V], 
V. intr. — Hésiter. 

Hasieu \hàzijœ . . M, I, P, iV, S], v. 
tr. — Exciter, agiter, secouer, re- 
muer. Voir Heussieu. 

Haspouyi (so) [haupuiji F, S, hçs- 
piujc Vj, Y. pron. — Se chamailler, 
se battre. 

Hàsse [/iâ.s' . . S, V\, s. f. — Hausse. 
Voir Hausse. 

Hàssemant [hâsnià . . S, Y], s. m. — 
Soulèvement. Voir Haussemant. 

Hasseus [Iiasôè F], s. m. — Em- 
barras. Voir Hèsseûs. 

Hâssier [hâsye . . V, 5], v. tr. 

— Hausser. Voir Haussieu. 
Hassiou [hasyii M\, s. m. — Mau- 
vais coucheur. 

Hât [hâ-hâ . . gén.], s. m. et f. — 
Hart. Le - vaut miens que V fègat, 
la h. vaut mieux que le fagot. 

Hât [hâ . . 5, yj, adj. — Haut. 
Voir Haut. 

Hatâye [hatày M, N, hçtmj I, P, 
hçlây-hotcij S, hofêy V\, s. f. — Hottée. 

Hât-bôs [hâhô 5], n. pr. — Montdi- 
dier, vill. de l'arr. de Château-Salins 
(littéralement : Haut-bois). 

Hâte [hat M, N, hçl I, P, F, S, V], 
s. f. — lo Hotte. Vièye -, vieille h. 



(injure). — Vcyc hoir! — Couhhc Ir, 
f nos /;?' m si vvyc que niè vhjc 
hoir, j'c co luo prêmc ki, vieille h.l 
— Tais toi, je ne suis pas encore si 
vieille cpie ma vieille h., j'ai encore 
mon |)renn'er c. (injure et riposte) 
V. Lo çu qu poule le - dan^ c' monde 
eeu /j' /(' pofde meu d(uis rouir, ce- 
lui qui porte la h. (peine, alïliction) 
dans ce monde, ne la porte pas dans 
l'autre. 2" Mesure de licpiidcs (pii 
contient (piaranle litres. Cette hotle 
faite en douves de s:q)in sert à 
transporter le raisin à la vendange 
et le vin au pressoir ou au soutirage. 




Fig. 37. 

Hâte [hat Frémery], s. f. — Fruit 
de l'églantier. Voir Grète-cul. 

Hâte [hât . . gén.], s. f. — Hâte. 
Çou qu'on fèt è le -, on s'm r'pint 
è lohé, ce qu'on fait à la h., on s'en 
repent à loisir (plus tard) V. 

Hâter (so) [hcitêi . . M, I, P, N], 
V. pron. — Se hâter. Voir Èhâter. 

Hateré [hatrë F], s. m. — Hâte- 
reau. Voir Hèteré. 

Hâterèye, Hâtèsse [hàtrëy-hdtçs Af, 
hâtrçy 7, P], s. f. - Hâte. 



Hi\T 



328 - 



HRU 



Hât-îér' [hâ fer S], s. m. — Grande 
scie de menuisier. Voir Haut-fé. 

Haticu [hafyœ M, holijc I, P\, s. 
m. — Personne qui porte la hotte. 

Hâtîn [hâtï . . S, V], adj. - Hau- 
tain. Les - d' Mulcé, les h. de Mul- 
cey, vill. de l'arr. de Château-Salins 
(sobriquet). 

Hâtons [hâtô . . 5, V], s. m. pi. — 
Petit blé. Voir Hautons. 

Hâtou [hrdii . . S, y\, s. f. — Hau- 
teur. Voir Hautou. 

Hâtré [hâtrëi . . S, V], s. m. — 
Bosse; monticule. Voir Hautré. 

Hauboudanje [hdbiidàs N], n. pr. 
— Haboudange, vill. de l'arr. de 
Château-Salins. 

Haubresèc [hôbrçsçk M, habersgk 
V\, s. m. — Havresac; gibecière. Lo 
boqiiion part' lo mèlîn ovon sa habèr- 
soc, le bûcheron part le matin avec 
son h. V. 

Haubwèvèle [hdbivçvçl M, I], n. 
pr. — Habonville, vill. de l'arr. de 
Metz. 

Hauconcot [hôkôkç M, I, P, N\, 
n. pr. — Hauconcourt, vill. de l'arr. 
de Metz. 

Haugondanje [hôgôdàs M, /, P, N\, 
n. pr. — Hagondange, vill. de l'arr. 
de Metz. 

Haulifer [hôlifêi . . M, I, P], v. 
intr. — Bâfrer. 

Hausse [hôs M, I, P, F, X, hâs . . S, 
y], s. f. — Hausse; surenchère. 'L 
è mîns aine -, il a mis une sur- 
enchère. 

Hausse-gadat [hôs (jada M, X, hôs 
(jçdo I, P\, s. m. — Godailleur; 
ivrogne. 

Haussemant \hôsnià M, /, P, F, X, 
hâsiiià . . .S, V\, s. m. Soulèvement. 
'L è dés ^ (/' keûr, d'chhlonicc', il 
a des s. de cœur, d'estomac (nuil à 
l'estomac). 

Haussieu \hôsi;œ . . M, I, P, X, 
luisiji . . S, hâsijv,-yœ V], v. tr. — 



P Hausser; lever; ramasser. 2® Ra- 
masser le menu bois provenant de 
la taille de la vigne. 

Haut [hô M, I, P, F, X, hâ-hCio S, 
hâ V], adj. — P Haut. Ce -, çà h. 
(ici au haut). Pè - et pè bèhh, par 
h. et par bas (par monts et par vaux). 
Chcûr de s' - , tomber de son haut 
(être stupéfait). - lé qiicnve, h. la 
queue (orgueilleux). Fcire lo - , faire 
le glorieux, le hautain. 'L at pus - 
qii' le lére at bèhh, il est plus h. que 
la terre est basse (il est très orgueil- 
leux). — Été hïd, être h. (en haut). 
imt le, h. là (là h.). liât et kiè, h. 
et clair (à haute voix). liât médière, 
c'est-à-dire (voulant dire): J' vos-è 
fèt slrC liât médière que j'consantôr, 
je vous ai fait signe, voulant dire 
que je consentais. liât mis, h. mis 
(plein jusqu'au bord): - mis /' more, 
h. mis le verre (jusqu'au bord). J' 
ons tôt pijin d' fèves, j' in-n-ons - 
èiie grosse ehèrpene, nous avons 
beaucoup de fèves, nous en avons 
une corbeille pleine jusqu'au bord. 
liât on bèhh, h. ou bas (n'importe, 
cela n'a pas d'importance, un peu 
plus, un peu moins). Vitôzcobmure in 
wore, qnât ç' que vos vlâz, dens sons 
- on bèhh, venez encore boire un 
verre, qu'est-ce que vous voulez, deux 
sous h. ou bas (ça n'a point d'im- 
portance). On hât, en h. (sur). Lo 
rtè è ehé on - d' li, le râteau est 
tombé sur lui. Fere lo hât pworé, 
faire le h. poirier (se dresser sur la 
tête, les jambes en l'air) V. Hâte 
rcnomcije vât eintJre doreije, haute 
(l)onne) renommée vaut ceinture 
dorée V. l-jni)loyé comme adv , Hât 
se place à la lin de la phrase. / sâtc 
corne i ehèvriijé -, il saule haut 
comme un chevreuil. 2^ Fier, hau- 
tain. L at " corne lo tams. il est h. 
c'onune le temps (fier). Voir plus 
haut. [V s. m. Butte, tertre. - d' 
frenmins, butte de fourmis (four- 



HHU 



329 



HAY 



milièrc). 4<^Fenil; ^rcMiicr à four- 
rage S. 

Haute-bonote [hôl honçl P\, s. f. 
— Haut bonnet. Sol)ri(|ucl des linbi- 
tants (te Hauconcourt, arr. de Metz. 

Haut-bwèssau \hô biDçsô M, f, P, 
N], s. m. — Haut-boisseau (eliai)eau 
haut de forme). 

Haut-chemîn {hô s(i')mT M, I\, n. 
pr. — Haut-cliemin, ancienne appel- 
lation du pays de Ste-Barbc, situé 
au nord-est de Metz, entre la Mo- 
selle et la Nied. 

Haut-îé [hô fêi M, r, P, F, N, lui 
fer S, hô fijq V], s. m. — Grande 
scie de menuisier, qu'on manie à 
deux mains. 

HautG-gueûle [hôt gœl M, I, P, F, 
N\, s. f. — Pauvre de bourse (qui 
tend la bouche, par suite de la faim). 

Haute-linète [hôt lincl M, I, P, N], 
s. f. — Bruant. 

Haut-mau [hô mô M, I, P, F, N], 
s. m. — b^pilepsie. 

Hautons [hôtô M, I, P, F, A^ hâtô 
. . S, V], s. m. pi. — !« Petit blé; cri- 
blures, résidu du battage ou du van- 
nage. Çat mail bètii, ç'atpijin ci' -, 
c'est mal battu, c'est plein de cri- 
blures. / rèbèt ses -, il rabat ses 
criblures (il se rappelle d'anciens 
souvenirs). Voir Ènâye. — Lés bâ- 
cêles di viléje le sont quasi tontes 
rnèricyes, i né pis qii' lés Mitons, les 
filles de ce village sont presque 
toutes mariées, il n'y a plus que la 
criblure V. 2» Fruit avorté. 

Hautou [hôtn . . M, L P, F, N, 
hâtrë' . . S, V], s. f. — Hauteur; 
orgueil. Voir Hautré. 

Haut-Pèyis [hô peiji M, /, F, N], 
n. pr. — Pays-haut, une des sub- 
divisions du pays Messin. Elle s'ap- 
plique aux hautes plaines qui s'é- 
tendent, à l'ouest et en aval de Metz, 
dans le canton de Gorze et l'arrondis- 
sement de Briey, jusqu'à la Wœvre. 



Haut-pianté [ho pijàlc' . . M, /], 
s. m. — Haut i)lantain. 

Hautré [Iwtrëi M, /, F, N, hâtrci 
. . .S, V], s. m. — Bosse; monticule. 

Haut-vant [hô va M, I, F, F, N], 
s. m. — Asthme. 

Hawate [hauxtl-hountl M, N, hgiu^t 
r, F, V, hanmt S[, s. f. — Petite 
pioche. 

Hawe [haw-1\oiv M, N, hgiu /, P, V), 
s. f. — Houe. 

Hawé [hawc'-howc' M, N, hoiuc' /, 
F, F, hawë' . . S, howç Y\, s. m. — 
l^Houe, boyau; souvent aussi pioche 
en général. 2" Brûle-gueule M, 1. 

Hawer [haivc'-hçivci . . M, N, hç- 
wç . . I, P, F], V. tr. — 1« Piocher. 
2« Frapper, rosser. 

Hawiat [hawija-howija M, N, hoivyç 
I, F], s. m. — Personne qui se fait 
attendre; lambin. 

Hawiat [îiawla-hçwla M, N, hçivlg 
/, F, V, hawla S|, s. m. — 1» Petite 
houe. 2^ Herminelte. ?fi Ratissoire 
V. 4o Petit ouvrier. 

Hawler [hawW-hçwlëï . . M, N, 
hçwle . . /, F], V. tr. — Piocher; 
cultiver avec la houe. 

Hawliire [hawlûr-hçwliir M, how- 
Inr I, hçwlœr-howliïr F, hawlœr- 
hawliïr-hgwlfir N\ , s. f. — Action 
de piocher. 

Hayant [haijà M, N, haijà I,P,F\, 
adj. — Remuant; actif; tracassier, 
insu])portable. 

Hayate [hàijat M, N, haijot /, F], 
s. f. -- lo Chariot flamand. 2» Cha- 
riot d'enfant (appareil mobile au 
milieu duquel un enfant qui com- 
mence à marcher est placé debout 
et maintenu). Voir Roiîyate. 

Hâyate [hàijat M, N, S, hâyot I, 
F, V], s. f. — Petite haie. 

Haye [hay-hay S, hay V], s. f. — 
Ciboule; échalote sauvage. 

Haye [hây . . M, I, F, F, A^, hây- 
hçy S, hey V\, s. f. — P Flèche de 



- 330 



HAY 



HÈC 



charrue. Voir Chèrâwe. 2^ Avant- 
train de la voiture. 

Haye \hai] . . gén.|, s. f. — Haie. 
Francès d' -, français de h. (mau- 
vais français comme le parlent les 
villageois). Sauter le -, sîuiter la h. 
(se résigner, s'exécuter de bonne 
grâce). Çat i bwin polau dans eiine 
-, c'est un bon poteau dans une 
h. (il est bon à qqch.). 

Pè d'sus eiine piale hûije, 
Tortos lés jans haijenl. 
Tout le monde marche j)ar dessus 
une petite h. (les grands op|)riment 
les petits). Voir Sautu. 2" Souvent: 
petit bois. 

Hâyc-dés-Olemands [hâij dez olinà 
V\, n. pr. — Haie des Allemands, 
vill. de l'arr. de Sarrebourg. 

Hayeu [hdijœ . . gén. (hçije V)], v. 
intr. — Marcher. Ce è hayeu, ça a 
marché. - è r'kenlons, marcher à 
reculons. / n' pleut pus - , il ne 
peut plus marcher, de lassitude, de 
souffrance ou de vieillesse. — Lés 
mohhotes hoijont, les abeilles mar- 
chent (bourdonnent). / hoije corne 
i lémslé, il marche comme un lima- 
çon (très lentement). Devinette: (a' 
n' sèrât hoyer et ce é pis d' sis çants 
pètes, ça ne saurait marcher et ça 
a plus de six cents i)attes. — Le 
haiidlcre, le balai V. L'impératif 
s'emploie pour faire avancer, pour 
exciter au travail. Haye, marche, 
allons, courage 1 Haye, vè t\ui-z-y 
veûr, allons, vas-y voir! Haye donc\ 
hèvcuyne! marche donc, rosse! (cri 
du charretier). 2" Se hâter. 

Hayote, voir Hayate. 

Hâyote, voir Hâyate. 

Hâypâye \lulyj)(ly F], s. m. -- Per- 
sonne (|ui tarde à payer ses dettes. 
Voir Hépâyc. 

Hè {he Verny], s. m. — Hibou. 
On entend aussi - d' le luoilt (mort). 

Hè |/jç M, I, I\ A'I, s. m. - Pas, 
enjambée; saut; trait. Fâre dés 



grands -, faire de grandes enjam- 
bées. D' i - , '/ at sus lé pièce, d'un 
saut, elle est sur la place. 

Hé \hë V\, s. m. — Oiseau (de 
maçon), pour Vohé, l'oiseau. 

Hèchate \hesat M, X, hesot I, P, V, 
Iiasol F\, s. f. — Hachette. 

Héche [hrs V\, s. f. — Huche. 
Voir Heuche. 

HèchG [lies gén.], s. f. — Hache. 
/ coup d' - è fût i plat trou d(uis 
se tête, un couj) de h. a fait un 
j)etit trou dans sa tète (il est foui. 
Fâre i dant è se -, faire une dent 
à sa h. (faire qqch. de fâcheux). / 
champ f/zz' fût -, un champ qui 
fait h., champ enclavé dans deux 
autres. —Ç'ot d' le b'sône fête è grand 
côp d' ^ , c'est de la besogne faite à 
grands coups de h. (à la hâte) V. 

Héche [hês P\, s. f. — Hanche. 
Voir Hinche. 

Héchè [hësc P\, v. intr. — Boiter. 
Voir Hincheu. 

Hèchelè, voir HèdeM. 

Hècherat [/jç.sra .SJ, s. m. — Cou- 
peret. 

Hècherâye, voir Hèhherâye. 

Hècherer, voir Hèhhercr. 

Hècherous, voir Hèhherous. 

Hècheu [hesœ . . gén. {hasi F )\ v. 
tr. — 1'* Hacher. 2» Bredouiller. 

Hècheu \hes(r . . gén. {hasi F)], 
V. tr. — V Tirer à soi; remorquer. 
Uâr hèche, l'air tire (il fait du vent). 
- ficus, tirer dehors. - le langue, 
t. la langue. / hèche la diâle j)è le 
qufuue, il tire le diable par la queue. 
/ faut li - lés j)èralcs, il faut lui 
tirer les paroles de la bouche. So 
fâre - /' nêr\ se faire tirer le nerf 
(l'oreille). 2^ v. pron. Se retirer de; 
éviter. 

Héchicr [hcsyc.-yœ V], v. tr. — 
Ai)|)elcr. Voir Heuchicu. 

Hèchtous |/i('.s7/; M], s. m. — Per- 
sonne (pii s'attache volontiers, à 
rét(nirdie. 



HÉD 



331 — 



HÈN 



Héde \/iPl ^'én. (hçrl F)], s. f. — 
Troupeau de bétail. Jùmc ~ (rdfdiils, 
une troupe (i'enfnuls. 

HèdGlé [hçdlci . . M, /, I\ X, Iiçxk 
. . S, V], adj. — Se dil d'un (ruT 
dont la eoquillc est molle. 

Hèdi \hç(U M, /, /^ N, hedi-hçdjœ- 
hçgç'S, hodc-hçdije \' J, s. m. — Bercer, 
pâtre. I-ii-ome saiis-èrjant, ç'al i - 
sans chîn, un homme sans argent, 
c'est un berger sans eliien. 

Hèdi [hcdi-hçrdi M, /, P, N, hçdji- 
hcrdi S, hodi-hçdji V\, adj. — Mardi. 
Ilodi r gué ne, honlous V pied, h. le 
gagne, honteux le })erd (audaees 
fortnna Juvat) V. 

Hèdjeu, voir Hèdi. 

Hèdji, voir Hèdi. 

Hèdjin \hedjè S\, s. m. — Jardin. 
Voir Jèdîn. 

Hègnâd [henâ P, henâ V], s. m. 

— Qui hennit. Voir Heugnâd. 
Hègnâye [henây P], s. f. — Hennis- 
sement. Voir Heugnâye. 

Hègnè [hçne P, hene Y], v. intr. 

— Hennir. Voir Heugneu. 
Hègncmant [hçn{e)mà P\, s. m. — 

Hennissement. Voir Heugnemant. 

Hègnèrèye [hen(e)rëij P], s. f. — 
Grognement. Voir Heugncrèye. 

Hèguè, voir Hèdi. 

Hèguète [hçget /, P], s. f. — Che- 
val, vache qui tiennent mal sur leurs 
jambes, à cause de leur âge ou de 
leur maigreur. 

HèhhGlé, voir Hèdelé. 

HèhhcrâyG [hexrâij . . M, /], s. f. 

— Action de peiner, de soulTrir. - 
n'at m' meurrâye, soulTrir n'est pas 
mourir. 

Hèhherer [hçyjëi . . M, /], v. intr. 

— Peiner. 

Hèhherous \hejjm . . M, I, P, F, 
N, S\. s. m. — 1" Personne qui soigne 
peu ses effets, qui les laisse traîner. 
2® Cultivateur mal monté, négligent, 
toujours en retard. 3^ Homme qui 



a de la jieine à joindre les deux bouts. 
^Mauvais ouvrier, traînard. 5" adj. 
Hargneux; contrariant; embarras- 
sant. 

Hèhhière (an) \hejijer I\, loc. adv. 

— Va\ mauvais état. 

Héjclon [hcjlà V|, s. m. — Petite 
huche. Voir Heucheron. 

Héjier \hejije Y], v. tr. — Ap[)eler. 
Voir Heuchicu. 

Héjion \heji}ù Y\, s. m. — Petite 
huche. Voir Heucheron. 

Hèkse \hçks S, Y\, s. 1'. — Sorcière. 
Yêije -, vieille s. (injure) V". 

Hèlan \hçlâ M, /, P], s. m. - Flâ- 
neur, paresseux; mauvais sujet ; va- 
gabond. 

Hèlan derèye [helàdrëy M, /, P\, s. 
f. — Flânerie, paresse. 

Hèlcr [hçlë' gén. (halœ F)], v. tr. 

— P' Hàler. 2^ Sécher par la cha- 
leur du l'eu. Se dit du bois. 

Hèlous [helu . . M, I, P, N\, adj. 

— Qui a la propriété de sécher. 
Se dit notamment du soleil. 

Hèmeli [hçmli N\, n. pr. — Hé- 
milly, vill. de Parr. de Boulay. 

Hèmè [hçmç . . /, P], v. intr. — 
Faire semblant de tousser. Voir 
Heumer. 

Hènâche, voir Hènàhhe. 

Hènâd [henâ . . M, I, P, N], s. m. 

— Personne qui a une mauvaise 
haleine. 

Hènàhhe [hçnàx . • M, I, P, iV, 
hanâx Y], s. m. — Bruit, tapage. 

Hène [hqn M, I, P, N], s. f. - 
Semailles d'automne. J'èvans èclivi 
le - cmjdaj nous avons achevé les 
semailles aujourd'hui. 

Héne \hën I, P, N, S, Y], s. f. - 
Haine. Voir Hinne. 

Hènequîn [henld M, I], s. m. — 
Petit hanneton. 

Hèner [henëi . . M, I, P, A^, v. tr. 

— Semer. Hène lés-engnons è le 
Sint Josèf, is vyinnent groiis corne dès 
fesses, sème les oignons à la St.- 



HÈN 



- 332 - 



HÈR 



Joseph, ils deviennent gros comme 
des fesses. Dans M, on entend aussi 
parfois Hinncr. 

Hènèt \hçnç M, /, P, X, S, hone V], 
s. m. — 1<> Linge qui sert à égoutter 
le fromage. 2» C.hiffons. Voir Ho- 
nèye. 3" Linge, en général; vête- 
ments .S, V. 'L è di - si wèle 
qu'on-n-i] frdl (V le sopc de boudin, 
il a du linge si sale qu'on y (en) 
ferait de la soupe de boudin V. 

Hèpâde (è le) \hçp(V . . M, I, P, N\, 
loc. adv. — A la volée. J'ter dés 
hhalas, des j)ii)('s d' seiike è le - Jeter 
des noix, des dragées à la volée. 

Hèpâye [hçpaij . . M,I, P, N], s. f. 

— P Pas, enjambée. È grands ^,à 
grandes enjambées. 2» Espace de 
temps ou de lieu. 

HèpâyG [hçpàij . . M, I, P, N, ha- 
pâij F], s. f. — Bouchée; goulée; 
poignée. / n'an f refit (ju'eiine -, 
il n'en ferait qu'une bouchée. 

Hépâye [hëpàij . . gén. (hâijpây F)], 
s. f. — Personne qui tarde à payer 
ses dettes. 

Hèpe \hçp M, /, P, \l s. f. - 
Lopin. J'â èch'té eiine - de tere, 
j'ai acheté un I. de terre. 

Hèpe-châ \h(ip sa . . M, I, P, X \, 
s. m. — Homme avide; usurier. 

Hèpe-lèpîn \hep lepï . . M, /, P, \], 
s. m. — Happe-lapin, parasite. 

Hèper \hepëi . . M, /, P, X], v. intr. 

— P Faire un pas, une enjambée; 
arpenter à grands j)as. 2" v. tr. 
Franchir. 'L è hèpê V pial ru, il a 
franchi la i)etite rivière. 

Hèper [hepê' . . M, I, P, X, hapa> 
F, hape . . S, liope V], v. Ir. — 
Ha|)|)er, ravir, saisir, prendre, em- 
l)oigncr. - ihûhieu, ravir un baiser. 

Hèràcot [herâko S\, n. j)r. — llar- 
raucourt, vill. de Tarr. de (-hàteau- 
Salins. 

Hèrâd \hçra . . gén.), s. m. — 
P Hâbleur, vantard ; orgueilleux. 
Fâre so -, se donner des grands 



airs. 2" adj. Entreprenant; aven- 
tureux. 3" Chose énorme, extraordi- 
naire M, I. 4" adj. De bonne hu- 
meur V. Tas mont - âhodé, tu es 
de très bonne humeur aujourd'hui. 

Hèrang \herà M, I, P, X, harà S, 
hçrà y\, s. m. — Hareng. 

Hèrate \herat M, X, herot I, P, 
hiu'ol F, S, Iwrol], s. f. — 1" Hari- 
delle. 2" Fenuue sèche et décharnée. 
Vè l'an, r n'as (pCeune -, va-t'en, 
tu n'es qu'une h. 3*^ I^etit marchand 
des campagnes qui gagne pénible- 
ment sa vie. 

Hèraté \hqralë> . . 3/, .V], adj. — 
Efllanqué à la suite d'un travail ex- 
cessif. Se dit d'un cheval et de sj)er- 
sonnes. 

Hèratieu [hçralyœ M, herolije I, P], 
s. m. — Cultivateur pauvre; charre- 
tier mal monté. Les vieux Messins 
disent encore aujourd'hui Hargotier. 
Voir Hèrgaticu. 

Hèrde \hqrt F\, s. f. — Troupeau. 
Voir Héde. 

Hèrdé [herdë' Hombas], s. m. — 
Hart qui sert à serrer le fagot. Voir 
Hât. 

Hèrdelâye [herdelay . . M, I, P,X], 
s. f. — Troupeau; multitude; quantité. 

Hèrdi [hçrdi M, I, P, X, S\, adj. 
- Hardi. Voir Hèdi. 

Hère [her V\, s. f. — Hure. Voir 
Heure. 

Hère [hër gén.], s. m. — Sei- 
gneur; i)ersonne riche, influente. 
Ç\il r - don vlêje, c'est le seigneur 
du village (le plus huppé). Çat i 
(/roûs -, c'est un personnage in- 
iluent. I fût s' " , il fait l'imiiortant. 

Hèrègne [hcren I, P, haren .SI, s. 
f. — Dispute, (juerelle, chicane; 
rancune. Is sonl tojos an -, ils 
sont toujours en dis|)ute. 

Hèrgansieu [hcri/àsijœ . . M, I, P], 
V. intr. — P Ballotter, chanceler; 
être mal assis. Se dit de tout meuble 
qui ne repose pas solidement sur 



HER 



- 333 - 



HÈR 



ses pieds, d'un enfant qui ne peut 
rester tranquille. 2^ v. tr. Remuer 
vigoureusement, houspiller. 

Hèrgatâyc [hergaldi/ M, N, hçrgç- 
tâi] I, P, hargotâij F, hargotaij-har- 
gotci} S, horgotëg V], s. f. — Petite 
charretée. 

Hèrgater \hergatê' . . M, N, Iiçr- 
gçte . . I, P, hargold' F, hargotç S, 
horgote V], v. intr. — P Ergoter; 
bredouiller; jargon ne r. 2^ Marchan- 
der; disputer. 3" Cahoter avec un 
mauvais attelage. 

Hcrgatieu {hçrgatyœ M, N, hergotge 
I, P\, s. m. — Mauvais charretier; 
cultivateur pauvre. Voir Hèratieu. 

Hèrgau \hergô M, N], s. m. — 
1" Gros nuage annonçant la pluie. 
2^^ Linge en mauvais état. 

Hèrgneu [hernœ . . M, /, P, N], 
V. tr. — 1^ Agacer; harceler, tour- 
menter. 2<^ v. pron. Se fâcher. 

Hèrgnous [hçrnii . . M, I, P, N, 
hariiâ F, S, hernâ-hçrnâ V], adj. — 
Peu agréable; hargneux. L'aiitone 
s'rè i tôt poïi -, l'automne sera iin 
tout peu (assez) désagréable. 

Hèrgotâye, voir Hèrgatâye. 

Hèrgotè, voir Hèrgater. 

Hèrgotiè, voir Hèrgatieu. 

Hèrheule, Hèrheuler, voir Hèrhule, 
Hèrhuler. 

Hèrhule [herhût M, I, P, herhœl- 
herhiïl N, hçrhœl S], s. f. — Hour- 
vari; dispute. On dit aussi Harhule. 

Hèrhuler [hçrhûlêi . . M, I, P, her- 
hœlœ-hcrhûlœ N, hçrhœle . . S], v. 
intr. — Se disputer. On entend aussi 
Harhuler. 

Hèrieu [heryœ . . M, /, P], v. tr. 
— Vexer; provoquer. 

Hèrimande (è) [hçrimàt M, /, P, 
iV], loc. adv. — Sur le dos. P'ter 
è - , porter sur le dos. La personne 
enlace le cou du porteur et s'ac- 
croche à ses reins avec les jambes. 
Le porteur la soutient par le derrière. 



Hèrinjîre {hçrcjJr M, /], s. f. — 
Ilarengère. 

Hèritemant [hcritmà M], s. m. — 
Héritage. Fie ne '/ èreût m' bèijeii po 
r pus bè - , elle ne l'aurait pas donné 
pour le plus gros h. 

Hèrke \hçrk P, hark F, hçrkç V\, 
s. f. — Râteau en fer. 

Hèrkebôyes, voir Hèrkibayes. 

Hèrkegnâd \herkenà M, N, herkqim 
I, P, harkçiui-harkinà-hartsend-her- 
kenà . . S, hçrkinâ V], s. m. — 
1® Chicaneur; vétillcur. 2^ Qui touche 
à tout, qui dérange tout V. Lés ofaiits 
sont sovant horkinâds, les enfants 
touchent souvent à tout. 

Hèrkegneu [hçrkenœ M, iV, hçrkç- 
ne I, P, harkene-hartsenç-hçrkene S, 
hçrkinç V], v. tr. et intr. — P Ta- 
quiner; chicaner; fatiguer qqn. par 
des reproches ou des plaisanteries 
sans fin. 2^ Avancer péniblement. 
3^ Travailler sans courage et sans 
goût. 4*' Déranger, toucher à tout V. 

Hèrkegneu [hçrkemi M, N], s. m. 

— P Mauvais ouvrier ; mauvais voi- 
turier. 2^ Maquignon. 

Hèrkelu [herkeliï M, herkelœ-her- 
kelii N], s. m. — Personne qui est 
toujours en retard pour son travail; 
mauvais ouvrier. 

Hèrkeler [herkelêi . . M, iV], v. intr. 

— Être toujours en retard pour son 
ouvrage. 

Hèrkenàd, Hèrkenè, voir Hèrke- 
gnâd, Hèrkegneu. 

Hèrker [herkêi . . M, I, P, A^], v. 
intr. — Marcher en agitant les bras. 

Hèrkibayes \herkibay M, N, harki- 
boy S, hevkebôy Y], s. f. pi. — Nippes, 
bardes; ustensiles de peu de valeur; 
vieilleries de ménage. 

Hèrkot, voir Hèrke. 

Hèrlâme [herlâm V], s. m. — Hurle- 
ment. Voir Heurlâme. 

Hèrlant [hqrlà M], s. m. — Ouvrier 
peu actif. 



HÈR 



- 354 - 



HÈR 



Hur- 



Hèrlè \herle V\, v. intr. 
1er. Voir HQlcr. 

Hèrlémont {herlemà V], s. m, — 
Hurlement. Voir Hîilemant. 

Hèrléquîn [herlekî V), s. m. — 
Arlequin. Se dit d'un homme dont 
les vêtements sont trop courts et 
trop étroits. 

Hèrléye {hcrlêij V], s. f. — Hurle- 
ment. Voir Hûlâye. 

Hèrmeler Ihermelë' . . M, I, P, X], 
V. intr, — 1^ Soupirer, se plaindre; 
sup|)lier pour obtenir qqch. ; bou- 
gonner. 2^" Avoir du mal à s'ar- 
rani^er. 

Hèrnècheu \hçrnesœ . . M, I, P, 
N, harnasi F, hariKisi-hernesi S, hor- 
nisi/c V\, V. tr. — Harnacher. Htc 
ma hornichic, être mal harnaché 
(mal vêtu). 

Hèrnès \hcrne M, I, P, X, harnç- 
hcrnc 5, home V], s. m. — P Har- 
nais, harnachement du cheval. 2" Har- 
nais de la faux. 3*^ Attirail; alFnire, 
entreprise. I miuinne i grons -, il 
mène un gros a. (il est à la tète 
d'une grosse entreprise). 

Hèrote \hcrot /, P], s. f. — Hari- 
delle. Voir Hèrate. 

Hèrotiè \hcrolije I, P\, s. m. — 
Cultivateur pauvre. Voir Hèratieu. 

Hèrous \herii . . gèn.], adj. — 
P Fâcheux; hargneux; mauvais; dé- 
sagréable. 2" Sale; hideux; horrible; 
terrible; monstrueux. Val i coup -, 
voilà un couj) monstrueux (magni- 
fique). — / pict co, ç'o/ - in toius 
parêi], il pleut encore, c'est horrible 
un tem{)s jiareil. Lo - / sorte de 
juron y. Dans le Vosgien, ce mot 
s'emploie aussi cotume adverbe: / 
fct - châd âhodc, il fait très chaud 
aujourd'hui. 

Hèrpate [hqrpat X, hcrpot \'|, s. f. 
— Ser{)elte. Voir Hèrpète. 

Hèrpeler {/icrplc' . . M, I, .V], v. 
intr. — Mal travailler. 



Hèrpetâd [herpetà M, X, herpetâ 
. . I, P, F, S, V],' s. m. - Cultiva- 
teur qui néglige son train de cul- 
ture. 2« Petit cultivateur S. 

Hèrpète [hcrpet UéimWy, hcrpot V], 
s. f. — Serj)elte. Voir Hèrpate. 

Hèrpeler [hcrpctc' . . M, X, hcrpe- 
te . . I, P, F, S, V], v. intr. — 
PMal travailler, ou avec de la mau- 
vaise volonté ; travailler avec un 
mauvais outil. 2*^ S'échiner pour 
rien. 3^ Tirer la jambe. 

Hèrpeute \hcrpœt M, X, hcrpet /, 
P, S, hcrpet r], s. f. — 10 Instru- 
ment quelconque dont on ne peut 
plus se servir. 2** Personne molle, 
sans vigueur, qui traîne la jambe. 
Çat ciinc poCire -, c'est une pauvre 
personne sans force. 3^ Fille étour- 
die, légère V. 4** Sorte de juron. 

- de sort! V. 

Hèrpcyeu \herp(e)i]œ . . 3/, /, P, X], 

V. intr. — Gagner péniblement sa vie. 

Hèrpiyeu {herpiijœ Hémilly], v. tr. 

— Herser. Voir Hïrpicu. 
Hèrpote, voir Hèrpète. 
Hèrpcyeu [hcrpoijœ . . 3/, /, P, X, 

harpiiiji S, horpiu]c,-ijœ V], v. tr. — 
P Arracher; tirer vivement. 2*^ Chi- 
caner; gronder. 3'^ v. pron. Se har- 
piller, se chamailler, se battre. Voir 
Hhèpoyeu. 

Hèrpoyou \hçrpoijii . . .V, /, P, X, 
harpuijCi . . .S, hor})iiijïi V], s. m. — 
Personne batailleuse. 

Hèrsachi \hcrsasi S\, v. tr. — Her- 
ser. Voir Hïrpicu. 

Hèrscule lîçrs(rl-hcrscl M, X. hcr- 
sçl /, P, harsçl' FI s.' f. - Paille 
hachée menu pour la nourriture des 
bestiaux. 

Hèrseulu [hcrsçliï M, X, hcrschl I, 
P\, s. m. — Hache-paille. 

Hèrsié {hersijc V], s. m. — 1'^ Qui 



heveux hérissés, ébourilïés. 



2*' (^)ui a un mauvais caractère, qui 
est sournois, acariâtre, bourru, maus- 



HÉR 



335 



sade. Oh! V pet -, oh! le vilain 
caractère. 

Hérsier lhersije,-ycr V], v. tr. — 
Exciter. On hèrse lés chins conte in 
volcr\ on excite les chiens contre 
un voleur. 

Hérsier {heraijc^-ijœ V], v. tr. — 
Hérisser. Voir Heursicu. 

Hèrtâd \hcrta . . S, V], s. m. — 
Laboureur mal équipé. Voir Hartâd. 

Hèsâd |/iera M, N, hezâ . . /, P, 
F, S, V], s. m. — Hasard. 

Hèsi \hezi M, /, P, X], adj. — 
Roussi; brûlé; desséché. Don pin -, 
du pain trop cuit. Nas grond'lnres 
sont hèsisses, nos pommes de terre 
sont trop cuites. Le châ pûije lo - , 
la viande sent le brûlé. 

Hèsieu [hezyœ . . il/, /, P\, v. intr. 
— Branler, ballotter. 

Hèsivâd [hezivâ V], adj. — Chose 
de peu de valeur. Vol în biè -, 
voilà un blé de peu de valeur. 

Hèsseûs [hescê M, /, P, N, hasœ F], 
s. m. -- P Embarras. J' èvans ètn 
denâvieus d' i groûs -, nous avons 
été débarrassés d'un grand e. 2^ Mau- 
vaise ferme (Pontoij). 3'^ Importun F. 

Hète [hçt M, I], s. m. — Piquant 
du chardon. 

Hétc [het V], s. f. — Hutte. Voir 
Heute. 

Hètè \hete V], s. m. — Terre battue 
par la pluie. 

Hètegné [hetne V], n. pr. — Hat- 
tigny, vill. de l'arr. de Sarrebourg. 
Lés loups d'H. (sobriquet). 

Hètélot [hetelç V], s. m. - Endroit 
où une poule a gratté. Voir Hhâ- 
hhclat. 

Hetènc [heten M, N, heten I, P\, 
s. f. — 10 Haine, rancune. 2^ En- 
têtement. 

Hèteré {hçtrëî . . gén. (hatrë F)], 
s. m. — Hâtereau; tranche de foie 
de porc grillé; foie de porc. Dire 
çou qu'an-z-ont sus V -, dire ce qu' 
on a sur le cœur. 



HEU 

Hètîn \hçtî V], s. m. — Bruit, ta- 
page. 

Hétrot [hctro Vj, s. m. — Petit 
lîctre. 

Hètu \h(itiï M, .Y], s. m. — Pièce 
de fer d'une voiture (?). 

Heu(pè) \hœN\, loc. adv. — Par ici. 

Heuche, Hcuché \h(rs M, /, P, iV, 
S, hœsc F, hes-Iiœs-hès V], s. f. — 
Huche à pain; coffre; buffet. 




JM^^SSWlPî^G® 




Fig. 39. 

Heucheron [ hœsrô M, /, P, N, 
hœjlô-hœsrô S, hejlô-hejyô V], s. m. 
— Petite huche où l'on met le pain. 

Heuchier [hœsiji S, hesijeryœ V], 
V. tr. — Appeler. N-in-n-owôr Ink 
que slicchôv Janjan, il y en avait 
un qui s'appelait Jeanjean. Voir 
Hoûyeu. 

Heuchtant, voir Heuhhtant. 

Heugnâd [hqç'nà . . M, honâ /, he- 
nâ P, hœnà N, hœnà-hinà . . S, hc- 
nâ y], s. m. — 1*^ Qui hennit. Se dit 
d'un cheval. 2^ Pleurnicheur. 

HeugnâyG [hœnay M, honây I, Iie- 
nây P, hœnay N, hœnày-hinày . . S, 
henây V], s. f. — Hennissement. 

Heugnemant [hœnmà M, S, honmà 
I, hefimà P, hœnmà-hçnmà iV], s. 
m. — Hennissement. 



HEU 

Heugnerèye [hccnrëij M, honrçi] /, 
hçnrçij P, honrâj-hœnrcy X], s. f. — 
Grognement; inurniure; plainte. 

Heugncu [lu f rue M, N, hone I, hc- 
fiç P, hini F, hœni-hifii S, hcne V], 
V. intr. — P Hennir; crier, en par- 
lant des cochons. 2^ Grogner; se 
plaindre; pleurnicher; japper; rire 
pour des riens. 3'^ Gourmander, ré- 
primander. Voir Hiner. 

Hcuhhtant \h(x"/Jà . . M, /], adj. — 
Klourdi. 

Heujelon, voir Hsucheron. 

Heuker, voir Heukieu, Heuter. 

Heukiat \hœki/a M, N, hwkijo I, P\, 
s. m. — Heurt. 

Heukieu {hœkijœ . . M, /, J>, X, 
hœke . . S\, v. tr. — Heurter, frapper. 

Heulâde [hœlàt . . gén.], s. f. — 
Poussée, effort contre une personne 
ou une chose. 

Hculat [lufla-hœrla M, X, (Imiia 
M), hœlo I, P, hœrlô F, halo . . .S, V], 
s. m. — Hanneton. Voir Arnichau, 
Bicârd, Bodion, Jâniton, Klèbeurc, 
Molton, Voleton. 

Heulat \h(yl(i M, X, hœlo [, P\, s. 
m. — Têtard; chabot; grémille. 
Tête de -, tête de ch. (dure et 
mauvaise tète). 

Heulat [hcfla M, hœlo l, P\, s. m. 
— Coup de vent. 

Heulat [hœla M, X], s. m. — Mulet. 

Heulâye [hœlàij . . ,1/, /, P, X\, 
s. r. — Bousculade. 

Hcule \hœl M, I, P\, s. f. ~ Colline, 
penle al)ruj)le. Le - don Sinl Quan- 
lin, la c. (lu Sl-Queiilin (côte j)rcs 
de Melz). 

Heule \h(>el M, I \, s. f. — Tison; 
hnche. 

Heuler [hœlêi . . .1/, /, />|, y. Ir. — 
Crier après quehprun; vexer, tour- 
menter, tracasser; bousculer. 

Heulot, voir Heulat. 

Heumâye [/ja'/;?a//-/u)//ul// . . M, X, 
S, htymCnj I, /^ F, hoiuêi/- hoino V\, 
s. f. — Gorgée. On e'nwnee lojos 



336 



HEU 



po in homot, on commence toujours 
par une g. V. 

Heumer [hœmë'-honië' . . M, X, S, 
hœmç . . /, P, F, home V], v. tr. — 
Humer, aspirer; avaler; boire. Heu- 
mer i-n-ijœ, gober un œuf. 

Heumer [hœmë' . . M, X, heme . . 
/, P\, V. intr. — Plaire semblant de 
tousser; avertir (iqn. au moyen de 
l'interjection Heum-heum. 

Heumou \hœnui . . M, I, P, .V], 
s. m. — Buveur. 

Heune [hœn M\, s. m. — Hangar, 
où l'on conserve le fourrage. 

Hcupâye [hœpaij X\, s. f. — Poi- 
gnée. 

Heuquat [hrykn S, hi/oko V], s. m. 

— Ilocjuct. Voir Seguiat. 
Heurant [hcrrà M, I, P, X], adj. 

— Têtu ; écervelé. 

Heurassieu [hœrasijcy M], v. intr. 

— Frémir. 

Heurchat \h(yrsa M, S], s. m. — 
Lam[)e à crochet ou à crémaillère. 
Fig. 40. Voir Copion. 



A 



///yyyy^>^ 




Fig. 10. 

La F'u]. 'lO représeide 
la suspension à laquelle, 
dans eerlaiiu's eontn'es, 
on suspend le Heurchat, 
la Fiçi- 'lî est le Heurchat 
proprement dit. 



Viii. 11 



Heure [hiyr gén. {her V)]. s. f. — 
Hure; tète; chevelure; tète hérissée, 
mal peignée; ligure, visage. Panrc 



— 337 



HEU 



HÈY 



pè le ^ , prendre parla tête. S' foûrcr 
yâque dans le -, se fourrer (se 
mettre) qqeh. dans la lète. An- 
honcheu pè le -, saisir par la lète. 
Se dit souvent en plaisantant. 
Heure [hœrëi . . M, I, P, N], adj. 

— Qui a les cheveux hérissés. 
Heureusse [hœra's M, N, S], s. f. 

— Hure; tète; télé mal i)ei^née. 
Pimre pè le -, prendre par la tête. 
2^ Mauvaise tète. 

Heureussiant \h(yr((y)sifà M, I, P, 
N], adj. — Qui fait frémir. Eune 
istwére heureiissiante, une histoire 
horripilante. 

Heureussieu [hœr(a')sijœ . . gén. 
(hcrsijCy-yœ V)], v. intr. — Hérisser. 
Lés pUiots polins et lés p'tiots vâijons 
sont tojos hérsiés, les petits poulains 
et les petits veaux sont toujours 
hérissés. — Part. pass. : Sournois; 
acariâtre, d'un mauvais caractère. 

Heureussu [Iiœr(qe)sii M, /, P, F, N], 
s. m. — Personne qui a les cheveux 
hérissés. 

Heurlâme [hqerlam . . S, herlâmV], 
s. m. — Hurlement. 

Heurlat, voir Heulat. 

Heurlâye [hœiiâij F], s. f. — Hur- 
lement. Voir Hûlâye. 

Heurlepepeut [hœrlepçpœ M, S\, 
s. m. — Vilain personnage (au phy- 
sique). 

Heurlîn [hœrlî . . M, I, P, N], 
adj. — Qui a les cheveux hérissés. 
Voir Chan-heurlîn. 

Heurlon, voir Heulat. 

Heussàd [hœsà . . M, I, P], s. m. 
— Personne qui boude volontiers. 

Heusse [hœs M, I\ , s. f. — Chaus- 
sure. 

Heusse [hœs N], s. f. — Vilaine 
mine. Voir Husse. 

Heussieu [hœsyœ N, hœsi LandrolT) , 
V. tr. — Exciter un chien contre 
qqn. Voir Hînssieu. 

Heutâye [hœtày . . M, I, P, N], 
s. f. — Coup donné avec la tète. 



Se dit des moutons et des bêtes à 
cornes. 

Heutc \hœt M, /], s. f. — Haine. 
Été dans le - de quèkink, être haï 
de qqn.; nwcr dans se -, avoir en 
haine. 

Heute \hœt gén. (Iiet V)], s. f. — 
Hutte, pauvre maison, baraque. / n' 
fèyeût ivâ henn' dans se -, il ne 
faisait guère bon dans sa h. (sa 
maison). 

Heutc-fond [hœt fô M, /], s. m. — 
Bâton recourbé qui sert à repousser 
le fond du tonneau. 

Heutcr [hœtëi . . M, /, P, N, hœkç 
. . S\, V. tr. — Heurter. 2« Encorner. 
Se dit des bêtes à cornes qui se 
précipitent tête baissée sur un ani- 
mal ou sur une ])ersonne. 3° Con- 
tarrier. 4*^ v. pron. Se rencontrer. 

Heutu [hœtû M, /, P, N], s. m. 

— P Personne qui se heurte, se bute 
partout. 2^ Pièce de fer d'une voi- 
ture(?). 

HeuYGler [hœvlëi . . M, /, P], v. tr. 

— Jeter pêle-mêle; éparpiller. — 
Part, pass.: Epars. 

HèYâye [hçvày . . M, I, P, N], s. 
f. — P Poignée; manipule. 2» Bras- 
sée de bois, de paille, de fourrage, 
etc. ; javelle. 

Hèvè [hçve V], v. tr. — 1» Tirer 
sur le talus de la rivière le devant 
d'un bateau que l'on veut empêcher 
d'avancer. 2^ Arrêter. 

Hèya, Hcya, Hèyaba [hqya-hqyabà 
. . M, I, P, N], interj. — Cri pour 
appeler les brebis. 

Hèyant [heyà gén.], adj. — Har- 
gneux, de mauvaise humeur; en- 
nuyeux, agaçant, insupportable. / 
tams - , un temps désagréable. 
/ - mohhé, un tas ennuyeux (qui 
exige beaucoup de travail). Voir 
Hayant. 

Hèye [hçy I, P], s. f. — Averse 
de pluie. 

22 



HÈY 



~ 538 



HIR 



Hèye \heij S, haij T'], s. f. - Flèche 
de charrue. Voir Haye. 

Hèye \hêij 3/, /, P, A'], s. f. - 
Moment, instant, ch"n d'œil; un cer- 
tain temps. D'pciis cime ~, depuis 
un certain temps. 

Héye [hêij V], n. pr. — Heile, 
hameau près de St.-Quirin, arr. de 
Sa r rebourg. 

Ilêi/în ! hêijole ! 
Fous to nèz è mè roijote. 
Mets ton nez à ma raie (injure). 

Hèyè, voir Hèyi. 

Hèyène, voir Hèyeuns. 

Hèyeunc [Ju'j/(i>n . . M, X, hcijcn 
I, P\, s. f. — Haine, aversion; anti- 
pathie. 

Hèyîn, voir Héye. 

Hèyi(r) [hçijKr) M, /, X, S, hcije- 
heiji P], V. tr. — Haïr, détester. 
Lés vèches hèijincnt pus i vaut qu le 
piâive, les vaches détestent plus le 
vent que la i)luie. - austanl qui 
crèlijin pieut -, h. autant qu'un 
chrétien peut h. 

Hi [hi M, [\, s. m. — Clématite. 

Hiauler [hiijôlêi . . M, I, P\, v. Ir. 

— Insulter. 

Hiblè \hibk V\, s. m. — Sorte de 
pomme. 
Hidous [hidu . . M, I, P, X\, adj. 

— Hideux. 

Hignàd ]hinà S\, s. m. — Qui 
hennit. Voir Heugnâd. 

Hignâye \hinài] . . .S|, s, f. — Hennis- 
sement. Voir Heugnâye. 

Higni \hiin F, S\, v. intr. — Hen- 
nir. Voir Hcugneu. 

Hîlè [lùlç . . .S. Vj, v. intr. - 
Hurler. N'oir Hûlcr. 

Hîmbé, HîmbL^r' \lnhc' . . M, I, P, 
X, hihPr V\, n. pr. — 1" Humbert; 
Hul)ert. 2" Nigaud. 

Hîmpad \Iupa . . M. /, r, .V', s. 
m. — Laboureur (jui traîne en tra- 
vaillant. 

Hin [hc M, /], s. m. — Hameçon; 
crochet. 



Hinche [hès gén. (hës P, hàsF)],s. 
f. — Hanche. 

Hinche \hcs V], s. f. — Huche. 
Voir Heuche. 

Hincheu [hcsœ . . gén. (hêse P)], 
V. intr. — CJopiner; vaciller. / 
hinche sans r proche, il boite sans 
reproche. 

Hiner [hinê' . . 3/, /, P, X ], v. tr. 

— Réprimander, gourmander. JTi 
bc /' - , /' rcconianç'rcs tojos, j'ai beau 
te réprimander, tu recommenceras 
toujours. 

Hîngrèye \hujrcij 3/, /j, n. pr. — 
Hongrie. 

Hînhan \hïhà M, I, X], s. m. — 
Cri de l'àne. 'L an-n-è-t-i fût dés 
~ t'n âne, en a-l-il fait des h., 
ton à ne! 

Hînk et pînk [hîk e pïk . . 3/, /, 
P, X\, loc. adv. — Clopin-clopant. 
/ s'an-n-alcfit ^, il s'en allait c. 

Hinne \hën M, hcn I, P, F, S, V. 
hën-hèn X], s. f. — Haine. - de 
keuré, - de wèré, h. de curé, h. de 
taureau. - de prête, sorle d'élolTe 
presque inusable. 

Hinner \hènë' M], v. tr. — Knse- 
mencer. Voir Hèner. 

Hînssieu \hîs!ja' . . gén.l, v. tr. — 
l'Exciter, par ex. un chien à aboyer 
ou à mordre. J'hinssieûs nas chîns 
èprès Date nui, j'excitais notre chien 
après votre matou (chat\ 2*' .\gncer. 
.'>'' Semer la division. Voir Heussieu. 

Hînssiéye {hîsijcij Des[r\ \ hïsJi/ S\, 
s. r. — Averse de i^luie, de grésil. 

Hioquot {hyoh'o Vj, s. m. — Hoquet. 
Wnv Heuquat. 

Hipâye \hipiiii . . M, I, P, X\, s. 
t. — Cri, huée. 

Hiper \hij)C' . . M, I, X\, v. intr. 

— Monter. L è hipc sus /' //7, sus 
'ne branche, il est monté sur le toit, 
sur une branche. 

Hiper [hipc' . . .U, /. P, X], v. intr. 

— Houper; crier; huer. 



HIR 



- 339 - 



HOG 



HrrpG [hJrp M, I, P, N], s. f. ~ 
Herse. 

HTrpiàye [hïrpijàij . . M, I, P, N\, 
s. f. — lùulroil où la herse a passé. 
'L è prîns eu ne ~ de Icrc, il a i)ris 
une hersée de terre. 

Hîrpiéje {Iiîrpyës . . M, I, P, N \, 
s. 111. — Hersage. 

Hîrpieu {hJrpijœ . . M, F, P, N 
(lïerpiyœ Uéiiiilly), hlrpi-harpi F|, v. 
Ir. — Herser. Voir Hèrsachi, Hor- 
pouyer. 

Hîrpieu {lïïrpijii . . .]/, /, P, N\, 
s. m. — Celui qui herse. 

Hitôz [hilô V\, 2*' pers. pi. prés, 
impér. de Yéni. Voir Vitôz. 

Hitroûyc {hilrûy M, /), s. f. — 
Mereuriale annuelle. 

Hnate [yiiat S\, s. f. — Noisette. 
Voir Nuhate. 

Hnateû [yiiatœ S\, s. m. — Noise- 
tier. Voir Nuhati. 

Hô [hô S], s. m. — Manche de la 
faux. Voir Hoû. 

Hô [hô Avricourt], s. m. — l*' Ber- 
geronnette. 2^ Buse (Albrechiviller). 
I dote eome in -, il a peur comme 
une buse. 

Hober [hçbë' . . M, I, Pj, v. inlr. 
— Bouger, remuer. 

Hobète [hçbet V], s. f. — Petite 
baraque où l'on peut s'abriter. Lés 
dwèniers ont ène pététe - sis lo bord 
di bôs, les douaniers ont une petite 
baraque au bord du bois. Voir 
Hobzète. 

Hobiner [hobinëi . . M, I, P, iV], 
V. intr. — Se mouvoir, se remuer, 
bouger. ! V pofire oieus', i n' 
pieiit pus -, ohl le pauvre vieux, 
il ne peut plus se mouvoir (il ne 
marche qu'avec grand peine, par 
suite de soutlrance ou de vieillesse). 

Hobion [hobyô M, F, P, N, hubyà 
S, y\, s. m. — Houblon. 

Hobionîre [hobyomr M, /, P, iV, 
hubyonër S, VJ, s. f. — Houblon- 
nière. 



Hobriau [hobriyô M, /, P], s. m. — 
1« Hobereau; freluquet; fat. 2« Coif- 
fure chargée de rubans et de fleurs; 
colifichets. 3^ Petit oiseau de proie. 

Hobzète {hpbzçt V\, s. f. - Petite 
maison fragile. Voir Hobète. 

Hochâd \hos(l F, P, P], s. m. — 
Maladroit. Voir Hachâd. 

Hochât [hçsa S, hoso V\, s. m. — 
P Secousse; hochement. 2*^ Effort. Fi!co 
in piol - , encore un petit effort V. 

Hoche-cul [hçs M /, P, hos ki V], 
s. m. — Bergeronnette. 

Hoche (fére) [hos V\, loc. verbale. 

— P Calculer sans tenir compte 
des détails. 2^ Tomber facilement 
d'accord. 

Hoche-pot [hos po /, P, V], s. m. 

— Marché à forfait. Voir Hache-pat. 
Hoche-quowe [hçs kçiv F, P], s. m. 

et f. — Bergeronnette. Voir Hache- 
quâwe. 

Hochè, Hochier [hçsç . . F, P, F, 
hosye,-yoo V], v. tr. — Hocher. Voir 
Hacheu. 

Hoches, voir Hohhes. 

Hochet [hosç /, P], s. m. — Hochet. 
Voir Hachât. 

Hodé [hode Y], s. m. — Berger. 
Voir Hèdi. 

Hodè [hode . . F, P, F, Fiôde V], 
adj. — Fatigué. Voir Hadé. 

Hoderèye, Hodèsse [hçdrëy-hgdes 
F, P, F, hodrëy V], s. f. — Fatigue. 
Voir Hadcrèye, Hadèsse. 

Hodi, voir Hedji. 

Hedié [hodye V], s. m. — Berger. 
Voir Hèdi.' 

Hodji [hodji-hodi Y], adj. — Hardi. 
Voir Hèdi! 

Hodjin [hodjè Y], s. m. — Jardin. 
Voir Jèdîn. 

Hodôle [hodôl PJ, adj. — Fatiguant. 

Hognâd [hgnâ . . /, iV], s. m. — Qui 
hennit. Voir Heugnâd. 

Hegnâye [hçnây /], s. f. -- Hen- 
nissement. Voir Heugnàye. 



HOG 



540 



HOL 



Hognemant [honmà I, .V], s. m. — 
Hennissement. Voir Heugnemant. 

Hôgne [hô^n N], n. pr. — Horgne 
(nom (le ferme). Voir HoQgne. 

Hogné [hçnëi . . M, I, P, \\ hiina 
S\, s. m. — Cochon qu'on engraisse; 
cochon de lait. 

Hognè \hone . . I, .V], v. intr. — 
Hennir. Voir Heugneu. 

Hogncrèye [hçnrêy /, .V], s. f. — 
Grognement. Voir Heugncrèye. 

Hognerîe [hçn(ç)rïij S], s. f. — Clos 
où l'on équarrit les bctes. 

Hogroneu [hpgronœ N], v. tr. — 
Disputer en grondant. 

Hohhe [hpx /, P\, s. f. - Peine, 
chagrin. Voir Hahhe. 

Hohhcs [hpx . . /, /^ F, V\, s. f. pi. 

— Pommes de terre en robe de 
chambre. 

Hoho \Iiphp M, I, P\, s. m. — So- 
briquet des habitants d'Ancy près 
de Metz. Ils faisaient autrefois beau- 
coup de roulage. 

Hokéjc \hpkcs . . /, P, F], s. m. 

— Cabotage. Voir Hakéje. 
Hckebute [hpkbiït M\, s. f. — Ar- 
quebuse. 

Hôkion [hôkijô Bombas], s. m. — 
Jupon. 

Hokiote \hpkijpt I, P], s. f. — Pe- 
tite hotte. Voir Hakiate. 

Holancot [hplàkp J/, A^], n. pr. — 
Holacourt, vill. de l'arr. de Boulay. 

Holâyc [hplinj I, Pj, s. f. — Chi- 
cane. Boiissoii (V -, personne qui 
pousse à la ch. 

Holâyc [hplâij . . /, P, V\, s. f. — 
Averse. Voir Halàye. 

Holâyc [hplaij-hplcij S\, s. f. — 
Voiture peu chargée de foin, de blé, 
etc. Voir Halbotàye. 

Holbotâye Iholbolây /], s. f. — 
Voiture i)eu chargée de foin. Voir 
Halbotâyc. 

Hôle [Iwl V\, s. f. — Halle. Voir 
Haie. 



Hôle [hôl V], s. f. - Buse. Voir 
Halérc. 

Holè [hple . . /, P], V. tr. - Se- 
couer un arbre pour en faire tom- 
ber les fruits. Voir Haler. 

Holé {hplêi I, P, F], s. m. — Monti- 
cule. Voir Halé. 

Holéjc \hplcs /, P, F, S, V], s. m. 

— l^branlement. Voir Haléje. 
Holemâdè, voir Holcmander. 
Holmandè [hplmàde . . I, P, F, 

hplmâde V\, v. intr. — Parler alle- 
mand. Voir Halemander. 

Holemandéjc [holmàdcs . . I, P], 
s. m. — Langage allemand. Voir 
Halemandéje. 

Holcrossc \hplrps I, P, F\, s. f. 

— Prune printanière. Voir Hale- 
rassc. 

Holerossi [hplrpsi /, P, F\, s. m. 

— Prunier qui porte des Halerasses. 
Voir Halerassi. 

HoH [hpli I, P, V], s. m. — Han- 
gar. Voir Hall. 

Holier [hplye,-iiœ V], v. intr. — 
P Branler. Le nèchc le ol si grasse 
que tortot holïe cprcs Icye, cette vache 
est si grasse que tout son corps 
branle. Voir Halotcr. 2** v. pron. 
Se battre. 

Holiîcr [hplijêi . . M, I, P], v. intr. 
-- Bâfrer. 

Holké \hplkë> /, P], s. m. — Fier- 
à-bras; radoteur. 

Holkègnè [hplkenq /, P\, v. intr. 

— Piétiner sur place. Voir Hal- 
kegncu. 

Holkègnou [holkçnii . . /, P], s. m. 

— Chi potier. Voir Halkegnou. 
Holkènâd [hplkciiâ-holkrnpir P), s. 

m. — Chipotier. Voir Halkegnou. 

Holkina' {holkiiuv F\, v. intr. — Pié- 
tiner sur place. Voir Halkcgncu. 

Holmeu [IiplnuyX], v. tr. —Brimer. 
Voir Halwer. 

Holpencr [hplpçni'' . . M, /, P], v. 
tr. — Choisir le meilleur d'une 
chose ; écrémer. 



HOL 



- 341 -^ 



HOQ 



Holu [liçlii F, J^\, s. m. — Hangar. 

Voir Hali. 

Homâyc [hçmâij Vcrny], s. f. — 
Homniée, terrain d'une étendue de 
20 verges. 

Homâyc [hpmcuj . . M, N, V\, s. f. 

— Gorgée. Voir Hcumâye. 
Home [home' . . M, N\, s. m. — 

Bouillon, consommé. 

Homelande [hçmlàt M, /, P|, s. f. 

— Sorte de breuvage pour les bêtes. 
Homer [homêi . . M, iV, 5, V], v. 

tr. ~ Humer. Voir Heumer. 

Homéye [hpmëy V\, s. f. — Gorgée. 
Voir Heumâyc. 

Homot [lioinç V\, s. m. — Gorgée. 
Voir Heumàye. 

HonchîrG [hôsîr M, N], s. f. — 
Jonchée. 

Honchïre [hôsîr Pontoy], s. f. — 
Sorte de poire. 

Honèt [hone FJ, s. m. — Linge. 
Voir Hènèt. 

Honèye [honçy N], s. f. — Vieux 
vêtement ; guenille. Voir Hènèt. 

Hongne [hôiï M, A'^], s. f. — Horgne, 
nom de ferme. Voir Hoûgne. 

Hongue [hôk gén.], s. m. — Hongre. 

Honter [hôtêi . . M, I, P, N], v. 
intr. — Avoir de la honte, de la 
pudeur. Lés Jans le n' hontent meii, 
ces gens ne se gênent pas. 

Hontous [hôtii . . gén.], adj. — 
1^ Honteux, qui se gêne. ~ corne i 
r'nâdy h. comme un renard. Aiijdu 
lés ^ ont pedii, de nos jours, ceux 
qui se gênent ont perdu. 2^ Pauvre. 
Vos-otes â pus hât bout, d'ivoce qu'on 
mot lés -^ y vous êtes au plus haut 
bout (de la table), où l'on met les 
pauvres Y. 

Hopat, voir Hope. 

Hopat [hçpa M, iV], s. m. — Poignée 
d'herbe, de foin, etc. Voir Hopâye. 

Hopat [hopa Ennery], s. m. — Saut. 

Hopate [hçpat M, M, hçpçt /, P], 
s. f. — Houppette qui agrémente le 
bonnet de coton. 



Hopaye [hppaij M, .V], s. f. — 
Montée, monticule. 

Hopâye [hopài/ M, hçpâij /, P\, s. 
f. — Poignée d'herbe, de foin, etc. 
Voir Hopat. 

Hope \hçp M, /, P, hçp-hçpa N[, 
s. f. — Houppe, toufTe de cheveux 
sur le devant de la tête. 

Hope [hçp M, I, P, N], s. f. — 
Huppe (oiseau). / pûije come eune 
-, il pue comme une h. Les bû- 
cherons alïirment que cet oiseau se 
sert d'excréments pour construire 
son nid, et semble dire dans son ra- 
mage.'iV/érrfe, teu pûyes,f to dis: housse! 
m . . . , tu pues, je te dis: ouste! 

Hopé [hçpêi M, /], s. m. — La 
cime d'un arbre. Voir Hopïe. 

Hopé [hçpêi . . M,I, P, iV], adj. — 
Huppé; riche; fier, orgueilleux. Lo 
diâle chîe tojos sus lés -, le diable 
ch . . toujours sur les h. (l'eau va 
toujours à la rivière). 

Hopè [hçpe V], v. tr. — Happer. 
Voir Hèper. 

Hopelande [hçplàt M, /, P, iV], s. 
f. — Fausse avoine; ivraie. 

Hopelâye [hoplàij . . M, /, P, N], 
s. f. — Pelletée. 

Hopelcr [hçpW . . M, N], v. \r. — 
Tasser avec la pelle. 

Hoper [hçpëi . . M, I, P, N], v. 
intr. — Bouger. / n' pieut pus -, il 
ne peut plus b. A Pontoy, on dit : 
/ n' pieut pus hope. 

Hoper [hçpë' . . M, I, P, N, hupœ 
. . F, S, Y], V. tr. — Houper. 

Hopeton [hoptô Destry], s. m. — 
Jupon. 

Hopeu (so) [hçpœ N], v. pron. — 
Se formaliser, se fâcher. 

Hopïe [hopiy M, N, hupet F, hu- 
pT(y) S, V], s. f. — 1» Sommet d'un 
arbre. Voir Hopé. 2^ Buisson. 

Hopotc, voir Hopate. 

Hoquat, voir Hoquiot. 

Hoquiè [hçkyç I, P], v. tr. — Se- 
couer. Voir Haquieu. 



HOQ 



342 — 



HOU 



Hoquiè [Iwkije I, P\, v. inir. — 
Tricher. Voir Haquieu. 

Hoquiot \h()ki]() /, I\ hoka S, hoko 
V], s. 111. — Ch(3c. Voir Haquiat. 



Hoquiou \hnkijii . . I, I 



s. 111. — 



Baragouineur. Voir Haquiou. 

Hoquet, voir Hoquiot. 

Horang \horà V), s. m. — Harenjf. 

Horchélot [horsclo V\, s. m. — 
Coup de main. 

Horgnâd {hornâ V], adj. — Har- 
ffneux. Voir Hèrgnous. 

Horgnate \horn(it M, N\, s. f. — 
Coup léger. 

Horgot \horijo Y], s. ni. — Caliot. 
Voir Hargot. 

Horgotè \hor(jolc V], v. tr. — Ba- 
lancer. Voir Chèrgater. 

Horgotè \Iior(j()l(' V], v. intr. — 
Ergoter. Voir Hèrgater. 

Horgotéye [hgrc/otëij Y], s. f. — 
Petite charretée. Voir Hèrgatàyc. 

Horiande {horijàt VJ, s. f. — Lattis. 
Voir Hariandc. 

Horkinâd [horkinâ Y\, s. m. — 
Chicanier. Voir Hèrkegnâd. 

Horkinè [horkinç Y], v. intr. — 
Toucher à tout. Voir Hèrkegncu. 

Hornès \hçrnç V], s. m. — Har- 
nais. Voir Hèrnès. 

Hornichicr \h()rnisijc,-ij(r Y], v. tr. 

— Harnaclier. Voir Hèrnècheu. 
Hornisse [horiiis F], s. ï. — Fre- 
lon. Voir Hournèsse. 

Horote [hçrçt V|, s. f. — Hari- 
delle. Voir Hèrate. 

Horpouyâd [horjjuyâ Y\, s. ni. — 
Batailleur. Voir Hèrpoyou. 

Horpouyer \li()rpuijc,-ij(v V|, v. tr. 

— Arracher. \'oir Hèrpoyeu. 
Horpouyer [lïorj)ujj(',-j{<v Y\, v. tr. 

— Herser. Voir Hïrpieu. 

Hosatc |/?()r(// M, X, hozo /, 1\ Imzçl 
F], s. r. — 1" Chausses; bas; gros bas 
que Ton i)orlait autrefois par-dessus 
d'autres bas, espèces de houseaux. 
Lcijcn srs ~ , laisser ses h. (mourir). 
X (' IJrirn ses -, il a tiré ses h. 



ni a |)ris la poudre d'escampette). 
2^ Vieux bas; pantalon .S, V. Oiuor 
ènc honc hosotc , avoir beaucoup 
d'argent dans un vieux bas Y. 

HosGla' \hozl(v F\, v. intr. — Se- 
couer un arbre pour en faire tom- 
ber les fruits. Voir Haler. 

Hossncr [hoznc' . . M, /, 1\ F, 
luisnç . . S, Y], v. tr. — Houspiller, 
chasser. 

Hosés \Iwzci M, I, P, N], s. m. pi. 

— 1" (iuètres longues; bottes de 
cuir. 2" Bas nialproiires ; bardes. 

Hosiè [Iiçzye . . I, P, V], v. intr. 
— - Hésiter. Voir Hasieu. 

Hosot, voir Hosate. 

Hospouyer (so; \h()sj)ui]e,-ll<e V], 
V. pron. — Se chamailler. Voir 
Haspouyi. 

Hote-hotG-devant {hol-ltot (l{r)iHÎ 
(voir Avant) gén.j, interj. — Cri 
|)()ur faire tourner le cheval à 
droite. Voir Hotehau, Hote-vahiïc. 

Hotâye [hotaij . . /, P, S, Vj, s. f. 

— Hottée. Voir Hatâyc. 

Hôte [hot /, 7^ F, S, Y], s. f. — 
Hotte. Voir Hâte. 

Hôte, voir Hoûte. 

Hôte \h(-)»t A\ hôt S, V]. s. f. — 
Cesse. Voir HoQte. 

HotGhûe [holçhu M, I, P, .V], interj. 

— Même signification que Hote-Hote. 
(iuterj.). 

Hotelotc [liollpt V], s. f. — Voiture 
peu chargée de foin. Voir Halbo- 
tâye. 

Hoter \lu)lc' . . M, I, P, X], v. intr. 

— Tirer à droite. Se dit du cheval. 
Hôteu |/?ô"/a' .V, hôte . . N, V), v. 

tr. — Cesser. Voir Hoiïter. 

Hote-vahQe {hnliHilni . . 3/, /, /*, 
X\, interj. — Même signilicalion que 
Hote-Hote (interj.). 

Hotéyc, voir Hotâye. 

Hotiè |/J()///C /, P\, s. m. — Qui 
porte la hotte. Voir Hatieu. 

Houl Houl \hii lui gén.j, interj. — 
Cri |)()ur chasser les cochons. 



HOU 



343 - 



HOU 



Hou \lui M, I, I\ N, hô S\, s. m. 

— Maïu'lu" (le la faux. 

Houbion {hubijà S\, s. m. — Hou- 
blon. Voir Hobion. 
Houbionére {liiibi/oncr S, Vj, s. 1". 

— Houblon nière. Voir Hobionîre. 
Houchàd \Iuisd . . S\, s. m. — Mal- 
adroit. Voir Hachad. 

Houchc-ki [luis ki S\, s. ni. — 
Bergeronnette. Voir Hache-cul. 

Houche-pot [luis po .S], s. m. — 
Marché à forfait. Voir Hache-pat. 

Houchi [hiisi S\, v. Ir. — Hocher. 
Voir Hacheu. 

Houdri [luidri S[, s. ni. — Bois 
vermoulu. 

Hougnat [huna S\, s. ni. — Cochon 
que l'on cn^t^raisse. Voir Hogné. 

Hoûgne [luin-hôn M, hôn I, P, 
hôn-hô"n A'|, n. pr. — Horgne, nom 
de plusieurs fermes aux environs 
de Metz. 

Hoûgne (sans) [luin M\, loc. adv. 

— Sans retard. 

Houhou [hiihii gén.], s. m. — Hi- 
bou. ÇaL i grand -, c'est un grand 
h. (personne mal mise); sale femme. 

Hoûje [hûs Aîberschwiller], s. f. 

— Buse. Foiichice -, b. à queue 
fourchue. 

Houlan [luilà M, I, P, lYJ, s. m. — 
Uhlan. 

Houlate, Houlotc [luilat M, N, hii- 
lot I, P[, s. f. — Houlette. 

Houpa' [hupa' . . F, S, V], v. tr. 

— Appeler de loin. Voir Hoper. 
Houpète, Houpîe [hiipqt F, hupT(ij) 

5, V\, s. f. — Sommet d'un arbre. 
Voir Hopé. 

Hoûre [luir gén.], s. f. — 1» Femme 
de mauvaise vie. 2^ Femme mé- 
chante, maligne V. 

Hourète [huret F], s. f. — Chouette. 

Hourhule [hurhûl M, /], s. m. — 
Chat-liuant. 

Hournèsse [huriiçs P, hçrnis F], 
s. f. — Frelon. 



Housâ(r)d [luiza . . M, /. P, N, lui- 
ziir . . .S|, s. m. — P Hussard. 2" Nom 
(ju'on donne souvent à un cheval. 

Houspigncu [luispinœ . . A/, /|. v. 
Ir, — Hous|)iIlcr, malmener; tour- 
menter. 

Houssat [hiisa M, N, S, husc^ I, P, 
V\, s. m. - Houx. N-c dés puis (pu'' 
molonl des foiiijoles dé houssols dons 
zôs èkirïcs pou préservé zôs bêles dés 
niolédJes, il y a des gens qui mettent 
des feuilles de h. dans leurs écuries 
pour préserver leurs hèles des ma- 
ladies V. 

Housse [luis gén.], interj. — Ouslel 
Housse, lia, housse, housse! cris 
([u'on adresse aux chiens pour les 
chasser. 

Housse, Housscnére [hus, husnêr 
V\, s. f. — P Toutes sortes de ra- 
cines prises ensemble et formant de 
grosses mottes. 2» Folle avoine. 

Houssenè [liiisnç . . S, V], v. tr. 

— Houspiller. Voir Hosener. 
Houssîre [husïr M, I, P, N], s. f. 

— Plantation de houx. 
Houssot, voir Houssat. 

Hoûte [luit M, I, P, hôut-hîit N\, 
s. m. — Hôte. Béijeu é-ij -, donner 
à h. (sorte de cheptel de durée dé- 
terminée, moyennant une redevance 
convenue; après quoi, on reprend le 
bétail laissé à h.). Mate è - , mettre 
à h., donner en dépôt jusqu'à un 
autre jour de marché; mettre en 
magasin. 

Hoûte [hfit M, I, P, hôut-hût iV, 
hôt S, VJ, s. f. — Cesse, fin. / n'ij 
ère pivint d' ^ , il n'y aura point de 
cesse. 

Hoûter [hûtêi . . M, I, P, hô^tœ- 
luitœ N, hôte . . .S, V], v. tr. et 
intr. — Cesser; finir. - cohh, s'ar- 
rêter court. / n' hoûte meu d' piawer, 
il ne cesse de pleuvoir. 

Houwer [huwëi . . M, /], v. tr. — 
Appeler; crier. 



— 344 — 



HoU 



HUG 



Houwer [Iiiiivê' Juville], v. tr. — 
Travailler les pommes de terre à la 
houe. Voir Hawler. 

Hoûyc [hily V], s. f. — Houille. 
Voir Hoye. 

HoûyéJG [lulijës . . M, I, P, hô^ycs- 
hnijës N, hôyës S, V], s. m. — Action 
d'appeler, de crier. 

