(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Dictionnaire détaillé des noms des vêtements chez les Arabes"

This is a digital copy of a book that was preserved for generations on library shelves bef ore it was carefully scanned by Google as part of a project 
to make the world's books discoverable online. 

It has survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject 
to copyright or whose legal copyright term has expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books 
are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that 's often difficult to discover. 

Marks, notations and other marginalia present in the original volume will appear in this file - a reminder of this book's long journey from the 
publisher to a library and finally to you. 

Usage guidelines 

Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the 
public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we have taken steps to 
prevent abuse by commercial parties, including placing technical restrictions on automated querying. 

We also ask that you: 

+ Make non-commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use these files for 
personal, non-commercial purposes. 

+ Refrainfrom automated querying Do not send automated queries of any sort to Google's system: If you are conducting research on machine 
translation, optical character recognition or other areas where access to a large amount of text is helpful, please contact us. We encourage the 
use of public domain materials for these purposes and may be able to help. 

+ Maintain attribution The Google "watermark" you see on each file is essential for informing people about this project and helping them find 
additional materials through Google Book Search. Please do not remove it. 

+ Keep it legal Whatever your use, remember that you are responsible for ensuring that what you are doing is legal. Do not assume that just 
because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other 
countries. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can't offer guidance on whether any specific use of 
any specific book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search means it can be used in any manner 
any where in the world. Copyright infringement liability can be quite severe. 

About Google Book Search 

Google's mission is to organize the world's Information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps readers 
discover the world's books while helping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full text of this book on the web 



at |http : //books . google . com/ 



ANDOVER 




-^•^ '> 



X.-^( >fc.--'i^.. 






H/Xi 



nin' 




^-^ .-é^ ■ 






A. • " J' 



'\. X . 



V 



\1\, 









Xvv 



,^ V^ 



■min 



-^ — V 



A^ 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



DICTIONNAIRE DÉTAILLÉ 



NOMS DES VÈTEMENTS 



ARABES. 



Digitized by 



Google 



DC L*IWRIM£BIK DE G. A. SPIN ET PILS. 



Digitized by 



Google 



DICTIONNAIRE DÉTAILLÉ 



NOMS DES VÊTEMENTS 



ARABES 



OUTRA0B COU&OmiB BT PITBUÉ PAR LA TROISIÉIIB CLA9SB 
DB L'roSTITUT ROTAL DBS PAT8-BAS 



R. P. A. DOZY. 



aOü puistr sor I« eottoiM dé tant de eontréM 
•étnuotgèret de» renMifMOMnU préd» at eucut— 
>Dan8 1m numoieriu dft not bibliodièqDM si pM 
• consttltdt , dans les vojtfM aocieiu al mioonnM.** 

M. FnMRAin» Dnm. 
(/(MimaJ «uimtipu, ton. XI, paf. 9W). 



AMSTERDAM, 

JEAN MULLER. 

1^. 



Sinds 1883 by 
BC. Or. B03^. 

WanaoesstraMSt 85. 

« 



K 



Digitized by 



Google 



La queslion praposée par la troisième Classe de Vtmtüut 
royal des Pays-Bas^ dans sa séance du 16 Décembre 1841, 
se irouvaü con^ue en ces termes: 

i>De vestibus, quibus Arabes utriusque sexüs diversis 
»temporibus et in diversis terris usi sunt, aut etiam nunc 
Dutuntur, ita exponatur, ut, post brevem de universis 
Ddisputationem, singulae secundum ordinem litterarum 
«Arabicarum deinceps recenseantur, earumque forma, 
»materia atque usus explicentur/* 



Le prix praposé a éii adjugi a la Réponse^ dont Vauteur étaü 
M. Doz\f^ dans la séance de la Classe^ du 20 Novembre 1843. 



C. A. DEN TEX. 

SKClltrAmB FKUFtrUEL DR LA TROltlÉIIS CLAIK 

K L'nvtrm rotal des fav»-ba». 



- ■■•, ir/ 






Digitized by 



Google 



P R É F A C E. 



OftéUpiés considérables que soient les progrès que la lUtérature 
arabe ait faits dans ces derniers temps^ on ne peut nier que la 
lexicographie n'ait pas avance du même pas que les sciences kis- 
toriques et gèographiques ; on est même obligé doAfouer que quant 
a la lexicograplüe , nous ne sommes guère plus aimncés qu'on ne 
titait du temps de Golius. Il est Tfrai que dans Fétat actuel de 
la science , on ne peut encore songer sérieusement a un Diction^ 
naire arabe complet; les bibliothèques de FEurope y de VAsie et 
de PAfrique renferment encore des milliers de ^volumes manus^ 
criis dont les titres mémes nous sont inconnus; les manuscrits 
des ouprages les plus classiques de la littérature arabe nont pas 
encore été examinés aivec soin^ comparés entre eux^ et les êdz- 
tions dune cinquantaine it auteurs du premier ordre y ne sont rien 
en comparaison du nombre bien plus considérahle qü*il faudra 
publier encore» 

Si Je porie dCun Dictionnaire arabe , fentends par la un Die- 
tionnaire qui y tout en recherchanty nutant que possible y Ie sens 



Digitized by 



Google 



VI 

précis que chaque mot avait dans t origine , nous fait connaitre^ 
(Pune maniere claire et précise , les diverses acceptions que chaque 
mot a recues en Arabie ^ en Perse ^ en Syrië ^ en Afrique etc, 
dans tous les pays enfin dont se composait eet immense empire 
arabe qui s'étendait depuis ülnde jusqu'aux frontières de la Fran-- 
ce; un Dietionnaire quii en sappuyant constamment sur des pas- 
sages d! auteurs y nous triice Pkistoire^ pour ainsi dire, de chaque 
moty de chaque phrase; qui distingue nettement les sens propres 
a chaque mot dans tel pays arabe de ceux qvlil aifoU dans tel 
autre: Ie sens que chaque terme a chez les poètes^ de celui qui 
lui est propre chez les prosateurs; un Dietionnaire enfin qui ren^ 
ferme tous les termes de sciences et darts, expliques méthodi" 
quement. 

Mais je Ie repète, les temps ou on pourra composer un tel 
Dietionnaire^ sont encore bien éloignés de nous. En attendant^ on 
peut faire dpancer la lexicographie de trois manières. La pre» 
mière consiste a écrire des notes lexicographiques en forme de 
commentaire sur un auteur, ou a ajouter a Vécrit de l auteur qu^on 
publie^ un glossaire destine a étre un supplément au Dctionnaire ; 
eest cette methode qui a été généralement suiifie jusqu'a présent. 
La seconde est de rassembler les mots formant, pour ainsi dire, 
une classe. La troisième est de se borner au langage dun seul 
siècle OU dun seul pays. Cette methode n'apoint encore étésmpie. 

Je ne 'marréterai pas a discuter ici les divers apontages que 
présente chacune de ces methodes. Je ferai obscrper seulement 
que la seconde, celle que, conformément ou programrne de Pin-- 
stituty f ai été Ie premier a suiure dans eet oui^rage, offre des 



Digitized by 



Google 



TH 

(wanUiges réels suriout quand les mots qu!on explique, se rap^ 
portent aux móèurs et aux coutumes. 

Qu'on me permetle de dire un seul mot sur la marche que f ai 
pensé depoir suivre. Pai cru que dans un trcwail de cette nature ^ 
il était important de constater des faits^ de rapprocher des té* 
moignages d auteurs les uns des autres. Je n'ai pas osé m^apen^ 
turer dans un dédale de conjectures étymologiques quiy aponcées 
par tout autre que moi^ auraient pu partutre ingénieuses^ mats 
quiy en vérité , ne prouuaient Hen (tune maniere absolument 
conifoincante. 

Les manuscrits que f ai cités, appartiennent a la bibUothèque de 
Leyde; lorsquUls faisaient partie tf autres bibliothèques ^ f en ai 
(werti constamment. Je dois faire obsenfer quen publiant des 
passages d auteurs du mojren dge de la littérature arahe^je me 
suis attaché a reproduire scrupuleuser.éent les manuscrits. I^es 
regies de grammaire suivies par ces auteurs , s'éloignent de celles 
qui ont été établies par les grammairiens de Basra et de Coufoy 
et il nefaut pas défigurer ces auteurs en leur prétant une gram- 
maire quUls n^atfaient pas adoptée. 

M. de Gayangos a eu la bonté de me préter plusieurs de ses 
manuscrits et ton verra que c'est surtout lexcellent exempUure 
des voyages étlbn^Batoutahy que possède ce savanty qui m'a été 
et une fort grande utilité. Sous plusieurs rapportSy c^est un 
ouvrage du premier ordrcy et tabrégé, traduit par M. Lee ^ 
ne donne qu^une très-faible idéé de Pimportance de touvreige 
originaL M, de Gayangos me permettra de lui réitérer mes re^ 



Digitized by 



Google 



?III 

merciments les plus vifs pour la grande ohligeance qu^il nCa tou» 
jours montrée, 

I*ase espérer qu*on me pardonnera fuelques fautes de francais 
qu^il est presque impassible a un étranger déviter, PeuU^tre 
m^eut^ été plus facile décrire en latin^ mais Ie sujet s^y oppo- 
saity car y en me sen^ant de cette langue, faurais du expliquer 
des mots arabes par des termes empruntés a Fantiquitê romainey 
dont Ie véritable sens ne nous est pas toujours connu au/oumPhui, 



Digitized by 



Google 



INTRODUCTION. 



Dans les premiers temps de rislamisme, lorsque presque tous 
les Arabes ëtaient Bédouins et que les TiUes étaient petites et 
pen coDsidérables, l'art du tailleur était presque inconnu; 
de simples manteaux, tissés d^une seule pièce étaient suffisants 
poar se garantir du firoid et de la chaleur; on ne supposait 
pas qu'on pAt tailler les habits d'une maniere élég^ante , et Ie 
tisserand lui seul faisait TouTrage. Mais les Arabes , en conqué- 
rant rapidement une grande partie de TAsie, de TAfrique et 
de l'Europe, se trouvèrènt mis en rapport avec les peuples, 
nincos par enx, et arrivés en partie k un bien plus baut point 
de civiUsation ; peu è peu ils abandonnërent aussi leur vie no- 
made, et commeneèrent k se fixer dans les villes (^): ce fut 



(M Companz n>ii-&haldoaii (ProUgomènes^ man. 1360 (a), fol. 168 t^ et 160 r*): 

^ J^JÜI Jm^j ^yi^ ^^JJ' sj^ /-M' «^' ^^ ^ 
«A^i^^t LjJUi S^JüLo AbS ^lo JUAi Ju^t ,»lsxJt ^ ^M^S 

&Ü4)UJ' ^L*<^^ ^^ ^^ U^lyUib %\ ,yjai3 4V2lyJI^ 

1 



Digitized by 



Google 



— 2 — 

alors qo'ils comprirent qu'oa pouvait faire des babits plus élé- 
gants que ceux qu'ils portaient, et ik empruntèreut beaucoup 
au costume des penples vaincus. Comme Ie luxe a?ait fait chez 
les Persans des progrès considérables, Ia cour de Bagdad se 
ressentit de plus en plus de rinfluence qu'ezergaient sur elle 
ses Yoisins et ses sujets. Le progrès de Ia ciyilisation et du 
commerce fit nattre des fabriques de tout genre , et Bagdad en 
contint bientót une grande quantité, dans lesquelles Ie nombre 
de superbes étoffes de soie et de brocart s'accrut infiniment. 

En Occident au contraire, les Arabes se confondirent atec 
les Mores et les Beii>ers. Ges peaples étaient rudes, et bien 
moins dvilisét encore que lenrs ytinqueurs; le luxe leur était 
ineonnu, et quand les Arabes se mélérent è eux, ils leur em- 
prantèrent en partw leur oostome simple el grossier. 

In Espagne, les Arabes, sortoat pendant la demière époqm 
de leur empire, tirérent an très^grand parti do oostome d«6 
eheraliers ehrétiens. Ibn-Satd (^) atteste expressément que ies 
kaèoB des Arabes d'Bqpagne resMmblaifnt A oeux des Ghrétiens, 
et 1'historien IbQ-«l^Khatlb C) dit, en parlant ée Mohammed- 
ibn-Sad (4XjtM}*ilm^liobMttBied4bn«Ahmed-'ibn Mardanisdi, qui 
mourut dans la seconde moitté du sixième siède de l'hëgire! 



sUxib l^jcUt, by 43ÜÖ, vLüf Ju^wS Uit^ jn^x^f vf^I^f 

(<) Jftid AMbkkftii, mêtüire ifSsfa^t, oum. ^ Gotka, hl 4» ▼•. 
i») Dieiiomaire Bieigy't^iquê , man. ès M. de Gaytngot, ftJ. ÏSê vo. 



Digitized by 



Google 



— 3 — 

^jj^-Éi^ï^ r*^'^ C^^"^^ ü-*^' c^^ t5;^-^' v5) /^^ 

»ll «dopla Ia mode 4es GhréUcos, pour los Iiabits, les aroies, 
»l68 bridea ^ les selies dei cheTauu" 

Sd Egypte et en Syrië, Ie eoattune éproufa des dumgementa 
ooDsidéttiUea par aoile de l'inTaaioQ des Toros- 
Par aaite du mékoge des Arabes «Tec lea ëtrangers, tt y a 
taojovrs ea une grande différenoe e&tre Ie coatume des peuples 
iirecs dont se composait llmmense empire arabe, ellHm pon- 
Tait daatinguer tont d'abord wel Arabe de TOrient d'on Arabe 
de 1'Oocideat Ibn-ïyaa (^) dit en parlant da ctiébre bisKvien 
IbD4UiaUoan; Aió lUi k^^UuJf v5)«y»jU<)t J^\J^^ixJi^ 
%4>lyJt ^ aApréa afoir obtetto k obarge de kadbi au Gaire, 
»il continua de porter Ie oostome des Magrebina, et Ton compta 
»eed parmi les dioaea étrangi»." Ifowairi (^ dit m rapportant 
la mort d'AlH3BeUk*al-kabir*J3eba^d^in<*Aboa*Hohammed» 
Abdot-melik, fila d'AlHQidUk-«l<Doattbam : ^Mb^^ tr^ ij^% 

slUèt y^ »II portalt ordinairement des habitSi saaoblables è 
»ceia dea Bédouins; il se parait comme euxi et montait i che* 
afal adon leor maniérd; il imitait encore leors cootamea dans 
•la plopart de aes aetious/' Osux mémes qui babitaient des 
nHesi assex proohes les ones dta autres^ portaient un oostome 
différent. Quand Philippe II défeodit aoz Hores d'Espagne 
de portar lenr oo$ti)itite national , tin More, appdé par Harmol, 
Franeisco Nufiez Muley, s'exprima en ces termes: »Le costume 
»de nos femmes n'est point moresque: c'est un costume de pro- 
»finoe comme en Castille. En d'autres pays les peuples (mu- 



f^) Mi&toifB é^Egypte, man. aS7, pig. ••». 

(*) iRêtoire d*Egypt^ man. 2 w, fol. 870 T^ évènemenll rfe ï'ann^ 676. 

1 * 



Digitized by 



Google 



— 4 — 

)>sulmaDs) di£Eèrent de coiffures, d'habits, de chaussures; qai 
)»estV;e qoi Youdra nier que Ie costume des femmes moresques 
)>(de TAfrique) et des femmes turques, ne soit pas bien difié- 
utent de celui que portent nos femmes de Grenade? Le cos- 
»tume des hommes difière aussi, car celui de Fez n'est pas 
»comme celui de Tlemcen, ni celui de Tunis comme celui de 
^Haroc; il en est de méme pour la Turquie et les autres 
)>empires." (^) 

Il y a d'ailleurs une grande di£férence entre le costome des 
(üverses classes dont se compose la société musulmane. G'est 
surtout par la fbrme du turban que Ton distingue le noble» de 
rhomme du peuple et dn soldat, et que Ton reconnalt méme 
l'emploi qu'occupe celui qu*on rencontre P). 

Mais en général, il ne faut entendre ceci que des habitants 
des TÜles; les Bédouins conservërent è peu prés Tanci^i cos- 
tume arabe, et ils obserrërent bien plus que les citadins les 
commandements de la religion. 

Mahomet avait prononcé plusieurs sentences afin d'empècher 
que le luxe dans les vétements ne s'introduislt parmi soa peuple. 
Les docteurs de Tlslamisme ont dérivé de ces apophthegmes 
un système de préceptes et de lois relatife au costume, que 
nous allons exposer ici, en sui?ant des ouvrages de jurispru- 
dence hanéfite et malékite. 

Les Têtements servent, è ce que dit le MoUeka al abhor (3), 



(^) Harmoly Rehelion de loê Moriscos^ fol. 38 col. 3. 

(*) Yoyez Gotovic, IHnerarium ffierosolymitanum , pag. 480, et M, Paithey, 
Wanderungen durch Sicilien und die Levante^ torn. TI, pag. 74, 76. 

(S) Man. 871, fol. 106 r" et ▼«; man. 1081, fol. 211 v« et 21d lo; mao. 1211, 
fol. 164 r^ et tS 



Digitized by 



Google 



— 6 — 

è cowrir les parties Batnrdles (ShuÜOi et è se garaDtir da chaud 
et du firoid Q). Le mieux est que les yélements soient en coton 
OU ea lin, ui trop spleodides, ni trop panyres. Il n^est pas 
défenda de se parer, qoand cela sert i montrer les bienfaits 
que IHeu nous a accordés, mais il est illidte de le faire qoand 
eeb ne provient que d'un motif d'org;ueiL La modestie dans 
la maniere de se yètir est souyent recommandée par les hom- 
mes, les plus éminents de FArabie et de la Perse. Nowairi (>) 
dit 9 par exemple, en feisant Téloge du célèbre Saladin: ^|jl 
vj^lj ^jiiSify vjljJ^tf J^ Lo 5fi er4i ^ »n «e se revêtait 
»que de ce qui était permis par la loi, comme de lin, de co- 
vton et de laine/' Ailleurs (^) le mème historiën dit & Toe- 
oasion de la mort de 1'Emir: wuj( ^tX^Jut ^óJ\ JUi>** 
i54)a^t ^ yj^jü^ V^' U''^ lUwbJLo Jk^ tjuaX&o ^i^j 
ftMfcJ sJu ^y ^Lj U^ liyxk y ^JuJjuJt^ »11 était modeste dans 
)>ses yétements, car il se reyétait de coton des Indes, de Baal- 
ybek etc., sayoir d'étoffies qui étaient licites et non pas condam- 
»née8 par la loi." (Gomparez ^«t/Ao/cg^ta Perstoa^ pag. 66, 68). 
La soie est permise aux femmes, mais cette étofie est défendue 
aux hommes. On ne permet k ceux-ci que d'ayoir k leurs yè- 
tements un bord de soie, qui ne doit pas dépasser la largeur 
de quatre doigts (*) ou, suiyant d'autres, de deux doigts (^}. 



(^) Comptrex Hooradgea cl'Ohison, Tableau ginéral de r Empire Othoman, 

toM. iiy ptg. lao. 

O BUteire d^ Egypte^ man. 2 X (•), pag. 254. 
(S) Ilnd,^ maiw 2 m, fol. 180 to. 

|JjJi^ ^tiot* MoUeka, 
(*) Bokhêri, 8a\ik, tom. U, man. 856, fol. 160 v«. 



Digitized by 



Google 



— Ö — 

Let Jlalékites peosoit que oe bord doit avoir motiu d'tm «bigt 
de largeur {^), Le Prophete s'est pronoacé en termes très^rl» 
ooQtre les vétemenis de soie« ^^Xi U>4)JI ^ 7^1^' O*^ cK 
iy^\ ^ fcyygJb nQuiconque/' dit«>il, »8'esi revêtu de soie dêm 
)ioette tIO) bien certainemeiit il ne s'en rerótira pat dam la 
»?ie falure!" Et encore Jfik^ ^ ^ UiikM ^ ^^f q*^ M 
ijhJ^\ ^ tJ »C!elah4è aeulemeDt se refét de soie, qui a'a 
»point de part è la yie falure" O* Les Eanéfites permettent 
attx hommes de porter des vétements dont la ehalne est de 
aoie et la trame d'uae autre étofie. Le contraire 1 sayoir que 
la trame soit de soie et la dialne d'une autre étofie, n'etft 
lioite que dans la gaerre (JUoiteka). Les Malékites ne aont 
pas d'accord entre eux, a'il est permis de porter Tétoffe, ap- 
pelée l6»| dont la chatne est de soie et la trame de laine, 
mais la plupart des docteurs le condamnent (^). 

Les couleurs les jdus approuvées sont Ie blanc et lenoir (^); 
le blano paroe que le Prophete a dit: nDieu aime les yélsments 
»blanc8, et il a créé le Paradis Uanc (^)/' Un historiën afiv 

(«) IbD-Abi-ZaM, BigaUk, «VM le coaiMataiit d*AboB-n-HMui^U-«»-SclwdliiU 

(J;5UÜI)9 muu 1196, pig. 740. 

P) Bokbaii, Sahihf tom. II, manoicrit, foU 16S ▼". ___^_ 

(') Ibn-Abi-Zaid , Bisalêh^ miD. 1108, pag. 746 , tvec le conmentaire : v^oJjC^l % 

O^«0 &x«^j /^7^ ^\0^ ^ y^) ^ If ^ 'tf . xt s>Uy p\j^^ «ill ij»*jj ^ 

1^ ^^'j^ »3y&f L4JUO ^^1 J( ^U( Jlyl JkA ^kJL» 

&JU^ ^ |»^lj S^LoJI lüJU ftJyü ^Lo s^<3üo ^p^ y»^ 

(") Maéjma al anhor^ éd. de Conftanlinople, tom. II, png* 058: KaX c aJ^ 



Digitized by 



Google 



— 7 — 

oaiD (^} dit en fiiisant Téloge du {Marnier roi d'Eapague, Abdor- 
rahman I*': «^ JUfl^^ u^^^l uH^ ot^ ^U porUit dei yétement» 
»blanc8 et na turban de méme couleur/' Le noir est approu- 
yé parce que Hahomet portait, Ie jour de k conquète de 
la Kecque, une djMak noire et na turbaa de méme cou- 
leur P)* Les SchiiteS) au contraire, oondamnent Ie noir, car 
on lit dans les Fm/<ng9$ de Ghardin (^}: nOn ne porte point 
)»de noir en Oriënt, surtout en Perse; c'est une couleur funeste 
net odieu8e« qu'on ne saoroit regarden ils Fappellent la cqm- 
»fe9«r éii DiiMe.** Les couleurs rouge et jaune sont illicitea (*); 
on ignore pour qudle raison; mais je suppose que Ie jaune 
est illicite» parce que c'eit la couleur de la baine (^}, et Ie rouge 
parce que c'est ceUe du sang. Néanmoins lea Husulmana 
portent souvent des habits jaunes ou rougcs, et A en eroire 
Ibn-I^inni (^) et Wabidi 0, les jeunes fillea se rcf ètaient or* 
dinairement d^babits rouges. Les TÓtements Terts ne peuyent 
ètre portés que par lea Schéi'ift, ou desoendants de Habomet. 
n paratt que, ponr Ie obai^tre de Tbabillenient, il n'y a pas 
grande difiérence entre lea Hanófites, les Halékites et les Scha- 
fiiites, mais la secte de Hanbal, la plus intolerante de Tlsla- 
misme, semUe ayoir pousaé la rigidité bien plus loin en oe 



"^U^ luJ^s 0^ «pfj ui«J» v^» v^ *JU» ut r^^' 

(*) Jtpud Al*laUutfi^ JUêtoirê é^E9pagn9^ man. de GoUu^ foK 96S r*. 
(') Madfnuty loco laudato. 
O Tom. III, pag. 69. 

(«) ^^MJuit^ H^^( ^)^y ^olieka. 

O Yojres mon BtHoHa Ahhadidarwm^ lom. I, pag. 32, noU (106). 
if) Conmeidaitê iwr tos poésieo do MotenabH^ man. lIS, pag. 108. 
D Cmmênkiiro sur MatêmhU^ naa. Mt, pag. It. 



Digitized by 



Google 



— 8 — 

poiDt. Voici ce qo'oa lit dans VHüiwre ét Egypte de Nowai- 
ri 0): j.^^ ^^t (J^Jo iX^\jA\ SLaS Ld» ^y SJuJt 84X1» ^^ 

LóJÜI JuJUx^ auJI Jl^^^ 4X4:^ ftJüt tXA£t ^1 ^i)JI 

^1^ ^^^ ^ ^Ü o^l' 1»^. (^ &julJbJLJt vV^' Ü^ 

^4)JI u***^ ^l^ï ^T^j u^^S "-^' ;r^ w5^*> 

v^U Jla |JUi 8<>ljuJt ^l<> (il Lu&Lo ^L:ll ^^^5^t 
LilLaJI JUr^ il J^^^ &êl^>J^t UXM g^ |i^ SUkJLJI 
^^ G^* X^Ai^) <^2aP J^ Lo^ Juo JSu^ »^ ^ fXdLi ijJ^y 
j^ ^yjs J^ |JC^ W*^) K y f>i Pfc Jli^^ luJLa ^ &i(>lx 

|jdl (jmJL^ ^ |»LS 161^ ^ICo jLfr auudxi sjuu aJjü J^^ 
IJüob auuJLj^ lUAJUi v:;l^^l ^1 il Juioj ^^ l^\ xJL^ 
uiULmJI 8(>U 9ÓJ^y ^^ J^ /*^^^y ^)^^^ (J^ c)^ (r!r^^ 
»Daii8 cette année la charge de Kadhi-al-Kodhat des Hanba- 
«lites è Damas, fut confiée è Schems-od-din-Aboa-AbdoUah- 
))Mohammed. Le diplóme d'investitare arriya, de Ia part de 
)»la cour, le Tendredi, au boitième du mois de sa&r, et 011 
»en fit la lectare dans Ia cathédrale de Damas, en présence 
)ide8 Kadhis et des principaox dignitaires. Le Kadhi-al- 
»Kodhat Schems-od-din sortit è pied de Ia mosquée, et 
)»de cette maniere il se rendit aa Jfar-os-seadeA (^. Après 

(*) Man* 2 <o , fol 78 r » et ▼«, éfèoemeDtf de rtnnée 710. 

C) Ce qn*on entend par 8<>UUwJ| \\ó eit le palab dn Naib i Dunai. On lit 
dtni VBUtoirê d'Egyptê de Nowairi (man. 2 o, fol. 109 r*):^,^ /-^^ if 
JMA^ JkA j2li^\ |»4X4^ (J^J^ SxkJLJt (^b ^1 ^Ld4% 
yM^<>«iJ| V«>Ü il jXjJ^I V«>L9 (Cette porte est mentionnée par Edrui, 
toBi. I, pkg. 352} O^-^^)/^ C)^ V:H7^I^^LxJ| ^J^ 

RJLkLJl w^b yJL^ ^ 8i>ljuJI yj^ i>l4slil^ 8Ld£j| ^. 

Et aillcnn (man. 19 h, fol. 29 ▼•): SiilJLJI v^b ^^W ^^ 8«>ljuJI ^ 4>- 



Digitized by 



Google 



— 9 — 

»y étre arriTé^ il salat Ie lieotenant da soltan; pnis óta la 
y^kkilah qa'il ayait lé^tie du sokan, et se rendit yers Djebel- 
nas-salihiyah. Le 'idix*septidiD6 jour de sa£ar il prit sa place 
»poiir proiumoer ks arréts, et il ne diangea pas sa maniere 
•d'agir (^), ni sa odotome de sortir è pied et de porler lai-méme 
nies cboseft dont il ayait besoin. Etant i»sis afin de prononcer 
»les arrêtS) il n'étendait jamais un manteau conyenablement, 
»mais il le prenait dans sa main [de sorte qu*il lui donn&t 
nle moins d'étendue possible] et ensuite il s'asseyait dessus. En 
Jiécriyant, il se seryait d'un encrier de yeire (^), et il portait 
loonstamment sa sandale dans la main (en marchanl), et (ëtant 
»assis) il iJa dëposait quelque part. Ghaque fbis qu'il se leyait 
*poQr sortir de la salie de justice, il portait aossi sa sandale, 
njusqu' k oe qu'il tbt arriyé è rextrémité de la salie. Alors 
uil la ^tait par terre, et h chaussait. Geci m'a été raoonté par 
non homme aux récits duqoel je donne une aitière confi- 
nanoe. U en a^issait oonstamment ainsi; et ceoi était la cou- 
iitume des ptemiers et des plus respectables Mahométans/' 



(^) Tel eit le sens qne prend qael^efoit le mot RajJP. Ibn-Batontah (man. de 
H. de Gajan^ , fol. 108 r») racoDte qae le sultan de 1'Inde a dans cha^e tille tm 
yi^AiLI xj^rf *,Y*^ c'eit4-din, an eaplojé qvl l'inttrQit do Tanifée des éUmngttt. 
II ijoate i cetle occMion: kJLl^ j ft^L^P(^ ^Mj üJkMJ^ &^ V^^ 
JkSL^L ^yXsL\ yjJi au^LüOft aüoliX^ft >Ges em^oyés imtniisent le sultan 
»da noB de l'étianger, lui décrifent les paities de són corps ,^ les habits qa'il porte, 
•les compagnons, les chevaiix et les esclafes qoi se troaTent avec lui, ainsi ^e ses 
amanières en s'asieyant et en mangeant" On tronTen plus bas, an mot y^xA» la phrase 
sohraate, emprantée k on oanage d'ntn-Iyas: KJ {g'^yS QÓ,^\ Q^jQ y^^) 

(*) aThe regnlar scribes , literaiy men , and many otkers , wear a êilvtr Wasê, 
or eopper dawéyh.'" H. Lane, Modem BgypUam^ torn. I, pag. 43. 

2 



Digitized by 



Google 



— 10 — 

J'ignore si cette modcitie alröme ëfeait pralkpiéa par toiu 
les seotateors dé bobal, oa par Iet kadhb sevls^ et je regiMt 
de n'ayoir pts été k méme de oonsolter^ mr ce pointe on oode 
Hanbalite; mais oes code» semUeot étre trèMrares en Eorqie* 

Poor noua faire une idéé des duuageou&ott surreoas dauÉ Ie 
costame des Arabes, nous compstrerons VhabillemeDtdelIdiO» 
met è odui d'un homme de k dasse aiaée du Csire, au seizièiiie 
siècle, aprëa Tiayasioa tturqae. 

Le Prophete pertait d'abord une diemise de oetOËi hUmbe 0, 
dont les manches allaient josqn'an poig;net (2)) il a}<mtait i 
cette cbemise nn eale^n de toile O. Sar la ehemiae et le ca- 
le^, Mahomet ne semfab avoir porlé qu'im seid habit; c'était 
une {dfMah} hm^^ robe en lainè, bordóe de soie et ooyerte 
par de?ant (^); eet habit a?vait les mandbes étsoites; oa bieo 
o*était ua {kmiét) habit loag et garni de boutons sur le de- 
raat (^)* En d*auti«e8 occasions, il portait aa Ueu de ces 
habits, ua nnnteau d'une étoffa grossièrei e'était ordinaire^ 
ment une ^hrdmh) grande piAce d'éto£Fe de laine ^aisse, brane 
et rayée, dont il s'enyeloppait le corps (^). Mahomet portait 
le turban blanc (^) ou noir (^), et il en laissait pendre un bout 
sur le dos* La chaussure du Prof^te consistait en sandales, fiii- 
tes de peau de chameau , et attadiées au moyen de deux bendes 

(') ytfjn non Dfcdoondre m mot {JOX^M* 

(*) Nawawi» Tahdkib ai tuma, pag. S9. 

(*} Yojez non Dittfonuclra au mot UTa%Uw* 

(^) Toyez ibiéL aa mot &Af^* 

(*) Yojes Nawawi, ioeo iaudato^ et mon DictioBiiafre au mot »Lj* 

(*] Vojtt OMO IKctiontiaire aa mot 84>^« 

O VoTta ibtd. aa mot &tU^. 

C) Jfawawi, locê iaud&to. 



Digitized by 



Google 



— Il — 

doot l'one paitmt i«r Ie o^cn^dH pied, et r«utre eatire Ie groe 
et Ie seoond dbigt (i), on bieD II cjbmniait de» bottaie» {^). 

On jQtt qoe lë doitame da nrèpb^te étak èHFftaieiMftt mo- 
ple; c'eit eaconB de nos joqvft cel» det hdbilMto du Désert. 
Gomme HüioBiety Ie» Bédooin* ne portent i[u'uoe ohemiae de 
coton et une robe longue (^)f oo «u iieii de «ttte demière^ on 
mtnieao de laine» 

Le costoooe d'un honooe dn Gaire au itisième siècle , se 
eompoie d'im iioaibro de téltmenti bien {dnaoonsidéinbley et 
1'oD a'y re mi q uè {ilo» da leut In nnipKoité qui eanotèrisait 
le eostnme da Pcq^tMe, tl qni; se feit renmiqaor «neore dans 
oeloi des Bédeoios* Sor ia ehomise et le oalefoo, on por«- 
tait on ludkit loqg {ea^ia»), en éle£Ei de soie, et de difiérentes 
conleors, mélées ewemhle; eet lubit amt les osanebes tris- 
gnuidtes (*)• Aar le ot^imm oa portait one large oeiiitore en 
soie^ ea oameltt oii en laane (^)y et JBOsoite une tffoUmk^ ou 
habit long et onveit par devant, dont les manAes ótaient cour- 
tes et n'alIaMttt pasentièrement josqa'au poignet » de maniere 
qa'on pAt Toir lei ioogues mandies du eafimn dépasser les 
doigts« Get habit était un peu plus court par devant que par 
derrière, et il était £Giit de toile ropge , bleue ou brune (^). Sur 



(*) Toyes mon IKcUocmain an mot JjÜ* 

(*) Tojei iHd aa mot U&^ et Hawawiy Iocq lanëotfo. 

O Toj«B Bnickbaidt , Naiêê on ikê Sêdömin$ <md Wokahnê , paf. SS, et moo 
Oktkoiiaira aa mot \tf^* 

(^) Yojes moo IKctioniiaire aa mot ^^Ui^* 

C) Tojtti Uid ao mot &^y^* 

ff) Vojez flellftidi, Kwrimêr wuMd wahrkajfHger BeriotU oon der Bef mm, fol. 
SSS f, et mon DictioniMiirt au m«t &M^* 

2* 



Digitized by 



Google 



— 12 ~ 

la djobbai on poitait une robe ample {/bre^fijfmk)^ ordinaire^ 
ment en camelot, et qoeïqudfois foorrée (^)« La coiffiire se 
composait d'abord d'nkie petite calotle en toUè de oofton p)» 
ensuite d'un bonnet de dfap roo^ (3), et enfin d/tme bngoe 
piëce d'éli^ de mousseline, roulée aotonr de h. tSte (^). Les 
souliers étaient en maroquin rouge (^)* 

La beauté et la quantité des babits donnent en Oriënt de 
la considération k oelui qui les porte* ^LJb c»a^ dit Ie 
proverbe persan (®): »c'est k dire/' dit TaTernier, ))autant 
»que Yom serez bien yétu autant aeres voua biea racen et bonoréy 
)»et aure^s accez è la Cour et.chex les Grahds/' nSn Egypte/' 
lit'-on dans la DedcripHcn de tEgj/p^ (T) «plas les gens en 
)idignité entasaent d'babits sur leurs corps , plus ib augmén-^ 
)»tent la considération et lé respeet qu'ils yenlent commanderj' 
Il ne paraitra donc pas étoonant que les OricÉtaux prenneo^t 
soin que Leurs babits soient propres et qufüs aient une odeur 
agréable. On trouwe dans Ie Kitob al aga^ (?): IfcAfehjo 8«^^ 
nune malüi (on moidüA) parfumée.'' On lit dans i' JTtt^oi^ 
d'Ugffpte de Nowairi (*), qu*on trouva parmi les tnésors d*un 



(*) Voye» mon Dicüonntire au mot &a^*J> 

(«) Voyei Md. tax moU ^Ud et M> 

(») Voyei fWtf. tn mot \Jiy^y^* 

(^) Voyez iHd. aa mot &oL^. 

(S) Yoyei iHd. aa mot y>^y^^* 

(<) Chardin, Voyageê , torn. III, pag. 72; TaYcrniery Voyasêt^ torn. I, pag. 681; 



Kichardson, aa oiot Sj%S* 
C') Atloêy tom. II, pag. 24. 
(•) Tom. I, pag. 41. 
(*) Man. 2 k (2), pag. 164, éTèaemenU de Pannée 516. 



Digitized by 



Google 



— 13 — 

grand: i^|j^ m^^ m^ ^^ ttJuw^^iXi J^ /aJüüI ^ &fjJ 
l^^JLe (fg^r^jK i_ff-iry^r^ ajoQte Ie manuscrit 9) (^)y i»un men- 
»ble, en fpri^e 4e croix O, fiiit d'ambre , adon la proportioa 
»de 8on corpa; il ae'aerrait de ce meuble poor aea habita qu'il 
Dfiiisait placer dessoa, afin qu'ik en refossent Podeur." Dana 
on Tera, cité dana les Mille e/ urne JVutis: (3) 

»Elle a'a?ance d'une maniere cbancelante, coayerte d^habits 
»qui Bont par^ainéa de aafraa, d'ambre, de muac et de aan- 
Ddal." ^ Daas vn autre passage da mème ouTrage; (^) dUU vLumJ 
Ia^ vaül^^ Sj^UJf SiiXJt »Je me reyétiadecetbabiUement 
»magnifiqc^ qqi était pi^vfomé*'' Et ailleors ('): ^«XmI 
«iJb ^i^j^U 9)|v^ u^^^Uai a^^^du? »EUe ét^it asaise pour 
»parfun^er Ie iU'ita» maia .une ^fcinoelle bróla vn coin de cette 
))caiffiire.'' Bqrckbardt (®) dit:dea Wahabia de Neiiyd, quila 
parfoipeof %^^ soin Ia kfffia [i^i^O ^ ciyetXe, ou d'ar^a^ 



(«) Kan. a /, lol aa I*. 

(*} J'ai kéflité d'abord, ai peat-ètie SaAJ de?ait m tndaira ici par iim«&|0 ayaii# 
wnHèrtmtnt la figure dê rhomme. Haia coamM ka Orientaax, et aartout lea Son- 
nitea, ont, comme 1'on aait, aoe grande avenioii poar lea imagea, j'ai penaé qa'il 
fallait mienx tradoire SaAJ par meuhlê en /ormê dê enn», Aa reate H. Lane (The 
Thauêond and onê NighU^ torn. I, pag. 820) « écrit è l*oceaaion dea mota p^^ 
W^A^ &AjJ \ö^ {Mille êt «MM JVuiiê éd. Hacnaghten^ torn. I, pag. 191) 
Fobaerfatioo aoitaAte: »Le mot que je tradaia par croim aignifie Utt^ralement image, 
»aaia je aoppoaa ^ Ie mot eet empk^é en ce aeni paiee fa'one ooiz a fnelqiie 
areflaemUance a?ec on .liomme t[fu etend lea bita." 

(') Ed. Macnaghten, tom. I, pag. 169. 

(«) Tem. I, pag. 668. (•) Tom. UI, pag. 168. 

(*) JVotes on ihê Sêthuins and Wahahfê, pag. 161. 



Digitized by 



Googk 



— 14 — 

On parfume surtout les mtndies des babits. Dtos uq poème^ 

rapporté par Ibn-Khacan (i), oo lit: »Le temps ne te touneBt- 

)^H pas, que votre gloire sert ^e parfom anx iièbits doat se 

)»vétent les jours qö'il crée?* Dafos on poème de HoteaaUn: (*) 

LjS^ ^H^f ^U. Lo f^f) vLSf (Jl^^) 

»^e vint me ▼isiter, et quoique Ie parfom ne se fót point 
Dmélé è son babit, aes maoobea r^ndaieot ane odeur sem- 
M&ble au öiusc.»' p) 

L*usage ée témoigner de l'esliiue è qudqu*üD en lui don-^ 
mat des tétements d*honneur, est trés^ncien e^ (hienU Ge^ 
pendant, è' eft ctoite Hakilzi (*), Ie premier parmi les primm 
iaosubnaAs quj éit pratiqué cette coutame, fut Haroun-ar'^rasohid, 
én donnant des Tétements d*bonneur è son fayorrDjaiar^bn- 
Tahya Ie Barmekide. Ün inMement d^honneor se nomme, 
iiX^ et tXk des temps plus moderaes \^y2^. Quand eet usage 
s'introduisit, il était de riguew que Ie prince Atét lemanteau quil 
portalt, et qu*il en refètlt Ie personnage qu'il Youlait bonorer 



(') Loei Ihn^Xhacanis dê Ibi^Zeidcunc, ptg. 88« 

(*) Poésies, man. 549, ptg. SS. 

O Paroe qne ses bras répandAient nne odear d loafe, Le$ oomoentateara, Wahidi 
{ioco iaud.) et U>n-Djiiiiii (man. 126, pag. 74) font obwnrer qoe Motenabbi inute 
ici «0 Yen d'Amrolkaii: 

>Gha^ fois qne je viena cbet aUei je Imi troaT^ one odeur nare» bicn f n'eUe ne 
»ae foit paa parfom^.'* 

(^) Dêsoriptiom dê PEgyfiê^ t. II, iMn. mz, pag. 361 1 K.X»1jD ^ J^t^ 



Digitized by 



Google 



— 15 — 

OQ téotmkpeméti niKi$ eMDite) k» princes ne seHidbleAt atoi^ 
dofiné qoe dm hèbils qui appartomiient k feur garde-robe, ou 
hmt des hid>hi^ neii&; iDai$ toajours c'était un insigne honneur 
d^èlte Nitèm d'habit$ qui avaimt été portéa par Ie prinoe loi^ 
méme, et \m lijfetorieBa ne n^fÜgent pas d^en £iire mention« 
Ifowairi (*) iMcmte: — ^^3»jr ^(3J\ Um ^3fl Jk^ |^ 
KmmJ «tf ^ir cr^/^ ^^^^ ^ présent è l*éttiil< Saif^od^-dinr^ 
»Kelaoan d'an soAef^msck qti*9 arait porté lot-métne.'* 

Oii abofderèit une qnettbn bieo diffidle, d l^on YOülait dé^ 
oider d» qüeli véteitienb se oomposait la kAiloA ou Ie (aschrif 
è difiërmtes époques, et encore semble^-t^il que pendant Ie 
ré^gne de eertaines dyüdsties^ les habits qtri con^tituaient la 
UbUakj dépeodaient du choix assez arbitraire du prince. Ge- 
pendant , comme M. Weyei'S f^) séïnble penser que Ia kAttah 
cOQsistait, soit pour Iftfrinpart, soit invariablement, en nn ktÜKiy 
je dsm prouTer ioi que eette opinion est mal fondée* II est yrai 
que du temps qoe Hasan-Péseha gouyernait Ie Jemen , les vé- 
tements d'bonneur consistaient en kabas (3). Mais k Bagdad 
et ai Egypte par ^emple, il n'en était point ainsi, et Ia kAilah 
et Ie iaschrif étaient formés de différents autres habits. No- 
"wairi (^} nous apprend que Ie vêtement d'honneur, donné par 
Ie khalife de Bagdad è Al-melik-annasir-Daoud se composait 
d'on kaba de satin et d'un êckerbcusck. AiUeurs (^} Ie méme 



(1) SUiHrê d^Egyptê, man. 3 m» fol. S16 r«. 
(*) Bém nne note Mr la BUiéHa /êmtMae de Hl, Ratgen, pag. 140. 
(^ Yoycc ifiêtoirê du Jemen, man. 477, pag. t8, 84, SO, 01, llS, 170, 284, 
S6, SIS. 
(*) MiêUire ^Egyftê^ man. S «t, fol. 4S ▼«. 
(>) IM. Ibl. 8» «», évèoeiieBti da ramée 048. 



Digitized by 



Google 



— 16 — 

historiea racoote que la khHah^ doimée parleUiali&Abbaside 
Al-motadhim-biUah , consistait ea un turban noir et en une 
feredjiyuh^ ornée d'or. Plus bas (^), on lit que Ie yétement 
d'honneuTy donnë par Ie khalife, ise cdoiposait d'on turban de 
brocart noir» et d'une dorrS&k. La kküah qn^cm. donnait en 
Egypte k un Yézir se composait d'une dfolMky d'une Jere* 
€f/iyaA et d'une iarheih (^). Le /ci^cArt/ consistait également en 
différents babits (3). Enfin un aotre passage de Nowairi {f) 
prouTe éyidemment que les babiUements d'bonneur yariaient, 
quant k TétofiFe dont ils étaient &its et quant aux parties dont 
Us se composaient , selon Ie rang que tenait cdui k qui on en 
fisiisait pr&ent| ou selon les seryices qu'il avait rendus au prince. 

Avec la khilak^ le prince faisait encore assex soufcnt présent 
d'un poignardi d'un cheval et d'autres objets {^). 

On lit asses souyent d'une iXjtfi SjJL^» c'est-ft-dire, d'un 
costume cPAonneur con^Ui (^), ainsi que d'un Jutl^ '_^j, ^4-^ (J). 

Le yétement d'honneur, donnë par les kbalifes Abbasides 
ëtait constamment noir (^). 

Halheureusement) les habits en Oriënt ne seryent pas seule- 



(<) Ibid.f fol. 144 r^. 

O Rowairi, üid., man. 2 fi, fol. 3d f«. 

(*] yoyez Ifowairi, ibid., man. 9 o, fol. 68 r»; 75 t«; 8S v*; 1 16 ▼*; oud. 10 5, 
£oU aa ?• et as to; 136 r*. 

(^) Uid,f man. '10 6, fol. 26 r* et ▼<>; comparez fol. 80 ?<>. 

(') Yojet Nowaïri, ilnd.f man. S m, fol. 40 fo; 89 lo; 144 i«; man. 10 6, fol. 
30 ▼•; Kaenpfer, Jmoênitaiêt êmoHcae^ pag. 66, et la note de X. Seaalet aor le 
ChUiêian de Sadi, pag, 46. 

(*) Yoyea par exemple Nowairi, Bistoirê é^Bg^e^ man. Z «, foU a8 ▼•• 

(}) Rowairi, ihid,^ man. 2 m, fol. 915 r** etc 

(*) Comparei Ibn-Batoatah^ Voyagea^ man. de M. de GayaDgoi) fol. 104 ▼*. 



Digitized by 



Google 



— 17 — 

TÊOieTÜ pour se parer; Ie demon de la faame ou de Ia v^ngeaooe, 
s^ea isert pour «iradber k Veaaemi la vie d'une inaniére lAcbe. 
On aait que pour les Óccidentaux^ les bèbits servaient au moyen 
ftge «u méme hut. Peu d'exemples/pns de Thistoire musul- 
maue, suffiront pou^p^aoTer que cette vengeance inf4me n'ëtait 
pas inconnue en Oriënt Itovairi (^) tiiconte, qué Ie sultan 
Ayoubide, Al*llIéltkA4il-4noattham ^ aVait con^u une haine yio- 
lente contrele Kadbi^l^Kodhat, parce que celui-ci avait per- 
soadé k la soeur de Saladin et d'Al-melik-al-adil , Sitt-as- 
Soham-bint-Ayoub (w^t oub *UÜt o^), de lëguer ses biens 
è des fondations pieoses. Comme Al-melik-al-moattham am- 
bttionnait lui-n^me cès biens, ses e^rances avaient ëté firus* 
trees par Ie zèle du Kadhi. Le prince cbercba vainement 
pesidaiit quelque temps un prétexte au-moyen duquel il pAt 
se T^Dger dn Kadhi. Ayant enfin trouvé ce prëteite, il enroya 
un messager (Jy^x) au juge, pendant que celui-ci remplissait 
ses foncticms (kJC^. {j»Jl^ ^ yS^m), entourë d'un grand nombre 
de ses employés {^jj^IaJ^^ J^JüJI ^ 8vaa^ S^U^)- 
L'hiitorien continue ea ces termes^): ^UJÜ Jüu J^^Jt Si>Ui^ 
jLjJU «JÜI ,JU SiuJLiLt siU Jyb^ viLJU ,wL^ ^IkJLJt 
SMêjJ%fi ^ auJU ^JL^ tJ^fi^ ^ fcX^t ^Y^ ^j^ «>M (^( 
^1 jjo^^ auyju^ ^^ v£LJt Juy\t (X3j MjJo vdÜLwi \J^) 

vOJUf ^Ij^ o«.UJt ^jA^ ^ vsaf^ tJoD dUL^ ^ da^ 

<^L^ ^»^t JU 1^^ l^Ai U Jl ^U)t ^ UU EA£Jt 

(*) Hisicif d'ggrypiê, aan. d ipk, ft>l. 18 v*. 
(«I W. 10 r*. 



Digitized by 



Google 



-^ 18 - 

(Ie manuscrit B.ajoute: ^wo^) aix^ ii^ó) fAj *S lUiK J^ p-^yijoJt 

r^:? vi u'^ ^^ u' ^^^ ^^> *^ ^;^ S54>Ul »4JJ> ^ 
A^j S^juL^ amJ &JUtf J^Vf Mju /^jj^ ^^jA^ ^^ liuyJt 
&jU vli6 messager voit au Kadjbi, et lui dit: Ie sultan von» 
»8alue, et me charge de vous dire: »Le Khalüe, voolaM be* 
»»norer quelqu*un de ses amis a?ait la jcoatame de lui domicr, 
»A>comme yétemeots d'bonaeur, quelquea^ns de sea proprea 
i»)babits: nous en agissoos de méme/* Ie fultan tcraa eiurcie. 
»doDC, ooDtioua Ie measager, qoelques^^ios de aes habits et il 
»a ordonué de vous en reTétir dans cette sëance, tandis que 
»yous ètea oecupé k remplir vos fonctions » en prësence de tout 
»le monde. — (Or Al-roelik-al-moattham portait| Ie pk» sou* 
»yent, un kaba blanc, et une calotte jaune). Le messager onvrit 
Dia servielte (^}; mais le Kadhi , après avoir yu ce qu'eUe oon^ 
jitenait» se tint immobile, les yeux fix(?s sur la terre (^). — 
»Le Scheikh Schihab-od-din-Abou-Scbamah (3) rapporte que 
»Ie messager qui avait apporté ces Tétements d*honneur, et les 
»ordres du sultan, lui raconta: »Ld sultan m'avait ordooné 
»de TCTètir le Kadhi de ces habits, de mes propres oEmins, 
)>daDs le cas qu'il.se montr&t rebelle ou qu'il cherch&t k difEé- 
»rer la chose» En conséquence, je lui fis signe de s'en rerétir, 
»et lui r^pétai les paroles du sultan. Alors il prit le ImAa^ 
»le mit sur son épaule, pla^a son turban & terre, se coifEa de 
Dia calotte jaune, se le?a, et entra dans sa demeure. Après 

(t) Voyei f ar le mot ^^^SpJÜ ou 8AJÜ> U note au mot J J^lXs ê * 

(*) J*al sobstitoé f^% ^ A^% qae portent lei deaz maniucrüf, 

(*) Le célèbre anteiir da Kittb tr imndhAtaini (Hiitoire de Ifoiadln et de Saltdin). 



Digitized by 



Google 



- 10 — 

iH^ela il toraba mlsilade, rejeta son fbie, et mourut. Oh dft 
»qae eeci arriva Ie qnatrième jour de Ia semaihe, Ie vingt- 
Dseptième du mois de rebl premier, de Tannée 719/' 

Suiyant quelqueschroDiques espagnolea, Ie roi de Gastille, don 
Enriqüe, mourut empoisonnéy parce que Ie roi de Grenade, Mo- 
hammed, lui avait hit presenter des bottés, imbibëes de poison (^). 

En signe de deuil, les vètements noirs ëtaient portës ancien- 
nement tant par les hommes que par les femmes, car on sait 
que Ie costume noir des KhaKfes Abbasidês arait été adopté, 
en signe de deuil , A cause de la mort de Timam Ibrahim-ibn- 
Mohammed. On Ut aussi dans VHisitdre d" Egypte de Novai- 
ri (2): J^ U^ ^Uj^M^Uf^ ó\yJ\ g^V yt^ Syeüüf J^ 
yDUxJt »n parcourut ies rues du Gaire, Tétu de noir, et ses 
»drapeaux (3) ëtaient de la mème coüléur, en signe de douleur, 
Dé cause de la mort d^At-tbabir." Mais en des temps plus ré- 
cents, Ie deuil n'a plus ëtë portë par les hommes, parce que cela 
semblait indiquer un manque de résignation aux dëcrets de la 
providence. Les femmes cependant portent encore Ie deuil en 
Oriënt, mais seulement & Toccasion de la mort de leur mari ou 
d'un proche paren t, et jamais è Foccasion de la mort d'une personne 
plus égëe. On lit dans Ie Diciicmiaire Biograpkique dlbn-al- 
Kbatib(^} que la cél^re poète Hafsab, Tamante d'Abou-Bjafar- 
Ahmed-iha-Saidy poète renommé et yézir du gouyemeur de Gre- 



(') ^oj^ Conde, Mistoria dê la 4kminacion dê lo$ Arabes ên Espana , tom. II 1, 
et GoiMirnimi, Tesoro de la lengua Cattêllanay Kadrid, 1011, aa mot borse^ui, 
(*) lan. Z k (2), évèoemenU de Tannée 640. 
(*) Le mannscrit B. (man. 2 /, fol. 76 i«.) ajonte: }ii>yJJy 
(*) Man. de M. de Gajangos, fol. 38 r»: v;;mmJ lJü3 ILai^ kJu L«J^ 

^^^L^ vl)j4^^ 4>liXslf 
3^ 



Digitized by 



Google 



- «o - 

nade, pril Ie deuil, en apprenaul.que sou am^iU ayait ëfté ezécuté; 
mab ceci est sans doute une exceptiou i la coptume géuérale* 

Le deuil consiste en oe que les femmes teignent eo bleu 
foncé, OU è peu prés en noir, avec de Tindi^, la diemise, 
le voile de la téte, celui du Tisage, et le moucboir. EUes por- 
tent le deuil pendant 1'espaoe de sept^ de quinze oa quelfpie^ 
fois de quarante jours (i). 

En Espagnei pendant le régne des IdiaUfe^ Omayades^ 1^ 
vétements de deuil *ëtaient blancs, car on lil dans VMi$tair^ 
d^Espagne par Al-Makkari (2): ^U-è {jó^\ ^l^JbJI ji^aJU 
^Ji\ »Leurs rétements de dessus étaient blancs, la oojoleor 
»du deuil.*' 

Les Aral>ea mettent des hflXAXfi rouges pu jannes quand ils veu- 
lent indiquer qu'ils sont en colére. On lit dans les Mille pi 
une JVuüs (3): ^|^ iUa^ ^^ ^.^Md*JI iJiX? g^bJ »I1 se revêtit 
»de rbabillement (^} dela colère, c*est<-&-dire d'un babiHement 
» rouge/' Mais ceci était peut-6tre une coutume turque i^)- 

Au Hagreb c'est la couleur jaune qui indique ia colère, car 
Pidou de St. Obn (*) et Windus f) remarqnent que les PQta 
de Maroc, ayant Tintention de rerser du sapg^ se rcTétaient 
la plupart d'habits jaunes. 



f*) Barckhardt, Travéls in Jrahia, tom. II, pag. 974; M.' Isne, Th9 Tkousamd 
and 4m9 Nighiêf fm. I, ptg. 1^4, 516. Coapares let EmêtM» dm Eomm d*jém^ 
iar^ pag. OB, 154; MilU et une NitUsy éd. HaciMghteD, tom. I, pag. 839. 

(*) Mao. de Gotha, fol. 85 r». 

C) Ed. fflacnaghten , tom. Il, pag. 104. 

(*) J^ai parlé do mot 1Ü(X^ dans noe des notes ^i accompagnent eet oixrrage. 

(') Voyez sartont Ia note de M. Lane sar ce passage, tam. II, pag. 326, 827. 

{*) The present state of the Empire of Morocco, pag. 03, 172. 

C) Voifage te MequinêM^ pag. 133. 



Digitized by 



Google 



DICtlONNAIRE. 



Z^i et hsit 

i 

On lit dam Djeuhari (lom. I, man. 86, fol. 28 r*): ^J^l ZJ\ 

y^f ^*4^t^ N^A^ ^y ^ ^* Et dana Ie KamoM (édit de 
CalcQtta, pag. 43): ^jAé 4>y| il Ji^r^ J ^ &»lgjtj j^*Si\^ ^^'i\ 

(PééJ ^t C^^^; ^ ik^t^ ^t JfUJt UUlJU S^^' y^ /J^ 

^M^ %4* Bans Ie Mod§mil al logat d'Ibn-Fam (mao» 48&} 
je trouTe: SwüuJI^ v^'^t* U rësulte de oe» expHcatiosM^.dtfnr 
nëes par lea lezipographea arabes, que Ie ^^1 et la &u£«' ^ 
fiMit en g^éral d'nne pi^qe d'^ti^ (i), et ^éeialemeni.d^me 

(*) !« mot V^«^ n'ett ex^Uf oé dAOi let dictioniMirefl tj^at par vitêment, mais il 
aigiiHIc aoisl « jm /)(^« iPétoffb,^ On lit 4^ les MÜlê 9t unê Nuitê^ {ap, ïoMgar^ 

ten, CkrêMtêwuttkia j&aHea^ ptg. 10): ^^ uh^9^ V>' ,V£)(X*£^ CAA^rt»^ 

«ju^f nÓJb Jl^ iolla^ oJij *^f U^f o^^ i5*^y ^Wi^JJt 

Sa^ ^ V;>^S ^y^ (J^t tr^^ »Alon je m'eo aiul, et j<i 
»pris denx pièces d'étoffe de eoitf de Ronn; je les loi apportai et je db aa taillear: 
•taOlez de celles-ci qnatre vétemeDls dont deux doivent dtre amples, et deux étroits.^' 

Ameus (édit. Habichl, ton. II, pag. 859): ïy^ ^yÜ^ IjOD ^;jO L^ «Isif 

y ^B k^m nTaiUea-loï de cette pièce d'étoffe iin habilleoicAt et coufss^e." Ilavs 



Digitized by 



Google 



22 ^1 

piëce d'étofié rayée, qu'on fend par Ie milieu, et alors la femme 
passé la téte dans Ie trou pratiqué. Get habit n'a point de 
manches, et il n'est pas oavert sur Ia poitrine* La simpli- 
cité de ce yêtement semble indiqua* qu'on Ie portait déjè 
aux premiers temps de Tlslamisme, et de nos joars encore 
les femmes Ie portent en Arabie, car Ali Bey (Trtwels^ torn. 
II, pag. 106) dit» en parlant des femmes de la Mecque: 
»Elles ont encore une cbemise» de la forme la plas extraor- 
Ddinaire qu'on puisse s'imagmer* EUe se compose de deus 
i>piëces d'étoffe carrées, longues de ^iz pieds et larges de 
j»dnq, qui sont cousues ensemble en haat, excepté une ourer* 
»tare au milieu pour y passer la téte. Les coins d'en bas sont 
)»échancrés de sept pouces k pen prés, comme Ie s^pnent d'on 
)»cercle; de sorte que ce qui était {Nrimitiyement un angle, 
MleTienne une échancrure creuse. Ges échancrures sont cou- 
)>sues toutes deui; mais la partie d'en bas et les cötés restent 
)N>uTertB de haut en bas. Les femmes riches portent ces 
Dchemises d'une étofiEe de soie, rayée légèrement, fine 
»eomitie de la gaze, et qui rient de TSgypte; elles les 
narraugent en plb sur les épaules, et elles les attaohent autour 
Ddu corps ayec une ceinture." En général Ie mot ^^f 
désigne tous les yétements qui sont courts, de sorte qu'ils 



Vffitt&irê d* Egypte de Nowairi (mao. 2 m, fol. S4 r»): ^5^)* ^. mJ|^ JvSj 

•Dien, dlt-il| je ne trooTe rieo, paimi toot ce qoe je potfède» dont j'aimenus a me 
•aerrir comme de lioeeol; donnez«moi donc oa linceul comme one tnmóoe. AJon il 
»laï en^oya la moiüé d'one pièce d'étoffe de Bagdad et deoi ccntf diriiemi. Afec 
vu» choses iU IVnaevelirent.'* 



Digitized by 



Google 



^\ — (J^f 25 

ne TtemleQt ^e ^^wpat^é mi^jaBibesi; il d^ig^e aoni' ane 
sOTle de oflle^en^ qui: ü'a pas d'ouijeiftiire pour y faire ca- 
trer les jambes, oa uoe cbemise sans mancheB. 



Ge mot ne se troufe. gHtaillitts Djwbari. Snivant Ie EmméuM 
(édtt. dé Galèutta, pag.^4J^ oe mot dé9%9e Ie méme Vètemwt 
que cdoi qoi est iodiquë p*f Ie mot J^«yAüo, unmmteau dönê 
im 9tmfUoppt iS^Ujf ^^ ,^^JiJt)* Vbyeaa Ie mot ^Mw». 

Gé mdt manqoe dais lé^Dictioniiaire. 

U semble designer une sorte de coiffbre, en usage au Mag- 
reb. Ibn-Batoatab {Fcigages^ man. de M< de Gayangos, foL 
141 r*) dit dans son article sur les Bulgares du Yolga : J^^ 

^f^^\^\ Wj et ph» bas (man. fol. 143 r^): JT^f^ Jlx^ 

yt^ (en persan «3^0 ^1^1 (^es scryantes) \JüJ\ ^ g J^fj 

ü&J;^ /*^^ ^^*^/* V^«^ 8^b »5Ut ^i^ (sfe) Ojj^ilt luA 

l^Sji ^^ (jMj^l^isJt* U résulte de ces passages que Ie mot 

\ Ü?>7^' désignait au Hagreb: vne eêpèm de peiüe ooHroHm^ 

> (comparez M. Lane, TAe Thmuand and me Jiighis ^ too^. ly 

I pag. 424), faile d'or, et omée-de pierreries, dont les femmes 

f (<) Le BOt V^Lbi^ qa'enploie id Ibn-BAtootah (en pentn vjLs^»} se troove 

opiifaé plna bM (fol. 148 lo) de eette maniere: vjUsL^Jt ^^liLt (jmK J^* 



Digitized by 



Google 



se Bemient en gubö' de ooiSore. Beqt^tre ^-ee la méme 
espèce de ooifftirer que ^odle qoi) en d'autres pays deJ'OrieDt. 
porte Ie nom de:V^lj;' '^"■- !.:;.* ' 



jaL j|\I, et da As Ie dialecte de VEgj^ie ^Iwl 

•BêBs^lea pemiei^ tmnps de l^folauvipMXiey Ie mot Jvt semUe 
aimr'dté en usage' potrr designer uu hatnt en gébéf al quelle 
^en ftitU tf^tmeé JkAhati (SaAiAi tóiq. ti, man. 8S6|iblw 166 
▼•). a vn chapitre^ intitulé: ^Tt>g»l^ jfs^l wb, Chnpitre de 
Pi%dr afranges (*), oü il dit: ^ yC? ^f^ ^/^ c)^ /^^ 

p-jjt ^^Jbu^ ^ «JUt iXxft ^ ^^9 *^' v5^' ch? 'r*^^ ^'^♦^ 
&> 4X4^ ^bjf taoMbJ »0n raconte d'Al-zohri , d'Abou-Bekr-ibn- 
»Hohammed, de Hamza^bn-Abon^Osaid et de Motwiah-ibn* 
nDifafar, qa'ils mettaient des habits/omés de franges." Dans 
ce passage il est question des \^Kj^' i^èments en général, et 
it faut ajouter, que Ie Sanu>m (édit. de Calcutta, pag. '451} 
dit entre autres, que Ie mot ^M signifie: dyU» Lo ^ioid ce 
gui vottê cüuvre;- oependant il sq pourrait que lauteur ait 
?oola indiquer spécialement les manteaux, appelës i%drs, 
qui étaient portés par les hommes du temps de Hahomet. 
Geut d'C^nan semblent aroir été oélèbres, car on lit dans Ie 
Ojfoun ai ai Aar (man. 340 , fbl. 188 y*) que Ie ProphètB lais* 
sa, au jour de sa mort^ parrai d'autres htbits, un i%dr d'Qman 
(liiU^ ItM). Ce qui me décide k croire que par wwr, nn 
manteau est indiqué dans ce passage , c^est que conjointement 



(1) Ia a« fonne im Ter1)é ^(^J^i cmtr ^9 frangei^ manqne ^ans te Dïc- 
Uoimaïre* 



Digitized by 



Google 



ateo Vuiér^ raUtaif^ Abou'l-fiith-IIobaaiiiied, ou platdt ton 
autorité, Ib0»Fiiria, nomme de$ix hcAÜê de eeUM qu'&n appêÜe 
ïjyr (Voyei phis bas au mot 8^a^}* On trtatara &a mot iSl^y 
Ie mot Jvl employé dans Ie mémè sens. Mohammed laissa en- 
coi^ on aatre tWr, dont je pailerai plus bas« 

Bq des temps plus moderuesi Ie mot i%a9r ne sembïe pas avotr 
été employé pour designer un manteau d^bomme, mais pendant 
toute^k dorée de PIslamisme> depois Mabomet jusqa' è nos 
jours, rce mot a été employé pour designer ce grand voile ou 
manteau datis kquel les femmes en Oriënt s'entorlillent. Yoyons 
premiërement oomment M. Lane Ie décrit, et eosuite nous t&- 
cberons de confirmer, par des passages nombreux, ce que nous 
a¥ons avam^. L'observateur anglais, si justement^èbre par son 
exaotitude, décrit ainsi Vt%dr^ comme les femmes Ie portent ac- 
tudlement en Egypte. {TAe Thousmnd and one JftgiUy torn. I, 
pag. 210. Yoyez aussi Modem Egyptianê^ tomn, pag. 6i). 

»Vi%éh^^ dit-il, » est une pièce de toile) portee com- 

MDQDément par les femmes arabes , quand elle» paraissent en 
»pablic« La largeur en est de deux aunes ou de plus (selon la 
»hauteur de ceDe qui la porte), et la longueur de trois aunes; 
»on en tire , de derrière , un bord sur la partie supérieure de 
»la tète et sur Ie front; on attaché alors ce bord aveo un ru- 
«ban, cousu en dedans; Ie reste pend en arrière et è chaque cóté 
i»josqu'A terre, ou è peu prés, et enveloppe presque entièrement 
»le corps y parce que Ton tient les deux bouts de maniere k se 
urencontrer presque sur Ie devant. Ainsi eet habit cache toutes 
»les autres parties du costume, excepté une petite partie d'une 
»robe très-ample [y^* ou SJU»] (qui est une autre partie 
nde lliabillement pour se promener ou pour aller sur un ftne), 

4 



Digitized by 



Google 



26 ;^l 

»et Ie voile du vbage. On Ie £ait a présent génèralement 
)»de calicot blanc.'' Gette sorte d^is^ était en usage du temp» 
de Mahomet, puisqu'on lit dans Ie Sahih de Bokhari (tom. 
II, man. 366, fol. 166 t^ et 167 i^) dans Ie cbapitre, déjè 
citéy du v^Jl^I ;I)^(9 l'bistoire suivante, rapportée sar 1'auto- 
rité d'Ayisdbia: Jud xJUt J^^ \^^^ ^^) ^V^' ^f^^ v:>JU» 
aJüt Óyéêyi oJUi JC^ y^\ s Ju^^ &mJL^ bl^ JLm^ xaJU iJÜt 

SÓJ» JJuo ^1 xJUt \iy»*ji <^M U iJÜI^ iJ^^ ^j ^ \4;«4^ Jf 
|JLyM^ xaJU xJUt Jud &Jüf J^^ Jo^ x^ ^^^4 U ^^ s Ja» ^^^ 

ê^mJ^S J^ |JLuM^ XaJI^ &JUI ;^yrfO xJUt Jjdu^ 4X^VJ Lo &Jütj ^ 

u' cH^/ 4^ 1^^ «^ «^i J^ ^' ^r"; l-S^ «Jl^ 
\L^ lüJlAMir ^5^i3^^ tll,U*Mif ^^ Ju ^^A^ ^ x^Ük Jt ^5*^^ 
sjüu JU«M »La femme de Refjaah*al-Karadhi vint chez Ie Pro- 
i>phète, tandis que j'étais assise, et qu' Abou-Bekr se trou?ait 
wprès de lui, et elle dit: ó Enyoyé de Dieu (^) ! j'étais. Tépouae 
»de Rafaah, et il me répudia, en prononQant trois fbis la lor- 
»mule du divorce (^). Après lui, j'eus pour mari Abdorrahman- 



(*) TkxiÈ Ie Sdkik^ la paiUcnIe ü est coDsUmmetrt exprioiée ptr on sinple ^* 
On eo troQTera ^ntité d'exemples , dans les diveis passages qae noas empranteroM 
a eet OQTFige. Cette maniere d'écrire la particole Ij est propre i la Sormah, et je 
lis également dans tin passage da Sahih , cité par Nawawi {Tahdhib al asma^ man. 
367, pag. 57): xUt Jj^mO oJLSi, et: xJÜI Jy^y^ JLSi* Si je ne me 
trompe, la particole U est toujoors écrite J dans les andennes inscriptions coaflfoes. 

(*) Tel me semble étre Ie sens des mots Jü'ikic 00« , qat signifient i la lettre: 
et omnino perficii {pêtfteium rMidit) repudium wtêum. \cjts M. Lane Módtm 
EgjUpHans^ torn. I, pag. \^^ 



Digitized by 



Google 



»ibn-Zobeir, et^ par Dieu! o Envoyé de Diea! il ne posséde 
»qiie ce qoi est semblable k cette frange. En disant ceei elle 
]»prit ane frange de son djiibab, Khalid-ibn^Saïd, qui se trou^ 
»Tait è la p^Mrte, paree qu'on ne lui ayait pas permis d'entrer, 
v^itendit ce qu'elle disait. (A^scha continue ainsi) : Khalid 
»donc dit: ö Abou-Bekr! ne défionds-tu pas è celle^ci dedire 
»ee qu'dle ose dire k haute voiz (^), dans la présence du Pro- 
nphète? Car, par Dieul Ie Prophete ne peut rire plus qu'il 
Dne Ie fait O. Cependant Ie Prophete dit k cette femine: Peut- 
ȏtre desirez-TOus retourner chcz Refaah? Ceci n'arrivera pas, 
Dafant qu'il ait eu communication avec yous, et yous avec 



(*) Le Terbe ^^fV| constrait a?ec O i et aigniiUiit : dirê d haute voi» nne 
<jiose, manqne daoi Ia Dictiouiaire. Oo troave de mèaie éêos Makrïsi {ap, 
i mef g Ê Tltn , iChrestomathia Arab., piig. UOj- ^j,^^^J\ xJUt fM^ ^ (^ > 
i^MM Jo ^ AJk^Jl »Kn commencemeDt de ehaque snrate U proooD^a k baate 
>?ocx les mots: an nom da Diea clément et miaéricordieox." Et M. Koaegarten, dana 
aoo gloaaaire, a déja donD« la véritable explication de ce mot. 

(*) Tel» ii je ne trompe, est le leal sens plaosible qae ces mots peufent présenter. J^araïs 
d*abord coojectaré Ju^ aa' liea de Ju%^ 9 et jVais tradait; »Ge nVst pas a rire 
sqoe le Propbète désire." Kals, i ma connaisiance , la 4* forme do ferbe 4>K 
nt se constrait pas avec ^^^« Le verba (>TV avec ^^i^ est cxpll^aé^ dans les Dtc- 
tioonaireSy' par êscêêiü mnMmm, ouis il signifie aomi très-fré^emment : addidit. 
Uans on vers, cité dans le Roman d'Antar {ap. Kosegarten, Chrêêt,Arah,y pag. 94) 
on lit: IaSULc ^^Lft I g i ^..l ^ v:;^4>|\ aSes beantés aogmentent le nombre de 
sies amants." (Y. aossi Ifowairi, ap. Qaatremèra» BUtoire des sultans mamlouksy 
torn. I, part. 1, pag. 10, ligne demière, etc.) Hals ce qoi fait la difficaité delapbrase, 
c^est Pemploi de la partlcnle \jO derant on fotar; ce temps est générakmcnt précédé 
de ^9 Undis qne Lo précéde le présent. Ja croïs qae les exemples da fatar, précédé 
de L09 sont raies;*on troave cependant dans VBistoirê ds la Kattalah al Sehodjan 
{ap. Kosegarten» Chrsst. Arab.f pag. 72): yD Lo Ujjia ? Lo \lULo ^juot L 
yÜJó >6 éaiir'']lalifc!-ne nons direi-Toos pas qncHe était cette hlstoirer* 

4» 



Digitized by 



Google 



28 ;;» 

)>lai (^). Celle maniere d'agir deviat une coutume après oei 
nëvèneiDent C)." Or Ie w»LJLb^ est^ suivaot Ojeubari (torn. I^ 
man. 85, £9!. 25 r^), la méme choae qu^ Ia &ij^| et la SJlJ^ 
est, aqiyaBt 1^ auteurs espagools doat on trouyera les pasaa^ 
ges plus hai, Ia mèuie cbose que Ie J\U 

Passons-de TArabie en Egypte. On lit dans Nowairi (Mü^ 
ioire d? Egypte^ man. 2 n, £ol. 111 v*) que les ulémas déd- 
dent, dans une scu'te de coocile, que les femmes jui?e8-et 
chrétiennes seront obligées de porter un wmnêr (ceinture) au 
dessotu de l*i%ary ou, suirant un autre récit, qui paralt plus 
probable k Nowairi, au cU$9Uê de Vi%ar. {S^a\ SlyJt LxiL 

^y^^ 3^y ;!)^' ^y^ ^ ^^ ;!>^' ""^ \j^ ;4r'')- ^^^ 

Soyouti {Moin al mohadhara^ man. 113, fol. 348 r*"}: &jUm ^« 

^.«i^^f S-j^oLJf y^t^ ^\ l^óy^\ ^ly^ »En Tannée 755, 
DÜ ordonna que Tts^r de la Gbrétienne serail bleu, celui de 
»la Juiye, jaune, et celui de la Samaritaine, rouge" (^). De 
cette maniere on pouyait distinguer d'abord une femme qui 
professait un de ces cultes, des femmes musulmanes qui por- 



(^ Littéralement: »a]ite^iiAiB gnsUTerit melleam toaqi dnlcedioem in concobtm, et 
ita hnios melleam dolcedinem eidem in re.*' 

(^ Je preads ft apiès iXi^ poor on neotre, car ei ce pronom ae rapportait «o 
Prophete, les moU lolennela: (JLum* KAjl g xJül ^^JUO aaraient été ijootéa. 

(*) L*211iiatn Süf estre de Sac^, ^ a donoé la tradoctïon de ce passage, sans eepen- 
dtnt l*accoBpagner da tezte (Ckrestcmathiê arahsf tom. I, pag. 140), tradoit %i\| 
par cêi^tute , et aa lieu de : la Chrètienne^ ia Juive^ la Samaritaine^ on j lit: lit 
CkréÜenêf Um Jtdft^ Uê Samaritains. Le mot ^K( ne se prend jamais, je pcnse, 
dan* le sens de cainiwrê , ainsi que semble croire le tradnctear. • En Egjpte la teln- 
lore des peoples tribatatres (Jnifs, Ghrétien$ et Samaritains) est appels \Ü\ , et eelle 
d9ê Mnsiümana i»r>^* 



Digitized by 



Google 



taieot ViMor hlane* Oa troQve dans Ibu-Iy as {MüMre tPJSg/^" 
tey man. 307, pag. 398): J«yAS ^^ tol SJUÜÜt ms«^j 

L^ (O»^ ^^Jü^ Qe lis: Uy^f) yy ^i (lia; .|i4Sp) J(^«p 
ft^y...! r (En 1'année 840 Ie sultan défendit aux femmes 4e 
iortir de lem*s maisons), nalors celle qui ayait la charge de t^* 
»ver les femmes mortes (^), allait prendre cbez Ie Mob^si^^ 
Jione feuiUe de papier qu'elle pla^ait au dessus de son üab^A, 
vlorsqu'dle sortait pour layer mse femme morte. EUe >cou- 
)»sait (^^) ceUe feuille de papier dans son tsor, afin qu'on pOt 



(*) l>iULAvÜüt ett U ftmme, «pu U?e les cadavres des femmes a?siit TeiittiTe- 
•■ent." Barckhsjrdt, Jrab, Proverbs, ri«. 412. 

(^^ Le mot t*^^^ ne présentant ici aacan seus satisfaisanty j'e l'ai diaogé en ëJoJj^* 
la a* fonne da ^erbe loL^y ^aï} comme la première, sigoifie eoudf^ manqnedaiis 
1« DlctioDnaire. Elle se troove fré^«emment dansles autears arabes, et j*en poamis 
citer ici mie cinqaantaine dVxempIes, aais on la troovera plasieors fois dans des pas- 
sages, ciWs dêos eet oanage; ^'tt soAw donc ds citer les MiOê êt unê Aii^(ait. 
Vunagbtcn, torn. I, pag. 14B, 160 et «illeiu»); Makrtiï {ap, SÜTcstre de Sacj, 
CkrêMUmu arabêy torn. I, pag. 199); aillenrs (Ducription dê fEgyptê, tqm. II, 
aan. 37d, pag. 860). Ce mot a encore qn aotre sens ; il signifie : eoudre le cadavrê 
doMê le HneeuL Je lis dans Nowairi (Histoire d^Egypte^ man 2 m, fol. 204 ▼«): 

jU^t (je Ib: ftJüüUÜT^) JUUaJJ^ SjJUuaJ^ fttliAd?^ KÜyif ^ySj 

^\ yfLAP .,04Xii Pwi^ aCeiix, ^i prirent soin de laver son cadavre, de le coa- 

>die dans le lincenl , de le • . et de renvelopper dans Ie drap mortoaire, 

«itaient le Prince Scbedja-od*-din-Anbar [et d*aatres].*' Ie mot ^%3 qui se troove dans 
ce passage, et que j'd tradoit par prendre soin de qnelqne chose, se Ut de méme 
dans VBittaire d*£spagne de Nowairi (man 2 m, pag. 448): lUbuJt iX^\ ^%S 

>il prit soin qo'on préUt rbommage." Ailleius (pag. 470): iJuS ^^ ^ iCaki 
w^ s'^lait cbargi de le fain BMaris." On lit dans Masoodi {eip. Ibn-UalUcan, éi. 
de Slane, toou I, pag. 347): juAx S^LdJI LuJ«J »llou primes som de iaiie 



Digitized by 



Google 



30 ^>f 

»Toir qu'elle était uae de celles qui lavaient les cadayres des 
» femmes/' Dans les Mille ei tme Jf mis (édit. Macnaghtea, 
torn. I, pag. 121): ^^03 p^ ^^^ ïduty^^/i vM ^^ ^^^ 
»p0rtait des habits déchirés et uo i%dr séle et vieux/' Ailleors 
(pag. 184): ^LJt ^ (5^!)! o^ vi^y<>^ ^5^ y^Jh^ ^' (^ 
(lis. (5JL^) ^54)^ J^ (5^^ o^ i^ks^y wAprès cela je me 
»tx)avris Toeil, et je levai (^^) un bord de mon t%dry de peuir 
)ique les hommes ne me vissent, et il posa sa bouche sous 
vmon tftar, sur ma joue/' Plus bas (pag. 229) : I4SU5 oiid&jT 
Ü6.M vs^aJÜu ^(^(;^. ^ »Elle óta Ie nikélb de son visage, 
y>et se dépouilla (^^) de son i%dr.*' Ailleurs (torn* ü, pag. 228): 
*j^^_lwr ttkt t^K Jk^ \£jjuóm »ElIe mit sur sa téte un t%dr 
i>qui, ayant été blanc, avait re^u, è force de vieillesse, la cou- 
»Ieur du miei." Et enfin (torn. UI, pag. 540): &iyüjo ^. 
s^Ju yib-S^yjo j^.y^^ (j*-^ ;M vj (La belle esclave, offerte 
pour étre acbetée) » était enveloppée dans un tsar de soie» 
»tissu d'or." Je ferai obseryer, qu'aujourdhui en fgypte, on 
n'appelle plus ce manteau, ou yoile, quand il est feit de soie, 
i%dry mais qu'on lui donne alors Ie nom de 5w^* 
Les yoyageurs européens qui, è divers temps, ont yisité 

mU prière lolennelle poar lal, après sa mort." — Qatnt an mot ^jul^J qn'on tronve 
dans Ie passage cité de Nowaïri , j'arooe qn'il m'est iocoooa, el peov-ètre la le^n est* 
elle fanüve. 

(^^) La conslmcUoii de la traisième forme da verbe 1^(> avec v^, iiiaDq[ae dans Ie 
Dictionnaire* 

(*•) Le rerbe mXS se xtome soovent employé, chct les écriyains de TEgyptcï an 
Iko de mX^* Vojez les lUilU et une Nuits (édit. Macnaghten, tom. I, pag. 48, 
84, 171, 266 et aUleors; éd. Uabicht, tom. II, pag. 90; tom. III, pag. 139, etc); 
Tlowairi {Biêtoire éPEgypUy man. 2 o, fol. IS8 r«); Ibn-Iyas {ffistoire d'EgyptSy 
man. 3(17, pag. 37, 388). 



Digitized by 



Google 



rSg^ple, parleot aussi de ce Téteinent, mais, pour la {dupart, 
saus ea indiquer Ie nom. Oq lit dans la Relation de Hdlf- 
ridi {Kurtaer tmnd wixJirkafiiigtT Btrieht von der ileyM, 
fol. 393 v): »Le8 femmes, quand elles yont par la viUe do 
iCaire, out toates Ie méme oostome. Savoiri quand elles 
j^Teolent sortir, elles mettent aotoar du corps une belle toüa, 
Bblanche et polie, qu'dles tirent par derrière sar la téte, et 
»qo'elles attachent sur Ie devant sous Ie cou. Eiisuite elles s'fsn- 
utortiUent si parfaitement dans ce manteau qu'elles w sont 
«cou^ertes jnsqu'aux souliers. De telles toiles dont dies font 
»asage en goise de manteaui, ont au bord du dessus une sorte 
»de bordore de soie rouge et d'or/' Dans celle de Hantegazza 
{Relaiüme del f^iaggio di Gierusalemmej pag. 00): ))Hors de 
»lears maisons, elles sont tout-è-fait couTertes d'un manteau 
»blanc en ooton trés-délié, éloffe que Ie peuple nomme Ba/- 
»/ep) et qu'on apporte de Pinde; elles en son^ couyertes de la 
»tète aus pieds/' G'est probaUement encore du %Kt, que parle 
Wild {Neue ReysbescAreibung eines ge/angenen Ckrüten^ pag. 
204), quand il dit des femmes en Egypte: » Quand elles sont eu 
»?oyage , ou quand elles sortent, elles portent une longue toik 
vbknche sur la téte pour se couTrir." Ciorneille de Bruyn [Mei- 
%en door Klein* J%tè etc, pag* 218), en parlant des femmes 
arabes au Caire, s*exprime en ces termes: »Quand elles sor- 
»tent, elles mettent sur la téte et sur tout Ie corps, un habit 



(^ 11 pandt dooc que Ie mot penan lüCiU a mm été en ojagt en Sgypte. Dana 
k Ayum jfkhery (torn. I, pag. 98) Ie Bafidk eit nominé panni les étofies de cotoiK 
GaSes (GramoHca Arahigo^Es^ola, pag. 230) tradait stda Jina de algodon par 
SaAJ* Ca mot n'est paa resté iuconno aox Sosoe et ce people Ie prooonce hége, 
(Tojex A Grammar and Vocühulary of the Susoo language^ pag. 68). 



Digitized by 



Google 



52 ^y\ 

»de toile blancbe poar se coQTrir, de maniere ^fu' il ne reite 
nattez d'espaoe que poor un seal oeil) afin qu^elles poissent 
nrakt Teur cheorin; e'eat comme Ie» manteaoz, drat se aerveat 
«les B^gnolei.'' 

Jé dois eocore fia^ire obserrer, qu'en Egypte lè mot ^Kf se 
prononce et s*écrit auasi A^A. Od a déjft tu ploa haat que 
cette fornie est employee pas Ibn-Iyas. Elle n'est pas rare 
non ploB dans Ie texte des Mille et une Jfmis^ que Habicbt 
a pnUié. Yoyez^ par exemple, torn. I, pag. 194, 310, 992 
(bis), aW. Borokbardt (^roft. Praverbty 1¥. 66) écrit ce mot 
de la méme mafiiére, en rapportant Ie prorerbe suirant: ^f 
Jl^AJ? P jLft ï^jdJf JU U^Ljf aÊJ tfXxIJ. »»8i vons k 
»)»trouTez, coupez sou toile en deux."" — )i»L'essentiel è pré- 
)»i»sent (**), c^est de trouver Toocasion de la renoonti^r (**),"" 
»repliqüa Pautre*'* (Barckhardt se trompe cependant, en. disant, 
qoe Ie %ty^| est: »un Toile de femme, gënéralemeat de soie 
ffOfVe OU de coton de la méme conleur." Si Ie Toile dont nous 
parlons est noir, on Pappelle 8%pA^). Enfin M. tane {teeit su- 
pra taudaiis) dit expressément qu'on prononce en Egypte tant 
;t>^i qüe^fj^. 

En passant encore d'Egypte en Barbarie, nous y retrou- 
▼ons Vi%drj au XVI* et au XVII' siècle, è Maroc et è Fez* 
Diego de Torres {Relaiten deê Chérifs^ pag. 8^) dit, en par- 
lant des dames de Maroc: nPar dessus leurs robes, elles por- 



(**) »DtiM Ie diffecte del^Egypte ï)**> signïfic: il pris9ntj ptmr VM êêuU/tüf 
BgurtouV* {n9w, for vnee^ ahove all) n JS\%ó d mon tour.'* Hole de Bnrckhtidt. 

(^') «Jl^jmJI Z} littéralement: rasarnnhhr ei qui êst sépari, on, cooiine ici, 
ÈOccasionnêr oa Irouver une rencontre» L*expression : JL4AJI li ^J^ is%OJ\ 
»iie fignifie soavent rien de plns qoe si!** (^, if). Ifote de Bnrckhardt." 



Digitized by 



Google 



»lBBl ua.habil loog qn'ib appeUeot Ueatès" [Ie texte eipa^ 
gnol porte probablement: Testidos largos que Haman lifare»], 
MfX k Gr«iiade l'on Ie nomme.almala/as [U^ua], il est de soye 
»oa laine avec pkiaieurs ouTrages^ et frang^ aOx bords, pliz- 
wsKM de telle aorte que Ie iettant sur dies ils s'attachent sur 
da poictrme, avec quelques ioyaux fiaicts eu hqoo, d'anneaa 
oou bottole avec une espingle qui les traverse: ce ioyau par'* 
»iiiy les ricbes est d'or ou d'argent, et parmy les ao^^es de 
nmetail/' Et oa lit aa sujet des femmes de Fez dans Touyi^age 
de Marmol {Descripcicn de Jffriea^ torn» II, fbl. 102, coL 4): 
»Les femmes sont extrémemeot belles , quoiqu'elles ne soient 
ypas trop chastes, — — — elles se yétent trés-élégamment, 
j»et quand eUes sortent, elles portent de riches vétements blanos» 
«feits d'or et de soie, et au dessus de eeux-ci, des melbafeis oo 
lêlnar» {li%ares) en ricbe toile d'HolIande, ornés aux extrémitéi 
«de soie de eouleur. Ges habits sont longs comme des draps* 
»de-lit) mais ne sont pas si larges; et aux bords ik ont 
ides bandes (faias) de soie blanobe ou d'autre couleur, tis^ 
Dsues dans Ie méme Lt%ar. Après s'étre entortillées dans 
»ceux-<;i, elles les attacbent sur la poitrine avec de gros an** 
]»neaux d'argent ou d'or; en été c'est Ie costume ordinaire des 
»femmes nobles." Dapper {JVauketirtge buchryvinge der Jfri^ 
kaenscke Gewesten^ pag. 241, coL 2) nous apprend que la 
serrante qui se trou?ait avec 1'ambassade du roi de Haroc el 
de Fez, & Amsterdam, en 1659, portait un i%ar en toile de 
coton fine et blancbe. De nos jours Vi%ar ne semble plus étre 
en usage k Fez et è Haroc, car un obseryateurtrès-exact,lt 
Danois Host, n'en parle pas. 
A Halte on ^rit et prononce l%%dr ou liter ^ au pluriel l^ 



Digitized by 



Google 



•or, et daüs ettte tle ce mot dévigna égêlepimt im^«m(i 
téaué (Voyes Tasstlli, Lecntm MMüéHU^ cid. 442)* 

En Syrië iVaur était ég^leoieDt tn usage ^ et ft lM»t eno^M 
de no8 jouri. On Ut dans Ie voyage ^fe Hellf rich {JTuriter umd 
waArAaffiHger JBerieAi vm der Jhj/s%y M. Mi f"") que 1^ fén» 
mes 'è JéruBaleiu ««'eUTeloppent d'une loogue toile btauclM, «a 
»lieu d'uu manteau , qui leur couvte la téte et tona lea habita, 
)>de ê^ttB qu'on ne puisse di$tiaguiN' Tune de Pautre ^ oomme 
»cela se pratique au Gaire/' Louis dé Yarthema (Itinetari^^ 
Capiiulo tertio de Mameluckt in Bumoêco) dit que les feui* 
mea & Damas i>60nt très-bien yétuea de soie, ei comme yéle^ 
«ment de dessus elles portent eertaines toiles de coton blane^ 
«qui sont subtiles et polies comme de la soie/" Au rapport de 
Dandini {f^ofyage du mont Liban^ pag. 46) les femmes de Tri« 
poli en Syrië s'enveloppent^ quand elles sortent, »si bien dans 
Dun grand drap de lin blanc, ou de coton, que ceux qui les 
Dregardent ne voyent pas méme leufs mains, quoyqu'dles 
»ayent la liberté de leurs bras et de leurs mains.'' Selon d*Ar« 
tieox (Jiémüires, torn. VI , pag. 426} les femmes d'Alep por« 
tent, par dessus leurs habits ^ )>un grand voile de toile blanohe, 
»qui les couTre dqpuis la téte jusqu*aux pieds.'* Von Rich'* 
ter (fF^allfakrten im Morgenbmde^ pag. 263) dit) en par^ 
lant des épouses des marchands francs k Alep: »Le oostume 
sdes dames est celui qui est général sur la cóte de la Syrie^ 
D^ .^^-i. Quand elles sorteut, eUes mettent une grande toile 
Dblanche, par derrière, sur la téte; elles la farment par de« 
»Tant sous Ie nez; de sorte que, sans avoir une connaissanoe 
»spéciale des nez, on ne puisse reconnaitre celles qui sont 
»déguisóes de oette maniere.'' Enfin Ie liettt.Hsol. Napier 



Digitized by 



Google 



(Rmrimm&mfê ^ Sgrta^ HEn, I, pag. It7) dit, en parlaiit 
dn femmes df Beyvoot: »Ittei aont si psFftitemeot ooa?eiw 
jHfls de Vtmr, ou manteaa lonp et blaac» qui, ea eméop* 
npoBl la tèba et en cadiant k raage, tmibe è terre en d«i 
)»]^ nombreazi qu'elles peo?eDt è peine étre reoonnaes pat 
»Iciirt MUS OU pur Itmv parei|ts, les plus proches»'^ (Yoyez 
Missi ibid*^ tom. I, peg. 133^ ^43). 

U me semUe qoe Vizdr est égalemeüt en usage chez les 
femmea maronites. (Yoyes Light» Travels in Egypt^ Jfubia^ 
Moly Land f Mwnt Ztöanon und Cj/prus^ pag. 220, arec 
l'estaoipe). 

Quasi i FAl^Djeaiireh IVis^, i oe qu'il aemble, y est raire. 
Gepeadant on Ut dans un oufrage de Buokiogham (Travele 
m JtesppotawriUf torn. I, pag. 302) qu*& Diarbekr «lès ftm<» 
wmm portent qndqoefbis leurs manteanx (wier emj^ringê) eq 
«mousseline blanehe, eomme è Smyrne et è Damas*'' 

Je ne puis qnitter cetle matière^ saus traduire encore un 
passage de Marm(4 {üescripcüm de Jffrica^ torn. III, foL 112, 
ooL 3), qui est ohscur. Il dit, en pariant des Egyptiennes: 
»XUe0 portent anasi de grands Toiles blanoi {unae êovanoê 
»biancas) en coton très-fin qn'on apporte de linde; ces voi- 
)»les sont ouvragés de direrses maniéres , conrnie les li%eÊrê (/t- 
wsfare$) de Barbarie, et on les nomme en Kgypte Licia.*' Un 
mot arabe, désignant un voile, et ayant quelque ressemblance 
aTee lieiaj si ce n'est AJ^ m'est incoonu. Dailleurs, Marmol 
doit i peu prés a?oir visite l'Egypte du temps que les MtUe 
ei une NtUta out été écrites, et on a vu plus baut que Ie mot 
jM se trouve quelquefob duns eet ouvrage. Eofin la d^scrip- 
tioui donnée.par Marmol, de la Licia des Egyptiennes, a'ai> 

6* 



Digitized by 



Google 



Qorde très-bi» avec les descriptions de Vi%ir «qnloff.vtciit de 
lire. Je pense doac que UaFmol se trompe, et qu'il a rad 
eatendu; mais üaniiol est un écrivain beaucoup trop respeo 
table, pottr passer ses obserratioos soos silencé, <pHliid mtm% 
elles paraissent erronées. 

La fomie SJ\\ est rare, et je ne la trouve^que daas <st Ter* 
d'Ascha ( i^ryQ? rapportë par JDjeubari (torn. I, mau. 8&| 
foL 266 ?<>): 

i> Comme les femmes s'a vancent d'un pas chancelant (^% tan- 
)hÜs qa'elles trainent Ie (wkir et iVsar, qni pendeat A terre." 
Le mot Jv() indiquant Ie grand voile dont la femme se 
Goa?re entiérement le corps, a été employé par les poètcss 
pour designer la femme elle-méme. Dans un vers, rapporté 
par Djeubari (tom. I, man. 85, fol. 256 i% on lit: 

^p\-^\ XJLS ^ ^j.,^ ^iLJ ^(Xi 

jiAllezdoüc! Envoyez un aoobassadeur è Abou-<Hai^! Si vot» 
néüez en esclavage, je donnerais, en ami sincère, ma femme 
»pour vous ra.cheter." 

Et le lexicographe ajoute: ^K5M-? Jlj^j ^;4' )y*^ }^^ d^ 
SLJf UitljD. Le Kamous (édit. de GalcatU, pag. 451) dk 
de même que le mot .M signifie: gt^f. 

(^*) On aait qae la démarche des femmes eo Oriënt, est Incertaine et chanoelante» 
et qn'eUe ressemble assei a celle des oies. Le verbe U^ est soavent employé dans 
Ie méme sens que Ia 6« forme de JLo dans nolre passage. Cette 6^ forme man^e 
dans le Dictïonnaire, et il fant avoaer ^e la 6« forme est employee bien plas fré-^ 
qviemment en ce sens. 



Digitized by 



Google 



>9 " 

■ais Ie 'inot J\f a eneore on aatre sens. II. sij^iifie: üne 
9orie de calèfOA jHmr en oovmr les hanche» ei les parües 
naiurdles^ Oa lit daas Ie (h/min al €Uhar (man; 340 ^ &>L 
189 V) qite Ie Prophete laiisa, entre autces, au jour de aa 
mort: XjuSA »-t^ xLb C\\\ »uq i%dr^ long de cioc^ empai».'' 
Mabomet déf^dit aux fidèlea de porter des cale^ons ou culottes 
(ci^^Lim) pendaut Ie pëlerinage , et il ordonna d'y substi^ 
tuer Viauttr. Seulement dans Ie cas qu'on ne p6t se procuret 
un uUEr, il était permis de porter la culotte (M\t dcat J ^yi 
ÓJiJym ^^mJIaJU. Bokhari, SaAiA^ torn. II, man. SÖ6, foL 
167 v*». Voyea aussi Md. (fol. 167 t°) dans Ie ^jMil^-Jf yü> 
et (Sol. 167 i*" et 168 r») dans Ie |^UaJ( v^Lp). On lit dans 
Nowairi (Bisioire d*£gypley man. 2 m, fbl* 62 Y"): v i U^ t i 
£i^ v:^ï!r^^ ^ oJo^t (X3 (jLSy Jv^t tjcje nAlors il me 
odonna 1'ésar que Toici, en disant: Pai fait yingt fois Ie pè- 
Dlerinage, en portant eet izdrJ^ Enfin VTild {Reysbeschreibung 
eines gefangenen Christen^ pag. 64} nous apprend ce ^qui 
soit: oLe soir, au couchant du soleil, les pélerins continuèrent 
Dleur Toyage; il ne mirent pas leurs habits, mais ik enye* 
»loppérennt seulement leurs parties naturelles d'me tpile, et 
ale desaus du corps d'un JShram^ qui est une pièoe d'étoflEs de 
npoil." (Voyez aussi Ie Sakdh apod Schultens, Jl^X^ilaén al-- 
nawabig^ pag. 12 1). 

On rapporto que Ie Prophete a dit: ^.\ jCJU LSJüj^ L^t 
IjJL^J^ ^ vfiiLoL4i.( l^ JÜb Ij^ L^Ai ^^d^^ssjZé^ 1^^ 
\Kü yt JL^ J) ^I^e royaume de Perse sera conquis par foof^ 
jiet Tous y troutere^ des édifices qu'on nomme des bains, 
nmais personne n'y entrera qn'ayec un i%dr.*' (Ibn-Abi-Zaid) 
Rüoleh, man. 1103, pag. 747). 



Digitized by 



Google 



La ftme tjl semUe étn rare; Oo lit daos Jlódani (maiu 
*tt> pag. 16) te proverbe rówat: ^y JL^Ï ^5^ wi^^jf 
Aj^^Li <^ que NekUni expl^pe par^ ^ (])l^ i|Xx^ \*)( v5t 
ti4^^ iXAi iito»l^^ Il temlile qua k\\ éöit ae «radutre ioi 
pÉT éém/iiret eooMM 1'a £ut IL Freytag [Pnnverbia JraUea^ 
torn. I, pag* 26) f oa bien il fait prononcer ^tf Imtdridf^ 
mt vims plaoe» la eeinhtre; h wriUm du eorpM^ Dfuia Ie ma- 
suacrit les voyellea ae aont pas iodiquées, et la significatioa 
de c$iniure n'est mentionnée ni par Djeubarii ni paria Smmomê; 
tf je ferai obserTer que dana Ie Bama&a (éd. freytag, p. 657) 
Ie mot y\yA est expUquó de cette maniere: yD. ^\^t ^ ^J» 
yJLl yjjf ^K^l Joo M^yA »fort d Teodroit dit .d , c'est-i* 
)»dire : Ie Umi o» f on ailacAe U calepm a la ceinkire.** 



6-5 



;)^» ayX«, yyt^ 
Le mot «y^ signifie im calegcn* G'est oe qa'atteate ex** 
preséément H* Laoe (JAe thoMond and ene NighU^ tom. Il, 
pag. 308), en cSsaiit que ^y^ ou ^yj^ est i présent usité (en 
Egypte) ponr designer: apair ^ drawwê^ Daoa Ie 00de ]la^ 
lëkite on troare oette Ioi: ^^ Vf ^^\ ^.A.yJ^ J^Jl^ ^ 
»U est défeodu aux hommes d'entrer dans le bain sans onia^ 
vfoa." (Ibn-Abi-Zaid, Bïsalehy man, 1193, pag» 747). On 
tcouve dans Nowairi {JBiHoire d! Egypte^ man. 2 A (2), pag. 
86) que Hakim-biamr-allah ordonna: J^J^\ J^l J^Js{ ^ ^t 
jkAé.» ^[ »que personne n'enUrAt dans le bain qu'avec uu mir^ 
i^mr.*' Et le méme fait est rapporté par Nakrizi {ap. Silves* 
tre de Sacy, ChreBiomathie arabe^ tom. I, pag. 56 du teite 
arabe). On lit dans Ibn-Iyas {JfisMre d' Egypte^ man 369*, 



Digitized by 



Google 



pigw S40| éiAMmeali deP^niiée 6M): Jg»^ l^dl^t U Jui 
&» lyLdJ IpA^^ i^bl (ajoutez: ^p iJ t^j^ ^J «x;^ vdJLJt 

J(^^ y^ ^ ^jltf\A*»i ^^)i^ (5^)^^^*^ ^r^ ;V^ ^^^ ^^^ ^^ 
«fouid on Toulut liver Ie eadavre d'Sl-melik-^el-moayyad» on 
»ne troiiva pour cela qu'un petit Tase de nuit (^)i au xnoyen 
•doqael on poavait répandre l'eau aar lo oadAtre, et on ne 
utroova pas non ploa un linge (^) pour lul essuyer la bariie; 
»è k fin on prit Ie mouchoir de quelqn'un qui se trouyait pré- 
Bfent A la cérémonie. On ne trouva pas non plus un iiii»tr 
)ipoar cooTrir lea parties natarelles du cadèvre; on prit abrs 
»le misuir d'une des [deureuses; c'était un «itMr de Soaid (3)i 



(^) Je pense ^'U ftM% tradaire tloai Ie mot P'üt 4«of oe ptlMge; oo Je troivrc 
dans Ie Béme sens chcz Ibn-Kbaldono (apud de Secjr, Chrestomaikiê arabêy tem. I, 
ptg. 130 da texte anbe, et pag. 383 de ]a tradaction fran^aise). 

(^) Le mot M^JL^f car'je pense que c*est ainsi qn'ïl fant Ie proooncer, et ^e 
ce mot désïgne la m^me chose que &iL^} manqae dani le Dictionnaire. Il ae 
troave qnelqnefois dans les Milh et um JVuits^ avec le plariel tuLAl j <0* 

(*) n étalt dotte de toile, ear on Kt dans YA/Hquê de Marmol [Dêêüripêim dê 
JtffiêUt toiD, III y fol. 114^ ooi. 2)t %M§ni Suafd eat «naai une piiite viUe, A 
»?ingt liesee dn Caire, en renieniant k flenfe, a«r la rife otcidenlale do Nfl. Actonr 
»de cette yille U y a nne très^iande plaiOeyNdans lafoelle on recneille one infinit4 
ede Uil et de chanTre. Le lm est rapérlear ipm- êêirgtnê ku§n§)s en le n o m ae 
»d'Alexandoe , et les marchands Ie transportent daos tonte k Badmne et daas beaurt 
»eoap de pajs de rEorope^ paroe fne Ton en iail des loUes trèe-finee et tvèa^lnieit 
•Ceit èê eetle ville foe tonte TSgypte se poorreït de Hn et de cknnfie.'* A pen 
pcèi ke mèmei déuibaa tioa?ent dans Lcoii-rA/Ucain (lh$cnpH9 A/fümê^ pag. 7dl)9 
^ écrit Benüuai/, 



Digitized by 



Google 



40 ^y 

9Q0ir et {prossier (}). Loaé soH cdai qoi élèfé ei ^ hi»« 
•milier 

Le mot SyJuo qae H. Freyttg ne doane que dans Ie scsïb de 
pallium^ signifie aussi: un linge qui couvre let partteê ko»- 
teuse^ et reiombe par en bas. On Ut dans les Fayageê d'Iba- 
Batoutah (man. de IL de Gayangof, foL 226 ?'' et 227 r*): 
^^^MtJt KjAAMbH^ ïsfdai\ yjjéék^ ^^ ^^ Sama^ ^^b ^''4^^ 

<>^^ ^yJ\ lL«aJt JulJJ ^^ y^ySJus ajuyj^ ^^^ JJUt 

v^ ^^ 8y-ijp u-^ o^^p^f e J^ J^ U5U J^ «Ut 

JüUf Jf iJJl» ^G* «**hJ^) u*hJ^ *^1* **y *rouve un bel hermi^ 
)»tage, dana lequd yit un scheikb qui est un bel bomme et qui 
»mène une vie trèa-pieuse ; on Ie nomme Mobammed le nu, 
uparce qu'il ne met qu'un habit qui couvre ses parties bon- 
»teuses et qui retombe par en bas; le reste de son corps est 
»& découvert; il est le disciple de Phomme vertueux, le saint, 
ji Mohammed le nu, qui babitait le Karafah en Egypte (^). 
«Historiette relati?e k ce Scheikb. Il était de ceux qui se met- 



(^) Le manatcril porte ^i^^j j'y ai sabstitaé «j^^k^* On Ut dauf Howiiri 
{BiêtHrê é^ Egypte y Man. Z wt, fol. 193 r»): wUxtl ^ yj-^^ \J^ »fl 
tpoitait habilaellement ém habiu gnMsierf.'* Dans VBittoirê éu Jémtn (ttan. 477, 
pag. ast): ÏJüSé^ * ^ M ?^Lo« ïóJ<^ A(|^— ;r »IIt lont sobret dam leur Door- 
nitmc, et leun vètemeiitt tont grotsien.*' Dans ]es Emtraiiê du Romam d^Antmr 
(pag. 188): ^j^Ailt s^ynoiS L^^maxII »I1 la revètit de laine grosMère.*' Mr* 
de AJcala (V^oahuiario Eapaml Arabigo) expli^ lana gruêsm par ^^y^S^ O*^* 

{^) 'I'aatenr désigne ici probablement le petit Karaikb oè, aelon Makrizi, il j a^a!( 
beanooop dliermiUget. Voyes Silfeetre de^ Sacj, Ck r$§t§ mm fki $ armkêf ton* I, 
pag. 194, 196. 



Digitized by 



Google 



«tent Ie pias «n rapport «fw h diviuité; il était parveoa au 
•mérite d^Ater aes babits, ne niefltaiit qii^une mèfsmrek; c'est 
ftun Tétement qni couyre les partiei honteuBes eC retömbe par 
»^ bas/' 

. Le not ^^ 8igni6e encore: un mmUeitu. Qn lit dans Unql'^ 
IjH (JTtsioire d^Mgyptt^ man« 3d7y pag. 281 , évéaemeats de 
famiëe 822): lu^l^ Jla^ ^ja^\ Uy» aAd. ^j^^ ^IkJUÜ ^^^ 
üy0 (lia. ;|^^) ;Va« ^fJOi J>^ ïl^jdt (aic) lüiXju JkAiLo iLoU& 
SjLi^jttJf I£x4^iu\5^^ U^^ ^I^ sultan portait una'dfobbaA 
^Uanche en laioe, et sur la téte uu petit turban dont un bout 
iipeiidait sur l'épaide; il portalt enoore un mizar en laine blan- 
vcfae, doot il se aanzit en goise de nunteau (% i la fagon (^) 
«dies ISofis*" Hans tes MïUe et une Ifuiht (ëdit. Hacnaghten, tom. 
ö, pag. 168): oof ^ ^j^^ijb f^L*©^ t>^t ^S^ ^ %t ^ ^ ^) 
yjxj^ )»U pla<^ sur eux un manteau (minar) noir, è Pabri duquel 
»ils pouvaient se réjouir de la pompe qui allait arriver." En 
déerivant le costmne des moines de St« Antoine, »sur la peute 
«do mont Golzim,^' Yansleb {Nouvelle Belaiian éPtui Vcyage 
fait en Egypte^ pag. 307) dit entre autres: »e. La Mezerre, 
oappellée en langue Gopte, tantost MfAorj/g, et tantost Bi(f(fog; 
Dqui est un grand manteau d'une étoffe noire, doublé de blanc, 
»et semblable aux manteaux des P. P. Jesuitesi hormis qu'il 
»n'a point de collet; mais hors des Yoyages, ils s*en serrent fort 
Drarement." Aujourd'hui le motyJLo, k ce qu'il semble, n'est 
plus usité, dans ce sens, en Egypte. (Voyez M. Lane, The 
Thousand and one Night»^ tom. II, pag. 398). — Suivant le 

(*) JU eoDitnictioa de la V* Ibnne de ^(^)9 pn* ^u» ^ mbs de imémit rem 
lawftt w ptUMmm , «fee le O9 dolt éUe ajoat^ au IKctionuiiie. 
(^) Yoyes Mr le oiot ISlJjI^ plw hmt, pag". 9, note (t). 

6 



Digitized by 



Google 



Dictioiinaire , Ie mot i^Jji a Ie sens de paiitumy et peut'-étrc 
Yansldb a-t-il en yue ceCte forme en écri?ant: mexerré. 

Enfin Ie mot cyji désigne: une wrtt de toque. On lit dans 
Ibn-Batoutah (f^oyagesy manuscrit de M. de Gayangos, ibl. 

ijlUx*^ 1^ ^^ j^^ «jL^ 2^*0. ^ |i^ ^U yft^^y^ 

l>yéj yJJê y\ Sj^ KjÜiS («^iÜO (Xf^l^ Ji* ^|p J^y ^oLmSfA 

^yL^ SA^ ^y U^ ^jjmi)\ i^U il i^^Lü ^^ IJ^^ 
SJLol^ 8j^dÜ<> Jüii ^ Jj3 ^^UaJLJI ^6^ ÜDiXAJ;^ ^óJa 
Le fila du roi d'Idhadj (^) étant mort, les grands du royaume 
témoignent leur douleur d*une maniere particuliere. »Ge 
squi m'arrifa de surprenant en oe jour, c'est qu'en entrant, 
DJe vis les Kadhis, les Khatibs et les jScbéri^ s*appuyer 
Dcontre les murs de la salie , (^} qui était lout-i-fait pleine, 



(^) ^ Jol* Vojex sar cetle ville ToaTitge de ■. üjlenbroek (Iraeae Pêrstca* 
desoripHo^ pig. d6), déji cité par M. Lee {The Trapels of Jbn Bahtta, pag. 37). 

(*) Ie mot \*J&uO} dans Ie langage arabe da Magreb , désigne un$ êoilê d'un pa» 
laiê, Harmol (DescHpcion dê Affrica^ tom. Il, fol. St, col. 8) rapporte qne, dans 
Ie palais de rempereor de mroc, »il y a deux sopetbea salles, nonumSet «MriMirv, 
aoik ie tient Ie sultan poar donner andience; dons rune d'elles il donne nne andience 
Bpoblifoe de sorte qoe tont Ie monde pntase Ie foir , et dans l*aotre les prindpaox de 
»la cour se rasaemblent poor déllbérer sur les afibires d'ünportance , en présence 
»da roi." Dans les Lttirêê d'Ibn-al-Khatib (man. 11 (1), fol. SO r.), il est qnestion da 
^ViLI jMywb^JI* Pedro de Alcala (Vocahulario EêpanoUraHgo XiMii conaejo 

rml{tê eonseü du rot) et tkanoêUêria par ^«^^9 et êêerêtario par sjJ^\ ^^y^JC^ 
Diego de Toires ^RêlaÜon dêS Ckértfê^ pag. SSS) aentionoe Ie lifMtiar, oik Ie Roy 
»tieot son Conseih*' Et aOleors (pa^. 16t) il dit: aCoaoM let Capitaines et les Htt^its 



Digitized by 



Google 



paree qoe ces hommes étanoit réanis ea si grand nom- 



ji[Sclieikhs] estoient «n Mêzuar^ qai est Ie Uea oü Ub ont acconstuméi s'aBaembler 
javec Ie Roy lors qa*U ^t qaestion de tnucter des tffaires pnhliques**^ Psr qd sntre 
passage da mème auteur (pag. 817), 11 pardt ^pie Ie roi dine au mêêokwarj et Ie 
néaie fait est attesté par Marmol (tom. II , fol. 108, ooi. 8). I'anteiir de l'oavrage 
intitalé Missüm hittorüU dê Marru—cê (pag. 50, col. 2) écrit mêtnutr ^ oomme 
Karmol, et U expliqae ce mot par salie ^ dêêtinée aus audienoes publiques. On 
Ui dans les Voyagês d'Ibii-Batontali (man. fol. 100 r»): g«JLa^ «y&éil tc^ff V 

I»IjÜ| {jiyXsiS ^^UiJLmJI »C*est dans eette salie qne s'assled Ie salun poor 
»donner one andience piibUq[ae.** Il parait que oette espèce de salie était soit peur 
U. plapart, soit toojows^ décoii?erte. Aa rapport de M. Jackson {Jceoumt qf Ma^ 
ro9COy pag. 181), on troare prés da palais i Haroc »le JlPêkoar oa liea d'aodienoe; 
j»c*est an batiment d'aue grande étendoe et en forme de qnadrangle; il est entoofé 
»de mors, mais déconvert; remperev y donne aodienee i sessojeis, écoate leors plain- 
Btes fA administre la jastice.** * Dans on aoUe oayrage [jiocoumi of Tunh^cioo etc, 
p. 188) Ie mème yoyagear dit ce qoi soit: »Nos propree tentes étaient dressées dans 
»Ie Jtuthoir oa liea d'aadience, grande plaine entoorée d'an mor, oó Ie scheikh 
»donnait andience aox différents kabyU [tribus] de Soas.^ Pidoa de St. Olon (The 
pnêtni state of ths Empire of Moroceoy pag. 76) dit qne Ie mss^Kar^ est ane 
grande plaine déooaverte, oroée aa dedans de pilliers et de bas-reliefs en marbre. 
Lempriere (Tour to Morocoo^ pag. 84S) écrit maehoire et il explifae oe mot par 
Bpartie décoaverte da pabus." 

Le mot %y&jO désigne encore mne partte d^un palais^ eiparie du restê de tidi- 
fiee, Aa rapport de Cbarant (Letter in anewer to diverS' eurious quesHons , pag. 
48), Ü y a prés da palais de Haroc san aatre grand bAtiment, nommé Miehouar^ oi& 
sdemearent les JBlchee [^JLfrJ oa renégats qai accompagnent toajoars le roi qaand 
»il sort.** On Bt dans XS^Voyags dans les états harbaresquee (1786, pag. 48): 
»n y a one si grande qaantité de Mieheirs oa logis séparés, qa'il est impossible de 
»les compter.** Plas bas (pag. 61): »I1 y a on grand Michoir i c6té od logent toa- 
stes les femmes fai sont i son serrice , dans leqael il y a qaatre fontaines et des bains 
soraés de marbre. Ün Miokoir oonsiste en qoatre corps de logis, an miliea desfoels 
»se troaye ooe coar oa on jaslin [, et] qoi ressemble asses i an doitre." 
On a Ta plas haat qoe le mot ^yiüO désigne ^lécialement une salie ^ destMe 

6* 



Digitized by 



Google 



44 ,)l 

)»bre (^^)* On ne Mvait s^ils {deoraientt oa s'ik ne prenaieDi 
)»qne Tair de plearer, en regardant fizement devant eux. Os 
)»ayaient mis sur leurs habits des Têtements en coton non 
)»blanchi et grossier; ceux-ci n'étaient pas cousus dAment(^^) et 



otMT auéimcea, C'est poar cette laiMii que Ie mot s'emploie anssi poor designer 
Paudiencê fublique elle-mèmef comme 1'attestent formellemeot Host (Naehricktên 
non Marohoê^ pag. 160) et H. GrSberg di nernao (Speoehio geografie^ e statUtico 
dM impwo di Marooco^ pag. 198). 

Dt IMM jonn, Ie mot \^j&üO déilgne ttne /ortêressê, Yojes Ie colonel Seott, Jêmr- 
nal of a residenee in the Eamailla of Jhd-9l-Kadêr^ pag. 71 » 160, 936,848, 860* 
Peat-ètre Ie mot )yJ^ a-t*il Ie méme sens daus nn paange d'Ibn-Satoatab (mati. fol* 
806 r.)oè, en padant d'one ville de la Chine, oe voyagear •'exprime en ces termea: \yM^\^ 

V:^' g^T AA4^ ^JJO &^ v-ttag piLe mtBohwiT ie troove au miliea de cette 
BylUe; il est très-grend, et an miliea on voit Ia maison da gonverneniént ^'il en- 
atoare de toas cótés." 

('^} Littéralement: (ito, hommilui refertus erat) ut ab iü angereiur , Im»- 
qvam re in faucibus haoronte. Ce n'esl pas sen^elhent parce que la mélaphore est 
assez hardie, qae je u'ai pas tradait la plirase a la lettre; mals je pense qne dntemps 
d^Ibn-Batoatah, on da moins dans son pays, la métaphore, ayant été emplojée soavent, 
ayait déja perda sa Ibrce. On Ut ailleors dans notre aateor (foL 185 ?<>): Vi^T**»^! 

(*^) Le yerbe |»X^f signifie: faire une chose oonDenuhlement, Yojcs les Fablee 
de Bidpaij pag. 871, ligne 3ni«. — Qaant aa mot BjpKj^y il signifie: la mamièrê 
de coudre^ et il se troave en ce sens dans les Mille et une Nuite (édit. Habicht) 
tom. If ; pag. 801, ligne demière; daus ce passage le sens da mot n'est pas le mAme 
que plas haat (ihid,y ligne 8ne], c^me semble penser Habicht, dans son gloasaiic; 
dans Ie dernier pas8a|;e il signifie: ce qui a ité cousu (ici: les habits) f et en cesena 
on le troave dans Ibn-Batoatah fof. 15 r«): JüUi KJoUilt SjJO ^Jji nJ JU 

&5yrUJt JL^ xJ JUi éJ^ >U lol dh: déoooda oet oorlet. Api^ fm 
>raatre VeM fait, il ajoata: Pfenes le rabia tjpd t^j trovtre.** 



Digitized by 



Google 



»la partie éa decbas ëtait tmunie ea dehors, tandis qpt Ie 
iiddion de ces yétemeDts faisait paftie des htbits qur leur 
wtoodieMAt Ie coips. GhacuD, d'euz portalt sar la téle une 
npièeed'uae JKkiphaliy ou un mÜMr noir. Ik en agiasent «insi 
»jqsqu*i ee qoe quarante jours soieDt expir^; c'est alors que 
D&iit €3mz eux Ie deuiL Aprèsces quarante jours Ie roi a oou* 
«tüme d*a!iToyer A quiconque en a agi de la sorte, un habil- 
ulement oomfdet/* 

Dans ÏHiaê^re cCBgypte d'Ibn--Iyas (man. 467, pag. M8) 
on trouve: 9^\^ J^y ^jójj(\ y^yc &a^ ^^-oif ^jUaJLJf Jiy 
i\^yjp (sic) &^4W lUibd loLi^ li^iJLo udAdt ^ylo »Le sul- 
»>tan portalt une djobbah de laine blandie, et lur la téte un 
nmiaar Uanc, rouU autour d'un petit turban, et ayant on 
j»boüt pendant en arriire.** - 

Dana ce sens Ie mot sv2jl a passé en espagnol sdus la üh*- 
me almaizaTy mot que Gobamivias {Tesoro de la lengtta 
Casiellanay o EspaSiola^ Madrid^ 1611) détermine ainsi: »a/- 
>ymai%ar: c'est une toque, ou un Toile moresque, comme un 
)»fichu (a manera de SavaniUa), dont se couvrent les Mo- 
Dresques. Gette toque est faite de soie fine ^t bordée de di- 
nverses couleurs (*^), ayec des franges aux Hsières. Diego de 
»1Jrrea (^^) dit que, dans sa forme arabe, ce mot se prononce 



('*) nT luudo de machu ootoret*" lm raiiOB ipn m'« eogagé A ne pa« tradaiie 
iittado par rayiy c'est fae je troave lUtar tradnit ptr hordtr dans Ie Tesoro ds 
loê' irBê lettguoê (Genève, 1600) de Uierosme Yictor, et que Gobarrafias loi^méffle 
dit aa mot Usta: »es una cinta de color angosta, y la que es ancha llamamos UsUmg 
9j la'lela texida destas listas Hstada" 

(**} Intefprite ponr Tanbe de Pbilippe II. Vojez CobamiTias dans sa préface 
{at letor]. 



Digitized by 



Google 



46 jj^l — Juo( 

»y%arum [^Kf]: Ie ai est rartide, et Ie ma^ comme il a été 
)».dit ea d'autres endroits, est Ie si^foe du nom .d'instnmient: 
^id-mor^zerum , tUtnaizary cauverture. Les Mores roolent ces 
i^aUmai%ar» autour de la téte, en laissant* pendre les boots 
»des franges sur les épaules." G'est dans ce sens qae Ie mot 
o/nttttsar oa tilmaizal se trouTe dans plosieors anciens ouyra-^ 
ges espagnols, et cette espèce de toque était portee tant par 
les hommes que par les femmes* (Yoyez Ramanoero de»Jh^ 
mances Morücosy pag. 5, 13» 60| 97 etc.; Guerras dvileê de 
Granada^ foL 247 r», 239 f etc) 

Le mot y;JSj9 a encore passé en Italië, et i Gènes on a[^lique 
Ie nom de in^%%aro è une grande piöce de toile peinte, dont 
les femmes se couyrent la téte et les ^ules. (Yoyez IKesenp- 
iion de Gènes, 1781, pag. 10 arec Testampe). 

Quant au mot ^|^ je ne me raiq[>elle pas de TaToir ren- 
contre. 



Yoyez au mot ^L&«* 



'eA 



l^Uet) Sju^T) JU0^9 ii^JOyfi 

Ge mot ne parait ayoir été en usage que dans les premiers 
temps de l'Islamisme , car des Arabes trés-sayants ne semblent 
pas saToir au juste, quelle espéce de Tétement est indiquée 
par ce mot. On lit dans Ibn-Faris (Modjmil al logaij man. 
485) : ^LuyiaJI SmA^ j^èuc \joul^ SiX^^t »LW62aA est une 
»petite cbemise que portent les gargons.'' Dans Djeuhari (man. 
86, fol. 192 r*) : w^^f va^^ ^^^i^ ^ ^jq^ J^^b SiX-oiJf 

^UJf JU 



Digitized by 



Google 



ïMoêdah est une petite chemise qa'on porte 80U8 les autres 
nhabits. Ün poète a dit: 

»Et un homme que ses persécateors ont atteint, a cberobé 
»i se cUfendre (^) arec son osdak; il n'a pas crië au secours 
jDquoique les extrémités des sabots de la mort Ie toachassent 
idéjèO." • 

I^hari ajtate: éó^ JySS ^^^t ^iiuc Ld^t iLÜy 

U«i3^ g^dJt yloi^ UJj w^ 

DOn en revéjjt aussi les petites filles; la seoonde fbrme 
11 da yerbe jL^t se oonstroit ayec raccosatif , et Tinfinitif en 
«est Jüutf U: Kotbaiyir a dit: Et ils ayaient mis A la jeane 
»fi]le im dir; ayant qo'ils Teossent feit, elle ëtait reyètae 
»d'mi mcasêadj oayert sur la poitrine, ainsi ajurès qu'on lui 
«ent mis Ie <fir, cdui^ci ëtait Ie camarade du mqassad.*^ (Le 
mot JJc^ manque dans le Dietionnaire de M. Freytag). 

On tromre dans le JTamcus (ëdit. de Galcutta, pag. 340): 
yyüt o^ JLJi y S^^A^oJÜ ^Aiuc aaA4ir jUil^ SiXuD^t 
BjLtfCjL BJuuo^l^ ï>Vo$dah est une petite chemise pour la 

(^) Ga bieii) ifni • ekêrcké d prolcngtr, A eotuerverj sa vi§ av9C son osdah,^* 

—f 

Gette i^iiiiicatioD da vtvht mXjOi oe se troQTe pu dans le Dictionntlie; cependant 

ce ^^on fit dani Tekrixi (Commentair9 mr to Mamoiah, pag. 800) me sembleaToir 
fwlfne analogie avec notre pamge. Yoici sea parolcf : JLa^ iV^ V5^ C^^Tt V 

(*) Le poète semble conparer la mort i ao cheTal. 



Digitized by 



Google 



48 ÜL^t 

»petite fiUe, ou bi^i on la met soos ies autrea babita; les mots 
ïxuidah et moassadah signifient la méme cho8e«" Tebrizi (Com- 
mcniaire sur la Hamtuah^ pag. 223) dit en parlant do lieUy 
nommë ^Lo^t otJ> sur Ie mot BJudf) ce q[ui suit (3): UiU 

I4& méme yers se trouve sur la piarge de S^hari «tm Ie 
COmmentaire suivant: |»fvAJt^ &a3U ^jJLaS pJ ^t ^jjüué^i |%J 
(?) itjj^l vL^f ^^ i:yjjl |vSI^ <>l^f^ <>f^l Je traduis donc 
ainsi les mots de Tebrizi et Ie vers du poète: ï>Vosdah est un 
DTétemeot qui n'est pas cousu dans tontesaioD^eur {^)i d'autres 
ydisent que eest la baklm&j et encore d'autr^a^ q«e c-esCla 
ï)9odraA. Un poète a dit : Gorarae la tique qui se tFQUTe dABS 
»une osdoA usëe, oe rase pas les poils de ses parties bonteoses, 
M[uoique les extrémités des sabots de la mort la touchaasent 
DdéjA." (Je ne doute nuUement qèe. oe vers. ne. soit one pa- 
rodie de celui qu'on vieut de lire plus haut: les mots _èj^j tj tj 
sont aussi employés par Ie parodiste^ mais^ oooime on voit, 
dans un tout autre sens. On sait au reste que la coatume 
de ^Üüt (^l^ est commune auz Musulmans et aux Xusul- 
manes). 



(^ Ge passage a d^'ik été dté par M. Freytag dans son Dicüonnaire. 

(^) Les mots aÜCAplAS <%jC? fj flont asset obscara; Os signifient é Ia lettre: dwi 
$a couiurt n'est pas ackwésy o'est-é-dire , je penst, qui sst/endus par en bas 
(comme c*est Ie cas dans nos chemises). 



Digitized by 



Google 



^•Uk!l - ^;Uil 49 

^\^ly aü pluriel oUU^t 

Ce mot manque dans Ie Dictionnaire. 

Les Arabes d'Espagne ont corrompu de cette maniere Ie 
mot turc ,sLoJö. Pedro de Alcala {Focabulario Espdnol Ara- 
bigo) traduit Ie mot espagnol borzegtd par ■yl'jU|L au pluriel 
.»%! SI '^ tj ttj et calgada cosa de bor%egmes par jm^^Ljo 
jsUyi^f, au pluriel ^jl^ U Sy\ ^jjuioSLi. Les Arabes ont, je 
suppose, ajouté leur article au mot turc (^Lo^lül); ensuite 
lis ont considéré Ie Jf comme faisant partie intégrante du mot, 
et, par laps de temps, ils ont donné au mot ^UkJI les voyel- 
les d'un infinilif k la huitième forme, auquel ils pouvaient 
et devaient ajouter encore leur article. 

Comme je ne pense pas qu'il y ait eu une grande différence 
entre Ie tltimdk des Mores et Ie toumdk des Turcs k Alger , au 
seizième siècle, jé traduirai ici ce que dit Diego de Haedo 
{Topograiphia de jirgel^ fol. 20, col. 2) du dernier: )>ils nom- 
nment leurs botles {ms borzequies) ttanaques; celles-ci soht 
»toute8 jaunes ou orangées, ou d'autres couleurs. Il y en a 
Dpea qui en portent de noires ou de blancbes." 



,5^Lx3l OU ^5plJaJf 

Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 

Meninski et M. Hindoglu (Sammlung der %utn Sprechen 
nóikigêlen fV'érier und Bedensarien der lürküchen^ neu* 
grteehzscAen und deuiscAen Sprticke^ pag. 80] écrivent ^%Ui;(; 
mais M, Ie cbeyalier Amédée Jaubert {Grammaire turke^ pag. 
S26) et M. Lane {Modem Egyptians^ torn. I, pag. 58) écri- 
vent ^^büf. 



Digitized by 



Google 



60 vS;**' ~~ LT^^ 

Quand Niebuhr {Bei%e naar Jrabi'é^ lom. I^ pag. 152) Kt- 
sitait rOrient, les habitants du Gaire de la haute classe, et 
ceux de la moyenne, portaient un eniartj yétement qu'ils 
avaient sans doute empruntë des Turcs. Niebubr dit: »Sur la 
)»chemise et Ie scAakscMr on porte un enlari, qui est doublé 
»de toile. et qui passé les genoux de deux empans enyiron." 
Aujourd^hui eet habit n'est plus porté par les hommes en 
Egypte, mais les dames en font quelquefois usage. Leur elf- 
idri diffère cependant de celui des hommes par la forme. 
Voici comment Ie décrit M. Lane {loco Icmdato): »G'est une 
»courte veste, passant seulement un peu Ie milieu du corps et 
«ressemblant exactement k un yelek [dUb] dont on a coupé 
»la partie inférieure; on porte quelquefois cette veste au lieu 
»du yelek." Il est donc fait d'une étofie rayée de couleur, 
de soie et coton, ou bien de mousseline peinte ou ouvragée, 
OU bien blanche et unie ; il a de longues manches , et il est fait 
de maniere è étte boutonné sur Ie devant, depuis la poitrine 
jusqu'è son extrémité. En général, il est coupé de maniere 
k laisser la moitie de la poitrine k découvert (qui cependant 
est cachée par la chcmise) : mais beaucoup de dames portent 
Ventari plus ample k cette partie du corps. 



jiyb OU ^b 

Ge mot qui, comme on sait, est d'origioe perMue (j!««^l^)i 
a passé dans la langue arabe, comme dans la langue firaa- 
^aise, et dans Ie grec moderne (zo nanww). On peut coa- 
sulter, entre autres, sur les babouches que Pon porte k Gon- 
stantinople, Thévenot (Belation (Tun voyage faii mu Levanif 



Digitized by 



Google 



pag. S6) et de Broyo (Akm/» door Jtlein-Jsië etc. pag^. 
95^ 131). 

