(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Dictionnaire historique, géographique, et biographique de Maine-et-Loire"

Google 



This is a digital copy of a book thaï was prcscrvod for générations on library shelves before it was carefully scanned by Google as part of a project 

to make the world's bocks discoverablc online. 

It has survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject 

to copyright or whose légal copyright term has expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books 

are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that's often difficult to discover. 

Marks, notations and other maiginalia présent in the original volume will appear in this file - a reminder of this book's long journcy from the 

publisher to a library and finally to you. 

Usage guidelines 

Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the 
public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we hâve taken steps to 
prcvcnt abuse by commercial parties, including placing technical restrictions on automatcd qucrying. 
We also ask that you: 

+ Make non-commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use thèse files for 
Personal, non-commercial purposes. 

+ Refrain fivm automated querying Do nol send aulomated queries of any sort to Google's System: If you are conducting research on machine 
translation, optical character récognition or other areas where access to a laige amount of text is helpful, please contact us. We encourage the 
use of public domain materials for thèse purposes and may be able to help. 

+ Maintain attributionTht GoogX'S "watermark" you see on each file is essential for informingpcoplcabout this project andhelping them find 
additional materials through Google Book Search. Please do not remove it. 

+ Keep il légal Whatever your use, remember that you are lesponsible for ensuring that what you are doing is légal. Do not assume that just 
because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other 
countries. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can'l offer guidance on whether any spécifie use of 
any spécifie book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search mcans it can bc used in any manner 
anywhere in the world. Copyright infringement liabili^ can be quite seveie. 

About Google Book Search 

Google's mission is to organize the world's information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps rcaders 
discover the world's books while hclping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full icxi of ihis book on the web 

at |http : //books . google . com/| 




6000096030 




S 



DimOiilftl OlSTOftlftllË 



GÉOGRAPHIQUE ET BIOGRAPHIQUE 



DE HAIHTE-ET-I^OIRE 



ANGERS, IMPRIMERIE LALHÈSE ET DOLOEAL', CHAUSSÉE S A I X T • PI ER R E, 13 





gMeaphique et biographique 



DE MAINE-ET-LOIRE 



Par m. Célestin PORT 

CBETAUSR DE U LÉGION D'HONNEUR, 
LACBÉAT ET CORRESPONDANT DE L'INSTITUT (ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES -LETTRES), 

CORRESPONDANT DU MINISTÈRE DE L'INSTRUCTION PUBUQUE., 

DE LA COMMISSION DE TOPOGRAPHIE DES GAULES ET DES ANTIQUAIRES DE FRANCE, 

LICENCIÉ ES -LETTRES, OFFICIER DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE, 

ARCHIVISTE DU DÉPARTEMENT DE MAINE-ET-LOIRE 



Ouvrage honoré par rAcadémie des Inscriptions et Belles -Lettres 

d'une Médaille d'Or en 1874 

BT j>v OBAin> PBia: oobebt en 1877 



TOME TROISIÈME 




PARIS 

J.-B. DD 10 II LIN, Libraire 

13, Quai des Augustins. 



<2S 



/■ 



1878 



ANGERS 

LiCnÈSE k DOLBEill, Libraires 

13, Chaussée Sainl-Picrre. 



r* /^ ^. 



DICTIONNAIRE HISTORIQUE 

GÉOGRAPHIQUE ET BIOGRAPHIQUE 

DE MAINE-ET-LOIRE 



N 



NAN 

IV.M (J. . . .)• — loiliales dont est signée la dédi- 
cace à Tévèque H. Arnauld des Thèses royales 
adressées à messieurs de la religion préten- 
due par un vieux missionnaire (Angeri, 
P. Avril, 1654, in-i» de 48 p., avec approbation 
des docteurs). — L'auteur dit n'être connu que 
des pauvres paysans qu'il pratique depuis 25 ans 
dans ses courses apostoliques. La plupart de ses 
raisonnements « ont veu le loup et affronté les 
« ministres dans nos missions du Poictou. de la 
c Xaintonge et de l'Engoumois » et avec un 
succès inouï. 

Kac (le Grand-) I f.i c»« de Chigné. — Mo- 
nac ou le grand Nac an IV, vendue nat* le 
7 fructidor an IV sur Pays de Bouille. — V. MO' 
nac. — c Le grand chemin » du Lude passait 
au N.-O. entre le Grand-Cléré; — (le Petit-), cl., 
c"* de Chigné, faisait partie jusqu'en 1807 de la 
dotation de la Sénatorerie d'Angvrs. 

IVacbale (la), h., c°« de Carhay. 
Iliaies (les), ham., c°« de la Possonnière. 

iVall {Jacques), curé de Thouarcé dès avant 
1646, a publié un Nouveau Recueil de l'his- 
toire universelle depuis la création du 
Monde jusqu'à J.-C (Paris, Cardin-Besongne, 
1048, in-8<>, de 458 p.). Il ne prend en tête que le 
litre d'angevin, suivi, comme la dédicace à l'abbé 
U. Arnauld, des seules initiales : G. de T., que 
i approbation, datée de 1646, traduit en toutes 
leitres : Curé de Thouarcé. il avait publié 
précédemment une élégie latine en l'honneur de 
François Lanier, dédiée à René Lanier, trésorier 
de St-Haurice, son bienfaiteur : Nobilissimi, 
eruditissimi atque integerrimi viri D D, 
Franc. Lanier .... manihus grati animi mo- 
nimentum (Angers, P. Avril, 1639, in-4o de 8 p.)> 
— Suivent un Tombeau en vers français et 
une épigramme latine de l'avocat Nail, cousin, 
je crois, de notre abbé. 

IVaissanee (la), ham., c"« de la Chapelle- 
Bur-0. ; « bam., c»« de Mozé ; — ham., €«• 
de St-ClémenUde-la-Pl. — Naizance (Cass. 
et £t.-M.); — f., c»« de St-Saturnin; — f., c°« 
de Segré, — Yis-à-viSi une auberge, VEtoHe- 
d*Or, a servi d'ambnlance pendant la guerre 
de 1870. 

m 



NAN 

Nalaie (la), f., c''* de Chaxé-sur-A. ; — h., 
c°« de St'Clément-de-la-Pl. 

Naletrie (la), f., c°" du Pin-en-Mauges. 

IValierie (la), c"< de Cholet, 

IWancel {Nicolas de), né en 1539 à Nancel 
près Noyon, professa quelque temps à Paris les 
belles-lettres au collège de Presles, passa en 1562 
dans l'Université nouvelle de Douai, puis se con- 
sacrant tout entier à la médecine, dont il avait 
interrompu l'étude, vint s'établir à Tours en 
1569 où il se maria l'année suivante avec la 
veuve d'un médecin d'Arras. En 1587 il se 
fixa définitivement à Fontevraud où il venait 
d'être attaché en titre au service de la princesse 
Eléonore de Bourbon et de son abbaye. Il y 
mourut en 1610. Il avait été un des trois 
docteurs appelé en 1606 au chevet de H™* Du- 
plessis-Mornay, mourante. Il a publié à Tours 
diverses dlucubrations, choisies parmi nombre de 
manuscrits qu'il offrait en vain aux libraires. Il 
continuait sans se lasser et fit imprimer depuis 
son séjour en Anjou Parechœsis de mirabili 
nativitate D. N. J. C. ex beata Maria 
aîpartheno et theotoco (Angers, Ant. Hernault, 
1593, in-8o de 133 p., daté du l«r octobre 1592) ; 

— Declamationum liber (Paris, Cl. Morel, 
1600, in-8°), recueil de ses discours et leçons de 
collège tant à Paris qu'à Douai, précédé d'une 
Vie intéressante de Ramus, son mattre et son pro- 
tecteur, imprimée précédemment à part (Paris, 
Cl. Morel, 1599, in-8<>) ; — Epistolarum de 
pluribus reliquarum tomus prior (Paris, 
1603, in-8<>). — Il laissait entre autres farras un 
vaste ouvrage sur le monde , sur Dieu , sur 
l'homme, Analogia Microcosmi ad macroco- 
smum, que son fils, Jacques, publia (Paris, 
1611, in-fol.) en le dédiant au Sénat de Venise. 

— Ce môme fils, né à Tours en 1570, a composé 

plusieurs tragédies : Dîna, Josué, Debora, 

réunies dans un volume devenu rare, sous le 

titre de Théâtre Sacré (Paris, 1607, petit in-8«, 

de 9 ff. préK, 186 et 99 p.) et spécialement desti* 

nées à être représentées dans l'amphithéâtre de 

Doué en Anjou. 

NiceroD, t. XXXIX, p. 290. - Daptestis-Momay, Mém,^ 
t. I, p. 494. — Ëloy, Diet, de la Médecine. — Googet, 
i. XV, p. 42. - Se. de Ste-Haribe, Elogia, l Y. — Cotai* 
4^ So{€inn9%Uh^, \9U 

1 



NAtl 



— â - 



NaU 



Xanterle (la), f., c"* de Lire, où s*élevaieDt 
les Pierres-aU'Diable, V. l. II. p. 524. 

IVantilIé, f., c"« da PUssia-Gr., détachée en 
1811 de la c"« de Braio, ainsi qne le Petit-N. — 
c Le lieu, terre et seignenrie de Lantilly » appar- 
tenait à la duchesse ^Jeanne de Laval, de qui. le 
mars 1452, l'acquirent messire Jean Breslay et 
sa femme Jeanne Crespin ; — au\ xvii-xviii* s. 
aux familles Jarry et Trochon. — Il en dépen- 
dait alors, outre une maison de maître, 4 fermes, 
le tout en vente en 1784; — et acquis sans 
doute par le maire d'Angers, Claveau, Y. ce 
nom, à qui le domaine appartenait en 1788; » 
(le Petit-), V. la Monnaie. 

ilaNtfIffy. — V. Saumur. 

IVarcé. vill. et chAt., c»« de Brain-s.-VA. 

— Neverzeium 1120 circa. — Amulfua de N. 

— appelé ailleurs en 1115 Amulfus Neverne- 
censis (Gartul. de Fontev., fol. 845 et 843 bis). 

— Nercey 1265 (H Chaloché). — Narceyum 
1301. 1305 (Pr. d'Echemiré). — Nerezay 1514 
(BB 15. t. 131). — Narcsay 1540 (C 105. f. 65). 

— Ane. flef et seigneurie relevant, pour le fief, 
de Rosseau et pour le domaine, de Briancon. 
Il donne son nom. jusqu'au xiv* s. au moins, à 
une famille de chevalerie. Hugues de Narcé était 
en 1301 commandeur de Brain-sur-l'Authion et 
maître du Temple d* Angers. La terre appartient 
dans les premières années du xv< s. à la famille 
Bernard d'Etiau. — Thibaut Bernard, élu et 
échevin d'Angers, y mourut le 24 septembre 
1514. — Elîe Bernard, qui épouse le 19 septembre 
1577 Charlotte du Bellay, fit sans doute recons- 
truire le manoir. Il portait encore an xvii* s., 
sculpté sur son partait, un écu écartelé d* argent 
et de nable à 4 rocs^de Vun en Vautre et sur 
le tout d'azur à une fleur de lys d'or. — Au 
dessus un large pigeonnier carré ; devant, une 
belle avenue de léards ; à l'un des angles de la 
grande cour, une chapelle dédiée à Ste Marie- 
Madeleine, qu'une galerie reliait au logis. — En 
est sieur en 1625 Jacques d'Estampes, chevalier, 
conseiller des Conseils d'Etat et privé, maréchal 
de camp, commandant en la ville de Montpellier. 

— La terre dépendait en 1694 de la succession 
de Louise Aveline, femme de Charles du Trem- 
blier, et fut adjugée dans la licitation du 17 fé- 
vrier 1695 à Laurent Aveline, dont la veuve, 
Marie Duport, rend aveu en 1713 à la seigneurie 
de Briancon c pour sa terre et hébergement de 
« Narcé ». Charles -Laurent Aveline, V. ce nom^ 
secrétaire de l'Académie d'Angers, fit reconstruire 
vers 1775 le chAleau par l'architecte Bordillon, 
au-devant d'un superbe parc, avec pièces d'eau 
et avenues. Sa nièce Charlotie Aveline épousa le 
29 avril 1776 à Angers Cyprien-Jos. Bertrand, 
écuyer, sieur du Platon, gentilhomme ordinaire 
du roi, qui y avait rassemblé et y élevait en 1801 
un troupeau de mérinos. En 1829 et 1830 M. de 
Joybert, son gendre, y éleva dans un pavillon, 
sur les plans et sous la direction de M. de Beau- 
jeu, une fabrique de sucre de betteraves, qui 
devait fabriquer 5 on 600 milliers de sucre brut 
dans une saison, comme l'assurait une Notice 
Alors répandue poar l'annoncer (Angers, Château, 



1833, in-8o de 7 p.). — Elle n'existait plus dès 
1837. — L'habitation, acquise de M. de Joyberi 
par M. Avenant, a été reconstruite de 1830 à 
1832 et borde vers N., presque au sortir d'An- 
gers, la ligne ferrée d'Orléans. 

Narré (de). — V. Aveline. 

Nardière (la), f.. c"« d'Angrie; — bois, 
c»* de Dlaison ; ■« (la Basse-), V. la Basnar- 
dière. 

rVardassière (la), f., c"« de Grez-N., ven- 
due nat* le 4 thermidor an Vlll sur Pissonnet de 
Bellefonds. 

Kalterie (la Haute, la Basse-), ff., c"' de 
Cholet. — A la famille Gourdon au \vii« s. — Elles 
donnent leur nom au ruiss. dit aussi du Pont-de- 
la-Rousse, qui naît aux limites des c"" de la 
Tessoualle et dn Puy-St-Bonnet, près Champvil- 
lain en Cholet, limite Cholet et le Puy-St-Bonnet 
jnsqu'au ruiss. de la Sorinière. et à partir do là. 
sépare St-Christophe-du-Bois, Cholet, la Ségui- 
nière jusqu'au confluent du ruiss. de la Bons- 
sière. pénètre sur la Séguinière et s'y jette dans 
la Moine, vis-à-vis le Monlinard. grossi des 
ruiss. de la Sorinière, de la Charonnerie et de la 
Roussière; — 11,500 met. de cours. 

IVaa {René), maître fondeur, Angers, 1692, 
1702, mari de Renée Beaumont. 

IVaabert (la), ham., c**« de Juigné-a-L. 

IVandale (la), f., c"« de Ste-Gemmea-d'An- 
digne. 

Vandales (les), f., c^* de Loire. — Lénau- 
daie (Cass.). — En est sieur h. h. Matli. Che vil- 
lard, mari d'Anne Guénanld. 1673 ; — donne son 
nom à un ruisselet qui se jette près de là dans le 
ruiss de la Masse ; — 600 met. de cours. 

ilaw4lère« (les). — V. VEnaudière. 

!%*andln (Jacques), fils de Jean N., marchand, 
figure comme docteur en médecine dans des actes 
de 1710 et 1712, quoique le registre D 26 ne fixe sa 
réception à Angers qu'au 16 août 1713. Il y avait 
épousé dès le 4 avril 1703 Perrine Bonvallet. et 
fut attaché en 1712 au service de l'HAtel-Dieu, 
jusqu'à sa mort .survenue, à Vàgc de .%2 ans. le 
22 avril 1726. — {Charles), fils du précédent, 
marié le 21 août 1730 à Madeleine Belliard- 
Delisle, licencié en médecine, reçu docteur ré- 
gent le 5 février 1736. Il entre au service dp 
l'Hôtel-Dteu à partir de 1739 et prenait le titre de 
capitaine de l'arsenal de l'Hétel- de- Ville depuis 
1734. Il meurt le 5 novembre 1764. âgé de 56 ans. 
L'acte de sépulture le dit « médecin et capi- 
« taine d'artillerie ». — {Jacques- Charles), fils 
du précédent, reçu docteur-médecin le 23 dé- 
cembre 1757. 

rVandin {Pierre), apothicaire de Saumur en 
réputation an xvi* s., pharmacopœus egre- 
giun, est cité pour ses trouvailles botaniques. 
V. Pena et Lobel, Stirpium advers. (Londres, 
1605. p. 495 — et Rev. d^ Anjou, C. I, part. II, 

P. 71). 

IVaadln {Urbain- François), originaire des 
Ponts- de-Cé, marié à Angers le 15 septembre 
1766, est dit c dessinateur en la manufacture des 
c toiles peintes >, 1766, 1769. 

^lAQdla {Urbain'Françoi$)t né & Angers le 



Naz 



— â — 



NÉG 



â3 jaoyier 1768, aamônier des prisons d'Angers, 
rhàttoine honoraire de Saint-Maurice en 1815, 
y prononce en 1834 l'Oraison funèbre de 
Louis XVIII (Angers, Pavie, in-8°). — Menrt 
à Angers le 26 avril 18Î7. — Le catalogue de sa 
Bibliothégoe a été imprimé (Pavie, in-8(», 12 p.)- 
3faaliéres (tes), ham., c°* de Linières-B. 

— Les Nauîeries (Et. -M.). — En est sieur 
Jacq.-Hcnri d'Ecuillé 1789. — Un four à chaux 
j a été construit en 1843. 

Kaanet, vill., c"« de St-SUvin, ^Eînetum 
villa non longe ah urhe Andegava 1028 (Ronc. , 
Roi. 1. ch. 3). — Le Grand, le Petit N. 
(Cass ). — L'hôpital de Naunet 1680. — Ane. 
villa, du domaino primitif du Ronceray d'Angers, 
aliribnée à l'office de la Chambrière, qui y avait 
le principal manoir de son fief, transformé auj. 
en un joli petit château moderne, avec dépen- 
dances de verdoie et pièces d'eau , V. la 
Chambre. — Autour, se groupaient en nombre, 
maisons, fermes ou manoirs nobles, Jupille, le Pin, 
réuni à Eeharbot, la Fontaine, l'Hôpital, dépen- 
dance du Temple d'Angers, vendue nat^ le 4 ni- 
vdse an II, et an logis du négociant Maeé, d'An- 
gers, oà fut bénite le 18 septembre 1769, une 
chapelle sons le vocable de St Xavier. 
Kanpreuses (les), étang, c°* de Somloire, 
^'MiTat, m*" à vent et à eau, c^* de Mêlay 

— Novat CCass.). 

IIKaveaa {René), peintre, à Beanfort, 1608. 

Kavril (le), f., c»« de la Ménitré. — En est 
sienr Charles Belot de Marthou, marié le 15 fé- 
vrier 1597 avec Marie Belocier. 

Kaye (la), f., c"« de Coron. — Appart. au 
XTii* s. à la famille d'Aubigné. 

^azéy chat., c"« de Vivy. — Naze xii« s. 
:Cîi/p. Fonteb., t. II, p. 338), 1242 (H Louroux). 

- Nezi 1115 circa (Clyp. Fonteb., II, p. 256). 

- Naze 1206 (H.-D. B 29, f. 3). — Ane. fief et 
seigneurie, avec manoir entouré de douves et 
fossés, appartenant durant tout le xvii^ s. à la 
famille Hamolin, cjai était enterrée dans le chœur 
de l'église paroissiale. — En est sieur Pierre 
Bodiaa 1410, n. h. Marin Hamelin, mari de 
Claude de Gausserand, 1591. Le fils de René 
Hunelin et de Philippe Boisnard y fut tenu sur 
1^9 fonts le 15 septembre 1630 dans la chapelle 
«eigneoriale par l'évèque d'Angers Claude de 
Rneil et Madeleine de Godefroi, veuve de Martin 
Rozé. — En est sieur en 1679 Claude Hamelin, 
dont la fille Marie épouse le 8 mai à Blou, 
mesnre Henri Thody, lord anglais; — Curieux, 
par acquêt du 3 juillet 1700; — en 1718, 1736, 
Franc.-Pierre de Si-Germain, dont la fille Renée 
épouse le 27 décembre Claude-René Robin de la 
Trenbtaie. — Le manoir actuel, avec pavillons 
à tourelles crénelées, chapelle, douves vives et 
beau pare, a été reconstruit par le colonel Charles 
Salmon de Clerval, qui est mort le 5 octobre 
1839 avant d'avoir pu l'habiter, et dame Marie* 
Aooe Dessayelta de Clerval, femme de Gh.-Ant. 
Salmon-DucbateUier, anc. inspecteur général des 
Remontes sous Louis XVI, morte le 10 mars 
1146, âgée de fSi ans } — aujourd'hai appartient 

u bvon proMieu Bôdmann. •-• Une dlme im< 



portante dite de N^azi se levait sur « les btez, 
« vins, lins, potaiges que autres choses dont 
<r droit de disme peut appartenir... es lieux ap- 
<r pelles le bois St Marc, Nazé, Quellaintres, les 
flc Plantes du Pré et l'Auborays n dans les pa- 
roisses de Neuillé et Vivy, au profit de l'église 
St-Pierre de Saumnr. 

Nefingns, évoque d'Angers après Aymon, 
occupait le siège dès 966, où on le voit établir 
dans l'abbaye St-Aubin des moines Bénédictins à 
la place des chanoines. En 970 il souscrivit à la 
charte du comte Geoffroy qui leur accordait le 
droit d'élir leur abbé. — Il meurt le 11 ou le 
12 septembre do l'année 973, d'après le Cartul. 
de St-Aubin, et non en 974, comme le dit la chro- 
nique de St-Florent. 

Chron. d'Anjou, t. II, p. 20, 163 et 186. — Haoréan. — 
H88 620-026. — D. Honss. , XVI, 97-100. — NobUlean, Né- 
croL de St-Martin de Jours, p. 38. 

IVégrler (Charles), fils de Jacques N., doc- 
teur-médecin, né à Angers le 14 juillet 1792, 
avait depuis 1810 commencé ses études mé- 
dicales, quand la conscription le réclama. Il 
reçut à 19 ans une commission de chirurgien de 
3^ classe aux hôpitaux de Belle-Ile-en-Mer, passa 
au bout de six mois avec le même grade dans le 
82« de ligne, alors en Portugal, puis le 22 juin 
1813 au 3< régiment des gardes d'honneur avec 
qui il filles campagnes d'Allemagne et de France. 
Le 17 mai 1815 il était attaché comme aide -major 
au 6* lanciers et servit jusqu'à Waterloo avec une 
ardeur patriotique dont il laissait volontiers plus 
tard se réveiller les souvenirs. Libre, il reprit ses 
études, conquit à Paris le grade de docteur (2 février 
1817), puis revint se fixer à Angers, où il se ma- 
riait le 28 février 1821. Nommé adjoint en 1827 
du cours d'accouchement que professait Che- 
vreul, V. ce nom, il lui succéda comme titulaire 
le 20 avril 1838 et en 1845 fut appelé à la 
Direction même de l'Ecole secondaire de Méde- 
cine, qui lui resta confiée par deux renouvelle- 
ments successifs en 1850 et 1854. Caractère ferme, 
Ostprit droit et pratique, il joignait aux qualités 
de l'administrateur exact et scrupuleux la cha- 
leur d'âme et l'entrain d'une nature vive et har- 
die qui s'imposait à la jeunesse par une loyauté 
commnnicative, en même temps que ses tra* 
vaux, de science ingénieuse et précise, honoraient 
son enseignement. Outre plusieurs mémoires 
dans le Bullet. de la Soc. de Médecine d'An- 
gers, et sa thèse de doctorat Sur l'emploi des 
bandelettes agglutinatives dans le traite' 
ment des ulcères atoniques des jambes 
(taris, 1817, in-4o), on a de lui des Recherches 
anatomiques et physiologiques sur les 
ovaires dans Vespece humaine, considérés 
spécialement sous le rapport de leur in» 
fluence dans la menstruation . . . avec 11 pi. 
lilh. par M. Beau, d'après les dessins de M. Le* 
biez (Paris , Béchet et Labé , 1840 , in -80 , 
de 131 p.); -^ Recherches médico-légales 
sur la longueur et la résistance du cordon 
ombilical au terme de la gestatix^n^ 1841 
(dans les Ann, d!hyg. et de méd» lég.); — 
Mémoire 9ut la Craniotomic par le cro- 



Nkp 



— 4 — 



xNEU 



chet aigu, présenté à rAcaUêmie de Médecine 
en 1843; — Recherches et considérations 
sur la constitution et les fonctions du col 
de Vutérus (Angers, Cosnior et Lachése, 1846, 
in-S» de 172 p.). ; — Du Traitement des affec- 
tions scrophuleuses par les préparations de 
noyer (Angers, Cosnier et Lach., et Paris, Labé, 
1856, in-S» de 12â p.), mémoires publiés de 
1841 à 1850 dans les Arch. gén. de la Méde- 
ct'ne, dont deux à part (Paris, Félix Locqnin, 
1840, in-8» de 45 p., et Rignoux, 1844, in 8» de 
28 p.) ; — Recueil de faits pour servir à 
Vhistoire des ovaires et des affections hysté- 
riques de la femme (Angers, Cosnier et Lach., 
1858, in-8'» de 176 p.); — De la rétroversion 
de Vutérus dans Vétat de grossesse, 1859 
(dans la Gazette médicale). — Dès 1846 l'Aca- 
démie de Médecine lui avait décerné le litre de 
correspondant et en 1859 l'Académie des Sciences 
accorda un des prix Monthyon à ses études sur 
les ovaires, que Michelet dans son livre de 
V Amour compare aux travaux les plus réputés 
de la physiologie allemande. — Négrier fut frappé 
au cœur par la mort en septembre 1859 de sa 
Qlle alnce. En proie dès lors pendant deux 
longues années à une triste maladie où s'abtmait 
tout sentiment de raison, il mourait à son tour le 
31 janvier 1862. — Le Maine-et-Loire du 4 fé- 
vrier reproduit les discours prononcés sur sa 
tombe par M. Monden-Gennevraye, son beau- 
frëre, et par les docteurs V. Laroche et Bigot ; et 
M. de Lens inaugura dans Tannée môme la ren- 
trée de TEcole par la lecture d'une Notice 
(Angers, Cosnier et Lach., in-8o de 11 p ) sur le 
mattre respecté qui l'avait dirigée pendant 30 ans. 

IVell {François) , maître-architecte , à Tho- 
rigné, 1723, y meurt le 24 mai 1729, âgé de 
55 ans. 

ileiMiM BoeerltctM. — V. Bribocé. 

Kéoainet f., c"* de Blou. 

Nepven (Georges), libraire, rue Cbaussée- 
Saint-Pierre 1586, 1617. — Sa mar.]ue porte 
dans un ovale un dauphin qui nage à fleur d'eau, 
au-dessous la devise £iYâ, XàOe xal àpia6c7 : se 
taire, se cacher et bien faire. — Son fils Georges, 
c maître libraire et juré en l'Université d'An- 
« gers j», épouse le 19 août 1623 Renée Chevalier. 

Kepven {Jacques), fils de Thomas N. et de 
Jeanne Ogeron. sœur de Bertrand Ogeron, le gou- 
verneur de la Tortue, fut emmené sans doute à la 
mer par son oncle et le remplaçait pendant ses 
absences dans la direction de la colonie. Lors de 
l'expédition de 1673 contre Curaçao, il fut pris 
avec lui par les Espagnols et, réduit en esclavage, 
était envoyé pour travailler aux mines de Lima 
quand il fut délivré par un vaisseau flibustier. 
Il succéda en titre aux fonctions de gouverneur 
par lettre du 16 mars 1676; mais ses manières 
hautaines nuisaient à son autorité. Il eut à com- 
battre une révolte des nègres et dos habitants, 
revint en France en 1681, puis de retour à Saint- 
Domingue en avril on mai 1682, y mourut bien- 
tôt, laissant la colonie dans un état déplorable 
de misère et d'indiscipline. V. Charlevoix, t. II, 
p. 93-130. Les auteurs qui parlent de lui l'ap- 



pellent uniquement de Poincy ou de Pouan- 
cey, du nom d'un petit fief, qui n'est pas Angevin. 
mepven {Michel), docteur-médecin, reçu en 
la Faculté d'Angers le 8 mai 1647, mari de René 
Boulay (21 janvier 1649), entre au service de 
l'Hôtel-Dieu en 1660. 

KepTea {Thomas), sieur de Gaigné. mar- 
chand drapier, monnayer de la Monnaie d'An- 
gers le 4 novembre 1591, prévôt le 24 avril 1608, 
consul des marchands en 1606, juge en 1613, 
échevin le l»f mai 1614, conseilhr-échevin per- 
pétuel le 20 octobre 1617, est élu maire le l^i-mai 
1628 pour deux années qui furent éprouvées par 
une cruelle contagion. — Il portait d'azur à 
3 besants d'argent, chargés chacun d'une 
croix pâtée de gueules, posés î et i. 

Mis. 919. f. 251, 435, 325. — Louvet, daus U Bnue 
d'Anjou, 1856, t. II, p. 6. 

IVérandiére (la), ham., c^e de St-Macaire- 
en-Mauges. 

IVerbonnet m°^ b., c"« d'Angers S.-O., tout 
près Carcassonne et Damiette. — Le chêne de 
Nerbonne 1229. — Ane. maison noble appart. 
de 1633 à 1675 à la famille Cousiard, en 1685 à 
n. h. René Garsanlan; — Jean-Aubin de Che- 
vaigné, mari d'Anne Garsanlan 1707, — et la 
famille Aubin, V. ce nom,, jusqu'à la Révolution. 
— An haut de l'escalier extérieur, une dalle carrée 
porte gravée une croix entre deux G et la date 
i6î8. 

IVerbonUère (la), f., c"^ de Maulévrier. 

NerluyC" de St-Cyr-en-Bourg , anc. fief et 
seigneurie avec maison noble dans le bourg. — 
En est sieur Pierre Trotet 1578, n. h. Jean Val- 
lois 1640 ; ^ sa veuve Jeanne Pelle ; — Jean 
Prestrc 1670; — Louis Prestre 1692. 

Kéron (L.. .), organiste du Chapitre du Puy- 
Notre-Dame et facteur d'orgues, 1690. 

Kervaaxt vill., c*** de St-Georges-des- 
Sept- Voies, partie en caves habitées. 

IV«sdes (les), fontaine, c°^ du Vaudelenay, 
sur le chemin de Messemé au bourg, 1633. 

Nesirés (les Bas et Hauts-), ham., c°« de 
Montigné-les-R. — Le clos de Nestré 1536 
(E 465). — En Nestré 1504 (E 467). — Nétré 
(Cass.). — Les Naistrais (Rect ). 

Xeu (la). — S. la Noue. 

Ncnllléy co" N.-E. et arrond. de Saumur 
(llkil); — à 48 kil. d'Angers. — NuHiacus 
644 (Dipl. Cart., II, 80). — Noviliacus curtia 
705 (1*' Carlul. Saint-Serge, f. 4; D. Houss., 
I, 12). — Quœdam villœ quœ dicuntur 
Nubiliacus cum capella 846 (Dom Bouq., 
VIII, 486). — Nuytleyum 1326 (G 16). — 
Nuillé 1480 (G 814). — Sanctus Medardus 
alias Nulleyum 1501 (G 17). — Nueillé alias 
St Médard 1783 (Pouillé). — Sur les premiers 
contreforts (33-38 met.) des coteaux de la rive 
droite de l'Auihion, y compris vers S.-E. deux 
hautes buttes (97-103 met.). — Entre Blou (2 kil.) 
au N. et à l'O., Vivy (4 kil. 1/2) à Ï'O. et au S.. 
Allonnes (8 kil.) à !'£., la Breille (10 kil.) et 
Vernantes (9 kil.) au N.-E. 

La route départ, de Saumur au Lude traverse 
U territoire dans tonte s« longueur, presque & 



NEU 






NEU 



^ limite extrême vers TE., reliée an bourg par 
deo\ chemios vicinaux. 

Y naît au S.-E. et auprès du bourg, la Fon< 
Mine-Suzan, qui coule de TE. à l'O., puis du 
S.-O. au N.-O.. anime sur la c"« même 3 usines, 
«f n de limite entre Yivy et Blou. traverse Vivy, 
forme un instant limite entre Blou et Longue, 
reçoit à droite le ruissetet de Gliampeaux, etcon- 
tinae à travers le territoire de Longue, où elle se 
jette dans le Lalhan, à quelques mètres du Pont- 
Haltet. [V. t. II, p. 166, et rectiBer.] 

En dépendent les vill. et bam. des Trois- 
Qoarliers (18 mais., 54 hab.), de la Petite-Roche 
(Il mais., 24 hab.). de la Pierre- Pucelle (10 m., 
35 kab.). du Pont- de-la -Ville (9 mais., 26 hab.)> 
lie la Fontaine-Sttzan (5 mais., 15 hab.), des 
Roches (14 mais., 35 hab.), des Jouanneaus 
,\\ mais., 36 hab.), du Houx (6 mais., 18 hab.), 
les cbât. de Salvert, de Goupillon et 70 fermes 
oa écarts. 

Superficie : 905 hect. jusqu'en 1840 ; — ac- 
loellement 1,^48 hect. par l'adjonction des ham. 
de la Roche et des Roches, enclave détachée de 
Vivy par la loi du 25 juin 1841 ; — dont 64 h. de 
vignes, 102 de taillis, 2 de futaies, 202 de landes. 
Population : 137 feu\, 6i7 hab. en 1720- 
1726. — 7i6 hab. en 1790. — 785 hab. en 1806. 
-765 hab. en 1820. — 502 hab. en 1831.— 
d77 hab. en 1841. — 89i hab. en 1851. — 854 h. 
en 1861. — 84i hab. en 1866. — 814 hab. en 
1872. dont 947 an bourg (86 mais., 94 mén.), — 
eo décroissance constante depuis 25 ans. 

Assemblée le jour de la St-Médard, par arrêté 
do 1«' août 1812. 

Carrières considérables de tuffeau, dont le plan 
«ooierrain existe à la mairie ; — 3 usines sur le 
ruisseau. 

Bureau de poste de Saumur. — Perception 
d'AUoones. 

Mairie, avec Ecole communale laïque de 
garçons dans un local acquis par acte du 
10 mars 1843, autorisé le 27 octobre 1845. — 
Ecole laïque de filles construite par adjudica- 
tion du 5 novembre 1859. 

L'Eglise, dédiée à St Médard (succursale, 
"26 décembre 1804), est antique mais déformée 
par de nombreuses restaurations. Dans le pignon, 
aa-dessus d'une petite fenêtre plein cintre, un 
taiTeau lozangé, encastré dans l'appareil même, 
^emble rappeler le triangle symbolique. Sur le 
côté N. apparaissent deux étroites petites baies ro- 
manes (xii« s.), au-dessous une large porte cin- 
trée enmurée de petits tuffeaux carrés disposés en 
réseaux, les mars en appareil moyen régulier. — 
Dans le pied du clocher ouvre la chapelle de la 
Vierge décorée de vulgaires vitraux. A Tex te- 
neur, sur la face S.-E., on lit gravé : Dieu 
unisse M. Leroux et M. Hayée qui ont fé 
fini Véglisep. C. Hardi Van 1813. -A. l'inté- 
rieur de l'église, rien n'est à signaler qu'un remar- 
•loable tableau (xvii« 8.)> La Présentation au 
Temple, provenant de Boisaudier, — et trois ou 
■laatre médiocres toiles, un Sacrifice d'A- 
^Taham, une Résurrection, un Ecce homo. — 
Dans le mur du pignon N.-0.> à gauche de la 



grande porte, une dalle tumulaire carrée montre 
À gauche un personnage à genoux sur un prie- 
Dieu armorié avec deux P adossés ; sur un phy- 
lactère. Miserere met ; derrière, debout se tient 
le patron; du ciel descend un ange, les bras 
étendus. La droite de la composition est en 
grande partie remplie par un cartouche Renais- 
sance. En bordure, on lit : Ci dessous gist 
lie corp']s feus hounourahle homme Giehan 
Joussellin, lequel desceda le XII jour de 
novanbre Van MVCXXXIIII. 

L'emplacement du cimetière actuel a été 
acquis le 14 mai 1868. 

Nulle trace celtique. L'ancien grand chemin 
de Longue à Saumur par Yillemainseul, Romfort 
et le bourg existe encore, large en certains points 
de 15 à 20 met., entrecroisé jadis au bourg même 
par le grand chemin de Saumur au Mans. La 
terre, curtis, faisait partie primitivement du 
domaine royal et fut donnée par Clovis II, — 
non pas à St-Deiiis en France, comme l'indique 
le faux diplôme de 644, — mais à l'abbaye St- 
Serge d'Angers, comme le rappelle en 705 le roi 
Childebert. Elle avait pourtant fait quelque 
temps retour aux mains du comte et fut rendue 
aux moines par une donation nouvelle confirmée 
en 846 par Charles-le-Chauve. A cette date il 
semble que la villa soit double. — Elle ne pos- 
sède pourtant encore qu'une chapelle. — On ne 
voit pas à quelle époque elle fut constituée en 
paroisse ni comment elle sortit des mains des 
moines, — quoiqu'il soit facile de comprendre 
qu'elle soit advenue à l'évêque, seigneur baron de 
la terre voisine de Romfort. Jusqu'à la Révolution 
lai cure resta à la présentation do l'évêque, à la 
collation de son Chapitre do St-Maurice. 

Curés .- Guill. Flourie, 1326. — Laurent 

Mulot, maître ès-arts, licencié ès-lois, archi- 

prêtre de Tours, qui part pour Rome, en se 

. démettant au profit d'un nommé Estourmy, 

— et reprend ses fonctions au retour, 1472. 

— Yves Nouel, 1481, 1486. — Mie. Vil- 
lemereau, 1602. — Et. Haye, 1632, 1641. — 
Et. Boucher, 1658, f le 19 janvier 1763. — Liger 
de Villemereau, 1676, 1678. — Phil. Verrier. 
1681, fie 22 novembre 1694 à Saumur et inhumé 
dans le chœur de St-Pierre. — Mathurin Com- 
pagnon, V. ce nom, 1695, f le 14 mars 1726, 
âgé de 61 ans. — Goujet, précédemment vicaire 
à Brain-sur-Allonnes, « grand prédicateur apos- 
c tolique », dit un registre de Brain, qui résigne 
en septembre 1755 et meurt le 22 décembre 1762, 
âgé de 84 ans. Il tenait K sa cure une pension pour 
la jeune noblesse. — Mathurin Davy , anc. 
vicaire, janvier 1756, f le 22 janvier 1769. — 
René Moulins, avril 1769, f le 4 avril 1771, âgé 
de 48 ans. — Jacq. Gazeau, 1771, mort curé de 
Lublé le 31 août 1784, âgé de 58 ans. — Franç.- 
iean Girard, 1784-1792. 11 avait prêté serment 
et périt néanmoins exécuté à Angers le 15 floréal 
an H, avec le maire André Saunier. — Le vicaire 
Poirier avait été déporté en Espagne (septembre 
1792). 

Un prieuré de l'abbaye de Bourgueil s'élevait 
au N. de la paroisse, V. la Roche-au-Moine, 



NEU 



— 6 - 



NED 



Le flef formait nne châtellenie , qui relevait 
jasqu'au xvii* s. au château de Saumur. Un arrôt 
du 5 mat 1779, rendu contre Monsieur, frère du 
Rot, en fit reporter l'aveu au château de Pocô. — 
En estseigneur Pierre Bourreau, valet, vers 1450. 
^ Noble et scientifique personne maître Eustache 
du Bellay, archidiacre de Paris, l'acquit pour 
une moitié le 27 juin 1545 de Gilles de Laval, 
pour l'autre le 3 septembre suivant de Loys de 
Sainte-Jlarthe. — En hérita, par substitution de 
Charles du Bellay, vers 1670, Marc-Ant.-Saladin 
d'Anglare de Savigny, qui rend aveu en 1680 de 
son « vieil château et mazure de Ncuillé , qui 
« anciennement souloit estre fermé de ponts levis 
« et planchettes et à présent tombé en ruines à 
« cause de l'antiquité d'iceluy ». Des bois , 
futaies, taillis en dépendaient, — avec droits de 
mesures à blé, vin, huile, — de moulin et four 
bannaux, — de ta\e sur les étaui des marchands 
et sur les marchandises de passage, — de dtme 
sur les froments, lins, vins, chanvres, sous la 
réserve de 34 setiers de blé et d'une pipe de vin 
pour le curé, — de quintaine sur les nouveaux 
mariés de Tannée, et tous les honneurs dans 
r«^glise. — La terre appartenait en 1789 au baron 
de Blou, Toussaint-Henri Lejumeau. 

La paroisse dépendait de TArchiprétré de Bour- 
gueil. de l'Election et du District de Saumur. 

Maires : André Saunier, 31 janvier 1790. — 
Urbain Haye, 13 novembre 1791, — A. Sau- 
nier, 16 décembre 1792. — Jos.-Jean Lenoir, 
1«' messidor an VIII. — Jos. -Charles Leroux, 
t janvier 1808 , mort en 1825. — Augustin 
Leroux, son fils, 15 mars 1825, installé {e 
12 mai. — Jean-Pierre-Modeste Daudet, 8 jan- 
vier 1839. installé le 13 février, démissionnaire 
en 1857. — Eugène-Louis Lepelletier, 20 oc- 
tobie 1857, installé le 25 octobre, démi?iSton- 
naire. — Henri Rocher, 16 juin 1862. démis- 
sionnaire en 1867. — Pierre-Lucien Garnier, 
1868, en fonctions, 1876. 

Arch. do M -«t-L. E 166; G 342 et 814-817. - Arch. 
commun. Et.-C. •— Bévue d'Anjou, 1869. p. 108. — Noto 
Aug. Michel. ~ Pour les localilét, voir, à leur «rlicle. Gou- 
pillon, Salvert, Chionaudet, la Horhe-au- Moine, VEcus- 
ion, la Brosse, le Chéne~Beignet, etc. 

Nenillé. f., c" du Bourg-d'Iré. — Ane. 
terre noble relevant de Combrée. — François de 
Chazé rend aveu en 1553 de a son lieu et domi- 
« cile de Nuillé, savoir est ses maisons, court et 
« domicile ancien avec un vivier ancien, ches- 
« naie, etc. »; ^ f., c"* de Châteauneuf. — 
Nullié (Gass.). — Domaine de la chapelle de 
la Rochefoulques, vendu nat< le 10 février 1791. 

Neuville, f., c»« de Dénezé-s.-le-L. —Ane. 
domaine de l'abbaye de la Boissière, vendu nat^ 
le 22 avril 1791. 

I\'ea ville, bourg. c"« de Grez -Neuville. — 
Nova Villa in Andecavo 837 circa (Cauvin, 
Géogr. , p. lviii). — Nova Villula 1080 
(Gartul. Saint-Aubin, f. 52). 108f (Ibid. , 
f. 52 vo). _ Nova Villa 1111 (l'r Carlul. 
St-Scrge, p. 191; 2« Cartul, p. 265), 1159 
(1" Cari, p. 16) — Novilla 1134-1150 (2«Cart., 
p. 250). — Parochia de Novile 1265 (Pr. de 
Grej N.). — Neufville outre Maine 1378 (Ib.). 



— Nova Villa prope Andegavîs , Nova 
villa supra Meduanam 1454 (Ibid.). — La 
paroisse de Neufville sur Maine, ressort de 
la ville d'Angers, 1539 (C 105, f. 170). — St- 
Martin - de - Neuville et Gré xvii-xviii* s. 
(G Cures), 1783 (Pouillé). - Grès et Neuville 
1793 (Alman.). — Sur la rive droite de la 
Mayenne, vià-à-vis Grez, qu'y reliait jusqu'au 
xvi» s. un pont. Louvet en mentionne la chute en 
1576 par suite des grandes eaux. Il est question 
dans les Archives de la Mairie d'Angers (BB 47. 
f. 18\ de sa reconstruction en 1598, — et les 
cartes du xvi^ s., môme du xvii* s. l'y indiquent, 
quelques-unes môme le confondent avec celui du 
Lion-d'Angers. Deux piles en existaient encore il 
y a 25 ans, dont une sur l'emplacement exact du 
déversoir du barrage, qui fut alors établi. — Le 
hac actuel doit ôtre remplacé cette année môme 
par un nouveau pont de quatre arches, V. t. 11, 
p 301. 

L'existenco de Neuville est constatée dès le 
IX* s., quoique son nom semble l'indiquer commr 
une agglomération récente, mais seulement sans 
doute par comparaison avec la ville du Lion- 
d'Angors ; — la paroisse est d'un siècle au moins 
plus ancienne que celle de Grez, V. ce mot. Il 
y existait dès la fin du xi" s. une église, appar- 
tenant au seigneur, tandis que le seigneur de 
Grez n'avait pas môme une simple chapelle en- 
core au XII* s pour sa maison. — La cure était 
à la présentation de l'abbé de St-Serge. 

Curés : Guill. de VEpinay, de Spineto, 
1419. — Guill. Lenfant, licencié en lois, 145i. 

— Yves Leroy, 1502. — Nicole Poisson, licen- 
cié en décret, 1518. — Bertrand Vassal, 1533. 

— Jean de Villers, 1588. — Franc. Boirm. 
1599, 1613. — André Tkibauld, 14 février 
1614, février 1630. De septembre 1615 à mars 
1616 les soldats et gens d'armes de M. de Ven- 
dôme pillent la paroisse, notamment la cure. 

— Louis de la Grandière , mars 1630 , 
inhumé le 6 octobre 1672 , âgé de 76 ans. 
Une contagion fait rage de décembre 1639 à avril 
1640; les inhumations ont lieu de nuit. — René 
Ferrand, bachelier de Sorbonne, décembre 
1672, inhumé dans le chœur le 22 septembre 
1688, âgé de 52 ans — Vincent Constable, au- 
paravant vicaire et sacriste, décembre 1688. f le 
7 octobre 1705, âgé de 60 ans. Il avait, tni 
grande partie à ses frais, refait l'église dont 
l'évoque Le Peletier consacra le 2 novembre 1704 
les trois autels — Louis Foucque, anc. vicaire, 
9 octobre 1706, f le 27 janvier 1720, âgé d« 
46 ans, — Louis-Etienne Desnos, février 1720, 
qui signe durant quelques années Blanchar- 
dière-Desnos, f le 23 mars 1753. âgé do 63 ans. 

— Jacq.-Martin de Bonne font, janvier 1754, f lo 
20 mai 1770. âgé de 70 ans. -~ Silnon-Jude 
Varenne, bachelier do Sorbonne, natif de Cler- 
mont en Auvergne, février 1711. 11 résidait d'or- 
dinaire à Angers, sur le Tertre-St-Laurent, où il 
meurt le 13 octobre 1779 et est inhumé dans le 
cimetière de la Trinité, malgré son vœu d'ùtro 
transféré à Neuville, à cause d'une épidémie de 
dyssenterie, qui dans l'année y emporta 76 de ses 



NEU 



— 7 — 



NEU 



paroissiens [au lieu de 28 décès en 1778, 33 en 
17801. — Louis- Joseph-François Launay, fé- 
vrier 1780, qui celte année même pose le 16 no- 
vembre la première pierre du presbytère, cons- 
irail à ses frais. — Peyre^ 1792. 

Je trouve en 1686 mention d* « honnête ûlle 
« Perrine Chevalier, maîtresse d*Ecole ». 

I^ fief formait une châtellenie relevant du 
Lîon-d*Angers. et appartenait en 1454 à dame 
Blanche de la Tour. En est sieur Pierre d'Avau- 
gour, écuyer, 1465 ; — Guy d'Avaugour 1517 ; — 
Gayonne de Yilleprouvée, sa veuve, 1527; — 
Jaeq. Clérembault, vicomte du Grand-Montre- 
vault, mari de Claude d'Avaugour, 1548; ~~ 
Jean de Rochechouart 1595, fils de Loui.se Clé- 
rembauld, héritière de Claude d'Avaugour, sa 
raère ; — Guy de Laval, mari de Françoise de 
Sesmaisons, 1660 > — Guy-André de Laval, qui 
vend la terre en 1740 à Pierre Leroy de la Po- 
therie. 

Il y résidait au xvii* s. un bureau des Traites, 

— et une brigade do gabelles. 

C'est actuellement le principal bourg commu- 
nal. L'église dédiée à St Martin de Vertou (suc- 
cursale, 30 septembre 1807) a été récemment 
restaurée et forme une nef unique, lambrissée en 
carène de navire, avec large et haut toit supérieur 
en dos d'âne. Un arceau ogival xiii" s. ouvre sur la 
travée du chœur, voûté à croisées ogivales de 
petits tores cylindriques, avec abside ronde, le 
fond rempli d'un riche et élégant autel, à 
colonnes de marbre, datant de la reconstruction 
de 1704, abside et chœur enluminés et dorés 
pierre à pierre ou haut en bas. — Sur la droite 
s'élève ui) clocher carré soutenu par de puis- 
sants contreforts. 

L'ancien presbytère a été racheté par la com- 
mune le 6 juin 1810, en vertu d'une ordonnance 
du 3 août 1809. 

IVenvUle, vill., c"« de Pouancé. — Via 
publica Novœ Villœ quœ ducit in Bri- 
tanniam et in Andegaviam 1050 (Pr. de Car- 
bay). — Donne son nom à un ruiss. qui natl prés 
la route nationale de Rennes, coule du S. au N. 
en formant limite avec la Loire- inférieure et se 
jette dans la Verzée; — 1,700 met. de cours; « 
f., c"* de St-Martin-du-Boia. 

rVeoville-la-Robert, c°« de la Jaille-Y. 

— Neuville le Robert 1508. — La terre, fief 
et seigneurie de Neuville la Robert (C 106. 
f. 11}, 1539, dont est sieur n. h. Pierre de Tinte- 
niac. — Neuville-à-Robert (Cass.). 

KenTlliette (la), f., c"" d*Yzemay. 
:\'eiivy« c«° de Cbemillé (12 kil.), arrond. de 
Cholet (35 kil.); — à 36 kil. d'Angers. — Novit, 
presbyter de N. 1030 circa (CKemillé, Cartul., 
ch. 67 et ch. or.), 1187 (Ib.. ch. 75). — Nevi 
1095-1100 (Ib., ch. 74). — Novus Vicus 1245 
circa (Ib.. ch. 88), 1293 (E 802). — La Ville de 
Neufvy 1405, 1565 ( Cïiart. du Lavoir). — 
Nevy en Mauges 1483 (ib.). — Nuefvy 1579 

Carte). — Sur la ligne de faite des bassins de 
l'Evre et du Layon (118-125 met.). — Entre Ste- 
Chnstine (3 kil.) et St-Laurent-de-Ia-Plaine 

:5 kU. 1/2) au N., la Jumellière (7 kil.) et St- 



Lézin (6 kil.) à TE , St-Lézin, Jallais (11 kil.) et 
la Poitevinière (7 kil.) au S., le Pin-en-Mauges 
(5 kil. 1/2) et St-Quentin-en-M. (7 kil. 1/2) à l'O. 

Le chemin d'intérêt commun de Chemillé à 
Sle-Christine traverse du S. E. au N. le terri- 
toire, en ralliant à l'entrée même du bourg vers 
S.-E. le chemin de Jallais et à sa sortie, vers N., 
à gauche, celui de la Poitevinière, à droite celui 
de la Jumellière. 

La rivière du Jeu forme tout du long 
(8,700 mètres) la limite vers N., y animant sur sa 
rive droite seulement 4 moulins; — y affluent les 
ruiss. de la Frimardière, — qui limite le Pin et 
St-Quentin, — du Gué, de la Frémondière et de 
la Harvourie, grossi du ruisselet des Buhards. 

En dépendent les bam. de la Chevalerie (4 m.. 
26 hab.), des Chevrios (4 mais., 19 hab.), des 
Roches (3 mais. , 19 hab.), de la Châtaigneraie 
(4 mais., 26 hab ), de Launay-Gontard (3 mais., 
17 hab ), Maunit (3 mais., 22 hab.), les chat, de 
la Morousiére et du Lavoir et 53 fermes ou écarts 
dont une vingtaine de 2 maisons. 

Superficie : 1,313 hect. dent 23 en taillis, 
2 hect. 1/2 en châtaigneraie, 250 hect. en prés, 
le reste en labours, y compris les 122 hect. de 
landes d'il y a 40 ans. 

Population : 130 feux en 1720. — 152 feux, 
923 hab. en 1789. — 794 hab. en 1806. — 899h. 
en 1821. — 830 hab. en 1831. — 1,049 hab. en 
1841. — 1,133 hab. en 1851. — 1,183 hab. en 
1861. — 1,146 hab. en 1866. — 1.072 hab. en 
1872, dont 441 au bourg (97 mais., 123 mén.), sis 
au centre du territoire, sur le versant d'un coteau 
en pente vers N., — et qui petit à petit, lente- 
ment, se transforme. 

Ni marché ni foire. — Assemblée le 24 oc- 
tobre (bl-Martin-de-Vertou), où se traitent, sur 
échantillons, les prix du blé et de l'avoine, pro- 
duits du pays avec les châtaignes et les plantes 
fourragères pour l'engraissement des bestiaux. 

Six moulins à eau ; — tissage; — saboterie. 

Bureau de poste de Ste-Christine. — Per- 
ception de la Jumellière. 

Mairie, avec Ecole laïque de garçons, bâtie 
par adjudication du 15 décembre 1848. — Ecole 
libre de filles (Sœurs de la Pommeraie), bâtie vers 
1865, sur les plans de M. Parent, de Paris, par 
les soins de M™» la vicomtesse Des Cars, avec 
hôpital-asile pour les vieillards. 

VEglise, sous le vocable deSt Martin de Vertou 
(succursale, 5 nivôse an XIII), est un édifice à 
trois nefs, style xiv's. (arch.Tessier),'avec clocher 
à flèche de pierre, sur le portail. Elle a été con- 
sacrée le 22 septembre 1875. L'église, qu'elle 
remplace , datait à peine du xV s. et avait été 
construite par la famille de Ver, seigneur du 
Lavoir. Son écusson : Echiqueté d^or et 
d*azur de 4 tires de 4 points , figurait sur 
une pierre du pignon du chœur, qui est con- 
servée à la cure. On y a aussi recueilli un tuffeau. 
provenant de l'autel St-Fiacre, dans le chœur, 
qui porte inscrit : J'ai été posée \ par messire 
George \ Goureau prestre \ chanoine honor j 
airedeVéglise \ colégiallede | saint Pierre \ 
d^ Angers seign | eur de la Frém | ondière pa- 



NEU 



— 8 — 



NEV 



roiêêt I de Névi . le iS mai 1753 f . ; — el une 
inscription sur marbre noir, attestant que Louis 
Blouin^ prâtre, titulaire de la chapelle St- Jean- 
Baptiste, dans le côté droit de la nef, en avait 
« relevé » Tau tel en 1759 ; — mais le beau ré- 
table en pierre, qui représentait au centre la 
Descente de croix, d'après Rubans, a été détruit. 
On a détruit de même un curieux bas-relief, res- 
tauré en 1837, où flgurait St Michel terrassant 
le dragon, porté dans l'attitude du triomphe sur 
des bustes d'Anges ; au-dessous, un écusson avec 
une croix en cœur, accosté d'anges ; plus bas à 
droite, un buste d'homme, à gauche un buste de 
femme, au centre, une jeune femme, à mi-corps, 
jouant de la viole. 

Le presbytère porte à sa façade la date 1776. — 
Le cîmettère, situé dès au moins le xvi« s. sur la 
route de St-Lézin, est orné d'une croix en fer ouvré. 
Outre l'enfeu des propriétaires du Lavoir et les 
tombes en granit de plusieurs d'Armaillé. on y voit 
une sorte de stôle avec cette inscription : A la 
mémoire de \ J.-E. Cesbron, | chevalier de 
Vordre royal \ et m^ de St-Louis^ \ ancien 
colonel de cavalerie \ dans l'armée ven- 
déenne I dr Anjou en 1793-1794 \ et en 1815 
f Cent- Jours), \ décédé à la Morozière | le 
7 novembre ISÎ?, \ âgé de 69 ans. | Fidèle à 
Dieu, fidèle au roi. \ Il combattit avec vail- 
lance I pour Vhonneur et pour la défense | 
de son pays et de sa foi. 

Nulle trace celtique. — Plusieurs voies antiques 
traversaient le territoire, dont la plus importante, 
colle de Chalonnes à Jallais, passait le Jeu sur le 
pont dit de Jallais, et se continuait entre Mont- 
clerc et le Cerisier, à VE. de la Chevalerie, entre 
les Roches et la Morouzière, croisée à ce point 
par la route de Chemillé à St-Florent, qui longe 
la limite vers S.-O. — Elles laissent l'une et l'autre 
à l'écart le bourg actuel, que son nom indique de 
formation relativement récente. — Pourtant dès 
les premières années du xi* s. il y existait une 
église, tout au moins une chapelle, avec un desser- 
vant, presbyter Elle appartenait au seigneur de 
la Brissonnière en la Pommeraie, qui en fit don 
au Chapitre de St-Léonard de Chemillé en 1217. 
Les chanoines en conservèrent la présentation 
jusqu'à la Révolution, en s'attribuant le titre de 
curés primitifs, prétention qu'ils abandonnèrent, 
Eprès force procès, par transaction du 8 mai 
1758, avec tout leur droit de dîme, moyennant 
le service par le curé d'une rente annuelle de 
50 setiers de seigle, 11 de froment et 1 d'avoine. 

Curés : Mich. Branlard, 1496. — Jean 
Gourdon, 1555. — Pierre Gourdon, 1559, 
1567. — Jean Richard, 1568, 1578. — Gnill. 
Babin, 1595, f le 20 juin 1625 et inhumé dans 
le chœur par permission du seigneur du Lavoir. 
— Louis Marchais, juin 1625. f le 16 octobre 
1635 et inhumé dans l'église de St-Laurent-de-la- 
Piaine. — Laurent Chauvet, décembre 1635, 
f le 4 août 1652. En 1639 une épidémie emporte 
67 paroissiens dans les trois derniers mois de 
l'année. — Guill. Gaudin, 5 août 1652, 26 sep- 
tembre 1653. "• Henri Patrix, novembre 1654, 
décembre 1662. — Maihurin I^mbert, janvier 



1663, qui résigne en septembre 1666. — LonU 
Moreau, installé le 14 septembre 1666, mais qui 
ne fait pas résidence, et meurt vers 1680, suppléé 
par son vicaire Franc. Piet ju.squ'en septembre 
1681. — Jos. Gehère, 1681, juillet 1694. — 
Lazare Couchot, mai 1704, f le 18 février 1717. 

— Julien Errault, 1717, qui résigne en 1720. f à 
Angers, âgé de 70 ans, le 27 mai 1747. — Jean- 
Franç. Emault, 1720, qui résigne moyennant 
pension et meurt le 21 juin 1746, âgé de 70 ans. 

— Alexandre Cosnu-Desaunay, vicaire de St- 
Lézin, installé le 12 juillet 1745, f le 20 novembre 
1771, âgé de 70 ans. — Pierre-Louis Davy, dé- 
cembre 1771, qui refuse le serment, meurt vers 
1805. — Deschamps, vicaire de Cisay, élu \e 
22 mai 1791. — Mongazon, vicaire de Juigné- 
sur-Loire, élu le 2 octobre 1791. 

Une école fut fondée en mars 1674 par ordon- 
nance de l'évèque Henri Arnauld, avec une 
somme de 4,604 liv., léguée à la fabrique par 
René Roui, sieur du Buisson, le 8 mai 1665. 

Les noms de la Motte- Bordereau, de la 
Forte-Maison, qui se sont maintenus aux points 
culminants, confinant au bourg, indiquent l'exis- 
tence d'un ensemble défeosif. dont il ne resir 
plus aucune autre trace. La suzeraineté du pays 
appartient aux seigneurs de la Briâsonnière jus- 
qu'au XV* s. et passe alors au château du Lavoir. 

La paroisse dépendait de l'Archidiaroné d'Outre- 
Loire, du Doyenné de Jallais, de l'Election et des 
Aides d'Angers, du Grenier à sel de St-Florent, du 
District en 1788 de Beaupréau, en 1790 de St-Klo- 
rent, du canton de Ste-Chrisline jusqu'à l'arrêté do 
27 brumaire an X. Toute en landes et coteaux, elle 
restait chargée de pauvres et de mendiants, et de- 
mandait en 1788 la création d'ateliers municipaux, 
où l'on pût trouver le métier, le fil, la laine, les 
cotons, les filasses, et en hiver, du feu. 1.978 bois- 
seaux de seigle ou avoine y étaient levés en 
rentes annuelles par le Séminaire d'Angers, St- 
Pierre et Si-Léonard do Chemillé, le curé de Ste- 
Cbristine, les abbayes de Pontron, de St-Serge 
et de Bellefontaine. — On sait que Stofflet et 
Bernier, pendant la dernière lutte, y avaient établi 
leur quartier général. En juin 1832 encore la 
maison du maire fut pillée par les Chouans. 

Maires : Picantin, l»' messidor an VIU. — 
Ambroise d'Armaillé, 16 juillet 1806. — Pierre 
Raby, 25 mai 1826, installé le 4 juin. — 
Guitton, 13 septembre 1831, 9 octobre 1832. — 
Jean-Jacq. Grenet, novembre 1832, démission- 
naire en septembre 1852. — Jacq. Galard, 
14 septembre 1852, installé le 27. — Bristeau, 
1871. — Louis de la PaumeZtère, 1874, en 
fonctions, 1876. 

Arch. de M.-et-L. G 191 etSOO.— NoUco Mm. de M. Spal. 

— Notes Mm. de M. BmiUllier de St-André.— - Arch. comm. 
Bt.-C. — Pour les localités, voir, à leur article, la Morou- 
tiére, le Lavoir, la Lihoraie, etc. 

Neveu (Antoine), « faiseur de dentelles », 
Angers, f âgé de 52 ans le 19 juillet 1662. <^ 
(Pierre), graveur, Angcis, an V. — V. Nepveu. 

NéToIre (laGrande-\ chàt.,c'*'^ de Chalonnes- 
sur-Loire. — La Névouère (E 457). — La 
Nepvoire, la Nepvouère xvi*-xvii« s. (G Evô- 



NIC 



— 9 — 



NID 



ché). avec pare, snr l'anc. chemin de Ghalonnes 
t Boargneaf. — Ane. fief et seigneurie, relevant 
de l'Evôcbé d'Angers, — à la famille Erreau da 
IT« aa xfii« s.;— N. Errault, mari de Calh. 
d'Aabtgné, eneore en 1635; — René da BooUay en 
1668. mari d'Antoinette Leborgne, — n. h. Claude 
De^mazîéres, avocat au Présidial, 1703. dont la 
fille Marie-An né y épouse dans la chapelle sei- 
gnenriale, le SO janvier 1721. Jean-Guy Delorme, 
docteur en la Faculté des droits d'Angers ; — 
Thomas- Marie-Gabriel Desmazières 1790. 

Kévoarle (la), f., c" du Louroux-Béc. — 
Le lieu et appartenances de la N. 1539 
• C 106, f. 256). — Le lieu, domaine et met. de 
la Nepvoullerie 1563 (E 109). avec m'» et 
étang. — En est sieur Louis Duchalelet, écnyer, 
1340. 1565, qui relève de Bécon; — cl., c*** de 
Tiercé. 

IVévouries (les), f., c»« de Villévêque. 

^exerle (la), f., c"« de St-Macaire-en-M., 
réunie en 1790 à la f. de la Terribert. 

iVe>9M. — V. Lézon. 

TViardlére (la), f.. c«« de Lasse. 

Nlan (le),-ham., c°« de Rablay, 

Klbeaa, petit fîef sans domaine, relevant de 
Cnappe en Fontaine-GuéHn. 

XIrttlas (Jean), maître orfèvre attaché au 
service de René d'Anjou, à Angers, et de Jeanne 
de Laval. 1456. 

^leoUM (Jean-Baptiste), sieur de la Grange, 
docteur-médecin et médecin des armées du roi, 
résidait au château de Maulévrier, 1727, 17^. 

rVicolas {René), né à Maziéres. blanchisseur 
à Cholet, membre du comité royaliste de Cholet, 
y commandait en Fan IV une division sous les 
onires de Stofflet. Le Moniteur du 11 ventâsc 
annonce qu'il vient d'être pris, avec son neveu 
et trois autres chefs, et fusillé à Cholet. Le der- 
nier historien de Stofflet le fait périr en com- 
battant. — C'est donc un autre René Nicolas, né 
comme le précédent, à Marières, en 1778, qu'on 
retrouve encore en l'an V et qui commande en 
1815, ?ous Larochejacquelein. la première attaque 
de Maolévrier (17 mai). Il jouissait en 1826 d'une 
pension de 1,800 fr., mais qu'en vertu d'ordres su- 
périeurs il ne pouvait toucher qu'à Maziéres, étant 
frappé de cette singulière folie, a de se croire 
« d'un rang très-élevé et de demander publique- 
« ment en mariage des femmes de distinction, 
« qu'il peut aborder ». 

Mic^%mmm9mw*e (la). — V. 2a Colassière. 

lilcole (Jean), secrétaire en 1597 de Pui- 
fîharic, en 1616 du comte de Vertus. 

^leolcav (Pierre), né à St-Pé (Bigorre) enl737. 
fonda à Angers vers 1769 avec Philippe Sérand, 
one « institution académique et militaire » pour les 
jeunes gentilshommes dans VhôtelPincé, vulgaire- 
ment nommé d^ Anjou, — V. t. I, p. 111, — et 
qoi prit alors quelque temps le nom de Pension 
verte. Resté seul en 1773 par le départ de son 
associé qui allait professer les belles-lettres à 
Toulouse, il dut en 1776 abandonner l'entreprise 
et ses projets de construction sur la closerie de 
Beaumanoir, V. ce mot. Il partit pour Paris où 
après avoir joué on certain r61e pendant la Révo- 



lution il est mort bibliothécaire de la ville le 
28 mars 1810. — On a de lui, pendant son séjour en 
Anjou, — un Panégyrique de St Benoit (An- 
gers. Barrière et Billault. 1770, in-S» de 40 p.) ; 

— Discours acad. sur ce sujet : La frivolité 
nuit aux lettres (Angers, 1770. in-8»); — Dis- 
cours académique sur ce sujet : Déterminer 
ce qu'il y a de fixe et d'arbitraire dans le 
goût (Angers, 1770. in-8'») ; — Epitre de Chris- 
tine, reine de Suède, aux souverains (An- 
gers, Barrière, 1770. in-8<» de 8 p.) ; — Elé- 
ments du calcul numérique et algébrique 
(Angers. 1775, in-12) ; — L'homme, ode phi- 
losophique (Angers, 1773. in-8» de 8 p., Bil- 
lault). couronnée par l'Académie de Rouen. 
C'était le 5* prix académique que remportait 
l'auteur, couronné, comme il l'indique dans une 
note, pour la première fois à l'âge de 19 ans. — 
Le Mss. d'une édition nouvelle de ces diverses 
œuvres, préparé pour une réimpression, avec 
notice en tôle, par Ameilhon, de l'Institut, était 
conservé à la bibliothèque de la ville de Paris et 
a été détruit dans le désastre de 1871. 

Nleolle (la), cl., c"« de Meigné-le-V. 

Nicollet (Georges), libraire, Angers, 1508. 
place Ste-CroiT. 

NicoUerie (la), t., c*"* de la Comuaille. 

Nld-à-Béte, m'**, c**" de Broc, sur le ruiss. 
de Meaulne. 

IVld-de-Mèle , bois, c"« de Beaucouzé , 
dépendait de l'abb. St-Nicolas d'Angers et fut 
vendu nal* le 5 février 1793. 

Xid-de'MBwiB. — V Limelle. 

Nid-de-Ple. m»» b., c°e d'Angers N.-O. ; — 
m«" b.. c°« de Ste-Gemmes-s.-L. — Appart. 
au Collège d'Angers en 1831 et s'appelait alors 
Bellevue ; — a été acquise en 1872 de MM. Blouin 
par M. Lachèse; ■■ f., c»« de St-Georges-s.-L. 
Acquise le 14 août 1769 des héritiers de Marie 
Lemesle, veuve de Jean Chotard, écuyer, par le 
docteur Guill. Buffebran du Coudray. V. ce nom 
(E 1301) ; — (le Grand-). c»« d'Angers N.-O. — 
Clausum de Ny de Pie 1373 (Sl-Nic, Hôtell.). 

— Maison bourgeoise, rebâtie à neuf en 1745 
avec l'ancien logis en retour d'équerre, appart. 
vers la fin du xviii* s. à la famille Jolivet. 

Nld-d'OIseaa» f., c»« de St^Georges-s.-L. 

Nidelllère (la), cl , c°« de Jarzé ; = cl., c«» 
de Thorigné. — En est sieur Louis Lemore, sé- 
néchal de Serrant, 1663, 1682. 

Nldevelie* vill., c°" de St-Georges-des- 
Sept-V., à 1,200 met. du bourg. — Nytevelle 
xvi-xvii» s. (St-Maur). — Nithevelle 1602 
(Et.-C). — Ane. fief relevant au xv« s. de St- 
Maur et au XVII* s. de l'Eiang-de-Gennes. — En 
est sieur Charles de Monteclerc 1458, par sa 
femme Béatri.\ Augier. Claude Mabille de la 
Paumelière en 1667. — Le curé réside dans le 
village et on a restauré à portée de la cure une 
ancienne chapelle, où se célèbre chaque jour la 
messe et où se font les baptêmes et les caté- 
chismes. — Tout près, un beau peulvan. 

Nigandlérc (la), ham., C^* de Drain; » f., 
c»« de St'Laurent'du-Mottay . 

Nlg^leau ( ), sieur de la Raimbergerie, 



NIV 



— 10 - 



NOC 



signe one épîgramme latine en tôle du Clades 
Belfortiana de Berge, 1650. 

Kl^rés (les), f., c^*' de Dénezé-Bous-Doué. 

IVIlilère (la), t., c^^fïE triché; » (la Petite-), 
f.. c»*» d'Etriché. 

IVillIère (la Grande-)* f.» c»« de Maulé- 
urter. — Ane. fief el seigneurie appart. au sei- 
gneur de Maulévrier qui y réunit en 1613 les fiefs 
du Rochay, de Jonsmier et du Petit-Pont — Le 
lont acquis dès 1653 par Pierre de Garion. En 
est sieur messire François de Garion, chevalier, 
capitaine d'infanterie, 1689, 1696. — Non loin 
sur le chemin s'élève la petite chapelle de 
Recouvrance, V. t. II, p. 621 ; — (la Petite-), 
ham., c°* de Maulévrier, dite dans les titres au 
XVII* s. la Nillière-Fontevraud et, par cor- 
ruption, la Nm'Fronteau. G'était un domaine 
du prieuré fontevriste de la Rimonniére. 

IViort, vill., c°* de Juigné-s.-L. 

Niponnlère (la), bam., c°* de St- Germain- 
lèS'Montfaucon. 

Nipoailiiy bois, c<" de Chanteloup, partie 
de la forôt dite de Vézins (9 bect.). 

IVlqaerle (la), f., c*>* de la Chapelle-du- 
Genét. 

iYI«e. — - V. Tour-de-Ménive et Lézon. 

Nlsevelle, f., c»* de St^Georges-sur L. — 
Nizeveulle (Gass.). — Niauelle (G. G.). — En 
est sieur Ant. Binet. 

Nialphe — nommé aussi Aiulphe, — est 
placé par les catalogues des ix«, xii* et xiii" s. 
sur la liste des évèques d'Angers vers 654 à la 
suite de St Maimbeuf, qui avait guéri de la 
goutte un abbé de ce nom, à St-Aubin d'Angers. 
On a fait une question de savoir si ce n'était pas 
notre évoque, sur qui on ne sait rien d'ailleurs. 
Le P. Lecomte l'etclut môme de la liste, où 
Artband el le Gallia Chriatiana le main- 
tiennent. 

D. Houss., XVI, f. 54. — Lecoînte, ad ann. 654, num. 83. 
— Mss. 623. — Roger, p. 66. — Hauréau. 

Nlvard (Germain, — el non Gabriel), fils 
d'un avocat fameux au barreau d'Angers , 
s'inscrivit au barreau de Paris avec le titre 
d'avocat en Parlement, puis, amené par l'inten- 
dant de Languedoc, Tallemont, à Montpellier, s'y 
lia d'amitié avec le médecin-philosophe Bernier, 
V. ce nom^ et profita peut-^tre de ses leçons 
pour s'y instruire dans la botanique. Après un 
court retour à Paris, il se retira en Anjou, chez 
son frère Jean-Baptiste N., curé de Morannes et 
s'y adonna à l'étude du droit et à la culture des 
fleurs. G'est pendant cette retraite qu'il fut 
nommé par le roi de l'Académie d'Angers. Il 
avait rédigé en latin une Histoire des plus 
célèbres jurisconsultes et a pris part, dit-on, 
à l'impression des Commentaires sur le droit 
civil de Lacoste (Paris, in-4«, 1659) et à la â« édi- 
tion des Formules de Marculfe, par Bignon 
(Paris, 1675, in-4o). — Il avait aussi repris la 
traduction en français des Commentaires de 
G. Dupineau, — V. ce nom, — sur la Coutume 
d^ Anjou, commencée par de Launay et qui fut 
terminée par Jacq. Gourreau, s'il faut en croire 
l'énergique réclamation inscrite par ce dernier 



sur les marges des procès- verbaux de l'Acadé- 
mie, à la date du 13 février 1692, et qui en pré- 
tendrait tout l'honneur. Mais Ménage semble avoir 
connu en Mss. l'œuvre commune des deux auteurs, 
imprimée seulement en 1698. VEloge aussi de 
Bernier, qui fut lu à l'Académie, le 5 janvier 
1689, au nom de Nivard, avait été remanié par 
Pétrineau des Noulis, Pocquet de Livonniëre et 
le môme Gourreau. — Nivard mourut à Morannes, 
âgé de 78 ans, le 30 octobre 1692, léguant par 
testament des 5 mai 1688 et 12 août 1692 le pro- 
duit de la vente de tous ses livres aux pauvres 
de l'Uôtel-Dien et de l'Hôpital Général d'Angers. 
Arch. de M.-el-L E 3483. — Pocquet de Liv., Coutume 
d'Anjou, préface.— Rangeard, Hist. de l'Acad., Mss. 577. 
— ^88. 1034. - Notes Mss. de Dirmand. — Méoage, VU. 
j^rod., p. 333. 

rVlverdiére (la), f„ c°« de Dénesé-s.-D. — 
En est sieur Julien Godin 1580; = f., c"* de 
Jumelles, — En est sieur Jacq. Duperray, no- 
taire de la cour de Brion, 1649; — f., c"« do 
Roussay. — La Nouardière (Gass.). — La 
Nivardière (Et. -M.). 

!\'ivetlère (la), f., c»« de Tilliers. — La 
Nistièr^ (Gass.). — La Nivelièreihi.-M.). 

I^^lvrie (la), ham., c"» de la Çhapeile-St- 
Florent. 

Noblleau (Etienne), né à Tours vers 1467, 
et plus tard gardien du couvent des Gordeliers 
de Tours, professa pendant quarante ans le droit 
canon en l'Université d'Angers, où il mourut Agé 
de 80 ans en 1547. — On a de lui : Opus exi- 
m,ium , cui serpenti antiquo nomen est, 
divini Verbi declamatoribus perutile, m 
quo de septem peccatis capitalibua et vitiis, 
ex illis ortis, copiose ac docte tractatur 
(Lugd., 1528, Sim. Vincent, petit in-8o golh.). 

D. Housseau, t. XXIll, f. 96. — CataL de la Biblioth. 
Tasehereau, û' 904. • 

IVoblerle (la), cl., c"*" d'Ecouflant. 

Noblet (Jean), docteur-médecin, Angers, est 
dit défunt en 1618. On trouve de lui dans l'/tt- 
nerarium Belgico - Gallicum , d'Abraham 
Golnitz (in-12, 1635, p. 259). les inscriptions en 
vers latins et français, qui figuraient gravées sur 
marbre à l'entrée du théâtre de Doué. Il y prend 
le titre de Salvilocensis. 

rVobIctterie (la), mo°, dans le bourg de 
Soulaines, vendu nal^ sur la fabrique le 4 mes- 
sidor an IV. 

IVocean* c»* de Fontaine-Guérin. — L^her- 
bergement de Noceau, qui est vieil etantien, 
que Von dit qu'antérieurement il y avoit 
pont'levis à douves; et y a un estàng appelle 
Guinebault 1445 (Aveu d'Avrillé). -- Il n'en 
existe plus trace. 

!\'oché(Aen^, docteur et professeur en théo- 
logie, Angers, 1632, curé de St-Michcl-la-Palud le 
4 juin 1635, devient en 1639 archiprètre de la 
Flèche en vertu d'un des plus célèbres arrêts Je 
la jurisprudence Angevine. Il résigne sa cure le 
27 janvier 1612 

.l'ocio^ifo*. — V. Noviolium. 

!%oellére (la\ haro., c"« d*Angrie. — Le 
herbergement de la Nobletière 1392. — Ap- 
partenait à la famille d'Andigné. — V. le Bois. 



NOE 



— n — 



NOE 



(U). — V. 2a J^ouc. 

!Voel, abbé de St-Nicolas d'Angers, 1080-mai 

1096. Qaelqnes jours avant sa mort, le pape 

Urbain II était vena consacrer solennellement 

l'église de son abbaye reconstruite. — II est Tau- 

teiir d'une Histoire des miracles de saint 

Nicolas, dont la Bibliot. nat. possède le BIss. 

incomplet (n^ 198. fonds St-Germain) et que les 

auteurs de VHistoire littéraire et d'antres ont 

attribuée à Jobel, abbé de la Couture. 

Hauréau, GaU. Ch., col. 671-679.— ^}>/. Litl., t. XIII, 
p. 444. — Rangeud, Èist, de VUniv. d'Angers, p. 47. 

Norllet» c«° de Pouancé (9 kil.), arrond. de 
Segré (21 kil.). — à 57 kil. d'Angers. — Noelet 
1036-1056 (Cartul. Sl-Aubin, fol. 27 v«). — Noe- 
letum 1056-1060 (Ibid., fol. 51 v*) — Noile- 
tum 1060>1067 (Gart. du Ronc, Rot. 3. ch. 133). 
— Noilet 1070-1080 (Arch. d'Anj.. t II, p. 12). 
1117 (Cartul. St-Nic, p. 220). — Nuiletum 
1124-1143 {D. Houss., XIII, 1509). — Noiele- 
tum 1177 (G 334. f. 11). — Nouellet 1600, 
Xoyellet 1620. Noellet 1600. 1620 (Et.-C.) — 
Xoslet ou Noislet et Noelet 1783 (Fouillé). — 
Au centre de trois petites vallées sinueuses, entre 
Corobrée (5 kil.) à l'E. et le Tremblay (7 k. 1/2) 
hVE. et au S, Vergonnes (4 kil.) au N., Si- 
Michel -et-Ghan vaux (3 kil. 1/2) à rO., Armaillé 
.3 kil. 1/2) au N.-O. 

La Verzée, pénétrant du N.-O., reçoit dès l'en- 
trée le ruisselet de la Foi, né sur la commune, 
plus loin à gauche le ruiss. de Grabotat, avec son 
affluent, les Mortiers, et à droite à 1,500 met. à 
TE. du bourg, la petite rivière de la Nymphe, 
descendue directement de l'O. avec ses affluents, 
de la Pihalaie, du Bois-Bernicr et de la Hous- 
saudière, accrue du ruisselet de la Rivaudière 
qui naît sur la commune. — > Une bande extrême 
de terrain vers N. est traversée par le miss, de 
Rolard. 

En dépendent les ham. de la Picotaie (6 mais., 
25 hab), de la Pommetiére (3 mais , 14 hab.), de 
ta Blésinière (5 mais., 14 hab). de l'Ecochar- 
diëre (11 mais., 39 hab.). de Carcran (3 mais., 
18 hab.), du Bois- André (10 mais., 45 hab.). de 
la Huettaie (4 mais., 22 hab.). de la Pihalaie 
>18 mais., 63 hab.), de la Granvière (3 mais., 
17 hab.), de Hauny (5 mais., 20 hab.), les chat, 
de la Jaille et du Bois-Bernier et 53 fermes ou 
écarts. 

Superficie : 1,540 hect. dont 4 hect. en bois. 

Population : 169 f^ux, 770 hab. en 1720- 
1726. — 188 feux, 908 hab. en 1788-1790. — 
795 hab. en 1831. — 812 hab. en 1841. — 905 h. 
en 1851. — 919 hab. en 1856. — 885 bah. en 
1861. — 903 hab. en 1866. — 983 hab. en 1872, 
dont 193 hab. (50 mais., 60 mén.) au bourg, — 
en développement constant et régulier. 

Deux assemblées }e l«r dimanche d'août, et 
le dimanche qui suit la StMaimbeuf (16 octobre), 
jour autrefois d'une foire. 

Blés et bestiaux ; — 2 fours à chaux dont un 
construit en 1825. le plus ancien du canton ; — 
une usine sur la Verzée ; — 4 m*"" à vent. 

Bureau de poste de Fouancé. — Perception 
de Combrée. 



Mairie avec Ecole laïque de garçons^ cons- 
truite par adjudication du 25 août 1839 (arch. 
Dellôtre), sur un terrain acquis en vertu d'une 
ordonnance du 9 août 1838. — Ecole de filles 
(sœurs de Torfou). 

VEglise, dédiée à St Maimbeuf (succursale, 
5 nivôse an XIII), est de reconstruction nouvelle. 
La nef, terminée en 1873. est tout entière remplie 
par des bancs en menuiserie brute ; dans le chœur, 
qui date de 1852, trois vitraux, la Vierge- 
Mère, entre St Joseph et St Maimbeuf; dans 
une des deux ailes écourtées, qui forment transept, 
une vieille statue de St Sébastien sur un autel. 

A l'entrée du bourg, vers TE. se rencontre a 
gauche le cimetière, avec petite chapelle an- 
cienne; — un peu plus loin, avant l'église, la 
cure; — tout au sortir, vers l'O., dans un carre- 
four, chapelle neuve de Carcran, de trois tra- 
vées, style gothique, avec petite abside basse, à 
cinq pans coupés, toit en dos d'âne et cloche - 
ton d'ardoise. 

Aucune trace antique n'a été reconnue sur le 
territoire. Le vocable de St Maimbeuf pourrait 
faire attribuer une haute antiquité à la paroisse. 

— L'église, dont il n'est pas fait mention avant 
le zii« s., est de celles que l'évèque Geoffroy la 
Mouche dit avoir rachetées à force de peines et 
de frais et dont il attribua en 1177 la collation à 
son Chapitre. 

Curés : Thib. Lecouvreur, qui résigne en 
1469. — Jean Uaraton, maître ès-arts, 18 avril 
1469. —Mie. Bellanger, 1600. inhumé le 3 août 
1614. — Julien Alasneau, installé le 3 août 
1614. t le 27 mars 1642. — J. Ménard, août 
1643. — Pierre de Ballodes, mars 1652. f le 
19 janvier 1666. — Jacq. Gauvain, juillet 1666. 

— Mathieu Guiltou, 1670, f le 18 mars 1684 Le 
chapitre de St-Maimbeuf d'Angers fit don à sa 
paroisse, le 18 décembre 1674 « d'un os du bras 
<E du saint, appelé l'os du coude ». — Jacques 
Amelot, avril 1684, f le l*"" février 1701. âgé de 
55 ans — Pierre Pichery, 15 mars 1701, f le 
28 juin 1718. âgé de 53 ans. L'épidémie de 1707 y 
fait rage ; 35 habitants meurent en un seul jour. — 
Thibault, juillet 1718, septembre 1 730. —Morîn, 
septembre 1732. 11 ne paraît guère avoir fait cas 
de ses paroissiens qu'il représente comme a un 
a peuple glorieux, médisant, entesté, méprisant, 
oc sans respect, indépendant, violent, impudique, 
a porté à la vengeance et à l'ivrognerie », etc. — 
R. Besnard, 1741, 1768. — Bazin, anc. curé 
de St-Michel-de-Ghaisnes, janvier 1791. — Delé- 
glise, élu le 2 avril 1791 . octobre 1792. 

Une rente do 100 liv. fut constituée le 7 avril 
1772 par dame Marthe- Renée Drouard, veuve de 
n. h. Louis Giraud, sieur de la Houssaudière, 
pour la fondation d'une Ecole gratuite de filles, 
tenue au bourg par une sœur de charité, à la no- 
mination do l'évèque, sur la présentation de la 
supérieure de l'hôpital de Pouancé. 

La terre forme un fief constitué dès le xii« s. 
et qui donne son nom à une famille de cheva- 
lerie, mais il est réuni dès avant le xvi« s. à la 
seigneurie de Combrée, non sans contestation 
pourtant du comte de la Bigeotière. 



NOI 



— 12 -^ 



NOI 



La paroisse dépendait du Doyenné de Gandé, 
de rElectioQ d'Angers, du District de Segré. — 
Le chemin du bourg à St-Michel-do-Ghaisnes 
divisait les ressorts judiciaires, attribuant la 
partie vers l'église à Pouancé, la partie vers la 
cure à Candé, cette dernière pour les Aides rele- 
vant d'Angers, et l'autre de Châteaugontier. 

La pauvreté était extrême en 1789, — toute 
communication de bourg . à bourg manquant, 
faute do chemins. — Les débordements surtout 
de la Nymphe ruinaient tout. 

Maires : Jean Binet, 178f). — Charles Guil 
lier, fr messidor an YIIL — Jean-Georges 
Auhry, 25 avril 1808. — Eugène Veillon, 
35 mai 1821. — René Guill. Jallot, 20 août 
1830. — Franc. Baslé, !««• octobre 1837, démis- 
sionnaire en 1845. — Jacq. Jallot, 15 décembre 
1846. — Fr. Baslé, 15 octobre 1848. — Pierre 
Glairacq, 7 août 1855, f le 21 mars 1870. — 
Pourrias, avril 1870. en fonctions, 1876. 

Arch. de M.-eUL. B Cahiers; C 194 el 202; 6 334 et 706. 
— Arch. comm. El.-C. - Mss. 923.— D. Chamard. Vies dfs 
Saints, t. I, p. 331.— Pour les localités, voir, à leur article, 
la Loge, SeiUonSt la Motte-de-Seillons^ Bois^Bemier, 
la Bachére, Mauny, la Jaille, etc. 

Xoeim (les). — V. les Nouelles. 

Nœuds (les), f., c»* de Chazé-sur-Argos. — 
La Grande, la Petite-N. (Cass.) ; — f , c"« 
du Tremblay. — Les Neux (Cass ). 

No^aerie (la), f., c"« de St-Ellier. — V. la 
Daguerie. 

Noguette (la), f., c"« do St-Georges-sur-L. 

Noirale (la), f., c°* d'Auuerse; = f.. c"« de 
Breil. — Le Noiras (Cass.). — Vendue nat^ 
sur Pays-Lathan le 21 floréal an III; « f., c°« 
de Chigné. — La mest. de la Noueraye 
1469 (Chat, de Lorière). — Appartenait au col- 
lège de la Flèche et fut vendue nal* te 4 ther- 
midor an IV ; «= f., €"• deJarzé; = cl., c"« de 
Ntuillé; «» m»" b., c»« du Plessis Gramm., 
tout près le bourg. — Appartenait en 1674 à 
Mich. Le.sourd, grefûer en chef de l'Election 
d'Angers ; — c»« de Pontigné. — V. 2a Motte ; 
•» m*»" b., c"« de St'Lambert'du-L., dans le 
bourg; — f,, c"« de St- Martin- d*Arcé. — 
Noeriacus 1133 (Arch. d'A., t. II, p. 48;. 

Noiras (le), f., c»« de Mouliherne; •- (le 
Petit-), f., c"« de Meigné-le-V. 

Noires (les), f., c"« de Cholet — Les N. ou 
Noyers (Cass.). — Ane. dépendance du couvent 
de la Haye en Mortagne. vendue nat* le 7 fruc- 
tidor an V. 

Nolrety ham., c*>« de Ûauné, 

Noiretic, vill., c^* des Alleuds. 

NoIreUe (la), f., c°« d'Angers N.-E. ; -» f., 
c»« de Beaufort. — Noirette (Cass.). 

Noiretles (les), el., c"* de Corzé. 

Noirle (la), cl., c»* de Daumeray. 

Nolrlevz* f., c"« de Briolay, — Noereus, 
Matheus de N. 1212 (Pr. de Brissarthe, ch. or.). 
— Ane. fief et cbàtellenie relevant de Briolay et 
réunis depuis le xvii* s. à la terre de Soucolles, 
avec manoir noble, précédé de beaux jardins 
en terrasse, et chapelle de St- Joseph, fondée le 
29 novembre 1514 par Pierre Couasnon. — En 
est sieur René de Pincé 1616, Pierre Tréton 1650, 



Olivier Tréton, conseiller au Présidial, f le 16 août 
1655, sa veuve; — Renée Gohin 1665, — Charles 
Boylesve 1688. — Le logis présente encore Taspoci 
d'un hôtel du xviii* s.; — la chapelle sert de 
grange; — cl., c°« d*Etriché. — Nucarii 1036- 
1056 (Pr. de Sceaux, ch. or.); = f. et m'" à veut, 
c*^*deJarzé. — Noircieux (Et. -M.); = (le Gratid, 
le Petit-), f., c"« de Jarzé. — Nucariolœ, 
Noerolœ 1060-1081 (Cart. Sl-Aubin, f. 87). — 
Nueros 1080 circa (Ibid, f. 86). — Noereux, 
Noereaus, Noierons 1260 (Chaloché, 1. 1). — 
En est sieur n. h. Julien Pierre 1601. 

Nolrieux-le*Sauva^« h., c°« de Jarzé. — 
Noirieux en Petit-Bois 1654 (El.-C). 

Nolron, f., c*** de Mouliherne. 

Noiselette* f., c"* de Montrevault. 

Nolzé 9 f. , c"« de Faveraie. — Loizé 
(Cass.). — Noisiacus 1091 (Livr. Bl., f. 24^; « 
f., c°« du May ; — donne son nom à un ruiss. 
né sur la C*®, qui traverse Trémentines et se jette 
dans TEvre ; •— 950 met. de cours. 

Nolzé* cht^t., c°* de Soulaines. — Ane. fief et 
seigneurie relevant directement du château d'An- 
gers avec tous droits suzerains dans l'église parois- 
siale, droit de bans de vendange, de mesures à blé 
et à vin. — Le château, a composé de maison forte 
oc avec enceinte close à douves vives, pont-levys, 
a tours, puissance d'icelle fortifyée de toutes 
oc chouses appartenantes à place forte b, fut recons- 
truit vers le milieu du xvi**. La chapelle, « toute 
a bien muraillée à l'entour », servait le jour du 
Sacre de principale station à la procession pa- 
roissiale. — La terre appartenait en 1539 à Tho- 
mas de Clermont pour les ^3, à Du Bellay pour 
un tiers ; — en 1600 à Hardoutti de Clermont en 
faveur de qui le roi Henri IV l'érigea en cbàtel- 
lenie ; mais l'enregistrement des lettres patentes 
souleva de longues contestations et ne fut jamais 
obtenu ; aussi le titre en était-il contesté encore 
un siècle plus tard. — François de Clermont la 
vendit le 9 septembre 1648 à Emmanuel Leroux 
de la Roche des Aubiers et elle fut adjugée par 
décret judiciaire en 1688 à François La Forêt d'Ar- 
maillé. Un arrêt du 17 mars 1708 contraignit le 
seigneur du fief k régler la mesure sur l'étalon 
royal d'Angers. — En est dame en 1754, 1766, 
Thérè.se-Perrine de la Forêt d'Armaillé, épouse 
de Hyacinthe de la Corbière de Juvigné. — En 
1755 le château fut en partie rebâti par Th. Mo- 
reau, charpentier des Ponts -de-Cé, et Louis Boi- 
sard, maçon d'Angers, et incendié en 1793. — 
Il est aujourd'hui restauré avec couronnement et 
girandoles et appartenait il y a vingt ans à la 
famille Marie, originaire du Maine, dont le nom 
porté par le maire de Soulaines de 1830 à 1858, 
s'est éteint, dit-on, récemment avec son fils, 
commissaire priseur d'Angers. Elle portait émar- 
gent à trois couronnes d'épines entrelacées 
Vune dans Vautre, à la bordure crénelée de 
gueules. 

Noizé (le Grand-), f., c»« de Tigné. — Don- 
nait son nom à un petit fiof, relevant de Flincs 
et appartenant à Jar<]ues de Pontlevoy, prêtre, en 
1539 (C 106, f. 333); -» (le Petit), vill, c"« de 
Tigné. 



Non 



- 13 — 



NOU 



3{oIzilleri« (la)« f , c"* de la Renaudière; 
= f., €•• du FuiUt. 

rVolx7,f.,c"«de Mazières. — Noisié (fieei,). 

^•Iléret c!., c»« de Marcé. 

KollT«e (le). c»« de Chaudefonda, — Vignes 
en Olivet 1480. — Vétang d'Olivet 1490 
(E 724 — 630). — Bois taillis comprenant en 
1190, Dn quartier. 

Kombârdrles (les), carrefour, c°« de Cer- 
nu88on, sur le chemin de Montilliers au Puits- 
Rangeard. 

KomlMialt (le Petit-)* f., c°« du Fief-Sau- 
vin, — relevait de Bobardy ; — en est sieur Jean 
Pantin 1458 ; — donne son nom à un ruiss. qui 
y natc et se jette dans le miss, de la Porchetière, 
après 750 met. de cours; » (le Grand-), ham., 
c"« do Fief'Sauvin. — C'est le centre de la 
villa gallo-romaine dont j'ai décrit les fouilles, 
t. II, p. 149. 

^ombretlére (la), f., c°« de Ckolet. 

T^'ombrenll (le Grand-), f., (•"• de St-Georges- 
s.'Loire. — En est sieur Pierre Duisseau, avocat, 
1567. n. h. Nie. de la Marqueraie 1598. — 
A 100 pas dn logis, qui garde des restes d'archi- 
tecture dn XV* s. et un pignon du xvii*, on 
appelle le Vieux château une motte féodale de 
âU pieds de hauteur sur 40 met. de diamètre an 
sommet, avec enceinte de douves, larges de 4 à 
5 met., comblées sur un point seulement; «- (le 
Petit-), f., c»» de St-Georges-s.-L. 

rVommerie (la), f., c»« de Cholet, anc. dé- 
pendance dn prieuré de la Haie en St-Christophe- 
dn-Boi^, acquise par Lebacle d'Argenleuil et re- 
vendue nal* sur lui le 17 floréal an VI. 

KoBCMllerles (les), h., c"« de Gonnord. — 
En est sieur Jean Gurie, mari de Renée Chabot. 
1617, 16*23. 

rVoachu (les), f., c»« de Cherré. 

Kongnie (la), f.. c»« de la Plaine. 

^'onnalns (les), cl., c"» du Champ. — No- 
nain (Cass.X — La grange dlmeresse dn prieuré 
du Latay y existait, qui fut détruite pendant la 
Révolution, — et peut-être aussi y faut-il soup- 
çonner qaelque agglomération antérieure, dont 
témoignent les tombes du plateau de la Grouas, 
V. ce mot, 

Konaerie (la), f., c»« de Maulévrier. 

Koanes (les), cl., c»* de Villebemier. — 
Les Monnes (C. C). — La charrue y a mis à 
jour vers 1860, à 1,500 met. environ et au N. de 
la levée, une très-imporiante substruction en belles 
et très-grandes pierres, taillées avec un soin et 
une rectitude inusités aujourd'hui et décorées de 
moulures et de refouillements d'une eiécution 
parfaite. — Ces ruines, d'un plan mal déterminé, 
couvraient environ 100 met. de terrain, où se 
sont trouvées en abondance les tuiles et les briques 
romaines, quelques-unes de fabrication particu- 
lièrement soignée et de dimension extraordi- 
naire. Ce point est an-dessus de Tétiage, — et 
devait par conséquent être protégé par une levée. 

NouUére (la), f., c"* de Chantoceaux. 

KonUe (la), f., c^ de la Potherie, 

Noratoléve (la), f., c>« de Parce. — La 
éVouratfcrîc zvi-sTii« $• -* Sa est sieur Jaeq. 



Barillean 1497, Jacq. de Perrouin, écnyer, 1626. 

Norn^eTavy ham,, c«^« du Toureil. — Or- 

deacea Vallis 1090 (Cart. St-Maur, ch. 9-10). 

— Orgeoaus l!i83 (H St Maur, Reg. N). — 
Norgevault (Cas^.). 

JTofmaitrf, évéque. — V. Doué {N. de), 

IWormand (Olivier), docteur en médecine, 
épouse à Longue le 27 juin 1690 Gabrielle Bérard. 
Il résidait à cette date à Baugé et en 1694 à 
Saumur. = {René), fils sans doute du précédent, 
docteur-médecin à Baugé 1783-1736, mari de 
Marie Bataille, 1760. 

Normandeav» m'" à eau, c°* de la itenau- 
dière, sur la Moine, et m*° à vent. Près de ce 
dernier un peulvan glt couché à terre. 

IVormanderie (la), cl., c"* de Lasse. 

Normandlère Ua)i f.i c»« 6*Andigné; ■- 
usine, c^* de Geste, sur la Sanguèze ; » c"* de 
Gonnord. — Vinea de Normanderia 1040- 
1050 (Livr. Bl., f. 12). — Terra de Norman- 
disca 1055-1070 (Ibid. f. 18). — Un petit lieu 
nommé la Normahdière 1540 (C 106, f. 287). 

— En est sieur Guill. Du boys d'Argon ne 1540, 
Pierre Blouin, 1680, qui meurt à Angers à l'au- 
berge des Trois-Mores en 1687 ; — aux Cossé- 
Brissac au iviii* s., sur qui elle est vendue nal' 
le 9 vendémiaire an Y. 

Nornaandlères (les), c"« de Gennes, anc. 
fief avec hébergement sur le chemin d'Avort, 
détruit en 1635 par Urbain de Maillé, pour 
agrandir le fief des Roches» 

Normerle (la), f., c"» du Tremblay, anc. 
dépendance du Temple de Bouille, vendue uai* le 
2 vendémiaire an V. 

rVorvao (la), prés, c"« de St-Sulpice-sur-L. 

Xoë^Qwaeem. — V. Noue-Grasse. 

Nostre-Dame (Frère Jean de) , peintre, 
décore le grand autel de Sl-Pierre de Saumur, 
en 1658. 

Notre-Dame y m«" b. , près le bourg du 
Plessis-Grammoire, avec tourelle octogonale 
d'escalier, la porte surmontée d'une Vierge et de 
l'inscription : Ave, regina cœli. — Entre les 
fenêtres à pilastres, chapiteaux fleuris et me- 
neaux, se lit sur un cartouche enguirlandé la 
date 1644. — On l'appelle aussi les Perrières. 

ilotf«"e«Danie*if*iifleMfOMyV.^nençon; — 
dem'Maugem^y . lesMaugesi—de^iomHoehem 
Xoitfe, Y. Roche-Noire; — «le-ReeoM/bWy 
Y. la Gilbertière ; — de»'ChawMpm, Y. t. I, 
p. 103; — <lw«CJbeMe, Y. Pontpoire, etc. 

Noveinière (la), f.,c*^* de Contigné. 

Noue (la), f., c* de Baugé; -» f., c"« de 
Bécon ,' 'm f., c"« de Brain-sur-All. ; — f., 
c"« de Brissarthe. — Viventius, Salômon de 
Noa XII» s. (2« Carlul. St-Serge, p. 151). — En 
est sieur Jacques Yéron, mari de Julienne Bon- 
naud, 1657 ; — c"« de la Salle-et-Chap.-Aubry. 

— Le tenancier devait à Bohardy chaque année un 
cheval de service et a une course de connilz en la 
«c garenne v 1458 ; » ham., c°* de Cléré. — La 
NoueFiloche (Cass.). —La Noe Filloche 1586, 
la Noue Philoche 1675 (G cure Passavant) ; ^ 
ham., c*** de Corzé. — En est sieur Arthns de 
Ghérité, chevalier, mari d'Isabelle d'AIlongoy. 



NOU 



— H — 



NOU 



Leur nom Ggare sur la cloche des anciens Rêcol- 
lets de Beauforl (1678), conservée à la mairie : 

— m»" b. et f., c"« de Denée. — En est sieur 
n. h. Pierre Leioyer, mari de Jeanne Cornilleau, 
1604; — plus tard la famille Grimaudet de 
Rochebouet. et par acquêt M. Pompier; — au- 
jourd'hui Tavocat Jnbien, son gendre; — ., 
c°* de Dénezé'SOuS'le-Lude (Et.-M. etCass.); 
= f., c"« d*Etriché\ — f, c"« de Faye\ -. 
t., c"« de GreZ'Neuv. — Ane. maison noble, 
dont est sieur Franc. Lerat , avocat et ban- 
quier à Angers, 1678; — n. h. Jean Lerat, 
avocat, 1709, gendre de Franc. Gupif ; « f.. c"« 
de V Hôtellerie- de- F. ; — f., c" de Loire — 
En est sieur Louis Serein, mari d'Henrietie Ga- 
bory, 1660, dont la fille épouse le 7 mai 1675 
Brillet du Gué ; — Phil. SicauU, chevalier, qui 
épouse le 21 décembre 1716 Renée Bradasne; » 
vill., c"« de Longue. — En est sieur René Pou- 
pard, notaire royal, 1675 ; -» teinturerie, c°« de 
Louvaines, dans le vill. de la JaiUette ; « f , 
c"« de Mazé, — En est dame Renée Dagouet, 
1655, veuve de Franc. Gollin ; — en est sieur 
Michel Oodin, f le 28 mars 1712, dont le fils 
avait eu pour parrain Gaspard de Gontades en 
1689, et la fille, messire Anne de Bretagne, sire 
de Lannion, comte de Maleslroit (1698) ; « viU., 
c"* de Morannes. — M"« Boylesve de Soucelles 
y possédait une métairie, vendue nal^ le 16 mes- 
sidor an IV; — f., c»* de Parçay; — . ham., c»« 
de la Pèlerine. — Appartenait à René de Maillé 
en 1471, qui obtint congé du duc d'Anjou d'y 
établir un étang, sous la charge de la redevance 
annuelle d'un collier de lévrier en cuir ronge ; -■ 
f., c»« de la Potherie; — f. , c»« de JRou-Af areon. 

— En est dame Anne Lebeof 1635; -» f.. c"* de 
St-Chnatophe-la-C. : -^ h., c"« do StCrépin. 

— La Noue Beauchesne 1731. — La Noue 
Hoquet iTH (Et.-G). — Anr. maison noble, dont 
est dame Maris de la Tribouille, morte âgée de 
85 ans. le 26 mai 1722. — En est sieur Joseph 
de Regnon de la Gautronnière, che\ aller, 1724, 
1742, — Rémy Glémot de la Nicolière, sénéchal 
de Beaupréau, mari d'Elisabeth du Ponet, 1751, 
qui y meurt en 1777. 

Noue (la), f., c"* de Ste-Gemmes-d^A.; — 
f., c™* de St-Silvin. — Le fyé et êeigneurie de 
la Noue autrement le fyé de Précigné 1510. 

— Le fief et seigneurie de la N. autrement 
dit Précigné, qui se estend en ung quartier 
du pays de la paroisse de St-SUvin, appelé 
Précigné 1511. — Le lieu seigneurial et 
closerie de la Noe 1554 (Chap. St-Laud d'A.). 
— - Ane. terre et maison noble, formant depuis le 
XII* s. le temporel primitif de la chapellenie de 
la Noe desservie en l'église de St-Laud d'Angers; 

— en dépendaient censivement le lieu et seigneu- 
rie des Gastez, la Croiser ie. la Salle- St- Aubin et 
la Planche -Piau ; — est vendue nat^ sur le Cha- 
pitre StLand d'Angers, le 33 mars 1791 ; ■■ f., 
c" de St-Sauneur-de-Flée ; — cL,c" de Ser- 
maiêe ; — f., e"« de Souxay, 

I^oae (la), c"« de rrétajré. — Ane. ardoisière, 
ouverte en 1602 sur on petit pré dépendant de 
la closerifl de rOisoaaiérc. L'Uôtel-OieOt qui eu 



était propriétaire, l'arreuta le 2 mat de cette 
année à Jean Frogier et P. Aveline, marchands, 
Jean Plollin et Daniel Daviau , perrayeurs . 
moyennant une rente annuelle de 5 écns, qui devait 
tomber amortie, dès qu'ils auraient « découvert 
« à leurs propres coûts et dépens une pcrrière 
c pour faire ardoise b. Cette rente était remplacée 
dès 1605 par un forestage du 12^ millier, affermé 
140 1., — et en 1610, 200 1. — Mais deu\ chutes 
considérables en janvier et février 1628 ruinèrent 
les travaux. —Un procès- verbal de 1652 constate 
que le fonds est non-seulement abandonné mais 
noyé depuis longtemps. — Il fut acquis à peu de 
frais vers le commencement du xviii* s. par une 
société nouvelle qui l'avait poussé en 1739 à sa 
15' foncée; mais les bonnes veines de pierre 
étaient perdnes. L'entreprise se trouvait des 
1743 en avance de plus de 180,000 1. et payait à 
peine la dépense courante. Elle lut abandonnée 
en 1745 avec une perte nette de 150,000 1. pour 
les associés, Baralery, Maugars, Galpin, Beau- 
jonan, Heurlelou et Bedanne; mais Galpin et Heur- 
telou, avec un sieur Macé, reprirent l'œuvre, 
en ouvrant tout à côté des foncées nouvelles, 
sur le terrain d'une mai<;on voisine, que bornaient 
les anciens fonds et les vidanges. La chance 
pourtant leur revint. L'exploitation comptait 
23 foncées en 1787, ouvertes en forme de creuset 
carré, sur un diamètre au sommet de 150 pieds. 
Elle servait de modèle pour l'organisation du 
travail et de la surveillance, l'économie, la dis- 
position dea machines. Un moulin à vent venait 
d'y être établi pour pomper les eaux et empêcher 
les infiltrations. Malheureusement elle touchait 
alors à sa fin, — et quelques années plus tard il 
n'est plus question d'elle. 

IVove (la), f., c"« de Vernantes; « cl., c"« 
du Vieil-Daugé. — Le lieu, terres, mestaerie 
de la N. 1459 (E 534). 

IVone (la Basse-), h , c"« de Comhrée ; • Ja 
Grande-), cl., c»« de Bouzillé; — f., c»« de Châ- 
telais. — Ane. domaine de l'abb. de Pontron, au- 
trefois avec chapelle, dont la maison portait écrit 
au pignon : Pax huic domui 1571 ; elle a été 
récemment reconstruite ; — f. , C^* du May. — La 
Noue Augeard 1676 (Et-G ). — Ane. m»" noble, 
dont est sieur Marc Sicard, gentilhomme ordi- 
naire et valet de chambre du roi. 1668, qui réside 
au Bois-des-Boi.s, sur les Aubiers; mais sa fa- 
mille demeure à la Noue ; — sa femme Marie Gué- 
niveau est inhumée le 9 mars 1695 à St-Lambert- 
des-Levées; — Joseph BériUult du Coudray en 
1776 ; — d'Andigné 1790, sur qui elle est vendue 
nat* le 17 germinal an VI; — vill., c"* du 
Ménil; — f., c"« de Pouancé; — f.. c»» de 
St'Léger-du-May ; — f., c"« de Tilliers; — 
f., c°« d*Yxemay\ — ^a Haute-), f., €"• de 
Cambrée] — m*» à eau, c»* de Chavagnes, 
près Mille, 1548, aujourd'hui détruit; — (la 
Petite-), cl., f., c" de Bougillé; — f., c«« de 
J allais ; — f., c»« de la Plaine ; — f., c" de 
Pouancé; — cl., c»« de St-Martin-d'Arcé] 
— cl., c" de Tilliers. 

Xome (..., de La). -* V. Delanoué, 

Kooe {Jcann$ de La;, nH 4 Saumur en 



NOO 



— 43 — 



NOU 



1666, conlÎDiui, après la mort de ses parents leur 
petit commerce, dévote à la fois et coquette, âpre 
an gaio, dure aux pauvres, jusqu'au jour, où 
toochée par quelques bonnes paroles d'un prêtre 
et d*ane mendiante, elle céda aux bons instincts 
de son cœur et se mit à la recherche des misé- 
rables qui abondaient autour d'elie. Sa demeure 
dfYÎnt dès 1693 « la maison de la Providence », 
DD refuge et un foyer, où se distribuaient à pleines 
mains le pain et les vôtement<«, autant qu'y pou- 
?aieDtsofère ses petits revenus, bientôt épuisés, et 
qny fournissait à grand*peine la charité publique, 
importunée de ses requêtes. Dès 1702 elle avait 
recaeilli à sa porte dans le coteau 12 orphelines 
•pand le 15 septembre le ^^otean s'éboula sur 
elles en écrasant onze maisons voisines, parmi 
lesquelles celle de la bienfaitrice. Dans sa détresse 
DouTelle, elle eut au moins la joie de retirer les 
enfants sains et saufs des ruines. Repoussée des 
écuries de l'Oratoire et de divers abris improvisés, 
elle s'installa enfin, moyennant un loyer exorbi- 
tant, dans le logis de la Fontaine, raillée par les 
riches et trouvant pour secourir les misères, qui 
lai affluaient de toutes parts, des secours abondants 
aux mains surtout du petit peuple et des arti- 
sans. Jusqu'en 1703 elle n'eut d'aide auprès d'elle 
qae sa nièce. Elle accepta cette année une com- 
pagne nouvelle, une autre Tannée suivante, et le 
S6 juillet 1604 constitua avec elles une commu- 
nauté de servantes des pauvres de la Providence 
de Saumnr, soas le titre de Ste-4nne, avec un 
habit particulier : robe et tablier de serge 
bleuâtre, coiffe et fîchu de mousseline unie, voile 
noir, rosaire à la ceinture, cruciQx de cuivre sur 
ODe croi\ de bois noir attachée au sein gauche. Un 
décret épis^copal du 29 septembre 1709 reconnut la 
nouvelle communauté, alors composée de 9 reli- 
{tieuses; mais le Parlemeat refusa d'enregistrer 
les lettres patentes de 1713 qui constituaient la 
maison en hôpital général. En 1716 Tétablisse- 
Dent put s'installer dans le vaste hôtel des 
Trois- Anges, don du chevalier de Vallière, mais 
qni devait bientôt devenir insuffisant et d'où 
partaient déjà de petites colonies de religieuses 
pour le Berry, la Bretagne, la Touraine. Jeanne, 
— en religion sœur de la Croix, quoique 
lé peuple continuât de la nommer sceur de 
la Noue, — mourut non le 16 août, comme 
s'en transmet la tradition, — mais le 21 août 
1736. et fut inhumée le 22 dans la chapelle de la 
maison, « âgée de 72 ans, première supérieure 
« et institutrice des Sœurs de la Providence », 
dit l'acte de sépulture que j'ai sous les yeux. 
Transférés le 16 août 1796 dans l'église de Notre- 
Dame des Ardilliers, ses restes ont été déposés le 
16 août 1837 dans un caveau sous la chapelle qui 
sert de chœur aux religieuses, comme Ty indique 
aoe inscription sur marbre blanc. Plusieurs de 
ses portraits sont conservés dans la maison. L'un 
<i'eax a été gravé au burin ; -^ un autre lilho- 
iraphié, avec la légende : Rendant service à 
tout le monde, mais, s'il faut choisir, préfé- 
rant les pauvres, Son Ordr«, qui comptait à sa 
mort 9 saccursalesi possède Aujourd'hui 61 ôta* 
blisseiQimi répartis daas 13 déparlemenu. 



Le 25 février 1743, Marie L*Aigle, supérieure 
de la Providence, traita avec l'imprimeur Dubé, 
d'Angers, pour l'impression, à 2,000 e.\emplaires, 
d'un travail qui parut dans l'année même, sous 
ce titre : Discours sur la vie et les vertus de 
la vénérable sœur Jeanne Delanoue. . . dé- 
cédée le iô août 1736, en odeur de sainteté 
(Angers. Louis Dubé, 1743, in -12). Il a pour 
auteur Tabbé Céver, aumônier des Calvairiennes 
de Chinon. — L'abbé Macé, V. ce nom, aumô- 
nier de la Providence, a donné une Vie nou- 
velle de Jeanne D (Saumur, Godet. 1845) qui, 
comme la précédente, est devenue très-rare. La 
maison-mère conserve aussi de lui un poème Mss. 
en vers sur la fondatrice. 

IVoae {Martin de La), maître es arts, pro- 
fesseur d'arithmétique en l'Université d'Angers, 
né à Tours en 1626, mort en 1696 à Angers, — 
où je le trouve dès 1661 résidant rue St-Laud et 
qualifié dV escrivain », —a publié L'Art de vé- 
rifier, où sont enseignés les véritables moyens 
de découvrir la fausseté des écritures 
(Nantes, 1682, in-8») ; — VArithméHque abré- 
gée (Angers. 1668, in-8o); — Les Œuvres 
secondes de Varithmétique abrégée ... où 
la théorie est si intelligible . • , que Von peut, 
sans autre moyen, s'avancer en la perfec • 
tion de cette science (Nantes, Séb. Doriou, 1671, 
in 4°). 

Nioae-Aadli^er(la), f., c«« d'Armaillé. 

Nove-Baehelof (la), f., c"« de Chazé-sur- 
Argos, — Ane. maison noble relevant de Val- 
lières en Loire ; — en est sieur Olivier Guyet 
1539 , n. h. Charles Pierres 1586 , Georges 
Erasme de Contades 1753 ; — donne son nom à 
un ruiss. qui s'y jette dans l'Argos; — 2,800 m. 
de cours. 

IVouc-Baudon (la), f., c"« du Longeron. — 
UAne Badin ;Et.-M. et Cad). 

Noiic-Blanche (la), cl., c" de St-Sauveur- 
de-Lqnd. ; — f., c»« de Vauchrétien — La 
première construction en fut faite par Robert de 
Conques^ac, prêtre, vers 1450. 

rVoac-Bodln (la), f., c»« de Jallais. 

IWoue-Covpeaa (la), f., c»« de St-Sauveur* 
de-Landemont. 

Kooe-Gasnler (la), f., c»« de Marigné. — 
En est sieur Pierre Des Rues 1507. Chartes de 
Chérilé 1654 (Mss. 917. f. 70), Pierre-Victor do 
Rougé 1712 (E 774). 

Ntone-Glroox (la), ham., c»« du Puiset-D. 

IVoue-Godet (la), f., c»« de Grez-Keuv. 

IVoae*^rasse (la), f., c»« du Louroux-Béc. 

— Nos Grâces (Rect. et C. C). — Dépendance 
du domaine de la baronnie de Bécon 1563 
(E 109). 

Nîoae«Grolay (la), f., c"» de Mazé, — Ane. 
domaine des Hospitalières de Baugé, vendu nat^ 
le 7 mars 1793. 

Kooe-Grolleau (la), f.. c" de Tigné. — 
La Noue (Cass.). — La N. Gressol (Et. -M.). 

— A n. h. Camille de Fesques 1598. 
rVoae-Haate (la), f.. c«« d'Armaillé. 
Noae^arry (la), cl., c»« de Champigné, 
Noae«daal«|]| (U), /«, c"« de Jallaiê^ 



Xou 



— 16 — 



NOU 



— En est sieor d. li. Franc. Chapperon 1530 

(C 105, f . 39). 

Novelle (la), f., c»» de StFlorent-le-V. 

Nooelles (les), cl., c°« de Bouziîlé; = f., c»« 
de Chantoceaux; — m»" b. et f., c»« de Faye. 

— Les Noih (Cass.). — Les Nouelles 1577, 

— la maison seigneuriale des N. 1709. — 
Les Noels (Rec^). — En est sieur Berthelol 
Mesnier 1478, 1512, El. Gohier 1589, Gabr. 
Brillet 1594, 1633, Ch. do Laurens, anc. pré- 
sident en TElection de Montreuil-Bellay, 1635, 
1656, par acquêt Gabr. Philipeau 1659, Louis 
Joubert, mari de Perrine Phil., 1709, Deniau 
174Î, 1766 (Note RaimbauU) ; — f , c»» de Ste- 
GemmeS'Sur-L. — Clausaria des Nouelles 
prope les Castelliers xiii* s. (St-Maimbeuf). — 

Vinee que vulgariter nuncupantur le Noeles 
1265 (H.-D. B 31). — Les Noels (Rec»). — 
Vendu par Marthe Delmur à Jos. -Franc. Boy- 
lesve, sienr de Beligau, le 16 juillet 1731, qui 
cède en novembre à Jean Baralery. 

IV'oae-Marie (la), cl., c°* de Noyant-sous- 
le-Lude. 

No«e-niolre (la), f , c"« de Chanteloup. 

Noue-Bénier (la), cl., c°« de St-Augustin- 
des-B., dépendance du domaine de la baronnie 
de Bécon 1563 (E 139). 

IV^ove-Robin (la), cl., c^^deNoellet, dépen- 
dance en 1778 de la terre de la iaille (E 1143). 

Noae-Roehe, f., c"« de St-Hilaire-du-B. 

— Le lieu, met., etc, des Noues-Roches 1577 
(Pr. du Coudray-M.). — Nouroche (Cass.). — 
Nos-Roches (Recl.). 

I^'oae-Ronde (la), f., c°* de Chaudefonds. 

— Vignes à la Noe Ronde sous le Deffays 
1495 (E 624) ; — f. et m'», c»« de Coron. — La 
Roue Ronde (C. G.). — La Mouronde (Recl*); 

— f., c"« de Morannes. 
IVoae*Rousse, f., c^^ de Chemillé. 
IVove-Rozé (la), ham., c"* de Murs. 
Koues (les), f., c"« d'Andrezé.—Au carrefour 

s'élève encore la base d*une croi^, — avec la date 
1758 et les lellres P. CHUP. DA. LAI. P. D., 

— qu'on prétend avoir été plantée sur la place où 
aurait été tué le fils d'un seigneur des Haies- 
Gasselin par un de ses fermiers nommé Chupin, à 
qui il avait tenté de faire peur en se déguisant 
en loup-garou, le jour de la St*Martin ; -• f., c"* 
fïAorillét anc. domaine de l'Université d'An- 
gers ; — f., c<*« de Beaucouzé. — Y demeurait 
et y mourut le 10 juin 1619 Jean Lebossé, com- 
missaire de l'artillerie du roi ; — après lui elle 
était advenue, en passant par les familles Chevreul, 
Gaultier, Galernault, notaire, Gasté, avocat, au 
curé de St-Laud, Uuchelou. en 1746; «- f., c"« 
de Deaufort; —ham., c"« de Bégrolles; — 
f , c"« de Brain-s,-VA. ; - f., c°« de Châtelais; 
» f., c"* de Cholet. — Y aliénait un étang, en- 
core existant, de 14 septerces en 1551, avec un 
moulin en 17G6 acquis par Gilles Réveillera, né- 
gociant à Cholet (E 801); = h., c»* de Coron. — 
En est sieur Piene Blancvillain 1693; » f., c"* 
de Gonnord. — La Noue (Cass.). ^ Anc. 
dépendance de la cure, vendue nai* le 28 sep- 
tembre 1791 à Beaurepaire, démolie vers 1810 et 



réunie au Grand- Joncheray ; = cl., c" de Grès- 
Neuville ; ■* f.. c"» de J allais. — Le lieu des 
N. composé de maison, jardins, terrois, 
terres et bois 1470 (E 469); — f., c»* de Jui- 
gné-B. ; -a cl., c°« de Lasse, anc. domaine de 
l'abbaye de Mélinais, vendu nat> le 29 avril 
1791 ; «= f., c"« de Marigné; — ham., €"• de 
Montigné; -» f., c"« de Morannes; -=* f., c"« 
de la Romagne ; — f., c"« de St-André de- 
la- M. ; « f., c»« de St'Christophe-du-Boia ; 

— f..cn« de St-Philbert-du-P.; « f., c"« de 
Sarrigné; — f., c"« de SoucelZes; = ham., 
c»e de Thouarcé. — En est sieur Pierre Mire- 
leau 1598 ; — Pierre Yaudoré, sur qui une met. 
est vendue nat* le 7 messidor an VI : = f . , €■• 
de Villebernier, domaine du prieuré des Loges, 
anciennement nommé le Patoil. 

IWoues (les Grandes-), f., c**« de Beaulteu, 
dévasté par la guerre et vendue nal* sur Bouc au U 
de Méliaut le 7 thermidor an IV; «- ham.» c"* 
de Chemillé', — ham., c°« de St-Lambert-des- 
Levées ; — ham., c"* de St-Lézin. — Eq est 
sieur n. h. Hardouin Lebascle 1539 (C 105 f. 47) ; 

— (les Petites-), f., c»« de Chemillé; « f., c»* 
de St-Lézin. 

I\*oaes-de-Thenlllé * bois taillis , c*^* de 
Trèves-Cunaud, de 9 hect. 

IVoaes^e-Verii (les), f., c"« de Vem. 

IVones-du-Brell (les), h., c"« de Thouarcé. 

Nones-Marle^ (les), f., c»* de Contigné. — 
X*c« Noms Mariés (Rect.). 

Nones-Rondes (les), f., c°« de Beausae; 
« ham., c"* de St-Germain-des-Prés. 

Kovette (la), cl., c»» de Doué; — ham., c»« 
de Marcé; — f., c"« de Mêlay ; — f., c"* de 
Méon; — cl., c»« dfl Tilliers. 

Nouetles (les), ruiss. né sur la c'»» de Grugé, 
coule du S. au N. et pénètre aussitôt sur Bouille, 
formant limite jusqu'à l'Araise, où il se jette; — 
800 met. de cours. 

IVoa^erie (la\ f., c»» de Lire. 

rVouiilet, cl, c"» du Plessis-Mac.é. — 
Nouellé (El.-M.). 

rVoalls (les), ham., c»« de St-Aubin-de-L. 

— Anc. fief et seigneurie avec maison noble, 
autrefois flanquée de tours rondes à mâchicoulis 
donl une exisle encore, recouverte d'un haut toit 
pointu, avec partie du logis tranformé en ferme II 
en a été donné un joli dessin par M. La Tourelle 
(Angers, Barassé, 1869). — La terre appart. aux 
xv-xvi' s. à la famille Serpillon, qui la possède 
encore en 1560. — En est sieur n. h. René de 
St-Georges en 1564, 1596, mari de d"« Claude 
Ducoing; — au xvii« s. Nie. Pétrin eau, V. ce 
nom, un des pères de l'histoire angevine; — en 
1780 Guill. -Joseph Joubert, secrétaire du point 
d'honneur au tribunal des maréchaux de France . 

— Le curé et le vicaire de Rocheforl y disaient 
clandestinement la messe dans la chapelle, qui 
fut fermée par ordre du Département en avril 1791 . 

IVoallière (la), f., c"* du Bourg^dlré. — 
Anc. maison noble relevant de la Roche^'lré ; — 
en. est sieur Jean des Vents 1540, Jean Raoul 
1590; - f.. c»« de Gr^X'Ni ■■ '•» c" de la 
Tour^l^ndry, 



rJuV 



— 17 — 



NOV 



^'ovUlérea (les), f., c"« de Seiches (Gass.). 
^'ooriére (la), f., c^^d* Y zernay. 
Kovssiret (le), niiss.» né sar la e''* de Beau- 
lieu, s'y jette dans le Layon ; — 1 ,050 met. de 
coars. 

rVooveMi-Belnoae (le), t., c«« de St-Lau- 
rent-de-îa-Pl. 

^'oaTeUe-ChemUe (la), f., c»« de la Fer- 
rière. 

nioaTelle-EelMMserle ^la), f., c"« de Che- 
mille, 
KooTelle-Ecorelére (la), f. , c»« de Botz. 
KoBTelle-Fimnee (la), f., c»« de Corzé. 
KoBTelles-Tareiuies (les), f., c^* de Châ' 
Uauneuf. 
^•Birrie Cla), ham., c"« de Mazé. 
J'«w»<lle. — V. Louzil. 
Konzillé, f., c»« de Noyants. -le- L.; — 
ham.. c»« deikfeîgné-Ze-V. ; « (le Petit-), f, 
c" de Af cigné-îc-V. 

^onzillerie (la). c»« des Ponta-de-Cé. — 
Ane. maison noble, dans la paroisse St-Maurille, 
entre la Basse-Goppardière et le Corps-de-Garde. 
— Appart. en 1631 à dame Perrine Tremblier. — 
Son mari, Pierre Leloyer, y meart de contagion 
le ^ juillet. Son corps fut refusé à l'église de 
St-Maurille, comme à celle de la Baumette, et 
dm être porté an cimetière d'Angers. — Il s'agis- 
sait, en 1605, d'y rétablir la levée jusqu'au 
CorpS'de-garde, et on la voit de nouveau détruite 
en 1706 et en restauration en 1709. — Y habite, 
à celte date, M™« de Cheverue. 

.^onzilliére (la), ruiss., né sur la c°* de 
Coron, s'y jette dans le Lys; — 1,600 met. de 
coars ; — cl., c"* de Tiercé, 

3koiizUllére (la Grande-), vill., c°« de 
Coron. — Ane. fief dont rendent aveu au comté 
de Vihiers Henri de la Porte 1393, Gilles Tour- 
nemine 1441, Jean Hnllin 1498, Jean Lecamus 
1503. René de Pasnantais 1507 ; « (la Petite-), 
ham., c"* de Coron. — Appart. aux seigneurs 
des Noyers-Ourceau, qui l'aliénèrent en 1573. 

^'ovalle (la) , f., c"« de la Ferrière, — autre- 
fois avec m^** à vent, sur lequel le tonnerre tomba 
le 31 janvier 1632, en tuant le meunier Michel 
Desrues. 
Xovie (la), f., c»« de Nuaillé. 
.VoriollMiN, JTovItfoliMffM, villa mentionnée 
dans deux diplômes mérovingiens en 682-683 (Tar- 
'Uf, Carton des Rois, 24) et 690 {Dipl. Chart, 
11, 209) comme appartenant à l'abbaye de St-Ger- 
inaîn-des4^rés. Elle ne me parait pas correspondre 
iNeuillé, que des diplômes antérieurs et d'autres 
de date plus récente attribuent constamment à 
Su Serge d'Angers. — Et quoique indiquée en 
Anjon, in pago Andegavino, in pago Ande- 
gaveninso, j'y préférerais reconnaître Nueil- 
soQs-Passavant, sis tout au moins sur les marches 
du Poitou et de l'Anjou, — avec cette vraisem- 
blance de plus que l'acte est passé à Chemillé. — 
J'y ratucherais par suite la villa Nociogilos, 
mentionnée dans le testament de l'évoque Ber- 
iramne, du Mans, 615, in pago Pictavo. — 
L'acte l'indique, il est vrai, sur la Loire, super 
Ligerim. — Mais l'errear est manifesle, puisque 
lU 



le Poitou n'a jamais abordé, quoi qu'on en ait dit, 
la Loire de ce côté — et peut-être s'agit-il ici du 
ruisseau de la Souère, qui se jette sous Nneil 
môme dans le Layon, ou même de la Lonëre, 
qui n'en est distant que de deux ou trois lieues. 
Noyant (Canton de), bordé par les cantons 

— de Longue an S., — de Baugé k VO., — et par 
les départements de la Sartbe au N., d'Indre-et- 
Loire à l'Ë , comprend, sur 30,476 hect., 15 com- 
munes. Auverse, Breil, Broc, Ghalonnes-s.-le- 
Lude, Ghavagnes, Chigné, Dénezé, Genneteil, 
Lasse, Linières- Bouton, Meigné, Méon, Noyant, 
Parce , la Pèlerine , — et une population de 
ii,096 hab. en 1831, iO,8S7 hab. en 1841, 
i0,947 hab. en 1851 , iî.Oîi hab. en 1861 , 
11499 hab. en 1866, 10,569 hab. en 1872. 

Traversé, en plein cœur, de 1*0. à l'E. par la 
route départ. d'Angers k Tours, du S. au N. par 
la route départ, de Saumur au Lude, qui s'en- 
trecroisent au cheMieu, et de toute part desservi 
par d'importantes voies de grande communica- 
tion on d'intérêt commun, il s'ouvre au centre à 
la vallée du Lathan, vers N.-O. k celle du Coues- 
non, abordées par nombre de vallées secondaires 
en pleine culture, — les plateaux seulement ça 
et là encore en friches ou semés de bouquets de 
bois, de sapinières. L'élève des bestiaux y en- 
tretient l'aisance; — pour principale industrie, 
quelques exploitations de calcaire ou des poteries. 

Noyant* chef-lieu de canton, arr^ de Baugé 
(17 kil.) ; — à 57 kil. d'Angers. — Novientus 
644 {Diplom. Cart., II, 80), 775 (D. Bouq., 
V, 737). 903 (Ib., IX, 496), 919 (Ib,, IX, 542). — 
Noent 1186 (G 353, f. 122). — Noient 1190 
(Très, des Ch., 1, 159). — Noientum 1291 (G 7). 

— Noiant 1607 (Mercator). — Noyant xviii*- 
xix« s. (Pouillés, — Postes, — Annuaires). — 
J'emploie le nom de Noyant-sous-le-Lude pour 
distinguer la commune des deux autres du même 
nom. — Sur un plateau (87 met.), •— entre Meigné 
(6 kil.) k l'E , Breil (7 kil.) au S.-E., Dénezé 
(6 kil.) au N., Auverse (5 kil.) à l'O., LinièresB. 
(6 kil.), Méon (2 kil.) et la Pèlerine (7 kil.) au S. 

An bourg s'entrecroisent les routes départ, de 
Baugé à Tours et de Saumur au Lnde, cette der- 
nière rejointe, à l'entrée du bourg vers S.-E., par 
les trois chemins d'intérêt commun de Meigné, 
de Breil, de Parce et croisée tout au sortir du 
territoire par celui de Meigné à la Flèche. — Un 
projet de chemin de fer d'intérêt local est annoncé 
de Noyant à Montoire. 

Y naissent la rivière de la Marconnei k 1 kil. 
du bourg vers S., — et son affluent le ruiss. 
d'Hunon, vers l'E. 

En dépendent les ham. ou vill. des Grands- 
Sacs (5 mais., 14 hab.), des Basses-Ragninières 
(7 mais., 21 h.), d3 Yaurouleau (4 mais., 12 h.), 
des Hardonnières (5 mais., 24 hab.), des Gouag 
(3 mais., 10 hab.), des Roberdières (3 mais., 
14 hab.), de la Goyère (9 mais., 33 hab.), de 
Rabion (3 mais., 14 hab.), de la Charlrie (3 m., 
9 hab.), du Petit- St- Jean (7 mais., 19 hab.), des 
Malicotières (10 mais., 25 hab.). des Brosses 
(4 mais., 24 hab.), des Godinières (4 m., 13 h.), 
des Goberdières (4 mais., 10 hab.), des Treffe^ 



KoV 



-.18- 



NOY 



tiëres (6 mais., 24 hab.)- du PerriD (14 mais., 
37 hab.)» da Brémarin (5 mais , 17 hab.), de 
Hardy (3 mais., 15 hab.), les cfaÂt. da Plessis- 
aa-Maire, de Hanon, de Galmer, de Boissimon 
et 83 fermes ou écarts dont une douiaine de 
8 maisons. 

Superficie : 2,742 hect. dont 40 en vignes, 
120 en bois. 

Population : i68 feux, 7ii hab. en 1720- 
1726. — i94 feux. «0«hab. en 1789. — i,200 h. 
en 1830. — i,306 hab. en 1841. ~ iAiS hab. en 
1851. — i,Sî8 hab. en 1861. — i,5i7 hab. en 
1866. — i,508 hab. en 1872, dont 679 an bourg 
(195 mais., 235 mén.). qu*a transformé le large 
dégagement des routes nouvelles et le développe- 
ment constant et rapide de la prospérité locale. 

Foires le 3* mardi de Carême, de juin et 
d'oclobie. 

Comice agricole^ dont la première réunion 
a eu lieu le 10 septembre 1865. 

Froment et besliaui; — scierie mécanique; 
plâtrerie, minoterie; — fabrication de sabots. 

Mairie, avec Ecole laïque de garçons et 
prétoire de Justice de paix, construite par 
adjudication du 9 juillet 1837 (arch. E. Vodie).— 
Ecole de filles (Sœurs de^ Ste-Harie d'Angers). 

L'Eglise, dédiée k St Martin (cure, 19 bru- 
maire an XI, avec vicariat, 1868), en style du 
XIII* s. (arch Duvôtre) a été bénite le 23 avril 
1866 et consacrée le 20 septembre 1874. Les tra- 
vaux adjagés le 25 novembre 1861 pour la somme 
de 65,309 fr., se sont réglés par une dépense do 
82,000 fr., non compris le clocher, qui ne fut 
entrepris qu'en 1865. -^ £11 9 succède à peu près 
sur le même emplacement à un petit édifice 
roman sans caractère. 

Le presbi/tère date de 1841 . 

Aucune trace celtique. — Il n'est pas douteux 
au moins que le pays ne fût comme aujourd'hui 
sur le passage et au carrefour de plusieurs 
grandes voies antiques, dent le tracé se recon- 
naît encore aux approches d'Auverse et dans la 
direction de Bourgueil ; —sans pou voir — non plus 
qu'aujourd'hui, — y fixer un centre de vie. 

Dès les temps antiques le domaine est une 
villa royale qu'un faux diplôme attribue en 644 à 
l'abbaye de St-Denis, mais que dès le viii« s. on 
trouve constamment jusqu'à la Révolution dans 
la dotation du Chapitre de St-Martin de Tours. 

La fondation de l'église ne paratt pas anté- 
rieure an XI* s. Il y existait jusqu'au xiii* s., 
comme en plusieurs autres paroisses d'Anjou, à 
Morannes, Mouliheme, Fougère, deux cures qui 
furent réunies en 1293, faute de revenus suffi- 
saots, par l'évoque Guill. Le Maire, du consente- 
ment des chanoines. 

Curés : Jean Bordereau, 1291. — Olivier 
Pèlerin, o<nobre 1613, 1632, f le 4 septembre 
1642. — Bricquet, anc. vicaire, 1636. — Pierre 
Olivier, 1653, 1688. — Blanchet, anc. vicaire, 
1689, mars 1691. — Joseph de Marans, en 
mêma temps prieur de Bonrbonrg, mai 1693, 
1721. — Ambroise Monnier, 1722, 1759. — 
Madré , février 1759, Janvier 1785 — LarousWt 
février 1785, qui BigQO lo 13 juillet 1780 i carj 



c de St-Florentio d'Amboise ». — Pierre Pinot, 
24 juillet 1790, officier public en l'an II. 

Le fief, composé d'une mouvance nombreuse et 
d'importants revenus, formait une des quinze pré- 
vôtés du Chapitre de St-Martin de Tours, cha- 
cune attribuée à une prébende canoniale. Le cha- 
noine, qualifié prévôt d'Anjou, confiait à un 
agent secondaire, du nom de maire et qui rési- 
dait sur le domaine, la perception des dîmes et 
des rentes, l'administration des revenus. Le Cha- 
pitre, seigneur de la paroisse, avait acquis les 
droits de haute justice en 1245 de J. d'Allaye. 
Son ^o^ts dit de St'Martin, entre cours et ver- 
gers, fait encore face à l'église et est occupé au- 
jourd'hui par l'hôtel des Trois-Marchands ^ 
autrefois installé sur la rue, vers S., dans le bâ- 
timent attenant actuellement aux servitudes. 

La paroisse dépendait de l'Archiprêtré de Bour- 
gueil, de l'Eldction de Bangé, du District en 1788 
de Château-la-Vallière, en 1790 de Baugé. Un 
grand nombre d'habitants restaient à la mendicité , 
l'ouvrage manquant absolument en hiver. 

Maires : Charles Fronteau, 16 vendémiaire 
an IX, installé le 30. — De Crochard, 2 jan- 
vier 1808. — Mich. Poirier, 10 février 1813. 
août 1814. — Fr.-Ja;q. Legros, 7 décembre 
1815, installé le 20, démissionnaire le 31 août 

1830. —Poirier, 6 septembre 1830. -^ Lebrun, 
8 janvier 1835, nommé percepteur. — Eugène- 
Marie Gouin, 10 février 1842, démissionnaire en 
septembre 1852. — Théodore Raveneau, 18 sep- 
tembre 1852, démissionnaire en 1855. — Emery 
Besrois, 21 novembre 1855. — Cochard, 1865, 
en fonctions, 1876. 

Arch. de M.-«t-L. C 191 et 198; G 7 et 1605-1617. - 
Arch. comm. Et.-C. — Afaine-et-Loire des 23 octobre 1856 
et il avril 1866. — Poor les localités, voir, à leur article, 
Galmer, le Plessia-au-Maire, Boùaubert^ le Comdray, 
Boue-Jîouge, le Perrin, Brérobert, etc. 

I%o7Ant« co<* de Gennes (14 kil.), arrond. de 

Saumur (27 kil.); — à 31 kil. d'Angers. — 

Noient 1120 circa (Cartul. St-Maur. ch. 51). — 

Noent 1252 (G 848). — Noentum 1273 (H.-D. 

^82, f. 12). — Ecclesia, capellanus de 

Noiento 1273 (Ibid.). -* Capella curata de 

Novento 1444 (G Cures). — Noyant- en^P laine 

1790 (Mss. Arch.). — i^ot/ant-près-DouéCDîcl.). 

— Dans une plaine, — entre Louerre (3 kil.) 
k l'E.. AmbiUuu (2 kil.) à l'E. et au S., Brigné 
(4 kil.) au S. et à l'O. Luigné (3 kil.) à l'O. et 
au N., Saulgé-l'H. (3 kil.) au N. 

La route départementale des Ponts^le-Cé à Lou- 
dun traverse du N. au S. dans toute la largeur 
(2 kil. 900) par le bourg, où l'entrecroise le che- 
min de grande communicat. de Gennes à Martigné. 

Nul cours d'eau. 

En dépendent les vill. ou ham. de la Croix 
(13 mais., 38 hab.) i du Bas-Bout (9 mais., 
26 hab.). du Pavillon (6 mais., 16 hâb.), du Van 
(4 mais., 14 hab.) et 3 fermes ou écarts. 

Superficie : 499 hect. dont 30 hect« en vignes 
et 1 hect. en bois. 

Population : 59 feux, Î69 hab. en 1720-1726. 

— 50 feux, iSO hab. eu 1789. — Î5î hab. en 

1831. - ti5 hab. en 1841. - Î24 hab. en 1851 
01 eQ iKt. - iti bab. co I86O1 *- 139 hab. eq 



NOY 



-19- 



NOY 



1872, dont iiô au boarg (38 mais., 46 méD.). 
Bureau <fe poste de Martigné-B. — Percep- 
tion d'Ambillou. 

La Mairie occupe un petit rez do-chaossée à 
lojer. — Ecole mixte laïque dans une maison 
acqoise le 5 mars 1846. 

La paroisse, ancienne snccnrsale de Brigoé, fat 
réQoie par le décret du 12 juillet 1791 à Ambillon, 
et de Douyeau supprimée par ordonnance épisco-. 
pale da 20 février 1809. — Elle a été rétablie en 
sQccarsale par ordonnance du 23 mai 1842. 

UEglise, dédiée à Ste Madeleine, est un 
carieui petit édifice primitivement rectangulaire 
[18 met. sur 5 met. 33), en partie du ?(iii« s., 
avec quelques chapiteaux plus antiques , le 
chœar carré, éclairé par une fenêtre ogivale à lan- 
cette, voûté à nervures cylindriques. Deux étroites 
chapelles forment transept, dont le contrefort de 
gaacbe montre un écusson effacé. Le portail, à 
multiples vouÂsures concentriques d'ogive, est 
sormonté d'une petite niche avec naïve statue de 
Ste Madeleine et flanqué de deux gros piliers, 
sar lesquels forme porche un clocher carré, avec 
baie ogivale sur chaque face, que Tescalier 
looge extérieurement, à ciel ouvert. La cloche 
est datée de 1628. «• Au-devant, dans le cime- 
tière, gtt le bassin d'anciens fonts en granit. 

Uq presbytère a été acquis par la commune 
le 13 juillet 1844. 

Aacune trace celtique. — Le territoire était 
traversé tout an moins, comme aujourd'hui, par 
la grande voie d'Angers à Poitiers, magna via 
Andegavensis, que tendît apud Noent 1252. 

- On ne trouve pas mention de l'église avant le 
zii* s. et elle n'est plus tard qualifiée que de suc- 
corsale on fillette de Brigué. Les desservants s'y 
saccèdent de passage rapide et la plupart du 
tmnps sans résidence , suppléés par quelque 
prêtre. — Crosnier, en 1758, signe « curé de 
« Noyant » et en 1759 « docteur de la maison et 
«faculté de Sorbonne. > — Jean-Bapt. Jamtn, 
en 1776 « pasteur de Noyant v. C'est lui qui fit 
sculpter la chaire en cette année par Landard et 
dorer l'autel par le peintre Lamarre,, de Saumur. 
Sar sa requête aussi la fabrique en 1777 vendit 
Ton des deux cimetières, placé dans le bourg au 
carrefour de chemins, dont il formait, en temps 
d'hiver, la principale traverse. 

Le Chapitre de St-Maurice, qui percevait les 
dtmes, fut condamné en 1692 à distribuer annuel- 
lement aux pauvres 13 boisseaux de blé et 
13 boisseaux d'orge. 

Le manoir ou « hébergement » qui constituait le 
centre an xtii* s. de la terre et châtellenie de 
Noyant, appartenait aux xiii* et xiv« s. à la 
famille de Bréié. Encore au xvii* s. il compre- 
nait un enclos de hautes murailles, avec grande 
coar, fuie, four à ban, jardins, « au dedans 

< duquel manoir et au coin d*icelui est assise et 

< bâtie l'é^e » où étaient inhumés les seigneurs; 

— à cété, garenne et futaie; sous la maison, la 
métairie.— Le tout relevant deliontreuil^Bellay , où 
ea rendent aveu Christ de Vendel en 1511, René 
da Yau de ChaYagoen 1567, Margaeriie Gimrd, 
Umm de Louit TraTort| 1680) ftaono Tra** 



vers, veuve de Prosper de Collasseau, qui vendit 
le domaine le 23 juin 1755 à d"* Sainte de Lon- 
gueil, dame encore de la paroisse en 1789. — 
Les domaines de c la grande et de la petite sei- 
c gneurie » furent vendus nat^ sur les héritiers 
de Longueil fils le 8 thermidor an lY. 

Maires : Pierre JLehreton , l*' messidor 
an VIII, jusqu'à sa mort le 13 novembre 1844. — 
André Vaslin, septembre 1846. mort en 1875. 

Arch. de M.-et-L. G 193: E 829-830. — Arch. commiin. 
Et.-G. — BéperL arch., 1868, p. 279-280. 

Noyant, vill., c"» de Soulaire-et-B. — Ca- 
samentum, dominus de Noient 1068 circa 
(Bibl. de l'Ec. des Ch., 1875, p. 398). — Molen- 
dinus de Noviento 1047-1057 (1«' Cartul. St- 
Serge, p. 142). — Curtis Noient 1050 circa 
(Cartul. de Ronc, Rot 1, eh. 17). — Noentum 
1150-1168 (l«r Cartul. St-Serge, p. 148). ~ 
Baillia de Noent 1244 (G 440, f. 11). -^Noien- 
tum 1285 (Pr. de Briolay). — • Ane. domaine, où 
l'on voit un moulin établi dés le xi* s. ; — don- 
nait son nom à un fief dépendant du prieuré 
de Briolay et formait au xiii" s. une baillie du 
fief de Sautré. — En est sieur en 1779 Cl.-Fr. 
Goddes de Varennes. 

IVoymnl-la-Graveyëre* c«" et arrond. de 
Segré (8 kil.), -* à 44 kil. d'Angers. -* Noien- 
tum 1177 (G 334). — EccUsia de Noient 1264 
H.-D. B 21, f. 29). — Nogentum 1419. JV^oyens- 
la-Gravierre 1585 (GG 198). ~ Noyant la 
Gravaire 1651 (Et.-C). — Noyant-la-Gra- 
velle 1705 (Et.-C. Corobrée). — Ou faite au pied 
d'un coteau en penle vers la Yerzée, — entre le 
Bourg-d'Iré (2 kil.) au S. et à l'E , Combrée 
(4 kil. 3/4) à l'O., Nyoiseau (4 kil.) au N.-E., 
Bouillé-Ménard (5 kil. 1/2) au N. 

La route départ, de Segré à Rennes passe dans 
toute la largeur (3 kil.), de l'E. & l'O., sur la 
crête supérieure (90-100 mét.\ reliée vers S. an 
bourg distant de 600 met., vers N. à Bouillé- 
Ménard par deux chemins d'intérêt commun. 
Celui de Combrée i Chazé-sur-Argos traverse de 
TE. à l'O. le S. du territoire. 

La Yerzée forme en partie limite vers S. ; — y 
afflue — sans passer par Combrée, quoiqu'il soit 
dit ailleurs, -^ le miss, des Grez ou de la Dion- 
naie, né sur la c°*. — Au N. circule, à travers 
une série de longs et pittoresques étangs aux 
rives abruptes, chargées de grands chênes, le 
miss, de Misengrain , avec le raisselet de la Coudre. 

En dépendent les vill. ou ham. de la Gatelliére 
(23 mais., 95 hab.), de la Promenade (9 mais., 
54 hab.), de Misengrain (8 mais., 32 hab.), de la 
Maurissandaie (7 mais., 33 hab.), des Dardenais 
(3 mais., 12 h.), des Guihuéres (3 mais., 12 h.}, 
le chat, de la Roche et 28 fermes ou écarts. 

Superficie : 258 hect. dont 69 en bois. 

Population : 93 feux, 7ii hab. en 1720-1726. 
^ 90 feux, 400 hab. en 1789. — 483 hab. en 
1831. — 468 hab. en 1841. — 500 hab. en 1851. 
— 5i0 hab. en 1861. — 608 hab. en 1866. -^ 
635 hab. en 1872, dont ii8 au bourg (28 mais.i 
34 habi), sis dans un fond, au bas da la ci^te, 
mais qui tend, en se développant| & se rappro« 
cher do !« frande route» 



NOY 



— 20 — 



NOY 



Biés.lÎD, même un pea de chanvre; -^ poiriers 
et pommiers plantés en nombre, sur plusieurs 
lignes, le long des champs, donnant de 1,500 à 
2,000 barriques de cidre, année commune; — 
fours à chaux à Fosse, dont un créé en 1825; 

— briqueterie à la Roche ; — ardoisières à Misen- 
grain; — usine à la Gorbinière; — filon de 
chart)on de terre à la Haute-Guihuère ; — gise- 
ment de porphyre rouge et violet le long de la 
route départementale ; — traces d'anciennes forges, 
dont les scories servent à ferrer les chemins. 

Perception et Bureau de poste de Segré. 

Petite Mairie, en forme de temple grec, 
exhaussé sur un perron de 5 marches, avec 
Ecole mixte jusqu'en 1870 tenue par une sœur 
de St-Charles d'Angers ; — le tout bâti, par adju- 
dication du 17 août 1858, sur un terrain légué, 
avec une rente spéciale, par M. Xean-Prosper 
Brillet de Candé (11 février 1854). — L'Ecole de 
garçons en a été transféré en 1870 dans un local 
neuf construit à la Promenade sur un emplace- 
ment dû au même bienfaiteur. 

L'Eglise, dédiée à St Georges (succursale, 
5 nivôse an XIU), est un édifice insignifiant dont 
le chœnr avec le transept datent de 1840, et Tor- 
nemcntation générale, dans le goût grec alors à la 
mode (22 met. 30 sur 6 met. 60 — et les ailes 
3 met. 60 sur 5 met. 60). 

Aucune trace antique n'est signalée sur le ter- 
ritoire, que traversait sans aucun doute la grande 
voie de Segré à Pouancé. Vers la Gatellière un 
tronçon de voie, dont la direction n'est pas indi- 
quée, a été découvert, sur la fin du dernier 
siècle, avec une borne milliaire qui s'est perdue, 

— si ce n'est celle recueillie à Chazé-Henri, auj. au 
Musée d'Angers. L'église, en mains laïques, fut 
rachetée par l'évoque Geoffroi la Mouche, qui 
en donna la collation à son Chapitre (1177). Il 
parait bien qu'à celte date elle était constituée 
en centre paroissial. Dès le xv* s. elle ne forme 
plus qu'une annexe et simple fillette de la cure 
du Bourg-d'Iré. Elle reste desservie jusqu'à la 
Révolution par des vicaires, qui parfois se con- 
solent en prenant le titre de « curé amovible » 
et résident à peine. Le dernier périt, dit-on, 
fusillé par les Chouans devant le cimetière. 

La paroisse devait sans doute son amoindrisse- 
ment à la fondation du prieuré de St-Blaise, V. 
ce mot, devenue comme la chapelle du fief sei- 
gneurial de la Gravoyère, dont la prééminence 
passa an xvit* s. à la terre de la Roche, quand 
les deux domaines furent réunis aux mômes 
mains. — Outre les ouvriers du bois et de l'ar- 
doise, on j voit résider en nombre dès le xvii« s. 
dos poupeliers et marchands de fiL — Elle dépen- 
dait d'Angers pour les Aides, sauf une petite 
partie du ressort de Châteaugontier ; — du Gre- 
nier à sel de Poaancé, — du Dictrict de Segré. 

Maires : Dumesnil, 1791. -^ Buisson, 
i*f messidor an YfU. — Gharles-Clovis Bnl- 
let de Candi, 10 septembre 1807, démis- 
sionnaire en 1812. — Prosper Brillet de 
Candé, 15 septembre 1812 — René Buisson 
flb. 19 avril 1831. — Jallot, 184!. — Julien 
Pai42((er, 27 août 1848| ^ le 10 août 1854* * 



Antouin de Candé, nommé le 11 novembre 1854. 

— René Buisson, installé le 11 octobre 1KS7. — 

Alex. ChevrolUer, 1861. — Ligot, 1870, en 

fonctions, 1876. 

Arch. de M.-ei-L. B Cahiers; G 19»; G 334. — Arch. 
oomm. Et.-G — Retue d'Anjou, 4875, p. 221. — Pour les 
les localités, voir la Gravouère, Si^Blaiae, la Roche, la 
Gatellière, la Ménardiêre, la CorbinOre^ Mitengrain, etc. 

IVoyan, vill.. c»« de Baracé. — Noialt villa 
971 (Sl-Aubin, Mense conv., I, 74). — Terra de 
Noiallio 1050 circa (Carlul. St-Aobin, fol. 90 v». 

— Noialum 1060-1080 (Cart. du Ronc, Rot. 1. 
ch. 43). — Ad Nocal 1104-1120 (Cartul. du 
Ronc. Rot. 2, ch. 80). — Ane. domaine de l'ab- 
baye St-Aubin, qui l'avait reçu vide d'habitants, à 
la suite des guerres et qui de bonne heure l'aliéna. 

— En est sieur Prosper de Collasseau 1669, f eo 
1677, messire Henri René Leroux 1723, 1750 ; — 
VI II., c»« de Bauné. — A Noyau 1434. — Lm 
fontaine de N. 1489. — Les caves à N. 1504. 

— Le lieu appelle BatailU à N, 1553. - En 
est dame Elisabeth Crespy de la Habilière, femme 
de G h. -François Lefebvre de Laubriére 1787. 

Kojer (le), ruiss. né sur la c°« d'Angers, s'y 
jette dans la Maine; — 3,270 met. de cours; 

— f.. c»« d'Allonnes; —^cl., c°« de Geste; 
« f., c»« de Mêlay; — f.' c»« de Pouancé; 
= f., c"« de St-Georges-du-Puy de-la-G. ; 

— ham., c»« de St-Philbert-en-Mauges ; — 
donne son nom au ruiss. né dans la mare 
voisine et qui forme la limite de la commune, 
pénètre sur celle de la Chapelle- du-Genet, et 
s'y jette dans le ruiss. de TArondeao, au-des- 
sous de la Motte, ayant reçu pour affluent, a 
gauche, le ruiss. du Préneuf; — 1,450 met de 
cours; — f., c"« de St-Rémy-en-M.; = Je 
Grand-), f.. c»" de Neuvy; — f., c»« de St- 
Lambert'des-L. ; «- c»« de Trélazé. -- Ane. 
ardoisière en exploitation vers le milieu du 
xvi« s. Elle appartenait en 1576 à Jean Froger et 
à ses deux beaux-frères, René Gaultier et Robert 
Aveline , alors en contestation avec le pro- 
priétaire de Paimpout pour la délimitation et 
l'épuisement des eaux.— Ce u'estplus qu'une ruine, 
en 1599, de a grandes et petites perrièresencom- 
« brées d'eaux et beurriers > (li.-D. B 56, 83, 87, 
196; E 53); -= f., c"« de Trémentines \ -=- (le 
Petit-), f., c»e de Neuvy; =■ c"« de Trélazé. 
11 y a été tenté une ouverture d'ardoisière, par 
déclaration du 24 septembre 1838. 

Noyer-Commim (le), f., c°* de Bouche- 
maine. 

IVoyer-Fourché (le), c"« de Blou, vignes et 
terres dont la dtme appartenait à l'abbaye de 
Cunaud. 

KoyeroGIton (le), cl.. c»« de Meigné-le-V. 

diojera (les;, vill., c"« d'Ambillou, — Noe- 
riœ, — Nuceriœ 1125-1130 (Pr. des Locbe- 
reaux). — L'hostel des Noyers 1404. — Le 
lieu des Noiers 1426. — La terre, fief et sei- 
gneurie des NoyerS'Ourceau 1465 (Chap. St- 
Pierre d'A). — La châtelUnie des N. Our- 
ceau 1582 (Ib.). — Ane. terre seigneuriale dont 
le château avec les jardins d'alentour, la futaie 
e( les moalias relemeot da chÂieaa de Saumur, 



NOY 



- 21 — 



NOZ 



H le domaine, pour !e reste, des seignenries de la 
Grésille, de Laillou, de Loaerre, de la Thaau- 
diére. de Hérons, ei poar un tiers de Tenclos, du 
fief de Boisdemain. Elle appartenait en 1404 à 
Bertrand Ourceau, qui servit le roi pendant les 
guerres anglaises et fut emmené prisonnier en 
Angleterre, dont il ne se racheta qu*à foi te 
raocon. Un de ses fils était mort aux armées. En 
récompense, il obtint du roi René des lettres 
patentes du 17 janvier 1445 qui l'autorisaient à 
fortifier sa maison « de murs, tours, fossés, porte, 
c ponts-levis », pour servir de refuge au pays 
coutre les gens d'armes. — En est sieur en 1493 
Jeaii Comilleaa, écnyer, mari de Louise Our- 
ce>aD, Guill. Cornilleau, 1522. — haut et puissant 
messire Jean Desvaux, chevalier de l'ordre, gen- 
tilhomme ordinaire de la Chambre, 1557, 1582; 
René Desvanx, écoyer, 1596, qui avec son frère 
Cé^ar, sieur de Lévaré, vendirent le domaine le 
16 juin 1603 à Jean Bodin de Brisay. Il eut pour 
héritière en 1636 sa nièce d*^* Jeanne Legouz, veuve 
de n. h. Pierre Chauvin de la Hurtaudière. — En 
e>t sieur René de la Fontenelle 1670, Charles de 
U Fontenelle 1693. C'est de sa veuve Marie Gou^ 
reao, 1704, que le domaine fut acquis le 21 mars 
nSD par Jean-B. Gaultier de Brûlon, chanoine 
de St-Pierre d'Angers, agissant au nom de sa 
communauté qai le posséda jusqu'à la Révolu- 
tioD. — Le seigneur était tenu « de mettre ou 
< faire mettre i chacune des vigiles de Noël le 
« tréfùuault en la cheminée de la prieure des 
• Lochereaux, et, ce faict, crier par trois fois : 
« Nau! Nau! Nau!... » 

IVoyers (les), f. , c^' lïAngerè E. ; «> ham., 
c* d'Angers N.-E. ; — f., c»« de Beaupréau; 
— donne son nom au miss, né sur la c"*, qui s'y 
j<'tte dans le Trudei ; — 800 met. de cours ; — 
vill., c»« de Chalonne8-8.'L,; — f., c»« de 
Comhrée\ «• m«», c"» de Courc/tamps. — 
U9 NùyerS' Am^ard, anc. fief, avec maison 
n*)ble dans le bourg de Mibervé et qu'il ne faut 
P<is confondre avec le vill. de ce nom en Martigné- 
Briant, faisait partie de la terre de Marson. Il 
fut vendu avec elle et Pocé le 21 octobre 1644 
par René de la Dnfferie à Urbain de Maillé, qui le 
reanii an comté de Trêves ; — cl., c*** de Lézigné. 
loyers (les), vill., c»« de Martigné-Br. — 
Xoen, T. de Noers xii« s. (Dom Houss., 
\IM, 156). — Les Noiers près Maschelles 
1432 (G 1347), — Le lieu, maison noble et sei- 
gneuriale des Noyers Aménart (C 105, f. 230). 
^ Adc. fief et cbâtellenie avec manoir planté 
aatrefois tout an bord du Layon, où apparaît 
encore un large fossé. La terre relevait en partie 
<ie Gonnord, en partie de Martigné et apparte- 
nait au XIV* s. et pendant les deux tiers du xv* s. 
a La famille Aménard, dont elle garda longtemps 
l« nom, » dès la fin du xv« s. aux Daillon. 
Thomas de Daillon 1494. 1510, Joachim de D. 
1521. 1539 (C 105, f. 230), — Jean de Villeneuve 
1549. 1597, gentilhomme ordinaire de la Chambre, 
Hené de Vaieneuve, 1602. — En est sieur Pierre 
themer 1648, conseiller du roi, receveur des 
coDsigoations en Anjou, dont la fille y épouse 
<)u» U chapelle François de Romans, chevalier, 



sieur de Flines. le 15 septembre 1665; — tous 
deux meurent en 1675 et sont inhumés dans l'é- 
glise paroissiale. Marie-Louise Sallot, femme de 
Pierre-Nlc. Parent, trésorier de France, l'acquit 
de Marie-Madeleine de Romans le 15 décembre 
1727 — La terre fut de nouveau vendue en 
1782, avec celle de Martigné, à P. Boreau de la 
Bénardière, de qui elle a passé à M. de Monticourt, 
son gendre. C'est loi qui fit en 1817 les premiers es- 
sais de la chaux du pays et y établit, non loin de 
l'habitation, le premier four qui devait devenir 
un exemple et une source de prospérité locale. 