Hoûyeu [hûyœ . . M, /, P, liô^yœ- 
hûyœ N, hôyi S, hôye,-yœ V], v. 
tr. — 1" Héler; appeler. - i-n- 
ome pè s' no/77 d' bètonie, appeler 
q(in. j)ar son nom de baptême. -- 
lés vaiiscnatesy proclamer les valen- 
tins et les valentines. 2^ Gronder, 
disputer. Èle Vè i poîi hoûyeu, elle 
l'a un peu grondé. 3» intr. Crier. 

Houyére [huyër V], s. f. — Houil- 
lère. Voir Hoyïre. 

Hoûyerèye {luiyrëy M, /], s. f. — 
Tumulte ; dispute. 

Hoûyèsse [Iniyçs M, I, P, hô^yes- 
hCiyes \\, s. f. — Cri, exclamation. 

Hoïiyou [hûyu . . M, /, P, hô^yii- 
hîiyu N]y s. m. — Crieur. 

HoYârd [hovâr V], s. m. — 1» Lé- 
gume. 2^ Plante encombrante. J'o/i.s 
dés chas, çot loriot corne dés gros - , 
nous avons des choux, c'est tout 
comme de gros Hovârds. 

Howate [hoivat M, N, howol I, P, 
V), s. f. — Petite pioche. Voir Ha- 
wate. 

Howe [hçw M, I, 1\ ^^ V], s. f. 
— Houe. Voir Hâwe. 

Howé \hçwê' M, /, P, N, hçwe V], 
s. m. — Houe. Voir Hawé. 

Hower [howëi . . A/, /, P, F, iV], 
V. tr. — Piocher. Voir Hawer. 

Howiat, Howiot [hçwya M, \\ hoin- 
yç /, P], s. m. — Personne (jui se 
fait attendre. Voir Hawiat. 

Howiat \hoirlci M, X, Iwwlo /, P,V\, 
s. m. — Petite houe. Voir Hawiat. 

Howlè [hoiulç V], s. m. — Tour- 
billon. 

Howlcr [Iwwlëi . . M, I, P, iV], v. 
tr. — Piocher. Voir Hawler. 



Howiot, voir Howiat. 

HowlOre [hnwldr M, I, P, X], s, 
f. — Action de piocher. Voir Haw- 
lûrc. 

Hoy, Hoy [hçy M, X], interj. — 
Cri |)our faire avancer les vaches. 

Hôyâd [h6"ya N\, s. m. — Personne 
qu'on est toujours obligé d'appeler, 
qui se fait attendre. 

Howote, voir Howate. 

Hoye [hoy M, /, P, X, hiiy S, hïiy 
y\, s. f. — Houille. 

Hoye (îàre don) \hoy Juville], loc. 
verbale. — Préparer de la paille pour 
des liens. 

Hôye [hôy V], s. f. — Voie, che- 
min. Vos-oles dans le bone - po 
(jucyner, vous êtes dans la bonne 
voie pour gagner. Voir Wôye. 

Hôyéje [hô^yês X, hôyës S, V|, s. 
m. — Action d'appeler. VoirHoOyéje. 

Hoyer \hoye Y], v. intr. — Mar- 
cher. Voir Hayeu. 

Hôy eu [hô^yœ X, hôyi S, hôyc,-y(i\ 
V], V. tr. — Appeler. Voir Hoûyeu. 

Hôyèsse [hô^^ycs X\, s. f. — Cri. 
Voir HoOyèsse. 

Hoyïre [hçyîr M, I, P, X, huyër 
V], s. f. — Houillère. 

Hôyou \hô"yii X\, s. m. — Crieur. 
Voir Hoûyou. 

Hoyous [hoyu . . M, I, P, X], adj. 
— P Terre houilleuse. 2'' Déguenillé. 
'.V^ Ouvrier mineur. 

Hubeurlu [hiibœrlù M], adj. — Hur- 
luberlu. 

Hul Dial ]hiidya . . M, /, P, X], 
interj. — Cri pour exciter le che- 
val à marcher à gauche. 

Hue [hfi gén.), interj. — Cri du 
charretier pour faire avancer les 
chevaux. 

Huguenate [hiiynul M, hnynot /), 
s. f. — Petit fourneau de fer ou de 
fonte, avec marmite. 

Hugucnèye (è le) \hngnvy 3/, /, P], 
loc. adv. — Gravement. 



HUG 



- 545 



HUY 



Huguenot [hûgim 1, P\, s. m. — 
Sobri(iiiet des huhitanls de Lorry, 
près (le Metz. 

Huguenote, voir Huguenate. 

Hûlâd [hiilà Juvillc), s. m. — Huse. 

Hulander {hùlàdci . . M, /, P\, v. 
tr. — (iounnandcr, réprimander, 

Hûlâye [hiilàij . . M, /, P, N, hœr- 
lîiij F, hçrlëy V\, s. f. — Hurlement, 
clameur, cri, huée. J'ter dés hèrlcijcs 
è tôt câssè, jeter des cris à tout 
casser V. 

Hûlemant [hûlmàgén. {hçrlemôV)], 
s. m. — Hurlement. Se dit surtout 
du cri du loup. 

Hûlcr [Imlëi M, I, P, N, hllc . . S, 
heiie V], v. intr. — Hurler. Lés 
loups hîiliiit pyin V bons, les loups 
hurlaient plein le bois. Ç' n'nt m' 
le vèche que Inde lo pus qu' bèije lo 
pus d' lacé, ce n'est pas la vache qui 
beugle le plus qui donne le plus de 
lait. Se dit aussi du vent qui souille 
avec violence. Lèijeu - V vaut sus lés 
tCdes, laisser souiller le vent sur les 
tuiles. 

Hûlerèye [hulrëy M, I\, s. f. — 
Criaillerie. 



Hûlèsse \Iudi's M, /, />, ,V|, s. f. 

— Hurlement d'une j)ers()nne Ibrt 
ellVayée. 

Hûléye [hulcij S\, s. f. — Buse. 
Voir Halérc. 

Hûna» \hùniv P\ v. tr. — Brimer. 
Voir Halwer. 

Hupâye \hùpàij A/], s. f. — Ce 
(ju'on i)eut enlever d'un coup de 
mâchoire. 

Husse [hiis M, /, P, hœs-Iuis N\, 
s. f. — Vilaine mine, mine bou- 
deuse. Fâre le -, faire vilaine mine. 
Se dit surtout d'une poule malade 
dont les plumes sont ébouritrées. 

Hussenè [hiïsne . . I, P, F], v. intr. 

— Grelotter de froid. 

Husson [Iiûsô M, /, P], s. m. — 
Frisson. Fâre dés -, frissonner, 
grelotter de froid. 

Hutîn [hùtï M\, adj. — Mutin. 

Hututu [hidùtû M, /, P, F, NI s. 
m. — 1^ Babiole, chose de peu de 
valeur. 2^ au plur. : Copeaux. 

Huyau [hùyô N], s. m. — Manche 
de fouet; fouet avec un manche en 
bois. 




Fig. 42. 



HH/\ 



346 — 



HHH 



HH 



Hhà \x(^i . ..S, V|, s. m. — Vapeur 
qui sort des écuries. Voir Hhau. 

Hhabau \-/nhô N\, s. m. — Houet. 

Hhâbrouyer \yâbriujc,-i]œ V, yji- 
briuji S\, V. intr. — Faire de ])etites 
lessives. 

Hhàdâye {yjiday . . .Sj, s. f. — Lessive 
niaïKiuée. Voir Hhaudâye. 

Hhàde \x(it • - S\, s. f. — Chaleur, 
rut. Voir Hhaude. 

Hhâdè [yâdç .. S\, v. Ir. — Kchauder. 
Voir Hhauder. 

Hhàdé Ixôdc' • • S, yâdijç V], s. m. 
— Jù'haudé. Voir Hhaudd. 

Hhâdemant \xâdmà . . S, yâdiuà Vj, 
s. m. — Lavage des futailles. Voir 
Hhaudemant. 

Hhâdiè, voir Hhàdé. 

Hhâdiè {x^uhjc. V|, v. Ir. — lù'hau- 
der. Voir Hhauder. 

Hhâdiére {yâdijër Y], s. f. — Ortie. 
Voir HhaudOre. 

Hhadion [yadijà S\, s. m. — Char- 
don. Voir Hhèdon. 

Hhàdïrc, Hhâdiûre Ixôdïr-xddijur 
. . S\, s. f. — Orlie. Voir HhaudOre. 

Hhadjè \yjtdj\ S\, adj. — Kdenlé. 
Voir Hhèdé. 

Hhadjon [yjtdjà S\, s. m. — Char- 
don. Voir Hhèdon. 

Hhâdjûre Ixddjfir S\, s. f. — Oi'tie. 
Voir Hhaudure. 

Hhâdûre [yjtdur . , S\, s. f. — Ortie. 
Voir Hhaudure. 

Hhâdyi \xd(flji ^'K v. Ir. — lù'hnu- 
der. Voir Hhauder. 

Hhàféje Ix^tfPs . . S, V|, s. ni. — 
ChaulTage. Voir Hhauféje. 



Hhàfier \yfifi}(',-i](f V, yfifi . . S\, 

V. tr. — Chauffer. Voir Hhauîieu. 

Hhâhhelat \yJiyMi S, yûyJ9 ^'K ■'>• "i- 

— Endroit où les poules ont gratté 
la terre. Voir Hètélot. 

Hhâhhelè \xâylç . . S, Y], v. tr. — 
Gratter. Sie dit des poules qui grat- 
tent le sol pourehercherdes graines. 
Lés flïnes ont loriot hhâhh'lè note 
Jodîn, les poules ont gratté tout 
notre jardin. 

Hhahhiote \yoxi]ot V], s. f. — 
Siège, chaise. 

Hhalat [/.a/a . . .V, X, yolo . . /, P, 
F\, s. ni. — Xoix. Prope corne i ~, 
propre comme une noix (comme un 
sou). E qwè ce sciirv d'awer dés 

- (juand' an nont pwint d'dants 
po lés creuhhieii, à quoi cela sert 
d'avoir des n. quand on n'a pas de 
dents i)our les cro(juer. \Ycijoii ({u'i 
n-i] è dés - , /■ .s" Ircure dés (jaulcs, 
où il y a des noix, on trouve des 
gaules. Voir Neûhh. 

Hhàlate \yâ!(d . . S, yâlot \' |, s. 
f. - Petite échelle, sur le devant 
d'une voilure de foin, etc. Voir 
Hhaulate. 

Hhalati \yahdi . . M, X, yololi I, 
P, F\, s. m. — Noyer. Voir Nawi. 

Hhalâye [yjdaij . . M, \, yoldij /, 
P\, s. f. — (Charretée de fourrage 
vert. Voir Hhali. 

Hhale \ynl M. X], s. m. et f. — 
1" .Vnipoule, callosité {|iii se déve- 
loppe aux mains, aux j)ieds, a|)rès 
avoir trop travaillé, trop marché. 
2" Tumeur. 



HH/\ 



- 347 - 



HHA 



Hhale [yjil . . M, N \, s. f. - lù-alc. 

Hhâle 1//// . . N, V], s. m. - lùlianle. 
/ l'énw coine iii - â de ri, il Tninie 
comme une é. nu derrière .S. Qiuind- 
oii-z-c in -, / faiil V ITricr, quand 
on a une é., il faut l'extraire V. 

Hhâle \xâl . . S, V\, s. f. — Kelieile. 
Voir Hhaule. 

Hhâlè Ixâli' V\, v. Ir. — Gauler. 
Voir Hhauler. 

Hhaleîrasse \x(dfr(ts . . M, N \, s. 
f. — Saisissement, frayeur. 

HhaléJG \x(dês . . M\, s. m. — Ac- 
tion de mettre des ridelles à la voi- 
ture. Voir Chieulaje. 

Hhalemant [x^lnià . . M, N, xp//^J^^ 
/, P\, s. m. — Charretée de trèfle 
ou de luzerne qu'on donne en vert 
aux bestiaux; elle sulïit pour une 
journée ou deux. L'èiuti)clè,j'atans 
poûres an -, cette année, nous 
sommes pauvres en fourrage vert. 
Voir Galiate, Hhali. 

Hhalener \x(dnc' . . M, N\, v. tr. 
et intr. — Sentir; respirer; flairer; 
exhaler son haleine. 

Hhaler [xa/ë' . . M, N, S, xçlç V], 
V. tr. — Mettre les échelles à la voi- 
ture. Voir Chieulai. 

Hhaler [7/ï/t"' . . M], v. intr. — 
Soufller. Se dit du vent : Lo vcuit 
hhaleïit sus lés tCdes, le vent souillait 
sur les tuiles. 

Hhaler {^cdêi . . M, N], v. tr. - 
Ecaler des noix. 

Hhali \xali . . M, N, S, xçH L P, 
V], s. m. — Charretée de fourrage 
vert qu'on donne tout de suite aux 
bêtes. Voir Hhalemant. 

Hhaliè \x<^lyç /], adj. — Indisposé. 

Hhalîn [xalî • . M, S, yalî-xcddn N, 
xçlî . . I, P, V], s. m. — Haleine; 
souflle. 'L è i mauvâs -, il a une 
mauvaise h. 'L è i colih -, il a une 
courte h. (il est asthmatique). 

Hhalîn {xalï Goin], adj. — Se dit 
d'une terre chaude et sèche. 

Hhalinne, voir Hhalîn, haleine. 



Hhalon [yjilô . . M, N\, s. m. — 
lù'helon. 

Hhalonne, voir HhaloOgne. 

Hhâlote \yjllot V\, s. f. — Petite 
échelle. Voir Hhaulatc. 

Hhaloijgne {yjihln-yjdàn . . M, yji- 
lûn I, P, y^alàn iV|, s. f. — Kchalote. 

Hhalwate [yjdmat . . M, N, yj)ln)ot 
I, P\, s. f. — P Copeau fait avec le 
ral)ot. 2" Ruban. 

Hhalwate \x(duHd S, yidwol V\, s. 
f. — Moucheron; cousin. 

Hhâmand |y/l/?ïà . . M, /, P\, s. m. 

— Se dit de qcjn. qui se plaint, qui 
sollicite sans en avoir besoin. 

Hhamboyeu [yàhoijœ . . M, iVJ, v. 
intr. — Chanceler. 

Hhânè [xànç . . S], v. tr. — Dé- 
chirer. 

Hhânèsse [yjuiqs . . S\, s. f. — Dé- 
chirure. 

Hhanhhiate \xàyjj(it M, N, ^àyijçt /, 
P], s. f. — Lampe mobile sur ses 
deux axes. 

Hhanhhieu Vy^àyjjœ . . M, I, P, N], 
V. intr. — Chanceler, vaciller. 

Hhanreu ]xàrce S\, n. pr. — Xan- 
rey, vill. de l'arr. de Château-Salins. 
Lés fèijoiis d' volâtes de - , les fai- 
seurs de volettes de X. (sobriquet). 

Hhanvelat [xàvla . . lY], s. m. — 
Habitant de Chanville. 

Hhanvèle [xàoçl • • ^^^ ^]^ "• pr. 

— Chanville, vill. de l'arr. de Metz. 
Hhargô [xc^'^gô S], adj. — Qui en- 
tend mal. Voir Hhorgâd. 

Hharhis [x^iryi V], part. pass. — 
Assis. Es' mole -, se mettre a. (s'as- 
seoir). 

Hhâs \xà . . >/, iV, S, xà L P\, s. 
m. — P Brèche; entaille; cran; ac- 
croc; déchirure. 2» Passage à tra- 
vers une haie. 

Hhau [xô . . MJixà Pontoyj, x^^ • • 
S, VJ, s. m. — lo Vapeur qui sort 
des écuries; haleine des bestiaux. 
2^ Fermentation des fourrages. Lo 
r'wèyîn vè j'tè in rede hhâ, le re- 



HHK 



548 ^ 



HHR 



gain va jeter un rude feu V. 3" Ar- 
deur. 'L é ftè s' Iihâ, il a jeté son 
ardeur (il s'est calmé). Vol ène èfcre 
que n' mé poule mi lo hhâ, voilà une 
affaire qui ne me porte pas le chaud 
(dont je me défie). Oivor lo hhâ 
d'éqiie, avoir le chaud de qqch. (dé- 
sirer qqch. avec ardeur) V. 

Hhaubroyéje Ixôbroijcs . . M, I, P, 
N], s. m. — Petite lessive. 

Hhaubroyemant [yjlbrçijmà M, I, 
P, xôbroijmù-yôhriujmà N], s. m. — 
Action de faire une petite lessive. 

Hhaubroyeu [xôbroijœ . . M, /, P, 
XÔbroijcr-xôbriujœ N, x^ibruyi S, yâ- 
briiijc,-ijœ V], v. intr. — 1" Faire 
de petites lessives. 2" Faire des 
riens ; se mêler d'une chose à laquelle 
on n'entend rien. 

Hhaubroyeu [xôbrçyœ . .M, /, A^J, 
V. tr. — P Barbouiller, noircir avec 
le noir de la marmite, de la chemi- 
née, ou avec du charbon. 2^ Em- 
mêler. 

Hhaubroyou [y^dbrçyii . . M, I], s. 
m. — Pauvre petit ouvrier. 

Hhaudâye \xôdàij . . M, I, P, N, 
yjidàij-xâdci] . . S, yâdcij Y], s. f. — 
Lessive manquée. 

Hhaude [y^ôt . . M, /, P, ^yfU . . S], s. 
f. — Chaleur, rut. 

Hhaudé Ixôdêi . . M, /, P, h\ N, 
yjadc . . S, yjidije V), s. m. — P Grosse 
tarte aux prunes. Pour la préparer, 
on se sert d'une pAte faite de lait, 
farine, levure, sel; on l'étend en 
forme de tourte en relevant légère- 
ment les bords. On y place, serrées 
l'une contre l'autre et entières, les 
prunes de la saison, quelquefois 
énoyautées et divisées en deux M. 
2^ Hrioche; autres sortes de gâ- 
teaux. 'S^ Petite miche que l'on con- 
fectionne avec ce qui reste de la 
pâte. Fèrâl qii ç' olchhc corne lo 
hhâdiè d* le fâije, que, quand-on côpe 
èprés, ce r'crohhéhhe tojos, il faudrait 



que ce .soit comme la michette de 
la fée, que, quand on coupe après, 
cela recroisse toujours V. 

Hhaudemant [yôdmà M, I, P, F, 
N, yâdmà . . S, yûdmô Vj, s. m. — 
Lavage des futailles, des cuves, à 
l'eau bouillante. 2" Action de piquer. 
Se dit (les orties. 3" Action de se 
dessécher par l'eflet de la chaleur V. 

Hhauder [yôdëi . . M, /, P, F, \, 
yâdq-xâdj('-xâdi/i . . S, yfidije V|, v. tr. 

— 1" l^chauder, laver à l'eau bouil- 
lante. Se dit des tonneaux, des cuves. 
2» Piquer. Se dit des orties. 3^ Se 
dessécher i)ar l'effet de la chaleur. 

Hhaudieu (so) [yôdijœ . . 3/, /, P, 
N\, V. pron. - S'échauffer, entrer 
en rut. 

Hhaudu [yôdii . . M, I, P], s. m. 

— Echaudoir. 

HhaudOre [yôdur . . M, /, P, X, 
xâdTr-/(ldJiir-y/idiir-yâdyùr S, yâdyër 
V], s. f. — Ortie. Blanche -, ortie 
blanche, aussi appelée pain sans le- 
vain. 

Hhauféje [xôfês . . M, I, P, F, N, 
xr//(?s . . s, V], s. m. — ChaufTage. 

HhauîiGu [yôfyœ . . M, /, P, F, X, 
Xâ/i . . S, y^cifye,-yœ V], v. tr. — 
Chauffer. 

Hhaulate [xôlat . . M, X (esydlal 
(^.ourcelles-sur-Nied), x<^^«' • • '^> 
Xâlpl V], s. f. — P Petite échelle 
placée debout, en avant, entre les 
deux échelles de la voiture à ridelles. 
2** Claie suspendue au plafond de la 
cuisine, au moyen de lattes; on y 
|)]ace le lard salé ou le fromage 
pour le faire sécher. 

Hhaule \yôl . . .V, N, x^^^-ïJ^''^-f"/Ji^ 
5, x"/ V|, s. f. - Échelle. ^Fâirlè 
~, faire l'é. (aider). Lo çu qu lyinl 
le - al aussi rolerir que i çu qu le 
inoidc, celui qui tient l'é. est aussi 
voleur que celui qui la monte. 

Hhaulencr \yôlnc' . . M, /, P. X], 
v. tr. — Chauler le blé. 



HHH 



- 349 - 



HH/\ 



Hhaulcr [xôlëi . . M, /, P, iV], v. 
tr. — P Mettre les échelles à la voi- 
ture. 2^ Gauler. 

Hhaurèye (xôm/ . . M, N], s. f. 

— Glissade. 

HhauriGU [yôrijœ LandrofT], v. tr. 

— 1" Inquiéter, tourmenter. L' èfâre 
le m'hhaiircuije, cette affaire me tour- 
mente. 2" ^Soupçonner. 

Hhauyant [x^/y^ • . M, I, P, N, 
Xâyà-xdoyà S, xâyà V], adj. — 1« Glis- 
sant; lisse. Le route ateût hhaiiyante 
corne i wcre, la route était glissante 
comme un verre. 2^ Luisant; beau; 
coquet. Nate ma ateïit aiiss' hhaii- 
yante qu' i m'iii. Notre pétrin était 
aussi luisant qu'un miroir. Le fome 
le ateût si heiin' èpratâye et si hhaii- 
yante, cette femme était si bien ha- 
billée et si belle. 

Hhauyat [xôya . . M, N, yjyyo I, 
P], s. m. — Traîneau. 

Hhauyate [xôyat . . M, N, yjôyot 
I, P], s. f. — Glissade, sentier de 
glace sur lequel les enfants s'amusent 
à glisser. 

Hhauyemant [xôynià . . M, /, P, 
Ny yâymà S], s. m. — Glissement. 

Hhauyeu \xôyœ • - M, h P, ^> yâ- 
yi S, fâye^yce Y], v. intr. — !<> Glis- 
ser. ^ è V andrichon, g. sur ses 
talons. 2^^ Glisser, échapper. Ce m' 
hhauyeïit d' anteiir lés deûys, cela 
me glissait entre les doigts. / li è 
hhauyeu le pièce, il lui a glissé (don- 
né) la pièce. 3^ Disparaître. Lo s'ia 
hhauye deye lés coûtes, le soleil dis- 
paraît derrière les côtes. 

Hhauyèsse [xôyes . . M, I, P, N, 
Xàyes S], s. f. — Glissade. 

Hhauyote, voir Hhauyate. 

Hhauyu [xôyù • . M, h P, ^\ X^^- 
yœ . . S\, s. m. — 1^ Traîneau qui 
sert à sortir le fumier de l'écurie. 
2» Planche qui sert à nettoyer les 
pois. 3^ Claie sur laquelle glisse la 
paille en sortant de la machine à 
battre. 4» Perche qui sert à porter 



une charge. On en met une sur 
chaque épaule. 

Hhawàyc Ixfiii^ày-xçioày-xHii^i'W • • 
M, N, xpi^'^'W h Py /% V^i^^^m • • '^» 
Xûwëy V], s. f. — P Grande quan- 
tité d'eau, ondée, forte pluie; eau 
répandue à terre. Se dit d'un en- 
fant qui s'est oublié. 'L an-n-è fût 
eune -, il en a fait une //. 2» Quan- 
tité de linge lavé. 

Hhawè \x^u)q Pontoy], v. tr. — Ra- 
tisser la vigne. 
Hhawé, voir Hhawi. 
Hhawcr, Hhâwer \xawëi-xçivëi-xâwêi 
. . M, N, xÇii^Ç . . I, P, F, x«ï^ê'- 
yfuvêi . . S, V], V. tr. — P Mouiller; 
laver; lessiver. 2^ Rosser. 

Hhawerasse \xciwras-xâwras-xoiv- 
ras M, N, xp"^rp.s /, P, F, x«^^^«s- 
sawras-xûwras S, x^^^^P-^ ^]> s. f. — 
Lavandière, laveuse. Lo jo d' le 
Saint F'iipe, ç'at le fête dés - de 
bwâye, le jour de la St-Philippe, 
c'est la fête des lavandières. 
Hhàwé, Hhawcû, voir Hhawi. 
Hhawi, Hhâwi \xâivi-xoivi . . M, 
XÇioi h P, x«"'^ 5» yjôLwë V\, s. m. 
— P Lavoir; endroit où on lave le 
linge. 2^ Banc qui sert à laver le linge. 
Hhawou [xciwu-xçwu M], s. m. — 
Vent qui sèche. 

Hhawtrer [xawtrêi-xçwtrêi . . M, N, 
XÇwtrç . . I, P, F (sçvutrçi Ver né- 
ville, sevowtrë' Rombas), x<^^^^Ç • • 
S\, V. tr. — Pincer la vigne en 
retranchant les bourgeons inutiles. 
Hhawtron \xawtrô-'xçwtrô . . M, 
N, xÇ^^^^^ô I, P, xaw^rô S], s. m. — 
Extrémité des branches de vigne, 
que l'on a pincées; on la donne à 
manger aux bêtes. 

Hhàyant \xâyà S, V], adj. — Glis- 
sant. Voir Hhauyant. 

Hhayate hayat . . 5], s. f. — Chaise 
d'enfant. Voir Hhèyate. 

Hhâye [xây V[, s. f. — Chose 
qu'on goûte pour savoir si elle est 
bonne ou mauvaise. 



HHA 

Hhâye [y/iy V], s. f. — Dissipation, 
gaspillage. 

Hhâyeu [y^r ■ • M, L P, X], 
V. tr. — Essayer; ffoùter. Illuuje- 
prûnes, essaye-prunes (personne qui, 
sous prétexte d'acheter, goûte à tout 
et n'achète rien). 

Hhâyeu lyfujœ M, N], v. tr. — 
P Défraîchir; gâter; ravaler; pros- 
tituer. Je /î' Doûreûs m'- mè fèije 
an le mèriant d'vas i Jciison le, je 
ne voudrais pas p. ma fille en la ma- 
riant à ce Joseph là. 'L at mont 
hluli/cye, elle est bien défraîchie. 
Se dit d'une femme qui a perdu sa 
fraîcheur de jeune fille par suite 
du mariage. 2^ Se dit des enfants 
qui ont la figure couverte de croûtes 
et les yeux chassieux. 

Hhâyemant \y/iijmà S, V], s. m. — 
Glissement. Voir Hhauycmant. 

Hhâyer \yjiiie V, xn/// S], v. inlr. 
— Glisser. Voir Hhauyeu. 

Hhâyèsse l/fn/çs S, V\, s. f. — 
Glissade. Voir Hhauyèsse. 

Hhâyeu {yjtjiœ . . S\, s. m. — Traî- 
neau. Voir Hhauyu. 

Hhâyi [yfiiji . . .S], v. tr. — Ca- 
resser. Voir Hhôyeu. 

Hhè fxf" S], adj. nuni. — Six. Voir 
Hhihh. 

Hhé \yc' M, X], s. m. — Peloton 
de fil. Qnand-an prannent iiunenij, 
anss' chcn panrc lo ~, quand on 
prend l'aiguille, autant prendre le p. 
Hhé \yë Y], s. m. — Suif. Voir 
Hhu. 

Hhèdé \ycdci . . .1/, /, P, X, sardœ 
F, yndjc-yalc . . S, ySi^Ç-yLOf^'-VJ^^hl^-^ 
V], adj. — Personne à qui il mancjue 
des dents, édentée. Voir Hhèrdé. 

Hhèdeler {/cdlci M\, v. tr. — l'.bré- 
chcr; |)arl. pass. : Kdenté. 

Hhèder \yj'dci . . .1/, /, I\ X, sar- 
d('l(v F\, V. Ir. — i:bréchcr; échan- 
crcr. 

Hhèdon [yçdù . . .1/, /, />, .V, ycdà- 
y^rdrà I\ snrdrà I'\ X(idô-/jtdjô-yjidijà 



350 — 



HH/\ 



S, yodô-'/odijô V], s. m. — Chardon; 
cardère. Voir Jangou. 

Hhèguèt lyrge M], s. m. — Guet 
qui se faisait sur les murailles. 

Hhéhh \xcy^ S, V], adj. num. — 
Six. Voir Hhihh. 

Hhélad \yclâ V], s. m. — Buveur. 
Voir Hhûler. 

Hhèlâte [yelcd X], s. f. — En- 
semble des poutres du plafond où 
les paysans suspendent le lard, le 
jambon, etc. Voir Hhieulate. 

Hhèmé f/<77K"' . . gén.], s. m. — 
— P Partie du devant d'une voiture, 
munie de deux bras, qui sert à 
soutenir les échelles et les planches. 
Voir Ché. 2" Pièce de bois où les 
tisserands posent les pieds pour 
faire mouvoir les lisses. 

Hhèmé [y^emêi X\, s. m. — Entame; 
trou commencé, jiar ex. dans un 
tas de foin. 

Hhèmé ['/ç/nc' . . gén.], s. m. — 
Escabeau ; marchepied. 

Hhemèle \yXç)mel . . gén.], s. f. — 
1'^ Semelle. S' bèijen d' le ^, se 
donner de la s. (se sauvera. 2» Se- 
melle du versoir de la charrue. 
3*' Partie inférieure d'un pressoir S. 
Voir Chaucu. 

Hhcmèlcr ly/ç)mclc' . . gén.], v. 
tr. — 1" Uessemeler. 2" Mettre des 
éclisses aux membres fracturés. 

Hhènâde, voir Hhènâye. 

Hhenate [v<;/ï(// . . M, X, ynot I, 
P, V\, s. f. — 1'^ Petite écharde; 
éclat de bois. 2" Petite bûche V. 

Hhcnape \yXç)riap 3/], s. f. — Eclisse 
de vannier en osier refendu. 

Hhenâye fx((')''"// ^l* -^^ vSO'^^^y 
I, P {ys'nât Vernéville), xr<')''"//-x(r)- 
ncij-snJi/ S, snJ V), s. f. — Échine, 
épine dorsale. Voir Hheunc. 

Hhène \ycn I, P], s. f. - Échine. 
Voii' Hheune. 

Hhène \yrn /, P\, s. f. - Écharde. 
Voir Hheunc. 



HHE 



- 351 - 



HHE 



Hhener fx(f)^^' • • ^^» A'» XÇriq . . /, 
P, xp'ïÇ ^'J> V. intr. — !« Voler en 
éclats. Se dit du l)ois. Lo bous le 
hhciinc u'ianti, ce bois là donne facile- 
ment des éclats. 2" v. tr. Déchirer. 

Hhenon \x(ç)^ô . . gén.], s. m. — 
1^' Forme ronde, sans fond ni cou- 
vercle, dont on se sert pour faire 
égoutter le lait caillé; elle doit don- 
ner sa forme au fromage. VoirRèhhc. 
2" Sorte de petite mesure [)our les 
grains. 

Hhenon \xnô V], s. m. — l^clisse. 
On lie lés haiidrelcs ovoii dés -, on 
lie les balais avec des é. Voir 
Chènetière. 

Hhenope Iviop V], s. f. — Lanière 
de cuir. Voir Hhèpe. 

Hhenote [xnçt V], s. f. — Petit 
éclat de bois. Voir Hhenate. 

Hhèpâde, Hhèpâye hçpàt-iepaij 
M, N, xçpëij V], s. f. — Échapi)ée, 
espace ménagé pour le passage des 
voitures. 

Hhèpe Ixçp . . M, I, P, X, S, y^iwp V], 
s. f. — Lanière de cuir qui sert à 
attacher le fléau au manche. 

Hhèpe ixçp V], adj. — Échappé, 
sain et sauf. Vos vol -, vous voilà 
sain et sauf. 2" Se dit de celui qui 
est libéré d'une obhgation. 

Hhèpcr, Hhèpi hçpêi . . gén. (sapœ 
F, ycpi N)], V. inîr. — 1" Échapper. 
2<' Manquer (en parlant du pied). 
3» V. tr. Laisser échapper. / n' 
chèpe ryin sans âwe châde, il ne 
laisse rien échapper sans eau chaude 
(qui doit le ramollir, c.-à-d., il est 
avare) S. 

Hhèpiat [xçpy« • • ^^^ ^\ y.WUÇ ^» 
P\, s. m. — C.iseau de maçon, de 
charpentier, de tonnelier; burin 
de maréchal. 

Hhèpoyeu (so) \icpoijœ . . M, I, 
P, N], V. pron. — Se taquiner; se 
chamailler, se battre, se quereller. 
/ s' hhèpoijint pè lés clf^wes, ils se 
querellaient en se prenant par les 



cheveux. (A Metz, les anciens disent 
encore: se chapouiller). Voir Hèr- 
poyeu. 

Hhèrber [yerhêi . . M, /, P, F, N, 
S\, V. intr. — Arracher les mauvaises 
herbes (avec les mains). VoirÈhhèr- 
ber. 

Hhèrbûrc \xçrbnr . . M, /, P, F, 
N\, s. f. — P Mauvaise herbe qui 
pousse dans les semis. 2'^ Ramassis 
de petit bois, de petites choses com- 
bustibles, ([ue l'on prend par i)oi- 
gnée V. 

Hhèrdé fxç/v/c' • . M, A /'|, ^^^i- 

— A qui il mancpie une dent. Voir 
Hhèdé. 

Hhèrdron \xrrdrô P], s. m. — Char- 
don. Voir Hhèdon. 
Hhèrè Ixçre . . S, xp^T ^H» v. intr. 

— V Dévier. Part, pass: Perdu, égaré 
(au physique et au moral). 2^ v. 
pron. Se méprendre, se tromper. 
Cet' que n' se hhôre mi, ç'ol eeV que 
n' fèt rijin, celui qui ne se trompe 
pas, c'est celui qui ne fait rien V. 
3^ Pris au sens négatif: Ne pas se 
gêner; ne pas faire de frais. 

Hhèrèye [x<^rçy . . M, /], s. f. — 
Erreur. 

Hhèrgâd Ixçrgâ V], adj. - Qui 
entend mal. Voir Hhorgâd. 

Hhèrpe [xçrp M, I, P, N|, s. f. — 
Écharpe. 'L è V très an -, il a le 
bras en é. 

Hhès [xç M], s. m. — Chas; brè- 
che; entaille. 

Hhèter [xetëi M], v. tr. - Se dit 
des poules qui grattent la terre. Lés 
poijes hhèlent, les poules grattent la 
terre. 

Hheû [xœ . . 5], s. m. — Suif. Voir 
Hhu. 

HheufTre [xœ/Tr . . .1/, /, P, A^J, v. 
intr. — Sutlire. 

Hheuhh, voir Hhihh. 

Hheune [y^qen M], s. f. — Fleurs 
de vin. 



HHE 



- 352 - 



HHE 



Hheune {y^œn . . M, X, yen 7, P, 
sen-sin F], s. f. — Échine, colonne 
vertébrale. Voir Hhenâye. 

Hheune [yrrii 37, .V, yen 7, P, F\, 
s. f. — Kcharcle. 

Hheûre \yœr 5), v. tr. — Suivre. 
Voir Hhûre. 

Hheurgâd lyœrgâ S], adj. — Qui 
entend mal. Voir Hhorgàd. 

Hheuriat \x(frija . . .17, xff'rp I, P\, 
s. m. - Accroc; déchirure. 

Hheuricu \yœnjœ . . M, 7, P, X, 
yùri S, ylnje V\, v. tr. - Déchirer. 
Voir Dehheuricu. 

HheurièssG \xqeryçs . . M, [, P, 
N], s. f. — Déchirure. - de luinne, 
d. de veine, rui)turc d'anévrisnie. 

Hheurot, voir Hheuriat. 

Hheûte lyjlët S], s. f. — Suite. Voir 
HhutG. 

HhGYâyG [yerài/ M], s. f. — Dé- 
nudation d'une côte à la suite d'un 
éboulenient. A Xovéant, il existe 
une rue de la ((Chavée». 

Hhèy \yejj S], s. f. — Versoir. 

HhèyatG \yeijat-yaijat S, yeijot V], 
s. f. — Chaise d'enfant. 

Hhèy G [yêij M, I, P, S, yçiJ-yJu xV|, 
s. f. — P l^clat de bois, de verre, 
de faïence. 2" Bûche fendue. 3^' Coin 
qui sert à fendre le bois. 

HhéyG-byin \yëi/ bijè V, yj(ij) bî 
S], s. m. — Brise-tout. 

HhèyGu fxç//œ M, 7, P, X\, v. intr. 

— Se fendre. Lo bous le hhèijc beiin', 
ce bois se fend bien. 

HhèyGU lyçyœ . . M, I, P, X, yjji 
Sy yfU^'-y<^' y], V. tr. — (iàter; |)erdre; 
gaspiller. / hhèi/e so biiiii, il (lissi|)e 
son bien. — / lihci/e l'oijunl, il gas- 
pille l'argent V. 

Hhèy ère, HhèyGQrG |x(7/<'/" S, V, 
yri/â'r], s. f. — Chaise. Voir Chîre. 

Hhèyi (pont) [yci/i . . M, /|, n. pr. 

— Sailly. Lo pont -, le pont S. (se 
trouve à Metz entre la rue Mazelle 
cl la rue petite Boucherie). 



Hhèy on \ye.ijd . . 37, 7, P], s. m. 
- Sillon. 

HhèyotG, voir HhèyatG. 

HhèyûrG [ycijiir S,, s. f. — Chaise. 
Voir ChîFG. 

Hhiàd [x.//â V], s. m. — Enorme 
quartier de bois de chauffage. 

Hhiapè lyjjapç V!, v. intr. — Faire 
claquer le fouet. 

Hhîe \yji/ X \, s. f. — Ixlat de bois. 
Voir HhèyG. 

HhieulatG [yjjœlat . . 37, A\ yj/œlot 
7, P, F], s. f."-^ Claie au plafond, 
où l'on suspend le jambon, le lard. 
Voir HhaulatG, HhèlatG. 

HhiGulG Ixi/œl . . 37, 7, P, F, X], 
s. f. — Kchelle. Voir HhaulG. 

HhiGulon \yj/œlô . . 37, 7, 7^ F], 
s. m. — l^chelon. 

HhiGulotG, voir HhÎGulatG. 

Hhihh \yiy . . M, 7, P, X, yey-yî'y 

ys' '^' vsv. y\> ^^^j- iiii'ii- — ^i>^- 

HhihiGumG [yj-fj/œm . . 37, P, A", 
yj^ycin I, yj'yïm . . S, x^iU^'^^ -ijceniV], 
adj. ord. — Sixième. 

HhilG \yjl X\, s. m. — Morceau 
de bois tendu. 

Hhion \yjjô-yJC) X], s. m. — Branche 
qui sert de repère pour tracer un 
sillon. 

Hhîr lyjr S, V], adj. —Sûr. Voir 
Hhûr. 

HhîriGr [//"/"//c, -//a' V], v. tr. — Dé- 
chirer. Voir HheuriGu. 

Hhiyi [x(/)/// S\, v. tr. - Gâter. 
Voir HhèyGU. 

HhivâyG \yjraif 37), s. f. — .\mon- 
cellement de neige, protluit j)ar le 
vent. 

Hhlapcr {yjopc' . . .S, yjopç V), v. 
tr. — l'Ouetter. Se dit tle la pluie, 
de la neige (jui fouettent les fe- 
nêtres, etc. 

HhlaunâyG [ylôiiày . . 3/. A\ yjômly 
L l\ F\, s. f. — Rossée. L nn-n-r 
r'çii ciiiic Jim." -, il en a reçu une 
bonne r. ! 



353 — 



HHL 

Hhlauner hlônPi . . .1/, /, P, F, N], 
V. tr. - Battre, rosser; corriger. 

Hhlite Ix/// . • S, V\, s. f. -Traî- 
neau, schlitte. Lés boqiiions pro/i- 
tonl dlè noje po mole h bas sis les 
-, les bûcherons profitent de la 
neige pour mettre le bois sur les s. 



HHO 




1. Chliton. 
4. Randès. 



Fig. 43. 

2. Cwone. 
5. Péchote. 



3. Piéton. 
6. Sélote. 



Hhlitè [yilite V], v. tr. - Schlitter. 

Hhliton Ixlitô . . S, V], s. m. - 
Partie inférieure de la schlitte, sur 
laquelle elle glisse. 

Hhlon, voir Hhion. 

Hhlopè, voir Hhlaper. 

Hhlopéye [x^PPêz/FJ. s. f. — Rossée. 

Hhmèyi hmçyi S], v. intr. — Se 
chamailler. 

Hhnape \xnâp . . M], s. f. — Éclisse 
de vannerie, en osier refendu. 

Hhnèpan Ix^içpà Pontoy], s. m. — 
Chenapan. 

Hhnitse fxnzVs . . S, y nets V], s. f. 

— Quartier de pomme ou de poire 
séchée au four. 

Hhnôcot Ixnôkç S], n. pr. — Han- 
nocourt, vill. de l'arr. de Château- 
Salins. Lés pwaloiis de -, les poi- 
lus d'H. (sobriquet). 

Hhô [xô" A'], s. m. — Glui. Voir 
Hhoû. 

Hhô [xô . . M, I, X, S], s. m. - 
Putois. 

Hhô [xô . . S, V], s. m. — Giron. 

Hhôbé [yjlbC'i . . M, I, P, N\, s. m. 

— Sourdaud. T lïonyes pus rijin, 
viens - , tu n'entends plus rien, 
vieux s. 



Hhôbcu \xô"bœ N, yjôbe . . S], v. 
tr. — Battre le blé ou le seigle. 
Voir Hhoûber. 

Hhôblè \xôble . . N], v. tr. - Même 
signilication (jue Hhoîiber. 

Hhôbu \yô''bn M, yôbœ . . .S), s. m. 
— Ikinc qui sert à battre le blé. 
Voir Hhoûbou. 

Hhôbûre \xCMnir N, yôbnr . . 5], 
s. f. — Paille qui sert à faire des 
liens. Voir Hhoûbûre. 

Hhôcot [xôAp . . iV, .SI, n. pr. — 
Xocourt, vill. de l'arr. de Château- 
Salins. Lés tahhons d'IL, les blai- 
reaux de X. (sobriquet). 

Hhod [xp gén. (sûr F)], adj. — 
Sourd. - corne i viens t'pin, s. 
comme un vieux pot. [ drenm' corne 
z -, il dort comme un s. / dote 
corne z -, il a peur comme un s. 
Hhote et mivète, çat V pus hhèijant 
po enne fome, sourde et muette, c'est 
le plus séant pour une femme. 
Quand' an pcdent de pr enter, f fâ V - , 
quand on parle de prêter, je fais 
le s. N-ij è pire - que V çn qui 
n' vient m' oûyi, il n'y a pire s. que 
celui qui ne veut pas entendre. 

Hhodè [xçdç V], adj. — A qui il 
manque des dents. Voir Hhèdé. 

Hhoder \yodëi . . M, I, P, V], v. 
tr. — Assourdir. Voir Èhhodcr. 

Hhodèsse [xçdçs . . M, I, P, N], s. 
f. — Surdité. 

Hhodiè Ixçdye V], adj. - A 
qui il manque des dents. Voir 
Hhèdé. 

Hhodion, Pihodon [xçdyô-xçdô V], 
s. m. — Chardon. Voir Hhèdon. 

Hhofiâd [x9/f/« • • gén.], s. m. — 
Asthmatique (qui souffle). 

Hhoîiat Ixçfya . . M, N, S, xçfyç 

L P, y, X. "/)/<' -^'"/)/? ^'1' s- ^' ~ 

10 Soufïlet qui sert à attiser le feu. 

11 avait autrefois la forme d'un ca- 
non de fusil. Boïis an d'zos, bous an 
d'sur, fiâche tot-è l'anto, i-n-euy dans 

23 



HHO 

le panse et clous 
coCmes dans V 
cul, qu' at ç' 
que ç'at ? Bois 
au - dessous, 
bois en dessus, 
flnsciue tout à 
l'entour, un œil 
dans le ventre 
et deux cornes 
dans le der- 
rière, qu'est-ce 
que c'est? — 
Le s. (devi- 
nette). 2'» Sif- 
llet; flûte; mir- 
liton. 3" (losier. 
4" Haleine (.Vo- 
vèanl). 5"Gi(!le. 
6<^Sobri(iuetdes 
habitants de 
Cheminot, arr. 
de Metz. 

Hhofieu [xpfU'F 
Esso utile. 

Hhoficu \x9flJ<f 
V. tr. et intr. — 1 
rancansu)ér\ s. 



354 



S 



g 



^. 



^ 



Fi; 



41 Fig. 45 
M, n, ndj. - 



• • gén. (sufiji F)], 
" Souiller. - dans 
dans l'encensoir 



(boire). - des puces dans ïaraijc 
de quèhink, s. des puces dans l'oreille 
de qqn. (se moquer de qqn.. l'en- 
voyer promener). ~ i some, s. un 
somme, dormir. Va ~ les çandes 
au cul d' natc clièlc, va s. les cendres 
au c . . de notre chat. Se dit à une 
personne importune. 2" v. intr. Souf- 
fler, faire du vent. ~ c d'coûncr 
les hieus, faire du vent à décorner 
les bœufs. 

Hhôgnâd \yf)"nà X], s. m. — 
Personne (pii louche. Voir Hhoû- 
gnâd. 

Hhogne {yjMi . . M, /, P, yon-//)n 
N\y s. f. — Graisse de i)orc non 
fondue. 

Hhôgnè, voir Hboûgncu. 

Hhohhc [xox Albrcschwillcr], s. f. 
— Charge. Voir Chèhhe. 



HHO 

Hhohhéye [yoyêy . . 5, V], s. f. 
— Quantité que l'on peut mettre dans 
son tablier, son giron. Voir Jeurc- 
nâye. 

Hholàye [yçlây I, P], s. f. - Char- 
retée de fourrage vert. Voir Hha- 
lâye. 

Hholemant [yolmà I, P\, s. m. — 
Chariot chargé de fourrage vert. Voir 
Hhalemant. 

Hholè \yole V], v. tr. — Garnir 
une voilure d'échelles. Voir Hhaler. 

Hholi \yoli I, P, V], s. m. - Char- 
retée de fourrage. Voir Hhali. 

Hholîn \yolî . . I, P, V], s. m. - 
Haleine. Voir Hhalîn. 

Hholot, \yolo /, PI, s. m. - Noix. 
Voir Hhalat. 

Hholote [yolot V], s. f. — Petite 
échelle placée sur le devant de la 
voiture. Voir jalhon. 

Hholoti \ynloti I, P\, s. m. - Noyer. 

HholwotG " [xoZ/Po/ /, P], s. f. — 
Copeau. Voir Hhalwate. 

Hhon \yô Pontoy], s. m. — Fer- 
mentation des fourrages. VoirHhau. 

Hhon \yô . . gén.], s. m. — Dosse, 
planche qu'on enlève la première 
ou la dernière dans le sciage des 
arbres, et qui conserve son écorce. 
Souvent c'est aussi la planche qui 
suit la dosse. 

Hhônâd \yônà . . .S], s. m. - (^)ui 
louche. Voir Hhoûgnâd. 

Hhonè \yone V], v. intr. — Voler 
en éclats. Se dit du bois. VoirHhèner. 

Hhônè \yône . . S, V], v. intr. — 
Dédaigner qqch., avoir l'air de faire 
fi de q((ch. Mi, je n' hhône mi ovon 
lés bâcéles, moi, je ne fais pas fi des 
jeunes lilles \'. 

Hhônè [yfinc . . S], v. intr. — Me- 
nacer. Se dit du temps. 

Hhongnad (xô/îâ .V], s. m. - Per- 
scMine qui louche. Voir Hhoûgnâd. 

Hhongnc, voir Hhogne. 

Hhongneu \yôn(c X], v. intr. — 
Loucher. Voir Hboûgncu. 



HHO 



- 355 - 



HHO 



Hhonhhîre hôyjr . . M, I, P], s. f. 

— Sorte de poire. 

Hhonte [xàt F], s. f. — Vieux bar- 
deau. Lés tâs sont bin moi/oiis quand' 
n-é dés - sis les le le s, les toils sont 
bien mouillés (juand il y a de vieux 
b. sur les tuiles (l'eau y pénètre fa- 
cilement). 

Hhopéye fxp/^<7/ ^'K s. f. — Eelia})- 
pée. Voir Hhèpâye. 

Hhôpous Ix^^T" ^^M. s. m. — Pouil- 
leux. Voir Hhoiâpous. 

Hhorat IxÇra . . .S, xÇ^V ^H- ^'^^ "ï- 

— Courant d'air. 

Hhorè [xp^r ^'1. v. intr. — Dévier. 
Voir Hhèrer. 

Hhorgâd \xorgâ-xar(jr)-x(frgâ-xœr- 
gdo . . S (sargô Haboudange), XP^Ï/^^ 
V], s. m. — 1*' Personne qui entend 
mal, qui eomprend tout de travers. 
2» Personne indécise, maladroite. 
3» Sournois. 

Hhorier [xçrye,-yœ Y], v. tr. — 
Fouiller. 

Hhorier [xçrijeryce V], v. intr. — 
lo Remuer, ne pouvoir rester tran- 
quille. 2o Tourner autour de qqn., 
pour en obtenir qqch. sans le lui 
demander. An vol înk que vijint 
tojos - èlanto d' mi, je n'sès qu'ai ç' 
qui vièt, en voilà un qui tourne 
toujours autour de moi, je ne sais 
ce qu'il veut. 

Khôrieu \yôrijœ M, yôrije I, P\, 
adj. — Essorillé, qui a perdu les 
oreilles (se dit d'un chien). 

Hhorieu ]yorijœ . . M], v. intr. — 
Parler bas, chuchoter. J' lés-â oûyis 
-, je les ai entendus ch. 

Hhorieu Ixçryce . . M, N], v. tr. 

— Chatouiller. Ç m' è -, cela m'a 
chatouillé (je m'en suis douté). 

Hhorot, voir Hhorat. 

Hhote (pwére de) \pivêr de y^çl N], 
s. m. — Poire de certeau. 

Hhoû [x" . • M, I, P, xô"-%ïi A^l, 
s. m. — lo Glui. 2» Paille de seigle 
ou joncs , coupés également et 



humectés i)our lier les vignes. Voir 
Piayûre. 

HhoObate \yjlhal . . M], s. f. — 
Hutte faite de branchages. 

Hhoûber lyûbëi . . M, ï, P, F, 
yô"hœ-Xiibœ N, x(>f^Ç • • ^]y v. tr. — 
Frapper les épis de seigle sur un 
objet dur pour en faire sortir les 
grains, sans briser la paille (qui 
doit servir à faire des liens). 

Hhoûbîre f;^w/?7r . . M], s. f. — 
Bas-fond dans une prairie. 

Hhoubou, Hhoubu \yfd)u-xribii . . 
M, I, P, x<5"^""X"^" ^^ xôbœ . . S], 
s, m. — Banc qui sert à battre le 
blé ou le seigle à la main. 

Hhoûbîire \xiibiir . . M, /, P, F, 
Xô^bur-xîdjcer N, x^^^^^^' ^]^ s- f- — 
Paille peignée au râteau, qui sert 
à faire des liens. Dans F: paille 
impropre à faire des liens, qu'on 
utilise comme litière. 

Hhouîièt, voir Hhoîiat. 

Hhoûgnâd [x"^^« • • ^t, X^"^^ h P, 
XÔ^nci-xîinà N, xô/lfl . . S, F], s. m. — 
Personne qui louche; personne mo- 
rose, sombre ; personne sournoise. 

Hhoûgneu fx"^û^ • • M, I, P, F, 
XÔnœ N, xô/le . . S[, v. intr. — Lou- 
cher; regarder en dessous, sournoi- 
sement; guetter, espionner. Se dit 
aussi d'une vache qui regarde une 
autre en dessous en soufflant par 
les narines pour lui donner un coup 
de corne, à moins que le gardien 
prévenu par ces signes ne l'en em- 
pêche. 

Hhoûgneu [xHi^oe N], v. tr. — 
Tûter. 

Hhouhhèle, voir Hhouhhèye. 

Hhouhheler [x«X^^' • • ^^^» ^» ^]» v. 
tr. — Ensorceler. 

Hhouhhelerèye, Hhouhherrèye [x^^- 
Xçlrëy-yjiy^çrrëy . . M, I, P, N], s. f. 
— Sorcellerie. 

Hhouhhèye [xi^XÇU • • ^^^> A P^ ^y 
(x«xç' Vernéville)j, s. f. — Sourcil. 



HHO 



~ 356 ~ 



HHO 



Hhouhhîeu Ixuxyœ . . M, I, P, X], 
s. m. — Sorcier. 

Hhouhhîre [xuyjr A/, /, P], s. f. 

— Sorcière. 

Hhoumac lyjimâk . . M, yjinmk /], 
s. m. — Sumac. 

Hhoûpous Ixiipii • . M, /, P], yô^pii- 
yfipu X], s. m. — Pouilleux, individu 
mal habillé, misérable; individu 
taré. 

Hhoûrbe [yfirp . . M, I, P], s. f. 

— Sorbe. Voir Soûrbe. 
Hhoûrbi \yjlrbi . . M, I, P, X\, s. 

m. — Sorbier. 

HhoQwe-mins lyùn) mè . . gén.], 
s. m. — Essuie-mains. 

Hhoûwer (x(//)//>c"' . . gén.], y. tr. — 
Kssuyer. 'L è hh{ou)wc, il est essuyé 
(il a manqué l'affaire qu'il projetait). 

HhoûwGron [yfiwrô . . M, [, P, X], 
s. m. — Essuie-mains. 

Hhouwi (xzi/f;/ Attilloncourt], v. tr. 

— Salir. 

Hhoûwu [yjuuu . . M, y^ônuù-yjiwiï 
X\, s. m. — Banc à lessiver (sur 
lequel on bat et tord le linge). 

HhouwûrG \yuwiir . . M, I, P, X], 
s. f. — 1" Torchon ; serviette. 2^ Dé- 
crottoir de roue (Bourdonnaye). 

Hhouyant [yiiijà . . S, Vj, adj. — 
Salissant. 

HhoQyi {xûiji . . S, xîiye,-ijœ V], v. 
tr. - Salir, souiller. Voir Wèteuner. 

Hhowâye [yoivây M, /, P, ,Y], s. f. 

— Grande quantité d'eau, ondée. 
Voir Hhawâye. 

Hhower [yçiuêi . . M, I, P, X], v. 
tr. — Laver. Voir Hhâwer. 

Hhowi Ixçioi M, [, P, yowii-yowi 
X\, s. m. — Lavoir. Voir Hhawi. 

Hhowou [y^owu A/], s. m. — Vent 
qui sèche. Voir Hhawou. 

Hhowrasse [y^oivras M, X, you>ros 
I, P\, s. f. — Laveuse. Voir Hhawe- 
rasse. 

Hhowtrer \ypiutrc< . . .1/, /, ]\ X\, 
V. tr. — Pincer la vigne. Voir 
Hhawtrcr. 



Hhowtron [yoivtrô M, I, P, X], s. 
m. — Extrémité des branches de 
vigne. Voir Hhawtron. 

Hhôwu, voir Hhoûwu. 

Hhôyâye [yôyày . . M, /, P, X], 
s. f. — Caresse, flatterie. 

Hhoye \yoy . . M], s. f. — Souche; 
spécialement racine de la vigne. 

Hhôyeu [yôyœ . . A/, /, P, F, .V, 
yâyi S\, v. tr. — 1® Caresser, flatter. 
2^ Faire la cour à une jeune fille. 

Hhoyote (è le) [yoyot-xivoyot V], 
loc. adv. — En cachette. 

Hhponse [y^pôs . . M, /, F], s. f. — 
Ruelle du lit. 

Hhrâye, voir Hhrôyc. 

Hhrôye \ymy . . M, I, P, .V, yfây 
S], s. f. - Erable. 

Hhtoncot [ytôlx-ç . . M, X], n. pr. 

— Stoncourt, vill. de l'arr. de Metz. 
Hhtraute (an) [yjrôt . .3/!, loc. adv. 

— En déroute; en maraude. 'L at 
tojos an -, il est toujours en ma- 
raude. 

Hhtreût [yjrœ . . M, /, P, Y], adj. 

— 1'^ Étroit. 2^' Avare, chiche, ladre. 
Voir Treût. 

Hhtreûtèsse [yjrœtes . . 3/J, s. f. 

— Étroitcsse, exiguïté. 
Hhtreûtou [ytrœtii . . M. L P, .V ]. s. f. 

— Etat de ce qui est étroit, rétréci. 
Hhu [yù . . 3/, /, P, X, si F, /œ 

S, yê V), s. m. — Suif. 

Hhuhant [yw(à . . 3/, /, P, .V]. 
prép. — Suivant, selon. 

Hhûlàd [yfilà LandrofT], s. m. — 
Maraudeur. 

Hhûland [x^^^^ • • 3/, /, .V, 5, x^^^- 
yfilà P], s. m. — P Gourmand; gour- 
met. " comme ciinc chèlc de pahhoii, 
g. comme un cliat de jiècheur. T es 
le fleure de - , tu as la lièvre de g. 
2*^ Ivrogne, 

Hhulandrdyc [yùlàdrçy . . M, /, P, 
.V, .S], s. f. — (iourmandise. 

HhiïlenGr {yjdiiêi . . 3/, /, P, x'''^'' 
. . X, .S], V. tr. et intr. — Fouiller, 
fureter; flairer. 



HHU 



- 557 - 



HHW 



Hhûlenou \xiilnii . . M, I, P\. s. 
m. — Personne qui fouille partout. 

Hhûler, voir Hhûlener. 

Hhûler \xiilëi . , M, I, P, N], v. tr. 
— P Humer, avaler. Se dit aussi 
des enfants qui sucent leur pouce. 
2» V. intr. Chercher à se faire ré- 
galer. 

Hhûr Ixîir . . M, I, P, N, sur F, 
xTr-xPir-sJr-snr S, scr-sTr V\, adj. — 
Sûr. Po V -, pour le s. (sûrement). 

Hhûre \xiir . . M, /, P, iV, snûr F, 
•^œr-sœr S, scr V], v. tr. — Suivre. 

Hhûremant [xnrinà . . M, I, P, N, 
S, sTrmô V], adv. — Sûrement. 

Hhûreté [^nrlëi Destry], s. f. — 
Certitude. 

Hhûri [x'"'' S], v. tr. — Déchirer. 
Voir Hheurieu. 



Hhïirïe \yjirTij S, sTrT V'|, s. f. — 
Partie de la voiture, de forme trian- 
ffulaire, qui glisse sous la Lonzinne. 
Voir SourTG, Ché. 

Hhute Ixiit . . M, /, P, N, x^'^ ^\^ 
s. f. ~ Suite. Toi (V -, tout de s. 

Hhwâye (è) [x^'^^^V • • ^L A^» X'^"// 
/, J\ F, iwàij-iwëij S, x'^^^'U ^^1. ïf>c. 
adv. — A l'ahri. Qiumd-i picul, ma- 
lans nos c -, cjuand il pleut, met- 
tons-nous à l'abri (préservons-nous 
du danger). Voir Èhhwàye. 

Hhwâyemant \xwaijmà . . iV|, adv. 
— Timidement. 

Hhwâyemant \xwaijinà M, /, P, 
iVj, s. m. — Ktat de celui qui est 
confus, penaud. 

Hhwoyote (è le) \xivoyçt V], loc. 
adv. — En cachette. Voir Hhoyote. 




Fig. 46 



- 358 - 



IMM 



I [/ M, /, N, ë P, F, î-è-i S, T-ë V], art. 
ind. et adj. num. — Un. I (jiichhon, 
un garçon, /-n-ome, un homme. Dans 
M et N, on entend souvent aussi 
Eune au lieu de I-n devant une vo- 
yelle: eiirC andreût, un endroit, ciin 
orne, un homme, comme on dira 
aussi i-n' èguèsse, une pie, pour eune 
èguèsse. A Metz, on dit communé- 
ment un homme, un' endroit, etc. 

I [z gén.], pron. pers. — II. / bèye, 
il donne; devant un voyelle: L. 'L 
éme, il aime. 

I [z M, I, N, S], pron. pers. — 
Lui, à lui, elle, à elle, leur, à eux, 
à elles. Bèyeûz-i V hwiiijo, donnez 
lui, etc. le bonjour; mais on peut 
aussi dire: Dèijeûz li V bwinjo. 

I [z 5], s. m. — Oeuf. Voir Yeu. 

Ica \ika M, N, iko I, P\, conj. — 
Encore. Voir Èca. 

îchc, voir Ihhe. 

Ico, voir Ica. 

Icole [ikol F], s. f. — Ecole. Voir 
Ècoûle. 

Icoliè \ikohjc F\, s. m. — l^colier. 
Voir Ècalieu. 

Ignon \ifw F], s. m. — Oignon. 
Voir Eugnon. 

îhhe |rx . . M, I, Il M, /, 7\ Tij S], 
s. m. — Hièble. 

Ihhenon (z;f/zô Gorze], s, m. — Vo- 
lette, petite claie. Voir Hhcnon. 

IJGtémont [islêmô V], adv. — Jus- 
tement. 

île, voir îhhe. 

Imâd \imà . . .S|, s. m. — C.or- 
beille. 



Imbâbi \èbâbi V], adj. — Ebaubi. 
Voir Ambaubi. 

Imbâchier [ëbâsye,-ijœ V], v. tr. — 
Flmbaucher. Voir Rmbaucheu. 

Imbèhhe \ëbex V], s. m. — Qui est 
eml)arrassé d'un rien. Voir Rm- 
beuhhe. 

Imbôbinè [ëbôbine V], v. Ir. — 
Embol)iner. Voir flmbabliner. 

Imbèrlicotè [ëberlikote V], v. tr. 

— Ensciner, éblouir. Voir Ambeur- 
licater. 

Imborèssè [ëborese V], v. tr. — 
Embarrasser. Voir Ambèrèsser. 

Imboros [ëbçro Y], s. m. — Em- 
barras. Voir Kmbèrès. 

Imbotè [èbote V), v. tr. — Exciter 
qqn. contre une autre personne. 

Imbrâwè [ëbrâme V), v. tr. — Cou- 
vrir de boue. Voir Ambrawer. 

Imbrèssicr [èbresye,-y(e V], v. tr. 

— l-jubrasser. Voir flmbrèssieu. 
Iméje \imës . . gén.], s. m. — Image; 

tableau. A Metz, les anciens disent 
encore aujourd'hui: un image. 

Imér', voir Imeûr. 

Imeûr \imœr M, I, P, F, X, imër 
V], s. r. — Humeur. - freûde, h. 
froide, scrofule (l'écoulement n'est 
l)as accompagné de fièvre). 

Immer \ëmë' . . M, I, cmë' . . P, 
I\ .S, V, ëmœ-ënuy A'), v. tr. — \'\- 
nicr. Qu'Pme ne /?c/' me, qui aime, 
ne hait i)ns. - m'chcu, a. mieux 
(j) référer). 

Imminchier \ëmësye,-yœ V], v. tr. 

— Emmancher. Voir Ammincheu. 



IMM 



359 



Immounè [èmiine V\, v. Ir. — Em- 
mener. Voir i\mmwinner. 

Imoûrtèle [imûrhil M, /|, adj. — 
Immortel. 

Impanre \cpâr V|, v. tr. — Allu- 
mer. Voir Rmpanre. 

Impauciant {èpûsijà M, I, 1\ N \, 
adj. — Impatient. 

Impéchier [èpcsijc-ijœ V), v. tr. — 
Empêcher. Voir Ampéchieu. 

Impésè \cpeze V], v. tr. — Empe- 
ser. Noir Ampescr. 

Impètriyer [êpçtriije V\, v. tr. — 
Entraver. Voir flmpèteurieu. 

Impiâte [èpijât V], s. m. — Em- 
plâtre. Voir Ampiàtc. 

Impinè [èpinç V], v. tr. -- Couvrir 
d'épines. 

Impioycr \èpijçije,-\]œ Y], v. tr. — 
Employer. Voir Ampiaycu. 

Impougner [èpime,-/7œ V], v. tr. — 
Empoigner. Voir Ampogncu. 

Impoîirtant {èpûiià M, /, P, èpô^rtà- 
ëpûrtà N\, adj. — Important. 

Impoût [èpû M, I, I\ cpô^-èpïi N\, 
s. m. — Impôt. 

Impoutiè [èpiitije Y], v. tr. — Em- 
porter. Voir Ampoûter. 

Imprint [ëprë Y\, s. m. — Emprunt. 

Imprintè [ëprë te Y\, v. tr. — Em- 
prunter. Voir Ampreuter. 

In [è Y\, prép. — En. Voir Hn. 

In, voir I. 

încan [îkà . . S, V], s. m. — En- 
can. Voir Criâye. 

Incarnassié [ëkarnasye,-yœ Y], adj. 
— Qui est entré dans la chair; se 
dit par ex. d'une épine, d'une 
aiguille. 

Inchéchclè [ëseslç Y ], v. tr. — 
Mettre en sac. Voir Hnchèchclcr. 

Inchnoupè [ësnupç Y], adj. — En- 
chifrené. Voir Hnchifeurné. 

Inclime [ëklTin Y], s. f. — Enclume. 
Voir Hnkieume. 



INI 

Incouréjicr lëkurcji/c Y\, v. tr. — 
I^ncoura^Lfor. Voir Hncorèjeu. 

Incrèhalè [ckrçhalç S], adj. — En- 
chevêtré. Voir Kncrehalé. 

Incrolè \ëkrolç Y\, v. intr. — En- 
foncer dans un terrain iiumide. Voir 
flncralcr. 

Inde \c(Ie Y\, s. m. — Andain. Voir 
i\ndin. 

Indècit' \ë(I(isit Y\, adj. — Indécis. 

îndiate [idi/at N, 5], s. f. — Petit 
ongle. Voir înguiate. 

Tndièsse {îdi/çs S\, s. f. — Alun. 
Voir Alinguièsse. 

îndijèssiGr(s') [idijesije,-ijœ Y], v. 
intr. — Se donner une indigestion. 

Indijèssion [ïdijçsyô . . gén.], s. f. 
— Indigestion. 

îndions [îdijô N\y s. m. pi. — Onglée. 

Indîrier [ëdTnje Y\, v. tr. — En- 
durer. Voir 7\ndeurieu. 

îndjate [ïdjat S], s. f. — Petit 
ongle. Voir înguiate. 

Indôssè [ëdôsi^ Y\, v. tr. — En- 
dosser. Voir Andosser. 

Indotè [ëdolç, F], adj. — Endetté. 
Voir Hndaté. 

Indrât [ëdrâ Y\, adj. — Endroit. 
Voir ilndreût. 

Indrémi [ëdremi Y], v. tr. — En- 
dormir. Voir Andreumin. 

Indropique [ëdrçpik Y], adj. — 
H^'dropique. 

îndrôt \ïdrd S], adj. — Endroit. 
Voir flndreût. 

Indute [ëdiit M, /], adj. — Indue. 
Eure - , heure i. 

Infantcrèye [îfàtrçy M, /], s. f. — 
Infanterie. 

Infèhhlè [ëfçxk ^]> v. tr. — Em- 
mailloter. 

Infoncier [ëfôsye Y], v. tr. — En- 
foncer. Voir flnfoncicu. 

Inforbouyer [èfçrbuye V], v. tr. — 
1^ Déranger, gêner pendant le tra- 
vail. 2^ Embrouiller, emmêler. — 
Part. pass. : Endetté. 



INE 



— 360 



INK 



Inforè [èfçrç V], v. tr. — Percer, 
perforer; enfoncer. J' /??' è inforè 
în kiô on pied, je me suis enfoncé 
un clou dans le pied. 

Inîounè \cfnnq Y], v. tr. — En- 
fourner. Voir Anfoner. 

Infoûrmer (s') [èfilrmê' . . M, /], 
V. pron. — S'informer. 

Infournâhié [ëfnrnâ-^ije V], v. tr. 

— Tourmenter. Voir /Infeurnâhieu. 
Infromè [èfrçme V], v. tr. — En- 
fermer. Voir Anîramer. 

Ingolè [ègolç V], v. tr. — Manger 
avidement. Voir Rngolcr. 

Ingoujenè {cgujnç V], v. tr. — En- 
gouer. 'L ot ingonfnè, il est engoué 
(il étouffe à moitié pour avoir avalé 
de travers). 

Ingrâwè [ègrâive Y], adj. — Qui 
est fort enrhumé. 

Ingrèhhier [cgrçxye Y], v. tr. — 
Engraisser. Voir Angrèhhieu. 

Ingrénè [ègrenç V], v. tr. -- Intro- 
duire la gerbe dans la machine à 
battre. 

Ingrïlè [ègrJlç V], v. intr. — Gre- 
lotter de froid. Voir /Ingrïiler. 

înguc [îk-yîk . . gén. (zîk Y)\, s. 
m. — Ongle, griffe. On dit yîngue 
dans le courant d'une phrase, quand 
le mot précédent se termine par 
une voyelle. 

înguiate [îggdt M, îgijot . . /, P, 
F, îdyat-îggat N, ïdjal-ïdyat-zïdjat 
S, zîgyot Y], s. f. — 1» Petit ongle. 
2^ Griffe des oiseaux et des vola- 
tiles; sabot du porc; pied de la 
vache; ergot. 

înguiayé [îgyaye,-yœ Y \, adj. — 
Embarrassé. 

înguions [îgyô . . M, I, P, F, ïdyà- 
îgyô N\y s. m. pi. — Onglée. Voir 
Pînguion. 

înguiote, voir înguiate. 

Inhambè (s') [iJhàbe Y], v. pron. 

— S'emi)arer. 

Inhambi [èliàbi V], v. intr. — Faire 
de grands pas. Voir Anhambieu. 



Inhènè {chenç Y], v. tr. — Ense- 
mencer. Voir Anhèner. 

Inhéni [èhëni Vj, adj. — Très sale. 
Se dit du linge. 

Inhèrbè [êhrrbç Y], adj. — Plein 
d'herbes. Voir /Inhèrbé. 

Inhèrhèlè [èherhek Y], v. tr. - 
Disputer. Voir /Inhèrheuler. 

Inhèvè [ëhqvç V], v. tr. — Acca- 
parer, h vlont loriot ~ , ils veulent 
tout a. 

Inhîme [èhJm Y\, s. f. — Embarras. 
Voir i\nheune. 

Inhimè [ëhimç-èjimç Y], v. tr. — 
Arranger, concerter, inventer. ~ 
ène fiâve, i. un conte. 

Inhonchier [ëhôsyc Y], v. tr. — 
Empoigner. Voir Anhoncheu. 

Inhornichié [ëhçrnisye V|, v. tr. — 
Harnacher. Voir i\nhèrnicheu. 

InJG \ës M, /, P, X\, s. m. — Ange. 

ln']éve\k [ëjevle Y], v. tr. —Mettre 
en gerbes. Voir Anjèveler. 

Injimè, voir Inhimè. 

Injôlè \ëjôle Y\, v. tr. — Enjôler. 
Voir Anjoïiler. 

Injortè [ëjorte Y], adj. — Fatigué 
d'être assis. Voir Hnjarté. 

Ink [ïk . . gén.], adj. num. — Un. 
Po - de pedu, dons' de rlrcnvc, 
pour un de i)erdu, deux de retrouvés. 
/ fant clc - on l'anle, il faut être 
l'un ou l'autre (on ne peut pas porter 
le fusil sur les deux épaules). 

Inkéni [ëkcni Y], adj. — Mal lavé. 
Voir i\nkeugneu. 

Inkévelè [ëkcnlç \'|, v. tr. - Pré- 
paier le linge pour la lessive. Voir 
Ankeuveler. 

Inkiépe {ëkycp Y], s. f. — Licou. 
Voir Ankiape. 

Inkiépè {ëkycpç Y], v. tr. — Atta- 
cher deux hèles ensemble. Voir 
7\nkiaper. 

Inkiôre [ëkyôr Y], v. tr. — En- 
fermer. Voir RnkioQre. 

Inkiôs {ëkyô Y], s. m. — Enclos. 
Voir R.nkioûs. 



INK 



- 361 - 



INV 



InklTme {cklTm V|, s. f. — Kncluiiic. 
Voir Ankieume. 

Inlè [clç V\, adj. — Ainsi. Voir 
ilnlè. 

Inlècier Irlcsije V\, v. tr. — En- 
lacer. Voir Anlècieu. 

Innovrè [èiiourç V\, adj. — Qui 
est occupé. Voir ilnnovré. 

Innoyance {èiioijàs V\, s. f. — \\n- 
nui. Voir Annayancc 

Inoûçance [iiulsàs M, I\, s. 1'. - 
Innocence. 

InoQçant [inûsà M, I, P, inô"sà- 
iiuim N, îiiosà S, V\, acij. — Inno- 
cent. 

Innovant [ènçijà Vj, adj. — En- 
nuyeux. Voir Knnayant. 

Innoyer [èiioije V], v. Ir. — Ennuyer. 
Voir Hnnaycu. 

Inréjier [ère/yc Y], v. intr. — En- 
rager. Voir Anrèjeu. 

Inriète [èryçt V], adj. — Impatient. 
Voir Anréte. 

Inrimè [èrimç V], adj. — Enrhumé. 
Voir /lureumé. 

Inroyé [èrçye Y], adj. — Rouillé. 
Voir Knreuyeu. 

Insalant [èsalà M], adj. — Insolent. 

Inséchelè \cscsle Y\, v. tr. — Mettre 
en sac. Voir Hnchècheler. 

Insèke [ësçk M, /, P, A^], s. m. — 
Insecte. 

Insemancier [èsmàsye,-yœ Y\, v. 
tr. — Ensemencer. 

I-ne-s'y-cote [insikçt Rémill}.], lo- 
cut. verbale. — Cela n'y fait rien, 
c'est égal, c'est indifTérent (il ne 
s'y coûte). 

Insône [ësôn Y], adv. — Ensemble. 
Voir Knsane. 

InspècteiS [èspçktœ M], s. m. — 
Inspecteur. 

Instrûre [ëstriir M, I, P, F, A^ 
ëstrir-ëstrûr S, ëstrîr V], v. tr. — 
Instruire. 

Intancion [ëtàsyô M, I], s. f. — 
Rétention. 'L è meiiri d'eiine - 
d'urine, il est mort d'une r. d'urine. 



Intâyer (s') [clâyc Y], v. |)ron. — 
S'altabler. Voir Ètauycu. 

Interne [ëlçmç V), v. tr. — lùilamer. 
Voir Antèmcr. 

Intèmïre [ëlcniTr Y\, s. f. — En- 
tamure. Voir Hntèmûre. 

Intér' [ëtcr Y], prép. — luitre. 
Voir Anteur. 

Intérchâte [ëlersCd VJ, s. f. — L'in- 
térieur d'un pâté. 