Thëfenot (pag. S29} cüt en parlant d^ Bëdooins: plusieurs 
ottt »aii88t de oertaioes paboutcbes qui sont preaqae comme 
»iios touliers/' D'Arneux {f^ofoge dans la Pmlésiine ven Ie 
Grand Jbuir, pag. 208) dit en déeriTant Ie eostume d'hiver 
des Emirs Bódouins: «Leurs Babouches, faiies en pantoofles 
»du méme maroquin fsayoir: jaane], leur serpent de aoaliers; 
»ils les qnitteot quand ils Tealent s'asseoir , et marcber sur les 
Blapis." Le méme voyageur dit plus bas (pag. 211), ei> dé- 
eimnt le oosiume des daoaes obe^ les Bédouins: »Leurs ba- 
Dbooches sont pettts et fa^nnés." Ailleurs (pag. 212), en par- 
hmt de Phafaillement des hommes du oommnn: »Ils ont, 
^^gomme nous avons dit, les pieds nuds dans les bottes, lors- 
»qu'ils sont è cheval , et daas le camp ils les mettent aussi de 
»méme dans des babouehes, qui ont des quartiers et des oreilles 
)^pour les attaeber k la fefon de nos souliers, ees babouches 
nn'ont qu'nne semelle fort mince, ^ sont sans talons." Selon 
le mdme antenr (pag* 213) les femmes du commun )>yontnuds 
npteds en Xté, et en Hyver elles sont ehaussées avec des ba- 
>ilHHiobes^fBiites k peu prés comme eelles des hommes/' 

¥oa Bicbter (fFallfahriem im Morgenlamde^ pag. 263) men- 
tionne les babouohes (PapuUcAen) des dames d'Al^, et il ex- 
püque le root par ^oh/oii/ïm. 

Les babouches semblent étre aussi en usage dans le Jemen, 
car on lit dans le Foyage de tJrabie ffeureuse (Amsterdam , 
1716, pag. 208) que le roi du J^nen avait »les jambes et les 
)>pieds nuds, ayec des babouches k la Turque.*' 

A Alger les babouokes différent de celles dont font usage les 

7^ 



Digitized by 



Google 



62 jj.yb 

Bédouios , en ce qu'elles n'ont ui qoartiers , ni oreilles et qu'en 
coDséquence elles ne s'attachent pas. D'Arvieux {Mémoires , 
tom. V, pag. 281) dit des Mores de cette yille: »lls Tontnods 
»pieds etnaës jambes, et n'ont pour loute cha usaure que des 
»baboucbes, qui sont des souliers plats ferrez sous Ie talon, et 
))saDs quartiers comme nos pantouflies." Pidou de St. Olon (The 
present State of the JEmpire of Morocea^ pag. .90) parle 
des baboushes qu'on porte k Maroc. Voyez.anssi TottTrage in- 
titulé: Vo^ge for the jRedemption of Capiives,' pa^. 50. 

En Egypte les baboucbes semblent ayoir été .portées par les 
bommes, du temps de TexpéditioA fran^aise, et M. Ie comte 
de Gbabrol (dans la DescripHon de P Egypte^ tom. XVIII , 
pag. 109) nous donne & ce sujet les détails suivants: j>La cbaus- 

»sure r — se compose d'abord du mest [yo], -^ 

»ensuite du bcAouch et du sarmeA [voyez au mot s^LojMéjy 
»cbaussures de maroquin dans lesqueUes on met Ie pied coo* 
»Tert du mest. En entrant dans un appadement. garni de ta- 
»pis, on quitte Ie babouch et Ie sarmeh: la politesse Ie Teut 
»ainsi/' De nos jours, a ce qu'il parait, il n'y a au Gaire 
que les femmes qui portent des baboucbes c dies le& mettent 
dans leurs maisons, quand elles ne marcbentnpas siir des tapis; 
leurs baboucbes sont fort poinloes et faitds de maroquin 
jaune. (Voyez M. Lane, Modern EgyptianSj tom. I, pag. 60). 
Les dames font encore usage de cette cbaussure quand elles 
sortent de leurs maisons. (Idem, ibid.^ pag. 63). Peut-étre 
cette 9orte de cbaussure était-ellc dëj& en usage cbez les fem- 
mes d'Egypte dans Ie seizième siècle de notre ère, du moins 
on lit dans les Observaiions de Belon (pag. 234) que les fem- 
mes en Egypte portent aussi: »des botines ferrëes par Ic 



Digitized by 



Google 



»taloD y k Ia maniere des Turques." U ne peut pas étre ques- 
tion ici des ^_A^ , parce que cette sorte de bottines n'a pas , 
k ma oonuaissance , des fers aa talon. 

En Igypte on prononce ^ybi car M. Lane ëcrit bdboogy 
et chez eet auteur Ie g represente Ie . 



gj^jG, au pluriel vaiCü 

Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 

Le mot espagnol alpargaie^ qui désigne une sandale de 
cordcy faite avec du chanvre ou du sparie^ dërive, selon un 
grand connaisseur de la langue arabe, Diego de Urrea {apud 
Gobarrafias, Tesoroy Madrid, 1611), du mot arabe ^* j» , mol 
qui manque dans nos Dictionnaires, mais qu'on retrouve dans 
1'espagaol ^tibor^Me. Geci paralt absurde au premier abord, et 
cependant ce n'est que Pexacte Tëritë: le mot ^Is a au pluriel 
vs^li^9 et, parce que Icr ^^s formaient une paire, les Ghré- 
tiens disaient d-^par-^horkat ^ d'oü ensuite s*est fbrmé (jUpar- 
gaie* Les Arabes d'Espagne qui, comme on peut s'imagin^, 
ne reconnaissaient pas leur ^^ dans alpargcUe^ ont fait dW- 
pargcUe S.tlJ, au pluriel vsjL^Ij. Pedro de Alcala {F'ocabu- 
lario Espanol Arabigo) explique alcorqne par iVXi, au plu- 
riel ^Si^Ljlj. Ge lexicograpbe offre le méme mot arabe en tra- 
duisant Pespagnol alpargaie, (Voyez le méme auteur aux 
mots calgada et calgado). Gobarruvias (Te^oro) explique a/- 
pargaie par »chaussure, faite de corde, dont les Mores (los 
y^Moriscos) font fréquemment usage." 



Digitized by 



Google 



54 



Selon Djeabari (torn. I, man. 85, fel. 106 r^) et Ie JCamous 
(édit. de GalcatU, pag. 174) c'est Ie twHeiébt fait de filosdie 
OU d'une étofie semblable (s%^« y^ ^ ^LJLJiJt vsmJI); 
et Djeuhari rapporte k cette occasion les vers suifants, com- 
posés sur un babit par un Sofi, qui s'exprime dans les tennes 
de Ia inystique (vJ^ ^ ^L^ ^J JÜf^) : 

^ y ffl i<0 V ft A rf1.<0 JAAAiO 

»0 vous qui portez des baiis/ ceci est mon baü i mot: je 
üe porte quand Ie soleil darde ses rayons > je Ie porte en 
vété, je Ie porte en biyeri Je Pai tissu de six brebu/' 

Je ne doute pas que par ces six brebis ne soieat iodtqués 
les six dégrés dont, suivant qaelques-uns, ae composait Ie 
sofisme. Voyez M. Tboluck, Ssufisnms êive TAeoscpkia Per-- 
sarum PantheüHca » pag. 329. Il ' semble dona réfulter de ce 
passage que Ie vm était de laine ou de peau de brebis. En effet, 
on lit dans les Observaiions de Belon, pag. 417): »L'en8eigne 
))qu'ils (les Dervis) portent pour monstrer qu'ils sont religieux 
»de Mahomet, est une peau de brebis sur leurs espaules: et 
»ne portent autre yestement sur eux sinon une seule peau de 
»fliouton OU de brebis, et quelque cliose deyarnt leurs parties 
»honteu$es/' Et les mémes détails se trouvent cbez Rauwolf 
{Jigeniliche Beschreibung der Rays%^ pag. 149). 



Digitized by 



Google 



6, -. 



On lit daxM Sj^ubari (torn. I, man 86, pag. 193 r®): oLaJ? 

iJLit. Dans Ie JPofff otctf (édiU de Galcutta, pag. 341) on tronve: 
^5^t JlJd ^«>LtfuJt yó lüüt JuA xJLo^ Jaki^ »U«y V*^^ 
|JLwa xaAa aJUt Jla0« Tehrifli (CoMmeM/oire «iir /a HatnoMoh^ 
pag. 643i) dk de méme : wf^e!^! f? ^^rv f\ ^%üjt iiiiir *Lma^ 
(Voyez aussi Abou-'l-ala apud Reiske ad Taraf&m^ peg. 62). 
Ainsi les renseign^oients que donnent les Arabes étant si 
minces, et n'ayant pas rencontre ce mot moi-méme dans 
un passage qni puisse jeter plus de lomière sur sa véritable 
signification,^ puis dire seulement, que o'est: un yétement 
rayé du nombre de ceux que portent les Arabes Bédouins; et 
qu'Abdollab, Ie père du Prophete portait Ie surnom de Vhomme 
mtx deux bidjdds. 



Jx5(w 



lyjeuhari (torn. Il, man. 85, fol. 109 r») et Firouzabadi 
{Kamouêy édit. de Galcutta, pag. 1246) disent: &s^ (JJUbJI 

XjJÓS ^ ^ó>i\j ^ó>i\ »Le mot ^jjLi^ désigne un morceau 
»de linge que la jeune fille place sur la téte; elle en noue les 
ikleax bouts soos Ie menton, pour que Thuile (dont elle se 
vparfame les che^eux) nt salisse pas Ie kUmdr, et poor que 



(t) On troore dans Ie DietiooDaire de M. Freytag Ie mot (&^) comme désignant 
)a atéme choK que f^^> Ie mot f&ij nVziste pas en arabe. 



Digitized by 



Google 



66 (JJLi? — ^ J^ 

»la poussière ne se mèle pas k Thuile." Da temps de Makrizi 
{DescripHon de V Egypte^ tom. II, man. 372, pag. 358) Ie 
mot (jJLi^ semble ayoir désigné la méme chose que la ^ASLb, 
car dans Tartide intitulé : ^wlaa3Lax)I \^y**» (marcbé des mar- 
diands qui vendent les bokhnaks) eet auteur ne donne des détaik 
que sur la SÜL^Lb* Ou trouvera eet article étendu qui est d'un 
grand intérêt, afec une traduction et des notes, au motEAiL^- 
Je me contente d'obseryer ici qu'il £aut ajouter Ie pluriel ^li^ 
au Dictionnaire* 

A en croire M. Freytag, Ie mot ^jJLi^ désigne encore: l"" un 
morceau de linge qu'on met en Syrië sur Ia téte des enfants 
contre Ie froid (^); 2*» un petit voile de femme, «n aSLj ou 
un ^O) mais )»minoris formae." Gomparez on soholiaste de 
Motenabbi dans les OrieniaUa^ tom. I, pag. 



Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 

Au rapport du capitaine Lyon {Travels in Northetn Jfricay 
pag. 6), Ie mot bidfwh désigne, A Tripoli en Afrique, »un 
«gilet brode et sans manches." 



Ge mot manque dans Ie Dictionnaire, comme démgnant: 
une coarte tunique sans manches. On lit dans Ibn-Batoutah 



(*) 11 semble réralter d*aQ ven de Motenabbi (dans les OriêtUalia , tom. I, pag. 211) 
qne Ie mot L§JLi^ désigne anssl un maillot d*en/ant, Yoyez sar ce Ten la note de 
M. Jaynboll {iM.f pag. 288). 



Digitized by 



Google 



{f^cfttges^ man. de M. de Gayangos, fbl 5B v^): uCt JjeL 

ULbLf Sjua[j Lifjut iv^Cu ^ 3»L6 peuple de Ia Meoque est 
Btrè^-élègant et trés-propre dans ses vétements; il les porte 
»le plus souTent blancs, et Ton voit panni leurs habits des 6e- 
ï>dens ^TO^es et nets" (*). Yoyer autsi Alr-Makkari , Histoire 
JtEsptigne (man. de €k>tha, fol. Ö77 ïr**).Burckhardt (Fravels 
m Jrabia^ torn. I, pag. 335) dit, en parlant des habitants de 
la Mecque et de DJidda: )>Les toniqnesdes personnes de la classe 
Dinoyenne qui se mettent proprement, sont pour la plupart 
»en moQsseline des Indes blanche, sans aucune doublure; elles 



f}) Ie mot fülj\jéi signifie claify serein^ profre. Il s'emploie, en parlant de 
Il claité de la Inmière, da fea oa da joar. Daiu Ie Maimah d'lbD-Khacan (man. 
It Samt-Péteraboorg, fol. 73 vo) on lït mioKjéé syJ* Hadji-Khalifah {Lexicon Bi- 
Uiographicum^ éd. FWgel, tom. I, pag. 482) meniioDne nn oorragc intïtalé %t*3^t 
XaioLiMJt. En décrivant k cathédrale de Falerüe, Ibn*Bjobair {Vofnge^ man. 330 
(l), pag. Sao; s'ejcprime en eet termes: Vs^UlDJuit iail * ui^ AJL Llpy^t Jü^j 

\^\jüSé AbUu^LaJ^I V flTlJai ^^Ut ^9 «M^t^ «^'fie 12^^^- 
Uaent: aEn haat il y a mie rangée de fenèires de Terre doréea, qoi éblotuafent lei 
•jrenx par la clarté de lenrs rayons.** Le poète Lebid (Moallakah, pag. 300) parle 
^'tu /aJbUw \U* Dans les Voyages d'Ibn-Batontab (man. fol. 00 ▼*) on Ut: 
uJoLm (jL^ 0\^ iXS JüJüU ^ttUUMkJ ê^y II fe dit encort de la hlan» 
eheur de Ia peau. On troave dans Ponvrage d'Ibn-BatooUh (fol. 138 i^): «^^j^JLa* 

8v*ad iüy&u0> Enfin il s'emploie, en parlant dea quaütés briüanieê qa'on poiiède, 
car OD Kt dana Ie IHdiionnairê Btograpkiquê d'IinMd-Kbatib (man. de H. de Gayangof, 
fol. 20 lo): AbLy Xjf (>(• 

Vojes sar le mot SjU(»mui& ^ se troave dans Ie passage d*Ibn-Djobair , dté plas 
bant, nne note de H. Qnatremère (BUtoirê dee euliane mamiouks, tom. II, part. 1, 
pag. 380). Pedro de Aleala {FoeahMlario Eepaliol Jrahigo) tradoit ventana de yeeo 
C9mo resada et vmttoina vedriera par SUam4hi^) aa plariel v:&lLuM4ddt* 

d 



Digitized by 



Google 



58 ^ö^ — 0^^ 

»80Qt appelëes bidemj et diffièreat de VoMtary poité ordinaire- 
nment aa Leyant, en oe qo'elles 8ont très-oourtes^ et saas man- 
idies; elles sont aossi .d'ordinaire beaucoop moins chandes.'' 
Plas bas (pag^. 336) Ie voyageur nous appread que les boojmes 
du common ne portent Ie beden qu'en hiver; Ie leur est fait de 
calicot des Indes rayé, et ils Ie portent sans ceinture. Etail- 
lenrs (torn. U, pag^. 242) nous lisons que Ie beden n'est que 
rarement porté k Médine. Ge Tètement, propre i TArabie, ne 
semble pas aroir dépassé les limites de ce pays (^). 



9 > o# 



Ge mot désigne »an habit rayé et grossier/* Djeuhari (tom. 
I, man. 85, fbl. 194 v«) et Ie Kameus (édit. de Galcutta, 
pag. 344) disent \hAh A^ ^f^V Tarafab {Moallakah {% 
▼s» 12) compare Ie chemin qu'il a & parcourir k Ia partie ex- 
térieure d^nn Ju^o (O^v^ j^ ^i^)* ^^ P^u^ ^oi'* ^^^ ^ P^^ 
sage la note du sayant Bueiske (pag. 61 , 62). A cette occasion 
Ie scholiaste dit: JbJaJ^ il^^ AuS ó^jj^\* 



(*) l'igiion oè H. FrejUg a trovcré q«e t^ÓO signifie: iZoiia onittiw ^m kn- 
iKui SMBioae mediom corpoi conttnogimt.'' Bjeofiari (tom. Il , mtn. 86, fol. 340 t^ 
^^e^t 6;^' V:>«Mf) ^ ^ Xammê (Oit. de CalcaUa, pag. 1734: e ^| 
SyAriOAif) IVEpKfoeat iMilcaeBt ptr: %vm Mtl« de aaHIci cootU,*' «t 4c&» «t 
«na Cf Bot ae iraore dans la ffmmasok (pag. 83), «^ Tebrin TtzplifiM f g a l i urt 
ptr SjA-AAJI £;JJ|. 

(') Ce paange a déji été dté par X. FiejUg dans aoa Aktionnaire ; aais ce a- 
fant £ftit da Jl^o vn habit éligafiiy ce que Ie scholiaste dt Taiafidi ne dit iml* 
kaent et ce ^i d'ailieiin sffait en oppoiitlon afec l*id4e dn poète, et arec Ie té- 
nMÏgnage de Bjenhari et dn Ktmmu, 



Digitized by 



Google 



Avant de donner des détails sur oe Tétementy il est né« 
eessaire ga'on s'en fasse one idéé tant soit pen exacte. Yoici 
doDC ooteimeat Ie -décrit ■. Laae (The Thousand and one 
Nigkiêy torn. lU, pag. 241): )>o^eBt une piéce ohlongue d'ime 
»éto£fe de laiDe épaisse, dont oa fait usage pour s'en en?dopper 
i>le corps pendant Ie jour et qui sert également de eoaverture 
j»pendant la nuit; elle est généralement bmoe ou grisAtre. U 
»paratt qu'en des temps plus reculés, die était toujoors rayée/' 

Bokbari {Sahih^ torn. II, ouui. 366^ fol. 168 v"") aious offre na 
chapitre^ intitulé: &JUAJL ^^y^y ^^rS^i V^ )>Ghapitre des 
^bords » de la hibarah et de la sc/nmlak," dans lequel on lit 
ce qui snit : ,JU^ «JU xJÜt Juo ^^ajJI byC^ wU^ JU^ 
si Sóy^ iXluyuo yS^y »Kbabbab a.dit: nous port&mes nps pkin- 
»tes chez Ie Propbète, [et nous Ie trouvAmes] tandis qu'il re- 
»posait sa téte sar une bwrdak qui lui appartenait, comme sur 
Dun oreiller." La tradition saivante est ra]^[M>rtóe sar Tautorité 
de dULo ^ jmJI: juJU aJLH J^^ aJUt dyé^s m ^^iS{ ixOS^ JU 
sjudf ^fr^( x$^(>U Ex^Li^t I&jJx ^f^ *>r^ ^f^^) f^) 
aJüt J^^ (JSU E^mo Jt vLyi^ü ^^ louOudb Sjua. aS|<>^ 
8Jl& ^ OjjJt &JL&1^ 143 v^JI Jü» |JLij aJU aJLJt J^ 
«^UxiU Cljo^ v5^' aJUf JLo ^ vij>^ lV>^i! ju i^' a2»*JuA. 
j^LkjJb aJ ^1 pi' dl^ 1^' |JLi^ xJL& aJLJt Ju0 aJüt J^^ aJI 
»Je me trouvai un sotr chez TEnToyé de Dieu qui portait un 
i^bord de Nedjran, gami d'uoe üsiére grossière; un Bëdouin 
»l'atteignit, et Ie tira fortement (^) par son manteau (^), de 

(^) Le noB d'umté SjUi^ aunqae dans ]e Bictioiuiaire. 

(*) Ce paiMge démootre évidemment qae le mot %\ó\ 9 déilgne on owoteAQ es gé- 

8* 



Digitized by 



Google 



60 Oo 

»sorte queje yis que la lisiére du bord avail laissé ses traces 
)>sur l'épaule de l'Eavoyé de Dieu , parce que Ie Bédouin avait 
»tiré si fortement Ie manteau. Aprés cela Ie Bédouia dit: o 
»Mahpinetl donnez-moi quelqoe cbose de Targent «de^Dieu qui 
]»8e trouve chez yous. L'EuFoyé de Dieu se toiA*aa alors vers 
»lui et se mit è rire; ensuite il ordonna^dé lui dooner iu 
«présent." 

La tradition suivante est rapportée sur Tautorité de J ^ -• 
ii<»^ ^t: JjD(ajoutèz: oJUi) Jl^ JU StKA^ SLxt \::>pi£f^ JU 

uJU l^XX^U. ^ ^^oMyUO.lUUAlt ^ 1^ JU ÏOyjJi Lo yjy)0^ 
i;t)^ LfJ», UJf y^ L4JI \^bi^ ^^ iüJU UJf J^ 

1^ JU LgAJUyt &Lft Öy^ JUi |»ytit ^ Ju^p l^^ljf 
1^ Ju.y ^ [j^yki ^)f^ u-JL^I ^5 «AJI pU Lo ^jJLa^ 
^ aL3( v^^ Ju>^ sL( L^Lm vi>,Ly^t Lo |»yJt &J JUi «Jt 

iUa^ v::a3|^ J^^ JU ^^( )>Uae femme a^orta uoe bardoA 
»et elle dit: Savez-vous ce que c'est que la bordah? — Oui, 
»répondit Sahl, c*est la schimlahj daas la lisitee de laquelle on* 
»a tissé qudque ornemenL — Alors elle dit" (en s'adressant au 
Prophete): »Ó Ënvoyé de Dieu, j'ai tissé celle-ci de mes pro- 
Dpres mains, afin de pouvoir yous Toffrir. L'Envoyé de Dieu 
»raccepta parce qu*il en avait besoin, et il sortit vers nous, 
x>tandis que cette bordah lui servait de manteau {i%ar). Alors 
nun bomme de oeuz que se trouvaient la, la tAta, et il dit: 
»d Envoyé de Dieu, domiez-la*moi. — Il en sera ainsi, ré- 
)>poadit Tautre. Ensuite il se tint assis, pendant quelque 

néral; en conséqaence od nc se donDcnr pas U peiae de chercher Ie mot Mv>^ 
dus mon oaTrage. ^ 



DigitizGd by 



Google 



teoips (3). . dans la chambre; après oela il retouma, pUa la 
9iardaA^ et la fit reiQ^Ure i eet bomme« .Ceux qui se trou-* 
j»raient préseots dirent k eet homme: foiu o'avez pas bien feiit 
»de lui j^mander Pliabit| vous sa?iez qa^l ne refuse jamais 
mm k celui qui lui demande qoelque diose. ¥at Dieul rëpli-- 
iqui I^autce, je ne Ie lui ai demaadé^ qu'afin qu'il soit mon 
«linceol, Ie jour de ma mort. Or, ajoute Sabl, il en fut réel- 
Dlemeat ainsi."' ^ . 

Oib trouvera la tradition suifaate au mot Bl»S j et les deux 
d^mièrei fu mot 8Jj^« 

SuiTant Ie Oynm al fUkar ((nau. 340, ibl. 189 r«). Ie Pro- 
phéte »pbrtaH Ie Te&dredi sou bord brun (^)" (^^ u«H^ (j^ 
^.«^^1 s3l^- Sa4jL')' ^'^ ^'^ dans tfasoudi (opiuif Kosegarten, 
Ckreêtimaihia Jrabiea^ pag. 10.8) que Ie Kbalife Abbaside, 
Al-Hoctadir, portait sur les épaules, la pöitrine et Ie dos la 
méme bordah que celle qu'ayait portee" Ie Prophete (iiv>WbJU 

Ce Yétement était en, usage en'Eipagne, et Ton voit par une 
QOte de H. de Gayangos (M Mahkart, Jfisiory ofiAe jUokam^ 
medott djfTtaslüs in Spain ^ tqm. I, pag. 41^3) que c'était une 
sorte de kisa grossier (^)« Auni un écriyain espagnol distingné, 

(^ La phrase xJuf P-Lub .Lo ^oit nécessairement signïfier ici pauUulum, Elle ne 
*e tmtre pas en ee mos dans Ie Bictiannaire. 

(^) »I maj be tzeuaed for reaftrklog bere (as it aeems to ht nnknown to 
MOüe Arabic scholars) tbat tbe terms ^^f and |^f j wHeb are applied by 
>difiiereDd bistoriAos to tbe Prophel's hurdeh^ are osed to signify respectifely grey 
*aod brwony as well as gretn and r«<i.*' M. Lane, Modern EgypHam^ tom. I, 

w »7a. 

(*) Yo^reE plas bas aa mot p^Lma^ 

1 



Digitized by 



Google 



$2 ^^ 

Ibn-Khakan, eo fait souTent meotion dans set métapbores. 
On trouYe, par exemple, dans eet auteur {JTalayid alihf^mj 
torn. I, man. 306 , pag. 6): -^^^^^ ^j^ óyj »le bord de sa 
»Tie était neuf/' c'est-i«^re: sa ?ie ressemUait i un bord 
neuf, il était encore jeune. Et ailleurs (optie? Wegers, Zoci 
Pm Khahanü de Ibn ZddounOj pag. 23) on lit: UdLiLj 
sSo I^aJx mX^ iVJ /^T^U ^^^ ^^^^ ^ Az-zahrah> quand Ie 
»printemps avait donné son bord k ce lieu comme un yéte- 
nment d'honnear" (^). 

Parmi les paysans d'Egypte ce vétement semble avoir été 
très-commun en des temps plus reculés. Wild {ReysbescArei' 
bung eines Gefangenen CAristen^ pag. 204) dit que sur la grande 
et ample chemise, les paysans de ce pays portent »une BuriAe^ 
))longue de dix et large de deux aunes, dont ils s^enveloppent Ie 
l^corps et dont ils se couvrent la nuit." Je ne doute nullement 
que ce ne soit de Ia bordah que parie un voyageor plus* an- 
cien, Belon {Observaitonsj pag. 226), quand il dit que les Egyp*- 
tiens portent » une longue chemise blancbe , qui n'a pas grande 
9fa^on, et uoe maniere de manteau sans cousture, fait de laine, 
i>oomme un long tapis legier, dont ils s'entortillent les espaa- 
ydesj et une partie du corps, n'ayans autre habillement en 
)>allant par pays. Et s'il leur convient passer une eau pro- 
»fonde, ils entortillent leur manteau et chemise autour de leur 
»teste, en maniere d'un diademe, et ainsi nouants peu?ent 
»traYerser Tinondation du Ifil." Le mot itqrisj employé par 
Ie ?ieil et respectable voyageur francais, peint très-bien la 

bordah. Au rapport de H. Lane [Modern Egyptianu^ torn. I, 

— ___ ^^ 

(') Les EspagDols onl fait da mot c>o an adjectif bwdo, qa*ib appliqvent a nae 
étoffe groasière et a an manteaa grossier. 



Digitized by 



Google 



0^ es 

pag« 379) la Urdak n'est portee de nos jours, qoe par un 
petit nombre de paysans égyptienfl; die est quelqaefms unie, 
et d'aotres fbts elle a les raies si étroites et si proches Tane 
de Tautre , qa'& une petite distance Tétofiè semble d'ane senle 
coulear. • 

Je pense que la bordoA était aussi ea usag^e parmi les Bé- 
douiDs d'Egypte; car je lis daas Ie Yoyage de Maotegazza (Be- 
laitone del Fiaggio di Gierusalemme ^ pag. 112) que quelques 
BédoDtos Ds'enTeloppent Ie corps d'une piéce d^étoffe, longue 
»de cinq coud^es; trois quarts environ peodent du bras gaocl^e.'* 
Dans celui de Goppin (Ze Bouclier de tEurcpe^ pag. M6): 
j»Ceuz du commun sont seulement couverts d'une longue piéce 
»d'étofie de laine entortillée autour du corps.'' Dans la rela- 
tion de Tbéyenot (Belaiton d'un voyage faü au Levant ^ pag. 
S29) »Ils Tont Tcslus d'une grande chemise bleue cousuë de 
j»tou8 cotez jusqu'en bas, puis ont une grasde piece de serge 
Dblanche dont ils se fbnt plusieurs tours k Tentour du corps, et 
»sous les aisselles, et pardessus les espaules." Et enfin d'Ar- 
▼ieux {Méwudree^ tom* I, pag. 206, 206) dit des Bédouins è 
Alezandrie, qoi louent des Anes aux Toyageurs: »Leurs habil» 
Dlenens ne les empèehent point de oourir, ni de travailler: 
»i]s ne consistent qu'en une longue piece de barakan ou d'étoffe 
Dde laine fort lëgère, dont ils passent un bout sur leur téte, 
» et ils enTironnent leurs bras, leurs corps, et leurs cuisses avec 
»le rcste, qu'ils serrent atec une ceinture de cuir; de sorte que 
usans rien couper ni coudre , ils se font des frocs, des manches, 
»des robes et des cal^ons." 

Le Jemen était surtout célébre pour la fabrication des étof- 
fes dont on se sertait pour les barde. (Nowairi, Xneydepédie^ 



Digitized by 



Google 



64 4>o — mSyJ V 

man. 273 , pag^. 06). On en fabriquait anssi è Dtmiette. Voict 
Ge que dit Goppin (Ze Bouelier de FEurope^ pag. 479 , 460) 
& oe sujet: nUne partie des babitants de Damiette s'employe 
»aux arts mécbaniques , et principalement k faire dertoiles 
»rayée8 de diverses couleurs qu'on appelle des Bcurgg** Q], 



Ji?p et ji?j4 



Djeahari (torn. II, man* 85, foL 180 t*") et ]e Kam(mi (édit. 
de Galcutta, pag. 1396) expliquent ce mot par iy^éSSs* Yoyez 



ce mot. 



dy» (f/*' d^r- 

On Ut dans Djeuhari (torn. II, man. 86, fol. 2 r^"): /c^CI)t 
1^3^ \JuAi. JU ^^y4^ élóS^ vLfi^t ^LM3^ Gt^ JJÜ ^';aJIj 

»Le Aio oa ^o feit partie de 1'équippement des bétes de 
»somme (^) et de 1'habillement des femmes des Bédonins; il 
»en est de même da mot p^^v^* Un poète a dit en dëerivant 
)ile petit d'une vacbe sauYage: 



(^) ld, soitant Ie Didionntire da K. FrejUg, derriit saiirre Ie mot f^y^* ^t 
ne me nppelle pas d*avoïr lenoontré ce mot; il manfoe daof DJenliari, maU oa Ut 
danf'Ie Kamouê (ÜiU de CalcqlU, pag. 1678): ^wJt üJUSSl* Halbeoreiue- 
ment Ie mot /^f^ a plnsieara sens , et sana on passage d*on aateor arabe , il n*est 
pas possible de dire comment il fant tradoire f^y^» 

(*) »Le mot «3*0 est employé pour designer les ornements i la téte et anxparties 
jiantérieiires d'an chetal/' Barckhardt, Jrah. Provrhê^ n» ff87. 



Digitized by 



Google 



er ' ^ 

«>Sa joue ^U tacbetée (^) cwuiia Ie bm-kmi ét la Jeiwa iiifo ; 
Mes «oroety «jaand eUes aisailleat, pélent (3) (taut « qu'^Uap 
•reocontreot)." 

On sak que Je «iy est fpéqoeiDineiit uoomié par les poétes 
arabes» iels que MoteoablH^ Abou-l<^» etc (ea oompamntle 
vers, cité par Djeubarii on serak teufté de orobre qu'aaoieaae^ 
meot il étak tach^ de diTeeses eouleurs), et que cai poètes 
meatioBoent tréa-aeuFent oe Toile dans leurs métaphorea. Hais 
dans Ie moyen Age de Thistoire arabe oe voile paralt étre lom* 
bé en déanótude, et la mode semble 7 afoir subsdtué d^aotres 
sortes de ¥oUes. En effet, on cbercherait Tainement, je penae, 
ce mot dans les Miile ei uut NuiU^ onvrage dans leqoal plu«- 
sieors autres sortes de toiLss sont indiquées. Ge n'est, si je 
oe me tnompe , que vers Ie commenoement du siècle préoédeot 
qu'on retrouve Ie id^*.^ en E^^te* IL Ie comte de Chabrol 
(daos la DeucripUon de l* Egypte^ torn. XYUI, pag. 114) Ie 
décrit ainsi: ^>c»o Voile qui coufre la £gure depuis la rackte 
)idu nez; il est attaché & la coifinre au dessus du front et de 
»Ghaque cdté. G'est une pièce de mousseline ou de toile de 
alin blanche et fine, qui a la largeur dn visage et pend ju»- 
»qu'aux genoux. Ge voile est indispensable k une femme qui sort 
»de sa maison/' On lit dans 1'ouvrage de Pococke {Meêohrg^ 



if) Le passage saivuit ik Ifowairi {Encyclqpêdiêf ntn. 273, pag. 036) démontre 
évidemment celle signification da mot %^Xa» Il dit dans Ia descnptioo de 1 *animal 

appelé jj^ : 0\yéé^ S^AdiO^ ^^JLo V^yxf /é^ 0^ ^Jf^ ^ 9^} '^' 
»a la foroe da lioo: ü a le corps grand et long, tacheté de jaane et de 
inofr." 

O La eiii^aièaie fonse da ▼aibe jS^ dAns le mm «etif {tke0rHetipit Hbi^ in 
emmmodum) doit ètre ajwilée «u Bicttoonaire. 

O 



Digitized by 



Google 



66 /^T^ 

ving veat het Oosten^ torn. I, pag. 329) : »Les femmes du com- 
umun portent derant la figare une sorte de ba vette, qni est 
)>attachée avec un ruban è la coiffure au dessus du nez." Dans 
la Relation de Wittman {Travele in A^atic Turkey, Syria 
ond Egypt^ pag, 374): »une pièce de soie noire remplit si par- 
Dfeitement les fonctions d'ua voile, qu'on ne peut presque rien 
. jivoir de la figure que les yeux." (L*auteur dit ceci des fem- 
mes du commun ; sur la Planche XX® on peut voir Ie costume 
d'une femme du Gaire d'une condition plus élevée. Le luo 
noir 7 dépasse seulement le milieu du corps). Le mot «So dé- 
signei la méme chose que le mot turc ^J^A^, car on lit daos 
l'oavrage de M, Turner {Journal ofa Tour in the Levant^ tom. II, 
pag. 308) que ce Toyageur se trouvait, dans son voyage de 
Damiette è Alexandrie, avec des femmes coptes, »voilées d'un 
ï>yaichmak long et noir qui, prenant sur le bout du nez, des- 
ncendait jusqu'aux genoux." Le méme voyageur dit ailleurs 
(Aid.f tom. II, 396) des femmes du commun au Caire: nAce 
»fichu est suspendu sur le front, au moyen de quelque or- 
»nement d'or, d'argent, ou d'airain, un yatchmah (voile) de 
»coton noir ou de soie , qui couvre toute la figure , excepté les 
»yeux, et qui descend jusqu'A la poitrine, quelquefois méme 
»jusqu'au genou." Enfin voièi ce qu'on lit dans le bel ouvragc 
de M. Lanc {Modem Egyptiansy tom. I, pag. 61): »Le i^M» 
Dou voile du ^visage (des dames de la haute classe et de celles 
»de la moyenne), est une longue bande de mousseline blanche; 
welle couvre tout le visage, excepté les yeux, et descend 4 peo 
»près jusqu'aux pieds. On Tattacbe è Textrémité supérieure, 
i>au moyen d'un ruban étroit, qui passé sur le front, et qui, 
))ainsi que les deux bouts d'en haut du voile, est cousu 4 ^^ 



Digitized by 



Google 



vBolre roban Ué autoor ^e la téte." Ptus bas {ibid^ torn. I, 
pag. 64) Ie méme auteur dit que les femmes du oommun por^ 
tent »UQ Ajy d'une sorte de crépe nóir et grossier, et quel- 
i»qae&-iines de cdles qui descendent da Prophete, portent Ie 
)»itiy^ vert." Et enfin il dëerit *aiUears (tom. I, pag. 66, 67) 
les ornements du «j^ de cette maniere: i>La partie supérieore 
)»da Ajy noir est aoutent omée de perles fiiusses, de petites 
Dpièces de monnaie en or, et d'autres ornements du méme 
»métal, petits et plats, qu'on nomme ijC^; quelquefois aossi 
y>de grains de corail, et au dessous de ceux-ci d'une pièce de 
amounaie en or; d'autres fbis de petites piéces de monnaie 
»d'argent de peu de valeur; et plus ordinairement d'une paire 
»da cbalnes d'airain ou d'argent, dont chacune est attachée k un 
Ddes deux bouts d'en liant. On les nomme ^^ (^)-" On peut 
voir la forme du a»^ dans TouTrage de M. Lane (tom. I| 
pag. 62, 64, 65, 66), et dans la DeêcrtpHon de V Egypte {Jt^ 
las, tom. I, PL 41). 

De nos jours on ne porte pas d'autre ?oile de visage en 
Egypte. 

En Syrië Ie mSy^ est porté pas les femmes des Bédouins, 
nommés £ebli$. (Burckhardt , IVoiee on the Bédouins and ff^a^ 
^obys^ pag. 29). Sur la cóte de la Syrië, ce genre de voile 
est également en usage* (Voyez M. Turner, Journal ofa Tour 
in the Levani, tom. II, pag. 105, 3j04). 

Quant A TArabie, Ie aHo y est porté actuellement par les 
femmes de la Mecque, de Djiddah et de Hédine; elles Ie por- 

O^ 5 5 

(^) Uans ce sens les moU t%y>^ et t^y^ manquent dans Ie DictiOnnaire. Voyes 
eneore nr les ^o M. Lane, tom. II, peg. 409 et M. Ie comte de Ghabfol, dans 
la J>€$eHpH9m dê VMgypiê^ ton. XYUI, pag. 113. 

9* 



Digitized by 



Google 



\aat bktnc oo bleu (Burckhardti Trairtiê vu Jr€Uria, totn. I, 
pi^ d30;^ torn. ü, ptg. 24d). 

Bintf Ie qtiatorzièine cóècte de uotre ére Ie «5^ semMe avoir 
élé ea Odoge i Scbirai;, car Ibn-^Bsrtotitab {Foyage^^ iiran. de 
H. de Gayangos, fel« 89 v*> dit en parlant des femmes de cetle 

•Efies 0orteot atec des milAafahê et des borktnf^ de sorte qu'on 
f»e puiMe riea ?oir d*elles/' 

Je dob eoGore feire observer qoe dans Ie Ma-wara-^iHsabr 
Ie terme ^^ ne déstgne pa0 an voile de visage, mais nn genre 
de grand voile on maoleau dana lequel les femmes s'entortii- 
\etki entiéreiDent On lit dans la Relation de Fraser (Joumey 
Mo Kkarastm^ Jppmdix B^ pag. 89): »Le8 femmes jettent 
sfor Ie corps un Ckudder U,^\jif.'\ ou drap de soie, nommé 
uhaorkak; oelui-^ci cacbe Ie corps depuis la téte jusqa^anx 
ixpiedd; mais on laisse prés des yeux une petite 0QTertm*e9ea 
»fbrme de filet, ainsi que cela se pratique chez les Persans." 
(Geci s'applique sealement aux femmes qni babiteQt les villes; 
celles de la campagne ont Ie visage découvert ainsi que les 
vieiUes dans les villes* Ibid. pag. 84). Et ailleurs {lüd, pag. 
104): üLes femmes des villes et des villages se voilent, comme 
ptKi d'autres états mahométans, et elles portent des hoorhtê 
nqui peadent de la téte jnsqn'snx pieds/' 



Ges mots désignent soit cette espèce de gros camebt que les 
Francais appellent bwraoany les Espagnols barracan, mots q«ii 
dérivent du substantif arabe ^lO , soit on manteau fsit de 



Digitized by 



Google 



eetle étoJKe. Gependaiit, en des temps ptas modernes, on a ap^ 
pliqué Ie nom de ^lO ^ des mantemiiCy hits d'étoffes plus 
Unes et plus préeiensee, mais qui élaient tailles k Ia fa^on des 
anciens beerraeSns. En parlant des Bédouins d'AIger, IHego de 
Haedo {Topograpkia de Jrgei^ fW. O, col. 1) s'exprime en ces 
termes: «Lear babillement est un morceau de barragan {unpeda- 
f>fo de beurragem), vieux el dechiré; ils s*en enveloppent Ie corps, 
«et il lenr sert la nnit de couverture de lit et de matelas; les 
y^femmes en nsent de méme.'' Aillenrs (fbl. 8, col. 4) Ie méme 
auteur prend Ie mot ^lO dans Ie sens de manteau , en disant 
que les Cabayles d'Alger, portent tons: »un alquieer [voyer 
i^an mot p-Lyyi dont ils se couvrent, on un baragan grossier, 
»fiiit de laine commune, dans lequel ils s'enreloppent.*^ Et enfin 
(Ibl. 19, col. 2) Haedo dit que les barragans trës-fins, qui ser* 
▼ent de manteauz aux tenmes sont apportés è Alger de Barba^ 
rie, mais que les barragans grossiers atec lesquels se couvrcnt 
OU se vètent les Arabes (Bédouins) et les pauvres, se fabriquent 
A Gonstanttne et è Golo. De nos jours Ie ^1^ est encoref en 
usage au Magreb. On lit dans Tourrage de Blaquiere {Leiiers 
/rovt the Hediterranean^ cantaining an accotmi of Sicilyy Tri- 
poly^ Tunis and Malta ^ tom. II, pag. 75): ))Les Arabes por- 
i>tent une sorte de barracan brun et un turban; Ie premier 
«est jeté nonchalamment sur Ie corps, et^ étant attaché sur 
Dl'épanle gaucfae, il a un air très-gracieux.'^ Dans une autre 
relation anglaise {Narrative of a ten years* residence ai Tri- 
poli in Jfrica^ pag. 20) : »Les Bédouins portent un baracan 
»de laine épais et brun foncé, ayant cinq on six aunes de 
ulongueur et è peu prés deux de largeur; Ie jour ceci est leur 
j»costume complet, et la nuit c'est leur lit et leur converture. 



Digitized by 



Google 



70 ^^1^ 

)>0a met eet habit ca joignaot les deux bouts d'ea haut au 
»moyea d^un poin^ou de fer ou de bols, et aprës avoir posé 
»ces deux bouts sur l'épHuIe gauche, on arrange Ie manteau 
»eQ plis autour du corps; guelques Bédouios metteut eet habit 
»d'uae maniere assez gradeuse. — - — Les B^douines portent la 
)>mème espèce de baracan^ -qui pour la plupart est Ie seul ha- 
»bit qu'elies portent^ car peu de femmes y ajouteot une che- 
»mise." Au rapport du capitaine Lyon {TraveU in Northern 
J/ricay pag. 39) Ie barracan est porté par les hommes et les 
femmes arabes des environs de Tripoli en Afrique; les femmes 
de la ville portent ëgalement eet habit quand elles sortent. 
[Ibid* pag. 17]. Le barracan des dames de la haute classe. 
est en soie ou en toile de coton fine; elles preferent les cou- 
leurs brillantes, et elles mettent ce manteau de maniere è for- 
mer une robe elegante , en rarrangeant gracieusement sur la 
téte et sur les ëpaules {ibid. pag. 18; comparez la deuxiéme 
Planche}. On lit dans Fouvrage intitulë NarrcUive of a ten 
yeairs* residence ai Tripoli in Africa (pag. 6): »Les femmes 
)»de la classe moyenne sortent ordinairemént è pied, mais pres- 
»que jamais sans étre accompagnëes d'une esdave, ou d'une 
vservante. Elles s'enveloppent alors si parfailement qu^il est 
»impossible de découvrir d'elles autre cbose que leur grandeuTi 
s>car*on ne distingue pas méme facilement leur taille. Elles 
»ont un manteau, appelé barracan^ qui a environ une aune et 
udemie de largeur, et quatre ou cinq de longueur. Gelui^ci 
»les couvre entièrement, et elles le tiennent si ferme sur la 
»figure> qu' elles laissent k peine la moindre ouverture pour voir 
)»leur cbemin. Les Juives portent cette partie de leur costume 
"tik peu prés de la méme maniere; cependant elles laissent voir 



Digitized by 



Google 



»an de leurs yeuz , ce qu'une femme more ne ferait pas pour 
»t(mt aa monde, si elle a egard è 1'opinion publique, car sa 
vrëputation sonjBfrirait certainement si elle Ie fiaisait." (Yoyez 
aosfti Und.j pag. 31). Les hommes portent Ie barracanef comme 
dit Ie major Denbam (F'oyages au Nord de VJfrique^ tom. I, 
pagp. 27), en soie Uanche transparente. Le harraioan grossier est 
inssi porté & Sockna (Lyon, pag. 73). 

Roger {^La ierre satnciêy pag. 205) rapporte, en parlant des 
Bëdonins: »Aucnns ?ont tont nuds, portans senlement un 6a- 
nraean on longue courerte de laine comme gros camelot, de 
Dqaoy ils s'enTeloppent le corps en ferme d'escharpe, pour 
x>cacher 1'estomach et les parties honteoses." Voyez I'estampe, 
pag. 207. 



8 ^ 
1^^ 



On Ht dans Djenhari (tom. II, man. 85, fol. 268 r^") : JU. 

&ijLJt U^^9 <j^^ ^ Oy^' Jy^t Jn^t l^r^' ^^"^ f^^ 
^^ju^^t bjL^t^ Ujudft^ l^kw^ J^ 8l^l 

^\ w ^4XXmu ^^juai\ J^ (jljt3 (33y Dans le KamcM 
(édit. de Calcutta, pag. 1577): (jojof^ ^\ ^jUJUifi? (jliuS. 

UJl^^.. Dans le Commeniaire sur les poésies de Djerir (man. 

633, fol. 102 r«): üd^ ^^ SLJt nóJü3 h^ yfi>^ v^Uil p^^JI 

^-^ ^jjJiXx ^ c^^y ^M) '^V^ o^b:^^ Ujo &Jjl^ Uit^ 

)^ v;^^ yj^ ^)^ LsJt^ j^ W^T? J*^ *^7^ * l^r^' ^^'^^ 
ie Cemmentaire de Tebrizi sur la Hanmsak (pag. 556): JuJk^L 



Digitized by 



Google 



Et ailfeuw (ïMig. 704): oJJj hyjA^ ^ f^yJ\ ^5*^^ ^ 
jjuJI x^ miöoè ^LuuAJt ^^ift^t ^» En cotahiAtiit ces témoir 
ff^f^ j'obtieas Ie résoltat MU?ant: Ie ^^o est une corde doBt 
Ie tortis est de deux coalears^* l'une rouge, i'aiUre blaoche; mu- 
Tant Tehriii , il est £ftit de piéces de cuir tordues easembie. Les 
feannes s'en servent en guise de eeinture; oependant, suifant 
Tebriziy celte cootuiBe o'est pas pratiqu^ par les femmes arabcj^ 
mais seulemeat par ks esclaves. Le é^yj sert encore aox üm* 
mes de bracelet, et ea ce oas elles le portent eatre Tépauleet 
le conde. Il est orné de pierreries ou de verroterie (i). Enfia 
le f^jj sert encore d'amulette ; on en ceint renfieint pour le pré- 
server du mauvais oeil. (Voyez M. Quatremère, dans la docte 
note qu'il a ëcrite sur le mauvms oeily k roccasjon du 31* pro- 
Terbe de Meidani; elle se trouve dans le Journal asuUi^j 
iroüième Série ^ torn. V, pag. 242; eet iUustre sayant n'a pas 
oublié de citer les deux passages de Tebrizi qu'on vient de lire). 
Le ^o est encore en usage , de nos jours , chez les Bëdouins , et 
Toici ce que dit k ce sujet Burckbardt (Jtotes on the Bedouinê 
and fP^oAabySf pag. 28): »Les hommes et les femmes portent 
vdepuis Tenfance une eeinture de cuir sur le corps nu ; elle cod- 
» siste en qaatre ou cinq courroies, tordues ensemble , de m^" 



(*) Le mot \y^ ^ se troave employé ici dans Je Commêntairê sw Djirir, n*t^ 
pas Kfté inconoa anx vojageurs eaiopéeiu. Browne (RêtMê in Afrika y lom. H, p»S* 
•S) écrit hêfêch et il expli9ne ce mot par groAns d$ v€rr$^ fabrigaés i iénMaie». 
Le capitaine Lyon {Travels in Nortkêm Afrioa^ pag. 16») ftit meation des k^^^ 
fi Mi «petiti graina ile ferre opa^oe.*' 



Digitized by 



Google 



9üièie k CMrmer luie oorde, ayant nn doigt d^épaiueiir. 1'ai 
veniendu dire qae les. femmes lient leurs courroies, s^ré^ 
»les unes des autres , autoar da oorpa. Tant les hommes qae 
»Ies femmes , orneat Ia ceintare da pièces de rubans, ou d'ama* 
ttkttes. Les Anazis p) la nommeot hkahou [fi^]; TAbl^- 
«Scbemal Tappelle bireim.*' Ailleurs (pag^^ 131) Ie méraeToya- 
geur dit, en pariaat des hommes et des femmes prés de k 
Hecque et de Tayf: »Sur Ie tablier (de cuir), les hommes, 
Mussi bien que les femmes, portent des ceintares de cuir qui 
Bconsisteat en des oourroies^ longues et minoes, liées une dou* 
Dzaioe de fbis, oo plus, autour du corps. Les femmes portent 
nies €ourroies semblables, liées sur la peau nue de Pestomac, 
>80us Ie tablier; et ceci est une coutume générale dans tout 
»le DéserL Les Bédouins affirment que Mahomet portait la 
sméme espéce de ceiniure." 



ü*^7^' Kjry^j^^ LT^^ 

Les deux demières formes da mot manquent dans Ie Dic- 
lionRaire. 

Il me paralt assez difficile k décider ce que ce mot signifiait 
anciennemenU Suivant le£amou8 (éidit. de Galcutta, pag. 739) 
c'est: £i^ ^t ^1^ wtji gjuo 2U»tp v^^ J^ ^t SJutyic i^^jjj 
ttiujo J' Un scholiaste ènonyme de Mot^nabbi (dans les Oriënt 
ialia, tom. I, pag. 289) dit que Ie petit ^o est un ^^JLfi^. 
Il ne me aemble donc pas tout k fait improbable que Ie mot 



2 -^ 

O BmckbArdt éciit constamment Jenêgêêj ^*efC Ie gmtiliÜtÊm anbe ^VJLfi^i 
êérifé de £^^« Vojez Ie Lohh al Lohabf pag. 188. 

10 



Digitized by 



Google 



74 ^^ 

im^yf désig^aait anoieaoemeal urne êorie dafeüêemloiieq^mi 
fwHmii sur ia Me; ctr Ie mot lyaJkiï^ employé par Paataor 
da Kawtmu signifie réeUement, comme on Ie Terra plos bat, 
Mie oaloite ou un bonneif aüssi, en disaint lUL>^ iymXlïj ce leii* 
oographe aemble Tooloir indiqoer: urn bowmi dotU un boHi d^ 
fwd sur répaule. Le mot {JJM^ 9 employé par Ie sbholiaste de 
MoteDabbi , désigoe ëgfalemeot W9s caloUe (voyez plus bant pag^« 
66, 66). Bokbari (/SoAtX, torn. Il, man* 366, foL 167 y^) noos 
0(£Ere'un diapitre, intitulë: ^l^( kAjj et je peiue que le mol 
{jÊêiyj y est employé ausat dans le sena de caioUe. Yoiei aes 
paroles: J^ y^L J|j ^t v^aji^ ^.«füLo L^Jk^ i>i3<j^ ^ J[3y 

(I^UiÜt ^y UO^I (,.»^xl> ^ gJU^ JüJU &JUt JL^ &JUt J^^ 

stt ^^Hh^LjLJÜI vMosaddid m'a dit: Motamir oous a raconté: 
»J*ai eotendu dire A moQ pére les paroles suivantes: j'ai tu 
»Ani8, portaot un 6ontoa jaune eo filoselle. — Ismail nous a 
» raconté -— — — qu'un faomme disait: 6 Enroyé de Dieul 
)>Quels babits le pèlerin portera*t-il? TEovoyé de Diea ré- 
i>poiidil: Vous ae porterez point de cbemises, ni de tur- 
»baoa, ni de caleijons, ni de barnos^ ni de kkoffs^ exoepté 
»quand... etc. (^)" 

Ge mot, ayant désigné anciennement une oaloiie^ dësigne in* 
yariablement, en des lemps plus modernes, un grand manieau 
o capuchon. Je suppose qu'anciennemeDt le mot ^ƒkJy ne s^ap* 

(') On retroate cette demière tradiüon, atec des fariaoles pea inporUntes, dam 
W Jj^LmJI wb (Ibl. 197 f), et daiif le j^UjÜI O^ (^'- 107 t« et 
168 !•). 



Digitized by 



Google 



piiqoait qn'«a et^jmcken qiri resseiOblflit é Tanden jm3o on 
mhiie^ et que, par egrtension, Ie manteau entter a re^ depuU 
06 nom. * 

Gommenfonfl par Ie Hagreb» On Kt dans 1'oQTrage de Diego 
de Haedo [Tapograpkia de ^rgd^ M. S, eo). 2), qni parle des 
Algériens arabes: »8ar tous lenrs babitii ils portent, comme 
jnnantean, on ütbwm&% Mane (^), mats oeoz d'nn rang plus ^eré 
»le portent de 'couleur, satoir noir ou bleu, et, quand il fiiit 
«froid, de drap, des mémes coulemrs/' Ailleors (fol. 19, ooi. 2) 
eet auleor nous apprend que de Tlemcen on apporte è Alger: 
»beaucoup de ftorfioa très«bien tissos, blancs, noirs et bleus/' 
On trouTC dans TouTrage de Marmol (Jteseripcion de Jjfrtom, 
tom. II, foU 83, ooi. 2), k Partiele de la viUe de Meqtüne%: 
dLcs fenunes filent de la laine très-fine, et tissent de ricbes 
i^albamoê de soie et coton, et d'autres de coton et laine, auz- 
»quels on donne Ie nom de bomo% de JUeqmne* (que Iktmtm 
%Mequineci$). lts sont trës-estimës en Afrique, car en outre 
nqu'ils sont fins, ils sont très-bien tissus et trés-durables/' D'Ar- 
rieuz (Mémoires , torn. Y, pag. 281) dit dans Ie chapitre, in* 
titulë: ,Ddes habillements des bommes et des femmes d' Alger" 
oe qui suit: »Les Maures, les Mauresques et autres qpoi 4emeu« 

»rent dans les Villes ont un Aotintotia Mano s«r 

Dies ëpaules qui leur tient lieu de manteau ," et il ajoute (pag. 
282) que les Turcs è Alger »ont sur les épaules un baumeÊiê 



(*) >T aobra todo por capa, on alborooi bUoco.** II faot ae garder d'appli^r 
toaa lea paaiages oè \t$ aoteara e^gnols parlent d'on albormoM aa ^/»^yi aiaba; 
ca Bot déaigne diez enx un mantêau, au générale mail des paasagea d'aatrea fojt- 
gwm ^'on Ta lite ploi baa^ me jnaltterMt, je pente , d'avoir appli|iié ce paaaage 
de DSego de Haedo au jm^« 

10* 



Digitized by 



Google 



70 (ji«JM 

)»a?ec ua oapuetMm aa boot duquei est on gproAgkod de soye;" 
et plus baA (pag. 283) 284): dLwf manteau de cérèsioiiie quaad 
»il5 YOQt dans Ia ville en ?isite ou au Divan, est on b^urncm 
Dde drap noir ponr rbyver, üu de crépon de soyey^ou de lame 
»de la méme eoukur poür Tété. Ges kcamauê tds que jekii 
»ai décrits oi devaitt, soixt bord^ d'une f range de soye toot aa 
»tour« lis sottt étroits par Ie bapt et sont larges par Ie bas, aTfW 
Dde grands capuchons co^oEune ceux des Gapubins, dont la poinie 
Dest cbarg^e d'une grosse bonppe de soye. Ijs se couvrent la 
»téte ayec Ie capuchon quand il pleut. Tous les bournoossonl 
»pour, Tordinaire noirs par modestie, et par une'bienséanoe qoe 
»les hommes afiectent. ^Geite couleur n!e$t que pour les Jui6 
»dans leRoyaume de Maroc et de Fez> oü ib les portent blancs 
^ou rouges. On en donae.de rouges aux enians k Alger, et les 
Dpersonne^ de consideraiioa s'en serveat aossi k la campagne» 
»Les gens de Lettres et les Muftis les portent blancs. On fait de 
»ces boumoiat k Temessem , qui sont tissua d'une maniere qu'un 
»icóté eat ondé a)mme du camelot et l'autre ressemble k ees 
nlburmtes d'agneaux frisez qui yiennent de la mer Noire. Us 
jimetleul Ie poil en-dedaos pendant Tbyyer, et en dehorsen 
)»été) OU quand il pleut, parce que la pluye coule dessus saus 
»pénétrer, et quand il a plü long-tems dessus, ils ne font que 
»le secoüer et il se trouve aussi sec que s'il n^aVait pas plü des- 
»sns.'' Windus (J Jaumey to Mequinezy pag. 28) écrit -<//6or- 
nooccy et il donne des détails sur ce vétement* On lit dans Ie 
voyage de Shaw {Rei%en door Barbarijen en het Oosten^ tora. I, 
pag. 320): »Le Bumoose^ qui ressemble k nos manteaux, est 
»Qortë souvent sur Ie Hyke [siUft^] » pour se garantir du froid« 
)>G'est aussi une branche considérable de leurs fabrications d*ëtoi^ 



Digitized by 



Google 



DÜe» de Jalfie« — — — On Ie tisse A^nne seule piéce; il 

»est étroit ^«toar du oou^iet ü est gami d'un capaohoo, ou d'mie 
»chaiis8e d'Bippocras, pour ei^ coavrir Ia tète; ea dessous il est 
«ample, comme un manteaa de cavalier. H y en a au»i qui soot 
»bordé9 aa dessOQs de fréDges." Vers Ie mtlteu du sièdepréèé- 
denl Ie óomo») porté df il$ Ie royaume dejez et jde Maroc, s'ap* 
pelait, non pas ^y^^ ^^iB j^aJI (yoyea oe mot); il n'y êvsAx 
que ks Jui£9 qui portaient ua <6onto#, oo \juyilji cdnHaè 
écril Bost {Mmchriehten.ivon JfaroAos^ pag. 146); ce Toyageor 
esiimable en parle de cette maniere: ))Tous les Juifs portent 
»le jPerjtM aoir; mais U joe letir est pas permis de Ie porter de 
»Ia méme maniere que les'])Iores portent Ie ZolAdm; au con- 
utraire, ce qui cbez les Mores est par devant, se met cbea; eux 
Dsur Pune des épaules, et ce qui cbez les Mores est par der^ 
Driëre, ce mcft cbez euz sur Tautre épaule. Yoyez PI. XXII, 
))Fig. I." Le prétendu Ali Bey [Travels^ torn. I, pag. 4) dé- 
crit ainsi le ^^^9 tel qu'on le porte k Tanger: »c'est une 
>>sorte de sac grand et grossier avec un capuchon." Dans ceüte 
ville on Ie porte blanc et sur le dU^ (Idem, ibid.^ pag. 16). 
Ce Toyageur donne sur le ^^o des Jui6 les mémes détails 
que ceux qu'on trouve dans Touvrage déji cité de Host (AU 
Bey, ibid.^ pag. 33). Au rapport ^u capitaine Lyon [TraveU 
in NoTihem Jfrica^ pag. 6) les babitants de Tripoli en Afri- 
que portent le Bomouse en laine blancbe et fine, et, dans les 
occasions solennelles, en drap avec des galons d'or. 

Je pense que Ie passage suivant de la relation du Yoyage 
du Sieur van Gbistele, plus ancien que tous ces voyageurs, doit 
s'appliquer au (jm3o (T voyage van Mher Joos van Ghistde^ 
pag. 31) : les Magrebins, dit-il, ^portent aussi une sorte de cba- 



Digitized by 



Google 



78 (j«*^ 

»peron, iOQJoors de la méme ooaleur, è peu prés de la ft^n 
)»de celai que portent let Ghartrenx, maia il eal bMubmip plus 
ngrand, de aorte que oela aemUe tioe cliasuble'" (3). Le ^u 
dont il est queslioii ici , était donc bianc. 

Dans les passages <pi*on yient de lire, il n'est paa dit qoa 
le jMiy» fttt anssi de coulear Terte* Il paratt cq^eadant qo'en 
Algérie il a quelqtiefbis, de noa jours, oette conleur, oar jelii 
dans la Gazette de Leyde {Leydêoke Caüranij Frijdag 1 2 Jug^%' 
tusj 1842): »0n mande de Marseille) qu*il Tient d^arrtver dans 
roette Tille un habitant respectable de TAlgérie, saToir £1-Me«ary- 

)»Bey. El-Mezary lui-mème ae montrait ordinairement, 

oreTéto d'un superbe bumus Tert," etc. 

L'auteur de Phistoire des Almoravides et des Almobades, in- 
titulée Jl'^lal al^mauschiyah (man. 24, fol. 9 t*) compte par- 
mi les presents, donnés par le prince YousoF-ibn-Tascbifin k 
son oncle Abou-Bekr-ibn-Omar: J^a51 B^jO^ LjJüe \j»*^'r^ ^^ 
^^« (^) Dcent bomous parmi lesquels il se trouvait des UeusC^)» 
0des noirs (•) et des rouges." 

(*) ȣode dragfaeDde oock vele eeo nuniere Tan eenen capprayne altgt tan eender- 
»Unde ^erwt efi cellenre, ghenoegli tan iatioene ghelijc de Charti^tfen doS, Batf 
«Is ?eel meerder , soo dat echgnt eeoe carajle weiende." 

(^) Ce panage ie lit aioit dans le maniucnt de leyde et dana celol de la Biblio* 
ihè^e royale de Paris (man. n* 825; qne H. de Gayangoe a en la bonté de collatkm- 
ner poar moi en eet endroit, maii an liea da dernier mot Ie man. de Ja Bibl. royale 
porte ji^y ^^ 1« bu^- de M. Gayangoi (fol. 14 r") on Iroave: ^^ ^IaSIjOj 

^^^ J^ ijAX^ ijóM ^xji Lry/^^' 

(>) Litléralement: ieintê ên hUu avêc dê Vindigo. Les moU %0 (comparex le 
paaiage dn eommêniair^ de Zanaeni anr \ la MoaUakak de LebM (pag. aSl), d^j^ 
clté par M. Freytag dana aon Dictioonalre), ^jó, SJL^ et ^JLu, dMgiMiit 
Pindigo^ et tona cce moti ne tont que des all^tiooa dn terme persan JULaJ ^i 



Digitized by 



Google 



Ba JBapagne Ie ^^ ^it en uMgei et c'est de ce mot 
arabe que lei Espagook ont £ut leur aHomm qui ett décrit 
par Gobarrofias (Teforo, Madrid, 1611) de cette maniere: 
»c*est un manteau ferme , garni d'un capuchon i et qu'on por te 
»en voyage; il est fait d'une certaine éto£k impermëable, et 
»les Mores &at soa?ent usage de ce genre de manteau ou de 
ücourertiire. Unrea dtl que c'est uo manteau afncain contre la 
Dpluie, nommë burnusêm^ nom barbare (étranger ou berber) 
x>que lui donnent les Z^ieias." On lit dans VMüimre d^Es-- 
pagne par Al-Hakkari (man* de Gotba, fel. 86 r^) que Ie v^ 
tement d'bonneur, donné par Al-Hakim II è Ordofio 1V| se 
oomposait d'une dortöak^ brocbëe d'or, et d'un homos ^ éga- 



indiqoe la mème maUère colonnte. Ces molt anbei ont passé k lear tour en espagnol 
aooi les formes a5i7 et a»»>, en francais sons la forme anxL Pedro de Alcala (Voca- 
buhrio EspaJtol Arabigo) tradnit Ie mot espagnol ahif (color) par ^. Varmol 
(VêêcHpcim dê ÉffHea, Urn. II, fol. W, eol. 8) parie de iPam/ atcc leqael on 
•teint la laiM," et ailleius (lom. II, loL IS, col. 1) U aiieste ^ de la provfae« 
de Soos ion tlre Vanil fin avec le^nel on teint Ie drap." lUego de Torres (RêloHon 
des Chén/s, pa§f. 884) lapporte ^ae dans la province de Tafilelt se cneiUe et fait 
nVanir afec leqnel Ton faict Ie fin awr." Charant (Letter in aneioer to divers cu^ 
riouê questioMSy pa§^. 42) parie également de inndigo qu'ils nommeot AniL** M. Jack- 
aoo (Aeeoumt ê/ Timbuctêo etc, p, 74) écrit Enneel et il expHqne ce mot par indig^o 
* pfant. Da mot ^ s'est formé Ie participe passif ^.aLo qni se troute dans notre 
texte, et fni stgnifie teint avec de Pindigo, Alcala (Hbro laudato) tradnit Ie mot es- 
pagDol anirado (con esta eotor) par /JUÜO et encore par ,S%Sf {bleu). 

Je ferai encore obserter i cette occasion qne Ie mot J^JuO désigne anssl nne sorte 
d*élo£k qni ëUit fabrïqoée sarlont i Bei en Perse. C'cst ce qo'alteste formellement 
Kowairi (Encyclopédie , man. 873, pag. 98). 

(«) Littéralement: teints en noir avec du kohl. U kohl est la snie qa*on obtient 
en brdlant vne serte de résbe aromatiqne, appelée liban (^LJ). Voye« M. Lane, 
Modem Egjfptkmê^ Um. I, pn^* ^• 



Digitized by 



Google 



80 Ü**^^ 

lement brocbé d'or; eet habit ayait (au capuchon) on ^nd Q) 

d'or maasif, oroé de pierreries et de rubis (S^^MUüt k^Uo o^^l^^ 

Eu Egypte Ie (jm^^ était portë.par les Mamlouks, car je lis 
dan^ Ia Relalioa du prince Radzivil (//tnerartttn» , :pag. 30): 
«>Sur leui; irétemeat de dessus qu'ils nommept Atthtms\^ ils 
»peudi'ut par derrière Ia peau d^uo animal/' De nos jours Ie 
^^o n'ost pas porlé par les Egyptiens^ car ni M. Ie comte de 
Gliabrol, ui M. Laoe n'en parlent. (Gomparez M. Laae, The 
Thirtuand and one Nighlê^ tooi. III, pag. 157.) 

Il semble que depuis plusieurs siècles Ie ^«^ n'est plee en 
usage en d'autres pays de TOrient. 

Quand è la förme du mot, on a tu plus haut que Host écrit 
\j*Sy^ > A Malte on prononce encore barnous (j**y^ (voyez Vas- 
salli, Lexicon Meltiensej col. 24); M. Lane (loeo laudalo) dit 
qu'on prononce tant ^juyjlj que ^mIo; et Ton Tient de voir 
que Ie mot se irouve écrit ^*3o dans les trois manuscrits du 
M-holal ed-mauscAtyah. Dans un autre passage du méme 
ouvrage, on lit également ^yo, tant dans Ie manuscrit de Leyde 
(fol. 8 y"*) que dans celui de M. de Gayangos (fol. 13 r®). 



C) Le mot S\*J signifie une amande , et aassi tont ce gni est ftit en fome d'amtn- 
de, car Pedro de Alcala (Vocabulario Eêpanol Arahigo) Iradalt capullo dê ia teda 
ptr 8\ttJ« Je De doote dooc nallemeot qu^U ne soit qoestioo ici da flocoir qai eat 
snspendn aa capachon da homos , et qae l'oo peat Irès-bien nomoier aptandey coBBe 
on 1'appelle gland en francs. Qoant aa mot £ uLo y je le prononce ^ yJU^i 
compares daos le Diclionnaire &f %Ao S.8JIa êoHdu* , umi cavut «mncdft. 



Digitized by 



Google 



^(Jaj — jjUaJUü 



8t 



• 

Ce mot aiaoqne dus Ie Btotimmaire. 

Il ótait en luage en Espagne^ poar dëiigner: tute cAoiittttre 
rm$iiqfi€ de peau de boeuf nen iimnée; car Pedro de Aloala 
(P^ocabularto JEspdnol Jrabigo) traduit abarca de palo par 
^(iaj) au pluriel v:i9liÜ3j,- et abarcado calgado par jmjSLo 
«s^bUallt* CobarruTÏas (Teeero de la lengua Castellana^ Ma- 
drid, 1611) dit au mot abarca: »c'e8t un genre de chaussure. 
»ru8tique doot les montagnards font usage. Ges chauasures sont 
»de deux sortes: les unes sont faites de bois, et parce iju'elles 
»ont la fonne de bateaux plats , on les nomme avarcas {que 
}>jfwr iener forma de varcas^ se dixeron avarcae) } les autres sont 
x>&ites de cuir de boeuf non tannë ; on les attacbe aux pieds 
»afec des cordes, el au dessous du ouir il y a des pièces de 
)idrap. kweo oes chaussures on marcbe sur la neige i sans dan- 
•ger." 11 est très-remarquable que Ie mot arabe ^jLfcw, au 
pluriel ^Ui^y désigne de méme: unpeiii baieau; il me parait 
donc assez probable que Ie nom arabe ^Ubj ait étë donné k 
cette sorte de chaussure, parce qu'elle reasemUait, comme 
Vavarea (abarea) eapagnol, è on bateau plat. 



^UaJÜU OU ,jlfe^JÜb 

Ce mot manque dans Ie Dictionnaire. 

Deux saTants du premier ordre, M« Quatremére {ffisioire dee 
mdians mmmlemks^ torn. I, partie 2, pag. 76, 76), et M. Flei- 
sdier {De gUeeie Habie/Uümie^ pag* 32), ont d^è rassemblë 

11 



Digitized by 



Google 



82 (jUsJÜb 

des détaUs sur oe moU Nous n'aTons donc i hire ici qae 
d*offirir Ie résoltat de lears recherches. 

Le mot vlfaAib oa ^Ub^Jjb , qui fait aa plariel (JjJsJUj 
OU fsiajlib} designe: une tumque sans nmncAeê oü a maneAes 
irès^ofmriesj qu'oa portait sous la Sxc^^i* Elle ^tatt üaite de 
coton de Baalbek blanc (*), ou de petit gris, [dans VBüioire 

(*) J'espère qn'on d€ aera ptf fiché de troater ici qnelgnes déuils for le coloo 
blanc de Baalbek. On Ut dans Ibn-Iyas (ffistoirê tTE^pte, man. 307, pag. 104): 

^ÓU vj^UI vJ^I g**4j ^XLjJI ^T ^i ^^J J^' *-r^^ 
Ud«i>t ^^Juijuif uLuaW ^j ^^^-^xJb (sic) ^am»*>^> ^j J^' vW;Ï 

^jJwLfJt «lib &JU£i ^«juoiit >En Tannée 798, le snlun se rendit i 
nU pcière foi lai fat adressée par le kadhi Bedr^ed-dlii-MakiBoiid-al-^LuÜ^(a>, le 
ssecrétairs de la chancellerie seciète da soltan, savoir qae TanDée te rerétinit de lalae 
»de cooleor. En conséqaence, eed ftit permis aax soldatst AaparaTant ils ne portaient 
sqae la laine blanche, et rien d*aatre; et les grands de Tétat, nommément les geas 
»de loi, portaient en été le haalheki blanc" (c'est-a-dire des étoffes de coton de 
Baalbek blancbes] »et en hiter la laine blanche. Le premier qni port&t la laine grise (h) 
»fat le kadbi Scharaf-ed-dln«al-damamini , Tinspectenr de Tarmée, qni remplit cette 
•charge après Al-Kosairi, et le reste des inleDdants soifit aon ezemple.'* 

(a) Ge nom relatif ne se tronre pu dans le Lohh-al'Ubab, — [b) Yojez aa aot 
8<>0 1 psg. 61, Dote (4). 

AUlenrs (pag. 103): ^^jCJUj 4>t^l JU^ \J^y^ '^"'C^ charges d'habits 
ade rétoffie qa*on appelle haalheki.** (J'obsenre en passant qn'il faat ajooter en ce sens 

le plariel jL^^ an Dictionnaire). Yoyes encore dans le méoie aatenr pag. 35, 
183. U paralt qae les étoffes de coton de Baalbek, serraient k en envelopper les mortS| 
tar 00 Ut dans Ibn-Ijas (ibid,^ pag. 362) i Toccasion de la faneose peste qai laTagea 

l'Bgyptt e> 8U: ^Jyi^) ^y»ii\ y,,«>Jê 5> lj;U ^^ O^f «X^y, 



Digitized by 



Goógle 



é^MgypU de Novairi (man. 2 o, ibl. 116 -f) je troave qae 
eet babit était aussi fait de satin madüH (*); on y lit ....lUl.», 

^jGJüuif oL^f ;Lo^ dÜ6 9UuJA \^y KAyi':i\ ^ «yt^I^t 
tJ^ WUIiAM /^^y% f^^y^ ^ i»oV nAn> «Les hommes monrarent toojoart 
jicn plof grukU qnantité^ jiuf o'a oe qn'oo en Tint i n» plas trooTer de bnmcards (e), 
Jiet é potter lea morts aor dcé portet et des objets sembkbJes; od ne poimit p«s nou 
i»plns se procnrer dies étoffes baalbekiy ni des peeox de aonton pftssées en mégk {d)y 
»et la Taleor en monta è. nn prix très-élefé.^ 

(c) Ajontea Ie ploriel \jt^yMJ qni se tronve dans D. Germ. de Silesia (pag. 243) 
aa Dictionnaire. — {d) Je tradnis ainsi Ie mot SjudX>} en snivant Pedro de Alcala 
( Voeabulario) qiü Ie tndolt par baldres. Il me semble qa*on en? eloppait les cadanes 
dans ets ^^oLcLJ) et qnoiqne cette contome ne psraisse plos se prati^ner en Egypte, 
oa voit eependant par Ie témoignage de M. Lane {Modem EgyfHanêy toM. II, p. Mt) 
et d*antres anteorsy qn'Qn enveloppe Ie corps dn déftint dans plasienn pièoas d'étofie. 
Si je ne me snis pas trompé, en tradmsant Ie paassge d'Ibn-Ijas, il fant admettre qnVin- 
dennement on enveloppait d'abord les cadavres dans nne pièce d'étQfie de coton blanc, 
et ensnite dans nne pean de monton passée en mégle. 

On troQTe dans Ibn-BatonUh {Voyages^ man. de H. de Gayangos, fol. 30 r*): 

SWLX^ |»L^^t ^ L^jJt }hyAMJkJ\ v'^' viJlJixO ^^^.^ »0n 
»£d>riqne a Baalbek les babits ^ empnintent Ifnr nom de cette YÜle, comme 
jarOrd», etc.*' On pent consnlter anssi Mamol {JDêsoripcion Ja Affrieti^ torn. III, 
fol. 111, col. 1 et 2). De nos joois enoore Baalbek est célèbre poor ses iabr^nes 
de coton blanc On lU dans nn onvrage de Bnrckhardt (TravBU sfi iSyrt'a, pag. 16): 
•Les babitants (de Baalbek) fabr^nent des étoffes de coton blanc, semblables a celles . 
jsde ZahU:^ 

Il semble ^e par ^SjSjL^'i on entend anssi des étoffes de soie, dn moins on 
Ut dans les MilU t imt Nuitê (éd. Habich^ tom. III, pag. 130): lÜUJiLt aAJ 

^%^ ^^ ^JuJm^ f^sÓJ^Mé yj^y^ auJL c ^f^ »he Rbali/e Ata deux 
»habits de soie, l'nn d'étofie d'Alexandrie, Tantre d'étoffe de Baalbek." 

n ^oy^ ^' l'adjectif ^JüüO nne note de M. Qoatremère, Büioirê dêê gut- 
fans mamUmkê, tom. II, part. 1, pag. 38. Il dérive, snivant eet illnstre savant, 
de la TiUe de Madin ^JüLOy sitnée dans PAnnénicy prés dn prindpal bras do. 
Ilgre. Cette TÜle était célèbre par les belles étoffes de satin ^'on y fabriquait. 

11* 



Digitized by 



Google 



84 ^UaJUv.— ^Uü 

mais c'est one Ceuite]; qoelquefois elle iuii ornée de peries, 
et méme formëe tout eotiére de pieireries. Sofio c'est Ie méoie 
vétement que celui qu'oo appelait ^s^Lm Ia» 9 mis ea vogue 
8OU8 Ie rëgne d'Al-Melikral-naair-MdiaEDmed , par Tëmir Se- 
lar (^3U). 

Ge mot d'origine persaoe (ikixJÜb) ae aemUe a^oir éié ea 
usage qp?&k figypte. 






On lit dans Djeuhari (torn. I, man. 85, foL 262 y^): ^^1 
>UjÜt MimAS ^ ^^ OA^y^y v^'^t iy^^y Firouzabadi 
(JToaioM, éd. de Calcutta, pag. 466} dit dans Ie méme aens: 
SwüüJI^ ^jj^'ik^ ^jtéjJüS (J^ Oy. Ck>mparez au mot v^|. 



Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 

On lit dans Nowairi (ffüimre d*£gypie^ man. 2 fff, fol. 69 
r* et ▼•), k roccasion de la mort du Kadhi-al-Kodfaat, Scbcm^ 
ed-din-Ahmed-ibn-al-Rhalily arriTée en Fannée 637: s^^jLm Lel^ 

^l*A^ aal (j^O SLd* ^LS ^^-oJI j.atXJI JU^ ^Uil 

t^ tji4^ isu» *J^b^ n luJf ^u sf, Ui luJ» j^^ v'r^' 

oU 1^ luX0 vUi ^^^ v5;^' (j^JJf JUö. ^U5f Jp 

(^) Lef mots dlgjüuwvi jaaqo*a luJt f»^9 ne ie troufeol qne ^ds Ic 
man. B, niais il n'j a aacan do«te, je penie, ^'ila ne loient omU mal é propos 
par Ie copiste da nan. A. 



Digitized by 



Google 



)^ «6 

JLaS ^y iéiüJfi^) ;^Mf^ Kfi^yiit UüÜf vM M^ ^ 

Lt «M y^y yjjo ^Juc&tj K^^ &Juo(>ljüe ,ja«.&.li (^) |JdjtiJt 
K3t |JU (^ Ha. fJ^oLéH ^^) v^L^ crJ^ is*^^^ ^^} ^ 

2ulU ^JL^^ vJ^iXM ^jAi^^ (5<*^^-aJÜ LdlÜt ^yu JdDÜb DYokk 
neommeot oe personoage obdnt la charge de Kadbi^l-Kodbat 
pk Damai. Al-Melik-alHODoatlliam, ayant enteoda dire, au sujet 
ndu Kadfai ])}aiiiaUedf*dia-al-mi8ri, Ie Kadhi«>al**Kodbat A Da*- 
»iiia8, qu*il s'adonaait (^) au ^in, il Tooiut s'en couTaiocre ét 
»8efl propres yeux. En oooséquence, Ie sultau linirita de se 
x>rendFe i la talie, ou il bu?ait ordioairemeat du tlo. Le Kadhi 
^i>6e rendit aussiiöt ches hai. AlHBoattham lui présenta une 



(^) Jam mots ^)^i J^^ jnatn'i éjtu^j} jvao^otjit dam U bib. B. 

(^ On lit dans le man. B: lU*^ ^f« 

(^) Le Terbe . nft 9 t la lixième forme, a!^i£e y s^adoitnêr d quelquê cUose^ et 
anaai faire son métier dê quelquê choee. On lit dans les Mille et une NHts (éd. 
Macnaghlcn, tom. I(, pag. ee): y^ ,a fl ) J*»LA.^ J^^ (^^*«J' vJ V:)I^5 

gliJLJtj ^^^1 ^l«A^ y^;!^ V:;*^'^^^! »11 ^ ^^^^ «^ narcU nu 
Bhomoe qni faïaait ordinairement osage da haschiechf ii élait le chef des cooriren^ 
»et il a'adoioait i ropiom el an benech»** Et dans Hakrïxi [Desoriptiom de VEgyfite^ 
UNn. II, man. 273, pag. 369): m^ ^\ji3iü ,5 jJf yO LuuOJ ^ ^5*JLal^f 

sSKuéJU Jü» ^^1 ^ift« /^^^JLiLt (^Laa)! sCehii fn'en Mwtme d« ms joon 
^khilty est celoï qoi fait son métier de tendre dt Tieos luibits, mvoir eens qoi ont 
»d^'A ^ portés." (Bans et dernitr passage la grammalre exige JÜuJLjlt oLuüt J 
cependant, je n'al pas oié cbaager Ie taxte da maBosorït, car la man. B (aaa. 276| 
pag. 671) et celui de M. de Gajangos, qoe j'ai consolté en cel eadroil, offirani 
égalameni A^JL»t ; «n lil dans le man. B ^uJLiLt wL^u)- 



Digitized by 



Google 



8« XjJu 

) - • 

iKXMipe f), remplie de vin. Alors Ie Kadhi Djamal-al-diii*al- 

»inisri s'en alla et retourna è sa demeure (^). Après s'étre ab- 

»8eDté pendant qaelque temps, il retouma Ters Al-moattham, 

«mais il ayait óté les habits qui conTenaient k la dignitë de 

uKadbii savoir Ia iarhak^ Ie behySr et fa faukdniyahj et il 

»8'était revétu d'un kabd; il avait mis un turban léger (^, ^ 

»il portait un mendil (®); il entra donc cbez Al-Melik-al- 

»moattbam, dans Ie costume des compagnons de débauche, 

»baisa la terre {% et prit, de la main d'Al-moatlham , la coupe 

»qu'il vida aussitót Ensuite il tint compagnie i Al-moattbam, 

»en burant du Tin d'une maniere si joviale que Ie prince en 

nétait ravi. Il s'exeusa aussi de s^étre absente, en alléguant 

)K[u'il ne pouTait se li?rer i ces sortes d'amusements, dans Ie 

Dcostume de Kadhi. AUMelik-al-moattham prit un plaisir-ez- 

»tréme k Tentendre. Cependant Ie festin étant fini, et AU 

Dmoattbam s'étant désenivré, Ie prince se persuada, qu'il ne lui 

Ȏtait pas permis de laisser k ce personnage la charge de KLadhi- 

»al-SLodbat, après les actions dont il avait été témoin; il donna 

»donc cette charge au Kadhi Schems-al-din, et il Ie revétit 

nd'un vétement d'bonneur." 



(') Voyez for Ie mot V«>ljL5& M. Qaatreinère, Bistoire des suUatu mamioukêf 
tom. I, part. 2, pag. 111, 112. 

(') Cette ngnificttion de /^\ dans laqaelle il j a elllpae de zJ((^ ^tf ne de?Fait 
pas man^ec dans Ie Dictfoonaire. 

O Yojes phu bas an mot SJUAiS* 

(^) Voyes plas bas aa mot JüJüuO» 

(*) Cette pbrase ne doit pas étre prise aa sens littéial. La cérémonie, appelée 
\j^yi\ JhH^ ) oonsiste i tooeber sTec Ia nuin droite Ia terre , et ensaite les lè- 
nes et Ie front, oa Ie tarban. On ne se repentira pas de nlire, A cette occasion, nne 
note très-jadideosr de M. Lane (The Thouêand and on§ NighU^ torn. I, pag. 488). 



Digitized by 



Google 



On Yoit par oette anecdote corieose que Ie jLob était excla- 
siTement on yétement de Kadbi; il s'agit maiatenant de savoir, 
qoel itait ce Tètement. En persan Ie mot Xm ou vUo sig- 
nifie selon nos dictioniutires : Tapeii non vtUosi genus ^ (fu- 
gruMy ex püiê cameitms). Geci me porte k penser qne Ie 
^Lüu dans notre passag^e, dësignait: une espèee cTAabii^ faU 
depoü de chameauy qu'on portalt soos la SLuLs^* En efiet, 
selon Zamakhschari (Lexicon Jrah. Pera^^ part. I, pag. 62) Ie 
mot XkM désigne Ie mème habit qoe celui qui est indiqué par 
Ie mot barracan {^Jijii \ Toyes ce mot. 



xilj, au pluriel ^il^ 

Ge mot manque dans Ie Bdetionnaire. 
A en croireDombay {Gramm» liug. Mauro^Jrabicae^ pag. 82), 
il désigne au Hagreb mi etmUer. 



io^y au pluriel ^^\ &L>^,au pluriel JoJ!^ 

Ce mot maoque dans Ie Dictionnaire. 

Pedro de Alcala {Focabidario EspcmolJrabigo) traduit eaya 
de muger (jupe de femme) par SÜbJlj, au pluriel JoJ^y et 
également par iSoyXJo* Je suppose que &JbJb n'est qu'une al- 
tération de Jü^JLo (voyez ce mot); car en arabe on snbstitue 
assez sou?ent Ie j» ou v^; on dit par exemple f^ mhA* (violeite) 
au lieu de ^omJUj (Alcala au mot vióleta; la méme forme se 
rencontre dans les Mille et une Nuiié) etc. Alcala traduit en- 
oore aoyo de varon (caeaque d'homme) par ioyjJi^ au plu- 
riel JoJ^. 



Digitized by 



Google 



88 4Xi> — giUfe» 

jJS) au pluriel Oyü 

Ge terme Aé^gne ime ceiniure. Voyez Ie JfetoM o/ «fttur 
(dans les Notices et MMiraiis^ tom. XIII, pag. 2M) oü on lit: 
i>yXxhy (jJoLuit ^j<XA^> Il faat ajouter ce sens 4u mot jub 
au DictioDoaire, 



U^ OU gS^ 

Ge mot manque dans toos les Sictioonaires, tant atubes, 
que turcs et persans. Bien sórement cependant, ce n'est pas 
uu mot d'origine arabe, et, comme je ne Tal jamais rencon- 
tre dans les auteurs arabes, je pense que Ie vétement qu'il 
désigne, n'a été porté que dans des tempt aaset modernes* 

On lit dans Toufrage de Pococke(^eicAfifróiijf Ptm héi Oos^ 
ien^ tom. I, pag. 327): ))Sur oet habit" (probablement Ie 
i^JlAjV) »on en porte un autre è manches étroites, ressemblant 
»i une robe grecque (^) et portant Ie nom de benisj; c'est Ie 
»Tétement ordinaire/' Ge Yoyageur ajoute qu'en Syrië on porte 
Ie benisj en soie, mais que ceci n'a jamais lieu en Egypte. Nie- 
bubr {Rei%e naar Jrabié^ tom, I, pag. 152) éaiV.betdtohj et 
1'OQ i>eut ¥oir la üa^n dont on taiUe ce Tétement dans la de« 
seripiion de TArabie de c% yo^digem {Beschrijving vem JrMë^ 
PL XYI, n^ 16). IL Ie comte de Gbabrol (dans la Deêcrip^ 
Oom de FEgj/pie^ tom. XYUI, pag. 108) décrit ainsi Ie Tèle- 
ment dont nous parlons: >» jijOf Robe fort ample; les manches 
Hen soat très-larges, dépassent de beaucoup la longueor da 



(1) »Geiyk een GriekKfae ubbaaid.' 



Digitized by 



Google 



jibn» et de: la main, et aoat feoduat è rextrémité." Plas bas 
(pftg. 110).oa.lijt: ))beiiych »..etpèce de grande robe en drap." 
On lit ^Kiore dana la D e ê o^ pê ion de l'Egypie {Jilas^ tom« II, 
ExfUe(d%<m. des Planches^ pag. 11) au sujet des négociants 
de k Heeqiie: »ife ajontent k Pbabit ordinaire de Musohnaa 
yupe large et longue bénicke en laine a larges bandes noi* 
»res et blanches." En décrivant Ie oostume d'un Druse^ light 
(Travels im Egypt^ Nubia^ Moly Zmndy Mcuni Libanon and 
Cyprus j pag* 220) feit mention d'un »manteau grossier en 
)»laine appelé benee$iy k bandes noires et blanobes." On lit 
dans Ie ?oyage de Ton Richter {ff^alljakrttn im Margenlan^ 
de^ pag. 142): Le janissaire j»m'apporta des Benischs (6racA- 
»/e mir £eniêcAe\ saroir des manteaux qui oou?rent tout le 
)»corps; j'en achetai un, paroe que Ton m'avait dit que mon 
i^Jhekiibbeh [&ac^] ^tait trc^ laid pour la soeieté élégante de 
»Damas. Dans ce oostume magnifique, en drap bleu foncé, 
ooméd'or, je me rendis" etc. Dans un ouvrage de Burck* 
hardt (7rai«/a in Jrabia^ torn. I, pag. 338): ï>un benisi 
«couleur d'oeillet, doublé de satin/' Dans le Toyage de Buc- 
kingbam {Travele in Mesopotamia ^ lom. I, pag. 343): »Le 
)»plus lourd liabit connu parmi les habttants de Hardin est 
Dune jubbe [&a^] ou benish en ras d'Angore." (Voyez aussi 
tom. I, pag. 6). M. B. Fraser {Travele in Eoordistany Jtfeeo^ 
poiamiaj etc.) parle du y>benêehj ou manteau en fin drap, or- 
«dinairement brode," des Turcs de Bagdad j et M. Rüppell 
{Reiee in Jbyeeinien^ tom. I, pag. 240) du nbeniech large en 
ixdrap rouge," du Naïb et du ci-de?ant Naib d'Arkiko. Enfin 
voici ce que dit M. Lane {Modern EgypUans^ tom. I, pag. 41): 
«Quelques personnes portent aussi un jlUU ou ^jSoj; c*est 

12 



Digitized by 



Google 



none robe de dcip, è loB^fveB rtMBches, ttmbbUas i ocH» 
»do i^liiily BMis plos iarges; k frai dire, o'esi ime^robe deoété- 
Dmoaie, et on demit la porter pM^dawat i'aotre ètbit dednq^ 
»[G'e8lHè*fdire la &Ic^]; mais il y en a beaueoiqp <pa Ie portent 
»mu Hm de*la >!»*•" - On peut foir eooore Ja £iif«& de oe t6* 
tesMnt daoi l'oiifnige de IL Laae (torn* I, peg* 40, k fignre 
i gaüche). 

Au nqpport da oapitaine Lyon (Trmmb til Hwrikmm Jfnoa^ 
pag. 6) qm ëorit ieMt#A, oet habit est porté par les hemmea 
k Tripoli d'Afirique. Ge Toyageor ajoate que Ie bmmiêh re»- 
temble, pour la £i9on| au eaftmm^ mais qu'il est hnAé d'une 
aotre mani&re. Dans les Foiiagtê oti S^td ié tAfriquft (tonu 
I, pag. 27) de Denham et Glapperton il est &it mention edHin 
ïAemiw en soie bleu de cid." 

On Toit que Ie benisck est en usage de nos jourS| k Tripoli 
d'Afrique, et dans les villes de PBgyple» de la Syfie, de 
riUyesireb, de Tlrak Arabi et de f Arabie. 



&SU^, au pluriel (J§U^ 

Ce mot manque dans Ie Diotionnaire. 

Diego de Haedo {Topcgrapkia de Jtgü^ fol. 27, ooi. 3 et 
é) dit y en parlant des femmes è Alger: DToutes (tant mores, 
«que turques et renëgates) portent sur la tète, d'abord u|m 
«sorte de ccnfie (mia como eMe^fia) dans laqndle elk» renCsr* 
oment les chevQux, et qu'dles nomment en langue moresqne 
ïklartia (i), ou tl beniga; elle est faite de toile, et brodëe sur 

(*) Je doii a? oaer que jMgnore ^I mot arabe, oa peoUétre tarc, Diego ét Haedo a iei 
en Toe, en écri vaut üaf^M. Penl-elre Ie / cat-il l'artide aribe* Gepeudant je oe veox niil- 



Digitized by 



Google 



ULü 91 

»le êtmu^j dé soie de eookor, ferte» jtone, elc^' Ds pot 
|tes bfts ü éorit: •ü gti eyai. Pedso de Akela ( y o mku i ar ia M^ 
ptttd Jrabig^y tradoit mfim db mmg^Ty et a h m ng a e^ pir 
tiUS, ao {duriel jpQ^. 

On a tu que IMeifO de Bied^ éorit Ie mot uLu mUmmgm^ 
mais aossi e/ bmnga. Bti cffeit, les auteurs espagncds rendent 
assez soniPeDl Ie son t^ que les Arabes d^Oocident prooooeent 
i, pnr t OQ i^ Haedo laHméme éorit Ie mot arabe Sjl&L& (pre* 
nonoei «< rf se Wy«A) Xixia^ et dans Ie Tocabulaire de Pedro de 
Alcala Ie son arabe \^ se trouTe presqae toujoars rendu par 
f* Gependant il n'y aocan doute qa'on ne doiTC écrire iuKjü 
et non pas SaaJü» oar Ie mot arabe iisUJt a passé en espagnol 
soos la forme Mmnéga on tUmmiga^ ^ en espagnol Ie ^ ré- 
pond au son arabe \^ CiobarruTias {Tetwro^ Madrid, 1611) 
détermine ainsi Ie mot espagnol alhmwgu: nJikmegm et ml^ 
wvÊm^Uj en latin reUoulum j est nsi réseau de ferme ronde, q«e 
»les femmes portent ordinairement sur la t^, et doqoel elles 
»enf«loppent les ehereox; o'est on mot arabe y qni dériie do 
«Terbe vtitega [j^^] c'est-è^-dire rm$mmbler^ rtêêerrér^ {m* 
neoger^ reeogtry Peut*étre fent-*il admettre Tétymologie pro- 
posée par Ie lexicograpbe espagnol , car selon les Dtctionnaires 
arabes la phrase iüt^lL5^ ^^^ stgnifie sLam* jüu^* On poarrait 
penser oependant qn'un autre mot arabe, ssYoir Six^, qui dé- 
aigne cette petite pièce de toile qu*on met è la manche d'nne 
cbemise k Tendroit de raisseDe, un gcuasetj ait donné nais- 
sance k an Terbe dénominatif (^^Xj. En effet, Ie Terbe ^Jjb 
signifie entre autres: iMitre un gcusset a une chemUe. La 

ftiirt peuav ^pit jê iMiU da Pcxiftoiet d^uilel not, et 4a t4«M%i»gt do dSfM 
f «Mi ttnt rfwpiwwnt HM igoonnee. 

12* 



Digitized by 



Google 



92 kïLü — jSr^ 

pbrase m^LS^ ^JÏj ne signifierait. dooe rkm d'auUte: qu: il 
mü des gcusseiê a êcm discours^ c'e6t'*è*dife it rmsêembla k$ 
idees ei les pAraseSy en leur dwmamt urn, wrdre stdvi. Il de poar- 
rait encore que SLiLb ne f6t qu'une altératioo de ÏSuJ^ > et 
qa'andeiuiement cette espèoe de coifEure ne oonaistAt qa'ea urne 
petite pièce de toile qu'oa posait sur la téte. 

La familie espagDOle Vanega emprunte son non au mot arabe 
lUsLb* On peut Toir dans Touvrage de CkjlMoruyiag» & cpelle 
occasion ce nom fot donné k un chevalier de cetle maiaon. 



Ge mot manque dans Ie Diotionnaire , dans Ie sens que nous 
allons établir. 

On lit dans l'ou?rage de Burckhardt sur les B4douins {ffeles 
en the Bedatdns and fF'oAabySj pag; 27) : nl^s abbas de Bag- 
«dad sont les plusestimés; ceux qq'on fabrique k Hamak k 
»mauches cóurtes et larges, sont nommés bwsh.'* Le méme 
voyageur dit dans uu autre ouvrage (Travels in «Sjyrta, pag. 
147), en parlant de Hamah: »Iies (Mms^ ou manteaux 4e laine^ 
nqu^on fabrique ici, sont trés-«sttmés." 

Je pense que ce mot déri?e d'une ville en Egypte, appelée 
jui i}) qui, comme on peut le voir dans le Dioiiopnaire de 



(<) PhuUoft «oteiirs patiënt de ce liea; foyez per ezenple Abonlfeda {Takieim 

i al holdan, pêg. 107). H. Lee (7^ Travêls of IbnBatuta,igA%. 14) écnX Baush : 

c*est ane faate, et ▼oici ce qne je lis daoi Ibn-Batoutah (Foyageêy man. de M. de 

GayaDgos, fo). 14 v«): ^y^\^ Id^yjS AJ\ I^ IghA^^ ^y^ SU^<^ 

^juo^ (lit. bUrp) \A:s^j^ajo 0^ JUI Ustó^S %dJlby ^^ jju^ 



Digitized by 



Google 



I 

1* Freytifg^, étaat odèbre poor les habits qa'on 7 fiabriqoaiL 
Dans des temps plas réeents, on a peot-étre ooblié la TiUe 
de Boosch et ses fabriques, mais on conseirait encore Ie mot 
^J poor designer one certaine étoffe (de laine, je suppose). 
On aura alors appliqné improprement Ie mot jj^o aox étofies, 
iabriqaées k Hamab^ et ensuite aox abas qu'on y feisait. 



Ce mot» comme on Ta d^è remarqaé, n'est qu'one al- 
tératioo da mot penan ^LxJLl qui désigne tut caiegon de 
emr dmd les hUieurê foni usage (^), et aossi un calefon de lin 
doni useni les mtUeloiê. En passant dans la langae arabe, 
oe mot a conseiré cette demière signification, et void ce qae 
dit Djeubari (torn. II, man. 86, fol. 343 ^^) aa sujet de ce 
mot: JUy^ JI4 ^fiX&o %i ihy^j^ iXj Jl&iJI^ fi^^ ^^^) 

i^yi^ 3t JiS^ ^1x5 ^ Jlno »Le iobbén est on petit oalei^n 
>qoi couTre les parties bontenses , et rien d'aotre. 11 est porté 
»par les matelols (^)/' Pedro de Alcala {Foeabulario E^ptmol 



▼ojageor ne parle pas des habils de laiiM qa'on fabriqae dans cette ville, mals il 
è't 00 pea plus bas (tM.), en parlant de la TÏlle de RamJI^aJI ^i est proche de 

Boosch: 84XA4>f vjy^f V^ ^(Xjf SJ^ ^^y »0d fiJ>riqae 
•das cette TÜh det habiu** (on des étcfies) ida laine exoeHenls.** Si ron poorait 
pnafer qii*il ƒ a en anssi des fabriqnet d'étoffes de lainê i Boasch, ma c<njectiire 
nu l*or%iiic da mot iwy^ > émise dans Ie texte , se tronverait coDfirmée. 

('j Ce cale^n est ]*aniqiie babit des lattears en Oriënt, comme on peot Ie foir 
^SBs roamfe de Ricolo de Illcolai, PfafngaHoni et Viaggi, fol. 174, 175. 

(*) L'orientallste enlendrt facilement la demière pbrase de Djeubaii, et il 
pvmdra ivmS , poorfnei je ne Tai pas tradoite. 



^ Digitized by 



Google 



84 ^Lü-ftAiU^ 

JnMg9) traduil if^M par ^\SL Gompanz Ckibamitias^ Te^ 
wro dè lm Imgum CastMma^ Madrid, 1611) au mot Wagm$. 



$• ^^ 



&^%^, aa pluriel \sA^yXS* 

Ge mot qui, comme on voit, n'est proprement qu'aa adjeo- 
tif relatif de ja iaiar^ manque dans Ie DictioDnaire. U dë- 
sigoe un kabd^ faü a la fagm iatare^ Voyez la note de H. 
Qoatremère dans lea ^oHoeê ei £»trmU^ tom« XUI, pq;. 213- 
U réaoUe d'uD paasage de Makrizi, cité par eet iBustre taTank, 
que les uybyjT ëtaient oompoeéea de aoie unie et gamiea de 
bordnres d'étoffes d'or. 



Ce mot manque dans Ie Dictionnaire. 
On trouye dans un maaaacrit autografdie de Ilowairi {Mü- 
imrê ^£gypi0f man. 19 B, foL U r^}: ULM «aJL» ^ 

^jjié^^y^' J^ J^)) )x^ irAiö' fc^l^ ü^f I^aVjw »b 
)>lai donna comme kJkiUk (des babits de) satin madini blanCf 
»et nne ttMêt^yah de satin ayec des bords de brocart, en outrs 
pdes deux /enu^iffaAs." Ie pense qae la S^UaS était uneA* 
fM^tyoA de desBOQs, et que eeUe de dessus se nommait fci3Üy 
(foyez oe mot). 

Ibn-Batoutab {^oytigesy man. de M. de Gayangos, fol. 269 
T^*) dit, daos son artide sur Sumatra : v^^' EAaJI ^ (TT^'^ 



Digitized by 



Google 



hjiM x^êJj^ M pat dt h aerriéftte (^) Inm.pitees /de l'^taffi 
»anpdée /mêiuk; rune était de «oie teute ^pute^ b deüxaème 
sde.ioie ^ ;eotoa| et Ia tronuème de soie eet lm; il prit mom 
n^tnk iMUts qa'on nouuDe ^LüUdÜI ('er lettwMilr de ebt» 
!>#•«} I fidts égeleiiieoi de ece eortes d'étofies qs'OQ noamie 



ts^j et, dang Ie dialecte de FEgyptei |y^ 

Les cale^Mis dea Orientaoz D'oot pas d'ooTertuna aar Ie de* 
vant eomBie lea nóCret, et en cooaécpeoce ib ne aont pas gamia 
de boatooB* Poor let attacher on se sert d'nne &^« Le iCm^ 
mmi (édit de Galeottai pag. IS51) explique ce mot par M^s 
J^LivJIt et an rapport de M. Lane {Moékm MgypUmu^ 
tam. I, pag* 39), la s$j on &X^ est »an lien oa une bande, 
»hrodée aux boots de soie de couleur , iHen qu'elle soit ca- 
idiée par lea yétemenis de dessos» et qoi, en entourant la cotps» 
»nrt k atucher le cateren." 

On lit dans PooTragei intitulé JILieffma al 4mkw (édit* de 
GoQstantincqple, tom. li, pag. 269): JUÜJI s^JCj LaJüSJI ^ 

^^\ ^^ iSai\ syö ^ v5;^iX«it ^y 8jA^^^ ^yk^ 
8%X5 -jTr- m^ ^f ,jx« JjÊ^\ jOft »0n Ut daus Touvrlige inti- 
stolé ol'-kimymAj que la Hkkeh faite de soie est condamnée par 
»la loi, et ceci est la Tërité; mais dans Pouyrage qui a 

(<) n. QsatraBèra a puJé en plMiean «ndroiu da mol WÜb (voycB MUêêi^ 
üs fuUoMê wumimtkê, tan. I, ptrt. 1, ptg. 19, IS, ai8 «1 mir., 9SZ; pait. 2, 
p^. da4), et i'iUiuin MTtnt a prMfé (pag. SIS et mar,) qae ce moC déelgne «fM 



Digitized 



by Google 



96 SJ& 

^poor titre: Iw pêtiies déeütans judicütireSf dèm U.Tréêor et 
idaas Ie Commentatre de Kodoori on trcmye: iatikieA desoie 
i^a'est pos ccmdtmnée par la loi, sdoQ rimam (Aboa-^Hanifiih); 
«enfio seloa Abou-rJousof la loi jie perfloet pas; de k porter/' 
.:0n troaine -dans Soyooti (ff om at mohadkarahr^ imaa, 113t 
fol. 334 r^, éyénemeats de Tannée 282): oO^ (jJüJt Jsüo oi\ 

uüt l.gyUf> ^ ca3|^ aJÜLo J^ fJ ^ ^)U^ (^ l^^t J^j 
gyft^ 2Uu* »Matar-al-nada (la pluie de la générostié)^ Ia fille 
»de K.bomaroUyeh«-ibn-Ahmed-«ibn-Touloaa fiit enroyée, a?ec 
pla pompe nuptiale, de 1'Egypte aa Khalife Al-niotadbid; Ie 
»père de la fiancée donna pour son tronsseau, des richeMes ioou- 
jDïea, et entre autres mille Hkkekê^ ornées de pierreries (^j." 
Dans les Müle et une Nuiie (éd. Macnaghten, torn. I, pag. 333, 
OU éd. Habicbt, toni. lY, pag. 3d4): j(j^ dÜ<> dü ih^ ^ 
wjuo Jy; ^L«J ^ J^ Vr^ *^^^ °^ ^^"^ est pas per- 
)^niis, car sur la dihkeh de nu)n /t6a« (cale^n), une dure sen- 
Dtence est écrite." Ailleurs (éd. Habicbt, tom. IV, pag. 397): 
(lts. l^jlk i ) Ukj J^ 8 Juo j^ 1^ Üt Juyb^ Js^ LT^; ^^ ^^ 
jLx^ sjuj JjJLi (sic) ^^^0 ^jXAlS ü^fi Jy^ L^J^ it ^)^) 
vi^AiAAA^li L^J^A I (^^s l ^1% f ... »Tunc manum extendit, 
»eAque corpus puellae palpavit (^), deinde Tentrem, deniqae pu- 



(*) Le iDtniis<^t B (man. 376, pag. 4S6) portc aa lien de Hylty^) /^^ 
£n effet le verbe /J^yS^ maoqae dans les Dictionoaires ; U existe cependant dans Ia 
langae, car on lit dans Ibn-Batoalah (VoyageSy man. de M. de Gayangos, fol. 1^^ ^^r 
Syfr^ s-A^ JJI ^ (c'««t Ic mot P«M*n siiy ou sïL^ ) v:D^«*«t^ J^J 
jMb^ftLJa-Ji g**-^^ LjD^L.cI ^ et dans nn manascrit antograpKe de Nowairi 
{ffist^rê d^E^ptCf man. 10 B, fol. 146 r«): ^^^ V^<> SüfiU»* 

(•) La conslracüon da Terbe imJuo, k la deuxième forme , avec v^^» ** ironte 



Digitized by 



Google 



4JÖ 97 

jidmdiun; qunm antem femoralia ligata inteniret, haec et dik^ 
wkam trahere, et sic soliere, tentant. Quum autem hac in 
Dra esset occupatoa, puella expergefacta est." Kus bas (édit. 
lacoaghteo, torn. I, pag. 696): t g-ft-i* vJt^l o^&^> Jü^« 
^Uó Jua5 ca3|^ L^I^ ^y trLJJt S^ J^(> ^ »EUe atait 
vretroassé (^) les pans de sa chemise dans la dikkeh du libdi 
«(cale^on), comme si die était occopée k qnelque iraYail/' 
(Pour comprendre ce passage ^ il faut se rappder qa'en Oriënt 
on porte Ia cbemise par-dessus Ie calegon). Ailleurs (édit. Hac- 
naghtcn, torn. I, pag, 874): R^ ^ «JL» ^;^LxiyJf ^ L-^ 
sLjbL^ ütL^A^t > 7 i ^ g^^% I |;L^y L^LJ )>Tunc posuit 
f Kamar-al-Zeman manum suam io dikkam femoralinm puellae, 
Jieamque traxit et soWit , quia iuvenis animus Tehementer puel- 
»lam possidere cnpiebat/' 

Un passage de Rauwolf {JigenÜichebeêckreibung der Bays%y 
peg. 49) qui parle des habitants de Tripoli en Syrië , passage 
qai sans aucun doate se rapporte A Ia SUGs peut se lire dans 
la DOte (^). Plus bas (pag. 133) Ie xnéme Toyageur, en partant 
d^Alep pour Bagdad, adopte Ie costume des indigénes, qu'il 
décrit; il dit entre autres qu'il se fit ftire: »un ample cale^on 



pv exenple dani U phrase l^f\ ^^ U**<^ (MiUe #1 vim Atrt/#, éd. lac- 
Bt^IrteBy ton. I, ptg. 74), wax lamelle on pent toir 1. Lane (7^ ThouMond and 
«M rfightf. Urn. I, pa|p. S4a). 
O Ceft par eoojectne que je tradnit aiosi Ie teibe (3^)* 
(*) iSoldie Hosen ffehena mit einer binden ober den Uoaen lelb raiameD, daa jnaa 
lal» jre Hemneter darflber binab bangen. Wami ib non (mit orlaub ra melden) 
ihaioen wbllen, bockendt danfl nider, la«en die binden widernnb aoff, werffend 
tdanfi jre Kbjder, wie die Weiber, nmm sicb, keren ticb aocb Tom «ittag, dabin 
>«• ach tenat, wann sie betten w^len, wenden, nnnd lasten dann alto, wlegemeldt, 
afon sicb gebn.** 

13 



Digitized by 



Google 



J 



98 9J^ 

»de moasseline attadié, sous la diemise et sar Ie corps na, avee 
»ane bande (^)." Cötovic [IHnerarium^ pagf. 485), en parlant dn 
costame des Oriéntaoz én général, s'exprime en ces termes: »ils 
nn'attachent pas leurs oale^ons k Ia veste avec des cordelettes, 
x> comme nous attachons les nótres k notre camisole" (1'aütear 
Tisitait rOrient en 1598) , »mais ils ne font que les attacher 
»nonchalamment , ayec ane bande de coton/' 

Les meilleures tikkahs sont, au rapport de Nowairi (Encyt 
clcpédtej man. 273, pag. 96), celles qui viennent d'Arménie 
(SUJuo^f viJLJu). Makrizi {apud de Sacy, Ckrettomathie arcAej 
tom. I. pag. 109) compte parmi les richesses que laissa en 
mourant un grand de 1'Egypte : ^Juojf Aj^ ^^ ^\ » mille 
i^tikkahs en soie d'Arménie.*' 

De nos jours Ie proverbe suiyant est usité en Bgypte: Sjjjüüt 
SLa-ïLLJI. EJCüf LuaJI »Les modes coüteoses (*), [adop- 



(') lUber deo bloMen leib mit einca band oder borteo ift §;eio§^ aim betchk»»- 
»8en werdeD." 

(<) Le mot 8%4XJLft et ra^jectif ^««Xxfr ^i en dérift, ie pnud en plasiennae- 
ceptiona. Comme on chercherait inntilement ces moti dans le Dictionnaire, il ne me 
para&t pas snperfla d*(^Enr ici an lectenr les remarqaes suïvantes. £n Espagoe et an 
Hagreb, le mot s^óJkh signifiait vaillant. Pedro de Alcala {Vocabulario EspaM 
Jrdbigo) tradoit haragan (vaUenU) par ^aJJ^i et Diego de loTm(R»latum du 
Chéri/êf pag. 872) parle de dnqnante mille Hores qni s'assemblèrent A Fes, etqu'on 
nonme, dit-Il, êOandores^ c'est i dife faillans, qni s*estiment comme depatex etdef- 
»fen8eors de la Repobligoe, cW ponrqaojr on leur baille ce sornom de vaillants, oies 
»qa'ils ne le aoient.'* Hais en Espagne le mot »>JüL ^ désignait aossi «fi rtheüe o« 
un hrigamd^ et le terme 8^JüL g une hemde de mutine eu de hrigandt (foytx 
Alcala aox mots allegado en vando^ allegamiento de talee, rofian^ rqfiana, rofiw» 
neria arte deeto), Borckhaidt remar^e i 1'occasion dn proverbe cité dans le texte: 
•In the Egyptlan dialect 8%(XJLJLjf means high gaiety^ faehioHy HberaHty^ 



Digitized by 



Google 



Mtëes, mais] cadiées, consistent en la iikkak et Ia idhiyah; " 
et Barckhardt [Jrabic ProverbSj n? 101} fait sar ce proyerbe 
les remarqnes suivantes: «on Tapplique/' dit-il, »è des hypo- 
jocrites, oo i des perscMines timides^ qui dédament contre les mo- 
»de8 élégantes , mais qui s'y adonnent en secret. JSl Tikke est 
»iine ceintore (sash) en soie oa en mousseline; souvent elle 
»est brodée; les hommes et les femmes s'en senrent pour ser- 
urer étroitement Ie cale^on autour des reins, mais elle est 
»cachëe par les habits. — Tant la Tikke que la Tdkye font 
i^parkie des premiers gages d'amour, envoyés par une dame è 
»8on amant La JiA'Ae donne lieu k plusieurs plaisanteries , 
j»qaand la conversation est gaie/* 

U paralt que Ie mot SUG ou «^ a toujours été en usage 
chez les Arabes^ pour designer la bande du calegon, et jamais 
ce peuple ne semble ayoir employé un autre mot , pour desi- 
gner cette partie de Phabillement. 



Uiüö 



yjyl 



Ce mot qui, sans doute, est un pluriel, manque dans Ie 
Sictionnaire , et nous ne sommes pas méme certains de son 
orthographe. 

M. Quatremëre {JVotices ei JExtrmUy tom. XIII, pag. 213) a 
trouvé dans Ie Mesalek al ab9ar et dans Hakrizi, Ie mot \s^\^kS<^ 

mkeartiMsSj jollity, The wordi )^(XJ^ ^n^ 8s>JüL ft tre feiy commoo; being 
»app]ied aUo to loir people wbo in their station and among their own ac^naintances 
•affect to be amart and dashing." A Malte Ie mot %* JUL& signifie élégant, Yoyei 
y«MaUi^ LemicoH Meiüênêe^ col. 81$. 

13» 



Digitized by 



Google 



100 «»t,ÏÜÖ — iJÖ 

(sic)) qui doit indiquer on genre de Tètement, porté dans Plode 
et en Egypte par les emirs, H. Qaatremtee pense que la 
véritable lef on est v&>L^IÜu» mais è défiiot d'autres passages, 
et en ignorant Porigine de oe mot, il est impossible d'entrer 
dans des détails è oe snjet. 



Dans Ie sens de eourcnne^ ce mot n'appartient pas k notre 
sujet; mais diez les Persans Ie terme de ^|j s'appliqoe è une 
sorte spéciale de coi£Etire; on rencontre égaleme]|t ce mot, en 
oe sens, cbez des éoriyains arabes modernes. 

SuiTant Al*Dimiscbki , traduit par Rasmussen (Atmaleê /#- 
lamismi^ pag. 130), Richardson (au mot U) et M. Hammer- 
Purgstall {Geschichte des Osman. Beiches^ tom. U), ce fut Hai« 
der, qui adopta Ie ^Lj (bonnet en drap rouge) pour lui-möme 
OU pour ses partisans. Hais suiyant Oléarius {F'cyages en Mos^ 
cwie^ Tartarte et Perse ^ pag. 814), Kaempfer [Jmoenitaies 
ero/tcae,pag. 70, 71) et Malcolm {ffistory o/Persia^ torn. I, 
pag. 503), ce fut Ie fils de Haider, Schah-Ismail, qui adopta 
Ie _U* Dans Ie voyage de Pietro della Valle {Viaggi^ tom. I 
deUa Persia^ pag. 160) il est fiiit mention d'un »béret (6er- 
i»reHm) rouge qu'on nomme Ta;, ou couronne, qui appartient 
»A Fordre de la milice, mais qui n'est porté que rarement, et 
»seulement dans les occasions solennelles." Oléarius (pag. 813) 
décrit ainsi les 15: )»ce sont'' dit-il »des bonnets rouges, iaits 
r>k douze plis, et A*peu-près de la figure de ces bouteilles 
»dont on se sert en Languedoc et en Proyence, qui ont Ie yen* 



Digitized by 



Google 



^U 101 

y^tre Itrge et plat et Ie col fort lonj; et ëtroit/' et plui bts 
(pag. 814) il parle des »boDnetg rouges A douzeplis, en mémoire 
)ide leun dooze Imanê oo sainta.'' Yoici ce qu'on lit dans Tou^ 
▼rage de Kaempfer (pag. 44): »Le Taadsj eat aussi un bonnet 
»haot, d'one forme particnliëre, en usage A la conr de Pene; 
non en cooronne Ie roi Ini-mémei comme noos TaTons dit plas 
»haat, et les grands du royaume s'en parent dans les fSètes 
■ les plus solennelles, en prësence du roi. Il est Ceiit en dttap 
» broche d'or, et entouré de magnifiques rangées de pierreries; 
nc'est è cause de cela qu'on Ie nomme TaéUji tornar f*' [_ljr 
jLs^; ce sens de ^Lt^ ou sytJ^ doit étre ajouté aux diction* 
naires persans] »c'est-A-dire pileus circumiig€Uu9 , pour Ie dis* 
»tinguer de celui qui est plus simple, et qui est en usage chez 
nrélite de la milice de la tribu turque (dont nous parlerons 
»ci-après) et chez les Sopi ou les Je$auli^ c'estri-direi les 
»jiMen8€$, OU gardes du palais intérieur du roi; il est rouge 
nei sans ornement; en foici la forme: il est étroit sur Ie front, 
omais en s'éleyant, il s'ëlargit; en bant il est plat, mais com- 
wposé de douze plis, seloin Ie nombre des Imams; dn milieu 
»du sommet s'élë?e une sorte de tige, (ex cujus medio siyluê 
%erigt(ur) étroite et roide, ayant une palme de longueur/' 

Dans un autre passage de son bel ouvrage , Kaempfor (pag. 
241) parle d'un usage particulier auquel sert Ie U« Yoici les 
paroles du Toyageur: »En attendant, j'eus deux lois Toccasion 
»de Toir donner Ie TnéUj^ ou la mitre aulique des Sopbis 
n{Mitram Sophomm aulicam) que nos oompatriotes appd- 
»lent: Ie don de Tordre de cbeyalerie persan (i). Deux jeunes 

(^J »Qiieoi ooftratM ioterpretantnr eolheaiionem tymhoK /VoHHtaÜs P§rHe<i$y ^ 



Digitized by 



Google 



102 b 

»gen8 fdrent introduiU dans la seconde salie: Tun ambitkm- 
))nait Ia prëfecture du palais royal dans Ia Tille de JTeskèr^ et 
•Fautre une préfecture semblable. Ghacun de ces poetes de- 
»mandait un administrateur qui apparttnt k Tordre. Hemadaa- 
»let (^) ayant exposé leur désir, ils se tinrent tous deux immo- 
»biles, jusqu'è ce que Ie roi, les ayant contemplés et trouvés 
)»de bonne mine, leur accord&t leur demande. Ensuite Sokbei 
y^JesatU basjï (3), Ie chef des gardes du palais, qui tenait Ie 
»second rang après Ie maréchal, sortit du palais, et écbangea 
Dson turban contre la mitre,des Sophis. De retour, il ordonna 
»aux candidats de se coucher sur Ie bas-ventre, en. étendant 
))les bras et les mains jusqu'aux cuisses; ensuite il attendit 
»longtemps , la mine graye, et tenant toujours élevé un bAton, 
)>le signe de téte que devait faire Ie roi, car celui-ci était 
)»engagé en conversation avec les grands du royaume. Ayant 
»enfin obtenu ce signe, il leur battit fortement Ie derrière de 
»trois coups, en marmottant certaine formule; et de cette ma- 
»nière, il les admit k Tordre des Sophis. Dorénayant il leur 
jiëtait permis de s'orner la téte du symbole de Tordre, et d'as- 
Dpirer, au nom de sa Majesté, è toutes sortes d'emplois, selon 
»leur mérite. Alors ils se leyèrent sur les genoux , ornés tous 
»deux de la coiffure , et en signe de respect et de reconnais- 
j»8ance, ils baisèrent Ie bAton de celui qui leur a?ait administré 
»les coups; ils posèrent nommëment trois fois la bouche et Ie 
))front sur Ie béton. Ensuite Ie méme personnage leur ceignit 
»un poignard, et ils s'éloignërent , ayant obtenu leur désir. 
)»Quelque temps s'étant écoulé, deux soldats des gardes furent 

(*) ContractioD de xJ* jJt pL^jg^t, premier Téiir. Voyei Kaempfer, pag. 60, 61. 
(') Eo persan ^«^U J«LmL) caa^P* T^ez Kaempfer, pag. 85. 



Digitized by 



Google 



^U .0. 

«appelésy par l'interoeflsion du maréchal, pour remplacer deux 
»sopkis on gardes du palais du roi, qui étaient morts. La 
» cérémonie se pratiqaa de la mème maniere, dans la salie 
»d'en bas. Quand elle fut fioie, ces hommes reprireat leurs 
»armes qu'ils ayaient déposées, dans Tespoir d'échanger bien- 
»tót leur casque contre Ie bonnet nQble." 

U me semble que dans Ie passage suivant de VHistoire 
^Egypte par Ibn-Iyas il est fiiit allusion k une coutume sem- 
blable. On lit dans eet ou?rage (man. 367, p. i49, événements 
de Tannée 80«): ^ \)ó^\y y^\yj^\ «ua^», yfi> »*JUil ^ Jy 

Juj&43oe ^LcuJ (^) »Lui-méme et les autres naibs descendirent 
»du chAteau; ils placèrent des menttils autour du cou (^), et se 
»rendirent cbez Timourlenk (Tamerlan), pour lui demander 
)»ramnistie. Quand ik se trouvèrent en présence du prince, ce- 
nlui-ci leur donna, comme vètements d'honneur, des kabas en 
Dsoie pure rouge, et les revétit de Tddjs^ ornés d'or/' Yoyei 
Daussi Abou-'l-feda Jtmales JUuslemici^ tom. II, pag. 179). 

A en croire un historiën arménien, Tschamtschean (apud Pe- 
termann, Chreslomathia Jrmeniacay pag. 11) cette coutume 

(^) Il eft peat-étre ioatile de lemaT^er ^e 1'arabe Uttéral exigenU id^yjjliaj 
et lïÜCüU* Dans la langae falgaire, on emploie constamment la forme TttJutAJ, 
aa liea de ^yXXAJ; ▼ojei M. Cansstn de PerceTal, Grammairê arab$ vulgaire, 
pag. 26. L'accnjaUf n'a poiot de termlnaïson particnllèrey danf 1'idiome pfirlé, non 
plus goe les aoties cas| on prononce donc ^ÜCUU; la terminaison en 1^ ne s'em- 
ploie ^e gnand on parie adTerbialement. Comparet l'ouf rage da méme savant, pag. 
S6, 88. 

(') Je traherai plas bas de cette contame qai indi^e la soamisilon, ^andjeserai 
paifena aai mots S^L^ et Jl) JüUo* 



Digitized by 



Google 



104 U — ^Lj 

remonte k une haute antiquité, et se pratiquait déji du temps 
d'Aram et de ITinus. On y lit: »Il lui donna A porter un dia- 
vdème» orné de pierreries, ce qui dans oe temps , ëtait Ie signe 
ide la plus gaande gloire*" (^) 



® 'l*^ B^ 'I" b" '- 

Cbez Fakhr-^HÜn (apud de Sacy, Chrestcmathie arabe^ tom« 
I, pag. 86; comparez pag. 42 du texte arabe) ce mot est syno- 
nyme de Jjü sandale. Gependant Germano di Sile8ia(pBg. 740, 
776), dëjè ei té par de Sacy, Ie traduit par panio/oluy pianelln. 
Peut-étre ce mot a-t-il changé de signification par laps de 
temps. Lea ijo^Jj dont parle Fakhr-ed*din, étaient faites de 
iuLJ> »le nom/' dit rillusti'e de Sacy, »qu'on donne aux ap- 
i^pendices ou stipules qui garuissent ou enveloppent la base 
»des pétioles des feuilles du palmien" 

Ge mot n'était pas inconnu en Espagne, roais dans cette pé- 
ninsule on semble aToir employé la forme *^L3f car Pedro 
de Alcala {Fooabuhrio EtpcSiol Jrabigo) tradnit Ie mot es- 
pagnol calfOH par ^sLS (sic), au pluriel (&>b\Ll. 



\::^^ au pluriel psjoly 
Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 
Dérifé du Terbe arabe v^jj, il désignait, en Espagne, ce 



(*) Le mot ^Ü détigne eocore une sorte d'omeneiit A» téte dont let femmef «m- 
bes faisaient nstge et far le^el oo peut oonnilter «fee fruit I. LtDe (Tk9 Tkom* 
êond and onê NigkU^ ton. I, pag. 424). Ceat eo ce aent qa*oii rencontre ce mot 
dans les Extraits dn Roman d'Jntar, 



Digitized by 



Google 



ftii .doapedci larfoKf) 4e Taplon^ aq pied, e^est-Mire /b 
awAifr (voye» Pedro de iicala, ra^q^mhrioM^pmolJtiglng^ 
tmtmmcalfadocm fnpat^s^ calfodo eotmm^ t^ipad^y G'^t de 
ce tnot arabe cpie dérive Ie mot espagnol ^apmto (sqpoic), 
fomine Ie père &9a|lJ2^ et Diego de Urrea (ojwc; Gobamifiasy 
7m¥^ <afe ^ ^^ly^ Casielkmaj Madrid, 1611, foL 2e4| ooi. 1) 
Vont déjè irès^e^ remarqaé. {}) Le mot fran^ib êavah dériYë 
i SOQ tour de r€ispa|;iiol %apato. 

ftombay (Gramm. ling. Maur(Hjr€tb. pag. S2,} éorit oe moi 
ioU^ OU ioUw, aveo le ^ et le Jd^ mais je ne ^rois pas qne 
ceci soit exact. 



gj>^, au pluriel oÜ; 85ji, au pluriel jIJ. 

Ges mots manquent dans le Dictionnaire. 

Pedro de Aloala {rooAulario Etftmol Jrabigo) traduit io- 
Un de la muger x^jS, o^ , et öoltn om g5^, «>t^. Ges mots 
désignent douc $me baiiine de femme* 



8 o** 

w^ et, dans le dialecte de l'Egypte, wy. 

Ge mot manque dans le IKctiomiaire, dans le sens que nous 
allons établir. 

On sait que le mot y^ désigne un habit en général, maia 
aujourd'hui il a en Egypte un sens spëciaL Au rapport de 
M. Lane (Modem Egyptianê^ tom I, pag. 61), le mot yp (^) 

if) » Diego de Urrea le da sa teraÜMdon têhatwm [v:;91aSj, del verbo Arabiga 
9seh9te [cM^y ^e vale a^nmat^ por^e afiraiamös j bollaoMM con el." 

(<) Le ^ D*eJl pronoDcé ijno trb-rateBent en Sg^te; on y snbttkne géa^nJe- 

14 



Digitized by 



Google 



106 ' ^^ 

dësi^4e ffiétne ¥élteltteii^ <}üe tdui <]6} èst indi^ ^ 1» 
BMt ftJUj^^V'^^'^B^M-^rei^üiMs ^W avbple èt fldtkötè; U Ul^^ 
»Ae-8ei^ nia^dies égfale A ))èU.>rès !é loiigë^m' dé JA tèbé^Hé^ 
txMaie^' elto veat fkiie dë èbfe ét óttUttait^^eflt 4e eoiüear 
yd'^ieilliMs ife itw oü 'de videftfë/' Quaiid bes dMlteS' tt^üteiit 
4drtir^> dieé ^ nevtêtént d^*bord dé icétté ¥öbe) pottr ibrtb^ 
b^Cu^V e'^^^l^-'^é lé eösiamé qa'^eë mettént pftr-deMtts 
leurs autres babiu, qaand êXtA èórteüt .Qadqués fetiufteê 
im peuj^te portent auasi on v^y de la méme fafOü, mais 
en lia^ 0& peQt voir la fa^ ^e cette tobè, dans ToutHigfe ^ 
M. Lane, pag. 64, la figure è gauche. On s'enveloppe soü^ 
Tent la tète des manches de eet habit, soit pour empécbar 
qu'elles n'incommodent, soit pour remplacer la &ak«^. Yoyez 
la figure k droite dans Pouvrage de M. Lane, pag. 64, et pag. 
66, 66. 

Le mot oy^ óu w^ t^ l^efiabte atoif A(^i^ ee seïis qa'asftez 
réoeltiBientv Jl. U comte de Chabrol lie désigtie U robe amplè 
des danfes que par le mot &Lüm^; et je n'ft) jaihais renoonlró to 
mot w«i', en ce sens , chez les auteurs arabes. Il est vrai que 
j'ai cru rencontrer le y»S' dans quelques pssages des Uiü^ 
ei une Nuits; maïs un examen plus approfondi m'a fait recon- 
nattre que ttum opinion était ttial ifondée ff). 



i;. jCaqMia d« Perceval, Gfammnirê arahe pulgairê^ pig. 4. 

(*) Pent-étre M. Luie a-t-il ea U méme idéé. Compacez, ptr exemple, les Milk 
êi UMê IVuits, éd. Macnaghten, tom. I^ pag. 160, avec la tradacUoD anglaise, tom. 
I, pag. 2?6. 

Je dois ébéore faire eèierrcr ^e dèm la liüe daa iéoU Anbea, doimée par Brei* 
taabMk {BêgckrwUim^ der lUftê vnmd WalifiakHf M. UB ▼<>), le mót lêvk eü 



Digitized by 



Google 



Uê Twaiici ont me grtnde (^t/op^ en tog^ fk ^pgilfixi, qt- 
tifttifemept bltae^ o)i ble9e ^t Ii)aeehe, k nianc^ tn^f-dSl^ples. 
Qt ddnaent Ai óelte. «bemMt 4« jmiH d^ Toi ou ^oöe. (Yoye^ 
léfiieiiiÉiin, Jo^^iiicA #em<r Jiem «M GWr» ftmA JMW^sucA, 
pig. 69;. Ie eapilaiM Ii$«tt, 7!rav«f# «n^ JfórOetm 4/kilQarfi^ 
Hft; Benfaara. el flkj^lèrtQO^ JToguififi «Om I, {tt^. 961)^ Ca 



A. f" , .: 



S^ et^ dans Ie dialecte de TEg^pte^ sls^. 