Le château actuel date de la fin du xviii* s. et 
fut incendié en 1794. Tel quel il servit encore 
de refuge aux habitants chassés de Machelle. — 
L'ancienne chapelle seigneuriale, dédiée à St 
Martin, existe encore et présente extérieurement 
la forme d'une tour. A un kil. vers S.-E. se 
trouve une autre chapelle St-Martin, V. ce mot, 
dite aussi des Noyers. — A 500 met. vers l'E. 
s'élève un peu {van haut de 2 met. 60. 

Arch. de M.-et-L. et de Martigné-B. — Notes Raimbault. 

IVoyers (les), f., c"« de la Membrolle. •— 
Anc. maison noble dont est sieur en 1671 Claude 
Hunaultde Marsillé, mari d'Anne Billard. — Leurs 
deux filles s'y marient dans la chapelle, Claude 
avec Claude de Galichon le 28 mars 1674, Renée 
avec Pierre de Varice le 24 février 1688 — La 
terre fut vendue nat^ sur Pierre de Varice le 
19 thermidor an IV; ■« ham., c»* de Mon- 
treuil-s. 'Maine. 

IVoyers-des-GrIf ferais (les), (., c°" de 
SAennières. 

Nozé (le Grand-), vill., c"« d* Angers. 
Nozaium, Hamelinus de N. 1090 (Pr. de 
Pouancé, ch. or. 1). — Nozeht, Ham. de N. 
1081-1105 (Cartul. St-Aubin, f. 53. — Autrefois 
de la paroisse St-Samson. — Avec ancienne mai- 
son noble, relevant de la baronnie épiscopale de 
Romfort. — Elle fut acquise en 1439 et 1443 
d'Henri Linaré et de Renaud Debons par M* Jean 
Chardon et appartient un siècle plus tard à Per- 
rine Chardon, veuve de n. h. Bernard Lestoré 
1548. Un décret judiciaire l'adjugea le 5 septem- 
bre 1581 sur René de Lestoré à François Joyau, 
y compris a la chapelle à quatre piliers, assise 
« au jardin dndit lieu, voustée par le hault et 
c cave au-dessoulz, garnie de grisles de fer et 
■ vitres ». Mais tout le logis, inhabité depuis un 
an était resté au pillage. — Y réside en 1599 
n. h. Daniel Leroyer, sieur de Placé, mari de Fran- 
çoise Joyau ; — Marguerite Leroyer en 1666, qui 
obtient l'autorisation d'y faire célébrer la messe. — 
C'est Perrine Leroyer, veuve de n. h. Maurice Che* 
vaye, qui fit don du domaine à l'Iiétel-Dieu d'An- 
gers le 30 juin 1681. La maison est depuis lors 
habitée par des locataires à vie. Clément Gillot, 
archiprètre de Vernantes. jusqu'en 1693. Louis 
Blouin, écuyer. capitaine au régiment de la ma* 
rine. en 1683, Gilles Dupont, receveur de l'Hétel* 
Dieu, depuis 1696^ Jacques Paulmier, curé de 
Soulaines, 1702, Jean Daburon, prieur-curé de 
Cheffes, 1707, et à sa mort, sa sœur Madeleine, 
1733. — Le tout fut vendu uat^ en deux lots le 
I 27 pluviôse an III. 



NUA 



— 22 — 



NUA 



Le lof is conserve encore deux Incarnes xvi« s. 
autrefois armoriées. — A g. en entrant, se voient, 
encastrés dans la moraille, trois médaillons ronde 
bosse, dont deux guerriers à l'antique et une femme, 
qui décoraient primitivement une cheminée. 
A l'intérieur, salon à poutres sculptées ; — porte à 
panneau Louis XIII, avec écu de ... ai che- 
tnrona de . . . accompagné de 3 crois8ants ien 
chef, i en pointe ; derrière un bourdon surmonté 
d'un chapeau à Jeux rangs de glands. -— La 
chapelle, à laquelle attenait au xviii* s. la por- 
cherie, a été restaurée et sert de refuge à une 
charmante Vierge, œuvre de Biardeau, provenant, 
dit-on, de la Visitation d'Angers. Elle tient l'enfant 
endormi sur ses genoux et s'occupe à le recouvrir. 
C'est une jeune femme de jolie figure mais sans ex- 
pression, de belles mains mais trop fortes pour sa 
mignardise. L'enfant est charmant et l'agencement 
surtout des draperies remarquable. L'œuvre en- 
tière est peinte « au naturel » et n'y gagne au- 
cun idéal. — Au fond, un vitrail remanié, du 
XVI* s., figure Ste Marguerite présentant i une 
Notre-Dame-de-Pitié la famille du seigneur, une 
veuve à genoux, avec trois enfants; au-dessus 
d'elle, sa patronne nimbée, — et une Pieta, en- 
tourée d'une banderolle : Sancta Maria, mater 
Dei, ora pro nohie. — Dans les fragments des 
vitraux, en bordure, on lit : ... et besogne de 
ses mains i57i. — Au-dessus, unécusson parti 
au i*' d^azur au chevron <Por à un besant 
d'argent en pointe — et d*or au chevron 
d^axur à 3 betanti , i et i , d^argent. — 
Un portrait de la mère de Chantai s'y conserfe, 
qu'une note au dos indique comme la reproduction 
d'un original du temps. 

Arch. de THéleMMeu B 5; 40, f. 555; 48, f. 965410. 

— Bépert. arth., 4868, p. t51. — Note Mu. Auff. Michel. 

— Mim. de la Soe. tfAgr, d'Amgert, 4856, p. 440. 

NnalUé, c*» et arrond. de Cholet (7 kil.) ; -* 
à 85 kil d'Angers. — Nualle xiii* s. (Grand- 
Gauthier, p. 68). — Nualleyum 1488 (G 827). 

— Nouaillé XVIII* s. (Et.-C. et alias), suivant 
la prononciation encore populaire. — Sur un 
haut plateau (181 met. i l'E., 123 mot. N.-O.), 
traversé au centre par une vallée. — Entre Tré- 
mentînes (3 kil.) et Vézins C7 kil.) au N.. Vézins 
et Chanteioup (9 kil.) à l'E. , Tout-le-Monde 
(5 kil.), Mazières (6 kil.) au S., Cholet à l'O. 

La route nationale de Saumur aux Sables, 
pénétrant de l'E. à l'O.. y relie tout à l'entrée le 
chemin d'intérêt commun des Cerquenx et se 
confond dans le bourg même avec la route natio- 
nale d'Angers aux Sables, pour se continuer d'un 
parcours commun. 

Y passe par le centre, de l'E. à l'O., à travers 
les bois, le rniss. de Montbault, dit dans des 
titres au xvi* s. de la Bichaude, au xviii« s. de 
la Rocbonde. — Y natt son affluent le ruiss. de 
la Gilbertière, dit en 1542 « le ruiss appelé 
« Dordelis ». 

En dépendent les vill. de la Poterie (pour par- 
tie seulement, 20 mais , 20 mén., 66 hab.) et du 
Grand- Village (8 mais., 8 mén., 32 hab.) et 
22 fermes ou écarts dont 7 de 2 maisons. <- Ni 
châteaux ni maisons bourgeoises. 



Superficie : 1,319 hect., dont 722 hect. en 
bois taillis, couvrant tout le S. du territoire, 
la partie vers S.-O. dite Breil-Lambert, celle 
vers TE. Basse-Forét ; — 100 hect. en prés ; — 
450 hect. en labour, y compris les 100 hect 
encore en landes en 1813 ; — nulle vigne. 

Population : 86 feux en 1789. -^ 395 hab. en 
1821. — 505 hab. en 1831. — 509 hab. en 1841. 
— 520 hab en 1851. — 483 hect. en 1861. — 
498 hab. en 1866. — 455 en 1872. dont 213 au 
bourg (57 mais., 62 mén.). à l'angle N.-O. de la 
commune. — On y comptait, en 1773, il y a pré- 
cisément un siècle, 35 maisons habitées et 2 en 
construction. 

Ni foire ni marché. — Petite Assemblée ou 
frérie le jour de la St-Fiacra (30 août). 

Nulle industrie que quelques métiers de tisse 
rands et la fabrication, au vill. des Poteries, de 
tuiles, briques et carreaux et de vastes cuviers, 
dits pannes ou ponnes ; — mais toute fabrique de 
poterie proprement dite a cessé; — commerce 
de bois et charbonnage. 

Bureau de poste de Trémentines. — Per- 
ception de Vézins. 

Mairie avec Ecole publique laïque de gar- 
çons, construite en 1848-4849, transformée en 
1856. — Ecole libre de filles (Sœurs de la Pom- 
meraie), créée en 1864. 

X^uotr public installé par adjudication du 
21 novembje 1858, 

La paroisse, érigée en 1770, fut supprimée et 
réunie à Trémentines par décret épiscopal du 
20 février 1809 et a été rétablie en succursale 
par une autre ordonnance du 19 avril 1826. 

V Eglise, sous le vocable de St Etienne, a été 
reconstruite en 1830, comme l'indique la date 
inscrite à un tuffeau, en dehors du chœur, — 
sur le plan d'une croix latine et de pauvre 
aspect (15 met. sur 6 met. 25). — Au bas de la 
nef, une dalle déplacée, sans^inscription, porte 
gravée au trait une épée, où est appendn un 
écusson lisse ; — à l'angle S.-E. de la sacristie, 
une pierre en granit, encastrée dans le mur, lais-se 
à peine lire : R. Chastain. P.C. PCP. 1659. 

Le Presbytère, sur la route de Saumur, a été 
reconstruit en 1874 (arch. Bréhéret). — Dans le 
jardin même, un des derniers curés y a élevé 
une petite chapelle de Notre-Dame. — Le cime- 
tière se rencontre près et au N.-E. du bourg. 

On ne signale d'antique que quelque trace à 
peine de la voie de Maulévrier au May, traver- 
sant la forêt du Breil-Lambert et passant au 
bourg Le territoire dépendait de la paroisse de 
Mazières. — L'origine du bourg est due à la fon- 
dation d'un prieuré dont la date de fondation est 
inconnue. Il appartenait à l'abbaye bourguignonne 
de Tournus et par suite fut mis dans la dépen- 
dance du prieuré angevin de Canand, aussi riche 
que l'abbaye-mére. — La maison attenait à 
l'église vers S. et communiquait par une porte au 
chœur. La ferme de la Boissonniére, près le bourg, 
faisait partie du petit fief qui avait son septier 
particulier, mesurant 16 boisseaux pour 15 de 
Maulévrier. Je ne connais autres prieurs 
que Guill. FarouU 1488. — Mathurin Chenu ^ 



NUE 



— 23 — 



NUE 



1576. — Gab. Boussîon, 1598. — René Afosset. 
1716. — Armand Vallette de Champfleury 
1719. t le 18 août 1740. ^ Kiué Ledoyen de 
Clenne, 1781. 

La titre rla priearô fat éteint par décret de 
révèqoe de la Rochelle da 87 décembre 1770 et 
soQ temporel uni à la chapelle, jusqu'alors délais* 
sée à tous les désordres et que le même acte éri- 
^l en paroisse. — Le premier curé est Pierre- 
Anne-Louis Viaud, 1771, f le 17 février 1787. Il 
a poor successeur Franc. Bascher, 1787, qui en 
179S émigré en Espajpe, revient au Concordat et 
meort en sa core le SI août 1814. 

Le pays faisait partie au xviii* s. du domaine de 
la baroonie de Vézins, dont le seigneur prenait litre 
de fondateur de Téglise. En 1789, la moitié au 
moins des habitants vivait à la mendicité, sans 
qn'on seul fût assez à Taise pour prêter secours ; 
partout des landes et des bois, et nulle culture 
que de seigle médiocre. Les impôts s'élevaient à 
la moitié du revenu réel des biens fonds, dont un 
sixièffle était eo main morte. La Verrerie, V. ce 
mot, en activité pendant prés d'un siècle dans la 
forêt du Brnil -Lambert, était fermée depuis 
40 ans et l'art de terre, V. les Poteries, n'occu- 
pait plus qu'uD seul potier. 

La paroisse dépendait, depuis son érection, du 
diocèse de la Rochelle, du Doyenné de Vihiers,'de 
TElection et des Aides de Montreuil-Bell., du Pré- 
sidial et de la Sénéchaussée d'Angers, du Grenier 
À sel et du District en 1788-1790 de Gholet.— Elle 
fat saccagée par la guerre et le bourg absolument 
ioceadié. c Ce qui reste de l'incendie des anciens 
> logements » du prieuré et l'église « qu'on ne peut 
« considérer à présent, que comme une grange», 
avec le cimetière, y attenant vers N., furent vendus 
oai^ le 31 messidor an V et adjugés pour la 
somme de 1,200 fr. au docteur Guy-Jacq. Chou- 
tean, de Gholet. 

Le 10 pluviôse an II (28 janviei* 1794) un déta- 
chement républicain y fut surpris et presque en- 
tièrement détruit par Stofflet et La Rocbejacqne- 
lein» mais ce dernier y tomba frappé d'une balle 
et son cadavre recouvert en hâte d'un peu de terre, 
reposa longtemps dans la prairie, sur le bord de la 
roQte de Gholet, à 2,600 mot. de l'église. Une 
touffe d'arbres indique encore l'emplacement d'où 
il a été transféré à St-Aubin-de-Baubigné. 

Maires : René Gourdon, agent municipal 
depuis 1792, f le 19 avril 1812. — Et. Gour- 
don, 19 mai 1813, démissionnaire en septembre 
ifôl, continué eu 1852 et 1855. ~ Boucherie, 
1S63. ~ Gourdon fils. 1867. en fonctions, 1876. 

Ardi. de M.-«UL. B Cahiers; G 193; G 887-898.— 
Anh. coaumm. Et.-C. — Notice Mss. de M. Spal. — Notes 
^- dell. BotttiDier de St-André. — Pour les localités, voir 
^ GQàertière, MontbauU, la Verrerie, leê Poterieu, le 
OroHi'YiUage, die. 

H'nell, e»' de Vihiers (15 kil.), arr« de Saumnr 

;30kil.); - à 53 kil. d'Angers. — Villa Nocio- 

Silos in territorio Pictavo super alveum 

Ligeri» 615 {Dipl. Chart,, I, 210). — Villa 

Snisoliù in pago Andegaveninso 682-683 (Ib. , 

l. 360 et Tardif. Cart. des Rois, n» 24). — No- 

oioUo villa in pago Andegavino 690 (Dipl. 

CH., Il, 209). — Niolium xiii* s. (Grand-Gau- 



thier). — Niolium prope Passavant 1311 
(G Cure de Somloire). — Nyolium suhtus Pas- 
saventum 1435 (G Nanlilly). — NieuiUsous- 
Passavant 1782 (Ponillé). — Nueil-sous-Pas- 
savant (Gass.) et 1874 (Gart. Gant, et Postes). — 
Une ordonnance du 15 février 1836 a autorisé la 
commune à supprimer la dénomination ; sous- 
Passavant — et à s'appeler d'un seul mot : 
Nueil. — Entre le département des Deux-Sèvres 
au S., Conconrson (7 kil.), St-Georges-Gbâte- 
laison (10 kil.) et Tancoigné (8 kil.) auN., Yihiers 
et les Gerquenx -sous-Passavant (9 kil.) et Passa- 
vant (2 kîL 300) à rO.. St-Macaire-du-Bois 
(6 kil.) et les Verchers (9 kil.) à l'E. 

Le chemin de grande commnnicat. de Vihiers à 
Montreuil-B. rejoint à 3 kil. auN.-O. du bourg par 
le chemin d'intérêt commun de Tigné à St-Pierre- 
à-Ghamp, traverse du N -0; au S.-E. le territoire, 
et le bourg, — d'où se détache vers S.-O. le che- 
mind'intérétcommun de Passavant, — et se croise 
à 1,200 met. de l'église avec le chemin de grande 
communicat. de Gennes à Argenton, qui dessert 
du N. au S. la partie orientale. 

Y passe du S.-O. au N.-E. le Layon> qui, sous 
le bourg môme, s'y grossit du rniss. de la 
Souère; — y naissent les ruiss. de Vaille et 
des Touches ; — sur la route, tout près le bourg 
de Passavant, la fontaine Fournier, abritée, 
comme un petit dolmen, sous un bloc énorme. 

En dépendent les vill. ou ham. de Foy (39 m., 
107 hab.), de la Groix (30 mais., 100 hab.), de la 
Grise (24 mais., 84 hab.), de Preuil (21 mais., 
66 hab.), de Vaillè-Rochereau ^21 mais., 60 h.), 
du Ghône-Rond (16 mais., 47 h), de la Gloterie 
(18 mais., 45 hab.), de (îrandchamp (15 mais., 
41 hab.)* du Balloir (10 mais., 37 bsîb }, de la 
Thmoulière (13 mais., 32 hab.), de la Viardière 
(9 mais., 33 hab.) , de Vatllé-Brezé (8 mais., 
33 hab.), de la Saulaie (6 mais., 32 hab ), de 
Vaillé-l'Eau (8 mais , 26 hab.), de Villeneuve- 
de-Vaillé (6 mais., 24 hab.), du Bois-AUeaume 
(6 mais., 18 hab.)i de Vilgou (3 mais., 14 hab.), 
de Montchenin-des-Bois (3 mais., 14 hab), de 
la Grande-Roche (5 mais., 18 hab.), de Montche- 
min (8 mais., 30 hab.), de Môlechien (4 mais., 
17 hsîb.), de la Mèloire (5 mais., 14 hab.). de la 
Fontaine (5 mais., 14 hab.), du Ghàtelier (10 m., 
27 hab.), de FUgné (5 mais., 20 hab.), de Paillé 
(5 mais., 14 hab.), de la Glartière (5 mais., 
13 hab.), des Essards (8 mais., 25 hab.), de la 
Basse-Boisson niôre (11 mais., 27 hab.), de la 
Gaillonnerie (4 mais., 10 hab.), des Oisillons 
(3 mais., 12 hab.), du Goudray (3 mais., 16 h.), 
des Rosiers (3 mais., 9 hab.), de Beauregard 
(1 mais., 23 hab.), de la Jaille (3 mais., 11 hab.), 
des Prés-Gasniers (4 mais., 11 hab), de la Ratel- 
lière (3 mais., 14 hab.), de Laignô (8 mais., 
10 hab.), du Petit- St-Louis (3 mais., 12 hab.), 
les chat, de la Grise, de Preuil, de Vaillé-Brézé, 
de Vaillé-Rochereau et 46 fermes ou écarts. 

Superficie : 5,485 hectares, — et non pas 
6,123, comme le portent encore les documents 
officiels, — la loi du 16 mars 1861 en ayant dis- 
trait au profit des Gerquenx-eous-Passavant, — 
non pas encore 357 hectares, commo l'énonce 



NUE 



•-. 24 ^ 



NUE 



le tette même de la loi, — mais 637 hectares. 

Population : 3i0 feux, U4Q hab. en 1720- 
1726. — $,000 bab. en 1790. — 1,945 hab. en 
183i. — i,906 hab. en 1841. — iMi hab. en 
1851. — 1,559 hab. en 1861. — 1,816 hab. en 
1866. — 1,8M hab. en 1872, dont 341 hab. 
(104 mais., 114 mén.) an bourg, qu'ornent, à l'en- 
trée vers i'E. et vers S.-O., d'élégantes construc- 
tions modernes. 

Foires : L'ordonnance du 2 décembre 1833 y 
créait 5 foires : le 1*' mardi après le mercredi des 
cendres, le 1*' mardi après le dimanche de la 
Passion, le 3* mardi après Pâques, le 1*' mardi 
après la Toussaint, le 1'^ mardi après la Saint- 
Eusèbe. Mais, bien que le bourg soit le principal 
centre du pays, au point de réunion de l'ancien 
Bocage et de la Plaine, ces rendez-vous restèrent 
sans vie et oubliés. Un arrêté du 1'^ mai 1875 a 
essayé de les ranimer en les fiiant à trois : le 
jeudi après les Cendres, le jeudi de la semaine 
de Piques, le 1*' jeudi de décembre. — Trois 
eusembléea, le 13 janvier (St-Uilaire), le di- 
manche après Pâques, le dimanche le plus voisin 
de la St-Micbel (29 septembre;. — Marchés 
tous les dimanches. 

Hecette de Poste. — Perception de Tré- 
mont. — Bureau télégraphique ouvert le 
l'r juin 1868. 

Mairie, avec Ecole laïque de garçons, cons- 
truite par adjudication du 31 mars 1848 (archit. 
Bodin-Legendre). — Ecole publique de filles 
(Sœurs de Ste-Anne de Saumur). 

VEglise, dédiée à St Uilaire (succursale, 
30 septembre, 1807), était une des plus anciennes 
et des plus remarquables du pays mais souvent 
ruinée en partie et en partie renouvelée (29 m. 67 
sur 16 m. 33 à la croix, 11 m. 22 dans la neO. 
A l'extérieur les murs latéraux de la nef forment 
un très-haut massif de petit appareil irrégulier, 
régulièrement aligné dans le mortier, où appa- 
raissent enmurées d'informes fenêtres romanes 
de la façon la plus antique (x* s.). — L'intérieur 
présente un bas-côté relativement moderne, ou- 
vrant sur deux piles grossières par des arceaux, 
dont le premier porte inscrit en lettres gothiques 
carrées ; Van mil cinq cens soixante huict je 
fus ruinée. Mil cinq cens quatre vingt un 
je fus réédifiée, — Le carré du transept est formé 
par quatre arceaux ogivaux portés sur de simples 
latmiers, sans autre moulure (ziv* s.) ; y attient 
vers S. la tour du clocher en pyramide octogone 
XIII* s., dont la flèche en pierre a été reconstruite 
par adjudication du 5 mars 1844. ~ Le chœur, 
de deux travées (xiii* s.), se termine en un large 
pignon, percé dans presque toute sa hauteur d'une 
belle fenêtre à double arcature ogivale en retrait, 
portée par de frêles colonnettes, avec meneau 
central chargé d'un oculus ; le tout aveuglé par 
un bel autel plaqué du xvii* s., dont le centre est 
rempli par la représentation peinte de St Hilaire. 
— Sur la gauche se prolonge la chapelle seigneu- 
riale, à voûte abaissée, de deux travées, avec dé- 
bris de vitraux à la fenêtre, figurant une Cruci- 
fixion, un chevalier à genoux, une Vierge, un 
Dieu le Père, xvi* s., et deux écussons gironnés 



d'argent et de sable, qui doivent être des Le 
Roux de la Roche des-Aubiers ; — dans le mur 
est encastrée l'épitaphe de Joubert, procureur 
fiscal de Yaillé-Rochereau et de la Boissonnière, 
mort le 3 juillet 1746. 

L'ancien presbytère a été racheté en vertu 
d'une ordonnance du 31 mart 1819 ; — le cime- 
tière nouveau, acquis par ordonnance du 19 oc- 
tobre 1832. 

Aucune trace antique n'est signalée sur le ter- 
ritoire où se concentrait certainement un ensemble 
de voies en communication avec Vihiers, Maulé- 
vrier. Doué, Montrenil-Bellay et Thouars. Des do- 
cuments, d'une attribution très incertaine, V. No- 
ciogilos, semblent indiquer la villa gallo-romaine 
comme le patrimoine de l'évêque du Mans, Ber- 
iramne, qu'il lègue à son église en 613 et que 
vers la fin du même siècle un laïc, Vandémir, et 
sa femme, Erchemberle, donnent à l'abbaye Satnt- 
Germain-des-Prés. — Aucun indice ne m'est 
venu sur les origines de la paroisse ni sur la 
fondation de l'église, certainement des plus an- 
tiques — et dont la présentation resta jusqu'à 
la Révolution attribuée, sans que j'aie su trouver 
aux Archives de Maine-et-Loire ni de la Vienne, 
par quel titre, au Chapitre de St-Hilaire-le- Grand 
de Poitiers. J'ignore même de quel droit s'auto- 
risent certains curés pour joindre à leur titre ce- 
lui de prieur, si ce n'est comme chapelains de 
Sainte-Basme, V. ce mot. — Curés : Simon 
Thifeneau, Tefenelli, 1311. — Enstache Le- 
marié, 1520. — Jean Hervé, 1583. ~ Uilaire 
Moriceau, i6M. — Gabr. Mtitsonefteu. 1643. 
prieur de Gougoussac en Sain longe, aumônier de 
Nuaillé, de plus à partir de 1651, prieur de St- 
Paul-en-Parais, aumônier ordinaire du roi et 
archidiacre de Thouars. — Pineau, 1659. — 
Paul Riollan, 1662, qui signe prieur-curé à 
partir de 1663 et de plus doyen des Mauges à 
partir de janvier 1666. — Savary^ novembre 
1666. — René Pineau, novembre 1669, qui 
signe prieur-curé, 1670, janvier 1678. — Pierre 
Johanne du Portai, prieur-curé, 1679, mars 
1683. — Louis Brisard, avril 1683, qui per- 
mute en avril 1687 pour la cure de Longue. — 
Jacq. Béchu, avril 1687, décembre 1709. — 
René Gaulay, janvier 1710, 1717. — Gasnier, 
1719. — Lambert Berthe, prieur d'Argenton, 
avril 1720. — Pierre Augustin Légier de Puy- 
raveau, 1726, qui résigne le 8 août 1776, sous 
réserve d'une pension. — Pierre-Franc. Phli- 
ponneau, anc. vicaire, installé le 9 novembre 
1776, jusqu'en octobre 1792. Mais alors même, il 
ne quitte pas le pays, réside à la cure, « bêchant 
c son jardin, — disent les Rapports, — très- 
c soumis aux lois et célébrant le culte » encore 
en l'an V et sans interruption jusqu'au Con- 
cordat, au milieu d'une population toute patriote. 

La seigneurie appartenait jusqu'au xviii* s., 
comme la présentation de la cure, au Chapitre 
de St-Hilaire de Poitiers, qui vendit en partie ou 
échangea tous ses droits au seigneur de Vaillé- 
Rochereau. — La paroisse dépendait de l'Evê- 
ché de Poitiers, du Doyenné de Thouars, de 
l'Election et des Aides de Montrenil-Bellay, du 



NUQ 



— 25 ^ 



NYO 



Grenier i sel de Saamur, — sauf une portion 
exempte de tout salaire ; — une partie du fief 
dans la moavanee de Yihiers, comme la Boisson- 
niére, ressortissait à la Sénéchaussée d'Angers, le 
reste à celle de Saumnr; — du District en 1788 
de Hontrenil-Bellay, en 1790 de Vihiers. 

Elle forme pendant la guerre un centre de 
résistance contre les insurgés de Tautre rive du 
Layon. Le 8 prairial an 11,8,000 Vendéens, pous- 
sant devant eux les bestiaux et les grains des 
pays eirconvoisins, envahissent le bourg, à peu 
prèj déserté à leur approche. Hais douze braves, 

- Pilet de la Grise, les deux fils Gharroau, les 
i)ea\ frères Galard, Hervé, Gannereau, Louis 
DesDones, Godineau, Hétreau, Nie. Pilet, alors 
maire, André Gaultbier, ces deux derniers avec 
Nr jeune fils et un autre erfant, — il faudrait 
apprendre et conserver ces noms là ! ~ s'enferment 
dans le clocher» accueillent les pillards à coups 
de fusil — el coupent tout passage. Le feu est 
mis à l'église, au clocher, mais la voûte en pierre 
résiste et les balles déciment les assaillants. La 
ooit sente fait trêve et dés le jour les hussards ré- 
publicains du général Boucret, accourus de Con- 
ronrson, pénètrent dans le bourg incendié et dé- 
pgent le petit groupe héroïque. Un seul des 
^iiMis, le maire Pilet, avait péri dans le combat. 

- Eq novembre 1830, quand la garde nationale 
reprit les armes, de Doué, de Vihiers le drapeau 
vint donner le salut d'honneur et s'incliner de- 
vant les derniers survivants de la grande lutte. 

Maires : Jarret, 1789. — Pilet, 179l-an IL 

- Boutillier^ !•' nivôse an X. — Charles de 
Charnières, ancien officier de marine, 2 janvier 
1808. — René Gaultier, avril 1815. — Charles 
de Charnières, là juillet 1815. — Jean Chan- 
louineau, 4 août 1829. — Aristide Guionis, 
23 septembre 1830. — René Thourault, 15 no- 
umbre 1843. installé le 30. — J.-B. Foucher, 
7 Mpiembro 1848. — Franc. Audouin, 10 août 
ifôl — Et. Flécheau, 1855, démissionnaire le 
îl décembre 1857. — J.-B. Foucher, 27 dé- 
cembre 1857, installé le 8 janvier 1858. — Et. 
Flécheau, 1865. — Lemoine, 1870, en fonc- 
tions, 1876. 

Arth. de M..«l-L. C 193 et 209. ~ Mu. 993. — Arch. 
mus. EX,"C, — Maine-et-Loire du 48 octobre 4840. — 
Bépfrt. arch., 1868, p. 932, 939. — Pour les localilés, voir, 
iteurirtkle. la Boissonniére, VaHlé-Eoehereau^la Grise, 
iABoeke'Boitsteau,Preuil, VaUlé-Brézé, etc. 

Xiignea (Jacquelin), né à Aubigny prés 
Boarges (Cher) vers 1810, fut d'abord employé 
comoe dessinateur au Magasin pittoresque, 
pois vint s'établir en 1838 à Baugé, où il résida 
ju^u'en 1842, occupé aux diverses œuvres du mé- 
(ier de peinture. Quelques portraits, des restaura- 
lioos, des tableauiL d'église lui avaient acquis une 
Boioriété locale. 11 fut employé particulièrement 
pu les curés Hubert, de Mouliherne, et Joubert, 
de Beaufort. L'artiste fit pour ce dernier seule- 
iBeot 8 grands tableaux religieux, qui ont été 
revendus en 1846 aus églises voisines ; on en 
iroove à la Ménitré, à Fontaine-Milon. à Mou- 
liherne, dans la chapelle de l'hôpital de Baugé. 
" » fixa en 1842 à Saamur et est mort le 3 juin 
1858 à St-Lambert-des-Levées. 



IVymphaie (la), vill., c"« de St-MicheUt- 
Ch. — La Néfaie (Et.-M.). 

Nymphe (la). — Les Nymphes (C. C). — 
Ruiss né dans l'étang de la Nymphe, ou de 
l'Etang-Gasnier (Et.-M .) , sur la c«« de la Prévière, 

— qui porte au centre, sur un petit îlot factice, 
une statuette en pierre calcaire représentant 
une nymphe sortant du bain ; — descend vers S. , 
traverse l'Etang-Neuf ou de la Primaudière et 
l'étang de la Fonte, en formant depuis sa nais- 
sance la limite avec le déparlement de la Loire- 
Inférieuie, — puis, au confluent du ruiss. de la 
Lande, se détourne brusquement en droite ligne 
à travers la c"' de St-Michel -et-Chanv. , remonte lé- 
gèrement vers N.-E. par l'Aunaie et la Basse- 
Chouanière, passe sous la route départementale de 
Laval, è 1,100 met. versN. du bourg de St-Michel, 
reçoit à gauche le ruiss. de la Miénaie, du Mer- 
dreau, à droite ceux de la Hachetaie, de Picham- 
bert et du Bois-Bernier, contourne au N. le bourg 
de Noellet en passant sous le chemin d'intérêt 
commun de Pouancé et sous le chemin de grande 
communication de Chàteaugontier, reçoit à droite 
le ruiss. de la Hou.ssaudière et à quelques mètres 
de là se réunit à la Verzée ; — lO.lOOm.de cours. 

Nyoiseaa* c»" et arrond. de Segré (6 kil.) ; 

— à 44 kil. d'Angers. — Niosellum 1109 circa 
{Rev, d'Anj., 1852, t. II, p. 80). — Ecclesia 
Nioselli 1119 (1" Cartul. St-Serge, p. 282). — 
G. de Nido Avis, — Ecclesia de loco qui dici- 
tur Nidus Avis 1119 (Ib.). — Villa de Nido 
Avis 1283 (Hauréau, Preuv.). — Sur les coteaux 
de l'Oudon. — Entre Châtelais (5 kil ) au N. et 
à l'O.. Noyant-la-Gr. (4 kil.) à l'O. et au S-, 
Ste-Gemmes-d'And. (8 kil.) au S., l'Hôtellerie- 
de-Flée (4 kil. 1/2) au N. et à !'£., et Segré â 
l'E. et au S. 

La route départ'^mentale de Segré à Rennes 
traverse de l'E. à l'O. la partie méridionale du 
territoire dans toute sa largeur (3 kil. 300), en 
détachant dès l'entrée vers N. le chemin de 
grande communication de Segré à la Guerche qui 
remonte dans toute la longueur, côtoyant l'Oudon 
et l'Araise et desservant à mi-chemin le bourg. 

L'Oudon, qui forme bordure vers l'O., reçoit 
dès l'abord à gaucho le ruiss. des Claies, dessine 
une large courbe en se rapprochant du bourg, 
reçoit à gauche le ruiss. de la Pantière, à droite 
TAraize, descend un instant vers S en longeant 
le bourg à l'E., puis se replie de nouveau direc- 
tement versl'O., grossi du ruiss. de Misengrain. 

— Vers S. naît le ruiss. de la Rivière-Brault, 
affluent de la Verzée. 

En dépendent partie du bourg de St-Aubin-du- 
Pavoil (4 mais , 22 hab.), les ham. de St-Vincent 
(3 mais., 15 hab.), de Margerie (3 mais., 18 h.), 
les chat. d'Orvaux et de la Lande et 51 fermes 
ou écarts. 

Superficie : 1,448 hect. dont 106 en bois ; — 
plus que quintuplée par l'ordonnance du 12 juin 
1833, qui lui a annexé 1,074 hect. de St-Aubin- 
du-Pavoil supprimé. 

Population : 93 feux, 4i9 hab. en 1720-1726. 

— iOO feux, 455 hab. en 1790. — 425 hab. en 
1826. — 450 hab. en 1831. — 729 hab. en 1841. 



NYO 



— 26 — 



NYO 



^ 764 hab. en 1851. — 767 hab. en 1861. — 
788 hab. en 1866. — 767 hab. on 1872. dont 3ii 
(93 mais., 105 mén.) au bourg, assemblage in- 
forme et inabordable jusqu'en 1830 de sombres 
logis, enclavé dans les dépendances de Tabbaye, 
perdu dans un pays tout de frishesel de bruyères, 
que la route stratégique a ouvert et compUle- 
ment transformé. — A l'angle de l'ancien et du 
nouveau chemin, un haut bAliment dit le Corps- 
de-garde, percé de longs corridors, se termine 
vers S. par une sorte de chapelle et conserve 
vers N. une vaste cheminée xvii« s., le manteau 
chargé d'un large quadrilobe. 

Nulle Foire. Celle de la St-Marc, concédée en 
1283 par le comte Charles d'Anjou, et encore flo- 
rissante au XVII* s , n'existait plus dôs le milieu 
du xviii* s. Une autre, créée par le roi en 1369, 
la veille de la Madeleine, ne parait pas même 
avoir vécu. 

Perception et Bureau de poste de Segré. 

Mairie avec Ecole laïque de garçons ins- 
tallée dans un bâtiment de l'ancienne abbaye. -^ 
Ecole publique de filles (Sœurs de Torfou). 

V Eglise, dédiée à St Pierre (succursale, 
5 ni vase an XIII), bâtie sur la pente du coteau 
en 1640, — comme l'indiquait une longue ins- 
cription détruite en 1852, — a été à peu près 
complètement renouvelée sur ses anciens fonde- 
ments par un remaniement général, qui a re- 
porté l'entrée de l'O. à l'E., en avançant la nef 
jusqu'au bord de la rue déblayée, avec un clo- 
cher neuf sur le portail, à la place de l'ancien 
chevet. Dans le chœur nouveau un vitrail de St 
Pierre est signé Thierry, Angers, 1860 \ — à 
côté, s'élèvent les statues modernes des quatre 
Evangélistes. Les travaux, adjugés le 28 juin 
1858, étaient reçus le 1*' octobre 1860. 

L'ancien cimetière joint l'église vers N. 

On signale un peulvan, non encore décrit, 
dans une châtaigneraie dépendant de la Suzon- 
nière, — et diverses grandes voies traversaient 
le pays. Mais toute cette contrée n'était qu'un désert 
dépendant de la paroisse de St-Anbin-du-Pavoil, 
où Bernard de Bouille venait de faire fortifier un 
château pour un de ses fidèles, quand l'ermite 
Salomon, le compagnon de Robert d'Arbrissel, 
avisa d'y bâtir une église et un couvent, pour 
réfugier les femmes qui l'y avaient suivi. Le châ- 
telain du pays, Gautier de Nyoisean. s'empressa 
de donner la terre et alla lui-môme solliciter la 
confirmation de ces fondations à Angers, où Mar- 
bode remplaçait l'évèque Raynaud de Martigné 
en voyage à Rome (1109). Dès son retour Ray- 
naud vint bénir le premier autel et l'année sui- 
vante y installa les religieuses, bientôt comblées 
de dons par les seigneurs de Bouille et de 
Ponancé. A la prière de Salomon et de Robert 
d'Arbrissel, le château, qui pouvait tomber en 
mains ennemies, fut rasé. Pendant les premiers 
temps l'établissement .«emble avoir compris, comme 
à Fontevraud, une double communauté de reli- 
gieuses et d'ermites, ces derniers, comme les 
religieux de l'Habit, chargés de l'administration 
et des missions extérieures. On les voit on fonc- 
tions tout an moins jusqu'en 1209, sans qu'aucun 



document les rattache à aucun ordre particulier, 
ni renseigne sur la règle on sur la discipline de 
cette société. Pourtant dès la première bulle d'In- 
nocent H (11 mars 1141), il est certain que les 
religieuses, tout au moins, vivaient sons la loi de 
St-Benolt et que l'abbesse était élue par elles. — 
Mais le désordre s'y mit promptement. La clô- 
ture, si elle existait dès l'origine, était supprimée 
depuis longtemps au xvi* s ; quelques religieuses 
même partirent pendant les guerres et se marièrent, 
et ce ne fut qu'après une douloureuse Intte que 
la réformation s'établit en 1618 avec l'abbesse 
Françoise Roy. 

L'abbesse présentait les prieurés de Ste-Geoe- 
viève, d'Herbaut, de Bon-Conseil, de Boissé, des 
Lochereaux, de la Lande-anx-Nonnains et dn 
Bourg-aux-Nonnains , désertés dés la fin du 
xvi« s. et dont le revenu fut réuni depuis à la 
mense abbatiale, — et les cures de Nyoiseau, 
Challain, Ambition, Soucelles, St-Auhin-dn- 
Pavoil, la Chapelle-Hullin , la Madeleine de 
Segré et la chapelle Ste-Croix du Mans. 

Suit la liste des abbesbes, dont la plupart ont un 
article dans ce livre ; quelques-unes ne sont connues 
que par leur mention dans l'Obituaire : — Erem- 
burge, simple prieure, sous la direction de Salo- 
mon, au moins jusqu'en 1115, f le 18 octobre vers 
1135. — Ëremburge Robée, 1140, magnœ reli- 
gionis famosa, dit une charte des Lochereaux. — 
Adélaïde ou Alice de laJaille, 1158. 1183. — 
Orinda, 1184. — Ada, f le 24 avril vers 1200. 

— Juliana, 1202, f le 29 avril 1230 i>e2 post. 

— Agnès, t le 28 septembre 123. . — Fran- 
çoise, f le 28 mai 124.. ~ Jeanne de St-Ama- 
tour, 1250. t le 20 octobre 126.. — Erem- 

burge, f le 20 février .... —Paschasia, 

t le 8 août — Mazeline, 1280, 1286. — 

Elizabeth, f le 16 septembre —Théo- 

phanie , f le 10 mai — Pétronille de 

Congien, 1311, 1333, f le 29 avril 133.. — 
Thomasia, 1335, f en janvier 1370. — Eus- 

tasia, 1375, 1381, f lo 14 juillet ^ Jeanne 

Sarrazin, 1405, 1410, f le 17 juin — 

Alice de la Faucille, . . . . , f le 9 juillet — 

Aliéner de Villeprouvée, 1419, dont les armes 
figuraient dans les vitraux de l'ancienne église : 
de gueules à la bande d'argent coticée cTor. 

— Jeanne de Courceriers, 1422, f en décembre 
1449. -* Aliénor de Courceriers, précédemment 
prieure de Bon-Conseil, mars 1450, f le 13 mai 
1463. ~ Catherine Baraton ou de Champiré- 
Baraton, 1464, 1480, portait cTazur à 3 lions 
d'or au chef de même, chargé de Sfasces de 
gueules rangées en pal. — Marguerite Chape- 
ron, religieuse du Ronceray, non élue, mais di- 
rectement nommée par le pape, 25 mars 1482, f le 
12 mars 1502. portait d'argent à 3 chaperons 
de gueules. — Fiançoise de Lespine, élue le 
20 mars 1502. installée le 28. f le 25 mars 1522. 
Elle fit faire les stalles du chœur et bâtir l'abba- 
tiale. Ses armes portent 6 billettes, 3,îeti. — 
Françoise de la Roche-Faton , professe le 
25 mai 1505. élue le 10 avril 1523, consa> 
crée le 21 juin, f le 7 août 1540. On loi doit la 
construction des cloîtres. — Jeanne Du Plessis 



NYO 



- 27 — 



NYO 



de la Bourgonnière, fille de Charles D. et de 
LoDÎse de Montfaacon, professe en 1529, nommée 
par breTet royal du 28 janvier 1541, consacrée le 

12 février, f le 13 jniliet 1544. Ses armes sont 
^azur à un écu cPargent accompagné de 
6 coquilleB d'argent mises en orle. — Made- 
leine Du Bellay, smnr de l'évéqne de Paris, 
nommée le 23 juillet 1546, résigne dès 1580, f le 
S8 décembre 1586. — Anne Du Bellay de la 
Lande, installée le 24 août 1581, f le 17 sep- 
tembre 1607. Son tombeau magnifique, en marbre 
blanc, s'était conservé jusque vers 1810 dans 
l'église et fut débité dans un atelier d'Angers 
poor confectionner la cheminée de la sous-pré- 
f^tore de Segré. — Guyonne Du Bellay de la 
Courbe, 20 décembre 1607, résigne en 1616, f en 
1643. — Françoise Roy, nommée par bulles du 
29 joillet 1616, f le 21 mai 1643, après avoir 
imposé la réforme. — Louise Du Bellay de la 
Palu, nommée en mai 1643, f 1^ ^^ ^oût 1644. 
— Philippe-Françoise de Bretagne, nommée 
par brevet royal du 8 décembre 1645, installée 
le 7 juillet 1646, f le 2 janvier 1684. — Anne- 
Calberine de Beauvilliers de St-Aignan, 
Dommée le l*r avril 1684, installée le 5 avril 
16S7, t le 27 mai 1700. —Madeleine de Rasilly, 
footévriste, nommée le 15 août 1700, installée le 
24 février 1701, f ^^ ^'^ octobre 1719, âgée de 
19 ans. — Anne-Louise-Gilberte Du Cambout de 
Coisîin, nommée le 1" novembre 1719, installée 
le 8 février 1720. f le 28 août 1760. — Made- 
leioe4o8épbe-Cath-jrine de Scépeaux de Mou- 
Iinoieux, professe d'Etival, nommée le 28 sep- 
tembre 1760, ^ jusqu'en 1790, f ^^fs la fin de 
1793 an château de Moulinvieux, près Sablé. 

Le 16 août 1790. le District et la municipalité 
dressèrent l'inventaire du mobilier de l'abbaye. 
Elle comptait alors 16 religieuses, dont une octo- 
génaire, les plus jeunes âgées de 39 et 34 ans, et 
(leai sœurs converses, qui toutes déclarèrent le 

13 septembre 1790 persister en leurs vœux. Leur 
pensioo fut réglée ensemble à 13,200 liv. La der- 
nière d'entre elles, Louise-Françoise -Honorée Ro- 
bert de Boisfossé, restée dans le pays, n'y est 
iDorte qu'en 1835, «connue sous son nom de reli- 
gion, sceur Sainte-Thaïs, ou, comme on disait, 
M- Tfcals. 

La vente nationale du mobilier aurait duré, 
soivant la légende, 40 jours. 

M. Fouillet, maire, possède encore de cette prove- 
nance ane fontaine en faïence commune de Nevers, 
^r laquelle figurent une couronne et une fleur 
<lc lys avec une crosse et une épée entrecroisées, 
et la devise : L'union fait la force, un office 
de la Vierge, noté et écrit par une religieuse en 
1743, et une jolie tète de Vierge, peinte sur 
cnirre. — L'enclos de l'abbaye incendiée, avec ses 
niines. fut adjugé nat< le 15 fructidor an IV. pour 
Uiomme de 7,980 fr., à Esnault de la Gaulerie. 

L'abbaye formait un vaste enclos, divisé par 
une large et longue cour, ouvrant par un portail, 
vijoQrd'hoi détruit, que surmontaient les statues 
4e Dieu le père, de la Vierge et de St Benoît. A 
droite, dans la cour, aujourd'hui presque entiè- 
reoMQi bâtie comme une me, s'élevait le loge- 



ment des aumôniers, avec appartement réservé 
pour l'évoque, joli hôtel à lucarne dont le portail 
plein cintre en bossage est surmonté d'un oeil-de- 
bœuf et d'un fronton daté 1647 et autrefois 
armorié. La porte, à panneaux triangulaires avec 
palmes entremêlées, que décorent au centre un 
large mufle de lion et, dans le cintre supérieur, des 
moulures en éventail de feuillage et un semis de 
clous ornementés, ouvre sur un grand escalier 
de pierre, voûté on berceau. Vers l'angle S.-E. 
s'avance, comme une tribune, une charmante 
cage d'escalier, avec balcon ajouré et coupole 
en charpente sur deux colonnes cannelées, à 
base arrondie et toute sculptée de feuillage et 
des monogrammes JHS et MA (xvii* s.). La 
balustrade, dont l'ornementation, comme le reste 
de l'œuvre, parait de la Renaissance, porte sur 
une frise, divisée sur trois faces en comparti- 
ments carrés où sur la face N. seulement sont 
conservées deux scènes sculptées : La résur» 
rection de Lazare, qu'on voit soutenu par deux 
personnages dans une bière, avec l'inscription : 
Lazare, veni foras; — et La Madeleine 
chez le Pharisien, avec les roots : Lacrymœ 
posnitentium,,. ; à l'angle droit, un soleil; 
dans le ciel, une église; sur le bord supérieur, 
... ali probant.,* ur apud Deum. — A ces 
bâtiments faisait face dans la cour, vers l'E , 
l'abbaye proprement dite, les servitudes, la salle 
de réception, le parloir, les cuisines, et, se pro- 
longeant vers S., le logement de l'abbesse, les 
cellules des sœurs et le pensionnat, qui s'est 
écroulé il y a quelques années tout d'une pièce. 
Un des pavillons à pignon conserve une riche 
lucarne géminée (xvii* s.), et le bâtiment suivant 
porte les dates 1637 et 1674, celle dernière, à l'en- 
vers, sur une tablette; plus le monogramme, sommé 
d'une crosse, de l'abbesse Françoise Roy. Tout 
le Io|ps repose sur une base en partie du xii* s., 
tandis que le faîte aujourd'hui divisé en appar- 
tements, avec deux grandes cheminées à man- 
teau droit, formait une seule et magnifique salle 
de greniers, la charpente soutenue au centre par 
une épine de piliers en bois. — Vers l'E. s'y rat- 
tachaient les cloîtres dont les ruines vers N. et 
vers l'E , présentent encore une série reconnais- 
sable de 8 larges arceaux romans, à claveaux 
alternés de pudding rouge sombre et de tuffeau 
blanc, nus, sans moulure aucune, sauf un cou- 
ronnement extérieur de doubles billettes longues, 
les colonnes courtes et trapues, à chapiteaux 
cubiques fleuronoés, — et une grande porte dont 
les montants sont formés de simples assises, la 
dernière décorée d'une menue feuille d'eau, V.une 
gravure par Hawke dans l'Anjou et ses monu^ 
ments. — Au-dessous, règne une salle souter- 
raine, dont la voûte s'est écroulée; — à l'entour, 
les vergers, les jardins, les allées ombreuses, la 
terrasse dominant l'Oudon, et à l'angle vers l'E. 
de l'enceinte, une immense grange (35 met sur 9) 
que coupe en sa hauteur un étage, carrelé de pe- 
tits carreaux appareillés et chargé d'une énorme 
forêt de charpente ; — à côté de la Chambrette, 
logement du closier, la fuie, grosse tour ronde à 
coupole, XVI* s., avec porte armoriée. 



ODA 



— 28 — 



ODA 



Ao N., le long do cloître, s'étendait Végliae des 
religieuses, dédiée à ^otre-Dame-de-Pitié, dont 
on voit encore à l'angle l'arrachement du 
clocher, écroulé vers 1827. Tons les murs du 
chœur et de la nef étaient couverts de précieuses 
peintures, représentant des scènes religieuses et 
nombre de saints. — A l'angle N. du portail de cette 
église vers l'O. aliénait le chœur de Véglise pa- 
roissiale, sous le vocable de St Michel et de St 
Séréné, formant avancement jusqu'à la hauteur 
de l'entrée de l'abbaye. — Abandonné en 1640 
et converti jusqu'à la Révolution en grenier à 
foin, l'édiQce, incendié à double reprise, montre 
à peine quelques coins de murs bâtis en appa- 
reil régulier, d'une pierre rare et recherchée dans 
le pays pour aiguiser les outils des artisans. 

Dans les derniers jours d'avril 1639 l'abbesse 
Franc. Roy, poursuivant ses réformes, avait acquis 
on terrain ao N.-O. du bourg pour y transférer 
l'église paroissiale dont le grand-vicaire Eveillon 
bénit les fondements le i*^' mai et que l'évèque 
Claude de Rueil bénit, avec un nouveau cime- 
tière, le 17 juin 1640, sous le vocable de Si Pierre. 

Par un désordre, dernière tradition sans doute 
de l'organisation première, la paroisse, comme 
celle de la Trinité d'Angers, était desservie par 
quatre chapelains, avec titre de curés, trop sou- 
vent en rivalité pour le partage des revenus. Dés 
le 24 mars 1631 une ordonnance épiscopale, con- 
firoiée par le roi en 1633, réduisit les quatre 
bénéGces en un office unique de cure, pourvu 
d'une rente annuelle de 400 livres. 

Curés : Pierre Gaschot, l'un des 4 curés 
depuis 1605 et le premier en titre unique, f le 
23 juin 1662. — H. Rivière, juin 1662. — 
Yves Gervais, octobre 1663. — Franc. Dunan, 
originaire de Tarascon. 1676, f le 20 avril 1716, 
Agé de 77 ans. — René Guilloteau, novembre 
1716, t le 31 août 1744, âgé de 67 ans. ^ 
Hervé, octobre 1744, avril 1746. — Alliot, mai 
1746. — Jean-Bapttsle Maugars, 1752, f le 
7 avril 1789, âgé de 76 ans. — Vincent Lemoine, 



avril 1789. qui refuse le serment. — Gabriel Bel- 
lépaule, installé le 13 juin 1791. 

L'aumônier de l'abbaye, Jacq. Genneteau, fot 
déporté en Espagne en septembre 1792. 

La paroisse dépendait du Doyenné de Craon. 
de l'Election et des Aides d'Angers, du Grenier à 
sel de Ghâteaugontier, du District de Segré. — 
Misérable et sans culture, possédée pour la plus 
grande partie et pour la meilleure par l'abbaye, 
qui ne contribuait pas d'un denier aui tàies, ell^ 
parait de plus avoir été fréquemment éprouvée 
par des contagions, — en 1626 où du 14 septembre 
au 12 avril 1627 périssent 91 paroissiens, en 
1638, où en un seal jour, le 10 juillet. meur<*ni 
10 habitants du bourg, qui restent trois jours sans 
sépulture, en 1707, en 1740 encore. — Le boorg 
formait le refuge de pauvres journaliers et des 
mendiants d'alentour à la charité des religieuses, 

— et bientôt devint le rendez-vous des Chouans, 
qui dès le 14 thermidor an II y vinrent faire pil- 
lage et tuer le beau-père du maire, âgé de 80 ans», 
revinrent le 27 et fusillèrent 3 habitants et encore 
le 29 pour incendier cette fois l'abbaye. — En 
l'an IV la bande de Robier, dit Picambois, s'y 
recrute et y tient gUe. 

Maires : Pierre Loy, 1790-an V. — Maurice». 
Ale\is Equis, U' messidor an VlII. — Augustin 
Picoreau, 18 octobre 1830, démissionnaire. — 
Pierre Denys, 3 mai 1833, démissionnaire. — 
René Dugrée, 9 décembre 1840. — Jacques 
Meignan, 1843. — Augustin Ptcoreau, 20 août 
1848-janvier 1852 — Bernard Brissei, 29 mars 
1852 — Jean Fouillet, 1870, en fonctions. 1876 

Arch. do M.-et-L. B Cahiers; C 194, 202. l>e chartrier 
de l'abbaye, déposé au District de Segré, a été bruln. — 
Arch. commun. Et. -G. — Mss. 793. — Revue de C Anjou ^ 
1853. t. II, p. 56; 1853, p 88 et 89. — Haoréau. Gull. 
Christ. — Godard-F., L'Anjou et ses Mon., I. II, p i'Ji. 

— Nouvelles archéol , n» 3* et Maine-et-Loire du \i août 
1852. — Notes Mss. Touss. Grille et Aug. Michel. — Jour- 
nal MsB. de Vahiche. — D. Cbamard. Vies des Saints, t. II, 
p. lâl-130. — Roger, Bist. d'Anjou, p. 226-289 al 437.^ 
Pour les localités, voir, à leur article, St-Âubin-du-Pa- 
voil, Drège, Orvaux, la Lande, Yxlleprouvét, la Touze- 
Itère, St' Vincent, etc. 



Odard (Hugues), originaire du Londunois, 
d'abord chanoine de St-Quentin en Vermandois, 
chanoine de St-Maurice d'Angers et archiprèlre 
de Saumur en 1296, puis de Bourgueil. fut 
nommé évoque d'Angers, après Guill. Le Maire, 
non pas en 1314, comme le disent tous les histo- 
riens, mais en 1317 le 12 septembre et fut con- 
sacré le 7 octobre.— Le 26 avril 1319 il baptisait 
au Mans le fils de France, qui fut depuis le roi 
Jean. — Il mourut le 8 décembre 1323, et fut 
inhumé dans la nef de St-Maurice, sous un tom- 
beau en marbre noir, que surmontait sa statue 
couchée, en marbre blanc. Un dessin en existe 
dans Gaignières. t. CLXIV, f. 123 et Rec. d*Ox- 
ford, t. VU, f. 61. — Son écu portait d'or à 
la croix de gueules. 

Arch. de M.-et-L. G 4.— Mss. 683-689.^ iï^^f. arch., 
1863, p. 878. ^ D. Bouts., XVI, p. 186. 



Odarl de Parigny {Jacques-Henri- Al- 
fred, comte), fils d'Hercules-Charles de P. 
et d'Henriette - Charlotte - Caroline Odart do 
Rilly, né à Paris le 20 juin 1842 mais élevé dê^ 
sa plus tendre enfance au château du Bouch<^t, 
s'était tout jeune encore signalé par son goût 
pour les beaux arts en même temps que pour 
l'étude de tous les perfectionnements agricoles. Il 
prit part des premiers, avec J.-A. fiarral. à la 
fondation du Journal d'Agnculture, où il a 
publié une Lettre sur VEnquête (5 décembre 
1866) et Le Crédit et l'Agriculture (5 févripr 
1867). L'Artiste aussi, d'Arsène Uoussaye. a 
donné de lui un essai sur Ingres et l'Art con- 
temporain (15 février 1867). — Parti en 1870 
avec la garde mobile, il y fut atteint de Tépide- 
mie de petite vérole, qui décimait l'année de la 
Loire et ne se releva que pour être frappa par U 



OPF 



-â9- 



OGE 



maladie qui l'emportait, à Paris, le 3 juin 1872. 
Il e^l inhamé dans la chapelle da château da 
BoDchet. 

Odlmn {François), né en Anjou vers 1574, 
Dovice aux Carmes d'Angers, puis sous-prieur au 
eoavent de Rennes, puis prieur successivement 
aai couvents d'Angers, de Nantes, en dernier 
lieu de Challain en 1622, où il mourut le 11 juillet 
1660, âgé de 86 ans, a laissé Mss. des Exercices 
spirituels pour les novices, des Exhortations 
pour ses religieux et des Règles. 

Bibl. Carm., t. I, col. 509. — D. Cbamard, t. II, p. 469. 

Odien (André), libraire, Angers, 1490. 

OdlAre (l*), f.. c»« de Ckaudron. 

Miael ( ), « maître ymaigier » du roi 

René 1457 (Mss. 913). 

Odoo, d*abord moine, puis abbé de Glanfeuil 
ottde St-Maur-sur-Loire vers 863, fui réduit à 
fuir devant les Normands en emportant les reliques 
do saint fondateur. Il les déposa en 868, après 
maints voyages, à St-Pierre-des-Fossés, qui les a 
conservées depuis en prenant le nom de St-Maur. 
Loi-méme a écrit l'histoire de cette translation, 
Historia translationis corporis S. Mauri 
abbatis, précédée du récit de la destruction et du 
réublissennent de son monastère de Glanfeuil et 
atiribuée à tort par Baronius à Odon de Gluny. 
HabilloD la donne dans ses Acta SS. ordinis 
S.i?ened.. Sœc. IV, t 11, p. 165, après lui, 
le$ Bollandistes 15 janvier, avant tous D. Dn 
Breoil, dans le supplément à ses Antiquités de 
Paris (1614, in-4o). <Odon, qui l'a daté de 868 
avant Pâques, était dit dés cette année abbé de 
St-Xaor-des-Fossés, auquel le roi Gharles-le- 
Ghaave réunit sur sa demande celui de Glanfeuil. 

Bist. Litt., t. V, p. 385. - Uabillon. Acta S5., t. I, 
P «75; l. V, p. 165-168. — D. Josion, St-Maw, p. 98-99. 
- Gérard Dubois, Hist. Eccl. Paris., 1. Vil, ch. 6. — Ou- 
<fia, C'omin. de Script. Eccl., t. Il, p. 3i3. — Duchesne, 
^- in. p. 410. 

OdoBBerie (H, m*»», c"» de Montreuil-B., 
en l'aoc. paroisse de St-Milaire-le-Doyen, vendue 
Ml familles Berthelot, puis de Motay aux xvi«- 
yn* s., acquise en 1666 par les seigneurs de la 
&ille et réunie par eux au flef du Marais. — 
V. VAudonnière. 

Odnlerie {V). f.. c»« de Montigné-les-R. 

QiUlAres (les), ham , c»« d'Angers. 

Œafs-DiiFS (les), carrefour, c"« de Saint- 
SUttire-du-Bois, à l'embranchement de la roule 
des Cerqueux sur celle de Yibiers. 

Orrard. — Capella Sancti Nicolai de 
Offardo 1086.— Sanctue Nicolaus de Offardo 
1146 (Ut. d'A., f. 4). — Insula que appella- 
^^r OffaH 1156-1159 (Liv. El. f. 35). — 
Prieuré de la Baronnie d'Offard 1783 
PoniUé). ~ Chapelle mentionnée dès le xi« s. 
comme une dépendance du domaine de l'église 
^ Nantîlly et donnée avec elle aux moines de 
^nt*Floreot qui en maintinrent le service ré- 
plier en litre de prieuré, réuni par décret épisc^ 
^l du a janvier 1751 à la communauté. — Les 
°^lùoenia et la chapelle sis sur les ponts, à la tète 
d'oatlotet à portée de la moindre crue, avaient 
^ reconatraits et agrandis en juin 1664 par Tar* 
(>utoci« los. fmVm, Le fief portait titre de | 



barounie à raison d'une importante mouvance, 
qui en relevait dans la ville. 

Prieurs : Sévin, 1300. — Gervaise Breteau, 
1333. — Raoul Berruer, 1430, ancien abbé de 
Bourgueil, f en 1440. — Joachim Guillot, 1479. 

— Jean Leheuf, 1513, 1543. — René Hervé, 
1570. qui se démet. — Jean Gervaise, 1573, en 
contestation avec Jean Bodin et René Nomeau. — 
Franc. Lebeuf, 1595, qui résigne. — Franc. 
Hersandeau, 17 octobre 1597. — Ch. Lebeuf, 
1653, prieur aussi de Fosse-Bellay. — Henri Le- 
beuf, 1699, neveu du précédent et religieux d'As- 
nières-Bellay. — Jean-Bapt.-Jos. Lebeuf, 1737. 

O^peards (les), vill., c"« de Chanteloup\ — 
donne son nom à un canton de la forêt (11 hect.). 

Ojper (André), « marchand libraire et im- 
« primeur », Angers, fils de Guillaume 0., pra- 
ticien, et de Marthe Avril, épouse le 19 février 

1699 Marie Béguier, -> f le 8 mars 1709, âgé de 
43 ans. — Il signe un acte en 1705 A. Oger- 
Desbureaux (GG 178). 

Oger {René), peintre d*Angers, fournit en 

1700 le tableau du grand autel de St-Pierre-du-Lac. 
Og^rale (1*), cl, c°« d*Armaillé; — f., c»» 

de BégroUes; *= f., c"» de Cherré. 

Oger de Liste {Augustin-Pierre-d^ Alcan- 
tara), né le 17 octobre 1766 à Bouzillé, reçu 
docteur-médecin à Angers en 1791, commandait 
la division du District de St-Florent sous les 
ordres de Slofflet, et accepta la pacification de la 
Jaunaie (février 1795). — il était percepteur en 
l'an VII, maire de l'an VlII à 1807 de Bouzillé, 
conseiller d'arrondissement le 16 fructidor an XI. 

— Sun portrait fait partie des dessins de David 
d'Angen. 

Ofl^erle (l*), f., c"« de Brissarthe; — f., c»" 
des Cerqueux'de-Maul. \ — f., c" de la Cor* 
nuaille; -» f., c*"« ôe Durtal ; =■ cl., c"* de 
Geste; = vill., c"* de Loire-, — logis dans le 
bourg de la Jaille-Yvon, qui sert de mairie et 
appartenait avant la Révolution aux familles 
Journaux et Maillard; — m'** à eau et mo° b., 
c"« de Martigné'Briand , sur le Layon. — ■ 
Ane. logis noble du xvii* s., conservant vers l'Ë. 
un pavillon percé de meurtrières. — En est sieur 
Robert Dodin, 1616, mari de Perrine Guérif, son 
fils Robert B. 1656, capitaine au régiment de la 
marine, et plus tard gouverneur du château 
Trompette de Bordeaux, anobli par lettres de 
1663, Jean Pelé 1673, valet de chambre du roi et 
commissaire ordinaire de l'artillerie de France, 
mari de Catherine Bodin ; — H. de Ctiarniéres 
vers 1810, de qui l'acquit le grand-père du pro« 
priétaire actuel, H. Pascal Poitou; — m»', c*** de 
Maulévrier, anc. logis noble, légué par H"* Cossin 
pour la fondation de l'hôpilal, V. t. II, p. 690; 
=■ bam., c"' de Miré; — f., c°« de Morannes; 

— f., c"« de la Pommeraie; — f., c»* de St- 
Christophe-du-B,, dépendance du prieuré de 
St-André- Goule -d*Oie en 1790 et antérieurement 
de la chapelle de la Moinie en St-Christophe ; •« 
f., c"« de St-Laurent'du-M.; •■ c"« du Voide^ 
anc. fief et seigneurie, relevant de la Gautrèche, 
dont est sieur n. h. Jacq. Robert, 1539 (G 105, 
f, 48); » f,. c*^* d'y^^emay, dont est lieur 



OGE 



— 30 - 



OGE 



en 1539 n. h. Jean Brignoo (G 105, f. 120); — 
n'existe pins. 

Oi^ries (les), cl. et m'" à vent, c"« de Tré- 
mentinea. — Logère (Gass.). — Le^ Ogeries 
(Et.-H.), confisqué nal^ sor Thomas de Joncbéres 
et veoda en Pan YI. Il y existait à cette date deux 
moulins dont un à vent incendié par la guerre et 
l'autre à eau intact ; — donne son nom à un 
ruiss. né près de là vers TO. à 125 met. de hau- 
teur, qui forme la limite avec le May, entre sur 
Jallais et s'y jette dans la Singère, au-dessus des 
Noues; — 3,800 met. de cours. 

Ogeron (Bertrand), fils de Bertrand 0. et 
de Jeanne Blouin, est né, — non à Angers en 
1615, comme l'ont accrédité pour tous les 
livres le P. Dutertre et le moine Roger, — mais 
à Rochefort-sur-Loire, le 19 mars 1613. Ge n'est 
pas sans peine que j'ai trouvé ce précieux rensei- 
gnement, cherché par tant d'autres. On s'est 
égaré de même à prendre pour la Bouère en Jal- 
lais, ce domaine de la Bouère — ou de la Boire, 
comme l'écrivent le plus souvent les actes, — 
dont le père et le fils prennent le nom et qui n'est 
probablement qu'une des boires ensablées de la 
Loire, prise à arrentement de l'Evôché par la 
famille. Son père, « honorable homme 3>, anobli 
en 1643 pour les services de son fils, est dit 
« marchand » et, petit propriétaire, affermait et 
gérait de plus gros domaines. — On le voit en 
1624 à Paris soutenir procès contre le marquis 
môme de Rocbefort, qui pendant ce temps se 
vengeait en incendiant sa maison. — Le fils, élevé 
au milieu de cette population de francs matelots, 
encore toute eosauvagée par les fureurs de la 
Ligue, fut sans doute dirigé vers la mer par la 
famille de sa mère et de sa marraine, les Blouin, 
qui y comptaient nombre de braves gens. Embar- 
qué dés l'âge de 15 ans, il obtint dès 1641 le 
grade de capitaine au régiment de la Marine et 
se signala dans les guerres de Gatalogne (1646- 
1648;. La mort de son père (26 juin 1653) semble 
l'avoir fixé en Anjou jusqu'en 1655, où on lui 
voit acquérir à Angers le cimetière des Noyés, en 
Lesviëre. En 1656, sur l'avis de la formation d'une 
compagnie pour la rivière Ouatinigo, il se laisse en- 
traîner, réalise une somme de 17,000 livres et 
s'embarque en 1657 sur 2a Pélagie. Déçu dés son 
arrivée à la Martinique, il obtient du gouverneur 
Du Parquet une concession de terre dans l'Ile neuve 
de St-Domingue, et sur le point d'en prendre pos- 
session même à main armée, fait naufrage à Léo- 
gane. Ayant tout perdu, il mène la vie de bouca- 
nier, puis est heureux de revenir en France avec 
600 livres. ~ 11 repartait bientôt, muni d'une car- 
gaison nouvelle de vins et d'ean-de-vie, — mais 
tout son avoir se perdit encore aux mains d'un 
fripon» Malgré sa famille, mais aidé par sa jeune 
sœur Françoise, mariée en 1639 à Angers avec 
iacqaes Pringuet, sieur du Tertre, il trouva pour 
un troisième voyage 10,000 livres, des lettres de 
crédit sur Nantes et des compagnons à suffi- 
sance, pour le suivre. Il s'établit à St-Domingae, 
installa une belle habitation dans le petit Ilot du 
Port«Margot avec nos garnisoo de 60 hommes, 
pois occupa le Peiit Goa^e, Ldogane, une partie 



de la côte, dont les rares défrichements, envelop- 
pés de Hollandais et d'Espagnols, se peuplèrent de 
Français sous sa protection. Une expédition sur 
la Jamaïque épuisa ses ressources, et il se trou- 
vait fort en peine, quand la nouvelle compagnie 
des Indes lui fit expédier un brevet degonvemeor 
de la colonie (février 1665). Installé en titre dans 
l'Ile de la Tortue, il dut tout d'abord reconnaître 
aux habitants la liberté du négoce avec les Hollan- 
dais et s'attacher dès lors à dominer cette popu- 
lation d'aventuriers sans loi, qui peu à peu. non 
sans peine, subirent son autorité. Il y parvint 
surtout par une activité sans trêve et an désinté- 
ressement sans bornes, par la diminution du prix 
deé denrées et l'abaissement des droits sur le tabac, 
surtout par le soin qu'il prit de former des convois 
entiers de filles, qui dès la descente trouvaient des 
maris sur la plage. Il savait se prêter, même par des 
avances pécuniaires, à l'établissement des colons, 
à la construction des villages, et deux navires à 
son compte rapportaient d'Europe, pour revendre 
à vil prix les marchandises à tout venant. Néan- 
moins, ses trois années de gouvernement expirées, 
Ogeron revint en France (1668) pour faire renou- 
veler ses pouvoirs et proposer à Golbert un éta- 
blissement à la Floride. Il était de retour 4 l'Ile 
de la Tortue dès 1669, accompagné de nombreux 
Angevins et assuré de recevoir chaque année l'en- 
voi de 12 vaisseaux chargés. La population fran- 
çaise, de 300 à 400 Ames, s'était élevée à 1,500 
et chaque année y débarquaient à ses frais 300 per- 
sonnes. Mais les entraves mises an commerce avec 
les Hollandais soulevèrent en mai 1670 une révolte 
des habitants du Cul-de-Sac et de Léogane; 
et il n'en put venir à boutqii'en février 1671 , à l'aide 
des secours tardifs du chevalier de Sourdis, moyen- 
nant encore la concession du libre trafic à tous 
Français, sous la réserve d'un droit de 5 V»- Requis 
en 1673 de prendre part à une expédition avec 
le gouverneur de la Martinique, il échoua son 
navire sur la côte espagnole de St-Domingue, fut 
fait prisonnier, s'évada dans un canot> sans 
vivres, sans vêtement, recueilli mouiant à l'Ile 
de Samana, et à peine rétabli, s'en alla tirer 
vengeance en saccageant Porto- Rico. En 1675, à 
la suppression de la colonie des Indes, Ogeron, 
laissant son neveu, de Poincy, en sa place, passa 
en France avec le projet d'une conquête complote 
de St-Domingue, mais malade au départ, il 
arriva épuisé à Paris. Il ne put aborder ni le roi 
ni le ministre, et y mourait le 31 janvier 1676. 
pauvre après ses dix années de gouvernement, 
et à peu près sans autre ressource que des créances 
non payées. « Jamais on ne vit, dit Charte voix, 
c un plus honnête homme, une àma plus belle et 
a plus désintéressée, un meilleur citoyen, plus 
a de probité et de religion, des manières plus 
« simples et plus aimables, une plus grande 
« attention à faire plaisir, plus de constance et 
« de fermeté, plus de sagesse et de véritable 
a valeur, un plus grand fond en ressources, ni 
« des vues plus réglées. » — Dans l'ignorance du 
lieu de sa naissance^ il a été placé en octobre 
1864, par les soins de M. Margry, oonsenratear* 
adjoiat des Archivée de la HaHae, une pla<{Qi 



ois 



- 31 ■- 



OLI 



de marbre dans Téglise Sl-Séverin de Paris, rap- 
pelait la mort de TADgevio qui « de 1664 à 1675 
■ jeta les fondements d'nne société civile et roli- 
« gieose an milieu des flibustiers et des bouca- 
« niers des îles de la Tortue et de St-Domiogue » ; 
— mais Rochefort- sur-Loire attend encore qu'on 
veuille honorer de ce nom là ou sa mairie ou son 
église. 

Arch. eomm. de Roehefort-sur*L. Et.-C. — Rev éfAnj., 
1856, 1, 63; 1889, I, «58. — Roger, Hùt. dT Anjou, p. 503, 
507. -IWnage. Vif. jErodii, p. 461. — Répert archéoL, 
i!»l. p. 331 ; 1865. p. 258. - Mosaïque de l'Ouest, 4845, 
p. 317 - CfaarleToix. ^û/. de St-Domingue, 11,35-37. 
41. 57. 58, 76. 79. 83-100, 101 — Œxraelin, HisL des 
Autnturiers, I, ch. n-v. — Du Tertre, Hist, gêner . des 
AnUlUs, t. I.' — Lois et Constitutions des Colonie» 
Frmç., 1, 18, 100. 173, 198, — Raynal . Hist. Pkil, 
dn deux Indes, l. Xlll, th. xxxiv-xxxv. — Laharpe, 
fftt/. des Yoyaoea, XV, i75-304. — Hist. Univ., trad. de 
1 lacla», t. GXIX, p. 108-109. — De nombreuses lettres 
oOgeroo existent aux ArchiTes de la Marine. 

Ogcr» (les), ham.. c»« de Lire, — Le9 Au- 
jfrs^Cass. etEt.'MO. 

0(hi«re (!'), ham , c"« de Gtsté. 

Ole-Blamehe (1*;. m*» n. . c»« de Mazé (Cass.); 
« cl., c"« de la Pouèze, vis-à-vis la chapelle 
Sta-Efflérance. Une cheminée conserve à son 
maotean d'élégantes moulures sculptées, qui rap- 
pellent celles de la chapelle. 

Oie-Pelée (1'), h.. c»« de St-Georgea-s.'L. 

Oie-Ronce (F), cl., c»« de St-Lambert- 
dis-Levées. 

Wré, ham., c»« de Marigné. — Oiray 
XVII* s. (Et.-C). — La Grande Ouaire 1664 
vM58. 617. f. 73). — Le grand Ouerré (Cass.). 
-Hoiré (BI.-II et C. C). — On y enterra dans 
le jardin de la closerie le 2 octobre 1604 le clo- 
sier, le 4 sa femme, tous deux morts de peste et 
que personne ne voulut porter à l'église. — Ger- 
»ais Mettayer. régent du collège de Marigné, ac- 
qui la terre le 19 décembre 1666 de Nie. LeUyeux, 
chirargicD, et la donne le 16 juin 1670, avec le 
domaine du Bignon, aux chapelains de St-Ger- 
vais en ^église de Chàteanneuf pour la fondation 
do eatécfaigme. 

Wréf vill.. c«« de Vaudelenay. — Oireium 
lî»(Cart. pap. de Chemillé, ch. 18). — Oyre 
1275 (Pr. de Si-Nicolas de Montr.-B.). — Le 
^illDouayré 1614 (Et.-C. Puy-N.-D.). - Ane. 
m et seigneurie avec beau château reconstruit à 
«findaivui» ». et récemment détruit. 

Olrie (F), f., c»« de Beaucouzé. — La 
acurrie (Cass.). — Ancien domaine de St- 
rlttolas, vendu nal« le 22 décembre 1791, et de 
BOMewi le 16 messidor an IV sur le premier ac- 
yérenrP. deUndemont; — vill., c»« du Bourg- 

fJl^' "" ^° ^* **«^'' Louis -Bernard Cholard, 
"», intendant du prince* de Condé. 

^^IHe*Bré«honaui (1*), f., c»« de la Afci- 

giunint. — L'O. de Bréchouon 1584 (Et.-C). 

"-^ chemin de Loirie au lieu de Bréchouan 

k ^ ^^'^O- — Bn est dame Françoise Bou- 

wd, veuve de Phil. Lemarié 1777. 

«Ite*» (D, f., c»» de Louvainea. — En est 
<«M Renée Chardon, f en 1632. 

.^^'^^^'^> '•» «"• de Coron \ m ham., 
8 5«tncW. - £n es( tàm n. h. Reaâ Cauld 



1730; — f., c»« dn Guedéniau: — f., c»« de la 
Juhaudière ; — donne son nom à un ruiss. qui, 
né sur la commune, coule de TE. à ro. et se 
jette dans l'Evre, sous la ferme qu'il traverse, 
grossi du ruisselet de la Brosse; ^ 1,400 met. 
de cours; — cl., c»* de Louvaine8\ — h.. c»« 
de Mouliheme ; — vill., c" de Mozé ; — ham. , 
c»* de la Plaine; « ham., c»« de Vern; — f., 
cn«de Vézins. 

Oiselleries (les), f. , ib"« de Faye. 

Oiselles (les), f., c»« de C/ia/onnea-e.-I.. 
(V. E 619 620). 

Oiselliëre (F), f.. c»« des CerqueuX'^-M. 

— Une horderiede terre herhergée vulgau- 
ment apellée VOzillière 1370, VOuzelière 
1410 (E 1304). - VOzelière (Cass.). - Appar- 
tenait en 1630 à Claude d'Appellevoisin, prienr 
de la Fougereuse ; «« ham., c»« du Guedéniau ; 
-• f., c»« de Lire ; — ham . c"« de Longue. — 
En est sieur n. h. Mathurin Gaudry 1619, 1622, 
mari de Jacobe Joubert; -■ f., c"« de Marcé. — 
Ane. tenure de Jean Loy.seau, qui la lègue vers 
1430 à Tabbaye de Chaloché. L'abbaye l'arronte 
le 29 janvier 1693 à Franc, de Sousson ; — ven- 
due nat» le 8 avril 1791 ; — f., c»« de Pontigné, 
vendue nat» le 2 thermidor an lY sur Legonz ; 

— f.. c"« d'yzcmai/; — (la Grande, la Petite-), 
ff.. c»« des CerqueuX'de-M. 

OIsellléres (les Petites-), cl., c°« des Cer- 
queuX'de-Maulévrier. 

Otoement (f), usine, c"« de Chalonnef^.» 
le-L. — A Noisemant 1608 (Et.-C.). 

Olslllé d'), cl., c"« de Denée. 

Oisillons (les,\ m»*», c»« de Nueil. 

Oisiviére (!'), f., c°« de Poùancé, anc. dé- 
pendance de la terre de Chanjust. 

Olsonnale (!'), ham , c»«de la Poasonnière. 

— La closerie de VOyzonière appartenait à 
d'Andigné de l'Ile-Bnant, proteslant, ,et sur lui 
saisie, fut acquise le 19 juin 1586 par n. h. Pierre 
de la Faucille. Domaine au xviii« s. de l'hôpital 
des Renfermés d'Angers, elle fut vendue nal^ le 
17 floréal an IIL 

Olsonnlëre (l), cl , c»« de St-Barthélemy, 

— Loicaneria 1208 (H.-D. A 1, f. 26). — JL'Oi- 
sonnière 1242 (Pr. de Champigné-s.-S.). — X.o- 
eus vocatus gallice VOy sonnière 1376 (Chap. 
St-Martin). — La maison, courtil et vignes en 
dépendant appartenaient en 1389 à Jean le Bègue 
et furent donnés vers 1440 par André Fourré 
procureur au Parlement, à l'Hôtel-Dieu d'Angers 
qui l'arrenta. Elle appartenait en 1528 à M« Louis 
Delorme, curé de 8t-Maurice d'Angers, de qui 
sans doute hérita le Chapitre de St-Maurice, sur 
qui elle fut vendue nat< le 15 mars 1791. — En 
mars 1613 une société de perrayeurs avait pris à 
bail un des prés et y ouvrit une carrière dont les 
déblais étaient versés dans le vieux fonds de la 
Marti nellerie. Elle ne semble pas avoir duré. ^ 
Une autre closerie du nom, VOisonnerie alias 2a 
MalUt fut vendue par René Monteuil le 8 janvier 
1639 à J. Esnault» chanoine de St-Maimbeuf, 1684. 

Olsonnléres (les), ham., c»* de CAai^a^nea* 
les 'Eaux, avec deux moalioa à vent depuis 
AU moio8 los premiôrei asq^ob du xvu* a. Il eq 



OLI 



— 32 — 



OLI 



existe une vue cavalière dans les titres da priearé 
de Chavagoes. Celai vers TE. a été démoli en 
1873 et la botte copvertie en habitation en 1874. 

Oisons (les Petits-), (., c^* d'Angers S.-O. 

Olssards (les), f., c"« de la Chapelle- 
St-Florent. 

Olerette* f., c"' de Jumelles. 

Ollsiéres (les), h , c»«de Pontigné. — L'Oi- 
Bière (Et.-M.)- — En est dame Marie Jaffe, veuve 
de René Hamelin, avocat, 1622; — appartenait 
en 1666 à René Goujon, marchand de draps à 
Rangé, de qui Tacquiert le 10 septembre Galois 
de St-Ouan, écuyer (E 183-186). 

ouverte (!'). ham., c»« de Durtal; « f., 
c"« de Mêlay. 

Olivet, usine, c"« de Chartrené ; — c»« de 
Chaude fonds, V. Nolivet 

Olivet (l'), f.. c»« de St-Germainlès-M. ; 
— f., de Villedieu; = (le Petit-), cl., c»« de 
Villedieu, 

Olivettes (les), ruiss. né sur Gombrée, s'y 
jette dans le ruiss. de Gagné; — 1,400 met. de 
cours ; — donne son nom à une auberge, dans le 
bourg, vis-à-vis le collège. 

Olivier G'). ^. c"« de Loire. 

Olivier (Jean), fils de Jacques 0. , procureur 
de Rourgneuf près la Rochelle, qui était venu en 
1488 se marier richement à Paris, était frère de 
Jacques, président au Parlement, et oncle d'An- 
toine, évêqoe de Lombez, et de François, chan- 
celier de France. Né à Paiis vers 1480, il fit pro- 
fession dans l'abbaye poitevine de St-Jouin -de- 
Marnes et revint bientôt en Tabbaye de St-Denis 
avec le titre de grand-aumônier, puis de vicaire 
général. Les religieux l'élurent même en 1528 
pour abbé ; mais le roi qui avait disposé du 
bénéfice, s'y refusa. Il possédait déjà à Soissons 
les deux abbayes de St-Médard depuis 1510, et 
de Sl-Crépin depuis 1517, qu'il permuta avec Fran- 
çois de Rohan contre l'Evêché d'Angers. Ses bulles 
furent présentées au Chapitre de St-BIaurice le 10 
septembre 1532. Après quelques formalités de ré- 
daction, le prélat fut installé solennellement le 10 
novembre, avec une affluence de peuple inouïe. Sa 
bienvenue s'annonçait surtout par une réputation 
(t de bon savoir et de gentil esprit s, que les his- 
toriens de la réforme ont acceptée volontiers 
comme l'indice d'une tolérance de doctrine 
accessible aux principaux novateurs, mais dont 
ses actes ne témoignent guères. C'est sous son 
épiscopat, pendant la tenue des Grands -Jours 
(1539), qu'eut lien à Angers l'exécution du pre- 
mier martyr protestant, suivi peu après du brû- 
lement de 5 nouvelles victimes. L'hagiographe 
huguenot Crespin prétend que le prélat avait favo- 
risé ces asssemblées hérétiques. Ce qui est plus cer- 
tiin, c'est le zèle qu'il prenait de la discipline ecclé - 
siastique et qu'attestent les cinq ou six statuts 
publiés dans ses synodes pour obliger les piètres 
a la résidence, au service des fondations, à la 
tenue de registres réguliers, — et le peuple au 
dédain des nouveaux miracles. Ses grands goûts 
d'élégance mondaine et son culte des lettres an- 
tiques éclatent dans l'ordonnance de ton tombeau, 
qu'il prit soin pendant quatre années d'édifier en 



sa cathédrale de St-Maurice, dans la chapelle de 
Jean Michel, et dont on y peut voir encore en 
place les principaux débris. Sur un fond de 
marbre noir ressorlent six tètes blanches déchar- 
nées, avec leurs noms à l'entour : Alexander, 
Romulus, Sémiramis, Hercules, Cléopatra, 
Rhéa ; puis, sur de gracieux pilastres, les figure» 
de Moses, Priamvs, Epicurus, Salomon, 
Plutarchus, Terentius, JEschylus, Ovidius, 
Cicero, Linus, Musœus, Diogenes, Pytago- 
ras, Ptolemœus, Doetius, chacune accompa- 
gnée d'une sentence latine attribuée au person- 
nage. L'autel était ornementé de six tables de 
marbre rougedtre, séparées par 5 pilastres blancs 
sculptés, ornés de rondeaux, et la tombe sur- 
chargée d'un nombre infini de sentences et d'ins- 
criptions. — Au-dessus, une table de marbre noir, 

— qui a été depuis découpée en dalles pour la 
salle à mangor d'une loge de francs-maçons, — por- 
tait la statue du prélat, couchée, en marbre blanc, 
V. un dessin dans Gaignières, Hec. d'Oxford, 
VII, 195, 196. — Lui-même avait composé en 
vers latins, — non sans souvenirs classiques de$ 
Dieux, des Muse.^, même de Jupiter, — sa double 
épitaphe, que nombre de livres ont recueillie et 
qu'a traduite « au plus près » en vers français, 
Germain Collin. On doit aussi en ce genre à 
notre évèque V Epitaphe de Louis XI l, donnée 
par Papire Masson, et une Ode à Salmon Macrin. 

— qui n'auraient pas suffi sans doute à lui mé- 
riter ce grand renom de poète, — perennis, 
ma^ni nomtnîs poeta, — que lui attribue Nie. 
Rourbon et Sle-Marthe, si durant sa vie même 
n'avaient circulé en nombre les copies d'un 
poème, resté célèbre par une certaine grâce d'ima- 
gination et d'étrangeté, mais qui ne fut publié 
qu'après la mort de l'évèque. C'est sa Pandore, 

— Jani Olivarii Andegav. hierophanta Pan- 
dora (Lyon, Step. Dolet, 1541, in-4o, italiq., — 
vendu 36 fr. Yéméniz), — adressée par l'auteur 
à Jean Cappel, avocat du roi an Parlement de 
Paris, et par l'éditeur au chancelier François 
Olivier (l*^** mars 1541 [1542 n. s.]). ~ L'ouvrage 
se réimprima dans l'année même (Paris, les An- 
geliers, 1542, petit in-8^ de 24 fol. avec les Epi- 
grammata amicorum, etc.), — et de nouveau en 
1618, à Reims, in-8°, — et par un double succès 
fut tout aussitôt traduite en vers français par Guill. 
Michel, dit de Tours (Paris, 1542, in-S»), ~ par 
Pierre Rouchet (Poitiers, 1548, in-S»), — et encore 
par Martial Guyet, dont l'œuvre est perdue. — Le 
poète feint que Jupiter, furieux contre Prométhée 
et pour se venger du genre humain, commande à 
Vulcain de forger une femme. Pallas l'habille, 
Vénus la pare, chaque déesse l'instruit, aidée de 
Mercure qui la conseille. Vulcain la marie à Epi- 
méthée et Jupit<)r la dote d'une botte mystérieuse, 
asile des vices et des vertus, d'où vices et vertus 
s'échappent au premier vent, les unes vers le ciel, 
les autres pour peupler la terre. Le poème abonde 
en détails curieux mais d'une vivacité de des- 
criptions parfois singulière. 

Olivier mourut à son château épiscopal d'Eveu- 
tard le 12 avril 1540 et fut inhumé le 19 en son 
mausolée de St-Maarice. Bnu&ean de Tartilame 



OLL 



— 33 — 



OLL 



donne an dessin de son portrait. — Un antre au 
cnijon existe an Cabinet des Estampes. — La plan- 
che, gravée pour le Peplus de Cl. Ménard, s'est 
retrouvée il y a une dizaine d'années, dans un 
lot de ferraille, et du cabinet de Tarchitecte 
Joyao est passée aux mains de M. Aug. Michel, 
il en a été tiré quelques exemplaires. — Les 
armoiries du prélat portaient d*azur à6 beaants 
dur, posés 3,ieti, au chef d'argent au lion 
issant de sa hle, armé et lampassé de gueules ; 
" sa devise : Spes mea Deus a juventute mea. 
A sa sépulture assistaient ses deux neveux, 
Gaston Olivier, grand archidiacre depuis le 
28 avril 1537 jusqu'en 1348, et Jacques Olivier, 
archidiacre d'Ouire-Maine en sa cathédrale. Ce 
denier avait succédé en cette charge le 29 août 
1537 au précédent, qui l'héritait le 13 mars 1534 
de Jean Olivier, installé le 24 février 1518, mort 
le 8 octobre 1533. 

Jiépert areh., 1883, p. 282; 1868, p. 212-213. — Mém. 
d^ la Soe. Aead. d'Ang., t. XIII, art. dhi docteur Dament. 
-Leboreati, Mm. de rEvèché, t. Il, p. 197-128. — D. 
Hmseaa, XVI, 212. ~ Ballain, Mu. 867, p. 412. — Go- 
dard-F., Atôvm dTAngers, p. 13-14. — Uiret, p. 214. — 
Arcb. mua. GG 197. — Bmn. de Tari , Angers, Mss. 871« 
Ml f, ~ Mu. 626, 1 30; 624, U III, f. 163-170; 658. 
p. 319; 875, t. II, p. 61. — Goiget, Bibl. Franc, VII, 74. 
-Fr. Grille, Lettre à M, de la Porte, — Scév. de Sle- 
Martbe, Etogia, I. II. — Htatuts du Dioc. d'Ang,, p. 268. 
"Jo^rn, de Maine-et-Loire da 4 février 1851. — Haag. 
Frmet i*rot., t. VIII, p. 45.— Ucrobc da M. — Baleadeos, 
£iog, dei Bomm, iU. — Dooblet, Bisl. de St-Ùenis. — 
Ubenf, Hitt. du dioc, de Paris, édit. Gocheris, I, 87. — 
ii^toqr, des Liv. de t Amour, V, 415. — Coupé, Soirées 
Lut., Xll, 143. ~ Félibieo, Mitt. de l'abh. de St-Denis, 
P 379ec 383. -> Domefloil, Mu. 658, p. 319. 

Olivier {Jean)^ graveur, Angers, 1608. 

Olirîer {Pierre-David), peintre, angevin, 
croit- on, d'origine, demeurait à Angers en Boisnet 
vers le milieu da xvui' s. Une note Mss. de 
Toussaint Grille lui attribue une Vierge des 
<^vmes actuellement dans l'église de Beaucouzé 
M deai toiles, St Charles Borromée et 2a Ma- 
deleine, autrefois à St- Maurice d'Angers. On le 
voit signer Pierre David, peintre (9 août 1730, 
fiG 179), puis Pierre-David Dolivier (28 sep- 
teiDbrel73i), David Olivier (18 septembre 1732), 
Pierre Olivier (15 janvier 1735, Ibid.), — Sa 
fenune a nom Simonne Poittevin. 

OUvière (0, bam., c"« de Tilliers, 

OUvraie (1'), f., c"« de Jallais ; — f., c»« de 
Louvaines , «- f. , c»« de la Poitevinière, — 
U Lourai (Casa.). — VAulivrès (Et.-M. et 
Cad.). — Donne son nom à un ruiss. qui, né sur 
lac»*, coule de l'O. à !'£., limite la c"* du Pin, 
et afflue à droite dans le ruiss. du Gué-Aussant ; 
^ 900 met. de cours ; — f ., c^« de Ste-Gemmes- 
dAnd.; — vill.. c»« de St^Martin-^u-Fouil. 

OlUTier (Çharles-Prosper), — l'acte de 
naissance omet le prénom de Charles, — naquit 
i Aogers le 11 octobre 1796 (SO vendémiaire 
an Y). Sou père est dit « marchand épicier », 
qnoiquA m^Q connu à Angers, comme pharma- 
ôea, dont Kofficine de la rue St-Aubin resta 
longtemps célèbre pour être décorée d'une partie 
^ boiseries de Saint-Maurice. Son grand-père 
^^nCharles, fiU du recevonr de i'Hôtel-Dieu, 

(eoait aussi ime pharmacie renommée rue St^Laud^ 

pi^ U roe du Petit-Prétro et monnii &(é de 85 ans» 

m 



vers 1817. — L'enfant fut élevé avec Billard, 
dont il était parent par sa mère Claire-Jacquine 
Billard et dont il devait plus tard raconter la vie. 
Après ses études au Lycée, il entra à l'Ecole 
militaire de Fontainebleau (1813) pour en sortir, 
au bout de neuf mois à peine, adjudant sous- 
officier dans la jeune Garde et rejoignit l'armée 
à Mayence, à l'heure où elle repassait le Rhin, 
traînant à sa suite toutes les misères. Atteint du 
typhus, notre jeune soldat guérit et fut envoyé à 
Brest dans le 70* régiment de ligne. Il donna sa 
démission en mars 1814 et revint à Angers, où 
pendant les Cent -Jours il fut élu officier au 
bataillon des fédérés. — Mais sa carrière était à 
recommencer. Il se livra alors tout entier aux 
sciences naturelles, à la botanique surtout, avec 
Bastard et Millet, s'inscrivit le 15 décembre 1815, 
comme externe, à l'Ecole secondaire de médecine, 
passa interne après concours le 21 novembre 1817 
et alla terminer à Paris ses études sous la di- 
rection affectueuse de Bc^clard/ s'aidant à vivre, 
comme avaient fait ses maîtres, avec Irproduit de 
traductions. Celles des traités de Scarpa sur 
l'anévrisme (1821), sur les hernies (1823), sur la 
taille (1825), sont accrues d'additions et de no^ 
tices qui recommandaient l'éditeur. Dès 1822 il 
donnait aux Annales des Sciences naturelleê 
ses premiers essais en ce genre Sur un nou" 
veau gisement de bitume élastique, — Sur 
le fer oxydulé tétanifère qu*on trouve mêlé 
au sable de la Loire, — Un concours ouvert 
par l'Académie de Marseille sur les maladies de 
la moelle épinière, lui fournit le sujet de sa 
thèse de doctorat, qu'il passa le 22 juin 1823, 
et qui lui valut le prix proposé et le titre de 
correspondant. L'ouvrage, publié l'année suivante 
sous le titre de Traité des maladies de la 
moelle épinière chez Vhomme (Paris, 1824» 
2 vol. in-8o), eut dès 1827 une seconde édition 
qui fut honorée d'un des prix Monthyon de l'Insti- 
tut, — et une troisième parut encore augmentée, en 
1836. C'est une des monographies les plus com* 
piétés que possède la science.— En 1824 commence 
la série de ses mémoires dans les Archives Gé* 
nérales de Médecine, En 1825 nommé membre 
adjoint de l'Académie de Médecine, il remplace 
Béclard à la rédaction du Dictionnaire de Mé" 
decine, pour entreprendre en 1828 avec Desei- 
mens et ftaige-Delorme le Dictionnaire histo*' 
rique, qu^il fut forcé de délaisser dès le 3* volume. 
Mais c'est surtout dans la pratique de la méde<* 
cine légale, qu'il s'était créé rapidement, aux côtés 
d'Orfila, son maître, une autorité souveraine. Son 
premier travail de ce genre traite, en 1824, d'un 
suicide par suspension, et de 1825 à 1828 nombre 
de mémoires se succèdent, remarquables par leur 
clarté et leur précision, fin 1829, il fut investi du 
titre de médecin-juré auprès du tribunal de pre« 
mière instance de la Seine, et figura depuis dans 
les principales grandes causes, où les ressources 
de son expérience et de son esprit alerte appor* 
talent une décision sûre, non sans luttes pour le 
praticien. Une affaire célèbre, instruite à Bourg» 
l'abreuva surtout de tristesses et d'ennuis. -* Dos 
1843 il dut interrompre ses tr»yau3( ftçbarnèiy 

I 



OLL 



^ 34 ^ 



0MB 



ions les premières atteintes de la maladie de 
cœardont i! mourait le 11 mars 1845, légnant k 
l'Ecole de Médecine d'Angers sa bibliutbèqne et 
une somme de 90,000 francs, dont la rente devait 
aider aux acquisitions nouvelles et indemniser 
l'interne de garde. 

Ollivier était depuis 1830 chef de bataillon de 
la 4« légion de la garde nationale, et depuis 1835 
chevalier de la Légion d'honneur. Son buste en 
bronze a été exécuté par David d'Angers, avec le 
produit d'une souscription. — Il avait épousé en 
premières noces M"« Nathalie de Massias, morte 
le jour anniversaire du mariage, en donnant le 
jour à deux jumeaux sans vie, — et en secondes 
noces M"* Belli, morte en couches d*une fille, qui 
vécut seulement trois ans. 

C'est dans les Archives générales, qu'il rédi- 
gea pendant 20 ans, et dans les Annales d'hy- 
giène et de médecine légale dont il prit la di- 
rection à partir de 1836, qu'il faut chercher ses 
plus intéressants mémoires, dont l'ensemble em- 
brasse toutes les variétés de la science médicale. 
Quel(fues-uns réunis formeraient un ouvrage com- 
plet sur les questions les plus délicates soumises 
à l'induction du spécialiste. Outre son grand ou- 
vrage de début, il a donné à part : Essai sur 
'Vanatomie et les vices de conformation de 
ta moelle épinière chez Vhomme (Paris, 1823, 
in-40). C'est sa thèse de doctorat et l'édition rudi- 
mentaire du livre ; — Histoire anatomique et 
pathologique des bourses muqueuses chez 
rhomme (Paris, 1833, in-80) ; — Mémoire sur 
quelques points de la pathologie du cœur 
(Paris, 1834, in-S» de 52 p.) ; — Considérations 
médicales sur les morts subites ^Paris, 1838, 
ln-8») ; — Consultation médico-légale sur un 
cas de blessure par arme à feu (1839, in-80 
de 34 p) ; — Essai sur le traitement ration- 
nel de la descente de Vutérus; — et des édi- 
tions nouvelles de VAnatomie de Béclard (1827) 
et du principal ouvrage de Billard (1833), avec 
des Notices sur ses deux amis. 

Pariset, Diicouri prononcé aux funérailUs d'OUivier^ 
ÛÊKM son Hi^t. des Afemb. de tAcad., II, 597. — Desor- 
niMux, Eloge d' 01 „ dans le BuUet. de la Sœ. Anat. de 
Pari», XX, 338.— Titrée scientifiques du docteur Ollivier 
(Paris, ln-8», s. d. [18381). - G. Samit, Les Hommes du 
Jour, 1840, l. V, I" part. — Vict. Laroche, Disc, deren^ 
trée de l'Ecole de Méd. d'Angers, 3 novembre 1845. — 
Maine-et-Loire des 27 mars. 8 avril et 14 noveikbre 1845. 
— Annuaire de M.-et^L., 1831. p. 174. — H.-L. Bayard, 
Notice, dans les Annales d'Hygxthie. t. XXXIV. La liste 
des Mémoiret d'Ol. y comprend 83 titres et remplit 6 p. io-S*. 

Ollivier {René), fils de René 0., marchand, 
et de Marie Millet, né à Angers le 23 décembre 
1716, entra à l'Oratoire d'Angers et se fit une 
réputation en son temps par une série de mé- 
moires, d'une science pénible, qui paraît aujour- 
d'hui bien peu sérieuse. Los premiers en date 
ont pour titre : Dissertation critique sur l'au- 
torité que nos premiers rois eurent sur les 
Gaulois-Bomains, sur les monnaies et les 
immunités des anciens Francs, sujet proposé 
en 1731 par l'Académie de Soissons (Mss. in*fol. 
pap., de 44 p., resté, Je pense, inédit) ; — Lettre 
BUT Vutilité de la langue hébraïque, dans 1« 
/çum^l df Tr4v<m» (mai 1754, p. iWî) ) -* 



V Alphabet de Cadmus avec deux disser- 
tations sur la ponctuation de l'hébreu (Pari5, 
Hérissant, 1755, gr. in-4«»); — Plan rfuw 
grammaire hébraïque en français, raison- 
née et comparée avec ses dialectes, dans )« 
Journal de Trévoux (janvier 1755, p. 12.V; 

— Sa Dissertation sur les caractères di$- 
tinctifs de Jupiter-Ammon (Paris, 1756, in-4»). 
est la meilleure sans doute et lui valut le prix 
proposé par l'Académie des Inscriptions, — H 
peu après son élection à l'Académie d'Angers, il 
y fut reçu d'abord comme associé étranger l« 
23 février 1757. ne résidant pas en ce temps a 
Angers, puis comme membre tifulaire le 2 mai 
1764, et il en devint directeur le 19 novembre 
1778. — On a encore de lui Nouvelle traduc- 
tion des Hommes illustres et des Œuvres 
morales de Plutarque (1759, 2 vol. in-li^; 

— Mémoire sur l'origine des Peuples (An- 
gers, Billaull, 1779, in-12); ^ Mémoire sur 
les premières peuplades (Mss. in-4o de 16 p 
à 2 col,), conservé dans le cabinet de Toussaioi 
Grille, comme les M.ss., inédits ou non, de (cas 
ces mémoires. — Retiré de l'Oratoire , l'auteor 
vivait dans la gêne, du produit de quelques 
leçons d'hébreu, oii il eut pour élève notamment 
Volney. Dans les derniers temps il parait s'dire 
particulièrement intéressé aux sciences pratiquer 
et publie vers 1780 deux Instructions sur les 
vendanges et sur la clarification des vins, 
dont se sont souvenus avec éloges nos viticul- 
teurs angevins, — dans les Affiches de 1786 one 
Lettre sur Vemploi des moulins à bras 
(14 juillet), une autre Sur la conservation des 
blés (21 juillet), Sur les baux à long terme, 

— et en môme temps, Sur la lecture des hyé- 
roglyphes (8 septembre). La Commission inier- 
médiaire de l'Assemblée provinciale, dans la pre- 
mière enquête qui devait préparer la transfor- 
mation nouvelle, lui fit demander un exposé de 
ses idées, et il vint à la séance du 6 mars 1788 
« communiquer un prospectus sur différeni^ 
« objets d'art et d'économie », qui fat renvoyé i 
l'examen de l'abbé Burgevin. — Il mourait 
quelques mois plus tard, à Angers, le 3 jaoïîer 
1789, âgé de 72 ans. 

Arch. de M.-el->L. C 166, f. 17. — Arch. m«i. GG M d 
103. — GuUlory, Calendrier du Vigneron, p. 90. - Bet- 
nard, Mémoires, Mss., p. 70. — Mss. Grille. — Journal de 
Trévoux, février 1756, p. ^l^.^Proeis-verbawe de l'Acad., 
Msa. lU3i, p. 306, 860. 887. 

Omblardlére (!'), f.. c»« de Lire, 

Ombrage (!'), f., c»" do Bouille -Mén, 

Ombraie (!'), cl., c"« de Fougère. 

Ombrée (forôt d'), d'environ 1,200 hectarei, 

tout en bois taillis, s'étend sur les c<>«* de Com- 

brée, de Noyant-la-Gravoyère, de Bourg-l'Evèque, 

de Grugé, de la Ghapelle-Hullin et de Vergonnes. 

couvrant sur un périmètre oblong environ 8 kil. 

de long et 3 kil. de large. — Ses essences parti- 

calières sont le chêne, le hêtre, le bouleau, le 

tremble. Elle contient de nombreuses sources, 

quelques-unes ferrugineuses, des bourbiers et 

plusieurs ruisseaux, dont la peote commune est 

vers Nyoiseau. — Un dcoameot de 1S41 (E 1133, 

f . SW v«) loi tttribM dêi cotte éfO(fi9 % livoei 



ORB 



— 38 — 



ORC 



françaises de longueur, et de largeur une liene 
eoTiroo. — Elle appartenait « avec ses libertés, 
« appartenances et dépendances » à la baronnie 
de Pouancé. 
OMtefetfte (!')• ^ V. VHommelet, 
OimmIo, OaaneMlo «letM. — V. Lézon. 
Oaeheniifli (!'). — Y. VOucherait. 
Onehéreai (les)« f., c"* de la Pommeraie. 
OadlMes (les), canton, c«« de Martigné-B. 
Oa^rie (l*), f., c»« de St-Florent-le-Vieil 
Oagle (1*), f., c"« de Beaupréau, aujour- 
d'hui détruite. Le fermier y fut assassiné avec 
tonte sa famille en août 1789 par une bande de 
faoï-sauloiers. 

Onglée (y), YilL, t^ de Chalonnea-ê.'L.^Ce 
D'était jusqu'au xv« s. qu'une métairie, dépen- 
dant du temporel du prieuré de St-Haurille de 
Chaloones et arrentée à charge de SO septiers 
de blé, moitié seigle, moitié froment, 10 corvées 
de bœafs et charrettes et 4 chapons. — Le do- 
maine fat divisé au xvi* s. en plus de 40 héri- 
tages, qui ne possédaient ni bœufs ni char- 
rettes. Un commun, resté indivis entre la corn- 
maoe et les usagers-cofrescbeurs, a été partagé 
par QDe transaction des 12 février, 26 avril et 6 mai 
1844, approuvée par arrêté du 10 septembre 1860, 
qui en a attribué les deux tiers à la commune. 
- Il j existait dès 1668 une exploitation de char- 
bon de terre; -■ f., c»« du FiefSauvin, appart. 
i M. de Rougé et à-demi incendiée pendant la 
guerre ; ■- cl., c»»« de 3f ouZt/ieme ; — • f. , c"« de 
Ste-Gemmes-B.-L,., autrefois avec chapelle ap* 
part, à St-Nicolas d'Angers et vendue nal^ le 9 fé- 
vrier 1791 ; ~ elle conserve le nom donné sou- 
vent an XIII* 8. à tout le canton, autrement dit 
Frimur, V. ce mot, qui forme angle entre la 
Maine et la Loire; — Çia Petite-), f., c"« de 
Chaudefonds. 

Oaglées (les), m*"', c*>« de Beaupréau ; ■■ 
prairies, c"« d'Allonnea. 

OagUae (F), f., c"" de Marigné, donne son- 
nât son nom au ruiss. de la Baconne en Querré. 
OBffBére (r), f., c"« de Briolay, 
Oalère, ham., c°* de Contigné. — Hanière 
(C. C). 
Oatrie (10. f-, c"« de Chaudron. 
Oratoire (1*), c"" de Ste-Gemmes-d^And., 
oratoire indiqué par Cass, près l'Epinay-Jean. 
Oimtor !•••••• -^ \. le Louroux 

Orbe, c"« d*Antoignét anc. hôtel noble dans 
le boorg, détaché au xvi* s. du fief dit des Bou* 
droas et Epoudré (Ë 821). 

OrbeUU {Nicolas de), — alias Dorhellus, — 
ugeriii, né, dit-on, à Angers môme, et probable- 
ineot d'une des familles d'Orvaux ou Dolbeau, fit 
profession aux Gordeliers d'Angers, où son portrait 
M voyait jusqu'en 1730 peint dans les cloîtres, avec 
nae inscnption rappelant qu'il était enfant du 
conveat, cher par ses livres aux scholasiiques et 
&ni philosophes : HujuB conventus alumnuB.., 
Mt tcollBta colite 7ne sophos omnis amat. — 
Obiit anno i4S5, *- La vie de ce « théologien 
« très Boleuiiel », comme on l'appelle , n'est 
coDoiie que par les ouvrages, qui ont pour titre : 
Compcndivm digniênimum t% uiiliHimvkm 






conaiderationia matematicet quod ad arit^- 
metricam secundum ea quœ Bunt neceêsaria 
naturalibus et supernaturalibua scîentits 
(Bononiie, L. de Haerlem, sans date [1485], petit 
in-4o goth. à 2 col.) ; — Secundum doctrinam 
doctoria subtilia Scoti Logice hrevis acilicet 
admodumutilis Expositio (Bàle, 1482, in-4* — 
et s. d., in-8°); — Expoaitio in quatuor libroB 
Sententiarum (Rouen, sans date. in-8«, et 
Paris, Félix BalUgaut, 1488, in-4o. et J. Richard, 

1488. in-8° et 1499, in-fol.); — Summule pAt- 
loaophie rationalia aeu Logica secundum 
doctrinam doctoria aubtilia Scoti (Bàle, 1494, 
in-4o) ; — f^xposttto in XII libroa Metaphy' 
aicœ Aristotelea aecundum viam Scoti (1485, 
Bologne, in-4<', Henri de Haerlem); — PhilosO'- 
phiœ Peripateticœ ad mentem, Scoti Com^ 
pendium (Ib., 1485, in*4°); — Logicœ Sum- 
mula una cum textu Pétri Hispani (Venise, 

1489, in-fol., et 1504, in 4°); — Quadrageai- 

maie super Epiatolas (Lyon, 1491, in-4o); — 

Compendium aingulare auper Sententias 

(Paris, Fr. Regnault, 1515 et 1520, in-8«). 

Trilhème, Catal. des Aut. Eeel,-^ Pocquet de Liv., 
Mss. 1068, p. 96. — Wading, Script, ord. Jfin., p. S68. — 
Bninet, t. IV, p. 904. — Bain, t. III, p. 530-53t. — Pao« 
ler, XI, p. 6. 

Orberie (!'), ham., c"* d'Angrie, 

Orblére (!'), f., c"« de Jallaia, dans la pa* 
roisse de Notre-Dame-des-Mauges. — Orberia 
1030 circa (Gartul. de Chemillé, ch. 67). — Lor^ 
beire 1187 (Ghemillô, ch. or. 75). — Anc. m»» 
noble relevant de Bohardy ; — en est sieur Phi- 
lippe Chenu 1458, Thomas de Jonchères en 1790. 

Orblére (l*), vill., c°« de St-GeorgeB-des- 
Sept-Voiea, — Anc. fief et seigneurie dont est 
dame Françoise-Marie Lorenceau 1713 et qui 
passe par acquêt aux familles Ayrault et Duvau. 
— On y a trouvé aux alentours un grand nombre 
de squelettes humains, disposés en lignes paral- 
lèles très- rapprochées, à la profondeur de 1 met. 
50 cent, sur une étendue de plus de 600 met. 
carrés, ancien cimetière peut-être gallo-romain. 
Répert, arch., 1863, p. 392. 

Orbrie Cl'), f.. c»« de Liréi'^ f., c«« de St- 
André'de-la-Marche. 

Orées (les), m«>* n., c*^« du Guédéniau (Casa.). 

Orehére (1'), chat., c^* d'AI^ençon.— Anc, fief 
et seigneurie relevant de Luigné avec manoir 
noble, douves, étang et chapelle, appart. en 1415 
à Brian t d'Aubigné, en 1457 à 01. de St-Aignan, 
mari de Jeanne d'Aubigné. — En est sieur en 
1492 Guill. Génault, en 1531 Franc. Gonasnon, 
mari de Renée Génault (G 106, f. 193), homme 
d'armes de la compagnie du Dauphin, Claude de 
Hergot de Briacé 1664, mari d'Anne de Couasnon, 
Jean de St*Gilly, chevalier, 1685, mari d'Anne de 
Hergot, Jacques- François Chable 1779, fils d'Anne- 
Nicole de Sl-Gilly, Franc-Jacq. Chasbie 1789, —et 
par acquêt de Joseph-Ferdinand Drouet le 20 août 
1813 Jacob-Denis Abraham. — L'habitation , 
transformée en 1846 par la construction de 
la ferme, des servitudes, d'une tourelle sur le 
portail, est encore entourée à distance d'une douve 
d'eao viv9 avec dcoble pont communiquant à od9 



ORP 



— ;i6 — 



ORG 



doable avenne. — La cloche actuelle d'ÂUençon, 
foniine en 1574, porte à cette date comme seigneur 
de l'Orchôre n. h. Jacq. de la Roche, par sa 
femme Jeanne de Fromentières, yeuve de Fran- 
çois Gouasnon. 
Areli. de M.-et-L. et d*Allencon. — Notes Raimbault. 

Orehère (F), vill, c"« de Chaudefonds. — 
Orcheria 1056-1082 (2« Cariul. Sl-Serge, p. 39. 

— La Croix de VOrchère 1483. — la fontaine 
de VO. 1572, — le viîl. de VO. 1548 (E 624- 
667). — Ane. fief et seigneurie avec manoir noble 
et chapelle. — En est sieur Goitl. Rousseau 1691, 
n. h Charles Rousseau, 1716, 1758, Jean-Louis- 
Augusle Trouillet 1770, — en 1789, 1790, le 
comte Gilbert de Gorregio, mari de Marguerite- 
Eléonore Trouillet, qui y réside ; — en 1829 le 
maire de Ghaudefonds, H. Jos. Langlois; — 
donne son nom au raiss. dit aussi VOrchère de 
Nolivet, c'est-à-dire « le ruiss. qui descend de 
« la Fontaine de VOrchère en Olivet » 1572 
(E 630), qui natt sur Chaudefonds, traverse la 
c»« de St-Aubin-de-Luigné, se jette dans le ruiss. 
de l'Etang- des-Buhards; — 800 met. de cours; 
n'a d'eau qu'en hiver; « f., c»* do Chemillé; 
■■ ham., c"« de Montjean. — En est sieur Nie. 
Perrigault 1612. Julien Varlet 1654, 1697, An- 
toine V. 1698, dont la mère Renée V. épouse en 
1719 René de Bonnaire, qui est sieur de TOrchère 
en 1730-1734; ~ donne son nom an ruiss. né sur 
la c"» de la Pommeraie ^ qui traverse la c"« de 
Montjean et se jette dans la Gourdière ; -> 3,200 m. 
de conrs; «= (la Grande-), ham., c«« de Mont- 
jean. — Ancien fief et seigneurie avec manoir 
noble, moulin à eau, lies, bois et domaines s'élen- 
dant sur les paroisses de la Pommeraie et de St- 
Quenii.i. —En est sieur Phil. Ghenu 1407, Jean 
Legay 1542, Antoine Legay 1570; — François 
de Samson, mari de Supience Legay, 1595; — 
Panl-Franç. de Samson 1611, maire du Mans; 
-^Gharles de S. 1651, époux de Jeanne Bon voisin ; 

— messire Henri de S. 1682, 1695; -^ (la Petite-), 
ham., c"« de Montjean. — Ane. fief et sei- 
gneurie, avec « hostel, herbergemeot, domicilie 
«e et manoir » 1486, séparé de la garenne de la 
grande Orehère par « le grand chemin de la 
«e Pommeraie à Montjean. » — En est sieur n. h. 
Renault Errean 1407, Guill. de la Noue 1414, son 
gendre, Pierre de Pontlevoy 1486, François de 
Pontlevoy 1539 — Le domaine est réuni au xvii* s. 
à la Bizolière. — Le prieur de Montjean lui de- 
vait aux fdtes de Pâques, Toussaint, Noël, 3 quar- 
tanx de vin et 3 échandés. 

Oa^demceu 9mUU* — V. Norgevault. 

Orée^n-Bois (f), ham., c°* de St-Quen- 
tin- lès- Beaurepa ire» 

Orfenllle, e"' de Grésillé. — Nemua Au- 
rei FoUi 1130 circa (Pr. des Lochereaux, 1. 1).— 
Nemus quod dicitur Aurifolium 1070 (G 842). 

— Quoddam deserium in hora Aurifolii 1130 
circa (Ibid). -^ Nemus béate Marie de Cu- 
naldo quod vocatur Aurifolium 1220 (G 842, 
f. 62). — Locus qui dicitur Orfeyl 1270 
(G 351, f. 358). — NemuSt prioratus de Auri- 
folio inter villam de Avort et villam de 
féoyne 1981 (lbid.| f. 63^ ^ Ane. foret dont | 



partie couvre encore les communes de Grésillé et 
de Louerre et où le comte Geoffroy-Martel arconia 
aux moines de Cunaud une importante concession 
en 1050. Le seigneur de Trêves y abandonna 
tout droit d'usage et de domaine en lâSO, celui 
de Maulévrier son segréagc et tout autre droit en 
1281. Les moines y avaient établi un prienré aa 
XI 11* s. qui ne parait pas avoir eu de durée. — 
La terre môme en fut de bonne heure aliénée. — 
En est sieur en 1775 messire Jacq.-Vjclor Le- 
tellicr, écuyer — 11 n'y existe plus d'habitation. 

Or fosse* ham., c"* de Verrie. — Orfossa 
10551070 (Liv. N., ch. 50). — Haute-Fosse 
(Cass.). 

Orgemont, c"* à^ Angers, près les Ponts- 
de-Gé. — a Ma closerie de Ardanne ou Ma- 
teriez, maintenant appellée d'Orgemont », dit 
dans son testament du 23 aviil 1517 (G 343) 
le chanoine Guill. d'Orgemont, qui l'avait acqui'^e 
et lui a laissé son nom. — Une closerie vul- 
gairement appelée le Grand^O. ou d' Ar- 
danne 1650 (H.-D. B 124). — Le logis fut 
rebâti à neuf vers 1780, avec a cour d'entrée et 
« chapelle, et parc enclos de 8 arpents ». — En 
est sieur n. h. Jean-Richard de Boisiraverâ, 
1566, n. h. Franc. Drouet 1632 ; — sa veuve 
Béatrice Galliozon 1650, n. h. Pierre RooilUé. 
bourgeois d'Angers, par sa femme Marie Haraa, 
1672. 

Orgerie (f), f., c»*» de Bouillé-M., bâtie en 
1704, date inscrite à une lucarne. — En est 
sieur n. h. René Dupont, procureur au Grenier à 
sel de Pouancé, 1688 ; — f. , c"" de Chigné. - 
Logerie xvii« s. (Titres de Lorière); — f., c" 
de la Meignanne ; — f. , c»« du Voide. 

Or^rles (les), ham., c"« d'Echemiré. — 
VOrgerie 1612. — Acquise de Math. Guitonpar 
Franc. Grespin. 

Ow^geraî, — V. Norgevau. 

Orf^ig^né, c* de St-Jean-des-Maui^rets. — 
Le fief d'Origné 1549 (G 105, f. 240). - Orgi- 
gné alias la Rablaye. — Fief censif dont tout 
le domaine consistait en quartiers de vigne et dont 
la -mouvance, avec basse justice seulement, s'é- 
tendait dans la paroisse de St-Jean-des M. et de 
Si-Maurilie des Pont9-de-Gé. — Il relevait delà 
châtellenie de Saint-Alman et faisait partie aa 
xviii« s. de la terre de St-^ean-des-M. — En est 
sieur Etienne Lemercier 1403, Guill. de la Haie 
1451, René Guyet 1533, Ans. Pasqueraie du 
Rouzay 1741. 

Orfiriipné, vill. , c»« de StSatumin. — Ttrra 
optima que nominatur Orginiacus 1028 
(Gartul. du Ronc, Rot. 5, ch. 28). — Terra 
optime fertilitatis Orginiacus 1028 (Ibid.. 
Roi. 1. ch. 3). — Le vill. d'Org. vulgaire- 
ment appelle Loirie 1511. — Ane. chAtellenie, 
avec manoir noble sis près Brissac, comprenant 
en domaine lee métairies d'Orgigné, du Mortier, 
de la Renardière, de la Gaignardièro, de Saint- 
Saturnin, du Champ on Vauchrétien, diverses 
terres on Erigné, un vaste fief sur les paroisses 
de St-Jean-des-Mauvrets , St-Melaine, Qaioeé, 
Brigué et St-£llier. Il appartint jusqu'à la Révo- 
lution à Tabbaye du Hoaceray d^Angers, qui l9 



ORI 



— 37 — 



OBL 



tenait par donation da comte Foulques et de 
la comtesse Hildegarde. — Vers 1110 toate la 
partie inoccupée du domaine fut répartie entre 
S5 tenanciers pour planter en vignes, à la charge 
de ne vendre la terre à personne qu'à Tabbesse 
00 de .son aveu. — L'abbesse devait au seigneur 
de Brissac, le jour de Pâques et le jour de Noël, 
6 échandés et 6 pintes de vin, et de plus à chaque 
estage ou maison habitée par un ou plusieurs 
ménages dans Fintervalle compris entre les quatre 
portanx de la ville, un échaudé et une pinte de 
vin, droit servi, non sans quelques contestations, 
jnsqa'à la Révolution. On comptait en 1790 dans 
celte enclave 126 étagers et par suite la rede- 
vance en était évaluée à âl boisseaux de fro- 
ment, plus 9 boisseaux pour la façon. — La 
me^re du fief était égale à celle de Brissac, 

Or^lière (!'). f-> c»« de Marigné. 
Oriaiecn, f, c»« de St-Georgesdes-Bois. 

— Laurière (Et.-M.). — Ane. maison noble, dont 
est siear Henri Bernard 1477. Son épitaphe se lit 
dans l'église de Ghaumont,V. ct-dessus, t. I,p. 650, 

— n. h. Pierre Galichon 1579, Renée Quelier, sa 
Teave. 1599. René Galichon, mort le 18 février 
t6SI, Henri de Masseilles 1662; — réunie, avec le 
Grand-Azé, à la tf'rre de Fontaine- Milon. 

OrUia (Mathurin), maître architecte, à St- 
Umbert-des-Levées, 1645. — V. Auriau. 

Orient (!'), f., c"« de la Potherie. 

Or&re (H. — Y. VAurudière. 

Oriére G')f c"* de Brion. — En est sieur 
n. h. Jean Delauuay, mari de Renée de Feuque- 
rolles, 1657, f le 20 décembre 1681 . Pierre 
Oelaonay, écnyer, sieur de laGrandmaisoo, f le 
28 novembre 1719 j = f , c"» de Cheviréle-R. ; 
« f., de Fougère ; = ham., c"* de VHôteîlerie- 
de-Flée. — he lieu et cloaerie de Lorière 
157i, dont est sieur René Beauchesoe; « ham., 
c"« de Vernoil. — Lourière (Cass.) ; -■ (la 
Basse-), f., c»« de St-Aubin-de-L., anc. usine 
sar an ruisseau. 

Orignac (François d'), ori^iiaire du Limon- 
tin, licencié ès-lois, prieur de St-Nicolas de 
Sablé, puis abbé de St Serge d'Angers le 6 oc- 
tobre 1466, t le 21 septembre 1483. L'abbaye 
lu dut la construction en 1480 de la tour du 
clocher de l'église, la restauration du dortoir et 
da réfectoire, l'achèvement des belles tapisseries 
da chœur. — Une laoae de cuivre, dans le chœur, 
portait son image gravée, et tout autour une ins- 
cription latine qu'a recueillie Bruneau de Tartif. 
On y a retrouvé la tombe en février 1857, formant 
noe petite crypte voûtée, et Tabbé dans son cer- 
caeil, posé sur deux pierres, avec sa crosse en bois, 
les mains gantées, les pieds chaussés de cuir. La 
cro3se et divers objets, recueillis dans la sépul- 
tare sont décrits et reproduits en dessin dans la 
Heoue i Anjou. — Son écusson portait écartelé 
aux i et 4 de trois bandes di gueules sur 
' fend (jPor; aux 2 et 3 d^une main droite 
émargent en pal sur fond de gueules. 

Betw tt Anjou, 1857, t. I, p. 57-60 et 138. — Bépert. 

orcA., 1886, p. 114. — Brun, do T., Mss. 871, t. II, p. 123. 

Ori^né) f, c»" de Cantenay^Ep. — Sur le 
baot de la porte, on lit : 1711. Veau a ici 



tovché. — Au manteau de la cheminée se montre 
encastré un écusson, reste peut-être d'un plus 
ancien logis, où Qgure, inscrit dans une guirlande 
ronde, un écu coupé en chef, avec les lettres M B 
ou M D; en pointe une tète de pavot ou une gre- 
nade; =- m'«, c"« de Fontaine-Guérin. — 
Origné 1248 (Chaloché). — La terre et sei- 
gneurie d'O., la motte, estratge dudit lieu 
avec les douves et courtil 1545 (E 553). — En 
est sieur à cette date René Bouguereau. •— L'ha- 
bitation était démolie au xvii« s. et le domaine 
réuni à celui de Lavau-Fêtu,— avec le moulin, qui 
en 1522 appartenait à messire Franc. Doriet, 
prêtre; -= f., c"« de Meigné-le-V. — V. Orgi- 
gné. 

Orllléy vill., c»« de Thouarcé. — Anc. terre 
et seigneurie, avec titre do chàlellenie au xvi« s., 
échue à Jean de la Tourlandry en 1596 dans le 
partage des biens de son père. — En est sieur en 
1774 Louis-Hyacinthe Hingant, qui la vend le 
15 mai à Louis-Ant. de Gheverue. L'emplacement 
du château est, dit-on, occupé par une carrière. 

— Un four à chaux y a été construit en 1857. 
Au-devant, une petite chapelle, bâtie vers 1825, 
a été démolie pour agrandir la place et réé- 
diGée en 1860, a été bénite le 30 septembre. 

— Dans la butte d'un ancien moulin, incendié 
en 1793, il a été trouvé en 1841 et 1846 diverses 
monnaies d'Henri II et d'Henri III et une de 
Fernand de Castille, acquises par H. Raimbanlt, 
de Thouarcé. 

Orlllonnlëre (l'), c»« de St-Germain-lès- 
Montf. •— Anc. fief et seigneurie avec manoir 
noble, dont est sieur Pierre Chapperon, écuyer, 
14i5, 1459 (E 1047), Louis Joubert, chevalier, 
1668, 1690, mari d'Etiennette Bizot, Jacq.-Henri 
de Joubert, chevalier, f en 1752. 

Orlonnlére (l'), ham., c»« de Drain. — 
Anc. fief et seigneurie qui possédait les droits 
honorifiques de la paroisse, avec manoir noble, 
aujourd'hui détruit, relevant de Ghantoceaux. — 
En est sieur Charles de Oyron 1477, Martin do 
Savonnières 1637, 1661. M. de la Bretesche 1717, 
Aug.-Jos. comte de Goyon 1789. 

Oriotière (l'), ham., c°« de Mazé; ^ ham , 
c»« de Tiercé. 

Orlonst (^Vincent), « maître sculpteur et 
a architecte », 1654, à Fontevraud. 

Orléans (Anne d'), abbesse de Fontevraud, 
sœur de Louis XII, prit l'habit à l'âge de 14 ans 
et succéda à sa cousine Marie de Bretagne en 
1478. . En 1487 le roi Charles VIU lui fit visite 
en l'abbaye — Elle réforma les Filles-Dieu de Paris 
et les prieurés de Lencloistre, de Foissy, de Var- 
ville, et fit de grands dons à son église ; — 
meurt le 9 septembre 1491. Sa tombe en cuivre 
fut érigée en 1498 par Renée de Bourbon au mi- 
lieu du chœur. 

Gall, Christ., t. H, p. 1325. — Nicquet, p. 482. 

Orléans (Antoinette d'), en religion Ste- 
Scholastique, fille de Léonor de Longue ville, 
mariée à Charles de Goody, marquis de Belle- 
Ile, se retira, après son veuvage (1596) aux 
Feuillantines de Toulouse. L'abbesse de Fonte- 
vraud, Eléonore de Bour))on, la detnanda pour 



ORM 



- 38 - 



ORV 



eotdjaliice ; mais Antolnatte ne eéda que sur an 
bref da pape, qui le lui enjoignit en raatorisant à 
garder Thabit de son premier Yœu. Elle fat reçue 
à Fontevraud le 24 octobre 1604, et pendant 7 ans 
porta toute la charge de l'administration sous les 
ordres d'Eléonore, dont dôs 1606 des bulles lui 
assuraient la survivance, à condition de prendre 
définitivement l'habit de Tordre. Mais un nou- 
veau bref du pape, obtenu par l'influence du car- 
dinal de Joyeuse, lui accorda (1610) de se pouvoir 
démettre d'une fonction que It.i rendait pénible la 
résistance des religieuses à ses projets de réfor- 
mation de l'abbaye. Le jour même des obsèques 
d'Eléonore (1611), la nouvelle abbesse convoqua 
le couvent tout entier, et malgré d'instantes 
prières, déclara sa résolution de se retirer. 
L'évoque de Luçon, Richelieu, envoyé pour la 
fléchir et quoique parlant au nom du roi et de la 
reine, n'y put rien. Il fallut procéder à une nou- 
velle élection. Antoinette se retira à Lencloitre, 
prieuré de Fontevraud , et en 1617 à Poi- 
tiers, où elle fonda avec une partie des reli- 
gieuses qui l'avaient suivie, l'ordre des Galvai- 
riennes. Elle avait repris en quittant Fontevraud 
son nom de Feuillantine, Antoinette de Ste-Scho- 
lastique. Elle mourut à Poitiers le 25 avril 1618. 
Le P. Hilarion de la Coste a écrit son éloge dans 
son livre des Femmes illustrée. 

Gall. Chrût, t. II, D. i3S7. - Niequet, p. 507-515. — 
Hilarion de U Cotte. 1. 1.— 2* Cartal. de St-Nicolas, fol. 96. 
—Clément, Gab, de Bocheeh,, p. 358. 

Ormean (l*). ruiss., né sur la c"* de Saint- 
André-de-la^M., traverse la c"* de la Ségui- 
DÎère, s'y jette dans le Passegain ; — 900 met. 
de cours. 

Ormeftn (1*), Ulmuluê, — et par corruption, 
VHommeau , l'Hommois , VHumois , VHu- 
meau, etc. , V. ces mots ; — , c^* d'il lionnes ; 
M c\,, c** d'Angers, dans l'anc. paroisse de 
Saint- Samson, domaine de la chapelle de Saint- 
Thibanld, unie à la Bourse des Bacheliers du 
Chapitre de St-Haurice; — vendu nai* le 7 avril 
1791 ; — cl., c»« de Blou. — Ane. logis, avec 
vaste cheminée du xvi« s. — En est sieur n. h. 
Philippe de Tanton 1646; » f., c"« de Cha- 
lonneS'Sur-L. ; — f., c»« de la Chapelle-St- 
Laud; -« cl., c»« de Chigné; — f.. c»« de 
Fontevraud; — T., c»« de Juigné'Béné\ ■■ 
ham., c** de Juvardeil\ — - f., c^* de Langue \ 
M cl., c^' de StSilvin, domaine de la chapelle 
StCharles d'Echarbot, vendu nai< le 5 juillet 
1791 ; - vill., c»« de Tiercé; - (le Grand-), f.. 
c«» de Bourgneufi — (le Haut-), ham., c»« de 
Comillé. 

Ormean-Horlsson ^1'), f., c*** de Broc. — 
Tout le versant méridional depuis les Fourgons 
jusqu'au Gué recèle de puissants dépôts de mi- 
nerais de fer qui ont longtemps alimenté, sans 
s'épuiser, les forges de ChAteau-la-Vallière. 

Oraeaas (les), f. , c"« d'Angers E. — Do- 
maine de la cure St-Hichel-du-Tertre , vendu 
nal* le 4 janvier 1791 ; — chAt., c>»« d*Avrillé. 
— La maison des Ormeaux 1758. — des 
Humeaux 1771 (El. -G.). — Les Oumeaux 
(Casa). — Propriété et résidence en 1758 de Joseph 



Faribaalt, juge général des Gabelles, mari de Ha* 
rie- Anne de la Thibaudière; — e"* de Boucht- 
maine. — Les Homeaux (Cass.). — Ane. maison 
de maître avec ferme, appartenant à n. h Gabriel 
Béguyer qui les vendit le 14 septembre 1760 à 
Alexandre de la Ghaise, et celni-ci le 16 décembre 
1767 à Marie Coullion de la Douve ; «- f., C* >l9 
Gennetet7.— Ane. lief et seigneurie dit au ity*s.de 
VEtang. En est sieur en 1380 Guill. Fourreaa.Reoô 
Esperon 1540 (G 105, f. 373), en 1615 François 
Dumesnil ; — relevait pour partie de la Prévjté 
d'Anjou et de Breildefoins ; — f., c°* du Lourovx- 
Bée. ; — « ham., c"« de la Afeignanne. — Do- 
maine acquis en 1438 de Mathelin Chaoveau, 
écuyer. par Simon de Glefs, abbé de St-Nicolas 
d'Angers, et réuni à la mense abbatiale, sur la- 
quelle il est vendu nal* le 11 octobre 1791; 
— f., c"« de MontiZh'ers. — Les Humeaux 
(Cass.). — A M* Roland Bodin 1510 (C 105, 
f. 78; ; — m*», c"« de Mozé. — En est sieor 
Geoffroy Morin, écuyer. 1643; » f., c»« de Villi- 
vêque; ■■ (les Grands-), ham., c"« de Lasse. - 
Domaine acquis en 1653 de Jacques Raveoeaa 
par Glaude de la Guesse, veuve de Pierre Police 
(E 183). 

Ormes (les), f.. c»« ô^Angrie. 

Orsisse (Jean- Baptiste Caratox, en reli- 
gion Dom), né à Gurvalle (Tarn) en 1804. profès 
en 1836 et presque aussitôt nommé prieor d'Ai- 
guebelle, succéda dès le 31 octobre 1837 à l'abbé 
Etienne. Il se démit en 1852 à la suite de diffi- 
cultés survenues dans le gouvernement de l'ab- 
baye, et se retira le 16 mars à Bellefootaine près 
Bégrolles, fut envoyé en 1858 comme aoméoier 
chez les Trappistines de Blagnac, revint en 1866 
avec la charge de prieur à Bellefontaine et en 
1873 fut nommé aumônier du couvent des Gardes 
où il est mort le 30 mars 1876. V. la Semaine 
religieuse d'Angers, du 15 avril 1876. 

Ortlall (!'). c°« de Vihiers. — Ane. maison 
noble dans la paroisse N.-D., avec chapelle de St- 
Michel, desservie auxvii* s. dans l'église parois- 
siale. 

Ortie (l'), ham., c»« de Gennes. — Locus 
qui dicitur Urtica in hora nemoris Aurifolii 
1130 circa (Pr. des Lochereaux, t. I}. 

Ortiniéresi (les), m'°, c»* de Beaulieu. 

Ortiomierle (l'), f.. c"« de Montjean. 

Ortiomiiére (l'), f.. c»« de Chaudron; - 
f., c°* de Jallais, domaine aux xvii-xviii* s. d« 
la famille de Vaugirauld. 

Orvai, CB« de Chénehutte-les-T.'-k 100 met 
de l'oppidum gaulois, un terrain d'environ 
1,200 met. de long sur 1,000 met. de largeor 
nommé les Sables, est désigné dans le pays 
comme l'emplacement d'une ville d'Orval oo 
d'Orvanne, qu'aucun document connu ne men- 
tionne. — On y a trouvé en fouillant à un oo 
deux mètres un grand nombre de débris de 
vases en verre blanc ou bleu, quelques-uns ornés 
de goderons en relief, — et surtout des tombeaut 
en forme d'auge, recouverts d'un toit plat, oa 
en dos-d'àne, contenant des corps, sans inscrip- 
tion ni médaille ni aucun vestige ancien que des 
vases en terre fine et noire. — Aucune trace 



ouc 



— 39 — 



ODd 



alentour n'a été rencontrée de constractions an- 
tiques. Ce n'est là qu'un cimetière relativement 
moderne xii-xiu* s., dépendant sans doute de 
quelque chapelle, dont il n'apparaît nulle trace. 

Bodin, Saumur, p. U. — B^)ert. arch , 1883, p. 391. 

Orranx* ham., c°« de Nyoiseau. — Ane. 
fief et seigneurie relevant de Bouillé-Ménard. — 
On trouve un Morvandus de Orvallibus vers 
1040 dans une charte sur Landemont (Pr. de 
Cbantoceaux). — En est sieur Urbain Tillon 1540 
(C 105, f. 307). n. h. Pierre Armenault 1668, qui 
le vend le 7 novembre à l'abbesse de Nyoiseau. 

— En dépendaient un moulin à foulon, un autre 
à blé, un autre à froment, cinq jardins, deux 
vergers, les métairies d'Orvaux, de la Pinsonnaie 
et de la Tremblaie. — La terre appartenait en 
1835 à H Duprez, propriétaire de fours à chaux, 
qui y fit, vers cette époque, élever un premier 
château, remanié et agrandi par le propriétaire 
actuel, H. Colin, dans un site splendide, d'où la 
vue plonge à plaisir sur tout le pays et embiasse 
les ruines de l'abbaye de Nyoiseau. — A l'angle 
du chemin de Segré, un haut et bel arceau de 
pierre blanche, avec toit en bois ouvragé, sur une 
large base rectangulaire en granit, abrite une 
statue de la Vierge, dite N,-D.-d*Orvaux. 

Orrolre (l'), ham., c"« de Tilliers. — Ane. 
fief et seigneurie avec château, dioit de haute, 
buse et moyenne justice, bois, prés, vignes, le 
tout relevant de Monifaucon. — En est sieur 
Jacques de la Roche, qui le 11 juillet 1583 
vend la terre à Jean Cupit de la Robinaie ; — 
Emmanuel Leroux de la Roche dos Aubiers , 
premier écuyer du prince de Gondé, 1629, 1633, 
Louis L. de la R. des Aubiers 1687, qui y rési- 
dait avec sa femme Marie-Anne de Gillier, —Jean 
Bouteiller, fermier général du duché de Beau- 
préau. 1713. — messire Henri-Michel-Augustin de 
Racappé, mari de Louise-Marie-Charlolte-Franç. 
Leroux de la Roche des Aubiers, 1732; — donne 
son nom à un ruiss. qui se jette dans la San- 
guèse. à 3.350 met. de cours; •» (la Basse, la 
Haute-), ff.. €»• de Tilliera. 

Os«rmies (les), cl., C*' de St-Lamhtrt- 
des-Leoéea. 

Omimi^a* (V). — V. Aussigné. 

Ossan fPierre-RomainJ, docteur-médecin, 
mort à Angers le 8 janvier 1736, âgé de 33 ans. 

OsMUidrie (l*), f., c°« de Cuon. — Ancien 
domaine d'une chapellenie paroissiale, vendn nal< 
le 17 brumaire an II. 

Ommt! CO. — V. Lossé. 

Ostorne (Guillaume), docteur-médecin, pro- 
tesUnt, Saumur, 1622, 1623. 

Oablalrie (!'). mo° b., c°« de Villévêque. 

— Loublerie (€ass.). — En est sieur n. h. 
Franc. Bruneaa 1626, René Lebaillif 1668. 

CKielie, f., c°« de Tiercé, dépendance au 
ivii' s. de la Gommanderie d'Angers; — appar- 
tenait en 1335 à Jean de Ghérité, écuyer, alors 
tout nouveau venu du Bourbonnais en Anjou; 

— à Jean de Ghérité, mari de Perrine Bodiau, 
1575; -* en* de Corzé. — Ancienne maison noble, 
appartenant, comme la précédente, à la famille 
de Ghérité. 



Onohe (l*), f., c»« de Botz\ — cl., c»« de 
Cheviré-le-R. ; — f., e" de Méon; — f , c»« 
de Villebernier; =» (la Grande-), f., c"* de 
Bouzillé ; •• f., c°« de Vernantes ; ■» (la 
Petite-), f., c»« de Bauné. 

Oache-au-Branlt (1'), f., c°ed6 Vernantes. 

Ouche-BarlUer (l'),f.. c"* de Fougère. 

Ouehe-Bolslesve (l*), m°° b. et f., c°« de 
Hoc/ie^ort-sur-X,. 

Oaohe-Boreaa (l'). vill., c"« de Corné. — 
Le lieu appelle VOnsche Barraut près Qui- 
quère (G Cure), est pris à rente en 1406 par les 
frères Durand de la veuve Th. -Henri à charge 
d'y édifier une maison. 

Onche-Bournean (!'), f., e»* de Villeber- 
nier. 

Ouche-Coreaa (F), ham. c«« de la Va- 
renne. 

Ouche-de-Halhear (l') f., c°« de Mozé. 

Ouche-des-Denis (1'), cl., c°« de Blou, terre 
de 12 boisselées donnée par Eléonore de Maillé 
pour Tentretien d'une lampe ardente, à régliâe 
de Vernantes où une inscription rappelle cette 
libéralité (24 avril 1650). 

Ouche-des-NIoyers (l*). f., c°* d'Auverse. 

Oache-des-Beeolns (les), f., c»« du Fuilet. 

Ouche-des-Sa§;es (l'), f., c°« de ComilU. 

Ouehe-da-Pré (!'), f., c°« de Méon. 

Oache^iGode (l'), ham., c°* de Fougère. ~ 
VOuche-Godet (El.-M.). 

Ouche-Lambert. f., c°« de St-Lambert- 
des-L. 

Oaehe-Levreaa (l'), f., e*^« du Ménil. 

OuGhe-Longue (1'), f., c°« de Montjean. 

Ouche-Hlgnoniie (1'), f., c°« de Jumelles. 

Ouche-IVovIce (l'), cl, c°« de Daumeray\ 

— 1659 (El.-C.). 

Oooherale (1'). ham., c°« de Hlou; — vill., 
c»« de la Jaille-Yvon. — L*Oucheraie xvi- 
XVIII» s. (El. -G. et les titres). — Loncheray 
(Gass ). — L'Encherais (El.-M.). — VOnche- 
ray (G. G.). — Avec joli château moderne 
portant un petit clocheton, qu'on entrevoit au 
passage le long de la rivière. — Ancien fief et 
seigneurie dont est sieur Jean Dnchesne, écuyer, 
1540, 1579. René D. 1595, 1637, gentilhomme 
ordinaire de la chambre, mari de Françoise de 
Broc. La terre est adjugée par décret en 1627 à 
n. h. Guy Grudé de la Ghesnaie ; — elle appar- 
tient en 1720 à n. h. François Armenauld et passe, 
par licitation entre les héritiers, à Françoise 
Dézérée, veuve de Pierre Armenauld, en 1745. 

— D'un petit étang voisin vers N.-E. sort un 
ruisselet qui se jette directement dans la Mayenne 
après 800 met. de cours; « cl., c°* de Saint- 
Martin- du-B. — Le lieu de VOucheraye 
1540 (G 106, f. 377). — Loncherais (Gass.). — 
Ane. maison noble relevant de Bonillé-Téval. — - 
En est sieur Et. des Rues, écuyer, 1468, Guyenne 
Richardeau, veuve Vinc. Crespin, 1540, n. h. 
Jean Crespin 1575, Hippolyte Goupil 1620, Pierre 
Gordier, mari de Marie Goupil, 1678, Louis Re- 
coquille, maître chirurgien à Châteaugontier , 
1729, fils de Perrine Goupil (E 189, 190) ; •« 
vill., c°« de Vivy, 



OUD 



-^ 40 — 



ODR 



IhiclMnde (U PeUle-). cl., c«« de Saint- 
Martin-dU'B. 

Oveherto (la Grande, la Petite-), f et ham., 
€■• d'Tzemay. 

Oveliea (les), f., c»« de Brion. — En est 
sifar Alexandre de Cbôrité 1621; «» ff.. e»* de 
la oreille. 

Ovehette (1'), cl.. c"« de Cfefe. 

OnelMTerriére (!'). f*. c"«de SMfathun'n 

Ovdarderle CH. f*. e°* d'AIZonnes. 

Ovdée« cl., c>« de St-i{émi/-Za- V. 

OadlA (GuillaumeJ, prêtre, sacriste de N. D. 
do Ronceray d'Angers, est Tantenr d'un carienx 
recaeil on jonmal. qui contient le détail d'événe- 
ments compris entre les années 1447-1499, pour 
partie rédigé en Yersicnlets de 8 pieds. L'original 
trouTé en 159i chez Legonst. marchand. Ancrera. 
par Christ, de Sanzay. appartenait en 1710 à 
Laoier de Ste-Gemmes. Il en existe deux copies 
de cette date i la Bibl. d'Angers Mss. 858, d'aprèit 
lesquelles il a été publié dans U Revue cP An- 
jou. 1857. p. 1 et 129; 1858. p. 65. 

OadlB pierre), fondeur de cloches, natif de 
Reims, épouse i Angers Renée Béritault (31 jaillet 
1628); -» (Oudart), fondeur, f le 11 avril 1611. 

Oad«a (H. — Olidus fluvius 10S8 (Gartul. 
du Ronc, Rot. 1, ch. 1). — Uldonum {Revue 
de VAnj., 1852, t. II. p. 80). — Rivière, qui 
naît i la Gravelle près Loiron (Mayenne), pénètre 
en Maine-et-Loire par le N. de la c^* de Châte- 
lais, an confluent môme de THyére. coule du N. 
an S., reçoit sur la droite le ruiss. de TAchéron, 
s'incline vers S.-E. et reprend sa course vers S. 
par larges soubresauts sinueux en plein rocher, 
jusqu'à Segré. reçoit à droite le ruiss. de la Queille, 
à gauche celui de la Grée, pénètie sur Ny oiseau. 
reçoit i droite l'Araize et le Hisengraiii. traverse 
la ville de Segré. reçoit à droite la Verzée et se 
dirige presque en droite ligne vers l'E , entre la 
Chapelle et Lou vaines, — où elle reçoit à gauche 
la Sazée, — continue entre Andigné et St-Martin- 
do-B., — puis incline vers S.-E., à travers le Lion- 
d'Angers, le long de rives aplanies surtout vers N., 
jusqu'à la Mayenne, en Grez-Nouville. au lieu dit 
le Bec-jl'Oudon. à 82 kil. de sa source, — navi- 
gable depuis le MouUn-sous-le-Tour, à Segré. 
sar nne longueur de 18,911 met., large en 
moyenne do 30 à 40 met. 

Trois barrages y existent, dont deux franchi» 
au moyen d'écluses à sas. le troisième, d'une 
porte-marinière; — et en amont de Segré. sept 
moulins. — L'écluse de Mingué, la de-nière à 
exécuter, a été terminée en 1869, et un pertuis 
en maçonnerie a remplacé depuis la porte- ma- 
rinière. 

Le débit de 396 met. par seconde aux grandes 
eaux, avec une pente de 0",25 par kilomètre, est 
insafflsAnt à l'étiage pour élever l'eau à la hau- 
teur des barrages, que les plus grandes eaux dé- 
passent de 2 mètres. 

Le halage a lien sut le sol naturel el n'est 
accessible qu'aux piétons. — Le pont du Lion- 
d'Angers, sur la route nationale d'Angers à Laval, 
principal obstacle de la navigation, n'ayant 
qo'aoe baotear sons clé de 3 met. 53 an-dessns 



des eaux ordinaires, doit être prochainemen 
remplacé par an tablier métallique. — Les tra- 
vaux d'entretien s'exécutent an moyen d'an bail 
adjugé pour cinq années. 

Un décret du 9 février 1867 fixe les droits d« 
navigation an môme tarif que sur le Loir, soit 
par kil. et par tonne, fr. 02 pour les marchan- 
dises de !'• classe. fr. 01 pour celles de 2*. — 
On a compté, en 1868, 851 bateaux, transportant 
28,856 tonnes dont 15.449 sur 416 bateaux à la 
remonte d'Angers à Segré. qui dure deux jours 
et apporte des engrais, des matériaux de cons- 
truction, les fers du Berry. les houilles, les vins. 

— La descente ne prend qu'un jour et rapporta 
les bois de chauffage et de charpente, les fers, 
les ardoises, les cidres, les céréales, les farines, 
les châtaignes. 

Oadry pTouBsaint-NicolaBj, né à Saumor 
le 15 mai 1747, docteur-médecin avec titre de 
médecin ordinaire des troupes du roi et de mé- 
decin ordinaire de Monsieur, mari de Louise-Ma- 
deleine Bar jolie, 1787. était en 1793 médecin de 
l'hôpital militaire de Sanmar et fut arrêté comme 
suspect le 3 octobre an II. Membre du Conseil 
municipal en Tan XIII, il y meurt le !« dé- 
cembre 18âi6. 

Ow«ra (1'). — V. V Argent. 

Op^imle (l'). bam.. c"* de St-Augustin- 
des- Bois. 

Oalle, ham.. c« de ViZZenégue. — Cfausum 
de Ourle 1293 (G 7, f. 35). — Olla 1336 
(G Cures). — La rivière, la chaussée, la 
métairie d'Aoulle 1500 (G 216). — La met 
d'Oulle 1528, 1606 (Ib.). — Ouilli 1690 (Et.-C. 
Ste-Gemmes-s.-L.). — Le fief d^Ousle alias le 
fief de Chaloché 1717 (G 247). — Quelle 
(Gass.). — Houle (C. C). — L« domaine ap- 
partenait en 1528 à n. h. Guill. Morice, écuyer, à 
n. h. Samuel Deshommes en 1606, qui le vendit 
à Jean Chailtand; — an. h. Franc. Dnpont de 
Yernusson en 1690. 

ONinIcre. — V. AuZnîère. 

Oamlére (l'), f., c** de Contt^n^. 

OninoU (V). — Y. VHumois. 

Onrcelllére (f), ham., c*« de Faye. — 
Lousseliere (Cass.). — Ane. fief et seigneurie 
avec mo° noble à partir du xvii* s., relevant de 
Thouarcé. — En est sieur Franc, de Villeneuve 
1470, 1486. Franc. Rigaultl521. Laurent de Le«- 
peronniôre 1573. mari de Hélène Rigault.^ Jacq. 
Bidault, par acquêt Ju 4 août 1593,— Nie. Herbe- 
reau. par acquêt du 15 janvier 1614, — Charles 
Herbereau, écuyer, 1764, messire Dominique- 
Alexandre de Jodonnet 1786, 1789. 

Onriaie (la Basse, la Haute), ff., c"« de 
Chazé'Henri. 

Oiiniier(r), f., c"« do St-Augustin-desD. 

— Loumier (Cass.). — VOrinière (Et.-M). 
Oanais(r), f.,c"«de Grugé, h l'extrémité 

S. d'un bois taillis qui couvre vers N.-O. le viU. 
de St- Gilles et faisait autrefois partie de la forêt 
de Lourzais, aujourd'hui absolument séparée par 
de profonds défrichements — Loreziacus 1180 
drca (1»' Cartul. Si-Serge. fol. 196). — Loreze- 
ium 1094 (Pr. de Poaancé). ~ Locuê qui di- 



ouv 



— 41 — 



OVE 



ettur Lorezeis 1181 1184 (D. Hoass., 1977). — 
Nemora de Lorzeisxni* s. (Arch. de la Sarthe). 
— Le boia taillU de Loursaiê alias de St- 
Gilles contenait 120 journaux en 1788. — C'est 
dans les landes voisines, qui le relient an Bourg- 
aax-Xonnains, paroisse de Renazô, que se voyaient 
encore i cette époque les ruines du château, centre 
d'une importante chàtellenie, la terre, fief et sei- 
gneurie de L,. (G 106, f. 27), dont relevaient les 
paroisses de RenazA et de St-^villes. Elle appar- 
tenait en 1540 à Jacq. d'Angennes, au xvii«- 
XTiii" s. à la famille d'Andigné, et fut vendue le 
8 octobre 1767 par René-Louis-Gabriel d'Andigné 
des Ecotais à Louis-Henri de la Forât d'ArmaiUé. 

Oosliiiére (V), ham., c*'* de Morannes, 

Ossserle (!'), ham., c"* de Gêné. — La 
Housserie (Cass. et El.-M.). — L'Ourserie 
alias la Lousserie 1527. 

Onsslére (!'). f-. c»« de St-Martin-de-lorP, 

Oatln (Pierre), dessinateur, Angers. 1779, 
sans doote â la manufacture de Danton. 

Ontliiaie (!'), cl., c»» de la Perrière, 

Oadaiére (1'). f. et m**", c°« de St-Martin^ 
du-F. — Vulgairement la Grippe, —Le proprié 
taire. Pierre Chevalier, y fît planter et bénir le 
1 avril 1788, près le moulin, sur le chemin de 
St-Georges aux Hautaineries, limite des paroisses 
de St-Georges el du Petit-Paris, une croix de 
bois, qui a été renouvelée le mercredi des Roga- 
Uons 1867. 

Oatliiiéres (les), ham., c^* de Pruillé. 

Ontre (l*), cl., c°e de Bégrolles, domaine des 
d'.iDdigné, vendu nat^ le 21 fructidor an IV; «» 
cl, c"« de Chaudron; — f. , c"* de la Potherie. 

OoTmle (0, ham., c"® de Loire. 

Oviranl (Jean- Pierre), né à Beauvau le 
29 aTTÎl 1786, reça doctear-médecin en la faculté 
de Paris le 30 mai 1811, se fixa d'abord à Cha- 
lona»-siir-Loire, o6 il succédait comme médecin 
cantonal des épidémies â Rousseau, V. ce nom, 
par arrêté du 31 mars 1812. Etabli bientôt à 
Angers, il fut appelé à professer la physiologie 
à l'Ecole de médecine. Son discours d'ouverture, 
prononcé le 12 avril 1818, est imprimé et a pour 
tilre : Discours historique sur la Physiologie 
(PiTîe, 1818, in 8<> de 48 p.) avec cette épigraphe : 

< Uq homme ne doit rien croire sans de bonnes 
« raisons. » — Chirurgien distingué et d'une rare 
habileté de main, il excellait surtout par un talent 
sapérieor de parole, une véritable éloquence qu'il 
araiieuplus d'une fois l'occasion de faire ap- 
plaudir dans les chaires même de Paris. Il fut des 
premien plus tard à recommander à Angers, à titre 
tout an moins d'essai, la méthode homœopathiqne 
« comme une hante question d'étude et de science, 

< lonmise à la double épreuve du raisonnement 
• et de l'expérience », ainsi qu'il s'en explique 
dans une polémique publique au Journal de 
Maine-et-Loire (8 19 février 1834). — Il dé- 
laissa de bonne heure l'enseignement et môme ta 
pratique pour se retirer à Beauvau, en son do- 
maine de la Souchardière, où il est mort le 
30 avril 1866. — H était maire de la commune 
depais le 20 août 1848. — On a encore de lui : Ré- 
Pexi<ms de médecine pratique sur différents 



cas de maladie (Paris, iD-4«, 1811, de 43 p.)» 
thèse de doctorat ; — Éloge funèbre de Jean^ 
François Mirault (Pavie, Angers, s. d. [1814], 
in-8<> de 15 p.), non prononcé ; — Méditations 
sur la chirurgie pratique ou Exposé d'Ob'* 
servations cliniques, destinées à faire con^ 
naitre quelques faits nouveaux et à fixer 
particulièrement l'attention des hommes de 
Vart sur 'quelques points de pathologie ex- 
terne, de médecine légale et d'orthopédie 
(Pavie, Angers, et Paris, Baillère, 1828, in-8° de 
2 T. 5/6) ; — Rapport au Comité de salubrité 
sur cette question : Çonvient-il de substituer 
aux eaux de puits de cette ville une con- 
duite d'eau de rivièret (Angers, Lesourd, 
1835, in-8<» de 20 p.) ; — Paroles prononcées 
au nom de l'Ecole de médecine sur la tombe 
de F. -Cl. Gamier (Angers, Vict. Pavie, in-8» 
de 10 p.) ; — Notice sur le village de Beau* 
vau (dans les Mém, de la Soc. d*Agr., Se. et 
Arts d'Angers, 2« série, t. V, et tirage à part 
de 21 p. in-8«») ; — Notice sur les hommes il- 
lustres du nom de Beauvau (dans les mêmes 
Mémoires, t. VI, et tirage à part de 20 p.); -~ 
Notice sur le Dolmen de Molières, 1856, — 
Sur une Crypte découverte à Richebourg, 
dans les Mém. de la Soc. Acad., t. V; — et 
un Catéchisme d'Agriculture, resté manuscrit. 