Intérdous [ëtcrdu Y], s. m. — Sé- 
paration entre deux choses, inter- 
valle. 

Intéresser [Uçrçsë' . . gén.], v. tr. — 
Intéresser. 

Intèrténi [ëtçrteni Y], v. tr. — En- 
tretenir. Voir Rnteurtcnîn. 

Iniiôre [ëtyôr \^],v.tr. — Enclore. 
Voir Tlnkioûre. 

Intohhelè [ëtç^lç Y], v. tr. — En- 
tasser des gerbes. Voir Rntèhheler. 

Intolè [ëtolç Y\, v. tr. — Atteler. 
Voir Etaler, 

Intoléye [ëlolëy V], s. f. — Attelée. 
Voir Ètalâye. 

Intômi [ëtômi V], s. m. — Lambin. 

Intonde [ëtôt Y], v. tr. — Entendre. 
Voir Antande. 

Intondi \ëtôdi Y], adj. — Entendu; 
intelligent. 

Intorè [ëtçrq Y\, v. tr. — Enterrer. 
Voir Antèrer. 

Intôremont [ëtôrmô V], s. m. — 
Enterrement. Voir Kntèremant. 

Intotier [ëtotyc V], v. tr. — Entor- 
tiller. Voir /Intotieu. 

Intouyer [ëtuye V|, v. tr. — Em- 
mêler. Voir Hntroïiyeu. 

Intrémolè [ëtremolç Y\, v. tr. — 
Emmêler. Voir Antremaler. 

Intréteni [ëtretni V], v. tr. — En- 
tretenir. Voir Antretenîn. 

Intropè [ëtrçpe Y], v. tr. — Em- 
barrasser. Voir Antrèper. 

Invantâre [ëvàtàr . . gén.], s. m. — 
Inventaire. 

Invanter [îvàtêi . . gén.], v. tr. — 
Inventer. 



INV 



362 



IST 



învantcrou [îvàlrii M, /], s. m. — 
Imposteur. 

Invanteurieu [ivàtœrijœ . . M, /, 
P, iV], V. tr. — Inventorier. 

Invantou [ïvàla . . gén.), s. m. — 
Inventeur. 

Invâs [èvâ V], prép. — Envers. 

Invéhh, Invéhh [èuêy-îuî"/^ S\, s. m. 
— Envers. Voir Anvéhh. 

Invèlemè [èvelmç V], adj. — En- 
venimé. Voir Knvelemé. 

Invïe [èvT V'J, s. f. — Envie. Voir 
Rnvèye. 

Invièhh [èuyçx ^J» ^- iii- — Envers. 
Voir Anvéhh. 

InvioQsetè [èvijiisle Y\, s. f. — 
Envie. Voir Anvioûscté. 

Invite [èvit M, /, I\ N], s. f. - 
Invitation. Fùre ses -, faire ses i. 
Se dit d'une noce, d'un baptême, etc. 
Bivinjo, tortus prèsants, èmins, 
Ç'ot d'min le fel' de noV veleje. 
DepeCis chheû qu' oteût vanr'di, 
J'oleûs tortu an tripoteje. 
Po prèpèrè i bout d' yâlan, 
J' v' èhhïirc quan-n-onl bijin d' nuiii. 
T èrans don phhon èl don boiiiji, 
De le sole de et don rôti. 
V'neûz tortus, ce m' frè picihi, 
J' f'rans sautiè (sic!) le miot' au pian- 

chi. 
Et por è bwére, f an-n-èvans co, 
y an-n-èreûz è tour lèrigot. 
Bonjour, tous présents, amis, c'est 
demain la fête de notre village. De- 
puis hier qui était vendredi, j'étais 
tout en tripotage. Pour préparer un 
bout de gâteau, je vous assure qu'on 
a beaucoup de mal. Nous aurons 
du poisson et du bouilli, de la sa- 
lade et du rôti. Venez tous, cela 
me fera plaisir, nous ferons sauter 
la miette (?) au plancher (plafond). 
Et pour à boire, nous en avons en- 
core, vous en aurez à tire-larigot. 
Bunnjo, tortus, cosène Zaubiatc, 
D'èijou ç' que vos d' vencïiz anlè ? — 



Je rvijins d' le fwere quere i pohhé. 
Et rivâtieûz coin' je sus crotâge, 
Pé V haut, pè V bèhh, pè lo mitant, 
Je sus crotâije corne i ch'napan. — 
Qu'an d'heûz v\ comere, f'rans j' don 

bodin ? 
Ç'at ijciqu' de bwin, mâs ç'ot mont 

d'ouréje. 
I faureïit vos l'vè don bn)in mètîn 
Po v'ni è bout de c tripoteje. 
Si veus vleûz v'nîn demin, Mèyote, 
J' an f'rans anson ène bêle volote. 
Bonjour, tous, cousine Fllisabeth, 
d'où ce que vous venez ainsi? — 
Je reviens de la foire chercher un 
cochon, et regardez comme je suis 
crottée, par le haut, par le bas, par 
le milieu, je suis crottée comme un 
chenapan. — Qu'en dites-vous, com- 
mère, ferons-nous du boudin? C'est 
quelque chose de bon, mais c'est 
beaucoup d'ouvrage. Il faudrait vous 
lever de bon matin pour venir à 
bout de ce tripotage. Si vous vou- 
lez venir demain, Mariette, nous en 
ferons ensemble une belle volette 
(petite claie) Cornij. 

Invouyer [èvuije V], v. tr. — En- 
voyer. Voir /Invayeu. 

Inwâs [èu>â V|, prép. — Envers. 
Voir Anvieus. 

Inwéye, Inwoye [èuwy-èivoy Y ], 
loc. adv. — En route. Voir Anvaye. 

lo tau [yo tô Metz], interj. — Cri 
du marchand de vin dans les rues 
de Metz, au 18<^ siècle. 

loûde [yût-yut gén.], s. m. — Juif 
(nom injurieux). 

Irsile \irsil V], n. pr. — Ursule. 
Voir Ourseule. 

Isè [ize V], V. tr. — User. Voir 
Osieu. 

Istwére [istuH'r gén.], s. f. — His- 
toire. 7}('.s - qu font pcuhtiieu dans 
les keulates, des h. qui font pisser 
dans les culottes (qui font rire). 



ITÈ 



— 363 



IVR 



I 



Item \itçm M], s. m. — Harangue 
prononcée à l'occasion de l'élection 
desKculos. Voir Tc.vles jmlois, p. 177. 

Itî \ilT V|, s. m. — Outil. Voir 
Euteuy. 

Ivèr' [ivçr S, ivPr V\, s. ni. — Hi- 
ver. Voir Uvér'. 

Ivragne [iuran M, iuron I, P, iuriin 
F, ivrôn V], s. m. — Ivrogne. N-é 
qu' lés ^ èco lés-ofonts que cVhont 



le vèrilc, il n'y a que les i. et encore 
les enfants (jui disent la vérité V. 

Ivrône, Ivroune, voir Ivragne. 

îye \Tij S\, s. m. — Hièble. Voir 
îhhe. 

lyèt [iyç M], s. m. — Oeillet. Voir 
Euyat. 

lyér' \(i)yêrV\, adv. -Hier. Voir 
Èhheû. 







JA 



- 364 



JAL 



la [ja V], adv. — Déjà. Voir Je. 

Jâ [jâ . . S, V], s. m. - Coq. 
Voir Jau. 

Jâ \ja . . M, I, P, N], s. m. — Jars. 

Jabot [jcibo S\, s. m. — Gibet. Voir 
Jèbat. 

Jaboter [jabçlëi . . A/, lY], v. intr. 
— Clabauder. 

Jabotou {Jabotii M, iV], s. m. — 
Jaboleur, personne qui parle sans 
cesse. 

Jâ-boute-boute [jâ . . but but S\, 
s. m. — Huppe (oiseau). 

Jâche IJâs S], s. f. — Levier. 

Jacu [Jakii M, N, jçkii /, P, F, ja- 
kœ . . S], s. m. — 1" Juchoir; per- 
choir; poulailler. Le bacale è piins 
nas poijes au - , la belette a pris nos 
poules au p. 2" Estrade où l'on 
mettait les Ègîiycs du pressoir. Voir 
Chaucu. 

Jâgne [Jân S], adj. - Jeune. Voir 
Jane. 

Jâgnèsse [Jânçs S], s. f. — Jeunesse. 
Voir Janèsse. 

Jàje [jâs S, V\, s. f. --Jauge. Voir 
Jaujc. 

Jâjicr IJâjije V, jâji S], v. tr. — 
Jauger. Voir Jaujeu. 

Jakchipe [jàksip M], s. f. — Blouse 
de travail en toile écrue. 

Jakc [jak M, N, S, jok I, P, F], 
s. ni. — Juchoir. Hte è -, être 
perché. Se dit des poules qui sont 
rentrées au poulailler. Été è - , 
être accroupi, être assis sur ses 
talons. D'marer è -, demeurer 
accroché. 'L è fié s bâton sus /" 



nawi, 7 è d'maré è -, il a jeté son 
bâton sur le noyer, il y est demeuré 
accroché. 

Jake \jak Soigne], s. f. — Bonne 
foi; honnêteté; confiance. / n-y è 
d' le - a/2 li, il y a de la c. en lui 
(on peut avoir c. en lui). 

Jaker [j'akë' . . M, X, S, jçkç . . 
/, P, F], V. intr. — P Percher, dor- 
mir (en parlant des poules); loger; 
nicher; être assis. / n' fût m' gras 
- d'vant s' tit, il ne fait pas bon 
d'être assis devant son toit (sa 
porte). VoirÈjaker. 2<^ Marcher len- 
tement; tarder; rester en place; 
muser; chômer; se reposer. 

Jakmin [jdkmè M, /], s. m. — Jas- 
min. 

Jalat [jala M, X, S, jolo I, P, V], 
s. m. — P Jeune coq; petit poulet. 
2® Petit pot à anses, en terre noire; 
petite cruche. 

Jalâye [jalày M, X, jolây /, P, F, 
jaltâij-jalï'i] S, Jolcij T], s. f. — 1^ Ge- 
lée. Val le blanche -, f èrans /' 
cul lève, voici la gelée blanche, nous 
aurons le c . . lavé (la gelée blanche 
est signe de pluie). Y è pus d' brut 
que d' - , il y a plus de bruit que 
de g. (beaucoup de bruit pour rien). 
2" Jus de fruits cuits avec du sucre. 
D' le - d' greusèles, de la g. de 
groseille. 3*^ Fromage de cochon. 

Jàle [Jùl 3/], s. m. — Jable. Voir 
Jâye. 

Jaler [Jalci . . M, X, S, joie . . /, 
7^ F, V), V. intr. — Geler. I ja- 
leïit è piêres fande, j" nïâ antokieu 



Ji\T 



— 365 — 



JAM 



et f n'a pus èvu freûd, il gelait à 
pierres fendre, je me suis enveloppé 
et je n'ai plus eu froid. Qiiand-i 
jale lo jo don vonr'di sinl, i j'aie los 
lés mwcs d' Vènâi/e, cpiand il gèle le 
jour du Vendredi saint, il gèle tous 
les mois de l'année. Gron d'chîn, 
fnè d' fome et qiuiwe d'chète sont 
tojos jalcs, museau de chien, genou 
de femme et queue de chat sont 
toujours gelés. 

Jâler IJàlë' M], v. tr. — Joindre. 
Se dit des douves d'un tonneau 
qu'on accole l'une à côté de l'autre. 

JalGtè [Jalte . . 5, N], v. intr. — 
Geler légèrement. 

Jaletâyc, voir Jalâyc. 

Jalctré, Jaletri {jaltrë'-jaltri M], s. 
m. — Jouvenceau qui commence à 
coqueter avec les jeunes filles. 

Jalhon [Jalyô M, 5, Jalyô-jaryô N], 
s. m. — P Petite échelle placée ver- 
ticalement sur le devant de la voi- 
ture; elle est destinée à tenir la 
perche. Voir Ché. 2^' Bras qui sou- 
tient le corps d'un chariot. 3^ Tour- 
niquet placé à l'arrière de la voi- 
ture. 

Jali [jali M, iV, Jçli I, P, F, S, V], 
adj. — 1" Joli. 2» Content. 

Et s'ront ancore tôt jalis 

D' cori po l'ansevli. 

Et seront encore tout contents de 

courir pour l'ensevelir (ancienne 

chanson). 3^ s. m. Chardonneret. 

Jaliâd [jalyà M, jolijâ I, P], s. m. 

— Jaseur (genre de passereau). 
Jaliate [jalyat M, N, jçlyçt /, P], 

s. f. — Giroflée. 

Jaliate \ Jalyat M], s. f. — Gloriette. 

Jali-boïis [Jali bu M, Joli bCi /], s. 
m. — Bois gentil. 

JalTveté IJalïftëiM, Jçliftêi I], s. f. 

— Enjolivure. 
Jaljon, voir Jalhon. 

Jalous ]Jala M, N, S, Jolu /, P, V], 
adj. — Jaloux. 'L at - eome i chîn, 
il est j . comme un chien (il est très j .). 



Qn' n'at m* ^ , n*at m' èmoroas, qui 
n'est pas j., n'est pas amoureux. 

Jaloûserèyc [Jalûzrëy A/, iV, Jçliiz- 
rëy I, J(iinzn(y) S, JçlûzrJ V], s. f. 

— Jalousie. 

Jalwante [Jalivàt M, N, S, Jolwàt 
/, P.Jolôt VI, s. f. — P Instrument 
qui sert à dévider l'échevcau et à 
le transformer en pelotes. Voir 
Devîdu. 2" Girouette. 

Jambâd {Jàbâ . . S, Jàbâ V], s. m. 

— Enjambée, pas. 

Jambâyc [Jàbày M, N, Jàbây /, P, 
Jâbày-Jàbëy S, Jàbëy V], s. f. — 
1" p]mjambée. 2^ Largeur de terrain 
que prend le vigneron en labourant. 
Voir Anjambèsse. 

Jambe [Jàp gén. {Jàm Failly)], s. f. 

— \^ Jambe. - de bixe, cloche- 
pied (qui saute sur un pied). - de 
bous, j. de bois (Messager boiteux, 
calendrier dont la couverture porte 
une image représentant un homme 
avec une jambe de bois). 2'' En- 
jambée. 

Jambe je [Jàbës . . gén.], s. m. — 
Jambage (montant vertical d'une 
baie de porte). 

Jambiâd [Jàbyà ..M,I, P, N], s. m. 

— Qui marche mal (sobriquet), 
Jambieu [Jàbyœ . . gén.], v. intr. 

— Chanceler, tituber. I s'an r'tone 
an J ambiant et le langue i pou passe, 
il s'en retourne en titubant et la 
langue un peu pâteuse. C. H., III, 196. 

Jambîre [Jàbïr M, /, P, N], s. f. 

— Jambière. 

Jambon IJàbô gén.], s. m. — Jambon. 

— d' cwèrome, j. de carême (hareng). 

Jambon rf' Mèyance, 

Quand' '/ at minjeu, 'l at rance, 
j. de Mayence, quand il est mangé, 
il est rance. Se dit d'une chose 
qu'on déprécie quand on n'en a 
plus besoin. 

Jambonat, Jambonot [Jâbçna M, N, 
S, Jàbono I, P, F, Y], s. m. — Jam- 
bonneau. 



JAM 

Jamboter [jâbotêi . . 3/, /, P], v. 
intr. — Boiter. 
Jamboûler [Jàbûlê' . . gén.], v. intr. 

— Chanceler, vaciller. È foâhhe 
de -y 'l è chu sus ses mêlâtes, à force 
de vaciller, il est tombé les quatre 
fers en l'air. 

Jamboutcr {Jàbutë> . . gén.], v. tr. 

— Enjamber, franchir un grand 
espace d'un seul pas; mesurer en 
marchant. 

Jamme \Jàm Failly], s. f. — Jam- 
be. Voir Jambe. 

Jânate {jïinat S\, s. f. — (iirole 
et souvent morille. Voir Jaunate. 

Jànâte [jniuït S, jânât V], adj, — 
Jaunâtre. Voir Jaunâd. 

Jan-BatissG [Jàbatis . . gén.], n. 
pr. — Jean-Baptiste. 

Jan (sint) \jà gén.], n. pr. — Saint 
Jean. R'saner è Sint Jan pijinnc 
lune, ressembler à St-J. i)leine lune 
(avoir le visage rond). 
S'i pieut V Jo d' le Sint Jan, 
Lés nuhates, n-ijèréjènuls rijin d\lans, 
s'il pleut le jour de la St-J., les noi- 
settes, il n'y aura jamais rien dedans. 
Le Sint - d'ranje lo tams ou lo 
fmat, la St-J. dérange le temps ou 
le remet. 

E le Sint Jan, 
IVhin pandant. 
A la St-Jean, raisin pendant (ils 
doivent être déjà formés). 
Quad i pieut è le Sint Jan, 
Lés-au>innes vont d'crahhant. 
Quand il pleut à la St-J., les avoines 
vont en décroissant. 

E le Sint Jan, 
An bronchent li'sj)iats conie lès grands. 
A la St-Jean, on coupe les petits 
comme les grands (on pince la vigne). 
Quand-è le Sint Jan lés-èqnons d' 
lis' sont fleuris, on fût le vandanje 
èvant V premé octôbe, (|uand à la 
Sl-J. les oignons de lys sont lleuris, 
on fait la vendange avant le 1" oc- 
tobre 5. 



366 



jnN 



Jane [Jan M, X, Jçn I, P, F, j'ân- 
Jân-jôn S, jôn V], adj. — P Jeune. 
L at - èva eune vieuye tête, il est j. 
avec une vieille tête. 2^ s. m. Enfant; 
gamin; le petit d'un animal. Co/n- 
bijin r/zi' /' es d' ^ , combien d'enfants 
as-tu? (se dit par plaisanterie). - 
de meuche, j. de miche ; ^ d'eurson, 
j. de hérisson ; - de loup, j. de loup 
(injures). 3*^ Oiseau. Voir Nîn. An 
n prannent meu dous vaijes lés - 
dans V minime nîn, on ne prend pas 
deux fois les o. dans le même nid. — 
JTd ête pris pou ete épris, 
On-n'ètrope mi dous fwos lo Jane dans 

lo même nid. 
Il faut être pris pour être appris, 
on n'attrape pas deux fois l'oiseau 
dans le même nid V. — Lo - que fuite 
lo mètin, lé chéte lo trangne è lé nut, 
l'o. qui chante le matin, le chat l'é- 
trangle le soir. Lé bêle keje ne nû- 
rit m' sojane, la belle cage ne nour- 
rit pas son oiseau. — Lés péts jônes 
font dés biès ohès, les vilains jeunes 
font de beaux oiseaux (les j)etits 
enfants laids deviennent souvent de 
beaux homuies) \'. 

Jane \Jan M], s. m. — Panaris. 

Jàne iyâ/2 S, V], adj. — Jaune. 
Voir Jaune. 

Jâne-sâsseron [Jân sâsrô S], s. m. 

— (iirole. 

Janèsse [Jançs M, X, joncs I, P, 
jânes-Jânes S\, s. f. — Jeunesse. ^ 
c' n'ai m' .sajèsse, j., ce n'est pas 
sagesse. Lé - fond come eune chan- 
deiVe amprinse, la j. fond comme 
une chandelle allumée. 

Janète \janet . . gén.j, n. pr. — 
1" Jeannette, Jeanne. 2^^ Petite croix 
avec clapier, qui se j)orte sus|)endue 
au cou. Voir Fig. 48. 

Jànèt' [Jânet S, V], s. m. — Jau- 
net (i)ièce de 20 francs). Voir Jaunat. 

Jancu, voir Janieu. 

Jânc-violète [Jân lujolet S], s. f. 

— (iirotlée. 



- 367 - 



JHN 



J/\N 



Jânc-wâdicure \Jân wâdijœr S], s. 
f. — Verdicr. 




Fig. 48 

Jangou Ijàgu M, I\, n. pr. — Gen- 
goulf. È le Sint - , i faut hèner le 
salade, à la St-G., il faut semer la 
salade. D'vant le Sint -, d'oa an 
coupent i hhèdon, n-an vyint dons', 
avant la St-G., où on coupe un char- 
don, il en vient deux. Si V sètyïes 
d'vant le Sint -, 7 an r'mjint onze 
sus' V trou, si tu sarcles avant la 
St-G., il en revient (des fèves) onze 
sur le trou, 

Jâni [jâni S], v. intr. — Jaunir. 
Voir Jaunieu. 

Jânicot [jâniko S], s. m. — Mille- 
pertuis. 



Janieu \jamjce M, janœ-Jamjœ N, 
jçnijç I, P], v. intr. — Mettre bas, 
en parlant du bétail; nicher. 

Janîn \Janî M, N, jçnï . . /, P], s. 
m. - Imbécile. 

Janious \janiiu M, N, jçniju . . /, 
P\, s. m. — Jeune garçon sans ex- 
périence. 

Jâniton [jânitô Albreschwiller], s. 
m. — Hanneton. Voir Hculat. 

Janjan L/àJà gén.], s. m. — Homme 
simple, niais. 

Janjïve [Jàjlf V\, s. f. —Gencive. 
Voir Jinjîre. 

Janoîri [Jançfri M, N], s. m. - 
Giroflée. Voir Jenaîrâye. 

Janre \Jàr gén.], s. m. — Gendre. 
-- et bru, ç'at dés-afants d'autru, g. 
et bru, c'est des enfants d'autrui. 
Cheuz V janre, 
U pin at tanre, 
Cheuz lé bru, 
L' coulé at pandu. 
Chez le g., le pain est tendre, chez 
la bru, le couteau est (sus)pendu. 
Lés - pieument quand y è don pic- 
pic, les g. plument (leurs beaux-pa- 
rents) quand il y a de la fortune. 
Jansatc, Jansé [jàsat, jâsêi M, N, 
jàs V\, s. f. — Nom donné à une 
vache jaune. 

Jans \jà gén.], s. f. — Individu; 
personne; parent (au pluriel). J' 
sus eunc - pedCuve, je suis une per- 
sonne perdue. Eune bêle -, une 
belle personne. Eune bone - don 
bwin Dieu, une bonne personne du 
bon Dieu (une personne de bien). 
- d' jonïnje, g. de journée (journa- 
lier). Eune - corne i faut, une per- 
sonne comme il faut (honnête). Ç 
at dés " d' nas ~, ce sont des g. 
de nos g. (des habits de nos parents). 
/ faut dés " de totes fèçons po 
fâre i monde, il faut des g. de toutes 
façons pour faire un monde. — Jans 
niétis, des gens qui n'ont pas besoin 



JAN 



— 368 



de travailler beaucoup, rentiers 
V. Au pluriel, on dit Jans'. 

Janse, voir Jansate. 

Jantieu Ijàtijœ . . M, l], s. m. — 
Chantier, ensemble de madriers sur 
lesquels on place les tonneaux dans 
les caves. 

Jantiyome {jàliijom M, /], s. m. 

— Gentilhomme. Lés - d\in. Vans, 
les g. d'en (de) Vaux, vill. près de 
Metz (sobriquet). 

Janvieu [jàvijœ . . gén.], s. m. — 
Janvier. Quand' - ante dons corne 
i-n-ègné, z' sonrt' corne i tore, quand 
j. entre doux comme un agneau, il 
sort comme un taureau. 
Qnand' ot choch la mwès d' janviè, 
iV' deCd sa piede jèmâs la fèrmiè. 
Quand est sec le mois de j., ne doit 
se plaindre jamais le fermier P. 

Janvier \jàinje V], s. m. — Ouvrier 
qui travaille le chanvre. Voir Chin- 
vicu. 

Japcr [jàpëiM], v. intr. — Bavarder. 

Jâquate (dème) [jàkat M, Jâkot I], 
s. f. - Pie. 

Jaque Ijàk' . . gén.], n. pr. — TMac- 
ques. 2^ Geai. I fâl s' -, il fait des 
façons. Voir Tron. 
Si lé voye c/' le Sint Jâqne ot in jo bon, 
J' èrans, v' olenz hhnrs, ène bone 

mohhon. 
Si la veille de la St-J. est un jour 
bon, nous aurons, vous êtes sûrs, 
une bonne moisson P. 

Jàqueline [jàklin . . .V, /|, n. pr. 

— P Jàqueline. 2^ Personne naïve. 
Le ponre - , elle prand dés mohhats 
po dés henlats, la pauvre naïve, elle 
prend des moineaux pour des han- 
netons. 

Jàquîn Ijàld . . gén.], n. |)r. — 
1" Jac(pies. 2*^ Niais, imbécile. 

Jâquote, voir Jàquatc. 

Jarenàye [Jarnaij S\, s. f. — Con- 
tenu d'un tablier. Voir Jeurcnâye. 

Jarhon, Jarjon \jaryô-Jarjô M, X, 
Joryô . . /, P\, s. m. — Petite échelle 



placée devant la voiture. Voir 
Jalhon. 
Jarnibieune \jarnibyœn M], interj. 

— Jarnibleu (sorte de juron). 
Jaron [jarô F, 5], s. m. — Gros 

morceau de bois à l'intérieur du 
fagot. Voir Rin. 
Jâsàd [Jàzà . . M, I, P, N], s. m. 

— Jaseur, babillard. 

Jaser [jazêi . . M, N, jozê' . . I, P, 
Jcze S\, s. m. — Gésier; gosier. 

Jâseron IJàzrô . . gén.], s. m. — 
Chaînette d'or ou d'argent agrémen- 
tée d'une croix. 

Jàsieu [jàzijœ . . M, I, P, .V], v. 
intr. — Jaser, parler. 

Jau \jô M, I, P, F, X, jâo-Jâ S, 
Jâ V], s. m. — 1^^ Coq. I fans -, 
un faux c, poule impropre à la re- 
production, qui, tout en ayant l'as- 
pect d'une poule, chante comme 
un coq. On dit de ces poules: èles 
chantent lo - . Fâre dés chausses è 
zouV - , s'occuper à des bêtises. L 
at roje corne i -, il est rouge comme 
un c. (il est rouge de colère). Po- 
què qu' lés - f rament lés-euijs an 
chantant? — Pèç' qn'is chantent pèr 
keûr, pourquoi les c. ferment-ils les 
yeux en chantant? — Parce qu'ils 
chantent par cœur (devinette). — Lo 

— at mate sus .s' fromrô, le c. est 
maître sur son fumier (chacun est 
maître chez soi). In bon Jâ nat 
Jèmâs (jrâs, un bon coq n'est jamais 
gras 5. Ç'ot come lo Jâ di moté, i 
fèt le piô et lo biè toms, c'est comme 
le c. de l'église, il fait la pluie et le 
beau temi)s V. 2»' Pot en terre cuite 
avec anse et goulot, dont on se ser- 
vait autrefois i^our jiorter à boire 
aux chamiis. On buvait à même le 
gouU>l. Voir Jalat. > Petit enfant. 

Jauche |./ô.s- J/. /, P, X, Jâs S ,] s. 
m. cl f. — Le V ici'. 

Jaudîn iJôdi . . M, I, I\ .Vj- ^- i"- 

— DincUni. 



JKU 



- 369 



Jaujàd IJôJà . . M, î, P, iV], s. m. 
— Personne qui craint, qui hésite. 

Jaujc \jôs M, I, P, N, Jâs . . S, V|, 
s. ni. et f. — P Jauge, rigole dans 
laquelle on enterre le fumier ou 
les légumes qu'on veut conserver 
pendant l'hiver. 2*^ Cicrbes placées 
en rang sur l'aire pour être battues 
V. Bète c le -, battre à la gerbe. 

Jaujeu Ijôjœ . . M, I, P, iV, jâjiji 
S,JâJye,-ijœ V], v. tr. — 1" Talonner, 
hésiter; craindre. 

Jaunâd [j'ônà A/, iV, Jdnâ /, P, jâ- 
nàt . . .S, jânât Y], adj. — Jaunâtre. 

Jaunat \jôna M, N, jdiio I, P, jâ- 
nct S\, s. m. — Jaunet (pièce de 
20 frs.). 

Jaunate [jônat M, jônot I, P, jônat- 
jôiujat N, jânat S], s. f. — Girolc et 
souvent morille. 

Jaune [Jôn M, I, P, F, N, jân S, 
V], adj. — 1<^ Jaune. - coine i cou- 
cou. 2« s. m. — Pièce d'or. Ç'at i vicus 
gripe-sou, '/ è dès -, c'est un vieux 
grippe-sou, il a des jaunets (il est 
riche). 

Jaune-hhaudûre [Jôn xôdiir M, I, 
P, N], s. f. — Ortie jaune. 

Jaune-marguerite \jdn màrgçrit M, 
N], s. f. — Marguerite; chrysan- 
thème. 

Jaune-mohhate [Jôn inoy^at M], s. 
f. — Scarabée. 

Jaune-pansâye [Jôn pàsàij . . M, I, 
P, iV], s. f. — Violette jaune. 

Jauniate, voir Jaunate. 

Jaunisse [jônisF], s. m. — Verdier 
(passereau). 

Jaunieu [Jônijœ . . M, L P, N, Jâ- 
ni S, jânije,-ljœ V], v. intr. — Jaunir. 
Lés biés sont Jauniants, les blés sont 
jaunissants. 

Jaunot, voir Jaunat. 

Jauve [Jôf S\, s. m. — Givre. Voir 
JcîîYe. 

Jauvenate [Jôimat Béchy], s. f. — 
Avant-toit. 



JAY 

Jâve IJâf V], s. m. — Givre. Voir 
Jeûve. 

Javé IJciuc F], s. m. — Javelle. 
Voir Jèvé. 

Jawâd \Jawà-Jowà M, iV], s. m. — 
Bajoues du porc, avec lesquelles 
on fait cuire la choucroute ou des 
haricots verts conservés. Ce mets 
s'appelle de la choucroute au J. 

Jawâd [Jiuvà-Jowà M, N, Joum /, 
P\, s. m. — Personne qui a la joue 
enllée. 

Jawâye [Jciwaij-Jowcuj M, N, Jowâij 
I, P, JiuvKu) S, Jowï V], s. f. — 
\^ Joue. 'L è des bones -, il a de 
bonnes grosses joues. 2" Gifle. 

Jâwe [Jâw-Jow M, N, Jçw /, P, Jû- 
Jâx-jœx S[, s. f. - Joue. 

Jâwis [Jawi V], n. pr. — Jean- 
Louis. 

Jâyant [Jayà M, N, Jâijà I, PJeijà 
S, V], s. m. — Géant. 

Jâye [Jàij-Jàl M, Jây /, P, Jày lY], 
s. m. _ 10 Jable. 2» Partie exté- 
rieure des douves, qui fait saillie 
autour du fond. 

Jayes [Jay M], s. f. pi. — Joyaux. 

Jayi [Jayi M, Joyi /, P], n. pr. - 
Jouy-aux-Arches, vill. de l'arr. de 
Metz, sur la rive gauche de la Mo- 
selle. Ce village doit son nom à 
l'aqueduc romain, œuvre du IVe 
siècle, dont un fragment important 
subsiste sur son territoire, et qui 
amenait à Metz les eaux des sources 
de Gorze. 

Jayir [Jayï(r) M, N], v. intr. — 
lo Jouir. S'emploie généralement 
pour les plaisirs de l'amour. Ç'at 
i priviléje de - an cwèchate et d' 
pèsser po seje, c'est un privilège de 
j. en cachette et de passer pour 
sage. C. H. I, 37. 2» Pris au sens 
négatif: Ne pouvoir maîtriser qqn. 
On n' pieut - de ç' guèhhon le, on 
ne peut maîtriser cet enfant. Ne 
s'emploie qu'à l'infinitif. S» Abuser 
d'une femme, la violer. Lo manre 

24 



- 370 



]AY 



JÈN 



droûle è jaiji d' le poûre hâcèle, le 
mauvais drôle a abusé de la pauvre 
fille. 

Jayous [jaija M, X, S, Joijii . . I, 
P, jivoyii V\, adj. — Joyeux. 

Jayôuseté [Jaijûslë' M, X], s. f. — 
Joycuseté. 

Jayu [jayii M, N], s. m. — Jabloir. 

Je U(e) M, /, ^^ j(e)-Jç P, jXç) S, 
je V], pron. pers. —Je; nous. J(c) 
bèye, j'(e) bèijans, je donne, nous 
donnons. Dans la formule employée 
pour proclamer les valentins et les 
valenlines, le premier dimanche de 
carême, on entend, dans M, /, et .V: 
ji dône, Jii dône (je donne). 

Je [je gén. (ja-je V)\, adv. — Déjà. 

Je \jê V], s. m. — Jeu. Voir Ju. 

Jebat \jeba M, jçbo I, P, X, j(d)o 
S, jçbç V], s. m. — Gibet. 

Jébe [jî'p gén. (jijep V)], s. f. — 
Gerbe. On entend aussi souvent 
Jérbc. 'L è champs po fâre -, il a 
champs pour faire g. (s'il a des 
dettes, il peut les payer). Jcnuis i 
n'y è tant djebcs qu'an mohlion, ja- 
mais il n'y a tant de gerbes qu'en 
moisson. 

Jèbot, voir Jebat. 

Jèdenat, Jèdenot [jcdna M, X, S, 
jedno /, P\, s. m. — Jardinet. 

Jèdener Ijçdnë' M, I, P, X, jçrdinc 
. . .S|, V. inlr. — Jardiner. 

Jèdîn Ijedï . . M, I, P, X, jçdî- 
jedjc-hçdjc S, jodï-djodjï-hodjè Y], 
s. m. — Jardin; enclos; verger. Tcn 
ni rcpcss'rcs pè m' ^, tu me repas- 
seras par mon jardin (si tu re- 
viens, tu verras ce ([ui l'attend). 
Voir Mé. 

Jèdjin, voir Jèdîn. 

Jèhant \j('bà V|, s. m. — Poutre 
posée [)ar terre, ({ui sert à supporter 
le i)hincher. 

Jèhi Ijçhi M \, v. tr. — Avouer, 
confesser. 

Jclâcot, voir Jclaucot. 



Jclardin \j(e)lârdè M\, n. pr. — 
Girardin. 

Jelaucot \j(e)lôko M, I, X, jlâko . . S, 
V], n. pr. - Jallaucourt, vill. de 
l'arr. de C'.hàteau-Salins. Lés nôbes 
giicus d' -, les nobles gueux de J. 
(sobriquet). 

Jèlbîre \jelbJr P\, s. f. — Fenêtre 
de grenier. Voir Jèrbïre. 

Jelenére, JeleneOre, voir Jelenïre. 

JelenTrc IjçlnTr M, X, jelnJr I, P, 
jçliiTr-jernJr-jçInër-jelnœr-jenlTr-jen- 
nœr S, jlinër V], s. f. — Poulailler. 

Jelicot \j(e)likç S], n. pr. — Gélu- 
court, vill de l'arr. de Chàtcau-Salins. 

Jelinate \j[e)linat 3/, .V, .S, j {e)linot 



/, P 



Gelinotte. 



Jeline \jir)lin M, /, P, .V, jlïn S, 

V\, s. f. — Geline, poule. Vol les 

j'IJnes qui s' pourront, 7" èrons d' le 

piô, voilà les poules qui se grattent, 

nous aurons de la pluie V. 

J(é)linére \ jlinër V|, s. f. — Pou- 
lailler. Voir Jelenîre. 

Jèmâs Ijenià . . M, X, S, je ma /, 
P, F, V], adv. — Jamais. 

Jemeji, voir Jemeler. 

Jéméle [jemël V\, s. f. — Jumelle. 
Voir Jeumèle. 

Jemeler {jemlë' . . M, I, P, X, jem- 
ji F\, V. intr. — Gémir. 

Jémonte Ijemôt V], s. f. — Jument. 
Voir Jeumant. 

Jenafrâye \j{e)na/'rày-j(e)nafri Mj'e- 
niïflày X,jinofrey F], s. f. -- Girotlée. 
Voir Jirofrâye, Jironflé. 

Jenaîri, voir Jenafrâye. 

Jenàre \jnâr V\, s. m. — Genièvre. 
Voir Jenéve. 

Jenat \j e)na M,j[e)no I, P, j:e)na- 
j{e)ne-j{e)nn X, j{e)nu S, jnô Vj, s. 
m. — Genou. Priyen an -, prier 
à g. .S* /??(//(' an " , se mettre à g. 

Jènat Ijena M, jeno L P], s. m. — 
Sorcier; diminutif de Jean, les sor- 
ciers ayant été ainsi nommés des 
pratiques superstitieuses auxquelles 
ils se livrent à la St-Jean. 



JEN 



371 



JÈR 



Jenate \j'(ç)nal S], s. f. — NoiscUe. 
Voir Nuhate. 

Jcnati \J(i')n(iti S\, s. m. — Noise- 
tier. Voir Nuhati. 

Jenauve \J(ç)nôf S\, s. m. — Ge- 
nièvre. Voir Jcnéve. 

Jenâve \j'nâfV\, s. m. — Genièvre. 
Voir Jenéve. 

Jénc [Jëii P, F, S, l'|, s. f. — Gène. 
Voir Jinne. 

Jene\ïre,]enQn2\îrQ.\JçnlTr-Jçn(ç)nœr 
S\, s. r. — Poulniller. Voir Jelenïre. 

Jènèroûsité IJçncrûzitci M, /], s. f. 
— Générosité. 

Jenèt, voir Jenat. 

Jenétc \j'(e)nêt M, I, P, N, S, jnijct 
V|, s. m. — Genêt. On mole dés 
fiiièles ovon des blessons pou fere dés 
hnndrêles, on niélanj^e des branelies 
(le g. avec des ramilles pour l'aire 
des balais V. 

Jcnéve \j(e)nëf M, I, N, jnôf S, 
Jnâf-jnâr V], s. m. — Genièvre. Voir 
Jenieuve. 

Jcnevi [JenvlM], s. m. — Genévrier. 

Jénie \jênl gén.], n. pr. — Eugénie. 

JeniètG, voir Jcnéte. 

Jenieuve \j\e)n!jœfM\, s. m. — Ge- 
nièvre. Eplenz don - po hhauder 
lés tonés, apportez du g. pouréchau- 
der les tonneaux. Voir Jcnéve. 

Jènikâye [jenikâij F], s. f. — Gl- 
ronnée, contenu d'un giron. Voir 
Jeurcnâyc. 

Jenin \j{e)m . . M, I, P, N, Jnls 
S, V], s. f. — Génisse. 

Jènisi \Jenizi P], n. pr. — Jarnisy, 
région du Pays-Haut. Confîans en 
J., Confîans (bourg) en J. 

Jenncûrc [Jennœr S\, s. f. — Pou- 
lailler. Voir Jelenïre. 

Jenon, voir Jenat. 

Jénon Ijënô M], n. pr. — Eugène 
(terme familier), 

Jenos [Jno V\, s. m. — Sobriquet 
donné aux habitants de Hesse, arr. 
de Sarrebourg, qui au lieu de j'os, 
je suis, disent j'n'os. 



Jenot, voir Jenat. 

Jènot, voir Jènat. 

Jenuflâye \j'(e)niyidij X\, s. f. — Gi- 
roflée. Voir Jenaîrâye. 

Jequ'è (.sA-^' A'), prép. — .luscpi'à. 
Voir Jusqu'è. 

Jér' [./<"/• V\, V. intr. — Gésir, cou- 
cher. .S' mole è ~, faire sa sieste. 
./' è fèl ène ploie r'pôsole è midi, f 
m' è mis in pô è -, je me suis un 
l)eu reposé à midi, j'ai fait ma sieste. 
Ole -, aller au lit. Voir Jit. 

Jèrbâd \Jerbâ Azoudange], s. ni. — 
Premier échafaudage pour monter 
les gerbes. 

Jcrbate \Jerhal M, N, S, Je r bol /, 
P], s. f. — Petite gerbe. 

Jèrbâye \jej'baij M, Jerbâij I, P], 
s. f. — Brassée d'herbe. 

Jérbe, voir Jébe. 

Jcrbécot Ijerbëko N, S\, n. ])r. — 
Gerbécourt, vill. de l'arr. de Chà- 
teau-Salins. 

Jèrbi Ijerbi M, I, P, N, jerbëi . . 
S, jerbô V], s. m. — Gerbier. 

Jèrbïre [jerbir M, I, jelbJr-JerbTr 
P, N, je.rbër S\, s. f. — Fenêtre du 
grenier, par laquelle on rentre les 
denrées. 

Jèrbô, voir Jèrbi. 

Jèrbote, voir Jèrbate. 

Jèrdenieu \jqrdemjœ . . M, I, P, 
N, jerdini S], s. m. — Jardinier. 
y atenz, dlt-l, vwèslnc, i - chèr- 
nianl, vous êtes, dit-il, voisine, un j. 
charmant. G. H., I, 72. 

Jèrdinè [jerdlne S\, v. intr. — Jar- 
diner. Voir Jèdener. 

Jerenîre \jernir S\, s. f. — Pou- 
lailler. Voir Jelenïre. 

Jèrgater [jergalë' . . M, N], v. intr. 
— Toussoter. 

Jèrgonéje [jergçnës . . M, /, P, A^], 
s. m. — Mauvais langage. 

Jèrgoner [jergonëi . . M, /, P, N], 
V. intr. — Se disputer en un lan- 
gage grossier. 



JÈR 



- 372 



Jèrgonou \jqrgonii . . M, I, P, X], 
s. m. — Disputcur; batailleur. 

Jèrguénc, voir Jèrguinne. 

Jèrguinne [jçrgèn M, I, jergcn P, 
K JK'^9^i^-J{'rycn .V], s. f. — 1*' Go- 
sier. 2" Caquet. 

Jèrisalèm [jçrizâlem M, /, A^], n. 
pr. — Jérusalem. 

Jèrminîe [JçrnumJ V], s. f. — Ban- 
de d'enfants. Voir Jèrmonèye. 

Jèrmate [Jçrmat M, \\Jcrm()t I, P], 
s. f. — lîrebis d'un an. 

Jèrmeuyon [Jcrnuryô M, X], s. m. 

— Gorge. 7" vas /' breuler V -, tu 
vas te brûler la g. Ne s'emploie que 
dans cette expression. 

Jèrméyon [jermcijà Y], s. m. — 
Matière sanguinolente qui sort d'un 
abcès ouvert, bourbillon. 

Jèrmon [Jçrmô M, I, P, X], s. m. 

— (ierme, d'il de la pomme de terre, 
surtout quand il se développe dans 
la cave ou le cellier, à l'approche 
des beaux jours; germe de chou, 
de grain, etc. 

Jèrmon èye [jermonëi] M, I, P, X, 
Jcrmânï V], s. f. — Bande d'enfants; 
grande famille. 

Jèrmiâre {Jçnnfir M, I, P), s. f. — 
Germination ; végétation. 

Jèrwète [jçrwçt M, I, P, X], s. f. 

— P Girouette. 2" Personne étour- 
die. Fâre le -, faire l'é. 

Jés [je M, /], je les. Jés-â mis u'iiiii, 
je les ai vus venir. 

Jèsè Ijçze S], s. m. — Gésier. 
Voir Jaser. 

Jéseus' IJczœs M, 7, P, X], n. pr. — 
Jésus. " Mcriâ, que banc rancontc 
qii fâ jTil, J. Maria, quelle bonne 
rencontre que j'ai fait(e). 

Jèsi \jczi . . M, I, P, jiziji S, jizijc, 
-ij(v\, s. m. — Gésier. Voir Jaser. 

Jetant-fu \J{ç)là fiï X\, s. m. — 
Bousier. 

Jetâye \j{e)làij M, X\, s. f. - Jetée, 
chaussée. 



JEU 

adj. — Juste. Voir 



JétG [jet \ 
Jeute. 

Jeter [j(e)tê' . . gén.], v. tr. — 
P Jeter, lancer. Lé Jcnie li è J'té 
dés satJses, La Génie lui a dit des 
sottises. - !)è/î/i, j. bas (mettre bas, 
en parlant des habits). - d' VâLve 
bénite, j. de l'eau bénite (avoir l'air 
maladif). 2^ Se déjeter. Se dit du 
bois. Xate tonè jeté, notre tonneau 
se déjette. 3" PZssaimer. I fTil chaud, 
nas niohhesj'tront plt'te aiijdii, il fait 
chaud, nos abeilles essaimeront peut- 
être aujourd'hui. 4^ Mettre bas. Le 
véchc è j'té s' vé, la vache a mis 
bas son veau. 5^ Couler. Le fontin- 
nc jclc bciin, la fontaine coule bien. 

Jetè-de-lit [ste d li V], s. m. — 
Dessus de lit. 

Jeton \j{e)tô gén.], s. m. — 1^ Pous- 
se, rejeton, recru. 2^ Essaim. 

Jetou [stii V), s. m. — Petit réci- 
pient adapté à un long manche, 
qui sert à puiser de l'eau. Voir 
Sèyon. 

Jeiï [jœ-jqe-jcfi S], s. m. — Jeu. 
Voir Ju. 

Jeiâche [jœs S], s. f. — Joue. Voir 
Jâwe. 

Jeuchi, voir Jeuhhi. 

Jeudi Ijœdi M, 7, P, F, X, jfidi S, 
jijedi-jijœdi V], s. m. — Jeudi. Lo 
bé don - n' init m' jémâs jusqu'au 
dieumanche, le beau d'un j. ne va 
jamais juscju'au dimanche. 

Jeûhhe [jây^ S], s. f. — Joue. Voir 
Jâwe. 

Jeuhhi Ijnryj . . M, I, P], n. \)v. — 
Jussy , vill. près de Metz. Voir 
Jeussi. 

Jcujemant {j(vjnià M, /, P, X, 
jjjmô Vj, s. m. — Jugement. 

Jeu jeu \j(yj(y M, 7, P. X, jiiji F, S, 
7T/'//<'.-//fï' ^'|. V. tr. — Juger. 

Jeuletru \j(yllru M, 7, P, X], s. m. 
— Personne d'un vilain caractère. 

Jculiène [jcyli/çn M, X], s. f. — 
Julienne (hesperis matronalis). 



JEU 



- 373 - 



JÉV 



Jculyin [jœlijc M, I, P, NJilijc V\, 
n. pr. — Julien. 

Jcumant [Jcrnul M, /, /^ N, S,J('inàl- 
jiinà-Jiiiiàt Y], s. f. — Jument. 

Jeumèle {j(i'nn'l M, l, 1\ N, Jinu'l- 
jùiiK^l-JiunPl S, ji'incl V], s. i". — 
Groupe de fruits (pii eroissent joints 
ensemble: se dit de deux prunes, 
deux noix soudées, etc. 

Jeupsieune [yV/w/y^'/î M, N, jœp- 
sijen I, I\ jipsijçn V \, s. f. — Bohé- 
mienne. 

jGupsyin [Jffpsijè M, I, P, N, j'ipsyi' 
V\, s. m. — 1«' Bohémien, nomnde; 
vagabond. 2"^ Espiègle; endiablé; 
rusé; habile. 

Jeuremant {jwrinà M, I, P, lY, 
fireinô V\, s. m. — Serment. 

Jeurenâye [jœrnàij . . M, I, P, N, 
jçrnâij F, Jamaij-Jœrncij S\, s. f. — 
Ce qu'on peut prendre dans son 
tablier. Voir Jènikâye, jeurondèyc. 

Jeurè*, voir Jeurieu. 

Jeuri \jqeri M, I, P\, n. pr. — Jury, 
vill. près de Metz. 

Jeurieu [jœrijœ . . M, I, N, jœrê' . . 
P, F, jùri S\, V. tr. — 1» Jurer. 
'L at prat po Vver lés dons mins po 
^ biaiic et neûr, il est prêt pour 
lever les deux mains pour j. blanc 
et noir. ^ se fwè, j. sa foi (pro- 
mettre avec jurement). 2^ Jurer, 
blasphémer. ^ corne i pèteuré, corne 
i faroii cVchèrate, j. comme un pâtre, 
comme un ferreur de charrette. 

Jeuron [jœrô M, I, P, N, jirô Y], 
s. m. — Juron. 

Jeuron [jcerô M\, s. m. — Giron. 

Jeurondèye [Jœrôdëy M, /, P, N], 
s. f. — Ce que peut contenir un 
tablier. Voir Jeurenâye. 

Jeuson [jœzô . . gén. (jçzô Y)], n. 
pr. — l^' Joseph (terme familier). 
2^ Niais, imbécile. 

Jeussi [jœsi M, P], n. pr. — Jussy, 
vill. près de Metz. Voir Jeuhhi. 

Jeustice [jœstis M, /, P, N,JistisY], 
s. f. — Justice. Dans certains vil- 



lages, ce mol sert encore à dési- 
gner l'endroit où se trouvait autre- 
fois le gibet, cpiand le seigneur avait 
le droit de haute et de basse justice, 
/s/j IkuiI (le Juslice, par ex. est un 
lieu dit entre Pange et Colligny. 

Jeute IJa-t M, N, S, jet Y\, adj. — 
Jusle. Tôt -, tout j. Couper ~. 
T'neûz vas potes Jeiites, tenez vos 
lèvres j. (bouche close). Comlnjin an 
- vate e/iènan d' (jroiidlùres, com- 
l)ien au j. votre panier de j)onnnes 
de terre? Voir Jusse. 

Jeute Ijœt M, N\, s. m. — Chantier 
de cave, madriers qu'on met sous 
les tonneaux pour les empêcher de 
pourrir. Voir Jîte. 

Jeute (è) \Jœt Gondrexange), loc. 
adv. — Ne s'emploie que dans la 
locution: .S' mate è -, s'asseoir. 

Jeuter [jœtê' M\, v. intr. — Juter; 
suppurer; pousser, bourgeonner. Le 
piâi/e j'ente font, la plaie suppure 
fort. 

Jeûve [jœf M, /, P, N, jif F, Jîf- 
JofS, jaf Y], s. m. — Givre. Qnand' 
n-é di jcwe èprés tés-âbres dons lés- 
ovants d' Nonwè, ç'ot qn' n-èré dés 
frits /' ènéye d' èprés, quand il y a 
du givre aux arbres pendant l'Avent, 
c'est qu'il y aura des fruits l'année 
suivante V. 

Jeuvèle [Jœvçl M, N, jiwel S\, n. 
pr. -- Juville, vill. de l'arr. de Châ- 
teau-Salins. Jenvèle an grand bor- 
del, Moncheus, ica miens. J. au grand 
bordel, Moncheux (village), encore 
mieux (sobriquet). 

JeuYelîhhe [JqevlTx S], n. pr. — Ju- 
velise, vill. de l'arr. de Château- 
Salins. 

Jeuyèt [jqeye M, N], s. m. — Juil- 
let. Voir Juyèt. 

Jèvate [jevat M], n. pr. — Gene- 
viève. 

Jéve [Jëf M, /, N], s. m. et f. — 
Auge de la fontaine. 



JEU 



— 374 



JIN 



Jèvé Uçuê' M, I, P, X, javc F, jç- 
vç . . S], s. m. — Javelle; quelque- 
fois: douve. Nate toné al chu an -, 
notre tonneau est tombé en d. (s'est 
disjoint). Voir Nawé. 

Jèvelatc [Jçulat M, X, S, Jçvlnt I, 
P, jevlç y], s. f. — Petite javelle. 

Jèvèle [jçvçl M, /], s. f. — Javelle. 
Dans le vignoble, ce mot sert aussi 
à désigner les petits fagots de sar- 
ments restés de la coupe de la vigne, 
qui, au printemps, s'amoncellent le 
long des chemins des vignobles. 

Jèveler \j<ivW . . M, I, P, .Yj, v. 
tr. — Mettre en javelles. Voir 7\njè- 
velcr. 

Jèvelotc, voir Jèvelate. 

Jèyâd \Jrija . . M, I, P, N], s. m. 
— Plainte, lamenlalion, gémissement. 
Is poussînt dés - è fande l'âme, ils 
poussaient des gémissements à fendre 
rame. 

Jèyant \jci)à S, Y], s. m. — (ié- 
ant. Voir Jâyant. 

Ji, voir Je. 

Jiboulèye \jibiilcij M, I], s. f. — 
Latoirc de prunes; marmelade. 

Jîche, voir Jïhhe. 

Jideîi [jil/i S\, s. m. — Lignent. 

Jièbe [j'i}('p V], s. f. — Gerbe. Voir 
Jébe. 

Jiédi [jijcdi-j'ijœdi V], s. m. — Jeu- 
di. Voir Jeudi. 

Jiène [Jijçn V], s. m. — Ligne 
oblique que suit l'ouvrier en labou- 
rant. Voir Jîn. 

Jieudi, voir Jiédi. 

Jifc \jif gén.], s. f. — Gifle. 

JifiGU Ijifijœ . . gén.], v. tr. — 
Giller. 

Jigat \Ji<ja M, N, jigo I, P, F, S, 
V\, s. m. — P Gigot. 2° Jambe; 
cuisse. Ses - sonl (jiiaiisi crachus, 
ses jambes sont jîresque crochues 
(tordues). 

Jïhhe \jTx ■ • ^^^1. ^- >ii- ^'l f- — Hran- 
che de sa])in. 



Jihhe fyV/, . . M, X], s. m. — Gypse. 

Jijâd IJiJà M, X, jôjâ V], s. m. — 
P Homme grand et fluet. 2" Nigaud. 

Jljemont {jTJinà V\, s. m. — Juge- 
ment. Voir Jeujemant. 

Jîjier \jljije V], v. tr. — Juger. 
Voir Jeujieu. 

Jijote IJij'pl V], s. f. — Jugement. 
Voir Jujate. 

Jilièt IJilije V], s. m. — Juillet. 
Voir Juyèt. 

Jilyin [jilijè V], n. pr. — Julien. 
Voir Jeulyin. 

Jimônt IJiinà V], s. f. — Jument. 
Voir Jeument. 

Jimèle \Jiniel S], s. f. — (irouj)e de 
fruits, par ex., qui croissent joints 
ensemble. Voir Jcumèle. 

Jimonte IJiniàl V\, s. f. —Jument. 
Voir Jeumant. 

Jîn {jî . . gén. (ji/eii V)], s. m. — 
P Ligne oblique que suit le vigneron 
en labourant les terrains en pente. 
2^* Largeur de terrain que prend 
l'ouvrier agricole en allant droit de- 
vant lui. 3<' File d'ouvriers travail- 
lant ensemble sur une même ligne. 
J'ons in bon jièn' pou rayer lés k'mo- 
tières, nous avons beaucoup de jour- 
naliers pour arracher les pommes 
de terre V. 

Jin \jè M, I, P, X], s. m. — Juin. 
Voir Jun. 

Jinè \Jine V], v. intr. — Jeûner. 
Voir Juner. 

Jîngler \jUjW . . M, /], v. intr. — 
Sauter. 

Jînguète \jîgel . . M, /, P, .V], s. 
f. — Pacotille; camclotte. 

Jînjalat {Jîjahi M\, s. m. — Pitpielte, 
mauvais vin. 

Jînjalat \jîj(tla M, X, j'ijolo . . /, 
7^), s. m. — Gringalet. 

J in ] a t c r è y e \jîjal rçy , jîjo Ira/ I], s . 
f. — Objet (|uelcon(pie de i)cu de 
valeur et de peu d'utilité. 

Jinjîrc [jèjîr-jàfîf Vj, s. f. — Gen- 
cive. 



jiN 



- 375 



JO 



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, V. Ir. - 


- Gè- 



f. 



Gi- 



n. pr, — 

- Bohé- 

— Ser- 



Jînjolot, voir Jînjalat. 

Jînjotcrèye, voir Jînjaterèye. 

Jinnc \jcn M, I, Jcii P, F, S, V, 
jën-jcn iV|, s. 1". — (lènc. Waç' qu 
i n-i] (' iC le ~ 
piûlii, où il y i\ 
pas de plaisir. 

Jinner [Je ne' . 
F, S, Y, j'ênœ-Jcnœ 
ner. 

Jinoîrèye [Jinnfrçij F\, i- 
rodée. Voir Jenaîrâye. 

Jinon |.///?ô M, I, 1\ iV|, 
Jeanne, Jeannette. 

Jipsiène [jipsijçii Y], s. f. 
mienne. Voir Jcupsieune. 

Jirémont {jiremô Y\, s. m. 
ment. Voir Jcuremant. 

Jîrèye [jTrëij M, I, P, iV], s. f. — 
Grimace, façon. 

Jiroîrâye, Jironîlé {Jirofrâij I, jirô- 
fîê' LandrolT), s. f. — (iirollée. Voir 
Janofri, Jenafrâye. 

Jiron [jirô Y], s. m. — Jnron. Voir 
Jeuron. 

Jis [Ji S, Y \, s. m. — Jus. Voir 
Jus. 

Jisier [Jizije Y, Jiziji S], s. m. — 
Gésier. Voir Jèsi. 

Jissé [jisê Y], s. m. — Pai'tie du 
canal, garnie de planches, qui se 
trouve derrière l'écluse. Canal très 
étroit et fortement en pente, qui 
fait suite à la portière ou prise. 
Voir Textes patois, p. 230. 

Jistémont [jistemô V], adv. — Jus- 
tement. Voir Justemant. 

JisticG IJistis Y], s. f. — Justice. 
Voir Jeustice. 

Jit [Ji Famille ridicule, III, 15, 44], 
3e pers. sing. prés, indic. du v. gésir. 
— Gît, se trouve. Je lou bèye mo 
Jèrdiii que - sus lés rampârts, je 
lui donne mon jardin, qui se trouve 
sur les remparts. Voir Jér'. 

Jîte [Jît gén.], s. m. — Chantier 
de cave ou de cuverie. Voir Jeute. 



Jîte IJlt M, /], s. m. et 1. - Gîte; 
logement, 
Pèrteûz donc' tos lés Iren/ih et s' 

D'an rvcnenz hijin vite; 
Mâdi, n'ij niaïKjucûr mè, 7" // ètands 

po le JJle. 
Partez donc tous les trois et reve- 
nez bientôt; mardi, ne man(|uez pas, 
je vous attends j)our le g. (|)our 
coucher chez nous). C. II., VI. 221. 
Jitémont [stcniô Y\, adv. — Juste- 
ment. Voir Justemant. 
Jïvc IJTf M\, s. f. — Couleuvre. 
Jîve \JTfF,S\, s. m. - (iivre. Voir 
Jeûve. 

Jo [JÇ fs'én. (Ju F)], s. m. — Jour. 
/ haut -, un haut j., une fêle solen- 
nelle. / tos lés -, un jour de se- 
maine. U plquion don -, la pointe 
du j. (le point du j.). - dés-âmes, 
j. des âmes (j. des morts). / fCd so 
hé -, il fait son beau j. (sa première 
communion). Panre i -, prendre 
un j. (fixer un j.) Lés gras -, les 
j. gras (le carnaval). E - faleûr, 
à j. falloir (à la chute du j.). Jor 
(sic!) d' mè vcije!, j. de ma vie (sorte 
de juron). Mateûz v' è vate hé -, 
placez-vous favorablement, en pleine 
lumière (par ex., quand on se fait 
pholograi)hier). LonJ' come i - sans 
pin, long comme un j. sans pain. 
An-z-èprannent tos lés - , on apprend 
tous les jours. I n-ij è pus d' - que 
d' sminnes, il y a plus de j. que de 
semaines. Yeûr -, voir clair. Lés 
- augmantent: 

È le Sint Luce, 

D'i saut demie puce, 

FI Naivé, 

D'i bâyâd d' vé, 

Au Novèl an, 

D'i pès d' Jeumant, 

Aus Reûs, d'i-n-oïire, 

È le Chandeïde, de dous'. 
Lesj. augmentent: A la St-Luce, d'un 
saut d'une puce, à Noël, d'un bâille- 
ment de veau, au Nouvel an, d'un 



376 — 



JO 

pas de jument, aux Rois, d'une 
heure, à la Chandeleur, de deux. 
Voir Jou. 

Jo [Jç iV], adv. — Joint à la né- 
gation: jamais. Voir Jou. 

Jôblâd Ijô^blà N, jôblà S\, s. ni. 

— Personne qui s'amuse à des jeux 
d'enfants. Voir Joûblâd. 

Jôbleu [jô^blœ N, jôblc . . .S, V], 
V. intr. — Badiner. Voir Joîibler. 

Jobot [jobo V], s. m. — Gibet. 
Voir Jcbat. 

Jocu \jokii I, P, F], s. m. — Ju- 
choir. Voir Jacu. 

Jodîn Ijçdî V], s. m. — Jardin. 
Voir Jèdîn. 

Jôgne [jûn S\, adj. — Jeune. Voir 
Jane. 

Jôhhat [jô"xa A']» "• pr. — Geor- 
ges (terme d'amitié). Voir Joûhhat. 

Jôhhes [yo"x ^, jôx S\, "• pr. — 
Georges. Voir Joûhhes. 

Jôjâd [jôjâ V], s. m. — Homme 
grand et fluet. Voir Jijâd. 

Jojo [jçjç M, L P\y s. m. — P Merle. 
2® Drôle de personne. Yeus m' fè- 
yefiz i bé -, vous me faites une 
drôle de personne. 

Joke [jok I, P, V], s. m. — Ju- 
choir. Voir Jake, 

Jokè [jçkç . . I, P, F], V. intr. - 
Percher. Voir Jaker. 

Jolâye [jolâij /, P, F, jçlêy V\, s. 
f. — Gelée. Voir Jalâye. 

Jolè [jçle . . /, P, F, V], V. intr. 

— Geler. Voir Jaler. 

Joli [jçli /, P, F, V], adj. - 1» Joli. 
2*' s. m. — Chardonneret. Voir Jali. 

JoHid [jolijâ /, P], s. m. — Jaseur. 
Voir Jaliâd. 

Joli-boïis \joli bu I], s. m. — Pois 
gentil. Voir Jali-boûs. 

Joliote [jolijot /, 7*j, s. f. — Giro- 
flée. Voir Jaliate. 

Jollveté [JollftC" /, P, V), s. f. — 
Enjolivure. Voir Jalïveté. 

Jolot {jolo /, P, V\, s. m. —Jeune 
coq. Voir Jalat. 



JOR 



Jolonte IJolôt V], s. f. — Dévidoir. 
Voir Jalwante. 

Jolous [johi . . /, P, V], adj. — 
Jaloux. 

Joloûserèye [jolûzrëij I, P], s. f. 

— Jalousie. Voir Jaloïiserèye. 
Jolwantc IJoliuâl f, PJ, s. f. — Dévi- 
doir. Voir Jalwante. 

Jon [Jô M, N], — Je le. - pieiis 
(lire, je le peux dire. 

Jonâ, voir Jonau. 

Jonau [Jonû M, I, P, iV, Jiirnô F, 
jçnâ . . S, VJ, s. m. — Journal, jour, 
superficie de terre qu'on peut labou- 
rer en un jour; il a environ 38 ares, 
et souvent bien moins, suivant les 
contrées. On compte d'ordinaire 
trois jours de terre par hectare. 
Ç nat nï les grands ch'vaus qn font 
les (jninds -, ce n'est pas les grands 
chevaux cjui font les grands j. Dans 
M, on dit aussi Jornau. 

Jonâye [jonciij M, X, jonâij I, P, 
Jornây F, Jonêy S, V], s. f. — Jour- 
née. / mat dés bouts ans - , il met 
des bouts au j. (il se lève de bonne 
heure). / n' fat ryin au grand d' 
le -, il ne fait rien toute la j. 

Jonc \Jô M, I, P, X, jwè V], s. m. 
Jonc. - fleuri, j. fleuri (butome 
()ml)ellé). - </' chJre, j. de chaise 
(scirpe des étangs). — Drât corne in 
jwinc, droit comme un j. {Gondre- 
xange). 

Jonchîre [jôsîr M, I, P, X], s. f. 

— Jonchère. 

Jone [jon I, P, F, jôn V], adj. — 
Jeune. Voir Jane. 

Jonèsse [joncs I, P], s. f. — Jeu- 
nesse. Voir JanèssG. 

Joniè [jonyç I, P], v. intr. — Met- 
tre bas. Voir Janieu. 

Jonîn [jonï . . /, P\, s. m. — Im- 
bécile. Voir Janîn. 

Jonious [jonyu . . /, P', s. m. — 
Jeune garçon. Voir Janious. 

Jor [jor M], s. m. — Jour. Je 
nai rencontré celte forme que dans 



:joR 



— 377 



JOU 



la locution: - (F nie vï'ij, j. de nin 
vie (juron). 

Joramion [jovamijù X], s. m. — 
Géranium. 

Jorenâye \jornâij F], s. f. — Con- 
tenu (lu giron. Voir Jcurenâye. 

Joretiére \jorlijcr V\, s. f. -- Jar- 
retière. 

Jorgâd Ijçrgâ F\, s. m. — Mâle 
de l'oie. Voir Bigâd, Bricâd. 

Jorguénc [Jorgcii P\, s. f. — Toui)ie. 

Jorhon [joryô I,P\, s. m. — Petite 
échelle placée en avant de la voi- 
ture. Voir Jarhon, Jaljon. 

Jôrjat [jô^'rja N\, n. |)r. — Georges. 
Voir Joûrjat. 

Jorjon, voir Jorhon. 

Jornalieu [jçrnalijœ M, N,jornal!je 
/, P], s. m. — Journalier. On disait 
autre ibis Jant d' jonâye. 

Jornau [Jornô C. II., IV, 13|, s. m. 
— Jour de terre. 
Lo Piuâré de Vâni, vaf dépens qwè- 

toûr" ans, 
Lahorcnl cm hèch'rons çant bas - de 

têre, 
le Poiré de Vany, veuf depuis qua- 
torze ans, labourait en cultivateur 
négligent cent beaux j. de terre. 

Jornâye [jçrncly F], s. f. — Jour- 
née. Voir Jonâye. 

José [jçzëi . . /, P], s. m. — Gésier. 
Voir Jaser. 

Josèî [Jçzef gén.], n. pr. — Joseph. 
È le Sint -, ç'at le jonâye qn' lés 
mohhats s' mènent, à la St-J., c'est 
la journée où les moineaux se ma- 
rient. 

Josmin [jçsmc Buc.J, s. m. — Jas- 
min. 

Joson [jçzô gén.], n. pr. — Joseph 
(terme familier). 

Jote [jot gén.], s. f. — 1^ Chou 
blanc. S'emploie de préférence au 
pluriel. Choch -, ch. sec. On fait 
sécher au four les feuilles de ch. cou- 
pées en quatre, on les conserve dans 
des sacs; cuits au lard, ils donnent 



une soupe médiocre, mais un |)lat 
de légumes assez bon. Ce mets était 
ibrt ap|)récié jadis avant l'introduc- 
tion de la choucroute. De nos jours, 
on mange les choux blancs, à la 
(in (le l'hiver, alors (pie la provision 
de choux verts est épuisée. — Fièhhc 
-, ch. aigre (choucroute) Y. ÈveJiz 
v' èsséz minjen (/' -, avez-vous assez 
mangé de ch.? (question que l'on 
pose à qqn. à qui on veut faire de- 
viner qqch., et qui signifie: avez- 
vous assez cherché? Faut-il vous le 
dire?) Ç'at chô po - , c'est chou pour 
joie (c'est la même chose). 2^ Tige 
ou fane de pomme de terre S, V. 
Voir Brandelon. 

Jou \jn F\, s. m. — Jour. Voir Je. 

Jou [jn M, I, P, jç N\, adv. — 
Particule qui renforce la négation. 
Ten /i' piens - rijin [are, tu ne peux 
jamais rien faire, ou rien faire du 
tout. J' Il servira d' père; 

'L an-n-èrè dons' po înk cl 
n'èrè - qn' se mère, je lui servirai 
de père; il en aura deux pour un 
et n'aura cependant qu'une mère. 
C. H., VI, 85. D'après M. Ch. Bru- 
neau, Jou serait le mot ((jour»: Il 
n'a ((jour» vécu, il n'a pas vécu un 
jour. 

Joûbieu, voir Joûbler. 

Joûblâd [jiiblâ M, N, jilblâ I, P, 
jô^blà N, jôblà . . S], s. m. — Per- 
sonne qui s'amuse à des jeux d'en- 
fants. 

Joubléje [jublës . . M, I, P], s. m. 
— Folàtrerie. 

Joûbler \jnbl& . . M, jïibyç Sablon 
/, P, jô^blœ-jîiblœ N, jôblç . . 5, 
V], v. intr. — Badiner; baguenau- 
der; muser. 

Joufrasse [jnfras Magny], s. f. — 
Bonnet de femme, pour tous les jours. 
Voir Jwiîrasse. 

JoOhhat [jûxa M, jû^O /, P, J0"x«- 
jûx^^ N], n. pr. — Georges (terme 
d'amitié). 



378 



JOU 



Joûhhes [jîiy^ M, /, P, jô"yrJH ^V 
yôx S, Jiuoy V], 11. pr. — Georges. 
Sint -, Saint-G. (bête à bon Dieu). 
É le Sint Joîihhe, hènc Vn oîihhc, è 
le Sint Mèrk, si èle nUj al ni\ là le, 
à la St-G., sème Ion orge, à la Saint- 
Marc, si elle ne l'est pas (semée), 
laisse-la. \'oir Rè^at. 

Joujou \Jujii M, S, S\, n. pr. — 
Joseph (terme familier). 

Jourer Ijûrëi . . M, I\, v. tr. — 
1^ Htançonner les faces intérieures 
(les jours) d'une baie de fenêtre. 
2" Donner du jour à une maison. 

Joûrjat Ijûrja M, jïirjo /, P, j'ilr- 
ja-jô^rja iVJ, n. j)r. — (ieorges (ter- 
me familier). 

Joûrjal, Mârcat, Crûhial, 
Çat treâs maiiuCis gnèhhnals. 
St-G., St-Marc, St-Croix, c'est trois 
mauvais garçons (ce sont les saints 
dits de glace du pays Messin; la ge- 
lée est à craindre à cette époque). 

JoûrJGS [Jûrs M, I, P], n. pr. — 
Georges. Voir Joûhhes. 

Journau [jnrnô F], s. m. — Jour, 
mesure de superficie. Voir Jonau. 

Joûti [jûli F\, V. intr. — Mûrir 
après la cueillette. Voir Pèrer. 

Jouwâd [jnwù . . S, V\, s. m. — 
Joueur passionné. 

Jouwat Ijinoa N], s. m. — Jouet. 
Voir Aumûsète. 

Jouwâyon \jwaijo . . M, I, P, N, 
V), s. m. — Mauvais Joueur. 

Joîiwe, voir Joûyc. 

Jouwer \jn)C'' . . gén.], v. tr. et inlr. 
— Jouer. ~/)/t'c<', faire pièce (/izzc). - 
iVovrÛje, j. d'ouvrage (chômer). - 
de s' rèhhCy j. de son reste (son der- 
nier sou). Dans M, on entend aussi 
Joiâycu, Jower. 

Jouwou \Juni . . M, /, ]\ iV|, s. 
m. - Joueur. - (/' tos, j. de tours 
(saltimbanque). ~ (l'oDrcJc, j. d'ou- 
vrage (chômeur). - d' malice, celui 
qui joue au plus lin. Ç/at conic 1rs 
^ d' inalons, i n'y c njin d' jure an 



JÙ 

le mauhon, c'est comme les j. de vio- 
lon, il n'y a rien de pire dans la 
maison (ils aiment la boisson). Lés 
" d' câtes de Dfdhin, les j. de cartes 
de Dalhain, arr. de (Château-Salins 
(sobriquet). 

Joûye \jnij M, I, P, jnw F, jô^ij- 
jûi] X, jdij S, jmoij y\, s. f. — Joie. 
Le Joûije (lue produt VanluCide don 
bonenr, la j. qui j)roduit l'éclair du 
bonheur. C. H. I, 9(3. 

Joûyeu. voir Jouwer. 

Jovenate \jovnat .V], s. f. — Es- 
pèce de champignon comestible en- 
tièrement jaune. Voir Jaunate. 

Jovot \jovo V), s. m. — Joug pour 
atteler des bœufs. 

Jowâd \jowà M, X], s. m. — 1« Ba- 
joues du porc. 2" Personne qui a 
la joue enflée. Voir Jawâd. 

Jowâye [jowày . . M, I, P, X, Jo- 
iin V\, s. f. — Joue. Voir Jawâyc. 

Jowc [joiv 3/. /, /-*, X], s. f. — Joue. 
Voir Jâwe. 

Jowé, Jowi \jowë-jowi F), s. m. 
— Premièie vertèbre de l'épine dor- 
sale du j)orc. Voir Jwiî. 

Jower \jon)ë' . . 3/], v. intr. — 
Jouer. / jowe, on créât d'abord que 
çat i flajolèt, il joue, on croit d'a- 
bord que c'est un flageolet. G. H., 
II, G8. Voir Jouwer. 

Jowkrowt \jou)krouyt F], s. m. — 
Choucroute. Voir Sourkroute. 

Jôye, voir Joûye. 

Jôyes [jây M, I \, s. f. — Joyaux. 

Joyi \joyi I, P], n. pr. — Jouy- 
aux-Arches. Voir Jayi. 

Joyous \joyn . . /, P], adj. — 
Joyeux. Voir Jayous. 

Jrôye [jrôy X, S\, s. m. — lù'able. 
Voir Hhrôye. 

Ju, voir Jg. 

Ju \jii M, /, P, F, X, j<y-/(y'-/u' S, 
je V], s. m. — 1" Jeu. ~ d'âiue, j. 
(jet) d'eau. Mate au -, mettre au 
j. (déi)oser un enjeu). Fûre des -, 
faire des j. (des choses rcjiréhen- 



JUD 



— 379 



JWI 



sibles). / ii-ij i' (iii('(jiir (uujucmjc 
d'zos /* -, il y a quel(iiie anguille 
sous le jeu (sous l'oclie). /i" foûhhc 
de plèsonlcr, /' ~ rijiiil r le incdc, à 
force (le phiisanler, le j. vienl à la 
ni . . . (se gale). Lr (jronssc bric 
voûrcûl coinandcr, (tu ind iiik des 
-, la grosse bète voudrait eoui- 
niander, en voilà un des j.! 2" Tour. 
Fâre i -, faire un j. (un mauvais 
tour). 

Jeux ancienneuienl en usage à 
Melz cl dans le pays Messin: 

1. Pelil bonhomme vit em-ore : Les 
enlanlssc passent de main en main 
un copeau allumé, ou d'autres 
objets inllammables. Olui-là est 
«mort)), qui laisse s'éteindre le 
copeau dans ses mains. 

2. Torelie-e . . On place une ])elite 
pierre sur une grosse, celui-là a 
gagné, qui réussit à faire tonsber 
la petite pierre avec une autre 
lancée de loin. 

3. Le mère qiiounre (qiiowèle Gorze), 
jeu de billes (ehiqiies). 

4. È le r vénale {?). 

5. È le mancion (jeu de pelote). 

6. Tilaye (cache-cache). 

7. Jeu de fronde. 

Jûdi [jiidi S], s. m. — Jeudi. Voir 
Jeudi. 