AuM Ie AiMif^ 4i^ Bakfatari loii. M^ mtm.ZSB, 'M. 1«7 i^ a t 
^) m trouit dépz cbtpilrei éof^tfuftést ÏBlit«lé; j»t3bï(ipitre 
Mor oeloi qm ïwt ii9& 4rpAM au* |ic^fti«M <HmtM> en yoya- 
9ge/' et Pi^düre: i>(;Aiapitre iw la Mf^iMb^ 9« ItinQ d«M ia 
Agnerre aaime^*". Ub mim: ^ ^^^jkiiOldia^ ixii {j^:^ mW 

«2^11 ,JU^ kJkfr düt JUO ^ *Tr^^^^,i^| 

*^ "^jM^ vi vJ^wi4JI lui^ ^;;éii44 V^ '''(^ J^) ^yi 'm^ 
ULJ ^\if jJL.^ »JLft idül jL.d ^^ ^ vLuüT Jl| — 

czpl^Qé par itocA. H me semble que chei let ancleiis Tojagenrs allediiiiidi, Ie ttot 
^k tA auii TagQs qtté U mot wkfce 0^« pf<4 ^i» Ie aeM dé W««i»4 

(^ O» m for k mftigf dtt MMWciit: AJUiJU. Il t'ea itiit M heMMmp que In 
Imqqi nr la malge dè oe Byamjoiiti «mnt tocyoon dat oonectiottii. 

14* 



Digitized by 



Google 



108 - / iu^ 

^ iu^^i> JuJki &ci^ JJUf '^ U4^«^l ^^ i^Jüo «aI^^ 
li({ylsiM ^ U4^5 Jüy 4^ gy^ o4><*< |4^ ^^ ^ 
im^^i^ j^ ^«jJ%j»Lb Y^Ohafpitre sofr oel«i -^i metane ^K^^ 
4>iaA aux maocbes étrok^», «n TOysgé. ^>«;^ h^ ^ Le Profdièiè 
«s'en alla poar nu besoiii' (^). Loroqii^ veéiiit) j^allai au ^de^ 
i^Tant deliri a^ec dd t^eaii: ; Ü" se piiRt^ et^ flte* kva (^^ttttdis 
i^ipfil était habiUé d'ime' <^'^iM4 8yriii(}u'.f fiMfailefl « gae» 
Dgarisa, tira de Peau par Ie nez,. et ae laya Ie yiaage^ Toolaal 
»coatiDuer la ptnification, il tAcha de retroosaer les manches de 
»8on habit (^); mais comme elles étaient trop étroites pour eek, 
»il fit soiiir ses bras (^ des mancbes, se lèya les mains, et 
nayec óellesHsi il s^easoya k tèle et les kh(^ (^, Chtpilrelsar 
^\a ^ótteUk en laine dans k goerre sainte." (La traditioa sim 
Tante est raoontëe par Ie ptee degj.jUL4Jt v^ 8^^): xxfeimc 
lotrontai/ dii-il, pendant <^rtaine nuili, en Yoyage avec :1c 
)»Propbète^ et il me demanda: Ayez-^fovs ó^ Peau ayee toqs? 
i^Oai^ Tépondis-je. Alors il descendit 0^ jioiiw^ainean, el il 
ns'en alla jusqa'è ce qn'iLfikt bors de mes yteX) dans la aail 
i»noire. Basuke il remt ^.j^P'^^^^ ttir Jui Peau coulenn 
»dans Ie vaisseao; il se kra alors Ie Tiaage et les mains. U 
Jiportait une J^Mmk de kine> dont iliie pooTait retrouss^ les 

(*) €et «ophéwlMM fraofaif vépDod pfdaitoiieQt k l*epfh^Minf wtiJm xXf^UL^ 

(*) I.e Mnt iréc^>ro([ii0 de Juufit ne «e troave pis daiiB If Dicttoiiniir«f 

(^) Tel I il me Mmble, ett Ie leiia des nots arabe^ 

(*) Eo aiabe ««# matsw; maU, it j'ai tradnit Ie passage selon 1'idée de raoteor» il 
éuH néoessa!^ ^ Ie Prophete fit sortir tant ses bras ^e ses Diaiiis des oMiichef. 
Xa tradactioo m trovTera jostifiée par la traditlon ipi. soit ioMiiédiatemeot. 

if) En atabe il fttndfait dire pfoprenMiit: JUk4\ 9^Ch^ ^^^ ^'^ ^ ntnïèfe 

|Ml«tltl*i 



de ifexpriner ^*oa troavt dans nofca Uürtey 4t tfown dè ■Apedant TAkorM. Yojea 
syr. V, Ti. 8 et a. . . 



Digitized by 



Google 



i^ 109 

»iiuuxfa€0, jQ^qa'i ce qo'enfin il fit sortir aes brasxles mAiiobes; 
i»alor8 il s'eflBaya Ie yisage (ayec les mains). Je me préoipitai 
»Teis lui pour loi tirer lesAAo^, mais ilime dit: laisgez-les^ 
»ear je les ai mis, qnand ik étaient purg. (Bonc il n'dta pas 
•ses Ui^SfUms il les itra), et les easdya.'' On lit dans It 
Maifma ed^^mhor (éd^ de'^bnstantinople tOQi« II, pag. 268): 

spette qae Ie Prophete mettait one J^abbah^ bordée de soie." 
Ges . passages se rappdrtent anx premiors temps de VU»n 
misme} ATant^e passer ontre, il ne me semblepas inutile d'ob* 
aerrer gse, poorla ftifom^ la Ü^ ressemble assex k nos robes 
de ehambre; mais la mode en a chai^é la longaeur, Të**- 
l0Dé).etek 

Commenyins par la Syrië. Clomme Gotoyic {Itinerarimm^ 
pag. 485) dit, en parlant -dea habits des Orientaox en génëral: 
sFfaabit dó dessoos qa'on appelle oommünément Jubuj et qist 
ila phipart d'entre eux dooUent de coton, ebt porté par les 
•nas ^n^^pi'anx pieds^ et par les antres ]Osqix'& mi-jambes, 
standis^qne par derriére il est on pen jdns long qae par de- 
vramt'': il ne pent y aroir anooa donte, que Ie passage sniyant 
de Rauwolf ne se rapporte au Tótement dont nous parlons. 
Ce Toyageur rapporte, en parknt des habitants de Tripoli de 
Syrië {Atgeaüliche besckreihung der Mafs%, pag. 49): dSoos 
»cet babit [Ie »Li]9 ik en portent encore un autre — — 
B&it de drap, qui ordinairement est bleu^ surtout cbez les sol- 
Ddats; il est plus court par devant que par derrière, et il a les 
smanches larges; il n'a pas de ooUet/' (Ck>t0Yic9 loco laudaio^ 
dit de méme coUariU care/)« Je pense que Ie passage soiTant 
de Dandini (F'ogage du mont liban^ pag. 40) qui parle éga- 



Digitized by 



Google 



110 

kffloait des habilaKts de Tripoli db Syfie, sa TUffprle 'mmk è 
la f^: »Il8 oaV -dit-^il, ddoaUe T^te^ Geile de denoot «t 
»iib juppóa uree uub eèiature.'' ^Grile de denus est Ie p^Lft). 
Ton Hichler (BTal^uirten tm IKhrffe^^btfidd^ pag. 1:23) me&« 
tioBae pamri les habtls qu'il se procum, poor seTteadre ëe 
ilefrout dans rinléHear de la Syile? »uiie j[Mn6ieA roogp (re* 
w^96te saos doaUnre)/* . 

Sn Egypte 1« Sl/^ éMik égaleinent en m^ge, etde posjm» 
edeöve, on ae sert de oe Tétement ^Qq iit dans Ifpiwairi (Aft- 
iéir^ ^iPJSgypiey imn. % n, fol. Ii2.fl)2i^ite fU^ SaJLiLI ^a^ 
iijLAwi * g ^1 S Iji*^ *I^ JUti&lA eonsistait en unei^Mdl 
i»d!étofie de sóie (O rouge, en une ^stm^'^mA au dcaab da 
Dcelle-ci/' etc. Dans Ibn-Iyas {EiaMre d*Egypt€^ men. 187, 

pig. 281): oAHH^ ^>-^ ^^-^^ (^^) trH^ ^^UaJUi) ^^ »te 
»«iUaa portalt imé djtMmk de laine 'blaacfae." Bt les m^fM 
m<^ts se retrouvent plus bas (pag. 288). Daas leè MiUtUtme 
ifuHs (édiU Habicbt, lom. III, pèg. 130) la* sl^ ó!n^ pfutre 
pèchenr est d^oritè ainn: \jii^^j,aJ\ ^^ tkjL^s BjU L§^ &a» 
^iXjf (MW ^;)jö L^xi^ ^;^Aill aiine «jfoMsA I*b lapiè gfoa- 
nttère, eompoiée d*ane centaise de lambeaai, ^ 'plèine de 
j> vermine." Saus donte il est quealioa de la &JL^ dtftis Ie 
passage suiyant de Hdlfrieh ( JW^mt utmd w^rhafiigtr Btr 
riéhi v$n der Mejftm^ fel. 393 i°). Ge voyageur s'exprifflè en 
ces termes: »Au lïeu d^nn pourfioint (einei fJTmmmeé)^ on porte 
)^iine longue Tette (jMiroek)^ qui eet un pcu plqs óoorté par 



C) Voyez snr Ie mot ^IjCft H. Qoatremère, Histoif dêê êultans mamloukSi 
ton. I, part. 1, pag. 241 ; tom. II, part. 1 , pag. 70. Cette étoffe empronte Mn 
'éém d^tme nie de Bagdad, «omme IV obnrri ■. de Gayangos, Bistory o/ikêM^ 
h09me49m Bym^Hti» lii ^nimi, t**; 1, péjp. Mi. 



Digitized by 



Google 



M» ié eomtB ó& GlMlbnd.^dMis la Jteser^tión ée f^gjfp^f 
torn. XYIIIi pag. 108) dëcrit ainsi la sl^: )>&I:^ Aotre robe 
»ouyerté aussi, elle se met sur la première (le\^IJiAi;3. Lies 
»iDanche8 en sont courtes comparatiyement k celles du qaftAn. 
»Sd birer elle est doublëe de fourrures.'' On lit dans un ouyra- 
ge de H. Lane {Modern Egyptians^ tom. I, pag. 41; yoyez 
aoasi The TAousand and one NighiSy tom. I, pag. 485): »La robe 
Mrdinaure de dessus est un babil long en drap de oouleur 
•qoeloonqoe; les Tures Va^jpeUentjtiUeA) et les Egyptiens jili6-^ 
r^ieh. Les manches de eet habit ne Tont pas tout k fait jusqu'an 
»poignet«'' Mw Lane nomme la tj^ une rtibe de dê$8U9 ^^ 
npport ao ca/ïm> qu'on p6rte sous la ^hbah; cependaot 
on p<H*te enoore «ur k ^ibbahy soit un gtL^JUi) «oh wie 
tu^^ soit une SjU^* On peut yoir la fe^n de la dfiSbeA 
dans les Modem ÊgypHans^ tom. I, pag. 40 (lé personnage 
du milieu). 

Ayant de quitter l'Egypte ^ je dois encore faire obseryer que 
la €^ibbeh des moines de St. Antoine, différait essentiellement 
de la djibbek Egyptienne, en ce qu^elle n'ëtait pas ouyerte sur 
Ie deyant. Vansleb eompte parmi les babits de ces religieuz 
»&• une Gibte^ ou tunique de laine brube, foft grossierement 
vcotKoë, et qui n'est pas ouyerte par deyant.'' {Nouvelle Ae» 
baietn d'un voyagefait m Sgypte^ pag. 307). 

Anciennement la&i^ était aussi en usage dans Ie royaume 
de Harocy car Tauteur de Pbistoire des Almorayides et des AU 
mohades, intitulëe oZ-Ao/a/ al-mauschiyah (man. 24, fol. 9 
y*"), eompte parmi les presents, donnés par Ie prinoe Jouapf-* 
ibn-Tascbifiii è son oncle Abou-Bekr^ibn^*Omar: Ka»» yj y^^^ 



Digitized by 



Google 



112 &^ 

jMéy ' J i Af^ id^JCit Jicm^ante ^MkAmi d'ëcftrlate^ e^eft-AHdm^ 
»de drap (®} fin.'^ Ibis j'oserais presqoe affirmer que eet knbir 

{^) L« mot ^moJLj» qa*0D ptooon^ail pjeat-étip andeimenieiit U^Ju?) ''''^ 1°*^ 
proDooce anjoardhui. \Jik^y déiignait en Eftpagae /• dra^^ et de nos joQrt eocoreil 
désigne en Btrbarie Ie méoie genie d'étoffe. Host (Nachrioktên von Marokot^ ptg. 

S69) dit ^e yMjJLad't UuuO signifie drap d'Jngleterre, et vdLujLi ulJL; 

drap de ffollande; Dombay (Gramm, Ung, Mauro^rabicoêf peg. 83) tradoit \JÜüO 
par pannuSf et an rappoH dn eapitaioe Lyon {TravêU in ftortkern Africa^ pag. 815) 
Ie mot TMlf désigne A Bockna U drap. On lii dans les y<nfagê» dlKlb-Batentdi 
(man. de H. de Gayanges, fol. 188 i*): UlJUf ^f iXJJb ,J*^) tonlare- 
»fét de laine oo de drap.'* Aülears (fol. 161 r*»): y^^^ ^ju5^ ^m^ l^xi • 
I^H^iALj? IlS^ ^jèJUg uLUJI^ »il M traare iA «n giand trtoe coaTeit de dup» 
»fv lefvd leur kadM a'aiiied/* Plu Ua (fid. 11» ▼*): i^^duubft. ÜQjb ó^Ui 

4)^yf v-ftJUt y»j v:)^^y ( ü»W <^ *^'> '^y' *i« ^ (^ 

ttConstantinople) nn Tieillard d'nne belle fignre et avec de beaor cheveoz; il portiil 
«Ie coetome ordinaire des moines, qni se compose de drap noir.*' £t enooie (%hii-Y 
9X\^\ i>yS>\ yS^^ y::^JüJ\ J^4^ ^ VuÜjO ÏjL& »ane pièce de dnp, 
ttfabriqaée par les femmes; cette espèce est la plus belle de tontes." Aflleors (fol. 
155 ▼<>): ^ JUit v«aJUJU ^ g*^^^.*."^ OUUm^ Ö3 ales mors étaient coaveits 
»de drap de coolear.*' Plas bas (fol. 286 r»): j^\ v^ftjljt vW^ |»g*itft 
sib portaient des djohhahs de drap ronges.*' Et enfin (fol. 285 r^): UjUjO syXut 
»des rideaax de drap.'* Pedro de Aleala (Foco^fono Espanol AraHgo) tradoit «ritf» 
de pamo par v^aJUji Ea^Lcw) et on Ut daas Ie JHc^nmaire Biofrrap\iqm d'Ibor 
al'&batib (man. de M. de Gayangos, fol. ZZ r») Tanecdote soivante: LftJLo ^7^* 

Uj^^ JJI 4XJ9 L^^jLi diJ6 ^ ^^ U^s^,agriU L^ 

dÜJ ..^^^j^ iJ ^^juj iX^U v^AJUt ^b düju wJiü v:>dia£23l 

rt (1^.^ Mi vil acbeta dn drap, et après qo'il IVait mooillé, Ie drap se rétrecit, 
acomme cela arrive ordinairement. Ensaite il vonlot s'en xevélir, maïs troa? ant foe Ie 
adrap s'était rétreci, il alla s'en plaindre i celui qni Ie lol avait venda. Geloi-ci s'efibrca 
»& lai en ezpliqoer la oame, maïs l^utre ne Ie comprit pas." On Toit ^'Ibn-tl- 
K;batib emploie ce mot comae fVainin, et IbotBitontah coome majoalin. TomUfoisoB 



Digitized by 



Google 



11» 

n'm pat ólé porté par les Arabes de ce pays^ depuis Ie qimi- 
tième siède josqu'i dos joars. La i^Mmk est encore.en usage 
pwrmi les femmes ^Alger et de Tunis. (Yoyez Paaante, Fu 
aggij torn. U» pag« 10 de la traduetion hoUandaise). 

La Sai^ était en usage en Espagne, et voici oe qu'on lit dans 
Al-Hakkari {Biêimre d'£êpagne^ man. de Gotha, fol. d?» v""): 



(5-*-*^ 



^1 iy^\) ^\ ^jXf ^i)Jf Jk-iöiJI ^ \ y M*A y Ji ^g\py 



céléJire musicien Zeryab (v^bjv) qui Yint en Espagne sous Ie 
règne d*Abdorrahman II, » était d'opinion que, pendant la saison 
iHpii est entre Ie cbaud et Ie firoid, et qu'on appelle Ie prin- 
»temfê^ les Arabes 4'Espagne revètiraient, de leurs babits de 
jieottlenr, des djobbaks de filoseUe, ou de rëtoSè appelée mól^ 
mAam (9), on enfin <le celle qu'on appelle mokarrmr (^)/' Pierre 



IMonail nppoter qua l'tDUiir,'ai étriftnt UÜuOj ait pcBsé lénmoiiw é on nom 
dt TétcBieiit da genre f^oiuin , par exenple au mot &AC^ i ea efiBit danf nu autr^ 
eodroit (man., fol. 14 r») Ie méae aatear compte panni les étoffes dontse revétent lei 
Gmiadins é yAjiQ^} k^JJl^j}* On Toit que, dana ce deraier pasnge, Ie mot \miXjfl 
eft da genre maicplin. 

A Xahe Ie mot ■_fil^ (*^^f) dësigne aQJoord*hai un mantêau ^éeartaiê pour 
hê ti^amtê, (Voyes ViMaUi* Lêmiwm MêUtênsê^ cd. SOS). 

(*) Soivant BoUrrezi (/Aiia, manoscrit ai%be de rioBtitat des Payt-Bai, v» 7S, 
pig* 64), Ie mot aj^* désigne voe sorte d'étoffe, dont la trame n'est pas de soie; 
«*fltl «e qoj la distingiie de rétoffe| appelée diiat^j dont la tcame est de soie, eemma 

a^LmaJoI yA^ XX*^ I^ ^Ue de Berw éuit ^MMOse poar son |^9it^« (Nawttri, 
Enêfelêfiéiê, man. 273, pag* 96). U eet fait memlbii aossi de ^Lwt J^ ^'A/O* 
(llowairi, Siêttirê dêê Ahhoêid—, man. S ft, pag. IftO). 

(^) fumms Ie mat yi^v^ dMgne U êoiê^ H ne mt pandt pas improbable que !e 
mot ^ytf iodiiiM nna élotfi mlUa da soie. Hans d'antaes pe mg at la mat %%^ 

16 



Digitized by 



Google 



114 &A3^ 

Martyr dit daos la relatiou de sou ambassade en Egypte, peo* 
dant raqnée 1501, adressée A Ferdinand et Isabelle, {Legatw 
Babjflanica, pag* 401): »Leur vétement de deasos difière pee 
)»de celui que tos Greoadins appellent JigiubbaSy et les Eqpa- 
Dgnols marlotas/' 

Dans PAldjezireh la Slas^ est également en usage. Voyex 
Buckingham {Travele in Mesopotamia^ torn. I, pag. 6, 343} 
qui écxxijtMa. 

De nos jours enoore, la &At^ est en usage i la JKecque; on 
y porte eet babit sur Ie ^^Jut et il est £ait de drap léger, ou 
d'étoffie de soie des Indes; dans la grande chaleur on ne s'en 
re?èt pointf mais on Ie jette sur les épaules. (Burckbardt, 
TraveU in Jrabia^ tom. I, pag. 336, 336). A Médine, oü méme 
les pauyres portent ce Tétement, la &It^ est en drap. (Idem^ 
ilnd, tom. lI, pag. 242). 

Josqu'ici nous n'avons parlé que de la djobbah ou djibbah 
des hommes ; nous de?ons donner aussi quelques dëtaik sur la 
&I{^ des femmes. »Sur Ie dllj/' dit H. Lane (Modern Egyp^ 
Hanêy tom. 1, pag. 58), i>les femmes d'une condition aisée, 
»portent une gibbeh en drap, en velours ^ ou en soie, brodée 
»ordinairement d'or ou de soie de couleur ; la difiërence prin- 



Mgtiifie/a«Y dê soie. Pedro de Aletla {Focabulario Etpatkol Jrahigê) tndoit ««dltJM, 
eo»a de êeda ptr s>^y et oo Ht daas an puaage d'IBn-Said , rtpporté ptr Al-flak- 
kari (Hiêtoirs d'Espagne, man. de Gotha, fol. 40 to): » UI \ k ^ aLa9% 

iXJUl^ vJLaj ^jJt uLuüJI S^y^t (ji^Uüt v^ \J^ SkiM^^ 
éJJ^Ju Quant aa mot «JCitf ^a'emploie ici Ibn-Said, je Ie titmfe ^;al«BeM 
appliqué i Ia loie dans ce passage d'Oin-Klialdoon (Hiêt^if ^Etpagtké^ man. IMO, 
urn. IV, ftO. IS f): jOaÜI ^^\ y^ UA y,^XJ o-LJÜI ^y 

*^\j^Sy ji^^s sAJUtf Judls ^gü v^tUb p^i 



Digitized by 



Google 



116 

•cipele eotre cette gtbbeh et celle des hommesi consiste en ce 
oqu'eUe n'est pas si ample; ceci est sortoot Ie cas ponr Ie 
vderant; elle est de la noéme loDgnear qoe Ie dllS-" (G'est- 
è-dire qa'elle tonohe la terre, oo que méme elle est eocore plus 
longue de deux ou trois pouces). Dans Ie dessin que H. Lane 
(tom. ly pag. 57) donne de la tifibbeh de femme, les manches 
vicmt i peu prés jusqn'aux poignets. U n'y a pas long temps 
qu'en Egypte les manches de la djihbeh n'allaient pas méme 
jusqu'aui coudes, comme on peut Ie Toir dans P Atlas d'Olmer 
(royale dam FJSmpire Othaman^ PJEgypie ei la Perse, Ph 26) 
et dans cdui de la Jfescrtpiüm de P Egypte (tom. 11, Ü. 293). 
Ea eflfeti on lit dans VBs$€d de M. Ie comte de Ghabrol (dans 
la Jhicrtption de r£gypie^ tom. XYIII, pag. 113): ^SC^. Ro- 
»be qui se met sur les précëdentes: die a des mandies tres- 
loourtes , et est doublëe de fourrures en hiver ; alors elle prend 
»le nom de <meek farcuek [g«^ a^^^] (visage de la pelisse)." 
Peut-étre Dandini {F'oyage au mant Liban , pag. 48) parle-t-il 
également de la JJjoibaA des dames de Tripoli y quand il dit : 
dAq lieu de spain ou abb, elles portent un juppon un peu 
>plus court que ne portent les hommes." En efiet, ancienne- 
ment la djcbbak de femme semUe a?oir étë aussi plus courte 
qo'i présent; yoyes PAtlas de la DeecripHcn de r Egypte ^ 
tom. Ily PL 266. Yon Richter {fTallfaArten im Morgenlande, 
pag. 212) parle de la Dekübbeh des femmes des Bédouins de 
la Syrië, qui est »ordinairement de couleur chocolat." »C!ette 
Dcouleur," ajoute-t-il, nest aussi fort en iaTeur parmi les bom- 
smes.'* En Egypte, les dames semblent avoir porté aussi la 
J^MaA du temps de Marmol, car je pcnse que Ie passage sui- 
▼int de oei auteur se rapporto au rétement en question (/^s- 

16* 



Digitized by 



Google 



êcripcim d^ Jjlriea j.tom. UI, foL U9 v«): «les japes (U^ 
»«aya#) sont k la fafon d'o^'tiÓM turques" [a(fM6« iurquem^s; 
je pense que l'auteor ajoale ceci pour les distioguer dtè j$ib»s 
grenadines], »aUant juBqu'aax pieda, et feite» de difféFentes 
»aortes de soie, ou de tissu d'oFi les femiiies leé portent ausü de 
]»drap k manches éiroites, et brodëes ricbement d'or et de soie." 

A Uassata on prononee Slc^ comme en Bgyple; et ce vete- 
ment y est &it de drap de couleur. (M. Rüppdl, Meiw m 
Ahyninimj toro« l, pag. 200) « 

Parmi les Tnrcomans la djobbak est également en usage. On 
Ut dans la ReUtbo de Fraaer {Jmime^ info KkarmHtny peg. 
2€f^): j^Quand il feit firoid, les femmes portent en Mtre A&èjtAboM 
Dou des robea semblables k ceUes des hommes» d'une étoffa de 
»soi6 ou de coton a raiea." Et Ie yoyageur igoute en note: »La 
i^jtêbba est une robe ample dont on s*envjelQ|)pe; elle a les 
Dnumcbes serrées au poignet, roais amples -en haut; elle est 
«ouverte sur Ie devant, et eUe est si largci qu'on peut Tar* 
)»ranger en plis autoor du oorps ^ car on peut faire passer de 
»heattGOi]qp 1'uu cótë sur l'autre; elle a une gerande ressemblance 
»avec Ie baroonee [en persan t^Jj^J^t mais elle est faite ordiaai- 
Mremenjt d'éti^Ees plus grossi^res^ La j%Ma Khorasinee est iaite 
i»pour la plupart de laine brune ou roQgeètre^ et fréquemmeot 
»de poil de chameau. G'est une très-bonne couverturei paroe 
)»que la tissure serrée n'admet paa facilemeot la pluie, al 
agarantit beaucoup du venL" Plua bas; >»Plusieiirs de oeux 
»qui sont plus pauvrea^ ne portent qu'une courte jtibbay oo 
»chemise en laine." üt encore: i>Qaelqnes-uns portent Ie oos- 
»tume national, turooman ou ousbek, qui conaiste en phüieurs 
»robes ou jvibüê qui dópassent iin peu lea geanox, et qo'^OB 



Digitized by 



Google 



«attaché aveo ane ceiatare; Fétofie, dont lesjtAboê 

atont faites est vm mélange de soie et de coton , k raies bleuet^ 

)»pourpres, roa§^ et vertes. Les Tuekeks conseryeat plua 

aleur propre costome» en porUnt «oavent des jubbas^ tissues 
»de poü de ehameau , sar lears habits de dessous/' La djob^ 
bah est encore en usage chez les Guèbres (Fraser, ibidn^ Jjh' 
pendix B, pag. 22) , et chez les Ousbeks è Gbiwa (idem, ibid.^ 
pag. 68). 

De DOS jours, Ie proverbe: xjui. \J^% ^^^ Jl&o^ü a re- 
»pa88é (**) sa djtbbak, et nettoyé sa barbe/' est employé par 
les Egyptiens, quand ila feulent indiquer que quelquun s*est 
{Mréparé poor une affiiire. (Burckbardt, jérab. Praverbsj n'^Se?). 

Da mol arabe 'il^ les Espagnols cmt fait: aljuba^ jypa^ 
ciupa^ jubcm; les Portugaia: aljuba; les lialiens: gtuppa el 
gugyMm»^ et les Fran^is: jupe ttjupón. 



Süivant Djeuhari (torn. II, man. 86, fbl. 188 r^) on appelle 
aoavent Ie ^U^« (ceinture) Jk^.&X>f et Ie lexicograpbe cite è 
eette occasion on yers qu'on trouve aussi dans la ffamaêok 
(pag. 656), oè Tebriat dit qae Ie Jj4X<> e^ A^it de pièces de 
cairi'tordoea ensemble, dont les femmes esdaTes seules se ser- 
Tent 9 et non pas les femmes arabes. Suivant Ie JS^amtmB (édit* 



('^) *{jJUO wben QBed on the rabject of cloth, means io poêê a hot iron over 
nit f o restore its lustre f if ipoken of paper it metns to glaxe itJ* Note de Borck- 
kundu Si cecr eit en rérité k «na da Mot JlM» il M«ble q«'eo Oriënt en vepaise 
les broderie! ; yoyei lei MÜU êt une IfuiiSf éd. Vacnagbten, ton. II, fMg. I 



Digitized by 



Google 



118 J^(X^ — fau y ^ 

de Galcatta, pag. 1411) la &Jbj^ est une sorte de ^^ de 
cüir, dont se servent les garfons, et aussi les femmes qoand 
elles ont leurs régies (*)• (^Lu^aJf xj ^y5b ^t>\ ^ y^ ka^ 
gÓAslL)- Je doute fort qoe dans ce sens Ie mot lüoó^ n- 
gnifie une sorte de ceiniure^ et je pense plutótqa'il désigne: 
une sorie de caleccn. 



^^ 

Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 

Ibn-al*Khatib {Dictionnaire Biograpkique j man. de H. de 
Gayaogos, fol. 32 r*" et ?<") raconte plasieors exemples de la 
maladresse des sarants dans des circonstances fort simples , et 
Fauteur fait raconter A un tailleur de Tunis Panecdote sui- 
vante (fol. 32 V): »ajj^ &4^ ^ U^ ^^oiXMnH ^1 vi J*^ 
^w^ Ljl^I^ Jüuoiü^ ^ ^jMjJ L^JLufiiJj JUvLJ ^ (sic) 

Jk^ilb ^jx-dil ^^^ jJOl 0-»; J^ JLü Jiüf ^^^ uUj; 

^ ^) I6( iljU jL^^f ^^uag L4^^ vLJlii vjyjb ^lyt^ 
Jt ^jJ ^La^ Lo Ü JO^ to !.^ Luix (?) vsJauAi am.1^ ^y^ 

Abou-'l-Hasan-Hasim (|%dMLft.) de Garthagène (Ie célébre auteur 
de la Mitkêourah) »me dit: »Al-mostansir m'a fait présent d*uoe 
lèmdjobbah djerüyoA qu'il a portee lui-méme> mais elle n'est 
»»pas coupée comme nos babits dans l'Orient de l'Espa- 
»x>gne; ainsi) je désire que tous en détachiez les manches, et 

(1) H. FicjUg a omI tndoit ce paMge aa mot KJLjJü^ , «t il Ta bien tiadoit 
dan« m préfiice, pag. X. 



Digitized by 



Google 



^f^ 119 

x>Dnoiis les changeroos selon la mode espagnole." Gomment 
Dfaut-il faire? répondis-je. »Nous détacherons les manches en 
i»ihaut/' dit-il, »et nous mettrons ce qui est étroit en haut, 
D»et ce qui est ample en bas/' Mais, dis-je, comment rem- 
Dplir (^) ce qui sera en baut? Gar si nous appliquons cette 
»partie k on endroit oü Pon exige de Tampleur , nous n'avons 
x>pas assez d'étofie pour remplir Fespace vide, si nous ne trou- 
DTonê pas un babit semblable. — Mais il ne saisit pas la chose^ 
»et, déseqpérant de la lui fidre comprendre, je Ie quittai et je 
»m'en allai/* 

On Toit par ce passage, qu'on entend par 8^%^ une sorte 
de dfobbah^ garnie de mancbes. Marmol {Descripcicn de Affri^ 
cuj torn. U, foL 40, cd. 4) écrit genvia, mais la description 
qu'il donne de ce Tétement| ne s'accorde pas ti*op bien avec 
les paroles d'Ibn-al-Kbatib. Il dit dans la description de la 
province de Gezoula^ dans Ie royaume de Haroc: »Le costnme 
«ordinaire de ces peuples consiste en des gerivias de laine; 
celles sont ëtroites et n'ont ni mancbes, ni collet; elles Tont 
njosqu'auz genoux, et on les porte sur la peau nue/' 

J'ignore si L^u^est Ie mème mot que lajerba du capitaine 
Lyon (TraveU in Ncrthem Africa^ pag. 6) qu'il dit étre »un 
i^oqftan k mancbes courtes, et qo'on porte souTcnt au lieu du 
r>benn$h** ((j^ ^^ i^^) 



(^) n me aemble qa*il iaat tFadaire de cette maniere Ie Teibe ^Ad^ fne je pro- 
noDCe ^AS^» Compares dans Ie Dictionnaire la S* forme de ce Terbe, qai signifie 
impiêtusjuii etc. On Ut daiif l'oimage iotitulé Akkbar al molouk (man. 639, pag. 131): 

Je crois defoir anbititiier >vj^ A yJVS^ de iojrte qae Ie aeiia loit: »le prinoe or- 
idoona au poète de completer Ie piemier ?en, en j ajoatant on aecond." 



Digitized by 



Google 



120 



t>^^ ~)f^ 



6 ^ 

Ce mot manque dans Ie Dictioonaire , daos Ie sods que noos 
allons établir. 

Le capitaiDe Lyon (Traveis in Nortkem Jftica^ pag. SO) 
rapporte que les Arabes de Tripoli d'Afiriqoe, distinguent Jei 
harrfioanê en trois sortes. Le plus gfossier se liomme o&t, le 
{rfud fin jereed^ et eetui qui tient le milieu kAoIu' Le /sreerf 
€$t aussi porté 4 Morzoqk, taiit{(arJea hommes <pi^ par lei 
femmes {ibid.^ pag. 170, 171). *'.■:: 

Le mot d^A M; saus doute d'origine arabe. Le mtbe <>y> 
signifie sctUpnty abrani; mandavü goêsépium eiCi et la 
fiorme J^^ peut exprimer le partieipe passif, ^ooinxtie laforme 
Juü3, dérirée du verbe ^Jüü» (/tier), exprime iué. Je sappose 
doDC qn'il faut souscntendre le subêtantif i^l^y^> et probablf*' 
ment on aura dit aupara?ant Ju^ 0^7^* 



>^ 
On lit daiis Djeubari (torn. I, man. 85, fol. A88 r*) : v«jLt 

dLo djir% fait partie de rhabillementt des fsmmes, et il est fait 
»de poil; quelques-uns disent que c'est une pelisse grossière/' 
Et dans le Kamous (ëdit. de Galcutta , pag. 699): A^^jiS ^\J 
«^L&Jf f>y^% /-?^l »j^ »c'esl un vêtement de femme, en poil 
»ou en peau de brebis." 



Digitized by 



Google 



Voyez aii i»oi n^yrl^. 



io^Ci. , au pluriel ^A-^ 

Ce mot nmnqiieidftjiB Ie fiietioiuMdire, ei je te i'Ki xenconlré 
qoe dans Ie dialeote <k Malte. 

Il ae tiouYe cUos l'oii,vrafe:dè ITaisaUi (Zemoo» JMitot^eieoU 
Ml% et Ie phuriel ^^W• iH>té par ce kkioogieapbet eA> coouae 
im siiiy JUL pluriql andbe ré^uUer, loniié4'uD aubrtwtifquadai^ 
ülére. Geci oeoa fiiit «oup^ooiier qoe Ie mot djêom^rek .e»t 
d'arig^ arabe; je ne Ie orois poii^t c(^Q4«nt, et il meaemUe 
qatéfmtabreh o'«it qu'ime ahécatiaa, ua peu $;>i:^, iX eat vrai, 
da mot italitn.^'tMtoctiare. Qüoi qu'il ea soit, la ,d^e»i4i%rek est 
eaoore porfeée de oos joun par ta- popuUtioa arabe de Iblte. 
Dms Ie Fcyage en Oriënt par H. GU>upil Fesqaet (pag. 0) il 
est qaestion de la ghesuira^ jape bleue ouverte d'un cöté, des 
Xaltaises. H. Amari , Siciliea de naissauce , a bien youIu m'ap- 
pr^dre que ce qu'on appelle k Malle dje%%vtreh est »ua petit 
«japon en toile è raies bleues et blancbes et k petits plis. Elle 
»est opTerte d^uo €dté, et atlacbée.avee de petits robaos/' 



Ce mot masqué dans Ie Diotionnaire. 
Il est d'origine lurque: jj^éMj^y OM plus correctemeiit ^J^t^, 
et il déngne: un pantabn de drap. 

16 



Digitized by 



Google 



122 ^,Ai^ — wLiJ^ 

En parlant des vétements d'biyer des emirs bédouins, d'Ar- 
vieux (P^oyage dans la Palesiine vers Ie Grand Emir) s'ex- 
prime en ces termes : »Sous ce caftan et par dessus Ie caleQon 
»de toile, ils mettent un Chahchier [dans Védition de Labat, 
Mémoires j torn. III, pag. 288, on trou?e Chakckir'] ou pan- 
»taIon de drap rouge, dont Ie pied est de maroquin jaune. 
^Ges pantalons >doi?ent toujours étre de couleor rouge, de pour- 
»pre OU de violet, et jamais de verd, i cause que Mahomet a 
)»aimé cette couleur, et que ses deicendans portent Ie Turban 
»verd, ils croiroient de la profaner en la metUnlè eet usage* 
»ns traitent les Persans d'hérétiques, A oause qu'üs mettent des 
«pantalons et des cale^ons verds/' Niebubr (ifme naar Ara* 
bCé^ tom. I, pag« 152) expli<]pe Ie mot sehakscklr par: i>pan- 
»talon rouge, extrémement ample;" G'^ par erreur qu'on Itt 
jjJbySé dans la DescripHim de t Egypte (torn. XVIil, pag. 107); 
M. Ie comte de Ghabrol explique ce mot par : wculotte d'faiver 
»en drap." 



On a d^è vu plus baut, au mot Jvty que, dans un passage 
de Bokhari , Ie mot oLJL^ est employé comme synonyme de 
A'S , et qu'en conséquence il doit designer ce grand voile, dans 
lequel les femmes en Oriënt s'enveloppent, depuis la téte jus- 
qu'aux pieds, quand ellessortent. En efiGet, Bjeubari (tom. I, man. 
85, fol. 36 r®) explique oLJL^ par &L^; or tèj^ désigne la 
méme cbose que Jvt. Le Lexicograpbe ajoute k cette occasion: 



Digitized by 



Google 



»Uiie femme de la triba de Hodkail a dit, en chantant let 
lolonanges de qoelqo'un qui a?ait été taé dans Ie combat: 

x>Le8 Tantonrs ae rendent lè, oü il snccomba, en prenant plai- 
»8ir è Ie voir; U aosai vont les yierges, en portant des djilbSbs.*' 

Peat-étre Ibn-Khakan a-*t-il en Tue Ie mème sens da mot, 
qmnd il dit [apud Hoogvliet, Diverêorum scriptarum loei de 
regid Jpkiasidarum familid et de Ibn^Jbduno po'ètd^ pag. 47): 
i^LJLflt 0*0^ i^gt*-^ sj^ |»(}rr^Üi \ó^^ »Soaillée de leur sang, 
}>la jdace oü ils avaient saccombé, semblait porter an djiibdb 
»rouge." 

Soivant Ie EatnoM (édit. de Galcntta , pag. 68) ce mot dé- 
signe enooretme cAemiêe (^^axéS)^ et anssi on vétement ample 
que les -femmes mettent sous la mühafak (8t^^ mwL Vt^9 
fti^^t ^«j); en ce cas c'est Ie méme babit que celui qu'on 
nomme aujourdhui en Egypte &JLL1 ou v^ji; ou enfin c'est. la 
mème chose que Ie voile appelé ^L*^ UUilt y^ %0* 

En tous cas il désignait anciennement un vétemrat porté 
par les femmes. Il me semble qu'en des temps plus mo^ 
dernes, ce mot a aequis, au Magreb, une acception tout é 
fait différente. Au rapport de.Shaw (Beizen door ,Barbarife9f. 
e» hei Ooite^ tom. I, pag. 922) Ie mot Jillebba désigne une 
aorte de camisole, avec ou sans manches, et qui di£Eère pen de 
la tuniqoe des Romains. On Tattache è la.ceinture,.sQrtoat 
quand on doit travaiUer , et on la porte sous Ie dl^* Je pense 
que JiüMa est Ie mot arabe oUJ^ dont on a retrancbé la 
demière lettre. Thévenot (jBdWtoii d'un v^ynigefidt au Zetfoméy 
pag. 563) a enoore oorrompu davantage ce mot en écrivant 

16^ 



Digitized by 



Google 



124 V 

JüUt. Il dit eo donnant la descripiion de la viUe de Tuois : 
•Les Barbaresques ne sont pas tout è fait vestos comme les 
»7urcs, car au liea d'un doliman et d'ane veste, ik portent 
Aone camisole qa'ils appèllent Gtllei." L'aoteur deU Aftmon 
ffiêiorüU de Marruecos (pag. 71, coL 2; pag. 73, ooK 1 j ptg. 
360, col. 1), écrit ChiHviay et c'cst, selon lui, »xme pclite ja- 
Dqoette d'ane étoffe très-grossiëre, è mandiea étréhes, et gatoie 
»d'im petit capocbon potssé poar s'en coavrir Ia téte; eet habit 
»est conrt de sorte qu'il ne passé pas kr eemtnre/' Ou lit dans 
Ie Toyage de Windas {J Jmtmey to ifequine%y pag. 29): »Les 
«Mores les plas paa?res portent on vétement nommé €Mebim^ 
i»et formé d'une étofie de laine grossière; eet habit n'a point 
»dt manches, mais des troos poQr y passer Ie bra»; il desdsnd 
•jaaqu^aux gcnoox, et dépend nonchakmment autoiir da corps 
»en guise d'un sac." Riley (£os9 qfike brig Cdkameroe^ pag« 
107, 198, 248) écrit g%bMia^ et c'est selon lui, un manteatt 
eb laine k manches courtes et garni d'un caj^üchon. AU Bey 
{Traveld y\x>m. II, pag. 278} écrit Djilaèia^, et, sèlon lui, 
e'ést une chemise ou mantetu {ëÜH or etoak) d'une étoflfe i 
raies étroites, Manches et noires. On Kt dans un ouvrage de 
M. Gi'liberg di Hemsö (^^pecckio geogrt^o e stuiüiieo detf Int^ 
pero di MaroecOy pag.> 82): tLe bas peuple {k Mcfoe), et In 
»pauvres, portent pomr seol Tétement une sorte de sac de toile 
i>gr08Bière, nommé geUtMa; on y a pratiqué des troas en hant 
«let aux cdtés, poor y paisser Ia téte et les brèls.'' Il se poufraft 
cependknt que ce mot ne dérive pas dii toat du mot v^UJU^, 
et que cette sorte de eamisole empruttte son nom au mot 
berbère ihêUbeh qui, selon Ie vocabulaire de Venture {P^in/ugt 
de Hometnann^ tom. II, pag. 440) signifie At6iV. 



Digitized by 



Google 



Dans l'éditioa de Calcutta du Kamousj el dans Ie meilleur 
manoscrit de Leyde de eet oavrage, la première consonne a 
une fetha; mais Djeuhari (tom. I, man 86, fbl. 389) dit ex- 
pressément: ^J^c i^^óJ» |Mfiib 8^U4^. U ajoujte è oet oceaai^n: 

»Q'une djommasUik aux manchsea retroussées, vooa suffise, el 
»>De Tous ioudez point de poaséder on ték jmeieiuu" 

Soiyaixt Ie Ktmtms Ie mot gjCi dësignc urne veHe au oa^ 



5f' 



On lit dan» Ie Kammu (AUt. de Cakmttt, pajf. 1734): 

-j-Jl^ Uü^ »Le mot &!&. désigne spécialement une pièce 
wd'étoffe dont les femmes se servent pom- courrir toute la tête, 
»«aaf Ie milieu; eUe couvre la figure et les deux cótés de la 
npoitriiie, et on y a pratiqué deux trous k l'endroit des yeox, 
i>de sorte qu'dle ressemble au borko." 



C'est suivattt Ie K«mm» (édit. de Calcutta, pag. 1784) »un 



Digitized by 



Google 



126 KJüag> — Jua&. 

Dvétement ea soie, k la fe^on du tailesdn/' (opaLo i^UJ^t 



O 



10- 



Ge mot TDanqae dans Ie Dictionnaire. 

Au rapport de Diego de Haedo {TopograpAza de Jrgelj 
fól. 27, col. 4) les femmes k Alger portent sur la EjLü trois 
sortes de coiffures. La seconde est »une espéce de coiffe mo- 
»resque (tremgado morisco) d'une étofie de soie fine et tres- 
«déliëe, qui ressemble k un €endal{^) de couleur; elles roulent 
»cette coiffure autour de la téte ainsi que la première, en lais* 
»sant pendre les bouts sur les épaules, jusqu'è la ceinture; 
» elles nomment cette sorte de toque (este tocado) cAimbel.*' 

Je ne doute point que les femmes arabes d'Alger n'aientformë 
leur mot Jul». du mot turc "SLsk, qui est parfaitement Ie méme 
mot, ayec Ie changement de r en /, lettres de la même dasse. 
On prononce Ie n devant 6 comme m et non pas comme n, 



(^) Aa mot cendalf CobarniTias {Tesoro^ Madrid , 1611) dit: Mtela de leda mny 
»de]gada, o de otra teU de lino moy sotil: los qae pteniaQ aet de seda, Ie dan m 
»origen del ia, aedal, fnlerpaesta Ia n. sendal: los qne de tela de lino A sindone, Gnece 
iotvSufiy est enioL siodon amictns ex lino Aegjptiaco, dictos ac qoia primom in Sidone 
»iirbe haJQsmödi amictns fieri coepit: et ob id Tjnu A Kartiale TeatM dictae aont. 
aTjrns, et Sidon vicinae nrbes: ideö ona pio altera sa^iisijMe soAiitiur* U padre Goa» 
»dix dize ser nombre Arabigo cendal , que Tale tanto como hoja delgada , y de alli ai 
»batihoja Ie llama ei Arabigo cendali. Jnan Lopez de Velasco cendal, cendaloy qne 
aes batiboja, qne concnerda con lo qoe dize el padre Gnadix." Pedro de Alcala {V<h 
oahuiario Espanol Arabigo) tradnit haiiihitfa par cendaiód, et Gaspar Ssoolaoo 
{ffiêtoria dê VaUncia^ tom. I, pag. 62, col. 2) dérire Ie mot espagnol cendal èt 
Tarabe cêndalodf aqoe es hatihoja.** Qnels sont ces noU arabes? 



Digitized by 



Google 



tant en aiabe, qu'en persan et ea turc; Di^go de Haedo a doiïo 
très-bien ftit d'écrire ckimM et nou pas $kMbel. 



6 o^ 



Ce mot est ezpUquë par I^eabari (tom: I^ man. 85, fol. 37} 
psr S^Ai^ et par Ie Kamoua (édit. de Calcntta) pag. 60) par 
it^JÜ fixO yne ehemise d» femme. , 






Ce mot manqae dans Ie Dictionnaire. 

?oici d'abord un article interessant de Makrizi {De$criptim 
dePEgypie^ torn. II, man. 372^ pag. 350): ^^^julS.^1 ^yu* 
V^IaJI ^yL\ ^ JJLo yö, ^^ M i f^H ^Jy^ J^ vir*^' '*^ 

U-ilj ^y^^ i j **-^JLj ^t;Jó |^4Ai 4Xa^ U Ji^ JLUit vaA^<>tj 

^1 ^^ ^ ^l Jjü i> &i^^ ^^\ vM sJUd. ^ ^yu 
^j^U^»^ /^l^'^ ^Li-yJ» Ltli^.^ ^1^ odMj) ^^djX^'^iS 

lijüüt ^f j^ jji -U u*Hisy f ^ui« ^^t, &i^^t ^y ^f 

Jjft^ ^^f (j**Jj ^» ^y? UaS^ i JUi ^^P ^JyO ^^ L^ 



Digitized by 



Google 



128 Jki>yS^ 

VS^jt^t SJL^ OupI^ uu hJ iSL^SvXAyt ^yll ^j^yJ Jl OJu 

JusUi ^^( (j^^'^H^ ^Uit ftiiMjo ^Loy iKi^t ^ &Ai t^l^ 

^ i^ e^^t> O^' /^^ V^^ y*3 ^>^ v:>^ u»^^ 

^•^1 t«3c^ &JM- Avant de donner la traduction de ce pas- 
sage de Makrizi , je dois £aire observer que Ie mot ^y^i d'oü 
dérive 'i^ys^^ est Ie mot turc 93^ qui désigne Ie drap, G'est 
probablemeDt k ce mème mot turc qae fofytw^ OD^gnec mo- 
derne, doit sou ongfiae» i)Le marohé: deS' marrehadd» ' de 4rap. 
vttCe marohé est contigu k celui des mardiands des^qdes, et 
Dil ost destiné k la ?ente du drap.qu'on tire des pays des 
^Francs {^% pour en faire des couTertures de saSa P), des ri- 
>)deaiix et des couvertures de selles de cbe?aiix O» J'ai encore 

(^) Principalement peat-^tre de Yenise. Vojei SiWestre de Stey, ChreHomathie arabê, 
lom* I, pB^. 87. 

(*) l?d est Ie Mu da oot (XftÜLo» car je lU iaat on oavnge «jsei imre, et dont 
je poatède let deiut pmaiers folome* (Ie ttei4ème «st kariMiiae) Jtvoir lé« F4^fa^ê 
du Hêur dê ia MoUfayê en Eurof^ Awie êi J/rique (tom. I, pt^. 8f): mJSopk^^ 
Aeipece d^Estnide, ftite de planchet, élevéc de qoelf^et piedt contre Ie mr et tor 

e ^ ft 

alaqaelle tont det mindecs [en tnrc sJkX$], etpècet de matelatj -comreitt de piècei de 
»drap on d'antret étoifet qne lenr naage fkit nornmer Maccatet, avee det contsiot ca«- 
Bferts de neme et rangex contre la mnrtille de Ta dumbre, poor s*appayer Ie dos en 
Mmitant les j«mWs, conme Ibbt let tetil«>«r5." l<et Att^ecafes <le ce teya^nr tooi, 
«MS douie, let (XftUÜO <te Hakris. 



Digitized by 



Google 



i^ySf. 129 

»vécu du tempB qaé les hommes ne portaient que rarement 
»le drap; seidemeat, les grands possédaient panni lears ha- 
»l»t8 une dfwkAah, qu'ils ne portaient que les jours de pluie; 
j^i n'y ayait qiie les Magrebins, les Francs, les habitants 
»d'Alexandrie, et quelques-uns panni Ie menu peuple de Hisr, 
»qui portassent babituellement Ie drap; mais quant aux cbeft, 
nux grands et aux hommes distingués, on n'en trourait presque 
Dpoint parmi eux qui Ie portassent, sauf pendant la pluie; 

O U eA loot i ikit inatfle de parier da mot &JL&L&) tprès que S. Qnatreoièro 
[Sitioir^ dêê sultans mamlouks^ torn. I, parL 1» pag. 4 — 7j a épanché a pleinct 
■aiaa nr ce mot 1(W tréaors de aon émdillott immense. Maia il est vn aotro mot qui 
dio^ %aitment mms ecuvsriwrs qu*on 9i$i sur is dós du cksval ou du m»- 
iitf et qui éUit anssi ordinairement en drap {*'%'^), dont je dois dire qaeJqnea 
■oü. Je Tenx parier dn mot \£s\^y On lit dans Sojonti {Jlosn al mokadharah): 
^^byt jfcjAxöt ^ iltXj Jk*JU^ JUJt (W^lvo^ *Le8 Kadhii se 
Merreot de moleU posr montorea; an lieu de k honase^ ila ae aervent da i5)Ü\ 
NO diap." SÜTestie de Sacj qai a pablié ce paamge dans aa Ckrsstomaihis arahs 
fm, U, pag. 207; comparet la note, pag. 270), a mal i propos impiimé ^(>l3\* 
la Téritable le^oo ^)w\ ae troare dana les deox manoacriU de I^yde de Poovrage 
it Sojootl (man. 113, fol. 354 t», et man. 876, pag. 400), et elle est mise hors de 
iaott par Ie passage soiTant d*an mannscrit antographe de Ifowairi (ITistoire d' Egypte^ 
MO. 10 B, foi. 121 i«), oè on troore: {S^\% ^ y***^ &JAo iüJx aJuI 
^y^ ait lof fit present d'ane male éqaipée d*ane selle et d*ao ^)V3\ de drap." 
Je lis dans on antre Tolome da méme oavrage (man. 2 o, fol. 11 & v«): y^jSs^ 

all élait monté sar on cheral blanc [compares Berckhardt, A^otês on the SedouinSf 
apag. 121] da nombre de ceox qoe Ie aaltan loi-méme montait ordinairement; ce 
idicval était éqoipé d*an \£y^\ de satin rooge, bordé de jaone, d'one rakabah^ 
abrodiée en or et qd apparteoait aa.soltan^ et d'one selle 'do soltan, omée d'or.'* 
8«r Ie mot SÜJU on peot toir «ne aote de S. Qaatremère, ffistsirs des sultans 
mmlsuks, torn. I, part. I, pag. 116. 

17 



Digitized by 



Google 



130 

)»mab quand celle-ei cesaait^ on .Atait la djêuhkah (^)» Le 
DKadhi, Ie rats feu Ta4]-4l-diArAlK)u1-feda4ifniail, fila d'Ab* 
»iiied, fils d'Abd-al-WabI^al>i fiU d'L^t» id-^aiakb»0iiM ^ 
«roode paternel de ma a);èr^(f),m'a racooté ^^.qqi suil: J'étais 
»8ufa8titat du Mohtesib du.Cair^, Dhya-^l-dm, lo.r«qoe, certaiu 
^joqr^ j'entrai cbez Iui| ea portant uoe dJüuiAah^ dont Ia par* 
»tie de deasu» i^Uit ea laine et carrée« Gomment doac» ma 
»dit**il, poavez-¥Ous re?êtip Ie drap? Le drap s^rl-il k d'ao- 
»tres qu'aux mules? Ensuite il me coojura de I'óter, et il in- 
Dsista toujours k me demander oü je Tavais acbetëe jusqu'i oe 
»quc je lui appris que j'avaia achelé la djcukkak d'uo mar- 
)»ebaiid de la kaüariek de Fadbtl. Anssitöt il fit venir ee mar- 
»chand, et lui rendit Phabit, en lui ordonnant d'en restituer 
»la valeur. Alors il me dit: ne porlez plus le drap, car il £aut 
»coD8idérer cela comme un usage bonteux. — Hais après les 
)}éYénemeiit8 róeeota qui ont eu lieu » et depuis que ks babiu 
»Miit devesua rarefly Ia nécesstté a oontraint le peuple de Hiar 
»de ne plus obseryer plusieurs cboses qui feisaient partie de 
AeuT maniere delicate de penser; Ia plupart des bommes en 
«yinrent k reyétir Ie drap, et aujourd'bui on yoit porter le drap 
»k rëmir, au' wézir, au kadbi et aux dignitaires d'un rang 
» inférieur. Al Uelik-al-nasir-Faradj se rendait quelque&ia i 
iiaoa écorie» csa portaot uu mamdfoun de Ampi c'eaL un babit 
dA maBcbea et k oorpt coorti, causa de drap, aana doublute 
)^aa dedans, et sans doublure au debors. Alors les bommes 



(^) Le mtnojcrit B (oimi. Zy% pa^ 69$) aj«ate ld sud ik propos iJLi^t xJÜL* 
Lft inéjiie additlon ae ttoave oqc9k jans cfaatMi paaaagMi o4 alW eit amd altaiip- 
(I« qa'icL 

(') Vnyez ffistoire des sultans mamlouksj tgn, I, paéfaee^ pag. IF. 



Digitized by 



Google 



»oat porté oeite étoffe ó l'envi les uHs «les aatres, et les Francs 
«en ónt importé me quantitë inncMnbrtble; et c'est dans 6e 
Dmarcbë qu'on Ia Tend.'' Le mot Ha^^ sé trouve dans cé pas- 
sage de Notrairi {Bisi^if ^Êg^iéy man. 2 m, fol. 182 t^y. 
tek£t 1^^ ^IkLJI (jmJ^ »Lé sultan ie nsvétti.d'ÜQe djcêt- 
yykhmk décbirëe;" ce que Makrin {Jftstoire des suUans mam- 
Imksy torn. I, paru 2^ pag» 65) S6l6ble afoir èopié. On lit 
dans Ibn-Iyas (Jffisknrê dtEgypie^ man. 467, pag. ^: mXi 
wJ^ ^yi ^ ^^y^y &«Ua [y*jiy x^AJiail »Aprè8 avoir öté 
]ison turban léger, il se coi£Fa d'un gros tiDfban , et retêtit nne 
Ȏf(mJkJkah sur ses autres habits/' Cafles {GramaHca Jrahigo- 
Eêptmola^ pag. 171) explique S^^y^ par »vétenient de drap, 
«ressemUant è une redingote." 



^Wè;4^ 



Cest «uivant le Kamcu$ (édit* de Galcotta , pag. 436): une 
midraak en laine, dont les matelots feni usage (Rt^vjuc b3^( 






Soitant le KmmM9 (éd. de Gakutl», pag. 66) oe mot dé- 
signe: J4*pf UUJ, »ce dont on s'enyeloppe le pied*/' Je pense 
qae Ie passage sui?ant de Niebobr {iei%è naar JraUë^ toni* I, 
|Mig« 163) peut jeter quelque lumiëre sur cette explication. uLes 
^Orientaux/' dit ce voyagcur, )»8*enTeloppent lès pieds et les 

17* 



Digitized by 



Google 



132 i^j^y^ — J^ 

» jambes de grandes pièces d'étoffe de laine , et Mir cdtes-ci ik 
»chaa9$ent des bottes amples. Ea conséquence ils ont Ie pas 
»loard; mais ces pièces d'ëtoffie chaoffient bien plus que nos bas. 
»Quand ceux-ci out été nne fbis mouillës, ils ne Gbau£Eent en- 
»sttite que pea; ces pièces d'étoffe, au contraire, peu?eat étre 
)imises chaque matiu d'une autre maniere autour des jambes." 

Au rapport d'Ibn-Batoutah {FoyageB^ man. de M. de Gayan- 
gos, foL 47 r»), les Musulmans portent des V)V^ quand ik 
font Ie tour autour de la Gaaba , afin de se protéger les pieds 
centre Textréme chaleur. 

Pedro de Alcala {Foeabulario jEspaHd Arabigo) explique caU 
fos de muger par vjZl^. Peut-étre emploie-t-U calfosj non 
pas dans Ie sens de calefon ou culoiie^ mais dans celui de me* 
dias cal%aSy bas. 



Ce mot semble designer une petite chemise de femme. On 
lit dans Djeuhari (torn. II, man. 86, foL 191 V*): o^i <J^^ 
Sjjljll lui J^ j,(Juo Et Ie lexicograpbe cite k cette occasioQ 
rbëmistiche suiyant d'imro'lkais (JUoallakctA^ éd. Lette, ys.40): 

En consultant Ie sclToliaste, je traduis ainsi eet hémistiche et 
Ie precedent: 

)»Mème quand Thomme sans passions Yoit une beauté comme 
»elle, ses yeux restent fixés immobiles, par l'e&t d'un tendre 
»désir, tandis que la taille de la jeune fille tient Ie mUieu 
Dentre un <£^ et un midjwalJ* Le poète Teut dire que cette 
fille était de taille moyenne, car Ie schdiaste dit que psó ^ 



Digitized by 



Google 



Que diemise qoe porte la femme grande et J^ uoe chemise 
qoe porte ia femme peftite (J^^^ SwuXit SLjt {jaxéS g^jJI 

Aq rappoFt de Firouzabadi (JSTamaua^ éd. de Galcutta, pag. 
H18) ce mot dësigne: uu habit de femme et de jeuoe fille 

Les anciens Arabes se seryaient de eet babit dans Ie jeu ap- 
pelé al-maisar et ITowairi dit que c'est tot têiemeni blanc {\^A 
udjül). Yoyez Rasmussen, Jddiiamenia ad Aistoriam Jrabum 
oiUe lêlamümum^ pag. 68 du texte Arabe. 



8^, 8^ 



Ge mot dësigne une sorte de <>lj| £Bj>riquée au Jemen, 
tï'esl-è-dire, tüi grand manieau a raies. G'est pour cela qu'un 
poéte (dans la JeHmoH^ man. de HL Lee, fol. 14 r^) apu dire, 
en rece?ant un livre d'un de ses amis : 

L^ M Jt {^d^S ^:i9y^ L*->l^ 

«Cest un jardin, mais un tel oü la pensee aime k se divertir; 
iH^'est la pluie des idees de Tauteur, et non celle des nuages, 
^qoi Pa orné comme de tapis de soie. 

nOn dirait que les mains du printemps y ont ëtendu un bord 
»fait de l'étoffe appelée wascAj (}), et un habit de ceux qu'on 

«nomrne AtbaraA." 

ft 

(*) Le nol ^My désigne «110 êortê d^étojfêpriciêusê, Edrisi {Géog^phüj Umd. II, 



Digitized by 



Google 



Oa Toit que Ie poète a ici en vue des ptrterpes de fleun de 
diyerses couleurs» qu'il compare aux ?ièlemeQU k raies de oou- 
leuTi nommës iarJ et hibarah. 

Oo lit dans Ie ScJiih de Bokhari (torn, II) man. S66, fbl. 
168 1^), daDS Ie chapitre des bords, €le lm vnAiAB^e/ dè la 
sGHiiELAH, la tradition suiyante qui est rapporiée sur Tatitorité 
de ^1 qai A soa toar Vayait apprise de B(>Lx5: vsJj Jli 
JU ^^ luJU aJt jLo ^f \i\ C^^ ^^ vMW v5' «J 
Syfb^f »Je lui demandai qoel yétement était Ie pixis en fayeor 
Dcbez Ie Prophete. La hibarahy répondit-il." On Kt «ncore daos 
Ie méme chapitre que la femme chérie du Prophètey Ayiscbah, 

a dit: ^^aI ^y^ ^^ t *- ^ tX**^ &6^ ^( v^ ^' ^y^) ü' 
8«.A^ OyAj ))que l^Eovoyë de Dieu fut enyeloppé, après sa mort, 
)>d'un bord de respëce de ceüx qu'on nomme hibarah^ eo 
nguise d'un lincenl/' Suiyant Tooyrage, intitulé Oyotm al 
aihar (man. 340, fol. 188 y*) Ie Prophete laissa, entre autres, 
en monrant: g^^^ lS«i »deux habits de ceuz qn'on appelle 
lihibarah." On ne fabriquait oes habits, A ce qu'il paratt, qac 



pig. 108) DOOS apprend qo'oo faLnqoaK cette étoffiB è Ispthao. Dida on pfog" ^''^ 
8«ïd, dté ptr Al-Oakkan {Bistoire d'Eipagnê^ man. 4e Gotha, lol. 40 ▼•) oo Ht' 

V54UI v-0t\, t H ^5^*^ ***7*3 ^^'^^ *^7^' vSM^X^f ^ 
ILa xJuO ty^ 161 ^j-Ajf Jj^l lOftJuO ^jj-»*tói. ^ V^?*^ *^ 
•Yillea d'Aliiiéria, de Halaga et de Harcie possèdent senles dés ftbnV<^ ^« ^^^^ 
jiappelée wasehj, fd est enUrettèlêe d'or et do&t la belle fabrioatSoo met eo ^t^»^ 
jmeot lei OrieoUnx qni en Toyent «a éebaDtfllon." JhmV Jliêtoirê d— J^^^^*^^ 
ITowairi (man. d A , pag. 160) U eit fait menüon dq ^^^é^aJI ^^) «^ *°^ 
yeü? (C^)* Ce dernier terme fait loqp^ner qiie Ie wasehj est one ctp^ce d 
late. Le mot .<<&« désigoe encore un vétement de couleur , et Ton pent co«p> 
ik ce sojct one note dans le premier Tolame de mon Bieioria jibbadidaruf^ [9' 
67, note (75)). 



Digitized by 



Google 



daD3 Ie JémadL (Ojeuhari, tom. 1, iDan.c 86, fol. 276; Ie JTa^ 
num9j éd. de Galeultay pt^. .491)» Je dm vtavm qne j'i^cfre 
ce ^Qi distiagoe Ia ^j^ cttt::4>u.. 

Eo des teliips ptus réceftU^ ce mok désigne une tout autre 
diose. Comme auz femmes d'Egyple^ le^KIsemUait irop mo^ 
deste elles eioaimeiicèreflt)& potter ce «adj^u ea soie, en Uil- 
fetas OU ea diAle, ea ]ai:4oaoint Ie nom de 8CZ^« On prat 
consttlter lajdescriptkMn de la iC^ qm se trowe daftü biJe^ 
9cripii<m de PEgyptg (tem. XVilI, pag* lli)^ ei (m peuttoir 
Ia fa^n de ce Tétemeat dans Villas (torn. 1, planche 41). 
On voit sur la 20* planche du Toyage de Wittman {TraveU 
in jésiatic Turkey^ Syria and Egypt)^ une haharah bianche. 
)iA d'autres temps," dit ce voyageur (pag. 374), »les femmes 
«portent na ample manteau iioir, qui eouTre presqué toitt Ie 
)NX>rps et desoend jusqu'adix talons." On lit dana toairage de 
HL Turner {Jwamal ^f.a Twt in the Lewmi^ torn. II, peg. &g6): 
»Le8 femmes d'mie eoiidüion plus éle?ée, tani les Hahomëtonesi 
»qae les Ghrëtknne», se ooutrent, qoand ellea sortent, d'ua 
Dample manteau e& aoie noire«" Enfin voici Ia désoriptioa 
msacle de la ktAarahy ^le nous offire ]I* Lane {Modem JEgyp^ 
iian9j tom. I, pag. 61): »celle d'nne dame OMtrié^, ae oom— 
npose de deux lés de soie noire tostrée; chacun de oesléa a 
»ime aune de large, et trois \ergta de long; ik sont cousus 
)»enseaü)le sur les lisiéres ou prés de celles-ci (selon la bauteur 
i>du oorps), tandis qoe la couture est placée horizontalement, 
wpwt fapport k k maniere dofkk on porte ce fétemeM; ntt» 
mélroilo piéoe de ruban noW €at eousue au dedans de la partie 
o4'ea hiRit^ k la diatance d'environ aix pouces de la Itsière^ 
»afin d'ètre liée autoar de Ja téte. —- Les dames qui ne sont 



Digitized by 



Google 



136 8^—^^ 

npcnnt mariées portent tine habarêJ^ ea soie blaochej ou en 
)»ohéle." De nos jours la iyj^ est ^nssi en nsage dans l'Ara* 
bie, la Syrië et TAldjezireh. Burakbaxdt (TVcrve/^ in ^r«Ata, 
torn. IvP^g* ^39) nous apprend que les femmes, de la Meoque 
portent »Ia robe ample en soie noire, telle qu'on la porte en 
)»£gypte et en Syrië." Bucking^bam (Travels in Mesopatamioy 
toni. I, pag. 392) atteste que les femmes de Diarbekr portent 
quelquefois leur grand voile )>en soie noire, comme c'est la 
«coutume au Gaire, parmi les dames d'une condition aisée." 



^^ et ^!^f 

On aait que les mots ^ ^, ^ et «»(w^l désignent une pièce 
d'é toffe dont se servent les Husuhnajis pendant Ie pèlerinage 
de la HLecque. Néanmoins Ie mot f\^\ manque en ce sens dans 
Ie Dictionnaire. Soivant Wild {Reysbeschreibung eines Gtfim-^ 
genen Christen^ pag. 64), Ie nEhram est une pièoe d'étoffé 
)»de poil/' On peut voir la fa^on du ikrdm dans Ie deuxième 
volume du Tableau général de l^ Empire 'OUoman de Moa- 
radgea d*Obsson. 

Suivant un scholiaste de Hariri {MakamcU^ pag. 265), Ie mot 
f»(lL( désigne eucore: une sorte de coiffure, semblable aa 
yuji (voyez ce mot) dont les Arabes d'Ëspagne et d'Afriqne 
faisaient usage. En effet, Pedro de Alcala {Focabulario Es- 
pdnol Jrabigo) atteste ëgalement que Ie mot *l^t désigne 
une espèce de coiffure qui ressemble au jdSjo (ioco amio o/moy- 
%ar)^ et c'est en ce sens que je Ie rencontre cbez Ibn-Batontah 
(man. de M. de Gayangos, fol. 4 r*): Jf üJLo^ ,jf Jf \j^^ 



Digitized by 



Google 



fé^ 137 

ijjtJi ^ ^1^ UU düUjD^^i> i» ij iLu^:^» c>^^^ï^' 4' 

^ ^^ ^JCJIju LïI^I x^ICo e^jui liJL^ L4JU ^y^^t v:)!^^ 

^g^. ^ ^ «Noos continoAmes notre rcmte jasqu'é Ia Tille 
i>de Gonstaniine, et nous dressAmes nos tentes en dehors de 
»ce lieu. Üne pluie abondante nous for^a cependant de sortir 
»de nos tentes pendant la nnit, et de nous rendre è un tü- 
slagpe (}) Yoisin. Le lendemaiui Ie préfet de police (^) de Ia 
DTi'Ile, un des schérifs du plus grand mérite ^ connu sous le 
i>noin d'Abou-l-'Hasan, vint au devant de nous, et voyant que 
»ines babits s'étaient salis par l'ondée» il ordonna de les layer 
»dans sa maison. LVAiv&n qui se trouva parmi eux étant usé, 
«il le rempla9a par un thrdm Baalbeki (3), aprës avoir noué 
Ddans Tun de ses deux bouts deux dinars d'or; c^ëtait le pre- 
»inièr secours que je re^us (*) pendant mon voyage (^)." On 



(^J Ie awt jA(> éêéf^ propremcflt «n ü99emblag9 éê tm Ua é^Arabeê lédouinM, 
Ce lerflie te troave en tt aens ches le plapart des vo^igeort ^, i dÜfóreMet épof aee, 
ont parconra le oord de TAfri^e. 

C) Yojret snr Temploi do hahim^ dens les tilles da ]IUs;refc, Lenprieré (Tour to 
Mcrocto, pag. S66) qni éerit »ll-haehmm, el M# Gdbeig d& HeMtt {SfêcokU g—* 
grtf^ct $ êiatUHco ditf hnpêro di Maroceo, pa^. til) qol éttil' hkdkem. Voyes 
caeere €kftf«Bt (LtUer £n tüimoér i& éiter$ ^wrioni quêstions, ptg. 51, 69, 63); 
Tones {RêlaH&n deè Chéri/ê, pag. lOS, tS9) etc. 

(*) Ceit-è-dhe: en cotoo Menc de Baalbelc. Yoyes plus keilt peg. SS, 89. 

{*) A 1« lettre: »c'éUiH le premier /b#et(^ ^ je re^as." Selon iVuteur do Tari- 
fat {Liw dei di/inifièwj Ie mol /ót0uh slgnifte : »obtetiir ^el^e chose d*nn cdté 
»d'o4 Ton ii'tUendtil Weü" (^ojrei Ia «ole de Silecstie de Secy diae les JVoiiees et 

18 



Digitized by 



Google 



138 t^T^ 

peut comparer enoore Ie passage de notre Toyageur, qui se 
troave plas haat (pag. 83). 



EMtraitêy toa. XII, ptg. 886)^ et il refient a pra pi<b k ootK «ot onai^fi*, tm 
Um-Batoouh dit aiileun (man. fol. 140 r»)^ en parlaRt dafijóis: ^^ ^^»"*^j 
^ySjüS »iU fifcot des anmöoes qn'on lear donnei** et eocore (fel. 77 r*): t^syS^MH^ 
^LjLJt Va>lrfc>è^ ^^« Ia phraae Kj^JL fr JU ^n^ ^oi te troafe dam notie 
textei se rencontre encore dans nn aatre passage d'Ibn-Batoatah (man. fol. 227 i*}. Ony 

lit: J^( ^j^ ^y^y f>|>Aiil ^5^3^. ^ s\(\m a^JuO J^b ^^1^ 

»ii avait Ia contnme d'accepter de petits presents des boulaogers et des (raitiers, comme 
son en donne anx panvres, et de dire i celal aa^nel il les donnait Ini-méme: assieds- 
>loi ici ponr recevoir la première aomone qae je recevrai moi-mème." 

(*) Ie mot ?^(}^^ signifie voyagB. On lit aOlemrs dans Ibo*Bateitta]i(mM. IbL 
100 r*}: \:injJyJ X(}f>Jt nJJ^ ^« >elle moanit pendant ce Tojagt," et piim 
hu <fol. ISa i«): 2üoLl| &4<^yt 8i3j6 ^^ XJLO L^l jJ^) »«>n «Mm 
«racoompagna pendant son voyage.'* ïïn ?ers d*lbn-al-labl>anali, ^'on troure daas 
nn des manoscrits de Toarrage d*Il>n-Khacan {Kalayid al ikyan, man. 85, fol. 16 !•), 
est ainsi con^n: 

>Si, pendant mon vojage, je Ie nis sar Ie chemin o4 il marche (litténdemfDt : ai * 
»mon Tojage est sar son chemin), les malhenrs ne me inpperont pas." 

Dans Ie Matwi^h d'Ibn-lLhacan, (man. de St. Pétersboaig, foL 84 r») on tronve: 
Jtii^t^^ i^hfr t^yfi ^ ^<^> ^ vo^LmJ aoa Tent contraire 1'obligea a ne poist 
vcontinaer aon Tayage.** bant Ie J)iotiiumaire BicgraphifUê d'lbn-al-Kliatib (mmi. 
de M. de Gajangos, fol. 54 i<>): lUüO Ui^ólxj KX^f%^ ^^ O^d^t Uij 
i£S\jJO ^T jLt w » Après sToir aecompÜ aon Toyage, il emmena atec lui ces dcox 
•personnages, en letoomant Ters Haroc." Dans les Zettres daméme écrifain (man. 
11 (1)^ fol. O r*}: KAg(>> W^-f^ {J^ f^gkïni\ »H s'informa des motils de 
ason fojage." Dans Ie Voyage de Kbaüd-ibn-Isa-al-Balawi (man. de Gotlia, n* 1154, 
fol. 2 ro):/'aui^^| ^L^^t- JÜ&Ult ^ ,< ^.^\ iX^yil 



Digitized by 



Google 



»y*. — |*'7^ 



W U» 



IC 



Ge mot tbtnqoe^aus Ie IKctkuiiiaire. . 
. Oq sait qmitiL déngne^ en arabe^ia oonliiise par oii passé 
k &&, c'eêt-^HÜre^ k ceintiire qui sert & attacber k cak^on. 
A Halte k mot ^^, au ploriel vy^, a re^u une acception 
plas étendne; il y désigfne, de nos jours, Ie co/epon avec la 
iS^ CU ceiniure. Toyez Yassalli, Lexicon Itelii&ieer col. 262. 



Ce root manqoe dans Ie Dictionnaire, dans k sens que nous 
allons Aablir. 

En Egypte 9 k mot «|i^ désigoe k ceinture qne ks hom- 
mes mettent sur k eafidn^ et les femmes sur k yeleh on sur Poif- 
tari. M. Ie comte de Ghabrol (dans la Jhscripiicn de F Egypte^ 
toni* XVni, pag« 108) dit, en décriTant Ie costuoie des hom- 
mes: »|»(^« La ceinture; die est en mousseline, en laine ou 
pen soie, et se met surk qafiSn;*' et pks bas (pag. 113), en 
décrirant k costume des femmes: »«L^. Ceinture. En ëté elk 
» est de soie ou de mousseline; en hi?er,.c'e8t on 4^Ak de 
»kine de cadiemire. Lorsqu'eUe est carrée, dk reloqibe der- 
vriére en ferme de triangk." 

Ce mot n'a pas étë introduit récemment dans k kngue arabe« 
Je lis dans lbn*Batoutah {Foyctgee^.man. de M. de Gayangos, 
fol. 113 r^): U.. »»»A^v.>>. |»(yi^L ^s^ó^ »Je pris k^s^ 
i»et je m'en ceignis les reins." Et ailkurs (fol. 140 r"*) Ie méme 
auteur dit dans son artide important » et rempli des détails 

18^ 



Digitized by 



Google 



140 j.1^ 

les plus curieax, sur les Bal^ares du Yolga: ^^ji-fJI ^s^^) 
^j^ &^^ L^jJlc ^s (33 ^j^ wL^ H^) f^^ ^^ y^) 

»c'e8t-JHdire récoyer trancfaant; il porte deaVbab^ de oêie, 
»et aur ceox-ci est attaobéé mie serviette de aoie; il a daüa aoa 
»Ai%dm un grand norobre de cooteauz daoa teura g^ea/' Oa 
troure dans les Mille et nne Nmts (éd. Hacdaghteo, torn. I, 
pag. 409): kLJi) &oU^^ kjL^ ^ b^^ Luü^ Loa^J &lljf 
Ijui^ lJot^« »il Ie revétit d'une chemise fine {^)^ d'un de ses 
)»habi(s, d'un turban élégant et d'un hi%dm galant*' 

Ck)mme, è ma connaissance, les Arabes d'Egypte n'ont pas 
d'autre mot pour designer la ceinture faite d'éto£Ee , qu'oa met 
sur Ie o€^lén ^ je ne donte point que les passages auiTants ne 
se rapportent au ki%am. On Itt dans la Relatioa de Pococke 
{Btëchrgving vau hei OosicM^ tom. I, pag. 327): »8ur toua ses 
»hahiu [c'eat-è-dire Ie ^.JcX^Of Ie viJUb et Ie ^Uti^ (^Uauür)], 
>^excepté les deux de dessus [Ie g&jUü, et la Sa:^^ ou dS}', 
»ou pc»*te une oeintare en aoie, en oamelot ou en laine, dans 
j»laqueUe on aiet un cóuteau dans sa gaine/' Dans celle de 
niebuhr (Aetse na<xr jfrabte, torn. I» pag. 162): »Sur Venimri 
Don porte un eajïdn^ -«- «^ et sur celui-oi on ae oeint les reina 
)id'une graode ceinture, dans kquelle on replie un pan du 
%taflên pour pou?oir marcber plus librement, et pour que Ta»- 
Mari et Ie achak»Mr se voient." 

M. Lane (Modern Egypiitmsy tom. I, pag. 41) dit encore 
expressément que la ceinture qu*pn porte sur Ie eaftdn^ et qui 
est Dun cb&le de couleur, ou une longue pièce de mousseline 

(') Voyea sur Tadjeclif j^jJn et Ie 8nl)fUntif ijós nne nde de M. Qtutreaère 
dans Ifs JVotices et Estrattê, lom. XI1I> ptg. Ml. 



Digitized by 



Google 



^1^ UI 

joblanefae è fijfüresy'' ie namme ^k^- AilleiM (lom I, pag. 6S) 
Mt init«ar déêrit k cückme dea damet en ces tórmet: »Qn chAie 
iHoan^, <^^B &iAia brode, doublé eo dtiagoni^d, se metnon^ 
MfaiAiaiiiieDt aotour dei reioi; les deux boots, pHés Tuii mr 
uPautre, retombent en arrière/' 

Lé loot «tv^ est auasi m osa^ au Jlagveb. Dombay {Gramm. 
ling. Mauro.-JrtA.^ pag. 8A) traduit A\J^ (sic) par evtgulum 
er «efiüli» vel /tn/ao. H. Griberg di Hemsö (SpeeoAio eto., pag. 
141) éerit AAciami; Host Jfaehrichien von Marokos^ pag. 116) 
écrit ^'^ etprononce AweM* G'est, selon lui» )»uoe large cein» 
»ture de soie que les hommes portent sor Ie kafidn; on en fa* 
»brique & Fes, et on en Yend au prix de vingt & cent marksV 
Plus bas (pag. 119) Ie méme Toyageur atteste que les femmes 
portent un ha%em sur Ie haik^ Je ne doute point que les pas- 
sagen suiYants de Harmol ne se rapportent au *ly^* On lit 
chez eet auteur (Jfescrtpeicn de Jffrioa^ torn. II, fól. 87, col. %)\ 
»Près de ces boutiques, il y en a d*autres, od l'on £Bi)rique des 
vceintures de soie et laine, dont se ser?ent les femmes. Ges 
«ceintures sont tissues sur degrosses cordes de dianvre, et sont 
9gamies aux bouts de bouppes trés^longues (^). On les roule 
DdeuiK fois autour du corps, et les bouppes pendent par de- 
j»?aiit G*est un grand ornement pour les femmes, et les Ma^ 
i^romma en font surtout usage." Et aülenrs (tom. II, fbl. 10.3, 
col. 2): »Les femmes des Marabe9^ quelques-ones de celles 
»qui demeurent & Fez et toutes celles de Barbarie, ont la cou- 

(*} iCoii nnof nmtles muy largot al eabo." Ce nVst qn'en hésitant qae j*ai tra- 

doil par houppe Ie mot ramal, qm sans doate est Ie mot arabe cV^)' j*<^ ▼aine- 
ment chercké ce mot dam qael^es dlctioDnaires espagnols ancïena. 

(*} »Lof quales » ianda doe buellai a la ciiitara, cacn delante a mantra de borlae.'* 



Digitized by 



Google 



«tiime de porter de telles ceèitures. que Ton fSdMriqiie, comme 
)>iiou8 rayons dit :précëdemment| dans: l'€Joai/c9rm4» esgeoiaal 
»elles n'en font'paiot usage <^ndeU^porteal deairoh^.(Miar- 
uloioê)^ mais elles s'en servent seuleaieot pour cdadre Ie» ol- 
»qmcel8." (Les Aaiks ou kiads). 

A Malte Ie mot ^1^ (Asym) désigue égalemeot une ic^tUure, 
Voyez Yassalliy Lexicon Melitenseycel. 267. . 

Du mot Jl^ s'est formée la septièae forme j»^!» quiman- 
que dans Ie Dictionnaire. Je lis dans Ibn-Batoutab (man. de 
IL de Gayang^os, foL 120 v«}: «yA^ ^j^^ <X»L Ji^ »Gbacua 
»d'euz portait un hi%am/' 



Le pluriel de ce mot qui , au rapport de Djeuhari (tom. I, 
man. 86, fol. 6 r""), est ^Ltf 9 maoque dans le Diotionoaire. 
Le méme lexicographe dit, qu*au rapport d'Abou-Zeid ce mot 
dédgne un yétement grossier (Ju\ ^( ^jx l6uJLg s^Lyui^) On 
lit dans le Kamous (ëd. de GalcuUa , pag. 13): SL^ KJ^^Sj 

»G'est un yétement grossier, on blanc et petit^ dimt on se sart 
»en guise de calefon; ou bien c'est un manteau dont oas^enT^op- 
»pe." Gomparez pour ce sens de manteau (t«^r) Partiele suiyant 



EX^, ^^&Ê^^y SlAd? 

Les deux premiers mots désigncnt ce qu'on appeUe.eo frai^' 



Digitized by 



Google 



— y^ 143 

fais, tam iüurtmrei et anssi ce que Ia femme met sor k seiii 
poar Ie fme paraltre pliu large. On lit dans Ie £amous (écL 
de Galcufla; pag. 1863): ^) L4JJLJ Sl^l Lgj fJlLtS i^iX^CLo 
^AjCs^jy * (I^".T^) ^^ ^^^^ Djeuhari (torn. Il, man. 85, fol. 
423 !•): Lgj pJLjLJ LoUuül ^^.^bu^t^ l^UJ^f 84W(^ Sl^t 

JU Lj5^ iÜ«y» g|^ 

Hais ón lit encore chez Ie méme lexicographe: ni^^Vf JÜL 

n parait donc que Ie mot SlAatf désignait un yètement gros- 
sier. En e£Eety il résnlte d'un passage d'Al-Makkari (Büioire 
d'JSspagnej man. de Gotha, foK 373 r") que Thabit appelé 
8Ubb^> au pluriel ^l^?» était porté en Bspagne par Ie meno 
peuple (&dUJ| oUS' ^l^J(). ' 



9 <.- I .. 



Dans Ie Kanums (éd. de Galcuttai pag. 69) ces mots sont 
expliqués de cette maniere: sjLaj. J^^ i^yj\ &> (JJLa^ ^^ 
ril mr, ^ Ds désignent en conséquence: une espèce de cein-- 
iure omée de pierreries dcnt se servent les femmes» On a vu 
plus baot (pag. 71) que Ie commentateur de Djerir explique 
Ie mot 1^0 par oUl^. 



^to,, ji^, %\Ae^ 
SoiTaot Bnrckhardt (iVo/et on lAe Bedmnnsy pag. 28), Ie mot 



Digitized by 



Google 



144 y^— vj^ , 

jM^ désigne chez les Anazis Ia méme diose qoe Ie mot |^o 
cbez rAhl-elr-Schemél ; voyez au mot |^^. Saiyant Ie Kamtm 
(éd. de Calcatta, pag. 1865) et Tdi)rizt {Commeniaire sur U 
Bamasahy pag. 793) , les mots J[^ ott J[^ désigocnt encore 
Ie Jv( 9 c'est«&-dire tme uorie de calefOH doni tm se cmvre let 
pariies mUureUes. 



Ge mot manque dans Ie Dictioniuiire. 

Aa rapport de M. Lane {Modem Egyptiansy tom. I, pag. 69), 
on appelle Sj^XL une large piéce d'étoffe de laine bnine fbn- 
cée, dont se serrent les femmes dans les parties méridiooales 
de Ia Haute-Egypte, et surtout au-deU d'lkhmlm. Elles s'ea 
enveloppent Ie corps, et attachent les pans d'en haut l'irn i 
I'autre , sur chaque épaale; voyez Ia facon de ce tétement dans 
Fouvrage de M. Lane, tom. I, pag. 68. 



6o^ 



S^UjÜI jjo s^I v:>^ U dit Ie Kamous (ëd. de Calculta, 
pag. 503). Serait-ce une espéce de &ü»*Lb ou jir^Jb? 



Je ne puis rien ajouter aux détails que donne M. Freytag; 
sur ce mot. Ojeuhari (tom.II, man. 8S, foL 69 r^") dit: Jai^l 



Digitized by 



Google 



Le reste des détails qu'oa lit dans Ie Dictioonaire, est em- 
pniDté au Kamcuê, 



o^, 



SL^U^ au pluriel Jk^^JL 

Ce mot manqoe dans Ie Dictionnaire comme dëéignaat une 
rnniure. Cest M. Quatremère {HMcire des sulêanu naunlcuksj 
torn. I, part. 1, pag. 31) qui a ëtabli ce sens du mot, en ci- 
tant qaantitë de passages d'auteurs arabes oü il se rencontre. 11 
serait absurde d'en donner ici d'autres pour prouver Ja méme 
chose, mais M. Quatremère n'avait pas & écrire un ouvrage 
spécial sur les noms des yétements chez les .Arabes. Il nè pren- 
dra donc pas en mauYaise part, je m'en tiens assuré, si j'ajoute 
m qaelques détails k sa docte note. 

Puisque Makrizi dit que Li^U:^ est ce qu'on nommait an- 
cieimement &AkI«9 je ferai obserrer que cette sorte de cein- 
tore était toujours en argent ou en or. Jamais on ne lira d'une 
LeU^ ou d'une &AkJue en cuir, ou en étofEe quelconque. Yoici 
maintenant les détails qui nous sont foumis par Hakrizi (Z>e- 
fcripiion de l* Egypte^ tom. II, man. 372, pg. 362): jj^ 
Xa» pIaJ^ ^^M^jty^Jt \^y***^. J*^*^ 0.9^^ ^^ ^^y^t:^^)^^ 

«UULUt Ayö\^ ;ljüi> &SUJLS ^LjClf .\yjö\ ooSl^a. ^^^^ 

üqSI^ ^ dLJUJI J^ «JU Ji' ij ^UaJLJI ^^bj ^^L^ 

19 



Digitized by 



Google 



146 S^Ud. 

UJ ^,ju) ^ aJt Ju^ ^ JJI ,JU .^Lall ^yt aji A 

i>Lju^ifJ ^^oiLo ^ ^'51 «t»jL*, v:)L«-AJf Ij ...lil nMarché 
»des Yeadeurs de kiy&takê. Ge marché est contig;u au m«r« 
»ché des Teodeurs de acharhouschê ; oo y Teud les Aiyémkêf 
»qu'oii nommait jadis miniaMah. Au commencementi les Atyl«' 
i)ftaA# des soldats Talaieat eoviron quatre oeots dirb^os d'^r^ 
Dgent. Plus tard, Al-manzour^Kelaoun (678—^688) ordonpa qua 
»les hiya%ahê des émtn^k^irê (grands emirs , géoéraux), fofl* 
usent de Ia valeur de trois cents dinars, celles des emirs èm 
»tambour8 (i) de la valeur de deux cents dmars, et celles dei 
»che& de la halkah de la yaleur de cent cinquante è cent 
)»soixante et dis dinars. Ensuite, du tedips d*An-na3sir (60S-<"741) 
Det après son régne, les emirs, et eeuz qui étaient attaobés è 
»la personae du prince Q\ firent faire lenrs hiyd%ah$ en or, 
»et quelques-unes de oeUes*ci ëtaient órnées de pierreriei. Le 
«sultan avait coutume de distribuer cbaque année une grande 
»quantité de hiyd%aha d'or et d'argent aux mamlouks. Il ep 
»fut ainsi, jusqu'i ce qu'An-nazir-Faradj (801) parvint è Pco^ 
npire. Mais du temps d'Al-melik-al-mDayyad<-Scbeikb (816) 
ncette coutump ne fut que rarement observée; et Tqu troavs 
yparmi les riobesses que laissa Ie yësir-s&bibi AUm-ad^* 
»AhdoUab-ibn-Ze|ibour, après qu'on I*eAt arrèté» six mille 

(') Vvjn M. QtMifMière, EUUirê dêê êulians mamlouktf ton. I, pftrt 1, ptg* 171. 
(*) Yojet mw ceoz ^«'m appelle SlC^ülli M. (fuiUmètê , ffiHairê dêê i^i' 
tans wmmlouk», torn, l, ptrt. 9, pig, ld8, ISO. 



Digitized by 



Google 



nkiyékmks et six mille calottes cii^ssieianeft (^). Les fii«robaiidt 
»de ce marrihtf ue oeMiieat pas d'ètre parmi les plos opu^ 
ulenU (^) da peuple) mais de noê joufÉii ila M)üt en pêtit aom^ 
»bfe, et dans la plupart de ce^ bo«(iqü^ Ott tend les UMtfokê 
»dont se coillent les jeunes gens ^ et qui sertent aoJotird'liQi 
»aui soldats/* 

Je dois eocore fiiire obsert er qae la SL^Ia^ était égaletnent 
en usage cbex les femmes. Oo lit daas les Mille ti iiüe Ifuitê 
(M. Macuagbten, tom« 1, pajf. 1i6): JU^y^ K^U». lfik«u^ ^^ 
^l^( ^lyli »Blle portalt i sa ceinture uue hiydmk^ omée 
»de diffiiretites espèees de pierrerfes/' Et ailleurs <éd. Mae-^ 
tiagbten, tóm. 11^ pag. 106}: I^X^i^Uai juo \fAkh. o^^JM 
9Alors elle tira {^) de sou hiyd%ah uu poigaard/' 



silll OU dblL 

Ges mots manqaeAt dans Ie Dictiofloaire^ Je orois cepeudant 
qa'ils sont d'örigine arabe et qu'ils déflTent du terbe \^3\^ tüser^ 

Marmol {DëSöHpcion de Affrifiét^ tom4 11^ foL 4^ col. 2) dit 
en parlant des Berbères de la provinóé de Héba^la plus ooci*^ 
dentale du roydume de Maroct i»Les femmes poi'tebt utie espèoe 

(>) Lé taairtycrit ft (|»g. 667) poHe jmJC^ t«ft tjUéSAS V^L^U^JüClf 
é&wX aeoUoBiiéf y par tüenple, |Mf Mékriit (tf/Mid Qtfatltitèrt) I/ütêir$ déé gulUMê Mtm^ 
UmkSi toa» I, ptiti 1, ptg* 1S6), mtis jt ne me nppelk pM d'afoir tq Ie idoI oit* 
casêien écrit de 1« naiiière dont il te troave écrit dam notre texte. Je ne TcaxdoDC 
pas étn garant de rexaciitude de ma tradnctlon en eet endroit. 

(*) Ge tent da mot iiÓIaJ mao^iie dans Ie Dictionnaire. On en verra an aatfe 
ezempledaiis ane note A Tartide »vaS* 

(*) Voyexitir ee sent da rerbe \^jJ0 1» Fleiscfaer, deghssis ffahiehtionU^ pa(f. St. 

19* 



Digitized by 



Google 



148 siLp. 

]»de maateao (unos (üquicelesji eet habit s'appelle Aay^ne (^ 
ï>llaman hayques)^ et il est fait k la ia^n des a/ma/a^[&AAjt 
j»è Grenade] , mais il a'est pas si fin/' Plus bas {jiid) Ie mème 
auteur dit, en décrivant les lits {camas): »au lieu de drapsde 
»lit [iovanat)^ ils étendent un de ces manteaux qu'on nomme, 
noomme je l'ai dit, hayqnes." Ailleurs (tom. II, fol. 83, col. 2) 
il dit dans Ia description de Mequinez : les femmes »se pro- 
)»mènent, tellement couvertes de certains manteaux (coit unoi 
lücUquicelet) blancs, très*déUés, faits de laine et appelés hayquet^ 
»que personne ne puisse voir leur figure." Et enfin (tom.U, 
fol. 102, col. 3) en parlant des hommes du commun k Fez, 
il dit: j)Geux qui ne sont pas assez riches pour acheter des robes 
ii>{sayos) portent de ces manteauz, dans lesquels elles s'entor- 
»tillent {de aquellos alquiceles rebuellos al cuerpoy Diego 
de Haedo {Topographia deJrgel^ fol. 28, col. 2) dit des femmes 
d'Alger que, quand elles sortent, »elles mettent des manteaux 
>»blancs {unos nutnios blancos) y très-déliés, en laine fine, ou 
wtissus de laine et soie; elles prennent soin de les rendre très- 
«blancs au moyen de beaucoup de savon, parfumé avec du 
»soufTe et avec d'autres choses. Elles les nomment Jlkuyque. 
i»Ges manteaux sont comme les malcucas [Sa^wo] dont nous 
Davons parlé ci-dessus , ou comme une piëce de drap carrée, 
»longue d'environ trente palmes, et large de quatorze ou quinze. 
»Le8 femmes s'entortillent dans ces manteaux, en attachant un 
»bout sur la poitrine ayec de certaines agrafies ou grandes épiu- 
»gles (*) d'argent doréj elles jettent Ie corps du manteau sur 



(*) iCoo derias heyilUt o alfileres." Je penae avec Ie MTant ürrea {ajmd Cobar- 
ruviai, res9ro Hadrid, 16tl); pe a^l$r oo ai/ilel déme da verbe arabe Jj* 



Digitized by 



Google 



149 

nies épaaks et sur la téte, et de Taotre bout, celui de dessousi 
«elles couvrent Ie bras droit. De cette maniere elles sont si 
)»parfaitement cacbées qu'il ne leur reste que Tespace néces- 
haaire, pour pouyoir ae conduire; aiusi ces manteaux res- 
»sembleat ea quelque sprte è une bourguigpiotte d'homme 
nd'armes; et ainsi elles se promèoent tellement couYcrtes dans 
»le8 rues , que leurs maris eux-mémes ne peuyent les recon- 
unattre, qu^kFairdont elles marchent, ou è leur compagnie." 
Plus bas (fol. 28, col. 3) Diego de Haedo dit des esclaves: 
» Elles portent les mémes manteaux {los mismos mantos) que 
>;leurs maitresses, mais les leurs ne sont pas si beaux." Dapper 
{Naauwheurige Beschrijvinge der jifrikaen$che Getoesten^'phg. 
239 , col. 2) nous donne aussi des détails précieux sur Ie AayA, 
dans la description du costume des ambassadeurs du roi de 
Maroc et de Fez, qui yinrent è Amsterdam en 1659* Yoici ce 
qu'il dit : »Ibrahim Hanino portait autour du corps un babit 
Dblanc et tissu de laine déliée, garni de flocons aux deux 
»cótés P), long de cinq ou six aunes, et large d'une aune et 
Ddemie; c'est dans ce pays un yétement ordinaire d'homme et 
ude femme, mais on Ie met Ie plus souyent quand on sort; 
i»on sait Ie fa^onner et en enyelopper Ie corps de diyerses ma- 
Dnières , et on Pappelle en arabe hayk^ et aussi kissa [^Lm^^ ]• 
»£n bas pendaient des fils» comme du fil tordu, ou du cor- 
»donnet fait au fuseau P), qu'on y laisse pendant qu'on Ie tisse, 
Det qui se nomment chez eux Midou (^).'' Plus bas (pag. 241, 



(^) »aen beide zijde met nopjes." 
(') »ala getwiJDt-garen of klos-koort." 

(^) Je dols avoaer, i moD grand regret, que j'ignore qoel mot arabe (et appartenant 
penU-étre ezdasivement a ridiome parlé aa Magreb?) Dapper a ici en toe. 



Digitized by 



Google 



160 4L^ 

col. 1) Dèpper dit que Tuo dés serviteors des ambdssadeurs 
portait x>QQ Kayk retrouisé, d'ime étoffe noire et grossière/' 
Gharant {Leitér in anêu^er to dtvêtè airiéuê qUéêHmê^ pag. 
40^ 41) éorit JlAitiquê et il es:plique oe mot par: manteaQ de 
laine blane, ayant quatre ou cinq aünea de longoeur et uoe 
aane et detnie de largeur« Roland Fféjoa {f^tn/tige inio Mcm^ 
ritania^ pag^ 44) écrit haicqüè^ et il expliqüe ce mot par 
manteao. Pidoü de St> Olon [Th^ freèent $tuie of iAe Bmpirt 
éfMofwco^ pag. 90) 02, 94) parle également de oe manteao 
qu'il nomme Hayiék. Hoüette [Biatoire dei ecnqueêtêê de 
Mouley Jröky^ pag. 381 ^ 884) ëcrit Aaique* Dans Touvrage 
ifititülé Mieston Hülonal de A/arruecos (pag. 619, col. 2) il 
est question d'ua Xayque. Wiadtis {J Joumey to Ifeqüinez, 
pag. 28, 30) 67) écrit JlAague. Shaw {Bei%en door JBatbargeH 
en het Ooete, tom. I, pag. 319) parle égalemeht de ce vête- 
ment. Il écrit kyke et il dit que eet babit a ordinairement dix 
buit pieds de long et ciaq ou six pieds de large. Il ajoote 
qu'il sert è 1'Arabe de TétetiieDt pendant lé joaf et de couver^ 
türe pendant la nuit. Mai» toici la desöription exacte que Host 
(Nathrithten von Marokoe und Fe%^ pag. 116 , 110) donne de 
ce tétement. Les bommes k Maroc et k Fe£ portent sur Ie 
oajiên: »un haik v^blo. ) qui consiste en üne pièce d'étoffe de 
Dlaine blancbe , longue ordinairement de sept attnés et large 
»de trois aunes; tous d'enyeloppent dans ce manteau, depuis 
»le roi jusqu'au moindre More) et ceci se pratique de diverses 
»manières : la plus commune cependant est de mettre ce kaih 
»sur la téte et d'en jeter les bouts sur Fépaule gaucbe, comme 
»on peut Ie voir sur Ie XV* Plancbe, figure 1. En présence da 
x>roi, on doit Tóter de la téte, et y pratiquer un noeud^ ce 



Digitized by 



Google 



J^ 151 

nqq'on «ppelle a^Adi firrua iyJ\ JtUhi (^)- Ce vétemQUt m 
jisurtout qtile pcmr les p*qyre#, aar, ep QUtre qu'ils peuvent m 
jiimser 4e taut aqtr^ b4J>iU^mQ0t| ils ea font aiusi usage 
»4a lieu de <lfap de Ut, pour s'y couoherd^ssus; eosuite ils 
Ȑ*en serYent eomme d'un sao, quand ils ont qut^lque c)iose a 
Dporter; eocore comme d'un paoucboir pour se paoucher e( 
Ds'essayer Ie oeK ) et enfia oomroe d'ua habit de cbasse, daqs 
»leqael ila cbaasent pour passer Ie temps, pendaat quelques 
»heQres j sans se géoer. IHais il est incommode quand on yeut 
i^iravailler 9 oar il embarrasse k ebaque instant les mains et 
Dtombe jQn désordre, fin conséquence on Tóte ordinairement 
Den pareilje occasion, afin deoe pas Ie salir/' AiHeurs (pag, 119) 
Ie méme Toyageur dit: »les femmes portent ausi^i des haik^, 
»mais d'uiie autre maniere que les hommes. Slles les attachenl; 
i>sur la poitrine avec des agrafes d'argept qu'elles qomment 
y>iesim ^j^rrj (^)t et QM/ia S^kiX»^ C)# entre lesquelles il y a 

(') '* P^»M tpCH faat écrire *Uvil 4M^9 ctr Ie mot p-Uk ma pandt déngnar 
tm naeud. Vayei Alcala au nM>t iamê dê fopaioê, 

n Cc mot m VécriC pat ft A m^t maii t^^W) «^ pl^^^ |^!)^' ^^ ^ dési^ 
biaa rtrtmcot wia ^grqfe. On a tb plu* haat 911e Piego da Haedo paria 4ea /Sta- 
f»»7lia (agnief), a^ mqyen dei|ael|ea Uê femmaa atUckeilt la hai^i or, Pcdro de Al- 
cala {Vacabufario Efpanol JraHfo) tfadojt hepilla par i^Wt Dombaj (Gramm* 
limg, Mauro»Arah,f pag. 82) tradnit fihulae par *2(W9 et selon noa dictioonairea 
Ie mot i^wf désigoe mie agrafe atec sa porte. 

(^ Je présome qii*on doit écrire ce mot S^uuii^) a^ec Ie ip^ et non pas a^ec Ie 
Ci>* Je ferai obserrer ^ne Ia racine \JÜi^ n'eziste point dans Ia langne arabe, qiie 
U racine ^ilni^v est au contraire très-conDne, et one rétjmologie fa^orise ma sqp- 
poaition. £n effet la ?erhe yftlfr^ fignifie abriftÊit^ et (e mot Sv^ll^ «m« lom0 
d9 fw rtcaurbéê 4 r$9trémité^ urn oroehBty unê>agrqfg, 11 y a nnantre motarabf, 
dériTé de la mémé racine et qni, ainsi que S^^J^ft^y manqoe dans Ie DicUonnairc. 



Digitized by 



Google 



152 

i^uae petite chatae. La plupartdes femmes portent ce haik sur Ie 

Doorps nu. Les ouvertares sont aux cótés, et quand une mère 

»Yeat allaiter son enfent, elle fait sortir Ia mamelle parcette 
nouTerture, ce qui est aussi Ie plus oommode poor Tenfant 
»que Ia mére porte ordinairement sor Ie dos; d'ailleurs elles 
»ODt les mamelles très-grandes , tant qu'elles sont jeunes." Au 
rapport du méme Yoyag^eur quelques femmes portent 1®. la che- 
mise, 2''. Ie kaftan^ 3^ Ia S^^müUo, 4^ Ie hcdk ayec Ie Aa- 

Le dlx^ OU ydlSl^ est mentionné également par Lempriere 
{Tour io Marocco^ pag. 39, 293, 295, 386) qui écrit haick^ 
et jMir Ali Bey {Travels^ torn. I, pag. 16, 29, 73, 80) qui écrit 
Bhaik. Enfin plusieurs voyageurs qui, de nos jours, ont visite 
Ie Ha greb, tels que Riley [Loss of the Amtrican brig Commercef 
pag. 407, 492), M. Jackson {Jccount of Marocco ^ pag. 138), 
M. Graberg di Hemsö (SpeccAio geogretfioo e stcUüUco ddt 
Impero di Mctrocco^ pag. 81), le colonel Scott {Journal o/a 

Je Tenx parier da tenue wiÜsi^ Selon Pedro de AlctU (Voeabulario EspaMêl 
JrahigOf aox noU ansuêlo {garavcao), garavato) on appliqne le oom de <^l hV 
k un marceau dê /er recwrbé, i uH*peiit crochet, i un hamepim» En efbt Ibn- 
BatoQtah (Voyagei, man. de H. de Gayangos, fel. 234 r») rapporto qne let esckres 
des négociants de Pinde portent S^L-^t ^« iS ^^\S ^ ^\ ^ hflc dy^ 

lüjo K.At^ ^^^Aft* \J^y^^ HóyA »an groa bülon, gami d'ane pointe de fer» 
»et en haat d*an crochet da méme métal. Ainsi, qaand le portear est fatigoé et qn'il 
jine troare point de banc poar s*y reposer, O fiche ton biton en terre, et peod fon 
jifardeaa aa crochet.'* Le mot uiUliti? désigne encore un hdtom armé è Fvne de 
eee extrémitée d^un morceau de /er pointu et recourbé (Alcala aa mot eayadê 
de pastor) j et aoan une onere (Alcala aax mots ancora^ cloque {jgarfio de nave)^ 
garfio; Dombay, Gramm. Kng, MaurO'Jrab, pag. 101). 



Digitized by 



Google 



rêêtémtee in ike E n m miU m of JU^lSadeTfpag. 6) et Lady 
GrosTenor {JfamUweó/a Ymsht Foyag^in the MtdUerrcfnean^ 
dmring the yearê 1840 — 1841),ODtparlé de ce vèlement, en 
éorifant kaickf hayk^ Ahaik oa katk. 



Ge mot désigne Phabit, ou Ie manteau g^oirier, qae lef 
fakirM et surtoiit les Sofis portent en Oriënt. Al-Hakkari (JVt#% 
Udre tPMspagne, man. de Gotba, foL 201 r*) dit d'nn des Sofia 
qa'il était: lL3y^\ ^«w^ ^^* ^^^ ^^ manuscrit que poasède 
la BiUiothèque de Leyde, et qni renferme plusiears opuscales, 
relatifr anx Sofis, (man. persan 1038, fol. 22 ?*) on troave: 

(*) Le mot &i%^) Avec Ie pluriel ijyi^t ngnifie encore: mi* jMio# tTétoffè. 
Je lif dtDf Nowairi (ffiitoitê d^Egyfftê nuo. 3 m, fol. 304 r*): ijy^ *"" sUlftI 
fSy^ /<2jIjO .4rrji L:y^ »n loi dooiM^ deux centj annes d« piècei d*étoCb 
»Ae lin d'£atope.*' Daiü let Jlft/<« «I «fii# IHtiii (éd. MtcDaghteB, ton. I, psg. ••§): 
LmaT I4JUO Jl«^j ES%ilt Jt tX«ft »I1 prit la pièce d'étofie et en fit nne ^ 
»boaiae.*' Baos Ie DieUonnedrê Biograpkiquê d'IbiKal-UiAtib (man. de H. de Gajan- 

«AJf, gLxoj iA-M, jf^j Z*-*^^ (J;^^ ChH^ c^* "*^^-^ 

e1%«yl(lb.^LJt«)»0n dit qa'ancim de aes ^^avx n Valt taiRBldé una li grande 
»5iianth4 d'argwt aaviajé et nen ■w i iyé, de lifi«a de mèÊt at de leeette» iepièeee 
Ad*étoffiM, de vaief, de meoblet, d'ostenfflet et de ckatanx.*' A Xalte Ib aiot uSyJ^ 
a le Béme lent et il j détigne en ontia «n maillot d^enfimi. Yofei Yaüdll^ Lêiieom 
MêHimm^ ed. 370. 

Celni qni tend let ijv^ ^^ nomnié /«^%Y^* Vojrei Hakriii {DêêorifHom dê 
PEgyptê, ton. II, man. 373, pag. 354,'SS7). 

20 



Digitized by 



Google 



164 JUL^ 

I^JU U ^S U ^yC& U ^^X^ Ij Öyi ëSJSi^ 9SJ^ ^[^ ^4> 

óyi b Ju^ b jLfi^t b jLe^t^ b fti^ ^b ^(>- Je ne traduis 
pas ce passage, parce qa'il est assez difficile de trouver des éqoi- 
yalents francais qui rendent exacteinent les divers atUïbaU de 
la diyinité, qui s'y trouyent nommés. J'obserye seulement qa'il 
me semble qu'il faut traduire Ie mot ^L^ par Ie dessous. Od 
trouyera au mot ^j des renseignements plus étendus sur l'ha- 
bit des contemplatifs orientaux.* 

Le root aLS^ semble encore designer : une sorte de mmnkau^ 
dont les Bédouins font usage. Je lis dans Ibn-Djobair {Fayir 
ges, man. 320 (1), pag. 72, 73): >'i^ ^\ ^ y^iftt ^ 
1^^ 4Xj ^y ^bj 4Xj »b^ Lo ^^ ^ vijy^H^ ^ f^^ cHrSUt 

p4J ^^jüu 2uCo Ss^\j JcmüI^ vs^lLuJt^ üf;^^ ^y4^ ^ 

yiU;> auuAf Lo^ (sic) ^bjf sJ^:kJ\) 1Sjü3'3\ ^ siUi ^ 
f^jyL&j^y sj [%g^j>jb^j vIt^^' K.*<><ai. 2 U^ »Ge qu'il y a 
»d'étonnant, quant è ceux qui apportent les proyisions, c'est 
)>qu'ib ne yendent pas tout ce dont nous ayons fait mentioD, 
npour des dinars ou des dirhems, mais pour des khirkahs^ 
»des abdahs et des schimlahs. Le peuple de la Mecque en ap- 



Reiike semble aroir noté sar la marge de son Golias, ^ne ce mot désigiie: «M 
hourae. . Sn efiEet, je troare le mot, en ee seos, employé par Ibn-Batoutah (man. dt 
M. de Gayango», fol. 191 ▼»): ^ J^^jf JjüJf j»^. ^ j^Jul^ft ^y 
ïa^ ^ i)^yM V^<> /^^^ iS^^ ^'^ '^ r^ ^f ^^ 

dÜÜjD y^^ó yO^Êéèio ^ Igijgji/i ë,4^\ i^lAr ^yXSuO Jiüne de leo» 
»coatamcSy pendant la grande féle, consiste en ce qae chacnn aaqael le roi a fait 
jprésent d'on rillagey apporte des dinars d'or, renfermés dans one booiae, sur laqoelle 
ason nom est écrit. Il la jelle dans an bassin d*or qui se troare la.** Pedro de Al- 
cala (Foca^Mi^irso Espanol JrabigOf êjix mots hoUa et hurfaca) a noté one aotrt 
ferme de la méme rectne, qui désïgne également une hoursef safoir Ej«itf • 



Digitized by 



Google 



i>|nréte pour eux, ainsi que des kinds, des milhafahs solides (^), 
»et des habits semblables dont se reyètent les Bëdouins. Ayec 
»Ge8 choses les habitants de la Mecque exercent Ie oommerce 
»avec eux p). 



Les khoffs étaient déji en usage du temps de Hahomet. Au 
rapport de Nawawi {TahdAib alasma pag. 33), Ie Prophete en 
portalt lui-méme, et on lit dans Ie Sahih de Bokhari (torn. II, 
man. 356, fol. 167 ▼<") que Mafaomet défendit aux Fidéles de 
porter des kkoffs pendant Ie pèlérinage; seulement, quand on 
ne pouyait se procurer des sandales, il était permis de chaus- 
ser des khoffs dont on deyait couper les talons (oL^^t ^^ 

En Egypte, les khoffs étaient portës anciennement , tant par 
les hommes que par les femmes. On lit dans Soyouti {Hosn 
al mohadharah^ man. 113, fbl. 337 r^) que Ie khalife Hakim- 
biamr-allah »dëfendit aux cordonniers de faire des khoffs pour 
•les femmes" {^ vjUi».iH J^ ^ y^)^^^ ^)- ^t k 
méme fait est rapporté par Nowairi {Histoire d* Egypte^ man. 



(*) Le mannaciit porte ^Lx^f nns points diacritiqaes rar Ie a; je peiise qii*il 

faut Ure m^^^^' ^^ J^ sappoie èlre on plariel de ijJUuO et SJüüuO* S*il en est 
aiDsi, il faat ijonter ce plariel aa Dictiimnaire. 

(') Le mtnnscrit porte ê^^^sfXjSbJ^^^ mals je n'ai pas hésité a y sabslitaer 
i (T*n^' "'^1' Comparez Ibn-Batoatah (mao. de M. de Gayangos, fol. 146 r«): 

^"Hy ^ ^\ ^jjlf ^f. Voyer anssi iWrf., fol. 268 y\ 

20* 



Digitized by 



Google 



166 

2 *(2)tpig. 104: i>oJi^ J^ sj[il\ S^ ^ iJdU» ^ 

\2U6 (i)* Oo Toit par nn autre passa^ de ce deraier wttiar 

(MüMre (TEgypiey man. 2 m, M. 16 t«} que lea AA<^ étaieot 

portés par les hommes dans la première moitié du aeptiène 

siècle de rUégire, et par ud passag^e d'Ibn-Iyas {HUkirt 

d Egypte^ man. 387, pag. 17} que les hompies en finisaieat 

également usage daos Ie huitième siècle de Pfiégire. Suivant 

Ihkri^i (Jhseripiian de VSgypie^ toou II, man. 372, pag. 350) 

Ie$ emirs, les soldats et Ie sultan lui-mème portaient sous U 

dynastie turque (ciroaasienne) des khoffs de cuir Mgari (9. noir. 

Lss kAoJk étaieBt enoore portés par les hommes aprè» la con- 

quéte de PEgypte par les Tor^^ et c'est Ie passage suivant d^ 

Jtftlle et urne JVmis, qui Ie prouye* On lit dans eet ouvrage 

(éd. Habicht, torn. III| pag. 248) que la princesse Bodour, ea 

preaant les habits de son mari , vU^L vjült oumaJ x>mit Ie 

vAAojf et réperon." . Et méme du temps de Pexpédition fran- 

9aise en Egypte, les kkoffs étaient portés tant par les hommes, 

que par les femmes, car on lit dans la Descrtpiion de VEgyf^ 

(torn. XYIII, pag. 109): wPour monter k cheyal et méme pour 

»feire des coursesdans la viUe,on chausse les kkouff^ espèce de 

»bottines en maroquin rouge ou jaune, qui sont Gommunes 

»aux hommes et aux femmes." De nos jours les khoffs ne sont 

portés en Egypte, que par les femmes, ainsi qu'on peut Ie 



(*) Le cnir de Bolgar était fiunenx. On pent consnlter tor ce fait l'itlvstie V. Freelm 
(Di€ HUeêten araliêcken JVachrickten ^er dis Wolga-Bulgharên^ pag. 8). De 
nos joan encore on Pemploie dans plnsieart contféca de TAsie et notamment en Fene, 
on 1'on a corrompu le mot en bhulkhal, comme le rapporto Fraser {Jomma^ éiN 
Khoraeany peg. 60). Ce roya^ar cstimable a tiis-bien vn, q«e te mot êA propre- 
ment Bvlgkar. 



Digitized by 



Google 



Toir 4bm ie» Modem JSgjgfiioH^ de M. Laoe. B<Mi6 aUoos dm^ 
ner qaeLgoes détails sur ces k^ffs de femme. 

Au r«{^KMrt de Makri^i {De9crtpÜ€fn de HEgyple , lom. U, 
loaii* 322» pag. 36^}t ^ 7 '^^i^ ^^ ^^re na marehó, appels 
^jjuiilttf»^t \^y^t destiiié k la vente des kk4fff9 et des mUt 
des femmes ((Ij^^Jlja, ^\y'^^ OU^^I «^ ^L^)- I^ temps 
qoe les Mille ^ une Ifidts oat été ócriies, c'esC-Anlife après 
,k conquête de TEgyple par les Turcs, les khoffe des dames 
de condiüoa, ou des esclayes «pi avaient des maltres rickes, 
temUentayoir éU trësHmagDifiques. On litdansrouvragequeja 
Tiau de nommer (éd. Hacoaghten, torn. II, pag. 56): ^c^J^ 
V^^ Ja^j wAdAS S^^lat (jfti^ vJiii; —%\yA &JLa » Coe femme 
Bie prëseata è lui; elle portait des hhoffe, gamis de bords 
»oniés de pierreries, aiosi que d'un cordon flattant (^)." Ail- 
iears (éd. Hacnaghien, tom. 1, pag. 425) un homme preud pour 
ioaesela?e qui dok sortir: ULoya^^iA^I s^jJb L^yt La^ 
yüylL yiJ\^ »uQe paire de klwff9 ornés d'or roage, aiasi 
tqoe de pc^Ies et de pierreries/' (U faut obser?er que dans 
ses passage» Ie molL vJL^ est employé pour désigiier: une paire 
dê kAojfk)* Plus tard, la dépense pour ceite partie de la toi* 
It^ semMe ayoir diminuée. On lit dans la Relation de 6uü- 
laonie Lithgouw (ld Jamrige Lani-Reyee^ torn. I» pag- 171) 
qm ka femopaes aa Gaire )xporteat des hottines de ouir coBune 
slss hcmmffs/' fiana cdle de Mantegaaza [Relaiüme del Fittg^ 
gio di Gierusaiemme j pag« 00) qu'dles portepi »de8 bottines 
»de difersea couleur», allant jusqu'A la mokié de la jambe 

O Yoyex mr ce pamge les obsertatioiu jadlcieases de Hf. Fleischer , de ghssie 
BMekHam»^ ptg. SS, et sar Ie veHje ijm5\\) employé dans Ie sens de vmer^ nne 
^ iMtf mraales ftl ftDcéoptfaeBt Mea oomi^. 



Digitized by 



Google 



168 

»oa un pea plus baut." Au rapport de H. Lane (Modem ügyp- 
Hans f tom, I, pag. 63) Jes sJiL sont «des bottines ou chau»* 
»settes en maroquin jaune." Aujourd'hui les dames d'Egypte 
ne portent les khoffs que quandelles sortent; mtis les auraient- 
elles portés anciennement dans leurs maisons ? G'est un pas- 
sage des Mille ei une NuUs (ëd. Hacnagfaten, torn. III, pag. 
141) qui me Ie fait croire. 

Je pense qui Dandini {Foytige du Ment Liban, pag. 48),en par- 
lant des femmes de Tripoli de Syrië, a les khoffs en Yue, quand il 
dit: )»Pour marcher plus commodement dans les ruës, quand il y 
))a de Teau ou de la boüe , elles portent des bottines de maro- 
»quin, que leur montent jusqu'aux genoux, et retroussant saus 
»fa9on leurs babits de tous costez , elles passent partout sans les 
)imoüiller, ny les crotter.'' D'Anrieuz (ifénotret ,tom. yi,pag.426) 
mentionne également les ))bottines de maroquin jaune" des da- 
mes d'Alep. Parmi les Bédouins de la Syrië, les AAo^jt sont portés 
tant par les hommes, que par les femmes. D'Aryieuz (f^ojfoge 
dane la PalesHne vers Ie Grand Erntr^ pag. 208) rapporte qae 
les emirs et les scheikhs » montent k che?al avec de petites botti- 
»nes de maroquin jaune, sans bas, fort legeres, et cousuës en de- 
»dans, arec lesquelles il peuvent aussi marcber k pied, et coonr 
»même sans que Teau les puisse pénétrer." Plus bas (pag. 211): 
»Les femmes 'vond nudspieds sur des tapis, lorsqu'elles sont dans 

»leurs maisons; elles mettent de petites bottines plissëes 

»>quand elles venlent sortir.^' (Gomparez ihid^ pag. S). 

On lit dans Ie Feyage deVJrahie Meureuse (Amsterdam^ 1716» 
pag* 93) que les femmes deMoka portent » de petites botines de 
» maroquin/' Ali Bey (Travele^ tom. Il, pag. 106) mentionne les 
demi-bottes {half boots) en cuir jaune des femmes de la Mecqoe. 



Digitized by 



Google 



u£d^ 159 

Au rapport d*01ivier {F^cyage dans t* Empire OiAoman^ 
f£gypie eila Perse ^totn. lY^pag. 382)y»le8 femmes de Bag* 
i>dad sont & pieds dus daos leurs maisons; elles ne mettent des 
«bottioes que quand elles sortent." Suivant M. B. Fraser (Tra- 
veU in Xoardisianj Mesopoiamia^ etc, torn* I, pag. 278) les 
femmes de Bagdad portent »des bottiues jaunes." 

Ibn-Batoutah {f^cyagesy man. de M. de Gayangos , fol. 83 ▼*) 
dit, en parlant des femmes de Schiraz : oUiLt ^j-moJL^ J%Jft* 
»eUes chausseut des kh^ffs.'* {^) 

Je terminerai eet article en reproduisant encore ici les paro- 
les du méme voyageur qui, en partant de la frontiëre de Tem- 
pire byzantin, pour se rendre k Astrakhan, s'exprime en ces 
termes (fol. 163 r<»): vd>^ jauJI vLo^ cyJt <>ljüu&l ^ ^ó^ 
wy^ y^iojJi m^ «Sy>j vJ^ ^ \Ji^ J^^ ^^y ^St^ 

JÜLa? ^ h * ^ {fjii^ (XJ^ y^f vl^j^t cK ^-^^ ^y^) \J^ 
,^^ oCeci eut lieu durant la rigueur du froid, et je m^habituai 

»è rerétir trois pelisses; quant k mes pieds, je chaussai 

Den premier lieu des khoffs en laine; sur ceux-ci j'en chaussai 
Dd'autres, doublés d'une pièce d'étoffie de lin, et enfin sur ces 
»demiers encore d'autres, faits de ^L^w 9 c'est-i-dire de peau 
»de dieral , et doublés de peau de loup/' 



O Si Tob tiooTe dios Olétriiu (Voyagê ên Motcwiêy Tartariê êt Perse, pag. 817) 
Ie paiMge nifant fw let aoulieMdet Pfenana: »Leiut aoalienqallfappelleot k^Sytool 
•fort poiatoi aa bo«t, et ont lea qoartieif et let taknt fort bat, de torte qa'Ut let 
»Bictteiit et let ótent atee la méme faeÜtté, ijw noot faitoot net pantooflet:** il hul 
te gaider èe pimdre Ie not kê/s pour Ie mot aiabe OL^ arec Ie «, i^oe dn phiiiel 
en fiaocait» et de penter gne la itfon det v»fti^ en Pene difieie de la fa^pa de ceox 
qoi tont en ntage pami let Arabet. Le mot kê/ê d'Oléarint ett la mot penan ijmJ^ 
que Kaempfer (jémemiiates emoHeoê^ pag. 188) écrit antü [juJOf atee le ^ 



Digitized by 



Google 



160 kUid 

«- or.' 

Ge mot manque dans te Dictionnaire. 

Le verbe vJl^j i la deaxième fbrme, signifie en général «ter 
êei vêtements pesemts ei metire des vüemenie légere^ et spéoia- 
lement des vêiemenis de nüü. On lit dans les Mille ei wie 
Nuits (éd. Habicbt, torn. II, pag. 63): oUy ^uJLo v^y^^ 
JüjLm. 31b {jcLt^^ yJ^t^ ^W^ »c'était un beaa jeune 
»homme qui n'ayait sur sa personne qoe des Tètements de noit, 
»sayoir nne calotte décoaverte" (c'est-è-dire sans turban rode 
autonr) «et one cfaemise; il ëtaït sans cale^on." AiUeors (éd. 
Habicht, tom. Il, pag, 116): ^ ^^XJSIS é^Jui ^ J^ 
dbJLft J^<> &JjJ »Mettez un vêtement léger, comme tous étief 
»Ia nuit de la consommation du mariage/' L'édUkm de Kao- 
naghten (tom. I, pag. 192) porte en eet endroit: sJJJ^ fAy 
8^t i i^S^t aJLJ o3ir y^y^r.kS J^ J >>Il ordonna 4 ' 
»sa fille de se revélir d*un babillement leger, comme elle Aait, 
)Mlans la chambre nuptiale (^}, la nuit qui suivait Ie jotir quand 

(*) Le not 8aJL^ désigne um petitê chambre, un cabinet, une celiuU, «m ffl* 
villon qui êê trouve dans un jardin. Dani Ie roman anglais iotitalé Tke Aivnr 
iureê of Hajji Baba^ chap. 19, ce mdt éft expK^é par ptivatB room, 0& tlt tas 
lei Voyages d'Um-Batootah (man. de ■ de Gajingoi, foL 74 ▼*): &uu)% JüO l^Jij 

^y^ó\£i\ i>üyüt L^ 8^ sSU^^ l^ &JUU u^ 

^IJÜI |%JjüJ »U j a & Want ane gnade et sapeibe oBlremi^^ MrtInA mnr 
•ron trois centa eabinels IkaUtés par let 4tnui(;tif qei vienoeBt A oeti» uaiYenité pMr j 
»appKndre Ie ConuD.** Ploa baa (man. IbL lOa f*)| en parlant d^ul henyü: xJ^ 

.LL^yi^ y^ L^ ^^.x..Aa. y Jüoyi l^y jL^b ftJUlii^ 8^ 

»U habila one cellale ^ fiit paitie io- la moagvée, e( gui n'a d'antfe tapia fae di 
jMabW; Ü ne a'j tfoote ui natie, ni aola.*** Aiilaiit» (foL Sft f«), en parlaol des ïém 
a Bagdad: ïyuHi^yX^ \ ^kA aUi^ J^vi) *'^"' chacnn de ces ^blifle- 



Digitized by 



Google 



HiuUé 161 

»on Tavait montrée parée è son fiancé." Plas bas on lit dans 
les Mille el une J\fuils (éd. MacDaghten» tom. I, pag. 225): 
^•.JUit yjJi L^aJx Lo I JÜü^ »0a mit k Ia nouyelle mariée ses 
BTètemenU de nuiu" Le méme verbe, k Ia cinquième fbrme, 
sigoifie: 6ier ses vêlemenls pesanls. On lit dans le Malmah 
d'lhn*Khacan (man. de St. Pétersbourg, fbl. 67 r**): s^joLi 

£ es ^ 

Dil verbe \jt^ dérive Ie mot eLl^* qui, ainsi qu'on s'en 
aper^it aisément, nous rappelle la deuxième forme da yerbe* 
IL Quatremère {JVoiices el ExlrailSy torn. XIII, pag. 295) a 
déjè appelé l'attention des orientalistes sur ce mot^ et en citant 
jdosieurs exemples emprantés aax ouvrages des historiens ara- 
bes de rSgypte, eet illustre savant a cru devoir établir qae 
Ie mot Ujji£ dësigne un genre de bonnel. Geci ne me parait 
pas tout è fait exact, et je sappose que Ie mot VuJdè dësigne 
Ml turban léger ^ par opposition au turban gros et volumineuz, 
qui ëtait porté par les gens de loi et qu'on appelait ordinai- 
rement JLoU^. En e£Eet, je trouve presque constamment le mot 
JüUAié employé par opposition au mot JLoU^. On a déji yu 

•■enU il y t UD grand nombre de cabtnets.*' Dam le Matmah d'Ibn-Khacan (oun. 
de St. Pétenbonrg, fol. 07 r>): Uo^ aJüL j^cOXm^S jdl JOft r^*^^) 
^Lo S^ J<^ »ty^f ^IXmO ^ si SJL^ ^ »U M troafe certain jour 
«•ffee Al-Hakim-el-moftancir-binAh dant an paviUon, sltaé dam le jaidio d'Ai-iabra^ 
>et donnaiit sar nn étaog.^' 

Mais le mot 8^JL^ désigne fpécialement la ohambre nuptiale j Tojes-CD aa aatre 
eienple dant Hakrizi [apud de Sacjr, Chrestomathie arühe^ torn. I, pag. 306). Le 
■ème mot ie prend anssi dans Ie lens de eoncubitue. On lit dans Ibn-Batontah (man. 
fbl. 327 V®) qne les femmes d'ane tribn indienne sont 8*JLiLt -^^^^ "**f^j (f - r 
SjJÜI ^ J^l pyi^y £t plas bas (fol. 230 r»): s^^^ ^ J^^ 

21 



Digitized by 



Google 



1S2 kiukd - JjLsLi^ 

plus haut (ptg. S5) qu'un kadbi, obligë d'aisiiler au féitio 
d'un prince , se dëpouilia des vêtemeots qui ooorenaient i st 
dignité , et qa'il se coiffa d'une takhfifah^ au lieu de son gros 
turban d'homme de loi (üLuidb imju^)- On lit dans l'iTts^ 
iaire et Egypte par Ibn-Iyas (man. 367, pag. 37); iOaaüS «JLï 

«^Ui ^y ,^ *^y^5 ^^ 0-^5 **'^ *** *^" turban léger, 
»S6 coi£6ii d'un gros turban , et mit un manteau de drap par- 
i»dessu8 ses autres babiu/' Dans VHiêUdre iEgjfftt de No- 
wairi (man, 2 o, fol. 68 r^j: &5^JLX3f^ uAJ^yuW jtU ^ 
&AAÜJf ^^MoJ^ L^)^( ^^ Vr^^ »II 6ta Ie turban et la calotte, 
i>qu'il aTait re^us en guise de vétement d^honoeur, les jeta par 
Dterre, et se coifiEa d'un turban léger." Dans le^JUiUe eitm 
Nuitt (éd. Macnaghten, torn. III, pag. 162) on trouve Ie pas* 
sagesuWant: RaaasLI 54X0 ^S^ «dU^U^^ d^US aL^I iJ oJU* 
Au, lieu de iüUiilt, je n'hésite pas k lire SixAJaÜt, et je tr»- 
duis en conséquenoe : )>EUe lui dit: ÓCez vos babits et voUie gro» 
«turban, et eoiffez-vous de oe turbaq léger*" 



^Ul^ OU ^\iaS3 (^Uail) 

J'ignore A quei temps ce mot qui est d'origine étrangère« 
a été adopté par les Arabes, et j'ignore ëgatement k qosl 
temps l'usage du Tétement qu'il désigne, a été introduit parori 
ce peuple. Mahomet ne faisait par usage du caftSn , et Ie mot 
lui-méme semble avoir été inconnu du temps du Prophete. Ce- 
pendant on Ie troufe déjA dans des auteurs assez ancieps, tels 
que JHasoudt (flpid Kosegarten, Chrestomathia Jmbica, pag* 
108). Le ^Uük^ du Kbalife Al^moktadir était en soie, brochée 



Digitized by 



Google 



4*4urgeDt, de I« ftkbiique de Totter; oelui de aon fik en soie 
(/m en broéari) de Room, et amé de figares (titV/). 