— Son portrait, peint par Grimaud, de Paris, en 
costume de Faculté, est conservé à la Souchar- 
dière. 

Oavrardlére (!'), f., c**' de Botz; » ham., 
c"» de Brain-sur-Long , ; •- f., c"* de la Cha» 
pelle-St-F. ; — f., c"« de Durtal ; — f., c»« de 
Marans ; «• f., c"« de la Tessoualle ; » cl., 
c°« de Tiercé. •— En est sieur Philippe de la 
Lande, chevalier, 1762. 

OaTrie d»), f., c"« é'Ecouflant. — L'Oury 
(C. C). — Domaine de l'abb. du Perray, venda 
nat* le 7 avril 1791. 

Onvrlniére (!'), f., c»« de St-Florent-le-V, 

— L*herbergement de Louvrynère 1425 (Si- 
FI . , A 1 ). —Ane. m^^ noble, avec étang, dont est sieur 
n. h. Jean Gasselin, sieur des Haies, 1425, René 
Lebeneux 1506, Guy Tindo 1515, Louis Bonciron 
1534, Anne Bonciron 1623, Math, de Jarzé 1632, 
Jacquine Gireul 1711, Ch. -Jean-Maurice Bernard 
1760. mari do Catherine Guérin de la Piverdière ; 
-« f., c»* de Segré. — Louvrigné (Cass.). — 
L'Auvrinière (Et.-M.)., dans la paroisse de St- 
Aubin-du-Pavoil. — Ane. fief et seigneurie avec 
logis noble, en partie encore du xvi« s., autrefois 
fortifié avec douves. — En est sieur Jean Mor- 
dret, écnyer, mari de Marguerite de Poncé, 1467 
(E 4141), René Hordret 1540 (C 105, f. 32), n. h. 
Jean Pillegaut 1641, Franc. Pillegaut, greffier en 
chef de la Sénéchaussée d'Angers, 1680. 1684, 
Antoine P. 1686, François P., lieutenant général 
criminel au Présidial de Châteaugontier, f le 
6 décembre 1726. 

OnTrlonnlére (1'), ham., c*** de Marcé] — 
domaine acquis en 1737 par les religieux du 
Verger. 

Ovent (!'), usine, c°* de Fontevraud, sur une 
dérivation do la fontaine St-Robert, ^ ancien 



PAG 



— 42 — 



PAl 



domaine des Fontévristes, venda nal^ le 7 mars 
1791. — V. V Auvent. 

Oysonvllle {André-CharleB-Théodore Do- 
PONT-D*AuBE?oiE. comto, puis marqois d'), fils 
de Heaii-Charles Dupont-d'Aubevoyo, comte d'O. 
et de Marie-Louise-Françoise Dupoat-d'Aob., né 
au château de TAuberdière en Bocé le 8 mai 
1784» débuta comme aspirant de marine en 1802, 
et était capitaine de frégate dès 1815,* capitaine 
de vaisseau en 1822. Membre de la Commission 
des travaux de la marine, on lui attribue géné- 
ralement la rédaction des ordonnances de 1827 



et des règlements d'armement de 1S32, qui oot 
si profondément amélioré ce service. G*est sou 
ses ordres que le prince de Joinville eut Tbon- 
neur de faire sa première campaj^e et son ap* 
prentissage de la marine. Son frère, Marie- 
Thomas-Eugène, marquis d*0., était chevalitt 
de la Légion d'honneur et chef d'escadron a 
27 ans, quand il donna sa démission en ISJO 
pour se retirer au château de Launay. Y. ci- 
dessus, t. II, p. 85 et 463. — Les armes de U 
famille portent d'argent à deux chevrons dt 
gueules. 



Paeaadlère (la), vill., c™« des Verchers, — 
Ane. fief et seigneurie dont est sieur, par sa mère 
Anne Ménart, Jacq. Gurie, prévôt provincial des 
maréchaux, 1598, Franc. Bienvenu 1645, n. h. 
Charles B. 1700, sa veuve Anne Picot 1721, Henri- 
Armand Jarret 1776. — Une métairie en est ven- 
due nat' le 27 thermidor an IV sur Colbert de 
Haulévrier. 

IPmeé. — V. Tournebelle, 

IPmetimm. — V. Parce (Th. de). 

Paffetaie (la), f., c°* de la Comuaille. 

Paffonrerles (les), vill., c»* de Morannes. 

Paganes (les), f., c»« de Cholet, à 3,400 met. 
de la ville, sur la route d'Angers, sur l'emplace- 
ment de vastes landes, aujourd'hui défrichées, 
couvertes, il y a un siècle, d'eau et de joncs, entou- 
rées de haies épaisses et où fut livrée la bataille 
du 14 mars 1793; — donne quelquefois son nom 
au ruiss. de la Cossonniëre. 

Pai^ot (le), î,, c*>« de Méon, 

Pa^r^oterle (la), f., c»« de St-Hilaire-du- 
Bois, incendiée pendant la guerre et vendae nal^ 
le 12 frimaire an VI sur L.-G. Glasson. 

Pafperie (la), f., c^* de Brissarthe; •-* f , 
c»« de Cantcna i/-£p.; — • cl., c"« de Cherré-, 
— f., c°* de Clefs; — donne son nom au ruiss., 
qui natt près le Bois-Commeau, coule du S. au 
N., reçoit à gauche la Fontaine-de-Bouchillon, 
passe à l'O. de Chalou, de la Pagerie, sous le 
chemin de Durtal, en y animant le m'^ de 
Boursoreille, longe le bourg à TE., y animant 
un moulin au Bas-Bourg, passe sous la route na- 
tionale, en inclinant vers N.-O., reçoit le petit 
ruiss. des Loges et par une courbe prolongée pé- 
nètre dans le département de ta Sarthe, après 
7 kil. 1/2 de cours en Maine-et-L. — On lui donne 
aussi les noms de Chalou, du Gué-de-la-Pagerie 
ou des Loges, à partir de ces localités; — f., c**« 
de Genncs. — Ane. maison noble dont le do- 
maine est transformé en pépinière. — Tout près, 
vers N.-O., se trouve sous un noyer un beau 
dolmen de dix pierres, dont 2 en côté vers S. de 
5 met. de largeur sur 2 met. 40, et de 2 met. 60 
sur 2 met. ; — 2 vers N. de 4 met. sur 1 met. 90, 
la seconde écrasée par l'effondrement du toit dont 
le bloc unique, en forme de pentagone de 8 met. 
sur 5 met. 80 dans ses dimensions extrêmes, 
porte vers N. sur le sol et vers TE. sur 2 longues 



pierres transversales, formant autrefois vestibule. 

— au fond, une pierre de 5 met. 40 sur 2 met. 10; 
■- ham., c»* de St'Germain-lès-Montf., aveo 
2 m'°' à vent; « ham,, c"«» de Lire; — il»' 
Grande, la Petite-), ff., c»« Je Marans. ^ Lu 
Pégerie (Cass.), 

Pa^^eiies (les), f , c»« de Marcé. 

Pagaerle (la), f., c»* de Cléré. 

Papote (la), f., c"« de Neuvy. 

Palllardiëre (la), f., c»« du Bourg-dlri, 
« f., c°e de Chazé'S.'A.; — f., c" du Guédé- 
niau. — La Palandrie (Vent. N.). — Domaine 
de Tabb. du Louroux, vendu nat^ le 25 mars 1791. 

Paillé (le Grand, le Petit-), ff., c"« de 
Nueil, anc. dépendance de Montchenin. 

Palllerie (la), ham., c»" du Fief-Sauvin, 

— vendu nat' sur de Bougé le 17 floréal an VI; 

— donne son nom à un ruiss. dont la source est 
voisine, qui coule do l'O. à l'E., passe à la ferme 
de la Tbrrouère, et se jetle dans l'Evre entre le 
Camp dit de César et le moulin de Beausoleil, 
grossi à gauche du ruiss. de la Porcheticre, à dr. 
de celui de TEchasserie; —2,400 met. de cours; 
= ham., c°« de Geste. — En est sieur Mario 
Laboureau, mari de Françoise de Charmois, 
1631 ; — donne son nom au ruiss. qui naît sur 1& 
c»« de Villedieu, à l'étang du Chône-Courbé, coui« 
de l'E. à rO., passe entre les Charprais et U 
Paillerie et se jette dans la Sanguèze, au-dessooi 
du Quarteron; — 3,600 met. de cours ; -» f.. f" 
de la Salle- Aubry, vendue nal* sur de RoDçê 
le 7 floréal an VI; « (la Petite-), f., c« du 
Fief'Saumn. 

Pallie teau, f., c°« d'Epieds. 

Paillette (la), haro., C^* de Sarrigné, 

Palmparé, c»« de St-Lambert-du-Lat. - 
Ancien moulin sur l'Uirome, 1429, 1581. appart. 
au prieuré ; — s'y jette dans l'Uirome un rui*- 
selet né à quelques mètres de U, sous la route 
des Sables. 

Palmpont, ham., c»« de Trélazé et sur la c*' 
de St-Barthélemy. — Plaimpont 1533 (H.-D 
E 53), XVIII* s. (RecS G St-Maurice). — Le do- 
maine portait primitivement le nom de Bon- 
cormier, qu'il laissa à une dépendance de Tire- 
poche, quand il prit celui de l'abbaye bretonne de 
Paimpont. diocèse de St-Malo. à qui il futdonaé 
au XIV* s. L'abbaye de Poutron se le fit adjag«r 



PAI 



— 43 — 



PAL 



par décret jndiei&ire en mai 15^4 peur l'acquit 
des arrérages d'an cens de 20 8. t. qui Ini était 
dû, et Tarrenta en 1609 à Christ. Ogier. pénitencier 
de St-Maurice. Il appartenait en 1692 à Et. Her- 
reaa. sienr de Romaigne» mari de Marie Gher- 
bonncan. — Dès les premières années do xvi* s. 
on y voit une perrière d'arioise, qni était arrcntée 
à Jacq. de la Motte. — N. h. Michel de la M., son 
fils ^ns doDte, en céda le tiers en 1534 à Bap- 
tiste Nerfron. Gnillaame Kichard l'exploitait en 
1576; sa veuve, la dame Guyonneao, en 1584. — 
Les boorriers se vidaient dans les vieux fonds 
de Boacomu, V. ce nom, moyennant 20 liv. de 
rente payées à THÔtel-Dieu d'Angers. — Elle 
était DOD— seulement abandonnée mais noyée de- 
pals longtemps en 1652. 
Pmîm (le). — V. le Pin. 
Paiii*à-l'Eaii (le;, cl.. c"« de Charcé. 
PaiD-Bénl (le), partie du bourg de Cossé. 
- Le Pin Béni (Cass,); — ., c" de St- 
Jean-des-M. — Le lieu appelé P, B. 1679 
(G 196), sur le chemin de Biissac. 

PaiB«Coart (le), f., c°« de la Chapelle-St- 
Fl - Pine-Court (Cad.); — cl.. c»« du Fui- 
let; — f., c"* de Lire. 

Paln-de-Chévre (le Grand, le Petit-), ff., c»« 
dfi Bécon. 

ftAmemu (Etienne -Mathurin), dit le Père 
la Ruine, né à Maulévridr en 1760, grenadier 
royal do Poitou le 1*^ janvier 1780, libéré avec 
coDgé absolu le 15 décembre 1786, réengagé dans 
le ré|iment d'Armagnac en 1787 à titre de recru- 
tear. suivit dès les premiers jours de la Vendée 
La Rochejacquelein comme tambour-major et prit 
pari à tons les combats. Blessé à l'épaule gauche 
à Chalonnes en 1793, au bas- ventre en 1795 à 
Cholet, la caisse traversée en 1799 à Yzernay, il 
ne rentra qu'en 1802. — Il rapportait au pays 
UDe certaine quantité de louis d'or pris aux Bleus 
et qu'il faisait sonner volontiers. En un jour de 
galté, il lai passa fantaisie d'en servir une omelette 
à ses amis, mais il eut bien soin, comme il di- 
sait, K de leur en faire rendre les os ». — Il re- 
prit ses galons en 1814 et fut incorporé en 1815 
comme sergent dans la légion départementale des 
Deox Sèvres jusqu'à janvier 1816. En 1831 la pen- 
sion de 60 fr., qu'il touchait depuis 1814, fut 
portée à 300 fr. Il était alors dans l'indigence et 
presqae privé de la vue. Il mourut en septembre 
1830. — Aucun nom dans la Vendée n'était resté 
réellefflent plus populaire que le sien. Sa taillo 
de géant, sa prestance martiale, son costume 
brillant, son haut chapeau bordé d'or, surmonté 
d'un panache blanc, ses cheveux poudrés à blanc 
et ramassés dans une bourse, surtout ses énormes 
favoris, qui tombaient en longues tresses sur sa 
poitrine et qu'il laissait flotter épars le 21 jan- 
vier en signe de deuil, lui donnaient un air so- 
lennel et faisaient de sa venue en ville un évé- 
nement. Il a son couplet dans la fameuse chan- 
son vendéenne du chevalier de Lostange : 

Noire beau tambour-major 
Du Dieu Mars avait le port. 
Auaai fcnne qu'un canon. 
Père la Ruine est son nom..*. 



et David d'Angers a fait le voyage exprès de Cho* 
let pour dessiner son portrait de face et de profil. 
Mémoirêt Mm. de Boutilller de Saint-André père, t. II, 
p. 133-136 et de VA\À Boutillier. t. II, p. 45-47. — Sapi- 
naud. Voyage en Vendée^ p. 235. 

JPtflialèra (la). — V. la Pannïere. 

Pain-Perdn (le), cl.. c»« Je Charcé \ =■ c»« 
de Chaudefonds. — Vigne à Pain Perdu 
1495 (E 624). — La fontaine 1501, la rue de 
P. P. 1610 (E 652); «= C»» de Joué. — Le lieu 
appelle Pain Perdu 1378, — les fiefz appel- 
iez Pain Perdu 1516 (Chap. St-Maurice, Joué, 
t I. f. 93), réuni à la terre de Joué par retrait 
féolal du 27 mars 1517. 

Palalne (la), faubourg de la ville du Puy- 
N.-D.t avec m*" à vent. — En est sieur Guill. 
Quétineau, porte-épée de parement de l'écurie du 
roi. 1607, — h. h. Gourdault 1702. — 11 y fut 
béni, le 16 mars 1703 une chapelle sous l'invoca- 
tion de N.-D.-de-la-Délivrance; — vill., c»» de 
St-Cyr-en-B. ; — canton, c»« de Souzé, ter- 
miné à l'E. par un vieux chemin qui forme 
limite entre Souzay et Parnay et pins loin entre 
Parnay et Ghampigné. 

Palaines (les), f.. c"* de Chanteloup. 

Palaire (la), f , c"* ^^ Yzernay. 

Palais (le), f., c"« de Parcé\ — (le Petit*), 
cl., c"« de Vemantea. 

Palatrle (la), f., c°« de Si-Germain-deB P. ; 

— domaine de l'abb. de Sl-Georges-s.-L., vendu 
nal^ le 2 février 1791. 

Palatriére (la), f., c»« de St-Aubin-de-L. 

Palayé, f., c" de St-Georges-du-B . — 
Palée 1480 (E 553). — Palagé (Et.-M.). — 
Palagué (G. G.). — Palaya 1562, Paillaié 
1564. Palaigné 1724, Pallayé 1750 (Et.-C.). — 
Ane. domaine avec m»" de mettre, entouré au 
xv« s. de fossés, appert, à la fin du xvi« s. à 
n. h. Jean Floriot, en 1629 à h. h. Bon Richar- 
deau, en 1724-1734 à n. h. Gabriel Poilpré, mari 
de Renée Rousseau ; — relevait de Boiscler et fut 
réuni à la Roche-Abilen. 

JPalée. — V. Pallet et Palayé. 

JPale«tf«« — V. Pont-Palais. 

Palis (le), f., c»« de Mazé, près le bourg, anc, 
domaine des Hospitalières de Beanfort. vendu 
nat* le 26 avril 1791 ; — f.. c»« de Mûrs; — 
f.. c»» de Ste-Christine; — f., c»« de Ville- 
hernier. — Anc. fief et seigneurie acquis en 1452 
d'Aimery de Souvigné par René d'Anjou et réuni 
à la terre et seigneurie de Launay il en fit ré- 
parer en 1459 le manoir qui tombait en ruines; 

— (le Grand, le Petit-), c"« de Nueil (Gass.). 

— Anc. châtellenie réunie à Vaille Rochereau. 

— En est sieur n. h. Charles de Ghérité 1641. 
Palis (les), mon, eue (Je Beaufort —Anc. fief 

acquis en 1390 de Jean Bessonnière, procureur, 
par Jean Mégret. — En est sieur en 1465 Am- 
broise de Pontlevoy, à qui Jeanne de Laval per- 
mit le 19 mars 1469 d'élever un colombier sur le 
portail et qui réunit le fief à la Blinière. Il 
comprenait une grande partie de la ville. La 
chapelle de St-JuUen, qui en dépendait, se des- 
servait à la Blinière. — Vendu nat^ le 15 frimaire 
an m sur Dnbreoil du Bost de Gargilesse, le 



PAN 



— U — 



PAN 



domaine a été divisé en 1841 ; *« f., C** de Che- 
viré'le-R. ; «■ c»* de Mélay, closeries en dehors 
des fossés et dans la dépendance de l'ancien châ- 
teau de Bonzillé, vendues nat^ le 17 floréal an VI. 

PaileC, f. et m'*' sur le Gonesnon, c^* du 
Vieil'Baugé. — Palae 1150-1168 (1*' Cari, 
de Sl-Serge, p 94). — Paie (Cass ). — Le fief 
et seigneurie de Pallée 1539 (C 105, f 13) 
relevait à trois fois el hommages de Villeguer, de 
Goutrolles et de la Tour. — En est sieur en 1539 
Jean Gourreau, marchand; «- (le Petit-), f., c''* 
du Vieil'Baugé. 

Palilère (la), cl., c»* de Comhrée. 

Palla, f., cB« de Clefa, appart. en 1675 à 
Marie Denais, veuve Ant. Havard, et dépendait 
plus tard du temporel de l'école de Clefs vendu 
Dat^ le 16 messidor an IV. 

Pallnan, ham., c"« de Chemillé. — Terra 
que dicitur Palluel 1030 circa (Gartal. de Che- 
millé, p. 34). — Donne son nom au ruiss. dont 
la source est voisine, qui coule de l'O. à TE. et 
se jette dans la rivière de TAubance, sous le 
moulin de Régnier, grossi à droite du ruiss. des 
Bâtes ; •• ham. , c"» de Méron. — Avec deux 
m'"' à vent qui au W s. étaient bannaux pour 
la paroisse; = vill., c"* de St-Mathurin. 

PalluaiuK (les), ham , c°" de Soulaire-et-B. 
— En est sieur N. Leroyer 1690. 

Pallasson (René), docteur-médecin, reçu en 
la Faculté d'Angers, le 8 mars 1557. Il servait à 
titre de « médecin ordinaire » Tévôque Bouvery 
qui lui légua 40 écus, « parce qu'il a esté fort eu- 
« rieux de moy » dit-il dans son testament, 1572. 

Palaay Je), f., c^* de la Tessoualle. 

PalBa7-de*la>Gantrèche (le), f., c"^ de 
Tout'leMonde. 

Paind (la), ham., c°* d'Angers, au sortir du 
pont Brionneau. — Le chêne de la Palu, abatin 
dès avant la Révolution, était célèbre dans le pays 
Tout compagnon ouvrier du fer ou du bois, char- 
pentier, charron, menuisier, y devait, au sortir 
de la ville, planter un clou. Le tronc énorme en 
était tout piqueté à la hauteur de plus de 10 pieds. 

Palue (la), f.c" de Beaucouzé; —cl., c"« 
du Pleasia-Gramm., appart. en 1649 à J. Chan- 
telou, grefiier en chef de l'Election. Jean-Jacques 
Ghantelou de Portebise la vendit en 1701 aux 
Cordeliers d'Angers, sur qui elle fut vendue nat^ 
le 8 février 1791. 

Paiassiére (la Basse, la Haute), ff., c"* de 
Jallaia, de la paroisse de N.-D.-des-Mauges; «> 
(la Grande, la Petite-), ff.. c»« de St-Lézin. — 
La Pallucère li76 (Cartul. de Chemillé, ch. 56). 

Paiufisléres (les), ham., c°* de Durtal. 

Pancelliére (la), f., c"du Vieil-Baugé.— On 
y remarque 4 pierres brutes d'un met. 40 environ 
de haut, formant un parallélogramme à 2 met de 
distance dans la longueur, sur l^^.SO de large ; plus 
loin, 5 pierres isolées, — débris d'un cromlech. 

Paneelot (Jean), architecte à Châtcauneof, 
ainsi que Guy Priet, y construit avec lui deux 
autels, ornés des figures de la Vierge et de Ste 
Catherine, dans l'église ht-André, 1755. 

Paneon, ham., c°« de St-Afacaire-du-B, 

PnsMlwel. — V. Haute-Folie, c*>« de Bécon, 



Panére (la), cl., c"« d'Aviré. 

Panier {le Petit-), cl., c"« d'Andard, aoc. 
domaine du Chapitre St-Maurille d'Angers, venda 
nat^ le 18 octobre 1791. 

Panlaioapy m'° à vent, c°« de Corzé. — 
Penlaloe 1482 (G Cures). — Penlaloue 161Î 
(C 191?). — Pantaloup (Cass.). — Peu-la- 
loup 1783 (Affiches). — Pan-la-loue (El.-M.\ 

— Closerie acquise de François Verdier, avo- 
cat, par Christ. Davy, marchand, lo 12 dé- 
cembre 1612. — On trouve dans une charte 
sur Sceaux et le Plessis-Macé 1082-1092 (2* Car- 
tul. St- Serge, p. 142) un Lamhertua de Pende 
latronem , dont ce moulin me semble avoir 
conservé le nom corrompu. 

Panne (la), cl., c»« de Lézigné; « cl., c" 
du Ménil. 
Panne (la), m9^ dans le bourg de Morannes. 

— La maison seigneuriale de la P. 1699. — 
La maison, cours, grange. Jardin, collom- 
hier et vivier en dépendant, avec le droit de 
billette accoutumé 1700 (G 147). — Ane. Ûef 
avec hôtel noble, dans la grande me, dont est 
sieur n. h. Bernard Dupont 1499, Roberde de 
Bouille, veuve de n. h. Ant. Erranlt, 1505, - 
mais à cette date le domaine ne paraît pas encore 
hébergé, tandis qu'un siècle plus tard il est dé- 
coré d'un hôtel seigneurial ; — Franc, de Tor- 
chard 1618, — Claude Babin, veuve de Séh. 
Frain, 1699, qui l'arrcnte par contrat du 22 dé- 
cembre 1700 à Michelle Gaignage, veuve en 1717 
de Jean Branchu, sergent royal. C'est vers cette 
époque que la maison fut transformée en hô- 
tellerie, qui porte encore l'enseigne de la TéU- 
Noire, sans avoir perdu son grand air. Elle com- 
prend un ensemble de constructions en forme 
de T, à traverses inégales reliées par un gros pa- 
villon carré, qui conserve ainsi qu'une des ailes, 
une haute lucarne de style Louis XIII, encadrée 
de deux pilastres avec architrave, frise, corniche, 
le couronnement en forme de fronton découpa 
avec mascaron au centre et tête grimaçante en 
amortissement, le reste dos bâtiments remania 
à diverses dates, — le tout attenant au logis de 
Grignon, V. ce mot, avec barrière sur la grande 
rue et portail sur le chemin extérieur. 

Pannerle (la), f., c"» de St-Lambert-du-L 
Pannes (les Grandes, les Petites-), ff., c"* 
ù* Angers N. — Le lieu et closerie de la P. 
alias Linières. — La Panne (V. Nat.). — 
Ane. domaine de l'Hôpital Général d'Angers, psr 
acquêt du 7 mai 1728 sur messire Joseph àe 
Chapdelaine, chevalier ; — vendu nat* le 5 prai- 
rial an III. 

Pannetler (Jacques - François) , né i 
Brissac. le 14 septembre 1814, reçu docteur- 
médecin en 1843 et établi à Brissac en 1851, 
y meurt le 7 septembre 1867. Il faisait partie 
du Conseil municipal depuis 1865. Par testa- 
ment olographe du 27 août 1867, il légaail 
sa fortune (140,000 f r ) à sa ville natale pour 
la fondation de l'hôpital qui porte aujourd'hoi 
son nom, « de préférence » pour les habitants 
de Brissac et de Quincé. Constituée par àè- 
cret du 28 décembre 1867, l'œuvre fonctionne 



PAN 



— 45 — 



PAN 



depuis 1869 et comprend 80 lits. Une des salles 
est décorée de peintures de la main môme da 
docteur, pas&ionné également pour la musique, 
dont il avait organisé en 1859 une société d'ama- 
teurs. — Le 5 décembre 1869 la population 
presqoe entière faisait cortège au buste de ce 
bienfaiteur populaire, exécuté avec le produit 
d'ane souscription, par le sculpteur Denecheau, 
et installé solennellement au milieu de son œuvre, 
accrue depuis par d'importantes donations. 

PaaneUéres (les), f., c°« de Noellei. ^ La 
Pommetière (Gass.). — £n est sieur Pierre 
Gobier 1645. 

PsBBiére (la), f., c<*« de Beausae. — Le 
lieu, domaine et seigneurie de la P, appart. 
en 1630 par succession de Renée de Rallay, à sa 
fiUe Perrioe du Cbène qui épousa en 1631 n. h. 
Alexandre de Chazé, sieur du Souchereau. — En 
est sieur n. b. Pierre Gourgeon 1679, — en 1786 
Pierre Gourgeon. chirurgien, au Ménil, et son 
frère Simon- René- Aubin Gourgeon, curé de la 
Chapelle-St- Florent, qui reçut le dernier soupir 
de Boochamps ; -=- f., c»« de Freigné. — La 
Paùnière (Cass. et Et. -M.). — En est sieur h. h. 
Nicolas Lirot 1714 ; «* chdl., c"* de Genneteil. 

— LaPeinière (Gass.).— La Pasnière (Et.-M.), 

— Construction moderne, avec cbapelle, jardins, 
avenaes, parc et belles dépendances; * f., c°* 
àe Parce; = f., c"» de SiXlément-dela-PL 

- La Pénière (Gass.). 

Panreaz, vill. , «•»« de Méron. — Panne- 
rolis{\<f. de) 1065-1080 (Cari. St- Aubin, f. 72). 

- Panreox 1267 (E 849). — Ane. terre dépen- 
dant de la Grésille, avec manoir noble dont est 
seigneur Jean de Gbourses 1390, 1410, mari de 
Jeanne de la Haie, Jean Pichault 1433, An- 
toine Torpin de Grissé 1454, Charles de San- 
ay, sur qui elle fut acquise vers 1640, par le 
barun de Montreail-Dellay. Jean de Chourses y 
a>ait fondé le 6 novembre 1403 en « son bostel » 
une cbapeUenie de St-Sauveur, desservie à basse 
▼ou de irois messes par semaine par un religieux 
de la Trinité de Mauléoo. ~ La petite chapelle, 
transfurmée en prieuré simple, fut rainée en 1568 
pv l'armée protestante installée à Montreuil- 
BtUay. Sans toit ui portes ni autel, elle restait 
ioienliie par l'évèqae de Poitiers, qui autorisa en 
Iti^ la translation du service dans l'église de Le- 
nay. La petite cloche, pendue dans la bretéche, 
fat donnée à St-Hilaire-le-Doyen. Le domaine du 
prieuré comprenait des vignes et une centaine de 
boiiselée^ de terre en labour — Prieurs : Ro- 
land de Lion, 1503. — Jean Tronion, 1584- 
1()95. — Jean Sauvage, 1599, — Jean Characé, 
1601. ~ Jean Romain, 1633. — François 
^main, sieur de la Galonniére, poursuivant 
d'armes de l'écurie du roi, contrôleur en TElec- 
Uon de Montrenil- Bellay , lt>39. 11 se démit 
en 1652 au profit de François Gannes ; — 
inaia la ducbeâse de Longueville, dame de Mon- 
treuil-B., usant de son droit, qu*nn arrêt con- 
firma, y nomma Pierre Aubert, bachelier de 
SoiboBoe, ion anmônier» 1653-1680; — Jean- 
Baptiste Fowrtau, docteur en théologie, 1680- 
IKM, acoljte dn «Uoe^se de Reims, <{ai rôsigoe 



le 23 novembre 1686. — Jean Poutas, docletif 
en droit et en théologie, sous-pénitencier de 
N.-D. de Paris et vicaire de Ste-Geneviève, 1687, 
1702. — Pierre Richard, 1711-1740. — René- 
Michel Crozé de Lavau de Clein, écuyer, cha- 
noine de Montreuil-B., mai 1742, f lo 6 janvier 
1769. — Joseph de Comillon de St-Verge, 
7 janvier 1769. installé le 12. — Jean-Joseph 
Gain, 1780-1782. 

L'abbaye St-Aubin y possédait depuis 1677 une 
métairie dans le village, dite des Boudons on 
de Panreux. 

C'est dans la plaine voisine, à un quart de 
lieue de là, qu'eut lieu en 1527 — et non en 1524, 
comme il est dit d'après Roger, — un terrible 
combat entre les bandes d'aventuriers, comman- 
dées par un nommé Gommarque, qui pillaient 
l'Anjou, et les écoliers d'Angers, volontaires et 
paysans, réunis à leur poursuite. Les aventuriers 
firent tète et y défirent les communes « avec une 
K grande boucherie. » — « J'ai été curieux, dit 
« Roger, d'aller sur les lieux où a été donné ce 
c combat, et Ton m'a montré les apparences et 
« signes des charniers et fosses où f uren t enterrés les 
<c corps de ceux qui furent tués en cette déroute. » 

Le village donne son nom à un miss, qui a 
pour affluents les Vieilles-Oies et le Montannier ; 

— 4,350 met. de cours. 

Arch. de M.-et-L. H Abbaye de Mauléon , — et Série E 
Moatreuil-B. — Arch. mun. B8 18, f. 131. —Roger, Hùt, 
d'Anjou, p 'ô9è. 

Pmnron, f., c»« de Rochefort-s^-L. 

Pantlére (la), f., c»« d'An^fers N.-O. — 
Arpentum Rélion 1337 (G 341). — VApentia 
Relion 1387 (Mss. 917, f. 652). — La terre et 
seigneurie de VAppentis Relion 1430-1460 
(D. Bet.). " Le lieu de VArpentilz Relion au- 
trement la Pantière Léon 1539 ^C 106, f. 153). 

— Le lieu, hébergement, portai, maisons, 
court, pressoir de la Pantière Léon 1586 
(Titres Guillory). — En est sieur Jean Guinemar 
autrement dit Milhommes 1387, n. h. Jean de 
Piédouault 1434, Jean de Vendôme 1462, Pierre 
Gbalopin, licencié ôs-lois, 1539, Simon de Ghivré 
par acquêt le 3 février 1580 de Bertrand Gba- 
lopin, Jacq. Ernault de la Daumerie, par acquêt 
du 18 février 1581, sous la réserve du droit de 
réméré, qui fut exercé le 6 septembre 1582 par 
Jacques Chalopin, pour revendre sans doute ; — 
n. h. François de la Goussaye, par acquêt da 
7 juin 1586 sur Marie Bouyer, veuve André Jons- 
seaume. En 1603, sa veuve. Sainte Harangot, cédani 
aux sollicitations des habitants d'Angers, en passa 
marché par acte du 19 mai avec le gouverneur 
Puicharic, le maire et les délégués du Conseil do 
ville, qni y établirent, pour le traitement des pes- 
tiférés dont la ville était encombrée, un Sanitat 
ou hôpital destiné exclusivement aux malades de 
la ville et des faubourgs. — Les services y furent 
installés le 4 juillet. Le même jour était livré 
achevé un canal navigable de 15 pieds de large, 
construit à travers les prairies, aux Irais de 
l'échevin Saguyer, pour abréger les transports. 
Un cimetière y fut établi et enclos. — La maison 
ne fttt ferinôe qae le 20 février 1604 el dat 9f 



PAP 



— 46 — 



PAP 



rouvrir successivement pendant trois ans 1605- 
1607, de nouveau en 1626. Les deux chirurgiens 
Lagarde et Poignand y moururent, ainsi que six 
pères RécoUets. Les docteurs médecins traitaient 
de loin et n'y abordaient pas. On n'enterrait plus 
les morts qu'on abandonnait aux chiens et aux 
loups. 1063 personnes décédèrent ainsi au Sanitat, 
qui ne fut fermé déQnitivement qu'en octobre 1627. 
—V. mon Hist. de VHôteUDieu d'Angers, p. 56. 

— Le domaine, devenu inutile, fut sans doute re- 
vendu. — Le lieu de la Petite- Pan tière apparte- 
nait encore en 1620 aux héritiers de la Coussaie 
de qui l'acquit Pierre Bourdais de la Martiniëre. 

— Les doux domaines réunis, je croii;, sont ad- 
venus à Claude-Noël Maussion du Joncheray, 
mari de Eolalie-Varice de Juigné, et furent ven- 
dus par lui le 15 juillet 1793 à François Bellan- 
ger, dont la famille les possède encore. 

PanUére (la), f., c'« de Cheviré-le-R.; ~ 
f., c"^ de Jarzé, vendue nat^ sur Louise Fon- 
taine, veuve Morant, le 9 thermidor an II; «» f., 
c»* de Longue; — f., c"« de Maztères; — f., 
e"* de Segré ; — donne son nom à un ruiss. né 
sur la t^ de Ny oiseau et qui s'y jette dans l'Ou- 
don à 1 ,600 met. de sa source. 

Pantin (Jean-René), fils de Denis P. et 
J.-Cath. Chartier, docteur- médecin, reçu en la 
Faculté d'Angers le 27 février 1772, Agé alors de 
27 ans ; — marié le 20 novembre 1774 à Clande- 
Renée Bouet du HarJas. Il prêta le serment 
civique le 27 avril 1791 . 

Pnntonniére (la), f., c"« de St-Martin-du- 
Bois, — La Patonnière (Et.-M.). 

Pann (le), f., c"* de bt- Barthélémy. 

PannniAre (la Basse, la Haute-), ham. et 
Yill , c»« de la Tour-Landry. 

Papandlére (la), ham., c°« du Longeron; 

— donne son nom à un ruiss. qui natl entre le 
ham. de ce nom et celui de la Richardiére, et se 
jette dans le ruiss. des Vionnières, i 1 kil. 

PnpegAnlt (le), f., c°* de la Possonnière, 
domaine de l'abb. de St-Georges-sur-Loire, rendu 
nat< le 3 novembre 1791. 

PapeInliAre (la), f.. c»» de Grez-Neumlle. 

Papennndlére (la), f , c"« du Puiset-Doré. 

Paperle (la), ham.. c»« de St-BarthéUmy . — 
Ane. ardoisière exploitée dès le ivi*s. et en pleine 
activité en 1607, abandonnée depuis sans doute et 
à nouveau reprise, comme toutes les carrières dans 
ces temps d'enfance de Tin dus trie. — Les princi- 
paux intéressés en 1717 se trouvaient Benoist et 
Gontard. En 1738 elle était aux mains d'une as- 
sociation d'ouvriers qui, manquant de fonds et de 
bonne harmonie, la cédèrent à des actionnaires, 
parmi lesquels Vincent Benoist, Leroyer de Chan- 
tepie, Boguais, Gilly, Riche, Paviot. Goulard, Le- 
breton, Saulnier. Conformément au droit nou- 
veau, consacré par l'arrôt récent de 1740, charte 
constitutive des carrières, ceux-ci commencèrent 
par acquérir bon gré mal gré le terrain et ses alen- 
tours. Un premier arrêt du 1*' mai 1741 maintint 
leur droit d'expropriation contre toute résistance ; 
un second du 29 septembre 1747 assura le succès de 
l'entreprise qui en 1750 passait pour la meilleure du 
fêj$ i OAii d^ji l« peu d« loUditd du roo menaçait 



d'éboulements. Elle se maintint pourtant et oees- 
pait encore 150 ouvriers en 1792, davantage encore 
en 1812, seule alors, avec la Brémandière, qoi don- 
nât des bénéfices; — 124 ouvriers en 1817. — Le 
6 décembre 1823 la masse entière du rocher. 
100 pieds de long sur 60 d'épaisseur, s'affaissa, 
empoitant dans sa chute deux machines d'uM 
valeur d'environ 25 à 30,000 francs; une secondé 
chute le 17 février 1826 combla le fond sans res- 
source. Immédiatement on prépara un fond ooo- 
veau avec le peu d'ouvriers qu'on put retenir; 
mais la pierre, bonne encore, quoique déjà yn 
multipliante, s'y trouva mêlée d'une roche étru- 
gère, occasionnant des déblais considérables ; et 
l'entourage des nombreux fonds abandonnés et ren- 
plis d'eau limitait d'ailleurs tout avenir. — Oo dV 
vait atteint que 8 foncées en 1829. ~ Le 28 ao4t 
1846 un premier éboulement considérable, maiseo 
partie de bonne pierre, demanda 6 mois de dé- 
blais; un nouveau mais moindre se produisit le 
9 octobre 1849. Le travail, délaissé en 1852, fol 
repris sur une d^couverture nouvelle par décla- 
ration du 19 novembre 1853, et en mai 1861 dm 
carrière souterraine s'est établie à côté de l'ei- 
ploitatiou à ciel ouvert, aujourd'hui de 30 fonccts. 
— Une seconde galerie est préparée. 

Papian de la Venrie {Anéelme-Fran- 
çoiS'Reni), fils de François-Claude P. et de 
Marthe Maugars, né à Angers le 6 juillet 1770. 
capitaine de la garde nationale on 1790, sobsu- 
tut de l'agent de la commune, officier munici- 
pal, puis adjoint successivement, depuis le 5 mes 
sidor an Vill, des maires Farran, Joûbert-Boo- 
naire et Boreau de la Besnardière, fut nommé maire 
par décret du 25 mars 1813 et installé le 2 mai. 
Maintenu par la Restauration et nommé cheva- 
lier de la Légion d'honneur le 3 janvier 1815, il 
conserva ses fonctions pendant les Cent-Joors, 
approuva le pacte des fédérés et eut à faire face, 
dans le trouble et l'exaspération qui suivirent lei 
désastres publics, à tous les dangers et à tooles 
les misères de l'occupation prussienne (4 aoAl 
1815). Il les domina par son saogfroid et sa fer- 
meté conciliante. C'est pendant l'occupatiofl 
même qu'il fut élu député. La veille de son dé- 
part pour Paris (17 septembre) le Conseil moni* 
cipal, reconnaissant de tant d'années de services 
publics, lui vola une épée d'honneur qui lui fol 
présentée le 12 septembre 1816. — Réélu le mots 
suivant, il échoua aux élections de 1820.— Il ren- 
tra dès lors dans la retraite et est mort à Angers 
le 20 avril 1856. âgé de 85 ans. — Veuf en pre- 
mières noces de Perrine-Hath. Lecomte, il s'était 
remarié le 29 août 1801 avec Aimée Gandin du 
Plessis. — C'est à son père, — et non à lui, comme 
on l'indique,— qu'est due une brochure ayant pour 
titre : Plan d^ administration rurale ou obser* 
vattons sur V agriculture et les moyens Ut 
plus propres d'améliorer les terres, par M. Pfl* 
pio-Verreri père, cultivateur, à Angers (An- 
gers, Imprim. nat., an VI, in-8«). 

Arch. de M.-et-L. — Bévue d'Anjou, 18SA, 1. 1, p. 37i 
-Maine-et'loire dn 19 septembre i815,*M«iMt-Pilhij, 
Bibliogr. /Lçron,, p. SOI. 

riiplii«4erto (la), f., c»* df VilUviiut, - 



PAP 



— 47 — 



PAP 



aotrement la PetHe-Oublairie, — vendue nat* 
sarles Capacins d'Angers le 16 février 1791. 

PapUlaie (la), ham , c»* d'Angers 0., avec 
IQO- b. — Papirius 759 (Cartul. de St- Aubin, 
/. 3). — Manerium de Papilleya 1280 (Mé- 
nage, Vit. jErod., p. 241). —MonacW de Pa- 
piilleia 1385 (H.-D. B 45, f. 41). — La PapeU 
/feli94 (H.-D. 119, f. 41;. — La prononciation, 
Papiaie, Papier^ correspond exactement à la tra- 
dacUoa de la forme primitive du nom, sans que 
rien en justiGe le sens. — C'était une des villas 
dont Pépin avait doté Tabbaye St -Aubin d'Angers 
et que loi confirma Gharlemagne. Les religieux pa- 
raissent l'avoir aliénée longtemps avant le xiii* s. 

— Herbert Lanier et Alice, sa femme, y possé- 
daient un manoir, auprès duquel ils édifièrent 
en 1380 un oiatoire avec logis pour 3, puis pour 
4 chanoines réguliers de Notre-Dame de la Réale, 
ordre de St- Augustin. L'évêque d'Angers, Nicolas 
Gellent, en était abbé et les y constitua en titre 
de prieuré régulier. — On trouve comme prieurs : 
Etienne, 1294. — Naudin-Coinde, 1348. — 
Pliil. Pinlot, 1365. — Jean Gratien, 1391. — 
01. de Pennart, V. ce nom, 1455. — Pierre 
Dubois, 1518. — Laurent Hervé, licencié en 
droit, inquisiteur général de la Cour ecclésias- 
tique d'Angers, 1557, 1560. — Noël Daron. 1584. 

— Jean Coquebert, 1676. — Nie. Préfol, 1687. 

— Charles Halus, 1698. — On voyait jusqu'à la 
Révolution la Combe des deux fondateurs avec 
leurs statues couchées en cuivre, une double épi- 
taphe en vers latins et des vitraux à leurs 
armes : à* azur au sautoir formé de carreaux 
(Tôt, cantonné de 4 laniers éployés de même; 
—près de Tautel aussi, une autre tombe de Raoul 
Btoodei, neveu da fondateur, dont j'ignorais la 
proTeoaDce, quand je l'ai décrite à l'article de la 
Haie en Landemont, où elle est actuellement re- 
cneillie, V. t. II, p 452, col. 1. — VEglise 
(35 met. sur 8), autrefois décorée de peintures, 
avec carrelage fleurdelisé, possédait une très- 
belle statue de Vierge en marbre xiii* s. et une 
verrière représentani la Vie de Notre-Dame. On 
7 amenait spécialement les enfants pour les gué- 
rir du mal de la peur. — Mais dès les premières 
vméis du xviii* s. l'habitation abandonnée 
tombait en ruine, comme le chœur même de 
fégli^e. Elle servait pourtant encore eu Tan V au 
culte catholique, par une tolérance de la muni- 
cipalité d'Angers, — quoiqu'on la prétende incen- 
diée en 1793. — Délaissée depuis, les derniers 
vestiges en ont disparu en 1859. — Vers nord y 
atteoait au chevet un petit cloître et subsiste en- 
core aoe chapelle carrée, dédiée à St Etienne, la 
toàta eo style Plaotagenet, portée sur 8 penden- 
tifs xiii« 8.; — plus loin la ferme, du xvi* s., les 
restes du portail et un bel enclos de verdure. 

Arch. de M.h^-L. E 231. — Ht». 617. p. 325 ; 777 ; 936, 
p. iiO.-^Pém de U Tuil., Descript, d'Angers, oouv. édlt., 
f. VU. ~ GrandAt, JV.-/>. Angnine, Un. 6S0, f. 183. — 
M«flafe, VU.yerod., p. U\,^Jiêpert. archéoU, «860* 
P- 3W. - Roger, p. 274. 

Paplllale (la), f., c»« d'Angers E., près la 

route de Sl-Barlhélemy, ane. domaine du prieuré 

d« U PapilUie, daos le fiel de l'HOtel-Dieu d'An- 



PaplllAle (la Petite-), f . c"* d'Angers. 

Paplllerie (la Grande-), f., c"* de la Pot 
temnière\ — anc. maison noble qui conserve 
encore une croisée du xv* s. ; — elle relevait du 
Grand-Montrevault. — En est dame Anne du 
Cazeau 1582; « (la Petite-), f., c«« de laPoite- 
mnikre. 

Papillon, vignoble renommé, c°« de Saven-- 
nières, — Le clos nom.m>é le Champ de Pay- 
riere alias diet Papillon 1563. ^ Appartenait 
en 1689 aux Jacobins d'Angers et était dès lors 
planté en vignes. 

Papln (Loute-GiciZZaume), fils d'un bou- 
langer, né à Baugé le 13 février 1773, terminait 
en 1791 d'excellentes études au Collège de la 
Flèche et dès 1792 présidait à Angers le club de 
l'Ouest. Il écrit le 25 novembre aux Affiches 
pour abjurer le nom de Louis et prendre celui 
d'« un homme dont les vertus privées et pn- 
« bliques » étaient l'objet de son admiration, c le 
c tendre, l'éloquent Cérutti >. Après trois cam- 
pagnes en qualité de capitaine quartier-mattre 
dans la Vendée, il fut désigné par le Départe- 
ment dans les derniers jours de 1794, pour suivre 
les cours de l'Ecole Normale de Paris, et en 
revint pour être nommé le 1*' rentôse an IV pro- 
fesseur d'histoire à l'Ecole Centrale d'Angers. 
Son Discours d^ouverture a été conservé ma- 
nuscrit. On peut lire imprimé celui qu'il prononça 
le 10 prairial an IV, à la fête de l'Agriculture (An- 
gers, an IV, in-8o de 28 p.), où respire un sentiment 
sincère de philosophie et de patriotisme en dehors 
des banalités du temps. Son nom tout d'un coup écla- 
ta par le succès d'enthousiasme qu'obtint au théâtre 
un petit drame, aujourd'hui d'effet bien banal et d'é- 
loquence tout emphatique, mais qui dans le temps 
devait facilement surexciter les applaudissements. 
Les Détenus au Calvaire d* Angers ou la 
générosité récompensée par Vamour, drame 
en deux actes, en prose (Angers, Mame frères, 
an V, in-8<> de 64 p.). — La scène se passe 
« dans la cour du Calvaire d'Angers, le lende- 
« main d'une fusillade» et s'ouvre en pleine émo- 
tion : « On entend, derrière le théâtre, le tam- 
c bonr de la garde montante, puis une voix qui 
« crie : Peloton, halte , front, à droite ali* 
c gnement »... — et l'auteur ose mettre aux 
prises, devant un publie enfiévré de ressenti- 
ments vengeurs, les victimes de la veille, les 
vaincus du jour, toutes les passions vivantes sous 
des masques transparents dont le publie évoquait 
bruyamment les noms. Après les ardeurs de la réae« 
tion thermidorienne épuisées, l'auteur se trouva en 
butte au contre -coup de l'opinion dominante et fat 
destitué le 24 vendémiaire an VI. Grille a mis 
sous son nom vers ce temps-là et publié nno 
lettre à Château, où il lui fait décrire sa vie facile, 
tout occupée de madrigaux ou de chansons. On 
a conservé môme des petits vers à une Emi- 
lie, d'autres à la Liberté, le Rive amoureux, des 
imitations d'Horace, des couplets pour l'ouver- 
ture en l'an VII du Lycée dramatique à Angers. 
Après avoir quelques mois occupé la chaire de 
législation politique à l'Ecole centrale de la Gor« 
rèie, il revint en Anjou et fut attacha dà« Tan VII| 



t>At> 



— 48 — 



PAO 



éomiilé secrétaire particalier an préfet Desilles, 
puis en Tan X nommé chef de la première di • 
vision de la Préfecture. Mais dès l'an X[ il pre- 
nait avec Delaroche, professeur de rhétorique an 
Collège de la Flèche, la direction du pensionnat 
de Saumnr, érigé cette année môme en Ecole 
secondaire par arrêté du 13 frimaire, — et an- 
nonçait son établissement nouveau dans un long 
et curieux Prospectus (Angers, Marne, in-**» de 
15 p,). . Mis à Taise par son riche mariage 
avec la veuve de l'architecte Miet, il quitta 
son pensionnat en 1804 pour s'établir à Terre- 
fort, fut nommé maire de la commune de Saint- 
Hilaire-Saint-Florent le 23 brumaire an XIV 
(14 novembre 1805), se démit en 1810 pour 
accepter la chaire de rhétorique au Ck^Uége de 
Saumur, fut appelé le 23 janvier 1818 à celle 
de philosophie au f<ycée d'Angers, qu'après quel- 
ques hésitations il refusa, pour se réfugier à Sau- 
mur, où il avait été élu conseiller municipal (30 dé- 
cembre 1814), dans une retraite paisible, entouré de 
fleurs et d'oiseaux, en relations d'amitié constante 
avec les deux Bodin, et de temps en temps avec la 
presse libérale parisienne. — Il y mourut le 10 oc- 
tobre 1843, depuis longtemps privé de la vue, 
puis de l'ouïe, même do la parole, léguant tons 
les précieux manuscrits qu'il avait hérités de son 
ami, l'abbé Rangeard, à Toussaint Grille, avec 
ses propres manuscrits. La meilleure part de ses 
livres, advenue à son neveu Guill. Papin, maire 
de Baugé, a péri dans un incendie. 

Arch. de H.-eUL. Série L. — A/^oA^f, DOlammentdu 
85 novembre 1793. — Grille, Bric-à-Brae, t. 1, p. 40 et 
pièces inédites sur la guerre civile, p. 3 — Blordier, An- 
gers et le Département 1 1. II. p. 108. 

Papin {Nicolas), docteur- médecin, protes- 
tant, à Saumnr, 1648, 1653, mari de Marie Le 
Roy. 

Paplaerle (la), f.» c** de la Jumellière. 

PMplBiére (la), f., c"« de Bouzillé; ^ f., t^* 
de Cherré. — La Lapinière (Et. -M.).— En est 
sieur Pierre Lemothenx 1634, 1661, Jean L., mari 
d'Angélique Desnos, 1713; « f., c"* de ChoUt; 
«i f., c"* du Lton-cf il. ; — f. , c»* de la Pomme- 
raie. — En est sieur n. h. René Errault 1534 ; -» 
ham., c»« du Puiset-D. ; — f,. c»« de St-jLau- 
rent-dU'M, ~ Ane. maison nobir dont est sieur 
Mathnrin Gabory 1486. Elle dépendait au xviii* s. 
de la terre de la Houssaie et fut vendue na^ sur 
Gonrreau le 8 vendémiaire an V ; — ham., c"« 
de Tilliers. — Les lieux, métairie et borde- 
rie des Grands et Petits P. relevaient de la 
Tivinière et appart. à haute et puissante dame 
Marie Papin, qui les vendit le 31 décembre 1631 
à Julien Bouteiller et Marie Laboureau. En est 
sieur en 1692 n. et discret Charles Bail lif, prêtre, 
plus tard curé de ChAteauneuf. Ils furent acquis 
le 22 janvier 1714 sur n. h. Robert Baillif par le 
Chapitre de St-Maurille d'Angers, — et appart. 
aux Hospices d'Angers qui les ont fait mettre en 
vente en 1874 ; •» ham., c"« de Torfou. ^ Ane. 
mes ooble dont est sieur Pierre de la Haie, 
écuyer, 1672, Claude-Augustin de Trehand 1740; 
-» sa fllle épouse le 2 janvier 1747 Gh. -Louis 
£habot; «• f., c"< d'Y^emay. 



PaplBière (la Basse, la Haute), ff., c"' de 
Mazières. — On dit simplement dans l'usage 
populaire : la Haute, — la Basse; -* f., c"* 
de la Pommeraie, — Ne formaient en 1539 
qu'un stenl bordago appart. à René Erreau, écuyer. 

Papioterle (la), cl., c°* de Jarzé. 

t^apiw^ium. - V. la Papillaie. 

PapoUére (la), f., c"« de Cholet\ — f.. c»« 
de Coron, incendiée pendant la guerre et vendue 
nat' sur Uurauld de Vibraye le 16 fructidor 
an IV; « f., c°« de St-Philbert-du-P . — En e>t 
sieur César Testault 1694. — Vendue nat^ le 
28 vendémiaire an IV sur Joseph-Marte Cuissard 
de Mareil. 

Paqaellerie (la), ham., c"* de Bauné. 

Paqaerale (la), f., c"« d'Angne; — f., c»« 
d'AuiW, à M. Godard-Faultrier ; « f., c»* de 
JBrain-s.-Z'A.; — ancien logis noble avec cha- 
pelle, aujourd'hui rasé, sauf la ferme; — cl., c** 
de Marigné-, »■ m»» b., dans le bourg de fa 
Possonniére; — f., c"« de Vern, — La mai- 
son, cour, jardin, vergers, bois, garennes, 
met. et domaine de la P. 1539 (C 106, f. 62\ 
— Ane. maison noble entourée jusqu'à ces der- 
niers temps d'une large enceinte de douves vives. 
Elle appart. à n. h. Pierre Liboreau, chevalier de 
l'Ordre. 1539. 1582. qui la relevait de Précor à 
une p-iire d'éperons blancs avec 27 s. 6 d. de 
rente et 40 boisseaux d'avoine; — en dernier 
lien à la famille de Villegontier, puis à M. de Mar- 
gadel, qui en a laissé l'usufruit à sa veuve et la 
propriété à la commune pour la fondation d'un 
hôpital; -= (la Petite-), — ham., c"»« de Vern. 

PaqnereUe (la), cl., C** de St-Lambert' 
la-Potherie, 

Paqoerie (la), cl., c»« à'Auverse; — f.,c»« 
de Chanzeaux ; — ham., c°* de Cheffes ; » 
f., c»« de Cossé; — cl., c»« de Durtal; ^ f , 
c»« de Durtal, vendue nai* sur M«* de Sou- 
celles le 17 messidor an IV ; -■ f., c"*de Grez- 
Neuville; -« f.. c»« de la Jumellière; — h., 
c»* de la Lande-Chasle ; — f., c"« dn Lou- 
rouX'Uéc, appartenant en 1580 i Nie. de la 
Marqueraie, en 1744 à d"* Franc. Denais des 
Fontenelles, acquise par échange de M. Gérard le 
11 mars 1780 par le Chapitre de St-Mauriee 
d'Angers et vendu nai* le 9 février 1791. -^ Le 
fermier Louis Foucault y lut assassiné le 7 oc- 
tobre 1794 par les Chouans ; — ham.. c"« de 
Pellouailles ; — domaine de l'abbaye du Per- 
ray, vendue nat^ le 8 février 1791 ; •» f., c"« de 
St'Lézin; « f., €»• de St-Pierre-Maul. ; — 
(la Basse, la Haute-), ff., c°« du Tremblay. 

Paqnerles ^les), f., c"« de Jarzé; -■ f., 
c°« de Ste-Gemme8-8ur-J[i. , dans l'Ile-aoi* 
Chevaux. 

Pâqne8(les), m»», c««deSt-CAnstophe-îa-C. 

Paqaecterle (la), f,. c»« de la Chapelle-H. 

PAqaler (le), vigne, prés le bourg d'A {tonnes, 
où s'élevait, dit-on, la chapelle St-Jean -dn^Bois. 

PAqaler {Séraphin), né au Punt-de-Geone 
(Sarthe), le 28 septembre 1652, prit l'habit de St* 
François à Tours, le 29 janvier 166^. lut employé 
quelque tnmps à l'enseignement de la théologie, 
pois consacré aux missions, pois chargé pendaa| 



PAR 



-49- 



PAft 



IS ans de la direction des Hospitalières de Beau- 
fort et en dernier lien supérienr des Récoliets 
d'Angers, sans abandonner la prédication où sa 
répataiioo était grande; — f le 3 janvier 1710 aux 
RécoUals de Ghambiers prôs Dortal et inbomé 
dans la chapelle. 
No«e lbi.de M. Dfloab. 

Paradis (le), Till.^ c"* de Chantoceatix ; » 
d., c"* de Chaudefonds, — Une vigne au lieu 
appelé P. 1582 (E 6S5). — JLa closerie du P. 
sur le ciemin du cimetière 1690 (E 631) ; * 
café, c"« de ComilU ; « cl., c»« de Cuon ; — 
ff.| c^ de Gonnord; •» cl., c^* du Guédeniau; 
» f., e"« do MouliherTie; — f., c»» de la 
Pommeraie; « ham., c*^ de St-Sauveur-de- 
Land, ; » ham. et m*°, c"« de Vihiere ; «« ., 
c** de Seiches ; ■■ cL, c"* de Sermaiae; ■> vill., 
c*> de Thouarcé. —A côté, Gassini et le Cadastre 
ifldiqnenl le Purgatoire et l'Enfer, sur la rive 
(anche du Layon Ces trois noms ont fait place 
abaolnment aajonrd'bai à celui des Chasnièrea ; 
- m*", dans le bourg da Vieil-Baugé, appar- 
tenant à n. h. Charles Rousseau, puis à sa veuve, 
Anne-Marie Legaigaeux, 1719, puis à la cure, et 
vendue nat^ le S messidor an IV. 

Parafe^ famille de maîtres architectes. — 
{René,, mort à Durtal, le 31 aoAt 1653. — 
(François), d'Angers, mari de Jeanne Gnitet, 
1664. U fut chargé en 1682 de la décoration de 
lIM-de-ville, — en 1685 de la reconstruction 
complète des clottres et du couvent de St-Maur- 
sor-Loire. — Heurt à Angers le 11 octobre 1689, 
^ de 50 ans. » {François), fils du précédent, 
o< à Angers le 7 juillet 1665, f le 2 juin 1729. 

PUage {Frédéric), fils de Frédéric -Franc. P. 
et d'Adélaïde Guiilot, né à Ghampigné-sur-Sarthe 
le 23 joiUet 1818. marié à Angers le 18 juin 1R42 
avec Adélaïde Parran, docteur en droit, membre 
da Conseil municipal d'Angers de 1861 à 1870 et 
adjoint au maire depuis 1865, élu membre du 
Conseil générai le 19 juin 1864, vice-président, 
pois président de la Société loduslrielle, meurt 
i Angers le 30 mars 1874. Ami des arts et 
des artistes, musicien distingué, il tenait une 
place particulière dans la société angevine par 
soQ godt des élégances, uni à une bonne grâce 
entraînante , et figurait au premier rang de 
Bos agriculteurs par Texploitation de son do- 
nûne modèle de la Roche - d'Iré , qui lui va- 
lot, à l'exposition régionale de 1869, le prix de 
iBétayage. 

Bene ttAnjou, 1874, p. 388. — Journal de M.-et^L. 
«Il «Tril et 4 mai 1874.— ilJmâii. hUt, de 1875.— ifom- 
^télù mémoire de M. P,-F,, par M. Aog. Chenuau, 
àua k BuUet, de ia See. Induit, (2S atril 1874) et Orage 
ipvtdaTp.in^. 



(la), f., c"«de Chàtelais, 

(André'Pierre), est reçu 
docteur-médecin, Angers, le 26 septembre 1778. 
Vuttgelletle (la), f., c"* de Bouzillé, 
Panigève (la), f., c»* àe Bouillé-Ménard; 
- L, €•• du Pin; — (la Grande-)» ham., c»« 
^'Andrexé. — En défrichant vers 1830 le bois 
voisin, on découvrit sons las souches de quelques 
ttbrei des pavés alignés d'assez grande dimen- 
^1 restes de raacieooe voie de Nantes à Poi- 

m 



tiers, qui se retrouve au Quarteron. — M. Lebosof 
y a recueilli en 1869 une hache celtique en pierre. 

— Le domaine, dit aussi la Cour-de-U^'P,, était 
habité au xvii* s. par la famille Husteau, dont 
un des membres, Pierre E., né dans le logis, 
était en 1634 prieur de St-Paul en Gatjnes. — Son 
père Louis Husteau, fermier, l'avait acquise en 
1626, en société avec René Raimbault, du pro- 
priétaire, Arthur de la Cour, sieur de la Grise ; 

— (la Petite-), f., c»* d'Andrézé. — Ane. mai- 
son noble, hsLbitée au xvu* s. par la famille Hus- 
teau et advenue plus tard par alliance à la 
famille Las Cases, — aujourd'hui à la famille 
Doisy. 

Parandlére (la), f., c"« de la Chapelle- 
sur-O, — La Puraudière (Cass.). — La 
Péraudière (Et.-]I.). 

Paray» ham., c"* de Charcé, — Ane. fief et 
seigneurie avec maison noble et chapelle, appar- 
tenant au prieuré de Lesvière d'Angers et vendu 
nat* le 16 février 1791. — Le logis est formé da 
deux corps en équerre, avec une tourelle dans 
l'angle intérieur qui contient un large escalier 
de pierre. Dans la restauration récente on a em- 
ployé à la construction des murs les débris de 
statues dont on voit ressortir les moulures ; >« 
ham., c»* du Louroujs-Béc, — Paré (Et.-H.). 

Pstfe (le), f,, c"* de Brion. — Le lieu, do- 
maine et métairie du P. (Gensif de Brion). — 
Appartenait à la famille Jameron, 1575^ 1590; — 
f., cn« de Chanteussé\ — f., c"« de Cherré; 

— f , c»« de Cheviré-le-R. ; — f., c»* de Fou- 
gère; — vill., c»« do Freigné', — f., c»« de 
Jumelés ; « ham., c"« de St-Sauveur-de-L, 

— Boscus qui dieitur vulgariter Defensum 
1186 (Prieuré de Ghantoc , ch. or.). ^ Prend le 
nom de la forêt, réduite depuis 50 ans i 437 hect. 
sur les c°«' de Drain et de St-Sauveur-de-L. 
et qui autrefois s'étendait jusqu'à Hontfaucon, la 
partie même sur Drain (261 hect.) presque en- 
tièrement défrichée et bâtie de fermes neuves; 
-■ viU., c"« de Boulanger ; « c»* de Verrie, 
V. ce mot; — f., c°« de Villévéque-, — (le Bas, le 
Haut-), fil, c°* de la Tour-L., près le bourg. 

Pareév C9^ de Noyant (10 kil.), arr. de Baugé 
(25 kil.); — à 65 kil. d'Angers. — Parciacus 
1070 circa (Arch. d'Anj., II, 32). — Passiacus 
alias Parçay 1501 (G 17). — Parce sous 
Rillé 1623 (Et.-G. Sobs). — Parce sous Bour- 
gueil. Parce sous RilU 1685 (Pouillé Hss.). -- 
Parce sous RilU, Parsay 1783 (Pouillé). — 
Parsay xvii-xvin* s. (Et.-G.). — Parce 1789- 
1792 (Et.-G ). — Parçay xviii» (Cass.). — Parce 
dans les Ustes des maires, Parçay dans les 
listes des curés, 1802-1831 (Annuaires). —- Par* 
çay 1832-1876 (Ann. et Postes). ^ Dans un petit 
vallon, entre deux hauts plateaux boisés, — entre 
Breil (4 kil. 1/2), la Pèlerine (3 kiL) et Héon 
(9 kil. au N., Liuières (6 kil. 1/2), VernoU-le-F« 
(8 kil. 1/2) & l'O., Gouriéon (6 kil.) à l'O. et an 
S., le départ. d'indre-^et-Loire au S* et à l'E. 

Le chemin de grande communication de Bonr-^ 
gueil au Lude, greffé à gauche, tout près et au S4 
du bourg, du chemin de Gourléont s^ croisa dans 
le bourg avec le chemin de grande communicat» 

I 



PAU 



— 80 — 



PAR 



de Longaé à lUUé, qu'y rejoint à l'entrée vers N. 
le chemin de Noyant. 

Y naissent les miss, dn Pont-Hénard, de la 
Brégeonnière, de la Haraiserie, da Bignon-de- 
Vert, da Pont-Renand. 

En dépendent les vill. et ham. du Pin (48 m., 
150 bab.). de la Guignonnerie (8 mais., 24bab.), 
de la Friche et des Moulins (23 mais., 60 hab.), 
de la Bonlaie (12 mais., 28 bab.), des Goarossés 
(21 mais., 60 hab.), de la Frégeonnière (8 mais., 
30 hab.)t des Goissinières (22 mais., 60 bab.), des 
Grandos-Horaes (14 mais., 25 bab.), de la Dé- 
cosserie (7 mais., 31 hab.), da Mortier-Grand 
(12 mais., 45 hab.), da Bignon-de-Vert (17 mais., 
57 hab.), du Merdron (9 mais., 26 hab.), du Haut- 
Gné (9 mais., 29 hab.), le chat, de la Roche et 
ane soixantaine de fermes on groupes do deux ou 
trois maisons. 

Superficie : 2,786 hect. dont 200 hect. en 
bois, 1 hect. 55 dépendant de la forêt domaniale 
de Pont-Ménard, — 255 hect. en vignes, mais 
par rangées dans les champs et non en cultures 
distinctes. 

Population : S4t feux. 1,890 hab. en 1720- 
1726. — 5il feux, i,338 hab. en 1790. — i, 540 hab. 
en 1831. — i,434 hab. en 1841. — i,67î hab. en 
1851 . — i.^f 7 hab. en 1861 . — i ,6^3 hab. en 1866. 

— i,539 hab. en 1872, dont 360 au bourg 
(113 mais., 113 mén.). 

Foires le 2« samedi de janvier, les 19 mars, 
3 mai, 3* samedi d'août. 4« samedi d'octobre, 
plus importantes que celles du chef-lien de can- 
ton. — Marchés le lundi, par arrêté ministériel 
du 27 juillet 1840. 

Perception et Bureau de poste de Noyant. 

Mairie logée dans un rez-de-chaussée délabré. 

— Pensionnat ecclésiastique (Frères de St-Joseph 
du Mans) fondé en 1842-1843 par le curé Nail et 
son vicaire Richard. 

Ecole publique de filles (Soeurs de la Salle- 
de-Vibiers), installée en octobre 1865 dans une 
maison acquise par la commune. 

Lavoir public coavbrt, installé en 1854. 

L'Eglise, dédiée à St Martin de Vertou (suc- 
cursale, 5 nivôse an XllI), a été reconstruite — 
ainsi que le presbytère, — par adjudication du 
11 mars 1866 (arch. Bonnet, d'Angers), sur un 
terrain profondément fouillé de caves. A 100 met. 
vers N. et dans une orientation différente, s'élevait 
l'ancien édifice, arrasé seulement au niveau du 
sol. Les matériaux ont servi aux fondations nou- 
velles. — Le 14 mars 1862. à 7 heures 1/2 du 
soir, pendant une instruction religieuse, un coup 
de foudre en avait complètement emporté le 
clocher. 

Je ne sais rien absolument des origines de la 
paroisse ni du bourg, — qu'il faut se garder de con- 
fondre avec Parce près la Flèche, dépendance, 
comme Noyant, de St-Marlin de Tours. — Nulle 
trace antique. — Nul renseignement sur l'église, 
dont la présentation appartenait au seigneur laïc. 

Curés : Jean de la Rivière, Installé le 9 juin 
1591. — Franc, de la Croix, docteur en théo- 
logie, carme d'Angers, 1624. qui y meurt le 4 mai 
)6éO et 08t inhumé près le grand autel, Y. 9on 



article, t. I, p. 793, et y rectifier les erreor^. 
reproduites d'après tons les livres aogevios. 
qui le font notamment curé de Thouarcé. — 
André Molnyer, 1640, 1647. — Jacq. Hacquet, 
1652. novembre 1667. — Jean-Bapt. Simon, 
février 1668, f le 4 janvier 1689, Agé de 70 uis. 

— Charles Jousseaume, mars 1689. ^leV^ mars 
1697, âgé de 58 ans. — P... Rouillard, mars 
1697. mars 1713. — F. Sirotteau, avril 1713, 
t le 8 octobre 1715, Âgé de 32 ans. — M. Lizée, 
février 1716, en même temps prieor-earé de 
Gizeux et d'ordinaire remplacé par un desser- 
vant. — René Néron, février 1720, qni fait 
construire en 1723-1724 les trois autels — A 
partir de 1726, il signe prteur-curé. Le jonr d<* 
Toussaint 1729 il faillit être assassiné, sur le« 
marches du grand autel, d'an coup de baïonnette, 
que lui porta un nommé d'Aubigny. — Vellain, 
1748. -— Vellain, neveu du précéienl, 1755, — 
Vinc. Favre, 1781, novembre 1792. — Son 
vicaire Urb. Fournier fut déporté en Espagne. 

La paroisse faisait partie de la terre de Gizanx 

— et dépendait de l'Archiprêtré de Bourgueil, de 
l'Election de Baugé, du District, en 1788. dis 
Ghàteau-la-Yallière, en 1790 de Baugé. — Elle 
reçut une première visite des Ghoaans le 22 fruc- 
tidor an III, qui abattirent l'arbre de la liberté, 
brûlèrent les archives communales et emportèrent 
la caisse en donnant un reçu, signé Carletel. Ils 
tenaient encore le pays en l'an VIll. 

Maires : J. Tessier, 1792. — Urb. -Martin 
Sorin, 1*' messidor an YIII. — Séb. Coustca-d 
de Léchasserie, 2 janvier 1808, installé le 
31 mai, démissionnaire en jnin 1818. — Urb 
Renault, 14 septembre 1818. — Jean Tessier, 
23 septembre 1824, installé le 10 octobre, démis- 
sionnaire te 11 février 1831. — Abraham, 
2 mars 1831. — J. Tessier, 21 décembre 1833. 

— Alphonse-Maurice Poulain, 19 août 1848, dé- 
missionnaire. — J. Tessier, 27 avril 1851. démis- 
sionnaire en décembre 1851. — A. -M. Poulain, 
19 décembre 1851, non installé. — Rouannais, 
8 mai 1852. — J.-Franç. Royné-Brault, 16 juil- 
let 1852, installé le 25. — Juchault, 1869. en 
fonctions, 1876. 

Arch. de M.-et-L. G 198. — Arch. eominim. BL-C. — 
Pour les localités, voir, à leur article, Cintré, la Hoche, Um 
Coudrais, la Salle, etc. 

Parce, f., c"« de Lasse. — La terre, fief 
et seigneurie de Parcxay 1539 (C 105, f. 363). 
-^ Devait une maille de service pour le domaine 
au seigneur de Saint-Germain et la bouche et les 
mains aux seigneurs de Bordes et de la Flèche. 
-^ En est sieur Jean Bernard, élu et maître des 
Comptes d'Angers, 1482, Jean de Clers 1539. 

Pareé {Thomas de) — et non Pactius, 
comme l'appellent les auteurs modernes — est dé- 
signé dans les chroniques anciennes de son nom 
d'origine, de Paccio, que des textes, d'ailleurs 
défectueux, placent en Anjou aux environs de 
Gizeux et de Gontinvoir. C'est ce qui nous fait 
attribuer, sans autre raison, son origine à Parce. 
Il était notaire du comte Foulqnes, qui, partant 
pour Jérusalem, le gratifia d'une prébende an 
Chapitre de Loches; mai« il consanr» néaq* 



t>ÀH 



-81- 



PkH 



moins son service auprès de GeoffroMe-Bel, à 
la fois comme notaire et comme chapelain jas- 
({u'en 1138. C'est seolement à la mort da prince 
qu'il se retira à Loches dont il était devena 
doyen et dont il se raina à reconstruire Té- 
glise collégiale. Il y mourut le 27 avril 1168. 
11 est Taotear d'une seconde rédaction des Geata 
Consulum, où ses additions ne se bornent pas à 
des emprunts de Raoul Glaber et des légendaires, 
mais fournissent quelques indications précieuses, 
d'après ses souvenirs personnels, comme Tin- 
diqoe le moine Jean. Ce travail a dû être rédigé, 
aa calcul de M. Habille, vers 1160. On n'en con- 
naît qae des copies modernes dont la principale, 
provenant de Duchesne, est conservée dans les 
Mélanges Colbert, t. XLYI, f. 164-198. — 
L'oQTrage fait partie des Chroniques d^ Anjou 
pobliées par MM. Marcbegay et Mabille pour la 
Société de THistoire de France. Y. Vlntroduc- 
tion, par M. Mabille, p. xiv-xiv. 

PareelUale (la), mo» b., c^ de Lasse, avec 
domaiae en dépendant comprenant une réserve 
de 29 bect., et cinq fermes, ensemble 439 hect. 

Pwchers(les), f.,c°« de Montreuil-Belfroy, 
- U lieu des Parchez 1467, des P. autre' 
ment la Lande 1484 (G H95). — Les Perches 
1707 (G 904). —Appartint successivement à Math. 
avril 1601, puis à Gille le BUnc 1641, à Antoine 
Hodio 1651, et par acquêt à André Morin, de qui 
esi (endre en 1707 Claude Malgrape, chirurgien, 
d'Aller». 

Pmrc-Mat^Hwscum (le). — V. Martineau' 
CœuT'de-Roi. 

Pardaillaa d'Antln (Julie-Sophie-Gillette 
de), fille du duc d'Antin et de Gillette de Mont- 
Doreoey-Luxemboarg, née à Paris le 2 avril 
1724, fat élevée jusqu'à l'âge de 13 ans à Fonte- 
vraad et y revint prendre le voile le 1"^ jain 
1753, alors âgée de 29 ans. Chargée quelque 
temps de l'éducation d'une des Ailes de Louis XV, 
Sophie de France, puis nommée grande prieure, 
elle SQccéda le 14 mai 1765, à Tabbesse Marie- 
Louise de Thimbrune de Valence et prit posses- 
sion solennelle le 10 juillet. Elle partit ensuite 
pourétre consacrée dans la chapelle de St-Cyr 
devaat toute la cour et ne rentra à l'abbaye que 
le 3 septembre 1767, après deux années dis- 
traites en sollicitations pour le renouvellement, 
qu'elle obtint, des privilèges de l'ordre. La dé- 
cadeace y était complète, et la bonne grâce fa- 
cile de la nouvelle abbesse ne pouvait essayer 
<iue de vains conseils. Quand les vœux furent 
aoaalés par la loi, elle déclara y persister et vou- 
loir rester dans la maison. Son titre d'abbesse 
ropprimé, elle fut élue supérieure le 15 janvier 
171H par les religieuses (57 voix sur 68), et dé- 
clara accepter encore, aussi longtemps que le lui 
permettrait sa santé délabrée. Les mauvais jours 
venus, elle s'enfuit déguisée en paysanne (18 jan- 
vier 1793), gagna Angers, puis Paris, où, épuisée, 
iii^lsde, elle fut sans doute quelque temps 
reeaeUUe à rH6tel-Dieu* On y montrait encore 
ea 1804, au témoignage du docteur Gaulay. le lit 

où U légende la fait mourir. Mais une maison 

uûe et plus dif ne s'était ouverte pour elle, et 



c'est dans ce refuge qu'elle est morte le 90 dé- 
cembre 1797, âgée de 73 ans. -^ Son portrait, 
resté aux mains de M™* de Saint-Hubert, son an- 
cienne prieure, morte institutrice & Fontevraud, 
figurait à la vente de l'abbé Briffault (1867) et 
a été adjugé 20 francs. Elle y est représentée 
tenant un livre d'heures à ses armes. — M. Be* 
louin, à Angers, possède sa griffe en vermeil. 

Pardons {Pierre), architecte, à Brain-snr- 
Allonnes, fils d'un maître chirurgien, mari de 
Marguerite Charlier (17 juin 1737). 

Pardriolle (la), f., c°« de C/iaZonnes-svr-L. 

PareUlére (la), ham., c»« de Tiercé. 

Parenehéresi (les), f., c"« de la Chapelle- 
dU'Genêt. — Les Eparonchères (Gass.). 

Parenterie (la), cl., c°* de Beaupréau, au- 
jourd'hui détruite; •— f., c»« de Roche fort^s.-L. 

ParenClére (la), f., t^^ du May. 

ParenCrals» f., c°» de Fougère, 

Parcrie (la), cl., c»« du Vieil-Baugé, dé- 
pendance de la chapelle de la Gouberie, vendue 
nat^ le 16 septembre 1791 ; — f., c*"* de YilU- 
vêque. — En est sieur Franc. Landevy 1654. 

Parif^né* f., c°« de Lasse. — Ane. maison 
noble, appartenant du ziv* au xvi« s. à la famille 
de Geunes. — En est sieur Pierre de Gennes 
1563, n. h. Adam Deschamps par acquêt du 
29 août 1623, Mathurin de Cumont et Ambroisa 
de Fay, son beau-frère, qui la vendent en 1669 à 
Anne de la Barre, veuve de Louis fioisard ; — 
appartenait depuis le xviii* s. & TUôtel-Dieu de 
Baugé; — vill., c"« de Saulgé-VH. — Ane. fief 
et maison noble relevant de Sous-le-Puits de 
Gennes et pour partie des Brosses-Marquier. — 
En est sieur n. h. M* Jean Gadu 1539, Etienne 
Dumesnil, avocat, par acquêt sur Pierre de U 
Jaille le 16 janvier 1587 ; — f., c«« de St-Silvin^ 
anc. dépendance de la châtellenie de Pellouailles. 

Pari^néy ham., c°* du Votde. — Le fief et 
seigneurie, l'ostel de P. 1485 (E 1159). — 
Anc. fief et seigneurie relevant de Gonnord et du 
Petit-Riou, avec maison noble. — En est sieur 
René do Glermont Gallerande, vicomte du Grand- 
Montrevault, 1495, 1507, René fiitaultl538, 1545, 
Gabrielle Bitault 1574, Christophe de Pincé 1579, 
1584, sa veuve, Simonne Cheverue ou Gheve* 
reul, 1598, 1630, Pierre Audouin de la Blanchar- 
dière, par acquêt judiciaire en 1652 sur Franc, 
de Pincé. Anne Baudard, veuve de Pierre-André 
Audouin de la Bl., vendit la terre le 19 mai 1730 
â Bernard Avril de PigneroUes, chef de l'Aca- 
démie d'Angers. Elle était passée en 1782 aux hé- 
ritiers de sa veuve Jeanne Poupard. — • L'étang 
est depuis le xvii* s. converti en pré. 

Arch. de U.-et-L. G 106, f. 185; E 90», 1159. 

Parlonnerie (la), f., c"* de la Plaine» 
Paris (le Petit-), ham., c"* de Maxé. — Le 
lieu nommé Paris 1504 (E 1072). — La mois^ 
son,»,, appelée la Bouguerie autrement U 
Petit-Paris près le bourg 1728 (E 1116). — 
La maisons, jardins, terres labourables et 
af fiées de treilles et arbres fruitiers, situées 
dans les champs de Paris appellées la Bou* 
guene ou Petit-Paris 1751 (E 1123). 
Paris (le Petit-), ham., t^* d» St-Martin» 



PAR 



— 82 — 



PAR 



dU'Pouilloux. — PanxuB Parisius 1296 
(G 16^. — Ecclesia parochialis de Parvo 
ParUiuê 1467 (G 10). — Hathieo, fils de 
Giraad, partant pour la croisade, fonda dans 
sa terre de Belle-Noue une église paroissiale dont 
il donna le patronage aux évoques d'Angers, vers 
1146, da temps de Tévèque Ulger. Il y joignit le 
terrain d'an cimetière, en autorisant les habitants 
nouveaux & y installer leurs maisons. La forêt 
d'alentour, qui appartenait au comte, venait 
d'être défrichée, et tout un vaste pays se trou- 
vait en dehors de toute paroisse, comme il fut 
affirmé par le serment du donateur, qui lui créait 
ainsi un centre spirituel. Le successeur d'Ulger, 
Normand de Doué^ fit don de cette église nou- 
velle au Chapitre de St-Jean-Baptiste d'Angers 
(1151-1153). On ne voit pas à qfuelle époque pré- 
cise le nom primitif de Belle-Noue, resté au 
principal fief, se transforma pour la paroisse en 
celui du Petit-Paris, corruption, sans doute, de 
Petit-Parvis ou Paradis. — Elle s'étendait 
jusqu'à la rue môme du bourg de St-Martin, de- 
puis le moulin de l'Outinière, la Lamberdière, la 
Chênaie et peut -être le Frêne et comptait i03 feux, 
4i0 bab. en 1793. La seigneurie au xvii* s. dé- 
pendait du château de St-Jean-de-Linières. 

Le curé était à la présentation d'un chanoine et 
à la nomination du Chapitre de St-Jean-Baptiste. 

Curés : Nicolas Remercier, 1467. — Jean 
Binel, licencié es- lois, nommé le 7 mars 1468 

■• •• — Jean Bellangier , qui résigne en 

octobre 1468. — Jean Molinet, 22 octobre 1468. 

— JV...., évêque de Sidon, 1511. — Macé 
Marais, 1567. — Jean Paris, décembre 1579. 

— Pierre Manceau ou Le Manceau, 1594, f en 
1601. ~ Jean Goureau, 1603, 1606. — Pierre 
Fourmy, 1607. — ...• Aubry, qui résigne en 
1613. — Mathurin Massier, f en 1620. — Et. 
Joly, 1620, t en 1639. — Bigot, 1640. 1641. — 
Louis Boureau, janvier 1642. — André Gaul- 
tier, octobre 1650, f le 5 décembre 1655. — 
Jean Bruslé, quelque temps curé en même temps 
de Beaaeoozé, décembre 1655, aoAt 1659. — 
Nie. Poussier, août 1659, octobre 1663. — 
Bourbelin, installé le 25 juin 1664, f le 15 jan- 
vier 1667. — Jacq. Pocquet, février 1667, f le 
4 février 1679. — Paul Cardinau, nommé dès 
le 5 février 1679, installé le 19. — Jean Chau- 
don, décembre 1684, f le 3 janvier 1709, Âgé 
de 48 ans — B. Leroyer, juillet 1709, f le 
9 mars 1715, Agé de 42 ans. — Pierre Brunet, 
mai 1715, t A Angers le 21 mars 1742, âgé 
de 55 ans. — Mathurin Rompion, avril 1742, 
qui résigne au profit de son neveu. — Jean- 
Baptiste Rompion, décembre 1761. — Dans la 
nuit du 5 an 6 janvier son église est complètement 
dévalisée par des voleurs. — Il prête serment, 
•igné jusqu'en octobre 1792, — et y meurt le 
27 prairial an VU (15 juin 1799), âgé de 72 ans. 

On trouve en 1790-1792 Jean Martin, maire 
de la commune, Porcher, agent municipal en 
l'an VL — Mais dès l'an VIII la commune était 
réanie à Saint-Martin-dn-FoaiUonx et la paroisse 
même fat topprimée au Concordat. 

VBgliHf dédiée A Ste Madeleioei préMoUût 



une simple nef (12 met. sur 7) avec transept 
(13 met), sans chevet ni chœur. Elle n'a été dé- 
truite qu'en 1823 pour employer les niatériaox à la 
construction du bas-côté de l'église de St-Maitin- 
du-Fouilloux et de la sacristie. L'emplacenaenl en 
fut vendu pour la somme de 30 francs en 1825 
et a été converti en carrière. — Il ne resta 
d'autre souvenir vivant de la paroisse qu'une 
Assemblée. Elle se tient le 22 juillet au Bon- 
Coin, dont Thdte a acquis en 18^ l'ancien 
cimetière. 

Arch. de M.-el-L. G 10 et 644. - D. Hovss., XVI, 145. 
— Arch comm. BL-G. - Note Mm. de M. l'abbé AUand. 

Paris (le Petit-), ham., c»* de Tiercé i = 
h., c»« de Villemoisant;^y, le Chaumineau. 

Paris (Jean), lorrain, maître fondeur, passe 
marché en novembre 1625 avec le Chapitre de 
St-Jean-Baptiste d'Angers pour la grande cloche. 
II était sans doute»nouveau venu, car il ne pot 
trouver aucun répondant. — Il avait livré déjà 
pourtant en juillet celle de Brossay et pendaxit 
30 ans on le retrouve employé par tout l'Anjou 
avec son frère Erasme. ~ en 1626 à Sarrigoé, 
en 1648 à Candé, oA il monte son atelier dans la 
boucherie, en 1654 A Andigné, en 1659 A Aaverse. 

Pariserle (la Basse, la Hante-), ham., c"* de 
Vézins. 

Parisiére (la), f., c"«de Drain. 

Parisot {Jean), docteur-médecin, régent en 
l'Académie protestante de Saumnr, 1644, y 
meurt le 29 juillet 1657. 

Parmealer (le), ham., c"« de la Chaus- 
saire. — Terra de Pardineo, de Parmi- 
gnerio 1203-1208 (Cartul. Toussaint), domaine 
donné A l'abbaye de Toussaint d'Angers par 
Payen de Montrevault, en s'y faisant chanoioe. 

Parnay, canton Sud et arrond. de Sanmur 
(8 kil.); — A 56 kil. d'Angers. — Parenai 1060- 
1080 (Gart. St-Aubin, f. 72). — Ecclesia in ho- 
nore sanctt Pétri apud Petriniacum 1089 
(Ib., f. 78). — Parrenai 1100 (Pr. de Ghampigoé, 
Dom., f. 11). — Pamaium 1219 (Fontev., Dam- 
pierre). — Pamay-aux-Coteaux 16U9. 1787 
(G Cures). — Le long de la rive gauche de la Loire 
et sur la crête du coteau, — entre Souxay (1 kil.) 
à rO. et au S., Turquant (2 kil.) A l'E. et au S. 

La Loire borde le territoire vers N. sur une 
longueur de 1,700 met., sans autre cours d'eau. 

La route nationale de Limoges forme levée, 
longeant le pied du coteau, tandis que sur la 
crête (61-81 mèL) circule un simple ehemiii 
vicinal, A 600 mèU de l'église. 

En dépendent quatre ou cinq petits groupes 
partie en caves dans le coteau, la pointe extrême 
de l'Ile de Souzay vers TE., cinq moulins A vent 
dont quatre le long de l'alignement des maisons 
qui relient l'église an chemin, et les châteaux d« 
Targé et de Pamay. 

Superficie : 654 hect. dont 180 en bois, 
190 hect. en vignes blanches renommées. 

Population : 114 feux, S76 bab* en 1720* 
1726. — 580 hab. en 1790. — 596 hab en 1831. 
^56$ hab. en 1841. — 53t hab. en 1851.— 
494 hab. en 1861. — 485 hab. en 1866. ^ 
48i bab. eo 1872, dont la principale a|gloiBéra« 



PAR 



— 53 — 



PAR 



tion forme la me Valbrun (69 mais., 69 mén., 
170 hab.). La mairie et la cure sealea avoisioent 
l'église, sor le coteaa, — ane seule maison vis-à- 
Tû la mairie, but la roule, — le reste épars en 
groopes inégaux le long de la route, an bord de 
U ri?ô chargée de verdure, ou dans le flanc du 
eoteao, do haut en bas sillonné d*étroits sentiers 
presque impraticables, qui grimpent par spirales 
abnipi<»s ou se brisent entrelacés en brusques 
tip^*, plongeant à droite et à gauche sur de 
profondes cares et dominant, à mesure que la 
Tue s'élève, toute une admirable vallée. 

Assemblée le lundi de Pâques. — Tous les 
dimanches, le Carême excepté, bal et danses 
réunissent à la Gabelle les familles, femmes 
et enfants. 

Bureau de poste de Montsoreau. — Percep- 
tion de Fontevraud. 

Jolie Mairie, construite en 1869, avec Ecoles 
commnnales laïques de garçons et de filles, te- 
noes par un ménage. 

L'^Zise, dédiée à saint Pierre (succursale, 
30 septembre 1807), se dresse tout isolée au faite 
etsar le rebord du coteau (25 met. sur i3). La nef 
et la façade en pignon sont de reconstruction 
rtcenle, sauf le portail, décoré, comme celui de 
Dampierre. de moulures Renaissance et encadré 
dani nn porche voûté en bois avec bancs de 
pierre. Un dessin en existe au cabinet des 
fctempes. — Sur la droite et en avant du chœur. 
s'éléTe le clocher carré, de deux ordres romans, 
composés d'une fausse arcature que surmontent 
d«w baies plein cintre à double archivolte, sans 
Mcune décoration; au-dessus, une flèche hexa- 
gonale en pierre, cantonnée aux angles de 
fwétres à pignon saillant, la baie légèrement 
awoladée. xv« s.; dans l'angle S. s'abrile une 
petite tour carrée d'escalier. Les chapiteaux seuls 
« la nef sont restés antiques et montrent la 
l^nle béante du démon ou des rangs de feuilles 
<l'ttu, coupés aux angles de masques grossiers 
^' 5) ; â l'entrée à droite, se rencontre un bé- 
nitier dé«>npé de six lobes intérieurs dans un 
«be allongé ; plus loin, encastré dans le premier 
plier, Qo second bénitier dont les deux angles en 
«ilUe sont sculptés de tôtes grotesques. — Une tra- 
»^ romane sombre précède le chœur, formé d'une 
•«Tée ogivale 4 voûte d'arôte, éclairé par deux fe- 
aélres à meneau polylobé (xv« s.); dans nn vitrail 
oa lu HP iss8, date sans doute d'une restaura- 
tion. A droite s'ouvre une chapelle vide. U faut re- 
nirqner deux Anges adorateurs, d'une belle ex- 
pr^îioo, XVII» s . qu'on dit provenir de Dampierre. 
-Dans le pilier du mur, à droite de l'autel, 
ttw inscription sur plaque d'ardoise indique la 
tombe da curé Vallet. autrefois en regard du mi- 
beo de l'autel, aujourd'hui brisée et reportée 
n» la gauche, et la fondation par ses héritiers 
w diters services « suivant l'acte passé par 
* maître Michel Budan, notaire royal à 
« Saumur. le l«r juin i686, le tout pour le 
«repos de son âme et de celles de ses père 
<rt wère. parens alliez. Prie Dieu pour le 
•^«pos de leurs âmes, qu'ils reposent en 
« P«w. - AinU sait-il^ — et pour moy Urbain \ 



« Vallet, son neveu, » — A la gauche du chœur 
s'ouvre un retrait en anse de panier, dont l'accolade 
bordée de choux rampants se couronne d'un joli 
fleuron épanoui, entre deux hauts montants fleu- 
ronnés, la voûte formée de rinceaux saillants en 
biseau, avec clé centrale armoriée. — Au-dessus 
une longue et large dalle de pierre dont le bord 
porte écrit sur le tranchant : 

Cy gisent nobles personnes Jehan Du Plessis, sieur de 
Pamay^ en son vÎTant escuier et conseiller du roy de Sesille, 
qui trespassa le XXVIII' jour de novembre mil lin* LXXVI, 
et aussi demoiselle Michelle Des Glausis, dame de Pamay, 
qui trespassa le XVI« jour d'octobre mil IIIl» LXXIX. 

Au-dessous, sur le plat même de la pierre, on 
a ajouté au xvii* s. 

Cy gist noble personne Floran de Riehodeau | qui déséda 
le ir jour ...., écuier, sieur de Mongerille et seigneur de 
Pamay. 

Un banc fixe à dossier cache maladroitement 
la face du tombeau, qui parait avoir conservé 
une décoration remarquable. Un dessin en existe 
à la Bibl. nat., Hss. Ordre du Sl-Esprit, vo Du 
Plessis. — Au-dessus est posée une jolie petite 
Vierge en bois doré (xvii« s.). ^ Non loin pend 
une lampe ardente entretenue au pétrole. 

Le presbytère a été acquis par la commune 
le 4 août 1837. — L'ancien cimetière, auprès de 
l'église, s'est affaissé en partie dans des caves, 
formant une excavation de 10 à 12 met. de pro- 
fondeur, où des arbres ont poussé. Le nouveau 
s'apperçoit à 800 mètres de là, dans la campagne. 

Lors de la reconstruction du château, vers 
1830, il a été trouvé un lot de médailles romaines 
et une statuette représentant un soldat romain. ^ 
L'église au xi* s. faisait partie du domaine de 
l'évèché d'Angers et était inféodée au chanoine 
Rainard, qui du consentement de l'évèque Geof- 
froy en fit don à l'abbaye Saint-Aubin d'Angers 
en 1089. Elle était passée plus tard au patro- 
nage de l'église cathédrale de Poitiers, dont le 
Chapitre y percevait les 2/3 des dîmes, laissant 
l'autre tiers an curé. 

Curés : Raoul Amauld, 1419. — Jean Bar- 
bier, licencié ès-lois, 1449, 1480. — Jean Bar- 
bier, son neveu sans doute, 1522. — Louis 
GâtebU, 1553, 1555. — Michel de Brénezay, 
1574, 1584. Ses registres sont conservés. — Gilles 
Mauxion, 1584. En septembre 1587 et pendant 
quinze jours, il eut les huguenots sur sa paroisse. 

— Urbain Nau, 1005. Sou testament est du 
21 décembre 1609. — Martin de Brénezay, 
1610. t le 19 août 1634. Son testament est du 6. 

— Jean Lecourt, avril 1635, 1646. — Guill, 
Boux, V. ce nom, 1649-1653. —Mie. Besnard, 
1655, 1665. — Urbain Vallet, 1678, ^\el mars 
1686. âgé de 35 ans. Sa tombe est dans l'i^glise. 

— René-André Carré, mai 1686. — Pierre 
Mottet, juin 1687, chanoine de Candes et prieur 
de St-Jean-de-Sauve, f le 15 mai 1718, âgé de 
70 ans. — T. Juteau, anc. vicaire, qui signe 
curé dès le 14 mai 1718, juillet 1719. -— Jean 
Poussineau de la Motte, janvier 1720, dé- 
cembre 1758, t chanoine de Montreuil-Bellay le 
2 décembre 1761, âgé de 66 ans, où son épitaphe 
se voit encore dans T^glise. — René-God^froy 



*.l^ 



PAR 



— 54 — 



PAR 



PouBêineau de Vandœuvret décembre 1758, 
avril 1765. — Pierre Achard, août 1765, f ^^ 
96 oetobre 1784, Agé de 63 ans. — Audios, jan- 
vier 1785, qni permute contre an canonicat de 
Ste-Radegonde de Poitiers, octobre 1786. — An t. 
Fallu de la Fuie, octobre 1786, qat permute 
)6 IS juin 1788. — César Minier, installé le 
13 juin 1788, octobre 1793, qui devient curé de 
Naotilly. 

La construction du ohAleau. sinon la constitu- 
tion du fief, doit être postérieure à rétablisse- 
ment du chemin de Saumur à Montsorecu par la 
vallée, qui encore au xiv* s. ne pouvait servir 
qu'en été. V. t. II. p. 5, col. 2. — Le premier 
seigneur connu est Jean du Plessis dit le Bègue, 
écnyer d'écurie du roi René en 1454, plus tard 
son conseiller, dont la tombe se toit encore 
dans l'église. — Son petit-flls Jean du Plessis, 
dit Courtron, l'avait vendu vers 1530 à G&spard 
de Mirebeau, docteur en médecine, Angers, qui 
le relevait de Chandoiseau. — Une nouvelle vente 
le fit passer en 1551 à Guill. Ledoyen dont la Qlle 
Florence était femme, en 1578, d'André de la 
Roche, sieur de la Perrière ; — Franc. Ledoyen 
1583. •- Florent de Richaudeau, mari de d"« Anne 
de Béianne, f le 12 mars 1658, Agé de 37 ans ; 

— Besnard de Richaudeau, f le 17 juin 1710 ; 

— Urbain-Jacques de Rioh., f le 23 avril 1750. 

— Sa fille Marie avait épousé, le 3 février 1733, 
Emery Du Puy, commissaire d'artillerie, dont les 
héritiers ont vendu la terre vers 1843 à M. Bé- 
quet, mari de H"« de Marconnay. Le chAteau, 
transformé en habitation moderne de deux étages, 
a perdu ses deux tours et tout caractère antique, 
dont trois dessins de Gaignières conservent seuls 
le souvenir.— La chapelle aussi est détruite. Elle 
existait dès le xvi* s. et avait été à nouveau con- 
sacrée le 10 juillet 1771. 

La seigneurie de la paroisse était contestée 
entre le seigneur de Targé, qui avait fourni le 
terrain de l'église, et celui de Pamay, qui tenait 
ses droits du Chapitre de Poitiers. Plus d'un acte 
les accorde en les traitant de « coseigneurs >. En 
1788 c'est Jean-Henri de Targé qui figure en titre. 
-» La paroisse dépendait de l'Evôché d*Angers, 
de l'Archiprètré, de l'Election et du District de 
Saumur. 

Maireê : Mauriceau, 1*^ messidor an VIII. — 
Dupuy de Briacé, 7 floréal an XII. — Gigault 
de Marconnay, 2 janvier 1808, f le 23 avril 
1811* — Edouard Dupuy de Pamay, 20 mai 
1811. — Urb. Mauriceau, avril 1815. — 
E. Dupuy de P., 12 juillet 1815. — César- 
CoDGOide Dupuy de P., 25 mai 1821. — Mau- 
riceau, 13 septembre 1830. — Henri de Mar- 
connay, installé le 15 février 1835- — Pierre 
Beaufils, 20 août 1848. — H. de Marconnay, 
12 juillet 1852, installé le 30. — Pierre-Théophile 
Berthelot, 6 février 1857. — Allain, 1870, en 

fonctions, 1876. 

Arch. de M.-et-L. G i05, f. 311 ; 194; E 18tt; G 201- 
263 et Corée. — Arch. comm. BL-G. — Topogr. Grille. — 
Képêrt. arch., 1889, p. 87. * Note Raimbaalt. — Pour les 
loeelilés, voir, h leur article, Dargé, la Gabelle, etc. 

Parnay, chat., c** de Genneteil. — Per^ 

nay (Gass.), avec chapelle. ^ Ane. fief et sei- 



gneurie, dont est sieur Augustin Petit, par son 
mariage le 24 janvier 1665 avec d"* Elisabeth de 
Vacher, — Julien Marguerite Dosdefer, mari de 
Geneviève Petit, 1675, Francob Poullain, mari de 
Geneviève Dosdefer, 1681 , Francois-Jos. Poullain, 
leur fils, lieutenant général de la Sénéchaussée de 
la Flèche, 1726, — Franc. -Julien Aumont, sieur 
de Bazouges, mari de Marie Hubert, 1786. — Leurs 
héritiers vendirent la terre en 1819 i Franc -Jean-B. 
Destriché, -^ et son fils, Louis- Adolphe Destriché, 
receveur de l'enregistrement, le 2 novembre 1844 
à Charles-Ludolphe Yirmont, ancien officier russe 
établi en France en 1815 et marié avec d^ Camille 
Sauquaire de Souligné. Ce dernier fit enclore le 
parc et reconstruire le château, qui porte à chaque 
angle une tour penlagonale et sur la façade, s 
hauteur du premier étage, les bustes en médail- 
lons de Luther et de Calvin. L'ancien manoir est 
transformé en servitudes ; -^ à cèté est conservée 
la fuie; ^ avec parc, prairies, vergers, bois, neuf 
métairies, ensemble 393 hectares ; ^ le tout acquis 
de M™« veuve Yirmont le 12 décembre 1864 par 
Amédée-Charles-Clément, comte de Paillot, an- 
cien chef de bataillon, qui commandait pendaLi 
la guerre de 1870 le 29* régiment de mobiles, 
formé d ;s trois premiers bataillons de Maine-et- 
Loire. 

Parnsiyt f., c»« de Vemoil, — Dominium 
de Parenaio 1210-1215 (H.-D. B 97. f. 1). - 
Ane. fief et seigneurie fui appartenait dans les 
premières années du xiii* s. à Raimond de 
Thouars par donation du roi Philippe-Auguste, et 
plus tard à la famille de Broc,— avec château fort, 
dont on reconnaît encore les restes de la motte 
féodale, au point culminant du plateau. Sur une 
petite colline voisine s'élevait une grande cha- 
pelle, dédiée à saint Antoine, d'après le Ponillé 
de 1783, suivant d'autres à saint Ambroise, 
fondée le 10 mars 1533. Elle était desservie 
en 1790 dans la chapelle de la Yille-au -Four- 
rier, mais n'a été détruite que sous l'Empire. Il 
n'en reste plus trace, et quoique les chapelains 
titulaires, Pierre de Bigny, 1685, mort à Angers 
le 19 octobre 1702, Gabriel Touatain, doyen de 
St-Pierre d'Angers, 1700. Henri -Jean-Baptiste de 
Broc, 1751, Gh.-Franç. Fontaine, 1776, se qua- 
lifient de prieurs, on ne voit pas de quelle ab- 
baye ils se recommandaient. 

Pmrnay (le Petit-), ham , c"» de Femoif. 

Parpaeéf chat., c"« de Bocé. -^ Prapecia- 
eus, ParpeziacuB, Parpeciaeus 1077, 1060 
(Cart. St-Aubin, fol. 80 et 81). — Parpecetum 
1093 (Pr. de Bocé, ch. or. 10-11). — L'hostel, 
domaine, etc., de Parpacé, l'herbergement, 
Vayreau, vergers, boys joignant à Vkostel 
1409; — to terre et seigneurie de P. c*est 
(usavoir les hostelz de P., Vestre, couriiU 
et jardina 1565; — le château, cellier, remise, 
écuries, étahle, tourelles, cour, jardin 1772 
(Chartr. de Parp.). — Ane. seigneurie avec haut 
donjon, dominant sur une butte la route et le 
pays. Le domaine relevait pour moitié de Fon- 
taine-Milon et de Sermalse, la haute justice, de 
Baugé, et le fief, de la Motte-Ménil qui plus tard 
devint son aunexe. Le tenancier peroovatt sar les 



PAR 

moalins baooaax de Bangé le qnart des gains de 
Mé, 3 boisseaux par an sur le premier blé non- 
Tean, toutes les farines confisquées. 

Les premiers seigneurs connus, qu'on trouve men- 
tionnés dès le XI' s., portent comme partout le nom 
de la terre, Vaslin. Éngenald, Hamelin de Parpacé, 
- Simon en 1336, 1352. Ambroise de P. en 1408, 
mari de Jeanne du Bellay, GuiU. de P. en oc- 
tobre 1453, qui servait aux guerres de Guyenne 
dans la compagnie de Daillon, et dont l'héritière 
l'apporu à la maison de Yendomois ; — Jean de 
Yendomois 1485, 1503, par sa mère Anne de 
Parpacé. Jacqueline de Yendomois, femme d'Ant. 
de Beaoxoncles, chevalier, vendit le fief le 27 juin 
1602 à Franc. Dubois, mais il en fut fait retrait 
par le second mari de Jacqueline, Louis de Per- 
riers, 1606, sur qui eut lieu une saisie judiciaire, 
snirie d'une vente le 15 mars 1632 au pront da 
M. de Boisard. Celui-ci céda ses droits à Mathurin 
Du Rideo, assesseur criminel de Baugé, son beau- 
frère, dont la tombe git cachée sous un meuble 
dan» la sacristie de l'église de Bocé« Y. 1. 1, p. 374. 
A en croire son épitaphe. rédigée en latin par 
»D fiU Laurent, avocat au Parlement de Paris, 
et que Gt poser là Théritier de Parpacé, son autre 
fali Hathnrin, doyen en 1680 des gentilshommes 
ordinaires de la vénerie du roi, le père, était 
00 lettré, qui après ses études de droit à Ton- 
loose, s'était fait recevoir docteur en l'Univer- 
sité de Padoue, avait parcouru l'Espagne, l'Ita- 
lie, la Sicile, l'Allemagne, la Belgique, et de 
retour avait pris rang parmi les avocats le 
plus consultés, avec une certaine réputation pour 
ses vers latins et français, atudiorum ameni- 
tates qua^ivit, . . , wt indicant, , . . carmina 
tam latina quant vemaculo ruthmo cone- 
cripta, II mourut le 13 décembre 1672, âgé de 
64 ans. — Il tenait sa charge auprès du tribunal 
de Baugé du frère ou du père de sa première 
femme et s'en était démis au profit do son fils 
Vatharin Du Rideo, mari d'Anne de l'Etoile, qui 
oieurt 4gé de 60 ans le 2 novembre 1726. Leur 
fiile Marie-Aone Du Rideo, épousa le 24 janvier 
17% Charles-Louis-Maximilien de Yansay, che- 
îalier. Elle vivait encore en 1787 et fonda cette 
année le 15 juin un lit en l'Hôtel- Dieu de Baugé 
u profit des paroissiens de Bocé et particulière- 
iBent des fermiers et domestiques de Parpacé. Le 
domaine appartient encore à son arrière petit- 
fils, M. le comte de Galembert, qui y réside. 

Au faite culminant d'une série de côtes, entre 
Cdoo et Baugé (4 kil.)t le manoir se dresse sur 
un haut mamelon, planté de sapins et qui parait 
lYoir été décoopé en rectangle. Les mur», sans 
fondations, mesurant une épaisseur de 7 pieds 
sorles grands côtés, moindre ailleurs de moitié, 
présentent la forme d'un carré parfaitement 
orienté sur ses angles dont deux, vers N. et vers S. 
s'engagent dans une grosse tour de 6 met. de 
<liafflètre à la base, la tète écrasée par un toit en 
capuchon, la tour vers N., qui sert d'escalier, 
allant s'évidant sensiblement de la base au som- 
met, l'antre divisée en appartements habités. 
U logis porte deux étages, au dessus de la salle 

t^^sie, voûtée en pierre, qui contenait autrefois 



00 



PAS 



le four, le puits et une vaste cheminée; — au pre- 
mier, une grande et belle salle (30 pieds sur 20), 
carrelée en briqoes, avec 3 fenêtres sur mâchi- 
coulis aux grandes faces, 2 aux petites, aujour- 
d'hui transformée en ateher d'artiste. Un escalier 
en bois mène à la partie supérieure, restée 
inachevée, sans voûte, et reprise au xvii* s., 
comme l'indique le style d'ornementation des 
fenêtres et des mâchicoulis et la date i65i inscrite 
sur un accoudoir extérieur. De celte hauteur 
(45 pieds) on découvre un horizon magnifique et 
jusqu'au château de Thouars (48 kil.). L'appa- 
reil offre un assemblage confus d'un grossier 
moellon, entremêlé d'énormes blocs et formant 
comme une carapace au mur intérieur en appa- 
reil régulier. Il est difficile d'assigner une date 
à cette construclion que je ne crois pourtant pas 
plus ancienne que la fin du xv* s. — A 50 met. 
du donjon, s'élève l'habitation actuelle, édifice 
du zvi« s., en forme d'étroit rectangle présentant 
autrefois une face aveugle vers N., défendue 
vers l'O. par un corps de logis carré et se reliant 
à une enceinte irrégulière, flanquée aux angles 
de tours, dont une existe encore, l'œuvre entière 
d'ailleurs transformée et décorée à l'intérieur 
de curieuses collections artistiques. La cuisine 
conserve une cheminée remarquable dont le 
manteau aujourd'hui écroulé portait sur une 
colonnade, zvi* s. Une couple de colonnes, qui 
subsiste encore, lui formait comme un vestibule. 

Deux avenues conduisaient au logis, et au- 
dessous du petit bois aliénait la chapelle de 
Changé. 

Pariiaeé* f., c>>« de Pruillé. 

Parque (la), c°« de Chantocé, 

Part (la Basse, la Haute-), £f., c"* de Chan- 
tocé. 

Parterre (le), f., c»« de St-Bémyla-V. 

Parthenay* f., c*** de Ste-Gemmea-sur-L. 

Parthenay (Aliénor ou Eléonore de), est 
abbesse de Fontevraud de 1373 au 12 janvier 
1390 ou 1391. On trouve pourtant dans cet in- 
tervalle en 1381 et 1383 une abbesse du nom 
d'Isabelle. 

Gall. Chrût, t. II, p. 19S4. ^ Nicqnet, p. 468. -Bodin. 
— Clément, Gabr, de Boeh., p. 356. 

Pasi (le), cl., C» de Bouillé-M. ; — cl., c"« 
d'Etriché; ^ f., c»« de Grez-Neuville ', « 
bam., t*^ de Montigné-aur'M. , avec croix de 
carrefour et chapelle ogivale, de construction ré- 
cente; — f., c"« de Pruillé (Cass.). 

Pas {Manaasèa de), marquis de Feuquières, 
fils du premier chambellan d'Henri lY, mort à 
Ivry, et de Madeleine de la Fayette, naquit à 
San mur le l^^ juin 1590. Entré au service à 
13 ans, il monta de grade en grade, maréchal de 
camp dès 1625, et bientôt conseiller intime et exé- 
cuteur de toutes les grandes entreprises de Riche- 
lieu, qui obtint en 1632 sa conversion au catho- 
licisme et l'envoya en 1633 comme ambassadeur 
extraordinaire près les cours protestantes d'Alle- 
magne et du Nord. Il y revint en 1635, puis sa 
mission terminée, reprit un commandement et 
tomba devant ThionvUle blessé et prisonnier. Il 
y mourut de ses blessures le 14 mars 1640, < 4 



PAS 



^ 66 - 



PAS 



€ même jour, — dit la légende de son portrait 
c gravé par Moneomet, — qae son père, premier 
« chambellan de Henry le Grand, fat taé à la 
c bataille d'Ivri. faisant la charge de maréchal de 
« camp. » Ses Lettres et négociations de 1633 
ont été publiées en 1753 (Paris, 3 vol. in-12> par 
l'abbé Péran. Set Instructiona et ses Mémoires 
originaux, avec diverses lettres du roi Louis XUI 
et autres documents concernant ses négociations, 
sont conservés au Mss. 3703 de Fane, fonds Fran- 
caiii, Bibl. nat. H laissait de sa femme Anne Arnauld 
huit enfants dont deux ont continué rUlustration 
paternelle. C'est à une biographie plus complète 
et surtout moins réduite auT documents Ange- 
vins qu'il appartient de la mettre en lumière. 

(le), ham., c"* de laMénitré. 
i«Roi (l6)> e'« de Tancoigné, vill., 
cité en 1601,1670. 

Paa-Besnier (le), f., c"* de Villévêque. 

Pas-Brége*a (le), f., c"* de MouZiAeme. 

Paaeal (Z^ouis), imprimeur protestant, à 
Saumur, y est inhumé le 2 avril 1609. 

Paa-CheTre«a, f., c"* de Ste-Christine. — 
Pastus Caprelli 1030-1050. — Bordaria 
terre ad Pascheurel 1060 circa. — Locus qui 
dicitur Pas9us Caprelli 1180 (Pr. St-Quentin, 
eh. or.). — Donne son nom an miss, qui naît sur 
la c** de la Pommeraie, limite St-Quentin-en- 
Manges avec Ste-Ghristine, fait mouvoir le moulin 
de l'Epine et se jette au-dessus du moulin de 
Clapeau, dans la rivière du Jeu, grossi à gauche 
parle ruiss. des Chalonges; — 3,100 met. de 
cours. 

Vmmm^A^pté (le), ham., c"« de St-André-de- 
la-Marche. — Le Pas Dagré (Broutelle). — 
Le Padagré (Gass.). 

Paa^a-Fea(le), ham., e"« ^*Armaillé, 

Pas-Jnbert (le), cl., c>« de Noellet. 

Pas-Ui»Dame (le)t ruiss. qui naît, en temps 
de pluie, sur la c"« des Cerqueux-de-M.^ entre 
le Puy-an-Brun et la Bardonnière , se jette 
dans le petit étang de Daillon ; — 4 kil. de cours. 
— L'étang du Pas-la-Dame, dont il traverse 
l'emplacement aujourd'hui desséché, sur le che- 
min des Gerqueux 4 Daillon, formait jusqu'au 
XVII* s. une des principales richesses de la cure 
qui Tarrenta aux seigneurs de Daillon de qui plus 
tard les curés Taffermaient. 

Pas-Hortacaais (le), cl., C»" de St-Léger- 
dU'M. . sur le sol défriché de la forêt de Mortagne. 

Pas-Noir (le), ruiss. qui naît en deux branches 
principales, sur la c**« de St-Laurent-des-A., 
dans la forêt de la Foncaudière, et se jette dans 
le ruiss. des Robinets, laissant à droite le Petil- 
Ghauminier et le Grand -Pas-Noir, à gauche, le 
Petit-Pas-Noir et la Guessière; —3,000 met. de 
cours; — a pour affluent la Robille; « (le 
Grand-), ham., c"« de St-Laurent-des-A. — 
Ane. maison noble relevant de Ghantoceaax. — 
En est sieur Jean Levoyer 1455; •« (le Petit-), 
f., c"« de St'Laurent-deS'A , vendue nat^ sur 
Binet Jasson le 17 prairial an VI. 

Paa-Péaa (le), ham., c«* de Bouzillé, 

Pasqnerale do Honsay {Françoise, doc- 
teur de Sorbonne. chanoine théologal de St-Mau- 



rice le 10 avril 1TS8, grand arehidiaere le i9 mars 
1738, puis vicaire général de l'évèqne et ofBdal 
du diocèse, fut reçu de TAcadémie d'Asfers en 
1734, f le . . mars 1750, âgé de 6S ans. Son 
épitaphe sur marbre noir existe encore dans le 
pavé du transept N. de Saint-Maurice d'Angers, 
y. Répert, arch,, 1869, p. 13. 

Paaqvier {Nicolas), est cité par Pocqoet de 
Liv. dans son Hist, de V Université, comme 
l'auteur d'une histoire « fort plaisante » de N.-D. 
des-Ardilliers ou de son chapelain. 

Pas-Robia (le), croix de bois. c"« du Lion- 
d Angers, sur l'emplacement où s'arrêta, dit-oo. 
St Martin. Entendant sonner la messe de minuit i 
TégUse de Gêné, il descendit de cheval, posa son 
bâton et s'agenouilla. On y montre sur la pierre 
brute qui borde le chemin les traces de son 
genou, du bâton et d'un pied de cheval Getle 
légende est des plus populaires du pays, qiii 
s'y rend en pèlerinage pour la fièvre. — Le 
terrain dépend de la ferme de la Trochuaire ; «■ 
ham., c^» des Ulmes. 

PasHBage (le), f., c°« de Temantee. 

Passage-Hlehel (le), c"* de Roussay, pas- 
sage sur la Moine, qui semble correspondre i un 
tronçon de voie dont le tracé est visible jusqu'au 
carrefour Michaud sur et vers la Renaudière. 

Pas^aiat-Hartia (le), carrefour, c"* de 
JDouces, avec croix de pierre dès le zv* s. sur 
le chemin de Yaudelenay. 

Pastiaadlère (la), f., c»« d'Avrillé, 

PassaTaal, canton de Ythiers (14 kîL), air. 
de Saumur (33 kil.) ; — à 54 kil. d'Angers. -- 
Passavantum 1060 circa (Topogr. Grille). — 
W. de Passavante Castro, W, de Passa- 
vante 1061 (L. N., ch. 119 et 165). —Castrum, 
stagnum de Passavant 1092 (Dénezé, ch. or. 
et Liv. d'A., f. 69). — J^ccZesta Sancfe Marie 
de Passavanto cum capella Sancti Ste- 
phani 1156 (Liv. d'A.. f. 4 et 6). — Senscallia 
de Passavento 1236 (Gh. or.). — La vilie de 
Passavant 1571 (Aveu de U Cure).-* Entre Gléré 
(3 kil.) à rO., NueU (2 kil) à l'E. et an N . le 
département des Deux-Sèvres, au S. 

Sons le bourg aborde la tète du vaste étang« 
qui en prend le nom, quoique dépendant presque 
tout entier de Gléré, — et d'où sort, en animant 
un moulin, la rivière du Layon. Son affluent la 
Suère forme en partie limite vers S. 

Les chemins d'intérêt commun de Tlgné et de 
Nueil s'entrecroisent dans le bourg même. 

En dépendent le vill. de Laigné (11 mais., 
30 hab ), les ham. de Guinchereau (4 mais., 14 h ), 
du Chatellier (6 mais., 18 h.), de GuinefoUe 
(3 mais., 11 hab ), partie du Ghêne-Rond (3 mais., 
10 h.), 7 fermes ou écarts dont un de 2 maisons. 

Superficie : 468 hect. dont 46 hect. de vignes. 
arrachées, puis replantées depuis 30 ans, 35 hect. 
de bois. 

Population : 65 feux en 1697. — 75 feux, 
330 hab. en 1720-1726. — 343 hab. en 1790. — 
374 hab. en 1831. — 375 hab. en 1841. — 345 h. 
en 1851. — 309 hab. en 1861. — 303 hab. en 
1866. — fOa hab. en 1872. dont i68 (65 mais., 
70 mén.) au bourg, qu'étreignent Gléré et Nueil, 



PAS 



~ 87 — 



PAS 



partie même d« U roe m4*?is la mairie dépen- 
daot de Nneil, — en déeroiManee d^aïUenn ra* 
pide et profonde. 

Foires .* le mardi de Pâqnesetle 29 septembre 
jusqu'en 1890. pins le 96 décembre depuis 1825 
jiuqn'eo 1854. — déchnes depuis en simples 
aêsemhlées, celle du t9 septembre transférée an 
loodi de la Pentecôte; — les marchéa môme sont 
perdos. — La mesure locale comptait 16 bois- 
seaux pour 13 boisseaux 1/3 des Poots-de-Gé. 

Bureau de Poste de Nneil. — Perception 
de Trémoat 

Ecole mixte dans une maison acquise par 
aniorisadon du 10 janvier 1842 par acte des 
t]nanl841 et 87 février 1841. — Un cabinet, 
aoprës du frenier y sert de salle de Mairie. 

VEgliee, dédiée à St Etienne, fut réduite au 
raog d'oratoire par arrêté du 18 octobre 1791 et 
rétablie en titre de succursale 4e 26 décembre 
1804. La nef de 3 travées a été reconstruite, avec 
Boe réduction en largeur et en longueur de deux 
métras, par adjudication du 12janvier 1862, dont 
les trafaox étaient terminés dès le mois d'avril 
1863 (arcbit. Bonnet, d'Angers). — Elle était alors 
presque tout entière pavée de tombes plates, avec 
inscriptions, de René Lemaignan, 1637. J. Gau- 
trean, 1749, Catherine Gillot, femme du chi- 
nirgieo Jacq. Cirot, 1751, Marie Nau, 1770, 
Pnof. Pihoné, 1775, Rose Nean, 1781. — La 
partie antique comprend le chœur, qui abrite 
laotel. la voûte en berceau soutenue par deux 
larges bandeaax plats saillants entrecroisés 
(ii« s.), que portent deux bixarres et curieux 
chapiteaux romans, formés d'entrelacs de tètes 
fboDmes et de rinceaux variés ; ^ suit l'abside 
Toéiée intérieurement en cul-de-four, mais qui 
ressort 4 fond plat carré, en moyen appareil 
régoUer, avec fenêtres plein cintre à claveaux 
ans. sans moulures ni saillies, le pignon et tout 
le toit du choeur porté autrefois sur une ligne de 
modilions, tètes et animaux grotesques, la plu- 
part tombés (xi« s.). — Deux chapelles (dont une 
de 7 met sur 4, l'autre de 4 m. sur 3 m. 50), for- 
maient les bras de la croix, celle de St François, 
transformée en sacristie, où sont réfugiées, avec 
deux statuettes xvii* s. de la Vierge et de saint 
Etienoe, les tombes de haute et puissante dame 
Looise-Françoise de l'Estang, f le 19 novembre 
1735, avec l'écu double à »es armes et h celles de 
Caravas, ^ de Louise-Antoinette Gonffier, morte 
iS^ de 2 ans. le 9 juillet 1731 — et de Pierre- 
Vare-Aotoine Gonffier, f en mai 1740. On retrouva 
en 1833 leurs statues dans la terre, devant le 
porche de l'église, où elles avaient été transpor- 
ta pour étayer le pied de Tarbre de la liberté 
planté dans le cimetière, qui surplombe le che- 
min en pente ravinée vers la vallée de TO. 

Sur Fautre bord du Layon s'élève, attenant i 
no petit logis, les restes de la chapelle Saint- 
Martin, ancienne aumènerie, qui appartenait 
en dernier lien à l'hospice de Montreuil-Bellay. 
U façade en est tombée. Au fond du chœur, 
>Btre les trois murs, domine encore une jolie 
«*toette de St Sébastien, du xvui« s., comme 
u eoQstruction même. 



Aux alentours, dont les champs sont eneom 
brés de fondations, au Ghatellier, sur la rive 
droite du Layon, la tradition, encore accréditée 
dans le pays, place — et non sans vraisemblance 

— le centre antique. La voie d'Argenton-Gbàtean 
se frayait là son passage en droite ligne par li- 
gné Jnsqn'i Brissac, croisée sur la rive gauche du 
Layon par la voie montant de Manié vrier à NneiL 
C'est Foulques-Nerra, croit-on, qui à ce point 
même transféra le boni^g et Téglise en y cons- 
truisant une forteresse. 

Aucun titre ne parie de la fondation de la pa- 
roisse. L'église date évidemment des premières 
années du xi* s., comme le château primitif. 
Foulques en avait confié la garde à un vaillant 
soldat, vir strenuus, du nom de Sigebrand, 
dont le fils Gnillanme appela, auprès de lui, 
comme l'avait fait son père à Yihiers, les moines 
de St-Floreot, en leur assurant des revenus suffi- 
sants pour vivre. On y voit constituée ainsi au 
zii* s. l'église ou chapelle St-Etienne, chapelle 
du chflteau proprement dit, plus tard érigée en 
cure paroissiale, dont est titulaire Franc. Bou- 
chet, 1494, Jean Rivaut, 1505, Urb. Rallier, 
1581, Eustaehe Foullard, 1611, 1620; elle s'é- 
levait dans la cour basse et fut rasée en 1626. — 
Tout au même temps et dès le xii« s. le faubourg 
du Rondray, attenant an châtean, forme une 
autre paroisse avec l'église de Notre-Dame, 
desservie par les moines, et auprès de laquelle 
l'abbé de St-Florent avait pris en 1236 l'engage- 
ment d'entretenir quatre religieux prêtres. •*- Le 
service en passa bientôt à la charge d'un curé, 
qui, lors de la destruction de St-Etienne, eut i 
régir « les deux paroisses réunies et incorporées 
c ensemble de Notre-Dame et de St-Etienne », 
double vocable que les titres rappellent longtemps. 

Prieurs : Girard, 1180. — Geoffroi de St- 
Gondon, 1184. — Simon Malard, 1210, 1224. 

— Guill. de la Barre, 1286. — Guill. de Sulié, 
1292. — - Jean Bienassis, 1486. ~ Jean Du 
Vau, li87. — Jean Amadou, 1495. ^ Jean Du 
Vau, 1504. — Jean Bouvereau, 1579. — Denis 
Thévenard, aussi prieur d'AUonnes, 1679, 1686. 

— Jean Péan, 1720, f à Angers le 25 août 1729. 

— André Gasnier, 1758. 

Curés de Notre-Dame : Philibert Leheau, 
1464. — Jean Boireau, 1571. — Joachim Lamy, 
1608 " René Pelletier, 1620. — Franc. Pèle- 
rin, 1625. — Jacques Portier, 1626. 1639. — 
Boussion, 1640. — Pierre de Grangère, 1643. 

— Ambroise floueseau, 1631. — Jean de Signy, 
1650. — Simon Couronné, 1664, 1668. — Nie. 
Portier, 1671. — Noël Foumier, 1682, f l« 
19 septembre 1707, comme l'indique son épitapbe 
dans l'église. — Gendrot, novembre 1707. — 
Louis Delaunay, 1708, 1725. ^ Le Pousset, 
1728. — Salomon Nau, 1735, f le 24 février 1775, 
Agé de 71 ans. — J.-B.-Glaude Desfossés, mai 
1775, qui résigne en janvier 1790. — Lonis-Gé- 
sar-Francois Duhled, vicaire de Vernantes, ins- 
tallé le 16 novembre 1790, jusqu'au 7 avril 1792. 

Le fief appartenait à la fin du xii* s. à Geoffroi 
de la Troche, mari d'Agnès de Passavant. C'est 
son fils Geoffroi qui fit reconstruire le château 



PAS 



— 58 — 



PAS 



Vers ISIO nir l'empUeement ictnel, alors oceapé 
par le fonrdii prieuré qu'il iodemnism Urfement. 
Sa fille aînée Isabelle épousa vers 1230 Goillaouie 
de la Haie en Toaraine, moit avant 1255. H de- 
vient le chef en Anjou d'one poissante famille, 
qui domine bientôt tont le pays de Yihiers, 
CoroD. Cbemillé et partie des Maofes. Elle por- 
tait dor à f faces de gueutes à Varie de 
9 merlettet de gueules sur les faces, 4 en 
chef f en face, 3 en pointe. Une charte fran- 
çaise de 1280 des Archives de M.-ei-L. conserve 
on très-beao seeao de Barthélémy de la Haie. — 
En 1359 et 1300 on y voit installée one garnison 
anglaise, dont le tiailé de Brétifoy stipola l'ex- 
poLsion. — AnL de la Haie, fils de Louis de la 
Haie et de Marie d'Orléans, est élu abbé de Si- 
Dems en France en 1488, où sa tombe figure 
encore. On la trouve reproduite dans le recueil de 
M. de Guilhermy, t. II, p. 182-184.— Le mariage de 
la scBur Yolande porta la terre dans la maison d'Ar- 
magnac de Nemours qui allait s'éteindre à Céri- 
ffooles (1S03). A défaut d'héritiers, elle revint i 
Renée de la Haie, fille de François et de Cathe- 
rine de Clermont qui épousa Joachim de Monles- 
pédon. •* Cest asns doute de son onion pendant 
on demi-siécle avec le marquisat, puis duché de 
Beanpréaa, qu'elle retint le titre de baronnie qui 
lui est attribué dans les documents postérieurs 
au zvi* s. — Guy 111 de Scépeaux, légataire de 
Philippe de Montespédon, aliéna vers 1570 le 
château de Passavant, que dés 1579 possédait 
Gilbert Gouffier, marquis de Boisy, — et sa fa- 
mille jusqu'aux approches de la Révolution. 
Charles-Jean de la Yallée Rarecourt. marquis de 
Pimodan, baron de Bnxiére, en est seigneur en 
1783-1788. 

La paroisse dépendait du Diocèse de Poitiers, 
de TArchiprétré de Thonars, de TEIection de Mon- 
treuil-BeUay, du Grenier à sel de Vihîers, du 
District en 1788 de Montreuil-B. , en 1790 de 
Yihiers. 

Le château antique n'est plus qu'une ruine, 
dont certaines parties pourtant sont encore habi- 
tées en ferme et dont l'ensemble reste imposant, 
planté sur un escarpement de rocher de 20 à 25 m. 
de hauteur* autour duquel circulaient d'immenses 
douves, baignées par l'étang et par les eaux vives 
du Layon. Un pont de pierre de 3 arches les 
traverse, dont la dernière s'ouvrait à un pont- 
leris, débouchant devant un large portail avec 
guichet refait au zvi* s. ; — à distance, à droite, 
im corps de logis s'avance sur les douves — 
à gauche une tour ronde, formant sur la cour un 
bâtiment rectangulaire à toit tronqué. La cour, 
vaste cercle bordé par de hautes courtines 
avec un large chemin de ronde, contient vers 
N.-E. la fuie et se rétrécit dans un étroit passage,, 
défendu par une herse, qui donnait accès i l'ha- 
bitation seigneuriale, occupant en équerre les 
faces vers TO. et vers S., aujourd'hui ruinées ou 
reconstruites, — avec 4 grosses tours, dont deux 
accouplées à l'angle principal, la plus grosse cou- 
ronnée d'une salle ronde, avec 8 fenêtres ou 
meurtrières et des cheminées du haut en bas. L'es- 
ealier qiti y mène forme une élégante cage en 



limaçon, à trois pans coupés, dont la poile basiê 
en granit est surmontée d'une charmanle et large 
baie avec accolade et montants fleuronnés, le 
cintre chargé de vignes et de raisins rampants. 
On reconnaît encore la chapelle, voûtée de rin- 
ceaux d'ogive en saillie retombant sor des cnls- 
de-lampe sculptés du un* s., le fond rempli par 
on large arceau autrefois décoré de peintures, — 
l'écurie de 80 pieds de longueur; — dans les sou- 
bassements, les cuisines; celle qui sert encore 
conserve une plaque en fonte armoriée d'un 
aigle éployée, avec le cordon de l'Ordre et deoi 
lions pour support; — à part, à rextrémité 
vers S., la salle dite du Trésor ou du Parquet, 
voAiée à six pans d'ogives, avec doubles tore» 
ronds accouplés sur des colonnettes à chapi- 
teaux, xiii* s. — Un dessin des raines a été donné 
par Hawke. dans VAnjou de M. Godard. — Des 
jardins hauts et bas communiquaient par une 
allée à la chaussée de l'étang ; — le tout vends 
nat* le 18 thermidor an lY pour la somme de 
3,952 livres. — Quinze jours auparavant avaient 
été vendus les moulins bannaux et le grand étang. 
Maires : Pellu, l«r messidor an VIII, f le 
9 messidor an MU. — Jos. Frogier, 2 janvier 
1808. — Armand Rabouin, 1832. — Gabriel- 
Félix Bi'nsse, 4 décembre 1840, installé le 8. — 
Joseph Reclus, installé le 22 septembre 1855. — 
René Moron, 1861. — Dittière-Gapy, 1866 — 
Gutttière, 1870. — Gaudickeau, 1871, en 
fonctions, 1876. 

Anh. de M.-etL. G 193 etSOS ; E fSSI ; H Prieuré de Pas- 
nTint, dont le eartoa compreod lept chartes originales (xt- 
xm- s.) ; Prieuré de la RimooDière. 4280 ; Q Vent. Kat , 411, 
509^10 et 73i.-D. Huynes. Mss. 88. 177, p. SiS.—Topofr. 
Grille.— ArcA. iTAnj , t. I, p. GR.— Affichée, 27 mai fTSS. 
—Bépert. archéoL, 1869. p. S, 13, 16,40. 4S.- Bibl. NaL. 
Mss. fraoç. 704. — De GuilhennT, /naer tpr. de la FroAte, 
t. Il, p. i82-i84.-.^6/. de l'Ee. des Chartes, 187$. p. 38$. 

Passavant {Guillaume de), fils de Gaill 
de P. et de la fille du seigneur de Martigné-Briant, 
fnt élevé à Angers anprés de Tévôque Rainaod, 
son onde, qui le ponrvat tout enfant de riches 
bénéfices et l'emmena à Reims avec le titre de 
grand archidiacre. Au commencement de 1144 le 
Chapitre du Mans l'élut pour succéder à l'évèque 
Hugues de St-Calais. — Il mourut le 27 janrier 
1186, en son logis d'Ivré-l'Evèque, après un glo- 
rieux épiscopat de 42 années, dont les écri- 
vains du Maine et, entre tous, D. Piolin, ont 
raconté l'histoire. V. aussi D. Chamard, Vies des 
Saints, t. II. p. 251. 

Passavant {Jean de), oratorien, passe pour 
avoir rédigé la Vie de la Bienheureuse Gau- 
tron (Y. t. II, p. 239). 

PaM«vy. ~ y. Toumehelle, 

Passay* e^* du Vaudelenay. — Patiacus 
10901100 (Chemillé, ch. or.). — Ane. ûef et 
seigneurie avec maison noble, — . la principale 
de la paroisse, dont le seigneur se prétendit k 
maintes reprises fondateur, contre les droits des 
seigneurs deThouars et de Montrenil-B., qui furent 
maintenus. — La terre, fief et seigneurie 
de P. alias Vaudelenay 1727 appartenait à 
Franc. Dupont, écuyer, 1630, 1646, Prançob de 
la Grange, chevalier, écuyer ordinaire do roi 



PAT 



-59- 



PAT 



en sa grande éemie, 1669, 1688, Louis de la 
Grange 1699, René de la 6r. 1756. Y. la Porte. 
Passedoltiére (la), cl., c>>* de Bécon. 
Passée ((a), m**" et auberge, c*** de Saint- 
Sigismond. 

PassegttiM (le), ham., c"« de la Séguinière. 
— Le Petit'P. était un domaine de Tabbaye de 
BellefoDtaine, qni l'avait reçu en don le 10 juillet 
1401 de l'avocat Jobin; — donne son nom au 
miss., né sur la c"*, qui traverse St-André, St- 
Macaire et se jette dans la V renne ; — a pour 
affluent l'Ormeau ; — 4.800 met. de cours. 
Passelonp, f., c"« de Gonnord. 
Passefemps (le), ham., c"* de Breil; -» f, 
e"* de Mouliheme, vendue nat* le 21 nivôse 
an m sur Cl. -Marie Billon; « f , c" de Ver- 
nantes. 

Passetries Çiea), ham., c"« de Vemoil, — 
Let GùBtries (Et. -M.). 

PasselF (le), vill.. c"» de Brion; — f . c»« de 

Cantenay''Ep. ; — f. et ham., c"* de Vemoil. 

Pmaimmdwng (de La). — Y. Maugin de la P. 

Pasdoa, f., €»• de Liréi — (le Petit-), f., 

€■• de Lire. 

Pataehe ((a), vill.. c"« de Chantoceaux, 
tratersé par un ruisselet né au pied du coteau et 
qoi gagne la Loire à 370 met. de là. C'est l'an- 
den Port'Hamélin (Cass.). Il y fut établi au 
XTiii* s. une recette des Traites avec la pataehe 
do roi, qui lui fit perdre son nom. — C'est au- 
jourd'hui le centre du c<«mmerce des vins du 
pays. 

Patanderie (la), f., c*« de MoulîAeme, 
aiie. domaine de l'abbaye du Louroux. 

Patasdiére (la), cl, c"* du Guidéniau ; » 
f..c"*de JuTnelles. — Ane. fief dit aussi le 
Fief'Dotard, relevant de Baugé et réuni dès le 
XTi* s. à Elian. — En est sieur en 1496 Jean 
Raboaan. 

Palée-des-Anglals çLa), carrefour, c°« de 
la Renaudière (Brout). 

PatelUère (la), f , c°« de St- Laurent des- 
Autels. 

Paterne ( ), notaire à Montreuil-Bellay, 

a rédigé (novembre 1825) une intéressante no- 
tice lor le Yaudelenay-Rillé, dont T. Grille possé- 
dait l'original et qui a été publiée par la Revue 
et Anjou, 1855, p. 112-120. Il avait antérieure- 
ment composé un écrit intitulé l'Ami du Vau- 
delenay, qui fournit à Bodin de nombreux ren- 
seignements sur le Saumurois. 
Patentelle (la), f., c^* de Chantocé, 
Patience, cl., c«" d^Ecouflant ; « m»»", c"« 
de Joué'Etiau, bâtie vers 1856, prés le carre- 
foor de la Croix-de-Patience ; «- cl., c" de la 
Pouèze, près Ste-Emérance. 1752 (Et.-C); «- cl., 
c"* de Ste-Gemmea-s.-L.—Le domaine donné en 
dot le 17 novembre 1693 par Anne de Portebise à 
sa ftlle Marie-Anne Dupas de la Grée, qui épousait 
Aot. Chalopin de Vauny, fut vendu par celle-ci 
au baron de Ste-Gemmes le 3 janvier 1701. — 
Il dépendait à la fin du xviii" s du temporel de 
ITvêché et fut vendu nal* le 22 février 1791. — 
^. un plan du Censif de St-Eloi de 1758 où la 
Baison est représentée. 



Patllleaax (les), f., c"* de VarenneB-B.-M, 
Pâtis (le), ruiss., né sur la c»* de Lire, se 
jette à droite dans le ruiss. des Bobinels; — 
650 mhl. de cours. 

Pâtis (le), f , c»* d'AIZonnes ; — m«», c»« d^ An- 
gers N.-O. — jL« Pâtre (Cass), — Ancien do- 
maine avec maison de maître et closerie, grande 
cour murée, jardin, vignoble, appartenant à Ro- 
bert Jarry 1480. Michel Gault 1628. Toussaint Ni- 
colas, sieur des Gourbillonnes, mari de Marie Fro- 
ger. 1635, Nie. Berthelot 1691, le docteur Jean 
Berthelot, Y. ce nom, 1738, Math. Berthelot 
1785; —f., c" d'Aoiré; — m«», c»« d'Avrillé; 
mm ts, c"* de Beauaae, anc. domaine de l'abb. 
St-Florent; «- ruiss., c°» de Beaufort, Y. le 
ruiss. de Racinay ; -» f . , c"* de Blaison ; ■» 
f., c"« de Bouillé-M. ; — m®" b., c"« de Brio- 
lay, dans le vill. du Yieux-Briolay, avec cour 
d'honneur, parterre, vastes servitudes et ferme, 
chapelle, enclos, vignes, taillis; — vill., c"* de 
ChalonneB'8ur-L. ; — f., c"* de la Chapelle- 
dU'Genét; — f., c°« de la Chapelle-R., bâtie 
vers 1863; — cl., c»« de Contigné; — f., c»* 
deCorzéi — vill., c»« d*Etriché. — En est 
sieur messire Franc, de GauU, écuyer, 1728 ; « 
f., c»« de la Ferrière; — f., c" de la J aille- 
Yvon; — f., c" de Joué-Etiau. — tcVhostel 
« appelé autrefois la Petite-Argonne est uni 
« depuis longues années et incorporé dans la met. 
a du Pastys d'Argonne et ne se nomme plus que 
« dudit nom du Pastys, maisons, aireaux, jar- 
a dins, bois, garennes et prés », dit en 1702 
l'aveu d'Argonne (E 1429). ~ Les vignes en. 
avaient été mises en labour; » ham., c*** de 
Landemont'f — f., c" du £.onflferon ; ■■ f., 
c"« de Marans. — Le Palis (Et.-M.); « f., 
c"* de Mélay ; « f., c»» de Morannes ; — vill., 
c»« de Mûrs ; « ham. , c"« du Puiset-Doré ; « 
ham., c*** de St-Auhin-de-L., vendu nal^ le 
7 floréal an YI sur Barrin de la Galissonnière ; 

— cl., c°« de St'Barthélemy ; — ham., c"« de 
St-Léger-des-B \ — f., c»« de Si-Pierre-M.\ 

— f., c»« de St-Sauveur-de-Flée ; — f., c»« de 
St-Sauoeur-de-Landetnont ; « f., c»« de la 
Salle-de-Vihiers ; =- f.. c»« de Sûgré; -> cl., 
c"* de Trémentines, 

Pâtis (le Bas-), f ., c»« de Geste ; — (le Grand-), 
f., c»» de St'Crépin, bâtis vers 1858; — c»« de 
Drain, ruisselet, né sur la c^*, qui afflue au 
S.-O de la Pénissière dans le ruiss. de la Bos- 
sardière; « (le Haut-), f., c"« de Fontaine- 
Guérin; « f., c"* de j allais. 

Pâtis (le Petit-), f.,c»« d'Angers N.-O.; — cl., 
c»« de Beaupréau; = f., c»« de Cholet: « f., 
c»«du Ménil\ — ham., c" du Pin\ :- cl., c«» 
de la Pommeraie; — f., c"* de St-Crépin, 
bâtie vers 1858. 

Pâtis (les), vill., c»« de Combrée; — anc. 
domaine vendu nai^ le 21 vendémiaire an Y 
sur la Chevriére, dit Saint-Morvan ; » c^* de 
Courchamps. — Locus qui dicitur les Pa- 
tiz 1230 (Pr. de Courch); » ham., c"« du 
Guidéniau ; « ham., c"« de Mouliheme ; 
^ f., c"« du Plessis-Macé ; — f., c»« des 
Rairies ; — c"« de Villévique^ closerie « û- 



PAT 



-60- 



PAT 



t i«^ an FesaanU » . aeqnise par M • Jean 
Fardeaa, prêtre, le 19 août 1491 et donnée 
par lai le 25 mai 1538 â la cnre de Saint- 
Maariee d'Angers; ^ (les Bas-), bam., c"* dn 
Guédéniau. 

râti».ttvBoi9 (le), f., e««de NuailU, dé- 
Imiie dépôts 1813. 

PAdfl-BllB (le), r., e"« de Coron. 

Pâtia-Bratoa (le), porte et pont, c"« de St- 
Gtorgeê'ChÂteîaison, sar le Layon. 

Pâtta-Calller (le), cl . c«« de PerZouat72eâ 

Pâlte-Ckâtean (le), f., c*« de la ChapeUe- 
St-Florent. 

Pâtta-Chéreav (le), f.. c"« de Comi. — 
Patichertau (Et.-C.). — Y menrt le 6 janvier 
1763 messire Franc -Lonis Baané de la Gailber- 
dière, conseiller en l'Election de Bangé. 

PAtU-d'AvBière (le), h., c"« de Contigné. 

PAtls-de-la-MoHale (le), vill., c"« de 
Longue et pour partie (7 mais., 24 bab.)* de Ju- 
meîleê ; — donne son nom à un miss, né snr la 
c"* de la iMndC'Chasle, qui traverse Jumelles» 
Brion, Beaaiort, et se jette dans le Lathan ; — 
91,040 met. de cours. ~ Cassini distingue le 
Pâtis et la Mothaye. 

PAtls-de-U-rVone (le), vill., c"« de Mazé, 

PAIis-des-Danses (le), f., c"« de Drain, — 
Le Carrefour des Danse» (Cad.). 

Pâtl»ides-L.aiides (le), vill., c»« de PeU 
louaillea. 

PAUspides-Miiiitlis (le), h., c"" de l/mgué. 

Pâtls-des-Noues (le), ham., c"« de Mazé, 

— Domaine dépendant du temporel de la cure et 
vendu nat* le 7 juillet 1791. 

PAtls-Blard G«). ^t e"« de la Poason- 
nière, 

Pâll«-da«Bré (le), f., e"« de Vemantes ; — 
bam., €■• de VernoiL 

PAtiB-Garreaa (le), m»* b., e>« de Saint- 
Georgeê'Bur-L. — Ane. terre noble, dont est 
dame Céleste Berthelot Dn Plessis 1789. 

PAtis-Soardiia (le), cl., e»« de Combrée, 
où l'on suit le roc ardoisier de Misengratn. 

PAIis-Béiiiit (le), b., c"« de Bauné. 

Patla-Nonaaln (le), bam., c"« de Jumelles ; 

— donne son nom au ruiss. né sur la c>>* de la 
I^nde-Chasle, qui coule du N. au S., traverse 
Jumelles et s'y jette dans le Racinay ; — 7,340 m. 
de cours. 

Pàtls-Potler (le), vill., e"« de Saint-Ma- 
thurin (26 mais., 74 bab.), et pour partie 
(7 mais., 28 bab.) de Maté, 

Pâtls-Boad (le), f.,e"«de St-Macaire. 

Pattuale (la), f., c»« de Comhrée. -- Le 
chemin de Fontenay à P. 1498 (E 542). 

PatlMean (le), f., c"« à'Etriché; — c»» 
de la Potherie — De vieilles masures de 
murailles autrefois appelle le lieu du P. 
1683 (Et -G). Il y fut rencontré cette année 
quelques pièces de monnaie qui attirèrent l'atten- 
tion. Voisins et amis s'organisèrent, pour « dé- 
« faire lesdilas masures », où ils trouvèrent en 
effet « un trésor en pièces d'argent, testons, 
V ^arls d'écos ». J'appreiuU ces détails par un 



monitoire que l'évèque lança le 15 mai 1683, 
pour découvrir les pillards. 

PatisoeaBX (les), f.. c"* de St- Augustin- 
deS'B, ; •» f., c» de St-SUvin. 

Pâds-Sieot (le), f , c"« ée St-Martin-àM- 
Fouilloux. 

PAtis-Vert (le), f , c*« de Varenneê-s.-M. 

PAtla-Vllehlea (le), ham., c>« de Gée, 

Patoll (le), ham., c"* de Brain'S,'All.; « 
m«»», c"* de Dampierre, — L'Ile vis-à-vis en 
Loire en portait le nom. — Y résidait la veuve 
de Jacob de Tigné en 1787. 

Patolsière (la>. f., c>« de Meigné-le-V. ~ 
La Pitoisière xvii-xviii* (Et.-G ). 

Patot {François) t natif d'Angers, visiteur de 
France de la congrégation des Chanoines réguliers 
et prieur de l'abbaye de Toussaint en 1732. flt cette 
année recarreler son église, comme l'atteste l'ins- 
cription de la première pierre recueillie au Mnsée 
d'archéologie d'Angers. Il était en 1739 abbé de 
Ste-Geneviève de Pans. Son portrait a été gravé 
in-40. Touss. Grille en possédait un autre do 
temps peint sur toile. 

Patonlilale (la), cl., c«« de Bouillé-M. 

PaCovillard, c"* d'fcoti/Iant. anc. closerie, 
appartenant au Perray. réduite en labour sans 
habitation et vendue nat* le 7 avril 1791. 

PaConiUet, ham., c««« de St-Ellier et de 
Blaison, -^ Le moulin à eau de P, 1568 
(Chart. de Brissac), 1574 (Chap. de Blaison ; — 
donne son nom au ruiss., né tout auprès snr 
St-ElUer vers N., et s'y jette dans l'Aubanoe i 
2kil. de sa source; — f., e*« àeSt-Rémy-la-V,, 
avec m'** à eau (Gass.). — Il y a été récemment 
établi une falirique de poteaux indicateurs poor 
les routes ; — donne son nom au ruiss. né sur 
la c'^* de Coutures, qui traverse St-Rémy. se 
jette dans le ruiss. de St- Aubin ; a pour affluent 
le ruiss. des Fontaines- des-Forges ; ~ 2,050 met 
de cours. 

Patrian* cl., c"* de Ckeviré-le-R. 

Pa«rlei«re (U)i f-. c"« de Drain, 

Patrie (la) , f., c^ de Daumeray, ~ En 
est sieur Jean Jamin 1627, 1639, M* Jean Gati- 
neau, grenetier au Grenier de Brissac, 1713; -« 
vill., c»« de St'Silvin. 

Patriére (la), f., c"« de Champigné, 

Patrin (Jean), ~ ou Patry, — « honorable 
a et scientifique docteur en médecine » à Angers, 
était ôchevin de la ville an moins depuis 1535 et 
donna sa démission le 26 mai 1542. Il demeurait 
encore en 1555 place de la Laiterie, où se tenait 
devant sa maison un marché de bestiaux dont il 
obtint en 1539 le déplacement. 

Patrisière (la), f., c"« de Lasse, 

Patroqallyham., c"« de St-Sigismond. 

PatronUle (la), m'** à vent, C* de Saumur, 
an canton des Moulins, 1781. 

Pâtare (la), f., c"« de Jumelles; •• ham , 
c" de Marigné; « f., c" de Montjean; -« 
ham., c»« de Toureil; — f., c»« de Vergonnen. 

PAtnrean (le), f., c"* de Rochefort-sur-L. 
— Vendue nat* le 22 février 1791, incendiée par 
le tonnerre le 6 juillet 1807. 

PAlareanx (\es), f.. c"« do St-Lambert- 



PAU 



-61 



PAO 



diS'L. ^ En est siear n. h. André Boarneaa, 
1645-1664 ; =» ham., c»« de Villehernier. 

PAtvrerie (la), bam., c*^« de Cheviré-U-R. 
~ Eo est siear o. h. Jean Quentin, mari de 
Rose Boajo, 1584, Inhnmé le 8 décembre 1613 
daos l'église Si-André de Cbàteannenf. 

Pâtwea (les), c*"* à'Antoigné, — Les Bou- 
gies alias les P. XTi'-xvfi* s. — Ane. fief et 
seîgaeDrie avec maison noble, près le village de 
Leroay, dont est sieur n. b. Louis Lecoq, licencié 
ès-loiâ, 15S7; — sa veuve, Marie Hector, 1533, 
D. h. Jean Lecoq 1546, Catherine du Fresne, 
TcuTe de Pierre Havard, 1675; — bam., c" de 
la Lande-Chasle ; — f., c»« du Plessis-Gr, ; 

- Yill., c^ de St'Clément'des-L. — En est 
sieQr D. h. Claude de Ver 1643, 1652; » f.. c»« 
de St-Lambert-des-L. ; — vill., c»« de Saint- 
Martin-df-Ui-Pl. ; — c"« du Vaudelenay. — 
Ane. maison noble de la paroisse St-Hilaire de 
Rillé, dont est siear Henri-Auguste de Lastes 1763 ; 

- cL, c»« de VilUvêque, acquise le !•' mars 
1712 des d^t*" Béliard par Gb. de Grimaudet. 

Pàtwesehea (les), f., c>* de Jumelles. 

Pao iAugustin), né à Beanfort le 27 février 
1819, ordonné prôtre en 1843, vicaire à Vaugirard 
prés Paris, puis curé de Sl-Philbert-dn-Peuple 
(1860-1863), missionnaire dans le diocèse d'Or- 
lesns et enfin simple prôtre habitué en l'église de 
BnloD (Sarthe). y est mort le 2 juin 1870. ~ Il a 
pBbUé Notice sur une ville d'Anjou (Angers, 
CûsDier et Lachèae, 1841, in-8« de 50 p.). Il s'a- 
fil de l'histoire de St-Pierre-du-Lac ; — Les 
Trois électeurs démocrates sous le vieux 
chine en i848 (Angers, Cosnier et Lachèse, in-18 
de 1 f. 1/4), anonyme; — Des Signes du 
temps (Angers, Lacbëse, 1869, in-8<> de 20 p.), 
arec préface dirigée contre M. Louis Veuillot; ^ 
el daos les Veillées Chrétiennes, journal po- 
poivre iilastré, 1664. une Notice sur le camp 
tt Us bains romains de Jublains. — Il est 
enrieoi de signaler que le Journal de Maine- 
tt'Laire annonce par erreur sa mort et lui con- 
tre qaelques lignes de souvenir dès le !•' juin 
1868, eo avance jour pour jour de deux années. 

PaebeUlére (la), f., c"* de Miré. 

PaeblBl«re (la), f., c»* de Trélazé, 

PMibo«s*lére(la), cl., c"« de Bauné. 

Paate«n«chàt., c»« de Pouancé, jolie cons- 
iraetioo moderne, à l'entrée de la ville vers TE., 
appartenant à M. Hyppolyte JaUot. 

Paolvëerie (la), f.. c" de St-Silvin, do- 
maÎM du Chapitre St-Pierre d'Angers. 

PMlevrlére (la), f., c»« de Chalonnes- 
sur-Loire. — La terre, fief et seigneurie de 
ta PoiUvrière 1540 (G 106, f. 122). — En est 
Buor n. h. René Royrault, par sa feromo Hector 
dn Raynier, 1539, André Boubier, écnyer, con- 
trôleur de la chancellerie de France, 1599, Jean 
l^rooet, greffier de Chalonoes 1629, Vincent D., 
procureur fiscal de la baronnie, 1646. n. b. Gilles 
^' 1672, iolien GauU. son gendre, 1679, René 
«iUei de Marpaln 1759. Il en fit bAtir la chapelle 
*Q 1779 au village des Boorgonniéres , qui fui 
twoite le 21 septembre par le curé de Saulgé- 

^^¥à\t 1098 t'iOTOCAtiOQ d9 9\ ROD^ Q'MS «Q 



petit édifice carré, orienté, oA l^on délébi*ait la 
messo pendant la Révolution. — Le logis d'ha- 
bitation porte sa datA à une fenêtre : 1765. 

Arch. de 11 -et-L. B 709, 750, 3381. — Arch, comm. de 
Ghaloones. — Répert, arch,, 1860, p. 886. 

Paollére (la), bam., c"* de Chantoceavx, 
—» En est sieur n. h. Nie. des Ridelliéres 1574. 
messire Jean Boyer, qui vend à Jean Ortin. curé 
de St-Sauveur-de-Landemont en 1688. 

Panlmler (François), fils de Pierre P., 
bourgeois d'Angers, reçu docteur-médecin en la 
Faculté d'Angers le 8 février 1721, épouse le 
20 avril 1722 Marie- Jeanne Chéhéré et prend 
dans Tacte le titre de médecin du roi. Il fut atta- 
ché l'année suivante et jusqu'à sa mort au ser- 
vice de l'hôpital St-Jean d'Angers, et en 1760 
compris dans la formation du Bureau d'Agricul- 
ture, comme en 1777 des premiers à prendre 
rang parmi les fondateurs de la Société des Bo- 
tanophiles. Il possédait une bibliothèque, riche 
même en manuscrits.— Meurt le 21 août 1769, Agé 
de 82 ans. — Il venait de publier un Traité mif- 
thodique et dogmatique de la Goutte (Angers, 
Barrière, 1769, in-12), qu'il prétendait guérir par 
TappUcation de sangsues. D'Alembert en rend 
compte au roi de Prusse dans sa Correspondance. 

— Sa sœur Madeleine^Thérèse, dont le nom 
reste oublié, est la véritable fondatrice de l'hô- 
pital des Incurables. V. t. I, p. 100. 

Panlmler {René), sieur de la Bonverie, 
avocat en réputation au barreau d'Angers, syndic 
de l'ordre en 1617, échevin en 1629, — mari de 
Catherine Cochelin, — a laissé des Remarques 
sur la Coutume d'Anjou, annotées par son 
confrère Jean Coueffé, dont les manuscrits 
paraissent avoir été assez répandus. La Biblioth. 
d'Angers en possède un eiemplaire (Mss. 337), 
in-fol. de 513 fol. pap. Un autre, avec table, res- 
tait en 1816 aux mains de la famille. J'ai vu de 
plus en 1858. chez M. le chanoine Tardif, un 
second ouvrage Mss. in-fol. inédit, sous ce litre : 
Notœ solemnes ad universum, jus munici- 
pale Andium per singulos paragraphes seu 
articulos digestœ, auctore nobilissimo viro 
Renato Paulmier, causarum patrono ce2e« 
berrimo nec non consultissimo, 

PanmaraDdet f.. c"« de Marcé. 

Pamaelllère (la), bam., c^* de Sautgé-VJS^ 

— Ane. fief et seigneurie avec maison noble, ap- 
partenant au ziv* s. à la famille Paumeau dont 
elle conserve le nom et depuis au moins le mi- 
lieu du zvi* s. à la famille Mabille alliée ans 
Scépeanx, aux Brossard et aux Launay de la 
Mottaie. — En est sieur en 1789 Louis-Charles- 
Alexandre Mabille, chevalier, baron du Lavouer, 
chevan-léger de la garde, qui avait épousé le 
12 août 1785 à Faveraie Marie-Rosatie-Anne« 
Thérèse-Victoire de Cambourg. 

Pamaerfe (la), f., c** d*Etriché, domaine 
au zviii* s. de l'aumônerie de CLâteauneuf. 

PanaUIloa* f., c^'* du Vieil-Baugé, vendu* 
nat^ le 6 thermidor an IV sur Lépagneul de Rillé« 

Panpoll. f.. c"* de Vemot^. — Paupoué 
(Cass.). — Pampodé (G. G.). -- Ane. domaine 

da priearé do Yornoili vondo nai^ )9 1*' ftvril 179}^ 



PAV 



— 62 — 



PAV 



Paasetière (la), f., c"« de St-Laurent-du- 
Mottay, — Un lieu appelé la Pozeiière 1485. 
Le lieu, terre t domaine de la Pousetière 
1510. — La Pouasetière 1719 (St-Florent 6 2). 

— Appartenait à cette dernière date à Pierre 
firichet. De la hantear se déconvre le panorama 
de la Tallée jusqu'à Ghantoceaux. " 

PanTarderle (la), cl., c"* da Plessia-Gr. 

— En est siear et y décède M« Yves Ghevais 1572. 
PauTerdière (la), cl., c*** de Bocé; -» ham., 

c»« de Chemellier. — La Pauvière (G. G.). 
PauTrlére (la), f., c"* de la Poitevinière. 

— La Pouverdière (Gass.). — Elle fut déva- 
lisée dans la nuit du 19 au 20 février 1792 par 
une bande de 15 ou 20 chauffeurs, qui laissèrent 
pour morts le fermier Alaire, sa femme, deux 
petits enfants et trois domestiques; « h., c*** de 
St'Laurent'dU'Mot, 

PATMllIe, f., c»« d*Auhigné. 

Pavardl«re (U). vill., c"« d'Etriché. 

Pavarle (la), f., c»« de Chaniocé. 

Pavé (le), f., c'^* de Blou, vendue nat^ sur 
Toussaint Lejumeau le U^ prairial an II ; '=: cl., 
€»• de Daumeray; « f., c"« d'Etriché, sur 
un chemin ancien très-nettement tracé depuis le 
bourg et direct vers N.-E. à travers les landes sur 
Daumeray, encore pavé en 1860 de gros blocs, 
aujourd'hui classé et modernisé ; «- f., c**« de 
Fontaine-Milon, au sortir du bourg, sur la 
voie du Vieii-Baugé ; » ham. avec m*", c>' de 
St-Jean^Ua-M.; — cl., c"« du Vieil-Baugé. 