Jûhhc [jfix ^\y s. f. — Joue. Voir 
Jâwe. 

Jujate [Jiijal M, N, S, jûjçl I, P, 
F, jijçl Y], s. f. — Jugement; en- 
tendement. D' èprès vate - , j'â fât 
ç'iè, d'après votre j., j'ai fait cela. 

Jûjerâyc [jûjràij Bue], s. f. — Ju- 
gement. 

Juji {jïiji S], V. tr. — Juger. Voir 
Jeu jeu. 

Jumèlc [jiïmel-jiimël S\, s. f. — 
Se dit, par ex., de fruits qui crois- 
sent ensemble. Voir Jeumèle. 

Jun [yœ" gén.], s. m. — Juin. 
Au mwès d'èvrï, lo frenmanl débraye, 
an mây, 7 ol an lacé, et an jun, 7 



ol an yrinnr, au mois d'avril, le fro- 
ment est en épi, en nuu, il est en 
lait et en juin, en graine /. Voir Jin. 
Jiïne IJi'in M, I, /^ /•', A", .S'|, s. m. 

— Jeûne. Jh) bwere sans .s' soûler, 
fanl èualer dês-ieus frahhs è -, pour 
boire sans se soûler, il faut avaler 
des (rufs frais à j. 

Juner \junëi . . M, I, P, F, N, S, 
jine \'|, V. intr. — Jeûner. An jun - 
rînl po l'oûyi, on jeûnerait pour 
l'entendre. 

Juneûr [Junœr F], s. m. —Jeûneur. 

Jupiter' [Jupiter M, I, P, F, N, S], 
s. m. — Enfant endiablé, insui)i)or- 
table, hardi, cjuerelleur. 

Juri [.////'/ ^'1, V. tr. — Jurer. Voir 
Jeurieu. 

Jus \jù M, /, P, N, ji-jû S, ji y\, 
s. m. — Jus. - d' règolisse, j. de 
réglisse (jis d'èglïse V). Lo - vaut 
miens qu' le grinne, le j. vaut mieux 
que la graine. Voir ilngueuye. 

Jusqu'è [jiiskç M, I, P, N], prép. 

— Jusqu'à. 

Jusquianc [jiïskyàn M\, s. f. — 
Jusquiame. 

Jusse [jiïs M, /, P, F, N], adj. — 
Juste. Voir Jeute. 

Juste [jiïst M, /], s. m. — Casa- 
quin. 

Justemant [Jiistemà gén. (Jiste/nô- 
stemô V)J, adv. — Justement. 

Juvelïhhe [jiivlTx S], n. pr. — Ju- 
velise, vill. de l'arr. de Château- 
Salins. 

Juyèt \jûye-jœye M, N, jiiye /, P, 
F, jidyç S, jilye V], s. m. — Juillet. 
Ç'ot an - qu' lo r'hln ol fourme^ et 
lo biè' devreïit été ranfromè', c'est en 
j. que le raisin est formé et le blé 
devrait être renfermé P. 

Jwâye [jwày M, N], s. f. — Poutre 
horizontale à laquelle sont fixés les 
poteaux d'attache du bétail dans les 
étables. 

Jwichance, voir Jwihhance. 



JWI 



- 380 - 



JWO 



s. m. — 1« Juif. 
DU Vâr triste et 



Jwif Ijiuy gén.l 
Se y' èveûz jèmâs 

consterné 
ni Jwif quand' 7 (' peurdu l'èrjcint 

que 7 è prêté, 
y éveûz vu, tot-au pus, le niwintiè 

rf' lé fsanance 
De Mariée an lijant le cruèle oûrdo- 

nance. 
Si vous avez jamais vu l'air triste 
et consterné d'un juif quand il a 
perdu l'argent qu'il a prêté, vous 
avez vu, tout au plus, la moitié de 
la ressemblance de Mariée en lisant 
la cruelle ordonnance. 2» Première 
vertèbre de l'épine dorsale du porc. 
Voir Jowé. 

Jwifrassc [jwifras M, X, S, Jwifros 
I, P, F, V], s. f. - 1<> Juive. 2" Cor- 
nette piquée; bonnet de nuit de 
femme. 

Jwihhance [jwiyâs M, /], s. f. — 
Jouissance; joie, liesse. 

Jwinc [jioè V], s. m. — Jonc. Voir 
Jonc. 

Jwindant [jwèdà M, I, P, A^ 5], 
adj. — Contigu, limitropbe. Ban -, 
ban voisin. 



Jwinde [jwët gén. (jivêr Sablon, 
St-Julien)], v. tr. — Rejoindre, at- 
traper. 

Jwindé, voir Jwindu. 

Jwindemant [jwèdnià gén.], s. m. 
— Jonction. 

Jwindu [jiuêdii M, I, P, X, jwèdœ 
. . S, jwèdê y\, s. m. — Bouvet, 
instrument qui sert à raboter les 
joints des douves; pince avec la- 
quelle on force le dernier cerceau 
du tonneau; colombe de tonnelier. 

Jwinre, voir Jwinde. 

Jwintaye [jwètàij . . gén.j, s. f. — 
Jointée, quantité qui peut être con- 
tenue dans le creux de deux mains 
jointes. 

Jwinticu [jwètijœ . . M, /, P, X\, 
v. tr. — Uemplir les joints. 

Jwintûre [jwèliir . . M, I, P, jwè- 
tiir S, jwètir Y], s. f. — P Jointure. 
'L é mau les -, il a mal les (aux) j. 
2^ Lanière en cuir qui sert à atteler 
les bœufs au joug V. 

Jwohhes [jwçx VJ, n. pr. — Georges. 
Voir Joûhhes. 

Jwoye [jwçij V\, s. f. — Joie. Voir 
Joûye. 




Fig. 19. 



K7\M 



- 381 - 



KÈB 



K 



Kameurchpèk ]kâniœrspçk iY],s. m. 

— Endroit où l'on fume le lard. Voir 
Sachwér'. 

Kals [kâts . . gén.|, inlerj. — Cri 
pour chasser un chat. 
Katsè [katse Gondrexangc], v. intr. 

— Vomir (se dit du chat). 

Ké [kë V], s. m. — Cuir. VoirCûr. 

Kèbache [kçhas M, N, kebos /, P, 
kçbes V], s. f. — Caboche; mau- 
vaise tête; esprit dur. / faut am- 
piaijeu chahh et vahh po li foûrer âque 
dans le ^ ,\\ faut employer sec et vert 
(tous les moyens possibles) pour lui 
faire entrer qqch. dans la tête. 

Kèbéche, voir Kèbeuche. 

Kèbcgnate, Kèbègnote [kebenat M, 
kebçiiçt I, P, kebcnçt V], s! f.' — Ca- 
bane, maisonnette, hutte. 

Kébénote, voir Kèbegnate. 

Kèbèrèt [keberç M, I, P, iV], s. m. 

— Cabaret. 

Kèbèreti [kebçrti M, /, kebertye P, 
kçbertyœ N, kabartyi S\, s. m. — Ca- 
baretier. 

Kèbèsson [kçbçsô M, /], s. m. — 
Caveçon. Mate i ^, mettre un c. 
(dompter, maîtriser). S'emploie aussi 
au figuré. 

KèbGuche [kebœs S, kçbes V] s. f. 

— lo Ustensile de cuisine. 2^ Panier 
à œufs. Voir Fig. 50. 

Kèbcujate, Kèbeujote ]kçbœjat M, 
kçbœjot I, P], s. f. — Laitue pommée. 

Kèbeulance [kebœlàs M, I], s. f. — 
Balançoire. 

Kèbeulancer (so) [kçb{œ)làsëi . . M, 
/], V. pron. — Se balancer. 



Kèbcurdénc, voir Kèbeurdinnc. 

Kèbeurdinne {kçlnrrdcn M, I, /cç- 
bœrdcii P, kebœrdcn-kçbœrdcn N], 
s. f. — Robe de dessous, sans 
manches. 

Kèbeurnate, Kèbeurnote [kçbœrnat 
M, kebwrnot I, P\, s. f. — Cabane 
de berger. Voir Chèratc. 




Fig. 50. 

Kèbeus, voir Kèbus. 

Kèbeutche [kebœts Marthille], s. f. 
— Panier à œufs. Voir Kèbeuche. 

Kèbiatous [kçbyatu M], s. m. — 
Chemin boueux. 

Kèbri [kçbri M, /, P, A^], s. m. - 
Cabri; chevreau. Sauter corne i -, 
sauter comme un c. 

Kèbriate [kebriyat M, iV], s. f. - 
Petite cheville placée en équilibre 
à la tête de la sauterelle (piège qui 
sert à prendre les petits qiseaux). 



KÈB 

Kèbriatcr {kebriyatë' M], v. intr. 

— Mettre bas. Se dit de la chèvre. 
KèbrioûlG Ikçbriijrd M, I, P, ka- 

hriijôl S\, s. f. — Cabriole. 

Kèbus \kçbii-kcbœ M, L P, A\ 
kabù F, kabii-kçbii-tsebiï . . S, kçbiiV], 
s. m. — 1« Cabus. 2» Plant de chou 
A^ S, V. 

Kècâde [kokàt M], s. f. - Hctisc; 
escai)a(ie. 

Kechèle, voir Kehhcle. 

Kèdancc {kcdàs M, I, P, X\, s. i". 

— Tournure. 'L è eiine bêle -, il 
a une IjoIIc t. 

Kèdatcr (se) \kcdatc' . . M, X], v. 
pron. — Prendre ses aises. 

KèdàvG [kçdàf M, N, kedâf /, P], 
s. m. — 1« Cadavre. Ç rCat pas qii i 
-, ce n'est plus que l'onibre de lui- 
même. 2'^ Corps humain; homme. 
I droîdc de -, un drcMe d'homme. 
/ roîde so -, il gagne péniblement 
son pain. Le foine le è i be -, cette 
femme a un beau corps. 

Kèdèt [kçde M, I, P, N, kade F\, 
s. m. — P Cadet, frère cadet. Éle la 

— d' quèquink, être moins habile 
({u'un autre. 2o Le chéri, le [)réréré. 
Se dit d'un enfant F. 3» Le derrière. 
Ne se dit que dans l'expression : 
bcdùeu -, baiser le d. 

Kèfé [kefêi . . M, /, P, N, kofe Buc.|, 
s. m. — Café, boisson et débit. 

Kèfûgneu {kçfunœ . . M, [, P, X], 
V. intr. —1« Nasiller. 2" (ironuueler. 

Kègnàd \kena M, X, kenâ I, P\, 
s. m. — (bagnard. 

Kègne \ken M, I, P, X, S\, s. f. - 
P'Cagne, chienne. - de fome, ch. de 
femme. 2" Fille de mauvaise vie. 
5^ Paresseux. 

Kègnè [kenç I, P\, s. m. — (iàteau 
des rois. Voir Keugneu. 

Kègnè \kene /, P\, v. tr. — h- Co- 
gner. 2'» Mettre dans un coin. Voir 
Keugneu. 

Kègnon \kenô f, P\, s. m. — Coin. 
Voir Keugnat. 



382 - 



KÈL 



Kègnotè [kenole . . I, P], v. tr. — 
Fendre du bois. Votr Keugnater. 

Kéhant [ke-fà V], s. m. — Ardeur 
du gosier. 

Kèhassieu \kehasij(f . . M, I, P], 
V. tr. — Caresser, dorloter. 

Kehatéje, Kehaterèye [keludës, ke- 
halrëij M, X , krholës-keholrëij I, P], 
s. m. — Cahot. 

Kehater [keludëi . . M, X, kelwle 
. . /, P], V. tr. — Cahoter. 

Kèheutc {keluel M, I, P, .V, kohet 
V], s. f. — Caluite; maison mal te- 
nue, taudis. 

Kdhhe [At/. Y], s. f. — Cuisse. Voir 
Keuhhe. 

Kèhhkawhheûs {keykaiv/â' .V], s. m. 

— Tourte; tarte. 

Kèhîn \ke':î . . M, I, P, .V), s. m. 

— (broute de lait sur la tète des en- 
fants. 

Kéhote [kehot V], s. f. — Petite 
branche. Voir Keuhhe. 

Kèhotéje, Kèhotè, voir Kehatéje, 
Kehater. 

Kèjaler [kejalë' . . M, X, kejole . . 
I, P\, V. — Cajoler, caresser; com- 
plimenter; flatter. 

Kèjalou [kejcdii M, X, kejplii . . /, 
P], s. m. — Cajoleur; flatteur. 

Kéje [kës . . gén.|, s, f. — Cage. 
Ç iiTit //?' le - (ja nûrit /'ofz/i/o/i, 
ce n'est pas la c. qui nourrit l'oiseau 
(l'habit ne fait pas le moine). 

Kèjolè, Kèjolou, voir Kèjaler, Kè- 
jalou. 

Kèlâd \kem P|, s. m. - Lait cail- 
lé. Voir Kièlàcé. 

Kèlche [At/,s' V], s. m. — Toile gros- 
sière, en couleur, faite de coton. 
dont on se servait iirincipalement 
pour couvrir l'édredon. 

Kéldmok! Kélcmokl [kelemok V], 
inlerj. — Cvls eurploycs pour se 
nuxpier de (ppi. Voir Rigaga-Ri- 
go^^ùu. 

Kèlète \kelel /]. s. m. — Sorte de 
jeu de billes. 



KÈL 



383 - 



KÈP 



Kèlkélate [kelkclat Dcstry], s. f. — 
Caille. Voir Cancayatc. 

Kemat \k{ç)ma S, kmo V], s. in. 

— Poninie. Voir Peume. 
Kcmatére [ k(e)niatcr-kniatsër S, 

kmotijçr V], s. f. — Pomme de terre. 
Voir Crombîrc. 

Kema[[\k(ç)mati-kinalc-kinatç'-km(i- 
të-kmatœ S, kinolc V], s. m. — Pom- 
mier. Voir Peumîn. 

Kémc \kcin Y], s. f. — Kcumc. 
Voir Kcume. 

Kdmè \kcine V], v. tr. — Éeiimer. 
Voir Keimier. 

Kèmclate [kemlat M, N, kçmlçt I, 
P], s. f. — 1» Camelote. 2' ÉtolTe 
de peu de valeur. 

Kèmèràde [kemcràt . . gén], s. m. 

— Camarade ; ami. Je sons kèmèrcides, 
è le griâdCy quand' je poCrèy 'Z ère 
l'ambâde, nous sommes c., à la gril- 
lade, quand je péterai, il aura l'au- 
bade (jeu de mots) V. 

Kèmèrâderèye [kemçràdrëy M, iV, 
kemerâdrêy I, P, kçmej^âdrëy-kemç- 
radrT(ij) S, kçmçrâdrî V], s. f. — Ca- 
maraderie. Le - le n' vaut m' lo 
diâle, cette c. ne vaut pas le diable 
(ne vaut rien). 

Kémcrosse \kemros V], s. f. — 
Écumoire. Voir Keumerasse. 

Kèmîn [keml . . M, I, P], s. m. — 
Nigaud. 

Kèmis, voir Kèmus. 

Kèmion [kçmijô M, I], s. m. — Ca- 
mion. 

Kèmion [keniyô M, I, P], s. m. — 
Très petite épingle. 

Kèmisoûle [kemizCd M, I, P, kami- 
zïd F, kçnizô^l-kemizïd N, kamizôl 
S,T'], s. f. — Camisole; gilet; veston. 

Kemot, voir Kemat. 

Kemotièrc, voir Kematére. 

Kèmus [kqmÏL M, I, P, N, kemii- 
tsqmii S, kejni V], adj. — P Camus. 
2^ Bête, niais. 'L ateCd -, il était 
bête. 3<^ Penaud, consterné, abattu; 
stupéfait; confus. 



Kènâl [kenàl . . gén.], s. m. — 
Canal. 

Kènârd [kejiar M, X, kenâr I, P, 
l\ ki^ndr-lsendr-tijenàr . . .S, kenâr 
y\, s. m. — Canard. Clun -, chien 
c. (barbichon). Lés ~ d'Anei, les 
c. d'Ancy, vill. près de Metz (sobri- 
(luet). 

Kènate [kçnal M, N, S, kenât V], 
s. f. — Petit cane (terme d'amitié). 

Kène \kçn M, /, P, iV], s. f. - 
1" Canne. 2*' Membre viril (\7o/?z)/7/e). 

Kéne \kën P, N, V\, s. f. - Cane. 
Voir Kinne. 

Kènessat [kçnsa M\, s. m. — Cor- 
set. 

Kènèye [kenêy M, /, P, N], s. f. 

— Canaille. 

Kènon [kçnô gén.|, s. m. — P Ca- 
non. 2o Soutïlet de feu, en fer, 
de la forme d'un canon de fusil. 
Voir Hhoîiat. 

Kènon [kenô Hémilly], s. m. — 
Caneton. 

Kènon \kenô M, /, P, N, S\, s. m. 

— Fermage à payer à la St-Martin. 
Kènu [kenii M, S], s. m. — Pelle 

oblongue, garnie d'un long manche, 
qui sert à enfourner le pain. 

Kènûre [kçniir M, /], s. f. — Ac- 
tion de faire l'école buisson nière. 

Kèpàbe [kepàp . . M, N, S, kepâp 
I, P, V], adj. - Capable. 

Kèpelate [keplat M, N], s. f. - 
Cime d'un arbre, d'un rocher, etc. 
Voir Kèpèle. 

KèpèlG [kçpel I, P, kipel S], s. f. 
Cime d'un arbre. 

Kèpcline [kçplin M, I, P, N], s. f. 

— Capeline (anciennement, chapeau 
orné de plumes et d'une aigrette, 
à l'usage des femmes). 

Kèpessate [kepsat N], s. f. — Petite 
tête de chou; chou mal venu. 
Kèpeucine [kepœsin Donjeux], s. f. 

— Purée de pommes. 
Kèpitalisse [kepitàlis M, N], s. m. 

— Capitaliste. 



KÈP 



— 384 - 



KES 



Kèpuceuncrèye [kçpiisœnrëy M, P], 
s. f. — Couvent de Capucins. S'em- 
ploie toujours en mauvaise part. 

Kèpucîn {kçpùsî . . gén.], s. m. — 
Capucin. / n vaut m' i -, il ne 
vaut pas un c. (pas grand chose). 

Kèquous {kckii M], s. m. — Ca- 
queux, lépreux. 

Kér' [kcr V], s. ni. — Cœur. Voir 
Kieiâr. 

Kèrbossiè [kerbçsijc I, P\, v. tr. — 
Jeter de l'autre côté. Voir Keur- 
bassieu. 

Kèrcan [kçrkà M, I P, karkà S, 
V], s. m. — P Mauvais cheval. 
2'^ adj. Hardi, téméraire; insuppor- 
table; outrecuidant. 

Kèrcul {kçrkùl M, I, P, X, karkùl 
F, karkTl-kârkùl . . S, karkil V\, s. 
m. — Calcul. 

Kèrculer [kqrkûW . . M, /, P, X, 
karkiilœ F, kârkile-kârkulc . . S, kar- 
kilç V], V. tr. — Calculer. 

Kèrculou [kcrkùlii . . M, I, P, X, 
karkùlœr F, kdrkilii-karkiilii . . 5, 
karkilii V], s. m. — Calculateur. 

Kére [Avr V],v. tr. — Cuire. Voir 
Cure. 

Kèrèban \kerçbà M, I, P], s. m. 

— 1*^ Charlatan. 2» Marchand qui 
parcourt les campagnes avec une 
voiture. 3^ Brocanteur. 

Kèrèsîn [kerçzî . . M, /, keri'zi-kç- 
rezè P, karazi F], s. m. — Poire 
qui sert à faire le poiré. 

Kèrèsse [kçrqs gén.], s. f. — Ca- 
resse. 

Kèrèsser (At/tnc' . . M, I, P, X, 
karqsw F, karcsi S, karcse V|, v. tr. 

- Caresser. 

Kèriâye \kqrijâi] I, Pj, s. f. — Cuil- 
lerée. Voir KcuriâyG. 

Kèribandinne [kcrihàdcn M, [\, s. 
r. — Ne s'emploie cpie dans hi lo- 
cution: Cor le -, courir les ca- 
barets. 

Kèriboûri \kcriluli-i M, I\, s. m. — 
Charivari. 



Kèrigangôns {kerigâgôn 5], s. f. 

— Hscargot. Voir Èskèrgat. 
Kèrion [kenjô M, I], s. m. — Ca- 
rillon. Fûre -, faire du bruit, du 
tapage. Charcheu -, chercher que- 
relle. 

Kèriote [kcri/ol V, s. f. — Petite 
cuiller. \'oir Keuriate. 
Kèriotè [keri/ote . . /, P], v. intr. 

— Manger à ])elites cuillerées. Voir 
Keuriater. 

Kèrioûle [kcrijûl M, I, P, kçryô"l- 
kcrijûl X, karifôl S\, s. f. — Carriole. 

Kèrkéyote [kçrkcijot V\, s. f. — 
Caille. Voir Cancayate. 

Kèrmenate, Kèrmènote {kcrmçnat 
M, kermcnot I, P\, s. f. — Repas de 
baptême, de première communion; 
festin. 

Kèrmeusse [kcrnues M, X, kermès 
I, P], s. f. — Occasion à propos de 
laquelle on invite des parents, des 
amis. 

Kèrpanti [kerpàti M, /, P], s. m. 

— Ca pendu, espèce de pomme. 
Kèrpate [kerpat M, kerpot I, P], 

s. f. — Petite carpe. Voir Cabayô. 

Kèrpelate [kerprlat-korpçlat-korpe- 
nal M, kejyçlot-korpelot-korpçnot I, 
P, kiipernot F], s. f. — Sommet d'un 
arbre, d'une côte, d'un édifice. 

Kèrpote, voir Kèrpate. 

Kèrson [A-çr.s-ô V], s. m. — Cresson. 
Voir Creuhhon. 

Kèrtofe [kertpfM], n. pr. — Chris- 
tophe. 

Kès \ke gén.], s. m. — Cas. 

Kesâd \kezà M, X, kezâ /, P], s. 
m. — Le plus jeune d'une famille. 
Voir Kculat. 

Kesansiâd \kç:ùsi/(i . . M. X, S, 
kezàsi/â I, P\, s. m. — 1" Personne 
qui se remue continuellement, qui 
est très active. 2'' Personne (jui se 
(lodine. 

Kesansicu {kçzàsifœ . . M, X, S, 
kczàsijc /, P|, V. tr. — 1" lîniancer, 
remuer, secouer; chasser brutale- 



KES 



- 385 - 



KÈS 



mont, houspiller; bercer vif^ourciisc- 
ment un enfant sur ses bras, le faire 
danser; faire marcher, faire aller 
(Woippij). - r firin, renuier le foin. 
Aiissè qiiamV 7 so bcchcût po - so 
^ Vpîn, 
Èva tant cV piâhis, les guvhlians le 

rivât in t. 
Aussi, quand elle se baissait pour 
secouer son pot, avec tant de plai- 
sir, les garçons la re«fardaient. C. H., 
V, 205. 20 V. pron. Se dodiner. 

Kesançon \k(e)zâsô M], s. m. — 
Grande activité. 

Kèsau \kezô . . M, N], s. m. — 
Personne qui remue sans cesse. 

Kèsèquc [kezçk il/, /, P, N], s. f. — 
Casaque. Toner -, tourner c. (tour- 
ner le dos à qqn.). 

Kèsèquîn [kçzekî . . M, I, P, N, 
kazakc F, kazakè-kazatsê-kazatijè S, 
kazakî V], s. m. — Casaquin. Bèijeii 
sus V -, donner sur le c. (battre). 
Awer sus V - , avoir sur le c. (être 
battu). 

Kèsè [k^ze V], v. tr. — Déchirer. 
L'ivrône le m'é bèti, i m'é kèsè mo 
partôt, cet ivrogne m'a battu, il m'a 
déchiré mon paletot. 

Kèsèrne [kezern gén.], s. f. — 
Caserne. 

Kèsèsse [kezes V], s. f. — Dé- 
chirure. 

Kesiâd [kezijà . . M, N, S, kezijâ 
I, P], s. m. — Personne qui remue 
continuellement. 

Kesieu \kçzijœ M, N, kezijq I, P], 
V. tr, — P Chasser; pousser; mé- 
langer en remuant. 2^ v. intr. Re- 
muer, s'agiter; gigoter; être sans 
cesse en mouvement. 3^ v. pron. 
Se gratter. 

Kèskèrinète [kçskçrinet M, /, P, 
kaskarinçt S\, s. f. — Castagnette. 

Kèsnion [kçsnô P], s. m. — Co- 
quemar. Voir Kèssion. 

Kèsoquè [kezoke Bue], part. pass. 
— Traité comme par un cosaque. 



Pandant qu'an vont rampiji le kreuke 
ou le boteije, le fome al kèsoquâye, 
pendant qu'on va remplir la cruche 
ou la bouteille, la femme est mal- 
traitée. (Souvenir de l'invasion russe. 
J'ai entendu moi-même cette expres- 
sion, il y a environ cin(iuante ans.) 
M. J. Callais conjecture « casaquer», 
de casaque. 

Kèsquète [kesket gén.], s. f. — 
Casquette. 

KèssatG \kesat M, N, kesot /, P], s. f. 
— 1» Cassette; caissette. Bèijcu le -, 
donner la c. (donner un refus à une 
demande en mariage). 'L è èvu le 
-, il a eu la c. Se dit d'un garçon 
qui a eu un refus d'une fille qu'il 
a demandée en mariage. 2® Pot 
pour mettre le lait après qu'il est 
passé (Woippy). 3^ Vieille casserole, 
vieux poêlon. Ne s'emploie qu'avec 
un sens méprisant. An-z-ont ètè- 
chcu eune - è /é quâwe don chîn, 
on a attaché une c. à la queue du 
chien. 

Kèssater [kesatëi M], v. intr. — 
P Faire du bruit en remuant des 
ustensiles de cuisine; sonner le toc- 
sin. 2^ Tripoter à des riens. Qu'at 
c' que V kèssates tant, qu'est-ce que 
tu tripotes tant? 

Kèsséle [kçsël V], s. f. - Tout ce 
que l'on possède. Lo lissier vanré 
li vondc se - ène dés joncijes ci, 
l'huissier viendra lui vendre ce qu'il 
possède un de ces jours. 

Kèssin [kesë P\, s. m. — Larve 
de fourmi. 

Freumin, freumin, 

Prands tés kèssins, 

Vol lo jandarme pè V grand ch'min. 
Fourmi, fourmi, prends tes larves, 
voilà le gendarme par le grand che- 
min. Paroles que les enfants pro- 
noncent en voyant des fourmis. 

Kèssïne [kçsïn V], s. f. — Racine 
d'arbre qui sert de bois de chauf- 
fage. J' vondons lés toques et pis 

25 



KES 



386 — 



KEU 



je wodons lés - pour nos, nous ven- 
dons les souches et puis nous gar- 
dons les racines pour nous. 

Kèssion [kesyô M, /, kqsiiô P, ka- 
syô F\, s. m. — P Coquemar; petite 
marmite; casserole; vaisselle ordi- 
naire. 2" Tesson. 

Kèssis' [kesis M, /, P, N], s. m. 

— Cassis (liqueur faite de la gro- 
seille noire). 

Kèstîye [kestJij M, I, P], s. f. — 
Discussion, querelle. 

Kètalique {kçtalik M, X, kçtpîik I, 
P\, adj. et s. — Catholique. / creût 
tôt ç' qu'an dînent, ç' at i bwin -, 
il croit tout ce que l'on dit, c'est 
un bon c. 

Kéte \kï't V], s. f. — Fournée de 
pain. Voir Cusse. 

Kètèdrale [kejedràl M, N, kçtedrat 
/, P], s. f. — Cathédrale. Les an- 
ciens disaient Grand Motîn. 

Kèteléne, Kètelon, voir Kèterîne. 

Kètèplame [kçteplâm M, kejçplani 
I, P, kataplas F, S], s. m. — (Cata- 
plasme. 

Kèterîne [ketrïn-ketlën-kctlô-kelis 
(katis)-kçtinej \katinet F, S), ketô M, 
/, P, N\, n. pr. — Catherine. È le 
Sinte ^, tût bous prand rècêne, à la 
Ste-C, tout bois prend racine P. 

Kéti [keti V\, s. m. — Coutil. Voir 
Keuti. 

Kètiâd [ketijà S, këtijâ Y], s. m. 

— 1" Personne qui taquine, qui 
contrarie. 2» Personne qui maugrée 
toujours. 

KètichG, voir Kèterïne. 

Kétier [kêtijeryœ V], v. intr. — 
Vouloir toujours avoir raison; se 
quereller. 

Kètîn \kçtî . . M, I, P], s. f. - 
1° Catin, lemmc de mauvaise vie. 
2" Bonne amie, amante. 

Kètinète, voir Kèterïne. 

KètkèlijoQ, Kètkèrijoû {kclkcUjù- 
kctkcrijû F\, s. m. — Cri du coq. 
Voir Cancalijau. 



Kèton, voir Kèterïne. 
Keu [kœ SJ, s. m. — Cuir. Voir 
Cïir. 
Keubuter [kœbiïtëi . . M, I], v. tr. 

— Culbuter, renverser, verser. ~ 
les rès, verser, dans une cuve, les 
hottes remplies de raisins. 

Keuchatc, voir Keuhhate. 

KeuchG, voir Keuhhe, Kieuhhe. 

Keuchote, voir Keuhhate. 

Kcugnat [kqena M, X, keno I, P, 
kœna-kina-kiina-kuna S, kuno Y], s. 
m. — P Coin, pointe, sommet d'un 
angle solide. 2" Coin de bois ou de 
fer qui sert à fendre le bois. 3^ Petit 
pain au beurre rond, de la forme et 
de la grosseur d'une bonde de ton- 
neau. 

Keugnater [kœnatë' . . M, X, ke- 
no tç . . I, P, kiinate . . S], v. tr. — 
1« Fendre du bois au moyen d'un 
coin. 2^ V. intr. Passer dans un 
coin. 

Keugneu [kqenqe M, X, kene I, P], 
s. m. — Gâteau des rois; gâteau à 
quatre coins; petit pain; petite 
miche. Voir Keugnat. 

Keugneu \k(yn(y . . M, X, S, kene 
/, P, kune,-œ Y], v. tr. — Cogner, 
heurter. 

Keugneu \kœncr M, X, kene I, P, 
ràkiinate . . S], v. tr. — Mettre qqch. 
dans un coin. 

Keugnôle [kœnô"l X\, s. f. — Rose 
trémière. 

Keugnon [kœnô M, kinô PI, s. m. 

— Coin. 

Keuhené [kœ-fuë . . S], s. m. — 
Cuisinier. Voir Cuheni. 

Keuhenè [kœyne . . S], v. intr. — 
Cuisiner. Voir Cuhener. 

Keuheneûre {k(y;nœrS\, s. f. — Cui- 
sinière. Voir Cuhcnîre. 

Keuhhate \k(yyat .. M,X, k(r/ot I, 



P\, s. f. 



Petite cuisse. 



Keuhhe [Avrx M. /, P, X, kœx-tsœy^- 
lij(yy^ S, key-kiy^ Y\, s. f. — P Cuisse. 
- nuidame, c. madame, lonje -, 



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- 387 - 



KEU 



longue c. (sortes de i)oire). Hècheii 
le ^, tirer la c. (tirer la jambe). 
Qiiaci 7 è d' Vèrjanl, ce li brciilc le 
^, quand il a de l'argent, ça lui 
brûle la cuisse (il est dépensier^. 
2^ Grosse branebe d'arbre (dans le 
Vosgien, Kihhe signifie cuisse, Kéhhe 
branebe d'arbre). 

Keuhhe [kœx • . M, P, N, S], s. I". - 
Le milieu de la noix. Voir Kicuhhe. 

Keuhîn [kœyî . . M, I, P], s. m. 
— Croûte de lait sur la tète des en- 
fants. Voir Bosate. 

Keuhîn e [ka'yJn .. 5], s. f. — Cui- 
sine. Voir Cuheune. 

Keuhûre [kœyùr S], s. f. — Résidu 
du beurre fondu. Voir Cuhûre. 

Keujené, Keujencr, Keujenére, Keu- 
jeneu, Keujeneûre, Keujeni, Keujîne, 
voir Cuheni, Cuhener, Cuhenîre, Cu- 
heune, cuisinier, etc., etc. 

Keujîn, voir Keuhîn. 

Keujûre, voir Keuhûre. 

Keulat [kœla M, N\, s. m. — Feu 
follet. 

Keulat [kœla M, N, kœlo /, P, F, 
V, kiilç S\, s. m. — !« Reste de chan- 
delle. 2^ Le dernier éclos d'une 
nichée d'oiseaux; le plus jeune de la 
famille. Voir Kesâd. 3» Bas-bout 
de la table. 

Keulate [kœlat M, N, kœlol I, P, 
F, kœlat-kilot-kûlat-tijiilot S, kilot V], 
s. f. — !•* Culotte; j)antalon. Mè 
fome poule le - et f m'an treuve 
bijin, ma femme porte la c. et je 
m'en trouve bien. S' bèyeu eiine -, 
se donner une c. (se griser). 2^* Pied 
d'un arbre. - de bons, c. de bois 
(chaire à prêcher). 

Keuîater [kœlatêi . . M, N, kœlote 
. . I, P, kilote y\, V. tr. — P^ Cu- 
lotter; noircir une pipe par l'usage. 
2^^ V. pr. Se griser. / s'è keiilalé 
pas d'enne vaije, il s'est grisé plus 
d'une fois. S' - V néz, se c. le nez 
(boire jusqu'à en avoir le nez rouge). | 



Keulau {kœlô M, I, P, N], s. m. — 
P Personnage élu chaque année à 
Failly, le !«' dimanche de carême, 
dont la dignité dure une année. 
Voir Châti, la ligure de gauche re- 
l)résenle le Keulau. Voir Texles 
patois, p. 162—182. 2» Surnom des 
habitants de Failly, Villers-l'Orme, 
Vany. 

Keulbute \kœlbi\t M, I, P, N, kil- 
biït Destry, kilbit V], s. f. — Culbute. 

Keulbuter {kœlbiitêi . . M, /, P, N, 
kilbûtci Destry, kilbitç V\, v. tr. — 
Culbuter. 

Keule [kœl M], s., f. — Perche au 
bout de laquelle est attachée une 
loque: le Keulau de Failly s'en sert 
le dimanche gras. Voir Textes patois, 
p. 163. Voir Keulu. 

Keuléje [kœlës M, I], s. m. — 
P Exercice des droits carnavalesques 
du Keulau. 2^ Action de Keuler. 

Keuler [kœW M], v. tr. — Tremper 
la Keule dans le ruisseau et en as- 
perger les passants (droit carna- 
valesque du dernier jeune homme 
marié à FailW près de Metz). 

Kculerèye [kœlrëij M], s. f. — 
Même signification que Keuléje. 

Keulote, voir Keulate. 

Keulotè, voir Keuîater. 

Keultiver [kœltivëi . . M, I, N, kil- 
tivç V], V. tr. — Cultiver. 

Keulu [kœlii M], s. m. — Même 
signification que Keule. 

Keumant [kœmà M, I, P, N], adj. 
— Ecumant. 

Keume [kœm M, I, P, N, kœm- 
tsœm S, kcm V], s. f. — 1*^ Écume. 
Fâre le - , faire l'é., avoir de l'écume 
à la bouche. Se dit des animaux 
et des personnes, par ex. d'un épi- 
leptique. 2^ Résidu de beurre fondu. 

Keumechat, voir Keumehhat. 

Keumehhat [kœmxa M, N, kqenr/ç 
I, P\, s. m. — Paquet de chiffons 
en tiretaine, qu'on allumait et que 
l'on enfonçait dans le trou de la 



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— 388 — 



KEU 



pierre à évier ou sous la porte 
de la chambre où se trouvait une 
veillée. En percevant cette odeur, 
les femmes croyaient que leurs vê- 
tements étaient brûlés par le Covat 
et s'effrayaient. Voir Crèmesat, Cînse. 

Keumer [kœmëi . . M, I, P, F, N, 
kœmç-tsœme-lijœmç . . S, keme V], 
V. tr. et intr. — Hcumer. - d' reje, 
é. de rage. 

Byintoût Vvîn d'Aussreû que keume 
dans lo ivere 

Anfième lo galant, v'iè s'n esprit 
qu'ai monté, 
bientôt le vin d'Auxerroi, qui écume 
dans le verre, enllamme le galant, 
voilà son esprit qui est monté. C. 
H., I, 210. 

Keumcrasse, Keumerosse [kœmras 
M, iV, kœmrçs I, kœmros-kremros P, 
kamrçs-kramrçs-kq['niros F, çkœmras 
Landrotr, kœniras-tsœmras-tijœmras 
S, kemros V], s. f. — Écumoire. / 

Keumesate [kœmzat M], s. f. — 
Cachette. 

Keumessieu [kœmsijœ N], s. m. — 
Régulateur d'une charrue. 

Keumeunc [kœniœn M, iV], s. f. — 
Nom que portent beaucoup de biens 
communaux. 

Keumîn [kœmï . . M, I, P, X \, 
s. m. — Cumin. 

Keumous \kœmu . . M, /, P, X], 
adj. — Écumeux. 

Keunesat \kœnza M, X, kœnzo /, 
P\, s. m. — Coussinet placé sous la 
hotte pour empêcher le dos de s'é- 
corcher. 

Keunesé [kœnzê' M, X\, s. m. — 
Espèce de selle à coussinets, dont 
on se servait autrefois. Voir Keu- 
nesat. 

Keunesot, voir Keunesat. 

Kcunîn [kœnî . . M, I, P], s. m. 

— Niais (surnom des habitants île 
Marange-Silvange). 

Keupeli \k(ypli M, I, P, X\, s. m. 

— Tonnelier. 



Keupèi [kœpë' P], v. intr. — Cra- 
cher. Voir Kieuper. 

KeupessatG, Keupessote [kœpsat Af, 
X, kcfpsçt /, P\, s. f. — Tête de chou 
mal venu. 

Kcupote \kœpotP\, s. f. — Crachat. 
Voir Kieupatc. 

Kcûr [kœr M, I, P, F, X], s. m. 

— Cœur. Voir Kieïir. 

Keïir [kcër F], s. m. — Cuir. Voir 
Cûr. 

Keurbassieu [kœrbasyœ M, X, ker- 
bosije /, P], V. tr. — 1" Jeter par- 
dessus ou de l'autre côté. Voir Cu- 
bassieu. 2<' Mettre deux objets en 
croix. 

Keurbéye [kœvhêij V], s. f. — 
Grande corbeille à farine. 

Keûre \kœr S\, v. tr. — Cuire. 
Voir Cure. 

Keuré [kcerë^ (le plus souvent au- 
jourd'hui kfirpi) . . M, /, P, X, kire- 
kurc-tsœrc'-tsiïre' . . .S, kJrë V], s. m. 

— Curé. L' anfé ot pèvè d' tètes de - , 
l'enfer est pavé de têtes de c. /. — 
Si lo kTré lévôr lés-és quand-i dit Deo 
gracias, alélouia !, i wârCd tortos lés 
sorciers qui sont â moté ovon dés chè- 
têres èco des cokes dé fromeje sis zôs 
têtes, si le curé levait les yeux quand 
il dit Deo gratias, aleluia!, il verrait 
tous les sorciers qui sont à l'église 
avec des ruches d'abeilles et des 
cercles de fromage sur leurs têtes V. 

Keuréje, voir Kcuriéje. 

Keurer, voir Keuricu. 

Keuriatc [kœrijat M, X, kergot /, 
kçryot-kçyrot P], s. f. — Petite 
cuiller. 

Keuriater [kœrgatë' . . .V, .V, At- 
ryote I, keryotç-kcyrotc' P], v. intr. 

— Manger à petites cuillerées; pren- 
dre jiar petites cuillerées. 

Kcuriàye {k(yrgay M, X, kçryây I, 
P, Igiyray S\, s. f. — Cuillerée. 

Kcuriéje [kœryës M, I, X, kœrë's 
P, kiirës S\, s. m. — Curage. 



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'58^ 



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Kcurieu \kœrijœ . . M, I, N, k'(yrç' 
P, Uœri]i-ls(vriji-ti](ynji S], v. tr. — 
Récurer; nettoyer. 

KGurious [kœrijii . . M, I, P N, kii- 
ryçiu F, kcrrijii-lsœriju-tijcrrijii-kiniu- 
kiiriju S, kinju V], adj. — Curieux. 
-' corne cime chète de palihoii, cu- 
rieux comme un cliat de pécheur. 
Si an chijînl po lés -, /' an-n-èreris 
te pat, si on ch . . . pour les c, tu 
en aurais ta part (réponse à un 
indiscret). 

Keurnè' [kcernç'P\y\. tr.— Écorner. 

Keurouye [kqeruy S|, s. m. — Ré- 
union de femmes qui travaillent et 
causent devant la porte. Voir Qwà- 
raye. 

Keusassieu [kœzasyqe M, A^, kçza- 
syç I, P]y V. tr. — Remuer vigoureu- 
sement; faire marcher, faire aller. 

Keusanson [kœzàsô N], s. f. — Ac- 
tivité. 

Keusiatâd, Keusiatè, voir Keus- 
meuyid, Keusmeuyeu. 

Keusmeuyâd [kcezmœyà M, N, kœz- 
niœyâ /, P, kœzyatà . . S\, s. m. — 
1" Personne qui fait un travail de 
peu de profit. 2^ Mauvais ouvrier. 

Keusmeuyeu [kœzmœyœ . . M, /, 
P, N, kœzyate . . S\, v. intr. — 
1» Faire un travail de peu d'impor- 
tance, presque inutile. 2^ Remuer. 

Kcusmeuyéje [kœzmœycs . . M, I, 
P, N], s. m. — Bousillage, ouvrage 
mal fait. 

Keusse [kœs M], s. f. — Pierre à 
aiguiser et son étui. 

Keussegnon [kcesnô M, /], s. m. 

— Coussinet. 

Keussenat, Keussenot [kœsna M, 
S, kœsnç /, P], s. m. — Coussinet. 

Keussîn [k(œ)sî . . M, I, P, N, S, 
kusî V], s. m. — Coussin. Voir Oiî- 
rèyeu. 

Keussîn [kœsî Af, kçsë P], s. m. 

— Oeuf de fourmi. 

Kcûte [kœt S], s. f. — Fournée de 
pain. Voir Cusse. 



Keuteure, voir Keuture. 

Keuti [kœli M, /, P, N, S, kcti V\, 
s. m. — Coutil. 

Keutiat \k(rlyaM\, s. m. — Petite 
cour. Voir Cohhèle. 

Keuton (Avr/Ô M, /, P, N \, s. m. 

— Coton. 

KeutQre \k(ylilr M, /, k(rlùr-kœtœr 
P N, kiitfir F, kiilTrS\, s. f. — Cou- 
ture. 

Keuvate [kœval M, AT, kœvçl I, P, 
djœval-kaevat-lyœval S, kevU^ V], s. 
m. — Cuvette, cuveau; baquet. 

Keuvé \kœi)ë' M, /, P, N, djœvêi- 
kœvc'-lyœvë . . S, kcvç-yve V\, s. m. 

— 1« Cuveau ; cuve. 2^ Bassin de 
l'homme. 3*^ Coupole. 

Et quand' '/ ont èdmirc ço superbe 

vèchéy 
Is gripent hèrdimant au douzième 

keuvc, 
et quand ils ont admiré ce superbe 
vaisseau (nef), ils grimpent hardi- 
ment à la deuxième c. C. H., V, 250. 

Keuvelas voir Keuvieu. 

Keuvelàye [kœvlày M, N, kcevlây 
/, P, F, kœvlay-tsqevlêy S, kcvlêy V], 
s. f. — P Cuvée; cuveau plein de 
linge. Fâre eune -, faire un c. (laver 
un cuveau plein de linge). 2^ Marmi- 
tée de pommes de terre cuites pour 
les porcs. 

KeuYèle [k(fvçl M, /, P, N], s. f. 

— Cuveau. 

Keuveler [kœvlëî . . M, I, P\, v. 
tr. — Mêler. 
KeuYelon \kœvlô M, /, P], s. m. 

— Petit cuvier. 

Keuveràye [kœvrây M, N, kœvrây 
/, P], s. f. — Cuverie, cellier. 

Kcuveuye [kcevcey M, N. kœvey I, 
P, kœvcey-kœvyëy-tsœvcey S, kcvëy 
y], s. f. — Litière. È le haute (hausse) 
-, à la haute 1. (précipitemment). 

Keuviâd [kœvyà M, iV, kqevyâ I, 
P], s. m. — Bredouilleur. 

Keuviate [kcevyat M, koevyçt I, P], 
s. f. — Chevillette. 



- 390 



KEU 



KÉV 



Keuvieu [kœinjœ . . M, I, P, X, 
kœvlœ-k(fviji F, kœinji-tsœvijiS, keinje, 
-yœ V], V. tr. — Donner de la litière 
aux bêtes. / n' srè /n' kciwiji èniit, 
il n'aura pas de litière aujourd'hui. 
Se dit d'un individu qui n'est ja- 
mais prêt, qui n'arrive pas à se 
caser. 

Keuviéye, voir Keuveuye. 

Keuviote, voir Keuviate. 

KeuYin [kœvè Uombas], s. m. — 
Arbuste à baies noires. 

Keuvion [kœvyà gén. (kcinjô V)], 
s. m. — P Petit cuveau; petite 
écuelle; petite cuvette; sorte de 
petite caisse en bois dans laquelle 
on donne aux bètes de l'avoine, des 
pommes de terre, etc. Epteùz /'-, 
nate trûye va rmalc, apportez le c, 
notre truie va vomir. Se dit quand 
qqn. fait entendre des éructations 
en société. 

Keuvote, voir Keuvate. 

Keuyebate [k(vybal M, X, S, kcybol 
If P], s. f. — Fromaj^e blanc, mou. 
En général, laitage. 

Keuyebatîn, voir Keuyebate. 

Keuyemant [kœyinà M, X, kcymà 
/, PJ, s. m. — Action de se cailler, 
en parlant du lait. 




Keuyér' \k(vycr-ki}yr'r-k((ï')yœ-ki"ui(y 
M, kcycr-knyr'r-k{(')yr /, P, hryJr- 
kçyi-kiyi-kycr F, kiyyPr-hryçy-kùycr- 



k(œ)yœ-tyœ X, kiyi LandrofT, tsi-tyc- 
tyi S, kiiyJ V], s. f. — Cuiller. - (/' 
pâyon, grande cuiller en bois à long 
manche, qui sert à délayer les ali- 
ments pendant la cuisson S, V. 

Keuyerate [kœyrat M, X, kçyrot 
I, P], s. f. — Petite cuiller pour les 
enfants. 

Keuyerèye [kœyrëy M, X, kcyrçy 
I, P, kiyî F, kiiryJ-tsirJ(y) S, kurJ- 
kuyrï V], s. f. — Cuillerée. 

Keuyerèye [kieyrcy M, A'], s. f. — 
Cueillette. Voir Kiàye. 

Keuyeri [kœyri X\, s, m. — Coin 
de chambre non nettoyé. 

Keuyeu \k(œ)yœ 3/, k{e)ye /, P, 
kyi F, k((f)yœ-lyœ X, kiyi LandrofT, 
kiiyi-tsîr-tyJr S, kiiye V], v. tr. — 
Cueillir. / faut tojos byin - l'crbc 
qu(in conahhenl, il faut toujours 
bien cueillir l'herbe qu'on connaît 
(il ne faut parler qu'en connaissance 
de cause). 

Keuyeu, voir Keuyér'. 

Keuyèye, voir Keuyér'. 

Keuyèye {k{œ)ycy X\, s. f. — Clef 
de i)orte. 

Keuyïr, voir Keuyér'. 

Keuyou {k((r)yu . . M, X, S, k(e)yii 
. . /, P\, s. m. — Personne qui 
cueille les fruits. 

Kévè [keve V], s. m. — Cuveau. 
Voir Keuvé. 

Kèvèle [kçvçl P\, s. f. —Jument. 

Kévelé [kcvle V], s. m. — Cuvclier. 
Quaiur lo " pèsse, i [et : « È rliycr 
lés y'iyès! » Quand le c. passe, il crie: 
«A relier les eu veaux!» 

Kèvèlerèye {keuelrëy M, /, P, X, 
keuelrJiy) S, Y], s. f. — Cavalerie. 

Kéveléye {kenlPy V], s. f. — Cuvée. 
Voir Kcuvclâye. 

Kévclot [kevlo V], s. m. — Cuvette. 
Voir Keuvate. 

Kévéye, voir Keuveuye. 

Kévier [kerye V\. v. tr. —Donner 
de la litière aux bètes. Voir Keu- 
vieu. 



KÈY 



5^1 



KL^. 



Kèvieu \kçvyœ . . M, I, 1\ K\, s. 
m. — Boucle de la croix Jcanncllc. 
Voir Janète. 

Kèvion [kçiujà M]^ s. m. — 1" Ar- 
dillon. 2^ Boucle, anneau qui sert 
à tenir réunies plusieurs clefs. 

Kévion, voir Keuvion. 

Kèyant \keyà M, /, P, N\, adj. — 
Qui se casse, qui s'écaille facilement, 
qui se brise en pièces; fragile. 

Kèyat \kçya M, kaijô V], s. m. — 
Caillou. Férc dés grandes sâccs sis 
dés piots kayaiis, faire de grandes 
sauces sur de i)etils c. (faire grand 
cas de peu de chose) V. 

Kèyate {kçyat M, N, keyçt I, P], s. f. 

— Caillette de veau, qui fait cailler 
le lait. 

Kèyatous [kçycitu M\, adj. —Cail- 
louteux. 

Kèye [kçy M], s. f. — Écaille; 
éclat; parcelle; esquille. Voir Caye. 

Kèyè [k(e)yç I, P], s. f. - Cuiller. 
Voir Keuyér . 

Kèyè [k(ç)yç I, P\, v. tr. - 
Cueillir. Voir Keuyeu. 

Kèyebote, voir Kèyebate. 

Kèyeuiant [kcymà I, P\, s. m. — 
Action de se cailler (en parlant du 
lait). Voir Keuycmant. 

Kèyerèye [keyrcy I, P], s. f. — 
Cuillerée. Voir Keuyerèye. 

Kèyerote, voir Keuyerate. 

Kèyerotè' [kcyrofê' P\, v. intr. — 
Manger à petites cuillerées. Voir 
Keuriater. 

Kèyeu [keyœ . . M, I, P, N, kayi S], 
V. intr. — P Cailler; coaguler. Se 
dit surtout du lait. 2" Grumeler. 

Kèyi, voir Keuyér'. 

Kèyote, voir Kèyate. 

Kèyou, voir Keuyou. 

Kèyous [kçyii M, I], adj. —Calleux. 
J*â lés mins kèyoûses, j'ai les mains 
calleuses. 

Kèyoûseté [keyûstêi . . M, /], s. f. 

— Callosité. 



Ki |A/ .S, V\, s. m. -- C. . . Voir 
Cul. 

Kiâchâd \ky(lsri V\, loc. adv. — 
A l'iniprovisle. 

Kiachate \ky(isal M, kyosol I, P, 
kyasat-lydsat N, ts(ysat- lyœsat S, 
kyi'sot V'I, s. f. — 1" Clochette. - 
de bèrhis, silène inflala. 2" Cani- 
l)anule. 

Kiache \kyas M, kyos I, P, kyds- 
lyas-kyq's Nj tscfs-lyœs S, kyes V\, 
s. f. — Cloche. - de fé, c. de fer 
(digitale). Qii' n'oûye (ju'enne -, 
noïiye k' i son, (jui n'entend (lu'une 
c, n'entend qu'un son. An n' sèrint 
s'ner lés ~ èl aller an procession, 
on ne saurait sonner les c. et aller 
à la procession (on ne peut être au 
four et au moulin). Qiiand-i sel âqiie, 
çat corne si an s'nînt lés -, quand 
il sait qqch., c'est comme si on 
sonnait les cloches (il ne peut 
garder de secret). 

Haut monlâye, 

Cohii èpretâye, 

Jambe de chinve 

Èl cul d'vé, 

Qu al ç' qu çat qu'cè? 
Haut montée, court apprêtée, jambe 
de chanvre etc.. ouvert, qu'est-ce 
que c'est que cela? — Une cloche 
(devinette). 2^ Ampoule à la peau. 
3'* Angélus. 

Kiachi \kyasi M, kygsi I, P, kyasi- 
tyasi-kyœsi-tyqesi N, tsopsœ-tycesœ . . 
S, kyese V\, s. m. — Clocher. 

Kiaîer [kydfêi . . M, I, P, kyafœ- 
lyàfœ N], v. intr. — Claquer de la 
bouche comme le font certains ani- 
maux en mangeant. Sitoût qu' le 
tauye at nunse, lé gueîde li tiafe, 
aussitôt que la table est mise, il 
claque de la bouche. 

Kiakiat [kyakya M], s. m. — Grive 
de la grosse espèce. 

Kiakiat [kyakya-tyalya N], interj. 
— Cri pour appeler les porcs. 



392 



KIR 

Kiampîn [Jqjàjn . . M, I, /*, kijàpî- 
tijàpï lYJ, s. m. — Clampin, boiteux. 

Kiampinant {kijàpinà M, I, P, X], 
adj. — Clopinant. 

Kiampiner [kyàpinë' . . M, I, P, N], 
V. intr. — Boiter. 

Kianchate [kyàsal M, kijàsol I, P, 

kyàscd-tyàsal N\,s. ni. — Petit lo(iuel. 

'Kianche [kyàs M, I, P, klàs F, 

kyàs-tyàs N, lyàs S, kyès V], s. f. — 

Clenche, loquet. 

Kiancheu [kyàsœ . . M, I, P, klâsi 
F, kyàsqe-tyàsœ N, lyàsi 5], v. intr. 

— Fermer et ouvrir avec le loquet ; 
essayer d'ouvrir une porte fermée. 
J'â kiancheu è V ciihh, j'ai essayé 
d'ouvrir la porte. 

Kiapâye [kyapày M, kyapây ï, P, 
kyapày-tyapày N\, s. f. — Soulllet. 
J' Vanvayc eune -, je t'envoie un s. 

Kiaper [kyàpë' . . M, kyape I, P, 
kyàpœ-lyàpœ iV], v. intr. — Frapper. 

- cprès i-n-cnhh, f. à une porte. 
Kiaquer [kyâkë' M, kyakç I, P, 

klakœ F, kyàkœ-tyàkœ X, tycikç' . . 
5J, V. tr. et intr. — P Claquer. 
'L èveût si freûd qui kiaqiieût des 
dants, il avait si froid qu'il claquait 
des dents. 2^ Se dit du bruit que fait 
l'eau comprimée dans les chaussures 
ou du glouglou des bouteilles. 3^ Dire 
('péjoratif). Is n'ont ni' grand choFisc 
è -, ils n'ont pas grand chose à 
dire. / n'è m' kiaquc i mat, il n'a 
pas dit un mot. 4» Dépenser son 
bien, sa fortune. // are bintoût claqua' 
ses sous, il aura bientôt dépensé 
son argent F. 

Kiàre [kyàr I, P\, s. m. — Clerc 
de notaire. 

Kiarè [kyare /], adj. — Disj)os ; gai. 

Kiarèt, voir Kièrèt. 

Kiàrieu [kyàryœ M \, adj. — Gai ; de 
bonne huiueur; enjoué; éveillé, vif. 

Kiat [kya M, kyo I, P, kya-tya N, 
tya S], s. m. — Nœud coulant; 
nœud de ruban. Fâs i - (' /' grïdc, 
fais un nœ^ud à ton col. 



KIC 



Kiatant [kyalà .]/], adj. — Glissant. 
Kiate [kyat S\, s. f. — Gousse d'ail. 
Voir Kicute. 
Kiatous \kyalaM], -mV]. —Boueux. 
KiaubossG [kyôbos M, I, P], s. f. 

— Hclaboussure. Voir Leuche. 
Kiaubossieu [kyôbosycc . . M, I, P, 

klabusi F, klôbosyœ LiindroiT, kiûbose 
V\, V. tr. — Eclabousser. Voir 
Dekièbossieu. 

Kiaubossïirc [kyûbosùr M\, s. f. — 
Eclaboussure. Voir Kiaubosse. 

Kiaude \kyôl V], n. j)r. — Claude. 
Voir Guiaude. 

Kiâw \kyâii) M, X\, s. m. — Clou. 
Voir Kiow. 

Kiawer [kyaivêi . . M, X\, v. tr. 

— Clouer. Voir Kiower. 
Kiawîre \kyaanr M, X], s. f. — 

(^loutière (enclume decloutier). Voir 
Kiowire. 

Kiawti [kyaioli M, X], s. m. — 
Cloutier. Voir Kiowti. 

Kiâyc [kyây V[, s. f. — Claie. 
Voir Kié. 

Kiâye \kyày M, kyây V], s. f. — 
Cueillette de fruits. Voir Keuyerèye. 

Kibolè [kibole V], v. tr. - Cul- 
buter. Voir Cuboûler. 

Kiboulèye [kibulcy Gorzc], adj. — 
Se dit d'une femme qui vient d'ac- 
coucher. 

Kicambôle [kikàbôl V], s. f. — 
Culbute. Voir CucamboûlG. 

Kicat, Kicak [kikii-kikâk M, kika- 
kikak I, P, F], s. m. — Oeuf (terme 
enfantin). 

Kicaye [kikây M, X, kikay I, P], 
s. f. — P Débris de vaisselle, 
de verres cassés, tessons. Fâre des 
" , casser de la vaisselle ou des 
verres. 2" Tout objet de peu de va- 
leur (pion achète à la foire. 

Kicâye [kikïiy M, kikây /, P], s. f. 

— Femme (}ui louche; femme pré- 
tentieuse. 

Kicâyerôye [kikdyrçy M, kikây n'y 
I, ]'\, s. f. — Quincaillerie. 



KIC 



>- 303 - 



KIÉ 



Kiche \kis S, V\, s. f. —Sorte de 
galelle garnie de IVonini^'e blanc el 
de ])etiles tranches de lard. 

Kiche \kis M, V\, s. ï. — Cime 
d'un arbre. E le ~, au sommet. 

Kié (A7/(-' . . M, /, />, Id(v F, kyci- 
kijœ-lijœ N, tsv'-hjç' . . S, kijc y\, s. 
1." — cief. Malc le - d'zos rciihli, 
niellrc hi clef sous la porte (s'en- 
fuir sans payer). // è j'Uv le cUv 
sus la fosse, il a jeté la c. sur la 
fosse (il a renoncé à l'héritaj^e) F. 
Tint ç quai pus kié que V jo ? — 
Fune kié. Qu'est-ce qui est plus clair 
que le jour? — Une clef (devinette). 

Kié [kijêJ . . M, I, I\ klai F, kijëi 
N, Isë'-lyëi . . 5, kijë Y], adj. — Clair. 
Çat -- eome d' le brobe, c'est c. 
comme de la boue. Ç'at - corne 
eune sope au bodin, c'est c. comme 
une soupe au boudin (c'est confus). — 
Au sens figuré, on dit dans S : kiér\ 
liér'y tchér', dans V: kier': Lo vin al 
tiér\ le vin est clair. Mè ch'minche 
al lot tchére, ma chemise est toute 
c, l'étoffe en est toute mince S. 

Kié [kyë^ M, kyây-tsây V], s. f. — 
Claie en osier sur laquelle on fait 
sécher les fruits. Voir Tchayate, 
Tchèyate. 

Kié [kyëi M, kyë'-lyë^ iV], s. f. — 
Grande cuiller avec laquelle on sert 
la soupe. 

Kièbauder [kyçbôdëi . . M, I, P, 
iV, klabôdœ F], v. tr. — Clabauder. 
Voir Dekièbauder. 

Kièchat [kyçsa M, kyesç I, kyesç- 
kyise P, klisç F], s. m. — Targette. 

Kiéche [kyes V], s. f. — Cloche. 
Voir Kiache. 

Kièchot, voir Kièchat. 

Kiécher [kyese V], s. m. — Clocher. 
Voir Kiachi. 

Kiéchote [kyesot V], s. f. — Clo- 
chette. Voir Kiachate. 

Kiède [kyet M, /, P, kyçt-tyçt iV, 
tset S, kyet V], adj. — Tiède. 



Kièdeur [kyecUvr M\, s. f. — Tié- 
deur. 

Kièdi \kyedi M, kyiidi-lyedi .Vh v. 
ti*. et inlr. — 'J'iédir. 

Kièdous \ky(idu . . M, I, P], adj. — 
Tiède. '/> è /' saiiy ~, il a le sang 
tiède (il ne s'emi)orle |)as facilement). 

Kièlâcé [kyeldsP'-kildsê' M, kycilâsë' 
f, kyelâsë'-kelâ P, kyelasë'-lyiiUisëi N, 
Isçlàsë'-ty^làsëi . . S, kyelâsç V|, s. 
m. — Lait caillé. 

Kiémessé {kyeinsë V\, s. m. — Ré- 
gulateur d'une charrue. Voir Kieu- 
mcssé. 

Kiépant \kyepCi V\, s. m. — Longe 
de fouet. Voir Kieupant. 

Kièpâye [kyepây M, kyçpày-lyepày 
iV, tsepiiy-tyepây S], s. f. — Groupe 
de vaches, de chevaux, etc., tenus 
avec une corde. 

Kiépè \kyepe V], v. tr. — Cracher. 
Voir Kieuper. 

Kiépè [kyepç V], v. tr. — Attacher. 
Voir i\nkiaper. 

KiépTre [kyepTr V], s. f. — Hart 
qui sert de lien. Voir Ankiape. 

KiépotG [kyepot V], s. f. — Cra- 
chat. Voir Kieupate. 

Kicpûre [kyepûr M, /, P], s. f. — 
Eclaboussure. Qund /' wèré bève, ç'at 
d' le -, quand le taureau bave, c'est 
de l'é. 

Kiér' [kyêr F], s. f. — Cuiller. 
Voir Keuyér'. 

Kiér', voir Kié, clair. 

Kièrâye [kyerày M, kyerciy /], s. f. 
— Eclaircie. 

Kièrèt [kyçre M (kyàrç Bue), kyçrç 
/, P], s. m. — Clairet. Le clairet est 
du vin qui a fermenté dans le 
tonneau, et non dans la cuve sur 
la grappe. L'on pressure le raisin 
et on met le moût en tonneau dès 
que la vendange est faite. C'est une 
spécialité du pays Messin, très es- 
timée des gourmets. 

Kiéri jâjâ [kyeri jàjâ F]> s. m. — 
Sorte d'iierbe. 



KIÈ 



394 



KIÈ 



Kièrpi [I^'ijçrpi V, tsçrpri-tijçrpi S], 
n. pr. — Kcrpricli-au-Hois, vill. de 
l'arr. de Sarrebourg. 

Kièrté {IqjçrtëJ . . M, /, P, klarliv 
F, kyertë'-tyertêi N, tsarlc'-tyertc' S, 
kyotç V], s. f. — Clarté; lumière; 
lampe allumée. 

Kièrtous [kycrtii . . M, I, P, kyer- 
lii-lyqrlii N], adj. — (^lair, lumineux. 
A Metz, les anciens disent Clarteûs 
pour clair. 

Kièsse [kyçs P\, s. f. — (ioussc 
d'ail. Voir Kieute. 

Kièssot [kycso /, P\, s. m. — Écla- 
boussure. Voir Kieussat. 

Kièton, voir Kieuton. 

Kieu, voir Kié, Kieûr. 

Kieucat {kyœkci M], s. m. — Ho- 
quet; nausée; éructation. 

Kieuche, voir Kieuhhe. 

Kieuche [kyœs N, S], s. f. — Cloche. 
Voir Kiache. 

Kieuchi \kyœsi S], s. m. — Clocher. 
Voir Kiachi. 

Kieuhhe [kyœx . • M], s. f. — 
Noyau comestible de la noix. 

Kieuker [kyœkê' . . M, /, P, tsoke- 
tyçkç . . S, kyokç-kyiikç V\, v. intr. 
— Avoir le hoquet, avoir des renvois, 
un soulèvement d'estomac. 

Kieukè [kyœke . . S, kyuke V\, v. 
intr. — Glousser. Le covrosse kioiikc, 
la couveuse glousse V. 

Kieule [kyœl F\, s. f. — Kcuelle. 
Voir Cwéle. 

Kieulète, Kieulote \kyœlet-ky(ylot 
F], s. f. — Petite écuelle. Voir Cwé- 
late. 

Kicumant [ky(vmà M, ky(yinà-ly(y- 
mà N], n. pr. — Clément. 

Pèsséc le Siiit Kiciimanl, 
N' seiimc j)iis cV frenmant, 
passée la St-C, ne sème i)lus de fro- 
ment. 

Kieumessé, Kieumcssu [ky(yinsci- 
ky(yinsii M, /, P, ky<ymsci-ky(yins(y- 
tyœmsù N, tyœmsPi S, kyemsë-kyœinsc 
V], s. m. — Régulateur d'une charrue. 



Kieupant [kyrypà-tycypà S, kyepâ 
V], s. m. — Longe de fouet. 

Kieupate [kyfypat M, kyœpot I, kyœ- 
pot-k(ypot P, ky(jypai-ty(ypat X, tsœ- 
pat-tyœpat S, kyepot Y \, s. f. — Cra- 
chat; salive. Lèye li èvaler se - , 
laisse-lui avaler sa s. (laisse-lui le 
temps de finir, ne sois pas si j)ressé). 

Kieuper [kycypï'i M, kycepe . . tyœ- 
pc I, kœpë'-kyœpê' P, kycypcy-tyœpœ 
X, tsœpe-lyœpe . . .S, kyepe-kyope-tye- 
pc Y], v. intr. — Cracher. 

Kieûr [kyâ'r-kyœ M, kyœr I, P, 
kyœr-tyœr X, kœr-tyœr S, kcr Y], 
s. m. — Cœur. De toi s' -, de tout 
son c. Pè i -, par le c. (apprendre 
par c). E - jim, à c. jeun (à jeun). 
Panre so - poraiitrii, prendre son c. 
pour autrui (penser, raisonner com- 
me si on était un autre). Aiuer - è 
hyiii fâre, avoir c. à bien faire 
(vouloir bien faire qqch.). J'an-n-â 
mau V -, j'en ai mal le c. (cela me 
fait de la peine). Voir Keûr. 

Kieûr \kyœr M], s. m. — Chœur 
d'église. 

Kieussat [kycysa M, kyeso I, P, 
kycesa-lyœsa N, tyisù S\, s. m. — 
Liquide qui s'échappe d'un vase 
qu'on a remué trop fort. 

Kieute [kyœl M, kyçs P, kycyl-tycyt 
X, kyal S, kyol Y\, s. f. — Gousse 
d'ail, d'échalote. 

Kieuton [kycytô M, kyelà I, P, kletô 
F, kyiytô-tycylô X, lycytô 5], s. m. — 
V (^.apitule de bardane. Lés giiè- 
hhons Jeiilenl des - ans bâcèles, les 
garçons jettent des c. aux jeunes 
lilles. Voir Ràbi. 2*' Crampon, per- 
sonne dont on ne se peut débar- 
rasser. 

Kicuvieu [kycynycy X\, s. m. — 
Clavette; clou plat. 

Kièvatc [kyçral M, X, kyerot I, P, 
klarot F, tsçral-tyevat S, kyevol Y], 
s. f. — Clavette qui sert à régler 
la profondeur du sillon. 



KIÈ 



— 395 



KIO 



Kièvé, Kièvîn \kij('i>c> M, kijcvï . . 
/, P, kyçiH-lijçin N, kijcvc-lijrve V|, 
s. m. — ('lavelée, inahulie éruptivc 
contagieuse des hèles à laine et du 
porc. 

Kiévotc, voir Kièvate. 

Kignat [kina S\, s. m. — Coin. 
Voir Keugnat. 

Kignon [kinô P\, s. m. — Coin. 
Voir Keugnon. 

Kihhe \kiy^ V], s. f. — Cuisse. Voir 
Keuhhe. 

Kikak [kikcik M, N, kikak /, P], 
s. m. — Oeuf (terme enfantin). On 
le cuit sous la cendre après avoir 
craché dessus pour rem])ècher de 
se fendre (croyance populaire). 

Kike \kik M, /], s. f. — Pointe. 

Kikéle, Kikeléyc [kikêlV, kiklëy S], 
s. f. — Sommet d'un arhre. Voir 
Kèpèle. 

Kiker [kikci . . M, I, P], v. intr. 

— Parler (péjoratif). I n' è m' kikc, 
il n'a pas parlé (il n'a dit mot). 
Voir Kioker. 

Kikèrlake [kikçrlak M, N], s. f . - 
Hardes, guenilles, haillons. Prands 
tés - et s' fous Vcamp, prends tes 
hardes et si fiche le camp. 

Kikik [kikik S], s. m. — Oeuf (terme 
enfantin). Voir Cwik. 

Kilàcé [kilàsëi M], s. m. — Lait 
caillé. Voir Kiclâcé. 

Kilâd [kilâ V], s. m. — Personne 
qui a un gros derrière. 

Kilbite [kilbit V], s. f. — Culbute. 
Voir Keulbute. 

Kilbite [kilbite V], v. tr. — Cul- 
buter. Voir Keulbuter. 

Kilote [kilot V], s. f. - Culotte. 
Voir Keulate. 

Kilotè [kilçte V], v. tr. — Culotter. 
Voir Kculater. 

Kiltivè [kiltive V], v. tr. — Cul- 
tiver. Voir Kcultiver. 

Kinkin [kckë AzoudangeJ, s. m. 

— Clinquant. Voir Kyîncâye. 



Kinkin [kckc Azoudangc|, s. m. 
— Petit doigt de la main. 

Kinnc \kèn M, /, kcn P, kcn-kèn N, 
kPn-lsën S, kën Vj, s. f. — !• Cane. 
/ h(u/c corne eiiiie -, il marche 
comme une c. — Quand' ciine kene 
cort è l'oipc, tortons lés kcnes y co- 
roiit, quand une c. court à l'eau, 
toutes les c. y courent. 'L è tojos 
yéque è fâre corne dés kenes è cliètrè 
et dés ôyes è farè, il a toujours 
qqch. à faire ((pielcpiechose) comme 
des c. à châtrer et des oies à ferrer 
(il s'occupe toujours de niaiseries, 
il n'a pas le temps de faire qqch. 
de sérieux) S. 

Kînquâye ]klkày S], s. f. — Clin- 
quant. Voir Kyînquâyc. 

Kinve [kèf P\, s. m. — Tamis. 
Voir Kyinve. 

Kiô, voir Kiow. 

Kioche [kyos I, P], s. f. — Cloche. 
Voir Kiache. 

Kiochi [kyosi I, P\, s. m. — Clo- 
cher. Voir Kiachi. 

Kiochote [kyosot I, P], s. f. — Clo- 
chette. Voir Kiachate. 

Kiôd (sint) [kyô V ], n. pr. — 
St.-Cloud. È lé Sint -, le lampe â 
kiô, à la St.-C, la lampe au clou. 

Kiokè [kyçkç V], v. intr. — Avoir 
le hoquet. Voir Kieuker. 

Kioker [kyçkëi . . M, I, P, klukœ 
F], V. intr. — Parler (péjoratif). 
Sans -, sans p. (sans dire mot). — 
/ n' kloiike pus, il ne dit plus rien 
F. Voir Kiker. 

Kiône [kyô^^n N], s. f. — Pivoine. 
Voir Kioûne. 

Kiopè [kyope V], v. tr. — Craclier. 
Voir Kieuper. 

Kiôre, voir Kioûre. 

Kiot [kyç /, P], s. m. — Noeud 
coulant. Votr Kiat. 

Kiot [kyç V], s. m. — Tilleul. Voir 
Teuyat. 

Kiote [kyçt V], s. f. — Gousse 
d'ail. Voir Kieute. 



396 — 



KIO 



KLR 



Kiotè \kuQte V], s. f. — Clarté. 
Voir Kièrté. 
Kiou, voir Kiow. 
Kiou [ki/ii . . M, /, P, X, SI s. m. 

— Personne qui cueille les fruits. 
Voir Keuyou. 

Kioukè [kyiikç V \, v. intr. — 
Glousser. Voir Kieuker. 

KioOne [kiiûn M, kijrn'n-kijûn S], 
s, 1". — Pivoine. Voir PioQne. 

Kioûre [kijnr M, I, P, klûr F, 
ki)ô"r-kijrir-tyô"r-tyûr N, tsôr-tyôr S, 
kyôr-tyôr V\, v. tr. — Clore, fermer. 
A7oil.s- Veiihh, ferme la porte. Kunis 
tè mâwe, ferme ta bouche (tais-toi). 

Kioûs [kyîi M, kyîi-tyô^ N\, s. m. 

— Clos, enclos. 

Kioûse \kyûs M, /], s. f. — P Ecluse. 
Voir Cluse. 2^^ Abreuvoir. 

Kiouwcr, voir Kiower. 

Kiouwîre [kyiiwïr M, I, kliiivïr F], 
s. f. — Oiseau qui ressemble à la 
pie-grièche. 

Kiow {kyow-kyâw-kyii M, kyoïv-kyii 
I, P, klô-klu F, kyow-lyow N, kiow 
Landroff, tsô-tyô-tyô^-tyoïv S, kyô- 
tyô V], s. m. — P Clou. Megiie corne 
i çant d* -, maigre comme un cent 
de c. 2^ Furoncle. 

Kiower {kyoïoc'-kyawë'-kyiiiuë' M 
kyçive . . /, P, klowœ F, kyowo-tyo- 
wœ N, A'/a/t>ë' Landroff, kyaivç-tsaïuç- 
tyaivç . . 5, kliiwe-kyowç-tyowç V), 
V. tr. — Clouer. - /' paroli, faire 
taire. / vaut miens s' kiawcr le boche 
que (V nmii pâler, il vaut mieux se 
clouer la bouche (se taire) que de 
mal ])arler. 

Kiowïre \kyounr-kyaunr M, kyoïvTr 
/, P, kyoïinr-kyimnr-tyowlr N, tsaiinr 
S], s. f. — Cloutière (enclume de 
cloutier). Lés bones - ne s' treiweiil 
meii dans r pès d'i ch'iHui, les bonnes 
c. ne se trouvent pas dans le pas 
d'un cheval. Se dit de qqch. de rare. 

Kiowti [ky{)u>li-kyaii)ti M, kyoïuti 
/, P, klûti F, kyoïvti-kyaiuti-lyowii N, 
tsawti-tyawli S\, s. ni. — Cloutier. 



Lo m'ti d' -- c chu dans le machine 
è fâre dés kiows, le métier de cloutier 
est tombé dans la machine à faire 
des c. (la machine a tué le métier). 

Kipèle [kipcl S\, s. f. — Cime d'un 
arbre. Voir Kèpèle. 