La mode a eu one girande influeiiGe sor ce vétement, eomme 
on Ta Ie roir« Gonnnenfooa par TAfrique septentriooale* 

Ea parlant des Turcs d'Alger, Diégo de Haedo {Topograpkia 
d^Argtl^ fM. 20, óoL t, 2) s'exprime eo ces termes: i)Sur oe 
y^folaoo [dUb] ils portent ordinairement une r(jbe (mia ropa) 
iHfa'iis nommeot cafHan (^) » üute en goise de soutane de prétrc, 
DOOTerte sur Ie devant, et garnie de bontons sor la poitrine. EUe 
»a de courles mandies , aUant jüsqa'aox coudes, et elle deacend 
»Jiisqu'è mi-jambes 9 et qudqiieibb plns bas; en tous cas die 
»dépaase lé genoy. £Ue est aussi de couleur: les riches la por- 
Btent en satin, en damas» en Ydoorsy et en d'autres sortesde 
»soie. Gette robe, ainsi que \ejt»iaoOj est sans eoUet, de sorte 
sqoe Ie Turo a to«jours Ie cou dëoou? ert/' D'Arvieuz {Mémoi" 
rat, torn. V, pag. 263) parle égakment du caftan des Tur6s 
d'Alger qo'ils iDetteat sur Ie (^oj^^* »Ils mettent dessns/' 
dit il, Dune veste de drap qn'ils appellent ca/ion. Elle est de 
»de la méme longueür et foite k peu prés comme uu joste-^u- 
«corps. llle est ouTerte par Ie deyant, pour laisser parottre la 



(*) Par nne faat« d^impreMion continnelle^ on lit coDitaminent dani Toavrage de Diego 
de Haedo ta/etun, Le mot a été défigoré encore davantage par les ïmpnmeors dans 
}*iiiléMMaiit /omm&l des Vo^agêê ds Moatieur dê BÊoneonya (1047 — tS49), oA on 
tffouvt (tom. I, paf. 279, Sda) ecoftanoMnt ettjfèrun. A reodcoii dul^ de Moncoojs 
padc d« la processian de la Casena, Je ne dooie pas ^ae Cassna no soit la mioie 
chose ^ae celle ^e Tbévenot (Reiatiom d'un VoyagsfaU au Levant, p«g. 277) ap- 
pelle le nHaxna [^^ty^J on Trésor da Grand Seignear,'* enroyé k Conslantinople par 
le Bacha dlgjpte. Or, dans ce demier passage de Thévenol, il est parlé fréquemment 
de eafkmê. Il ne pent donc j avoir aacnn doat« qn*on ne doife sobstitarr caffHan 
a eaffèrtm dana le Jsunwi ir tonconjs. 

21^ 



Digitized by 



Google 



164 ^\jAi^ 

]i>caiDuoUe, qui est toujours de couleur differente. Ik ne la 
»font joindre que vers Ie milieu du corps , oü ils la ceignent 
»d'une écharpe si grande et si large qu'elle leur Tient jusques 
))sur les reins [|»(va.]/' On lit dans l'onvrage de Host {Nack- 
richten von Marokos und Fes^ pag. 115). »6ar la cfaemise on 
»porte un kafian ^UaiS ou vt^e^ garni quelquefois de mandies 
»que quelques-uDs portent coortes et d'autres longues (oomme 
»celles des Feredges tarcs) ; mais souyent eet habit n'a point de 
» manches. Ordiuairement ces habits sont en drap rouge, Mea 
»ou yert; quelque&-uns de ces kaftans soot même composés de 
»toutes ces couleurs, soit è carreauz, soit k raies. Plusieurs 
»personnes y ont une broderie d'or, bien que ceci soit coutraire 
]i>aux commandements de leur religion. Le kaftan ne dépasse 
»le genou que peu, et il n'est pas si loog qu'nn Doliman 

»turc. Les petits bontons de eet babit sont rapprodiés 

»les uns des autres. On peut voir la fa^on de eet habit sor 
)>la PI Xy* , fig. 1 et 3," Je ne doute pas que Diego| de Torres 
(Rdaiion des Chérifs ^ pag. 85) ne parle de eet habit, qoand 
il dit que les hommes è Maroc portent ))des jacquettes* jusqoes 
»aux genoux de drap de couleur." Je pense que les passages 
suiyants de Marmol se rapportent ëgalement au caftdtu Ed 
parlant des habitants de Maroc . il dit (Descripcion de j/ffrica, 
tom. II, fol. 33 1 col. 3); ))Les autres personnes du communseyè- 
»tent è moinsdefrais, mais de la méme maniere; beaucoup d'entre 
»eux portent des jaquettes (unas jaqueias) en drap de couleur 
)>et boutonnées, k quatre plis {de gualro ftildas) ^ a\ec des demi- 
»manches étroites." Ailleurs (torn. Il, fol. 102, col. 2) en par- 
lant des habitants de Fez: »Les ouyriers et d'autres persen- 
Jlpes du commun, et spécialement les fantassins, les fusilliers, 



Digitized by 



Google 



^UAö. 166 

»et les arbalëtriers k cheral , portent des jaqoett^ é quatre pKs 
i^(de quatro haldas) , qui leur viennent josqa'aux genoax." Et 

ncbre {ibid*)i »Le8 marchaods et les artisans portent des 

»Tètements de drap, soit entièrement noir» soit blen , soit d'une 
»autre couleur, et ils portent des robes {los sayos) très-longoes, 
^descendant jusqu'è mi-jambes, ayec desbrpderies en dessous 
»(co<ufot a giraneii)^ et ateo des demi-mancbes courtes qni ne 
»leur Tiennent jamais qu'un peu plus bant que Ie ooude// Dapper 
{Naukmrige Besohryvinge der Jfrikaenseke Gewesten^ pag* 
240, col. 1) parle aussi du Kafetan en drap d'un des ambas- 
sadeurs qui vinrent è Amsterdam en 1659. Yoyez encore sur 
Ie eafUbi^ tel- qu'on Ie porte k Maroc, St. Olon {The present 
siaie of the Empire of Morocco, pag. 90) , M. Jackson {jéo^ 
cotmt of Maroecoj pag. 138) et M. Graberg di Hemsö {Speo^ 
ekio etc. , pag. 80, 81). Le caftan k Tripoli d'Afirique, est une 
hmgue robe, brodée sur le derant et aux manebes. (Yoyet le 
eapitaine Lyon, Travels m Northern Jfrioa^ pag. 6). 

A Maroc et k Fez, les femmes portent aussi des eaft&ns. Oa 
Ht dans TouTrage de BEöst {Nachrichten etc., pag 119): ))D'au« 
«tres femmes portent sur la cbemise une espècede Kaftdn qui, 
»è peu prés, est semblable k celui des bommes." Lémpriere 
(A Tour to Moroceo^ pag. d86) qui , en sa qualité de chirur- 
gioi , avait eu Toccasion de frequenter le barem de Tempe- 
reur de Maroc, rapporte que le caftan des femmes est un babit 
ample et sans manebes, qui descend è peu prés jusqu'auz pieds;,' 
et qui est tantót en soie et coUm , et tantót en brocart. 

Le caftSn cgyptien diffère beaucoup du caftan de TAfrique 
septentrionale.' Voici comment le décrit M. Lane {Mode/m 
Egyptümsj torn. I, pag. 59-- 41): »G'est une longue veste 



Digitized by 



Googk 



166 ^U*^ 

»d'ëtofie de soie et ooioa & raies. Celles-ci soat rarenent miia, 
)»niais ordinairement ornëes de figures on de fleura. Getie Tttte 
f^deseeod jasqo'i la dierille du pied, et die a de longues ottiK 
mdïéÈ, dépaasant de quelques pooces Ie boot des doigts, mait 
vfendoes mi peu au desaua du poignet^ ott ren Ie mfliea du 
i^bn»^ de aorie que la main est géoéralemeut découTerte; oe- 
^rpepdant^quand oela paralt iiëoettaire , on peut la eourrir de k 
nmanché: car, en présence d'use pertonne d'un rang aupérietf , 
»Ia politeaae e%\ge qu'on ae cour^ les raains." Je lis dana la 
Rdation de Hellfridi {Kuriner wmd wahrhajffUgw Bericht im 
d&r Mtfn, ioL 903 v*) que les hommes au Gaire portent» soos 
Ie TÓtement que je suppoae étre la &I^»»une reste {emfF^m- 
)MMa) d'étofe de soie , de toutes sortes de oouleurs mélëes en- 
^semble; les mancbes en sont trës-longues , pour qu'on puisse 
»le0 cmiser sur Ie devant du corps." Dn temps de Niebuhr (ilstise 
fuutr Jralnëj tom^ I, pag. 152), Xecaftên devait dépasserlo 
pieds. M. Ie oomte de Gbabrol (dans la De9onpiiam de Hgjfpi^i 
tott. XVnii pag« 1^) décrit ainsi Ie ^LkaS : «Robe out erte par 
»detant, avecde très-grandesmanohes;eIle se met sur Ie ooraet/' 

* L'habit des dames en Bgypte , qui ressemble beancoup an 
eafUtn des hommes, ne s'appelle pas tafiSn maïs y«/aA. 

Le hafUm des marchands de Hassara ressemble bien plas au 
eafiên du nord de TAfrique, qu'è oelui qor'on porte ea Egypte* 
On lit dans le Voyage de M. Rüppell {Reiteüi Jijfseóuen^ 
torn. I, pag. 119): n^on porte sur cette ohemiae im juste^ao- 
«corps {Leüroök) {Xafian) de coton,brocbé d'on peu de soie; il dei- 
n^eend jusqu'an gras de la jambe, n'a point de manehes^et s'atttdbe 
»ffUtour du corps au moyen d'one ëtreite pièce de battste." 

IfOus retroutofls le eaftên sur Ia cMe de la Syrië, et c'est) 



Digitized by 



Google 



sèlott d'ArTJtn {Ménudrety lom. i,pag. MS)) imne Ti^U> d» 
j^PftiBas biftnc." Les BëdcNiiii» <ie In Syrië portent ég^eleiBent 
des öaftéhiê^ 09 ^n poruient da moias qaaad Ie Toyngeor que 
'je vieiM denommer, Tisita rOrieat. Il dit {Foyage dmu h$ 
PtUestine vers Ie grand JSmir^ pag. 206) que les émijm et las 

scheikhs des Bëdouins ont pour leur habit d'hirer » un 

v>cqflan de sa tin ou de moiré « fait comme une soutane , qui va 
»jrisque8 au milieu de Ia jambe , avec des manches larges ]* et 
plas bas (pag, 240) il rapporto que les daoEies ober les Bédomns, 
»ont aussi des cajtmis faits comme des camisoles , dont olies te 
Doou^rent en Hy^er, hors qu'ils descendent j«squ'4 tenre; elles 
jitpousseat les pointes de derant et les passent dans les edtés 4e la 
mseiiitare» tant pour marcher plus librement da&s la maison, qoe 
»pour faire Toir la broderie en fleorsi qui est sur Ie oale^oa et 
»9ur Ia ob^mise." Enfin il dit atHeurs (pagp. 211) que les Arabes 
du oommiiD portent raa eaftan d'uoe grosse toile de ooton.'^ 

A en croire Ali Bey {Trtivels , tom. II , pag* 106), les fem* 
aes i la Mecqae portent »un caflmi on «oton des Indes." 

Aa rapport de Ker Porter {TraveU in Ceergiaf /Vrm, jér^ 
m^a, mmimi B^tbyUnt^ etc, tom. II, pag. 226), Ie ptapk 
de lUaaki ser Ie IMala, aa nord-est de Sagdadi porie «des 
»kafltans amples è larges mandits/' 

Bien que dans les auteurs anciens ce mot soit écrit ^Ui^, 
la fbrme ^Iktt semble exclusirement en usage depuis quel- 
ques siècles: et peut-être Portbograpbe de ce mot a-t-elle été 
changée aprës Ia eonquète de l'Egypte par les Turcs. La forme 
^\JaiSy avec Ie pluriel ^^^M) ^ trouve cpnstammént dans 
VBütoire du Jemen (mfin. 477 > pag, 177, 298, 319); on Ift 
itocppAie égalf ment dans Ie» Mille ei une tfuits; on a ?u plus 



Digitized by 



Google 



1«8 ^,Ui^ — kJu^ 

haut qae Host et H. Ie comte de Ghabfol écriteat ce mol de 
la méme maniere; Dombay {Crramm. ling. Mawro^Atab.^ pag. 
82) écrit ^Ikl^; eofia M. Lane (Modem JSgypiian^j lom. I, 
peg. 40) atteste qu*on prononce ^Lki^i maU plus ordinaire-* 
ment ^[h^Lr 



Ge mot manqae dans Ie Dictionnaire , comme nom d'un Té- 
tement* 

Le Yoyageur Ker Porter {Travels etc., tom. II, pag. 292} i 
en parlant des Arabes Zobeides {Zobeide Jnxbs)^ dans Tlrak 
Arabi , prés de Bagdad, s'ezprime en ces termes : i>On les Yoit 
»fréquemment sans autre oouverture que la kaffia ou manteaU| 
nfiiite d'une étofie rayée k raies extrémement larges. Geci 
»est le costume ordinare (doikestic alltre)^ dans lequel on les 
«rencontre dans le voisinage de leurs maisons/' 

Comme le verbe ^a^ > A la deuxiëme et è Ia quatrième 
fbrme, signifie: absamdit^ occuUaviij cdavit^et k la première 
€A9eondti se^ et quele mot «.Us. signifie aperimenhun^ tegi- 
mmium: je pense que SjM^ peut très-bien designer: un grand 
manieau qid couvre taui le corps (^)* 



(*) Je feiai obaenrer ici ^ne Ia dD^ième forme da verbe ^Ai» nun^ dans le 
Dictionnaire, et ^a'elle lignifie: se déguUer ^ êê iravesHr. On lit dans lea Mille $t 
une NuiU (éd. Hacoaghten, tom. II, pag. 293): ^'ik^m Ut vsaaAS >Je me 
ad^oisai ainii qoe mon esclave.'* Iba-a)-Kbatib (Dictumnaire Biographttpief mao. 
de M. de Gayangos, fol. S7 v») fait mage d'une forme analogae poar exprimer la 
mime idéé, car il. emploie le Terbe. VaJL^ (^mJaJ^)» Yoici Mf peroles: sLdi 

^jJi^a^ ^^f &«» if ^ L4JU ^jJ UÜL» il UjLii* 



Digitized by 



Google . 



Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 
' A en croire Ie capitaine Lyon (Travels in Northern J/ried^ 
pag. 39), Ie root kholi désigne chez les Arabes de Tripoli 
d*Aiiïque, une espèce de barracany qui tientle milieu entre 
l'oóa, qui est très-grossier , et Ie Ju^^ que est trés-fin. 



9o5 



Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 

Le Yoyageur Buckingham (Travels in Mesopotamiay tom. I, 
pag. 7) nous apprend qu'il portait sa lettre de change, son 
argent et ses papiers ncachés dans unc ceinture secrëte (inner 
»girdlé)qae les indigènes appellent khummr; on s'en sert gé- 
nnéralement k eet usage, puisqu'on ne peut Ia perdre, et qu'el- 
»Ie ne peut être arrachëe au voyageur, k moins qu'il ne soit 
»tout k feit dépouillë de ses habits.'' 

On se souYriendra que Ie veAe IJli signifie: operuit^ texit etc. 



A Bjeuhari et & Firouzabadi ce mot semble avoir été si 

.connu, qu'il n'avait pas besoin d'explication. Malheureuse- 

ment , je dois avouer que » n'ayant pas rencontre ce mot dans 



»n se dé|^isa et se rendit k HaUga, poar s^embarqner de Ia en se rendant ven Ibn- 
^Hardaniscb." Mais pent-étre faat-ïl sabstitaer ici LLflJsLo i l.AAdflUe* 

22 



Digitized by 



Google 



170 ^U^ — w^<>tr» 

ua auteur qui me Texpliqudt ub peu exactement , je ne pui» 
donner aucuu détail sur Tespèce de voile qu'il désigne. Si je 
ue me trompe , lé terme ^Li^ ne se troave pas dans les his- 
toriens arabes du temps de Nowairi, Makrizi etc., et j'oserais' 
presque affirmer qu'on Ie dieroberait yainement dans les Mille 
ei une Ntdis. Je ne Ie trouve pas non phis dans les vopgeur» 
européens qui, k différentes époques, ont parcouru TOrient. 
Ge voile semble avoit ^të en usage cependant du temps de 
Golius, car ce savant atteste que c'est »un voile de femme, 
))qui cache Ie devant du cou, Ie menton et la boucbe, et qui 
»s'attacbe sur Ie sommet de la té te." C!omme Golius n'indique 
ni la longueur, ni Tétoffe, ni la couleur de ce voile, il serait 
extrémement fiasardé de rapprocber de sa description assez 
inexacte, des passages de voyageurs qui ont visite rOrienten 
méme temps que lui (^). 



Ge mot désigne, suivant Djeubari| un babit carré et ooir, 
orné de deux bords de couleur différente. Suivant Ie Oyoun al 
aihar (man. 340, fol. 189 r°) Ie Prophete laissa entre autres 
en mourant une Suox^* Dans Ie Sahik de Bokbari (torn. U, 



(*) Le mot sV.4^ désigae encore : un mouchoir dont on se coarre l'oeil. On Ut 
dans ToaTrage, intitolé Madjma al anhor (éd. de GonstAntinopIe , toin. 11^ pag. 269): 

^f SiX^yt ^^;^f j^ j^M ^ óyj ^u^ x&s ji ^jj^ ^} 

^^JLjI y^t 8 JbLÜt >I1 n'y a pas de mal a coarrir d'un mouchoir de soie noir, 
I» l'oeil d^one penoone qoi a de la chasfie aox yeox, oo celai d'cn iMMame qot est «bb** 
»gé A regarder fizeawat la naige.'* 



Digitized by 



Google 



171 

man. 356, fbl. 108 v"") la tracUtion sQivante est rapportée sur 
raotorité d'Ayischah et d'Abdollah ibn^'^Abb^: J.um%j J*ó Ui 
ft^i^ J^ fti t^ax^ ^jioj (jAJo |JL^ luJU jJÜI J^dio iJÜI 

nJ^près étre entre dans la demeure de TEnvoyé de Dieu, il yit 
i>que celui-ci jeta une khamtsah qa'il possédait, sur son yi- 
»sage, et qu'après s'en avoir couvert (*), il Tóta dans cette 
if> posture, Ie Prophete dit: Que la malédiction de Dieu repose 
»sur les Juife et les Chrétiens, parce qu'ils ont converti en tem- 
wples les tombeaux de leurs prophètes! Par ces paroles il voulut 
»iadiquer qu*on devait se garder den agir comme eux (*)•*' 
Dans Ie même ouvrage (ïbtd.) la tradition suivante est rappor- 
tée sur Pautorité de Tépouse chérie du Prophete: Juo v:;/^JLs 
JSiii |»^t L^ fti ».*n*éS> v^ 1^^^ '^^^ ^' vi^ ^^ ^y^) 
^f vjl sJüD ^^A,4axiie t^(>( JU |JL. UU SJ^ L^^t Jt 

V^O^ (5J^ ^ ^ |vjU ^j^ iwjjJ^ ^ (v^a. »L'Envoyé 
))de Dieu fit (certain jour) sa prière, revétu d'uoe khamUak 
Dqu'il possédait,«t qui avait des bords. Alors son regard tomba 
))sur ces bords. Après avoir, fini sa prière, il dit: Portez cette 
wkAamisah k Abou-Djahm (3), car elle m'a dislrait tout k l'heure 



(') Tel, fi je iM ne trompe, est» dans notreptisage, Ie i»n% de U haUièmc forme 
4a verbe aA» Compares U sepüème foriae dans Ie Dictioonalre. 

(*) Ob aait qae Ie foblÏQie législateor de 1'Arabie condamnait toales aorles d'hora- 
loages TCDdoi k qq mortel, et qal n'étaieDt diis qu'i Dieu seo). 

.(^) llawawi (Takdhib al asma^ mao. 357, pa|^« 241) dooi donne sar ce personnage 

lea déttiU snivaots: |»^^(^ \jS^\ Oj^ |V^ yA JU^^ (^-^^ y^^ 

^ yf^Ó^ ^\^\ J^\) 1^» f^ *^ *JJ» ^; ^UöÜI 

22 * 



Digitized by 



Google 



172 

»daiis ma prière, et apportez-moi Ie biscuit, appréié avec de 
»l'huile et arrosó, d*eau, d'Abou-Djahm-ibn'-HodhaifiBih-ibn- 
»Gaoiin de la tribu d'Adt-ibo-Kab (^)/' Oq y lit eacore la tra- 
dition suivante , rapportée sur Tautorité de jJl^ >:>jü oJl^ Il 
(fol. 169 v^, et la même tradition fol. 170 v^: J^ ^J| yl 
^ JUi iyiJf^ s^^óy^ ILax^ L^xi v^ |^^ ^^ '^ 

^j^ vaUj ISjali ^1 -.KjlJI ^ «xkil' é V J^'^ /'^^^^^ 

^^ ^ -^LJf ^^^ ^JJJLi\ ^Xhj (XaA^ ^ «JJI 4XAfr ^ ^U 
^ JÜI wJi5^jJ^ (5 J^ jjN? LójI I g'^yg; (sic. Fandmii-il lire: ^^?) 
|JLw^ aUyU &JÜI vi^ ^5^t V^ ^^t 1»^ |%JLiMt (5^(XJLit 

^J &A*Öt ^tuJ 4X4^ ^^4aJI ^;J0 ^li'^ w^AWuJb lilU 1^1 
(Ie Utre da li?re nMD^e) ^^ /^V^^ ^^ f»WJ (^ ^^'hH^ cVg.Aa LJL^L>I 

j^.t f»ty^ lJ>^ iViaXa Suuy* rioat Toyoos dooc ^'Abou'l-Djahm oa Aboa- 
Djahm-Amir (oa Obald)^ rarnommé al-koraschi, al-Adawi, filj de Hodhaifah, fils de 
Ganim, fils d'Amir, fils d*Abdollah, fiis d*Abld , fils d'Awldj (?), fils d*Adl, fils de 
Rab, «tait on des hommes les plas dtstioguds parml les Roraïscbites , et qa'll possé- 
dait nne grande connaissance des généalogies. 11 prétendit aree Xoawiah, a la mata 
de Fatimah, fille de RaU. Le jour de la con^uète de la Mecqoe^ il embnisa 1'IiU- 
misme, et il derint an des compagnons da Prophete. II était parmi ceaz qoi eore- 
loppèrent le kbalife OtbmAn dans le linceoil, et il moorat sous le khalifat de Moawiak. 
11 avait encore va biltir la Kabtk dans Ie Paganisme , il Ia Tit rebétir sops 1*1»- 
lamisme. 

(^) J'avone qne je ne vois pas poorqaoi le Prophete ajoate oet mots. J'ai chercbé 
Tainement le mot &A3Ü0Ui3f dans le Tadhih al asma de Nawawi, ou j'espérais 
troavcr qaelques remarqnes propres a éclaircir notre passage. 



Digitized by 



Google 



173 

jwf &jU^^b )»0n apporta au Prophete des habits, parmi 
»Ie8qaels se trouyait une petite khamtsah noire. A qui jugez- 
»iOQs qae nous donnerons celle-ci? dit-il. Le peuple se iüt. 
DCoaduisez ici, dit-il alors, Omm-Khalid. A eet ordre, Omm- 
»Kbalid fut portee yers lui. Il prit douc la khamisdh et il en 
»re?ètit cette femme, en disant: usez-la et portez-la jusqu'i 
»ce qu'elle tombe en lambeaux. Or eet babit avait un bord 
»Tert OU jaune. O Omm-Khalid» ajouta-t-il, ceci est sanah (^)! 
n(sanahy dans la langde de 1'Abyssinie, signifie: 6eau)." Enfin 
dans Ie méme ouvrage (tbid,) ^t raconte ce qui suit: JLs 

&X1^ f^JL^y &aJU &Jüt Jl^ ^^I vit &^ )óJu ^^ Cl^ 
|W4«^ yjt^ k Ia\>I^ X^a»^ i^Ji^^ iaSL^ ^ yD tóU xj v:^^ JüU 
^j^ftJtv^ 3üJU |»(XS ^jJt^.4lbJ|. »Omm-So1aim, étant devenue 
»mère, me dit: 6 Anis! voyez eet enfant! qu'il n'obtienne rien(^), 
»a?ant que vous soyez allé avec lui vers le Prophete afin qu'il 
»miche une datte et la place dans la bouche de 1' enfant O . Je 



(*) Daas 1'tatre récit do mèmt fait, on troore Ll*m« C'eit le mot éthlopïen UTiP. 
Om-UiiUd éuii née dans l'Abyiiioie, aa rapport da Oyoun al aikar (apud Ha- 
■aker, Idber dê êspugnatione Memphidis et AUsandriae^ pag. 71}. 

(*) C*«st-&-dire, je pense, il oe saccra pat le sein de sa nonrrice. 

(^ Do lit dans Ifawawi (Tahdhib al asma^ man. 357, pag. 894): v^LL^ Jl^ 

v^iX^ ye^ dJ<> ^ kX^ &Jüt ^^^ ^t óuJ^. JjüuA^t^ /^^ 
(iu.plutót A«a4^') A«d4a (j' y^ vdLOd ri Jt AJliijt s.>^Lo JU ^-^.^ 



Digitized by 



Google 



174 

»me rendis donc cbez lui arec l'enftint; je Ie trouyai s'appuyaot 
»contre uq mar, revétu d'une kkamUah de Horailh (^)» et ap- 
»pliqaant one marqae au cheval (^)^ sur lequel il avait dévancé 
»(8e8 compagnooB), Ie jour de la oooquéie de Ia Mecque.*' 

Si Ton rapproche les uos des autres oes passages qui , je n'en 
doute pas, intëresseront les Orientalistes è plusieurs ütra, 
on obtiendra, pour Ie mot iuoa^^) Ie résultat suiYant: c'est 
uue sorte de manteau noir, porté tant par les hommes que 
par les femmes, et orné d'un bord de couleur, ou de plusienn 
bords de diverses couleurs. Un certain lieu nommé Horaith, 
semUe avoir étë reuommé pour la fabrication de cette espèoe 
de yétement* On Toit que dans aucuu des passages que doos 
Tenoos de citer, Tétofk dont Ia kkamiscLh était £aite, n'est in- 



Je dob faire obsenrer, a Toccasion de ce passage, qae Ie mol ^.'^LW.f' est opposé a 
laAdMüO, et qae Ie premier mol signifie: ce qui est devenu une coutvme ghè- 
raUy ce qui a été adopU ffénéralement, eane avoir M6 commandè par urne M', 
tandis qne ioJOUmjO signifie : ce qui a ité ordonnè effectivement par une Ui* 
C*est nn passage de Ifowairi {Encyclopédie, man. &78, pag. 592) ^i démontre dai- 
remenl ce sens de T^fin^i^nri^ el de i&dOLMüO ^*on chercherait rainement dans dm 
dlctionnaires. (J*obier?e en passant qoe, dans notre mannscrit de Ffowairi, qnelgne» 
mots ont été déplacés, en eet endroit, par Ie copiste). La phrase óvjj^ JiXJuvl 
signifie: il fait ueage du hadith, comme d'un passage propre d prouvtr ten os- 
eertion. Dans nn mannscrit de Tonmige d'Ibn-RhalUean qni a appartena aWiÜBet, 
et ^i, actnellement, Aiil partie de la Bibliothèque de rinstitut des Pajs-Bas, on trimde 

(pag. »): ibLJ ^^f ÓUJ^ iJjüu*.!- 

(•) J'ai chercfaé vainement ce mot, qni, je pense, est nn nomde lien, dansphyiein 
oQTTtges, tant impiinés ^e manascrits. 

C) Vojez sar Ie mot ^p^»* H. Qnatremère, Mèmoire eur JUeidani^ pag. 42, 



Digitized by 



Google 



diquéeï Djeubari ne nous Tapprend pts non plus, et j'iguore 
o& M. Freytag a trooTé que oe yétement ëtait en laine on en 
soie* Bïen certainement il n'était pas en soie du temps de 
Mahomet. 

Dtüs up ye», cité par Sjenhari, et qu'on peut lire dans Ie 
DictioDnaire de H. Freytag , les che? enx noirs d'une jeune fiUe 
soot oomparës a une 



9 ^ 0^ ^ 

■■iA^ et IüUaS 



Li forme lUuk^ manque dans Ie fiictioanaire* 
Ces mots désignent un manteau de knie grossière, porté en 
Barbarie. Harmol {Jhscripcimi de Jffricm^ torn. II, fol. 4, 
col. 1) dit, en parlant des Berbëres de la province de Héha, 
Ia plus occidentale du royaume de Haroc : »Ils portent aussi 
vdes capotes grossiëres, faites d'une certaine étofife de laine, 
Dgrossiére comme de Ia bure ; ib nonuncat oes capotes JSTmy- 
i/u." AiUeurs (torn. II, foL 83, cdi. 3): »P«r^essu8 cetfaabit 
»jjpfobablemeirt Ie ^Ua^}, ils [les hommes du conmran k Ma- 
NOc] portalt des capotes, grosstères comme de la bure, qo'ils 
«Domment haSiifits:' Et enfin (torn. II, foL 102, cot. 4), Ie 
méme auteur dit, en paiiant des hommes du cornmon A F«i, 
qu'üs portent «des capotes de laine , grossière comme la bure , 
Dappelées HanifasJ' Dapper {Naukeurige Besehryvinge der 
Afrikam%eche GeweHem^ pag. 240, ceL 1) dit, parmi les dé- 
tails quMl donne sur Ie costmne des ambassadeors du roi de 
larocet de Fez, qui vinrent è Amsterdam ea 1660: »L'amba8- 
»sadeur Ibrabim Duque portait aussi un tel i7«yi%, mais par* 



Digitized by 



Google 



176 ^„ftAJL^ — ^)^ 

)> dessus eet habit^ il portait un large maoteau, aUant jasqa'i 
»la ceinture, fait de poil de chèyre noir, ou de laine, garni 
)»par derrière d'un capuchon, et ferme sar Ia poitrine ayec 
»des boutoDs. On porte ordinairement ce large manteau, ap- 
»pelë en arabe chanyf ou chanyfa^ par-dessus la Bin/ik; 
)»mais en hiver on en entoure la tête, qu*on couvre da ca- 
»puchon; et porté de cette maniere, eet habit se nommeifti- 
»gannes." Voyez la ia^on de ce yêtement dans TouTrage de 
Dapper (pag. 240, Ie second personnage è gauche). Quant au 
mot Mugatmes, je dois arouer, bon gré mal gré , que j^ignore 
comment on Técrit au Magreb. Suiyant la prononciation bol- 
landaise, on écrirait ^jmILo, mot qu'on ne trouye pas, k la yé- 
rité, dans les dictionnaires, mais qui néanmoins peut bien 
aYoir été employé par les habitants du Nord de TAfrique. 



So 

Les Arabes expliquent Ie mot c%(> par (joa^S, cAemtse^ et 
j'ignore ce qui distingue Ie cs(> du (jax^Sj mais Ie mot p^ó d6 
s'applique qn'k une chemise de femme et les poètes font sou- 
yent usage de ce mot pour designer la femme elle-même. Oa 
trouye dans un poème d'Al-motamid {apud Ibn-Khacan , Fa- 
layid (ü-dh/aUj tom. I, man. 300, pag« 8): 

i>Lju^ (j^ycn ^(X^ üJ vI^SLo 

Pour comprendre ce yers, il faut se rappeler que les poètes com- 
parent les Jeunes fiUes & la nuit, k cause de leur cbeyelare 
noire, et Ie yin au jour ou au soleil i cause de son ëclat. Je 
traduis en consëquence: 



Digitized by 



Google 



»Si ces jevnes fiUes (littéralement: ces chemises) répandent 
» l'obscurité , en reranobe ces coupes sont pleioes pour nous de 
wlumière." 

Le méme poète dit encore (tbid.j pag. 35) : 

»Je désirais ardemment de combattre les ennemis, mais les 
^femmes (littëralemeM : les chemises) m'en ont empéché/' On 
Yoit par ces passages que le pluriel ^)(>) et non seulement 
fiUiM) conuue nos dictionnaires le feraient croire, est en usage 
pour designer des chemises ds femme; en eSet le poéte Ibn- 
al-Labbanah (t'Mdf., pag. 58) feit également usage du pluriel 
c«n4> pour indiquer tles chemises de femme. 



&^Ci> 



9 

Ge mot manque dans le Dictionnaire. 

SttiTant Dapper {Nemkeurige Besciryvinge der JfrikasHsche 
Getoesten^ pag. 241, col. 2) le mot Jfhtma désigne, au 
Ma greb, ce grand voile ou manteau, qu'on appelle également 
i%dr (Jvf) , Voyez ce mot. 






SiWestre de Sacy a donné quelqnes details , sur ce mot, dans 
sa Chrestomathie arabe (tom. I, pag. 126). Il résulte du pas- 
sage dn Etamms^ ctté par ce savant, qu'anciennement la dor- 
rdüh n'était feite que de laine. Makrizi {ibid.) nous appreüd 
que c'était rhabillement qui distinguait les vézirs des autres 

23 



Digitized by 



Google 



178 i^tp4> 

officiers de plume ou de jostice, et oet aateor Ie décrit comme 
étaat oavert par deyant jusque vers Ia haateur da coeuret gtrni 
de boutODS et de boutoonières. On lit dans Ie méme historiën 
(dans la Chrestomaihie arabe^ torn. I, pag^. 60 du textearabe) 
que Ie Khalife Hakim-biamr-allah portalt uoe dorrdah d'ime 
étoffe unie. 

On trouve dans Ibn-Khallikan {ff^afct^ai al a^an^ torn. I, 
pag. 231} un passage assez remarquabte, dans Ia yie d'Al- 
wezir-al-magrebi. Get homme» égyptien de naissance, anit 
qnitté sa patrie, parce qu'il craignait Uakim , qui avait déjA mis 
' k mort'son j[>ère, son oncle et ses deux firères. Errant de comr 
en cour, il fut enfin créé vézir par Ie prince Bouyide Mo- 
scharraf-ad-daulah ; mais, ajoute Ibn-Khallikan , il ne re^t 
pas un titre d'honneur , ni une kkildk, et il ne cessa point de 
porter Ia dorrd&h (5J^ ..^^JlJ i^^ t:^ r*^ \J^ ^)^)^^ ^^ 
&fttj jJI IjXkfi)' M. Ie baron de Slane {nm-EhaUikaris Bio- 
graphical Diciionary^ torn. I, pag. 465) dit qu'il ne coniprend 
pas pourquoi Al-Magrebi fiit obligé de porter constamment la 
ft^K(>. Il &ut avouer que Ie point est assez difficile è décider, 
tant qu'on n'aura pas trouyé quelque part une description du 
costume des yézirs de Ia dynastie Bouyide. Faute de faits, je 
me permettrai de soumettre au jugement éclairé de M. de Slane 
une conjecture. Je suppose donc que la dorr&dh n*était pas 
portee par les vézirs de la dynastie Bouyide, et que Moscharraf- 
ad-daulah , en obligeant AI-Magrebi k porter constamment eet 
habit, Youlut indiquer qu'il Ie considérait toujours comme un 
ëtranger, (comme un vézir Égyptien), auquel il n'ayait pas donné 
du tout son entiëre confiance , et qu'il ne considérait pas comme 
ua de ses sujets nés dans ses états. 



Digitized by 



Google 



^7 &ftlj4> 179 

Au rapport de Tautear du JUesalik al absar {NoHces ei Ex- 
iraiiSy lom, XIII, pag. 216), la dorréüA était portee dans linde 
pas les kadhis et les gens de lettres, ainsi que par Ia masse 
du peuple* 

Dans Nowairi {Hisioire cP Egypte y man. 2 m, fol. 144 r^) 
il est question d'une dwrr&ah de couleur violette ( ^^^; ^\\S)^ 
ainsi que dans Makrizi (Hisiaire des sultans mamlouks^ to.m. I, 
part. 1, pag. 149). 

La dorrdah était en usage en Espagne. On trouve dans 
Al-Makkari (Eistoire d' Espagne^ man. de Gotha/fol. 373 t») 
que les Arabes d'Espagne adoptèrent dans Ie printemps, au con- 
seil de ZeryAb, «des darrdahs sans doublure*' ( x_^ mjs\söJ\ 
I4J ^Ux> ^)i et 1'on trouve ailleurs chez Ie méme auteur 
(man. fol. 86 r^) que Ie yétement d'honneur, donné par Al- 
Hakim II è Ordofio lY, se composait d'une dorra&h^ brochëe 
d'or (^^iXJb i£h.ymXfi l^US), et d'un homos. 

Nous retrouYons eneore eet habit è Alger. En parlant des 
faabitants arabes de cette ville, Diego de Haedo (TopograpAia 
de Atgel^ fol. 8, col. 2) s'exprime en ces termes: ))au lieu de 
9 eet habit [Ia &J^] beaucoup de personnes portent une autre 
»chemise (comt^a) en lin dëlié, qui est longue, très-ample, 
»très-blancbe et qui porte Ie nom A'Jdorra,** Et ailleurs (fol. 
27 9 col. 2) Ie méme auteur dit que les femmes arabes de cette 
^ille , portent, sur leur chemise , une autre sorte de chemise , de 
trois maniéres 1** »soitune chemise extrémement ample^ trés- 
»fine et trës-blanche, semblable k celle que portent leurs ma- 
rris les Baldis ou citadins, et dont nousavons parlé ci-dessus; 
selles la nomment dor€U ou adoraJt'' (^). 

(') Ie profite d« cette occasion poor demander aax ori^ntalbtes. s^ils eonnaïssent nu 

23* 



Digitized by 



Goögle 



180 i^l^j 

Ibü-Batoutah {f^oyages^ man. de M. Gayangoe, fol. 106 ¥"), 
atteste que les habitaDts de Makdascbau (tl^Jk^ó, Ie Maga- 
doxo de nos cartes, sur la oóte oriëntale de TAfrique) portent: 
IUJLm ,5wflJf ^Jij\ ^ «l^4> »une dorrdak en lin P) 
»d'Egfypte, ornée de bords.'^ 



mot arabe , ayant tant soit peu Ic son de dorre , et désigoant du drap janne. Je iii 
dans Ja relation da Yoyage da Sieur vao GIiistele(7' Voyage van Mher Joos van Ghü- 
teley pag. 31), que les Magrebius » portent ordioairement des habits longs en toileblan- 
»che, aux manches amples, et géaéralement sans cetntnre; beaacoap les portent anstl 
»en drap de tootes sortes, et de diTersea coaleors^ comme rouge, Tert clair, blea et 
ndorrOf c^est'i-dire du drap jaaoe.*' (udragheDde gbemeenljck langh^ deederen, aet 
«witten lywade wide maawen, [je corrige: van witten lywade, met wide maaweii] 
imeest onghegort, vele van lakene van alle soorten ende diversche colearen, als rood, 
j»licht groen, licht blau, ende dorre dats ghelu laken.**) 

O Le mot mJOMjO désigne Ie lin , car Pedro de Alcala ( fooabulario Espanol Ara- 
Ugo) expli^e ofanda liengo par .^aaaJ«J et par JUSJüOy aa pluiel mioMfiy 

et alva (aube) par iUSAA ^^w« (jiQjLtJ* Ibn-el-Khatib {Dtcttotmairê Biogra- 
.pkiqiiê, man. de M. de Gayangos, fol. 14 r») compte parmi les étoflBes dont se refè* 
tent les Grenadins: JKjuwyuüt M^oij^U Aa mot jjkMyXjJS il £aat floUtitmr 
2ÜUiyJ«Jüt> et traduire: »des étoffes de lin de Tunis.** La ville de Tanis était cé-. 
lèbre par le lin qa*on y fabriqnait, et voici ce qn*on lit a ce sujet dans Touvragede 
Marmol {Descripcion de Affrica^ tom. II, fol. 241 , col. 1): »Les habitants de la vilk 
)»de Tunis sont pour la plopart des tisserands, et on fabrique dans cette ville lemeil- 
«leur l!n qnt se tronve en Afrique , parce qae les femmes de Tunis filent le lin très- 
» fin et bien tordu ; et c'eet de ce lin qu'on tisse oes riches turbans {fêooê) ^'on dob- 
»me Tunedê (de Jnnis) , et qui aont très-estimés parmi les Hores," Ges torbanf co 
toile de lin de Tunis, ne sont pas restés inconnus aux poètes cbrétiens de FEspagne* 
On lit dans le Romanoero de Romances Moriscos (pag. 35): 

»Un bonete verde oscuro 

]»Con la toca tunecina." 
»Un bonnet vert foncc^ avec un turban de toile de Tunis.'* £t ailleurs (pag. i^"^}- 
»locas tunecics." 



Digitized by 



Google 



Enfin 9 J6 f^ai encore obaenrer que Ion semble avoir porté 
pluaieurs dorraaks Tune sur Tautre. Dans VBisimre des Jlh 
bastdes de Nowairi (man. 2 A, pag. 190) en troute: njjb ^^ 

«LuJilfj ^»jjJt J^ (1. ^lulM^ r ) ,j^uJLaA (l. ^^5i>) »^Bft 
»rannée 839, Al-mota wakkil ordonna aux peuples tributaires 
i>de se reyétir de deux dorrédks jaunes (*) pap-dessus les ad* 
»tre8 dorraükê et les kab48**^ 



Ges mots désignent, è ce qu'il semble, Ia méme chose que 
Ie terme wKj; suivant Ie Kamousy Ie c^Juo et la lift.Juo soiit 
toujours en laine. En effet, ces* mots désignent un vétement 

Je crois retrooTer Ie mot mioSüO^ aa plnriel itJoUüt, pris daas Ie sens d'étoffe 
de lin, dans Ie Mêêalik al absar, Saivant la tradnclion de M. Qaatremère [Notices 
et EstrtUU, tom. XIII, pag. 200 j on lit dans cel oavrage: ^Saivant ce qa« m*« 
nraconté Siracy-eddin-Omar Scbébéli, lea habiu de lin» qqe l'oi appocte d'Alexandrie et 
j»da pajs des Rtisses sont portés exduslTemeot par ceux ^ue Ie saiUo eo gcatiiie. 
nQaant aax aatres leun tuniques et lean robes soot de coton fin. On fabriqqe avec 
scette sabstance des habits qni ressemblent aox robes juOÜLO de Bagdad.*' Je ferai 
obaerrer qu'a ma connaisaance , Ie mot aIouLo nVst jamais employé dans Ie aens de 
rehee, Le texte porte probablement : ^ UI o ^ ft gjyA^ Vr^ ^ .»Ai>nu 
ILj4>I JÜüJt* Le mot V«^Lu doit se tradnire ici par piècea d'étoffe (voyex ci-devant 
p. Z\y 22) et je pense que le sens do passage est: >0n fabrique avec cette sabstance 
»des piéces d^étolfe qui ressemblent aox étoffes de lin de Bagdad." Je ferai eiycore ob- 
aerrer qo'immédiatement après ü est question de \k Jinesse (lUÜO de ces mioXjix^ 
comparée k oelle des étofFes indieones , et qae celles-ci sont comparées aox moosselioes; 
loot ceci s'appliqo^ a merrellle aox étoffes de toile de lin. 

(') Il faot bifier ce mot. 

(N Voyez snr le mot jk^y»^ les Additions et Corrections, 



Digitized by 



Google 



182 £)^ — ^04> 

de laine grossière , et qui n'était porté que par les esclayes oa 
par Ie menu peuplé. Dans Ie Kartas (éd. Toraberg , pag. 6) 
on lit qu'un eéclaye portait une nkmidra&k de laine" &^%Jüe 
\^yc» Dans Ie Siradj cd-molouh de Tortouscbi (man. 70, fol. 
43 y^) on trouTe qu un personnage reyétu d'une scJundah et 
d'une midraah de laine , entra chez Ie khalife Moawiyah, et 
qu'on Ie blftma de manquer ainsi è Tétiquette. Al-BikAï {ap. 
Rosegarten , Chrestomalhia Arabicay pag. 58) parle de femmes 
qui portaient de midraahg en poil LilmJ( P;( Juo \ jj^'")!' 






Ce mot, d'origine persane, manque dans Ie Dictionnaire. 

On lit dans Al-Makkari ouplutót dans Ibn-Sald (opuuf Freytag, 
Chrest€mcUkia jirabica gramm. histor.^ pag. 145): jüi\ ïSjJSo% 
^dSi\ ^ Ju-ii- ^f g)JJjJf ^ ^yJI JjDf ^Jüo ^ »Les 
nfakirs (en Espagne) ressemblent è ceux de l'Orient, en ce qu'ils 
»portent la elerwazah^ qu'on n'ose toucber (^) è cause de sa 
»saleté. 

Gomparez M. de Gayangos, The Bistory of the Mohammt' 
dan Dynasties in Spain, tom. I , pag. 114 et la note pag. 404. 



La dernière forme manque dans Ie Dictionnaire. 



(1) $"*{[ n'y a pas de laaie datis' ce mol, il faut pronoucer, je pciisey JUwXj'* 



Digitized by 



Google 



Les mots ^.oj et p.li4> désignent un Tètement de laine ou de 
poil, oa une pelisse, dont on se sert afin de se garantir du 
froid. (Gomparez Ie liamous^ éd. de Galcatta, pag. 17). De nos 
jours Ie. mot gli^ est usité en Egypte. On lit dans la He- 
scription de F Egypte (torn. XVIII, pag. 110: )»Un dejfyehy 
ngrande chemise en bouracan noir, dont se serrent les princi- 
j»paax habitans d'un TiUage." Suirant M. Lane {Modern Egyp- 
Hansj torn. I, pag. 46) plusieurs personnes du peuple portent 
)>une sorte de manteau, plus ample que Ia SuLa, d'une étoffe 
»de laine teinte en noir ou en bleu foncé ; on Ie nomme slij/' 



S^o 



SuiTant Djeuhari et Ie Eamous^ ce mot désigne Ie cale^n 
qu'on appelle aussi ^ÜJ. Vbyez ce mot. 



üó 



Sihestre de Sacy {Chrestonuiikie arabcj torn. II, pag;. 209) 
et M. Freytag prononcent ce mot (3J5. «M Lane {Modem Egyp- 
iians^ torn. I, pag. 346) dit qu'on écrit aussi (jJS, mais qu'on 
prononce généralement (3)0. 11 croit que ^jJ3 merite la préfé- 
rence. Je n'en Tois pas la raison. G'est Ie mot persan ^S y et 
la mesure d'un poème dans la CAreeiomatAie (tom. II, pag. 
45, ligne 4 du texte arabe) démontre è TëTidence qu'ancien- 
nement on pronongait ^j en deux syllabes, et non pas 
en trois. 



Digitized by 



Google 



184 ^jjj 

G'est 1'habit des fakirs , des derwisches et des préleDdus 
saints, et suivaot Soyouti (dans la ChresiomatAtey torn. II, 
pag. 267)> les kadhis et les ulemas portaient uu dük ample, 
qui n'était pas fendu , et dont rouTerture était sur Tépaale, 
et les kheUibs »ua dük rond et noir, couleur propre & la d^p- 
»nastie des Abbasides." SuÏTant M. Lane [Modem HgfpHatu^ 
tom. I, pag 346, 373; TAe Thmsand and me Nigktt, tom. 
I, pag. 239) Ie dilk est une sorte de long maDteau, oompoM 
de lambeaux de drap de diverses cooleurs. J'ai déjè premis, 
au mot jü^I^ , d'eotrer ici dans des détails sur 1'habit des oon- 
templatifs. ou, ce qui revient presque au méme, des allénè 
ea Oriënt. Les voici. On lit dans la Relation de Roger [La 
terre saincte^ pag. 247): »11 y a une autre sorte de Religieux 

»qu'on appelle Qucueli [?] Les uns ont la teste rasee, 

»et portent des manteaui de mille sortes de lambeaux de tou- 
»tes couleurs, neantmoins bien apropiez." Voyez l'estanpe, 
pag. 249. Dans celle de Stochove {f^oyage du Levant^ pag. 
433, 434) (dans la description du Gaire): »Au reste il n'y a 
>»yille dans la Turquie oü Ie peuple soit plus supersticieux, et 
»oü il se trouTe tant de sorte de Santons et de Derris, il y 
»en a qui vont tout nuds par les ruës, des autres vont habillez 

»de peaux de Lions ou de 'Tigres, il y a d'autres 

DSantoos qui se vestent de mille diffierentes fanons fiintasqoes, 
»j'en recontray un Ie plus crotesquement habillë du monde, il 
»marchoit sur des escbasses de la bauteur d'environ de deux 
»piedS| il a?oit sur Ie corps une robbe, qui lui yenoyt iusques 
Daux genoux, moytié faite de teute sorte de peaux, etTautre 
nmoytié de toute sorte d'estoffé de difiFerentes couleurs , et une 
))ceinture faite de peaux de serpens, laqueUe n'empeschoit 



Digitized by 



Google 



(3Ji> ~ p.f^4> 186 

Dpcs, qu'a'chAqoè detmarche sa robe s'oQTrant on ne luy vit 
»Ia nature, laqnelle il aToit percée d'nne grosse bonde de fer." 
Dansles Mémaire» de d'Anrieux (toni. I, pag. 208) : Les Derriches 
en Egypte »8ont yétns d'une maniere extraordinaire: les uns 
)»ont des habits tout chargez de guenilles de toutes sortes de 
»coulears; les autres sont tout couTerts de plumes; d'autres 
)»sont reéllement tout nuds, ayec la barbe et les cheTeux be- 
»rissex.'' Ailleurs (torn. I, pag. 324) Ie méme voyageur dit 
d'un derrische è Seide, qu'il portait: Dune veste composée de 
iitant de pieces de differentes oouleurs, que c'est un Trai mas- 
ncarade. Sa ceinture large d'un bon pied, est agraphée par 
non grand nombre de boudes de cuivre." 



Le Kamous (édl de Galcutta. pag. 233) explique ce mot par 
s^l 1^ turban. 






Cest, suiYant les Dictionnaires, un bonnet de Kadhi, ayant 
la Cmnne d'un ^o c'est^ènlire , d'un grand tonneau & vin. 
Dans nne lettre, adressée par Hamzah au Kadhi (nypud de Sacy 
Chre$tomaikie arabe, torn. II ^ pag. 92 du texte), Hamzah or- 
doDne, entre autres, k ce demier, de porter une (ila$mijf€iA 
longue et noire, è longues bandes jannes qui devaient pendre 
aar la poitrine. 



J'ignore jusqa'A présent si ce oiot désigne en général un 

24 



Digitized by 



Google 



186 ^f^4> - J4Ó 

manimu^ ott bien une sorte spécial^ de mantoaa. Le Mamtm 
(écL de Galeutta , pag. 284) Texplique par ^t^Xi ^ jJI \J\AA 
Compares Hakrizi (cijptM^KoaegarteD» Chreêt. Jtrmb.^if^g. 11^. 



Ge mot raanque dans le DiotioDnaire. 

U déeigne, saiTant Host {Nuohriohim van Marokm^ peg. 
10^, qui écrit Déira^ tin maoiean bleu que le fianoé porte 
par-de8sos le s^JU^yet je aoppose que oe mot est le partieipeio* 
tif au féminin , du Terbe J(> : (u»/w) amkim^ (oorputy 



Daus uu passage de Noiwairi (Hiêtcire d Egypte^ mao. ik 
(2), pag. 201) les mots Jjü et yMlJue sont employés saus dis- 
tinotion. Il en résulte que le mot ^( Jüo déaigne mne $mM^ 
ainsi que ie mot Jju* En effet, le capitaine Lyon (TVwdktf 
Northern Jfriea^ pag. 156) atteste qu'on entend par le mOt 
meddas j^s sandales très-^nées et d'uo traTail exquis, doot 
f>se ehaussent les hommes et les femmes.'' On peut lire mn 
historiettétrè8«^mnsante,relative^aa^(juot dans lesJnakdê 
Jrabica inedita (pag. 41 — 45) de M. J. Humbert 



Ge mot désigne, comme on sait, Ut yume €t$m manieau. 



Digitized by 



Google 



^une robe etc. ; mais è Malte il dët ig^ne encore : UQ jupon de 
toile blancbe. (Voyez Vassalli, Lexicon Melitense^ col. 157). 
IL 6. Fesqnet {f^ojfuge en OrioMiy pag. 6) écrit i-^detl^ et il 
dit que c'est: »uii jupon de toile. ou de coton blanc»'* porté 
par les paysaones de Malte. 



Ge mot maoque dinale Dictioimaire, dam Ie seosde $ouUtr. 

Des passages qo'on tnmYe daiia ks MiUe et tute NuUe (on 
trMTe troi^ fois oe mot, en ce seu, k la page 87 du tome I*' 
de l'ëdition de Uaenagfaten)) oe hissent aucun doute sur cette 
sagpufication du mot Juflb^yr* Bn fttel^ k la page oilée, Ie mot 
Juu^o sert è designer la mème chose que v?^ eoulïet. G'est 
donc avec rai^on que M. Torrens {Arabian Nighte enieriain^ 
wiémisy torn. I^ ptg« 114) trtduit ^Aoes^ et M. Lane me par- 
donnera, j^espére^ai je n'approuye pas sa traductton, quand 
il rend Ie möt Ju(tt>«3 par êmndaie {The Thmuand mnd ene 
JfigkiWj tom. I, pag. 16S}. 



iul^s 9 au pluriel v:;)LL^n 

Ge mot manque dans Ie Dictioonaire. 

Pedro de Alcala {Focabulario Eepoffiol Jtrabigo) traduit ainsi 
ka mots eq^gnok esearpm et jrM/*Torres (Belaiün dee CAér^s^ 
peg. 86) parle des «escarpina i^'ils appelknt reyue"' et H* Jack- 
son (fJceount ef Marooco^ pag. 138) des Ra^/akai dou panloufks 
j»rouges" des femmes de Haroc. 



24* 



Digitized by 



Google 



188 üjms — iuiL0% 

IUm s 9 ft kMyMt^ 1 

Le Kixmauê (éd. de GalcatUi pa^. 764) explique ces moti 
ptp Sj^imjULj* Voyez ce mou 



4^ 

Ge mot manque dans le Dictionnaire. 

Je crois qu'il dësigne la méine espèce de coHfore qae odle 
qu'on nomme ïZr.^ c'est-è-dire la lymiXs^ et je aappose en oatre 
que les mots l1^» Rnnj,wJ et &!«»> dérivent du mot ^L ttU^ 
en hëbreu tén : je prononce en c<mséquence lilJy En dëcriTant 
nn palais, le poète sicilien Ibn-Hamdis (opamf Nowairi, Ewcj- 
clopédtej man. 273| pag. 106) dit: 

»Le soleil lui a donné, en guise de yétement d'honnear, des 
ngildlahê (yétements jannes) et une roHyahJ* 

Le poète a en Tue ici Tédat de Tor dont brillait ce palais, 
et qui ëtait augmenté par les rayons du soleil. 11 semble dooc 
résulter de ce rers que la coiffure appelée &am^ était de coa- 
leur jaune. 






Dans un passage d'Ibn Khallican (éd. de Slane, torn. I, pag. 
156) il est question de cette espèce de coiffure; un peu fd» 
loin elle est nommée ly^jSs* H. le baron de SHane (royez la 
traduction anglaise d'lbn-Khallican, tom. I, pag. 315) a d^i 
fait obser?er que la roMdfiyah était une espèce de bonnet, dont 



Digitized by 



Google 



nous ne ooooaiflaons [das aujoord'hui la forme prëcke. J'igoore 
si la ro9Sf1yahj portee & la cour de Bagdad, était exactement 
la mème espéóe de calotte ou bonnet, que celle qu*on nomme 
kalansaweh (Toyez ce mot). 



Ce mot manque dans Ie Dictionnaire* 

Ed Espagne on donnait Ie nom de JlaL! i une espèce de 
coiSe, faite en forme de réseau, et semblable & celle qo'on 
nommait &sU^- Voyez Pedro de Alcala, Foeabtdario Eipmol 
JraÜgo aoz mots tUvanega de red et e^Uejo de muger. Se- 
loQ eet autear, Ie ploriel de Jj^% est v£)^kiLs et anssj Jjl^y 



Ce mot manque dans Ie. Dtctionnaire, dans Ie sens que. nous 
aUoDS étaUir. 

n désigne une sorte de ^<> ou de &iL^ un habii rofe^ 
taaéj dont les prétendus saints et les fakirs font usage. Ihn- 
BatOQtah {Foyagee^ man. de M. de Gayangos, fol. 102 t"") dit^ 
en parlant d'un hermite: JuJ S^MuJÜr^ Jüüyo «miLJ »son ré- 
»tement consistait en une mwrtMiodh et une kalansotuek de 
vlaine;" et ailleurs (fol. 112 r^) il dit, en parlant du saint ou 
hermite QJ^) du mont LomAn (^\jui): iyiJJs^ JULjo xJ^^ 
Jjü ^j ^Kft ^^ ^of 5fj 8^ KMjo (j«uJ^ (XJ »I1 portait une 
^merakkaük^ et une kalaneoweh de laine; il ne possédait ni 
DTsisseau ponr contenir 1'eau^'il buYait, ni aiguiëre, ni bA- 



Digitized by 



Google 



190 büyo 

»toii, ui sandales." Oü Ut dans Ibn-^Iya» (MüMre cPEgypUy 
mtn. 367, pag. 138): ju^f^ J^ Jü^t ^LkJLJt |HUyfv9 ^ UU 
ju.(^ JL^ Aid^ y^ Sj^yi (^«^ ^ U Jüb AÏÜtJ^ uLAjt 
i>(^t SJU^ ^;jo ^Ld^ &jtd^ ^ ^y &5^i>Aprës aToirk 
)»le8 ordrea (^) du sultan, il posa Ie Goran sur sa téte, et il 
»pria (^} de ne plus étre obligé & accepter un emploi et de ne 
»plus se coiffér désormais d'une kaloutahy parce qu'il ayait 
x>adopté la morakkaük et qu'il c^élait fait £ikir." Dans les 
F'w/txges dlbn-Batotttah (man. £dL 80 v^): y^yk mS3\ ^ syt^ 
l.a, H^ cr^^ ^f**^ ^5^ ^^^W> ikXJL^ L» Jju (>L^ U^j 

))Get homme était généreox aa plus haut degré. Souvent il iai» 
«sait présent de tout ce qu'il possédait, et mèine des babits 
»qu'il portait; en pareille occasion il reTétait une marakkadky 
«et les grands de la yille , en entrant chez lui , Ie trou?aient 
/)ien eet état; ils prenaient cependant soin alors de lui donner 
«d'autres habits." 

Gette espëoe dPhcbit rapetassë est aussi porté par les fesmies. 
On lit dans les Mille ei une Nuite (éd. Hacnagbtea, tonu It, 
p«g« 22»): ItliMji t^)^( (4^^ JL^ sMud^^ iMSyfi ObÉiuJj »Ia 
»mflle se rerètit dHine morttkhaéh, et poaa me la téte un 



9 o^ . >> 

{^) Tojes far Ie mot ^yèij0^ t« ploriel ^Kt»A^% M. FleiidMt, tf« ^iMiif 
SahichtianU^ pag. 16. 

(^) La coDitniction de U dn^ème fome de nSüS^ tree O 9 maiifm dtiif fe 

(*) Tojef ior It mot JLmaü Im JddHUnê êt CorrwHottê. 



Digitized by 



Google 



V^-*^; 



lei 



6 l 



v«)^5wóf au pluriel ^^^^tyo 

Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 

11 désigne im eoulier^ et il se trouve quelquefois dans les 
Jtfilie et imó JVutt$. Voyex* par exemple » éd« Macnagbteo, torn. 
I, pag* 86, 87; éd. Habicht, tom. I» pag. 219, 220, 222. Qo 
Ut daos la Jhêcripiionde P Egypte (torn. XVIU, pag. 110): 
»ime paire de markoub ou sooliers rooges." M. Lane (Modem 
Egyptiane^ torn. I, pag. 42} atteste que les y^yó Dsont en 
)»inaroqQia rouge et épais^ ils sont polntus, et les pointes 
»sont tournees en haut/' Dans Ie voyage de M. Stephens (/»- 
eidents of Travel in Egypt^ Arabia Petraea mnd tke Moly 
landy torn. I, pag. 225) il est fait mention des »souliers am-* 
»ples et rooges," d'un marchand du Caire, qu'il porte sur des 
»niulea. jannes" (yeUow eUppere) (Co). 

Ge mot, k ma connaissance , n'est en usage qu'en Egypte. 



8 o^» 



Cestysuifant le.Mamoue^ Ie ^LJL^. Voyez ce mot. 



On Ut dans Djenhari (torn. I, man. 86, foL 507 r*): ikj Jt 
^^^ ^ |J, SiX^t, iUkjr y::^}^ (6t 8.^( »c'est Ia moUMk 
Dqoand ceUe-ci est frite d'on seule pièce d^étoflte, et non pas 
Bcomposée de denz." Dans Ie Kamume (éd. de Calcutta, pag. 
941): Sakl^ iX^t, ^a^ \^ y^j!^ ^16 ^ 1^ J^&i»y( 
SisiSUi^ (jjü^ U^ Vy ^^ W^t) «Toote m^aak est ap- 



Digitized by 



Google 



102 'iiojt^ 

»pelée rattaky quand elle n'est pas compotfée de deuxpiècesi mais 
Y>qu'au contraire elle est tissue d'une seule pièce d'étoflSe ; ou bien 
»on appelle raitah tout habit délié et fin. Le mot rêtiak a 
»le méme sens." Dans les scolies sur Hariri (JUakamaiy pag. 
255): iSsLjji\ ^^( Jl5 i(X^\^ aUdil o^l^ t Jt 8^M &k>yt 
&A^^t 2u^ (3^j Vr^ Vr^^ <^^^ *^ raii{th est la fito/<MlA 
» quand celle-ci est d'une seule pièce. Scberischi dit que Ia 
»r(uiaA chez les Bédouins, est un habit fin , comme la milha- 
»faA." Tebrizi (Commentaire «ur la Banuuah^ pagp. 492) ex- 
plique &k^^ par g«^^» et plus bas (pag. 504) il dit 8s.^lL|Jt ^ 

En efifet, on verra au mot 8»^^ que eet habit se compose 
de deux piéces cöusiies ensenible; la ijj^ moderne se oompose 
de méme de deux pièces d'éto£Ee coosuea ensemble. Le grand 
manteau, appelë &ia^. est porté par les femmes {EiUA <d {igam 
ajptfo? Kosegarten , Chrestomathia Arabica^ pag. 137). Voyez 
au reste au mot S»^. Les railahê de Syrië étaient surtout 
'fameuses {AjJ\ ^^. Voyez Nowairi, £ncyclcpédiè^ man 273, 
pag. 96). 

Mais dans un passage de Hariri (ifaAaiff es/, pag. 254) le 
mot StJbLj^ ne peut pas designer un grand manteau. On y Ut: 
iJa-j^ jwS-jftf d^y — — gjJLall ^^U ^^ Ijli. »Alors 

»Yint un Tieillard qui avait le corps nu , il portait une rai- 

}>tah pour turban." Le scoliaste (pag. 255) obsenre ayec raison que 
le mot sJbu>s ne peut a voir ici le sens qu'il a ordinairement; car si 
SÜbLjH désignait ici unman/eaiiyrautear n'aurait pas pu direqoele 
Tieillard ëtait niL En outre, je me permettrai d'obserrer qu'il 
suit immëdiatement dans Hariri: lii^^Aj JdjjJ^i or,'si 1q mot 
désignait ici un grand manieau, on n'aurait pu Yoir la piéce 



Digitized by 



Google 



d'étofie qui oóuyrait lei parties natareUes du viaOard. Le 
sooUaite dit donc que IjJojs désifoe une aorte de lj\^ (ses 
paroles s<mt: ^5)! JCK ju^), c'est*-è*-dtret une pièoe d'étoffé de 
laine dout on a'entoure la téte; et que le mot est dëtouroé de 
son sens primitif düLot ^ y^)^ ^^ méme que le mot ijJoy^ 
qui, dans Torigine, ne désignait qu'une étofie grosaiére qui 
Tient des Indes, mais qui ensuite seryait è designer une sorte 
de turban (a^ Zxm^ IX« Vr^)* ^^ ^^^^ ^^^ ^^ '^ scoliaste, 
ni Tauteur de eet ouvrage, ne sont d'accord avec H. Freytag, 
pour le sens qu'ils donnent au mot &kjK dans ce passage. 



CSemot, d'origine turque y manqoe dans le Dictionnaire. 

C'est le Dom que porte i Tripoli d'Afrique, une aorte de 
gilet OU jaquette k manches brodées. Yoyez le Voyage do 
capitaine Lyon {Traveis th Ni)rthem Africa^ pag. 6) oü on 
trouYC «fWooit. 



Gonome je pense que ces mots ne sont qu'une altération du 
totne Ju^li^9 j^ reuToie le lecteur è ce demier mot. 



SLaSLÓjA 



n'ayant jamais rencontre ce mot , je ne puis rien ajouter 

26 



Digitized by 



Google 



194 &£3Loy — ^-^ 

au% détails donnés par M. Freytag. Ge mot déaigne donc one 
&^ de laine. Suirant quelqoes-uns ce terme est une altóratioQ 
du terme persan j^LyL^t , et ce Tétement aurait re^u ce nom 
parce qn'il sert sortout aux conducteurs de chameaux. (OejjA 
chameauy de ^b gardien et de 1'affixe s^. D'autres pensent 
que c'est un mot hébreu (?)• 



Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 

On lit dans TouTrage de Host {Nachriehten von Marokosj 
pag. 116, 117) : i^Par-dessus Ie Edik quelques-uos portent aa 
nzolhdm |v^\, de la méme étoffe que Ie Edik. U estgarai 
»d'un capuchon donton se couvre la téte, quand il fisiit mau- 
DTais temps ; A ce capuchon est attachée une longue houppe de 
x)soie OU de laine, qui pend sur Ie dos. Sur Ie deyant ce vé- 
»tement est quelquefois garni de houppes k la mode turque; 
Mcelles-ci spnt bordées en bas de petites firang^. Yoyez PI. 
))XV, fig. 3 et 4." Lempriere {Tour to MoroccOj pag. 229, 
205) écrit sulam^ et il dit que c'est sun manteau flottant, en 
Dlaine blanche ou bleue d'Europe; il descend jusqu'aux pieds et 
vil est garni d'un capuchon pour s'en couvrir la téte." Riley 
{Loss af the jémerican brig Commercey pag. 196, 198, 431) 
écrit ce mot de la mème maniere , et ce Yoyageur nous offire 
les détails suiyants: »Le manteau ou sulam est composé de drap 
vnoir, grossier et très-velu; la fa^on dont il est fisiit ressemble 
»beaucoup è celle d'un manteau europeen, et il est garni d'un 
» capuchon. Gependant il est ferme depuis Ie milieu delapoi- 
»trine; ainsi, pour Ie mettre^ ils passent Ia téte par TouTerture 



Digitized by 



Google 



1^; - ^y^) 



195 



itïen haot, et il leur coayre les bras/' M. GrSberg di Hemsö 
[Specckio geogrctfico é siaiisttco delF Impero di Marocco^ 
pag^. 81) écrit sulAam, et il dit que c'est un manteau, ordi- 
Bairemeot en cachemire blanc, plus léger que Ie bamo9, et 
que Ton porte au lieu de ce dernier. M. Jackson {Accwnt 
of Marocco^ pag. W8) proüonce silAam; c'est, selon ce Toya- 
geur, »un manteau en drap bleu foncé, et qui est porté par 
»les Berbères." Plus bas (ibid.) Ie méme auteur nous apprend 
que les oourtisans ne portent jamais un Aaik en présence de 
rempereuTi mais toujours un ttlham^ ou grand manteau en 
laine Manche. 






Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 

SuiTant M. Lane {Modem Egypiians, tom. I, pag. 44) Ie 
ly^v est porté, en Egypte, par les hommes du peuple, et il 
est fait d'étofie de laine brunej il est ouyert depuis Ie cou 
enYiron jusqu'i la ceinture et il a les manches larges. On Ie 
porie la plupart en hiyer. M. Parthey (PTanderungen durek^ 
SiciUen und die Levante^ tom. H, pag. 76) dit que les Fd- 
lahs d'Egypte »ne portent qu'un sarrau brun et grossier." 

Sans doute ce mot n'est pas d'origine arabe. On verra plus 
bas que Ie mot espagnol» c<yo/e a passé dans Ie langage arabe 
des Africains (Je^). D «e pourrait que io^J fót capote, 
prononcé avec un c cedille (gapoie). Cependant je n'avance 
ceci que comme une conjecture. 



25^ 



Digitized by VjOOQIC 



196 






Le K mm ous (éd. de Caleatta, pag. 08) expHqae ces mots par 
Ukxjiy c*e8t-è-<bre, la eemiure «Tor ou iargmU. 



Ge mot désigne tma ttmmurcj comme on dit en finin^ii. Le 
KamoÊU (ëd. de Galcotta» pag. 98) Tezplique par &oliuJ(. 



h 

Ge mot manque dans le Dictionnaire, dans le sens qne nous 
allons établir. 

On sait que le mot AS\ désigne une ceiniurey mais cettees- 
péce de oeinture n'ëtait portee que par les Ghrétiens, comme 
Tatteste Zamakhscfaari (LexicoH Arah. Perê.y part. 1, pag« 51). 
C'est en oe sens qu'on rencontre oonsiammeiU le mot .b\ cbez 
les écri?ains orienlaux. U n'appartient pas è ma t&cbe de par- 
Ier des Tétements, portés par les Ghrétiens en Oriënt, et si Ie 
mot X^\ n'avait pas encore un auire sens, je n'aurais pas d6 
Vadmettre dans mon Dictionoaire. Hais en Espegne ce mot 
dësignait aussi: un manteaa grossier, porté par les paysans. 
Pedro de Alcala {Facaifulario Eêpdiiol jérabigo) explique co- 
pi>te vesüdura rusHea^ ainsi que vesiidura jpa^a el campoy par 
Jij\y au pluriel j^^Sy ^ ^'oi^ troure dans le JHclionnaire 
Biographique dlbn-al-Khatib (man. de Mé de Gayaogos, fol 
187 r*») le passage suivant: Jf yoJi sLÜ^ i^^\f> Jf oioy 



Digitized by 



Google 



pb) 197 

lfii>f^y ^ U jLyxt oLJÜt JUJÜT 8(^^ s:lJLAi S^JüJt 

jjf ikSU ^5^b tót^ >i)JÓS Üt IJLui luuJt fpii^ J v^«>^ 
jjumJ^ Juif J^f yj^ 5L^N (li». ,jJ^I^) yjjiAJU \^f^ (sic) yfij^Oyc 

l»Lt Syti^ 8 Jüo >^t^ ^4^T ACMÜ |»L^t 8-.^ L^JL^ »Alor8 
»je retouraai chez moi, et je me dis: je veux me rendre k la 
»porte du pont, pour laver mes habits et pour les nettoyer 
vde Ia saleté qu'ils ont contractée dans la prison; ensuite je 
iprendrai la fiiite vers la riye opposée. Prés de la rivière, je 
«troQYai une femme qui s'occupait k laver des habits; je lui 
»ordonnai de laver les miens^que j'ótai , et elle me donna un 
f>%Ottndr [matUeau grossier] pour m'en revétir. Ayant mis eet 
Bhabit, TeuDuque qui était Ie général d'Ibn-Mardhanisdi, ?int 
«vers ce lieu« Il atait enrólé soixante montagnards qui por- 
utaient des %onndrs \maiUeaux grossiers]^ et me voyant dam 
»le mème costume, il ordonna de m'emmener vers la forteresse 
»de Maschcout^ pour y trayailler en qualité d'ouvrier (^), sam 



n J'ai obaerfé aJllenn (Joumal asioHque, 4* térie, torn. III, pag. 400) ^ ae 
ptiatt tssea probdi>le ^e Ie mot f^iX^ iéófput tm soidaL £o effet, Hooette {ffü- 
têin d9s cimqm€si9ê de Mmimf Jrchy, i k fin) attefte qiM les arehêrs 4 Haroc 



Lê Codêm, U eat'facile de foir qw Ie mot Lê Codem n'esl antie que 
k terme arabe |»t Jilt ) pinriel At |»<>l^9 901 a Ie Bème mm ^ntt i^.iX^* 
Le mol ijO(X^ qoi m trouTe dans notre teite, se prend dans Ie sens de têrvióe 
miHtair$, En parlaot d'on ilhistre géoéral, Ibn-al-Rkatü» (man. de I. de Gayaogos, 
M. 110 f») s'txprliM en ces %mm: vli^y J^ ^Ji^ l^Ö^\ ^ xJ yji 
(j6^^ all occapail on bait'nuig et il jenissait d*ao ^raod poafoir daos le senrtce 
•iamtaiie.''^CedJpoarrait faire psDser^qo'on doit Iradoire ici: jnwr jf êtrvir en qua- 
üti if êoidat, et qn'nn pea plas bas les nots arabes é^(X^\ \:if»4Ai doivent se 
tiadoire: je êêrvü dam^ette fertêrêUê •» quaUU dê êoldtU. Je ne crois pas ce- 
penasot ^'n^faOIe tradnüre ainsi ce passsge. La seconde (brae da ferbe ^ii^ ie 



Digitized by 



Google 



198 ^b^ — ^^ 

»receToir ua salaire, pour Tespace de diz jours. De cette ma- 
»nière, je travaillai en qaalité d'oayrier dans cette forteresse 
»et je creusai les fossés» pendant dix jours/' 



Ja^v au pluriel ,Ly v 

Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 

On lit dans Ibn-Iyas [Eistcire cCEgypte^ man. 367, pag. 
390, éyénements de Pannée 840): ^ ^5<>LuJf ^liaJLiJt ^^t 
\yXixjAj ^\ (sic) hj^ ^^^ ^SU ^y J^ ^ ^^L gyoUJI 
viJüi. Bt plus bas (pag. 401): L^iHi ^ (ajoutez: JL?) ^jb »dt fj 

prend en plnaleiira acceptionf qa'on chercheiait Taioeiiient dans not dictionnaiies. SUe 
t'enploie dam Ie sena de travailUr, On lit dana lea Voyagtê d'Ibn-Batoatah (mao. 
de H. de Gayangoa, fol. IM ▼•): JL/oJ^ ^ ijCJU^^ Sül^ |»4^ [J^) 

aSes amia^ lea esclafei et les pages traTailIaient en coltiraiit Ie jar4in et en 
nj bituiant, oar il afait contnne de dire: je n'aine pM qii'ils BMngent mon paio 

aiana tiaTaiUer." Le snbslantif &OiX^ ie piend ^galement dana Ie aens de travail 
On lit dana Ibn-Said [apud Freytag, Ckrestêm. Arah. gramm. kisi^ pig. 145): 
&04X^( J^ KoLS. £lle signifie encore euUiwêr. On lit dans Ibn-Batoauh (nan. hl 

801 r.): f^l4» v/;^' ^^^ U^^ *^^^ C)^ *^ ^'^^^ cnlüfaieiit 
•cette terre pendant le jour.*' On a va qae dans le pasiage precedent d'lbn-BaUmtahi 

le snbstantif fcoJLg» est emplojé dans le sens de la c«^ra (d'on jardln). Enfin oom 
aert spécialement de oe tenne, en pailant da traTaü des aia9ons et antres onmers. Ibo- 
Batoutak (man. fol. 86 i,) noos offire le passage snlTant: J^s IUmUmI ^f MKJ 

Sy^^Ü (1* ^^) >Qoui^ >«• fondenenu de 1'édtfice fiirent acbevés, le penpW 
ade la ^ille fot exenpté d'j tiaTaiUer^ et désormais on titfailla i 1'entreprise BoysB- 
anant an salaiie.** L'infin^tif f^Ó<ié foa. at troiiTe dana ce dernier paange me joi* 
tifiera d'aToir prononcé le Terbe é^iX^ 4 la seconde forme dana les exeaples pr^ 
denU| et dana notre passage d'Ibn-aUKkatib , ifoi, en effirt, a beancoap d^analope 
avec le demier passage d'Ibn*BatoaUb. 



Digitized by 



Google 



^^JlXJL tól RJUÜÜt v::^!^, ^1 (sic) l^ g^ |ju^ ^^ 

^ (lis. muó^?) kJuO^ «^Ub ^^^ (sic distincte) Ly %j 
La seule raison qai m'ait engagë i placer ce mot soos la let- 
tre \ et noo pas sous la lettre «, c'est, que Ie point sur Ie % 

peut étre plus facilemeut omis qu'ajouté par un copiste. Au 
reste^ j'atoue que j'ignore parfaitement quelle espèce de vete- 
ment ce mot dësigne. / 



K^MMy ^jyuM9 fcjgy^w 

Djeuhari (torn. I, fbl. 142 r^) dit de iaplL que c'est un 
vétement noir (o^t p^L^f)] Ie Kamouê (éd. de Galcutta, pag. 
238) dit la méme chose, mais il ajoute c[ue ce mot désigne 
également la S^xop. Quant & ^uu^ et Eaaxm* Djeuhari dit: 
oaxJiiS y»^ (5->>-^ LumnUJU aJL^f^ ^a&J(- On sait que Ie 
mot persan ^üSé désigne une chemUe de nuii^ M^yjJ\ ü^^9 
comme diraient les Arabes. 



lx;- 

Ge mot manque dans Ie Didionnaire. 

C'est Ie .premier des habits dont se compose la iU^pj c'est- 
è-dire Ie costume que les femmes en Egypte mettent par-dessus 
leurs autres habits, quand elles sortent. On lit dans la De- 
scriptim de (Egypte (tom. XVIII, pag. 113): waJLll Grande 
y>chemise en taffetas qui couvre tous les yétements/' [excepté 



(*) Voyex ao not &^Ltf^« 



Digitized by 



Google 



200 iJL^ — ^^^i^i 

la S«ii^ et Ie «jy ; il cooTre tous let aatres Tètemèots qoe les 
dames portent diuis leur» maisons] i>et tombe jusqu'è terre. Les 
Dfeaunet la m^teot quand elles Borteot, ^'ellea vont au bain 
wOQ en Tiiite. Eltes ne Vfümt que lonque ceile è qui elles 
»rendent visite les en prie, sortout, si elle est d'un rang supé- 
vrienr/' M. Lane (Modem XgyptianSy torn. I, pag. 01) atteste 
que ce vétement est une robe ample et flottante, qu'on nomme 
tob [voyez y^] ou sMek; la ]argeur des manches de cette robe 
egale A peu prés toute sa longueur; elle est faite de soie^ gé- 
néralement de couleur d'oeillet, de rosé ou de violette. 
• Ge mot dérive, sans aucun doute, du verbe Jumi!. 






Ge mot est propremeot Ie collectif féminin du nom relatif 

JUi, et il désigne deê étoffes ^fabriquée$ a Saban (ville prés 

de Bagdad). Mais au Magreb, Ie mot &all dësigne tme 

ceinture {stropkium)^ selon Dombay {Gramm. ling. Mauro^ 

JrabicaCy pag. 82) (}}. 



Suivant les lexicographes arabes, ce mot désigne une espèce 
de boUines (oUjll), et une sorte de ^LJLJd. 

(<) Le mot fjjLAMé déngne eneore un$ pièc$ éTifoffèf on une serviêtiê. loun^ 
{Ikna^ man. arabe de llnstitot des Pajs-Bat, n» 78, pag. 64) Texpli^ne ptr &S^i 
«I IbnOUtootah (nan. de H. de Gayingoa, fol. 360 t«) dU: ^LüüJI 0^ f^W f^ 

iÜUAMJt ^ i»a&itt. On pent Toir sur le mot JLAA? les notes de M. Qoatre- 
mère, qae j'ai citées plus bant pag. 95. 



Digitized by 



Google 



^•uuM -r 8^^ Jüum 201 

Sur la prononciation de ce mot, on peut consulter une note 
de riUustre et sayant Hamaker, insërée dans un ouvrage de 
IL Wegers {I/)ci Ibn Kkacanis de Ibn Zeidounoj pag. 128). 

Ce terme désigne, sniyant leslexicograpbes arabes, un ^\mJu!ó 
▼ert. ün vers d'Abou-Obeidah (8 JuLlft yJi) , rapporté par Ibn- 
Kotaibab (voyez Hamaker, loco laud.)j Djeubari (au mot ^Qj^^ 
tom. I, man. 85, foL 420 r®), et Ie scoliaste d'Ibn-Kbacan 
{apud Wegers, Hbro laudy pag. 37, 126), est confu en ces 
tenues: 

»Je Tai guérie (^) de sorte qu'è présent elle puisse passer 
•rhWer comme une femme de TAbyssinie (c'est-*a-dire : k peu 
vprës nne) ; elle peut Ie faire ayec autant de sAreté que si elle 
»fftt reyétue de soie et d'un sodous.*' 

Il semble résuher de ce yers que Ie jm* Jum était porté sur- 
toot en biyer par les femmes, afin de se garantir du froid. 



8jt(5uu^ 



On lit dans Ie Kamoiu (éd. de Calcutta, pag. 649): syjuuJt 
ü^LoaJt) lütJLftJt va*^ SóIjIjJ' ^d^jClb- C'est donc une sorte 
de Luik). 



(^) Le manoAcrit d'Ibn-KoUibah porte L^j:^^((>«; Hamaker préfèrc cette le^on; 
cepradant Djenhari et le fleoliaMe d'n>n-IUiacan sont d*accord ponr la le^on dn texte, 
«t ctUe-ci donne nu sens bleu Deilkar. 

2Ö 



Digitized by 



Google 



m 



uSM^ — )^^ 



JW^ 



Je n'oserais pa« affirmer , aioai que Ta feit IL Freytag, que 
oe mot soit une altératioa du terme peratn jJL& ; du moins^ 
il a on tQut autre «ens. C'«8t, suivant Ie £amtms (éd. de Cai- 
cutta, pag. J430): ^^ U Ji^^l gsJcH ^1 üaa^I- Da»« k 
Commêmtmre sur les poéstes de Sfjerir (mao. 633, foL SU r^) 
Ie mot Jb«dw e$t expliqué par {jêlk^ Suivant Caöes {Gram. 
Jrub. £^.j pag« 171) Ie mot Jü^ déttgne uoe cbeoiise oa 
tunique Uaocba doDt se retétent les soldaU el les cocbers» fwr 
ne pas salir leurs habits. 



^^, »)^jr**" ^ry*'» *>*;;» 0^7^ 

'Tous oes mots ne sont que des altéfattooa dii tcrme persaa 
h\yj6yé^f tipèoêdeguêtre qu'm0^mêêepaiHleu$islaM(0. Ancien- 
nement on pronon^ait ce mot (J[voy^» tenme que Djeubari (tooi. 
Ily man* 85, iU. 11 1 t"") exf^ique par: nune boitine anple qu'oD 
')met sitr Tautve boUine" (vjiilt ,j^ cr^ v5^' j^t^t waall)* 
Mais en des temps plus récents Ie mot i\y/sy^ parait avoir 
été employé pour indiquer une espèce de sandale , ou peut-étrc 
de mule, que les femmes mettaient par-<lessus leurs bottines 
(u4^); de nos jours on se sert du ji^jb ou -^^^b au mémc 
usage. On lit dans Hakrizi {Bescription de F Egypte^ tom. II, 
man. 372, pag, 360): ^.LmJJ! oUi^t ^5^W. vj^ c)^' ^^ ^) 
sUjuo ^^U iifti ySb^ ^)y^y^ U^ JüüJJ JU» ^( ij'^^} 
wft^ 8\ftXi^ (jmIs ^ ^U uüLf (jm!)* On serait enclin k penser, 
p^r ce passage de Makrizi, que la ^\y9j^ n'était portee que 
par les femmes; mais elle était portee égaleaient par les bom- 



Digitized by 



Google 



mes, du moins pendant Ie setziéme aiède de nelre ére^ gaand 
les Mille eT une Nuiis ont été ëcrites. (T^ca éd. Macnagh- 
tas, torn. II| pag. 96; éd« Habieht, foflii li, pag. 34 ete.): 

Ce mot ne semUe plus èire en u$age en Bgypte. II fent 
(èsenrer cependant que H. Ie comte de Ghabrd (dattd la Bb- 
tmpêim de f Egypte^ torn. XVHI, pag. 109) fait mentiotl du 
«MMwAet du emrmeh^ öhauMüred de maroqoin dans h^ueHes 
90Q met Ie {ded cotitei't du me^ {Toryet ye]. En entitint dam 
ma apptttettienl, gatni de tap», on quitte Ie hahmck et Ie 
fMTweA: la politesae ie teut tfinai."* Ge mcrC ^èttineh ^rait-^il 
one abbrétiation de »v^^ ? 



Ce mot manque dans Ie Dictionnaire. 

Ie ne sais pas tro^ bien oe qtie oe tenne désigne. Senlemetit 
on lit dans Makrizi (Deêcrtphon de F Egypte^ Ufm. It, man. $72, 
pag. 847) que les prostituees portaiefnt des JuiSt^ ronges anx 
pieds Lé^ Jh^v^ 1 g^T}^ ii)' '^^ manuscrit B pfésenle la 
méme le^on. 



\j^^jtf*^ J'jr^ï ^)r*^^ cH^'t*** 

On Kt dans Bokhari {SaAtA , lom. II , man 366, fol. 167 ▼«) 
que Ie Prophete d^ndit k celui qui faisait Ie pèlerinage de 
la ■ecqoe, de porter des Jj^tyuy; on de?ait les remplaeer par 
on J'J j aeulement quand on ne poutait se procurer un JA il 
était permis de porter des J^i^t^* On Toit que Ie mot JL>«(*^, 

26^ 



Digitized by 



Google 



204 Jl,^ 

dérivé du terme persan J JUb ) était en usage dés les premiers 
temps de rislamisme. 

Les Ju«l^ étaient en usage en Espagne; plusieurs autears 
arabes de oette péninsuleen parlent, et lesespagnols ontfomé 
leur %aragutUeê (faraguelles) du terme arabe. 

Au Magreb ce vétement est également en usage. On lit 
dans TouTrage de Diego de Haedo {Topograpkia de Jrgel^ 
foL 28, coL 2) : »Quand les femmes sorteut, elles portent too- 
)>tes des pantalons de lin , rendus très-Uancs au moyen da sa- 
»Ton, qui leur viennent jusqu*A la cbeyille du pied (i)." Dam 
les Mémciret de d'Aryieux (torn. V, pag. 289) » en parlantdes 
bommes k Alger: vquelques-uns ont des chemises et des cale- 
»9onS| la pliïpart n'en ont point, et sur-tout en été: la chaleur 
)»du elimat exempte de cette dépense. Les Marabous de Ia cam- 
»pagne, qui sont leurs Docteurs de la loi, ont todgours des 
»ebemises et des cale^ons par biens^nce.'' Et plus bas (pag. 
285): »Les femmes de quelque consideration ont des calefons." 
Diego de Haedo (fol. 8, col. 2) feit également mention du 
iipantalon de toile'' des babitants d' Alger. Marmol (Descripctcn 
de jéffrtca^ torn. Il, fol. 102, col. 2) dit, en parlant des bom* 
mes A Fez: »Ik portent tous un cale^on de toile, allant josqu'i 
»la cbeyille du pied, et trés-étroit en bas.'" Le nbaut-de- 
»chausse" des hommes A Fez est mentionné également par Diego 
de Torres {Belaiian des Chéri/s^ pag. 85). On tronve chez 
Guillaume Lidigouw (19 Jaarige Lant-Reyse^ tom. U, pag* 
17) que »les hommes et les femmes" A Fez «portent des pan- 
» talons {lange broechen)^ tandis que la cheTÜle du pied est k 

(^) »canigae)Ies d« lien^o mnj blancos y nnj jaTOoados , qoe let llegan • loi 
»tobillos.*' 



Digitized by 



Google 



Jlyy. 206 

vdëooOTert" Marmol (torn. U, foL 103, col. 1) affirme que 
les femmes ,k Fez, et surtout celles qai sont originaires de 
FEspagne, mettent en sortant, Ddes pantalons très-longs, dans 
«lesquels elles font plosienrs plis ponr donner, d'après leur 
»manière de Yoir, de la proportion k la jambe {pdhi propor^ 
»eiimar la ptema) , puisque les robes (ku marloku) ne leor 
i>viennent que jusqu'A mi-jambes." A en croire Diego de Tor- 

res (pag« 66) les f^nmes k Maroc )iportent des calfons 

»qiii scMit larges par baut et s'estroississent par en bas, qai leur 
j^desceadent iusqaes au gras de la iambe." Gependant Harm<4 
(torn. Il, fol. 33, coL 3) remarque expressément que les fem- 
mes de Ifaroc ne portent point eet babit (vo aeo$iumbran iraer 
far4Mgueleê ccmo las de Fe%). Et méme les hommes k Fez ne 
porteraient pas ce yêtement, si Lëon 1'Africain {DesoripHo 
Jlfricae^ pag. 319) rapporto la Térité. Enfin on bt dans Tou- 
Tlrage de Host {N(u:hricJUen ven Marohos. pag. 117): »Geux 
Dqui sont assez ricbes, portent un pantalon de toile blanobe, 
i>qu'on nomme Serual J«yw, et qui est sooTent très-ample. Les 
Dmariniers Ie portent oroinairement en drap. Voyez pi. Xy% 
»fig. 2." 

A ma connaissance , les Hagrebins n'ont pas d'autre terme 
peur designer ce yêtement ; ceci n'est pas du tout Ie cas en 
Egypte oü , comme nous Ie prouverons ci-après , Ie mot ^Lj 
sert è designer la méme cbose que J^«t^ $ et méme de nos 
jofurs, Ie terme ^IJ est uniquement en usage pour designer 
Ie calegon. (Voyez au mot jmLJ)* Au rapport de M. Ie comte 
de Gbabrol, Ie mot Jt.^ (sic) désigne une »culotte de Ham- 
»louk; elle est aeuge et faite de saie de Yenise/' {Descripiian 
de V Egypte^ torn. XVIII, pag. 107). Dans ce passage il ftut 



Digitized by 



Google 



^06 Jl^^ 

sobstitner pantcUon k euloiH. Gooipares resUmpe daai 1'os- 
trage de Wittmaa {Tta^eU in Jêkdit Turkef^ Sf/ria ami 

Il parate que^ parmi lea Bédouins de 1'Egypte, ni let hom- 
roes 9 ni les femmesi oe portedt on cale^oa, ane colette) M 
im pantalon. 

Pafisona de l'Egpypte A la Syrië. Belon (Otoentt^taiu ^ pag;. 
^27) dit dana son cbapttre anr Mazareft : nllz ne portent pomt 
»de brayes, et n'ont uaage de baa ne de haat iie ikMMm^ 
Dmaia leurs femmes en portent, eodime aussi font les To^qnea." 
Rauwoif (^i^anHfeAa be^ckreüung der Rayê%^ pag. 49} attesie 
^oe les habitants de Tripoli de Syrië »portenty smtont en été, 
pdes pantalons de ooton, qui sont amples, et blancs comme 
»neige; ik lenr yiennent juaqu'A Ia cheriUe dn pied, et üs 
»aont nn pen pkis serres en bas qn'aillenrs. Ik sont sans oor- 
«dons (qo'ik ne souflirent pas non pins chez d'antres) et sans 
»pont-leris ('), afin de pontoir ae hiter sans gêne lea parlies 
^naturelles et les pieds, dans leun porifications légales et joof- 
^naliéreS) danslesqndles ik se larent aussi lea bras et les tnalns." 
Plus bas (pag. 50, 61) ce voyageur dit des femmes de eette 
irflle, qu'élles portent des pantalons amples, aemblables k oeux 
des hommes; »elles les font ëi loüga, qn^ik passent qnelque- 
»ü(Ms leurs habits par en bas, d'un bon empan; ik sont è ror- 
adinnire d'une étoffe fine, et oomposëa él^gamment de pln*^ 
)^sieors eonleurs; en bas, sur les c6Cés, ik ont des bords." Enfo 
Ie tfnéme toyageur mentionne plns hmi (pag. 133) , en dëcri- 
irant son costnme pour partir d'Alep k Bagdad, son «pantalon 



(^) idaran habeii m keine l&tc (welche sie aach «n anderen dK lejden) noch 



Digitized by 



Google 



Jlj^ 207 

»ót ooton blanc , qoi deAcendaii jusqu'A la cbevUIe du pied.'* 
Dandini {rojfogt au Ment JUban , pag^. 46) dit des hommes è 
Tripoli: pUs coi^Trent leun jambes de cal^ons larges, qui soai 
Dde toile ou d'étoffè, et descendent jusqu'aux pieda«" £t plus 

bas (pag. 48): »Le8 femmes se serrent aossi. d^calfons."^ 

Do Bruyn {Bei%en etc, pag. 362) fait mention du » pantalon de 
ji toile" des £ammes d'Alep, »mais elles Ie portent aussi^ " ajoute- 
t-il, »d'autres sortes d'étdfes, selon que Ia saison reiige." Voyei 
la €19011 de oe vétement, fig. n^ 189. D'Arvteux {Mémoireêf 
torn. VI, pag. 426) dit que les femmes d*Alep »portejDl; de 
Dfengscalegons eomme ks hammes/' Light {Trmels in Egypte 
JMia^ Moly Land^ Memni Idbanmt and Cyprus, pag. 146) 
dëcrit, dans son Toyage de Jaffia i Ramla et k Jerusalem, Ie eos- 
tume des muletiavy appd& JVoaarris [J^] (^). nXe sèarweel^" 
dit-il, »oa la culotte, est ample; elle descaai josqu'auz ge-' 
»Botiz , et ella eat £ute de <kap yert.*' 
Aa rapport de d'Ar?ieuz {F'tnfoge dans ia PcUtMue ^fers 



(') Ge mot «e trooie sowrent c^es ki voyagean. Duns la ReUlioB de |Mkiiingiu>tei»* 
{PeregrinaHo ^ pag. 67) il est corrompa en MuerêH, Jeao Zoallart (Le tres devot 
Fojfogê dê Jêruêalem^ pag. 72 — 74) a tont nn cbapitre, intitolé: Des Mougueresy, 
OU il indiqne comment les pèierins doivent se coodnire envers ces hommes. Ge chapi- 
tre commence ainsi: »Les Honqneres, sent cenz qui nomïssent et doonent è loaage !«<. 
»A8fies, sur les^ek les CXnettiens mentent , peor cbeminer par les ohamps, èe vilU 
soa lit« é antre, sfifans et soivans las penaniiesy oommt font les yeHmias en lulie r 
«nats im pen plas barbarenent, aossi ce sont das hommes rades et de pen on point d* 
iconscience. Ilxse disent la piaspart. ChrestjeDs: mêtê ce sont de ces maronites Chresliens 
si la celntore, goere plns beanx ny plus coartois qne les Arabes, et se cognoist la diflerence 
>d*entre enz , par les Barretios noirs qn^ils portent en teste, sans estre cnTelopé d^an pen 
»de Knge blanc, fomme sont cenz det mores mahomeUstes , et les insdhs Arabes.** Ba 
■ot aftba ^yjk^\ les Portugab et les Espagaols nat Ibrmé Uar Mlw^êcr$vê. 



Digitized by 



Google 



208 Jl^^ 

Ie Grand Emir^ pag. 206) les émin et les scheikhs des Bé- 
douins de la Syrië portent en hi?er i>iin cale^on de toUe" 
comme en été {ildd.^ pag. 208; comparez ibid.^ pag. 374). »LeB . 
» Dames ont des cale^ons — — > de mousseline brodés de soïe 
»aux extrémités et sur les coutm^." (idem , ibid.) Les Arabes 
>idu commun" portent »an cale^on de toile" (pag. 211). 

Les Arabes de la classe moyenne au Jemen portent, au rap- 
port de Niebubr (Beschrijving van jérabie, pag. 58), un pan- 
talon ample; les Arabes de la haute classe en font de mème 
(ibtd.^ pag. 60). Quelques-uns des Arabes du commna en portent 
anssi. Les femmes arabes , dans les contrées montagneoses, eo 
font aossi usage (tlnd.y pag. 61) , et les leurs sont foits de toile 
bleue, et omes de quelques broderies de couleur. 

Ali Bey (Travels^ tom. II, pag. 106) rapporte que les fem- 
mes de la Hecque portent »un pantalon immense, qui descend 
Ddans leurs mules, ou dans leurs bottines, et qui est hit ie 
Dcoton rayé des Indes. Celles qui sont plus paurres Ie pwteot 
»en dfap bleu.*' Burckhardt (Travels in jfrabia , tom. TL, pag^. 
iid) dit qu'elles ont »un pantalon bleu et rayë, qüi est très- 
»ample, et qui ya jusqu'è la cheville du pied; en bas il est 
nbrodé d'argent.'' Il s'en faut de beaucoup qui ce yétement soit 
généraiement adopté par les hommes è la Mecque. (Comparez ' 
Ali Bey , tom. II, pag. 108 avec Burckhardt, tom. I, pag. 336). 

Nous retrouYons ce vétement dans les contrées orientales. 
Buckingham {Travels in Mesopoiamia^ tom. I, pag. 6) fait 
mention du y>sAerwal de drap bleu." (On voit que ce TOjagear 
prononce JLw^ ayec Ie j2, comme M. Ie comte de Chabrol). 
Comparez Pietro della Valle [f^iaggi^ della Turohia, tom. I) 
pag. 760 et della Persia, tom. I, pag. 161). Il s'en hvX ce- 



Digitized by 



Google 



pendatti de JbcMoéop que oe liMutsA soit géaérn»! dam TAl- 
c^fidreh et dans Tlra^ Arabi. Rauwolf (JigeMtiiohe betcArêi^ 
hung der Eay9%y pag. 190} doime dans son interessant mëmoire 
sor son voyage sur TEapbrate, après aToir parlë de Ia petite 
▼iUe de Schara et arant de parier d'Ana, Ia description des 
Morm^ qu'il cdmpare aui Zignmtr (Bobéniens), et ^i peut- 
6tre sont les Bëdooins appeUs BeiHHi^Id, puisqoe IL B. Fra- 
s«r (Trmtii m JToor^bWaM, JÜMiypotomta, ele*y toou I^fpag* 
S6e^ mommt hh Uiba de Beni S^eed, les Arabes qui se troB* 
•T^Dt Ie plw %a Mrd sur FBupbrat^, i SAereen." Rauwolf 
dk 4 eette occMm;. ^Les bommes «e porteat pas de pan- 
D talon, suis sttilement \fiiffs fcinvies; les pantalons de celles- 
j»ci sont ponr la plupart bleus, et ils leur Tiennent jusqu*A la 
))cbeTiUe du pied comme aux Turques/' 

Je parlerai plus bas de Texpression iyXii\ Jl^^I^. (Voyez 
au mot ^LJ)* 



u) 



iWL«M 



Ge mot manque datts 1% BtfctiMifMire. 

SuiYant Hakrisi {Dt$criptim de fBgfpie^ torn. II» man. 372, 
peg. 360), les emirs, les soldats et Ie sultan lui-méme portaient, 
sous la dynastie turque (circassienne), »sur la bottine, un ^Uami 
x>qai est une seconde bottine/' \JlA\ ^y^ ^ f^i^y)^ é} 



(5;^ 



Ge root manque dans Ie Dictionnaire. 



27 



Digitized by 



Google 



210 vs;^*^ ~ ^^-^'^ 

tement qu'on nommait jadis ^jUaJÜb oo jfLb^JUb* Yoyex oemat 



Ce mot manqüe dans Ie Diotionnaire. 

SuiTant M. Laae {Medem £gypHan9^ torn* I, pag. £8), 3 
dësigne tioé jeijoette, ordioairement ea drap oa ea vdoun, 
et brodëe de la méme facon que k Ka^Ï ^ue lei feounes tn 
Caire portent souvent aa lieu. de ce deroier babit. |I. 6. f» 
quet {Fdfgage en Orteni^ pag. 41) éctit êoHiiAy et il expüqae 
ce mot par »veste de dessus pour homaie oa femme»'^ 



1 ^ | 1 | 1 ^ (, p 



Ge mot manque dans Ie Dictionnaire 

La Sli/a SibJLi est, au rapport de Host (JfacAricAien wm 
Marokos, pag. 119)i une sorte d'ornement de téte ou de coif- 
fhre, qui ressemble k la ^J^ et dont les femmes i Haroc font 
usage. M. Griberg di Hemsö (SpeockU^ eto«, pag. 81) éerit 
9/i/a , mais c'est peut*étre une £iute d^impression. 



sUdls 



Serait-ce une sorte de guétre? On lit dans Ie Kamons (éd. 
de Galcutta, pag. 1895): V;i^ SUl^t (jmJ «XSLoJt ^^'i) 



Digitized by 



Google 



y^ÜUuM ' '^UUm» 211 

Ge mot manqae dans Ie Dictionnaire. 

Smvant Dapper (JVouAeifr^e Besckryvinge der j(frikaenscAe 
Oetifeêten^ pag^. 241 , cd. 1), un des sarritedrs qni accompagnaient 
les ambassadeiiTB do roi de Fes et de Harocy qoi se frooYÖ- 
rent en 1669 i Ajoasterdam , portait: x>un habit fburré, ouVert 
Dsor Ie devant , gami d'on capuchon qui peudait sur Ie dos, 
»et & manches pendantes » dans lesquelles on passé qudquefbis 
xles bras. Sar les deux cótës du devant il s'y trouTait de haut 
ten bas, qudques morceaux d^ëtoffie rouge, petits et ronds, 
Dayec des lacets ou des cordons au milieu, qui serrent i atta- 
Mher eet habit; on attaché surtout ceuz d'en haut. Dn td habit 
Dest appelé diez eux Sant h Barra et aussi JTabboui [Toyez 
))^^A^], et il est porté fort souvent par les marins, surtout 
mi hiver; en effet, c'est un vètement commode pour ceux.qui 
j»d<MTent travailler, car on F6te et on Ie passé facilement." 

Je soppose que ce mot est d'origine espagnole, mais, jus- 
qa'i présent 9 je n'ai pa découvrir quel mot espagnol peut avoir 
ëté corrompu en Sani i Barra. 






G'est sairantle Kamou$ (éd. de Galcatta, pag. 240) Ie ^^LJUJo 
de oooleur verte oa noire (oy«^L j^ó^'i\ M^LJLiait)* 



Ge terme, j^riel da mot ^J^, désigne proprement /ef^'om- 

27» 



Digitized by 



Google 



212 vM^ "^ *^ 

bes, mab il feat ajouter au Dictionnaire qa*il se prend auisi 
dans Pacception de panialon trhs-^mple. Pedro de Alcala {Fo- 
cabularto Espanol Jraóigo) traduit cmJkm yv ^^Uam^ et je 
pense que U oiot espagnd {toAm n'eat qu^one altératioa da 
tenne arabé ^Uaa*^* Da traipt de Góbarra?iat, les sa?aiiUcs* 
pagnok Mmbleiit en aToir Jogé de méme; du moins, ee leii* 
oograpbe atteste que fukon est un tnot d\>rigiiie arabe. 



Ge mot manque dans Ie Dictioimaire , dans Ie amis qne neas 
allons étabUn 

Au rap))ort du capitaine Lyon (Trmfelè in Norikmm Jfaim^ 
pag. 171), les fonmes è Moreouk portent des cbenwes en 
soie rayée, aoxquelles on denne Ie non de ^L&« Ce TOfs» 
geur ajoute que Ton apporte oes dieaaises de )'Itg7pte> nab, 
comme Ie mot ^l4 esprime oê f ui vieni d& la iSf^rie^ je ssp- 
pose que ces sortes de obemises sent ftbriquëes en Sjrie, 
qu'elles pfissent de oe pays en Sgypte, e^ que lm Mbitnts ds 
Morzouk les croient de febrique égyptieMte, pare^ quil» ks 
acbëtent des marchands de TEgypte. Auparayant^ on aura dit, 
je pense, ^L& {jax^Sj mais^par laps de temps, Ie mot^U^ 
lui seul a re^u la signification de cAemise en soie rayée. 



S^Üi, au pluriel v&^ÜL^ 

Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 
Les Arabes d'Espagne ont emprunté ce mot k leurs Toisins 
chréiiens. CTest Ie mot espagaol Mpye, #ay« qi|i, Mrame on 



Digitized by 



Google 



&^U — ja ais 

lut, dérife è soa toor da latin sagwê, Pedro de Akata {^ó^ 
mbulmtrio ^spêSSol JrMgo) tridoit 9cafm dê nuiger ptr SSL^, 
«o ploriel td»l^Li; ü traduit de k roème maniere taf» de m^ 
nu. On aait qae sofa dësigne : »iuie casaque large et sams 
»boilaiiay qoe portent les payaans etpagnols/' et sayo: pxme 
êysfe de fenune/' O 

Od Ht dana Ie Didionntmre Biegfxipkique d'Ibn-al-Kbatib 
(aiin. de H. de Crayangos , foL 178 y>) , dana la Tie de TÊo^ 
hammed I**", roi de Grenade: JU ^tiMMtt iX^tf ^ i£h>^^ 
U-i^ L^ÜK^ SaJLèA uiJU S^ JuJU^ jJ^<> 1»^ «Si>U 
La mat ^uèj^ qni se tronve dana ee passage, se prend dans 
plosiears aoceptions, comme on pent Ie Yoir dans Ie ]HctMm«> 
luirei aa mot iLói» Yoyez sor Ie mot sJ^Xm plus bantp. 112. 

Le mM swy» s'est aossi intredoit dana la kogoe des Man- 
^ngoa^ et ee peiqpla le prononce «me. (Yoyei M» Maebnnr, 
Srammar 4if iié Mmndmgf^ kmgwi^^ pag* 42). 



il^y au phiriel ö^iJi 



Ga mot nampie dans fe Dtcriorniaire daai ka difers sent qoe 
aoQs allena étabUr. 

Sckn Ssfper {Nmuhemigm BmckrifnngÊ. der 4frëutemeJm 
GewesicHj pag. 240, col. 1), le mot Sied ou iSjed désigne k 
pièce de toik de coton fine, dont on s^énrebppe k téte, et 
qni sert i former le turban. Host {Ifachrichien van MarokoSy 
pag. 114) atteste également que le mot J^i déaigne k méme 



(*) >«ja é. fMtklo da U «Mger ds 1m pediot aino) j-h A» «nib» aya> l o ,* dit 
GoUmifiM (Tmra lié ui kngia CluUUmm, MaArÜ, ieil>. 



Digitized by 



Google 



214 JU 

cboie que boU^^» c'est^^Hlirey )»otie pièoe de moutteUne, oa 
»d'une autre étoffe fine et blanche , qa'on apUtit et qoe Ton 
i>£Biit faire avec art {dosieors tours, en Parrangeant sar la calotte 
vrooge [Sa^LA]* La yalear en est de dnq Mark$ ^mcpfk cinq 
jHlueats." Suivant Host, cette coiflbre n'est portee qae par les 
Schërifs, lesHadjj [ceux qui ont Mi Ie pëlerinage de Ia JÊecqoB]^ 
les KAids, les Reis (^) et les Talbs (v^Lb, doctenr). Marmol 
{Desortpcipn de Jffrica^ tom. II, fel. 102| eoU 3) dit cks 
habitants de Fez: i»Quelqaes-ons ont la coatume de porter des 
»toqaes {fwi€a\ fines et Uanches, qui sont très-estimées parmi 
)>eux; ils les nomment Tuneeiê (^), et ils les roulent ux ou sept 
)>fois autour de la téte.'' 

Le mot JLd» a Ie méme sens en Egypte, comme H. Quatre- 
mère Ta prooTé par un passage d'Ibn-Iyas (Htstoire des $uUan$ 
mambmkêj tom. I, part 1 , pag* 150). H désigne ebcore dans 
ce pays: tme otiniure de cUon üanc de Saalbek (juiJt 
^/JLjuJf, ihid.). 

Mais le mot 4)l& a enoore un autre sens. Il désigne: vnt 
pièce déioffe dcnt on e*ewvel€fpe le ecu^ peur le garanUr du 
frcid CU de la chaleur^ une espèce de cravaie. On lit dans les 
MiUe et wne thnts (éd. Macnaghten, tom. I, pag. 409): aLjJf 
Uii^ \juSs \jAy^^ SaaU SjoU^^ x^U^ ^ \^^^ \juS^ Loa^I 
iCUSs JkA O iXJ^ «J* »n le roTÖtit d*une diemise fine , d'on de 



(1) Le mot ^M^) déiigiie: un fatnm dê napin. Ypjn les MiUê êi mm NmiU$, 
éd. KtcnaghleDy tom. I» ptg. SS, S6, etc On rencoDtie ce terme en ee «ns dam 
prti^ tontet let relations des Tojragenn ^, è dirers teraps, ont fisité TOdent; ce- 
pendant oette sjgnificetion n'est pas notée dans le Diclionnaiie! 

(*) ^iii.^jï dê Ttmiê. y^fm èu mot SftU(>) nMe (S). 

O Ceci ttent è TaitlM imlgaire; seloa Ia giammaiie on éorktit IJüft» . 



Digitized by 



Google 



iXJi 216 

tses propres habits, d'an tarban élégant, et d'une ceintiire 
>fine, et il aplatit pour lui un scAedd (qu'il mit) antoor de son 
KOQ." Qq s'aper^c^ aisément qa'il ne pent étre question ici 
d'oB IoiImui: oar d^abord Ie ta^rbaa a déjè été nommé, et 6&- 
nite on ne porte U tnrban antoor du oon, qne pour donner 
«o témoignage de soumission; or, Ie jeune bomme dont 11 est 
qoealion dans notre texte, n'aTait ancone raison de donner un 
\d témoignage. Enfin Ie sens que j'attribue en eet endroit au 
mot Jc^, est prouYé, il me semble, par un grand nombre de 
passages de Toyageurs européens. On lit dans la Relation de 
Gotofic {Iknerurium^ pag. 48S): »En foyage, ils entourent 
«Ie oou d'une pièc6 d'étoffe ou d'un mondioir (linUóla vel 
9iiuUario)j pour se protéger contre Tardeor du 8<deil." D«as 
Pooffage, intitdé: J BeUUim of a JoumBy begun An\ Ihmi 
1^10 (P^* 209): dIIs portent des sendeUes (iowels) de totte 
Mtocour du cou." Roger (£a terre «aüMïto,pag.204} s'exprioit 
ei ^es termes: »Deisous Ie Turban ils mettent dessus leur lestfe 
lan grand Toile ^ söye neire, dequoy ik s'éntortillent Ie col 
»4e pladears tours kisques. mxt les espaules/^ (Voyez la Bgure, 
pag. 206). Et Poooeke (Beêckryvmg van kei Ooête^ torn. I, 
pag» S27): ))Le peu^ede 1'Egypte porte autour du oou une 
»pièoe d'étoffa Ueue, qui qudquefois est trés-large. On s'en 
»ooovre ausn la téte, pour se garantir du firoid et des rayons 
»du soleil/' On trouve dans f ouTrage de M« Lane {Modern 
Mgypüimsj torn. I, pag. 41} : nEn birer , beaucoup de person- 
ines portent autour è^ la téte et des ^oles, un cbile de 
raHNHseline ou d'oBe autre étoffe, sanUable è eelui dont ils 
nfcnit usage pour former Ie turban.'* 



Digitized by 



Google 



216 SJb^ — )i>y& 

«Mitra (si laotio oodicU Tocl^ Ickwtm boaa estj).^ M: Frey* 
U%. n se peut trës-bien que iJL^ désigde mie ooiftire Mm* 
bliible au JL& turban^ ])u moiua Ie mat exiatie en «rabe poor 
d^iguer: une éokarp$^ attacbée «utour d« cou du ohefal. (Ha* 
ki^zi, ffütoir^ des sulians mtmUmk$^ tom. I,.parl. I, p. iM). 



Od lit daas Djeuhari (tom. I, mao 85, foL JOO t^) : j^jiJI 
(sic) cSU> Sa^UJU dL^I^ wIm yft^ SiAjIi et dans Ie Jr#- 
«ow (éd. de GaicutU, pag. 562): ^ulo uAJ\. En dfet, 
c'est Ie mot persan \t>\j^f et cetéteiiDeiit r^nd ezacteoaeaty 
quant & la fa^n, au graad mauteau ou voite de femiiiey ap* 
pelë milh€^ah. Le y^y&'Wk ^c\^ est eu usage daoa l'Iraq 
Arabi et dans la Peff9e. On lit dans la relation, éertte ea ea* 
pagnol, du portuga^ Teixetra {Fuig^ k$ohQ €temié ia Indim 
Orimfal ka$ia Haü^por iurrm^ pag* 181} ^Toutes Qm ümk- 
»ineA AiBagdad) font par las roei) couyerties d*one pièce d'étoSr 
aqui ressemUe i un manteaa (ooma m^mtott) , et qoi porte le 
anom de ciaudel; cependant oe roaateaq «'est pas de cotdeojr 
i>noire/' [cooiin^ en Espagn^ et ea Portugal], Oana odb de 
Pietro deUa Yalle (ria^^', tov. I ddla Tunohia, pag. 762) 
(Bagdad): ^Enfin les'manteaux dont les dames se coufrent, 
»ea sortant de leurs maisoos, dïffèreati pkis ^'auoooe aulre 
npartie de l'habiUeimDt, des autres mantettux qiie j'ai fw joap- 
»qu'è présent: car ce ne sob^ paa des babils de drap^ mriir 
»è Ck>nstantinople [toLi], ni des piéces de toile blanche, comme 



Digitized by 



Google 



^^yib 217 

^eo Syrië et en Egypte [Jsl]: m&is les femmes du commun por- 
«teotde certaines pièces de toile è carreaux blaocs et bleos, com- 
»ine celles de la mème dasse en portent aussi au Gaire [lü^Le 
»(S*^)]; celles d'une condition meiUeure portent des étofies de 
)»me de la móme couleur; oeUe»-ci sont très^fines et trës-légères, 
)>?Q la grande cbaleur qui règne dans ce pays; enfin, celles qui 
»8ont d'une condition plus élevée portent, ainsi que mon épouéc 
2>[la belle Maant'], les mémes étoffes d'une seule couleur, soit 
Afidette, soit bleue foncée, avec de certaines bandes aux bords 
»d'ane autre couleur, égalemeut foncée. Elles ressemblent exac- 
i^temodt au manteau , avec lequel on peint d'ordinaire Notre- 
»Dame." Dans celle du Pére Pacifiqne (J^oyage de Perse, pag. 
412) »Quant au Tcstement il est égal par dehors k toutes les 
«femmes [persanes], car elles n'ont qu'un grand suaire blanc 
»qui les couvre tout, depuis Ie dessus de la teste iusques aux 
» talons." Dans Ie voyage d'Ol^rius {Fofjages en Mosccviej Tar- 
iarü ei Peree, pag. 819): »Le3 femmes [en Perse] ne se decou- 
»Trent point Ie Tisage en allant dans les rues, mais elles sont 
»cacbée8 sous un voile blanc, qui leur va jusqu'aux jambes, 
)>dont elles n'ouvrent qu'une petite fente & l'endroit des yeux, 
)»pour pouvoir se conduire. Les Poëtes Perstms en font une 
vembléme, pour signifier, que bien souvent dans un beau corps 
})est cachée une mauvaise ame, et que sous une belle apparence 
»de bonne vie se cachent un grand nombre de vices énormes; 
»tout ainsi que ce voile blanc couvre bien souvent sous de tres 
Dbeaux habits une tres laide femme." Dans celui de Thëvenot 
{Suite du royt^e de Levant, pag. 177): «Lorsqu'elles [les Per- 
wsanes] .vont par la ville, elles sont, tant riches que pauvres, 
»couvertes d'un grand voile on linceul de toile blanche, fort 

28 






Digitized by 



Google 



218 )^t^ 

n&ne, doat la moitië leur bride Ie front jnsqoet sur les yeox, 
»et passant dessus la teste, Ta jusques aox takms, et I'autre 
»moitië leur bride Ie Tisag^e, au dessous des yenx, et s'attacbe 
»aTec une épiogle sur Ie cóté gauche de la teste» et leur tombe 
» jusques sur les souliers, oouvrant mesme leurs mains avec le»- 
wquelles elles tiennent les deux cAtez de cette toile; de sorte 
«qu'excepté les yeux elles sont entièrement couyerfes de toile." 
Dans cdui d^Olivier (F'oyage dans l' Umpire Otkomemy VEgypie 
ei la jersey toni. V, pag. S62): »Lorsqu'une femme [persane] 
nsort de sa maison, elle s'ebyeloppe d'un grand ?oile de mous- 
Dseline on d'one étoffe de coton moins fine. Les femmes do 
)ipeuple se servent d^une toile de coton peinte/' Ker Porter 
{Travele in Gmrgia^ Pereiay Jlrmeniay ancieni Baby lorna ^ 
etc.| tom. I, pag. 123) atteste: »Quand les femmes [persanes] 
))sortent — nous les voyons aller k pas chancelants, euTdc^póes 
vdepuis la tdte jusqu'auz pieds dans Ie voile ample de TAsie, 
)»appe]é ehadre.'* Plus (baa {ibidJ)i »En allant vers la citaddle 
»et en passant Ie baiar, je tis plu^eurs femmes de différenles 
)iconditions, aller prendre Tair sous Tabri de 1'impénétrable 
y^ekadrey et il n'était pas fiicile alors k découvrtr si cdui-ci ooih 
MYrait la ricbesse ou la pauvreté." (Voyes tom. I, pag. 454 r 
Ml Persian Woman envelopped in her CAadre*')* Ailleurs (ton». 
I, pag. 208), dans la description de Yengasfaab (entre Srivan 
et Ifakshivan}: uLe ckadre (couyerture de coton hlanc, ou i 
»carreaux bleus et blanos, qoi les entoure en guise d'un linceol) 
i>duqud on s'enyeloppe Ie corps." Et enfin (tom. II, pag. 
268): »Tout Ie beau sexe de la vitte [de Bagdad], les femmes 
»riches et les femmes pauvres, sortent en portant Ie ckadre k 
»carreaux bleus et blancs: tandis que cette draperie, en entoof* 



Digitized by 



Google 



urant Ie corps, n'iodiqae la naissance iUustre de la femme 
»qm la porte» que par im peu d'or, tissé dans sa lisière." 
Dans uo ooTrage de Backingham {TtWfeU in Mescp^amta^ 
tom. n, pag. 196): »Le costiinié des femmes de Bagdad est «ussi 
»8ni(rfe que celui doiit on fait usage dans les yillages les plus 
upaufres de la Hesopotamie, car les iemmes de toutes ccmdi* 
]>tions a'enyeloppeBt dans une piéce de toile k oarreauz bleus 
96t blanos , qui ressemble k celle que portent les femmes de Ia 
tpius basse ooadition en Egypte [xj^ {iJ3Ji)y M. B. Fraser 
(Traveld in J^oordiskm^ Me^opoiamta, etc*f torn. I, pag. 119) 
flttesle qu'ii ne lui ftit pas possible de Toir les dames courdes: 
«elles ne semblaieait," dit-il, »qu'une foule de cAaderg^ ou cou- 
sfertores bleues et k carreaux bleus et blanos/' Ailleurs (torn. I, 
{Mg. 278) Ie méme voyageur dit dans la description de Bagdad: 
»Leor8 grandes couv^tures de toile teinte en bleu foncé| ou 
»en Ueu et blanc, qui couTrent Ie corps depuis la tète jus- 
f»qu'aux pieds, cachent en e£fet la taille et Ie costume." 

Les poètes et les prosateurs persans nomment trës-souTent Ie 
^(>l^ dans leurs métapbores. 

Suivant Ie Kumous ^g. 662) Ie mot jó^ désigne aussi Ie 
fétemeüt, indiqaé par Ie terme ,^^. 



Ge mot manque dans Ie Dietionnaire. 

U dësigne, snirant Dombay (&rdi»m. ling^ Mauro-Jrab,^ pag. 
82) 9 êtrophium capitts^ un bandeau que les femmes au Magreb 
attachent autour de la tète. 



28* 



Digi 



fTzedby Google 



^y^jMi au pluriel yi^tli, et jiïjollii 

Ge mot mauque dans Ie Dictionnaire. 

M. Quatremère {Btsioire des sultans mamlouksj torn. I» part 
I9 pag. 245) a d^è emprunté è un passage de Makrizi , les mou 
essentiels, propres & nous expliquer ce terme. Pespère qu'on ne 
sera pas féché de trotiTer ici ce passage en son oitier. Le Toid 
(man. 372, torn. II, pag. 361): Ji ^UüLJf J^li ^1 lü, 

gw. * 1 ^^ auU^ ^jlAj t^Mt J^ J^ v&Jüuo JjC^ &^br -.UH 

UyU Syxê ^t g&^^OÜo ^( ^ ^yi Lol ft£0> ^4XS J^ SMJi 

jJ?^ S^^iDkJf cAAjIyÜI il k*-»^ ^^jjuiAjIyÜb ^^— Jl Id^ 
^La2 8Jk^ ^yJI IjLfj ^K'^ «uu-ip.1 lÜ^ jJI i cr^>ybJI J44 

yjo\A\ ^\yito 4 ^LkJLJI J^ I4JUJ, ^1^ oi^^UxJI yü 

^j^' Lxl 5j ^^J^^ ^iy '^<> ij^ ü^^t J^!; «^(/o^ J^; 
vd><>l^l »j^ vsa3(^ uu &JL2Lb obüuM vUJUali I«3j» ^^^..suJIj 
au {j**lat XfC^ ^UxLJÜ ^1 uLuoJI I J^ Mxj ^jjo ^UJI ^ 

^yXJt,\ ^^ «Jl -.Ufl^ Lo pU* yü ^joüll ^b JLIi yjA ^j3 

sdJ Lo v^UjÜI ^jjo aJU ^^liaJLJI JUj^ ^^ Lju& dÜJ ^ 
lui '^^ (5JJi Ue^ ^ Ij^ Jk^ ^^1^ kaJU »Pour ce qai 
»conceme les khilahs^ il faut savoir que le sultan, en confë- 
»rant le titre d'émir k quelqu'un des Turcs, avait la ooutume 
»de le revétir du scherbousch: (ce mot désigne une coiffure 
))qui ressemble è uue couronne, qui est è peu prés de forme 
)) triangulaire, et que Ton pose sur la téte sans turban), et de 
»le reTétir en ontre, suirant son rang, soit d'un ^\^^[% 

(') Le mot ^S désigne ane espèce d*étoffe de brocart. On lit dins les Voyagts 
d'Ibn-Batontali (man. de M. de Gayangos, fol. 189 i«}: b^J ^1 ^1 v^aJLU fiiy 
f-spjüs p[^^ (jyJI ^^ ^^^ ^f*^ W^iXjl Ay^^ \J^ ItX^t; 



Digitized by 



Google 



«soit d'un iardoukascky soit enfin d'autre chose. Le marcbé dont 
DDOUS parloDS, était donc connu sous Ie nom de marché des 
nvmdmr9 dé$ scAerbouseis ^ car les marchaDds emprantaient 
»leor dénominaiion au vétement eo qaestion. Mais le scAer- 
ïAouêch a é\é abdi soos la dynastie circassienne. Auparavaut 
»il se trouvait) dans ce marché, un grand nombre de mar- 
»d)andft qoi ?endaient les yétefflcnts d'bonneur (^) et les ^t- 
y^lah»; car Ie sultan était obligé de les acheter en les payant 
»a?ec les revenus de ses biens particuliers, et les emirs étaient 
négalement obligés de les acbeter : de sorte que ces marcbands 
»en retirassent des profits considérables et qu'ils gagnassent de 
Bgrandes (^j richesses (^) par cette branche du commerce. Mais 
»aprés les érénements qui viennent d'aToir lieu, on a défendu 



lU ne m'eovoya qa*iui leul habit de foie brochée dW, qa^ils nomment nakh,** AiU 
lenrt (man. fol. t43 lo) eet aatear dit, eo parlant des serrantes de la khatoun des 

Bolghares da Volga: ^jJ\ ^iMt^ \^^J<J0 Aj^ 0|ó ScX^L J^<^^« 
•Tootet éuient RTètues d*an habit de soie, orné d*or, ^'on nomme ^^* 

Plof bas (fol. 149 r«) on lit: JUj^ ^jÜt L^ JUj) SUL^ (J^^^ J^ 

Cette sorte d*étoflEe se fabriqaait, par exemple, dans la Tille de nisabour, car Ibn- 
BatoQUh atteste (man. fol. 107 v«): ^^uo ^y^( V^ jajlwuL » /^^*^^ 

(*) Le OMDOKrit B (aun. 276, ptg. 606) porte en eet endroit: \i\ g } i^D^ 

^JLi.1 <jLiylii£i\ yÜ J^^ U&Aiy^t yÜ j^ 8Jk» ^yJl 
Ie copiste de ce manoKrit corrige fré^oemment de cette maniere kt faales qu*il 
vient de commettre. Voyec Hamaker, Specimen Catalogi, pag. 200. 

(^ Le mot JuUo man^e, en ce sens, dans le Dictïonnaire. On lit dans Ibn- 
Batoouh {Foyagetj man. de H. de Gayangos, fol. 194 r«): lULSUb ^t^l ttlk^t 
>il lui donna one grande somme d*argent." AiUeurs (fol. 237 r®): JlyOJFi \^Ai^Lo 
SJuUftJi Bceloi cpxi possédait de grandes richesses.'* Dans Harrakischï (Al'fnodjib, 



Digitized by 



Google 



222 d^y^y^ 

»aux marcbands de veudre cette sorte de marchaudise, exceptó 
Dau sultan; et quelques employés des iateüdaots de rioipeeleur 
»da domaine particulier, se tiennent ordiaairemeat daosoe mar- 
Dcbéy pour tendre tout ce dont oo a besoin; et contra oolni 
»qui vend quelque chosc de cda, et qui n'est pas on des em- 
»ployés dn sultan , des peines ont été dèterminëes* Les dioees 
»en sont è ce point, au jour présent auquel nous ttvoos.'' On 
voit, par ce passage, que Ie suUan s'était arrogé Ie monopole 
des scherixmBchs. 

Le ^J^y& était la coiffure distinctiTe des emirs, et fl n^était 
pas porté par les hommes de loi (Voyez le passage de I>ienEuil* 
oddin-ibn-Wasel, cité par M. Quatreroère, liArolaud.^ tom. I, 
part. ly pag. 244). Les historiens de TEgypte mentiootteDt fré- 
quemment cette espëce de coiffure. On )it par exemple dans 
Nowairi (Bisioire d'Egypie^ man. 19 B, fol. 132 ?•): ^^^ 

HM». 646, pag. 268): üJuKio ^\yA Jjü^ Lo ice ^i équiuut « de grandes 
jirichessei." 

(^) Je penie qae le mot 8i>Ut*M ae Iroarei dins le méme aent, «Uns ce passage 
des MiUe et utte Nnits (cd. Hacuagbten, tom. I, pag. 840): R^AJüt J\ ^^^^ir 
p ^n. '^ N I I a aI^ ft>Vftin-^^n- sOn Toyait claïrement qa'aaparavant eUrs 
artient véca daua Topoleuce et aa mUien des ricliesses." On lit dani VUUtoire du 
Jemen (man. 477, pag. 3): RjuUaaJI lÜ^iXit v:^((>ijUM &£L^ »I1 fat 
>tont^a-fait conrert det bienfaits de la dynastie Othomane*' (proprement: det r%chc$~ 
sês ^ae Ia dynastie Othomane répandait sor Ini). Dans les Biogn^hiee dee howt^es 
iUuêtreê par Dhahabi (man. StO (8), pag. 167): LüiXil ïó\jLm yjJO ^^Lm» vHi^ 
ULCyS^ ^ Lo sSelar acquit nne teHe qaantité det bians de ce monde qa'oD oe pent 
sla décrire." Par rexprewion 8(>lAMJt Jj»f il ftiat entendre les mosalmans {lêpeupie 
de la/èlicUè): on tronve dans les Milie et une Tfuits (éd. Hacnaghten, tom. II, pag. 
36) Pcxpressïon: H4>ÜuJI Jjöt ^^»-« C^sLo qoi signifie: elle se cooreitit a 
rislamiime. On a tu Hans IMntrodnriion, pag. 8, note (t), ce qn'il faut entendre par 

8«>ljuJf y*^- 



Digitized by 



Google 



é^iiM 8i>U Jkft jËgaL^t^ v^ajsUjlH^ — »two^t »Les émm 
»ie promenërent i diCTal , reTétus des vétemeots d'booneur et 
»de» seAerbouscis , comme c'est la coutume de ces digohaires.'^ 
Ailleurs (man. 2 m^ fol. 216 r«): ^jJI v-aa^ j^^\ J^ f^\ 

aJ &MbJ JlJ ^I^ ^yJ>y^ Jüol^ (lis. s^jJbJü) i, tt . K„CM> ^J)^ 

jüJU ^ULJL^ »II donna k Pémir Saif-eddiu-Kelaoun un vétement 
»d'boDDeur oompiet, avec nn scAerbou^h qn'il avait porto Ini- 
BBième, et qci*ii avait dté de sa téCe» poor en revétir rémir/'etc. 
Cette lorte de coiffure était aiissi en usage dans les coatrée» 
jdos orientales, par ezempte k Bagdad, car nous tisons dan» 
liowairi (fftsiotre d Egypte^ man. 2 wt, fol. 40 v«) qu' Al-melik- 
tn-nasir-Baottd, se tronvant è Bagdad, en f{33» re^ut comme 
fétement d*honneor »un kabd de sa tra et un scherbeusc/è* 

A Damas un college (medreseh) semble afoir emprunté son 
Bom & cette coiffure ; du moins je lis dans Ibn-Batoutah {Fw/a-^ 
gêêj man. de H. de Gayangos, fol. 30 v*): iLw>JUj t4Ajo sr^Jui* 

Le met jN vi-^ a passé dans la kngue syriaque, ▲odi^ 
(Yoyez Bar*Hebraejs, Chronicon SyriacutHy tom. I, pag. 313). 
On ne cberclie pas ce mot a?ec plus de fruit dans les Dtction-^ 
Baires syriaques, que le mot J^y^yj^ dans les dictionnaires ara-* 
bes. Au reste , le mot ^aai^ approche encore plus que jty^^ 
du mot persan jb^ll» duquel, suivant H. Quatremère, le tern>e 
arabe est une altera tion. Je ne doute pas de la véritë de cette' 
aasertion, mais je dois faire obseryer, qu'A ma connaissance^ 
le mot persan j^^^^m ne désigne pas une coiffure d'komme^ mais* 
seulement: une coiffure de femme. Cette coiffure était en usage^ 
i Coostantinople, è Smirne et en d'autres villes, du temps de 



Digitized by 



Google 



de Bruya. Ce voyageur écrit carpous^ ce qu'il fiaut prooon- 
eer, je pense, avec un c cedille (Voyez Bti%en etc., peg* 36, 
68, 59, el Ie dessin n"* 18). 