— La Cave de Haultlieu 1455 (E 534). — Le 
lieu appelle le Pavé autrement VAupignelle 
1672 (£ 535). ~ Le lieu du Pavé ou la Cave 
de Haultlieu 1756 (E 537). 

Pavé (le Grand-), f., c°«des Aostere (Raimb.), 
tout près les boires du Moul ; =: (le Petit-), h., 
co« de St-Jean-dea-M,, près St-Saturnin. 

Pavé-dn-Verger (le), f., c»» de Seichea. 

PavelllelMm» PaveitlMiM. — V. Saint- 
Auhin-^U'PavoiL 

Pavemeat (le), partie du bourg de Chacéi 
• f., c»* de Chaumont ; -■ cl., c"* de Contir 
gné; — vill., c»* de Soulaire-et-B. — Le 
Parenant (Et.-M.). ~ Sur la route qui conti- 
nue la rue principale de Bourg vers N. 

PaveiMen#-iie^Ml5M^(le). — V. Juigné- 
Bur^Loire. 

Pavle {LouiB'Victor), ais de Joseph P. im- 
primeur-libraire à la Rochelle, vint s'établir à 
Angers en acquérant, le 19 juillet 1779, pour 
3,000 livres et une rente de 150 livres l'im- 
primerie de Gh.-Fr.-Booaventure Billault. Une 
dénonciation inexpliquée lui attira du directeur 
de la librairie, Gamus de Néville, une lettre de 
cachet, dont il n'évita les suites qu'en disparaissant 
pendant 8 mois et avec des dépenses inouïes. 11 
rappelle celte persécution dans une Adreaae à 
^caaieura lea Electeura du département de 
Maine'^t'Loire (3 juillet 1790, in-4o de 4 p.)« 
où il réclame en vain le titre d'imprimeur du 
département, attribué à llame, malgré le vœu 
de l'Assemblée électorale. — G'est par ses presses 
que M publiaient en ce temp.9 la Correapon' 
iiançî d€ MM. lea Députéa dea communes 



d^ Anjou (Angers, 1789, 10 vol. in-8«) et r06- 
aervateur provincial (1 vol. in-8<>, du 9 octobre 
1789 au 13 janvier 1791). — Mais lors de l'ooea- 
pation d'Angers, elles durent se prêter à la publi- 
cation des afGches et des proclamations ven- 
déennes ; et dès la rentrée des autorités, l'impri- 
meur eut à comparaître devant la Gommission 
militaire qui le renvoya le 16 juillet 1793 an 
tribunal révolotionnaire de Paris. Son ami 
Ghoudieu lui sauva la vie en l'aidant à s'é- 
vader. Un arrêté, signé Vial, Geslin, Gordier, Bons* 
sac, mit alors les scellés sur sa maison (6 sep- 
tembre 1793). Plus tard, la femme du proscrit, 
Marie Fabre, réclamant pour elle et pour son 
mari le bénéfice de l'amnistie, produisit des cer- 
tificats attestant que depuis sa disparition « il 
« s'était voué au secvice de la République eu 
c exerçant son art près d'une des armées qui 
« combat les tyrans coalisés », et un arrêté du 
représentant Guyardin (Angers , 9 pluvidie 
an lll) le réintégra dans ses biens et dans sa 
liberté. — 11 mourut à Angers le 28 germinal 
an lY (12 avril 1796). » {Louia-JoBeph-fran- 
çoia-Marie, fils du précédent et de Marie-Made- 
leine Fabre, d'Angers, né à Angers le 25 aoilt 
1782, fut élevé, au milieu des misères de la 
famille, d'abord à la Flèche, puis à Angers et à 
Nantes, revint à l'Ecole centrale d'Angers, ou il 
se lia d'une amitié plus que fraternelle avec 
David, son cadet de six années, puis à Paris, la 
grande école, où quelques mois de séjour dans ces 
temps de spectacles iuouis complétèrent son édu- 
cation de curiepx et de lettré. Il revint en 1801 
diriger l'imprimerie qu'avait continuée sa mère, 
et épousait le 22 février 1808, une cousine de 
16 ans, Ëulalie-Monique Fabre, qu'il devait perdre 
en 1813. — Bientôt s'était habituée autour de 
lui, dans cette profession qui s'allie si bien et de 
si près à toutes les études élevées, une clientèle 
nouvelle, amie des fines causeries et des conseils 
enjoués de sa jeune expérience. Vers 1815 il 
constitua dans sa maison même un premier 
groupe. Millet, Daligny, Lachèse, Bastard, Gn^in, 
en Société d*hiatoire naturelle, que les èvèœ* 
ments divisèrent, et prit bientôt la part la plus 
active à la formation de la Société d^agricul- 
ture et surtout de ce Concert d'étude (1817), 
qui a laissé tant de souvenirs d'aimables fêles. 
« Musicien excellent, — m'écrit quelqu'un qui l'a 
« bien connu» — doué d'une voix expressive et 
« timbrée, instrumentiste de ressource, il faisait 
c planer sur ces réunionsi dont il était devenu 
c l'àme, une grâce à charmer tous les hôies et 
■ une attention à les rallier tous. > » U avait 
trouvé le moyen d'animer même le journalisme 
angevin en ajoutant aux Affickea, qu'il impri- 
mait, un feuilleton littéraire de quintaine, oà 
s'égayaient entre tdus Blordier-Langlois, Delenrie, 
Mordret, Grille et sa légion de pseudonymes. 
G'est de ce temps que datent son Epitre à 
M.'P.'J. David (1824, in-8» de 12 p.), — Le 
Vendéen au tombeau de aea chefa, élégie 
(1825, in-8» de 13 p.), — Voyage à St-Fto- 
rent et à la Chapelle (juillet 1825» in-8» de 
8 pOf — et aoMi No$ Dinvrê, pelii recaeil 



PAV 



— 63 — 



PAY 



(s. 1. oi d.» io-8« de 20 p.) d'ane douzaine de 
chansons, dont une, Les Proverbes, chantée à 
l'installatioD de la Loge Napoléon, une autre. Le 
Cabaret, dans un diner chez Boursier. — £n 
1S26 il fut nommé adjoint au maire et prit 
de droit le département des Beaux-Arts, — jus- 
qu'en 1830. — Dans les derniers jours de 1835 il 
céda son imprimerie à son fils Victor et se retira 
à sa campagne des Rangeardières, où dès 1823 il 
conviait à des causeries littéraires les jeunes 
maîtres du Collège et où depuis il avait fêté le 
chanteur Derivis père, Chevreul, Sainte-Beuve et 
tant de fois David. 11 se rattachait surtout à la 
ville par les rendez- vous à ces réunions qu'il 
avait fondées et qu'il voyait s'éteindre, surtout 
par les séances du Comice horticole, où depuis 
1852 il se plaisait à rendre compte des travaux 
des Sociétés correspondantes. On se souvient en- 
core et de la séance solennelle, qu'il avait provo- 
quée et qu'il présida, de la Société d'agriculture 
(18 juin 1857), avec de Falloux et Yillemain, et 
de ce banquet de l'Exposition horticole de 1858, 
où le bon vieillard, au dessert, se prit à chan- 
ter, — comme en 1820, ^ son gai refrain, si 
vivement applaudi : 

Pour âtre d'une Académie 
Ne suis-je pas assez savant? 

11 est mort le 2 novembre 1859 à Angers, laissant 
un souvenir d'honnête homme, sympathique à tous 
par ce mélange rare de sensibilité et de raison, 
d'eojonement et de songerie, de charme et d'au- 
torité. — Son buste en marbre a été ciselé par 
David en 1827 et l'honneur de son 90m se renouvelle 
eo ses deux fils, Théodore et Victor Pavie. 

Rnue (TAiyov, 1859, p. 177 et 249 et 1860, p. 848. ~ 
Conàee Horticole tt Angers, 1860, p. 50. — Maine-tt' 
Loire des 8 juin 1658 et 5 novembre 1859. 

PavUlon (le), fT., c«» d* Angers N.-E. ; — 
liam.,e"< de heaucouzé; « ham.,c°« de Beau- 
préau; — f.. c»« de Bécon; -^ cl., c" de 
Bousillé; — cl., c»« de la Chapelle-St-Fl. ; 
- ff., €■• de Cholet; — t., c"» de Douces ; ■• 
m«". dans le bourg de Dénezé-sous-îe-L., sur 
la droite de l'église, ancien logis seigneurial de 
la paroisse, aujourd'hui rebâti et transformé en 
auberge; — cl., c"« de Durtal\ — f., c»« de 
Juigné-'B. ; = cl., c" de Lasse; — f., c°« du 
^'Ongeron; » ham., c°« de Longue; « f., c"« 
de Mèlay, demeure du maire Jean Cesbron, qui 
y meurt le 3 juillet 1855; — f., c"« de Afont- 
jtan ; » m»» à eau, c"« de Montsoreau ; ^ 
bani.,c"« de Noyant-sous-D. ; — f., c"« des 
PontS'de-Cé; — cl., c"« de la Varenne ; « f., 
«■•de Vivy; — f., c°« de Vaulandry. — Le 
lieu du P. autrement la Ruellière 1766 
(G Cures). — Acquis à cette date de Jacq. Voi- 
sin par René Charière, maître maréchal en œuvres 
blanches. 

Pavillon iBalthasar), fils de l'avocat Jacq. 
^' et de Marie Banchereau, né à Saumur le 
12 janTier 1680, aumônier du roi et prieur en 
1653 de Bagoeux, près Saumur, de l'ordre de St- 
Aogastin, puis, par échange en 1655, de Denée, 
de l ordre de St-Benolt, sans obligation de rési- 
dence, cbapekiQ eo 1656 do St-£spnt eo SmU 



Pierre de Saumur, et prieur encore en 1680 de 
Velort au diocèse de Poitiers, — a publié en 1667 
la Vie du Bienheureux Robert d*Arbrissel 
(in-40, Saumur, F. £rnou), dont il légua par 
testament un exemplaire à chaque Fontevriste, — 
et Tannée suivante, sans se nommer, le Triomphe 
de VEucharistie contre la réfutation des 
ministres (Saumur, 1668, in-S»). — 11 est mort 
à Fontevraud vers 1682. — Un de ses proches 
parents, son frère peut-être, Pierre P., qu'il 
maria le 16 juillet 1656 à Saumur, était agent gé- 
néral de l'abbesse et de l'ordre de Fontevraud. 

Pa vllloii*de-ltt-Gharte-Baaohère (le), cl. , 
c»« d'Yzemay. 

PaTllIoiiHle-Ia-Foaasftlère (le), m»», c«« 
d'Angers N.-O. 

Pavillons (les), c"« de Mûr^, dans le vill. 
de Gaigné, anc. maison noble, avec chapelle dans 
le jardin, appartenant en 1790 à M. Lefebvre de 
l'Aubrière. 

Pairtilon-SanTage (le), f., c«» de St-PauU 
du-Bois. 

Pavlllon-Vort (le), m«", c»« d'An^rers S. 

Pavlotale (la), f., c»« du Louroux-B. 

Pavrl6ro(la), cl., c»« de Cheviré-le-R. — 
La Poivrière (Et.-M.). 

Payonnlére (la), f., c"« d*Andard, vendue 
nat* le 12 pluviôse an VlII sur Louis-Anselme- 
François Pasqueraie du Roozay. 

Pays, f., c»« du Louroux-Béc, -- Pey 
(C. C). ~ Réunie au domaine de l'abbaye du 
Pontron avant 1790. 

Pays {FrançoiS'Charles\ sieur du Vau, né 
À l'Ile St-Domiogue, fils de Donatien Pays-Mes- 
lier et de Françoise Grandhomme, président 
au Présidial d'Angers, fut nommé maire le l'ornai 
1747-1748, et continué en 1749-1750. — C'est à 
son activité et à son influence que la ville dut 
l'établissement de la manufacture royale de toiles 
à voiles, sise au bas du champ de foire. — Membre 
du Bureau d'Agnculture en juin 1760, il s'en 
démit le 24 mai suivant. — Il portait d'argent à 
V oranger de sinople planté sur un tertre de 
. même chargé de ses pommes d'or. — Son jeton 
a pour légende : Assiduis consiliis* — 11 avait 
épousé Anne- Françoise Lechat et mourut ~ non 
pas dans les caves de Doué mais à Angers le 
29 thermidor an II (16 août 1794). 

Paysant {Louis-Robert), fils d'un cultiva- 
teur, né le 25 mai 1787 au village de Gros ville 
(Calvados), fit ses études au Séminaire de Bayenx 
et ordonné prêtre en 1814, débuta en 1815 comme 
vicaire à St-Pierre de Caen. Ses talents d'admi- 
nistrateur et la connaissance approfondie do^ 
droit le désignèrent presque aussitôt au^^ ^dic- 
tions de pro- vicaire général du diQcè^è (1818), 
puis do vicaire général en Utre (1827), ^ et le 
29 septembre 1839 il était appelé à l'Evèché 
d'Angers. Préconisé le 23 décembre, il fut consa- 
cré à Caen le 25 février 1840 et prit possession le 
12 mars. Mais dès ses premières tournées épis- 
copales, il mourait à Bocé, frappé d'apoplexie 
le 6 septembre 1841. Son cœur a été tiansporté 
& Caen et déposé ao pied de Taotel de Xïm^ 



PEA 



— 64 — 



PËP 



pice St-Lonîs, dont il avait été pendant 90 ans 
l'anmônier. 

L*abbéLaflbtty, Notice hiographiqueipÊm,nwôe},iSH, 
iii-8* de 31 p.). — L*abbé i. Gounkm, Bloge fimAàre.,,., 
prononeé daiM i*4fliM cathédrale le Si octobre iMi (Anfera, 
PifDé-€bâteeu, ia-«« de45 D.).~TresTaax, Hist. du Dioe. 
d'Angers, t II, p. 543. — Répert. arth., 4863, p. 293. - 
Jowmnl de M.-et-L, des 96 octobre 1839, 15 oian, 10 mai 
1840, 8-10. It, 13 septembre, 23 octobre 1841. 

P«sl«pe (1a). f> c>« de Segré. 

Pé (le), in<", c'« de Botz\ «- ham., c"« de 
CheTTé\ — m*», €»• de Comé\ — chat., c«»« du 
LourouX'Bic, — Le lieu de Paya compote 
de deux maiêons, 1740. — Le Pey (G. G.); 
^ ham. , c"* da Ménil ; — ham. , c"* de 
Mogé. — Le village du Pé 1579 (E 474) ; » 
(le Bas-), f., c"« de Chaudefonds, vendu nai^ 
le 15 fructidor an IV sur Barrin de la Galise ; — 
(le Grand-), ham., c^^* de Chaudefondê. — Le 
PPé 1389 (E 668). — Le domaine du grand 
Ptiy 1555 (E 678). — Le vill. du grand Pé 
1598 (E 656). — Ane. fief et seigneurie relevant 
de la baronnie du Lavoir, sans autre domaine 
que la métairie et un clos de vigne, mais très- 
important comme censif. — En est sieur n. h. 
Pierre Marnillean 1545, sa veuve Perrine de la 
la Roche 1555, Louis Marnilleau 1608, Jacq. 
Dubellay, mari de Radegonde Marnilleau. 1620, 
1635. ~ Julien-Franc, de Cre*py qui l'acquiert 
le 31 janvier 1703, sur Gharles du Bellay, et le 
réunit i la Basse-Guerche ; i- (le Bas, le Haut-), 
hh. , c"« de Drain. 

Péage (le), ham., c"« é'Epiede. — Le Pé' 
gage 1628 (Ei.-C.). — Poige (Cas».). — Au 
centre de plusieurs importants chemins, dont un 
descendant à Epieds; — avec château dont est 
sieur Paul-Gabriel Lenoir, chevalier, 1733, puis 
le voyageur Pierre-François Péron, V. ce nom. 

PéaMy secrétaire de l'évèque de Yaugtranld, 
avait composé on Xrtt?re de chant à l'usage des 
enfants de chœur de la cathédrale en 1747. qui est 
ians doute resté Mss. V. Brossier, t. I, p. 350. 

Peau {Hardouin), « canonnier du roi, » à 
Angers, 1525; « {Yoon), c maître fondeur et 
« canonnier », demeurant en Bressigny, à An- 
gers, 1541. 

Péan {Rent,, maître libraire et imprlmenr, 
protestant, à Saumur, mari de Marthe Caillouet, 
1650, 1680. 

Péaa de la Taillerie (....>. prêtre de ChA- 
leaugontier, a publié en 1778 (Angers, Billault, 
in-12) une curieuse Description de la Ville 
d'Angerêp véritable guide du voyageur, sans 
critique ni précision mais où se rencontrent des 
renseignements inappréciables. Mis en vente au 
prix d'une liv. 10 s., il valait encore en ces der- 
niers temps 15 i 30 fr., même davantage, étant 
devenu très-rare. J'en ai donné en 1869 une 
féimpression avec ample commentaire (Angers, 
Barassé, in*12), qui 8*est vite épuisée. — On ne sait 
d'ailleurs rien de l'auteur, sinon qu'il avait visité 
Rome, Venise et la Hollande, et qu'il était certai- 
nement de la famille et peut-être fils de M* Julien 
Péan, sieur de la Tuillerie, marchand de draps 
de soie en 1710, à CbAteaugontier. Les Affichée 
ff ^fif ir« [^f JQÎll^^ l'HSj oat donné noo cri- 



tique de son livre par le chevalier de la Saun- 
gère. 

Peantières (les), f., c»« de la Potherie — 
En est sieur M» Louis Picquant 1642. 
Peanx«de-L.léTre (les), f., c** de Blou, 
P^esMière (la). -^ V. 2a BécaBêière. 
Péeandrie (la), f., c"« d'Echemiréi — d., 
c»" de Morannea. 
Péeharderie (la), f., c"« de Maulévrier. 
Péehardlère (la), ham., c"« de Brigné. — 
Ane. fief relevant de la Pinardiére, et appart à 
Claude de la Cressonnière (C 106. f. SI), Henri 
de Martigné 1741 ; — f.. c-« de Joué-E. — La 
Poichardière (C. G. et Raimb.). ^ La grande 
Péehardlère (Cass.). — En est dame Anne 
Blouin 1675, marraine de la cloche d'Etian en 
1695; — f., c>« du Vieil Baugé, dn nom 
d'Aubin Peschard, propriétaire en 1453. — Y. la 
Pichardière. 
PeeJber (le). — V. Percher. 
Pèeherie (la), f., c"« de Morannea; •- f., 
c'« de St'Lézin, ane. dépendance du temporel 
do la chapelle St-Jean. 
Péeheries (les), f., c»« de Feneu, 
Péehetléres Oes), f.. c"«deDen€r^-e.-I«-£K. 
appart. en l'an V i Gh.-René-Laac de Boissard. 
Péeheiirle (la), cl., c»« de Comhrée, 
PéeheTéqne, vill., c"« de Briolay, — hm 
plans anciens en existent au Censif de Briolay 
de 1760. 

Péeolerie (la), m»" dans le bourg de Beau^ 
couzé, appart. i la famille Quenonault zv-xvi« s., 
4 Jacq. Jordan 1543, Olivier Eveillon 1643, 
François Richard 1664, Uuchelou, curé de St- 
Laud en 1746; — cl., c>« de Si- Germain- de»- 
Préa, vendue nat< sur de Gumont de Pnunas le 
3 thermidor an lY et le 7 pluviôse an YI. 

Péeotière (la), f ., c"» de Chazé H. — En 
est sieur Et. Collas, prêtre. 1661. 
Pée» (les), f., c»« de Chemillé. 
Perrault de Im Tour (Dominique), doc- 
teur en médecine de la Faculté de Montpellier, 
mari d'Anne-Louise Jameron, exerçait à Beau- 
fort en 1740, 1760, et y avait été nommé échevio. 
Il fut attaché vers 1775 comme médecin au Col- 
lège de la Flèche, où il est mort avec le titre de 
correspondant de la Société royale de médecine 
de Paris, très-vieux, le 10 janvier 1811. ^ Son 
cachet porte de ... à 3 étoilea de ,,. poaéf 
i et i. — On connaît de lui dans le Journal 
de Médecine (1775) une réfutation du sys* 
tème de Lecat sur l'origine des maladies; « 
{Dominique- René Louis), fils du précédeni, 
né à Boanforl, fut reçu docteur-médecin à An* 
gers le 17 novembre 1767. Sa thèse diseatail 
l'emploi des sangsues dans le traitement de la 
goutte, qu'allait préconiser le livre du doc* 
teur Paulmier. ~ Il s'établit 4 Saumur et en fat 
élu conseiller municipal en novembre lT9f. 
Arrêté comme suspect le 3 octobre 1793. inïvd 
de prison en prison, il faisait partie dn eonvoi 
qui fut conduit d'Angers dans les caves de Doaé« 
Il en sortit pourtant sur la réclamation (SI fri« 
maire an II) du maire et de la municipalité. 11 a 
publié un Préci$ 9ur rinççulatUm de {0 



PÉH 



- 6S — 



t>EL 



petite vérole (Saomnr, Degouy aîné, an YI, et 
Angers, Marne, inS^ de 43 p.); •— {Joseph- 
Julien), frère du précédent, né i Beanfort le 
27 jaoTÎer 175S, reçu chanoine régulier de Ste- 
Geneviève le 21 décembre 1771, ordonné prêtre 
le i*' JQÎn 1776, vicaire de Corne ville, au diocèse 
de RoaeD, le 11 mai 1778, prieur-curé de St- 
Martio de Yillequier le 19 octobre 1784, prit 
quelque temps possession de la cure de Beaufort 
eo vertu de pouvoirs à lui octroyés par l'abbé 
Meilloc (11 mai 1801), mais que le nouvel évoque, 
dès son installation, s*empressa de révoquer. Il se 
retira dans sa famille et est mort à la Flèche le 
11 mars 1837. Entre ses moindres excentricités 
OQ le trouve possédé surtout d'une manie de 
poésie mondaine sons forme de rondeaux et de 
sonnets, qui remplissent d'énormes cahiers, con- 
servés ainsi qu'une volumineuse correspondance, 
aai mains de M. l'abbé Esnauld, du Mans. 

Pégmoderle (la), ham. , c°« de Baugé, — 
Les maisons , granges , air eaux du heu 
appelle vulgallement Longueraye, furent 
attriboés par acte du 15 mars 1544 pour la fon- 
dation de la chapelle de la Gouberie, par Urbain 
Pégaalt, et prirent en souvenir de lui le nom qui 
leor est resté ; — vendues nat^ le 3 juin 1791. 

Pégerie (la), ham., c°« de Liré;^ vill., c"« 
dTfernay. — V. £a Pagerie. 

Péc«a, ebât., C* du May. — Le lieu, fief 
et seigneurie de Puysgon 1539 (C 105, f. 11) 
STM « maison seigneuriale » relevant de Gholet, 
lortagne et la Tour Landry. — En est sieur 
iicq. Ricbomme 1510, Jean Gourrean, marchand, 
1539, 1565, Jacq. Licquet 1605, PhiL Licquet 
1613, 0. h. Pierre Paineau 1653, Jacq. P. 1674. 

Pégriaaamlt (le), f.. c"* de la Poitevinière 
et de U paroisse de N.-D.-des-Mauges. — Le 
Puy Grimault (Cass.). -^ Le Pé Grimoux 
:Et.-M.). — Pez Grtmaud 1872 (Affiches). 

PégaUlére (la), f., c»* du Vieil-Baugé. 

Pékerie (la), f., c»« de Daumeray. — La 
Preherie (C. G.). — Ane. dépendance de Juillé. 

Péha {Augustin- Marin), né à Angers, le 
3 décembre 1760, s'engagea tout jeune et, après son 
coogé obtenu, avait pris le métier de relieur, quand 
dès le premier appel il s'enrôla de nouveau au ba- 
taillon des Volontaires. Le 15 septembre 1791, il fut 
éla capitaine de la 1'* compagnie, avec laquelle il 
prit part à toute la campagne jusqu'à la mort 
de Beaurepaire, suivit le bataillon sur Lyon , 
imis fat attaché à U 85« demi-brigade en Italie, 
où après avoir assisté aux principaux faits d'ar- 
Bws, il mourut de ses blessures à cinq lieues de 
Vienne, le 30 germinal an Y (19 avril 1797). « 
{Pierre), second frère du précédent, sergent en 
17S0 aux chasseurs de Gassel et prisonnier avec 
la garnison de Mayence, fut envoyé avec elle en 
Vendée et retenu à Angers par le représentant 
da peuple pour l'organisation d'un bataillon de 
ncnies dont il fut nommé capitaine. Licencié dès 
Uor arrivée à l'armée du Rhin, il revint à An- 
fers, employé à U Préfecture et y mourut le 
tt décembre 1818, Agé de 41 ans. ^ Son fils 

M, Pierre, avait péri à Waterloo, 

m 



Péhurie (la), c"« du Louroux-Béc. — La 
Buhurie (Gass.). 

Peigne {Pierre), libraire, Angers, 1553. 

Pelipierle (la), f , c°« des Gardes. — jLe 
fief et mit. de la Pignerie 1539 (G 105, f . 144). 

— L*Epeignerie (Et. -M.). — En est sieur n. h. 
Pierre Savary 1539, Michel Labarre, docteur- 
médecin, 1694, René-Gilbert de Garrion 1720, 
qui la relevaient de la Gourdoire; ■» f., c"* de 
Grez- Neuville. 

Pelne-Perdve (la Grande, la Petite-), (T., 
c»« de Cholet. — Terre que vocantur terre 
de Peyne Perdue 1294. -^ La gagnerie de 
Poigne Perdue 1351, 1551. — Le lieu, do- 
maine, tenement de la grande Peine Perdue 
1558 (E 882). — Appartenaient jusqu'au milieu 
du XVI* s. aux seigneurs du Goudray-Montbault ; 

— en 1766 à messire Franç.-Louis Limiers, che- 
valier, de qui les acquit Gilles Réveiliière, négo- 
ciant à Gholet (E 801-806). 

Pejotiére (la), f., c°* de la Potherie, 

Péja {Elie), angevin, ministre de l'Evangile 
à Mer-sur-Loire, 1614, 1632, puis à Argeoton jus- 
qu'en 1645 au moins, a publié V Antidote ou Ins- 
truction sur les principales controverses de ce 
temps (Saumur, 1630, io-8<' de 350 p., compris 
l'avis an lecteur et les tables). Il y a été fait une 
réponse sous ce titre : Le Sage houffonnant. 

Péiatre (la), f., c"« de St-Germain-des-P. 

Pelaat {Yves), docteur-médecin, Angers, 
1450. 

Pélazlère (la), f., c"* de Ny oiseau. — La 
Palousière (Et.-M.). 

Pèle (le), vill., c»« de Longue. ■— Le Pelle 
(Gass.). — Le Pel (Et.-M.). V. Villehemier. 

Pelé {François), sieur de Landebry, fils de 
François P. et de Glaude Furet, dont le père et le 
grand père étaient sénéchaux de GhemiUé, tenait 
le parti du roi contre la Ligue et, chargé de la 
garde du chAieau de Sablé, y fut surpris par 
trahison, dans la nuit du 16 au 17 jnillet 1^3, 
et égorgé dans les fossés où il s'était brisé une 
cuisse en s'élancant du haut de la tour. Son 
corps, exposé pendant deux jours aux balles, fut 
enterré à la voirie. Y. Ménage, Vit. Pet. JSrod.^ 
p. 455-457. 

Pelé {Julien), — en latin Peleus, Pelceus, 

— né à Angers, croit-on, tenait rang dès 1580 
parmi les plus réputés avocats du Parlement de 
Paris. En 1589 il revint à Angers pour prononcer 
le 2 septembre dans la maison de ville le Pané- 
gyrique funèbre de Henri III, « où a été 
c allégué, — dit Louvet, — plus de mensonge 
c que de vérité. » L'œuvre ne fut imprimée qu'en 
1601 (Paris, in -80), avec une dédicace au roi. 
En possession déjà d'une des deux charges 
d'avocat au Gonseil, il reçut en 1600 du roi 
Henri IV, dont il avait dès les premiers jours 
servi la cause, un brevet de conseiller d'Etat et 
le titre d'historiographe. — Il avait épousé Marie 
Constantin, maria en janvier 1612 sa fille Made- 
leine à Jos. Dorât, secrétaire des commandements 
de la reine Marguerite, et vivait encore en 1622, 
mais très-vieux. G'est tout ce qu'on sait de sa 
vie. Ses livres d'ailleurs seuls rappellent son nomi 



PEL 



— 66 



PÉL 



qu'à peioe ses contemporains mentionnent, — Jean 
de Yitel Ini adresse pourtant deax de ses sonnets, 
—et qne Loiset môme oublie on dédaigne. L'auteur 
se plaint à maintes reprises d'ennemis inconnus et 
d'une cabale organisée pour décrier ses œuvres, 
écrites d'ailleurs d'un style lourd et pénible. Elles 
ont pour litres : Panégyrique au Peuple de 
France (Paris, 1600, in-4«») ; — Trois Opus- 
eules poétiques (Paris , Denis Binet, in-12, 
1600), épilhalames du vidame du Mans et de 
Pierre du Bellay, réimprimés l'année suivante, à 
la suite de VEpitaîame du grand Henri IV 
roy très chrestien,,. Plus quatre opuscules 
poétiques (Paris, Léon Gavellat, 1601, in-S»); 
~ Quœstio nohilissima de solutione matri- 
monii ex causa frigoris, publiée tractata et 
judicata, — Quœstio singularis de solutione 
matrimonii ob defectum testium non appa- 
rentium (Paris, Cl. Horel, in-8o, 1602), réim- 
primé la même année sous ce titre : j. Pelei 
Quœstiones de clandestinis nuptiis et de 
iolutione matrimonii (in-8<>); — Actions 
forenses singulières et remarquables (Paris, 
1603, et 2* édition beaucoup plus ample, 1604, 
Nie. Duon, in-4«), recueil en 8 livrer, précédés 
chacun d'une dédicace, et ayant pour but « de 
« monstrer comme au doigt à ceux qui viennent 
c an Palais les lieux des arguments dont chaque 
« question peut esire disputée, avec les déci- 
« sions >. — Questions illustres»,, t ensemble 
les Arrests notables sur ce intervenus^ avec 
les plaidoyers des anciens et fameux advo- 
cats (Paris, 1607 ^et 1608, V édition, in-i» de 
943 p.. Nie. Buon), comprenant 162 thèses, dont 
S7 seulement empruntées aux notes et mémoires 
d'amis, le reste recueilli directement par l'auteur 
et exposé « avec tant de soin et de diligence que 
a peut estre on y trouvera le style le plus com- 
« posé à l'imitation des anciens ». ^ Ces 
deux ouvrages ont été réunis sous le titre 
à'Œuvres de M* Julien Peleus, advocat au 
PaWement (Paris, Pierre Lamy, 1031, in-fol.) ; 
— Plaidoyé sur la principauté des Sots, 
avec l'Arrêt de la Cour intervenu sur ice- 
luy (Paris. 1608, in-8o de 34 p ), au profit de 
Joubert dit Angoulevant, prince des Sots, qui récla- 
mait ses privilèges et dont l'avocat gagna la cause.— 
Ce rare opuscule, dont l'exemplaire Nodier, vendu 
63 fr., 1830, appartient aujourd'hui à H. de Villou- 
treys, est réimprimé dans le recueil suivant : 
Plaidoyez de M» Julien Peleus (Paris, 1614, 
gros in-4«) ; — L'histoire de la vie et faits de 
Henri le Grand. . . jusqu'en i50d (Pans, in-8^, 
1613 et 1616, 4 vol.) ; -- Commentarius vere 
analyticus in régulas cancellariœ Romance 
(Pans, 1615, in-8«). — Le P. Lelong lui attribue 
encore Le Cavalier françois (1605, in-8o, 
Paris) et le Premier président du Parlement 
de France (Paris, 1611, in-4»), — et l'abbé 
Lenglet-Oufresnois, V Histoire de la dernière 
guerre entre les Suédois et les Danois en 
l'an iOiO jusqu'à la paix conclue en i6i3 
(Paris, 16^3, iii-8«). — On trouve aussi un pièce 
dt lui à U louange de Jeanne d'Arc dans un 
fifçueil d9 jplu$i9ur9 inscHptiom propoêiu 



pour remplir les tables d^atientes. , . sur U 
pont d'Orléans (Paris, 1613. in-4«). 

Moréri. — Goigot, Bibl. Fr., t. XIV, p. 340. — Brenet, 
irait, du Lib., IV, 472 el 879. 

Pelé {Marin), maître brodeur, Angers, 1659, 
1675; « {Marin II), son fils, mari de Louise 
Tardif, f le 29 mai 1718, âgé de 48 ans; «- 
{Pierre), maître fondeur de cloches. Angers, 
1576. 

Pelean* cl., c°« de Joué-Etiau, 

Pèlerin (le), cl., c»« du Longeron. 

PéleFln {Jean et Claude), maîtres archi- 
tectes, frères, à Angers, 1663, 1708. 

Pèlerin {Jean), Peregrini, — il interprète on 
traduit lui-même son nom par le pseudonyme de 
Viator, — est né, comme l'indique le frontispice 
de son principal livre ( 1 521 ), au BoifrJouio eo 
Coron, dans l'ancien diocèse de Maillezais. Il entra 
dans les ordres, prit sa licence en droit, et en 1467 
se trouvait chargé de la juridiction de Thiors en 
Lucay , domaine des Appellevoisin. Le roi Louis XI, 
qui y vint séjourner quelques jours en avril 1470, 
l'attacha, comme secrétaire, à Nicolas d'Anjou, à 
qui il venait d'attribuer le vicomte de Thoaars. 
Le 2 septembre suivant Pèlerin reçut da roi te 
prieuré de N.-D. de St-Cyr-en-Talmondais, qu'il 
ne garda que jusqu'en novembre 147S. On le 
revoit, dès les derniers jours de 1472, emplojé 
à une mission royale, puis au service de l'histo- 
rien Commines, qui en fait son chapelain et 
secrétaire en titre à partir de mars 1473 et le 
gratifie du petit bénéfice de la Hétrelle en St-Cyr 
(20 juillet 1478). On y a retrouvé en 18U nae 
pierre sculptée d'un écusson : d'or au bourdon 
de sable en pal, accosté de t coquilles de 
gueules, armoiries probables de notre clerc. U 
accompagnait sans doute en 1478 son maître en 
Italie, mais avait quitté son service dès avant 
1486, sans qu'on sache rien davantage de lai 
pendant 20 années, sinon qu'il fit maints 
voyages. En fin de compte il était venu s'asseoir 
avant l'an 1500 dans un canonicat de l'église de 
Tout, où des le temps du prince Nicolas il avait 
eu occasion de se créer des amitiés et où le rap- 
pelait peut-être la bienveillance de René II. Il y 
mourut âgé de plus de 80 ans, en janvier 1524. 
m. s^ et D. Calmet a conservé l'épitaphe qu'a- 
vait apposée sur sa tombe un chanoine, son dis- 
ciple reconnaissant. 

Pèlerin est l'auteur d'une œuvre singulière, 
dont l'intérêt n'est pas seulement dans sa rareté : 
c'est le premier traité connu, qui traite de la pers- 
pective au point de vue de l'art de la peinture, 
c œuvre non do main de paiutre, dit-il, mais de qui 
« aime les paintres et artisans ». L'auteur repro- 
duit, pour exemples, — sauf dans ses « figures 
« exemplares > ou types de son invention. — les 
souvenirs de ses voyages. Son trait est net et 
facile mais fortement empreint d'un cachet persoo* 
net, et le dessin s'inspire partout d'un esprit de re* 
naissance qui arrondit volontiers l'arc brisé en 
plein cintre, qui élague et qui transforme. On recon* 
naît ainsi, -* grâce à la légende rimée, — Notre* 
Dame de Paris, la chambre da Pariemeot, la 
Palais, la Sto^CbaptUe, S^Maurio^ d'ADgen, If 



PÉL 



— 67 — 



PÉL 



pootde Brioade, etc., et parmi ses types, nne 
maison des champs, plusieurs intérieurs bour- 
geois, ooe riche habitation pour une fortune de 
400 livras de rente, et deux vues de la maison 
même de Tauteur avec un mûrier dans une serre 
et sa charrette de voyage dans la cour. — Le livre 
a pour titre : De artificiali perspectiva. 
ViatoT. In-fol. de 46 ff. non chiffrés, les quatre 
derniers ajoatés sans signatures, les quatre pre- 
miers occupés par le litre en capitales romaines 
rustiques et par un te\te latin à longues lignes en 
lettres gothiques, les 37 suivants par de grandes 
planche» de perspective, gravées en bois au 
simple trait et tirées d'un seul côté, le 38* par un 
avis au lecteur, la souscription et la marque 
de l'imprimerie : Im.pTttBum Tulli \ anno 
caiholi I ce veritatia quingentesimo quinto 
supra I milleBimum <xd nonum kalendan | 
Julias, Bolerti opéra Pétri Jacohi | , preshi' 
teri, incole pagi aancti Nicolàî, formule qui 
laisse incertain si réellement l'imprimerie de 
Pierre Jacohi était installée en 1505 à Toul ou à 
St-iNicolas-du-Port. — Suit sur les 4 derniers 
feaillets le texte français du livre. — On n'en 
connaît qu'un seul exemplaire en France acquis 
en octobre 1845, à la vente Cailbava, 315 fr. 
pour la fiiblioih. de Nancy ; — un autre à la 
Bibiiotb. de Vienne en Autriche. — La seconde 
édition, moins rare, sortie des mômei presses en 
13(0, quarto idua Marcias (là mars 1510 
>• s.), intercale le texte latin au français et les 
premières figures au texte. Quoiqu'elle ne compte 
qoe âd ff., elle comprend 19 planches de plus que 
û première et 7 seulement en moins, les planches 
étant imprimées des deux côtés. La 3* édition 
\ruili, iSii, septimo idua Septembres, de 
30 ff. non chiffrés) n'offre d'autre innovation re* 
marqnable qu'une invocation en 18 vers français 
sur le frontispice, aux « bons amis, trespassez et 
« viveos..., decorans France, Almaigoe et Italie », 
que L'auteur nomme et dont la détermination a mis 
martel en télé aux commentateurs, sans être encore 
complète. — Le succès éclatant de l'œuvre se conti- 
nue, constaté par une reproduction allemande qu'en 
donna des 1509 Georges Glockendon, et au xvii« s. 
encore on voit reparaître : La Perspective posi- 
tÎDc de Viator. traduite de latin en p-ancoia, 
augmentée et illustrée par maistre Eatienne 
Martelange, de la compaignie de Jéaua, avec 
^i figures gravées à la Flèche par MatK 
JouBse (16^, in-13 de 53 ff.)» comprenant 
61 ligures réduites et parfois modifiées. -^ Le 
telle annoncé ne parut que 9 ans plus tard sous 
ce titre : La Perspective pratique de Viator, 
latine et francoisCt reveue, augmentée et 
réduite de grand en petit, par Math. Jousse 
de la Flèche (U Flèche, Georges Griveau, 1635, 
>i>-^ de ts p.). — Enfin une reproduction minu- 
tieuse de la seconde édition de l'œuvre originale 
& été donnée d'après le procédé Pilinski (Paris, 
Ed. Tross, 1860, mfol. goth., tiré a 116exempl.) 
avec notice de M. Hipp. Destailleur. 

On cils encore de Pèlerin une traduction du 
^n de Job ; Texte de Bioh translaté selon 
\^ vérité hikraiqvt et bref commentaire du 



Viateur aur icelluy (in-4o goth. de 134 ff. chif- 
frés, sans lieu ni date d'impression, dont on ne 
connaît qu'un exemplaire) ; — et un travail sur 
Ptolémée, resté manuscrit, qui, entré dans la 
bibliothèque du chancelier Séguier, parait depuis 
s'être perdu. On sait que les Chroniquea ag- 
grégatives de Bourdigné sont annoncées en 1529 
par l'auteur comme « revues et augmentées par 
« le Viateur ». Pèlerin était mort à cette date et 
l'on reconnaît ici d'ordinaire Jean Bouchot, qui 
prit aussi ce surnom, quoique rien peut-être n'ait 
empêché notre chanoine de Toul d'avoir revu et 
complété à temps l'œuvre de son confrère d'An- 
gers. — Les renseignements recueillis jusqu'à ce 
jour sur sa vie par MM. Beaupré et Lepage, de 
Nancy, ont été réunis et élucidés avec une expé- 
rience particulière des questions d'art et de bi- 
bliographie par M. Anat. de Montaiglon dans une 
Notice, parallèle à l'édition Tross, qu'a com- 
plétée après coup d'une main heureuse son ami 
M. Benjamin Fillon, — sans que j'aie trouvé rien 
à y ajouter. 

P. Benoit, Biat, de la ville de Toul, p. iS6 et 805. -^ 
Mercier de St-Léger, Notice rationnée de Gatp, Schott^ 
p. 8-9 et 8G-88. — Beaupré, HecAerches hist, et bibttojp; 
sur les commencements de Vimprim. en Lorraine, p. 80- 
S9 et Nouo. Recherches, p. S0-t3.— Bninet, Manuel, t. V, 
p. 1169. — BulleL du Bibl., 1847, p. 69. — A. de Mon- 
taiglon, Notice hist. et bibliogr. sur /, Pèlerin,,., et sur 
son livre (Paris, Tross, 1861 , in-fol.,— et m-8* de 74 p. avec 
deux fac-similé). — Berg. Fillon, Lettres écrites de la Ven- 
dée à M. A nat, de Montaiglon (Paris, Tross, iii-8*), p. 1-38. 

Pél«rlae (Is^)» ftrr. de Baugô (22 kil.), canton 
de Noyant (7 kil.) ; ~ à 60 kil. d'Angers. — 
Ecclesia in pago Andegavo cum villula.,, 
quœ vocatur Peregrina, 974 (St-Aubin, Mens, 
conv., 1, 73, ch. or.). — Obedtenfîa PerC' 
grina 1060-1081 (Gartul. St-Aubin, f. 123). — 
La Pèlerine 1200 circa (Ghemillé, ch. or. 68). 
— La Pellerine xvi-xviii« s. (Et.-C.). — Sur la 
crête du coteau (98-100 met ), qui borde la rive 
gauche du Lathan, avec écarl sur la rive et dans 
la vallée vers S. ; — entre Méon (4 kil.) an N. 
et à rO., Breil (4 kil.) à l'E., Parce (3 kil.) à 
l'E. et au S. 

Le chemin de grande communication de Brion 
à Rillô traverse tout du long de l'O. à l'E. sur le 
faite exlrême, croisé dans le bourg, du S. au N. 
par le chemin d'intérêt commun de Parce à Noyant. 

Y passe de l'E. à l'O. la rivière du Lathan, 
qui foi me une longue et double boire, jusqu'au 
confluent du rniss. de la Gouane, — où les écre- 
visses abondent. 

En dépendent les ham. de la Faucberie (4 m., 
14 hab.)t de la Ghucherie (4 mais., 14 hab.), du 
Vivier (3 mais., 13 hab.), de la Pelouse (4 m., 
11 hab.), de la Noue (3 mais., 5 hab.), du 
Pavillon (3 mais. , 6 hab.)* 2 moulins à eau et 
6 fermes ou écarts. 

Superficie : 350 hect. dont 104 bec t. en bois. 

Population : 37 feux, i70 hab. en 1720-1726. 
•* 30 feux, i90 hab. en 1790. — 207 hab. eo 
1831. — 22i hab. en 1841. — fOi hab. en 1851. 
— 2itf hab. en 1861. — i22 hab. en 1866. — 
U7 h. en 1872, dont 99 hab. (38 mais., 38 mén.) 
ao bourg, d'où l'on domine las deux vailoof 
boisés. 



PÉL 



— 68 — 



PEL 



Assemblée te 1'' dimanche de mars — Nul 
commerce; -~ nulle agriculture que pour les 
besoins ie la ferme; — nul élôve que de porcs, 
ou, comme on dit» de nourrit. — Ni pauvres, 
d'ailleurs, ni riches. — Dans le coteau ont été 
récemment découvertes de très-vastes et antiques 
caves d'extraction de toffeau. 

Perception et Bureau de poste de Noyant. 

La Mairie » longtemps à louage, vient d'ôtre 
installée (1873) dans un petit réduit bâti sur la 
droite de l'église. — Vis-à-vis, Ecole mixte, 
tenue par une dame laïque. 

La paroisse, maintenue en succursale le 5 ni- 
vôse an XIII, fut supprimée et réunie à Méon 
par ordonnance épiscopale du 20 février 1809. — 
Elle a été rétablie vers 1832. 

V Eglise, dédiée à St Aubin, comprend une 
nef unique, nue, blanchie, voûtée en bois, les 
fenêtres modernisées , ouvrant par un arceau 
déformé sur le chœur, dont les montants portent 
des autels à droite do saint Symphurien , à 
gauche de la Vierge, avec statues peintes du 
xviii* ». k la manière de Saint-Simon, V. ce 
nom, dans des niches ornementées. Le chœur, 
qui suit, terminé en cul-de-fonr , forme une 
travée carrée, vodtée avec entrecroisements d'o- 
gives, liernes et formerets en saillie (xv« s.). 
Dans le mur de gauche apparaît un œil-de- 
bœuf roman ; au fond s'applique un autel-ré- 
table XVIII" s. avec niches, contenant les sta- 
tues à droite de St Jean, à gauche de St Aubin, 
de môme style que les précédentes ; au centre, 
un mauvais tableau, figurant la Cène, donné 
par Math. Pays, marchand d'Angers, frère du 
prieur Pays, qui fit en 1704 exécuter ces tra- 
vaux. A l'extérieur le portail est surmonté d'un 
pignon autrefois à bretècbe, et les murs latéraux 
laissent entrevoir le petit appareil de moellon 
irrégulier disposé en lignes régulières et vers S. 
une large porte romane à claveaux intercalés de 
ciment rouge (zi« s.). 

La grande voie de Rillé à Baugé longeait 
jusqu'au zviii* s. le coteau mais sur le versant S. 
et en contrebas de la route actuelle, par le 
Perray, la Chncherie, la Pelouse, la Bafferie, 
rejointe à ce point par le chemin de Parce et 
sous l'église par celui de Noyant. — Dès le x« s. le 
pays apparaît comme un petit centre, villula, 
avec moulins sur les ruisseaux, église et marché. 
La comtesse Adèle en fit don à l'abbaye St-Aubin 
d'Angers (974) mais il fut reconnu que le domaine 
dépendait du bénéfice d'un fondateur du nom de 
Rainird. Les moines durent l'indemniser par le 
paiement de 4 livres d'argent, et & deux siècles 
de là encore donner 7 livres pour mettre fin aux 
prétentions de ses héritiers. — Il y fut constitué 
un prieuré, une obédience, obedientia, à la- 
quelle resta attachée la cure et dont les bâti- 
ments, auj. transformés mais encore occupés par 
le presbytère, enveloppaient à demi l'église. 

Prieurs-curés : Raoul des Tuffeaux, de 
Tuffellis, 1178. ^ Louis de Mars, 1590. — 
Martin Foucquereau, 1616. —Jacques Rallier^ 
16S3. t le 30 mai 1696. Une visite de l'évèque 
f 1630 coottate U nisèro do U paroisse, Téglise 



toute décarrelée et ouverte aux pluies, le^ Autfi> 
sans livres ni mobilier, le presbytère en ruine et 
vidn, le cimetière sans clAture. ~ Etienne 
Hamelin, 1656, f le 4 janvier 1694, prieur en 
même temps de Grez-sur-Maine. — Tonssaiot 
Pays, 1695, fen 1717. — Elie Gaultier, 1718. 
qui résigne en décembre 1733. ~ René Doreau, 
anc. vicaire d'Homme, 1734, 1760. ~ F. Mareh 
chai, 1762, 1772. ~ Charles-Urbain Daburon, 
V. ce nom, 1773, i \e 6 avril 1791, âgé de 
60 ans. — Tarode, mai 1791. — Marsillé, éia 
le 27 novembre 1791. 

La paroisse dépendait de rSlection de Bao^é, 
du District en 1788 de Cbàteau-la-Vatlière. en 
1790 de Baugé Elle avait pour seigneur le prieur- 
curé, qui prenait le titre de baron. Elle resuit 
couverte de landes qu'on essayait de défricher en 
1788, et vers l'E. des bois de l'apanage. — ïy 
trouve à résidence au xvii" s. Pierre Hamanl. 
ouvrier en soie de Tours, 1645, et Pierre Launa), 
brodeur, de Lyon, 1660. 

Maires : J. Maillé, 1792. — Brochoir, 
1«' messidor an VIII, f en 1806. — Et.-Bernird 
Haye, 4 novembre 1806. — Vincent Huet, 
25 octobre 1821. ~ Joreau, 2 février 1831.- 
Vinc. Huet, 1843, démissionnaire en janvier 
1857. _ Jean Bouchet, 2 février 1857. — Loii« 

Verneau, 1862. ~ Jusseaume, 1874, 1876. 

Arch. de M.-«t-L. G109; G«l; H St-Aubin. - Areh 
comm. Et.-C. — Ccwtxd. de St^Aubin, Usa. 745. r.6«t 
423. — Chron. d'Anjou, 1, 377 ; 11, 21. — Tresraia, Sut. 
du Dioc, d'Ang., t. Il, p. 444. 

Pélerinlére (la), ham., c«« de St-Barthé 
lemy. — Medietaria que vulgariter nwncu- 
patur la Pelertnière 1286 (G 1121). — Ane. 
domaine de l'aumônerie de St-Miehel-du-Tertrt 
réuni en 1602 à l'Hètel-Dieu d*Angers, qui le 
céda au Chapitre St-Haurille. Un pâtis, com- 
mun avec la Jaudette, fut divisé par accord 
du 29 mars 1600, en laissant passage au ffrand 
chemin. — Par conclusion du 26 novembre i'H, 
le Chapitre fonda à perpétuité une messe Us.^ 
en son église, à l'autel de N.-D. -dos-Serpents, 
pour la conservation des bestiaux de la métairie, 
que la mortalité décimait depuis très-longtempi. 

Pélerlnières (les Grandes, les Petites-), ff- 
c»« de Ckanteloup, du nom de la famille Péieno 
qui la possédait encore en 1532 ; — donne soo 
nom à un ruiss. né tout près vers N., qui coule 
vers Coron. 

Pefetflet* • — V. Pelletier, Lepeletier. 

Peletier (Jean), peintre, à Durtal, y Ht 
inhumé le 5 janvier 1611 ; sa veuve, Mathuriae 
Lhommeau, le 10 août suivant. 

Pefew«. — V. Pelé. 

Peinas (Jean), « chirurgien juré, reçu en 
a plusieurs communautés des principales riltei 
c du royaume, demeurant en la ville de Bnssac, 
a où il est établi depuis environ cinq ans, sooi 
« le bon plaisir de H. le duc de Brissac, pour tra- 
« vailler à la guérison des plaies, ulcères et autres 
« maladies réputées incurabUs » dit-il dans son 
Prospectus (s. 1. n. d., in-16 de 12 p.), oà d 
déclare traiter tout le monde gratis et ne faire 
payer que les remèdes « qui ont tons des effets 
a merveiUoux. » — Son portrait » été fnTé H 



PEL 



— e9 — 



PEL 



Bertbe, qui l'a mis dans son Becueil, Mss. 896, 
t. II, f. 90, le dit Dé à Brissac. — Il était originaire 
de CroUi-la-Haie (Seine-InftJrieure), — et est mort 
à Nantes, âgé de 68 ans, le 3 messidor an XII. 
Péilean (le), ham., c»« de la Pommeraie; 

- (le Petit), cl.. c^« de la Pommeraie. 
Péllé, f . c»« de St'QuenUn-leS'B. 
Peligom, — V. Béligan. 

PélloB (Yves), doctear-médecin , Angers . 
1542. — Son second fils, Anne, est tenu sur les 
foDls le 24 avril 1555 par Anne de Montmorency, 
abbesse da Ronceray. — Des lettres du 13 mars 
1580 lui conférèrent « Testât et office de con- 
c seiller et médecin da duc d'Anjou ». — Il 
meart à sa terre de la Renaudière en Vitlemoi- 
sant le 99 octobre 1583; «- (Jean), fils do pré- 
cédent, né à Angers le 21 juillet 1553, y est reçu 
dociear en la Faculté de médecine, le 20 no- 
vembre 1578. II vivait encore en 1608. 

Pelissfery famille de maîtres brodeurs, An- 
fers. — (Jeon-AmauZd). marié à Jeanne Tran- 
cbaotle 18 octobre 1667; -» (Jean), fils du pré- 
cèdent, né le 18 octobre 1674, marié le 11 no- 
vembre 1698 à la fiUe d'un maître horloger, 
Claudine Lepelletier; — (Jean -Baptiste - 
Claude), fils du précédent, né le 16 février 1706. 

Pelle (/ten^, peintre, figure aux assises de 
U core de Miré en 1553. — V. Pelé. 

Felle^rolle» ham., c>** de Dénezé-prèS' 
Doué. - Poillegrolle 1295 (Doué. Anniv., t I). 

- Pégrolle (Et.- M.). — Ane. fief et seigneurie 
dépendant du prieuré de Gunaud et uni au 
ivni* s. an comté de Trêves. 

Pellerie (la), f., c«« de Cheffes; — cl., c"« 
à'Echemiré; - f.. c"« &Ecuillé. - La Pa- 
rme 1540 (G 105, f. 242). 

Pelleriére-nieiiTe (la), f., c»« de Fougère. 

Pelletier (Hugues), né à Angers le 28 jan- 
vier 1729. était chanoine régulier de Ste-Gene- 
viéve et depuis quelque temps curé de Sacé au 
Maine, quand il fut gratifié du prieuré-cure de 
Beaufort. lien prit possession le 19 août 1779. 
Esprit charmant et lettré, de parole facile et qui 
devenait éloquente dans les grands jours, de 
mœurs douces et pares, de cœur charitable et 
distribuant largbment aux pauvres les revenus 
de son opulent bénéfice, il eut vite conquis, de 
Taveu même de ses ennemis les plus impla- 
cables, Testime et l'affection de la ville entière. 
A ce renom de mérite et de vertu se joignit 
bientét Téclat de son dévouement public aux 
idées nouvelles, qui ralliait à son exemple son 
clergé presque tout entier. — Le 6 février 1791 , 
Après une messe solennelle à St-Maurice d'Angers, 
célébrée par te curé d'Epiré, Guiller, V. ce nom, 
les électeurs, au premier tour de scrutin , dési- 
gnaient pour évèque constitutionnel le prieur-cnré 
de Beaafort. n avait pris son logement hors ville, 
chez Joabert-Boanaire, et y reçut le même jour 
les félicitations du Conseil municipal. Le lende- 
Dain, après le Te Deum, il prêta serment, puis 
revint prendre congé de ses anciens paroissiens, 
^i le reçurent au son des cloches « et le com- 
> piimentérent les larmes aux yeux », puis partit 
pour Paris oik le 13 mafs il recevait la consécra- 



tion épiscopale dans Téglise de l'Oratoire, des 
mains de Gobel, évèque de Lydda, assisté des 
évèques de l'Oise et de la Meuse. Il rentra à 
Angers le 18 mars et fut installé le 20. Le mobi- 
lier de l'évèque de Lorry fut acquis en partie 
par la municipalité, qui mit de plus à la dispo- 
sition du nouvel évèque quelques fonds pour les 
aumônes et pour les premières dépenses urgentes. 
—Mais les difficultés de la situation éclataient. Dès 
les premiers jours les lettres anonymes, « pleines 
« de saintes injures et menaces de l'autre monde, 
8 et, qui pis est, de celui-ci », assaillaient sans 
relâche le nouveau prélat, « plus attristé », — 
écrivait-il , ~ « que surpris ». Sa première 
Lettre pastorale (Angers , Mame , in-4« de 
47 p.) du 20 septembre, pour chanter le Te 
Deum h, l'occasion du retour de Louis XYI, et 
aussi son Mandement de Carême provoquè- 
rent les pamphlets de Ghatizel, Y. ce nom, ré- 
pandus à profusion dans les campagnes. Tout 
manquait d'ailleurs autour de lui, prêtres et 
fidèles, et dans le bouleversement de la société 
vieillie, les idées allaient se précipitant, comme 
les ruines, dans un désordre exaspéré bientôt par 
les horreurs de la guerre civile. Ge n'était pas le 
temps d'essayer l'alliance impossible des rites 
antiques avec les mystères de la raison pure. 
Après s'être prêté quelques mois aux conven- 
tions de la vie nouvelle et avoir autant que pos- 
sible confondu son rôle de prélat aux devoirs 
actifs du citoyen, il se vit absolument dépassé par 
l'entraînement de l'opinion — et bientôt délaissé. 
Le 30 septembre 1793 il déposait ses fonctions, 

— et le 19 novembre suivant faisait « à la Raison, 
c sur l'autel de la Patrie, le sacrifice de tous ses 
c titres, dans la ferme croyance, » ~ où il se pro- 
clamait heureux d'être entré depuis plus de 30 ans, 

— K que, comme le père du genre humain... n'a fait 
« qu'un seul soleil pour éclairer les yeux du corps, 
a il a cru aussi dans sa sagesse ne devoir donner, 
a pour éclairer les yeux de l'âme et pour règle 
« de nos devoirs, que la seule loi, la seule reli- 
K gion naturelles... » — Il se retira dans un 
hôtel de la rue des Jacobins, auprès de sa cathé- 
drale, et y mourait après un an à peine de soli- 
tude, le 16 germinal an III (jour de Pâques, 
5 avril 1795), âgé de 66 ans. Son acte de décès 
ne le signale par aucun titre. — Le Musée ar- 
chéologique d'Angers possède son portrait, n» 366, 

— et depuis 1858, sa crosse épiscopale, qui avait 
servi précédemment au dernier abbé de Ghaloché. 

Arch. de M.-^t-L. Série L. — Grille. Siège d'Angers, 

Î.f^ BiLa Vendée, t. III, p. \i6. ~ Bévue de l'Anjou, 
869, p. 310. — Blordier-L., Le Départ, de M.-et-L.» 1. 1, 
p. 344. — Affiche» d'Ang., 30 Dovembre 1793. — A frère 
JBlugues Pelletier, invaseur du siège épiscopal d^ Angers, 
Un curé catholique... (iQ-S" de i34 p.. 1791). — Encore 
un mot à M. Pelletier, évèque intrus (Paris, 1709, in-8* de 
S^ p.). — D. Piolin, Souvenirs de la Révol. dans V Ouest, 
p. (O. — Denais, Hist. de N.-D. de Beaufort, p. 376-378. 

Pelletier (Marie de Ste-Euphrasie), fon- 
datrice du généralat du Bon -Pasteur à Angers et 
première supérieure générale, morte à Angers le 
24 avril 1868. — Il a été imprimé une circu- 
laire : A la mémoire de notre très-honorée 
et regrettée mère,,. (Laine, 1868, in-4o dé 
3 ff., tirée i 375 exempl)i -^ plM une notice } 



I>EL 



-10- 



PEL 



La Révérende Mère Marie de Ste-Euphrasie 
Pelletier, par Tabbé Y. Bariller (Laine, iQ«8», 
i f . 1868). 

Peliole» b., c"* de Genneteil, domaine d'une 
ebapelle de ee nom, vendu nat< le 5 mai 1791. 

Pelloire (la), f., c»« de Fougère; — f , c«« 
de St'Laurent-dU'M. — En est sieur René 
Ligier 1637. Paul de la Brunetière 1660, de qui 
l'acquiert vers 1670 René Besnard. 

Pelionallies* c«^ N-E. et arrond. d'Angers 
(11 kil). — Pelloeille 1237. Pelleoylle 1265 
(Chaloché, cb. or.). — Parochia de Pelleovis 
1317 (G 340). — Pille Oueilte 1334 (G la Haie- 
aui-B.-H.). — La ville de Pelloueille 1388 
(G Cure St-J-B.). 1437 (G 717). — Pélouaille 
1783 (Pouillé). — Entre le Plessis-Gr. (3 kil.) au 
S.-E.. Villévéque (4 kil. 1/2) à l'E., au N. et à 
rO.. St-Silvin (2 kil. 1/4). à l'O. et au S. 

La route nationale traverse uniquement le 
bourg, de l'O. à l'E., croisée au sortir par le 
chemin d'intérêt commun de Tiercé, qui forme 
limite vers l'E. 

Y passe en bordure vers N.-E. le ruisseau du 
Hattereau. 

En dépendent les vill. et ham. de Blitourne 
(17 mais., 49 hab.), de la Rue-des-Bois (9 mais., 
28 hab.), du Pàlis-des-Landes (9 mais., 27 hab.). 
de Funault (9 mais., 24 hab.), de la Paquerie 
(3 maiii., 15 hab.) et 10 fermes ou écarts. 

Superficie : 357 h. dont 190 en vignes, 59 en bois. 

Population : 98 feui. 440 hab. en 1720-1726. 

— 80 feux. 5i0 bab. en 1789. — 470 hab en 
1831. — 47i bab. en 1841. — 505 hab. en 1851. 

— 436 hab. en 1861. — 43i hab. en 1866. — 
440 hab. en 1872, dont i43 hab. (73 mais., 
84 mén.) au bourg, dans un étranglement du ter- 
ritoire, formant une longue rue pour la traversée 
de la route nationale. 

MarcA^lo vendredi. — Blé, vin, noyers, châ- 
taignien, fruits en abondance. 

Recette de poste. — Chef-lieu de percep- 
tion pour les c"«* de Pellouailles, Econflant. le 
Plessis-Gr., Sarrîgné, St-Silvin. Yillévôque. 

Ecole communale laïque de garçoriB, en 
communication avec une salle servant de Mai- 
rie, — £coIe publique de filles i Sœurs de Ste- 
Marie d'Angers). 

VEglise^ dédire à Ste Emérance (succursale. 
5 nivi)se an XIII), à l'extrémité vers l'O. du 
bourg, est une simple nef sans transept, insigni- 
fiante. — sauf deux curieux tableaux, un Christ 
au pilier, garrotté dans une sorte de blouse 
grise, peinture allemande, façon Holbein; — 
un Enêevelissement du Christ, de style ar- 
chaïque; la Madeleine, à genoux, vèlne en grande 
dame, baise la main du Crucifié. — Au fond. 
dans le chœur, une gracieuse Annonciation, 
dont la Yierge est remarquable. 

Le preehytère a été construit en 1819. — Le 
cimetière, autrefois devant l'église, a été trans- 
féré sur un emplacement nouveau, acquis par 
acte autorisé le 29 avril 1850. 

Nulle trace antique que le passage de la grande 
voie d'Angers. —Le territoire dépendait jusqu'au 
XiU's. de la paroitse de Yillévèqae, avec une simple 



chapelle. Par acte du 6 janvier li61, nn aeeori 
entre l'évoque et le curé de Yillévéqne, qui y en- 
voyait les dimanches et fêtes son vicaire, y éta- 
blit un chapelain à demeure, chargé d'admïAis- 
trer les sacrements aux habitants d'alenloor; 
mais encore à la fin du xvii" s. les mariaiees w 
se célébraient qu'à la paroisse-mère. En 1595, I* 
desservant, qui prenait le titre de curé, foloblieé 
de s'en dépouiller par transaction du 15 arnl. 
De môme en 1620, réclamant au curé de Villé- 
véque une portion congtue, il en fut déboulé pu 
arrêt du Parlement dH Paris du 30 juillet; - 
encore en 1689 et 1747. — Barnabe Pineau, 
dans son acte de décès du 29 janvier 1761. est dit 
« chapelain perpétuel de cette église suecaraaie • 
— Le dernier, Jacques Dillé, renonce à (oote 
fonction ecclésiastique le 19 pluvi6se an II. preod 
à loyer la cure et y ouvre le 5 vendémuire 
an lY une école comme instituteur publie. 

Le fief formait une chàtellenie, dtsiioeie de 
Yillévèque et relevant de Maulévrier, qui eoni- 
prenait le domain*) de Parigné, avec priviléf» de 
banvin pendant 40 jours, à partir de la Mad^ 
leine. et honneurs seigneuriaux dans l'église. - 
En est sieur Louis Ghauvel de Souvigné. aoden 
capitaine d'infanterie, f le 13 février 1775 i U 
Planche en St-Silvin ; — Joseph -Augoglin-Mine 
Trouillet 1780, 1790. 

La paroisse, dont la desservance était à U pré- 
sentation alternative de l'évéque et du coré de 
Yillévôque, dépendait de l'Election, des Aides. 
du Grenier à sel et du District d'Angers. 

Maires : Nie. Hamon, 17911815. — Edipe- 

Phil. Gaucher, avril 1815. — Nie. Hamn, 

12 juillet 1815. — Jacq. Bertrand, 93 vonmbn 

1815. — René Lemeunier, 10 mai 18S3. - 

Furcie Léchalas, 10 juin 1828. — René Audio, 

2 octobre 1828. installé le 19. f le 14 octobre 

1861. — Julien Poulin, juillet 1863. - Cos- 

nard, 1870, en fonctions. 1876, 

Arch. de M.-«t-L. G 197; B 1961S5; GSIg,&^B6. 
H.-D. B 58-64. - Arch. comm. El.-€. — Pour to 1«** 
lllés, voir, à leur article, Chambon^ FioutuU, let wr^ 
niérest etc. 

Pellonaillea. vill. attenant au bourg àtJui- 
gné-s.'L. — In villa deJuigne, in vico qw 
nuncupatur Pellis Ovis 1315 (G 323). - ï' 
dépendait primitivement du temporel du Cha- 
pitre de St-Maurice d'Angers ; ~ mais dès ISSi 
était réuni à la seigneurie de Juigné, Y. ce 
mot; — f.. c»« de Martigné-B., bAtie en l»l 

PeUonailles, f., c»« de StChristopke-du- 
Bois. — Ancienne maison noble avec cbapeU<* 
sous le vocable de Sainte- Catherine, sans i^^f* 
vestige qu'un reste de douves. — En est dame Phi- 
lippe Girard 1627, Madeleine Mesnard 1635. 
Marie-Diane de Marconnay, veuve de Robin de U 
Tremblaie, qui y meurt le 7 janvior 1695, haou? 
et puissante demoiselle Marie-Anne Portail 1'^* 
veuve de René-Marin de Rangot, chevalier, i^^^ 

Pelloost (Jacques), est dit « doetear en 
« droicts et en la faculté de médecine », Aogen* 
1596 (GG 28, 20 janvier). 

Pelnlers (les), cl., c»« de Noyant-s.-U-l 

Péloperle (la), f., c"« du PUuis-Ma^ 

Béiopin. — Y. Clopin, 



PEN 



71 — 



PEN 



Pelonae (\a), t, c"« de Brain-sur-Aîl, ; — 
f., c~ de CourUon, détachée en 1836 de 
Yernoil-le-F. ; =» f., c»« é*Eckemiré; — ham., 
€"• de Longue; — ham., c»« de Mazé; — 
m»" h., c»« de Morannes, — Ce n'était jusqa'aa 
XTiii* s, encore qu'une très-petite closerie. — 
y. l'ancien plan n» 3 du fief de Pendu, dans le 
chartrier des Ursulines d'Angers. — Un sieur Bo- 
dereaa, qui l'acquit vers 1728, en fit le centre 
de ses fermes et comme « un petit village », 
— Appart. aujourd'hui à M. Ph. Bellanger, 
avocat, qoi y conserve plusieurs portraits de la 
famille Hardie, orfèvres angevins; « vill., c"* de 
MouliheTne; « f., c"« de Parce; =- f., €"• de 
la PéUrine ; ~ donne son nom à une lande de 
SI hectares appart. à la commune; » f., c^* de 
St'Lamhert-des-L. — Dans un champ, sur une 
éléTation, on a retrouvé, en découvrant le sol 
primitif, 25 à 30 foyers, entourés chacun de 
grosses pierres rangées en cercle et encore noir- 
cies par le feu; — non loin, dit-on, quelques 
silei taillés. ~y. Mém. de la Soc. Linn. d^Ang.f 
11. 116;= f., c»« de St-Philhert-du-P, 
«■ cl, c»« de Vernantes, — En est sieur Mie. 
Jouinl622; — (la Petite-), f., c»« de Mouliheme. 

Pel^nse-Renwrd (la)^ f., c°" de Brain- 
tur-AllonneH. 

PeI«oses(les), f., c°* de Jumellea;^ vill., 
c** de la Ménitré ; — vill., €"• des Âosters ; 

- cl, c*« de Soucelles. 

PeloiMe (do La). — V. Carrefour de la P. 

Peltler {Jacques), docteur-médecin, à Doué, 
1738, y meurt âgé de 38 ans, le 16 septembre 
1747. 

Peltlère (la), cl.. c»« de Bouzillé; -« f., c»« 
de Cholet ; «- vill. , c"« de la Romagne ; — 
donne son nom à un miss., qui s'y jette dans la 
Noifle; — 1,900 met. de cours. 

Pellniie (la), cl., c*"» de la Comuaille. — 
nyfat planté le 17 janvier 1604 une croix sur 
le jH'aod chemin, aux frais de Thilbauld Templer. 

Peltrale (la), f., c"« de la Jaille-Yvon. 

Peltraies (les), f., c"» de Vern. 

Peltrmis (les), ham., c*« de Chazé-s.'A. 

Pellrie(la), ham., c"« de Brain-s.'Long.; 

- ham., €■• de Landemont; = cl., c»« de 
Marignê, ane. domaine de la cure ; — f., c«« du 
Minii; » f., c»» de Miré, — La Perretrie 
1530 (C 116. f. 211). — La Pealetrie (Cass.). — 
LaPéeUerieiti.-»,); — f., c" de la Plaine; 
« f., c»« de Trêves. — Une chapelle y fut 
fondée le 15 septembre 1505 par Et. Girard ; 
* ham., c»* de Somloire. 

Pémeigné. f., c»« de St-Saturnin. — Peu- 
menier (Rec«). —Ane. fief dépendant de la sei- 
gneurie de St-Jeandes-Manvrets et s'étendant 
dans cette paroisse et celle de Saint-Saturnin ; 

- relevait de Brissac. — En est dame Margue- 
rite de Vallée 1489. 1504, Madeleine de Mon- 
teiller, femme d'Urbain de Laval, 1580, Charles- 
André de Maillé par acquêt en 1673, Pasqueraye 
da RoQzay 1769. 

Peaeter (le), vill.. c«« des Alleuds. — Pan- 
cerium lOSOcirca (Chemillé, ch. or. 49 et Car- 
tal ch. 120), - Le Pancicr (Cass.). 



Penda, vill. et m^» à eau , c"« de Moranne^ 
— Terra que dicitur Apendutum 1036-1049 
(Cart. St-Aubin, fol. 25). — Molinus de Pendu 
qui est apud Dalmariacum 1100 circa (Pr. 
de Daumeray, ch. 30). ~ Molinus de Pendu 
1114-1120 (2« Cartul. St-Serge, p. 169 et 90) 
1190-1200 (Juigné-la-P., ch. or.). — Duo mo- 
lendina apud Pendu 1292 (Ib.). — Locus et 
feodum de Mota de Pendu 1296 (G 4). — 
L'origine du nom remonte comme on voit un peu 
plus haut que ne l'enseignaient en 1868 les sœurs 
de la Charité de Ste-Marie aux petites filles de 
l'école. D'après leurs dictées « le hameau aurait 
c pns son nom parce que les révolutionnaires do 
« 1793 y pendaient les pauvres victimes qui tom- 
« baient entre leurs mains barbares. » — Grille, 
sans plus de raisons, l'attribue k l'existence de 
fourches patibulaires. — Le nom primitif indique 
« une annexe » et s'explique peut-être par ce fait 
qu'à cette époque, d'après un des textes cités, l'em- 
placement aurait dépendu de la paroisse de Dau- 
meray. — L'agglomération s'est formée autour des 
moulins dont on constate l'existence dès le xi' s. 
Près de la butte, le long de la rivière, on voyait encore 
il y a 30 ans les traces d'un cimetière. — La dtme 
et le principal revenu en appartenait à l'abbaye de 
St-Serge. Le fief où ils étaient établis, successi- 
vement accru de petits fiefs voisins, formait une 
seigneurie importante désignée d'ordinaire sous 
le nom de la Motte-de-Pendu, dont le manoir 
primitif était depuis longtemps ruiné déjà an 
xv« s. — a Ma mote de Pendu assise en la pa- 
« roisse de Morannes, où jadis avoit maisons et 
a demeurance, douves et fossez », dit l'aveu de 
1494. Le seigneur avait ses armes dans la cha- 
pelle St-Louis, formant une aile de l'église pa- 
roissiale et dont il s'attribuait la propriété. — En 
est sieur Hugo de Corcillon 1280, son frère Guil- 
laume 1296. — La terre passe ensuite à la famille 
des Roches, dont une Qlle Marguerite des Roches 
épousa le 28 mars 1370 Jean Clérembault. — 
Elle y réunit par acquêt le fief du Génetay, les 
moulins de Colombeau et l'Ile Salbert; — et 
épousa en secondes noces Geoffroy de la Tour- 
Landry ; mais son fils Gilles Clérembault hérita 
d'elle, 1391-1417. — En est sieur Simon Auvé, 
chevalier, mari de Marguerite Clérembault 1417, 
1447, Louis Auvé 1520, mari de Renée Clérem- 
bault, qui acquit vers 1498-1505, de Geoffroy Le- 
frère, le domaine de Cutesson ; — Renée Auvé, 
veuve en premières noces de Madelon de Brie- 
Serran t, épouse en secondes noces de Jean de 
Chourses, 1549, 1583; — Claude de la Jaille. par 
acquêt, 1583, 1600, Urbain de la J. 1610. 1646, qui 
y réunit en 1626 sur les héritiers de Guill. Lepelle- 
tier le lieu de la Guyonnière ; -— Pierre Leclerc, 
sieur des Roches, mari d'Elisabeth de la Jaille, 
1646, 1657, Urbain Leclerc, 1657, sur qui le 
domaine entier avec la Guyonnière, Cutesson, 
Colombeau, le Genetay, fut saisi et adjugé judi- 
ciairement aux Ursulines d'Angers le 4 juillet 
1676. — De beaux plans, avec vues à vol d'oi- 
seau des édifices, en existent aux Archives dé- 
partementales.-*Le8 moulins dont un à blé, l'autre 
à papier, fareol vendus nat^ le 14 ftvrU 1791. ^ 



t>ÉN 

Le pAtis dit de la Motte^de-Pendu était une 
baate futaie, dépendant dn Génetay, qui en avait 
accordé l'usage à ses 13 tenanciers, à la charge 
de le reboiser avec du plant fourni par le sei- 
gneur. -* François Grille, dont la jeunesse s'est 
passée dans le pays, a adressé une jolie Epitre 
aux Moulin» de Pendu, 
Pénellerie (la), f., c"« de Broc, 
Bémihmw^ ae). — V. Pinchard (le). 
Pénlssiére (la), f., c»« de Drain; — donne 
parfois son nom au ruiss. de la Bossardière. 
Péniteneerie (la), f., c»* de St-Barthélemy, 
PeaJoB (Jean-Baptiate), né à Paris le 
SI juillet i78S, aveugle dès l'âge de 18 mots, 
fut admis en 1797 dans rinstitut d'Haûy, et y 
montra de si grandes dispositions pour les 
mathématiques, qu'autorisé à suivre les cours 
du Lycée Gbarlemagne. il y remporta le pris 
des mathématiques spéciales (1803) et dans la 
seconde année le deuxième prix au concours 
général. Nommé professeur successivement à 
l'Institution des Aveugles, puis à l'Ecole des 
Mines, il fut chargé en 1809 de la classe de 
mathématiques au Lycée d'Angers, et en occupa 
la chaire pendant plus de 15 années, aidé au 
tableau par un enfant, son apprenti tout k la 
fois et son guide, son huissier, son greffier, qui 
traçait les lignes et les figures. Il fut mis en dis- 
ponibilité en 18S6 et admis à la retraite le 
10 juin 1840. Il avait été décoré en 1814 de la 
main même du duc d'Angoulôme. ^ Les 
Annalee mathématiques ont publié de lui en 
avril 1813, p. 306, entre autres articles, une 
Lettre, datée d'Angers, 14 novembre 1812, Sur 
Vétude et l'enseignement des sciences mathé- 
matiques chez les aveugles de naissance. — 

— Il est mort à Paris, âgé de 82 ans. dans les 
premiers jours de juillet 1864. — Grille a publié 
son autobiographie dans ses Miettes litté- 
raires, t. II, p. 149-154. — V. aussi le portrait 
qu'en donne un écolier d'Angers dans le Pré' 
curseur de l'Ouest dn 26 septembre 1844. 

Peallére, m*' à vent, c°« de Méron. 

Peanaiscrie (la), f., c°* de Si-Macaire- 
en-M. — Le Penneraizerie (Et.-C). 

Pennan {Olimer de), licencié en décret, 
prieur de la Papillaie, confesseur de Jeanne de 
Laval, étudiant en l'Université d'Angers 1455, 1 457. 

Pennedaire (la), f., c»« de Torfou. — La 
Penedikre (Cass.). — La Pennetière (Millet). 

— En est dame en 1509 Simonne Pitaud, veuve 
de messire Jean Quinemerck, qui la relevait du 
Sap en St-Crépin. 11 y existe un rouler remar- 
quable, bloc énorme de pierre granitique tendre, 
de forme irrégulièrement arrondie, reposant sur 
une pointe de pierre de même nature ; 7 met. d'é- 
paisseur, sur 5 de hauteur; — sur la face supé- 
rieure, existent trois bassins circulaires ; ~ poids 
présumé. 160,000 kil. V. Répert. archéol,, 1860, 
p. 42, — et Millet, Indicateur de M.-et-L., 
planche LXX, qui en donne un dessin réduit 
d'après le peintre Gaston. 

PeaMorie (la), f., c"" de Bécon. 
PéaoUéra (la), f., c"« de St-Georges^u- 
Puy 'dc-la-Garde* 



•72 — 



PÉR 



Pensonaala (la), f., c"« de NyoiseaM,, 

Pente (la), fontaine, c<** de Joué-Eiiau, i 
150 met. du bourg, jaillissant à fleur de terre, 
intarissable, dans le jardin des Gourtillers. 

Pénasseaa (le), cl., c"« de Bauné. 

Penvii^Bef vill., c"* de Villébemier. — îa 
Port Penvigne (Et.-M.). — La RueP, (Rec« . 
— Il y existait un grand port de Loire eoporié 
par les eaux. 

Péptaière (la), f., c"« de Beaulieu.— Feo- 
dum de Pipineria et Milloneria situm in 
curia Petre 1227 (Ronceray) — La Pupiniirt 
1560 (Ib.). — Ane. domaine du Ronceray d'An- 
gers, tenu au xiii* s. en fief par Pierre d'Oudoo, 
chevalier. Les frères du Temple y prétendaient 
des droits de suzeraineté, dont ils se désistèrfDt 
après longs débats en 1227. — Jean Améoard, 
sieur de Cbanzé, en rend aveu en 1460. — Eo 
est sieur Jean de Rieux, comme mari de Philippe 
de St-Amatour, 1572; *- Mathurin Janneaat, 
sergent royal, 1618; — son fils, 1650; -* Jacq- 
Louis Prévost, 1772; — f., c»« d'Epieds; -f, 
c"« de Vauchrétien, 

Péqnioterte (la), f . , c°« de la Possonnièrt 

Pérard {Charles-François- Jean), fil$ de 
Charles P., vérificateur an bureau des Aides, et 
. de Madeleine-Elisabeth Foucquet, né i Aofers 
en 1760, y étudia au collège de TOraloire et » 
fit en 1788 inscrire au tableau des avocats. 11 m 
signala bientôt aux premiers rangs des patriotes 
angevins, prit part à la fédération de Pontivy elt 
toutes les journées révolutionnaires, uni de cœar 
avec Ghoudieu. Il figure aussi parmi les pris* 
cipaux rédacteurs du journal Les Amis it 
la Constitution, — Elu en septembre 1191 
membre du District d'Angers, il fut l'année sui- 
vante envoyé à la Convention, où il prit place 
à la Montagne et vota sans hésitation la mort de 
Louis XVI. Une seule fois il affronta la tribooe. 
et ce fut le 19 août 1793, pour défendre le brave 
général Beysser et offrir sa tôte en garantie de la li- 
berté de son ami. Le Moniteur donne son discoori 
en supprimant le nom de l'orateur qu'indiqueoi 
les tables. — Il applaudit à la chute de Robes- 
pierre, accepta une mission dans le département Je 
l'Aisne pour réorganiser les administrations et dé- 
buta tout d'abord par la levée du décret qui metisii 
Beau vais en état de siège, et par la délivraoce d« 
nombreux détenus. A la suite des journées de vru- 
démiaire, il proposa la nomination de trois coa- 
missaires pour aviser à des mesures qui assura^^ 
sent le gouvernement contre la réaction envahis- 
sante, et y gagna plus tard d'être compris sor U 
liste des conventionnels, éloignés de Paris, à U 
suite de la conspiration dn camp de Grenelle. To 
refuge lui fut oO^ert à l'hôpital de St-Cyr, cbes le 
chirurgien Gaudichon^ son ami. L'année suivante il 
était nommé chef de bureau au ministère de lap)- 
lice, et en l'an VIII aux fonctions de commissaire 
général à Toulon, dont il fut bientôt déchargé. U 
resta sans emploi jusqu'aux Cent-Jours, où il fu( 
de nouveau employé comme lieutenant extraordi- 
naire de police à Dieppe (15 mai 1815). — La loi, 
qui frappait les régicides, l'obligea à chercher on 
asile on Belgiifue, où il est mort sauf doute. 



PEU 



— 73 — 



PER 



Pereaadito (la), f., c"* de Pouancé. 

Pereerie (la), f., c"* de Chanxeaux ; w f., 
C* de Jforannes. 

Pereeron* f., c"* da Voide, dépendance de 
la seignearie du Coadray-Montb. 

Perohambaiilt (le), f., c»* de TrémentineB, 
— Sur le champ de la Haute-Vallée s'élève an 
peuîvan dit Pierre- Fiche , haot de 4 met. et 
mesarani 7 met. de circonférence. M. Millet en 
donne on dessin dans son Indic, de M-'et-L. — 
Auprès existe an galgal. 

Perete«teMf<l(de).— V.BIgfOftère (de La). 

Perchard, f.. c»« de St-Rémy-la-V. — 
Pouchard (Et-M.)- — Ane. chftteaa avec cha- 
pelle bénite le 22 juillet 1710. Le 7 janvier 1711 
messire Elie de Carrières, chevalier, seignenr du 
lieo, i^ de 39 ans, veuf de Françoise de Ville- 
moresD, y épousa Marie Roussean, veuve de Jos. ' 
de ïasseiUe. Il y mourait le 20 juillet suivant. 

Perehardiére (l&)i tn°" b. et f., c°e de 
Blai$on. ^ Ane. maison noble, dont est dame 
Anne Poyet 1589; — échue dans la succession de 
J.-Jacq. Trouillet, oratorien, doyen de St-Thngal 
de Laval, à René Trouillet, lieutenant particulier 
an Présidial d'Angers, 1707 (E 4076) ; — acquise 
e& 1781 de M"*« Robert des Marchais, par J.-Fr. 
de Cantineau, -* Jean-Laurent de C. 1788. 

Ferfluanderle (^a.), ham., c"* de Vézina. 

Perehandlère (la), ham., c*** de Sarrigné, 
-Sinpie closerie an xviii* s. vendue nal' sur la 
fabrique le 5 novembre 1798. 

Perehe (Haute-) • '-. c°« de Genneteil. — 
La Péncfcc (Cass. et Et. -M.) ; — vill., c»« de 
St-Melaine. — Alta Perça 1102-1114 (2« Car- 
tiil. St-Serge, p. 225). — Le prieuré de St- 
Xelaioe y possédait un domaine vendu nat* le 
18 août 1791. — Le chemin de la Roche-d'Erigné 
fat ouvert jusqu'au village en octobre 1763. 

Perehelaadiére (la\ f., c<*« de J allais, 

Pereher (le), ruiss. né sur la c°« de Cham- 
hdlay^ s'y jette dans le ruiss. de Ghambellay ; 
- 1.800 mèL de cours ; « f . , c" de Clefs. — 
Mcdietaria Percherii 1181-1185 (Bilard, 
D* 546). ~ Domaine depuis le xii« s. de l'abbaye 
deHélinais, vendu nal' le 11 février 1791. 

Percber (le), chat, c»» de St-Martin-du-B, 
~Aoc. fief et seigneurie relevant de Bouille- 
Théval et appart. jusqu'à la fin du zvi« s. à la 
faoïUle de Tinténiac. 11 passe aux Bautru avant 
1630, aux Scépeaux vers la fin du xvui* s., et 
p» alliance an comte de Cbampetière, de Riom ; 
~ aujourd'hui à M. le vicomte de Court. — 
L'œuvre du château, que précède une magnifique 
avenue, comprend deux bâtiments en équerre 
avec lucarnes à meneaux de pierre, gables et sou- 
iMsiements découpés de gracieux festons, — dont 
une avec eoeadremeot de colonnettes, partant du 
sol jusqu'au faite pour se terminer en deux men- 
dia reliés par des arabesques de pierre. V. un 
dessin Mss. dans Bertbe, t. II, p. 55, une gravure 
de Hawke dans V Anjou de M. Godard, une litho- 
Pallie par Rouargue, dans VAnjou de M. de 
^bines, une gravure par H. Abraham dans son 
Album d'Angers. Le principal logis est accolé au 



centre d'une jolie tour quadrangulaiie à fenètrei 
et lucarne ornementées avec un tourillon pointu 
en cul-de-lampe ; à l'intérieur gravit un bel esca- 
lier de pierre en spirale, la tige décorée d'une 
guirlande de feuillages ; dans le salon, une che- 
minée à manteau droit, sculpté d'élégantes ara- 
besques et d'oiseaux, avec corniche en feuilles d'a- 
canthe, XVI* s., les poutres récemment peintes aux 
alliances de la famille; — dans la salle à manger, 
un vieux bahut, représentant St Michel vainqueur 
du dragon ; — dans la salle voisine^ des landiers 
du XY* s., à pieds trilobés, la tige surmontée d'un 
ange qui porte dans ses bras un écusson fruste. ^ 
Un peu à l'écart, dans la verdure, s'élève une jolie 
chapelle de St-Aubin et de Notre-Dame^e-Pitié, 
dite autrefois vulgairement des Gaudrets, dont 
on attribue la fondation à l'abbé de St Aubin, 
Jean de Tinténiac, — flanquée de contreforts 
carrés avec pinacle à choux fleuris, la porte en 
accolade surmontée d'une croix, et d'une gra- 
cieuse tourelle octogonale à-demi engagée dans la 
façade même xvi« s., l'intérieur à voûte d'ogive 
rayonnante, qui semble plus antique, éclairé de 
fenêtres à lancettes géminées , et de vitraux 
modernes, signées Gérôme Darmel. 

Pcreher (le), cl., c"« de Sermaise. — Le 
Pécher (G. G.). — Ane. logis noble vendu nat^ 
sur Jean-Benjamin Lamotte d'Aubigné, le 4 flo- 
réal an II, et dès lors en ruine. 

Pereher (le Bas-], t., c"« de Chambellay, 
-- Le Percher à Vahbesse xvi» s. — Domaine 
de l'abb. du Ronceray. 

Pereher (Jean), peintre, Angers, employé 
aux préparatifs des fêles de 1565. 

Pereher-Brillant (le), f., c"« de SainU 
Martin-du-Boiê. 

Perdillére (la), ham., c"« de l'Hôtellerie- 
de-Flée. 

Perdraa (Paul-Maurice), fils de Paul P., 
praticien, et de Marguerite Maillet, né à Angers 
le 24 février 1776, y meurt le 19 janvier 1855, 
lieutenant-colonel d'artillerie en retraite, cheva- 
lier de St-Louis (12 novembre 1817), chevalier 
de la Légion-d'hocneur (18 octobre 1821). Il a 
fait imprimer des Notions élémentaires d^AS' 
tronomie (Angers, Gosnier et Lachèse, 1839, 
in-12). 

Perdrian fle), c«« du Puy-N,-D. — En est 
sieur Jean Quétineau 1602, Jacq. Quétineau 
1637, René Sourdeau 1692, Louis Grignon, V. 
ce nom, 1789 

Perdriel, c**" de Chantoceaux, chapelle si- 
tuée au XIII* s. dans la forêt du Parc et appart. 
aux moines de Marmoutiers qui cédèrent tout leur 
droit au seigneur en 1231. L'emplacement et les 
fondations en ont été récemment reconnus. A 
côté s'étendait un vaste étang desséché, dit l'étang 
des Bauches, dont on voit encore la chaussée. 

Perdriflére ,'la), f., c»* de Champigné; — 
f., c"« de la Chapelle-St'Laud; — f., c»« 
deDurtal; =■ f.. c"* de Loire; — f., c"« de 
Nyoiseau ; — donne son nom à un ruiss. qui 
se jette dans le Misengrain; — 600 met. de 
cours; — f., c»« de Tiercé, cédée par le prieur 
de Tiercé à l'abb. do Toussaint; «* (la Grande-), 



PEU 



— 74 — 



PER 



I., €■• de Fougère, — La Ptrdr, Sigonneau 
XTi'Xviii* (Et.-G.). ^ Adc. fief et seigneurie avec 
manoir noble, qui conserve encore sa tourelle 
octogone du ivi* s. et une belle douve, domaine 
et résidence de la famille Sigonneau, du xvi* an 
XVII* s. Julien Sigonneau en fonda le 4 janvier 
1553 la chapelle, dédiée & Ste Catherine. Le 28 oc- 
tobre 1662 y mourut Franc. Sigonneau, que son 
fils, malgré les protestations du sénéchal de la 
baronnie de Fougère et la résistance du curé, fit 
inhumer dans le chœur de l'église Mais le len- 
demain, le sénéchal, assisté de gens d'armes, fit 
reporter le corps dans une fosse de la nef, prés 
le banc de la Perdrillére, devant le crucifix. — 
La terre fut vendue en 1660 à René Moreau, 
sieur de la Poissonnière, mais sans que l'acte 
paraisse avoir eu de résultat. — Elle fut, dit-on, 
à la suite d'une tentative d'assassinat, confisquée 
judiciairement au profit du sieur de la Jaille- 
Gatines — et appartenait aux approches de la 
Révolution au\ religieuses Fontevristes de la 
Flèche, sur qui elle a été vendue nal* le 29 jan- 
vier 1791 ; — f., c»« du PZc««f«-Gr. — En est 
sieur en 1386 Jean de Karolay, docteur en théo- 
logie, qui donne « l'hébergement de la P. » à 
Thiphaine de Landerneau, veuve de Jean du 
Planlis; — (la Petite-), f.. c"* de Fougère, — 
La Perd, Eperon xvi-xvii" s. (El.-C). — - Ane. 
fief et seigneurie avec manoir noble, domaine et 
résidence du xvi* au xviii* s. de la famille 
Esperon, qui la relevait de Gatines et de la Fau- 
chardière. Le seigneur présentait à la chapelle 
de la Hamelotière desservie dans l'église parois- 
siale. Françoise Esperon de la P. épousa en 
1647 Charles de Briand et n'eut qu'une fille, qui 
épousa Julien Sigonneau.— Le domaine apparte- 
nait au xviii« s., comme la Perdrillére- Sigon- 
neau, aux Fontevristes de la Flèche et fut vendu 
nat* le même jour. ~ Une transaction de 1513 
attribuait l'eau de la fontaine de Segrée pen- 
dant le jour & la Perdrillére- Esperon, — pendant 
la nuit à la Perdrillëre-Sigonneau ; « f., de St- 
Silvin. 

Péret (Pierre), « maistre d'œuvre », est l'ar- 
chitecte du château actuel de Martigné-Br. Il y 
était occupé en septembre 1503, quand le Conseil 
de ville d'Angers le manda pour fournir un projet 
de tour ou bardeau à la Basse-Chatoe, qu'aucun 
<c expédient » n'était parvenu encore à établir. Il 
vint fournir son devis mais ne put s'entendre avec 
la ville, qui se borna à l'indemniser de son voyage. 

Périehère (la), vill., c"* de Comillé. — Le 
Heu appelé à présent VOiselière alias la 
Perrich'ere et Guillaumière 1689 (St-Maurice 
G Rentes). — En est dame d"« Renée Letonnelier 
1706, Jacquine Let., femme de Claude Guilbault, 
1713, — Marie-Laurent Dureau 1750, femme de 
Jean-François de Cantineau. 

Pérlciére (la), f., c"« de Drain. 

Périi^and {Pierre), dominicain, né à Angers, 
professeur en théologie, est mentionné comme 
évèque d'Apt en 1410. — {Nicolas), parent sans 
doule du précédent, doyen de St-Maurice d'An- 
gers le 20 mai 1429, mort conseiller du roi à 
tapies en 1432. 



Pérlganterte (la), f., c"« de Poiumc^. - 
La Purigauterie (Et.-M.). 

Périi^né (le), f., c^« de Beaucouzé\t» (le 
Petit-), f., c»« de Beaucouzé. 

Périnean {Jean), dit Coursillon, foanità 
l'église de Yarennes-sous-Montsoreau « l«s 
« ymaiges de St Laurent et de Ste Eméraoee i 
1512. 

Pérlaet (le), f., c"" de Tout-U^Monde. - 
Le bordage Pemet (Cass. ). 

Perlas {Yves), docteur-médecin, Angers, 
1570. 

Perny {J ), connu antérieurement par 

divers ouvrages, était en 1808 « ingénienr vérifi- 
« cateur du cadastre » à Angers et y a publié u 
Méthode pour réduire Us angles obserti» 
au centre d^une station avec les types de$ 
calculs à Vusage de MM. les Ingénieur» 
vérificateurs et des géomètres du cadattn 
de France (Mame, in-4<>). — C'est lui qui a fait 
construire, dans la rue du Temple, sur l'empla- 
cement de l'ancienne commanderie, un céoiade 
de francs-maçons avec la grosse tour grise eo 
forme d'observatoire. 

Péron {Pierre- François), né à Lambeselec 
(Finistère), le 6 février 1769, avait pris sa retraite 
comme capitaine de vaisseau et vivait relire dèi 
1804 dans son château du Péage, en la commoDe 
d'Epieds. Il y fut nommé maire le 2 janvier 1SÛ5 
jusqu'aux Cent-Jours, puis de nouveau, dejaillet 
1815 jusqu'à la fin de 1825, époque où il viol 
s*établir à Saumur et fut presque an&sitôt boDorè 
des fonctions de premier adjoint (9 mars ISSS". 
De mœurs très-douces^ d'habitudes religieuses, 
dévoué aux Bourbons, il avait dès avril 1830 
donné sa démission, et ne consentit à restern 
charge qu'aux instances de ses concitoyens. Il 
faisait dès lors fonctions de maire et ne se retira 
définitivement qu'à la fin d'août. Je n'ai pu trouver 
la date de sa mort. ~ Pendant sa longue et périlleux 
vie de marin, il avait été abandonné pendaDt 3 ans 
avec quatre soldats dans une petite lie déserte de 
l'Océan du Sud, et un jour qu'il racontait ses 
aventures au cbàteau de Bisay, Besoard, Y. ce 
nom, se trouvait là et l'engagea à les écrire. 
Le capitaine protesta de son insuffisance à faire 
bon usage de journaux en désordre et de quelque 
notes, partie même en anglais, et en fio de 
compte, consentit à les remettre à Besnard, qu 
s'offrait à mettre le tout en état. L'œuvre se trou- 
vait terminée en 1819 et parut chez Brissot-Tbi- 
vars en 1824, sous ce titre à la mode : Mémoirti 
du capitaine Péron sur ses voyages aux 
côtes d'Afrique, en Arabie, à Vile d'Amster- 
dam, aux îles dAnjouan et de Mayotte, 
aux côtes Nord-Ouest de l'Amérique, a^ 
îles Sandwich, à la Chine, etc., etc. (S wl 
in-S» avec grav.). L'éditeur s'éuit engagé à 
imprimer intégralement le manuscrit. 11 se permit 
néanmoins d'en supprimer plus du tiers. < c'est- 
« à -dire presque la totalité, — dit Besnard daos 
a ses propres Mémoires , — des aventures 
« agréables ou périlleuses, des observations sur 
a les peuplades et la topographie des lieux. 
« qu'elles occupaient, en on mot| (oal ea qui 



PER 



— 78 — 



PER 



« ponTÛC intéresser le comman des leoteurs..., 
c donnant pour toute excuse qu'il eût fallu un 
c volume de plus et qu'il y aurait eu trop de 
« ri^qoe à différer la publication ». 

PéroBBe* f., c«" de Chanteloup, — avec 
éUng de 13 hect., d'où sort le Trézou, dit quelque 
temps ruisseau de Péronne. 

Ferrais (les), f., c"« de Chaude fonds. — 
Les Perraix de Ckaudefonz 1482 (Ë 624). — 
Us hauts, leê ha9 Perretz 1582 (E 625) ; * 
f . c"« de la Pèlerine. — Le P. (Cass.). — Le 
fief des Paraiz 1539 (C 105, f. 298) relève de 
Rillé. -* En est sieur n. h. Silvestre Frétart ; — 
bam., c"* de St-George^^u-B. — Les grands 
Perrés (Cass.). — Ane. m*»" noble sur le pas- 
sage de la voie antique du Yieil-Baugô à Mazé. 

Perrals-Chavds (les), ham., c"« de Mozé, 
avec m^a et carrière inondée. 

Ferranderle (la), f., c" de Bécon; — cl.. 
c*« de Feneu; — f.. c"« de Mouliheme. 

Perrftndiére Cla), f.. c»« de Brain-s.-All. ; 
«-bam., c*« de Bauné; — ham., c»« de Cham- 
pigné. — Domaine du prieuré de Ghampigné, 
Tendu nal* le 28 avril 1791. — Le prieur Simon 
TilloQ 7 avait londé en 1538 une chapelle régu- 
bère sons le titre de N.-D.-de-Ia-Charité, des- 
servie plus tard en l'église paroissiale et attachée 
k la fondation de l'école de filles; » f., c"« de 
Cofî^; •■ cl., €■• de Jarzé. 

Perrandiére (la), c"« de Lue. — Ane. fief 
«( sei^eurie avec manoir, dont est sieur n. h. 
René Xorean 1548, 1554. — Y réside « dans la 
«maison seigneuriale » en 1633, M* François 
Legras de la Marca<vserie, avocat au siège de 
Dortal ^ Sébastien Sérezin, conseiller et ancien 
président en l'Election d'Angers, veuf de Made- 
leine de Landevy, y fit élever dans l'enclos une 
chapelle du titre de St-Sébastien. qu'il fonda par 
acte do 4 septembre 1662 d'une messe tous 
les vendredis, et de deux anniversaires. Elle 
fat consacrée le <4 octobre 1668. Le 4 mars 
1680 sa fille Madeleine, déjà veuve de Jean-René 
de (^Uas, y épousa Léonor-Rodolphe Legouz de 
Bordes. — La terre appartenait aux Letour- 
nenx d'Avrillé dès 1724. ~ Louis-Sébastien 
Leioomeux, ancien officier de mousquetaires, y 
moamt le 18 mars 177S. âgé de 49 ans. — René- 
Sébastien Letourneux, V. ce nom, ancien mous- 
quetaire et lieutenant des maréchaux de France, 
y résidait en 1776 avec sa femme Marie-Per- 
rine- Bonne -Renée Dugas, originaire de St- 
Domingue. Les Chouans, repoussés une première 
fois, y revinrent une seconde dans la nuit du 15 
au 16 thermidor an II, et escaladant la porte, le 
forcèrent à leur donner 1.500 livres et ses armes ; 
- son petit-fils René, né à Angers le 6 juin 
1^1, chei son grand-père maternel Prévost de 
la Cbanvellière, étaU secrétaire en 1859 du Congrès 
dH botanistes à Bordeaux, attaché en 1861 à la 
mission scientifique qui explorait sous la direc- 
tion d'E. Cosson. les montagnes du Djurdjura. et 
ttourui au retour, à Bougie, le 2 août. — Son 
kerbier a été donné à la Société botanique de 
friAce; ses collections de mollusques et d'in- 
■ectei à la ville d'Angers, Un opuscule a été 



imprimé sous ce titre ; Notes sur les dernière 
moments de Henri de la Perraudiere. V. 
aussi Millet. Indic. de M.-et-L., t. 1. p. 215 et 
le Journal de Maine-et-L. du 12 août 1861. 

Le chdteau actuel est tout nouvellement rebftti. 
On y conserve deux portraits. Tun de Jeanne 
Chaudet, femme de Joachim YoUaige, daté de 
1616. et l'autre de Jean Landevy, maire d'An- 
gers 1507-1508, copie du zvii* s., d'après l'ori» 
ginal de l'église des Carmes d'Angers, plusieurs 
autres de la famille Letourneux, — et les 
Guerres d'Alexandre d'après Lebrun, en tapis- 
series d'Aubusson, signées A. Grelet. 

Perraudiere (la). '.. c»« de Marcé; — f., 
dans le bourg de St-Lamberi-la-Poth. 1723 
(Et.-C); — f.. c»» de St-Martin^u-F. 

Permnlt {Jacques), « sculpteur et archi- 
« tecte », 1655, mari de Philis Tabonrier, f à 
Angers le 6 février 1658; i* {Rolland), maître 
brodeur. Angers. 1620, beau-père du peintre 
J. Lagouz. 

Perray (le), chemin, c»« d*Ambillou, qui con- 
duit de la Butte-Bigotte aux Fontaines-Mérites; 

— 555 mètres; "■ ham., c°« de Brion; » 
mo» b., c°« de Brissarthe. — Perreium 1215, 

— Locus qui dicitur le Perrei 1217 (Pr. de 
Briss., ch or.). — Ane. maison noble, dont est 
sieur n. h. Pierre Ogeron 1611. n. h. François 
Lepeletier 1681, qui y décède le 8 mai 1689; — 
passe par l'héritage de Jeanne Quentin, sa veuve, 
à Madeleine Quentin, veuve de Maurice Gour- 
reau, qui la vend en 1717 à Françoise Gilbert, 
femme de Fiancois de Mauléon de Garipuy. dont 
le petit-fils et l'héritier était Jean- Joseph Ouvrard 
(E 208); * f., c"e de Carbay; — m*»» b.. 
c" de Chambellay; ^ f., c»« de Cham- 
bellay ; ■» ham., c"^ de Chavagnes-les-E . — 
Perray (Rec* et Raimb.). -^ En est sieur René 
de Jousselin. chevalier. 1690, mari de Marguerite 
de Jarzé ; s, f., c*** de Dénezé'S.'le-L., domaine 
de l'abb. de la Boissière, vendu nal* le 25 fé- 
vrier 1791. 

Perray (le), m*»" b., c"« dEcouflant. — 
Abbacia de Petrosiis 1189 circa (Cartul. du 
Perray, f. 2). — Monachi de Petrosis 1195 
circa (Ib., f. 1). — Ecclesia béate Marie de 
Petreio, de Perreio 1200 (Ib., f. 7-8). — 
Abbas de Perre 1206 (Ib., f. 14). — jLocus 
qui dicitur Perredium juxta Andegavum 
1247 (Ib., f. 23). — Montages, ecclesia de 
Perrodio 1264-1265 (H. -D. fi 21. f. 29 et 49). 

— Conventus de Perreyo juxta Andeg. 1273 
(Ib., B 82, f. 12). — Le moustier Noustre 
Dame du Perray aux Nonnains lez Angiers 
1685 (Pouillé Mss.). — Le Perray 1783 (Poùillé). 

— Ane. abbaye, sous le vocable de Notre-Dame, 
re.stée à peu près sans histoire. Robert de Sablé, 
seigneur de Briolay. s'attribue le litre de fonda* 
teur et de patron, en la gratifiant de domaines et 
de droits importants dans les paroisses d'Ecou- 
flant. de Briolay et de St-Silvin, par une charte 
que le copiste date de 1120, mais que tous 
les synchronismes reportent aux années 1189 ou 
1190. La fondation primitive était sans doute alors 
de date récente. Il est acquis par i^iUonrs qu'elle so 



PER 



— 76 — 



PER 



iron^ait soomise à U règle de St-Benolt, et une 
balle de 1246 la déclare formellement dans la 
dépendance de l'abbaye de Bellefontaine en 
Manges. Mais dès 12Î8 le désordre y appaiatt 
eomplet et le pape Grégoire IX charge Tévèque 
da Mans d'y porter remède. — La balle de 1246 
constate qae depais cinq ans la maison n'a pins 
d'abbé et qu'elle reste écrasée de dettes et habi- 
tée misérablement par trois" moines. A la prière 
de la comtesse de la Flèche et de la vicomtesse 
de Beanmont, le pape Innocent donna mandat à 
l'évoque d'Angers de remplacer les Bénédictins 
indignes par des religieases Cisterciennes. Elles y 
furent établies dès le mois de janvier 1247, sous 
la règle de Donhen et le patronage de l'abbé du 
Louroui. 

Il n'est presque plus parlé jasqu'au xvii« s. de 
cette abbaye obscare qu'étouffe sans doute le voi- 
sinage trop proche de l'opulent et noble Ronceray 
d'Angers. Son domaine, en dehors « des cloîtres, 
« hébergements, jardins, vergers, cours et cir- 
« cuit , » comprenait un étang avec moulin 
■ar la chaussée, des bois, des landes et 15 ou 
16 closeries, un petit fief en Vauchrétieu, un 
autre en Corzé, en tout 4 à 5.000 livres de re- 
venu. L'abbesse avait droit de passage gratuit 
pour tous ses officiers et serviteurs sur tons les bacs 
de Briolay et y prélevait le dixième du revenu 
du four banal et de la recette sur les bateaux 
montant avec sel et vin sur la Sarthe et sur le 
Loir. Tous les pèchears et voituriers par eau 
des paroisses de St-Silvin et d'Ecoaflant étaient 
tenus de venir tirer la quintaine, le jour de la St- 
Jean, à Ecouflant, vis-à-vis le village du Noyer, 
on de courir la pelotte dans le bourg, sous les ordres 
du procureur de l'abbaye , que les femmes 
devaient gratifier de leur chapeau de rose^ d'un 
baiser et d'une chanson. 

La vie régulière y était d'ailleurs depuis long- 
temps absolument relâchée. 

Quand l'abbesse de Vassé essaya de rétablir la 
clôture, une partie des religieases quitta la 
maisons. Sept des fugitives, ramenées à raison 
par leur directeur, acceptèrent la réforme et for- 
mèrent à Angers le prieuré de Ste-Catherine 
(13 octobre 1637). — L'abbaye, bien que garantie 
par des lettres de sauvegarde du roi et de 
Mazarin, fat pillée sans merci le 21 février 1652, 
par les troupes royales. — En 1687 il y résidait 
12 religieuses, menant une Vie étrange et toute 
mondaine, en guerre déclarée avec leur abbesse, 
qui les traitait de diablesses et qui, soutenue par 
l'évèque, fut condamnée pourtant par la décision 
des visiteurs (1691). 

Le chartrier conservé de l'abbaye, comprend à 
peine un petit cartalaire d'une quinzaine de titres 
originaux et une cinquantaine de volumes ou 
liasses de contrats sans intérêt historique, où il 
est difficile de glaner quelques noms. Voici pour- 
tant une liste un peu plus complète, qu'elle n'est 
donnée ailleurs, des abbés et des abbesses. 

Ahhés Bénédictins : — Je ne connais, non 
plus que M. Hauréau, ^ que deux ahhés : Ma- 
thieu, 1190 circa. 1200. —Jean, 1200 circa, 12(«. 

Abb€ê$€9 Cistercienntê : ^ AUx, 1277, 1 



1309. — Jeanne, 1314. — Marguerite, 
1364. — Jeanne II, 1387, 1390. — Pétronille. 
1400. — Jamette, 1408. — Perronnelle, 1410. 
1412. — Marguerite 1417. — Perronnelle ou 
Pétronille II, 1422, f vers 1438. — Marie- 
Simonne Hamon, novembre 1438, f vers octobre 
1464. ~ Antonine ou Thomine, octobre 1464. 
1470. — Jeanne-Honorée de Valtem^re, février 
1472 n. s., f le 5 décembre 1504. — Jeanne 
Pannetier, décembre 1504. — Marguerite 
Veillon, installée le 8 octobre 1508, 1537. — 
Son sceau, où elle figure debout, et celui de l'ab- 
baye, représentant une Notre-Dame avec son 
enfant sur les bras, sont appendus à un acte de 
1527 (G 1006, f. 79). — Renée Lihoreau, avril 
1542, qui résigne en 1549. — Marie de FeschaU 
par bulles du 16 mai 1549, installée le 7 août, 
t le 6 août 1564. •— Françoise de Coisnon, 
1565, f le 7 août, d'après son épitaphe. ou 
suivant d'autres documents, le 6 octobre 1576 

— Michelle Bahou de la Bourdaisière, 1580, 
f le 31 mai 1584. — Suzanne Le Afaason, 
ou de Marzon, approuvée en sa charge le 
14 Juillet 1584 par l'abbé de Ctleaux, mais ({ïii 
dut se retirer devant l'opposition du pape et du 
roi. — Marie de Gennes, installée le 15 mars 
1585. qui résigne au profit de sa sœur en 1591, 
quoiqu'elle prenne encore le titre en mai et juin 
1592, f le 26 février 1610. — Louise de Gennes, 
religieuse du Ronceray, nommée par bulles da 
5 féviier 1591, résigne en 1614, f le 4 mai 1637. 

— Catherine Grongnet de Vassé, religiense de 
St-Amant de Rouen, coadjutrice de la précé- 
dente le 26 novembre 1612, lui succède et est 
installée le 8 février 1614, f le 2 août 1651. — 
Marie de Courtarvel de Pezé, religieuse de 
St-Amant de Rouen, nommée par le roi le 
20 août 1651, à l'âge de 28 ans, installée le 
18 janvier 1652, f le 22 février 1681. — Marie 
de Lambert, Y. ce nom, religieuse de Cbaronne 
près Paris, nommée le 21 mai 1681. — et non 
1680, — t le ^ octobre 1701. — Louise-Jacqoe 
Une de Quatreharhes de la Rongère, reli- 
gieuse de Ste-Gatherine d'Angers, 1701, résigne 
en 1726, sous la réserve d'une pension de 400 L, 
et meurt le 25 mai 1728. — Prudence-Hélène 
Des Cartes, religieuse de la Joye de Hen- 
nebon, 1727, 1763. — Marie-Thérèze-Andrée de 
Gourcy de Charay, 1770-1790. 

Quand les officiers municipaux de St-Silvin se 
présentèrent le 17 juin 1790 pour prendre i>os- 
ses^ion et dresser inventaire, l'abbesse déclara 
être originaire de Turin, ignorer son Age, avoir 
fait profession à Paris en l'Abbaye-aux-Bois, 
sans se souvenir en quelle année, — et n'a- 
voir pas encore pris de résolution. La comma- 
nauté comprenait huit religieuses professes, une 
converse et deux sœurs données , qui tontes 
manifestèrent leur désir de se retirer ailleurs, en 
qualité de pensionnaires. — Trois mois après la 
maison était vide. Elle tombait d'ailleurs en 
mine. L'église elle-même ne parait avoir con- 
tenu ni tablnaux ni statues, à peine quelques 
vases d'argent. Au-devant de l'autel se conser- 
vaient les tombes des abbesses Fr. de Goisnoii, 



PEU 



— 77 — 



PEU 



Loaise de Gennes et Marie de Fcschal, avec leurs 
fignres gravées sur la dalle, — et leurs armoiries 
8QX quatre coins, que Bruneaa de Tartifume 
reproduit. A droite de la porte d'entrée, dans 
DD petit oratoire, figurait une bibliothèque d*en 
TÎroD 400 volume de piété ; dans un des parloirs 
de l'abbesse, les archives, comprenant 42 registres 
et 6 cases de liasses. 

La maison conventuelle, les coars, les jardins 
elle grand enclos, les allées, le mail, le taillis, 
forentadjugésle7avrill791àFranc. Vallée, pour 
U somme de 30,000 francs. Le bâtiment attenant 
à TégUse, qui servait de parloir et de logement 
au directeur, l'habitation du jardinier, l'église 
conventuelle avec une petite sacristie, une cha- 
pelle, l'ancien chœur des dames, furent réservés 
poar servir à TiDstallation d'une paroisse nou- 
velle, créée sons le nom du Perray par la loi du 
17 avril 1791. Elle comprenait tout le territoire 
d'Ecouflant avec la partie vers TO. de St-Silvin; 
- mais presque aussitôt elle fut supprimée et 
les bâtiments rendus libres échurent par une 
vente nouvelle du 28 prairial an IV à Louis-Eméry 
Damas BouUet pour 2.160 livres. — Abbaye et 
é|hseoDt été à pea près jetées bas en 1808. ~ Un 
dessin deBrunean de Tart., un autre plus complet 
de Ballain nous les montrent tels qu'on les voyait 
aauii«9. ~ DelS06àl808, l'habitation actuelle 
s'éleva dans l'enclos de l'abbaye, dont le très-beau 
portail reste conservé seul debout au-devant de la 
grande cour; plus loin, une cuisine, une galerie et 
une pierre portant ces mots ; Damascelle Anne 
de Bretagne, fille du conte de Vertu, nom sans 
doQte d'une religieuse. — De l'église un mur sub- 
siiteeocore, avec le haut clocher carré, en pleine 
vue du chemin de fer, qui traverse le domaine. — 
Un réservoir profond entoure les jardins, alimenté 
par diverses sources, les mêmes sans doute qu'on 
ïoit en 1431 des ouvriers s'employer à capter 
poor le compte du roi René, afin d'approvisionner 
ls& foQlaines du château d'Angers. — Cinq fortes 
métairies, récemment rebâties, dépendent du do- 
maine; -.et tout à l'entour s'étendent des landes et 
des bois renommés des botanistes et des chasseurs. 

Arch. de M.-€i-L- Il Abbaye du Perray, Q Vent, nat., 
l «ig. 837 «1175.- Mss, 7«l.— Ballain, Mss. 867, p. 273. 
"-BnuttaiideT., La Trinité, Mss. 871. f. 161. — Grm- 
^.Notre-Dame Angevine, Mss. 6f0, f. 61. — Hauréau, 
^iChnU., p. 735 et iV., 158. — Lecoy de U M., Le 
RnRené, t H, p. i^. — D. Honsseau, 7391*". — Arch. 
awa. d'Angers BB 76, f. 32 — et InverU. Anal,, p. 464. — 
"Moines-Loire du 19 aoât 1838. 

Ferray (le), f., c»« de Feneu\ ^ f., c»« du 
Guidéniau; — f., c"« de Juvardeil; — cl., 
«"• de Linières-B. — En est sieur messire An t. 
B«snard Coossn 1693; — m<»» b., c"« de Mon- 
treuil-Belf.; - f., c»« de Mouliheme; « f., 
c»« de la Pèlerine ; — c»« de la Possonnière, 
nom d'une pêcherie près Laleu; — c»« de St- 
Jtan-des-Mauvreta. — Les maisons du 
^^ay 1687 (St-Alman. t. III). - Une pièce 
de terre ou sont les masures d^un ancien 
miment appelle le Perray, qui fut de 
t: abbaye du Perray. Item le lieu... du 
Perray, composé de maisons, jardins, etc. 
11*4 (Si-Alman, t. XII) ; - f., c"« de Soucellee. 

Periajr (le), chat,, c»« du VUU-Baugi, -* 



Ane. fief et seigneurie relevant de Potitalne** 
Milon. — En est sieur Jean Duvau 144S, Thibaut 
Belin 1459, Jean Belin, maire d'Angers 1493, 
Franc. B., chanoine et chantre de St-Martin d'A., 
1509, qui y fonde le 8 mars une chapelle sei- 
gneuriale, Jean B. 1530, 1547, Franc. Louet 
1587, Abigail de Lespinay 1610, 1616, Georges 
Louet 1632, 1660, mari de Perrine Goheau. 
Vendue en 1679 par d^*' Claude Louet. femme do 
Claude de Langlée, à René Falloux, la terre fut 
saisie en 1708 par les créanciers de Charles Bois- 
richer et de Marthe Falloux, et adjugée à Lau- 
rent Lemoine, receveur du Grenier à sel de 
Baugé, qui la revendit en 1719 à Louis- Artus 
Chabot, écuyer, garde du corps, mari de Char- 
lette-Poly\ène de Brissac, — En est sieur Louis 
de Brissac 1742, de qui l'acquiert le 8 janvier 
Charles-Gabriel-Auguste d'Andigné; — Pierre- 
Joseph Menoir de Langotière par acquêt du 
22 juin 1756. — La famille la possède encore. — 
Le château actuel date à peine de ces dernières 
années; — il a été reconstruit dans le genre 
Louis XIII avec deux tours d'angles à toits 
pointus. La ferme est l'ancien logis, dont une 
porte ogivale atteste au moins le xv^ s. — La 
chapelle, que décorait une tribune, a été récem- 
ment démolie. Elle servait de pressoir dès 1708. 
Arch. de M.-et-L. E 555-559, 537, 534-535, 16S2. 

Perray (le), f., c»« de Vivy. 

Perray ^le Grand-), chat., c°* de Blou, sur 
Tanc. chemin de Longue à Blou.— Ane. fief et sei- 
gneurie avec manoir noble, dont est sieur n. h. 
Philippe Maudet, 1601 . f en 1623, mari de Philippe 
Hamelin, n. h. Pierre de Samson, mari deChris* 
tophlette Legendre, 1628, Thomas Foucher, 
écuyer, mari de d"* de Granry — Ce n'est plus 
au \viii« s. qu'une grosse ferme encore entourée 
de douves et dépendant de la seigneurie des 
Haies en Brion ; — aujourd'hui jolie habitation 
moderne avec haute avenue et riches dépen- 
dances, acquise en 1873 par M. Lair fils. — Il y 
a été trouvé tout auprès, enfouie & 60 centi- 
mètres en terre, une borne arrondie par le som- 
met, de 1^,20 sur 0'°,40, avec un chiffre indiqué 
par 5 lettres romaines. Elle a été employée, 
assuro-t-on, tout aussitôt dans la construction 
d'un pont pour la ferme; — ham., C** de St" 
Rémy-en-M, — Le lieu, domaine, fief du 
Gr. P. 1539 (G 105, f. 281) relève du Grand- 
Montrevault à 30 jours de garde. — En est sieur 
n. h. Pierre Mégret. — Tout près les m'°* de 
la Voie et la chapelle Ste-Avoie, le tout indiquant 
le passage de l'ancienne voie; — (le Haut-), f., c°« 
de Brissarthe, vendue nat' sur les entants de Ro- 
ger Campagnolle le 15thermidor an IV ; "- (le Petit-), 
f., c"* de Blou, au bas et à l'entrée du bourg 
vers rO., devant laquelle passait l'ancienne voie 
venant de Longue par le Grand-Perray, pavée 
d'énormes blocs irréguliers, enlevés en 18iS9-1870 
pour faire le nouveau chemin qui l'emprunte jus- 
qu'au mur du Parc, Là l'ancien perré se con- 
tinue intact sous le mur mêoie, en se dirigeant 
sur la droite. Une partie des blocs, trop réfrac- 
taires an pic, borde encore h roate; abain.. 
c»« de St'Rémy^en'^Mt 



PBR 



— 78 — 



PEU 



Perrfty»Blane(le).ham., c"« de Brissarthe. 
— En est siear André Salmon, marchand, 1662. 

Perreau (le), ham., c"« de Chef f es; •=• h., 
c»* de C/iénc7iutte-Zes- T.— L'exploitation da luf- 
feao ayant entamé les piliers qui le supportaient, il 
s'effondra en 1781 avec une partie du sol supé- 
rieur. 

Perrette (la), ruiss. né sur la c^* de Breil, 
s'y jette dans le Lathan ; — 1,550 met. de cours. 

Perretles (les), ham., c"' de Contigné. •— 
Une maison avec jardin nommée Chante-' 
mesle alias les Perrettes (E 246) appart. à 
N. Trochon, président honoraire au Présidial de 
Chàteangontier. — Y attenait un clos indépen- 
dant du même nom, qui comprenait aussi un fief 
censif, dit le fief de Chantemesle alias les 
Censts, appart. à Ch.-P. Dubois de Maquillé 1744 
et relevant, comme la maison, de Châteauneuf ; — 
donne son nom à un ruiss. né tout auprès, qui 
coule du S. au N.-E., traverse la c«* de Miré et 
se jette, à 1,500 met. en amont du bourg, dans 
le ruiss. de la Savenniôre. 

Perriehe (la), cl., c»* de Chigné. — En est 
sieur Hector Belot 1610. 

Pemie»*. — V. Rue Perrier, le Poirier, 

Perrier (Nicolas) , prêtre, maître ès-arts. 
avait retranscrit les bréviaires, diurnaux, missels 
el rédigé en 1500 In Cérémonial de Téglise d'An- 
gers, dont il était chapelain. C'était un gros 
volume in-4<* « en lettres gothiques très-menues», 
qu'on voyait jusqu'au xviii« s. enchaîné au fond 
de la sacristie de St-Maurice et qui servit de 
modèle à Lehoreau. L'auteur mourut le 17 juillet 
1515, âgé de 70 ans, comme l'attestait son épi- 
taphe à l'entrée du cloître près la porte de la 
chapelle des Chevaliers. Ses armes : Un poirier 
dor fruité d'or, figuraient encore au xviii« s. à 
sa maison de la chapelle de Rue- Chèvre. 

Perrière (la), m»» et m*», c"* d* Angers N. 

— Herbergamentum de Petraria Bodardi 
1278 et 1337 (G 339-341). — Domaine appart. 
en 1337 au chanoine de St-Maurice Nie. Blon- 
deau, qui le légua à Robert Hélye, jurisconsulte ; 
•- cl., €■• d'ArmaïUé. — Ane. maison noble, 
appart. en 1558 à n. h. Jacq. d'Armaillé. Son fils 
René obtint des habitants en 1577 de mettre un 
banc dans la nef de l'église paroissiale devant 
l'autel St-Appolline. — En est dame Françoise 
de Jnigné, sa veuve, 1604; — après elle, n. h. 
Glande d'Armaillé, mari de Marguerite de la Fié- 
chérie» 1611, mort en 1616 dans Thôtellerie dn 
Lton*cf Or ai inhumé aux Carmes (E 1491) ; — 
n. h. Michel de fiugy 1654 ; — ham. , c"« d'Au- 
verse. 

Perrière (la), chat.. c»« d*Avrillé. — Ane. 
fief et seigneurie dont est sieur Jacques de 
Massoa ou Mascon 1441, 1460, — n. h. Jacq. 
Nepvea 1530, 1562, Madelon de la Jaille 1598, 
Charles Goddes 1603, f le 29 août 1636, Fran- 
çois de Goddes 1653, qui vers 1680 fit recons- 
truire la chapelle et partie du château (E 1440). 

— Sa veuve Lucie Lee 1ère de Sautré vendit la 
terre on 1714 à Louis Péan, conseiller dn roi, 
recoveor général des fermes; — mais il en fut 
^ait rachat par PbUippe-Giillaïune-Marie Leolerc, 



dont la fille Françoise-Marguerite épouse dans la 
chapelle le 12 août 1748 André-Jean Bachelier de 
Bercy, maître ordinaire de la Chambre des 
Comptes de Bretagne, et meurt le 8 janvier 1761. 
huit jours après la naissance de son fils, Joseph. 
— Ses héritiers y résident encore. — Le cbiteaa 
forme deux corps de bâtiment, sondés à angle 
droit en retour d'équerre, une partie plus an- 
cienne, style Louis XIII, encastrée dans une res- 
tauration datée 1699; sur la porte, des armoiries 
frustes ; dans le salon , boiseries et médaillooi 
sculptés et jolies tapisseries de scènes cham- 
pêtres; au premier étage, chapelle sur plan 
carré, la voûte lambrissée, l'autel en pierre, 
xviii** 8.; pour rétable, une Piéta en pierre, 
grandeur nature, avec un reliquaire en bois 
doré, restauré récemmenr, au dos duquel on lit : 
Ces reliques ont été rapportées de Rome 
par Af"** Miron du Poisioux, à qui elUt 
avaient été données par le cardinal dt 
Bemis, ambassadeur de France près le 
Saint-Siège. 

Perrière (la), f., c»« d'Avrillé, domaine de 
l'abbaye Saint-Nicolas, vendu nat^ le 13 jan- 
vier 1791 ; — f., c»" de Bécon ; — m»" b., 
c^e de Bouchemaine , avec terrasse et baoU 
et bas jardins , dans le village de Chan- 
tourteau; «» f., c»« do Brain-sur-VAuthion, 
logis xvii" s., qui porte sur sa façade un cadran 
solaire et l'inscription : Sit non^en Domini 
benedictum. Malbranche. 1667; — dans une 
chambre, sur la cheminée, un cartoucbo avec 
écusson bizarre de.,, à un dragon ailé ram- 
pant, — ou une guivre, — un croissant en 
chef à dextre, et 2 étoiles en pointe. Près la 
maison la charrue a rencontré des pans de mor 
enterrés et de nombreux débris de tuiles à rebord 
et de mâchefer; -> ham., c"* du Champ; - 
donne son nom au ruiss., dit aussi de l'Argon- 
netle; — f., c»« de Combrée; — ham., €"• de 
la Cornuaille; — n'était en 1626 qn'one 
métairie, qui brûla avec foins, fourrages el bes- 
tiaux le 9 décembre. 

Perrière (la), f., c»« de Coron. — Vhoiel 
et gaignerie de la P. 1339 (C 106, f. 411), 
appart. à maître à messire Nie. Fumé, enquêteur 
à Poitiers, qui la relevait de la Lande- Marchais. 
En est sieur Jean Foussier de la Cassiuerie 1t>4i. 
Pierre de Garsanlan 1715 ; «- £f. et m*", c»" de 
Feneu, 

Perrière (la), chat., c»« du Lion-d'Ang. - 
La Perrière de Jonchères 1540 (C 105, f 171)- 
— Ane. fief et seigneurie avec château, dooiAioe 
et résidence de Macé de la Faucille, mari de 
Marie d'Andigué, en 1445, de Marie de la Faacille, 
veuve de René de Jonchères, en 1503, — de B«a- 
trix de Jonchères, veuve de Jean de Montecler, en 
1542, — de dame Marie de Chaanay, veuve de 
Claude de Jonchères, 1547, remariée à Yves 
d'Or vaux, 1556.~La terre passe ensuite en main» 
étrangères. -* M« Olivier Dohin y fonde an manoir 
le 30 novembre 1571 une chapelle de la Visiiauo° 
dont dépendaient la cluserie du Petit-Mottlifl o^ 
Yem et une dimerie, — £a est sieur en 1582 d. t 
Jean de la CotUMie qui la vend 1« 14 noût à 



PER 



— TO- 



PER 



b. b. René Restif, et celai-ci à Claude de Bueil, 
qui la cède le 18 janvier 1595 à sa sœur Jacque- 
line. C'est la fameuse comtesse de Moret, la 
galante dont TEstoile parle uo peu trop dans son 
Journal et que fréquentait do près le roi Henri. 
Le souvenir en vit si bien que dans le pays il 
n'est paysan qui n'attribue la fondation môme 
du château i Henri IV ; et rien n'empêche 
qu'il n'y soit venu dans ses grandes chasses du 
Pie>sii-Macé. Dès 1598 dame Jacqueline céda la 
(erre i Marguerite Goisbauld, Lezin de Bonnaire 
et Goy Gradé, mais le contrat fut annulé. — 
Eq dépendaient alors, outre a la maison seigneu- 
c riale avec jardins , pourprins , bois , prés , 
« prairies, étangs », 14 métairies de la paroisse 
du Lion, de la Chapelle, de Yern, Brain et 
Prailié. » En est sieur Anne de Franquetot de 
Saint-Hénis en 1627 et le marquis de Crénan, 
maréchal des camps, mari de Madeleine de 
Baeil, qui la Tendent de nouveau à Jean Verdier, 
JQ^e en la Sénéchaussée d'Angers ; mais la plus 
grande partie du domaine et des fermes était en 
dé^it et raine. — Le 7 décembre 1698 y meurt 
Perrioe de Dieusie, femme de Guill. Amary ; — 
le 13 avril 1709 Charles-Simon de la Lucière s'y 
marie avec Catherine Pasqueraie de la Touche, 
duu la chapelle. — En est sieur et y demeure 
e& 1789 Franc. Da Verdier. — L'ancien château, 
enloaré de douves, servait jusqu'à ces derniers 
temps d'habitatioift au fermier et a été absolu- 
ment rasé, sauf les montants et la grille du por- 
tail d'entrée. La chapelle existe encore et est 
>isi(ée aux Rogations. Sur le portail figure un 
poQpe motilé de la Visitation de la Vierge. 

Perrière (la), f., c"« du Louroux-Béc. ; -■ 
l»Mi., c»« du Ménil ; — f., c"» de Noellet; — f., 
tuùûNyoiseau; *• partie du bourg de la Pom- 
meraie. -> Ane. maison noble, reconstruite au 
XTiii* s., dont est sieur René Chauvet, trésorier 
des finances à Tours, 1601, 1619, n. h. André 
tioolard, mari de Marie Boulay, 1664, — leur 
fits. sénéchal de Montjean, f lo ^ octobre 1733 ; 
- vill., c»« du Puiset'D. ; — chat.. c»»« de St- 
Augustin-des-B.^ vendu nat^ le 13 thermidor 
ao lY sor la famille de Meaulne, à qui il appar- 
ûeui encore aujourd'hui; — m**» b., c»« de St- 
Cyr-en-B. — La Bruère (Cass.). — Ane. flef 
ei manoir appart. à Jean d'Aubigné en 1380, à Guy 
d'Attbigné 15^, à Nie. Camus 1580, 16^1, et à 
P&rtir de la fin du XV ti« s. à l'Oratoire de Saumur 
<IQi le posséda jusqu'À la Révolution. Le domaine 
rapportait année commune de 90 à 100 busses 
de vin par an, estimées chacune en 1789 de 
^ a 235 francs et qui s'exportaient en Hollande. 
Vendue nat« en 1790, la propriété a été depuis 
dépecée, mais est toujours renommée pour son 
▼Ignoble entre les meilleurs des coteaux de 
Saumar. — La maison nouvelle comprend encore 
<^int le jardin une chapelle et une serre, de 
T&stes eaves et deux pressoirs, et sous le sol une 
Perrière de tuffean, qui lui a donné son nom ; — 
«■• de Ste-Gemmee-e.-jL. — V. le Hutreau ; 
*J.. e"» de St'Hilaire-dU'B. ; - f., c»« de Si- 
Jean^Lwi; ; — f., c~ do St-Lambert-la-P, 

•» Ka Mt tiBur Uiia Débonnaire, f eo août 



1594; — f., c« de St-LaurenUdu-M., où l'on 
signale, dit-on, des gisements de calcaire et de 
houi Ile ; — f . , c»« de St-Martin-du-F, ; — i f . , c"« 
de Seiches. — En en est sieur messire Jean Mar- 
quet, chirurgien du duc de Rohan, 1598, 1618, 
messire Pierre Bouvet, mari de Denise Lesueur, 
1635. Jean Marquet jeune, aussi maître chirurgien, 
1638 ; =■ f. et m*", c»« de Soulaire-et- Bourg. 

— En est sieur n. h. Guy de Portebise 1608; » 
c»« du Toureil. — lier de Besseio à la Per^ 
riere UIO (St-Maur). — Le fief et seigneurie 
de la P. appart. au xvi« s. à n. h. Pierre de la 
Roche, et à Florence Leclerc, sa femme, qui le 
vendirent le 24 féviier 1581 à n. h. Maur de 
Ver; «- cl., c»« du Vieil-Baugé\ — (la Petite), 
f., c"« de Fontaine 'Milon; '^ ham., c"« des 
PontS'de-Cé. 

Perrlérea (les), maison b., c"" et dans le 
bourg de Blou, vis-à-vis la butte, V. t. I, 
p. 367. — Vinee de la Perrière 1294 (CartaL 
de Monnais, p. 358). — C'est l'anc. château sei- 
gneurial, où résidait le baron depuis que ce titre 
était échu à la famille Lejumeau. — Dès 1447 
Jean Lejumeau rend aveu à Ramefort « de son 
« houstel de Hlou et ses perrières ». Le jour 
de la quintaine de son suzerain, il était tenu de 
fournir le fer de la lance ; la lance rompue, il 
avait le droit de s'en emparer, et s'il y arrivait k 
temps, touchait encore 4 deniers. — L'habitation 
actuelle domine la côte, avec façade vers S. et 
vers N., jardin et dépendances magnifiques. En- 
treprise en 1788 la construction était restée ina- 
chevée, à peine couverte, quand en 1811 M. Lair, 
père du propriétaire actuel, en prit possession, et 
transforma le plan des bâtiments, en y accolant 
diverses bâtisses. — A quelques pas s'élôve la cha- 
pelle dont l'autel provient de la chapelle des 
Aubiers, où était desservie la chapelle seigneuriale. 

Perrière» (les), ham., c»* d*Auverse; -■ f., 
c»«de Champigné; — ham., c°« de l'Hôtel- 
lerie-de-Flée. — Les P. alias le Plessis 
Godefroy 1586 (Tit. de la Derouettaie) ; — c"* 
de Juigné. V. Juigné\ — c»» du Plessis-Gr. 
V. N.'Dame; — cl., c" de Savennières. — 
Une masse de bâtiment nommée les P , cour 
et jardin, dépendant de Bederat, est vendue 
nat^ sur Poulain de Cintré le 5 messidor an IV. 

Per«*ièfe9«aac-Bfe (les). -- V. Guinemore, 

Ferriéres-l'Abbesse (les), m»» b., c"» de 
Fontevraud, avec pelouse, pièce d'eau, terrest 
vignes, à 4 kil. du bourg ; — donne son nom à 
une partie de la forêt. 

Perriers, ham., c"« de Noyantes. -le^L, — 
V. le Poirier, les Poiriers» 

Perrin (le), mo» b., c"« d'Angers N. — Lé 
Perrin Savineau xv-xvi« s. (D. Bet.) etxviii«fl. 
(G St-Laud).— jLc Perray (Cass.).— ic Perrin 
alias le Moulin Cassé 1824 {Affiches). ^ knc. 
mo° noble dont est sieur Jean de Montecler 1450; 

— sa veuve, Roberte Fillastre, 1453; — leur fils, 
René de Montecler, 1468; — Arthur do Maillé, 
par sa femme Claude des Granges, héritière 
d'Ambrois de Grany, écuyer, 1561. J. Marsault, 
apothicaire, acquit d'elle le domaine le 3 juillet 
1564 et en fit don la même année à la noble coq«, 



PER 



— 80 — 



PER 



f ré rie des Bourgeois d'Angers, qni le possédait 
eocore à la Révolnlion. — Sar un terrain voisin 
acquis le 15 févner 1823, il fut ouvert en jan- 
vier 1824 par MM. Olivier Montalant, P.-J.-V. 
Varet, Aug. Hébert, Franc. Haussion. une car- 
rière à ciel ouvert, abandonnée dés 1827, reprise 
en janvier 1828 par une société de cinq ouvriers 
perrayeurs du Grand-Bouc ; mais le terrain n'é- 
tait qu'un mélange de mauvaise pierre . ~ les 
travaux s'épuisèrent en recherches et furent 
délaissés définitivement en 1832 ; » f.. c"* de la 
Chapelle-8.-0. — Ane. terre noble, domaine de la 
famille Rousseau du xv*au zvii* s., avec manoir 
construit par Jean Rousseau vers ISIO. François 
Rousseau, pendant la Ligue, tint ferme et contre 
tous pour le roi Henri qui lui accorda un 
brevet de chasse à « la grosse bète s. — il était 
prisonnier en 1592 et reçut du maréchal de Laval 
un sauf-conduit de 15 jours pour s'en aller négo- 
cier la rançon que réclamait de lui le sieur de 
Comberonde; — vill., e^» de Charcé; — f., 
c"* de GreZ'Neuv. — Ane. dépendance des 
Toucbes-Glérembault, vendue nat^ sur Pissonnet 
de Bellefonds le 17 messidor an IV; — cl., dans 
le bourg do JLouvaineSt anc. logis du ivi* s. 
avec pignons et tourelles à toit pointu ; — vill. , 
c" de Noyant'a.-le-L.; — f., c»» de St- 
Martin-de-la-Pl ; — f., c"« de St-Michel- 
eUCh, ; «- f., c»* de Ste-Gemmes-iTA. — Anc. 
dépendance de la Touche-Bureau, qui la relevait 
de Bouillé-Ménard ; * (la Haut-), f., c>« d'An- 
gers N. 

Ptorrin {GilUs'Nicolaa) , graveur, à Saumar 
et conseiller municipal en l'an iU. 

Perrine (la), f., c»« de Cléré. 

Perrine (la), chat. , c»« de Marigné. — Anc. 
terre noble avec château, appart. aux puissantes 
familles Giffart et Champagne. — En est sieur 
n. h. Jean Giffart 1540, mari de Marquise de 
Chamacé, René G. 1622, mari de Jacqueline 
Desnos, Louis G. 1643, mari de Marguerite 
FeiUet, Louis G. 1650, chevalier, mari de Claude 
de la Mairerie, f le 23 mai 1682, ftgé de 62 ans, 

— Le 9 septembre 1670 leur fille Anne avait 
épousé dans la chapelle seigneuriale René de 
Champagne, chevalier, sieur de Moiré. — En est 
dame Geneviève Lemaire de la Mairerie en 1789. — 
A cette date le château était précédé d'une cour 
enclose et d'un jardin dans lequel s'élevait l'an- 
tique chapelle. — Derrière, les bois taillis de la 
Chaise et des Fontenelles. ^ Dans d'autres taillis 
et broussailles dites les Perrières, s'exploitaient des 
carrières d'ardoises (E 774. — Mss. 917, f. 402).— 
Le château actuel, de reconstruction récente, forme 
un rectangle avec retour d'équerre, accolé, dans 
l'angle, d'un petit corps carré à toit tronqué ; — 
auprès, de belles servitudes en briques rouges, 
dont une vers l'fi* avec tourelle à toit d'ardoise. 

— Une exploitation de minerai de fer y fonc- 
tionne depuis 1875, sur les dépendances, en 
communication avec la Mayenne. 

Perrlae (la), c"« de Saulgé-VH, — Anc. flef 
et seigneurie, dépendant du prieuré de Cunaud, 
plus tard du Séminaire St-Charles d'Angers, et 
4|ai comprtoait pour toal domaioe iid0 maiion 



avec vaste grange couverte d'ardoise, cour au 
devant servant d'aire à battre les dîmes, jardin 
et petit pré, le tout attenant an jardin de la cure 
et traversé en partie par la route neuve en 1775 
de Doué ; — mais le seigneur était patron fonda- 
teur de l'église paroissiale, présentateur des cures 
de Saulgé et de Luigné , et il avait dans sa 
mouvance les fiefs des Brosses-Marquier , des 
Touches-Raymond et de nombreuses et impor- 
tantes rentes dans les paroisses de Saulgé, de 
Gennes et des Rosiers. Comme gros décimatear, 
il devait au curé de Saulgé 14 seliers de fro- 
ment, 8 de seigle, 4 d'orge, à celui de Luigoé 
3 de froment, 3 de seigle, et 6 de froment au 
prieur de la Haie-aux-B.-H. d'Angers. 

Perrincaa (le), f., c°* de Cantenay-Ep. ; 
-» m«° b., c"* de Trélazé, avec ailes moderoes 
sur le même plan, décorées de guirlandes de 
fleurs et de fruits. — On y conserve un grand 
dessin à l'aquarelle, avec l'inscription, dans no 
cartouche : Plans, élévations et coupes des 
bâtiments, cours et jardins du P. construits 
en 1788 sur les dessins et directions de Michel 
Bardoul de la Bigottière, propriétaire dud. 
lieu ; « f., c"« de St- Barthélémy, 

Perrineaax (les), f.. c°*> de Montjean. 

Perrinlère (la), f., c^« de Jumelles; '^ 
f., c°« de la Lande-Chasle ; — donne son nom 
sur la commune au miss, nommé plus loin des 
Haies; — f., c»« de Marcé; — chat, et f., c*' 
de la Renaudière et par extension, de St^er- 
main-lèS'AÎ, — Anc. fief et seigneurie dont pre- 
nait le nom une famille de chevalerie jusqu'à 
la fin du XIV* s. — Pierre de la P. en est sei- 
gneur encore en 1390 et relève de Montfancon; — 
Ivonnet Simon en 1453; —Jean Giboten 1460,doot 
la famille le possède jusqu'à la Révolution. — 
Claude de Gib., sieur de la P., meurt à Asniéres 
près Sablé le 13 juillet 1633. — • Le manoir, pré- 
cédé d'un simple cour close, fut reconstruit en 
château par René de Gibot en 1655. Il s'a- 
chevait en 1660, et comprenait un grand corps 
de logis à deux étages, une cour et un parilloo, 
entourés de douves, avec ponts-levis, une seconde 
cour enclose de murs et embrassant 6 pavillons 
pour les granges, écuries, pressoirs, une ména- 
gerie et la chapelle. Le 8 mai 1759 y fut célébré 
le mariage de Jacq. d'Escoubleau de Soordis, 
sieur de Geste, avec Louise-Catherine de Gibot. 
— Le domaine, séquestré à la Révolution, ap- 
part. en 1815 an généi'al Travot, plus tard i 
M. de Bouille. — Du 19 février au 4 mars ISM, 
une compagnie de ligne y séjourna à la recherche 
de ce dernier, compromis dans les conspirations 
légitimistes et qui venait de s'échapper, sous an 
costume d'ouvrier. — Le château est un édifice 
de construction moderne, qu'abordent de belles 
avenues. Il a été acquis en 1871 par M. Uervc. 
avocat. — Y naît un miss, qui en prend le non 
et se jette dans le ruiss. de Pied-Coulant ; — 
2,000 met. de cours; — (les Basses, les Hautes-;. 
ff., c«« de St'Quentin-en-M. — Lcê Poiri- 
nières (Et.-M.). 

PerrlBS (les), haro., e"« des Ponts-dc'Cé. 
^ Man€rium de Pfrriniê et fcodum in 



PÈR 



- 81 — 



Pm 



patochia Sti Auguatini 1830 (H.-D. B 31. 
f. 433), apparl. poar partie à TH.-D. d'Angers, à 
<f[ii il avait été donné par Geoffroi de Doué. ^ 
Le fief était réoni au xviii* s. à la baronnie de 
Ste-Gemmes et la closerie formait le temporel 
«Tao bénéfice dépendant du Chapitre de Montso- 
rean; elle fut vendue nal* le 5 octobre 1791. 

Perroehel ( Henri-François-Constance ) , 
Dé dans le Maine vers 1750, d'abord lieutenant do 
dragons, puis ordonné prêtre et attaché à TOra- 
toire de Monsieur, fut gratifié par bulles du l'*" jan- 
vier 1783 de rabbiaye Toussaint d'Angers et installé 
en sa prébende abbatiale du Chapitre de St-Mau- 
rice, le 17 mars 1784. Il se prit alors à voyager en 
Angleierre, en Suisse, en Allemagne, dans le Nord 
et à son retour fut des premiers à se déclarer pour 
laeaasede la Révolution et des plus dévoués à s^em- 
ployer pour elle. Ce fut lui que les députés d'An- 
joa chargèrent de présenter au Conseil municipal 
;24 février 1790) la nouvelle carte du département 
de laine-et-Loire , adoptée par l'Assemblée na- 
tionale. Il se trouvait à Paris au moment de la 
fuite du roi, et ea donna avis aux Amia de la 
Conititution d'Angers, en réclamant dès lorsqu'on 
lai résenrit une place dans les rangs des Vo- 
lootaires. L& Journal du D^partemeht publie sa 
lettre (L II, p. 430} que Grille aussi a reproduite, 
1. 1, p. 93-95. — Il partit en effet simple soldat 
avec le premier bataillon et assistait à Jemmapes. 
De reloar à Angers, il entra avec le grado de 
(apitaioe dans le 19* régiment de dragons, qui 
s'y formait, fut envoyé contre les Vendéens et 
tomba grièvement blessé à l'affaire de Martigné- 
Briaot (15 Juillet 1793), d'un coup de feu, qui 
loi traversa la poitrine. Obligé de quitter le ser- 
vice, il fat attaché an Comité militaire de la Con- 
vention nationale, puis, dès l'avènement de La 
Béveilière au Directoire, envoyé comme chargé 
d^affaires en Suède, puis premier secrétaire d'am- 
bassade à Madrid, où il refusa de succéder à son 
chef comme ambassadeur, puis ministre de la 
Répobliqoe en Helvétie, considéré partout pour 

■ ses lamières, son désintéressement, sa loyauté 
« et son énergie » — « un des hommes les plus 

■ iûtégres, les plus éclairés, les plus sages que 
' Qons ayons employés dans la diplomatie », dit 
de lai La Révelliére-Lépeaux. — Laissé sans 
emploi dès la chute du Directoire, il mourut ou- 
blié eo 1810 des suites de sa blessure. 

Perroehèffe (la), c"* de Chemillé, anc. mai- 

^ noble, donnée avec ses dépendances à la c"« 

par les d"*" Sauvaget, pour la fondation d'une 

maison de charité et d'un ouvroir; — f., c"« de 

GtnntB. — Ancien fief et seigneurie racheté sur 

ftené de Bouman en 1531 par Math, de Mon- 

^laii; « bam.. c»« de Montjean. — En est 

ûear Glande Desbommeaux, chevalier do l'Ordre, 

46ii, 1624; - f., c"- de Montillieri. — La 

Firochèrt (Et.-M.). — Ane. fief et seigneurie 

dont est sieur Anne de Villeneuve 1571« René 

TUlon 1575, 1578, Louis de la Chapelle, mari de 

lirgnerite Tillon, 1601, 16S8, Paul de Cham- 

ballant, mari d'Estber de la Chapelle ; — adjugée 

iudioaiiemeot en 168S k Salomon Domancbini 

- «eqniM le 16 jttillet 171S de René BaroUeaii 

m 



par Jeanne Yillain, veuve Blouin et Pierre 
Blouin, son fils; — à Michel-Pierre-Jean Dupont 
1773-1783; — auj. à M. Tbéobald de Soland. 

Perron ÇLe), ham., c"* de Loire. -~ Le 
grand P. — Ane. m»" noble relevant de Cham- 
piré d'Or vaux. ~ En est sieur Etienne Motais, 
prêtre, 1467, Pierre Calisson 1545, Pierre Hatton, 
chevalier, lieutenant des gardes-du-corps de la 
reine-mère, 1631 ; — f., c"« de Ste-Gemmea- 
ê,'L. — En est dame Barbe Chevalier 1550, 
1583; — en est sieur Jean Errault 1602, 16S0, 
Claude Pocq. de Liv. vers 1680 ; -* (le Haut-), c"« 
de Jallaiê, — Anc. maison noble dépendant de 
la Chaperonnière et relevant du Plantis. — En 
est sieur en 1525 Ch. du Plessis, chevalier. 

Perronnerie (la), c«« de Chaude fondé, anc. 
maison noble, avec chapelle desservie depuis le 
XVII* s. dans l'église paroissiale. — Y réside 
Jeanne Normand, veuve de Guill. Rousseau, con^ 
seiller an Présidial d'Angers, 1672 ; » f., c"« de 
Contigné , résidence an zvi* s. des curés 
(Mss. 917, f. 164). 

Perronnlére (la), f., c"« de Jallaia. — La 
Poironnière (Cad.). — Appart. en 1780 à M. de 
Rorthais ^E 468) ; — donne son nom à un miss, 
dit aussi de la Chapelle-Si-Thibert, qui naît au- 
dessus de la ferme des Déserts, sépare sur la 
plus grande partie de son cours, — non le May de 
Trémentines, comme l'indiquent les Cartes Can* 
tonales, ~ mais laJnbandière du May, et se jette 
dans l'Evre an-dessus de Brincoté, après 3,100 met. 
de cours, grossi à droite du ruiss. de la Fon- 
taine; — vill., c^'de Tiercé. 

Perrosean (le), cl., c"« de Bauné. — Per 
roseliWl (Chaloché, t. III, f. 118)^ 

Perrot {Jean\ né an village de Brothe près 
Chaumont-en-Bassigny, prend l'habit de St-Au*» 
gustin au Yal-des-EcoUers en 1448, en est nommé 
grand-prieur et chef de son ordre en mai 1453, 
docteur en théologie le 11 janvier 1461, s'illustre 
dans la chaire et dans l'école, est appelé, an re* 
tour d'un double voyage à Rome et à Jérusalem, 
par le roi René à titre de confesseur, 1466 et gra« 
tifié par lui du prieuré-cure de Jumelles le 11 dé- 
cembre 1468 et de l'abbaye de Toussaint d'Angers 
en octobre 1473; — f à Marseille le 17 juin 1474, 
flgé à peine de 45 ans. 

Note Mm. de Mercier de St-Léger, sur Laerolz do Maiao 
(Bibl. Nat., Réienre), v* René. — Péao de la T., nouv. éd., 
p. 960. 

Perrotterie (la), f., c"«4e Gennes. 

Perrottlére (la), f., c"* à*Allonnea\ ^ f., 
€■• de la Memhrolle. —La Purotière (Rec<). 
-* Anc. domaine du prieuré du Plessis -Maeé, 
qui le relevait de Serrant; — vendu nat* le 
3 mars 1791 ; — f.,c»«de St-Georges-des S.-V 

Perroaln {Mathurin), mat ire architecte* 
tailleur de pierre, aux Ponts-de-Cé, 1673, y menrt 
le 27 juillet 1676. Agé de 64 ans. 

Perroninlére (la), ham., c"* de Freigné, 

Perroassale (la), ham.» c»* de Loire, — 
La PoirouBBaye 1510. — La terre, fief et 
êeigneurie de la ParouBsaye 1539 (C 106» 
f. 42). — Le moulin à eau de la PérouêBoU 
1623 cEt«-G.). -«- Ane. fief et seigneurie avec 





iPER 



— 82 - 



t>ËR 



ôiaooîr relefaot de Candé. -^ En est sieur Gilles 
PereaoU ISIO, René Pereaolt, qoi en fonda le 
25 février 1550 la chapelle soos Tin vocation de 
StJean et de St Christophe, Robert P., 1553, 
1573, mari de Jeanne de Joigne ; — Pierre de 
Sorboette, lieutenant de Tartillerie es ties de Rhé 
et d'OIéron, mari de Charlotte Belot. 16S8. 1649, 
Jacg. Poreheron d'Aussigné 16G6. An t. Dupont, 
mari de Madeleine de Yazais, 1675, messire Ant. 
Dupont, chevalier, 1732, Pierre-CIovis Brillet 
1747. ~ A cette date, la chapelle du manoir 
n'existait plus et le service en était réuni, sous 
le titre de N.-D., à celle du château du Gué. — 
La seigneurie devait à la fabrique de Loire un 
boisseau de froment le jour de Pftques pour le 
pkin bénit. 

Permeke (la), f., c»« d^Allonnea; *^ m'", 
c»« de Brigné. — In Perruekiia 1278 (Douces, 
t. I, f . 18) ; — m'", c"« de Montsoreau, — En 
est sieur Pierre Percauit 1666, 1695; — f., c"« 
de Mozé, 

Permekerle (la), c"« de St-Satumin. — 
La maison, hébergement de la P. 1443 
(E 550), au carrefour du chemin de Faite et de 
la Chaiiniére. 

Permehes (les), cL, c"« de Cuon; — vill., 
c«* de St'Silvin, — Perruches ultra Hayam 
Joalain 1241 (H.-D. B 53). — Tenementum 
de Perruches 1258 (Ib., f . 27). — Herherga- 
mentum quod vocatur leê Perruches 1260 
(Ib). — Ce domaine appartenait à Foulques de 
Roes, archidiacre d'outre-Maine, en l'église d'An- 
gers, qui le donna à Jean et Simon, ses frères 
nourriciers, et ceux-ci k l'Hôtel-Dieu d'Angers en 
1241, en y entrant eux-mêmes pour le desservir — 
Arrenté depuis, il était advenu & Madeleine Guel- 
Uer, veuve de Louis de Gouby, qui le vendit le 
20 septembre 1651 à la veuve Angoulant. — Le 
3 juin 1702 y décède un Père jacobin nommé le 
P. Vincent, Agé de 76 ans. — Sur l'emplacement 
d'une maison du premier empire a été construit 
vers 1832 (archit. Villers), une grande habitation 
rectangulaire, augmentée récemment de servi- 
tudes en style xv« s. — L'ancien logis resuuré 
fait face de l'autre côté du chemin, — le tout 
acquis de M. François Guibert en 1832 par 
M. de Qaatrebarbes. — La basse-cour du domaine 
est réputée pour ses produits, médaillés en plu- 
sieurs concours. 

PemwMde (la Grande-), f., c"« d'Angers 
N.-O , datée à une fenêtre : i68Ô. 

Pense {Charles-Thibault), fils de Charlee» 
Marie-Thibault Persac, lieutenant à l'Election 
de Saumur, et d'Anne-Marie-Zoé Sailland, 
né à Saumur le 14 novembre 1781, d'abord 
percepteur de Montsoreau et de Turquant, puis 
percepteur à vie de la Plaine et de Somloire, 
dont il sa démit en 1806, eonseiller d'arron- 
dissement le 23 avril 1810 et la même année 
aijoini au maire de Saumur, en devint maire 
le 10 avril 1813, et, mainlenn par le commis- 
eatre impérial, fut destitué, sur la réquisition 
•xpivfse du Iteulanaol général eomte Delaborde, 
pnr nn arrêté préfeetoral qui le portait démission^ 
Mire (23 autl I81Q. «« U Conseil monicipii M 



présenta Texpression de ses regrets.— Nomné par 
Carnot le 2 août suivant à la sous-préfecUin de 
Baugé, il la quitta en décembre, devint maire le 
22 juillet 1821 de la petite commune de Bnin- 
sur-Allonnes et rentra le 5 novembre 1813 1 la 
mairie de Saamur, où il a laissé d'honorables 
souvenirs d'ordre et de désintéressement. Il s'en 
démit en 1827, après l'échec de sa candidatve 
à la députation. On a de lui vers ce temps-là 
une brochure : Des départements , des com- 
munes et de leur administration (Saumar. 
Degouy, 1829, in-8» de 59 p.). — Voué dèslor» 
à l'étude des progrés agricoles, vice-président, 
puis président da Comice de Saumnr, membre 
actif de la Société Industrielle d'Angers, il a 
donné dans son Bulletin divers travaai Sur 2a 
culture de la vigne (1838), Sur les produitt 
des établissements séricicoles de larron^ 
sèment (1842), Sur les petites éducatUmdt 
vers à soie (1844), Sur une herse roulante 
(1852), Sur Vétat des vignobles (1854). - Il est 
mort à Saumur le 29 juin 1854. — Un de $ei 
fils, capitaine d'artillerie, avait été tué en jaoTJer 
1843 dans l'expédition de Kabylie. 

Persillére (lat, f., c"« de Chambellay\ - 
f., c"« Chenillé'Ch. — L'hébergement, et- 
trages, maisons, jardins de la P, 1643 
(E 774). — Appert, aux seigneurs des Rues, qoi 
le relevaient de Marigné. — Un des bitimeou 
porte un petit beffroy avec une téta de drafoo 
pour girouette. 

Persillére (la), c>« de St^Barthélemy. - 
Locus qui dicttur la Perresillière 1313. - 
La Pestresillière 1324 (St-Aubin. Off. ci.. 
f. 223). — Ane. logis avec terrasse et jardin 1778. 
appert, à cette date à René Maugars, avant loi 
aux familles Legagneux 1432, Moreau 1311* 
Fleuriot 1538, 1683, et Gnyonneau 1705. 