Kipoltâd {kipoltâ V], s. m. — Cul- 
bute. Voir KeulbutG. 

Kira, voir Kiri. 

Kirasse [kiras S, V), s. f. — Cui- 
rasse. Voir Curasse. 

Kirassyi \kirasyi . . S, V\, s. m. 

— (Cuirassier. Voir Curassieu. 
Kirbassieu, Kirbossiè [kirbusy(c M, 

kirhosye I, PJ, adj. — P Renversé 
par suite d'un choc. 2*^ Tortueux. 

Kïré [kJrë V], s. m. — Curé. Voir 
Keuré. 

Kïril Kïril [kJri kJri M, I, P, X, 
kirâ-kiri-tsïri S], s. m. — 1" Jeune 
canard. 2^ Cri pour appeler les 
canards. 

Kirious {kiryu S, V], adj. — Cu- 
rieux. Voir Keurious. 

Kirkïr et au wirwïr (au) [kirklrç 
ô wiriuTr M, /], loc. adv. — Ne se 
rencontre que dans l'expression: 
Chanter au ~, chanter faux, sans 
aucun ensemble. 

Kiiiché, Kiûhhé {kyPisê'-kyùxè' M, 
I, P, kliiyj'' Landroirj, s. m. — Cou- 
vercle, fermoir, boucle. Voir Cûhhé. 

Kiuhhé [kyùxêi M, I, P, X], s. m. 

— Grand voile blanc que portaient 
les femmes aux enterrements. 

Kiûse [kyùs M, /], s. f. — Écluse. 
Voir Cûse, Kioûse. 

Kîve [kJf V], s. f. - Cuve. 

Kiyi \kiyi F, Landrotf], s. f. — 
Cuiller. Voir Keuyér'. 

Kiyi [kiyi LandrolV], v. Ir. — (Aicil- 
lir. Voir Kcuyeu. 

KiyïG lA-;7/r F\, s. f. — (Aiillcréc. 
Voir Kcuyerèyc. 

Klambochu [klàbosii F], s. m. — 
Balançoire. Voir Chèrgatu. 

Klambotchi [klàbotsi F\, v. intr. 

— 1" Balancer. 2- Cahoter. 



KLÈ 



- 597 - 



KYI 



Klèbcurc, Klèbeurlé [klçbœr-kie- 
bœrlë' LandrofT], s. m. — Hanneton. 
Voir Heulat. 

Kléméne [kîcmcn V], s. f. — Son 
provenant de la mouture du gruau. 

Klènâye, Klènc [klqnây-klçn F], s. 
f. — Chanvre nettoyé et préparé 
pour la quenouille. 

Klèton [klcJôFl s. m. - Capitule 
de bardane. Voir Kieuton. 

Kleuma» [klœma' F], v. intr. — 
Ciller, remuer les paupières, cli- 
gner de l'œil. 

Kli [kli V], adj. — 1« Maigre, sec. 
L'ôme le ot -, i chérè lot, cet homme 
est maigre, il tombera (mourra) 
bientôt. 2*^ Disjoint. Se dit des ton- 
neaux dont la sécheresse a disjoint 
les douves. Nol' g'vè ol -, i col, 
notre cuveau est d,, il coule. 

Klouka» [kliikai F], v. intr. — Par- 
ler. Voir Kioker. 

Knèpc [knçp gén.], s. f. — Boulette 
de farine appelée en Lorraine Mous 
(bouchée) d'Alemand. On met dans 
une écuelle une livre de farine, 
quatre œufs entiers, un peu de sel, 
on mouille avec du lait (on ajoute, 
si l'on veut, de la crème ou un peu 
de fromage blanc) et on forme du 
tout une pâte épaisse et ferme. Avec 
une cuiller à bouche, on détache 
des morceaux de cette pâte, de la 
grandeur de la cuiller, on pousse 
ces morceaux avec le doigt dans l'eau 
bouillante, où on les laisse cuire 
de dix à quinze minutes. Le tout 
est dressé sur un plat où l'on verse 
des miettes de pain frites au beurre. 
On peut aussi frire dans du beurre 
un oignon découpé: on ajoute de 
la crème et on verse immédiatement 
sur les k. Les jours maigres, on les 
accommode en vinaigrette. Auri- 
coste de Lazarque, op. cit., p. 232. 

Kôkeule [kôkœl M, N], s. f. - Plat 
préparé par les Juifs de Lorraine. 
Une demi -livre de pain blanc, 



trempé dans l'eau, est bien égouttée 
et passée dans la passoire; une 
demi-livre de graisse de bœuf est 
découpée en i)elils morceaux; on y 
ajoute une demi-livre de farine, du 
sel, un quart de sucre, de la can- 
nelle, des raisins de caisse, une 
poire pelée et coupée en petits 
morceaux, quatre anifs. Mélanger 
le tout, verser dans une casserole 
environ un quart de litre d'huile, 
faire chaulTer en graissant bien 
l'intérieur. Y déposer alors le mé- 
lange ci-dessus en le pressant bien. 
Couvrez et faites cuire au four 
pendant au moins cinq heures. Ren- 
verser dans un plat pour servir. Auri- 
coste de Lazarque, op. cit., p. 259. 

Kokléhof [kçklehof V], s. m. - 
Baba, gâteau dans la composition 
duquel entrent des raisins de caisse. 

Krelu [krçlii Novéant], s. m. — Gas- 
tralgie. 

Kwâker [kivàkëi . . M, N, kivâke 
. . /, P\, V. intr. — Croasser. 

Kwinkâyes [kivèkây F\, s. f. pi. 
— Rires accompagnés de cris désor- 
donnés. 

Kyi [kyi F], v. tr. — Cueillir. Voir 
Kcuyeu. 

Kyichèt [kyisq P], s. m. — Tar- 
gette. Voir Kièchat. 

Kyînchate [kyîsat M, N, kyîsçl /], 
s. f. — 1« Clochette ; sonnette. 2^ Cam- 
panule des prés. 3*^ Fumeterre blanc 
ou rosé. 

Kyinche \kyès V], s. f. — Clenche. 
Voir Kyanche. 

Kyînchote, voir Kyînchate. 

Kyînquâye [kyïkây M, N, kyîkây . . 
/, P, klèkây F, kîkày . . 5], s. f. - Clin- 
quant; en général, tout objet de peu 
de valeur que l'on achète à la foire. 

Kyînson [kyîsô M, /, tyîsçs S], s. 
f. — Éclaboussure. 

Kyinve [kyèf P, këf Gorze], s. m. 
et f. — Tamis. 

Kyinvè^ [kyèvç' P], v. tr. — Tamiser. 



— 398 - 



Lf\B 



'L, pron. pers., devant consonne. 

- Il, elle. 

Là [là . . M, I, P, X], intcrj. — 
Holà ! (terme de charrclier, pour 
arrêter). 

Là, voir Lacé. 

Là [là V], s. m. — Rat. Voir Lô. 

Làbant \lâbà Y], s. m. — Lambin. 
Voir Lambinou. 

Labé [làbci . . M, /], s. m. — Ab- 
bé. Lo - lié m' ètii au nwtln aiijdii, 
l'a. n'a pas été à l'église aujourd'hui. 

Laboréje [labprës M, X, loborcs . . 
/, P\, s. m. — Labourage. Voir Ra- 
boréje. 

Laborer [laborê' . . M, X, loborc 
. . I, P], V. tr. — Labourer. Voir 
Raborer. 

Laborou [laborii M, X, loborii . . 
I, P\, s. m. — Laboureur, cultiva- 
teur; fermier. Voir Raborou. 

Lacé [làsci . . gén.], s. m. — L* Lait. 

- d' Xote Dèine, 1. de Notre Dame 
(chèvrefeuille ou fleur de Suzette). 

- d' colieiwe, 1. de couleuvre (tithy- 
male), sève de certaines plantes, par 
ex. le millepertuis. (Rochon d' -, 
cochon de 1. (Hombas). Lo Iran 
at chu dans l -, l'étron est tombé 
dans le lait (le i)rojet a échoué). 
Eiine vèchc de frahh -, une vache 
de l. frais (qui vient de vêler). / 
s'nnipoûte corne eiine sope an -, il 
s'em|)orte comme une soupe au 1. 
Voir Hûlcr. 2" Laitance des poissons. 

Làcerèye [lasrëij S\, s. f. — Lai- 
terie. Voir LàtcréJG. 



Laceron [Insrô F], s. m. — Lacet. 
Voir Leçon. 

Lachate, voir Lahhatc. 

Lâche, voir Làhhe. 

Lache-pat [las pa M, X, los po /, 
P, F], s. m. — Lèche-pot (index de 
la main droite). 

Lacheu [lasœ . . M, X, S, lose . . 
/, P, V, lesi-ïisi-losi F], v. tr. — 
1^ Lécher. / n'è m' angrèhhien an 
lâchant lés mnhhs, il n'a pas engraissé 
en léchant les murs. 

Que traie, lâche. 
Que d'mare, chache. 
Qui trotte, lèche, qui demeure, sèche 
(quand on fait de l'exercice, quand 
on travaille, on gagne de l'appétit). 
S'emploie aussi au figuré. 2" Hm- 
brasser souvent. 

Lacheu [lasœ M, X, lose /, P], s. 
m. - Louchet, pelle dont se servent 
les terrassiers. 

Làchcu [làscv . . M, X, S, lâse . . 
/, P, F, Y], V. tr. — Lâcher. - 
les bêtes, 1. les bêles (i)our les con- 
duire aux champs); - bnwre, lâcher 
les bêtes à l'abreuvoir. 

Lachi [lasi S], s. m. — Supplément 
de nourriture que l'on donne au 
bétail. 

Lachon [lasô M, X, S, Insô Y], s. 
m. — Chose à lécher; friandise. Jè- 
nuls diète (pi è chèsson, n'è bnnn -, 
jamais cliat qui a chaton, na bonne 
fiiandise (un chat qui a des petits 
leur laisse tout ce qu'il a de bon). 

Lachou |/(f.s// M, X, S, losu . . /, 
P, I'\ Y], s. m. — (îourmand, ivrogne. 



LRC 



- 399 — 



LAM 



Lad [lasi F], v. tr. — Lacer. Voir 
Lècieu. 

Làcion [lâsyô . . M, I, P, N], s. 
m. — Diminutif de lait (terme en- 
fantin). Çol vote inlnaii qu' rèpoûtc 
pyin ses coniies de verts botoiis et ses 
meumes de ^ , c'est votre maman qui 
rapporte ses cornes pleines de verts 
boutons et ses pis de 1. Voir Textes 
patois, p. 45-49. 

Lâdïrc, voir Lâdûre. 

Ladre \làdr-làt M, N], s. m. — Ladre 
(terme d'injure qui est généralement 
suivi d'un autre mot injurieux). - 
(/' gueûs, 1. de gueux. - rf' In-te, 
imbécile. 

Làdrèye [làdrêij . . M, /, P, N], s. 
f. — - Difformité. 

Lâdûre [làdùr . . gén. (tâdîr V)], 
s. f. — P Vilaine chose, horreur. 
Eiine - d' fome, une horreur de 
femme. 2» Injure grossière, outrage. 

Lahé [tayê . . 5], adj. — Léger. Voir 
Leji. 

LâhèssG [là-^es M], s. f. — Largeur. 
Voir Lahou. 

Lahhate [taxât M, N, S, lisot F, 
loxçt I, P, Yl s. f. — Tranche fort 
mince d'un aliment quelconque; sur- 
tout, lèche de pain. 

Lâhhc [lai • • gén.], adj. — Large. 
'L è le consiance pus - qu' lés épaules, 
il a la conscience plus 1. que 
les épaules. 'L at auss' - que long, 
il est aussi 1. que long (il est très 
gros). — Lo ch'mîn nat m' èsséz - por 
II, le chemin n'est pas assez 1. pour 
lui (il est ivre) S. 

Lâhhe [làx . . M, N, S, lâx I, P, 
F, Y\, s. m. — P Lierre terrestre. 
Voir Rampant, Rondatc. 2» Serpolet. 
3^^ Fougère 5. 

Lâhhe [làx • . M, I, P], s. m. et f. 

— Pou de mouton. 

Lahhé [lay& M, Içy^ë' I, P\, s. m. 

— Grosse tranche de pain que l'on 
met dans la soupe. ^ d' chèrâwe. 



bande de terre retournée par le 
versoir de la charrue. 

Lahi [layi S], adj. — Léger. Voir 
Leji. 

Làhou [là^u M, N, S, lâyu . . I, P, 
larjçiv F, tâjn V\, s. f. — Largeur. 

Lajemant [lajmà M, N, lojmà I, /^ 
F, S, Içjmô V], s. m. — Logement. 

Làjèsse, voir Làhèsse. 

Lajcu [lajfv S], adj. — Léger. Voir 
Leji. 

Lajis \laji M, N, loji I, P\, s. m. 

- Logis. 

Lajcu [laju M, N, loju . . I, P, F, 
S, V\, s. m. — Logeur. 

Lâjou, voir Làhou. 

Lakète [làkej M, N], s. f. - Frag- 
ment de qqch. 

Lala [lâlâ . . M, I, P, .V], s. m. — 
Petit siège (terme enfantin). Fâre 

- s'asseoir. Èssieute to, m' piat, 
fâs -, assieds-toi, mon petit, fais 1. 

Làlant, Làlote [lâlà S, lâlçt F], s. 
m. — Personne indolente. Voir 
Lanlâd. 

Lambert [làbër gén.], n. pr. — 
Lambert. È le Sint -, fâs dous 
hènes s'i fat bé, à la St.-L., fais deux 
semailles s'il fait beau. 

Lambic [làbik M, I, P, iV], s. m. 

- Alambic. 

Lambinéje [làbinês . . M, I, P, N], 
s. m. — Lenteur à entreprendre ou 
à faire qqch. 

Lambinou [làbimi . . gén. (làbinà- 
làbinu S)], s. m. — Lambin. Voir 
Lâbant 

Lamboûse [làbus M, /, N], s. f. — 
Femme malpropre, négligente. 

Lame [làin . . gén.], s. f. — Lame. 

- de sèrïire, 1. de serrure (pêne), 
Lâ-me-je-te-làrâ [lâm s te lârâ F, 

lêij me s te tare V], s. m. et f. — 
Laisse-moi, je te laisserai: personne 
molle, indolente, insouciante. 

Lampâye [làpàij . . gén.], s. f. — 
P Lampée. 'L an-n-è bu se plate 

- aujdu, il en a bu sa petite 1. au- 



LHM 



400 - 



LRN 



jourd'hui (il a bu beaucoup). 2''Grand 
verre d'eau ou de vin. 

Lampe \làp gén.], s. f. — Lampe. 
Tidt ç' que minje ses tripes et bivèt 
s' sang? — Eune -. Qu'est-ce qui 
mange ses tripes et boit son sang? 

— Une lampe (devinette). 
Lànàhhe, Lânâche [làndx-lànas . . 

M, Ny lânâx I, P, iiànas S\, s. f. — 
1« Appareil en fer, armé d'un crochet 
à trois branches, qui sert à retirer 
les seaux tombés dans les puits. 
2^ Personne cancanière qui court 
les rues pour tirer les vers du nez 
des bonnes gens qui consentent à 
lier conversation avec elle. 

Lânasse, voir Lânâhhe. 

Lançâye, voir Lancièye. 

Lancelat, Lancelot, Lancerat [làsla- 
lâsrci M, X, tàslo-làsro I, P], s. m. 

— Kpervier; émerillon. 
Lancerat, voir Lancelat. 
Lancieu [làsijœ , . gén.j, v. tr. — 

Lancer. 

Lancièye [làsijçij M, I, P, X, làsâij 
F, làsl(!/) S, y\, s. f. — P Douleur 
lancinante. 2^ Piqûre. 

Lande [làt M, /, P, X, S], s. f. - 
Traverse de clôture, de palissade. 
Voir Landréje. 

Landemin [làdmc . . gén. (lôdemc 
V')|, s. lu. — Lendemain. 

Landrâye, voir Landrôye. 

Landréje [ladres . . M, I, P, X, SJ, 
s. m. — Clôture faite de barres et de 
pieux. 

Landrôye [làdrôij M, X, làdrâij S, 
V\, s. f. — Femme négligente, pa- 
resseuse. 

Langâd [/m/a . . gén. (làcjâ V)], s. 
m. — Personne qui parle bcaucoui) 
pour ne rien dire. 

Langate, Langote {lih/at M, X, S, 
làffpt I, P\, s. f. — P^ Languette. 
2" Luette. 

Langue [/àA-gén. (Ink V)], s. f. — 
Langue. - de bien, 1. de bœuf (sorte 
d'herbe); ^ de sèrpaid, sorte de 



fougère. Conhîeii se -, taire sa 1, 
(se taire). Evaler se -, avaler sa 1. 
(mourir). Grand -, bavarde. 'L 
è le " d'vant lés dants, il a la 
1. devant les dents (il est toujours 
prêt à causer). Qn' è eune - va è 
Rome, qui a une 1. va à Rome. 
Le politesse n' use meu le -, la poli- 
tesse n'use pas la 1. Lo eu qu' tijint 
se - , tf/int sés-èmins, celui qui tient 
sa L, garde ses amis. 'L è eune - 
corne eune pie boûgne, il a une 1. 
comme une pie borgne. Çat i be 
instrumant qu' le - , ç'at pus âhieu 
d' dire que rf' fâre, c'est un bel 
instrument que la L, c'est plus aisé 
à dire qu'à faire. J' sus tojos s' /// 
èl tojos moijâije, je suis toujours 
sous toit (à couvert) et toujours 
mouillée? —Le -, la 1. (devinette). 

— J' monte â premé, f u)ès eune 
bêle dème apratèe an roûje et ses 
piats afants an bianc? — Le langue 
et ses dants. Je monte au premier, 
je vois une belle dame habillée en 
rouge et ses detits enfants en blanc? 

— La langue et ses dents (devinette) 
S. 'L ont ène si bone longue, is 
borbouijont tant qu'is frenent bète 
qwète montênes insône, ils ont une 
si bonne L, ils barbouillent tant 
(pi'ils feraient se battre quatre mon- 
tagnes ensemble V. 

Languéje [làgcs . . gén. (loges V)], 
s. m. — Langage. Si f comprands 
i mat de c' - qui bèrboge. que /' difde 
nio tûdeusse lo cou, si je comprends 
un mot de ce 1. qu'il barbouille, 
(|ue le diable me torde le cou. 

Languèjieu {làgcjyo' M], v. intr. 

— Radoter. 

Lanlâd, Lanlîre [làlà . . M, I, P, 
X, làlJr S\, s. m. — Personne indo- 
lente. Voir Lâlant. 

Lantchône , Lanténe, voir Lan- 
tinnc. 

Lantcr \làtc> . . M, l, P\ v. intr. 

— Lpeler, commencer à lire. 



V 



y 



401 - 



LAN 



LflR 



Lantèrnate [làternat M, lâternot 7, 
P, làternçt F, làtrçnat N, S|, s. f. — 
P Feu follet. Ivsprit malin ciui 
se promène la nuit avec une lan- 
terne et qui rit aux éclats quand 
il entend la chute de ses victimes. 
On se préserve de ses embûches 
soit en fichant un bâton ou un cou- 
teau dans la terre, soit en y en- 
fonçant une aiguille. On dit que ce 
moyen est le plus sûr, parce qu'on a 
le temps de s'éloi^^ner pendant que 
l'esprit s'arrête pour regarder l'ai- 
guille et tourner autour en s'efTor- 
çant de i)asser par le trou. 2^ Bougie. 

Lantiéne, Lantieune, voir Lantinne. 

Lantiméje [làtiinës . . M, I, P, N, 
S\, s. m. — Imbécile, jocrisse. 

Lantinne [lâtèn M, I, làtcn P, làlçn 
F, làtcn-làtên N, làtên-làtscn S, làlijen- 
latyœn V], s. f. — Lanterne. 

Lantou [làtii . . M, /, P, F, lY, S], 
s. f. — Lenteur. 

Lantrenate, voir Lantèrnate. 

Lapré [laprëi M, N], s. m. — 1» Mor- 
ceau de pain; quartier de pain. 
2^ Grosse lèvre. 

Laprou [laprii . . 7, P], s. m. — 
Glouton; ivrogne; parasite. 

Laquance [lakàs M, lY, lokàs I, P], 
s. f. — Eloquence; babil, caquet. 
'L è eiine foin ~ , lés pè raies li chciinent 
d' le boche corne lés holates don cul 
(Veiuie boquate, il a une f . . . é., 
les paroles lui tombent de la bouche 
comme les crottes du c . . . d'une 
chèvre. 

Larant [larà M, N, Igrà I, P], n. 
pr. — Laurent. Lo Sint - guérit 
lés dants, saint L. guérit les dents. 
È le Sint - , i faut hèner lés nèvèts, 
à la St.-L., il faut semer les navets. 
E le Sint Larant, 
L' uvêr' reprand ses dants. 
A la St.-L., l'hiver reprend ses dents. 
È lé Sint Larant, 
Toi Jane péd s' chant. 
A la St.-L., tout oiseau perd son chant. 



È le Sint Larant, 

An r'wâtent dedans. 
A la St.-L., on regarde dedans (les 
noix commencent à être bonnes à 
manger). 

On dit tojos qn'è lé Sint Larant, 

On deilt sJlieu V freumant. 
On dit toujours qu'à la St.-L., il faut 
fauciller le froment. — 

S'i pieut po le Sint Laurant, 

Lé pioCwe vict bèn' è tams. 
S'il pleut à la St-L., la pluie vient 
bien à temps P. 

E le Sint Laurant, 

On mot houijô Vouant, 
à la St-L., on met H. l'avant (on 
commence à labourer pour endosser, 
en tournant à droite) V. Voir Peu- 
yat, Pieûr. 

Lard, Lard' [làr M, lâr I, P, làr- 
làrt N, làr-lâr-lârt-lart-lert S], s. m. 

— Lard. 7 s' fat don -, il se fait 
du 1. (il ne se fait pas de bile, il 
s'engraisse). Tortot li convyint j'qu'è 
'n' cwègn' de ~, tout lui convient 
jusqu'à une couenne de 1. (il est in- 
satiable). Voir Bacon. Loïirin, preute 
me a tè fome. — Tyins, le val! Preute 
meu don - . Niant, ce s'use. Lorrain, 
prête-moi ta femme. — Tiens, la 
voilà ! — Prête-moi du 1. — Non, ça 
s'use (en Lorraine, on aime le lard). 

Lardieu [làrdijœ . . M, I, P], s. m. 

— Garde-manger; huche où l'on pla- 
çait, avec le pain, le lard. 

Lardonner [lardonêi M], v. tr. — 
Injurier. 

Lareil, lari [larœ, lari M], s. m. — 
P Terre en friche. 2^ Canton de 
vignes à Failly. 

Lari [lari M, Içri I, P], n. pr. — 
Lorry, vill. de l'arr. de Metz. 
Lari [lari M], s. m. — Plaisir, joie. 
Quand' fateûs jane fujète, 
Ah! qu' fèveûs don piâhi. 
Je n' panseûs qu'è mè twèlète, 
È l'amour, au lari. 
Quand j'étais jeune fillette, ahl que 

26 



LAR 



- 402 



j'avais du plaisir, je ne pensais qu'à 
ma toilette, à l'amour et à la joie 
(ancienne chanson). 

Lariat [larya M, X, lorijo I, P, 
lùrijo-glôrijâ S\, s. m. — 1^' Loriot. 
2" Surnom des habitants de Lorry- 
lès-Metz. 

Larieu [laryce M, X, lorije . . I, P, 
F, S, F], s. m. — Laurier. 

Larme [làrm . . gén.], s. f. — 
P Larme. Lés - li sourient dés-eiujs 
corne dés Irons cf' ch'vau, les 1. lui 
sortent des yeux comme des étrons 
de cheval. 2^ Ration d'eau-de-vie 
que les domestiques prennent avant 
de partir aux champs. Panre eiuie 
^, prendre une larme .S. 

Laron [làrô . . M, /, P], s. m. — 
Morceau de mèche brûlée qui tombe 
du lumignon et fait couler la chan- 
delle. 

Las' \làs . . gèn.], adj. — Las. 
Mâs Clian qu' at i poCi - et qn' è 

rampli se panse y 
Tenme lo dâryin wcre, aiissitoCd lo 

v'iè l'vè. 
Mais Jean qui est un peu 1. et qui 
a rempli sa panse, verse le dernier 
verre, aussitôt le voilà levé. C. H., 
I, 226. - me fonte ou - {me) mate, 
me rendre 1.?, expression qui signi- 
fie: cela m'est indifTérent, je ne m'en 
occupe pas; ou bien: vraiment! al- 
lons donc I Elle marque aussi la 
compassion et peut se traduire j)ar: 
malheureusement, hélas!. VoirLâze- 
medcu. 

Laskèt |/a.s'AT M, loske I, P\, s. m. 
— Morceau. / (jrons ~ (/' pin, un 
gros m. de pain. 

Lasse [las . . S, les Y], s. 1". — 
Lé, largeur d'étolfe. Lés fômes pèr- 
nont Iras lesses pou fere ène cote, les 
femmes prennent trois largeurs pour 
faire une robe V. 

Lastique [lâslik . . .U. /, P, X. V\, 
s. m. — Caoutchouc entouré do 111 
dans un tissu. 



L.^T 

Lat [la M, X, lo I, P, F, S, V], s. 
m. — 1^ Lot, portion assortie d'un 
ensemble de choses qu'on répartit 
en vue d'un partage ou d'une vente. 
2o Ce que l'on donne ou prend à 
loyer. 

Late [lat M, X, S, lot /, P, F, V], 
s. f. — P Lettre. - d' èprantisseje, 1. 
(certificat) d'apprentissage. 2*' Lettre 
de l'alphabet. Conahhe ses -, con- 
naître ses 1. (savoir lire). 

Lâtéje [làtës . . gén.], s. m. — 
Laitage. Je s'râ, tos lés vanr\îis, sus 
le pièce au /., je serai, tous les ven- 
dredis, sur la place au 1. C. H., 
111, 106. 

Later [latëi M, lotç . . /, P\, v. tr. 

— Partager en plusieurs lots. Voir 
Lat. 

Later èye [latrêi] M, X, lotrêij I, P, 
notrT V|, s. f. — Loterie. 

Lâterèye [làtrêij . . M, I, P, X], 
s. f. — 1^' Laiterie. 2" Endroit où 
l'on met le lait. Voir Lâccrèye. 

Lâteron [làtrô . . M, I, X, S, lâtrô- 
lâtrijô P, lâtrijô F[, s. m. — 1^' Lai- 
teron. 2* Laiteron de pourceau (sorte 
de mauvaise herbe). 3** Poulain qui 
tète encore. 

Lâtiâre, voir Lâtwâre. 

Lâtière, voir Làtoûse. 

Làtieu [làtijœ . . gén.), v. intr. — 
Donner du lait. Xate vèche ICdenije 
{lâte S) beun\ notre vache donne 
beaucoup de lait. 

Làtieu [làlijœ . . M, /, P, X, Ictiji 
S\, s. m. — Laitier, qui vend du lait. 

Làtïre, voir LâtoQse. 

LâtoOse [Idtûs M, X, lâtijer I, P, 
F, li'itir S\, adj. — Qui donne beau- 
coup de lait. Xate vèche at foûrt 
-, notre vache donne bcaucou[) de 
lait. 

Làtrijon, voir Lâteron. 

Làtrot [lâtrp V], s. m. — Roitelet. 

Làtwàre [làtiudr . . M, I, X, V, 
iCdnnir-lâtijâr P, Idlijdr . . S[, s. m. 

— Marmelade faite avec des quel- 



- 403 



LHU 



LÈG 



sches énoyautécs. On remplit un 
chaudron de cuivre de ces fruits; on 
faitcuirc pendant sept ou huit heures, 
en remuant constamment au moyen 
d'une mouvette de hois, pour empê- 
cher le jus des |)runes de se «grati- 
ner au fond du cluuidron. Pendant 
la cuisson, on peut y ajouter des 
carottes, des poires, des noix fraî- 
ches pelées et divisées en quatre, et 
des cailloux. On i)rétend que ces 
derniers, s'agitant au fond du chau- 
dron, ne laissent pas au gratin le 
temps de s'y attacher. Cette mar- 
melade se conserve dans de grands 
pots de grès. Voir Matridâd. 

Laudânon \lôdànô M, N, lôdânô I, 
P], s. m. — Laudanum. 

Laulusses \lôlus M], s. f. pi. — 
Contes; sottises, bêtises. Voir Ru- 
lusse. 

Launâd [lônâ . . S], adj. — Non- 
chalent, 

L'aute-C6ul(c), raute-ceut(e); l'âte- 
ceut(e); râte-citfe) [/ dt sœl, l ôt sœt 
N, l ât (dot) sœt S, l ât sit V], pron. 
démonstr. — Celui-ci, celle-ci. 

L'aute-èl(6), l'aute - lèl(e) ; l'aute- 
èl(e), l'aute-èt(G) ; l'âte-èt(6), l'âtc- 
èl(e) ; râtG-èt(G\ l'âte-lèt(e) [/ 51 el, 
l ôt Içl M, I, P; l ôt cl, l ôt et N; 
l ât(âot) et, l ât et S, l ât et, lât let 
V], pron. démonstr. — Celle-ci, cel- 
le-là. Au pluriel: Lés, au lieu de 
L', suivi des mêmes formes. Voir 
Cit(e)-cèl(e). 

Lavai [lavai F], v. tr. — Laver. 
Voir Lever. 

Lâwe [lâw M], s. f. — Loue. Voir 
Loûwe. 

Lâye [lài] S, lâij Y], s. f. — Fem- 
me très négligente pour sa tenue et 
son ménage. Le fome le d'gote, ç'ot 
ène vrè -*, cette femme dégoûte, 
c'est une vraie L. 

Lâye [lày-lâij S\, s. f. — Épervier, 
buse. Voir Lére. 

Layèije [laijç's Gorze], s. m. — Legs. 



Layi \laijî F, S], v. tr. — Laisser. 
Voir Lèyeu. 

Layidc fW///7 . . M, I, P, N\, n. 
pr. — Adélaïde. 

Lazard \l(tzàr M, N, lezâk-lçzat-le- 
zdfs S, lezât V], s. m. — P Lézard. 
2^ Petit couteau qui sert à peler les 
])ommes de terre. 

Lâzemedeu \làzmedœ S, lâzmede 
y\, s. m. — Ch. Briineau. Las! mon 
Dieu! P Personne qui se plaint 
toujours. 2^ Qui aime le repos; in- 
souciant, indolent. Voir Lâs'. 

Le \le, devant une voyelle /, gén.j, 
art. déf. — !<> La. 2^ pron. pers. 
S** pers. sing. La. 

Le [Iç F], art. déf. et pron. pers. 
— Le. Voir Lo. 

Lé \lë V], s. m. — Lieu. Voir Leiâ. 

Lebécot \l(e)bêko N, S], n. pr. — 
Lubécourt, vill. de l'arr. de Chcàteau- 
Salins. 

Lèboiire [lebûr M, I], s. m. — Ellé- 
bore rose de Noël (niger). 

Lèbreû [lebrœ M, I], s. m. — Hé- 
breu. Ç'at don -, c'est de l'h. 

Lèc \lek M, /], s. m. — Lacs, lacet; 
piège. Mâs si u' chèijenz 'n' fwès dans 
V " , vens n valeïiz m' eune pipe de 
tobèc', mais si vous tombez une fois 
dans le L, vous ne valez pas une 
pipe de tabac (si l'on vous pince, 
vous êtes perdu). 

Lèçat \lesa M, N, S, leso /, V, Iç- 
sç-leso P], s. m. — Lacet. 

Lècieu [Içsyœ . . M, /, P, N, lasi 
F], V. tr. — Lacer. 

Lèche, voir Lèhhe. 

Léché, Lechi, voir Lehhé, LehhL 

Lèchieu, voir Lchhieu. 

Lèchîve, voir Lehhîve. 

Leçon [leso M, /, P, iV, 5, lasrô F], 
s. m. — Lacet; filet avec lequel on 
prend des oiseaux, des lièvres, etc. 

Lèçot, voir Lèçat. 

Lègâde, Lègâtche [legât-legàts-le- 
gâts S], n. pr. — Lagarde, vill. de 
l'arr. de Château-Salins. 



LÈG 



404 



Lègatié [Içgatyc-legatyœ V], n. pr. 

— Habitant de Lagarde. 
Legnate [lenat S, lenot V], s. f. — 

Etoupc grossière de lin. Voir Sc- 
raâyes. 

Lègne [Iqn gén. (lin F, lin V)], s. 
f. — 1» Ligne, trait continu dans une 
direction déterminée; mesure de 
longueur. I faut dôze - po i ponce, 
il faut douze 1. pour un pouce. 
2« Ligne, engin de pêche. / pahhc 
è le -, il pêche à la 1. 3*^ Perche. 
4» Potence. 

Légnotc, voir Legnate. 

Lèhhe [/fx 5, /ex-/px V], s. f. — 
Flaque d'eau. 

Lèhhe [kx ^^^ -^H» s. f. — Sonnerie 
de cloches, souvent pour un mort. 

Lèhhc [/fx . • ^U /], s. f. - Enve- 
loppe des fruits. 

Lehhé, Lehhi [ley^ë^-le-^i . . M, I, P, 
JV], s. m. — Écheveau; peloton de 
fil, de laine, de coton. - cV fi, é. 
de fd. Qn al ç qn'an picnnent j'ter 
pè d\sns r lit an /' fnant pè le qnâwc ? 

— Lo - . Qu'est-ce qu'on peut je- 
ter par dessus le toit en le tenant 
par la queue? — La pelote de fil 
(devinette). 

Lèhhi [Içxi M, I, PI n. pr. - Les- 
sy, vill. de l'arr. de Metz. 

Lèhhîe, voir Lehhîve. 

Lèhhieu \lçyjj(r . . gén.], v. tr. — 
Laisser. Çon qu'an n pcuyenl fârc, 
an r lèhhenU ce qu'on ne peut faire, 
on le laisse. 

Lèhhiot \lçyjjo I, P], s. m. — Fil 
trop gros. Voir Leuhhiat. 

Lchhïve [l{ç)yjf . . gcn. {lyj V)], 
s. f. — Lessive, eau chaude ad- 
ditionnée de cendres de bois, qui 
sert à blanchir le linge. 

Léhou \leyu V], s. m. — Lccleur. 
Voir Lihou. 

Leji \l{ç)Ji M, /, P, N, layi-la^cr- 
la^ë-layç S, loje Y], adj. — Léger. 

Léke [lï'k X], s. m. — Liseron. 
Voir Lèssi, Leuyat. 



LÊN 

Lélîe [lêlîy M, I, P], n. pr. - Eu- 
lalie. 

Lème [lem M, /, P, X, lœm F, làm 
. . S, lâin V), s. f. — Lame. 

Lemé [/(f)më' M, X, lemê' I, P (le- 
mel Bombas)], s. m. — 1» Palonnier. 
Voir Ché (planche N^ 13). I chJe sus 
ses - , ses affaires vont mal. 2» An- 
neau en bois avec lequel on attache 
les vaches, les cochons. 

Lémechant [lemsà V], adj. — Glu- 
ant. 

Lémecié {lcmsye,-yœ V], s. m. — 
Limaçon. Voir Leumeçon. 

Lèmèle [Icmel Fontoy], s. f. — La- 
me de couteau. Voir i\lmèle. 

Léraére, voir Lemïre. 

Lèmète, voir Lemé. 

Lemeud {l(ç)mar M, X], n. pr. — 
Lemud, vill. de l'arr. de Metz. 

Lemïre [l{e)nûr M, I, P, X, l(e)mër- 
l(e)mœr S, Imër V], s. f. — 1^ Lu- 
mière. Çat grons corne eune èman- 
de et ce rampyit le chainbe? — Le 
-; c'est gros comme une amande 
et cela remplit la chambre? — La 
1. (devinette). 2" Lampe. - è cra- 
chat, è crcinau, c quâwc, 1. à cro- 
chet, à crémaillère, à queue. Voir 
Copion. 

Lemon \l(e)mô M, /, P, X, S), s. 
m. — Limonière; timon. 

Lènè [Icne F), s. m. — Anneau en 
fer qui sert à assujettir la faux au 
manche. 

Léne \lcn P, S, F], s. f. — Laine. 
Voir Linné. 

LènéJG \lencs . . M, /, P], s. m. — 
Lignage, parenté. 

Lenére, voir Lenlre. 

Lénerôye {lënrçy P, X\, s. f. — 
Laincrie. Voir Linncrèye. 

Lenïrc [l(e)nJr M. I, P, Kç^nêr S], s. 
f. — Linière, terre semée de lin. 

Lèniévïle, voir LènïivGVïlc. 

Lénous \lënu . . P, F, S], adj. — 
Laineux. Voir Linnous. 



LEN 

Lenoûse \l(e)nris M, I, N, S\, s. f. 

— (îrniiie de lin, de ehanvre. 
Lénu {lëiu'i I, P\, adj. — Qui a les 

cheveux bouclés. 

LènûYevîle [IçmlDiûl-leiuûl S, Icnc- 
vîl V\, n. pr. — Laneuvcville, vill. 
de l'arr. de Chàtenu-Salins el de 
Sarrebourg. Les (jrctnds mc/iaiits tV - 
(sobriquet). 

Lèniévile, 
Péte vîle. 
Pèles Jons, 
Péte ârîe cVofants. 
L., vilaine ville, vilaines gens, vilaine 
race d'enfants (sobriquet). 

LènvïlG, voir LèniiveYîle. 

Lépe [lêp M, lëfS, V J, s. f. - Lèvre. 
Voir Pote. 

Lèpîn [lepî . . gén.], s. m. — La- 
pin. 
Lo çii qii' giiingne è rèc'manee, péd 

è le fin, 
Ç'al écrit d'zos le qiiâive d'i lèpîn. 
Celui qui gagne au commencement, 
perd à la fin, c'est écrit sous la queue 
d'un 1. 

Lèquenehi, Lèqueneji \lçkçnyi-le- 
kenji M, N\, n. pr. — Laquenexy, 
vill. de l'arr. de Metz. 

Lèrde [Içrl 5|, s. m. — Lard. Voir 
Lard. 

Lére [lêrV], v. tr. — Lire. VoirLïre. 

Lére \lër V], s. f. — Purin. Voir 
Lûre. 

Lére [1er M, /, P, F, N], s. m. - 
Épervier; buse. Lorsqu'il vole en 
décrivant un cercle, les enfants 
crient: lére! lére! lére! fâs tés tivas 
tours, Vaureus la pus bêle pouye don 
mûniè, é., fais tes trois tours, tu 
auras la plus belle poule du meunier 
F. Voir Lâye. 

Lèrmat [lermaM], s. m. — Larmier, 
gouttière. 

Lérosse [lërçs V], s. f. — Liseuse. 
Voir Lîrasse. 

Lés [le gén.], art. déf. et pron. pers. 

— Les. 



405 - 



LEU 



Lésé [l(e)zëi M, /, N\, s. m. — Es- 
pèce d'herbe. 

Lesïre [l(ç)zTr M, h^zTr I, P, Irzlr S\, 
s. f. — Lisière; limite; bord. 

Lèsse [les gén.|, adj. — 1" Leste. 

— corne Vanloûdc, 1. comme l'éclair. 

— 7" o.s - corne in chin d' piomb, te 
n' se lus lonc ni romôre, tu es 1. 
comme un chien de plomb, tu ne 
saurais tourner ni aiguiser V. 2" In- 
considéré; insouciant. 'L al trop 
-, il est trop i. 

Léssc [les V[, s. f. — Déchet de 
(il. Voir Lisse. 

Lésse [les V), s. f. — Largeur d'é- 
toffe. Voir Lasse. 

Lèssi [lesi F|, s. m. — Liseron. 
Voir Léke, Leuyat. 

Lét [Ic-lei . . .S, le V\, s. m. - Lit. 
Voir Lit. 

Lètâye [Içtày . . M, /, P, A^, s. f. 

— Lattes disposées au plafond des 
cuisines, sur lesquelles on met le 
lard et le fromage pour les faire 
sécher. 

Lète [Içt gén.], s. f. — 1» Latte. 
2» Petit pont en planches. / pèsse 
sus lé - auteur Landonv'ler et S'Ii, 
il passe sur le pont de planches 
entre Landonvillers et Silly (vill. de 
l'arr. de Metz). Ne s'emploie que 
dans cette contrée. 

Létébohh [lelebçx V], n. pr. — 
Lettenbach, hameau de l'arr. de 
Sarrebourg. 

Lètéje [Içlës . . gén.], s. m. — Lattis. 

Lèti [leli S, leti V], s. m. — Genre 
de roseau dont les tonneliers se 
servent pour mettre entre les dou- 
ves. Voir Roûs. 

Lètîn [lelî . . gén.], s. m. — Latin. 

Lèto [leto M], n. pr. — Moulin sur 
le ruisseau de Vallières, près Metz. 

Létyi [lëtyi S\, s. m. — Laitier, 
marchand de lait. Voir Lâtieu. 

Leiî [lœ M], n. pr. — Lue (château 
qui se trouve dans une forêt près 
I de Hayes, arr. de Metz). 



LEU 



406 — 



LÈY 



Lgû [/ce S, le V], s. m. — Lieu. 

Leuche [lœs S], s. f. — Éclabous- 
sure de boue. Voir Kiaubosse. 

Leuchiat, voir Leuhhiat. 

Leuciîér' [lœsifër M, I\, n. pr. — 
Lucifer. 

Leuhhiat [lœxU^^ • • ^* ^ÇXUÇ h ^J. 
s. m. — Fil trop gros ou trop i)c- 
tit. Èle feule don -, elle file du lil 
trop gros. 

Leuke [lœk M], s. m. — Oeillet. 

Leume [lœm F], s. f. — Lame. 
Voir Lème. 

Leumechon [lœinsô M, I, P, F, N\, 
s. m. — Lumignon. 

Lcumecî, Leumecieu, voir Leume- 
çon. 

Leumeçon [Iqemsô M, I, P, N, lœm- 
sT-lœmsii-Uymsijœ S, leinsye,-iJoe V], 
s. m. — Limaçon. 

Leune [lœn M\, s. f. — Lune. Voir 
Lune. 

Leup [Iff M], s. m. — Loup. Voir 
Loup. 

Leupi {lœpi M, N\, n. pr. — Lup- 
py, vill. de l'arr. de Metz. 

Leurdaud [lœrdô M, I, iV|, s. m. 
— Lourdaud. 

Leûre [lœr S], s. f. — Purin. Voir 
Lûre. 

Leusse [loes M, N]y s. m. — Indi- 
vidu insatiable; être sale, dégoûtant. 

Leusse [Icrs V], s. f. — Déchet de 
fil. Voir Lisse. 

Leut \lœ S, le V\, s. m. — Lit. Voir 
Lit. 

Leute [lœl N], adj. — Lourd. Voir 
Lote. 

Leuyat, Leuyot [lœija M, N, lœyo 
/, Py i'iijô F], s. m. — Liseron. Je 
keiiije de /' iiijon po noie guye, je 
cueille du 1. pour notre chèvre F. 
Voir Léke. 

Leuzenîre [l<yznTr M\, s. f. — Lu- 
zerniére. 

Lévan [l{e)và V], s. L — Levain. 
Voir Lcvin. 



Levâye [l(e)vày M], s. f. — Lever. 
Le - don s'ia, le 1. du soleil. 

Lève [lêfS, V], s. f. — Lèvre. Voir 
Lépe. 

Lèvéje \lqvës . . gén.], s. m. — La- 
vage. 

Lèvemant ilçiunà M, I, P\, s. m. 

— Action de laver. 

Lever [l(e)i>êi . . gén.], v. tr. — 
Lever. Lo Uuns s' leCwey le temps 
se lève (s'éclaircit). Le bJre leûvey 
f élans awer d' le l'vûre, la bière 
lève, nous allons avoir de la levure. 
So Vver è hhihh, s' eoueheu è nieuf, 
Fonl vive nonante nieuf. 
Se lever à six, se coucher à neuf, 
font vivre quatre-vingt-dix-neuf. — 
/ fâl so - d'min devant qu" lés 
jjufcris bossus sinssent drôls, il faut 
se 1. demain avant que les poi- 
riers bossus ne soient droits (il 
faut être matinal) 5. Dépens pus d' 
dJch ans, lo jo ne l'è m' vu lever, 
depuis plus dix ans, le jour ne l'a 
pas vu se lever, ('.h. IL, IV, 51. 

Lever [lçvê> . . gén.), v. tr. — Laver. 

Lèvèsse \levçs M, /, P, N], s. f. 

— P Lavasse, soujjc dans hupielle 
on a mis beaucoup d'eau. 2'^ Pluie 
abondante. 

Lèvèsse [levçs M, I, P\, s. f. - 
Livoche. 

Levéye [l(e)vêy V], s. f. — Digue 
praticjuée dans la rivière pour facili- 
ter le passage des Hottes. Voir Textes 
patois, p. 214. 

Levin {l(e)vè . . gén. {leva V)], s. 
m. — Levain. 

Lèvrasse, Lèvrosse \levras M, X, 
levros I, P\, s. f. — Laveuse. 

Lèxis' |/cA\s/.s' gén.], n. pr. — Alexis 
(terme familier). 

Lèyant [leyà Y], s. m. — Blessure 
que se font les chevaux en se heur- 
tant à un objet (luelconque. 

Lèyate [Içyat M, leyot /, P\, s. f. 

— Lavette. 



LÉY 



.407 - 



LIE 



Lèye [Irij M, /, P, F, N, lêij S, V], 
pron. pers. lonicpie. — Elle. Ç'at ~ 
qii' è fût ç'iè, c'est elle qui a fiiit 
ccln. 

Léye \lc(j M, f, P, N\, s. f. — Lie. 

Léye-mé-j'té-làrè \lcjj nie sic lârc 
V), s. m. — Laisse-moi, je te Liis- 
serai (personne ([ui se plaint tou- 
jours). Voir Lâ-me-je-te-lârà. 

Lèyeu \lçyœ A/, /, /^ U'ujœ-lnjœ X, 
lai/i F, lâi/i S], v. tr. — Laisser. 

Lèyon [Içi/ô gén.|, n. pr. — Léon. 

LèyotG, voir Lèyate. 

Lèzâdc, Lèzàke, Lèzàtche, voir 
Lazard. 

Lezeu \I(ç')zœ S\, n. pr. — Lezey, 
vilL de l'arr. de Chàteau-Salins. 

Li \li M, N], pron. réfl. — Soi. 
Clièqiiîn por -, chacun pour soi. 
Voir So. 

Li [li gén.], pron. pers. tonique 
— Lui. Corne i V fâl, fâs li, comme 
il te fait, fais-lui. Voir Lu. 

Liâd [lyà M, N], adj. — Gris-blanc, 
gris-pommelé. Se dit d'un cheval. 

Libauvèle [l(i)hôvçl M], n. pr. — 
Libavillc, hameau près de Ste-Barbe, 
arr. de Metz. 

Lïbe [ITp gén.], adj. — Libre. An 
sont - de panser corne an vemjent, 
on est libre de penser comme on 
veut. 

Libèrtyin [libçrtijc Bue], s. m. — 
Libertin. 

Libiére [libijer V], s. f. — Levure. 

Libràrc [libràr . . M, /, P, A^, s. 
m. — Libraire. 

Librote [librol P\, s. f. — Ruban 
de bonnet, de hâlette. 

Lichâye \lisâij , . M, I, P, F, N], 
s. f. — Lèche, tranche de pain. 

Lichi [lisi F], v. tr. — Lécher. Voir 
Lacheu. 

Lichote [lisol F], s. f. — Tranche 
de pain. Voir Lahhatc. 

Lichou [Usa . . M, I, P, F, N], s. 
m. — Licheur; viveur. 



Licou \Iiku M, I, P, likôo-liku N, li- 
kô S, V\, s. m. — Licou. 

Lidrehin [lidreyè S], n. pv. — Lidre- 
zing, vill. de Chàteau-Salins. 

Lîerasse [IJijras M, N, IJi/ros f, P\, 
s. f. — Lieuse. 

Liére {li/er V\, s. m. — Lièvre. 
Voir Lieuve. 

Liére [///("/• M, I], s. m. — Lierre. 
QiKuuT lo - at chèrjcu d' grinnes, 
i nij ère loi pijin de r'hîns, quand 
le 1. est chargé de graines, il y aura 
benucouj) de raisins. Voir Rampant. 

Lîerosse, voir Lîerasse. 

Liesse [lijes M], s. f. — Cordon; 
jarretière. 

Liète [Iijel S\, s. f. — Versoir d'une 
charrue. 

Lieunâd [lijœnà . . M, /, P, iV], n. 
pr. — Léonard. 

Lieure, voir Lieuve. 

Lieure [hjœr F], s. m. — Oeillet 
des champs. 

Lieure [lijœr M, I, P, N], s. f. — 
Lien de la vigne. Voir Liûre. 

LieuYG [lijœfM, I, P, F, N, ITf-livrâ- 
livrdo S, hjer-lijœr Y\, s. m. — Lièvre. 
/ /i' faut n\ cor dons - è le vaije, 
il ne faut pas courir deux 1. à la fois. 
Ou ç' qu' y è dés ^ , y è dés chîns 
po lés-ètrèper, où il y a des 1., il y 
a des chiens pour les attraper. 'L 
è dés pèles de ^ , i\ a des pattes de 
1. (il court vite). J'iver au - chès- 
sieu, jouer au 1. chassé (se mal con- 
duire avant le mariage). / n' è qu' 
le mènuvére d' i -, i le péd an corant, 
il n'a que la mémoire d'un 1., il la 
perd en courant. — Pour prendre 
un lièvre, il y a une chose bien sim- 
ple à faire. Vous mettez du tabac 
à priser sur une pierre, le lièvre 
qui passe vient voir ce que c'est, il 
éternue et se casse la tête M. 

Jeu pour amuser un petit enfant: 
On lui passe la main sur le haut de 
la tète en descendant jusqu'au men- 
ton et l'on dit: Val lo - que d'hhand 



LÎG 



— 408 - 



LIO 



le coûte, val lo - gu' rancontc i chîn, 
val lo " que r'monte, voilà le 1. qui 
descend la côte, voilà le 1. qui ren- 
contre un chien, voilà le 1. qui re- 
monte. En prononçant ces dernières 
paroles, on repasse rapidement la 
main sur la figure de l'enfant en 
ayant soin de lui faire légèrement 
mal en lui relevant le nez M. 

LignoQle {linûl M, /], s. f. — Fil 
de crin ou de soie, au bout duquel 
est attaché l'hameçon. 

Lignasse (è) [linàs M, N, S], loc. 
adv. — Maie è -, ne rien laisser, 
faire plat net. 

Lihéne, voir Lihinnc. 

Lihèsse [Uyes S, V\, s. f. — Chien- 
dent. 

Lihinnc [liyèn M, Ihfcn-liyèii N], 
s. f. — Clarté du soleil, de la lune. 

Lihîrc [liyïr . . A/, /], s. f. - Li- 
sière. Voir Lesîre. 

Lihou [//y" • • ^^» ^» J\ ^\ W^^'^' ^% 
le-^ii V], s. m. — Lecteur. 

Lijéne, Lijinne, voir Lihinne. 

Lijîre, voir Lihîre. 

Lijeûr, Lijou, voir Lihou. 

Lijwâ {lij'ivà M], s. m. — Nom de 
cheval (Ch. Bruneau: Liégeois?). 

Likèrne [Ukern V], s. f. — Lucarne. 

Liliche [lilû M, /, P, N], n. pr. — 
Nicolas. Voir Calas. 

Limèlc [///7?('/ F], s. f. — Fermage 
payé en nature. 

Limèrô [limerô M, I, P], s. m. — 
Numéro. 

Limnàye \limnaij . . M, I, P, F, 
N\, s. f. — Limnée des étangs. 

Limonïre [limoiûr M, I, P, iV], s. 
f. — Limonière. 

Linâd [linâ V], s. m. — Nigaud, 
niais. 

Linci, voir Lîncieu. 

Lîncieu {lîsijiy . . 3/, /, P, N, lèsi- 
Icsii S, lïsijCrycr V\, s. m. — P Drap 
de lit. 2" Linceul. J' Doûreûs qui 
fui on pus hé - qu' fâije, je voudrais 
qu'il fût dans le plus beau 1. que I 



j'ai (qu'il fût au diable). Famille 
Ridicule, II, 7, IL 

Lîncicr \lïsije,-ijœ V], v. tr. — Rin- 
cer. Voir Relîncieu. 

Linçu, voir Lîncieu. 

Lîndi \lî(li . . gén.], s. m. — Lun- 
di. / n'y è d' si hèle fêle qu' rCèveusse 
so Sinl -, il n'y a de si belle fête 
qui n'ait son St-L. (son lendemain). 

Line [lin F, ÏÏn S\, s. f. — Ligne. 
Voir Lègne. 

Lïne [Un V\, s. f. — Lune. Voir 
Lune. 

Linète [linçl gén.], s. f. — P Lu- 
nette. Maie dés - au plihé, mettre 
des 1. au porc (passer dans son 
nez un fil de fer en forme d'anneau 
pour l'empêcher de fouger dans l'é- 
curie). Trantc sis - èl /' néz d'sus, 
i n'y wèl qu' don fu, trente-six 1. et 
le nez dessus, il n'y voit que du feu 
(il voit très mal). 2^ Maladie parti- 
culière aux volailles. 

Linète [linel M, /, P, F, X], s. f. 
— Linotte. 

Lînje [Ils . . gén.], s. m. — Linge. 

Lînk \lik' . . gén.], s. m. — Lin. 
.S'z picut dans i iuu)cs </' mars bel 

cl bcun', 
T' reçoit' rés don - Irabeun. 
S'il pleut au mois de mars bel et 
bien, tu récolteras beaucoup de 1. 
Quad i picut es Rcûs, lo - vyint sus 
les lits, quand il pleut aux Rois, le 
1. vient sur les toits. 

Linné \lcn M, I, Icn P, F, S, V, 
Icn-lcnX], s. f. — Laine. I-n-an-n-è 
qu anvont (/po d' le - ('7 que ruc- 
nonl tondus, il y en a qui s'en vont 
avec de la 1. et (pii reviennent ton- 
dus S. 

Linnerèye [Icnrçu M, I, Icnrcy I\ 
Icnrëy-lcnrcy N], s. f. — Lainerie 
(action de faire de la laine), 

Linnous \lcnu . . M, I, P, Icnu-lc- 
nu X], adj. — Laineux. 

Liow [lyow P\. i)ron. pors. - Leur. 
/ ~ :/ bcyc, il leui- donne. 



LIP 



— 409 



LIU 



Lipâyc {lipliij M, N, lipâij I, P\, s. 
1. — Lii)i)cc. Voir Lampàye. 

LiquieQr {lilqjœr M, I, P\, s. f. — 
Liqueur. 

Lîrasse \ITras M, X, IJros I, I\ IP- 
rçs V\, s. r. — Lectrice. 

Lîre \lTr S, V\, v. inlr. - Luii*e. 
Voir Lûre. 

Lire [lîr <^èn. (Ipr V)|, v. Ir. — 
Lire. Les bâcèles que lincnl dés ro- 
mans matent d* Voïde sus V fu, les fil- 
les qui lisent des ronmns iiielleiU 
de l'huile sur le feu. 

LirètG [lircl M, I, lisket S\, s. f. — 
Liqueur particulière aux villages du 
vignoble. A deux tiers de moût de 
raisins pressés au sortir de la vigne 
et versés dans un baril, on mélange 
un tiers de bonne eau-de-vie de 
marc, pour préserver la liqueur de 
la fermentation. Au bout de dix à 
douze jours, on soutire; après avoir 
rincé le baril, on y remet la liqueur. 
Au mois de mars, on soutire de 
nouveau et on met en bouteilles. 

LirètG \liret Y], s. f. — Lurette. 
Voir LurètG. 

Lirous \liru . . M, I, P\, adj. — Qui 
est difïicile pour la nourriture. Voir 
Nèrous. 

Lisercii [lizrœM, /], s. m. — Liseron. 

Lisète [lizet P, F, S, V\, s. f. — 
Betterave champêtre. Voir Disète, 
Tournipe. 

Lisière [lizijër S], s. f. — Visière. 

Liskète, voir Lirète. 

Liskète [lisket V], s. f. — Chose 
de peu de valeur, par ex., un chiifon. 

Lisse [lis gén.], s. f. — Liste. Dés 
jans qu' j" inuit'rans, i nos faut fârc 
le -, des gens que nous inviterons 
il nous faut faire la 1. (Bètome). 

Lisse [lis S, les-lœs VJ, s. f. — Dé- 
chets de fd. 

Lîsse [Ils M, /, P], s. f. — Colchique. 

Lissieu [Usijce N, lisije Y], s. m. 
— Huissier. Voir Lussieu. 



Lit |// (1(1 C. IL, VI, 102) M, /, />, 
F, iV, lê-lë'-Uv V\, s. m. - Lit. 
.luscpie vers le 18'' siècle, on aj)- 
pcllc un lit, à Metz, lit à chapelle. 
Au plafond est fixé un ciel de lit 
d'où retond)ent les rideaux. Ce lit 
était (l'ordinaire de couleur verte, 
comme les rideaux; quehjuefois il 
était orné de passementeries ou de 
fleurettes de diverses couleurs. Alev 
è s' -, aller à son 1, (faire ses cou- 
ches). J'imme nneux i pieud d' - 
qui pieud d' tauye, j'aime mieux un 
pied de 1. (ju'un pied de table (j'aime 
mieux dormir que manger). — Corne 
on fèt son leu, on drém', comme on 
fait son lit, on dort (Gondrexanye). 




m; 




Fig. 52. 

Litâye [lilàij-litrày-litijaij M, /, P, A^, 
lilernâij F, lilijâij-lityëy S], s. f. — 
fo Nichée ; portée de truie. 2» Litière 
pour les chevaux. 

Lite f//7 gén.], s. m. — Litre. 

Literèye [litrêy M, /], s. f. — Li- 
terie. 

Litèrnâye, Litiâye, Litrâye, voir 
Litâye. 

Liûre, Lieûre [lyiir-lyœr M, I, P, 
F, N, S], s. f. -- 1« Lien pour lier 



LIV 



410 — 



LOK 



les fagots ou les gerbes. 2^ Corde 
ou chaîne qui sert à maintenir le 
lourrage sur une voiture. 3'^ Perche. 

Lîve [ÏÏf gén.], s. m. — Livre. 

LîYC \iïf gén.], s. f. — Livre, unité 
de poids. Le - fâl quête qnèrt'rons 
ou sôze oncesy la 1. fait quatre quar- 
terons ou seize onces. 

Lïve, Livra [Uf, livra . . S], s. m. 

— Lièvre. Voir Lieuve. 
Livrance [liuràs M, I, P], s. f. — 

Livraison. 

Livràye {livrâij F, livrày-linrêij S, 
liurêy V], s. f. — Huhan, faveur, 
dont se parent les villageois, les 
joursdeféte patronale. VoirÉguiate. 

Livrer [liurëi . . gén.], v. tr. — Li- 
vrer; mesurer; mettre en main. 

Livrote [livrçt V], s. f. — Étendue 
de terre capable de rapporter au 
propriétaire une rente d'une livre. 

Liyate {l(i)ijat M, N, S, lyçt /, P], 
s. f. — Petit lien pour lier les gerbes. 

Liyeu [l(Oyœ . . gén. (Içyi F)], v. 
tr. — Lier. 

Liyotc, voir Liyate. 

Liyou [l(i)yu . . M, /, P, A; 5, Içyôê 
F], s. m. — Lieur. - d'cyuiates, 1. 
d'aiguillettes (sorcier, magicien qui, 
par ses maléfices, empêche la con- 
sommation du mariage). 

Lizarne,Lizèrnc [lizçrn gén. (lizarn- 
lizçrn P)], s. f. — Luzerne. 

Lo [/(p) gén. (l(e) F)], art. déf. et 
pron. pers. — Le. 

Lô [lô-lô"-Içw S, là Y \, s. m. — Hat. 

Loborè [lohorç . . /, P], v. tr. — 
Voir Laborer. 

Loboréje [loborcs . . /, 7*), s. m. 

— Labourage. Voir Laboréje. 
Loborou \lohoru . . /, 7^], s. m. — 

Laboureur. Voir Laborou. 
Loche, voir Lohhe. 
Loche, voir Lahhé. 
Loche [/psf . . 7, 7^ 7'', V], V. tr. 

— Lécher. Voir Lacheu. 
Lochèsse, voir Lohhèsse. 



Lochèt \lose 7, P], s. m. — Louchet. 
Voir Lacheu. 

Lochieu, voir Lohhi. 

Lochon \losô V], s. m. — Chose à 
lécher. Voir Lachon. 

Lochote [/p.sp/ 7, 7^], s, f. — Tranche 
de pain. Voir Lahhate. 

Lochou \losu . . 7, P, F, V], s. m. 

— (iros mangeur. 

Lochtik [loslik M, 7, P, X, lustik- 
rustik S, luslik V], adj. — Bien por- 
tant; à son aise; solide; vaillant. 
7 n'at in wâ - uuj'du, il n'est guère 
à son aise aujourd'hui. 

Lochtroî [Içstrof S\, n. pr. — Los- 
troff, vill. de l'arr. de Château-Salins. 

Lohé \lo'(e V\, s. m. — Loisir. 
Voir Luhi. 

Lohhe |/px . . /, P, V], s. f. - 
Lèche, tranche de pain. VoirLahhe. 

Lohhe (/ox V], s. f. — Fiaque 
d'eau. Voir Lèhhe. 

Lohhe [/px 7, P], s. m. — Saligaud. 

Lohhèsse [/pxf.s . . 5, V], s. f. — 
1^ Déchirure produite au tronc d'un 
arbre ])ar la rupture, l'enlèvement 
d'une branche. 2^ Eclat de bois. 

Lohhi [loyj S, loyjje, -yœ V], v. tr. 

— Produire des éclisscs, en parlant 
du bois. Lo bôs le lohhe, prands 
wâdc d'èlropè i hhfde, ce bois pro- 
duit des éclisses. prends garde d'at- 
traper une écharde. 

Lohhotc [loy^ot 7, P, V], s. f. - 
Tranche de pain. Voir Lahhate. 
Lojate {loj(d X, S, lojot V], s. f. 

— Tonnelle. Voir Loujate. 
Lojcrl/pye V], adj.— Léger. Voir Leji. 
Lojcu \lojiy . . X .S, V], V. tr. — 

Loger. Noir Loujeu. 

Lojis \loji 7, 7^]. s. m. — Logis. 
Voir Loujis. 

Lojote, voir Lojate. 

Lojou [loju . . /, P, F, S. V\, s. m. 

— Logeur. Voir Lajou. 

Loke \lok gén.], s. f. — Ocre. 
Lokes \lok V], s. f. pi. — Semence 
de t relie. 



LO 



— 411 



LOT 



Lo, Le, Lés (Le) I/o, /c, le (le) M, 
/, P, iV, S, s(ç), si, se (la) F, Iç, U\ le 
{si, Iç) V], pron. démonslr. — Ce, 
cette, CCS. Dans M et /, on enleiul 
aussi Ço, ceutG (le), ce, celle. 

Lo, Le (çu); Le, La (çu, ceu, cèle); 
Lo, Le (çu, ci); Lo, Le (ci, cîn, cin, 
cin'); Lo, Le (céte) \lo, le (sii) M, /, 
P, Iq, la (sii, sœ, sçl) F, Iç, le (sii, si) 
N, Iç, le (si, sî, se, sin) S, Iç, le, (sêl) 
V\, pron. démonstr. — Celui ; celle, 
Au pluriel: Lés suivis des mêmes 
formes. (Dans N, on dit aussi Lés 
cèles, celles). 

Lolo [Içlç gén.], n. [)r. — Louis 
(terme familier). 

Lombe \lôp gén.], s. m. — Ombre. 
5' maie an -, se mettre à l'o. Voir 
Ombe. 

Lombrèle [lôbrçl M, I, P, N\, s. f. 
— Ombrelle. 

Lon [lô gén.], adv. — Loin. Pus ~, 
plus 1. (ailleurs). Vè V an pus ^, 
V sans Veugnon, va -l'en ailleurs, 
tu sens l'oignon (ouste 1). 

Lônâd [lônci . . S\, voir Loûgnàd. 

Londémin [lôdeniè V\, s. m. — 
Lendemain. Voir Landemin. 

Lône [lôn S\, s. f. — Fossé d'as- 
sainissement dans les prairies. 

Lônè, voir Loûgneu. 

Long (de) [lô N], loc. adv. — 
A la longue. Voir Chéhhe. 

Longâd [lôgâ V\, s. m. — Per- 
sonne qui parle beaucoup pour ne 
rien dire. Voir Langâd. 

Longnâd, voir Loiâgnâd. 

Longne [lôn M, N], s. f. — Flècbe 
d'un char. Voir Loûgne. 

Longneu [lônœ N], v. intr. — Lou- 
cher. Voir Loûgneu. 

Longue [lôk V\, s. f. — Langue. 
Voir Langue. 

Longuéje [logés V], s. m. — Lan- 
gage. Voir Languéje. 

Lonj' [lôs gén.], adj. — Long. An 
^ de, le 1. de, à côté de, auprès 
de, contre. J'â pèssé au - don 



bons, j'ai i)assé le 1. du bois. De 
- , à la longue. 

Lonjeray, Lonjeroy [lôjrag M, N, 
lôjrog /, /^|, s. f. — (irand cliami) 
(lieu-dit). 

Lonjîn \lôji N, lôzè F[, s. m. — 
Lambin, lent; i)ersonne |)eu ardente 
au travail. 

Lonj ou \lôjn . . gén.], s. f. - Lon- 
gueur. 

Lonzéne, Lonzinne [lôzèn I, P, lôzën 
P, lôzên-lôzèn N, alôzën-lôzën S, elôzï- 
elôzTn-lôzïn V\, s. f. — Flèche d'un 
chariot, qui relie le train de devant 
à celui de derrière et qui supporte 
le plancher de la voiture. Voir Ché. 

Lonzin, voir Lonjîn. 

Lôp [lô-low P, S, V\, s. m. — Loui). 
Voir Loup. 

Lopin [lopT . . M, I, P, S], s. m. 
- Lopin; morceau; part. Lés mo- 
hhés chèijinl an grons - , les mor- 
ceaux tombaient en gros 1. — / - 
d'çanlj'cugat, un morceau de gras- 
double ( Vernier). 

Lopré [loprê' Donjeux], s. m. — 
Tranche épaisse de pain. Voir Lapré. 

Loquancc [Içkàs I, P\, s. f. — Elo- 
quence (péjoratif). Voir Laquance. 

Loque [lok F], s. m. — Laque. 

Loquél, Lèquéle, Lesquels [Içkêl 
(Ickai F), lèkël, lëkël gén.], pron. 
inter. — Lequel, laquelle, lesquels. 

Lôréne [lô^rën i\], n. pr. — Lor- 
raine. Voir Loûrinne. 

Loriot [Içryç I, P\, s. m. — Loriot. 
Voir Lariat. 

Lôrquîn, Lôrtchîn [lôrkî-lôrtsî . . 
S, Iwçrkï-rwçrkî V\, n. pr. — Lor- 
quin, vill. de l'arr. de Sarrebourg. 

Loskèt [loske I, P], s. m. - Mor- 
ceau. Voir Laskèt. 

Lossc [Içs P\, s. f. — Tarière. 

Lot [Iç I, P, F, S, V\, s. m. — Lot. 
Voir Lat. 

Lote [Içt-lœt N], adj. — Lourd. 

Lote [Ici I,P, F, V], s. f. - Lettre. 
Voir Late. 



— 412 - 



LOT 



LOU 



Lote \lçt M, I, P, iV], s. f. - Loutre. 
Eune fine -, une line L (un malin). 

Lotè \lçtç . . I, P\, V. tr. - Par- 
taj^er. Voir Later. 

Loterèye \lolrëij I, P], s. f. — Lo- 
terie. Voir LaterèyG. 

Lou (sint) {lu M, I, X], n. pr. — 
Saint Lou. Lo mau d' Sint -, le 
mal de St-L. (éj)ilep.sie). 
È le Sint Lou, 
Le VmTre au kiou. 
A la St-L., la lumière au clou (les 
ouvriers, ajîrès l'été, recommencent 
à travailler à la lumière, vers la St-L.). 

Louchâd [hmi M, Inskc S\, s. m. 
— Louche. 

Louchtik [lustik S, V], adj. — Bien 
portant. Voir Lochtik. 

Loûgnâd [lûnà-lônà M, N, lûnâ I, 
P, lônti . . 5], s. m. — 1" Qui regarde 
en dessous; sournois. VoirToûgnâd. 
2o Personne qui perd son temps à 
ne rien faire; badaud. 

Loûgne [lïui M, /], n. pr. — Logne, 
ferme située près de Metz. 

Loïigne [lûn-lôn M, N, lûn /, P\, 
s. f. — Flèche d'un char. 

Loïigneu [lûnœ . . M, I, P, làncf- 
lûnœ N, Idnç . . S], v. intr. — 1^» Lou- 
cher; regarder de côté. 2" Passer 
son temps à ne rien faire, badauder. 

Loujâbe [lujcip . . M, /, P], adj. — 
Logeable. 

Loujate [hijat M, lujot I, P, lojat- 
lujat iV, lojal S, lojot V], s. f. — 
Tonnelle; maisonnette dans un jar- 
din. Voir Caloujate. 

LoQjc \lûs M, I, N], s. f. — Hangar 
derrière une maison; baraque. 

Loujemant \hijmà M, I, P, lojinà 
N, S, Ipjnw V], s. m. — Logement. 

Lou jeu [lujœ . . M, /, lojq-lujq P, 
l{)j(y-lujœ Ny loji 5, lojijc-ijœ V|, v. 
tr. — Loger. 

Loujis [luji M, I, P, loJi-luJiX\, s. 
m. — Logis, demeure. 

Loujote, voir Loujate. 



Loup [lu M, lœ I, X, low-lu P, lo- 
in S, lu V], s. m. — Loup. / poûre 
-, un pauvre 1. (une j)ersonne sans 
énergie). L le quâwe lo -, à la 
({ueue leu leu. Con'hhu corne lo - 
bianc, connu comme le 1. blanc. Lè- 
ijeu V - dans Fèlaube, laisser le 1. 
dans retable (le 1. dans la bergerie). 
Lés - /i' font pwint d'èynés, les 1. 
ne font pas d'agneaux (bon chien 
chasse de race). 

/ n faut m' so maquer don loup, 

IXva d'été fieus don bous. 
Il ne faut pas se moquer du loup 
avant d'être hors du bois. 

Quand-an-z-ont pûu) don loup, 
I /î' /(//;/ m' alcr au bous. 
Quand on a peur du 1., il ne faut 
pas aller au bois (il ne faut pas 
s'exposer au danger quand on le 
craint). Lo ^ è minjeu le brobe, 
le 1. a mangé la boue. Se dit lors- 
qu'un temps humide et boueux est 
brusquement suivi de gelée. Voir 
Teusse. Le mardi-gras, on jette au 
loup un os en lui disant: Tijins, -, 
val tè pat, qu lés biés sint auss" byin 
grêncus, que u\ vante at chaud, 
tiens 1., voilà ta part, que les blés 
soient aussi bien grenés que mon 
ventre est chaud (Béchy). Corne lo 

- fût se châ, i le minje, comme le 
1. fait sa viande, il la mange (comme 
on fait son lit, on se couche). Lo 

- chinje de pwèles, unis pwint d' 
vices, le 1. change de poil, mais pas 
de vices, [faut hûler quand-an sont 
èva lés -, il faut hurler quand on 
est avec les 1. — J^em'rûs meu unir 
in - (pi' li, j'aimerais luieux voir 
un 1. (juc lui ((iondrexanije). Voir 
Chandcûle. 

Loup-hèrou |/// hçru M, I, X, low 
hcrout P\. s. m. — b' Loup-garou. 
2^' Mauvais sujet. 

Loûréne, voir LoQrinne. 

Loûrgneu [lûrnœ M\, v. tr. — 
Lorgner. On l'èveût tojos vue loûr- 



LOU 



- 413 - 



gnâije dés guècbons, on l'avait tou- 
jours vue lorgnée des garçons. 

LoQrinnG [hlrèn A/, /, lûrcii P, lô"- 
rën-hlrèii N], n. pr. — Lorraine. 



M, I\ 



inlr. 



m. 



Lou- 



intr. — 



Lourieu [Inrijœ . 
— Veiller. 

Loïirsque [lûrske M, /], conj 
Lorsque. 

Louskin [liiskê 5], s. 
cheur. Voir Louchâd. 

Louskina» [liiskina' F 
Loueher. 

Louve [lûf V], s. f. — Fourré où 
vit le loup. 

Louvére, voir LouvTre. 

Louvetyi [liiftyi F, S], s. m. — Lou- 
vetier. Voir Loveti. 

Louvïre [liwîr M, /, loinr-liwTr N, 
liwër-luvôêr S], s. f. — P Fosse à 
prendre les loups. 2<* Hutte, abri 
de bûcherons; repaire. 

Louwat [liiiva S], n. pr. — Louis. 

Loûwe [lûiv M, I, N], s. f. — Loue, 
foire qui se tient à Metz le lende- 
main de Noël sur la place de la 
Cathédrale. Les domestiques y vien- 
nent s'engager chez les cultivateurs 
pour l'année. En entrant chez leurs 
nouveaux maîtres, les domestiques 
donnaient des noix ou des noisettes 
aux enfants de la maison. On disait 
aussi Lâwe. 

Louwé, voir Louwi. 

Louwéje [luwês . . gén. 



m. — 



.^en. 



tr. — 



Louwcr [liiivei 
Louer. 

Louweu, voir Louwi. 

Louwi [l(ii)wi M, I, P, iV, liiiuœ S, 
liiwe V], s. m. — P Loyer. Pèijeii 
V - d'èvance, payer le 1. d'avance. 
Voir Loyi. 2» Gages que l'on donne 
aux domestiques. 

Louwibrequîn, Louwibriquîn, voir 
Louyebrequîn. 

Louwou [l(ii)wii . . gén.], s. m. — 
Loueur. 



LUC 

Loûyat [îùjja M, N, lûijç L PI s. 
ni. _ Bèta, niais; personne qui est 
peu dégourdie, indolente; traînard, 
lambin. Voir Oûyat. 

Louyebrequîn [liujbrçkï M, I, Imoi- 
brekï iV, liiybrikî-luwibrikî . . .S], s. 
m.' __ Vilebreciuin. Voir Wèyebre- 
quîn. 

Lou zi [lu iW, /, P], pron. pers. — 
Leur. / - zi bcijc, il leur donne. 
Voir Liow. 

Lovenîn [lovnï M, /, S), n. pr. — 
Louvigny, vill. de l'arr. de Metz. 