Les mots Juu%^ et ^«j^) manquent dans Ie Dictiooiuiire, et 
j'ignore parfaitement oü Silvestre de Sacy {CAreslomtU/ue ara- 
ie, lom, I, pag. 146) a trouvé que Josl (?) siguifie en Oriënt: 
cles savaies , de tdeux soulters , ce qui , en tous cas , n'est poiot 
adroissible. 

Diego de Haedo (Topograpfua de Argel^ fol. 27, col. 4) dit, 
en parlant des femmes k Alger: )»quelque8-unes (surtout les 
»femmes mores) portent une espèce de pantoufles i^noê ser- 
yivülas) k la.moresque, faites avec beaucoop d'élégance, de 
y>cuir de couleur; on les nomme xereeuilla." On lit dans l'ou- 
vrage de Host [Nachric/Uen von MarokoSf pag. 117): »Tou8 ont 
»pour cbaussure des pantoufles en maroquin, appelées soher- 
i»bil Juu^; celles des hommes sont jannes, et les femmes en 
»ont des rouges. On sait que les unes et les autres sont 
»8ans talon." 

Dans la liste des mots arabes , donnée par Breitenbadi {Be- 
schreibung der Beyse unnd ff^all/aAri ^ foL 115 v»), voyagèur 
qui visita l'Orient en 1483, Ie mot serbul est expliqué par 
scAuA {soulier). D. Germano de Silesia (pag. 905), déjA cité 
par Habicht dans Ie glossaire du troisième Tolume de son édi- 
tion des Mille el une JVuils, dit que J^?)), au pluriel JuuIjm 
est un soulier «garni d'un talon {scatpa con talione ; calceus 
cum ialo). Tantqu'on ne m'aura pas prouvé Ie cmlraire, je 



Digitized by 



Google 



JüUj^ 225 

me 86118 forcë de croire que Ie J*jn) } ainsi que Ie Juuw&, man- 
que de talon. La forme ^«j^) se trouYe quelquefoi8 dan» les 
Mille et une JVuiis: on la trouTe, par exemfde deux fbis è la 
page 79 du lome premier de Tédition de Macnaghten. H. 
Amari a bien voulu m'apprendre que de nos jours encore Ie 
mot sarbcttf au pluriel srttbeny est en usage è Malte. 

Je pense que JujIa est identique arec Ie terme espagnol 
servillaj sar ie de cAaussure en maroquin a une êetde semelle^ 
qui dërive de serva {sierva)^ parce que les serrantes faisaient 
usage de cette sorte de chaussure (^). Du mot Jüow& s'est 
formé, selon moi, Ie mot Jw^s; la substitution du \ au j^ 
n'a rien d'ëtonnant, et on se rappellera que, dans la po^ie 
arabe, ^L et ^^ riment ensemble, comme dans la poésie al- 
lemande. De J•J^\ s'est formé ^•j>) av^c la permutation du 
^ et du J, lettres de la méme classe. J'ai dit que servilla 
dérive de serva^ servanie (esclavé): il est assez remarquable qu'on 
lit dans les Mille ei une Nuits (éd. Macnaghten, torn. II, 
peg. 25): dJUJt 8(>U JkA li^^^ &JL^p ^ «JU^ ^^ lui fit 
»chau8ser des zerbmmsy selon la coutume des esclaves {sier- 
>yvoê).*' Au reste on voit par ce passage que ^jy^ys ««t employé, 
comme jX)llectif dans les Mille ei une AuiiSy pour designer: 
tme paire de ^jyi<y J'&i f^i^i plus baut, la méme remarque 
pour Ie mot 



(^) GobanvTus {TesorOf Madrid, 1011) dit an mot sêrvillas: >fs on cal^ado df 
>ana5 ^apatillas, de ona saela may a proposito para lat mocas de servicio: y aui to- 
•rnaron el nombre de sierras, o de las qne sirven, porque laa demas qae no han de 
«andar con tanta desemboltara traen chapines, ^aeros, chinclas, y molillas. Las mo^^s 
»^patos, o iervUias." 

29 



Digitized by 



Google 



226 &Ak& — iiyiü& 

f 

Ge mot manqne dans Ie Diotionnaire. 

Aq rapport de Barckhardt {Noies on the Bedouinë and War 
habf^B^ pag. 27), ^qttelques-iina [parmi les Anazis] attadient 
»autour de la téte ao ficba qu'on appëlle alors êlmiJtfé'' 



On voity par Ie Dioüoonaire de M. FreyUgi qae ReUkea 
DOté sur la laarge de aoo Golius, que ee mot dësigoe: tiUa^ 
qud emfnU ieffiimr. Cetle explioatioo est errooée» Le mot sLjti 
désigoe: un fmle oourij fait de crtUj comme rindique d^i 
SOD etymologie, car il dérive de Jl& crimn. On lit dans la 
Relation de Rogor {La ierre saineie^ pag* 260): »EUes se ooa* 
vvrent les yeux d'estamine de erin de dieral noir, et nonmeDt 
»ce mtsque CAaarie^ è travers dnquel elles Toyent pour ie 
»coDduire^ et n'oseraient se demasquer pour parier è qei qoe 
»ce soit/' Dans cdle de Bdon (ObêerwMitms ^ pag. 233, 234): 
))Mais celles des plus grandes ?illes [en Egypte] suyrent la au* 
»niere qu'ettes ont ap|Mrins des Turques, qui mettent on pedt 
)>Toile tissu du poilz de Ia queue d'un cheval, au devantdo 
))Yisage/' Je n'ai nulle raison de douter de la rérité de ceqoe 
Belon axanoe ici, et je suis très-endin è croire qu'en Egyp^ 
r usage de la luyx^ ne date que de la conquéte de ce pays 
par Sélim , car je n'ai pas trouvé le mot &^^ju& dans un auteur 
arabe qui alt écrit è une époque plus reculée que celle daus 
laquelle les Mille ei une Ifuits ont étë publiées. A soo tour 



Digitized by 



Google 



]^^ 227 

O0ile cirooiutance est ime preove de (dus, «i, aprés les re- 
oherobes récentes, il est enoore besoJo de Ie proaver, que les 
MüU 9i mme Nuii$ oAt été écriles ojviès la ooiu|iiAte de TEgyp* 
te par les^ Tnros^ 

Lu RjVjtA en Egypte était uu ¥otte petit et court^ qai ne coo* 
frait qoe les yeux et qo'on portait sar Ie oU3 » voile plas grand, 
qoi cooTrait Ie yisage et qai ëtait gami de trous è l'endroit éeê 
yeux. On lit dans les Mille ei mme Jfmits (éd» Habicbt, torn. 
II, pag. 146): &4a1^ «>^ ^tj^t Jt ó^ihJLi &J^u^t oJUj 
»BIle leva la êcAartymky et je Tis alors des yeux noirs et grands." 
Et im pen plos loin, dans la méme hktoire (torn. Il, pag. 149): 
iym^ ^^uuik\ iJh^ ^JhJJ wUuJt ^^\JiJ »Elle lefa Ie m* 
wAéb^ et nn profond soupir fut la suite du regard que je je^ 
•tai sor non Tisage.*' QuekpMs Toyageurs disent, moins ezao- 
tement que Roger , que ce voile ooovre Ie vieage. On lit dans 
ia Rdation de Hellfriofa {Kurtwer mnnd wakrhaffliger Berickt 
tHm der Beye%^ fol. S93 ir*): j»Elles [les femmes au Ctire] se 
woouYrent Ie yisage {jr Jngtsicht) d'une pctite pièce d'étoflfe 
»noire et brochée {mnt einem eoh%uart%en getinrckten Thüch^ 
%lein)j fiite de poU de chameau {eamel9%kaar€m)y par lequel 
»elle8 peuvent reoonnattre tout Ie monde.'' Dans \Afriqme de 
Harmol {Deeeripdom de Afiritm^ torn. IQ^fbL 112, col. 3): 
lAo detant du visage (édomUe del rosiro) elles [les femmes 
Dan Gaire] portent des toiles noirs, faits de erin (Aeehos de 
neerdas ^ o de oabeiloe), qoi sont si peo épais» qu'eUes Toient 
»Ies hommes, tandis que oeux-ci ne les voient pas/' Gotovic 
{iHmermriumj peg. 488) dit, [dos ezactement, que les femmes 
se eoUTreut »les yeux {ootUi) d'un petit Toile, en ^me de ré- 
«seaUf qui est feit de erin de eheral très-fin." La k^uL^ était 

29^ 



Digitized by 



Google 



228 ^fLJ&' 

eacore eu usage au Caire, du temps de Vococke {Besckryving 
van het Oosien, tom.I, pag. 380 » note (4)). On peut Yoir k 
forme de ce Toile sur la PL IIX% fig. I (les lettres de la plan- 
che oe s'accordeot pas avec Texplication k la page 330); et 
Pococke dit que c'est »une sorte de voile esa cria noir et éten" 
»du avec art." Mais depuis ce temps la &jul«& et Ie v«>li) 
out été remplacés par Ie >iiw9 ^^ de bos jouets les dem 
premières sortes de voile semblent étre tout-i-fait incomras 
en Egypte. 

On a vu plus haut, par un passage de Roger, qoe la &^yb& 
était en usage dans la Syrië. Ge fait est confirmé par Ie té- 
moignage de Rauwolf {Aigeniliehe beschreibung der Ra^vty 
pag. 51), qui aflEirme qoe les femmes è Tripoli de Syrië se 
couvrent Ie visage »de tissus noirs {9chw€trtssen gewürchai\ 
)>dont quelques-uns sont très-fins et en soie, mais d'autresen 
»crin de cheval » et ceux-ci sont portés ordinairement par les 
»femmes d'une condition inférieure/' De nos jours la &j*jl& n'^ 
pas plus portee en Syrië qu'en Egypte. 

G^pendant la &>ul& est enoore très-eommune dans les ood- 
trées plus orientales, TAldjezireh et 1'Iraq Arabi. Olivier (/^oya- 
ge dans V empire Othoman^ l'Eg^ffte et la Perse^ tom. IV, ps£[* 
221) dit, en paiint des femmes è Orfah: »Elles portenten 
«outre one pièce carrée de erin noii* qui se rabat sur Ie visage, 
»et qui l^jr permet de voir sans étre vues." Je pense ddoc 
que Buckingbam {Travels in Mewpotamiu^ torn. I, pag* 1^2} 
se trompe, quand il dit des femmes d'Orfeh qu'elles ^portent, 
))en guise de voile, une gaze noire et roide, qui saillit plusieurs 
»pouces sur Ie visage;" je crois qu'il faut substituer vdle de 
erin k ga%e. Au reste la description de Buckingbam s'accorde 



Digitized by 



Google 



»,mU - ^sJUüO 229 

pariaitemeot a?ee la forme de ce Yoile, telle qu'on peut la f oir 
sur la plaoche de Pococke. Ker Porter (Travels in Georgia^ 
I Persüij jfrmemaj arwtenf Babylünta^ etc«9 toen. ü, pag* 269) 
I dit en parlant des dames k Bagdad: »Au lieu da Yoile blanc 
\ »des Persanes, ^i ressemble k une serviette, ces dames se 
»cacheat Ie visage derrière un masqué bien plus hideux, savoir 
»ane enyeloppe d'étoSe de crio de cheval noir." M. B* Fraser 
[TneveU in KoorcUsian^ Mesopoiamia^ etc, torn. I, pag. 278). 
dit de méme des femmes k Bagdad: »uq voile de erin de che- 
i>?al noir, mais d'un tissu miace, protégé tout è feit la figure 
»de celle qui Ia por te, coutre les regards des passants; en méme 
j)temps elle peut voir è merveille tout ce qui passé devant 
»dle." Je pense donc que Buckingham (torn. II> pag. 196) se 
trompe encore, quand il dit des femmes è Bagdad, qu'elles 
»9e couvrent Ie visage d'une pièce de gaze roide et noire/' Il 
ajoute que »les femmes de la campagne environnante ne por- 
«tent point de tels voiles." 



Ce mot manque dans la Dictionnaire. 

j»Dans Ie nord de la Syrië," dit Burckhardt {Notes on ike 
BetUmtns and FFahabffM^ pag. 27), stoute espèce de manteau 
»de laine, soit blane, soit noir, soit k raies bboches et branes, 
»ou blancbes et bleues, se nomme mesUdkh.** Ge mot se trouve 
aussi écrit a Int-» dans la liste des mots arabes, è la .findu vo- 
lame; mais ailleurs (pag. 131) on trouve me$Uah. 



Digitized by 



Google 



230 iX^Ajn — Aj^ 



Le Eamüus (éd. de Galootta, pag. 441) expUqoe oe mot par 
&«U^ turban. 



^ii^v , au plurlel j^\J*j . 



Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 

Pedro de Alcala (^oeabulmrio JSspaXol drchigf}) tradoit de 
cette maniere le mot espagnol paietoquey et ce dernier terme 
est expliqaé dans le Tesaro de las ires lenguas (Genere, 1600) 
par »ane caaaqoe ou saye, on palletoc, une iacqnette/' Enef- 
fet, Tauteor de Vffistaire des Jbdolivadiies (man. 24 (2), foK 
102 r""} dit en parknt d'nn meonier: jjjcL&J o^^ y^3 ^^ 
))portait des jaqoettes." 



Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 

On sait que Ie chapeau était autrefois inconnu auz Husul- 
mans; ils ont donc ëté obligés d'empranter un mot, pour de- 
signer oet olijet, è une des langues européennes , et les Hagre- 
bint ont adoptë le mot espagnol s^mbrero. G'est oe qu' attesie 
Host (Ifackriükten vm MarokoSy pag. 114), mais il parait, par 
la liste des Tétements des Hagrebins, donnée par Dombay 
(Cframm. ling. M€tmro-Jr<A.y pag. 82), que Ie peuple a oor- 
rompu 'stmérero en y^vL^* 



Digitized by 



Google 



4U^ 2S1 

Dans Phittoiïette d'Aboa-l*basan Ie boufibo, hbtoriette ^i 
ne se trouTe qae dans 1'édition de Habicht des Jftlle ei une 
SuUê (comparez H. Lane^ Tke TAou$tmd ond ofie IfigAis^ torn. 
n, pag. 366), et dont Ie siqet a une grande analogie avec ce- 
loi de l'introduction do Tawtitg of He Skrew de Shakspeare, 
etarec cdni du Mrtli$ Lcuwen de Langend$k| on trouve Ie 
passage soitant, dëji oitë par IL Freytag: dJ^JUJI lü |mXU 

P) ijiyu^Jf jLS^da (Tom. IV, pag. 367), 

M. Lane (torn* U, pag. 357) traduit ici : une paire de sou- 
lierê (a pair qf ehoes). Comme 1'bistorien Elr-Ishaki raconte, 
•oi?ant M. Lane, une anecdote semblable, il serait important 
de savoir s'il emploie ici Ie méme mot ou bien on autre qui nous 
explique Ie mot dUL^* H. Fleiscber {de glosM BabicAitanüj 
pa^. 92) a trouvé, dans un glossaire copte-arabe, Ie mot 
fioi;rCaxnf traduit par dU^* Or fiovr^oauv n'est autre que Ie 
mot persan swi, boite ou boêHne^ en arabe ^)^ (^}* Je n'ai 
jamais rencontre Ie mot ^^^j^ % i^- ailleurs. 



(') Sais «giM de FAccoMtify aeloo Tanübt Tolgaire. 

C) Vojes sar eet enphémisae , H. Fleiicher, d$ gloêtit ffMckt i am iê i pag. at. 
C) On te nppeUera , ^'ea Igyplc on prooenfce Ie ^ eo«Me Ie g fran^ de- 
nit oy 9 et u. 



Digitized by 



Google 



232 lOU 

IXli, lll&, lUL$ 

Le mot lüu4 forroe au pluriel JU^ , ce qo'il tani ajouter 
au Dicüonnaire. 

On a déjè tu plus haut, au mot (>0 9 que la ^i^^tr est la 
i(>y^} et que ce qui la distingue de ce deruier yétement, c'est 
qu'on a tissé quelque chose (quelque ornement) dans la lisiére 
de la S(>^9 ce qui n'est pas le cas peur la JSX^. Ce yétemeot 
ëtait, comme on l'a yu (ibid.)^ en usage du temps du Prophete, 
et un Yoyageur arabe du XIP siède de notre ère, Ibn-Djobair 
(voyez au mot RS^) compte la lüu^ parmi les yétements des 
Bédouins. G'est dans ce passage qu'on trouYe le pluriel J^ (^). 

(*) Selon lea leucographes arabes ^ ^ t '^- et RJUdAjO déagnent aoe sorte de 
lUuJaS 9 maïs ellea en différent en ce qn'elles ne sont pas si larges. Le mot &AjJi5 , 
désigne nne couveriure de Ut, Harmol (DMcripeion de Affrica^ torn. 11, fol. 4, 
cel. 2) (Ut, dans la descriptioo de Héha, la proTince la plas ocddentale da rojraow 
de Haroc : »Les liu ordinaires des jffinclpaax consistent en ces alcatiffu f elocs, que 
»noas ^yons apporter de TAfriqae; ils les donblent plnsiean fois, et se servent d'une 
«d'elles, qui est longne, comme de coavertare de dessus." Dans les Voyaget d'Ibn- 
Batoatah (man. fol. 277 r») on tiooTe: iXJLfi ^ gS'S^^^ ^^4^1 ^JiSltlffW 
<^(>15n »Les coavertores excellentes qii*ils étendent qnand ils donnent." U déi^ 
également one sorte de tapis, car Taateor de la Missüm Histerial de MarrMeet 
(pag. 60, coL 2) dit que le roi s'assied , dans la salie da conseil , »sar an Upis oa 
•Alcati/a de laine.*' Pedro de Alcala tndait aihonbra (tapis) par &Ax^> Du» 
les Voyagee d'Iho-Batoatali (man. fol. 259 ▼») on lil: ^LjLmO ^I Lü t^tj 
vJé^Jua y^jjJX^ ^^^ y«> ^f^) é^ >^gfJ&^ Ja2l^ g-Juli^ 
^J2d ^JÜUaib »ils noos condaisirent é on jardin , eutoaré d'nn mor de bois; ■■ 
•milieu de ce jardin se troavait ane maison, constraite en bois et dans laqaeile on anit 
«mis des lapis de eoton." 

Mals je ferai observer, a cette occasioD) qne le mot 'ÜuM^ désigne encoie h 
velours. On lit dans les Mille et une Nuits (éd. Macnaghlen , torn. II, psg- l^^)* 



Digitized by 



Google 



IÜnm& — \«^Lüa^ 233 

Ge mot nous raj^Ue Ie termë hébrea nVslD, qui désignait uq 
graad manteau dont les pauvsres se servaient aussi en gaise de 
ooaTerlure pendant la nuit. On ja tO| au mot 8(>0 9 que ce 
demier Têtemeat serrait, et sert eneore, au móme usage. 



Soivant Ie KamouSy ce mot désigne la iU^wo. Voyez ce mot. 



ii)HHS^^ 



Ge mot qui, 8an& doute, est d*origïne étrangère, manque 
éans Ie Dictionnaire. 

Il désigne en Egypte, un pttMalm, de femme ^ qu'on porte 
en guise d'un calefon. Du témps de Pexpédition fran^aise, Ie 
met ^LüüL^ ne désigoait qu'une «culotte d'Aiver'* de femme, 
taadiaqoe Ie calegon ou la culotte d'été s'appelait (jmUJ. (Yoyez 

&UI3S ^))} ce que H. lane (torn. II, pt^. 804) tndait: a bale qf velvet. En 
«fit, Pedro de Alcala {Voeébulario Espanol Arahigo) rend itrciopelo (yeloan) par 
UxbS. On tioat e dana VBistoirê du Jemen (man. 477, pag. 08): dJ jfA 

>D Qcdonna de loi dooner nn gnuid nombre d'habits, iaxts de Telonn et d'antrea 
»4tolEtt aemblablea." Et plu leis (pag. 65): jbUÜI yjJi AmS iX^st vi yJo\ 
SiMiiUJt VUÜUsaIU uUÜi »I1 ordonna de loi donner nn grand nombre d'babitj, 
ilaiti d'iloffiea de monueline de grande Taleor, et d'étoffes de véloars magaifiqnes." 

I<e Bot RAa r^f a encore nn antre sena qm manque dans Ie Dictionnaire. H déii- 
gM, an rapport de Borckhardt {IVotes on the Bedowins and Wahahye, pag. 80) qni 
Mt ekemhy »an 'sac, ftit de poit de diameaa^ dont les Bédotnnk confittt Ie pis 
>de la lemelle da 'cfaaneao , poor tmpAcfair les petiu de sacer*'* 

30 



Digitized by 



Google 



254 JUsJL^—j^ 

M. Ie €omte ée Cbabrol, dan» Ia Bksotépiüm ée PEgyfte, 
ton. XTIII, pfl^. It2)% Hsis, de bob jaun, ü o^ a (jM te 
mot ^Lo;^ cpii ètm^m te cale^oa ou penthhMi de femfM, 
tandis qoe Ie mot ^LJ «si; ré«er?é a» cs^éiv è» hoBitnw, 
ainsi qu'on peut Ie Yoir , en consultant TouTrage de M. Lane 
[Modem EgypUgns , torn. I, pag. 39, 56, 67, 58), oü on trouYC 
la description 8ui?ante du X^\^4^ * »un cale^on trés-ample, 
»appelé tlAjl^, d'uoe étofife de couleur rayée, sayoir de soie 
)»et coton , OU de mousseline soit peinte, soit brocbée, soit blao- 
»che et unie, s'attache auloup dea banches, soos Ia cbemise, 
»au moyen d'un &^ [voyez au mot &Jö]; les extrémités d'en 
»bas sont repliées et attachées , justement sous les genoux, 
ii^êttet des- eèrdoos; mdis )l est tfoffisaihment long ^ potte dépén- 
»dre jusqu'aux pieds, ou k peu prèa jusqn'è tacre, qoioé 1 
»e8l aMardié de ceMe aiaVHèrei" 

AtF tffppon én iWüH. €^« Nifttcr (ItemiHiw^amf of ApriUi 
lom. I,- pag. 144), ce t^èMnent^st alMsi porté par ki&fcmÉM 
è Beyroütr Gé vèjBge^t'ècvit'ékimêi^k^ el it èxpI%M» c« «wi 
par /oom «t/A|en drawers. 

Bl^ G*^ Fea^et {f^o^og^ en, OrimUy pag. 41) écrit peu oor: 
factteiaat- ehm h Be È mnn^ . -^ 



0-.O r 



Ce mot manque dans te Öictionnaire. " - ' ' "^^ ' 

Dans un ouyrage de Burckhardt {Notes en the Badouins and 

fFakabjis^ pag. 2Bj ou lit que les dames ch^z jes Bédouins 

DporteBl tor k tète ua fichu , appelé shauber ou mekrwne; les 

)>jeunes filles Tont de couleur ro8e> les feainiiear i^étm de o^oleuf 



Digitized by 



Google 



m>m:' C« moi jM écm J^ «km h iiMe 4ot imU aitbes^ 
é b £o do f €dk]0Be< 



6^« 



Ie tTamous {éd. de Calcutta, pag. 441) explique oes mots 
ptnr IjeU^ turban. Ces tennes désigneraient-ils h ihéinc es- 
pêce de coiffure qne celle qui est indiquée par Ie mot jtlAjo? 



j^U&, au pluriel vsi^UtL^ 

fic mot maiifie idUia» Je DioluMDiiire. 

Deox MTimtfl du premier ordr«, Silfwtrt de Sacy (CAreaio^ 
mtaUt arate, ttMi. I, pog. 169) et M. Quati^iaére {EisUire 
é$ mUUms manUowks^ loiöf I, parL 1, pag. 137) onl déjè 
dooné quelqneè détails anr Ie mot ^U^. Seloa ma ^oottuDe^ 
|e De (iterii aucw pBssage, d^& cttó par ces sainota) $aD6 
aTertir Ie leplAur A qui j'cd w» ledevabte. 

Ie raot jlLa déiigfie: /a /weoe cfrfl^e qu^m rmde uuimr 
de U eoMi^ éti turban. On lit dam Nowairi {Eistcdre d^Sgyp- 
k, man. 8 üi, foL 102 r*): ^jjjc^ ^U.<> (jitA> |mJu »il prit 
«ooKime torbao un mim$eh vieux et etifumé." Et les mémee 
mots se tmuveot dans Makriii {EtUoire de$ sulimiê «ww/otiiU, 
torn. I, part, 2, pag. 6ë). AiUeors (man. 18 B, (d. 135 r»): 

^>JSi> SLaifAf f^j jiUfc^ ü*^) &J^>ii^ 0*^) ^y^ü v5i4XJüo 
iai^AbU xütiAuiH ^t^ ^1^ B(>U JL0 8^9^^* U ^t dooc ques- 
tioD ici d'uiie »calotte de soie, brochée d^or, et d'un sckoMch 

wayé." Plus loin (maa. 19 B, foL 136 v°): ^yj\ ^ ^^ 

Hj^\ ^^/L-AJI 84>U J^ jfcUJI^ iüf^l^ Ra^JLm^I iuAifl^L 

30* 



Digitized by 



Google 



236 gftU 

Ge Naïb Dse promena è cheral, et ses oompagnoiia ëtaieot re- 
»Yétus k cette occasion de kabd» k Ia fa^on nmsulmane, de 
«calottes et de schdschs^ sdon la coutume de ceuz dont se 
Dcomposait rarméé égyptienne." On lit dana les MiUe ei wie 
Nuits (éd. Macnag^hten, tom. I, pag. 159): ^OJt ^Ju d^U 

ff ^tA 1^- L^lj^ »Alor8 Bedr-ed-din-Hasan prit Ie morceau de 
» papier , Ie plia et Ie cousit dans sa calotte, entre la doo- 
)>blure et Vétoffe elle-méme, et il roula son sekéUeh aotoor de 
»la calotte/' (Dans ce passage il faut nécessairement ajoater 
aüU^L& ^ après L^Iia^. ; cette correedon est rendue encore 
plus probable par Ie redt du méme fait dans 1'édition de Ha- 
bicbt, torn. II, pag. 29, ligne S). Ailleurs (éd. Macn., toni. I, 
pag. 165): jiLjbJf^ jt^wlaJI «JU ^\ij »I1 portait Ie to^ 
T^bmscA (bonnet y ealotie) et Ie êchdseA." Dans TéditioQ de Ht- 
bicht (torn. II, pag. 44): ^jjS^ iL&Üb auJU^ »I1 poruit sou 
»scAdsck qui avait deux bouts p^adants.'^ Plus bas (éd. HabidU, 
torn. II, pag. 44): ^]}^: ^jL&t» Et enfin (éd. Hacnaghtenl torn. 
I, pag. 171): ^J^\ J^ I-^&Itj i^U mXs^ »I1 Ata son schdsck 
Det la posa sur Ie korst" (c'est-i-dire sur la cimse, qui sert 
uniquement k y poser Ie turban*, comparez au mot &eU^). Dans 
une bistoriette arabe (apud Gaussin de Perceral , Cframnuitire 
arabe vulgaire^ pag. 9 du texie arabe): 8»^IL^ (j»U^v3» ^fiJb\ 

»Hakim acbeta un cornet de kcddweh et il Ie pla^a dans son 

»turban; alors Ie khalife vit Ie cornet de Aaldwek 

»dans Ie sckdscA de Hakim." Dans Touvrage, intitulë J Be- 
lalion of a Jotimey begun Jn: Dom: 1410 (pag. 63): i>Sha' 
yyshes sont de longues serviettes de calicoti qu'on roule auteur 



Digitized by 



Google 



Bde la téte." Dandini {Fwfage du MmU Libany pag. 44, 46) | 
dit des babitants de Tripoli de Syrië: »Et ik mettent au tour' 
»[de la &ASU0] fort propremeot one bngoe et fine toile de 
i>ooton Manche, qu'ils appelleot Ses^a^ dont ik font un Tnr- 
>ban grand on petit selon k qualité des personnes. Geux qui 
j»8(mt an dessos des antres, on par la naissance on par la di- 
»gDité, Ie portent plus gros, et il y en a qni Ie portent d'une 
»gro6seiir ezcessiTO." On trouve dans Ie JourmU des Fcyaget 
ie Mcneieur de Monetmgs {torn. I, pag. 381): les Schórifr 
^portent la eeeee lerte/' Dans Ie Fa}fage de la Terre^Sainie 
de M. J. D. P.: j»La tooque de velours ronge et la seiffe bkn- 
»ehe, qui n'est permise qu'auz Habometans et deffendue k 
»toos les Gbrestiens, si elle n'est meslëe de quelque autre 
loonlear." (G'est sans donte nne £aute d'impression pour 
$eii9e). Tavemier {Fogagetj torn. I| pag. 630) (^) dit des Per- 
sans: uLenr Seeee on toque, que nous appellons Turban, est 
Bfrite d'une piece d'étofe de soye fine m&ée d'or et d'argent, 
»et est è peu prés de fiMine d'une de nos grosses citrouilles 
i>roDdes. Le dessus est nn peu pkt, et c'est oü un bout de 
»r^fe garny de fleurs d'or ou d'argent yient finir par une 
oespece de bouquet. Ces toques sont fort pesantes, sur tout 
«cdles oA il y a un peu de soye , et qui ne sont presque qu'or 
»et argent. Les moindres de ces demieres yalent bien deux 
»cens écus, et il y en a sur la teste du Roy et des Grands Sei* 
»gneurs qui vont A quatre ou cinq eens. On yerra rarement un 



(') Ge paiMge a déja été cité par M. Quatremin , loco iaudato^ si tootefois ce 
ttvant a le méme paaiage en vae. 11 dte tom. I, pag. S99 poar EaawLm* Le pas- 
sage qu'on Ut dans le texte , se rapporte, sans ancon donte, an ^Lm et non pas 4 



Digitized by 



Google 



238 ^U 

)>Offici«r ooosülépaUe qui ne porie i sa toque quelqoes pim*- 
nretita." Süoa \%i Foj/ages en JEHrupe^ J$ie et Afriqm (IUmd. 
ti pAg^ lU) par de U Hotrajey ob ttouTe: »iSe^«e, [Héoe de 
»ai»tiflaeluie ^ loUe de Goton, doat les OrieDtoiu entoareot 
»leuf bonnet» qui eiwi eptcmré 0'appeUe en up mot Tuibtnd 
»>[(|alf$]t OU TuRbeii y 0e)on notre proneacktioo/' OaoA Ia JDe- 
êeriptim d$ PJrmbie de Ifusbiihr {Me$cknjving van ^raUë^ 
P^flr* ^^) (^)* ^^ antoureat cette muUHude dd boanete d'ttoe 
ygreode pièce de moosseliae , noomée MtfcA, qui est ornóe 
tauz deis houfts de franges de «ote et mèoie d*OF^ et ^'ik 
)^lak«eiit peodre sor Ie doa, entre les ópaulea." Eu eilet^ Ie mol 
JiXjto se troufe «D oe seos dans VBi$Udre du Jémm^ (voyes 
II. Rutg^y ffisk>ria JemêmoB^ pag. 169). 

Comme donc Ie mot j^Ub sert è désigDer la piëce dkUsfft 
qul'tniaure Ifi.oaloUej cu les caloiUs^ on ne s'étonnera pfis 
si on Ut que eet obj^ sert enoore è d'autres usages, (Il ea mi 
de' n^ème dn turhen o\x JUU4). Daos r/Ttstfo^^ d'MffUflte de 
IfóWairi (man^^S^n^ foL 87 i^)on tro^ve: ftJlp^Ldb^ ëySXÉi 

ÜJbJU^ (JJU^' jJI (;>4^(^ «M^ ^y^^y rV ^^ ^^^ rétrao- 
vglérent a?ec un scbdsck qu'U portait, ou, auiiant d'autres, 
niafèc une oonde, et ils Ie peadirent au moyen de son turban; 
irensnite ils fireat semblant qn*il s'ëtait ótranglé soi-n^ème." 
Dans oe pauage Ie terae jMjö est, comme on toit, Téquiva- 
lent de LtUe* 

Le pluriel vc^L^L^ se trouye dans tun vers rapporté par 
Soyouti {apud Silvestre de Sacy, Chrestomalhie arabe^ torn. I, 
pag. 146), et je lis dans Uakrizi [DescripHon de l^EgyplCj 
tom. Il, man. 372, pag. 351): v::^L&UJt \ym^. 

(*) Ce passage a d<ija élé cilé par de Sacy cl par M. Qaatremèrf. 



Digitized 



iby Google 



Meid aDcienneroent )è tnot jtU^ dèrigDait * encore quelqm 
aotre Aö9e. Cétait, ccmtnt Mi Qo^trétBère (/(KX> tmd.) Td prdd^ 
▼é par mi paséa^e du Sohuk de Makriasi: «Um óóiSitte lAxit qj^ 
«les femme» totentèfetit HU Yminéé 7M, èt qal Mbsembfait A 
Dune boflae de chameau. Elle prenait sur Ie front de la femme, 
»et se terminait Tera Ie dos. Qoelques-unes avaient de lon- 
x>guenr environ uoe coudée^ et de hauteur, moins d'un quart 
9de ómdéei" En eÊtt) jèlls ém^ YHéèMtè itJBgypH dlkn- 
tyas (aufca^ 967, pagf. le^ événedienfef dé YAïmée76l):\^^. ^^ 

^iArg-ur ^ aJuu^ ii^4xj \^er^ ^iU3 i^^^ y>JUfj v^jüb 

»Au iioA^ dé Redjeb (dé Fafihée 787) Un éftéa«ta^edt éfréngpe etft 
viteu. Une» fevifmie piemeivit ea songe Ie PitfpKètè cjpoi Tui 9if i 
»Alki dir^ wi fbtomèsV^'eUcJs ebyhteirt ^éMMifr Ae ^ Mf é^ 
wfkr én Btfêêsék: Of ta «sMi^.ëteit uné cm'ffb)^ ^cf 'les feiteiMS 
»«fai0nl {«do|kÜé ^oéi^dAneiU ^; BMe te^séttililah % la 'bMü^ 
i>du chameau; sa longueur était d'environ une cottd4e)^'<éd 
DftMIiténr : d'faof^rt •^"tüéè^ï- tM femriië» l'd^tiAléAt (l%r , 
i>4ei^rfarl<»>' W de :vP; : ?.?/v.(«)} Bè )aéfl»WWiÉWÉi,-^«llèi 
i^lNtot«i'éh[it> üBé <Lödy«ifu«^ (lés ^1^^ • • * ^' 

Le mot y&L&, pris dans Ie aens de fihce d*ékffk qièC '^ 
■ 't. ,f ,>'1 i\u ^- '' ;* •''> i'"^ fd'/pji.K j:.; '-: /ai>') -' .' " </ 1 s.T 

SiWestre de 3acY, Chretiomnthie arabê, toau I, pag. 42. 

(^) Le mot (il^ m'eft ioconna jnsqo'a présent. Faadrait-il j substitaer ^IaA/I 
H f^OftifltV-il'alMr» titdiiiMr iêk' é mn mm i t^ tm éi^prièrw 4t kttéiê? il^c» i»*«rt ^^one 
Goojêctore, A la^iMiUrJê i^^Mta^ mét^wéim aécnv fHk. '» ' .^.u; .1, . 



Digitized by 



Google 



240 yftU - fcbiU 

tm$re la caloiie du turban ^ était en usage, oonune on neet 
de Ie Toir, en Arabie, en Syrië, en Egypte et en Perseu G'est 
de ce terme que les Anglais ont formé leur mot mM qu'ils 
emploient ponr designer une éckarpcy tme ceitUurt (^)* 






Obligés, presque k chaque pas, d'accu^er Ie Diotionnatre d'éCre 
inconiplet, il n'est qoe juste de dire qne Ie mot g^ aX /^. s'y 
trouve deux ibis. La {H^emière fois, H. Freytag (torn. ll,pag. 
419, col. 2) l*a plaoé, dans Ie seps de caUdte^ sous la raeine 
Cftyi, et la seconde fois (torn. II, pag. 464, col. 2) è sa Té- 
ritable place , sous la raeine j&^ 9 comme désignant la nmts^ 
êeline. A la première raeine personne n'irait chercber oe terme, 
et, en vérité, c'est par erreur qu'il s'y trouve; tar ua j^u de 
mots, dans un ver^, rapporté par Soyouti {ap. de9&cy, Chret^ 
iomaikie arabe^ tom. I, pag. 145), sur les moU g*. j;^ •%^ et 
va^ÜbÜbf et en outre la fbrme j^lig^, prauTent érideaunent 
qu'un Arabe placerait les mots j&Lï et S^Ub sous .la ra- 
eine jSyA» 

Sihestre de Sacy {CkreskmoMe arabe, tom. I, pag. IM) 
et H. Qoati^epii^e {Süioire des euUane mamUmhs ,^ U^m. I, 
part. 1, pag. 137} ont déjA j^plé d^ oe terme, en. explifnant^ 
Ie mot gèUu, 

Le mot SxALA dësigne au Hagreb, et désignait en Egypte: 
la caloiie qu'on pose eur la tëfe^ el auiöur de laquette en 
rcÊde la pihce détoffe peur f armer de ceiie maniere le iurban. 



(*) Johnaon (lèicHmiKmf «/ ihé JEngUêkkmguekgt) iérite ce ivot dft mbe ftu* 
9aii iiavotr, io km^Wy a êa$k woni btta^ 9k^mnk «f ^UutaoliMi**!.!! 



Digitized by 



Google 



8.(>,AU 241 

On Ikchu» roDVra^da foyageur magrebin Ibn-Batoutah (man. 
ëe M. de Gayangoa^ fd- 36 t*»): JLjljüI* <5jL->i>b s^v^ 
^^k^ &u&L^ suJt^ JJ, r4^> ^^^U^ v::Ji2^ ^^X^ Cji^Lyó 
iL^LJ luJL^ ^^y^^ ^''^ ^ fkppèrent aTec leors mains et ayec 
»lear8 aandales è coups redoublés, jusqu'è ce que son turban 
^ otombét è terre; alors on Tit sur sa téte une schi^chSyah en 
98oie, et ib prirent en mauvaise part qu'il la portAt de cette 
•étoffe." Ailleurs (fol. 189 t»): JlT^t^ JLft a^do ^jjl^ i>UïJÜfj 
8 g .h ^ ^ «k»^ ^^ &üftJüo &A^L& i^^Jüo (X^(^ »Les MoAI&t 
i>préoédèrent Ie ruMb ai nokéba k Dehli, et cbacun d'eux 
i>portait une Be/kdêckij/ajk ornée d'or sur la téte, et une cein^ 
»tarc A Tendroit des reina." Plu» bas (fol* 191 f): ^j^ i t rin 
auM>t> Jb^ \JT^^ 1^4^ (X^f^ cM^ iJCJU^^ <^<XAAft ^Ou 
yJ^^b L(JU£M |»4.<na.ij ^^6 SJÜUUo iJxy^^ jLft^ w^d fix^Ut 
»8es eaclaTes te préoèdent; sur la tète de cbacun de oeux-ci 
^se trouve une schdêehiyah d'(ur, et ils portent aussi des oein- 
ntnres d'or; quelquesHunes de ceUeB*^ci sont omées de pierre- 
uries." Et enfin (fol. 224 r*): \jfi\d^\ au^LJ ^ ^V* /^ 
^•4^b Sjli0«j» »dix êchdseUyahs du nombre de cdles qu'il por- 
»tait lui-méme habitudlement, et dont Tuae ëtait oméa de pier- 
»reries." Dapper {Naiukeurige BeschryviHge der jifrikaen$oke 
gewesten^ pag^. 241 , coL 1) dit, qu'un des senriteurs des am*- 
bassadenrs do roi de Haróc, Davait sur la téte un bonnet en 
nlaine rouge, un peu élcTé, et nommé Bieistya." Le cama<- 
rade de ce serviteur portait la méme espèce de bonnet (téstf.). 
Diego de Torres (Belatton des Chérifs^ pag. 86) dit des ha- 
bitants de Maroc: nAu lieu de cbapeaux, ik portent des bon- 
«nets rouges d'escarlate de Toléde^ et des coiffes" [4^^» &oU^]- 
Et Mannol (Descrtpeion de Jjffrica^ torn, II, fol. 102, col. 3), 

31 



Digitized by 



Google 



242 lLk^L& 

des habitants de Fez: »Leurs toques (ioeoih*) coDsistent en des 
Dbonnets d'écarlate, >semblables k ceux-que traosporteot les 
»inarchand8 espagnols, pour les yeadre/' Hannol ajoutequ'il 
o y a que peu de personoes qui roulent uue pièce d'étoffe autour 
de ce bonnet; cette assertion est confirmée par Ie témoignsge 
de Host. (Voyez au mot ju^). En effet , au Hagreb on se eoa- 
tentait généralement du bonnet lui seul, conune en Espagne, 
o& la MJJ^u& s'appelait ïXsii. (Voyez oe mot). Au -rapport 
de Host {Nachrichten ven Marokos^ pag. 114) (^): »Une par- 
))tie des hommes mariés ne portent qu'un bonnet de laine rouge, 
»appelé Sesia JU»J^ ; ce bonnet a ohez les Mores un e£Eet si 
» particulier, que dans Ie cas qu'un Ghrétien ou un Juif eo 
»posftt un sur la téte, et ne TótAt pas, quand un More en ))or- 
Dterait un, ik regarderaient cette action comme uneulédara- 
»tion d'avoir adoptë la religion de Mahomet, et il ne poumit 
»presque pas se tirer d'afEaire." 

Quant k i'Egypte» ce mot se trouve souvent dans les auteurs 
de ce pays, tels que Makrizi, et il se trouve employé aiusi 
fréquemment dans les Mille et une Nuils. Mak je ne compreods 
pas du tout comment Siivestre de Sacy [loco laudaki) peut 
dire: »Dans notre texte, je pense que g^L^Af signifie la pièce i» 
y^mouêselinej et dans Tusage méme, en Egypte, ce mot est Ie 
»nom qu'on donne è la mousseliae." Je suk eztrèmement fiché 
d'étre dans la nécessité de devoir dire , qu'il y a jci tant d'er- 
reurs que de mots. Le texte (torn. I, pag. 67 du texte arabe) 
porte: SLoU^ ^xkj Ki^AJuo fcu&U^ I^Uö. s^^j |^S1J.I ;I^» 
ce que de Sacy traduit très-bien (pag. 109): wpour lui il sor- 
*tait mont^ sur son &ne et n'ayant sur la téte qu'unjpetit boa- 

(^) Ce piinge a déjé été cité par de Sacj et par M. Qnairemère. 



Digitized by 



Google 



SjJbl& 243 

tonet décöurert et sans turban.^^ Le mot aU^L^, du reste, ne 
signi&e jamais la motuêeltnejcomme de Sacy Passure, sans 
preuve aucune, et comme M. Freyta^ Ta admis assez tëmé- 
rairement; ce sont les mots ^[j& et v:^L&U^ qui ODt ce seos, 
comme IL Quatremère (loco laud.) Va prouvé. Mais ce qa'ajoute 
de Sacy: oLes boonets roug^es de Tunis, qu'on imite eu Fraoce, 
net particulièrement è Orlëans , sont connus en Egypte sous le 
»nom de y&^^, pluriel gjijut J^/^ est exactement conforme i 
la Yéiïtë, car de nos jours le mot Ex^L^ semble étre inoonnu 
en Egypte, et on nomme è présent la méme éoiffure ^yjJo* 

A Siwab , ce mot semble se prononcer &^L^, car Hornemann 
{TttgehticA seiner Beiee von Cairo noch Murvmky pag. 22, 
24) écrit tsehaiwK^t^ et il dit que c'est un bonnet en laine 
rouge, 00 en coton blanc. 

A Alger ce mot arait encore un autre sens; il y d^ignait: 
uh hamnei de fenénie. Diego de Haedo [TepogrojMa iis- Ar^ 
gdj fol. 27, col. 4) rapporte que les femmes de cetïe ville 
portent sur la &j»U^ trois espèces de coiffures: 3^ nQuand elles 
«assistent aui fótes et aux noces, elles portent aussi sur la téte, 
»surtootquand dlessónt riches, un bëret rond, feit soit de brocart, 
Dsoit d'nne étoffe de satin ou de damas, brochée magnifiquement 
»d'w. Gette ëto£fe est très-dure et gamie de doublures au de- 
»dans. Elles nomment ce bëret sisna (^), et plosieun femmes 

(*) Pedro de Alcala (Vocahulario Espamol AraUgo) rend aossi presqiu conrtaat- 
■icnt le S:L par i^ et il écrh conme Daego de Haedo: bwête Xitsia^ Xavtmif 
c'eil-i-4ire ExwUfe > ao plarlel ^d&I^Jw* Plqsiean noms propres de TiUes espagoo- 
les s'écrivent en espagnol «yec le é, et «i> arabe avcc le 15— • Ainsi Xeres a'appelle 
en arabe y&J wm \ Albaoete ia^Mj^\ ) Aledo io-^} etc. Le mot hilleie forme eo 
arabe ^n^r^^ (yoyez mon HUtoria Ahbadidarum , tom. I, pag. 20). Il parait donc 
^ue les Arabes d'£5pagne n*aient point distïngué le son è du son »• 

31 * 



Digitized by 



Google 



244 LaU -- ÏJjJc 

»rornent 4'uDe foule de biJQux et de pierrerieS| ie plqeq^'el- 

»les peuvent/' 



0^ • 



€roUpa a noié sur 1'aMtoritë de Maroufii qw ^ 4»ot dé* 
sigoe un peht Jurkan* Il p^ratt d(Hic que o'eat vn «aA49cA 
couri, qxki n^ tourne qi;^ p^u de fbia autour de la tèfe* 



JU 

Ge mot iqaiMiue dans Ie Dictionnaire. 

G'eat Ie terme persao JU ciSle^ qai a pasaé daiifl pti^ievrs 
;ues de l'Europe. On lit dans V£$im de 9I^ Ie oomte d^ 
Ghabrol (dam ia DeMcfiptian de fJSgyjm^ tpiD. XVIII, paj* 
108): vJU Longue piéoe d^ jnousseline ou de ti^su de laia^ 
»qae 1'oa plisse et toqri^e {4usieurs fois autour dp tuf^oièek 
»Le8 riobea ont ce cb&le ea cache{aiFe#" 

On trottve dans un ouvrage de BurcUiardt {JVi^i^ m ihe 
Bedmtinê ond^WahtAys^ pag» 28) que touteft les dames de la 
tribune Kawidila, portent sur la tóte ode^fiohus de spie ofiM^ 
vqui ont .deux auaes earr^, et^qu'-on nonune sAdl^iid^; QO^i^ 
irfafarique è'Samas/! Je pease que ^idh Aa# »l ^\S JU 



»:.-.. 



G'est, sui?ant Ie Kamoa» (éd. de Galcutta , pag. 185), la ml- 
haf ah ^ ou bien une sorte d'étoflfe (ou de vêtemènt), qui viepl 



Digitized by 



Google 



Sj^— yjuc 245 

du Jemen, (IjUj v^ ^I tt^A^tf) Je peme que ce vétesieDt 
était k raies. 



UaiLs rëdiüon de OaLcutta dii Eawms (pag. 380), oa terme 
•e troave «aiptiquë . paf Jwtfxjt Je trooTtëgdemenC oe mot 
aTeC'le ^ dant les maDOscritsde Leyde n^" 375 et. n* 37. Mals 
Ie mpmiserit'de &u.B|« tan der Palm, acquis réoemmeiit par 
la Bibliotbèque deLeyde, et portant maintenaiit: Ie numero 1681 , 
offre Ja^suit Avec Ie ^. Si ceci est la véritable lefoa, Ie 
mot (>.4X>« désigoe: tiita oourie chêmise de femme. 



Yoioi C6 ctu^OD Kt dané Touvrage de Djcfuhari (tem. I, fol. 
3W ?♦): SJU^^iX-ö vwti Ji"JuUJI ^J^ iU-4^ J^ /.A*-fi üö^ 

»Le mot Jjud désig^ne une petite chemise qfai toaobe la peau. 
»Le proverbe dit: quiconque porte un siddr est une tante: 
»c'est-è-dire, qu'il convieat k l'bomme de prendre Ie méme 
Dsoin pour consenrer la ehasteté d'ane femme quelconque, que 
»pour conserver la chaateté 4é odles doot se «dmpose son pro- 
)»pre AoTfffi/' Ge proverbe se tpouYe atissi dan» Meidani (ëd. 
Freytilgf' \iom* II| pag. 310)i oA oa peut lire la 4iroonstai}oe, 'è 



(*) Afin qa*on ne pense pas, que j'aarais du placer ici Ie mot <>! JL^^ je ferai 
okiervei q[«e «e mot déiigne un téthau^ et non pas un wnU, coniine Ie nictionnaice 
pènrraft Ie fyre'crdke. Le K^mbv9'{U! ét CakmtU, "pa^. 886) èk: V^xSJx^of Le 



Digitized by 



Google 



246 y Juo — &j^^ 

laqoelle il doit son orip'ne. U paratt par ce proYcrbe, que 
ie y\(X^ ^tait UD yétement adopté autrefois par toutes les fem- 
mes saos exceptioD. Le Kamous (ëd. de Galcutta, pag. 576) 
. explique le mot^|jL,ö ainsi: ^^ijü «JU*«f^ SjOaJI^ sJLU wy 
CiLaJt »G'est un babit dont la partie d'en baut ressemble k la 
nmiknaah^ et dont la partie d'ea bas couvre la poitriiie.'' Te- 
brizi, (Comméniaire 9ur la MamasaA, pag. 801), déjè cité par 
M. Freytag, s'accorde ploa avec Ie X^amoM qu'arec Djeuhari. 
Il dit qae^cX^ esjt: ^JuaJ| kJui (góJt wyÜI »Pbabit qui va 
»jusqo'a la poitrine.-^' 



Les explications de Djeuhari (tom. I, fol. 316 v*) et de Fi- 
rouzabadi (ITamouSj ëd. de Galcutta, pag. '576) sont bien peu 
salisfaisantes. Lè premier dit: JijJi? ^dt S^Juiili et le se- 
cond 1'explique par wySrt. Je pense qu'il désigAe une veste^ 
comme les mots Sj^Jc^^ et ^04X^0, sur lesquels doos alloos 
doDoer des dëtail^^ 



ilkJl^ OU x^^Jup 

Ge mot manque^' dans le Dictionnaire. 
i On trouve daos ka Mémmreê de d'Artieux (tom. T, pag. 
28a, 283): »Le rertè de rhabillemeüt des Turcsd'Alger, con- 
wsiste en une camisoUe sans manches qu'ils appellent Sadde- 
v>rt€. Elle n'a aucune ouverture par devant ni par derrière, 
«mais seulement trois trous, un pour passer la téte, et deux 
.)>pour les bras. lU passent d'abord les mains dans les deux 



Digitized by 



Google 



»trou8, et ^éTant doucemeot les bras, la camisoUe descend in- 
»sensiblemeiit, et Ia tète se trouve passée par Ie tron da mi* 
»lieu , et la oamisolle cou?re Ie corps fort juste/' Dans Ie voyage 
du capitaine Lyon {Travels in Jförtkem Africa^ pag. 6) nSi^ 
»drea. G'est un gilet qui va jaste au corps, qoi n'est pas ouvert 
)>par derant, et qui n'a qoe des trous poar y passer la tète et 
»les bras." Get habit est portë par la plupart des habitants de 
Tripoli en Afrique. Le major Denham {Fcyages dans Ie Nord 
de VJfriquey torn. I, pag. 27) parle d'une ^sidirta de soie/' 
portee sous le g^Jb. Ganes {Diccionario^ tom» II, pag. 340, au 
mot juêtillo) dit que xj>Jud est un Tètement de dessous, qui va 
juste au corps et qui n'a pas de manches. Dombay [Gramm. 
ling. Miiuro-Arab.y pag. 62) traduit interula par &4)0^ 
OU Sj^iLf. 

Get habit était aussi portë* è Halte, et de nos jours encore 
les paysannes de cette 11e portent un gilet sans manches, qu'el* 
les noroment sidria. (Voyez M . 6; Fesquet, Foyage en Oriënt^ 
pag. 6, et Yassalli, Lexicon Mliiense^ col. 610), » 



60^9 



Ge mot manque dans le Dictionnaire. 

Dans \Essai de M. Ie comte de Ghabrol {Description de 
l' Egypte y tom. XVIII, pag. 108) on lit: »^^JLi Petit corset 
»sans manches." Dans 1'ouvrage de M. Lane {Modem Egyp- 
iiansy tom. I, pag. 39): »Sur la chemise, plusieurs personnés 
»portent en hiver, ou en général quand il fait froid, un ^ J J^ 
»c'est-&-dire une courte yeste sans manches, en drap, ou en 
»8oie et coton k raies de couleur." Je ne doute point que ce 



Digitized by 



Google 



248 ^^4X^ — ^y^ 

ne soit de ce véleroent que parle Pocoeke (M^^kr^inng cmm 
Aei Ooëien^ tom^ I, paff. 327), qoand il dit:. j»Le ftotume 
ytixxTC i}) èe oompose d'abord d^uoeefpèoe de M«ntóaa coort, 
»saii8 mancbeS) fait de fdlaine, ou de.toileu Qudqdafoif eet 
nbabit n'est pas ouvert sur le-^raol^ mats aitadié sur Ie 
wcöté." Yoyez la £i^ de ce ▼étement dans Tounnge de Po- 
coeke, torn. I, PL LX VIII, L. 



e, - 2-"« - 

Le Kam€U8 (éd. de Galcutia, pag. 1051) explique Ie mot 
gÜLo par j^jJf ^^ ^L4-il ^ &*^^ _ -, — ^f^l 
iM^yci^* Ibn DjiiiDi (Commeniaire sur les poéHes de Müttr 
nahbi^ man. 126, pag. 103) prend le mot eüLo dans la secpade 
des deux acceptions, mentionnées par le Katmms^ Il désigne 
donc le voile appelé >^^9 et cLLio désigne encore, de méme 
que l^Mjtyc^ une pièce d'éboffe que protégé le Yoile, appelé kU^ 
^contre Thuile dont la femme se parfume la téte. G*est donc une 
sorte de &ü»lJb. 

Au rapport de Makrizi (Descrtpiion de F Egypte^ tom. Il) 



(*) Ceü-é-dire, ^ Tarct an Qün, adoplé, k pci d'exceptiont pril, par Itf Aitbei 
de la haate ckme de cette ville. 

(1) Soiyant Host (NaehrichUn von Marokos, pag. 110) le mot. Sualf uaJU^} 
qai manqae dans le Dictionnaire , désignerait uns sorte d^omement d$ iêtê , une tortt 
dé coiffure, ressemklant a celle qa'on appelle Sbtyft* Afin ^*oo ne pense pas qnt 
ce moC désigne réellenent une espèce de coiffure, je citerki le passage snivaDt de 
Diego de Haedo {Tepograpkia de Argél^ fol. &7, col. 4), qai boos pronre qüe les 



Digitized by 



Google 



^yo — ^Lda 249 

man. 372, p. 350, 351), Ie aoltan, les emirs etlea soldats por* 
taient, soos la dyoastie turque(circassieDne)9Sur Ie habd: i^yo 

c^6f Jü^* sJ^ J^JüUo aui »de. grandes gibecières en cair 
ude Balgari6,.dont cbacune canlenait pias d'anë demi urat* 
DJoA (2) de graim Dans chacaoe était enfonoé uot mouchoir qui 
oayait trois ooadées de longueur." Ce passage, déjè cité par 
I. Quatremère {Bist. des sult. maml,^ t. II, part. 1, p. 162), 
Bous offre Ie pluriel ^^3Jt«-o qu'il faut ajouter au Dictionnaire. 
Toyez au reste la n(^e de M. Quatremère, d'oü ii résulte que 
Ie mot {^yo désigjoait une pocAe de cuir^ que Vm portait a 
la mnture du céié droti. — ^ Il paratt par plusieura passages des 
Müie et une NuiU^ que Tou serrait aussi Ia bourse.daosJe ^«^• 



mL^ 



Ge mot manque daus Ie Dictionnaire. 

Au rapport.de Host {NachticlUen von MarohoSi pag. 115), 



fOMel^ineDU de Hött sont inexacts. On y lit: JiTontes, en général, ont U coatome 
iit conper, afec un rasoir, tous Ie« clieveax qni se tröuyent aaiottr du cou et da 
iderrière de la téte, oü la albanega [Xiijb] ne peat Tenir, et de coaper aiust 
>one partie des cheyeax da front: de maniere qa*aax deax cótés de la téte, eUes 
Mient des touffes de cheveax pergnées avec soin, qni tombent sar Ia poitrine; elles 
•Us BommcDt wal/ê** (y Itaman utoa eopeteê süalfb). Pedro de Alcala (Vocalulario 
B*pfmol Arahigo) exjpliqne de méme eolêia (cbeveox de derrière} par s^UjJc ao 

plviel K__AJty-?- Calles (GramaHca, pag. 178) écrit uoJLim, aa plariel uoJimv) 
et il expliqoe ce mot par guedejat de eabellos , tresses de cheveux. 

C) La waibah est tine mesare de blé, actaellement la sixième partie d^an ardebb: 
cehii^ci Taat cin^ boisseaax anglais. (Yoyez M. lane, Medem Egyptian»^ tom. II, 

W- 417K . . 

32 



Digitized by 



Google 



on porfe 4 Mbxvc anr Ie coftan soit une ëdiarpe de soie ^k^r 
nsoit une ModAétna R4jéjo^ <^e8t*4'-dire: une ceinture en coir 
»et garnie d'uiie boude; les courtisaos k portent comme or- 
»iiement; Toyez Vi. W, fig. j; mak k la plofkart des pereoo- 
)iiie6 elie est indispeiiitible, paree qii'<m tetroosse fes babits au 
vmoTim de «ede eeiatvre, et saaa elle^ eeur-^ embarrasie* 
»raient/' Ob yoit par la Pknobe qa'on porte on mouehoir 
dana cette ceititQFe^ 

Ge mot est sana doote d\>rigiiae arabe, et je penae que e'est 
Ie fémivim du particvpé ac^f de Ia troiaiéHie forme do verbe 
Iv^; j^ Mtppose encore, que^Htlst éciit mal A propos ^l^moj tan* 
dis q^iil ptononoe très-bien Modhéma^ car au Magreb Ie 1^ 
se pcoiiOtiiG6 é.' lüoLoi Mgoifiè doBo propremènt reswumrm 
turn <Uiü coniungens^ c'est-è-dire : une ceinture qui feit que Ie» 
deux parties du devant de Tbabit se touchent, ou, si Ton aime 
mieux, la ceinture qui fait que lliabit ample touche Ie corps. 

Bien que cetteconjeoturepiMe^ parattreasseisprobable,jelne 
dois pas piisser'^ous silébee^qüe Bombay {Gramm.Jimg^. Mauro- 
Arab.^ pag. 82) écrit également atMÓjo (sic), et qu'il prononce 
n^^, D expjique ce «lOt par cingulum ex corioy une cein- 
ture de euir. . ' i 



ïl faut dislïnguei' entre Ie tarhousch tel qu'on Ie porie en 
Egypte, et entre celui qui est en usage dans la Syrië et dans 
les cootr^es plu3 orientales. 

SuiYaAt U. Laue (Jfodem Egypiiam^ tom. I» pag. 41) 42)» 
Ie turban se compose actuellemeut, en Egypte, de trois ohjetov 



Digitized by 



Google 



PremièreiDWtf de la petile <alo9e^t «j^tée ^ASUb, eiiiuïla du 
^^Jiy^y qui est im bMoet (oo uDO.c^Ptte) en drap rMge» 
»aUant jastemeat è la t^ ei gamaü aominet 4'une faouppe 
»ée soie bleoe foooée^'' et eofit) (te la loague pièee d'ótofia 
qo'on roule autoor du iénrb&ascA. »Le l«r6aiiaA d'ügypie^'' dk 
M. G. Fesqaet (f^ojfoge aM Oriënt ^ pag4r 182, 1£S) >»«^ la ca- 
i^lotte ronde de laiiie foulée F(Higi&» ternnoée par ua ipl 4e 
aaoie plus 4hi iooim foUrai/' Les dames porteal aissi la tor^ 
bemêtA (H. Laoe^ i^cf., pag* My On Ut dana le9 JUiUe ei uue 
Nui4$ (éd. Haenaghteo, torn* I» pag. 165): L«J^2kJuJk^ ^^^ 
y&ÜÜt^ yfryJkll [^Sl^ »U porlait, oopttoie nous Payons dit, 
»le iarbmtsck et Ie êcAasch (Utrbmm)." (Gomparez IB^ lane, 
TAe Tkouêond and <me NiglUs^ tom. l, pag. 324)^ Datis Zea 
f^Qy€ige9 fameudc du Steur f^tnoeni ie Bhno (lom# U, pag. 
li(9): Les dames au Gaire portent )>uii petit boaoet sur la teiste 
»da 4|uelque ricbe esioffis , an cordoa et un flocoa ail deisua." 
Bam la relation de Pocodce (Beêokryinmg 9Mn Mi Oeeien^ ton. 
I, pag. 326): »Le bas peaple porie, au lieu du turban, Ie bon- 
j»iiet de laine rouge, qui ra justement i la téte. U eat porté 
»|Mtr les Arabes [bédouins], at par oenx qui sottt aés en Egypte; 
iNOiais les mareba»ds, ks mattrea d'bólel des princes arabes, 
»et lea fn^es coptes se s^vent de Tautre bonnet." Daas Pou- 
▼ra|pe 4e M. Ie oomte de Ghabrol (dans la Beecripiiom de 
IMgf^^ tem. XYUI, pag. 108): »g&^j^ Bonnet m graade 
itcatoile ea featre, qui eouvre la téte jnsqu'aQz oreittes." Plus 
bas, dans la description du co^sune des femmes (pag. 113): 
i»lj&o«^ Bonnet qui se met aur Ie premier [au3'Lb]*" M» Sie* 
phens {Ineüknie af Trmel in ügypi^ etc«, tom. I, pag. 225) 
ttooame, parmi les vétemeals d'un marchand du Gaire: mua 

32^ 



Digitized by 



Google 



262 J'y^.y^ 

y>iarh<mch rouge." Yoy^ la fa^on de ee bonnet dans Toufrage 

de Pococke PL LVIIIy a, et dans cdoi de M. G^ Fesquet. 

On Tient de Yoir, par un passage de Pococke, qae ce bonnet 
est aussi porté qar les Bédouins de TEgypte. En efiet Mante- 
gazza {BdaiiiMe del Fiaggio di Gterustzlemwte , pag. 112) rap- 
porte que les cavaliers , parmi les Bédouins, » portent nn petit 
)>bëret de toile" (un' piecioh beretiino di tela). Dans Le Bm- 
dier de VEurope (pag. 326) par Coppin, on troure: Doeox da 
»conimun sont s^ulement couverts d'une longue pièóe d'ét(^ 
»de laine entortillée auteur du corps [84>o] avec un bonnet 
»rouge garni d^nn morceau de toile blanche ou bleue/' Dans 
la Relation de M. Stephens {Ineidenls of Travel^ etc. tom. I, 
pag. 224): »Paul eut bientdt mis le costume arabe [bédooin] 
»ordinaire: la chemise de coton bleue, le tarboucA^ etlessoa- 
»liers [sandales] bédouins [Jjü]." M. Parthey (fFandemngen 
durch Sicilien und die Levante^ torn* II, pag. 77) atteste qae 
les Bédouins prés d'Alexandrie, portent: y>de petits bonneU 
»rouges." 

Ge qui distingue le tarbousch égyptien de celui qu'on porte 
en Syrië» et dans les contrëes plus orientales, c'est que le der* 
nier ne Ta pas juste k la téte, mais qu'il a un bout pendant 
en arrière ou sur le c6té. On lit dans un ouvrage de Buckifig- 
ham (Travele in Meeopoiamia , tom. I, pag. 6): Dun large 
y>t€^boo8h^ OU bonnet rouge, qui pend en arriére, sur le coa 
))et sur les épaules." Von Richter (fFallfahrten im Mergenr 
lande ^ pag. 68) dit des habitants d'Acca: »En guise de coif- 
»fiire, ils se servent d'un bonnet rouge qui pend d'un cólé, et 
)»qui se fixe. k la téte au moyen de deux pièces d'étoffe bigar- 
»tées." Et ailleurs (p. 82) des habitants de Baalbek: »Ib portent 



Digitized by 



Google 



ijLoJo 263 

»sur la.téte Ie bonnet rouge qui pend d'on cóté" (die Aon- 
gende rothe JUüi%e). Badcingham [Travels in Mescpdatma^ 
torn. I, pag. 151) dit des hommes A Orfiib: »Le tarboosh am- 
»ple qoi pend en arrière {the large overhanging tarboosh)^ est 
»porté généralement/' Peutp-étre est ce enoore du tarbousoh 
que paiie Olifier {f^oyage dans r Empire Oihoman^ V Egypte 
et la Perse ^ torn. IV, pag. 327), quand il dit des femmes k 
Bagdad: «Dans la parure ordinaire, elles ont un grand bonnet 
nnoir, de velours, qui pend en arrière, et qui est termiué par 
»une honpe en soie ou en or: si la boupe est en or, les cou- 
))tures sont cou vertes d'un galon. Ge bonnet est fixë k la téte 
)»par un scbal de Gacbemire (PI. 27)." Mais je ne veux pas 
assurer qu'il soit question ici du tarbousoh; car je n'ai pas 
trouvë ailleurs que ce bonnet soit en velours noir. 

Je ferai encore observer que, sur la cóte de la Syrië, Ie iar^ 
bousch ne semble pas toujours difBérer du tarbousoh égyptien, 
car von Ricbter {fFallfahrten etc., pag. 123) meutionne, en 
décrivant Ie costnme qu'il avait acbeté A Beirouth, pour se ren- 
dre dans Tintérieur de la Syrië: »un Fes rouge qu'on appelle 
j»ici Tarbasoh (*), c'est-è-dire un petit bonnet rond." 

Peut-élre ce mot, dont 1' usage ne semble remonter chez les 
Arabes qu'au commencement du XVP siècle de notre ère, 
n'est-il qu'une altération du terme persan gft*^*^ » en arabe 
^j^yA* U est vrai que ces mots désignent une espèce de coif- 
fore différente; mais dans Torigine, Ie mot persan g&^^ est 
assez vague, poisqu'il ne désigne qu'un ornement de téte en 

(') C'est probablement nne faate d'impreasion poar Tarbuêch^ oa bien von Rich- 
ter, qui mommt aTtnt la pnblication de aon ountige, aara écrfl ce mot on peu iU 
lijibleÉienu 



Digitized by 



Google 



264 



LT. 



^^ Jb ~ KAyb 



générah II se poanrait cbnc k mcrreilley j« crou> qo'OD ait 
apjpliqué ce tenue k diffêrentes <öites de cotffiires. 

En Arabïe on appelle oe bonnet ^j^^ comine i GomtaBli* 
iiople; aneienoement on Ie Dommait en Egypte &AJtLóf iumd 
qu'il porte encore au Magreb; eependant Ie mot ^yj^ n'est 
pas inconau dans ce dernier paya^ car Dombay {Gramm. Itng. 
MoMTo^jdrab., pag. 83) tradtiit g&yJb par galeriem naur 
tm^wn. En Espagne on appelait ce bonnet iXkh» 

M« Quatremère {Bistoire des suüans mamlcuksy toai« I, payrt 
2) pag. 21^ 22} a déji donnë des détails sur 1'espéce de YOÜe 
appelé g '^^ t^ ; on reraarque dans la note de oe sarant cette 
profonde érudition qui caradérise tous ses ëcrits. S^vestre de 
Sacy {CArestomaiAie arabe, tom. ü, pag. 269)| déji cité par 
HU Freytag, a parlé égaleipent de La tor Aak. Je ticherai de 
donner aas renseignements, fournis par ces saranta, une fibr- 
ine tant-soit-peu biatoriqoe, en y ajoutant Ie fruit de nm 
propres leeteres. 

Gooinien^OfM par décrïre la tmrhah des hommes. G^est un 
voile empesë (^^^)) fait de mousseline, qu'ou pose sur Ie tor- 
ban, OU seulement sur ks ëpaoles, et qui retombe sur Ie dofc 
n est identiqoe atec Ie ^LiJLii ) ^ la di£Fërence que de Sacy 
a cvu trouver entre la iarkah et Ie tailuéan n'est qo'ifiiagi^ 
naire« Ce savant penae que, oe qui distingoe la iarkak da 
iailesdn^ c'est qu'on met \e tailesdn sur Ie turban, et quon 
pose la tarhah sur les épaules. Les paroles de Hakrizi [ptpud 
Quatremère): «>t«>.^ ^^J^ « v ^i , ^ lm-^ *^Sur son turban 



Digitized by 



Google 



la^M 255 

fétait uae iarhak noire/' et: «fv^^ir Jut &^^ CT^I ^^^ '"* 
«fit mettre uoe iarhah par dessus son turban /' prouvent quo 
cette supposltion n'est que gratuite. Oa lit encore daas une 
fftsioire ^£gypié (man. de M. Quatremère): ^_«óLsJt j^êd^ 
S^J? x^s J^^ »Le kadhi se pr&entai portant sur ta téte 
9006 tariaJL^ Anciennement oa portalt la iarhtxk avec Ie tur« 
ban (uU^, \j&Li^) comme on peut Ie voir par divers passages 
de Makrizi, du Mestdik ml^bêar et de Nowairi, cités par IL 
Quatremère. En des temps plus modemes, la tarhak dle-méoie 
semble aToir serri de turban, car on troove dans la I>esorip^ 
Hm dtPEgypie (tom. XVIII, pag. 109): »iL^^ Pièce de mous-^ 
»sdBie oa partie du cfaile qui retombe derrière la tète- après 
UToir £iit plusieurs tours ^r Ie tarbouch; cotto espëee dé t>«o1le 
ps'arréte i la hauteor des ^paules, et produit un effet "fort 
»igréable: il est quelquefois brode en or sur les lisières.'- 

La iarhah était propre aux kadhis (kadhi-*l-hodbats)« An^ 
cieimement, il n'y avait que Ie kadbi Schafiéite qui Ie povtit. 
(fioyoud apudèe Sacy, pag. 267; JHesaUk al-ahsar apud Qaa«* 
tremére). En Tannée 06^» soos Ie règne d'Al-melik*al-thaliir^ 
Bibare, les quatre kadhis (kadhi-'l*kodhats) regurent la fet^ 
nission d'adopter la iarhak. (Makrizi , JSUmiky tradaction dé 
M. Qnatrenère)* Geet est confirmé par Ie passage suirant que 
i'emprunte k Novairi [Sisioire d^£gypie^ man. 2 o, fol. 88 f*), 
Cct kistorien dit, en rapportant les évënements de l'année 716^ 

sUiff SoU Jl& ^^ &xiU ^Jü>^^ öy4^ ^ v:)^.^' V^^ 

»Le soltaa cbnna la cbarge de kadhi-'l-kodbat dés Hanëfites 
»en Egypte, au kadbi Siradj-al-din-Omar-ibn-Schibab-al- 
i^dia^ibn JKahmoud^ et il lui donna, comme khilah^ la iarhahy 



Digitized by 



Google 



256 'ie^Ja 

;»GOinine cela se praliquait envers les JLadhU/' IKaia je dois 
faire observer que ceci ne s'accorde poinl du tout avec un pas- 
sage de Soyouti {ffosn-al^moAadAaraA^ man. 113, fol. ^46 i^, 
événements de Vannée 773), oü on lit: M aULyJt sjü^ ^4 

I»IjL)!^I ^i>^ J^'T^i ^^' ^ SLdiüt Htfy Ea.^t jIaJ 
J( &^^ JUb^ dLl6 v«Jt& dllp aJt (Jijli dlió Jt v^'^ 
84>IJ (5jJf pjü |J^ sc^Lo ^f »Eii ceUe annéé Al-Siradj (Sirac^- 
>valH}iD)-al-bindi , Ie Kadhi des Hanéfites, dëaira egaler Ie 
»Kadbi des Schaféites, en ce *qn'il lui serait permis de se 
prevétir de la tarhah^ d'investir les k^idbis dans lés villes et 
»& la eampagne , et d'iiistaller Ie tuteur des orphelias. Ces de- 
»liiandes lui fiirent accordées; mais, ayant été atteiat de la 
)»fièYre (1), sa lualadie se prolongea, jusqu'A ce qu'ü mourut, 
Dsans aVoir yu sou désir s'aceomplir/' Or Ie témöigaage ex- 
prés dlbn-Habib {DorrcU-id-aslak^ man. 425^ pag. 579) ne 
laisse aucun doute que Ie kadhi-aUkodbat Haüéfite, Siradj- 
al-bindi, ne soit réellement mort en 773. Pourrait-op résoadre 
cette difficnlté, en supposant que Ie kadbi scbaféite lui seul 
porteit la tarhah habituellement, et que les trois autres kadhis ne 
la portaient que dans les occasions solennelles? £a efiet, cëtait 
Ie kadbt adiafêite qui jouissait, en Egypte, du premier rang, 
et tj'était è lui, qu!an pouvait appeler du jugeroeht des kadhis 
de$ autres sectes. (Leoo-rAfricain, D^scriptio Afritae^ pag. 706). 
Les khatibs (prédicateurs des mosquées) portaient aussi la 
tarhah. (Soyouti apud de Sacy), 
. Lie premier .qui donn&t la torAaA,. comme vétement d'hoo- 

(*] La cin^aièmfr forme dn verbe A^JLft* ounqae dans Ie Dictfbnnaire. Oo peat en 
Toir tv» ftotre exMnpIe dam ks .AftV/e et^une NuiU^ éd. Maougiittir, tdm. I, pag<^ 



Digitized by 



Google 



. lU.^ 257 

nêur, aax grands et aox principaux officiers de Tétat, fiat 
Al-mdik-al-Said-Bérékeh-Khan (676) (Nowairi apud Quatre- 
mère). On lit daos Howairi {Eittoire d Egypte ^ man. 2 w, 
fol. 32 v«): ^Lte 2Ü^ iUJLfll s;>3li^ gyjjJI faOi. *JU ^ 

&ck.^^ G' B^iXJüU) SpJOM Sjyi ^ ivüfjjp &A^y &S)i^ aL«^ 

(Comparez au mot SU^): 

La tarhah des kadbis semble avoir été ooustamment noire. 

J'ai dit pl^i hant que la Ï£^J^ était identique avec Ie tai' 
feêébi. 'Gette retnarque a besoin d'étre modifiëe, car on lit dans 
Wowjfpi {(qmd Quatrebjère): ^UJLklf ^1, Ra^JbJI j^^J )>11 
>»ad0|Sa la tarhah^ et rejeta Ie Untesdn*" La difiFérence entre 
la &^^ et Ie ^LJUb oonustert-Telle peut-étre.en qd que Ie 
p^Dbier mot désigne spéeialemeot un veile empesé? Ge qui 
m*engage è Ie ci^oire o'est qu'on lit dans Hakrizi (apud Quatre- 
mère): i^^kHf f,yjJ{ ^^^^^y ^^1 ^jUUktt (j*jM »il prend 
»)e /«Et/è<aii'eiape$é, que Pon désigxie aujourd'faoi par Ie mot 
ude iarAak:' , , ; 

ISoiis devoiis p^rler maintenaBt de la tarhah des femmes. 
C'est ëgaleipent un voile qu*pn pose sur la tête, et ,qui re- 
tombe en arrière, mais il est beaucoup plus long que celui 
qtte portent les hommes. Au rapport d'Abou-'l-mahasin {apud 
de Sacy), les femmes de TEgypte l'adoptèrent, sous Ie règne 
d'Alnmelik-al-nastr^liofaammed-ibn Kelaoun (€93—741), et k 
en crotre eet historiën, cette espèée de yoile était très^cc^teuse, 
puisque chaque tarhah valait de cinq k dix mille dinars. Je 
he crois pas cependant que ces tarhahs prëcieuses fussent por- 
tées généralement^ car on Toit par Ie passage suiyant de Ma- 
Jurizi, que la tarhah. était portee aussi par une classe infime 
de la société» et qui était pour la plupart pauvre, savoir par 

33 



Digitized by 



Google 



258 &^yb 

les prostituees. Oa y Itt {DevsnpHmt de VMgy^^e^ tom. II, 
man. 372, pagf. 347): ^^juil^^t ^ ^«^U^l ^ya^ ^a^^^ 
jy y <«^Ut^l, iLu^y^ &e^ £^4.^ M^H^t ;^««« 
l^ J^^ i ^ cr^ U^ «J'^^ "^^^^ ^^ iA£i^ ^^1^ 

|V«AjJ v::^^ ^ v:^*^' ^y* C* '^'^^ h^9^ ^^ ^ 

^i jyjf \y» i gU^ ^^5 LjLi a^4XiM cK^ c^^ v3^j 

^4-^f JUjüut 1%-f^) (jiAJt ^ J> SJLsl » J'ai eoooré féctt dn 
x>tenips que Ie marc^, a^Ié h iMnrché de» vefddmtrtdê^ar^ 
»ëtatt rédipli de boutiqoe» de» deun e6téi, Ou y iMOTiil fci 
^bougies (flambeaux} qui serveot dana lès oaralcadés (numké^^ 
«eeRes qu'oa met dans les laoternea, et celles dbot aa se sart, 
)>quand on fait Ie tmir ^ la vitte (^); lea bcnttiqoes, desi* 
»nées k la ven te de ces objets, étaient ou vertes jusqu'i miiwit; 

»et la nuit il se trouvatt dans oe- mdrdhéi des proslifvées 

— ^ — ' ■ ) * . _ , 

O Le mot ÜtJby «A plnriel Vs^liLidy ne m troave pas dans Ie DictioQDtÏK> 
En lui donhant'Ie sena, iodi^é dans ma tradacUon, je croii ne m*étre paa trop écarté 
de k f érité. n me sembfe que l'oaage ^én fait da VerSe v«JiL& te proove. cJlSBH 
JuJÜU ^lè A^dtVari <m plutót Ibïi^ïd (opixf ' feeyhrgj ' tfBrMfmof fa'j JH9èH 
grmmfn, Jdd.y pag» 144^, dMÏrK]|ert.do--giiQt, ^u puMuaiiitff l« viUn» pndii^ ^ 
noitpfi^ a^tqajpat !«• vo|ea«a. cM^U vjit^il^t, dU Ibiir.SJ(iadoiiii(d«BtdeS«^ 

ChrestqmathiB qrtib9f tom. ^ pag. 182 do tcxt^ des promenades noctarBes de Harem- 

'' ' '' ■ ' ' ' • ^f s: 

al-rascMd, et -la vaètM «hose est expnmé^ plas haat {iHd^ pag. 181) ^r; ^y^ 

f^\(yjlf v£JLCu^* Aa reste, d'aatres passages doiveot indiqaer i qael asage kH 

précisément Ie flambeaa appellé SiUJb« — Qaant i Ia dr6\e espèce de lanterne, ap- 

pelée ^«ili} Toyes — en Ik descripiW et la figare dans les BStóderu £gypü^^ 

de H. lane, toil. I, pag. 335^ SÜf . 



Digitized by 



Google 



&^ 269 

«lODDiéef Bokémie9m9» (prosMuéeê) (^) des vendmtrê de eire. 
»Ble8 ayaicnt ao sig^e pour étre reconDtics, et portaicoit un 

O Ptr Ie mot ^^\ sont indi^oés Us Bohémiens^ appel és aassi SLj jL^OwJt) 
IaJUUU^ (foyet M. QatUtnèrar, SUtoiH dês êulêams mamltuk*^ Ioa. 1, 
pirt. t, i»^ 4—^), &Aa£Üt (▼«Tes K* Ctnuio d« Ptrocval , GrammCdr^ afabe 
nlf^airêf p^^ Ittljyetc., ^ /»• dupeupU. Oo lU daDilbii-Iyas(i7M/ot>tf d^Egypt$y 
■tt M7, pag. 44): ^jl^l (J-. ^yt) y^'^\ ^ &^U^ «L^ JIjJf . 
üUeon (pag. 68): ^^^.^tvjJl^ /^y^ U>^ |%iSs^^t (>I^MJt UbO^^ PJus bas 

ü^JI* Aülenri (pag. 178): j^j^^^ /^^ uK (^^^^ (M^mJI &JL«^. 
Plu loio (pag. 414): lUa^ Qfi^^ i^ SuOaJI^ s^A;»ÓJt ^ Jt J^ JCj 
jUftJt^ ^yi ^^^^AJ^^t ^\ (€*ett-A4tre: iXüftJI)* Et enfin (pag. 477): vÜ 
(e'ett^-dire: SK .& J t Jt^) S-^| ^^,w,y^^^t J^ (^^y^l ^ wU^^ 

Tojet wat Ie terme iJIa^ nne note aa mot Ij ^j ^s expreiaiooi 8«^jJt Jj^ty 
SsLftJJIf S>LftJÜI a«6 dédgneat la méme classe d^hommes. Uo prince de moeort 
Junhief^ Moliamnied VI de Grenade, est appelé par Hn-al-K.hat!b {Dictümnaire BU- 
gropkique^ man. de H. de Gayangos, fol. 163 r.): S^jJÜ IaJIjO* On lit dans 
lakria (opud de Sacy, Chrestomathie arabe , tom. 11, pag. 20 da textc): «jD» 

Oj^Uf ^^L? oC«^ i^jaaS^^jK'j 1^7^' Juuif^ ^jUlUJI JUc. 

1^ Ibn-BatontaK (Voyages^ man. de H. de Gayangos, fol. 60 i«): gdj^ ^ (3^^ 

^Up? UAJU l^T^ ^^* '^ ™^^ ^V^^ designe également /«# Bohémiens, On 
tnnit dans ■akrud (dans de Sarj, Cftr. ar. tom. fl, pag. 20 dn tezte) ^ )^J 

I<M nots Mti^r' Tw^f Vm>TmJL^\ signïfient donc proprement: les Bohémienne», 
om Ut Egyptiennes , des vendeurs de eire. En eiTct on sait qne de nos jours en- 
<^|R) les dansenses pnblSqnes (courtisanes) appartiennent , en tgypte, A Ia classe des 
Ménnones. On voU encore par notre passage de Makrizi qne Ie mot osLft\ eal ero- 
ploji dkn» b sens' d» scêrtaH: 

33^ 



Digitized by 



Google 



260 &^ 

DhabiQemeot particulier, saToir Pespèoe de möU&At 

»80U8 Ie nom de /orAoA, et aox pieds elles afaient des (*) 

wrouges. Elles a?aient poussé Teffronterie au plus baat de- 
»gré (^}, et avaieut commonication aveo les bommesy quito 
«jetaient sur Ie dos (^) quand ils étaient en humeur de s'arna- 
»ser. Quelques-unes portaient arec elles un sac, renfermantles 
»matériaux de leur diyination (^). Auparavant, on yendait 
»cbaque Duit, dans ce marcbé, des bougies pour des sommes 
))immeDses; mais aujourd'bui il èst désert, et on n'y trouTe 
)>plus que cinq boutiques; cependant je l'ai vu contenant yiogt 
)>boutiques; mais son déclin doit s'attribuer au peu d'opn- 
«lence (®} dont jouissent les hommes, qui ont cessé de seser- 
»vir de bougies." 
Il me semble que la iarhah des fenimes était faite de lin oa 



(^) J*ai déji dit pias hant (pa^. 208) qae Ie lens da mot JuSt^^w iB*eft iocomn. 

(') Liltéralement : Sammo com stadio te fcortttioni appllcaerant. 

(') Je me rappelle afoir la la mème circonfUnce dans un vojage en Egypte d*ai 
ancien aatear franco, mais je ne puis retraoTer Ie passage. 

C) Je ne doate pas ^e Ie mot JuJl:^ n'alt ici lesens, exprimé dans ma tndoe- 
tion, bien qoe cette acception ne setrouTe pas dans ie Dlctlonnaire. Je lerai obsei- 
ver que Ie mot 4X^4)^ sïgnifie entre aotres keurmm {fêlis ^ /ortunatus) et dVul- 
leors, qn*j a-l-il de plas partienlier aox Boh^mieniies qae ce sae? nBaaaooop ds 
>Boliémieiuies/' dtt H. Lane^ »et je crais méoie la plvpart, soot des diseoiei ^ 
>bomM aTCDtare; — elles poitent habttacdlemeot aoe pean de gattUe, cooteniBt lo 
Bmat^riaox de lear dinnatlon.** (JM^rfi Egypiian»^ tom. II, pag. 120). 

(*) Ie man. B porte ici \miX2} ce qai est absorde. Aa reste Ie mot V^Jf •* 
gnifie réellement opulencê^ luse^ aisanci etc, car Ie mot est modifié par Ie smi» 
Yojes-en des exemples dans la Ckreêtomatkiê arabe , tom. I, pag. 180, 128; ton. Iii 
pag. 110, lts dn texte. On Itt encore dans Kakiixi (X^s«cf^i#sofi dê l*Bgtpt*i 

tom. II, man. pag. 847): j,ji£U9 Jj&t aui ^1^ {^ÓJ\ ^jXi\ Jl^» f^- 



Digitized by 



Google 



&^^ 261 

de cotoiu Je lis dans Makrizi (torn. II , man. 372, pag. S64, 

»66): ^Ua oU3 ^yu« ^JJI ^y-ji ^ ^»^,» i, 

^1 v^AiJ» ^^^^) ^y^» e'?^'^ ü;;^'^ r*^' c^" *^ ^'®"" 

»trée de oe nóarché se troave une grande quantité de yendeurs 
)id'hd>its, da nombre de oeuz qui Tendent des habits de lin, 
Moit de l'étoffe wppeAéeMamy soit de celle qa'on nonmie oT'- 
%%ak C), difiérentes espèees de tarhahay et diverses sortes d'ha- 
»bit8 de coton/' De nos jours encore la tarhtth est feite de 
Un, OU de coton. H. Laae (Modem EgypHans^ torn. I, pag. 
60) dit, en parknt du costume des dames de la haute classe 
et de celles d'une oondition aisée : »0n porte sur la tète une 
»l(mgue pièce soit de mousseline blanchei dont chaque bout 
Aest brode de soie de couleur et d'or, soit de crèpe de cou- 
ileur omée de fil d'or, etc*, et de paillettes. Ce Yoile, en re- 
otombant en arrière, touche è peu prés, ou tout-è-fait^ la terre; 
non Tappelle &a^Jb, et c'est Ie Toile de la tête." (Les ome- 
ments mentionnés par IL Lane, expliquent tant-soit-peu Ie 
prix exorbitant qu'Abou-1-mahasin attribue aux tarhahs). La 
Ueriah des femmes du peuple est d'nn bleu fbncé et ^en mous- 
seline OU en lin. (H. Lane» torn. I, pag. 64). Dans la Haute- 
Egypte la iarkak est faite d'une étoffie de laine brune. (M. 
Lane, tom. I, pag. 69). Yoyez la fa^n de ce yoile dans Tou- 
irage de M. Lane, torn. I, pag. 57, 64, 68. 

Je pense que nous retrouTons la tarhah k Alep. Du moins 
de Bruyn {Reizen^ etc., pag. 362), parle de »la pièce de lin 
»l)lanc, attachée è la coiffure et retombant en arrière.'^ Yoyez 

(*) J'ti mhri ici la Icfon 4o omil B (pag. 568); la ivm. A porto \^^\y 
U poM gOB i5))( n'aft qa'ima vam Ustmt paor axptjaer S^^xK t mol ^[oa la# 
IKdioiiDaiias expU^ant par jnmm qM Utm genm. 



Digitized by 



Google 



262 li^jIb—^yioJo 

4aai soa ouvrage la figure o* 189. Seulement la iarhmh dai 
dames d'Alep o'était pas si loogue que celle des 4amtt égyp- 
tiennes. 

On a Yii par deux passages de Hakrizi, ottés ploa haot, 
qu'il iaat ajouter Ie plnriel ^ Jb aa Bktioaaaire* J'ignore 
oomment les Arabes prononooot ee plo^, mabi suivant b 
grammaire, on peut pronoocer ^CL el mr*J^* (Yoyes de Saey, 
Grammatre arabe^ torn. I, pag. A58^ 360). H. Quatremère 
{IqoQ Imudai^) a dé}i ohserfé que dn mot &^Jb s'eat fomié 
Ie Terbe Z^tLS ftreudre pmur eaifiun im tmriak. (^) 



^j^^ OU j^U? 

M. Quatremère {Misi^re de# «ttttama »aM/etiA«, lom. I, 
part 1^ pag. 77) a dé^ parió du )%ibJD> mais eet illusAresa- 
¥aut n'a^ait pas è écrire un ouvrage special sur les vétemeob 
des Arabes: nous sooums donc ohKgés d'entrer ea des détaib 
pbis ample», cpie M. Qualreaière aumit pa doooer aoasi, saus 
doote, » il VeenaX 'timIii ^ mais qni ne pouTaient trouver kw 
place daos on oommenAaire sur uu aoieur» 

Le mot ^y^^Jo doit désigaer: uu bonnei Amui; e'e^ ee qu'in- 
dique déj& son etymologie. Il est vrai que Ie ¥ed>e ^1^ ^ 
se trouve dans le Ilictionnaire que dan» son sens figurtf : jgfo* 
rmtu$.fadt; mais ce verbe signifia pnorencnt a» aiimm nu- 

^10) i^ 4efrait voiiTt Ie mot gM^«(>Jb* Il eat vni que j'ai nssemblé on pcttt 
Dombre de détails sur ce mot, mais, ayant ra dans lei Noticeê et EftraiU (f^^' 
XIjK^ P^ ^'^) V^^' ^ Quatremère- m propose d*écrire vme note rar oe »^ir« ^ 
Mobe,'^ et de Pitnérer daiM ion B^iUri^e dèê' suiËtMê^ mamhuU^ j^ jM potot oié 
entrer en lice arec an anteor d*iHie émditfoB anaoi fMtêi, 

/ 



Digitized by 



Google 



imtUyy éUfomÜ. On Ik ibmileft MiUê et mnê J(uiU (éd; Hm- 
jiafbtèB^ ton. I, pagf^ 8) i^^^ aJbd ^«1^ »Iii akdtfl stlstiUit 
iMumdam num, etcaoaysL" Nous pwrlerom proiaidreffietar dn 
lartmir dés ieoiiiies^ et ct»mte de oeloi deB (booiiaèB* 

naat les JMilk et ttfta IMtM (ëd« Haoiagfateii, t. HI^^agL 
161) on |it ^'one lairbnaesse^ en faiaant piieitdre k mé «DMUtfta 
de» habiti dè fenttieffit «lettre i aon treiaièine amant^ i^>v\§*- 
2ir: Mme gkiUUdk Ueue et <m tartour rouge" t&)^ iuUaÜ 
^.4y8»4 ^]jioy^j »^)))' ^>» to JmirmU^^ -^G^0(^ de Mm- 
séêmr d$ Moncmys (tom. i, ^g<^ 981) ^oa trovre cfCie lei Di'ili^ 
«ei des eeh^rsfe porteMvün i^bM tert è lear tartokri** U 
nTfaéthe doaei paa A 'peaaev^ ^e c'ebt du ti^rtwt^ qatfparie 
Bebn) Yojmgmxr cpi fiditaiTEJi^le d» ttaipa ^oe^ Ie»'j||fiÜ& 
el titea J)^ia/» ont ëté éopkea^ ifoaiid il décnl le'bomMtJ<fa*ia^, 
pond por las Egyptiennea, iNi eea töi»ea (iOAaaréi0MdÉt^^C{>a|; 
2S4)7 ^&fl(^ eonsiderflitioii' de l'acooeltemelit de Mter4[tie pwuumt 
nks Egyptiennes est mook a.noler: ;cac:il eat ahti^pie^ telqafon 
ppevt ^r poitrakt asr di^reroes medatet Lea adtheurs IPotct 
wÊpumé TmiHtmn eai^tiêiömammvtum\f otd ttu^tam ói>f^mém\ 
wm. iriit€tm hirritatiL ÜÜMme qai dkoiJt coiffsnie éÊMw^^m 
Dmaniéte dé toorl Bt.pa)0qiii9 tldiè nlMoèfe de'^ceiffore^^ 
«eenrtaiit de eon astiqoM, awna été^ iveaz 4l^clbserrery 'foifiios 
noaeaiaeiiieht ^S êenM^ qm noi Vwitbs^hMti^ 
wmèDitira^'^ (]oiiiparez^Fe«tanipe daqs^Toilvrage^de Bekno^qüii 
aiBi domer^ ne se^ reeMpman^ pas^ aous^ Ie tfkppcfrt de P^arl^ \ 
< Jè^«tolê MUt)wi^r ierotrl^ftir «ir:la:>oAlérde fo Syvie, i '»é^ 
tmt^ Sa^itfCÜw^MuTonÉe^ (JjN^rji^ JViari a» /Aer i^fiaijè^ 
tom. U^ pAg* .81) ^^ d^ 1^ ^11^ 4? ^^ hóte dans cett^ TJ^e, 
qn'elle portait: »un bonnet ronge et très-haut, snr leqnel 



Digitized by 



Google 



264 ^^^ 

^taieot répandus dea^gequins, desmbièbs, et d'^atres pièfies 
«ji^^monmue turqae, doot Ie npmbre s'élefait au viaiQi jofl^'i 
jicenH)iiHluantQ; oes pièoes de moiinaie sont rëonies aur. des 
srubans de aoie, .auspendus k des cbatnea d'argfe&U" Ea cffBti 
Ie iartour estporté par lea femmes maronites e( drusesyiuais 
ohez dies., il est fbrmë de.quelqae métaL G'est ee cpie Pages 
(f^ojfage aukmr dumwde^ éd.ideBerne, ITSS, torn. Il, ptg> 
141) i^tteste expresaémeot: DTVm^kwra/' dit-il, x>oti ooiftiffese& 
))icöiie d'argeot que portent le& üeaiunes Dnises i}).** H. Napier 
{Meminisoence^itf.Sffria^ tom^ Ii pag:«.135), meutione ëgala- 
«aeut Ie . Tantura )»of hom" dea feiamaa de Beyitout, ^ plus 
bas (tom« I, pag; 233} k » Tmiura or hom'' dea itmmeS'do 
Lihau. Une dea<»ipftioa dëtaillée du TonHaara da ces derniièrtt 
set) tft)aT6' dans J'ouYcagè du méme voyageur (paj^ 202, 204). 
IL .Qpairemère, en oiiant Ie paaaage de Pages, a cru deioir 
subatituer iartetraïiiait/oimi; niais vu que Ie terme ae tionfe 
antei.éccit avecile ^ dians Touvcage de IL Kapier, et qpefer 
etiite n. flont dasJettrea qui aj^rtieniient au móme eapgaae et 
qUiaecpermutent.iiioilem^it et soufimtf il ne saa pafAU.pss 
impvobahle qu'on -prbnonce aujourd'hui g^jluia.chea iea Dm^ 
sts. JBd toüstcaa oeéaot n'est qn'^oe altération, dei «^Ü9* 
i Plnsieurs «u^es:>Poyageur8 imt.paclé 4e oette ooiffixreiides 
fiaaimea.miroaitea.ét;druaies, maisjfAsi en ia4iq«erile:Mi9k-Oa 
Ut dws te TOyage de.laght {Trmei$;in.gg^,.NuiimfiMi^ 
LoMd^.Mwni. Mban^n €md Cjfwiu^iipag. 220): »Sw la tttia^ 
fAOÊ lemmea: maróniieè «t dniaes porlaieat un tube d'élaia.ott 
^'aifpuktV'^ üanAe de cAm, ayant envif^ dooae..pa«oe8 dt 

ïntrt étitioD. ' ' ' • 1' ' , 



Digitized by 



Google 



i^kÉigitturj^aet obyet était petit-4lve deüzlbU plas ^raAd qv'oA' 
!>%tiriie ^pi^tiflon «rffibair^^' {QéiafKtti re8ttiiDpe)w Rug bas 
Qf»g'ii231^'leMaMHe Toyi^enr', en porluliit de réixmse de fémir 
dir Moiit ijiban) :8'e9ipriiiie en« dM'teitees: »Ble;it& HMitrait 
vflfM^Qèfbb'daas'te oostomeda ptfys^ ayant orné télète d^one 
»borpe dTm* {agóUm Aom)^ enridiie de pierre» piiéeteiueis, au 
tttteuride cellë que portent ovdintirement lea a^tres fevames de 
»lh molitagnë/' ' On Ut dans levoya^ de M. Turner (torn. II, 
pag.^' fi7): :»Je '▼is sortir plnsiecira lemmea nuumiites de lear 
i>ëgi]ie \]k Beiaeat]. EUes se font remarquer, par une come 
«élrakf f ayant environ dix-*lnnt pooees de longttenr; Ckm^ 
ivTerte do voile, elle s^étéfe, en prenant sur Ie fronty exac- 
atemenl ^ns la méme directson et de la méme maniere qUe 
iBOus représentonak eome d'one lioome. Le rang des £(inmes 
»eét iodtqué rpar la grandeur de la corne, et par la matière 
jodont elle est faite; oar quèkpiefr^unea sont faites de oorse, 
»d'autres d'argent; il y en a même qui sont fonnées d'or." 
Ailleurs (tom* II, pag. 67) (Anti-Liban): »Je demaadai au J^a^^ 
wdtTy comment les femmes font» poor fixer ia coroe U ès^lévée, 
»qdi Icnr coiitre le front; il m'apprit qu'eHe se fixait sur Ie 
»defcri^ de la tète au moyen d'une bande; qu*nn ruben, 
)»attacbé.è celle-^ïi, entourait le front^ ét un autre ruban la 
9gQi*g^ ^ V^ ^ peaanteur et Tétr^te de cette coiffure <taient 
wai exoessives, . qu'aucune^ femme ne poufait laporter, Amoina 
j»d'y èlre.aceoutamée depuis Penfenoe. Les femmes d'un rang 
mupérieur la pcnrtent en or, et celles dn commnn en argent, 
i>oo bien lenr coiffore consisie en une oome ordinaii^^ et 
Mreoowrbéey si elles sont assez riobes pour pouToir se laipro* 
»corer." Pios bas {iom. II, pag. 68» 69): )»Dans x^ mon* 

34 



Digitized by 



Google 



utagfifBs^ kft femmes pocteot tme eipèee de oeroe plus oootte) 
)MIQi, en praunt t ar Vomflk droile, «fflève è an^ei dreiti, 
Miu liea d0 s'éleTer'en. %iif dioile» Je renoMitrai» une de em 
jftfemmcs, efc j'-ohlint: f n dicilion t^ en 1« Amnant qoriqnen yrtm» 
j»^'^e dtAl sa oomeé Jettoisrai que cette eipèoe de eorae 
»4tait «ttaèhée toot siibplèmtiit au aieyeii d'un fioho; qod- 
«queibtt die ^est peroée, poer pcmvoir la fixer plaa aiaémeBt. 
»GeUe que jeTk ici, n'étmt qoe de oorse." Plüa loin (tom. II, 
pag. 71) on Ite^qoa Ie Toyagem^t tnstrwt que lea femmes qai 
portent la eome smr Ie front, smit tovtes M a a a ri tesy ei ^aa 
eettes qm la portent -sar roreffle sont aossi poor la plnpait 
Karonitta, 4na» qpidqMfoiB Dmses. Eüfinon lit atUeurs (lom. 
n^pag. 73): »le persoadai k la femme maronite d'dter sa oame 
»(qQi 8*éleirait en ligne dnrite), et de me k montnr; cette eone 
«était éaite d^i^nt, sans aiicun aotre ornement, si oe n^est 
sqo'on y arait pratiqoé de peüts trons k^ distances égdes." 
Voyez atMsi tOo Riiditer, WaUfakrtm im Mérgmimmd^ 
pag. 90, 91. 

Ifoüs allons parier mamtenaQt du tarimtr des honmies. €'élak 
Ie bannét ordinaire des Bó^buins de TEgypte. Dans les JKtfi 
e^ mne^NmiU {éA, Maonagbtan, (om. I^ pag. S6C) on Utqu'mie 
jeune dante, aprós avoir terraasë Ie prince SoheritAn (^(Cft) 
dans k latte, hd dit en rÜEuot: ^j^ mJLS v5%4Xj W^y^ ^L^ 
SAiu x>yoils<resseniblesiun/arlovrdeBédoi]ia,paroe^pD»TO« 
9tombeE par un seol coop." Ce prorerbe se tronre aussi dam 
rounage de Bavokhardt «ur les proreibes égyptiens modemes 
{Jrab. Proverèêy n"* 998), ma» il est marqué d'on astérisqoe, 
oe qui signifie qu'ilu'élait plus en usage au connnenoementde 
oe siècle. On y lit; ijJeJ ^ mSj i^sJoJo* Malgré Borck^ 



Digitized by 



Google 



hanlt, et mêine nmlgré IL Ildidier {d&gloêM MmUthÜmn if^ 

pag. 80) qai semUe étre de la aaé ie opinioa , je. ne puit ad*- 

mettre que ^^JbJb wii ane avtre iotnie de ^v^^; «u cqii«* 

tndre je tradois ^^JóJb par: i«m larlmir. Le seas du pco- 

▼erbe, rapporlé par Burokhardl» eat donc, sekm moi: nhiea 

»ter/cNfr tombe par un aeol coup ^" c'est*è*dnre: je suis on 

iMMDine fort trattaUe , un rien me 6it dianger d'opiaion. Bans 

un aotre passage des HiUe ei «ne Ifuiiê (éd. Hacraght^ torn» 

I» pag. 419) un Bédooin jure par son tariour: ^^JbJo {J^^ 

star mon iarimtr." Ceci nous conduit natureltonent A redier^ 

eher, quel était le bonnet bant, porté par les BéAouins de 

llgypte, dans le XYP siéde, ou mérne aoparaTant. Qr, 

Tauteor de la Relati<ni du foymge de van Gbistde (T Fmfmge 

MM Mker Jooê van OhMele^ pag. 30) s'exprime en ces ter** 

mes: nDs portent sur la téte de grands chapeanz rouges, üedts 

»de fieutre très-épais, et de ibrme OYOïdale aplatie; dètte coif» 

sfiire reesemble donc i une mitre, mais en bant elle n'est pas 

»pointiie, mais ronde (^)/' Autour de oe bonnet ils roulent tiois OQ 

qaatre fbis une pièce d'étoffe (&eU^)« Dans le TOyage deSa^ 

Ugnac {iHnerwrmm Bierosol.^ torn. VIU, cap. %) on lat: sils 

»ie revdtent de peau de bétes^ et d'on bonnet baut, comme 

»lcs Turcs." Melchior you Seydlitz (thëmdUc^ £€êckr^/bmig 

éêr H^aUJuAri^ M. 261 r*) atleste que les enfents des Bé- 



(^ »In the BQrpUan duJMt Sj&hJ «gnifies a blow Dot TC17 nplent** Note d« 
Bnrckhardt. Yojei 1'excelleDte note de M. Fleifcher, dê gloêiU Habicktiamg , pag. 
SO, Je penie ga'il faat fabstitner LwÜbJ i ^ — ^ * dana ]e passage dea Mille et 
«M Nmis^ cké pbu Uit. 

(^) ^Brageoda op t'hooll giMie roede been ftn dicktn filun, plat u gadat ghc- 
»do«weii ala cencn ■jteie, bofan niet aebeerp maar raat**' 

84* 



Digitized by 



Google 



26« ;^ Jb 

douins ncourent, purmi Ie bétail, en pörtant dè peüts bon- 
»net8 pointOB et gris/' Bant ia Ridation de Bdlfndi {Euriwer 
unnd wahrhaffltger Bericht wn iler Meys%^ fol. ft79 r*} on 
trouTe que les Bëdooins portent »sar la t^e, uu chapean rouge, 
Dpointn et relu, entonrë d'uae pièëe d'étoffe falanche/' Dans 
eelle du prinee Radziyil [Jièrmifkfmtimuz 'peregrmatió^ pag. 56) 
Ja Hara des Bédonins est é^lement mentionttée. On Ut dans 
Ie TDyage de Hantegazza [Rtlatume dd Fiaggio di Gwrusa- 
lemme^ pag. 112): i>Sor Ia tète ils portent une sorte de cha- 
«peau bant» sans plis {ma êCMMa piega)^ de couleur noire; let 
aibords d'en baut s'élè?ent èf la ronde un peu {rfos d'no 
jidoigt {^y Je netréttre pas Ie )«^y^> ou bonnet haat des 
Bédonins d'Egypte, mentiomié par les Toyageurs qni ont Tt- 
stté 1'Egypte ap^ Hantegasza. (Hantegazza yisita POrieat 
en 1600). Il semble qo'il a été remplacé 'diez eux par la pe- 
tite calotte, appelëe ^y^^, qni, comme on l'a ?u plus bant, 
quand nous parlions de cette coiffure , ëtait déjk portee par 
les icaraliers Bédonins, quand le^voyageur italien se tron* 
Ta en. Egypte. 

On sait que les Bédonins d'Egypte, bommes rodes et pen 
€Lf ilisés , avaient i ^ouver de \é part des babitants polis des 
▼iUés^ 1» plas grand m4pria* U ne parattiia donc pas étrange 
que let- oHadins aient considérë Ie grand l)Onnet des Bédonins 
comme une coiffure parfoitemeiit ridicule , et qu'ils aient posé 
continuellement un tartour sur la tète du criniinel, ou de Ten- 
nemi Taincu, qu'ils promenaient ignominieusement par les rues. 



(^) J'ti tr*dmt nn pen librement. Yoici Ie tezte: >e nella 
»d'ogii*ffik>nto poco piA-d'an dho in trtfencio.'* €Vf|, je croit, !• iipUt t» pikt 
ngliedMiwen** de Tan Ghistele. 



Digitized by 



Google 



.^Jd 269 

Eb efiet, on Ut dans Vffiêioire cCEgypU de Nowairi (man.. 2 
k (2), pag. 99): sJlJio^ ^^^ *^f^ J^^ Jl*^ J^ 8^ ^fj 

(>3lLiJt ^^t &mK 0^4^% )>AboU'Rekwah (^) fot placé 8ar un 
»cham^a; sar sa téfb on posa uo tariaur^ et de cette ma- 
«niére oti Ie promena par les rues. Derrière lui ëtait un singe 
j»qui Ie souflEleiait. Entoite on Ie crucifia, et on laicoopa la 
»tèfte qapn envoya dans les provinces/' Ailleurs (man. 2 o, 

foL 108 T*»): jL^ lj-^^9 b/^i !;^7^ >r^S ^^^ 'y^ 

LuUiJLJI lU^iXjt ^Ua lui rasérent la barbe, Ie coiffèrent d'un 
»toiotcr, ie douèrent sur une croix (^, et Ie promenèroit 

[*) Pri&ce de la maiton ^mayth en Espagne qni, après avoir tiehé de détrteer 
Ie Uhü^ d'Egjpte , Xakia-biaBiaUali > ftit trahi et liTré A Hakim. GoaipaNa, entre 
•alras, sor cel éf4oem«nt, M. Hamffler-Paigilall , Gem&ldeêaal grosMer MoêHmi- 
Mtkêr Jlêrrsckert tom. III, pag. 246, d46. 

(^ Le ferbe j^^*èèj k la deoxième forme, tignifie: elwer qq crinunel tur uns 
eroir, crucifier qaelqa*an. Ge Terbe étant aases frequent cbea les hiitorieni , et .ee troo- 
rant tièa-mal expliqoé dans Ie Dictionuaire , je dois entrer, sar ce sqjet, dans qaelqoes 
déUils. Le mot jUJmX d^gnt un chu^ fait d'nn métal qnelconqae. On lit dans 
les Vo^agêê d'Ibn-BatMitah (oMn. de M. de Gajaogos, fol. 104 r*): K-ij-^ f^ 

^ (L &JUj^) iXjf^ «Ua^I ^ &^ A^ *^^ ^l^t «ÜA^t^ 
Jli, ijaS[A\ v^jJt ^ dÜÓ jy ÜD^lwj Juli ^LLi6 

lf> dLv^i JüüU y«^^t ^ oJy3 (ót iJ BBnsaite U Ie congéèk, et 
»lii donna de grandaa richeMet. Panni les présenU qn'il lui donna se tnnfaient qed- 
aqnéa fart de ckeral, avee lenrs doos^ le tont en or pnr; en sortant dn vaissean, 
»hii dit- il, voos en ferreres votre chefal.** Dans VHistcir^ d* Egypte de Nowairi 
(■an. Z k (d), pag. 164): y^J&cVJt ^^^ ^juoLmjO S^Aft >Dtx dons fiiiu 
ad'or.** Dans l'onvrage d*Ibn-Batontah (man. fol. 48 t»): i/cA sI^muüO >Un don 
afrit d'argent.*' %X aiüenrs (fd. 71 ^)i iJÓii\ yjyoLwüO. C'est de ce mot qne 
• J^est ionné le Terbe yü» cUht. On lit dans Vlfuioirê tTBspagno de Nowairi 
(«an. 8 ky pif. 479): IaJL^ J^ J'*t*^ fTl^- *^^ '^ condnisit hors de la 



Digitized by 



Google 



270 y^^ 

Dignominieusement par la résidence/' Je pablierai k cette oe- 
casion nn passage d'Ibn-Iyas qni est très-intéressanl sous di- 
vers raj^rts. On lit dans VHi9tinre dEgypte (man. S67| 
pag. \Q et snir., éTénements de Tannée 787) de eet historiën: 

^^ i tó' Ji Ujj Ma^t ^^^f c>* r?^ J^' y^ )j!;r^ 

^^^ 1% ^ r)i\ i>\ymi\ luu^ v'r^^^ J^ *^-^^ (jJjJI ^;LA^t^ 

>?flle, «t on Ie dooa sar nne croix.** Ptm ba« (pag« 489) l'hlitorieii dit ia, mèmt 

indWd»: lüUAi. ^ JyU4 j/ .0» d».^, 8du«d««I d. - «^- 
On troQTe dans VB%*toir9 d^ Egypte da méoie «atear (man. 10 B, fol. ItS xeclo): 
^j^^^t v^aA^ J^ jjüuÜ^I SJLJ ^ u^L »Ilpas»UnaitdadeimèaM 
sjoar de la semaine , sar Ia croix sor lamelle U éuit doaé.'* (Je paiieni pins bif 
da mot SxAj^^ an plariel y^Afl^y et de ie% différentes significations. Voyea an 
mot SaSU^i note (3)}.- Kais il n*est pas nécessaire qae les mots txAbft» ^^Lft) 
00 ,^A^ v^^i soient ajontés, ponr exprimer: ^Umêr ^tl^*aii tm mmê cfüim* 
I« vedM y^Mê soffit poof exprimer l'ldéey et cettc «ofte de nqiplice s'appelle %a^m».?* 
Ob tnmTe dans VSiêUite tTEgfpf de Rowairi (man. Z m, fol. 170 vo): /^tJoA 

.S«JUJI >s^u^ t^^Ili &^t ^^t:^ j^Si rV*' i ^LbJUt 

é»Ut iXit^ vSA^^l^-i >Ie soltan, ayant été instroit de leors crimes, oidoona de les 
Bclooer toos cin^ sor des croix; ceel ftit execaté ao-dessoas da chltoau, mals on dss 
>émirs intercéda poor qo'on mlt la femme en liberté. Ceci ftit accordé. On mtiii 
»donc les doos, mais la femme toccomba qaelqoes joors après.** AÜleocs (fel. 18i ?*): 
OyüJI S^t%i^ yj^XSSXA Lil^ ftftU^ ^jêMéJL^ jjA* Dans on antie to- 
lome do méme oofrage (man, % o, fd. 108 r»)i Sjb43L»Jf XJ \dMo^ '^7^^* 



Digitized by 



Google 



^ 171 

^yuij USÜ9 1»^ Jij ll«u» ^jjlH ,dü^ «jLt 1^ tX^la^ JuJU 

(sic) ^^m^Ljin ^g-A-a fiUi^L^ •-^■ o ^ 

»L4JL» a-» y -i y ^ «-lut^ ^^ ^1 (j«Ulf ^jjUcl ^jjo jjjK" ^y 
^'^ybJ^ 1».^ iuma3 i^Jüb ^^Xok uicUJU «^^«a.^^ ^^«apüujt 
bU |ipfU «iU6 ^ ^UJÜ JuadOJ (t^Okjt ^ uoJÜg ^^ 

^^ Jij (lisez: vlJÜ6^ 5»^ &HH*UJf J,tXJf i) dÜÓ y;^ 

xjoiyJI 1»^ Jiy oLs^ül 2**^ cK *t4^^ kJTjaI! «JLlöI 
jUuU ^f jjyy ^Lklf ^;,iaX«»S UU ^-ö*J |w*f^jf J^l ^ 



Digitized by 



Google 



272 ^^^ 

1^; U, c^f ^i vi lü^JLiüb »^ Ui l^f, JJU^ ^ 

SjL4jUAMtt »Un des événements remarquaUea ile oette année, 
»fQt que Ie sultan ordonua d'abolir la ooutume qui se prati- 
»quait Ie jour du nmrou% (Ie jour de Taii) qui est Ie premier 
»jour de Tanjiée (solaire) des Cioptes* Eu ce jour, les hommes 
x>du commun en Eg^te, avaient la coutuoie de se réunir, et de 
i>pla9er l'un d'euz, qui était connu pour un bouffbn (^), sur mi 
» Aneu Get hommes était nu , et portait sur 6a téte on tartauTy fidt 
«des feuilles du p^lmier. lis Ie nornnuiient F emir du jmr de 
tfan^ et c'était toujours un homme de foroe mosculaire. Ao 
»compagné du peuple , il se rendait vers les palaü». des grands 
net des principaux de Tétat. Arrivé k la porte, il y écrirait: 
»Le possesseur de cette maison est obligé d'écrire des oéda- 
»les (^)f par lesquelles il promettra de donner de fortes som- 
»mes. Us insoltaient (^o) et injuriaient quiconque refosait de 
e , ^ 

(*) Yojtz far Ie mot >»AAi^ M. Fleifeber, dê gloêêiê ffaHchÜanis^ ptg. So, 
et 8. lane, The Thousand and one NiglUê, tooi. II, pa|:. 877. 

(*} C'att M. Qoatreaière (Bist^irê des euUam mamloukef torn. I, part. 1, ptS> 
25) f oi m'apprend ^'il hmt tndaire Ie mot iiyCm de celte maaièré. 

{^^) U verbe J(X4^ ii^ifie imeuüer, Yojei les MiOe et wte IfmtSy éd. Ha- 
bichty tom. YI, pag. 143, et Ie gloisaire, i^'ooté aa aeptième Tokime de eet oanage* 
On Ut aillears dans roavrage dlbn-Ijas (pag. 886): y&^( (^UlJLJI) Jlj |^ 

Je peiMe qn*?! faut sobsUtaer LjfcV g k V é KcX^ ^^j et j« tradais en cons^ence: 
»ilors Ie SQlUn loi demanda: ^elle est la plus graTO iDsalte qa*on faase esiajer aax 
tbomoMs dans votre pa)n? — Eevétas de leurs babits^ ooos les jetons dans Tea*) 



Digitized by 



Google 



y^Jo 27S 

»saüa£Giire k ce qu*ik demandaient» füt-il méme rhomme Ie 
»pius distingué du-Caire; et ik re9tèraa^ poste» devant sa por- 
tie , jwqu'& ce qu'iU eassent re(u la somme qu'ils exigeai^it. 
i>Qaelqaeflkuns d'eilK se tronttnimt dans les rues, et ib s'arro* 
Dflaient les'fHis les aut?es (^^) 4'eltu;$ale ou de vin, sejetaiéot 
»desoeu6.èu visage^ a'a{^liqaaieiit'ré<aproqueHi^t des coups 
»aur la nuque a?ec leurs kkoffs (bottines), et jetaient leors 
» turbans les uns aux autres: de sorte qu'un poète ait dit k 
Dcette occasion: 

.»Dans ma maison, il y a des hommes, livrés 4 la frenesie; 
Dies turbans «t les iaileêéns ont quitte leur téte. 

»C'e8t au vent qu'appartient tout ce que son sou£Se attaque 
»fbrtement^ c'est k Teau qu' aj^rtient toot ce que C^) 

»Ges hommes coupaient Ie cbemin ft tout Ie monde, et em- 
»pécbaient cbacun ce jour-lft d'aller aux marchés; aussi fer- 
»mait-on alors les boutiques, et les hommes ne pouvaient ni 
))vendre, ni acheler. Le peuple insultait chacun qu'il pouvait 
»attraper dans les rues, f6t-il méme un des principaux de 
»rétat, OU un des emirs; on Tarrosait d'eau sale, et on le 



S-.^o- 



»fépondit-il." le substanüf iiiyl^ « tioate dans «n lutrc pajaage de l'antcnr ^e 
je Yieoade citer. Ony lil (pag. 462): 2bU |»tyJt ^ iX^UU J^Oflfc. 4X*j 
^3 ^ l^r^U v-M-J' \j^ «JjUjJf »Celai qai élait allé few le peu- 
jple, eal i tnaytr les plus giaves insultes, car on lui dit des injares, Ic jeta 
»a?ee des pieiws et Tóutiagea en d'aalres manières." 

(»») n fimt ajonter la dxième fonne du verbe jt\ au Dictionnaiic. II en est de 
mtee de la sixième forme dn ferbe mSUC* 

' (") Ie mot [fèjl^ ne peut designer ici, je pcnse, la coiffure, appelée S^mJJJ, 
■MIS j'ïgnore ce qull désigne en ontre. J'ai omis le troisièoie vers, car j'avooe fran- 
chement qne je n'y comprends absolnment rien, et le mannsccit ptwit très-fantff en 

eet endroit. 

35 



Digitized by 



Google 



274 y^Jo 

«jetaitavec des oeufe, jusqu*è ce que, pour êlre dÖivré d'eui, 
»il e At payé quelque chose pour sa ran^on. Les bourgeois 
«avaieDt doac è essuyer d6 la oaoaille les plus grandes im- 
Dportuaités, et ils ne pouTaient s'occuper de leur négoce (^). 
DPendant ce jour Ie peuple buvait aussi publiquement (i^) da 
x>vio, et se livrait A uu libertinage ^extreme, dans les maisoos 
udes prostituees P); de sorle qu'il passAt ap dele des boriies 



C) Selon Barckhardt (Arob, Proverbsy n* 631) Ie mot v«>Lum( sigDiüe en 
Egypte nigooê {tradè, hvying and selling in general). Dans les pièees trtbes 
pobliéfs par Soota (Documentoê arabieot para a historia Portuguejta^ pag. 3), on 

lu: v^L^f uy^y ui/^} (j^*^^^ ^*4^ J^cj^ )^'^^ of^ 

JUiolLjuOtt ^sL^* Ie mot ^L^aaJI ae troave ki an lica de Vm^UmmvjI) 
ainti qae %LAiLf {ibid*^ pag. 38) aa iieo de «Lx^^i* 

(^^) La sixièBe fonne do verbe ^^fv, couilroite avec V«^, ilgoifie aoavent/otf'f 

«110 ckoêe 9n pubUCf sanê $ê gêner en aucune maniere» On lit daos VBüioin 

é 

d^Eepagne de Ifowairi (man. 8 h^ pag. 473j: r^\ ^y^ ^^^ *^^ ^°^'^ 
»da Tio eo public." Et aillenrt (pag. 479): ^JomaJÜ t^LyüuO »ll h livnit 
apabliqnement aa libertinage.*' 

(*') Ce mot manque dans Ie Dictlonnaire. Dans un aatre passage da manoicrit 
d*Ibn-Ijas (p. 293), et mot se tronve écrlt avec les polnts diacritiqaes, de cette maniere 
Vfi^L^IxLo. On j lit: Va^ l iv l &fl^Jt 5Ui)| C^ ^^^ all prenait plaisir é ie 
adivertiri et il aimait les prostitoi&es.'* On. trouve aüleors (pag. 74): Ie snltan dé- 
fendit: EJoU VS^L^JUJI v^t ^jd^ ^ \d^\ ^\ »qae personne, foi 
uqiie ce fdt, ne se* rendit ohea les prostituees.** Plas bas (pg. 297): aJL^J iXI^ 
va> L ^ y ÜUJt ^ iJ AAJ ^1^ lj9 aRoas aToos déji dit ce qa'il penmit dei 
jiproaütaécs." Et enfin (pag. 416): y^yXk^ U)Löj J^^ v:^^^ (^ }^) 
va>L^ yXft».if ^^^JVi^l ^ &^ »C*élaient des mots qa^ poayait cbanter, et ce«* 
»posés sar Ie mèlre appelê ai-tüwil; on les cbanta daos les maisons des prostitaéet." 
Je dois iaire obscrver qoe je n'ai lioaTé oe mot dans aocon aotte aauor, et fM 
lei Tojageoit enropéens, qoi rapportent sooTent Ie nom que les prostitnées portaieot 
de lear temps dans 1'Orient, ne les désignent jamais soos Ie nom de cyu> y **^* 



Digi 



tizedby Google 



jykyip 276 

•de k bienaéance. SouYent aussi plusiebrs furent tués A cette 
noooasioD 9 quand , ivres de vin et de débaoche (^^) , ils allèrent 
oie battre. Tout cect se continua en Egypte, more mai/^rumj 
MOQs les dynasties précédentes, et ne fut pas dësapprouvé. On 
Barait ooutume d*apporter , en ce jour , aux grands de TEgypte 
iiqiii étaient du nombre des Goptes et de celui des intendants, 
j»diverses sortes de fruits, et d'autres presents de toute espèce; 
))et Ie jour de Tan était en Egypte une des fótes les plus ma- 
«goifiques. Mals Al-tbabir-Barkouk étant parvenu & Tempire, 
•ordonna d'abolir ces réjouissances , et il envoya les hadpb9 et 
»Ie wcUi du Caire» accompagnés des Mamlouks du sultan, pour 
j»£iire la ronde dans }es lieux, habitës par les prostituees. Ils 
rarrètèrent ^nx des paillards qu'ils y troavèrent prenant part 
»i la fëte , et ils leur donnèrent la bastonnade; il y en avait 
»nième pluaieurs auxquels ils coupèrent les mains, et qu*ils 
i»pFomenérent ignominieusement (i'^) ; ils firent proclamer qu'ils 
»puniraient oeux qui se livreraient auz réjouissances de la féte^ 



(*^) Dant Ibn-l^ras Ie mot SLSl d>,.r déaigne la paillardUe^ et Ie mot i)Ia^ 
det pmiiards. Suivant Ie Dictionnalre , Ie mot ijjy^ déaigne : vir in quo nil boni 
ut. Voyes an reste dei exemples do mot ijfHy^ ' *^ °^ ^'^j 1^ , note (3). 

(^^ ie verbe (7 •- ne se troave en re sens dans Ie Diclionnaire , ^a'a Ja deoxiime 
ibroe. Mais la qiutrième exprtme qoelqaefois la méme idéé. On lit aillean daot 
roQvrage d'IbD-Ijas (man. pag. M): Sy^UJI ^ i»0j g itt^ |»0^m» all lea fit 
HraGificr,et pronencr igBominieuicmeDt par Ie Caiie.*' Ploa bat (pag. 180): A*^i (? ''^T 
JL^^ ^^k^ 8«5&Ul;I ^ >U les fit promener ignomioieuaem^t par Ie Calre, 
isootéa sur des ofaameaox.*' Et aillears (pag. 416): ^ 5-^^L CsUUJÜ lUyJiÓ 
lyPLftJI* Dans Ie Recaeil des pièces, relatives aox Dnises (cLpud de Sacy, Chresto- 
mathie arahe^ lom. II, pag. 00 du texte): p)^y4') 2U«(XS«Jt jL^UiL dkL^I 

35* 



Digitized by 



Google 



276 ^ji^ 

»du supplice de Tétraugfleineiit et de odui par l«qiiel on coupe 
DUO homme ea deux (^^). Dés lors les hoitiBieB du peaple' ne 
»cëlëbrèrent phis cette féte , et on ne les vit plus se Hvrer so 
»Iibertioage dans les demeures des prostituees; Makrizi a rap- 
»porté eet érénement, en parlantdes éténements remarqnables 
»de Tannée 787." Sans aucun doute, Ibn-Ips cite ici Ie Sok^ 
de Makrizi, ouvrage que malheureusement Ia bibliothèque de 
Leyde ne possède pas. 

On me blémera peut-être d'avoir publië et traduit ce passage 
dans son entier; mais il me semblait trop eurieux de retrouver 
en Oriënt une féte , ressemblant tant-sok-peo è la fttè des 
fous du moyen-Age et aucarnaTal, pour que j'eusse pu me 
déterminer k ne publier de ce passage que quelques mots. Je 
ferai encore obseryer qu'une fête semblable se tëlèbre dam 
quelques pays de l'Orient, au commencement du mois de 
Ramadban. Yoyez la description d'une de ces f)ltes dans h 
BelcUtün étun vayage fint au Levant (pag. 278, 278) de 
Tbëyenot. 

Je pense qu'il est question du yJio^ dans Ie passage sui- 
vant de Thévenot [Suite du Fcyage de Levant, pag. 69) 



(**) Vojex was Ie adpplice croel, appelé iajuwaJ) Si^estre de Sacj, Chrestom' 
tkiê arabê, torn. I, ptg. 408 et H. Qattremère, Eistoirê de» wultans maml9ukty 
tom. I, paftb 1^ pe^. 7S. En onlce, on pent consalter encore la Rektion ^tAea^t 
de Gamped»eig (WMrIkaffHgê beêckrtibung^ dêr Mecrfdhrt, fol. 999 ¥• et ?•). Ob 
rtcoDte de mèm» qolsale ftit scié en denx. Comparez Ic tojage de Werli èt Ziabtr 
{ Eil^êntHche hêêchreibimg dêr hin und wider Fahrt^ fol. 1S6), celui de Daolel 
Ecklin d*Arow {Vam htffligen Laa^dt, vas darin und underwegen su sehen^ foï- 
403) et les o bfl eT w tion» de Cresenins, dam sa savante introdactïon sur Ie fin* 
d'Isdüe {Cotnmentar uber den Jesaia^ tom. 1, part. 1, pag. 12— »14). 



Digitized by 



Google 



y^jb 277 

qoi , ai déorivaot k ZtlteA (i^) è Alep , s'exprine en «es ter- 
mes: nCe qui est de plas beau daos ces Zinehs, c'est de 
i>yoir passer les métiers^ Ge pUisir coinineii^a — par Ie mé* 
»tier des Gordonniers^ qui marche en oet ordre« Première- 
)>ment il y avoit plusieura petits garens, qui avoient tous la 
»téte conrerte de capes de papier pointuës comme des pains 
»de sucre.'' 

Le y^jio est eneore pofté par les Derwisciïes. M. Lane (J^ 
dem Egypiians, tom. I, pag. 369; torn. II, pag. 190) dit 
expresséraent que quelques Derwisohes portent le ^J0Jb ou 
bonnet baut, gtirni an sommet d^mie touflfe depiècea dedrap 
de di^erse^ couleurs, et ayaxit ordinairement Ja forme d'un 
pain de aoore. Je lis daoB la ^elation de Stoebove (^oyo^ tfa 
Levant, peg. 48S), qui parle d'un Derwische au Gaire:> >^ikr 
Dia taste il avoit un bonnet fait en pain de sucre tout couvert 
)>de mille petites plumes de differentes couleurs/' Dans celle 
de Goppin (Ze Bouclier de PEurope^^g. 231): les Derwisches 
portent Dun bonnet fait en pain de sucre/' Daos le J&umal 
des f^oyages de Monsieur de Jfoitccmyx {torn. I> pag. Ift7)t 
»Ib ont — sur leur teste un gros bonnet de feutre rosé seiche 
Den pain de succre» Tun k la yërité Ta presque en forme de 
»mitre toute close qui a tout du long un liston de fleuret yert, 
Dpreaque en cette fa^n: il y en a un qui a «ne taiolle blan- 
»che autoür , comme 1'on met aux turbans/' Goinpares k figuite 
n* 19» celle qm est collée A la page M6xln tome pnemier, 
et enfin celle qui se troaVe dant l^oorraije de Pooooire {Bt^ 
soArijving' van kei Ovslmij tom. I , PL LVIII^ O). 