Perellléres (les), c"« et dans le faubourg St- 
Samson d'Angers. — Ane. closerie, appart i 
l'abbaye de St-Serge, qui fut arrentée en 1740, 
par le sieur Dusol, le grand entrepreneur de ces 
temps-U, pour y ouvrir une ardoisière, ssoi 
autre but, semblait-il, que de compenser les 
pertes de celle de Villechien. Il s'associa quioonqM 
se présenta, vendit, aussitôt qu'il put, ses paru 
d'intérêt et laissa l'exploitation à des régisseurs qoi. 
épuisés et surtout découragés par la misère des 
temps et par la guerre, abandonnèrent l'entre* 
prise en perte de 150,000 livres. Une société dm- 
velle, avec Sartre et Roger en tète, qui possédaieol 
déjà le fond récemment abandonné de Bonilloo. 
commença par acquérir le 28 décembre 1747 des 
religieux de Saint- Serge la propriété du sol 
pour 6,000 livres, en y réunissant par un antre 
acte du 30 avril 1750, pour 4,000 livres, la elo- 
série voisine du Conil-Rasé, joignant ainsi d'oo 
bout la route de Paris, de l'autre Heurtebise, 
au N. la prairie de Pigeon, au S. la rue de 
Bouillon. L'entreprise s'engageait sur des pro- 
portions jusqu'alors inconnues, afin d'être Ûbre 
d'évaser suffisamment les fonds, pour éviter 
mieux les chutes du rocher, et aussi d'entraver les 
envahisiements du Chapitre de 8t«Maurloe, pr»* 
priétaire de Pigeon, leur voisine* On n'éiali pottf« 



PêT 



— 83 - 



I>Ê1* 



tant encore parvenu en 1770 qn'à la troisiôtne 
foncée et on prévoyait an moins deux ans de 
travail avant de pouvoir réaliser des bénéûces. — 
£q 177i la foncée dite de Pigeon, qui snccéda à 
celle de Booilloa» s'écroula et suspendit les tra- 
wi\. — Un nouveau fond des Persilières fut ou- 
vert en 1775, abandonné en 1778, repris en 1788 
dans le voisinage et en concurrence avec la Ha- 
cherie, par la société Sartre et Gnérin des Brosses, 
qai acqoit du curé et des paroissiens de St-Sam- 
»n la closerie d'Heur tebise. — Elle occupait 200 
ouvriers en 1792. — Il n'est plus question d'elle 
jusqa'en 1839, qu'elle figure parmi les exploita- 
tions en activité. — Elle disparaît avant 1846. 

Persoefaère (la), f., c°* de St-Martin-du-F, 

PenoBBlère (la), f., c^* de Botz. 

Pertois (le), f., c"« des Ponts-dcCé. 

PeHois-de-Ui-Hale (le), f. , c«« de St-Clé" 
ment'dt'la- Place, 

Pertas (le), f., c»« de SULambert-la^P. — 
En est sieur messire Barthélémy Dufay 1521. 

PeHos-ChalIloax (le), ham., c°« de Si- 
Légtr-deS'Bois. 

Pertnserie (la), f., c"* de Carhay. 

Pertoslére (1&), f., c°* de Brissarthe, ven- 
due nai^ sur les enfants de Roger Gampagnolle. 

Pertiis*Moroii (le), ham. , c"« de Montpollin, 

Pervanehals (les), bois, c"* de Bourg-VE, 

Perranehe (la), f., c"« de Bécon. 

Perwtmckef pseudonyme de Deleurie, Y. ce 
nom. 

Perveaa, t., €«• du May\ — vilL, c"« de 
St-Cripin. 

Perversière (la), f., c"« de Longue. 

Pésemie (la), f., c"« de Chigné. ~ Le lieu 
et appartenances, maisons de Péseraie 1468, 
/C3 maiiout estraige, jardins, ... appelle 
Ptzeraye 1542 (Chartr. de Lorière). 

Pésemjy f., c"« de Bouchemaine. 

Péftiérie (la), f., c"« de Bocé, 

Pesle (te), nom du manoir seigneurial de 
yUUbemier, V. ce nom et le Pèle. 

Peaaardlère (la), cl., c»« de St^Martin- 
(fArcé; — donne son nom à un ruiss. né sur la 
c*« de Montpollin, qui s'y jette dans le ruiss. 
do moulin de Montpollin ; — 350 met. de cours. 

PéfaKsiére (la), f., c»« de St-Georges-du- 
Puy-de-la-Garde. 

Pételleite (la), f., c°« de la Lande-Chasle. 

PéUgné, 1., c»« de Soulaines. — Le pont 
<2ePuti9nél476 (E 472). — Les moulins à 
COU de PuUgné 1513 (G 1187). — Les mou- 
lins de Putigné, desquels il y en a deux à 
eau et un à vent 1539 (C 106, f. 99). — Les 
mùulins à eau et à vent de Put. 1741 (G 1187). 
-;- Ils dépendaient an iviii* s. de la terre de la 
Véroonière. 

PétiBaat, f., c" &Angen S -0. (Cass ). — 
Le Petit Nantes (C. C.). 

Pétfaléve (la), f., c« de Chaudron ; — h., 
e* do FuUeti — ham., c«« du Puiset-D. 

Vêtu {Loys), peintre, employé par la ville d'An- 
tm aax fêtes de 1565. - Y. Chemellier (P. de). 

filiale (la), fîU., e«« do Bourg^Iri, 
ffMHIère (la), f., e«« do la Chapettf$.-0»i 



— f., c»* de Cholet; — donne quelquefois soft 
nom au ruiss. de la Simonniére; « f., c"* de' 
Morannes ; *» f., c"« du Longeron ; — donne 
son nom au ruis^. qui naît auprès, dans lo pré 
Bruneau, coule du N.-E. au N. et se jette dans la 
ruiss. de la Digue, à 1 kil.; « cl., c"* de St' 
Sigismond; — ham., c"« de Torfou. 

Pétolre (la), f., c"« de l'Hôtellerie-de-FUe. 

Péton {François- Louis) ^ né en 1723, mort à 
Angers doyen du diocèse le 2 mars 1816, âgé de 
93 ans, plein de feu encore et n'ayant rien perdu 
de sa vue ni de sa mémoire. Il avait été chargé de 
l'éducation du jeune Becdelièvre, qu'il accompa- 
gna à Paris et dont la famille le fit gratifier de la 
care de St-Maurille de Chalonnes et du prieuré 
du Bignon près Feneu, où son frère était curé. 
Y. t. II, p. 142 II s'y retira en 1774 dans lo 
presbytère, y faisant office jusqu'à la Révolution 
de vicaire. Il a traduit l'îfîstotre et phéno^ 
mènes du Vésuve du P. de la Torre (Paris, 
Hérissant, 1760, in-12). On croit aussi que pen- 
dant sa jeunesse il avait publié un roman avec 
sa sœur, M"** Reverdy. Une inscription en vers . 
de sa façon se lit encore sur une fontaine à Feneu. 
V. la Fontaine» 

Pétonnerie (la) , cl. , c<>* d*Andard. — 
Ane. domaine de la cure vendu net^ le 18 juin 
1791 ; — f., c«« de St-Pierre-Maulimart. 

Péfonnlère (la), f., c"« de Mazières; — f.» 
c»« de la Siguinière. 

Pélrandlère (la), f., c"« du Fief-Sauiiin. 

— On y a trouvé vers 1825 de nombreux débris 
d'antiquités romaines, poteries, verres, briques « 
médailles, dont Touss. Grille possédait dans son 
cabinet plusieurs spécimens; •• f., c^* du Pin. 

Pétrie (la), vlll., c»« de St-Michel-et-Ch.t 
avec maison bourgeoise. 

PélrlBean (Nicolas), fils de l'avocat René P. 
et de Catherine Hiret de la Margotière, né à An* 
gers le 15 juillet 1648, — comme il le rappelle en 
tète de son testament, ~ débuta, quoique tonsuré 
dès l'âge de 11 ans, dans la carrière judiciaire 
et fut nommé président de la Prévôté en 1677. 
Une série de contestations avec René Trochon, 
l'un des juges, lui fit quitter la place et le palais. 
Il entra dans l'échevinage le l*r mai 1685 et en 
profita pour se mettre au courant du chartrier de 
l'hôtel-de-ville. Dès sa jeunesse il s'était pris 
d'un goût particulier pour l'histoire d'Anjou, 
sans projet déterminé peut-être. Désigné par 
cette étude même à l'intendant de Nointel, il 
fut accrédité en titre pour ces recherches, alors 
officiellement recommandées dans toute la France 
et trouva là des ressources inexplorées. Tout 
au même temps (1685) se fondait l'Académie 
d'Angers. Il en fut nommé deuxième secré- 
taire et refusa plus tard de succéder au pre- 
mier, pour y faire élire son plus intime ami, 
Pocquet de Livonnière (1693). 11 avait proposé 
d'y organiser une bibliothèque publique et s'en- 
gagea même, par acte du 20 janvier 1690, d*y 
contribuer pour une valeur de 200 pistoles, tant 
argent que livres, sous la réserve d'y résider avec 
titre de bibliothécaire. Oo ignore commeat échoua 
, cette fondation dont rinstaliation même fai coiii« 



PÈT 



— 84 — 



PkE 



inaneée. — C'est à la séance du 14 mai 1689 
qu'il lut 9on projet d'histoire angevine et qu'il 
en exposa le plan, dans l'intention de le publier à 
Tavanee pour faire appel au secours de toutes les 
bonnes volontés et solliciter des communications 
de mémoires et de manuscrits —Ce Plan se divi- 
sait en trois parties : — Tétat politique, compre- 
nant la description et l'histoire générale de l'An- 
jou, — l'histoire ecclésiastique — et, sous le titre 
de mélanges historiques, l'histoire particulière des 
villes, des familles nobles, des juridictions et tri- 
bunaux, des illustres, — le tout avec preuves à 
l'appui. La ville elle-même, sur l'exposé du maire 
(21 mai), fit les frais de l'impression de ces pro- 
grammes et du discours prononcé par l'auteur à 
l'Académie En même temps le Conseil de ville 
mettait à sa libre disposition, dans son logis de 
la place des Halles, les r<>gisties de la mairie. Le 
peu d'aide qu'il reçut d'ailleurs ne le découragea 
pas, mais des maladies suspendirent plus d'une 
fois son travail, embarrassé aussi dans le train de 
ses affaires domestiques, que n'avait pas su amé- 
liorer l'acquisition des terres des Noulis et des 
Mortiers. — H prit occasion seulement de l'avéne- 
ment do duc d'Anjou à la couronne d'Espagne pour 
donner un extrait de son grand travail sur les rois 
de Naples et de Sicile de la troisième maison 
d'Anjou ; mais cette œuvre môme est incomplète 
et n'offre qu'un intérêt bien secondaire. 

L'auteur mourut trois ans après, le S9 février 
1709. et fut inhumé au milieu de l'église Sl-Laud. 
Il léguait, par son testament du 15 juillet 1707, à 
Pocquet de Livonnière, — à qui il recommandait sa 
veuve Françoise Bridon,— tons ses Mss. qu'il lallul 
reclamer par sentence de la Prévôté (2 avril 1710), 
avec les portraits, pastels et planches en cuivre 
et cent volumes an choix dans son cabinet. 
L'histoire de Pétrineau restait interrompue en 
pleine préparation, sans rédaction arrêtée, sauf 
V Anjou gauhia et l'Anjou romain, dont Ran- 
geard a pu consulter les Mss. mais qui ne sont 
pas encore retrouvés. Une partie de ces notes 
éparses sont advenues de main en main an 
cabinet Grille et témoignent des vastes recherches, 
du jugement, do la critique même de l'historien. 
On en jugerait mal par son Histoire des rois 
de Sicile et de Naplea de la maison d'Anjou 
(Paris, 1707, in-4«), premier volume tronqué par 
l'éditeur et oA manquent les documents réunis à 
Fappui. La Dédicace en a été publiée à part 
(in-4« de 6 p.;, à l'adresse de Philippe V. roi 
d'Espagne. L'auteur n'a guères fait autrement 
imprimer qu'une réédition de la Relation de ce 
qui8*e8t passé à rétablissement de VAca» 
demie d'Angers (1733, in-4« de 40 p.). Il avait 
aussi fourni en 1697 l'Etat historique de la 
province d! Anjou, qui fait partie dn Mé- 
moires sur la France de Boulainvilliers, mais 
mutilé, même absolument dénaturé, notamment 
pour ea qui concerne l'Université, an dire de 
Poeqnet de Livonnière. — Ce qui resta de ses 
Mss. est recueilli à la Bibliothèque d'Angers 
•t comprend des recherches sur Les Mon- 
nayes <f Afdott et autres fabriquées sous lu 
comité tt duci d'Anjou, dan$ U Maine, h 



Vendomois, la Provence , la Sicile^ etc. 
(Mss. 962, antog. in-fol. pap. de 103 f.), avec 
additions de C1.-6. Pocquet de Livonnière et 
dessins à la plume ; — des Notes pour la bio-^ 
graphie de G. Ménage (M.ss. 1073, in-fol. de 
10 p ) ; — pour la biographie de René d^ An- 
jou (Mss. 1070p autogr. in-fol. de 27 fol.); — la 
vie de Véoéque J. Ballue (Mss. 633, autogr. 
in-fol.); — sur V histoire de l'ordre du Crois- 
sant (Mss. 1001, aucogr. in-fol. de 161 f.), avec 
planches grav. et dessins à la plume; — des 
Tableaux généalogiques des rois d^ Angle- 
terre (Mss. 1006, autogr. in-foi. de 7 f.), — et de 
nombreuses Notes sur les familles (Mss. 10O3), 
sur les officiers et magistrats (Mss. 920). sur 
Vhistoire des évéques (Mss. 624), sur la mai- 
rie d^ Angers (Mss. 942), sur la Sénéchaussée 
(Mss. 921). sur VAnjou (Mss. 895). 

Poeq. de Ut., Notice Mss. — Arch. de M.-et-L. B 3S5: 
G 391. — Arch. mun. BB 98, f. 3; 101. f. 149. — H^ist. de 
VAtad, d'Angers, Mrs. 577. — Leclerc, Mss. 1142. f. 98. 

— Lemarcband, Caial. des Mu. - Journ. de Tréoovx^ 
novembre 1707, p. 1906. ^ BangMrd. Dite, sur Ui Hiêt 
d'Anjou, en tète de VHUt. d'Anjou de Roger, p. Zl. 

Feiwdniacusm — V. Pamay. 

Peo (le), m'", c»« de Varennes-s^-M. i -• 
ham., c"« de Brain-sur A lionnes, 

Pen-de-Fond» nom en 1793 de St-Augustin, 
prés Angers. 

Peoll (le), ham., c°* de Fontevraud. 

Penllle (la), f., c»* de Chazé-sur'Argos. 

Pealonnerie (1&), cl., c"* de Chanteussé. 

Peuplier (le), f., c"« d'Ambillou. 

Penrées (les), f., c»« de Clefs ; -■ cl., c»« de 
Parce. 

Penpiehef, f.. c»« de Clefs. — Puriché 
(Et.-M.). ~ PerrtcAet (Vente nat.). — Domaine 
du collège de la Flèche, yendu nal^ le 7 bru- 
maire an IV. 

Peurlère (la), ham. , €«• de Fougère \ -■ f., 
c^ do Mimtguillon. — La Pairière (Et.-JI. 
et Cass.) ; — f., c»« de St-Martin-du-B. 

PentoBBlère (la), f., c"« de Montreuil- 
sur-Maine. 

Peax (les), vill., c"« de Longue, près d'un 
certain nombre de monticules de sable. — On y 
a rencontré vers 1866. en nivelant le sol. d'an- 
tiques poteries qui ont été brisées et perdues. 

Pesé {.François de), médecin, à Beaufort. 
1552, 1553. 

Péseliére (la), f., c«« de Ste-Gemmes-d'A. 

— La Perselière (Cass.). — Ane. maison noble 
dont est sieur Guill. Veillon 1536, René du Cha^ 
telet 1558. Franc, du Ch. 1607, Charles du Ch 
1641, 1674. gouverneur de l'ile de Noirmou tiers. 

PésoUie (la), t., €■• de Combrée. — La 
Pesotaie (Cass.). 
P*«iiefaN. — V. Feneu. 

Phelippeaa {Jean), fils de Jean P. M de 

Marthe Lebouvier, est né, non à Angers, comme 
l'indiquent toutes les biographies, mais à Beaa* 
fort le 3 septembre 1653. Amené de bonne heure 
à Paris, il y prit en Sorbonne tous ses degrét de 
théologie, fiossuet, qui l'avait remarqué, l'attaebm 
à son neveo, le futur évèqua de Troyas, dont il de* 
Tiot à Bone de 1686 à 1699 le principal agent et 



PHE 



— 88 — 



PU 



lé Secrétaire le plus actif pendant les querelles 
irdeotas soseitées par Taffaire do qniélisme. La 
eorrespoodance même de Bossaet témoigne de 
(pie! zèle il s'y comportait, suivant tontes les ca- 
bales, animant tontes les commissions théolo- 
giqaei, discotant tontes les thèses aventurées, 
préparant de loin l'attaqoe et la répliqoe. Oatre 
divers Traités dopnatiqoes, il rédigeait jonr par 
jour le détail de toot ce qui se passait dans les 
congréfations, poor n'être publié que vingt ans 
sprès sa mort. C'est le livre qui a pour titre 
Rtîation de Vorigine, du progrès et de la 
condamnation du quiétisme répandu en 
France, avec plusieun aneedote$ curieuses, 
et qui ne fut publié, sans nom de lien ni d'im- 
primear, qu'en 1732 et 1733. 2 part, in-12, œuvre 
d'une partialité outrée et d'un acharnement 
odieQT.an témoignajre dn cardinal Baossel, contre 
Fénelon et M*"* Gnyon. qui fut réfutée dans 
TiODée même par les Lettres à un ami de 
ïihhé de la Blelterie et condamnée par un arrêt 
do Conseil. — A son retour de Rome, l'auteur 
imt été nommé par l'évêque de Heaux, qu'il 
irait si bien servi, officiai et grand- vicaire , 
trésorier et chanoine de son église cathédrale, 
lais lonjoors plaintif et mécontent, entiché de 
m mérite et aspirant en vain, dit l'abbé Ledien, 
à qnelqae gros bénéfice pour vivre en liberté 
et en repos à Paris, il ne s'était point fait d'amis, 
u Toalanl cultiver personne et aimant qu'on lui 
fltia coor. Il mourut à Meaux le 3 juillet 1708, 
de chagrin, dit-on : « C'était son tempérament. » 
Il a?ait dès le 2 juin précédent résigné sa tréso- 
nrie an profit de son frère Pierre, chanoine aussi 
de Meaox. Son testament est du 18 mai. ~0n a aussi 
donné de loi un Discours en forme de médi- 
tation sur le Sermon de N.-S. J.-C. sur la 
montagne (Paris, Brault fils, 1730, in-12), — et 
plusieurs lettres dans la correspondance de 
B<M<ttet. 11 laissait presque achevée une His- 
toire en latin des Evéques de Meaux jus- 
^'en 1681, dont s'est f^ervi D. Toussaint du 
Ple«sis. Le Hss., in-fol. de 446 p., appartient à la 
Biblioth. da Séminaire de Meaux. — M. Denais a 
iaii5é échapper ce nom dans sslN.-D. de Beaufort, 

Moréri. ~ Bauttêl, Bist, ie Fénelùn. ^ Barbier, Dict. 
iuAwM. - Mém. jvr fBiêt. Eccl. du XVIII* «., t. IV, 
|>.35.-.BoMoet. Œuvres complétée, éd. Uchat, t. XXIX, 
P 1U,210,9I4.38I. —Joum.àetQbbéLedieu, t. III, 1708. 

Phelippean {Jean) , sieur de la Cossonnière, 
avocat an Parlement, nommé contrôleur et agent 
^néral de Kontevraud le 8 juin 1663. secrétaire 
de l'abbesse en 1674, 1683, mari d'Hélène Lebeuf . 

PMippemn {Paul-VitaV), reçu doctenr-mé- 
derin en 1777 à Montpellier, pratiquait l'année 
sQivante à Saomur, dont il était originaire. 

PhelUpeav {Jean), naquit — non à Beaufort, 
comme le croit M. Denais, quoiqu'il l'y ait vaine- 
nept cherché, ni à Blois, comme l'indique Moréri, 
nais i Angers, an témoignage fidèle de Dopin et 
Js P. de Hacker. Je l'y trouve en effet baptisé en 
a paroisse St-Maurille le 27 février 1577, où il 
* poor parrain le docteur Jean Butin et pour 
^>mi&e la femme du docteur Bené Yignois, 
^' cet noms. Sou père Ambroise P. est dit licencié 



ès-lois, avocat, mari de Renée Laurence.— Il entra 
à Paris en 1595 dans la Société de Jésus, et ses 
études terminées, fut envoyé professer à Pont* 
à-Mousson. On lui attribue une grande part, 
grâce à ses relations avec la famille Foucquet, 
dans le rappel en France de la société proscrite. 
Il quitta vers 1610 l'enseignement pour s'employer 
à la prédication, où il acquit une véritable répu- 
tation, fut attaché au cardinal de la Rochefou- 
cault. pour qui il composa, au dire de Baillet, 
plus d'un livre, notamment ses Raisons pour le 
désadoœu (Paris, 1626, in-4<»), et après avoir 
rempli quelque temps la charge de recteur à 
Rouen, consacra ses dernières années à l'étude et 
mourut à Paris le 2 août 1643. — Il a donné 
Commentarii in duodecim, prophetas (Paris, 
Sébast. Gramoisy, 1633), dont deux volumes 
seulement ont paru. — Osias primus inter 
prophetas commentariis illustratus (Ibid., 
1636, in- fol.). — Tractatus asceticus osten- 
dens veram hominis felicitatem in solo Deo 
reperiri (Ibid., Jean Camusat. 1637, in-4»), tra- 
duit sous ce titre : Ouvrage des Saints, com- 
ment nos bonnes œuvres doivent estre 
faites, etc. (Paris, Taupinart, 1638, in-8«). 

De Hacker. Bibl. Jésuit,, 1878, n* 1996. — Cl. Ménard, 
Mss. 875. 1. 1. p. 7t-79.— Pocq. de Uv.. Mh. 1068. p. 14S- 
144. - Dupin. xvin* s., T* part., p. 405. — Rev. d'Anjou, 
1873. p 85. — Denais, BUt, de Notre-Dame de Beaufort, 
p. 399-406. 

P*ll6efSl^re (la). ~ V. la Porterie, 

Phlllpon {Pierre), architecte, à Trèves-en- 
Vallée, 1671. — {Jean), architecte à Saumur, 
marié à Longue avec Jaequine Moriceau, le 
21 août 1690. 

Phllippaudlère (la), f., c*« du Tremblai/. 
V. la Fripaudière. 

Philipperie (la), ham., c°« de St-Georges-^ 
du-B. — V. la Friperie, la Fripière. 

Phillppoterle (la), c"« de Chantocé. 

PUlilerle (la), cl., c"« Je Juigné-Béné. 

PiardfChât., c"* du L^uroux-Béc, au bord 
et sur la rive N. d'un joli étang sinueux, dont 
la route d' ingrandes rase la queue orientale. 
— Le domaine formait un ancien fief, rele- 
vant de Bécon, avec manoir noble, dont les sei- 
gneurs avaient leur en feu au xvii« s. sous la 
marche de l'autel de la chapelle du Rosaire, dans 
l'église paroissiale. Il appartenait à la famille dn 
Chastelet aux xv- xvi« s. C'est n. h. Raoul du 
Chastelet, mari en 1480 de Jeanne Bigot, qui fit 
c construire » l'étang (G 772). — La terre a passé 
dès au moins le milieu du x vu* s. à la famille de 
Lancrau, sur qui la « maison principale » à deux 
étages, avec terrasse, cour, grange, jardin, ver- 
gers, pièce d'eau, les moulins à eau et a vent, 
l'étang furent vendus nat* le 14 germinal an Y 
au cit. Toudouze. La maison, vieux logis blanchi 
i neuf, appartient aujourd'hui à M. Eusèbe Bore, 
ancien maire dn Louroux, et l'étang à son frère, 
propriétaire de la Picoulaie. Le moulin à vent est 
tombé; « (le Haut-), vill., c°*du U)urouX'B., 
avec usine sur l'étang. 

Piardaie (la), f ., c"« de Nyoiseau. — La PU- 
lardaie 1540. — En est sieur à celte date Jean 
de la Pérettière, en 1720 Jean- Auguste de Boispéan . 



PIC 



— 86 — 



PIC 



nardIèM (la), f., €>• à*AvrilU. — Domtina 
da Si-Nicolas d'Angers; ■• f., c"* de Morannea. 

Plardjr, f., c"« de Saint-Barthélémy, — 
Arpentum vinee quod vocatur arpentum de 
Podio Hardi 1319 (6 Archiprôtrô d'A.)- — Le 
▼igDoble en était parliculièrement réputé au 
iTiii* s. Deslriché lui a consacré une ode , 
Mss. 518, p. 113. 

Piaa,m<", c"* de Chantocéi — ham.» c"* da 
Mouliheme, 

IPiawu — V. Piculua, 

Pianbln* m'^ à eau, c"« de Dénezé. — 
Podium Albini 1313 (Ghap. St-Haimbeuf)- — 
Pieauhin (Gass.). — Pied-Aubin (Et.-M.). 

Piavlerie, f., e"« de Chantocé, 

Piavmerie (la), cl., c>« de Jarzé, 

Plble {Patrice), professeur d'éloquence en 
l'Académie de Saumur, mari de Jeanne AmyrauU, 
1641. 7 est inhumé le 31 octobre 1642. 

Pl««BtiB« m*», c»* des VercherB, 

Plemrd ( ), nouveau venu sans doute à 

Angers en 1777, s'y fait annoncer comme peintre 
au pastel dans les Affiches du V août. 

Plesu4 (François), maître architecte et 
sculpteur, établi à Roche fort-sur- Loire en 16Î6, à 
Angers dès avant 1637, était en 1638 associé avec 
Biardeau, Y. ce nom, pour la façon du tombeau de 
Ghamacé. Sa signature figure à un acte du 14 jan- 
vier 1647 (GG 49). ^ (Jean), dit aussi le Picard, 
« maître vitrier >, qu'on serait tenté de prendre 
pour le premier des Lagouz, Y. ce nom, restaura 
en 1493 les vitraux de la grande salle de l'Hôtel- 
Dieu et fit en 1495 la grande rose de St-Maim- 
beuf. Il figure encore dans un acte de 1496 avec 
sa femme Pauline. — {Michel), peintre, à An- 
gers, travaille pour le maire en 1657. Il signe un 
acte du 17 juillet 1653 (GG 220), un autre du 
26 août 1658 (GG 116). Sa femme a nom Marie 
d'Anes. « {Michel), peintre, signe à Harcé In 
l«r octobre 1668 l'acte de baptême de son fils 
François. On le trouve établi à Ghaumont au 
moins depuis 1673 ; il y est procureur syndic de 
la paroisse et par une série de misères inexpli- 
quées, enterre coup sur coup dans le seul mois 
de mai 1681, le 17, sa fille, âgée de 17 ans, le 
18, sa femme Marie Avril, Âgée de 47 ans, le 19, 
une autre fille, âgée de 20 ans, et le 29 son fils 
François, âgé de 15 ans. 

Picard {Jean), maître fondeur, à Angers, 
mari da Renée Rollée, 1620. ^ {Pierre), maître 
fondeur, Angers, 1652, f à Sl-Silvin le 4 mai 
1706, âgé de 85 ans. 

Pleardale (la), cl., c"« de Comhrée. 

Plesufdie (la), f., c"« d'Allençon. 

Plesirdlère (la), cl., c"« d*Andrezé', «f., 
€■• de Chambellay. — Le lieu de la P. 1540 
(G 106, f. 223) relevait des Perchere; -« f., c"« 
delà ComuailU; « f., c"« de St-Sauveur- 
dt'Landémont, 

Pleardléres (les), ham.. c"« de Tiercé. 

Pieaswerie (la), f., c°« da Bocé; « cl, c*^* 
da St-Georgea-^u-Boia, 

Pieaadale (la PeUte-), f., e"* da la Cùr- 
nuaille, 

rJ«M414M (U). cl., €» da Chtrréi - h.. 



c°* du FuHet\ « f., c"« de Juvardeil. — Buo 
quarteria nemoria apud locum qui didtwr 
vulgariter la Picaudere 1293 (St- Aubin). - 
Ane. logis relevant de Prince en Ghampigné-s.-S. ; 
~ en est sieur Gnill. d'Aunière 1392, Tbonùn d'A. 
1500, Jean Aubin, comme on l'appelle, ou d« St- 
Aubin, comme il signe, 1606, 1632, mtri de 
Jacquine Saguyer; — y réside en 1658 Pi«m 
Béron, drapier-drapant, qui y meurt le 22 no- 
vembre; — f., c<>« de St-Laurent-du'Motay, 

Pieuidrie (la), f., c"« de Jallaia\ — f.,e«« 
de Thouarcé. — Ane. fief relevant d'Orillé, i^ 
part^ à Joachim da Coulions en 1539 (G 105, f. 97*. 

Plesialt { Claude- Bonaventure) , cordelier 
profés du couvent d'Angers. GrilU possédait de 
lui un petit livret de piété, Mss. in-12 de 18 p- 
« achevé d'écrire le 12 juin 1713 > et qui panii< 
sait préparé pour l'impression. 

IHe« (chapelle de la). — V le Cftamp. 

Plehsunbert, f., c>« de St-Michel-et-Ck ; 
~ donna son nom à un ruiss. né de la footiiM 
de Pichambert sur l'extrême confin de U cU de 
la Potherie, qui coule du S. au N., péoèue 
immédiatement sur celle du Tremblay, pois à 
100 mèL de là sur celle de Noellet, séparant Tune 
et l'autre d'avec St-Michel-et-Ghanv. sur laquelle 
il pénètre presque aussitôt en passant sous ta 
route d'Ingraudes à Laval, et continue en U li- 
mitant tout du long vers l'E., par Pichamberi, 
la Gautrie, la Meignenaie, la Grande-Hotte. 
près les fours i chaux de Poché, sous la roule de 
Ghâteaugontier, et se jette à 600 met. plus loin 
dans la Nymphe; — 4,000 mèL de cours. 

Piehaivdlére (la), f.. c"« de Cheffea, doonw 
le 22 mars 1339 par Guill. de Chivré au prienn 
de Gheffes, qui la relevait de Monterbaolt et sur 
qui elle fut vendue nal* le 13 janvier 1791;* 
f., c»« de Durtal. -- Picharderia juxta bur- 
gum Guilcium 1081-1105 (Gart. St-Aubin) ; - 
f., c»« de Lézigné. — V. la Péchardière. 

Plehardiéres (les), ham , c"« de Cheviré- 
le-R. ; "* ham., C** de Soeurdree. 

Piehairdrie (la), f., c*« de Montguillon. 

Plehsirtrin, m*'>, c"« de Denée. 

PieliAMdrIe (la;, ham.» c"« de Méron, — 
La Pichordrie (Gass.) ; — f., c»« de St-Ger- 
main-dea-Prés. 

Pieheraie (la), f., c"« de Noellet, 

Pleherle (la), f.. C^ de Lire. 

Pleherjr {Jean), curé de la GhapeDe-da- 
Genét, a donné les Dations dea cérémonie 
ordinairea de la sainte Mease, avec les ré- 
flexions moralea aur toutes lea parties çui 
la compoaent, tiréea dea aaintts lettns 
(Paris. P. Prome. 1668, in-8« de 389 p , pli» 
la préface et la dédicace à Catherine de Goody - 

Pleholler* cl., c"* de Daumeray, 

PlelioBiieilerle (la), m«>> dans la bourg de 
Bauné, joignant la chapelle 8t-Sulpice, 1785. 

PiehoBBerto (la), cl, c°* de Bocé, 

PIchoBBltoe (la), f., c>* d'Andard; «> ^. 
c»* de Brion, — En est sieur Samson Nicolas 
1455, Laurent Girard 1470, Guill. des Aubiers 
1565, Marguerite Lebigot, veuve Laeouturier, par 
acqo&t en 1643 ; — appartanaii au iviii* s. à 1^ 



PIC 



— 87 — 



PIÊ 



cura de Sobs, dont le desservant y résidait, et y 
Ût dresser le 3 mars 1739, avec la permission 
de Tévéqne, un autel dans une petite chambre 
basse. Oo y dirait la messe pendant la Révo- 
lotion et oo Vj montre encore; «m cbAt.» c"* de 
Charci, constraciion du xviu* s., dont la façade 
DOtammeot a été transformée, ~ avec conr d'hon- 
Deor. jardins, viviers, beau domaine et vaste 
bois percé d'allées sablées. -^ 11 relevait de la 
Valioière et appartenait au xvi« s. à la famille 
Tboroda. — En est sieur Charles Petit, éeuyer, 
1597. mari de Charlotte Tborodes, Gay Petit 
1664, Christ. Cassin, par acquêt sur Tabbé 
EsDioIt dn S8 août 1731, Ch.-GuiU. Gontard, 
mari de Varie Cassin. 1760. maire d'Angers 1767, 
soD fils 1789, Florent Duchesne de Denant 1848, 
V. ce nom, qui y meurt; « f., «■• de Chagé- 
Henri; « f., c»« de Durtal; — f., c«« de la 
Pommeraie. — VousUl et boy 8 de la P. 
1447 (Gbartrier de la Bizolière).— Vendue nat* sur 
les frères Jonrdan le 12 frimaire an V ; — f., c<>« 
de Vivy. — En est sieur Pierre Yéronneau, mari 
de Hichelle de Cordouan, 1626, Louis-Georges- 
Heori Aubert du Petit-Thouars 1786. 

Fièkoaaléres (les), f., C"* de CAeutW-^- 
Aouge. 

Plehoas (les), c>« du Marillaiê, emplaee- 
wnt d'aoe anc. croix de bois, au point même 
où porte actuellement la culée du pont neuf sur 
la rive gauche de VEvre. On y a trouvé en terre 
6 pièces de bois alignées, restes de fondations ; ■* 
l, e«« de St-Rémy-la-V, — En est dame et y 
ueort Madeleine dn Trembler 1608. 

Piehot {Pierre), angevin, et docteur-médecin 
de la Faeollé d'Angers, pratiquait à Bordeaux où 
U a publié deux curieus traités : De Animorum 
notura. morbiB, vieiis, noxis horumque euro* 
tione (Seb. Millangius. 1574, in-8»); — De Rhe- 
matiêmo, catharrho variiaque a cerebro 
diitillationibnê et harum curatione libellue 
(Ib., 1577. petit in-8«). — U était sans aucun 
doute de la famille des docteurs en théologie, 
i«an (1549-1556) et Mathurin P. (1570-1598), qui 
forent Tan après Tantre curés de St-Michel-la- 
Palnd d'Angers. 

PfekotCerie Qa), m»' b., c** d'Angers, sur 
le chemin de St-Barthélemy, bâtie en 1808 et 
vendue le l** septembre 1811 par G.-F. Courbalay 
i J.-Fr. Bore; — f., c«« de Denée. 

P i ee aa e a (le), m*" & vent et m*" à eau, c*« de 
Trémentineê. — Podium Cocon 1245 circa 
(CartQl de Chemillé. f. 90). 

Pleet (le), cl, e"« de Contigné. 

PiMiato (la), ham., c»* de Noellet. — En 
est aiear n. h. Julien de Gny^rchaie 1614. 

PlQttliére (la), f., c" é'AngerB N.-O. ; — 
U t- de la Lande-Choêle. 

PlMMlaie (la Basse-), f., c^^* du Louroux- 
6<c.; — (la Haute-), m«* b., €■• du LourouX' 
fi^. — Anc. maison noble dont est sieur Jean 
^«Mcfaal 1501. Damien d'Andigné 1551. n. h. 
^Krre de la Renardière 1609, n. h. Charles de la 
l««lie 1645, 1676, qui avait épousé le 3 août 
1619 FrtBvoise UUepvce, n. h. Hichel de la M., 

w lUs «tsé, à qui échoit dans le partage de 



leur succession, 23 Juin 1681, « Tancien domaine, 
c composé de l'ancien corps de logis, un pavillon 
« détaché, un autre corps de logis, grande cour, 
c parc enclos de murailles et vers S. de douves >. -- 
Le tout échut de nouveau dans l'héritage de Claude 
Cesbroo à Louis Justeau, marchand de draps, 
consul des marchands d'Angers, qui vendit le 
2 octobre 1747 à Jean Bore, marchand du Lou* 
roux, dont les descendants le possèdent encore. 

Pleoulean, f., c"* de Gée, 

Pieonlière (la), chat, et f., c>* d'Andigné. 
— Ane. maison noble avec chapelle de N.-D.-do- 
Pitié fondée le 23 mars 1544 la. a. par d^i* Thi- 
bande de la Perrotière. Elle est aujourd'hui aug- 
mentée d'un grenier et sert d'écurie. — Apparte- 
nait en 1566 à la famille de Germaincourt, en 
1720 à Pierre Bodaire, — à la famille Monnier 
depuis 1760, ^ en ces derniers temps à M Aubert, 
ancien maire; ■■ f., c*« àeSt-Georgee-du-Puy* 
de-la-Garde. ~ Terra de la Picolere 1100- 
1120 (Cartul. de Chem., ch. 76^. 

Pleoniièrea (les), f., c"* de Sœurdrea. — 
Anc. chapelle régulière de St-Blaisè, ayant titre 
de prieuré à la collation de l'abbé de Mélinais, 
réunie à la mense conventuelle et vendue nat' 
le 7 avril 1791. — En était prieur Louis de la 
Renaudière en 1600. 

PietsdnerlD (la), c"« de Cholet (Cass). 

Plequenot {Richard) , imprimeur, Angers, 
1528. «^ {René), « imprimeur et libraire en 
c l'Université d'Angers », à l'enseigne St-Julien, 
dans le faubourg Bressigny, mari de Francoiso 
Desnotz, 1569, 1575. — Sa signature est au re- 
gistre GG 83. — Sa marque ovalo représente un 
tailleur de pierre, à cété d'une tour et d'un mur 
en construction, avec la légende : Ad auperiora 
ex infimi». 

Pienloa* famille de docteurs-médecins ange- 
vins. Son nom véritable est Piau, dont le surnom 
nouveau n'est que la traduction latine. — 
{Pierre), docteur- médecin, reçu à Angers le 
2 avril 1554, mari de Guyenne Duboys, 1568, 
f le 26 avril 1598. Leur tombe se voyait dans le 
cimetière de la Trinité. Le portrait du docteur 
était conservé chez Ant. Boguier, conseiller au 
Parlement, du temps de Brun, de Tartifumo 
(Mss. 871. f. 1144 et 870, f. 68). -i {Pierre), fils 
du précédent, reçu en l'Université d'Angers le 
8 mars 1590, mari d'Anne Courtin, 1591, mort 
le 15 avril 1616 et inhumé le 16 aux Carmes. 

Pidale (la), cioix, C* de Pouancé, à l'em- 
branchement de l'ancienne et de la nouvelle route 
de Pouancé à Craon, V. t. Il, p. 7. 

Plderraére (la), f.. c"« de Chambellay, 

Pidollére (la), ham., c"«deSt-Saui)eur-de- 
Landemont. 

Pidanaalèret f., c°« de Tiercé. — En est 
sieur H* Jean Guibert 1669, mari de Jacquine 
Toupelin. 

Pidoux {Gabriel), docteur -médecin, à Sau- 
mur, 1602, au Puy-N.-D. en 1620. 

Pie (la), f., c"* du Fuilet. 

Pléeaxerto (la), f.. c°e de St-OtùrgeB-sur- 
Loire, 

Pléea (la), ham., c*« da Botz, •* Lfi ueu. 



PIE 



— 8a — 



PIE 



terre, domaine de la Pièce Ventrière 1516 
. (St-Florenl, R 2). 

Pléee (la Grande-), f-. c"« de St- Laurent- 
dt'la-Pîaine. 

Piéee-CliaaTeAa (la), cl., c"* de Montigné- 
les'R, — Formait le temporel d'une chapelle nie 
de ce nom desservie en l'église paroissiale et 
vendue le 21 jnin 1791. 

Pléee-Salée (la), f., c°* de Soulaines, 

Pléeetaie (la), f., c"* de la Pouèze, — La 
Plestaie (Cass.). 

Pièee-TlsoB (la), f., c»* de Montigné- 
leS'R., formait le temporel d'une cbapellenie de 
ce nom Qesservie en Téglise paroissiale, vendue 
nal' le 14 janvier 1791. — La famille Tison, très- 
puissante au xii* s., est une des principales bien- 
faitrices de Ghaloché. 

Piéelère (la), f., c»« de Rochefort-sur-L. 

Pled-Contant (le), h., c"« de St-Germain- 
lèS'M. ; ~- donne son nom à un miss, né sur 
la c"*, qui traverse la c"* do Montfancon et s'y 
jette dans la Moine; — a pour affluents les ruiss. 
de la Perrinière et de la Barboire ; — 3.300 met. 

Pled-d'Af neaa (le), cl , c"« de Charcé. ^ 
Piedaigneau 1448 (E 1225). — Les groiea de 
Pieddangnau 1545(Ghartr. de Brissac). 

Pled-de-Béeasse (le) f., c"* de la Cha- 
pelle-St-Florent 

Pled-de-Blche, cl, c»« de Cheviré-le-R.-^ 
Pied de Bûche (Vent. N.).— Domaine de la cha- 
pelle de la Muletière, vendu nat^ le 14 avril 1791. 

Pled-de-Bce«r, c"* de Beau fort. — La 
seigneurie de P. prèa de Beaufort-en- Vallée. 

— En est sieur Guill. Marteau 1440 (G Saint- 
Pierre de Saumur). 

Plédedlen (Pierre), imprimeur prolestant, à 
Sàumur. 1619, 1620. 

Pied«de-la-Bang« (le), cl., c"* de Chante- 
loup, 

Pled*de-Baiiehe > f. , c"« de Loire. — 
Piedmanche (Gass.) — et 1657 (Et.-G.). 

Pled-des-Prés (le), cl., c"« de Chanteloup. 

— La Place des Prés (Gass.). 
Pied-Dru, f., c"« de Châtelais. — Pted- 

(ie-Auel780(Et.-G.). 
Pled-da-Fonr (le), f . , c"« de Tout-le-Monde^ 
Pled-FloB, f., c"« de Martigné-B. — Le 
Ueu, terre, fief et seigneurie de Piedfellon 
1548 (G 105, f 405). — Appartenait en 1491 à 
Jean de Gierzay et depuis au moins le milieu du 
XVI* 8. à la famille Petit qui y réside. — N. h. 
Pierre Petit y fonda le 10 juillet 1547 une cha- 
pelle seigneuriale sous le titre de St-Nicolas ; — 
Charles Petit, mari de Gharlotte Thorodes. 1598, 
1621 ;— Pierre Petit, mari de Prégente de St-Denis, 
dont les deux fils sont tonus sur les fonts, l'un le 
l«r mai 1639 par Louis et Anne de Gossé-Brissac, 
l'autre le 2 décembre 1655 par Henri-Albert de 
Gossé, duc de Beaupréau, et Marie-Marguerite de 
Gossé ; — René Petit, chevalier, 1663 ; — Guill.-Gh. 
Bellére du Troncbay en 1763.— L'anc. manoir tour- 
né vers S. a été transformé et agrandi par chaque 
bout en lfn2. Le portail reste encore surmonté de 
ihacbicoulis ; y attient un bAUment carré percé de 
neortrières ; les servitudes vers N.-O. complètent 



l'enceinte, antrefois entourée de douves, en partie 
conservées vers S. et alimentées par une fontaine; 
vers l'angle S.-E , une fuie carrée. — Les cha- 
noines de Marligné y avaient réfugié en 1586 le 
trésor de leur église. 

Pied-Fôurehé (le), vill., c"« de yemoil. 

Pied*Geriiié» ham., c"« de Ste-Gemmet' 
d*A. — Pigermé (Gass.). 

Pled-Hailloehe* vill., c"* de Varennt». 

Pled-Hoisy» cl., c"« d* Angers S.-O, - 
Puteus Moezy 1307 [fi St-Pierre. rôle deDtme' 

— Vendue nat* sur le Ghapitre St-Mannce d'An- 
gers le 26 février 1791 ; — cl., c« de Brain- 
sur-l'A., vendue nat^ sur le Ghapitre St-Haorice 
d'Angers le 29 février 1792. 

Plédonanlt, chat., c"« de Jallais. — Pt- 
doault 1140-1150 (Ghemillé, ch. or. 55). - le 
Zteu, domaine, etc. de Pydouault avec la 
métairie et moulin fromentier 1539 (C lOS. 
f. 4). ~ Ane. flef et seigneurie relevant de Ci«r- 
zay, avec château, sur la rive droite de l'Evre. 
près le confluent des Annais-Jagut. 11 donnait son 
nom depuis au moins le xii* s. jnsqn'i la fin do 
xvi* à uno famille de chevalerie qui portait de 
gueules à 3 hesants d'argent et s'est éteinte 
dans celle de la Grandiére au témoigna^ de 
Ménage, Vit. G, Mén., p. 429. — L'hérilièw. 
Madeleine de Piédouault, l'apporta en mariage à 
Guy de Goquessac, 1539, et Renée de Coqnessac 
à François du Bouschet, qui le vendit ven 1S61 
ou 1562 à Philippe Gourreau de la Prootière, 
maître des requêtes du roi, qui y meurt en 1611- 
•» En est sieur n. h. Jacq. Licquet 1623, Gabml 
Jouet de la Saulaie, mari de Renée -Looise 
Prégent, 1704, Jacq.-René Jouet de la S. 1778. 
Gabriel-Jean-Luc Jouet, chevalier, qai y époa<« 
le 10 août 1784 Louise-Marie Duverdier de U 
Soriniére. — A 2 kil. 300 met. de Jallais. U route 
de Beaupréau s'incline à droite, tandis qe'ait 
chemin, intercepté i demi par une barrière, la con- 
tinue directement jusqu'à une châtaigneraie qai 
le croise et mène sur la gauche au cliltean. ^f- 
tuellement habité par M. de Mailly de Monijeaii, 
maire, 1876. Incendié après la bataille de Cholei 
par l'armée qui poursuivait les Vendéens vers U 
Loire, brûlé une seconde fois pendant la guerre. 
le logis actuel restauré est un édifice du xvii's.. 
gardant seulement du xvi* s. un pan de mor ter- 
miné sur le chemin par une tour ronde à u>it 
pointu. Rien d'intéressant, si ce n'est, en s'ann- 
çant hors de la futaie vers E. et S., la vue de U 
vallée de l'Evre, — et à 1 kil., auprès et i dioiie 
de la route de Beaupréau, l'ancienne motie du 
Petit-Mottay de Piédouault. 

Piéfoiurelaé (Louis), PedisFurcœi, ange- 
vin, a mis plusieurs anagrammes ou distiqoes 
latins de sa façon en tète du livre de Lepeletiei 
surrHtetoîre des Religions (Angers, 16S6;. 

Pled-Benard, ham., c"« de GoAter. - 

— Lande appelée le Pré Renard, — hruèrtt 
appelé te pré au Renart, — 6oi« appelé It 
pré Renart 1541 (E 451). — Pied Benard 
(Gass.). — Ane. dépendance du Bois-Richard. 

Pted-See« f. et m*», c"* des AlUuds; •- f • 



PIE 



— 89 — 



PIE 



c"«de la P<nnmeraie; — f., c»« de St-Flo- 
rent'lé- Vieil, 

Plcd8»Faiiv«bës (les), ham., e"* de Cour- 
léan, détaché en 1836 de Vernoil-le-Foorrier. 

Pied«Tribert« f., c»« de la Juhaudière. — 
Le hordage de Pétrubert 1540 (G 105, f. 25) . 
— PUd Truhert (Cass.). — Donne son nom à 
on rniss. né sur la c"«, prôs le hamean de la 
Contrie. qai traverse la route départementale 
D« 14, conle de 1*0. à l^E. et se jette dans TEvre 
ns4-Tis Brîncoté ; — 2,000 met. de cours. 

Piéga* chat., c»« do Rochefort-a.-L. — 
Pied'Gue 1875 {Affiches), — Pied-Gue ou la 
Roche-Janet (Ib.)- — Ancienne maison noble 
appart. durant tout le xviii* s. à la famille Mé- 
tayer; — Pierre Met., marié à Jarzé le 31 janvier 
1701 avec Margaerite Drouineau; ~n. h. Jean M. 
1741. beau- frère de Franc. -Alex. Moron, notaire 
royal, dont la descendance en devait hériter ; — 
Loois Métayer 1760; — en 1850 au colonel Moron, 
y. ce nom, qui y est mort. — Le domaine a été 
Tendn eo 1875 à M. Soulard, de Gholet. — L'habita- 
tion actuelle est construite sur citernes voûtées, 
entre coar et parterre avec kiosque, grande serre 
vitrée et grille d'honnenr, et des dépendances de 
pins de 45 hectare s.— Une métairie du nom appar- 
taoait 80 Ronceray d'Angers et fut vendue nat^ le 
l'r août 1791 ; — 0e Bas-), f., c"« de Rochefort. 

PlelleHe G&). cl , c"« du Vieil-Baugé; » 
:1a Grande, la Petite-), ff., c»« de Fontaine- G. 

Plelllére (l&)f ham., c<>* de Champigné. 

Plemaraie (\^), f., c"* de la Pouèze. 

PiénoBt, m*", c»« de Cizay. — Terra de 
Piano Monte 1172 (Gunaud, t. 1). — Planus 
Afona 1248 (Pr. de Breuil-B.). — G'était an 
XII* s. on important domaine, que les seigneurs 
de Montreuil-Bellay avaient donné à Cunaud et 
que loi confirme Bellay à son retour de Jéru- 
nlem, le 17 février 1172, avec toutes les coutumes 
et la justice haute. et basse. Restaient de vastes 
laodes plantées an xvi* s. en bruyères, brandes et 
inenas bois. La baronne de Montreuil-Bellay, 
dame de Possebellay, dont elles dépendaient, les 
donna i défricher en 1523. mais auparavant elle 
dat racheter par une concession de 15 septerées 
de terre le droit qu'y prétendait le prieur du 
Bn»ail-Bellay d'y envoyer pacager ses bètes. — 
En e^i sieur en 1684 n. h. Nie. Bertault, en 1731 
Jeanne Treton, veuve Pierre Perrault. 

Pierre (la), cl., c»« d'Angers 0.; — carre- 

foor, e°« di*Auhigiiét à la rencontre de la route 

de Dooé et du chemin de Mihourdy. On y voyait 

josqo'en 1S70 une grande pierre couchée qui a 

été déplacée pour curer le fossé; *- f., c»« de 

Bri$9arthe, avec fontaine, qui forme la source 

du miss, de la Vallée; — tuilerie, c«« du 

Champ; «. f., c"de Chaudron; — f.. c»« de 

Corzé. — En est sieur Franc. Gniterneau 1505, 

1614; « YiU., c"« de Drain. — Pieria 1080 

eirea (H Lire. ch. or); -r Ilot, c»» de Drain, 

sw la Loire, de 6 hect. 40 a.; — f.. c" de Dur^ 

tal — Le Heu et closerie de la Pierre Pas- 

«elotVe 1744 (E 520) . dépendance du Serrin 

yâ la relevait d'Auverse ; «- m«». c»« d*Ecou^ 

liant; . «In, e«. de Jallaiê. — Metereia 



quœ appelUttur Pichère 1243 (H St-Florent. 
Montrevault, ch. or.). —Appart. en 1539 à Jean 
Bahourd, écuyer, qui relevait de la Cbanviére 
(G 105, f. 313); — donne son nom au ruiss., né 
sur la c"*, non loin de la Pommeraie, qui coule 
du N.-E. au S.-O. et se jette dans le miss, de 
Montatais près la Pierre; — 1,000 mht. de cours; 
a f., c"* de Méon, domaine de l'abb. du Lon- 
roux, vendu nat* le 19 mai 1791. ~ M. Gornilleau 
y signale des fondations de moraille.s et de tours 
carrées ; «• c»» de Meigné-le-Vicomte. — Le 
manoir seigneurial de la P. 1668 (Et. -G.). — 
Y demeurait à cette date Marie Goesdon, veuve 
de Gérard de Meauloe. — En est sieur n. h, 
René Despagne, qui y menrt le 24 décembre 
1626, Jacques Despagne 1678; -* cl., c°* de 
Montreuil-s.'Loir ; — f., c"« de la Pomme- 
raie; ««bois, c»* de Pouancé, défriché en 1870; 

— cl., c" de St-Laurent'du'M. -- La Py- 
hière 1668 (St-Flor.). — Le lieu, terre et do- 
maine de la Pierre 1475, — de la Pihière 
1581 (Ib., G 2); «- vill.« C"* de Sermaise, avec 
fabrique de carreaux ; — m'", c«« du Vieil-Baugét 
sur le Gonesnon. ~ Les moulins et apparte- 
nances de la P. 1520, 1626 (E 538 et G Gures). 

— Il en existait deux en 1649, l'un à froment, 
l'autre à mouture. — En est sieur Nie. de la 
Noue, élu en l'Election de Baugé, 1730. 

Pierre (la Basse-)» c"« de iirtf. — Ane. boire 
de la Loire, aujourd'hui en pré, d'une surface de 
80 ares ; elle communiquait à l'O. avec la Loire par 
la boire des Brevets, et vers l'E. au-dessus du 
vill. des Léards, en Lire; — (la Grande-), m»*^ b. 
et f., c"* de Beaucouzé. — Ane. domaine de St- 
Nicolas d'Angers, avec maison de maître, jardin, 
avenue, vendu nat^ le 7 septembre 1791 ; — appart. 
jusqu'en 1874 au président Maillard ; ^ (la 
Haute-), c»» de Lire. — La Pierre Corrocé 
1314 (Pr. de Lire). — Ane. maison noble dont 
était sieur Geoffroi de Gorrocé, écuyer, 1271, 
Pierre de Gorrocé 1314. ~ Totalement incendiée 
pendant la guerre, sauf la chapelle, elle fut ven- 
due natS avec jardin et allée de noyers dite du 
Péronnier, le 4 vendémiaire an Y sur l'émigré Du- 
mas; =3 (la Petite-), f., c"« de Beaucouzé; — 
f., c"« de Bouchemaine. 

Pierre-Al^ne (la) f . et vign. , c"* d* Ingrande, 

Pierre- A.abrée (la), f , c*** de Beaupréau.^ 
Petra Alberici 1138 (1" Gart. St-Serge, p 126) 
^G'estun ancien peulvan sans doute, aujourd'hui 
disparu, qui donnait son nom au xii' s. à l'im- 
mense domaine des Landes, Y. ce nom, appart. 
aux Sulpiciennes de Rennes. Les religieuses y 
avaient un prieuré dédié à St Jacques, avec cha- 
pelle où se marie le 17 mai 1649 Franc. Jameray, 
sieur d'Armaillé , avec Marie de Yaugirauld. 
M. Lebeuf a recueilli aux alentours du village 
trois haches en pierre polie. 

Pierre*aa-Pelletier (la), indiquée en 1486 
(G 812) en correspondance avec la Pierre-St-Dott- 
colin pour limites d'Allonnes et de Neuillé. 

Pferre-anx-Comnières (la), vign., c^* de 
St-Jean-des-Mauv, 1766 (E 1034). 

Pierre-RallUr (la), f., c"« de Blou; ^ (la 
Petite-), f., c"« de Blou, 



PIE 



— 90 — 



PIË 



e"« de Louresêt, gros logis 
X?ii* s. flanqué au\ deux angles de tonrelles. 
dans le bourg de Rocheménier. ~ Petra Bassa 
1316 (G 7). — Les fief, domaine et seigneurie 
dt Pierre Basse et Brosse 1539 (G 105. f. 28) 
relevaient de Doué, de la Porte, de LAunay et de 
Sonrches. — En est sieur Jean Legay 1498» 
Glande Glérembanlt 1807. René Glérembault 1548, 
^ Jean-tioill. Testa, mari de Renée Clérem- 
baalt, 1594, René Descbamps 1650, Jeanne de 
Ghanevier 1655, Pierre Testa, cheyatier, 1690, 
Jean-Jacq. Gbanteloa. mari de Catherine Mar- 
quis. 1734. messire Charles Lelarge, écnyer, 1770; 
sa veuve Catherine Gbanteloa 1788. 

l^ierre-BaudroB (la). c»« de Bouzillé. — 
Ane. fief et seigneurie comprenant une partie de 
la paroisse et relevant à 40 jours de garde de 
Ghantoceaux. — En est sieur Jean Aménard de 
Ghanzé 1462, Jean du Pies sis de la Bourgon- 
nière. par moitié, 1540, Georges de Vaudreuil 
1601, Louis de Grimaudet 1693. A cette époque 
déjà il ne restait plus que l'emplacement du 
manoir seigneurial avec les vergers et les jar- 
dins; — Louise-Françoise BoucauU. veuve de 
René- Anne-Constant de Grimaudet 1761. — Le do- 
maine devait son nom à une pierre où se payaient 
toutes les redevances féodales et qui existe encore 
enfouie sous la rampe d'un four à chaux, à Sie- 
Catherine. 

Plerre*Béelierelle (la). — Rupes illa quœ 
dicitur Becherella, 1009 (Saint-Laud). — Bloc 
énorme, découpé en double cime par une entaille 
profonde, qui émei^ge au bord de la Loire, sous Epi- 
ré, co« de Sauennièrest à 600 mètres en aval des 
dernières maisons de la Pointe. Il servait de limite 
au fief du Chapitre de St-Laud d'Angers et de 
repaire aux mariniers angevins. Menacé une pre- 
mière fois en 1843 par les entrepreneurs des le- 
vées de Chalonnes et de Montjean, il fut respecté 
sur les réclamations du Journal de Maine-et- 
Loire, — V. les n»* des 4 et 6 septembre. — 
mais il a été à-demi emporté par le tracé impi- 
toyable de la voie ferrée, qui n'en a laissé de- 
bout qu'une des pointes amoindries. ~ Le sei- 
gneur de Serrant y percevait une fois l'an un 
droit de 12 den. t. sur chaque bateau passant 
dans les limites du fief, « quand la rivière de la 
« Loire est si grande, qu'elle passe entour de 
« lad. pierre, en tèle manière, que ung hanap, 
« tenant une quarte de vin ou d'eaue. peut floter 
c entour de lad. pierre >. — Tout auprès, de l'autre 
bord de la voie ferrée, sur la penta du rocher 
en retrait, servant de vague pâture, un petit enclos 
entouré de murs contient les tombes de Horain- 
ville, anc. fonctionnaire d'Angers, — du colonel 
Gaaltier, parti d'Angers lieutenant de grenadiers, 
plus tard aide-de*camp de Beroadolte, — et du 
capitaine Dervieux, qui en 1807. simple cavalier 
au 2* régiment de cuirassiers, avait dans une 
charge sauvé la vie à son ehef et plus tard devint 
son héritier. Une colonne tronquée, portant une 
ttrne, repose sur un piédestal en forme de dé, où 
d'un côté on lit : « Dervieux, à son maitre, à 
« son frère d^armes, son bienfaiteur et son 
« ami », — de l'autre : « Dans et monument 



« est déposé le cœur de Gilbert Gaultiir,(ff- 
• ficier de la Légion d^honneur, ehewKliifit 
c St-Lottts. né aux Pontn-de-Cé en i768, mort 
« à Angers le 29 octobre iSîi, après avoir 
« noblement servi sa patrie pendant fï ans. * 
Pierre-Bise» vill., c"* de Beaulieu, eoin 
les ponts Barré et de Bézigon, où un gtsemeat di 
houille fut découvert en floréal an XI et dapoù 
exploité; «■ ham., c"« de Daumeray. 

Pierre*BiaBelie (la), f., c"« de ChaS' 
teaux ; — cl.. c»« de Chemillé; = cl.. c"« de 
Corzé; ^ quartier du bourg de Jallais; - 
ham., c»« de Rochefort ; — f. , e"« de St-ChrU- 
tophe-du-B. — Anc. domaine du priearé de 
Mortagne; «- f., c"* de St-Georges-iu-P^-dt- 
to-G. ; — f., €■• de Soeurdre; 

Pierre-BraalABte (la), rouler, sur la e^ de 
la Séguinière, V. ce nom, 

Pierre*Césée (la), e"* de Soucelfes. — La 
Pierre Saizée (Gass.), — Dolmen à l'E. et à 
2 kil. du bourg, composé de 6 pierres dont deu 
sur chaque cété, une ati fond. Un bloc, de 8 met. 33 
de long sur 3 met. 33 de large et 36 à 40 ceoL 
d'épaisseur, forme le toit, fendu par un coup de 
tonnerre. Cette particularité donne son non ai 
monument qui mesure 7 met. 66 de long sur loe 
hauteur de 1 met. 78 dans œuvre. — U a été li- 
thographie dans V Atlas statistique de Deivasi 
et dans VIndic, de M.-et-L. de Millet. - La 
Musée d'Angers en possède trois dessins. ~ La 
Pierre-Césée est indiquée dans l'aveu de 1615 
comme limite des droits du seigneur du Veiner 
dans le Loir. V. aussi La Réveliière-L., Notice 
sur les Mon, eelt., p. 57. 

Pierre-ClMleiiBaiee (la), c"« de St-FW 
rent'le-V, — Anc. fief dépendant de la Bans- 
nière. 

Pieive-Glieterte (la), annexe do bourg de 
Trémentines. 

Pierre-Cen, colline, près la ville de Cka- 
lonneS'S.'L. — Petra collis (Cart. do Reoc., 
Rot. S, ch. 13). — Pierre coul 1482 (Pr. de 
Chai., St-Serge). — On y a trouvé en 1817 sur le 
plateau un certain nombre de briques à rebords, 
des restes de mur, une pièce d'or de Trajaa. 
(Bulletin de la Soc. Ind., 1858, p. S4; 1860, 
p. 242; — Répert, arch., 1862. p. 399-401) - 
Le nom de Pierre-Cou. Petra collis, figure dans 
une charte singulière du Cartulaire du Ronoeny 
(Rot. 2. ch. 13), qui est certainemeat quelque 
débris de vieille Geste transformée. On y voit un 
vicomte Otho. revenant de la cour d'un comte 
inconnu d'Anjou, Isambert, accourir, ad alum 
de alis montibus, contre les Sarrasins qui 
avaient envahi ses domaines, et les poursuivre 
jusqu'aux bois de la Perrière, — et le comte, à son 
tour, chasser les bandes ennemies attardées à 
Pierre-Cou. 11 y est fait mention aussi d'une cha- 
pelle et de reliques, entre autres d'un cheveu de 
la Vierge. Toutes oes légendes attestent au moios 
et confirment le souvenir d'antiques ruines, qooi- 
qoHl ne faille pas confondre eette localité, comme 
on le fait partoot, avec Prince, le Prœseiaeus 
de Fortonat. 
P i e tr ei C e n eHée, c"« dea AUeude, lieu dit. 



PIE 



— 91 — 



PIE 



joigotni le grand efaemia de Doué, qae nomment 
fréquemment les litres des iiv'-xvii* s. 

Plen«4)Milevre«8e (la), c»« de Bouche- 
maine, — autrement la Pierre.»Serpente, — 
Rupeê eolubraria 1009 ( Saint -Laud). ~ 
Grosse et hante pierre, qni s'avançait dans la 
Maine, an Petii-Port. tont auprès et an-dessus 
da pont actuel du chemin de fer. vis-à-vis les 
prairies de Frémas. Elle formait la première 
iifliite, en amont, des garennee et pêcheries dé- 
pendant dn Chapitre St-Laud d*Angers et de la 
terre et seigneurie de Ruiebouc. Le bois voisin, 
qnieoane la rive, est encore infesté de couleuvres. 

Pterre«Coaverte9 nom commun des doU 
men* eo Anjou ; «• vill. , c*^* de Bagneux, où 
existe ud des plus beaux dolmens de France, 
V. 1. 1. p. 196; «- f., c»« de Pontigné. — Ane. 
docnaine de Pabb. du Louroux, qai y ramassait 
le quart des dtmes de la paroisse ; — vendue 
Dal< le 11 février 1791. Il y existe, dans un petit 
bois, uo beau dolmen, formé de 13 pierres de 
grès dont 10 plantées debout et composant deux 
eharabres. La première, ouvrant vers l'E., com- 
prend 4 blocs dont 1 pour le toit; — la deuxième, 
qai fait suite, 8 pierres dont 2 pour le toit, me- 
surant dans œuvre 4 met. 40 sur 2 met. 40 au 
fond et 2 met. 58 près le vestibule. L'absence 
sans doute d'une pierre laisse une seconde entrée 
libre vers S Millet en donne un dessin dans son 
/luficatevr, pi. LX. — Une fouille, poussée par 
M. Lebeof à la profondeur de 1 met. 50 (février 
t872), 7 a fait rencontrer dans la deuxième chambre 
me excavation circulaire de 1 met. de fond sur 
autant de diamètre, où l'eau arrivait abondam- 
ment; — et dans le mélange de cendres, terre, 
braise et marne, qai l'encombrait, de nombreux 
débris d'ossements, dont un percé i la racine d'un 
troo de suspension ; à rété, deux gros blocs de 
grès bUnc, et sous le plus gros, deux marteaux (?) 
de grès Instré, l'un carré, l'autre rond, trois éclats, 
de silex taillés, un fragment de grossière poterie 
Doire; — aux alentours, i une distance de moins 
de 500 met. , 6 haches polies. 

nerre-drAmentlii (Lsl), rocher, c»« d'fcou- 
fiont, où commençaient les eaux communes de 
la Mayenne, le cours supérieur dépendant de la 
Svenne seigneuriale de Briolay (Aveu de 1726). 

Plerre-de-CoHlalBe (la), f., c»' de Saven- 
nières. 

nene-des-Goardonnléres (la), cl , c"« 
deJalUxîs. 

Plerre-des-Mealea* nom du monument cel- 
Uqoe dit de Botz et qui en réalité se trouve à la 
Rielle, V. ce mot, sur la c»« de St-Florent, dans 
U paroisse de la Boulouchère. 

i*<err«Mle.Soi«. — V. Croix -de-Sobs. 

Pierre-4»»C«q, nom du peuloan d'j^cAe- 
niré, V. t, i. p. 414. 

Plerre-Bme (la), f. et m"», C» d'Aoiré. 
- Lu Pierre Sua (Cass. et Et. -M.). — La 
Pierre èe Rueê 1662, 1711. Revus 1666. Erue 
1868 (Et.^.). — Le moulin a été démoli en 1868. 
Par oa^ean temps on voit da la butte les tours 
d'Angnn. ^ (^ nom vient dn 



de 



peulvan qui s'y dresse tout auprès sur les confins 
de Moniguillon. 

Plerre-Folle, f., c»* de St^Chriatophe-du^ 
Bois ; — donne son nom à un miss, né sur la 
c"*, qui coule de TE. à l'O. et se jette dans celui 
du Pont-de-la-Ronsse ; — 2,050 met. de cours. 

Plerre-Frile« nom du peulvan d'Armaillé; 
*- cl . c»« de St'Sauveur-de-F. — Le vilL 
de P. F. xvii« s. (E 190) ; — c"« de Dénie, 
vign., converti en prés dès 1715. 

Pierre-Gaillard (la). c"« du Toureih sur 
le chemin de Gennes. 1612. 

Plerre-Genètoase (la), c"* de Lire. •» Le 
fief et seigneurie de la P. G. et de la Tur- 
melière 1540 (G 106. f. 156). — En est sieur 
Jean Millet, écuyer. 1481, Ghrisl. Ghabot 1486, 
René Furet, marchand suppôt de l'Université 
d'Angers, par acquêt sur René Dnbellay en 1536. 

Pierrelée f., c»« de Montsoreau. — Petra 
Lata 1246, — La Pierre Lie 1295 (Fontev.). 
~ Ce nom sans aucun doute conserve le souvenir 
d'un peulvan disparu; — f., c"* de Pruilli\ — 
f . , c»« de St'Silvin ; -■ f., c" de Varcnnce-e.-M. 

Plerre-J'Etan^ (la), c*"* de Jallais (Gass.). 

Plerre-Itlse» quartier d'Angers E. — CAe- 
minus de Pierre Lize 1295 (H.D. B 109, 
f. 180). — Locua appellatus Pierre Lise 
1339. — Petra Lizea 1411 (Gbap. StMainbouO. 

— Il y a existé de tout temps des perrières d'ar- 
doise sans importance jusqu'à l'ouverture de 
Bouillon et des Persilières. 

Pierre-LoB^ne* c"* du Toureil, — Le 
chemin de P. L. au Marchais Clert — du 
Bois Davy à P. L, 1449. ~ Les pâtures et 
hois taillis vulgairement appelles la P. L. 
xvii« s. (St-Manr). 

Plerre-Marion (la), cl., c°* de Vemantes* 

— Marion (Rec'). 

Pierre-Martine (la), f., c* de Ste-Gemmes- 
s.'L. — Iter de Pierre Martine 1415 (G 404). 

Plerre-Mlleent (la), c"* des Alleuds, — sur 
le chemin de la Malinière aux Pins 1474 (Pr. des 
AUeuds). 

Pierre-Pelée (la), f., c<>" de Gennes, dont 
un tuffeau sur l'entrée porte la date 1775. — Au 
pied des bâtiments jaillit une source vive et 
bouillonnante. 

Pierre«Pereée (la)» c~* de Turquant, sur 
la limite même de Parnay. gros bloc de grès haut 
d'environ un mètre et que traverse un trou ceo* 
tral. Les processions d'autrefois s'y arrêtaient 
pour y planter croix et bannières. 

Pierre-Pétense (la), nom d'un des dolmens 
de Dénezé'S.-D. V. t. H, p. 28. 

Pierre^Ute (la), f. et m»», c*« de 5f-Sa- 
tumtn, à mi-céte. ~ On signale cette particula- 
rité )ue l'eau s'y rencontre à 3 on 4 met. de pro^ 
fondeur, tandis que sur la pente inférieure du 
coteau, elle se cache à 100 pieds ; ■■ nom du 
domaine de la PocAettère. 

Pierre-Pointm (la), f. et m''', c»« de 
Coron. — Le lieu 1698, les moulins de la 
P. P. 1713 (Et.-G.). 

Pierre-Pneelle (la), ham.. c»« de Neuillé. 

— Le fief et seigneurie de la P. P. alias U 



HE 



— 92 — 



PIG 



PUêsis, !iv*-xvili* 8., relevait de Blou.— En est 
sieor N. de Gremille 1460. Micb. de Villemerean 
1S50, 1603. Pierre de V. 1682. qui vend le Bef à 
René Marchand de la Grandmaison. — Il est 
réani à la terre de Blou dès le débat dn xviii* s. 

Pierres (les), f., c»« de Bocé; — f., c"« de 
la Chapelle-Rouas. (Gass.): — ham., c"* de la 
Chapelle-s.'O, — Le moulin des P. (Gass.). 
— V. aassi Rutort (raiss. de). 

Pierres {Guy /*'), nommé chanoine de 
Saint-Maurice d'Angers dès 1453 par l'évoque 
Jean de Beau van, ne fut installé, sur l'opposi- 
tion du Ghapitre. qu'en 1466, grâce encore à I in- 
tervention du roi René. 11 était déjà chanoine de 
St-Martin de Tours et i ce titre s'employa à 
diverses reprises pour le Ghapitre de St-Maurice 
et pour la ville d'Angers. A la mort de Jean de 
Rély (1498), il fut élu un des vicaires généraux 
capitulaires et fut maintenu en titre par Tévôque 
Franc, de Rohan. Depuis 1473 il remplissait les 
fonctions de mattre-école et parait surtout en 
avoir tiré parti pour accroître ses revenus par 
l'exagération notamment des émoluments des 
grades. Quoique docteur in uiroqut, il échoua 
dans sa prétention d'occuper une régence. Il 
assistait encore en 1508 à la révision de la Gou- 
tume d'Anjou, comme doyen de Chemillé, fit 
son testament en juillet 1509 et mourut en 1512. 
Les brevets qu'il expédie le certifient « recteur 
« perpétuel ». mm {Guy II) , que Pocquet de 
Livonnière et Rangeard confondent avec le pré- 
cédent, chanoine de la cathédrale depuis 1502, 
docteur in utroque, comme son oncle, lui avait 
succédé dès 1509 en la charge de mattre-école et 
y continua ses traditions ambitieuses et inté- 
ressées. — En 1539 il réclama une réforme de 
l'Université et fut gratifié de l'abbaye du Perray- 
Neuf. En 1540 Gabr. Bouvery le choisit pour un 
de ses vicaires généraux. — Sa mort est du 
19 mars 1550. ^ {Jean), neveu du précédent, 
lui succède par bulles du 26 juillet 1545 en l'ab- 
baye du Perray -Neuf, qu'il délaisse le 27 sep- 
tembre 1571 pour celle de St»Maur-sur-Loire. Il 
occupait dès l'an 1549 les fonctions de mattre- 
école et s'en démit en 1575 pour occuper la dignité 
de doyen du Ghapitre. — Il mourut en 1585 dans 
un état de pauvreté que les registres capitulaires 
expliquent par la dissipation et l'incooduite. 

Arch. de M -«t-L. D 7 ; B 3595.— Pocq. de L., Mes. 1097. 
p. 84-86. — Baogeard. Bit. de F Univ., I, 68. —Mm. 658. 
H78, 1004, 1036 — Bévue dAnjou, 1875, p. 843. art. de 
M. détiens. 

Pierre-Salii(.Do«eellB (la), f., c*^ d'A2- 
lonnea -'. Metœ locorum qui vocantur Petra 
sancti Doscelini, etc. 1270 (G 53). — Son nom 
lui vient d'une pierre placée presque an sortir du 
pont, à l'entrée de la c'^' d'Allonnes, sur la droite 
de la route nationale en venant d'Angers. Elle 
servait au xv« s. de limite vers la paroisse de Vivy 
et passe encore pour avoir le privilège de garantir 
Allonnes des orages de grôle qui accablent, dit- 
on, Vivy. Elle a la forme d'un siège avec dossier, 
oà se remarque une empreinte, qu'on montre 
comme celle de la main de St Doucelin Le pro- 
priétaire de la Bibardière y a fait bâtir vers 



1860, tout auprès, une jolie petite chapelle avec 
clocheton. 

Pierre- Saint -Jnilen (la), c"* de Satnt* 
Hilaire-St-FL, anc. cromlech détruit. — Butte 
ou Croix St' Julien xvii« s (Plan de Sl*Flor.) 
V. Répert arch., p. 93, 1860. 

Plerres-Blanehes (les), fours i chaux, e** 
de Chalonne8'8.'L. ; -- m*". c"« de StSigù- 
mondi — cl.. c^« de Soeurdreê, vendue nst^sv 
Leshénault le 27 ventôse an VI ; — V. (e Coin- 
dei'P.'B. 

Plei*a*e-See*|»eitte. — V. P.-CouUvwut. 

Plerres-Meoiléres (les), f. .c"« de Trèoei-C 

Pierres-Plates (les), f., c"« de St-CléTnent- 
de-la-Pl. — On trouve une ferre de ce nom en 
Beaufort. Petra Plata 1231 (Ghaloché, IV. 31). 

Pierre-Toamisse (la), nom du rouler de 
Torfou. 

Plerre-Trésorlère (la), c"* de Dénezé-t.- 
le-L, 1313 (Ghap. St-J.-B. d'A.). 

Plerriére (la), f., c"« de Cholet 

Piee*Wt. — V. t. II, p. 763, col. 2. 

Plers {Joseph de), prêtre, docteur eu droit, 
instituteur des Dames de France à Fonievraud, j 
meurt d'apoplexie le 19 novembre 1738. 

Plétrie (la), f., c»* de Chanzeaux. 

Plétra, f.. c"« de CornilU. 

Pirfisrderie (la), f., c»* de Jallais. - Lt 
fief, hordage et ténement de la P. 1540 
(G 105. f. 252), appart, à Jean de Vaugiraold qoi 
le relevait de Gierzay; — f. c<>* de St-Laurent' 
de-la-Pl. —• Ancien domaine noble, apparl eo 

1539 à n. h. René Pillet, qui le relevait de Hoo- 
taigu (G 106. f. 206). 

PIffaadon* c"« de Daumeray — Ancien et 
vaste étang aujourd'hui desséché, d'où naît uo 
petit miss. — Le ruiss. de Vestang du PuiU 
Faudon 1660 (E 270). 

PlffffaanaoBt* f.. c"* de la Pommeraie. 

Pirrerle (la), f., c»« de Grez-N. ; = f.. c«« 
de Morannes. — L'herhergement ancien di 
la Pyferie 1417 (G 148). - La Piffrerie 1445 
(Ib.) — Les maisons, granges, etc., delà P- 

1540 (G 106. f. 53). — La maison seigneu- 
riale de la P. 1652 (Et. -G.). —Anc. hôtel Dobl« 
avec enceinte de douves et fossés dont est sieor 
Jean Raboteau 1417, Jacques de Breiche 1445, 
mari de Gatherine Ghevalier, n. h. Jean Bourel 
1540. n. h. Pierre Lemoyne 1603, n. h. François 
de Goulet 1717. 1747. 

PIgarreaa, f., c»* de la Plaine. — Le 
lieu, ténement^ terre, etc., de Pygarreau 1558 
(Pr. de la Rimonnière). — Le hordage de P 
avec ses appartenances de maisons nouvelle- 
ment édif fiées 1516 (Ib.).— Piégarreau (C. G. t. 

PIgassIère (la), f., c"* de 2a Plaine, — 
donne son nom à un ruiss. né sur la c"«, qui tra- 
verse celle de Somloire, et s'y jette dans l'Argent; 
— 4,040 met. de cours. 

PlKeaaderie (la), m»", c"« de Charcé, 
léguée par M"« veuve Prioo le 16 août 1836 aui 
Sœurs de Gharité pour y établir une école de filles 

Pigeon, quartier de la ville à^Angers. -- 
Pigon 1200 (ch. or. Grille), 1211 (H.-D. B 81. 
f. 3). — Pyon 1248 (Ibid., f. 45). — Pi^eom 



PlQ 



- 93 — 



PiQ 



1164 (Sainl-Serfe. Thorigné). — Pigeon 1295 
:H.-D. B 82. f. 97). - Domus dt Pijon 
1333 (Ibid. B 199). — Les Chapitres de SaioU 
V&Qrice et de Saiot-Mauiille, Tabbaye Saint-Serge, 
THôtel-Dieu d'Angers s'en partageaient le do- 
maine. 11 y existait une petite chapelle de Sainte- 
Caiberine, fondée le 5 septembre 1400 par la 
TSQYe d'Olivier Tillon, non loin d'un emplace- 
ment où dès 1374 la ville d'Angers avait ouvert 
one ardoisière. — La closerie appartenant à 
St'Haorice, formait le temporel d'une chapellenie 
de l'office de sous-diacre et fut arrentée le 23 août 
1715 à des perrayeurs par bail renouvelé le 
28 janvier 1724. Le foreitage du 13* millier rap- 
portait en 1727. 300 livres, — 150 1. seulement en 
1723. — et une sentence du 13 décembie 1729 
rompit le contrat. L'entreprise envahie par l'eau 
était en partie délaissée. — Reprise en 1731 par 
Mario Poisson, continuée par son gendre Joseph 
Harmeoier, avec Jos. Lebreton, elle passait pour 
fottfoir la plus fine pierre, recherchée à Paris 
surtout pour les maisons royales. — Elle se mou- 
rait en 1739, quand une ordonnance de l'Intendant 
(S7 Qovembre 1741) lui rendit la vie en l'autorisant 
a preodre 25 pieds sur Bouillon pour y installer 
les engins. Le foreslage, mesure exacte de la pros- 
périté, fournit au Chapitre 400 1. en 1743, 1,500 en 
1748, 800 en 1758, 400 en 1757. — Y. des plans 
G 326. ^ En 1768 l'exploitation aborde l'ancienne 
fnade route et la ville met opposition à toute 
extension nouvelle (7 décembre). Une ordon- 
nance du Bureau des finances de Tours, rendue 
sar enquête et au rapport des ingénieurs, délimita 
les conditions nouvelles des travaux (23 août 
1770), mais les chutes se succédaient faute d'en 
tenir compte dès 1771 et 1772, surtout en 1773. où 
le travail reste quelque temps interrompu. Le fonds 
appartenait alors à Sartre père et fils et Bédane et 
GesUn, leurs beaux frères. Un arrêté du 11 fri- 
maire an XIV imposa la construction d'un mur 
de soutènement au devant duquel précisément une 
sociaé nouvelle, sous la direction du propriétaire 
Gaério des Brosses, entreprit en 1807 d'ouvrir un 
fonds nouveau, sauf à combler avec les vidanges 
Tanden fonds. L'arrêté d'autorisation du 14 juillet 
7 mil des conditions si rigoureuses, qu'elles équi- 
valaient à une interdiction. Une tolérance seule- 
ment fut accordée, sous toute réserve encore de 
lil>re retrait ou d'exigences nouvelles, par les ar- 
rêtés du 24 février et du 28 mars 1823 au profit de 
la société ÂUeton, Boatreux, Brégeon, Drouault, 
Goillory aîné, qui avait installé une centaine d'ou- 
vriers sur l'ancien fonds, en y réunissant Bouillon 
et les Persilières.— Elle atteignait en 1829 11 fon- 
^9, 189 pieds, occupait 130 ouvriers d'à-haul 
on d'à-bas et produisait année commune 5 à 
6 millions d'ardoises, mais dès lors on en prévoyait 
l'abandon forcé dans une limite de quelques mois. 
*- Entre deux reokblais provenant de vieux fonds, 
nne déconvertur* nouvelle entreprise par Julien 
Hoossiu, fai autorisée le 1*' mars 185*. Elle oc- 
^pait 25 ouvriers, n'espérait pas réunir plus du 
Inple et n'a pas duré. 
^i^pom (le Petit-), cU, e"« d'Angen E< 
^ifMB^Bluw (le), cL| t^^ de St-Gtorgu^ 



dU'B, — Une maison, terres, vignes êé 
tenantes, appelUes le Pigeon BL et la Fosse 
Richer 1752 (Terrier de la Roche- Ab.); — f., 
c"« de Segré. 

PlKeoiiiiler (le), f., c"« de Beaufort, ainsi 
nommé d'un ancien colombier qui s'y voyait 
encore en ruine à la Révolution, ~ vendue nat^ 
sur Louis-André-Hector Legros le 29 floréal an III ; 
— f., c»« de Drain'S.'All ; — f., c»« de St- 
Lambert-des-L. ; — i f., c"« de Vernoil. 

Plf^onnlére (la), c"« à'Andigné, — M»» b. 
et domaine, vendus nat^ le l*' thermidor an IV 
sur Emilie-Elisabeth Felonneau, femme Coustard ; 
» ham., c°* de Chantoceaux. 

Plffeotldre (la), c"* de Ste-Gemmes-sur-L. 
(Gass.). 

Plfferie (la), f., c« du Fief-Sauvin, 

PIgnerolles* prairie, C* de la Daguenière, 
affectée avant la Révolution au service de l'Aca- 
démie d'équitation d'Angers, dont étaient direc- 
teurs de père en fils les Avril de Pignerolles. 

PIgpnerollesi» chdt., o"« de St-Barthélemy , 
~- Appartenait en 1509 à Louis Migon, en 1649, 
1660 à Franc. Eveillard, président de la Prévôté, 
en 168D à Franc. Avril, mari de Renée du Trem- 
blier, — et à la famille Avril, V. ce nom, jusqu'à 
la Révolution ; — acquis en 1824 par M. Blan- 
clerc, ~ aujourd'hui à H. de Perrochel. — Dans 
la chapelle du manoir, fondée en 1509 en l'hon- 
neur de saint Marc, était desservie au xvu* s. 
celle de la Renardière. — Le château actuel, qui 
date de la fin du xviii* s., est l'œuvre de l'arch»- 
tecte Bardoul, V. ce nom La décoration exté- 
rieure, style Louis XVI, restée inachevée, a été 
reprise dans le goût du premier empire. L'édifice, 
un peu plus large que long, de 5 croisées de face 
sur 4 de côté, »e termine par une Italienne, qui 
contourne le bâtiment, et est précédé d'un péris- 
tyle de 4 colonnes corinthiennes cannelées, qui 
soutiennent à hauteur de l'entablement un balcon 
en saillie. Deux figures en bas-relief décorent l'en- 
trecolonnement. Un escalier de disposition gra- 
cieuse descend dans la cour d'honneur. A l'intérieur, 
dans la salle de billard, on peut signaler une jolie 
cheminée, avec guirlandes de fleurs, trophées de 
chasse et de guerre, en bois sculpté, et une Mi- 
nerve dont l'écu porte entrelacées les lettres J. R,; 
dans le grand salon, le mobilier moderne d'apparat, 
en style florentin, avec incrustation de marbres 
variés; dans les fenêtres, des camées imitant 
l'antique. Une large pelouse divise en deux bâti'* 
menis parallèles les servitudes; — à l'entour, une 
orangerie, dont les arbres provenaient du collège 
de la Flèche, des charmilles, mail, bosquets, ter* 
rasses, pièces d'eau, un parc en taillis coupés 
d'allées, et un domaine de plus de 150 hectares. 

Pll^non (le), ham., c°* d*Auverse. — Le 
P, 'Blanc (Cass.); — f., c"*du Vieil-Baugé* 

PIlpnon-Blane (le), cl., c"* de JumelUê 
(Gass.) ; -« vill., c^^ de la Ménitré, 

PlffBoiiBiére (la), m?'^ b., c°« de Saint* 
BarihéUmy. — Pignonaria 1118 (Fontev., 
Garlul , f. 845 et ch. anc. 40). — Locus qui 
vulgo P. apptllatur (Ib., p. 848). — Pigno» 
mria 1214 (H.-D. A 1, L S96). « Pingeronnia 



t>m 



— 94 — 



PIL 



1233 (H.-D. B 54, f. 1). — La Pignonère 1248 
(H.'D. B 9it 116). — Vulgairement La Pion- 
nière, — La Pigeonnière, — Foulques le 
Jeune ayail détaché de la terre de Verrières, au 
profit d'un de ses fidèles, Jeau Pignon, et de sa 
femme Ermengarde, un domaine, qui prit le nom, 
comme à l'ordinaire, du nouveau tenancier. 
Celui-ci le vendit en 1115 à Robert d'Arbrissel 
pour 10,000 sols, y compris, à défaut d'enfants, 
la partie déjà donnée en dot à sa fille, femme 
d'Arnoul de Narcé. La première abbesse de Fon- 
tevraud, PétroniUe, eut là sa maison de plaisance 
avec chapelle, au centre d'un fief important, qui 
donna bientôt du souci au Chapitre de St-Laud, 
devenu seigneur do Verrières. 11 fut convenu 
entre l'abbesse et le Chapitre par acte du 28 juin 
1116, qu'ils partageraient les dîmes de Verrières, 
et que St-Laud percevrait celle du fief de la 
Pignonnière, à l'exception des vignes du tond 
propre de Fontevraud, — et de plus, 30 fromages 
du lait des bestiaux. — La seigneurie était 
affermée 1,110 I. en 1784. ~ L'abbesse avait 
pris l'engagement de ne pas envahir le droit de 
paroisse et de ne donner d'asile qu'aux parois- 
siens qui abandonnaient le monde. Le curé dut 
néanmoins interdire plus tard de célébrer le ser- 
vice, pendant la messe de la paroisse, dans la 
chapelle, ouverte contre tout droit à tout venant 
Elle existait encore en 1790, desservie par un 
titulaire à demeure, qui prenait le titre de prieur. 
Maurice Leborne en 1214 est dit en môme temps 
cll^valier, miles. ~ Le logis actuel forme un rec- 
tangle, où s'accolle au centre un bâtiment carré, 
à pignon, xvi* s., qui contient l'escalier; à gauche 
apparaissent des baies du xvi* s. autrefois à me- 
neaux de pierre; à droite, une baie romane en- 
murée ; vers N. dans le mur en grand appareil, 
une fenêtre romane murée, dont l'appui porte sur 
une série d'anneaux pointillés; auprès, un chapiteau 
à feuillage avec un débris de colonne xii* s., sous 
une corniche qui soutient le départ d'une voûte en 
berceau de moyen appareil, remaniée aux xv* et 
XVII* s.; dans le bâtiment voisin du vieux portail 
miné, une cheminée à manteau droit, xv« s., com- 
muniquait à une cheminée semblable dans l'étage 
supérieur aujourd'hui dérasé ; — les murs des 
caves encore en partie en grand appareil ; ~ le 
tout adjugé nat^ sur l'abbaye de Fontevraud le 
10 février 1791 au cit. Thouin de la Gaudière 
pour la somme de 32,500 livres ; — auj. à M. de 
Cbemellier. 

PISBonvIére (la), ham., c"« de St-Chris- 
tophe^U'B. — La Pénoniire (Cass.). — La 
Plunière (Et.-M.). 

Pignonnière (la Petite-), f., c"« de St-Bar- 
thélemy, domaine du prieuré St-Aignan d' An- 
gers, vendu nat* la 10 février 1791 

Pifoiiler, vill., c"« de Comhrée 1581 (E 542). 
*- Le Pigoier (Cass.). 

PiffonTiiie, f., c«*dn Louroux-Bic. 

Pigrinlèra (la), f., c*« de St-Laurent-deê- 
Autelê ; — donne son nom à un ruiss. né sur U 
commune, qui se Jette dans celui de la Foi; — 
NO mot. de coors. 

ntoteie (la), fiU., d^ di NoilUt, ^ Uj 



résidait une brigade de gabelles en 1750; — 
donne son nom à la partie supérieure du mu. 
du Pichambert. 

Pliinrnle (la), cl.. c»« de St-Silvin, au viil 
de Naunet. — Une maison vulgairement a^ 
pellée la P. 1512 (Ronceray B.). ~ Le lieu et 
c{. de la P. 1682 (Ibid.). — En est sieur o. h. 
Ant. Cornilleau 1490, Ambroise de Saint-Rémy 
1512, sire Jean Courtln, maître menuisier, par 
acquêt du 17 septembre 1582, Gabr. Oger 1645. 

FiMhw^. — V. la Pierre, 

Pllilrier, garennes seigneuriales de Pouancé, 
sur le chemin d'Armaillé 154! (E 1133). 

Pliia, cl., c"« de Thorigné, — En est siear 
Louis Bourdais 1525. 

Pilastre de in Untràiére {Urhain-RetU), 
né à Cheffes le 10 — et non le 28 — octobre 
1751 d'Urbain P. et de Renée-Urbaine SamsoD. 
fit ses humanités au Collège d'Anjou, où il se lia 
d'une amitié inaltérable avec Leclerc et Laré- 
vellière, compagnons plus tard des mêmes com- 
bats. Après un voyage à Paris en 1780. quatre 
ans passés en Suisse, en Italie, et un grand pro- 
jet de course lointaine à travers l'Amérique, il 
revint en Anjou prendre sa part à toutes les 
œuvres actives de la propagande libérale, signalé 
déjà parmi toute la jeunesse par son entrain, son 
adresse et ses bonnes façons. Il faisait partie des 
Botanophiles à qui il prêta son nom pour l'acquisi- 
tion du Jardin botanique, et lut aux réunions des Mé- 
moires qui ne s'attardaient pas aux sciences pores 
mais où il abordait les questions sociales, telles que 
l'abolition de la mendicité et les améliorations de 
l'agriculture. Dès 1788 il exprimait ses espérances 
et ses désirs dans son Patriote angevin, bro- 
chure anonyme, et de nouveau avec LarévelUère 
Lépeaux, dans les Doléances, voeux et péti- 
tions pour les représentants de la paroittt 

aux assemblées de la Nation par un 

laboureur, un syndic et un bailli dt cam- 
pagne (s. 1., 1789, in-8<>). Les électeurs da 
Tiers l'envoyèrent comme suppléant, avec Le- 
clerc, aux Etats-Généraux, et tous deux, reodo^ 
à Versailles en môme temps que les dépQlé^i 
furent chargés par eux d'adresser chaque jour a 
leurs concitoyens un compte-rendu, net, précis, 
improvisé sur l'événement même de l'Assem- 
blée ou de la Cour. C'est la Correspondance 
de MM, les Députés des communes de la 
province d'Anjou avec leurs commettant 
(Angers, Pavie, in^, 1789-17}K);, où revit dans 
un sentiment si honnête et si généreux looie 
l'illusion de cette incomparable année, — et qai 
à partir d'août 1790 passe en d'autres mains. La 
démission de l'abbé Rabin fit une placée Pilastre, 
qui prit rang sur les bancs de la gauche. Cest 
lui encore qui rédige la lettre signée par les dé- 
putés de M.-et-L. pour donner avis de la fuite da 
roi« On l'y voit résolu dès lurs et prêt à toute* 
les décisions énergiques. Il le montra mieux en- 
core de retour à Angers, en acceptant, au reftii de 
Larévellière et de Milscent, la lourde charge de 
maire (26 novembre 1791}, qoB Itii imposaient 
aS8 roix for 876 élactton. Le It Mût 1791» U 
proposa et fit roter an ConieU de rilto oo' 



ML 



— 98 — 



PIL 



Adressa & TAssemblée législative pour la féliciter 
de ion eoQTage et la remercier de la loi qui sas- 
pendait le pouvoir exécutif. Quelques jours après, 
sur an avis sAr, il se transportait au domicile d'un 
siearRolando, agent des clubistes de Paris, envoyé, 
dil-ou, à Angers, pour renouveler le massacre des 
prisons, et en ordonnait l'expulsion (septembre 
1792). Réélu à la Convention par 421 suffrages 
sur 63S votants, il prit place cette fois au centre, 
conservant dans sa fermeté constante la modéra- 
don des âmes fortes et généreuses. Il vota dans 
le procès du roi pour la réclusion et le bannisse- 
ment à la paix, puis pour le sursis, protesta 
contre la journée du 31 mai, se signala le 2 juin 
parmi les braves gens qui protégèi*ent à la tri- 
bune Lanjuin^s contre les violences du boucher 
Ugendre, et le 12 août donna sa démission, 
bienidt saivie d'un décret de mise en accusation. 
Un refoge s'ouvrit à lui dans une famille amin, qu'il 
qnitia bientôt, craignant de la compromettre, pour 
entrer à Montmorency, puis à Saint-Prix près 
Paris, dans des ateliers de menuiserie, sous le 
tablier de simple compagnon, ~ sans qu'il soit né- 
cesiaira d'inventer, comme l'a fait M. Bougler, 
vn roman imaginaire. La Terreur passée, il re- 
trouvait la liberté d'une affection chère dans une 
famille d'artiste, où il s'attacha en épousant le 
19 brumaire an III (9 novembre 1794) Adélaïde-Ma- 
rieUJay, nièce du dessinateur Monnetet du peintre 
Geoffroy, artiste elle-même et dont on a conservé 
plosienrs tableaux. Ses concitoyens ne l'avaient 
d'ailletirs pas oublié et le 23 vendémiaire an IV 
ie renvoyèrent an Corps législatif et par suite au 
Conseil des Anciens, dont il fut dorant une 
session secrétaire et où il siégea jusqu'en l'an VII. 
Attaché pendant quelques mois, non à la direc- 
tion de l'octroi, mais à l'administration des 
hospices de Paris, il rentra an Corps législatif 
en 1799 et prêta le serment à la Constitution de 
Tan Vllf, dernière espérance des républicains 
sîDcères ; mais il ne tarda pas à gêner le pouvoir 
Doaveaa et à se faire exclure en mars 1802 du 
Corps législatif renouvelé. 11 revint s'établir dans 
son domaine de Soudon. gardant son ardeur vive 
poor loat progrès et contre tonte hypocrisie, 
«pétre bienfaisant des idées de tolérance et de 
liberté, prêchant surtout d'exemple la philosophie 
pratique etpayantd'une affection tendre et dévouée 
les braves gens qui l'entouraient de reconnais- 
unes. En 1812 une médaille l'y vint chercher 
pour son sèle dans la propagation de la vaccine. 
^ que l'esprit public réveillé chercha un re- 
piésentaot fidèle , les électeurs le sollicitèrent 
dans ta retraite. Il rentra à la Chambre de 1820 
comme nn témoin vivant des grandes revendi- 
cations oubliées, et dont l'autorité comptait dans 
le groupe encore bien isolé de l'opposition renais- 
SMie. Il protesta avec toute la gauche contre l'ex- 
pQlsion de Manuel et rentra dès lors en Anjou, où 
Ineotdi il se labsa oublier, tout entier à ses habi* 
todes de vie active et an goût de ses améliora- 
^ Mrieoles, dont il avait en 1823 publié le 
^L U mouml presque en plein travail le 
^fvà 1830 et y fot InbiUBé sani pompe^ sani 

P^^i MOI Mi9 mommandAiioo que It piété 



d'un concours immense, empressé à ses funé« 
railles pour rendre hommage à l'homme de bien 
de vie austère, au patriote de cœur convaincu. 

Areh. de M.-et-L. Série L. — Moniteur,— Revue tt An- 
jou, 1856, t. II. p. 251. — Beiihe. Mss. 919, t. II. p. 95. 
— Savary, Guerre des Vendéens, 1. 1, p. 89 — Grille, 7o- 
lontaireê, t. II, p. 975. — Annvaire de 1831, p. 175. — 
Maine-et-Loire du 24 avril 1830. 

Pilastre {Urbain), fils du précédent, né le 
7 janvier 1796. maire de Cheffes depuis le 28 août 
18:^, démissionnaire en 1839, conseiller général 
de 1833 à 1848, mort à Soudon en Cheffes, le 
31 décembre 1870. — Il avait épousé la fille aînée 
du savant Bosc. 

Piiatiére (la), f., c"« de Cholet. — I^'Aous- 
iel et herbergement de la Petite-P, 1538. — 
Le village et métairie de la Grande-P, 1559 
(E 800-805), — formait un fief relevant de Mont- 
bault (au milieu du xvi* s.), à Jean de la Haye- 
Montbault, qui l'aliéna en partie vers 1560. — 
Est sieur de la Grande-Pil. Paul de la Brunetière 
1612, messire Paul Camus 1775; — Grignon, sur 
qui elle est vendue nat^ le 17 prairial an VI. 

PtlaCCe (Pierre), né à Beaugency le 5 août 
1773, passa par l'Ecole Polytechnique et après 
avoir servi deux ans comme officier d'artillerie, 
quitta la carrière militaire, au moment où s'orga- 
nisait l'Université, pour accepter pendant cinq 
ans la direction du collège de Lannion. Le 7 mars 
1806 il fut appelé au Lycée d'Angers dans la 
chaire de mathématiques élémentaires et passa 
le 14 décembre 1810 dans celle de mathématiques 
spéciales, qu'il devait occuper 20 ans. Ses élèves 
se I appellent vivement encore sa parole précise, 
rigoureuse, saisissante, et la trace de ses travaux, 
appréciés des savants, se retrouverait dans les 
Annales des sciences mathématiques et dans 
quelques éditions de la Géométrie de Legendre. 

— Il a donné à part un petit théorème : La 
somme des trois angles d'un triangle est égale 
à detuc angles droits (Angers, 1829, in-a» de 7 p). 

— Il avait organisé en 1818 à Angers, puis trans- 
porté en 1821 à Seiches la première filature de 
laines cardées et s'était toujours refusé à quitter 
l'Anjou U fut élevé le 17 septembre 1830 aux fonc» 
lions d'inspecteur de l'Académie d'Angers, et ne 
s'en démit en 1837 que pour prendre sa retraite.— 
Il y est mort, Âgé de 86 ans, le 14 janvier 1889. 

précurseur du 26 septembre 1844. — Maine -et'Loirê 
du 19 janvier 1859. — Sorin, Sist, du Lycée d'Angers» 

Pii« (la), f., c"« de StSauvtur-de'Fl. 

Pliepaioy m*", c"* de Pontigné. — Mo* 
lendinus Pilepanis 10704060 (Cart. St-Aabin« 
f. 82). 

Pilet, f., c"« de St'Pierre-Mauti — Le 
bordage Pilet (Cad.)} — f.. c»« d*Ygemay. — 
Chez Rilain (Cass*). — Chez Pilet (Et. M.). 

Pilet {Nicolas), maire de Nueil, était le chef 
des 12 braves qui tinrent tète pendant tout nn 
jour dans le clocher à l'armée vendéenne (8 prai- 
rial an II), V. ci'dessus, p. 25 et le seul qui y 
périt. En 1830 la garde nationale de Doué se par* 
tagea sur le Champ-de Mars, comme dee reliques 
vénérées, les restes eonservés de ses vêtements 
aoianglaolés, — Son fiU Xouff, m des trois 
•nfsDis, enfermés avec los If, a rteonis unt 



PïL 



— 96 — 



PiM 



jMiriie de la laUe, en complétanl dans le Maine 
et'Loire (5 noTembre 1840) le patriotique récit 
doDDé vers le même temps (18 octobre) par un 
anonyme [Godard -FauUrier]. 

Pllet {Pierre), maître architecte, mari de 
Michelle Nan, à la Chapelle- sous- Doué 1655, re- 
construit en 1673 le chœur et restaure Téglise et 
le clocher de Bessé; — f le 21 otobjre 1687, à la 
Chapelle. 

Plletterle Ga), t., c»« de BouzilU; - f., c»» 
de la Plaine (Rt.-M. et Cass.). — La Pelle- 
terie (C. C). 

PiletCerles (les), vill., c"« de Véxina, — 
JLes PelletHea (GaJ.). 

Piltore (la). c»« de Marcé. — Vherherge- 
ment, 1366. 1419, — le lieu appelé la P. 
1367. — La terre et seigneurie de la P. 1390. 
~ Dépendance du domaine do Port-l'Abbé, par 
donation de Perrot Bordier, de Craon; » (la 
Grande-), m«>* b. et f., c*** de Soucelles, groupes 
de vieux logis à hauts toits en oftne tronqué, dans 
le vallon, sous le coteau ; «« (la Petite-), m<" b. 
etf., c"« de Soucelles, 

PiUole, cl., c"* de Martigné-B., dans le 
village de Cornu. ~ Vhoustel de Piloaie 1437 
(Chap. St-Maimbeuf)i derrière la maison noble de 
la Contrie. dont elle dépendait; — vendue natale 
13 messidor an lY. 

Pllloust {François), docteur-médecin, An- 
gers, 1556, conseiller et médecin du roi 1596 ; — 
sa veuve a nom Jeanne Cherbonnier, 1598. 

Pilnii^re (La), cl., c"« du Bourg-d'Iré. 

Plloehet* cl., dans le bourg de St-Georgea- 
sur-L , dépendait de la mense conventuelle de 
St-Georges et fut vendue nal^ le 7 mai 1791 . 

PIlolsoB, f., c"« de Chanteuaaé. — Petit- 
Oiseau (Et..M ). 

Pllorgére (la), c"« de Bocé, ferme détruite 
dès avant le xviii* s., sur les dépendances de 
Parpacé. 

Pilori Je), logis, dans le bourg de Chan* 
teussé, à l'entrée, à gauche, en venant de Tho- 
rigné, avec pignon brisé, portant un vase de 
fleurs et au-dessous la date 161 u, grande croisée 
à meneaux et fines moulures de pierre ; — bâti, 
diton, par M. de la Fo restrie, passé aux Boreau 
de Roincé, dès le commencement du xviii* s. et 
par alliance à M. Hervé, qui Ta vendu récemment 
à M. Deslandes. Il est habité par un fermier. 

PUorI (le), cl., €■• de Segré, 

PlioBserie (la), ham., c*^« de St-Georgeê" 
deS'Sept'Voiea, 

Pilonssièra (la), f., c»* de Corzé, -^ En 
est sieur Robert Poupy 1640, François de Ghérité, 
qui la relève de Vaux en Ghaumont, 1660. ~ 
Dans le bois voisin, existe un dolmen à deux 
compartiments, d'environ 4 mètres de longueur, 
comprenant 9 blocs de pierres de grès. 

Piltale (la), cB* d'Angrie. — Ane. fief et 
seigneurie avec manoir noble dont il ne reste plus 
de vestige qu'on puits, caché sous une couche de 
terre rapportée. Les démolitions ont servi à bâtir 
la ferme voisine de la Rivière. — Les laboura 
en 1865 ont mil à Jour le carrelage des salles 
btMM* — Y demeorait en 1549 n« h. Jean d'Ar* 



maillé avec sa femme Renée de Lonre, — dsme 
Marie de la Fuye en 1603, M* Pierre Babin IGS, 
1625. 

PllCière (la), ham., c"« de BtmtiUê; * U 
c"« de Ckeviré'le-R. — En est sieur Gilles 
Courcoul. prêtre, 1455, 1461, Jean Aubry 1518. 
Robert Havard 1538, Pierre H. 1578, Robert H., 
prêtre, 1603, ~ Jean Odiau de la Vallée 1641;» 
f., c"* de Fougère. — En est sieor Guy 04i»o, 
sénéchal de la baronnie de Fougère, 1662; - 1 , 
c»« de Geste ; « ham., c»« du Puiaet-Doré ; — f.. 
c»» de la Renaudière ; — f., c»« de Sermaisi, 
domaine de la famille de Mangars aux zvi-xtu« s. 

PUnavdIéra (la), f ., c-"* de la ChapelleSt-Fl 

PimoinaB, f., c"« de Chàteauneuf. - 
Pomoiaon (Et.-M.). — Puymoiaant 1700. 
— Acquise en 1710 des héritiers de Gabriel Raim* 
bault par le seigneur de Chàteauneuf. 

Plnsont* ham., c''* de Mouliheme. 

Plnspéan (le), chat., c«* de Gréaillé. - 
Le Pin Payen 1435. — Ane. fief et seignrarie 
qui conserve peut-être le nom d'un Péan do Pio, 
Paganua de Pinu, qu'on trouve sur U fis 
du XI i« s. dans les chartes du Vieil-Baugé. - 
N. h. Macé de Tessé, sieur de Chandenundie. 
céda le 5 mai 1429 an. h. Jean Galardio, msn 
de Marie de Charnières, « le herbergement, don- 
c maine et appartenances du Pin Péan ». - 
L'acquéreur nouveau en fit don à Xean de Briié, 
qui refusa, en l'autorisant le 27 avril 1435. à 
vendre la terre à Bertrand de Beauvau, frèrs à^ 
Vévêque d'Angers. Le contrai en fut passé le 
3 mai suivant. C'est Bertrand de Beanvaa qui 
fit construire le château, avec toun, portail, 
mâchicoulis et chapelle dans l'endos, et qoi 
obtint de son suzerain, le seigneur de Trêves, 
l'autorisation de réunir à sa terre celles de 
Forges et des Clavières, avec titre de châielleoie, 
sous nne même foi et hommage au regard de 
Trêves (12 février 1443), concession conflnnée le 
13 mai 1461 par René d'Anjou. L'érection de 
fourches patibulaires y fut autorisée par lettre 
nouvelles du 7 juin 1463.— Bussy d'Amboisecoocbê 
au château en 1577, la veille de la fête du Sacre. - 
Et André de Beauvau, qui l'a hébergé, est i deB\ 
ans de là appréhendé au corps, jugé et décapite 
à Poitiers par ordre des Grands Jours, et sa tiie 
exposée au Pilori d'Angers, pour avoir assassiné 
an pauvre recors, qui lui faisait sommation, à U 
porte des Cordeliers. — La terre appartient en 1581 
à Philippe de Naillac, femme de Claude Barjot, eo 
1625 à René Barjot, baron de Cholet, qui obtieot 
la tenue d'un marché tous les vendredis avec 
quatre foires le !•' mai (St-Philippe), le 25 juillet 
(St^acques), le 13 septembre (St-Manrille) , 1« 
12 novembre (St-René) par concession royals du 
20 avril 1639. Dans l'héritage de Renée-Eléoaore 
Barjot, elle échoit à René Robin de la Trsmblaie, 
son fils, qui rend aveu en 1690 au comté de 
Trêves pour « son château, composé de quatre 
c grands corps de logis, deux gros pavillons, une 
c chapelle voultée, basse-cour» foye eo piene ds 
c taille, douves, ponts-levis, canonnières, moche- 
« coulis, jardins, fuuyei, vergers, vignes, le tool 
c entouré d'une eeintnra do hante miuuU'' 



PlM 



-91 - 



PIN 



t nommée le Parc, et au miliea des vignes une 
■ ATeone d'ormeaax, terminée par une barrière à 
I piliers de bois >. Un arrêt du 5 septembre 1718 
imposa silence aux ofQciers de la Sénéchaussée 
de Saamar, qui contestaient au seigneur Texercice 
de U joridictioo, telle que la coutume l'accordait à 
tout cbâielain. ^ Glauiie^René Robin de laTrem- 
blaie vendit te 17 octobre 1754 à Pierre de La 
Unde-Goyon, écuyer, conseiller secrétaire du roi, 
résidant d'ordinaire à St-Domingue, les cbâlelle* 
nies doPimpéan, de Gri)sillé, du Grollay, de Cler- 
Tau, d'Aligny, avec les fiefs en dépendant sur 
les paroisses circon voisines. Jeanne Lalande , 
Tenve Lalande, de Bordeaux, revendit le do- 
maine le 21 ventôse ao Xi à Thomas Gendron, 
t le 7 aoAt 1833. Son fils, mort en 1858, a eu 
poar héritier M. Baodron, de qui Tont acquis en 
1867 HM. Urbain Prion et Ttiuau pour le diviser. 
Le chàieau formait, comme l'indiquent les aveux 
à partir du milieu du xvii« s., un vaste rectangle 
sur nne cour centrale ouverte par quatre portaux 
voûtés avec herse et ponMe\is. Un côté tout entier 
▼ers N. est rasé ; le côté vers l'O. reconstruit et 
inosformé sous le premier Empire, forme au- 
joQrd'bni PhabitatioD où se conservent deux bois 
île Ut du XVII* s., et une plaque de cheminée 
^oamée d'une couronne de comte, avec la date 
n^. Le double corps de bâtiment en équerre 
ven TE. et vers S., seule partie ancienne 
(XTi's), comprenait les diverses servitudes, les 
écories Todtees, portant de vastes et beaux gre- 
niers, les mars bordés extérieurement d'un rang 
de larges mâchicoulis qu'a conservés seulement 
la face orientale. — Dans l'angle S.-O. s'élève la 
chapelle, dédiée a St François d'Assise et Ste 
Cadiehne, qui date de la construction première, 
XT* s. Sa voûte divisée en deux travées de 
S compartiments d'ogives, est tout entière décorée 
deeurteuites fresques bien conservées, représentant 
Il Trinité, la Vie de la Vierge, les Quatre 
Ewxngéliites, les Sept Angea de la Passion, 
avec des haietains en vers français, inscrits sur 
les pendentifs et qu'a reproduits le Répert. arch. 
Adi arcs doubleaux et formerets de la première 
iravée on lit la devise : Beauvau sans dépar* 
^ir/— Claude-Engéae de Beauvau, chevalier de 
St-4eaD de Jérusalem, y vint prononcer ses vœux de 
profession en présence d'une haute assemblée de 
seifriean le 5 décAmbre 1747.— L'autel, eu forme 
de rëuble, est décoré de trois toiles au centre : 
Ste Af ode/eine ; à droite, un diacre tenant un 
"«Twni; à gauche, St Pierre \ au devant, une 
1^ dalle avec ces simples mots indiquant deux 
tombes : Thomas-René Gendron. — Don 
José Marco del Pont, ministre et compagnon 
<^txil de Don Cartos. Juin i848. — A côlé, 
va mffeau, autrefois encastré près l'autel, aujour- 
d'hui détaché, porte une inscription latine ludi- 
({Haut la sépulture de René Barjot. — Dans la 
cour de la ferme, s'élève une très-belle fuie ronde, 
<*«oiironnèe. eu larges tulTeaux blancs. 

Areh. de M.-ct-L. E 1325-1390, 1610. - Areb. comm. 

JV-C - i*<p«rt. areh., 1808, p. 11(4-168, «77, 851. — 

wM. p. 455.- Cbartriflr du Pimpéui, composé do 13 vo« 

«w éniiwi originaïa. 

't^pcleitore (la), f., c"» de Greg-Neuvilh, 

m 



PinpIaièM (la), ham., c"* du Puiset-Doté. 

Pin (le\ m«<* b., C* d*Andard, dont dépens 
daient en 1823 quatre closeries et partie du clos 
du Miroir ; «« cl., c»« d'iin^ers E , dans l'anc. 
paroisse St-Samson, domaine des chapelles de 
Sl-Jean-l'Evangéliste et St-Uichel, vendu nat^ le 
7 avril 1791, — une autre, même paroisse, dite 
le Pin-de-Beuzon, dépendait de la chapelle 
des Bouchers desservie en Ecouflant; ■■ ham., 
c"* d'Angers N. -* La maison qui donne sou 
nom au groupe est à l'angle du chemin d'Epi- 
nard et du chemin du Pin, — logis du xviii* s. 
dont le mur porte encastrée une croix de pierre 
du xv« s. sans pied. La statue est formée mi- 
partie jusqu'à la ceinture du corps du Christ, et 
à partir du buste, d'une Vierge portant l'enfant 
Jésus, le tout en granit délabré. — Au coin du 
chemin d'Epinard, une croix moderne repose sur 
une base du xv* s. qui appartenait sans doute au 
crucifix précédent; — f., c"« d'Angers S. 

Pin (le), chAt., c"« d'Angers S.-E., formé d'un 
curieux logis récemment agrandi et que tous 
les écrivains angevins modernes confondent d*un 
commun accord avec le Grand -Epluchard ou 
Haute-Folie, Y. ce mot. Un murenceignait Yen^ 
clos, ouvrant par un portail, encore attenant jus- 
qu'en 1875 aux servitudes antiques, avec barrière 
dont les amorces en forme de trous circulaires, sur- 
montô« d'un croisillon, plongent dans les montants 
latéraux, le tout récemment rasé. Le manoir pri- 
mitif de la fin du xv" s. présente un rectangle 
terminé vers TE. et vers l'O. en pignon, avec le 
mot répété : Alleluya, Alleluya au tympan des 
lucarnes. Les greniers conservent leurs portes 
en bois à moulures plissées. Un premier remanie- 
ment du xvi« s., ^ en enveloppant la ferme exté- 
rieure dans une seconde cour, dont un pilier de l'en- 
trée restait debout,— a ajouté au logis une lonreile 
octogone d'escalier à fenêtres superposées en avant- 
corps entre des pilastres Renaissance, la première 
sur un soubassement sculpté de 9 coquilles de St- 
Jacques, l'amortissement supérieur en coquille, 
courotiné d'une corniche circulaire avec fleurons. 

— Un petit réduit, au premier étage, disposé à 
une date tout à fait récente en chapelle, montre 
à sa fenêtre quadrilobée un vitrail de saint 
Jacques, près duquel est agenouillé un clerc ; aa« 
dessus, des anges, et une Crucifixion (xvi« s.). 
Une large dalle posée sur deux petits pilastres 
imite l'apparence d'un autel. —Dans la salle voi- 
sine se dresse une belle cheminée à piliers, le 
manteau décoré d'une bordure d'oves encadrées 
de feuillage et de glands (xvt* s.). — Le manoir, 
accru d'adjonctions plus modernes et sans inté- 
rêt, vient d'être transformé par des constructions 
nouvelles sous la direction de l'architecte Uortier. 

— Les terrassements y oat fait rencontrer en 
1875 une très-petite monnaie d'or à la légende 
de St-Martin de Tours : Sancti Martini et au 
revers Basilic racio. — Le domaine, tout entier 
censif et non hommage, relevait de la Rallière et 
appartient en 1549, 1554« à Lesrat, lieutenant 
général, puis maire d'Angers, à Gny Lesrat, son 
fils, en 1564, -> et passe à Charles de Harrouis par 
son mariage aveo Françoise de Lesrat, dont la. 

1 



tlN 



-68- 



pm 



fille Françoise l'apporte à Pierre Bernard. Elle 
était veave en 1634 et le vendit, avec le Petit- 
Eplochard et l'Echasserie. le 17 avril 16S7, & 
François Renoul de la Riperaie, qni y réanit 
par acte da 82 septembre 1641 le Grand-Eplnchard. 
René Loaet, écuyer, siear de la Porte, héritier de 
sa mère Anne Renool de la Riperaie, revendit « la 
c terre appelée le Pin avec le pressoir et ustan- 
« cille» d'iceluy, les cl0!<eries du Pin. des Esclias- 
« séries, da G and et du Petit-Epluehard, terres, 
« prés, jardins, vignes, bois, parterres», le 25 juin 
1697 à Maih. Talour de la Cartrie, chantre et 
chanoine de St-Laud. Ce dernier eut pour héritier 
vers 1725 René de Roye, sieur de Charost, mort 
en 1736 ou 1737. Son fils René, écuyer. capitaine 
au régiment de Poitou-infinterie, mari de Louise- 
Aimée de Varice, vendit la terre, le 21 octobre 1741, 
pour 19,500 1. à René-Nicolas Lemesle, négociant 
de St-Domingne, établi à Angers et marié avec 
Marie Bastard. Le manoir était à celle époque 
délaissé au fermier, sauf une chambre de réserve. 
Un contrat' nouveau du 23 janvier 1754 le fit 
passer à Jean Cholard, consul des marchands, 
mari de Marie ErnauU. dont les héritiers Jean- 
Michel et Claude-René Sancier de la Boderie, 
divisant le domaine, aliénèrent la maison et la 
closerie du Pin à viage au profit de Jacques 
Jouhert (27 venldse an X), qui le 23 juillet 1812 
vendit à Jos. Dupouet, greffier du Tribunal de 
Commerce. — Acquise de sa sœur le 12 août 
1859 par M. André Leroy, V. ce nom, et agran- 
die par son gendre, H. Loriol de Bamy, l'ha- 
bitation est devenue depuis 1875 une demeure 
de luxe et d'élégance, entourée d'une réserve 
d'arbres verts et de fleurs, au centre des pé- 
pinières et de rexploilation horticole, qui po- 
pularise le nom des « Enfants d'André Leroy. » 

— Uno vue du logis, avant les derniers tra- 
vaux, a été lithographiée par M. Vétault (An- 
gers, Barassé, 1861), une autre par M. Morel 
en 1873, dans ses Promenadea ariiatiquea; 

— nue gravure en 1875 par M. T. Abraham 
dans son Album dC Angers. 

Pl« (le), m«" b., c"« d'Angers, rue Saumu- 
roise, près le collège Montgazon, avec jardin, 
verger, pièce d'eau et trois closeries en dépen- 
dant — En est sieur Robin de Halaunay 1450, 
Pierre Mabon 1532, El. Berthereau 1574, Jacq. 
Bontrenx 1609, Barih. Talour, qui vend le 
25 juin 1649 à Jean Mingon, bourgeois, Jean 
Consurd 1690, Et. Chevalier 1778; = cl, c»* 
de Bocé; -if., c»« de Brain-aur-VAutk.; — 
ham., c*M des Cerqueux-soua-P. — La mit. 
du Coudray Sarrasin alias le P. 1646. — 
Le vilL du Pin en St-Hilaire 1602 (Et.-C). 

— Détaché en 1854 de la c"« de Saint Hilaire- 
da-B.; i* f., €"• de Chalonnes^souS'lc'L, — 
En est dame Guillemine de Brienchau, veuve de 
René de la Rousseilière, 1566; -• f., c"« de Cha* 
lonneS'Sur-Loire ; — cl., c»« de Champ igné. 

Pin (le), chat., c"« de Chantocé. ~~ Ancien 
fief et seigneurie relevant du Pruinas, avec 
chAtean fort ruiné an zv« s. pendant les guerres 
Bretonnes. ^ A la date de 1630, il est dit dans 
IMi aele ^ ne c'est a ytne aadonne maison, noble de | 



c nom, d'alliance et d'armes et des plus andeoMi 
c du pays d'Anjou et qui a été depuis plus de 
« 300 ans possédée par les sieurs portant le nom 
c de Cuissart ». — J'y trouve en effet Génxû 
Cuissard dès au moins 1394. La famille avsit le 
privilège d'être seule enterrée dans la chspelto 
de St-Martin, qu'elle avait fondée, au cimetière da 
Chantocé. — En est sieur J«'an de Ballodes, mari 
de Jeanne Cuissard, dont l'héritière, Jeanne Le- 
masson, en épousant Gilles de la Faucberie, 
apporta la terre à une famille nouvelle, qui y 
réside jusqu'à la Révolution ; —Claude de la Faa- 
cherie avec Loui^te Marie de St-Germain qai y 
meurt en 1710; — Claude-Lonis de la FaucMe, 
et sa femme Perrine-Rose de la Faucherie eo iTW. 

— La chapelle, qu'on entrevoit du pont de Cban* 
tocé et sur la route de St- Germain, fut recons- 
truite en 1711 et bénite le 19 août sous Tinvoca- 
tion de St Claude et de St Louis. — A droite et 
sur le bord du chemin, qui y conduit de la grande 
route, à TE. du pont, s'élève sur une ba^e cu- 
bique, précédée d'un agenouilloir, un olK*li<qoe 
de pierre, sommé d'une croix k branches égales, 
cantonnées de quatre sefrroenis de cercle. Sar la 
face ressort en petit relief une seconde croit à 
branches patlées; une troisième à hauteur de 
2 mètres, sur le fût. On a fait des histoires sur n 
modeste moi)um«*nt qui ne remoniB pas au xti's. 

Arch. de M.-et-L. B 9{I5-I(»S. 2170. 2470. - Ard 
comm. Bt.-G. ~ Jiépert, wreh,, 1809, p. 283. 

Pin (le), m«° b., c"« de Chaudefonds, logis da 
XVI 11* s. avec chapelle isolée dédiée à St Jean-Bap- 
tiste, carrée, non orientée, toute modernisée à l'in- 
térieur, le toit surmonté d'un clocheton ; — dél&is!«ée 
aujourd'hui, même par la procession des Rogalioof. 
Elle avait été bâtie en vertu du testament en date 
du l'r juin 1722 de Jérôme Blouin, dont la fanille 
y réside aux xvii-xviii* s.; « ham., c*«deCAa- 
vagnes s.-le-L, ; — cl., c»« de ChenilliCk. 

— Y réside en 1641 le maître cbirargien Frtnç. 
Bemier, qui y meurt le 24 janvier 16S0; *- cl.. 
c"« de Cherrez domaine de la chapelle Saioie- 
Catherine, vendu nat^ le 7 avril 1791 ; -• el-c"* 
de Chigné.—LePain (Et.-H.).— Ancien domaiaa 
de l'abbaye de la Boî sière; >■ cl., c"« de Duriol. 
^Domaine d'une chapelle paroissiale, vende nti* 
le 7 avril 1791 ; — f., c« d'Ecauflanti^ f., e** 
de Paye. — Le Pain (Reci»). — Le Pin du 
Fresne 1646 (Et.-C. Sanlgé). — En est sieur 
messire Franc. Le Bascle, chevalier, 1646; « h-t 
cn« de Feneu, — En est sieur Franc. Poulain de 
Grée 1651, par acquêt de Pierre Chesnean. 

Pin (le), chat., c" de Foniaine-Guértn, - 
La Tour du Pin du xvi« au xix« s. — Aujour- 
d'hui souvent 2e Pin-en- Vallée. — Ane. fief 
et seigneurie assez importante, relevant de Fro- 
mentieres en Bauné, avec chAteau fort sur une 
motte et en partie adossé à une colline. Il appar- 
tenait à Joachim Lebigot 1478, Georges Lebifot, 
mari de Marguerite des Aubiers, 1581, Teslu de 
Pierre-Basse 1714, Pierre Martineau, avocat an 
Présidial d'Angers, 1752. qui fait don en 1739 
d'une chaire à l'église paroissiale; — en Tan 111 
à Charles-Jean d'Andigné de Vilgné, sor qui 
elle est vendue nat« le 29 floréal et adjogée poor 



t»lN 



-99 — 



WN 



1> somme de 210.000 I. à Pierre CoulUon, agent 
de la marine. Elle a été acquise en 1856 de 
M. Hamert-Coiillion, ancien conseiller de préfec- 
ture, par H Emile LebauU, qui a fait aussitôt 
restaurer Thabitation, construite au \vi" s. Un des 
biiimeals était surmonté d'une croix de Malte. 
(Joe petite chapelle du xv« s. y attient vers N., 
voûtée en pierre, lo fond éclairé par une fenêtre 
à meneau, condamnée au xvii« s. par l'installa- 
lioo d'oii autel à rétable, en mùme temps qu'une 
feuèlre latérale était ouverte et la porte refaite 
eo stjle à la mode. Elle a été restaurée (archit. 
Oaiiiville) et bénite de nouveau le Ib janvier 1857. 
A distance en dépend encore aujourd'hui par un 
môme acquêt le château proprement dit de la 
Tour, œuvre du zv* s., depuis longtemps aban- 
douné, qui forme au sommet d'une petite motte, 
chargée de vignes, une gentille ruine, flanquée de 
trois petib pavillons en forme de Uemi-tours car- 
rées à créneaux et mâchicoulis, dont une sert de 
cage d'escalier ; une autre contient un cliarmant 
oratoire iv« s., autrefois décoré de peintures; 
aa-devaut, une terrasse revêtue de pilastres avec 
rampe en luffean, creusée autrefois d'un puits. 
Dei degrés en fer à cheval descendaient à la cour 
enclose de murs, et au-dessous, des caves, pion- 
C&iut dans le luITeau. — En est sieur n. h, 
Maeédu Perray, mari de Sara Barangier, tré- 
soriergénéral pour le roi de Navarre, 1586, 
roaseiller d'Etat et privé en 1597, son fils 
Pierre du Perray 1628, qui y réside et y meurt 
le 3 avril 1638, — n. h. André de Fontenay 1654, 
1664. Le 8 mai 1680 André Lanier, promoteur 
d'Angers et cuié de la Trinité, acquiert par un 
triple contrat la terre entière d'Olivier et Joseph 
Voisin, chanoines de St-Hartin de Tours, et de 
Fraoc. Bertereau, sieur de Hootabon. Il la ié- 
goa dans son testament du 10 février 1701 à 
l'BfUel-Dieu d'Angers; mais par transaction ou 
atttiemeui ce fut son frère, François Lanier, cou- 
^iler a la Séuechau&sée de fiaugé, qui à sa mort 
l'ii) eu hérita, et api es lui son tiU Marie-André 
L. . 178:2.1789 ; —Chai les- Jean d'Audigné de Vilgué, 
capuaine au corps royal d'artillerie, mari de Ge- 
bemeve Pays du Vau, 1786, sur qui il est vendu 
nai^ le même jour que l'autre partie de la terre 
ponr 101,UUO liv. au même acquéreur. 

W« (te), f., c"» de Huilli', — f., c" de 
Joui EUau, — La métairie du Pain nou' 
veiîement atiut appelée parce qu*U y avait 
ttn grand arbre de pin planté, qui y est 
^ort et tombé de vétusté, composé de mai- 
sens, anciennement appelées les Vacheries 
rt la Fruchauderie dont les logements ont 
ttté ruinez il y a longtemps et n'en paroit 
aucun oeset^e. granges, etc. 1703 (Aveu d'Ar- 
luuhe E uia); . f., c»« de Jumelles. — En 
^ sieur Charles Berard, mûri de Marie de la 
Pte»ae; «• ham. et m*», c»« de Landemont. — 
Ktte*i sieur n. h. Honorât Du Mortier 1679.— Un 
'«us. eu prend le nom, qui nati sur la c"« de 
^ Boiisiére-dn-Doré, et se jette en Landemont 
Jwtt U Divaie; — â,400 met. de cours, formant 
uaiie du département de U Loire-Inférieure ; — 
bin , c*» de Méon. — U Pin-Renard 1589 



(Et.-C. de Meigné), dont est sieur Pierre de la 
Fontaine; — f., c»« du Ménil; « f., c«« de 
Montjean; — cl., c"« de Montreuil-sur-L,, 
anc. dépendance du Verger; « f., c"* de Afo- 
rannes; — ham.. c"" de Mozé. — Le Pain 
(Et.-M.) ; — cl., c**« 6e Noyants Ae-L.; '^ vill., 
c"« de Parce; ■■ I., c"« des Ponta-de-Cé. — 
Anc. domaine de la mense abbatiale de St-Aubin 
d'Angers, vendu nai' le 9 février 1791 ; «- ham., 
c"« du Puiset-Doré; — ham., c"« de Saint' 
Clément-deS'L. — Le Pas du Pain (Cass.). 

— Le Pain (Rect»); — ham., c"« de St-Lam- 
bert'dU'Lat,; ■» f., c»« de St-Sauveur-de-L.; 

— f , €■• de Savennières\ « cl., c"« de T/io- 
rigné ; — f., c"« de Tiercé, vendue nat* le 
18 messidor an iV sur Duverdier de Genouillac; 
-■ cl., c"« de la Tour ■ Landry ; — f., c"" de 
Trèves'C, — La maison seigneuriale du P. 
17tô (C 139). — En est sieur Pierre Hartineau du 
Plessis par sa femme Madeleine Chevalier, hé- 
ritière de Marie Tallendeau, 1728, Madeleine Mar- 
tineau, leur fille, 1766; — f., c°« de Vergonnesi 

— f., c°« de Vemantes. — Anc. maison noble 
autrefois avec chapelle de N.-D. -de-Consolation , 
fondée le 21 août 1516 par Jean Belin. — Eu est 
sieur n. h. Eustache de la Roche, mari de Jeanne 
de la Qhesnaie, 1569. — Elle a été spécialement 
affectée par le marquis de Maillé à la fondation 
de rhôpiial de Yernantes (30 avril 1847) ; — î., 
c»» du Vieil-Baugé. — Le chemin des Sa* 
blonnières au Pin 1535 (E 534). — Maisons, 
jardrins, aireaux, hays et foussez appelle t 
le Pin 1561 (ibid.). — JLee Sablonnières alias 
le Pin 1620 (E 598). 

Pin (le Bas, le Haut-), ff., c"« do Chantocé; 
« ff., c°« de Marcé, 

Pin (le Grand-), f., c"« de Beaucouxé, ancien 
domaine du prieuré, réuni à la cellererie de l'ab* 
baye de St-Nicolas et vendu nat^ le 7 septembre 
1791 ; — cl., c°« de StGermain-lès-M. ; — f., 
c»« de rout-/e-Afond«. 

Pin (le Petit-), f., c"« de Beaucouxé. — Le 
Petit'P. alias la Pommerie ou la Pouve* 
rie zvii zviii' s. (Abb. St-Nicolas). — Appar-^ 
tenait a Guill. Léger 1495, Nie. Valin 1555, Jean 
Dadie 1615, Pierre Hardi 1660, Marie Guilbault, 
veuve Math. Leliévre, 1746, Jacques Lamirault, 
notaire-arpenteur royal, mari de Marie Leliévre 
de la Rottsselliére, 1770 qui la vend le 8 octobre 
à Grandin, fermier de la Musse; — f., C* de la 
Jumelliere « cl., c°« de St-Germain-leS'M,\ 

— f., c«« de St'Rémy-en-Mauges\ — f. , 
c»« de Tout-Ze-Afondc; — f., c"« du VieiU 
taugé. 

Pinard {Pierre), maître architecte-maçon i 
Angers, mari Je Perriue Piot, 1649, f en 1662. 

PInarderie (la), f., c»« de VHotelUrxe^dt*' 
Fiée ; — f., c«« de la Lande-Chasle ; — m«" bé, 
C* de Martigné-H. — Dominium et domicî- 
hum de la Pinarderie 1529 (E 1346) — Ane. 
m9^ noble, dont est sieur n. h. Jacq. Fresueaa 
1529, Léonoi^ de Grevant 1573, Jean Morineau 
1631, qui y fut tué le 4 mars sous le portail, d'un 
coup d'épée, par son cousin JoUen Lebreloo; -• 
n. h. Fraof. Renard 1648, Franc. Ducbastel 



PiN 



— 400 — 



PIN 



1720 ; ^ a été acquise en 1826 par la commune 
pour servir de presbytère. 

Pinardière (la), vill., c^« de Dénezé-sous- 
U'Lude. — Le hiez et le chemin de la P. 
1313 (Chap. St-Jean-B. d'A.); « bam., c"« de 
Geste. — En est sieur n. h. François Boutiller, 
avocat au Parlement, ancien échevin d'Angers, 
1640, 1690 ; — f., c»« de Mîlay\ — b., c»« de 
la Poitevinière ; -■ ardoisière, c"« de Vern. 
-^ Pinarderia 1244 (St- Maurice). — En est 
sieur Pierre Chanveau, contrôleur des Traites, 
1622. t en 1676. 

Pinardoax» f., c"« de la Romagne. — Puy 
Nardoux (Bront.). 

Pinaudale (la), f., c"« d*Angrie, 

Pinaaderies (les), bam., c°« du Vieil-B, 

Plnaadlére (la), bam., c<>« de Bouche- 
maine. — Medietaria de la Pinardiere 1337 
(G 341) ; « f., €*»• de Daumeray \ = bam., C* 
de Marigné\ — f., c" de Mazé, domaine 
depuif la Gn du xvii* s. des Hospitalières de 
Beau fort, sur qui elle fut vendue nai* le 26 avril 
1723; « f,. c"« de iyt Germain-desPrés, — 
Le lieu, terre, fief et seigneurie de la P, 
1563 (E 109), relevait de Bécon et appartenait 
aux Brie-Serrant; — cl., c»« de Soulaireet-B, 

PinaulC (Mathieu), né à Angers en il^l, fit 
profession chez les Carmes de Dol en 1603 et de- 
vint dès 1608 le coopérateur dévoué du P. Thi- 
bault pour la réforme de l'Ordre. Il mourut en 
odeur de sainteté, à Paris, le 21 mars 1651, 
après avoir rempli les charges de matlre des no- 
vices, de prieur, do provinci.J, de définiteur, — 
et diverses missions importantes à Paris et à 
Rome. — Il laissait Mss. divers Traités sur les 
herbes simples, — sur la nature de divers 
oiseaux — et une Vie de Jean de Saint-Sam- 
son. Carme, — qui n'ont pas été imprimés. 

BibKoth. Carmel, p. 404. — D. Chamard, t. II, p. 472. 

Pineaadiére (la), f., c"« de Juvardeil; — 
vieux logis carré avec toit en cône tronqué, ap- 
partenant an zviii* s. à Duverdier de Genouillac, 
sur qui elle fut vendue nat^ le 6 thermidor an IV 
et le 12 nivôse an VI. 

Pineé (Mathurin de), sieur des Essarts, fils 
atné de Pierre de Pincé, licencié en lois, bailli 
de GhAteaugontier, est élu maire d'Angers le 
l**" mai 1494. G'est le premier personnage en 
saillie de cette famille, si longtemps employée aux 
affaires angevines. EUeporUit d'argent à Vétoile 
de gueules de 6 rais, accompagné de 3 mer- 
lettes de sable posées 2 en chef, i en pointe, 

Mss. 919, f. 239. 

Pineë {Pierre de), sieur du Bois et des 
Essarts, fils de Pierre de P., et mari de Guille- 
mine Dosdefer, lieutenant du juge ordinaire 
d'Anjou, élu échevin perpétuel de la mairie en 
1505 et maire le 1*' mai 1511 , meurt dans 
l'année môme le 21 novembre. C'était le premier 
maire décédé en charge ; et l'ordonnance de ses 
obsièqaes donna lieu à de longues délibéra- 
tions et & un cérémonial dont les registres de la 
ville et les historiens reproduisent la détail. Il 
fai décidé que comme maire et capitaine gêné- 
ni de U vlU0, Il devait étr? enierré miUuiro- 



. ment. Dans la chapelle Ste-Anne de St-Haorille 
consacrée à la sépulture des Pincé, on le voyûi 
encore au xvii* s. représenté à genoux, armé de 
toutes pièces, sauf la tèle et les mains, avec 
ca<«aqoe aux couleurs héraldiques de la ville, 
bleue par le haut, semée de fleurs de lys d'or, el 
rouge par le bas jusqu'aux genouillères, la clff d'ar- 
gent en pal sur la poitrine; devant loi, une Noire- 
Dame tenant l'enfant. Braneau de Tariifome repro- 
duit ce dessin avec son épitaphe en vers français. 
Mss. 910. f. 211. — Mss. 871, fol. 346. - Arch. ub. 
BB 15, f. 48-51. 

Pincé {Jean de), sieur du Bois, des Brosses, de 
Noirieux, du Condray et de Chambreaais, écherio 
perpétuel en 1509, lieutenant du juge ordinaire 
d'Anjou, puis lieutenant général criminel ta U 
Sénéchaussée, fut élu maire après la morl de 
Pierre de P., son père, le 5 décembre 1511 et 
continué le 1*' mai 1515. Cette année en octobre, 
quoique simple licencié ec droit, sur la proposition 
do Guy Pierres, matlre-écolc, le Conseil de ville 
le désigna pour remplacer en la régence de droit 
civil le docteur Anceau Rayneau, iécéilé; mai» 
l'Université s'y opposa. Le 1'' février 1527 n* s. 
le Chapitre de St-Laud lui conféra la charge de 
sénéchal de la terre de la Chapelle-Sl-Land. Ela 
pour la troisième fois mairo le U* mai 1538. il 
succi^dait cette fois au double mairat d'Hervé, 
son fils, et mourut en charge, comme son père, 
le 4 septembre 1538, âgé de 59 ans. — Son aatre 
fils Christophe lui succéda. — G'est lui qai fit 
bAtir par Jean de Lespine en 1530 l'admirable 
hôtel, dit populairement VHôtel d* Anjou, oi 
s'aperçoit encore son écusson et celui de sa 
femme Renée Fonrnier, V. t. I, p. 111. 

Mss. 919, f. 242-243 et Mss. iOOI. t. II. — Arch. m». 
BB 16, fol. 36 et 4i. — Arch. de M.-«t-L. G 914. f. 86. 

Pincé {Hervé de), sieur de la Roe, fils da précé- 
dent, était docteur professeur ès-droits en VUni- 
versiié d'Angers et conseiller de la Sénécbanssée. 
Elu échevin le 2 mai 1532, et maire le 1*' v»\ 
1536, il fut continué eu 1587. Ce fut son père 
qui lui succéda. 

Mss. 919, r. 243. 

Pincé {Christophe de), sieur da Bois et des 
Brosses-St-Hclaine, frère du précédent, lieutenaol 
du sénéchal d'Anjou, échevin le 19 novembre 
1535, fut élu maire après le décès en charg? de 
son père, Jean, le 14 septembre 1538 et coiitiniié 
en mai 1539. — f le 14 février 1560. 4|ê et 
53 ans. Son épitaphe est dans le recueil de Bru* 
neau de Tartifume. 

Mrs. 919, f. 844. — Mss. lOOi, t. II. — Mis. 871, (. 3». 

Pincé {Pierre II de), sieur du Bois et da 
Coudray, fils «le Pierre de P., conseiller au Parl^ 
ment de Paris en 1556-1566, et de Françoise Au- 
bery, et petit-fils de Jean, trois fois maire, fut 
avocat au Parlement de Paris, chevalier de 
l'ordre de St-Michel, maître des Comptes eo 
1598 et mattre-d'hôtel ordinaire du roi. Il »^ 
geait en 1602-1604 dans le Conseil du Commerce 
assemblé par Henri IV. Il avait composé, au dire 
de Lacroix du Maine, « plusieurs fort doctes 
« poèmes en latin et eu français non encore iffl- 
c primés. » M. Uauréau indique son Ode sur li 
trcspa» du roy trU^hresticn Henry UGrandi 



PIN 



— 101 -^ 



PIN 



tomposèB de 33 strophes et comprise dans divers 
raeoeîl.s, notamment dans eeini de Dq Peyrat. — 
Il meorl à Paris en 1610 et est inliomô avec sa 
femme Madeleine Prévost en l'église St-Jean-eo- 
Gréve, rommé l'avnît éré son père. 

Uenït iû Maine. — Hanréau, Bist. LHtér. du lliainet 
l K, p. m. - Lébenf, Dioe. de Paris. U I, p. 357. édit. 
Coeb«ris. — CIurapolIioQ, Daeum» Inéd., t. IV. p. 2-289. 

PIneé (Jacques de), frère de Pierre U, sieur da 
Coodray, é(ait conseiller du roi H mattre ordinaire 
de ses Comptes en 1584. — On trouve de lai dans 
le Deliciœ poetarum de Gruber sit épitrrammes 
Iatin«s sor la main d'El. Pa^qoier qni lui répon- 
dit par an sonnet et par une lettre. V. ses Lettres, 
1. Vïir. p. 307. — t 4 Paris le 31 juillet 1598. 

nuée (René de), sieur des Boches et de Noi- 
neoi, fils du maire Christophe de P. et de 
Jeanne Cbalopin, eonseillpr au Parlement de Pa- 
ris consi^iller d'Etat, fut chargé d'une mission en 
Torquie. Il avait épousé le 14 février 1580 Marie 
de Dormans. On le voit détenu en prison pour 
dettes en 1615, et son hôtel d'Angers est adjugé 
le 26 mai par justice à Pierre Lechat. Lacroix du 
laine le recommande comme auteur de poésies 
P««loe«, latines et françaises. M. Hauréau si- 
pMe la plaquette (1/2 feuille in-8», sans date), 
q^i a ponr licre : M. Ant Mureti, Renati 
Pincœi et Fred. Morelli Numismatogra- 
phîo. — On connaît deux lettres à lui adressées 
ra f3gS et 1598 par Juste Lipse. 

Plnep-Alonette, cl,, c»« du Vieil-Baugé. 

Plnee-Loap, ham., c»« de Bouillé-Ménard, 

Pinee-Martln, viil., c»« de Chacé. — Les 
Cores de Pinsematin 1745 (El.-C. St-Cyr). 

HneluiHi (le), f., c«« de St-Clément-de-la- 
Place -LePénihardiCass.). 

Pinconrt, f. c"» de Montjean; =s f., c«« de 
yuiedieu. V. Paincourt. 

Fin-Doré (le), nnc. m»» noble dans le bourg 
Jo Plesêis-Gramtnoire, dont est sieur n. h. 
Jeai>PascalMarchais1705.messireExopère-Pierre- 
Aogttste de BonrJon-Gramont , lieutenant des 
nisseaox da roi, qui y réside en 1778 avec sa 
femme Anne-Prégente Marchais ; — a été acquise 
I»r la commune le SI sf^ptembre 1844 de la fa- 
mille Blanchel, pour y installer la Mairie. 

PIncati. — V. la Croix-du-P. 

PiBeaa (Jean), ministre protestant à Baugé, 
1619. — (Louis), graveur à San mur, 1738, mort 
^n 1753, mari de Catherine Cochon. 

Plneav (le), chat., c* du Champ, autrefois do 
la parois^ de Tbouarcé.—Les titres l'appellent le 
Pineau-Gilbourg , parce qu'il relevait de la tPrre 
dcCilbonTg en Faye et pour le distinguer du Pi- 
nfta de Rablay, qui faisait partie du flef môme.— 
U appartenait jusqu'au xvi« s. & une famille du 
nom, dont hénte François de Lesperonmère, mari 
de Renée du Pineau (30 novembre 1543). La 
maison dès les premières années du xvn« s. 
apparaît munie de « tours, pavillons, cours, cir- 
«coils de larges fossés, portaux, ponts levis, 
« batteries et antres choses nécessaires et conve- 
« nables pour la défense ». Françoise de Lespe- 

«aniére rapporte à Henri des Herbiers de 

tEUndaèw 1690, qui, avec Charlotte Goddes, 



veuve d'Ant. de Lesperonnière, vendent lé do" 
niaine à Henri Dumesnil d'Anssigné, par contrat 
du 19 février 1700, ratifié le i3 octobre 1705. 
— Y meurt Catherine-Ursule de Garsanlan le 
21 juin 1746. femme d'Etienne Dumesnil ; — y 
réside Ant.-Gabriel-Joseph Le.shénault de Saint- 
Sauveur, marié le 23 septembre 1777 avec Mêla- 
nie-Françoise Louet, veuvede Pierre Dumesnil; — 
Pierre- Etienne Dumesnil en 1792, dont les meubles 
sont vendus nai^ le 31 janvier 1793. — La demeure 
avait été transformée au xvm* s. en une « belle 
maison » précédée d'une vaste cour avec cha- 
pelle à l'entrée, fondée sous l'invocation de Slo 
Catherine, le 14 juin 1490, de deux messes par 
semaine; à Tentour de larges fossés, pour l'ordi- 
naire sans eau ; au-devani, une demi-lune plantée 
d'arbres, avec une avenue, menant au village du 
Champ, dont la chapelle devait sa fondation 
aux seigneurs. Ils avaient d'ailleurs leur enfeu 
dans une autre chapelle close, attenant à l'église 
de Thouarcé. — Le château, « complètement 
« incendié » pendant la guerre, fut adjugé avec 
ses dépendances, pour la somme de 220,200 fr. 
le 7 thermidor an VI à Georges-Marie Delaunay, 
homme de loi, Angers. Des travaux de recons- 
truction complète (archit. Hodé), y ont été entre- 
pris dès 1844 et terminés en 1872 par M. Delau- 
nay , maire du Champ , ancien membre du 
Conseil général. De l'ancien château il ne reste 
plus que les deux tours rondes, que couronne 
une bordure de modernes mâchicoulis. Elles 
enclavent le portail neuf où est conservée seule- 
ment l'ancienne inscription (zv* s.) : Pax huic 
domui. On y a ajouté dans un cartouche une 
grappe sculptée de raisin pineau et sur la face 
intérieure les initiales du propriétaire avec cette 
inscription nouvelle : Fortes virtutibus este. 
Deux corps de logis parallèles, flanqués aux 
angles d'anciens et forts pavillons carrés à hauts 
toiLs d'ardoise et à lucarnes ornementées, se re- 
lient par des galeries au bâtiment transversal du 
château moderne, haut rectangle, d'un seul étage, 
avec lucarne et couionnement en fonte. Les ser- 
vitudes transformées se ftrminent vers l'O. par 
une chapelle construite en 1850-1852 sur rem- 
placement des cuisines et bénite le 4 août 1874; 
l'ancienne est détruite. Dans les immenses douves, 
asséchées récemment, plongent vei's S. les caves 
neuves, voûtées en briques, longues à suffisance 
pour contenir 200 barriques de la récolte du do- 
maine, qui il y a 50 ans presque en friche s'est par 
des améliorations intelligentes, au courant de tous 
les progrès agricoles, complètement renouvelé. 

Arch. de M -et-L. B 206, 1023-1046. 

Pineaa (le), f., c*** de la Chapelle-Rouss.; 
— . f., c"« de la Chapelle-sur-O. ; » f., c"« de 
Châteauneuf —En est sieur Claude Papiau 1736, 
héritier de sa mère Marie Beucher. Tout près, 
sur le chemin de Champigné, s'élève une haute 
croix avec niche de Vierge et tronc pour les 
offrandes. Au pied, dit-on, ont été inhumés les 
corps de 5 ou 6 soldats républicains, massacrés 
parles chouans; ^ nilss., dit aussi du Pont- 
Joly, né sur la c"* de Cholet, en deux branches 
sur les hauteurs de la Touche et do Bégrolles, qui 



PIN 



— 102 -• 



PIN 



traverse le quartier de Pineau, dont il prend le 
nom, et par des canaux souterrains, la place 
Travot et le canton, qui suit, jusqu*à la Moine; 

— 2.400 met. ; — cl., c" de Cuon ; — f., c"« de 
Durtaî, — Ane. maison noble acquise de Louis 
Avril par la veuve de Gaspard Varico, 1699. — 
On trouve dans une charte de 1190 sur Gouisun 
Rohertuit de Pinel (H Gouis. I. f. 16) ; — f.. c"« 
de Jallaia, domaine de la chapelle des Brisieaux, 
desservie dans la chapelle du château de Cholet ; 

— f., c"« de Rahlay. — Anci*-n fief réuni au 
Pineau-Gilbonr^i — f., c»«de Ste-Gemme^-d^A. 

Ploean (le), ham., c«« de St-Laurent-de- 
la-Plaine, avec chàtpau, — dit durant quatre 
siècles, le Pineau-Gabory , du nom de la 
famille qui le posséilait jusqu'à la fin du xvi* s. 

— Un Aldemannua de Pinello figure vers 1070- 
1103 dans une charte du Ronceray (Cart. Rot. 1, 
eh. 67) sur Rochefort, dont relevait la terre. — 
En est sieur Claude de Montours 1618, mari de 
Marguerite Chenu, qui la donne en dot à sa fille 
Urbaine par son mariage avec René de Grasmes- 
Dit, 1634. « L^ maison forte » du xvi« s. s'était 
transformée dès lors en « une maison seigneuriale » 
entourée de fossés avec ponts-levis, hautes 
futaies et trois étangs. — Elle fut vendue le 
12 juin 1652 à Franc. EveillarJ, agissant au nom 
de Charles de Samson, mari de Jeanne de Beau- 
voisin,— et vers 1710 passa, dans la succession de 
Louise-Françoise de Samson, à son fils Charles - 
Henri-François de Meaussé, au profit de qui elle 
fat érigée en marquisat par lettres de septembre 
1738. — En est seigneur Louis-Henri, marquis 
de Meaussé 1756, mort à Angers le 26 mars 1773t 
igé de 58 ans, dont les héritiers vendent par 
•cie du 15 janvier 1787 à Charles Lefebvre de 
Chastes. — Le château, en grande partie recons- 
truit à la moderne, portait plusieurs tours et 
tourelles ,^lont une servait de chapelle , avec droit 
de messe dimanches et fêtes et un jour la semaine 
au choix du seigneur. — une enceinte de douves, 
une grande et belle cour entourée de servitudes, 
et une cour antérieure avec double portail sur- 
monté d'un donjon ; au devant une place plantée 
d'arbres, un abreuvoir, et trois grandes avenues 
dans la direction de Chalonnes, de StLaurent-de- 
la-PlaineetdeNeuvy. 19 métairies en dépendaient 
à l'entour, dont la Barbotière et laTnrpinièro avec 
maisons autrefois seigneuriales. — Los fours à 
chaux de Chalonnes devaient au domaine une 
servitude de deux journées par an. — Le château 
avait été entièrement incendié avec la chapelle 
et la fuie, dont il restait à peine vestige, quand 
le tout fut vendu nat^ le 24 brumaire an V pour 
42,068 francs sur Charles Lefebvre de Maurepart 
à Louise Lefebvre do Chastes; — aujourd'hui à 
M. de Beaurepos. 

Pineau (W), f., C* de la Varenne. 

Pineau (le Bas-), f., c"« de Segré, — En est 
sieur n. h. Louis Poyel 1614, 1626, mari de Per- 
ronelle Gaoscher; « (le Haut-), f., c"« de Segré. 
— Eu est sieur n. h. Franc. Baraton, chevalier, 
1468. qui présentait à une chapellenie du Pineau 
fondée en l'église St-Pierre de Segré ; — n. h. Guy 
Le Pschard 1587 ; « (le Grand-), ham., c"« du 



Champ. — V. le Pineau, chat.; -«■ f,, c^ de 
St'Martin'du-Doi8; — (le Petit-), haro., c^ du 
Champ ; — cl., c»« de St-Martin-duB. 

Pineaux (les), f., c"« de Brhèarthe; — f., 
c"« «le Contignéx « f., c"« de Miré. 

Pinelier (le), ham., c»" de Grugé; -• f, €■• 
de St-Clément'de-la-Pl. ; — avec chapelle 
de St-Jo.seph dédiée en 1697 par Tévèqne Cl. Le- 
peletier; — f., c"« de St^Laurent-de-la-Pl. ^ 
Acquise par les paroissiens sur la fin du xvi* s. 
ponr remplacer le cimetière de leur éfflise, enTahi 
l'hiver par les eaux. — En est sieur Math. Lanfe- 
vin 1579 (E 644) ; — c"« de Segré, emplacement 
du cimetière de St-Anbin dn-Pavoil. Le cnré de 
Chazé-sur-ArjTOs. Jean Chardon, y fit élever v^rs 
1625 une chapelle de N.-D. pour servir d'enfen 
à sa famille avec foiidation d'une mesM à célébrer 
chaque année 8 jours après la Toussaint. Pendant 
quelque temps délaissée, elle trouva tontàconpiiM 
assistance inouïe, accourue de tous les alentoors, 
sur l'annonce de miracles, aujonrd'hni onbliéi 
La chapelle, petit édifice sans caractère, était eo 
restauration en 1872 et le cimetière sert encore à 
la commune de Segré, V. Grandet, Notre-Dame 
Ang., Mss. 620, p. 220, et Journal de Va* 
luche, fol. 75. 

PInelie (la), cl., c"« de Bouzillé. 

Pinellerie (U\ f-t c<^' de Beaupréau;'^l, 
c»« de Broc, démolie vers 1860; — f., c«« de Gée 

PIneliiére (la), ham.. c"" de Genneteil; - 
vill., c»« du LourouX'Béc, — PineUriaWU 
(Hauréau, Pr. 155). — Domaine acquis partiell^ 
ment par divers contrats de 1504-1510 par l'alib 
du Pontron (E 109), qui le relevait de Béeon; « 
f.. c»« de St-Macaire; — f., c»« de la Tour- 
Landry. — Im Pilnière (Cass.). — Lo 
Pinière (Et. -M.). — La maison noble du Heu 
de la P. avec les jardina, et un buisson de 
garenne 1540 (C 105, f. 21). — En est si«ar 
Pierre de la Planche, écuyer, qui devait an châ- 
teau de la Tour-Landry, outre des corvées pour 
la fenaison et le charroi « à 9 lieues loin •, nfi 
homme avec sa serpe « pour plesser les garennes » 
chaque samedi de la Toussaint à la St-Jean. 

Pin-en-Mang^si (le), c«" de Beanpréaa 
(9 kil.), arr. de Cholet (23 kil.) ; — à 40 kil 
d'Angers. — Eccleaia Sancte Marie de P»»» 
1146. 1156 (Liv. d'A., f. 4 et 6). 1100 et 1160 
circa (2* Cartul. de St-Serge. p. 14. 17, 70; Pr 
deSt-Quent-en-M., ch. or. 33). — Pignu«l3« 
(G 16). — PinuB 1614 (Arch. du Doyenné de 
Jallais). — Pin en Mauge 1466 (Arch. de U 
Cure). — Eccleaia aancti Padvini du Pâi i« 
Maugia 1651 (Ibid.). — Sur un haut pisteaa 
(120 met. au centre), entre la Poitevlnière (3 kil.) 
au S. et à l'E., Neuvy (7 kil ) à TE , St-Qoaotio- 
en-M. (6 kil.) au N., Chaudron (8 kil.) au N. et 
à ro., la Salle- Aubry (7 kil.) à l'O. 

La route départementale de Cholet à St-Au- 
gustin-des-Bois monte directement dn S. an N^ 
reçoit sur la gauche, à quelques mèl. du bourg. 
le chemin de grande communical. de Beaopréso. 
s'incline vers N. pour traverser le bourg, — |*»ïl*** 
à gauche vers N.-O. par le cbemio d'intérdt 
commun dé la Croivde-Fer, à dr. vers TE- P*' 



PIN 



— 103 — 



PIN 



le ehemin vicinal de Neavy, — et se continae 
JQtqa'ao sortir vers N.-E. à 4 kil. 1/2 de son en* 
trée sur le territoire. 

T pa&vnt les nii^s. de JousseliOp — dit dans 
ce pareoQfs de la Roebe-Ferriëre, — de la Fri* 
mardiére, de la Goilliëre. Y naissent les miss, 
de la JoDsselinière, de la Lande-Chaperon et de 
Caebe-Soaris, — qui naît près la Boarlière, passe 
& TE. do boDrg, an Bois, an Cerisier, an moalin 
dont il prend le nom, forme limite avec la Poite- 
Tîoière dont il traverse le territoire du N. au S. 
en l'enlaçant à la route départementale et se jette 
dans le raiss. du Gaé-Aussant, après 7 kil. de 
ooor^, — et le^ rnisselels de la Grande>Cbabos- 
sjère et de la Natetrie, qui forme limite avec St- 
Qoenlin. 

En dépendent les ham. do Bois (5 m., 27 h.), 
do Petit-Pdtis (4 mais., 15 hab.). de Breteau 
(4 mais., 18 hab.). de la Sévrie (3 mais., 85 h.), 
le chat, de la Jousselinière et 53 fermes ou écarts 
doQi one trentaine forment groupes de deni mai- 
soos. 