Lovére [lover S, hwcr V], s. f. ;— 
Grand enclos renfermant à la fois 
des champs, un pré, un potager, un 
verger. 

Loveti [Içfti M, I, P^ M^m ^^ -^l' 
s. m. — Louvetier. 
LovTrc, voir Louvïre. 
Low [low F], pron. pers. - Leur. 
Voir Zi. 
Low-hèrow, voir Loup-hèrou. 
Loyan [Içijà F], s. m. 
de septembre. 

Loyeû [loijœ F], s. m. 
qui lie. Voir Liyou. 

Loyi [loiji M, /, P. ^V], s. m. 
Loyer. Voir Louwi. 

Loyi [loiji F], v. tr. 
Liyeu. 

Loyin [Içyè F], s. m. 
Lyin. 

Lu [lu M, /, P, F, li-lû .V, S, // V], 
pron. pers. accentué. — Lui. Tôt 
pèr ■- , tout par lui (tout seul). Çat 
lu tôt chieu, c'est lui tout ch . . . 
(tout craché). 

Lu [lii M, I, P, iV, lœ S, le V], s. 
m. — Lieu. Ne s'emploie d'ordinaire 
que dans quelques locutions: An -- 
de, au 1. de. Sans fu ni - , sans feu 
ni lieu. S' mate an bé - , se mettre 
en beau 1. (dissimuler ses torts). 

Luat [lûa M], s. m. - Copeau de 
menuisier. 

Luce [liis M, I, F, N], n. pr. - 
Lucie. 



— Semaine 



— Personne 



— Lier. Voir 



Lien. Voir 



LUH 

Lés Jonâijes règransent è le Sint Liice 
D'i saut d'eune puce. 
Les journées augmentent à la Ste-L. 
d'un saut d'une puce. 

Luhant \lii^à M, I, P, X], adj. — 
Luisant. / vchh -, un ver 1. 

LuhèssG [lii-^qs M, /, P, A"], s. f. — 
Kclaircie de soleil. 

Luheune \liiy(rn M, X, îi'iycn I, P], 
s. f. — P Lumière, clarté. 2'^ Lu- 
carne. 

Luhi \Iùyi M, I, P, X, lo^e V], s. 
m. — Loisir, aise. E paie -, à votre 
aise. Pâler è -, parler à 1. — Çoii 
quart [et è le hâte, on s'in r'pant è 
lohé, ce qu'on fait à la hâte, on s'en 
repent à 1. (plus tard) V. 

Lujant, Lujèsse, Lujeunc, voir Lu- 
hant, LuhèssG, Luheune. 

Luji, voir Luhi. 

Luminâre {lùminàr Vernier], s. m. 
— Luminaire. Le rcète don -, la 
recette du 1. (l'encaissement des of- 
frandes que les habitants d'une pa- 
roisse font à l'église pour l'éclairage). 

Lïinâd llfinâ . . M, X, S, lunâ I, 
P], s. m. — P Lunatique. 2" Nigaud, 
niais. 

Lunate \lnnat M, X, liïnot I, P], 
s. f. — Lunette. Voir Linète. 

Lune [lun gén. (lœn-lun M, P, Un 
V)], s. f. — 1" Lune. Jo d" le -, jour 
de la I. (pleine lune). - de mieulc, 
de seuke, 1. de miel, de sucre (le 
premier mois du mariage). Roje - , 
rouge 1. (1. rousse). Coijon corne le 
-, lâche comme la 1. (qui se cache 
quand le ciel est nuageux). Lie dit 
quèle ne minje meu et èle è i useje 
corne eune pijinne - et i dèijer corne 
le chaudJre d'eune clunorasse de 
hwâije, elle dit qu'elle ne mange pas, 
et elle a un visage comme une 
pleine 1. et un derrière comme la 
chaudière d'une laveuse. 

Wèijcûz v' Bèzin dans le leune, 

LiHi s' fè(/(d (V j)runrs ? 
Voyez-vous Bazin dans la lune, avec 



414 



LUS 



son fagot d'épines? (allusion au bon- 
homme de la lune qui porte son 
fagot). On dit aussi: Lo père Môrîn 
èva s' fèhhin, le père Morin avec 
son fagot. 

Plêne lune biou 
X\)t m' treûs jonâjjes sans piô, 
Pleine lune beau n'est pas trois 
journées sans phûe (Rozérieulles). — 
Quand' n'é i coke èlanto d' le Une, 
ç'ot sTne dé piô, quand il y a un 
cercle autour de la 1., c'est signe 
de pluie V. 2"^ Vide dans l'œuf cuit 
dur. 3" Disposition d'humeur. Été 
dans le - de u'nîn, avoir envie de 
venir. Lule n'ai nï dans se boue -, 
elle n'est point bien disposée, de 
bonne humeur. 

Lupsi \liipsi P], s. m. — Leipzig, 
ferme près de Vernéville, arr. de 
Metz. , 

Lurale, voir Lurèle. I 

Lûre \lur .1/, /, P, F, lûr-lijûr X, 
lœr S, 1er V], s. f. — Purin, partie 
liquide du fumier. / nfè fianqué 
d'iè - qu' ateût bèrbosâi/e, il m'a 
flanqué du purin qui était barbouil- 
lé (sali). 

Lûre \lPir M, I], s. f. — Conte, 
sornette. 

Lûre \lur M I, P, X, ÏÏr V], v. 
inlr. — Luire. 

Lûre-Lûre (è) \liir-lùr .V, /], loc. 
adv. — Au hasard. / s' an va è -, 
il s'en va au h. V'ki è -, vivre 
au h. (au jour le jour). 

Lurèle \liirel .V, /, P, X, liircl-liiral 
F, liirel-rùlël-ridën S, rilcl-rJlën V], 
s. f. — 1'^ Lange. 2<^ Sobriquet des 
habitant de Xoisseville. 

Lurète \liiret M, I. P, F, Y, S, 
liret V\, s. f. — Lurette; sornette. 
y è bêle -, il y a belle 1. (il y a 
longtenq)s). 

Luriot \liiryo S], s. m. — Lori(U. 
Voir Lariat. 

Lûsàd \lù:a . . .V, /, I\ X \, s. m. 
— Musard. Voir Tiïsàd. 



LUS 



- 415 



LYI 



Lusater [lûzatêi . . M, N, Uizolç . . 
/, P], V. intr. — Muser, tarder, 
prendre son temps. 

Èdonc, qiiad i locale re 
Lusalc è m' pèijeii mo du, 
J'vâs /' Ireiwer loi-an colère 
El f li pâle chacli èl dru. 
Donc, lorsqu'un locataire larde à me 
})ayer mon dû, je vais le trouver 
tout en colère et je lui parle sec 
et dru (ancienne chanson). 

Luscàd [lùskâ F], s. m. — Personne 
qui a les yeux de travers, qui louche. 

Luskc |//i.s/x M, /, P, X\, s. m. — 
Luxe. 

Lusotè, voir Lusater. 

Lusse [liis M, /, P, N], s. m. — 
Lustre; chandelier. 

Lussieu {liisijœ . . M, I, P, F, S, 
lisyœ-liisyce N, lisije V], s. m. — 
Huissier. 

Lustubèrlu [lûsliiberlu M, I, P], s. 
m. — Hurluberlu. 

Luter (so) [lûlêi . . M, I, P, X], 
V. pr. — Se battre. 

Luyâ [luijà M\, s. m. — Rameau 
de Pâques (abréviation d'alleluia). 
Anciennement, les enfants, le jour 
de Pâques, chantaient les vers sui- 
vants: 



Aléluiâ, 

Compère Calas, 

Xas chous sonl bons quand ils 

sonl gras, 
Nas Icqunies ne le sonl pas! 
Dans le Vosgien, on chante: 
Alêluiâ! 
Campe re Colas, 
Noie clîèle ol hâl. 
Que Irèl nos ch'u)âs. 
Noie chin ol bèlih, 
Que Irèl nos uèches. 
Alêluiâ! 
Alléluia, compère Colas, notre chat 
est (en) haut, qui trait nos chevaux, 
notre chien est (en) bas, qui trait 
nos vaches. 
Lûye [lùij M, /, A^, s. f. — Louve. 
Lwadèi [Iwadèi P\, v. tr. — Re- 
garder. Voir Rewâtieu. 
Lwè [hue gén.j, s. f. — Loi. 
Lwor [liuor V\, n. pr. — Lohr, 
vill. de l'arr. de Sarrebourg. Noie 
Dème de - , Notre-Dame de L., 
chapelle située près de cet endroit. 
Lworquîn [Iworki Y], n. pr. — 
Lorquin. Voir Lôrquîn. 

Lyin [lijè gén., loijè F, lijï S], s. m. 
— Lien. 







Fig. 53. 



M/\ 



— 416 — 



Mil 



M 



Ma [ma F], pron. poss. — Ma. 
Voir Mè. 

Ma [ma . . gén.], s. m. — P Mait, 
pétrin. Tiat ç' que leiive dans Iboûs 



sans panre enne receime 



Lo pin 



dans le - . Qu'est-ce qui lève dans 
le bois sans prendre (une) racine? 
— Le pain dans le p. (devinette). 
2» Pierre, table de pressoir M, I, P, 
S. Voir Chaucu. 3« Coffre d'horloge. 




Fig. 54. 

Ma [ma . . M, I, P], s. m. — Bras 
mort (ie rivière qui s'est converti 
successivement en marais et en 
prairie basse; par extension, llaque 
d'eau. Voir Mâhhe. 

Ma [ma . . gén.], s. m. — !<' Branche 
d'arbre qu'on plantait autrefois le 
1«'" jour de mai ou qu'on phiçait 
aux fenêtres des filles à marier 
((hins V; jeune pousse d'arbre"). Franc 
~, l)ou(piel de première verdure 
qu'on présentait aux jeunes (illes. 
On disait: Pianter (i)lanter) 1' ma. 
Dans certains vilhiges (hi i)a\s Mes- 
sin, si la jeune lille Irouvait devant 
sa fenêtre un - d' saun/non (sureau), 



elle savait qu'elle nétait pas aimée, 
on disait alors: amoûrdc tron(é{ron). 
Trouvait-elle /;/2 - d' chinyne (chêne), 
elle était aimée: amour, je t'immc 
(aime). Autres locutions: 

- d' fnsin (fusain), 
tu es une putain; 

- d' sicomôre, 

je t'aime à mort; 
~ d'ôrmicn (orme), 
tu es un j)ieu. 
Dans les vihages du Saunois, on plan- 
tait des branches de charme devant 
les maisons des jeunes fdles qui 
étaient réputées les plus sages; les 
branches de sapin étaient destinées 
aux mutines; les fières trouvaient 
devant leurs portes un rameau de 
sureau et celles qui avaient une 
mauvaise conduite une branche de 
cerisier. 2<' Branche d'arbre ou 
gros boucpiet que les moissonneurs 
plantent sur la dernière voiture de 
blé de la récolte. Le dimanche qui 
suit, ou le jour même, les moisson- 
neurs sont traités à la table du fer- 
mier qui leur sert un plantureux 
repas. 3'^ Palme portée à la proces- 
sion des liameaux; branche d'ar- 
bre dont on jonche les rues que 
traverse la i)rocession de la Fête-Dieu. 
Quand' lo - rhiichc bcun\ lo fann 
cluichcrc hcnn' ausscu, quand les ra- 
meaux sèchent bien (à la Fête-Dieu), 
le foin séchera bien aussi. 

Ma [nul S, V], s. f. — Pierre ou 
l)i(iucl (jui désigne le but dans les 
jeux d'enfants. Voir Meut. 



Ma 



— 417 - 



MRD 



Ma \mâ . . S, V], adj. - Mal. 
Voir Mau. 

Ma ambouchi {nul àhiisi S\, adj. — 
Mal ond)()uché. Voir Mau ambocheu. 

Màblète [nmblçl . . M, 1 1, s. i". — (liii- 
niauve. 

Macaron {makdrô LandrofV|, s. ni. 
— Gesse tubéreuse. Voir Maghon. 

Macat \iuaka M\, s. m. — Cha- 
bot, petit poisson à grosse tète, qui 
vit dans les ruisseaux. 

Macayes [makay M, iV, S, mokoij 
/, P, nwrknij V], s. f. pi. — 1" (irii- 
nieaux; fèces; eirondriiles; résidu 
qui reste au fond de la marmite. 
Ne se dit pas d'un dépôt sec. 
Au fond y 

Lés macaijes ij sont. 
Au fond, les grumeaux y sont. Voir 
Makion. 2'i au plur. : Morceaux V. 

Macener [masnëi . . M, N, S, mgs- 
nc Y], V. tr. — Maçonner. 

Maceunerèye [masœnrëij M, mason- 
rëij I, P, masonviij S, mosgnrî V\, s. 
f. — Maçonnerie. 

Mâch, voir Màhh. 

Ma chalbrè, voir Ma hhalbrè. 

Ma char \md. sâr V\, v. intr. — 
Mal tourner. Voir Mau cheiir. 

Mâchate, voir Mâhhate. 

Ma chàwè, voir Ma hhâwè. 

Machaye, voir Mahheraye. 

Màchc, voir Mâhhe. 

Machcraye, voir Mahheraye. 

Macheré [masrë F\, s. m. — Rhume 
de cerveau. 

Macheriire [masriir F], s. f. — En- 
chifrènement. J'â la -, j'ai l'e. (je 
suis enchifrené). 

Ma cheûr [ma sœr S\, v. intr. — Ne 
pas réussir. Voir Mau cheûr. 

Macheura' [mas(œ)ra' F\, v. tr. — 
Màchurer. Voir Mèhherer. 

Machèye, voir Mahhèye, 

Mâchieu, voir Mâhhieu. 

Ma chikè (so) [ma sike . . S, V], v. 
pron. — Ne pas s'accorder. 

Machoter, voir Mahhoter. 



Machoûyâd Imâsûjia . . M, I, P*] 
s. m. — Personne (jui mâche mal ses 
aliments. 

Machoïiyeu {masûijœ . . A/, /, P\, 
V. tr. — Mâchonner. 

Machwére [masivër S|, s. f. — Mâ- 
choire. Voir Mèchwére. 

Mâchyi, voir Màhhyi. 

Màcolote [màkolot V\, s. f. — Be- 
lette. Voir Margolate. 

Maçon [maso M, iV, S, mçsô /, P, 
V], s. m. — Maçon. On n' conat 
/' - qu'au pieud don muhhy on ne 
connaît le m. qu'au pied du mur 
(à l'œuvre on connaît l'artisan). 

Ma contant [nui kôtà S, V], adj. — 
Mécontent. Voir Mau contant. 

Mi crovè [ma krove V\, adj. — 
Malade. 

Macujon [makiijô F], s. m. — 
Gesse tubéreuse. Voir Maghon. 

Madeléne, Madeliche, voir Madc- 
linne. 

Madelinne [madlèn-madlis-madlô- 
manis M, N, modlèn-mçdlis-mçdlô /, 
modlën-modlis-modlô P, modlên V], 
n. pr. — P Madeleine. 2^ Espèce 
de cerise de couleur blanche et 
rouge et d'une chair tendre, qui ar- 
rive à maturité vers la Ste-M. 3" Sorte 
de poire qui mûrit à la même époque. 

È le Sinte Mad'lene, 

Frame tè vègne et raye tè chegne. 
A la Sainte-M., ferme ta vigne et 
arrache ton chanvre (Marthille). 

Madclon, voir Madelinne. 

Madeloncte [madlonet-maglçnçt M, 
N, modloncj-moglonet /, P], s. f. — 
Lychnis laciné. 

Mâdi [màdi M, N, S, mâdi I, P, 
mâdi-mâdji V], s. m. — Mardi. 
Gras -, m. gras. 

Màdji, voir Mâdi. 

Madou [madu M, N, S, mçdu . . 
/, P, V], s. m. — Amadou. 

Madré [màdrë' . . M, I, P, A^], adj. 
— Hardi; effronté; orgueilleux. 

27 



MAD 



418 -. 



Mi\H 



Maduron [madûrô M], s. m. — 
Marelle; palette. 

Ma èdrât \mâ edrâ V], adj. — Mal- 
adroit. Voir Mau èdrcût. 

Ma èvïsè \mci einze . . .S, V], adj. 

— Malavisé. Voir Mau èvïsicu. 
Ma îâre, Ma îére \niâ fâr 5, ma fër 

V], V. intr. — Mal faire. Voir 
Mau fâre. 

Maflîse [mafÏÏs M], s. f. — Personne 
mafllue, qui a de grosses joues. 
Groûsse -, grosse m. 

Ma îoutu \mâfutù, nuifiitiS, Vf, adj. 

— Mal fichu. Voir Mau îoutu. 
Maîri, Mafrike, Mafrine [mafri- 

mafrik-mafrin M, N, mofri-iiwfrik- 
mpfrin I, P, V|, interj. — Ma foi ! 
Maghon \ma(]^ô M, N, mogyô I, 
mofjyô-nu'kœyô-mçkùyô P (niarkiisô 
Woippy), makûjô F, makarô Lan- 
droH, matijœyô 5, mogyô V\, s. m. 

— Tubercule comestible de la gesse 
aussi appelé Chèteugne de tére, 
châtaigne de terre. Voir Cacawète. 

Magjon, voir Maghon. 
Magnakc, Magné, Magni, [mânâk 
My manëi-mani S, manc V], s. m. 

— Chaudronnier ambulant. Voir 
Mègné. 

Magot [mar/o F], s. m. — Estomac 
d'un animal, particulièrement du 
porc. 

Mâgré {nnigrê' . . S, V], prép. — 
Malgré. Voir Maugré. 

Màgriyer \mâgriije,-y(£ VJ, v. tr. 

— Maltraiter. 

Mague \mak F], adj. — Maigre. 
Voir Mégue. 

Maguelonète, voir Madclinne. 

Maguèsîn {inagçzî S], s. m. — Ma- 
gasin. Voir Mèguèsîn. 

Maguètc [nuigel M\, s. f. — Chèvre. 
Saule, ^, saute, ch. Èrbc c -, herbe 
à ch. (prèle). 

Màhé [màyê' iV], s. m. — PMarc, 
flaque d'eau. Voir Mâhu. 2*^ Tache. 

Mâhé(è)[/?Hlyc V], adv. — Naguère. 



Mâhenate, Mâhenote [mâynat S, 
mâynot V], s. f. — Maisonnette. 
Voir Mauhenate. 

Mâhereû {mayrœ M], n. pr. — 
Maizeroi, vill. de l'arr. de Metz. 

Màhcri \mayri M], n. pr. — Mai- 
zeri, vill. de l'arr. de Metz. 

Maheû [mâyôè A/|, n. pr. — Ma- 
Ihilde. 

Màhèye (an) [mayci] M, P\, loc. adv. 

— I^n pâmoison, en défaillance. 
Mâhh [max • • >A /, P, ^l s. m. — 

P Mars. Voir Fwériat. 2^ Semailles 
du mois de mars. 

Mahhâ \mayâ 5|, n. pr. — Mar- 
sal, vill. de l'arr. de Chàteau-Salins. 

Ma hhalbrè \mâ x^iibre . . .S], adj. 

— Mal habillé. Voir Mau salbré. 
Ma hhâwè \inâ. yâive . . S, V], adj. 

— Mal lavé, malpropre. 
Màhhate [màyat . . M, X, mâyot 

I, P], s. f. — Petite mare, flaque 
d'eau sale. 

Mahhaye [rnàyay X, S], s. f. — 
Viorne. Voir Mahheraye. 

Mâhhe [niày^ . . M, /, P, X, mû S], 
s. f. — 1" Mare, flaque d'eau. Les 

— vi/innent vahhes, i pieûrè ca, les 
m. deviennent vertes, il pleuvra en- 
core. 2** Habitations humaines pré- 
historiques, d'une profondeur de 3 
à 5 m., qui se rencontrent réunies 
en un cercle ou alignées. Voir Ma. 

Mâhhe (le) [may . . M, /, P], n. 

pr. — La Maxe, vill. près de Metz. 

Mâhhe \màx • • -V, /, P, Xj, s. f. 

— Botte de chanvre liée après l'ar- 
rachage et non teillée. - de pahhès, 
botte d'échalas S. 

Mâhhèm [maysjn Attilloncourt], s. 
m. — .luif (nom injurieux). Voir 
Youde. 

Mahheraye [mâ/ray . . .V, maxroy I, 
P, tui'r/ay . . X, S, moxôy V], s. f. — 
1*^ Viorne mancicnne, dont les vigne- 
rons font des bretelles de hottes et 
des hnrls, et qu'emploient aussi les 
vanniers. 2^' lù-able champêtre. 



MAH 



— 419 



MAK 



3^ Fouet en forme de canne; hàlon 
normand. 4« Baie noire !)onne A 
man^i(er, (jui pousse sur les haies. 
Mahherè \iiiayj-c . . .S|, v. Ir. — 
Màeluirer. Voir Mèhhercr. 

MahherèssG {iiutyrcs S\, s. f. — 
Action (le niàchurer. 

Mahhereû [mâyj'œ M], n. ])r. — 
Maizeroi, vill. de l'air, de Melz. 
Mahheroye, voir Mahheraye. 
Mahhèye [nuiiëy . . ^1/, /, J\ X], 
s. f. — Marsacje, semailles de mars. 
Voir Màhh, Marséje. 

Mâhhi {ludyj V|, adj. — A moitié 
sec. Voir Màhhyi. 

Mâhhieu \iuayjj(]p . . gén.], v. tr. 
— Mâcher; macérer; ramollir. Part. 
pass. Se dit d'un corps qui est 
devenu mou par l'ellet de l'eau ou 
de la chaleur. 
Mâhhote, voir Mâhhatc. 
Mahhotè [mâxote . . S\, v. tr. — 
Marmotter. 
MahhôyG, voir Mahheraye. 
Màhh(y)i [màyjji-mâyiii S, mâyj V\, 
adj. — A moitié sec. Mè lizèriic otôr 
je inâxïc et pis èrvol le piô crsi;;, ma 
luzerne était déjà à moitié sèche 
et puis revoilà la pluie dessus V. 

Mahîn {inayî . . S\, s. m. — Loupe 
de certains arbres. Voir Mèhîn. 

Mâhîre [mà^Tr . . M, I, P, meyër 
y\, n. pr. — lo Terrain non cultivé, 
friche; terrain non bâti dans le vil- 
lage; marais; prairie à regain; bord 
d'une rivière. On donne aussi ce 
nom aux anciens lits de la Moselle 
desséchés; pièce de terrain vallonné, 
dont le fond est occupé par une 
petite mare. 2" Masure; ruine; en- 
clos de pierres sèches. Le mcmîion 
le ç' n'at pus qiieune ~ , cette mai- 
son n'est plus qu'une m. 3» Chène- 
vière entourée de fascines. 

Mâhïres [mà-^Jr . . M, I, P\, n. pr. 
— Maizières, villages de l'arr. de 
Metz et de Chàteau-Salins. Lés hcds 



hnpcs d' -, les hauts huppés de M. 
(sobricjuet) S. 

Mâhon [///âyô S, \'), s. f. - Maison. 
Voir Mauhon. 

Ma hontous {inâ liàlii S, V], adj. — 
Impudent. Voir Mau hontous. 

Mâhovant {luâyom V\, adv. — Au- 
paravant, avant. 

Mahu {mâyù . . M, /, P], s. m. — 
V Tas; (juantité. Ordinairement : 
tas de pierres, de; boue. Brâre tôt 
i ~, j)leurer tout un tas (comme 
une fontaine). 2'> Laps de temps. 
An v\s ctniul i -, on vous attend de- 
puis un certain temps. 

Mâhu {miVfù N], s. m. — Flaque 
n'eau, mare. 

Mahulc [inàyiil N], s. f. — Femme 
mal mise, mal faite; méchante. 

Mai [ma' F], s. m. — Jardin. Voir 
Mé. 

Ma imbouchié [nui cbusije V], adj. 

— Mal embouché. Voir Mau ambo- 
cheu. 

Mâjenatc, voir Mauhenate. 

Mâjenâye, voir Mauhenâye. 

Majîn, voir Mahîn. 

Majiner (so) [mâjinci . . gén.], v. 
pr. — S'imaginer. MajineCiz v', ima- 
ginez-vous. 

Mâjîre, voir Mâhîre. 

Mâjon [mâjô F\, s. f. — Maison. 
Voir Mauhon. 

Mâjonète [mâjonet F], s. f. — Mai- 
sonnette. Voir Mauhenate. 

Mâjôr [major . . M, I, P, N], adj. 

— Majeur, qui a l'âge de la majorité. 
Maju, voir Mahu. 

Mâke [màk S, mëk F], adv. — 
Seulement. Couhhe to - , tais-toi 
seulement. 

Mâkémi [nuikemi V], s. m. — Tige 
de l'anis sauvage. 

Makemin [mâkinè S], s. m. — Cu- 
min des prés. 

Makiate [makijat M, N, niokyçt /, 
P], s. f. — Boue qui s'amasse à la 



MRK 



420 - 



MRL 



chaussure quand on marche dans 
un terrain humide. Voir Pauchon. 

Makion \maki/ô M, X, S, mokijà I, 
P\, s. m. — 1" (irumeau; petiles 
parties de pâte qu'on enlève du pé- 
trin en le raclant. 2° Flocon de 
laine. 

Makse \maks . . M, X, S, niaks I, 
P, F, V], s. m. — Mas(jue. 

Makvîn [màkin M], s. m. — Vin 
cuit, ou jus de raisin cuit et con- 
servé. 

Malâcot [malâko S], n. pr. — Ma- 
laucourt, vill. de l'arr. de Château- 
Salins. Les marchands iV (]romlnres 
d' - , les marchands de i)ommcs 
de terre de M. (sobricpiet). • 

Maladrôt [inaladrô S\, adj. — Mal- 
adroit. Voir MalèdreQt. 

Malagrous {màlaijra-nuilaivrii M, 
malogrii I, malogrow-malûrow P], adj. 

— Malheureux. 

Màlàhhe [mâlây^ Y], adj. — Mal à 
son aise ; mécontent. 

Malâhieu \miil(v;ij(]c . . 3/, ^V, .S, 
mçlâyijç I, P, F, molâ^T-molâi'ijCrya' 
V], adj. — Malaisé, dilhcile. Je n' 
seras nï fCre h carkTl le, 7 ot trop 
niolâliié, je ne saurais faire ce cal- 
cul, il est trop dillicile V. Voir 
Maleureûs. 

Malâjieu, voir Malàhicu. 

Malangroune {iiudà(jrun F], s. m. 

— Individu maussade, pou abor- 
dable. 

Malanjîn Imdlàjî M\, s. m. — Mau- 
vaise intention. 

Màlat \indla M, indlo I, P, F\, s. 
m. — Boui'don. 

Malate \malat M, X, nwlot I, P\, 
s. f. -- P Petite i)ochc. 2" Sacoche 
de vacher en toile. 

Malawrous, voir Malagrous. 

Malàyc [nuduij M, X, ninlâii /. 1\ 
F, maldij-malëii S, molëij V|, s. 1". — 
P Mélange. Fâre d' le -, faiie du 
m. (mêler du français et du patois 
en parlant). Voir un spécimen dans 



la Famille ridicule, II, 8. .V y è 
pwint d'jôuye sans -, il n'y a pas 
de joie sans mélange. 2" Méteil. 
3^ Pain fait d'un mélange de blé, 
de seigle et d'orge. 4'^ Mélange de 
fourrage vert et de fourrage sec 
que l'on prépare pour le bétail S. 
5(' Eau-de-vie composée d'une partie 
d'eau-de-vie de commerce et d'une 
partie d'eau-de-vie de marc ou de 
fruits. 

Malbrouk [mâlbnik M, X], s. m. 

— Grosse voiture à fortes roues, qui 
transportait les marchandises avant 
l'établissement des chemins de fer. 

Maldiréye [maldirêy V\, s. f. — 
Malechance continuelle. 
Maie [mal M, X, mol I, P], s. f. 

— Poche d'habit. - de hèdi, bourse 
à pasteur (plante). 

Mâle {mal . . gén.], adj. — PMàle. 
Se dit surtout du cochon. 2» s. m. 
Chanvre femelle. Se dit des i)ieds 
qui i)orlent les Ileurs femelles de 
la graine. 

Malèchtri [malçslri M\, adj. — 
Malechanceux, malheureux, misé- 
rable; mal arrangé. 

Maléde [malël M, X, S, molct /, 
moh'l P, malat-molat F\, adj. — 
Malade; maladif. 

Malèdèye [malcdçy M, X, S, mo- 
ledcy I, P, fmdedJ S, mnlcdî V|, s. f. 
— Maladie. 'L è le ~ d'i r'nâd, i 
minfreilt beun cuiie paye, se 7 an- 
n-èinnd yemu'y il a la m. du re- 
nard, il mangerait l)icn une i)oule, 
s'il en avait une. 

Malèdious \maledyii M, X, S, mo- 
ledyu . . /, P, V\, adj. - Maladif. 

Malèdrasse \maledras M, X, mo- 
ledros /, P], s. f. — Maladresse. 

Malèdreût [malednv M. moledrœ 
/, 1\ niidadrô S], adj. — Maladroit. 

Maler [malê' . . M, X, S, mole . . 
/, P, F, V], V. tr. - 1«> Mêler, mé- 
langer. 2^' V. intr. Se dit des raisins 
(jui commencent à mûrir. Une 



MAL 



- 421 - 



MHM 



partie des j^raines se teinte, les 
autres élnnt eneore verles. 

Malér', voir Maleiïr. 

Maleûr [malâ'r M, \\ luolœr /, P, 
malër V], s. m. — Malheur. / ni] 
è jèmâs i si grand - (jin ii-ij èncssc 
i piot boncnr c colicii, il n'y a Jamais 
un si ijrand malheur (ju'il n'y ait 
un petit bonheur à eolé. Quand' 
lo ^ at sus lés pofjcs, lo diâlc ne 
lés freîil m' ponrc, quand le m. est 
sur les poules, le diable ne les ferait 
pas pondre. Voir MaloQr. 

Maleureils {maUyrœ M, N, niohyrœ 
/, y-*!, adj. — Malheureux, 'L at ~ coine 
lés picres, il est m. comme les pierres 
(il est très m.) Voir Malagrous. 

Mali [màli M, N, nudi 1, P\, n. pr. 

— Marly, vill. de l'arr. de Metz. 
Malice [malis M, N, mçlis /, P, V\, 

s. f. — Malice; méchanceté. Ç'ot 
d' le niolice coiisîc ovon di (jris fd, 
c'est de la m. cousue avec du fil 
gris (de fU blanc) V. 

Malicious [malisijii M, N, S, nioli- 
syu . . I, P\, adj. — Malicieux. 

Malîn \malï M, N, S, mçlî . . /, P|, 
adj. — Malin; mauvais, méchant; co- 
lérique; exigeant, difîicile. - lieiwe, 
m. lièvre (homme astucieux). - 
coûrps, m. corps (homme mali- 
cieux). - corne le lègne, le gale, 
mauvais comuie la teigne, la gale. 

Malincmant [malinnui M, F\, adv. 

— Avec malice. 

Malîn-malat \malî mala M, N, S, 
mglî molç . . /, P, F, V], loc. adv. 

— Pèle-méle. 

Malîn-malâye \mali malâij M, N, 
mçlî mçlïuj /, P, meli melëij 5], s. f. 

— Mélange, salmigondis. A Metz, 
les vieillards disent encore aujour- 
d'hui: Mèli-mèlèye. 

Malingant [nialègà S\, s. m. — Mau- 
vais sujet; vagabond. 

Malmauhon [malnur^à P], n. pr. 

— Malmaison, hameau situé près de 
Vernéville, arr. de Metz. 



Malmouna' \malmuna> F\, v. tr. 

— Malmener. Voir Maumwinner. 
Malogrows, voir Malagrous. 
Malon {incdô M, X, inolà l, P\, s. 

m. — Moellon, |)ierre à bàlir. 

Mâlot, voir Mâlat. 

Malou \nudn M, N, inoln . . /, P, 
/''I, s. m, — (J|ui mêle. ~ (T inorlieii, 
(jui mêle le nu)rtier (nianceuvre de 
maron). 

Maloûr \in(drir M, innirir P\, s. m. 

— Malheur. V7r ~ .s/;,s- -, voilà m. 
sur m. Voir Maleur. 

Malereiâ [nudrœ M \, n. pr. — Ma- 
leroy, vill. de l'arr. de Metz. Lo vîn 
f/' -, tanl pus qu'an-n-au bwèl, pus 
(ju'i nud drcût, le vin de M., plus 
qu'on en boit, plus qu'il met droit 
(tellement il est faible). 

Malpârt (è) {malpâr Vj, loc. adv. 

— En mauvaise part. Trovè è - 
(pié, trouver (i)rendre) en mauvaise 
part que. Voir Mau. 

Maltoûte \indUût M, màllô^l-nudlïd 
iV], s. r. — Mallôte, impôt; conces- 
sion. 

Malurow, voir Malagrous. 

Malûsieu {nudiïzijœ M, N, mçluzije 
I, P], V. tr. — User mal à propos. 

Malvaut (è) {mâlvô . . M, I, P, N, 
malim S], loc. adv. — En pure perte. 

Maman \m{a)mà M, N, m(ç)mà /, 
P, V, m(u)mà 5|, s. f. — Maman. 

Marnant [mamà M, momà /, P, mu- 
mà F], s. m. — Moment, instant. 
Sus /'-, à l'instant. 

Mamau [mdmô . . M, /], s. m. — Mal, 
bobo (terme enfantin). Prands wâde, 
teu V f'rés -, prends garde, tu te 
feras bof)o. 

Mambe [màp gén.], s. m.— Membre; 
membre viril. 

Mâmeurant [inâniœrà S, mâineyà 
V], adj. — 1^ Se dit de fruits qui 
ne mûrissent pas. 2^ Indolent. 3® Ma- 
lade. 

Mâmèyant, voir Mâmeurant. 



422 — 



MAM 



M/\N 



Mâméyi \mûmci]i Y], ndj. — Mal 
mûr, pas mûr. 

Mamesèle [mamzcl . . M, /, J\ Xj, 
s. f. — Mademoiselle; mijaurée, pré- 
cieuse; dame de la ville. 

J'â vu des fomes, dés hâcèlcs, 
So [cire pèssè po dés main' se les. 
J'ai vu des femmes, des filles (de 
la campagne) se faire passer j)our 
des dames de la ville. 

Mâmiche, Mammiche \manus-mà- 
mis . . M, I, P, X, F, màinis . . S, 
V\, s. f. — Grand'mère; vieille femme, 
femme qui a l'air vieille. 

Mammi {inâmi Piombas], s. f. — 
Pierre susj)endue au pressoir pour 
faire contrepoids. 

Mâmounè, Mâmwénè \inâmune V, 
nmmwcnq . . .SJ, v. tr. — Malmener. 
Voir Maumwinner. 

Alan (awcr) \inâM, X], loc. verbale. 
J' n\~i ni' -, je n'ai pas besoin. J' 
n'a m' - d' doleu qui /??' Inclucussc, 
ie n'ai pas b. d'avoir peur (ju'il ne 
m'embrasse iV. 

Manau [nianô St-Quirin], s. m. — 
Moineau. Voir Mohhat. 

Mancion {inàsyù gén.j, s. m. — 
Semblant. I-n' féyeût m' - d'oûyi, 
il ne faisait pas semblant d'entendre. 

Mandieu [inàdijœ . . gén.], v. tr. 

— Mendier. 

Mâné [niànë' . . M, I, P], adj. — 
Exténué de fatigue. 

Mangauchené \mà(jôsnc' . . 3/, X], 
s. m. — ('.enlaurée à grandes feuilles. 

Mangougnou, Mangouyou Iniàyunu 
F, inàyuiju S], adj. — Qui est mal 
habillé. Voir Demangoyeu. 

Maniche [munis M \, n. pr. — Ma- 
deleine. Voir Madelinne. 

Maniker \munikP' . . M, X], v. tr. 

— Agencer; manigancer; comploter. 
'L onl maniké Vèfâre ansanc, ils ont 
com|)loté l'afTaire ensemble. 

Manïre \munJr M], s. f. — Manière. 
Manji \màji /'l, v. tr. Manger. 
Voir Minjeu. 



Maniîn \màjï . . M, I, P, X ], n. 
pr. — Dominique. 

Manjîn [màjî .Si, s. m. — Mélange 
d'œufs et de fromage blanc. Voir 
Mejîn. 

Manque {mal: M, I], s. f. — Grande 
c]uantilé. 

Manque [;/?àA-gén.|, s. f. — 1" Faute 
que l'on fait en tricotant ou en fai- 
sant d'autres ouvrages. 'L è fût eune 
-, il a fait une f. 2" Défaut dans 
un objet cfuel conque. 

Manquèye ImàkÇy I\, s. f. — Fille 
qui a faute. Le Rosutie ? — Çat eune 
-, la Piosalie, c'est une fdle (jui a 
fauté. 

Manrc \màr gén.], adj. — Mauvais; 
pauvre; chétif; maigre; malingre; 
faible; misérable; malheureux. Eune 

— autône, un mauvais automne. - 
fane de meuche, mauvais jeune de 
miche (jeune galopin. 'L at si - 
qui n pieut pus maie i picud d irnnl 
l'aule, il est si faible qu'il ne peut 
plus mettre un pied devant l'autre. 

Mansèie [màsel-nu'isël . . S, V), s. 
f. — Bretelle de hotte, faite d'osier 
tordu. 

Mante \màl M, I. P, F, X], s. f. 

— Mensonge. Voir Manterèyc. 
Mante \màl S], s. f. — (louverture. 
Mante \màlê' . . gén.j, s. m. — 

Manteau. 

Quand-i fâl hé, 

Prands lu manU\ 

Quand-i pieul, 

Prands /', si /' uieus. 
Quand il fait beau, jirends ton m., 
cjuand il |)leut, j)rends le, si tu veux. 
Evieu ièrjanl, an fannenl lo pus hé 
-, avec l'argent, on fait le plus 
beau m. 

Mante [màlëi A], s. m. - Morceau 
de bois arrondi cpii sert à battre 
les céréales. 
Mantc-dc-bat \inàl de ha X\, s. f. 

— Menthe de ciapaud, menthe de 
ruisseau. 



MAN 



- 423 



MAR 



I 



Manterèye {niàtrâj M, I, P, N\, s. 
f. — Mensonge grave. Dire des -, 
dire des ni. Jùuic si groûssc ~ 
qii'èle ne pèss^rcùt m' dans i-n-ohh, 
un si gros m, (ju'il ne passerait pas 
par une porte. Voir Mante. 

Mantir \inàti(r) gén,|, v. inti'. — 
Mentir. / nuinl mis'lanl nui chîn c 
d' puces, il nient autant (pi'un chien 
a de puces. 

Mantou [niàtu . . gén.|, s. m. — 
Menteur. 

Ma pégni {nul pprd S\, adj. - Mal 
peigné. Voir Mau pingncu. 

Mâpièhant {nulpi/("{à S, V\, adj. — 
Malplaisant. Voir Maupiâhant. 

Mapwèl-mapwol \nuipwçl M, ma- 
piu^l iV], s. m. — Individu peu com- 
mode, ou qui fait l'entendu, le fan- 
faron. 

Maquâd \makà M, N, moka F, P\, 
s. m. — Moqueur. Voir Maquou. 

Maqucr [makëi . . M, N, mokç . . 
I, P, F, S, V\, V. Ir. — 1« Tourner 
en ridicule, en dérision; duper. / 
conte de Vèmor dés los dii)èrtissants, 
Ou lés cous qu' sont maqués, ç*at tojos 
lés (jidants, il raconte de l'amour 
des tours divertissants, où ceux qui 
sont dupés, ce sont toujours les 
amoureux C. H., I, 220. 2" v. pron. 
Se moquer. Je mo niaquc de li 
corne d'i viens trou d' poije, je me 
moque de lui comme d'un vieil 
étron de poule. C. H., V, 76. 

Maquerèye [makrÇij M, mçkiyij I, 
P, N, S], s. f. — Moquerie, raillerie. 

Maquigni [niakini F], v. tr. — 
Manigancer; farfouiller; bricoler. 

Maquou [maku M, N, mçku . . /, 
P, F, N, S, V], s. m. - Moqueur. 
Voir Maquâd. 

Marâd [marà S\, s. m. — Porteur 
de contraintes. 

Marande \maràt F, 5], s. f. — 
Goûter de l'après-midi. Voir Mè- 
rande. 



Marandè {luuràde . . .S, maràdiv 
F\y V. intr. — V'mvq un léger repas 
entre le déjeuner et le dîner. Voir 
Mèrander. 

Marandon \inurùdù S\, s. m. — lie- 
l)as que l'on fait à la soi'tie de la 
veillée, en hiver. Voir Mèrandc. 

Màranses \maràs M, N\, s. f. |)l. 

— P Façons, manières, simagi'ées. 
2" .Jérémiades. 

Marâs [marâ F\, s. m. — Marais, 
marécage. Voir Mèràhhc. 
Marcàre {mdrkàr . . S, F\, s. m. 

— Marcxdrc, domesticiue i\\\'\ soigne 
les vaches. Voir Mèrcârc. 

Marcârcrèye {mdrkàr rcij S], s. f. 

— Vacherie. Voir Mèrcârerèye. 
Mârcat [mdrka M, N\, n. pr. — 

Diminutif de Marc. Voir Joiirjat. 

Marchandou, voir Mèrchandou. 

Marchau {marsô F], s. m. — Ma- 
réchal-ierrant. Voir Mèrcchau. 

Marchi \marsi F, S\, v. intr. — 
Marché. Voir Mèrcheu. 

Marcôle, voir Margolate. 

Marcou \marku M, N, markçu) F, 
mçrku V\, s. m. — Matou. 

Marcusson [markiisô Woippy], s. 
m. — Gesse tubéreuse. Voir Maghon. 

Mardierite [mardijcril S], n. pr. — 
Marguerite. Voir Mèrguerite. 

Mardine [màrdin M], interj. — Par- 
bleu (juron familier). 

Mare \mdr M, N, S, mûr /, P, F, 
V\y S. m. — P Maire. 2" Fermier; 
métayer. 

Marechâ, Marechau [marsâ . . S, 
marsô F \, s. m. — Maréchal-ferrant. 
Voir Mèrcchau. 

Marechàde [marsCd . . S, V], s. f. — 
Femme du maréchal-ferrant. Voir 
Mèrechaudc. 

Maréchal [mârçsal lang. pop. mess.], 
s. m. — Alcyon, martin pêcheur. 
Voir Mèrchau. 

Marèhhe [marçx S], s. m. — Marais. 
Voir Mèrâhhe. 



MAR 

Mârèhhnè {mârçynç . . S], v. inir. 

— Être (le mauvaise humeur. Voir 
Maurahhgneu. 

Mâréne [marcn M, N, S, mârcn I, 
Py F, V], S. f. — Marraine; souvent 
grand'mère, parce que, j)our le pre- 
mier enfant, on choisit les j^rands 
parents comme parrain et marraine. 

Màremouwant [mârmiiwà Y], s. m. 

— Lourdaud. 

Mârerèye [màrrçy M, N, mârrcy I, 
P, mârrT S, V], s. f. — Mairie. 

Mârevenant [mârevnà-mârvenà V], 
adj. — Qui a mauvaise mine. Voir 
Maurevenant. 

Màrîondu [mârfôdii S], s. m. — 
Sorte de gâteau. Voir Moûrîondâwe. 

Margate [margat Chicourt], s. f. — 
Boue liquide. Voir Mèràhhe. 

Margater {margatëi . . Sj, v. intr. 

— Travailler la terre, par la pluie. 
Margnouîe [marnuf M, N, inorniif 

/, P, mornif 5, V], s. f. — Gifle, 
claque. 

Margolate [margolat-marlxôl S, mâ- 
kçlot-mçrkolçt VJ, s. f. — Belette. 

Margolè [margçlç . . S, margiilcO 
F, mçrgçlç V], v. tr. — 1" Etrangler. 
2» Manger avec avidité. 3" Gronder. 
Je n' IrcDèycncs mi, lo imite é èrivè, 
i nos-é morgolcs, nous ne travaillions 
pas, le maître est arrivé, il nous a 
grondés. 

Margote [margçt S], s. f. — Oeillet. 
Voir Megnate. 

Margoula», voir Margolè. 

Margoulètes [margiilet M, N], s. 
f. pi. — Testicules de l'homme et 
des animaux. 

Margouli (so) [margiili M], v. pron. 

— S'emhrasser. 

Margoulote {mnrgulol F\, s. f. — 
Menton. Voir Mèrgolate. 

Marguète [margçt Uomhas], s. 1". 

— Personne mas(juée. 

Mâricc [maris . . M, /, P, N], s. f. 

— Matrice; maladie de la m. J' â le 
" , je soullVe de la m. (on dit ordi- 



424 



M/\R 



nairenicnt Mal de mère). La maladie 
serait, disent les gens de la cam- 
pagne, provoquée par un esprit qui 
est entré dans le corps de la femme. 

Mariée {maris M\, n. ])r. — Mau- 
rice. 

Marie [mari . . gén.], n. pr. — 
Marie. 

Marie- Jane [mciri jim M, X, mari 
Jan I, P, mcrijân V], s. f. — Dame- 
jeanne (cruche contenant trois cho- 
pines). 

Marin [marc S], voir Mâryin. 

Mârinje [mares . . M, I, P], s. f. — 
vSorte de ])rune très appréciée. 

Marin ji [mârèji . . M, I, P], s. m. 

— Prunier qui porte les maramjcs. 
Marinji [màrèji . . M, I,P\, s. m. — 

Ilahitant de Marange, vill. de l'arr. 
de Metz. 

Marionète [mârijonet S], s. f. — 
Esi)agnoleUe. 

Mârlîn [màrll-mârlc S, marte V], 
s. m. — Merlin, gros marteau en 
forme de hache qui sert à en- 
foncer les coins. 

Marme [marm M, morn P, 5], adj. 

— Perclus; paralysé. / n'at m' ni 
hakè ni -, il n'est ni hoiteux ni p. 

Marmelade [marmoîàt S\, s. f. — 
Marmelade. Voir Mèrmelâde. 

Marnéje [ma/vj(".s V], s. m. — Km- 
harras; ohstacle. 

Marnous [màrnn M], adj. — Mar- 
neux. 

Mâron [mdrô . . .V, /, P\, s. m. — 
Petite miche faite de ce qui reste 
de la i)àte qui a servi à faire le pain. 
Voir Meuchate. 

Marones [maron V], s. f. pi. — Gu- 
lolles. 

Mârrerassc [marras M, A", S, mâr- 
ros I, P, F, V], s. f. — 1" l 'cm nie 
du maire, 2" IVnune cossue. 

Mars [mars . . gén.]. s. m. — l^Mars. 
Quand' lo - fat l'èrrT, ènri fat V - , 
(piaïui le m. fail l'avril, avril fait 
le m. Quand' - il' sache lès fossés, 



MAR 

èurî lés rampijil, (luand ni. dessèche 
les fossés, avril les remplit. liroiiijâid 
an -^ , Jitlâyc (in ninij, bi'ouiihird en 
m., {Jielée en nuii. 

SI picul dans /' inufrs J' - hrl cl 
beiin\ 

T" rccoirrrs don link Irap bcnn'. 
S'il pleut dans le mois de m. bel el 
bien, tu recolleras beaucouj) de lin. 

licdc de - , piânu' d'èri-J, rosâi/c de 
mal/, 

FCd ont cl scplainhc les ])us hcs mines 
d' l'cnâije. 
Hàle de m., pluie d'avril, rosée de 
mai, font d'août et se])iembre les 
plus beaux mois de l'année P. 

Qiiand-an - /' lonc, 

L'ènâije al bone. 
Quand en m. il tonne, l'année est 
bonne. 

Tèije tout, tèije lîid, 

Rijin n' vaut le tèije de mets (sic .'). 
Taille tôt, taille tard, rien ne vaut 
la taille de m. 

Anlenr - et èurJ, 

Tol-oCihion fîit so nîn. 
Entre m. et avril, tout oiseau fait 
son nid. 2" Semailles de printemps. 
Fâre lo - , faire les semailles de prin- 
temps. 

Marséje \marsës S, morses V], s. 
m. — Marsage. Voir Mâhhèye. 

Marte [marte F], s. m. — Marteau. 
Voir Mèté. 

Mârtèy [màrleij S], n. pr. — Mar- 
thil, vill. de l'arr. de Chàteau-Salins. 
Lés tahh'rands ou lés bocates de -, 
les tisserands ou les chèvres de M. 
(sobriquet). 

Marvèye [mdrvëij M], s. f. — Mer- 
veille. 

Marvéyou [marveiju V], adj. — Ver- 
moulu. 

Mâryin [màrijè . . M, I, P, N, ma- 
ri . . S\, s. m. — Branche principale 
d'un cep de vigne, qu'on laisse mon- 
ter sans la pincer. On l'appelle Mâ- 
ryin en été, aussi longtemps qu'elle 



425 — 



MKT 



porte des feuilles, Sârmant en hiver 
et Plant cpiand on s'en sert pour 
planter une vigne. 

Màs \md . . M, N, S, ma I, P, F, 
\'|, adv. Mais. ./' /?' an j)ieiis -, 
Je n'en puis m. ~ <{iic, (|U()i(iiie. 

Mâs, voir Mars. 

Masanje \mazàs S], s. f. — Mésange. 
Voir Mwèsanje. 

Mâs-lè-to [ma le lo . . M, I, P\, 
n. pr. — Mars-la-Tour, vill. du dé- 
parlement de Meurthe-et-Moselle. 

Masola' [mazoUv F\, v. tr. — Meur- 
trir. Voir Mèsaler. 

Masquigner [maskinc V\, v. inlr. 

— S'amuser à des riens. Voir Mès- 
quegneu. 

Masse [mas M, N, S, mos I, P, V, 
mçs-mçs F\, s. f. — Messe. 

Màssélc [mâsêl VJ, s. f. — Cour- 
roie de hotte. 

Maswate [nuizwat S], s. f. — P Fleur 
de roseau; j)lumeau fait avec cette 
fleur. 'L at grenèije come eiine -, 
il forme des graines comme une 
fleur de roseau. 

Mat [ma M, N, mo I, P, F, S, mô 
V], s. m. — Mot. Dire i - d' prière, 
dire un m. de (une courte) prière. 
/ n'y è m' lo ^ è dire, il n'y a ])as 
le m. à dire (il n'y a pas à dire). 

Mâtams [mCdà . . 5, mrdô Y], s. m. 

— Contretemps. Voir Mautams. 
Matchè [malsc' S], s. m. — Marteau. 

Voir Mèté. 

Mate [mat M, N, S, mçl F, mol I, 
P, V], V. tr. — Mettre, placer, 
l)oser. S' — an fnès, se m. à ge- 
noux. 5' - au, se m. à. S' - an 
rire, s' - an bacheu (à frapper). 

— so bjjin an dates, m. son bien en 
dettes (hy[)othéquer son bien). - 
an ITres; - an rondes, m. les 
couches de foin sur la voiture. 
/ n mal ma è v'nin, il ne met guère 
à venir (il tardera pas à venir). 

Mate [mat M, N\, n. pr. — Marthe. 



-- 4^6 - 



MHT 



MilT 



Mate [mat . . gén.], s. m. — Maître; 
patron. Aler è -, aller à m. (aller 
en eondition). Xate -, notre m. 
(mon m., souvent: mon mari). - 
iVècoâle, m. d'école. 'L al - d' se 
keariale quand-i le lijint, il est m. 
de sa cuiller quand il la tient. 'L 
at s' - quand 7 al loi scCd, il est son 
m. quand il est tout seul. Dans eune 
nunihon, i /i' fanl ni' piis^d' - que 
d' hoiichaii d' fohh, dans une maison, 
il ne faut pas plus de m. que de 
l)ortes de four. — Qa' at ^ at ^ , 
le yrandou n' fCd rijin, qui est m. est 
maître, la grandeur ne fait rien (il 
n'est pas besoin d'être grand de taille 
pour commander) S. Mite devant 
un nom propre est une qualification 
analogue à celle de Monsieur, qui 
se donne aux gros propriétaires cam- 
pagnards. Quand ce mot se joint 
à un nom commun, il signifie: prin- 
cii)al. Lo - bolon, le i)rincipal 
bouton. 

Matelat [matla X], s. m. — Mor- 
ceau de bois qui sert à tendre les 
pièges a[)pelés sauterelles ou rejets. 

Matelot [mallo S], s. m. — Hiron- 
delle de fenêtre. Voir Mètclèt. 

Matcnâye [malnâif F\, s. f. — Ma- 
tinée. Voir Mètenaye. 

Maticu [indtyœ . . ^f, /, P, X], n. 
pr. — Mathieu. È le Sinl -, les Jos 
sont èqals ans nuls, à la St-M., les 
jours sont égaux aux nuits. 

Matieuhon \nmlijœyô S\, s. m. — 
Gesse tubéreuse. Voir Maghon. 

Maticusalé, Maticusola' \niûli/(ys(dci 
. . M, /, P, X, m(dy(yspl(i 1\ ini'ly(y- 
salç . . S, inçlizole V], n. pr. - Ma- 
th usa le m. 

Matiie [mâtil . . gén.J, n. pr. — 
Mathilde. 

Màtoms [nullô V \, s. m, — (Contre- 
temps. Voir Mautams. 

Maton [matô M y X, motô I, P, mc- 
lù S, V\, s. m. — 1® Menton. 



T' es manli, dit Mèryuète, èva C ma- 
ton d' yaloche. 
Que va jiuinde lo nêz lot vis-è-vis tè 

boche. 
Tu as menti, dit Marguerite, avec 
ton m. de galoche, qui va joindre 
ton nez tout vis-à-vis de ta bouche. 
C. IL, V, 374. 2" Partie inférieure de 
la mâchoire du porc. Voir Fûgnant. 
3*^ Partie du loquet, sur laquelle on 
appuie pour ouvrir une porte. 
Mâtonâye {nmloninj . . S, V], s. f. 

— Pâtisserie qui n'est pas réussie. 
Voir Mautonâye. 

Mâtonè [mâlonç . . S\, adj. — Mal- 
tourné. Voir Mautoné. 

Mâtoni [màtoni 3/], s. m. — Boule 
de neige (espèce de viorne). 

Matons [matô M, X, F, S, motô /, 
P, V], s. m. pi. — Lait caillé. Ac- 
compagné de pommes de terre 
cuites à l'eau, les M. constituaient 
autrefois le souper des habitants 
de la campagne, des ouvriers et 
de la bourgeoisie des petites villes. 

Mâtrasse, Mâtrosse [màlras M, X, 
S, nudros I, P, V, mâlres-mâtros F], 
s. ï. — 1" Maîtresse de maison; pa- 
tronne. Dans le Vosgien, Métrèsse 
signifie femme que l'on aime, bonne 
amie. Ole wâr -, aller faire la 
cour à une fille dans le but de l'é- 
pouser. 

Mâtràtier [nullrûlyc . . \', .S), v. tr. 

— Maltraiter. Voir Mautrâtieu. 
Matridâd [mât rida X[, s. m. — 

Marmelade cuite à moitié. Voir 
Lâtwàre. 

Mâtrïhieu, Mâtrïjicu [màtrJyyœ-ma- 
Irljyœ . . gén.], v. tr. — 1» Maîtriser. 
2*' V. intr. — Lutter pour savoir qui 
sera le maître (sorte de jeu). 'L è 
rlu s' mâlnlueu èva mcu, mâs f iâ 
ranu'hhc, il a voulu se mesurer 
avec moi, mais je. l'ai renversé. 

Màtrikè [nudrikç . . S], adj. — Mal 
mis. Voir Mautriké. 



M7\U 



427 — 



MAU 



Mau |/;/ô M, F, P, F, X, mû-ind" S, 
ma V\, s. m. — Mal. Ildiil ~, v\n- 
lepsie (nul cadik, ni. caduc V). (Ihcfir 
clans i -, tomber dans un m. (avoir 
une attaque d'épilepsie). - le le le, 

- /' vante, m. à la tète, m. au vcnlre. 

- (V Sinl Iluhên, ni. de Sl-nul)ert 
(rage, hydropliobie). - (Vafanl, m. 
d'enfant. Se dit d'une lenime qui 
va accoucher. Pus d' - , pus d' mé- 
rites, plus de peines, plus de mé- 
rites. An /i' meurent meu d'awev don 
-, on ne meurt pas d'avoir du ni. 
Çou qu'an n' senent n' fût pwint d' 
— , ce qu'on ne sait pas ne fait pas 
de m. Lo - vyint è ch'vau et s'an 
va è pète, le m. vient à cheval et 
s'en va à pied. Lo - pand èprès 
le hâije, an prand qui vient, le m. 
pend à la haie, en prend qui veut. 
U - d'autru n'at qu'i rave, le m. 
d'autrui n'est qu'un rêve. Lés grands 
^ font roilbieu lés piats, les grands 
maux font oublier les petits. 

Lo - n'at m' pèrtèjeu, 
Pus an prand, pus an-n-eu. 
Le m. n'est pas partagé, plus (on) 
en prend, plus (on) en a. — Ç'ot lo 
ma Joli, quand' ç'ot fût, on n'y chonje 
pus, c'est le m. joli, quand c'est fait, 
on n'y pense plus (le mal d'enfant). 
Ç'ot lo ma d' ségnër', ç'ot lo pis Ml, 
c'est le m. de seigneur, c'est le plus 
haut (le mal de tête). 2<^adj. Mau- 
vais V. Se traduit ordinairement 
par Manre. Ce chet â nui ehénîîn, 
ça tombe au mal chemin (ça tourne 
mal). Oivor ma toms d' quéquink, 
avoir mal temps de qqn. (avoir pi- 
tié de qqn.) Trovè è mâle part, trou- 
ver à maie part (prendre en mau- 
vaise part). 3» adv. Mal. ~ fât, m. 
fait. - ntiri, m. nourri. Tel so pijinl 
d'été " que s'reût beun' contant 
s'i panseïit qu'on pieut été pire, 
tel se plaint d'être m. qui serait 
bien content s'il pensait qu'on peut 
être pis. 



Mau ambocheu \môàbos(v . . M, I, 
N, mplàbpse-môàbosç P, nulàbusi i\ 
mâàbusi S, mâèbiisije V\, adj. — Mal 
embouché. 

Mau auvîsieu \nu~)pinz!j(r . . M, I, 
nuieinzijç P, môaviza' F, mâevlzq . . 
.S, y\, adj. — Malavisé; iiii|)rudenl. 

Maubèyeu [môbeijir . . M, I, /^ N\, 
V. tr. — Mal donner les cartes. 

Mau chGûr \môsœr M, I, P, N, mâ- 
sœr S, mâsâr V], v. intr. — Mal 
tourner. 

Mau chiker (so) [môsikê' . . M, I, 
P, F, N, mâsikç . . .S, V], v. i)ron. 

— 1" Ne pas s'accorder; se mal ac- 
corder. 2" S'y prendre mal V. 

Mauconahhe, Môconohhc \nu)kçnax 
M, N, môkonox L ^1, v. tr. — Mé- 
connaître; désavouer. 

Maucontant {môkôtà M, I, P, F, 
N, mâkôtà S, V], adj. — Mécontent. 

Mau crevé [môkrevê' M |, adj. — Mal 
crevé (injure). 

Maudaré [môdarë' . . M, N, môdçre 
. . /, P], s. m. — Gâteau mal réussi. 

Maudihance, Maudijance [môdi-^às- 
môdijàs M, I, P\, s. f. — Médisance. 

Mauèdreût [mdedrœ M, I, N, mçlç- 
drœ-mçladrœ F, maladrô S, mciedrâ 
V], adj. — Maladroit. 

Mauèprîns [mdeprî M, I], adj. — 
Malappris. 

Mau îâre [môfcir M, N, môfâr I, P, 
mâfàr . . S, mâ/ër V\, v. intr. — 
Mal faire; commettre un péché, un 
crime. 

Mau îât [mofà M, N, môfâ I, P], 
adj. — 1" Mal fait. 2^ s. m. Péché, 

Mauîâtcmant [môfàtmà . . M, I, P\, 
adv. — Imparfaitement. 

Mauîèyou [môfejju M, I, N\, s. m. 

— Vaurien. 

Mauîotu [môfçtii M, I, P, N, mô- 
futii F, nuifuti-mâfutû S, mâfuti V], 
adj. — Mal fichu; mal habillé. 

Maugré [môgrë' . . M, I, P, N, mci- 
gre . . S, V], prép. — Malgré. - 
ç'ièj m. cela (pourtant). 



Mi\U 



- 4âS 



î^' M/\U 



Maugregnâd {môgrefià M, X, mô- 
ç/rçRâ I, P], s. m. — Personne qui 
grommelle; qui s'emporte. 

Maugrcgneu [môgrçnœ . . M, I, P, 
N, môijrenw F, m(l(/riije,-ijœ V], v. 
intr. — 1" Maugréer, grommeler; 
jurer, pester; enrager. 2" v. tr. Mal- 
traiter V. 

Mauhenate [mô'fiiât . . M, .V, môynçt 
/, P, mâjonot F, mœfnat S, niœfnot 
V], s. f. — Maisonnette. 

MauhenâyG \mô^nàij . . M, X, mrrfnâi/ 
f, P, mâjnâij F\, s. f. — Maisonnée, 
famille. 

Mauhener {mÔYnc' . . M, /, P, X], 
V. intr. — Faire les ouvrages de la 
maison. 

Mauhon [môyà . . M, I, P, X, mâjô 
Fy mâyô-inâoYÔ S, mayô V], s. f. — 
Maison. Foûrt -, maison forte, for- 
teresse. 5' mate an - , se mettre 
en m. (aller en condition). Voyez 
fig. 55, 56, 57. 




Fig. 



. M, I, /^ X, 

Imprudent; 



M, I, P, X\, 



Mauhontous [inôhôlii 
mâhôtii S, V\, adj. — 
insolent. 

Mauhoyeu \nwhoi/(y . 
adj. - Mal habillé. ' 

Maujenate, Maujenâye, Maujener, 
Maujon, voir Mauhenate, Mauhe- 
nâye, Mauhener, Mauhon. 

Maulàye [niôlai/ Enneryj, s. f. -- 
lîouehée qui remplit la bouche. 

Maulieu \inôlij(y . . M, /, /'|. v. inlr. 
— I^^lrc indisposé, soullVant, malade. 
/ maulenyc soinint, il est souvent m. 




Fig. 56. 

MaulièssG \iiidly(^s M, /], s. f. — 
Càlinerie. I fût des -, il est câlin. 

Maulious [inôlijii . . M, I, P], adj. 
— Malade. 

Maumouna' , Maumwéner, voir 
Maumwinner. 

Maumwinner [mdnuvcnëi . . M, /, 
niônuvcnçi P, malmimai-mônmna' F, 
niôiuiDciKf-nwnuvC'iue X, mâmiuëne 
. . S, inânninc VJ, v. tr. — Malmener, 
maltraiter, rudoyer. 

Maupiâhant, Maupiàjant [môpyœfà- 
môpijajà . . M, /, P, X, mâpijçyà S, 
V), adj. — Désagréable. 

Maupégneu, voir Maupingneu. 

Maupingneu [môpcnœ . . 3/, /, mô- 
pcnç . . P, F, môpêruy-inôpcnœ X, 
inâpcni S\, adj. — Malpeigné; mal- 
proi)re, sale. 

Maurachgnaule, Maurahhgnaule 
{môrasnôl-inôrdxi'iôl • • 3/, /, P, -V], 
adj. — Maussade, de mauvaise hu- 
meur. On dit aussi Maurahhiaule. 

Maurachgneu, Maurahhgneu {niô- 
rdsn<r-iur)r("iyn(y M, X, luônixnc I, P, 
mdrçxfii' • • S\, v. intr. — Ktre de 
mauvaise humeur. 

Maurahhiaulc,voir Maurahhgnaule. 

Maurèhhgnûre linôrç/fiiir .luville], 
s. f. — Mauvaise humeur. 

Maure venant {inôriH'iià M, /, P, F, 
X, indrrçnà S, nulrrcnà V], s. m. — 
1'^ Personne (pii a mauvaise mine. 
2'* Personne (pii (lé|)lait i)ar ses ma- 
nières et sa conversation S, V. F n' 



MAU 



429 -- 



MAW 



fèt irC bon pâle è Vômc le, 7 ot trop 
-, il ne fait pas l)on parler à cet 
homme, il est trop déplaisant V. 
Maurice (sint) \nwris gén.], n. pr. 

— Saint Maurice. S'i fâ bè è Sint 
- , sonic è tè gulhhe, s'i pient, some 
qiiad r uicus, s'il lait beau à la Saint- 
Aï. , sème à ta guise, s'il pleut, sème 
quand tu veux. 

Mausalbré [mdsalbrc' . . M, I, P, 
N, mâxdlbrc . . .S), adj. — l» Mal 
reçu; mal servi; mal régalé; sur- 
fait par un mauvais travail. 2^' Mal 
habillé S. 

MausaldÎGu [môsâîdijœ . . M, /, P], 
adj. — Mal nourri. 

Mautams \mdtà M, /, P, F, N, nul ta 
. . S, nuitô V], s. m. — Contretemps; 
déplaisir; fâcherie ; sujet de chagrin ; 
compassion, pitié. Ce n' mon fat mont 

— de l' veîir meurt, cela ne me fait 
pas beaucoup de chagrin de le voir 
mourir. 'L an-n-è mont -, il en a 
beaucoup de chagrin. — On n'é ivere 
mâtoms dés-ivrônes que sont paures, 
on n'a guère pitié des ivrognes qui 
sont pauvres V. 

Mautonâye [môlonciy . . M, I, P, N, 
môlurnîuj F, mâtçnàij . . S, mâtonëij 
V], s. f. — Maltournée, nom que les 
ménagères donnent à une pâtisserie 
qui n'est pas réussie. 

Mautoné [môtonëi . . M, I, P, N, 
môturnœ F, nmtone . . S, Vj, adj. 

— Mallourné; contrefait. 
Mautrâtieu [môtràtyœ . . M, I, P, 

N, mâtrâtyi S, mâtrcdije,-yœ Y], v. 
tr. — Maltraiter. / n faut m' - lés 
bétes, il ne faut pas m. les bêtes. 

Mautrèyeu [môtreyœ . . M, I, P, 
môtriyi F], adj. — Mal étrillé; mal 
peigné; habillé négligemment. 

Mautrîhieu [môtrï^yœ N], adj. — 
Mal élrillé; mal habillé. 

Mautriké [môtrikëi . . M, I, P, N, 
mâtrikç . . S], adj. — Mal mis; ha- 
billé d'une manière ridicule. 

Mautriyi, voir Mautrèyeu. 



Mauvâchcté, Mauvâhheté [mdvàS- 
têi-mâiuixtë'. . M, I\, s. f. — Méchan- 
ceté; mauvais caractère; colère. 

MauYâs ImCwà . . M, I, P, N, S\, 
adj. — Mauvais; méchant. - jo, m. 
jour (jour néfaste). ~ cliîn, m. chien 
(chien enragé). - corne i dude, m. 
comme un diable. - corne le gale^ 
m. comme la gale. - come i-n-âne 
rojc, m. comme un Ane rouge (celte 
locution daterait du 11^ siècle, l'àne 
rouge serait le cardinal de Riche- 
lieu dont on eut beaucoup à souf- 
frir en Lorraine et dans le pays 
Messin à cause de sa sévérité et de 
son énergie). Le mauimhhe ènâye 
auteur an najant, la m. année entre 
en neigeant. 

Mauvcnant [mdvnà M, I\, adj. — 
Malvenant. 

Mauviate, Mauviote [môiujat M, N, 
môuyot I, P], s. f. — 1" Guimauve. 
2" Petite femme maigre. 

Mauyeu [môyqe . . M, I, P, N, mâ- 
yi-mâoyi S, mâyc,-yœ Y], v. tr. — 
I^anser; appliquer des remèdes à un 
malade, le soigner, chercher à le 
guérir. Dans M, on entend aussi 
parfois Mauyi. 

Mawâd [mawà-mowà M, N, mowâ 
I, P, F\, s. m. — Personne qui a 
toujours le mors à la bouche (gros 
mangeur). 

Mawate [mau)at M\, s. f. — Ban- 
deau, d'ordinaire un mouchoir, dont 
on couvre les joues et qu'on noue 
sur la tête quand on a mal aux dents. 
A Metz, on dit Mawète. 

Mâwe [mâw-mow M, N, mpw I, P, 
mâu) S\, s. f. — Moue; mâchoire; 
museau; lèvre; grande bouche; vi- 
sage (terme de mépris). Frame tè 
-, ferme ta bouche (tais-toi). 

Mawer [mawëi-mowëi . . M, N, mç- 
we . . I, P, F\, V. intr. — P Mâcher; 
manger; se goinfrer. 2» Faire des 
grimaces. 



— 43C - 






Fil 



MAU 



431 - 



M/\U 



A. Chambre. 

B. Cuisine. 

C. Chambre de devant 

D. Lit. [(pale). 

E. Table de nuit. 

F. Pétrin. 



G. Table. 

H. Armoire ou bufVet. 

J. » » » 

K. Cheminée. 

L. Fourneau. 



M. Table. 

N. Lit. 

O. Table de nuit. 

P. Armoire ou buffet. 

Q. Hanc. 

R. Horloge. 



A. Chambre de devant. 

B. Cuisine. 

C. Four. 

D. Laiterie. 

E. Grange. 

F. Écurie. 

G. Écurie. 

H. Porcherie. 

J. Cour avec jardin. 

L. Corridor. 



M. Puits. 

1. Table. 

2. Horloge. 

3. Buffet. 

4. Armoire. 

5. Lit. 

6. Huche. 

7. Cheminée. 

8. Table. 

9. Escalier. 



A. Cuisine. 

B. Cabinet. 

C. Chambre. 

D. Écurie. 

E. Corridor. 



L Table. 

2. Cheminée. 

3. Buffet. 



4. Horloge. 

5. Alcôve. 

6. Escalier. 

7. Lit. 

8. Armoire. 



MAW 



- 432 - 



MÉ 



Mawèye [mawëij'mowëij M, A', 

mowêy I, P], s. f. — Bouchée, goulée. 

Mày [màij . . gén. (mëy V)], s. m. 

— Mai. S'i pieut V premhi jo cV -, 
v'at iV le ucrinciinc qn\m-z-cront, s'il 
pleut le l^'jour de mai, c'est de la 
vermine qu'on aura. 

An èvrï niiejes, an - rosàye, 
Brouijârds an mars, Julây an nunj. 
Kn avril nuages, en m. rosée, brouil- 
lards en mars, gelée en mai /. 
S'i fâ bc h) vinl-lrcûhh, lo vint-cimf, 
lo vint-aC cvn et lo trcûs mai/, 
u' otcûz clulrs de fâre don vin pcrfâl. 
S'il fait beau le 23, 25, 28 avril et 
le 3 mai, vous êtes sûrs de faire 
du vin parfait /. 

Le piâwe de mâij 
Fat cralîhe lés danrâijes. 
La pluie de m. fait croître les den- 
rées. 

Dans r niun's d' mày, cunc bonc 
cludon 

Fâl de lole Vènâye le valou. 
Dans le mois de m., une bonne cha- 
leur fait de toute l'année la valeur. 

Maya [maya S\, s. m. — Partie 
d'un pressoir. Voir Mèyau, Chaucu. 

Màye [mây V\, s. f. — Crochet. 
Voir Chd. 

Màye \may . . M, I, P, X\, s. f. 

— Conjonclivile. Des femmes pré- 
tendent la guérir par des prières, elles 
la barrent par la fornuile suivante: 
Kn faisant trois fois avec le doigt 
le tour de l'orljite de l'œil malade, 
on (jrononce les paroles suivantes: 
Peul-euy, penl-eny, j)enl-euy, e'at le 
mêde de Siide-Mèrâye, vilain (cil(ter), 
c'csl le pus de Sle-Marie. lùisuile 
on récite trois Pater et trois Ave. 
Kn employant le même cérémonial, 
on i)eut dire aussi: (iPeuf-euy (ter), 
l)uisses-tu devenir aussi limi)idc (|iie 
le lait de la très Sainte-Vierge dans 
la bouche du petit Saint-Jean». 

Mâyer, Mâyi [mâye V, mâyi S], v. 
tr. — Panser. Voir Mauyeu. 



Mayeiï [mayôê M, X, moyœ I, mo- 
yœ-muyœ P, moyii F, miiyî . . S, mu- 
yë V], s. f. — Moyeu. 

Mayenne [maycen M, X, moyen I, 
P\, s. f. — Moyenne. 

MayeiïYe [maycëf M, moyœf I, mu- 
yœf P, F], n. pr. — P Moyeuvre 
(grande et petite), vill. de l'arr. de 
Metz. 2*^ Sorte de pomme. Lés loups 
hérons r/' - , les loups-garous de 3/. 
(sobriquet). 

Mayin [mayë M, moyë I, P, mayë- 
moyè-mwoyë X, muyë . . S, V], s. 
m. — Moyen. / n y é m" - (/' ma- 
yéner, il n'y a pas m. de umoyenner» 
(il est impossible de tourner la dif- 
ficulté). 

Mayot [mayo F], s. m. — Maillet. 
Voir Mèyat. 

Mayou [mayn S], adj. — Meilleur. 
Voir Miou. 

Mâzète [mazet M, mâzet V], s. f. 
— P Petite fille étourdie; petite fille 
(pii ne grandit pas. 2^^ Nom de va- 
che V. 

Mè [me devant une consonne, m'n 
devant une voyelle, gén. (ma F)], 
pron. poss. — Ma. - mère, m. mère, 
m'n an^enye, mon aiguille. On dit ma, 
mo dans les expressions: mafri-mo- 
fri, mafrike-mofrike , mafrine-mofrine y 
mafwès-mofu)és, ma foi (sorte de jure- 
ment). 

Mè [me I, P\, pron. pers. — Moi. 
Voir M eu. 

Mè [me î, P\, loc. inler. — N'est- 
ce pas? Voir Meu. 

Mé \më' P, {më F)], s. f. — Main. 
Voir Min. 

Mé I/7/<"' . . gén. (mai f)]^ s. m. — 
1^^ Jardin; jardin potager; \Trger fer- 
nu'; préau |)rès d'une maison. Le 
yrand nu\ le terrain qu'occupe au- 
jourd'hui l'arsenal d'artillerie ou Re- 
traneliement de Gnisc, lieu qui, jus- 
qu'en \m'2, était le quartier de la 
ville particulièrement habité par des 
méso'./ers et des vignerons. On en 



MÉB 



433 - 



MÉD 



fait faussement dériver «Metz», 2» Mé- 
tairie. 

Mébc {lucp V], s. ni. — Meuble. 
Voir Meûbe. 