(19) Coiii{>are£ tor la AJÜ\ V. Qnatremèrc, JJistoire de* sultans mamlonhs, tom. 
I, part. 1, pa^. «•. 



Digitized by 



Google 



278 )^^ ^' U^-**^ 

11 paraitra asaez probable que les Derwiaches en Syrië por- 
tent également Je bonnet haut, appelé iartour; ceel est oon- 
firmé par Ie témoignage de Rogér {£a ierre sairude^ p. 245) 
qoi dit: ))Au lieu de turban ils ont un bonnet blanc de feutre 
))de Pespaisseur d'un poulce, et haut d'un pied." D'Arvieux 
{Mémoires^ torn. YIi pag. 466) dit également en parlant des 
Derwisches è Alep: »ce qui les distingue est un botnnet de 
^laine blanehe, qui est fort long et pointu." 

Le tartour est enoore porté par les cavaliers toros, appelés 
Delis* (Comparez Burckhardt, Jrab, Froverbs^ n* 149, è loc- 
oaaion du provetbe : ji^J^Jio aIa& J^a» Le (^JüL^)* 

Sur le tartour des Turcs & Alger on peut óoinsulter la de- 
scription exacte qu'en donne Diego de Haedo (TopograpMa de 
Argely fol. 20, col. 3 et 4)4; Cet acteur écrit tortara. 



G'est.suivant le Kamous (éd. de Galcutta, peg. .772) le tat- 
lesên noir (j^iH ^jLojJaJI). 



^jLl J Ilg), ^^UULd? 



Les details qui j'ai donnës sur le ïhot &^^ , me parmettent 
d'étre bref en parlant du tailesêtt. 

H. Lane (JAe Thwsand and me Nigkts^ torn. ü, p.'512) 
dit du taüesên ce qui suit: ))Ie n'ai jamais eu l'oocasion d'exa- 
^miner le ^LwJLcb et je ne puis donc le dëcrire exactement 
»Je crois que c'est une sorte de simple Toile qu'on jelte sur la 
»téte et sur les ëpaules. ou quelquefois sur les épaules seules. 



Digitized by 



Google 



^LJLJ? ^ 279 

»I1 est propre aux fakiru , ou professeui^ de théologie et de 
«droit (*)." Ces détails sont exacts, comme on peuts'en con* 
vaiDcre eo lisant' mon article sur Ie mot &^^. 

Aoparayant Ie iailesSn n'était porté que par les gens de loi; 
c'est de Ift que Tient Texpression qui se trouve dans Vouvrage 
d'Ibn-Habib (man. 426, pag. 283): ^LJLkJf^ uix-Jf ^\\ 
mais nous avons tu plus haut que depuis l'année 676, la Ha.^ 
fut aussi adoptée par les grands de rSgypte^ et eessa d^ètre pro- 
pre uniquement aux juges et è ceux qui n'exor^aient qu'une au-* 
torité spirituelle et judiciaire. U en iut de mème du ^LJLJ^* 
On lity par exemple, dans VHistoire dEgyjpte dlbn-Iyas (man. 
367, pag. 41, 42): ^ja^ ^LkJf dUUf J^ «Ua^ v:^*^, UU 
^y Ul^b«>Üul ss^\ ^yy JftUÈiJU JUj 8 Ju JuJj ^£^ 

Cuy'lSL^lL* »Ayant aper^u Al-melic-al-tbahir-Barkouk, il 
Mcourut Yers lui, lui baisa la main et lui dit: Vous étes Ie 
»matlre de nous tous , et nous tous sommes vos esclaves. Alors 
»Barkouk se le?a > se coifFa de son turban , et roula autour de 
»celui-ci un grand iatlesên." On lit dans un passage de So- 
youti {ffosn al mohadharahy man. 113, fol. 308 f) que Le 
tailetdn empesé {sZkfi) fut donné comme vêtemept d'bonneur 
(&ü^) k un emir des armées (^^asLI ^I)* 

Dans les Foytige* de Mobammed-ibn-Djobair (man. 320 (1), 
pag. 46) on trouve que le khatih (_r^^^) ^ la Mecque, portait 
un tailesên de lin fin (^JjlS^ v^^ ^LJoJb auJU^). Suivant 
Ibn-Batoutah {Fw/agesj man. de M. de Gayangos, fol. 64 r^) 
il était de couleur noire ((>^( ^LJLxb tuJx)* 

(*) 1. Laoe ajoate: >I am ioclmed to think that it is 5ÏmIIar, not onij in thia 
>mpect, bat alio in iU origÏD, to oor academica] scarfs and hoods.'^ 



Digitized by 



Google 



280 ,jL-J^ — M-t> 

En Espa^ne Ie tailesdn était preaque ^néral parmi les grands 
et parmi Ie peuple^ m^is on Ie portait sur les épaules, et il 
n*7 avait que les Scheikhs principaux qui Ie miss^t sur la 
téte (M-Makkari^ ou plutdt Ibn-Sald, apud Freytag;, dreêio- 
mai&ia amt/bioa gstamm* hui. y peg* 148). G'est sans doute ua 
iaileséln que Ie Toile , porté par Ie vieillard du milieu de la 
XLY"* Planche du superbe ou?rage d«iH« Garanah Hurphy {TA» 
Jrabian JntiquUies of Spcdn)* Daas Ie RaiAan id-^Jbab (man. 
de H, de GAyangfOs) on trouye Ie passage suiTant, qui est 
assez remarquabie; 0^^ó2mJ\ kA ïr Jo JU^^ |»L&ja v;:>Lo |^ 

vLaIII ^5^ ^1; e;^'^-^.*^ \a^^ ^)^ i ^5-^^^ »Ensuite 
»Hish&m mourut (d'autres disent qu'il fut tuépar Al-Motadhid), 
»et Al-Motadbid sui?it soa convoi k pied et sans tailesdn^ selon 
»la coutume des hadjibs (cbambellans)/' 

Ha^ji Khalipba (^d. Flügel, tom. I, pag. 162) parle d'un 
ouTrage, intitulé: ^LJUklt Jüdi ^ ^LyJ^t eAj<>lj:^^t I)^^ 
exemplaires de eet opusculese trouventdans la bibliothèque de 
rSscurial. 



G'est suivant Ie Kamous (éd. de Galcutta, pag. 1307) Ie 
tailesdn ou bien Ie tailesan vert (^LJUkJI* V^^' ij^ Vt^ 



&A|Ub ) au pluriel ^iL 

Ge mot manque dans Ie Dictionnaire^ 
En arabe, ce mot désigne une petite calotte, portee sous Ie 
turban; peut-étre est- il d'origine persane, mais je dois 6ire 



Digitized by 



Google 



kASih 281 

obserrer qu'en Perse il ne désignait pas mie petite calolte , 
maïs, è ce qu'il semble , one sorte de rtban qa'on portaitsur 
la téte. Mirkhond {Hi$loria Seldschukidarum ^ pag. 66) dit 
en parlant du sultan Seldjoakide Alp-ArsUn : jL^«-b «>«ASLku 

i54)wof »4XiJU^ ^^ Ni> %^ •i>« Kiiondemir {Eabib as^siyar^ 
torn. II, mao. pers. 296, fol. 204 r*") rapporte Ie méme fait 
en ces termes: ^^^;^(jjCyo ^ ^ Qis. ^) ^ ^^ «AjLb^ 

'^vsAd&tjUUj* Ge demier passage doit se traduire ainsi: »I1 
»portait snr la téte uae longue tdkijfeh^ de sorte que celui 
>»qui Yoyait ce personnage, aper9At (^) deux aunes de la td- 
ï>kiythy k partir de Tendroit oü prenait celle-ci jusqu'i la 
9barbe«" U est très-remarquable que Hirkbond et Kbonde- 
mir comptent ceci parmi les bonnes qualités , et méme parmi 
les bonnes qualités morales du sultan. Je pense néanmoins 
que quand Ibn-Batoutah (f^oyagesj man. de M. de Gapngos, 
fol. 82 r») dit, dans son artide sur Ispahan: ^\ «JUo vs^aXI^» 
9L*J\ ^ ^^9 ^JLMbJb » Je priai Ie Scheikh de me rerétir d'une 
t>i&Hyek qu'il portait sur la téte,'' il est question dans ce 
passage d'un bennet^ d'une ealoiiêj car tel est constamment 
Ie sens de ce terme cbez les écrivains arabes. 

Dans la Descrïpiicn de P Egypte de Hèkrizi (tom. II, man. 372,. 
pag. 368} on lit Ie passage suivant, qui est d'une grande imppr- 
tance: ^^JUlf ^Jr' \^ ^ Ür^' ^^ ^^^JuJü Uv Jt ^^ 

tx/è^ ^J^Jt «jpLf ^ J^ ft^U IxJi^ ^^ül^aS &41il( (J^^M^ 

*] AjOQtei 1« TOTbe y>^AifcljÜU^ aox DictioBMiret pemnt. i 

36 



Digitized by 



Google 



382 ijj^ 



<,X*^LÈV, «a»LuJf, ^^U-JI Lf-^ ^^\ ^^t^ ^tya 

tXS, L9JU, (5J»V^t ^ ^a^t^ S JL* fcyafiN ^ L^t j[^ 
gl;^ o- J-- ^ ^y 5»,! «;üir, ^»y 3« ^ .^, jr;)», ^», 

iAïLyt JbLoft gUay ^j^ i^j^rji^ vj^ .^ L^i. 
««►yi, ^J.^^ ybLJ» XiltJI ^^^ U*i 8;4iÖ», j|;,yL» IasUJI 

^^ Ub) S^ySij^ JbUiüf JiA^t y^ l,X«*^ y-LJJ ^LèJ( 

l*X» JUi«,t J-* ^^ «Ufi ilxf, Ji».yi s^Asï Ij3f«) ^. 

81* ai^tXJf jL-»f ^ ^^ »jt Ujl*I ^jlilUi *L-JtH ^i 
Vr^ (>M^ ^yj^W JuAxJ» |wg2L-i (X..a£» u't^J^ 

uiftiü^ tuj» ..lj L.U ,4Ui ^ ;\j^y»i^ ^ój:^ j^; 

ji-iU wUJ»^ /^ cj- 1^ J>i^ /ift c^- o-LJb e>J^ L. 

O-UI ;^ Uo* .^o^ öys^l Jf^l Juty ^^^ If-*) 
H g i,., » ttX^ |»(^i! ^ fj 1^451^1* ^ »Munfh» éw vettdewttée 

MBOKHHAEs. La poftc <ie ce nw*^ 

«ché donne daas h grwtde me, «{^telée Al-Gasabah (>). Oo 



Digitized by 



Google 



t 



Mfipellt crdutaitcdMDt ee mardié Ie mmreké dal-kkoêckai-- 
Êimk* C'eit oa dimuratif d% AAascMak^ car on a praliqué A 
»la porte doat. nous avoos fait mention, une barrière (^), 



(*) C*eit eocort aajoard*hiu la nie prindpalt da Giiie«^ £lle smetend depvi's la 
port» tfftelée jU^^Üt V^l^ jnifa'A ctUt qa'on aonoie ^^^JÜt V«»l^* 
O La mot ^ wiiV dési(pit, en f^ixkal, dm hoi*. On Ut diiu U Kartds (ouui. 

17, foL 81 f«j: s^Af» dUA auJU y jJt (^ Jfli^ (jtji >0r 11 y avtit 
>ê «ette naifon oae fenétre , -garoie de jalounei dt bois.** Cette iigoificatton èst 
coDDoe tt il «ft inotile d'eo multiplier lei exenplesf mau Ie OMt IkjjSé^^ aa plariel 
ybAf» oa VS^l^yuU^ on ^»l, Ai^t i •*e«ploie en plniiears mm. U diiigne !• 
M ir«io iarhrt. On Ut daoa Ie C^oataimlatre d*A»-MhadliiU sar Ie Traite dê ju- 
ryfndmce malékiU iHbo-Abi-Zaid (naD. HOS, pag. 636): {j^^^ lLik^iè% 
fóJÜU» Vid(XAi «an tronc d^arbre qa'on coape arec one bache , et qaNsn troavc 
tentoite pomrn.*' Dana lea Vtyagêê d'lbn-Batoaub (naD. fol. 863 v**): LüJI \yS\ 

iSyAio SiX^t^ IL ^A^ \jj9 v«kU Jf s\Jüc Vj'^ v^ *''' ^°^°^ * 

»Dotn reacootre embar^aét dani de petita caneu, dont cbacon était fait do tronc d*an 
iieal arbre cieojé.** 8» un pieu. Ibn-Batontab {Voj/agêê, ibl. 91 r^) dit en parlant 
da poot de bateaox de la füle d*Al-Hülab (KJli^t): óyMjUt f^J^ mt^ l^J^ 

Jmm^Lw l4^.ÜL^yg|i^A, H ^^ UaJ Ithylio ^LteOA s^S\yo J^ 
Jb^UJl^ &2U^ Jk^gJü^ &^Ai^ Jl ^^^oii^l ^^ ^f^ff J^ «Xc^ 

aCette Tille a mn grand pont, cooatniit lor dei bateaox qui aoot ooia et lies en- 
•aeabèe^ cotre lea deox rif et, et ^i aoot enteorés de ckalnea de Ier. Celles- ei aoot 
aatuebéea» sar cbacone des deai rives, é on grand pieo, ficbé en terre." AUleors 

(M. 111 ^^ ^jj[ dü6 \^ Jüul JkaXsJ^ Ji ^[jJ\ U^t^ 
^jfXtüfi öl^ia »^>yf va^L^U^ Q^)\ ^y l^Jt u|l^ 

liJjü idlj^ R^Ui»^ o(^ jJI \Uf^ j^'üJl LfeAg v^^ ^" »<»» 

sdil fftlt ikllatc dcftcAilri k rlynw, ponr arriVer an Heo od se troavalt Ie bac." 
(Vs^ sar Ie aot S^ti^^Atf Kr ^tfeaièM, Mtt. dê* èuii. mom/., to«i. II, part, 1^ 
pag» 166). aaaoi noos / iwiliiM Gé bac consktait ea qoatre pieox, Uéi edNnble 
saTM des cordes. ié-danos ils fiicant les selles èbê liMes da sooime et les osteisiUti) 

*36^ 



Digitized by 



Google 



284 &ASLb 

ndestinée è empécber les hommes è cheral d'y entrer. (7«ft 
«en passant par oe marcbé, qa'pn se rend dans la kaisariyak 

»et on honmie , place lor k ri^e oppotée , tire Ie bac i aoi avec une corde. Let hoo- 
/ >BMf a'emlMrqoeDt dans ce radeaa , et lea bétea de aoaime pa»eiit la mtère i la nage. 
•Hoos en Qs^ea de la aorte.** Ploa bai (pag. B74 ▼•): y^;, * ^ ^ »»■ O V^ 
auJLft 8ot(> yLS's^jjA^ KxJLc »Cette ▼nie a on port magolfi^e, eoteafédi 
agraoda pieox.** Yojes aocore Ibn-Batootah, foL 270 f. S* «m pêmtn. Pedro de 
Alcala (roeo^ii/drao £»panol Arahigo) tndoit 9^ pom êdi/Seiê par SaA>i 
ao ploriel s,y^,& ^ 9 et on lit dana VEutcirê tTBspagne de Ifowairi (man. t &, 

pag. 477): V^U^^t^ V'^^' vM^i ^^ S^fU t v.,^^t «Ei-Zaliiiih 
afot piÜée, et on eft arracha méme lea portea et lea pootrea." 4fi farbre dn preaioir. Tejti 
Aleala ao not viga dê i&gar. ff* uns erois^ «m gtbêt. On lit dana VBistoif i'Eifagm 
par Al-Kakkari (man. de Gotha, fol. ffSS r«): yjy^ X^l aüC5y«i ^ ^; 

&J4>IJI Jj^t jl^jo Jl& auJLaj ub\ i>llft ^t J^y y^JLo^ y^; 

&Xt^»\ «aJI aCet komma était Toleor i tel point ^oll Tola méoM ^oand il tA 
aatUché k la croix* Ibo-Abbad arait ordonné de Ie crocifier dana an endroit oA pa»- 
Jiaaient ordinairement lea babïtanta de la campagne aCn qoe ceox-ci pnasent la fcir* 
aQoand il fot attacbé k aa croiz , aa femme mt cbez loi** etc. Dana lea ÜUU «< 
«riM NuiU (éd. Kacnagbten, torn. I, pag. SOS): lüU^f^ RxA^ ^LnOxJÜ y^ 

ftSJLjU »n St élever on gibet poor Ie Chrétien, et Vj pla^ daaaooa. Alen k 
aboorreao vint, Jeta U corde aotoor do coo do Cbrétien et Toolot te pendra/' 

Le mot ^.Mlrf- déaigne O* unê pianehê. On Kt dana U ffamastth (éd. FicTta^i 
pag. SS6): Ü»^ }K\J^ txJ^ &J J&Iil| U (M*'? J&^ivjt^ »0d ap- 
apelle ijm^^ rtostiament ayec leqoel on racle aoTt oite plaocbe , loit antre dieM. 
Dana U>n-Haijan (apud Ibn-BaaMm, Dhakküuk^ man. de Ooiha, foL 4f*):Sf&^ 
tJaXSi\ ^JJO none plancbe do pont.** Ibn-Bjobair (Toye^a, man. SSO^ pag. IM) 
dit en parlant do port de Xeasine <n SicUe: i>^LJI ^^^J^ V^^ U&Uv^) 

aJUa^ 4X«^ JUJ^t^ L4JJU ^SyöXé &«A^']|^( v^* ^ V^'? 
l^jj ^^1 ^J.fft ^LiV dü6^ — L^Jt aLe pon de cette filN t^ ^ 



Digitized by 



Google 



&ajU 286 

»oè Pon Yend Ie lin fio, et dans d'autreB ktasartynAs. On 
))a JbAti, sur les deux cötés da marcbé^ des boutiques, desti- 



»pliu beaa da noode^ car les navires approchent de <i prés de la terre, qu'lls aem- 
•blent y toacber. On n'a ga'a jeter nne planche, qni coDdoit da Taiaseaoi la terre, 
•et tor laqaelle on va et vient, et de cette maniere les colporteurs se rendent an vais- 
Geci pent se pratiqaer i canse de Ia grande profondenr de la mer en eet en- 



sdroit.'* Sn déerivant an naofrage , ttn-BatonUk (maow ibl. 2S8 vo) dit qa*ane.fei 
djjOt 0^y^ vi &A^&^ OyoUJt Jki v^l^ as'étaitcnmponnésiooeplai»- 
scbe de la pcApe du vaisseab*" Cest de U que la plariel y^^is^ tpd signUe des 
plmehesj se piend anssi (7») dans racceptïon de pant^Uois, comme dans ce pissagc 
d'Ibn.BatOQtah (aan. fol. 10 r<>): Ü& JO^ s^^fU^ y^éjS ^»,A,^ iJoJJ l^Jj 

ió^Lc w^Uil ^)'-^} v^' "^^ ^^;/-^'^-»-" c>l^ I^Li 

IsJlA^a sLa ville d^Aschmooo-ai^-rommin a nn pont de bols prés dngnel Irs 
ivauseaox jettent Tancre, mais Ie soir on léve ce pont-levis, et les ▼aisseaox passent 
icn remonlant et en descendant la rinère." Le mot &A<i&^ désigne 8* tiaitf porte. 

Oo üt dans Ibn-Batootah (fol. 26d ▼*): KaJLc^ ^%^Ü (JmajAiO L^^mJI^* 

yjDijJt ^U^ '^^^J JjUuoil ^ SUA^^ syXi*i »U salie de la 
sceins est oruée de tapis de soie , de rideaaz , et d^ane porte , faile de bois de san- 
sdaly et gamie de lames d'or." Dans Ibn-Hajan {loco laud., fol. 4 r*]^ en par- 
lant de palais superbes qal farent bitis é Valence: fAlhC' ^ qé*4XsL.| AmJIa 

>uJSJ.\^L6i ^ U^I^ ^ |%4a0U5 vygyy^ ^V^ ^"^ ^h )^'^ 
sOn s'effor^ A détemmer paf soppositlon les sommes énormes qa*ils avaient dépemées, 
set on évalaa les dépenses de qaelqaKs-nns de eeox foi avaient hili nn palais, é cent 
smille düutrê, oa é one somme plos oa moins consldérable , i raison des omements 
s^'Hs j avaient apportés, saroir 1'or aax portes.** Enfin le mot &A<yw^ désigne en- 
cere 9» «fit pêtitê chambre dê boiê. On lit dans les Voyageê dlbn-BatoaUb (man. 

U Ui^Y i^yl» w^l trflag \J\^\'jJ^\ vlUU^ ^JO^ ^ üf, 

<»« Jl ^«LufU ÜJULg JüRAJ Léi5^ sies habitants. de oes Hes n*oBt point 4lc 
sprison, mais on place les criminebdans des chambres de bois, destlnées i y d^owr 



Digitized by 



Google 



280 SjS\^ 

onées A la rente des komflyaJks {yofe% ce moi'] et des M- 
iMyêihê; oes deniières soot portées par les jeiuws geus et 
»par les jeunes filles; au dehors de ce marcbé, dans la rae 
»appelée AUCctsabah^ il se trouve aussi un grand nombre de 
nboutiques oü on fabrique et oü on yend des idkïyaAs. Soos la 
Ddynastie circassienne, les emirs, les mamlouks, les soldats, et 
»ceuz qui les imitaient ont £ait frëquemment usage de la idhiyuk; 
»ils ont commenoé a la porter sans turban (roulé autoorj; et de 
»oette maniere ils parcouraient les rues et les marchési se reo^ 
ndaient aux grandes mosquëes, et assistaient auz marches pom- 
opeuses, ne royant pas de mal en cela, comme si ce n'étaitpaB 
iDune bonte et une ignominie , que Ie tnrban ne te treutit pas 
»8ur leur tête! Ds portaient ces tdkiytths de couleur Tertc, roa- 
»ge, bleue etc. D'abord elles avalent la hauteur de la sixiè- 
»me partie d'une coudée, et en haut elles ëtaient rondes et 
y^plates. Du temps d'Al-melic-an-nasir-Faradj , on ioTenta 
»les tdkiyahs circassiennes , dont la bosse avait k peu prés deux 
»tier8 de coudé^ d'élévation, la partie d'en haut était ronde 
»et Ie sommet était fait en guise de voilte (^} ; la (dkiyah était 
i»4oublée de morceauz de papier; oette partie «ussi qoi se 
otrouvait entre la doublure qui teucbait la téte, et entre Ie 
ncóté, Tu par les homme», était, poor la plupart, remplie de 
»n^orceauz de papier. Au dessous de la bosse dont nous arons 
uparlé, ils placèrent une bordure (^ de fburrure de belette (^^ 



» les marcbaodifea ; et l*on pUce ckaque prifODiiier dans one chambre èt bois s^Mfée, 
Haltad •qv'oA en agH cliez iratts vnt Hs pritoonfen tkréCietiB»'' 

(^ ^ m^appoyaBt Mr rüyttologie, f mi UwMl k pkiAtl ^^Ayki\ P«t ^«i»- 
met. i« cmia que ^^yÜl^ w»*A^ répond i Ia |ltfafe.^#^tf vmn hê^0 Ie fan 
GUatale (foyes plw ba« ifoU (8)). 



Digitized by 



Google 



kfjUo 287 

9qae Ton désigne par Ie oom de j«#jus Q)i oette bordnre 
»eBt large d'enriroD la hoitièma partie d'niie coudée, et il en- 
»toare Ie front de Phomme, et la partie d'en baut da coit« 
»Ba fiool usagfe de oette eoiSure jnsqo'atgourd'bui , et c'csl 
)»ime des plus vilainet eboset qn'ik aient prafiquées/* Pent- 
toe eak'-oe de la SUlLb qni parle Tauteiir dn Yoyage du Sieur 
nn Ghiatele {T Foyage van Mher Jhob vmn Ghittde^ p. 28), 
qai Tisita Ilgypte en 1481, qoarante années^ senlement aprèa 
la mort de Makrizi, qnand, en parlant des maralouks, il s*ex« 
prime en oes tennes: )ill y en a anssi quelqnes-una qni portent 
»8iir la téte des béreU, o'est-i-dire des bonnets rondt et 
«Iiaula (*)» lis sont plus étroits en has qu*en baut, et la 
ipsrtie d en bas est fisite de Teloort ou d'nike autre étoffe , et 
ik partie d'en haut de cameiot ?ert/^ Si je ne me trompe, 
Pierre* Xartyr (Legaii^ Mahylwiiem^ pag. 401), ambassadeur 
espagnol auprès de Kandsouh^-Gbanri en 1501, parle également 
de b tdUfak. Yoici ses paroles »]lamludii qut Soktanici sant 
ssinisiri (^)> piletin» femnt laneom aut cymatilem , spitbama 

O On Toit ptr ce ptangt que Ie not ljj\ désigne en ^énl: la hardmrê (d^on 
babit qoelconqoe) et non pts aealeiBent, comme ie dit Ie Dictlonnaiiei ituhuii port 
•miimti oolütMt. 

(*J U Diciiennaice n'offiri fu \jkJi^ »^^ ^mm Ie «n» d* WÊtuiêia* JhM T JTm- 
t9ir€ d^ Egypte de Ifowairi (man. 2 m, fol. 22 !«) ce mot eat éerit ibJt* On ^ lU: 

IfiiaJU JbJ( i^ J^ U^l ^ K^l^Pt UQJU lüJt i±MkJ — yji^ 
>«n de «ft ami» cvait la coatvm» de M mamijm en hifer «ne peUme en marte laMiéut 
9fmt ^*ti •'en tefétlt/' 

O ▼«Tta mr Ie mot ^JüJ, pri» dani Ie aene dr htHuf Ia Mte de 1. ^tae- 
■ère diBf Ua N^Hcêê et Estraits, tem. XIII, paf. 217. L'illnitfe Mfant n'a pa^ 
■égUgé de eitet ce pamge de Makrui. 

(*) «tweick lyn mntaen bofen lont, booge van boofdf.^' 



Digitized by 



Google 



288 &ASLb 

Daltiorem, talde ponderosom, durum., duobus Goasotum oolo*- 
j»ribus, TÜidi ab imO) a superiore nigro/' Bien qu'en général 
oea descriptioDS répondent assez bien k oeile de Makrizi, je 
diNs avöuer que les détails ne sont pas exactement les mémes. 
Mais pourquoi n'e supposerions-DOus pas que la EaSUs des Ham- 
louks était sujette k des changemeDts opérés par la mode? la- 
krizi ne rapporte-t-il pa^ lui-méme qu'afant Ie règue d'Al- 
meIic-an-Dacir*Faradj la &ajI^ des Mamlouks diffërait essen- 
tiellement de celle que ceux-ci portaient de son temps? 

Makrizi contiaue en ces tennes: »Les femmes oot imttó la 
nbommesy en adoptant oette coiffure, et ceia pour deuzrai- 
»sons. La première était que, sous cette dynastie» l'amour ooa- 
)>tre nature élaitdevenu très-général. Les femmes s'effbrcëreQt 
»donc de ressembler aux hommes, pour attirer vers elles Pamoor 
»de leurs maris (}^). Celles de Ia province les imitèreot en 
»ceci. La seconde raison était que» les hommes étant defenos 
)»pauYres et indigents/ les femmes égyptiennes fureat obligées 
)»de quitter Por, les pierreries, et méme la soie, qu'elles por- 
»taient jadis, et' dont elles se re?étaient encore de notre temps. 
vVoulant économiser, elles adoptèrent ces idHyahs qu'elles 



(f) Ce font, fani doate, oenz que let aatenrt de l*£gjpte appellent duJU^ 
Ea^UsJLimJI* Comparex, per exemple, Ie panegt d*Ibn-Ijas ^e j'ai pnblié an 

{^^) Lts hittoriou arabea el penant raoootent de aême que , ^aad Eoun, fiU 4c 
]IaroaA««Mcaichidy enl contracU Ie ?ice inCliÉe dimt lakriu accote let XgjrptUBS ie 
ton tempt (accatation ^i ett amplement confiimée par let rojagenrt Xnrepéent omi* 
tempefaiot)) la mère dn princei U célèbcB Zobeide, fit prendre a d^ trèt-bcUet es* 
davet dea habiia de gar^n, poar Ie ditoaner ainti de ta coudoke blémable. I^ 
etdaTet, ainsi habilléet, prirent dèt lort daos let Haremt det ILhalipliei Ic non ie 



Digitized by 



Google 



SjJi[h 289 

»Èteüt d*or| cle 8C»e «te. avec bêaucoap de luxe, et.elless'en- 
"NXMiragèrent matodlement è les porter» Gelui qui considère 
•attentiTenient les modifications qui ont lien dans ce qui eziste, 
»8ait oomment les ooutumes, les moeurs et les usages des hom* 
»mes re^ivent leur origine. 

De nos jours, Ie mot KaSUo dësigne en Egypte la mème 

chose que &aS«^, c'est-&-dire »une petite calotte de coton qui Ta 

»jn8tement k la téte/' comme dit M. Lane (Modem EgypHans^ 

torn. I, pag. 41). Les personnes des deux sezes la portent sous 

Ie [JêyjJb (Idem, tUd.^ pag. 68), autour duquel on roule une 

pièce d'étoffe; de cette maniere se fbrme Ie turban. M. G. Fes- 

qoet {Feyage en Oriënt ^ pag. 182) écrit tukte ^ et c'est, selon 

06 Toyageur» un )}petit bonnet de coton blanc piqué, dont Ie 

sh(xA eeX ordinairement festonnë ou méme omé de jours très- 

»nriés«'' Bur(^hardt, dans son ouvrage sur les proverbes 

égyptiens modemes {Jrab. Proverbs^ v? 101), dit de jnéme 

que ce mot désigne: «un bonnet, on une calotte blanche, feite de 

»batiste et fréquemment brodée, qui va justement k la tète et 

»qu'on pc^rte sous Ie bonnet rouge ou TarboehJ^ VocoAb {Be^ 

9ekr^ving van het Oosten^ tom I, pag. 328) parle également de 

})la petite calotte blancbe, faite de lin, qui sert k coumr Ie eer- 

»Teau,'* et qu'on porte sous Ie J^^«^* Eo ce sens, ce terme était 

déji en usage du temps oü les JUille et une Nuite ont ëté écri- 

tes. On Ut dans eet on?rage (éd. Hacnagbten, tom. I, pag. 172): 

(jiU ^ ^ ul$Jr M^^ üo^^ IaXji ÜU \^JbJS )»U8 

lyirent un gracieux jeune bomme, retétu seulement d'üne 

»diemise , et d'nne tdHyah qui était k découvert" (c'est-i-dire: 

qui n'était pas couTerte du bonnet rouge, ni de la pièce 

d'étoffé &oL4^), »et sans cale^on.'* L'édition de Habidit (tom. 

37 



Digitized by 



Google 



280 &^U) 

II, p;^* (fi) porte ici maM^ terme qoi iodi^e «lademeol Ie mè- 
me olyet, comme on Ie verra quaad nou» parlerona de oe mot 

Ba temps que Daodini ?iaitait la Sjrie, c'esl-^è-idire en 1690^ 
Ie mot SjJASp désignait, en ce pays y Ie mèate bonnet que odut 
qu'on y nomme aujourd'hui ^y^J^ On lit^dana te Fmfogt 
du JUwii Liban (pag. 44) que les babitanta de Tripoli »net- 
Mtent sur leur leste uu bonnet qu'Ua appeilent TtMm, ei qai 
»est de dr^p ou de Soye avec du Coton." Immédialeaieot 
aprós )e foyageur parle du y&Ut. Plus bes (pag. 46} il dtt 
des femmes : »Elles mettent sur leur téte un iajmia de drap o« 
»de soye ordinaireooent rouge ou bleu, qo'eUes embeUissent 
)»d'ouTrage d'or et d'argent. Il y en a qui portent tout d'oret 
iKi'argent/' De nos jours encore Ie terme^LüdJb dësigne^cbei las 
Bédouina, la mème coiffure que oelle qui eal indiqaée par Ie mot 
^yj Jo> ear on Ut dans ua ou?rage de Burckbardt (Ab/es m iii 
Btdmtm tmd fTakabfs, pag. 27) que quelques riohes Scfaeikb 
parmi les Bédouina, ^portent quelquefois des bonnets roisges^oa 
nidUef appelés en Syrië iarbousA." Ce qui répond en Syrië k 
la ijjAh égyptienne, €*est la JüüL^» ches ks Bédoutns iSlSuh 

On a TU plus bant , par Ie passage de Makrizi que j'ai fdr 
biiéy que Ie pkiriel de ce mot est ^yk* Ce pluriel ae troufe 
encore dans un autre passage de Makriai (au mot LioU»), ^ 
4anf un passage de VMtêünr^ d'£gypie de Howairi (msB. 2 
m, hl. &2 V»)' o6 on trottve «vUi^^l ^^ »les ii^uh i» 
«Saint».*' 

Le mot fiuüdJb reasemble asaei au mot franigais iüfm et «usiot 
espagaol ioca. Je dots faire obser?er eq^eadant que ks an* 
ciena auteurs espagnols et francais app^kat /aca, tojuej k 
turban dans son entier, et qu'ils ne donnent.pas ce no» ^ 



Digitized by 



Google 



la calotle. On lit, par exemplCi daD3 uo ou?rage espagnol, 
eo caractères arabes (publié par de Sacy dans Ie Jwrnal de$ 
SmvtmUy aQ 6> 18 Oerminal, tC* 7): »AUi los que Tersis eon 
i>loc&s balancas sMi Tarcos: los qne Teren con amarittas soa 
oliidios mercadefts del garen Tarco." Beitraadon de la Bfoo* 
quiére (r^yage éPouirmtetj dans les Mémmre» de ftiuiiiut 
Nmtiwuü des seienoes ei arts. Seiences moraJes ei pdiiifues^ 
toui^ T, pag« 604) qvii .visita rOrient eo 1432— 33, dit ^'il 
acketa k Damas tune toque acoomplie;" ce que ten M. te 
Grand d'Aussy expliqoe très-bien par uo )>turban comj^eC' 



Ce mot manque ^ns Ie Dietionnaire. 

Oa Kt dans Touvrage de Eïifil (JfaéArickien mon Jlfwoko$ 
kmd IW, pag. 110): nVi n'est pas permis aux femmes mariëes 
«de montrer la cbettelore, et etles rentonrent d'un voile de 
Moie^appdié Ahrttk ^^vf^i <^^t les longa boats retomboit 
»«r k dos, et qui, par devant, est arrangé comme an 8^Ml 
j»(tindMin)." II« Grftberg dï flemsö {Specchio geogrt^có e éia- 
iüiioo ihlt* Impero di Maroeco^ pag. 81) écrit a*brue. Voici 
oe qo'il dit: Les femmes de Maroc )»entourent la téte d^unc 
«oo de denx banden é raies dV et de soie, norarmées a*hruö; 
Mon y fiiit un noemd' è la bauteur dn -eon, et les bouts de ces 
i^bandes, «ntrelacés dans les tresses des cheveuX| descendent 
Mjosqtt'i la ceintuns." 



37 



, Digitized by 



Google 



202 8i>La 

S^Ucy lU^, &^U^ 

Ge mot désigne uoe sorie de nuupiteiO eourt et oof ert m 
Ie de?aat^ il n'a pouit de manebes, oiais oa y a pratiqué db 
troui pour y pasaer les bras; c'est Fhabit eküacléristiqQe des 
Bédoains d'A peo prés tous les temps. Gommen^os par k 
Syrië* 

En parlant des habitants de Tripoli de Syrië, Oaodiai 
{Foyage du Moni Libanj pag. 4&, 46) dUqu'ils portent sur Ie 
jvppoH (&AJ^) 111^ ^^^^ ^ deasus qui iiest Ie Spain (^) ou Ibb. 
)»0n appelle Spain quand Ie Drap est de laine fine, et qoaod 
)»eUe est bien (ai te et propre comme on les porte en Italië. 
»Gar ik n'ont pas tant d'adresse que nons en ce pays-lè« L'Abb 
»est tissu plus grossièrement d'une laine lort torse» et rayéet 
]»di?isé par de longues et larges bandes blancbea et noii»." 
00 lit dans Pourrage de Roger {La Urre Êoineie^ pag. 805) 
que les » simples soldats ou paysans/' panui les Bédouins, po^ 
tent »un aba^ qui est une petite robe ouTerte, Ie defant de 
»laqueUe est bigarré de blanc et de nok*, et d'autrea coufeors.'' 
Plus bas (pag« 426): «Les Rdigieuz [maronites] ne portee 
»point de cbemises, ny de cannessons, mais deux robes, qa'ib 
«appellant oHa^ qui sont de oouleur enftimee, tissues de poil 
ndacfaerrey avec une capuce de camdot notr/' Dans oe pts- 
sage il hnXf sans doute, sobstituer aiba k obLu Bn décrifant 
Ie cofitome d'hiver des ëmira bédouios, d-Arriem (/^cys^s 
danê la PaUêUne vers Ie Grand Emir^ pag* 208)0 s^Ofrime 

(*) Je dois aroner ^e j*igDore conment on écrit ce mot, soit cd vabe, wil 
en inw. 

(*) Les passages de d'Arrteax et de Niebnhr, qQ*on Iroofe dans eet artkie, ent 



Digitized by 



Google 



ea oes ternes: ^Ik oat aimi de» Abas de drap rouge, verd, 
)ioa d'autre cooleari gamia d'un galon d'w et d*arg»tt sar 
Jiles éfMuleSi et de qoelqiies roaes en broderie, el de booton- 
)»Bierea anr Ie devantj ces Abaa se font en oonaant lei deux 
meiM^ da drap de toote sa largeor, comme si on en yonloit 
»hm un saC) pnis ik feadent Ie deyant pour Ie mettre sur 
»les épai^i en émidant Veodroit qai doit passer antoor da 
Acol, ils laissent deux ooTerturea dans les ooins poor y pasao* 
ïJte$ bras, et eet *habit est proprement pour porter è die- 
»Tal." Plas bas (pag. 210, 211) Ie méme anteor dit, en por- 
^ lant des dames diez les Bédouins: uLeors testes de dessus sont 
Ddes Abas de satin, ou de felours, oomme celles des bommes, 
net qoelqaefois de brocards d'or dont elles se font des babits 
ixpoor mettre aassi par dessos/' AiUeiirs (pag. 212) d'Ar?ieox 
dit» en parlant des bommes do commun: i^Leur manteaa est 
non Aba de bourracan, raïé de blanc et de noir/' Les femmes 
da commun portent aussi un Jba au dessos de la chemise. 
(Idem, iüd^f pag. 213). VJba porté psr Ie Toyageor lui-méme 
était afoit d'une espece de bourracan barridé de blanc et dte 
ttaoir, a?ec de petitesflenrs tissues d'or^" (Idem, «Mtf., pag. 4). 
Burckbardt (JVoies m the Bedoimu and frakaby9^ pag. 27) 
parle égaloieDt du manteau, appelë abba^ et il atteste que c^est 
un babit g^rossier, k raies blancbes et brunes. wies Mku de Bag- 
»dad," ajoute-t-il, »sont les plas estimés. -^ Pamii les ióiaais 
»je &'ai poiot to ifaMM noirs, mais iMquoDOttient panou les 
)i8cbeiUis de PAhl-el*Scbemél; qudqciefoia ik étaient brodoiës 
ad'or , et yalaient alors juaqu'è dix Utres steriing." Yon Ricbter 



aéji ^é ïndiqaés par H. Qaatnmèrey Hiêioire des sultans mamhuks^ torn. I, p«rt. 



Digitized by 



Google 



204 U^La 

MFall/akriêu tm Morgmdandé^ ptg. 21) dit, en putant da 
Bédmios de la Syrie: »Le6 Jba$ de» deux sexesse roa g tml iiqit" 
Les^U^ »<»tco»ptëipÉniiil«i^^aientsde8biliitiiiii 
de l'Arable prqfiraae&t dile, par Ie Toyagieor arabe*e^gaol 
IbD^Djobair (f^oyo^e, man* 320 (1). pag. 73). Il iehnht^ (la* 
aêirifumg van Arc/rié^ pag. 01) rapporte oe qui aait: nDtni 
»k partie ooeideolale de PArabie, je 11*41 ?u porter k vete- 
nmeQt de deaioa, app€ié oMs, qae par dea marchaadi eo 
)>Toyage. Maïs datia la parlie oriëntale de oettè péninanle^et so^ 
^toat dans la prorince de Lacbaa, c*est Ie vètemeiit ordiiuófe, 
te Uut des hommes que des femoies/' In parlaat de la pro- 
vinoe de Laehaa, Rkbohr (pag. 322) déorit ainsi Ie SL^- ^ 
)»qu*on aj^peUe JU» est na afnple surtotit sans manches* Oa 
i^peut se %urer iaciieiM&t la &i^ de oe tètement , en pnrti- 
iiquaDt dans Ie dessow d'un sac è Më» nne euTertnfe poar y 
«passer la téte, aux cAléa des ouvertünea ponr les bras, et es 
«fendant eofin Ie sao de bant en bas. Je vis A ïobeir ^ 
iMrÈraob^BasBa^ im tafllcor areugle qm avait gagné sa vie par 
imok métier, sans aToir -?a ia lomière. On n'a donc pas be- 
xéoi^ de lieauoonp d'art^ ponr fitine un AVkaJ' G'est san» daele 
da m^e i^tement qne parie Ali Béy {Trai^dêy tooi. H) P>?* 
^08)^ quand it £t: i^ÜArabe bédonin pei»te ordinairemedt sar 
i990n halrit im «mite mantëan aana mandties, fonné d^mitim 
«detlaine gaoeaière, ^ de drap minoe; les deux óMés ensoot 
i»égrax et ordoaMreaient è raies altemati?es de bron et 4e 
nUane, ohacanê de oette»4U aytint nn pied de largeor." 

Ce tèteaient;;est fert en usage dans ka ^ontréea orieotato* 
Je n'hésite pas A penser que ce soit de ce vètemeat que park 
Rauwolf (^i^en^/tcAa beschreilnwg der £ag4%^ pag. 199) 9>^ 



Digitized by 



Google 



i^l^ 286 

il dit des Bédonins qoe je suppote ètre les BoMKi^Said: »Ib 
ApcHrtent ordinairement de petits manteaux d'étofie gromère, 
»qoi sont toui-i-fait oaTerU sur Ie derant, n'oüt point de iteiH 
«cfaea, et sant paasablement bnguet; ib Tont josqo'aax genotn. 
»Sq Toyage , j'en ai porlé uo moi-iaèiBe) qai avait des raies 
ublanches et noires/' On Ut dans Ie ^oya^e danê t Empire 
Oikomany F Egypte et la Pene (torn. lY, pag. 221) d'OliTier 
que les hommes a Orfiih ^portent en Toyage des tAoê tout noirs 
»(m k baodes longitodinales, blanches et noires, larges on 
wétroites, qui ressemblent beaocoup, par la forme, auz cba- 
»0ables des prétres Cathotiqoes/' Et plus bas (pag* 222) : j»Les 
ï>eAa$ sont en laine on en laine et poil de ehé?re; les ptes oom-^ 
MDons Talent dix on dooxe piastres; les ptos diers se yendest 
»]asqa'è cent piastres." En ptrlant des habitants de la néin« 
TÜIe, Bnckingham (/ratels in Meeopatamia^ tom. I, p. 34d) 
s'exprime en ces termes: DLes personnes de oawfition qoelcön* 
»qne, portent on ofite en laine pesante sur leors habits da 
^deasns/' M. B. Fnser {TruveU in Eoerdieiam^ Mleêopetamin 
etc., tom. ly peg. 86) dit, en parlant des Coordes: »P!ar de»* 
M«s toos leors habits, il mettent vae sorte de manteaa, oa 
i^eMoj en poil de cfaamera, de oooleor blanche on noirei, on en 
Mraies blancbes, Immes et noires; il se boatonnesarla pottrineet 
)i&itte en arrière d'une miniere fert pitleresqne/' Ailleurs (tom. 
I, p. 128) Ie méme vay a ge ur dit des Arabes k Bagdad, taot Bë^ 
daniiis que résidents: n^Hk portcaft toos «d aAA«, oa mantèatt, 
»^an6 fatme stogoBère; il est anple, sans manches, mab gnmi 
Dde trous pour y passer les bras ; il est fait de laine filée tres- 
»serrëe, et k raies larges et perpendicnlaires, blanches et hm- 
»nes , mais quelquefois noires et blaafihes. Geci est Ie < 



Digitized by 



Gqogle 



296 S^L^ 

»national| Ie manteau arabe i vrai titre/' BadLingbam {Tra- 
veb in Mescpoiamiaj torn. II , pag. 196) menttonae égtitd- 
ment Ie ï>abba, ou ample mantean de kine'' des Arabes bë- 
dooins qu'il vit è Bagdad. Les femmes è Bagdad pmtent aassi 
ce TétemenL (M* B« Fraser, Übro laud.^ torn. I, pag. 287; 
oomparez encore torn, I, pag. 340; torn. Il, pag. 67, 76). 

Nous retrcmvons Ie manteaa, nommé óbdk^ en Egypte, mais 
surtout cbez les Bédonins de ce pays. On lit dans les MilU 
ei une Nuit$ (ëd. Macnaghten, torn. I, pag, 419): &J JUlJ 
»JL«, yiU)t ^ 8^yOl «4X41 ^X^ U, ^5^JlJI (^UU) 
LjjJU «^Ljxi WyUU ^ ^JS(i>\j^\ SiJüft J,f »Alor8 k 
)»Bédouin dit au mareband: quel babit donc, k votre aTiSi 
nséirait k celte prostituee O? Par Dieu Gette übS&k dans la- 
»qudle elle est enyeloppée , est déji beaucoop ponr die."' Dans 
ronyrage de Goppin (Ze B<mcUer de PJEurcpe^ pag. 326): «Les 
)>plas ricbes'* (parmi les Bédonins) vont par dessus cela une Abe 
»qui est une espèce de veste ou de casaque noire." Dans Ie 
Jfmamal des Fojfoges de Mcneieur de Moneenjf»(ijam^ I, p. 313): 
un Bëdouin »se jeta sur mon abe pour la prendre/' Dans Ie 
Toydge de Pietro deUaVaHe {Fiaggey torn. I^ pag. 670): »Le8 
«Bëdoutns portent qudquefois sur la cbemise un surtout de 
Dlaine grossière, et rien d'autre; il est tout-i-fiiit ouvert sor 
tle devant, et n'a point de mandies; les Arabes Ie nomment 
ï^Abaj et ils Ie portanti surtout ceuz qui veulent prendre un 
»air d'éléganoe, boutonné sur k poitrine en guise d'un fi- 
i>r(duolo (^y* Les femmes cbez ks Bëdouins portent ausn 



C) Tel «it Ie aeiif fait Ie mot grec «4^17 a re^ en Ssjrpte. Vojes le« Mille tt 
UM Jfuitêf éd. Htcaagliteii, torn. I, pag. 86, 87, et H. Fleisch^, de gloteis Ba-' 
liehüamiêf pag. 16, dans la note. 



Digitized by 



Google 



YJba^ mait Ia teuf est épaiase et étroite (ld., ihid.^ pagr. 7M). 
H» Stepbens {Inoideniê of Travel t» Egypt^ eta, torn* I, pag. 
226) mentionne Ie noftot de poil de chanoeaa Boir'' d'an mai^ 
chand da Caire. Hais la S^L^ qa'on porte aujourd'hui en 
Egypte, n'est plas Ie vieil abdh de FArabie, de la Syrië, de 
FAl-Djezireh , de PIrak Arabi. Ble a re^ des manches: elle 
descend jasqu'aax pieds. Gependant rét<^ doot die ett faite, 
est enoore la mfeme; les hommes d'one conditioa aisëe portent 
oette S^U^ qoand il £iit froid, et enoore de nos joors, oa 
-tètéinent est en laine de oonlear noire« Les paavres Ie portent 
da mdme qoand il £iit froid, mais ches enx Tétoflte dont il 
est fait, est plus grossiére; qoelquelbis, au lieu d'ètre noiie, 
il a de larges raies, brones et blanehes, ou bteues et blan* 
4dieB , mais ce n'est que par exoeption que Ie demier caa a lieo, 
et les raies sont gënëralement hrunes et blaacbea, oomme dans 
leaautres pays. (M. Lane, Modem HgyfÜansy lom* I, pag. 41| 
45, et la figure k droite, pag. 44). 

Le mot abSk n'est pas inccmnu en Barharief et il y désigne 
mi harrmotm grossier et pesant. (Yoyei le o^itaine Lyoo, 
Travels m Nwrthem Jfriixiy pag. 39» et eomparee Home- 
mann, Tqgtbnok seiner Reiêê vem Cairo naek Mwnmeh^ p. SS). 

Je ferai enoore obstrrer qu'one elasse de Itanvisdieai Bagdad 
forte le »aM«" blanc (Fraser, Travetg te Foerdiekm^ etc, tom. 

i^ pag« nny 



a^i 



Ce mot semble designer une espèce de ooifiiare* On lit dans 
Ibn-Khacan (dans mon ffisioria Jlbadidarum^ pag. 46): L^^ 

iO Sortc de nuntMai en ijbs* A Raplea^ Yojes plot bat tQ mtk Sa(^^* 

38 



Digitized by 



Google 



298 ^^fco — UyMJo 

sLfUfrU aIUS' ^I JoiL »Les édifices étaient entièrement coa- 
» verts de décombres, ainsi qa'une femme est coaverte depuis lei 
Dpieds jusqu'i la téte par son grand mantèaa et par sa coiffare." 



9fl5 ^^ 



Ge mot manqae dans Ie Dictionnaire. 

En Egypte il désigne, soitaiit H. Lane {Modem EgypHam^ 
torn. I , pag. 41), Ie méme objet que celai qa'on indique par 
Ie mot &ju»Lb 9 c'est-i-dire) ime petite calotte en coton, aUant 
justement k la téte. On la met sous Ie bonnet rouge (j^^J^) 
qu'on enveloppe ensuite de la pièce d'étoffié (&oU^). G'est de 
oette maniere'* que se fbrme te turban. Au rapport de Borck- 
hardt {Nates on the Bedomns and JFahabyê^ pag. 27) Ie mot 
y ' g r C^ voyageur écrit arkye) dësigne en Syrië la méme 
eèpèce de calotte. Selon Cafies (GramaÜcay pag. 172) Ie mot 
SUS^ dësigne un petit bonnet de lin {birreta de lienzo)^ 

Mais en des temps plus anciensi ce mot désignait en Syrië on 
tout autre gmie de coiffure. On lit dans Touvrage de Roger 
(£a terre saincte^ pag. 267): »Une mitre d'argenti qu'ils ap- 
»pellent Jrquié^ feicte comme un petit pain de sucre, qu'elle 
suporte sur la teste." Ailleurs (pag. 204): Les ëpouses des princes 
bédouins »ont sur leur teste une Mitre d'argent, faite de la 
i>fbrme d'un pain de sucre; Tentourans d'un Toile de soye 
lonoire, bordée de perles et de pierres precieuses.'' 



Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 



Digitized by 



Google 



Il désigiiei au rapport de Burckhardt (Notes m the Bedouins 
and fF^aAabySj pag. 27} une petite caloUe, portee par les 
Bédomns; c'est la méme chose que la arkye de la Syrië, mais 
la maarnJia (c'est ainsi que oe mot est écrit par Barokhardt) 
est fiiite de poil de diameau. M. B. Fraser {Travels in JToer- 
dutoHj Mescpoiumia etc., torn. I, pag. 228) dit égalemenf qaé 
la plopart des Arabes de Bagdad porteat, soos la S^i*^ »uae 
Dcalotte, ressemUant è une permque galloise ( a fF^d$h toig) 
«et faite de poil de chameau." 



Ge mot manque dans Ie DicliomMire. 

Il dësigne, smTant H. Lane {Modem J^gyjaianê, torn. I, p. 
44), Dune longue et ample chemise, ou robe, en lia bleu en 
»en ooton de méme couleur, ouverte dqpuis Ie cou jusqu'è la 
Doainture et gamie de grandes manches." Get habit est porté 
par les paforres. G'ést donc i ce Tétement que doivent s'ap- 
fUqoer les paroles de Wittman {Travels in jfsiqtic Turkey^ 
Syrta tmd Egypt^ pag. 373): »|^ costume des hommes qui 
oappartiennent è la basse classe des Arabes, consiste en une 
nchemiie de coton bleue," et celles de M. Turner {Journal t^a 
Tour in the Levant j tom. II, pag* 395): Les hommes du com- 
mun portent un turban, »et une chemise de coton bleue; 
)»(^e8t Ie costume complet du peuple , qui ne porte ni cale9on, 
HUI culotte, ni soulieré, ni bas/'- Les femmes en Egypte por- 
tent également cette espèce de sarrau^mais les leurs nesont pas 
si amples, et ils descendent jusqp'aux pieds; ceux des hommes, au 
contraire, n^.Tont que josqu!^ mi-jambes. (M. Lane, libro laud.j 

38* 



Digitized by 



Google 



MO ^f ' 

pag, 44 aveó r^stampe, pag. 63, 64 , «toc l^eftaoq^ ; H« Tur- 
ner, liiro tmui.j pig. 396). 

J'igDore k quel temps Ie mot ^«^ s'est iBtrodnit daas Ie UiH 
gage aiabe, usité en Egypte, mais Ie TèleHMlit qm portei 
présent ce nom, est déjè en uaage dqpoii plosieurs atèdok 
Dans la Bdation de Schireiggep {£ine New9 MeMbeêdartlr* 
bimg om TeutmUand maeA Fcnsianiinopel und Jèrmêolem^ 
pag* 266), Toyagenr qni risita l'Egypte en 1677, on Ut: »Le0 
»Egyptien8, hommes et femmes, ne portent, ainsi qiie les Asnr 
Dbes bédouins, qu'une chemise blanche ou bleue, i grandes 
» manches qai ont k pen pres deaz aunes de largenr;" oom- 
parez l'estampe: A. paysan Egyptien, B. homme da commoit 
Pour Ie sanrau de fesMM, voyec pag^ 272 arco restanxpe. 
Sjans ceUe de WikI (J\/em Meffsb^mkreêmg €me$ €hfangmm 
CArieien, pag. 204): «Le ptysin se aiet trA»*siaiplenientj 
aperte nne grande et ample chemise , de ^xmlear bleoe sa 
)»noire, et dont les mandhea ont ^loaiemis annes de largsar»" 
Voyez sar Ie sarrau Uen des Bédootnlt d'Egypte, hqam 
Wormhser {EigeaÜiche Be^okreibung der Atumrmftumg lad 
Jfeimfakrtf toL 223 r»), Jean Hellfrich {Kuri%9r unnd waht^ 
hnffiiger Btrisht vim der ^qrsft, fol. 379 r*, 367 r«, 397 f), 
Coppta 4£a JSoualzer ie l'Emtope^ pag. 324, 32&), Pietro ddh 
Yidle {Fitiggi^ ton|. I, pag. 738, 739). 



'Lo Èiatnotis (éd. de dalcutta, pag. 128) explique h mot 



(<) M. Fte^tag ft 4rrit, ma k propos, M^J k tMMgba|;« cjrpièi I^id li<»»*« 



Digitized by 



Google 



Ml 

I^Ld^ par iAé^M iurban^ U ae peM que 00 aiot éérifgoU 
4iiaieiuioti0tit uoe e^p^ da turban (oompares H* Freytag, 
JRrmferbfm Jrmbièa^ torn. I, pag^ 339); x»m de nos joür$ cda 
a'est plus Ie cat* Au rapport de IL Laue {Modmm Egyptimnê^ 
tom. ly pa^ fi7)| Ie mot &ya£ désigne »an ficbo de sote, 
j»carré ec «oiry ayant on bord rouge et jauue; on Ie douUe 
»eD diagonale i emuite on a'en e&toure la têtei et par derrière, 
pon y &{t un aeul noeod/' Oette sorte de coifibre n'est por- 
tee aq|onrd'biu que par les femmea. On lit dana Vhistoire 
d'Ibn-Iyi0 {Bi$toire dJEgypUy man. 367, pag. 398, é?ón«>* 
i»ento de Tann^ 940): h^Ê JumJü» ^m^^ l(>t &JUliÜI yo^^^ 

eJUiU L^t |JUj ^^ stwl ^ (lis. &LXtf ) Le sulUn défendit 
mxM. femmes de aortir de leurs maisoni: y^Xon celle qui dtvait 
»l«Ter les femmes mortes allait prendre ohez Ie Hohtesib un 

tel foe M. Lane, ne laiue anciin donte que ^^ ^^ im soit la réritable proDonciation. 
I*e nel SfLidL^y ttt phiritt s^^jCA^ désigne eticore; im dtapeau, Yoyes M. 
QoatiaHèw, ffiêtoüm dê$ suliênM m aaUoukê, ton. I, part. 1, ptg. ISS, ISa, asf, 
#18. rios ^f (pag* aaO) rilloatre okiieDtaJista dit avco t^ote Ia fnncfaise qni ctrao 
ténm U im saf^nty qa'il a ea tori de tradnire fat <^ ft par flrapêau, dans d«ny 
passages de HakrUi» oA il est question des femmes. A laon tour, je dois faire o^ 
«errer que Sikestre éé Sacjr {Chrutomathie arahêf tom. Il, pag. 208) a ea tort de 
tradaire, dans on passage de Sóybtrti, -les ittHs X^\Ltl.i ,m» if ObSuAJtM par tds 
■tmrhfiM roytÈ9»^ il fifnt' j snbitfitdér:* iet drapmtum raynms, ^- Lottqne, Amié Ha 
yuay è^MêkHdj m mot SAlLky a.étaU qvestion dela S^LoA^AaU &U»U»9 
j'ai ti»di^ Sf^LAfi. par ia ho4— da c« boinel, at fa^ vMln iAdffOfr paf et ^t 
la partie d*cn hant de cette coiffore, qni ne touche pas la téte. Vta tiadnit de cetta 
■Moièrt, parca ^e je lisais èatm on passage da TrmitA 4$ Rhétoriptê d'fbo-Albir, 
dié par H. 4}i»tr«Bè» (lOro imuL, pag. MO) &4JUVt Jljuol^ ^^Lfl^i 
et j'ai era qoe, par avtension , on a pa donner Ie mm de K^L^ft d d^aotrei the- 
ses qoi ressemblent , ponr la forme, i la bosse do cbaMeao. 



Digitized by 



Google 



302 &iya& 

»morceau de papier, qn'eUe pla^ait siir soa isSbek^ et qa'dte 
»oousait dans son t%drj afin qu'on püt YOir qoel était aon em- 
nploi." Dans les MiUe et une JViiiü (ëd. Ma4maghteii) tora. I, 
pagr. 369): ^ ^f yo^b LAJJ^f v-aSLöjÜ» ij^]) J^ 
yi»f«jlf oLüot ySLu ^ D Blies portaieat des t»^!&eA» en bro- 
>cart, garoies de toutes sortes de pienres prédenses (^)." Aü* 
lears (éd. Macnagbteo, torn. II, pag. 101): v^Loju aut vsaI^ 
^ulf »Sa mère s'entoura la tète des isdbeXs du deuil*'' Enfia 
dans un autre passage, déjè cité par M» Freytag, il est ques- 
tion d'une sJLjÜd SA-nr? c'est-è-dire, je pense, d'one adek 
dont les deux bouts pendaient d'im cóté (éd. Habicht, torn. U, 
pag« 146, OU éd. Macuaghten, torn. I, pag. 208; tmdcHftiim de 
M. Lane, torn. I, pag. 338} • 

Dans TouTrage de Host {Ifacktiehien ven Mc^okóê^ pag» 
110), ce mot est ëcrit &^fy^ u/ft^, etè Maroo il désigdte ane 
sorte de coiffure, ornée de perles et de ducats d'or. On ^ient 
de Yoir que ce luxe existait aussi en Egypte, Oa porte VA%élm 
sur Ie ^jjAft- K. Graberg {Speocki<^ p. 81) écrit a%sMa. 

Ibn*Batoutah {f^oyages^ man. de M. de Gayangos, fol. 17 
t"^ dit, en parlant des Bedjahs (sLsuJt) de la ville d'Aidbab 
(of JuLft): J^ vjijJu&^j ^i^ utó^ ^j^ASxJb ^^lyiH Oy^i ffij 

)>couleur noire, s'enyeloppent Ie corps de mtlAa/ah^ jaune», 
»et s'entoureot la tóte dUséU^ektf ayant diacune un doigt 
»de largeur." Plus bas (fol. 258 V*) Ie mèmê ▼oryageur, en 



C) Yojtz Mr Ie mot O^ ooe note de M. QatlrtMte, ^M<9lrr ^« «W/om iiia«^ 
huMs^ lom. II, pttrL 1, {>ag. 270 et saif^ JDanA V/Tistoire du Jemen (ofWBot- 
gits, ÜUioria Jmam^^. pag. 160) il est parlé d'iiii {joJaM jjpj^ *f^' 
ignard, incnuté de pienenne." 



Digitized by 



Google 



ixéóA — vyJbu SOS 

parlant de Plle, appelée ^UCuftjIII, non lojn de Java, a'ex- 
prime en ces termes: auJU Ju^ JL^ Lilj A ^'-'h l w LuJI ^^ 

wmoaJ? ^jjo Sj*^ »Jo ^y vs.)bjXo »Leur sultan vint vers nous, 
»monté sur un éléphant. Cet animal portait une sorte de housse, 
nfaite de peaux ; et Ie costume du sultan consistait en un ha- 
nbit, fait de peaux de chèvres, dont il avait mis Ie poil en de- 
9 hors; sur sa téte se trouvaient trois tsébehs en soie de couleur. 
»Dans sa main , il tenait une courte lance , faite de roseau/' 



C'est, suivant Ie Kamous (éd. de Calcutta, pag. 1917), Ie 
kkündr (sorte de voile) de femme (Sf-JÜ ;Uilt)« Maïs ce mot 
doit designer aussi : tme espèce de voile^ enforme de réseaUj que 
les Bédouns portent sur les épaules; car on lit dans les Extraits 
du Boman dAntar (pag. 24): va^UJLxa» va^LfiJL^ ^^9^ crf^ 
«^ÜL/t jLxt LfijJt élj^y )»I1 se revétit de divers habits (i) 
;»usës (^), et mit Vasa sur ses épaules , en guise de rëseau/' 



• t:« 



Ge mot désigne la méme chose que celui qui précède im- 

f) Ie mot jA^I^ * toaTcnt ce tens dtiis les UilU ei uw Nuits. On lil, p« 
exemple, dtos cet oamge (éd. Hacnaghten, tom. I, pag. 17fi);-^^t^gLf JuvA^ ^\ 
»U lear ordonna de retronaser lean habits.** It aülean (torn. I, pag. lOdk J^ 
JUSSut^j lU^Lé^ >n vit son turban et ses antres babits." loaette {ffütnn 
dêê C(mquesi9ê de Mouiey Arohy, k Ia fin) tfadnit Vêstemene pu tekaakhe. 

i*) Ajostez ce sens dê l*adjectif (^aJL^ aa Dictioimaire. 



Digitized by 



Google 



ao4 s^jtui — uU 

médiitementy safoir an X^ de femme (Xamaiu^ éd« de Gal- 
dlUa, pag. 180). 



te 

Ge mot manqoe Aèxïs Ie Dictionnaire. 

Dans UD oayrage de Borckbardt {Noies on the Bedoitins and 
fFaAabfft, pag. 27) on lit: »Au lieu d'uD tarhan, les Anaiit 
i>entom*eat la coiffure appelée kej^ [IjJ^5^, d'une corde, &ite de 
jfrpoil de ckameaa^ et nommée akml/' ML B. Fraser {Travds h 
JToordistanj Mesopotamia^ etc., torn. I, pag. 228) dit de méme» 
après avoir parlé de la &J»y5^des Arabes de Bagdad: » Auteur da 
» sommet de la téte qui se trouve couverte de cette maniere, on 
»toiime deux ou trois ibis une espèce de bourrelet, £sit de poil 
»de chameau brun {a wifp of hrown camels kair)^ et torda 
%tti partie/' (Gomparez anssi torn. I, pag. 340). 



iU^f 1^, t^^ £^. 

Gea mota désignenty snivant Ie Kamm$ (éd. de Calc^ttei 
pag. 1666) Ie ^^ rouge , ou bien tout yétement rouge {^jj\ 
^\ y^ jy ^f /<^^0» VoyeE au mot iyc. 



On Ik dans Ie JTamoUs (éd. de Calcutta, pag. 1316): Jjf 
^^jü^JÜ J^3^. v^«^ x>G'est Ie premier yétement qu^on met anx 
sgarfons.'' G'est donc une chemise; car^ quand les enfents 
des Bédouins ne sont pas toUt^i-fisih nudS| oe qui arrite 



Digitized by 



Google 



&SJU — &oL4^ 306 

assez sonvent, ik ne portent qa'une chemise. Melchior de Seyd- 
litz {GründlicAe bescAreybung der fTM/ahrty foL 261 r») at- 
teste expressément que les enfents des Bédouins, agés de cinq 
OU stx ans, ne portent que des chemises^ et sur la téte Ie 
.^^. Raawolf (^t^en/Ztüia beschrmbung der BaysZy pag^. 
166} dit de méme qoe Ie fils d'un prince bédoain , agé de deux 
ans, ))ne portait qu'une petite' cbemise de coton." On lit dans 
la Relation de Wild (Ifeue Beysbeêehreibung eines Gefengenen 
Christen^ pag« 220) que les enfants des Bédouins »Tont en 
»partie nus^ et portent en partie des cbemises." Dans oelle 
de ■• Turner (Jeumal o/a Teur in the Levant^ torn. II, pag. 
480): Les enfants des Bédouins üsont firëquemment nus, et 
)K[uand ils ne Ie soni pas > ils pcMient seulement une chemise. 
)9€n coton grossier, de couleur blandie ou bleue/' Le Kameun * 
ajoute: ^^'$^ CX4«^ %t »ou bien ce mot désigne une ebemi- 
Dse saus manébes/' l^XiS Kmj^S sLuLs^ io\A ^^ ol4 ^4 %^ 
QMüüLÜf ^^yi\ ^\ i\3f\ Jt ytu »0u encore uu habit, ouvert 
y^vm la poitrine et qui n'est pas oousu sur les oótés, dont se 
»revétent les jeunes fiUes et qui va jusqu'è la oeinture; ou en- 
>fihy il désigne, en général, un babit pécieux." 



KioU^ 



Cé mot se prend dans deux acceptions, car il sert k dési- 
ipaer le turban dans son entier: c'est-i-dire, la calotte, ou les 
calottes, ayec la pièce d'étoffe roulée autour (ce turban entier 
se nomme aussi &^; Descripiion de V Egypte^ tom« XYIII, 
pag. 108; Ibn-Saïdy apud Freytag, Chrestom. arab. gramnu 
hiêi.j p. 147 {^))j et aussi la pièee d'étoffe seule, qu'on roule 

S0 



Digitized by 



Google 



306 LoU^ 

pkisieiiri fob autour de la cabtte oa des calotles^ Le» détaib 
qo'oii pourrait raasemUer sor le turban^ rempliraieiit un Ime ;* 
eotier; nooa noos bornerona done icï k reprodoire les reiuei^ ^ 
gaemtnlB prindpaux^ en renyoyant le lecteur qui déaire des di- :i 
tails plua amples, i rezoelleDt ariicle de IL 6. f esqaet {Feyagt 
en OrietUf pag. 18S et saiv.), le meUlettr, aatia oontredit, «pii ^ 
ait été ëcrit sur le torban; mais nous tAeherons aurtout, dam /.{ 
eet article, d'indiquer l'oaage qu'on fiul du turban« ':< 

Le turban est ordinairement blano et £ut de mouasdine; ie 
mail on le pcnrte auasi en d'autres étofEes et en d'autres ooo* :iri 
ieurs; par ezemple, ea soie noire k raies d'or, en oachesire, hi 
en laine roug^e ou Uancbe, etc .o 

Parmi les anciens Arabes, SMt ^ «jaljüt ^ «^^^am se dis- xi 
tinguait par la beauté de son tiiii>an (Meidani, FroberUa Jtm- h% 
Ueay tooi, I| pag. 335; ITowairi, Encyclopédie ^ man« 27S, L 
pag. 137). Le prophete portait un turban auquri on le reoos- flj 
naissait, et qui portait le oom de v«>l^f {le nuagé); il le l^^oa '-^ 
k AU. {Oyom ai miAar^ man, 340^ foL 180 r**), G'est prdba- 
blement par allusion k ce turban blanc du prophete, qu'lbn- 
Iljobair {f^eyage^ nuuu 320 (1), pag. 83) parle du w^ btU» 
Lo^yo luUsf L^K' ju.!^ JLft L^zajiT 5U 4XS ^yUI ^L*' ^jaJ^ <^ 
^^fJl^óJ[J> &£^«.«fijo ^. de l'émir de la Mecque. 

En Espagne, comme au Magreb, on ne portait que rarement 
le turban (Ibn-Said» lo^ laud.)y et sans dontO) U n'ëlait pas 
adopté par rarmée, car on Ut dans Nowairi {Mi^i^re éPM^ 



(^) SiUestre de Sacj» eo rendant compte, dans le Journal dês SavofU, de l'oofnge 
de M. FreyUg, pense tpTiX ftot sabstitaer &ol4i^ A KS^ dtns ce paange; onif 
k le^on 8*^ ae tronre dans le manwcrit de Ciotka (ibh 40 ▼•) fiti, en géoénl^ oi 
tfè^corre at , et elle nt foofirmde par le téiio%Bage de K* de Chabiol» 



Digitized by 



Google 



pagne, man. 2 k, pag. 474): luJI ^JLü, syjl J^ ^^ ,^ 
^ t^^^ xx^yt OüLft, Jüui juult ^U^ y& |^4tfj ^t |»Uü 
Soljüt &&JÜ^ <5) ^)^ ^ 14^ t^i^, i^UjJt )»Eiituite, ayant 
j^rintention de feire la gaerre aux Infidèlesi Hischim lui or- 
«donna de preadre lai-mème» aiosi qae toute Tannée, Ie tor- 
»ban. 11 Ie fit, noua les drapeaox, et rarmée sortit de la Tille, 
»en portant Ie tiurban; c'était un speetade inüme, parcé qae 
»cda était contraire k la ooatume." 

Les geus de loi en Espagne, portaient assez firéqnemment 
la tnrban. 

Au reste, Ie turban des gens de loi était beaucoup (dus gros 
que celui des autres Arabes, et c'est de U qu'ils portent Ie 
nom de &oUaJ( Cjy LoUa v,^^u^Lo , Ixm ou ^^mU (')• Yoyex 
k ce sujet, une note trés-intéressante de H. Quatremère {Hisiaire 
des sultane mamhuks^ torn. I, part. l, pag. 246^ 246). Tous 
les Musulmans, mais surtout les gens de loi » font consister leur 
bonneur en leur turban. 

L'usage de laisser pendre un boot de la pièce d'étoffe est 
ibrt ancien 9 et il existe encore de nos jours. Ge bout porte Ie 
nom de &^ J^ ou de £^(«6 (J\ et il est tellement général qu'un 

(*) La contume des gent de loi de ie distingaer par aae coiffare gnaee oa haate, 
M RtrooTe dans l*Occident. Je lis daot no manoscrit kollandais, ^ traite da je« 
éeê éekeea (Ttm *$ êchoêospeely Baaaseiit boUandait de la BiUiotlièqDe de Hamboaiig, 
a* 49, pag. 47): »Bea conjniL raet sal aldoa weaen gkefonneerd: Twee aaniieD out 
»Yan jaren — elk mttX eenen hogtie hoede op ^n hooft" Gomparst 1'estampe dans 
ce maDQscrit. 

'' O Le mot m1«Ö nan^ae en ee eens dant Ie D|ctioonafre; nMia Al-lakkari on 
plntAt U>n«SaId {apiui Freytag, C%r09tomathia arabiea gramm. hüLy pag. 148) et 
Sojrooti (apud de Sacy, Chrêwtomaikiê arabe, ton. II, pag. 961) remploieDt en ce 
On Ut dans U>n*Batoatah {Voyageê, man. de M. de Gajrangos, fol. 198 i*): 

39^ 



Digitized by 



Google 



308 &oU^ 

poète s'est aenri de Texpi'eBsion &oU^ Jllo ^fuicoMque Iouh 
fendre Ie turban dun c6ié^ pcmr ezprimer: iaui Jrabe. (Yoyet 
Ie vers de ce poète dans la CAre$iamaiAia arabioa de H. Ko- 
segarten, pag. 76). Le turban de Bagdad (Sj(>tJJbJt IaImÜI) 
avait deux de ces appendices (R^Jk». Voyez M. Qaatremère, 
libro laud.j torn. I, part. 1, pag. 1S8). 

Les Schërifsi ou descendants du Prophete, portent ai]goiird'hBi 
le turban yert; anciennement ils attacbaient une pièce d'étoft 
verte au turban, et ce fut en l'année 773| que le sultan d'Egypte 
et de Syrië , Al-Hdik-al-aschraf-Schaban , leur ordonna d'air 
tacher une pièce d'étoffe verte A leur turban. (Ibn-Hafaib, 
27orre/-<i/-a«&tA, man. 426, pag. 678, 579; Soyooti, H^tn^l 
mohadhurahj man* 113, foL 346 v^). 

On serre diverses dioses dans son turban, et lea Orientaox 
en font usage en guise de poche. On lit dans Touvrage d'Ibn- 
lyas {Eutoire ^Sgypie^ man. 367, pag. 428): ^L^^ 

KPiXj vM ^^f^ "^^ ty^ r^ ^UaJLyJt ^f tJ j\jy jiyt 

«jf^ib Jk^(>^ U^T^ J^} "fi ^) <^ ^ «ysiin 43^1 ^ 

l^ot ^ SjJaS L^jLi \^d^^ lüueU^ t^Ui UU ^iS^\ ^y^^^ 
v£;/jui ^ ^ lUii i^fy^^ &JUL;^ SA^(>t L^Jii Lif^^t IjJl»,; 

^ SiXJD JUi ^ U ^^cfiS bdüüt aju ^ &)l1j ^UiUi 
1411^^^ ^UxLJt l^Li |UU^ lüJU xJÜI Jkdio ^^t Juü 

%^ il &JLSU ^^ &jt^6 L«J 8^iüüoL4^^ Qo^ v^U «JU 

^.^U^ »I1 porttii des habiu blancf et un lar^ turban , g«nii d'qn appeadke f>i 
xpendait d*an c6té.** 



Digitized by 



Google 



LoUft 309 

»Le roltan se fiicba conlre Ie kadhi Abd-ol-bésit, et il Ie fit 
itransporter de Tendroit de I'endos (^)oti il se trouyait^ k une 
j»de8 tours da ehiteau. Lonque Ie kadhi y fïit arri? é, Ie walt 
woXxh chez lui, et après lui avoir dit: »le sultan m'a ordonné 
»»de Tous öter yod yétements/' il Ie dépouilla des habits qu'il 
»p(ntait sar son corps, lui prit méme son turban , et Ie laissa 
wxk. Le wali entra, arec ces yètements, chez Ie sultan, Or, on 
»ayait accusé secrètement le kadhi de porter sur lui quelque 
»objet, ayant rapport A la magie. Mais, en examinant son tur- 
»ban, on n'y trouya qu'un morceau de cuir, des morceaux 
»de papier, sur lesquels de belles prières étaient écrites, des 
»bagues grayées en cachet, faites d'argent, et rien d'autre. 
»Le sultan enyoya alors quelqu'un pour le questionner sur ce 
)»morceau de cuir. G'est, rëpondit-il, un morceau de la san- 
«dale du prophete. A cette réponse, le sultan baisa la relique, 
»la pla^a sur ses yeux, fit remettre au kadhi ses habits, et le 
nfit transporter k Tendroit oü il se trouyait précédemmenU*' On 
trouye dans les Mille ei une Iftdie (éd. M acnaghten , tom. I, 
pag. 313): lüuoU^ ^ « h -^ j jLXL^^ cH^XJt ^y oÜJOt iXik^li 
]»Nour-od-din prit la lettre, la baisa ^ et la pla9a dans son 
«turban/' On met aussi fréquemment la bourse dans le tur- 
ban, et c'est k cause de cela, qu'en Grient les yoleurs tAchent 



(*) Conparez mr le mot iwyi^y H. Hambert, Jnalecia arahica inediia, ptg. 
118» et H. Qoatremftre, ffistoir$ de^ sultans mamloukêj tom. I, préface^ pag. 
yii— EL. Je ferai encon obaerver qae BreitenbacH {Beêchrêibvn^ dêr Rey$ê utmd 
Waüfahriy lol. 116 r>) écrit kuts et ^'il ezpliqiie ce mot par klottsr (clottrê). 
Dus roavragt intitalé NarmHv qf a Un TêHTê* Mêsidenoê at TripoH in Africa 
(pig. SSS) le mot kvwik ie irouTe ezpl^aé par maUtm. 



Digitized by 



Google 



310 &oUa 

surtout de s'emparer des turbans des passants. (Yoyez les Milk 
ei une Nuits^ éd. Hacnaghten, tom. I, pag. 201, et la nota de 
M* Lane, Tke TAousand and one Nightt^ tom. I, pag. 420). 
Comme Ie mot &oL4^ désigne la pièce d'ëtoJSe» assez longae^ 
qu'oD roule autour de la téte , il ne paraltra pas étrange, qoe 
Ie tm*ban serre 1^ a lier un prisomUer. On Ut dans Vffisioire 
de la Eaiidlah'Ot-sohodjjdn {apud Kosegarten, CknêtomtUkia 
araUcaj pag. 69): »I1 lia Ie prisonnier ayec sou turban." Dans 
les Mille el une Nuüs (éd. Hacnagthen, tom* I, pag. 190): 
&^.6( ^ yjJi (5 JUft v^t Lydft SJƒ^^ iüuoUju syü5^ SjjOiVl»! 
ëj J^oaf »Jetez-le par terre, et liez4e avec son turban; en- 
» suite tirez-le par force vers moi, mais sans qu'il lui en ad- 
j)f ienne ancun mal." 2* a s'ailacAer tci^mtme sur qudque o&- 
jet^ pour ne poe lomber^ <ni puur un aulre moHf. On lit daas 
les Fcyageë d'Ibn-Batoutab (man. de M. de Gayangos, fol. 
4 r*): ioyJL^S s^yè^ ^yJ\ ^yi LoUj^ ^^»mJó JLif s^ 
\Juuai\ i_fi,^wt » Je m'attacbai alors avec un turban sur la seUci 



»de peur de tomber, k cause de ma faiblesse." 3"" a s'élrenr 
gier soi^méme^ ou a élrangler un autre. On trouye dansles 
Foyages d'Ibn-BatouUb (man., foL 167 f): tju^ ^^t Jl^JJ 
auJÜ ^Jiig ^t «>ty^ oüuJI uiLlj LoU^ lu^^ »Il entra dans 
}>sa maison, attacba un turban au toit, et voulut s'étrangler." 
Dans Ie Eartds (man. 17, foL 99 r^"}: sJU^ ^ vJiA^ f^JUd^ 
l^ syLL^^ »Ils lui mirent son turban autour de son cou, et 
»rëtranglèrent de cette maniere." On lit dans Touvrage in- 
titulë NarraiivB of a len years* residence al Tripoli in Jfrica 
(pag. 4): »ün jeune More se croit tout-è-feit irrésistible lorsqu'U 
^porte Ie turban, mais celui-ci lui est quelquefois fatal. En effet, 
»on peut en moios de temps tirer k soi un bout de ces turbans 



Digitized by 



Google 



&oU^ 311 

iqoi entoorent Ie oaa de la yictime, qn'il n'en hut pour Pétran- 
vgler arec Ia corde foneste qae lui enroie Ie Pacha/' C'eat, 
je pense, parce que Ie turban servait fréquemment k ëtrangler 
OD homme, que Texpression aüU^ ^^ aüuoLi^ (Makrizi, €gml de 
9Bcy, Ckr€9tamaMe arabes torn. II, peg. 31 du texte) signi- 
fie: il s^éiait smanU; car, k mou avis, on voulait indiquer, 
eo portant Ie. turban autour du cou, qu'on reconnaissait au 
sultan Ie plein pouvoir de vie et de mort. Toyez d'ailleurs au 
OK>t JbJuLe. Avec ces détails, on comprendra facilement, je 
crois, les passages des auteurs arabes , dans lesqnds Ie turban 
De sert pas k sou usage ordinaire. Je puis encore ajouter qu'on 
lit dans Ibn-Batoutab {Foyages^ man. fbl. 228 r^]: I^JLjlj^^ 
^yj\ \^ö\y\ »6f tXJL^J» jLsftf 8oU ^, (wjJLi. jfU^f ^ i^UxJt 
iOs mirent les turbans sur la nuqtie des chevaux; ear telle est 
»la coutume des Indiens, lorsqu'ik désirent monrir'' (c'esti'^ 
dire, lorsqu'ils se sdnt déeidés k vaincre ou k mourir). 

n £aut se garder de penser que Ie turban lAt jamais élé 
porté par ka femmes. Gette coi£bre est réservée exclusive- 
meat aux hommes, et en Oriënt on sculpte un turban sur la 
pierre sépolcrèile, quand Ie tombeao renferme Ie corps d'un 
ioditidu da aeze masculin; on peut distinguer facUement de 
oette maniere les tombeaüx dès hommes de céut des femmes^ 
car sur ces demiers on sculpte une coiffure de femme. (V* Copr 
pin, Is Mouctiir de tJEurcpef pag. 248; NamUwe of a tm 
tfearê' JUüJemee ai Tripoli in J(/rica, pag. 37). 






Ge nMd maaqtie daas Ie DktioDiiaire» 



Digitized by 



Google 



912 üyy^ — S^U^ 

n paralt qa'9 désigne nne espèce de coiffure dont les fem- 
mes en Espagne £iisaient usage. Pedro de Alcala (FtHxdmlario 
JPspmol Jrabigo) explique velo o toca de muger par iS.U^) 
au pluriel iO)U^* ^^^^^ ^ muger se trouve expliqué de la 
méme maniere, et on Ut au mot Xaiina: t^X^Uwa toca de 
»alli SlfcAJaLA SS^U^*" 



SiCLè 



Ge mot désigne tifie iaurtmre (Ie Kamcus). 



n paratt que ce mot désignait anciennement une si>rtê de 
idfdyak de femme. Wahidi (Catmnenfaire sur les poéiies de 
MatencMiy man. 642, pag. SS), ayant k commeot^ ce ?en 
de Hotenabbi : 

}iMy^ ^(> «y^L^ ^ (^ojoi^S) 

»La partie de aon visage qui n'est pas couTerte per Ie foik^ 
»est blanche; ses yeox sont noirs, ses gifSraks rooges, et ses 
)itFe8ses noires/' dit ce qui soit: &i^ ^^ %Xkh, j^^UuJI 

ja» ^ JU ur vf^ ^^i> 1^ Leju^ uu ^uji 

^f J^üL dL^JI ^ v^aLM »Le mot ^U^ est Ie pluriel de 
»BjU^, et il désigne une pièce d'étoffie que la femme place 
Dsur la téte pour que rhnile dont die se purfioune^ fie sooille 



Digitized by 



Google 



S^UA 313 

»pas 8Qn kUmdr; mais on «ppelle encore ainsi la miknaüA 
»avee laqaelle la femoe-se eouvre ia i6te. 8i nous entendons 
j»par Ie mot ^U^ les tniknaahsy il'&Ut admettre què Ie poète 
i>lear attriboe la couleur rouge y paroe que celles qui les por- 
»teBt sont des jeunes filles'' (qui portent des yètements rooges; 
▼oyezroion IntroducHon^ pag. 7); »le poète dit de méme, en 
»parlant de j^ioes filies: ellés porieni des bijmuc rouges (^), 
y>des djilbabs (grands manteauz) rcuges. Mais si, au contraire, 
»noua entendons par Ie mot JU^ despièces d'éioffe^y il feat 
Muppostf que poelje nous dépeint oettes^ comme rouges, parce 
j»que les femmes doat il parle, font on usage immodéré de par«> 
»fuins, tda que Ie musc et Ie safran." Je pense que Wahidi 
prend ici Ie mot JboJLe dans Ie sens de ^cAti qu'on pose wr la 
iiie. Cëtait une espèoe de coifiure plus large que la jdèce 
dfit<iffe OU %SJ^ doDt il parle également. G'est cette demiére 
signification qui est adoptée par Ibn-Djinni dans són oommen*- 
taire sur cè passage de Hotenabbi (man« 126^ pag» 103), et ce 
commenfateur ajoute: J^t ^^1 ^a^J (^i^) üft^U^ y-«^ ^iy^^ 



(*) La le^on l^Ul^L me ttiiible ftative. 

(') Aa liea da ^^giUi^ ^ u fnat pem-étre Ure Vs^LdOuuLo* La seconde forme 
da Terbe vrill'i exifte dans la langae avec la méme signification qoe celle qoi est 
propre k la première. Voyes lea Facêiiae de Thaalebi , éd. de M. Coolj n9 33, et Ie 
compte rendn de eet oavrage par H. Wegers, pag. 64. J'aimerals mieox lire cependant 
C^ljQüaJÜüO A la cbfoième forme, car celle-ci lignifie se par/umeTf comme Ie 
prooTeat les deox cseaples sal?anls, emprant^ i l'oonage d'^mJUitoaUh* l^et^aolear 
dh (foLMl r«): \yiiSH ^ ^yJ^^ ^^^ ^j^gliaJü^ ^ ? ei 
aiOean (foL 846 ^•ji- JjUL^Lf \yï^ku 

40 



Digitized by 



Google 



314 g^U^ 

Maifl en Esfiagne ce mot dén^ait amA un bomM , tfne ink- 
laiie pariéê par les hcmmfSy oe quil hni «jooter au Dicdoo- 
naire. Al^Makkari ou platót Iba-Saïd {tqmd Freytag, Chr^i* 
iomaikiamrabÜMygramm. Aisi.y pag. 147| 148), ayant dit pré* 
cédemineDt que les Arabes d'Sspagae ne portaient pas ordi- 
nairement Ie turban^ et que cettè coifibre était sortoot rare 
dans la partie oriëntale de la péninsule, ajonte plus loini après 
aToir parlé du ^LJLL: l^>^.y«a.i> U L^utS^o^-^^f ^Uê^ 
(>*4aJü g^j-^>^ j'^^U ^-^^j tr»^ ^n^ portent sotrreal des 
i^giférahs de laiae, rouges et vertes; les jaunes sent réserféa 
»aax Juifii." Or Marrakisohi [Jl-^módjih^ manuacfit de Leyde; 
ce passage a été puMié par M. Muiick, dans Ie JimmcUéM- 
ÜfMy III« série, tODi. XI?, pag. 40^ JuiUet 1842} dit, ea 
pariant des Iui6, qu'ik portaient J^ \:ij{3yXf f^k^^ ^ ^Ju 
l«4>t<M va^ Jl ^Ló ^ofjJt L^l^ tpyó AA^t »an lieo de 
»UB4>ans, des calottes de la plus rilaine ftHftne, quon aarait 
«pris potir des housses de chevaux» et qui descendaient jusqn'au 
»deaBous de* oreiUes." Geci, je pet^, ne laisse aoeun doate, 
que Ie mot IkU^» che2 Ibn-Saïd, ne signifie réellemelit une 
ealoiiê; et je suppose que les Espagnols donnaient Ie nom de 
iX&i, au bonnet qu'on nomme aujourd'hui au Magreb SU^l^* 
La &A-&L& est également en laine rouge , et on Ia porte or- 
dinairement sans turban. 

Le mot Ïs\m se trouve dans Ie sens de caloite^ dans Ie pas- 
sage suivant dlbn-Bassam {Dhakhirahy man. de Gotha, n* 26fJ, 
fol. 6 y% oü on lit: '^^S ^j^ jU^f ^fy SiX* ^U? ^5[, 

^JüJLft UÓaaJI ^fJiy ^U^ ^J^\ luJt Ju«^) ^'jJXé^S ^j^ ^C>\j 



Digitized by 



Google 



ip[M 315 

uifj^\y ^Ua ^t l^i^ü ''iJLu^ S;U^, 'iJÜ^ ij^^ ^1 «JÜ( 
JÜf •^sjU^Ij »4>lj> 5^9 ^ y^^ ^l^Af O-j; J^ I43 

"^, ..U^ ^^ ^^ *^j ^^Jiim ^ vjUufti. Pour oom- 
|if«itdre oa paMage, il faut aatoir que Ie oëlèbre poóte espa* 
pMd Um^Ammar était aó de parénta ohaaun, et que, tcxcé par 
la paotrelé» il avait pammra, daoa sa jeunesse^ toute TEs^ 
pagne, ponr réciter sea Tera aux grsnda et aux prineea. En- 
«oite, aprèf avoir été élevé au rang^de téyir par aim proteo- 
km Al-Hotamid, roi d? SévUle, il arait £ait la guerrct par 
ordre de qb prioee, i Ibn-Tahir, roi de Manóe, qii'il arait 
uiooo et mts ea prisao* Xe paaaage que je vieos de citer doic 
dood se tradnire ainai: alba-^Tabir « dit ub grand nombrt de 
j>bons mola qui brAknt plus &rt que dea cbarbons ardenta^ ei 
4K[ui fout terser plua da larmea qn'uu rocber ne £ait jaillir de 
»gDuttea d'oau (^). Ibp^Aounar, 3'étaJit rendu maltre de ce 
«prinoe et l'ayaiat jetë en prison , lui enro ja ua messager pour 
aku présenter un vétement d'honnenr afin qo'il s'eik revè*- 
»tlt {^)^ et pour lui offirir une marque de considération dam 
ale eat qu'il voolèt Taccepter. Mais Ibnp-^Tahir répondit au 
vmenager: »je ne Tenx recevoir des babita d^bonneor d'Ibn<> 
»jiAm«iar (que Dieu VAèife) qu'une longue pelisie et une ca- 



(') Le ntnosGrit porte L^JLxAP* 

(*) U$ expicinoiit y^t ^^ /-fi^t «* /^'^^ \^ /l*«>l •onl pioverbklet. 
U premièrf est notée par SeidtDi (vojes H. Frcj^rtag, Provêrbia Arahumt lom. I, 
pag. 407)^ et , si je me rappelle bien , j*ai rencontre qiielqae part la aecoode danj le 
Kaiayid d'Ibn-Rhacan. 

(*| 11 lint ajooter aa DictiaBoaire q«e le veibe Jo^f a 1& Ü* f9raie, m agni- 
fie rien d'antr^ qae iWJU » et qu^il se coastniit avec TactMatif. 

40* 



Digitized by 



Google 



316 i^U^ 

))»Iotte grossiére (<^)/' Ibn-Ammar se raj^iela ces ▼étaments, 
»et avoua les atoir porté», en prëseaoe de ses .témoiiiSf de ses 
»priiicipaax capitaines et de ses soldats. ^^Oui/' dit-il) »ila en 
»DViie moa oostume, Ie jour que je^oe rendis ches lui, ei 
)i»inoa estërieur brsciue je lui réoitai mes ¥en. CHortfié soit 
»»célui qui doune et qut >refusei qoi ilè^e ^ qui humilie sekm 
)»»sa Tolontël"" On lit dans Ibn-Hayao (ofnéd Ibn^Bassam, 
DhakUrah^ man. de Gotfaa, foL 232 r>}: ^^JkJi^ mSy U^j 

dju ^ &JL(auJUb jj»t ^ vi^yaJt v/^ cH" o^f n^if^ 

va^UUJI i^bt &Jtljyt JiDf ^yj ^ «^Ua uit S«S^t «€e 
»qui étóana les hommes fat que parmi les di^pouilles des Iumih 
»mes riohes f) de Tolóde, toés dans oetle bataille, se trouté^ 
»re«t mille cabttes^ tellet qu'en portent les riches quaoSd ils 
»metteot leurs plus beaux habits." Ibn-Bassam (ufmd Al*lhk* 
kariy Eistoire d*£spagne^ m^n. de Gotha, &>L 618 t^) dit de 

méme: ^y^y^ Ui L^JLi^t ^ ^7^' '^^ ^ ^^'^'^^ ü^ cA) 
ikU^ luJt KKijJt wIaS ^ M^jJI »Parmi Ie biAiUi remportipar 
x>les Fmbcs sur les goerriecs de Tolède, se tmuvèrent mille ea- 
alottes» car ils ëteient sortis de leur TÜle en portant des ba- 
übits tds qu'en portent les riches." On Toit par ces passages 
que les guerriers de Tolède, ne dootant point que la Tictoire 
ne se dealarAt pour eux» avaient mis leors plus beaux habits, 
et qu'au lieu de se couvrir la téte de casques, ils s'ëtaiait 
coiffés de belles calottes. 

Au Magreb aussi, Ie mot S^U^ désignait anciennement la 
calotte qu'on met sous Ie turban, car Tauteur de rhistoire 
des Almorayidcs et des Almobades, iotitulée Jl-Aolal-al-maU' 

(*) Lt mot Juu^ n'est qo'ime alitre fonae de Ju^« 
O \oyez ploi haoi |NI^. 147, note (4). 



Digitized by 



Google 



8^Ui - gpUi 317 

schhfmk (man* 24, fol. O i"*) oompte parmi les presents, dann^ 
par Ie prinoe Yoosof-ibn-Taschifin è son oncle Aboo-Becr» 
il>D«Oinar: JLSLó^ ^>^( c)^ SSUju^^ ïyyoSjo &oU^ SSLo 
g^U^»cent torbaos foolés, quatre cents turbans de i'étofie ap- 
»pe)ée sauBi (s) et cent ^/araA# (calottes)." 



i^lH y au pluriel *a|Ia^ 

Ge mot manque dans Ie Dictionnaire» 

I^ns la liste des mots arabes, donnée par Breitenbacb (jfft- 
êtkreiiung der BetfSê unnd Wcdlfahtly foL 115 t""), Yoyogfenr 
qui visita 1'Orient en 1483, Ie mot Goffara est ezpliqué par 
mmniel {manieau). £n effet^ on Ut dans rhistoire de Ifowairi 
{Süi^re ^ Egypte^ man. 2 k (2), pag. 161): ^t <L^t {J^ fj 
a^L^ ^y^ JUif Ó^t^ V^^ V^t ^ L| jC9 &U iJb 

-.Lu jJf 0) z^'^' ^jy ^ cr^^ *^H "^'y ^^^** personne 
»qni n'eüt è se plaindre de lui; il faisait battre Tun, il dé- 
»pouiUait (^) Tautre de ses biens. Gependant Al-amir-biahka- 

(^) SoQiy on Sovflih, est Ie oom d'ane ville, silnée mr Ie mage èt la aer, dans 
U piDwii^ce de Tnais. Oa j fe^nfoe, sekm Bdnsi {Oéograpkiêj ton. I, pi^. 297), 
aeeilains lafbans anxfwls on a donné Ie noM de turbans de Soosak'* Al-Bekri (dans 
les A^«<»be« st Emtraüs, torn, XII, pag. 488) et Léou-rAfricain (s^Muf Kamosié, 
Navi^, viaggif tea. I, fol. 68 ?«) attestent qmkine partie des habitants de Sensah 
tont des tisseiaiids, et an rapport de Sfaaw {BeiMen <tc«, tem. I, pag. 173), c'est 
dans cette vilie qne se tient Ie BMrché prindpal da ro3raiinie poar Ia toile de Un. 

(*) C^est Ie aan. B (man. 3 /, fol. 68 vo) qui nous offire la Téritabie le^n 
y-AiVA^J Ie man. A. porte v^VAfr avec un c an lie« d'on c* 

(*) L'infinitif ^ tf** tó diriperc man^ne dans Ie DicUonBaire. Il est cependank 



Digitized by 



Google 



318 S^Ua 

DmilUh (ftJüt J^W f^^) &i^i^ de jour en jour plus de 
>vcaft de luL Bon orgueU s'ea enfla encore dataiiUge^ ot il eb 
»TÜit.iiu poiut qu'il fit fabriquer pourson uaage^ i Jkmielte 
»et è Tennis (^)> des haUts qui ne deTuent sertir qa'i lui seul; 
»ils étaient feits de Itine Manche, tissue d'or. Sn les portant, 
)>il revétait par-dessus <ceuz-ci des goffSraks de soie«" Ailleurs 
(man. A, 2 m, fol. 06 r*"; man. B, 2 /, fol. 188 v^, éyénements de 
Tannée 648) Nowairi raeonte Pemprisonnement de Saint-Loaisi 
appelé par Thistorien ^^«j^tiJ^^ ^7^' *^^* '^ ^ ^ Fnmet 
re da FruMda (^, et il ajoute que Ie sultan en ëcrtranl au gou- 
Terreur de Damas, ^^| Jf ^Jkó^y I^Ua ^^\jS2\ m ^&uu 

s^ó SJÜu JjC^ «enroya, a?eo la lettre, la goffdrah du roi 
»de France k Pémir Djemal-al-dln« Cdni-ci s'en reTètit^ die 
sétait £iite d^écarlate rouge, Iburrée de petit*gris et ofuée d'une 
»figure avec une rose(^) d'or,'' U semble que d'autres historieos 
arabes, dont les ouvrages na se trouvoot pas i la Bibliothè^ie 



fré^Qt. Vojes de Sacj, Chrestomathie arubê^ ton. I, |wg. 37 du texte; Kote- 
gartcQ, Chrêstomathia arabicaf pag» 80; Harrakischi, al modjib^ man, 64S, pag. 
186, etc. 

(') Tennia éuit, par aef fabri^scf , oxie des ploa xichet et des pbs flarisMnttt fillct 
da TEgTpte. (Vtjt% E. QuatKaènt , Méamres giographêquêê êt historifuu mf 
fEgypt9j tooi. I, pag. SOS, SSO). CeCU grai^ fflW, aotnlbïs adaii^ da l'OnHS 
€i ia ("Oceideiit, na présente anjaard'luii aacane habitation I Ste traiuk gkiria nrandi! 

(*) Nowairi scmbla coaaidarer ces mots italiena coouna la omi pfopra da roi de 
Fiance. Lei OrienUux aamblant, ponr la phipart, atoir appris las noms das croisés par 
les luliens, ear dans presqne toos on reiBar^e la peonondalion ilalicnBe. 

(*) Le man. B porU SÜÜCo» Je snppose qne &JLm ast la ▼érilable le^on et f» 
US est la oom d'onité dn mot persan Jl> tma roaa. An reste , je n'atance ccci 
qoe comme noe conjeatan. 



Digitized by 



Google 



ïfii - &}^ 319 

de Leyde» emploient Ie méme mot & cette occasion ; je n'igaore 
pas qoe Cardonne (tui (xUo. JoiDTÜle, f^ie de Saint Louis) a 
tradtnt b&rmet dans les passages de Makrizi (pag. 542)^ d'Aboal- 
mahAsiü (pag. 649) et d'Ishaki (pag. 555); mais si les manU'- 
acritft de ces auteurs portent égalemeut iJLLM^ ce n'est pas 
M j ^ , comme probabletnent Gardonne Ta pensé, mais iAj^^ 
G'est ce qui est démontré clairemeut par Ie mesure d'un poème, 
rapporté par Nowairi (loöo laud,) et qui commence ainsi: 

Dapper {Naukeurtge Beschryvinge der J/rikaensehe €fé^ 
weêteftj pag. 240, ooi. 2) dit que . la Gajffara ou Gojffura est 
UQ habit ample, &it de drap de couleur , et garni de boutoos 
sdr les épaales* 

Soivant Ie JTamous^ oe mot désigne ce que uous appelons 
unt tüumure ; mais il semble designer aussi uoe sorte de robe 
de femme. Dans les Mille ei une NuiU (éd. Macnagbten, torn. 
III, pag. 161) OQ Ut qu'une femme fait mettre k ses amants 
les habits de son sexe, et Ie récit est continue en ces termes: 
&J^UJt s jü» ylJf^ v£lÜüoL4£^^ v2LL3 ^j>\ ^d^^ b «J vsJUi 
J^AJU ^^.-Aaè ^ yèUy JL^ ^JJi\ tjLJfif Jjtó.!^ i^lÜuJt 
KXoUx^ ^^-^ v^jLi».li vdUr^L^ ^^»6sLi v£JÜ<> ÖM^ O^wlLiJt^ 
cLüüt^ &J^lijLlt ^r _A ^ »Alors elle dit au kadbi* (son amant): 
vö mon maltre! ótez vos habits et votre turban, pour vous re- 
»vétir de cette gilcHah jaune, et pour vous coiffer de ce kina; 
»nous ferons venir les mets et Ie vin , et ensuite vous obtien- 
»drez YOtre désir. \A dessus, elle lui prit ses habits et son 
»turban, et il se revétit de la gUdlah et du kinaJ* Et un peu 



Digitized by 



Google 



320 &J^ 

plus bas {McL) ontrouwe: jM.Jt^ ^iksA^y dlj^LJ ^JL^( iJ >:>JU 
»^) &J^ ilLyJ?^ 2uJU ^1^ Le aUS (1- SiAAdsÜt) SUUftisüt s jüD 
j^j^\ \sJoyhm »£Ue dit au fézir (le troisiéme amaot): óles vos 
»habibB et votre 'gros turban, et coiffez*?ou8 de ce turban léger* 
x>Il óta donc ses yétements, et die le re?étit d'uïkegiidhA bleue 
»et d*un tartour rouge." Le passagersuivant, qui est très-re- 
marquable, se trou?e dans YhUtoire d Egypte de Novtiri (maD, 
2 m, fol. 86 T"», éYénements de Tanxiée 643): ILoit dUUl v^uu 

^jlj^ &i^^ t^o)^ KjL^ ^^^Jübo v^A^Loit &Jt óüui ^^( 
«^sJumsI Jü»^ i Ji..«o^ ^ ^t &> oJ^y Le Q JlSj /-«^(^ y^ 
viJLi J^^ia^. LéJ )>Al-melic-as-sAlih-l8m411 envoya è rémir, le 
)»sAbib Hoïn-ed-dln-ibn-as-scheikh, un tapis sur leqael on 
)»s'agenouille quand on fait ses prières, un vase et un bourdon, 
))en ordonnant de lui dire : Yous ferez mieux de yous occoper 
»de eeci (^), que de fiiire la guerre aux rois* Hais le sAbib 
)>HoIn lui envoya, k s<m tour, une barpe persane, un haut- 
»bois (^) et une gilcUcA de soie jaune et rouge, en ordonnant 
)»de lui dire: Quant k oe que tous m'avez en?oyë, cela me 
x>con?ient ; k présent je vous envoie ce qui convient k voos (^)." 
Des Ters, cités dans les MilU ei une NuUs (éd. Hacnagbten, 
to^* I; P^S* 137), sont con^us en ces tenues: 



(1) Cest-è-dire": de ▼oiu faire moiiie* Comperes le passage d'Ibn-BaUratah aa mot 
&jü»'w0, pag. 189, et Sihestre de Sacj, Chrestomathie arabe^ lom. IIIi pag* 208. 

(*) Voye* la figare de rinstmmeDt appclé viljL^, dans un onvrage de M. l*n« 
{Tlie Thousand and one Nightê^ torn. I, pag. 228) et comparcE sur Ie ^\ les Mo- 
dern EgyfHanSy tom. II, pag. 86. 

(') Ged Tent dire: oceupei-vioiis des clioses dont une chantense s'eccnpe. 



Digitized by 



Google 



&t^ 321 , 

»Blle Tikt» retétoe d'oae gilaUk t^leae, d'oiie cooleor qai 
•raBsemblait i eelle da ciell £n portant eetXtgiléUk^ elle me 
)>fit Toir la pfeine lastt de Tété, mais placëe dane upe des 
«muts aereiaes de rhiyer/' .C'ett^<-dire : 8(m Tiaege reasem- 
Uait k la doaüe .pleine lane jqa'on Toit ea été| et. sa robe au 
del «ereinde rhi?er} Ie peite i^f^roche ces deui id^ Tune 
de Pautre« 

AncieimeaMat la gUdlai aemUe avoir été preaque constam* 
meat jaone; c'est de U que les poètes ae «^rfeol souvent de 
Vezpremom ^ fij^. EUe se trouve dans ranthologie inti- 
tdiée JeÜmoA (man. 602, pag. 662). Yoyez auasi Müiarm Ah^ 
badidaruMj pag. 40, et Ie oommentaire sur ce passage (pag. 87, 
88). Un verst rapporté par Ibn-Kbacan {Kaloffid al-^kyan ^ 
man. 306, pag. 264), est 00090 en ces termes: 

I4JÜUD. fkibiS. A JI4S U (JüoWl) 

sLorscpie sön beau front parut aTec édat au milieu des tënè* 
Dbres, celles-ci sonUérent se revètir A^xïne güHmhAe lumière/' 

Dans ua Ters, rapporté par Ibn^Jtessam (DkalMrah^ man. 
de GodMi) firf. 211 t") on Ut: 

- »Les giliUnhê> dn soleil sont teiates en ja«we, et les babits 
jiverts.de la terre sont humectées patf la rosée." 
- : On Toit qu^il èst questiom ;dans oe passage des ray.oas du 
acdeil, auxqnels ks Arabes appliqiieiit répitbète de joufes* 
En décriTantia robe jaune d'une jeune fUle, un poèfe («jpiyi;? 

41 



Digitized by 



Google 



3S2 &l^ 

Ibn-Kbacaot Maimaiy man. de Pëtersbour^» fol. 62 t"") la nom- 
me jMit > jü^ iHine güdlak de ooaleuf de narcbae jaoiie." 
La gitêluh «emble tTOir 4ié uae robe trèf«*légère et très- 
tran^rente. G'est d6%lè4iQ'Ibn-Badroim (CammeÊ%iaire mr 
Ie foéme df Ibn^jtbéhunj jnaniiacrit), en décrhraot; un parilloOy 
b&li par on prince de Tolède aa milieu d'uh ^tBuigy et du oom« 
ble duqud sortait uae caioade ardficieHe, dout Teau entourak 
Ie pavillon de too» cócés, a'est servi de l'expreisioa: v:^tO 
»Le ^ SJ^ILê ^ &A1ÜI »le pavillon se trouvait entourë d'Qoe 
i^güSlmh d'eaa." De U encore des eicpresaiofis mëtapbor^pies, 
tellea que eelle-ei: a Ji^ JÜ^ voa J0 (U^ (Ibn-Khacan^ Matmah^ 
mao* fid* 81 T""), oü il est questien du léger duvet qui eounait 
les jcMiea d'nn jeQue page. Uu poéte (opttcf Ibu-^Basa^ii^ man. 
fol. 228 V*) s'exprime en oes termes : 

Je crois qu'ou peut paraphraser oe ?ers de cétte maniere: 
»Que Ie Tétement leger dont lajeuneaae a rerétu cette jeune 
»fille^ adt è jamais porié par ellel Qu'elle est belle en portant 
»cette robe légere, sa peau fine et transpatenler' 

Je crois retrouver la Üi%Jx k Alger, et Diego de Haedo (To- 
pographia deArgel^ fol. 27, ooL 2 et 9) écrit ce mot^mtÜd OQ 
gdeyla. £a parlant du coslumé des fommes d'Alger,. eet auteur 
atteste que, quand il fait grand froid, elles portent sur la se- 
conde dteoftise Mme robe {éajfo) en drap, m ouatée (o d» col- 
i^cAas)^ semblaUe A eelte de leurs maris} dies la nommeut 
^gonüa, et d^autres g^effta* Les torques et les rcnégates por- 
)»tent hstbitüdlement sur leur cfaemisë -^ mie robe qui ^^ 
)»jusqu'A mi-jambes, et qui ^t feite soit de quelque drtp fio 



Digitized by 



Google 



»de ooalenr, soit d'éoariate de Valencai BOit de «atin, soit de 
BTdorars, soit enfin de dainas. Ott trob deraiènea étoffes sont 
Btovgoors de couleur. Gette robe a Ie coUet très-édiancré, de 
»8orte qu'elle est ouverte jusque sar kt poitrine. A la hauteor 
»de celle-ci se troovent qnelqnes grands boatons d'or, ou 
«dtegent, très^-biiBn fatts; dtesr nomment oetfte rolie comine 
lAu femmes monssqnes gmiüa*** 

Je dois faire obsenrer qae, si en Xgypte h ftJ^ éliitpor* 
tée eichnivement par les femmes , eomme les {MMsagfeSt cités 
plas haut^ me semblent Ie procifer, eeci n'était point Ie cas 4 
Bagdad, k A%er et en B^p^gne. Noirairi {MiêMre de9 Jbia^ 
iideêj man. 2 k, pag. 169) dit en parlant d'nn kbalife: ^y 
iSikk ^ VH^ fU^f S '^^ ^ trouvA alori aa baio et ik a'enf uit 
ioe portant qu'üne giUdah (diemise)." Ibn-al-Labbinah («gMMf 
Al-Makkari, maBUscrit deGotha, ft>L 550 y^") 4it en parlant 
d'Al-MoUffiid; sju^ JL^ ÜLJ ll^ «JU — a^ ^ Wii* 
D'autres auteurs, en racontant Ie méme evenement, emploient ici 
Ie mot QOj^ (ohemise), et, dans un poème, Al-Motamid lui* 
méme appelle ainai Ie Tétement qu'il portait oe jour-U. En 
parlant des hommes d'Alger, Diego de Baedo (fol. 8, col. 2) 
s'exprime en ces termes: »Qoa0d il fait froid, ik portent une 
Bveste OU robe {un sayo) en drap de couleur, qui leur vient 
vjmqa'au'-desaous des genonz; elle ressemble A une petite sou- 
atane, et ib b nommettt éroMfa oo CMmU; maia eo élé ik 
«M la portest pas." 



C'ett, soifant Ie K^f»um$ (éd. de GaloutU, pag. 620), «^^ 

41^ 



Digitized by 



Google 



324 g^ — >Lai 

LjoVt^ «XxuJt lUyyJÜr (>^^t mih vètemeDt aoir, porté per ks 
^esdare* de l'on el de Ta^tre seze." 



M. Freylagp est Ie premier qoi ait adoiis.eé mot dast-k 
Dictiomiaire arabe; mab il a éu tori, je peuey d'éefi» Juxky 
arec on 4 aa liea d'mi y 

Dana VBui^in dPEtpagne iiMrlUkkMix (mas*^ de Gothi, 
foK 624 n^) on tfOQTe Ie passage sinvant: ^^LoaN vI*£mI UL 
R«yr ^, W^yu ijyfiip cAttuJf ^;U« A *lp^ ^ 
^jlH i^ ^^ ijuju. ^Utft^t |JUJI J(>UJt ol^t l«Ju 

S^oU^ luit v^ (^ mu ^ ft^l ftj ^«J^t ^ <X^t ^yM 

43u2^^ ^dj^t JUA&yMt Lj9 ^^ 

\LxJLg ^L-A^ l n y l r [» .m.i 4 

)»Lor8qoe les Chrëtiens se ihrent rendos mattres de Majorqne» 
)»& Pépoqne que noos a?ons indiquée, Abou-Otfaonan-SaSd-Sn-' 
)»Hakam-al Koraschi, homme gfënéreux, joste et émdit, se sooleia 
aA Hinorque, tle proche de Hajorqae. Il avait ëtë Ie lieatenant 
ado gouverneur Abou-Yahya qui fut tué, et il aTait ftit la 
»paiz avec les GhrélieDs è condition de payer un tribat dont 



Digitized by 



Google 



'^Ij^ 326 

Mib étaienl oonTemift; il t^ait stipolé aussi qoe nul Ghrétien • 
«n'entrerait dans soa lle. 11 la goaTeroail de la plus louable 
Dmanière. Abou^'l-hasan'-Ali-iba-Saüi a dit: eertain person** 
Anage qoi a'ëtait rendu ehez ku^ m'a racontë qu'il avait épronré 
»de lui on bienfiait qui Ie fiiisait déatrer yiTement de demeorer 
Ddaaa oette 11e soBtaire; car « aceompagoant AboD-*Othiiian dans 
»ime promenade k dietal, cehii-ci s'aper^at que Ie baudrier 
ude acm épée ^ ëlant trop étroit, loi a?ait effleuré Ie opo. Aboo^ 
»Ollunas ordiwaa alors de lui dooner ud present et on xLafe^ 
net ea loi eavoyant ce demier objet, il lui adressa ces yen: 

whd baodrier de Tépée blesse (i) Ie cou de oehii qui Ie porte, 
Bsurtoot Ie jeor da combat, quand il faut se précipiter, avee 
»la plus grande rapidité, sur TeBnemi. 

iLe meillear dont un bomme poisse al<ffs fiiire usage, poor 
Dfiüre cesscr Ie mal causé par Ie baudrier; c'est de se reYÖlir 
nd'on vLjüt* 

»(U.fiMit satoir que, cbez4es Oecidentaux, Ie \Lu^ estune 
j^espëoe de vètement grossier q^i cou?re Ie cou)/' 

Je pense que Ie mot \LaJL& est Ie méme que celui que D. 
Germano de Silesia (pag. 276) écrit, selon la prononciation , 
t\Ar- ijjo \Ia4^ et qu'il explique par CoUeiio 9orie di veste. 
Jmidartum ex pellibue. 

Ge mot existe aussi en Oriënt , et il y^ désigne égalemenl, 
nne espèce de Tétement, mais différente de celle qui en Oc- 
ddent portait Ie nom de vLux> D» (iermano de Silesia (pag. 
227) explique \Lu^ au pluriel va^KLo^ et ^U^ par Comt- 
seiola di lana. Subueula Umea. Yon BJcbter {FFtMfahrten im 

(>) Un-Khactn [Bistoria Ahhadidarum, pag. 59) dit, danf on leiis analogne: 
aJLii sÜB»Af »la peaantevr de U dialiie lui cawa dei bleiraies." 



Digitized by 



Google 



«26 ^LU4 — pfdki 

Morgenkmde^ pag. 123) meatioime panni let htbiti qa'il 
aobeta k Beiroat, pour se rendre dans riatëriear de la Syrië: 
»im Eotari, qa'on nomme ici Membas , c'est-è^dire ane longoe 
«robe, d'ane étoffe de demi-aoie ondée.*' Mos bas (pag. 206) il 
dit: ») Ie me rerèds d'im Komboê dédiiré." Bofin on troove eaoore 
Ie méme mot, pag. l\i. Borckhardt, on peot^étre son éditeor, 
oommet Ia méme ftute que H. freytag, car il éorit la denriéra 
lettre y au lieu de y Toiei ce qu'il dit (Noie$ en ike B êdo mmw 
and WaAabj/9, pag« 26): »Bn été, les hommes portent une 
»chemise de ooton grossier, sor leqoel les riches mettent nn 
»ktmêbar^ on longue robe, comme on en porte dans les tU- 
)»les torques, en étofie de soie et oottMu Gependant la' pia* 
i>part d'entre eux ne portent pas Ie kombar^ et ils ne mettent 
i>sur leur diemise qu'un manteau de laine.'' IL lüapier {Re- 
ndnUcenceM of Syfia^ tom. I, peg« 144) écrit khvmbai%^ et il 
explique ce mot iparpelissej portee par les femmes de Beyrout. 
Galles (Gramaiica, pag. 171) a sans doute, Ie méme mot en 
yue, quand il éorit \Lüi, ce qu'il csplique par viiemeni Umg 
qui va jusqu'a la moitié de la jambe. 

En Espagne aussi, Ie mot \\jdt semUe aToir dAigné nne eorie 
de robe jCtir Pedro de Alcala {Foeabulario Eepdnol Arabigo) 
traduit jvbon vestido nuevo (ce nuevo signifie-t*il ici neuf ca 

e f 

nouveau f c'est-A-dire introduit récemment?) par xUJLd, au 
plorid ^Ui. 



Ge mot désigne, suiyant Ie Kamous^ Ie turban (iLoU^)* 



Digitized by 



Google 



E'^ 

Bokhari (iSbAtA^ tooL II, mm. 366, fid. 167 ▼*) nous offire 
on chapitre, intitulé ^j^ rirh ^M^' vW* ^ obaerre sar 
Ie mot ^^^: xiJl^ ^ (J^ iJ ^jJt y» JUj;) «^LjÜI yD^ i>Le 
V^T^ est Ie méitie Tétement que Ie kabd; d'aatres diaeot que 
»c'est Ie kabd^ £Bndu par derrière.'' Il paralt dooc que d^k 
do tempi de Bokhari, on ne sa?ait plua au juste ée que c'était 
foe Ie ^«y • Ao rate la tradition aaitante est ropportée dMs 
Ie iSoAf A, sur Tautorité d'Ocbah-ibn-Amir (yoL^): ^ Jk&t Jls 
ü.^1 ^ aLi*»aJU y^^ ^^y jJL'^ luJU iJüt J^ ^1 J^r) 

/JV^ ^.^ 8^ JU^ V^'H^t C>^ ^-<l^ y^ ^1 <)^ ^^ 

»fit présent è FBnvoyë de Dieu A'nn farroudj de soie; il s'en 
»reTêtit et fit ses prières. Ensuite il s'en alla, et se Tarracha 
•impétueusement comme si c*était un fagot qu'il portait (i), 
»en disant: iCeci ne sied pas aux hommes pieux/' AbdoUah- 
»ibD-Jousof raconte Ie méme fait sur Tautoritë d'Al-Xaithj 
»mais un autre a rapporté que les paroles du prophete étaient: 
»»tat fAREOüBj de soie ne sied pas aux hommes pieux/'"^ 



8lj.2; au pluriel ^O 

IL Lane (lÜe Tkausmd mnd miê Xighêt^ torn. I, pag. 324) 
déerit ainsi ce tètem^it: »La Sai^I^ est one robe flottante, 
»faite ordinairement aujourd^hui <fo drap, ï manches amples 
»et longues qui dépassent un peu Textrémité des doigts, et qui 

4 

(') G'eai-A-db« hm tkflM de Uè» pta ds taleiur. Ceci wmkU éUre nae «xfreaalw 
pioTeri)ia]e. 



Digitized by 



Google 



»ne sont point fendues. Cet babit est porté surtoat par les 
j^personnes d'une profisssion saYante." 

On Ut ^am VJIisioire d^Egyfüe de Nowairi (maiu 2 m, fol. 
40 T^) qa*Al-Melik-an*iiasir-I>aoud, lorsqa'ü ae trotmi k Bag;« 
dad, re^ot, parmi les habits qui oomposaient la kkUah^ 1^^ 
-.Mjo» c'e8t-è*dire: Toxme ferec^Hynh de camelot (^)." Ailleors 
(man. 2 n^ fbl. 32 y*") il ert iquestion d'une »Ljk\ &ju:»%,.4 
(1- i\dJü) 8>4X2&D iüjgU,K<üft niferedjiyah bleue, fiQorrée de 
»pelit-gris et bordëe de caator (^)." Dans leife^o/eA al ab^ 

(') Le mot ^-mJO doït ètre ajoaté au Dictioniuüre , oooune d<^iuot Ie camekt 
Cest ezactement le 9êtHs unduiafa^ vêstü eymatili^ dei Iftla». D. Cremnno de 
aUeik (pag. a«3) «plifuc ^^( ^ jr^ (o» 7 «««▼« ^^jAJ, imu «^ 
vne ikau dlmpreaaioii) par : CümbêlUtio drappo, VêêÜM u n du f a ia , (Afia qa!oo ne 
penaa pas que daoa notie texte , U iaot rabilitner ^yJi d ^ yé^t je doU aveitir 
^e le mannscrit B de Nowairi porte également ^*4jO). On lit dane la Relaüoo de 
CotOTic (Itinêrarium , pag. 486): »Praeter sericas , ac laneu goMjrpioaafQe eUan ex 
»paimo cjmatili een andolato (xanbellotam Tocant Itali) Teitea habent. Is ex capit- 
aram pilia contexitnr et Ancjrae pnesertim (qaae nrbe Galatlae eat, bodie Angorf 
»T«lgo dieta, egregiè kbovatiir, aiqoe omoiaa pfaestantïwfcmt hAbilas pet ooitemi 
nfrrè orbem alwndairtMrfiiè diitraJiitiir." 

(*) Od lit dans oa aatre pasaage de VBütoirê d' Egypte de Nowairi (nan. S o, 
fd. 116 ▼«): wLaJum^ ^^^"^^ gJüdt O- (J^-taJUk^) V&>UaJLjU y»j 
S^JÜÜLo. Kt ailleon (man. B n, fol. 28 t«): ^UaJLJI &3ty^ ^ &jJL^ 
8^4XXLo 8AJgVJLyxüfl SJLotT* Je n'héflte pat è sobfütoer 8\4XjL&0 au boU 
SnJüC&O et S^JÜÜU qo'offimit eet manoferitf, car 1. Qnatremèra (N^Heêi H 
BmiraiUy torn. Xllly 'pig. aiO; votm avaai ptg. STI) a ptoeré, dant uia exeelnli 
0019, que 1« paftk^ ^«)mI&S «o ^ÓJSm iSgnifie oe«f>Mi iêfownmréiê tSofiifr 
^ ^'il dérifo da mot vJkJLS en ^ÓJS ^déógne i^ ca$t^ Eo conségnence 
yti tradais le premier paiiage de Nowairi, qne je Tiens de cit^: ac'était on iigUdk 
»de aatin madini^ foarré de pelit-gria et bordé de caator.*' Et Ie aecond: aan babit 
«dlioniiear complet , pt{i de la gatdo-robe dn anlun , fooné de petA-grSa et )nAi 
»de caator.*' 



Digitized by 



Google 



i/ff^yi 329 

êar {ffaiices ét Extraits^ torn. XIII, pag. ^16) il est égale- 
m^nt quéstion ^ nferedjiyahsj bordées de castor/' portées 
dans rinde, par la masae da peuple. 

On lit daDs Söyöati [Hom td'niokadharahf man. 113, fól. 
349 r*» et ▼•, événements de Taniiée 827): ^^ ^ » a , i t 4>J^ 
y^^ wLaJum (5^^-i S ^JliJb v^J^t gU^ UAT*^ cH^' 
dü^ *4d Jl^ Le J^l i^Le sultan fit présent anx scfaeikhs qui 
«assistaient, dans le cbAteau, k la lecture des traditions du 
» prophete, de /ercrf;?yaA* neuves (^, doublées de pelit-gris. 
»Ce fut la première fois que les gens de cette classe re^urent 
i»on tel don." Et ailleurs {apud de Sacy; CAresiomaihte arabe^ 
tom- n, pag. 267): aJLj^l %>yi^U (*) i>;^yD ^^ö ^ Uf, 
g^yJ^ r-^tr^ ^^^ )»Geax des kadbis et des docteurs 
>»(^LJLd) qui sont d'un rang inférieur, portent la feredjlyah 
»aYec des manches longues qui ne sont point fendues(^)/' Dans 
les Mille et une NuUs (éd. Habicht; torn. U, pag. 34), passage 
cité dans le Dictionnaire de M. Freytag: xaj! Sb^ ^ iK v lp^ 
SaIsjuo V£>L^Lj^ ^^y^ v£a3((^ aUy> ^ (5^^S /^^^^ c>^ iJ^^ 

(*) Poot jnstiSar nu Iradocüon de ce pamge, U n'ett p«iit-étn pM toot-é*f«ït 
braille, ^e je dte ici qd püMge des Voya^es d^Un-Djobur (iiiad. 830 (1), pagt3) 
oA on Iroote <>MU i^^tl^ta »L#JI lUi U4>J^ »Iloiu flmei provUioo dans 
]»ce port d'eta fraiche, de bois et de Tifies.** J'observe ceci poar que 1'on ne soit pas 
enclin i penser, qne j'anrais dn tradoire OiX^ par: »il introdoisit Ia contame ponr 
»les schelkhs de porter etc." 

(^) SHvestre de Sacj • imprimé ^Jü^ } mais ^ jf *JD est la le^on de nos denx ma- 
nnscrits (man. A, n» 113, fol. 864 t«; man. B, n» 876, pag. 460). 

(*) SUveetre de Sacy a tradoit: qui b'ist /)otnl fshdvb. La fereéfffyah est sans^ 
dooie fendne, cW-é-dire, gu*elle est oaTerte sar le dcvant de haat en bas, mau les 
mots ^yi^ f't^ ^ rapportent anx manches. 

42 



Digitized by 



Google 



330 S^^ 

Dans Tëdition de Macoagbten (tom* I, pag. 161} oa lit ici 

tout simplemeat: c^(^^ iL^U ^^J ^ '^^^r^ J^<> v5^^ 

ainsi ce passage, Gomme il se troare dans réditioa de Ha- 
bicht: nll se rendit vers la turbeh (^) (grand maos<dée) de sqd 



6-. 0.5 

(') Le mot «^y> ett expli^^ itum Ie lüetjonwdre ptr hisui jvj, êtpulchrum. Cette 
/ MplicAtioii n*eü pta toat-Arfait eitcie» Le mot fo^ déngne eo Egypte et en Bw- 
barie 1«> unê sortê dê grand mêusoléê^ oa plotót im tfuyür CMW/nn< sttr trs 
fomÓMtf. On lit daof Ia ReUtion de Töcbec de fffirabeig (Vêrzeickmsa der BêytSy 
fol. 308 vo): »Aprè8 aToir Ta auez de cette re?ae, nous doiu dirigeamet vers une 
tMuêchkea très-LrflIaute , ü la^aelle on donne aassi Ie nom de Türby: on nomme 
«ainti la lépnllore do qoelqoes kmkwj %oderiJ U(4>lLO yjuot); mem c'^lait mr^ 
atom ca DyodarK;i qni avait fait \Mm ojie Mhuchima oa 7W*ly Irèt magpififac, 
asur knpieUe on pootcait écrire beaacoof de cboiea." Dam oelle da Balffinch (JTvr- 
f;B#r «fwi wdhrliafftiger Bericht von der Hef/ssy fol. 300 r>): all faat favoir que 
aiea grands seigneors — se font constraire , hors de Ia ville, de grandes maisons oa des 
uégllses, dans les lieax oó, après leor mort, ils Tentent étre enterrés; ils lègnent a 
aces édffices certains revitras \gviDiez eynkommén)y dont beaWonp de paovrcs tab- 
»aist0ut. Ua nonimanf cas aoiies da: afipnltons . TiaeiêJ*^ te MUt ÜUuJ a» tvose 
assea soa?eiit en ce aena^ dans les antenss arabes de l'Eg][pJte. Daas Peavrage intitnlé 
NarroHve of a ten years* Reeidence at Tripoli in J/rica (p. 37), le mot tar- 
hah est cornimpae en Tkirbar; 1'aatear de eet oanage dit qne cl^st nn édiftce rea- 
semblant k nne moi^ée, et dans teqnef se trouyent fes tombeaax des membres de Ia 
ftmille royale. (Je ferai obsarier^ en- paasani, qua d«Da> ceite- r^bÉian aaglais» le h 
final dea motJi arabes (8.) est pMaqne'emMlaffiBKne eorvompo ea r; ainsi, aa Haa 
de êkifféh (Itfj^iw), on y Ut ekijj^fi aa liaa de mhah (Sj^), mthar; ao Uea 
de teskerah (S^JJ), teskerar (pag. 42); an liea de JisUk (Liulx), Aiêker 
(pag. a9)), Cea. turbehs seireot aasn* de Kl^iba^ de caraT^seriis^ car on lift aÜkvri 



dans Toavrage ^ Helffrïch (fal. 38ê vo); aCetle- maisan eat appelée par lea ï 
9Can (^L^); a i'entoor il y a plnsiaora maiaons au demanxeat dea Moief et des 
amarcbands. Prés de cellea-ci il ae troave» en oatre, plosiears maisons de conaefet 
9{Kavff'hSuser)f oa logent les marchands étMogcia ^oi acrivenl avec lea CacafanM) 



Digitized by 



Google 



»père, passa poraii les tómbeaoz, et pla^a ie pan de sa fe- 
Mnêd^yak mr sa téte P). Or sa Jm-edjiyttJk était ane ferec^yah 
»de deasos (^), garnie de boutoos, fahe de coton, ornée de 
Npierreriea (^), et dans laqadle oo avait tissé nne broderie d'or; 



»et qni portent Ie nom de Tttrbie. Elles sont fondées par les grands seigneurs qal 
»Ies font balir ponr que Von se sonTienoe d*eax après leor mort. Dans ces édifices 
»beaaconp de paones re^öi^ent anssi lenr uonrritare." 2* un eimetiêre. On lit dans 
les JUitlê êi un& Pivits (éd. Hacnaghten, torn. I, pag. 96): ^ j"^ ^^ ^^ 
Sjyü! rlu»« »1] Tint è nn tonbeaa au nilien do dneUère.** Dans Ie Toyage de 
Riebobr (RHmê naar Arabtê^ Umd, I» pig. 206) les aots Turbêi êljhAd se trooVeiit 
aitpliifoés par let tumhêOMS des Jk4/9, 

O Geci est tradoït seloii Tédition de Macnaghten qui tient liea id de commcnlaire. 