Superficie : 1,688 hect. dont 3 hect. en vignes. 
33 hect. en bois taillis ou futaies, 17 hect. en 
cbitaigneraies, 270 hect. en prés, le reste en 
Uboars, y compris les 70 hect. encore délaissés 
eo Uodes il y a 40 ans. 

Population : iOS feux, 476 hab. en 1720- 
17%. - i30 feux en 1789. — 768 hab. en 1792. 

- 7^0 hab. en 1821. — 8f6 bab. en 1831. — 
^ hab. en 1841. — 90S hab. en 1851. — 938 h. 
efl1861. — 905 hab. en 1866. — 885 hab. en 
187â, dont 375 au bourg, centré du territoire, 
tûoi entier rebâti depuis la suerre, en maisons 
ba<se,s à toitures de tuiles. V. une lithographie 
par Drakeians V Album Vendéen de M. Lemar- 
cfaaod. — Sur la place un terre-plein auj. en cul- 
ture, portait le monument de Caihelineao, dont 
on aperçoit sur la gauche, la maison transformée 
eu ècori* i — à l'extrémité vers 1*0. un Calvaire. 

Commerce de fruits, dé céréales, de bestiaux; 

- fabrique de cercles; — un moulin à eau; — 
U toilerie est tombée depuis 1858. 

Ki marché ni fotre. 

Peruption de Jallais. — Bureau de poste 
de Beaopréan. 

Mairie avee EcoU publique laïque de gar- 
cens construite par adjudication du 20 janvier 
1846, ~ et de nouveau, — en même temps 
qe'one Ecole publique de filles (Sœurs de la 
Pommeraie), *- par adjudication du 12 juin 1860, 
^ travaux reçus le 8 juillet 1862 (archit. Hu- 
nean. de Hèlay). 

L'^liae, dédiée à St Pavin (succursale, 5 ni- 
v^ ao XIII), sur le plan d'une croix latine 
(30 met 50 sur 7 met. 70 dans la nef, 19 met. 30 
duM le transept), est un édifice insignifiant de 
style néo-grec, dont les travaux commencèrent le 
S mai 1843. Achevée en 1845, elle fut bénite le 
K aoAt 1846. On y vient en pèlerinage pour les 
lièvres à rantel de Ste-Geneviève. — L'ancienne 
^.construite de 1510 à 1520. incendiée en 

i'îdi, présentait en plan l'inclinaison symbolique 

de chevet. Un peu en avant du maltre-auiel, 

^cé en 1780 do deax statues par Glèdn et en 



1775 d*un tablean par Goulet, V. céa noniê, s*otl« 
vrait vers S. la chapelle seigneuriale, remise en 
état en 1817, — le tout jeté bas et rasé dès 1844. 

Nul autre vestige antérieur à la conquête 
romaine n'est signalé, qu'un quart de st^itôreen 
or, trouvé en 1863 et dont l!attribution reste con- 
testée entre nos savants locaux, V. Répert, 
arch,, 1863. p. 306 et Congrès archéol. de 
1871, p. 52. — Plo.sieurs voies sillonnaient le 
territoire, dont l'une, de Ghemillé i St-Florent, 
longeant les limites de Neuvy, pénétrait à l'E. de 
la Lande-Ctaperon, par la Sablière, pois vers 
N.-E. entre St-Quentin et la Roche-Ferrière oà 
elle rencontrait la voie d'Angers; l'autre, du 
Fief-Sauvin à Angers, entrait &u N. de la Jous- 
selinière. au S. de la Rochd- Perrière, y coupant 
la précédente au S. de la Roche-Ferrière efr sor- 
tant vers N -E. aux environs dn Uà Vicillère. 

Une famille, portant le nom du fief, figure dans 
les titres de St-Serge jusqu'à la fin du xii« s. et 
se fond peut-être dans celle du Petit-Mon- 
trevault, dont relevaient les trois terres seigneu- 
riales de la Jousselinière, de la Roche-Ferrière 
et de la Blonnière et tout le pays, — ainsi que le 
titre de fondateur de l'église paroi.ssiale. Le sei- 
gneur de la Jousselinière, qui y prétJ*nd, ne l'ob- 
tient que par une concession de 1518, confirmée 
le 9 avril 1550, a la charge d'en rendre hommage 
à Hontrevault, de qui les curés continuent de 
relever pour le temporel de la cure. — L'église 
dépendait au xii« s. de l'abbaye St-Florent et 
dans les bulles de 1146 et de 1156 est désignée 
sous le vocable de Notre-Dame, qu'elle quitte à 
une date inconnue pour celui de St-Pavin. Elle 
était plus tard à la présentation du Chapitre de 
Sl-Pierre-Maulimart. 

Curés : Jean Maillart, décembre 1466. — 
Hacé GourreaUt f le 31 mai 1506. — Manrice 
d^Andigné, licencié es- lois, mai 1529. — Jean 
d*Andigné^ son neveu. 1549 — Jacq. Gauguet, 
1586. 1611. — René Loyer, 1612. f le 6 août 
1630 — Luc Grimault, anc. vicaire, novembre 
1630, qiii résigne en juin 1643 et meurt au Pin 
le 14 novembre 1645, Agé de 48 ans. — Pierre 
Grimault, juillet 1643, f ^^ ^^ nnars 1685. 
Sons son rectorat se fonde la confrérie du 
Rosaire (1651) et la paroisse est éprouvée par une 
grande pestilence (1681). — Jean Nau, anc. 
vicaire, mars 1685, f le 17 avril 1693. ~ Franc. 
Amêlant, docteur en théologie, d'Angers, août 
1693. t le 15 juillet 1721, Agé de 58 ans. — 
Thomas Compère, de Reims, octobre 1721, f le 
12 avril 1763. Agé de 75 ans. — Franc. Qué^ 
neau, juillet 1763, f ^g^ de 60 ans le 10 janvier 
1785. — Jacq. Cantîteau, d'Andrézé, est installé 
le 17 janvier 1785, et tandis que son vicaire Bé- 
lier, V. ce nom, périt fusillé à Angers, il meurt 
en sa cure en 1817, sans avoir quitté le pays. Il 
avait rédigé, & la demande, croit-on, de Beau- 
champs, l'historien de la Vendée, ses souvenirs 
en forme de Lettre, dont le llss., longtemps per- 
du, vient d'être pnblié par la Revue d* Anjou,— 
Son successeur, l'abbé Raimbault, mort le 30 dé- 
cembre 1875, après 58 ans de gouvernement, a 
formé et légué à la cure ana collection de tableau 



PIN 



— 104 — 



PIN 



et de cariosités sor la guerre de la Vendée. — 
Le cnré consiitalionnel Valiès, de Fontevraud, 
élu le 22 mai 1791, ne prit même pas posseitsion, 
non plus que Leguendron, élu, à son refus, le 
2 octobre suivant. 

La paroisse dépendait du diocèse, du Présidial 
et de TEIeclion d'Angers, du Doyenné de Jallais, 
du District en 1788 de BeaupriVau, en 1790 de St« 
Florent, du canton en Tan VIII de Sle-Chrisiine, en 
l'an X de Beaupréau. Une lieutenance de gabelle 
y résidait depuis le milieu du x?iii« s Couverte 
de bois, surtout de landes, dont le défrichement 
fut poussé vigoureusement à partir de la décla- 
ration royale de 1766, sans antre industrie que 
quelques métiers p<nirCholetet deux tuileries aban- 
données dès 1778, elle était peuplée en grand 
nombre de pauvres, mai» sans mendiants. De 84 ha- 
bitants présents en 1789 à la rédaction du Ca- 
hier 11 seulement savent signer. — On sait que 
du village même partit le premier chef reconnu 
de rinsurreciion vendéenne, Jacques Gatheli- 
neau, V. ce nom, mort le 4 juillet 1793. — C'est 
la dato que portait le monument, dont la pre- 
mière pierre y fut posée à l'anniver^^aire même, 
le 4 juillet 1827, inscrite aussi sur le^ médailles 
votives et au procès-verbal signé par le fils et par 
la gendre du général et par neutre de témoins aussi 
autorisés que Tabbé Cantiteau, qui a fourni la date 
du 14 à tous les historiens. — Le 6 juillet 1828, 
la duchesse de Berry y posait la première pierre 
d'une école et pansait la revue des soldats survi- 
vants de la grande guerre. Le 4 juin 1832, un 
dernier combat s'y livra entre une division des 
Chouans de Chemillé, commandée par Cam. Le- 
leu et Aug. de la Béraudière, et un bataillon du 
29* de ligne qui fut contraint à battre en retraite. 

Maires : Franc. Verger, an VIII, f en août 
1814. — Jean Gabory, V. ce nom, 27 septembre 
1814. — René Piton, 12 janvier 1831. — Math. 
Vincent. 1840. — Pierre Rochard, 28 octobre 
1848. — lacq. Dupouei, 1865, — Verger, 1868, 
en fonctions, 1876. 

Arch. de M.-«t-L. B Cahiers; G 191. — Arch. comm. 
Ei.-C. — et de la Cure. — Notice Ms9. do M. Spal: — Notes 
de M. Bottlillier de St André. — Noie Mu. du euré Raini- 
bault, aux Arch. de rEvôché. ~ Congrus arehéoL, 1871, 

Î. 52. — Héppri. ateh., i8«3, p 30B. — fievue tt' Anjou, 
87(1. p. 846. art. de M. L. D. L. S [Léon de la Sicolièrej. 
— Walsli, Helat, de Voyage, p. 333.— Lemarcliand. Album 
Yendéen, p. 8. — Rn. de Bret, ^t Vendée, mat-juin 1862. 
art. de Thenaisie. —Pour lee localités, Toir. à leur article, la 
Jùuueliniére, la Blonniére, la Rœhe'Frrrière, la Lande- 
Chaperon, la àéverie, la Vieilléte, la Grande'Ckabot- 
Mière,eU, 

Plneroehe* c"« de Moranneê, dépendance de 
l'ancienne villa de Chartres. — MansiU quod 
nominatur Pina Rocha in villa que Castra 
dicitur 1010-1031 (St-Serge, l«r Cartul., p. 11). 
-* Vinea inculta ad Pineam Rocham 1154 
(Cart. du Ronc, Rot. 5, ch. 39). — Le fief et 
Beigneurie de la Petite- Pigneroche 1492. — 
La Pinerocke alias le fief de Champaigné 
1565. — Champaigné 1702 (H Ursulines). — Ce 
dernier nom lui venait de la famille de Champa- 
gne qui possédait cette terre aux xi v-xv« s.; —Jean 
de Cb. en 1416; — Pierre de Cb. qui en rend 
aveu en 1486 à la Hotlenle-Pendu; — n. h. Henri 
de la Jaiile, chevalier, en 1565 ; — le comte do Mon 



tesson en 1702; — n h. Pierfé Ménage, eapitabe 
au régiment de Champagne, 1727, 1730. — Le 
nom reste à un haut monticule de scliisie, sur 
le chemin du Pé. 

PIneCCerle (la), partie du bourg de SanU' 
Macaire en^Mauges, 

PlBe«Verte (la), f., e"«de Torfou, 

Plngpaadlére (la), chat., c"« de G^. — Les 
Raingaudières (Et.-M.) — En est sieur eo 1S91 
Jean Chailland, François Gninoiseau de Bois- 
Marie, docteur ès-arts, f le 27 février 1770, âgé 
de 71 ans; — Rose Gninoiseau, femme db Kic. 
Bernard Poupard, 1749. Bernai d Poupard de 
Moru 1754, 1793. — Dans l'inondation de jvia 
1856, l'eau monta à 30 centimètres au rei-de- 
cbaussée et dans les servitudes. 

Pingretiére (la), f., c»« de Long^, — La 
Binguetière 1681 (Et.^C). — En est aienr à 
cette date Nie. Poupard. 

Pingriére (la), ham. et f., c<»« de Morannes. 

PInier (le), f., e»« de la Bois^ière-St^Flor.; 
— f., c"de Beaupréau, — JLePiflfnîer^Rect); 
. m*'>, c"* de Coron; — chAt., c"* de Denét, 
à M. le colonel Buirette de Verrières; — f., c** 
ÙQ Drain; — ham., c"« du Fuilet; — f., c»» 
de Neuvy; — ham.. c°« de Nueil^ dépeodant 
au spirituel de Trémont depuis 1828; •> f.. c^ 
de la Plaine. — Le P. alias la Bifforderit 
xvi-xviii* s., dépendance du prieuré de la Rimoa- 
nière ; « f., c"« du Puiset'Doré\ — f , c~ de 
St'Pierre-Maul — Arpennum de Pinario 
1035- 1056 (St-Quentin, ch. or. 2); — f., e»« de 
Vauchrétien; •• ham., c«« d'Yiemay, 

Piniére (la), ham., c»« de Broc; — m»« b , 
c°« de la Plaine, au sortir du bourg, la seule, 
dit-on. qui n'ait pas été incendiée pendant la 
guerre; — t., c"« d'Yzemay. — Ln PilieM- 
vrière (Cass.). — La Pinelière (Et-C). 

Pluiers (les), f., c"« de Mouliherne. 

Plnochère (la), f., c"« de Lue. — En c>i 
sieur n. h. Jpan de Torcé 1510, François de 
Torcé, écuyer, mari de Françoise Nau, 15115, 1607. 
Hercules de Torcé 1616, 1647; — y résidait 
François Lerat, avocat et banquier, avee Margue- 
rite Falligan, sa femme, 1643 ; « (la Grande-), 
f., c"« de Tiercé, 

Plnoire (la), f., c»« de St-Rémy-en-M. 

Plnorean* f., c"« de Concourson, 

PlnoCiére (la), f., c»«de St-Su/picc-a.-!.. - 
En est sieur n. h. Jean Martin, inhumé le 14 sq>> 
tembre 1596 dans l'éslise paroissiale, — M* Jean 
Rogeron 1607, Auguste Fleuriot, mari de Char- 
lotte Huber, 1726. 

Pinons (le), m*" à eau, c"« de Chaudron. 

PlBtt (les), f., c"« d'Angers, dans la paroisse 
de St-Léonard. — La closerie de la Croix 
1514. — La Croix alias les Pins 1610 xviif s. 
(St-Aubin, Molières). — En est sieur Pierre Le- 
breton, bedeau de l'Université, 1514, 1596. par 
sa femme Gervaise Louel, veuve en 1536; — 
René Breslay 1542, P. Lemarchand 1610» lacq 
Théard 1651, René Brundeau 1778; — f , c*« de 
Daumeray ; «• f., c»« de Jarzé. — Terra de 
Pinis 1080 circa (Cartul. St-Aubin, f. S5). - 
Elle est acquise vers ta flu du ii« s« par l'abbaye 



PIN 



— 108 — 



PIO 



dt S(-Aq1hd d'Angers sur Hervé de Boaé ; >■ f., 
e" de Marcé\ — cl., c"« de St-Augustin-deB- 
Bois, donaine de la chapelle da Saint-Nom-de- 
Jésos, veodn nal* le 10 février 1791; — (les 
Bi*-). f.. €■• du Champ, 

Pianrd, m*"* à vent et à eaa, c«« de St-Ger- 
main*lè8'lif ont faucon, 

Pls^affdlére (la), ham.. c"« de Baracé. — 
En est sieor KÎre Charles Basourdy 1582, Pierre 
Bofer, 16», Guill. Roger 1660. 

FItts-MeBals (les), f., c»* de Villévêque. 

PlasttisiABv f., c»« de Jarzé, — • La maison 
di Pince-OUon 1614 (Et.-C). 

FiBSoBy ham., c"« de la Plaine. — Le lieu, 
etc. de Pinczon 1543 (Pr. de la Rimonnière) ; 

- m»- b.. c»« de VUlehernier. 
nMMivaie (la), ham., c»* de 7a Pot Aerfe; 

- f., c" de Segré; — f., c"»« de Vergfonn^. 
FiMoanerie (la), ham., c*>« de Faye, avec 

4 d'*' à vent. — Ancien fief et seigoenrie re- 
lertDtde la Ghaperonnière en Thoaarcé, mais 
sans logis encore ni hébergement an xvi* s., la 
terre girdant le nom de Jean Pinsonnean, pro- 
priétaire en 1440. — En est sieur Jean Bahourt 
t419. Jacq. de la Fosse 1494, n. h. Et. de la Bé- 
rudière 1505, Gabriel de la B. 1528. Jacq. Gode- 
lier 1540, Charles dn Laurent 1629, 1641, Charles 
<)ol. 1656, de qui l'acquiert en 1661 Gabriel 
Pbrfippeaux,— Perrine Phclippeaux, veuve Gabr. 
ViM(. 1698, — Franc. Panqueraie, mari de Marie 
flnei, 1734, Pascal Maquin, mari de Jeanne Pas- 
qDeraie, 1740,— Louis- Pierre Choudieu dn Plessis, 
itcqnérenreo 1769 de Marie-JacqninePasqoeraie, 
tlon veuve de Jacq. Deniau, depui.4 femme du- 
dit Choodîeu et héritière de Jacquine Maquin, 
» iDère. «- Un autre domaine do nom appartient 
depois 1725. par donation de Catherine Chérot, 
i la famille BéritaoU et le logis en est reconstruit 
verb 1795 par M"« veuve Emm. Davy de la Boche ; 

- y meurt Ch. Davy de la Roche, V. ce nom, 
en 1814;— Frédvric Ponceau 1814-1842. — Après 
lai, le domaine a été vendu et la maison démolie 
w 1855-1860 (E 1036; C 106, f. 113). - M. Raim- 
baQlt. de Thonarcé, y a recueilli vers 1840 des 
briqaes et des tuiles à rebord d'une dimension 
extraordinaire. On prétend dans le pays qu'il y 
existait un temple. 

PlMouerle (la), f.. c»« du MéniL 
PlBMiamlève (la), f., c»« de Se-Afte^e2-et- 

Ch. (Ei.-M.); - vill.. c»« de St^Paul-du-B. ; 

• €■• du Vaudelenay-R. — Ane. m«" noble 

dont est sieur Claude Desbommes 1571, n. h. 

Aipboflse-René Thoreau, f le ^ décembre 1766; 

- f » €•• du Vieil'Baugé; — c"« de Ville- 
bernter, maison enlevée par l'inondation de la 
Loire qui y a formé la Brèche-PUot 

Plastrie (U), f., c»« de Sœurdres. — Ane. 
^ noble o& meurt le 26 novembre 1723 Louis 
Pelage de Champagne. — Il a servi en ces der- 
Dwrs temps pendant six années au logement de 
l instituteur et à la première insulhition de la 
Bairie. 

Ptatede (la), d., c«« de Jarzé, 
Piatardlèf« (la), f., c^ de Miré. 
««•••• c»« de Chaudron, usina à papier 



eommnn depuis le xvi* s., avec moulin pour pré^ 
parer les pâtes. — Au mur 0. de la maison, un 
cadran vertical sur ardoise porte la date i63S, 

Pioterle (la), cl., e"« d'ilngiere N.-E.. près 
Nozé. dans l'anc. paroisse St-Samson. — Vieux 
logis avec fenêtre à meneau de pierre, xvi* s., 
vendu nal> le 29 mars 1791, incendié vers 1835. 
— Autrefois une chapelle y atienait de Ste-Mar- 
guerite. fondée le 24 décembre 1507 par B. Bouju 
et sa femme. — Dans les décombres, sa sont ren- 
contrés des fragments de statues, dont une Sle 
Marguerite, assiste sur le dragon, et une tète cou- 
ronnée, qu'on y conserve; -—cl.. c»« tïEcouflant, 
domaine du collège de la Flèche, vendu nal^ le 
20 novembre 1793. 

Pln-Vemas (le), f., c"« du Vieil-Baugé. 

Ploehère (la), f., c"« de Bouillé-M, — En 
est sieur Jean Hodée 1634 ; — f ., c"* de Mont- 
pollin, — Appartenait en 1609 à René de Mau- 
gars et devient le domaine et la résidence aux 
xvii-xviii* s. d'une branche de la famille Cro- 
chard. — D»« Marguerite Thierry, veuve de Jacq. 
Crochard de la Crochardière, y meurt le 23 avril 
1659, René de Crochard le 17 octobre 1661, 
d"* Henriette-Charlotte de Crochard le 21 janvier 
1784, Agée de 96 ans. 

Ploeherle (la), m»", près le bourg de la Tour- 
landry, où sont installés l'asile et l'école de Biles. 

Pio|E«rle (la), h., c»* de'Cherré. 

Piogeries (les), f., c»* de St-Silvin. — Do- 
maine de l'abbaye du Perray, vendu nat* le 
7 avril 1791. 

Plollère (la), m«" b., c"* de Gennee, cons- 
truite vers 1825; ** cl., e"« de Meigné-le-V. 

Plolle (la), f., c"« de la Varenne. 

Piollerie (la), f.. c"« de Chantocé. 

Pion {Henri-Guillaume), né le 8 février 
1787, nommé juge de paix à Dortal en 1830, con- 
seiller général depuis le 24 novembre 1833, f à 
Durtal le 19 mars 1842. 

Plonnaie (la), f., c"« de ChàtelaiB\ — f., 
c»« de Chazé -Henri. 

Piomnay* f., c"* de Bouchemaine. 

Plonnerle (la), f., e^* de Noellet. 

Pionnière (k)* ham., c"* de Landemtmt; 
tm ham.. c"« du Marillaia, ~ Le herberge- 
ment de 2a P. 1461. —Le lieu noble et mé- 
tairie de la P, (H S^FIor., B 1). — En est 
sieur Rob Poulain 1594, Jean Lebrun 1461, 1478, 
Jean Esgaige 1478, Michel Poulain de Gesvre 
1622, EUsab. -Michel, veuve Poulain de Gesvre, 
1700, Jean-B. Lenfant1712;— V. laPignonnière, 

Pioterle (la), vill., c"« de Longue. — La 
Piolerie (Cass.). 

PIpardIére (la), f., c"« de St-Hilaire-du- 
Boi8, avec carrière renfermant des dendrites qui 
représentent de très-belles arborisations. 

I*ljMiri«, R{jaea^fl*l<i. — V. la Préoière, 

Pipe (la), cl., c°«de Chalonnee-eur-L. 

Piqoe (la), f., c"* de MontpoUin. — En est 
sieur René do Crochard 1661. 

Plqueboeoff h., c"* de Vihier». 

Plqneilére (la), f., c"« de Chamhéllayt 
petit logis du xvi* s. sur le bord de la rive gauche 
de la Mayenne, en aval dn pont, à ta lète d'une 



PIR 



— i06 — 



PIT 



ftne. ebanssée dont la (race apparaît aux eaux 
basses. 

Plqnellerle (la), m»' b. et (., c"« de Sainte" 
Gemmeasur'L, — La Piq. alias le Chesne, 
avec jardins anglais et potager, cbftteaa d'eaa, 
enclos de vignes. — En est sieur Jean Piquery 
1550, dont elle garde le non sans doate, n. h 
Jean Ragot, par acquêt dn 26 jnin 1556, Michel 
Pichon, par acquêt du 2 juin 1561, Etienne Mo- 
rier 1570, Pierre' Allain, par acquêt du 7 mai 1575, 
Pierre Bmhan 1660, Elêonor Chauvin de la Hur- 
taudière. par acquêt dn 16 mai 1667, J. Coquereaa 
du Boisbernier 1727, la veuve Rousseau 1752, Au- 
gnsiin*René-Nic. Gobin de Montreuil 1772; — en 
▼entn en 1876. 

f^l^tte-liaf ^Im* — V Puy-Martin. 

Piqneron (le), f., c"* de Linières'H. 

PlqaeUére (la), f , c«« de St-Michel-et- 
Chanveaux. 

Plqaetiéres (les), ham., c"« de Varennes- 
êouB-Montaoreau, 

Plqaets (les), o"« de Beaulieu. -^ Ancienne 
mine de charbon, à mi-côte vers S. vis-à-vis St- 
Lamberl, ouverte en 1807 par M. Régnier et 
bientôt après fermée par arrêté préfectoral pour 
organisation vicieos3. 

PIqneCterle (la), f., e"* de Beaucouzé, sur 
les bords et au N. de l'étang de la Haie, — à Jean 
Tonpiain de la Doiiiêlière en 1786; « ham., c«* 
de /«ouraînee ; ■- f., c»« de Somloire. 

PIrandrIe (la), t., c»« de Gonnord, 

tHré, PIrewtf. — V. Empiré, 

PIrle (la), f., c»« de la Chapelle-sur-O. — 
La Prie (Et.-C.) ; — f.. c»« de Rocheforta.-L., 
domaine du Ronceray, vendu nal* le l«r août 
1791. 

PIrlale (la), f., c" d*Amré. — La maison 
ancienne de la Pirelaye 1518 (Mss. 917, f. 448). 

Plroir(le), vill, c"des iioaters. 

PiroB (le), f-, c»« de Champigné, — Y naît 
tout près vers S. un ruiss. qui traverse la c"* de 
Cheffes, pour s'y jeter dans la Sarthe; — a pour 
affluent le ruiss. de Lannay ; — 12,300 met. de 
cours. — La Carte cantonale l'appelle le Soupiron. 

PIroB ^François), maître tondeur, k Angers, 
onginaire de Laval, tué le 5 mai 1625, dans 
Fessai d'une de ses pièces de canon (GG 90). 

PIronnale (la), ham., c>« de Cambrée. — 
L'herberifement de la P 1482 (E 588). — En 
est sieur Jacq. Pau veau 1645; » h., c"* de 
l'HôtelUrie-de^FUe. - En est sieur Louis 
Vignais 1628; — f., c"« de Vem. 

Plr«Bmerie (la), ham., c"* de Juvardeil ; 
wm c^* de St'Lambert'deS'Lev. — Ane. maison 
noble, avec douves, détruite en 1794; — appar- 
tenait à la famille de la Mothe; » cl, c"« de 
Vemoil; - f., c>« de VilUvêque, 

Plronaléve Oa). t, c"« de Drain; -* bam., 
t^ de Freigné. — Ancien domaine de la famille 
BeaumoDt, avec m'" à eau, vendus nat* la ferme 
le 7 ventôse, le moulin le 27 prairial an VI ; «- 
f., c"« de Marignéi — f.. c«»« de Montreuil- 
U.-M, ; ■» f., c'« dn Ple^sis-Macé^ domaine de 
la chapelle 8l*Hervé de la Trinité d'Angers, 
vendu naC« le 13 prairial an IV. Il avait été 



donné par le seigneur dn Plessis-Maoé en échange 
du lieu de Travail le-Truon. 

Plrooet (le Bas-), f., c"« de Afonfj«an, 
vendn nat^ sur Cumont de Pruinas le 8 messidor 
an IV; — (le Haut-), ham , c"« de Montjtim, 

— Apud Piroet, inter ckeminum de Pirott 
et cheminum de subtus le Piroet 1285 (Pr. de 
Montj., ch. or. 11). — Au Pirouet^ aouslajuiti- 
don 1500, au Pirouet où aouloit estrt U 
signe de justice de Mantejehan 1533 (TUm 
de la Bizolière). — Si r la haute colline, à PO. 
du bourg, d'où l'on domine la commune eolièn 
et la vallée de la Loire. 

Plrooliilèrefi (le<), h., t^ de Freigné^ 
Les Piroumières (C. C). 

PIs-Ailer (le), f., c>« de Feneu. 

PIsaterleft (les). ^ Nom primitif de la Bo- 
halle, V. t. 1, p. 385. 

Plsatlére (la), m»» b. et f., c«« du Lion 
d^ Angers, — Le lieu de la Pesacière 1540 
(C 106, f 222). — En est sieur à cette date n. b. 
René de Jonchères, — Ant. Poulain, écuyer, «enr 
de la Forestrie, anc. officier de marine, mari d< 
Jeanne Testard de Larobardiere, 1738. qui y ré- 
side et y meurt le 2i août 1779, égé de 95 ans; 

— après lui ses enfants. — L'a ne. logis est abao- 
donné au fermier; non loin vers N. a éléreeoos- 
truite l'habitation. 

PisehoC (Jacques), c chirorgien occnlists », 
Angers, 1653, le même sans doute, qu'an aeia 
appelle en 1634 Jacob Pissot, opérateur. 

Plsse-Oison, f., c"* de Segré, distraite en 
1867 de la Chapelle-sur- Oudon. — V. Come•d^ 
Cerf. 

pissease* f., c*** â^ Angers S.^ La maiê^n, 
jardin, vignes appelle Pissouse en Rue- 
Chèvre 1767, domaine du Chapitre Saint-lartio 
d'Angers. 

PUsonnlére (la), f., c»« de St-Hilairt^' 
Florent. 

PIsAoC. ruiss., né sur la C* de St-Aubin-dt- 
Luigné, s'y jette dans le Layon; — a poer 
affluent le ruiss. de la Roulerie ; — 1,000 met. de 
cours; — ham., c"« de Blaison. — Le chemin 
de Raindron à P. U\i. ^ Le vilLdeP^ 
1681. — Le lieu appelle P. autrement Chant- 
d'Oisillon 1585 (E 437). 

MHsitit (Philippe). — V. Haultmont (de). 

PUtray* vill., c^»* de St-Jean-des-Muttor. 

— Les maisons et appartenances du moulin 
à eau de Pistrée avec la chausaée, saulaie*, 
prés, vignes et le moulin à vent dudit 
lieu 1666 (Sl-Alman, t II). — C'était l'anciêo 
moulin banal de la seigneurie de St-Almao ser 
l'ancien étang. — Il n'existait plus dès le miliM 
du xviii* s. — La maison, terres, voliert et 
prés de Vappartenance où estoit autrefois 
le moulin banal 1762 (Ibid., t. XIII). - Toet 
près se trouve la maison du Perray, qui servait 
souvent à le dénommer. 

PItellerle (la), f., c"« de la Varenne. 
PiClére (la), f., c"* de la Breille. 
PlColay (le), f., c*« des Aoet'era. 
PitoUére (la), f., e"« de la ChapétU-R - 
La Pellotière (Ec-H.). 



PIV 



— i07 — 



PLA 



Piloase, e"* de CourUon, — La Croix 
de P. 1790 fEL'C). — Ane. ferme, dont il ne 
mit plu4 qun d<*s inar<« ruinés à haotenr d'appui 
ei roa?pru de broa^^ailles. 

Pltonnerie (la), cl., dans la ville d'An- 
gers S., pré^ la Madeleine. 

FIlAUftiére (In), f., f."« de Bécon, 

PItmte, f., €■• d'Angere S. — Manerium 
fuod vulgariter appeUatur Piterate prope 
Andegavum 1299 (Si-Anbin, Oiï. clanArr.). — 
Une clouterie vulgairement appelé Piterate, 
partie dHcellee en grans rochiera et gran8 
fM%é$ *fe perrières noyées 1521 (Ibid.). — 
Petite Rate 1715. 1741. — Son nom lui vienl 
d'DQ (i<* «es prnpriéliiirps André Payen, lih Hu- 
bert Pitrate, Huberti Pitratœ filius, qui donna 
aox moines de St- Aubin la mai'«on de son père 
et 56« viftnes de Bressif^ny en 1095 (Ibid , f. 7). 
— Le domaine appartint d*abord an chanire, 
pois au prieur claustral. — Une partie des dé- 
pendances fui enlevée par la route de Saumnr 
T#rs 1750. II n*y est pas question d'ardoisières 
avant le ivi* s. — V un plan. Ibid., fol. 25; ■» 
f., f»* d'Angers E. — X*e lieu et cloaerie de 
la Petite-Ratte 1696. — Pitrate ou les Pe- 
tite^-Ratteê 1836 (Affich«»s). — Domaine de la 
eUpelle de ce nom desservie en l'église de Saint- 
Jean-Bapûsie d'Angers, acquis en 1835-1837 de 
I. Gnillory et de M™« Leclerc par la ville d'An- 
jprs poor y éCablir le cimptière actuel de la rive 
fuifhe. Y. ci-desau8, t. I, p. 110. 

Ptlmls (les), c"* de Corné. — Ane. domaine 
de la chapelle de la Malidordière, vendu nat* le 
Il février 1791. 

Pltmidlet, f., c"« do Trélazé, — Le Petit- 
Trouflet (Recl*). 

Pitronlllet* f., C** de Savennières. — Le 
Puy-T. (Cass). 

Pivem (le Grand-), c"« de Foniaine-M, — 
Agc logis noble, aujourd'hui rasé. 

PIverdIère (la), f., c»* de Beauvau; — m»» 
b., c"« de Bouchemaine. — Ane. domaine appar- 
tenant en 1365 à Guill. Valeaux, chanoine de St- 
Nanrice, qui le céda le 27 juin au prieur de la 
Pipillaie II appartient à Jacq. Anlin, héritier de 
Nie. Rivière, 1522 ; — à la famille Hunauld en 
1556. qui cède le domaine, closerie, etc., à Fran- 
çob Bedeau, marchand d'Anit^rs. — En est sieur 
Oominiiine Mario 15R9, sire René Gnérin, maître 
apothicaire, Angers, 16:5 (E 2746), n. h. Alexandre 
Gaérin 1654, Maurice Bernard, mari de Marie-Ca- 
therine Guérin, 1760, Alexandre-Henri Bernard qui 
7 meurt la 10 novembre 1782. Par testament du 
t aodt prêchent il fit don, avec hypothèque sur 
la terre, d'une rente de 30 pains, à distribuer 
toos les trois mois, aux pauvres par le curé a la 
porte de l'église. Un acte du 16 mai 1786 con- 
vertit cette redevance en une rente d*un setier de 
fromeot et de 3 setters 1/2 de seigle à rendre chez 
le curé le jour de la Toussaint par le propriétaire 
^ la Piverdière, qui était alors par acquêt 
M. Haard; — V. t. H, p. 326 et 462; « f.. c" 

ie Chantoctauxi — cl., c"« de Cuon, 
PlT9ferto (U)« bam.^ pour partie des c"«* de 

MéonetdUntot^né. 



Plaeéf m<>*> b., dans la ville de Longue, vit 
le Lathan, dans le quartier de l'éfflise neuve, 
remplaçant un p^lit manoir avec domainff, acquis 
le 7 floréal an XII de î^ouis Gaulihier par Charles 
de Longupval d*Harranoourt. — En est sîeur Louis 
Manxion de la Roelie f^n 1621, 162H; » m*" à 
eau. c»« de Vivy. — P/ac«ium 1150-1170 (Liv. 
Bl., f. 46). — Appartenant aux xvii-xviii* s. à la 
famille de St-Germain. 

Plaee (la), el„ c«« de Cheffe», — En est sieur 
Guill. Pa*<queraie 1577; •■ f., c"* de Durtali 
«* nom révolutionnaire en 1793 de St-Clément* 
de-la^Place. — V. aussi St- Martin- de-Ui" 
Place. 

Plaee (Joseph-Hector* Emile de), né h Noi- 
sy-le-S^'c le 8 juin 1818. sortit en 1836 de TEcole 
navale, fut nommé enseigne en 1841, lieutenant 
de vaisseau en 1838. et par suite d'un affaiblisse- 
ment de la vue, quitta le service actif pour prendre 
le!i fonctions de directeur des mouvements des 
ports de St-Servan et de Bordeaux. Il obtint sa 
retraite en 1862 et vint s'établir en Anjou. -- Il 
avait repris sa place dans les rangs dès août 1870 
et commandait à Coulmiers, à Artenay. à Ger- 
cotles, à Orléans, le 29* régiment de mobiles, avec 
une int'-épidité qui lui valut la croix d'officier 
de la Légion d'honneur (2S décembre). Ardem* 
ment dévoné aux idées conservatrices, comme 
en témoigne une série de lettres adressées par lui 
au Journal de Maine-et-Loire, il put croire 
encore accepter un po'^te de combat, en se lais- 
sant nommer le 16 décembre 1874 premier adjoint 
dans l'Administration municipale d'Angers, pré- 
sidée par H. Blavier. Il mourait subitement^ & 
moins d'un an de là, le 18 novembre 1875. 

Place (Josué de la), — en latin Placœus, 
— fils et petit-fils de ministre protestant, naquit 
à Saumur en 1596. A quatre ans il perdit son 
père et resta à la charge de quatre frères, 
ministres comme lui. qui dirigèrent son éducation 
dont l'église de Saumur payait les frais. 11 fit une 
partie de ses études à Montauban, mais bientôt, 
étudiant encore en théologie, il fut rappelé poor 
subir les épreuves anticipées et succéder « dans la 
c profession de philosophie, pour laquelle de 
c longue main on avoit jeté les yeux snr lui, » -« 
disent les registres académiques, — à Marc Dun- 
can démissionnaire. Dans quatre leçons, dont 
deux devant le Conseil entier, deux antres en 
public, au Temple, et dans la discussion et 
l'interrogatoire qui suivirent, « il donna telles 
c preuves de sa suffisance, promptitude, adresse 
c et sagacité et telle satisfaction et conlenle- 
« ment à la compagnie », qu'il fut immédiatement 
installé (3 marj 1621). — Deux ans plus tard, il 
y épousait Marie de Brissac (26 février 1623). — 
Le 7 août 1624, son cours achevé, il demanda un 
congé pour vaquer à ses études imparfaites, lais- 
sant son beau-frère Jacques de Brissac le sup- 
pléer dans sa chaire. En réalité il s'en allait mi- 
nistre i Nantes, où sa réputation le faisait man- 
der par la nouvelle église. Il y résidait à peine 
depuis un an, que le synode de Preuilly le pria 
d'accepter la chaire de philosophie à Saumur 
(26 juin 1626). L'église de Nantes protesta, en 



PLA 



— 108 — 



PLA 



âppalaat an synode de Bretagne, qui soodnt 
•bfolnoient sa résUlanee, el La Place de son côié, 
nalgré les iontances même de sa famille, refosa 
de partir, tant qoe son troopeaa loi resterait atta- 
ebé C'est en join 1633 senlement qu'on le troave 
eonfoqné.av^Cappel et Aroyranll. les deu\ antres 
gloires de la Réformation fiançaise an xvii' s., pour 
eoneoorir devant le synode d'Anjoo, à Saamur, 
aux trois chaires facanles de théologie. Les trois 
maîtres firent chacun nne leçon sur le texte 
hébreo de la Bible, une autre sur le teite grec 
du NouTean Testament. La Place eut pour sa 
part à interpréter le dernier verset du ch. lix 
d'isaîe et le 19* du ch. m de TEpItre de St- 
Pierre : « Les juges pleinement et abondamment 
« satisfaits de lenrs eiercices, reconnais^nt les 
c dons etcelleots que Dieu leur a départis », leur 
attribuèrent les trois chaires, dont renseignement 
allait renouveler l'esprit de l'école. La môme 
année La Place était nommé recteur (t'r no- 
vembre 1633), en remplacement de Louis Cappel, 
démissionnaire. 11 fut chargé en 1637 par le Con- 
seil, avec Cappel, Duncan, Omet, La Tourette, 
de rendre compte des théories d'Amyrault sur la 
prédestination, et reçut mandat, la commission 
les ayant pleinement approuvées, de les aller 
défendre an synode d'Alencon (27 mai 1637). 
Bientôt ce forent ses propres opinions qu'il Inl 
fallut soutenir contre les sectaires. Son Examen 
des Raiêons pour et contre le Sacrifice de 
la Messe, paru en 1639 (Saumur, in-S», 1639 
et 1640;, — avec la Suite de VExamen des 
Raisons (Sanmor, 1643, ïn-dP), et surtout ses 
Thèses theologicœ de statu hominis lapsi 
ante gratiam (Sanmur, 1640. in-4«). exposaient 
sur le péché originel, admis par l'orthodoxie cal- 
viniste , une doctrine , qui , sans attaquer le 
dogme, en tempérait, au nom do la bonté et 
de la justice divines , les conséquences impi- 
toyable». Le synode national de Charenlon (dé- 
cembre 1644) condamna la thèse nouvelle, sans 
entendre mais aussi sans nommer l'auteur. Sedan, 
Genève, la Hollande entière prirent parti pouf le 
synode, et l'Académie de Saumnr souffrit vi- 
vement de cette condamnation. Le 8 juin 1645. 
sentant combien cette mesure pouvait apporter de 
préjudice non-seulement à TéiliOcation publique 
mais aussi à la réputation de ses écoles, elle 
décida d'un avis unanime de ne pas abandon- 
ner l'affaire, et néanmoins a pour de bonnes rai- 
« sons, n'estimant pas expédiant de l'entreprendre 
« en son nom », elle chargea La Place de mettre 
opposition à l'arrêté de Charenton dans le synode 
de Poitou, qui se tint le 13 juin à Thouars. 
Cappel et Amyranlt devaient s'y rendre avec lui 
pour agir sur l'opinion publique et lever les 
ombrages, l'Académie s'en confiant à leur pru- 
dence et remettant à un autre temps de se 
déclarer ouvertement pour la cause. En attendant 
elle « différa do faire garder et observer l'ordon- 
« nance » d'interdiction. De son côté La Place, 
dans le synode de Saumur (juillet 1646) protesU 
« de l'extrême déplaisir » qu'il ressentait de 
cette censure et requit « d'être reçu à déduire 
« ses raisons et ses sentireons » devant le pro- 



chain synode national. « La compagnie, eonsidé* 
« rant l'importance de la matière et la eondiiioo 
« de la personne », arrêta que ses députés assis- 
teraient le maître et soutiendraient sa plaiatf, 
« dt^fendant expressément, jusques au synode 
c prochain, aux proposans et estudians en th«o- 
« logie de discourir en public et particulier ni 
« disputer, en sorte que ce soit, de telle ma- 
« tière ». La PLice avait provoqué une décisioD 
qu'il attendit en vain . harcelé par les cri- 
tiques et les libelles, mais honoré avec reconnais- 
sance par son Académie, alors sans rivale eo 
France. Il y remplit de nouveau les fonctions de 
recteur en 1645, en 1648. en 1651, en 1653 et 
depuis 1648 celles d'administrateur des deoien 
communs, dont il se démit eu 1651 entre les 
mains de Louis Cappel. Il n'était âgé encore q«e 
de 59 ans quand il mourut à Sanmur le 17 aoél 
1655. — Dés le 21 l'Académie se réunissait ^or 
pourvoir « à la profession vacante par le décès de 
c ce bon serviteur de Dieu », et c'est piobabte^ 
ment par erreur que les registres du grefle por- 
tent sa sépulture à la date du 37 août. 

On a de lui, outre les ouvrages cités : Discourt 
en forme de dialogue entre un père et un filt 
sur la question si l'on peut faire son salut 
en allant à la messe pour éviter la persécu- 
tion CQuévilly. C. Le Villain, 1629, in-»>; Ge- 
nève, 1629, in-8o; Saumur, Isaac Desbor4e«, 
1658, in.l2; La Haye, 1682, in-12, et eo alle- 
mand, Bâle. 1665. in-8>) ; -> Disputationts di 
argumentis, quibus efficitur Christum prius 
fuisse, quam in utero B, Virginis secundum 
camem conciperetur (Saumur, i. Lesnier, 1649, 
in-4»); —De locis Zachariœ, xi, 13; xu, iO; 
Malach., m, 1 (Saumnr, 1650. in-4*); — Di»' 
putationes de testimoniis et argumentis t 
Vet. Test, petitis, quibus probatur Christum 
esse Deum, prœditum, essentia divina (San- 
mur, 1651. in-4»); — De imputatione primi 
peccati Adami (Saumur, 1655 et 1661, ina");- 
Opuscula nonnulla (Saumur. 1656, in-S");" 
Exposition et par€iphrase du Cantique des 
Cantiques, suivie d'un Traité de Vinvocation 
des Saints, avec une question, si la défenu 
de manger du sang est morale et perpétuelU 
(Saumur, 1656, in-S»; 1670, in-8*; et en latin, dans 
le 1. 1 de ses Œuvres réunies ; — Dtsputattonum 
pro divina D. N. J.-C, essentia pars tertia 
(Saumur, 1657, in-4o); — Explication typiqut 
de l'histoire de Josèphe ^Saumur, 1658, tn-8»\ 
traduction en français par le ministre Rosel d'on 
texte rédigé en laiin par La Place; — Syntagfna 
thesium theologicarum (Saumur, 1660. iii*4*; 
et avec une IV« partie, Saumur, 1664-1665, 9 vol. 
in-4«), fameux recueil donné en collaboration 
avec Cappel et,Amyrault et devenu très-raie; — 
Opéra omnia in unum corpus primum coi- 
Ucta (Franeker, 1699 el 1703. 2 vol. in-4») L« 
ouvrages, parus primitivement en français, y sont 
traduits en latin. 

R'gisfrei Un, d« VXtadémie Protettmtede Ssvimr, 
aux Archives de THélel-Dieu 4e Saumur. •- Gralfc de Sas- 
mur. — Bartbolmess. Disc» iur la m« et le earttctirejle 
/. de La Place, dam le BulleL de la Soc, du Prêt. Fr, 
1853. - Haag. fronce proteetante, t. VI, p. 109. - »*^ 



t>LA 



— 109 — 



i>LA 



d« Tkéologig, par Colam, octobre 4855. ~ Aymoo, Synodeâ 
JVC/., t II, p «0 el 750. - MMhelm, Biat, Bcclé»., édit. 
àk MtMiricht, t V, p. 384 et 446. 

Plaeelles (les), ham.. c"« de Hriolay. 
FlaeeaoïM (Laurent), mattre brodeur, An- 
gers. 1661. 
Places (lA), ham., c*« de Chaudtfondn; 

- Tîll., c"« de Juigné'S.'L,\ — ham., c"« de 
la Plaine \ — nll., c"« de te Potherit ; — h., . 
c"* de PruiUé. — En est sieur Franc. Du Van, 
écayer, mari de Ghrislophlette de St-Macaire, 
t le 12 juin 16S7 ; — donne son nom à on ruiss. 
oésor lac"* de Feneu, qui traverse U commune 
de Praillé et s'y jette dans la Mayenne ; — 
2,100 met. de eonrs ; — partie du bt»urg de St^ 
/eait-des-AfauDrets ; •« f., c"* de Thorigné. 
« Ane. domaine au zviu* s. des Carmélites 
d'Angers, vendu nai* le SI avril 1791. — En est 
siear Loaii Bourdai.s 1628, 1639; — f., c°* de 
Trimentinea; « f., c"« de Villévêgue'j — 
les Grandes, les Petites-), ff., c"« de Beau- 
priau; » (los Hautes-), c>« du Lion-cT Angers. 

PlMe»-de*Xar€é (les), f., c»«de Tiercé,— 
Od y a trouvé tout auprès de nombreux tombeaux 
de pierre coqnillière, en forme d'auge , d'autres 
e& ardoise, avec les ossements, qui paraissent 
&tra des sépultures du xiii* s. et sans doute atti- 
rées U par le voisinage des chapelles de Selaine 
etdeBiette. 

Plaeets (les), f„ c"« de St-Mathurin. — 
La Pelasailte 1586, la Plaasaye 1639 (Ët.-C). 

Plaeière (la), ham., c"* de Coutures. — En 
est sieur n. h. Simon Boscherl642; ». cl., c"« de 
Daumeray; « ham., c"« de Grez-N,-, «» cl., 
{•• do Gué-Déniau, 

Plaela (les), c"« de Verrie, 

^faeyy c«« de Maulévrier. V. St-Louis. 

Plaidiére (la), cl., c»« de i^^o^/an^8.-ïc-Z.. ; 

- (la Hante-), cl., c"» de Noyant-a -le-L. 
Plaie (la), ham., c"« d'Aviré. — I*e vill. de 

laPtllaye, —de la Play e 1740 (E513); - 
cl. c»« de Comhrée. — La Plaiae (Cass.) ; — 
donne son nom à an>mis3. né sur la commune, 
({ai s'y jette dans le ruiss. de Malaunay; — 
1,000 met. de cours. 

^ M m pm mtm — V. Paimpont, 

Plai»-€haMp9 f., c*"* de Durtal. — En est 
siev H* Mich. Berruyer 1649, 1661, Martin 
Berrycr 1701. 

Plaiae (la), canton de Vihiers (12 kil.), arr« 
de Saamnr(51 kil.); — à 58 kil. d'Angers. — 
la Plene, la parroeaae de la Plaene 1250 
eifca (FoDtev., St-Calais). — La parroeaae, de 
ia Plaene im (Ibid., La Rimonière). — Eccle- 
na porocAta£îe de Plana 1621 (G Cure). — 
Sor 00 haut plateau (189 mot.), en pente vers S. 
;- et Dollement en plaine. — 11 faut reconnaître 
iû. j'imagiue, le mot si usité encore dans le Sau- 
murou, la palaine, pour désigner les terrains 
Tides et banaux. — Entre Coron (7 kil.) au N.. 
SuUiUire (9 kil.) et St-Paul-du-B. (7 kil. 600) à 
l'£ , Somloire (4 kil. 300). Yzernay lui. 500) 

u S . Chanieloup (5 kil. 500) i l'O. 

U romo départementale do ChAtillon à Vihiers, 

Adaïuit itiffctemeot du S.-O. ail N.-E. (6 kil.) 



est croisée au sortir du bourg par le chemin 
d'intérêt commun de Somloire à Gonnord, duquel 
se détache i l'E. le chemin de St-Paul. 

Y naissent les ruiss. de l'Argent^ de la Marnaî- 
siëre et de la Pigassiére, ses affluents, de Beloup, 
de la Bosse et de Tressai Uy. 

En dépendent les vill. et ham. de la Poupar- 
drie (9 mais., 34hab ), des Gerbuissons (6 mais., 
21 hab.), de Fontenils (6 mais., 28 h.), du Puy 
(6 mais., 16 hab.), des Places (9 mais., 40 h.), 
de la Fredonniëre (10 mais., 51 hab.;, de la 
Grande-Thibaudiére (3 mais., 16 hab.\ de la 
Petile-Thibaudière (3 mais., 15 hab), des Hé- 
nards (3 mais., 12 hab.), de l'Oisellerie (4 mais., 
12 hab.), de Binchin (13 mais., 47 h.), de Pinson 
(5 mais., 18 hab.), de la Fontenelle (3 mais., 
8 hab.), de la Bonsselière (6 mais., 19 hab.), de 
la Guillaudrie (4 mais., 13 hab.) et 58 fermes ou 
écarts dont une quinzaine de 2 maisons. 

Superficie : 2,216 hect., dont 293 en bois, 
52 hect. dépendant de la forêt de Vézins, 230 en 
prés, 171 en landes ou pâtis. — Nulle vigne. 

Assemblée le 3* dimanche de juillet, où se 
règle le cours des avoinos dans le pays. 

Commerce de blé — et de bois. 

Perception de Coron. -— Bureau de poste de 
Vihiers. 

Mairie, acquise par acte du 20 janvier 1840, 
avec Ecole communale laïque de garçons et 
Ecole communale de filles (Sœurs de la Salle^. 

— Des fenêtres on aperçoit le clocher de fires- 
soire (32 kil ). 

Population : M feux, 960 hab en 1720-1726. 

— i,i90 hab. en 1790. — i,03!t hab. en 1831. 
•- 1,000 hab. en 1841. —i,07f hab. en 1851. — 
i,iii hab. en 1861. — iM4 hab. en 1868. — 
i,i20 hab. en 1872, dont 416 au bourg (94 mais., 
121 mén.), placé au centre des routes, à l'extré- 
mité du plateau, — en développement constant 
depuis 30 ans. 

L'Eglise, dédiée à St Gervais et St Protais 
(succursale, 26 décembre 1804), a été complète- 
ment reconstruite en 1820-1821. Le mobiliOL et 
les autels sont de la façon de l'Ecole des Arts et 
Métiers d'Angers. Un double demi-cercle de deux 
rangA de stalles en bois remplit la dernière tra- 
vée de la nef ; — au fond du chœur, un tableau 
do l'apparition des saints patrons à St Ambroise 
par M. de Bfenou. 

Y attieni le Preebi/tère, construit en 1812. 

A 400 mètres, au carrefour des chemins de 
Somloire et de St-Paul, s'élève une petite cAa- 
pelle dite des Michelets, fondée au xvi« s. par 
une famille de ce nom et récemment reconstruite 
en style ogival, de trois travées, avec chœur à 
pans coopés et clocheton. 

On n'a aucun renseignement sur le pays, que 
traversait tout au moins du N. au S. la voie de 
Vihiers à Maulévrier. Il est probable que l'église 
dut sa fondation, sans doute asses tardive, aux 
châtelains de Passavant, seigneurs de la paroisse 
jusqu'à la Révolution. La juridiction ou bailliage 
en avait été donnée par Barthélémy de la Haie à 
Gttill. Ou Fresne, chevalier, qui la vendit à 
l'abbaye de Foote?rau4 en IMi ponr le prieort 



PLA 



-110- 



frLA 



de U Rimoanière. — Les registres de la cnre sont 
perdus et paraissent détroits. Le titulaire était à 
U préseoiation da Doyen de Vilâers. 

Curés : Jean Quentin, 1461. — Jean Gas- 
chet, f en 1621. — Jacques Boumard, 30 avril 
1681. — Franc. Halbert, 1655. f «» ^683. — 
André Ceabron, 27 a\ril 1683, 1688. — Jean 
Château, 1733. — Besnard, 1756. 1769. — 
Huau, 1774, 1775. — Charles CaiUeau, prin- 
cipal du Collège de Baugé, élu le 22 mai 1791, 
qui refuse. — Bouillaud, vicaire «l'Andard, élu 
le 2 octobre 1791. 

La paroisM dépendait du diocèse de Poitiers 
jusqu'en 1317, dft MaiUezais jusqu'en 1648, de 
la Rochelle jusqu'à la Révolution, du Doyenné 
de Vihiers, de l'Election et des Aides de Mon- 
treuil'Bellay, du Grenier à sel de Cholet, du 
District en 1788 de Cholet. en 1790 de Vihiers. 

— Sur ce sol ingrat, délaissé pour un tiers an 
moins en friche, la plupart des habitants vivaient 
du tissage de Cholet, un grand nombre se répan- 
dant l'hiver aui alentours pour mendier, faute de 
trouver du secours dans le pays; — en temps de 
bonne récolte, on y envoyait seulement les enfants. 

Aucun des prêtres assermentés ne vint s'y 
installer; par suite, « une foule prodigieuse 
« d'aiistocrales » affluaient à la messe du curé, 
assaillant le maire patriote de menaces et d'in- 
jures (octobre 1791). 11 se plaint môme que la 
population hostile se fasse porter en masse c par 
« malice et politique » sur les contrôles de la 
garde nationale, aûu d*avoir des armes. La guerre 
y recruta de nombreux soldats et dès les premiers 
jours d'avril 1793 y passait, saccageant à plu-^ 
sieurs reprises le bourg complètement incendié. 
~ Encore en 1872 on le signalait comme refuge 
des derniers sectaires de la Petite-Eglise, fidèle 
aux traditions antérieures an Concordat. 

Maire8 .* Jean Mairand. 1791. — Franc. -L. 
Fradin, 30 fructidor an Vlii. — Franc. Proust, 
29 juin 1814. — Fr.-L. Fradin, 7 avril 1815 — 
P. Proust, 12 juillet 1815. — Franc. Hilaire, 
15 novembre 1830. — René Chiron, 21 novembre 
1837. -^ Augn.>te Hilaire, 2t> août 1848, dé- 
missionnaire en 1854. — René Chiron, nommé 
le 16 août 1854, installé le 24. — Louis Jamin, 
1861. ^ Aug.-Espril Hilaire, 1864, f le 19 oc- 
tobre 1876. — Louis Chabeauté, 8 octobre 1876. 

Arch. d« M.-et-L. C 198; H Fonlerr., la Bimoniére. 

— Pow les locaUlés, voir la himomirt, la Cradurmière, 

Plaine (la), cl., c»« de Bicon; — f., c"« 
de la Uohallt, — Appartenait en 1661 à Joa- 
chim de Chénedé. conseiller au Pré^dial, eu 1701 
à M"* de Chénedé, et des 1716 a rHô|>iUl général 
d'Angers, sur qui elle est vendue le 7 brumaire 
au 111 ; •■ cl., c»« de lirossay ; — h., c"» de 
Durtal; — m*« ft f., c"« d'Jb'cou/tant; — f , 
€■• ûe Fougère — Lociis qui dicitur Plana i3u8 
(Chalocbé, IV, 9). — Domaine d'uhe chapellenie, 
vendu nat« le 25 février 1791 ; * bam., c°< de 
Maxé. — La Pleigne 1616 (El -C.). — Ane. 
maison noble, dont est sieur n. h. Jean Delacroix^ 
écnyer du roi, 1578, 1596, Pierre Delacroix 1609, 
m«ri de Catherine Le Royer, inhumé le 7 février 
)097 daiM le ebœar de la chapelle de Sobs doot 



il est dit fondateur ; — leur fille épouse à Sobs 
Philippe de Tanton le 13 septembre 1655; - f.. 
c"* de Rablay, 

Plaine (La), chat, c-* de Trélazé ^ LaP.it 
Ballée xv-xvtii* s. (Lesviére et St-Jean-B.). —Ane. 
domaine avec maison de malirn, app*, par acqoèl 
du 1«' septembre 1586 âur Pierre de Piiiicé, à 
franc, de la Coussaic, — à n. h. Jean Quelin 1610, 
1617, avocat et banquier, Angers, — échu par h- 
citation à Hector de Chaveiiier le 10 janvier 1631. 
— a Jean Chudeau, par béiilage de sa mère Mi- 
chelle Lyon. 1678; — à Bory, conseiller an Parle- 
ment de Paris, 1750, — el par acquêt à Renée- 
Anne Maugin de Lingrée, veuve de Gilles-Reao 
Lépagneul de Rillé, qui vend le 3 septembre 1173 
c la terre de la PI. située sur les plaines, paroisse 
c de St-Léonard >, consistant en une belle grvitle 
maison, cours, jardins, closerie dans l'euclu», eie., 
à d*^ Uadeleine-Catherine Pihery, dame do Ros- 
seau (E 58). Quelques jours plus tard s'y célébrait 
dans la chapelle le mariage de Jacques Pays de 
Rosseau avec Geneviève Grand homme de Gist;tt\, 
28 septembre 1773. — Elle appardeut aujoord'boj 
à M. Ernest de Villoutreys, qui a affermé a U- 
vèque d'Angers, pour l'installation d'un orphe- 
iinat agricole ^septembre 187i) le château, idù 
a mi-côie et restauré à neuf, avec vaste poiaferft 
parc de li hectares, dont l'enclos compre^td U 
hante tour de Rosseau, V. ce r^ot. De Vélabiiis^ 
ment nouveau, qui compte en 1876 56 eolaais 
pensionnaires, dépend comme annexe depuis 1875 
le beau domaine de Pouillé, V. ce mot 

Plaine (la), m'», c»« des yercAcr«;-h.,c« 
de Vernantes.— En est sieur René Groleau 1664. 

Plalnerale (la), f., c"« de Loire; » f.. c' 
de Vem, 

Plaines (le<), vill., c"« de la Ménitré;" 
vill., c°* de Trélazé, — Une closerie du dooi y 
formait le temporel d'une chapelle desservie cd Si- 
Maunlle d'Angen», et fut vendue nai^ le 13 sep- 
tembre 1791. ~ U en dépendait une perriere duni 
le roc était exploité pour tuteurs de vigues; « 
cl., c''* de V tr liantes \ « (les Dasacs-), bam-. 
c»« de Trélazé; — (les Grandes-), viU., c»« dei 
PontS'dd'Cé. — Les Gr.-Pl. aluis la Plaint- 
l'Eoéque 1649 (Cousif de Sl-Alman).— Vis a-vU 
aboutissait le grand passage de l'Ile des Aireaaiel 
tout aupréi, eu avant, dans le Louet, un nioBlifl- 

Plaineirie (la Grande, la Petite-), ff., Cde 
la Pouèze. 

Plaln^Pays (le Haut, le Bas-), ff-. «"• de 
JLouuamea. — Plein-Pied (Cass.). 

Plalnv (les), f., c"« du Louroux-Béc, — &> 
est sieur Urbain de la Lande 1611, Pbil* <ic '* 
Luiiue, chevalier, 1686. 

Plali-le (U), f., c"« de la Cornuaille. -X^ 
Pelayerie 1573 (E 3875). — La PeUairu 
151M (Et.-C). — Ane. logis avec tours et fu»^^« 
dont eat sieur u. h. Jean Rou\eUe 1573, u ii* 
Franc, de Ruuxellé 1790 qui y réside, Louii 
Duboys lt>37, 1669, mari de karie de îi^i^^}' 
Louts-Mic. Dubob, prôtre, f le 19 mars 1690. S» 
sœur Madeleine avait épousé à Faveraie le 4 0*i 
1683 Fr. Prévost, sieur de fiouaeteaux. 

Plaisance^ m<»°p c''^' d'Angtrê lY.-O.; - f' 



PU 



— m — 



pLA 



^à'Angtft N.-O. ; — f., c»« d'JBcott/lant ; — 
r, c"« de /allais : — f., c"« de Losse; » f.» 
€■• de MazitTtB ; — f., c"« de ilfouh'/ieme ; — 
€■* de la PoMonnière — Ltts maiBons, jar- 
dins, vignes appelles PI. au vill. de Laleu 
\W1 (H St-Serge); — f.. c"« de Ste-Gemmes- 
•.-!•.; — m»» b. etf., c»« de St-Georgcs-s.-L.; 
■> m«" b., €«• de Vii/ebemier, avec bauU toits 
mansardés xvii* s., appart. en 1790 à rémigrô 
Pillenalt, capitaine trésorier de la compagnie 
des carabiniers de Saunaur, doiiC les Arch. de 
M.-et-L. possèdent les papiers et la corre^pon- 
daoce intime. — > Vendue nat* le 19 thermidor 
aolV. 

PlaiMBelère (la), f., c"* de Coasé. 

PlalMsle (la), f., C* de St-Macaire-en-M» 

Pialair (le), f., c"* de Vergonnes. 

PlaBCluiaerie (la), f., C* du Fief-Sauvin; 

— donne parfois soo nom an ruiss. de la PaiU 
lerie. 

Plaaehe (la), nom du miss, de Montayer\ 

- raiss. né sur la €"• de St-André-de-la-M., 
eoire les Noues et la Bouliuiére, qui passe au 
boarg de Sl-Aiidrô, laisse à 10. l'Orberie et le 
Vivier, à TE. ta Ciilletiôre et prend le nom de 
nki, de Chasselas, dans la partie inférieure de 
Ma eoon, avant de se jeter dans le Laça; — 
3,100 met. do cours; « bam., C** de Bécon; — 
cl,e««de Bocé. — La Planche^au-F ourler 
1471, domaine à celle date du chanoine Yves 
fwsneau; ■■ f. et cl., c»» du Bourg-d^Iré; — 
t., e** de Cantenay-Ep., vendue nal' le 17 ger- 
miualao II; — f., c»» de CkambeUay \ — f., 
t- de Chanteussé ; ■■ ham , c"* de Charcé ; 
-f., cm de Chatelais. — La PL Notre- 
Dame 1774, 17«8 (Kl.-C.) ; — f., c«« de la 
Chaussairc; — f., c"* de Combrée\ — ham., 
c"* de Cessé; « mo", dans le bourg d*£cui7lé, 
près d'une source feirugineuse, dont l'eau forme 
BJi Uvoir; — ham , c»« d\Btric/ié; — f , C» de 
/'>et9ne'; « cl., dans le bouk-g de Gêné, appart. 
iiaei]. Théard 1610; « f., c"* de HullU; -• 
B* et f., c»* di'Ingrandes; — cl., c" de 
Uzigni. — fia est sieur Hector Pannetier 1573, 
1«I3; - f., c»« de Marans; — f., c»« de 
Afoié; » f., €■• de Montjean ; ■■ ham., c"» de 
More; — f., c»« do Neuvyi — f., c"« de 
Pouancé, donoée vers 1815 par les époux Pou- 
^ À la fabrique , qui l'a aliénée le 10 mars 
IWO; «• ham., c"« des ilosters; — ham., c"* 
de St-Maeaire-dU'BoiB. 

PlMeke (U), f.. c" de StSilvin. — Plan- 
e*a Aloler li2S (Louroux, ch. or). — Afane- 
i^m abbatis et conventus de Oratorio, quod 
weotttr eulgarittr Plancha li9:2 (G 7, f. 33). 
-* Auc. m^ uobie appart. encore en 1454 àTaL- 
ba;e du Louroux. — En est sieur Simon de 
Lespau 1480, Allai» Legay 1510, sa veuve, GuiU 
»lffiitie Barraalt, 15J4, J.^. Lanier de Ste- 
^QiBfê, par sa femme Renée Grimaudet, 1615, 
1^- Chauvel do la Boulaie 1685, 17UU, Iguace- 
^' de la B., qui j meurt Agé de 65 ans le 31 dé- 
MBbre 1708, Louis Chaavel de Souvigné, anc. 
^piiûfie au régimeol d'Aquitaioe^infanterie, qui 
7 neart. Age de 66 ans, le 13 février 1775. Marie- 



Math, de Moncelet, veuve d'Ignace Chauvel de la 
Boulaie, vend le 14 avril 1784 à Jacq.-Thomas 
de Jonchères la maison de la PI., avec chapelle, 
très-grande cour d'entrée, parterre, orangerie, 
vastes jardins, terrasses, pièces d'eau, triple 
avenue, la métairie de la Satie et la closerie de 
Villeneuve. — La chapelle s'élevait dans la cour, 
et l'on voit s'y marier l'imprimeur 01. Stricq, 
d'Angers, le 7 septembre 1717. Elle fut recons- 
truite et bénite le 20 octobre 1760 et sert encore 
auj. d'étable, la porte surmontée d'une croix. A 
di:}t«ince l'anc. logis du xviu* s. montre seb murs 
arrasés vers 1830 à un mèlre au-dessus du soL 

Plaiiehe (la), cl., c"* de Tiercé; — f., c"* 
de Vaulandry, 

Plaoehe (la Grande-), f.. c"« d'Aurîffé. — 
Anc. domaine avec logis noble, acquis le t22 avril 
1656 de Laurent Augeard par n. h. David Goi- 
rand, valet de chambre du duc d'Anjou ; — Frau- 
coise Goirand, sa fille, épousa Michel- Valentin 
Poirier d'Orbigny, président au contremesurage 
des seU de la Pointe. — Il y fut ouvert en 1817 
une carrière d'ardoise, qui travaillait encore en 
1818, mais qui ne dura pas; a. f., c"* de Bocé; 
- (la Peiîifl-), f., c" d'Aori//é. 

PImnehe-aux-Anes (la), prés, c"* d'fcou- 
flant, où existait au xvm* s. un port &ur la 
vieille Sarthe, dit le Port aux-Aues. V. le ceusif 
et les plans de Briolay 1760. 

Planehe-mnx-Geiiets (la), anc. arche de 
pierre, c"« de Bouchemainet sur le ruiss. da 
Boulet, entre Villeprouvée et la Hinguëre. 

Pianehe-BmtlUer [[»), ham.. c"« de Majré, 
près la ChauBiée-au-Bariller 1540. 

Plaoehe-Bély (la), f., c"« de St-CUment- 
de-la-PL — Planchebélie 1693 (Et.-C.). 

Planehe-BraBi^r (la), rui:is. né sur la c»« 
de la Renaudière, pren le vill. de Fortu nette, 
prend d'abord le nom du ruiss. de la braudiëre, 
puis celui des Marais, passe au Pontonnet, tra- 
versait l'étang du Plessis-Brard aujourd'hui des- 
séché, passe à la Planche-des-Marais, sous le 
pont de la cure au S. du bourg, puis à la 
Planche-Branger, dont il garde le nom jusqu'à 
son confluent dans la Sanguèze, au-dessous de 
la Planche-de-la-Grenonnière, traversant par le 
centre la c"« de Tilliers de l*E. à l'O., sur 
4.800 met. de longueur, et forme limite avec Si- 
Germain et Geste sur 960 met.; longueur totale, 
6,500 mètres. 

Plauehe-ClimairlB (la), ruiss. né sur la e"* 
de la Potherie, qui s'y jette dans le ruiss. de U 
Martiuaie; — 1,60<) met. de cours. 

Plmnche-d'Andard (la), f., c"« A'Andard^ 
anc. domaine de la cure, vendu nai* le 17 ven- 
tôse an U ; — donne sou nom à un ruiss. né sur 
la c°* de Brain, qui traverse celle d'Andard et 
s'y jette dans l'Auihion ; — 4,!200 met. de cours. 

Plane he*de-r Armée (la), pont, C* du Afay . 

Plmnelie-de«llozé (la), nom du ruiss. da 
Roliet 

Planehe de Rnillé {Jean- Guillaume de 
la), né vers 1735. d'une famille do Bretagne, éta- 
blie en Anjou dés le ziv« s. et dont Técusson 
fl^re dans la salle des Croisades, s^était retiré^ 



Phk 



— ni - 



PLA 



après quelques années de service comme officier 
an Royal-infanlerie, et vivait au moment de la 
Révolulioo soit à Angers, dans son hôtel de la 
place des Halles, soit dans ses terres de Rnillé 
près CbAteaugontier on du Plessis-Bonrré, avec 
sa femme Anne-Marie de Becdelièvre et ses si\ 
enfants. Son immense fortune lui créait une 
situation qui le désirait aux premiers suffrages. 
Membre de l'Assemblée de la Noblesse, il fut des 
12 commissaires choisis pour la rédaction du cahier 
de Tordre, et le 2 avril 1789 en fut élu le second 
député, par 231 suffrages sur 454 volants, à l'As- 
semblée nationale. Il représentait Topinion con- 
ciliante de celte partie de la noblesse, peu portée 
peut-être aux réformes mais qui en sentait la 
nécessité et les acceptait loyalement, même après 
les avoir combattues. Attaché au comité des 
finances, il vota contre l'aliénation des biens du 
clergé, contre la création des assignats, pour le 
maintien d'une religion d'Etat, contre l'abolition 
de la noblesse, protesta publiquement contre « la 
« destruction de l'andenne constitution » (31 mars 
1791),^ mais se refusa à émigrer et revint en Anjou 
en novembre 1792. Il résidait à Angers, quand 
on apprit l'approche de l'armée vendéenne, mat- 
tresse de Saurour. Dès le 12 juin 1793, les auto- 
rités avaient évacué la ville, les désordres se 
montraient déjà ; ('angoisse publique allait crois- 
sant. Dès le 13 au malin, sur la réquisition éciite 
de 150 citoyens, la commune s'assembla pour 
prendre des mesures de sûreté, et par acclama- 
tion de Ruillé fut nommé maire d'une municipa- 
lité provisoire, que par respect pour la munici- 
palité absente mais dont les pouvoirs restaient 
reconnus, on désigna du nom de Comité. Il monta 
sur l'estrade, recueillit et livra aux suffrages les 
noms des 14 membres que lui désignait la voix 
populaire. Dix jours seulement après cette scène 
Tennemi occupait Angers en pleine réaction. Le 
nouveau maire, entouré de notables citoyens, 
était allé à sa rencontre sur la route lui présen- 
ter les clés de la ville, tout en la recommandant à 
sa clémence. Bientôt, grâce à l'ascendant personnel 
que lui accordait la confiance des deux partis, il 
parvint à maintenir l'ordre public, à sauver les 
approvisionnements de la ville, à dissuader enfin 
les chefs vendéens d'emmener avec eux 100 otages 
dont ils avaient la liste, chaque jour accrue de 
nouveaux noms. Dés le ii5 juin il avait fallu 
constituer un Conseil provisoire dont il s*éiait 
trouvé de nouveau le président; mais les 40 habi- 
tants, convoqués poor l'assister, n'avaient paru 
que pour s'y refuser, et l'on s'était entendu pour 
ne remplir aucune fonction. -- A la rentrée en 
ville des autorités républicaines, de Ruillé fut 
arrêté comme complice des rebelles, — et le 
16 juillet, traduit devant la Commission militaire. 
Il rendit compte de sa conduite et de celle de ses 
collègues, — et « s'il vous restait quelque doute, 
c ~ disaiMl dans son mémoire, — écoutez les 
« témoignages de satisfaction et de reconnaissance 
c que le peuple nous prodigue ». En effet la 
ville entière protesuit pour sa modération et la 
lojaolé, et aux patriotes les plus éprouvés d'Ao- 
fon se joifutit U toIx de la mnoieipaUté de canh 



pagne, qui réclamait sa délivrance en rappcitst 
ses bons conseils et ses bons exemples. Le tri- 
bunal ordonna sa liberté provisoire. De Ruillé, 
sollicité en vain de quitter la France, se conteots 
de se retirer au Plessis-Bourré. Mais dès lespre* 
miers jours de novembre, et malgré les protesu- 
lions du Conseil municipal qui le réclame encore 
t aux acclamations de toute la commune a.ilyeM 
arrêté avec toute sa famille et conduit an chàleao 
d'Angers, puis sur le premier bruit assaré ds 
retour des Vendéens, transféré dans les cavei de 
Doué, de là à Saumur, enfin, après la levée da<iég9, 
ramené malade et épuisé à Angers. Il cotnpani 
de nouveau le 13 nivôse an II (2 janvier VtH) 
devant la Commission militaire, qui cette fois ne | 
l'épargna pas et le même jour l'envoya an mp- \ 
plice. — Un très- beau portrait du comte de 
Raillé est conservé par sa famille. 

Arch. da M.-eUL. Série L.^Be»ved^ Anjou. i9R,ll 
p. 216 — et t809. p. lit. — Blordi«^L., Amger$tiU Dé- 
partement, 1. 1, p. 306. 

Planehe-d*llerTaax (la), f., c»* de Aforf 

Planehe-CIodeaa (la), f., c"« d'AUonnet. 

Plaaehe«Oriot (la), mo« b., c"« de 2a 5fei* 
gnanne. 

Planehe-Pélerin (la), m»" b., c"« d'^cov- 
flanU 

Planehe-Péireaa (la), f., c"« de Drain. 

Plaoehe-Piaa (la), vill., c"« de StSUvh. 

— Planchepiau 1189 (Cartul. du Perray. f.i) 

— JLa Planchepeau (Cass.). •— Ane. domiioe 
de l'abb. du Perray-aux-Nonnains arrenté dès la 
liii* s., — à Jean de Pincé en 131tf, à Geoffroy 
de Courcelle en 1353, à Nie. Gohard en 1537, à 
Marie Bodin, veuve Marin d'Ahuillé, en 1564. 
remariée en 1566 à Jean Meignan, sur qui il «( 
adjngé judiciairement le 9 juillet 1584 à Frao€oi«« 
de la Noue, veuve Th. de la Porte; — acquis de 
Joseph Lemasson par Luc Gonrgeanlt le 11 fé- 
vrier 1612. 

Planelie-Prineé (la), f., c"« de Longue. 

Plascher (le Haut-), f., c"« de Briolay. 

Piaii€he*Ronfle (la), miss, né sur la c"* de 
la Potherie, s'y jette dans le miss, de la Marti- 
naie ; — 3,S0O met. de cours. 

Planeher (D. Urbain), est né à Cheno 
(Sarthe) et non à Chênehutte, comme le préten- 
dent les livres angevins. 

Planeliers (lesHauts-\cL, c"« de Tiercé, 

Planehefl (les), ham., c"« de Beaulieu,^ 
Les moulin det PL 1753 ; — donne son oom i 
un miss, qui naît près les Blouioes eC se jette dai» 
le Layon; — 1,100 met. de cours ; « f , c"* de 
O^con ; «- vill. à 600 mot. et formant fauboorf 
de la ville de Chemillé;^ f., c"*de la Lande- 
Chasle; « f , c<>* de St- Georges^ du^Puy -de- 
la-G. ; = ham , c"» de VemoiL 

naadMa-IUupon (les), f., c^ de St-Phil* 
bert'du'P, — Les PL de Baron 1623 (Til. 
d'Avoir). -^ La PL des Barons (Bt.-M ). — 
La grande PL des B, (Ca9s«). — Au point oé 
la voie de Longue traverse un affluent du Lathan. 

Plaaehes«de4Sée (les), h., e" de Beaufort 

PUuiehM-dei«SoBTeM«C» (les), cl., e^ éi 
Longue (Cass.), 



PU 



— 113 — 



PLA 



Pluiehea-Balbevt Qes), ham., e°« de Vau- 

chrétien, 

Plaaehetle (la), ruiss. né sur la c>« da 
Bml, s'y jotte dans le Lathan ; — 1,075 met. de 
coars : — nia. né sor ta c"« de Briaaarthef s'y 
jette dans la Sarthe; — 4,000 de cours; — f., 
CM do St'Laurent'durM.; = vill., c»« de 
Segré. — Aoc. fief et seigneurie avec manoir 
Doble, TiS'à-vis le pont qui conduit à St-Aubin- 
da-PavoiL On y a trouvé vers 1830 un certain 
nombre de eercaeils en pierre sans aocane ins- 
cription. U est de tradition dans le pays que les 
protestants y eurent un proche an xvi* s. — La 
terre appartenait en 1739 à Richer, président du 
tiibonal de la Flèche, qui fit don des trente plue 
beau ehèoes de son domaine pour la charpente 
de la nef et du clocher de St-Anbindu-Pavoil ; « 
donne son nom au ruiss. né sur la c"*, qui s'y 
jette dans l'Ondon, à 960 met. de sa source ; « 
f., c»« de Vem; — t., c»« de Véxins; — (la 
Basse-), vill., c»« de Brissarthe ; — (la Grande-), 
f., €»• de Fontaine^. — Le lieu de la Gr. 
PI composé de pluneurs corps de logis, 
granges, jardins, qui composent deux do- 
séries 1715. — App* à messire Pierre Jarry 1679, 
Pierre Gaérin, mari de Marguerite Emery, 1715, 

- et par héritage à N. Boisard 1720; — (les Pe- 
ùtes-), f., c»« de Fontaine-Guérin, 

Flttche-Téron (la), f., c°« de Noellet 

Fiaaerle (la), f., e"« de Daumeray. 

FbMMBBlére (la), f., c»« d'Aviré; ^ f., 
«•• de 2a Perrière ; — f., c"» du Lion-d'Ang. 

PUmte(la), cl., c»« A'Aviré; — cl., c»« de 
Sl-Afarttn-dix-Bots. 

PlaBtéeOa). f., c»«de VUlebemier. 

PlanterMc, ham., c*« de Cheffes. —En est 
siear Gaspard Trioche 1631-1651. 

PbuilM(les}, f., c« A*Andard\ — f., c" 
^ Angers N.-O.; — cl., c»« de Bauné; — cl., 
c"*deCuon; — cl., c»« de Durtal — En est 
sworn. h. Charles Lefebvre 1617; — f., c"« de 
^ Ffme-de'Tigné. — En est sieur René Bar- 
imtao, consul des marchands d'Angers, 1670; «• 
bam.. c«M de Fougère \ — f., c"« du Plessis- 
Gramm.; — f., c«« de St-Martin-d'A., avec 
pépinière; « f., c"« de Si-Pierre-Maul. \ — 
ham., €■• de Sarrigné, 

Plaatls (le), ham., c»« A'Andrézé; — f., c»« 
^tBeaupréau; — f., c»« de Cholet (Cass.); 

- f., e"» de Coron ; — cl., c"« de Drain. — 
Eo est aeur Jean Grasiin 1666; — f., c»« 
d'fcttiIZé, à Pentrée du bourg ; — m^^, c"* de 
JaUais; - f., c»« de Lire; — m»", dans la 
ville de Montreuil-Bellay, devant l'ancienne 
eoie Notre-Bame et qui formait le principal 
i^bergemeut d'un lîef dépendant an xvi« s. du 
Cbapitre du château. Il devait son nom à Pierre 
da Plaotis, chevalier, qui le tenait par sa femme 
de iousieUn d'Aubigné et de Jean Malart. En est 
siiur au xvu« s. Pierre Guilière, maître chirur- 
P«», 7 le j septembre 1699, Jean Bourgeois, f le 
U(énierl761. 

PUBlls(le), f.,e»«de laRenaudière, à l'extré- 
BtU N. du lemioire, pris le bois de la NoziUerie. 
«^ ksc. bouTg, disparu seulement depuis le xvii* s. , 

m 



avec église paroissiale de Notre-Dame, Ap^&H. 
au XII* s. à l'abbaye St-Jouin de Marne, à qui 
une bulle d'Alexandre III la confirme en 1169 : 
Ecclesiam de Planteil (Gartul. de St-Jouin, 
p. 40). — La paroisse fut supprimée, croit-on, 
vers 1420 et réunie comme simple fillette à celle 
de la Renaudiére. -^ On continua d'y célébrer 
des mariages et des inhumations jusqu'en 1789. 
Le curé même de la Renaudiére restait obligé 
envers le seigneur de Geste d'y venir dire la 
messe aux quatre grandes fêtes de l'année. Le 
seigneur de la Théviniére présentait à la cure.— 
La paroisse, de forme presque circulaire, entre 
St-Germain, Geste et Yilledieu, se rattachait à la 
Renaudiére par une étroite bande de terrain vers 
le Chêne- au-Loup, comprenant auj. 15 lieux 
habités (23 mais.), sur la voie antique du May à 
Nantes par Tilliers. L'église s'élevait dans le pré, 
à l'E. de la ferme, sur 7 à 8 met. de largeur, 
avec un cimetière, où reste encore une pierre de 
granit. Dans les murs de la ferme même, en 
partie reconstruite, apparaissent des débris d'une 
table d'autel, formant des linteaux de porte; 
dans un toit, un bénitier carré en granit ; sous 
un hangar, des fragments de croix en syénite 
rose à fût rond. 

Plantis (le), ham., c»« de Ste-Christine. 
~ Planteiz 1265. — Plantaiix 1291 (2* Gart. 
St-Serge). — Planteys 1294 (E 1047). ^ Ane. 
fief et seigneurie, relevant du château d'Angers et 
dont dépendait la seigneurie de la paroisse. Elle 
appart. au moins jusqu'au milieu du xvi* s. à une 
famille noble du nom, dont l'héritière Renée du 
Plantis l'apporte à Christophe de Sanzay, 1599. 
René de Sanzay en prend encore le titre en 
1637. Dès 1638 Louis Boylesve en rend aven. 
Etant lieutenant général d'Anjou, il obtint en 
1643 du prieur des Cordeliers d'Angers, pour sa 
chapelle seigneuriale de St-Sébastien, une partie 
d'un os du saint patron. — Jacques Boylesve 
aussi rend aveu en 1691 pour « son chAteau et 
« maison forte, forteresse, ponts-levis, douves et 
« fossés, prison, machecoulis », avec moulin et 
four banaux, justice patibulaire à trois piliers 
et droit de faire tenir marchés tous les samedis, 
et 4 foires aux fêtes de St-Marc, Sl^Bamabé, Si" 
Laurent et St*Luc. La terre, titrée de châtellenie 
depuis au moins le xv* s., fut acquise le 31 jan<> 
vier 1737 de Jos.-Franç.-Marie Boylesve par 
Jules Constantin, prévôt général de Touraine, 
Maine et Anjou, mari de Victoire-Marie de Crespy , 
et est advenue par héritage aux Contades. Le 
chAteau vient d'être rebâti (1870-1871) sous la 
direction de l'architecte Roques. Dans les servi- 
tudes antiques xv* s., dépendant de la métairioi 
la cuisine conserve une magniQque cheminée en 
grizon, chargée de deux énormes têtes plates. — > 
Trois larges avenues s'y concentrent en une vaste 
chAtaîgneraie plantée en quinconce (E 1047-1069 
et 1441). 

Planlifl (le), f., c"* de St-Laurent-des-A.; «» 
f., c»« de Trémentines; — (le Bas-), cl., c"« 
ù^Andrétéf auprès d'un moulin. V. la Croix* 
du-Pl 

Ptomlère (la), t, t^* de Changeaux, 

S 



Ple 



— 114 — 



PLE 



l^lassard (la Grand, le Petit-), f.. c"« de 
Trémentiruê.^ On y a recaeilli plaaiears celtœ. 

Plat*Doré (le), t., c"« de St-Quentin-îès-B, 

^Mmiem. — V. St-Martin-dt-la-Plact. 

Plateau, f., c»« de MontreuiUBelfroy, — 
Vinta antt Platel 1222 Ha Haie-aai-B.-H.) — 
~ En est sieur Pierre Laurent de BourjoUy, mari 
de Perrine Deschamps, 1676, f lo ^^ ^^^^ iGSH, 
messire Anselme Loiseau de Mauny, échevin 
d'Angers, mari de Jeanne de Prince, 1731, Jean 
Flenriot, f le 17 janvier 1741 ; — (le Petit-), f., 
C** d*Avrillé. — Ane. logis noble dont est sieur 
n. h. Jean Fleuriot 1602; — f., c»« d^Epieda. 

Flate-Boorse, f., c"« de Querré. 

Plaodiéres (les), vilL, c"* de Beaufort; — 
bam., c"« de la Juhaudière. — Les Blaude- 
rieê (Cad.) ; — donne son nom à un ruisselet né 
ao S. qui coule de TO. à l'E. et se perd dans une 
mare ; — f., c»* de St-Hilaire-du-Bois. 

Plaodlalére (la), cl., c"*de Pontigné, 

Plandrle (la), f., c"« de Maxières, 

Plannlére (la), f., c*"' à*Yzemay. 

BimniMe (la), — y. la Floutrie. 

PlAsiére (la), ham., c"« de Chemillé. 

Pleao» f., c"* de Joué-Et -^ Pleaux 
(Cass.). — Peleau (Raimb.). 

Pleiére (la), f., c>« de Méon. 

Plesse (la), cl., c"* d'Anyera,. dans Tanc. 
paroisse St-Samson, domaine de la chapelle de 
la Brisepotière, desservie en St-Maurice d*Angers. 

Plesse (la), chat., c"« û*AvrilU. — La 
Plesse Piédouault zv-xviii* s. — La Pleaae- 
Chalopin xvii« s. — X.a Plesne ((^ass.). -^ La 
Place (Et.*ll.). — Ane. fief et seigneurie rele- 
vant de la Saulaie, dont est sieur Jean de Pié- 
douault, écuyer, 1445, n. h. Pierre de Gores dit 
Piédouault, « varlel tranchant de la reyne et de 
« madame Renée, fille de France » 1616, Charles 
de Piédouault, ce varlet tranchant de la reyne », 
1535, 1540, qui a pour principal héritier n. h. 
François de la Musse, sieur d'Aubigné, 1545, 
1555,— René Chalopin, sieur d'Aubigné, 1587, f le 

4 janrierl604,— Raoul Chalopin, président en la 
cour des monnaies de Paris, 1636, 1656, qui rend 
aven pour « sa maison seigneuriale, corps^de- 
c logis, chapelle, boulangerie, granges, etc., fer- 
« mei de douves et foussez avec ponts le vis et 
« quatre tours aux quatre coings dudit enclos », 
fuie, futaies, garenne au dehors (E 1441) ; — Louis 
de Carrières, mari d'Antoinette Chalopin, 1665, 
veuve en 1678, — et par acquêt la famille 
Boguais. — 11 y a été trouvé en juillet 1827, dans 
un vieux coffre, une quinzaine de pierres de 
Florence on ruiniformes, plusieurs soucoupes en 
émail, un portrait de Jacques II d'Angleterre, et 
une lettre en italien adressée an pape. On y 
signale dans le voisinage une grotte, creusée 
dans le roc schisteui, à 3 mètres en terre, de 

5 met. de profondeur^ 1 met. 70 de hauteur, l'en- 
trée rétrécie par deux piliers 

PleMc (\k), f., c— de la Chapelle'»,'0 ; ■• 
t., e«« de Chasé'ê.'A. ; ■• f., c"« d*Ecouflant, 
domaine dn Perray, vendue nat* le 7 avril 1791, 
avec jardin attenant an grand étang de l'abbaye ; 
M f., c*** de FonMni-M, — Aoe. maison 



noble avec parterre, terrasie, vergers, atrennfl de 
noyers conduisant à des futaies et taillis et dont 
dépendaient an xviii* s. nne métairie et 7 close- 
ries; -^ aujourd'hui aux trois quarts détraite; 

— ham., c»« de Pruillé. — PUasa, — Pîexa 
1134-1150 (2« Cartnl. St-Serge, p. 242 et 277); 
-■ f., C^ de Querré. 

Plesse (la), chat., c"* de St-CUment-de- 
la-PL — La Pleaae'Clérembault xv-xviii« s. 
« Ancien fief et seigneurie avec manoir noble et 
chapelle de St-Gillos et St-Antoine, relevant do 
Plessis-Hacé et appart. dès lexiv* s. i la famille 
Clérembault, de qui elle passa à Guy, marquis 
de Laval, chevalier, conseiller d'Etat et privé, 
premier chambellan du duc d'Orléans, par son 
mariage avec Jacqueline Clérembault, IJÛSO, ^ à 
la famille Grandet, dés les premières années du 
XVII* s. ; — en 1759 à Michel Ollivier, échevin 
perpétuel d'Angers, — Jos. Olivier, correcteur en 
la Chambre des Comptes de Bretagne, 1771. — 
Les titres font confusion parfois de cette terre 
avec celle de la PI. -Piédouault en Avrillé. 

Plesse-MArlet ^la),cl.,cB«de Vérins (Cass.). 

Plesses (les;, ham., c°* d'E triché. 

Plessiére (la), f., c"' de la Pommeraie, — 
La Précière (Cass.). 

Plesslnaas (le), ham., c«« de St-Georgeê' 
a.'L. — Le Plesaia Maase (Et. -M.). 

Plessis (le), ruiss. né sur la c"* de Nyoi- 
seau, s'y jette dans l'Araise; -^ 2,250 met. de 
cours ; •• ruiss. né sur la c"* de fiourgneuf , 
par 3 sources, au N. du Plessis-Marais, coule du 
S. au N. et se jette à son entrée sur la Pomme- 
raie , dans le ruiss. de la Brissonnière ; — 
1 ,000 met. de cours ; « ruiss. né sur la c"* de 
Tiercé^ traverse la c"* d'Etriché, s'y jette dans 
la Sarlhe; — 9,200 met. de cours; « ham.. c"* 
d'Allençon, — L^hoateh domaine, terre, etc., 
du P. 1460; — c»« d'AUonnes; — f., c»* de 
Botz, V. le Pleasia-Bitault; — f., c-» de 
Bouillé'Mén. ; «- c°« de Bouzillé, V. le PUsai$- 
Clérembault; » f., c" des Cerqueux-n.- 
Maul, ; « f., c"« de Champigné. — Ancien 
fief et seigneurie avec maison noble, motte et 
douves, encore au xviii* s., dont est sieur Jean 
de la Chapelle 1494, Maurice Chevaie 1670. René 
Trochon 1725, J.-B. Dutertre de Saocé 1753 ; — 
f., c"* de Chanteuaaé; -> f., c"« de Chate- 
laia; — f., c"« de la Chauaaaire, V. le Plea- 
aia- Bouteille; — f.. c»« de Chenillé-Ch, — 
En est sieur J.-J.-Mic. Fonssier, procuieor du 
roi au Présidial de Chéteaugontier, 1725, qnt 
tient cette année sur les fonts une des cloches de 
Thorigné ; — f., c»« de Cherré, V. le J>fe»ete- 
Fontenelle; — f., c»« de Cheviré-le-R., V, le 
PUêaiS'Hameloti -■ viU., c"« de Cotnbrée. — 
En est sienr messire Renaudin de Malvenu, marj 
d'Anne Giffart, 1659; — f., c»* de Coron\ ^ t 
et ham., c"* de Cost^; -* f., c"«deX>aumeray 

— Le Plessia-Hachonnière 1633 (Et.>C.). ^ 
En est sieur Michel Mouteul 1597, 1608. Mlcbd 
de Bonestat 1633, 1636, mari de d"« Penin< 
Jouenneaux, dont la fille épouse le 99 octobre 
1667 Urbain de Chanehevrier; » dépmdaic ei 
1780 de la terre de JoîUé et fat renda net* h 



t>LE 



— 118 — 



t>LË 



37 germinal an VI. L'ancienne moite féodale s'y 
eoosenre eocore, formée d'ane terre forte, rou- 
gi^itre, de 33 met. de diamètre sur 5 i 6 mètres 
d'élévation : •* tîU., c"* de Denée. ~ Ane. fief 
releraot de Noisé, dont est sieur Ant. de Vau- 
be&%. ehevalier, mari de Marie de Saudelet, 
1665, " Glande Gaérin 1715, par acquêt. — Il y 
e\ifit9 anprès une fontaine publique, qui alimente 
\i bourg, précieuse ressource on été ; » m*'' b. 
f^ de Dénezé'S.'le-L., sur le chemin neuf de 
Déoexé k Chalonnes, qui a emprunté une partie 
de la voie antique, pavée encore au\ abords de 
ffos blocs. — Eq avant, du côté de Dénezé, et 
loflt da long par fragments, elle apparaît sous 
les baies restées intactes mais entourées de pro- 
fonds fossés qui la montrent à pleines tran- 
chées; sur les bords des deux côtés, était 
accamalé en 1870 l'ancien pavement arraché du 
chemin; - c»« d' E triché , V. le Plessis- 
Chivré; — f., €■• du Fief-Sauvin. — Le 
PlessiS'Savvaing xvi« s. (Et.-C.). — Ane. fief 
saDs domaine, du nom de la famille San vain, qui 
reste attaché aussi à celui de la commune, et qui 
le possédait encore vers 1520. — £n est sieur 
loachiffl de la Roche-Coron 1557, n. h. Franc, 
louais 1606, de qui Tacquiert le 9 juin Jeanne 
Terrien, dame de la Bellière; — après elle les 
viifDears de la Bellière. — H. Tristan Martin y 
sipalait en 1854 des débris romains ; M. Lebœuf 
J a cm reconnaître en 1870 des subsiructions 
laoloises et recueilli une hache de pierre. 

Pletsis (le;, cbftt.. c"* de Geste. — Le 
PUhU de Geste xv-iviii* s. — Ane. fief et 
seif&earie relevant de la Forôt-Clérembault, avec 
maooir ea granit» d'aspect sombre, bâti à un kil. 
<1« la Théviuière, sur la Sanguèze, qui avivait 
les doQves. La porte vers 0. conserve encore 
^Qi grosses tours à créneaux, du xiv« s. Dans 
la coar s'élèvent les constructions récemment res- 
Uarées, dont partie remonte au xv« s., notam- 
meot la chapelle.— La terre acquiert par la réu- 
moQ de la Thévinière, vers 1632, la seigneurie 
<le la paroisse et du bourg, à qui elle emprunte 
aun titre de cbfttellenie. Elle appartenait jus- 
qo'aa XV* s. à une famille du nom et passa 
(lès avant la seconde moitié du xvi« à celle de la 
l^rnneUère, V. ce nom, — Franc, do la Brune- 
bère en 1539, — Math, de la Brun., qui en 1588 
defeod contre les catholiques la Garnache et 
le fort de Véxins; — Paul de la Br., f en juin 
16»; - Paul de la Br., f le 12 avril 1699 à 
Angers, âgé de 71 ans; — en 1752 Jacq. d'Escou- 
Ueaa de Sonrdis par son mariage avec Marie de la 
Bmaetière. Il portait parti d'azur et de gueules 
à la bande brochante ; — anj. au vicomte de 
UBlotais.— Les titres et les journaux mêmes du 
XTiii' s. conservent mémoire des singuliers droits 
qoe les seigneurs s'attribuaient sur la toilette et 
lA personne de toute « femme jolie », séjournant 
VA joar et une nuit dans le bourg. 

Kr^, comm. Et.-^. -. Arch. de M.-et-L. G 106, f. 3152 
* 1» el 16M. - Afllehe$ du Poitou, 14 «trier 1782. 

n«a«is(le), f., c" du Guédéniau; - f., 

«•• de VHM€lleH€-d€'Fl - Le PI Perro- 

Ml iTMTii* s. (Tit de la Dronettaie). «- En M 



sieur Nie. Beauchesne 1641 ; «- chat., e<*« de ta 
J aille- Yv. — Ane. maison noble avec taillis et 
jardins, sur la crête du coteau, en pleine vue de 
l'horizon. En est sieur n. h. Jean du Tertre, mari 
de Suzanne Giffart, mort au chAteau de la Per- 
rine en Harigné et inhumé le 15 septembre 1613 
dans l'église de la Jaille ; ~ Gilles-Franc, de la 
Grandière 1755, sa veuve Marie-Marguerite Talour 
de la Garterie, f en 1772; ^ Hercules de la 
Grandière, qui y réside en 1791 et dont les 5 do- 
mestiques s'engagent dans la chouannerie; — 
vendu nat^ le 2*. jour complémentaire de l'an IV; 

— auj. formé de deux corps de bâtiment en 
équerre avec pavillon carré, flanqué d'une tou- 
relle ; — à M»« Duvigneau ; — f., c»« de Jarzé. 

— Plesseiacum de Rocha in parochia de 
Jarzeio 1253 cChaloché, t. I, f. 12). 

Plessis (le), vill., c"* de Juigné^.-L, — 
Ane. fief et seigneurie, relevant pour le domaine 
et le principal fief, de la baronnie de Grattecuisso 
en Morannes, avec maison seigneuriale, compre* 
nant au xvii* s. deux grands corps de bâtiments, 
cour avec beau et ce grand portail portant rem« 
ce parts et canonnières », le tout clos de douves 
et de fossés d'eau vive et précédé d'une grande 
avenue. — En est sieur Guill. de Cierzay 1454» 
René de Gonquessac 1539, Florent de Gonq. dit 
le capitaine La Touche, lieutenant du chftteau 
d'Angers, 1570, Timoléon de Gonq., gouverneur 
d'Oléron, 1591, 1624, sa veuve Madeleine de la 
Roussièrel639, Jacq. de Grugelin, chevalier, 1649» 
1668, — Marguerite Senoc, femme de François 
Nau de l'Etang, 1730, qui vend le 3 janvier à 
d»* Jeanne Girard, fille d'un marchand de la 
Daguenière , veuve de François Boucauld en 
1770, leur fils François René Boucauld, 1770» 
1790, dont les meubles sont vendus nat' le 9 ven^ 
tôse an II. -^ Le manoir conserve son double 
portail couronné de mâchicoulis; -^ à l'E., dans le 
jardin, la chapelle. — Une autre chapelle, com- 
mune aux habitants du village, y fut construite 
aux frais des abbés Rétault et Rontard et cou'^ 
sacrée, sous l'invocation de Notre-Dame, le 
5 juillet 1745. Le 19 octobre 1756 le docteur Louis 
Buffebran du Goudray s'y marie avec Marie-Anne 
Poncean. L'édifice existe encore , portant la 
date de sa construction, et à côté» un autre logis 
montrant à sa lucarne centrale le sigle IfS et aux 
deux autres lucarnes la date 17-47. 

Plessis (le), f., c^* de Landemont. — Ane* 
manoir seigneurial, dont est sieur Guill. de Beau*' 
voir 1378, qui devait tous les trois ans à la sei- 
gneurie de Ghantoceaux un éperon doré (Mss. 917» 
f . 652) ; — vendu par M. de la Bourdonnaie à 
M. Thoinet et par celui-ci vers 1770 à M. de la 
Pommeraie de Kerembar, dont le dernier des- 
cendant, Joseph-Gahriel'Marie^ est mort, Agé 
de 86 ans, le 26 novembre 1841 à Angers; ■■ L, 
cB« de Marans.— En est dame Marie Ghenu, veuve 
de n. h. René Dupont, 1647; -» f., c>*« de 
Marigné. — Le Plessis Marigné xvi-xvii* s* 
^Et.-G.). •— Ane. fief et maison noble, attribuée 
par son contrat de mariage du 10 janvier 1653 
k Gharles de Rohan, de qui avait hérité en 1711 
ThérdM de Robao; sa fille (E 774) ; » L, c"« de 



PLE 



— 116 — 



PLE 



Mauîévrier.'^Le Pîea^i^'Mingueneau (Cad.) ; 
B" f. , c"* de Mazi. — En est sieur n. h. 
Jean Ledoby 1597. Eloi Moussart 1601. Y. aussi 
le PlesiU-au-Jau; « ham., c°* de Mozé. 

— W. de Plaxitio lîOO circa (2« Carlul. 
St-Serge, p. 263). — Ane. fief et seigneurie rele- 
vant de Vézins. -^ En est sieur Franc. Rousselé, 
écuyer, 1539, Thib. Rousselé 1554. — Vendu nai^ 
sur messire Jacq. Pays de Lalhan, le 9 vendé- 
miaire an III; -■ f., c"* de Noyant-la-Gr. — 
En est sieur n. h. René Regnard 1585; — f., c"« 
de Parce. — Ane. logis noble dont est sieur 
René de la Fontaine de Follin, mari de Gbarlolte 
de TEpinay, 1684, et vendu nal> sur Conlades de 
Giseux le 18 thermidor an IV. — L'anc. chapelle 
sert actuellement de hangar; — f., c°« de Pon- 
iigné, — En est sieur n. h. Jacq. de Pigousse 
1609 ; — cl., c" du Puiset-D, ; — f. et m*», c"« 
de St'Augu9tin'de8'B. — Le Plessis Minier 
1692(Insin. Eccl.). — Ane. dépendance du prieuré 
de Bonconseil; — ham., c"« de St-Clément- 
deS'L,; — vill., c"«de St-Georgfea-des-S.-V.; 
p- bam., c« de St-Hilaire-du-B, — Le P.- 
Damhrie ;Cass.); — vili., c»« de St-Lambert- 
dU'Lat, — Le Pîessis des Janviers an VI, 
vendu nat^ sur Fémigré du Cazean le 24 brumaire ; 

— f . , c»« de St-Philhert-en-M, ; — f . , c"« de Si- 
Pierre-Maul. ; — f., c»» de SUSigismond. 

Plessls (le), f., c"« de la Salle- A. ~ Le lieu, 
ierreê, domaine du PL-Rahier 1540 (G 105, 
f. 148). — Le Plessis Rayé (Cass.). — Appart. à 
René de la Bonèrequi le relevait de Bohardy. -« En 
est sieur M. de Rougé 1790, sur qui la terre est 
vendue nat^ le 7 floréal an VI. Les bâtiments 
avaient été en partie incendiés; «- vill., c°e de 
Soulaines; — f., c"« du Tremblay ; — ham., 
c»« de Trémont; — f., €»• de Vergonnes. — 
Ane. logis seigneurial de la paroisse, autrefois 
avec douves et enceinte dont un des tourillons 
d'angle exisu» encore, l'autre s'est écroulé, — 
étang converti en mare — et chapelle, encore 
couverte de blasons et de peintures à -demi effa- 
cées, qui sert de hangar, enclavée dans les servi- 
vi Indes mêmes, d'où ressort la porte à accolade 
fleuronnée. — En est sieur n. h. René de la 
Rivière 1525, Gharles de la Rivière 1587, chef du 
parti hugnnenol, Marie d'Andigné, sa veuve, 
morte âgée de 80 ans le 5 janvier 1627, René de 
la Riv., mari de Marguerite Barbin, 1608, Pierre 
du Mortier 1630, mari de Jacquine de la Rivière, 
de qui hérite Jean de la Rivière, mari d'Anne 
Belossier, 1636, 1641, François de la Rivière, 
mari de Charlotte de l'Epinay, 1660, qui s'y 
remarie dans la chapelle avec René de Gollas* 
seau, le 5 avril 1679 ; — leur fils François de la 
Rivière, qui y épouse le l«r septembre 1683 
Françoise Rousseau de Villemorge. Le manoir, 
affermé en 1789 â Jacq. Jallot, appartient au- 
jourd'hui & M. Veillon de la Garoulaie ; — f., c^* 
de Vernantea; ■- f., c»» de Véxins ; ■• cl., c»« 
du Vieil' Baugé, 

neMla (le Bas-), cbât., e"« de Chaudron, 
•• Ane. fief et seigneurie relevant de Montre- 
taiilt et appartenant dès le lv« s. à la famille 
Çh#oo. Haut et puiisant Pierre Ghenu^ cbeTalier 



de l'Ordre du roi, acquit le 23 décembre 160t de 
son suzerain Gharles Turpin, comte de Mootre- 
vault, tous les honneura seigneuriaux de la pa- 
roisse avec les droits de sceau, mesures, prévdté. 
moulin et four-à-ban et l'autorisation de faire 
ériger la terre en châlellenie (E 1979). Le tîire 
en fut concédé par lettres royaux d'avril 16i3; 
mais un arrêt du Parlement de 1614 avait préa- 
lablement réservé et maintenu les droiti doq 
aliénés du seigneur de Hontrevault comme baroo 
de Bohardy. — François de Villoutreys et Reuée 
Ghenu, sa femme, prirent possession du chileaa 
le 2 novembre 1666 — et leur descendance y 
réside encore, représentée par le marquis Eroest 
de Villoutreys, le maître bibliophile angevio. - 
Du vieux château féodal, luiné pendant la guerre 
de Vendée, il ne reste que deux tours au bord de 
l'étang, vers nord. L'hjJ)itation, reconstruite vers 
1845, est* actuellement en complète tranâforma- 
tion, agrandie d'un bel escalier avec double 
retour à l'Italienne, terrasse et rotonde, vestibule 
donnant accès à gauche aux salons, à droite à la 
bibliothèque; — au-devant, un jardin d'hiver; à 
l'entour, un magnifique parc, dessiné par le 
châtelain. ~ Il est de tradition, affirmée par des 
témoins oculaires, que le célèbre canon veadéeo, 
le Missionnaire , a été jeté après la déroote 
de Cholet, dans le grand étang, oà des sondafes 
ont rapporté des haches de pierre, des médailies, 
mais l'ont vainement cherché jusqu'à ce jour. 

Plessis (le Bas-), f., c"« de la Pommeraie. 

Plessis (le Grand-), ham , c"« de Liri; *■ 
f., c"* du May, vendue nal' sur Villeoeove- 
Poisatièra le 27 germinal an VI. 

Plessis (le Haut-), m»" b., c"* de Bouche* 
maine, dans le village de la Pointe. — Ane. lofis 
noble, appartenant au xvi" s. â la famille Goes- 
don, V. ce nom, « n. h. Urbain Guesdon. élu 
en l'Election d'Angers, encore en 1639, — n. h. 
Pierre Hameau en 1661, originaire de Silfiac en 
Bretagne» mari de Marie Héron, 1701 ; ~ François 
Marie Hameau 1725, dont la fille épouse Pierre- 
André-Claude- Scévole Pocquet de Livonoière. 
Il y fit construire dans l'enclos une haute et vasie 
chapelle avec clocheton, bénite sous l'iavocadoii 
de la Vierge le 19 février 1727 par le chantre da 
Ghapitre de St-Laud. — Le 18 jniUet 1765 naît 
au manoir le fils de Gharles-Auguste de Raveael, 
chevalier, et de Marie-Perrine Hameau, qui a 
pour marraiine Renée-Louise Hameau de Bloodel- 
de-Ry. — L'année suivante d*** Marie-Madeleioe- 
Prudonce Hameau de la Roussellière vendit le 
domaine â Jean-Francois Al lard, maire d'Angers, 
dont la cloche de Bouchemaine porte le nom avec 
la date 1777, et qui revendit en 1786 â Loais* 
Emmanuel de Terves, mari de Marie-Gatherioe 
Guiet. Aux héritiers de Terves succèdent par 
une série d'acquêts en 1808 Pierre-François Gai- 
gnard-Ouplessis, ancien capitaine^^commandant 
au 7« régiment de chasseurs â cheval,— en 18tt 
M. Gonstantin, — en 1823 rimprimeur^libraire 
Fourier-Mame, — et en 1851, M. Baron-FiUioo, 
enfant du pays, et maire actuel de Boncbemaioe. 
L'habitation, autrefois composée de deux haau 
bAUmento entre deux corps de logis carrés à IM 



PLE 



- 117 — 



PLE 



pointus, — nn ptan du Chapitre de St-Land eD 

cloooe h vue cavalière, — a été transformée en 
une grande maison bourgeoise, avec fronton demi- 
drealaife. bordée vers S. de belles terrasses om- 
breuses, qui !('écheIonnent entre de rapides pentes 
de verdare. La chapelle a perdu son clocheton et 
est disposée en salle de billard. — Le pressoir 
oecape à Taise nn bâtiment qui passe pour l'an- 
cien dépôt du Grenier à sel (23 met. sur 11) et que 
recoDvre encore une superbe forêt de charpente. 
Un soaterrain y existe, et un autre encore dans 
PeocIoJ«, dont dépend aujourd'hui la maison de 
U Veigoannerie. 

Plessts (le Haut-), f., c" de Chaudron, — 
La terre et seigneurie du H. P. (C 106, 
f. 103) relevait de la Bellière et appart. à Claude 
Boîsonnean ôcuyer , 1540; — f., c" de la 
Pommeraie; — (le Petit-), cl., c»«de Lézigni; 
" t., c^* de Lire; « f., c"» du May. — Le 
PUssiS'Bameau (Cad.); -■ f., c»» de Saint- 
Laurent-de-la-Pl. 

Pleflststan-Bœiif (}e), c"* de la Pomme- 
raie. — Le PI, au Pyn autrement le PL au 
Bœuf 1583 (Tit. de la Bizoliëre). — Met. rele- 
Tint de Montjean 1530 (C 105, f. 245 et 106, 
f. 171). — Le prieur de Montjean devait au tenan- 
cier les jours de Pâques, Toussaint, Noël, 2 quar- 
tsiu de vin et 2 feuillées de pain. 

PlessIs-an-Jlait (le), c^ de Mazé. — Ane. 
terre seigneuriale avec château, qui conservait le 
nom d'one famille de chevalerie, Le Jau, en latin 
Gallus, propriétaire du fief jusqu'au milieu du 
iJT* S. Thibault Le Jau, écuyer, vend le 28 mars 
1387 à messire Pierre de Bneil la terre, « borber- 
■ Semens, maisons, courtils, vergiers, boys, 
«Tigoes, conlombiers, fnyes, estancs, pesche- 
< ries, garennes, moulins ». — « Au dedans de 

* l'herbergement , sur une motte > s'élevait 

* l'hoostel B seigneurial, — que possède Jean de 
•^ftilloD en 1454, mari de Renée de Fontaines, 

Alain do la Mothe, vice-amiral de France, par sa 
femme Renée de Daillon 1484, remariée en se- 
condes noces avec Ant. Loubes, panetier du roi, 
im, 1607. ~ Georges de Bueil hérite d'elle le 
mai 1519; — sa veuve, Marguerite de Broc, en 
1513, qui se remarie en 1520 à noble et puissant 
Loois de Chandio, chevalier, chambellan du roi, 
frand prévôt de France en 1525, — Jean de Bueil 
1539. 1545, — sa veuve Françoise de Montalais 
1561, » Honorât de Bueil 1565; — sa veuve 
Aone de Bueil 1580. — La terre constitue depuis 
u moins le xvi* s. une châtellenie réunie au 
xvit« s. à la terre de Fontaine-Guérin (E 553 et 
1013). 

Pleni»«a-HAlre Oe), chat. , c"« de Noyant- 
i'IeL -^ LtP. O'Mer (Et.-M.). — Le P. 
ou Afaire xvi-xviii* s. (Et.-C.). — Le fief, 
tirre, domaine et seigneurie du Plessis-au- 
Maire et de la Mairerie de Noyant et de 
âféon 1603 (G 1610). — Le Plessis Turhilly 
olias le PU Aumèrc 1700 (Et.-C). — Ane. flef 
ivec maison noble, résidence primitive du maire 
00 agent du Chapitre de St-Martin de Tours, sei- 
{nenr de la paroisse. — 11 était advenu à Louis 
^ Montederc, par son mariage avec Jeanne de 






Boisgarnier, et fut vendu par leur fils René de 
Montederc le 30 novembre 1484 à Jean de Menoo, 
secrétaire du roi, seigneur en môme temps de 
Turbilly, dont la famille le possède pendant près 
de trois siècles. En dépendaient à cette date les 
met. du Plessis, de la Ville et de Bissé, les mou- 
lins à eau de GroUeau, le four à ban de Noyant, 
avec un bel enclos et vastes garennes autour de 
la maison seigneuriale. — Une chapelle de Notre- 
Dame y fut fondée le 26 mars 1686. — Louis- 
Henri de Menon vendit la terre le 20 janvier 1720 
à René Grandhomme, de Gizeux. Elle appart. en 
1777 et jusqu'à la Révolution à la famille de 
Crochard (G 1610-1617). 

P9eMmù»am'Romx* —Y. Plessis-Bouteille. 

Plessis-avx-IVoniialns (les) , f , c"* de 
Cherré, — Villa Plaxicii 1073-1081 (Cartol. 
du Ronc, Rot. 2, ch. 64). — PZessetum 1080 
circa (Ib., Rot. 5, ch. 99). « Plesseit 1080>1100 
(Ib., ch. 5). — Le Plessis Nonnain , Le 
Plessis aux Nonains, Dominium de Ples- 
seiaco ^onialis 1521, — Le Plessis à la 
Nonain xvi-xvin« s. — Ane. domaine donné 
dans les dernières années du xi* s. (1070-1100) 
en partie par Gautier Rage, en partie par sa fille 
Adélaïde, en se faisant religieuse, à l'abbaye du 
Ronceray d'Angers, qui y constitua un prieuré 
et en même temps fut autorisée à construire un 
bourg à Cherré. Une chapelle nouvelle y fut 
bénite et consacrée en 1521 sous le vocable de 
St Biaise. Elle existe encore, utilisée dans les 
servitudes de la ferme. L'autel en a été transporté 
vers 1820 dans Téglise paroissiale; — le tout 
vendu nat^ le 3 février 1791. 

On trouve pour prieures : Aliéner Carrion, 
1459. — Fouquette de Broc, 1460. — Margue- 
rite de Chivré, 1500, qui résigne en 1511. — 
Anne de Brie, 1511, 1530. — Marie Mellet, 
octobre 1531, 1571. — Marguerite de Villiers, 
20 mai 1571, 1575. — Marie de la Vazous- 
sière, 1581, 1609. — Renée de Salles, 1614, 
1634. — Renée de Saint-Offange, 1672. — 
Françoise de la Grandière de ' Montgeoffroy, 
1684, 1699. — Renée-Scholastique de Goué de 
Clivoy, 1731, f I^ 30 octobre 1779, âgée de 
87 ans. Son épitaphe est conservée dans l'église 
abbatiale du Ronceray. — Marie -Jacqueline de 
Languedoue de la Villeneuve, 1778, 1788. 

Piessis-BAudoin (le), chat., c°* de Joué- 
Etiau. — Plessiacum Baudouin 1222 (G 537). 
— Ane. fief et seigneurie avec maison noble, 
domaine depuis les premières années du xiii* s. 
jusqu'au xviii* s. de la famille Pierres on de 
Pierres. La terre appartenait primitivement au 
Chapitre de Saint-Maurice d'Angers, seigneur 
de Joué et d'Etiau, qui en détacha ce Plessis, 
Plessiacum quoddam dictum, en 1222, au 
profit de Baudouin Pierres, Balduinus Pétri, 
dont elle prit le nom. Le logis, « maison forte, 
« close de douves vives », servait dès le xv* s. de 
refuge en temps de guerre aux habitants. C'est an 
XVI" s. une « maison seigneuriale avec forteresse, 
ce douves et préclosures, court, jardrins, garennes, 
c vignes, prés, bois, taillis >, établie bur un 
petit roc, 1540, dont le seigneur René Pierres 



PLE 



— H8 -. 



PLE 



demandait en vain l'aatoriiation de remplacer le 
pont dormant par un pont-levis. Oatre la chapelle 
do chàlean, les seigneurs avaient .été autoriiôs 
en 1548 par le Chapitre à en bâtir une « au 
« droit de leur banc et sépulture » dans l'église 
de Joué. — En est encore seigneur Louis Pierres 
en 1735; — y résident en 1776 Jos. Le Normand 
du Hesnil, négociant, avec sa femme Aimée- 
Renée-Jacquine Bouchereau; — auj. M. de la 
Sayette, dont le père avait commencé en ltô2 la 
restauration du château. — Sur la porte d'entrée 
vers N. un écusson double, gravé en relief sur tuf- 
feau, porte à droite éTor à la croix pattée de 
gueules ; à gauche d^azur à trois pointis de 
flèches ft argent, qui est de la Sayette.— La cha- 
pelle, vers N.-E., a été remplacée par une grange. 

Plessls-BeanJonlB (le), f., c"* de Meigné- 
le-Vic. — Le PL Beaujeau 1684 (Et.-C ). — 
Le PI. Beaujouan an III (Vent. Nat.). — Le 
PI. Bonjour (Rec'). — Vendu nat* le 9 vendé- 
miaire an III sur Jacq.-Marie Pays de Lathan. 

Pleasis-BelAlr (le), h.. c"« du Puiset-Doré. 

Plessls-Bevreao (le), chat., c"* de Saint- 
Laurent de-la-Pl. ^ Ane. fief et seigneurie 
relevant de Rochefort-s.-L. avec maison noble, 
dont le surnom vient de la famille Bevereau qui 
le possédait au xvi" s. ; — en eât sieur Ysaac de 
ScoUin, écuyer, mari de Marie Bevereau, 1623, 

— Ant.-CIaude Dapchon, marquis de Montrond, 
qui vend la terre en 1785 à Jacq. Bonllay du Mar- 
tray, anc. maire d'Angers (E 1773). — Le 30 oc- 
tobre 1839, le château fut investi et cerné par les 
troupes de ligne en détachement dans la Vendée, 
qui y trouvèrent, enfouis dans les haies près l'é- 
tang, 66 barils, contenant 30,000 cartouches à balle. 

Plemla-Bt|;ot (le), (., e"« de Contigné. 

Plessis-Bitaait Ue), ham., c<" de Botz, — 
Ane. flef et seigneurie avec maison noble dont 
est sieur René Bitault 1509, Françoise de Bre- 
nezay, veuve de Philippe B., 1641, 1650. 

Plesaifi-Boistaiili (le), f., c"« de la Pom- 
meraie; — ham., c^ de St-Quentin-en-M,-^ 
Le P. Gasteau (Cass.). 

Plessis-Bonrré (le), chat., c"« A*Ecuilli. 

— Anc. flef et seigneurie, connu primitivement 
sous le nom du Plessis-de-Vent. — Plessaiz- 
de-Vent 1373 (CG 2), 1462 (G 440).— Plesseium 
Venti 1438 (G 1060). — 11 appartenait au mi- 
lieu du XIV* s. à Roberde de la Haye et advint 
au xv« s. de la maison des Roches, par mariage, 
à celle de Sainte Hanre. Charles de Sainte-Maure 
le vendit par acte du 26 novembre 1462 à Jean 
Bourré , V. ce nom , le ministre favori de 
Louis XI. A peine entré en possession en 1465, 
il s'occupait dés 1468 d'y faire édifier le vaste 
et puissant manoir qu'on y admire encore et 
dont la décoration s'achevait en 1473, « un des 
•cchasteaux de France, — dit Bourdigné, — 
« pour ce qu'il contient le plus aysé et mieux 
• basty ». — Charles VIII y vint souper et coucher 
le 10 juin 1487, et quelques jours après, l'am- 
bassade de Hongrie y était traitée et fêtée en 
grand cortège.— Le capitaine, qui l'avait en garie, 
se déclara pour la Ligue le 16 juillet 1593 et s'y 
maintint jusqu'au 24 mai 1584, où Lerous, sieur 



des Courans, surprit la place, assisté de 60 hommes 
de guerre, à qui la ville d'Angers s'empressa 
d'envoyer à suffisance des munitions de vins, 
farine, poudre, mèches et plomb. -^«La terre 
échut dans la succession 4'Urbain-René du Plessis 
de Jarzé à Marie-François Savary , comte de 
Brèves, mari de Ciémence de Treslons, -it fot 
aliénée pour les deux tiers en 1730 au pro- 
fit de François-Joseph d'Andigné ; mais un 
retrait lignager permit une vente nouvelle , 
qui le 18 novembre 1751 la fit passer tout en- 
tière pour la somme de 195,000 livres aux 
mains de dame Marie Pissonnet de Bellefonds, 
veuve de Pierre de la Planche de Ruillé Simple 
tenure autrefois de la châtellenie d'Ecuilté, elle 
avait englobé et remplacé, avec titre propre de 
châtellenie, le fief suzerain et y réunissait la 
seigneurie de la paroisse de Cheffes, avec droits 
de haute, moyenne et basse justice, 3 étangs, 
2 moulins à eau, des bois et de vastes prairies 
le long de la Sarthe. Après avoir été divisée 
par plusieurs partages, quoique comprenant en- 
core 440 hect. dont 88 en bois, elle fut vendue 
en 1851 par les petits enfants du comte de 
Ruillé. V. ce nom, pour la somme de 500.000 fr. 
à M. Victor Avenant, V. ce nom, ancien notaire, 
d*Angers, qui y vint résider avec son gendre, 
M. d'Onsembray, et prit à cœur de faire restau- 
rer le château. ~ C'est un vaste rectangle régu- 
lier, de 59 met. 70 de façade vers N. et vers S. 
sur 68 met. 35 vers l'O. et vers l'E. à l'extérieur, 
installé comme dans un tlot artificiel, dont les 
berges en maçonnerie forment un large promenoir 
et qu'enceignent de larges et profondes douves vives. 
A chaque angle s'engage une grosse tour ronde, 
celle vers S.-E. formant donjon avec couronne- 
ment de mâchicoulis, qui porte en saillie le corps* 
de-garde sous un double toit pointu, cantonné de 
tourillons,^ la plupart des fenêtres à meneau H 
surmontées d'un lambel de pierre et de lucarnes» 
armoriées à pignon bordé de choux rampants. — 
les murs épais de 2 mètres, formés d'un noyau de 
pierre et de ciment et d'un revêtement de tnffean. 
Une cour de 1,300 met. de superficie s'encadre 
entre les dépendances et l'habitation priQcipal\ 
qui occupe le corps transversal vers S. On y admire 
surtout la salle des gardes, ornée d'un plafond en 
bois dont les six compartiments comprennent 
chacun 4 grands tableaux, fin du xv* s., repré> 
sentant des animaux étranges ou des person- 
nages, et diverses scènes, dont 8 offrent des 
proverbes en action avec légendes françaises en 
vers, d'esprit malin, de touche habile, peintes en 
grisaille, dont la couleur s'est en partie seuleoient 
effacée. — A la tour d'angle sur la gauehe de U 
cour, attient la chapelU dédiée à Ste Anne, 
dont le pignon et la haute fenêtre à meneau t 
quadrilobés ressortent sur la façade orientale. 
Deux magnifiques vitraux y figuraient ieao 
Bourré et sa femme, Marguerite de Fesehal, 4 
genoux, assistés de leurs patrons, avec a ne 
Assomption de la Vierge, Cette OMivra d'art 
fut donnée par M"^" de Terres au peintre Bertoo 
pour prix de deux poriraiu et a passé pour 
6,000 francs à des brocanleun. -> Un pont d« 



PLB 



— H9 — 



PLE 



ptem, lar ODe loogaear de 43 mètres 40. donne 
WKé$ vers N. an portail seigneurial, sarmonté de 
eréneanx, et eommiiniqae d'antre part avec les 
servitodes, reconstruites an xvii" s. et protégées 
par nn large fossé. — Pans le bois voisin le sei- 
gnear possédait nne autre chapelle dédiée à 
St Gervaia, qui fut bénite de nouveau le 
ti juillet 1740, — sans compter ses chapelles 
seigneuriales attenant aux églises de Bourg et 
(fEeuillé. — Cinq dessins du château 1693-1699 
eiisient dans Gaignëres, t. Yli, p. 67-68, d'antres 
dans Ballain, Mss. 867, p. 372 et dans Berthe, 
Mss. 896. t. II, p. 29 et 30 avec nn plan, — deux 
gravures de la face orientale à Tintérieur de la 
cour, par Hawke, dans V Anjou de M. Godard, 
et des faces Nord et Ouest par M. Tancrède Abra- 
baiD, dans son Album éP Angers (1876), nne li- 
thographie de la face Sud extérieure, par Ciceri, 
dans Y Anjou de M. de Wismes ; — d'une des 
tours dans le Congrèê Arch. de 1863. p. 304. 

Arch. de M.-et-L. G 106, f. 962; E 1«24, 1793-1794 et 
3937. — Arch. eommoa. (fÈcuillé et de Scalaire, Et.-€. — 
Arch. iimaic. d'Angers BB 4S, f. lO. — Journal de LouTet, 
<bas la Rebue d'Anjou, 185«. t. II. p. 290, 294. 896. - De 
Wtamei, VÀmjoUt art. de H. Mercbegay. — T. Abraham, 
klbwn (t Angers.— Maine-et-Loire du 11 décembre 1834. 

- Répert, arch , 1868, p. 175. 

Ples&ls-Bounreaay c°* de Brains.'VA. — 
VUxitium BorrellU Borrellus de Plaxitio 
iSÛ circa (Bilard, n« 303). — Ane. fief disparu 
lall ne faut pas confondre avec le Plessis-Bourré. 

Piessi!i>Bont«UIe(le}, f , c"« de la Chausn 
saire. — Le Pleasia B. alias au Roux alias 
k Loup de Guichonnet 1596. — Ane. fief et 
maison noble relevant de Bohardy. Il emprunta 
soQ dernier nom de Jean de la Bot aille qui le 
possédait en 1458 ; — en est sieur Jacques du 
Breuil 1596. qui le vend en 1611 à n. h. Et. 
Lefranc du BoufTay. 

Plesslo-Bnard (le), f., c°« de Tilliers, -^ 
Aoc. maison noble dont est sieur Claude de May- 
dières, chevalier, 1681, 1687, Jos -Ach. de H. 
1732. Aujourd'hui tout a disparu, même l'étang. 

PleasIs-BreCon (le), f., c''* de Vézins, — 
Le VieuX'Plesais (Recl*). 

Pleasls-Bnam (le)» ham., c*>* de Bourgneuf, 

Pleasia-Chamaeé (le), c"« de SouceZZea. 

— Ane. fief avec manoir noble relevant au xvi* s. 
d« Jané et réuni plus tard à la terre de Sou- 
celles. Il appart. au xvi* s. à la famille de 
Chamacé. Georges de Ch. y fonda le 27 juillet 
1567 une chapelle en l'honneur de son patron. 

PleasUnCharroAia (le), f., c"« de Trélazé, 
dans Tanc. paroisse de Sorges. — Ane. fief et 
seigneurie avec manoir noble, domaine du Cha- 
pitre de Si-Maorice d'Angers, vendu nat^ le 
19 juillet 1791. Il y existait une chapelle de Ste- 
Catherine, fondée en juin 1577 par le chanoine 
Jean de Breilrond,dont l'épitaphe s'y lisait encore 
encastrée dans un mur au xviii* s. Elle servait aux 
paroissiens pendant les temps d'inondation , 
<piaod le bourg était envahi par les eaux, qui 
«n janvier 1649 montèrent jusqu'au rocher du 
Pleisis. Gomme l'édifice tombait en ruines, le Cha- 
pitre en ordonna la démolition le 6 février 1776. 
U pierre de l'antel fat donnée au curé des Ro* 



siers, sur sa demande, le 17 novembre 1780. 
Plessls-Chlirré (le), chAt., c"« d'J^Mc^^. 

— Plessiacum 1248 (H Chaloché, II, 91). — 
Ane. terre seigneuriale de la paroisse, relevant 
de Juvardeil et appart. depuis au moins la pre- 
mière moitié du xiii* s. à la famille de Chivré. — 
En est sieur Geoffroi de Chivré, neveu de l'évèque 
de Rennes, en 1248 ; — le duc Louis de Gram* 
mont, maréchal de France, mari de Françoise - 
Marguerite de Chivré, en 1648, qui prenait le 
titre contesté de châtelain. C'est son beau-frère, 
si connu sous le nom du Plessis-Chivré, qui se 
fit tuer « à l'occasion d'un verre de limonade >, 
le 5 janvier 1645, derrière les Carmes, dans un 
duel, a un des plus beiux combats de la régence », 
dit Tallemant des Réaux (t. IV, p. 435), par le 
marquis de Gœuvres. V. aussi le Journal d'Or- 
messon, 1. 1, p. 240-251 . — Catherine de Grammont 
apporta la terre en dot vers 1690 à Alexandre de 
Canonvillo , marquis de Raffetot. — Louis- 
Alexandre de Canon ville-Raffetot, 1780, la vend 
pour 450,000 fr., à M. Lemarié de la Cresson- 
nière, si connu, dit H. Beugler, pour son immense 
fortune. Il laissait en 1824 pour héritier H. Ménage ; 

— aujourd'hui H. de Quatrebarbes, qui en a trans- 
formé le domaine et, le premier en Maine-et-Loire, 
y essayait avec succès dès 1841 la culture du 
houblon. — Le château, édifice du zvi* s., réu- 
nit deux corps de logis en équerre, avec double 
tour d'escalier à la pointe et dans l'intérieur de 
l'angle. Les servitudes forment un corps en pro- 
longement vers N.-E., terminé par une jolie cha- 
pelle, la porte surmontée de l'écu parti des Gram- 
mont, avec bel autel à retable xvii« s., portant au 
centre un Calvaire remarquable, et aux deux côtés, 
des niches avec les statues de Ste Marguerite et 
de St François d'Assises; — et de plus, à droite, 
la N'aissance du Christ, en bas-relief de pierre. 

Plessis-Glérembaalt (le), c"« de Bouzillé. 

— Ane. fief avec maison noble relevant de l'ab- 
baye St-Florent, dont est sieur Gilles Clérem- 
bault 1394, 1404, Ant. Cl. 1446, 1458, mari de 
Jeanne Sauvage. — Il y était dû une pipe de vin 
au sacristain de St-Florent, A charge par lui d'en- 
tretenir une lampe allumée dans la chapelle 
N.-D. de l'église du Marillais. 

Plessis-€lérembaalt (le), ham., c«* de St- 
Rémy-en-M» — Ane. fief et seigneurie avec cha- 
pelle seigneuriale de Ste-Anne, fondée le 31 mars 
1572. En est sieur et y réside Pierre de Laval- 
Lezay, 1600, 1610, Claude de Laval 1630, Thérèse 
de la Forêt d'Armaillé, veuve de Villoutreys, 1789. 

— V. les Chalonges, 
Ples8l8*Caré (le), ham., c"« de Lire» 
PleMl«-llo6ef tf. — V. PL-Thierry. 
Plessis-DaYid, f., c"« de Cholet. 
PleMl»i«le»€ve0<^, de-^wigwté, etc., V. le 

Plessis, c"«» de Geste, de Juigné, de Ver- 
gonnes, etc.; — <le*Ttir6llfyy V. le Plessis* 
au'Maire; ^ d^Venif V. Plessis-Bourré. 
Plessia-FlorenUn (le), vill., c"« de Chan- 
zeaux. — ArâC. fief et seigneurie avec manoir 
noble relevant de Chemillé. -^ En est sieur 
M« Jean de Btavon 1480, — sa veuve Isabeau 
Breilay 1495, Robert do Blavon 1558, n, h. 



PLE 



— 120 — 



PLE 



Amftuiy de Gazeau, mari de Marguerite Du Boys, 
1621, 1644, Philippe de Gazeau, mari d'Anne 
Baudry, 1671, 1700, messire Pierre-Harc Jour- 
dao, chevalier, 1768. — Le prieur de Doua 
devait au seigneur à toute mutation une paire 
de gants blancs, abonnée à 5 livres. — L'em- 
placement du château, encore entouré d'un 
large et profond fossé, est ensemencé en blé. 
Deux excavations ouvrent sur les caves aujour- 
d'hui pleines d'eau et communiquaient à de longs 
souterrains en partie écroulés. 
Plessis-FonCenelle (le), f., c"« de Cherré. 

— Le PI. de Fontenaiîlei alioB de Cherré 
1539 (G 105, f. 217). — Ane. m»" noble relevant 
de Sablé. — En est sieur Jean Scollin, écuyer, 
1523. 1539. Ysaac Scollin 1623, — Jacq. Lemo- 
theux, 1632, 1636. — Une chapelle y fut bénite 
le 17 septembre 1631 par le grand - vicaire 
Eveillon. 

Plessls-Galleron (le), f., c^* de Chazé- 
Henri, — Ane. fief et seigneurie avec maison 
noble, grange au devant, jardin, futaie, 1602, re- 
levant de Bédin à une redevance annuelle de 
gants blancs. — En est sieur Jean Galisson 1602, 
n. h. Gatien Gai., maître des requêtes ordinaires 
de la Reine, mari de Madeleine Leloyer, 1667, 
1691, messire Gabriel du Tremblier 1720. 

Plessis-Gamler (le), ham., c*^* de Faye. 

— En est sieur Jean Aveline 1595, n. h. Anf. 
Peltier 1634. n. h. Pierre Boulay 1727. — Le 
rieax logis & toit aigu conserve à une cheminée 
un écusson fruste (xv« s.). 

Plewils-Ciaadln (le), f., c»« de Marigné. — 
En est sieur Jean de Vrigny 1539, Jean PoUin, 
mari de Catherine de Vrigny, mort en 1557, Jean 
de Champagne, mari de Gabrielle de Vrigny 1580 
(E 774). — Il fut réuni à la terre de Moiré à la 
fin du Xfi* s. — Le nom en restait à la None- 
Gasnier an xvii* s. (Mss. 917, f. 10). 

PIessls*€rraiiiiiiolre (le), c»" N.-E. et arrond. 
d'Angers (11 kil.). — Plaiseicium Grammatici 
1109 (Mss. 624, 1. 1, f. 409).— PZesetVr 1205 ^H.-D. 
B 21, f. 13). — Plexiacum Gramatice 1222 
(Ibid., D 53, f. 9). — Pîesseiacum Gramma- 
tice 1253, 1258, 1265 (G 340), 1222 (Chaloché, 
1. 1, p. 5). — Parochia Plesseiaci 1262 (H D. 
B 53, f. 29). — Pleasaicum Grimout 1264 
(Ibid. B 21. f. 29). — Villa de Plesaeyaco 
Grammatici 1291 (G 340, f. 75). ~ La ville 
du PleBseya 1394 — La ville du Plessts-au- 
Grammaire 1413 (G 338). — Sur un plateau, 
entre Pcllouailles (3 kil.), Andart (5 kil.) à l'E., 
Brain-sur l'Auth. (6 kil. 1/2) au S. et au S.-E., 
St-Bar(hélemy J kil.) et St-Silvin (4 kil.) à l'O. 

Le chemin d'intérêt commun de Tiercé à la 
Loire, traverse du Nord au Sud le territoire et le 
bourg, abordé à 100 met. avant le bourg, par le 
chemin d'intérèt^commun de la Dionnière, qui le 
relie vers l'O. à la route nationale de Paris, et 
croisé à 100 met. au Sud du bourg par le chemin 
d'intérêt commun de Fontaine-Milon, qui passe 
dans toute la largeur de l'E à l'O. 

Y natt le miss. d'Ecbarbot. 

Eo dépendent le bourg de Foudon (45 mais,, 
52 mén., 133 habOi los ham. de la Bertière 



(8 mais., 26 hab.). d'Aigrefoin pour periie ^ n , 
25 hab.), de la Boitiére (5 mais., 30 hab.;. de 
Loiron (5 mais., 19 hab.), de la Vioelle (4 maii^ 
12 hab.), de la Grolerie (8 mais., 26 hab.). d€ 
la Tartentiôre (7 mais., 18 hab.), de la Bobt- 
geoisie (4 mais., 7 hab.), des Dlmetiôres (4 miâi., 
9 hab.), de Villeneuve (4 mais.. Il hab.). da 
Coudray (5 mais., 18 mais.), de la TineUière 
(3 mais., 14 h.), et 51 fermes ou écarts dont au 
quinzaine de deux maisons. 

Superficie : 907 hect. dont 180 beet. de vignes. 
59 hect. de bois. 

Population : iii feux, 505 hab en 1720-17» 
— iiS feux en 1789. — 517 hab. en 1793. - 
i,202 h. en 1804. — i400 hab. en 183t. - 
i,094 hab. en 1841. — ifiU hab. en 1851. - 
945 hab. en 1861. « B9S hab. en 1866 - 
908 hab. en 1872, — en décroissance lenle mais 
constante, — doni 390 hab. (101 mais., 116 méo.) 
au bourg, perdu aujourd'hui en dehors desgruds 
passages. 

Nulle industrie — ni commerce que de produits 
agricoles, blés, vin, surtout de fruits. 

Asaemhlée le dimanche qui suit la St-E(ifliuw 
(2 août). 

Bureau de poste et Perception de Pcl- 
louailles. 

Mairie installée dans la maison du Pin' 
Doré, acquise par contrat du 21 septembre IW, 
^ avec Ecole communale laïque de garçons. 
-^ Ecole de filles communale laVqoe. 

VEglise, dédiée à St Etienne (snccorsal^ 
5 nivése an XUl), est un édifice remarquable do 
su* s., qu'une restauration récente (1859-1860) 
a suffisamment modifié (architectes Richtrd 
Delalande et Ch. Roques). Le plaa présente one 
croix latine régulière. Vers l'O., le pigooo, à 
portail roman, mutilé et déformé à diverses re- 
prises, a été reconstruit mais en conservant à U 
partie supérieure un très-curieux Christ docteur, 
couronné du nimbe crucigèro et inscrit daos 
une auréole ovale ; il bénit à la manière Utioe, 
des deux doigts de la main droite. A sa droite H 
à sa gauche se voyaient autrefois le soleil et U 
lune. — et cette représentation frappait assez par 
son originalité l'esprit de nos savants da xtiii* s- 
pour que les abbés Robin et Olivier, V. ces nomt, 
y aient cru voir une œuvre des Druides. La oef, 
autrefois à baies rondes, basses, sans moulare», 
xii* s., a été refaite, les murs et le sol exbaossés. 
le lambris de bois remplacé par une voûte en pierre. 
Le reste est antique et comprend un remarqaable 
transept, dont le carré central, à voûte de pierre 
de style Plantagenet, porte une simple flèelie en 
charpente, à défaut du clocher dont on reconoatl 
les amorces interrompues ; — l'aile N. éclairée de 
légères fenêtres à lancettes xti* s., l'aile S., de fe- 
nêtres i meneaux réunis par deux trèfles superpo- 
sés, où s'ajoute dans le plus large un quatrefeoille; 
—par dessus une rosace xv« s.— Suivent lachœar, 
d'une travée -* et l'abside à cinq pans, doot Tare 
doubleau retombe sur deux belles colonnes avec 
chapiteaux , l'un à feuillage , l'antre i H^^ 
grimaçante, les nervures cylindriques de U yoûie 
portées sur quatre légères coloonetles. qoi ^^ 



PLE 



- 121 - 



PLE 



eadreol de loogines fenêtres plein cintre, bordées 
fane double moulare avec petits chapiteaux 
Kalptés. Une simple archivolte plate les coa- 
ronne à Textérienr, entre quatre contreforts plaU 
sajM décoration. — Rien n'est à signaler qu'une md* 
diocre toile de Vierge, avec les statues anciennes 
de St Louis, de St Etienne, de la Vierge, de 
Su Marguerite', ^- dans le chœur, une stalle 
tai armes d*) l'évoque Ponoet de la Rivière» et 
qaatre énormes cierges que garçons et filles por- 
taient à la procession de la Ghanddleur ; — un 
vitrail moderne figurant St Etienne ; -«• des re- 
liques de Ste Prudence et do St Félicissime rap- 
portées de Rome en 1772, et une chAsse de re- 
liques inconnues. ^- On y vient en pèlerinage, — 
sur le renom incompris du Grammoire ou Gri- 
moire local, — pour la guérison des sortilèges et 
des infirmités d'esprit ou de tempérament. 

La cure a été construite en 1829-1830. 

La section de Pondoo, V. ce nom, forme une 
paroisse succursale avec église, cure et cimetière. 

Aucune trace antique n'est signalée, si ce n'est 
l'aDcien grand chemin pavé de larges dalles, qui 
tnversait le bourg et se dirigeait à Angers par 
les Banehais. — Foulques Récbin fit don en 
1109 anx chanoines de St>Maurice d'Angers du 
domaine, qui prit plus tard titre de chdtellenie et 
itlmit du château d'Angers. L'église resta jus- 
qu'à la Révolution soumise en toute exemption à 
la loi diocésaine du Chapitre, qui conférait la 
eore présentée par le chanoine semainier. II est 
à croire que dans l'origine elle était affectée spé- 
cialsmeot i l'office du maltre-école, êcolasticua, 
grammaticuê, dont le nom lui est resté. — Aux 
iTii* et xviii* s. les chanoines servaient au 
caré une indemnité de 20 1. par an pour qu'il 
fli récols et contribuât aux réparations de l'église. 

Curés : Olivier Lairault, carme d'Angers, 
dociaur en théologie, 1549. — Laurent Léman- 
«au. 1570, t le S2 mars 1585. — Martin Tem- 
p2<r. f le 6 août 1609. — Lanrent Laaae, 1609. 
~ Sympkorien Lasse, 1625, f le 1 novembre 
1639. — Pierre Gaillard, 1642. — Pierre Clo- 
qu€t, 1644, t le 29 janvier 1679, âgé de 79 ans. 
Il a laissé dans le registre des mariages de 1653- 
1639 un petit Traité (7 pages), écrit de sa main, 
I>e septem peccatts mortalibus, incomplet et 
qui De comprend que le péché d'orgueil, superbia. 
U 14 février 1652, mercredi des Cendres, les 
iondet allemandes et polonaises de l'armée 
royale, allant au siège d'Angora, avaient mis au 
pillage te presbytère et l'église, sous les yeux du 
esré, < tenu de force les armes à la gorge ». Elles 
repassèrent le 25 et saccagèrent la paroisse. — 
Pierre Paré, f\e9S février 1703. âgé de 55 ans. 
- François Bédouet, 1703, f l« 29 janvier 1732. 
Son égliae fut volée dans la nuit du 21 janvier 
IT» et perdit notamment 3 calices d'argent. — 
inlien ComaH, 1732, f le 13 juillet 1763. après 
31 aoa de cure. Il était frère du curé de Saint- 
SUvtn et cousin du curé de Bauné. — René- Jean 
^lly. V. ce nom, anc. vicaire, octobre 1763. 
U sacristie fot de nouveau dévalisée dans la 
&ûi du 8 an 9 octobre 1775. — Louis-Barthélémy 

Briant, vicaire de St-Silvin, élu constitution- 



nellement le 21 mars 1791, qui résigne tonte pré* 
trise le 17 pluviôse an II. 

On y trouve mentionnée en 1376 l'existence 
d'une aumônerie. 

La paroisse dépendait de l'Archidiaconé d'An- 
gers, de l'Arehiprètré d'Andart, de TEIection, du 
Grenier à sel et du District d'Angers. 

Maires : René Lelièvre, 1792-1815. ^ Benoit 
Legrand, 28 décembre 1815. — Prosper Hervé, 
14 janvier 1826, installé le 25 avril. — Blanchet, 
1831. — aai7Zergfeau, 20 août 1834. — Pierre 
Launay, 1840, f le 11 décembre 1846. — Eloy 
Lemanceau, 12 janvier 1847. — Villardry, 
1867, en fonctions, 1876. 

Arch. de M.-et-L. E 144, p. 1. ~ Arch. commun. Et.-G. 

— BéperL arch., 4861 « p. 321. — Brossier, Mis 0S6. — 
D. Houss ., XV I , p. 281 .^Note Mss. du curé Gbesneau (1850), 
aux Arch. de l'Evéehé — Pour les localiléa, voir Foudon, 
Longchcmps, Aiçrefoin, la Bertiire, la VaHniêre, le 
Chine-Potard, etc. 

PlessiSNGrefAer (le), chat., c"* de Huillé. 

— Le PlesseiZ'Grifer 1237 (Chaloché, t. H, 
p. 1^). -- Plessiacum-Griffitr 1245 (lb.,p.85). 

— Ancien fief et seigneurie, relevant de Durtal, 
dont est sieur Robert de Montdomé 1245, Jean 
de la Barre 1379, Hardouin Fresueau 1447, Jean 
Fresneau 1495, Pierre des Aubus 1540, René des 
Aubus 1588, mari de Françoise de la Hotte, qui 
est inhumée le 23 mai 1603 dans la chapelle Saiot- 
Eutrope; —René du Breil 1611, sa veuve Snzanne 
Ogeron 1627, Pierre Lejenne de la Furjonnière, 
mari d'Anne Eveillard, 1652, Pierre -François 
Lejeune de Bonnevau. lieutenant provincial d'ar- 
tillerie en Bretagne, 1690, veuf le 11 décembre 
1709 de Claude de Vabres. ^ Godefroy-Philippe 
Lejeune de Gréquy de Furjon, né au château le 
26 décembre 1741, lieutenant en 1756 au régiment 
de Languedoc, capitaine en 1770, retraité en 1780 
avec le brevet de major, y tient résidence et est 
élu syndic en 178.0, puis maire jusqu'en 1792. et 
de nouveau en l'an VIII, président ponr la se- 
conde fois du canton de Dartal en 1814, mort au 
châtean le 20 août 1831. — L'habitation actuelle 
comprend un beau pavillon carré xvii" s. avec 
hauts toits mansardés, auquel est adossé un lourd 
bâtiment terminé par une tourelle rohde, à toit 
pointu. — A l'intérieur sont conservés les por- 
traits de Pierre Lejeune né en 1669, f en 1706 
de blessures reçues au siège de Barcelone, — de 
son fils Franc. L. de la Furjonnière, commissaire 
de Tartillerie, 1730, et de sa femme Renée Richer 
de Neuville, l'nn et l'autre en pied,— de leurs fils 
Charles-Pierre-Philbert-Louis L.. tué au Canada 
en 1756. lieutenant au régiment de Languedoc, 
et de Gaspard et d'Eustache Lejeune, abbés de St- 
Haur ; — dans une chambre une très-belle fontaine 
armoriée en vieux Rouen. — La chapelle moderne 
reste inachevée; on conserve de l'ancienne des 
bas reliefs représentant les anges portant les 
instruments de la Passion xvii* s. " Une magni- 
fique futaie couvre et domine le coteau. On y a 
déposé divers débris de sculptures provenant de 
l'ancien château du Verger, notamment la clé de 
voûte de la chapelle. 

Plessls-Hameloi (le), m*', c"« de Cheviré- 
U'Rouge. — Anc. fief annexé dès le zvi* s. à la 



PLE 



— 122 — 



PLE 



léiipiearie de la Fresnaie ea Jarzé (E 593-595). 

Ples8l8*BajraaIt (le), f , c"« d'Yzernay. — 
Le Pl'Airaud (Cad). 

Plessis-Lambert (le), f., c^^ de Gonnord, 

Pf e««<««£otiMay. —Y. PL-aux-Nonnains, 

PIe^8is-Ie*Vieoiiite (le) , châi. , c°« de 
Mtigné-îe- Vicomte. — Dit souvent surtout 
jusqu'au xviii* s. le Plessis-Lionnet, sans doute 
de Lyonnet de St-Germain qui le possédait en 
1466. -— Sa seconde appellation rappelle qu'il 
relevait, comme Meigné, de Beaumont-le-Vicomte. 
plus tard de la baronnie de la Flèche. — Il 
appartenait depuis au moins la fin du xvi* s. 
k la famille Legouz. Antoine Legouz en obtint 
par lettres de juillet 1691 l'érection en chàtelle- 
nie, que contesta la dame de Saint-Germain, 
dame de Heigné. 11 acquit de plus par acte 
du 18 février 1701 les droits honorifiques de 
la paroisse pour les attribuer à la terre do 
Plessis. « Y réside en 1779 Louis-Augustin 
Legouz, chevalier. — Le domaine comprenait les 
fiefs du Bois, des Gniniers et d'Origné et une 
mouvance épaise dans 8 ou 10 paroisses. — Il 
appartient aujourd'hui à la famille de la Bouillerie. 
Le château formait un corps de logis, terminé par 
la chapelle, avec quatre tours dont deux aux 
angles de la façade, et une tour centrale d'esca- 
lier, dans une enceinte autrefois de larges douves 
vives avec pont-levis; au-devant, un haut portail; 
en dehors, la fuie— et de chaque côté une espla- 
nade entourée de fossés. Les douves aujourd'hui 
sont comblées, le portail abattu. 

Plessis-Ltonnals (le), f., c*** de Meigné- 
le- Vicomte. 

Plessis-Haeé (le), c<>" N.-O. et arr« d'Angers 
(13 kil.). — PUxitium 1032-1052 (1«' Cartul. 
St-Serge, p. 247). — Matheua de PUxitio 1060- 
1081 (Ib.. p. 123). 1174 (Ib., p. 106).— Mat/ieus 
de PlcLxeicio (Ronc. Rot. 1, ch. 52). — 
Math, de Plaxeizo 1117 (Cartul. St-Aubin, 
f. 36). — Fr. de Placicio Matheo 1182 
(Saint- Aubin, Sacristie, I, f. 1). — PUxitium 
Mathei 1134-1150 r2* Cart. St-Serge, p. 265) — 
Ecclesia de Placitio 1159 (St-Serge, 1"^ Cart, 
p. 16). — Plesaiacus Mathei 1222 (G 871, 
f. 35). — La Ville du Plesaia-Macé 1515, 
1520 (G Cures), 1726 (Saugrain). — Entre la Hem- 
brolle (3 kil.) au N., Juigné-Béné (5 kil. à l'E.), 
la Meignanne (3 kil.) au S. et à 1*0. 

La route nationale d'Angers à Craon traverse 
du S. à rO. te centre du territoire (1,500 met.), 
à 1,200 met. du bourg, qu'y relie un chemin 
vicinal. 

Y natt le ruiss. dit du Ptessis-Hacé, qui sort de 
l'étang du Parc, coule de l'O. à l'E. et se jette en 
/ttigné-Béné dans la Mayenne ; — 6,500 m . de cours. 

En dépendent les châi. du Plessis-Macé et de 
Marcillé et 30 fermes ou écarts dont 4 de 2 maisons. 

Superficie .- 797 hect. dont 20 hect. en vignes, 
25 hect. en bois. 

Population : 59 feux en 1699. — 63 feux, 
286 hab. en 1720-1726. — 80 feux, 365 hab. en 
1789. - 4i6 hab. en 1831. — 43i hab. en 1841. 
— 454 hab. en 1851. — 4Î6 hab. en 1861. — 
W hab. en 1866. — 399 hab. en 1872, dont 202 



au bourg (58 mais., 62 mén.), groupe de viaoi 
et sombres logis, perdu à l'écart, au faite d'an 
coteau boisé, à l'extrémité S.-O. du terriioin en 
pente vers la Mayenne. 

Perception d'Avrillé. — Bureau de potte 
de la MembroUe. 

La mesure locale comptait 12 boisseaux as 
setier, valant 17 boisseaux 1/2 des Ponts-de^ 
Une autre mesure dite le boisseau paré, teniit 
5 boisseaux 3/4, mesure ancienne d'Angers. 

La Mairie occupe, au-dessus de VEcûU 
mixte (Sœurs de Ste»Marie de Torfou), une belle 
salle, où conduit un escalier à ciel ouvert; -le 
tout reconstruit par adjudication du 4 octobre 
1847, eu même temps que le presbytère, — et 
sur ses dépendances. — Un peu plus loin, versN , 
lavoir public. 

L'Eglise, sous le vocable de St-Piene, foi 
conservée à simple titre d'oratoire, par la décret 
du 9 avril 1791, supprimée par rordooDsoea 
épiscopale du 20 février 1809, qui réunissait la 
paroisse à la Membrolle et rétablie en snccursak 
par une nouvelle ordonnance du 21 déeembn 
1825. C'est une simple nef xv* s , sans chapelle 
ni chœur (25 met. 55 sur 7 met.). D*étroits rédoiu 
à droite et à gauche abritent les autels neufs de 
la Yierge et de St Antoine. Le fond plat s'éclaire 
d'une fenêtre à double meneau quadrilobé. oi 
restent quelques débris de vitraux xvi* s. A fauche, 
dans la dernière travée une baie en anse de 
panier indique l'emplacement de la chapelle sei- 
gneuriale et remplace une cheminée dont le toyao 
domine encore le toit. 

Aucune trace antique n'a été signalée, pas 
môme de « la vieille voie ». encore mentionnée 
au XVI" s., dans la direction d'Angers à firain 

Le seigneur du fief, en se retirant pour mourir 
dans l'abbaye St-Serge d'Angers, donna aux reli- 
gieux l'emplacement du bourg &vec tontes sea 
libertés et revenus. L'église ne fut construite, ou 
tout an moins son ressort ne fut eonstitoé indé* 
pendant que sous l'épiâcopat d'Ulger, qui se div 
posant à partir pour St- Jacques de Gompostelle. 
détacha du territoire de la Meignanne, en indem- 
nisant le curé, cette paroisse nouvelle (1135-1140' 

Les moines y avaient établi un prieuré réfo- 
lier, dont malheureusement tontes les aitbires 
sont perdues. Je n'ai rencontré d'autres noms de 
prieurs que ceux de Gilles Provost, mort le 
18 juin 1621, Jacques Comuau de la Gran- 
dière, chanoine de St-Maurice, 1690, et Franc* 
Gaston de Rochechouart-Faudoeu , installé 
par procureur, lo 7 août 1737. — La métairie 
des Granges et la closerie de la Perrotterie com- 
posaient le temporel. — Les bâtiments du prieoré, 
attenant vers S. à l'église et, vendus nat' le 23 
août 1791, torment aujourd'hui une babiuiion 
particulière. 

A l'opposé s'élevait la cure, vendue ntt* le 
22 brumaire an II et rachetée par la oommofte 
en 1821. Les registres n'existent plus qa*en lam- 
beaux, dont les plus anciens remontent en 1545 

Curés : Christ, de la Rogelière, 1483. - 
Mahé de Bote-Joullatn. 1511, 1527. — Etieniie 
Legoue, 1541. -^ Claude Martinetiu, 1961. ^ 



PLE 



— 123 — 



PLE 



AdL Marquiâ, f le 14 octobre 1614. — Jean 
Blouin, t le 5 mai 1638. — Jacq. Btlîoir, 
\«U, 1643. — Jacq. Bernard, f le 35 mai 
166i. - Pierre Jameray, 1664, 1882. — Pierre- 
Josêph Edy-Desroches, 1687, 1727. — Pierre 
Eêlyê'Desrockeê, 1727, f * Angers le 27 juillet 
176S. •* Pierre Caillaultt 1766, jusqu'à la Révo- 
loUoo. 

11 est fait mention en 1711 d'une Ecole de 
filUs, dont la maltresse demeurait dans une 
maboo dépendant de la chapelle de la Brosse. 

Le flef apparaît constitué dès le zt* s. et prête 
100 nom dés lors & une puissante maison de che- 
valerie, dont le principal seigneur, Mathieu ou 
Xaeé. lut laisse à son tour le sien. Mathieu du Ples- 
lis, Matheus de Plaxitio, se rencontre vers 1060 
dans nne charte de St-Serge. C'est le fondateur 
de prieuré. Sa descendance, qui portait de 
gueules au treillU éPor, s'éteint avec Maoé lll 
vers 1290 et la terre passe avant 1903, fdj le 
mariafe d'Isabean avec Hardouin de Foogeréi à 
U famille de la Haie-Jonlain. Catherine de la 
Baie, femme de Geoffroy de Beaumont, en fit 
doD en mars 1434 à Louis de Beaumont, son 
eoosio, conseiller et chambellan du roi (septembre 
1434), sénéchal de Poitou, et le premier chevalier 
nommé dans l'ordre de St-Micbel. Il se retira sur 
s<i Tien jours au Plessis-Macé et reconstruisit le 
cUlean et même en 1 472 l'église, alors absolument 
détnite. — Cette année même, dans les premiers 
joors du mois de juillet, le roi Louis XI l'y vint 
visiter et a daté plusieurs lettres de ce séjour, -r et 
Charles VIII à son tour le 26 mai 1487. — Thi- 
baoU de Beaumont fit agrandir les douves et le do« 
naine, tracer et enclore le parc « d'une lieue de 
« toarou environ, » comme il l'indique dans son 
aveo de 1489, en y comprenant les jardins et 
vergers dans un enclos partieulier, quatre étangs, 
deai viviers et les deux métairies de la Ville-au- 
Hesie et de la Jaquetterie. Le domaine compre- 
nait les trois ehâtellenies du Plessis-Macé, de 
BtUyire et de la Guillaumière et pour cette raison 
se qualifiait de baronnie depuis le zvi* s., sans 
titre d'érection connu. La mouvance s'étendait 
sor S! paroisses dont nne outre Loire, Mûrs, et 
Conroelles au Maine, et comprenait même le fonds 
de f abbaye et partie du bourg de St-Georges-snr- 
Loire, dont F^ise contenait l'en feu et les tombes 
levées des premiers seigneurs du Plessis-Macé — 
Thibanll mourut, comme son frère, sans enfants, 
et sa soNir Catherine, remariée vers 1470 à Eus- 
Ucbe do Bellay de Gizeux, hérita en 1510 de la 
(erre. Leur fib René, mari de Marquise de Laval, 
7 donna une réception splendide en juin 1518 au 
ni François W, qu'accompagnaient la reine 
Claude , la reine-mère Louise de Savoie, Margue- 
rite de Valois, de toute la cour. — Par trois fois, 
l«s 10, 13 et 18 mai 1598, des chasses et leurs 
fites y conviftrenc aussi le roi Henri IV. — Mais 
^ h déeadenee approchait. 