Méchant [mçsà gén.], adj. — Mé- 
chant; mauvais. / - danl, une mau- 
vaise dent. Méchante corne eiine 
èreiignc, m, comme une araignée. 
'L at aussi - qii 7 at peut, il est 
aussi m. qu'il est laid. 

Mèche, voir Mèhhe. 

Mèche [mes P], s, m. et f. — ^hinche. 
Voir Minche. 

Mèche, voir Mèhhé. 

Mèche [mes I, P, mes Y], s. f. — 
Miche. Voir Meuche. 

Mèchèl, voir Mèhhèl. 

Mèchéle, voir Mèhhéle. 

Mècheli, voir Mèhheli. 

Mèchercr, Mècherèsse, Mècherèye, 
Mècherou, voir Mèhherer, Mèhhe- 
rèsse, Mèhherèye, Mèhherou. 

Mèches, voir Mèhhés. 

Mecheus [m(e)sqe M, lY, msç I, P, 
mesi S, misye,-yœ V], adj. — Mieux. 
Ne s'emploie que dans les locutions 
suivantes: Aïoer, immer -, avoir, 
aimer m. (préférer). 

'L è ^ po s' groii 
Que po V vialon. 
Il aime m. (dépenser) pour sa bouche 
que pour le violon (la danse). — Lo 
m'chis, michyés, le plus aimé, le pré- 
féré. Lés revenants bon, çot lés - 
ûf' le mcihon, les derniers nés (qui 
arrivent longtemps après les autres), 
ce sont les préférés de la maison V. 

Mèchi, voir Mèhhi. 

Mèchinou [mqsinu . . 3/, /, P, N], 
s. m. — Machinateur, intrigant. 

Mcchis, voir Mecheus. 

Mèchon [mesô I, P], s. m. — Petite 
miche. Voir Meuchon. 

Mèchot [mçsç /, P], s. m. — Amas. 
Voir Meuchat. 

Mèchot [meso P], s. m. — Bûche. 

Méchot [mêsç P], s. m. — Man- 
chot. Voir Minchat. 



Mèchote [mesçt I, P, mesçt F], 
s. f. — Pelile miche. Voir Meuchate. 

Méchote [mcsot P], s. f. — Man- 
clicltc. Voir Minchate. 

Mèchtouye, voir Mèhhtouye. 

Mèchwére [mçswër M, /, P, N, 
masmër S, mosmêr V], s. f. — Mâ- 
choire. 

Mècredi, voir Mèkeurdi. 

Mècuhon [mekiiyô P], s. m. — 
Gesse tubéreuse. Voir Maghon. 

Mèdâd (sint) [mçdà M, N, S, medà 
I, P, P, V], n. pr. - St. Médard. 
Quand-i pieut è le Sint Mèdâd, 
I pieuvre quèrante jos pus tCid, 
È mwins qu' Sint Barnabe 
Li casse lo néz. 
Quand il pleut à la St.-M., il pleuvra 
quarante jours plus tard, à moins 
que St. Barnabe ne lui casse le nez. 

È le Sint Mèdâd, s* i pieut dans V jo, 

Èle ne hoûVrè pus pandant què- 
rante jos. 
A la St.-M., s'il pleut pendant le 
jour, elle (la pluie) ne cessera plus 
pendant quarante jours. 

Mèdâle, voir Mèdâne. 

Mèdâne [mqdàn, mèday F, mëdàl 
S, mçdâl V], s. f. — Médaille. 

Méde [met M, I, P, N, mëk-mët- 
mëts S, myet V], s. f. — M . . .; 
boue ; ordure ; vilenie ; saleté; pous- 
sière ; mauvaise herbe. - don diâle, 
m. du diable (assa foetida). An n' 
sont cratés que rf' - , on n'est crotté 
que de m. fil faut mépriser les in- 
jures, car elles ne viennent que de 
méchantes gens). Le - at bone po 
lés çus qu '/ imment, la ra. est bonne 
pour ceux qui l'aiment (je ne m'oc- 
cupe pas de choses si peu recom- 
mandables). — Èle fèt se miède, elle 
fait sa m. (l'importante). Ç' n'at m' 
d' le - dé chin, ce n'est pas de la 
m. de chien (ce n'est pas peu de 
chose). Gondrexange. Jèmâs n'y è 
dans le chambe èranteûles ni -, ja- 
mais il n'y a dans la chambre toiles 

28 



MÈD 



- 434 - 



MÈG 



d'arnignée ni poussière. Ch. H., IV, 57. 
2^ Chose usagée, qui n'a plus de 
valeur, dont on ne peut plus se 
servir, qui doit èlre remplacée. 

Mèdé \mcdci M, /], n. pr. — 
Aniédée. 

MèdccGune [metsœn M, X, mct- 
scii I, P\, s. f. — Médecine. 

Médecin [metsèM], s. m. — Annu- 
laire. Voir Pûchat. 

Mèdecyin \mclsijc M, I, P, X, mctsè 
S, V], s. m. — Médecin. Poutcz vos 
bijin,jé pèifrè V -, portez-vous bien, 
je paierai le m. (formule d'adieu) \'. 

Mèdème \medem gén.J, s. f. — 
Madame, dame de la ville; personne 
qui veut jouer la grande dame, cpii 
se croit j)lus que les autres. Voir 
Monsieu. 

Mèdemwinsèle [mçdmiuczçl M, I, 
mçdmwczcl X, S, V\, s. f. - Made- 
moiselle. 

Mèdcncr \inrdnci . . .V, /, P\, v. 
inlr. — Mal donner; dégénérer. 
Se di[ des mauvaises semences. 

Mèdicje {incdi/cs . . M, I, P, X], 
s. m. — Pansement. 

Médieu \mcdyœ . . M, /, P, X\, 
V. inlr. — Suppurer; saigiier. 

Médious {mëdiju . . M, I, P, X\, 
a(ij. — Purulent. 

Mèdjalate [mcdjalat M], s. f. — 
Jeune filletle. 

Médje, voir Méde. 

Médrebïre {inëdrçhJr M, I \, s. t. 
— Sorte de ])oire. 

Mèîiate, Mèîiote [mcfijal M, X, S, 
mrfi/pt I, />|, s. f. — Méfiance. 

Megnat {inçna M, X, mcno I, P\, 
adj. — 1" Mignon; mince; pelit; 
délicat. / pCdc -, il i)ar]e m. (il 
l)ince les lèvres). 2" Knfanl; jeune 
garçon ; enfant gâté. — Adv.: Mcf/md'- 
manl, délicatement. 

Megnate [mrnat M, X, nwnnl /, P, 



ininol S\, s. f. — 
œillet; niNosotis. 



Centaurée jacée ; 
Voir Miyôtis'. 



Mcgnater [menatê' . . M, X, mqfiote 
. . /, P], v. tr. -— Caresser; flatter. 

Mcgneu [menœ-mçnë 3/, X, mene- 
mciiè I, P, manê'-mani-meni S, manè 
V\, s. m. — Chaudronnier; vannier; 
étameur ambulant ; bohémien. Voir 
Caramognâd. 

Mègnèye [rucnëy M, /, P, X, minai 
S, niinot V], s. f. — P Jeune fdle 
de la maison; compagne; amie; 
petite fille câline. 2" Bonne amie; 
fiancée; fille à marier. 3" Servante. 

Mègnèye [mcnëij M, I, P\, s. f. — 
Ensemble des domestiques. 

Mègni, voir Megneu. 

Mègni [mcni M, X, I, P\, n. pr. 

— Magny, vill. de l'arr. de Metz. 
Mègnîe [mcnJy Novéantj, s. f. — 

Bico(pie. 

Mègnin, voir Megneu. 

Megnon [mçrià M, X], s. m. — 
1" Mignon; amant. 2'Œnfant délicat. 

Mègnot, voir Mcgnat. 

Mègnote, voir Megnate. 

Mègnotè, voir Megnater. 

Mcgnôtichc [meiwlis Rond)as],s. m. 
et f. — Myosotis. Voir Miyôtis'. 

Mégrcdasse [mëfircdas M, X], adj. 

— Excessivement maigre. 
Mégremîn [iiiëçjrçniî . . M, /, P, 

X, S\, adj. — Malingre; maigre; 
chélif; rabougri. 

Mégresîn [inëgrçzï Sj, s. m. — 
Enfant fluet. 

Mégriyat, Mégriyot \mc(frii,'a J/, X, 
S, incyriijo I, P, F, V\, adj. — Mai- 
grelet; fluet, grêle. Voir Mingrclat. 

Mégrou \incgrii . . M, I, P, X], 
s. f. — Maigreur. 

Mégue [mëk gén. {mak F)], adj. — 
Maigie. - corne i çant (/' Idous, 
corne i hèraïuf, m. comme un cent de 
clous, comme un hareng. — Baye inè 
don mayne de /' Jmnhon, donne-moi 
du m. de ton jand)on F. 

Mèguèsîn [nnuiçzî . . M, I, P, X, 
nuiyczi-nicyçzî S, luoyezï V \, s. m. 



MÈH 



- 435 ~ 



MÉK 



Mèhan, voir Mèhtn. 

Mehau \m{c)^ô M, /, P, AT, mwâ 
S, iuiiyâ-m(ii)iiHt V], s. m. — Tas 
de foin, de regain, de l)lé, etc.; 
tas en général. / - r/' sous, un t. 
de sous. Mate an -, mettre en t. 

Mèhéres [mçycr S, V\, n. pr. — 
Maizières. Voir Màhïre. 

MèhhG [mex • • ^^A /], s. f- — M(>ii> 
fressure. 

Mèhhé (sint) [nirië' •• iV/], n. pr. — 
St. Marcel. 

Mèhhèl [mçxçl • . M, /, P], n. pr. - 
Marcel. 

Mèhhéle {mex^l . . S\, s. f. —Viorne. 

Mèhheli \mexli . . M, /, P, iV], n. pr. 

— Marsilly, vill. de l'arr. de Metz. 
Mèhherer [mçxrê' . . M, I, P, a7îo- 

5œ/-a' F, maxrœ N, ma^rç S, mçxre 
V], Y. tr. — Màchurer; souiller; 
noircir; barbouiller la figure avec 
de la suie ou du charbon. Mèhh'ré 
corne i mèskèrâdey corne i cul d'chau- 
dron, la figure barbouillée comme 
celle d'un masque, comme un c. . . 
de chaudron. Lés Reûs mèhlïrés, 
les Rois mâchurés, l'octave des 
Rois, ainsi appelés parce que, ce 
jour là, on tirait une seconde fois le 
gâteau et que celui (jui avait la fève 
était màchuré en mémoire de Gas- 
pard, celui des trois Rois qui était 
nègre. — Tons 'ti ferc lo mineje, on 
nos-é mohh'rès, nous avons été faire 
le ménage, on nous a mâchurés (en 
temps de carnaval, les jeunes gens 
vont souvent mettre le désordre dans 
la vaisselle d'autrui en la répandant 
par terre. Si on les prend sur le fait, 
on tache de leur barbouiller la fi- 
gure avec le noir des marmites) V. 

— Mach'rœ, artisan ou ouvrier qui, 
par suite de sa profession, a la figure 
noircie. Mach'râije, femme dont la 
figure a un teint foncé F. 

Mèhherèsse [me/j'es . . Af, /, P, N, 
maires S, mç-^rçs V], s. f. — Bar- 
bouillage. 



Mèhherèyc [mçxrëij M, /, P, N], 
s. f. — Action de màchurer. 

Mèhherèye \mçx''{'y ^U A^l, s. f. — 
Mercerie. 

Mèhheri \mex^'i M\, n. pr. — Mai- 
zery, vill. de l'arr. de Metz. 

Mèhherou \nu^ru . . M, /, P], s. 
m. — Qui màchure, qui barbouille. 

Mèhhés [niexë' . . A/, f\, s. m. pi. — 
Petits morceaux de bois qui servent 
à caler un tonneau sur le chantier. 

Mèhhi \mexi • • ^J> A A^l, n- pr. — 
Mercy, vill. de l'arr. de Metz. 

Mèhhtouye [mçx^uij . . M, I, P, N], 
s. m. — Petit garçon, gamin, moutard. 

Mèhîn \n}ç^ï M, /, N, meyà P, 
ma^fï . . S], s. m. — Loupe de cer- 
tains arbres; chancre; ulcère; gale; 
abcès scrofuleux. 

Méjc [mes P], s. m. — Voir les mots 
composés avec Minje. 

Méjè [mêje P], v. tr. — Manger. 
Voir Minjeu. 

Méjerèye \mëjrêy P], s. f. — Man- 
geaille. Voir Minjerèye. 

Mejîn [in(e)jî . . M, I, P, N, màjî 
S, môjî y], s. m. — Mélange d'œufs 
et de fromage blanc, auquel on ajoute 
quelques cuillerées de crème, du 
sucre et un peu de sel fin. On amal- 
game le tout avec une cuiller, pour 
former un appareil un peu épais. 
On le verse sur une pâte brisée que 
l'on a préparée avec de l'eau, de 
la farine, du saindoux ou du beurre, 
dont on a fait une abaisse comme 
pour une tarte, après l'avoir mise 
dans une tourtière. Ce gâteau s'ap- 
pelle Tâte au m'jîn. Voir Fromejîn. 

Mèjîn, voir Mchîn. 

Mèjoïirité [mejûritê^ . . M], s. f. — 
Majorité. 

Méjow \mêjow P], s. m. — Man- 
geur. Voir Minjou. 

Méke [mck SJ, s. f. — M Voir 

Méde. 

Méke [mck V], adj. — Seulement. 
Voir Mâke. 



MÈK 

Mèkeuhon [mekœ-fô P], s. m. — 
Gesse tubéreuse. Voir Maghon. 

Mèkeurdi [mekœrdi M, I, P, X, 
mçkrçdi F, S, mekrcdi V|, s. ni. — 
Mercredi. - mèhh'rê, m. niàchuré 
(m. des cendres). 

Mékieuves [mckyœf M, I], n. pr. 
— Mécleuves, vill. de l'arr. de Metz. 

Mèkion [mçkijô P], s. m. — Gui, 

Mèlâd {mclâ V\, s. ni. — Canard 
mâle. 

MèlâhT [mclâ-^T V], adj. —Malaise. 
Voir Malàhicu. 

Mélc [mêl M, /, P, F, N, S, iwjel- 
nujœl V), s. m. — Merle. 

Mêler (se) \m{e)lêi . . M, I, P, X], 
V. pron. — Se mirer. 

Meleu, voir Melu. 

MèlicG [melis M, I, P, F], s. f. — 
Milice, service miltaire. 'L è tJrieii 
le -, il a tiré la m. (au sort). / 
dote le -, il craint la m. (il craint 
d'èlre soldat). 

Mèli-Mèléyc [me H mçlêij S], s. f. — 
Mélan^^'. Voir Malîn-malâyc. 

Mèlinot \melino I, P\, s. m. — Mé- 
lilot. On s'en sert pour les maux 
d'yeux; on en fait aussi du thé. 

Mèlion [mçlijô M, I, P\, s. m. — 
Million. 

Mèliou [nîclijii Bue], adj. — Meil- 
leur. Voir Miou. 

Melon [in(ç)lô gén.], s. m. — Me- 
lon. Çat corne lés -, i faut an-ii- 
cU'iner vint' po an treuvcr i biuin, c'est 
comme les m., il faut en entamer 
vingt pour en trouver un bon (c'est 
rare). 

Mclu {m(e)lu M, l, P {m(ç)l(ri Gorze). 
X, m(ç)rœ S, nirc-mrœ V], s. m. — 
Miroir. 
Èle cort cliciiz zous rcmâlic dans i 

me lu 
S'i ne //?', an l'ambrcssianl, dcranjè 

se comète. 
Elle court chez eux regarder dans 
le m. si elle n'a pas, en l'embrassant, 
dérangé sa cornette. C. H., I, 108. 



436 



MEN 



Au figuré: visage; derrière. Oh! V 
hé -, oh! le beau m. (dit un gar- 
çon à une fille en guise de compli- 
ment). — J' monte â trdhJme, f wès 
dons hês m'reûs ? — Lés euys. Je 
monte au troisième, je vois deux 
beaux m. ? — Les yeux (devinette) V. 
Voir Néz. Tijins, r'wâte teu dans mo 
-, tiens, regarde-toi dans mon d. 
(se dit grossièrement à qqn. en lui 
montrant le d.). T' es i si hé -, ç'at 
dèméje qu' 7 at fandu, lu as un si beau 
d., c'est dommage qu'il est fendu 
(plaisanterie vulgaire qu'on dit à 
une jeune fille). 

Même [même . . S, V], n. pr. m. 
— Aimé (terme familier). 

Mèmeloukè [memlnke E. M. 1818], 
V. tr. — Maltraiter. Pandant qu'an 
va rampiji le creuke on lé botcije, le 
[orne al mèm'lonkru;ey pendant qu'on 
va remplir la cruche ou la bouteille, 
la femme est maltraitée. Voir Kè- 
soker. 

Mémemant, voir Mimmemant. 

Mèmére \mçmcr M, I, P, F, X], s. 
f. — 1" Grandmère (terme enfantin). 
2» Gronsse - , grosse gr. (femme qui 
a de l'embonpoint). 

Mèmwére [mcmnyër gén.l, s. f. — 
Mémoire. 

Mènaci, voir Menècieu. 

Mcnàwc \m{e)nâm-m{e)non) M, X], 
adj. f. — Menu. Ne s'emploie que 
dans (luelcjucs exi)ressions: - jant 
(gent), roturier. Au pi., petites gens. 

Menâye [m(e)nâij V], s. f. — Mon- 
naie. Voir Meneûye. 

Mène [mçn M, /, P, X], s. f. - 
Manne; jianier. 

Mène \mçn I, /*], s. f. — Fécule. 

Mène \mçn I, P, S\, s. f. — Man- 
cheron de charrue. 

Mené ce [m{ç)nçs M, X. S\, s. f. — 
Menace. 

MenècGfèye \m{ç)nçsrnj M, X. mè- 
nes rn/ /, /*], s. f. — Menace. Voir 
MenècG. 



MÉN 



^ 437 - 



MÉM 



Ménechèye liucnsâj P\, s. f. — Bou- 
quet (le sarments avec des raisins. 

Menècieu \mçn(ç)sijœ-nmi'si}(x' M, 
Ny m(e)nçsije /, P, meiiasi F, men(ç)si- 
ninçsiS, mncsije V\, v. Ir. — Menacer. 
Lés innècicns sont sauvés (un lionime 
averti en vaut deux). 

Menéjc [m(ç)ncs . . M, /, J\ \\ 
mines S, V], s. m. — 1" Ménage, train 
de maison. Pin (V -, pain cuit à 
la maison. Fâre lo -, faire le m. 
Ancienne coutume de carnaval. Le 
mardi-gras, les jeunes gens allaient 
dans les maisons, où ils mettaient 
tout sens dessus dessous, profitant 
du désordre pour emporter surtout 
des victuailles. 2'* Mobilier, vaisselle. 

Menèjeu [m(ç)nejœ . . n2(ç)nçji M, F, 
Py Ny minçji S, minejije,-ijœ V|, v. 
tr. — Ménager, épargner. Fat tojos 
minèji eune pwére po le sô, il faut 
toujours ui. une poire pour la soif .S. 

Mcnejïre [mçn(ç)JJr M, N, ni^ncjJr 
I, P], s. f. — Femme qui s'occupe 
du ménage. Eune bonc - saute sèt 
fivès le hâijepo rènièssieu eune pieume, 
une bonne ménagère saute sept fois 
la haie pour ramasser une plume. 

Menetré [mentrëi My N, mentrê' I, 
P\y s. m. — Ménétrier. I faut dansieu 
quad - V joîie, il faut danser quand 
le m. joue. - d' f'ontinne, m. de 
fontaine (tête ou figure d'une fon- 
taine qui crache de l'eau par la 
bouche). 2*^ Celui qui mène danser 
sa belle au son du violon; galant, 
amoureux. 2" n' es m' vu /' - auj- 
dUy tu n'as pas vu ton amoureux 
aujourd'hui. 

Meneuhi, Mencuji [men^i . . M, I, 
Py Ny mçniïji F], s. m. — Menuisier. 

Méneût [niënœ S\, s. m. — Minuil. 
Voir Mèynut. 

Meneûye [m(e)nœy-m(e)nùy M, /, 
P, Ny m{e)muj F, mnôy S, mnây V], 
s. f. — Monnaie. So mate fîeus d' 
^y se mettre hors de m. (dépenser 
jusqu'à son dernier sou). Monnaies 



messines, avant l'inlroduclion du 
système monétaire (IS*- s.): denier 
messin = "/,« du denier tournois 
-= 4 angevines = 0,32 frs. 

sol ^-- 10 à 12 deniers (} frs. 

gros -= 12 » =- ;i.40 )) 

franc - 12 gros =12 » 

livre - 20 » 
écu = 3 livres = 60 gros = 120 frs. 
bugne = 1,13 
angevine = 0,08 frs. 

Mènevau \menvu Hombas], s. m. 
~ Perche (jui sert à tourner la vis 
du |)ressoir. 

Mènevèle \mejwel-n\ejwël S, mçn- 
vël V\, s. f. - lo Manivelle. 2" Man- 
cheron de hi cliairue. \o\r Mène. 

Mèniheuntchîn, Ménihinkîn \meni- 
liœntsî S, menihèkî-mihèkî Y], s. m. 
— Echo des forêts, qui se fait en- 
tendre surtout le soir et la nuit. 
Selon la légende, c'est une bande 
d'êtres humains rodant et vociférant 
dans la forêt, ou bien des lutins 
prenant la forme de femmes. Ils 
tourmentent les amoureux qu'ils 
rencontrent sur leur chemin et sor- 
tent surtout le mercredi et le ven- 
dredi. (Vest pourquoi on dit: / n' 
fût nï olè wâr me tresse lo mécrédi 
ni lo vanrdi, il ne faut pas aller 
voir maîtresse ni le mercredi ni le 
vendredi. Une autre légende pré- 
tend que ce sont des musiciens qu'on 
entend quelquefois dans les airs 
pendant les fraîches nuits de l'été, 
et qui déchirent impitoyablement 
les personnes assez malheureuses 
pour en être aperçues. 

Menion [m(e)nô M\, s. m. — 
1'» Pomme du manche de la bêche. 
2" Le manche lui-même. 

Menon \m(e)nô M], s. m. — P Poi- 
gnée. 2" Manipule de paille à liens. 
3® Manipule que le prêtre catho- 
lique porte au bras gauche. 

Ménote [mënçt P], s. f. — Petite 
main. 



438 



MEN 



MER 



Mcnouwat [mçn(ii)iva X], adj. — 
Petit; mince. 
Menoûye, voir Meneûye. 
Mènovri [mçnçvri M, I, P], s. m. 

— Manouvrier. 
Mcnôwe, voir Menâwe. 
Menôye, voir Meneûye. 
Menuàde {ni(ç)nùàt M, N], s. f. — 

Terme générique qui désigne les 
viscères du porc : le foie, le cœur, 
les poumons, le mésentère, etc. Voir 
Miàwehâde. 

Menûji, voir Meneuhi. 

M.2nûserèye[m(ç)ruizr(~'ygén.(mmz- 
rJ V)\, s. f. — Menuiserie. 

Menûsieu [m(ç)iifizijœ . . gén.(innT- 
zije,-ycr V) ], s. m. — Menuisier. Voir 
Meneuhi. 

Mèpéje [mçpës . . M, /, P, N, 
nepës S], s. m. — Linges dont on 
couvre la table. 

Mèprïhant [mçj)nyà . . M, I, P, A"], 
adj. — Méprisant. 

Mèprïhieu [mçprîyyqe . . gén.j, v. 
tr. — Mépriser. An sont tojos mè- 
prJhieiis pè lés zoiit's, on est toujours 
méprisé par les siens. 

Mèprîjant, Mèprîjieu, voir Mèprï- 
hant, Mèprïhieu. 

Mèrâche, Mèrâhhe [mçràs-mçrày^ 
M, I, lY, merâx-niqrçx P, nuira F, 
marçx S, niçrçx ^']> s. f. — P Ma- 
récage. 2® Boue épaisse. Voir Mar- 
gate. 3^ Sobriquet des habitants de 
Marieulles, arr. de Metz. 

MèrancalTe [niçràkalï M], s. f. — 
Mélancolie. 

Mèrande [mçràt M, I, P, N, nuirai 
F, nuiràt-maràdô S, mprèdô], s. f. 

— (ioiiter de l'après-midi. F le - , 
à l'heure du goûter. 

F le Sinl Michel, 

Sans hhieiilc ni ficelé, 

Le mérande nwnle au ciel; 

F le Sinl IV m in. 

An voïirinl le reCnin ; 

F le Sinl J(ui, 

'L an dlihand. 



A la St-Michel, sans échelle ni fi- 
celle, le goûter monte au ciel (on 
ne goûte plus;; à la St-Remi, on vou- 
drait le retenir (on le regrette); à la 
St-.Tean, il en descend. 

Mèrander [meràdë' . . M, I, P, X, 
nuiràdœ F, maràdë' . . S, morêde V], 
V. intr. — Faire le repas du goûter. 
Marandw sus lés fonlenes, se disait 
des petits garçons qui, à la mi-ca- 
réme, allaient goûter dans le lavoir, 
armés de sabres de bois façonnés 
par leur père, sans but déterminé. 
Cette coutume a disparu vers 1890 7*'. 

Mérate [mëral M], s. f. — Petite 
mère (terme de caresse). 

Mèràye (sinte) [mçrày . . M, I, P, 
merJy S], n. pr. — Sainte-Marie. 

Mèrcâde [merkal M], s. m. — Mau- 
vais cuisinier. 

Mèrcâre [mçrkar . . M, I, P, X, 
niarkâr F, markàr-merkâr S, morkâr 
V], s. m. — Marcaire; bouvier; va- 
cher; pâtre. 

Mèrcarerèye [merkarrëy . . M, I, 
P, X, nuirkarrT F, inarkarrêy S, mor- 
karrJ V], s. f. — Vacherie. 

Mèrcate [merkal M, X, merkol I, 
P\, s. f. — Marcotte. 

Mèrcater [merkalê' . . M, X, mer- 
kole . . /, P\, V. tr. — P Marcotter. 
2° Frelater. 

Mèrchand [mersà M, I, P, X, mar- 
sà S, morsà V], s. m. — Marchand. 
X\il m' - qii' lojos yuinyne, n'est 
pas m. qui gagne toujours. ~ qii' 
péd n sèreâl rJre, m. qui perd ne 
saurait rire. — Lés ^ d' piuercs de 
Kérpri, les m. de poires de Kerprich; 
lés - d' j)()iihlu)ns d' Linde, les m. 
de poissons de Lindre; lés - d^ bié 
d' Vèrgâvile, les m. de blé de V.; 
lés " de ivilre de Ikironvillc, les m. 
de levure de B. (sobriquets donnés 
aux hal)itants de ces villages). 

Mèrchander [/;/çr.s(î(/("< . . M, I, P, 
X, marsàde . . S, nwrsàde V], v. tr. 
— Marchander; faire des marchan- 



MÈR 



43^ - 



MÈR 



dagcs quand on disciilc le rouirai 
de iiiariaj^c. 

Mèrchandèye [incrsàdnj M, I, I\ 
N, niorsàdîs V\, s. f. — Marchandise. 

Mèrchandou {nK^rsiulii . . M, I, P, 
iV, inarsàdii S, inorsàdii V\, s. ni. — 
Personne qui niarciiande. 

Mèrchate [inçrsal M \, s. 1". — 
Marche-pied du roucl. 

Mèrchati [mçrsati M\, s. m. — 
Cloulier. 

Mèrche {mers M, /, I\ X\, s. f. - 
Marche. 

Mèrcheu \m('rs(e . . M, I, P, N, 
marsi F, marsi-mcrsi S, n}()rsiic,-ijœ 
V\, s. m. - r' Marché. Fârc -, 
conclure un m. Lo mioii - al V 
pus chcr\ le meilleur m. est le plus 
cher. 2» Arrangement de contrat 
avant le mariage. En réalité, c'est 
un vrai marché qui se conclut. Les 
parents disculenl les ap})orts de 
chacun de leurs enfants, cherchent 
à obtenir le plus possible en con- 
cédant le moins possible. On li'ouve 
dans Chan Meurlîn, IV, vers 206 et 
suivants, une délicieuse description 
de cet usage. 

Mèrcheu [mçrsœ . . M, I, P, N, 
marsi F], v. intr. — Marcher. 

Mèrcote, Mèrcotè, voir Mèrcate, 
Mèrcater. 

Mèrdenîn [merdçnî M], n. pr. — 
Mardigny, vill. de l'arr. de Metz. 

Mère \mcr . . gén.], s. m. — 1» Mère. 
Si an-n-èvcût dit è nate premîre - , 
val eime peiime, minje le, èle ne 
l'èreût m' minjcn; an li d'famlcnt, 
eule le craque, si on avait dit à notre 
première m., voilà une pomme, 
mange-la, elle ne l'aurait pas man- 
gée; on la lui détend, elle la croque. 
2» Matrice. Le Jéiiic è le ^ dèlrè- 
quâye, l'Eugénie a la m. détraquée. 
30 Lie. 

Meré [m(e)rê V], s. m. — Miroir. 
Voir Melu. 

Mèrcchà, voir Mèrechau. 



Mèrechau \mçrsô M, I, P, X, marsô 
F, marsâ-marsâ^' S\, s. m. - 1" Mot- 
teux; alouette des i)rés; petit oiseau 
(jui fait son nid dans riierbe des 
j)rés. 2'' Alcyon, marlin pécheur. 
Voir Maréchal. 

Mèrechau \mcrs<l M, f, P, N, nutr- 
sô I'\ ii}(irs(l-m(u-sâ<>-m<^rs<l S, nu^rsâ 
V], s. m. — Maréchal-lerranl; for- 
geron. 

Mèrechaude {mcrsôl M, /, P, \\ 
marsôl F, marsâl S, mcrsâl V\, s. f. 

— Femme du maréchal-fei-rant. 
Mèrechautîn [mcrsnli M \, s. m. — 

Alcyon, martin j)ècheur. Voir Mè- 
rechau. 

Mèrèche, Mèrèhhe, voir Mèràhhc. 

Méresote [mcrzot V\, s. f. — Me- 
sure. Voir Meseure. 

Méresier \mcrzijc V\, v. tr. — Me- 
surer. Voir Meseurer. 

Mereû \uï{ç)rœ . . S, \'|, s. m. — 
Miroir. \'oir Mclu. 

Mèrji^ale [incnjal M, mcrijol I, 7->], 
s. f. — Vin ni cuvé ni pressuré. 

Mèrgaye {mqrgaij M, N, mcrf/oy I, 
P\, s. f. — Femme laide, dillorme; 
bavarde (injure). 

Mèrgolate, Mèrgolote [mcrijolat M, 
N, mqrgolot I, P, marijulol F], s. f. 

— Menton; nifichoire; bouche. Coii- 
lilic te -, tais ta b. (tais-toi). 

Mèrgotc, voir Mèrgatc. 

Mèrgoye, voir Mèrgayc. 

Mèrguelitc, voir Mèrguerite. 

Mèrguèmèle [merf/einçt M, /, P\, 
s. f. — Sorte de gâteau, 

Mèrguerite [mergerit-mergelil-mçr- 
(jçt-mergit M, /, ]\ N, mardyeril S, 
morgerit V\, n. i)r. — P Marguerite. 
Voir Guite. E le Siiit -, lo bic péd 
se rèccime, '/ an prand austant d' jo 
(pie d' nul, à la St-M., le blé perd 
sa racine, il en prend autant de jour 
que de nuit. 2<' Marguerite, pâque- 
rette. 

JVlèrguète, Mèrguite, voir Mèrgue- 
rite. 



MÈR 



440 



MÈR 



Mèriaune, voir Mèriène. 

Mèriâye [mçryày . . gén.], s. f. — 
Mariée. 

Mèrîche, voir Mèrîhhe. 

Mèriène [menjen M, /, P, merijôn- 
mQnjçn N, mçrijân V], n. pr. — Ma- 
rianne. 

Mèriéje [meryês . . gén.], s. m. - 
Mariage. Val le clûve qu'ai liâye, 
voilà la chèvre qui est liée (une ca- 
dette qui se marie avant sa sœur 
aînée lui doit une chèvre ou un 
mouton). La demande en mariage 
se faisait toujours en vers; celle qui 
suit, tirée de Chan Ileurlîn, IV, vers 
198 et suivants, peut servir de mo- 
dèle du genre: 
Chèkîn s' mal è laiiye. Au bout cVi 

pial moiuanl, 
Le Cornâye è Jinon èdrasse i conipli- 

manl : 
«Sâra, dil-i, coscne, an so lony me- 
né] e, 
N'è m' èva vale mèrile èvu vale èvan- 

léje. 
L' èveûl bel immè s'n ome èl Vèpra- 

chè sovanl, 
N'èyant pu, maugrè ç'iè, procrèiè i- 

n-afanl, 
'L è falu qu' se dem'jale an fèycussc 

por lèye; 
Et vos, tot-au conlrâre, an fouyanl 

le droûVrcyc, 
V èveûz Ireuvè, sus /' champ, çou que 

Sâra chèrcheûl. 
Mâs porlanl, è le fin, come lo Sègneûr 

Vimmeûl, 
'L et pèrmîns qu'è çanl-ans Sâra de- 

vèync mère. 
De Vafanl de mirèke Abraham aleûl 

père. 
I bé jo, lo bwin Dieu que voleûl Vè- 

provè, 
È v'nîn II romande de lo sèeri/id. 
De so-n-afanl chéri 7 aleûl coupé le 

tête, 
QuamV l'anje don Sègneûr, que n'a- 

tcût m' èiw bête, 



E relenîn lo coup an li hèpanl le 

min. 
De Dieu, come Abraham, ècouteûz lo 

dessin : 
Èva permission don si ni Patron don 

v'iéje, 
Je vyins vos demandé Fanchon an mè- 

riêje, 
Po V unique guèchon don compère 

Pwâré, etc.» 
Chacun se met à table. Au bout 
d'un petit moment, la Cornée à Gi- 
non adresse un compliment: «Sarah, 
dit-il, cousine, en son long ménage, 
n'a pas, avec votre mérite, eu votre 
avantage. Elle avait bel aimer son 
homme et l'approcher souvent; 
n'ayant j)u, malgré cela, procréer un 
enfant, il a fallu que sa servante en 
fasse pour elle; et vous, tout au con- 
traire, en fuyant la drôlerie, vous 
avez trouvé, sur le champ, ce que 
Sarah cherchait. Mais pourtant, à 
la fin, comme le Seigneur l'aimait, 
il a permis qu'à cent ans Sarah de- 
vienne mère. De l'enfant du miracle 
Abraham était père. Un beau jour, 
le bon Dieu qui voulait l'éprouver, 
est venu lui commander de le sacri- 
fier. De son enfant chéri il allait 
couper la tète, quand l'ange du Sei- 
gneur, qui n'était pas une bète, a 
retenu le coup en lui happant la 
main. De Dieu, comme Abraham, 
écoutez le dessein: Avec permission 
du saint Patron du village, je viens 
vous demander Fanchon en mariage, 
pour l'unique fils du compère Poi- 
ré, etc. » 

Mèrieu [meryœ . . M, I, P, X, 
marya' F\, s. m. — P Marié. 2<> Fian- 
cé V. Lés parants di mérié et d' 
lé mérieye éch^loid lés-ébits </' noce 
insône et péyont chékîn lé mitant dés 
frés, les parents du f. et de la fian- 
cée achètent les liabits de noce en- 
semble et payent chacun la moitié 
des frais V. 



MÈR 



_ 441 - 



MÈR 



Mèrieu [mçrijœ . . ffén. (mari/a' F)], 
V. tr. — MîiricM'. .S" lucricii cna V cul 
(V le lilnc po anjandvcr V hé Idiiis, 
se ni. nvoc le c . . . de In lu ne 1)011 r 
engcndrcM' le beau temps. Se dit à 
qqn. qui dit qu'il veut se ni. — ./(' 
Il' vêlons /??' nos - insônc, j'as piol 
èco li, je n' frênes que dès nins; c 
le qwètriyême jènèrâciony je frêiws 
r exercice dons les sobols. Nous ne 
voulons pas nous marier ensemble, 
toi et moi, nous sommes petits, 
nous ne ferions que des nains; à 
la quatrième génération, nous ferions 
l'exereice dans les sabots V. 

Mèrie-Jânc [mçri Jân V\, s. f. — 
Dame-jeanne. Voir Mârie-Jane. 

Mèrïhhc [merîx M, I, /^ iV|, s. f. 
— Merise. 

Mèrîhi [nierTyi M, I \, s. m. — Me- 
risier. 

Mèrionète [merijçnel M], s. f. — 
Colonnette façonnée, d'ordinaire en 
os, qui embellissait le rouet. VoirTo. 

Mèriou [nierijn . . M, I, P, N, S, 
V], s. ni. — 1^ Personne qui s'en- 
tremet pour faire des mariages. 
2» Fiancé; jeune marié V. 

Mèrîrasse, Mèrïrosse [nierJras M, 
N, merlros I, P, F, V], s. l — Fai- 
seuse de mariages, entremetteuse. 

MèrTyc, voir Mèrâye. 

Mèrjalat [merjala M, mçrjolç I, P], 
s. m. — 1^ Crieur de vin à vendre 
au détail. Cri du c., autrefois, dans 
les rues de Metz: 

là! â! 

Tâtéz, misses, 

Don hwin vin nové 

È quètonr sons lo pat, 

Dans le cïwe de monsicn Jènat, 

Dans le râwe aus-Oûssons. 

Ah! bon, bon! ah! bon, bon! 
Goûtez, messieurs, du bon vin nou- 
veau, à quatorze sous le pot, dans 
la cave de M. Janot, dans la rue 
Aux Ossons. 2® Jeune garçon ; en- 
fant pétulant. 



Mèrjalate \merjidal M\, s. f. — 
Jeune liile. 

Mèrjaléne, voir Mèrjalinne. 

Mèrjalinne {nierjalèn M, merjolèn 
I, nuirjolën P, Y, merjidèn-mejjalên 
X, merjalën S\, s. f. — 1" Marjolaine. 
2" .Jeune fille. 

Mèrjolot, voir Mèrjalat. 

Mèrkantyi {inçrlalliji S\, s. m. — 
Marchand ambulant. 

Mèrkèjous [nuirlxcju M, I \, adj. — 
Marécageux. 

Mèrkèssîn [inçrl^çsï . . gén. (niçr- 
kçsî V)\, s. m. — Marcassin (injure). 
Té n vas rijin, inorlxcssîn, tu ne vaux 
rien, m. 

Mèrlat, Mèrlot \merla M, N, niçrln 
I, P\, s. m. — Nouveau plant de vigne, 
(jui provient du marcottage. 

Mèrlusine [merliizin M\, n. pr. — 
Mélusine. 

Mèrmat [mçrma M, N, mermo I, 
P, mornw V\, s. m. — Marmot. 

Mèrmelâde [mqrmçWil M, N, niçr- 
meird I, P, marmelâl F, marmolàt 
S, inormolid V], s. f. — Marmelade. 

Mèrmichèle [mcrnnsçl S\, s. m. - 
Vermicelle. Voir Yèrmichèle. 

Mèrmitâye [mçrmitâij . . M, I, P, 
N, S\, s. f. — Marmitée. Ne se dit 
ordinairement qu'en parlant des 
pommes de terre. 

Mèrmite [mçrmit M, I, P, N, mar- 
mit-mçrmit S, mçrmit V\, s. f. — 
Marmite. Qn' chèkîn fèijèsse cîire 
se '- , que chacun fasse cuire sa m. 
(s'occupe de ses propres affaires). 
Cure eune ~, cuire une m.: ce sont 
des pommes de terre, des betteraves, 
du seigle et du son, que l'on cuit 
ensemble et que l'on donne chaud 
aux porcs. 

Mèrmoser [mçrmozë' . . M, I, P, 
N\, V. intr. — Murmurer. Voir 
Mourmoner. 

Mèrmosou [mçrmçzn . . M, I, P], 
s. m. — Qui est maussade, sombre, 
grognon. 



MÈR 



- 442 



MES 



Méreni {nicrni Y], adj. — Com- 
plètement nu. 

Mérote [mcrot V], s. f. - Pâte li- 
quide, aux lait et aux œufs. Voir 
Meurate. 

Mèrque \niçrk M, I, I\ X\, s. f. - 
Marque, signe, trace, emj)reinte. 

Mèrquéje [mrrkcs . . M, I, P, X, S\, 
s. m. — Martelage. 

Mèrquer [merkc< . . M, I, P, X, S, 
morkç V\, v. tr. — Marquer. 

Mèrtîn \iu('iiî . . M, /, P, X, martî- 
mciiï S, iiKirlï V], n. pr. — Martin. 
Talon iV Sint - , grypliée. 
È le Sinl Merlin, 
Lo comte de chèkin. 
A la St-M., le compte de chacun (on 
règle ses comptes). 

È le Sinl Merlin, 
L'iwcr iHi v'nin, 
ou bien : 

al an ch'min. 
A la St-M., l'hiver, va venir, ou bien, 
est en chemin. 

Si Vuvcr va drcûl so ch'min, 
J' rèrans è le Sint Merlin. 
Si l'hiver va droit son chemin, nous 
l'aurons à la Saint-Martin. 

Sint Merlin bwèl V bwin vin 
Kl lâl cor iâive au molin. 
St-M. boit le bon vin et laisse couler 
l'eau au moulin. 

Mèrvaye [mervaij M, morvôij V], 
s. f. — Merveille. 

Mérzier \mer21je V\, v. Ir. — Me- 
surer. Voir Meseurer. 

MérzotG [merzol V], s. f. — Me- 
sure. Voir Meseure. 

Mes |/7ic V], adv. — Mieux. Voir 
Mieus. 

Mes \n}e gèn.], pron. j)oss. — Mes. 

Mesaler \m(e)zalë' . . M, X, mezolç 
. . /, P, mazold' F], v. tr. — Meur- 
tir; broyer; abîmer; exterminer. 

Mèsaline [mczalin Deslry], s. 1'. — 
Lucarne. 

Mèsarer {mezarê' M], v. intr. — 
Tenq)èter; maugréer; se lâcher. 



Mèseugne [mezcrn M\, s. f. — P Mé- 
sange. 2" Spirlin (poisson). 3» Pe- 
tite fille fluette et délicate. 

Meseurate [mezrat S, merzol V], 
s. f. — Mesure; muid. 

Meseure [m(e)zœr M, I, P, F, Xy 
mizrat-mïirzat S, mzJr-mcrzot V|, s. 
f. — Mesure; muid; toute espèce de 
corbeille. Fier è m\sJre, au lur et à 
mesure V. Anciennes mesures (18«^' s.): 

1. Qiiâive (queue) = 4 hl., 20 1. = 
IOV2 hottes. 

2. Haie (hotte) = 4 chaudrons = 
20 pots = 40 pintes = 80 cho- 
pines = 80 litres. 

3. Charal = 11 hottes. 

4. Qnarte = 66 litres = 4 bichets 
= 80 coupillons. 

Meseuréje [mezrës . . M, I, P, X\, 
s. m. — Mesurage. 

MesGurer [mezrëi . . M, I, P, F, 
X, S, merzye,-yœ V\, v. tr. — Me- 
surer. 

MesGurou [njçzru . . M, I, P, X], 
s. m. — Arpenteur. 

Mesîre, voir Meseure. 

Mèskegnâd [meskenà M, X, mcskc- 
nâ I, P\, s. m. — Vétilleur. 

Mèsolè, voir Mesaler. 

Mésot {mezo V), s. m. — Petit 
jardin. Voir Mé. 

Mèsquegneu [meskenœ M, X, nus- 
kene I, P, maskini S, V], v. intr. — 
11' S'amuser à des travaux de peu 
dimportance; muser. 2*' Pousser 
dans un coin; exercer une pression; 
froisser. 

Mèsquer {meskë> . . gén. (maska> 
F)\, V. tr. — i^' Masquer. 2« Meur- 
tir le visage à coups de poings. 'L 
è lo v'sêje tôt mèsqué, il a la figure 
toute meurtrie. 

Mèsquèrâde [mcskerat gén.], s. f. 
— Mascarade. 

Mèssawc \mesruv-mesou' M, X, mc- 
sou> I, P\, s. f. — Massue. 

Messe \mçs X, S\, s. f. — Tas de 
foin, de regain, de blé, au grenier; 



MES 



- 443 



MES 



souvenl, las de bois (lu'on a dcvanl 
la maison. 

Messe |//îç.s- gcii.], s. f. — Gros mar- 
teau qui sert à casser les pierres. 

Mèssèjerèye Inicscjrçi/ M, I, I\ X], 
s. f. — Messagerie. 

Mèssèle [mçsçl M, I, P, iVJ, s. f. 

— Tas (le l)ois c^u'on met dcvanl la 
maison. Voir Messe. 

Messeuke [in(ç)s(x'k Deslry], s. 1". 

— Mélilot. 

Mèssieune [mesij(rn M, N], s. f. 

— Pelile mesure pour les liquides. 
Mèssowe, voir Mèssâwc. 
Mèstangô, Mèstangôgne [mçslàçjô 

Ponloy, mçslCujôn S\, s. m. — Ks- 
cargot. Voir Èskèrgat. 

Mesure [nizùr Rémilly], s. f. — 
Toute espèce de corbeille. 

Mèswate {mçzivat N], s. f. — Mou- 
cheron. 

Mèswéje [mçzivës . . M, I, P, N\, 
s. m. — P Jardinage; cullurc ma- 
raîclrère. 2^ Jardin polager. 

Mèswi [mçzivi M, I, N\, s. m. — 
Maraîcher, jardinier. Dans le pays 
Messin, le maraîcher s'appelle en- 
core aujourd'hui mésoycr. 

Met [me /, P], s. m. — But, limite. 
Voir Meut. 

Mctchè, voir Mèté. 

Mète [inçt gén.], s. m. — Mètre. 

Mète [met M], s. f. — Mite; ver. 

Mèté [inçtëi M, I, 7^ N, marte F, 
matsç'-mçtç'-mçtsç'-metijç' S, mçtq- 
motse-mçtye V], s. m. — Marteau. 
~ d' mèrchau, brochoir. -^ bètant, 
m. battant (heurtoir). 'L è i coup 
d' - d' trap, il a un coup de m. de 
trop (il est toqué). 

Métègne [mëtçn P], s. f. — Lacet 
de cuir qui assujellit le fléau au 
manche. Voir Mintègne. 

Mctelat [mçtla M, N, mçtlo I, P], s. m. 

— 1» Matelot. 2» MartineLVoirMètelèt. 
Mètelate [mçtlat M, mqtlçt /j, s. f. 

— Matelote, poisson cuit à une sauce 
au vin rouge. 



Mètclès \mcjle gén.|, s. m. - Ma- 
telas. 

Mètelèt {mçllç-mçtUi M, inçllç /, P, 
iV, mdllçt-mqtlç Sy mollo V\, s. m. — 
Hirondelle qui niche sous les loits. 
./' oiis Iras nids d'molclols zos m)te 
tût, nous avons trois nids d'hiron- 
delles sous notre toit V. 

Mètcnant [mt^tml V\, adv. — M.ain- 
lenanl. Ne s'emploie cpie dans l'ex- 
pression: Tôt -, toul m. 

Mètenâye [meliiaij . . gén. {lual- 
iiâij F)\, s. f. — Matinée. 
Mèt'ncye coveijc, 
Châde joncije. 
Quand la m. est couverte (le ciel 
est couvert), il fera une chaude 
journée S. 

Mètenous \mejmi , . M, /, P, A^ 
matinçw F\, adj. — Matineux; ma- 
tinal. - comc Vèlwate, m. comme 
l'alouette. 

Mètèyeu [mçleyœ M], s. m. — Mé- 
tayer. 

Meti [m(e)li M, I, P, N, mçtiji 5, 
mctije V], s. m. — Métier. 
Chckîn è so m'ti, 
Sus r tâd ou V mètîn, 
Tout' vrè hcun' au loujis. 
Chacun à son m., sur le tard ou le 
matin, tout ira bien au logis. Chan 
de tôt -, et don miou i n' pieut s' 
nûriy Jean de tout métier, et du meil- 
leur il ne peut se nourrir. Se dit 
de celui qui fait toutes sortes de 
métiers, sauf le sien. Voir Niïri. — 
Chèkîn so - et tés ôyes sont hyin 
wèdjcyes, chacun son m. et les oies 
sont bien gardées 5. Dons lés toms^ 
lés joncs jans continiéncnt lo métier 
dé zos porants, et is s'in trovéncnt 
bin, dans les temps, les jeunes gens 
continuaient le m. de leurs parents, 
et ils s'en trouvaient bien V. 

Mètiâs' [mçlyàs . . gén.], n. pr. — 
Mathias. Sint -, s'i n-y è d' le 
yuiècCi i le casse, si n-y an-n-è 
pwintj 7 an fat, St-M., quand il y a 



MET 



— 444 



MEU 



de la glace, il la casse, s'il n'y en 
pas, il en fait. 

Mètié, voir Meti. 

Mètiére [mçlyër <^én.], s. f. — Pus, 
humeur qui se forme dans un abcès, 

Mètieusalè [mçtyœsale . . S\, n. pr. 

— Matluisalem. Voir Matieusalé. 
Mètîn \niçtî . . gén.], s. m. et adv. 

— Matin. / s'è Vue pus - qii' lu, il 
s'est levé plus m. que lui (il l'a de- 
vancé). (" n'at m' ca V tôt de .s' le- 
ver hwin '- , faut ca v'nîii è tams, ce 
n'est pas encore le tout de se lever 
bon m., il faut encore venir à tem})s. 

Mètisolè {mçlizolç V\, n. pr. — 
Matluisalem. Voir Maticusalé. 

Mètri \metri M, /], s. m. — Mé- 
tayer. Voir Mwètri. 

Mètyi, voir Meti. 

Meu \m(œ) M, N, 5, m(ç) I, P, F, mi 
V], pron. pers. — Me; moi. In' - 
dit njin, il ne me dit rien. 

Meu \mœ M, me I, P, F, mœ-mcr> 
N, mir-mc' S, mi-mœ V], adv. — 
Pas. Veus lï voûrînz m', vous ne vou- 
driez pas, n'est-ce pas? (lorsqu'on 
s'adresse à plusieurs personnes à 
qui l'on dit vous). Voir Name. 

Meûbe [mâ'p gén. (mêp V)|, s. m. 

— Meuble. 

Meuchat [mœsa M, A^], s. m. — 
Mèche de lampe ou de chandelle. 

Meuchat {mœsa M, iV, mçso /, P\, 
s. m. — Amas; tas. Mate an -, 
mettre en t., entasser. 

Meuchate \m(ysat M, N, S, mesot 
/, P, misât F, mcsot V|, s. f. — 
1'» Petite miche, faite de ce qui reste 
de la ])Ate (juand on cuit au four, 
et qu'on donne aux enfants. On la 
fait avec du lait, de la levure et du 
sel, {pielquefois on y ajoute trois 
ou cjuatre œufs et du l)eurre. Ai)i'ès 
l'avoir i)étrie, on la dci)ose dans 
une corbeille cpi'on i)lace générale- 
ment sous l'édredon pour (ju'clle 
lève mieux. Klle est mise au four 
en même temps (pie le pain, mais 



on la retire plus tôt. 2^ Sein de 
femme. 

Meuche \mœs M, S, S, mes /, P, 
mes V], s. f. — Miche. Vaut mieus 
cor è le ^ de pin quau mèd'cin, 
vaut mieux courir à la m. de pain 
c|ue chez le médecin. 

Mcuchc \m(f's M, /, P, X, S\, adj. 
— P^ Moite; humide; moisi. / tams 
~, un temps humide. 2" Maigre. 

Meuche, voir Meuhhe. 

Meûche, voir Meûhhe. 

Meuchena» \m(rsn(v F], v. tr. — 
Moissonner. Voir Mohhcner. 

Meuchgnant , Meuchgneu , voir 
Mcuhhgnant, Meuhhgneu. 

Meuchenow [mœsnou) F], s. m. — 
Moissonneur. Voir Mohhenou. 

Meuchon [mœsà F], s. f. — Mois- 
son. Voir Mohhon. 

Meuchon [mœsô M, mçsô /, P\, s. 
m. — Petite miche faite du restant 
de la i)àte. Voir Meuchate. 

Meugnon \m<enô M, X, mena I, P, 
mufiô F\, s. m. — Moignon; poignée; 
manche d'outil. 

Meugnon [mcrnô M, N\, adj. — 
Mignon. 'L at - come i né (pr tousse 
dons pèches, il est m. comme un 
veau (pii tette deux vaches (ironie). 

Meuhhe {nuex • . M, I, /^ F, X, S\, 
s, m. — Mélilot jaune. Voir Meussc. 

Meuhhe {m(yy^ . . M], s. f. — Uate. 
/ se folr le -, il s'est foulé la r. 

Mcuhhgnant [nuyyùà . . M, I, P, X\, 
adj. — 1" Malingre; rachitique. 2" Qui 
se plaint toujours. S'applique sur- 
tout aux enfants et aux fennnes. 

Meuhhgneu [nnyy/uy . . M, I, P, 
X, mPuji F\, V. intr. — Se lamenter. 

Meuhi [iniyyi M], n. pr. — Mathieu. 

Meuhi [nuy-fi-mii^i M, /, P, iV, mœ- 
Y/ S, mu^i V, kanuisi F], adj. - 
Moisi. 

Qu minje lion pin nwuhi, 
Vrè au pcrèdis. 
Qui mange du pain m., ira au pa- 
radis. 



MEU 



443 - 



MEU 



Mcuhîn [mœyi N], s. m. - Chan- 
cre, ulcère. 

Meuhûre {inœyPir S\, s. f. — Moi- 
sissure. Voir Muhûre. 

Meujcnai [nur/'iuv F], v. inlr. — 
Nasiller. Voir Mcusencr. 

Meuji, voir Meuhi. 

Meulat [niœla M, iV, mœlo I, P, 
mile V], s. m. — 1^» Mulet. Dons 
compcrcs qii' scvaiiccnl, dons - que 
s' (jrctcnt, deux compères qui s'avan- 
cent, deux m. qui se grattent (l'un 
vaut l'autre). 2"^ Branche de vigne 
marcottée. 

Meiilate {mœlal M, N, S, mœlot /, 
P\, s. f. — Petite meule faite à la 
hâte, par crainte de la pluie. 

Meuleti [mœlti M, /, P, N], s. m. 

— Muletier. 

Meulot, voir Meulat. 

Meulote, voir Meulate. 

Meumc [mœm M, /, P, F, N], s. 
f. — Mamelle; trayon; téton. S'em- 
ploie principalement des animaux. 

Meumc [mqein M], s. f. — Partie 
de la charrue. Voir Chèrâwe. 

Meiâner [inôënëi M\, v. intr. — 
Être en chaleur. Se dit spéciale- 
ment des vaches qui demandent le 
taureau. 

Meûr [mœr S], adj. — Mûr. Voir 
Mïir. 

Meûrat [nuvra S], s. m. — Petit 
mur. Voir Mïirat. 

Mcurate [mœrat S, merot Y], s. f. 

— Pâte liquide au lait, aux œufs et 
à la farine. Voir Murate. 

Meiârctat [mœr ta S], s. m. — Pe- 
tit mur. Voir Mûrat. 

Meuri [mœri M, I, P, N, S, mijœvi- 
muri F, mûri V], v. intr. — Mourir. 
Vaut mieus creuer an brave compè- 
gnïe que d' -- tôt seîû, vaut mieux 
crever en brave compagnie que de 
mourir tout seul. 

Meurieu [mœryqe . . M, I, P, mûri 
F, meyiïri S, meyi VJ, v. intr. — 
Mûrir. 



Mcurlifiche [mœrlifis M, iV, mcjU- 
fià /, P], s. m. — Décor, ornement. 
Voir Mirhfiche. 

Mcurmeussc [nurrnuys M\, adj. — 
luu barrasse. L aient - an m' n)è- 
ijant vnin, il était e. en me voyant 
venir. 

Meurmcuyeu [mœrmœijœ . . A/, /, 
PJ, V. intr. — Murmurer; gronder. 

Meurmeuyon [nurmurijô M, I, P, 
lY], s. m. — Grognon. 

Meuron [mœrô M, I\, s. m. — Mûre 
sauvage, fruit de la ronce. Voir 
Moule. 

Mcurot \nurro Ancy], s. m. — Banc 
devant la maison. Voir Tauyemant. 

Meurrâye [mœrràij . . 3/, /J, s. f. 

— Mort, action de mourir. Voir 
Hèhherâye. 

Meurson [mœrsô M, /, P], s. m. 

— Maturité. Voir Mourihon. 
Meûrtat [mœr ta S], s. m. — Petit 

mur. Voir Mïirat. 

Meurtc [mœrtM, N], s. m.— Meurtre. 
S'emploie surtout dans la locution: 
ç'at i - de, c'est un m. de . . (c'est 
dommage, cela fait de la peine de . . .) 
Çateîit i - de veûr le feurièsse qu' 
le trnije fèijeîit, cela faisait de la 
peine de voir le trou que la truie 
faisait. 

Meus [mœ S], adv. — Mieux. Voir 
Mieus. 

Meusàd [mœzà . . M, h P, A^» z^"- 
râ y\, adj. — Gros, gras. 

Meusarer [mœzarëi . . M, N], v. 
intr. — Trouver le temps long. 

Meuscat [mœska M, N], s. m. — 
Muscat. 

Meuscaudc [mœskôt M, /, P, N], 
s. f. — lo Muscade. 
Pèrneîiz, Jinon, dit Chan, le bèss'nnre 

bijin chaude. 
Je matrâ dans don vin, don seuke et 

d' le meuscaude. 
Prenez, Ginon, dit Jean, la bassi- 
noire bien chaude, je mettrai de- 



MEU 



- 446 - 



MEU 



dans du vin, du sucre et de la m. 
C. IL, II, 163. 20 Rose de mai. 

Meuse [mœzëi . . M, I, F, X, S, 
mœznë' P, nuize V], s. m. — Mu- 
seau. E r'giieiiije -, à bouche que 
veux-tu. J'â les pieiids corne dés - 
rf' chîn, j'ai les pieds comme des 
m. de chien (j'ai les pieds froids). 

Meusegnate {mœznat M, X, S, imez- 
ùpt I, mœzot P, mœzrçt F, niuzot V], 
s. r. — Musaraigne. Voir Mcusc- 
reugne. 

Mcusegné, voir Meuse. 

Mcuscgni, voir Meusener. 

Meusegnîre, voir MeuselTrc. 

Meusèle \m(œ)zçl M, I, P, X\, n. 
pr. — Moselle. 

Meuseler [mœzW . . M, I, P, F, 
X, nuizlr V], v. tr. — Museler. 

Meuselîre [mœzlTr M, I, P, X, nuvz- 
nr-nnyzlër-mœzmr . . .S, iniizycr V\, 
s. f. — Muselière. 

Meusenàd Inurznd . . M, I, P\, s. 
m. — Qui parle du nez; qui murnuire; 
qui marmotte; qui bredouille; ([ui 
bégaye; qui chantonne. 

Meuscné \mœziw M, I, P, X\, s. m. 

— 1" Museau. luhh -, fier m. (or- 
gueilleux). 2'» Muselière. :r Mou- 
choir avec leciuel les femmes s'en- 
veloppent la tète. 

Meusener [mœznë' . . M, I, P, X, 
nuyjmv F, inœzni S\, v. intr. — Mur- 
nuirer, marmotter; i)arlcr du nez; 
chantonner; prononcer du bout des 
dents; bredouiller; iH'gayer; bou- 
gonner. 

Mcusenerèye liufrzçnrn/ M, X, 
m(rzrnrn/ I, /^|, s. f. -Bredouillage; 
nuu'mure; marmottage. 

Meuser [imyzëi . . .1/, I, />), v. intr. 

— Pleurer. Ne se dit que du chien. 
Mcuscrète, voir Meusegnate. 
Meusèreugne \nuyz(c)r(yn .1/|, s. f. 

— M usa la igné vulgaire. Les habi- 
tants de la campagne croient cpie 
sa morsure est dn iigcrcusc et (prelle 
fait périr les chevaux, en cnlranl 



dans leur corps. Appelée aussi Mu- 
sète. Voir Meusegnate. 

Mcusicyin [mœzisijë gén. (mizisyè 
S, V)], s. m. — Musicien. 'L ainnt 
Iras - è zoute noce: Chan disète. 
Calas prèpris et Rèbètjôije, ils avaient 
trois m. à leur noce: .Jean-Disette, 
Nicolas sans le sou et Rabat-joie. Se 
dit des personnes qui font une noce 
au delà de leurs moyens .S. 

Meusique \ni(yzik .V, /, P, X, mi- 
zik], s. L — P Musique. 2" Instru- 
ment de musique. 

Meuskeuycu \nvysk(yij(y X\, v. tr. 
— Gronder; dire des sottises à qqn. 
y // an-n-â meuskemjeii, je Lai se- 
coué d'importance. 

Meusote, voir Meusegnate. 

Mcussat \m(ysa M, X, nuyso I, P, 
/77/:.so F], s. m. — Blouse. Voir 
Mussèle. 

Meussat [nuysa M, X, nuyso I, P', 
s. m. — C.oin le plus caché, le moins 
en vue, recoin, cachette. 

Meussate [mœsat M, X, nursot I, 



P 



f. 



Fente, novae d'une che- 



mise, d'une blouse, d'une poche. 
Voir Meussu. 

Meussate [nuysat M], s. L — 
Moyen pour se tirer d'un mauvais 
pas. 

Meussate [nuysat M, X\, s. f. — 
Fauvelte. 

Mcusse [m(ys M], s. f. — Mousse. 
Voir Mosse. 

Meussc j;7îa\s' M, /, P|, s. f. — 
Museau; bouche; gueule. Couhhc 
le " , tais ta g. (tais-toi). 

Mcusse \m(ys M, X\, s. f. — Méli- 
lot. Voir Meuhhe. 

Meussc [nuys M, X], adj. — Triste. 
Qu^ ce (ju' /' es donc? t' as moul -, 
(ju'esl-ce (juc lu as donc? tu es tout 
Irisle. 

Mcusse li]i(ys S, mes Vj, s. f. — 
Capacité, aptitude. / né m' le - 
dé fcre çlc, il n'est pas ca|)ablc de 
faire cela. Minse dé loms, lcni[)s 



MEU 



- 447 - 



MEU 



relativement court. A bout d'ène 
^ dé toms, j'è bin vi qu'on m' volâr, 
au bout (le certain temps, j'ai l)ien 
vu (ju'on me voulait V. 

Meusse-an-hâye {incysàhai/ . . M, 
I, P, N, S, inusîlulij V\, s. f. — lU)ite- 
let; tauveUc; troiflodyte. (Ihach corne 
i cul d'eunc -, sec (maigre) comme 
un c . . . d'un r. 2" Homme de mau- 
vais caractère. 

Meussc-arayc [nuys araij M, N, uuys 
çrçif I, P\, s. f. — Forficule. 

Meusse-néz [nuys ne' M, I, P\, s. 
m. — ('orde qui sert à serrer le nez 
des chevaux ré t ils. 

Mousser {nuyû'' . . M, I, N, nuysç'- 
mœsye P, muse V|, v. inlr. — 1" Se 
cacher; disparaître; s'esquiver; pas- 
ser lestement. Vè l'an coucheu pus 
Ion (ju* lo s'ia ineusse, va-t'en coucher 
plus loin que le soleil se couche 
(va-t'en au diable). Lo s'ia meus- 
sanl, le soleil couchant. 2'- v. pron. 
Se faufiler. 

Meussiè, voir Meusser. 

Meussieu {nicysi/œ . . M, I, P], v. 
tr. — Revêtir. Se dit des habits. 
^ eune blanche cheminhhe, so rchat, 
Y. une chemise blanche, son habit. 
J' Il an-n-â meussleu eune bone, je 
lui en ai dit des sottises, je l'ai 
grondé, je l'ai secoué d'importance. 

Meussot, voir Meussat. 

Meussote, voir Meussate. 

Meussu [mcysii M], s. m. — Fenle 
de chemise. Voir Meussate. 

Meut \mœ M, N, me I, P, ma F, 
ma S, ma V], s. m. — But; limite; 
point de départ au jeu; limite que 
l'on ne peut dépasser quand on 
joue; pierre qui marque un but 
quelconque. Oh! f n'os m'prls, 
fotôr èrlvè ci ma quamV C nïés ètropè. 
Oh ! je ne suis pas pris, j'étais arrivé 
au but quand tu m'as attrapé V. 

Meute [mcyt M, /, P, N], s. f. - 
Mutte. La Mutte est la cloche mu- 



nicipale de la ville de Metz. Elle 
est sus|)endue dans la tour gauche 
delà cathédrale, i)ropriélé de la ville. 
Sa sonorité est admirable, et il n'y 
a pas un Messin à qui le souvenir 
de sa voix puissante ne lasse l)altre 
le cœur. 

Elle pèse treize mille kilogrannnes 
et fut fondue pour la i)remière fois 
en i:^81. Refondue à trois reprises 
au quinzième siècle, elle le fut i)our 
la dernière fois en 1606. l^lle i)orte 
l'inscription suivante; 

Dame Mute suis baj)tlsce ; 
De par la Cité ci] posée, 
Pour servir à cette cité 
Aux jours de grand solennité; 
Et aussi pour créer justice, 
Prendre ban et bonne police. 
Les contredire quand bon semble, 
Lt pour convoquer gens ensemble. 
Son nom lui vient du latin Mota, de 
ce qu'elle servait à mouvoir les 
gens, à les appeler pour une réunion 
politique ou militaire. On la tin- 
tait et on la tinte encore aux jours 
d'élection. On la sonne à grande 
volée les jours de solennités reli- 
gieuses, de fêtes nationales, de vic- 
toires et de paix. Quels souvenirs 
rappelle-t-elle aux Messins ! 

Son histoire a été écrite par M. 
Victor Jacob, bibliothécaire de la 
ville, en un beau vol. in 8', Metz, 
Rousseau, 1865. (E. de BoutelUer, 
La guerre de Metz en iS%ï, p. 275). 
Meûyâd [mœgâ F\, s. m. — Per- 
sonne qui se lamente toujours. 
Voir Mûyàd. 

Meuyatcr [nuyijatci . . .1/, nuyijote 
I, P], V. intr. — Mijoter. 

Meîiyâye [mœijày S\, s. f. — Beu- 
glement. Voir Miîyemant. 

MeQyc [mœy S, mcg V], adj. — 
INIeuble. Ce n'vât rgln quand-on semé 
lo grln dons le tere -, ça ne vaut 
rien quand on sème le grain dans 
la terre m. 



MEU 



~ 448 - 



Mm 



Meûyi [mœyi S], v. intr. — Mugir. 
Voir Mûyeu. 

Meuyotè, voir Meuyater. 

Mèvâd {mcvà . . S, mcvâ Y], s. m. 
— Jeune homme sans expérience. 

Mèy [mcij S], adv. — N'est-ce pas? 
Voir Meu. 

Mêy [mcij Y], s. m. — Mai. Voir 
Mây. 

Mèyat {mcija 3/, X, mçijo I, P, 
mai/ç F, nieijœ S, ineyc V], s. m. — 
1« Bâton qu'on attache à la patte 
d'une vaclie difficile. 2" Bois ou 
fer qui sert à décrotter la charrue. 
En' rôblièz ni vote mèijé quaiur vos- 
olèz è le choroûe, n'oubliez pas votre 
décrottoir quand vous allez à la 
charrue Y. 

Mèyat [(me)ija M, N, m(ç)yo l, P, 
niyçs S\, s. m. — Millet. Bouillie 
de m. Se cuisait au lait, auquel on 
ajoutait du sucre. Le m. avait 
autrefois une part assez importante 
dans l'alimentation de notre i)ays. 
Il existe à Metz une rue du «CofJ'e- 
Millet» (Café Mèyat), ainsi nommée 
à cause du commerce qu'y faisaient 
les huiliers en y écossant le millet 
dont on composait les polaires. Le 
m. était le plat fondamental du 
petit festin par lequel on terminait 
les Crègnes. On le servait aussi 
comme potage au souper du second 
jour d'une noce. - bétâ, m. béta, 
faux m. On mouille de la farine 
avec du lait pour faire des grumeaux 
qu'on jette dans le lait bouillant. 

Mèyate \mcyat M, X, mcyot I, P\, 
s. m. — Maiilet. 

Mèyate |/7?ç//a/ M, X, S, mqyot /, P], 
s. f. — Prénom féminin dérivé de 
Marie, (|ui s'est ensuite employé 
l)()ur désigner une jeune personne 
niaise. 

Mèyau {mcyô M, /, P, maya S\, 
s. m. — 1" Pièce de bois équarri ; 
chevron. 2" Bois (jui servait à tour- 
ner la vis d'un pressoir à bascule, 



qu'on posait sur le pain du raisin au 
pressoir. A Vallières-lès-Metz, on 
en ])laçait trois; celui du milieu 
s'appelait serycnt; on buvait une 
goutte chaque fois qu'on le mettait. 
Voir Chaucu. 
Mèyâyc [meyày M, meyây I], s. f. 

— Epouse, femme. 
Mèye, voir Mèyat. 
Méye, voir Meûyc. 
Mèyenét, voir Mèyenut. 
Mèyenut [meyiuï M, /, F, X, meynïi- 

lîiëme^ P, F, mcnœ^-mênœ-mènœ-mè- 
lue^ S, meynë Y], s. m. — Minuit. 
È ioûre de ^ , k l'heure de m. 

Méyer \mëije V], v. intr. — Mugir. 
Voir Mûyeu. 

Mèycû, voir Mèyat. 

Mèyeû [meyœ .Sj, s. m. — Bouture 
de vigne. 

Mèyi [mcyi Y], adj. et v. intr. — 
V Mùr. Voir Mûr. 2^ Mûrir. Voir 
Meurieu. 

Mèyon [mcyô M, I, P, X], s. m. 

— Million. 

Mèyon [meyô M, /, P, X], n. pr. 

— 1" Ma rie (terme familier). 2*^ Femme 
de mauvaise vie (terme injurieux). 

Mèyot, voir Mèyat. 

Mèyote, voir Mèyate. 

Mèyow [mçyoïo F\, adj. — Meil- 
leur. Voir Miou. 

Mèyuri [mcyiiri S], v. intr. — Mû- 
rir. Voir Meurieu. 

Mi [ini gén.], adj. — P Mi, demi. 
Le lui anèroiue, la mi-carèmc. 2*^ s. 
m. Milieu. Le santé an -, le sen- 
tier au milieu. An - i4'/ieus, en m. 
(à nu)ilié) dehors. 

Mi [mi Y\, adv. — Pas. VoirMcu. 

Mi \nii Y], i)ron. pers. — Moi. 
Voir Meu. 

Miate [niyat M, .V, .S, niyot I. P, 
Y\, s. f. - Miette; un petit peu, 
un brin, un rien. 

Miâwchâde Iniyruvxat-niyonf^iit . . 
U, /, P, .V|, s. f. — Partie du porc 
(Iclnchée i)ar le tueui'. cpii coin- 



Mm 



— 449 -^ 



MIL 



prend l'aorte descendens, avec les 

rognons et la rate. Voir Menuâde. 

Miâwer {mijâwë'-nnjowci . . M, N, 

myoïve . . l, P, nujâive . . S\, v. iiilr. 

— Miauler. 

Mich, voir Muhh. 

Miche [mise' M], s. m. — Amant, 
galant. 

Michel [misçlgên.], n. pr. —Michel. 
E le Sint - , n' lèhhe pus ans chams 
tés friits, à la St.-M., ne laisse plus 
aux champs tes fruits. 
È le Sinl Michel, 
Le maraude monte à ciel ; 
Et le St. Jérôme 
Lé r'tone. 
A la St. M., le goûter monte au ciel, 
et la St. -Jérôme le retourne S. 
Voir Mèrande. Sinl Michel imponte 
lés qwètf onres et Sint Josèf lés ro- 
poûtSy St. M. emporte le goûter et 
St. Joseph le rapporte V. 

Michmoch, voir Micmac. 

Michiés [misye,-yœ V], adv. — 
Mieux. Voir Mechcus. 

Micmac [mikmàk . . A/, /, P, N, 
mikmok-mismos V], s. m. — 1^ Mé- 
lange hétéroclite d'aliments prépa- 
rés sans soin, — 2^ Tripotage. 

Michon [misô M, /, P], n. pr. — 
Michel. 

Michote [misot E], s. f. — Petite 
miche. Voir Meuchate. 

Michtére [mister Famille ridicule], 
s. m. — Mystère. 

Micmoc, voir Micmac. 

Mié, voir Miel. 

Mièdc [myçt V], s. f. - M 

Voir Méde. 

Miel [myçl-myqel M, N, myçl /, P, 
myqes-myes-mîs-mîs S, mye-myœ V], 
s. m. — Miel. 

Miéle, voir Mieule. 

Miéle [myel V], s. m. — Merle. 
Voir Mêle. 

Miélote, voir Mieulate. 

Miène [myçn P, F, V], pron. poss. 

— Mien. Çot d'è -, c'est à moi V. 



Miérot \myero V\, s. m. — Petit 
mur. Voir Mûrat. 

Mièssc \myçs S\, s. m. — Millet; 
gâteau de m. qu'on donne aux 
femmes qui veillent les morts. 

Mièsse, voir Miel. 

Mieulate \mycelat Af, iV, myœlot 
I, P, myelol-myœlot V], s. f. — 
Petite meule. 

Mieulâye [myœlày M, N, myœlây 
I, P\, s. f. — Plongée. 

Mieule [myœl F], s. m. — Merle. 
Voir Mêle. 

Mieule [myœl M, /, P, iV, mycel- 
miil S, myel-myœl F], s. f. — Meule 
à aiguiser ou à broyer. 

Mieule [mycel M, /, P], s. f. - Clo- 
porte d'eau. 

Mieuler [myceW . . M, N] v. intr. 

— Nager. 

Mieuri [/77z/œrzF],v. intr. — Mourir. 
Voir Meuri. 

Mieus [myœ M, /, P, F, iV, mœ-môei 
S, me V]y adv. — Mieux. 

Mieussc, voir Miel. 

Mignate [minat-minçt 5, V], s. f. 

— Jeune fille. Voir Mègnèyc. 
Mignot [mino E], s. m. — Qui aime 

à être caressé. 

Mignotc [minot S], s. f. — Oeillet 
bleuâtre (dianthus caesius). Voir 
Megnate. 

Miguéne [migën V], s. f. — Pâte à 
gâteau. 

Mihinkîn [mihèkï V], s. m. — Écho 
des forêts. Voir Mènihcuntchîn. 

Mihh, voir Muhh. 

Mihoil [/n/yû . . M, /, P], s. f. — 
Femme de mauvaise conduite. 