(') Yoyez ao mot JüuÜui* 

(*) Je oe sais pas tiop Bien s'il faat tradoire y^/j^JüO par irooké tPor^ on omi 
dê piêrr$ritê, H. Lane semble étre de la première apinion, car, qoand on lit dans Jes 
Stille ei UM JVuits {éé. Macnaghten, torn I, pag. 667): ^ fl*^^^^*" («^S i*)' ^^^ 
^^^^tfLAéJt {^LéAlt^) ce safant (Fhe Thousand and one Nights^ tom. I, pag. 536) 
traduit: eiufft inierwoven with gold, Qoand on lit aUleois dans Ie méme oovrage 
{éL HacMghten, ton. II, pag. 228): ^^Ut /^T^W ^)j^i yJuJt (^ Jl^I 
x^a^AaJÜ &XbM^\*9 H. Lane (tooi. II, pag. 448) tradoit: omamenied it wüh 
Éhe gM and eilper thread. Poot voi, faiaeraii mieox tradoire f^^^^jAAA par 
mmè dê p^rpteriee, Le nol y^^y^J dés^fne des piêrrerUê^ et dans qoelqoes pas- 
jages, cooiiBe par exeaple dans eeloi qo'oo lit dans notre tezte, M cxiste palpabtc- 
nent one uotologie, si Ton ttadait v,^^^ B jO par hroché d^or» Je sais qo'on a'ob- 
jeeteia qoe le aot (Jm5>\ daos le dernier passage des Mille et mne Nuiie signifie 
ér^eheré^ar, Mais je feni ebeerver qoe, dans l'oofiege que je Tieas de eiter, le oiot 
{j!S\\ ne signifie qoeiqoelbis rien d'aotre qo'emtfr magni/iquemeni. On y lit (tom. 
II, pag. 46): SJU^ÜJ ^j^^) s^ÓJL O^Jt g£J^^ »I1 oma magni- 
»fiqaenent les comiches (de la boottqoe) dV et de pièces d'étoffis de valeor." (Voyez 
sar le mol Os ao ploriel O^v '• Fleischer, de glossis BaHchtianie,^^,9i). 
Ao reste, on Ut dans VIHstoire d' Egypte de Nowairi (man. 10 B, fol. 26 r*): ^1 
Smf^J&Süi ^Jk^^óJio i^JL»- yM&^4>«Jb /*J^ *^ le snitan donnait en ^vk 

42^ 



Digitized by 



Google 



332 ëM^yi 

}>sm eet habit les vers suiyants étaient écrits etc." J'ai rap- 
porté les adjectife iuiuuo — ^r^yw^f* & lliabit hii'-mème et non 
pas aux boutOQs, parce qu'oo lit un pea plus baa, dans la 
méme histoire (éd. Mac&aghten , torn. I, pag. 166): %^JÜt 
v^^jJb &^MJUJt. Pococke (Beschryving van hei Oosten, 
toin. I, pag. 327) parle de eet habit; il écrit /ertVfo/i et il 
ajoute que ce yèteroent est fait, selon la saison, de drap, db 
Q4HELOT, OU de soie. 



»de kkilah on ianhuhask, Reiliii-ed-din d^nnait comme khiiah un imtdeukoêk oné 
Jide pierreries.'* Plas hu (man. 19 B, fol. SO t«): ^j,.jULJ^t Jl^ aI» 
v^AJtJo s^A^^aSx^ iiMb^*(> J9 (ces points Tojelles se trooTent dans Ie maoascrit 
aotograpbe) »il donna k ces deox hommes comme khihh nn tardoukash orné de 
spieiieries et broche d*or.*' Dans VEiêtoirê ^Egypiê d'Q>n-rjM (man. a07| pig. 

877) il est qoestïon de s^^JnJiA (jMÜLIot &Lm ^j^\^ yjJO y^è »a pen pifs 
«qnatre-Tingt pièces d'étoffe de satin orné de pierreries." Dans les Mille 9t tme 
IVuiif (éd. Kacnaghten, torn. I, pag. 208) ane femme demande: id/JULX JL^ 
JmJ? s^fjioi/^ ^jL^^óyio IÜuu^aS» Comme Ie mot ij&^J? »« donne ïd 
aacnn sens, U laat y sabstitaer probablement : Svl^* Parce qae j'ai en occaiionde 
parier do mot s^f»dCJUOj je parlerai encore ici do mot lüw^ll, ao plor. OUyA9* 
On lit dans les Mille êi urne HuUs (éd. Hacoaghten, tom. I, pag. 576): VJJ^\ ^j 

iX^^Jt yjA V£>LuaJ v^JJ^ /^^^' v^^jJI ^ KJT^' ^ ^'^ 
(r^s Thouaand and one PfighU, tom. I, pag. 907), dans one note sar ce pis»5«} 
avoae qo'il ignore qael est ici Ie sens do mot VS^Lfy^J il conjectare cependant qn'il 
doit signifier ohUmg etflindrioal bêadê. Je crois ^e cette conjectare est ezcelleBte 
poor ce pMsage, mals Ie méme mot signifie aosst mm kauppef de la focme indifiée 
par M. lane , car je lis dans Toonoge de Nowairi (EiêUrirê d^£gyptÊ^ omo Z o, fol. 
lia vo): ij»*^) d^LyaSi» (?) jJMUO ^LmJ (J&L& »an sckdêch, tooroé 
Jinenf fols aotoor de latéte — et gami de hooppes de brocart." Or| de Brojo (ü(«tM> 
etc, pag. 218) dit en parlaut do turban des Arabes ao Caire: »on ?oile desoie noir, 
»lis8a d raies 4'or, et orné; poor la plapart, de hooppes de la méme sole." (Coa- 
^^arez la figure no 00). 



Digitized by 



Google 



S^ 4 333 

Les yère4^'lyaA# frites en Bgypte, semblent avoir acquis 
ane grande réputation, et méme on les transportait yers des 
pays lointains. Ibn-Batontah (^oyii^e^i man. de M: de Gapn- 
gos> fol. 246 v^) dit, en parlant do Tézir des Hes HaUives: 
^^t ^ ^f^ &A^>i JuJU^ »U portait une Jeredjiyah de 
»la febriqae d'Eg^te, faite de laine P)." 

En décrivant Ie costume des Turos d'Alger, Diego de Haedo 
(Ttyfcgrtpkia de Argel^ fol. 20, coL 3) s'exprime en ces ter- 
mes: ))Au liea de manteau, tous en génëral, portent une autre 
»robe en drap de couleor» et plus ordinairement en écarlate, 
»ou en drap de Londres, fiaite k la mode de Yenise, qui ya jus- 
)>qu'aux pieds, et qui est ample et ouverte par de?ant. Get habit 
t>a'a pointde coUet, et il se nomme ferja; il a les manches larges, 
»et plus longues que celles dujalaco et du tajeian (1. cafetan 
»^[xA^)» car elles couvrent les bras, et, en tout temps, les 
»hommes grayes et de réputation, portent eet habit sur Ie 
if>tafetan; tous les autres Ie portent quand il feit un peu 
»froid; car quand il feit chaud, ou quand l'air est tempéré, 
»ceux-ci Ie jettent communément, plié en quatre, sur Tépaule 
igauche, conune (chez nous) les yoyageurs en usent ayec leurs 
•manteaux; et de cette maniere ces gens yont par la yille/' 
Dapper {JVaukeurige Beschtijvinge der Jfrikaensche gewee^ 
ien^ pag. 240, col. 1) parle également de la Fere%»ya d'un 
des ambassadeurs du roi de Maroc^ qui yinrent k Amsterdam 



('®) Le mot 'j^yA m troQTe tiuii ailleiin daiu l'oavrage d*Ibn-BatoaUh, oomaM 
désigDant ane sorte d'étoffiB (fol. 129 ▼<>; 140 ▼»; 918 ▼<>). U pandt ^e c'eft une 
êtofie de laine, car on lit ailleara chez ce voyageor (foL 09), dans aon article ma la 
^le de Hüredtn : \^yci\ ^j^ l^Jt ijy*J^\ VM^^ M^ L^^ 



Digitized by 



Google 



^34 XAd.^ — «J(>^vi 

en 1469; niais acioü oet auteur, eest ua vètement k deaii- 
nuiiMdies. 

Le &^1wi (car c'eBt ainsi qu'oii ëcrh eo tcnrc) de Constan- 
tinople y ne diffère pas de la S^r^^i égyptieone. On peat en 
^Foir k descriptïon dns la Betation de Pieiro della VaHe 
(fïoggi, tom. I, pag. 190)} dans celle de ThëTenot (ifafe- 
4im dun Voyagt faii cm LetHmt^ pag. 56); dana le Toyage 
de Gomeftte de Bruya (Bei%en etc., pag« 131) elo. Mak dafis 
eeite irille , oet habit m, porté également par les fnumee quand 
«Hes sortent (Théveoot, pag 106; de Broyn^pag. 132), ceqai, 
je pense, n'est pas le caa en Egypte, ui au Hagreb. 

Le mot turc &:^t%i a pasaé dans le grec moderne: 6 gffffn^k» 
Je pense que' le mot italien ferratuolo n'est que le diminutif 
iialien du mot ture ib^t%i| et que le terme espagnol herre- 
rueh dérive de ee mot italien. 



Ge mot manqne dans le Dictionnaire. 

Au rapport du capHaine Lyon {Travds in fftnikem Jfrka^ 
p. e) qui kmx, farmda y il dësigne, k Tripoli en Afirique, wod 
ngilet k larges galons d'or, ourert sur le detant, et gami de 
^boutoos, raais sans boutonniéres/' On porte oe gilet sur un 
autre qui porte le nom de Sb^Juo (voyez ce mot}. 



Ge mot manque dans Ie Dictionnaii*e. 

En décrivant le costume des dames au GairOi M. Lane {M^ 



Digitized by 



Google 



dem Mgypéians^ tonu L, pag. 58, M) s'eeiprime «n ces tef* 
me»: )>Iia ooifiFiire coiuiste en uoe ioAi^j uu ^/j s K tt,uii 
üficbtt i^rré, qu'on nooime sl^^kl^, et q«i e9t fait de moii»-* 
»8eliae impriiaée ou peiate , ou biao df isrépe. Oa Patfacbe 
sétroitement aatour de la tótei et Teuseinble de cette cejfiai^e 
x>8'ai^eUe &Ljn (^)- Deux ou plus de ces ficbus étaieat géoén^ 
clement en usage, il n'y a pas longtemps, pour former Ie tur- 
»ban de dame; on s'en sert encore quelquefois aujourd'bui k 
»cet effiet, mais dans ce cas ces ficbus sont toujours aplatis de 
» maniere k former nne coifforebauie et platte, de sovte qWeUe 
«diffère beaucoup dn turbaa des bemmes/' 



Ge mot que je cherebe yaioemcnt dans tous les Dictionnai^ 
rea, tant arabes que persons, doit designer une êorte d& c&if- 
Jttrcj car Ibor-Batoutab {Fc9mgn$^y man» de H. de Gayangos, 
fiol. 191 1"") dit^ dans la dcscription de la Yille d^ Debli: j;t ^% 
f^ (y^\y J^crt; J^j aSUtb ^j *L«JLN LójS i^iXj jjju 
v^A.ji6 astiMtf iduMj J^y^ ,^^JB^ ÜJT** Mamtenant, il s'agit 

(^> JLt mot ukxis, BUM[ttfr dtas I^ Dictimmakt. 1^ It dmlt dü OMAnAi^inê* la 
Dêêcr^on dê VEgjffff torn. XYUI^^pag. lia) dit égaUseBt ^*U dUi^Bo: ^«sr 
êêniblê de la coiffure, Le mot xlft^v déngne tnoan: une Aalle^ un faquet* On 
lit dans let Mille ei une Nuitê (éd. Hacnagbten, torn. III, pag. 177): r^^^ 

sÜU ^l^jJt ^duo ^ ^^r Skj^ lüJb ^f JL^jJI ^üdt 

vs,>l^ljÜ» 8Jl^ L^JLo m-y^y 1 g^^j L^ •Le marchand ordoona i iVs- 
•cUtc de lai apporter nne balie de soie qni se troafait dans Ie fond de la boati^e; 
sl'esclave l'ajant apportée, le mareband l'oavrit, el il en sortit on grand nombre 
»Be voiles.'* 



Digitized by 



Google 



336 jfj^ — ^ 

de savoir si ce mot est magrebio oa persaa: c'esC^A-dire si 
IbD-Batoutah veut iadiquer qae ces gens portaient une coif- 
fure, Oü un bonnet, qa'on a|^lait au Magreb (j*vi )0Q si 
c'ëtait è Dehli qu'on lui donntiit cë noiA. Comme je n'ai pas 
encore rencontre Ie mot i*Vv-i aiUeurs, je ne puis décider 
cette qu^ion. 



Ce mot manque dans Ie dicticfUBaire. 

On sait que les Turcs A Gonstantinople, nommeht Ie bonnet 
qu'ils portent sous Ie turban, ^J^Ji ce bonnet emprunte son nom 
de la Tille de Fez, et Ton peut comparer la description détaillée 
qu'en donne H. 6. Fesquet (Voyage en Oriënt ^ pag. 183, arec 
la plancbe). A en croire Ifiebubr (Besohr^ving van Jrabiet 
pag. 69), il porte Ie méme nom en Arabie. (Ce voyageur écrit 
Fas). Hais Niebuhr nous a[^^Qd que les Arabes portent diz 
OU quinze de ces bonoets i la fois, dont quelques-uns senten 
toile de lin, et d'autres en drap ^ais, broche de coton; ce^ 
lui de dessouis ;est quelquefois brode d'or. (Je n'ai pas troové 
cette particularité ailleurs). Pour la plupart, il se trouve sur 
oes bonnets la senteace iJJI Jy^s c^f^ iJÜ( ^( &i( ^, ou qael- 
que autre verset du Coran. Le eolonel Scott {Journal of are* 
êidence in the Esmailla of Jhd-^eU Kader ^ pag. 6, 6) affir- 
me que le bonnet rouge et haut, appelé /e», est porté par 
toute la milice de 1'empereur de Maroc 



Digitized by 



Google 



^LbAi — ^J-^ssjJ 337 

Ce mot maiiqiie daos Ie Dictionnaire* 
Ibn-BaUmtah {f^cyagesy man« de M. de Gayangos, föl. 59 
T*) dit, en parlaift d'un scbeikh de la Hecqae: ,jj^ sM ou^ 

tAjyi^ {jdMj ^ i.^A*uJL.i ^K ^jlk^b »Je Payais tu alors, 
))revéta d^une djobbtiA blanche et courte, feite de coton, et 
»a{^ée ^UaAi, qu'il portait quelquefois/' Serait-ce peut- 
étre Ie mot tarc ^üuli? Je n'oserais l'affirmer, car oet habit 
n'€8t porté qae.par les/emmeê (?oyez Ie Dictioonaire de He-* 
niiiski, et la Description de V Egypte^ torn. XVIII, pag. 112); 
et d'ailleurs il me parattrait assez étOBnant de trouYer déjè 
des mots twcs, employés k la Mecque, dans Ie XIY* siècle 
de notre ére, i peu prés deux siëcles avant la conquéte de 
ce pays par les Othomans. 



Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 
Eq Espagne, une espèce de coiffure portait ce noiQ, car Pe- 
dro de Alcala {Focabtdario £sp<mol Jrabigo\ aprés avoir ex* 

9 O 

pliqaé velo o toca de muger par S^^y^y dit velo assi i^LUaI^ 
aa pluriel Jü^lij* 







0,-0. 








Ce mot 


manque 


dans Ie Dictionnaire 


comme 


désignant 


une 


sorte de coiffure. 












' 






43 





Digitized by 



Google 



338 ^ . 

Coppin (Ze Bauclier de rjSurope, pag;. 220) dit en dëcrifant 
Ie costume des dames du Caire: ))Leur téte est couYerte d'an 
yyjingean qui est une sorte de couvrechef de oarlon d'irn pied 
»de haiit doré oo peint seloa la conditioD des personnes^ et 
»quelquefois couvert de feailles d'argent , auPhaut de la téte il 
)»8ort de dessous Ie couvrechef une partie d'un mouchoir qui 
»descend jusque sur Ie froot et cache tous leurs cheveox par 
»devant." (Voyex auasi Aid^ pag. 248). 

J'aYOue que je n'ai pas trouYé ailleurs, soit dans un auteur 
arabe, soit dans un Yoyageur europeen» Ie mot ^LsUi em- 
ployé en ce sens. Cependant Coppin est un Yoyagenr si eiact 
et si respectable , que, qiioique peu connu, il merite bien ploB 
de confiaoce, que plusieurs Yoyageurs modemes qai jouissent 
d'une grande réputatiojo. D'ailleurs, il n'est pas da tout im- 
probable, qu'on ait donné de nom de ^l^aOi k une sorte de 
bonnet. Le ^LcU^ est une tasse k cafó (comparez H. Laoe, 
Modem Egyptiansj tom. I, pag. 205) qui, si on la place le 
bant en bas, ressemble assez, pour la forme, au couvrecAef, 
décrit par Goppiu. Ce que j'avance ici se trouYe confirmë, je 
pense, par le passage suivant de d^Arvieux {f^offoge dans la 
PaleêHne vet^s le Gramd Emir^ pag. 211): )»Leur ornement de 
)»tète [des dames chez les Bédouins] est un bonnet d'or on 
2>d'argent) fait comme une maniere d'ecuelle ou de oobblit." 
Je ne dis pas que d'Arvieux parle du ^LsxJLi: c^est, seloa 
toute probabilitë, la i^S^ qu'il a en vue; mais quand un 
Yoyageur europeen compare une espéce de coiffure è un^o- 
belet ^ ne se peut-il pas très-bieu que les Arabes aient 
qué le nom d'une /«sae i une coiffure semblaUe? 



Digitized by 



Google 



'iioySj dimioutif ^^ C). 
SUfeitre de Sacy (CAresiomaihie urabe^ tom. I, pag. 195), 



(') Je donoe !ci |e^ différentes tcceplioiit dans lesgaelles j'aï rencootfé jaa^'a 
présent Ie mot m0«J» pendant Ie coars de mes lectaiea. Elles manquent dana Ie 
Dictionnaire , ainsi ^ae les différentes espèces de ?étements qne ce mot indlqne , el 
^'oo tronve dans Ie texte. Ie mot SLb^i dësigne 1« une sêrviette* Ibn-Batontah 
{Vsyages, man. de M* de Gayangos, fol. 191 r») dit, en parlant da i^ de JkhUi 

^ J^ O^ 4XjU ^fyt ^f ^yjJ\ j^*S^ 8^» «i^iy-Ul 
*jJt yjJ9 LüuJ yr^V^ ^Jk '^^^ »QiiaDd c*est la feta da saeriflct, on 
Mpporte as sokaa nn chameaa qa'il toe arec aoe ]anee , appelée [en peraan] nim^ 
sapièt a?oir mis nne seniette sar wt% habits, pomr gne Ie sang ne les soniUe pas.'* 
Ailleara (man., fol. 140 r**} Ie méme vojageur dit, en parlant des Balgares da Yolga: 

%;' '^ jif vM **^^ ^\ ^ y»y ^^y)^^ «^^ 

yj«^ &I9*3 l g A ir sAIors Tient Ie grand écoyer tranchaot ^xx'W^ nomment 6a* 
wmdjif revétn d'habiu de soie, sar lesqnels est atUchée ane servieite de soie." On 
Ik dans les MiUe et une N^uiis (éd. Xacnaghten, lom. I, pag. 578). SliaAx SJUm 
fSty^i ü^ ^^ff^ *^^ table, eoQverte d'sne servieite de soie.** 

Lm t9c\é^tê pottaient ordinaarement qim serviette, JUffaJ, a la ceioCare y lotsfoe Ie 
aaltre prenait soa diner* (Compares les Atillê et unelVuits, éd. Uabicht,tom. III, pag. 
300). De nos jonrs chacnn se sert d*ane iU9^ oa serviette (napkin) pendant Ie diner. 
(K. Lane, Modem £gtfptians, lom. I, pag. 212). £a Egypte on emploie aajoard'hai 
Ie proverbe >^^ aüCaCVj Lo* ^^Li^ ^^9 V^^ Barckbardt {Jrab. Pro- 
verbs, n9 482) tradaït de cette maniere : Jinne serviette avec de (beanz) bords, et rien 
^desfions." Barckbardt ajonte : »Ce proverbe signifie: beaacoap de brait et pen de besogne 
*{Puffwiihout reality). On place loavent les presents f n'on ofifre aax gens d^ane roodltion 
•éleTée,8ar ane plancbe oo assiette, el on les coavre de serviel tes oa moachoirs, joUment brodés 
*(ïloyh)" Le mot 2Üb*J désigne 2o un drap de Ut. On lit dans Ie Voyagê 
dans hl Palestino vers le Grand Emir (pag. 18) de d'Arvieux: »an aalre grand 
>drap de toile et de lin raïée de blen et de blanc ^'ils appellent Fotta, devoit ser^ 
•tir de drap de dessons.** Or , on lit dans 1'fiistoire d'Aboa-*Miasan le boofibn , ^i 

43» 



Digitized by 



Google 



340 Uhyk 

cité aussi par M. Freytag, a déjè donnl^ qaelqoes détaib in- 
teressants sur ce mot. 

Le mot &iD«i, d'origiae indieane, suivaat lea scoliartes et 
les lexicographes arabes , ser?ait originairement è désigeer ooe 
sorte d'étoffe, apportée de 1'Iode; maïs, dans Ia saite, on Fa 
appllqué è diyerses espèces de vétements qui, sans douteiétaient 
faites dans Torigine de cette ëtofie. Il désigne donc l"" twe 
espèce de caiegon^ ou plutdt une pihce fïéloffe que ceux de$ 
jirabes qui ne portent poe te calegon proprement dit^ emploient 
pour ee eouvrir les parties nadurellee et les cuisees ; un pagne. 
On lit dans nn passage de Touvrage de Hariri {Muhamat^ pjgt 
254), dëjè cité par de Sacy: &i»yb Ju^jjJ^ c'est-A-dire^.sui- 
vant le scoliaste , il portait une petite ftmiah doDt il s'étatt 
enveloppé les cuisses, et dont il avait attaché un bout è sa 
ceinture, en le faisant passer entre ses cuisses. Ibn-Baloatah 
{Foyages^ man. de M. de Gayangos, fol. 1Ö6 ▼•) dit en par- 
lant des habitants de Magadoxo (t^JüCó): t^ Hioyi vg^j-^ 

jiLeurs yétements consistent en une fouiah de filoselle que Tod 
»attacbe k sa ceinture au lieu de cale<^, car ils ne connais- 



se lroa?e dans réditlon, donnée par Hablcht, des Mille et une N'uits (tom. IV, p«g> 
171) que eet homme, en feignantde moorlr, enjoini a sa femine de Is coavrir d'ane 
fouiah de soie (y^>^ SJoaJ ^^^ ^yMtj\^), On conrrait donc tnciennemeol 
les morts d*ane /outah , c'est-a-dlre, je pense, d*nn drap de lit.Il semble rêsalter 
d*ane note de M. Lane (tom. II, pag. 378 n» 17) sar ce passage, qne cette coatone 
ne se prattque plus anjonrd'hoi. 

Dn raot ilb*i s'est formé Ic verbe Joji- On troave dans les Mille et une NuÜ* 

(éd, Marnagbtea, fom. Il, pag. 46j: Af^^ ^ ^f^ TsioMs^ ^ ^^ 
^.jjt jJL^ &M^«je til loi mit, i la ceintve ,^qne scnrictte de soie, brochée d'or." 



Digitized by 



Google 



fcfcy Hl 

«sent-pas oe dernier yótmoeoL" Le méme voyagear dit ail- 
lemvy en pariant du roi de Hinaur UyJjt) dans Tlnde: jLAj* 
&fey rU r, ^. An rapport de Shaw {Bei%m dow Barèo' 
rifen en hei 0o9ten^ tora. I, pag. ê24), déjè cité par de Sacy, 
les femmes en Barbarie ótent leurs cale^ns, quaod elles sont 
dtez ellél^ él lient, autoor des banches, une pièee d'étofié qai, 
tant en Barbarie qu'au Levant , porte le noni de fwiah. Ges 
fmUahu étaient fiaiites de difiEérentes sortes d'étoffe», car je lia 
dans Tartide d'Ibn-Batoatah (man. foL 2$0 y"") sur Sumatra: 

|wj5«>U Jla JüjLmJI ^^ LjJuc Xi^y »Il prit de ia ser- 
»vieUe trois /oM/aA«; ia première en soie pure, la deuxiéme 

»en soie et ooton , et la troisiéme en soie et lin ; alors 

))je me refétis d'une de ces fwitahs^ au lieu d'un cale^on^ 
«selon leur cootume." Dans Pouvrage, intitolé Jyini jikberi 
(man* pers. 1308) TétofiEe, appelée kb^, est complée parmi 
les brocarts. Les/auioAa du Jemen semblent avoir ëlé fameu- 
$68; du moins on lit dans* les Mtile ei une Nuit* (ëd* Mac- 
aagbten, torn. I, pag. 360): t^J^^I^ ^4^ Jl^ ^;l4-l vmoU 

L^^l^ ^y^^ ü^j^ ^^9 ^W. ^y ^^ J^UQ^ fiU^ ^ 
»leTa lentement, prit une /o»^aA de la fabrique du Jemen , la 
j^doubla, et óta son cale^on/' Ge vétement semble étre sur* 
tout en usage dans TArabie proprement dite, et les Yoyageurs 
enparlent; car je n'hésite pas k oroire que Niebuhr {Beschrij- 
ving van Jrabie^ pag. 60) n*ait en yue la fouiahy quand il 
mentionne )»la piéce d'étojBFe, qui est attacbée auteur des ban«- 
»ches et qui retombe jusqu'aux genoux/' que portent le; Ara- 
bes du commun. G'est sans doute encore de la foutah que parie 



Digitized by 



Google 



342 Sjby 

Burckhardt (Travels tn Jrahim^ torn. I, pa^. 380), quand 
U dit: »Bn été, les hommes du peuple ne portent ordioaire- 
yijm&st qu'ane ohemise, et, auteur des hanobes, uoe pièoede 
»nankin jauue des ludes, ou de lin rayë d'Egypte, au liea 
i>de cale^on." 

U paralt que Ie mot &b^ sert è designer 7f une espèce de 
turban y une pièce détoffe dmd on s'enloure la téie. Je ne me 
rappelle pas d'avoir rencontre ce mot en ce sens que dans 
Makrizi {apud Sihestre de Sacy, Ckresiamatkie arabe , tom. I, 
pag. 66 du texte), qui i'apporte que Hakim biamrillah portait, 
pendant ses promenades k cbe?al, des sandales aux pieds, et 
une fouiah sur la téte (auwK J^ &^^^)* 

Le mot Si^y désigne 3* une püce détoffe qu'on plaee $ur 
Ie rfo#, pour se garanür du soleiL Ibn-Batoutah (man., fol. 
100 r«) dit en parlant de la ville de Sj}b (,j^f <>^ J>S ^^^ 
^JO^f ^1 jLfl^U Jl^, fol. 108 ^«): yft, ^^ioSiS |^4*-U, 

eS^S S Jl& ^jjo »Les vétements des babitants de Dhaftr, la der- 
Dnière Tille du Jemen, située sar le bord de la mer indienne, 
)»8ontfaits de coton qu'ilstirent de linde; ilsattachent les/oM- 
r^iahe è la ceinture , au lieu de cale^n , et la plupart d'entre eux 
nUent uneybti/€iA è Ia ceinture, et en mettent une autre sor 
)>le dos, pour se garantir de la cbAleur extreme,'* 

Bniin le mot SLb^ dësigne 4^ le linge <m iahlier quCen altfxch» 
a sa ceinture^ en enirani dans le bain. Ibn-Batoutah {f^eyages^ 
man. fol. 02?^) dit, en décrifantles bains magnifiqaes de Bag- 
dad: (lis. Uld^l) U^liX^f ifyÜf ^ Ü3Ü ^ jLSf4> J^ 



Digitized by 



Google 



ki0^ — S^lSyi Ui 

«iXiAMü^ ^^ «^Ul (ajoqtess Lfj) v.4^ x>Oii donne d chaooa 
»qui entre dans Ie bain troin fouiaAs; on se sert de la pre* 
Dinière en guise de calefon, en entrant dané Ie bain, de la 
«seconde qoand on en sort, e!t ayec la troisièine on s'essnie Ie 
» corps/' De la Hotraye {f^cyugesy tom. I, pag. 107) doone 
i ce tablier son nom turo EsthimcUt (c'est-è-dire JUxA^J> et 
il dit qu'il est fait »de toile de cotton bleue on bnine." 



11 rësulte ëvidemment d'an passage de VEislotre dEgypié 
de Nowairi que nous ayons publié au mot ^Ua^ , et par un 
autre que nous allons donner tout-A4'beure au mot m^ qu'an- 
dennement Ia ituUji n'était portee que par les kadhis. Hais 
après la conquéte de l'Bgypte par les Othomans, il n'en était 
plus ainsi. Jè pense que Ie mot SA^ÜLi désigne une sorte 
de &L^»^; car au lieu des mots qu'on lit dans Védition de Ha-* 
bicht des Mille et une Nuils (tom. II, pag. 71), passage cité 

par H. Sreytag: lüüuUyi^ mXA^^ (5^7^^ ^ '^"^^ ^^) 
»Geci est son êckdseh (turban)» place sur la diaise (^), et yoid 
»encore son poignard (^) et sa fanhSniyahy' TéditiOn de Maö- 
nagbteti (torn. I, pag. 178) porte: jiyJiJt^ JÏ.UJI ÓJ^ 

(<) Le mot .^M#%3 qm ie troofe fté^oemBtiit, en ee ecM, dtat les MUU etwtê 
JVmti f ^Usigoe oae chaise ^ui eert exdasifement i j pkoer le turban , pendant la 
nnit. Ce menble 8*appeUe aotn ^oL^JUi #<m/j5* H. Lane en donne one deicriptie» 
délaillée dans nne de ses belles notea snr sa uadnction anglaise de TonTrage qoe je 
▼iens de nommer (Thê Thousand and one NigKtSy tom. I, pag. 325), et il en parie 
^alement dans t^ Modem EgypHam (tom. I, pag. 47). 

(*) Yoyes tm le mot &&ei H. <)datremère, Btiteire des mUans mamkmkSf 
tom. I) part. 1, pag. 179. 



Digitized by 



Google 



344 ^Ljy — M 

JU»yÜI iX^U »U prit Ie scAdêckj Ie tarbmuek (bonnei, ca- 
>» lotte) et la /eredjfyah." En outre, ou lit ailleurs dans Ie 
même oaYrage (éd. Habicht| tom. I, pag^. 34): iüJs^y^ ^ji^ 
SüjU^ \s^\^y Mais s'il y a quelque différence entre la l^J 
et la &a3U^j ce qui ne me paratt pas improbaMe, je dois 
ayouer que j'ignore en quoi elle consiste. Par Ie passage de 
Nowairi qu'on va lire au mot m, il pourra sembler asiez pro- 
bable que la Sa^U^ est la }Us>^. Au resle la Jur^ ne diffère 
pas, pour la forme , beaucoup de la Ext^^i* 



MxS, au plunei pUjI. 

Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 
' Dans la liste des mots arabes , donnëe par Breitenba<^ {Be-^ 
^hreibung der Reyse unnd fFallfahrt^ fol- 116 ▼<>), voyagcar 
qoi visita TOrient en 1483, Ie mot co6e/A est expliqué par capfe 
(calotte). En effet, c'est la calotte qu'on appelle aigourd'hui 
en Egypte &aSL^ on aüü^yfri et qu^on met sous Ie bonnet ap- 
pelé ^yiJo^ qu'on entoure ensoite de la piéoe d'étoffe, ponr 
former de cette maniere Ie turban complet. Si, dans 1'éditioa 
de Macnaghten des Mille ei une Jfuüs. (tom. I, pag. 172) on 
tfouve: ^LJ ^ ^ ul^&ülb^ ucu^ LaJU bL& t;;-^^ 
rëdition dfi Habicht (tom. II, pag. 63) porte en eet endroit: 
Jkj^Lyv ^ U^^) vjL^ mI^ (jA'tJJt sM^ ffXfi v'^ y^9 
Onlit ailleurs dans Ie méme ouTrage (éd. Habicht, tom. II, pag- 
29): jüuu&Lfe y^ auui ^ it^ l gliTs. »I1 cousit Ie papier, pour 
)>le bien garder, dans son Ao6, sous sa schdschiyfnh^** c'est-A-dire, 
dans Ie hob qui se trouYait sous son bonnet ou Ji*yXjk- P^^ 
bas (éd. Habicht, tom. II, pag. 60): maï^ ü^^^ ^^ ^ ^'^^^^ 



Digitized by 



Google 



iéjpMÏiè de ses hahiU poir ae mettre ao Kt^ net B'a\imt gard< 
nqoe sa ohenrise et^ sm kéb," et uü^pei]^ pin loin^ dans Ia migét 
Uitoffe (éd. Habidit, lem. Il» pag. ^2)1 ^^Jb lüJU. Jl^ y^^ 
^4 u«U*5^ ^p\\ <^Uik. Les inotar ^.y vfliiiii^ mJ aignifieBt, 
saus döate: lua Ao6 Uev^ fiiit d'ótofife de Khatai, c'est-è^dire 
ét ^aie de CSiine, ear on Kt également dan» MirkfaoBd (Mts- 
imm SM$9imfaldar$mf ^p9g. 11): ^Lkb. oJÜL*^ j«^Li3 ^f, 
SiU^di^ «^ Xi jüU^f^^l^joLk. nll hii' fit pr^nt ^hafetts prë- 
meaif choisis pami les plus. magnifiques da royauoe de 
4BlMitai,'' <)'est«4i^-dire de la Ghltm Lepasasge sumni se troove 
dtni YMisimre dfEgypie de Rowairi (man; 2 o, fel. 103 r^" et 

4 idU J^xil, ttÜUJ» JlTüdS^ ^ ^bj jioaJ» c^l^lo 

JU^ (Ie manqscrit pgrte: XASflS^) lüuüUy^ «£^U^ aU^ 
UJLa. a)^ \^JUÓ^ uUÜ '^'^^ ,»UU i^U yS^y (jJO;, ^ 

^^t &JLliJLJf w^ i^U. |v$ ^ jJ ftJUi v^^ v:)^;^ ^ 1^^ 
^ ylLéiy |Jtsi Sp^yiA^ SiXi» Jii^ ya^ ^yüaiüft ,jJ^ |»t^*«A. 

j^ V(>^) ^liai^ &*JL^^ pXu^^ i:I4'i«a^ bl^ ^ ^ jJt 
v^J^ ^li LeUaJt^ Rlsll SiXiD^ ^LJLIiJt t«3j»y^) ^ v:>^ b» 
af^««^ ^^UjLfc ^fjJI ^1 f JJ> ^ vf^U^t ^UaJLJI ^ i 
(i^l («XJa ^bJ il ^y\ ^ i^, KxJU bt b Jk^ ^.Uüt, 
vJSb &i^t^ a^^^; ^y^f (Ci sJbll sjk^j ^JJL; il ^y^ 
&JL& ^)W^ ^r^ ^ v^^^^ x.&t4S &JLkJLJl »0a présenta au 
])kadhi-al-kodhét Halékite^ ^ain-edTdla-Abou- 1-Hasan-Ali, la 
»charge de Yézir, sous Ie règne d'Al-Hansour. Il ne youlut 
apoint Tacoepter, s'en excosa de tootes les manières» et Ia re- 
j>fasa ayec la plas grande opini&treté. Il désirait si ardem- 



Digitized by 



Google 



«46 , M 

«ment de repooMer oet offire, qu'il 0e rendit yers Ia aalle i 
jirentrée da chAteao (i). Il ayait öté (3) son imhêSn (ToOe 
pqai couyre les épaules), soa (gros) torban (d'bomme de loi) 
»et sa fauhéMyah (robe de kadbi), et il ne portalt qa'an io6 
i(calotte) et ua dUk (Tétement de moiiie, oomposé de lam- 
»beaux de diyerses coalenrs). Comme il -se tenait deboat^ ki 
»^mirs se levèrent aossi et. Tentourèreati ne sacbaDt pas h 
voause de sa maniere d'agir. Qoand done Ie kadbi était hahillé 
»de cette maniere^ Ie Tice-roi| Témir HosAm-ed-din Tarantdai, 
»entra ; il montra une douleur très-Tiye, et demanda au kadhi 
»poar queile raison il se troayait dans eet état. Enarriyaatde 
x>mon pays, répondit celoi-ci, je n'ayais que des yétementssem- 
»Uables k ceox-ci \ mais , après ayoir eu Ie bonbeur de jouir de 
»yotre amitié et de seryir Ie sultan, j'ai gagné pIusquijeQ'ai 
sapporté ici, car j'ai aoquis ce iailesénj cette é^óbbah et ce gros 
s turban (Ia cbarge de kadhi). Si done yous yoolez me promettre 
>>de persuader au sultan de m'excuser de ce poste quil m'a of- 
»fert, et de me laisser dans la condition oü je me trouye, je 
))m'estimerai beureux; mais si yous ne youlez pas me Ie promet- 
»tre, je ne mettrai plus jamais oes babits de kadbi, et je retonr- 



(^ »£xtni Alcairam in confinio subnrlia Beh Zuaiktê , Soltani ctstmoi in ttontif 
»4ono constractidn Tisitofi qnod eminentlbof et ftatif aMien^ns cinctwO} alegMli»- 
»tiauj^ pdatüt eiomttümy ?ix perfecte deicriM poteA,** dit Léon^l'AftioMn {P^ 
êCfipHo Afri^^ pag. 700). On UoaTe dtnt U Relation da Vojrago de Tan Ghistde 
(T Foj/agê von Mhêr Jooê van GhuiêU^ pag. 156} ^n'il faat pauer par nenf oa 
dix conrf , portea et lallet^ poor arri?er aa liea hii $e troa?e lé sultan. Je peosedooc 
que par l'expresaion SjJUJI V^^^ sl^jJt) ü fait entendre ici la preóièie is 
eet oonrt, portes et nllei. 

(*) Le Terbe JLS ne préaentant iciaacan aensplaHsibley jelis: IÜUmJLa 11 ^tfj 



Digitized by 



Google 



unerai) ett oe ooBtome^, Ten mon paya. Après oe disooon^ ks 
némira te mirent è plearer et firent au kadhi les jdns grands 
«bonneun; Ie Tioe^roi loi donna ses pvopres habits et lui pro- 
«fluit de fiiire en sorte qo'on ne Pimportunit plus du Tézirat." 
Le phiriel da mot «li» saToir luit» se trouTe dans Ie Jtfe- 
mUk alHtbêor (Toyez iVMeet et Exirmiêy tom. Xm, pag. 
216) et dans la JhêerifiioH de FEgfpU de Makrizi (tom. II, 
man. 372^ pag« 354). AiUeurs (torn. H, man., pag. 361) Ma- 
krizi parle du ^jjvAftLj^t 15^9 nit^isy en eet endroit, il ne 
donne aucnn détail sor Uespèce de Tètement dont nous venons 
de paijler (3). 



Les wUl^, OU, comme en Bgypteon prononce plus commu* 
oément aujourd'huii oüils, sont, suifant M. Lane {Modem 
JBgyptiane^ tom. I, pag. 61 , 62): i>des sabots, on patiBs, 
»ayant ordinairement quatre è neof ponces d'élévationi et 
Domés pour la plupart de nacre de perles, ou d'argent, etc. 
»Le8 hommes et les femmes en font todjoors usage dans les 
»bains; mais les dames les portent rarement dans leurs 



(*) Aa Higreb, le not mj3 déiifoe U cajmehon da (jmJw cm ykjJ^i •toai 
qo» Dapper (Nauhntrige hêtchr^vinge dêr Afirikaensckê gewesten, ptg. 240, col. 
3)rAUeite ezpreisemeDt. lUcrit JTod. IKegode Torcts {RelaHon dês Chéri/Sy pag.8S) 
éerit caham, — Qoant ta mot &JUJ qai deTith saivre id, et ^ est le ChaHéen 
^'^j je n'Ai po radiDcttre dans le texte^ ptrce ^e jaiqa'é préeent, je ne l'ai pat 
mooDtré dans ananteararal>e,et qae je doate ^'effeetiTemeiit let' Arabes aieot porté 
cette coiffare. En Chaldéen 3^*^ dé^gne one sorte de tarban (To^ez Ie Dictioonaire 

èf Baxlorf), et Je Kamnu expliqae SjuS par (jm^^/* 

44 ¥ 



Digitized by 



Google 



nttaMMM} qpetqaeè-iHiei ae lei porteol; «pie poor wh 
»pddier les paus dé leuts hahiis de tndner; d'sotiei en 
i^ioBt usage pow se» i^moer une taille éktneée/' Borddnidt 
(^fdk. Pr&verb$i i^ 14A)'rdit) en rappertmi Ie proverbe J(d^ 
dUU^ ^^ lél^f^ Juü6 <^IXAAf dLuAjo <aa liea (^} de 
marcher «ar des kakkéh^ il fimdrait óter les lambeaox'Ode 
▼dB talcms): n£4Akab9 iWBt des dehasses im des ttnleB de boit, 
«ayant quajre ov dnq poooes d'élétation, sur lesquelles Isi 
vfemmes marohent dans fas bains, et las dames d'one coadi- 
ution noUe daas leors maisons. Ges demières portent kan 
nkabhttbêf ornés de difiEérentes espèces de houppes d'apgent, at 
x>marquetés de nacre de perles." 

On peut Toir la figure de cette singuliere espèce de chaas- 
sure dans Pouvrage de Belon (ObservaÜms ^ pag. 234) oü Fanc 
d^ dames porte iides patins hauts eslevea de terre." Coffm 
{£e Bwciier de fEurvpBy pag. 220} dit, en pariant des dt- 
mes au Caire: »SIles ont une sorte de patins de six oo sept' 
»pouoes de haut , qai ne sont pas si bien ftiits que ceu d'ltilte." 

Nous retrouvaiis les ^^\juM en Syrië. En pariant dn qostooe 
éts balritants de Tripoli de Syrië, Ranwolf {Aigmièieke ^ 
êohreAmtg der Mmf9%^ pag. 50} s'exprime en ces termea: DDansltt 
»maisons et sur les rues, ils portent au»i souTent des soulien 
»de bois {H(d%sehücK). Ils ont plus d'un demi-empan de hao- 
»teur, et sont échancrés profbndément au dessous , au mi- 
)»Iieu , entre les deux moroeaux de bois que touchent la terre; 



(1) » Jt^Xj •*enipIoie, dans Ie langage Artbe de l'Egjpte, aq lieQ^de J(X^* 
Ifote de Barckhardt. 

(*) ^Sjffajpyifc est en Qsage, chez les Egjpttens, poor désif^er tin Ain5#fl« 
»(a rag) et autsi pour designer: urne viie mhpe {a viie êM)," Ifote de Barekfeaidt. 



Digitized by 



Google 



wiU soat tuBsi peints joUmeiit de plnsieart oooidurs. Les fymmm 
nVdi portent de méme.'' Oo foit par r<KiTi«t<e de Cenieittt ée 
Brayn (AeiMi, peg. SdS) qoe oette diaoBsare était aiusi peiiée 
par lea dames d'Alqp. Ce wyagear en donne la %Qiie (n* 189). 
Inoore de nos joors, elle est en usage dans cette tille; t» Mn 
Ridhrter {fT^M^iJthrim im M^genlande, pag. 263) ^U )»9ms 
uleors «lusotts, les f^mes marehent sur despatkis {Sfei»$pk^ 
y^Jkm) AégsBts, marqoetés de nacre de parles.'^ 

Lob \JÜL^ sent aassi en usage en Arabie. , Les Arabes ka 
portent souvent dans lenrs maisons^ au rapport de niebobr 
{£e mAn j9mg van JraHrie^ pag. 60) qai endonne la figare{PL 
U, A. B, C.) 

Ciomme ee genre de chaussnre a pluaieorspouoes d'élération^ 
il ne parattra pas étrange que Ie Lons qui, au témoignage de 
l'aottar dn Mesalik at^Amr {NoHoeê ei MxtrmUj torn. XID, 
pag. 331} I marchait sur une corde , en portant des v^AJUI^ ran^ 
dit les spectateurs stupéfaits, oar en Egypte et en Syrië, l'art 
dn fnnambule n'était pas encore arrii^é è ce point de déyelop»*- 
pement extraordinaire auqod il est arrité pami nous. 

Je ne retrowve oetle ekanssnre ni au Hagreb, ni dans les 
oontrées orientales. Il semble cependant qu'on s'en serrait en 
lqpagne,car Pedro de Alcala traduit fmce defoh par wUul* 



CSe mot manque [dans Ie dictionnaire. 
Cn espagnol eapUla signifie capuchon ; il a passé dans la 
langue des Arabes d'Kspagne, car Pedro de Alcala (F'wmbu' 
Espamol jirMgo) traduit capilla de capa par &JLuii} au 



Digitized by 



Google 



360 ^^ 

plttriel J^üi* De eayiUa s'est formé eapiUar oa etfellar, 
manieau a eapwihm. CkdiamiTias {J'tBUTo de la lengua. Gm- 
iêUwm^ Madrid, 1611) ezpliqae o^^pdlar par )>la cobiertaa' 
»la Morisca, qae aacan ea los joegos de cafiaa por lilu^a, de 
)»flrarlota y capellar." Eo effet, lea Mores d'Eq[>agae semUent 
a?«ir porté Ie capellar sar la marjoia^ et les andeiis auteois 
espagBols parlent souFent de la »inarlota y capeUar,'" qae por- 
taient les cayaliers arabea. (Yoyez Mtmumeero de JRamancee Mo- 
riscosj pag. 60, 130, 131 , 147; Guerrae cimleê de GramadMj 
foL 162 r«, 176 v^, 200 V, 237 t^). A en crwe uo aadai 
domnkentatear des Guerr4i$ civileè (foL 109 ^), Ie nH>t capdiar 
désignait an »petit mantelet è la Tarqae qui s'attache dessoos 
i>le bras droict." Dans Ie Tesoro de las tres lemguas par Victor 
(6aiè?e, lj309), ainsi que dans Ie Tesoro de Gesar Oudin 
(Brukelles, 1626), Ie mot capMar est traduit par maniea» de 
gendarme. 

Gependant dans Ie langage arabe parlé en Espagoe, Ie mot 
^2)Ls.semblea¥oir désignéJe capuckon^ et non pas Ie manteaui 
car Pedro de Aleak trèduit eapirde msHdura (capucbon) , par 
^jLi, au pluriel v&^UaaS, et &JLuJ paralt aToir Aé employé 
dans Ie sens de manieau a capuohon^ car Tauteur que je Tiau 
de citer, traduit cuguUa cm cmpiUa par &LuS, plur. JüIaI* 
Au Magreb au contraire, Jik^S était employé pour designer Ie 
manieau a capuchon. Diego de Torres {Relaiton des Ckériff^ 
pag. 86) dit des babitants de Maroc: ^Les habis des principanx 
Dsont de soie, ils les nomment capeilaresy qui sont comme des 
»manteaux louga, ayec leurs capussons ou cabans [yoyez au mot 
»^] de soye et de laine." Marmol {Descripcüm de JJrieaf 
tom. ü; fol. 102, coL 2) dit qu'a Fez les ouvriers et d'avtw 



Digitized by 



Google 



penoDoes du commun) etsurtout les fantassins» les fosilliers et les 
arbalétriers è cbeval, portent sur lliabit qui Traisemblablement 
est Ie c€^dn )>des manteaux qu'ils nomment capeliares (^) de 
»drap bleu OU d'autre couleur." On Ut dans l'artidede Dapper 
{Ifaukeurige BesoAryvitige der Jfrikaeiutk^ (SWefifm^ ipia^ 
MO, ooi. 2} sur Ie oostunie des ambassadeurs Marooaioa qui tii»- 
rent k Amsterdam ^n U)6Q: sUamb»sadettr JUak^med JPina^ 
»li0% porCait un surtout è peu prés sembUdl>k aa Oktimgf^uüx^ 
»de Tambassadeur Ikrakm Duque^ mais garni par derriére d'uk 
icapQcbon qui avait une bouppe au bout, oomme on paitle 
9Toir par la figure ci-jointe. On nomme eet bahit Samokm 
^[^y^yH OU Bomoê [^/i3%^}> mais il était toüt-i-*fait ferme par 
pdevant, et A cause de cda quelques-^unanomment un lA babit 
i^Eahbenur ou KaJUbaktr. La bouppe du capucbon, qui-ptnd 
»en arrière, 'est fiité babituellement d'une autre étoffs, par 
texemple die poil de cbé?re ou de brebis noir; son nömi^ien 
tarabe, est Kabkom ou Sfuraba O ; ils appellent Ie capuchoii 
y^Kób ijiAS]i mais il tst rare qu'ils s'en^serfent poor s^èvieoo- 
»Trir la tête.*' ;;>?.o.: ; . 

Je n^ai pas retrouté Ie mot JfaMétitt^ ailleurs; je iu^pdse 
qae KMa est Fespagnol «crpa, mais je ne puis présenter au*- 
cme conjecture sur la dernière syllabe tmt^ > \ ' -- 



O ^aikomoseê o oapêllareê.^* JX faut obsenr^r ^e ches Harmol, Ie suhsUntïf 
^ foit o ett «flsei aoafent Ie nooiy donné par lea rétidenta , é l'pbjet dont il parle. 

(*) Habicht et H. Fleiicher ae font fait la gnerre mr Ie mot jLjIw^* Voyes 
It Glotfaire sar Ie ton. !«' des Mille êt tme NM$j dé gUêsis irai%ek^Ms,ipt^, 
M; Préiace da tome YIl*, pag. 8; Pré/kce da tome IXS pag. 14. Le téoioignage 
cxprts de Dapper proafe que V. Fleischer a raison et qne Sjl^i^ sïgnifie kouppe^ 
/locM. — Lt Bot KalmouM nkst inconna. 



/ 



Digitized by 



Google 



\ 



ua Bijs 



f Ui 



Jk, en troire Mn Fxeytag, on lirait dftot I^eabari; »Tiwica 
jmnlis «teMts, p^e^Pemoa: qóte aob.axilUe pet oUJ^wm do- 
4iplioi|Bri('' MaUKeorowemeiit B^eoharï ne^t mot de t/mt ode. 
- Le smI voya|;e«r Miopéen qui mtexplique ce .qneie'QSt qoe 
I9P »ljj pn AsABBB.eie^BJBiQVQli <^i fkth^oiunit VOsienl; en U7& 
U dily ién dépriTaoA.^saii.eoatiiflie pour ptfiir d'Altp k B$gd«ii 
(jéÊg^heAê heMokreUmmg dtr jRajf0%i ftg. 133) qnektairfl»éBie 
jBiaea> eompagnons, ae fireot feire premiöreinent:;id(efl Coien 
i»JblèH et Icmgs (6/atire jmj^^ Gasaiv]^ qui ëuient lerméfl sur Ie 
a»deifaBl aveo dos honlomf et toui^irfttit ëcduAor^ 4d 009} ik 
«raasèmbleiit afies aax habilt deé ArvéiiieiiA {der Jrmemer 
yimi unghiehy* IL ae pounradt que ce flit le mèioe bAkit fie 
celui: dont il parle pk» haQt (pa^ 40)^ eu décmaot le coi^ 
tame des habitanta de Tripoli : dUb. aineat les bafaiis jaliflieAt 
«celoréa, qoand eek ne \t\xt eoule pas J»eaQ(xiiq>; ceuxHSiaftat 
ppassablement longs , et garnis de boutoDs surle de^^t«".8oiis 
oei babit ils pertbnit la ftA<^ Le Ami6£ k*6«iplft^it dooólaiA^y 
de nos joura. (Ge que Cioto? ie, lUnérmrimm^ peg* ^#87» éotit 
Cro&a est, saus doule, k Lft, et non pas Ie Li^ ^ia ewtMW) 
deux passages de VEistcire du Jemen font penser que Ie Ad 
est la méme chose qüe Ie caflan. Or, on porte le ca/tak swu 
la Sao». On lit dans eet ouvrage (man. 477, pag. 298): Jl^ iJL^ 
-UJtt s:)^"^^ J^t ^ C) a^ê JUJU. ~^5lf- Et aiUeuw 

(^) n faut ajooter \t aent de mafiii^f«f# que l*adj>ctif Juu3 a ^él^aefoii', •■ 
Dictlonoaire. On Hl ailleori dtns VffUtoire du Jemen (bin. pag. SOS): U^^l 
KJuLÜ SiLia|> >I] ordonna de leor donner qd préfent magnifique.*' te mol Jm^ 



Digitized by 



Google 



^L3 iSi 

(pag. 3J9): Uif ^ bUaAS ^LkJI ^ |H^y f J^ ^ 
i^)j^yjfai\' La raison qui rend ce point assez ol)«cur, c'est que 
depois plas de deux siëcles, ce vètement n'est plus porté par 
les Arabes* Les anciens auteurs de cette nation ne dëcritent 
pas un dbjet qui, de leur temps, était généralement conna, et 
les Yoyageurs eurc^^as ne pouTaient dëcrire ce qui, du temps 
qu'ib yisitaiCTit des pays arabes, n*existait plus. 

Lé tX^S était déjè en usage du temps de Mahomet. Osn trouve 
dans Ie SaMk de Bokhari (torn. II, man. 366, foL 167 T^un 
dwpifre, intitulé ^^ r^T^i ^Iaa)! ol^) oi!i on lit: ^^^1 

iLuÖ iColié JOMJ J^ &JUjt JLm^ IüJU &JÜ( Jk^ xJUf {JyMts 

|JLm^ kxU aJüt Jlo aJÜI J^ Jt U^ (jJüait ^^ kyé JÜLl 

£0^ ^^ JUi lüJt >jLi JLs dl) (4X1» i^L^ JUi L^ tUi 

ie preod ausn dans Ie seoa de («it^rMtii. On Ih dans l'oaTrage de Varrakischi (Jt» 
Modjibf man. 640, pag. 120): ^^xu p-LaJ sLaJIS «Bentgno modo enm excepit.** 

O Le mot ^ly^ qni manfiie dant Ie Bictkntiaire, e>t atM do«l/e an plwiel de 

6 ,0, ^^ 

\yC^^» Snifant Ie Dictionnaire, ce mot aignifie grtmd^ et il ne aeable i^employer 

^*en pariant 4ei cLameaiui de l'eapèoe ^*on nomme ^J^* J« ^oü 'aToner ^pe je 

B'ti pai rencontre aiUeors Ie mot \yCyC9 aa ploriel j^SytO^ dans Ie aenfl de 

magnt/iqttêy ^*il a sana donte ici; mais je ferai obserrer qoe Ie mot i%*thr qui 

ne se tronie également dans Ie Dictionnaire, qne dans Ie sens de grand , exprime 

MOTent 1'idée de magmfique^ superbe. On lit dans VBietoire du Jemen (man. pag. 

l\Y 8|Ahft SaJL^ SüJLft aJL^. Aillenrs (pag. 01): JUft ri^^t J^<> 
U^tSUS^ i lAJUd SJI^JUO &Jüt. Plas loin (pag. IIS): iÜtJLii; iJ^t 
^^1 - ^ ^ Et encoie {%lid.)i aJÜuO Jij |J UaÊx^ UdU^ vIUIJÜ» Jl^. 
Kt enfin (pag. £98): &,La-0 ^ |»^t dü(> LaJUo SJI^^XjO — J^iXl 

l»^^tj ftjbo cMaitj r^T^S ^A^^' ^^""^ ''^'^ ^^^ ^* ^^ ^^' 

Clresfomo^ikfV aro&«, tom. II, pag. 43): R,|*.hr ft5pUs^ >^i^* 

45 



Digitized by 



Google 



354 »Li 

BL'Envoyé de Dieu distribua certain jour des kabas j et nedonsa 
»rien i HaUiramab. Gelui-ci me dit alors: ó moa cher fik! 
]iAlIez ayec dioi vers rSoToyé de Dieu. J'allai donc avec Iai« 
nEntrez, me dit-U, et demandei-lui de soriir afin qoejeloi 
»parie. Je Ie fia^ et Ie Pri^hite aorlit. tevéUi d'ua de o» 
»habds. G'èst pour ¥00ft, dit^il, que j'ai garde oeci» AoasitAt 
»que 1'autre yit Tbabiti U dit^ Makhramah eat oontent" 

Au rapport de Makriti (Jhsctifii^ dê rEgjfpie^ torn. U, man* 
372, pagi 360), les emirs ^ les soldata et Ie sultan lui-akéme 
portaient, Mus la dytiasti!^ circassiemie: «y^Aut ^( o^ ^^h*^ 
^^f ^yJI u-^^ 8^ v^ i^UTbH SjU^ ^, ^^)\) ^1 
»d6s kahds, soit blancs» soit rouges et bleus par dehorsC), 
Dayaot les maodies étroites comme les habits des Francs d'aa- 
»jourd'bm/* Plus bas (pag* 351) Ie méme ëorifain nous ap- 
prend que Ie sultan Al-mansour-Kelaoun abolit la mode de 
porter les mancbes ëtroites ((^Ldlt iJOt (^woJ tJüa^t)f et qae 
'son fils Al melic-al-ascbraf-Kbalil donna è ses kAassékü et i 
ses mamlouks )>des kabéU de satin madim (^)*' (^^«JL^^t &ui ^1 

Les kabês étaient fmits assez frëquemment, k ce qu'il semUe, 
de satin. On lit dans VJffistoire JC Egypte de lïowairi (man. 
2 Mt, fol. 49 V»): Jif^y^^ (/JLbf Ui &JU U^ »0n lui donna, 
»comme kMlah , un kabd de satin , et un scAerbousck." Plns 
bas (f&tW.): (>^ ^;JLkf Li »un kabd de satin noir/' Ailleon 
(man* 2 n, FoL 26 r^, évënements de Tannée 681): ^jj^ üü^j) 
.%s;^t ,,4jlU dyJUx K3U ^^...^9 dl^ vuül ^UsJLJI v$^ 

(^ Le man. B porie égtlèttnit ««.^ddbjtr ^ >»* r%JSkt» ouuiqae dMif Ie IMctïoii- 
iMuie, iMif je crois ^*\X désigne 2» jt«9t»# eséèriêure d*iiii hAbit. 
(*) Vojez plus bant page 88 note (2). 



Digitized by 



Google 



bLm 965 

gjUElJt (fi>iJ^t^ ^jUL ^^t ^pife^ »I1 fit préaent au 
Moltan de mille Mamloaka, et de cinq ceata autrei Mamlouks 
»qui étaient revétas de kabds de satin rouge, gafois de bordi 
»de brocart (^), et qui portaient dea caloitea de brocart.^' Dans 



8^1 
(*) Ia mot XyJff se trooTc dani on pantge des Amtalês d'Aboa*l-feda (tooi. Y, 

ptg. 80) et dans an autre d'Ibn-Uuddoon , pablié par Silfestre de Sacy {Chrest»-' 
wuMê arabêy toni. II, pa^* 118), ,11 manque dans Ie Dictiomiaire , et M. Wtjjers a 
dttogé Ie \«^ de ces passers en ^ J^y dans noe de ses notes sor la Bistoria 
Jêmamoé de M. Intgers (peg. 136). Bien ^e Ie mot vJo se tronte dans Ie Diction- 
auit de BidMirdson , dans Ie sens de h^rdê krodis ou «méê d*iin ▼ètement , ce n'est 
pu Ie témoignage d*nn Dictionnake qall fant opposer é I'opinion d'nn saTant, si jns- 
teüent célèbce^ mais des passages nombreux d'antenn. Les Toici. Je lis dans 1'^ti- 
toin ^Egyfte d'Ibn-Ijas (manoscrit, pag. 139): s^fjt^ )t^ ^\óyéét üLa^ 
>ooe djobhak noire afec des bords d'or." Plas bas (pag. t4Z)i p\(^ymMi ^J^ 
g&SsX \J^ *<^® djobhak noue arec des bords de brocart.*' Dans VMittoire de» 
Touloumdêê de Nowairi (man. 2 k (Z), pag. 11): ^^Jt ïy^i> Ó<4^\ ll&lT 

^Lax^S y^U ^ y-^UJt ^ ^>M^ Ü^' sAbmed abolit -la psière ponr El- 
•lowafiik , et fit Ater son nom des bords" (brod^ it$ drapeaoz , je pense ; compares 
SojoQti apud S. de Sacj, Chrestomathie arabe^ tom. II, pag. 208, oü i_r^* '^^ 
doit se tradure par drapeaus)» aCette noofelle étant parvenne a £l-Mowa£E^[, il or- 
adonna de prononcer la malédiction sar Abmed-ibn-Tonlonn dans toates les Tilles (sa- 
sjettes é sou empire).*' Dans an manaaerit autographe de Nowairi (Biêteire ^ Egypte^ 

Ban. 19 B, ibi. 96 r«): jS^'J\ \Jft^ ^JCftJI ^/JL^^t aJL^ aU don- 
soait , comme khilahy ane pjèce d'étolfe de satin madini aveo des bords de brocart." 

AiIlenr8(fol. 80 f*): vJa^ LuJlm (jJLbt m^ Iü^I ^t&J( <i^ ^i^ 
JmXV »I1 donna é lenr ebef, oomme kkilah^ one pièoe de sstin madini afec des 

»beida de bioeait." Et enfin (fol. 186 i»): V JaJ /«^Oüi^ gJUbt <-AjUAi 
gih^X aan Tétement d'bonnear, lait de satin madini ^ aTtc des bonls de biecart.*' 

U mot \wlp sigDi6e encore: c(cs itoffes de broeart, Ie lis dins VHietoire 

45* 



Digitized by 



Google 



866 »Li' 

les Mille ei une Nuiie (éd. Hacnaghten, tooi. VL^ pag. 159): 
^4^^l (jiJLb^t ^ Us dÜ6 J^« )»CSet bomme portait na 
ï^kaba de satin rouge." 

Le tXiS était aossi fborré qoelqaefois de pelleteries (Hakiizii 
Jfescripiion de f Egypte^ torn. II, man. 372, pag. 358} (^). 



d^Egypt9 de Nowuri (aum. 2 «, fol. 89 i«): ^t«^ jJI tX^ |S^ JüL^t ^^^r^l 

^M)5^\ S>^^ '0° pof^ ^ ci^^**^ ^^r* 1« <i»tMfi da salUn, on ToaTrity et on exi- 
•inina l'or qn'il renfemudt; on troaTt alen des ceintnres d'or et des brocarts d'or.'* 

AiUeiirs (man. 3 o, fol. 110 r«): \J^<^\ >T^!? U^>'' Vs^^^UCH^ \yjS^ 
> lis se promenèrent é cheval, portant des calottes de brocait, et re?étns d'^toiffèt de 
•broeart d*or." Dans VBïtioire ^Egypte d'Ibn-Ijas (mannscrit, pag. 100): Ó^i% 

w^ 6 {jo2\y^y u^) )y^ ^^ ff*^ obwt aaixA jo^ J 

8 JLft L^ »Xji^ La jmJuLlS* »0n troava qn^il avait déposé , chet cettain benuK 
•qni ezei^it Ie métier de eordonnier , des semettes renfeimaot des ptèces de brocait 
»d*or, des ceintnras d'or, et des boaases innombiables.** Le mot ^IVa Jb se trooTe 
dans la méme acception cbei Ibn-Batoatab (Voyag^M^ man. de ft. de Gajangos, fol. 

107 r«): ^Lwbi^t K^'^yJoy j,AA \J^ ^ ^^^ ^^ %^y 

•XTne /eredjfydk de 1'tétofib ^*on nomme ^mfXSf et aa dessons de celle*ci de* ba- 
»bits de la fabriqae d'Egjpte, et de belles étoffes de brocart de ce pajs.** (Le mot 
^gUéÓ3 dont rétjmologie et Ia Téritable signification me sont inconnnes, se rencontre 
dans trois antres pamages d'Ibn-Batootab, comme désignant nne sorte d'étoffe. On lit 
cbei eet antenr (omn. fol. 120 r>)i ^^tX&ltj yft^^Jtj uiJUf ^jjO l^Lu 
ÜgOCHj ; amen» (fol. 180 i*): ^Ó3 O^, et enfin (fol. 150 t«): ^(^ 

Le mot UllKtü? a Ie mène sens. Je lis dans Hakrizi {DescHpHon dê rBgypU^ 
tom. n, man. 872, pag. 251): {J»S<jJ\ \::^k^jJoJ\y vA^V-'' ^iXjJf 
fj&^Ü( gftjuUjGU »Les calottes de biocart, les pièoes d'étofles de brocait dW, 
»et les boosses de brocart.** 

(*) Je pvblieiat i cetta oeoarion ce pamaga de Hid(ri& dans soa eatieri paroe fnU 
est trèa^important poor la coanaisMnce des dlrenei espöoes de pelleteiiesy en osage co 



Digitized by 



Google 



»la «67 

On lit dans YHUtidre dEgypie d'Ibn-Iyas (man. 367, pag. 88): 
jlkj» |vSUu (Ie man. porte: ^^u) ^Ju> ^^^^^Jü^ Aj^ «^M 

Egjpt^, toilfl Ia djmasUe circacfieiiiiê : ^y^% t>\yij\ pvX^ XJli ^^jXim *J 

cK o?y /^lèJ' ^^'^^ r*^' ^ or^' ''H^ ;^9 r*^ '-*>*^ 

p3U)f^ (J^pi^ ;^MJf u**^ viJLJLMJf^ *^yiM ^ JÜ^iXJf JU^ 
iuuaJJI ^l^t ^t^f 4XaJ^ ^AAuJ 4X^t Aj^bX^i ^ ^1 

Uij^^ajl u**^ i5^y J^ CH^' C)^> ïir*^' >yyy«LLl ^-^SKif 

^.4X4^ v;^ ^>-**i"f Z^*^' ^^^ ^j^UaJLJI (jAto ^UJb 
•Jk^ »»Li( ^^-M^ ^UiJLJt ^tyof udju &5^J ^ J^^ &j| ^^^ 

^^^diJt (jMAJb sLo ^^;:^ Sj^^IxJI oLiyD^I vsJJuJ ^ xSU^ 
Ju& e)^' d^^ ^^^ ^^M^Jt jMxl ^ yi^ (jmUJI vj^Uj «vLuJ ^ 

J^ ^K^ ir^^ Ü^ *7^^ v..AJuall I«XJD ^j0 ^ÜJI >£iisQitey 
jile» fabriqnADts et lef Tendean de pelletenes demearèrent djuis ce marcbé ^ ear- 
jipranta d*eiiz son oom (i^^iAjIuÜl \\ymi* Dn temps d'Al-melik-at-thahir- 
»1krkoak, il ae troorait dafla ce marché diferaea aortea de pelleterles doot Ie prix 
»était très-defé, et dont la valear éuit portee aa doublé, parce que ceox qai se 
•troQTaïent é Ia coar, ntoir les émin et lei namloiika, faiiaieiit si IréfiienimeBt 
»ii8Bge de foamirei de zibeHne (a), de -loap-cerrier (6), d'liemiine (c) et de petit- 
'^f^^u Aaparavant, ces foormrea étaient comptées, sous la djoaatie tar^e (baharite), 
»paniii les cboses les plus rares et que personne ne poatait se procnrer. Un teln^L 
»racoiité qa'on troara parmt la siiccessioii d*iiii des emirs d'Al-melik-an-nasir-al-Basaii- 
»ibii-MobaniiDed-ibii-KelaoaB (sultan babarite), on kahék aTee-noe feontire d'ben^de; 
»le sultan pensa q«e eet babic avait 'été ane posies^on liiuiieiise poor oet boiiiiiie,.et 
sil s*en étonna; pendant longtemps, il ratontait foojonn 'ce fait, parce qne cette 
nespèce^ pelleterie élait alov si rsire et emplöjée exoltsiveiient-poQr \ti^ babits dn 
ssnltan et de ses femmes. Ensnite , les difiérentes sortes de fooprnres doot j*ai psrU, 



Digitized by 



Google 



S68 >.Lj 

{jÓJij^ ^jÜuJL^ wi»^ \Jbj »Un Aofta de aoie violet, fotirré 
sd'hermine, brode largement aux bords d'orcoonu sous lenom 
Dd'Ilbogawi" (du sultan Ilboga). . 



>» «ccédènnt npidemaity de aorte que let priociptox d'entn Im gent ds rimét^ 
^les princfptoz kdiibê, el beaooMp de ptrU^Uert porUMent laiibeline, et ^*ü n*j 
>e^ prei) ne pu d'épooM d*mn hennie d'une conditloa eiaée , ^ pat se peoer de 
»foiirniies de abelioe etc. De not jonif wan on porte Uès-fooTent des foorraret de 
»cette etpèce et d*Aatrei.** 

(a) Le mot \«4<w maoqne dans Ie Bictionnaire aralM. Be Irayn {RstMen etc», 
pag. ISa) expUqat Sanumr par mbeHna (Sahêt). TkéTenot (AtlM^ «fun Tofa^ 
/aüiMLêvamt^. €6), dit damèhie: >L'luTer il» ka fbot dooUer [lesK^I^} de ricbee 
afoornirea, et oeox ^ ont le moyen, dépenient volontiera foatre oa eiiif eene 
apiastrea poor aroir ane donblare de Zebelinea fn*ila appellent iSSoaioitr." Lea ëcri- 
▼ains arabea écrivent ce mot tantót \y^Mé y et tantdt ■)%%^' Od Ut dans les Vaifag^s 
d*lbn-BatoaUh (man. de M. de Crayaogos, foU 145 r«): s£jLJ6 lO^^ \') \ '" ^\ 

^^JL*ag «i^f^ ^^1 *>f^f, JlJüI U}JLia.<Xj i> LjSf 4>^f 

^^u^i4 v^j^ (j^( iXJL^ r^Sy^ ^^^ ^^'y^ «^( '^ 

l^vU^iuÜf* aLa ubeline est d*iin piix moios élefé ^e rhennine («vJUUf}) 
aet nne pelisse de la première espèce Tant qoatre cents dinars et moins. Ces peanx 
aont poar propriété qae la Termine n'j entre pas* Les grands et les principaax de 
»la Chine, en mettent ane senle peae, attachée é lears pelisses, antoar dn oon; lee 
amarchands de Perse et des deox IraLs en osent de méme." Plus bas (man. fol. 147 r*^): 

aJe réoflis qoantité de cbevaoz , d'habits et de pelisses de petit-gris et de slbelise.'* 
AUleilis (man. fol. 160 r«): \y^Mf ^97^ V9' 0^*j *^^^^ mVnvojra ooe peluse 
ade libeline.'* Et plus bas (fol. 160 ▼«). s^..^.^ 8.^ ^UaJLJt ^Ua^t 
OjJt (1^ «JUo l^xLü b j ^lXii> SSLo ^^ImJ iLesiiltaii me doooavne 
apelissa de aibellDe,qiii yaliil cent dimars. Je la lal avaia deoMuidée é ^ese da fioid.'* 
Oa tronve dana Vlfistofrs d*Sspag^ par Al-Uüuri (man. do Gotba, fol. 77 ▼*): 
(de) ^yi^ iid^ SSLf. (T«jesaiis8ifM.»fol.40r«). Ibn-lyas (iSVffatW ifff^yptfe, 
man. 807) 4crit ^^^ (p«g- 06, 48, 108, etc). 



Digitized by 



,"y Google 



»Lj S68 

Ce qo'oo appelait ^s'^La Li était Ie ^UaJUf« Voyez ce mot. 

Le \j3 semble ayoir re^u répithète de ^^L»l » oar on Ut 

dans VMi^aire €p£gypie de Nowairi (man. 19 B, foL 136 V"): 

jLft J^UJ^y ë3yjj3\j &iyo5L*,iH XaaSÜI^ s^yJS i v^ 

S^^d^Jt <1 ^rift^t SjLa ; Tauteur du Mesalik al-absar et Ha- 
krizi (Yoyei J\foiices ei £xiraiisj torn. XIII^ pag. 213, 296) 
mentionnent ëgalement les Sa^^LmI SaaJI) et ces auteurs en- 
tendent sans doute par U des kabds, tailles A la fia^on arabe, 
poorles distinguordes Aaft£# tatars (Toyez iUd.), êelaris (8^^^Lm)i 
et autres» 

Les manteauz des cheTaliers ehrëtiep^s sont qadqoefols ap* 
pelës Li par les auteurs arabes. On lit dans les MilU ei une 
Nuiie (éd. Hacnaghten^ torn. I» pag« 388): ^dJkJiS (jnxIjüL^ tot^ 
iSLL^ ï^iy^y &iy ^y — ^pjp| yj^ qjj)t ^Li ^j^'Ü |i^jlU 
^^AjJI )»Le cheTalier qui los commandaiti ëtait revètu d'un 
«AoMbleUy fait de satin; — sur eet habit il portait un baubert 



(h) Le mot l3^9 manqQe égAlement daos Ie Dictionnaire. Ed lui donntnt le sens 
de lowp'frmêry j'ai tuin Meniniki. Il ae troave fréqaemineiit dant ToaTrige dlbo-Ijaa* 

(e) Le mot *jLi détigne bien certalnement Vktrminê^ car on Ut dani lea Voyag$ê 
4*nm-BatoMak (mn. de H. de OayaBgos, fol. 145 f)x el^t yjM»J^\ ^ 1^^^^^ 

\j^b \j^ycy ^LjO uÜI iXi^Jt «>^ &JU ly^\ v5^LiJ^ ^t JÜt 
^**-ö ^fyAi^ iX-L^ ^j^j» u^l^t SiVi^X-fc ^^ ur**^^ vi^LsSI^ 

»tppelle AJ^li eat la pku belle loite de fovrare, et üm peliaie de oaUe eipèn 
>vaat| dans Tlode, mille éimart^ et «i Ton cbange aa qneae poar de V^tJ* [cosh 
pares potir ce aeoa da mot vjyi0 nm-Batoatah, fol. 140 i«, 141 ▼•, ete.], »tD 
•le^it dem cent dnqnante dimairt, Cette fonmin eat blanche vx plot bant degré, 
»et elle eat faite de la peaa d'an petit animal, long d'nn empan et qoi a k foeii* 
»longne. tla laitaent celle-ei dani U peliise| dani aon éut Dataitl.** Cette deacrip» 
tioa de Paalmal q«e nona WNnmona hiimimê^ eat aües ende. 



Digitized by 



Google 



360 ^l3 ' 

»doiit les mailles étaieat étroites." AUMakkari^ ou plut6t Iba- 
Saïd (apud Freytag, Chrestcmai/Ua arabica^ pag. 147) dit qae 
les kabas des Arabes d*Espagne, étaient faits d'écarlate et res- 
semblaient aux kabas des Ghrétieos. 

Si nous n'avoDs pu indiquer qu'impar£aitemeat la £51900 do 
kabd arabe, nous connaissoos, au contraire, k merveille Ie 
kabd des Persaos. Yoici la desoriptioo qu'en donne Ghardin 
{Fjoyages^Xom. III, pag. 67, 68): Ȇo6 Robe,qu'ils appelleot 
x^Cabai^ qui est large oonime un cotiHon de femme, mais fort 
Détroite en haut, passant deux foissur 1'estomac, et s'attacbant 
tsous Ie bras: Ie premier tour sous Ie bras gauche, et Tautre 
ttour, qui est eelui de dessus, sous Ie bras droit. Cette Robe 
j»est écbancrée de la maniere que vous Toyez dans k Figore 
xKpii est k cóté. Les manches en sont étroites, mais comme 
celles sont bien plus longues qu'il ne laut, on lesjplisse sur Ie 
»haut du bras, et on les boutonne au poignet Les Cayaliers 
»aussi portent des Gabai è la Géorgienne, qui ne difiërent des 
vautres qu'en ce qu'elles sont ou vertes sur Pestomac, ayec des 
»bouton8 et des gances. Quoique cette Veste soit fort] juste i 
DFendroit des reins, on Tattache U de deux è trois ceintures 
»par dessus, pliées en doublé, larges de quatre doigts, ricbes 
»et propres, ce qui fait que la Robe bXt sur l'estomac une 
epoche ample et fbrte , Dü Ton serre ce qu'pn a bien plus sft- 
urement que nous ne faisons dans nos pocbes de haut de 
pdiausse/' La description suivanté ^que donne TbéTenot (SmU 
^ f^oy^e de Levant^ pag. 173) est encore plus détaiUée: 
»Par dessus ils ont une yeste, qu'ils appellent CoAa, qui est 
»ordinairement de toile de cotton tres-fine, teinte de rouge, 
»janne, vert ou autre couleur selon la fantaisie, et tellement lisëe 



Digitized by 



Google 



»Lj S61 

»<It'elle semble da satia; oette yeste est colonne «t picquéC) 
Mt Tient jiuqo'è my-jambe; elle est fort échaocrëe par Ie de^ 
%VMtj et Ie eöté droit s'etend joste sur restomacb > et vient 
»8'attacber soüs raissdUe gauche avec des cordpos, et Ie cóté 
»gauche s'étend pardessus et yieat s'attacher ao cAlé droit 
»aTec quatre cordons, et il en reste un qni ne s^attache 
))point, mais qui peod sur les autres; de cette maniere ils 
»ont restomadi bien couvert et bien serre, car cela est fort 
»juste sur Ie corps jusqu'è la ceinture qui est fort é^ite , et 
»depuis la ceinture die va loAjours en élargissant, de maniere 
nqu'elle semble une cloche par bas, se softtenant en rond, comme 
ns'il y aToit un cercle de fer, et cela è cause do cotton dont 
»elle est garnie. Les manches sont justes aux bras pour la 
»largeur, mais elles sont beaucoup plus longues, c'est pour- 
»qüoy ons les plisse afin qu'elles ne passent pas Ie poignet. 
wPlusieurs les portent fermées et sans bouton ao poignet; mais 
x)ceox qui Teulent estre plus commodëment, y mettent des boo- 
»Xon8, et è présent plusieurs tant Persans qu'Arméniens, se serveot 
»>de cette commodité, qu'ils ont apprise des Francs, en effet 
)»ceU ferme la manche juste au poignet, et empesdie que Ie 
«vent n'y passé. Ordinairement ces etAtu sont de toile peinte 
^d'une couleur seulement, souvent aussi les gens de qualité en 
Dportent de satin ou de Zerbaft [joi^O , qui est Ie brocat de 
» Perse, et en Été plusieurs les portent d'aledgia, et non co- 
Dtonnëe." Thévenotdit plus bas {ibidy pag. 175): »I1 faut to6- 
DJours aToir un valet pour nouer les cordons du caba: aussi la 
ppluspart n'en noüent qu'un et laissent pendre les autres. — 
DAfin d'estre toAjours propres, ils se depoQillent aussi-tost qu'ils 
»8ont au logis, et changent tous les jours de ct^a^ et au bout' 

46 



Digitized by 



Google 



362 •Ui — ^y 

»de siz mois reprennent on de ces oaboi qu'ib ont d^a poirtes, 
»que r^i oroit neuf , paroe qa'on ne se soaTieat pas de Vamt 
Mi^a Teu; ils estiment im hoüuae k sa propreté et am beaax 
nbabits." Yoyec aussi Ta?ernier (l^cjpBiges, torn. I, pag. 629) 
qoi éorit Cmbaye^ et Fraser {Joumef inio Khira^êH^ p^*69) 
qui éerit JToMes. 

G'est da nom d'unité persan (^Ls) que les Hollandais oat 
formé leur kabmn^ qu'ils emplotent pour designer wte robe 
de ökamire. 



kjL^ \mjjÊji 0**ju ^MoJ dit Ie JCttmma (éd. de Galcutta, 
pag. 1380). Or Ie mot it^S^ou Kl^l^dësigne en persan, suirant 
Ie Dietionnaire de Richardson: »une courte Teste ou cbemise, 
«portee par les femmes, qui prend sur les épaides et qui ta 
«jusqu'au milieu du corps." Le mot persan ^I^semble ayoir 
Ie méme sens et le diminutif v^Ij^désigne: ))une courte che- 
»mise qui Ta juste au corps, ïivec des manches qui voüt jos- 
i»qu'aux coudes." Les poètes arabes font assez souvent meotioo 
du ^j^jrde leurs mattresses; Toyez, par eiemple, un yers dté 
par Ibn-Khalliean, torn. I, pag. 364. Au reste, on sait que les Per- 
sans proQon^aient anciennement le s final plus foi'tement qu*aa- 
jourd'hni , et que les Arabes représentaient ce son par leur j. 



Ge mot manque dans le Dietionnaire. 

Il désignait chez les Arabes d'Espagne, une sandale avec k 



Digitized by 



Google 



Bemdie de liége, et on Ie retronte daas l'eipagiiol mUm^ptM. 
li'ótymologie da moi ne m'ecft paa olaire, et las termes qui en 
arabe serient k designer Ie liége, et qa'on ya lire, manqnest 
dans Ie Dictionnaire. Ck>barraTia8 (Tetcroy Madrid, 1611) dit 
au mol €Ucomoque {Jicamoque^ corÜcAejCwrÜch. Alcala]: uLos 
»Latinos Ie llaman suber, es una especie de roble IBoUe ar^ 
fbol^ c/drquëy chirq. Boble arbol y madera ^ ehirque^ ehirq. 
» Alcala], qae assi en el frato craio en las hcgas se'pareoe a 
Dia enzina [Enmnadk granap eoBccja^ ohMrqu$^ Mrq. Aleala], 
Daunque no es tan pobkdo de rasiosi y tiene la oorteza mn- 
»cho mas graesssi esta Ie qoitan, una y moebas veses, y na- 
nturaleza soocvre luego oon otra. Es aombre Arabigo: Al dorquei 
»y Tale tanto eomo el desnndado, o mal yestidoyalodiendo a lo 
«que tenemos dxcbo de la corte^, que Ie desnudan ddla, para 
»hazer calfada a las mug^es pequefias; y sobre eslo eseriTe 
nmicbas gradaa el Doctor Laguna, en los comentarios sobre 
DDiosc. lib. I, cap^ 121. De dorque se dizo corque, y de alli 
i>€oroho [CüToho o ocroAa de al eomrque , cortuAa^ ser/fdL Al^ 
»cala}, y aln^orque/' Et au mot a/boryns; pgen^o de cal^ado, 
»cuyas suelas eran aforradas en corcho, que como tenemos di- 
»obo, es la cortesa del alcomoque dieho en AraUgo oorque» y 
»con el artiodo alr'corqae." 

Les mots arabes qui servaieniea Sspagne i déngner Ie liége, 
dériyeraient-ils du latin quercus? (Yoyez encore au mot S.^l^). 



Ce mot roanque dans. Ie DieticHuaaire. 

U désigne, sniyant Burckhardt (Xééêe on ike Medmdne and 

46^ 



Digitized by 



Google 



364 ^^r^ '~' \j^^ 

fToAabys^ pag. 28) le»méme objei qae celai qa'indiqae Ie not 
Jl^^ c'est-i-dire on fielm que 1^ femmes , chez les Bédooios, 
portent sur la tète. Les jeones filles Ie pcnrtent roage, et les 
femmes Agëes, noir. 



wLij 



Ce mot manque dans Ie Dictionnaire. 

Dombay (Grotfim. Itnff. MaunhJralncae, pag. 82) tradoit 
v^L^ jfar nndusium stne mamcit; &est probableme&t Ie m^ne 
mot que oelni qae Host {Nackriekten van Maroko», pag. 116) 
ëcrit kea^ ^.^r< Get aateor dit qae c'est one diemiae de laine^ 
sans manchesi qu^on porte aa liea do eafiSn. Yoyez Ia PL XVI* 
de Poavrage qae je vieos de citer. Lempriere {J Tour io Mo- 
rccoo^^g. 39) parle da oa$h&ve porté par les Bédouios, hom- 
mes et femmes, de Haroc. Le coêhave est, selon ce Yoyageur, 
)»un habit loog et grosskr, en laine non teinte, qa'on ceint 
nautoor des reins. Les femmes le porteot de maniere è ea • 
»&rmer ua sac sar le dos, dans leqael elles portent lears en- 
»fents." 

Ge mot a'est probaUement pas d'origine arabe, et je ferai * 
(^Meryer que cbez les Mandingos le mot kttaabo signifie mok- 
ttau. (VoyezM. Macbrair, Gram/nar ofikeMandit^olanguage^ 
pag. 41), 



Ge mot manque dans le Dietionnaire. 

Pedro de ïlcala {F'f^babul^grto EtpdSiol AruUg^ tradott 



Digitized by 



Google 



guante par ^lii , au pluriel (jfl,.<>„jl i ?, et ctzifoda cosa de 
gtuades ^llsJt ^;«^^} calgado assi ^Lü». Gafies (DiccionariOj 
torn. II , pagf. 204) expliqae également guantes par vUs (sic)* 
Le mot arabe lai-méme fait déjè penser que c'est ua gant <ai 
fonne de rëdeau, un gant de mailles, car {jaiS, mot qui se 
trouve dans le Diaionnaire avec le sens de reiicularü et de 
cavea avis^ signifie, par exemple, un panier fait des branches 
du palmier, tordues ensemble (Burckhardt, Jrtd). ProverbSj 
n*" 310; M. Lane, The TAausand and one Nights^ torn. I, p. 210; 
Nowairi, Hütidre d Egypte^ man. 2 n^ fol 33 r^), et \U5 qui 
probablement est le méme mot, signifie un épouyantail fait 
de pièees de bois minces (Burckhardt, n'' 154). En effet, Pedro 
de Alcala explique aussi manopla artHadura par yjolkjy au pln-^ 
riel (joAiUs* Manopla signifie, comme on sait, un gantelet 
de fer, de mailles. 



Ge mot manque dans le Dictionnaire. 

G'est Tespagnol c€U%as , i]ui a passë dans la langue des Arabes 
d'Eq[Migae, car Pedro de Alcala {FocaMario Espanol Jrabi'- 
go) exfdique cal f as par Sj^ljy au pluriel oLaJü», et calgada 
cosa de calfas par va^LoJUH (^m.?^* On sait que eal%a si* 
gnifie: cAoMsseê^ pantalon. A Halte le mot ssAjioSj a le.méme 
sens. (Voyez Vassalli, Êextcon Melitense^ col. 401). 



y>Get objet/' dit M. Lane {The TAousand and one Nig hts ^ lom. 



Digitized by 



Google 



ad6 jyMjJji 

ly pag. 223) ii>e8t décrit si yagaem^fit pQr les lexioognqfdiet ara* 
)»bef , que je De puis obteair one idéé prëcise de sa fivme." 
Ges paroles da plos grand connaisseiir des moeors et des cou- 
tcmes des Arabes, deyraient, sans doute^ me feire tomber la 
phime des mains; d'autant plus que oe mot n'est mentiomié» 
k ma connaissance, par aacun TOjageor em^péen qui ait visite 
rOrient & quelqoe epoque que ce soit, et que d'aiUeors mes 
propres recbercbes, dans les auteurs arabes, ont ëté aasei inr 
fiructueuaes. Il me semble pourtantf bien que je n'ayance point 
du tout ceci comme un fait iooonteatable, que oe mot déaigne 
Ie bonnet qu^on porie wus h. turban (la pièce d'ëtoffe), et qa'il 
équivaut au terme y&^ -Jb, actueUeQieat en usage. Yoid com- 
m^fit je suis arrivé è ce résultat 

D'abord, je ferai remarquer qu'i ma connaissance il n'existe 
pas d'autre mot, dans Tancien arabe, qui pourrait déaigser la 
calotte, OU bonnet, qu'on entoure de la pièce d'étofEe, pour 
former de cette maniere Ie turban complet. Or , il est plus 
qu'inyraisemblable que les angiens arabes n'aient point portë 
de calotte sous la jLoU^. D'ailleurs, Ie Toyageor magrebin 
Ibo^Batoutah (f^oyagesy man. de U. de Gayaogosi fd. 152 t^) 
dit, dans sa description de la capitale de Tempire byzantin: 

8(>LjJt J\* »J'entrai avec Ie Grec que Ie roi (l'empereur) avait 
))dësigné pour m'accompagner, pendant. mes courses par la 
»Tille, dans un monastère, traverse par une riyiérei oü se trouye 
»une église avec environ einq cents Tierges qui portent des 
»habits de poil. Elles ont la téte rasëe et portent des kmlam- 



Digitized by 



Google 



tfmjJj 367 

»sawekê de laine. Xlles gout d'une beauté qui d^ase tout oe 
Mja'oB peut s'imagfiner, et dies s'oocopent oooatamment d'oeu- 
«▼rei pieuBes*'' Plus bas (ibid.) Ibn-Batoutab dit dans sou cha^ 
jntre^ intitulé ^j^jj^^ wJ^uJI AX4JI S^ (sur Ie roi (l'em* 
pereur) George deYenu moine) : Jl^ Lu&Lo dUUl t J^ t^U 
JuJ ïyijjj Km,U JLfr^ f^r^' '^^j ^^ >»Ge.roi (cetem- 
spereur) mardiait i pied; il portait des vétements de poil, et 
Bsnr la téte uoe kalansowth de laine." Je crois qu'il paraltra 
asses probable que les nonnes et les motnes k (kmstantinople 
aient porté des caloiies. Le voyageur que Je viens de citer, dit 
eacore dans soa artide sur le Kiptdiak, »oü les femmes sont 
©reines (i)" (fol. 141 r* et v-): l^y^ ^[[j^jüo gLJf ^ ^Ü' Uj^^ 

sSouYent le mari se trouve avec une de ces femmeé. Mais en 
tle Toyant, on pense que c'est un des esclaves de la femme; 
»il ne porte d'autres habits qu'une pelisse de poil de chè?re, et 
»êor la téte une kalansoweh d'uue étofie semblable; ils donnent 
nioette kalansowehle nom de^l^" Z.amakbschari(Ze^tcon^ra6. 
Pers., parU 1 , pag. 62) traduit ï^mJJJi par s^üy et on trouve 
ailleurs cbez Ibn-Batoutab (man. fol. 83 v*): ^^ lüU-èLi cU 
%S3\ * (^S i ",; y^ft iu»K« »I1 f>^ de sa tète la sckdsckiyah qu'ils ' 
^nomment ^üy Le mot persan s^lLS^qui se trouve dans ces pas- 
sages, désigne une caloiie ou bonnet (comparez une note de 
Langlès sur les F'oyages de Gbardin), et le mot sichdschiyah a le 
mème sens. Enfin les auteurs arabes mentionnent assez souYent, 
que les bermites ou moines en Oriënt portent la kalansoweh. Or, 
on sait que la ooi£Eure de ces personnages consiste souYcnt en un 

(*) On se rappellen le beaa poème da poète de U Franre , inUtolé la Nostalgie» 



Digitized by 



Google 



368 S^ujJU 

simple bonnet on calotte. Ibn-Batoatah (Foyages, man., fbl. 
il2 r^") dit, en pa riant du saint ou hermite (^J dummt 
Lomén (^ÜuJ): JlJ Jy^JdS^ &üyo &JU^« Nowairi {MisMre 
dEgyptey man. 2 m) rapporte, soua 1'année 610, la móri d'on 

saint très-illustre. Il dit (fol. 22 r«): ^ \j^:. ^ "^ Jiy 

^UJt JJU**^ S^MüJü»^ |»ült \^yi\ »I1 ne portait qu'un ba- 
»bit de coton cru, et \me kalansoweh de peau de ohévre." 

Aux preuves que je viens d'avancer, on peut encore ajoutcr 
que les Musulmans portent souvent deux bonnets oa calottes 
(Lu>Lb et jUjyfc, etc), et qu'ibn-Batoutah (man., fol. 120 ▼•, 
121 r») dit, en parlant des SU^^I ij'^^' (comparez M. lee, 
The Travels of Ibn Bg,tuta^ pag. 68, 69): y^^ilLs ^\y J^} 

^;jo <5^l 8^*«jJü? 2Uj>i\^ J^ ^5*4^*5 *^*H CÏ^ W*^^^ 8^-Éóii 
<^ : I ^ Slw.r^ 8L*«« ^L^<>süf »lls portent sur la téte des Ad- 
yylansowehs blancbes, faites de laine, et au sommet de chacooe 
»d'elles est attachée une pièce d'étofife (*), longue d'nne coadée 
»et large de deux doigts. Qoand ib tiennent leur séance, chacun 
»d'eux óte une kalansoweh et la pose devant soi, mais une antre 
))kalansoweh couvre sa tête; celte demière est feite de soie 
»fine (3) OU d'une étoflfe semblable, et elle est belle è voir." 
\f 

(•) Tel est Ie sens ^ue prend souvent Ie mot &Jlisi*« Voyea Nowairi, ffutoiff 
d^Egyj^ê, man. 19 B, foK 24 r», et les Mülê et tme Nuits, éd. Hicnagbten, 
tom. II, pag. 46. Us moU itAilAl, aa pkriel mIsIaJ, et /Jo£f ont Ie mèae 
sens. On lit dans Vffistoiro d' Egypte de Nowairi (man. 3 w, fol. 204 !•): (/**^ 
^nJUÜCm mjio\jU idn^ pièces d'cloffc d^Alexandrie;" et dans les MiUeetuf»' 
Nuits (éd. Macnaghten, tom. I, pag. 111): y^v^ Jtt^flt? pI^ sH apP^^» ""' 
ypièce d'étoffe de soie." 



Digitized by 



Google 



II 06 peot que la fj m.^ * * retombe ^lelquefoi» d'iiii oöcé, 
OU en arriëre, oomme c'eit Ie cas avec Ie jb^jj», actudle* 

(*) Le iBot ^L^(>s\ M troafe «lun dana dotaties puM|^ d^Ibn-lUtoaUh, aoos 
Il forme R3li^(>^\• U dit (man. fol. 219 ▼«), en parlant de denx chtmeaox: 
ÜSXjOb ,^fiojuo ij\^ó<s yjJi ^yJudL^ U,^ \sJLM^y (Le mot &L^ 
«^fie uHê hausses Ibn-Batoatah dit eillean (meii. fol. 149 i«): JJL^ %^ w^fa 

^^^JuU yM5^yo f^y^ (>^^/* Vojei ÊLJun an passage da vojage dans le 
Soadan de eet aatenr, tradnit dans le Journal asiafique , A* série , tom. I, pag. 208. 
Je ch>is letroaTer ce teraie arabe dans la langne espagnoUi soos hi fonne MarMahan, 
Ia clbt, Pedre de Aleala (Fooahmiario EspemU Araiigs) tradnit MatMmham pa» 
^Lg^4>s\* CesC enone k Taide do tenae e^gnol que nons ponToas ezpdqiMV te 
tenM avabe. flelen GobamiYiu (Têê9r9 ds la Umgua CasiêUanay Madrid, 1619, an 
■ot forfokan), Ie mot jurMoham (on MorMolian) sigoifie: uns sortê ds êifisjims, 
faltriquéê fat Us Morss st rssêsmhlani d du tafetas. 

Pnijqae j'ai en 1'occasion de paricr da nom d'nne étoffe, ipï nons est ezpliqaépar 
respagnoli je dirai eneei* qoelqaet niots s«t «n aoftie teioie arabe qai non seoleaent Bene 
eet explifQé par Teapagnoli OMds ^* dArlfe de cetU langne, et qoi a ité mal tndoic 
C«it k met (JmjJJ qat i*ai en vne. On Kt dans Ibn-Bateviah (man., fel. 282 1*): 

^^ Jf vfafTj ce qne M. de Slane {Journal asiatiqus^ loeo laud.y pag. 190) 
timdnit de cette maniere: on nceommode les ontres é ean, et, saprès les aToir 
jaremplies de nonvean , on les cond dans des naties de feuüles de paltaier, ponr 
sempècher Téfaporaüon.*' D'anlres passages d^Ibn-Batqntah démontrent qne cette tra- 
daction est tont-a-fait insontonable. Ainsi , il dit aillenrs (man. fol. 95 v**): ^:;(* r- ;> li* 

^jMyJÜT RftiaJU BNyJt i\ y XM*J9 LoL^t viUÜjD* (Le tradnctenr portngais, le 
père Monra (tom. I, pag. 283), tradnit ici asses exactement bocado de tapete). £n décri- 
tant le deoH i canse de la mort da fib da roi d'Idbadj, Ibn-Batonuh (man.« fol. 80 r») 
s'ezprime en ces termes: ^Lj^j IxiX»^ «^vluUyJf J(> )VmuO ***H^ ^y h 
t^^ JÜT^ <>U^^f^ '>^^yi^^ ^yJ^^ '^Ijüt, v^LJUJf yjjo blu^^ 
^jjOi^y Vyjf jv^^ ^ji fyUö. 4X5, yl^ JJI JiU.^ cr^iUJf. 
n résnlte éfidemment de ce pasnge qoe le mot (^MbJkJLj doit designer nne sorte 

47 



Digitized by 



Google 



370 u ..liz 

meot en usage en Syrië. Du moins^ k Toccaaion du préceple 
dans rouYragei intitulé MoUeka al abkor (man. 1211, foi* 
164 r-): ^\ ^jjj S^ JU^U J^ i»^ ^^f ^ .UjJU Jag^ 
iJUJI^ foK^S »VL est permis aux femmes de se reTétir de soie, 
»mais les hommes n'emploieront de cetie éto£Ee que la largeor 
»de quatre doigts, par exemple pour un bord," Ie commentateur 
{Madjma al ankoTy éd. de GonsUntinopIe, torn. II, pag. 258) 
fait celte observation: ^l^ ^ iymJJsi\ "^j^ é {j^^^^ ^óSy 
A^Lof A^y ^4X3 ^K 1^1 « , et plus bas (pag. 259): ëjJJü\ 35 

&oL4Jt)t oof ssul^ ^L. Par les mots ïy^jdiH v^«^ dans Ie pre- 
mier passage, il faut entendre, si je ne me trompe, Ie boui^olümi 
de ce bonnet* Les derniers mots du second passage qui signi- 

d'^toffiB. En effet , Dombcj {Gramm. Hng, Mattro-Arah,) Iradoit tmjjLS par topes 
variegatuê, tt I« terme arabe n'est qn'one aJténtiön én. >ioi espagnol terHsy en 
francs trtilUêf litténlemeDt tissu d iroU Üssêê, Od Tient d« foir ^e 1« not arabe 
{jiéJM aignifia tm iapit grossier é divsrses Sêuiêws, U tnwt,U teisM c^agBol 
tsrÜM employé dana Ie mème aens dans les Ten soiranU, aitriboés aa roi Pbüippe IV 
(Comsdia ds disparaUs del Rsy Don M/ohso^ el de la memo Horadada de «n 
logeoio desUt corte^ Joniada I): 

^Haa Tisto, que eo el mitmo lagar doode 

Bordado esUiTo el cristalino Telo, 

ün bordado terliz de escarcba, j jelo, 

Haze qne el campo de Terdor ae monde? 
Aa reste, ai je dériye Ie mot (JmjJLJ de ierliMy ce n*eat pobt nne coojectnre que 
j'avance, c'est on iait bien constaté: car Pedi^ de Alcala {Vocabulario Espaml Ara- 
Hgo) tradoit isrlif texido a tres lizos par ^jmjJu, an plnriel ^jujj^kj» 

En Egjpte on donne anjonrd'hui Ie nom de imxXji A on aac noir| on a ralet 
bUncbes et noires , fait de poil de cbèTre , dont les pajsani se serrent poor porler lenr 
blé an marcbé (vojres Bordibardt, Arah, JProv. pa;. 68, ^), et de U è «ne mesure 
de blé. 



Digitized by 



Google 



S^^i^jJi — UOAéJ 371 

fient^ je peÉse: ^mand m^e Ie bmmei est touiHt^fiut couvert 
ei oaéké^paJt k.'turhan^ semUent confirmer mon opinion qM 
Ie mot iyujSM ne designe rien d'aalre que ie bemnet ou /b 
eaiMe qa^on met sous Ie turban. 

-" Lt {^.mJÜU était en asage en Espagnei du moins sous Ia 
dynaatie des Ommiades, car je ]ia dans YEUtoire JCEepagne 
de Kowairi (man. 2 A, pag. 478): iymJSs gK^^ ^^J^£JJ^ XA\y 
^sfc^yXjU }^\s ^ ijy^JA »lje HAd^ib donna Ie signe d'óter 
»k kaiémsoweh de la tète de Sehanschoul, ce que Ton fit/' 
Je n'ai pas troofé ce mot dans Ie Focabulario de Pedro d# 
Aloala. 

Ge que, de nos jours, les Goptes appellent Sll^, ou ILkmMi 
n'est point do tout nne espèee de coiffure, mais une bande, 
large de quatre pouces, et longue d'un pied, qu*ils attal^hent 
sous Ie turban, et qui pend sdr Ie dos. (Voyez H. Lane, Mo- 
êem Egyptiatu^ ^tom. II, pag. 354). 



Les Oriebteut pórtebt la chemise par-dessus Ie cale^on, et 
non pas , comme c'est la coutmne en Eufope , par-dessous Ie 
cale^n. En ^ Egypte, la pbemise des hommes est feite de toile 
de Tenise (^Joj MiUe et unt NtUtê^ ëd. ^abicht, lom. II, 
pag. 62), dë lin, de coton^ de mousseline, de soie, ou de soie 
et coton è raies, toais toutes blancbes (H. Lane, Modem 
E^pttanSf torn. 1, pag. 30). Geile des femmes est faite'de 
-soie {Mille et une IfuÜB^ éd. Hacnaghten, torn. I^ pag. 874 > 
£ef f^oyageê fameus du Steur f^incent Le Biane^j tom. II, 
pag. 139), de toile de coton trës-fine (Mantegasza, Belatione 

47* 



Digitized by 



Google 



del Fimggi0 di Gtehtmkmme^ ptf. 80), de ttOe de lm, de 
monwriiney de aoieelMttm, on enfin de orépede ooideiirct 
quekjnefiMt noire (IL lane» U»i. I, peg. 66). »Cdle det pac^ 
i>8onoe8 licfaes esl d'ordinaire ornée «oz bordt et au oofer- 
jitores d'ooe broderie de aoye i Paigoille," dit Goppm (Ze £mh 
cUer de tEwrefa^ pag« 220). On Ut dans ka MilU ei wm 
Nuite (éd, Hacnagliten» tonu I, pag.600): «^^ U(^t^ ^f^ 
w^jJt ^ yJi^ )^ M^ uOA^J ^ »EUe óu sea haUls de 
»det50s et A'avaniga relréloe d'one ohemiie fine, Ivodée d'oi 
j^hosA d'or/' Ailleun (tem. I^pig» 828): ^iXij uaa^ tgiitj 

wC^M ajj» a^ Vy^ v:>-64^^ '^^^^ portalt one c&emiae 
)»de tofle de Yenise trèa-finei ornée de deoz bordi d'or et dei 
nplos belle» broderies; snr 1'eztrémité des mtncbes ces veis 
aétaient écrits etc.'' Les docteors permettent anx bomiaes 
d'avoir la boutonnière et Ie boulon de la chemise fiiits d*éiofr 
de soie {Madjma al ankür^ éd. de Gonstantino|^e, toni. O, 
pag. 269). 

Quant è la fa^on de la chemise, elle a les manches très-am- 
pies, qui vont jusqu'ao poignet, et elle descend jnsqu'i mi- 
jambes (Cof^iu et XL Lane» loeie laudalie). 

Daodini (f^ojfoge du moM JMtm^ pag. 46) dit, dans la de- 
soription du costame des habitants de Tripoli de Syrië: slems 
»chemiaes anssi biea que leors aatres Testes, sont sans coUet, 
Det ponr Tordinaire de coton blanc II y en a qoi en portent 
j»de Ueües avec des manches fort larges, de sorte qn'on leur 
ayoit presqne toos les bras nods. Le bas de lenrs diemifei 
vn'est point fendu; du moins elles paroissent consoSs jusqa'au 
nbottt estaot hors des cal^ons, et pour ceia ils les font largfs " 



Digitized by 



Google 



D'Ameux {Mémwres^ torn. YI, pag. 416 , 4t6) dit, en par- 
lant des fefxaneB d'Alep: »nies portent de longs cde^ns 
»oomme les hommes, anr lesqaek elles mettent une longue et 
»ample chemise de mousseline rayëe, on d'autre toile fine, qni 
une diffère en rien de eciles des hommes.*^ 

n paralt par ron?rage de Pietro délla Vatle [f^taggi^ tom. I 
delk Turdiia, pag. 750; eompares tom. I della Persia, p. 161) 
qu'è Bagdad la chemise des dames était ordinairement en soie 
de couleur, et qu'elle ayait les manches trés-amplea et tres* 
longues. Ofirier {Voyagt dans f Empire Othmumy fUgypie 
ei la PerêBf tom. IV ^ pag. 327) dit» dans la description dn 
costume des dames de cette^eapitale: &La chemise, qoi est au- 
«dessus (des cale^ons), est de mousseline, brodée en soie oou- 
»leur d^>r; elle est ouverte en derant, comme celle des Eu- 
•ropéens.** 

Ghardm (/^oyo^es, tom. UI, pag. 70) dit, en parlant des 
Persanes: )iLa chemise, qu'oo appelle Gamis, d'oü est peut- 
Ȏtre venu Ie mot de chemise, est ouverte sur Ie devant jus- 
•qu'au nombriL" 

HSst (Niachriekien van MarókM und JW, pag. 114, 116) 
rapporto que la chemise des Magrebins a les manches ourer- 
tes; chacune de celies-ci a quelquefois cinq aunes de longueur, 
et on les attaché souYent snr Ie dos, de sorte que les bras 
restent alors découverts. Autour du cou, cette chemise est 
presque toujours brodée de soie jaune. Les »chemises de 
9 toile," portées au Magreb sont mentionnées par Diego de Tor- 
res (Belation des Chérifsy pag. 86), par Di^o de Haedo (7o- 
pogrdphia de Argel^ fol. 8, col. 2; foL 27, col. 2) et par 
Harmol {Deecripcicn de Jffrica, tom. II, fol. 102, col. 2). 



Digitized by 



Google 



374 UAAéJ 

Si je ne me trompei Ie mot go^ est Ie seul nom de ?é- 
t^^lP/e^t qui se trouve dkiis VAlooranr Get h^hk ^it porté par 
Ifahpmet {Ojftmn 4^ ^OAar^ man. |4Q^J(d. 188 ▼*")«, et M ^it 
&it de cotoa Uaoc (^)* 

Les Orieataox semblent ayoir attacfaé mie graiide im{»ortaiice 
è ce qae les mandies des chemises ne lussent pas trop larges; 
car Ibn-Iyas (Eisioire d Egypte^ man. 367 , pag. 74 ^ 75) rap* 
porie, soos Pannée 793: ^^Li ÜüA4/^5M ^fdU Jtj-& ^^ 

iXS I^K'^ ^UT^Ui'b (sic) (jOA^ ^j4jJ3 i\jA i> ^t luli 

oJA ^^ V^T^ ^5^^ "^'^ é ty^^ «Dans lei»(m de Sdiaw* 
>)vAl l'émir Kimischboga, Ie lieotenant pe^d^t l'at^t^ice da 
»saltan, fit prodamer qu'il ne serait permis k aucune fiemme^ 
»de porter ooe c||emi;i^ avec des^mmches amji^^ car elles se 
«conduisaient ea ce point d'une maniere infómapte (^) , eteUes 
>)aYaient passé au dele des bornos de Ia bienséance*" Soyoati 
{JBom €U mohadharuhy man. 113, feL 348 v«) rapporle Ie 
mème £dt en ces tc^rmea: üu^^^/^I^j^^h^am^^ ^y 

La chemise.dQ nuit se nomi^e ^yjS\ {jOKéS* Ck>mparez.ies 
Mille et une Nuitê (éd. Hacoaghlen, tom. I, pag. VU) et 



(^) llij^ J^^^ ^J^-^ ^-'^^^' ^^^ ^^ Oyoun al aihar. Je ne pais déci- 
der ^elle sorte d'éloffe venait de la vUIe de Zohir, mals ^«^ déaigne bieD söre- 
ment nne étoiEe de coton blanc , car je lis dans Ie Merasid al ittila (man. 205): 

yjiaS wLu L^A* J^ ^J^\ ^ lujS ^^ y^!^ |C-aJL? J^ 

(*y Ajontez ce sens de la quatrième forme de y^i^ aa Dictlonnaire. Oq Ut ail- 

leats dans Tontrage d'lbn^Tyas fpag. 1S8): X g ^ ^ y^- ^f «torpiter cnia 
aeo egit.** 



Digitized by 



Google 



VesUmpe dans la traduction anglaise de H. Lane (torn. 1, 

pag, aai). 

On sait que Ie mot goA^i a passé dans les iangues romaoes* 



Ge mot manque dans Ie Dtctionnaire. 

IL Ie Gomte de Ghabrol (dans la Descripiion de VEgy^^e^ 
torn. XVIII, pag. 113) Texpüque de cette maniere: )»Pièce de 
» mousseline qui fiiit phisieurs tours* sur Ie iarbouch [des dames 
ttégyptiennes]: die est ep deux parties; celle qui reste en d^-^ 
»sus est rouge ou d'une couleur très^yiYe: toute la coiffiire 
»forme autour de la téte une espéce de bourrelet saillant, que 
x>l'on ome de perles ou de pierreries/' 



gUj) ^^i bU£$ 

Les mots aIjü»} mJJjo et Ejüjüo désignent: une piece détoffe 
(uu Jichu) que les personnes des deux sexes posenf sur la têle. 
(Gomparez iüLo^ et SUi^)- On trouTe dans Ie SaAiA de Bo- 
kbari (torn. II, man. 356, fol. 168 y"") un chapitre, intitulé 

*MJf v^> ^^ ^^ ^^^ ^ 9"^ *^^^- ^5f^' jrT^ o^^ cH' J^J 

i^,,4n r (jMbJl JLi»^ »Um'4> ü^uati ^f^i^y f^} ^^^^ ^^ J"^ 
(>o SjMa. k^K jLft iJL»/^ &JU xJüt Ju0 ^^AJÜt )>Ibn-AbbAs 
»a dit: Le Prophete sortit, coiffë d'une asbdA (*) de couleur cen- 
»drëe. Alors Anis dit [par plaisanterie]: Le Prophete s'est coilEé 
»de la lisière d'un bord.** Dans une histoire qui est racontée, 

(^) Btni le texte on Ut SjLtOfty mais sar la marge on troave ^^^^r comme 
correction , car ^P y est ajonté. 



Digitized by 



Google 



376 gUï 

dans Ie móme OQtrage, «ur Taiitorité d'Ayischa, oo liu JUul 

u^:Lio' |ju, &JU ijut juD ijut jy^ tjü»^^^ Jsu 

L(Ai ÜjJb ^^ |J SaLm ^. On a va jdus haut^ par on 
passage des Fcyages dlbn-Djobair (au mot &SJ^)i que les At- 
ndê formaient une partie de Phabillement des Bédouins. Ibn- 
Batoutah {Fcyages^ mao. de M. de Gayangos, fol. 143 r^) dit, 
dans son article sur les Boulgares da Volga : B«j\Jt ^s Jj^ 

Uff LlJU jJ^yJ^^} (5^V^^ Jl^v^ j^tj^ JM l «■<• ILA^Li^t) 
»La vemrah et la hêdjibah portaient une mihmah de soie, bro- 
>K^ée d'or aux bords> et ornée de pierreries. Geei leur serrait 
»dQ coi£Eure i^y* Et ailleurs (foL 166 r'): oLJb J ca^^i^ 

ttfemme se présenta i moi; die portait des habita sales, et 
»était coiffée d'une miknaüh.*' On troute dans les Miile et um 
Nuiis (éd. Macnaghten, torn. I, pag. 820): Ie jeune bomme 

dormait ^j^y ^))r^ C^ *^**'!> *^ ^^3 *^^^ ^^ ^ **'^ ^ 
»trouYait un mtkna bleu , de la fabrique de Merw (3)/' Ailleurs 



(*) Lea mots ^ | ff * LbWbAjLo ae troavent beaacoap ploj bis, après let nots: 
^yu ^1 SüiÓS y\ y^ó t>y4^ [des servftntes] ^j.^ SiX^I^ J^^j 
' t ff J* Liwia4 i^ (>a^ ^AJO 9 OU ils pr^Dtent tin coDtr«-seiis, et oó il n*j a pu de 
raison poor employer an dael. Or ce doel ne peat se troaver, dans tont Ie psMge^ 
fo» dans la pbrase od ü est ^nestiw de la iyi\% «t de la SUc^L^* Probableineiiti 
CM mots avont éU troafés pas Ie copiate sor Ia mufit de rexemplaire qall Gopui^ 
et il les aiiM insérés mal é propoa a nu endioit ^ ne leur conTeoait point. Au te^Uj 
' je crois ^e les moU ' i ff * lidMyyuLo ont élé ijoatés par Ibn-Batontah, poor faiie «n* 
tir ao lectenr que la miknadh serrait de Tétement de téte, de coiffnre, é ces femiBei} 
ft non pu de voile* Dans an atitre passage , il dit expressément que les feoiines cbes 
les Boulgares ' dn Volga ne portent point de Toile. — Le mot, exprimant onU, fn 
derak précéder ^^^a^U ) ''^^ qü*mk antra sobüADtif , ent étó omis par le eopiftt. 
(S) Il éuit donc fait probablement de l'étoffe qn'on appellt i»»^» V07** " 



Digitized by 



Google 



gUs 577 . 

(torn. III, pag. 161) une ayenturière feit prendre k ses amants 
des habits de femme. Elle dit au premier amant (Ie kadhi): 
i>tJLalt &)^UJt sjüd ^\^ éjuol^y djL^ «JL^t (54W b 
y^yLjt^ J^Uib /i-A^ (5^^ ^^t^ vi^ ^^^ ^^ cU^(^ 

cÜJüL »0 mon maltrel ötez vos habits et yotre turban, re- 
»?élez-yous de cette giléUah jaune, et coiffez-^ous de ce hind^ 
»afin que nous fessions yenir les mets et Ie yii;i; ensuite, yous 
»obtiendrez ce que vous dësirez. Alors elle prit ses habits et 
»8on turban, et il se revêtit de la güdlah et du hind (*)." 
La diffêrence entre Ie eUs et Ie aJüuq est sitnée, suiyant les 
Kctionnaires , en ce que Ie dernier n'est pas si krge qae Ie 
premier. 

Le mot Ai3 (et peut-étre aussi «jüU et &xJL&e) d&igne en- 
core: un veile devisage dont se servent les fémmes). M. Lane 
{Tke TAtmsand and one NigMsy tom* I, pag. 210) le décrit 
ainsi: »G'est une pièce de mousseline, ayant un aune ou plus 
»de longaeor, et un peu moins de largeur; on en place une 
»partie sur la téte, sous Vi^dr^ et le. reste en retombe, par 
«deyant, jusqu'i la ceinture; iloouvre entiéreni^it le yisage. 
» J'ai souvent vu des £emmes arabes, et 9urtpjut celles des WahhA- 



■lot SU^> note (9). Sar le mot {^\%y^ on pent cotisulter Ibn-Khallikan , Wafdy&t 
êl aydtif torn. I, pag. 4. M. Lane [The Thousand and one Nights^ torn. II, pag. 
822) n'a paa saisi le aens de %XAA dans ce passage. 

(^) On se tromperait en tradnisant dans ce passage cUj par voih: V parce 
qne Ton ne porte pas de Toile, qnand «n se tronve dans une maison, et qn^on va as- 
Mter i on festin; %^ pavce q[ae, selon ee passage » U ^^ doit reupfacer le twrhamy 
ei enfin, 8*^ parce qoe l6 troisième amant (ie Tésir) est invite -k se revAtfr d*ane gi^ 
UMh blene et d*an iartcfur ronge. Or, comme <m Ta va plas liaot , Ie mot iarlour 
déiigne bien sdrement une coiffure. 

48 



Digitized by 



Google 



.^78 gUj 

»bi8, porlant des voiles de cette espéoe; ils étaient feits de 
)}nioussdine peintei et cachaient entièrement Ieurstraits;nuus 
»ils ëtaient d'une fabrication assez déliée^ pour ne pas les em- 
»pêcher de voir kur chemin.'' 

Le cUs était quelqaefois fait de soie (oomparez les Mille et 
une Nuila, éi. Macnag^en , tom. III, pag. 177) et broche 
d'or. On lit dans les Mtlie et tme JVméê (tfd. Macnaghten, 
tom. in, pag. 170): ^iJjULx ^jüt gÜUÜf ^ l \n rt al Ji 

n fairt ajöoDer le ploriel Suolf (de AjJ) au Dietimiiaire; 
on le troaye dans te passage d'ibn-*Sjdiuiir^ que j'ai pddié 
au mot x3y^' Pedro de Alcala {FocaJfmlario JE spanol Arm- 
bigó) dit aussit /om de muger o iocado^Js, SJoSl^ Daoaun 
auteur parsan (Hirkhond, HiaUfria SeldseAukührum^ p»g. 1^) 
on trouye kxXajo , employé comme un pluml de «jüt^ Ou y 
lit: (>y ^;L)^( v,,M»tJuo ft^auüüef^ suOaa ^f^^f JCS^O ssa.^ 
s Ju^ »Ayant acheté pour les fetmnes dn ^rafl de» w;^^ 
»et d'autres cboses qui leur convenaieot.V 

Le mot cUj était aussi en usage en Éspagnó (conpares J?ii- 
tof^a Abbadidarum^ töm. I, p» 61 ^ ligne6) et c'est de \i <iue 
les Espagnols ont fbrmé leur (dqutnal. 



(") Le not 0y*^ signifie ^rocik^. On lit dam le Foymge d'Ibn^jobeir (nwo. 
820 (1), pag. 40): s^ó^ \jOytyA Of^ y^ Uo^ bU porUut as InbH 
Jmoir, broche d^OTé" ie mot é^yMfj^y figiufie aiuti Iro^è tPor. Om tieare dtfs 
ToaTrage ^ je Tiens de citer (nMOHifcrit, pag. 63): ^Aa^ jJt i^w9 M^^'^^^^ 
&llJUJI ^. Juit |»^]^t »<1«QX ikiU/a&« de PéloflEc, appellée d^llU, b(o<^ 
>d*or et d*Qne fabrication nurgnifi^c/* 



Digitized by 



Google 



v" 



'il9. 



Il paralt par les deux passages des Mille el mte JVuiie^ cités 
par M. Frey tag, que ee mot cUsigne tota eorle dê caiffnre , pwriée 
pmr les femmee oonjoiatement avec la g ^t ^ r ) ou > ^ >^ ^ 
IL Fkisoher {deglmne HahichHmis^ pag. 30) peose que c'est 
Ie mol persan _.^|^, dont on a cetranché (^. »Per aphae- 
^reain sane daram/' dit oet iUustre jaYant GepeodaBt, je ne 
saurais y suhstitoer uoeëtyia(4agieplus ?r^sembIi(Me. »A«gy- 
»ptii/' dit eooore IL Fleisdier9)»de boe vooabuio intmvogati 
»se id ignorare fassi sunt." Je dois avouer que je n'ai trouvé 
Ie mot ^ dans aucun autre lifre. 

Si Ie mot ^ désigne la méme cbose que ^y±Sj,^^ en 
arabe m^jAyM , c'est x>une coiffure de femme qui , d'mi cóté, 
» tombe sur Ie front, enTeloppe les eheveox, et pend jusque 
»sur 1'épaule gaoche." {BwhaenirhaM op. Quatremère^ Miitoire 
des sullans mmmlrnkSf torn. I, part 1, pag. 2S6) (^); 



(1) I^ mot ^.ylAyAéêy ilont M. QaatrMière parie en ott endvoit , ienble déiigner 
ezcluslTement «fi bonnet taiar , et c*est poar cela qae je ne I'ai pai «dniis dauf mon 
ooTrage. Je lis, par exemple, dans i*oaTragf de Nowairi (Biêtcire aTEgypiey man. 

2 m y fol. 263 i«j: ^ <y>,i,i ^^'^XSj LjO ÜLèlftt JÜ? (JmUUm w^l.<g> ^1^ 

^j^ icjy^\ uaJL^^ iüJx s^yuil UlJ^I ^ii^i^ uy^ ^^) 

^^jp^if! ^j**JU ^Lo ,jI JI dLJ6 J^^ y^-«a^ jiJ H^J luw ^yu 

>Le piince de Sis fit tout tes effofts, poor venir aa boat d« se dtiifi«r da tribnl 
«qn'il s*élait engafé i payer, en PaDiiée soixanU-six, qoand sod fils Léon (LPffiJJ) 
>fat mis en liberté, et il tacha de se soostraire aox presents qo'il arait promis d'entojpr. 

48* 



Digitized by 



Google 



S80 



"^^ — U)/ 



^^y^ 



Ge mot manqae dans Ie Dictionnaire. 

G'est Ie mot espagnol capoie, qoi a passé dans Ie dialecte 
des Arabes d'Espagne et des Hagrebins, car Pedro de Alcala 
{Vocabulario Espmol Jrabigo) ezplique capoU par s&iyo^ aa 
pluriel v:>jU^ Gafies {Gramaiiea, pag. 171) expUque egale- 
ment vs;y.A^par capote sin mangasy et Dapper (NoMikeurige 
Beschrijvinge der Jfrikaenêcke Cretoesten^ pag. 241, col. 1) 
dit que kabboui désigoe la móme vétement que Sani a Barra 
[voyez ^^slL]. 



»Pila maior, quae fit ex compUcato panniculo." Jean-Jaoques 
Schültens dans Ie Dictionnaire de H. Freytag. Je n'ai jamais 
rencontre ce mot, et je ne Ie trouve pas noté par J.-J. Schül- 
tens sur la marge de Texemplaire du Golius doot ce sa?ant s'est 
serviy et qui se trouve A présent è la bibliothèque de Leyde. 



&j)^ au pluriel ^piX ^^^ 

Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 

Le voyageur arabe-espagnol, Ibn^Djobair (Fbyages, man. 



»Ed Gonjéfoenco , il Tiola let traitét, qoi porUient qa*il oe commettrait p«9 ^ b^' 
Mvellei oEonaes, et ^•il ne fortificiiit plus «es chlteanx; en ontre, lc« remeigDCBenti 
•qu'il devait donner , selon le tnité, n'éuient paf exacte. D ue « contenU pt* ^ 
»cela: aa contraiie, il fit porter det serakoudj aux AnnénieDS, molefta arec oeax-o 
»\ts carafanes, et prétendit qoe c'étaient des soldals Ulars qni faiiaient eelt." 



Digitized by 



Google 



S20 (1), pag. 48) dit que Témir de la Mecque était t g *; « y ^ 
ÜjJs Lójo Uyo &j\lju.»coiffié d'une karHyah de laine, blan- 
i)che et fine, qu'il portait en guise de turban." On lit dans 
rouvrage, intitulé Jl^holat al-^mauêckiyah (man. 24, foL 42 r®): 
n>lai ^tyÜl JüoU. ^ ^Le^l ^^^t &^^ J^ ol JüLo v^u5^ JU 

jLft ck-^i»t^ &Mp4Xjl J^4Xi Lui^&^K J^-^ ^^^t ^£A^ Jkd^N 

JjM' ^ JUi i^ji\ ^ JUi xjJU |JLó JüoU. ^t ^uUÜt 
Yij^yt Vt^^ »Lorsqu€ je me trouvai A Bagdad, dans Ie 
DCoUége du docteur, Fimam Abou*Hamil*al-Gazzali, il y ar- 
jiriva un bomme è la barbe épaisse, qni portait une karétyah 
»sur sa téte. Etant entre dans Ie college , il vint vers Ie docteur 
»Aboa-HamiL Gelui-ci Ie salua et lui demanda: A quel peu- 
Dple appartenez-vous? J'habite Ie Magreb-al-aksa, répondit*il/' 
Harmol (Descripcton de Jffrica^ torn. Il, fol. 3, coL 4, et 
fol. 4, col. l)]dit, en parlant des Berbéres de la pro?ince de 
Heha, la plus occidentale du royaume de Haroc: ))Ils ne por* 
Dtent ni bonnets, ni. cbapeaux, sur la téte, mais des bandes 
»de laine qu'ils nomment cursias. Elles sont larges d'une pal- 
»me, et elles sont si longues, qu'on en entoure cinq ou six 
))fbis la téte, en guise d'un turban (como tocas). Les plus 
Dbelles sont omées de bords de coton; elles sont teintes de 
»henna , et garnies de cordons tordus qui pendent aux cdtés 
'»en guise de franges." Dapper {Nauheurige Beschrtjvinge der 
Jfrikaenache gewesten^ pag. 240, col. 1) dit, en décrivant Ie 
costume des ambassadeurs de Maroc, qui vinrent è Amsterdam, 
en 1669: «Leur coiffure consistait en un bonnet {een muis)^ 
»appelé en arabe Kurzya^ d'une étoffe de laine grossière, 
»mais il n'ëtait pas roulé autour de la téte d'une maniere élé- 
»gante, en guise de turban, comme cela est la mode chez 



Digitized by 



Google 



382 ^)^ ~ ^/^ 

»le8 Mores; oqpendant qudqaes-ons, en ce pays^U, Ie portent 
nainsi en toile de coton fine, ronlé aatoar de la tète; ik l'ap- 
npellent alors Sied oo Sjed [JL^]." 

Je pense qae ce mot n'était en oaage ^'ea Sqpagne et aa Ma* 
greb; j'a?oue qu'Ibn-Djobair l'emplde en parlant de rëmir de 
la Mecqae , mais oeci ne prouve paa enccHre que ce mot fiiU en 
oaage en Arabie. Le voyageur arabe-espagnol aura dooné i 
on Yètement qu'il yoyait dans un antre pays, le nom qoe ce 
Yétement portait dans sa patrie. 

Chez un scoliaste arabe-espagnol de Hariri {MakamuU^ p. 266), 
Scberiscbi , on trouve le ploriel de &^)^9 saveir ^)t«5C 

14e mot &^vj^n'est, sans doute, pas d'origine arabe, et je le 
crois berbére, car, dans le Tocabulaire berbère de Vaitore 
{Foyage de Homemann^ torn. II , pag. 440), on trou?e que le 
mot terker%it signifie turbctn de laine. En retranchant la syl- 
labe ier^ nous retenons ker%Uy ce qui répond exactement i 
Tarabe &^)I^i ct^ en donnant è ce mot la forme arabe, nous 
avons 



Ge mot manque dans le Dictionnaire. 

C'est le mot turc J^, ou JsJ^, et M. Quatremère (•/bw- 
nal dee Savanis^ 1842, pag. 72) le eompte parmi ceus qai 
n'ont été adoptés, en Egypte, qu'après la conquéte de ce pays 
par les Othomans. En effet^ je n'ai pas trou?é ce mot dans un 
auteur arabe , antérieur è l'inyasion de TEgypte par Sélim. Dans 
les Mille et une Nuits (éd. Macnagbten, torn. II, pag. 90) on 
trouve yy4ééé dS »un dLi", fourré de zibeline." Au rapport 



Digitized by 



Google 



siJ^- sX^ 383 

de Pococke {Beschr^ng van hei Oosien, torn. I, pag. 327) 
Ie keriki était, ea Egypte, une espèce de x-jL^^i; il diff^ 
rait de ce dernier babit, en ce que les manches en étaient 
taiUées d'une autre maniere, et eji ce que Ie keriki n'était 
pas porté dans les occasions solennelles; eet babit était feit 
de soie. 

H. B» Fraser (Travelsin KoorcUslany Mesopolamia, etc, torn. 
II, pag. 102) nous apprend que les Scbeiks parmi les Bédouins 
Hontefics, ne se distinguent de leurs dépendants que par ))un 
T»kimrk fburré, ou jaquette, une robe de drap ou d'ëcarlate 
«plus fine," etc. 



Ge mot manque dans Ie Dictionnaire, dans Ie scns que nous 
aUons étaUir. 

Ob sait que ce mot désigne, en général, unvUemeni^ et s'il n'avait 
que ce sens Tague, je ne Taurais pas admis dans mon ou?rage. 
Hais Ie mot pLmS a enoore un autre sens; il désigne la méme 
dioae que Ie mot dL^ (Toyez oe mot). Daj^r {Naukeurige Be- 
schrijvinge der Jfrikaensche Gewesten^ pag. 239, col. 2) atteste 
fbnnellementque Ie Hmyk senomme aussi Kissa au Magreb. On 
sait que de f>LM^s'est formé Ie mot espagnol cJquicel^ ou alqmcer^ 
que méme les dictionnaires modernes expliquent par: véiement 
more en/orme de manieau^ et encore par; étoffe dont onfaisait de9 
iapis de table. Yoici ce que dit Gobarruvias {Tesoro de la lengua 
Castellana^ Madrid, 161 1) au mot alquicel: »G'est une couverture 
»de banc, de table ou d'autre chose; elle est tissue, sans couture, 
«enguise d'une couverture, de lit. Ge motdérivedu verbe que^ 



Drgitized by 



Google 



384 oU/ 

»Aeye [UJ^] qui sigoifie couvrir^ ou vêür, C'est cc que dit 
wDiego de Urrea. Le Père Guadix dit que quicel désigne m 
yimanteau moresque (capa mortsca). Il y en a qui disent qae 
y^qutze signifie, en arabe, stege (astenio)^ et qu'ainsi alqm%el 
ndésignerait la couverture du stege; mais en tont il faut don* 
))ner crédit k Urrea, parce qu'il sait la langue arabe è fond." 
Les vieilles romances espagnoles nous représentent souvent leg 
cavaliers mores, vêtus d*un alquicel. Voyez Romancero deBth 
mances JUoriscoSj pag. 13, 35, 1B4. 