Charles du Bellay, connu par les scandales de 
wn anion avec Hélène de Rieux et « qui s'amusait 
« à y faire le roy d'Yvetot », dit Tallement, sauf 
 ea rabattre de beaucoup plus tard, avait été ré- 
4iii dès 1640 à vendre sa forêt aux entrepreneurs 



d'une forge; mah la ville d'Angers y mit opposi- 
tion comme à la ruine du pays. Il parvint au 
moins à aliéner tous ses droits seigneuriaux et 
honorifiques dans les paroisses d'Epiré, de St- 
Germain-des-Prés, de St*Georges-sur>Loire, même 
son titre de fondateur de l'abbaye vers 1642 an 
profit du seigneur de Serrant, et finalement ven- 
dit par acte du 19 octobre 1649 à Jacques Danès 
de Marly, évèqne de Toulon, le domaine tout en- 
tier, pour y fonder une Chartreuse t mais Guy du 
Bellay de la Courbe réclama dès le 1*' juillet 1650 
le retrait lignager. Malheureusement, comptant y 
gagner 50,000 liv., il s'y raina. Son fils Antoine, 
cédant sous les dettes, dut en faire abandon à 
ses créanciers, de qui le 12 mai 1678 Guillaume 
Bautru, seigneur de Serrant, acquit la terre au 
nom de M*^ de Vaubrun, sa sœur. — Elle a 
depuis suivi la fortune de Serrant. 

On ignore absolument la date de la ruine du 
château, qu'on ne peut attribuer qu'à l'abandon 
par ses maîtres et au délaissement absolu. Je Pai 
vu encore il y a moins de dix ans ri868) envahi 
par le ménage et les services d'une ferme. J'ai pu 
le revoir (30 mai 1876) rendu sinon tout entier à 
sa splendeur première, au moins aux élégances 
d'une restauration complète et qui a su conserver au 
manoir son incomparable enveloppe de verdure. 
A l'aborder vers S., par le préau, qui s'incline du 
village, entre deux noyers superbes, apparaît la 
masse du donjon démantelé, avec son entrée 
sombre, autrefois à herse et ponts-levis. De ce 
point, à droite et à gauche, plongent d'immenses 
et larges douves, bordées au dehors par un petit 
sentier rustique, mais d'où émerge du fond et 
sur les pentes tout le désordre splendide d'une 
végétation paissante, qui prête un charme inouï 
à l'effet saisissant de la ruine. Au-dessus du bas- 
tion à demi écroulé plane une bordure de mâchi- 
coulis et au-dessus encore, l'étage supérieur du logis 
avec pignon armorié autrefois de l'écu des Beau- 
mont, dont les supports seuls restent. A l'intérieur 
de la tour (16 met. sur 11), à droite, dans l'angle, 
le puits ; plus loin, le four ; les trois étages sont 
tombés sous les branches d'un immense noyer ; 
derrière pointent les toits des tours et tourelles de 
défense. — Après l'entrée, franchie à droite, 
s'ouvre la cour intérieure en pente sensible de 
l'O. à l'E., avec un second bastion formant issue 
vers l'E. dans les jardins et dans le parc. A chaque 
angle de l'enceinte, dessinée en trapèze, se dresse 
une tour de défense. Deux grands corps de bâti- 
ments en équerre se font face, surmontés vers les 
douves d'un haut chemin couvert, garni de meur- 
trières i — à droite, les servitudes et dépendances, 
écuries, greniers; — à gauche l'habitation seigneu« 
riale, dont l'escalier extérieur en avancement vers 
l'E. s'abrite d'un large auvent de bois ; plus loin, 
dans l'anglCj au-dessus de la porte du rez-de- 
chaussée en accolade à choux rampants, se replie 
mollement une admirable galerie, à balcon, brodée 
d'arcatores tréflées et de réseaux en entrelacs. — 
Une haute tour d'escalier, mince k la base, large 
au sommet, termine vers S. le bâtiment. — Six 
chambres en bas, huit en haut s'y suecèdent, dont 
une avec cheimaée à manteau recouvert de boii 



PLE 



— 124 — 



PLE 



tculplé par compartiments de seènes de chasses et 
d'animaux; — et toat le manoir, récemment décoiô 
des magnificences du luxe moderne, aidé des pré- 
cieuses épaves du luxe antique, entre lesquelles un 
Ut splendide et surtout des tapisseries sans prix, 
les plus belles sans comparaison qui se puissent 
admirer en Anjou, notamment dans le salon, les 
Kermesaea de Téniers, œuvre des Gobelins et 
une suite du zv« s. ou tout an moins des pre- 
mières années du xvi*, représente en 19 scènes, 
avec légendes rimées, 

L*78toire et la figure 
De Jhesoi Christ et son Sunci Seoranent 
Depuis Abel et U loy de nature 
Jnsqoes à son cruel crucifiement. 

La scène 8 porte cette indication : Dame Loyse 
Le Roux, doyenne et dame de chambre de 
céanz, qui attribue leur provenance à l'abbaye 
du Ronceray d'Angers. Elles ont figuré en 18S8 
à l'Exposition d'Angers, dont le livret a reproduit 
les légendes intégrales (p. 22). — La chapelle, dé- 
diéeà St Michel, forme saillie surla cour, en avant 
du donjon, le fond éclairé d'une fenêtre à triple 
meneau, chargé de cœurs allongés et de festons de 
pierre ; an bas, l'autel sculpté ; en face, une tribune 
en bois, et une cheminée entre l'escalier et l'autel; 
mais l'œuvre attend encore, envahie des débris 
d'une restauration inachevée. V. un dessin de 
Berthe, Hss. 896, t. If, p. 45 et une gravure de 
Hawke dans l'Anjou de M. Godard. — Berthe et 
Hawke ont reproduit aussi le donjon, que repré- 
sentent une lithographie de M. La Tourette, 1860 
(Angers, Barassé, in-S»), une autre de Français 
dans V Anjou de H. de Wismes, une gravure de 
H. T. Abraham dans son Album d' Angers ^ 
1876. Une lithographie enfin de H. Vélault figure 
l'angle de la cour intérieure, vers N.-O., avec sa 
charmante galerie Renaissance. 

La paroisse dépendait du Doyenné de Candé, 
de l'Election d'Angers, du District en 1788 de St- 
Georges-sur-Loire, en 1790 d'Angers. Elle se 
plaignait surtout en 1789 d'être ravagée par les 
bêtes fauves, par les lapins et les pigeons sei- 
gneuriaux, — et comptait 20 ménages, 60 per- 
sonnes dans l'indigence. — Elle se trouva bientôt 
en proie aux misères de la Chouannerie. — 
Encore en l'an VII, le jour de l'assemblée de la 
St-Pierre, une bande armée cerna le bourg et 
enleva tous les gars disponibles. 

Maires : Hathurin Bellier, 5 novembre 1806. 
^ Jacq. Vaillant» 6 février 1807. — Charles- 
André Dubois de Maquillé, 10 février 1813. — 
Alexandre Parage, 7 avril 1815. — D, de 
Maquillé, 18 juillet 1815. — Al. Parage, 
27 décembre 1817. — René-Théodore Bourbon, 
1837. — D. de Maquillé, installé le 15 janvier 
1851. — Alex. Parage, 8 juillet 1852. insUllé 
le 30. — ios. Rétif, 27 juin 1859. — Alfred 
Walsh, 8 octobre 1876, mort le 21. 

Arch. de M.-eC-L. B Cahiers; G 185, f. 19 et G 193; E iUl 
et SW9 et Série L. — Arch. conm. Bt.-G. — Areh. mun. 
d'Angers BB 77, f. 06. — De Wismes. V Anjou — Talle- 
punt des Réanz, Hitt., 386. — Bettuê d* Anjou, 1853, t. Il, 
p. 9. »LottTet, dans la Beouê d'Anjou, 18l6, t. Il, p. 178. 
— Bibl. d'Angers, Hss. 989, f. SS7. — D. Hooss., n- 2St5 
et XVI, p. lU. — Pour les locaUtés, voir MareOU, la 



Piessis-M aeé (le), ham., c"« de St-Otùrges- 
du-P.'de-la-G. -* PZessiocue Mace 1S46 
(Carlul. de Chemillé, f. 88). 

Plessis-MAlInean (le), chat., c>« de la 
Salle-de- Vikiers. •— L'hôtel seigneurial du 
PUssis Morice dit le Plessis - Mallineau 
1539 (C 105, f. 16ft). — Ane. fief et seigoenrie 
avec manoir noble, relevant de Cernusson. dont 
est sieur n. h. Jean Malineau en 1455, RoliDdM. 
1539, Charles M. 1644. Hélène Dubois, sa v«av4. 
y fonde le 6 avril 1660 trois messes par samaioe 
dans une chapelle que son fils Claude s'engage i 
faire bâtir auprès de la maison le plus prompta- 
ment possible. Elle était en effet achevée, quand 
il vendit le 13 a:>ût 1673 à dame Renée de Briuae. 
femme de Jacques de Girard, « la terre, fief et 
« seigneurie, comprenant une chapelle, une mii- 
« son principale enclose de fossés, cours, aireaai, 
« jardins, taillis, futaies, étangs, les métairies da 
c Houx, du Pâtis, de la Salle, le moulin du Pâlis ■. 
— Y réside en 1789 Geneviève -Gbariolte de 
Girard de Charnacé, veuve de Pierre-Théopbik 
de Morand ; •— aujourd'hui à M. Du Reau, mari 
de M"« de Caqueray. Le château, avec parc ea- 
touré de murs, a été reconstruit en 1842 par les 
architectes Lenoir et Chesneau, dont les plaos 
figuraient à l'Exposition d'Angers. 

Plessisi-Haiieeaia (le), f., c»« de Chigné." 
Le P. Monceau (Rec^). — Ancien fief relevant 
du Lude. 

Plessis-Marals (le), f., c"« de Bourgneuf. 

Plessls-Mesle (le), f.. c"« de Carbay. - 
PUssiacum Melle 1258 (Mss. 767). - Li 
PessiS'Mesle autrement dit Saint-Françoii 
(Rec*). — Ane. fief et seigneurie avec manoir 
noble et chapelle dédiée à St Mars. -* En est 
sieur Gilles Le Pauvre, chevalier, 1258, lierre de 
Tinténiac 1438, n. Jean Dutertre 1602, n. h. Jeaa 
de Guiné, mari de Suzanne Dutertre. 1623. H y 
existait tout auprès des forges en 1681, 1747, mais 
les bâtiments s'élevaient sur la partie extrême 
du domaine, dépendant de la Bretagne. La ferme 
donne son nom à un miss, né dans le dépar- 
tement de la Loire-Inférieure, qui traverse et 
limite en partie la commune de Carbay, péDëtre 
sur la Prévière en entrant dans l'étang ds 
Fourneau et se mêle dans l'étang de la Fendrieott 
avec la Verzée; — 4,800 met. de cours, formant 
en partie limite du département de la Loire- 
Inférieure; — a pour affluents les ruiss. de Car- 
bay, de la Bastide, de la Fontaine-Jensset, et 
de la Menesterie. — C'est, je crois, le ruisseau 
qu'une charte d'environ 1050 (Pr. de Carbay} 
appelle fluviolus quidam Verranus. 

Plessis-Métajrer (les), f., c"' de la Pom- 
meraie. 

Plessisi-lWear (le), viU., c"« de Somloire; - 
f., c"« de Vézins. — V. aussi Fromenteau. 

PlessIm-Notre-DmBie (le), f ., c"« de Durtal. 

Plessls-Papisi (\^), f., c»* de Chemillé, 

Plessis-PréYét (le), c"« de Bouxillé. — 
Ane. maison noble relevant de la Bourgonnière. 
En «st sieur Jean de la Haie, 1409, Catherine da 
la Court, veuve de Louis de la Goaturs, 1639, 
Cené de Rongé 1612, 



t»LË 



— 125 — 



t^LË 



PleaaU'RmffmÊkwtm. — V. PîeBSÎB-Thiùur, 
ne9sls*R«cot (le), c''* de la Poitevinière, 
- Ane 0ef relevant de la Gbaperonnière en 
Jallais. — Ea est sienr Jean de la Roche 14S6, 
YroD de Villeprouvée 1481, Ant. Cuissard 1540, 
Reoé Caissard 1550, Jeanne Lemaçon, femme de 
Gilles de la Fancherie, 1663. 167S. 

FlessJfl-Ratmond (le), chat., c"« de Saint- 
Laurent-de-Ui-Plaine, — Lm maison noble, 
fief et seigneurie du PL-R. 1539 (C 106, 
r. 325). — En est sienr François de Blénoaveaa 
1198, 1500, qui ayant fait placer ses armoiries 
daos le chœnr de la paroisse, en fut empoché 
par le seigneur de la Jaltière, mais en même 
temps aotorisé à faire bâtir une chapelle de 
âO pieds de large à droite du chœur avec vue sur 
legraod autel; — Jacques Legay, écuyer, 1539, 

- Georges Louet, abbé de Toussaint, par acquêt 
judiciaire du 29 juillet 1599 sur Louis Legay, 
ouri de Marquise Duboys, Charles Louet 1643, 

- D. b. René Moreau, écuyer, échevin d'Angers, 
par acquêt du 26 janvier 1649, — Anne Gilles de 
li Grae 1755 et par partage du 10 juillet 1762 
Alesaodre-Victor Gilles de Fontenailles. Jacques- 
larie Dronet d'Aubigny, mari de Charlotte- 
Victorioe Gilles de Fontenailles, a vendu le 28 oe- 
uvre 1841 Je domaine à H. Alexandre Garreau, 
qui a tait reconstruire le château sur remplacement 
da manoir primitif incendié pendant la guerre de 
Veodée, au centre de l'ancienne enceinte carrée des 
dbarej, cantonnée autrefois de 4 tourelles, dont 
2 soDt conservées. Due avenue d'antiques châtai- 
giuers y amène, dont quelques-uns superbes. 

Pleasls-Reaier (le Petit, le Grand-)» ff.. c»* 
de TillUrs. 

Ptessis-Renoit (le), f., c"" du May, — Le 
lin, et métairie du Pl-R. 1540 (C 105, 
'• SâO}, relevait de Gonnord pour la moitié qui 
(}é|>eQdait de l'Anjou et appartenait à Louis de 
ùtfRay. 

Messia-Rleliard (le), f., c»* de Chanto- 
ceojup. — Une métairie appelée le PL-R. 
1540 (G 106, i. 143). ^ Appartenait à Jean de 
SaTOoniëres. 

Pleasle-Rov^ebee (le), f., c»« de Monti- 
gni-Us^R, — - Aoc. fief et seigneurie qui conserve 
knon d'une famille de chevalerie nommée dès 
le ut' s. dans les chartes de Ghaloché, Geoffroi 
Kûfebec en 1120, Math. Rochebec, miles, en 
124*. -. En est sieur Jean du Dresnay 1435, 
Fnoç.-Alexîs-Fréd. de Larochefoucault Liancourt 
<n 1790, aur qiii la terre est vendue nat' le 
•^ plQTiôse an 111. 

neMl»4teUlamC (le), f., c»« de la Chapelle- 
St'Florent. — Ane. fief et seigneurie dont est 
<^e Lneetie Pelaud, qui rend aveu en 1400 à 
Tabbaye Saint-Fiorent-le- Vieil, — Jean Chaperon 
1491, Jean Duplessis 1506. La terre, réunie à la 
Boorfonjiière, est aliénée en 1659 par Louis de 
t^^^Brissae à Françoise Grimault, veuve de 
Lo^ de Sesmaisons et rachetée vers la fin du 
ivii« s. par loe aeigneurs de la Bourgonnière. 

neMia-telTa (le), ham.. c"« de la Poitevin 
ftiire. -^ Le PL- SaUemart 1550* — Le 
f'^it'Balvart 1958. <^ Adç. M et seigomirie 



relevant du Gué-Aussant, avec ancien ehàtêâtt 
fort, ruiné sans doute dans les guerres du xv* 9» 
et réduit au xvii* s. en simple tenure sans habita- 
tion. Gilles de la Faucherie, écuyer, mari de 
Jeanne Lemacon, rend aveu en 1658 de cette 
s métairie non hébergée quand à présent, de 
c laquelle est seulement enclos l'aireau de grands 
« vieux fossez avec apparence de forteresse, s'y 
« tenant encore de vieux fondements à chaux et 
c sable ». — Elle appartenait au xvi* s. à la 
famille Cuissard et en 1550 au curé de Trélazé, 
René Cuissard, mais à titre viager seulement, 
pour revenir à son frère atné François. 

Plessls-Thierry (le), f., c"« de la Salle-de- 
Vihiers. — Le Plessis-Tk, alias Daheri 
1777 (Tit. de la Frapinière). — -Le PL-Théry 
(Cass.). — Ane. fief et seigneurie dont est sieur 
Jean Dabert, licencié ès-lois, qui rend aveu en 
1497 <c pour ses bois, vergers, carrouers, issues, 
c garennes à connils avec le refuge d'icelle », 
mais il n'y parait pas encore exister de manoir 
seigneurial; ~ Marie Dabert en 1515.-*Le château 
fut sans doute bâti vers la fin du xvi* s. et était 
encore an xviii* s. entouré de ses fossés. — En 
dépendaient dès lors, un moulin à vent, les mé- 
tairies de la Baudouinidre et de Roguenet et une 
borderie au Breilhouet. Saisie sur Philbert-Emm. 
de la Béraudière, la terre fut acquise par René 
de St-Offange le 11 janvier 1621 et réunie à la 
Frapinière. 

Plessis-Thioar (le), chat., c"« de Saint- 
Georges-des-Sept- V. — Le Plessaiz- Thiourt 
1378 (Tit. de Trêves). •- Le Plessis^Raganne 
1612 (Greffe de Saumor). — Ane. fief et seigneu- 
rie relevant de Trêves. — En est sieur Jean 
Mallart, valet, 1378, Guyon Delaroche, par sa 
femme Jeanne Rabouenne, 1432, François du 
Cloystre 1452, 1473, Amaury de Créhallet, par sa 
femme Jeanne du Cloystre, dont l'aveu de 1529 
donne le portrait peint dans la panse du D initial, 
Louis du Bellay 1540, Charles du Bellay 1583, 
1586, Robert du Bellay, gentilhomme huguenot, 
1612, 1619, Jérémie Haubert, sieur de Coibray, 
mari de Charlotte du Bellay, 1680, 1701, Jérémie- 
Philippe Maubert de Coibray 1775, 1783. La 
terre fut vendue nat« le 15 messidor an IV pour 
les 2/3 seulement saisis sur les deux frères Mau- 
bert de Coibray, émigrés, par indivis avec l'autre 
tiers resté aux droits de leur sœur Adélaïde ; — 
le tout revenu à la famille est passé par héritage 
de sa mère, née Maubert, à M. Poitevin , anc. 
maire; « aujourd'hui à sa veuve. Le seigneur 
avait été autorisé par le baron de Trêves en 1636 
à mettre une litre et ses armoiries dans l'égliM) 
de St- Georges et â y avoir sa sépulture. — L'habi- 
tation ancienne, de 50 pieds de long sur 20 de 
hauteur, menaçait ruine depuis longtemps. Elle a 
fait place à un logis moderne, près duquel 
d'immenses caves, longtemps exploitées en car" 
rières, forment un cellier incomparable pour loger 
l'abondante vendange que récolte le domaine. 

Plesai»»TIUeaia (le), f., c"* du May, ven- 
due nat^ sur d'Andigné le 7 floréal an YI. 

Plessls-Tlson (le), t, c«« de la Sallg-i|« 
Vihicri, 



t>LO 



-^ 126 — 



PLO 



l^letle (la), ralss., né snr la e"« de la Cha^ 
pûlle-Hulin, près le Bouillant, s'y jette dans 
l'Araise; — 1,800 mot. de cours. 

Plenrlère (la), f., c*'* de X.ouuame8. 

Pleors (Jean de), dit d'fepot'r, fonde à 

Angers le premier proche clandestin de l'église 

réformée. Il est appelé le steixr Déseapoir par 

rinquisiteur Remy Ambrois, dans la sentence du 

22 août 1556, qui le condamne par défaut à être 

brûlé vif. avec ses adhérents, sur la place du 

marché d'Angers. 

Haae, Franeê protett, — Documenit, à la suite de T/n* 
vmL die» Areh, de la Marne d'Anger»^ p. 377. 

pubères (les), f., c"« de Duriah 

Pllaerale (la), f., c'^'du Iiouroux-Béc, dé- 
pendance du bénéfice de St-Sébastien, vendu 
nat* le 7 février 1781. 

Pllnière (la), f., c"* de Chaudron-^ « f.. 
c»» de St-Quentin-en-M. 

PUsson (le), cl., C* de Soulaines, 

PlIssoiBiitére (U), c"« de Durtal, — La 
Pellissonnière 1607 (Et.-G. de Fougère). — 
En est dame Marie de Champlays; — eu est 
sieur Jacques Dosdefer, chanoine de Jarzé 1617, 
René de Grignon 1660. Charles de Grignon 1708 ; 
«» ham., c'« St Rémy-sn-M. — En est sieur 
Damten Parent, écuyer, 1652, n. h. René Angevin 
1724; — (la Petite-), f., e"« de St-ChrUiophe- 
dU'BoU, détruite depuis 1790. 

PlIssonnière-IVeaYe (la), f., c^* de Lire. 

PlIssonnlére-VIeUie (la), f., c»« de Lire, 
détachée au xvi* s. du domaine de Lire et ven* 
due à Franc, de la Pouèze. 

Plockère (la) , f. . c»« de Brion. — La 
Pelotière (Gass.). — En est sieur René de Les- 
crivain 1614, 1635, qui avait épousé à Ghaumont 
dii« Anne de la Roche le 2 mai 1622. — Le logis 
sert de refuge en 1614 à des habitants de Beaufort, 
chassés par les gens d'armes. 

PloBfeon (le), ham., c"« de Varennes-sout^ 
Montsoreau, 

Ploanlére (la), f., c»« û*Yzemay, On s'y 
souvient encore qu'en 1796, un groupe de trois 
chauffeurs, venus pour envahir la ferme de 
nuit, y fut abattu coup sur coup par la hache 
d'un brave paysan du nom de Gigogneau, appelé 
au secours par les femmes. Y. Rev. d'Anjou, 
1854, t. I, p. 241. — Elle a été léguée par 
M"« Gossin pour la fondation de l'hôpital de 
Haulévrier. — V. VEperonnière, 

PloqnlB (Jacques-Martin), né à la Dague- 
nière en 1746« prêtre et économe du séminaire de 
StSnlpioo de Paris, réfugié à Orléans pendant la 
Terreur, y fut arrêté dans la nuit du 11 au 
12 septembre 1793 et exécuté à Paris le 28 fé- 
vrier 1794. 

Ploterfe (ta), f., c"« de CkemilU. 

Plotlére (U), f., c"« d'Aurillé. 

Ploil8d«ffe (la), f., c»« de Clefs: -* f., c>« 
de Brain-sur-VAuthion, — La Peloquinière 
1397 (H.-D. 1152). — Ancien domaine de l'Hétel* 
Diea d'Angers, par donation en 1397 de Bertbelot 
Bertrand. 

Ptonierie (}s), t, c^ da Guidéniau, — 
f^a PrQuUrU (Cms.)* 



Pionvler, famille de maîtres arebileeies et 
sculpteurs en grand renom à Angers durant les 
zvii-xviii* s. — (Antoine-Léger), fils de Bon P. 
et de Jeanne Leclerc, marié le 29 Juin 1643 à 
Marguerite Thomas, fille aussi d'un mattre de 
pierre, avait travaillé en 1642 avec Charpentier 
et Moynard à la façon « de fort belles flgares en 
« bosse, représentant {'Adoration des Aois >. 
derrière le tabernacle de N.-D.-de-Sous-Terre. Il 
signe deux marchés avec l'abbé de St-Manr en 
1672 (26 janvier), pour l'autel de la Vierge, ivec 
figure de Notre-Dame de 4 pieds de hautenr, 
en pierre, et le 4 mai 1675 pour la façon de 
trois figures de bois, de hauteur de 2 pieds 1/S, 
c scavoir un crucifix mort, une N.>D.-de-Pitié et 
« un St Jean l'Evangéliste, estoffex de blanc poly 
« et de filets et bordures d'or, le renvers des 
« manteaux et robbes d*azur, les visages et main^ 
« de carnation aussi bien que le crucifix. » — On 
citait encore de lui une N.-D.-de-Bon-Seeoors 
(1665) dans l'église do Bléré près Chàteaubriiot 
et à Angers deux belles statues de pierre de 
St Sébastien et de St Roch, qui décoraient 
les deux premières chapelles, à droite et à gaoebe 
de l'église St-Serge. Il est l'auteur du tombean 
du doyen Gabr. Constantin, encore existant dans 
le chœur de St-Maurice, dont Tépitaphe sir 
marbre noir en lettres d'or porte la «gnatare 
Plovvier feci, et de celui du fils dn maréchal 
d'Hocquincourt, dans l'église St-Augustin pr8 
Angers.-* Il avait pris à rente de la ville en janvier 
1656 un terrain en Boisnet pour y bâtir une 
maison, dont le portail était surmontée d'une 
Vierge. Il fut inhumé le 28 juillet 1683 ant 
Carmes ; — sa veuve, âgée de 65 ans, le 22 fé- 
vrier 1690. «• (Denis), fils du précédent, né s 
Angers le 1*' avril 1646. est employé en 1683 à U 
décoration du jardin de l'Hôtel-de-Ville, f le 19 mai 
1699. — (Pierre-Philippe), frère da précédent, né 
à Angers le 15 avril 1652, mari de Jeanne Bacbeloi 
le 18 février 1692, employé par la ville en 1683 et 
en 1686 à l'ornementation de la mairie, en 1693 
à la sculpture de la porte Grandet, par le Cha- 
pitre St- Pierre en 1711, avec son frère Jean-Bap- 
tiste, à la restauration des statues de l'église; — 
meurt au plus tard dans les premiers mois de 
1712. Sa signature figure à un marché de 1685 
(GG 29). — (Jean-Baptiste), frère des précé- 
dents, né à Angers le 30 août 1648, mari de Sn- 
zanne Charpentier 1688, veuf le 14 avril 1708, f I« 
6 janvier 1726, est inhumé le 7 à Bnolay II sign« 
au baptême de la fille du peintre Durand, 8 jmn 
1677 (GG 121). — (Jacques), 1705. — (Phi;- * 
lippe-René), mari de Jeanne Gabory, 1742, était 
installé en juillet-août 1715 au presbytère de 
Challaio, occupé de la confection des autels et 
statues de Notre-Dame et de St Pierre. 11 avait 
fait en 1733 pour l'église de Montreuil-BeUivj 
les statues de St EUenne et de Si Sébastien qvi 
ont été enfouies dans le cimetière en 1861 — • Il 
meurt à Angers le 28 septembre 1758, âgé de 55 ans 

Areb. de M.-€t-L. H Bitt, de len, «t Abbajv dt Stim* 
Manr. — Bewê d^Aniau, 1858, t. I, p. 888. - Utmmn* 
Uu., 1. 111, p. 53.- Bu/M. de la Soe. Ind,, 4841, f "i^ 
-Arcb. Bin. BB Coodatlons si Bt^. GG*- ARht 
de Brielsy^ Sl-a&vln, ta Pellisrie, fie. 



tK)C 



— 121 — 



pod 



n«chèM (la),f., c«« de la Teêsoualle. 

Plveherle (la), cl., c** de St-Sigismond. 

PlumalsoB (la), c"* de Briolay. — Le 
canton de PI. autrement dit Haye-Mouase 
(Censif et plan de 1760). 

Flimiolsoii, c"* de Villévique. — Vhôpital 
dt Pi. 1680. — Ane. domaine de la commande- 
rie da Temple d'Angers, comprenant autrefois 
deux corps de logis, avec jardins et futaies. 
V. les terriers et plans du Temple. 

Plusala» c"« de Savennibres, 

Poblère (la Grande, la Petite-), ff., c"« de 
Rouuay. 

Foeé, Till.. c"« de Distré, — Villa Pocia- 
ccnjîs Ti«s. (Bolland., Sept., iv, p. l%,^Villa 
nomtne Poziacuvfi in pago Andegavense 843 
(Liv. d'A.. f. 24; Liv. R., f. ÎO). — Villa Por- 
ciacum 845 (D. Bouq., VIll, 481). — Pocia- 
cum 1030 circa (Cartul. du Ronc, Rot. 1, ch. 25), 
1061 (Liv. R., f. 28). — Poceium 1035-1060 
(BoDc, Rot. 1, ch. 35), 1138 (Liv d'A., f. 33). 
Poziacum 1040-1055 (Liv. N., ch. 271). — Po- 
cheium 1155-1162 (2« Cartul. St-Serge, p. 92). 
-Poce 1129 Olonc. Rot. 3, ch. 8), 1161 (St- 
Serge, l*r Cari., p 149,, 1162-1168 (Ib., 2« Cart., 
p. 3G3). — Villa gallo-romaine, placée au milieu 
des bois, dans l'angle intérieur et à quelque dis- 
tance de l'entrecroisement des voies d'Angers et 
de Doué à Saumnr. A 300 mètres vers S.-O. un 
iaforme amoncellement de blocs de pierre, dit la 
Butte-à'Matto» V. ce mott restes d'un galgal 
et de dolmens détmits, atteste le séjour d'une 
popolaiion aux temps les plus antiques. — C'est 
dvis cette villa — et non à la Possonniôre, comme 
le répètent l'un après l'autre sans exception 
iû09 les légendaires et écrivains modernes, — que 
U Vie de St Maurille place la naissance et 
la rcsorreclion d'uo enfant qu'on dit ôtre saint 
René. — Le leriiloire faisait partie du domaine 
royal et fut donné par Charles le Chauve à l'ab- 
lâye Sl-FIorent en 843, sauf quelques tenures 
aunbaées 4 l'abbaye St-Maur. Le tout constituait 
aQxi* s. un fief important, relevant du château 
de SaaDonr, aux mains d'une famille puissante 
de chevalerie, qui parait s'éteindre au xiii* s. — 
Eq est sieur Olivier de Daon 1231 , Baudouin d'Ucé 
1^ Olivier d'Ucé 1380, Pierie de la Rocherousse 
1388. sa veuve. Varie de Ste-Maure, 1419, 1425, 
Charles de Kainmerck , mari de Harguerite de 
Bocheroosse, 1449, 1487, pour moitié par indivis 
»vec Goy de Laval; — Gilles de Laval 1536 et 
He&é GouUard, par indivis, ce dernier acquéreur 
POQT moitié le 29 avril 1529 de Françoise de 
Kaiamerck, Jacques de l'Hôpiial 1560, René du 
HîTean 1607, Gilles de la Dufferie 1617, 1635, 
René de la Dufferie. qui vend le 21 octobre 1644 
a& maréchal de Haillé-Brézé toute la terre, réu- 
nie parsaite au comté de Trêves.^ La quiotaine 
^ lirait par les tenanciers dans les Chardonnets 
de Sanmor, et des redevances nombreuses frap- 
pueat les passants sur les deux routes. — Les 
cbaudrooDiers notamment devaient entrer au 
«oiiean et offrir leurs services, pour prix d'une 
Biche de pain et d'une chopina de vin; les mar* 

*»Bdi verriers présenter leur plus beau verre, — 



et « les femmes jolies » s'y assembler le jour do 
la Trinité et y danser, sous peine d'être pour- 
chassées avec la pl^ue.— Le chAteau, enclavé entre 
deux collines, comprenait quatre grosses tours 
reliées par de hauts remparts avec meurtrières, 
qu'entouraient de profondes douves pratiquées 
dans le (uffeau. Un pont-levis menait au portail 
qui se dresse encore debout, entre ses deux grosses 
demi-tours rondes, avec couronnement de hauts 
créneaux et de mâchicoulis; au centre apparaît la 
trace de deux écussons effacés. Le chemin de 
ronde aboutit à un haut logis carré, plaqué sur 
le flanc d'une grosse demi-tour ronde, semblable 
à celles d'alentour; le reste des constructions 
est écroulé. 

Arch. de M.-«t-L. G 105, f. 67; 145 et 150. — Bodin, 
Satanvr, 1. 1, p. 172-175 et A\O.^Mém. de ta Soe. dTAgr,, 
Se. et Artt d'A,, t. V, S* série.— D.Bétaneonrt.— Mm. 9B9. 

Poeé, f., c»« de Vivy. 

Boeha» — y. la Pouèxe, 

Poehaie (la), f., c*^* de la Pouèze. — La 
Pochoia 1672 (E 1545) ; — f ., c»» de 2a Préoièri ; 
— cl.. c»« de St-Clément'de'la-P» — La Po* 
chôuaye aliaa Pochuaye 1464 (G 27). — Ap- 
part. au zv* s. à la famille de la Crossonnière,-> 
à Marguerite Fauquerean au zvi^ et par héritage 
à Pierre Delorme sur qui elle est adjugée à Ma- 
rin Jamet 1631 ; — en est sieur Et. Nepven de la 
Hamardière 1724. 

Poehaode (la), L, c"« de St- Laurent -deê» 
Autels; — donne son nom souvent an ruiss. de 
la GreUerie; ■■ ham. et m*", c"* de la Va* 
renne. — Peauchaude (Et.-M.). 

P<»chaiidrle (la), f., c"" de Feneu, 

Poehé-Daro«her (Julien), né à Laval le 
29 juillet 1755, ancien lieutenant -colonel ré- 
formé de maréchaussée, nommé lieuUnant-co- 
lonel de gendarmerie nationale le 12 juin 1791, 
avait établi à Cholet une manufacture et y 
commandait en 1793 la garde nationale. Aux 
premiers troubles du 4 mars, il se porta avec an 
officier et cinq hommes au milieu des groupes 
hostiles. Aussitôt assailli, il fut terrassé et eut la 
jambe mutilée et presque sciée avec son propre 
sabre. A la première nouvelle de la déroute du 
14 mars, il se releva de son lit pour se traîner, 
appuyé sur sa canne, à la municipalité et orga« 
niser la défense; mais bientôt entouré sur la place 
du Château, il ne dut la vie qu'à une femme qui 
l'arradha aux menaces et aux coups des paysans. 
Après le passage de la Loire, il reprit le comman* 
dément de Cholet et de sa garnison de 500 hommes 
et à la paix fut des premiers à rouvrir sa fa« 
brique de tissage, qui devint une des plus im- 
portantes maisons du pays. Il figure en l'an lY 
dans la fameuse Commisiion dea Onze, V. 1. 1, 
p. 705 — et meurt le 23 janvier 1811. 

GelluMeau, BisL de Cholet, t« tl, p. 203-106, 800. — 
Savary, 1. 1« p. 67 et 78. — Arch. da «.-et-L. Série L« 

Pocherie (la), f., c"« é'Andard. 

PoehcUére (la), f., c"« de Cholet, --LaP, 
du Grand Cholet 1675. — En est sieur Hardy 
Robin de la Tremblaie 1457. — Sur an pré en 
dépendant dit de la Pierre se dresse an pealvan 
nommé la Pierre-Platt, bant de 2 met. 10 sur 
4 mètf 50 do circonféronoe, do 0^10 d*épaiffêOfi 



I>0C 



— 128 — 



POC 



M Millet en donne nn dessin, pi. LXV. A quelque 
distance, dans le môme pré, gisent sans ordre 
d'énormes blocs; — (la Grande-)» '•* c"* de St- 
Pierre-M., vendue nal* sur de Rougé le 27 ger- 
minal an VI; — Oa Petite-). '-. c»« de Cholet. 
" LaP.du Petit Cholet 1675. 

PochetléMB (les), f. et m'>, c"« de Charcé; 
■■ cl., c*« de Juvardeil. 

Pochetterle (la), m«* b., dans le bourg de 
Corzé. — La Rochellerie (Gass.). — La Pro- 
chellerU (Et.-M^. — Ancien domaine de la fa- 
brique de St-Pierre d'Angers, vendu nat^ le 9 bru- 
maire an IV; ■- C** de Montfaucon, maison où 
était installée l'aufflénerie. 

Poehinière (la Grande, la Petite-), m«" b. 
et f., c*« de Bécon. 

Pochonmerie (la), f , c"« de Somîaire. — 
La Porch. (Gass.). 

Poeqnet d« Livonniére (Claude), fils de 
Guillaume P., bourgeois, et de Marie Quentin, 
est né, — non en 1652 à Angers, au dire de 
tous les auteurs, — mais bien le 18 juillet 1651 
à la Gravoire, c"* de Valetz (Loire-Inférieurê). 
La famille ajoutait à son nom celui d'un petit do- 
maine, sis en la paroisse d'Evrune (Vendée). — 
Le jeune Claude fut mis au collège de l'Oratoire 
d'Angers et s'y distingua par une intelligence pré- 
coce et une fermeté de raison, qui à la mort 
de son père autorisèrent ses proches à l'émanci- 
per, quoi qu'il n'eût encore que 14 ans. Sa phi- 
losophie terminée par des thèses soutenues avec 
éclat, il se mit à l'étude du droit, qu'il quitta un 
instant pour la carrière militaire, et son courage 
et sa résolution l'avaient déjà mis en évidence, 
quand des intérêts de famille, en exigeant son retour 
en Anjou, le rendirent à ses premières éludes. Il 
prêta le serment d'avocat au Parlement de Paris 
et y fit premières armes contre Denis Lebrun, le 
célèbre auteur du Traité des Successions. Des 
portraits d'avocats, que le jeune débutant s'était 
amusé à tracer en quelques heures de loisir, 
ayant circulé manuscrits, contre son intention, 
par l'infidélité d'un cousin, chez qui il logeait, 
Claude Pocquet eut forte affaire de calmer l'orage 
de susceptibilités et de jalousies mesquines, que 
pareil ouvrage ne pouvait manquer de soulever. 
h le supprima pourtant de son mieux et si bien, 
que son fils n'en put prendre ron naissance que 
dans le cabinet d'un amateur de curiosités. Divers 
exemplaires avaient néanmoins échappé aux re- 
cherches de l'antaar et l'un d'eux servit ensuite 
à l'abbé Lambert, pour publier l'ouvrage, avec 
force changements et omissions, dans son His- 
toire Uttéraire de Louis XIV (Paris, 1751, 
in-4», t. I, p. 448) sous le titre de Sentiments 
dé Cléante sur quelques-uns des plus fameux 
avocats plaidants au Parlement de Paris. 
De guerre lasse, Pocquet revint à Angers et s'y 
établit en 1680 dans une place de conseiller au 
Présidial. Sa compagnie le choisit en 1684 pour 
régler un procès, qu'elle soutenait depuis dix ans 
contre la Prévôté, en même temps que la Ville le 
chargeait de solliciter rétablissement d'une Aca- 
démie de Ballef Lettres, dont il discuta, dit-on, 
Je projet ureo le roi lui-même. Il en fut natareUe- 



ment nommé directeur, puis successivement chan* 
celier et secrétaire perpétuel. En 1688 il reoiportt 
le prix d'éloquence à l'Académie de ViUefranche. 
Il retourna à Paris en 1689 pour soutenir le projet 
de transfèrement de l'Hôpital Général d'Angers 
dans le prieuré de Lévière, et s'y trouvait encore, 
lorsque le chancelier Boncherat le choisit, sor la 
présentation du Présidial, pour la place de pro- 
fesseur de droit français à la Faculté d'Angers, 
vacante par le décès de Jean Verdier. Il y fot 
installé dès le 3 juin 1689 et peu après éln rec- 
teur de l'Université. Il dut alors redoubler de in- 
vail pour sufflre à sa double charge de professeor 
et de conseiller avec une assiduité, dont U 
ville lui rendit à l'occasion témoignage (98 aoAt 
1691) ; mais sa santé ne tarda pas i s'altérer. A 
peine rétablie, des imprudences de xèle la corn* 
promirent de nouveau. Ne se sentant plus bientôt 
en état de remplir les devoirs de professeur, il 
rappela de Paris en 1711 son fils aîné, Gabriel. 
qui le suppléa jusqu'en 1720. Glande Pocquet ini 
fit alors l'abandon complet du titre et de la chaire 
et dut même renoncer à tout travail pabhc, u 
bornant à recevoir dans son cabinet les nombreoi 
plaideurs, les pauvres gens surtout dont il se fit 
tout entier le conseil et l'arbitre. Assailli à soa 
tour de procès personnels, il s'était rendu à Paris 
pour sortir de peine, quand il y tomba malade 
et mourut le 31 mai 1726. On l'inhuma dans 
l'église St-Sévérin. — Son portrait, par le peintre 
Barillot, est conservé au Musée d'Archéologie 
d'Angers. — Il avait épousé le 26 avril 1680 U 
fille d'un avocat. Renée Quatrembat, morte le 
24 janvier 1708, après lui avoir donné cinq fils, dont 
deux morts tout enfants, et six filles, dont cinq en- 
trèrent en religion, trois à la Visitation, dea\ aai 
Ursulines. — « Vous ferei, disait-il k l'aîné de se< 
« fils, ce que vous entendrez après moi; je redoute 
« la qualité d'auteur. > Aussi ses discours acadé- 
miques, ses cahiers de droit, ses consullatioos 
furent volontairement sacrifiés. Il avait pourtant 
publié : Eloge de M. Pageau, avocat^ dans !e 
Mercure Français ; — et les Coutumes du paU 
et duché d'Anjou, conférées avec Us Cou- 
tumes voisines et corrigées sur l'ancien ori- 
ginal manuscrit, avec le Commentaire dt 
M. Gabriel Dupineau (Paris, J. B. Coignard. 
1725, 2 vol. in -fol.). C'est le principal litre 
de sa réputation hors de sa province. « Dan« 
« la première partie, chaque article, dit H. Mé- 
« tivier, est suivi d'une discussion complète, 
« qui embrasse toutes les faces de la pratiqoe. 
« La seconde partie, dégagée des entraves dn 
« Commentaire, aborde toutes les questions im* 
« portantes. C'est une suite de traités sur les 
« matières féodales, les privilèges seignenriaot. 
« les prérogatives cléricales. Ia loi y est éclai- 
c rée par ses origines, par l'histoire, par tous 
« les arrêts de doctrine et d'intérêt général. » U 
en préparait une seconde édition quand il fut sur* 
pris par la mort. A la suite de son Commentaire, 
il a réuni une série d'Arrêts Célèbres, qu'il 
discute avec autorité et qui sont une mine pré- 
cieuse pour l'histoire anecdotique de PAnJou. — 
Son Traité de$ FUft (Paris, 1729» 1759 et 1771. 



POC 



— 429 — 



POC 



iD'4*) fat donné par les soins de son pins jeune 
fils, Jeao-André. — Qaaot an Traité desÂègrZes du 
Droit français (Paris, J730. 1732. 1737, 1744 et 
1768, io-lS) il est en partie Tœavre de son ûls 
aioé, Gabriel. Y. Journal de Trévoux, novembre 
1730, p. 2084 et mars 1768, p. 389. — La Biblio- 
ibèque d'Angers, parmi ses manascrits, possède 
de Glande Pocqnet de Livonnière, ontre son Com- 
mentaire des Coutumes, dont l'imprimé diffère 
par des modifications notables, deux Recueils 
aotographes de Sentences et Décisions du 
Présidial d'Angers depuis i68i jusqu'en i7î5 
(Mss. 342, in-4o vélin, de 214 ff. et Mss. 343, 
iD-4« papier, de 265 ff.); — et la Bibliothèque de 
Toars, un Traité des Lods et Ventes, 1713, 
eo dix chapitres (Mss. 666). 

Po«V^el de llivonnlére (Çlaude-Gahriet), 
fila do précédent, né le 21 octobre 1684, à Angers, 
«tait docteur en droit à 22 ans (1706) et débuta 
dès l'année même an barreau du Parlement de 
Paris. Rappelé à Angers, il s'y fit agréger au 
concours pour une chaire vacante dans TUniver- 
silé el dés 1711 prit de son père la suppléance de 
celle de droit français, dont il passa titulaire en 
17âO. Depuis le 6 juin 1714 il était de F Académie 
d'ÀDgers et à chaque réunion il ne manquait 
goéres de présenter à ses collègues quelques-uns 
de ces nombreux travaux, où il a abordé les ques- 
lions les plus diverses de ^histoire de l'Anjou . 
Piasieors môme de ces dissertations étaient prépa- 
rées pour l'AcadéDiie des Inscriptions, qui en avait 
vxepté la lecture. Peupréoccupé d'ailleurs du style, 
curieux de Tincoanu, infatigable au travail, sa 
correspondance était immense, comme sa bonne 
Tulonté à rendre service. Il n*est pas de grande 
entreprise littéraire du xviii* s. qui ne se soit en- 
nchie de sa collaboration,. avouée ou dissimulée 
par les auteurs officiels de l'œuvre. La collection 
dei Pères, les BoUandistes, le Gallia Christiana 
DOQTeau, les éditeurs de Moréri, Niceron, Tabbé 
Goajet pour leurs compilations, D. Rivvt pour 
y Histoire Littéraire, D. Garpentier pour le 
i>tt Cange, D. Montfaucon pour ses Monuments 
Francis, les frères Parfait pour leurs deux 
premiers volumes, bien d'autres encore ont eu re- 
cours à son érudition sérieuse et variée et les 
eoUections Angevines sont remplies de ses noies et 
de ses aotographes. — La Bibliothèque Nationale 
V^asède de lui une Histoire des duchés et com^ 
iés-pairies de France, selon leur vérification 

et le rang qu'elles ont à la Cour des Pairs 

pour servir de supplément à Vhistoire de la 
Pairie de France (Mss. Franc. 21106, ancien 
30 la Yallière, autographe, de 127 p. , plus la table ; 
Dite copie en existe au Mss. Fr. 7515, de 104 p., 
plos la table); — mais presque tous ses Mss. con- 
servés sont advenus à la Bibliothèque d'Angers. 
Ils oot pour titres : Histoire des Illustres 
d'Anjou de l'un et de Vautre sexe et de tous 
U% états (Mss. 1168, in-fol. pap., de 381 p.). — 
C'est une médiocre copie de l'ouvrage, augmentée 
Bème et modifiée par le curé Bancelin, Y. ce nom. 
La Mss. original se composait de notices déta- 
ctàées, dont les feuillets, disséminés dans les dos- 
siers GriUe et recueillis incomplètement, forment 

m 



aujourd'hui un volume in-4« papier, de 402ff. (Mss. 
1087). L'cBUvre d'ailleurs, si précieuse qu'elle soit, 
est rédigée à main levée et sans travail approfondi, 
souvent sur des indications peu sûres. La publi- 
cation, commencée dans la Revue d* Anjou de 
1862, en est restée interrompue; — Histoire 
de V Université d'Angers, depuis le xv* s. jus- 
qu'au commencement du xviii* s. (Mss. 1028, 
in-4opap., de 110 ff., autographe, mais incomplet, 
et Mss. 1027, in-4o pap., de 510 p., copie avec 
notes et additions de Tauteur), simple ébauche 
à vrai dire, dont la rédaction première est sou- 
vent tronquée et dont le désordre s'accroît d'une 
transcription inintelligente; — Histoire abrégée 
des Evêques d^ Angers (Mss. 629, in-fol., de 
8 cah., en partie autographe, le reste révisé par 
l'auteur). Elle a été imprimée, mais avec des 
suppressions, dans VAlmanach d'Anjou de 1759 
et années suivantes ; — Pouillé historique du 
Diocèse d'Angers (Mss. 648, petit in-fol. pap., 
de 344 p., autogr.), suivi de huit dissertations in- 
téressantes sur divers points de l'histoire ecclé- 
siastique. L'œuvre bien incomplète resta ina- 
chevée faute d'un accès facile aux sources et n'est 
en l'état qu'un simple cadre préparatoire. Telle 
qu'elle, elle fut communiquée à l'abbé Lebeuf, 
comme on le voit par la Correspondance de ce 
dernier, t. II, p. 509; — Traité de la CommU' 
nauté des biens entre mari et femme (Mss. 349, 
in-4o pap., de 470 p.), rédaction d'un cours pro- 
fessé; — Traité des Prescriptions (Mss. 34M, 
in-40 pap., de 322 p.), autre cours, dont la fin est 
du professeur Janneaux; — Traité des per- 
sonnes, choses et bénéfices ecclésiastiques 
(Mss. 402, petit in-fol., de 44 ff.), cours recueilli 
par François Prévost, Y. ce nom. L'auteur l'in- 
dique dès le début comme le résumé d'un cours 
plus ample dicté en 1714 et auquel il renvoie pour 
les développements; — Discours de récep- 
tion à V Académie (Mss. 496) ; — et de nom- 
breuses notes et extraits des Cartulaires de Saint- 
Maurice et de St-Aubin (Mss. 651 et 864), des 
Archives do l'Université (Mss. 1137), des Registres 
des (k)nclnsions de la Mairie (Mss. 944), — sur les 
Corporations (Mss. 949), — sur VHôpital des 
Pénitentes (Mss. 954), — sur la Chambre des 
Comptes d'Anjou (Mss. 921), — sur la famille 
Du Bellay (Mss. 976), — sur les Monnaies 
(Mss. 962), — sur le Procès de Jacques Cceur 
(Mss. 576) ; etc. — Il avait aussi édité en 1736 le 
AecuetZ des Privilèges de l'Université d'An^ 
gers, in-4<», en le faisant précéder d'une Disserta- 
tion très-intéressante, qu'on peut, selon toute vrai- 
semblance, lui attribuer, bien plutôt qu'à son père, 
comme le veulent tous les bibliographes. — Il 
mourut À Angers le 27 février 1762, doyen de la 
Faculté de droit, et fut inhumé dans l'église des 
Jacobins (G 105). 

Poeqael de Livonnière {Henri-Prosper), 
frère du précédent, né à Angers le 14 octobre 1688, 
chanoine de St-Maurice le 14 décembre 1719, doc- 
teur de Sorbonne, promoteur de la juridiction 
ecclésiastique de l'Ëvèché, archidiacre d'outre- 
Loire le 31 mars 1738, grand-archidiacre en 1750, 
mort le 2 mai 1766, fut inhumé dans les ca- 

9 



POC 



— 130 — 



POC 



veaux de Sainfc-Maarice. Il avait posé le 23 no- 
vembre 1737 la première pierre da giand anteU 
retrouvée récemment avec une inscription à son 
nom et à ses armes. 

Pocqaet de LiTOHBière (Jean-André) , 
frère da précédent, né à Angers le 30 janvier 
1696, marié le 16 juillet 1726 avec Marie-Anne 
Lemarié, qu'il perdit le 19 juin 1748, avait succédé 
à son père en sa charge de conseiller an Prési- 
dial, et fut nommé conseiller honoraire par lettre 
du 14 mars 1766. Il mourut le 20 mars 1767, à 
Angers. Il est dit de plus maître ordinaire de 
la Chambre des Comptes de Blois dans son acte 
de décès (GG 105). — La BibUothèque d'Angers 
possède de lui en Mss. : Voyage d^ Angers à 
Rome (in-4o pap. , de 76 pages, autographe) ; — 
Anecdotes sur l* histoire de France (in-4opap., 
de 522 p., en partie seulement autographe). Il y 
renvoie, p. 13, à sa Dissertation ^ — qui n'est 
pas connue, je crois, — tendant à justifier le 
chancelier Poi/et.— Sa famille conserve quelques 
autres travaux, d'ailleurs sans importance, notam- 
ment une Topographie d'Angers et des prin- 
cipales villes de la province, avec une Chro- 
nologie des Maires d^ Angers jusqu'en 1753. — 
Un de ses fils, Pierre-André-Claude-Scévole, 
marié le 26 septembre 1752 avec Prudence-Louise 
Hameau de Francpalais, était président-sénéchal 
de robe longue, juge ordinaire, civil et criminel, 
de la Sénéchaussée de Beanfort, charge qu'il 
vendit le 15 septembre 1761. 

Rangeard, Mélangea Acad,, Mss. 577. — Procès- Ver^ 
baux de tAcad. tTAngerf, Mss. i03S. - Niceron, Mé- 
moires, XVII, 371. ~ Éeoue d'Anjou, 1854, 1, p. 50-80.- 
MétiYÎer, Discours de rentrée, novembre 1847. — Legoa- 
vcllo, Etoge de M. de Livonnière {il2li, in-i2).— Lemar- 
chand, Ceûal. des Manuscrits. — Nota Mss. de M. Ulysse 
Robert. — Arch. mun. BB 99, f. AS. — Journal de Verdun, 
octobre 1736. — Bulletin du Biàlioph,, 1863, 1. 1, p. 363. 

PoeqaeC de LiTonnière {Marin-Pierre- 
Clément), quatrième fils d'Augustin-François P. 
de L. et de Félicitée Boy les ve de la Moronsière, 
né à la GaiUetterie, commune de la Heignanne, le 
24 juin 1820, marié en 1850 à d"« Léoiiie Lebeau, 
mort à Amélie-les-Bains le 15 mai 1865, s'était 
fait une place honorée par une série de publica- 
tions dans la presse politique et dans les lettres. 
Do 1857 à 1858 il rédigeait l'Union de V Ouest, 
avec M. de Gumont, et y soutint contre M. Veuillot, 
sur la question des classiques, une polémique dont 
la vivacité contraste avec le ton ordinaire de ses 
écrits et de son caractère tout de douceur et d'a- 
ménilé. — On a de lui Petits et Grands (Paris, 
Dentu. 1860 et 1866. in-12), précédé d'une lettre 
du comte de Fallonx, dont il avait été longtemps 
le secrétaire; — La Chambre des Ombres (Id., 
1864, in-18), paru en feuilleton dans l'Union de 
Paris; — Otto Gartner (Id., 1863, in-18) ; — JLa 
Dynastie des Fouchard (Angers, Lachèse, 1864, 
in-12); — Un Philosophe (Id., 1865. in-12); — 
la Notice sur le Bourg-d'Iré, dans l'Anjou de 
M. de Wismes; — et deux ouvrages posthumes, 
Lisa (Angers, Lachèse, 1867, in-lS) et Les Deux 
Frères (Id., 1868, in-18), le dernier précédé 
d'une lettre de M. de Falloux. Los Mss. auto- 
graphes de tons ces livres, avec quelques notes et 



lettres, ont été déposés à la Bibliothèque publique 
d'Angers par M. de Ruillé, au nom de la leave 
de l'auteur. — V. son Eloge par Eug. de Mafgerie, 
dans le Monde, reproduit par T Canton de 
VOuest du 22 septembre 1865. 
J^od^mHmieaewiMm — V. Pontigné. 

tevinière. 

Poêle (la). m«», c»« d*Avrillé. 

Poèierie (\s), L, c"« de Blou, 

Poéze {Charles-Henri-Marie, comte de la), 
fils de René de la P. et d'Ambroisine des Portas 
de Saint-Père , né au château de ta Golaissière 
en Landemont le 19 mai 1788, maire le 31 mai 
1811 de Sainl-Sauveur-de-Landemont, entré le 
10 juin 1813 au 3* régiment des gardes d'hoonenr. 
et le 1*' avril 1813 sous-lieutenant aux chevsB- 
légers de la garde impériale, capitaine d'état- 
major le l*r janvier 1816, épousa le 22 juillet 
1816 H"* Caroline de la Ville-de-Férolles-des- 
Dorides et se retira en 1822 du service, alors qu'il 
venait le 14 août de recevoir son brevet de capitaine 
aux hussards de la Moselle. Maire successivement 
de Ste -Hermine (Vendée) du 9 janvier 18i8 an 
28 août 1830, de Saint Sauveur-de Laodemootda 
28 août 1840 an 7 février 1854, de Broc do 7 fé- 
vrier 1854 au 23 octobre 1870 et encore depuis le 
14 mai 1871, c'est dans cette dernière commaoe 
et à sa terre de Meanlne qu'il s'est surtout acquis 
un droit particulier à la reconnaissance par sa 
recherche intelligente de tous les progrès agricoles 
et son empressement à les propager en payant 
d'exemple. Il était chaque année depnis 1865 
le président du Comice de Noyant qo'il avait 
contribué à fonder et qu'il s'efforçait d'animer.— 
Son éloge y a été prononcé le f septembre 1875 
par le sous-préfet de Baugé. Y. le Maine-et- 
Loire du 8 septembre suivant. Il était mort le 
12 février précédent au ch&teaa de Thévalles 
(Mayenne), officier de la Légion d'honneur depois 
le 14 août 1865. 

Poffolerie (la), f., c"' de St-HUaire-du-B. 

Pohnère(la), viil., c"« deBouziUé. 

J>o<eJUi*^lèf e. — y. la Pichardière. 

Poidemont* f. , c"* de Concourson, — Poi- 
dément 1631 . — Le Poirier de P. 1687 (G Cbap. 
de Doué). — Peaudemont (Cass.). 

PoideTin (Charles-Wilfrid), fils d'un garde- 
magasin de l'Ecole des Arts d'Angers, né à An- 
gers le 29 juin 1823, sous- lieu tenant au 39* de 
ligne le 28 février 1854, portait le drapeao da 
régiment à l'Aima et l'avait planté sur le bâti- 
ment du Télégraphe, point central de la défense 
des Russes, quand il fut emporté par un bonlet 
(20 septeinbre 1854). — Le Comice horticole 
d'Angers a donné son nom à une poire angevine. 

Moniteur, 8 octobre 1854. - Main»-et~L., dat 10 «( 11 
octobre 1854.>'André Leroy, /Mer. de PomoL, U II, p. 345. 

Poi^nardale (la), f., c"* de la Comuaille, 

JPoigase*J^e»Hime. — V. Peine-Perdut, 

Poi^nltier, f., c"* de Contigné. 

Poil-à-Lonp* f., t^* de Pontigné. — Lu 

closerie de Poillaloue 1672, Poilalout 1682 

(Et.-C.). — Poire-au-Loup (Cad.). — ^ 

Poire-à'Loup (C. C). 



POI 



— 131 — 



POI 



P^ilwie (la), ham., c>* de St-Aubin-de-L. 

Poilânerie (U). f-> c"« de Rochefortsur- 
Loire. — La Poelanerie (Cass.). — La Pou- 
lanerie (Ei.-M.).— Vendu nal« le 22 février 1791. 

PoUevraie (la), f., c" da Tremblay. 

PolUié,f., c»« du VieiUBaugé. — Le che- 
min de PoulU aux Cheminées 1427, — de 
Poillé à Baugé 1528, — de Varche de PoilU 
au Vieil-Baugé 1562 (E 534). — La maison 
seigneuriale, terre, fief et seigneurie de 
Poillé 1616. — Appartenait à la famille Legai- 
goeur xvu-xviu* s. 

PoUpré {Gabriel), né le 4 avril 1762 à 
Baugé, licencié en droit en 1787, officier munici- 
pal de Baugé 1790-1791, membre du District de 
179â à 1795, préposé an triage des papiers du 
IMstrict en 1796, agent municipal et maire de 
Baogé en 1797, président de TAdministration 
eantonale 1798-1799, juge de pau du canton de 
fiaogé l<r brumaire an XII, membre du Conseil 
général depuis 1800, dont il est à plusieurs re- 
prises secrétaire. — f à Baugé le 6 juin 1812. 

Pmime^ (de). — V. Nepveu (Jacq.). 

Poindasserie (la), ham., c»« de St-Pierre- 
Maul. — La terre, fief et seigneurie de la 
Poindacerie et le Petit-Espinay , composé de 
maisons, jardins, bois, estangs, m,oulins, 
ttrres (C 106, f. 122). — La Coindasserie 
1601 (£t.-0.). ~ La Pointasserie 1782 (E 1441). 
" ÂDc. terre noble relevant du Grand-Montre- 
vauU — En est sieur René Royrault 1540, Jean 
Ubreton 1715, Ch.-J. Noblet 1754. René-Franc. 
Nôbiet, bourgeois, licencié es- lois, 1772, Armand- 
Jeao de Fayau, mari de Madeleine de Boissard, 
1781, 1789, qui y résidait. — Le château actuel 
i été rebâti en 1823. 

P9it^ .- V. Ponet. 

Polasanniére (la), ham., c"* de Bécon. — 
£a est sieur René Thouin 1760. 

Point, m'^, cB« de Chanzeaux, sur rairéme. 
— Villa que vocatur Expoenti, 1040 circa 
\G 788). — Ane. dépendance du prieuré de Saint- 
Pierre de Chemillé, vendue nat* le 7 thermidor 
AD IV soos le nom de Moulin du Pont; — 
doDoe son nom à un ruisselet, de 450 m. de cours, 
V^i^j jette un peu en aval, né au N. de la 
Tonche-Pineau; — f., c»« de St-Pterre-Maul. 
-Le moulin du Pouay 1609, de Point 1626. 

P»lBl-d«-4omr (le), cl., c"* d'Angers E. ; -> 
cl.,e«« d'Angers N.-O. ; — cl., c"» de Château- 
neuf\ «. ham., c»« de Clefs ; « f,, c"» de Con- 
tigné; .» rilL, c»« de Corné; — f., c" de 
i>urtaZ; — f., c»« de Feneu; — t., c"* de Lé- 
:igné; «■ vill., c"* de Mozé, construit tout en- 
tier depuis la rédaction du Cadastre sur la route 
départementale de Gholet; — /.. c"« de la 
Plaine; « f., c" de Marigné; — c" de St- 
MaTttn-dU'F, ; — vill., c»« de Tigni, 

Peinte (la), ham., c"" de Beaupréau. 

Peinte (la), vill., c"« de Bouchemaine, sur 

ia rife droite de la Maine et de la Loire et à leur 

coDflnent même, avec bac et escale de bateaux à 

Tapear.—Le nom primitif de la localité était Ruse- 

W,«Bttrgua quivocaturRuseboc 1104-1120 

iCartttl. du Ronc, Rot. % ch. 9). — Burgus 



Russellusf 1150-1154 (Ibid., Rot. 2, ch. 66). -> 
Ausebouc 1244 (Ghaloché, III, f. 16). — Villa 
de Rusebouc 1383, — le village de R-useboug, 
autrement la Pointe 1646, — la Pointe alias 
Rusebouc 1748 (G Ghap. St-Laud). — Le vilL 
de laPointe de Ruzebourg 1766 (BB 122, f. 52). 
— Le Chapitre de St-Laud, seigneur du pays par la 
libéralité du comte Geoffroy Martel, 1009, avattpour 
voisine et pour rivale en privilèges l'abbaye du 
Ronceray, à qui le seigneur d'Epiré avait fait 
don au xi* s. d'une partie du village. Les deux 
communautés y possédaient surtout d'importants 
moulins, dont j'ai déjà longuement parlé, Y. 1. 1, 
p. 427. La vanne, formée de plus de 2,000 che- 
neaux sur double rang rempli de pierres, s'élevait 
pour la plus grande partie en Maine et de deux 
pieds au-dessus de l'eau, bordée des deux côtés 
d'une chaussée. Neuf on dix paroisses d'alentour 
venaient s'y approvisionner, sans compter l'envoi 
des farines réservé trois fois par semaine pour An- 
gers. — La maison seigneuriale du Chapitre avait 
nom la Prévôté et logeait l'agent chargé de perce- 
voir à la Pointe les droits sur le vin, le sel et autres 
denrées passant en Loire — et à Bouchemaine, 
les droits sur les charrois par terre. L'abbaye 
de Pontron y levait aussi au xiii* s. un droit 
sur la Loire. — Une ordonnance du 20 novembre 
1621 supprima tous les péages sur les bateaux 
grands et petits et par suite le principal revenu du 
Chapitre de St-Laud. Le bac au xvii* s. ne rap- 
portait déjà plus à suffisance pour s'entretenir. 
En 1724 les paroissiens de Denée, intéressés plus 
que personne, s'engagèrent à payer 1 sol, c'est-à- 
dire le double du tarif, pour aider à trouver fer- 
mier. — La quintaine pour les sujets du Cha- 
pitre, mariés dans Tannée, se tirait à cheval, au 
Port-Thibault, dans la prairie dite de l'Office 
de Sie-Gemmes; les femmes venaient ensuite, 
avec leur chapeau de roses, offrir leur chanson et 
un baiser au délégué des chanoines. — 11 était 
fait usage dans le fief de deux sceaux dont « le 
« grigneor scel aux contrats » portait écartelé au 
i et 3 d'une tête de bouc, au Set 4 d'un scion 
épineux de rosier [Rose-Bouc]. — Le boisseau 
local mesurait une grande écuellée de plus que 
celui des Ponts-de-Cé. — Le village était surtout 
pour le roi le principal bureau des Fermes, avec 
c tablier » pour le contrôle du sel, rétabli en 1600, 
et garnison commandée par un capitaine de ga- 
belle, dont le corps d^ garde existe encore, au bord 
de l'eau. Les fermiers de la régie y avaient leur 
chapelle, dédiée à St Thomas, où se célébraient 
les offices les dimanches et fôtes. Elle forme aujour- 
d'hui une petite habitation, vis-à-vis le moulin de la 
Garde. — Pendant la Fronde, le chevalier de Jarzé. 
commandant pour le duc de Rohan, s'était retran-. 
ché sur le rivage et avait fait dresser en Loire 
de fortes palissades, défendues par des galiotes 
et du canon. L'assaut y fut donné par les royaux 
le 25 février 1652, où le chevalier se fit tuer avec 
quelques gentilshommes. On a publié dans le 
temps une Relation véritable de ce qui s'est 
passé à la prise du village de la Pointe, 
sictué à la cheute de la rivière du Mayne 
dans la Loire (Paris, Rocolet, 1652, petit in-4o). 



POI 



— 132 — 



POÏ 



— Le village forme aujonrd'hm Tagglomération 
principale de la commune, centre presque unique 
d'animation, où se rattachent et se confondent 
Chantourteau {ÎO feux, 73 hab.) et le Quartier- 
Baron {ii mais., 34 h.)» ensemble 77 mais., 307 h. 

— Il y a été construit, par adjudication du 5 oc- 
tobre 1873, une Salle d'asile, avec le produit 
d'une donation de M. de Coutailloux et de sous- 
criptions volontaires. Une assemblée s'y tient le 
dimanche de la St-Pierre-au\-Liens, fêlée ordi- 
nairement par de joyeuses régates. 

Pointe (la), ham., c»« de Drain ; — m*» à 
vent, c»« de St-Hilaire-du-B. 

Pointeau {Guillaume), ûls cadet de Gervais 
P , anobli par lettres royaux de décembre 1333, 
est dit dans les titres de St-Haurice d'Angers 
chevalier et docteur en droit, miles et legum 
doctor. Il était en 1360 receveur et commissaire 
sur le fait des finances et francs fiefs d'Anjou et 
en 1378 chancelier de Louis !•»• d'Anjou. C'est h 
ce titre qu'il assiste au procès de Pierre Dulertre, 
secrétaire du roi de Navarre, décapité à Paris le 
21 Juin. — Il péril en 1379 dans l'insurrection de 
Montpellier. 

ç>5îî'^o'o^"/-w'*l'''^'"'''' *• ï» P- 359. -Ménage, 
Sablé, p. 883.— L. Labourenr, Bût. de Louû 1". — Bour- 
digné, part^ m, ch. v. — Arch. de M.-et-L. E 3643. — D. 
Martèoe, Tkes. Nov. Aneed., I, 4566. 

Pointier, famille de maîtres architectes-sculp- 
teurs. — {Charles), fait en 1717-1718 les trois 
autels de l'église de Bagneux. — (René), mari de 
François Reiaier, dite la Roche, 1727, Angers, 
passe marché le 29 novembre 1723 avec le cha- 
pitre de Saint-Pierre de Sanmur pour la façon de 
la grille du chœur et des stalles, fait le grand autel 
de Hazéen 1735, les portails des halles couvertes 
en 1741, — et meurt âgé de 64 ans le 26 octobre 
1760. « {François), fils du précédent, né à 
Angers le 14 juin 1736, mari de Renée Jamin, 
1762, 1770. Son frère Jacq. -Philippe était curé 
de Marcillé, où il mourut en 1781. 

Pointrean (le), ham . c»« du Fief-Saumn, 

Pointu (le), cl., c»« de Geste. 

Poiré (le), f., c»« de J allais, dans la paroisse 
de N.-D.-des-Mauges. 

Poirés aes), f., c»« de Roc/ie/brt-a.-L. ; -. 
ham., c»* de Longue. 

Poiret (Justin), peintre, Angers, passe marché 
le 17 juin 1667 avec le curé de la Blouôre pour la 
façon d'un rétable et la peinture du tabernacle et 
des statues de St Sébastien et de St Christophe. 
Il signe l'acte de baptême de sa fille le 26 atril 
1668. — Sa femme a nom Julienne Damoizeau. 

Poirier (le), f., c»« à! Angers 0.; - m«", c»« 
à' Angers N.-O ; - f., c°» de Beaufort. — 
Poiriers, Périers Xfi* s. (Et.-C.). — Ane. logis 
noble, avec croisée à meneau de pierre, cheminée 
à manteau armorié et combles en are en tiers- 
point du xv« s. — En est dame Renée de Goubis 
1M6. Pierre Buron, ségraier de Beaufort, 1560. 
René de Girard, mari de Marie de Mauméchin, 
16i4, Jean de Mauméchin 1664; — Dieudonnô 
de Languedoue de Maugiron 1789; — fff., c»« de 
Chigné, 2 à dr., 1 à gauche du chemin venant de 
Broc, dont une, dépendant du collège de la 



Flèche, fut vendue nat* le 19 messidor an IV; « 
c»« du Lion-d' Angers; — f., c»« àsMarigni; 
=- c"« de Montjean. — Le lieu apptUi U 
Poirier de Madeleine 1644 (E 697) ; — ham.. 
c"« de MontreuiUsur-M. ; = f., c^^de-AToyant- 
s.'le-L.; — f., c" du PlessiS'Gr.; - f., c»» 
de St-Macaire-en^M. ; ■- f., c»« de St-Sau- 
veur-de-Land. — Le Poirin (Et..M.); « f., 
c»« de Thorigné; — vill.. c»« de Trélazé. 

Poirier (le Grand-), f., c»« d'Angers N.-C; 
« m«» b.. c"« de Rochefort-s. -Loire. 

Poirier {Claude), docteur-médecin, à Saiou 
Germain près Daumeray, est dit médecin-ocoUsie 
en 1710. il vivait très-vieux à Auvers-le-Eunoa 
en 1735. 

Poirier-de-Hnseadet, f., c"« de Corzé. 

Poiriére(la),cl.,c»«de la Chapelle-Rouu. 
— La Perrière (Cad.) ; « (la Basse, la Haul6.\ 
hh., c"« de Drain. 

Poirier^Fonrelié (le), f.. c" de Bouillé-M. 

Poirier>«nllion (le), f., c»« de St-Gtorges- 
Bur 'Loire. 

Poirier^Hodeblne (le), ham., c»« de Con- 
tigné. 

Polrier^Hartin (le), f., c»« de Fougère. 
Poiriers (les), c»» de Beaucouzé, lande ao 
xviii" s. de 6 arpents, traversée par l'anc. chemin de 
40pieds de large. Elle dépendaitde l'abbaye deS(- 
Nicolas et fut vendue nat« le 25 avril 17R2 ; — f., c" 
doBrain-sur-Long. ; « h , c"« de Contigné- - 
Ane. fief et seigneurie relevant de Jnvardeil, dont 
est sieur Jean de la Haie 1530, Pierre do la H. 
1567, Renée Lasnier, veuve de Pierre Ayrauli, 
1650, Louise Lechat, veuve de Lefebvre de Lan- 
brière, Perrine-Henriette Lef. de L. 1737, Dubois 
de Maquillé 1789, sur qui le domaine est vendu 
nal« le 18 messidor an IV; ^ cl., c"« de Canr 
tenay-Ep.; «. f., c»« de Jumelles; — c»« de 
Martigné-Briant, dans le vill. de Cornu. - 
Ane. fief relevant de Vézins ; — en est sieur Louis 
Pierres, écuyer, 1540, M" Julien Lecrosnier 1615; 
«* ham., c»« de la Membrolle. — Le lieu des 
Périers 1482 (Pr. de Ballôe). — Le lieu et cl. 
des Poyriers 1623 (Ibid.). — Dans une pièce y 
attenant, nommée la Chesnaie-Ronde, passait, dit 
le Censif de 1750 de la Haie-aux-Bons-Hommes, 
c le chemin de fer anciennement, c'est-à-dire le 
« chemin ferré ou perré »; « f., c"« de Mon- 
treuil'Belf. — En est dame Tiphaiue de Monte- 
clerc 1508, Claude des Granges, femme d'Artos 
de Maillé, 1564, de qui l'acquiert le 3 juillet 
Jean Marsault, maître apothicaire, Angers. Il en 
fait don la même année le 12 septembre i la 
noble confrérie d^ Bourgeois, desservie en l'église 
St-Laud, qui le possédait encore à la Révolution; 
— c»« de Neuillé. — V. Gué-des-Poiriers. 
^oiw»im, JPoitFom, — V. Perrin, Perron. 
Poirinet ae), cl., c»« de Chantoceaux 
(Cass.). — N'existe plus. 
Poisnrd (le), f., c»« de Nueil. 
Poisats (les), ham., c»« des Cerqueux-sous- 
Maul. — Il y exisuit une chapelle de Notre- 
Dame, fondée en 1624 d'une messe tous les ven- 
dredis. Le titulaire était nommé d'alïord par les 
seigneurs de la Séverie, puis par les corés. 



POI 



— 133 — 



POI 



Détruite bien avant 1790, elle a été rebâtie, dans 
Bo earrefoor et à l'entrée à gauche da chemin 
d'Tiemay, — simple rectangle couvert en tuiles 
vnc ane bretèche sur le pignon ; à l'intérieur, nn 
antel de Yieigex 

PolsewK, f , c"« de Grez-Neuville, 

Polsienzy f., C** de Lasse. — Ane. fief et 
seigneurie dont est sienr Franc. Guérin 1512 
(E i746), n. h. Ambroise de Guérin. un des cent 
geotibhofflmes du roi, mari de Léonore de la 
Trémoille. 1881, 1592. Claude Guérin d'Arcam- 
bonrg 1662. Pierre Leteillier, écuyer, 1685, Claude 
LeleÙIier 1717, 1720, mari d'Augusline de Gennes, 
André-René Dupont d'Aubevoie, chevalier, 1734. 
Heori-Charles Dupont d'A. 1780. — L'ancien 
logis du XVI* s. sert encore d'habitation, le toit 
porté sur une bande saillante de tuffeaux, orne- 
mentés pour la plupart de mascarons ; au-dessus 
de la porte, trois écussons dont un chargé de 
trois lionceaux passants 2 et 1 , dans un collier de 
l'Ordre, Taotre écartelé, le troisième double mais 
ib^lument effacé ; -^ à l'intérieur, trois belles 
cbeminées, dont une, en anse de panier, porte un 
éeassoa chargé d'une tour crénelée ; — dans la cour, 
ooe haute foie carrée ; — tout autour du domaine, 
aoe enceinte de murs, hauts encore de 3 ou 4 met. 
dont l'angle vers N.-E. contient une des plus re- 
marquables chapelles seigneuriales du pays 
malheoreusement en ruine, le pignon xv" s. bordé 
de cboQ\ rampants et surmonté d'une bretesche, 
U porte en cintre surbaissé, les montants décorés 
d'arabesques et de rondelles ornementées ; dans 
le einlre, Técu d'or aux 3 lionceaux passants 
de sahle, couronnés» îampassés et armés de 
gueules, qui est celui des Guérin. L'intérieur 
êuit couvert sur ses deux parois latérales de très- 
iirienses peintures du xv« s. formant une série 
de scènes, lout récemment encore reconnaissables, 
iQJoardlini à peu près effacées par l'hiver et par 
)«) ploies. J'y ai distingué pourtant, à gauche, un 
F^tre à l'autel, dont une main bénit, l'autre est 
imposée sur la tète d'une dame agenouillée, vêtue 
ai noir; derrière lai, un petit clerc; derrière la 
(lame, St Jean-Baptiste ; de l'autre côté, à dr , des 
r^jopes de dames et de seigneurs ; — le fond éclai- 
ré par Qoe fenêtre à meneau flamboyant et tréflé. 

Pelaottère (la), f., c>>" du May. — Ancien 
fief et maison noble où demeurent René de Plain- 
chesoe et Renée Boursault, sa femme, en 1676 ; — 
totalement incendiée pendant la guerre et vendue 
Oit* le 7 germinal an VI sur l'émigré Villeneuve. 

P«lasmTd«rle (la), f., c»" de Grézillé -, — 
U t^ de Vézins. 

Pekaardière (la), m«« b. , c"« de St-ClémenU 
ie-ioPI.; m^ f., c»« de St-Léger-du-May. — 
Ah€. fief relevant de Launay-Gobin ; — en est 
^ienr GUles de Ghevigné 1456, Allain de la Roche 
tW, d'Andigné de Maineuf en l'an VI ; — donne 
^0 nom i un niiss. né sur la commune, qui 
^««le do S..E. an N.-O. et se jette, à droite, dans 

fEpÏDette, entre le Pas-Mortagnais et la Gui- 

pwdière; — 900 mot. de cours. 

^laaeries (les), f.. c»« de Contigné. 
^•ba«n, famille d'architectes-sculpteurs à 

^eB. - (RenéJ, f le 6 février 1675. — 



(René II), 1683, mari de Fr. Blin'et en deuxièmes 
noces de Jeanne Ogeron (6 novembre 1678). — 
(René IlIJt fils du précédent, mari de Jac- 
quine Garreau (30 septembre 1710), chargé en 
1711-1720 de la direction du château de Château- 
neuf, en 1747, avec son fils, de l'autel de la 
Vierge en l'église de Saulgé. » fRené IVJ, fils 
du précédent, fait en 1762 les trois autels de l'é- 
glise de Ghatelais. 

Poisson {Charles), sieur de Neuville et de 
Soulpuy, mari de Marie Payneau, est nommé maire 
d'Angers le l*' mai 1673 pour deux ans, conseil- 
ler échevin perpétuel le 1*^ mai 1675, et continué 
maire en 1675*1676. — Il meurt âgé de 90 ans, 
le 16 mars 1703. Son jeton porte d*azur au 
dauphin d'or, posé en demi-cercle, lorré de 
gueules, les ouïes et le nez de même, sur 
une mer agitée, avec la devise : Ridet maris 
iras, par allusion à son nom. 

Poisson (Daniel), maître chirurgien, protes- 
tant, à Longue, 1608-1614. 

Poisson (François), docteur médecin, reçu 
en la faculté d'Angers le 16 décembre 1627, 
mari de Gabriel Boulay, 1629, est nommé méde-* 
cin de l'Hôtel-Dieu le 2 juin 1631 et continué 
pour cinq années en 1635 aux gages annuels de 
150 livres ; — f le 20 janvier 1643 à Angers et in- 
humé le 21 dans l'église N.-D.-de-Recouvrance. 

Poisson {Jean'Baptiste)t sieur de la Besne- 
rie, avocat et procureur du roi en l'Élection d'An- 
gers, a publié en 1616 une Ode pindarique dé- 
diée à Urbain de Laval-Boisdauphin (Angers, 
Antoine Hemault). On trouve de lui en 1630 une 
pièce de 14 hexamètres latins dans le recueil en 
l'honneur de Scévole de Ste-Marthe, SceooZee San 
Marthani Tumulus, suivie d'une pièce de son 
fils Jean» — Je ne sais si c'est lui ou quelqu'un 
des siens, conseiller à la Prévôté, qu'on voit la 
même année le 4 décembre conduit au château 
pour affiches et rédaction de placards et de li- 
belles, puis à Tours en janvier 1631 et enfin à 
Rouen où un arrêt du Parlement le fait élargir. 
D'esprit assez libre et avide de nouveautés, 
rompu aux doctrines d'Aristote, il correspondait 
avec Campauella et Gassendi et leur posait des 
questions périlleuses dont on a gardé trace de 
janvier à mars 1636. En 1644 il imprime et dédie 
à Mazarin nue dissertation latine sur l'origine des 
Péruviens et des Mexicains, « qui peut servir 
« aussi de préliminaire au chapitre xviii d'IsaYe.» 
La Bibliothèque Nationale conserve de lui en 
Mss. (Ane. fonds Fr., n» 2111), Les Origines des 
divers peuples, qui ont habité Vhémisphère 
inférieur depuis le temps de Tharsis, Juca- 
tan^ Opkir et autres fils de Noéjusques aux 
découvertes faites par les Espagnols, daté 

d'Angers, 1646. 

Catal. imp. des Mss. de It Bibl. Ntt.— i^eo. d'Ânj,, 1856, 
t. II, p. 830 ; 1873, p. 350. — Gassendi, Lettres, — Cl, Mé- 
nard, Mss. 875. — Brun, de Tarlif., Mss. 870, f. 4 148. 

Poisson (P.,,.), peintre à Angers, vers la 
fin du xvii« siècle, a signé des éventails qui ont 
un grand air de distinction. 

Poisson (Pierre), sieur de la Bodinière, 
mari de Françoise Saguyer, nommé avocat du roi 



POI 



— 134 — 



POI 



par breyet da 7 mars I5S6, permula son office en 
1560 avec Fr. Grimandet contre une charge de 
conseiller au Présidial en laquelle on le voit rem- 
placé le SS décembre 1569. « 11 a fait les Abrégés 
« sur la Coutume d'Anjou, imprimés à Angers 
«par René Picqnenot», dit Bruneau de Tarti- 
fume. Le même auteur indique aussi sa traduc- 
tion du traité de Ramus : de Militia Ceaarist 
qui fut imprimée à Paris en 1583 (in-^», Rob. 
Le Mangnier). Elle est dédiée à Michel de Gas- 
telnau, qui Tavait devancé dans la môme entre- 
prise; — ainsi que son Harmonie chronologique 
des histoires de la quatrième monarchie, 
selon l'ordre des années, ensemble Vestat de 
V Eglise (Paris. T. Périer. 1587, l vol. in-4« en 
deux parties, chacune avec tables). Le livre était, 
dit-on, écrit d'abord en latin. Outre la dédicace, 
il porte en tête un joli portrait de Gastelnau, 
gravé par Th. de Leu. Lelong lui attribue de plus 
un Traité de la Majesté Royale (Paris. 1597, 
in-8<>) et Mercier, une traduction du Traité des 
anciens et nouveaux magistrats du peuple 
romain (Paris, Thim. Jouan, 1583, in-8<* de 
42 fol ), dont un exemplaire se trouve à la biblio- 
thèque Sainte-Geneviôve dans un Recueil 

Lelong. — Ltcroix du Maine. — Niceron, t. XIV, p. 77. 

— Note Mst. de Dlrmand. — Mm. 920. — Brun, de Tartif ., 
Mw. 870, f. 4146 et 1156. — Arch. de M.-et-L. E 3645. — 
Lonret, d«ns la Bévue d^ Anjou, 1854, U I, p. 809. 

Poissonnerie (la\ f., c"* de Ste-Gemmes- 
d*Andigné. — Ane. domaine du prieuré de Ste- 
Gemmes, acquis par acte du 23 décembre 1583 et 
aliéné à rente foncière le 2 novembre 1764 au 
profit de Franc. Lasnier (E 1276). 

Poissonnière (la), vill., c"* de Beaufort. 

— Les Poissonnières xvi-xviii* s. — La 
Grande, la Petite P, xvii«a. (Et.-C.). — Ane. fief 
et seigneurie s'étendant sur les paroisses de Beau- 
fort et de Brion et relevant de Baugé, « avec 
« hostel » et maison noble. — En est sieur Jean 
du Plessis 1445, Jean Basourdy, notaire et secré- 
taire du roi, 1554, 1568, n. h. Franc. Moreau, 
écuyer, 1606. René M., écuyer, 1665, Félix M., 
chevalier, 1695, — delà Grande-P., n. h. Pierre 
Riverain, lieutenant particulier et conseiller au 
siège de Beaufort, 1601, un des juges d'Urbain 
Grandier, Reoé de Charnières, écuyer. 1611, 
Gabr. de Charnières 1660, mari de Marie de 
Champagne, Jeanne-Catherine Lebascle, veuve 
Louis de Masseilles 1774; « f., c"* du Vau- 
delenay, dans le vill. de Messemé, domaine du 
Chapitre du Puy-Noire-Dame; — , c"* de Fon- 
taine-Guérin; •■ f., c"« de la Jaille-Yvon. 

— Le lieu des P. relevait de la Jaille et appar- 
tenait à Pierre de Tinténiac 1503; — cl., c"«de 
Mouliheme; ^ f.. c*>« de la Renaudière; — 
ham., c"* de St-Quentin-en-M. — L'herherge- 
ment et domxiine de la P. 1335. — Ane. fief 
avec maison noble, relevant de Ste-Christine , où 
rend aveu Guy de Ver 1409, Jean de Beaumanoir 
1451 ; « f., c»« de Thouarcé-, — c»» du Vieil- 
Baugé. — La Poinsonnière (Et. -M.) ; — f., 
c" d'Yzemay, — La Possonnière (Cass.). 

Poitellerie (la), f., c*** de Chanzeaux. — 
La PotelUrie (Raimb.)- 



Poitevin (....), dit Z.a F<»^t, de Csndé, 
commandait en Tan III une bande de 400 choiu&s, 
recrutés au Bourg-d'Iré, à Combrée, i Noyaat, i 
Noellet. 

Polie vin (. . . .)f ancien élève de la Psalielte 
d'Angers, o& il eu^ pour maître WoiUeBont, 
était vers 1815 organiste de Notre-Dame de Che- 
millé. 11 a composé la musique des opérettes ds 
Blordier-Laoglois, V. ce nom, qui avait conservé 
ses partitions (Mss. 1076, p. 9). 

Poitevin (Marc), architecte, Angers, mari 
de Jeanne Robin, 1650. — f avant 1682. 

Poitevin (Nicolas), « maître ingénieur des 
a ouvrages de sa majesté et conseiller du roi, i 
a Saumur », 1689, avait rédigé, avec cartes colo- 
riées à l'appui, des Miémoires sur les Turâes et 
levées des Elections d^ Angers et de Saumur, 

— 2o i>evts pour la perfection d'une partie 
des Turcies et levées de VEleclion de Tours, 

— 3» 7(2. pour la perfection des levées de 
VElection de Chinon, — projets de tr&vaui 
exécutés sous sa direction et dont les Mss. étaieoi 
conservés, si je ne me trompe, dans le cabinet 
Grille. 

Poitevin (Samuel), docteur-médecin, pro- 
testant, & Saumur, mari de Anne Boucheron, f le 
4 mars 1651. — (••••)• docteur-médecin, proies* 
tant, à Saumur, mari d'Anne de Maliverné, 1663. 

— (Moïse), avocat en Parlement , ancieo d« 
consistoire de Saumur, 1683. 

Poitevinière (}s,), c»" de Beaupréau (9kil.\ 
arrond. de Gholet (20 kil.); — à 54 kil. d'Aogers. 

— Pictavineria 1100 circa (Cartul. de Ghemillé, 
ch. 124). — Pictaveneria 1138 (!•' Cartel, de 
St-Serge, p. 126). — Parochia Ptetavinerit 
1244 (Montrev., ch. or.). — Ecclesia parochia- 
lis et curata de la Poitevinière 1434 (Ronce- 
ray, Présentât., t. I). — Sur 'un haut plaieao 
(95-125 met.), — entre le Pin-en-M. (3 kil. 4/2^ et 
Nenvy (8 kil.) au N., Jallais (4 kil ) à l'E. et au S . 
Beaupréau et la Salle- Aubry (8 kil. 1/2) âl'O. 

La route départementale de Chotet traverse da 
S. au N. (3 kil.), ralliant au bourg les eheniiiu 
vicinaux de la Salle et de la Chapelle-Aubry, de 
Beaupréau, de Neuvy et de N.-D.-des-Mauges. 

Outre TEvre, qui borde l'extrémité S.-O., j 
passent — de l'E. au S.-O. le ruiss. des Aunais- 
Jagus, dont le cours sinueux anime quatre mon- 
lins et forme vers S. en partie limite avec Jallais; 

— son affluent, le ruiss. du Gué-Aussant, dii 
aussi de Cache- Sourie, qui du N. au S. crevse 
tout du long une vallée centrale et anime le Moo- 
lin-Neuf; — et le miss, de la Blonnière. — Y 
naissent les ruiss. de la Bâte, du MouUn-Gonlard. 
de la Volerie, de l'Olivraie» de la Mésangère, de 
la Juinière et de la Frimardière. 

En dépendent les vill. et ham. de la Pnirie. 
sorte de faubourg> où se groupent les habitatieoi 
neuves (16 mais., 63 hab.), de la Trébncfaellerie 
(9 m., 31 h.), de la Billauderie (5 m , 10 hab), de 
la Pinardrie (12 mais., 42 hab.), de la Vrinière 
(3 mais., 20 hab.), de la Brissonnière (5 mais., 
20 hab.), de la Branlardière (3 mais., 19 bab.\ 
du Plessis-Salva (4 mais , 32 hab), de la Poaère 
(5 mais., 27 hab.), de la Goorandière (3 mais.. 



POI 



— 135 — 



POI 



« haft.). da M6nil (4 mais.» 94 bab.)f les châ- 

leau de la Pouèse et de la Roche-Qaentin et 
74 fermes on écarts. 

Superficie : 2,673 heet., dont 3 hect. de vignes, 
139 heei. de bois; — les principanx massifs, autre- 
fois relies entre eax et eouvrant tout le plateau, 
se rencontrent avjourd'bui i la Pouèze et à la 
Renonardière. 

Popuhxtion : 780 bab. en 1720. — t85 feux, 
i,ii9 hab. en 1790. — i,î73 bab. en 1821. — 
iJttS hab. en 1831. — i,384 bab. en 1841. — 
i,463 hab. en 1851. — i,474 hab. en 1861. — 
i,560 hab. en 1866. — i,549 hab. en 1872, — en 
progression constante, — dont 430 hab. (109 mais. , 
122 mén.) an bourg, peuplé en partie de tisse- 
rands et de quelques maçons. Une eorderie, — 
5 moalins, dont 1 à yent, — forment toute Tin- 
dostrie. 

Ni foires ni marchés. 

Bureau de poate de Beauprâau. — Pércep- 
tUm de Jallais. 

Mairie — avec Ecole publique de garçons 
(Trères de St-6abriel), bâtie par adjudicaUon du 
!8 janvier 1859. — J^coZe libre de filles (Sœurs 
de la Providence de Ruillé), bâtie en 1867-1868. 

VEgîise, dédiée à St Pierre (succursale, Snivôse 
an XIU), lient d'ôtre jetée bas pour faire place & 
Qtt édîGee ogival dont la construction s'achève. 
Brûlée en 1793, sauf le chœur, restaurée en 1801 , 
agrandie en 1823 d'une chapelle vers N., en 1830 
de deux bas côtés et d'une travée, en 1843 d'un 
oonteau chœur, elle avait été consacrée primi- 
tivement le 18 octobre 1669 par l'évèque H. Ar- 
Daolt, ~ V. les deux pierres avec inscriptions re- 
cueillies au Musée d'Angers ; — et succédait i l'é- 
Itlise antique incendiée parles huguenots le 28 juil- 
let 1574. >- Le rétable en pierre, chargé de guir- 
lande» de fleurs et de fruits entre quatre colonnes 
de marbre à chapiteaux sculptés, provient de la 
chapelle de la Renonardière, et porte l'écusson des 
Saint-OSange, surmonté d'une couronne de comte 
avec le collier de l'Ordre et l'inscription : Messtre 
Philippe I de St-Offange chevalier \ .. ,gneur 
de la Pouesce ... | . . p]oséce î octobre iôSi \ 
. Faict deu règne \ de messtre \ Nicolas Ri- 
chard I curé de la | Po«efcwînière, s. | — 
L'ostensoir est un présent de la Dauphine, pré- 
vôté en son nom par M'"* de la Bouère le 
3 juillet 1826. 

La Cure porte au linteau d'une fenêtre la date 
i7ii et les initiales du curé R. B. P. C. 

H. TrisLin-Martin y a signalé, mais sans indi- 
cation précise, Texislence d'une grotte avec sièges 
circulaires. — Nulle trace antique n'a été de fait 
constatée sur le territoire, sillonné par les voies, 
-dont la principale, celle de Jallais à Ghalonnes, 
s'appelle encore « le grand cbemin du Poitou >, 
dans les actes du xviii* s., passant du S. au N., 
directement depuis Fonijou jusqu'à l'E. du Bois- 
Archambault. 

On ignore la date de la fondation de la cure. La 
présentation en appartenait à l'abbesse du Ron- 
«ray et la collaUon à l'évoque. — Curés : Nie. 
B^ard, 1369. — Pierre Bashourdi, 1434, qui 
peniate.-* Pierre Groulleau, ancien chapelain 



de BoBconseil, 1434 — Jean Lemaugrays, qui ré- 
signe, 1460. — Guill. de Dtnan, 1460. — Mathurin 
de L'Espinay, 1513, 1516. — Baptiste Brosetn, 
qui résigne, 1536 — Michel Nouays, docteur en 
théologie, curé de la Ghapelle-Blancbe, janvier 
1537 n* 8.9 qui résigne. — Guill. BonÀomme, 
juin 1547. ~ Jacq. Pelé, qui permute, 1556. — 
Jean Avril, le jeune, novembre 1556, qui résigne 
après 20 ans de règne. — Haurille Bossoreille, 
1576, 1599. — Jean Bossoreille, f en i616. — 
Marin Ptc/ion, 25 mars 1616. — Jean Colle- 
bault, qui permute en 1622. -* Jean Plessis, 
1622, 1630. — Gh. Surhomme, novembre 1636. 

— Nie. Richard, 1648, 1672. — H. Gaheau, 
1677, 1692. — Pierre Godard, 1703, f le 8 jnin 
1710, âgé de 39 ans. — René Baumier, 30 juin 
1710, t le 11 juin 1735, âgé de 74 ans. — ... de 
Tréhaut, 1735. — Afessu de la Villeguérin, 
1740, 1763. — Henri-René Masson, natif de Beau- 
préau, installé le 10 janvier 1767, détenu en 1792 
au Séminaire d'Angers. — • . • Lemoine, d'Epieds, 
élu le 22 mai 1791. 

La paroisse, centre de nombreux châteaux, 
faisait partie de la cbâtellenie de Jallais et dé- 
pendait de l'Evôché d'Angers, du Doyenné des 
Mauges, de l'Election, du Présidial et de la Séné- 
chaussée d'Angers, du Grenier à sel de St-Flo- 
rent, du District en 1788 de Beaupréau, en 1790 
de St-Florent. — Saccagée par les deux partis 
pendant les guerres de religion, elle se trouvait 
en proie durant tout le zviii* s. aux faux-saul- 
niers de passage et à une nombreuse brigade de 
gabeleux en résidence, « aussi brigands que les 
« autres. » Les impôts étaient évalués à la moi- 
tié des revenus, dont 18 bénéficiers exempts pré- 
levaient leur part. Elle suffisait pourtant à ses 
pauvres, quand les vagabonds d'alentour ne s'y 
répandaient pas par bandes. Dès avril et mai 1793 
elle devmt le rendez- vous régulier des maires et 
délégués des 30 ou 40 communes environnantes, 
qui s'y rencontraient chez l'aubergiste et maire, 
Pierre Gourbet, pour s'entendre à soutenir les 
curés réfractaires. Le 8 mai la gendarmerie, com- 
mandée par le lieutenant Boisard, y surprit la 
réunion et arrêta une partie des assistants. — 
Les habitants furent des premiers à se joindre 
aux gars de Gathelineau et étaient commandés par 
Perdriau, ancien caporal, marchand de tabac dans 
le bourg, qui fut tué dès les premiers jours au 
combat de St-Lambert-du-Latay (29 mars 1793). 

Maires : Augustin Jarry, 2 brumaire an XIII. 

— Albert Legouz-Duplessis, 5 octobre 1813. 

— A. Jarry, 7 avril 1815. — A. Legoux-D,, 
12 juillet 1815. — Pierre Soulard, 16 décembre 
1817. — René Gallard, 29 octobre 1828. — De- 
belleau, 27 septembre 1830. — Gourreau, 1835. 

— Jacq. Delahaye, 1840. — Cholet, 1866. — 
J. Delahaye, 1871. -- 0. Lebault, élu le 8 oc- 
tobre 1876. 

Arch. de M.-et-L. C 191 et 200: H Ronceray; — et L — 
Notice Mm. de M. SpBl. - Notes Mss. de M. Boutillier de 
St-André et de Fabbé èAlorà, -- Répert. arch., 1868. p. 303, 
319 et 480. — Pour les localités, \oir la Benouardiere, la 
Boche-Quentin, les Arcis, la Pouèze, le PlessiS'Salva^ le 
Plesm-Bagot, le Gué-Aussant, la MénatUière, etc. 

Poiteirlnlére (la), c<*« d'Angers, dans la 



POL 



— 136 — 



POM 



paroisRO St-Léonard. — Ane. perriëre, attenant 
aux Fresnais et au Grand-Bouc, qui appartenait 
pour les 3/4 en 1598 à Jean Riaffanlt. — Une 
petite perrière, est-it dit en 1642, avec les 
huttes, groia et rochers qui sont aux envi- 
rons d^icelle, qu'acquiert Et, Dupin, marcliaiid 
boulanger. — Une perrière inondée appelée 
la P. avec les huttes^ ... en tout 4 àS jour- 
neaux de terre, sur le chemin de St-Léonard 
à Trélazé 1737 (St-Âubin, Villechien, t. II. 
f. 155; t. III, f. 314; t. IV, f. 180). 

Poitevliiière (la), c>>* de Cheviré-le-Rouge, 
petit logis du xvii* s., au milieu des vignes, 
appart. à cette époque à la famille Lemerle, 
dont on y conserve un portrait signé De la 
Ferté 1697, aujourd'hui à la famille Mabille- 
Duchesne ; — m*»** b., c" de Courléon, — La 
Pouylevinière 1609, la Poictevinière 1630, 
1660 (Et.-C). — La Podevinière [C. C.)— Ane. 
logis noble, dont il ne reste que le portail sur- 
monté d'un pigeonnier carré, — En est sieur Eus- 
tache de Lestenou 1609, Brandelis de Champagne, 
mari de Marie de Lestenou, 1630, 1660; — 
vendu nat' sur Gontades de Gizeux le 27 germinal 
an IV ; = cl.,c"« àe Drain. — La Poidevinière 
(C. G.); « ham., C»" de Juvardeil. — Ancien 
fief et seigneurie avec manoir noble et chapelle 
de l'Annonciation, fondée le 30 août 1536 par le 
seigneur, René Lelou, éebevin d'Angers. — En 
est sieur n. h. Gharles Hervé 1668, Anne Mar- 
chais, sa veuve, 1714 ; — aujourd'hui à M°^* Ra- 
pin-Duchatel. — En 1857, durant la construction 
de l'église actuelle, on y célébrait les offices de 
la paroisse. — La Petite P. alias la FeneU 
lerie, sise sur la Lande-Judas, avait été donnée 
à la fabrique par Hercules de Gharnacé (E 285) ; 

— f., c"* de Néuillé. — Ane. fief dont est sieur 
Philippe Lebault 1660, Franc. Marchand, mes- 
sager d'Angers, 1680, dont la veuve Gharlotte 
Bouvet épouse à Saumur le 24 décembre 1685 
René de Gaux; = cl., c"« de St-Lamhert-la-P. 

— La Poidevilnière 1725, la Poidvilnière 
1751 (Et. -G.). — La Poidevinière (Gass.). — 
f., c"« de Vem; — f., c" de Vemantes; — 
f.,c"«de St'Sigismond. — La Poitevinière 
(Gass.). — La Podevinière (G. G.). 

PolleTinlère-des-Bois (la), f., c^* de 
Juvardeil — La Poit. de Lucé 1693 (Et.-G.). 

Poitou* ham.,c"* d'Artannes. 

Poilralière (la), t., c"* de Neuvy. 

PoUrineaii (le), vill., c"« de St-HUaire- 
St'Florent, 

Pol (Jean), artiste italien, établi à Angers, 
vend à Gatherine de Bourbon en 1598 plusieurs 
« portraits de cire ». V. Bullet. de la Soc. des 
Se. et ArU de Pau, 1874, p. 414. 

PoUeiére (la), f., c"* de Beaupréau. — La 
Palissière (Gass.). — En est sieur Germain 
Legras 1295, mari de Marguerite de la JumelLiére 
(Ménage, Vit. jErod., p. 138). 

Polière (laj, f., c"* de Neuvy ; — cl., c»« de 
Ste-Gemmes-s.-L., dépendance au zvi* s. de 
l'abb. St-Georges-s.-L. ; — f., c»« de St-Léger- 
deS'Bois ; — V. la Paulière. 

PollffBé» £., c" de Thorigné. — Terra de 



Polinniaco 1052-1082 (1*' Gart Saint-Serge, 
p. 247 et 2« Gartul., p. 136 et 167). — Polignia- 
eus 11341150 (Ib.. p. 239-240). — Domaine 
donné à l'abb. St-Serge d'Angers, vers le nilien 
du XI* s*, par Jean l'Anguille et ses frères, da 
consentement de Roger de Montrevavlt, leor 
suzerain ; — elle formait au xviii* s. le temporel 
d'une chapelle de son nom desservie dans l'église 
du Plessis-Macé ; -■ f ., c»« de Vemoil, — Garieoi 
et antique logis à hautes murailles, flanqué 
aux angles d'espèces de casemates carrées , 
avec grande porte, percée dans le mur eentril en 
baie ogivale, comme pour une herse, — cour enclose 
avec chapelle du xvi* s., fondée le 19 mars 1556. 
sous le vocable de St Jean-Baptiste, en forme de 
parallélogramme allongé, le toit voûté, en dos 
d'âne, les angles soutenus de contreforts, les croi- 
sées refaites en plein cintre, avec deux travées 
intérieures écussonnées; — jardins, fnye. — 
Dans le grenier on a trouvé 14 vieux canons 
hors de tout service. — Le fief titré de cbâ- 
tellenie avait droit de haute, basse et moyenne 
justice. Un Odo de Poligné, de Pauliniaco, 
figure vers 1050 dans une charte sur St-Martin- 
de-la-Place (Liv. N., ch. 261). — La terre appar- 
tient en 1540 à René de Vendosmois, chevalier, 
qui avait fondé la chapelle de deux messes par 
semaine. On y voit encore ses armes aox clés de 
la voûte, dont les émaux ont disparu mais dont 
les pièces permettent de reconnaître un coupé 
au i*r d'or à trois fasces de gueules, au t 
d'hermine. — En est sieur n. b. Raoul Lef^nz, 
éeuyer, lieutenant criminel k Rangé, 1600, 1643, 
Jean-René de Gollas, avocat au Parlement, 1673. 
Joseph FouUon, lieutenant général criminel de Sao- 
mur, mari de Renée de Gollas, 1701 ; — en 1793 
H™' de Mareil, sœur de M. de Maillé. — Une 
Madeleine, attribuée à Mignard, et les portnits 
de Louis XVI et de Marie-Antoinette en pro- 
viennent, actuellement conservés à la Vincendrie. 

Poli^oet, ham. et cl., C<^« d*Andard. ^ En 
est sieur Mich. Allaire 1530. 

Polinière (la), f., C** de la Romagne. - 
La Polonière (Et -M.). — I^'^lpo^ontère 
(Brout. et Cad.). ; = f., c« de St-Clément-dt- 
la-Pl. — V. to Poulinière, la Paulière. 

Pollns (les), f., c*** de Montigné-les-R, 

Poli vière (la), f . , c"« du Vieil-Baugé. - 
La place des vieilles masure, issue, aireaux 
et les jardins du lieu appelle la Paillivim 
1645 (E 536). 

J*oll4a«. — V. Montpollin. 

Pomall, usine, C** de Beaupréau, sur l'Evre. 
citée dès 1641. 

Pomaln (François), d'Angers , docteor-mé- 
decin, a mis quelques vers latins de sa fa^on à 
la suite de l'AnttcaZofte de René Moreao, 16U. 

Pomeras, f., c"« de la Chapelle-St-Laud. 

Pommasserle (la), f., c"* de Mouliheme. 

Pomme-d'Ar^iit (la), cl., c*** de Grez-N., 
domaine des Augustins d'Angers, vendu nat^ le 
21 janvier 1791. 

Pomme-de-Pin (la), cl., c"« à*Andard. 

Pomme-Poire, carrefour & rentrooroisemeni 
des chemins qui délimitent les paroisses de Lou- 



POM 



— 137 — 



POM 



taineê, Aoîré, la Ferrière et St-Aubin^du- 
Pat>oU. Une stainelte de Vierge, logée dans un 
rieux ehftne, y a été placée vers 1844 dans une 
petite chapelle, reconstraite en 1875 et bénite le 
19 octobre, sur l'angle dépendant delà c"* de Segré. 

Ponuaerale (la), c»" de St-Florent-le-Yieil 
(12 kil.). arrond. de Gbolet (36 kil.); — à 34 kil. 
(TADgers.— £ccl€sta de Pomereia 1062 (Archs 
d^Anj., n. 74). — Pomeraria 1293 (E 802). — 
La Ville de la Pommeraye 1441, la P. en 
Mauge 1445 (Chart. de la Bizolière). — Ne pas 
confondre, comme l'a fait Téditeur da Cartul. de 
St-Jouin, avec la Pommeraie en Vendée. — Sur 
on plateau, en pente déclive vers N. et N.>E. 
(160-132 met), que découpent plusieurs Tallées 
profondes; — entre Montjean (4 kil.) au N., Gha- 
lonnes (7 kil. 1/2) et St-Laurent-de-la-Pl. (6 kil.) 
4 TE., St-Laurent-de-la-Pl., Bourgneuf (5 kil.) et 
St-Qoentin (8 kil.) au S., St-Quentin, Beansse 
{6 kil. 1/3) et le Ménil (6 kil.) i l'O. 

La route départementale de Gholet à St-Augns- 
tin-des-Bois monte directement du S. au N. jus- 
qu'au bourg, — où elle croise le chemin d'intérêt 
comm. de St-Quentin à Chalonnes, — et se continue 
vers la Loire en se redressant légèrement vers l'E. 

T natt & l'extrémité vers S.-O. le ruiss. des 
HoQlins, qui traverse, en animant 12 moulins, le 
territoire dans toute sa longueur vers TE., paral- 
lèle et distant à peine de 1,500 met. de son 
affluent, le ruiss. duTeit ou de St-Deni.«, qui forme 
Kmite en partie vers l'E.; — les ruiss. de la Petite- 
Chênaie, de la Brissonnière, — grossi du ruisselet 
da Plessis, né en Bourgneuf, — de ta Bizolière, 
de rOrchère, autrement dit de la Houssaie, du 
MonlÎQ-Benott, de la Guiraudière et de la Forêt ; 
tons dans la direction de la Loire. 

En dépendent les vill. et ham. des Presfoirs 
(18 mais., 65 hab ), du Quarteron-Vaslin (4 mais., 
33 hab.), de la Traversière (4 mais., 18 hab.), des 
Boisgas (8 mais., 35 hab.), desGalardières (4 mais., 
16 hab.), de la Bréchetière (3 mais., 32 hab.), de 
la Harpière (4 mais., 21 hab), de l'Humeau 
ils mais., 34 hab.), de la Bisboisière (8 mais., 
96 hab.) et plus de 150 écarts dont une cinquan- 
taine formant groupes de 2 et 3 maisons. 

Superficie : 3,939 hect. — et non 3,839 comme 
rindi<iue l'Atlas cantonal, ni 3,813 d'après le rap- 
port du Directeur des Gontributions indirectes; 

- la loi du 17 mars 1865 ayant détaché des 
4,649 hect. de sa superficie primitive, — pour for- 
mer la c»« de Bourgneuf, — 710 hect., et non 810, 
comme l'indique le Rapport législatif, — dont 
74 hect. en vignes, 110 hect. en bois disséminés 
^Q petits groupes, l'antique forêt entre le Ménil 
n'existant plus, — non plus que les 225 hect. de 
landes encore incultes en 1834. — Elle forme en- 
core la S»* commune de l'arrondissement, après 
Cholet. Jr liais, Ghemillé, Yzernay, comme étendue. 

Population: 395 feux, i,7«0hab.en 1720-1726. 

- 437 feux en 1789. — 3434 hab. en 1821. — 
3.100 hab. en 1831. — 3,308 hab. en 1841. — 
3,7« hab. en 1851. — 3JS9 hab. en 1861. — 
3.505 hab. en 1866, chiffre réduit ainsi par la dis- 
tnctiott de Bourgneuf. — 3,448 hab. en 1872, — 
^ progresâon lente mais continue, — doni 1^093 



au bottrg (212 mais., 301 mén.), formant le tiers 
de la population totale, groupé autrefois autour 
de l'église, aujourd'hui le long des routes. 

Gommerce important de céréales, — de vins, — 
de bœufs, engraissés durant l'hiver par de vastes 
cultures de choux, — de farines fournies par 
15 moulins à eau et 9 moulins à vent; — fabrique 
de sabots; — 2 corderies. 

Six foires, créées par arrêté du 26 août 1875, 
le 4™« vendredi des mois de janvier, février, mars, 
avril, mai et décembre, au centre d'un pays tout 
agricole, amené de la misère d'il y a un siècle à 
une aisance générale par l'ouverture des commu- 
nications, le développement du chaulage, les dé- 
frichements et la pratique des améliorations agri- 
coles; — marché tous les vendredis. 

Bureau de poste et Perception de Montjean. 

La Mairie et V Ecole de garçons ont été éta- 
blies sur un terrain distrait de la cure par ordon- 
nance du 14 septembre 1836. VEcole vient d'être 
reconstruite en 1873-1874 et la Mairie doit l'être 
incessamment, avec Asile, sur la place de l'Eglise. 

Maison-Mère des Sœurs de la Providence, 
fondée en 1814 par une institutrice du bourg et 
autorisée par décret du 25 mars 1852. Les bâti- 
ments, en rectangle allongé de TE. à l'O. avec 
deux ailes perpendiculaires, dominent le coteau ; 
à l'E , vaste chapelle ogivale (archit. Tessier). Y 
résidaient en 1872 71 religieuses. En relèvent plus 
de 100 obédiences, répandues principalement dans 
la Touraine, l'Anjou, l'Ile-de-France; — et dans 
le bourg même, l'J^coZe libre des filles, avec 
Pensionnat et une Salle d^asile. 

V Eglise, dédiée à St Martin de Verton (suc- 
cursale, 30 décembre 1807), date à peine de 1868. 
G'est un des plus beaux édifices du pays, à trois 
nefs, en style ogival, xiii-xiv* s. (archit. de Gou- 
tailloux). Le portail et le clocher restent encore 
inachevés. L'église primitive s'élevait transver- 
salement à 2 ou 300 mètres vers S.-O. et 
s'était formée successivement d'une antique cha- 
pelle de St-Marlin-de-Vertou, constituant partie de 
la nef, dont les murs en petit appareil irrégulier 
apparaissaient sous le badigeon (xi' s.), de bas-cêtés 
et de chapelles xv-zvi« s. et d'un chœur xvir s., 
remanié au zix* s. Une inscription, sur deux 
pierres superposées, indiquait la construction de 
l'autel : Je suis posée par m'* | Thiery Le- 
pault p^'" I curé de cette paroi \ sse, lequel 
a faict I hastir cet autel à \ ses propres 
frais I 1680 | souhs le règne de \ Louis XII II 
et souhs I Vépiscopat de mr* | Henry Ar- 
nault, eves | que. | Dans le cimetière d'alentour 
attenait à l'église la chapelle des seigneurs de 
Forges, construite en 1491, et ouvrant dans le 
chœur, avec enfeu. dont les paysans vendéens 
convertirent en balles les cercueils de plomb — 
Tout l'espace forme depuis 1869 une vaste pla«*.e. 

Sauf 3 ou 4 celtœ, aucune trace antique n'a été 
rencontrée dans le pays, quoique habité depuis les 
plus anciens temps. Le tracé de la voie d'Angers 
par la rive gauche forme encore limite vers N. sur 
presque tout son parcours entre le territoire et 
celui de Montjean. — Une autre voie, presque 
parallèle, venant de Ghalonnes, pénétrait au S. 



POM 



— 138 — 



POM 



des Draôres el gagnait Beansse par le Grand-Ro- 
gnon et Chênambaait; — nne autre encore des- 
cendait de Montjean aux abords du bourg, pour 
se poursuivre directement jusqu'à Jallais. 

L'église au xi* s. appartenait à un clerc marié de 
Montjean, qoi la faisait desservir par un prêtre, 
tenu à un cens annuel de 24 sous , dont 15 
étaient attribués à Renaud de Chàteaupanne. Les 
moines du prieuré de Montjean, déjà gratifiés 
d'une partie des revenus, en firent l'acquisition 
en 106lè, mais sans y établir aucune obédience et 
en se contentant de se réserver la présentation de 
la cure, qui au xviii* s. advint môme de plein 
droit à l'évèque. 

Les registres paroissiaux sont détruits. 

Curés : Guill. Taillandier, 1419. — Yves 
Garreau, 1425, 1465. — André Garreau, 1486. 
— Guy Vigier, docteur en décret « et régent à 
c Paris en lad. faculté », 1495, 1511. — Franc. 
Jolivet, 1513, 1526. — Yves Gouaaard, 1569, 
chanoine de Saint-Martin de Tours. — Sulpice 
Goussard, 1609. — Pierre Lepault, 1631, 
1641. — Thierry LepauU , 1658, 1685. — 
Aignan Maasuau, licencié en l'Université de Pa- 
ris, 1693, 1717. — François Soldé, 1733. — Henri 
de Juigné, 1745, 1772. — Pierre Deneschau, 
1775. — Hyacinthe-Hippolyte d'Almalerie de 
Chisoliea du Chaffault, f ^ Martigné-Briant le 
19 août 1783, igé de 32 ans. — Sébastien -Joseph 
Duboya, V. ce nom, 28 août 1783, un des 
hommes les plus remarquables du clergé angevin 
et qui, avec l'aide du syndic Renou, avait fait 
de sa paroisse un modèle d'organisation et 
d'activité patriotique en exemple à toute la pro- 
vince. — Symphorien Lebreton, ancien vicaire 
de Montjean , installé constitutionnellement le 
26 juin 1791. Il « se déprètrise de bon cœur > 
le 15 frimaire an 11 et vivait marié dôs l'an IV à 
Angers. 

Par acte du 25 mai 1707 Henri de Samson> y 
avait fondé une école, tenue par une maîtresse, 
au profit de laquelle en 1742 le curé acheta un 
champ (Mss. 1031). 

Le prieur de Montjean, fondateur et seigneur- 
patron de la paroisse jusqu'au xvii« s., avait dû 
céder ses droits à son suzerain, le baron de Mont- 
jean, dont le haut ascendant s'étendait sur les 
nombreuses gentilhommières, d'importance iné- 
gale, éparses sur le pays. — Il dépendait de 
l'Evôché d'Angers, du Doyenné des Manges, de 
l'Election et de la Sénéchaussée d'Angers, du 
Grenier à sel d*Ingrandes du District en 1788 de 
Beaupréau, en 1790 de St-Florent et devint un 
instant jusqu'à l'an X chef-lieu d'un canton, com- 
prenant Montjean, Chàteaupanne, Beausse et St- 
Lanrent-de -la-Plaine, — Au moment de la Révo- 
volution la paroisse comptait 114 familles, 600 ha- 
bitants dans l'indigence I la terre ne rapportait 
à peu près que du seigle, à peine un peu de fro- 
ment, de vin et de lin ; les loups, les renards 
saccageaient les bergeries, et lesgabelous à cheval 
les ensemencés. A peine quelques bras trouvaient 
à s'occuper dans une mauvaise tuilerie ou au 
tissage de toiles pour Ghoiet. Le plus clair 
des revenns s'en allait en dîmes ecclésiastiques, 



perçues par des étrangers. — ^ La garde nalienale, 
unie d'un môme cœur pour la cause des libertés 
nouvelles et organisée en 15 compagnies, cha- 
cune de 20 hommes, se trouva divisée dès qa^n- 
tervinrent les passions religieuses. La guerre dés 
lors y fait rage. Dès le 14 mars 1793 l'iDcorrec- 
tion y tient lôte à la garde nationale de Montjean. 
Le 6 ventûse an il le maire Thuleau, l'agent na- 
tional Galard, Gady, greffier, deux autres mani- 
cipanx, le maire réfugié du Pin-en-Mauges. s<mt 
surpris et fusillés par les Vendéens; —encore en 
mes.sidor an V l'agent municipal Lebrun y tombe 
assassiné. 

Maires : Renou , 1789-1790. — J-P.-J. 
Fleuriot, 1791. — Thuleau, an II. —Radi- 
gon, an YIII, f en 1807.— De Mailly, 18 février 
1807. — Jacq. Cocu, 10 février 1813. — Gau- 
din, 4 décembre 1815 — Mathurin-Symph. De- 
lacoudre, 10 mars 1820. — Jos. -Alexandre Le- 
maitre, 16 novembre 1830. — Mathurin Delà- 
couldre, 25 août 1848. — Jean-Louis Jacob, 
14 juin 1855, installé le 8 juillet, en fonctions, 1876. 

Arch. de M.-et-L. B Cthiara; G 186, 191. 200; G Gorei: 
H Prieuré de Montjean. — Ghartrier de la DtaoUèra. — Dom 
Houss., 657. — NoUce Mm. de M. SimiI. — Pour les locali- 
tés, voir la Prouterie, les Forges, ta Forêt, la BisoUère, 
la Brissonnière, le Fléehay, Putille, Chénam^itU, le 
Chêne-Rognon, Linpré, la C laverie, ia Bottemùtrie, la 
Batrie, la- JïoTiinière, Bourg-Dovy, la Herbdotièrf, 
Baute-Boue, etc., etc. 

PommenUe (la), ruiss né sur la c"* de la 
Pommeraie, s'y jette dans la Gourdière; — 
1,200 met. de cours; — c"" d*ArmaiUé, ane. fief, 
relevant de Pouancé, où rend aveu Gilles de la Bar- 
rière 1502, Séb. d'Avoines 1540 (E 1133; G 106); 
» f., c"* de Jallaia; — donne son nom à no 
ruiss., qui coule du N.-E. au S.-O. et se jetie 
dans le ruiss. de Montatais en face de l'Etang; 

— 900 met. ; «3 cl.. c"« de Jarzé. — En est 
sieur Pierre Peillau 1610; «* vill., c"" de Maié; 

— f., c»* de Pontigné. — En est sieur Loqîs 
Touché, avocat en Parlement, 1666, qui la rele- 
vait de la Maison-Neuve en Villebernier ; «• f.. 
c"« de la Potherie; — donne son nom à un 
ruiss. qui s'y jette dans la Marlinaie ; — 1 .600 met. 
de cours; » f., c"* de St-Augustin-des-B,; * 
f., c"* de St'Christophe'dU'Boia ; — donne son 
nom à un ruiss. qui y naît et s'y jette dans les 
Sorinières ; — 1,750 met. de cours ; •» f.. c*« de 
St'Hilaire»du-BoiB. ~ Ane. fief relevant de 
Vihiers; — ham., c«»« de St-Sauveur-de-Flie; 
= f., c*** à^Yzemay, domaino des seigneurs de 
la Crilloire; — (la Basse-), f., c»« de St-Chriê- 
tophe-du'B,; — (la Grande, la Petite-), fr.,c»' 
de Marana, — En est sieur n. h. Jean de Cham- 
pagne 1582, sa veuve Gabrielle de Vrigny 1600, 
René de Gh. 1643, René de Dieusie, écnyer, 
mari de Barbe de Ghampagné, 1647, mort le 
2 février 1653, René de D., mari de Renée de 
Sévillé, 1672, Pierre de D. 1705, f le 4 juin 
1742, âgé de 82 ans, J.-B. de Dieusie 1727, qai 
avait épousé le 6 juillet 1707 à ingrandes Renée 
Lefèvre. 

Pommerais (les), ham., c"« à*Avrillé. -^ 
Le lieu et cloaerie du Pommeray, avec bots 
taillis de 7 arpents sur St-lAmbert-lft-Potb., joi- 



PON 



— 139 — 



PON 



inut vtnN. rétangde Vilnières; » cl., e"* de 

Corté, 

PttmMeray (le), ham., o** da Bourg-cPIré, 
^ La P. (BL-E.); = (le Haut-), f., c»« da 
Bourg-dPIré. 

PomMerie (la), f., c^ de 2a Pommeraie. 

Peaunérieiix 9 f., c*** de Contigné. — 
Pomereaa 1840, PoumereB if&i, Pommereux 
1294 (Prieuré de Séronnes, ch. or.)- — La Roche- 
Pommérieux xvi« s. (E 332-337). — Ane. terre 
seiiDeuriale de la paroisse, avec chAlean, dont 
dépendaient les met. da Joncheray, des Landes, 
de Lo^rie et un eensif important sur Gontigné, 
Brissarthe et GhAteanneof . — En est sienr Rend 
de U Jomellière 1500, Claude de Montjean 1545, 
Pierre de Sorhoette 1614, — Claude de Sorhoette 
1687, Franc, de Mootplacé, mari de Marie-Claude 
de Sorhoette, 1709, Louis-Anne Roger de Campa- 
fnolles, mari de Françoise-Claude de Monlplacé, 
1755. — La terre est vendue nat* sur leur héri- 
tier, Roger de C, le 12 vendémiaire an V. 

PonuBier (le), f., t^ d'Angers N.-O. ; — 
f., c»« de St-Germain-lèB'M, — La terre et 
appartenance de PonmierB 1542 (G Cure). — 
Dépendance en 1790 de la Perrinidre; » vill., c**« 
de la Varenne. 

Pemiiiier» (tes), f., c*^ de Sœurdres. 

Ponpetiére (la), ham., c>^« de Noellet. 

Pempienre, f., c*** de Chénehutte. — Le 
himrg de Pompierre 1540 — La maison 
de Pompierre 1755 (Et.-G.). — Poupierre 
(Cass.). — En est sieur Conrard Delhommeau, 
V. ce nom, 1532, 1541, Math. Delhommeau 1565, 
André Hardré 1584, Franc. Couronneau 1665, 
Nie. Dosoul, mari de Franc. Gueniveau, 1682, 
Jean-Nie. Patrix 1755. 

Poaeeaa (le), f., c"* d'Angers S.-O. — Ane. 
dépendance des chapelles de St-Maurice et de St- 
Simon en St-Laud, vendue nat* le 24 février 
1791 ; » f., c"« d'Angers E., dans Tancienne 
paroisse St-Samson, domaine de l'abb. St-Serge, 
veoda nat^ le 29 mars 1791; ■- ham., c>« de 
Bouillé-Ménard, au bas et tout auprès du 
boarg, avec petite chapelle k pignon, sans carac- 
tère, dédiée à Ste Anne. Elle fut consacrée le jour 
df la fête patronale de Tan 1656 en présence des 
carés de Gombrée, de Châtelais et de St-Aubin- 
da-Pafoil; la première pierre avait été bénite le 
SO avril précédent. — On y célébrait de temps à 
astre la messe au xviii* s. Elle donne son nom à 
on miss, né sur la c<^*, qui s'y jette dans 
l'Araize; — 1,850 met. de cours ; — vill,, c«»« de 
ChaIonnes-s.-X#otre. — Avec ancienne m'*^ noble 
< daos nn bas-fond, mais dont les environs sont 
« délicieux s. écrit Leclerc. — Appert, en 1790 
aux d"» Mazureau ; — ff., c''* de Chalonnes^ 
irle-Lude, — Appart. à Marie et Jeanne de Nap- 
Tières 1715; — f., c»« de la Chapelles. -O. — 
Appart. en 1580 à Jean Felot, médecin ordinaire de 
la défunte reine de Navarre ; — à sa veuve Fran- 
çoise Rieber 1590 j — cl., c°« de Comhrée\ « 
! , co*de Paye ; «= ruiss. né sur la c"" de Marcé, 
s'y jette dans le Loir ; — 5,780 met. de cours ; ^ 
ebii., c"« de St'LMirent'deS'A. — Ane. fief et 
ttigneufie» avec cb&teau entooié de douves et 



ehapelle dite déjà fort ancienne an xvii* s. mais 
reconstruite vers 1855, cours, esplanades, jardins, 
avenues, charmilles. L'édifice entier du château 
date du comsiencement du xvi" s , et est àA sans 
doute aux Le Roux de la Roche des Aubiers qui 
le possédaient dès le xv* s. Il passe ensuite par 
l'alliance d'une d"« de Vauldrey à la famille de 
St-Belin ; — à Binet-Jasson au xviii* s. sur qui 
il est vendu nat^ le 7 prairial an VI; — auj. à 
M. Pelletier, de Nantes ; » vill. , c"* de Turquant. 

Poneeaa (Paul-Florent) , artiste peintre , 
né à Angers le 15 février 1816, élève de Mercier, 
de Picot et d'Aligny, mort à Tours vers 1852, a 
exposé à Angers en 1838 5 tableaux, en 1842, 
5 paysages. 

Poneel {Jean), « ymaigier », fut employé 
dès 1429 par le Chapitre de St-Maurice d'AÎigers 
pour la façon de la figure du saint patron placée 
au-dessus du pilier de la porte intérieure de l'é- 
glise. L'œuvre livrée ne satisfit pas (20 avril) et 
l'artiste dut en fournir une autre « mieux travail- 
« lée » (23 novembre). Plus tard on le voit au ser- 
vice du roi René. 11 passe marché lo 31 août 1458 
au château de Launay pour partie des sculptures 
du tombeau royal en l'église de Saint -Mau- 
rice, comprenant les statues couchées de René et 
d'Isabelle, un sépulcre avec le Christ en croix, 
Notre-Dame, St Jean, St Michel présentant le roi, 
la Madeleine présentant la reine, trois chevaliers 
debout portant bannières et étendards, trois 
dames assises lisant leurs Heures. Il devait tou- 
cher 2,500 l. pour l'oeuvre, qu'il laissa inachevée 
à sa mort en 1542 et entachée de tels défauts 
que sa succession fut saisie en garantie. — Son fils 
Pons continua le marché qu'il avait signé en môme 
temps que son père; mais il s'en dégoûta en 1459 
et s'enfuit à Nantes. Il revint pourtant bientôt et 
prit une commande nouvelle, la façon de l'au- 
tel des Carmes d'Angers, — sans abandonner le 
tombeau, où d'antres mains lui vinrent en aide. Son 
atelier était établi au château, mais lemaitreenétait 
si pauvre qu'il ne trouvait pas de compagnons et 
qu'il fallait lui avancer l'argent de la semaine pour 
qu'il pût vivre, puis jour par jour, « car autre- 
c ment il ne besogneroit, pour ce que c'est toute 
« pauvreté de luy > (1460). Vers la même époque 
pourtant René lui confia le monument de sa nour- 
rice Thiphaine, en l'église Notre-Dame de Nan- 
tilly i29 mars 1462). — Peut-être était-il l'auteur 
du fameux retable de St -Pierre de Saumur, le 
Domine quo vadist pour lequel les chanoines 
donnèrent en décembre 1465 cent écus à l'imagier. 
On ignore la date de sa mort qui ne tarda guère. 

Brosaier, Mss. 656. — Lecoj de la Marche, Extraits des 
MémoriauXf—duulêRevM aei Quest. Aû^. janvier 1874, 

Ê. 166-169— et René d^ Anjou, 11.99. — Arch. de M.-et-L. 
Comptas de St-Pierre. 

Poneet de la Rivière {Michel), fils de 
Vincent-Mathias P., sieur de la Rivière en Bou- 
lonnais, intendant d'Alsace en 1671, et de Marie 
Bétauld, naquit vers 1752 et fut nommé, à 
l'âge de 7 ans, abbé de Vierzon. A 22 ans il débuta 
dans la chaire à Paris et dès l'année suivante 
prêcha devant le roi à Parit et à St-Germain. 
Quelque temps après et déjà en réputation écla- 



PON 



— 140 — 



PON 



tante d'orateur, il se fixa, avec titre de grand vi- 
caire, auprès de son oncle l'évèqne d'Uzez. Il eut 
l'honneur, jusqu'alors réservé aux évéques, d'ou- 
vrir en 1701 les Etats du Languedoc et y pro- 
nonça en 1704 VOraison funèbre du cardinal 
de Bonzi, mort archevêque de Narbonne (Mont- 
pellier, 1704. in-4o). Dans Tannée môme quelques- 
uns de ses sermons, déjà recueillis et qu'il fut 
obligé de revendiquer, étaient insérés parmi les 
œuvres et sous le nom de Massillon (Trévoux, 1705, 
4 vol. in-lâ). La révolte des Gévennes mit son 
ardeur à toute épreuve. Il prit part à tous les 
conseils de la répression, sans s'épargner dans des 
missions apostoliques; mais sur ces entrefaites 
l'évèché d'Angers vacant, il y fut appeléle4 avril 
1706. Sacré le l«r août à Paris dans l'église des 
Jésuites, il prêta serment le 4 dans la chapelle 
de Versailles, prit possession par procureur le 21 
septembre et fat installé solennellement le 17 oc- 
tobre. Il se rendit bientôt populaire par ses ma- 
nières douces et affables, qui n'excluaient pas 
une extrême fermeté. Mais ses talents mêmes l'ap- 
pelaient trop souvent hors du diocèse. Le 21 
mars 1707 il prêcha aux Augusiins de Paris pour 
l'ouverture de l'Assemblée générale du Clergé. Le 
18 juin 1711 il prononçait à St-Denis VOraison 
funèbre du dauphin Louia (Angers, Olivier 
Avril, 1711, in-40 de 24 p. et Paris, Raymond 
Madères, in-40 de 48 p.)- Ed 1715, il prêcha 
devant Louis XIV le dernier carême qu'entendit le 
grand roi et la même année, à Versailles, il com- 
plimentait le régent à la tête du clergé le 3 sep- 
tembre 1715 (Paris, in-4o de 2 p.). C'est lui encore 
qui tint la chaire à Reims au sacre de Louis XV 
(5 octobre 1722) et qui prononça à Saint-Denis 
(7 février 1724) l'oraison funèbre du Régent. On 
a gardé souvenir de l'impression produite dans 
ce discours par quelques traits d'une réserve in- 
connue aux panégyristes courtisans. Le mot : 
oc Je crains mais j'espère » est resté célèbre. Le 
10 septembre 1725 il prononça une harangue à 
la reine sur son mariage à Fontainebleau (Paris, 
P. Simon, 1725, in-4« de 8 p. et Angers, 01. Avril, 
in-4» de 5 p.) et fit en 1728 l'oraison funèbre de la 
reine de Sardaigne. Enfin le 10 janvier 1729 il 
prenait place à l'Académie française et y pronon- 
çait l'éloge de la Monnoye, son prédécesseur (Pa- 
ns, in-40 de 28 p.). Dans l'intervalle des grandeurs 
et tout en veillant de loin aux abbayes de St-Flo- 
rent et de Noailles qu'il possédait avec celle de 
Vierzon, — il s'occupait de son mieux de son diocèse 
et veillait à la pureté de la foi. Il prit soin de faire 
réimprimer tous les livres d'église, le Missel qui 
servait depuis 1664, le Bréviaire en 1717. Il avait 
publié dès le 10 avril 1714 le mandement de con- 
damnation du P. Quesnel. C'est de l'affaire desap- 
pelants qu'il s'agit dans ses Avis instructifs aux 
curés à Voccasion cTun libelle intitulé : Ré- 
ponse à un mémoire présenté par plusieurs 
cardinaux (Angers, 01. Avril, in-40, 16 août 
1717, de 27 p.), comme aussi dans «a Réponse 
de Mi' Vévêque d'Angers à M, Dublineau 
communiquée au Clergé d'Anjou pour servir 
d^instruction (1719, 2« édit., petitin-4ode40 p.)* 
— Lehoreau cite divers passages d'un opuscule 



publié par le prélat la même année sous le titre 
de Réflexions consolantes^ où il flagelle en traits 
sanglants la conduite des Oratoriens et des Béné- 
dictins d'Angers ainsi que dans sa Lettre à Vahhé 
de Claie, 7 août 1721. — Un autre mande- 
ment de 1718 condamne une thèse de théologie 
soutenue aux Ardilliers de Saumur. — Ses Dit- 
cours prononcés aux Synodes de 1714 et 1721 
sont imprimés (Angers, in-12), ainsi que son 
Discours de réception à l'Académie d'Angers le 
24 novembre 1706 (Angers, J. Hubault, in-4* 
de 4 p.). — Tous les registres des conclusions et 
délibérations du Clergé d'Anjou du 23 décembre 
1699 au 29 avril 1713 sont signés de sa maio 
(Mss. 659-660 à la Bibl. d'A.). — Dans un autre 
genre qui rappelle de plus près Fléchier. 00 a 
conservé des vers de sa jeunesse, — un trè«- 
coquet madrigal entre autres, adressé à sa con&ine 
et très-souvent cité depuis par d'Alembert, — des 
bouts rimes et aussi des hymnes. — Il mounit 
en son château d'Éventard le 2 août 1730, âgé de 
59 ans et regretté véritablement « comme le pins 
a aimable, le plus poly, le plus éloquent de son 
« siècles, dit un de ses curés, Bancelin, qu'ap- 
puient nombre d'antres témoignages. Son oraison 
funèbre fut prononcée en sa cathédrale le 6 sep- 
tembre 1730 par le P. Claude Mérigot 'Angers. 
01. Avril, in-4« de 34 p.) et en l'église St-Laud le 
lendemain par le chanoine Détriché (Angers, 
P. Foureau, in-4o de 34 p.). Sa tombe an pied do 
tombeau de J. Michel, à Si Maurice, fut déu>aite 
à la Révolution et utilisée depuis pour la dé- 
coration de cheminées. — Son portrait a été 
gravé au burin in-4o avec la date 1734 et in-12. 
Il existe aussi en tableau du temps conservé pir 
les Hospitalières de Beaufort. 

Nombre de bibliographes modernes l'ont con- 
fondu avec l'évèqne de Troyes, son neveu. 

Arch. mun. B iiO, f. 40-11 ; GG 55.— Arch. non. Et.-C. 
de Bouillé-Ménard et de St-Goorgos-snr-Loire. — Arch. de 
M.-et-L. Chap. de St-Pierre, Reg. des Goocl., 1706, f. 14 x^; 
Cbap. de SUMaurille. 1790. f. 403 — Ifsa. 4084, t. n, 

&2i-24, 46 ; Mu. 577, n* 47.— Note Mts. de M. Kenrtiêr.- 
alYoisine (Grille), Lettre à M. Qviérard,^Nam). Atem. 
dea Muses, 1. 1. — D'Alembert, Bist. de l'Àead. Fr., U IV. 
p. 404. — Lehoreau. Mbs., 1. 1, p. 4Q6; t. III, p. 4S6, 170 
et 367. — Répert. orvA., 4863, p. 888. — Journal de Tré- 
voux, juin 4742. p. 4743 et 4722, p. 404. — Variétés wçé- 
nieuses, par M. D*** (Paris, 4724, in-tS). — Mém. de lu 
Soc. d'Agr., Se. et ArU d'A ng,, 4863, VL— Bev. des Soc. 
sav.f i86t), p. 273. ~ Fléchier, Lettre». — Bist. de Is 
guerre contre les Camisards, par Gonrt de Gébelin.— Sbtm 
lamille, Joum. d'Ormesson, 1, 443: — Bua87'IUb.,£^A^<(> 
III, 290, 291 ; IV, 85, 334-333; V, 270. 

Foncier, ham., c*^* de Bouzillé. — X^* 
appartenances et dépendances du Pouciert 
— du Pousier 1601 (St-Flor., la Chapelle); - 
f., c"« de la Chapelle-Saint'Flor. — La 
grande maison de Poucier 1595 (St-Fior.. U 
Chapelle B 6), — domaine et résidence i cetis 
date de René Leglorieut ; »■ f., c"« de Chemillé. 

Ponet, ham., c"« é* Ingrandes. — Poiné 
(Cass.). — Pouenette 1590 (B 1ns. Presid.). — 
Poinettes 1674. — Le village de PoesmiU 
1714 (Et.-€.). — Ane. closerie donnée par le coré 
Séb. Mahé pour l'entretien de l'école, par testa- 
ment du 23 novembre 1590. 

Poni^ (le), t., G"« de Chavttgnes-let'E. — 



PON 



- 141 — 



PON 



UPungt ZTi* s. et Cass. — En est sienr n. h. 
UoQ le Recoavrenr 1649, mari de Françoise 
OeUlre; — f., c»»« de Thouarcé. — Herherga-' 
mentum de Pangeio 1302, L^ herhergement 
dou Pange 1348 {fi 341). — Le lieu, — la 
terre du Pange 1462. — Le Punge en 
Tkûuarcé 1666 (6 Chap. de la Grésille). — 
VEponge (Et. -M.). 

Pon^eoBy /., c** de Chantocé. 

Ponoean {Jean-Louis), maire de St-Lam- 
bert-des-Leyées du 12 prairial an XI i 1830, f le 
â6jQio 1832. a fait imprimer un opuscale sous ce 
titre : Moyens proposés tant pour remédier 
à une foule de malheurs, qu'occasionnent les 
taux et les glaces de la Loire et de la 
Viennit que pour s'cusurer divers autres 
avantages également importants, (Saumur, 
De^Qj frères, sans date, ii>-4« de 8 p.). 

Pau» Aoe^rlaMT. — V. Pontron, 

Pont (le), cl , c»« d'Auhigné; « f., c«»« de 
Cantenay-Ep, — Ane. domaine da Ronceray. 
veoda nat* le 2 novembre 1791 ; — donne son 
nom ao miss, né snr Epinard, qui s'y jette dans 
Ia Mayenne; — 530 met. de cours; — f.. c»« de 
Carhay, -•Le Pont 1622. le vill. du P. 1678, 
- U Pont Guinebault 1623 (Et.-C.). — En est 
n«ir Franc, de la Poaéze, écnyer ; — f., c"« de 
Chambellay; — c»« de Champigné. — Le 
^i««, pef et seigneurie du P. 1540 (C 105, 
f 193). — La Raudière alias le Pont, où 
autrefois y eut maison et four, 1554. — App» 
so 1540 à Louis Lambert, écuyer, qui le relève 
da prieuré; — en 1572 à n. h. Ambroise d'Aba- 
«»ûi;«c»« de Cfianzeaux, V. Point: — f, 
t- dfl Châtelais. 

^•■t (le), filature. c"« de Chemillé^ au sortir 
dabonrg St-Pierre, à 100 met. en aval du pont 
qui traverse la rivière de THirôme. 

Poat (le), ham. et cl., c-« de Cheviré-le-R. ; 
-f, c»« de Comhrée; — c"« de Faveraie. — 
^c- fief et seignearie vendu le 22 décembre 
t557 par Pierre Bitault de la Gaucherie à n. h. 
Adrieo de Dreux (G 422); — ham., c»« de Lou- 
wjutt; - L, c»« de la Meignanne, — En 
«t dame Rose-Julie Dupré des Vaux 1775; — 
fl . c"« de Montigné - les - Rairies, — Le 
Pont Odiau (Vent. Nat.). — Domaine d'une 
«Dipellcnie desservie dans Téglise paroissiale, 
«Bda nai« le 14 janvier 1791 ; — c»« de St- 
^^ment'de la-Place, dans Tanc. paroisse des 
■vils anc. m»» noble, dont est sieur Maurice 
e^nrreau, écuyer. 1697, 1702, Charles G. 1730; 
• ^11 . c« de St'GeorgeS'S'L, ; - cl.. c»« de 
^'Rémy^lorV.; - f.. c»* du Tremblay; - 
; Jïl^.c- de Trémont. — Le Pont Gallerne 
V^*.) - Passage de la roule de Vihiers sur le 
mui de Uvier. — V. Moulin-du-Pont. 

udévique. ^ In Lido, in loco qui dicitur 
J;û^. 1050 circa (Cart. du Ronceray, Rot. 1, 
Jl **î- - PoTUf, — Berardus de P. 1150- 
•J« (ch. or. et l«r Cari. St-Serge, p. 148). — 
^^^ U fort de Ponts, au lieu appellée Per- 
J^ 1491 (G Cure St-Silvin). - Au débouché 
f «0 aïKâeo port et bac de Loir, qui encore au 



XYiii* s. était le principal passage pour aller d'An- 
gers dans le Maine. — Il aboutissait au pave- 
ment tendant de Tiercé à Ponts, comme le 
dit un titre de 1596. Le nom du lien et la direc- 
tion des voies démontrent qu'aux temps gallo- 
romains il existait là un pont, déjà détruit bien 
avant le xi" s., mais vers lequel se dirigeait le 
courant régulier de la circulation publique. Le 
bac de Villévôque ne servait qu'aux habitants 
riverains. — Près du moulin, sur le chemin de 
Tiercé, Renou signale un banc très-bien conservé, 
de griphite et ostracites, mêlé de falunières, 
qui remonte le Loir jusqu'à la Roche-Fouque. 

Pool (le Petit-), cl., c"« de Feneu ; — c»« do 
Maulévrier. Anc. fief dont est sieur Gabriel de 
Carrion 1687, René-Gilbert de G. 1711, le comte 
de Rongé 1762, 1782; — cl., c°* do MontreuiU 
sur-Loir. 

Pont-à^Fonloii (le), vill., C"* de Saint- 
Mathurin. 

Pont-Aireany ham., c"* àe Tout'le-Monde. 

— Anc. moulin sur le ruiss. de Trézon. 
Pontais (le), ham., c^* du Tremblay. 
Pont-à-l'Ane (le), ruiss. né sur la c«* de la 

Renaudière, dans les prés du Grand- Aunay, 
coule du N. au S., laisse à droite la Basse- 
Raillère, Gharbonneau, et afflue dans la Moine, 
au-dessous de la Machefolière, dont il prend sou- 
vent le nom ; — 2,600 met. de cours. 

Pont-i^r Arche (le), cl., c^* de la Posson- 
nière, dans le vilL de la Roche-aux-Moines, — > 
appartenait en 1776 au maire d'Angers Jean- 
Franc. Allard. 

Ponl-à-roie (le Bas, le Haut-), ff., c"« de 
St-Martin-d'Arcé. — Poverlaiumf — on 
trouve ce nom dans une charte de St-Nicolas sur 
St-Martin-d'Arcé 1100 circa. — Pont-la'-Loie 
(Gass.). — Le Haut-P. dépendait de la Providence 
de Baugé. — En prend le nom un ruiss., qui naît 
et se jette sur la commune dans l'Arcé ; 2,100 m. 
de cours. 

PoBt-Ardaaiix (le), f., c»« de Roussay. 

Pont-An^s (le), f , c"* de Jallais, — Le 
Pont-au-Gis (Gass.). — La rivière du Pont- 
Augis 1622 (E 469). ^ Subdivisée autrefois en 
Grand et Petit-P., et dépendant du domaine 
de Cierzay par acquisition de 1754, auparavant 
tenue en fief. — Le seigneur de Cierzay y avait 
de tout temps droit de garenne sur la terre et sur 
l'eau du ruisseau voisin jusqu'à la Valioière, 
avec privilège de pèche 1411-1622 (E 469). — 
Le prieur de Trémentines y prélevait le quart 
des dîmes. 

Ponl-aiix-Filles (le), f., c"* d'Ecouflant. 

— Pons,Pontellus Priscinniaci 1095 (1»' Cart. 
St-Serge, p. 308). — Pons d*Escouillon 1190 
(Cartul. du Perray, f. 2). — Pons de Escoillon 
1199 (Ibid., f. 5). ^ Pons des Çouillons 1346. 
Le Pont de Coulon, d'Escoulon, le Pont- 
aux 'Filles xvii-xviii* s, (Perray). — Anc. logis 
où se conservait naguères encore un vitrail repré- 
sentant St-Michel. il tient son nom du pont jeté 
sur le ruisseau, descendant de l'Epervière, qui tra- 
versait autrefois la voie antique se rendant au Loir 
etséparaitles paroisses deSt-Samson et de St-Silvin. 



PON 



— 142 — 



PON 



P«Bf-MCK-J«rdfl (le), miss, né sur Im c"« de 
la Tour-Landry t près la IHochene, coule da 
N.-E. an S.-O., puis du N. an S. et s'y jette dans 
TEvre, entre le Mutrean et rErandière; ~ 
4,100 met. de cours, tout entier sur la Tour-L. 
qu'il limite en partie d'avec les Gardes. 

PoBt*aiix«Moines (le), ham. en partie sur 
les c^^' de Jumelles et la Jjande^Chasle ; «- 
poDt, c<** de St-Melaintt au bas du bourg, sur 
l'Anbance, anc. passage pour le transport des 
vins de Martigné aux Ponts -de-Cé. 

Pont-AirrlB» vill. , c*^* de Blou , sur uo 
affluent du Gué-de-Terry ; = (le Petit), f , c"« de 
Blou, 

Pont-Barbot (le), f.» c»* de Corzé, 

Pont-Bmrré (le), bam., c"* de Vivy ; -> 
V. Barré. 

PonUBauerewkUf f., c>* de St-Quentin-en- 
Maugest m*" et forge à pelles, sur le miss, de 
son nom. On y doit faire un pont pour remplacer 
la planche qui sert r.u passage. 

Pont-Besaard (b), f., c"« de Chemillé, 

Pont-Boisiiier (le), vill., c"* de Brain-sur- 
AIL — En est sieur Paul de Médicis, 1577. 

Pon|pBoaree«a (le), ham., c^ de Fave- 
raiCt avec un moulin & eau sur le Layon. — Il 
en existait deux autrefois et de plus jusqu'à ces 
derniers temps deux moulins à vent, le plus 
ancien démoli en 1871, le second, bâti en 1827 
et détruit en 1874. — Une belle maison neuve s'y 
est élevée en 1872. 

PoBt-BraaII (le), ham., c>« de Lasse, 

PoBt-Chailloa (le), ham., c"* de Corné, — 
En est sieur Louis d'Etriché 1630. 

Pont-Champion* pont et prairie, c"* de 
Pouancé, sur la Verzée, à la pointe N. de l'étang 
de St Aubin. Il s'y tenait anciennement une assem- 
blée très-fréquentée qu'a fait supprimer la vente 
du pâtis. 

Pontchalean (Zacharie Gilbert de), né à 
Angers, et non à Graon, le 13 décembre 1673, fils 
de Gilbert, greffier de l'Election, prit l'habit aux 
Cordeliers d'Angers et le bonnet de docteur en Sor- 
bonne, et jeune encore, devint procureur-général 
de l'ordre, trois fois provincial de Touraine et 
déflniteur général. Il mourut aux Gordeliers d'An- 
gers et y fut inhumé le 30 avril 1746. Son portrait 
peint À l'huile en 1726 par F.-P. Bouvet existe au 
Musée d'Angers. — Il a été deux fois gravé par 
Uaussard avec une dédicace de J.-B.-Fr. Drouard, 
son confrère de Graon, et par Uecquet d'après 
Raillard, tenant un livre, avec une dédicace de 
frère Jallet de la Véronlière, devenu lui-même plus 
tard provincial de Touraine. 

Pooq. de Ut., Mm. 1067. f. 458. ~ GG 811. 

PonUChanvean (le), f., au bourg de C/tazé- 
eur-Argos, 

Pont-Conraat (le), cl., c»« de Montigné- 
ItS'Rairies. 

^9mtmd'Aimine. — V. Alêne. 

Poni-d'Antaise (le), f., c»« de Vergfonnea. 

Pont<4'Anbign« (le), cl., c"« de Tigné. 

PonlpDavy (le), h., c»« de Morannes; — 
f., c'*d*Yzemay. 

PoBl-4e«Berge (le), pont, c"« de Chtmillé, 



reconstruit en 1874 un peu au-dessovis do eunflaent 
du miss, de Gension dans l'Hirdma. — Moltn- 
dinum in valle pontis Aldeberge, idestinter 
sancium Petrum et Cajnilliacumy in aqya 
que Censiona appellatur 1080 circa (Cart. pap. 
de Ghemillé, eh. 89). — Pons Audeberge 1238 
^Ib., ch. 70). — Pons Audehurgier xiii< s. 
(Gart. parch., foL 77). — X«e Pont Audthtr^t 
1535 (Aveu de Ghemillé). — Cassini iodiqne le 
moulin du Pont et, un peu en amont, la Croix 
du Pont'lt-Berge, qui existe encore sor uo 
socle restauré et qu'on appelle aujonrd'hni la 
Croix- Bergère. Ne pas confondre avec nue antre 
croix du même nom déjà décrite, t. I, p. 793» k 
1,500 met. à l'O. de Ghemillé. — Le moulin, ac- 
quis par Geoffroy le Gras, seigneur de Gholet, 
fut donné par lui aux moines de St-Pierre de 
Ghemillé, qui en possédaient déjà un aotre loot 
à côté. — Le nom de la dame, qu'il rappelait, 
se retrouve, sous la même forme , au Gué-dit' 
Berge, Y. ce mot, 

Poat-de-Bonlet (le), f., c"«de VemaMes. 

Pont-de-Chemaat, f , c"« de Blaison. - W 
y existait un moulin à eau, détruit an ffloins des 
le xviii« s. entre les deux ruisseaux de UBondtf- 
Fondrière et de la Bonde-Moulinière de l'aocieo 
étang de Ghemant, avec chaussée sur le preaier 
ruisseau qui le séparait des Vallioteries ; — le 
tout dépendant du domaine de ChemanL 

Poal-d'Eeorce (le), c*« de Morannes. 

Pont-de-ttentil, f., c"« d'Yzemay. 

Pont-de-Jaigné« c<*« de Juigné-sur-L. - 
Anc. vill., aujourd'hui confondu à celui de$ 
Grandes-Plaines, — au débouché de TaocieB 
pont, V. les Aireaux, Juigné, Ponts-de-Ci 

Pont-de-la-Berfl^re (le), anc. pont aux con- 
fins de la commune de Trélazé, où passait l'anc. 
grand chemin d'Angers à Beaufort sur le niisi. 
dit du Pont-Malembert. Il ne servait plus depuis 
longtemps qu'aux chevaux et aux piétons, lorsqu'il 
fut reconstruit vers 1755 d'une seule arche, avec 
turcie aux deux beats. — Il formait la limite de 
la juridiction de la Grurie de Beaufort. 

Pont-de-la*Bonère (te), c"« de JaUais. 

Pont-de-Ia-Boa^ancUéffe (le) , miss, né près 
et à l'O. de la Favrie, sur la c"* de St-Chris- 
tophe-du-B., qu'il limite avec la Romagoe. ooule 
du S.-O. au N.-E., puis du S.-E. au N.-O. a 
partir de la Gauvrière, et se jette dans la Moine 
en face Vieil-Mur; — 7,100 met. de cours; - 
reçoit à gauche le miss, de la Lardière et no pedt 
raisselel à la Gauvrière, dont à partir de ce point 
il emprunte le nom. 

Poal-de-la-DéUee, ruiss. né sur la c"' de 
St-Macaire-en-M,, sur le chemin de Saiot- 
Macaire au May d'où un canal de dériTaiiiH) 
l'amène au Petit-Moulin. 

Pont-de-1'Arehe (le), f., c*« de Bouche- 
maine. 

J*onf-<fo»l«»Aotw»e. —\, la Natterie. 

Pont-de-la-SorInlère (le), ruiss. né sor U 
c>* de St-Christophe-du-B,, près la ferme de U 
Pommeraie, coule du S. au N., sépare U c*** de 
St-Ghristophe de celles du Pny- Saint-Bon oei ^sur i 
2,300 m.), de Gholet (2,900 m.), de la Séguimer« 



PON 



— 143 — 



PON 



(3,300 m.) et se jette dans la Moine, aa-dessons 
de la Gopechanière, grossi à gauche des ruiss. 
de la Charonnerîe et de la Pierre-Folle; — 
7.800 met. 

PoBt«de-Ui-TronBe Ge)* ham . c''* de Lon- 
gue. -U Gué de la T, (Et.-M.). 

PoiiiHle-la-VlUe» f., c°« de Neuillé, aa 
Us du hoarg, vers TE. — Logis du zviii* s. dont 
uoe lucarne porte nn buste de femme, à corsage 
lacé, xTii* s. ; à rentrée du jardin, deux lions 
cbirgés (f écnssons effacés ; au fond de la cour, 
00 graod colombier ; — plus loin, un moulin à 
eau, autrefois dépendant du domaine. 

PonC-de-Ia-Vlre (le Petit, le Grand-), ff., 
C* de Champigné, — En est sieur Jacques 
Rooanlt 1497, Marguerite Ogier, venvo Jean Cha- 
daigne, 1544, M™* Girault de Mozé, veuve Falloux 
du Lys, i753. 

P^at-dM'Etaiis (le)» ^> e"« de St-Philbert- 
du-P., — sans pont ni. étang. 

PoBl-de-Ll¥ler (le), m*", c"« de SUGeorges- 
Châtelaison, 

PoBt«de«LoaeC (le), cl., c*^« de Brain-sur- 
fAuthion, an passage du Petit- Authion. 

Pont-de-MalIlé (te), f., c*"* de Gonnord. — 
U Pas de M. (Cass.). 

PoafHlii*Malheiir (le), pont, c°« de Brain- 
iUT'AU,, confondu à tort avec celui des Eter- 
P^^ t. Il, p. 125, col. 1, qui en est séparé par le 
pont de rEebenean. 

Prai-de-Bolne (le), vill., c»« de Montigné- 
sur-Moine. — Sorte de faubourg de Montfaucon, 
9û se lient la grande foire de la Saint-Maurice 
^qui se relie à la petite ville par un ancien pont 
de 5 arches ogivales, récemment élargi. — Il for- 
mait un ancien fief et seigneurie avec maison 
ooble appartenant à la famille Desmeiliers, — 
Charles Desmelliers, chevalier, y meurt en 1761. 
-C'est sa petite-fille que Marceau essaya en 
uin de sauver dans le désastre des Vendéens au 
V^^ et qui fut guillotinée à Laval. La maison 
2 été depuis transformée par Tabbé Baudry en 
ps^t eoliége et lui appartenait encore dans ces 
derniers temps. — Plusieurs tanneries y existaient 
M xvin» s. dont une seule reste. — L'aïeul de La 

Héreltiëre-Lépeaux y résidait comme notaire 
royal. 

Pont-de-Holré (le), f., c"« de Marigné. 

Pont-de-Pierre (le), f., c"« de Chigné, près 
le pont de pierre sur lequel passe la route an- 
cieane de Saumur. — Le chemin tendant du 
^ont-de-Pierre au Lude 1475 (Chart. de 
Urière). — Ane. logis à pignon, avec double 
ïeaeirc accouplée plein cintre du xvii» s. — En 
«i 5icur Charles du Mesnil, chevalier, 1712. — 
£l(e donne son nom à un miss., — le ruisseau 
<*< Pontpierre 1463. — qui naît iur la com- 
iBOfle, et s'y jette dans la Marconne, à 5.500 m. 
^^ s* source. 

^•nt.dea-Bolres (le), vill., c»« à'Etriché, 
-Le Pontdee-Boires 1359 (H Porl-l'Abbé), 
^vec trois carrières de sable rouge. 

^«nt^ea-dMimps (le), ham., c"« de Mou- 
^rne, sur le roiss. de la RiveroUe. 



Pont-des-Fées (le), quartier de la ville de 
Baugé, avec ancien pont sur le Couesnon. 

Pont-des-Landes (le), ruiss. né sur la c^* 
de la Jubaudière, près et à TO. du bourg, qui 
coule du S. au N., passe au village du Ménil. 
puis en Jallais à la Blanchardiëre , qui lui donne par- 
fois son nom, et se jette dans TEvre sous la Ba- 
hourdiëre ; — 3,500 met. de cours. 