Mikètc [mikqt M, /], s. f. — Nom 
de chat. 

Mile [mil M, /, P, F, ^^ mil 5, V], 
adj. num. — Mille. Dans le Vosgien, 
ce mot sert à renforcer un juron: 
La - couchon, le sacré cochon. 

Mile-pètes [milpçt M, I, P, N, 5], 
s. m. — Scolopendre. 

29 



MIL 



-^ 450 



Milèt [milç V], s. m. - Mulet. Voir 
Meulat. 

Miliâre \milijar M, X], s. m. — 
Millésime. 

MiliassG [miUjàs . . M, I, P, X\, 
s. f. — Quantité considérable. S'em- 
ploie surtout dans des jurons. Mile 

- de nom de I). 

Militàre {militdr M, X, militâr I,P], 
s. m. — Militaire. 
Mi-mây \mi-maij . . M, /, P], s. f. 

— Queue, fin de l'hiver. Ne se ren- 
contre que dans le refrain des tri- 
mâsaii. 

Ç'at lo mïiij, lo mi mûy, 
Çat lo jali mwès de mïuj, 
Çat lo Irimâsal ! 
C'est le mai, la fin de l'hiver, c'est 
le joli mois de mai, c'est le Iri- 
mâsaii! D'après M. de Wesli)halcn, 
Mi-mày sit,'nincrait l'époque de l'écjui- 
noxe. E le mi-mâije, lés mils èl lés 
Jos sont pas (éifaux). 

Mîmbâ [mïbâ. V], s. m. — Maladroit 
au travail; lambin. / n fcl m' bon 
r'wùlieu lés -, il ne fait pas bon re- 
i^arder les lambins. 

Mi mile [mimil M, I, P], n. pr. — 
Kmile (terme familier). 

Mimme [mèm M, I, mêm P, F, S, 
\',mëm-mèin X],i\di. et adv. — Même. 
Quand - que , quoicpie. 

Mimmemant {mcmmà M, I, mêmmà 
P, F, X\, adv. - Même. 

Min \mè j,'én. (më' P, mê F)], s. 
f. — Main. F -, à m., habile. Se dit 
aussi d'un objet cpii se trouve à 
portée de la main. Le bone -, la 
))()nne m., la m. droite. / fïd torlol 
ç qiCi vieul d' ses -, il fait tout ce 
(fu'il veut de ses m. (il est adroit). 

Mîn \mï M, /], s. f. — Amie; maî- 
tresse. 

Mîn [mî-min S\, pron. poss. — 
Mien. Voir Myin. 

Minât, voir Miniquc. 

Mîncc [mis . . gén.], adj. — Mince. 



MIN 

Minchat [mësa M, X, S, mèso 7, 

V (mêsp P)], s. m. — Manchot. 
Minchate [mèsat M, X, S, nièsot 7, 

V (mësol P)], s. f. — Manchette; 
manche d'habit. 

Minche \mès gén. (mes P, F)], s. f. 
— r Manche d'habit, d'outil. 2^' Man- 
cheron. Is liènenl le pcle pè le -, 
ils tiennent la poêle par la m. (ils 
sont les maîtres). 

Minchot, voir Minchat. 

Mindâle [nièdàl S], s. f. — Mé- 
daille. Voir Mèdâne. 

Mindaye [mèdaij F], s. f. — Mé- 
daille. Voir Mèdâne. 

Miné \minê . . S, V], s. m. — Meu- 
nier. Voir Mûnîn. 

Minéje [nuiiês S, V], s. m. — Mé- 
nage. Voir Menéje. 

Minèji [mineji S, minejije, -ijœ V], 
V. tr. — Ménager. Voir Menèjcu. 

Minètc [minel gén.| s. f. — Luzerne; 
lupuliiic; esparcette. 

Mingout [mèfjii V], s. m. — Plantes 
que l'on met dans le bouillon pour 
l'assaisonner. 

Mingrclat {mcfirçla M\, adj. — Mai- 
grelet. Voir Mégriyat. 

Minguète [mè(jel M, /], adj. f. — 
Fluette. 

Mini \mini S], s. m. — Meunier. 
Voir Mîinîn. 

Miniquc [minik-mina-ininôr-ninik 
M, I, P, A'I, n. pr. — V^ Dominicpie. 
2" Nom donné au chat. 

Minje-bié [mèjbijê> M, /, .V, mcjbijë' 
P), s. m. — Charançon. 

Minje-mièl \mcjmi/ii X], s. m. — 
Sphynx tête de mort (sorte de pa- 
pillon nocturne qui s'introduit sou- 
vent dans les ruches). 

Minjc-pin \mcspc M, I, X, nicspci 
P), s. m. — Carabe doré. 

Minjerèye [mèjrëij M, /, X, mëj'rëy 
P\, s. f. — 1" Mangeaille. aliments. 
2" Exaction, rapine, voleric. 

AlinJGu \mrjœ . . .1/, /, A\ mëje-mëji 
P, màji-mëji 7', mèj'i-mîji S, mëjyc, 



451 - 



MIN 



MIR 



-yœ V], V. tr. — Manger. / minje è 
s' fâre craver, il m. à se faire crever. 
Trop ^ fât tofer, trop m. fait étoufTer. 
- l'diâle et se (jrand-mcrc, m. le 
diable et sa grand-mère (plus cpie 
l'on n'a). L' an minfreCit pus qii'Vèvè- 
qiie n'an bènircilt, il en mangerait 
plus que l'évoque n'en bénirait. / 
minje corne i râyoïi (Vhâijes, il mange 
comme un arracheur de haies. Voir 
Gays*. Quand* an minjenl lo diâle, an 
minje nt ca lès coûnes , quand on 
mange le diable, on mange encore 
(aussi) les cornes. 

MinJG-tout \mêstu M, I, N, mêslu P], 
s. m. — Mange-tout (sorte de hari- 
cots et de pois dont on mange les 
fruits et les cosses). 

MinJG-tron [mes trô Af, /, iV, 5, mes 
trô P], s. m. — Bousier, scarabée. 

Mînji, voir Minjcu. 

Minjou [mèju M, I, N, mëjçw P, 
mèjow F], s. m. — Mangeur. Lés - 
d' lard de Guèneuchtrof, les m. de 
lard de Guénestroff. Lés ^ d' riz d' 
Frém'ri, les m. de riz de Frémery 
(sobriquets). 

Min jure [mèjûr M, /, P], s. f. — 
Mangeoire. 

Minnatc [menât M, N, mènot I, 
mënot P], s. f. — Main d'enfant. 

Minnechèye [mënséy M, /, mcnsëy 
P]y S. f. — Trochet de raisins cueilli 
avec le rameau, de façon qu'on 
puisse le porter à la main. On les 
suspend pour les conserver. 

Minneût [mënôê-mënoe^ 5], s. m. — 
Minuit. Voir Mèyenut. 

Minon, Minousse [minô-mimis gén.], 
s. m. — P Chat (langage enfantin). 
2^ Fleur mâle du saule, du noyer, 
du noisetier, du peuplier, etc.; 
duvet qui vient sur les chardons. 
3" Duvet qui se ramasse sous les 
meubles F. 4^ Cravate d'hiver en 
laine douce. 

Minôr, voir Minique. 



Minou [minn . . /, P], s. m. — Mi- 
neur (ouvrier qui travaille dans les 
mines). 

Minse [mes V], s. f. — Capacité. 
Voir Meusse. 

Mînsc [mis S], s. m. — Miel. Voir 
Miel. 

Mînsc-bèhh [mîz bçx • • M, L P, ^V, 
nnz ba F, miz bç S, V\, s. m. pi. — 
Mise-bas, vêtements usagés. 

Mintâgne, Mintanc, voir Mintègnc. 

Mintègne [mëten M, /, mëteii P, 
mëlan F, mëlân S, mëtôn V], s. f. — 
P Lacets de cuir qui assujettissent 
le fléau au manche. Ç'ot /' borlé que 
mot le bètêre èprès lé ^, c'est le 
bourrelier qui attache le fléau aux 
lacets de cuir V. 

Minton [mètô S, V], s. m. — Men- 
ton. Voir Maton. 

Mintône, voir Mintègne. 

Miohâte [myç-fât S], s. f. — Graisse 
qui se trouve autour du rognon. 

Miotc [myçt /, P, V], s. f. — Miette. 
Voir Miate. 

Miou [myu . . M, I, P, N (mçlya 
Bue), meyow F, mayu S, mçyu V], 
adj. — Meilleur. 

Miou-trin [myu trè M, I, N], s. m. 

— Courte paille, petite paille. 
Miowehâdc [myçivyât /, P], s. f. 

— Partie du porc détachée par le 
tueur. Voir MiâwchàdG. 

Miower [myçivë' . . M, /, P, iV], v. 
intr. — Miauler. Voir Miâwcr. 

Mirâbèlc, voir Miraubèle. 

Miràbeli [miràbli-miràblî M, mirâ- 
bli I, P, miràbli-miràbçli N, mirâble 
. . S, V], s. m. — Mirabellier. 

Mîrat [mira S], s. m. — Petit mur. 
Voir Miïrat. 

Miratcr (so) [miratë^ M], v. pron. 

— Se mirer; s'admirer. 
Miraubèle [mirôbçl M, I, P, mi- 

ràbçl . . iV, S, V], s. f. — Mirabelle. 

Miràwe [mirâw-mirçw M], s. f. — 
Nom de chat. 

Mirdjèt, voir Mirguèt. 



MIR 



- 452 



Mire [mîr M], s. f. — Bouton qui 
sert à fixer qqch. 

Mirèke [mirek M, I, P, X, mirak 
F, S, V], s. m. - Miracle. 'L è fût 
/ -, il a fait un m. (il a cassé qqch.). 

Mirguèt [mirge M, I, P, F, V, 
mirge-mirgœ N, mirgç-mirdje S\, s. 
m. — P Muguet. On dit ordinaire- 
ment: Bianc -, ou - don bous (bois). 
2" Lilas commun. 3" Sceau de Sa- 
lomon. 

Mîrier [mirije,-gœ V], v. tr. et intr. 

— 1" Murer. 2" Construire un mur. 
MïriGu [nûryœ . . M, I, P, X], v. 

tr. — Mirer. 
Mirjalcr [mirjalê' . . M, X], v. tr. 

— Enjoliver; barioler. 
Mirjalûrc [mirjcdùr M, X\, s. f. — 

Enjolivure. 

Mirlifiches [mirlifis gén.], s. m. 
pi. — 1«J Colifichets, affiquels, toutes 
les jolies bagatelles dont se parent 
les femmes. 2" Eronces tuyautées 
de tulle ou de dentelles dont on 
bordait les cornettes. Voir Mcur- 
liîichc. 

Mirte \nnrt M, I], s. f. — Myrtille; 
brimbelle ; airelle. 

Mirte [mirt M, /], s. f. — Myrthe. 
Aux mariages, il est encore d'usage, 
dans le pays Messin, de distribuer 
aux invités de petits bouquets de 
fleurs de myrthe ou de fleurs d'o- 
ranger que les hommes portent à 
la boutonnière et que les femmes 
épinglent à leur corsage. 

Mirwè [mirwç gén. (miriua F)], s. 
m. — Miroir. Voir Melu. 

Mise-bas [mlz ba F, mJz bç S, Y], 
s. m. pi. — Mise-bas. Voir Mînse- 
bèhh. 

Miskate [miskat (^hàteau-Voué], s. 
f. — Goutte (alcool). - d\iii d'iûe 
d'mârc. 

Miskète [miskcj V], s. f. — Terre 
de peu de valeur. 

Miseléne, Miselinne [rnizlcn M, I, 
mizlcn P, F, S, V, mizlcn-mizlcn X], 



MIL 

s. f. — Bure (espèce de tiretaine, 
d'étofl'e de laine). 

Miserate [mizrat S], s. f. — Mesure. 
Voir Meseure. 

Mi-sèrjant [mi serjà gén.] s. m. — 
Messire-Jean (sorte de poire). 

Mi-setchi, voir Mi-sctieu. 

Misète [mizct F, S, V], s. f. — 
Musette (petit sac en toile, attaché 
à la voiture, dans lequel les voitu- 
riers mettent leur pain). Fût giièrni 
le - douant que d' pèrti, il faut 
garnir la m. avant de partir (il faut 
prendre ses précautions avant d'en- 
treprendre une affaire) V. 

Mi-setieu [mistyœ . . M, I, P, X, 
mis(ç)tsi-mistiji S\, s. m. — Ocmi- 
seticr (un quart de litre). 

Missaude [misôt M, I, X], s. f. — 
Mélange d'eau et de farine qui prend 
une consistance semi solide. 

Misse [mis gén.], s. f. — Rate. 
- de coucou, r. de coucou Crésine 
qui découle de certains arbres frui- 
tiers). / n se foie meu le -, il ne 
se foule pas la r. / s\m-n-è bond'né 
le -, il s'en est bondé la r. (il en 
a mangé une grande quantité). 

Misse \inJs 5], s. m. et f. — Miel. 
Voir Miel. 

Misselate [niislid M, X, mislot /, P], 
s. f. — Personne niaise. 

Misseron [misrô S, Vl, s. m. — 
Mousseron (sorte de champignon). 

Misseron [niisrô S, V], s. m. — 
Chevrette. 

Mistanîlute (è le) {mistà/lùt M, I, 
P, F, X\, loc. adv. — N'importe 
comment. 

Mitan [nulà gén.], s. m. — Milieu. 
Voir Mwintieu. 

Mitantèrbolâye [nulàfcrhohlij P], s. 
f. — Marmitée de pommes de terre. 

Mitèrnam, voir Miton et Miternam. 

Miton et Mitèrnam [nutô e miter- 
nam . . M, I. P, miternam F], loc. 
adv. — Ne s'emploie que dans l'ex- 
pression : yws^n'c -, toujours, étcr- 



Mît 



- 453 - 



MOD 



nellcnient. (ad vitam aeternam). 
È r' que ce te lûe va (h'ura> jusqu'à -, 
est-ce que cette vie va toujours 
durer? F. 

Mitouche \milus M, I, P\, s. ni. el 
f. — Hy|)Ocrite. 

Mitûre [niitûr S\, s. f. — Moulure. 
Voir Motûre. 

Miyôtis' [niiijôlis V], s. ni. — Oeillet. 
Voir Megnate, Mègnôtiche. 

Mo \nio, m devant une consonne, 
mn devant une voyelle, gén. (mç, 
mil F)], adj. poss. — Mon. M(o) 
père, inn afaiit, mon père, mon 
enfant. 

Mo [inç, m gèn. (me, m V)], prou, 
pers. — Me. / nï imme, il m'aime. 
/ nï bèije, il me donne. 

Mo [/7JÔ" iV, moio P\, adj. — Mou. 
Voir Mou. 

Mocenè [mosne Y], \. tr. — Ma- 
çonner. Voir Macener. 

Mochat, voir Mohhat. 

Mochate, voir Mohhate. 

Mochate \mosat M, mçsot I, P, 
mosat-mçsra N, musra S, musro V], 
s. f. — P Morve. 2» Flegme, pituite. 

Moche [mçs M, I, P, F, A^ mus S\, 
s. f. — Mèche de la lampe. 

Moche, voir Mohhe. 

Moché, voir Mohhé. 

Mochener, Mochenerèye, voir 
Mohhencr, Mohhenerèye. 

Moche-néz [mosnë' . . M, /, P, N\, 
s. m. — Mouchoir de poche. Voir 
Mochu. 

Mochenou, voir Mohhenou. 

Mocherat, voir Mochate. 

Mochetieu, voir Mohhetieu. 

Mocheu, voir Mochu. 

Mocheu [mosqe . . M, I, P, A^, musi 
F, 5], V. tr. — Moucher. ^ /' néz, 
m. le nez (souffleter). 

Mochiate, voir Mohhiate. 

Mochieu, voir Mohhieu. 

Mochiou, voir Mohhiou. 

Mochon [mosô M, I, P, F, mesô S, 
musô V], s. m. — Fumeron (ce 



(lu'on a coupé de la mèche d'une 
chandelle au moyen des mouchettes). 

Mochon, voir Mohhon. 

Mochote, voir Mochate. 

Mochou [m^su . . M, I, P, N], adj. 

— Morveux. Vaut mieus lèijeu Vafanl 

— que iVli râijeu l'nêz, il vaut mieux 
laisser l'enfant m. cpiede lui arracher 
le nez. 

Mochu [mçsii M, /, N, mosœ'-mçsiï 
P, musii-muswa F, musœ-musœi-musœ 
S, muse V|, s. m. — Mouchoir de 
poche; foulard; fichu triangulaire 
que portaient les femmes sur leur 
corsage les jours de fête. 

Mochwére [mgswêr V\, s. f. — Mâ- 
choire. Voir Mèchwére. 

Moçon [moso V\, s. m. — Maçon. 
Voir Maçon. 

Moçonerîe [mçsçnrJ V], s. f. — 
Maçonnerie. 

Mocoyes {mokoy /, P\, s. f. — 
Grumeaux. Voir Macayes. 

Môdâd [môdà-môdyà . . 5|, s. m. 

— Morceau. N-an v'iéz-t-y panre i ~, 
en voulez-vous prendre un m.? 

Mode [mC)"t N, mât S\, v. tr. — 
Mordre. Voir Moûde. 

Mode [mô"t N ], s. f. — Mode. 
Voir Moïide. 

Modeléne, Modelichc, Modelinne, 
Modclon, voir Madelinne. 

Modelonète [modlçnet-moglçnçt /, 
P\, s. f. — Lychnis lacinée. Voir 
Madelonète. 

Môdèsse [mondes N, môdçs S, V|, 
s. f. — Morsure. Voir Moûdèsse. 

Môdiâd, voir Môdâd. 

Modiot [modyç V], s. m. — Boue. 
On sème lo lin dons poussât et le 
cliène on -, on sème le lin dans la 
poussière et le chanvre dans la houe 
(la terre humide). 

Modissc [modis gén.], s. f. — 
Modiste. 

Môdje [mots S], v. tr. — Mordre. 
Voir Moûde. 



MOD 

Modou [mçda . . I, P, V], s. m. 

— Amadou. Voir Madou. 
Môdrigate [môdrigat X], s. f. — 

Boisson pour les porcs. 

Moîe [mçf gén.], s. f. — 1" Moufle 
(gros gant). Lés fèyous cV - de Lid re- 
quin, les faiseurs de m. de L. (so- 
briquet). 2^ Poulie. '6^ Armature 
de fer garnissant le bout des timons 
des voitures. 4" Mauvais ouvrier; 
maladroit. 

Moîri, Moîrike, Mofrinc, [mofri-nw- 
frik-mofrin /, P\, interj. — Ma foi. 
Voir Maîri. 

Moghon, Mogjon [mogyà-mçgjô I, 
P], s. m. — Gesse tubéreuse. Voir 
Maghon. 

Môgnous [mômi F, S], adj. — Dif- 
ficile pour le manger et le boire. 

Moguclonète [moglçnet I, P], s. f. 

— Lychnis lacinée. Voir Madelonète. 
Moguèsîn [mogezT V], s. m. — 

Magasin. Voir Mèguèsîn. 

Moguièsse [mogyes V], s. f. — 
Étincelle; petite braise. 

Mohhat [mçxa . . M, N, S, moyjo I, P, 
F, nnise-miisç F (manô St. -Qui ri n)], 
s. m. — 1» Moineau ; pierrot. / minje 
corne i ^y il mange comme un m. 
(peu). Ç'at i pou corne lés - que s' 
foutent d'eune trompe quand-is n'è- 
rivent meu lés premîns po amp'ter 
le bèquâyCt c'est un peu comme les 
m. qui se fichent d'une rossée quand 
ils n'arrivent pas les premiers pour 
emporter la becquée. F le Sint Josèf, 
ç'at;, lé jonâye qu' lés - s' mèrJcnl, 
à la St. -Joseph, c'est la journée où 
les m. se marient. 2° Sorte de poire V. 

Mohhate [niçx^^ • • ^^' ^^' ^' ^^^9X9^ 
/, P, F\, s. f. — 1" Mouche; mou- 
cheron. Voir Nawé. 2" Abeille ou- 
vrière. Ç'at eune bone -, c'est une 
bonne a. (une femme économe). 

Mohhe [moi • • rt<^"-). s. f. — Mouche. 

— d'Fspayne, cantharide. Vè, vè, 
lés vèches sont tojos beun-âhhcs 
d'aiver dés quâwes po chèssieu lés - , 



454 — 



MOH 



va, va, les vaches sont toujours bien 
aises d'avoir des queues pour chasser 
les m. / vaut mieus bwere deye 
eune - que dcye eune fome, il vaut 
mieux boire derrière une mouche 
que derrière une femme. Ç'at le - 
è dous eus, c'est la m. à deux c . . . 
(échouer en arrivant au port). On 
n'prenont m' lés - avo di vinegue, on 
ne prend pas les mouches avec du 
vinaigre S. 

Mohhé [moyêi . . 3/, /, P, X, S, 
muy^e \' ], s. m. — Morceau ; fragment. 

Mohhener [moy^nêi . . M, I, P, X, 
mœsnai F, mivesçne V], v. tr. — 
P Moissonner; glaner. Si t' vie us ~, 
i n' faut aiver pâiv de s'mer, si tu 
veux m., il ne faut pas avoir peur 
de semer. 2^ Enlever. De même, lo 
démon Vèreût byintoût mochnè, de 
même, le démon t'aura bientôt en- 
levé. C. H., IV, 384. 

Mohhenerèye [moy^enrçy . . M, /, P, 
X], s. f. — Glane. 

Mohhenou [moynu . . M, /, P, X, 
mcesnoiu F, nuvçsonu V], s. m. — 
Moissonneur. 

Mohherè [moyj'C V], v. tr. — Mà- 
churer. Voir Mèhherer. 

Mohherèsse [moysçs V], s. f. - Ac- 
tion de màchurer. Voir Mahhcrèye. 

Mohhetieu [mçxtyœ . . M, /, P, X, 
mustyc . . F, S, V], s. m. — Api- 
culteur. 

Mohhiate [moyjjal . . M, X, moyjyot I, 
P, mo/jjo V], s. m. — Chasse-mouches, 
d'ordinaire une queue de cheval. 

Mohhieu (so) [moyjjiv . . gén.j v. 
pron. — Chasser les mouches; au 
ligure : donner une rossée. L è 
prîns i ramon et i /'è mohhieu, il a 
pris un bâton et il l'a rossé. 

Mohhiot, Mohhiotc, voir Mohhiate. 

Mohhiu [moyyii M, I, P, X \, s. m. 
— Kpoussetoir en cuir pour les 
chevaux. Queue de renard que l'on 
suspend sur le chanfrein pour 
chasser les mouciics. 



MOH 



- 455 - 



Mot 



Mohhipanse (po) {moyjpàs V], loc. 
adv. — Par hasard, accidcnlclle- 
nieiU. 

Mohhon {nioyô . . M, F, P, N, iiKysù 
F, iniisô-inuxô-niippsf) S, lumcsô V \, 
s, f. — Moisson, luire ~, faire la 
récolte des céréales. Voii" Picûr. 

Mohhot {inoxo V\, s. in. — Sorte 
de j)oiiinîe. 

Mohhot, voir Mohhat. 

Mohhtieu [iiioyJij(y N |, s. m. — 
Apiculteur. 

Môjîn [môjî V\, s. m. — Mélanj^e 
d'œuf et de IVomage blanc. Voir 
Mcjîn. 

Môke \nn)k S\, v. tr. — Mordre. 
Voir Moiâde. 

Mokion Imçkijà I, P], s. m. — 
Grumeau. Voir Macaye, Makion. 

Mokiote [mokijot /, P], s. f. — 
Boue qui s'attache à la chaussure. 
Voir Makiate. 

Molâd, voir Molat. 

Molade [tnolal F\, adj. — Malade. 
Voir Maléde. 

Moladreût [moladvœ F\, adj. — 
Maladroit. Voir Mauèdreût. 

Molâhiè [molâyijç . . I, P, F, V\, 
adj. — Malaisé. Voir Malâhieu. 

Molambochè [molàbosç P\, adj. — 
Mal embouché. Voir Mau ambocheu. 

Molat [mçla S, inolo V], s. m. — 
Mollet. 

Molat [mola M, iV, S, molo I, P, 
molâ V], adj. — P Mou (au sens 
propre et au figuré). 2'* Le mou ; 
la masse des poumons. Se dit sur- 
tout du mou de veau, d'agneau, etc. 
3^ Gras-double. 

Molâwe [molâiv-mçlçw M, N, molow 
/, P], s. f. - Morue. 

Molâyc [inolây . . I, P, Y], s. f. 

— Mêlée. Voir Malâye. 

Mole [mole . . I, P, F, Y], v. tr. 

— Mêler. Voir Maler. 

Môle [mô"/ iV, mal Y], s. m. et f. 

— Moelle. Voir Moule. 



Moléde [molël I, molet J*\, adj. - 
Malade. Voir Maléde. 

Molèdèyc {mpledëi/ /, P, mplt^dï 
Y\, s. f. — Maladie. Voir Malèdèyc. 

Molèdious [molçilijn . . /, P, \'|, 
adj. - Maladif. 

Molèdreût \molqdvœ /, /^J, adj. — 
Maladroit. Voir Mauèdreût. 

Molèdrosse {iiipledros /, /-»], s. f. 
- Maladresse. 

Molégne [inplên S, ludlêii Y\, s. f. 

— Taupinière. Voir Moutrâye, Mu- 
reugne. 

Molenat [nioliia M, N, S, mçliip I, 
P, \'|, s. m. — Moulinet placé der- 
rière le charriot; il serre la corde 
ou la chaîne et la perche qui main- 
tiennent le chargement. 

Môlénc, voir Molégne. 

Molenè [iiwlnç . . S, Y], v. tr. — 
Butter, en parlant des taupes. Voir 
Molégne. 

Molenot, voir Molenat. 

Molerèye [niplrëij M, I, P\, s. f. — 
Meunerie. 

Moteur [niplcêr /, P\, s. m. — Mal- 
heur. Voir Maleûr. 

Moleureûs [niçlœrœ I, P\, adj. — 
Malheureux, Voir Maleureûs. 

Moléye [nwlëi/ V|, s. f. — Mêlée; 
fusion. Voir Malâye. 

Moliant [niolijà M, I, P, N\, adj. ~ 
Emollient. 

Molice [mçlis /, P, V], s. f. — Ma- 
lice. Voir Mahce. 

Molicious [mçlisijii . . /, P], adj. 

— Malicieux. Voir Malicious. 
Molîn [molï . . /, PJ, adj. — Malin. 

Voir Malîn. 

Molîn [mçlî . . gén.], s. m. — 
1« Moulin. / vaut inieus aler au - 
qu'au mèd'cîn, il vaut mieux aller 
au m. que chez le médecin. / ii 
péd ni i to rf' -, il ne perd pas un 
tour de m. (c'est un gourmand). 
Teu lias m' ca au - d'vaiit ijo, tu 
n'es pas encore au m. avant le jour 
(tu n'es pas encore au bout de tes 



MOL 



456 - 



MON 



peines). Quad i - al framé, Vâne fût 
ses goûrièsses, quand le m. est fermé, 
l'âne se vautre. Voir Roje. 2^ Sorte 
de papillon. 3^ Estomac des oiseaux 
et des volailles. 

Molîn-molàye [mçlï-mçlây . . /, 
P\y s. f. — Mélange, Voir Malîn-ma- 
lâye. 

Molîn-molot [mçlî-mçlç . . I, P, 
F, V], loc. adv. — Pêle-mêle. Voir 
Mâlîn-malat. 

Molîns [mçlî . . M, I, P], n. pr. 

— Moulins-lès-Metz, village réputé 
pour ses bonnes brioches. 

Molmohhîe (è le) [mçlmçxï V], loc. 
adv. — Peu à peu, enfin. E fivohhe 
dé kétier, è le ^ , ce s' lâche et lo 
je vyint è le miède, à force de con- 
trarier, peu à peu, ça se lâche et 
le jeu vient à la m , . . (se gâte^. 

Molon [mçlô I, P], s. m. — Moellon. 
Voir Malon. 

Molot, voir Molat. 

Molote [mçlçl /, P], s. f. - Petite 
poche. Voir Malatc. 

Molote [mçlçl V\, s. f. — Douleur 
qu'on éprouve dans les jambes pour 
avoir trop marché ou trop dansé. 

Moloûr [mçlûr P\, s. m. — Malheur. 
Voir Maloûr. 

Molowe. Voir Molâwc. 

Molteure, voir Moltûrc. 

Molton [mçllô M, I, P], s. m. — 
P Bourdon; frelon. 2^^ Hanneton (Fo- 
ville, Pontoy, etc.). Voir Heulat. 

Moltrâyc [inçllrây Landrofl], s. f. 

— Taupinière. Voir Molégne, Mou- 
trâye. 

Moltré {mçltrêi M, /, P], s. m. — 
Chenet de cheminée. 

Moltûre [mçllPir M, I, P, mçltœr- 
mçltùr N\, s. f. — Provin. 

Molu-brute [molli briil M, I, P], s. 
f. — Son d'orge, de blé, de maïs, de 
seigle qui, mélangés ensemble, ser- 
vent de nourriture aux porcs. 

Molûsiè [molfizyç /, P], v. tr. — 
User mal à propos. Voir Malûsieu. 



Moman [m(ç)mà /, P, V], s. f. — 
Maman. Voir Maman. 

Momant \m(o)mà /, P], s. m. — 
Voir Marnant. 

Mommond \mùmù V], n. pr. — 
Kdmond (terme familier). 

Monâme [mçnàm . .M,S, mùnàm N, 
monâm I, P, F, V], s. m. — P Far- 
ceur; individu endiablé, enragé; per- 
sonne qui a un air décidé; athée. 
2" Qui n'a pas de malice, bêta S. 

Moncé [môsêi M, I, P, F, N\, s. m. 
— Monceau, tas. 

Monceler [môslê' . . M, I, P, X], 
V. tr. — Butter, i)ar ex. les pommes 
de terre. Voir Ramonceler. 

Moncot [môko N, S, V'J, n. pr. — 
Moncourt, vill. de l'arr. de Château- 
Salins. Lés vahhs rachats rf' -, les 
verts habits de M. (sobriquet). 

Monde [mot gén.], s. m. — Monde. 
Tant que V - s'rè - (durera). 

Monder [mode' . . gén.), v. tr. — 
Enlever le fumier des écuries; renou- 
veler la litière du bétail. On dit 
aussi: - lés bêles. C'est le samedi 
qu'on se livrait autrefois à cette be- 
sogne. 

Mondûre [môdûr M, /], s. f. — 
Arrière-faix, chez les animaux. 

Mone [mon M, /, Pj, s. f. — Femme 
maussade. Pente - , vilaine femme, 
injure qui s'adresse à une femme 
désagréable. Voir Monîn. 

Monihous [moniyu M, I\, adj. — 
Maniéré; dillicile sur la nourriture. 

Monîn [monî . . M, /, P, iV, munê 
F], s. m. — P Personne morose. 
maussade,désagréable;personnesans 
souci, qui se laisse aller. 2*' Grosse 
femme laide. Voir Mone. 

Mônious [mônyn . . gén.|, adj. — 
Maniéré; dillicile à satisfaire; délicat 
sur la nourriture. 

Monnâme, voir Monâme. 

Monsieu [môsycy M, /, P, \, S, 
mpsycryoe 5], s. m. — \^ Monsieur; 
[)ersonnage inq)ortant; habitant de 



457 



MON 

la ville, par opposition aux f^cns du 
village. Les - ci' le inic et Ics-oincs 
de uléje, les i)crsonnes de la ville 
et les hommes du village. Dans .S, 
on dit souvent: Monsu. AIi! honjoii, 
Monsii Vprèfèt, Vos iVsavcz ivâ, vos 
ii'saivéz que, i\h\ bonjour, monsieur 
le Préfet, vous ne savez guère, 
vous ne savez quoi (vieille chanson). 
2*^ Porc (habillé de soie). 

Mont [mô V], s. m. —Mot. Voir Mat. 

Montanse [môtàs M\, s. f. — Mon- 
tant, somme, valeur. 

Montâyc [môtày . . M, N, S, môtây 
I, P, F\, s. f. — P Montée, côte. 
2" Marche d'un escalier; escalier. 

Monte [mot gén.|, s, f. — 1» Mon- 
tre. 2^' Apparence. L è chu è cotièr' 
(T le ~ an-n-oûr, il est tombé à côté 
de la m. en or (il n'est pas riche). 

Monte-è-t'n-euy [mot e tii œij M, I], 
s. f. — Monte à ton œil (cuscute). 

Montignon [môtinô V[, s. m. — 
1» Montagnard. 2» Le patois de la 
montagne, le vosgien. 

Montignote [môtinçt V\, s. f. — 
Montagnarde. 

Lés montignotes 
Ont dés méchotes 
Come dés burotes. 
Les m. ont des seins comme des bu- 
rettes (les seins très forts). 

Montègne, Monténe [mô/ç/7 M, I, 
Py iV, môtën S, môtën V], s. f. — 
Montagne. Patwès d' le -, patois 
de la m. (le vosgien). 

Montenîn [môtnî M, /], n. pr. — 
Montigny-lès-Metz. 

Monter [môtëi . . gén.], v. tr. et 
intr. — Monter. - eune pènâye, m. 
une pièce de toile. 

Monteû [môtôè M, /, P, N], n. pr. 
— Montoy, vill. de l'arr. de Metz. 
Lés jans d' Monteû 
Chïent tôt dreût. 
Les gens de M. ch . . . tout droit. 
Lés hèrlots d' -, les hannetons de 
M. (sobriquet). 



MOR 



Montrance [môtràs M\, s. f. — 
Remontrance. / li è bhjcu cime -, 
il lui a donné une r. 

Montrer [môlrë< . . gén.|, v. Ir. — 
Montrer. 

Montretcheune [môtr<'ls(vn M\, n. 
|)r. — Monlrequienne, vill. de l'arr. 
de Thionville. 

Monture [môtùr M, I, 7^ iV|, s. f. 

— Porte-plume. 

Moquâd {moLâ I, P\, s. m. — Mo- 
queur. Voir Maquâd. 

Moqué [mçkç . . /, P, F, S, V], 
V. tr. — Moquer. Voir Maqucr. 

Moquérére [mokerêr V], s. f. — 
Flntremetteuse. 

Moqucrèye [mçkrëy I, P, N, S\, 
s. f. — Moquerie. Voir Maquerèyc. 

Morbieune [mçrbyœn-mçrgyœn A/, 
morbyçn I, P], interj. — Morbleu. 

Morcâre [mçrkâr V], s. m. — Mar- 
caire. Voir Mèrcâre. 

Morcarerîe [mprkarrï V[, s. f. — 
Vacherie. Voir Mèrcarerèye. 

Morchand, Morchander, Morchan- 
dlse, Morchandou, voir Mèrchand, 
Mèrchander, Mèrchandèye, Mèr- 
chandou, marchand, etc. 

Morchié [/nprs//e V\, s. m. — Marché. 
Voir Mèrcheu. 

Morcolote [mçrkolçt Y], s. f. — 
Belette. Voir Margolate. 

Morcot [morko V], s. m. — Matou. 
Voir Marcou. 

Morcoycs [mçrkçy V], s. f. — Gru- 
meaux. Voir Macayes. 

More [mô'T A^ môr S, V], v. tr. 

— Moudre. Voir Moûre. 
Morèhhe [morçx V], s. m. — 

Marécage. Voir Mèrâhhe. 

Môrfondâwe [mô^rfôdâiv - mô^rfô- 
dçiu iV], s. f. — Tarte sèche au 
beurre. Voir Moûrfondâwe. 

Morgâyon [mçrgâyô V], s. m. — 
1" Linge sale; chiiï'on; vieillerie. 
2** Personne malpropre, mal ha- 
billée. 



458 — 



MOR 



MOS 



Morgnife, Morgnouîe [mornif S, 
V, monuif /, PI s. f. — Gifle. Voir 
Margnouîe. 

Morgolè {inorçfolc V], v. tr. — 
Hlran^ler. Voir Margoler. 

Morguérite {morycrit V\, n. pr. — 
Voir Mèrguerite. 

Morguieune, voir Morbieune. 

Moribond {môrihô M, f, P], s. m. 

— Enfant mal venu, ^rèle, chélif. 
Moricaud {inorikô M, I, P], s. m. 

— P Moricaud, noiraud. 2'* Raisin 
d'un noir foncé. 

Môrïches, MOrîhhes {mûns-môny^ 
M, /, P, N, mnrr/^ 5], s. f. pi. — 
Courbettes; politesses; manières et 
façons ridicules; grimaces. Lés - 
que v' lionijcûz polilèsses, les grimaces 
que vous api)elcz i)olitesses. 

Morindè [nwrède V], v. intr. — 
Faire le repas du goûter. Voir 
Mèrandcr. 

Morindon {morcdô V], s. m. — 
Goùterde l'après-midi. Voir Mèrande. 

Morion [inonjon S\, s. m. — Petit 
nuage. 

Morious [nwrijii M, /], adj. — Qui 
a le teint noir ou brun. 

Morkèssîn [iiiorkcsî V], s. m. — 
Marcassin. Voir Mèrkèssîn. 

Morlate [morlat M, moiiot I, 7^], 
s. f. — Jeune fdle qui fréquente les 
garçons, coureuse. 

Morlote [niorlol V\, s. f. — Poutre 
qui repose sur le mur d'une maison 
et (jui sert à soutenir les chevrons. 

Mormite [mormit V], s. f. — Mar- 
mite. Voir Mèrmite. 

Mormolâde IniorDioldt V], s. f. — 
Marmelade. Voir Mèrmelâde. 

Mormot [moriiîo \'), s. m. - Mar- 
mot. Voir Mèrmat. 

Morne {inorii P, S\, adj. — Para- 
lysé. Voir Marme. 

Morquè|///o/-Ar \'|,v. tr. — Mar(iucr. 
Voir Mèrquer. 

Mors |//?ô"r iV, mûr S\, s. m. — 
Mors. Voir Moïirs. 



Morsèje [morses Y], s. m. — Mar- 
sage. Voir Marséje. 

Morsier \niorsijc,-ijœ V], v. intr. 

— l^lre de mauvaise humeur. 
Mortuàre \iuorliiar . . M, f, P, X], s. 

m. — Acte de décès. 

Morvate [morinit M, morvot /, P, 
morvai] S\, s. f. — Morve. 

Morvaye, voir Morvate. 

Morvàyon [morvaijù . . gén.], s. m. 

— Petit morveux, gamin, polisson. 
Morve [morvq V], adj. — Maré- 
cageux. 

Morvéyous {morveijii V], adj. — 
Véreux, vermoulu. 

Morviat \n\orvija Albreschwiller], 
s. m. — Crachat épais. 

Morvote, voir Morvate. 

Morvous [morvii . . M, I, P, N], 
s. m. — Morveux (jeune homme 
insolent, mal élevé). 

Morvôye [moriHlij Y], s. f. — 
Merveille. Voir Mèrvaye. 

MorvQre [luorDÙr . . M, I, P, X]y 
s. f. — Morve. 

Môrzîve [iiiôrzJf gén. (inûrzïf F)], 
adj. — Ivre-mort. 

Môs [inô'> X, mû 5], s. m. — Vide 
l)r()duit lorsqu'on mord dans un 
fruit, mors. Voir Mous. 

Mosener [moziiê' M\, v. intr. — Mar- 
motter; prononcerdu bout deslèvres. 

Mosonje [mozôs Y\, s. f. — Mésange. 
Voir Mwèsanje. 

Mosote [mozot V], s. f. — Musa- 
raigne. Voir Meuscgnate. 

Mosse \inos I, J\ F, Y\, s. f. — 
Messe. Voir Masse. 

Mosse [inos gén.], s. f. — 1^' Mousse. 
Voir Mcusse. 2" Mélilot. Voir Meusse, 
Mouise. 

Mosseline \inosliiî M, I, P, X\, s. 
f. Mousseline. 

Mossié [inosyc Y\, s. m. — Mon- 
sieur. Voir Monsicu. 

Mossous l//?aszi^'|, s. m. — (A'rfeuil. 

Mostèche (/7ip.s/<\s M, I, P, X\, s. 
f. — Moustache. 



MOT 



459 



MOU 



Mot [mô" N, inô S, V|, adj. — 
Mort. Voir Moût. 

Motàde [motàl . . ii,cn.\, s. T. — 
Moutarde. N' pi'sser m' s' tams c le 
- ne pas passer son temps à la m. 
(ne pas s'ennuyer) Bue. 

Motchè, Motè [iiiolsc-inotc V\, s. 
m. — Marteau. Voir Mèté. 

Mote [mot I, P, V|, v. tr. — Mettre. 
Voir Mate. 

Mote [niçt /], s. f. — Mons Veneris. 

Moté, voir Motîn. 

Moté [motëi M, /], s. m. — Motte 
de terre. 

Motelate (è le) [inotlat M, A'J, loc. 
adv. — En dessous, en eachette. RTre 
è le ^ , rire en dessous. 

Moteler [luçtlêi . . M, I, P, N\, v. 
tr. — Butter les pommes de terre. 

Motelot \motlo V], s. m. — Hiron- 
delle. Voir Mètelèt. 

Moteu, voir Motîn. 

Môteu [niôi'tœ lY], adj. — Desséché, 
fané. Se dit des herbes. 

Moteûle [mçtœl M, I, P, N, miilôl 
5J, s. f. — Loche (poisson). 

Motiè [molyç V], s. m. — Marteau. 
Voir Mèté. 

Motîn [mçtî . . M, I, P, N, moti- 
mçtœ-mçte'-motê-mote S, mote V], s. 
m. — Moutier, église. Lo grand -, 
la cathédrale de Metz. Voir fig. 59, 
p. 465. L' è pciiv que V grand ^ 
chèyeusse sus li, il a peur que la cathé- 
drale ne tombe sur lui. Se dit de 
celui qui ne va guère à l'église. Si 
f n'y prenîns ivâdey i minfreîit natc 
-, si nous ne faisions attention, 
il mangerait notre é. (il mangerait 
tout). — Prêche di moté. Ion di bon 
Dié, proche de l'é., loin du bon 
Dieu. Umoté cf' Cope, l'é. de Diane- 
Capelle (expression qui signifie : 
dépourvu d'ornements, cette église 
n'ayant pas, paraît -il, d'images 
saintes). J'é l'moté d'Cope, j'ai l'é. 
de Diane-Capelle (je n'ai que des 
cartes sans valeur dans mon jeu) V. 



Motinje [motès iV|, s. m. — Méteil. 
Voir Mwètanje. 

Moton {molô gén.j, s. ni, — P 
Mouton. 2" Nuage moutonné. 

Moton [motô I, J^\, s. m. - Menton. 
Voir Maton. 

Motons [molô I, P, \'|, s. m. pi. 
— Lait caillé. Voir Matons. 

Motrasse \motras iV], s. f. — P'erme; 
métairie. Voir Mwintrasse. 

Motré \motrc' M, /|, s. m. — P 
Magot, marmouset. 2" (Chenet avec 
figure, 'à^ P'emme mal peignée, sale. 
Ç'at i wète -, c'est une sale femme. 

Môtrus (été) [môtriis P], loc. ver- 
bale. — Ktre motus, rester sans mot 
dire. On-n-ot -, on n'sét comant 
dire, on garde le silence, on ne sait 
comment dire. Jaclot, 1853, p. 16. 

Motûre \motLir M, /, P, mitùr S], 
s. f. — Moulure (salaire du meunier). 

Môtus [mdtiis M, I, P, A^], adj. — 
Interdit; qui reste dans l'inaction. 

Mou [mu My /, mow-mu P, mô"- 
nm N], adj. — Mou. 

Mou [mu M, I, P, N], s. m. — 
Poumon. Se dit des animaux de 
boucherie. Voir Grâwe, Peumon. 

Mouche [mus S\, s. f. — Mèche 
de la lampe. Voir Moche. 

Mouché, Moucheiâ [muse V, musœ 
S], s. m. — Mouchoir. Voir Mochu. 

Moucherat, Moucherot [musra S, 
musrç V\, s. m. — Morve. Voir 
Mochate. 

Mouchèt [muse F], s. m. — Moi- 
neau. Voir Mohhat. 

Moucheticr [mustye . . V, F], s. 
m. — Apiculteur. Voir Mohhtieu. 

Mouchi [musi F, S], v. tr. — Mou- 
cher. Voir Mocheu. 

Mouchi [musi M], n. pr. — Mussy- 
l'Évéque, hameau près de Cha rie- 
ville, arr. de Metz. 

Mouchon [musô F, 5], s. m. — 
Moisson. Voir Mohhon. 

Mouchon [musô S, V], s. m. — 
lo Bûche assez grosse, lente à se con- 



— 460 — 



MOU 



MOU 



sunier, qu'on met dans le feu pour 
l'entretenir. 2^ Tison qui donne de 
la fumée sans flamme. 

Mouchot \inuso F\, s. m. — Moi- 
neau. Voir Mohhat. 

Mouchu, Mouchwa [luusii-nnisina 
F\, s. m. — Mouchoir. Voir Mochu. 

Moûde Imût M, f, P, mô^t-nuit X\, 
s. f. — Mode. Chèque pèyis, chèque 
-, cliaque pays, chaque m. 

Moûde [mût M, 1, P, mûrt F, mô^t- 
mût iV, môt-mô"t-môts S, mwot V], 
V. tr. — Mordre. 

Moûdèsse [mûdçs M, I, P, mô^des- 
nuides N, murdas F, modes S, 
mufodes V], s. f. — Morsure. 

Mougnon [munô F\, s. m. — Moi- 
gnon. Voir Meugnon. 

Mouhà [muyâ V\, s. m. — Tas. 
Voir Mehau. 

Mouhhè [mu-iç V\, s. m. — Mor- 
ceau. Voir Mohhé. 

Mouhhon [muy^ô S\, s. f. — Moisson. 
Voir Mohhon. 

Muhi [muyi V\, adj. — Moisi. Voir 
Meuhi. 

Moule [mill M, I, P, V, mowl-mill 
F], s. f. — Miire (fruit de la ronce). 
Voir Moûre. 

MoûIe [mill M, /, P, mô'>l-mrd X, 
môl-mû'd Sy mûl V\, s. m. et f. — 
Moelle. Owor (/' /(• - dé colrè, avoir 
de la m. de coude (avoir des forces) 
V. Voir Mwèlate. 

Moule, voir Moûrs. 

Mouise [muls M], s. f. — Mélilot. 
Voir Mosse. 

Mouman [m(u)mà S], s. f. — Ma- 
man. Voir Maman. 

Moumant \mnmà F], s. m. — Mo- 
ment. Voir Marnant. 

Mounè [iiuuie V, nuinai F\, v. tr. 
— Mener. Voir Mwinner. 

Mounéye {munêi/ V\, s. f. C.ouche 
de céréales non battues qu'on étend 
sur l'aire de la grange. liète è le -, 
battre sur l'aire de la grange. Voir 
Trèmâye. 



Mouni [muni V], s. m. — Taureau. 

Mounin [munë F], s. m. — Per- 
sonne morose. Voir Mônîn. 

Mourdassc, voir Moûdèsse. 

Moûrde, voir Moûde. 

Moûre [mûr M, /, P, S, momr-mûr 
F[, s. f. — Mûre, fruit de la ronce. 
Voir Moule. 

Moûre [mûr . . .V, /, P, F, mû^r- 
mûr N, môr-mô^r S, mûr V|, v. tr. 

— Moudre. 

Mourè [mure VJ, s. f. — Nom de 
vache noire. Voir Mourote. 

Mouréle [murël 3/, /, P\, s. f. — 
Solarium nigrum. 

Moûrîondâwe [mûrfôdûw- mûrfô- 
dow M, mô"rfôdâw{ow)-mûrfôdâw X, 
mûrfàdow /, /-*, mârfôdû S], s. f. — 
Tarte sèche au beurre, genre biscuit. 

Mourguîngande [murgîgàt M, /], s. 
f. — Femme de mauvaise vie. 

Mouri'[mwrz F, V], v. intr. ~ Mou- 
rir. Voir Meurî. 

Moûri [mûri F\, v. intr. — Mûrir. 
Voir Meurieu. 

Mouriâd [murijà . . M, /, P], s. m. 

— Nègre. On donne aussi ce nom 
à un cheval noir. 

Mourihon [muri-^à M, /], s. f. — 
Maturité. Voir Meurson. 

Mourïhhes [murJy^ S\, s. f. — F'açons. 
Voir Môrïhhes. 

Mourion [muryô Y], s. m. — Morille. 

Mourmoner [murmonpi . . 3/, /, P[, 
v. intr. — Murnuirer. Voir Mèrmoscr. 

Mourote [mural V], s. f. — Vache 
noire. Voir Mourè. 

Moûrpwèl [mûrpuH'l M, I, P, F], 
s. m. — 1^' Prenùer poil, poil follet, 
premier duvet (jui couvre les oiseaux; 
par ironie, barbe. 2'^ Mauvais garne- 
ment. 

Moûrs [mûr M, /, l\ F, mô"r-mûr 
X, môr S], s. m. — Mors. l\inrc lo 

— aus d(uds\ prendre le m. aux dents. 
Dans le jjatois messin, on dit aussi; 
piiiire lo moûlc nus daids. 



MOU 



— 461 ^ 



MOU 



Moûrt-né [mûr nB . . A/, /], adj. 

— Mort ne (pauvre diable). 
Moûrt véhh [mûr vï'x M, L P^ A^» 

s. m. — 1^ Ver luisant. 2*» (ianiin. 

Moûrvâyon [mûrrPujô M], s. ni. — 
Morveux. 

Moûryin [nulri/c M, /], s. ni. — 
Nègre. Voir Mouriâd. 

MoûrzïYC [mûrzTf F\, adj. — Ivre- 
mort. Voir Morzïve. 

Moiîs [mû A/, /, /^ mô"-mû N, mô 
S], s. ni. — Vide, lésion que pro- 
duit une morsure; bouehce; mor- 
ceau. Bcijcûz m' i bwin -, donnez 
moi un bon m. Pâme (prendre) / - 
le giièye(?), goûter à dix heures du 
matin. - cVAlemmid, m. d'Allemand 
(morceaux de pâte de la grosseur 
d'une noix que l'on fait cuire dans 
l'eau et sur lesquels on met, après 
la cuisson, de la mie de pain gril- 
lée dans le beurre). 

Mousàd [miizâ Y], adj. — Gros. 
Voir Mcusàd. 

Mouscouyou [miiskmjii F], s. m. — 
Gamin, gosse. 

Mousè [miizç Vj, s. m. — Museau. 
Voir Meuse. 

Mouselè [miizle V], v. tr. — Mu- 
seler. Voir Meuseler. 

Mousiére [miizyer V], s. f. — Mu- 
selière. Voir Mcuselîre. 

Mousincr [miizinc' . . M, I], v. intr. 

— Bruiner. 

Mousse-an- hâye [mus à hâi; V], 
s. f. — Roitelet. Voir Meusse-an- 
hlye. 

Moussé [muse V], v. intr. — Se 
cacher. Voir Meusser. 

Mousseu [musœ S], n. pr. — Mous- 
sey,vill. de l'arr. de Chàteau-Salins. 

Moussier \musye, -ijœ V], v. tr. — 
Introduire dans qqch. 

Moustafieu [mustàfyœ M, N], v. tr. 

— Esbroufer. 

Mousse-tron, Mousse-ïn-tron [mus- 
trô, musîtrô V], s. m. — Coléoptère 
fimicole. 



Meut [mu . . gén.], adv. — Beau- 
coup, très. - (jraml, très grand.— 
Moût cque, beaucoup de choses V, 

Moût [mû M y f, mom P, F, mô"-mû 
N, mô-mô'i-mou) S, mmo V], s. f. — 
Mort. (." n'at m' le - d' Turene, ce 
n'est pas la m. de Turenne (ça n'a 
pas tant d'importance). 

Moûte [mût M, /], s. f. — 1" Morte. 
2*' Morte eau, bras mort d'une ri- 
vière. 

Moutiâd [mutyàM, N], adj. - Mou. 

Moutôle [mutôl S], s. f. — Loche. 
Voir Motcûle. 

Mouton [muta M, /], s. m. — Partie 
du pressoir. Voir Chaucu. 

Moutrâyc [mutrày M, mulrây I, P\, 
s. f. — Taupinière; fourmilière. Rè- 
pande lés -, épandre les t. dans 
les prés. Voir Molégne. 

Mouwà [m(ii)wâ S\, s. m. — Tas. 
Voir Mehau. 

Mouyat [muya M], adj. — Muet. 

Mouyate, voir Moyate. 

Mouyatc [muyat M, muyot I, P, F], 
s. f. — Salive, crachat. 

Moûye [mûy S], s. f. — Mouée. Voir 
Mwâye. 

Mouyé [muyê V], s. m. — Moyeu. 
Voir Mayeu. 

Mouyeû [muyœ P], s. m. — Moyeu. 
Voir Mayeû. 

Mouyeû [muyœ S, moyû F], s. m. 
— Lanière de cuir qui relie le man- 
che du fléau au battant. Voir Min- 
tègnc. 

Mouycûve [muyœf P, F\, n. pr. — 
Moyeuvre. Voir Mayeûve. 

Mouyin [muyè . . S, VJ, s. m. — 
Moyen. Voir Mayin. 

Mouyîn [muyî S], s. m. — Moyeu. 
Voir Mayeû. 

Mowàd [mowà . . M, /, P, F, .V], 
s. m. — Gros mangeur. Voir Mawâd. 

Mowe [mçiv M, I, P, N, S], s. f. — 
Moue. Voir Màwe. 

Mower [mçmëi . . M, I, P, F, N], 
V. tr. — Mâcher. Voir Mawer. 



MOU 



- 462 



xMUN 



Mowèyc [mçivëy M, I, P, X], s. f. 
— Bouchée. Voir Mawèyc. 

Mowle, voir Moule. 

Mowre, voir Moûre. 

Mows, Mowt, voir Mous, Moiït. 

Moyate \moijal M, N, moijot I, P, 
miujot F, y, muijal S], s. f. — Godet 
d etain à longue (jueue, attaché au 
rouet, dans lecjucl se trouvait de 
l'eau, qui servait à mouiller les doigts 
de la fileuse. 

Moyate \moijat M, moijot I, P], s. 
f. — P Mouillette. Le jour de la 
vendange, si l'on presse du vin au 
retour de la vigne, les femmes ne 
manquent pas de s'emparer d'une 
cruche de ce vin doux. Elles y étei- 
gnent un fer rouge et le boivent en 
y trempant des rôties de pain grillé. 
2" Collation qui se fait après la célé- 
bration du mariage à l'église. On 
présente aux nouveaux mariés un 
verre de vin; le marié y trempe un 
morceau de pain et prend la pre- 
mière bouchée, sa femme mange la 
deuxième. Ils boivent alternative- 
ment dans la même coupe en signe 
de communauté de bien et de mal. 
3« Salive. 

Moyc-boche [mçy bps M, I, P\, s. 
f. — Sorte de poire (mouille-bouche). 

Moyéje \moijcs . . M, I, P\, s. m. 
— Mouillage. 

Moyène [luoijai I, P\, s. f. — 
MoNcnne. Voir Mayeune. 

Moyèsse [moijcs M, I, P], s. f. — 
Mouillure. 

Moyètc[//?o7/^'/H()rny|, s. f. — Mouil- 
lage de vin. 

Moyeu {mpijœ . . M, I, P, N, iiuu/i 
F, S, miuje,-ijœ V|, v. tr. — Mouiller. 
A/o//ff/co/7jeu/ieso/)e,mouillé(trempé) 
comme une soupe. Tïrieu au dciii) 
tnoijcu, tirer au doigt mouillé (à la 
courte paille). / /?' [mil m' feuler 
sans -, il ne faut pas filer sans m. 
(il ne faut pas manger sans boire). 



Moyeiâve [moyôêf I] , n. pr. — 
Moyeuvre. Voir Mayeiive. 

Moyin \moyè /, P], s. m. — Moyen. 
Voir Mayin. 

Moyote, voir Moyate. 

Moyou \n\oi]u Y], adj. — Meilleur. 
Voir Miou. 

Moyu, voir Mayeû. 

Moyu, voir Mouycû. 

Moyûre \moijar M, /, P], s. f. — 
Mouillure. 

Much, voir Muhh. 

Muhate \mu^,al M\, s. f. — Tète, 
cou, i)attes du porc. 

Muhâye \mu'(àij M, inii^ây I, P], 
s. f. — Avorton. 

Muhh [/7jzix . . M, /, P, F, X, miy^-mùx 
S, mix V], s. m. — Mur. Lo grand 
-, le m. qui sépare deux maisons. 
Aiver lo cul au -, être acculé. I s'è 
sauvé d'nul et n'è lèhhieu qu'lès qwète 
-, il s'est sauvé de nuit et n'a laissé 
que les quatre m. Lés - ont dés- 
arayes et lés f ne tes et lés-euhhs 
prdent, les m. ont des oreilles et les 
fenêtres et les portes parlent. 

Muhi ]/77/iY/ M, /, P, X\, adj. — 
Moisi. Voir Meuhi. 

Muhi [/7JjiYJ M, /], s. m. — Serpolet. 

Mûhieu [mû^yœ . . M], v. intr. — 
Moisir. 

MuhOrc [niùyùr . . M, I, P, nur.'Q^r- 
inir^nr N, lUiyyûr S\, s. f. — Moisis- 
sure. Se dit des fruits. 

Mûjàd \mûjâ F\, s. m. — Grognon. 

Muji, Voir Muhi. 

Miijieu, MujQre, voir Mïihicu, Mu- 
hûrc. 

Mulatc {niùlani, X\, s. f. - Meu- 
lelte, tas de cinq à six gerbes. 

Mûlc \null S], s. f. - Meule à aigui- 
ser. Voir Mieule. 

MOlc [/7J/7/ M, /, F, X, S, nuV-mùy- 
niiiyô P\,s. f. — Meule; tas de foin, 
de blé. 

MOné, Miiniè, voir Mïinîn. 
Miïnîn [muni . . .V, /, .V, mfini- 
mùnye P, nuinc' - mini - minœ - minc- 
minê-mine S, mine V], s. m. — 



MUN 



- 463 - 



MWE 



lo Meunier. D'èvèqiie i s*è fat ~ , d'é- 
vcquc il s'est fait m. (il est descendu 
de son ranj^). 2*^ C'iievesne; perche 
(poisson). 

Mûnïre [miuiir M, I, P, N\, s. f. — 
Meunière. 

Mûr \mùr M, I, P, N, mœr-mur S, 
mçiji V], adj. — Mûr. 

Mûrat \mùra M, N, mfiro l, P, mœru- 
mœrta-mJra S, nujero Y], s. m. — 
P Petit mur. Voir Meûrat. 2" Vieux 
mur prêt à crouler. 3" Mur placé 
derrière le fourneau 5, V. 

Murate \miïrat M, N, mûrot I, P, 
mœrat S\, s. f. — P Pâte liquide 
composée de lait, d'œufs, de farine, 
dont on fait les beignets, les crêpes, 
etc. 2o Sauce de salade préparée 
sans huile avec du lard frit et du 
vinaigre mélangés, ou bien avec du 
lard frit et un peu de beurre. 
Murègne, voir Mureugnc. 
AluresatG \miir:al S], s. f. — Mesure. 
Voir Meseure. 

iMureugne [mûrœn M, N, miireii I, 
P], s. f. — Taupinière. Voir Molégne. 
Mûricu [nuirijœ . . gén. (mçiji V)], 
V. intr. — Mûrir. 
Murotc, voir Murate. 
Mûsàd [mûzà . . M, /, P, N, S], 
s. m. — Musard, traînard, paresseux. 
Voir Tûsâd. Lés - (V Salônes, les 
m. de Salonnes (sobriquet). 

Muscade [mûskàt M], s. f. — Rose 
de mai. 

Muse [mus M, I, P, F, X], s. f. — 
Orifice de l'entonnoir. Voir Bûse. 

Muse [mus M, I], s. f. — Muselière; 
muserole. 

Musètc [mûzet], s. f. — Musa- 
raigne. Voir Meusèreugne. 

Mûsiau [mûzijô M, I, P, N], s. m. 
— Museau; mufle; nez. Li panre sus 
V -, lui pendre sur le m. (au nez). 
Voir Meuse. 

Mûsicu [mûzyœ . . M, I, P, N], v. 
intr. — Muser, traîner, s'amuser à 
des riens. Voir Tûser. 



MussMc, Musset, Mussot [miiscj- 
miisc P, miisp F], s.^m. — Blouse. 
Voir Meussat. 

Mûyàd \mniiu M, /, P, N, mœijâ 
F\, s. m. — Personne qui se lamente 
toujours, qui trouve toujours à redire 
à tout ce (ju'on lui fait faire. 
Mûye, voir Mule. 
Mûye [minj M, I, P, X\, s. f. — 
Mue (changement annuel dans le 
plumage, le poil, etc). 

Mûyemant \miujma M, /, P, N, 
mœijaij S\, s. m. — Beuglement. 

Mûyeu [miujœ . . M, I, P, F, N, 
mœiji S, mcijery(^ V], v. intr. — 
Mugir, beugler. Ç nat m' le uèche 
que mûye le pus' qu' bèye lo pus (Vlâcé, 
ce n'est pas la vache (jui mugit le 
plus qui donne le plus de lait (ce 
n'est pas celui qui fait le plus d'em- 
barras qui est le plus riche). 

Mûyi [mûyi F], v. intr. — Se la- 
menter. Voir Meuhhgneu. 
Mûyon, voir Mule. 
Mwâ [mwâ S\, s. m. — Tas de 
foin. Voir Mehau. 
Mwatanje, voir Mwètanje. 
Mwâye [mwày M, N, mwây /, P, 
mûy S\, s. f. — Mouée, lang. pop. 
mess. On apelle ainsi l'amas de 
paisseaux, ou échalas, qui se fait 
chaque automne, après la récolle, 
jusqu'après la clôture des travaux 
d'hiver. On donne également ce 
nom à la superficie de terrain dont 
les échalas sont ainsi réunis en tas. 
Ce terrain représente la huitième 
partie iVun Jour, c'est-à-dire la vingt- 
quatrième partie d'un hectare. C'est 
sur la base de cette mesure toute 
locale que se faisaient les marchés 
et arrangements relatifs aux vi- 
gnobles du pays messin. 

Mwèlat [miuçla M, mw^lo I, P], 
adj. — Muet. Voir Mwèt. 

Mwèlat [mwçla M], s. m. — Moine. 
I Voir Mwinne. 



MWÈ 



- 464 -^ 



MWI 



Mwèlate [mwelal M, mivçlot /, P], 
s. f. — Moelle. Voir Moule. 

Mwèle, voir Mwèt. 

Mwèle [mivel I], s. f. — Vitre en 
corne de l'ancienne lanterne. 

Mwèlot(e), voir Mwèlat(e). 

N[wène[nnvên P, F, mwcn 5J, s. m. 
— Moine. Voir Mwinne. 

Mwèner, voir Mwinner. 

Mwènau [mivqnô V], s. m. — Moi- 
neau. Tête dé -, belle de jour 
(fleur violette qui s'ouvre le jour 
et se referme la nuit). Lés te les 
dé - dliont ovon qui ot ç" qiion 
s'mènrè. On mot niéf têtes dé - 
dons zos poches et on dit : In tel que 
fêm'râs bin, fût wâr si /' Vcrè. 
Chèque tête signifie in gohhan. On 
lés lêije bin i/êt' jos dons le poche et 
pis on r'ivâde, et ç'ot ovon lo qohhon 
d'iè tête dé - qu'ot fiéri qu'on s'inèrTré. 
Les tètes de m. disent avec qui on 
se mariera. On met neuf tètes de 
m. dans ses poches et on dit: Un 
tel que j'aimerais bien, faut voir si 
je l'aurai. Chaque tète sii^nifie un 
garçon. On les laisse bien huit jours 
dans la poche et puis on regarde, 
et c'est avec la tète de m. qui est 
fleurie qu'on se mariera. Voir 
Mohhat. 

Mwès [mu)C-nuoè M, /, P, mwè X, 
mwç S, V], s. m. — Mois. 

Mwés, voir Mwins. 

Mwèsanje [mmçzàs M, /, P, N, ma- 
zàs S, mozôs V], s. f. — Mésange. 

Mwèsson, Mwèssoner, Mwèssonou, 
voir Mohhon, Mohhener, Mohhcnou, 
moisson, etc. 

Mwèt [nuuç-nuoë'-mwçl 3/, niu^c I, 
mwç> \], adj. — Muet, -ette. 

Mwètanjc [nunclàs M, I, P, F, S, 
mwctàs-nuvatâs-nwtcs X, nuvçlôs V], 
s. f. — Méteil. 

Mwète [//î/Pf/gén.J.adj. — P Moite. 
2^ Moisi. Santi lo -, sentir le m. 
Se dit du vin. 

Mwèteure, voir Mwètûre. 



Mwétiè, voir Mwintieu. 

Mwètonje, voir Mwètanje. 

Mwètri, Mwètriyeu [mwejri-mwe- 
Iriijœ . . M, /, P, X], s. m. — Métayer, 
fermier à moitié fruits. Voir Mètri. 

Mwétrosse, voir Mwintrasse. 

Mwètûre [mwetûr M, /, P, mivetœr- 
mwejùr X], s. f. — Humidité. 

Mwinne [mwèn M, /, nnvên I, P, 
F, S, V, mwën-mwèn X, miven S], 
s. m. — lo Moine. Gras corne i -, 
gras comme un m. Gué corne i ^ 
an fredinnes, gai comme un m. en 
fredaines. Barbe de -, cuscute. 
Voir Mwèlat. 2^ Espèce de lanterne 
5. 3« Chaufl-e-lit. 




Fig. .-)8. 

Mwinner [mwènë' . . M, I, nuvenë' 
. . P, S, mmènœ X, muna' F, nuine 
V], V. tr. — Mener, conduire; diriger. 
- / pracès, m. un procès. - au 
fom'reû, conduire au fumier (con- 
duire le f. aux champs). - le chète 
au rau, ou - lés poijes peuhhieu, m. 
le chat au matou, ou m. les poules 
pisser (porter à un pied auquel on 
a mal une chaussure plus large et 
l)ius commode qu'à l'autre pied: une 
babouche, une pantoufle, ou un 
sabot). 

Mwinnou [nuvèrui M, I, mwênu . . 
P, F, S, V), s. m. — Olui qui mène, qui 
dirige, ordinairement celui qui con- 
duit une noce, une fête, en jouant 
un instrument. - d' chcratc, qui 
mène la charrette (nom du jiclit 
doigt). Voir Deûy. 

Mwins {mu>c gén. nurc PJ, adv. — 
Moins. 

Mwins, voir Mwès. 

Mwintieu [mwâtyor . . M, l, X, 
mmctijç-mmctyi S], s. m. — Moitié. 



MWÉ 



465 — 



Au -, au milieu. Au mwintieu dés 
loups, au milieu des loups. Voir 
Mitan. 

MwintrassG [mwëtras M, mwètrçs 
/, mwêtros P, mot ras N], s. f. — 
1» Métairie. 2^ Ferme où l'on cul- 
tive beaucoup de fruits. 3" Vigne 
cultivée par moitié, dont la récolte 
apj)artient moitié au pro[)riél;ure, 
moitié au fermier. 4^' Obligation de 
rendre au propriétaire la moitié des 
fruits d'une vigne ou de la récolte 



MYI 



d'un champ, 5° Terrain cultivé par 
moitié. 

Mwode [rnwot V\, v. tr. — Mordre. 
Voir MoQdc. 

MwodèssG [mujodf^s V], s. f. — 
Morsure. Voir Moïidèsse. 

Mwos, voir Mwès. 

Mwoyin \mwçiiè N\, s. m. — Moyen. 
Voir Mayin. 

Myin \tnije M, I, N, V, inyè-myçn P, 
F, mï-min-mc-inyè S\, pron. poss. — 
Mien, mienne. Çat d' è ^ , c'est à moi. 




L 



1 



i 11 t 



Fig. 59. 
La Cathédrale de Metz au XVIIIe siècle. 



^RTE des Patois Romans 
de la Moselle 



F = Patois de la Fen-bsch 



p = 


) duPaya-Hau-t 


IVI = 


)) Messin 


1 = 


H de ITsle 


N = 


H de la Nied 


S = 


1) du Saunois 


V = 


Il Vosgien. 




Limite des patois principaux. . 

n V 1) de transilion . 
Frontière linguistique d après Thzs 



liViImpr. IkalEven,Metz 



y 



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Publications de la Faculté des Lettres 
de rUniversité de Strasbourg. 

A partir de Novembre 1922, la Faculté des Lettres de 
Strasbourg, complétant son programme, édite une triple 
série de publications : 

P Un BULLETIN mensuel, paraissant le premier de 
chaque mois scolaire, de Novembre à Mai, destiné 
à compléter renseignement oral des professeurs, à 
resserrer les liens entre les trois odres d'enseigne- 
ment, à faciliter les recherches des travailleurs d*Alsace 
et de Lorraine, à établir un nouveau contact entre 
rUniversité et le public. 

2*» Une BIBLIOGRHPHIE ALSHCIENNE annuelle, ana- 
lysant l'ensemble des travaux d'ordre historique, 
littéraire, économique et social, qui concernent l'Alsace 
et ont paru au cours de l'année précédente. 
3° Une BIBLIOTHÈQUE d'études dans laquelle se trou- 
vent représentés tous les différents enseignements 
de la Faculté et à laquelle sont appelés à colla- 
borer les professeurs, les étudiants et les savants 
d'Alsace et de Lorraine. 
De même format (in 8** raisin), numérotés par fasci- 
cules, les volumes de la Bibliothèque se succèdent sans au- 
cune périodicité; ils diffèrent d'étendue et de prix; chacun 
d'eux, formant un tout complet, est mis en vente séparément. 
Les trois séries sont complètement indépendantes l'une 
de l'autre. Néanmoins il est possible de souscrire d'avance 
soit à l'ensemble de la collection, soit à l'une des séries, soit 
à une catégorie de fascicules de la Bibliothèque dont la dé- 
termination est laissée au souscripteur. Les souscriptions à 
à l'ensemble des publications de la Bibliothèque bénéficient 
d'une réduction de 20 "/o ^n France (15 ^/^ à l'étranger) sur 
le prix de chacun des volumes et les souscriptions partielles, 
d'une réduction de 15 7o en France (10 "^Z^, à l'étranger). 

Pour bénéficier de ces réductions, les souscriptions 
doivent être adressées directement à la Commission des Pu- 
blications et accompagnées d'un premier versement de 100 
francs qui assurera l'envoi des volumes au fur et à mesure 
de leur publication. La provision épuisée, les souscripteurs 
en seront prévenus par une facture les priant de la renou- 
veler, s'ils le jugent à propos. 

Le versement des souscriptions peut se faire par un 
mandat-poste ou, plus commodément, par un chèque postal 
à l'adresse: 

Commission des Publications de la Faculté des Lettres, 
Strasbourg. 6703 



PreiïUères Publications de la Faculté des Lettres 

240 . 1 L de rUniveristé de Strasbourg. 

Fasc. 1. Th. GÉROLD, L'art du Chant en France au 
XYII* ,siècle. 300 pages, avec musique . 30 fr. 

Fasc. 2. Th. GÉROLD, Le manuscrit de Bayeux, textes et 
musique d'un recueil de chansons du XV* siècle, 
200 p., avec musique 15 fr. 

Fasc. 3. E. GILSON, Études de philosophie médiévale, 
298 p., 13 fr. 50 

Fasc. 4. L. LAVELLE, prof, au Lycée Fustel de Cou- 
langes, La dialectique du monde sensible, 
XLI, 332 pages, 12 fr. 50 

Fasc. 5. L. LAVELLE, prof, au Lycée Fustel de Cou- 
langes, La perception visuelle de la profondeur, 
75 pages, 3 fr. 50 

Fasc. 6. P. PERDRIZET, Ncgotium pcrambulans in tcne- 
bris: Etudes de démonologie gréco - orientale, 
38 pages, 15 gravures, 3 fr. 

Fasc. 7. R. REUSS, La Constitution civile du clergé et la 
crise religieuse en Alsace. Tome 1 (1790—1792), 
VL 380 pages, 15 fr. 

Fasc. 8. R. REUSS, prof, honor. à la Fac. des Lettres, La 
constitution civile du clergé et la crise religieuse 
en Alsace, Tome II (1792—1795) .... 15 fr. 

Fasc. 9. P. LEUILLIOT, Les Jacobins de Colmar: Procès- 
verbaux des Séances de la Société Populaire (1791 
—1795). 

Fasc. 10. L. ZnLIQZON, prof, honor. au Lycée de Metz, 
Dictionnaire des Patois romans de la Moselle, 
I" Partie, A— E., XVI, 256 p. et une carte . 13 fr. 

Fasc. 11. IDEM, 2^ Partie, F— M, 209 pages ... 13 fr. 
(Le fascicule 12, fm du Dictionnaire, paraîtra en 
Novembre 1923). 

Fasc. 13. A. PIGANIOL, Recherches sur les Jeux romains, 
156 pages et deux planches 8 fr. 

Fasc. 14. E. VERMEIL, La Constitution de Wcimar et le Prin- 
cipe de la Démocratie allemande, 473 pages . 20 fr. 

Fasc. hors série. BIBLIOGRAPHIE ALSACIENNE, Revue 
critique des Pubhcations concernant THlsace, I, 
1918—1921, un vol. XH, 362 pages ... 20 fr. 

BULLETIN DE LA FACULTi:. DES LEITRES DE STRAS- 
BOURG, paraissant le premier de chaque mois 
pendant l'année scolaire: n°' 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 
(Novembre 1922— Mai 1923), chaque numéro 1 fr. 50. 
Abonnement annuel 10 fr. 

SOUS PRESSE. 
Fasc. 15. M™^ M. L. CAZAMIAN, Le roman et les idées en 

Angleterre. — L'influence de la Science. 1860—1900. 
Fasc. 16. PH. LE HARIVEL, Nicolas de Bonncville. 
Fasc. 17. R. LEVLQUE, Le Problème de la Vérité dans 

Spinoza. 
Fasc. 18. E. CAVAIGNAC, Population et Capital dans le 

Monde méditerranéen antique. 
Fasc. 19. P. MONTET, La vie privée des Egyptiens sous 

rKncien Empire. 
Fasc. 20. G. COHEN, Le Livre de scène du Mystère de la 

Passion, jouée à Mons en 1501. 



PC ' Zeliqzon, Léon. 

3026 Dictionnaire des patois romans 

.24 de la Moselle. — 

1922 

V.2 

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P^ONTiFiCaU iNSliruiE 
OF MEDJAEVAL STUDIES 

59 QUe£N-S PARK 

Toronto 5. CAf^ADA