Harmol parle du tX^S, ou alquicel, et il atteste que c'est nn 
manteau de laine grossier. Il dit [DescripciondeJffrica, tom. II, 
fbl. 3, col. 4), en parlanl des Berbères de Ia province de Heha: 
»Leur habillement ordinaire consiste en des alqtucels. Ceux-ci 
»ressemblent k des couvertures delit, faites de laine, donton 
»s'enYeloppe ; mais ces manteaux sont un peu plus fins , et ib 
)>s'en enveloppent le corps (*)." Plus bas (tom. Il, fol. 38, coL 
4) il dit k peu prés la méme chose des habitants de Secsiua, 
chalne de montagnes dans le royaume de Maroc (^). Ail- 
leurs (tom. II , fbl. 102 , col. 3) il dit des habitants de Fez: 
)>Geux qui ne sont pas aésez rtebes pour poUTOtr se procurer 



(*) iSa TMtido mts comnn ' soo niios alqolcelef , coao maatM ^ Iada ^ por htliDar) 
>a1go mai delgados , que traen rebadtof tl caerpo.** Le vecbe botanar que Ton tnare 
dans ce passage, et qae plasiean Dicüonnaires espagnolt, anciens et modernes, qae 
j^ai consnltés, ue donnent que dans an sens qni ne lui convient pas id, signifie «'«ff* 
velopper (comparez Marmol, tom. Il, fol. 9, col. 3; fol. 32, col. 3), et il dcnTe 
de Tarabe ^)»AJ que les Arabes d*£spagne semblent avoir employé en ce sens. Pe- 
dro de Alcala {Voeühulario E spanol Arahigo) dit au mot hatanar: [aoriste] %r^^f 
[parfait] \a>»niy [impératif] ^jJbj* 

(') BÏÏMs alqaiceles, como mantas por batauar rebaeUos al cnerpe.*' 



Digitized by 



Google 



»des casaques (sajfos), portent de ces alquicels (de €iquellos 
ï>alqmceles)j dans lesquels ils s'entortitlent." Diego de Torrea 
(Relation des C&ért/s^ pag. 327) parle d'une »jacquette qu'ib 
wnomment Alquictl.** Gadamosto {Navigationi ^ fol. 100 v<» F; 
oomparez fóL 09 r° G) raconte que les A%anaghi^ c'est-A^ire 
ies Zenagah (&&b\) , les Sinbadjah (&:^L}JUo) , comme pronon- 
cent les Arabes , portent des manteaux blancs qu'ils nomment 
alchezeiu Je pense que al est Partiele arabe ; ii est , si je iic 
me trompe, un pluriel italien de la terminaison mandingo du 
pluriely lo, (Yoyez M. Macbrair, Grammar of the Mandingo 
^^'^g^^^f P^S' ^^)* ^^ rctranchant Tarticle et la terminaison 
du pluriel, nous retenons cAeze (prononcez: kesé) qui, saus 
doute, est Farabe «.Lwyi^ 

Le mot ^Lm^) pris en ce sens» est féminin. On Ut dans Al> 
Makkari, ou plutót dansIbn-Saïd (op. Freytag, ChresiomcUhia 
Jrabicay pag. 148, 149): dLS ^1&J\ \Ó^ Ja^l «üüM JU 
JljLx, UuJ Q^ 1( nA^MiiXJ juLu Js£. Ujuo &kAJÜÜI 
<>LjO( ^j «Ju^ LjaaJuo ^^x-ojf ^^^ |p-W^' ^^'^ ^^^ * *^" 
»fils: donnez votre A«>tf grossière k ce jeune homme pour qu*il 
»la mette sur ses habits. Il roe donna alors sa ktsd. Quaud 
»le matin nous nous levAmes, je trouvai le fils éveillé, et sa 
»main ëtait poeée sur la kisd.*' On foit par une note de M. 
de Gayangos sur ce passage [Eislory of the JUohammedan Dy^ 
nasties in Spain ^ tom. I, pag, 413) que le manuscrit d'AI- 
Makkari que possède ce savant, porte ici üjIJ au lieu de p\mS* 
En effet, le grand manteau, appelë Bo^-j» ue différait pas 
beaucoup du küd. Voici encore d'autres exemples du mot >\^ 
pris dans Ie sens de manteau. Ibn-Khacan {Maimah al anfos^ 
man. de St. Pétersbourg, n« 776, fol. 52 v<»): ^^ cV..» ■< JU 

49 



Digitized by 



Google 



,386 *Lw*J "~ ^Jto 

^t ^ Jk a ■;> Jumi^ aaJLmJl^ SwoU vs^waw jjjiaJUitt s»a3|^ Jut Lm»! 

^^tjJt (jdjuj (^JL^ *Ly/^ ^''^y^ ^v5^ ^^^ ^^ '^'^ 
»bammed-ibn-l8inail I secrétaire d'Al-Hanzour a dit: par ordre 
»du prince, j'allai remettre Ie cadavre de Djafisir èsa familie et 
ȏ ses fiUi et assister k soa enterrement (3). Je vis que Ie ca- 
»davre n'avait point de blessures, et qu'il n'était couvert que 
»d'un ibi^a (manteau) usé (^) qui apparteoaiti ondes portiers." 
L'auteur de Touvrage, intitulé Jl^holcU^-mausckhiah (man. 
24 , fol. 9 y"") , compte parmi les presents de Yousof-ibn-Taschi- 
fin: ïi,yjuajo^ {ja^ tA^ &SL4JUm# »sept-cents kisds (manteaox) 
«blancs ou de couleur/' 

Je pense qu'ence sens, Ie mot «^LM^n'a été en usage qa'eo 
Espagne et au Magreb. 



s^^ au pluriel \^Js 

Ge mot manque dans Ie Dictionnaire, dans Ie sens que noos 
aUons établir. 

Le mot i^Jrdësigne la main^ et c*est de U que vJ^sert 
k exprimer des ganU. On trouve dans les MüU ei une Jfuiis 
(éd. Macnaghten , lom. I, pag. 81): ^ \jy^(j*ui> dUÜI ^^l^j 
^;>l-*Jf iXJL^* Quant au mont ijofyww que M. Torrens tra- 
duit par une béte deproie (a beasi ofprey)j il me paralt cer- 

(•) Liitéralement: è la descetite du cadavre dans la fotse. Le mot i^»^ 
sigoifie unefoêse» On Ut dans nn aatre oarrage d*Ibo-KKacaa {Kalayid al ikyoM, 
tom. I, man. 300, pag. 166): 6 Jl:^ ^ ^LJ &JpT »ll descendit le cadafie 

adaus Ia fbise pendant la nntt." 

Sr-. 
(♦) On se rappellera qne 1'adjeclif tSjL^ est des deux genres. 



Digitized by 



Google 



JSf— ^yJS 387 

tain qa'il doit iadiquer aa animal de la peau duquel on se sert 
poar en fabriqaer des fburrores, et je crois qu'il a Ie méme 
sensdans ce passage d'Ibn-Khaldoun {HMoireéCEtpagne^ man. 
lasO, tom. IV, for. 12 v«): (lis. JU) JU ^j^ Jü-if S^^ 
"^vaJsSfiS vdAj4>t^t ^ SJu.^ LaUylt (lis. vlUail) v^JbüÜt ;>^ 
Ge mot et ^\M (yoyez plus haut) sont, k ma connaissance, 
les seuls termes qui 8er?eut k exprimer des gants , partie de 
rhabillement qui est extrémement rare en Oriënt. 



M. Quatremère [Histoire des sultans mamlouksj tom. I, part. 1, 
pag. 138; Notices ei Extraüs^ tom. XIII, pag. 271) a déji écrit 
des notes très-savantes et très-judicieuses sur ce mot, et il a 
proavé que c'est : un bonnei formant Ie corps du turban^ et en* 
core que c'est Ie méme mot que notre caloiie. Ge genre de 
bonnet n'était porté que par des hommes d'un rang élevé. 

Je lis dans Makrizi {Descripêion de F Egypte^ tom. Il, man. 
372, pag. 350): ^\liLJ\ ^\ ^fi\ XJ^jJf ^ pl^t ^ Jé 

>\JUÖ SjyXS iV^AMjN J^ ^ y éjJkXg] L«3| ^XjmJl!) A^) f'U^^t^ 

^yS^j ^yi ^U^ y**^ V^^Lj^^ Li^T^ ^^^^ ^y^ 
-4^f Ljo! j^^j^ ü**^ d ^^y Siji Ju S^J^x 8%yL«óje |^)jA-^ 
A^t ftt »Sous la dynastie turque {% Ie sultan, les emirs et 
}>le reste de Tarmée avaient la coutume de ne porter sur la 
»téte qu'une calotte jaune , garnie d'une doublure très-large et 
»d'agrafes; on la portait sans turban. Leurs cbeveux étaient 

(*) ]U manwcrit B ie corrige ici aoi-Bèdiey 4q la aaoière indlqnée par Hanakar 
(S^dmen Catahgiy pag. 200). Il porU: ^ Jüüf ^| jUi-bUJI &J^jJt ^ 

49^ 



Digitized by 



Google 



388 »JyXS 

»tressésP) et retombaient de cette maniere eu arrière, envelop- 
»pé8 d'une bourse {^) de soie, soit rouge, soit jaiine/' Dn p^i 
plus bas (pag. 361) Makrizi neus apprend que Ie sultan AI- 
melik-al-ascbraf-Kballl f^^^y r^^l? &}^^ vaAlAJÜPt Jju^ 
ySiJy t oUiJÜC? j^i^XyUo ^^ l^^ J i^yi» ^^ »abolit 
»les calottes de drap jannes, et ordonna i tous les emirs de 
»ne point se promener è cbeyal, entourés de leurs mamlouks, 
»qu'en étant ooiffiés de calottes de brocart/' 

Je ferai encore observer que ce mot forme aussi au pluriel 
v;;y^^liy, car je lis dans un passage de VHistoire dEgypU de 
Nowairi (man. 2 o, foL 110 r^): mXA\^ a^^Xi^^ j^vJ^ i^( 
{jSyJS \pykS<i\^ SaJLmJI) et dans un autre yolumei écrit de la 
main de Tauteur, du méme ou?rage (man. 19 B, fol. 29 t^): 



(*) J'ai foifi id la le^on da mtnascrit B. Le mtooAcrit A porte %\jixiJi^ ceqai, 
saus doote, eit lue fiiafe. 

f^) Le mot iiM^ne désïgne pu jenleniMit crumêna, hctUtu immmorum^ coane 
le Dictionnaire le fenit croire, mais» en génértl, ten sac. On lit par exemple, dans 
les MilU et tmê Nuits (éd. Macnaghten, torn. II, pag. 259): ^jjo ;>^ t 8*^3 
MM^«^( y^ {J^*^ ii O^iJLo óyX^^ MldC >£Ile portalt arec elle one 
alyre de fabri^e indienne, enTeloppée d'nn mc de soie.*' (Gompares ton. I|pag. 60). 

El ailleors (ton. I, pag« 70): ^^i^Sy (Jma£^ lUi yMUp »ün aac qai renfefnait 
>da gjpee et one petite erninetle.*' On f eit que, dans notie paaaage de lakiixiy Ie 
not ^jum^^ éétigat urne boursê d tk$vinuÊ* Quant k la oontvne eUe^néoM, ellc 
existe encoie en Arabie, car on lit dana l'onvnge de Niebohr (Beschr^vimg vam 
Jrabie^ pag. 61): >Dana Ie rojanme de l'Iman, lant les pHncipaox ^e lea homnet 
>da penple se font raaer la téte. Hais en d'antres contrées da Jénen, toos Iet Arabes, 
>mène les Scheikbaf laiaient craltte leort cbefemt, ^ ne portent ni boonet, ni mêohy 
•mais, en remplacement, an moocboir, dans leqael ils enfernent les cbereox, mr Ie 
acon, par derrière.*' 



Digitized by 



Google 



jUT— iyjCo 389 

Cest, suivant Ie Kamous (éd. de Galcutta^ pag^. 1G90), la 
kalaruoweh ronde (g>^ JcJI iymjlsi\)' 



0^:; 



Ce mot manque da os Ie Dictionnaire. 

Hakiïzi (Descriptian de f Egypte^ torn. II , man. 372, p. 350) 
noos apprend que sous la dynastie tuirque, les émirs, les sol- 
dats et Ie sultan lui-méme portaient »deus ceintnres, garnies 
Dd'anneauxetd'agrafes, sur leur Aotó" ^L^'^LaJI >j^ ^jo. 

On voit donc que Ie mot persan ]^ a passé dans la langde 
arabe, et que Ie ^^t^i^de Makrizi en est Ie duel arabe. H. Lane 
{The Tkmsand and one NightSy tom. II, pag^. 600) dit qu'une 
eeintnre, ccmtenant une bourse, s'appelle oommunément ^. * 



Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 

On trouTe dans les Mille ei une Nuits (éd. Macnagbten, 
torn. II , pag. 427): S-jCe^ &aA« |ijCJf v^LuL/J d^y M. Lane, 
dans une note sur ce passage, (tom. II, pag. 600) » pense que 
fJi^ désigne la méme chose que ^. Nous venons de parier 
de ce mot. 



Digitized by 



Google 



390 «^— i^ 

Le Eamouê (éd. de Galcatta, pag. 1066) explique ce mot 

par pUftJI. , 

\Jsyy^j au plorid jjSjuU^ 

Ge root maaque dans le DictioDoaire dans le sens qoe doos 
allons établir. 

Pedro de Alcala (Focabuiario £spcmol Jrabigo) tradoit on- 
ttfa% par ^yjj^^ gfijuU^, et les mots taca de mmgtr et vdo 
de muger se trouvent rendos de la méme maniere dans son 
ouvrage. Dombay {Gramm. ling. Mauro^Jrab. , p. 83) tradait 
vdum par jUaI^ Ge mot dësigne donc une espèce de Yoile, 
porté par les femmes de TEspagne et da Magreb, et je ne doute 
nullement qu'il ne soit identiqne avec le mot espagnol cam- 
hux qui désigne, selon Hierosme Yictor {Tesoro de las trtt 
lenguaêj Genere , 1009} »on masqué ou voile k couTrir le n- 
Dsage/' et selon les dictionnaires modernes, »une têtière ou pe- 
»tite coiffe de toile qu'on met aux enfants/^ et encore avec le 
mot espagnol cancabux qui désigne, selon Yictor, la méme chose 
qja*anii/a%y savoir un »Toile k mettre devant ie yisage/' 



0^^ ^-^^ ^"f-^ ^ 

py-^y '^)y^> yy^ 

Le Kamout (éd. de Galcutta, pag. 651) explique ces mots par 
SjoUaJI turban. 

x2|j^ au pluriel ^f^ 
Ce mot manque dans le Dictionnaire. 



Digitized by 



Google 



a^/ 391 

Voici d'abord ce que dit M. Lane {Tke Thousand and one 
Nights^ torn. I, pag. 130): »La sliy est un fichu carré qu'on 
nporte sur la tête; il a enTiron uoe aune de loog^ueur, et autant 
»de largeur; il est de différeutes couleurs, généralement d'un 
»rouge foneé et brunétre , ou de vert clair et de jaune è raies 
»taDtót larges, tantöt ëtroites; Ie long des deux extrémités op- 
»posëes il a des franges bieo fburnies, composées de cordons 
DCt de houppes. L'espèce la plus commune est composée en- 
2>tièrement de coton; une autre espèce est de coton tissu de 
»soiey et une troisième de soie tissue d'or. A présent| cette 
)» coiffure est portee surtout par les WabhAbys et par plusieurs 
)>tribus des Bédou^ns; mais les Wahb&bys portent seulement 
»la première èspèce, parce qu'ils pensent que des Tétements, 
»faits entiérement, ou en [Mirtie, de soie ou d'or, sont proscrits 
»par la loi. Auparavant cette coiffure était générale parmi les 
))habitants des villes. Ge sont surtout les hommes qui la por- 
»tent; on doublé Ie fichu diagonalementi et on Ie place sur 
i»le bonnet, de maniere è faire retomber sur Ie dos les deux 
«coins replies, et les deux autres coins sur Ie front. Un mor- 
»ceau de laine, un chifibn, ou un turban se roule générale- 
)»ment autour du fichu; on donne quelquefbis un peu de re- 
»lief aux coins, ou k ceux seulement qui retombent sur Ie front, 
»et on les replie dans Ie bord Ie plus élevé du turban. Les ha- 
»bitants des villes portent ordinairement Ie turban sur la 2Ui»5^" 
On peut comparer a?ec ces détails ceux qui nous sont fournis 
par M. G. Fesquet {Fwjage en Orieniy pag, 186) qui écrit 
ncafieh OU coujffie.'' 

La SUi^était déjè portee par les sultans mamlouks de TEgypte 
{Hi9ioire des mlians mamlouks) ^ et, k Tépoque de la rédaction 



Digitized by 



Google 



392 KKk^ 

des Mille et une Nuils^ ceüc coiffiire était portee par les femmes. 
On lit dans eet óuvrage (éd. Macuaghteo^ torn. I, pag. 333): ouJ^ 

^-^ ^H^^ ^) ÜAA4S ^ vs^Jüü?^ ^^ O^ ^'^''^ ^^ ^"^ 
»partie de ses habits, et s'asdit n'étant revétue que d'une che- 
pmisefioe, etd^une kwfiyah de soie." AiUeurs (tom. I, p. 425): 
>ljü(> uüU iui%^ nUne koufitfak qui Talait mille dinars." Plus 
bas (tom. I, pag. 696): JdUX« R^^i^it ,ji> ixi^L^t^ J^ 
&JUJUf ^jo^-AOftJU »BIle était coiffée d'un Aow/ïyaA de brocart (*), 
»ornée de pierreries d*une grande valeur." Ailleurs (tom. I, 
pag. 833): ^I^L lüuöyo ,^jJb S^Jix» SüJ^Lj^mI^ ^^ «Sar 
))sa lête était une koufiyak^ brochée d*or et omée de pierre- 
vries." M. Lane {Tke Tkausand and one Nighit^ tom. I, p. 614) 
pense que les femmes portaient la &Ai«^ de la mème maoiére 
qu'elles portent aujourd'hui Ia ibo»«-3, c*e8t-A-dire , en rou- 
lant Ie fichu autour de Ia téte, de sorte qu'il forme un petit 
turban. 

Burckhardt {Notes on the Bedauins and PF'akabys^ pag. 27] 
écrit peu correctement keffie. Voici ses paroles: »Tous les Bé- 



(^) Habicht expliqae, daoi son glosaire sar Ie deaiième tolaoie de son édttioodes 
Mille et vne NuiU^ &>Ja«Jt ^JfO ^t pnillettea d'or ou dargent, Une*<m- 
/(yah oa ud habil d^hoonear (XjrA,fl»^ éd. Habicht» tom. II, pag. 46), composé entiè- 
rement de paillettes, serait une cbose étrange. Mais Ie mot ÜSJb^Jt iV^) ^° lJ*^ 
seal , désigne : Ie hrocart. Je lis dans roufrage de Nowairi (ffisioire d^Fgyptfj man. 
2 k (2), pag. 154) ^'oQ tronra cbea nn dea grands: ^^yjo iJ^cXaj^ S2\j0 fju^ 

sJumJ^ 8«dMb> ivamO (jMJÜL5tt JoLuOt^ <J(> aCinq cents cofl^s rempÜs de ^d 
t»de BaMieite et de Tennis, dealiné a en faire des habits ponr sa perM|nne.*' Oo 
sait qne Damiette et Teoms étaient fameoses par lenrs fabriques de brocart. On 
a Tn d'aiUears par Ie premier passage des Mille et une JVuits , qne noos avons cUè 
dans te texle , qne la 'ijSyj était faite de soie , et par Ie troisicme , qa*eifc était 
brochée d*or; cela s*exprime coiijointemcm par ^V U|'' I4j(^• 



Digitized by 



Google 



judoaittfi fmt^ sar Ia lAte .ua (aFjban," .{«^ expUq^ant {UiJ$^ 
p«r /«rAoui, ]lui6ckbaE«U dwue au lo^Uw une idëa ÜE^iis^e 4e 
<9ette espèoe ëe oolffure] iiou ina ficb« «arré| i^ M ootoa) 
aou de €oton et soie» aa lieu du bonbet xouge des ïurcs, Ce 
ntinbaii se nomme A^; on Ie rotile aatow 4e k t^e i4e mrte 
Aqu'un eoia retombe en arrière , ^ que deu|[ aufves^ ^c^s te- 
itoittbeiit sur Ie deTanft des ipaides; a^eo qea .dciu;^ coin^ on 
jse oaayre k visage, poiir Ie protégf^ lOoptee ies .rayoDQ da 
MÓleil^coDtre Ie ^ent ohaud^ cöiUbre k {dule, ou poar caeher 
naes fraits, quand on ne Teut pas étoe reoonan. :Ia ko§k 
»est JBonei ou jMine et iterle/' lOn/lit Idu^ bas dam Toufrage 
de Burckbardt (pag. 131): «lie fiohu de:téte, ou heffi^^ Araies 
Ajaunes et vertes , dont se seryent ks.boipmes, «st d^un 068;- 
nge général parmi j^otes les tribus au xK)rd de ia Meo^e." 
Puisque Buckingbam {Traveis in Jffêtypokmi^^^ ^n« H^ pag. 
196) dit qu'i Bagdad» uks Arabes ^du Bésert se distingaent 
npar leor k^00^^ oa. coiffure en soie ei; coton/' je •n'ibésile 
pas i penser que iKer iPoirter {Trauêb in Qeorjgiaf JPerm»^ Ar^ 
mmuuy ancient JfaAfflcmm^ etc., tom. U, pag. 202| .293) patk 
de Ja. haujiyerkj quiEind il dit des Arabes lobéides >(JMwie 
jiraB9\ dans ricac Arabi, prés de Bagdad: »G'est è la coiC- 
»fure que les hommes , chez les Acabes, seaiblent payer k 
ofdusid'attentiqn* 1^ ett^ en géoécal» Chm tous^dë k oi^me 
aÜB^n, et secompose d'une pièce/df4tc^ jautie .et roHge, 
aroolée aataur do front ^n guise d'iafi .tuvbap Atmt^iAX^c 
»des boots ilooigs et rpointuS).^ iN^eonbwt sfir Ja pfi^^ififi^. 
«On itit passer iqn^uefoia uu .de (t)^ tbo(iU>aiti7 ;1^^^ 
Dton; et quand cette piëce d'éto£Fe retombe sur^'^atA^i^^e 
»cache parfaitement k cou et k partie de dessous du visage/' 

50 



Digitized by 



Google 



H. B. Fraser (TraveU in EwfréUwêan^ MeêopcüOÊnay etc. 
tam. I, pag^. 228) dit de méme des Arabes i Bagdad: i^Lear 
ncoiffare n'est pas moiiis ci^niGtéristiqae* Ge a'est paa uq tor- 
»ban, oomme beaucoop^le pensent; au ooatraire, iCela ne ressem- 
)»Me en rien i uo torbaD. Gette coiffure oonsiste en une sorte 
Dde fichu en soie d'une tissure ^isse; ce ftdiu est & raicB 
»luisanteS| jaones et rouges, tandis que la trame des boots est 
»tordtte en oordeS| en guise d'une firange de grande loogueor. 
)iLa piëoe d'ëtoffe, étant dooUée en fbrme de triangle, se plaoe 
Mur la tètOi ainsi que cela se pratique chei.les vieilles Eooi- 
DsaiseS) de sorte que deux bouts penden t aur Ie derant des 
vépiBuIesy et les deux autres qui sont doubLés^ sur Ie dos." 
(Gomparez torn. I, pag. 340). 

Aa mot SüülÜbt on a vu par un passage de Hakriii, que Ie 
pluriel dn mot ^i^est ^t«^ 

Personne^ je pense, ne vondra donqer au mot SuLjyStme 
origine arabe. Pour moi^ je pense que koÊ^etA n*est aotre 
que cujfim en italien, eqfia en espagnd, coife en, francais et 
coi/a en portugais. Je suppose enowe , que les Orientauz oat 
emprunté ce mot aux Italieni qui^ dans Ie moyen Age^ exer- 
^aient Ie commerce dans les ports d'Egyple et de Syrië, et 
qui b*ansportaient les croisés. 

ProbaUement les Turcs ont feit lewc ^Jj^j&J du méme inot 
europeen. Je ferai observêr, A oette occasion, que GotoTic 
{IHnerarium^ pag. ^HV) 4xt en parlant des fiUes juires eo 
Oriënt: i^XJftmtfiam argènteam, vel aepe^m deauretam erot- 
»menti loöO capiti imponnnt^ quA et grandi(»es natu utuntor, 
iK»ipfnts arte-compositis/' 



Digitized by 



Google 



«aaJ — (^LJ SM 



•- 1 

rX^v^ 
•**> 



9MJ\i yy^ &AJuJüt> dit Sjeohari (torn. I, man* 86, fbl* 
M r*). Yojez aa mot ^1. 



Ge mot manqae dans Ie Dictioimaire, dans Ie sens d'mi bimnei. 

Au rapport de H* Lane (JUwiem Egypiians^ toon I, p. 45), 
Ie mot gju^ désigne y^nn bonnet de featre blanaou brua/' que 
les hommes da peuple au Gaire portent sous Ie bonnet plus 
grand qui s'appelle jwo^. (G'est donc Ie mème objet, quant 
& IHisage qu'on en feit, que la iUiLb ches les personnes d'une 
oonditipn aisée). On trouye au Gaire , des personnes si pauTres, 
qu'elles ne portent ni tarboMohy ni turi)an, et qu'elles doi- 
vent se contenter de la lihdeh seule. On lit dans Ie F^f/age 
en Orieni de IL G. Fesquet (pag. 183): »Les gens pauvres en 
)»Egypte n'ont sur la tète qu'un Kbchkf sorte de tarbwch bknc 
»ou brun, en laine fbulée/' 



8 



ll|, au pluriel S^f 



Ge mot manque dans Ie Dictionnairoi dans Ie sens que nous 
allons établir. 

On sait que , parmi les Arabes de tous les pays, Ie mot lu^LJ 
s'emploie dans Ie sens de vestituê^ Phabtllement; mais en Egypte 
ce mot a un sens qu'il n'a pas dans les autres pays ; il y dé- 
signe un calegon. H arrife souvent que quand un exemplaire 
des Mille ei une Nuits porte jL^«tywi un autre porte ^mUIi ce 

60^ 



Digitized by 



Google 



998 U^ty 

qui DOns porte è croire que ces mots soot synonymes. On Ut, par 
exemple, dans Tédition de Macnaghten (torn. I, pag. 171): oüI^« 
jXJ ^ ^ , 6Ü Ifédltjon de Habieht (fom. II , p. 60) porte: 
Jk^^tyMv ^ vcmI^«« Plus bas, Tëdhion de Macnagkten ifbid.) 
offire &«mLJ ^ » et celle de Habieht {ibid.): xXj.f^ «JLS- Aü- 
leurs on lit dans 1'édition de Macnaghten (tom. I , pag* 172): 
^LJ ^ ytw, et dans celle de Habieht (tom. II, pag. 62]: 
Jb^f^ '%j — jS^y Et plas bas Fédition de Macnaghten («Ski) 
porte: ^LJ v^ jyv» et eeUe de Habieht (tom* II, pag. 63): 

On lit dans VMiêUdre éPEgypi^ d'Ibn-Iyas (man. M7^ paf é 
Wk^ év^néments de l'amiëef 816): Xa , lU Uyj ir JL^ sU^ 

gwUuUf ^ auift ^joj (j*fyi y^yj&Xjo jjb^ft y»»^ »ié«m 

ifOn Ie jeta sur nn fumier, hors de la yille, tandia qu'il ëtait 
vnu, qoe sa fète était dëcouYerte et qn'il n'ëtait revéta que 
»d'Qn ealè^en/' Dans les Milie ei une NtUis (éd. Macnaghten, 
tom. I, pag. 604): liC^fj Jlaiê ^Ltf va^^^ ^LJ^fiJU 
s^ul^j — ^ ^^xlUi süj;^ J«4^ f/^ U4} vaJU, ^;U 
(^) St^t Jb&4 ÓcaSj»^ i5;^- Ailleut*8 (éd. Macnaghten, tom. II, 
pag. 78): uoa^aJÜ ^ ^f Jf a^Jt^ JL^ UUj, &J4XJ' ^ 
SojÜ ^\jJ3\y »I1 óta ses vétements splendides (^), les jeta sar 

(*) Lei Orientalistet s*aperoe?root faciiement poor^oi je n'ai pts tradnit €« pAMge* 
(•) te mot &J4XJ déaigae : un habillemeni neüf et magnifiquê. On Hl dtnsto 
Mille et UM Nuits (éd. HacDaghteo , tom. I, pag. 122): ^L*^| J| L^jJLml 
SJiX^ l gY tM At t^ , o4 M. Lane (tom. I, pag. 104) tradait: new appanlf «t «* 
l'édiüon de Habieht (lom. I, pag. 310) présente ces Urmes: ^jjO L^ZaéaJI 
LT^jJ-* y*^* ^" *~"^« aillcors dans Ie mème oamge (éd. MacnaghteD, lo». I, 

(^ V iw SJ l »Achete£ poar chacan d*tQx des habilfemenU compleU eomiiöêé» ^w 



Digitized by 



Google 



»Ie dos de la mule, el ne retmt qae aa chemise et son esJk^ 
j^qtm.*' Et plus ba» (éd. HacnaghtcD^ tom. n, pagf. 106): v:>^Ul 

^..Akjf ^ i^Alors la femme do wAK se lera et dta i la jeane 
»fille tous les omements d'or (S) dont elle était parée, et ses 
nyétements de soie; elle lui fit mettre uu eale^ou de eaneras et 
ouue diemise de poil, et TenToya è la cuisine." Burdchardt 
{Arob. Praverbs^ nr 6) a publié leproTerbe moderne sufrant: t^t 
SUuJ^t JU ^yQ gfi^t (1. RmJüJ\?) S«yjÜf ^^Ju&3 i^Ua)) v:>3l^, 
ce qu*il traduit: »8i les turbans se plaigneut d'un Tent léger, 
»qnelle doit étre la condition des cale^ns?" i>Ge proverbe," 
ajoute-t-it^ »s'emploie, quand les citoyens du Gaire murmu* 
»rent paroe qu'ils sont opprimés, tandis que les paysans ont 

Dbien plus forte raison pour étre mécontents. i^jJU 

topluriel de (jmLJi caleQon qu'on porie sous Ie grand pantakm 
ï>{under the great irowsersy H. Ie Gomte de Cbabrol ^Uom 
la Deêoripiion de VEgypie^ torn. XVIII, pag. 107) explique 



»plaf bellw 4Ktflbê." Plu bas (ton. I, pag. 425): iAfyyfi &a$1j ^LJ lÜiX^, 
«t dans Ofte foalt d'aatres pa«agei Ie not KJiX^ ie Uoare eioployé dana Ie mkmt 
lena. On dierche falncment ce mot dana Ie Dictionnaire. 

C) Lea mota tJlX^j ^LojO, et iyCJS déngnent deê omementê ^or et aortort 
eeus dimt sê servêni tes /emmê$. On Ut dana l'onyrage de Nowairi {ffisioire 

éTEgTÜrtê^ man. 2 m, fol. 170 ▼<>): ^Lo^Jt^ JmUaÜ Jl«^ ^,)^ ^^^^ 
allle avait avec elle nnc aenrante qni portait lea étoffea et les ornemenU d'orJ" 
(Èomparez Ie récit de ce fait dana VBisiHre des sultans mamlouksj tom. I, pag. 
247). Dana lea Mille st uns Nuits (éd. Kacnaglien, torn. I, pag. 124): ^^xljt 
^L^1«JU- Dana VBütairs d'Sgypt^ de Ifowairi (man. 2 m, fd. 246 ▼•): Jt^^l 



Digitized by 



Google 



308 yy^ 

g«#LJ par Dcutotte d'ëté; eUe est ordinairement de toile." Et 
plus bas (pag. 112): »^LJ Gale^on ou culotte d*été en toile 
))delia OU de coton/* H. Laoe (Modem JEgypiianSjtom. Ij 
pag. 39} dit de mème que ^\Si^ dësigne: una calefoa ample 
Den toile de lin ou de ootou. — — — Le cale^n passé un pea 
»le genou, ou Ta jusqu'è la cheville du pied; mals beaoooap 
»d' Arabes ne porteot pas le cale^Q long^ parce que cela est 
»défendu par le Prophete/' Encore du temps de TexpëditioD 
frao^aise eo Egypte le cale^on des femmes s'appelait égale- 
ment ^LJ» mais de nos jours celui-ci ne porte que le nom 
de ^LxL^. (Voyez H. Lane, torn. I, pag. 66). , 

Au rapport de Hellfrich {Eurt%er unnd wakrhaffHger Be- 
riekt van der Jteysz^ fóL 393 t"), les hommes au Caire portaieot, 
de soa temps, )>ua cale^on long et ample, en toile de lin blan- 
»che, qui descendait presque sur les souliers." Guillaume Litb- 
gouw (10 Jaarige Lant^-Meyse^ torn. I, pag. 171) parle do 
^eale^on en toile de lin" des femmes de la capitale. 

Dans nne de ces savantes notes, qui ont rendu Vffisioire dei 
euUans mamlcuksy 1'ouvrage le plus utile poür la lezicogra- 
phie arabe» qui ait paru en Europe en ferme de commentairei 
H. Quatremëre (libro laud.j tom. I, part. 1, pag. 68, 60) a 
parlé du mot ilxi et des expressions SyciJt ^1^, Ï^XsJ^ J^^V*" 
SaaaJI ^jJjJ* Je m'étonne cependant que eet illustre savant 
n'ait pas tu, en comparant le texte de Makrizi , qu'il traduisait, 
avec le vers d'Abou'l-Hosain-Djezzar, que le mot ^j**LaJ ^^ 
1'ëquiyalent de Jl^.!^ , et je m'étonne encore que M. Quatre- 
mère ait traduit ^LJ par robe de dessus ^ sens que bien eer- 
tainement le mot jmLJ n'a jamais. Au reste , les deux passa- 
ges suivants d'lbn-Batoutah sont propres, si je ne me trompt) 



Digitized by 



Google 



^U - fXi) 809 

i éciaircir les expressioos ByciJf (j»lJ et Syükit Jlj^fvMif qui 
aont identiques. Get antear {Fi^ages^ man. de M. de Gayangos^ 
fd. 84 ?*} dit, dans Ia descriptioa de Schiraz: kJU ^ VTt. 

«^^^ 1^ Üy& oJ^ J^f Jlx dJJ^^U ^ 151, i^JULft 

Jc^^yjl düj. Et ailleups (foL 124 r*): ^ 8^W3Uo aJ, 
^ JLn v:>jajo^f ^\ vit Jua^ Jüu S^t ^ |v^, üüuff^UN 
^JO^ [c'est-è-dire de la 8yci] L^LaJ, |i;^LJt s^jJU v^Ub ^ 
SS^I &Ai^t ü*^ y^^^yJl Auf lieu de gytijf ^U (o*- 
/epoTt £fe la foiouwaX)^ 'on dit aussi tout ttmplement $•£&)(• Oa 
lit par exemple, daü» \EUtoire cC Egypte de Nowairi (man. 
2 w, fol. 146 v*'): R,4^^:s> ^f iLJLilf ^^ ftJUUf «Jjft j;j 
^ »j j >r^ fffc ^^Xxit ^ )y^^ ^r^' LmJ\^ (Baibars) ^IkLJt 
dü6« Eq racontaïit Ie mème fiiit, Ie eontitiuateur d'^nMcin 
(apud Quatremère) pcig* 69) se sert de Tezpression iyXki\ j«U)* 



x)Le |»L4;' dit H. Lane (TAe TAomand and meNigkity 
torn. ly pag. 486) »est une pièce d'étoffe dont Ie Bédouin se 
DCoa?re soavent la partie de dessous du visage. Elle empécfae 
»fróqueoQmeat qu'il ne soit reconnu par un autre Arabe qui 
jifdndraitle reudre nctime^de la vewihttd^ et c'est u^motyen 
)i4e se déguiser qui o'e^t. enqployé A : Tordioaiire qo^ei.piir l$s 
«Arahésqui habiteQt k Désert/' 

La pridc^se Bodow, voulaot passor pcpr.soo mari doo^t eUe 
prend les Tètements: LeUi 1^ vfiAM&:(^'//e e/ une lifuih^M- 
Ktcoaghteti, torn. I> pag* HlS). Oa tit.^il|let|i39 dans Tottvrage 



Digitized by 



Google 



400 ^U) — sjU 

que je yiens de citer {éA, MeLca^^en^ lom. U^^g. 69): I^L 
UU) I4J xjsLó iHwot dUUib »Le (préleodA) toi éuit mie femwe 
9iX}UYerte d'ua iiikétmJ' Pkis bas (torn. ü, pag. 117)^ ea pir- 
laat d'tixie daiae qui^oe teut pas ètre coaoae: jjïij^ i^>L3 ^^' 
It enfin (tom. UI, p^. 151): ^l£Jü( iUJt dJi> vjiA^UU 

jjii^n JL ^fr i&»t4>« Aiosi que ^ex les homiinesj oette eqpèce 
de 'voile oouvrait chez les femmes la bouche et la partie in* 
férieore du visage. »Si la bieoaëauoe ne m'^n eoipöohait pac," 
dit Al^Hotamid (dam la Kharidah^ maa. de la BihL it^ale 
<dte Paris, B* li}75, foL 146 1^) )>je >me reodrais chez ma bieik- 
>>aimëe peadant la nuit, L^JLU ^^ |»UUf um^ Lp wJ^j 
)>et je baiserais les lèvres jioirfttres qui se tr^aTept sou^ jscm 

la dyoastie des Hoi^abites empnintait sw oqm de ^^«jUUJt 
et de tUJkJUJt (>^«t de k ooutume qu'aYaieot les Mon^tes de 
porter Ie litham sous Ie wUi. Voyez Al-Bekri dans les Notices 
ei JExtraiiSf tom. XII» pag. 633. On Yoit par la note de son 
savant commentateur, M. Quattemëre» que eet usage subsiste 
.ewore^ de nos jours chez les Xou^rios tf les libbo. 



Aiüsique Sa^^o, Ie mot s^d. éièigüe uu grmd . 
de 'femme. Au rapport ^d^ibn-Jjobair (iToyft^, man. 8tO'(l}, 
pag. 200), les Siciliennes xajUf vJuUf jJUSJt »pcirui^t dès 
wKASfi (manteaui^) superbes/' en cotisa^i^afot, soasr^la dyfiiitstie 
WNTmande, Ie oo^üme;imisttlmaQ. . 

• Au rapport dü' oapitinne Lyon (7Va«#/a^tii jA^brMtHii j()fHM, 



Digitized by 



Google 



oU. — U^ 401 

pag. 156) les Touarics 8'aiTel(^)pent la téte de voiles bleus, 
ïiommés El Khaaf. Je ae doate pas que Ie mot El Eiaa/ne 
soit uoe altératioQ du terine arabe vJli., ou, en y ajoutant 
l'artide, v.iUJ|. 



Andennemeiit Ie mot siaLf désiguit un manieau (FAomme. 
Au rapport du Oymn al at Aar (man. a40i (oh 180 r^)» Ie Pro- 
phete laissa, entre autresi ea mourants &M^yt iia^ »une 
Y>mUkafak teiale de \^\y* On a wu plus baut, au mot Sj»^, 
par nn passage des Fcyage^ d'Ibü-DjcJwr, qoe les ut^irV.^ 
a^fMBurtenaient k Fhabillement dea Bédonina, {bn-Batoutah 
(Fojfaget^ mao. de M. de Gayaogos^ fol; 17 ?<») dit des Bedjes 
(SLölJO) dans la tflle d'Aidhab (u^liX^t): y^\yJ^\ ^f^ f^y 
Jua vJLa.^ ^^•AjaJb; et d'a^tres écrirauAs orientaux em* 
ploient aussi Ie mot >^ ^M ^ quand ils veulent indiquer les 
manieaux dont se servent les peuples & demi sauvages. En effet, 
Ie capilaine Lyoji {Trttvels in Northern jf/rtca^ pag. 156) at- 
teste que les maateaux rayés, portës au Soudan, s^appellent 
MMaffi Zabermm. , 

Maïs aü Hagreb et ea Bspagne, te mot &i^w» servait i dé* 
signer Ie grand' roile ou mantean dont se coutrent les temy- 
mes en Oriënt^ quand elles sortent, et dont j'ai parlé au long 
au mot ^M. Le vóyageur Magrebin, Ibn-Batoutah (f^oyages^ 
man., foU 83 \<*) dit, en parlant des femmes 'de Scbiraz: 

r<^. crt^ v4^. ?M ^^r^ ^y^ vi)4j^ /'^"? 

asortent couvertes de milhafahs et de ifiirhQs (Toiles du.^i^age), 
»de «orte qa'on ne paisse rieo Toir d'ellea." t)|j;pgp" de Tor- 

51 



Digitized by 



Google 



402 SJuLo 

res (Belalion des CAérifs^ pag. 86) dit expressénient que les 
habits que Ton nomme k Maroc Hf are» ^ s'appellent è Gre- 
nade fümalafaê. On a lu ce passage au mot Jvf, et Ton y 
a Tu aussi que Harmol parle des «melbafas o lizares/' Diego 
de Haedo {TopograpMa de Jrgel^ foL 27, coL 2) dit que les 
femmes arabes & Alger portent sur la cbemise une aatre sorte 
de cbemise, de trois manières; V »soit une malaxa^ qui res- 
Dsemble è un drap de lit {que es a manera de una toAcuta), 
joexcepté que ce demier est carrë, et que la malaxa est large 
»de trois coudées, ou de trois et demie, et' longue de buit oa 
»neuf ; elles s'en euTeloppent Ie corps par-dessus la cbemise." 
Cervantes {Ifovelas Exemplare»^ torn. I, pag. 162) &it porter 
è une des béroïnes de ses contesi yètue A la mode barbaresque, 
»uue almalafa de satin ^ert, passemenléc d'or (^)/* Yoyez 
aussi Gobarruvias (Tesoro de la lengua XlasteUana^ Madrid, 
1611), au mot almalafa (^). Philippe II défendit aux femmes 



• (^) On te rtppellera ^'an eiclaytge de hait aooéet k A)^, avut mis t méiM 
CerrantM d'obaerrer Ie coftmnc des Africftioi. 

(') Les passages de Diego de Haedo, de Diego de Torres et de Gobarravias ont déja 
été cilés par H. Qaatremère (Ifoticea et Extratits^ toa. XII, pag. S64). 

Le mot SJL^JO signlfie encore unê couvêrturê. Vojez -IMcriBi (apmd Èitmtat ét 
Sacj, Chr^stomatkdê oraótf, torn. I» ptg. SS da torte), qtd parie de la oovfotm 
(&A^wo) de Ia &43yo, et laf MiiU êi um$ /iTmiU (M. WaenaglilaB, torn. U» h- 
4S7). La fille de Baalbek était famease par Ia ikbricatloo de c^ ooofeitmcs (Ibn- 
Batootak, man. de H* de Gajangps^ lol. SO r»). Le mot Ol^ a le méme aeiM 
{Mille êt um NuitM^ éd. Kacnaghten, torn. I, pag. 8S). Le mot SJLs^ s*empIoie 
tneore en parlant d'ane eouvêrturê qu*om placê sur U dos i*mm ekwval, Oo Ut dans 
Ibn-Khaldovn { ffi s t êirt d'Espo^nêf man. 1360, torn. IV, fol. tS v«): » * ^^ , * 

^43Jf ^^f ^ Juif iJjTjS Sjjf JJüJf uA^iUf ^ ^yM^jiy 
»qiivaiiie*hait conTrrtnres de brocart, fkbriqnées i Bagdad, poar en parer les cbeTaiu.*' 



Digitized by 



Google 



de Grenide de porter des alnmlii^ (Harmolt JRebelim de lo$ 
JÊürücoêy ioh 36| ooL 1), 



Hjüf 

Ce mot manque dans Ie Dictionoaire. ^ 

Soirant Iba«I)jiniii {Commeniaire mr /et poésies cfo Jfo/e- 
nêUif man. 1269 P<^* l^^^)) ce mot désigne une pièce d'ëtoffe 
qae les feamtes placent sur Ia téte, afin que Ie ^U^ ne soit pas 
fouülë par l^buile doot elles se parfiiment les obeveux. Voici 
les paroles du commeotateur: jUill i\yj\ ^ Jny Lo Ji^Sslüüt 



Ge n'est que daas Ie sens de RA^^ que lui donne Ie Kamcm^ 
que ce terme peut trourer place dans eet ouTrage. Au reste 
il a un sens assez gënéral, car Ie Ktunauê (éd. de Galcutta, 
pag. 1088) l'explique ainsi: jf ^JaJÜf ^f -^UüOf jf UAJS 
8}«^f &» aaJUs Lo Jil y^tjJI* Eq e£Eet, ce mot désigne tfn 
grand manieau de femme. En décriyant l'état de mine dans 
lequel Ie célèbre palais az-Zahra ëtait tombe, Ibn-Khaoan (dans 
mon JEfüiaria Jbbadidarum^ torn. I, pag. 46} s'ezprime ainsi, 
en se sertant d'une métapbore: aUS ^tJüJl^ l^J. ^^*,£^ 
^LsUfit^ (mais aprës aroir joui de tant de beauté, d'édat 
et de gloire) ce palais »se trou?a certain jour enveloppé de 
»ruines comme d'un grand manteau et d'une coiffure de 
Dfemme/' c'est-&-dire que Ie palais ëtait entiërement ruiné* 
L'auteur compare Tédifice ruiné k une femme enveloppée 

.51* 



Digitized by 



Google 



404 gLÜ ~ ^ 

de eon grand manteaa et de ta ooiffare, de torte qa'il soit 
absoloment impossible de distingaer quelque pwtie de 
corps. 



Ge mot onanque dans Ie Dictionnaire. 

Dérr?é da yerbe ^^^ (dtortia ei cra$mu Juii)y oe mol dé- 
signe, au rapport de llakrbi (toyes plus baat ao bmI 
&^«^)) »an habit è mancbes et è eorpa ooorts, ooosa de 
«drap^ sans dooblare au dedans , et aaM doobtafe aa ddion." 



Le Eamouê (éd. de Galculta, pag. 070) dit que c'est: »an 
»T^ement (mantean) de kine ou de ffloseUe" {^yo ^ «Lm^ 
C^ «f)i ^ Tebrizi (Cfmwteniaire sur la JT amas mk, pag. 604) 
dit k peu prés la méme ebose. Djeobari dit: ^jp« ^^yj^ 

vyètements (manteaax) de laine od de filosdie» dont on se 
vservait en guise dÜzdr/^ c'est>i-dire de mantean. Ibn Djioni 
dit de mèine dans soa CcmmmUUrt mtr les poésies de J(b> 
tenabU (umi. 126, pag. 249): A^^ lUyoJÜf i.U/ju^ Jb^ 
sif ^j^y V^T^' *^ ^^^^ ^^ ^^^ espèoe de manteaa qoe 
«portent les femmes des Bédouins, et dont elles se servent en 
jiguise d'akEr/' Au rapport de Nawaxri (TahdUb al tistnoj pag. 
33), le Fropbète pottait quelquefois on ^^ ^juA ^jj9 OyJ l^yp 
»La«^x>iioW noir, £lit de poil, <2'est*A-dire nn manteao." 
Mais il rësulte évidemment d'un vers qoi se troa?e dans 



Digitized by 



Google 



U JEfmtêoMk (pag. 570) et qui ett dté par Sjohari (torn. I, 
man. 85, foL 520 t"^, 'et par Ie scoliaste d'Ibn^Kliacau (ly* 
Wegers, Loei Ibm Khtmaiü de Jbn Zeühuno, pag. 40^ 139), 
qoe Ie mot mirt désigae aosai une espèoe de calefOD. 



i" 



Le KwmxMt (éd. de Calcutta» pag. 1948) expli^ oe motde 
cette maniere: (L ^jU^() ^^iLJiyy^ lij^ \^kJ^ ^/f^ ^^^ 
iakikfl vjfjd^l ^^ mCi'est mi vétement petit et rayé^ et dont lea 
Draies d'étendent de haut en bas; et mi iatdr (cale^on), fait de 
jilaiae rayée." 



r 



OU !>,, 



Ges mots manquent dans Ie Dictionnaire. 

Os sont des altérations du mot turc %fiMMuo« Snirant IL le 
Comte.de Ghabrol (dana Ia DeêcripHiM de PEgypU^ tom. XYIU^ 
pag. 109), la chaoasnre des Egyptiens Dse compose d^abord do 
namest ^ espéce de bas en matoquin, qui en?doi^ tout le 
»pied«" On Ut dans rouTrage de H. Lane {Modem SgyfH*- 
out, tom* I^ pag. 42): »Quelques personnes portent aussi des 
»ohanssons (titner ekoee) en mardquin jaune et doux, ayee des 
Dsemelles de. la mème eqpèce d)e oiir/' et en note: «Lot ou 
)»pius correotement oyo^ akëratioa du terme turc vumJ»/' 



o o 



Le pluriel de ce mot est \\r^- €rolius donne , jwr comme 
un siniralier. mais je pense qu'il se trompe. 



Digitized by 



Google 



406 ^ ■"* 

On lit dans les FtMêê de JBéd^t ((Mtg* 12): ««JLft ^f 
iUi^LJI ^LJ ^j rJTjwr »n jeta sur lui aes wtiêis; ce soat 
Dies Tètements des Brahnuuiies/' Et plas bas (pag. iQ): UU 

Oy«Jt jwi^t ^« «£l JUt JLe »Lorsqae Ie messager fat ar- 
»riyé, il se leTa et se reyètit des vètemeots qa'il m^tait ordi* 
unairement, qaand il entrait chez les priaoes; c'étaient des 
pmishê noira." Dans Ie commeutaire historique d'Ibn-Badroan 
sur Ie poème d'Um-lbdoaa (manoscrit, pag. 75): ^ iJLiit 3 

^i>f ^ ^Lé#j ^r^^ tr^5 *^^* ^^ ^? ^<nfv^ tfibn- 

Batoutah (man. de IL de Gayangos, foL 161 i% 162 r*»}: J^^ 

8«>Ut)b Jju^tj^ ilUlt sjJ, ixlj, ^^jt^l oU^ ^^ rr^* 

c;;^ ?Lf» «La plapart de ces rois (les emperears Byzantins) 
»ont la ooutume^ qaand ils sont arriyés A TAge de soixante 
»ou de soixante et dix ans, de bétir un cooTent et de se re?è- 
»tir de mis As \ c'est-è-dire de Tètements d^ poil; de trans- 
»m^tre Ie royaame au fils, et de s'occaper d'oeuyres pieoses 
DJusqu'A la mort.'' Ailleors (fbl. 162 r*) Ie mème auteur dit 
^pie les religieoses» k Byzance, portent des mishs (\^jJl^ 
miTt^)- Bans les Mille ei tme Nuits (ëd. Hacnagbten, tom. 
I, pag. 102) un Derwische dit: o^t Übu0 nsa^. U résnlte 
d'un passage d'Ibn«-ILbacan (MaimaA al anfos^ man. de St. 
Péterdixmrg, foL 76 t^) qu'en Espagne les imishê ëtaisdt por- 
tës par les esdaves cbrétiens. C'était probablement un Téte- 
ment qui n'ayait pas grande Ca^oU) et qui, peut-étre, res- 
semblait assez au «oc des Hébreux (^). Il était porté surtout 

(1) ie Bot Mfijo d^itgiie encora unê éi^ê de poü de ohêvfê eu dê pni d^dnê, 
dont on ae Mmit p<mr en lailkr les ahde (^La^)* Ranwolf {Jigemtüehê he» 



Digitized by 



Google 



par les moines et par les esdates. U rësulte en outre d'nn pas» 
sage d'Al-Makkari (Hiêioire cCEspagne^ man. de Gotha, fbl. 
365 r®) que Ie mi$h était un Tétement de deuil.' Get histo- 
riën atteste qu'après la mort d'Al-Hanzoari syoxj] ^IaS {j*j^ 
^yll, ^1, ^yf 4)üu Lu^iM, ^^f 



8 »^ 



Ce mot manqae dans Ie Dtetionnaire. 

Dans un ouvrage de Burdcliardt (JVoies tm the Bedoums and 
fFahabys^ pag. 27) on trouve: )>D y a difiërentes sortes de 
«manteaux; des manteauz trës-minces, légers et en laine blan- 
»che, sont fabriquës i Bagdad, et portent Ie nom de mesou^ 



êchreibung der Bayam, pag. 188, 184) dit, tn décrifant aon costame, poar paitir 
d'AIep é Bagdad: »Za dem, xohen wir noch eln nberklaid an, Ton tinem groben 
«gewfirck Meska vaS jHr sprach geDeanat, welcbes ander den Koren aehr gebrefichig, 
«naiatÜuuU Ton Gajssen, etwao ancb Ton Eada haren geirdrcket, da* ut timlkSi eng, 
lóhne Ermel , nod knrtz , nit gar hbs som knlebiegen hinab rafchend.** [Ceci ett nna 
doQto Ie ^Ia^]* »Rach,dem aber aina dem andem vngleich, wirt darfon daa serter 
•(aonderlich aber deasen mit wetaien [nnd tchwartien atrichen) mehr zö aolchen Uai- 
j»dem genommen : daa gröber aber ran gezelten nnd Waydaecken , darinnen aie dnrch 
adie Wflstinen jr ProTiand foren, anch den Camelen nond Hanlthieren jhr fdte- 
«rnng aoffbehalten, onnd an den halsz henckeo.** Ceci rappelle an Toyagenr les 
laea dei A^rtnt; ^l cht la Genèae, chap. 87 et d*aatres passagei de U Bible. On lit 
ètm» U Relation de Golotic {Itpnntwiumf pag. 487): >Bx pamiia laneia JMIa Tiügè 
Mf^lUtiiii ^pioa ex eapraxom aeu aainomm püii mdi modo texont, Jiobia nigrïi d- 
jü>idla^e difiaim ktenrenientibna, Hanri caeteri^ne tennioria fortanae hominea non 
asolnm Tetiea [p^La^J, aed et aaccoa conficinnt, in qnibna commeatam omnem per 
•Tiaa defemnt, et Machari [yiJo'y compaiez an mot Jua!«4M9 note (8)] anioulinm 
spabnla condnnt, eommqne tergoribna saperinjicinnt.** Geci rappelle anaai i Cotofic 
les saci dea IWbreiix. 



Digitized by 



Góogle 



408 vs^r** ~ **^ 

My." On troore ^jmj» dans la Kste des mots arabes i la fin 
du Tolnme. 



uu; 

' Ce mot manque dans Ie Dictionnaire, dans Ie sens de turban. 
Au rapport de H. Lane {Modem Egypiians^ torn, I, pag. 
47) I les ulémas ayaient la coutume de porter un turban tres- 
ample et d'une fa^on iuTariable; on 1'appelait &Xa^, et quel- 
ques personnes appartenant k cette classe, Ie portent enoore 
aujourd'bui. M, Laae donne la figure de ce turban. - 



^Lii, ^k;,, 1^ 

Cest, comme Tindique dëji Fëtymologie, un habtt dont on 
se revét pour se garantir de la pluie. H est hXx. de laine 

C^t ^ JV J^^ ^y^ V>5 8;|4J»> yiai^JI, j^\^ 
I^^ff$m^t éA* de Calcutta» pag; 4)99)» , 



ta dernière forme manque daus Ie Dictionnaire. 

Axiciei^iement cette espèce de manteau n'étaijt pqrté que 
p^r lea hooHnes, oar on Ut dans Ie, JTsbift ml agimi (op» Ko* 
iagarlen'y Ckrééiommihia artfAtea^pag.lSO) que la oëtdbre 
chantéuse ^^lIXH ^y^ ^^^^^ re^u, sdiraiit qnelqaes-mts, son 
sumom de ^^ILiLiJty parce qa^eïlé )Cj5*js ^^L^Jf «k'uJj o^t^ 
JL^Jb* Eq effef , Ia maniere doiU^ les hommes portaient 
▼raisemblablemènt oet habit^ ét dont ils Ie portent encore 
aujourd'hui , n'est pas trop decente pour une .fi^nme. On lit 



Digitized by 



Google 



ftl^ 



^ i09 



dans TouTrage de H. Lane {Modem Egypiians^ torn* I« pag. 
46): jiune sorle de manteaa blea et blanc, appelé S^^t est 
»porté aassi par quelques hommes mais surtout par les femmes. 
»II sera décrit avec plus de détail, quand noas parlerons do 
Dcostume des femmes; les hommes Ie jettent sur les épaules^ ou 
»s'en euTeloppeat Ie corps/' Dans la J)escripti<m, de FJSggpie 
(torn. XVni, pag. 110): »Une fnildjfek, pièce de toile de cotOD 
»rayée en blea et en blanc, ayant huit pieds de long sur quatre 
»de large, et dont on se sert ea forqie de manteau ou camaiL" 
Je ne doute donc pas que ce ne soit de ce vétement que parle 
Pococke (BescAryving van Aet Oo$ten^ torn. I, pag. 327| 328), 
quand il dit: »G'est un usage presqqe gënëral parmi les Arabes 
x>et les Mahométans qui sont nés dans Ie pays, de poorter un 
Dgrand Toile blanc ou brun; en été ils Ie portent en coton blanc 
»et bleu; les Ghrëtiens de la campagne suiTont constamment 
»cette coutume. On couyre Ie bras gaucbe d'un des coins, on 
))rejette l'habit en arrièrci Ie feit passer sous Ie bras droit, et 
»ensuite sur la poitrine et sur Ie corps; on jette Ie reste sur Ie 
»bras gaucbe, de maniere è Ie feire pendre sur Ie dos. Le bras 
»droit reste découvert, pour pouToir s'en servir librement. Quand 
»il feit chaud et qu'on est k cbeval, ou laisse tomber le Toile 
»sur la selle, de sorte qu^il ne couvre que le bas-ventre. Prés 
»de Fayume, j'obseryai que des jeunes gens^ et surtout des 
»jeunes gens du peuple, n'étaient revêtus que de ce voile/' 
Au rapport de Homemann {Tag^buph seiner Beisê t/om CairQ 
nach Murvuck^ pag« 21), la melaye est portee par les hommes 
è Siwah. Ge voyageur dit q^e c'est. une grande pièce d'étoffs 
»è raies bleues et blancbes, que Ton doublé et que Ton jette 
usur 1'épaule gaucbe/' 

52 



Digitized by 



Google 



410 g^JLp 

La moldah ou mildyek des femmes appurtient k la familie 
des grands voiles ou manleaux, dont les femmes en Oriënt 
se couTrent tout Ie corps (comparez aux mots Jvf, S^a^, \Oy&t 
ikjLji)» G'est, sui?ant M. Lane {Modern Egyptiéns^ lom. I, 
pa^. 66), »une espèce de manteau qui ressetüble, póur la forme, 
»A la 8lp^ 9 et qui se compose de deux piëcés de coton , tissues 
»è petits carreaux bleus et blancs,^ou k raies obliques, mé- 

))langées de rouge A chaque bout, En général od 

»le porte de la méme maniere que la haharak , mais qaelque- 
wfois ausst on ie 'porte comme la iarhdhJ* M. Lane ajoute en 
note: »n y a une espèce de mildyek plus magnifique, en 
)»soiey et en couleurs diversés; mais on la porte rarCTient 
»aujourd'hui. Les deux pièces dont se compose la milSyeh^ 
)»sont cousües ensemble, comme celles doïtt se compose la ka- 
ytbarah.*' Gomparez pour la maniere dont on porte ce ▼êle- 
ment, Feslampe (pag. 65) dans l'ouvrage de M. Lane, 

Suivant Hornemann (Tagtbuch eta, pag. 22), les femmes é 
Siwah portent une tnelaye »dont elies s'en?eloppent la tête, et 
»qu'elles font pendre en guise d'un manteaü/' 

Au rapport de Burckhardt {Travels in Arahia^ tom. I, pag. 
339), les femmes è Ia Hecque portent »une mellaye de soie, 
))i raies bleües etblancbes, et de febrique indienne/' Suivant 
M. Rüppell {Jteyêe in Jbyssinienj tom. I, pag. 201), les fem- 
mes k Hassava portent »üne grande piéce d'étofife de coton, 
»ordinairement k raies bleues et blanches^ et nommée Ma- 
9laje; elle couvre les bras et en gënéral Ie baut du corps." 

Cette espèce - de grand voile ou manteau est aussi en usage 
dans 1'Aldjezireb , car Buckingham {TfWfels in Mesopoiamia^ 
tom. I, pag. 344) dit, en parlant des femmes è Mardin: »Les 



Digitized by 



Google 



»»^ 411 

»Mahoinétanes et les GhrétieDoes se couvrent de la piéce d'éto£Fe 
»i carreaux bleus ^ dont on se sert en Eg;ypte, et qui donne 
»ttn air de pauyreté au costume entier." Et plus bas ^ag. 
392)» le^iQ^e voyageur jious ap^Nrend, que les femiues è 
Diarbekr «portent quelquefbis un manteau de co ton é ca^- 
»reaux blcjus, tel qu'on Ie porte dans la plupart des contrées 
j»de ta Syrië ^t de TEgypte." 

Au reste, on dit aujourd'hui sS^ au lieu de S»Xo^ ainsi 
que S^Lfr au lieu de SpL^, iljtwo au Ijeu de i\yo (Burckhardt, 
Jrab. Prov.j n^ 49) etc (i). 



{^) Lc mot S^^k^e dcsigue encore: une couverture. On Ht dans Pouvrage, inti- 
talé Madjma al anhor (éd. de Constanlinople , torn. II, pag. 2S0): iwO"^ (j^^ 

^jmaJL ^jtéjJ »J^ i<y^' <J^^ A r^y^ f^'J^ S^^ >^ loi ne défcnd 
>pas ^e la coaverlare do berceao loit ikice de soie, paroe qa'elle nVst point an vè- 
BteoMot.** Dana les Müie et une Nuite (éd. Macna^hUn, too, I, pag« 111): 1«^)( 
/fty^^ e>^ Sp^^Lo wLt »0a éundit «oi Ie cadavre do jeaot bomiDe une coa- 
»?ei1iire de sote." Plas bas (tom. I, pag. 301) on lït qa^une femme Agée et one 
jeune dame ont latte ensemble; la jeane dame remporte la Tictoire, et jette la Tleille 
par tem: iJtjJx Aj^^ ^ Ip^LjO Lg Jl r o^^ ^A^^ cJLoU 
LaJ sa?\Jüigtt^ 1 g.}!*^ l gy >*»>■"• salors la jeane fille accoarat et jeta tor la 
STieille ane oonvertare de soie fine^ lol fit mettre ses propres habitSy et lai présenta 
ises exco^es.*' Aillears (tom. I, pag. 820) an jeane bomme se coacbe, levéta d'an 
{JOJ^ et d^an aaJLo : ^y^ i>^ $^^^4^ ^. rtt^ ^ spais il se coorrit 
sd'one coatertare de soie.'* Plas loin (tom« I, pag. 821) on lit encore danslaméme 
b'istoift: (jt^t féJf ^y y^ §»^Lj( \^JL&S^i plas hu (ibid,): i\jU^ 
L^ ftXkêft X4:^% vi^ Sp^LiJI s:>^n( dÜ6 ; et encore (pag. 827): 

*^LoJt ^ 9^j ^ y^T^' ^""^ ssJLè^ 

62^ 



Digitized by 



Google 



412 ^ iieyJu» 

M. Fleischer {De glosns ffabicAiianisl pag. 70) a très^bien 
▼a que ce mot n'est aatre qoe /uoUanri; dont les Goptes out 
fiiit fiiXmtti, et Ton toit par une iiote de M. Lane (TAe Tkot^ 
Mand and one NïgAts, torn. I, pag. 486) que par rWIU on 
désigne la &a£^, et égalemeat un ample yètement de desniSy 
qu'on portait sur la Sa:^^* On lit dans les Milte ei une Ifuiis 
(éd. Hacnaghten, torn. II, pag. 46): ^^^^1 ^ &l9^JLe* Le 
prince Eadziyil {Jerosoljfmüima peregrinoHo^ pag. 30) doos 
apprend que le têtement de desaous des Hamlouks s'appelait 
Marlotia , et qu'il ayait les manches très-amples (9* 

Cét habit était aussi en usage en Espagne, car Pedro de 
JÜcala {iTocabulario Espmol Arahigo) traduit cuguUa de abiio 
de/rayle (^) par &J^Jut au pluriel JaJ^, et dans le langage 
arabe, parlé dans la Péninsule, il désignait aussi la slr^, car 
Pedro de Alcala dit; immédiatement aprés l'article que j'ai cité: 
cuguUa asn &1^, au pluriel «.^L^* L'auteur que je viens de 
citer, explique encore sajfa de muger (jupe de femme) par 
S^JLo, au pluriel JaJ^. (Pai déjè dit plus haut, pag. 87, 
que je pense que ioJx^ et Eb JL> ne sont qu'une altératioo 

(*) ilDteiiorem Teró [teil. Testem] cnm laüftiiiiii maoicU habent, quan Mariottt 
•appellADU" 

(*) Gobarrafias (Têtoro dê la Ungua CasieUana^ Madrid, 1611) dït aa mot 
oog%Ula: aC'eat le manteaa da moine^ a laqnelle ett attaclié un capachoo en fome 
•de fbaeaUy qoi se tennioe en pointe, oofflme celui dea GharUeoz ei des Capacioi. 
•En latin ouculla?* Cependant je pense que la cttgulla de Pedro de Alcala n'a point 
de capuchon , car U dit immédiatement après les artlcles, cités dans le texte : eugulla ctm 

eapiiia (cacolle avec nn capuchon) SULlOi au ploriel J^UJ, ce quidémonlre, sije 
ne me trompe, que qaand il dit cuguUa seuli il entend par lé: un nanteao ians capuchon. 



Digitized by 



Google 



iÜo^JLo — ^\yfi 413 

de EfaJU)* Ed effet, les ancieos auteurs espagnols nous repré- 

sentent sou?ent les cavaliers et les dames mores comme por- 

tant des niar/o/ot. Ik paiient d'une ynnarloiu de brocart" que 

portalt Ie roi de Grenade (Chterras civiles de Granada^ fol. 

85 r*); d'une utrès-riche marlota en velours Tert et brodée 

»d'or," portee par un cavalier more {ibid., fol. 36 v*); d'une 

y>marloia de tafietas rouge" {Bamancero de Bomances Morücos^ 

pag. 92); d'uue ynnarloia de brocart, è trois étages," portee 

par la reine de Grenade (^GuerraSp fol. 71 r^); d'une i^marhia 

jide damas/' portee par une dame more (t6u/., foL 71 V"). 

Philippe II dëfendit aux femmes mores de porter des marloias. 

(Harmol, Rebelicn de los Moriscos^ fol. 36, col. 1). Voyez 

» 
encore Jtamancero etc.^ pag. 13, 31, 35, 40, 43 etc. On sait 

que Ie mot marlota est encore en usage en Espagne. 

Cet babit semble aussi avoir été porté k Halte, car on trouve 

dans Ie Dictionnaire de Vassalli {Lexicon Meliiense ,' co\. 455} 

Ie mot is^JLo) au féminin a^^JLo, et au pluriel iaJ^ et 

vs»I^JLo; mais on semble ignorer aujourd'bui dans cette 11e 

Ie sens du mot, car Ie lezicographe ajoute: dendertUur signi" 

ficaiio. 



0^9 



Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 

G*est Ie mot persan n\yjo qui a passé dans la langue byzantine 
{fiOVT^amv, lunnidm), et dans la langue syriaque (l-o^. Il 
désigne une bottine (wy^). Voyez M. Fleischer, de glossis 
Eabichtianis^ pag. 92, et dans VJltgemeine Literahir-Zeitung^ 
1843, Erganzungsblatter, coL 134). 



Digitized by 



Google 



414 obi — Jl^JO^o 






Le KamGus (éd. de Galcutta, pag. 1230) ex{)lique ce teroie 
par x^^JLjt- Voyez ce mot. 



oUsx3 



Le Kcmous (éd« de GalcotU, pag. 1231) ezplique ce terme 
par \jA\^ SeloQ toate appareacc, c'est le móme mot aaqael 
on a ajoulé la lettre auxiliaire ^. 



C 'est également le vui^, aekm le Kmmaus. 



i^O) 



. Ge mot maoque dans le Dictionnaire, dans \e& difiEérents sens 
que nous allons établir. 

(1) Le mot JüJUuO clésigne encore 1° «n mouchoir. On lit dans le Oyoun al 
aihar (man. 340, fol. 189 r») que le Prophete faïnit nsage d'an ^m^} J^ JUuO 
y tf^^^ g^ «moachoir, ponr s'essayer le nsage.*' Dans les Fayo^ef d'lbn^BaUmtah 
(man. de H. de Gayangos, ibl. 144 r»): J^ JJU^ l g g> j «J^ \S^^S^üe^ oJo. 
l^AJiX^ i«V^ (r)^ *^'^^ pleara et s'essnja le visage arec soa monrhoir.'* Dans 
VffUtoire d'Egypte d'Ibn-Iyas (man. 367, pag. tbSS): ^UoJLmJI i^^ UU 

JCj« &4^% J^ iJb JüLc Aji^^ v£U6- Dans les Mille et une JVtnts (éd. 
Macnaghlen, tom. I, pag. 834): &&Lw ^^j <^4^9 J^ xJbjUuO Ila.. 
Aillenrs (lom. 1, pag. 112): iU» (54>Jf J^jOjl ^jJ\ v;>flSf L^ VSAiS-i 

j^ljjjf »Je jetai soos le lit le monchoïr qui renfermait les dinars, afin qa'eile 
»pnt Ie prendre." Et H. Lane (7^0 Theusand and ene NightSy tom. I, pag. 424) 



Digitized by 



Google 



Jüjuuo 415 

11 désigne V ie turban (jUU^» JmL^). Oo lit dans les Voya*- 
ges d'Oléarius {f^eyoffes en Moscovie^ Tartarie ei Perse ^ pag. 
811): Dies boonets des Persans, appellez mendiU en PeTMcnt 



fait, è cette occasion, rohservaüon siiirante: »C'est ane cootamc générale panni les 
«Arabes de donner un présent qol consïste en argent, nooé dans Ie coin d'nh moa- 
jteboir brode.** Ailleqrs (tom. I, pag. 607) M. Lanoi d^it alnsi h moochoir das 
OrièDUox: »Le moocboir dt géaéndeuieBt obloogi et cbaovn des 4eax beats ett bptlé 
sd'on bord de soie de conlear et d*or; les deaz aatres lisières sont unies." On Iti 
dans les JSilie et une Nuiti (éd. Macnaghten, tom» f, pag. 668): s^OJi Jk^ JüuO 
»on moachoir brode.** Plas bas (ihid,)i \JQm\ Jujüutf »aQ monchoir blanc.'* Et 
aülcurs (tom. I, pag. 672): /-♦i^l JuiXJuO ton moachoir rouge." 

Les Oricntanx portent Ic moachoir attaché è Ia ceintore. Comparez Ia PI. XV», 
fig. 3 dans l'oarrage de Host, IVachrichien von Marohos, et Backingham, Travets 
in Mesopoiamia^ tom. I, pag. 160. Ia méme contnme existait parmi bs cheraliers 
chrétiehs de TEspagtia {RonumMto dei dd). 

Qaand oa doone ie monchoir k fae^a'on, c*est on signe d'amnïstie. On lit dans 
les MUU ei mne NviU (éd. Hacnagbteo, tom. I, pag. 271)i (>M ^^^1 jLfti 
^Lo^t J^iX^ ttUxftli ^Lo^( »mon fière, dit-il, désire Tamnistie. Alors 
Bl'aatre lui donna ie moachoir d^amnislie." (Comparex U. Torrens, Arahian Nigkts, 
ton. I, NoUêy pag. XXXiU, et M. Lane, tom. I, pag. 484). Aüleors (tom, II, 

1* nrn **-Vtii OAkiiLI i*jmJ9 »Aecordes-niei moq prdoo, 6 Emir des Croyants, 
»dit Ie jeube bomme, et donne&-mot Ie moachoir d*amaistie, afin que mon êant et 
smon xoear soient en repos. Soyes saus in^oiétade, répondit Ie Khalife, an présent 
•te sera donné.*' Dans VBiatoire d*£g^e de Novrairi (man. 2 m, fol. 70 r°): 

^JÜt sXjlsSP^ (jMiXftil il bJXuou Jua«^t ILoJI vdJUI «>Ls! 
luJf Aii>t aJ JUj a d »ja»^ xJ!o\f^ (jam4 ^«axÜI (^t JumnU 
v^Aj^I ^U ijuc\jj9 vit ^(>yMJ ttj^^ &i r^S ^ ^^flhiij J^.OJüo 

»A]ors Al-Meük-as-SIUh-Ismail se rendit, avec 8e$ troupes, vers Jénualem, et les 
•Francs Paccompagnèrent. Il envoya aa seheikh (^^iXJf y^ AjLyw^t ^^^f^ 



Digitized by 



Google 



4>6 J^Jüui , 

»et turbans ea Ture^" [Ie mot juu}$ ea% peraan, et noo pac 
tarc] »80iit &iis ou de toUe de cotUmt ou de quekpie watie 
nétoSe de soye fine et rayëe de dir^ies coalears; ib font 
oplusieurs tours, et ont jiuqu'i buit ou neuf aunes de long, 
»ayaiH leurs plis legerement cousus ou faufilez d'un fil d'or. — 
»Le9 bonnets des Ecclesiastiquea Persans, et particulièreaieot 
«des JfaJUj sont tous blancs, aussibiea que toot leur habille- 



»i»^LMJf iXx^ ^*0 WVA^I JübC) on de iet aaif intimes, aTec «oo mondkoit^ 
>et lui dit: Donoes-loi moo moachoiry traites-Ie ftnictlement, Mtores-le de nut pco- 
»teciion , et prometter-ioi ^e fes dignités lai aeroot rendoet. Si ceU la^ plüt, to«s 
»le eondoires ▼€» moi; oMUi s'il fe coodiiit doroMot cnTers tmu, toos reaprnoo- 
»MKB dans une tante prèa de la vfttre.*' 

Le not Jl^ jUUo désigne 2* umê sêrviêttê. Oq lit dans Toonage d'Ibn-BatoQtah 
(^oyagtt, man. fol. 108 to): LjJLju^^ J^Oüj» ^ ^^)^ (v^^O l^iV^U 
^yC^}^ &AAfU fV^ »1^ prit les habiu^ ks tnreio pp a daas sne serviette, les 
spU^ sur sa tète et fl*ea alla." Dans VUiHmrê tl^Egypiê de Rowairi (aan. t k (2), 

pag. 81): |*yJitf J^4XJÜ0 ^ ^-AA^^j \yXj^ — Jma^ — ^\i «H atait 
»la coatame d*eatojer ane tarte et nu petit pain, dans ane senriette sar laqnelle aan 
scachet était appliijiié.*' Dans les Mille et unê IVmtê (éd. Hacnaghten, tooi. II, 
peg. aSö): ^^»j ;tXJL^ ^yo ^^if» y^ÓJ\ ^ y^ ^''^ 

^^1 ^ Ju)üüU^ ^jakA yo^ ^'S:i\ dL-Jb 1^,^^ ,.U ^5Lt 

^idió^jll aElle m'apporta nne ceope d*or rouge, onée de piemries et da fcy p ; 
selle était pleine d'eaa mélé de mttse odortl<ifant, et eooTerte d'nne senriatte' da aoie 
sTerte.'* 8» im tablün Conpares le passage de Nowairi qae fai pnbUé aa aiot 
^LlO^- Le mot e^pagnol mandil s*empleie dans le méme sens. 

Bnfin ce «mU d^'gue en génésal tmlingê. On troave dans VBUioire d* Egypte d*tbn-Ijas 
(aian.867, pag. 806): d^y^ ^^9) C)^> f^f*'^*^ <^ V Jty^^t Vfi^Jukj^ 
JU^ Ua^ J^ÜyuO ^ >.Y»w Ó3 vsjIoLum* Ibn-Balontah (man. fol. 96 v*) 
neos iooruit on excelienv coouaentaire sar ce passage %nand il dit ; Jk^ JUüo A AX^am 
cL^t JüU 2U &X^\x saxor eum vetieno interfedt ope Ju JUut cainsdam, qno 
»ram inempe eins membram virile) absterail posl coitam.*' 



Digitized by 



Google 



JljOüud 417 

«ment II y en a qui mettent i leurs mendilê uoe hooppe de 
»80ye, qoi leur pend sur Ie dos, on sur Tépanlei de la Ion- 
»gueur d'une demi-aune. Les Seidj c'est-è-dire| ceux qui se 
»disrat étre de la posterité de Mahomet^ et qui pretendent 
Ȏtre des successeurs, ont nne houppe de soye yerte & leur 
ttturiban (^j/' Ge sens que Ie mot Juüüjo ayait en Perse, se re* 
trouye chez les écriyains arabes. J'ai déjè dit au mot &oUe, 
que porter Ie turban autour du cou, c'ëtait un signe de sou- 
mission, et qu'on tëmoignait par lè qu'on reconnaissait au 
yainqueur Ie plein droit de yie ou de mort. On lit dans VHis- 
ioire dJSgypte de Nowairi (man. 2 m, foL 37 y*): SJUJt J^U^ 
J^jUüo lüLLe ^y ^UiJLJI ^il ^^yié iVoyant Ie grand nombre 
»des troupes ennemies, il sortit du chAteau, et se rendit.yers 
»\e sultan^ portant un turban autour du cou,'' Dans 1'ouyrage 
d'Ibn-Iyas [Huioire d' Egypte^ man. 367, pag. 149): ^ Jy 

^Lo^t &Juo LJLk^ -*lf< é^g »Lui-méme et Ie reste des naibs 
»descendirent du chAteau^ mirent des turbans autour du cou, 
net se rendirent yers Timourlenk, pour lui demander l'amnis- 
Dtie." J'ai dit également au mot &oU^, qu'on se sert du turban 
pour y serrer son argent« Or, on lit dans VJTüioire d^Egypte 
de Nowairi (man, 2 n, fbl. 87 y): ^t ^ aS^ xJbdUUo ^f ^JJ 
É^I)jJI mVO PVi'^ aui* wil dit que son turban était tombe dans 
»la fosse et qu'il s'y trouyait une forte somme de dirhems." 



(*) Ce qae dit ici Oléarias n'est plas d'application pour nos joon, ctr les Penans 
portent an bonnet de peaa de brebii, qni est haat, étroit et noir. Ker Porter 
{Travêls in Gê^gia, Persia, ArvMnia^ aneiêni BalyUnda^ etc, tom. I, pag. 416) 
Tit des turbans, tels qa*on les portalt anciennement en Perse, sar les peinlores de 
Chehel-Setoon (Palais des qaaranle pilliers). 

53 



Digitized by 



Google 



418 J^^Xii* ^ S^jmkA 

Le mot Jl^cXJU dérigne 2* scm eeinhtre. IbinBttoatah (^agfo- 
jHst, man. de M. de Gayangos, fi)l. 87 r») dit det esdaTes 
(téLJUo) des joailKen (^^y»^) i Tdmi: wLjcJÜt piji-U 
^^t ihiylUf ii>yö^AjÊ f^Léj^y S^&^ x^ils portent des Té- 
utements magnifiqaes, et fimt usage de mmt dih de soie ea 
»gaise de oeintores/' Le méme Toyageiir dit^ en parlai^ da 
roi de Hormai (foh 116 t*): JuiJa4^ iaMr^t «>^c3Lftji y^, »I1 
wportait on mendil en goise de tseintnre.'' Dans YHtMioin 
JCEgypU de Nowairi (man. 2 o, fi^ 46^ r**) on treove: ^. 
Jk^JUUi» irrrjM OjóJk0* Et plas bas (nuui. 2 o, fi)L 48 t"): 
J^JüU^ ifiUujJt i>}i)J^ Ja^ Js^ yftj. On lit dans l'oamige 
de Mannol (Deêcripeiom de Jffrica^ Xaau U, foL S, coL 4) 
qai parie des Beibéres de la profinoe de Heha, la [Aas oc- 
cidentale da royaume de Hareo: loSor la peau nae^ ils se cei- 
ngnent arec des mandils {em unas mandileê) de la méme étoA 
»(sayoir de laine), qai les courrent depuis la ceinture josqo'i 
»la moitié des caisses. 



9fi f 09 



Ge mot manqae dans le Dietionnaire. 

Ao rapport de Host (JfacArieAien vm Marokoêj pag. 119), 
les lemmes i Maroc portent !• la ohemise, 2*" le ct^ên^ V 
»sar eet habit qaelqMs*unes portent ane Moneoria^ oo on 
Dsartout {Ué>erwg) en toile de lin fine/' et enfin 4"* le kaxk. 
Geci est confirmé par H. GrSberg di Hemsö {Specchio etc., pag. 
82) qai ëcrit mensaria. Dombay (Gramm. ling. Mauro-Jrab., 
pag. 82) écrit 9!j>sficJJi^ et il tradoit ce mot par indunum. 



Digitized by 



Google 



/*** ~ cr|> o** 



41» 



Le Kamouê {éd* de Calcutta, pag. M?) cxplique oe mot 
par ^vaJI. Voy^ ce mot. 



9x 



Ge mot manqne dans le Didtoooaire. 

On a ééjk ta jdos haot (aa mot ^JJl) qae la ferme ftminine 
de ce mot, SiiJ^» existe dans la laogfue arabe, et que des 
aateors de TBgypte Temploient dans le sena de iarohcmj 4er^ 
ffieite. En Espagne, la fbrme mascnline» oUtJUt désigoait ane 
espèce de eoiffiire , car Pedro de Alcala (Fcemkulurio Espmol 
JrtAigo) expliqae alnuMor par uUU«, au ploriel uL^lJU* 
Voyez sar alwun%ar au mot yjyt. 



Ce mot manqne dans le Dictionnaire. 

Selon Sombay (€fr€nmm. ling. Mwmti^Jrab.^ pag* 88), cette 
eipresaion signifie g4ilerieulu9 namianm^ un peM btmmi dmU 
se sorveiU /es imaidaiê. Le mot fjai est probaUement one 
cormptkm de Uü^y car au Hagreb, oomme en Egypte (▼oyes 
JL Lane, Modern EgypUmn»^ torn. DL, pag* 419)^ on prononoe 
ce demier mot de cette maniere (voyes Dombay, Orêtmm.^ 
pag. 11). ^k {jQ^ signifie donc littéralement la moiUi dê 
la me. 



63* 



Digitized by 



Google 



420 ^Uai - jjku 

^. 

Je renfoie Ie lectear i oe qai a ëté dit sur celte espèce de 
yétement par l'illustre Sihestre de Sacy {CkresiamatAie arttbe, 
tom. II, pag. 303, 304). Oa lit dans Ie Commeniaire de Tebrizi 
sur la HanuuaA (pag. 38): Ju ^t ouü »U^t ^jjUaiJt \sA^y 
Bokhari {SaAiA^ tom. II, man* 356, ibL 168 r^) appelle oette 
femme ^sLkiJt vs»l6i et il doos ezpliqae poin*qaoi ce aurnoin 
afait été domié i la fille d'Aboo^Bekr, en ces termes : UiftG^^df 

C^lJLJ f^Uu'l NS^jJlAi vIt^ é ^7^ ^^ IkMJuCy )^4*t V^^ 

Ji^ o^l^ düJJ^ ofjjtl KJ v^VjU L^sllii ^ SjdaS^ ^t 
ijUiJlM ^16 »Nous leur [au Prophete et è Abou-Bekr] fbur- 
»nlmes des proYisions de voyage exquises, et nous pla^ames 
»le5 viyres dans un sac. Alors Asmé^ la fille d'Abou-Bdcr, 
i^coupa un morceau de son midk, afim que eda servit de oorde 
»pour'porter Ie sac. A cause de oela, on l'appela ^UbüJI \sAö*'* 



CSes mots désignent mtt ceinturen mais toiigours wie eemhire 
d^wr iM ^Pargeni. Jamais on ne lira d'on miniak oo d'ane 
müUakaJk en cuir ou en ^toSe quelconque* Bien qu'il ne lèt 
pas penhu aux hoomies dé se parer'dH)r ou d'argeat, la 1(h 
leur accordait de porter une oeinture d'argent oo d'or (ukju). 

JLóii^ yjjo sJUmi\ &JL^^ iSiuJ\y MoUtkM id abkor, man. 1211, 
ibL 164 v^. Le commentateur [Madjma al anhor^ ëd. de Ccm- 
stantinople, tom. II, pag. 26d) fiiit sur ces mots l'obserfation 
suifante: J^|^ ^j^jjf. ^ Ugiit s^ó^\ ^ c^fs-óAM^). 



Digitized by 



Google 



Da mot (j^LJuo s'est fonnë Ie verbe (^^SaJ^- Dans Leiires 
d'Ibn-al-Khatib (man. 11 (1), fol. 21 t») on lit: t^JUi tX> 
iuA^LjjJI SAAd^l ^^ JiIIs avaient ceint de mmiaks leurs 
ïikahds de soie." 



H. Hammer-Pmrgstall (dans les Wiener Jahrbücher^ tom. 
LXIX) a déjè proavé de la maniere la plus conyaincante, que 
ie mot Jjü désigne tme sandale et non pas qoelque autre es- 
pèce de chaussure: On pent yoir la fbrme des sandales arabes 
dans TouTrage de Nidbuhr {Beschryving van Arahit^ PI. II, 
E| F) G). H. Turner {JwmuU of a Tour in the. Levani^ tom. 
H, pag. 478), en parlant des Bédouina du désert de l'Egyple, 
B^exprime en ces termes: »Quelquefois ils yont nn-pieds, mais 
)»en d'aütres occasions ils portent des sandales, feites de la peau 
ncroe du cbameaa; on les attaché au moyen de deux bandes 
»dont Tune passé sur Ie milieu du pied, et Tautre entre Ie 
»gft)s jet Ie isecond doigt J'achetai une paire de ces sandales 
x>è Soez d'un gargon arabe que je rencontrai chaussé de cette 
«maniere; doais elles venaient du Hedjas, et étaient plut or* 
Duëes que les sandales prdinaires." Au rapport de Burekhardt 
{Travele in Arabia^ tom. I, pag, A36), 1^ hommes i la Heocpe 
portent: ))des sandales au lieu de souliers. Les sandales les 
»pkis estimëes Tiennent du Jemen, oü toutes sortes de febri- 
i>ques de cuir sen]AleAt fleurir/' 

Le JiAj OU sandale dn Prophete s^tAle avoir été une des 
plus prëcieuses reliques mahométanes. On Ut dans VBisioire 
dC Egypte de Nowairi (man. 2 m, fol. 61 v% 52 r^}: sK^ (.«jo. 



Digitized by 



Google 



422 Jüü 

^t ^ f.lkuJ\ ^óM h3<M. «iXJU s^ Jb Ldjt jJJ^lJS y^\ 

O^^ïiM ^ &yjy (•Ll JjüJ! SM, »i>U. ULi 5j,-d^ ^^ 
l^liiJt J^ AJLc^^ ^, &Iu£ J^ «jL^^j kJUu JjüJI iJL^ 

v!)^ &A^RJt ^ ^yo JU^ S^tjc^ lüJU v5;^(j &U^ «Ul^tj 
dJ6 Juu JU «4X1^ ^yiJ JjüJt ^;jo luJaS iX^t J^ ^y^ fttJ 

[£^ Jüü t jüD óJjü ^t oJLs^ CJüU^ V20 dJ6' J^ ouvy^ Uj 

aju ii^ ftjüt lü^^ jjü u& j jr ^ ^^^ «Ij k^J, ^lÜ 

\£iLff^ JüuJU vi ^5^^) u^) |;r^ v54U^ l»l±uJt ^Ut |^ 

L4JLa uUr^t, &AJUJÜt s^jjJ3\ I4JI JJü^ l4Ai JüüJt ^jS >^d^ 
\Jll.3H x>Abou-4-modia£EEir a raeonté aiun oe qni aait: h 
i^Büd troovai eha lui [Ie aoltan Al^«aidtk^*^aadinif] k KhélAt, 
^lotBqoe A&*naUfaAm«ibA«Abi-'14iadid arriTa af ee la sandale do 
tilhiophète. rinforntai Ie soltan de aon amrée, eteduinaper* 
Dtutt & eet homme de se presente chez lm. Qoa&d il fiit 
)»Yeftu avec la saBdstle, Ie soltan ae leva» qmtta la salie [en 
»allant ao defaot de loi], prit la sandale, la baisai la plafs 
i>mt aes yem, pleora, et fit dotmer one kkHak è An-naltfaim; 
lytl loi donna anasi on present en argent, et hü assigna on 
))reveno annoeL Gette sandalei dit^l, restera chez noos afin 
»qoe Dien nons bënissel Puis il Toakrt coup^ on mcRi^a 
Nde la sandale ponr Ie porter snr lui; mais il ne Ie fit point 
i^en disant: J'ai réfléchi miltrenient snr mon intention, et je 
»nie suis dit: Si je coupe on moroeau de la sandale , on aotre 
i»en fera antant, et ainsi de suite p); de oette «naaière, k 

(') Je lis JuaJLMJUi tf€c Ie mamucrit B. tt m&muc^ A poHe JUMJU^Ai* 
Im. Mcofkle l^row ^^utêtXêM^^ tlgnifie ici: coniwwia fuii catenaê instar tuimtfnm' 



Digitized by 



Google 



«sandale disparattrait entièreiD^it. J'ai donc quitlé cette pen* 
»sée, et j'abandoDDerai la sandale k Dien, car qnicoQque 
j^abandonne une chose k Diea, Dieu Ten rëcompensera! Ao- 
»natthftiD resta quelques mois chez moi; mais étant tombe 
»malade, il me légua la sandale, et mourat; de cette ma- 
»aiëre je re^as la sandale dans soa entier. Le sultan ayant 
»acheté la maiton de KayomAz Tastrologiie , et Tayant conrer- 
)ftie en ooUége destiné i la leotare des Traditions, il y laissa la 
Asandale , fit tran^rter Ters ce lieu des lirres de grande va*- 
)>leur, et assigna k oe college on grand nombre de legs pieux." 
En 711, noos retroavons la sandale da Prophete k Damas, 
car nous lisons dans un antre volume de VBiwtotre de Ho- 
wairi (man. 2 o, IbL 67 t^): ^^iX-H \P i r v^^ki^l ^^( 

iJLutf. )»Le khatibj Djimal-od-din-al-Kaswini, prit du lieu 
»oü ils étaient déposés, l'Alcoran, écrit de la main d'Othman, 
net la sandale du Prophete." Et plus bas (foL 67 v"^): him^ 

^ ^^luJ\y ^^t v^t ^yuJ\ i^yCJt Jüüüt^ (^ j3I m^tm 

4XJLJt v^f v£>4XAftt^ oujuij* Ge qu'Al*melik*al-aschraf avait 
craint et préfu, arriva; la sandale du Prophete subit le sort 
de bien d^autres reliqoes: elle fut divisëe: et nous trourons 
dans VHisioire ét Egypte d'Ibn-*Iyas (man. 367, pag. 429) 
qu'en Tannée 843 nn kadhi^ en Egypte, possédait un mw*oeau 
de la sandale du Pn^hëte. 

Les anciens Arabes semblent avoir employé le pro?erbe: ^ 
^ oJ\ JüUJt "> Cette sandale m'a hit tomber/' (Voyez M. 
Weyers, Imi Ibn Ehakanis de Ibn Zeidouno^ pag. 28, ^ 
la note du safant éditeur , pag. 96). De nos jours les Egy- 
ptiens disent : iJjü ^Llt ^ Jc^li »you6 arrachez la sandale 



Digitized by 



Google 



424 Jju — v-iUi 

»i celQi«dont les pieds sont couferts de plaies (^)/' c'est-i- 
dire» TOus Ie rainez complètement (Barckhardt, drab. Pro- 
verbsj »• 162). 






Jusqu'ici nous n'aTons rencontre aucun terme servant a dé* 
signer un Toile de femme, dans leqael on a pratiqoe deux 
trous è Tendroit des yeux. Un tel Toiie doit cependant avoir 
été en usage j car les voyageurs en parlent. Or, Ie verbe ^^JS 
en arabe, en hébreu ag;, signifie per/oravii; il est donc assez 
naturel de supposer que Ie mot wLSj puisse exprimer velum 
cut suni foratnina. En e£kt Ibn-Djinni Tatteste formellement 
en ces termes: auuo v^jütUi m^j^ J| Sf^f Jk^tó ^f vUuff 
^jjüJI J^yo (Commentaire sur les poésies de JUotetuMnt man. 
126, pag. 220). 

On lit dans Ie Yoyage de van Ghistele {T Fcyage van Mker 
Joos van Ghistele y pag. 23): »Les femmes de la campagne 
•portent au deTant du yisage une pièce d'étoffe, garnie de 
i>deux trous par lesquels elles peuvent Toir." Belon {Observor' 
itmsj pag. 233) dit de même: »La fefon des villageoises Ara- 
))bes et Egyptiennes est une masqueure la plus lalde de toutes: 
»car elles se mettent seulement quelque toile de coton noire 
»ou d'autre couleur devant les yeux, qui leur pend devant Ie 
»Tisage en appoinctissant vers Ie menton , comme la museliere 
»d'une damoiselle appellee une barbute, et & fin d'avoir veue 
»au travers de ce linge, elles font deux trous k Tendroit des 

{*) *v^^ means nol oiily harê/ooted^ bat one wfio has the sole of hu fbot sore 
»rroBi walking.*' Nole de Barck hardt. 



Digitized by 



Google 



v^Liü • 425 

»dëox yeuX) telletnent qu'etlés estans ainsi accoustrées, res- 
«semblent cèux qui se battent Ie Yendredi Sainct k Rome ou 
))en Avignon." (Comparei Pietro dèlla Valle, J^iaggtj tom. I, 
pag. 330). Le prince Radzivil {Jet'bsolytnitana peregrinatio^ 
pag. 187) dit aussi, en parlant des filles de la campagne: 
»Leur voile consiste en une pièce de toile de coton, dans la- 
»qoelle il y a des trous k Tendroit des yeux (foraminibus pro 
ifiocutü excisisji le vent léve facilement ce voile, et il n^est 
»pas difficile de voir leur visagè/' On lit dans Touvrage, in- 
titnlé: Jt Relation of a Jouméy begun An. Dom. 1610 (pag. 
20d), que les femmes de la campagne »se couvrent le visage 
»de piéces d'ëtoffes, horribles è voir {beastly clouis)^ qui ont 
«des trous au devant des yeux." Dans Ia Relation de Goppin 
(Le Souclier de PEurope^ pag. 2 ld): i^Les filles des personnes 
»accommodées y ont un ta£Fetas rouge, et celles des pauvres 
»n'y ont qu'une toille blanche ou bleue, et ces deux sortes de 
»toille8 ont deux petites ouvertures au devant des yeux, afin 
»que celles qui en sont cachées pnissent voir pour se conduire.*' 

Gette sorte de voile était aussi portee par les femmes des 
Bédouins en Egypte. On trouve dans la Relation de Hellfrich 
{Kurt%er unnd wakrhafftiger Bericht von der Rays%^ fbl. 387 
v^): »Elles se couvrent le visage d'une pièce d'étofie dans laquelle 
«ón a pratiqué deux trous, afin qu'elles puissent voir/' Roger 
{La ierre satnctSy pag. 208) dit de méme en parlant des fem- 
mes des Bédouins de la Syrië : » Ayans devant la face un linge 
•qui est percé au droit des yeux." ' 

Le voyageur espagnol Ibn-Djobair rapporte que les Sicilien- 
ne« U JUt v-^&JL? ^juvSA>f »8e voilent de ntkdis de couleur." 

Les Morabites portaient le ^^\jj par-dessns le Aiif de sorte 

64 



Digitized by 



Google 



426 v->U3 — 8^ 

qu'on ne vit qae Torbite des yeuz; et, cbez euz, c^était, i oe 
qu'il paratt, un bandeau* (Voyez Al-Bekri, dans les Notieei 
ei Extratts, torn. XII, pag. 633, et la note de son savant 
traducteur, H. Quatremère). 



G'eat une espèce de calefon de jemme , garni d'une codiase 
pour 7 passer un cordon ; ce Têtement n'a pas la fa^on du ca- 
le^on et on n'en enveloppe pas les cuisses. (Gomparez Tébrizi, 
Commeniaire sur la ffamasah^' fag. 682, cité par M. Freytag). 
Suivant Zamakhscbari (Lexicon Jrah. Pers.^ part. I, pag. 62) 
sce mot dësigne une eetniure (Juü ^Lyo). 



•..•f 



Ge mot manc^ue dans Ie Dictionnaire. 

Au rapport de Burckhardt (Noies on the Bedouins and fVa- 
kabysy pag. 29), »les dames cbez les Bédouins couvrent la 
Dmoitié du visage avec un voile de couleur foucée , appele 
^neh/e; il s'attacbe de maniere k couvrir Ie menton et la 
i>boucbe." 

Ge mot doit designer une espéce de jo, car oa lit daas 
Ie cbapitre, intitulë iX^Wy iy^^y ^)T^^ V^ ^^ Bokfaari 
{iSakthj torn. II, man. 366, fd. 168 V") la tradition suivante, 
rapportée sur Tautorité d'Abou-Horairab: aJüt J^^ vmm^ Jli 
^ 8^) ^1 ^ SjJL\ jL^iJu JySj |wU) luJU «Jül Jjc 



Digitized by 



Google 



JL^i — Swüjo 427 

^^JÜLjui ^1 «Jül J^^ i lÜUI gOl JLSi luJU ^2?^ vf^J^^' 
JUi ^La^^l ^ Jüs^^ l»U ^ p^JLo iJju^l |w^t JUi |«4Jüo 

*JLJI jLo ^1 JUi jy^juo ^^jULmJ ^t iJUI £4>l iJUf Jy^^ 
R n'frj l^ r sdAjuM JLyv. &JU »J'ai entendu dire au Prophete: 
»une partie de mon peuple, au nombre de soizante et dix mille, 
«)eQtrera dans Ie Paradis. Leur visage prêtera de 1'éclat è l'éclat 
»de la lune. Alors OkkAschah-ibn-Hihsan-al-asdl se leva, et 
»ëleTant une namirah qu'il portait, il s'écria: Priez Dieu, ó 
»EnT07é du Très-hautt qu'il yeuiUe que je sois de ce nombre! 
nLe prophete pria: d Dieu! Veuiile qu'il soit de ce oombre! 
»Ensuite ud des emzdrs se leva et adressa la mème demande 
))au Prophete, mais celui-ci répondit: Okk&schah vous a de- 
))Tancé!" 

Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 

Ibn-Batoutah {f^ojfogesj man. de M. de Gayangos, fol. 225 
T^) raconte qu'étant feit prisonnier par les infidèles de FInde, 
il dut sa liberté è un jeune Indien. Il ajoute : Ea4>( Ci>iX^li 
^y, «cUft &Jb g-AJUc ^Uiftfj »bf i gLhrtj ^ v:;oK ^f 
^ JbJt. L'adjectif jo^ dont ïyxk/o est Ie fëminin ^ signifie 
entre autres grosêier^ en parlant d'une peau. Je pense donc 
que 8%jüüe pris substantivement, désigne une espèce demanieau 
grossier^ et je traduis en conséquence: »Je pris la djoblxih 
1 y>dont j'étais revêtu et je la lui donnai. Au lieu de ce vête- 
)>raent il me donna son manteau grossier et usé, et il me 
«montra Ie chemin que je devais sui?re." 



54 = 



Digitized by 



Google 



428 ,.., Jjft — ^Uit 



v:>5 



,<lè 



Ge mot manque dans Ie Dictionnaire. 
li désÏQae au Magreb un maniecnt 4e laine (Dombay, Gr€mm. 
ling. JUmroMrab.y pag. 83). 






Ce tenue ne semiile s'einployer qu'eu parlant d'we cw- 
ture dont on se $ert pwr jf $errer son arge^* On lit ijfois 
les Foyiiges dlbn-Batoutah (man. de M. de Gayangpn, IqL 
47 V»): v^i ^ vi)^^ *fcu*'j i c)*^? ^^^ poirtait uoe ceie- 
Dture, remplie d'or." Dans les Mille e/ toie AuaV^ (éd. l^ac- 
naghten, tom. I, pag. 267): ^iJ| ^^U? yöj ^f ^^Iq^, 
it^i^M ^ üölüö *i v^bdJb ))Mon frère s'assit, transporté 
»de joie k cause des dinars. Ensoite il les serra dans Ie kim- 
}>yébt." Un vers dlbn-al-Labbanab (dans man tlüforia 4^ 
badidarum, tom. I| peg. 70) démontre jusqu'è révidence que 
Ie mot ^U^ifi déf igne exclusiyement une oeiuture dans laqoelle 
on porie son argent. Ce poète visite son ancien malUre, ^ 
maiheureux Ai-IHotamid , roi de Séville, dans la prison. C'est 
en Ie voyant cbargé de cbatnes qu'il dit: 

Eu paraphrasant ce vers, je Ie traduis ainsi en ^an^ais: 

»K 1'endroit ifii auparavant se trouyaient le^, oeintures, rem- 
»plie8 d or, — il ne les portait que pour répandre 4^ bien- 
»faits — je vis des cbatnes qui lui entouraient Ie corps^ ie 
»voulus me persuader que ce n'étaient pas des cbatnes Térita- 



Digitized by 



Google 



»ble8, mais les oeiotures d'autrefois* Mfii» biwt^t, hélas! je 
)»m'aper9U9 de la différence qui ezistait entre elles!" 
Gette ceinUire était probaJi>lameiit qd coir. 



Ge mot manqae dans Ie Dictionnaire. 

Ci'est probablem^nt qn mai^teau^ resaemblant k la &a3U:£ et 

i h Rè^l?,* (v^^ <^ «»^)- 8*JU» W*Mit ^ Sl^ -^f 
Id^JJI (j^^^jlc^ ^j^ &a3U&)I l^-i y M^i^ ^Ufr^^t, dit Ibfi* 
Batoutab (^<^^^f n)<u»« <!$ fiayaagoatioL 21^8 v*) dans son 
artiple mv l||iip«tP«. 



C^J 



SioiTAUl )^ l^^ioograpbes nr^be», c'eA uoo large cdntore 
4e qpir, ari^ d^ pieireries et portee pi^r ]<s» femmes. (Gom-* 
parez la na\^ de M* de GayaD^s, HUiory qft&e JHohammêdem 
Dyn^aH^$ in Spain y torn. I, pag, 40^)^ On trouve dans Mo* 
tenabbi {Poésies, man. 542, pag. $2) Ie vers suivanti 

L4JLX Jb;ilf l^^ ^y (^lyi) 

Pour comprendre ce vers, il fant se rappeler que les Arabes 
aiment beaucoup, cbez les féipmes, Tamplear des hanobes} Ie 
mot Wtti' indique ici Ie grand manteau , porté par les femmes 
en Oiïeiiit quand elles sortent; je traduis en consëquence: 

üUampleur de ses hanches fait que son manteau ne peut 
»toucher son corps , de sorte que Ie manteau reste bien éloigné 
»de ses deux ceintures." Le scoliaste Wabidi explique Ie mot 



Digitized by 



Google 



«o ^^ — Sjjy 

^^^L&j de cette maniere: ^yX3 yjjSS%3 ^jjp^Ltyb Ju^ 
v^ (5^^t^ v:)^^ ^-^^ J^ U^tJur^l Ju^y» Sf«Jt U^ 
^maj^I. Cette explication ne m'est pas trop daire. 

Les poètes arabes se seirent de TexpressioD _Lw Jt ^!> poor 
designer une femme, ün vers d'Ibn-Hamdis Ie Sicilien (dans 
Ie Jkhbar o/ molauk, man. 639, pag. 168) est con^u en oes 
termes: 

uytofi vJir^tjju j^ (^^) 

»Donnez-*noiis Ie vin, aprés TaToir re^ de Ia main de cdle 
nqui porte Ie wiêAdh." 

> Suirant les Dictionnaires arabes cette eq>èoe de oeinture ne 
serait portee qae par les femmes; cependant on Kt dans Ibn- 
Kbacan (dans mon HiMtoria Abbadidarum tom. I, pag. 44), 
en parlant d'un page (^): a^L^^ G%iJt ^^ ^^ ^y 
Ailleurs {Kalayid al ikyan , torn* I, man. 306, pag. 84): ^ JU 
(jiSU^b ^t fy^y^ (J — *^^ ^^ Q"^ ^^ prenaientpour cein- 
Mtures qae desbaudtiers.'' Yoyez aussi Abon-'l-feda Jnnales 
MeMmuriy tomv • II, pag. 179 {}). — Comparez sor Ie pluriel 
^L&,i Ie sooliaste^ dans la Chrestomathie arabe de Silvestre de 

c ^ 

Sacy, tom. H, pég. 390, note (68). 



Le Kamous (éd. de Galcutta, pag. 649) explique SJJljl^ 



(1) Reisde dit dans xm^^ note aor ce ptiMge (tom. 11^ ptg. Oaft): >^L^* e« 
•btltheiij, ^i per transvenam dorsam et pfetos, sapra scapolas el infra adTemis 
»Iatus homines ambit.** JM^ore on Ie «avant éditear d'Abon-'l-feda a paisé ces ren- 
seignements, et je pense qo*i] se trompe, car ses paroles peoTcnt s'appliqaer an baadrier 
((|jL«^) mais non pas ao ^Uw** 



Digitized by 



Google 



par S^LojJij &aJLaJI n^mI S^U^I* La S^Ls^ est donc uoe spitte 
de &AifLb* Bans Ie Lob cd lobab (pag. 276) Ie mot iAs^ est 
expliqué par &jü&o* 



Ge mot, d'origine turque, manque dans Ie Dictionnaire. 

Après Tartide de ^.^Jl.^, on lit dans VEsscU de M. Ie . 
Gomte de Gbabrol (dans la BescripHim de P Egypte, torn. XYIII, 
pag. 108): » JUl^ autre corset propre aux Mamlooks; il est ample, 
»court| et a des manches fort longues et fort larges." G'est, 
sans doote, Ie » gilet court, gami de manches'* de Pococke 
{Beechrijving van Aei Oosien, torn. I, pag. 327; PI. LVIII, M). 

Le vdUb est aossi porté k Tripoli de Barbarie, car on lit dans 
PoQvrage intitulé Narrcdive ofa ten years* residence ai Tripoli 
in Jfrica (pag. 3): »Le premier ministre portait un court jel- 
9 lick j OU jaquette de satió cramoisi, brodé d'or sur le poitrine; 
»cet habit est fait en guise de gilet, r^Ievé par devant et par 
» derrière; on Ie met en introduisant la téte par une ouverture 
»qu'on a pratiquée en haut." (Voyez aussi tétrf., pag. 31, 38). 

En parlant du costume des femmes, M. le comte de Gba- 
brol (pag. 112) explique y^JUb par: »Robe qui se met sur la 
Dchemise; elle est onverte par dcTant, et a des manches lon- 
Dgues et étroites.*' La description suivante de.H. Lane (Mo- 
dem Egypiiane^ tom. I, pag. 68) est plus detailleer »Sur la 
»chemise et le ^LüdL^/' dit eet auteur, »on porte une longue 
»Teste, appelëe dUl^f faite des mêmes étofies que Ie ^LuJL^. 
»Elle ressemble k peu prés au ^LbiS des hommes; maïs elle 
»serre plus le corps et les bras^ les manches en sont aussi plus 



Digitized by 



Google 



432 vOJb 

»longueê, et die est taillée de tfutnière qa'oü puisse la bou* 
))tOQiier sar Ie devant, depuis Ia poitrine jus^u'A la céioture 
novL un peu plus bas, tandis qu'oa croise Ie Jti^* sur la 
x>poitrine; elle est aussi ouverte, sur les deux oötés, depuis les 
»hancbes jusqu'en bas. En g^éuéral , Ie yelek est taille de ma- 
Duière è laisser la moitié de la poitriae découTerte , mais celle- 
»ci est couverte par Ia chemise; cependaat beaucoup de dames 
»le portent plus ample è cette partie du corps. Selon la mode 
Dia plus approuvée, il doit étre d'ane longueur suffisante 
»pour toucher la terre, ou même il doit étre plus long dê 
x>deux OU trois pouces, ou de plus." Gomparez la figure dans 
I'ouTrage de H. Lane, pag. 67, et la PI. 26 dans T Atlas du 
Foyage d'OIivier. 



Digitized by 



Google 



Les mots saivants se trouTent dans des aateurs européens, 
et selon toute probabilitëy iis manquent dans nos Dictionnaires, 
mais je n'ai pu dëcoavrir comment on les écrit en arabe: 
Km/U.. Selon Pananti {f^iaggi, tooi. II, pag. 10 de k tra- 
duction hoUandaise), un bonnet porté par les femmes k 
Alger et k Tunis, se nomme honjil. 
Lartia. G'est suivant Diego de Haedo, Ia même chose qoe la 

&Sijü. Voyez plus bant pag. 90, et la note (1). 
Mugaimes. G'est Ie uLjUL^) selon Dapper. Voyez plus haut 

pag. 88. 
fFüehi. Selon Wild {Neue ReysbescAreibung eines gejkngenen 
Christen^ pag. 204) qui se trouTa longtemps en Oriënt, 
pendant la première moitié du XVII* siècle, et qui mérite 
la plus grande confiance par la fidélité et Pexactitude des 
details quUl donne , Ie mot fFïschi désigne un faabit porté 
par les paysans égyptiens. x>Der gemeine Bauersmann 
Dgebet gar slecbt daber, tragt ein grosz weit Hembd an, 
»das ist entweder blau oder schwartz gefarbet, die Ermel 
»seyn mehr als Ellen i¥eit [Toyez au mot f^^^j ^^ der 
»Gürtel tragen sie einen krommen Tolchen, Uber das 
»Hembt ein andern Rock, welchen sie nennen Wiscbt, 
»oder einen Burthe [lo^]'' etc. 



55 



Digitized by 



Google 



ADDmONS ET CORRECnONS. 



Pag. 1 et 2 note (1). Je n'ai poiot ajouté de remarqoea au 
pasaage cl'Ibn-Khaldoua publié daoa cette note, parce 
que je Youlais atteodre Ie retour d'ua autre manuscrit 
qui contient ausai les Prolégcmene9 de oet historieii, 
et qui était absent lorsque ma note s'imprimait Le 
manuscrit 48 ayant été renfoyé, j'y troove les Yariantes 
suiyantes dont quelques unes ne sont que des iautes. 
Ju^ dans le texte , au lieu de Jl^, n'ost qu'une er- 
reur typographique. —Au lieu de ^liXP» le man. 48 
porte ^UL0. — Au lieu de rw^;? Ie man« 48 semble 
porter ^ywjj. — Au lieu de yjisJóSy Uyaityle man. 48 
offre jLart^ ^Uöl^ vjyfljf. — Au lieu de j^ljüf ^ 
«X^^AJI» il £aut lire arec le man. 48 A-dCüÜ^Lj 
«X^<XAit* — Au lieu ^Uüt le man. 48 p(»le ^LÜJ, 
mais je préféré la le^n du texte. — AjNrès le mot 
t^a^^.^^tfj le man. 48 ajoute \A^y n»is je pense 
que ce mot ne présente ici aucun sens. — Au lieu de 
gA^juJl, le man. 48 porte S^y&xH, ce qui revient au 
méme. — üuü .1. Ce mot \JUJ3 m'a beauooup em- 
barrasse. II ne se trouve pas dans le man. 48, et peut- 
étre doit-on le biffer, en supposant que le oopiste ait 



Digitized by 



Google 



435 

ëcrit d'abord \jjj3 «I, au lieu de L^tVjU Jy parce qo'U 
ne pouTait pas lire Ie mot l^S\i5, mais qa'ensQite 
étant parreoa k Ie déchiffirer, il Tait écrit aussi, saus 
bi£Eer oependant soa Uaa5 afin de ne pas gAter sa 
oc^ie. — JjdI ^(f U- Au lieu de ^(f, Ie man. 48 
porte ^U — • Au lieu de wljiiH ^^JUiAj, Ie man. 48 
porte Rjuyi^bn^ ^jJUx&j ; je préféré cetle le^on. — 
Au lieu de ^UJÜ) Ie man. 48 porte mal è propos 

pag. 9. Addition pour la note (1). On trbuve dans Ie DicitoH" 
naire Biograpkique d'Ibn-Kballican (éd. de Slane, 
tom. I, pag. 490): auuJLoj iuuia>e^ <^^^ljt ^ l^^ni^jo 
i>Il se distinguait par ses fa9ons de faire, par la ma- 
»niére dont il mangeait, et par ses yétements étranges/' 

j» 14, note (3). Au lieu de ^t^ f^\ dans Ie Ters d'Amrol- 
kais ) il feut lire ^b^^ iJt- Voyez Ie Diwan de ce 
poéte, publié par M. de Slane, p. 23 1. 3 du texte arabe. 

» 20. En Espagne les vélements de deuil étaient blancs 
méme aprés Ie régne des Omayades, car je troufe 
dans la Dhakhirah d'Ibn-Bassam (man. de Crotha n^ 
266, fol. 223 v«): ^\ ^KJI S^Uö. ^ UU» ^ 03 

Au reste, on a vu par un passage d'lbn-Batoutah 
(Toyez plus baut p. 42, 46) qu'A Idbadj on mettait 
les babits k TeuTers, en signe de deuil. On retrouve 
oette coutume en Afriqae, car i Toceasion d'un en- 
terrement on lit dans Pouvrage intitulé Narraüve of 
a ten years^ Residence ai Tripoli in Afrioa (pag. 70): 
)»A11 these people wore tbeir caps turned inside out." 

65^ 



Digitized by 



Google 



436 

En parlant de la maniere dont se Téteüt les Ara- 
bes pour indiqaer qa'ils soat en oolère, j'ai ooblié 
de faire remarquer que les anciens Arabes ^ ayant une 
vengeance k exercer, portaient Ie turban noir et k 
chaussure de méme couleur. Yoyez la note (2) de M. 
Ie baron de Slane sur Ie Diwan d'Amrolkais, page 31. 
pag. 30. J'ai tradnit les mots LJLy^ LM par )>un izdr qui, 
i>ayant ëté blanc, arait refu, k force de vieillesse, la 
»couleur du miei;" mais cette traduction est inexacte. 
En e£fet, il faut ajouter au Dictionnaire Ie mot ^^Lyb^j 
qui signifie^'oune. Yoyez Ie passage de Nowairi que 
j'ai publié plus haut (pag. 181). On lit encore chez 
eet historiën {Hisioire des Abbctêides^ man. 2 k^ pag. 
1879 événements de.l'année 235): JiycJt yol l^jJ. 
&JLmjJI ILJLyt ^j^ijJ^ LoJJI Jj&t »En cette année, 
DAl-motawakkil ordonna aux peuples tributaires de 
Dporter des taiUsêns jannes," Et plus bas {ibid.)\ 
LyU \y\y} ^^sAj i^LyJ ^ ^y^ y^y Jc n'hésile 
pas i lire l^^lirr ^^ li^Q ^^ ^^9 ^^ j^ traduis: »I1 
))ordonna aussi k^ leurs femmes de porter en sortant 
Dun manteau jaune/' 

» 81. Addition pour Ie mot S U %. Alcala traduit aussi 
fueco ccUfodo par ^liaj* 

x> 110. Addition pour la note (7). On trouve dans Tarticle 
d'Ibn-Djobair {F'ayages, man. 320 (1), p. 133) sar 
Bagdad un passage qui fixe k merfeille 1'étymologie 
et Ie réritable sens du mot ^U^* Le roici: ^y 

^fyill vaiUJUitf ^jliXf j^ye^ ^^y »Parmi les quar- 



Digitized by 



Google 



437 

vtiers de la ville il 7 en a un qui porte Ie nom de 
ü^oiéliiyaAj oü on fabriqoe les étoffes appdëes oidii^ 
»qui se composent de soie et coton de diyerses cou- 
»leur8." 
pagf. 133, 134, note (1). Aux exemples qne j'ai cités ponr proa« 
Ter que Ie mot ^. indique noe sorte d'ëtoSe, on 
peut ajouter les suitants. On lit dans Ibn*Haiyan 
(ajmd Ibn-Bassam, DAcUtAirakf man. de Gotfaa n"" 266, 

fol. 4 r«): ^jJf j,nAX^i))^^ J^ ^^t /^^ J^ 
^Jl ^jujJJU^m »I1 portait des Tètements de tuascAj 
j»par-dessas des vétements de filoselle, se seryait de 
y^daiiki pour ses vètements de dessous, et portait des 
ukalansowehs faites de tuascAj." Et pfos bas (fol. 50 ▼''): 
I4JU oaoli ^yJoJ\ dJb* ^ Luit ^O I4J JU p^ 

jJ»Xii\ pLuJJtj 'M) ^5-V' C^ \J^ ^^ «Ensuite 
)>il dit a la jeune esdaye: approcbez quelques-unes 
vde ces balies. EUe apporta alors plusieurs balies de 
^woêoAjy de filoselle et de soie magnifique/' Dans 
une Histoire de PAfrique et de PEspagne (man. 67, 
fok 34 T«): jj^Ludüfj ^^f^ ^f b^*A* ^UaJLJf LjCi. 

» 147, note (4)« Voyez aussi Ie passage d'lbn-Haiyan, pag. 
316» oü Ie mot ^L^ est employé dans Ie méme sens. 

x> 153, note (1). J'ai dit qu'è Halte Ie mot &iL^ dësigne 
un maiUoi (fen/ani^ mais je dois faire obserrer que 
ce terme se trouye employé en ce sens par des écri- 
Tains arabes classiques. On lit par exemple dans Ie 
Commeniaire Aisiorique d^Ibn-Btuiroun sur Ie poéme 
<r/6ff-^&dfown(manuscrit): ^UuJI ^MLüJlyt jJ^ UU 
fvXl^Lo ti3uD 1^ JU, iSy^ ^ Sju^I vit lU^^t 



Digitized by 



Google 



4S8 

dII leur prësenta Abou-1-Abbas as-safflfa qui venait 
)ode nattre^ eayeloppé dans on maillot, en diaant: yoici 
iTfotre prince!" 
pag.298. Addition pour Ie mot Sj3^» ,Ce terme ae rencontre 
également diez les écriyains tarcs. Yoyez Yon Diez, 
Denkwürdighnttn wm AsieHy torn. I, pag. 275. 

D 362. Addition pour Ie mot (J^%J* On fera bien de coa- 
snlter sar ce mot les savantes notes de M. Frabn dam 
son excellent ou?rage intitulé Ibn-Foszlan^ê Berichte 
iiber die Ru$$en ülierer Zeity pag. 74, 248« 

» 393. Addition pour Ie mot ^yS. J'apprenda de M. Amari 
qa'& Halte les sandales s'appellent également kork. 

» 386. Je crois que je me suis trompé en disant que Ie mot 
tX^Sne sigoifiait un manleau grossier qn'en Espagne 
et au Magreb. Ce soot surtout les passages que j'ai 
publiës en expliquant Ie mot ^y^, qui m'ont fait douter 
de la Térité de cette assertion, et je suis persuadë k 
présent que Ie mot A^st été employé, depuis des 
temps très-reculés et en difiérents pays, dans Ie seos 
de manieau. Yoyez aossi TouTrage de H. Frabn, dté 
plus bant, pag« 75. 



Digitized by 



Google 



LISTE 

DU 

HOTS ARABES ET AUTRES 

EXPUQDÉS DANS LES NOTES. 



Ij:. Les Espagnols représentent 


U^^ei. 


ce son par f, 91, 243, 


JJ^ 272. 


SjóUu^t 172. 
•• • • 


XJJL|5 273. 


Aj\ 3». 


*5j);« l"!®- 


^i)^ »*o- 


yiU 147, 437. 


»Xi\^ 31. 


jjJUfjüUj 281. 


^^^^ viuj (phrase) 26. 


JUx^ 243. 


j^ 66. 


o En Egypte on substitue cette 


Jjjo 396. 


lettre au «a, 105. 


^iU.^ 159. 


IhjS 330. 


|w£>jj 64. 


vjy; 260. 


^f. 67. 


l^ljj 379. 


l»i>^ 151. 


\J 104. 
]C»yf 101. 


jJm (U) 884. 


^^y 180. 


8JUk> Cplur. ^^lk>) 83. 


V^ 21. 


,^JCJLju 82. 


sOl^ 216. 


y^iJnkj 23. 


8«3ua. 59. 


SAS; 95. 




^,UJL 166. 


JUtXa. 260. 



Digitized by 



Google 



440 



&L. 360. 

j^^ yj^ !».t (ezpressioo j^ro- 

verbiale) 316. 
dU» 320. 

o ^4». 27; (VI) avec w 274. 
y-iJLj* (?) OU u-JfJ-4^ (?) 

146, 147. 

v^SJLyyült 174. 

/-^' c)^ /^' (expreswon pro- 

Terbiale) 316. 
s^ 113. 

^^ (VU) 142. 
^U 424. 
(3^U>wt 174. 
HX* (IV) 44. 
,»A* 137. 
^ 61. 

JU» (pluriel) 82. 
dJU. 173. 
^t^ 303. 
«^ 309. 

;L* (v5) (D) "»• 
^t ,_«A.Lo 9. 

I»«X^ (U) 198. 
Sj»d^ 197, 198. 
^(Xi». 197. 



fdlik. 197. 

^y.72. 

Sj-A. 163, 164, 437. 

ts^yy^ 163. 

iSyJa 164. 

&X&^ (plUr. vyy&ft., OU '"'1'i^f-, 

OU oUa.!) 283. 
^^AS. 40. 
Ja& 36. 
«AAJa^. 151. 
v.JlLtf 152. 
^^«dS-t 61. 

yj^ (II) 160; (V) 161. 
^ (V) 168. 
^JL» 272. 
,3aJL&> 303. 
SyL^ 160. 
.U^ 170. 
JeU (II). 29. 
&feU&.42. 
K4> (III) avec w 30. 
^«> OU UySaJ\ ^J^ 392. 
Jo (X) 174. 
^.Üftit ^^^1^ Aje<>t (expresakm 

proverbiale) 316. 
SoLuJt y<> 8. 
.ji 137. 
Sj^d 32. 



C 



U><> 113. 



Digitized by 



Google 



441 



&j»Ji 307. 
8^^ 269. 
.Uj 259. 



</4; 214. 
Ekjk 335. 

/•^) ®®* 
'►|4>. 69. 

f^yf löO, 378. 
J5; (VI) 273. 
V>&; (?) 97. 
*^'^ v^ 333. 
8«ij 140. 
140. 



269. 



S^^ 129. 

..Ij; 161. 

gfcjj) 331. 

8;U^ 269. 
8^^ 269. 
^^ 320. 
iU^yt 269. 
;0) 28, 197. 
tf;b) 129. 
Jx of) 27. 



{Ji) 287. 
VM 274- 
SaJLuw 200. 
,^ 147. 
i^ 374. 
^«>|jM> 386. 

jjy. 379. 
5:,^ (II) 315. 

^yJyMê 223, 263. 

4-^tjip 223. 

«^U 67. 

8^lju„ 222; SoljuJt Ju»! 222; 

8<>(juJI ;t.> 8. 
(^JüüUw 39. 
JuJL- (O) 422. 
■ j^ll - au plar. uÜImm 249. 
^^ (II) 269. 



N^i^Muo 269. 
nVato 233. 
s^^tM 36o* 
«Lu, 173. 

^UUi»4M 317. 

Mj^ 351. 
jUJLeUJI 259. 

A (V) avec o 190. 
.&67. 
kJLv^ 232, 233. 
232. 



MSüSé 



56 



Digitizedby 



Google 



442 



_fg,-M 120. 
^ (IV) 275. 
^^1^ 364. 
^ybj» 42—44. 
jJUt >U Le 61. 

^^Lfif S74. 

^.diftit ^J^ A^t>t (expression 

proverbiale) 316. 
«>ljue246. 
syJ C yO 363* 
^ (VI) 278. 
JJUe 117. 

OÜL0 (aa plor. sjó\ye) 248. 
1 j I -^ 368. 
Um> 397. 
^Lm 397. 
^^.iCM 397. 
^.u^ (?) 29, 30. 
\Jig 366. 
«:wM J9 366. 
va>K*«i9 356. 
iifc 263. 
SJLkJI ^«> 392. 
.^ti» (I, II et V) 268. 
Si(^ 268. 
J^Us 221. 
.Lc^ 101. 
^174. 



^Uft 110, 436. 
^JuM 83. 
bjuu 283. 
Sf(X« 307. 
8^La« 301. 
^ (VI) 86. 
0»^ 276. 
SSUft 276. 

Jum« 108. 
&JL,U29. 
Vi^ (jaé 44. 
SM^IÜJt 268. 
fi (Vm) 171. 
g^jO^ 98. 

yyó^ 98. 

^f^ (?) 239. 
ijw^u 268. 
luJU lu ^£Ï 138. 
^yci 137. 
SyU 393. 
y&rf (IV) 374. 
&^JE<Le 274. 
Jai 302. 

(JOirÖiA 302. 

£y 340. 
&ky 339. 
^^y 286. 
1^369. 



Digitized by 



Google 



44S 



^347. 
si^ 347. 
^jójif! Jüuö 86. 
^JüJ 366. 

Q*#LJ^ ss^jJ (proyerbe per- 
san) 12. 
^ (Vni) 239. 
^jéjJ 287. 
^ (V) 66. 
&A.^ 332. 
^^,Yi^.^ 331. 
SitkS368. 
Ak&o 180^ 368. 
fuhja (plur. /kJ^Us) 368. 
&AAk5 232. 

iuu;; 128. 

vUs 366. 
{jCLüS 366. 

^(U&e 328. 

^^ JOS 287. 
^JJLm 328. 
)y&e 264. 

^-«•^ 343. 



X 



XJi in- 



^^«i^au liea de ySJ^169. 

EJLJ'818. 

»^367. 



8^^296. 

^j*aaS^ 388. 

JuJLo 114. 

t,U79. 

(}>^^ 386. 

oU. 402. 

Si^ 402. 

f^ 113. 

^ii) (U et V) 313. 

pA^t 207. 

SajJ 13. 

JJLo 112. 

J^f jy (phrase) 32. 

8)^ 80. 

« substituë au o 87. 

r 

L» suivi du futor 27. 
iJüt »U U 61. 
^ (IV) 47. 
^^U* (?) 166. 

A -* 108. 
5-1^407. 

yJLc (II) avec J<ft 96. 
0ÜL0II2. 

m,Jua 66. 
^Jüü» 128. 

yjLj* 164. 
^ 328. 

JLo (V) 36. 

Juuj 352. 

56* 



Digitized by 



Google 



444 



220. 
39. 

^yMi (plariel) 83. 
>_a4^ (infinitif) 317. 
>78. 
^78. 

SJUi 78. 
Xki 78. 
ojj» (II) 24. 
oLue 86. 
SlüD 9, 436. 
8«»i xskk 116. 
&^, 138. 
iaA«M^ 276. 

\JJiy 369. 



j^^ 113,437. 

&iye^ 272. 

<iU, (V) 256. 

i, (V) 29. 

V5», (IV) S26. 

&AJ, 249. 

^ aDcienne forme de i^ 26. 

( J « tf i j 66. 

Geadal, cendali, oendaloci, 

cendaloy 126. 
Ghirq 363. 
CorUch, corUcha 363. 
Dorre 180. 
Hudou 149* 
Kalmouz 361. 
Spaia 292. 



Digitized by 



Google 



LISTE DES MOTS 



APPABTIIIAIIT AVX 



LANGUES EUROPÉENNES 

BT BOUT CIT OVVaAGB FAIT COlTHAlnB 

I 

LA 

SIGNIFICATION OU L*ÉTTMOLOGIE. 



abarca 81. 

albanega 91. 

alboraoz 75, 79. 

alcorque 53. 

alfilel, alfiler 148. 

aljuba 117. 

almaizal, almaizar 46, 46. 

almocreTe 207. 

alpargate 63. 

alquicel, alquicer 383. 

alqainal 378. 

anil 79. 

anil 79. 

afiir 79. 

babouche 60. 

barracan 68. 

batanar 384. 

bouracan 68. 

burdo 62. 

cambux 390. 

ckncabuz 390. 

capellar, capillar 360. 

cendal 129. 



chapa 117. 

feraiuolo 297, 334. 

giuppa 117. 

giuppone 117. 

herreruelo 334. 

jubon 117. 

jupa 117. 

jupe 117. 

jupon 117. 

kabaai 362. 

mezzaro 46. 

fiovT^ttxaf 231. 

nanovTOê 50. 

9iQni^ 334. 

ramal 141. 

sash 240. 

seryilla 226. 

terliz 370. 

toca 290. 

toque 290. 

zapato 105. 

zarzahan, zarzalian 369. 



Digitized by 



Google 



FAUTES A CORRIGER. 



Page 87 ligne 21 ou 
if 126 8 Q'une 
if 119 ff 3 pas 
üT 259 i9rl6yl6 Lesexpressionsetc. 



274 



Liêea^' aa 
ff Qu'uae 
ff par 
ff Les expressions 



21 v:;il4.yUI 

13 séiraijt & oette pro- 
stituee (»)? Par 
Dieu Gette 



siërait k cette pro- 
stituee (»)? Par 
Dieu! Gette 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



\ 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 






X -> 



^tm: 





:^^: 



^É^ITm 





> 


tA». 






"""31 i978 


. -^^ 




Ik. 


■• f 




1 


*^^ " 


^i^ 


'm- 






I^^^^HH 


*^ 








•4^ 


l^pr 


1 


^r^ ^ ■ 


.^ 





' :%" 



-:. ^ /^^ -i^ 



■;4--/"' 








■y-^'-