Pont-des-Holets (le), ruiss. né sur la c"' 
d*Angriet qu'il traverse, pénètre sur la Potherie, 
et s*y jette dans le ruiss. du Pont-Thon; — 
1,400 met. de cours. 

PonC-de-Vallée (le), h., c°« de St- Florent- 
le- Vieil. 

Pont-de-Varennes (le), chat., c''* de Lou- 
resse. — Stagnum et terra apud pontem de 
Varenna 1055-1070 (Liv. N., ch. 231). — Vhos- 
tel du Pont de V. 1540 (G 105, f. 156). — Ancien 
fief et seigneurie relevant du Grand-Taunay, avec 
« hostel 9 on manoir noble construit dans les 
premières années du xvi« s., sur le bord de la 
grande voie d'Angers à Doué et d'un ruisseau, 
qui y formait un étang d'abord, puis à cette 
époque un vaste marais. — Le domaine appar- 
tenait au XI* s. à l'abbaye St-Florent, qui l'é- 
changea vers le milieu du xii* s.,— et était advenu 
au XV* s. à la famille Serpillon. — En est sieur 
n. h. Jean Thoisnon en 1518, — René Thoisnoo, qui 
y fonde le 21 décembre 1530 une chapelle en 
l'honneur de la Vierge et de Ste Suzanne, avec un 
service de trois messes par semaine, réduit seu- 
lement en 1754 à une messe unique le dimanche; 
— sa veuve, Ysabeau de Rezay, 1560, Jacq. de 
Courtarvel 1572, 1590, Suzanne Thoisnon 1591, 
Marie Lusignan de St-Gelais, marquise de Pezé, 
1630, 1638, veuve de René de Courtarvel, — leur 
fils, René de Courtarvel, marquis de Pezé, 1644, 
1668, le chevalier de Carbonnier 1682, Jos.-Franç. 
Foullon 1754; — en 1828 M. Merlet, Y. ce nom, 
ancien préfet de la Vendée, qui y résidait; — 
aujourd'hui le général Genest. — Le joli castel, 
encore tout paré des coquetteries de la Renais- 
sance, avec donjon, cour, chapelle, larges douves 
vives et pont-levis mobile, forme comme une oasis 
de verdure, encadré de hauts peupliers et d'eaux 
limpides au milieu de la grande plaine nue. Sur 
la principale façade figure sculpté un groupe de 
deux personnages portant sur un bâton la grappe 
de raisin symbolique, bas-relief apporté la, dit- 
on, de l'église de Varennes, Y. ce mot, dont le 
pignon vide se dresse à 500 pas de là dans un 
pré. — Le tablier du pont, sur le ruisseau, était 
formé avant sa reconstruction récente par le toit 
d'un des dolmens de Oénezé, Y. t. II, p. 28. — 
H. Ralmbault, de Thouarcé, possède du domaine 
un beau plan sur parchemin xviii* s. 

PoiiC-de-¥errl6res (le), L, c°* de Trélaxé, 

PonC-de-Verzée» ham., réuni depuis 1867 
à la C* de Segré, auparavant de la c^* de la 
Chapelle-sur-0. — Il y existait aux xvii-xviii* s. 
un hôpital dédié à St Pierre. 

PoMtf-<r£vre (le), f., c«* de Jallais. -- 
Y. les Entrèvres. 

PonC-d'ln^randes (le), f., c»* du MénîL 

Pont-dn-Jen (le), m'°, c"*de Chaude fonda. 



PON 



— 144 — 



PON 



PoBt-d«-LaCliaB (le), ham., c*« de Saint" 
Philbert-dU'P. ^ Le P. de l'Etang (Cass. et 
Ec.-M,). ~ Sur on cours d'eaa latéral et détaché 
da Lathao. 

PonC-da«Lolr« nom en 1793 de Villévêque. 

Pont-dn-Lys (le), cl.,c°*de St-Hilaire-du- 
Bois. — Le lieu, domaine, bordage du Pon- 
dellia 1521. — Le Pont au Lys xvii-x¥iii« s. 
(Pr. da Coadray-M.). 

PoBt-do-Mortler (le), c"* da Coudray- 
Macouard. -^ Sar le ruiss. de la Motte, pa&sage 
de Taoc. voie de Manet à St-Hilaire-le-Doyen. 

PoBtean (le), ham., c°« de Cemusson, 

PoBt-Forét, Till., c"« des Aosters. ~ La 
closerie du P.-B, 1597, Tendue par la veave de 
Franc. Grimaadet. Une croix y est constraite en 
1651 par Pierre Cailleaa, maçon, et bénite le 
29 août. 

PoBC-Foaeluu»d (le), Yill, c"«de Bagneux, 

— Pons FttZchardi 1055-1070 (Lu. N., ch.219). 

— An débouché du pont de ce nom, qui sert 
d'issue vers S. à la ville de Saumur, reconstruit en 
1774-1778, sur 3 arches de 78 pieds d'ouverture. 

— Une arche de 6 pieds de l'ancien pont exis- 
tait encore en 1820. — La partie N.-O. du 
village a été réunie à Bagnenx par la loi du 
20 avril 1854. 

Pont-Fonqaet (le), cl., c"* de Montigné- 
les-Rairies» 

Pont-Famé (le), f., c°« de Miré. 

Pont-Gmllmarl (le), f., c"« de St-Hilaire- 
St'Florent (Raimbault). 

PonUGermillon (le), f., c»« de la Renau- 
dière. 

PoBl-Cliraad (le), c»« de Jumelles. — Pont- 
Joreau (Cass.). — Ane. fief et seigneurie avec 
maison noble, appartenant à la famille Delaunay, 
sur qui il fut vendu nat* le 5 thermidor an lY ; 

— f.. c"« de Montguillon. — Pont Sireau 
(Et.-M.). ~ Ane. fief relevant en partie de Bouille- 
Téval. — En est sieur n. h. Yves deBaiarin 1775, 
Guill. Uoussin, curé de la Madeleine de Segré, 
1660, Philippe Chartier, marchand, mari de 
Claude Uoussin, 1694, Pierre Daburon, marchand, 
mari de Marie Uoussin, 1737, Pierre Allard, mari 
de Marie Daburon, 1742 (E 189-191). 

Pont-GriMOB (le), viU., c"« de Vivy. 

Poul-Gullbaoll (le), ruiss. né sur la c*"" de 
la balle- Aubry, traverse Chaudron, s'y jette 
dans le ruiss. du Pont-Laurent ; — 1,800 mètres 
de cours ; «- f., c°« de Chaudron, acquise le 
13 novembre 1763 de Louis-Jacq. Baroueil, rece- 
veur des Tailles en l'Election de Vendôme, par 
iacq.-Franc. Gourreau, lieutenant particulier de 
la béuôchaussôe d'Angers, et vendue nat* en 
l'an VI. 

Pont-Hamelot (le), f., c°« de St-Clément- 
de-la-Pl. 

Pont-UerbBaU (le), f., c"« de Seickes. — 
Le Petit'Herbaux (El.-M.). — Appartenait par 
héritage de Jean Oger à André Delhommeau, son 
gendre 1544; — Françoise Delhommeau, veuve 
Chalot, la vend à Aimé Belemothe 1599, et ses 
héritiers & Pierre Guérin, chanoine de St-Martin 
1639, qui la légua en 1661 i l'Uôtei-Dieu d'Angers. 



PoBt-HBet (le), f., c»« d'Ambilîou. 
PoBtl^Bé« canlOD et arrond. de Bangé (5 kil); 

— à 45 kil. d'Angers. — Podentiniaau Tî4 
(D. Bouq., V, 737). — Décima Pontigmii 1190 
circa (Bilard, n» 574). — Parochia de Poniignt 
1287 (G 340, f. 66). — Sur les coteaux riveniD^ 
du Couesnon (87-90 met); -^ entre Lasse (4 kil.^ 
à l'E., Vaulandry (5 kil. 500) au N., Bangé et Sl- 
MarUn-d'Arcé (3 kil. 1/2) a l'O., le GuédénUu 
(6 kil. 1/2) et Bocé (6 kil.) an S. 

Le chemin d'intérêt commun de Bangé i Cbi- 
vagues longe la rive droite de l'O. à l'E., formioi 
une brusque et rapide courbe pour traverser le 
bourg, tandis qu'à l'extrémité vers S., snrU rive 
gauche, passe directement la route départementale 
d'Angers à Tours. 

Y passent le Couesnon, formant une profonde 
vallée centrale, — et le ruiss. des Etangs; — 
y naissent les miss, de la Vieille- Gonlée, de> 
Capucins, de Vernusse et de Villaine. 

En dépendent les hameaux de la Marqnenie 
(3 mais., 6 hab.), des Monneries (5 mais., 2S bab.\ 
de Villaine (3 mais., 17 hab.), de la Galimardière 
(4 mais., 14 hab.), les chat, de Bordes, Grézilloo. 
la Motte, MaroUes et une soixantaine de fenDe> 
ou écarts. 

Superficie : 2,417 hecl., dont 40 hect. en vignes 
270 hect. en bois, la forêt domaniale de Chaode- 
lais en occupant 106 hect. 67. 

Population : 139 feux, 630 hab. en 17â0-im 

— 568 hab. en 1790. — 8ii hab. en 1831. - 
73i hab en 1841. — ff«d hab. en 1851. -65ff bab 
en 1861. — 636 hab. en 1866. ~ 616 hab. en ISTi, 

— en décadence rapide et constante, — dooi 
100 hab. (33 mais., 33 mén.) au bourg. 

Nulle autre culture ni commerce qoe de blé; 

— 6 moulins à eau sur un espace de 5 kilomètre». 
Bureau de poste et Perception de Baogé. 
Mairie, avec Ecole communale laïque <U 

garçons installée depuis 1874 dans raocienDc 
cure, grand et beau logis, avec écossoos vide^ 
aux fenêtres vers N., construit en 1713 par k 
curé Bonrgoignon. — Ecole communale de fiUo 
(Sœurs de la Pommeraie). 

L* Eglise, sous le vocable de St Denis (soccor- 
sale, 5 nivôse an XIII), est une des plus refflii- 
quables du Baugeois, construite tout entière en 
appareil moyen régulier, où se reconnaisseni 
seulement quelques traces de petit appareil irre- 
gulier , restes d'une église antérieure. Le pUo 
présente une croix latine, cantonnée aux angU) 
du transept et du chœur de petites absidiol^^ 
rondes. La façade, autrefois précédée, dit-^^o* 
d'un porche sans doute en bois, s'ouvre par QO 
large portail ogival de quatre voussures cooceo- 
triques à claveaux nus réguliers, sans aotre (or- 
nementation que des moulures rondes inusret- 
laires, portées sur des colonnettes à chapiteaux 
mutilés. De droite et de gauche s'y relieot, à bao* 
teur de la retombée des archivoltes, les arctauv 
d'une fausse baie plus petite et, à l'angle, dd hiot 
et puissant contrefort. Une informe statue d<^ 
St Denis, absolument fruste, domine la poiub: 
extérieure de l'arc central.— Au-dessus court on<' 
Ugne de pierre, sur 14 modillons sculptés d'ani* 



PON 



— 146 — 



PON 



■an, da feuillages et de flenn ; au centre, une 
haota et large fenêtre romane, couronnée d'un fer 
I efaeval, — et formant le faite, un large pignon 
érasé. — La nef unique comprend deux travées, 
éclairées de fenêtres romanes, qui extérieurement 
oot conservé leur aspect antique, — la voûte en tiers 
poiiil maintenue par une croisée de fortes nervures 
rondes en saillie, avec clés sculptées et peintes. 
L'arc dottbleau, qui les sépare, retombe sur deux 
grosses demi-colonnes engagées, avec chapiteaux 
à dents de scie ou à feuillage; ceux de Tare ogi- 
Tal, qai termine la nef, forment une touffe de 
ff ailles d*eau, dont les crochets pendent en saillie 
comme de gros glands; ceux du transept sont dé- 
corés de fougères, de feuilles d'eau et de houx et 
d'entrelacs fantastiques; sur run,à dr. , figurent trois 
personnages; sur l'autre, s'ouvre béante la gueule 
da démon. — Le transept, voûté comme la nef (fin 
do XII* s.), porte le clocher à base carrée, surmonté 
d'an toit pointu en ardoise. Cha ;ue bras corn- 
prend deux étroites travées, voûtées la première 
en calotte sphérique, la deuxième en berceau ogi- 
val, le fond éclairé par une fenêtre romane, les 
chapiteaux animés de monstres fantastiques, de 
tètes d'hommes bizarres, le mur contourné par 
Qoe bordure en damier, le tout peint, — comme 
fêtait primitivement toute l'église, — de fleurs et 
de rinceaux entrelacés, d'une variété et d'une 
originalité peu communes.— Les petites absidioles, 
depuis longtemps condamnées, qui s'ouvraient la- 
léralementau chœur, forment aujourd'hui la princi- 
pale cnriosité de l'édifice. Celte de droite se cache 
complètement bouchée par l'autel de St-Sébastien. 
L'enlèvement d'un tuff eau mobile, dans le tombeau 
DéoM de l'autel, permet pourtant d'y pénétrer en 
rampant. En s'éclairant d'un flambeau, on voit 
apparaître sur le naur, au fond, le Père Eternel, 
nimbé, portant la boule du monde, en pleine 
gloire, entre les symboles des Evangélistes, l'ange, 
l'ûgle, le lion, le boeuf; au-dessous, un seigneur, 
léie nne, son casque à côté par terre ; auprès de lui, 
sa dame, à genoux, comme lui ; sur leur tète, 
Icor écu armorié, celui du seigneur, de sable à 
'besants d^ argent; derrière la dame, une reine 
conronnée, debout, chaque main appuyée sur une 
êpèe on une palme; vis-À-vis, la résurrection de 
L^zve par Jésus, assisté de deux apôtres, en 
présence de huit on dix juifs, qui admirent. Lliu- 
nidiié a enlevé d'autres scènes figurées dans les 
Pi^es inférieures (xv* s.). Dans l'aile gauche, 
s'abrite l'autel de la Vierge, « fait, — comme une 
« inscription l'indique sur le pied des piliers, — le 
« ^iuUUt iôîô par M. Bourguignon,[curé », 
~ dont se lit, à côté, sur une pierre encastrée dans 
fe mor, l'épitaphe en 10 vers français, reproduite 
pvle Répert. arch. — L'autel couvre de même 
l'âbsidiole, mais en réservant sur la gauche un 
étroit passage. A la voûte trône une grande et ad- 
Bùrable Vierge, d'aspect byzantin, aux couleurs 
encore éclatantes, quoique d'oeuvre contemporaine 
^{'«flise, XII* s. Elle tient l'Enfant, qui d'une main 
néoit et de l'autre lui présente des fleurs; au- 
disons, à droite, diverses scènes s'enchevêtrent, 
r^résentant Jésus dans la crèche, les bergers, 
retable de Béthloem, un grand ange ailé debout, 

m 



r Annonciation, etc. ; dans Tangle, un personnage 
à demi-supprimé par le mur nouveau; an bas, 
les restes encore de peintures disparues , comme 
disparaîtra sans doute l'œuvre entière, si remar- 
quable et si précieuse. Un dessin en existe au 
Musée archéologique d'Angers. 

Le chœur antique, de deux travées, dont la 
première porte scnlpté à la clé le Père Eternel, 
avec nimbe crucigère, tenant la boule du monde, 
se termine par un mur plat percé de deux fe- 
nêtres en évasement, qu'on aperçoit du dehors 
entre trois contreforts plaqués. Mais à l'intérieur, 
un mur transversal, construit sur le rapport de 
l'architecte Jean Gheverenx, de Baugé, en date du 
6 novembre 1704, forme en même temps le rétable 
du mattre-autel et une réserve pour la sacristie. 

11 a pour but avant tout de soutenir la voûte, — 
comme l'indique l'inscription : Ad sustinendum 
molea iata constructa 1708, — et comme il appa- 
raît suffisamment par derrière à l'affaissement 
des pierres du chevet. — Dans des niches, à droite 
et à gauche, statues modernes de St Denis et de 
St Augustin ; — sur le fond, une toile, représen- 
tant la Naissance du Christ, dans la manière 
du chevalier Ernou, mais sans signature. — A 
l'extérieur de l'édifice une moulure en fer à che- 
val couronne les fenêtres apparentes, et sous le 
toit court une ligne de modillons, en simple biseau 
sur le chœur, de dessins variés sur les absidioles. 

A2kil. du bourg, dans un petit bois dépendant 
de la ferme de Pierre-Couverte, se cache un beau 
dolmen, déjà décrit ci-dessus, p. 91. Plus près 
du bourg, vers S.-E., aux abords de la route, 
existait aussi jusqu'en 1834 un peulvan de 
4 met. 42 de hauteur, reposant sur une pierre 
enterrée, — dont il a été fait à celte époque 

12 mètres cubes de moellon. Millet en donne un 
dessin dans son Indicateur, pi. LXIL — On 
peut affirmer par ailleurs qu'une voie directe sur 
la rive droite du Couesnon correspondait à celle 
de la rive gauche, longeant les hauteurs du coteau 
et traversant tout le territoire ; mais il est étrange 
qu'aucun document ne renseigne sur les origines 
du pays. Il parait bien par un diplôme des pre- 
mières années du règne de Gharlemagne, que le 
domaine au viii* s. appartenait à St-Martin de 
Tours. On ne sait ni à quelle époque ni en quelles 
mains il en sortit, ni comment se fonda l'église 
dont l'antiquité et l'importance sont attestées par 
l'œuvre même encore debout. 

Ici, comme à Mouliheme, à Fougère, à Joué, à 
Morannes, il Noyant, à Rochefort, ailleurs encore, 
la paroisse était desservie par deux curés titu- 
laires, dont un à la nomination du seigneur du 
Lude, l'autre de l'évêque. Peut-être en pourrait- 
on induire que l'église aurait été fondée par le 
seigneur du Lude sur un territoire du domaine 
épiscopal. 

Curés « de la cure épiscopale » : Legay^ 
t avant 1522. — Jacques Godefroy, 1576, 1684. 

— Guy de la Rainneraie, 1585, f le 18 juillet 
1607. — Macé Bourguignon, 1608, f 1« 12 «ep- 
tembre 1626— Mathurin Aoueseau, 1627, 1631. 

— Pierre Bourguignon, 1639, 1684. — Louis 
GoKeaUf jeune, 1684, qui résigne en 1703. 



PON 



— U6 — 



PON 



Curés c de laenre sei^eaiiale » : Franc. Sa- 
moyau, 16S2, 1638. — Jean Gallais, f en 1652. 

— YioceDl Brochereul, anmÔDier de la comtesse 
du Lnde, nommé le 25 janvier 1653. ^ Jean-Bapt. 
Breteau, 1664, 1698, qui résigne. — Jean-Loois 
Bourguignon, 1699, f le 26 octobre 1716, âgé 
de 48 ans. 

A la mort de ce dernier, les deax cures sont 
réunies aux mains du successeur de Gazeau, 
Jacques Chasseheuf, dont le testament est du 
15 février 1730. — L. Maupotnt, ancien des- 
servant de Sobs, avril 1730, 1753. — Tous- 
tain de la Tufferie, 1754, résignataire en 1769, 
moyennant une pension de 500 livres. Il vivait 
encore en 1787. — André Huguereau, décembre 
1769, f le 13 janvier 1784, âgé de 53 ans.— Jean- 
Pierre Pineau, février 1783, juin 1791. — Pierre- 
Julien Châtelain, constitutionnel, juillet 1791. 

— II résidait plus tard à Baugé, chez sa soeur, et 
commandait des détachements à la poursuite des 
Chouans, avec une ardeur qui lui avait acquis 
un renom populaire, très-compromis en l'an IV 
par son impuissance à arrêter son neveu Chartrin, 
chef d'une des bandes et qu'on l'accusait d'éviter. 

La seigneurie dépendait de la terre de Bareille 
en Ghalonnes-sous-le-Lude, qui appartenait aux 
seigneurs du Lude et reportait aveu à la Flèche. 
—La paroisse dépendait de TArchiprètré du Lude, 
de l'Election et du District de Baugé. 

Maires : Jacq. SouilUt, 1792. — Ant. Odiau, 
1er messidor an VIII. — Georges-Louis Mabille' 
Duchesne, 4 novembre 1806. — Despoullains, 
7 avril 1818. — Mabille-D., 12 juillet 1815.— 
Henri-Louis-René Jarret, 7 décembre 1815, ins- 
tallé le 20 janvier 1816. — René Despoullains, 
15 novembre 1831. — JLeZièore, .1864. — Nau- 
let, 1866, en fonctions, 1876. 

Arch. de M.-eUL. G S5. — Areh. comm. Et.-C. — Ré» 
pert. areh,, 1888, p. 877, — Godard-F., Nouvelle* areh,, 
n* SI, p. 16-17. — Annuaire de ISStf, p. 199. — Pour les 
loealités, voir, à leur article, la Motte, Marollet, Grézillon, 
Bordes, la Pommeraie, la Hamière, la Galoitière, etc. 

i»OM#i^oly. — V. Pineau (ruiss. du). 

PoBl-Joaan (le), ham., C* de Bauné, fai- 
sait partie du fief de BrétignoUes, dépendant du 
prieuré de Briolay. 

Pont-Laimay (le), f., c»« de Montjean. 

PoM<-I««ttreMtf. — V. Pont'Notre-Dame. 

Pont-Lëoa (le), cl., c»« de Cheviré-U-R. 

Pont-Lero7 (le), f., c»« de Chàtelais. — 
Le Grand et le Petit-P. 1722, relevaient du 
Chalonge (E 235). 

Pont • Lettler» c"* de Bouchemaine, au 
sortir du bourg vers S. , anc. étang « édifié » en 
1461 par Guy, sieur de Ver et du Lavoir, sur un 
terrain dépendant de la closerie de Ghampiré, — 
aujourd'hui transformé en prairie. 

Pontlevoy, c"* de Brigni. — Pont le 
Voye (Gass.). — Anc. fief avec maison noble 
dans le vill. de Linières, relevant de la baron- 
nie de Luigné. — En est sieur Jean Froger, pré- 
vôt des monnayeurs d'Angers, 1600, Louis Guyon 
de la Gbevallerie, 1738, qui vend cette année à 
Pierre Fournier et Gatherine Lépagneni, René 
Glémènl Fournier de Boisayrault, lieutenant géné- 
ral d'épée de la Sénéchaussée de Saumnr, leur 



petit-fils, 1786; — e"* de Louresse, anc. fief et 
seigneurie relevant de la châtellenie de Lannay. 
Il faisait partie de la seigneurie des Brosses- 
Marquet, dépendance de Maurepart. 

Pout-Llonnals (le), f., c°«* de MontilUets 
et de Faveraie. — Le Pont Lyonnais 1685. 
le P. Guyonnais 1686 (Et.-G.). — Centre aa 
XVII* s. d*une agglomération importante, avec 
anc. m'" à eau un peu en aval du passage de b 
Lys par l'ancienne voie. 

Pont-Balembert (le), vill., c"« de TréUué, 

— Une société s'est constituée, par acte do 15 fé- 
vrier 1874, pour y exploiter en galerie une bande 
de la veine N. du filon ardoisier, an bord de U 
route d'Angers. 

PoBt-Ballet (le), m*", C^* de X^on^u^— sur 
le Lathan. — Anc. fief dont est sieur GoilUorne 
Jagolz , notaire d'Avoir , 1601 , M* Fraoçoii 
Bobèche 1616, 1628. — Le pont sur le Lathan 
servait à l'ancien chemin qui se reliait par les 
Peux et Avoir au grand -chemin de la vallée. 

— Le chemin angevin par lequel on va 
de la feyre de Longue à Pont^MalUt 
1300. — Le chemin tendant de P,'M. à 
l'église de Longue 1540 (G Gunaud). -*Le pont 
actuel est bordé de parapets d'une pierre excel- 
lente pour aiguiser les faux. Les paysans le 
savent bien et il y parait assez. 

PonC-BarmIs (le), cl., c"* d'Andrésé, 
Poat-Ménmrt, forêt, appartenant à l'Etat, 
s'étend sur les communes de Linières- Bouton, 
Parce, Vernantes et Vemoil et comprend 
189 hect. 11 ares, dont les essences principales 
sont le chêne pédoncule, le chêne Tauzin, le 
hêtre. Elle a subi les mêmes variations que la 
forêt de Monnais. — On y a trouvé en 1825 eo 
creusant un puits, à 4 mètres de profondeur, une 
grande quantité de succin jaune très-coloré. ^ 
En prend le nom un ruisseau né sur la c** de 
Parce, qui traverse Linières, Vemoil, Vernantes. 
et se jette dans le Lathan ; — a pour afflaeou 
les ruiss. de la Ville-au-Fourier, du Pont-Renaad, 
du Pont-au-Moine, de la Bugeonnière ; —9,700 m. 
de cours. 
Pone-HonCreail (le), f., c»* de ChàUlaii. 

— Le Grand, le Pctit-P.-Af. 1755 (EL-C.). 
PonC-Morean (le), ruiss. né sur la c** de 

St'Hilaire-du*B., traverse les Gerqueox, s'y 
jette dans le Layon ; — a pour affluent te miss* 
desGerqueux; — 13,150 met. de cours; • (•• 
c»« de Vemoil, 

PoBt-Neaf de), c»« de Moulih^me. - 
Anc. domaine de l'abbaye du Louronx, venda 
nat* le 1«' avril 1791. 

PonC-I«otre-Daine (le), ruiss., dit aussi U 
Pont-Laurent, — naît sur la e"« de St-Quentin 
près Launay-aux-Moines, décrit un demi-cercle 
du N.-E. au S.-O., passe entre la Minière et la 
Bourassière, au moulin à eau du Bouifay, où il 
pénètre sur Ghaudron, passe aux moulins da 
Pinoux, de la Pierre, du Moulin -Neuf, Quatre 
maux, Petit-Moulin, Fortassaut, de Liberge. de 
la Forge, de Pinteau, et va se jeier dans le roi»- 
de Jousselin au-dessous du moulin Boistoo, 
après avoir découpé de ses sinuosités ei animi 



PON 



— 147 — 



PON 



<le vingt vallons charmants le territoire de 
Chaudron. — Y affinent à gauche le miss, de la 
BoonssJôre, de Gatean, de la Charronnerie, de la 
Chiaviniëre, de la Berlinière, de la Denisière ; à 
droite, de la Brosse, de Launay-Gobin, de la 
fUrailière , de Chaudron et de Saint-Germain ; 

- 10,800 met. dont 7,200 sur Chaudron. 

P«Btol8e« f., c"« de St-Georgea^a.-L. 

Pontelae (de), famille de célèbres docteurs- 
médecins angevins sur lesquels il reste bien peu 
de renseignements. Elle avait son logis à An- 
gers enlre les rues St-Aubin et St-Martin, sur 
l'emplacement actuel du Café Serin, ouvrant sur 
iroj mes et devant deux églises. — (Ber- 
nard) employé par la ville pendant la peste 
de 1407 et attaché plus tard, comme l'atteste Ro- 
ger, an pape Alexandre VI. — C'était, à en croire 
son épitaphe , 

La fleur de médedoe 
Qui cognoissaot lans DoUe envie 
Graines et feuilles et racines, 
A tons sonllrans prolongeoH vye 
Aultant que Tari peut et assigne. 

llmeart et est inhumé à Angers le 10 juin 1522 
dans TégUse St-Michel-Ia-Palud où un vitrail le 
représentait à genoux, les mains jointes, vêtu 
d'ooe robe écarlate, ayant à ses côtés ses deux 
fils, Jean en habit de religieux et Gabriel en 
robe violette, avec son écusson d'argent à la 
croix de gueules cantonnée de 4 vannets 
de même\ vis-à-vis sa femme et ses cinq filles, 
doDtdeux en religieuses. Il avait donné un portrait 
d'Alexandre YI à la même église, ainsi qu'une 
charmante peinture de Vierge, que le cardinal de 
Richelieu emporta pour son château. « {Gabriel), 
fils da précédent, docteur-médecin dés au moins 
1498, mari de Louise de Ste-Marthe avant 1534, 
co&seiller et médecin ordinaire du roi et des en- 
fants de France 1550-1554, meurt avant 1559. «- 
[Michel) qnî fît bâtir en 1510 une chapelle en 
l'église St-Michel-la-Palud. — {Jean), fils de 
Bernard, né à Angers et voué aux ordres, curé 
de la Jamelliére 1521 et en même temps de St- 
AohiQ-de-Lttigné et encore d'Ecouflant en 1525 et 
prieur de Jnvardeil en 1528, archiprètre de la 
Flèche, chanoine de St-Pierre, le 22 mai 1528, de 
St-Martin et de St-Jean-Baptiste d'Angers en 1530, 
dat ses premiers bénéfices à la faveur particulière 
<^D pape Alexandre VI, auprès de qui il résida 
iungtemps, comme avait fait son père. Il meurt 
^ mars 1546 n. s. On le voyait représenté 
toat enfant dans un vitrail de Saint-MicheMa- 
^Qd, et dans un antre, en chanoine — et aussi 
"^ i'éghse St-Martin. Il avait donné à l'église St- 
Miehel-la-Palud un buste du pape, son bienfai- 
teur, à l'église St^nlien un portrait de la Vierge 
*^'2près saint Luc, à St-Martin une curieuse 
^i^ge noire, tous objets rapportés de Rome. 
Bnm. de Tartif.. Mas. 871, f. 108-205. — Roger, p. 463. 

- Arch. de M.-eUL. H St-Aubin, Déclarât., t. IX, f. 44, 
«. H. 70 cl 194; B 3667. — D. Houss., XVI, 479. — So- 
fjéte Lùméenne dTAngers, t. II, p. 482. — Péan de la T., 
^^itÀng,, DOUT. édit., p. 153, l78, J79, 288. 

Poatoaaerie (la), f., c»« de Vem. 
^9mimnmet» — V. Aunay (le Petit-), en 

TiUiers. 



Pontomilére (la), mo«, c"« de Charcé. — 
Xe lieu, fief, seigneurie, domaine de la Pon* 
tonnikre (G 105, f. 358). ~ Ancien fief et sei- 
gneurie, relevant de l'hôpital de Saulgé, et ad- 
venu à Guillaume Hellault en 1367 par son ma- 
riage avec Guillemine Bonnt; — en est sieur 
Math, et Nie. Hellaud, écuyer, 1540, René Hel- 
land, archer de la garde du roi, 1565, Melchior 
de Hellaud 1607, Charles Rogeron, par acquêt 
du 27 décembre 1616, Franc. Guérin 1765, P.- 
Aug. Gouin 1780, Paul Ant. -Edouard Falloux 
de Ghâteaufort, auditeur en la Chambre des 
Comptes de Nantes, par acquêt du 6 avril 1782. 
C'était à cette date « une très-belle maison de ' 
oc maître, avec très-beau portail, grand jardin, 
a terrasse, et allée de tilleuls jusqu'à la grande 
« route >. {Affiches du 18 avril 1780). 

Pontoreet, f., c»* de Geste, — Un petit 
bordage appelle Pontersetes (C 105, f. 38). ^ 
Au passage d'un ancien ponceau sur la San- 
guèse. 

Pont-Palais (le), miss., dit aussi le Saint' 
Laurent, né sur la c"* de St-Ijaurent-de-la-PL, 
qui traverse la c"« de Chalonnes, et s'y jette 
dans le Layon ; ~ 7,000 met. de cours. •— Pons 
de PalleU in feodo de Gloire 1262 (Pr. de Cha- 
lonnes). — L'ancien nom du rniss. était Causilia 
fluvius 1092-1100 (Pr. de Chalonnes, ch. or 13), 
qu'il perdit sans doute lors de la construction 
du pont sur le Layon , un pou au-dessus 
du confluent du ruisseau, au lieu dit Palais, 
— locus qui Paleaus appellatur super flu~ 
violum Ladionem 1037-1047 (Pr. de Cha- 
lonnes, ch. 1). 

PonC-PaHeanler (le), f.,c"«deSt-P/it2bert- 
dU'Peuple. 

Pont-Pereé (le), miss, né sur lac"* de Ville- 
dieu, s'y jette dans la Vrenne, a pour affluent le 
ruiss. du Manoir ; — 300 met. de cours. 

PoBt-PerraïUt (le) , ham. , c°« de Rochefort' 
sur 'Loire. 

Pont-Perria, f., c°« de Clefs; — f., c°« de 
St-Lambert-laPoth. — Pons Petrinus 1114- 
1134 (2« Cartnl. St-Serge, p. 268). -> Apparte- 
nait en 1470 à Jean Barranlt, V. ce nom, en 
1695 à n. h. Jean Boussac, par acquêt de Jacques 
Grandet de la Hée. — Dans une pièce en dépen- 
dant, dite les Soreillez, naissait une fontaine ; au 
bout passait <r le grand chemin de Bouchemaine 
oc à Bécon, traversant par une grosse pierre estant 
« au milieu. > 

Pont-Perm (le), f., c"* du Voide, relevant 
du Coudray-aux-Roux ; — en est dame Girarde 
Vallée 1489, Louis de Sainte-Cécile, chevalier, 
1685,1692; — Louis et Pierre de Sainte-Cécile 
1706, 1730. — Le chapelain de l'Aumônerie de 
Vihiers y levait les dîmes et prémices. 

Pont-Pétreaa (le), c"* d'Auuerse, maison- 
nette que le populaire appelle Bon-Petro et que 
les savants prétendent être celle du bonhomme 
de tailleur, qui, se trouvant sur le tracé de l'ave- 
nue du Fresne, fut déplacée furtivement par le sei- 
gneur et reportée sur un des côtés, pendant que le 
pauvre artisan était détenu au château. St-Simon, 
t. II, éd. Cherael, p. 169-171 , raconte au long cette 



PON 



— 148 — 



PON 



histoire — et l'on est fort en peine pour tronver 
époqne et site raisonnables où la placer. 

Pont-Piaa (le)i cL, c°* et dans le bourg de 
JallaU; — f., c"* do Villemoisant, — Le 
Pontpeau (Cass.). 

Pont-Pierre, cl., c»* de Daumeray, en 
mine, lors de la vente nat^ du 37 germinal an YI. 
— V. Pompierre, 

PoBC-PInoehe (le), cl., c»« dn Vieil'aaugé, 
^ Appart. en 1652 à Charlotte Péan, veuve de 
Louis de la Folie, en 1712 à la succession de 
Louis Bavard, qui en avait laissé tomber en ruine 
l'habitation. On la restaure avec des matériaux 
des démolitions de Chamaudé et en 1727 les héri- 
tiers en font abandon à la fabrique de Baugé à 
qui il était dû une rente ; — vendue nat* le 7 mars 
1793. 

PonC-PIron (le), f., c»« de Vem. 

PoM^Pol»^. — V. Pomme-Poire. 

Pont-Pré tre Çié)^ pont, sur lequel la route de 
Cholet franchit TEvre en sortant de la c°* de la 
Jnbaudiëre. 

Pont-Hongemrd, f., c»« de Comillé, 

Pontrenn (le), ruiss. né sur la c"* des 
Echaubrognes (Deux- Sèvres), pénètre sur Maulé- 
vrier et s'y jette dans la Moine ; — 1^350 met. de 
cours, qui limite ledép^ des Deux-Sèvres. —Y. le 
ruiss, du Cazeau; — f. , c"« de la Cha- 
pelU'du'G. j — ham., c»« de Chemillé. — Les 
grands et petits P. au bourg St-Pierre de 
Ch. — En est sieur Pierre dn Houssaj, écuyer, 
en 1540. Yilleneuve de la Poifatière 1790; — f., 
c»« de Drain; = f., c»« de Gonnord. — Eo est 
sieur Adrien de la Pastelière 1540, 1557 (C 105, 
f. 165 vo); — f.. c"« de Mêlay ; — ham., c»« de 
St'Léger-dU'May,^ L'houstel du Pontereau- 
Chenu 1433 (E 1441). — Ane. fief et seigneurie 
relevant de Mortagne avec deux étangs et « houslel 
« noble », dont dépendaient les met. du Pon- 
treau, du Boulay, de la Godinière, du Gué- 
Aubouin, de la Guignardière en St- Pierre de 
Cholet, dn Bois-Crépeau, paroisse du May, dn 
Plessis-Aubry en St-Pierre-des-Echaubrognes. — 
La terre appart. au moins depuis le xi V s. à la fa- 
mille Cheon, qui lui laissa plus tard son nom. —En 
est sieur Jean Boucher, chevalier, mari de Clémence 
du Dresnay , dès 1478, Jean (bourreau 1549, René de 
Rouxelé par acquêt en 1621, Léonard de Rouxelé, 
mari de Marie Dubois de la Ferté, 1672, — la 
famille Beritaolt, durant tout le xviii*s., sur qui 
elle est vendue nat» le 27 germinal an VI; « f., 
c»« do Trémentines. — Le Pont Aireau 
(El.-M.). — Yendu nat* sur Colbertde Maulévrier 
le 27 prairial an YI. 

Pontrean-d'Asnlères (le). -- Le Pontron 
(Et.-M.). — Ponceau jeté sur le miss, qui forme 
à l'E. la séparation de Douces et de Montfort. 

Pont-Benond, f., c»« de Vemoil. — En est 
sieur mossire Charles de TEspinay 1640, 1654. 

Pont-Henonlt (le), pont sur l'ancien chemin 
de Lire à Drain, d'une seule arche ogivale, jeté 
an travers d'une fondrière ravinée. Il a été em- 
porté par Touragan du 11 au 13 novembre 1875. 
Il donnait sou vent son nom au ruiss. des Robinets. 

Pontrionnale (la), f., c»« de Ut Potherie. 



Pont-Roger, ham., c^ de Bretl. 

Pont-RoUnrd (le), pont sur une boire de 
Loire en Montjean, auprès duquel se trooTùt 
l'anc. aumônerie dn bourg. 

Pontron, m«" b., c** d'Angers, — sntn- 
ment le Petit-Colombier, — avec jirdiA et 
ferme près le pont de la Musse. — Appart. en 
1563 à Noël Moinard, apothicaire, en 1584 i 
l'abb. de Pontron» qui lui laisse son nom, — ï 
René de Bonchamps en 1688 , qui la ?end le 
31 juillet à n. h. Jean-B. Delmur, ancien jap 
consul ; — à sa fille Marthe D. en 1731. 

Pontron, anc. abb., c°* dn Louroux-Bécon' 
nais — X.octt8 qui primitus et nunc vaque 
Pons Octranni dictus est, 1134 (Hauréan, Pr., 
155). — Pons Doctrinœ 1135 (Fonlev., /^écrol., 
fol. 96). — Pontrotam 1200 circa (Chantocé, 
ch. or.). — Pons Uncti 1207 (H.-D. B 46, f i). 
~ Pons Outranni 1248 (H Pontron). — Pom 
Doutranni 1264 (H.-D. B21. f. 29). -L'abW 
dou Pon de Tran 1378 (H Pontron).— 7fotr«- 
Dame de Pont Octran 1408, — Ponfortran 
1512 (Et. C.). — Pontdetron 1540 (C 107, f 6i). 

— Ponctron 1676 (H Pontron). — Le pajfs, dé- 
sert et couvert de bois, qui devait son nom, dit 
la tradition , à un brigand, était devenu dans les pre- 
mières années du xii* s. le refuge d'un enniie, 
nommé Clément. Protégé par les seigneurs d'aleo* 
tour, il s'associa quelques compagnons, pois, sur 
un vaste emplacement donné par Herbert Le Roux 
et Renaud de la Pinelière, et avec l'assentimeot des 
seigneurs suzerains de Bécon et du Louroux, il se 
prit à construire une chapelle et alla offrir son 
œuvre et le domaine à l'abbaye Cistercienne do 
Louroux en Yernantes. L'abbé Martin, intesti dn 
consentement de l'évéque et des bienfaiiears, y 
vint installer une première colonie de ses reli- 
gieux. Lo (}artnlaire de la nouvelle abbaye assigne 
l'installation du premier abbé élu. Foulques, i 
l'année 1134 Une bulle d'Innocent II confirma 
dès 1139 cette fondation, bientôt enrichie par les 
dons abondants des seigneurs de la Tour-Laodry. 
de Montjean, de Candé, d'Àncenis, d'Oadon, de 
Laval, des frontières d'Anjou et de Bretagne. 

L'abbaye prit plus tard pour armoiries os 
fretté d'argent et de gueules. 

Voici la liste des Abbés, dressée d'après 
MM. Marchegay et Hauréau, mais rectifiée et ang- 
montée de mon mieux : Foulques, nommé dés 
1130 et consacré le 22 mai 1134, 1142. —Hai- 
mar, 1155, 1177. — Geoffroi, 1193. —Olivier, 
1195? — Jean, 1196. Il reçut le Yendredi-Saifll 
1199 la visite du jeune comte Arthur, marchant » 
la conquête d'Angers. — B»,.,, 1200 circa. — 
Jean II, « Joannes abbas secundus, » 1208, 
1210 (G 1258, f. 8). — B 1241, 1296 \\H 

— Robert, 1269. 1283. — Guillaume, « dictus 
« abbas, » 1307 (G 1258. f. 103). —J^ean, 13i3. 

— Guillaume, 1360. — Aubin, 1379. — iwû 
de Lorraine, 1419, 1429. — Aubin Lemeus- 
nier, 1439, 1441. — Pierre, 1444, 1474. -Jean 
Paumart, 1500, qui a résigné dès 1515. Les 
actes, où il figure depuis lors, le qualifient 
d' «Ancien abbé », et le mot Ancien a été donné 
dans les listes modernes pour son nom propre. 



PON 



— 149 — 



PON 



Ses annes, (forur à une étoile d'or entre 
3 heuints émargent, sont peintes sur une balle 
d'indalgeDoe de 1500, an profit de la chapelle Saint- 
Biaise (Ms8. Grille, 135 bis). — Jean Lecomte, 
i516 (Louronx-B. Et.-G.), 1523. — René Bour- 
sault de Montjean, 1534, 1538. — Jean Léchât^ 
V. ce nom, commendataire, mai 1550, f le 
i" avril 1553. — Odart de Coligny, évèque de 
Beaavais, 1564. — Jean Vignois, chanoine de 
Paris. 1565. — Pierre Mariau, 1567, 1569. — 
Charles de Bourbon , cardinal, 1573. — Phil. 
Du Bec, évèque de Nantes, 1575, qui résigne au 
profit de son neveu. — Jean Du Bec, installé le 
2S février 1586. — Claude Delaharre, aumônier 
do roi, 1603. 1623. — Jacq. Gauthier, conseiller 
et anméoier du roi, 1653, mort à Angers, « au 
I regret et deuil public de la ville et particu- 
t liérementdes pauvres », le 16 septembre 1671, 
et inhamé dans l'église Saint-Michel-du-Tertre 
(GG 139). — Charles Goddea de Varennea, f le 
4 jtiiD 1705, à Angers (GG 155). — Franc, de 
Valbelle de Tourves, aumônier du roi, nommé 
le 14 août 1705, évèque de St-Omer le l*r no- 
vembre 1708. — Jean-B. de Leacure, résidant à 
Albi, n», t à Paris le 30 octobre 1752. — Jacq. - 
Gnill. Blondel, docteur de Sorbonne, janvier 
175Î-1790, vicaire Général de l'évèché d'Evreux. 
L'abbaye formait à cette dernière date une 
raste et haute enceinte carrée, dont Téglise cou- 
vrait un côté, avec un clottre intérieur, deux 
petits bâtiments attribués aux servitudes, un cel- 
lier adossé à Téglise ; — en avant, une grande et 
noe petite cour; en arrière, une autre cour et 
l'immense enclos du jardin; le tout précédé d'un 
bel étang et d'une longue avenue et entouré de 
prés et de taillis ; — dans Téglise, un bel autel 
à la romaine, en marbre d'Italie, un chœur boisé 
avec 20 stalles. 7 grands tableaux, dont un re- 
marquable, Jésus chez Lazare, la nef fermée 
par DJie grille de fer. — Dépendaient du domaine 
96 fermes ou closeries, 2 moulins, 3 ou 4 étangs, de 
vastes bois, le tout vendu nat* d'unseulbloc le 7 jan- 
vier 1791 au citoyen Robineau pour la somme de 
370,600 francs. — La Bibliothèque comptait envi- 
ron 1,200 volumes, — sans aucun manuscrit, 
— qoi furent adjugés sur place, comme ro- 
bot, pour 101 francs, au citoyen Cartier. La vente 
da mobilier, en certaines parties très-remarquable, 
doia quatre jours (mars 1791) et produisit 4.919 1. 
U s. — Le Chartrier comprenait 21 vol. in-fol., 
no répertoire en 3 vol., un grand atlas de plans, 
le tout enlevé par l'archiviste du Département, 
RélUeau, le 6 octobre 1790 mais remis plus tard 
i l'acquéreur. — Ce dernier avait pris posses- 
ùoQ, après avoir acquis par ses bons procédés 
même les moines. Quatre seulement, à la Révo- 
laiioD, résidaient dans l'abbaye, tous patriotes et 
qvi tes premiers, dès décembre 1789, avaient en- 
▼tiyé en don national à la Monnaie de Nantes 
S.000 Uvres de leur argenterie. Ils prêtèrent le 
serment légal dès le 15 mai 1790, le renouvelèrent 
le \i septembre 1792, et. invités par le nouveau 
o^tre, à se considérer toujours comme en leur 
propre domaine, restèrent dans la maison et n'y 
forent jamais inquiétée, qu'à certains jours par 



les Chouans, contre lesquels ils allaient volon 
tiers faire le coup de feu. Le camp de Scépeaux 
s'était établi aux alentours en l'an III et deux 
combats importants s'y livrèrent le 15 messidor 
et le 22 messidor, où les patriotes furent victo- 
rieux. Deux des religieux moururent avant le 
Concordat; un autre, Cl.-Jos. Quartier, vicaire 
de la paroisse, le 2 janvier 1808, et le prieur, 
D. Péquignot, dans l'abbaye même, le 27 no- 
vembre 1818, âgé de 76 ans. -^ Les bâtiments, 
où subsistaient notamment une vaste et admi- 
rable cheminée, sculptée à l'écusson des seigneurs 
de Montjean, la chapelle, les jardins, les derniers 
et magniGques vestiges qui restaient de l'abbaye, 
ont été détruits et rasés en partie par les ordres 
du général Lamoricière, neveu de M. Robineau, 
en partie par ses héritiers, pour reconstruire à 
distance des fermes neuves. Les plaques armoriées 
des cheminées ont été recueillies par M. Denou, 
entrepreneur. 

La forêt avait été vendue par l'Etat le 25 juillet 
1818 à MM. Franç.-Gab. Gastineau et J.-B. Royer 
pour la somme de 400,000 francs. 

Arch. de M.-ei-L. G 1578; H Pontron, dont le Chartrier 
comprend IS cartons et un Cartulaire moderne — et Séries 
L et Q. — Hauréau, GaU. ChrUt. — Sauvage, Un Canton 
de V Anjou, p. 43, 109-110 et 199.— Grandet, N.-D. Ângev., 
Mss., f. 63.— MsB. 578.^ JYésor des Chartes, 1. 1, p. 199. 

Pont-RoD^ (le), ham., sur les c°** de Beau- 
fort et de la Ménitré, que l'Authion y sépare. 

Poiit-Ronillard (le), cl., c"* de Jumellea, 

Pont-Ronsset (le), ham., c°* du Fief- 
Sauvin ; — donne son nom au miss, né sur la 
c°*, qui s'y jette dans le ruiss. de la Paillerie; 
— 900 met. de cours. 

Pont-Ronx (le), t., c"« de Brion. 

Pont-Rozeaa (le), m'", c°« de Beaupréau. 

Pont-Ruelle (le), cl., c"* de Sermaiae. — 
Le P. Rouet (El.-M.). 

Pontfli (les), ruiss., né sur la c"* de St- 
Crépin, qui y afflue dans la Moine ; — 500 met. 
de cours; «- vill., c»« de Corné. 

Pon^Saint-René, m»", c°« des Roaiera, 
sur la route de Longue, avec parc de sangsues fondé 
par M™* Girardeau. De l'autre bord de la route, 
vers N.-O., s'élevait une chapelle de St-René, 
qui desservait le canton de Chappes, V. t. I, 
p. 423. Le pont lui-même sur l'Authion, emporté 
par l'inondation de 1856, a été reconstruit en 
1860. On y a trouvé à cette époque une plaque 
de cuivre, actuellement recueillie chez M. Gail- 
lard, agent-voyer, à Segré, qui relate la pose de 
la première pierre d'une précédente reconstruc- 
tion à la date du 10 septembre 1819, par M. Amable 
de Boy les ve, maire de Longue. 

Pont-Sammean (le), f., c"« d'Yzernai/. — 
La terre, fief et aeigneurie de Pont Sameau, 
avec maiaona, manoir, hoia, 4 métairies, une 
cloaerie, un étang 1539 (C 105, f. 311). — 
Pouaaameaux xvi* s. (G 195). — Relevait de 
Maulévrier. En est sieur, par héritage de Jean de 
Blavon, mari d'Isabeau de Breslay , Elie Cham- 
bret, mari de Perrine do Blavon, 1507 (E 1690), 
Pierre de Daillon 1521. Jean Leroux, mari de 
Catherine de St-Aignan, l'avait acquise et la 
revendit en 1539 à Gaspard de Mirebeau, docteur 



PON 



— 150 — 



PON 



en médecine d'Angers; — en 1597 Mare Gerisay, 

inhomé en 1605 à THôtel-Dien d'Angers (GG 902). 

Ponts-Chai^noB (les), f., c''* de Feneu. 

— Le haut Pont Chesnon 16Î4, — Les Chai- 
gnons 1685, — Les Ponts Chaignons 1687 
tEt.-C.) — iee P. Chignons (G. C.). 

Poiits«de-C;é (Canton des), borné par les 
cantons — aa N. et N.-O., d'Angers, — à l'E., de 
Beaufort, — au S.-E., de Saumnr et de Gennes, 

— au S., de Thouarcé, — à l'O., de Chalonnes. 

— s'étend sur les deas rives de la Loire depuis 
les limites des arrondissements de Baugé à dr. et 
de Saumar à ganche, jusqu'à l'embouchure de 
la Maine, sur une longueur de 26 kil. , au cœur 
d'une admirable vallée, accidentée vers S. par 
des coteaux d'une hauteur moyenne de 70 mètres, 
que découpe la vallée de l'Aubance. — Il 
mesure une superficie de 20,063 hect., repartis 
entre 18 communes, les Ponts-de-Gé, Blaison, la 
Bohalle, la Dagnenière, Sainte-Gemmes, Gohier, 
Saint-Jean-de-la-Groix,Saint-Jean-des-Mauvrets, 
Juigné, St-Mathurin, St-Melaine, la Ménitré, Mozé, 
Mûrs, St-Rémy, St-Satnrnin, Soulaines et S(-Sul- 
pice, — plus 3 paroisses, Sorges, Erigné et Saint- 
Maurille des Ponts-de-Cé, — pour une population 
en 1831 de i3,60% hab., — en 1841. Î3M5 hab., 

— en 1851, f3,i58 hab., — en 1861, 93,156 hab., 

— en 1866, f2,59i hab., — en 1872. n.6U hab., 

— en décroissance lente mais continue. — Le 
blé, les vins, les arbres à fruit, les pépinières, 
les cultures maraîchères, le chanvre, le lin forment 
la richesse du pays, traversé dans toute sa lon- 
gueur, de l'E. à rO., sur la rive droite de la 
Loire, parla voie ferrée d'Orléans à Nantes et par 
le canal de l'Authlon, et bientôt transversale- 
ment, du S. au N., sur la rive gauche, par le 
chemin de fer de Montrenil-Bellay qui doit y 
franchir la Loire sur un viaduc dont la construc- 
tion s'achève en novembre 1876. 

Ponts-de«Cé (les), chef-lieu de canton, ar- 
rond. d'Angers (4 kil.). — Castro Seio 889 circa 
(D. Lob., Pr„ 1. 1, col. 332).— Portus Sti-Albini 
qui dicitur a Saiaco 967 (Gart. St-Aubin, f. 43). 

— Ecclesia de Saiaco ... super ripam Lige- 
ris, in villa quœ vulgo vocatur Saiaco 1003 
{Gall. Chnst., l'* édit., II, 123). — Pons Si- 
gei 1009 (Ghap. St-Laud). — In Saiaco 1036- 
1056 (Gart. St>Aubin, f. 91). — Insula de Saiaco 
1060-1080 (Ib., f. 4). — Saiacus 1090 circa (Ib., 
f. 44). — Seium 1104-1120 (Gartul. du Ronc , 
Rot. 2, ch. 32). — Pons Sagei 1115 circa 
(Antiq. de VOuest 1865 et Arch. d^Anj., 
t. U, p. 11). — Pons Sagii 1148 (1^ Gartul. 
St-Serge, p. 236). — Pons Saeii 1170-1177 
(Très, des Ch., t. I, p. 116). — Domus de 
Ponte Seeii fortissimo 1206 {Chron, d^Anj., 
II, 56). — Ecclesia de Ponte Saii 1216 (Sl-Au- 
bin, Sacrist., t. I, f. 46). — Pons Saiaci 1229 
{Tris, des Ch., t. II, p. 170;. —Burgi qui di- 
cuntur Vicus Sti^Alhini Andeg. et Pons de 
Seyaco 1248 (St-Aubin, Tit. Grille). — Pons 
Seii 1291 (G 7). —Le Pont de Sat 1293 (Fontev . 
Beaufort). — Pavamentum per quod itur de 
Andeg. apud Pontem Seii 1415 (G 404, f. 48). 

— Une petite ville appelée les Ponts de See 



1529 (Bonrdigné).— Pontes Cesaret 1883 (GtH6). 
1587 (G 649). — Ponteceienses 1584 (6 649. 
f. 129). — Ponts Libres 1793. — Sur les den 
rives de la Loire, — entre Angers au N., Trélué 
(6 kil.). la Dagueniére (8 kil.) i l'E., Sie-Gemmes 
r3 kil.) à l'O., sur la rive droite; Juigné (6 kil.) 
au S.-E.. Saint-Melaine (8 kil.) an S. etMArs 
(5 kil.) au S. et au S.-O., sur la rive ganche. 

A droite s'étend la vallée, couverte autrefois de 
bois, aujourd'hui d'opulentes cultures; à gauche 
se dresse le coteau à pic, chargé de vignes on de 
moulins ; entre deux, et parfois comme i fleor 
d'eau, s'allonge, en plein au travers do fleavf, 
la petite ville, de physionomie originale, cêntrx 
actif d'une circulation incessante qui depuis des 
siècles relie par cette voie, longtemps presque 
unique, le Midi et le Nord de la France. ~ Elle 
occupe trois lies de Loire, reliées par une succes- 
sion de quatre ponts, formant une chaussée pres- 
que continue de 3 kilomètres, d'une largeur de 
10™.50 entre parapets, et 43 arches en granit ei 
schiste ardoisier, à cintre surbaissé, dont 3 sur le 
premier bras de Loire, 1 1 sur le grand bras, chaeooe 
de 25"* ,20 d'ouverture, 3 autres éclusées sur TAa- 
thion vers N., 12 sur le Louet vers S., 15 a tra- 
vers les chaussées et 2 sur le ruiss. des Mazeries. 

Le premier pont dit Bourguignon compreoait 
en 1790, avant la canalisation de l'Authion, une 
voie avec mur de soutènement et 7 arches en 
pierre, ensemble de 172 toises, — le pontSi-Ao- 
bin, qui fait suite, 17 arches en pierre et 3 tra 
vées en bois, 160 toises, — le pont St-Maarille. 
21 travées de charpente et 2 arches en pierre, 
114 toises, — le pont du Loaet, avec ses abords 
vers N. et vers S., 52 arches en pierre et 9 tra- 
vées en bois, ensemble 466 toises depuis le 
faubourg jusqu'à la butte, — soit pour le toat, 
78 arches, 31 travées, 942 toises. — Un projet de 
reconstruction complète, par l'ingénieur Demarie 
(11 mars 1798), reportait le passage i 15 ou 
1800 toises en aval, vis-à-vis le bourg de Ste* 
Gemmes, en le réduisant à 25 arches, cbacnne d» 
60 pieds d'ouverture, sur une longueur tolak de 
298 toisef, soit une réduction des deux tiers, sans 
évaluer les devis pourtant à moins de 6 millions. 
Longtemps mi-partie de pierre et de bois, ren- 
semble, par suite des divers travaux d'entretien on 
des ruines partielles, avait successivement sabi dès 
lors une reconstruction complète en pierre. — l' 
pont Bourguignon date de 1825-1830 et, à Topposé, 
celui du Louet (12 arches), de 1818 i 1835.-Maisle 
principal pont, celui de Sl-MauriUe, avait conserré 
ses piles vermoulues, ses tabliers de bois, ses 
vieux moulins, — le reste étroit, confus, bran- 
lant, embarrassé de multiples ressauts de maisons 
et de replis, les piles hérissées d'écaeils. — Après 
de longues discussions locales, la loi du 4 jnio 1S46 
affecta 2 millions à l'œuvre actuelle, dont Tadja- 
dication eut lieu dès le 10 août suivant, sur les 
plans et la conduite de l'ingénieur en chef J. Da- 
puit et de l'ingénieur ordinaire Mabier. La pr«* 
mière pierre en fut posée solennellement le 4 «p- 
tembre 1847 par le Président du Conseil gêoéral; 
— et l'œuvre, inaugurée par deux fêtes succes- 
sives, les 6 mai et 2 septembro 1849, a renonvel^ 



PON 



— 151 — 



PON 



le pays pAr la séenrité et l'aisance d'une large 
roia ouverte en tout tempe aax commnnications 
des deux rites, en mèmi^ temps que le grand pont 
da centre, seul déplacé et reporté, par raisons 
d'économie, à 80 métrés en amont de sa direction 
antique, transformait la ville par une percée non- 
relie, rapidement bordée de constructions d'as- 
pect moderne et souriant. Tout du long, à côté, 
sur les lerre-pleins, s'entrevoient en oontre-bas, 
dans l'alignement délaissé, les vieilles rues, avec 
leurs logis dévoyés. 

Le pont des Htizeries s'achevait dans la même 
campagne (184^1848). — Les ponts de décharge, 
pratiqués dans les chaussées des deux rives du 
Looet, deux de 6 arches à droite, deux à gauche 
de 9 arches, n'ont été terminés que de 1861 
à 1865. — La dépease de l'œuvre entière peut 
être évaluée à 3 millions. 

La destruction des vieux ponts, commencée en 
1854, s'achevait en 1856. — V. une aquarelle dans 
les dessins de Gaigniëres, — surtout à la mairie des 
PoDls-de-Cé un dessin à la plume, très-soigné et 
très-eiact, mesurant en quatre parties 5 ou 6 mètres 
de long, par M. Fréd. Lemaestre, — une gravure 
do poDt St-Aubin, par Hawke, dans V Anjou de 
M. Godard, dans les Guides-JoannCt dans La 
Loire historique do Touchard-Lafosse, dansX.es 
Villes de France d'Ar. Guilbert, dans l'Album 
Angevin de M. T. Abraham, ~ une photogra- 
phie du pont St'Maunlle et une peinture sur bois 
par Poocean, an Musée d'Angers. 

A distance, en amont, de 1,500 mètres, vient 
d'itrejetéen mai -novembre 1876 un viaduc en 
fer sur 13 arches, dont 2 sur le Louet, 7 sur la 
grande Loire , 2 sur le bras de Saint- Aubin, 
i aatrea sur les abords, pour le passage de la 
ligne départementale d'Angers à Mootreuil-Bellay. 
Du territoire dépendent les viU. et ham., — sur 
la rive gauche, de la Roche-d'Erigoé (pour partie, 
5 mais., 14 hab.), des Grandes-Plaines (14 mais., 
45 bah.), du Louet (4 mais., 15 hab.), du Bois- 
Davaa (17 mais. , 59 hab.), de la Haute-Copar- 
dière (11 mais., 41 hab.), — dans l'tle St-Mau- 
rille, des Aireaux (12 mais., 34 hab.), -— sur la 
rive droite, de la Croix-Aveugle (13 mais., 41 hab.), 
de Pottillé (5 mais., iS hab.), de Vernusson (4 m., 
H hab.), de Cessé (4 mais., 11 hab.)t de la 
Grande-Maison (4 noais., 11 hab.), des Ruelles 
•13 mais., 36 hab.), de Tlmage-de-Horne (4 mais., 
10 hab.), des Fauconneries (3 mais., 11 hab.), de 
Boarg-la-Croix (13 mais., 41 hab.), des Ëclateries 
.8 mais., 32 hab.), de Hillepied (18 mais., 89 hab ), 
de la Roche-Marotte (7 mais., 28 hab.), des Per- 
rios (11 mais., 38 hab.), des Ronciëres (16 mais., 
51 hab.), des Maisons-Rouges (8 mais., 26 hab.), 
de U Chênaie (5 mais.. 25 hab.), de Belle-Poule 
(10 mais., 59 hab.), de Ghampfleury (7 mais., 
^ hab.). de la Brosse (8 mais., 22 hab.), du 
Poarry (7 mais., 24 hab.). de la Fontaine (12 m., 
4ihab.), partie du vill. de la Pyramide (25 mais., 
131 bab.) et le bouig de Sorges (75 mais., 242 h.), 
plus une quarantaine de fermes. 

Superficie : 1,960 hectares dont 26 en vignes, 
10 eo bois. 

Population : 324 feus,^ dont 260 en St-Mau- 



rille, ^i,S00h. en 1720-1726, non compris Sorges. 

— 604 feux, 2f955 h. en 1789, non compris Sorges. 
"3473 hab. en l'an XllL— 3,665 hab. en 1831. 

— 3,879 hab. en 1841. — 3,839 hab. en 1851. — 
3,7^9 hab. en 1861. — 3,557 hab. en 1866. — 
3,397 hab. en 1872, dont i,927 dans l'agglomé- 
ration centrale (5^ mais., 660 ménages), gai 
rendez-vous des jours de fêtes et promenade 
aimée de la population Angevine. 

La route nationale des Sables, qui en forme la 
traversée, y conduit directement d'Angers, tout du 
long bordée, presque comme une rue sans fin, de 
fermes, de pépinières, de villas, de haies vives, et 
dominant à plusieurs reprises la petite ville qu'à 
chaque pas un mobile point de vue renouvelle, — 
dès le premier pont, le vieux bourg et la vieille 
église, — dès le second, la Loire avec ses grèves et 
ses luisettes et le vieux château, faisant face à la 
pompe à feu établie en 1855 pour desservir les fon- 
taines d'Angers, — puis la ville neuve et la grande 
Loire avec ses lies nouvelles et le panorama de 
la vallée, la chaussée bordée de jardins, d'hôtels 
et de maisons blanches, — puis les méandres du 
Louet aux bords ombragés, aux hauts coteaux 
sombres, que termine vers S.-O. la roche histo- 
rique de Mûrs, — et si l'on gravit la côte, l'ho- 
rizon immense, à perte de vue, jusque par delà 
les clochers d'Angers. 

Nulle foire, à cause du voisinage d'Angers; des 
marchés seulement le vendredi; — mais surtout, 
sans parler des dimanches et du mercredi des 
Gendres, où l'on se portait autrefois en foule pour 
l'enterrement du carnaval, deux assemblées — 
le jour de l'Ascension, dite Baillée des Filles, 
qui se tenait autrefois sur l'Ile des Aireaux, od 
ce jour-là une jeune fille avait le droit de jeter 
la baillée ou filet, —et le dimanche do la St-Mau- 
rille, dite des Pommes Cuites. — Entre toutes 
d'ailleurs et depuis des siècles en Anjou est réputée, 
pour sa grâce et son humeur « godine », la jolie 
race des Ponls-de-Géiaises, dont le visage au teint 
transparent, d'un type bien caractérisé, s'om- 
brage d'un si joli bonnet fiottant sur les tempes 
et sur le front. 

A ces rendez-vous populaires se fêtent les vins 
blancs des coteaux voisins et les houilletures, 
rivales en renommée des matelotes d'Asnières. — 
Il n'est plus question des andouilles du pays, 
si réputées en France du temps de Charles Es- 
tienne. 

Recette de poste, — Chef-lieu de percep- 
tion pour les c°«* des Ponts-de- Gé, Mûrs, Sainte- 
Gemmes et St-Jean-de-la-Croix. 

Mairie, surmontée d'armoiries de fantaisie,— 
avec Ecoles communales de garçons et de 
filles — et Justice de paix, — le tout construit 
par adjudication du 1'' octobre 1848, dont les 
travaux furent reçus le 21 mai 1851 (arch. Geslin), 
— et restauré en 1874. — Salle cPasile ouverte 
en 1858. 

La commune comprend trois paroisses dont 
une formant un écart vers N.-E., sur la rive 
droite, a son centre à Sorges, Y. ce mot — Les 
deux autres forment la ville, — St-Auhin, com- 
prenant l'ancienne ville et le reste de la campagne 



PON 



— 152 — 



PON 



de U rive droite, et St'Mauriîîe, le faubourg 
et la campagne de la rive gauche. 

V Eglise principale, dédiée à St Aubin (cnre, 
19 brumaire an XI, avec vicariat, 8 septembre 
1830), ne comprenait jasqn'an xv« s. qoe sa nef 
actaeUe (25 met. 31 sur 15 met. 13) avec le clo- 
cher, véritable basilique carrée, dont le mur de 
gauche laisse apparaître deux baies plein cintre 
en grand appareil roman (xi« s.). — En 1496 et 
1497 les paroissiens firent constmîre la travée du 
chœur, surexhaussée de deux marches, avec fe> 
nêtre à double meneau de chaque côté, et Tab- 
side à trois pans coupés, dont la fenêtre centrale à 
double meneau évide le fond. Tout au même temps 
s'ajouta une chapelle collatérale, allongée en 1510, 
aux abords du portail, d'une chapelle nouvelle, 
reliées par une travée intermédiaire des premières 
années du siècle et formant ensemble une aile 
latérale ressortant en dehors par un triple pignon 
et consacrée à la Vierge. Outre une large et belle 
piscine avec fleuron accolade et porte de bois 
chargée de délicates moulures, on a découvert 
sur la muraille, dans la chapelle centrale, de re- 
marquables peintures, malheureusement en grande 
partie effacées, on Ton reconnaît Touvroir de 
St Grépin et de St Crépinien; — et pins bas, 
un curieux portement de croix par des chevaliers, 
des moines, des prêtres, du populaire.— Les vitraux 
de ces constructions neuves datent de 1525. Dans 
celui que cache à demi Pautel de Notre-Dame une 
inscription rappelle qu'ils ont été posés « par bon 
« advis de Franc. Boulomneau, segraier pour 
« le roy de BellepouUe >, le 20 décembre 1526. 
— Ih représentent dans le chœur et l'abside des 
histoires de l'ancienne et de la nouvelle Loi, un 
Calvaire, un prélat et un chevalier en prière, 
Ezéchiel, le baptême par St Jean, Jésus dans la 
crèche, l'éducation de la Vierge, une Ascension, 
une famille de donateurs, avec l'écusson coupé 
en chef (Targentt en pointe d'azur ^ entouré d'un 
collier d'ordre, le tout incomplet, pêle-mêle, et 
ne représentant plus à peu près qu'un assemblage 
de débris, dont certaines parties pourtant très- 
remarquables. — A droite, en entrant, la chapelle 
actuelle des fonts est une annexe construite aux 
frais du personnage, qu'une très-curieuse pein- 
ture, découverte en avril 1847, représente en cos- 
tume de marchand, à genoux, protégé par son 
patron St Jean-Baptiste ; au bas un enfant à ge- 
noux; vis-i-vis, le martyre de St Biaise, nu, 
attaché à une colonne. Une légende de 14 vers 
français nomme Jean Vachon, « marchand de- 
« bonnaire qui ceste chapelle fist faire » et 
mourut le 8 octobre 1543 ; — à la voûte figurent 
la Trinité, le Père avec la fiare, le Fils tenant 
la croix, et la colombe symbolique. Diverses 
statues anciennes, notamment Ste Barbe, y sont 
recueillies dans une niche centrale. — Plus haut 
y attient une seconde chapelle, avec, fenêtre à 
double meneau, édifiée en 1514, aux frais d'ho- 
norable homme Jeun Belot, mort en juillet 1519, 
comme le rappelle une longue inscription encas- 
trée dans la muraille. — Le grand autel actuel, 
ainsi que le tabernacle à la Romaine, sont l'œuvre 
du sculpteur Surugue, à qui ils furent commandés 



en 1753, comme peut-être aussi les statues de 
St Aubin et de St Jean-Baptiste qui bordeot l'en- 
trée du chœur. — L'armoire de la sacristie porte 
gravés sur sa corniche ces mots : Denis Rafray 
et André Torchon mon faici mettre ciant 
le 22 décembre i6i6. — De la même date est 
une fondation anniversaire, une autre de 1611, 
l'une et l'autre gravées sur ardoise dans l'é- 
glise; —au mur du midi, sur un cadran, on Ut : 
F. et apossé . par . Claude Amaury . Fatct 
Van i.6.i.3; — du même côté, sur un contre- 
fort, l'épitaphe de Joachim Gailliart, 158S; 
enfin, sur la paroi extérieure de l'abside, de 
nombreux graphites de mariniers. — Le pignon 
versl'O., où s'ouvre l'entrée, présente encore les 
assises en petit appareil de l'œuvre primitive, 
noyées en partie dans les réparations postérienres, 
mais la façade entière se présente déformée pir 
un portail moderne, qu'il est question de recons- 
truire dans le style du zv« s. pour rendre son ca- 
ractère artistique à cet intéressant édifice.— Une vne 
extérieure vers S. en a été donnée par M. Vétsall 
(Angers, Barassé, 1867) ; — et des dessins d«5 
principales peintures par M. Morel dans ses 
Promenades artistiques, 3* année. — Us 
inscriptions sont relevées dans le Répertoirt 
archéologique. 

Le presSi/tère, vendu nat* le 15 prairisl 
an IV à l'ancien curé Simon, devenu institatenr, 
a été racheté par la commune, autorisée d'nne 
ordonnance du 24 mars 1819 — et reconstruit sor 
le même emplacement par adjudication du 14 mû 
1855. 

L'acquisition du nouveau cimetière daleda 
30 juillet 1860. 

VEglise St-Maurille (succursale, 30 septembre 
1807), qui s'élève i l'extrémité du faubourg de oe 
nom, un peu à l'écart de la grande route déplacée. 
a été reconstruite par adjudication du 21 joillet 
1840 et le clocher ajouté en 1860-1861. U ré- 
ception des travaux date du 30 Juin 1863 (archit. 
Villers et Dainville). Au contraire de l'ancien édi* 
fice, son portail fait face à l'orient. On y a con- 
servé l'épitaphe sur ardoise de Jeanne Béreau, 
femme de Pierre Rideau, tailleur d'habits, 13 join 
1604, — et 20 anciennes stalles Renaissance, pro- 
venant du prieuré de la Haie-aux -Bons-Hommes, 
où figurent sculptés, avec leur nom gravé mr 
l'agenouilloir, les quatre Evangelistes, sept Pro- 
phètes, sept Sibylles, St Pierre et l'Eglise, qiii 
porte pour attributs une croix et un livre; aai 
miséricordes, des têtes satyriques, Ste BabilU, 
en religieuse, qui porte un cadenas à la bonche, 
un rat rongeant la boule du monde, un centaure, 
deus sirènes mâle et femelle. Le lutrin à trépied 
est armorié d'un écu rond de ... à une bande 
de . . . accostée de deux traits de . • . 

Sur l'entrée de l'ancien cimetière, une ins- 
cription sur ardoise rappelle les noms des procu- 
reurs René Guérin, apothicaire » et de Pierre 
Granry, qui l'ont fait faire en 1654. — An-devanl 
du parvis s'élevait un if antique que les derniers 
travaux ont emporté et du haut duquel on racon- 
tait que Marie de Médicis avait assisté an combat 
de 1620. 



PON 



— 153 — 



PON 



L'aoeienM eurca été vendae nal* le 9 pntirial 
uIV. 

n n'est pas douteux que dès les temps les plas 
uliqoes ees rives et ces lies même de la Loire 
oé fassent habitées. On D*en peut gaères chercher 
de inces dans ces régions que le fleuve a tant de 
fois bouleversées et transformées. Non loin pour- 
tant de TAuthion, il a été trouvé en janvier 1861 
DO vase en terre de forme grossière, contenant 
10 bracelets en bronze, de grandeur décroissante, 
ensemble du poids de 2 kilog, décorés d'ornements 
en loaoges et zigzags variés, qui décèlent l'art 
gaulois. Cette trouvaille s'est rencontrée dans un 
champ dépendant de la ferme de Fouillé, Y. ce 
mot, située précisément à portée de la grande 
voie d'Angers à la Loire. 

Oq a discuté, on discute encore sur la sotte in 
vention des lettrée du xvi* s., qui attribuent l'on- 
poe et le nom même des Ponts-de-Cé à César. Il 
est probable que, depuis tout au moins la fonda- 
tion d'Angers, une communication était établie 
nir ce point même avec la rive gauche et il est 
certain qoe dès les temps gallo-romains un pont 
5 fot construit avec piles de pierres, dont trois 
dites de la Rahonnière, — en face de l'ancienne 
tle de ce nom qui fut emportée par les eaux vers 
1665, — existaient encore en 1845. Elles étaient 
formées d'un noyau d'amplecton en mortier de 
chaof môle de cendres de bois et de parcelles de 
(barbon, revêtu de pierres calcaires en moyen ap- 
pareil, que reliaient des crampons de fer. avec bec 
saillant en aval et en amont, le tout encaissé au 
moyen-âge dans nne enveloppe d'ardoise formant 
levée, la voie mesurant seulement 5™,15 de lar- 
gear. Au centre du blocage on a rencontré, dans 
la démolition, une médaille de Vespasien, qui 
donne la date de cette construction première, et 
tout un amas de pointes de flèches en bronze. 

Ces pont3, évitant en Sl-Maurille l'énorme butte 
d'Erigné, formaient zigzags à travers l'Ile des Ai- 
reanx, V. ce mot, oà se voient encore à la pointe, 
vers le grand bras de Loire, deux murs paral- 
lèles, distants de 11 pas, l'un à fleur d'eau, de 
1^60 d'épaisseur, l'autre enterré, de 1",10. 
La chaussée s'y brisant allait aborder aux 
Grandes-Plaines, sous le village dit longtemps 
le PoDt-de-Juigné, dont les habitants encore en 
Tan XI sollicitaient le rétablissement de l'ancien 
passage sur les fondements alors debout. Une par- 
tie des pierres fut employée à la confection du 
cbemin du bouig en 1810, une pile emportée par 
l'eaa en 1825. Berthe a dessiné les derniers ves- 
tes en 1831 et le chenal a dû être en partie dé- 
blayé à la mine en 1859. 

La chronique de St-FIorent raconte que Charles 
le Chauve y fit établir une place forte pour cou- 
per le passage aux Normands — et l'on voit en 
«ffet dès la fin du IX" s. la villa transformée en 
coatrum, d'où Alain, roi de Bretagne, date sa 
donation de l'abbaye de St-Serge à l'évèque 
d'Angers, Rainon. Elle devient dès les premières 
ttoées du X* s., par la donation sans doute des 
<»ffites, un fief de l'abbaye St-Aubin d'Angers, 
?û 7 constitue une paroisse. Foulques Narra 
^^^nfinne et signe de sa croix la charte solennelle 



qui constate la construction et la dédicace par 
l'évèque Rainaud en l'an 1003 de l'église élevée 
par les moines, sous le vocable de leur patron, 
dans la ville de Se, m villa de Saiaco. — Ce nom 
comprend dès lors les deux îles dites de Sainte 
Aubin et du Bourg ou Ile-Forte, qui consti- 
tuent exclusivement à elles seules jusqu'à la Ré- 
volution la ville des Ponts-de-Cé. L'ile seule aussi 
de St-Aubin était entourée d'une enceinte, dont 
quelques murs apparaissaient encore à la fin du 
dernier siècle et le passage, entre les deux lies relié 
et commandé par un chàteau-fort, reconstruit en 
1206 par le sénéchal Guill. Des Roches, occupé 
dans l'année même par Jean-sans-Terre et rasé 
par Philippe-Auguste. Relevé tout aussitôt sans 
doute, il coupe la route en 1356 à l'armée d*Henri 
de Laneastre, est occupé en 1369 par les Anglais 
jusqu'à la bataille de Ponlvallain, et en 1438 
sert d'appui à l'armée du comte de Bueil, qui y 
met en déroute une de leurs bandes. — C'est vers 
cette époque qu'il fut reconstruit, tel que l'œuvre 
en subsi&te encore mais réduite au seul donjon. 

Le roi René s'y plaisait et après l'avoir en- 
touré d'arbres et de fleurs s'y était fait ouvrir 
vers N.-E. un petit réduit pour y dîner à l'aise 
tout en plongeant la vue tout « le long du pont. » 
— La Chambre des Comptes y tint séance en 1463, 
pendant la peste. — En 1562, dans la nuit du 
30 avril, il fut surpris par le capitaine Des Marais, 
que les habitants expulsèrent de vive force au bout 
de 10 jours. — En 1570 l'armée royale, rentrant 
de sa campagne du Midi, y passa, traînant à sa 
suite une telle horde de prostituées qu'après force 
avis publiés, le commandant Strozzi en ras- 
sembla 800 qu'il fit « jeter du haut en b^ d'un 
c coup dans l'eau » et noyer sans pitié. — Le 
21 octobre 1671 le roi Charles IX y coucha une nuit. 

Un fait d'armes resté populaire dans les his- 
toires est la « drôlerie des Ponts-de-Cé », comme 
l'appellent Talleroant et d'Aubigné dans son Fœ- 
neste, par application du dicton plus antique : 
c la drôlerie des Ponta-de-Cé ! 14 hommes à 
« porter une ardoise / » — La garnison composée 
de 3,000 fantassins et de 400 cavaliers, avec 2 ca- 
nons sur les ponts, défendait la place pour la 
reine-mère , quand l'armée royale , forte de 
6,000 hommes et de 800 chevaux et commandée 
par le roi Louis XIII en personne l'y vint atta- 
quer le 7 août 1620. Au premier choc, en avant 
du pont Bourguignon protégé par un retranche- 
ment, le duc de Retz tourna bride en criant : 
Vive le Roi ; et les siens se débandant allèrent se 
faire massacrer dans les champs par les paysans 
exaspérés. La lutte fut plus vive dans l'Ile et 
jusque dans l'église St-Aubin, où l'armée royale 
compta de 2 à 300 morts. Le château tint jus- 
qu'au lendemain et se rendit avec tous les hon- 
neurs, les soldats sortant avec armes et bagages, 
enseignes déployées, tambour battant. Trois gra- 
vures par Valdor ont illustré ce modeste triomphe, 
l'une représentant le plan de la ville, l'autre 
l'emplacement des troupes pendant le combat — 
qui a été en 1874 reproduite par M. Morel dans 
ses Promenades artistiques, — la 3« l'entrée 
du jeune roi, qui séjourna quatre jours au chà- 



PON 



— 154 — 



PON 



tean. — Il y revint da 8 aa 11 ayril 1G22 et 
encore le l«r juillet 1626, où la jenne reine le re- 
joignit vers le soir pour repartir le lendemain vers 
Nantes.*— Le 24 décembre 1651 le duc de Bohan mit 
garnison pour la Fronde dans la place, que l'armée 
royale, commandée par d'Uoequincourt, emporta 
d'assaut après une vive canonnade le 3 mars sui- 
vant. Lessoldatsyvécurentcinq jours sur le pays li- 
vré au pillage et dont les curés rachetèrent à grand 
prix les égHses déjà dévastées. Une relation de ce 
combat existe imprimée à Angers (P. Avril, in-4o 
de 7 p.). — La paix s'établit enfin et les habitants 
purent respirer sous la tutelle désormais pure- 
ment honorifique d'un gouverneur de parade, 
après avoir été si longuement malmenés par tant 
de capitaines d'aventure. — J'ai dressé une 
liste plus ou moins complète des gouverneurs du 
château commissionnés parles ducs ou par les rois. 
Gouverneurs : Martin L>andaiB, dit Gulant, 
1453. — Jean de la Salle, maître d'hôtel, con- 
seiller du roi René, 1475. — Cominea, gouver- 
neur de Ghinon, 1476. ~ Philibert d'Estenville, 
1485, qui y amène de 20 à 30 bons canons. — 
René de la Bretonnière, iS6±-^Puygaillard, 
1568, 9 juillet 1576, en l'absence duquel com- 
mande Armand de Bellot. — De Vaumesnil, 
9 juillet 1576. — Jacq. Clausse, sieur de Néry, 
1577, 1582. — Jacq. des Vignes, sieur de la 
Bastide, maître d'hôtel ordinaire du roi, 1586, 
t le 24 décembre 1603 à la Grossonnière. II avait 
pour lieutenant Anne de Goisnon, sieur de 
Briacé, 1586, et Julien de Peyne, dit Le Brun, 1596. 

— Jean Lejeune de Bonnevau, Y. ce nom, 
1604, 15 juillet 1619. — La Mazure, exempt de 
la compagnie des gardes, 15 juillet 1619.— Glaude 
de Blécourt, vicomte de Bétencourt, 3 août 1619. 
Dans l'inventaire dressé lors de sa prise de pos- 
session, figure un canon-révolver, « ung faulcon- 
« neau, qui tire et porte trois balles, en forme 
« d'orgue, en un seul faulconneau. » — Louis de 
Meaulx, sieur de la Ramée, lieutenant d'artille- 
rie en Normandie, 1624, 1631, qui a pour lieu- 
tenants Franc. d'Aulne, sieur de la Vacherie, et 
Ant. Bachelier, sieur de la Folie. — René Du- 
cerceau, sieur du Vivier, garde du corps, 1645. 

— Ant. Digner, sieur d'Orange, 1651. — Armand 
Gay, sieur des Fontenelles, maréchal des camps, 
1652. — Jean Tessé, capitaine exeçopt des gardes, 
1656. — Camus de Baignol, 1668, qui a pour 
lieutenants Mathurin Legier, dit Bellerose, 1668, 
Jean de Tess^, 1679, 1683. — Guill. Gouyon, 
commandant de la grande écurie du roi, 1721. 

Mais déjà depuis près d'un siècle tout le fief, 
dépendant du domaine, avait été engagé par acte 
du 12 août 1586 pour 500 écns, avec faculté per- 
pétuelle de rachat, à René Bertherean et à Olivier 
de Grespy. Ge dernier céda sa part à son associé, 
dont l'héritière, Anne B., femme de René Leroyer, 
transporta ses droits à Guill. Bautru de Serrant 
le 7 mars 1645. Il était échu dans la succes- 
sion de M"'* de Maulévrier à son fils, le comte 
d'Estaing, sur qui un décret l'adjugea le 22 avril 
1752 à Louis-Georges-Erasme de Gontades, enga- 
giste encore à la Révolution. 

Le château même formait un engagement par- | 



ticnlier, concédé par acte de septembn 1786, 
au profit de Jean-Marie-Gaspard Ganvilli«r, qui 
slntitulait « seigneur du château et des Poote- 
« de-Gé » ot qui le revendit le 22 prairial ao III 
an citoyen Ghiron. G'est de son gendre, V. La- 
fosse, que l'a acquis en 1854 M. Thuaa. H n'en 
reste plus que le donjon, haute tour penugonale, 
protégée vers l'E. par un puissant éperon, pli- 
quée vers N. d'une cage rectangulaire d'esealier 
et couronnée d'une bordure de mâchicoulis for- 
mant chemin de ronde que domine un hani bit 
d'ardoise. Y attenait, outre la chapelle, un corps 
de logis en équerre, desservi par une porte bas», 
que surmontait une haute tourelle, la grande fve 
vers S. accolée au centre d'une haute tonr carrée 
avec créneaux. D'un côté vers l'O. il était sépara 
de rile-Basse par un profond canal de 50 pieds 
de large, revêtu de murs, — par la Loire, vers N., 
— par la Boire-Salée, vers S. , ainsi nommée à 
cause du passage des bateaux chargés de sel qui 
remontaient de Nantes à Oriéans, et traversée au- 
trefois par 3 arches, ensemble de 49 pieds, que 
la chaussée nouvelle a comblées, — enfin pard«$ 
douves profondes vers l'E., que franchissait un 
pont-levis, reliant cet Ilot aux grands ponts. - 
Au devant, sur l'éperon de la première arche, se 
dressait le gibet. — L'ancienne esplanade inté- 
rieure, transformée, comme toutes les dépen- 
dances, porte aujourd'hui une jolie maison bour- 
geoise, où est recueillie une plaque de chemiDée 
aux armes de France, entourées du cordon de 
St-Michel et du St-Esprit. 

Plus encore que le château, soumis à la fortune 
du château d'Angers, la ville, c'est-à-dire St- 
Aubin, et la paroisse entière jusqu'en 1789. 
dépendaient absolument de la ville d'Angers et 
faisaient partie intégrante de sa municipalité. 
Ses armoiries étaient les siennes et le maire 
d'Angers, avec le Gonseil de ville, s'y transpor- 
tait à certains jours pour y régler la police. Us 
séances se tenaient dans une maison bâtie snr 
pilotis, adossée au pont de St-Maurille ^ et qu'em- 
porta Twondation de 1711. — Les rénnions. 
chaque année plus rares, eurent lieu eçsoile daos 
le bureau ordinaire du receveur de la Cloisoo, 
principal revenu communal d'Angers et dooi ce 
passage formait la plus importante des tioii 
recettes, celle-ci réservée pour partie au% restau- 
rations du pont. Le premier pont, qui commu- 
niquait de la terre ferme, était entretenu par les 
riverains, qui jouissaient des prairies; maiseo 
1502 la ville en prit la charge à son compte et 
afferma les herbages. — Toute la partie deci 
Loire dépendait de la Prévôté, le reste de U 
, Sénéchaussée d'Angers. — Le roi était d'ailleurs 
seigneur suzerain direct de l'Ile principale. U 
surplus formait une châtellenie, appartenant à 
l'abbé de St- Aubin, dont le domaine dépendait 
de l'office du cellérier, puis fut réuni à la meose 
abbatiale. L'abbé encore était patron présentateur 
de la cure que l'évèque conférait. — Les registres 
de la paroisse ne remontent qu'à 1560 pour les 
baptêmes, à 1610 pour les décès. 

Curés de St-Auhin : Geoflfroy Lebouvier. 
1444. - Jean Brocier, 1458. -Jeao d^Autit 



PON 



— 155 — 



PON 



tard, 1515. —Jean Laurelier, lOOS. — L'évôqne 
tfiroo, en gaerre avec le Chapitre de sa cathédrale, 
y mt cette année célébrer Toffiee et la procession 
da Sacre. — Fraoç. Ciron, 1653, démissionnaire 
eo 1703, t le 2 février 1704, après 50 ans decare. 

— Denis Chevalier, précédemment curé de Doné, 
mai 1703, qui résigne en 1725. La même année, le 
18 décembre, un ouragan emporte la bante et 
beOe flèche en ardoise de son église. — Pierre 
Leroux, 4 juillet 1725. f le 25 avril 1764, âgé 
de 75 ans. — Jaeq. Ribault, jnin 1764, f âgé 
de ^ ans le 22 janvier 1784. — Bertrand-Jean 
Asselinne, avril 1784, qui résigne en février 
1787 et meurt à Angers le 6 juin 1790, chanoine 
lie SaiotLand et procureur général de l'Uni- 
▼mité. — Frontault, 6 mars 1787, mars 1791, 
qoi après son refus de serment, retiré à Issy, fut 
emprisonné aux Carmes et échappa an massacre 
da 2 septembre 1792 en s'évadant par dessus les 
mars. Son vicaire Nicolle fut transporté en Es- 
pacée. — .... Simon, curé de St-Georges-des- 
Sept- Voies, élu le 21 mars 1791, qui abdique 
(oale prêtrise le 23 vent6se an II. 

L6 curé présentait, le cellérier de St-Aubin 
institaatt le maître d^ école de la paroisse, qu'on 
trouve installé dans ces^conditions dès le xv« s. : 
ï* Jean des Acres, « m* es ars, pour tenir et 
« exeercer les escolles en Tisle du Pont de Sée et 
■ y enseigner et doctriner les enffans dudit lieu 
< et d'antres qui ilecques afflueront » (7 mars 
1459); — et après lui, Michel Couillault, 1488. 

— Julien Beiulîn, 1491, — Nie. Chevalier, 
nutif d'Issoudun, 1729. -f \e 4 jnin 1733, âgé de 
65 ans, ~ Gérard Gougeon, 1761. — • Les 
naires P. Lévesque» 1595, Serqu et Aubert, 
1615-1630, tenaient de leur côté « sous leur 
' érodition » des internats pour les jeunes nobles 
du voisinage. — On trouve aussi tout au moins 
au ivii* s. une école de filles, — dont est mai- 
iressa Marie Chollet, morte le 14 mars 1715, 
^e^ de 62 ans, — Perrine Gigault, f le 27 fé- 
^-rier 1758, âgée de 70 ans. 

Dans Ille-Forte, presque sur la rive, au S. du 
ehiteaa, René de Roye, sieur de la Morinière, 
reeeTeur des Traites, et sa femme, Jacquette Poi- 
rier, acquirent en 1622 deux maisons, dont ils 
lireot don aox religieuses Cordelières de Choie t. 
£Ues s'établirent dès le 13 mars dans la chapelle 
Toisinede Si-Sébastien en attendant la construc- 
tion de leur couvent, où elles s'installèrent le 
16 jnin. La première messe fut célébrée dans leur 
chapelie propre le 27 novembre. — Leur première 
sopérieure Glande Riolant y fut inhumée le 13 jan- 
^ri638; la dernière était en 1790 une dame 
KaboDin. — Leur aumônier Etienne Haye fut 
déporté en Espagne en septembre 1792. — L'éta- 
bihseinent formait un ensemble de bâtiments, 
oQvrant partie sur la rue Bourgeois?, la rue des 
^riers, le port de la Grève, avec chapelle dans 
ooe des cours, couvent de 13 cellules, cloître carré 
encadrant un parterre, infirmerie, pavillon, jardin, 
ifi loat tendu nat* le 21 prairial an lY. — C'est la 
Maison dite encore des Dames, que les familles 
franger et Godard viennent de donner à la ville 
IBi l'a acceptée par délibération du 9 février 



1873 pour y installer, grâce à une donation anté- 
rieure do 30,000 fr. par M»* Rontard C22 no- 
vembre 1854), un hospice de vieillards desservi 
par le^ Sœurs de la Forêt d'Angers. L'ancienne 
chapelle, remplacée par un petit édifice au milieu 
du jardin, reste abandonnée en hangar, encore 
lambrissée, avec quatre grandes baies à gauche et 
au fond une tribune, surmontée de grandes fe- 
nêtres enmurées. 

Non loin, à gauche, presque à l'entrée de la 
grande rue, la chapelle St-Sébastien, populaire- 
ment Basiien, — où l'on célébrait encore des 
mariages au xvni« s., — avec tribune, et terrasse 
au-dessus, petit clocher et sacristie qui précédait 
une cour, fut vendue nat* à Louis Godard le 
7 prairial an IV. C'est un petit édifice rectangu- 
laire du xvi« s., engagé dans les maisons de la grande 
rue, le portail détruit, la voûte à trois pans lam- 
brissés. Dans le pignon s'ouvre une fenêtre à 
double meneau, surmontée d'un quadrilobe où 
subsiste un soleil rayonnant dans le vitrail. Dans 
un coin glt la pierre de l'autel; au-dessus figu- 
rait en rétable une Annonciation jadis peinte, 
h Père Eternel trônant dans une gloire de chéru- 
bins ailés. La Vierge a été recueillie à l'hôpital 
et porte une sorte de costume de religieuse, robe 
bleue, guimpe blanche. Deux statues, dont celle 
de St Sébastien, ont été enmurées dans le jardin. 

Il existait dès le xiii* s. une léproserie, puis 
une aumônerie, réunie par lettres du 11 juin 1679 
à l'ordre de St-Lazare, par suite ruinée. « L'hos* 
s pitalité » y fut rétablie pour les pauvres ma- 
lades de St-Aubin par des lettres-patentes du 
6 juillet 1696, qui lui attribuèrent les biens et 
revenus de l'aumônerie de Brissac. 

La paroisse de St-Aubin comprenait 256 feux en 
1789, dont 140 dans la campagne, à 4 ou 600 toises 
de la grande et unique rue qui formait la ville ; — à 
peine 700 boisselées en mains de fermiers ou de 
propriétaires, la moitié du sol appartenant aux 
moines, un autre quart, l'Ile de Belle- Poule, au 
Domaine. — La population se composait encore 
au XVI* s. de nombreux drapiers drapants et de 
tisserands, plus tard uniquement de mariniers, 
de meuniers et de manœuvres. Duhamel Du Mon- 
ceau, dans son Traité général des Pêches, 
donne des détails, avec deux gravures, sur les 
procédés et les engins à l'usage des habitants 
pour la pêche importante du saumon en Loire, 
1773. — Une ordonnance du roi René du 6 avril 
1442 y avait institué une maîtrise de 11 bouchers 
dont 4 bancs seulement restaient occupés en 1780. 
— La boucherie se trouvait dans la grande rue 
de rile-au-Bourg. — A côté, l'auberge des Trois- 
Maures, — la Tête-Noire, — puis le four à 
ban, sur le port dHs Grèves; — à gauche, sur la 
même rue, en entrant vers N., la maison avec 
porche, dite la Fosse au prince Michau; — 
à côté, la chapelle St-Sébastien ; — et un Jeu de 
paume, qui donnait son nom à une rue. 

Des foires et des marchés y avaient été créés 
par Henri IV en 1604, confirmés par Louis XIV en 
1689, avec la faculté de bâtir des halles. Mais 
les réunions marchandes se tenaient vis-à-vis les 
Cordelières» sor la place des Grèves, principal 



^'î 



PON 



— 156 — 



PON 



port d'embarcpieinent des vins et des ardoises. 

La mesure royale d'Anjoa était donnée à 
Tétalon des Ponts-de-Cé, qui comprenait an setier 
12 boisseaux de 12 écnellées de 12 cuillerées 
chacune, — dont 10 boisseaux 1/2 équivalaient à 
12 de la mesure ancienne d'Angers. 

Le bourg ou paroisse de St^ifaurille formait 
jusqu'à la Révolution une agglomération absolu- 
ment distincte et indépendante de la ville où à 
peu près elle est arrivée à se confondre. Son nom 
primitif, qui lui reste jusqu'aux xv« et xvi* s., est 
Esma, ^ locu8 qui vocitatur Esma 1030-1031 
(l-r Carlul de Sl-Serge, p. 11). —Villa SancH- 
Maurilii de Esma 1250 circa (Hss. 637, f. 12). 
1314 (G 7. f. 125). — Le bourg de St-Mau- 
rille d^Esme 1501 (G 196), —et la villa faisait 
partie dès les premiers siècles du domaine pri- 
mitif de la fondation de Tévèché d'Angers. L'é- 
vdque resta d'ailleurs seigneur suzerain du fief jus- 
qu'en 1789, quoique dès avant 1030 Hubert de 
Yendème eût fait don de Téglise à l'abbaye St- 
Serge d'Angers. 

L'évèque Ulger à son tour donna on plutôt 
rendit à St-Serge la part que l'évèché retenait 
dans les revenus des moulins et la propriété de 
l'écluse du grand pont. 

C'est ce pont sur le grand cours de la Loire, 
reliant les deux principales lies, qui donne son 
nom au pays et qui formait le principal passage, le 
fonds du revenu le plus disputé surtout entre 
gens puissants de main-morte. — Il paraît dé- 
truit au milieu du x* s. quand l'évèque Néfingue, 
qui partageait le droit de passage avec St-Aubin, 
concéda à Tabbaye, moyennant une rente de 
12 deniers, le privilège exclusif du bac entre le 
port de Se, appartenant aux moines, portus Sti- 
Alhini qui dicitur a Saiaco, et sa villa épisco- 
pale d'Esme, ad villam que vocatur Eama, 
La construction du pont par les comtes modifia 
sans doute cette situation par des transactions 
restées inconnues. Mais il faisait partie du do- 
maine de la comtesse Eremburge , femme de 
Foulques le Jeune, qui le donna vers 1115 à 
l'abbaye de Fontevraud, avec tous les droits et 
revenus qui en pouvaient dépendre. Le comte 
Henri II confirma vers 1170-1177 en renouvelant à 
cette occasion la pancarte on taxe des péages dont 
le détail offrirait de bien curieux renseignements 
h recueillir. St Louis reconnut de nouveau cette 
concession on janvier 1230 d. au« tout en constatant 
le droit pour St-Aubin d'attacher quatre moulins 
aux quatre premières arches, domaine propre et 
réservé des moines. — Ce fut Charles de Valois, 
qui par acte de janvier 1294 b« u. racheta de 
l'abbesse de Fontevraud, pour une rente de 
300 setiers de blé sur le domaine de Beaufort. 
toute l'ancienne concession des comtes. Il n'eut 
plus affaire dès lors qu'aux droits de l'évèque, 
qui se trouvait réintégré depuis de longues 
années dans le privilège d'établir un bac en cas 
d'avarie du pont. Le Livre de Guillaume Le 
Maire est plein des contestations qu'il souleva 
pour ce même péage, que rendaient important 
les ruines presque annuelles des arches en bois, 
formées la plupart de simples charpentes encha- 



pellées sur pilotis. Les finances de li ville ne 
suffisaient pas à pourvoir aux frais des travaux 
incessants. En 1624, sur l'offre d'un siear Dobit 
d'en entreprendre la reconstruction complète en 
pierre, le roi, aux instances de la Mairie, teoorda 
poni^'y aider un impôt spécial sur les Généralités 
d'Orléans, de Tours et de Poitiers, ~ mais saos 
qu'il y fut donné suite. 

L'abbé de St-Serge présentait la cure de Sai&t- 
Maurille que conférait l'évèque. 

Curés : Jean Bouvet, chanoine de St-Jeao* 
Baptiste d'Angers, 1561, qui résigne après 44 aoi 
de règne et meurt le 18 août 1605. Par son lesu* 
ment du 18 avril 1599 il léguait la eloserie des 
Aireaux à la fabrique. — Guichet, 1605. qai 
résigne après 42 ans de cure. — Simon Socquct. 
son neveu, maître ès-arts, licencié ès-droits eaoon 
et civil, juin 1647, f le 24 avril 1673. Il a rempli 
de copies de sermons et d'instructions religieuses 
67 folios du registre employé après lui à la rédaction 
des mariages en 1674. La construction da grand 
autel datait de son règne, comme l'atteste nne ins- 
cription sur tuffeau du 21 août 1664, recoeilHeas 
Musée diocésain d'Angers. Il fut reconstruit eo 
janvier 1724 aux frais de Marie Guério, veave 
Guérinière. — René Du Mons 1673, 13 février 
1705. — Franc. Gruget, 18 février 1705, 1738, 

— Pierre Fourmy, anc. vicaire de Tiercé, ios- 
tallé le 2 août 1738, f le 13 novembre 174i. - 
Claude -Jean Gamier, janvier 1743| qui résigne 

— et meurt le 27 avril 1782, Agé de 72 aiis. - 
F. Gazeau, mai 1782, qui trace en 1789 le dessin 
et le plan du maltre-autel de l'Hètel-Dieo de 
Beaufort. Il est signalé à la suite de l'armée 
vendéenne lors de son passage à Baugé en Tan 11 
Son portrait a été lithographie par Beanmont. â 
l'âge de 82 ans. — Le vicaire Jacq. Marchand 
avait été déporté en Espagne en septembre 1792 

— Refour, vicaire de Saumor, élu constitutioo- 
nellement le 21 mars 1791, qui abdique touU' 
fonction ecclésiastique le 22 pluviôse an 11 — et 
néanmoins, se rétractant, pratiquait le culte eo 
l'an YI dans la chapelle des Noyers en Martign^ 
Briand. 

L'abbé Pierre Levesque tenait sur la paroisse 
une sorte de petit collège en 1595 ; — plus tard, 
Jean Aubert, un pensionnat de jeunes nobles, 
1619, assisté d'un régent. Au même temps oa 
voit Jacques Serqu, 1624, 1636, désigné comiD^ 
a l'un des maîtres d'école » de la paroisse. — et 
Pierre Roger, « professeur de lettres s, 1635; - 
Pierre Vallée, maître d'école, f le 18 juin 1764. 
Agé de 66 ans; — d'autre part, une école d< 
filles, tenue par Jeanne Cesbron, f le 4 sep- 
tembre 1674, Agée de 60 ans, — et Marguerite 
Lamothe, f le 31 octobre 1677, Agée de 55 aas. 

La paroisse comptait 348 feux en 1789 dont 
une centaine se trouvait chaque année en peine 
de payer une taxe de 5 à 20 sous ; — 900 boisse- 
lées de terre en valeur, pour la plus grande partie 
aux mains de bénéficiers étrangers, tous les ha- 
bitants sans exception, vivant tant bien que mal 
de leur travail, — • et l'hiver, forcés par Tinooda* 
tion de se réfugier dans leurs greniers. 

Le 26 juillet 1793, après le combat de la Hocbe 



PON 



— 467 — 



POR 



de Mûrs, V. t. II, p. 771, le boarg de St-Manrille, 
U ville et la rive droite môme farent délaissés 
an Vendéens par la lâcheté du bataillon pari- 
sien, qui avait abandonné sans combat la batte 
d'Erigé; mais dès le jour même la garde natio- 
nale d'Angers refoula l'ennemi jusqu'au château 
et le surlendemain l'armée républicaine reprenait 
possession du pays pour n'en plus sortir durant 
toaie U guerre. 

Maires : Pierre Frulon, iO messidor an VIII, 
t en 1806. — Jean-René Lhuillier de la Cha- 
melle, 28 octobre 1808. — Franc. Rontard, 
T avril 1815 — Franc. Salomon, 12 juin 1815. 
-LhuiUier de la Ch,, 12 juillet 1815.— Franc. 
Lertumnier, 23 juillet 1816. — J. Ch.-Fr. Siret, 
Il janvier 1826. — Jean-Bapt.-Jacq. Bouitori' 
Lévesque, V. ce nom, 9 août 1830, installé le 13. 

- Casimir Boutillier de St-André, décembre 

1816, démissionnaire en octobre 1850. — Bout" 

(on-L., 15 décembre 1850, f en 1870. — Etienne 

Thuau, 1870, en fonctions, 1876. 

Afch. de M.-«l-L. 3 Cahiers; C 133 et 190; G 7, f.47, 
w el 113; H St^Aubin, Gellererie. — Arch. mun. d'Angers. 

- Arch. conmi. Et-C. des Ponts-de-Cé— et de Varenne*- 
Nvs-JfoDliorMii 1619. — Cartol. Saint-Anbin, Mas. 745, 
(. «3. - !•' Cartol. Saint-Serge, p. 11 et 236. — Mss. Va- 
l«k f. 71. — Noie Mss. Aug. Michel. - Cl. Ménard, 
la. 875, t. Il, p. 94.— D. Lobûieau, t. Il, p. 36.— Chron. 
^Ai/ra, u II, p. 66 et 219. — Mém, de la Soc, d'Agr, 
fAMQtrf, 1.V, p. 184. — NouoeUet Arehéolog., n" 4, 
P 14; 18, p. 7. > Berthe, Mss. 896, t. I, p. 12. — Bévue 
*Àfij(m, t8&4, I. II, p. 23; 1855. 1. 1, p. 274, 300, 303 ; 
Ul. p. &0^. 60-61 , 146, 278 ; 1856, 1. 1, p. 883, 292-293 ; 
I U. p. 320, 347 ; 1857, 1. 1, p. 142; 1875. p. 328. - Ran« 
Ittrt. Mss. 884. — Thorode. Mss. 879. — Bépert. areh,, 
>l|0. p. 50; 1865, p. 88; 1868, p. 205. 215. 2», 233, 248, 
"f .b5, 263, 260. 304. 313. sb. - U Sanyagère, He^ 
f^k. hisi.^ p. 73 et 97 et dans le /oum. de Verdun, août 
JîjJ.P- 134. — Journal de Maine-et~L, des 8 septembre 
^, 6 leplembre 1847, 8 mai et 4 septembre 1849. — De 
^«M. l Anjou (in-fol.). — Lecoy de U Marcbe, Bené 
f fitfM. u I, p. 553; t. II. p. 85. — TV^sor de» Chartes, 
^ y* H«; l. Il, p. 170. — Roger. HUt, d'Anjou, p. 25 
^3». - Abnan, d'Anjou. 1790, f. 172. — Affichée du 




^e>, PùuiUé, BeUe-Poule, Lvmesle, MiUejrieds, U» 
^iift, Boig-J)a»au, la NouziUerie, le» Bivette», etc. 

Peats-LIbres , nom des Ponts-de-Cé, on 

IT93. 

Peal-TUbaot (le), f., c»« de C^iantoc^. — 
Am. domaine relevant de la Guerche en Saven- 
ijères. -. En est sieur L. de Lancrau 1511, 
fruç. Pooquet, bedeau de l'Université d'Aingers, 
^, Kath. Tottblanc, avocat, 1595, Marc Tou- 
Uue, docteur en médecine, 1616. n. h. Germain 
^U 1692, Guy Guillotin, bourgeois d'Angers, 
l'io, Guy -Pierre Bellœuvre, son neveu, par 
^^t du 2 novembre 1746, Louis-Alex. B. 1787, 

l^vMUTiibert (le), anc. ham., c»« de Chan- 
ioceaux. U y existait un anc. pont sur la Di- 
^^. oà Jean Y, duc de Bretagne, fut arrêté par 
^Penthièvre le 13 février 1420. Il n'y reste 
M que quelques poutrelles, qui servent au pas- 
^. et les ruines d'un m*" à eau, dans un site 

^^Mrl, aa fond d'an ravin encaissé. 
'aiit«TrioB (le), ruiss. né sur la c"« de la 

ratherie, qui traverse la c»* de la Potherie, 

^n^i se jette dans le Grand-Gué -, — a pour 



alflaent le miss, du Pont-des-Motets ; — 8,800 mot. 
de cours, formant en partie limite de la Loire - 
Inférieure. 

Pont- Vert (le), f., c*« d' Au verse. — Gos- 
fredua de Convera 1055-1070 (Liv. N., ch. 238). 

— R. de Converaia 1055-1070 (Liv. Bl., f. 41). 
^J. de Converao 1060-1082 (1*' Cartul., St- 
Serge, p. 302). — Convert (Gass.). 

Pont-Vealay (le), f., c°* de Daumeray, — 
Pontvellay 1626. — Pontvellet 1719 (El.-C.). 

Popetlére (la), f., c°* de Vemantea, 

Poplnlére (la), f., c"« de Bouille- Ménard. 

J»o|»llMsit, PojsMliM. — V. St'Philbert- 
du- Peuple. 

Poquerie (la), f., c"* de 2a Lande-Chaale . 

— La Poterie (Gass. et £t.-M.). 

Poni^e (le), vill., c»« û'Etriché (16 mais., 
et un moulin, 55 hab.), et en partie de Dau- 
meray (34 mais., 114 hab.), — Molinum quod 
vocatur Gauterii Rabioai 1050 circa (Gartul. 
du Ronc, Rot. 1, ch. Z9.).^Portua qui a Gau- 
terio Rahiei cognomen acceperat 1060-1109 
(Ib., Rot. 2. ch. 63). — Portua Rahiei (Ib.).— 
Terra de Portu Rabiei 1140 circa (Ib. , Rot. 2. 
ch. 72). — Rivalonua de Portu Ragio 1064- 
1084 (Pr. de Daumeray, ch. 14). — £xcluaa et 
molendinua de Portu Ragio 1154 (Cart. du 
Ronc, Rot. 5, ch. 39). — Série de Port Rage 
1281 (Gh. de Daumeray). — Le moulin dou 
Porrage.., o lea chaucéea et ovecquea lea 
peacheries 1367 (H Port-l'Abbé). — Le moulin 
et le port, comme ensuite le village, ont pris le 
nom de Gautier Rage à qui ils avaient été don- 
nés par le comte Foulques et dont la veuve gra- 
tifia l'abb. du Ronceray en y consacrant sa fille 
Lisoie, vers le milieu du xi« s. — Les moulins, 
la closerie et les prés dépendaient au moins 
depuis le xiv« s. de Port l'Abbé, domaine de 
l'abbaye de la Roë, dont les archives comprennent 
de nombreux baux et les devis des travaux d'en- 
tretien ou de réparation. — Une partie relevait de 
Brissarthe. 

Por«lsl6re (la), ham., c°« de 2a Varenne» 

Porante, f., prés d'un gué sur le ruiss. de 
Pouillé, c°« de Durtal. Il a été trouvé en février 
1864, dans un champ, un gisement curieux 
d'ossements. 

Porche (le), cl., c*^* de Freigné, vendu nat* 
sur Bourmont le 7 ventôse an VI. 

Poreherale (la), f., c"* de Chazé-a,-A, 

Porcherie (la), f., t^* de Bégrollea, dépen- 
dant de l'abb. de Bellefontaine ; •» L, c"« de 
Cheviré-le-R,; •• f., c"« de Feneu, anc. 
domaine de l'Hôpital général d'Angers. 

Porchetlére (la), h. , c°« du FiefSauvin. 

— La met. ou hordage de la P. 1540 (G 106, 
f. 316). — Y naît et en prend le nom un ruiss., 
qui se jette à 700 met. de là, dans le ruiss. de la 
Paillerie, grossi à gauche du ruiss. du Petit- 
Nombault. 

Porchonnale (la), f., c°* de la Pouèze. 
Porchonnléres (les), f., c^ de Chigné. 
Pore (le), f., c»" de Tancoigné. — Le 
Potray (Cass.). — Le Pouré (Et. -M ). 
Porée (la), vill. et m^", c"« de Brain-a.-VA, 



POR 



— 158 — 



POR 



(12 mais., 40 hab.) et pour partie da PUssis- 
Gram, (3 mais. , 7 hab.)* — X«a Porree in domi- 
nio d9 Brien 1200 (Ch. de Savigoy). — La 
Porree 1250 et 1268 (H.-0. ii 5 et A 1. f. 27). 

— i> lieu seigneurial de la Haute Porée 
1610 (E 1275). — Ane. domaine appartenant au 
XIII* s. à THôtel-Dieu d'Aogers qui sans doute 
i'arrenta. An t. et Bertrand de Besançon le veo- 
dirent en 1474, en môme temps que Briançon, à 
Jacq. de Bueil. — En est sieur en 1587 Jean de 
Lancrau, capitaine d'un régiment entretenu par 
son frère Tôvôque de Lombez. — il y meurt le 
14 janvier 1616. — Son fils Jacq. de Lancraa 
vendit la terre, avec la Jonaudière et la Palud, 
en 1645 à Jean Ghantelou, greffier de TElection 
d'Angers, et Jean Jacques Chantelou de Porte- 
bise, en 1701, aux Cordeliers d'Angers, sur qui 
elle fut saisie et vendue nat^ le 9 février 1791. 
Le château, avec cour, grand portail, jardins 
importants, était desservi par une jolie cha- 
pelle, — à l'abandon dès le ivii« s., le clocher 
tombé, les vitraux en partie brisés. Elle sert 
aujourd'hui de pressoir, le chevet muré, la porte 
en arc surbaissé surmontée d'une dalle où appa- 
raît un crucifix mutilé ; une autre porte eomuréo 
communiquait à la ferme qui y attient. Dans le 
hangar voisin gtt en partie le décor en bois peint 
de l'ancien autel — Le manoir relevait de la sei- 
gneurie de la Réalle, domaine de l'abbaye de la 
Boissîére et est aujourd'hui démoli, sauf les ser- 
vitudes; — vill., c»« de Jumelles. — Le 
domaine, fief et censif appelle la Pourée 
1540 (G 105, f. 36), relevait d'Avoir et appart. 
à Jean Lefévre, bedeau de l'Université d'Angers. 

— Le château, sans doute de date postérieure, 
avait une chapelle dédiée à N.-D. et à St-Pierre; 

— ff., c»« de Jumelles; — f., c"de Trélazé. 

— il y a été ouvert une carrière en août 1837. 
PoreCterie (la), cl., dans le bourg d'Ar- 

mailU, domaine du prieuré de la Primaudière, 
depuis 1511 (Ë 1140;. 

Port (le), m»", c»» de Concourson, anc. 
point d'embarquement des mines sur le Layon, 
a la limite du canal du Layon; » c°« de 
Contigné, domaine acquis en 1365 par J. Le- 
moyne, écuyer (E 3136) ; » f., c»" de Juigné- 
sur-X*. ;— ham., c" de Grez-Neuv., sur la 
rive gauche de la Mayenne, un peu en aval du 
bec de l'Oudon. Vis-à-vis sur l'antre rive, un 
écriteau peint avertit les mariniers que sur une 
largeur de 10 met. et jusqu'à 200 met. en aval, la 
navigation le long de la rive droite est rendue 
dangereuse par des blocs de pierre qui encombrent 
la rivière ; — chat. , c°« de Miré, — En est sieur 
n. h. Jean Yachereau 1508, Franc, de Penuart, 
mari de Perrine de Uuatrebarbes, 1646, René de 
Pennart 1670, qui avait épousé le 15 novembre 
1650 Marie d'Anthenaise, Philippe de P. 1694; 

— f., c" de Montreuil'S.-M. ; -^ f., c"« de 
Pruillé, appart à Franc- Alexandre, mari de 
d"" Mario de Dieuxie 1540 (G 105, 1. 363) ; - 
f., c»« deitocfte/brt-8.-JL.;'-vill.,c"'de Vivy. 

Port (le Grand-), ham., c»« de Murs; » f., 
c"* de Hochefort'S.'L., dans l'anc. Ile Taneray ; 
«- (le Petit-), c"« de Bouchemaine. — L'Ebau- 



pinière alioê le Petit Port iti-Xtii« s. (Chap. 
St-Laad). — En est dame Françoise de Joigne ; 

— vill., c»« de Longue; — f., c»« du Aféntl. 
Portail (le), cl. , c"* d'Anjjfers, vendne nat^ le 

22 février 1791 ; - f., c»« de Ùreil ; - f., c»« de 
Chambellay ; «• f. , c"« deDaumeray, au vill. de 
Doussé, résidence au xvii« s. du sénéchal de Doiu- 
sé ; = ham. , c" • de Lézigné .— La closerie du P. 
1679 (Et.-G.) ; -» m»", dans le bourg de Meigné- 
s.-D, — En est sieur Pierre Vallière 1673, Ueoé 
de Doué 1702, Phil.-René Thoreau 17:25; « h.. 
c»« de Mouliheme; — f., c*»« de Parce; — f., 
c»« de Querré; = f., c"« de St-Melaine, anc. 
domaine du prieuré vendu nat* le 18 avril 1791 ; 
» f., C* de Sermaise, vendue nat^ sur Alex.- 
René-Henri Hardouin de la Girouardière, le 
22 pluviôse an III ; = ham., c*" de Vemantes. 

PortaiI-de«Br|^né (le), ham., c"« de Ver- 
nantes. 

Portall^FoBda (le), f., c*« de Beaufort. - 
Le Portai-Fondu 1749 (Terrier de Be:jsé). - 
Le Port-Enfondu 1670 (G Sl-Pierredu-Uc). 

— Porta Fondu (Cass.), 
Portatl-Boui^e (le),f., c"«de Chaudefond». 
Portais (les), f., c»< de Gêné. 
Port-Albert (le), f., c»« de Feneu. — Lt 

P. d'Albert (Gass.). — Au sommet d'une coarbe 
formée par la Mayenne, où se trouve entre Grei 
et Epinard le principal port d'embarquement oa 
de débarquement des productions et des engrus 
de tout le pays d'alentour, soit par année iu 
mouvement moyen de plus de 4,000 charrelét» 
de marchandises. Uu règlement municipal da 
6 novembre 1858 réglemente ce trafic. 

Port-àpLIévre (le), c°' du Louroux^Béc. 

Port-ADolen (le), vill, c°« de St-Jean-de- 
la-Croix. 

Portau (Thomas), imprimeur- libraire, pro* 
testant, a Saumur, mari de Madeleine Uay,16UI. 
Leur fille atnée Charlotte est présentée au Con- 
sistoire et aussi leur fils Philippe, par Duplessis- 
Mornay. Ses livres ont pour marque deux portes 
ou portaux. — 11 meurt le 20 janvier 1623. Sa 
veuve imprime la même année Les Fortunes 
d'Alminte par le sieur des Escuteaux (1 vol 
in-12) — et meurt le 22 mai 1625. 

Port-Ayranlt (le), c»« do Villévique, port 
sur le Loir (Gass.). 

Port-Bltou (le), ham., c»« de Mozé. — U 
Porbitaux 1650 (Et.-G.), avec bac sur le Looei 

Port-de-Bandon (le), f., c"« de Cantenay. 

Port^e-Cvras (le), f., c»« de Chemiré; - 
f., c»« de Morannes. — Port de Gras ancien- 
nement appelé l'Estre Parillé (H (Jrsoliues 
d'A.)- — Ces deux fermes cc^rrespondent sar les 
deux rives de la Sarthe à un ancien bac appart. 
au Ghapilre de St-Maurice d'Angers, — le port 
d'Esgratz 1541 (Gr. Bourse). — Porius de 
Gratz 1562 (Ib.). — C'était jusqu'au xviii* s. nn 
passage de communication constante entre Mo- 
rannes et St-Denis-d' Anjou; — f., c"« de Grex-S 

Port-de-rAnerie (la), cl., c"* de Cha- 
lonnes-sur- Loire. 

Port-de-la^Plerre (le), c*« des Ponts-de- 
Cé, « là où esu>ient anciennement les bois de 



POR 



— 159 — 



POR 



I révdché emportés par les eaax il y a an siôole 
c et quelques années », dit on mémoire Mss. de 
b fin do XVII* s. (St-AlmaD, Domaine, t. II). Il 
fl'ea resta pas an seul chôoe. Le rocher seal 
résista, appelé depuis le Port-de-U-Pierre, en 
protégeant les terrains inférieurs. Tout le sol 
ao-devant, sur une lar^nr de plus de 3 à 
KX) mètres disparut avec les arches de Juigné et 
ia chaussée romaine des Aireaux, Y. ce mot, 

Port-il«-riIe (le), auberge et bac, C" d'An- 
gers, dans rtle St-Aubin. Les dragnages y ont 
recueilli un magnifique éperon xiii* s. et une 
coquille d'épée Renaissance. 

Port-de-Monisoreau (le), vill., c*** de 
Varennes-aous'Afontsoreau. 

Port*des-Prés (le), f., c»« de Corné, 

Portée-Vallée (le), ham., c'^* de Blaison 
et par extension, de St-SuZpice-s.-X. — Portua 
VaUie 1210 (Chaloché, t. iV, fol. 35). — Por- 
tus de Valee 1215 (Ib., f. 22). — Il y existait 
au péage sur les bateaux passants qui fut sup- 
primé par ordonnance du 20 novembre 1631 — 
et no bac. ~ On y voyait en 1828 dans la maison 
du poDtoDnier un agneau de tuf en relief incrusté 
dans le mur et portant au cou un écusson. — 
M°^* Menuau et Malécot y avaient créé de belles 
maïuaneries, depuis longtemps disparues. 

Port-dlagrandes (le), f., c"« du Ménil. 

Porf-da-PAtls (le), ham., c°« de SUAuhin- 
dt'Luigné. 

Porte (la), cL, €»• de Cheviré-leR,, donnée 
eo 1602 par Jérôme Chaille, avocat, à Tabb. de 
Chaloché; =» m*", c"" de Dénezé-8.-le-L. , 
dofflaiue de l'abb. de la Boissière en 1790; » 
f, c»« de Gonnord; — f., c»" de Loire, — 
U lieu et fief de la P. avec maison seigneu' 
riale, jardins, vergers, chesnaies, plisses, 
garennes, vignra (C 106, f. 15). — Relevait de 
la Roche-dlré ; — en est sieur Math. Frogeart 
lUO. n. h. Hector Baudin 1551; — ham., c»* 
dei iîosiers. — La Porte en Vallée 1540 (Til. 
de Trêves). — Ancien fief; « f., c»« de Ste- 
Gtmmes-â^A, (Cass.); — f., c" de la Salle- 
dt-Vihiers, 

Porte (la), châl., c»« de Sermaise, — Ane. 
tief et seigneurie avec château, chapelle, fuie, 
TifMs, domaine. — En est sieur Daniel Louet 
1^, sa veuve, Marguerite Odin, 1612, n. h. René 
l^aet, éeuyer, 1625, veuf en 1673 d'Anne Renoul 
et qui y meurt prêtre le 12 septembre 1678, leur 
fils Reué L. 1682, Galiot Louet, qui y meurt le 
12 décembre 1731, âgé de 31 ans, Claude- Joseph 
Kicher, prêtre oratorien, son neveu et son héritier, 
qui 7 meurt âgé de 71 ans, le 18 mars 1751, 
Jeao Benjamin de U Moite d*Aubigné 1779, 1789, 
v«u( de Kenée-Louise-Suzanne de Hervé, sur qui 
^ terre est vendue nat« le 4 floréal an 11. » Elle 
^t^it de nouveau mise en vente par licilalion 
dass les premiers jours de juillet 1830 et fut 
Muse par M. Georget, de qui le département de 
Xaiue-et-Loire en afferma le principal domaine, 
^vec la Colooiére, par bail de 18 ans en date du 
l*' novembre 1838, pour y fonder une ferme- 
J<*e. Y. le Rapport du 16 juin 1840 par 
V- Leclerc-Thottin. -^ L'établissement officiel a 



pris fin dés 1880. — L'habitation forme un simple 
rez-de-chaussée en partie du xviii« s. entouré 
des fermes et des dépendances, et précédé d'une 
longue avenue avec une ferme neuve en tête, — 
et des fours à briques créés en 1834. 

Porte (la), c°* du Vaudelenay, dans l'anc. 
paroisse de St-Hilaire de Rillé. — Porta (Gos- 
bertus de) 1087 (Dénezé, ch. or.). — La Porte 
du Vaudelenay 1476 (Chap. de Doué). — 
L'hostel et terre de la P, 1486 (E Hontr.-B.). 

— Le fief, maison noble et seigneurie de la 
P., composé de maison seigneuriale, jar- 
dins, fuye, préclosures et vignes 1540 (G 105, 
f. 226). — La Porte alias le Vaudelenay 
xvii* s. — Ane. terre seigneuriale de la paroisse 
du Vaudelenay, avec château relevant de Mon- 
treuil-Bellay à hommage lige et 3 mois et demi 
de garde par un gentilhomme armé. — Le sei- 
gneur levait les dîmes et prémices, tant de blés 
que de vins, dans certains cantons des paroisses 
de St-Hilaire, du Vaudelenay, de St-Pierre de 
Montreuil-B., de Brossay et du Puy-N.-D. ; il les 
acquit tout entières en 1577 de l'abbé de St-Flo- 
rent dans la paroisse du Vaudelenay et en 1583 de 
l'abbé de St-Nicolas dans celle de St-Uilaire de 
Rillé. — On voit figurer dès 1087 dans une charte 
de Sl-Florent sur Ghâtelaison et Doué (Liv. N., 
ch. 13), un Gosbert de la Porte, G. de Porta, 
qu'on retrouve dans les chartes de Ghemiilô 
(Gartul., ch. 34) et de Montrevault (2> CartuL St- 
Serge, p. 334). — En est sieur messire Louis 
Amenait 1476 ; — Catherine de la Porte, veuve 
de Jean Aménart, chevalier, 1486 ; -* René Pierres 
1540, Antoine Pierres, écoyer, 1591, Louis Le 
Bigot, par acquêt judiciaire du 21 juin 1636, 
Pierre Pierres, par retrait féodal en 1637, Jacq. 
de S(-Germain 1658, mari de Marie Pierres, Abel 
de St-Germain 1733, René Robin de la Trem- 
blaie 1741, Claude-Robin de la T. 1754. 

Porte {Guillaume de la), autrement dit de 
la Forest on Fils de Prêtre, citoyen d'Angers, 
fonde, par son testament de mai 1346, en sa 
maison de ia Forest, à Angers, une auménerie de 
20 lits garnis pour les pauvres passants, sans 
faveur aucune, les lépreux exclus, V. ci-dessus, 1. 1, 
p. 96. C'est l'origine de l'Hôpital Général. Sa sta- 
tue et celle de sa femme Marthe, en pierre cal- 
caire, s'y conservaient jusqu'à ces derniers temps 
dans la chapelle et ont été recueillies au Musée 
d'archéologie. 

U.-D. B 46, f. 6.—Jiép^ areh,, 1865, p. 90 ; 1867, p. 100. 

Porte {Pierre de la). — V. Suardière (la). 

Porte (la Grande-), f., c°* d'Andard, anc. 
domaine du Chapitre de StMaurille d'Angers, 
vendu nal^ le 3t août 1791 ; » f., C* d'Angers, 
dans le faubourg Si-Michel, domaine du Chapitre 
Si-Maurice ; — (la Petite-), cl., c"« de Gonnord, 

Porteau (le), vill., c°* de Chalonnes-s.-L, ; 

— f., c"« de Chigné; — f., c"« de Gohier. 
Porte-au-Cluil (la), f., c°« d'Angers E., 

près les Banchais. — Porta Chaperon 1204 
(St-Aubin, off. cl , f. 281). — X.ocus qui dicitur 
la Porte Chaperon 1277 (Ib., f. 285). — La 
Porte aux Chapts 1752, 1780, — La Porte 
au Rat 1875 (Affiches). ~ Domaine d'une cha*» 



POR 



— 160 — 



POR 



pellenie desservie dans l'église de St-Maimbenf 
d'Angers. 

Portè-an-Holne (la), f., c"« de Beau fort. 
— La maisùn, terre et seigneurie de la P, 
appart. à l'abbaye da Lonroux. Le domaine éUiit 
entouré de marais, repaire de loups et de Yipéres. 
L'abbaye Tarrenta en 1507 à charge d'élargir le 
Couesnon et d'en border la rive d'une levée pour 
protéger les terres et les mettre en valeur. ^ 
Vendu nat^ le 24 février 1791. 

Porteaux» vill. , c°* des Rosiers et par exten- 
sion de Beau fort. — PorteauUe 1569 (Et.-C. 
Beaufort). ^ Le Porteaux (Cass ). — En est 
sieur Alexandre Rolland 1651. — Le pont sur 
l'Aulhion, emporté par l'inondation de 1856, a 
été reconstruit de deux arches de 6 met. d'ou- 
verture en 1861 La voie romaine y passait. 

Porteblse* vill., c°« de Tiercé, — La terre^ 
fief et seigneurie de P. B. 1540 (G 106, f . 168), 
relevait de Mathefelon. — Une lie du Loir 
qui en dépendait, relevait de Cimbré. — La 
maison du nom était de la plus haute noblesse 
d'Anjou. Une branche alla s'établir en Cham- 
pagne. Celle d'Anjou se fondit dans la maison de 
la Grandiére. — V. Ménage, Vit, JSrod., 
p. 119. — Pierre de la Grandiére se dit tout 
nouvellement seigneur de la terre en 1540; — 
Guill. Derouet, écuyer, 1616, Jean-Jacq. Chan- 
telou, procureur du roi, 1681, messire Philippe- 
Claude de la Lande, chevalier, mari de Cathe- 
rine-Hélène de la Goupilière, 1748, 1762, dont la 
fille Jacq. Julie -Victoire épousa Paul-François 
Leshénault de St-Sauveur, et était veuve en 1789. 
La terre fut saisie pendant son émigration et 
vendue nat^ le 8 prairial an IL 

Porle-d'An^rs (la), vill., c"« de St-Lam- 
hert-des-Levées, 

Porte-de«Clefs (la), cl., c** de Vaulandry, 

Porte^e-Fléehe (la), cl., cP* de Vau- 
landry, 

Foite-Malbrèehe (la), cl., c"« de Jarzi. 

Porte-Picard (la), vill., c*« de Brézé, 

Porter {Nicolas -Joseph), chevalier de St- 
Loais, 1742, ancien capitaine au régiment d'infan- 
terie irlandaise de Clare, avait pris sa retraite à 
Angers où il fut élu de l'Académie des belles- 
lettres le 15 novembre 1760 en remplacement 
de Boylesve de la Morousière et installé le 14 no- 
vembre de l'année suivante. Il y donna lecture le 
3 juillet 1771 d'une partie de la traduction de 
l'ouvrage de Walpoole sur les Anecdotes de la 
Peinture et des Arts en Angleterre. Elu à l'unani- 
mité chancelier le 14 novembre 1781, il faisait 
fonction de directeur quand il prononça le 20 no- 
vembre suivant l'éloge du roi. Il mourut à Angers 
le 19 janvier 1784. — Coutouly fut chargé de pro- 
noncer son éloge. 

Porterie (la), f., c** de la Jumellière; •- 
f., c«« de la Préoière; — cl., c»« de Pruillé, 

Porte-Boe« c"* de Jallais. — Le lieu, do- 
maine et métairie de P. (C 106, f., 466). — 
Appartenait en 1540 à Maurice Gourreau et rele- 
vait de la Roche-Baraton et de la Suplicière. 

Porte-Rov^ (la), cl., C* de Fontaine-G, ', 
■- e\., c*« de St'Lambert'deS'L. 



Portes (les), miss, qui naît sur la e^ de 
Vent, coule du S. an N., pénétre sur la c"« de 
Marans, en se rapprochant de la roate natio- 
nale de Segré, reçoit à droite le miss, de li Gui- 
traie, s'incline brasquement, comme la roate, vers 
l'O., puis remonte avec elle vers N., reçoit à dr. 
le ruiss. de la Contablaie et par une brusque 
courbe se jette dans l'Oudon ; 12 kil. ; « cl., c^ 
de ChavagneS'S.-le-L. ; — f., c»« du Guédi- 
niau; — f., c°* de Seiches. — En est sieor 
René Quétier, 1600, 1616 ; — (les Grandes), f.. 
c»« de St-Ellier, 

Portes-de-lm-Haie (les), f , c"« de St-C/trii- 
tophe-dU'Bois, & l'entrée de l'avenoe de U Hue. 

Portes-Rou^s (les), f., c*« de St Jean-dt- 
la-Croix. 

Port-Fenlilet (Le), h., c"« de St-Lambert- 
deS'Leoées, qui garde le nom d'une famille, y 
résidant an xv« s. 

Port-Gaborean ae), c>« du Mariïlai». - 
Ane. bac et passage de Loire (StFlor. A 2 et B 1), 
avec maison disparue dont est sieur Pierre 
Quentin 1526, Jacq. Ménard, écbevin d'Angers. 

Port-CtaurioB (le), vill., c"« de Murs. - 
Le vill. du Port-Gorrion 16!1 (El.-C.). - Us 
municipalités de Denée et de Hozé s'y étaient ré- 
fugiées en 1793. — V. Boire-Croissante. 

Port-Giranlt (le), f., c"« de Chalonnes^uT- 
Loire; « vill., c»« de St-Georges-s.-L, - 
Sur l'ancien passage et au-dessus du débouché 
d'une boire de Loire, aujourd'hui comblée, siof 
ce qui forme le vaste étang de l'Epinay. 

Port-Godard (le), ham., c°* de Denée. - 
Avec bac sur le Louet, affermé 1,200 fr. avant 
l'ouverture des routes, aujourd'hui peu disputé. 

— Il y résidait en 1720 une brigade de gabelle. 
Port-GrattoB (le), ham., c"« de Varennes- 

souS'Mons., ancien passage de FAuthion vers 
Russe. 

Pot*^JV«Mtol{M« — y. Za Patache. 

Portières (les Grandes, les Petites-), f.. e** 
de St'Barthélemy . — La Poiretère 1230, la 
Porretière 1248 (H.-D. B 82, f. 116 et 120). - 
Porreteria 1268 (Ibid. A 1. f. 27). - Ancien 
domaine de l'hôpital Saint-Jean d'Angers, qa> 
l'arrenta. — En est sieur Gabriel Bourdonnière 
en 1627. 

Portinean (le), cl., c^ d'Angers S. 

Por^Joret (le), vill., c"« de Juvardeil 

Port-loolaln (ls)i chat., c"« de Martin/. 

— Ane. fief et seigneurie relevant de Daoo et de 
la Roche-de-Pommérieux et qui garde le nom à» 
Joulain Du Port, seigneur en 1396 et foodatenr le 
7 décembre 1428 de la chapelle seigneuriale sons 
l'invocation de St Jean-Baptiste. — En est sieor 
Jean Bineu, chevalier, 1496, 1500, dont la fiUe 
aînée avait épousé Jean d'Anthenaise. Son arriére 
petit-fils Jean d'Anthenaise, rendant aven en 1539 
pour < ses maisons, granges, estables, cours, p* 

< rennes, bois, vignes, moulins, deffais, garennes 
c en la rivière «, déclare tenir du roi > par grâce 
c spéciale droict de maison forte, droict de jas- 

< tice patibulaire et droict de f uye avec garenne 

< deffensable k poil et à plume » (C 106, f. fOr 
A quelques années de là, on voit son fils Piern 



POR 



— 161 — 



t>OR 



d'Anthenaiseponniim par la jastice royale pour 
ses exploits de Ugnear et réduit à vendre la 
terre eo 1590 à son frère, lieutenant da roi k 
Crton, cpii fat inhamé dans la chapelle le 17 mars 
1639. — Charles d'Anlhenaise, mari en 1688 de 
Jeanne Olivier, mort le 30 novembre 1700, fit 
reconstruire le chAteau. Il avait cinq fils, dont 
qaatre périrent aux armées, le cioqniôme prit l'ha- 
bii de Bénédictin. Sa fille alnôe, Marie-Marquise, 
hérita de la famille et en apporta les biens par 
soD mariage à Achille Roland fiarrin, seigneur 
de Fromeoteau, de qui elle était veuve, quand 
elle moamt le 18 septembre 1762, âgée de 74 ans ; 
— Achille-Marc Barrin de Fromenteau 17d0. — 
l'oe nouvelle alliance apporta le cliàteau & la 
famille de Montbel; — de qui l'a acquis en 1865 
H. Mai-Richard, conseiller général de Maine-et- 
Loire. ~ L'habitation, qui couvre et domine sur la 
rire même un des coudes les plus pittoresques de 
la Mayenne, forme un grand hôtel rectangulaire 
surmonté de ses anciennes girouettes armoriées, 
et décoré vers N. d'une haute terrasse avec balus- 
trade de pierre. — Vers l'E. ressort en saillie le 
pignon du chœur de l'anc. chapelle, éclairé par 
ooe jolie fenêtre à meneau. — En amont, appa- 
raissent les ruines du moulin, où campait pen- 
dant la chouannerie un poste républicain. Assailli 
CD mai 1794 par la troupe de Goquereau, il le 
força à la retraite, mais s'y laissa surprendre le 
S floréal an III par un retour des bandes. 

Port-rAbbé (le), f., c»« d'Etriché. — Prio- 
ratus non curatua de Portu 1352, ^ Le 
Port près Chàteauneuf 1389, — La terre, 
M et teigneurie du Port-VAbbé 1620 
iH Al)b. de la Roë). — Ane. prieuré régulier de 
l'abbaye de la Roë, réuni par bulle du 6 juillet 
13S3 à la mense abbatiale. Le domaine formait 
na fief et seigneurie, comprenant, outre l'habita- 
tioD principale, 4 métairies, 2 closeries. les mou- 
lins da Porage et d'importantes prairies ou cul- 
tares dans les paroisses d'Etriché et de Château- 
nenf, le tout alTermé 1,510 liv. en 1625,-1.650 1. 
eol628,~sonsla réserve d'un logement pour l'abbé 
(t les religieux en cas de voyage. La maison 
d'Angers, dite le Collège de la Roë, dans la rue de 
ce nom, en dépendait. — Les dîmes de la paroisse 
se ramassaient, à frais communs entre le prieur- 
eoré et le prieur, dans une grange commune de 
la première cour, et là étaient partagées entre eux 
P^r moitié. Dans la même cour se trouvait la 
chapelle, dédiée à St Fort, dotée pour le service 
d'une rente de 20 liv., que devait le tenancier.— 
Eq dehors s'élevait la chapelle primitive en ruine 
dès avant le xviii» s. — Le tout vendu nal« le 
10 mars 1791. — Le logis antique, avec tourelle 
et escalier en colimaçon, conservait il y a 20 ans 
de remarquables vitraux aux croisées de ses salles 
Ilotes. On voit encore à une cheminée l'écusson 
<^ ... à 5 coquillèa de • . . îeti, adossé à une 
crosse en pal el à dextre, avec l'inscription : 
Vsaac de Lartigue, abbas B. M. de Rota. 
*^, nom que porte aussi un verre à boire avec 
la date de 1610. — La chapelle est transformée 
tti écurie. 
Afth. de M .-et-L. H la Roe, dont le chartrier conUent 
lU 



46 vohimet coneerBiiit le domaine. — Bépert. arekioL, 
1863, p. 263. - Arch. de la Mayenne H ifUT 

Port-Lambert (le), vill.,c"«deS^JLam&6r^ 
deS'Leoéea. 

Por^l'Anbépin (le), cl., c"« de Mûrs. 

Port-lm-¥aiIée« nom donné en 1793 & la 
commune de St-Mathurin. 

Port-Hampoloit (le), ham., c"* de Varenneê- 
bou8-Mont8oreau, 

Port-Heslet, f., c"« d'Angers N. — PortvLa 
MeaUt in Reculeia 1200 (Cartul. du Perray, 
f. 7) ; — $le Grand-), ham., c"« d* Angers N. 

Port-Moreau (le), vill., c"« de Brissarthe; 
-■ f., c^ de Juvardeil, 

Porl-IV«af (le), anc. ham., c"« de Chanto- 
ceaux, dont les dernières masures ont disparu. 

Port-qut-'Treiiible (le), nom du bac, au 
passage de la rive gauche du Louet dans llle 
des Jobeaux. 

Portreaxy f., c"* de Jallais. 

Ports (les Petits-), f., c»« de St-Flarent-le- 
Vieil. 

Port-SalBt-Havr (le), vill., c*« de la Mé- 
nitré. — Une voie directe, dite la levée de 
Beau fort, y aboutissait de Beaufort. 

Port-Sain^VIneent (le), ham , c»* de Cha- 
lonnes-Bur- Loire . 

Port-Tldbaad (le), ham., c"« de Denée 
(6 mais., 25 hab.). — On réunit souvent sous 
cette dénomination commune St-Ghhstophe, le 
Pavillon, la Fouillarde et autres localités voi- 
sines, ensemble 25 mais., 93 hab.; — ham., cv 
de Mûr8. 

Port-Thiband (le), vill., c»« de Sainte- 
Gemmea-sur-Loire. — Portum Theobaldi 
vocabant et antea Geneatellum 1050 circa 
(Titres Grille). — Terra oui nomen est Genes- 
tillium ... m Angulata 1104 (Ibid.). — Por- 
tus Theobodi in Angleia 1190-1190 (H.-D. 
B 46, f. 1). — Au Port'Thébaut 1289 (Ibid., 
B 21). ~ Le domaine, qui occupait vers la Loire 
un côté et la pointe de l'angle, Angulata, An- 
gleia, formée par le confluent de la Maine, s'ap- 
pelait de son nom primitif, qu'une partie con- 
servait encore au xviii* s., le Genneteil, dû aux 
genêts sans doute qui l'infestaient. Il appartenait 
au XI* s. À Thibaud d'Orléans, cousin du comte 
Geoffroi Martel, qui y avait installé des colons, 
hospites, à charge de le passer sur la Loire, 
quand il se rendait & sa maison de Chauvon, 
ad mansionem suam, eut nomen est Calvor 
num, sans doute située dans la vallée de Fosse 
mais depuis longtemps disparue. C'est ce port ou 
passage qui a pris le nom de Thibaud et l'a 
donné avec le sien & tout le canton. Le même 
seigneur gratifia quelque temps après de la terre 
elle- môme les chanoines de St-Laud d'Angers, à 
qui, atteint d'une maladie grave, il vint encore 
la confirmer à rencontre des prétentions injustes 
de son frère Raynaud le Bourguignon. Foulques 
Réchin la leur avait enlevée pour en gratifier 
un de ses fidèles, mais il la leur rendit le jour 
de la dédicace de l'église de St-Laud le 8 juin 
1104. ^ Le fief formait jusqu'à la Révolution 
un des principaux domaines, avec Ruzebouc, du 

il 



POS 



— 162 — 



POS 



Ch&ptlre, qui le relevait de Ste -Gemmes. — Il y 
résidait aax xvii-xviii« s. une brigade de gabelles. 

— Les étagers avaient droit de mettre chaean 
35 montons, mais non davantage, snr les communs. 

— La closerie du nom appartenait en 1588, 1602, 

à la famille Amonreax, en 1742 à Marc-Antoine 

de Lancrau de qui l'acqnil le 13 juillet Pierre 

Cohn dit Davies, V. le Vieux-P.-Th. 

Arch. de M.-^UL. E 4441 ; 6 Gbap. de SULtud. - Bibl. 
d* Angers, Titres Grille, — Arch. comiii. de Ste-<>«nunes- 
Bur-Loire Et.-G.; H.-D. £ 46, f. 1 et 113. 

Porl-Toloop (le), f., c°« de Bauné. — jLe 
P.'Thuleau (C. C). 

Posstardière-dn-Logls (la), f., c^' de Si- 
Clément'de-la-Pl. — En est sieur n. h. Jacq. 
de la Roche 1540, qui relevait de la Plesse-Glé- 
rembault, n. h. Martin GauUier 1574, n. h. Ant. 
Gaultier 1593, Pierre Brichet, avocat. 1677, 1685, 
René Brichet, qui épouse le 23 avril 1759, dans 
la chapelle de la Pointe, Mane-Anne Arbaleste 
de Melun. 

Fossardlére-dn-Honllii (la), f., c°« de 
St-Clément-de-la-Pl. 

Possardière-Loni^enée (la), f., c°* de 
St-Clément'de'la'Pl. 

Possoimiëre (la), c»» de St-Georges-snr-Loire 
(7 kil.), arr* d'Angers (17 kil.). — Pochoneria 
1083 (Gartul. de la Roë, ch. 1). — Pochonaria 
1105 (Ménage, Sablé, p. 134), 1160 (Sl-Melaine. 
ch. or.). — Pothonaria 1100 circa (Gartul. de 
St-Nic, p. 113). — Pocenaria 1109 (Mss. 624, 
p. 409). — Pocionaria 1139 (Gartul. St-Aubin, 
f. 3), 1134-1150 (l«r Gartul. St-Serge, p. 250, 
«52, 256). — PoceonaHa 1135 (Epll. Sl-Nic, 
p. 57). — Potionaria 1159 (p Gartul. Sl-Serge, 
p. 16). — Poceneria 1221 (Ronc, Laleu, ch. 
or.). — Poconneria 1252 (p Gartul. Sl-Serge, 
p. 101), 1309 (G 7. f. 142). — Piscionaria 1310 
(ArcA. iVAnj., II, 92). G'est le plus ancien 
exemple que je connaisse, •— encore peut-il être 
absolument contesté, — de l'interprétation abusive 
donnée populairement au radical et que traduit 
en français la forme, la Poissonnière (Gass.), fré- 
quente dès le XV* s. et jusqu'à ces derniers temps 
à l'usage des Postes, des Ghemins de fer et de 
nombre d'actes officiels, — le radical véritable 
restant d'ailleurs inexpliqué. — 11 ne peut être 
question de la villa Pociacensis que pour 
signaler l'attribution malavisée qu'en ont faite ici 
les inventeurs de légendes, Y. Pocé et René (Si). 

Sur la rive droite de la Loire, — entre Saven- 
niôres (2 kil. 1/2) à !'£., St-Georges au N. et à l'O., 

— Rochefort et Ghalonnes, vers S., séparés par 
la Loire, dont le cours pour moitié dépend du 
territoire et qui y reçoit le ruiss. de la Loge, né 
sur la commune. 

Le chemin d'intérêt commun d'Angers & Gha- 
lonnes dessert le bourg, le village de Laleu et le 
bas du coteau, tandis que dans la partie haute 
circule de l'O. à l'E. le chemin d'intérêt commun 
de St-Georges à Savennières. 

Mais ce qui a surtout modifié profondément les 
relations de la commune, c'est la voie ferrée 
d'Orléans à Nantes, qui longe la rive du fleuve, 
en se prêtant depuis Angers jusqu'au vill. de Laleu 



au parcours de la ligne de Paris à Niort La gan 
primitive, ouverte à l'E. et sous le bourg, i été 
transférée, depuis l'ouverture de cette ligne soa- 
velle, à Laleu, où la voie bifurquée forme angle 
d'one part vers l'O., d'autre part se recouriM ven 
S. et traverse la Loire sur un double naduc. 
D'autres voies bien sûr viendront sons peu w 
raccorder vers N. à ce centre nouveau, de crét- 
tion inattendue et qui envahit tous les alentours. 

En dépendent le vill. de Laleu (107 ouds., 
359 hab.), et les hameaux ou cantons des Naiei 
(7 mais., 26 hab.), du Port-Giraud, pour partie 
(8 mais., 47 hab.), du Gassoir (6 mais., 14 hab). 
des Roussellières et de la Franchaie ^21 mais., 
69 hab.)> des Molans (6 mais., 19 hab.), de Yaa- 
richard (9 mais., 44 hab.), de Villeneuve (6 m., 
26 hab.)i des Gorrois (10 mais., 57 hab.), de l'Oi- 
sonnaie (5 mais., 25 hab ), des Mares (7 malv, 
25 bah.), de Brunessart et des Fossés-Neols 
(14 mais., 54 hab.), les châteaux de Belleloache, 
de la Grange, de la Roussellière, et nombre de 
jolies maisons bourgeoises ou de cottages répandus 
aux abords du bourg et sur le flanc du coteau. 

Superficie : La commune n'a été constitaée 
par distraction de Savennières que depuis 25 ans, 
en vertu de la loi du 14 mars 1851, obtenue 
après de longues années de vives querelles entre 
les habitants des deux sections et de dissenti- 
ments aujourd'hui apaisés. Le rapport du direc- 
teur du Gadastre, à la suite de l'enquête, lui 
attribuait 1,863 hect. ; — le rapport, qui a pré- 
cédé le vote de la loi, 1,854 hect. Les documenti 
officiels n'en comptent que 1,790, — dont 48 b. 
en bois, et plus de 300 hect. en vignes. 

Population : i,468hah, en 1851. — iA^St 
en 1856. — 1,378 hab. en 1861. — i,566 hab. eo 
1866. — 1,428 hab. en 1872, dont 570 au bourg 
(138 mais., 185 mén.), assis à mi-côte en pleine 
vue de la vallée de la Loire, au centre de la 
région viticolo, dont les produits figurent para» 
les plus réputés de l'Anjou ; — dans la vallée se 
cultivent les chanvres, — sur le plateau, les cé- 
réales. 

Recette de poste. — Perception de Saven- 
nières. 

Mairie avec Ecole de garçons, acquise en 
1846, agrandie en 1857 et de nouveau en juin 1874 — 
Ecole de filles (Sœurs de la Providence do Mans) 

VEglise, dédiée à St Jacques le Majeur, a été 
bâtie en 1803 par M. de Romain, dans son parc, 
et offerte par lui à la c*^' de Savennières, à la 
condition qu'elle fût érigée en succursale. U 
décret en fut obrenu à la date du 28 août 1^08. 
malgré l'avis contraire du Prélet mais sur Tavis 
conforme de Tévêque et après plusieurs années 
de violentes querelles entre les habitants des 
deux bourgs. Augmentée en 1825 d'un clocher, 
elle a été bouleversée en 1860-1862, par Is 
reconstruction du chœur et des transepts (archi- 
tectes Duvêtre et Bonnet). 

Le cimetière nouveau avait été acquis dès 1814. 

Aucune trace antique ne subsiste dans ce ^p 
transformé par une culture intense et qui fat 
pourtant aux temps gallo-romains un des centres 
considérables de l'Anjou. La Possonniére sa 



POS 



— 163 — 



POS 



ii(« s. encore est on mnnicipe, municipium, 
006 ville coosUtnée avec enceinte, et sans prendre 
même an pied de la lettre cette expression si 
rare daas nos chartes angevines, Timportance en 
m autrement attestée par l'existence d'an pas- 
sée, probablement d'an pont, mettant en relations 
U rive gauche et la rive droite de la Loire poar 
la voie de Cbalonnes à Angers, via qua itur 
Andegavi de Calonna: Elle raaait le pied du 
coteau, encore signalée, à Tentrée de Lalea, 
comme « la grande route d'ingrandes » — et 
probablement emportée par les moavements de la 
Uire, qui ont boaleversé la vallée. 

ToQt près, sur la pente da coteaa planté dôs lors 
et depuis longtemps en vigne, s'élevait l'église dé- 
diée à St Jacqaes, — eccZesta Sancti-Jacobi, — 
l'église et chapelle ancienne de Si- Jacques et 
de St'Etienne, est-il dit encore au miliea duxv* s. , 
— dûDt la principale fondation était due au sei- 
gneur du fief. Ne pouvant en obtenir l'érection en 
paroisse, il en fit don vers 1140, sur les conseils 
de Févèque Ulger, à l'abbaye de St-Serge d'An- 
gers, avec une partie des dîmes. Les moines y 
établirent on prieuré, que leur confirma une 
bulle de 1159 et qui fut annexé à Toffice du 
ehambrier à partir des premières années du zv* s., 
comme l'atteste une transaction du 19 juillet 1437. 
Outre les dîmes des blés, lins, chanvres, vins, 
le prieur percevait 2 jallais ou 22 pintes par 
chaque quartier de vigies. — Prieurs : Bernard 
Langlois, Anglicus, 1160 circa. — Barthélémy 
MléCt 1320, à qui, en vertu des concessions 
précédentes, le seigneur reconnaît le droit de 
tenir taverne en sou prieuré. — Jean de Faye, 
1*16, 1419. — Thomas de Villars, 1437. — 
Pierre Perron, 1493. — Ant. de Tord, 1502. 
~ Jean Chauminard, 1516. — Thomas Du 
Plmis. 1536. — El. Legrand, 1545, 1554. - 
i'^raoç. Legrand, 1597. — Jean Bouchard, 
1607, 1620. 

U logis prieural, avec cour, cave, pressoir, 
cellier, vignes et prés en dépendant, fut vendu 
QAi^ le 3 février 1791 au citoyen J. Maugars. C'est 
rbabiution actuelle de M. Plancbenault, qui l'a 
trauslormé en beau logis moderne, eu conservant 
seulement les anciens murs et une lucarne datée 
1575? Dans le vestibule figure une reproduction, de 
grandeur égale, de la Velléda de Maindron. — 
Vers N. y attenait « Véglise de la chapelle ^ St- 
Jacques comprenant une nef, un chœur, une 
ptiite sacristie, avec une place de 25 pieds de 
^Qgi plantée de 2 ormeaux, au-devant de ren- 
trée. Vendue nat^ le 18 germinal an II au ci- 
iojea Gilbert, elle a absolument disparu. 

U existait une petite Ecole, dont la maison 
était voisine et fut vendue nat^ le même jour. 

1^ fief est constitué dés le xii« s. et forme plus 
M une châtellenie relevant directement du châ- 
teau d'Angers. — Il appart. à Renaud de Semur, 
chevalier, en 1239, puis à la famille de Coulaines 
au XV* s. — Jeanne de Coulaines fit recons- 
truire le château en 1435. — Une alliance l'ap- 
l>orU à René Chandrier, 1457, sieur de Niort 
près Taillebourg, qui vendit le domaine à réméré 
^ on Beauvau et en fit retrait pour le revendre 



le 15 mars 1457 à Georges de La Trémoille. ~ 
En est seigneur Philippe de Lévys, mari de 
Louise de la Trémoille, 1551, Jean de Lévys, 
maréchal de la Foi, 1599, 1603, Henri de Bourbon- 
Condé, par acquêt de la comtesse de la Tré- 
moille, princesse d'Orange, du 16 mars 1612, 
Louis d'AUongny, par un nouvel acquêt dont il 
entre en possession le 10 juin 1620, Jacques 
Lecoigneux, président au Parlement de Paris, 
mari de Marie d'Allongny, 1661, Madeleine de 
Laval, veuve d'Henri-Louis d'Allongny, capitaine 
des gardes, maréchal de France, 1693, Charles 
de Roye de la Rochefoucault, mari de Marie - 
Henriette d'Allongdy, par transaction du 6 avril 
1695, Franc Rousselet de la GravoUe, par acquêt 
de 1699. — Sa fille Marguerite, femme de René 
Cesbron de la Villette, vendit « la terre, fief et sei- 
c gneurie » par acte du 27 juin 1733 à René 
Romain, avocat au Parlement, conseiller et échevin 
perpétuel d'Angers, dont les héritiers directs y 
résident encore dans le château transformé. Il 
présentait autrefois un pentagone avec portail, 
précédé de fossés et d'un pont-levis. — Une gar- 
nison royale l'occupa en 1591. Sommée par Bois- 
Dauphin, au nom des ligueurs, le 14 octobre, 
elle tint tête, — mais dut se rendre le 25 dé- 
cembre suivant devant les quatre pièces de canon 
amenées par le duc de Mercœur. Toute la popula- 
tion, femmes, enfants^ avec les meubles et les 
bestiaux, b'était réfugiée à Angers. La démoli- 
tion de cette place forte, rivale de Rochefort, 
fut aussitôt entreprise par Hurtault de Saint- 
Offange, Y. ce nom ; mais Pnicharic, survenant le 
31 janvier vers le soir, surprit la garnison et le châ- 
teau. Six mille ligueurs, dont 4,000 Espagnols, 
s'y présentèrent de nouveau le 28 décembre 1592, 
commandés par le marquis de Belle-Ile et don 
Juan d'Aquila et emportèrent la place, dont ils 
reprirent la démolition par le feu le 24 mai sui- 
vant, pendant que 4 à 500 hommes de pied veil- 
laient cette fois à toute surprise. La tour du Pin 
fut jetée bas la prenùère, puis le 31 mai deux 
autres tours du portail. «- A peine s'il subsiste 
augourd'hui, avec un haut pan de mur, chargé de 
lierres, quelques débris sous le feuillage et l'es- 
planade, replantée d'arbres. 

L'ancienne ctiapelle seule de St-René reste 
debout, sur un massif de ruines, dont les caves voû- 
tées forment les soubassements. L'édifice en plan 
carré, avec auvent moderne, conserve ses voûtes 
du XV* s., à chapiteaux de feuillage et culs-dc- 
lampe; sur l'autel, pour rétable, une Vierge 
moderne dans un cadre du xvii* s.; un tableau 
de la Samaritaine sur cuivre ; les quatre mau- 
solées des trois comtes de Romain et du cœur de 
l'archevêque de Tours, Jean-Baptiste Du Ghilloau, 
f le 28 novembre 1824 ; près l'autel, deux pis- 
cines dont une avec pinacles et couronnement 
flearonné, l'autre sommée d'un écusson lozangé 
fruste; — sur les murs, se lisent appendues, 
diverses pièces manuscrites ou imprimées, dont 
une ordonnance épiscopale de 1509, concernant 
le culte et la confrérie de St-René; — aux 
fenêtres géminôos, 8 médaillons, dont 5 du xvi« s., 
Ste Catherine, une Vierge, une Adoration des 



POT 



— 164 — 



POT 



Magea, Ste Barbe, St René, 3 du xyii* s., St 
Jude, St Thomas, Ste Marguerite, — Une 
vue extérieure da monument est donnée par 
Hawke dans l'Anjou de M. Godard. 

Maires .- Félix de Romain. 24 août 1851, 
démissionnaire en novembre 1852. — Pierre Ri' 
chard, 31 décembre 1852. — Gouhault, 1870. 

— Richard, 1874, en fonctions, 1876. 

Arch. de M.-«t-L. 1*' Cartnl. St-Serge — et Prieuré de 
la Possono. , dont le Ghartrier comprend 10 toi. et 4 liuses. 

— Godard-F., rAniou, t. II, p. 117, Itt. — Note Use. de 
11. Attf . Michel. — Hiret, p. 949. — Louvet, dans U Bevuê 
d-Af^ou, 185i. t. II, p. 17; 185, 18